RABIES SURVEILLANCE, 1973 The fifteenth annual survey of the world rabies situation covering the year 19731 is based on questionnaires received from 97 coun tries and territories. This is considerably fewer than the previous year,1 when data from 127 countries and territories were received. Thirty-six countries and territories were reported to be free of rabies in 1973 while the corresponding number for 1972 was 39. As in 1972, no significant developments concerning fresh introductions of rabies were reported in 1973.2 The report gives details of the number and species o f animals found to be rabid, the main sources o f exposure, the number of persons receiving treatment and fatal cases in man. In addition, information is given on the production of rabies vaccines and anti sera, inoculation schedules, and the routine diagnostic methods employed in each country. The Table showing the changes in the regulations governing the importation of animals has been discontinued. In its place, a separate document3 is available giving the importation regulations with regard to rabies for all countries; a complete revision including amendments and additions will be issued annually. During 1973, dogs continued to be the animals most frequently found rabid in Africa, Central and South America, Asia and in some European countries (Greece, Italy, Turkey and Yougoslavia) and Greenland (where they replaced foxes for the first time). Foxes were mainly affected in most countries in Europe; cattle in El Salvador, French Guiana, Iran, Iraq and Panama (superseding dogs in the last three countries); large numbers of cattle were also found rabid in Brazil, Canada, Chile, Greece, Morocco, Southern Rhodesia, Senegal, South Africa, Venezuela and Yugoslavia.
SURVEILLANCE DE LA RAGE, 1973 La quinzième enquête annuelle sur la rage dans le monde (1973)1 se fonde sur les questionnaires remplis par 97 pays et territoires —contre 127 l’année précédente,1 ce qui représente une diminution considérable. D ’après les renseignements reçus, 36 pays et terri toires ont été exempts de rage en 1973 contre 39 en 1972. En ce qui concerne l’introduction de la rage dans des pays jusque là exempts, aucun fait nouveau important n ’a été signalé en 1973,2 comme en 1972. Le rapport donne des détails sur les animaux reconnus enragés (nombres et espèces), sur les principales sources d ’exposition à l’infection, sur le nombre de personnes traitées et sur le nombre de cas h u m ains à issue fatale. On y trouve également des renseignements sur la production de vaccins et de sérums antirabiques, sur les schémas d ’inoculation et sur les méthodes de diagnostic couram ment employées dans les pays. Le Tableau indiquant les modifications apportées aux règlements d ’importation des animaux a été supprimé. Toutefois, un docu ment publié à p a rt3 indique les dispositions prises dans tous les pays pour éliminer le risque d’importation d ’animaux porteurs du virus; une mise à jour complète de ce document, signalant toutes les modifications et additions, sera publiée annuellement. En 1973, le chien est resté l’animal le plus souvent atteint en Afrique, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Asie et dans quelques pays européens (Grèce, Italie, Turquie et Yougosla vie); au Groenland, il a pris pour la première fois la place du renard en tête de liste. C ’est le renard qui est l'animal le plus touché dans la plupart des pays d ’Europe et le bétail en El Salvador, en Guyane française, en Irak, en Iran et au Panama, (prenant dans ces trois derniers pays la place occupée précédemment par le chien); le bétail a été également très affecté en Afrique du Sud, au Brésil, au Canada, au Chili, en Grèce, au Maroc, en Rhodésie du Sud, au Sénégal, au Venezuela et en Yougoslavie. En 1973 la mouffette et le renard ont été, dans cet ordre, les prin cipales espèces vectrices aux Etats-Unis ainsi qu’au Canada. (Les années précédentes le renard venait en tête de liste au Canada.) Des cas de rage chez le chacal ont été enregistres en Afrique du Sud, au Botswana, en Inde, en Iran et en Turquie. Pour la troisième année consécutive, le chacal a été l’espèce le plus souvent atteinte en Rhodésie du Sud (suivie par le chien et le bétail). 1 Voir N» 14, 1974, p. 114 et WHO/RABIES/74.180. 1 Comme l'enquête annuelle porte essentiellement sur l'évolution de la situa tion dans les différents pays, il convient de se reporter à l’enquête précédente aux fins de comparaisons. • WHO/RABIES/75,181. Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro :
In 1973 skunks and foxes in that order were the principal species in both the USA and Canada. (In previous years foxes had pre dominated in Canada). Cases of rabies in jackals were recorded in Botswana, India, Iran, South Africa and Turkey. For the third consecutive year jackals were the animals most frequently found rabid in Southern Rhodesia (followed by dogs and cattle). * See N o. 14,1974, p. 114 and WHO/RABŒS/74.180. * As ike annual survey is confined to changes ui local situations, it is advisable to refer to the previous issue for comparison. > WHO/RABIES/75.181. Epidemiological notes contained in this number:
Influenza, Meningococcal Infections, Rabies Surveillance. List of Newly Infected Areas, p. 159.
Grippe, infections à méningocoques, surveillance de la rage. Liste des zones nouvellement infectées, p. 159.
Wkljf Epidem. Rtc.: No, 16 • 18 April 1975
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Relevé iplclém. hebd.: N" 16 -18 avril 1975
Bats continued to play an important role in certain countries in America: Canada, Ecuador, French Guiana, Guatemala, Guyana, Mexico (where they caused four human fatalities), Nicaragua, Panama, Venezuela and the USA (where they were responsible for the only death in 1973).* 1* In nearly all countries, dogs continued to be the principal source of bite wounds or contact infection requiring prophylactic treatment in man. Cats were very often the second source of exposure, although it was foxes in Saudi Arabia, monkeys in the United Republic of Cameroon, Central African Republic, Senegal, jackals in Southern Rhodesia, rats in Algeria, Ecuador, the Syrian Arab Republic, Tunisia and wild cats in Botswana. Cattle continued to be the principal source in South Africa (where dogs took second place), rats in Lebanon (dogs second) and foxes in Greenland and Luxembourg. D ata on rabies vaccine production (Table 1) are incomplete since some countries did not report and others reported only partially. Nevertheless the survey provides valuable information on the proportion of different types o f vaccine produced in various geographical regions.
La chauve-souris a continué de jouer un rôle important dans certains pays d ’Amérique: Canada, Equateur, Etats-Unis d ’Amé rique (où die a été à l ’origine du seul décès humain enregistré en 1973),1 Guatemala, Guyane française, Mexique (où elle a provoqué quatre décès humains), Nicaragua, Panama et Venezuela. Dans presque tous les pays, le chien reste le principal responsable des morsures ou infections par contact exigeant chez l ’homme l'administration d’un traitement prophylactique. La deuxième place est très souvent occupée par le chat mais parfois par un autre ani mal: le renard en Arabie Saoudite, le singe en République-Unie du Cameroun, en République Centrafricaine, et au Sénégal, le chacal en Rhodésie du Sud, le rat en Algérie, en Equateur, en République arabe syrienne et en Tunisie, et le chat sauvage au Botswana. En Afrique du Sud, le bétail occupe toujours la première place (suivi par le chien); au Liban c’est le rat (suivi par le chien) et au Groenland et au Luxembourg, le renard. Les données concernant la production de vaccin antirabique (Tableau J) sont incomplètes car certains pays n ’ont pas répondu à l ’enquête et d ’autres ne l’ont fait que partiellement. Le rapport donne néanmoins des renseignements précieux sur les proportions des différents types de vaccins produits dans les diverses régions géographiques.
Table J. Number of Doses of Human Anti-Rabies Vaccine Produced in Reporting Countries or Laboratories, World Survey of Rabies, 1973 Tableau l. Vaccin antirabique à usage médical; nombre de doses produites dans les pays ou laboratoires ayant participé à l’enquête mondiale sur la rage, 1973 Brain Tissue Vaccines — Vaccins préparés sur tissu cérébral Country — Pays Inactivated Semple + Hempt1 Semple et Hempt, inactivés1 Suckling Animal* Animaux nouveau-nés P-or^nmtng liv e Virus* C o n te n a n t da*
Avian Embryo1 Embryon aviaire *
Ceil Cultures1 Cultures cellulaires1
virus vivants *
Africa — Afrique ........................ America — A m ériq u e................ ..... Asia — A s i e ................................... Europe . . . . . . . . . .
240 000 380 324 6634117 1 296 256
18 550 4704 994 — —
332957 —
10891 64 500
340 423 1850 16 800
7 830
_ —
8 550 697 1 In general, Semple type vaccine Including beta-propiolactone inactivated vaccine; Hempt vaccine was produced only in Europe (74 996 doses), * Fermi type vaccine, except in Turkey where 61 500 doses o f Hfigyes Philipps vaccine weie produced. ' Duck embryo vaccine except for 1 850 doses o f chicken embryo vaccine reported from Asia. 4 Primary hamster kidney cells for pre-exposure treatment.
4 723 544
408 348
359073
7 830
1 En gindral vaccin de type Semple, y compris le vaccin inactivé par la bétapropiolactonc.le vaccin de type Hempt n’a été produit qu'en Europe (74 996 doses). > Vaccin de type Fermi, sauf en Turquie où 61500 doses de vaccin HSgycs Philipps ont été produites. 1 Vaccin préparé sur embry on de canard, sauf 1 850 doses de vaccin sur embryon de poulet produites en Asie. * Préparé sur culture primaire de cellules rénales de hamster pour l’immunisation avant exposition.
The majority of exposed persons in the world are still treated with classical types of inactivated brain tissue vaccines (Semple and Hempt) which are produced mainly in Asia and Europe. Vaccine from suckling animals predominates in South America* and duck embryo vaccine in North America, while cell culture vaccine has been produced only in Canada and USSR.3 Brain tissue vaccine containing live virus still appears to be widely used in Africa, although the WHO Expert Committee4 recommended that the production of this vaccine type be discontinued.
De toutes les personnes exposées dans le monde, la majorité continue d ’être traitée avec les vaccins inactivés classiques préparés sur tissu cérébral (Semple et Hempt), qui sont produits essentielle ment en Asie et en Europe. Le vaccin préparé sur des animaux nouveau-nés prédomine en Amérique du Sud* et le vaccin sur embryon de canard en Amérique du Nord, tandis que le vaccin sur culture cellulaire n ’a été produit qu’au Canada et en URSS.3 Il semble que le vaccin préparé sur tissu cérébral et contenant des virus vivants soit toujours largement utilisé en Afrique, bien que le Comité d ’experts de l ’OM S1 ait recommandé d ’en cesser la production. ■ Voir 1 Voir 1 Voir * Org, N“ 37, 1974, p. 31Z N» 44, 1973, p. 418. N" 38, 1974, pp. 318-320. mand Santé Sér, Rapp. lechn.t 1973, N° 523.
1 See No. 37, 1974, p. 312. * See No. 44, 1973, p. 418. 1 See No. 38. 1974, pp. 318-320. • Wld Hhh Ors■techn. Rep. Ser., 1973, No. 523.