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Activité de l'OMS dans la Région du Pacifique occidental, Rapport du Directeur régional : 1er juillet 2005 - 30 juin 2006

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WPR/RC57/2

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2005 – 30 juin 2006 Rapport du Directeur régional au Comité régional du Pacifique occidental

Cinquante-septième session

Manille (Philippines) Juin 2006

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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Les appellations employées dans ce rapport, la présentation des données et les représentations graphiques qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de disposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l'appellation « Etats et Territoires » apparaît, elle couvre les pays, territoires, cités ou régions. Dans ce volume, le signe $ représente le dollar des Etats-Unis d’Amérique.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

Table des matières page

Introduction Lutte contre les maladies transmissibles 1. Programme élargi de vaccination Programme élargi de vaccination Poliomyélite Elimination de la rougeole Hépatite B Elimination du tétanos 3 3 3 4 5

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Paludisme Dengue Helminthes intestinaux Filariose lymphatique 6 7 7 7

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Tuberculose Lèpre 8 11 12

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles 5. Maladies transmissibles : surveillance et action Grippe aviaire

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TABLE

DES MATIERES

page

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6. Cadres de vie et environnement sains Promotion de la santé Prévention des traumatismes Santé et environnement Sécurité sanitaire des aliments 19 20 20 21

7. Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent Santé de l’enfant et de l’adolescent Nutrition 23 25

8. Santé génésique Santé génésique Pour une grossesse à moindre risque Sexospécificité et droits Adolescents Planification familiale 28 28 29 29 30

9. Maladies non transmissibles et santé mentale Maladies non transmissibles Santé mentale 31 33 35

10. Initiative Pour un monde sans tabac Développement du secteur de la santé 11. Développement et financement des systèmes de santé

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

TABLE

DES MATIERES

page

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Médicaments essentiels Médicine traditionnelle Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé 42 43 44 46

13. Ressources humaines pour la santé 14. Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Information sanitaire Recherche en santé

49 50 52

15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Communication Technologies de l’information Relations extérieures Information du public

57 57 58

Services administratifs Administration Budget et finances Personnel Fournitures 61 61 61 62

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Introduction et l’Afrique et a infecté des oiseaux sauvages et des humains. Plus près de la Région, les premiers cas humains de grippe aviaire ont été signalés en Chine en novembre 2005, et en 2006, le virus a été détecté en Indonésie, où il a tué plusieurs personnes. Bien que les flambées de grippe aviaire qui ont récemment touché l’avifaune aient été d’une ampleur sans précédent, nous avons tout lieu de nous réjouir du fait que les efforts déployés par le Bureau régional pour le Pacifique occidental et les Etats et Territoires Membres en matière de préparation, de surveillance et de riposte aux flambées épidémiques ont permis à la Région d’être mieux armée pour faire face à l’éventualité d’une pandémie grippale. Le Viet Nam, qui avait enregistré 93 cas humains et 42 décès à la fin de 2005, n’a signalé aucun nouveau cas humain au cours des six premiers mois de 2006. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental a pris plusieurs mesures importantes visant à contrer le risque de pandémie. Ainsi, la réunion conjointe Japon-OMS sur une riposte rapide au risque de pandémie grippale, organisée en janvier 2006, a abouti à l’adoption de recommandations sur les mesures d’intervention rapide et de confinement. Au cours du même mois, le Bureau régional a pris une part active à une conférence internationale d’annonce de contributions tenue à Beijing, qui a contribué à la mobilisation de ressources et à la sensibilisation du public. Le Bureau régional, en collaboration avec le Conseil de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), a également réalisé des évaluations du degré de préparation au risque de pandémie des pays d’Asie, afin de mieux cerner les carences à combler en matière de planification. La flambée de grippe aviaire est survenue immédiatement après la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), première maladie grave et hautement transmissible du XXIe siècle, qui a touché la Région en 2002-2003. Soucieux d’appliquer les enseignements tirés de la flambée de SRAS à la lutte contre la grippe aviaire et d’autres maladies émergentes, le Bureau régional a publié, en mai 2006, un ouvrage de 300 pages intitulé SARS: How a global epidemic was stopped (SRAS : comment il a été mis fin à une épidémie mondiale). Si nous avons concentré nos efforts sur la lutte contre la grippe aviaire, nous avons également entrepris de renforcer nos défenses contre d’autres

Docteur S. Omi, Directeur régional

a Région du Pacifique occidental demeure en première ligne de la lutte contre la grippe aviaire et ce, pour la troisième année consécutive. Le A(H5N1), virus hautement pathogène, s’est diversifié, tant en ce qui concerne sa distribution géographique que son impact clinique, depuis qu’il a été détecté pour la première fois dans notre Région, en décembre 2003. En un premier temps, la maladie a touché des élevages de volailles et des populations humaines du Cambodge, de la Thaïlande et du Viet Nam. Au cours de l’année écoulée, le virus a atteint l’Europe, le Moyen-Orient

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INTRODUCTION

flambées de maladies infectieuses. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, une stratégie birégionale adoptée par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session, définit le cadre stratégique dans lequel s’inscrivent les activités visant à renforcer les capacités des Etats et Territoires Membres en matière de lutte contre les nouvelles maladies infectieuses. Outre ces nouveaux défis, le Bureau régional pour le Pacifique occidental poursuit avec vigueur le combat mené contre d’autres problèmes sanitaires graves auxquels sont confrontés la Région et ses 1,8 milliard d’habitants. Le VIH/SIDA demeure au coeur de nos préoccupations. En 2005, la maladie a fait 78 000 victimes dans la Région. En PapouasieNouvelle-Guinée et au Cambodge, l’épidémie s’est généralisée. La prévalence du VIH est en hausse en Papouasie-NouvelleGuinée et en baisse au Cambodge. L’initiative « 3 millions d’ici 2005 » a très fortement contribué à améliorer l’accès aux soins et aux traitements dans les quatre pays initialement ciblés – Cambodge, Chine, PapouasieNouvelle-Guinée et Viet Nam.

La décision prise par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquantesixième session d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole – qui reste l’une des principales causes de morbidité et de mortalité infantiles susceptibles d’être prévenues par la vaccination – et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux programmes menés dans ces deux domaines. Une étape historique sera prochainement franchie : la Chine devrait devenir le premier pays de la Région exempt de filariose, grâce au programme de lutte intensive contre la maladie mené dans ce pays au cours des cinquante dernières années. En République de Corée, le processus de vérification en cours devrait s’achever à la fin de 2006. Dans le domaine de la santé de l’enfant et de l’adolescent, le Comité régional, à sa cinquante-sixième session, a adopté la Stratégie régionale UNICEF/OMS pour la survie de l’enfant , qui vise à améliorer l’accès à un ensemble d’interventions essentielles intégrées, axées sur la survie de l’enfant. Cette stratégie est désormais utilisée par les Etats et Territoires Membres à des fins de sensibilisation et d’orientation.

En 2006, la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, premier traité de lutte contre le tabagisme au monde, est entrée dans une phase de transition majeure. Vingtsix des 27 Etats et Territoires Membres de la Région ont ratifié la Convention ou pris des dispositions équivalentes, ce qui vaut à la Région du Pacifique occidental de devancer toutes les autres régions de l’OMS en nombre d’Etats Membres parties à la Convention. Après avoir consulté les Etats et Territoires Membres, des experts et des représentants du secteur des vins et spiritueux, le Bureau régional a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l'alcool, qui sera soumis pour examen au Comité régional à sa cinquante-septième session. Le Comité régional a appuyé diverses initiatives visant à enrayer la migration de professionnels de santé qualifiés. L’OMS en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le Secrétariat général du Forum des Iles du Pacifique, travaille actuellement, en concertation avec les principaux acteurs concernés, à l’élaboration d’un code de pratique du Pacifique pour le recrutement de personnel de santé océanien. Le projet de Stratégie régionale sur les ressources humaines pour la

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INTRODUCTION

santé 2006–2015 sera également présenté pour examen au Comité régional à sa cinquanteseptième session. Le Pacifique occidental est la plus grande des régions de l’OMS : elle compte 37 Etats et Territoires Membres et s’étend depuis la Chine – le pays le plus peuplé du monde – jusqu’aux minuscules îles du Pacifique. Les défis auxquels nous sommes confrontés sont aussi complexes et variés que la Région ellemême. Nous devons donc, tout en combattant les maladies émergentes, mener une action efficace contre les maladies transmissibles traditionnelles comme le paludisme et la tuberculose et contre les maladies non transmissibles, en progression constante, comme le diabète et l’hypertension, qui ne touchaient dans le passé que les pays développés.

En oeuvrant aux côtés des Etats et Territoires Membres, de nos partenaires internationaux et de la société civile, nous pourrons faire en sorte que les programmes et les ressources nécessaires soient en place, aux fins de notre objectif commun : la santé de tous les peuples de la Région du Pacifique occidental.

Directeur régional

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

Résumé 1. Programme vaccination. Au élargi de domaine est axée sur la riposte aux flambées. La Chine deviendra le premier pays au monde à faire l’objet d’une vérification constatant l’absence de filariose lymphatique.

cours de l’année écoulée, des avancées considérables ont été réalisées dans le cadre du PEV. Des progrès sensibles ont été enregistrés dans l’élimination du tétanos maternel et néonatal et le Viet Nam a été officiellement déclaré exempt de la maladie en 2005. La région demeure exempte de polio. La décision adoptée par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux activités menées dans le cadre du PEV.

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles. La prévalence du VIH continue d’augmenter en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’un des deux pays de la Région où l’épidémie est généralisée. L’épidémie s’étend également en Chine, en Malaisie et au Viet Nam, où les infections à VIH sont concentrées parmi les groupes de populations les plus vulnérables comme les consommateurs de drogues par injection et les prostitué(e)s. Les taux d’infection à VIH, qui sont actuellement assez bas dans tous les autres pays et territoires de la Région, sont en hausse dans les pays enregistrant une augmentation des infections sexuellement transmissibles. L’OMS aide les Etats Membres à mettre en oeuvre des interventions de lutte contre le VIH d’un bon rapport coût-efficacité — faire évoluer les comportements à haut risque dans les groupes où la prévalence des infections à VIH est élevée, promouvoir l’usage d’aiguilles stériles et l’utilisation des préservatifs et enfin étendre le dépistage volontaire et les orientations vers les centres de soins.

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre. Le VIH/SIDA et la tuberculose polypharmacorésistante constituent des menaces croissantes pour la lutte antituberculeuse. L’OMS collabore avec les Etats Membres afin de procéder à un changement stratégique permettant de passer d’une phase d’expansion du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) à une phase d’amélioration de la qualité des services DOTS et de faire face ainsi aux menaces émergentes. Grâce au projet spécial Halte à la tuberculose, la Région a accompli des progrès considérables, permettant d’atteindre les objectifs fixés pour 2005— à savoir l’accès de 100 % de la population de la Région au DOTS, le dépistage de 70 % des cas de tuberculose estimés et le succès du traitement pour 85 % des cas dépistés. Toutefois, les objectifs de 2005 ne représentent qu’une étape intermédiaire sur la voie menant à l’objectif régional fixé à 10 ans qui consiste à diminuer de moitié le nombre de cas et de décès, cible qui est conforme aux objectifs du Millénaire pour le développement.

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires. Le paludisme constitue toujours une cause majeure de morbidité dans 10 pays d’endémie de la Région. L’OMS fournit une assistance technique pour le diagnostic, le traitement et la lutte antivectorielle. L’Organisation travaille en collaboration avec Interpol et d’autres partenaires pour identifier et tarir la source des contrefaçons d’antipaludéens. Par ordre d’importance, la dengue demeure la deuxième maladie à transmission vectorielle dans la Région et l’action de l’OMS dans ce

5. Maladies transmissibles : surveillance et action. Des poussées de grippe aviaire A(H5N1) hautement pathogène ont été signalées dans des élevages de volailles en Asie, en Europe, en

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RESUME

Afrique et au Moyen-Orient. Malgré une action plus efficace contre cette maladie, des poussées continuent à se produire. L’OMS a étroitement collaboré avec les pays et territoires touchés ainsi quavec des organismes donateurs et d’autres partenaires afin de fournir une aide technique et financière permettant de réagir aux poussées, notamment par des enquêtes épidémiologiques de terrain, une intensification de la surveillance, la confirmation des diagnostics en laboratoire, l’application de mesures de lutte énergiques et la diffusion d’informations. En vue d'accélérer la préparation à la pandémie grippale, le Bureau régional a participé en 2005 à des évaluations du degré de préparation des pays d'Asie à la pandémie afin de repérer d'éventuelles lacunes dans la planification des mesures de lutte.

de la Région du Pacifique occidental. Elle a notamment débouché sur l’adoption de la Charte de Bangkok pour la promotion de la santé dans le contexte de la mondialisation. La première réunion régionale des centres nationaux de liaison pour la prévention des traumatismes et de la violence a rassemblé 14 pays de la Région. Les participants ont débattu de questions comme la sécurité routière, la prévention des traumatismes chez les enfants et la violence entre individus. Par ailleurs, le Bureau régional a co-organisé la deuxième réunion de haut niveau sur la santé et l’environnement et une consultation sur les retombées, au plan sanitaire, de la production et de la commercialisation des animaux, et de la cohabitation entre humains et animaux.

programmes de santé en milieu scolaire visant à améliorer la nutrition, la sécurité des aliments, l’approvisionnement en eau et l’assainissement.

8. Santé génésique. L’OMS encourage les gouvernements à tout mettre en oeuvre pour atteindre la cible de 2015 dans les objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir une diminution des décès maternels et néonatals de 75 % par rapport au niveau de 1990. L’année dernière, les sept pays prioritaires – le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-NouvelleGuinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam – ont reçu une formation sur les approches qualitatives pouvant être utilisées pour favoriser la diffusion d’une meilleure information sur les causes sous-jacentes de la mortalité maternelle.

7. Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent. A sa cinquante-sixième session, en septembre 2005, le Comité régional du Pacifique occidental a adopté la Stratégie pour la survie de l’enfant qui a ensuite été lancée en mai 2006, à l’occasion de l’Atelier OMS/UNICEF sur la survie de l’enfant. Dans le domaine de la nutrition, le Bureau régional a soutenu l’application des plans d’action nationaux, l’adoption de logiciels PROFILES pour faciliter l’analyse et la promotion des politiques nutritionnelles et l’application de

6. Cadres de vie et environnement sains. L’OMS a renforcé son soutien en faveur de la promotion de la santé, de la prévention des traumatismes et de la violence et de la sécurité sanitaire des aliments, en parrainant plusieurs conférences et réunions importantes. La conférence mondiale de l’OMS sur la promotion de la santé a réuni des participants venus de 19 Etats et Territoires

9. Maladies non transmissibles et santé mentale. Le Bureau régional continue d’apporter son concours aux Etats Membres pour l’élaboration de plans nationaux, la mise en place de systèmes de surveillance, la promotion de modes de vie sains et d’environnements favorables et enfin le renforcement des services de prévention clinique. Le Comité régional se penchera sur

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RESUME

le programme de prévention et de lutte contre les MNT et sur ces quatre approches stratégiques lors de sa cinquante-septième session prévue en Nouvelle-Zélande. L’OMS apporte également son aide à la création d’un réseau océanien sur la santé mentale dans 11 Etats et Territoires du Pacifique. Dans le domaine des toxicomanies, l’OMS a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool.

11. Développement des systèmes de santé. Lors de la cinquante-sixième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, les Etats et Territoires Membres ont approuvé une stratégie birégionale sur le financement des soins de santé. De nombreux pays s’appuient désormais sur cette stratégie pour élaborer des politiques visant à accroître les investissements dans le domaine de la santé.

13. Ressources humaines pour la santé. L’OMS a apporté son concours à des interventions destinées à endiguer la migration des professionnels de la santé qualifiés. Elle a également aidé les Etats Membres à revoir et à renforcer leurs systèmes nationaux de gestion de l’information sur le secteur des soins infirmiers et obstétricaux et sur les ressources humaines pour la santé afin qu’ils puissent recueillir des données essentielles et normalisées sur le personnel concerné, nécessaires à la planification et à la gestion des effectifs. L’OMS, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique, et au travers de consultations avec les principales parties prenantes, dresse actuellement un Code de bonne pratique océanien sur le recrutement du personnel de santé exerçant dans les Etats et Territoires océaniens dont il est originaire.

10. Initiative Pour un monde sans tabac. L’OMS a prêté un large concours financier et technique aux Etats Membres et a contribué au renforcement de leurs capacités aux fins de l’application de sa Convention-cadre pour la lutte antitabac. Vingt-six des 27 Etats Membres ont ratifié la Convention ou effectué des démarches dans cette direction, faisant de la Région du Pacifique occidental la figure de proue du processus de ratification de la Convention parmi les différentes Régions de l’OMS. De nombreux pays ont déjà entrepris d’en appliquer les dispositions. Ceux de la Région ont également largement contribué au succès de la session inaugurale de la Conférence des Parties, en février 2006.

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques. L’OMS continue d’apporter son soutien pour l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques pharmaceutiques nationales. Elle recherche aussi des moyens de favoriser l’augmentation de la production locale de médicaments essentiels de bonne qualité en Asie et dans le Pacifique, en particulier d’antirétroviraux. Résolue à promouvoir la pratique sans risque, efficace et rationnelle de la médecine traditionnelle, l’OMS a aidé les pays à réaliser des enquêtes et à définir des directives. Elle aide également les pays à améliorer la fiabilité et la sécurité des services de transfusion sanguine.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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RESUME

14. Bases factuelles et informations sanitaires à l’appui des politiques. Le Comité consultatif du Pacifique occidental pour la recherche en santé s’est réuni en octobre 2005. Les participants ont discuté de l’application des deux cadres d’action régionaux pour la recherche en santé et des résolutions concernant la recherche, adoptées par la Cinquante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2005.

15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire. Le Bureau régional a soutenu les ripostes à l’incendie d’ordures de Lami, aux Fidji, à l’éruption du Mont Ambae, au Vanuatu, à l’incendie aux Iles Marshall, aux glissements de terrain survenus dans le sud de Leyte, aux Philippines, au cyclone Damrey, au Viet Nam, et à une bousculade meurtrière dans une file d’attente d’un spectacle télévisé, aux Philippines. Afin de renforcer l’état de préparation des bureaux de pays aux urgences de santé publique, le Bureau régional a organisé, en janvier 2006, une réunion d’information sur les opérations d’urgence et l’action humanitaire.

16. Communication. Au cours de l’année écoulée, les technologies de l’information et de la communication ont été renforcées dans toute la Région et le Réseau mondial privé de l’OMS est en cours de mise en place dans tous les bureaux de pays. Le système de gestion mondial (GSM) est en phase d’évaluation des besoins et de conception. Dans le domaine des relations extérieures, les ressources mobilisées ont considérablement augmenté au cours de l'année écoulée. Ainsi, les ressources extrabudgétaires allouées à la Région ont atteint 93,9 millions de dollars pour la période biennale, soit une augmentation de 44 % par rapport à l'exercice précédent. Une fois encore, la grippe aviaire a occupé une grande place dans les travaux du bureau d’information du public. Un livre de 300 pages intitulé « SARS: How a global epidemic was stopped », a été publié. Il donne des détails exclusifs sur les principaux incidents qui ont marqué la flambée de SRAS en 2002-2003.

17. Services administratifs

. La construction du nouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a été achevée en septembre 2005. La phase 2, couvrant la rénovation et la modernisation des installations existantes, devrait prendre fin en août 2006. Les services de l’administration, du budget et des finances, du personnel et des approvisionnements poursuivent leur action efficace. Une mise à jour des Règles de gestion financière et du Règlement financier est en vigueur depuis le 1er janvier 2006.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

Région OMS du Pacifique occidental Organigramme Directeur régional

Directeur, Gestion des Programmes

Bureaux de pays Représentants • Cambodge • Chine • RDP lao • Papouasie-NouvelleGuinée • Philippines • Malaisie • Mongolie • Samoa • Pacifique sud • Viet Nam Attachés de liaison • Kiribati • Iles Salomon • Tonga • Vanuatu

Lutte contre les maladies transmissibles

Pour des communautés et des populations en bonne santé

Développement du secteur de la santé

Communication

Administration et finances

Programme élargi de vaccination

Cadres de vie et environnement sains

Développement et financement des systèmes de santé

Technologies de l’information

Budget et finances

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent

Technologie de la santé et produits pharmaceutiques

Coopération extérieure et partenariats

Personnel

Santé génésique

Ressources humaines pour la santé

Information du public

Administration générale

Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles Maladies transmissibles : surveillance et action

Maladies non transmissibles et santé mentale

Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Opérations de secours d’urgence et action humanitaire

Planification, suivi et évaluation des programmes

Fournitures

Initiative Pour un monde sans tabac

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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xiv

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

Lutte contre les maladies transmissibles

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Programme élargi de vaccination Enfin, la Mongolie, la PapouasieNouvelle-Guinée et les Tonga ont intégré ou envisagent d’intégrer le vaccin anti-Haemophilus influenzae type b (vaccin Hib) à leurs programmes nationaux de vaccination, ce qui porte à 18 le nombre total d’Etats et Territoires de la Région qui utilisent ce vaccin. La Région demeure exempte de polio, en dépit d’un risque accru d’importation de poliovirus sauvages. Les principaux indicateurs de surveillance sont conformes aux critères de l’OMS. La qualité des activités de surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) et de vaccination anti-polio est stable depuis cinq ans dans la plupart des Etats et des Territoires. De plus, la Région est aujourd’hui mieux armée pour détecter rapidement les poliovirus sauvages et les poliovirus vaccinaux circulants et intervenir de manière adaptée. Les activités relevant de la phase I du programme de confinement des poliovirus sauvages en laboratoire et l’enregistrement des données qualitatives s’y rapportant se poursuivent.1 1

En décembre 2005, la Commission régionale de certification a estimé que la phase I du programme de confinement avait été menée à bien dans 33 des 37 Etats et Territoires de la Région et qu’elle était sur le point de s’achever dans deux autres pays. Divers problèmes restent à régler en Chine et, au Japon, des progrès encourageants ont été enregistrés.

Poliomyélite.

Elimination de la rougeole.

P

Au cours de l’année écoulée, des avancées considérables ont été réalisées dans le cadre du PEV dans la Région du Pacifique occidental. Des progrès sensibles ont été enregistrés dans le domaine de l’élimination du tétanos maternel et néonatal, le Viet Nam ayant été officiellement déclaré exempt de la maladie en 2005. Par ailleurs, la Région demeure exempte de polio. La décision prise par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session, tenue en septembre 2005, d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux programmes menés dans ces deux domaines.

rogramme vaccination.

élargi

de

En septembre 2005, le Comité régional a décidé de fixer à 2012 la date butoir pour l’élimination de la rougeole, qui reste l’une des principales causes de mortalité et de morbidité infantiles susceptibles d’être prévenues par la vaccination. Cette décision a contribué à relancer les efforts menés dans ce domaine. En République de Corée, l’incidence de la rougeole est inférieure depuis 2002 au seuil d’élimination (moins d’un cas confirmé pour 1 million d’habitants). Ce succès est dû à une campagne nationale de vaccination complémentaire qui a permis d’atteindre 99 % de la population ciblée et d’obtenir un taux élevé de couverture vaccinale, grâce à l’administration de deux doses de vaccin antirougeoleux. La République de Corée devrait annoncer officiellement l’éradication de la rougeole dès 2006. Au Viet Nam, la

Ces activités portent notamment sur la réalisation d’une enquête nationale dans tous les laboratoires d’analyse biomédicale et d’un inventaire national des spécimens de poliovirus sauvages infectieux et potentiellement infectieux conservés en laboratoire.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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1. P R O G R A M M E

ELARGI DE VACCINATION

maladie sera probablement éliminée avant la date prévue, fixée à 2010. Le pays a mené avec succès une campagne nationale de lutte contre la maladie et prévoit d’introduire en 2006 une deuxième dose systématique de vaccin antirougeoleux dans son calendrier vaccinal. Au Cambodge, le Programme national de vaccination, en concertation avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’OMS, a préparé un projet de plan national pour l’élimination de la rougeole, qui prévoit notamment des campagnes de vaccination systématique et complémentaire et diverses activités de surveillance. En novembre 2005,

des représentants du Ministère chinois de la Santé et du Centre chinois de prévention et de lutte contre les maladies ont achevé l’élaboration d’un projet de plan national pour l’élimination de la rougeole, avec le concours technique de l’OMS et de plusieurs experts internationaux. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les activités nationales de vaccination complémentaire ont pris fin en 2005. La Malaisie et les Philippines ont organisé des campagnes de vaccination supplémentaire à l’intention des personnes qui n’avaient pas pu se faire vacciner au cours des précédentes campagnes. Des progrès ont été enregistrés dans le renforcement du réseau régional de laboratoires de surveillance de la rougeole. En 2005, plus de 20 000 échantillons de sérum prélevés en Chine et 6000 échantillons provenant d’autres pays de la Région ont été analysés, en vue du dépistage de la rougeole et des IgM de la rubéole. Sept pays au moins ont défini des indicateurs leur permettant de mesurer la rapidité et l’efficacité de leurs dispositifs de surveillance.

Hépatite B. En septembre 2005, le Comité régional s’est fixé pour objectif régional de ramener le taux de prévalence de la séropositivité au HBsAg à moins de 2 % chez les enfants de moins de cinq ans. Il s’agit en fait d’un objectif intermédiaire, le but final étant fixé à moins de 1 %. Dix des Etats et Territoires de la Région ont déjà réussi à ramener à moins de 1 % le taux d’infection chronique. 2 Six Etats et Territoires à couverture vaccinale élevée (à raison de 3 doses de vaccin et d’une première dose administrée dès la naissance) sont en passe d’atteindre cet objectif.3 En Chine et au Viet Nam, la couverture vaccinale par administration d’une première dose de vaccin à la naissance s’est considérablement

2

Australie, Fidji, Japon, Macao (Chine), Nouvelle-Zélande, Polynésie française, Samoa, Samoa américaines, Singapour et Wallis et Futuna. 3 Brunéi Darussalam, Hong Kong (Chine), Malaisie, Nouvelle-Calédonie, République de Corée et Tonga

4

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

1. P R O G R A M M E

ELARGI DE VACCINATION

améliorée. En novembre 2005, l’évaluation approfondie du programme de lutte contre l’hépatite B mené en Chine a montré que la quasi-totalité des enfants mis au monde dans des hôpitaux ou des établissements de soins reçoivent à la naissance une première dose de vaccin anti-hépatite B. Il importe maintenant que les autorités sanitaires chinoises élaborent une stratégie pour les naissances à domicile qui représentent entre 20 % et 30 % des naissances recensées chaque année dans le pays. La Mongolie a revu ses procédures de conservation des vaccins et de vaccination à la naissance après avoir enregistré en 2005 des taux de séroprévalence de l’HbsAg plus élevés que prévu. Les Philippines ont entrepris de modifier leur calendrier vaccinal afin d’y intégrer la vaccination à la naissance contre l’hépatite B et s’efforcent de constituer un stock de vaccins suffisant.

Elimination du tétanos. Le tétanos néonatal tue chaque année des dizaines de milliers de nouveaux-nés. Les enfants touchés par la maladie meurent souvent chez eux, dans des communautés pauvres et isolées où les décès et les naissances ne sont que rarement déclarés. C’est pourquoi on dit souvent de cette maladie qu’elle tue en silence. En décembre 2005, une enquête par sondage réalisée par l’UNICEF, l’OMS et le gouvernement du Viet Nam a confirmé que le tétanos maternel et néonatal avait été éliminé et ne constituait plus un problème de santé publique au Viet Nam. L’enquête a notamment révélé que le nombre de décès dus au tétanos néonatal était inférieur à 1 pour 1000 dans trois districts défavorisés du pays. Or, lorsque le tétanos néonatal est éliminé dans la plupart des régions les plus mal desservies et les plus pauvres, on considère qu’il a également été éliminé dans les régions plus privilégiées.

Partenariats.

La première phase du programme financé par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (2000– 2005) s’est achevée en décembre 2005. Au titre de la phase 1, le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont reçu des financements d’environ 78 millions de dollars aux fins de l’introduction de nouveaux vaccins, de l’amélioration de la sécurité des injections et du renforcement des services de vaccination systématique relevant du PEV. Au cours de l’année écoulée, l’OMS et ses partenaires ont lancé un nouveau partenariat vaccinal pour l’Asie et le Pacifique afin de mobiliser et de coordonner le soutien apporté à un ensemble d’activités vaccinales axées notamment sur l’élimination de la rougeole, la lutte contre l’hépatite B, la poursuite des efforts déployés pour que la région demeure exempte de polio et le renforcement des activités de vaccination systématique.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires microscopie. Afin d’améliorer la réalisation des tests diagnostiques rapides dans la Région, l’OMS a élaboré un système d’assurance qualité qui permet de résoudre les problèmes de stabilité à l’humidité et à la chaleur. Elle a également préparé des instructions faciles à suivre à l’intention des agents de santé au niveau du village. En outre, la Région du Pacifique occidental élabore, en collaboration avec d’autres régions de l’OMS, un système de contrôle de la qualité de la microscopie du paludisme. La quasi-totalité des pays et territoires ont adopté les associations médicamenteuses à base d’artémisinine pour lutter contre le paludisme à Plasmodium falciparum multirésistant. L’OMS a travaillé avec les pays d’endémie afin d’optimiser l’utilisation des associations médicamenteuses et d’établir des systèmes de surveillance régulière de l’efficacité des médicaments. On constate avec inquiétude qu’une forte proportion des antipaludéens achetés dans les pharmacies et les boutiques de la Région sont des contrefaçons. Plus de 90 % des contrefaçons d’artésunate, un puissant dérivé de l’artémisinine, portent une étiquette indiquant de façon erronée que le produit est fabriqué par Guilin Pharma, le principal producteur d’artésunate en Asie. Les faux comprimés sont généralisés tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Quelque 40 % des comprimés d’artésunate vendus au Cambodge sont des contrefaçons qui ne contiennent aucun principe actif. Les populations pauvres et isolées, au sein desquelles les systèmes de santé sont peu développés et où le paludisme est le plus virulent, sont les plus exposées aux dangers des contrefaçons. La distribution des contrefaçons est le fait d’un réseau criminel international bien organisé. L’OMS travaille

P aludisme.

Cette maladie à transmission vectorielle est une cause majeure de morbidité dans 10 pays d’endémie de la Région. 1 L’OMS s’est employée activement à fournir une assistance technique dans trois domaines : le diagnostic, le traitement et la lutte antivectorielle. Dans les zones d’endémie, la lutte antipaludique repose sur un traitement précoce efficace et sur des mesures préventives adaptées aux situations locales. Deux approches diagnostiques sont utilisées : les tests diagnostiques rapides et la 1

Les pays d’endémie sont le Cambodge, la Chine, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République de Corée, la République démocratique populaire lao, les Iles Salomon, le Vanuatu et le Viet Nam.

Administration de vermifuges à des écoliers au Viet Nam

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

2. P A L U D I S M E,

AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

en collaboration avec Interpol et d’autres partenaires pour tarir la source de ces contrefaçons. Parallèlement, l’OMS travaille en collaboration avec les agences nationales de réglementation, afin d’améliorer leurs activités de contrôle pharmaceutique. L’OMS a enregistré une vidéo destinée à sensibiliser le public au danger que constituent les contrefaçons.

et proposé une assistance technique afin d’aider à mettre en place des programmes dans certains des plus petits pays et territoires insulaires du Pacifique.

Filariose lymphatique. Les pays et territoires de la Région du Pacifique occidental accomplissent des progrès constants en vue de la réalisation de l’objectif mondial de l’élimination de la filariose lymphatique d’ici à 2020. Cette année-là, la Chine deviendra le premier pays à faire l’objet d’une vérification constatant l’absence de filariose après la mise en oeuvre d’un programme intensif s’étendant sur 50 ans. La République de Corée devrait avoir achevé le processus de vérification à la fin de 2006. Elle deviendrait ainsi le deuxième pays de la Région à être déclaré exempt de filariose. Dans le Pacifique, tous les pays sauf un auront réalisé cinq tournées complètes d’administration massive de médicaments d’ici la fin de 2006. Cette zone sera alors en bonne voie de parvenir à l’élimination d’ici à 2013, un événement qui constituera une réalisation majeure dans les pays et territoires insulaires du Pacifique ayant partagé ressources et expertise dans la lutte contre la filariose lymphatique. Les autres pays d’endémie se trouvent à des stades divers de leurs programmes d’élimination.

Dengue.

Par ordre d’importance, la dengue est la deuxième maladie à transmission vectorielle dans la Région. Le nombre de cas a diminué depuis les grandes épidémies de 1998. Toutefois, depuis quelques années, il tend à augmenter régulièrement. Certains des plus petits pays et territoires insulaires du Pacifique font partie des zones les plus sévèrement touchées. L’OMS dispose de ressources limitées pour lutter contre la dengue. Son soutien a donc été axé sur la riposte aux flambées. Récemment, la Banque asiatique de Développement a inscrit la dengue à son programme de lutte contre les maladies transmissibles dans la région du Grand Mékong. Pour la première fois, un bailleur de fonds de premier plan reconnaît ainsi l’importance de la dengue en tant que problème de santé publique. Une réunion des bailleurs de fonds a eu lieu en mars 2006.

Le Directeur régional a reçu du Ministère de la Santé chinois une demande de vérification de l’élimination de la filariose.

Helminthes intestinaux. Le Cambodge est aujourd’hui le premier pays au monde à administrer régulièrement des vermifuges à tous les enfants d’âge scolaire. La République démocratique populaire lao et le Viet Nam sont en passe d’atteindre cet objectif, en grande partie grâce aux bailleurs de fonds qui reconnaissent les effets bénéfiques de la vermifugation sur la croissance et le développement pendant l’enfance. L’OMS a travaillé en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, qui souhaiterait administrer des vermifuges aux nourrissons et aux femmes enceintes, afin de couvrir tous les groupes à haut risque. L’OMS a fourni des médicaments

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Grâce au projet spécial Halte à la tuberculose, mis en place suite à la déclaration d’une crise de la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental en 2000, des progrès considérables ont pu être accomplis, permettant d’atteindre les objectifs fixés pour 2005— à savoir l’accès de 100 % de la population de la Région au DOTS, le dépistage de 70 % des cas de tuberculose estimés et le succès du traitement dans 85 % des cas dépistés. Entre 2000 et 2004, le nombre de cas dépistés a augmenté, passant de 45 % à 67 % et, de même, la couverture du DOTS est passée de 67 % à 94 %. Le taux de réussite du traitement a dépassé l’objectif de 85 % depuis plusieurs années. Les rapports anticipés permettent de penser que la Région a atteint les objectifs fixés pour 2005. Toutefois, ces objectifs ne représentent qu’une étape intermédiaire sur la voie menant à l’objectif régional fixé à 10 ans, à savoir diminuer de moitié le nombre de cas et de décès, cible conforme aux objectifs du Millénaire pour le développement. Avec l'expansion à grande échelle du DOTS obtenue ces dernières années, il est essentiel de veiller à ce que la qualité des services ne s'en trouve pas compromise. Tous les pays ayant une forte charge de morbidité tuberculeuse mettent en oeuvre des programmes d’assurance qualité dans les laboratoires de la tuberculose. 1 L’OMS collabore avec des laboratoires internationaux de référence en Australie, à Hong Kong (Chine), au Japon et en République de Corée afin de renforcer les services de laboratoire à travers la Région. L’OMS a instauré l’Initiative PATLAB (en faveur des services de bacilloscopie dans le Pacifique) et poursuit sa mise en oeuvre dans les pays et territoires insulaires du Pacifique en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et les Centers for Disease Control des Etats Unis. L’initiative a pour but à la fois d’améliorer la qualité de l’examen microscopique des expectorats grâce à des évaluations externes de la qualité et d’élargir la surveillance de la pharmacorésistance. En janvier 2006, une consultation d’experts de laboratoire a abouti à un accord sur les étapes essentielles de l’élaboration d’une politique régionale sur la culture d’expectorats pour le diagnostic et les services de tests de sensibilité aux médicaments. Au cours de l’année passée, 1

Tuberculose.

La tuberculose demeure un problème de santé publique à l’origine d’une immense souffrance dans la Région du Pacifique occidental. En 2004, l’année la plus récente pour laquelle des statistiques sont disponibles, près de 2 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été notifiés et plus de 300 000 personnes sont mortes de cette maladie. L’épidémie de VIH/SIDA et la tuberculose polypharmacorésistante constituent des menaces croissantes pour la lutte antituberculeuse. L’OMS collabore avec les Etats Membres afin de procéder à un changement stratégique permettant de passer d’une d’expansion du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) à une phase d’amélioration de la qualité des services DOTS et de faire face ainsi aux menaces émergentes.

Cambodge, Chine, Mongolie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, République démocratique populaire lao, Viet Nam.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

l’OMS a soutenu plusieurs examens et évaluations de programmes et y a participé. En collaboration avec le dispositif mondial d’approvisionnement en médicaments antituberculeux, un séminaire-atelier sur la gestion pharmaceutique a été organisé en septembre 2005. Les principes directeurs de la lutte antituberculeuse sont l’identification des cas infectieux et la réussite de leur traitement afin de prévenir toute transmission de la maladie. Pour ce faire, les services DOTS doivent être accessibles à tous les patients tuberculeux. Les Philippines ont pris la tête du processus visant à impliquer les prestataires de soins de santé du secteur privé dans les services antituberculeux à travers une approche appelée partenariat public–privé pour la mise en oeuvre du DOTS, qui a permis une augmentation de 10 % du dépistage des cas dans certaines zones. Devant le succès rencontré par son initiative visant à améliorer la coopération entre les hôpitaux généraux et les dispensaires antituberculeux, la Chine prévoit désormais d’améliorer l’accès des populations pauvres et migrantes à ces services. Le Cambodge poursuit la décentralisation des services grâce au DOTS communautaire. La République démocratique populaire lao décentralise les services DOTS au niveau

des centres de santé dans un effort visant à améliorer l’accès aux services antituberculeux. La Mongolie quant à elle met en place un programme spécial de lutte contre la forte charge de morbidité tuberculeuse parmi la population des prisonniers et des sans-abri. L’OMS a aidé à obtenir des fonds et apporte une assistance technique à ces pays afin de faire progresser cette initiative.

Tuberculose polypharmacorésistante . La tuberculose polypharmacorésistante représente un défi permanent pour la Région et un problème majeur dans des pays tels que la Chine, la Mongolie et les Philippines. Environ un quart des cas de tuberculose polypharmacorésistante dépistés dans le monde sont recensés en Chine. Dans certaines provinces de Chine, le taux de tuberculose polypharmacorésistante dans les cas précédemment non traités se situe entre 4,5 % et 10 %. Les données de routine d’Ulaanbaatar en Mongolie montrent des taux élevés de tuberculose polypharmacorésistante dans les cas précédemment traités —43 % en 2005. Les données préliminaires des Philippines indiquent un niveau non négligeable de tuberculose polypharmacorésistante. En coopération avec d’autres partenaires, l’OMS apporte un soutien aux pays pour mener la surveillance de la pharmacorésistance et met

en oeuvre les programmes DOTS-Plus pour la prise en charge des patients atteints de tuberculose polypharmacorésistante. 2 A l’aide de financements provenant du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, la Chine et les Philippines élargissent les projets DOTS-Plus et la Mongolie a lancé un projet pilote. Toutefois, il est nécessaire d’étendre plus rapidement les activités de lutte contre la tuberculose polypharmacorésistante pour pouvoir faire face aux besoins de la Région. Surmonter les défis rencontrés dans tous les domaines de la lutte antituberculeuse nécessitera que l’on redouble d’efforts au cours des cinq années à venir. Actuellement, la prévalence de la tuberculose et la mortalité due à cette maladie diminuent de 4 % par an. Mais ce taux doit doubler pour atteindre une moyenne annuelle de 8 % si la Région veut pouvoir tenir son objectif de 2010—c’est-àdire une réduction de moitié du nombre de cas de tuberculose et de décès dus à cette maladie par rapport au niveau recensé en 2000. Selon les projections mathématiques, le taux de dépistage des cas devra passer à plus de 80 %. De concert avec les 2

Le DOTS-Plus est une stratégie de prise en charge complète actuellement à l'essai, qui reprend les principes de base de la stratégie DOTS. La stratégie DOTS-Plus prend en considération les problèmes spécifiques qui doivent être abordés dans des zones où persiste une forte prévalence de tuberculose polypharmacorésistante.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

Etats Membres, l’OMS a élaboré le Plan stratégique de lutte contre la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental pour la période 2006–2010, ayant pour vocation de relever les défis à venir. En conformité avec le plan régional, sept pays de la Région ayant une forte charge de morbidité tuberculeuse ont élaboré des plans quinquennaux nationaux de lutte antituberculeuse.

Co-infection tuberculose-VIH . La co infection tuberculose–VIH risque de porter atteinte aux acquis de la lutte antituberculeuse en raison du taux de mortalité élevé des patients tuberculeux séropositifs. La prévalence estimée du VIH chez les nouveaux patients adultes atteints de tuberculose s’élève à 13 % au Cambodge, à 3 % au Viet Nam et à 2,5 % en Malaisie. Selon des rapports, la co-infection tuberculose VIH serait en augmentation en PapouasieNouvelle-Guinée. Les estimations nationales pour l’année 2005 en Chine indiquent une augmentation continue du nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA, ce qui laisse craindre une augmentation potentielle de la co-infection tuberculose-VIH. L'OMS apporte son soutien aux pays et aux territoires pour qu'ils mènent à bien des actions collectives de lutte contre la co-infection VIH-tuberculose en s'appuyant sur le programme Tuberculose et VIH : un cadre de lutte contre la co-infection VIH-tuberculose dans la Région du

Pacifique occidental. Le Cambodge a élargi ses activités de collaboration tandis que le Viet Nam met en place des activités de ce type dans plusieurs zones marquées par une forte prévalence du VIH. La Chine a créé un cadre national de collaboration. Tous les pays et territoires, en particulier ceux présentant une charge de morbidité tuberculeuse élevée ou intermédiaire, sont encouragés à surveiller la co- infection tuberculose-VIH grâce à la surveillance du VIH chez les patients tuberculeux. Répondant au besoin en personnel qualifié, l’OMS a organisé, en février 2006, un séminaire-atelier interpays de formation de formateurs sur la co-infection tuberculose-VIH pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est.

Capacité en ressources humaines. Au cours de l’année passée, l’OMS a soutenu la participation de ressortissants de 14 pays aux conférences et aux cours internationaux de formation sur la tuberculose. L’OMS apporte également son aide aux pays pour la préparation de propositions pour le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et pour la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation des projets approuvés. En 2005, les propositions de lutte contre la tuberculose soumises par le Cambodge, la Chine et les Philippines, s’élevant à 100 millions de dollars sur cinq ans, ont été approuvées par le Fonds mondial. L’OMS a joué un rôle primordial en matière de sensibilisation au problème de la tuberculose et a contribué à la réussite de la mise en oeuvre des activités de lutte antituberculeuse dans la Région. Elle a également joué un rôle déterminant dans le renforcement des partenariats et la mobilisation des ressources pour la lutte antituberculeuse. Malgré les résultats obtenus, les progrès accomplis dans la lutte antituberculeuse ne suffiront pas à nous permettre d'atteindre l'objectif de 2010, à savoir réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la charge de morbidité qui lui est associée. Au cours des années à venir, le soutien de l’OMS sera essentiel pour les pays et territoires désireux

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

Formation en cours d’emploi pour soutenir les compétences en matière de diagnostic de la lèpre dans les centres de santé du Viet Nam

Entre 1996 et 2004, 86 projets spéciaux au total ont été mis en oeuvre couvrant environ 42 millions d’habitants dans la Région et permettant de dépister 5241 cas. En 2005, l’OMS a apporté un soutien technique à la mise en place de systèmes de surveillance après l’élimination et présentant un bon rapport coût-efficacité dans l’ensemble du Cambodge, dans près de la moitié des provinces du Viet Nam et dans six zones de la République démocratique populaire lao. Un soutien technique a été fourni au Cambodge, à la Chine, à la République démocratique populaire lao, à la PapouasieNouvelle-Guinée, aux Philippines et au Viet Nam où l’on recense encore des poches d’endémie de lèpre au niveau des provinces et des districts. Un soutien technique permanent a également été étendu aux Iles Marshall et aux Etats fédérés de Micronésie. Une coopération continue a été maintenue avec les partenaires impliqués dans les activités d’élimination de la lèpre mises en oeuvre dans la Région. Des réunions de coordination avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales en faveur de l’élimination de la lèpre ont eu lieu dans un certain nombre d’Etats Membres. Une stratégie bi-régionale portant sur l’après-élimination de la lèpre, qui a été mise

au point avec la Région OMS de l’Asie du SudEst, a été diffusée auprès des Etats Membres. La stratégie visant à maintenir les services lèpre en Asie et dans le Pacifique (Strategy to Sustain Leprosy Services in Asia and the Pacific) présente un grand nombre d’activités postérieures à l’élimination de la lèpre. Cette stratégie a été traduite en chinois, japonais, khmer et vietnamien. Des séminaires-ateliers ont été organisés à l’attention des coordonnateurs provinciaux au Cambodge et au Viet Nam et sont prévus dans d’autres pays. L’élimination de la lèpre doit maintenant se poursuivre sur le long terme. Cela implique l’intégration des services de soins antilépreux dans les services de santé généraux et la fourniture d’un soutien technique pour préparer des plans d’action visant à mettre en oeuvre la stratégie en Chine, en République démocratique populaire lao et en PapouasieNouvelle-Guinée au cours de l’année 2006. De plus, la mise en oeuvre de la stratégie doit s’effectuer en plusieurs phases dans l’ensemble de la Région d’ici 2010 et des campagnes de sensibilisation doivent être maintenues, en particulier dans les pays et territoires insulaires du Pacifique. Des interventions ciblant les populations itinérantes sont également nécessaires dans un certain nombre de pays et de territoires.

de mettre en oeuvre leurs plans nationaux de manière efficace, dans le cadre des efforts déployés pour atteindre l'objectif régional.

Lèpre.

Fin 2000, la plupart des pays et territoires de la Région du Pacifique occidental avaient éliminé la lèpre en tant que problème de santé publique. A l’exception de quelques poches d’endémie, le taux de prévalence est resté inférieur à 1 cas pour 10 000 habitants. En 2004, l'année à partir de laquelle nous disposons de statistiques, 6195 nouveaux cas ont été notifiés dans la Région. La Chine et les Philippines ont enregistré plus de 1000 cas chacun, tandis que 22 pays et territoires comptaient moins de 10 cas. Cinq pays et territoires ont signalé un taux de prévalence zéro et n’ont détecté aucun nouveau cas.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles préservatif dans les activités sexuelles professionnelles. Les dernières données sur les infections sexuellement transmissibles font apparaître une prévalence élevée parmi les groupes à haut risque et à risque modéré. Il existe donc une forte probabilité de propagation de l’épidémie d’infections à VIH. Les mesures de prévention doivent inclure des stratégies de lutte contre la propagation des infections sexuellement transmissibles. Un certain nombre de pays et de territoires n’ont toujours pas de système de surveillance approprié. Les préjugés associés au VIH/SIDA et la discrimination à l’égard de ceux qui vivent avec la maladie — parfois même dans le secteur de la santé — font toujours obstacle à l’expansion des programmes de prévention et de soins. Des interventions d’un bon rapport coûtefficacité permettraient d’éviter la plupart des infections à VIH : changer les comportements à haut risque parmi les groupes enregistrant une forte prévalence des infections à VIH, promouvoir l’usage des aiguilles stériles et des préservatifs ou encore développer le dépistage volontaire et l’orientation des patients vers des centres de soins. Mais tant que ces interventions, qui ont pourtant fait leurs preuves, ne seront pas déployées plus largement, il ne sera pas possible de ralentir la propagation des infections à VIH. En 2005, l’OMS a aidé 13 pays à mettre en place une surveillance de seconde génération.1 De plus, une vaste consultation a été organisée en novembre de la même année, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance pour renforcer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles dans le Pacifique. Dans toute la Région, l’extension du programme « Le préservatif tout le temps » qui cible les prostitué(e)s et leurs clients s’est poursuivie dans les pays où les infections à VIH sont liées à la prostitution. L’OMS a subventionné des sessions de formation sur ce programme en Chine, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. Tout récemment, la Chine a étendu cette stratégie aux homosexuels masculins. L’OMS a soutenu les campagnes de plaidoyer pour une société tolérante visà-vis de ce groupe et a apporté également un appui technique aux programmes ciblés de prévention du VIH et de soins aux personnes infectées à Beijing, Shanghai et Shenzhen. Mais il reste encore de nombreux obstacles à

I

ST et VIH/SIDA. On estime qu’en

2005, 1,5 million de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dans la Région du Pacifique occidental. Au cours de l’année, environ 78 000 personnes sont mortes du SIDA dans la Région. La prévalence du VIH continue de régresser au Cambodge tandis qu’elle augmente en Papouasie-Nouvelle-Guinée, deux pays où les épidémies sont généralisées. Par contre, l’épidémie se propage en Chine, en Malaisie et au Viet Nam, où les infections à VIH sont concentrées parmi les groupes connus pour leurs comportements à haut risque, comme les consommateurs de drogues par injection et les prostitué(e)s. Les principaux facteurs de risque sont le partage des seringues et des aiguilles entre toxicomanes et la non-utilisation du

En 2005, dans la province de Gansu (Chine) les dirigeantes des maisons de plaisir se sont déclaré en faveur du programme « Le préservatif tout le temps ».

1

Cambodge, Chine, Iles Fidji, Kiribati, République démocratique populaire lao, Malaisie, Mongolie, Philippines, Samoa, Iles Salomon, Tonga, Vanuatu et Viet Nam.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

4. L E V I H / S I D A

ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

franchir avant d’obtenir des résultats auprès des homosexuels masculins en Chine, considérant les préjugés fréquemment associés à leur mode de vie et le manque de ressources. Dans le domaine de la consommation de drogues par injection, la stratégie birégionale de réduction des méfaits (VIH/utilisation de drogues injectables) 2005-2009 (Biregional Harm Reduction Strategy 2005-2009) offre un cadre d’action pour l’élaboration de vastes campagnes de prévention auprès des toxicomanes fondées sur des données factuelles et définit en détail les activités de l’OMS pour soutenir ces campagnes. La Chine et la Malaisie ont montré leur détermination politique pour stopper et inverser la propagation du VIH. En Chine, le gouvernement a lancé l’application d’un plan pour approvisionner jusqu’à 300 000 sites en traitements de substitution, en particulier par la méthadone. Dans près de 1400 sites, il sera possible d’échanger des seringues et aiguilles usagées contre du matériel stérile. La Malaisie expérimente actuellement des projets de traitement d’entretien à la méthadone et d’accès à du matériel d’injection dans un certain nombre de sites. Ces projets devraient fournir de précieuses informations qui permettront d’affiner et d’étendre ce programme.

L’initiative « 3 millions en 2005 ». Cette initiative, dont l’objectif est de fournir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant dans les pays en développement avant la fin de l’année 2005, a fortement contribué à améliorer les soins et les traitements dans les quatre pays de la Région jugés prioritaires — le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam. Mais il reste de nombreux problèmes à résoudre. Les partenariats devraient être de plus longue durée et il faudrait obtenir des engagements politiques et financiers plus résolus de la part des organismes nationaux et de leurs partenaires. Les programmes de lutte contre le VIH/SIDA devraient prévoir une plus grande implication des personnes séropositives ou malades du SIDA et des communautés locales. En Papouasie-Nouvelle-Guinée par exemple, les programmes nationaux de formation s’adressent aussi bien aux médecins et au personnel infirmier qu’aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. Cette formation s’appuie sur une méthode de santé publique fondée sur les principes de standardisation, de décentralisation et d’intégration. Toutes les questions de prévention, de soins et de traitements liées au VIH/SIDA sont abordées — détermination du stade clinique,

HIV infection can be passed from mother to her children During pregnancy

During childbirth Or while breastfeeding Consult a qualified health worker for testing and counseling.

traitement des affections aiguës et des infections opportunistes, thérapie antirétrovirale et soins palliatifs. Cette approche défend le principe d’un modèle de réseau et du renforcement des services offerts dans les centres de soins et les hôpitaux de district par des conseillers cliniciens. L’OMS apporte également un appui technique dans les problèmes d’approvisionnement et de logistique. La rareté des médicaments génériques de

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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4. L E V I H / S I D A

ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

qualité due à une production mondiale insuffisante représente un risque que les pays en développement vont sans doute devoir affronter sous peu.

Accès universel. A la suite de l’engagement pris par le Groupe des huit (le G8),2 l’objectif qui prévoit d’assurer en 2010 l’accès universel aux services de prévention, de traitement et de soins contre le VIH/SIDA a été approuvé par tous les Etats Membres des Nations Unies lors de la séance plénière à haut niveau qui a eu lieu pendant la 60 ème session de leur Assemblée générale. L’OMS a identifié les interventions prioritaires capables de réduire considérablement l’impact de la pandémie. Ces interventions prioritaires visent notamment à permettre aux gens de connaître leur séropositivité au VIH au moyen des séances de dépistage et de conseils, à accélérer l’extension des programmes de traitement et de soins contre le VIH/SIDA, à porter au plus haut niveau la contribution du

secteur de la santé à la prévention du VIH, à prendre d’urgence des mesures pour renforcer et étendre les systèmes de santé et enfin à investir dans les informations stratégiques pour obtenir une réponse plus appropriée et plus efficace. En décembre 2005, une consultation sur l’accès universel a été organisée au Bureau régional de l’OMS à Manille, en partenariat avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA. L’OMS et ses Etats Membres doivent faire tout leur possible pour maintenir un bon équilibre entre les programmes de prévention et les programmes de soins et pour faire en sorte que tous les groupes vulnérables puissent bénéficier des services de prévention et de soins.

2

Les membres du G8 sont l’Allemagne, le Canada, la Fédération de Russie, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni de GrandeBretagne et d’Irlande du Nord et les Etats-Unis d’Amérique.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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Maladies transmissibles : surveillance et action L’Azerbaïdjan, l’Egypte, l’Indonésie, l’Iraq, la Turquie et la Thaïlande ont également notifié des cas humains. Si l’on ne peut exclure que d’autres soustypes viraux de la grippe puissent provoquer une pandémie, c’est actuellement le virus A(H5N1) qui suscite le plus d’inquiétude. L’OMS a consenti de grands efforts pour hâter la préparation à la pandémie grippale dans la Région. C’est ainsi que le Bureau régional du Pacifique occidental, en collaboration avec la Coopération économique Asie-Pacifique (CEAP), a procédé en 2005 à des évaluations du degré de préparation aux pandémies afin de recenser les lacunes dans les plans de riposte des pays asiatiques. Plusieurs plans nationaux de préparation à la pandémie et notamment ceux du Cambodge, de la Chine, de la Mongolie, de la République démocratique populaire lao, du Viet Nam et de certains pays et territoires insulaires du Pacifique ont été examinés. En outre, des

L’OMS a étroitement collaboré avec les pays et territoires touchés ainsi qu’avec des organismes donateurs et d’autres partenaires afin de fournir une aide technique et financière permettant de réagir aux poussées, notamment par des enquêtes épidémiologiques Le Dr Shigeru Omi au Hunan en décembre 2005, en compagnie d'un garçonnet de terrain, une intensification de neuf ans qui s'est trouvé parmi les premiers humains touchés par le virus de la grippe aviaire H5N1 en Chine continentale (cas confirmés en laboratoire). de la surveillance, la confirmation des diagnostics en laboratoire, l’application de mesures de rippe aviaire. Les poussées de lutte énergiques et la diffusion grippe aviaire A(H5N1) hautement d’informations. Dans un monde où pathogène, qui avaient débuté en Asie dans la menace d’une pandémie ne des élevages de volailles au milieu de 2003, cesse de grandir, une importante sont maintenant signalées dans d’autres réunion a été co-organisée par régions et notamment en Europe, en Afrique l’OMS et le Gouvernement du Japon et au Moyen-Orient. Malgré des mesures de à Tokyo, en janvier 2006. Les lutte plus efficaces, de telles poussées participants ont élaboré des continuent à se produire. La Chine a signalé recommandations à l'attention des ses premiers cas humains de grippe aviaire Etats Membres, de l'OMS et des en novembre 2005. Entre décembre 2003 et partenaires régionaux et juin 2006, 117 cas humains confirmés en internationaux pour qu'ils se laboratoire, présentant un taux de létalité préparent à réagir aux flambées et d’environ 50 %, ont été signalés au à les endiguer rapidement. Cambodge, en Chine et au Viet Nam.

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5. M A L A D I E S

TRANSMISSIBLES

,

SURVEILLANCE ET ACTION

lignes directrices relatives à la lutte transitoire contre l’infection et applicables à la grippe aviaire ainsi qu’un guide d’élaboration d’exercices permettant de valider des plans de préparation à la pandémie de grippe sont désormais disponibles sur le site Internet de l’OMS Maladies transmissibles : surveillance et action. Actuellement, les efforts mondiaux se concentrent sur des actions communes visant à endiguer la propagation de la grippe aviaire. Mais il est évident qu’il faut aussi renforcer, de façon planifiée et coordonnée, les défenses futures contre des épidémies de maladies infectieuses analogues et contre d’autres menaces et défis d’un nouveau genre. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, document birégional adopté par le Comité régional du Pacifique

occidental à sa cinquante-sixième session, en septembre 2005, sert actuellement de cadre au renforcement de la capacité des Etats Membres des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est à lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Cette stratégie offre un moyen de se doter des principales capacités de surveillance et d’action auxquelles se réfère le Règlement sanitaire international révisé (2005). Un plan régional d’application de la Stratégie est en cours d’élaboration. La première réunion du Groupe consultatif technique sur les maladies infectieuses émergentes est prévue pour juillet 2006. L’OMS a collaboré étroitement avec les autres parties prenantes, notamment l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, et l’Organisation mondiale de la Santé animale, pour lutter contre les zoonoses et renforcer la surveillance régionale et nationale ainsi que les moyens de laboratoire pour les maladies transmissibles. Le Règlement sanitaire international (2005), adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2005, fournit un cadre juridique permettant de sauvegarder la sécurité sanitaire régionale et mondiale. L’OMS a tenu son premier atelier sur le règlement et la capacité de riposte à la pandémie grippale dans la Région du Pacifique occidental en novembre 2005 aux

Fidji, avec la participation de 19 pays et territoires insulaires du Pacifique. Un guide à l’usage des responsables politiques et des partenaires nationaux est en cours d’élaboration afin de les sensibiliser aux nouvelles exigences et aux nouvelles possibilités découlant du Règlement sanitaire international (2005). L'OMS a fourni également une assistance technique aux Etats Membres pour faciliter l'application effective du nouveau Règlement. Les visites effectuées aux Iles Fidji et à Kiribati en sont un exemple. Toujours à propos des principales capacités requises de surveillance et d’action, des évaluations de pré-alerte et de riposte ont été effectuées aux Iles Cook et en Mongolie entre juin et août 2005. L’OMS a conclu, développé et entretenu des partenariats avec des organismes donateurs. En matière de surveillance des maladies transmissibles et de riposte à celles-ci, la stratégie à long terme et les objectifs à moyen terme sont actuellement soutenus aux niveaux national et régional par des partenaires tels que l’Agence australienne de développement international, les Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique, le Gouvernement du Japon, la Banque asiatique de Développement et d’autres organismes régionaux et internationaux.

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Pour des communautés et des populations en bonne santé

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Cadres de vie et environnement sains attribué à la ville de Séoul, capitale de la République de Corée, pour son programme de promotion d’environnements sans tabac. Des prix récompensant des projets de réadaptation à base communautaire ont été décernés au district de Sai Kung, à Hong Kong (Chine), à la ville de Ichikawa (Japon) et à la municipalité de Kuching (Malaisie). Les villes de Zhangjiang en Chine et de Marikina aux Philippines ont été distinguées pour leurs efforts financiers en faveur de la protection des plus pauvres. La ville chinoise de Suzhou a reçu un prix pour son action en faveur des mères de familles et Séoul, pour ses initiatives Villes-Santé axées sur la protection des pauvres et l’accès équitable aux soins de santé. Les prix récompensant les meilleurs projets ont été attribués à Marikina, pour ses activités de lutte contre les drogues, à Townsville (Australie) pour son initiative pour une ville sans tabac et à Jeju (République de Corée) pour ses activités de réadaptation à base communautaire. En 2006, le prix Ville-Santé pour les bonnes pratiques récompensera des projets visant : le financement des actions de promotion de la santé, la lutte contre la violence fondée sur le sexe, la promotion de l’allaitement maternel et la protection sur le lieu de travail, la préparation aux urgences

P

La Conférence mondiale de l’OMS sur la promotion de la santé, organisée en août 2005 à Bangkok (Thaïlande), a réuni 150 participants venus de 19 Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Elle a notamment débouché sur l’adoption de la Charte de Bangkok pour la promotion de la santé dans le contexte de la mondialisation, qui recommande l’adoption, dans des domaines d’intervention précis, de mesures axées sur les principaux déterminants de la santé. En prévision de la conférence, 17 pays ont entrepris de « cartographier » de manière détaillée leurs infrastructures et capacités de promotion de la santé. En Chine, aux Fidji, en Malaisie, en Mongolie, aux Philippines et aux Tonga, les

romotion de la santé.

principaux responsables de la promotion de la santé travaillent toujours à l’élaboration de PROLEAD, un programme de renforcement des capacités de promotion de la santé dont les modules de formation ont été conçus par le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Ils ont consulté à cette fin des fondations pour la promotion de la santé et divers organismes connus de promotion de la santé en Australie, en Suisse et en Thaïlande, en vue du renforcement de leurs capacités. La Malaisie et la Mongolie envisagent à présent de créer des fondations pour la promotion de la santé, dont les activités seront financées par les taxes prélevées sur le tabac et l’alcool. Le prix Villes-Santé 2005, qui récompense l’utilisation de bonnes pratiques en matière d’environnements sains, a été

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6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

sanitaires et la planification des interventions et enfin les initiatives « Hôpital ami des mamans ». Les prix récompensant les meilleurs projets iront à des projets d’action locale sur les déterminants sociaux de la santé en milieu urbain, des projets de planification de la préparation aux situations d’urgence, des projets relevant de l’initiative « Hôpital ami des mamans ».

préparation a été élaboré. Des débats sur la sécurité routière ont été organisés en Chine et en République démocratique populaire lao. Au Viet Nam, une conférence nationale sur la prévention des traumatismes a été organisée pour la première fois. Des progrès supplémentaires ont été enregistrés aux niveaux national et régional en matière de renforcement des capacités et de collaboration dans le domaine de la salubrité de l’environnement. L’OMS, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a organisé la deuxième réunion de haut niveau sur la santé et l’environnement, qui s’est tenue en décembre 2005 à Bangkok. Elle a réuni des hauts fonctionnaires représentant les administrations nationales chargées de la santé et de l’environnement dans 13 pays d’Asie. Les participants ont examiné un projet de charte régionale sur la santé et l’environnement et sont convenus de l’organisation d’un forum ministériel régional, qui sera organisé à la fin 2006 à l’invitation du gouvernement thaïlandais, et de la création de groupes de travail régionaux sur des questions prioritaires liées à la salubrité de l’environnement.

Santé et environnement.

Prévention des traumatismes. La première réunion régionale des centres nationaux de liaison pour la prévention des traumatismes et de la violence s’est tenue en mai 2006 à Manille et a rassemblé 14 pays de la Région. Les participants ont débattu de questions comme la sécurité routière, la prévention des traumatismes chez les enfants et la violence entre individus. Ils ont également élaboré un cadre régional d’action pour la prévention des traumatismes et de la violence, qui couvre la période 2006–2010. Plusieurs pays ont oeuvré, en coopération avec l’OMS, à l’amélioration de leurs programmes de prévention des accidents. En Chine, un rapport national sur la prévention des accidents a été établi et des rapports nationaux sur la violence et la santé ont été publiés en Malaisie et en Mongolie. Ces rapports serviront de point de départ à l’élaboration de stratégies et de plans d’action

nationaux pour la prévention des accidents et de la violence. En Mongolie, les plans de mise en oeuvre du programme national de prévention des accidents ont été débattus dans le cadre de plusieurs ateliers provinciaux. Des systèmes plus complets de surveillance des traumatismes sont actuellement utilisés à titre pilote au Cambodge, en République démocratique populaire lao, en Mongolie et au Viet Nam. Au Cambodge, la capacité des établissements de soins à faire face à un afflux massif de patients souffrant de traumatismes a été évaluée et un plan de

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6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Au niveau national, l’OMS a participé, en collaboration avec le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines et le Viet Nam, à l’organisation de plusieurs forums multisectoriels qui déboucheront sur l’élaboration de plans d’action nationaux pour la salubrité de l’environnement. L’OMS a également participé dans ces cinq pays à des projets de renforcement des capacités d’évaluation et de gestion des risques liés à la qualité de l’eau, à des évaluations de l’impact de l’environnement sur la santé au Cambodge et au Viet Nam, à des activités d’évaluation et de gestion de la qualité de l’air à l’intérieur des habitations en Chine et en République démocratique populaire lao,

à des interventions liées à des situations d’alerte chimique en Mongolie et aux Philippines et à des évaluations de l’impact sur la santé du secteur des transports et des changements climatiques en Chine. Dans le Pacifique, l’OMS a noué divers partenariats à l’appui de la mise en oeuvre du Cadre d’action pour la qualité de l’eau de boisson et la santé dans les pays insulaires du Pacifique, approuvé lors de la réunion des ministres de la santé des pays océaniens de mars 2005 au Samoa. Depuis juillet 2005, l’OMS travaille avec la Commission océanienne de recherches géoscientifiques appliquées (SOPAC) à l’élaboration de plans de salubrité de l’eau destinés à certaines îles de la région et financés par l’Agence australienne pour le développement international (AusAID). Des négociations sont en cours avec l’Agence néozélandaise pour le développement international (NZAID) et le Ministère néozélandais de la Santé, en vue de la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à l’amélioration de la qualité de l’eau de boisson dans le Pacifique. L’OMS a participé à une réunion régionale sur la gestion des déchets solides, organisée en novembre 2005 au Samoa par le Programme régional océanien de l’environnement (PROE), avec le concours de

l’Agence japonaise internationale (JICA).

de

coopération

Sécurité sanitaire des aliments. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental a été à l’origine d’une consultation sur la grippe aviaire et la santé humaine organisée à Kuala Lumpur (Malaisie) en juillet 2005, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Cette réunion avait pour thème : Mesures d’atténuation des risques lors de la production et de la commercialisation des animaux, et de la cohabitation entre l’homme et l’animal, en Asie.

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6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Les stratégies de prévention de la grippe aviaire formulées au cours de cette réunion ont servi de point de départ à l’élaboration d’un document conjoint intitulé Stop the Spread (Halte à la propagation de la grippe aviaire), et dont l’objectif est de communiquer aux responsables locaux – maires, fonctionnaires des administrations locales, personnel médical, agents de santé animale, organisations non gouvernementales – des informations sur la grippe aviaire et sur les moyens d’en prévenir la propagation. Le document a été traduit en cinq langues et diffusé dans tous les Etats et Territoires de la Région touchés par la grippe aviaire. Une autre stratégie de prévention de la transmission de la grippe aviaire repose sur la méthode dite des « marchés sains ». 1 Des documents d’information sur les méthodes préconisées dans la prévention de la transmission de la grippe aviaire sur les marchés ont été envoyés aux pays membres. La méthode des « marchés sains » a été appliquée sur trois marchés du Viet Nam, et les mesures mises en place contribueront à

la prévention de la transmission de la grippe aviaire, mais aussi d’autres maladies d’origine alimentaire. En Chine, la Banque asiatique de développement, en partenariat avec l’administration nationale chargée des aliments et des médicaments, a lancé un projet visant à renforcer les capacités de coordination de cette administration et à dresser un bilan de la situation en matière de contrôle des aliments en Chine. Aux Fidji et au Viet Nam, l’OMS est intervenue à l’appui du renforcement de la surveillance des maladies d’origine alimentaire. Elle participe par ailleurs à la mise en place, en Asie, d’un réseau régional de surveillance des maladies d’origine alimentaire, en partenariat avec le programme australien OzFoodNet et les Centres américains de lutte contre les maladies.

L’OMS appuie nombre des activités mises en oeuvre dans la Région dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Elle a notamment organisé un cours de formation à l’évaluation des risques microbiens aux Fidji et aux Iles Salomon. Une formation à l’analyse des risques et à la maîtrise des points critiques (méthode HACCP) a été dispensée au Cambodge, en République démocratique populaire lao, en Malaisie, à Singapour et au Viet Nam. Enfin, des messages de promotion de la sécurité sanitaire des aliments sont diffusés dans les établissements scolaires du Cambodge, des Fidji, de Kiribati, des Palaos, de Tuvalu et du Vanuatu, en partenariat avec les services nationaux de l’éducation et de la santé.

1

Healthy Marketplaces in the Western Pacific Region: Guiding Future Action. Applying a Settings Approach to the Promotion of Health in Marketplaces. Manille, Organisation mondiale de la Santé, 2004.

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Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent plus grande volonté politique ainsi qu’à un accroissement des moyens humains et financiers, afin de faire face aux maladies chez les enfants. Le module essentiel d’interventions se compose de sept éléments : une assistance compétente pendant la grossesse, l’accouchement et les suites immédiates de couches ; des soins néonataux ; un allaitement maternel et une alimentation complémentaire ; un apport de micronutriments ; la vaccination des mères et des enfants ; la prise en charge intégrée des enfants malades et l’emploi de moustiquaires imprégnées d’insecticide dans les zones impaludées. Ces éléments seront observés au moyen de dix indicateurs fondamentaux de la survie de l’enfant. Pour progresser dans ce sens, la Stratégie invite instamment à mettre en place une structure nationale de coordination, un plan national et un mécanisme d’observation, en s’attachant plus particulièrement à renforcer l’action de promotion et la mobilisation des ressources. Pour lancer la Stratégie chez les plus démunis des pays et territoires de la Région, un Atelier OMS/UNICEF sur la survie de l’enfant a eu lieu en mai 2006. Lors de sa séance inaugurale, des allocutions ont été prononcées entre autres par le Ministre de la Santé de la République démocratique populaire lao, le Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental et par le représentant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) auprès de la République démocratique populaire lao. L’atelier a réuni une bonne centaine de participants, et notamment des représentants des six pays où la mortalité infanto-juvénile est la plus forte (Cambodge, Chine, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République démocratique populaire lao et Viet Nam), des experts internationaux de la santé de l’enfant et du financement des soins, de nombreuses institutions partenaires, des grands donateurs pour la santé de l’enfant et des membres de secrétariats de l’OMS et de l’UNICEF. Les pays étaient notamment représentés par des décideurs et des directeurs de programmes associés à la survie de l’enfant (prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, santé maternelle, programme élargi de vaccination, lutte antipaludique, nutrition, etc.). Les participants ont dit leur vif désir d’intensifier l’action en faveur de la survie de l’enfant. Au cours des discussions au niveau des pays, des plans concrets ont été débattus pour les prochaines étapes. Les participants sont convenus que, sous sa forme minimale, le module essentiel d’interventions de base concourant à la survie de l’enfant était d’un coût abordable. Mais, si l’on veut que ce

anté de l’enfant et de Sl’adolescent.

A sa cinquantesixième session, en septembre 2005, le Comité régional du Pacifique occidental a adopté la Stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant. Celle-ci sert désormais aux Etats Membres de guide et de moyen de promotion dans les efforts qu’ils font pour réduire les inégalités en matière de survie de l’enfant. On s’attend également à ce qu’elle permette d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs à caractère sanitaire du Millénaire pour le développement. La Stratégie pour la survie de l’enfant est destinée à améliorer l’accès et le recours à un module essentiel d’interventions concourant à la survie de l’enfant. Elle invite également à une

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module d’interventions atteigne le plus grand nombre d’enfants possible, il faudra que les gouvernements réaffectent et réunissent des fonds, intègrent le module d’interventions à des régimes d’assurance et trouvent des partenaires pour épauler leurs efforts. Enfin, on s’est entendu sur un schéma d’observation de la mise en oeuvre des stratégies nationales destiné à étendre la couverture du module essentiel d’interventions concourant à la survie de l’enfant. Des profils de survie de l’enfant ont été mis au net pour les six pays où la mortalité infanto-juvénile est la plus forte. Chacun de ces profils contient des données sur la mortalité des moins de cinq ans, ventilées autant que possible par sexe, âge, origine géographique, appartenance ethnique ou socioéconomique, ainsi que par causes principales de décès. Les profils renseignent également sur les systèmes de santé, les ressources humaines et le financement de la santé de l’enfant. Un processus de renforcement des capacités est également en cours dans la Région en vue d’intensifier les actions en faveur du respect des droits. Il comprend une étude et une formation sur la Convention sur les droits de l’enfant. Plusieurs pays ont pris des mesures pour appliquer la Stratégie pour la survie de l’enfant. L’OMS, le Fonds des Nations Unies pour

l’enfance et d’autres partenaires de premier plan ont accompagné ces efforts. La Chine, par exemple, a procédé à une évaluation nationale des stratégies de survie de l’enfant, sous l’autorité du Ministère de la Santé et avec la collaboration de l’OMS, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et du Fonds des Nations Unies pour la population. Il en a résulté une liste d’interventions reposant sur des bases factuelles qui entraîneront très vraisemblablement une amélioration de la survie des mères et des enfants en Chine, des critères de sélection des provinces et des circonscriptions où les interventions recommandées seront initialement mises en oeuvre, un état des besoins en moyens humains et financiers et des suggestions quant aux indicateurs fondamentaux permettant de mesurer les progrès accomplis. Les résultats de cette opération seront publiés en 2006 et guideront le renforcement de l’action en faveur de la survie de la mère et de l’enfant. Le Cambodge a élaboré une Stratégie nationale de survie de l’enfant qui comprend notamment une fiche de notes et un tableau de mise en oeuvre destinés à guider les organisations gouvernementales et non gouvernementales. Des réunions ont été organisées en République démocratique populaire lao pour débattre des politiques de survie de l’enfant, et des groupes de travail

ont été constitués pour y élaborer un module essentiel de soins de santé maternelle et infantile. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a accueilli une réunion d’experts techniques afin d’étudier les lacunes et les améliorations possibles en matière de survie de l’enfant, et un plan d’action a été mis en chantier. Aux Philippines, le Ministère de la Santé a réuni les principaux partenaires pour étudier des orientations en matière de survie de l’enfant et a rédigé un plan d’application visant à améliorer la survie de l’enfant. Aux Iles Salomon, un comité de la santé de l’enfant, composé de représentants de différents programmes du Ministère de la Santé concernant la santé de l’enfant, a été constitué, un système d’observation de la mortalité infanto-juvénile a été examiné, et un projet de plan de santé de l’enfant a été élaboré dans le cadre du plan national de santé maternelle et infantile. Le Viet Nam a inventorié les lacunes en matière de survie de l’enfant et a élaboré une stratégie visant à améliorer la survie des nouveau-nés. L’OMS a continué d’appuyer la mise en oeuvre et l’essor d’approches reposant sur des bases factuelles qui contribuent à la survie de l’enfant, c’est-à-dire essentiellement la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), y compris les soins de recours et l’amélioration des comportements

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soignants à l’égard de l’enfant, au niveau de la famille et de la collectivité. Le cours intégré d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été introduit dans la Région, attirant des participants du Cambodge, de Chine, de Mongolie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines, de République démocratique populaire lao et du Viet Nam. La Chine et le Viet Nam ont traduit le cours à des fins de formation dans certaines provinces. Les Philippines ont également commencé à former des professionnels de santé et des agents de santé communautaires. La Chine a mis au net un plan d’action national pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant et élabore actuellement des plans provinciaux. Dans le souci d’améliorer durablement les connaissances de santé publique et les compétences des dispensateurs de soins, l’OMS a continué de soutenir des activités visant à renforcer l’enseignement des techniques de santé publique appliquées à la santé de l’enfant dans les facultés de médecine et les écoles d’infirmières et de sages-femmes. Un voyage d’étude a été organisé aux Philippines pour des enseignants d’écoles d’infirmières du Cambodge, de telle sorte que ceux-ci puissent adapter la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant à leurs activités

pédagogiques. La Chine, les Philippines et la République démocratique populaire lao ont également entrepris de revoir les programmes d’études et de former des enseignants médicaux. Le Viet Nam s’est livré à une évaluation de l’intégration de la PCIME dans les écoles de médecine en interrogeant et en observant des médecins diplômés depuis peu. Dans le cadre d’une action visant à renforcer la capacité d’observer et d’évaluer les activités de santé de l’enfant, le Cambodge a enquêté sur une structure de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, avec la participation de collègues de Mongolie et de Papouasie-NouvelleGuinée. Par la suite, la Mongolie a mené une enquête analogue.

Nutrition. Les plans d’action nationaux pour la nutrition fournissent le cadre dans lequel s’inscrivent les interventions nutritionnelles. Pour aider les pays et territoires de la Région du Pacifique occidental à élaborer, analyser et appliquer efficacement leurs plans nationaux, l’OMS a produit un cours de formation qui a été offert dans la Région du Pacifique occidental ainsi que dans d’autres Régions de l’OMS. En janvier 2006, l’Organisation a convoqué une réunion afin de s’interroger sur l’efficacité du cours et de dresser des plans pour le pérenniser, en y associant d’autres

institutions telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la Fondation Rockefeller et d’autres organisations non gouvernementales. En collaboration avec ces partenaires et quelques autres, l’OMS a soutenu des interventions nutritionnelles dans plusieurs pays et territoires de la Région du Pacifique occidental. Il s’est agi notamment d’appliquer des plans d’action nationaux pour la nutrition, d’adopter des logiciels PROFILES pour faciliter l’analyse et la promotion des politiques de nutrition et d’appuyer des programmes de santé en milieu scolaire visant

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à améliorer la nutrition, la sécurité des aliments, l’approvisionnement en eau et l’assainissement. L’application de la Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’activité physique et la santé a été relancée grâce à un engagement de soutien triennal pris par l’Agence néo-zélandaise de développement international. Ce financement sert à rémunérer un spécialiste de la nutrition et de l’activité physique qui aide à planifier et à exécuter des activités prioritaires visant à améliorer l’alimentation et à promouvoir les modes de vie actifs dans le Pacifique. En vue de faire le point des succès obtenus et des contraintes subies, mais

aussi de définir des activités prioritaires, un atelier sur l’application de la stratégie a été organisé aux Fidji en avril 2006, avec la participation d’équipes venues de 19 pays. Une étude des législations nationales et internationale sur le commerce des aliments ainsi que d’autres mesures réglementaires visant à promouvoir la consommation d’aliments sains y a été présentée. Un soutien supplémentaire a été apporté aux pays du Pacifique par le Ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande sous la forme d’un projet visant à créer une structure servant à planifier, appliquer et évaluer des mesures de sensibilisation des consommateurs et de motivation pour les régimes alimentaires et les modes de vie sains aux Fidji et aux Tonga. Les programmes de prévention de l’anémie ont été stimulés grâce à d’autres Examens nutritionnels qui tenaient compte des résultats de projets pilotes soutenus par l’OMS au Cambodge, aux Philippines et au Viet Nam. Dans chacun de ces pays, grâce à un effort de marketing social et de mobilisation communautaire, ces projets avaient réduit l’anémie et amélioré le bilan ferrique en favorisant l’achat et la prise de doses hebdomadaires de suppléments ferrofoliques chez 30 000 femmes en âge de procréer. On s’attend à ce que ces résultats

contribuent à la révision des recommandations de l’OMS relatives à la prévention de l’anémie par l’administration de suppléments et à l’intégration de cette technique dans les programmes de prévention de l’anémie dispensés dans les écoles et sur les lieux de travail ainsi qu’à la mise en vente de suppléments dans les pharmacies et par d’autres filières. L’administration de doses hebdomadaires de suppléments de fer et d’acide folique aux femmes en âge de procréer a été introduite dans des écoles et des églises à Kiribati. Au Cambodge et aux Philippines, cette technique a été étendue aux écoles dans plusieurs provinces. En Chine, une campagne de marketing social a été mise sur pied pour l’adoption de nouveaux suppléments. En République démocratique populaire lao, un projet analogue a été lancé afin de déterminer les meilleurs moyens d’introduire ces nouvelles techniques. L’OMS a émis une proposition de programme d’enrichissement des aliments dans le Pacifique et a mené des études sur la faisabilité d’une telle action. On s’est interrogé sur la disponibilité et la consommation des aliments susceptibles d’être enrichis ainsi que sur le cadre législatif qui permettrait d’avoir un programme

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commun pour les pays et territoires insulaires du Pacifique. Les conclusions de ces études ont été présentés à un atelier sur l’élimination des obstacles à la survie et au développement de l’enfant dans le Pacifique, organisé par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance avec la participation de l’OMS, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et des Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique. Un rapport final a été publié sur le Projet d’élimination des troubles dus à la carence en iode au Tibet, entrepris avec l’appui de l’OMS et de l’Agence australienne de développement international. Une visite complémentaire a été effectuée en juin 2006 afin d’observer les progrès réalisés. En collaboration avec l’unité Santé de l’Enfant et de l’Adolescent, et lors d’un atelier régional tenu aux Philippines en juin 2006, le programme de nutrition a adopté de nouvelles normes OMS de croissance de l’enfant, fondées sur l’observation d’enfants exclusivement nourris au sein. Les nouvelles courbes de croissance devraient fournir une norme internationale unique, décrivant le meilleur type de croissance physiologique et valable pour tous les enfants de la naissance

jusqu’à l’âge de cinq ans, tout en faisant de l’enfant nourri au sein le modèle normatif pour la croissance et le développement. Le cours intégré de l’OMS sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été offert à des équipes de médecins et d’infirmières de plusieurs pays des régions OMS du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. Aux Philippines, le programme a été renforcé grâce à l’adoption d’un plan national d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant ainsi qu’à des essais-pilotes de nouveaux modèles visant à promouvoir l’allaitement maternel dans les collectivités. Le programme a également reçu le soutien d’autorités locales, d’entreprises et de syndicats. Aux Philippines également, deux études ont été menées portant, l’une, sur les stratégies de promotion de l’allaitement maternel en fonction des normes socioculturelles et, l’autre, sur le poids de l’action commerciale en faveur des préparations pour nourrissons. En outre, une campagne de marketing social a été entreprise pour promouvoir l’allaitement maternel.

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Santé génésique L’OMS continue de fournir une assistance technique aux gouvernements pour ce qui concerne l’élaboration et la mise en oeuvre de leurs programmes nationaux de santé maternelle et néonatale. Du fait que les questions complexes en matière de santé génésique et maternelle vont au-delà des inquiétudes sanitaires et médicales, le Bureau régional a mis en avant, l’année dernière, des approches plus détaillées. formation sera basée sur un manuel mis au point par le Siège de l’OMS qui s’intitule Audelà des nombres. La Chine et la Mongolie ont traduit le manuel pour en permettre l’utilisation au sein de leurs propres programmes de formation nationaux. Ce manuel aidera les responsables de la prise de décision ainsi que les administrateurs de programme à mieux appréhender le problème de la mortalité néonatale et maternelle et à savoir comment agir pour s’attaquer à ce problème.

Pour une grossesse à moindre risque. L’année dernière, les

Santé génésique.

La campagne menée en vue de réduire la morbidité et la mortalité maternelles et néonatales fait face à d’importants défis en ce qui concerne les pays et les territoires prioritaires de la Région du Pacifique occidental. Malgré un ferme engagement de la part de nombreux gouvernements, il faudra redoubler d’efforts pour que cette Région atteigne la cible fixée pour 2015 dans les objectifs du Millénaire pour le Développement —à savoir une diminution de la mortalité maternelle et néonatale de 75 % par rapport au niveau de 1990.

sept pays prioritaires – à savoir, le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et le Viet Nam – ont reçu une formation sur les approches qualitatives pouvant être utilisées pour favoriser la diffusion d’une meilleure information concernant les causes sous-jacentes de la mortalité maternelle. La

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GENESIQUE

Renforcer les partenariats. Une réunion consultative régionale en vue de renforcer les partenariats entre les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé maternelle et néonatale s’est tenue en octobre 2005 à Hanoi au Viet Nam. Un certain nombre d’agences partenaires y ont participé, dont le Fonds des Nations Unies pour la Population, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, la Fédération internationale pour la Planification familiale ainsi que l’Association Save the Children. Les partenaires sont convenus de la nécessité pour les gouvernements nationaux d’accorder une plus grande priorité à la santé maternelle et néonatale, de mobiliser les ressources financières et humaines nécessaires pour s’attaquer au problème et surveiller et évaluer les politiques, les programmes et les initiatives dans le domaine de la santé maternelle. maternelles. Cependant, ils ne sont pas toujours pris en considération comme il se doit dans la planification des services de santé. Afin d’atteindre les cibles en matière de mortalité maternelle et néonatale fixées dans les objectifs du Millénaire pour le développement, il est indispensable que les dimensions sexospécifiques et liées aux droits de l’homme soient pleinement comprises et incluses dans les politiques, les programmes et les services nationaux de santé. Pour ce faire, un atelier régional consacré aux perspectives sexospécifiques et aux droits de l’homme en matière de santé génésique et maternelle, a été organisé par

l’OMS en collaboration avec le Ministère malaisien de la Santé en décembre 2005. L’atelier a également présenté des outils pratiques et analytiques de base permettant d’aider les administrateurs de programme et d’autres personnes, à aborder au sein de leurs systèmes de santé, les questions relatives aux droits sexuels et génésiques. Le manuel de formation utilisé lors de l’atelier est désormais disponible. La Malaisie et la Chine projettent de mettre en place en 2006, une formation au niveau national sur le thème de la sexospécificité et des droits de l’homme en matière de santé génésique et maternelle.

Adolescents. Les jeunes dans la Région du Pacifique occidental sont toujours confrontés à d’importantes menaces en matière de santé génésique, telles que les grossesses précoces résultant le plus souvent de besoins de contraception non satisfaits, les infections sexuellement transmissibles, comprenant le VIH/SIDA ainsi que la violence et l’exploitation sexuelles. Un cadre permettant de mener une action accélérée dans le domaine de la santé sexuelle et génésique des jeunes a été établi en réponse

Sexospécificité et droits.

Les déterminants sociaux tels que la sexospécificité et les droits de l’homme sont considérés comme des facteurs importants en ce qui concerne la mortalité et la morbidité

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8. S A N T E

GENESIQUE

à la résolution WHA55.19 de l’Assemblée mondiale de la Santé et aux demandes des Etats Membres. Ce cadre vise à conseiller les responsables de l’élaboration des politiques et les administrateurs de programme pour qu’ils remplissent leur obligation de répondre aux besoins sanitaires des jeunes et plus particulièrement, à leurs besoins en matière de santé sexuelle et génésique.

insulaires du Pacifique ont traduit et adapté les manuels et mis en place une formation relative à la planification familiale et à la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les Iles Salomon, Tonga et Vanuatu ont, elles aussi, réalisé un bilan rapide des services de planification familiale et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles basés dans des dispensaires.

Planification familiale.

Une diminution des grossesses non désirées et des avortements non médicalisés permettrait de réduire la mortalité et la morbidité maternelles de 20 à 30 %. La promotion de méthodes de contraception efficaces et l’amélioration de la qualité des services de planification familiale et de santé génésique constituent des approches importantes dans la réduction de la mortalité maternelle. Dans le cadre du Programme de partenariat stratégique entre le Fonds des Nations Unies pour la Population et l’OMS, la Chine, la République démocratique populaire lao, le Viet Nam et plusieurs pays et territoires

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Maladies non transmissibles et santé mentale situation mondiale l’approche STEPS (surveillance par étapes des facteurs de risque des MNT) élaborée par la Région du Pacifique occidental à l’issue de consultations qui se sont déroulées aux Tonga en 2003, durant la Réunion des Ministres de la santé des pays océaniens. Ce cadre d’intervention a été utilisé à plusieurs reprises dans la Région au cours de l’année passée. Au Viet Nam, des planificateurs y ont eu recours durant un atelier afin de définir les cibles opérationnelles du programme national intégré contre les maladies non transmissibles. En Mongolie, le gouvernement a approuvé le plan national de lutte contre les maladies non transmissibles en décembre 2005. En Chine, un groupe de travail est en train d’achever la première mouture du plan national de lutte contre les maladies non transmissibles et a parallèlement engagé une étude de leurs facteurs déterminants, tandis que le programme national en est aux derniers stades d’approbation. Les Etats fédérés de Micronésie et Nauru, en collaboration avec l’OMS et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ont achevé au cours de l’année écoulée des plans fondés sur l’approche STEPS. S’agissant de la surveillance des maladies non transmissibles, les Etats et Territoires de la Région ont réalisé de nombreuses enquêtes sur les facteurs de risque en employant deux nouvelles méthodes. La Mongolie tout d’abord a réalisé son enquête nationale STEPS en saisissant les données sur des ordinateurs de poche, un système initialement élaboré pour le Pacifique. Il permet de saisir directement les données sur le lieu des entretiens, d’où une réduction considérable du temps écoulé entre la collecte et l’analyse des données. La deuxième nouveauté réside dans l’analyse des données en collaboration, à partir de données sur les facteurs de risque collectées durant plusieurs années en Chine,

Une étude indépendante du programme de lutte contre les maladies non transmissibles dans la Région du Pacifique occidental réalisée par quatre expertsconseils d’Australie, de la Chine, des Fidji et du Japon a été menée à bien en 2005. Les experts-conseils ont passé en revue l’action du Bureau régional, et examiné les activités OMS menées en collaboration en Chine, aux Philippines, aux Tonga, au Samoa et au Viet Nam. L’évaluation a validé les quatre approches stratégiques adoptées par ce programme dans la Région : élaboration de plans nationaux, mise en place de systèmes de surveillance, promotion de modes de vie sains et d’environnements favorables et enfin renforcement des services de prévention clinique. Les conclusions des experts-conseils ont été approuvées par le Comité régional à sa cinquante-sixième session tenue à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), en septembre 2005. Le Comité régional se penchera sur le programme de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles à sa cinquante-septième session qui se tiendra en Nouvelle-Zélande, en septembre 2006. En octobre 2005, l’OMS a publié un rapport mondial intitulé La prévention des maladies chroniques : un investissement vital, qui adapte à la

Maladies non transmissibles.

Une enquête STEPS est en cours en Mongolie.

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MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

aux Fidji, en Malaisie, à Nauru et aux Philippines. Une collaboration s’est instaurée entre ces pays et l’Université de Sydney pour analyser leurs données mises en commun et préciser la conjugaison des facteurs de risque des maladies non transmissibles et des groupes socioéconomiques. Le Bureau régional a publié une monographie qui fait le point des éléments d’information disponibles sur les maladies non transmissibles affectant les populations vulnérables. C’est dans les classes moyennes et nouvellement prospères que les maladies non transmissibles affichent le taux d’augmentation le plus important, mais les populations pauvres représentent elles aussi une proportion importante de la charge de morbidité. Divers éléments d’information laissent à penser que les coûts de santé élevés peuvent précipiter les gens dans la pauvreté. Ils indiquent en outre que divers facteurs structurels, tels que le coût des médicaments contre les maladies chroniques, dans des situations où il n’existe pas d’assurance sociale et maladie, empêche les pauvres d’avoir accès aux traitements et aux soins contre les maladies non transmissibles. Les facteurs structurels les exposent en outre au risque de maladies non transmissibles, par exemple en les contraignant à une

alimentation peu propice à la santé, mais souvent moins chère. Les liens entre pauvreté et maladies chroniques sont globalement ignorés dans les programmes actuels de lutte contre la pauvreté en raison de l’idée fausse selon laquelle seuls les riches souffrent de ces maladies. Or, de nouveaux éléments de preuve montrent qu’il est essentiel de réviser l’action de lutte contre la pauvreté afin que les pauvres ne soient pas laissés sans aide face à une charge croissante de maladies chroniques. Les efforts de renforcement des capacités de lutte contre les maladies non transmissibles ont encore progressé avec l’organisation, en avril 2006, à l’Institut national de santé publique du Japon, à Saitama, du deuxième programme de formation Japon-OMS organisé au profit de participants internationaux. En présence de 14 directeurs des services de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles de 11 pays, ce cours a permis de passer en revue l’expérience des pays, sur la base du programme japonais de lutte contre les maladies liées au mode de vie et de l’approche stratégique adoptée par la Région pour la prévention et la lutte contre ces maladies. Il était directement calqué sur le modèle du rapport mondial, La prévention des maladies chroniques : un investissement vital. Un guide de

l’étudiant, élaboré en vue du cours, est désormais utilisé aux fins du perfectionnement individuel et peut servir de trame aux ateliers nationaux de formation qui souhaitent reproduire le modèle du cours japonais. Autre action de renforcement des capacités : un cours de formation sur l’activité physique et la santé publique qui a été organisé en Malaisie, en mai 2006, par le Ministère de la santé, avec le soutien de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux. Les participants ont pu se familiariser avec les concepts et les principes de la promotion de l’activité physique au niveau national et provincial. Un atelier a été organisé au Viet Nam, en février 2006, pour élaborer le prochain Plan d’action concernant la Déclaration du Pacifique occidental sur le diabète (2000-2005). Il a été conjointement organisé par l’OMS, la Fédération internationale du diabète et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Il comprenait des sessions de travail sur la promotion sanitaire dans les médias et la direction des programmes de lutte contre le diabète. Le Sommet bi-régional d’Asie sur le diabète a été organisé dans la foulée par la Fondation internationale du diabète. L’une des raisons de sa tenue au Viet Nam était de faire connaître deux projets de démonstration

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MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

sur le diabète en cours dans ce pays et d’élargir la collaboration à une troisième province.

Santé mentale.

L’OMS prête son concours à la création d’un réseau océanien sur la santé mentale dans le but de remédier aux contraintes géographiques et financières que connaît ce secteur, un besoin qui avait été mentionné par les ministres de la santé des Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Avec le soutien du Ministère de la Santé néo-zélandais, l’OMS a défini le cadre conceptuel du réseau après avoir diffusé une proposition aux 20 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Onze d’entre eux se sont déclarés intéressés à y participer et ont désigné des correspondants à cet effet. Les correspondants nationaux ont unanimement approuvé la proposition de création du Réseau OMS de santé mentale dans le Pacifique occidental. Une réunion a été organisée aux Tonga en mai 2006, au même moment que la conférence annuelle de l’Association médicale Pasifika. Outre les discussions sur les objectifs, la composition, la structure et les modalités opérationnelles du réseau, les participants qui ont pris part à l’atelier organisé sur une demi-journée ont dessiné les priorités du nouveau réseau. La nature exacte des problèmes et priorités diffère selon

les Etats et Territoires, mais les participants ont défini de grands domaines dans lesquels viendront s’inscrire les activités entreprises : promotion, ressources humaines et formation, recherche et information, accès aux médicaments, élaboration de stratégies, de politiques et de textes législatifs et planification des services. Le Réseau OMS de santé mentale dans le Pacifique occidental devrait être officiellement créé dans les mois à venir. Par leur collaboration, les pays membres du réseau devraient être en mesure de tirer profit de leur expérience, de leurs connaissances et de leurs ressources collectives pour développer durablement les capacités nationales et régionales en matière de promotion et de services de santé mentale. S’agissant de la prévention du suicide, le Bureau régional pour le Pacifique occidental a organisé à Manille sa première conférence sur ce thème, à laquelle ont participé les représentants de 22 Etats et Territoires. Quelque 331 000 suicides ont été enregistrés dans la Région en 2002, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles. Environ 27 % de la population mondiale vit dans la Région du Pacifique occidental, alors que les suicides survenant dans cette Région représentent 38 % de l’ensemble des suicides intervenant dans le

monde, 33 % de toutes les morts violentes dont sont victimes les hommes et 57 % de l’ensemble des morts violentes auxquelles les femmes ont succombé dans le monde. Tout en reconnaissant la gravité du problème dans la Région, les participants à la conférence se sont déclarés préoccupés par le fait que l’on ne connaît guère la situation spécifique de la plupart des pays en développement et des pays les moins avancés. La Conférence a donc recommandé aux Etats et Territoires de :

mettre en place un système de surveillance des données de morbidité et de mortalité pour le suicide ; développer leurs ressources humaines, notamment les épidémiologistes et statisticiens nécessaires à l’exploitation d’un système fiable et bien conçu de collecte de données sur la morbidité et la mortalité, dont le suicide ; prévoir un suivi périodique du système de surveillance ; étayer le système de surveillance par des travaux de recherche sur les causes et les risques de suicide et sur les facteurs de protection.

• •

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MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

Compte tenu de ces recommandations, l’OMS a lancé en mars 2006 une initiative appelée START (Suicide Trends in At-Risk Territories ou Tendances au suicide dans les zones à risque) avec le soutien d’un centre collaborateur de l’OMS, l’Institut australien de recherche et de prévention du suicide. Les représentants de 15 Etats et Territoires ont suivi dans ce centre collaborateur une formation sur la création de bases de données nationales, la compréhension des différents types de comportements suicidaires, la certification des décès par suicide et l’élaboration d’interventions efficaces. Le projet START permettra de créer et de renforcer les systèmes de surveillance des comportements suicidaires et d’appuyer l’élaboration et la mise en oeuvre de stratégies nationales de prévention et de gestion efficaces de ces comportements. L’initiative Le patient au coeur des soins a été lancée à l’échelle de la Région pour répondre à la résolution WPR/RC55.R1 qui invitait l’OMS à préparer un projet de cadre politique rendant compte de l’importance des facteurs psychosociaux qui influent sur la santé. En 2005, les experts ont entrepris une étude globale afin de mettre en évidence l’importance des grands facteurs

psychosociaux dans les soins de santé. L’étude montre que l’éducation et la participation du patient revêtent une grande importance, tout comme l’organisation des soins et le financement de la santé, et contribuent à façonner la manière dont les soins sont vécus, leurs retombées et leurs avantages. Elle propose en outre diverses mesures que l’OMS pourrait instaurer afin que la place prépondérante du patient au coeur du système de soins devienne une valeur de référence et un principe organisateur des systèmes de santé. Au début de l’année 2006, un projet de cadre politique et le descriptif annoté d’une publication destinée à une large audience ont été élaborés à la suite de consultations élargies avec les experts et les parties concernées, et avec un soutien important du gouvernement du Japon. Le cadre politique couvre quatre domaines d’intervention correspondant aux quatre volets des soins de santé : patients et consommateurs de soins de santé ; professionnels de santé et prestataires de soins de santé ; services, installations et institutions sanitaires ; et, système général de soins de santé et structures incitatives à l’échelle du système. Les travaux futurs auront pour but d’affiner et de parachever le cadre politique

et de produire la publication susvisée. Un site Web sera créé pour l’initiative Le patient au coeur des soins afin d’assurer la poursuite du dialogue et de la promotion, tandis qu’un manuel de ressources sera publié pour faire connaître les bases factuelles et les pratiques ayant donné de bons résultats.

Toxicomanies. Dans le domaine des toxicomanies, l’OMS a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool. La consommation abusive d’alcool est responsable de 5,5 % du fardeau de morbidité de la Région, sans compter son important coût économique et social. L’OMS a organisé une consultation technique sur la stratégie à Manille, en mars 2006. Elle a par ailleurs organisé des consultations ouvertes avec les représentants de l’industrie des boissons alcoolisées, de l’agriculture et du commerce qui ont eu lieu à Manille, en juin 2006. Ces consultations auxquelles ont contribué les Etats Membres et d’autres partenaires ont permis la préparation du projet de stratégie. Le projet sera présenté pour examen à la cinquante-septième session du Comité régional pour le Pacifique occidental qui se tiendra en septembre 2006, en NouvelleZélande.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

10 Initiative Pour un monde sans tabac Pour un monde sans Initiative tabac. La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le premier traité mondial dédié à la lutte contre le tabagisme, est entrée dans une période de transition importante en 2006. La Convention encourage les pays à se doter de stratégies de lutte antitabac d’un bon rapport coûtefficacité. La Convention a été ratifiée le 30 novembre 2004 par les 40 pays nécessaires à son entrée en vigueur, intervenue le Le Directeur régional visite un village « sans tabac » dans les Iles Fidji. 27 février 2005. Désormais ratifiée et entrée en vigueur dans plus 120 Etats Parties, la Convention figure parmi Pacifique occidental la figure de proue du les traités les plus rapidement adoptés et processus de ratification de la Convention ratifiés de l’histoire. parmi les différentes Régions de l’OMS. De nombreux pays ont déjà entrepris d’en L’OMS a fourni aux Etats Membres une appliquer les dispositions. Ceux de la Région assistance technique, un appui financier et ont également largement contribué au une aide au renforcement des capacités pour succès de la session inaugurale de la faciliter la mise en application de la Conférence des Parties, en février 2006. A Convention. Vingt-six Etats Membres sur 27 cette occasion, la Conférence des Parties a ont ratifié le traité ou effectué des démarches décidé de la création d’un secrétariat dans cette direction,1 faisant de la Région du permanent et du financement de son budget, s’est dotée de règles de procédures et d’un 1 règlement financier, et a décidé de En mai 2006, les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental suivants avaient ratifié la Convention : Australie, Brunéi Darussalam, l’établissement de groupes de travail chargés Cambodge, Chine, Iles Cook, Fidji, Japon, Kiribati, Malaisie, les Iles Marshall, les Etats fédérés de Micronésie, Mongolie, Nauru, Nouvellede préparer de futurs protocoles sur le Zélande, Nioué, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, commerce illicite et l’interdiction de toute la République de Corée, Samoa, Singapour,Iles Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Viet Nam. publicité pour le tabac.

Le tabagisme est l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Si le rythme de consommation actuel se maintient, environ 1 milliard d’individus, dont plus de 300 millions dans la seule Région du Pacifique occidental, succomberont à leur dépendance nicotinique au cours du 21ème siècle. Ajoutons que des millions d’adultes et d’enfants non-fumeurs de la Région sont exposés au tabagisme passif. La majorité des consommateurs de tabac vivent dans les pays en développement et consacrent jusqu’à 25 % des revenus du ménage au tabac, souvent privilégié au détriment d’autres postes élémentaires tels que la nourriture, l’habillement, la santé et l’éducation. Des études indiquent que, dans la Région, les foyers les plus pauvres consacrent un pourcentage plus élevé de leurs revenus au tabac que les foyers plus aisés, aux dépens des enfants, notamment. La Banque mondiale a estimé que la consommation de tabac entraînait, à l’échelle mondiale, une perte nette de 200 milliards de dollars. Même les pays cultivant le tabac en grandes quantités et fabriquant des produits du tabac supportent des coûts économiques considérables du fait du tabagisme.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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10. I N I T I A T I V E

POUR UN MONDE SANS TABAC

Le Bureau régional a fourni une assistance technique, a contribué au renforcement des capacités et a appuyé, sous d’autres formes, l’analyse et le développement de législations et de politiques nationales, la tenue de comités interministériels et d’ateliers sur la lutte antitabac, ainsi que l’organisation de manifestations « sans tabac » tels que les Jeux d’Asie du Sud-Est 2005, aux Philippines. En collaboration avec les services de promotion de la santé, de lutte contre les maladies non transmissibles et de développement des systèmes de santé du Bureau régional, l’unité chargée de l’initiative Pour un monde sans tabac continue à promouvoir une démarche pragmatique préconisant l’introduction de taxes sur les produits du tabac afin d’en réduire la consommation et de financer les actions nationales de promotion de la santé. L’OMS a appuyé la réalisation d’études et d’autres travaux consacrés au lien entre pauvreté et tabagisme, examiné sous l’angle particulier des objectifs du Millénaire pour le développement. Avec le concours des Centers for Disease Control, des Etats-Unis, l’OMS a étendu le système mondial de surveillance du tabagisme à la Région du Pacifique occidental. Plus de 20 Etats et Territoires ont achevé ou parachèvent actuellement leur première enquête

mondiale sur le tabagisme chez les jeunes et chez le personnel scolaire. L’unité chargée de l’initiative Pour un monde sans tabac poursuit également sa collaboration avec l’unité Maladies non transmissibles en vue d’intégrer les activités de lutte antitabac et les programmes de lutte contre les maladies non transmissibles, en recourant notamment à la méthode d’enquête « STEPwise » de l’OMS pour recueillir des données sur la consommation de tabac chez les adultes. Dans le cadre de l’initiative « Alliance pour les villes-santé », l’OMS a attribué le prix du meilleur projet à la ville de Townsville (Australie) pour « Nettoyons l’air : Villes sans tabac/sans fumée » et le prix des bonnes pratiques au gouvernement métropolitain de Séoul (République de Corée). Ces récompenses ont pour but d’encourager les villes à poursuivre l’innovation et à mettre en oeuvre des moyens effectifs et efficaces de promotion et de protection de la santé des populations urbaines. Le thème de la Journée mondiale sans tabac 2006, « Le tabac : mortel sous toutes ses formes », a encouragé les pays et les pouvoirs publics à oeuvrer pour une stricte réglementation des produits du tabac, en sensibilisant ces derniers à la grande diversité de produits et de pratiques mortels, tels que l’utilisation du narguilé et la consommation de tabac sans fumée. La Journée mondiale

sans tabac a également mis l’accent sur une pratique persistante de l’industrie du tabac consistant à utiliser des termes trompeurs tels que cigarettes « légères », « douces » et « à faible teneur en goudron », ainsi que sur les activités de promotion et de commercialisation de nouveaux produits déguisés sous des appellations plus saines, des saveurs fruitées ou des conditionnements plus attractifs. L’assistance technique et le renforcement des capacités en vue de faciliter l’application de la Convention par les Etats Membres resteront pour l’OMS une priorité absolue. L’Organisation préconisera également l’adoption de stratégies reposant sur des données factuelles telles que l’expansion des politiques antitabac, l’interdiction de toute publicité et promotion, l’apposition d’avertissements sanitaires plus percutants sur les emballages et l’adoption de mesures touchant aux prix et aux taxes. En outre, l’OMS encouragera l’application de politiques sans tabac et sans fumée lors de manifestations telles que les Jeux du Pacifique Sud, en 2007, et les Jeux olympiques de Pékin, en 2008. L’OMS prévoit également d’actualiser et d’étendre l’enquête sur la consommation de tabac, de conduire une étude sur la consommation de noix de bétel avant de recommander des interventions efficaces.

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

Développement du secteur de la santé

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Développement et financement des systèmes de santé politiques de santé visant à garantir la couverture universelle, l’accès équitable aux soins et la mise en place de dispositifs de protection sanitaire et sociale. Les Etats Membres ont pu prendre connaissance de l’expérience d’autres pays et régions en matière d’élaboration de régimes sociaux d’assurance maladie. La Conférence internationale sur l’assurance maladie sociale dans les pays en développement, organisée à Berlin en décembre 2005 avec le concours de l’OMS, de l’Organisation mondiale du travail et de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), a fortement contribué à faire avancer le débat sur les régimes sociaux d’assurance maladie. Les trois organisations participantes poursuivent leur action en faveur de la création de régimes sociaux d’assurance maladie dans la Région du Pacifique occidental. Le Bureau régional, en collaboration avec le gouvernement de la République de Corée, a organisé à Séoul un deuxième cours régional de formation au développement des régimes sociaux d’assurance maladie, qui a réuni des experts d’Asie, du Pacifique et d’Afrique. Durant l’année écoulée, plusieurs pays ont amélioré leurs comptes nationaux de la santé, et les données concernant la Région du Pacifique occidental ont été actualisées et diffusées à l’échelle mondiale. La Mongolie et le Viet Nam ont établi leurs premiers rapports sur les comptes nationaux de la santé, qui couvrent la période 1999-2002. L’établissement des comptes infranationaux et par maladie se poursuit, et un projet pilote est en cours en Chine et aux Philippines. Le premier cours de formation en ligne sur les comptes nationaux de la santé destiné aux Etats et Territoires insulaires du Pacifique a été organisé par le biais du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires. Au Cambodge et en Chine, l’intervention de l’OMS a contribué à une meilleure prise de conscience du lien entre facteurs macroéconomiques et santé. Le rapport de la Commission Macroéconomie et Santé, qui examine les synergies entre les investissements en faveur de la santé et de la croissance économique et la réduction de la pauvreté, a été traduit en chinois, en mongol khalkha et en vietnamien. En Chine, l’OMS et le Centre de recherche sur le développement du Conseil d’Etat ont préparé conjointement un rapport intitulé China: Health, Poverty and Economic Development (Chine : santé, pauvreté et développement économique). Des efforts ont été entrepris pour renforcer les dispositifs de protection sanitaire et

éveloppement et D financement des systèmes de santé.

Lors de la cinquante-sixième session du Comité régional pour le Pacifique occidental, les Etats Membres ont approuvé la Stratégie de financement des soins de santé pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est (2006-2010). De nombreux Etats et Territoires s’appuient sur cette stratégie pour élaborer des politiques visant à accroître les investissements dans le domaine de la santé. La stratégie est en cours de traduction en chinois, khmer, lao, mongol khalkha et vietnamien. Par ailleurs, un manuel d’introduction au financement de la santé a été publié afin d’aider le personnel de l’OMS et d’autres intervenants à mieux comprendre les aspects techniques du financement des systèmes de santé. L’OMS a appuyé les réformes des systèmes de santé engagées dans les Etats Membres d’Asie et du Pacifique. Ces réformes portent principalement sur : le financement des soins de santé essentiels, l’accès équitable aux soins, la mobilisation et l’utilisation efficaces des ressources, la mise en place de régimes sociaux d’assurance maladie, le renforcement des comptes nationaux de la santé, et divers aspects réglementaires. Elles ont pour principal objectif de favoriser la mise en oeuvre de

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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11. D E V E L O P P E M E N T

ET FINANCEMENT DES SYSTEMES DE SANTE

sociale dans les pays où les besoins sont les plus grands. Des projets de dimension nationale axés sur la mise en place de systèmes de protection et sur l’amélioration des moyens d’existence ont été élaborés pour le compte de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam. Ces projets sont financés par le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la sécurité humaine. Une consultation régionale sur les déterminants sociaux de la santé dans la Région du Pacifique occidental s’est tenue à Beijing en mars 2006. Les activités de suivi porteront principalement sur les déterminants sociaux de la santé en milieu urbain et au niveau national. D’autres activités de renforcement des capacités sanitaires dans le contexte du développement sont prévues, et notamment la participation à des manifestations régionales ayant pour but d’évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, de définir les activités prioritaires à entreprendre au titre des stratégies nationales de réduction de la pauvreté axées sur la réalisation de ces objectifs, et d’en chiffrer le coût. Les efforts visant à renforcer les capacités nationales dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de l’accès équitable aux

soins de santé et de la parité hommes-femmes ont notamment donné lieu à une étude documentaire sur la pauvreté et les maladies non transmissibles et à une évaluation du Fonds vietnamien pour la santé des populations pauvres. Des modules sur la violence fondée sur le sexe, la santé mentale, la prise en compte des questions liées à la pauvreté dans les programmes d’enseignement et la lutte contre le paludisme ont été intégrés au manuel Integrating Poverty and Gender into Health Programmes: A Sourcebook for Health Professionals (Intégrer la pauvreté et la parité hommes-femmes dans les programmes de santé : Manuel à l’usage des professionnels de santé). Un prix récompensant l’application de bonnes pratiques a été créé par le biais de l’Alliance des Villes-Santé. Le prix 2005 avait pour thème les initiatives Villes-Santé en faveur des pauvres et de la promotion de l’accès équitable aux soins. En 2006, il récompensera des projets axés sur les déterminants sociaux de la santé et la lutte contre la violence fondée sur le sexe. Un atelier régional sur la parité hommesfemmes et les droits en matière de santé génésique et maternelle a été organisé à Kuala Lumpur (Malaisie), en partenariat avec le centre de liaison sur la santé génésique. Il

avait pour objectif de renforcer les capacités dans le domaine de la santé et des droits de l’homme. La publication de l’OMS Vingt-cinq questions-réponses sur la santé et les droits humains a été traduite en khmer, en mongol halkha et en vietnamien. L’OMS a apporté un soutien technique en vue de l’évaluation de la loi sur la santé publique, adoptée aux Tonga en 1992. En Malaisie, elle a fourni des conseils en vue du renforcement des capacités nécessaires à la restructuration des systèmes de santé, en particulier en ce qui concerne les réseaux cliniques, la répartition des cas traités, la qualité et la sécurité des soins et la gestion du changement. L’OMS et ses partenaires ont également appuyé un projet visant à recenser les différentes options envisageables en matière de réforme et d’amélioration du système de santé vietnamien, l’accent étant mis sur l’accès équitable aux soins, l’efficacité et le développement du système de santé. Enfin, l’OMS a participé à l’évaluation d’un nouveau manuel de planification à l’échelle provinciale publié au Viet Nam. Une consultation régionale sur les fonctions essentielles en matière de santé publique s’est tenue à Hanoï (Viet Nam) en novembre 2005, et le modèle d’évaluation des

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11. D E V E L O P P E M E N T

ET FINANCEMENT DES SYSTEMES DE SANTE

fonctions essentielles en matière de santé publique a été utilisé dans le cadre d’évaluations nationales entreprises à Kiribati et aux Iles Salomon. Une directive régionale sur l’application des législations relatives à la santé publique a été diffusée à l’intention des responsables des politiques de santé et des agents chargés de leur application. En Chine, le groupe des partenaires pour la santé a officiellement publié un rapport d’évaluation sur la situation sanitaire préparé sous la direction de l’OMS, avec l’appui du Ministère de la Santé. Le rapport définit dans leurs grandes lignes les principaux enjeux sanitaires auxquels la Chine fait face actuellement, et les priorités stratégiques de ses futures politiques de santé. En octobre 2005, le projet d’appui aux politiques de santé, financé par l’Agence britannique pour le développement international (DFID), a été officiellement lancé. Il a pour objectif d’accompagner, sur une période de quatre ans, la mise en oeuvre d’une politique de santé en faveur des pauvres fondée sur des bases factuelles. Au Cambodge, l’OMS, en sa qualité de principal bailleur de fonds/coordonnateur, a participé avec le Ministère de la Santé à la formulation du volet du plan stratégique national de développement 2006-2010 qui

porte sur la santé. Par ailleurs, un nouveau plan stratégique 2003-2007 pour le secteur de la santé est en cours d’élaboration. Il tiendra compte de l’évaluation du plan stratégique en cours de mise en oeuvre et des résultats de l’enquête démographique et sanitaire réalisée à l’échelle nationale en 2005. Le Plan cadre relatif au régime social d’assurance maladie s’est enrichi de directives sur les poursuites judiciaires, et des directives applicables aux régimes communautaires d’assurance maladie ont été élaborées, en étroite coopération avec le Ministère de la Santé. Le premier Forum international sur les fonds de participation pour les pauvres a été l’occasion d’examiner l’expérience du Cambodge, l’objectif étant d’évaluer dans quelle mesure les populations pauvres ont recours aux services de santé, de définir les moyens d’élargir l’accès aux services, et de déterminer s’il y a lieu de prendre des mesures d’adaptation ou d’entreprendre des recherches opérationnelles. Le Forum international s’inscrit dans le cadre d’une étude sur les obstacles financiers à l’accès des pauvres aux soins de santé, qui examinera, entre autres, la Charte de 1996 sur le financement de la santé et les frais à la charge des utilisateurs, dans le but d’aider le Cambodge à actualiser sa stratégie de financement de la santé.

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Technologie de la santé et produits pharmaceutiques commencé la mise en oeuvre d’un plan pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels, en s’appuyant sur la stratégie régionale. Les Iles Salomon ont entrepris une évaluation approfondie de leur secteur pharmaceutique. Les résultats serviront de base de référence pour l’élaboration d’une politique pharmaceutique nationale. Pour appuyer et contrôler l’application de la Stratégie, un groupe consultatif technique composé de neuf spécialistes s’est réuni en novembre 2005. Le Bureau régional du Pacifique occidental et le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est ont organisé une consultation birégionale sur la production des antirétroviraux et autres médicaments essentiels pour déterminer le moyen d’augmenter la production locale de médicaments essentiels de bonne qualité en Asie et dans le Pacifique, en obtenant la collaboration des pays disposant de capacités de fabrication. Le Viet Nam a bénéficié d’un soutien pour réaliser une enquête sur les prix. La Malaisie a reçu une aide pour instaurer un système de contrôle des prix. Un système d’information sur la gestion pharmaceutique a été élaboré pour le Kiribati. Un guide a été publié sur le suivi et la supervision des approvisionnements pharmaceutiques et de l’usage des médicaments dans les centres de santé, en s’appuyant sur l’expérience du terrain acquise au Cambodge. Il devrait être reproduit dans d’autres pays. Le système d’alerte rapide destiné à combattre la contrefaçon des médicaments fonctionne efficacement depuis deux ans. Le Cambodge, la Mongolie et les Philippines y participent activement. Un guide de surveillance intensive est actuellement en préparation pour améliorer la détection des médicaments contrefaits dans les zones à haut risque. Des supports de sensibilisation ont été préparés à l’intention des consommateurs et des prestataires et sont expérimentés en Mongolie et aux Philippines. Pour améliorer l’homologation des médicaments, le Cambodge a bénéficié d’un appui technique et un module de formation à l’homologation et à l’évaluation des médicaments a été élaboré. Des évaluations et des consultations nationales ont été réalisées en Malaisie, aux Philippines et en République démocratique populaire lao pour concevoir un cadre d’action national permettant de garantir le respect des règles d’éthique dans l’homologation, la sélection et l’achat des médicaments. Des évaluations nationales sur le respect des règles d’éthique ont été achevées au Cambodge, en Mongolie et en Papouasie-

Médicaments essentiels.

Le programme de la Région du Pacifique occidental ayant trait aux produits pharmaceutiques repose sur les principes de la Stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels (2005–2010). Dans leur ensemble, les objectifs visent à garantir l’engagement de tous les partenaires en faveur des politiques pharmaceutiques nationales, à garantir l’accès et la disponibilité des médicaments essentiels à des prix abordables, à garantir la qualité, l’innocuité et l’efficacité des médicaments au moyen du renforcement des contrôles réglementaires et de l’assurance de la qualité et grâce à la lutte contre la contrefaçon des médicaments. Les objectifs visent enfin à promouvoir l’usage de médicaments dont l’efficacité thérapeutique est reconnue et qui présentent un bon rapport coût-efficacité. L’OMS continue d’apporter son aide dans l’élaboration et l’application des politiques pharmaceutiques nationales, en particulier dans le suivi et l’évaluation. La Chine a entrepris l’élaboration d’une politique pharmaceutique nationale. L’OMS contribue à l’analyse du secteur pharmaceutique et à une consultation nationale coordonnée par le centre de recherche pour le développement du Conseil d’Etat. La Chine a par ailleurs

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DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Nouvelle-Guinée. Un guide régional sur les pratiques éthiques dans l’homologation, la sélection et l’achat des médicaments est à l’étude. Un atelier birégional sur le suivi, la formation et la planification d’interventions sur l’usage rationnel des médicaments a été organisé à Yogyakarta (Indonésie) en décembre 2005, en collaboration avec le centre de pharmacologie clinique et de politique pharmaceutique de l’université de Gadjah Mada. Des activités semblables ont été réalisées au Cambodge, en Indonésie et en République démocratique populaire lao pour améliorer l’usage rationnel des médicaments dans les centres de santé. Un atelier s’est tenu à Dunhuang (Chine) en octobre 2005 sur l’usage rationnel des antibiotiques et sur la maîtrise de la résistance microbienne. Un atelier a été organisé en Malaisie sur ces mêmes thèmes en juin 2005.

Médecine traditionnelle. L’OMS a maintenu son aide aux pays et aux territoires pour favoriser la promotion des bonnes pratiques de médecines traditionnelles, dans l’esprit de la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans la Région du Pacifique occidental. Une étude de la médecine traditionnelle chinoise a été réalisée en Chine pour en garantir la pratique sans risque, efficace et rationnelle. Elle a couvert entre autres la mise en oeuvre des politiques, les procédures d’évaluation et les brevets. La Mongolie a bénéficié d’un appui pour préparer et diffuser des directives sur la bonne pratique de la médecine traditionnelle. Des représentants du Ministère vietnamien de la Santé se sont rendus dans la République de Corée pour développer leurs capacités de gestion en médecine traditionnelle. Une conférence scientifique sur l’association de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne s’est tenue au Viet Nam en octobre 2005. Le Viet Nam a bénéficié également d’un appui logistique pour améliorer la pratique de la médecine traditionnelle dans les communautés. L’OMS et des experts des Etats Membres ont poursuivi leur travail de standardisation des différentes formes de médecine

traditionnelle comme la détermination d’une nomenclature des points d’acupuncture, la terminologie et les programmes de pratique clinique dans les cas de cancer et de maladies ophtalmiques. Trois groupes ont été constitués pour travailler à l’élaboration d’un dictionnaire analogique de médecine traditionnelle, à la classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes et à l’ontologie clinique. Le programme de l’OMS sur la médecine traditionnelle prévoit également une collaboration avec les Etats Membres pour élaborer l’Index Medicus de la Région du Pacifique occidental sur la médecine traditionnelle. Les travaux se poursuivront avec les pays intéressés pour défendre la pratique rationnelle et sans risque de la médecine traditionnelle dans la Région.

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DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé. L’OMS a continué d’apporter son aide aux pays prioritaires pour améliorer la fiabilité et la sécurité de leurs services de transfusion sanguine. Le Cambodge a bénéficié d’une assistance pour revoir son système de transfusion sanguine, préparer un projet pour obtenir une subvention du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et élaborer des stratégies pour renforcer la gestion du système de transfusion sanguine. Le Viet Nam a reçu une aide pour mettre en oeuvre le projet d’implantation d’un centre régional de transfusion sanguine de la Banque mondiale, au travers d’un projet d’assistance technique de l’OMS financé par le Luxembourg. Les directeurs de programmes nationaux de transfusion sanguine et des décideurs de Chine et des Philippines se sont rendus dans

des pays connus pour la bonne gestion de leurs services nationaux de transfusion sanguine. En 2005, la Chine et les Philippines ont révisé leur réglementation sur les services de transfusion sanguine. La nouvelle réglementation met en évidence les principes d’assurance de la qualité et la nécessité d’instaurer des systèmes de transfusion sanguine coordonnés à l’échelon national et appliquant le principe du bénévolat pour les dons de sang. La Chine a bénéficié d’un appui technique pour implanter des centres de dépistage sanguin dans la province du Liaoning. L’OMS a aidé les Philippines et le Vanuatu à élaborer leurs programmes de dons de sang bénévoles. Elle a également soutenu une évaluation sur la sécurité transfusionnelle en Papouasie-NouvelleGuinée et le renforcement des capacités dans les technologies des banques de sang dans les Iles Salomon. Un appui technique a été apporté au Brunei Darussalam pour qu’il améliore son service national de transfusion sanguine. En septembre 2005, des pays et territoires de la Région ont participé à un atelier interpays organisé à Macao (Chine) sur la pratique clinique sans risque et à bon escient des transfusions sanguines, financé conjointement par l’OMS et le Gouvernement

de Macao (Chine). Au cours de cet atelier, les participants de chaque pays et territoire ont conçu un plan d’action. Les Etats Membres ont bénéficié d’une aide permanente pour mettre en place des systèmes de gestion de la qualité dans tous les domaines de la transfusion sanguine. Des spécialistes en gestion de la qualité se sont rendus en République démocratique populaire lao et ont formulé des recommandations détaillées. Le personnel de laboratoires de Papouasie-Nouvelle-Guinée a été formé à la manipulation du sang sain et des produits dérivés et en particulier au dépistage des donneurs de sang. Des cours de perfectionnement sur la gestion de la qualité ont été organisés en Chine et aux Philippines. Des programmes d’évaluation externe de la performance de la sérologie dans le typage sanguin pour les pays en développement d’Asie ont été appliqués par l’intermédiaire du Centre de médecine transfusionnelle de Singapour, un centre collaborateur de l’OMS. Ce même centre a préparé un disque compact interactif démontrant les procédures de collecte de sang et de soins aux donneurs.

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DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Dans son aide aux laboratoires, l’OMS s’est centrée sur l’amélioration de la qualité des services de laboratoires qui assurent les diagnostics de base à différents programmes essentiels de prévention et de soins et sur l’amélioration de l’accès à ces services. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’OMS a aidé trois laboratoires régionaux à améliorer les tests de dépistage du VIH. Quinze laboratoires de district ont été créés ou remis à niveau pour soutenir les programmes de lutte contre le paludisme et la tuberculose. L’OMS a soutenu l’élaboration d’un programme d’apprentissage à distance pour renforcer la capacité de gestion des administrateurs et des directeurs de la qualité dans les laboratoires des pays et territoires océaniens. Ce programme sera appliqué par l’intermédiaire du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires. L’OMS a maintenu son aide aux pays prioritaires pour leur permettre d’améliorer la sécurité des injections et les programmes associés de lutte contre les infections. Elle a aidé le département de l’administration médicale du Ministère chinois de la Santé à réaliser une enquête sur la sécurité des injections. Cette enquête a couvert

60 hôpitaux de 10 provinces. L’OMS a également appuyé un sondage similaire dans des hôpitaux et des centres de soins du Kiribati. Des fonds ont été alloués pour l’achat d’incinérateurs de seringues et d’aiguilles au Kiribati et pour aider la Mongolie à former le personnel hospitalier à la lutte contre les infections. Des analyses d’évaluation des projets sur la sécurité des injections ont été effectuées en Mongolie et au Viet Nam, avec l’appui de l’OMS.

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Ressources humaines pour la santé réalisé une étude afin d’identifier les lacunes des politiques actuelles et les solutions possibles, en préconisant des mesures équitables et mutuellement bénéfiques pour les Philippines et les pays destinataires de la main d’oeuvre. A l’issue de cette étude, l’OMS a engagé des consultations avec les parties prenantes et les institutions concernées. L’OMS a également aidé les Etats Membres à revoir et à renforcer leurs systèmes nationaux de gestion de l’information sur le secteur des soins infirmiers et obstétricaux et sur les ressources humaines pour la santé afin qu’ils puissent recueillir des données essentielles et normalisées sur le personnel concerné, nécessaires à la planification et à la gestion des effectifs. L’OMS, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique, et au travers de consultations avec les principales parties prenantes, dresse actuellement un Code de bonne pratique océanien sur le recrutement du personnel de santé exerçant dans les Etats et Territoires océaniens dont il est originaire. mai 2006, rassemblant des infirmières chefs du secteur public, des présidents d’associations nationales du personnel infirmier et des agents issus d’organismes de contrôle des professions infirmière et obstétricale. Y ont également participé des représentants de la Région. Une autre réunion, intitulée « Forum mondial des infirmières-chef du secteur public », a permis de débattre des programmes prioritaires de l’OMS et des stratégies à la portée des infirmières du secteur public pour contribuer à l’amélioration de la santé au niveau mondial, des mécanismes de prise de décision politique au niveau mondial et du renforcement des réseaux d’infirmier(es). Le Programme « diriger pour changer » du Conseil international des infirmières est un programme de formation pratique visant à faire des infirmier(e)s et d’autres professionnels de la santé des dirigeants et des gestionnaires efficaces. Le programme, étalé sur deux ans, a été inauguré en Mongolie et au Viet Nam en 2004. En 2006, les deux pays ont proposé la troisième édition d’une série d’ateliers consacrée à l’encadrement du personnel infirmier, dont un cours de formation adressé aux formateurs. L’atelier a marqué le terme de la seconde phase du programme « diriger pour changer »,

humaines pour la Ressources santé.

Le rôle fondamental des ressources humaines dans le fonctionnement des systèmes sanitaires et la qualité des services de santé est largement reconnu. L’OMS a contribué au renforcement des capacités de gestion et de planification des effectifs, notamment aux Philippines et dans les Etats et Territoires insulaires océaniens, qui comptent moins de 2,5 agents de santé pour 1 000 habitants. En décembre 2005, l’OMS avait apporté son aide aux Philippines dans l’élaboration de politiques et de directives d’évaluation des aptitudes professionnelles, de profils de poste axés sur les compétences, de systèmes de gestion de l’évolution professionnelle, de systèmes d’information des ressources humaines, de formations destinées à rehausser les capacités du personnel d’encadrement et d’un vaste programme de gestion des ressources humaines assorti d’objectifs et de cibles à court, à moyen et à long terme et d’un cadre de suivi et d’évaluation. L’émigration des professionnels de la santé qualifiés et les coûts liés à cette « fuite de compétences » pèsent lourdement sur un certain nombre d’Etats et de Territoires de la Région. L’OMS a appuyé des interventions destinées à endiguer la migration des agents de santé qualifiés. Aux Philippines, l’OMS a

Encadrement et réseaux. L’OMS et le Conseil international des infirmières ont organisé la tenue de plusieurs réunions en

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13. R E S S O U R C E S

HUMAINES POUR LA SANTE

qui bénéficie du soutien des Ministères de la Santé de Mongolie et du Viet Nam, ainsi que de l’OMS. Les participants au Programme ont présenté officiellement leurs projets de groupe à des représentants des pouvoirs publics, des agents de l’OMS et d’autres intervenants clé et ont procédé à une évaluation. En février 2006, le programme « diriger pour changer » a été lancé en PapouasieNouvelle-Guinée. Venus de différentes régions du pays, vingt infirmier(e)s et agents sanitaires apparentés exerçant en milieu hospitalier, en centres de soins primaires et au sein d’établissements d’enseignement ont, pendant cinq jours, participé à un atelier interactif d’évaluation des besoins et de formation.

professionnels de la santé à l’usage des technologies de l’information et de la communication appliquées à la santé. L’adoption de démarches stratégiques à long-terme destinées à renforcer l’ensemble des enseignements dispensés aux professionnels de la santé exigera une collaboration plus étroite entre les ministères de la Santé et de l’Education et l’engagement de fonds suffisants pour améliorer les infrastructures des établissements d’éducation sanitaire. Il faudra également encourager les enseignants des professions de la santé à recourir à des méthodes d’apprentissage interactives, à former les intéressés à la résolution des problèmes et à promouvoir l’esprit critique. Des politiques doivent être mises en oeuvre pour développer et appuyer les conseils nationaux ou les organismes de normalisation qui définissent et assurent le respect des normes d’enseignement dans les secteurs public et privé. L’OMS a apporté son soutien au Cambodge, à la Chine et à plusieurs Etats et Territoires insulaires océaniens dans ce domaine. L’OMS a octroyé 303 bourses individuelles en 2005 et

288 personnes ont participé à 81 voyages d’études de groupe. Environ 83 % des travaux financés par bourse individuelle ont porté sur la région du Pacifique occidental, et 60 % des voyages d’étude s’y sont déroulés. Sur l’ensemble des bourses individuelles, 49 % ont été attribuées à des hommes et 51 % à des femmes, contre 67 % et 33 %, respectivement, pour les voyages d’étude. Le nombre total de boursiers se répartit comme suit : 41 % de médecins, dentistes et psychiatres, 16 % de membres des professions paramédicales, 14 % de praticiens de soins infirmiers et obstétricaux, 4 % de pharmaciens, 4 % d’administrateurs, 3 % d’agents de santé publique et 18 % appartenant à d’autres professions. Les principaux champs d’étude couverts par les boursiers ont été : santé

Education et formation. L’OMS a élaboré un plan de développement à long terme pour le Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires (POLHN) et oeuvre actuellement à la mise en place de sa structure administrative et à la mobilisation des ressources propres à en assurer la viabilité. Cette initiative vise à faciliter l’offre de formation continue aux professionnels de la santé, selon une formule souple adaptée aux besoins des Etats et Territoires insulaires océaniens fortement dispersés, et à former les

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13. R E S S O U R C E S

HUMAINES POUR LA SANTE

publique et recherche (45 %), administration et politiques sanitaires (14 %), soins cliniques et curatifs (14 %), études de premier et deuxième cycles universitaires (14 %), soins infirmiers et obstétricaux (8 %), et laboratoire et diagnostic (5 %).

Sensibilisation et partenariats. La formation, la rémunération et la rétention d’un personnel motivé exigent un engagement durable, des changements structurels et des partenariats soudés à tous les niveaux. Une consultation technique entre experts, associations de professionnels, certains pays et l’OMS a eu lieu en novembre 2005 pour réexaminer le projet de Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006-2015. Le projet final, qui sera soumis à l’examen des délégués de la cinquanteseptième session du Comité régional, en septembre 2006, offrira une gamme exhaustive de propositions de politique générale, d’actions stratégiques nationales et d’informations sur l’aide que l’OMS est susceptible d’apporter aux Etats Membres dans ce domaine. Des conseillers temporaires de l’OMS venus de 18 Etats et Territoires de la Région ont participé à la Consultation Asie-

Pacifique de haut niveau menée sur le rôle du personnel de santé face aux crises, aux menaces et aux opportunités, tenue à Sydney (Australie), en février 2006. La consultation a permis de définir les futures orientations de politique générale en matière de ressources humaines et les mécanismes les mieux adaptés aux grands défis à relever. La Journée mondiale de la santé (2006) a permis à l’OMS de mettre en avant et de rappeler au public l’importance des agents de santé et de mobiliser engagement et partenariats à l’appui des ressources humaines pour la santé. Les consignes de politique générale et les messages clé du Rapport sur la santé dans le monde, 2006 ont été diffusés auprès des Etats Membres et des partenaires.

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Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques capacités de gestion du savoir et d’exploitation des informations ; maintenance des systèmes et enfin élaboration de politiques et mesures connexes. Avec l’aide de l’OMS, le Viet Nam a étendu son système pilote d’information sanitaire à deux provinces supplémentaires. Six autres provinces ont mis le système en place avec l’aide d’autres organismes bailleurs de fonds. Les principaux volets du cours de formation des formateurs mis en place à l’échelon des provinces et des districts traitaient de l’exploitation des données et de l’utilité de la collecte des indicateurs sanitaires pour le suivi et l’évaluation du bon fonctionnement des systèmes de santé. L’OMS a apporté un appui technique au Vanuatu pour qu’il revoie son système de préparation de rapports et de surveillance des maladies. Les directeurs dans les provinces ont bénéficié d’une formation sur les nouvelles présentations. En Malaisie, la surveillance nationale effectuée dans le cadre d’un programme de lutte contre la résistance aux antimicrobiens a fait l’objet d’une étude. Les besoins de surveillance sanitaire et les meilleures pratiques ont été pris en compte dans l’élaboration de la base de données sur la résistance aux antimicrobiens. Pour améliorer la qualité des données et les méthodes de codification, deux cours de formation centrés sur la 10ème révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes

L’OMS a organisé en août 2005 à Bangkok un atelier interpays, en collaboration avec le réseau de métrique sanitaire. Dans cette perspective, l’Organisation a aidé les pays participants à élaborer des Discussions sur l'exploitation des indicateurs sanitaires dans un bureau de district au Viet Nam propositions pour obtenir un financement de la part du nformation sanitaire. En réseau. A ce jour, sept pays ont reçu une subvention pour renforcer leurs systèmes novembre 2005, l’OMS a achevé la mise nationaux d’information sanitaire. en forme d’un plan stratégique pour développer les systèmes d’information Un atelier régional s’est tenu en octobre sanitaire dans la Région du Pacifique 2005 à Ha Noï sur le thème : Renforcement occidental, à la suite de consultations avec des études sur les décès maternels pour les homologues nationaux et des spécialistes améliorer les services de soins aux mères et des systèmes d’informations sanitaires de aux nouveau-nés. Cet atelier s’inscrivait dans huit pays. Ce plan englobe huit stratégies : une initiative visant à améliorer la qualité des plaidoyer ; renforcement du personnel des données et les rapports de notification sur la systèmes d’information sanitaire ; santé maternelle. Le Cambodge, la Chine, la amélioration de la qualité des données ; Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, renforcement, harmonisation et intégration les Philippines, la République démocratique des systèmes de collecte des données ; populaire lao et le Viet Nam ont élaboré des renforcement de l’application des plans d’actions pour que les rapports de technologies d’information et de notification et les études sur les décès soient communication ; développement des transmis dans des délais plus courts.

I

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14. B A S E S

FACTUELLES ET INFORMATIONS SANITAIRES A L

’APPUI

DES POLITIQUES

(CIM-10) ont été organisés aux Tonga et dans la province chinoise de Qinghai pour former des statisticiens et des codificateurs hospitaliers à la classification et à la codification des maladies. En février 2006, l’OMS a aidé trois participants du Viet Nam à étudier en Malaisie dans la perspective d’un projet sur la charge de morbidité au Viet Nam. Elle a également parrainé dix personnes originaires de 6 pays pour participer à la première conférence régionale sur la santé mondiale qui a eu lieu en décembre 2005 à Kuala Lumpur (Malaisie) organisée par l’Institut international de la Santé mondiale de l’Université des Nations Unies.

En collaboration avec le Siège de l’OMS, le Bureau régional a envisagé différents moyens pour simplifier les méthodes et les procédures d’évaluation de la santé dans les pays en développement. Dans cette optique, les bases de données sanitaires du Bureau régional ont été revues dans le but d’en améliorer la présentation, la vitesse, les liens et la capacité d’analyses. Cette évaluation a été effectuée avec l’aide d’un consultant et de deux membres du personnel du département Bases factuelles et information à l’appui des politiques, au Siège. A partir des résultats de l’évaluation de sa base de données sanitaire, le Bureau régional utilisera l’atlas mondial de l’OMS pour présenter ses données en ligne.

dans les politiques et les systèmes de santé en s’appuyant sur les résultats d’une étude effectuée à la demande du Bureau régional du Pacifique occidental. De plus, des projets de recherche portant sur les maladies non transmissibles et la nutrition ont été abordés. Le Comité a formulé plusieurs recommandations sur l’instauration de systèmes nationaux de recherche en santé et sur le renforcement de la recherche. Ces recommandations ont été approuvées par le Directeur régional. En collaboration avec le Conseil de la Recherche en santé pour le Développement, le Bureau régional du Pacifique occidental a poursuivi la mise au point de méthodes et d’indicateurs pour l’analyse des systèmes de recherche en santé. Le cadre d’action et les indicateurs utilisés pour l’analyse des systèmes de recherche en santé et des plans de collecte de données ont été au centre des discussions de la consultation informelle organisée à Penang (Malaisie) en mai 2006. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a financé trois protocoles de recherche. Début 2006, le Bureau régional a lancé un petit programme de recherche financé par le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales.

Recherche en santé.

Consultation informelle sur l'analyse des systèmes de recherche en santé dans la Région OMS du Pacifique occidental

La réunion bisannuelle du Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé s’est tenue en octobre 2005. Les participants ont débattu de la mise en oeuvre du cadre régional pour la recherche en santé et de l’application des résolutions sur la recherche adoptées en mai 2005 par la Cinquante-huitième Assemblée mondiale de la Santé. Ils ont également étudié les besoins et les priorités en matière de recherche

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14. B A S E S

FACTUELLES ET INFORMATIONS SANITAIRES A L

’APPUI

DES POLITIQUES

Le Bureau régional a poursuivi l’extension de son site Internet sur la recherche pour faciliter l’accès aux informations régionales sur les instituts et les organismes de recherche, sur les possibilités de formation et de subvention et sur les principes directeurs applicables à la recherche. Le Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé a placé l’extension de ce site Internet sur la recherche parmi ses priorités. Dans les programmes de formation à la recherche, les règles d’éthique dans la recherche ont été une priorité pour l’OMS. Les organismes de financement tout comme les revues spécialisées exigent un contrôle rigoureux du respect des règles d’éthique dans les projets de recherche impliquant des sujets humains. En collaboration avec le Forum des comités d’éthique dans la Région Asie et Pacifique occidental, l’OMS a soutenu une formation au Cambodge, en Mongolie et en République démocratique populaire lao. Au cours de l’année écoulée, des représentants de plusieurs pays ont bénéficié d’une aide pour participer aux conférences organisées en Indonésie et en Thaïlande sur l’éthique dans la recherche.

Le Siège de l’OMS, associé à l’Alliance pour la recherche sur les politiques et systèmes de santé et à la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé soutient la création de réseaux de politiques s’appuyant sur des bases factuelles en Chine, en Malaisie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. L’objectif de ces réseaux est d’améliorer la capacité à créer et à traduire les meilleures données factuelles en politiques de santé et en pratique clinique. Dans ce processus, il est essentiel que les instituts de recherche et d’élaboration de politiques constituent des réseaux à l’intérieur des pays et entre les pays. Les centres collaborateurs de l’OMS sont une ressource importante pour l’Organisation. Ils mènent à bien des projets de recherche et d’autres activités, convenus d’un commun accord avec l’OMS. Dans la Région du Pacifique occidental comme dans le reste du monde, la tendance consiste à travailler avec des centres collaborateurs moins nombreux mais plus actifs dont les plans d’action contribuent à la réalisation des objectifs de l’OMS. Pour rester conforme aux directives du Siège, le Bureau régional a actualisé ses

procédures de gestion des centres collaborateurs. En juin 2006, 197 centres collaborateurs de l’OMS étaient actifs dans la Région du Pacifique occidental, la plupart d’entre eux étant situés en Chine (70), en Australie (49) et au Japon (33). Au cours de l’année écoulée, l’OMS a désigné 12 nouveaux centres collaborateurs et a mis fin au mandat de neuf centres.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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15

Opérations de secours d’urgence et action humanitaire aux Philippines, qui ont fait 120 victimes, le cyclone Damrey, au Viet Nam, qui a atteint un demi million d’individus, et une bousculade dans une file d’attente d’un spectacle télévisé qui, aux Philippines, a tué 74 personnes. techniques novatrices d’enseignement et d’apprentissage faisant appel au téléenseignement. C’est ainsi que des modules de gestion des situations d’urgence sanitaire sont actuellement mis au point et seront ultérieurement intégrés aux cours de formation diffusés par le Réseau de téléapprentissage sanitaire du Pacifique à Suva (Fidji). Afin d’aider à renforcer le développement des ressources humaines au Viet Nam, l’OMS a mis des fonds à la disposition de l’Ecole de santé publique de Hanoi. Des techniciens nationaux, spécialistes des situations d’urgence, ont reçu un soutien de l’OMS pour participer à des formations dans les domaines de la coordination entre civils et militaires, de la gestion des morts et des disparus et de l’accompagnement psychosocial. Divers manuels de préparation aux situations d’urgence ont été publiés, et notamment les titres suivants : Pocket Emergency Tool for the Philippines (2 ème édition), Pocket Emergency Tool for Cambodia, Pacific Emergency Response Manual, et Responding to Health Emergencies and Disasters: the Philippine Experience.

O

Pour renforcer la capacité de gestion des situations d’urgence sanitaire aux niveaux sousnational et provincial des pays et territoires de la Région exposés au risque, l’OMS a collaboré avec Mouvement de panique dans une file d’attente aux Philippines : 74 morts les ministères de la santé des Fidji, des Philippines et du Viet Nam à l’organisation de cours de pérations de secours formation à la gestion de la santé publique d’urgence et action humanitaire . Au cours de l’année et des situations d’urgence en Asie et dans le Pacifique. Pendant le cours national organisé écoulée, la Région du Pacifique occidental a aux Fidji, on a simulé un accident très connu plusieurs situations d’urgence meurtrier. En outre, neuf plans de préparation majeures parmi lesquelles il convient de citer à des situations d’urgence ont été rédigés, l’incendie d’ordures de Lami, aux Fidji, notamment pour des poussées épidémiques l’éruption du Mont Ambae, au Vanuatu, qui et des pandémies. a entraîné le déplacement de 3000 personnes, l’incendie qui, aux Iles Marshall, a détruit une partie du principal hôpital du pays, des glissements de terrain dans le sud de Leyte, Le programme de formation à la gestion des situations d’urgence explore des

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15. O P E R A T I O N S

DE SECOURS D

’URGENCE

ET ACTION HUMANITAIRE

Les activités se sont intensifiées dans le domaine de la gestion des accidents très meurtriers. Des évaluations des systèmes de gestion de ce genre d’accidents et de l’état de préparation des hôpitaux ont eu lieu aux Fidji, aux Philippines et au Viet Nam en 2005. Elles ont été suivies d’une réunion régionale destinée à en présenter les résultats et à élaborer des recommandations en vue d’activités futures. Une table ronde ministérielle sur la réaction aux conséquences sanitaires des catastrophes a été organisée pendant la cinquante-sixième session du Comité régional, en septembre 2005. Les débats se sont articulés autour de sept grands thèmes : état de préparation, riposte aux situations d’urgence sanitaire, exercices de simulation, les collectivités comme premières intervenantes, reconstruction et normalisation après une situation d’urgence, mise en commun des informations et collaboration internationale. Il est clairement ressorti des débats que la Région pourrait partager l’expérience considérable dont elle dispose

en matière de renforcement de la capacité de riposte aux conséquences sanitaires des catastrophes. On a également admis que l’OMS pourrait jouer un rôle important de catalyseur et de coordonnateur de ce genre d’efforts de telle sorte que les Etats Membres soient mieux préparés à la prochaine situation d’urgence sanitaire. Afin de renforcer l’état de préparation institutionnelle, le Bureau régional a organisé en janvier 2006 sa réunion d’information sur les opérations d’urgence et l’action humanitaire, plus spécialement axée sur l’état de préparation des bureaux de pays aux urgences de santé publique. La réunion a été préparée avec le concours des unités techniques régionales et du département de l’Action sanitaire en situation de crise au Siège de l’OMS. Des représentants des bureaux sis dans les pays les plus exposés au risque ont participé, avec des personnels régionaux à un exercice théorique sur la pandémie grippale afin d’être mieux préparés à d’éventuelles situations d’urgence.

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Communication

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Communication d’améliorer les capacités administratives du personnel du Bureau régional et des bureaux de pays. En outre, le site Internet de la Région du Pacifique occidental a été étendu et englobe désormais les sites de certains bureaux de pays et de plusieurs initiatives spécifiques. Le système mondial de gestion est en phase de conception et d’évaluation des besoins. La Région a identifié les systèmes qui seront remplacés et ceux qui subsisteront après la mise en place de ce système dans la Région en 2008. Le Viet Nam a commencé à utiliser les questionnaires de SAM, l’outil OMS de cartographie des services disponibles, pour collecter et présenter des informations de base telles que infrastructures sanitaires, ressources humaines ou services existants. l’Organisation internationale du Travail, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le Fonds des Nations Unies pour la population et enfin la Banque mondiale. Par ailleurs, l’OMS a coopéré étroitement avec des organisations intergouvernementales régionales comme la Banque asiatique de développement, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales, le secteur privé et d’autres partenaires. Soixante-quatorze protocoles d’accord et échanges de courriers ont été signés avec 19 partenaires gouvernementaux, sept partenaires des Nations Unies et intergouvernementaux et huit fondations et organisations non gouvernementales pour mener des actions communes à l’échelon de la Région et des pays dans différents domaines tels que surveillance des maladies transmissibles, prévention du VIH/SIDA et soins aux patients, émergence des maladies infectieuses, paludisme et tuberculose, santé maternelle et infantile, développement des systèmes de santé, maladies non

Technologies de l’information.

Au cours de l’année écoulée, les infrastructures d’information et de communication ont été renforcées dans la Région du Pacifique occidental. L’implantation du réseau privé mondial de l’OMS est en cours dans tous les bureaux de pays et devrait être achevée en 2006. Grâce à une meilleure capacité de connexion, les bureaux de pays pourront renforcer leur collaboration avec le Bureau régional et le Siège par communications vocales et échanges de données. La capacité de connexion est la condition indispensable qui permet à l’Organisation de réagir rapidement aux situations d’urgence dans la Région. Une meilleure capacité de connexion associée à une nouvelle stratégie de développement des systèmes d’information et de communication permettra au personnel des bureaux de pays d’accéder aux informations lors de déplacements d’un bureau à un autre ou en cas de transfert dans un autre bureau de la Région. Un réseau de stockage des données a été utilisé pour assurer une meilleure stabilité et permettre le développement du centre de données régional. La mise en place de nouvelles applications et l’extension d’applications existantes permettront

Relations extérieures. L’OMS a continué à renforcer ses mécanismes de communication et de coordination et a étudié de nouvelles formes de collaboration et de coopération avec ses partenaires traditionnels et avec de nouveaux partenaires. Elle a par ailleurs activement favorisé et développé la coopération avec les Etats Membres et des organisations des Nations Unies, en particulier l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,

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16. C O M M U N I C A T I O N

de santé, sécurité transfusionnelle, santé de l’enfant, santé et environnement, sécurité sanitaire des aliments entre autres.

Information du public. Cette année encore, la grippe aviaire a occupé une grande place dans les activités du bureau d’information. D’autres flambées survenues dans des élevages de volailles et des décès humains enregistrés sans interruption dans un certain nombre de pays de la Région du Pacifique occidental ont maintenu les médias sur le qui-vive. Leur intérêt s’est manifesté particulièrement lorsque le Directeur régional s’est trouvé disponible pour des entretiens. Autre point marquant de l’année, le lancement du livre préparé par le Bureau régional sur la flambée de syndrome respiratoire aigu sévère survenue en 20022003. Ce livre de 300 pages intitulé « SARS: How a global epidemic was stopped » (SRAS : Comment une épidémie mondiale a pu être stoppée) raconte toute l’histoire du SRAS et donne des détails exclusifs sur les principaux incidents qui ont tenu le monde entier en haleine. Ce livre résulte directement de la résolution WPR/RC54.R7 adoptée à Manille en 2003

par le Comité régional à sa cinquantequatrième session, dans laquelle il priait le Directeur régional de veiller à ce que les grands événements et les leçons tirées des flambées de SRAS fassent l’objet d’un rapport exhaustif, partagé entre les Etats Membres. Le site Internet de la Région du Pacifique occidental a été totalement restructuré. Les activités sont présentées par thèmes de santé et non plus suivant la structure organique de l’OMS. Cette nouvelle architecture est une réussite puisqu’elle permet aux visiteurs du site d’accéder plus rapidement aux informations. Tout au long de l’année, les relations avec les médias se sont renforcées, les journalistes recherchant des informations et des entretiens sur des sujets de plus en plus variés, preuve que l’OMS bénéficie dans la Région du Pacifique occidental d’une réputation de réactivité et de qualité d’information.

transmissibles, promotion de la santé, lutte antitabac, sécurité sanitaire des aliments, maladies professionnelles ou liées à l’environnement et médecine traditionnelle. Au cours de l’année écoulée, les ressources mobilisées dans la Région du Pacifique occidental ont considérablement augmenté. Ainsi, les ressources extrabudgétaires attribuées à la Région pour l’exercice biennal ont atteint 93,9 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 44 % par rapport à l’exercice précédent. Ces fonds supplémentaires ont été affectés pour une grande part à des programmes prioritaires : VIH/SIDA, tuberculose, maladies infectieuses émergentes, paludisme, maladies non transmissibles, développement des systèmes

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Services administratifs

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Services administratifs Les amendements apportés aux Règles de gestion financière et au Règlement financier de l’OMS ont pris effet au 1er janvier 2006, et les instructions nécessaires ont été données afin de s’assurer que les seules dépenses prises en compte soient celles relatives à l’exercice en cours. L’adoption d’un nouveau système de suivi des accords passés aux fins de l’exécution de travaux par les bureaux de terrain permettra de veiller à leur réalisation effective et à la livraison des produits escomptés. Au cours de l’année écoulée, l’amélioration des technologies de la communication a contribué à favoriser la réception et le traitement rapides des documents comptables concernant les engagements et la présentation d’informations financières à jour à tous les membres du personnel, d’où une utilisation et une gestion efficaces des ressources allouées à l’exécution des programmes. De même, la base de données sur les dépenses a gagné en précision du fait de l’amélioration des systèmes administratifs et financiers. Le Bureau du budget et des finances a continué de prêter son concours, pour la Région, à l’équipe financière du système de gestion mondiale.

La construction du nouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a été achevée en septembre 2005. La phase 2, couvrant la rénovation et la modernisation des installations existantes, devrait prendre fin en août 2006. Le système d’inventaire et de gestion des actifs a été mis en place au Bureau régional ainsi qu’au Bureau de l’OMS au Viet Nam, en septembre 2005. Tous les bureaux des représentants de l’OMS ainsi que les agents de liaison de l’OMS dans les pays utilisent ce nouveau système d’inventaire depuis décembre 2005.

Administration.

Personnel.

Le Service du personnel est chargé d’apporter, en temps utile, des services de qualité en matière de ressources humaines au Bureau régional comme aux bureaux de pays, notamment pour le recrutement et la sélection des agents, la classification et la gestion administrative des droits, la gestion et l’amélioration des performances, la formation et le perfectionnement des agents. La création de postes d’administrateurs recrutés sur le plan national au Bureau régional, en plus de ceux employés dans les bureaux de pays, a été approuvée par le Siège, et de nouveaux agents sont désormais en poste. Une version améliorée et plus conviviale du système de roulement a été mise en place. Les informations qu’il permet désormais de générer facilitent la sélection et le recrutement des consultants compétents.

Budget et finances.

Comme par le passé, le Bureau du budget et des finances a fourni un efficace service administratif et financier, et apporté son soutien aux programmes techniques du Bureau régional et des bureaux de pays. Les systèmes d’information ont été améliorés afin de fournir en temps opportun, à l’ensemble du personnel, des services financiers, des informations budgétaires à jour en vue de la bonne gestion et de l’utilisation efficace des ressources destinées à l’exécution des programmes de tous les bureaux de terrain, ainsi que des services de contrôle et de suivi de l’exécution du budget.

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17. S E R V I C E S

ADMINISTRATIFS

La proportion de femmes dans les catégories cadres professionnels et cadres supérieurs a augmenté. Les femmes représentaient 26 % des candidats au recrutement et à la sélection en 2004 et 31 % en 2005, contre 8 % en 2002 et 21 % 2003. Malgré les efforts engagés pour susciter les candidatures de femmes qualifiées, ces dernières restent faiblement représentées. Certaines ont des difficultés à envisager un déménagement dans la Région, arguant notamment des possibilités d’emploi limitées pour leur conjoint. Les unités techniques ont été fortement encouragées à présélectionner des candidates féminines. Par ailleurs, la possibilité de recruter les conjoints des personnes en poste auprès des institutions spécialisées des Nations Unies, des organisations internationales, des établissements d’enseignement internationaux et des ambassades est actuellement à l’étude. La nouvelle norme-cadre de classement des postes et les nouveaux descriptifs de poste sont désormais appliqués au Bureau régional. Une séance d’information et un cours de formation sur l’utilisation d’e-POD, le système de descriptif électronique des postes, ont également été organisés.

Plusieurs cours de formation ont par ailleurs été offerts, au niveau régional et dans les pays, avec le concours de cadres permanents ou recrutés pour l’occasion et du personnel de service. Les allocations de fonds pour le perfectionnement du personnel ont permis d’accélérer la réalisation des objectifs fixés en la matière par le Bureau régional et les bureaux de pays. Des ateliers sur le programme d’encadrement mondial, auxquels ont participé des cadres supérieurs en poste dans la Région, ont également été organisés. Le recrutement des agents spécialisés et des agents d’administration chargés d’appuyer le travail des divisions de l’OMS et des Etats et Territoires de la Région se poursuit. La rationalisation des procédures de gestion du personnel fondée sur une plus grande délégation de pouvoirs a favorisé la bonne gestion du personnel.

Les fournitures et le matériel achetés pour le compte des Etats Membres dans le cadre du système d'achat contre remboursement sont inclus dans ces totaux. Il en va de même des achats effectués à hauteur de 8 millions de dollars pour le compte des principaux bénéficiaires du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Les achats contre remboursement effectués pour le compte des gouvernements et du Fonds mondial étaient principalement des antituberculeux et des antipaludéens, des nécessaires de dépistage du VIH et du paludisme, des vaccins contre la rage et la fièvre jaune, des microscopes, des moustiquaires et des insecticides.

Fournitures. Des fournitures et matériels d’une valeur totale d’environ 20 millions de dollars ont été achetés au cours de l’année, dont environ 5,5 millions de dollars d’achats locaux directs, le reste correspondant à des achats effectués en collaboration avec les services compétents du Siège.

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Crédits photo : Photo au centre de la page de couverture et p. 15, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ; p. 13, affiches sur le thème du SIDA (http://www.aidsposters.org) ; p. 50, Institute for Health Systems Research (Institut de recherche sur les systèmes de santé), Ministère de la Santé, Malaisie

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006

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ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 i ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2005 – 30 juin 2006 Rapport du Directeur régional au Comité régional du Pacifique occidental Cinquante-septième session WPR/RC57/2 Manille (Philippines) Juin 2006 ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006ii Les appellations employées dans ce rapport, la présentation des données et les représentations graphiques qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de disposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l'appellation « Etats et Territoires » apparaît, elle couvre les pays, territoires, cités ou régions. Dans ce volume, le signe $ représente le dollar des Etats-Unis d’Amérique. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 iii page Table des matières Introduction Lutte contre les maladies transmissibles 1. Programme élargi de vaccination Programme élargi de vaccination 3 Poliomyélite 3 Elimination de la rougeole 3 Hépatite B 4 Elimination du tétanos 5 2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Paludisme 6 Dengue 7 Helminthes intestinaux 7 Filariose lymphatique 7 3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Tuberculose 8 Lèpre 11 4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles 12 5. Maladies transmissibles : surveillance et action Grippe aviaire 15 ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006iv page T A B L E D E S M A T I E R E S Pour des communautés et des populations en bonne santé 6. Cadres de vie et environnement sains Promotion de la santé 19 Prévention des traumatismes 20 Santé et environnement 20 Sécurité sanitaire des aliments 21 7. Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent Santé de l’enfant et de l’adolescent 23 Nutrition 25 8. Santé génésique Santé génésique 28 Pour une grossesse à moindre risque 28 Sexospécificité et droits 29 Adolescents 29 Planification familiale 30 9. Maladies non transmissibles et santé mentale Maladies non transmissibles 31 Santé mentale 33 10. Initiative Pour un monde sans tabac 35 Développement du secteur de la santé 11. Développement et financement des systèmes de santé 39 ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 v page T A B L E D E S M A T I E R E S 12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Médicaments essentiels 42 Médicine traditionnelle 43 Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé 44 13. Ressources humaines pour la santé 46 14. Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Information sanitaire 49 Recherche en santé 50 15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire 52 Communication Services administratifs Administration 61 Budget et finances 61 Personnel 61 Fournitures 62 Technologies de l’information 57 Relations extérieures 57 Information du public 58 ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006vi Introduction Docteur S. Omi, Directeur régional La Région du Pacifique occidentaldemeure en première ligne de la lutte contre la grippe aviaire et ce, pour la troisième année consécutive. Le A(H5N1), virus hautement pathogène, s’est diversifié, tant en ce qui concerne sa distribution géographique que son impact clinique, depuis qu’il a été détecté pour la première fois dans notre Région, en décembre 2003. En un premier temps, la maladie a touché des élevages de volailles et des populations humaines du Cambodge, de la Thaïlande et du Viet Nam. Au cours de l’année écoulée, le virus a atteint l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique et a infecté des oiseaux sauvages et des humains. Plus près de la Région, les premiers cas humains de grippe aviaire ont été signalés en Chine en novembre 2005, et en 2006, le virus a été détecté en Indonésie, où il a tué plusieurs personnes. Bien que les flambées de grippe aviaire qui ont récemment touché l’avifaune aient été d’une ampleur sans précédent, nous avons tout lieu de nous réjouir du fait que les efforts déployés par le Bureau régional pour le Pacifique occidental et les Etats et Territoires Membres en matière de préparation, de surveillance et de riposte aux flambées épidémiques ont permis à la Région d’être mieux armée pour faire face à l’éventualité d’une pandémie grippale. Le Viet Nam, qui avait enregistré 93 cas humains et 42 décès à la fin de 2005, n’a signalé aucun nouveau cas humain au cours des six premiers mois de 2006. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental a pris plusieurs mesures importantes visant à contrer le risque de pandémie. Ainsi, la réunion conjointe Japon-OMS sur une riposte rapide au risque de pandémie grippale, organisée en janvier 2006, a abouti à l’adoption de recommandations sur les mesures d’intervention rapide et de confinement. Au cours du même mois, le Bureau régional a pris une part active à une conférence internationale d’annonce de contributions tenue à Beijing, qui a contribué à la mobilisation de ressources et à la sensibilisation du public. Le Bureau régional, en collaboration avec le Conseil de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), a également réalisé des évaluations du degré de préparation au risque de pandémie des pays d’Asie, afin de mieux cerner les carences à combler en matière de planification. La flambée de grippe aviaire est survenue immédiatement après la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), première maladie grave et hautement transmissible du XXIe siècle, qui a touché la Région en 2002-2003. Soucieux d’appliquer les enseignements tirés de la flambée de SRAS à la lutte contre la grippe aviaire et d’autres maladies émergentes, le Bureau régional a publié, en mai 2006, un ouvrage de 300 pages intitulé SARS: How a global epidemic was stopped (SRAS : comment il a été mis fin à une épidémie mondiale). Si nous avons concentré nos efforts sur la lutte contre la grippe aviaire, nous avons également entrepris de renforcer nos défenses contre d’autres ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 vii I N T R O D U C T I O N flambées de maladies infectieuses. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, une stratégie birégionale adoptée par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session, définit le cadre stratégique dans lequel s’inscrivent les activités visant à renforcer les capacités des Etats et Territoires Membres en matière de lutte contre les nouvelles maladies infectieuses. Outre ces nouveaux défis, le Bureau régional pour le Pacifique occidental poursuit avec vigueur le combat mené contre d’autres problèmes sanitaires graves auxquels sont confrontés la Région et ses 1,8 milliard d’habitants. Le VIH/SIDA demeure au coeur de nos préoccupations. En 2005, la maladie a fait 78 000 victimes dans la Région. En Papouasie- Nouvelle-Guinée et au Cambodge, l’épidémie s’est généralisée. La prévalence du VIH est en hausse en Papouasie-Nouvelle- Guinée et en baisse au Cambodge. L’initiative « 3 millions d’ici 2005 » a très fortement contribué à améliorer l’accès aux soins et aux traitements dans les quatre pays initialement ciblés – Cambodge, Chine, Papouasie- Nouvelle-Guinée et Viet Nam. La décision prise par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquante- sixième session d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole – qui reste l’une des principales causes de morbidité et de mortalité infantiles susceptibles d’être prévenues par la vaccination – et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux programmes menés dans ces deux domaines. Une étape historique sera prochainement franchie : la Chine devrait devenir le premier pays de la Région exempt de filariose, grâce au programme de lutte intensive contre la maladie mené dans ce pays au cours des cinquante dernières années. En République de Corée, le processus de vérification en cours devrait s’achever à la fin de 2006. Dans le domaine de la santé de l’enfant et de l’adolescent, le Comité régional, à sa cinquante-sixième session, a adopté la Stratégie régionale UNICEF/OMS pour la survie de l’enfant, qui vise à améliorer l’accès à un ensemble d’interventions essentielles intégrées, axées sur la survie de l’enfant. Cette stratégie est désormais utilisée par les Etats et Territoires Membres à des fins de sensibilisation et d’orientation. En 2006, la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, premier traité de lutte contre le tabagisme au monde, est entrée dans une phase de transition majeure. Vingt- six des 27 Etats et Territoires Membres de la Région ont ratifié la Convention ou pris des dispositions équivalentes, ce qui vaut à la Région du Pacifique occidental de devancer toutes les autres régions de l’OMS en nombre d’Etats Membres parties à la Convention. Après avoir consulté les Etats et Territoires Membres, des experts et des représentants du secteur des vins et spiritueux, le Bureau régional a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l'alcool, qui sera soumis pour examen au Comité régional à sa cinquante-septième session. Le Comité régional a appuyé diverses initiatives visant à enrayer la migration de professionnels de santé qualifiés. L’OMS en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le Secrétariat général du Forum des Iles du Pacifique, travaille actuellement, en concertation avec les principaux acteurs concernés, à l’élaboration d’un code de pratique du Pacifique pour le recrutement de personnel de santé océanien. Le projet de Stratégie régionale sur les ressources humaines pour la ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006viii santé 2006–2015 sera également présenté pour examen au Comité régional à sa cinquante- septième session. Le Pacifique occidental est la plus grande des régions de l’OMS : elle compte 37 Etats et Territoires Membres et s’étend depuis la Chine – le pays le plus peuplé du monde – jusqu’aux minuscules îles du Pacifique. Les défis auxquels nous sommes confrontés sont aussi complexes et variés que la Région elle- même. Nous devons donc, tout en combattant les maladies émergentes, mener une action efficace contre les maladies transmissibles traditionnelles comme le paludisme et la tuberculose et contre les maladies non transmissibles, en progression constante, comme le diabète et l’hypertension, qui ne touchaient dans le passé que les pays développés. En oeuvrant aux côtés des Etats et Territoires Membres, de nos partenaires internationaux et de la société civile, nous pourrons faire en sorte que les programmes et les ressources nécessaires soient en place, aux fins de notre objectif commun : la santé de tous les peuples de la Région du Pacifique occidental. Directeur régional I N T R O D U C T I O N ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 ix Résumé 1. Programme élargi de vaccination. Au cours de l’année écoulée, des avancées considérables ont été réalisées dans le cadre du PEV. Des progrès sensibles ont été enregistrés dans l’élimination du tétanos maternel et néonatal et le Viet Nam a été officiellement déclaré exempt de la maladie en 2005. La région demeure exempte de polio. La décision adoptée par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux activités menées dans le cadre du PEV. 2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires. Le paludisme constitue toujours une cause majeure de morbidité dans 10 pays d’endémie de la Région. L’OMS fournit une assistance technique pour le diagnostic, le traitement et la lutte antivectorielle. L’Organisation travaille en collaboration avec Interpol et d’autres partenaires pour identifier et tarir la source des contrefaçons d’antipaludéens. Par ordre d’importance, la dengue demeure la deuxième maladie à transmission vectorielle dans la Région et l’action de l’OMS dans ce domaine est axée sur la riposte aux flambées. La Chine deviendra le premier pays au monde à faire l’objet d’une vérification constatant l’absence de filariose lymphatique. 3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre. Le VIH/SIDA et la tuberculose polypharmacorésistante constituent des menaces croissantes pour la lutte antituberculeuse. L’OMS collabore avec les Etats Membres afin de procéder à un changement stratégique permettant de passer d’une phase d’expansion du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) à une phase d’amélioration de la qualité des services DOTS et de faire face ainsi aux menaces émergentes. Grâce au projet spécial Halte à la tuberculose, la Région a accompli des progrès considérables, permettant d’atteindre les objectifs fixés pour 2005— à savoir l’accès de 100 % de la population de la Région au DOTS, le dépistage de 70 % des cas de tuberculose estimés et le succès du traitement pour 85 % des cas dépistés. Toutefois, les objectifs de 2005 ne représentent qu’une étape intermédiaire sur la voie menant à l’objectif régional fixé à 10 ans qui consiste à diminuer de moitié le nombre de cas et de décès, cible qui est conforme aux objectifs du Millénaire pour le développement. 4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles. La prévalence du VIH continue d’augmenter en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’un des deux pays de la Région où l’épidémie est généralisée. L’épidémie s’étend également en Chine, en Malaisie et au Viet Nam, où les infections à VIH sont concentrées parmi les groupes de populations les plus vulnérables comme les consommateurs de drogues par injection et les prostitué(e)s. Les taux d’infection à VIH, qui sont actuellement assez bas dans tous les autres pays et territoires de la Région, sont en hausse dans les pays enregistrant une augmentation des infections sexuellement transmissibles. L’OMS aide les Etats Membres à mettre en oeuvre des interventions de lutte contre le VIH d’un bon rapport coût-efficacité — faire évoluer les comportements à haut risque dans les groupes où la prévalence des infections à VIH est élevée, promouvoir l’usage d’aiguilles stériles et l’utilisation des préservatifs et enfin étendre le dépistage volontaire et les orientations vers les centres de soins. 5. Maladies transmissibles : surveillance et action. Des poussées de grippe aviaire A(H5N1) hautement pathogène ont été signalées dans des élevages de volailles en Asie, en Europe, en ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006x R E S U M E Afrique et au Moyen-Orient. Malgré une action plus efficace contre cette maladie, des poussées continuent à se produire. L’OMS a étroitement collaboré avec les pays et territoires touchés ainsi quavec des organismes donateurs et d’autres partenaires afin de fournir une aide technique et financière permettant de réagir aux poussées, notamment par des enquêtes épidémiologiques de terrain, une intensification de la surveillance, la confirmation des diagnostics en laboratoire, l’application de mesures de lutte énergiques et la diffusion d’informations. En vue d'accélérer la préparation à la pandémie grippale, le Bureau régional a participé en 2005 à des évaluations du degré de préparation des pays d'Asie à la pandémie afin de repérer d'éventuelles lacunes dans la planification des mesures de lutte. 6. Cadres de vie et environnement sains. L’OMS a renforcé son soutien en faveur de la promotion de la santé, de la prévention des traumatismes et de la violence et de la sécurité sanitaire des aliments, en parrainant plusieurs conférences et réunions importantes. La conférence mondiale de l’OMS sur la promotion de la santé a réuni des participants venus de 19 Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Elle a notamment débouché sur l’adoption de la Charte de Bangkok pour la promotion de la santé dans le contexte de la mondialisation. La première réunion régionale des centres nationaux de liaison pour la prévention des traumatismes et de la violence a rassemblé 14 pays de la Région. Les participants ont débattu de questions comme la sécurité routière, la prévention des traumatismes chez les enfants et la violence entre individus. Par ailleurs, le Bureau régional a co-organisé la deuxième réunion de haut niveau sur la santé et l’environnement et une consultation sur les retombées, au plan sanitaire, de la production et de la commercialisation des animaux, et de la cohabitation entre humains et animaux. 7. Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent. A sa cinquante-sixième session, en septembre 2005, le Comité régional du Pacifique occidental a adopté la Stratégie pour la survie de l’enfant qui a ensuite été lancée en mai 2006, à l’occasion de l’Atelier OMS/UNICEF sur la survie de l’enfant. Dans le domaine de la nutrition, le Bureau régional a soutenu l’application des plans d’action nationaux, l’adoption de logiciels PROFILES pour faciliter l’analyse et la promotion des politiques nutritionnelles et l’application de programmes de santé en milieu scolaire visant à améliorer la nutrition, la sécurité des aliments, l’approvisionnement en eau et l’assainissement. 8. Santé génésique. L’OMS encourage les gouvernements à tout mettre en oeuvre pour atteindre la cible de 2015 dans les objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir une diminution des décès maternels et néonatals de 75 % par rapport au niveau de 1990. L’année dernière, les sept pays prioritaires – le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle- Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam – ont reçu une formation sur les approches qualitatives pouvant être utilisées pour favoriser la diffusion d’une meilleure information sur les causes sous-jacentes de la mortalité maternelle. 9. Maladies non transmissibles et santé mentale. Le Bureau régional continue d’apporter son concours aux Etats Membres pour l’élaboration de plans nationaux, la mise en place de systèmes de surveillance, la promotion de modes de vie sains et d’environnements favorables et enfin le renforcement des services de prévention clinique. Le Comité régional se penchera sur ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 xi R E S U M E le programme de prévention et de lutte contre les MNT et sur ces quatre approches stratégiques lors de sa cinquante-septième session prévue en Nouvelle-Zélande. L’OMS apporte également son aide à la création d’un réseau océanien sur la santé mentale dans 11 Etats et Territoires du Pacifique. Dans le domaine des toxicomanies, l’OMS a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool. 10. Initiative Pour un monde sans tabac. L’OMS a prêté un large concours financier et technique aux Etats Membres et a contribué au renforcement de leurs capacités aux fins de l’application de sa Convention-cadre pour la lutte antitabac. Vingt-six des 27 Etats Membres ont ratifié la Convention ou effectué des démarches dans cette direction, faisant de la Région du Pacifique occidental la figure de proue du processus de ratification de la Convention parmi les différentes Régions de l’OMS. De nombreux pays ont déjà entrepris d’en appliquer les dispositions. Ceux de la Région ont également largement contribué au succès de la session inaugurale de la Conférence des Parties, en février 2006. 11. Développement des systèmes de santé. Lors de la cinquante-sixième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, les Etats et Territoires Membres ont approuvé une stratégie birégionale sur le financement des soins de santé. De nombreux pays s’appuient désormais sur cette stratégie pour élaborer des politiques visant à accroître les investissements dans le domaine de la santé. 12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques. L’OMS continue d’apporter son soutien pour l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques pharmaceutiques nationales. Elle recherche aussi des moyens de favoriser l’augmentation de la production locale de médicaments essentiels de bonne qualité en Asie et dans le Pacifique, en particulier d’antirétroviraux. Résolue à promouvoir la pratique sans risque, efficace et rationnelle de la médecine traditionnelle, l’OMS a aidé les pays à réaliser des enquêtes et à définir des directives. Elle aide également les pays à améliorer la fiabilité et la sécurité des services de transfusion sanguine. 13. Ressources humaines pour la santé. L’OMS a apporté son concours à des interventions destinées à endiguer la migration des professionnels de la santé qualifiés. Elle a également aidé les Etats Membres à revoir et à renforcer leurs systèmes nationaux de gestion de l’information sur le secteur des soins infirmiers et obstétricaux et sur les ressources humaines pour la santé afin qu’ils puissent recueillir des données essentielles et normalisées sur le personnel concerné, nécessaires à la planification et à la gestion des effectifs. L’OMS, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique, et au travers de consultations avec les principales parties prenantes, dresse actuellement un Code de bonne pratique océanien sur le recrutement du personnel de santé exerçant dans les Etats et Territoires océaniens dont il est originaire. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006xii R E S U M E 14. Bases factuelles et informations sanitaires à l’appui des politiques. Le Comité consultatif du Pacifique occidental pour la recherche en santé s’est réuni en octobre 2005. Les participants ont discuté de l’application des deux cadres d’action régionaux pour la recherche en santé et des résolutions concernant la recherche, adoptées par la Cinquante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2005. 15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire. Le Bureau régional a soutenu les ripostes à l’incendie d’ordures de Lami, aux Fidji, à l’éruption du Mont Ambae, au Vanuatu, à l’incendie aux Iles Marshall, aux glissements de terrain survenus dans le sud de Leyte, aux Philippines, au cyclone Damrey, au Viet Nam, et à une bousculade meurtrière dans une file d’attente d’un spectacle télévisé, aux Philippines. Afin de renforcer l’état de préparation des bureaux de pays aux urgences de santé publique, le Bureau régional a organisé, en janvier 2006, une réunion d’information sur les opérations d’urgence et l’action humanitaire. 16. Communication. Au cours de l’année écoulée, les technologies de l’information et de la communication ont été renforcées dans toute la Région et le Réseau mondial privé de l’OMS est en cours de mise en place dans tous les bureaux de pays. Le système de gestion mondial (GSM) est en phase d’évaluation des besoins et de conception. Dans le domaine des relations extérieures, les ressources mobilisées ont considérablement augmenté au cours de l'année écoulée. Ainsi, les ressources extrabudgétaires allouées à la Région ont atteint 93,9 millions de dollars pour la période biennale, soit une augmentation de 44 % par rapport à l'exercice précédent. Une fois encore, la grippe aviaire a occupé une grande place dans les travaux du bureau d’information du public. Un livre de 300 pages intitulé « SARS: How a global epidemic was stopped », a été publié. Il donne des détails exclusifs sur les principaux incidents qui ont marqué la flambée de SRAS en 2002-2003. 17. Services administratifs . La construction du nouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a été achevée en septembre 2005. La phase 2, couvrant la rénovation et la modernisation des installations existantes, devrait prendre fin en août 2006. Les services de l’administration, du budget et des finances, du personnel et des approvisionnements poursuivent leur action efficace. Une mise à jour des Règles de gestion financière et du Règlement financier est en vigueur depuis le 1er janvier 2006. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 xiii Bureaux de pays Représentants • Cambodge • Chine • RDP lao • Papouasie-Nouvelle- Guinée • Philippines • Malaisie • Mongolie • Samoa • Pacifique sud • Viet Nam Attachés de liaison • Kiribati • Iles Salomon • Tonga • Vanuatu Directeur, Gestion des Programmes Directeur régional Développement du secteur de la santé Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Lutte contre les maladies transmissibles Maladies non transmissibles et santé mentale Pour des communautés et des populations en bonne santé Ressources humaines pour la santé Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Communication Administration et finances Cadres de vie et environnement sains Programme élargi de vaccination Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles Maladies transmissibles : surveillance et action Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent Santé génésique Initiative Pour un monde sans tabac Développement et financement des systèmes de santé Technologies de l’information Coopération extérieure et partenariats Information du public Budget et finances Personnel Administration générale Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Planification, suivi et évaluation des programmes Fournitures Région OMS du Pacifique occidental Organigramme ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006xiv Lutte contre les maladies transmissibles ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 3 1 Ces activités portent notamment sur la réalisation d’une enquête nationale dans tous les laboratoires d’analyse biomédicale et d’un inventaire national des spécimens de poliovirus sauvages infectieux et potentiellement infectieux conservés en laboratoire. Programme élargi de vaccination1 Programme élargi devaccination. Au cours de l’année écoulée, des avancées considérables ont été réalisées dans le cadre du PEV dans la Région du Pacifique occidental. Des progrès sensibles ont été enregistrés dans le domaine de l’élimination du tétanos maternel et néonatal, le Viet Nam ayant été officiellement déclaré exempt de la maladie en 2005. Par ailleurs, la Région demeure exempte de polio. La décision prise par le Comité régional pour le Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session, tenue en septembre 2005, d’approuver un double objectif régional à l’horizon 2012, à savoir l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, a insufflé un nouvel élan aux programmes menés dans ces deux domaines. Enfin, la Mongolie, la Papouasie- Nouvelle-Guinée et les Tonga ont intégré ou envisagent d’intégrer le vaccin anti-Haemophilus influenzae type b (vaccin Hib) à leurs programmes nationaux de vaccination, ce qui porte à 18 le nombre total d’Etats et Territoires de la Région qui utilisent ce vaccin. Poliomyélite. La Région demeure exempte de polio, en dépit d’un risque accru d’importation de poliovirus sauvages. Les principaux indicateurs de surveillance sont conformes aux critères de l’OMS. La qualité des activités de surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) et de vaccination anti-polio est stable depuis cinq ans dans la plupart des Etats et des Territoires. De plus, la Région est aujourd’hui mieux armée pour détecter rapidement les poliovirus sauvages et les poliovirus vaccinaux circulants et intervenir de manière adaptée. Les activités relevant de la phase I du programme de confinement des poliovirus sauvages en laboratoire et l’enregistrement des données qualitatives s’y rapportant se poursuivent.1 En décembre 2005, la Commission régionale de certification a estimé que la phase I du programme de confinement avait été menée à bien dans 33 des 37 Etats et Territoires de la Région et qu’elle était sur le point de s’achever dans deux autres pays. Divers problèmes restent à régler en Chine et, au Japon, des progrès encourageants ont été enregistrés. Elimination de la rougeole. En septembre 2005, le Comité régional a décidé de fixer à 2012 la date butoir pour l’élimination de la rougeole, qui reste l’une des principales causes de mortalité et de morbidité infantiles susceptibles d’être prévenues par la vaccination. Cette décision a contribué à relancer les efforts menés dans ce domaine. En République de Corée, l’incidence de la rougeole est inférieure depuis 2002 au seuil d’élimination (moins d’un cas confirmé pour 1 million d’habitants). Ce succès est dû à une campagne nationale de vaccination complémentaire qui a permis d’atteindre 99 % de la population ciblée et d’obtenir un taux élevé de couverture vaccinale, grâce à l’administration de deux doses de vaccin antirougeoleux. La République de Corée devrait annoncer officiellement l’éradication de la rougeole dès 2006. Au Viet Nam, la ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–20064 2 Australie, Fidji, Japon, Macao (Chine), Nouvelle-Zélande, Polynésie française, Samoa, Samoa américaines, Singapour et Wallis et Futuna. 3 Brunéi Darussalam, Hong Kong (Chine), Malaisie, Nouvelle-Calédonie, République de Corée et Tonga 1. P R O G R A M M E E L A R G I D E V A C C I N A T I O N maladie sera probablement éliminée avant la date prévue, fixée à 2010. Le pays a mené avec succès une campagne nationale de lutte contre la maladie et prévoit d’introduire en 2006 une deuxième dose systématique de vaccin antirougeoleux dans son calendrier vaccinal. Au Cambodge, le Programme national de vaccination, en concertation avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’OMS, a préparé un projet de plan national pour l’élimination de la rougeole, qui prévoit notamment des campagnes de vaccination systématique et complémentaire et diverses activités de surveillance. En novembre 2005, des représentants du Ministère chinois de la Santé et du Centre chinois de prévention et de lutte contre les maladies ont achevé l’élaboration d’un projet de plan national pour l’élimination de la rougeole, avec le concours technique de l’OMS et de plusieurs experts internationaux. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les activités nationales de vaccination complémentaire ont pris fin en 2005. La Malaisie et les Philippines ont organisé des campagnes de vaccination supplémentaire à l’intention des personnes qui n’avaient pas pu se faire vacciner au cours des précédentes campagnes. Des progrès ont été enregistrés dans le renforcement du réseau régional de laboratoires de surveillance de la rougeole. En 2005, plus de 20 000 échantillons de sérum prélevés en Chine et 6000 échantillons provenant d’autres pays de la Région ont été analysés, en vue du dépistage de la rougeole et des IgM de la rubéole. Sept pays au moins ont défini des indicateurs leur permettant de mesurer la rapidité et l’efficacité de leurs dispositifs de surveillance. Hépatite B. En septembre 2005, le Comité régional s’est fixé pour objectif régional de ramener le taux de prévalence de la séropositivité au HBsAg à moins de 2 % chez les enfants de moins de cinq ans. Il s’agit en fait d’un objectif intermédiaire, le but final étant fixé à moins de 1 %. Dix des Etats et Territoires de la Région ont déjà réussi à ramener à moins de 1 % le taux d’infection chronique.2 Six Etats et Territoires à couverture vaccinale élevée (à raison de 3 doses de vaccin et d’une première dose administrée dès la naissance) sont en passe d’atteindre cet objectif.3 En Chine et au Viet Nam, la couverture vaccinale par administration d’une première dose de vaccin à la naissance s’est considérablement ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 5 1. P R O G R A M M E E L A R G I D E V A C C I N A T I O N améliorée. En novembre 2005, l’évaluation approfondie du programme de lutte contre l’hépatite B mené en Chine a montré que la quasi-totalité des enfants mis au monde dans des hôpitaux ou des établissements de soins reçoivent à la naissance une première dose de vaccin anti-hépatite B. Il importe maintenant que les autorités sanitaires chinoises élaborent une stratégie pour les naissances à domicile qui représentent entre 20 % et 30 % des naissances recensées chaque année dans le pays. La Mongolie a revu ses procédures de conservation des vaccins et de vaccination à la naissance après avoir enregistré en 2005 des taux de séroprévalence de l’HbsAg plus élevés que prévu. Les Philippines ont entrepris de modifier leur calendrier vaccinal afin d’y intégrer la vaccination à la naissance contre l’hépatite B et s’efforcent de constituer un stock de vaccins suffisant. Elimination du tétanos. Le tétanos néonatal tue chaque année des dizaines de milliers de nouveaux-nés. Les enfants touchés par la maladie meurent souvent chez eux, dans des communautés pauvres et isolées où les décès et les naissances ne sont que rarement déclarés. C’est pourquoi on dit souvent de cette maladie qu’elle tue en silence. En décembre 2005, une enquête par sondage réalisée par l’UNICEF, l’OMS et le gouvernement du Viet Nam a confirmé que le tétanos maternel et néonatal avait été éliminé et ne constituait plus un problème de santé publique au Viet Nam. L’enquête a notamment révélé que le nombre de décès dus au tétanos néonatal était inférieur à 1 pour 1000 dans trois districts défavorisés du pays. Or, lorsque le tétanos néonatal est éliminé dans la plupart des régions les plus mal desservies et les plus pauvres, on considère qu’il a également été éliminé dans les régions plus privilégiées. Partenariats. La première phase du programme financé par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (2000– 2005) s’est achevée en décembre 2005. Au titre de la phase 1, le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont reçu des financements d’environ 78 millions de dollars aux fins de l’introduction de nouveaux vaccins, de l’amélioration de la sécurité des injections et du renforcement des services de vaccination systématique relevant du PEV. Au cours de l’année écoulée, l’OMS et ses partenaires ont lancé un nouveau partenariat vaccinal pour l’Asie et le Pacifique afin de mobiliser et de coordonner le soutien apporté à un ensemble d’activités vaccinales axées notamment sur l’élimination de la rougeole, la lutte contre l’hépatite B, la poursuite des efforts déployés pour que la région demeure exempte de polio et le renforcement des activités de vaccination systématique. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–20066 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 2 1 Les pays d’endémie sont le Cambodge, la Chine, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République de Corée, la République démocratique populaire lao, les Iles Salomon, le Vanuatu et le Viet Nam. Administration de vermifuges à des écoliers au Viet Nam Paludisme. Cette maladie àtransmission vectorielle est une cause majeure de morbidité dans 10 pays d’endémie de la Région.1 L’OMS s’est employée activement à fournir une assistance technique dans trois domaines : le diagnostic, le traitement et la lutte antivectorielle. Dans les zones d’endémie, la lutte antipaludique repose sur un traitement précoce efficace et sur des mesures préventives adaptées aux situations locales. Deux approches diagnostiques sont utilisées : les tests diagnostiques rapides et la microscopie. Afin d’améliorer la réalisation des tests diagnostiques rapides dans la Région, l’OMS a élaboré un système d’assurance qualité qui permet de résoudre les problèmes de stabilité à l’humidité et à la chaleur. Elle a également préparé des instructions faciles à suivre à l’intention des agents de santé au niveau du village. En outre, la Région du Pacifique occidental élabore, en collaboration avec d’autres régions de l’OMS, un système de contrôle de la qualité de la microscopie du paludisme. La quasi-totalité des pays et territoires ont adopté les associations médicamenteuses à base d’artémisinine pour lutter contre le paludisme à Plasmodium falciparum multirésistant. L’OMS a travaillé avec les pays d’endémie afin d’optimiser l’utilisation des associations médicamenteuses et d’établir des systèmes de surveillance régulière de l’efficacité des médicaments. On constate avec inquiétude qu’une forte proportion des antipaludéens achetés dans les pharmacies et les boutiques de la Région sont des contrefaçons. Plus de 90 % des contrefaçons d’artésunate, un puissant dérivé de l’artémisinine, portent une étiquette indiquant de façon erronée que le produit est fabriqué par Guilin Pharma, le principal producteur d’artésunate en Asie. Les faux comprimés sont généralisés tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Quelque 40 % des comprimés d’artésunate vendus au Cambodge sont des contrefaçons qui ne contiennent aucun principe actif. Les populations pauvres et isolées, au sein desquelles les systèmes de santé sont peu développés et où le paludisme est le plus virulent, sont les plus exposées aux dangers des contrefaçons. La distribution des contrefaçons est le fait d’un réseau criminel international bien organisé. L’OMS travaille ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 7 2. P A L U D I S M E, A U T R E S M A L A D I E S A T R A N S M I S S I O N V E C T O R I E L L E E T M A L A D I E S P A R A S I T A I R E S Le Directeur régional a reçu du Ministère de la Santé chinois une demande de vérification de l’élimination de la filariose. en collaboration avec Interpol et d’autres partenaires pour tarir la source de ces contrefaçons. Parallèlement, l’OMS travaille en collaboration avec les agences nationales de réglementation, afin d’améliorer leurs activités de contrôle pharmaceutique. L’OMS a enregistré une vidéo destinée à sensibiliser le public au danger que constituent les contrefaçons. Dengue. Par ordre d’importance, la dengue est la deuxième maladie à transmission vectorielle dans la Région. Le nombre de cas a diminué depuis les grandes épidémies de 1998. Toutefois, depuis quelques années, il tend à augmenter régulièrement. Certains des plus petits pays et territoires insulaires du Pacifique font partie des zones les plus sévèrement touchées. L’OMS dispose de ressources limitées pour lutter contre la dengue. Son soutien a donc été axé sur la riposte aux flambées. Récemment, la Banque asiatique de Développement a inscrit la dengue à son programme de lutte contre les maladies transmissibles dans la région du Grand Mékong. Pour la première fois, un bailleur de fonds de premier plan reconnaît ainsi l’importance de la dengue en tant que problème de santé publique. Une réunion des bailleurs de fonds a eu lieu en mars 2006. Helminthes intestinaux. Le Cambodge est aujourd’hui le premier pays au monde à administrer régulièrement des vermifuges à tous les enfants d’âge scolaire. La République démocratique populaire lao et le Viet Nam sont en passe d’atteindre cet objectif, en grande partie grâce aux bailleurs de fonds qui reconnaissent les effets bénéfiques de la vermifugation sur la croissance et le développement pendant l’enfance. L’OMS a travaillé en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, qui souhaiterait administrer des vermifuges aux nourrissons et aux femmes enceintes, afin de couvrir tous les groupes à haut risque. L’OMS a fourni des médicaments et proposé une assistance technique afin d’aider à mettre en place des programmes dans certains des plus petits pays et territoires insulaires du Pacifique. Filariose lymphatique. Les pays et territoires de la Région du Pacifique occidental accomplissent des progrès constants en vue de la réalisation de l’objectif mondial de l’élimination de la filariose lymphatique d’ici à 2020. Cette année-là, la Chine deviendra le premier pays à faire l’objet d’une vérification constatant l’absence de filariose après la mise en oeuvre d’un programme intensif s’étendant sur 50 ans. La République de Corée devrait avoir achevé le processus de vérification à la fin de 2006. Elle deviendrait ainsi le deuxième pays de la Région à être déclaré exempt de filariose. Dans le Pacifique, tous les pays sauf un auront réalisé cinq tournées complètes d’administration massive de médicaments d’ici la fin de 2006. Cette zone sera alors en bonne voie de parvenir à l’élimination d’ici à 2013, un événement qui constituera une réalisation majeure dans les pays et territoires insulaires du Pacifique ayant partagé ressources et expertise dans la lutte contre la filariose lymphatique. Les autres pays d’endémie se trouvent à des stades divers de leurs programmes d’élimination. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–20068 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre3 Tuberculose. La tuberculosedemeure un problème de santé publique à l’origine d’une immense souffrance dans la Région du Pacifique occidental. En 2004, l’année la plus récente pour laquelle des statistiques sont disponibles, près de 2 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été notifiés et plus de 300 000 personnes sont mortes de cette maladie. L’épidémie de VIH/SIDA et la tuberculose polypharmacorésistante constituent des menaces croissantes pour la lutte antituberculeuse. L’OMS collabore avec les Etats Membres afin de procéder à un changement stratégique permettant de passer d’une d’expansion du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) à une phase d’amélioration de la qualité des services DOTS et de faire face ainsi aux menaces émergentes. 1 Cambodge, Chine, Mongolie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, République démocratique populaire lao, Viet Nam. Grâce au projet spécial Halte à la tuberculose, mis en place suite à la déclaration d’une crise de la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental en 2000, des progrès considérables ont pu être accomplis, permettant d’atteindre les objectifs fixés pour 2005— à savoir l’accès de 100 % de la population de la Région au DOTS, le dépistage de 70 % des cas de tuberculose estimés et le succès du traitement dans 85 % des cas dépistés. Entre 2000 et 2004, le nombre de cas dépistés a augmenté, passant de 45 % à 67 % et, de même, la couverture du DOTS est passée de 67 % à 94 %. Le taux de réussite du traitement a dépassé l’objectif de 85 % depuis plusieurs années. Les rapports anticipés permettent de penser que la Région a atteint les objectifs fixés pour 2005. Toutefois, ces objectifs ne représentent qu’une étape intermédiaire sur la voie menant à l’objectif régional fixé à 10 ans, à savoir diminuer de moitié le nombre de cas et de décès, cible conforme aux objectifs du Millénaire pour le développement. Avec l'expansion à grande échelle du DOTS obtenue ces dernières années, il est essentiel de veiller à ce que la qualité des services ne s'en trouve pas compromise. Tous les pays ayant une forte charge de morbidité tuberculeuse mettent en oeuvre des programmes d’assurance qualité dans les laboratoires de la tuberculose.1 L’OMS collabore avec des laboratoires internationaux de référence en Australie, à Hong Kong (Chine), au Japon et en République de Corée afin de renforcer les services de laboratoire à travers la Région. L’OMS a instauré l’Initiative PATLAB (en faveur des services de bacilloscopie dans le Pacifique) et poursuit sa mise en oeuvre dans les pays et territoires insulaires du Pacifique en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et les Centers for Disease Control des Etats Unis. L’initiative a pour but à la fois d’améliorer la qualité de l’examen microscopique des expectorats grâce à des évaluations externes de la qualité et d’élargir la surveillance de la pharmacorésistance. En janvier 2006, une consultation d’experts de laboratoire a abouti à un accord sur les étapes essentielles de l’élaboration d’une politique régionale sur la culture d’expectorats pour le diagnostic et les services de tests de sensibilité aux médicaments. Au cours de l’année passée, ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 9 3. H A L T E A L A T U B E R C U L O S E E T E L I M I N A T I O N D E L A L E P R E 2 Le DOTS-Plus est une stratégie de prise en charge complète actuellement à l'essai, qui reprend les principes de base de la stratégie DOTS. La stratégie DOTS-Plus prend en considération les problèmes spécifiques qui doivent être abordés dans des zones où persiste une forte prévalence de tuberculose polypharmacorésistante. l’OMS a soutenu plusieurs examens et évaluations de programmes et y a participé. En collaboration avec le dispositif mondial d’approvisionnement en médicaments antituberculeux, un séminaire-atelier sur la gestion pharmaceutique a été organisé en septembre 2005. Les principes directeurs de la lutte antituberculeuse sont l’identification des cas infectieux et la réussite de leur traitement afin de prévenir toute transmission de la maladie. Pour ce faire, les services DOTS doivent être accessibles à tous les patients tuberculeux. Les Philippines ont pris la tête du processus visant à impliquer les prestataires de soins de santé du secteur privé dans les services antituberculeux à travers une approche appelée partenariat public–privé pour la mise en oeuvre du DOTS, qui a permis une augmentation de 10 % du dépistage des cas dans certaines zones. Devant le succès rencontré par son initiative visant à améliorer la coopération entre les hôpitaux généraux et les dispensaires antituberculeux, la Chine prévoit désormais d’améliorer l’accès des populations pauvres et migrantes à ces services. Le Cambodge poursuit la décentralisation des services grâce au DOTS communautaire. La République démocratique populaire lao décentralise les services DOTS au niveau des centres de santé dans un effort visant à améliorer l’accès aux services anti- tuberculeux. La Mongolie quant à elle met en place un programme spécial de lutte contre la forte charge de morbidité tuberculeuse parmi la population des prisonniers et des sans-abri. L’OMS a aidé à obtenir des fonds et apporte une assistance technique à ces pays afin de faire progresser cette initiative. Tuberculose polypharmacorésistante. La tuberculose polypharmacorésistante représente un défi permanent pour la Région et un problème majeur dans des pays tels que la Chine, la Mongolie et les Philippines. Environ un quart des cas de tuberculose polypharmacorésistante dépistés dans le monde sont recensés en Chine. Dans certaines provinces de Chine, le taux de tuberculose polypharmacorésistante dans les cas précédemment non traités se situe entre 4,5 % et 10 %. Les données de routine d’Ulaanbaatar en Mongolie montrent des taux élevés de tuberculose polypharmacorésistante dans les cas précédemment traités —43 % en 2005. Les données préliminaires des Philippines indiquent un niveau non négligeable de tuberculose polypharmacorésistante. En coopération avec d’autres partenaires, l’OMS apporte un soutien aux pays pour mener la surveillance de la pharmacorésistance et met en oeuvre les programmes DOTS-Plus pour la prise en charge des patients atteints de tuberculose polypharmacorésistante.2 A l’aide de financements provenant du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, la Chine et les Philippines élargissent les projets DOTS-Plus et la Mongolie a lancé un projet pilote. Toutefois, il est nécessaire d’étendre plus rapidement les activités de lutte contre la tuberculose polypharmacorésistante pour pouvoir faire face aux besoins de la Région. Surmonter les défis rencontrés dans tous les domaines de la lutte antituberculeuse nécessitera que l’on redouble d’efforts au cours des cinq années à venir. Actuellement, la prévalence de la tuberculose et la mortalité due à cette maladie diminuent de 4 % par an. Mais ce taux doit doubler pour atteindre une moyenne annuelle de 8 % si la Région veut pouvoir tenir son objectif de 2010—c’est-à- dire une réduction de moitié du nombre de cas de tuberculose et de décès dus à cette maladie par rapport au niveau recensé en 2000. Selon les projections mathématiques, le taux de dépistage des cas devra passer à plus de 80 %. De concert avec les ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200610 3. H A L T E A L A T U B E R C U L O S E E T E L I M I N A T I O N D E L A L E P R E Etats Membres, l’OMS a élaboré le Plan stratégique de lutte contre la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental pour la période 2006–2010, ayant pour vocation de relever les défis à venir. En conformité avec le plan régional, sept pays de la Région ayant une forte charge de morbidité tuberculeuse ont élaboré des plans quinquennaux nationaux de lutte antituberculeuse. Co-infection tuberculose-VIH. La co- infection tuberculose–VIH risque de porter atteinte aux acquis de la lutte antituberculeuse en raison du taux de mortalité élevé des patients tuberculeux séropositifs. La prévalence estimée du VIH chez les nouveaux patients adultes atteints de tuberculose s’élève à 13 % au Cambodge, à 3 % au Viet Nam et à 2,5 % en Malaisie. Selon des rapports, la co-infection tuberculose- VIH serait en augmentation en Papouasie- Nouvelle-Guinée. Les estimations nationales pour l’année 2005 en Chine indiquent une augmentation continue du nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA, ce qui laisse craindre une augmentation potentielle de la co-infection tuberculose-VIH. L'OMS apporte son soutien aux pays et aux territoires pour qu'ils mènent à bien des actions collectives de lutte contre la co-infection VIH-tuberculose en s'appuyant sur le programme Tuberculose et VIH : un cadre de lutte contre la co-infection VIH-tuberculose dans la Région du Pacifique occidental. Le Cambodge a élargi ses activités de collaboration tandis que le Viet Nam met en place des activités de ce type dans plusieurs zones marquées par une forte prévalence du VIH. La Chine a créé un cadre national de collaboration. Tous les pays et territoires, en particulier ceux présentant une charge de morbidité tuberculeuse élevée ou intermédiaire, sont encouragés à surveiller la co-infection tuberculose-VIH grâce à la surveillance du VIH chez les patients tuberculeux. Répondant au besoin en personnel qualifié, l’OMS a organisé, en février 2006, un séminaire-atelier interpays de formation de formateurs sur la co-infection tuberculose-VIH pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. Capacité en ressources humaines. Au cours de l’année passée, l’OMS a soutenu la participation de ressortissants de 14 pays aux conférences et aux cours internationaux de formation sur la tuberculose. L’OMS apporte également son aide aux pays pour la préparation de propositions pour le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et pour la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation des projets approuvés. En 2005, les propositions de lutte contre la tuberculose soumises par le Cambodge, la Chine et les Philippines, s’élevant à 100 millions de dollars sur cinq ans, ont été approuvées par le Fonds mondial. L’OMS a joué un rôle primordial en matière de sensibilisation au problème de la tuberculose et a contribué à la réussite de la mise en oeuvre des activités de lutte antituberculeuse dans la Région. Elle a également joué un rôle déterminant dans le renforcement des partenariats et la mobilisation des ressources pour la lutte antituberculeuse. Malgré les résultats obtenus, les progrès accomplis dans la lutte antituberculeuse ne suffiront pas à nous permettre d'atteindre l'objectif de 2010, à savoir réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la charge de morbidité qui lui est associée. Au cours des années à venir, le soutien de l’OMS sera essentiel pour les pays et territoires désireux ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 11 3. H A L T E A L A T U B E R C U L O S E E T E L I M I N A T I O N D E L A L E P R E Formation en cours d’emploi pour soutenir les compétences en matière de diagnostic de la lèpre dans les centres de santé du Viet Nam de mettre en oeuvre leurs plans nationaux de manière efficace, dans le cadre des efforts déployés pour atteindre l'objectif régional. Lèpre. Fin 2000, la plupart des pays et territoires de la Région du Pacifique occidental avaient éliminé la lèpre en tant que problème de santé publique. A l’exception de quelques poches d’endémie, le taux de prévalence est resté inférieur à 1 cas pour 10 000 habitants. En 2004, l'année à partir de laquelle nous disposons de statistiques, 6195 nouveaux cas ont été notifiés dans la Région. La Chine et les Philippines ont enregistré plus de 1000 cas chacun, tandis que 22 pays et territoires comptaient moins de 10 cas. Cinq pays et territoires ont signalé un taux de prévalence zéro et n’ont détecté aucun nouveau cas. Entre 1996 et 2004, 86 projets spéciaux au total ont été mis en oeuvre couvrant environ 42 millions d’habitants dans la Région et permettant de dépister 5241 cas. En 2005, l’OMS a apporté un soutien technique à la mise en place de systèmes de surveillance après l’élimination et présentant un bon rapport coût-efficacité dans l’ensemble du Cambodge, dans près de la moitié des provinces du Viet Nam et dans six zones de la République démocratique populaire lao. Un soutien technique a été fourni au Cambodge, à la Chine, à la République démocratique populaire lao, à la Papouasie- Nouvelle-Guinée, aux Philippines et au Viet Nam où l’on recense encore des poches d’endémie de lèpre au niveau des provinces et des districts. Un soutien technique permanent a également été étendu aux Iles Marshall et aux Etats fédérés de Micronésie. Une coopération continue a été maintenue avec les partenaires impliqués dans les activités d’élimination de la lèpre mises en oeuvre dans la Région. Des réunions de coordination avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales en faveur de l’élimination de la lèpre ont eu lieu dans un certain nombre d’Etats Membres. Une stratégie bi-régionale portant sur l’après-élimination de la lèpre, qui a été mise au point avec la Région OMS de l’Asie du Sud- Est, a été diffusée auprès des Etats Membres. La stratégie visant à maintenir les services lèpre en Asie et dans le Pacifique (Strategy to Sustain Leprosy Services in Asia and the Pacific) présente un grand nombre d’activités postérieures à l’élimination de la lèpre. Cette stratégie a été traduite en chinois, japonais, khmer et vietnamien. Des séminaires-ateliers ont été organisés à l’attention des coordonnateurs provinciaux au Cambodge et au Viet Nam et sont prévus dans d’autres pays. L’élimination de la lèpre doit maintenant se poursuivre sur le long terme. Cela implique l’intégration des services de soins antilépreux dans les services de santé généraux et la fourniture d’un soutien technique pour préparer des plans d’action visant à mettre en oeuvre la stratégie en Chine, en République démocratique populaire lao et en Papouasie- Nouvelle-Guinée au cours de l’année 2006. De plus, la mise en oeuvre de la stratégie doit s’effectuer en plusieurs phases dans l’ensemble de la Région d’ici 2010 et des campagnes de sensibilisation doivent être maintenues, en particulier dans les pays et territoires insulaires du Pacifique. Des interventions ciblant les populations itinérantes sont également nécessaires dans un certain nombre de pays et de territoires. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200612 1 Cambodge, Chine, Iles Fidji, Kiribati, République démocratique populaire lao, Malaisie, Mongolie, Philippines, Samoa, Iles Salomon, Tonga, Vanuatu et Viet Nam. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles4 En 2005, dans la province de Gansu (Chine) les dirigeantes des maisons de plaisir se sont déclaré en faveur du programme « Le préservatif tout le temps ». IST et VIH/SIDA. On estime qu’en2005, 1,5 million de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dans la Région du Pacifique occidental. Au cours de l’année, environ 78 000 personnes sont mortes du SIDA dans la Région. La prévalence du VIH continue de régresser au Cambodge tandis qu’elle augmente en Papouasie-Nouvelle-Guinée, deux pays où les épidémies sont généralisées. Par contre, l’épidémie se propage en Chine, en Malaisie et au Viet Nam, où les infections à VIH sont concentrées parmi les groupes connus pour leurs comportements à haut risque, comme les consommateurs de drogues par injection et les prostitué(e)s. Les principaux facteurs de risque sont le partage des seringues et des aiguilles entre toxicomanes et la non-utilisation du préservatif dans les activités sexuelles professionnelles. Les dernières données sur les infections sexuellement transmissibles font apparaître une prévalence élevée parmi les groupes à haut risque et à risque modéré. Il existe donc une forte probabilité de propagation de l’épidémie d’infections à VIH. Les mesures de prévention doivent inclure des stratégies de lutte contre la propagation des infections sexuellement transmissibles. Un certain nombre de pays et de territoires n’ont toujours pas de système de surveillance approprié. Les préjugés associés au VIH/SIDA et la discrimination à l’égard de ceux qui vivent avec la maladie — parfois même dans le secteur de la santé — font toujours obstacle à l’expansion des programmes de prévention et de soins. Des interventions d’un bon rapport coût- efficacité permettraient d’éviter la plupart des infections à VIH : changer les comportements à haut risque parmi les groupes enregistrant une forte prévalence des infections à VIH, promouvoir l’usage des aiguilles stériles et des préservatifs ou encore développer le dépistage volontaire et l’orientation des patients vers des centres de soins. Mais tant que ces interventions, qui ont pourtant fait leurs preuves, ne seront pas déployées plus largement, il ne sera pas possible de ralentir la propagation des infections à VIH. En 2005, l’OMS a aidé 13 pays à mettre en place une surveillance de seconde génération.1 De plus, une vaste consultation a été organisée en novembre de la même année, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance pour renforcer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles dans le Pacifique. Dans toute la Région, l’extension du programme « Le préservatif tout le temps » qui cible les prostitué(e)s et leurs clients s’est poursuivie dans les pays où les infections à VIH sont liées à la prostitution. L’OMS a subventionné des sessions de formation sur ce programme en Chine, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. Tout récemment, la Chine a étendu cette stratégie aux homosexuels masculins. L’OMS a soutenu les campagnes de plaidoyer pour une société tolérante vis- à-vis de ce groupe et a apporté également un appui technique aux programmes ciblés de prévention du VIH et de soins aux personnes infectées à Beijing, Shanghai et Shenzhen. Mais il reste encore de nombreux obstacles à ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 13 4. L E V I H / S I D A E T L E S I N F E C T I O N S S E X U E L L E M E N T T R A N S M I S S I B L E S HIV infection can be passed from mother to her children Or while breastfeeding During pregnancy During childbirth Consult a qualified health worker for testing and counseling. L’initiative « 3 millions en 2005 ». Cette initiative, dont l’objectif est de fournir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant dans les pays en développement avant la fin de l’année 2005, a fortement contribué à améliorer les soins et les traitements dans les quatre pays de la Région jugés prioritaires — le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam. Mais il reste de nombreux problèmes à résoudre. Les partenariats devraient être de plus longue durée et il faudrait obtenir des engagements politiques et financiers plus résolus de la part des organismes nationaux et de leurs partenaires. Les programmes de lutte contre le VIH/SIDA devraient prévoir une plus grande implication des personnes séropositives ou malades du SIDA et des communautés locales. En Papouasie-Nouvelle-Guinée par exemple, les programmes nationaux de formation s’adressent aussi bien aux médecins et au personnel infirmier qu’aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. Cette formation s’appuie sur une méthode de santé publique fondée sur les principes de standardisation, de décentralisation et d’intégration. Toutes les questions de prévention, de soins et de traitements liées au VIH/SIDA sont abordées — détermination du stade clinique, traitement des affections aiguës et des infections opportunistes, thérapie antirétrovirale et soins palliatifs. Cette approche défend le principe d’un modèle de réseau et du renforcement des services offerts dans les centres de soins et les hôpitaux de district par des conseillers cliniciens. L’OMS apporte également un appui technique dans les problèmes d’approvisionnement et de logistique. La rareté des médicaments génériques de franchir avant d’obtenir des résultats auprès des homosexuels masculins en Chine, considérant les préjugés fréquemment associés à leur mode de vie et le manque de ressources. Dans le domaine de la consommation de drogues par injection, la stratégie birégionale de réduction des méfaits (VIH/utilisation de drogues injectables) 2005-2009 (Biregional Harm Reduction Strategy 2005-2009) offre un cadre d’action pour l’élaboration de vastes campagnes de prévention auprès des toxicomanes fondées sur des données factuelles et définit en détail les activités de l’OMS pour soutenir ces campagnes. La Chine et la Malaisie ont montré leur détermination politique pour stopper et inverser la propagation du VIH. En Chine, le gouvernement a lancé l’application d’un plan pour approvisionner jusqu’à 300 000 sites en traitements de substitution, en particulier par la méthadone. Dans près de 1400 sites, il sera possible d’échanger des seringues et aiguilles usagées contre du matériel stérile. La Malaisie expérimente actuellement des projets de traitement d’entretien à la méthadone et d’accès à du matériel d’injection dans un certain nombre de sites. Ces projets devraient fournir de précieuses informations qui permettront d’affiner et d’étendre ce programme. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200614 4. L E V I H / S I D A E T L E S I N F E C T I O N S S E X U E L L E M E N T T R A N S M I S S I B L E S qualité due à une production mondiale insuffisante représente un risque que les pays en développement vont sans doute devoir affronter sous peu. Accès universel. A la suite de l’engagement pris par le Groupe des huit (le G8),2 l’objectif qui prévoit d’assurer en 2010 l’accès universel aux services de prévention, de traitement et de soins contre le VIH/SIDA a été approuvé par tous les Etats Membres des Nations Unies lors de la séance plénière à haut niveau qui a eu lieu pendant la 60ème session de leur Assemblée générale. L’OMS a identifié les interventions prioritaires capables de réduire considérablement l’impact de la pandémie. Ces interventions prioritaires visent notamment à permettre aux gens de connaître leur séropositivité au VIH au moyen des séances de dépistage et de conseils, à accélérer l’extension des programmes de traitement et de soins contre le VIH/SIDA, à porter au plus haut niveau la contribution du secteur de la santé à la prévention du VIH, à prendre d’urgence des mesures pour renforcer et étendre les systèmes de santé et enfin à investir dans les informations stratégiques pour obtenir une réponse plus appropriée et plus efficace. En décembre 2005, une consultation sur l’accès universel a été organisée au Bureau régional de l’OMS à Manille, en partenariat avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA. L’OMS et ses Etats Membres doivent faire tout leur possible pour maintenir un bon équilibre entre les programmes de prévention et les programmes de soins et pour faire en sorte que tous les groupes vulnérables puissent bénéficier des services de prévention et de soins. 2 Les membres du G8 sont l’Allemagne, le Canada, la Fédération de Russie, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni de Grande- Bretagne et d’Irlande du Nord et les Etats-Unis d’Amérique. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 15 Maladies transmissibles : surveillance et action5 Le Dr Shigeru Omi au Hunan en décembre 2005, en compagnie d'un garçonnet de neuf ans qui s'est trouvé parmi les premiers humains touchés par le virus de la grippe aviaire H5N1 en Chine continentale (cas confirmés en laboratoire). Grippe aviaire. Les poussées degrippe aviaire A(H5N1) hautement pathogène, qui avaient débuté en Asie dans des élevages de volailles au milieu de 2003, sont maintenant signalées dans d’autres régions et notamment en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Malgré des mesures de lutte plus efficaces, de telles poussées continuent à se produire. La Chine a signalé ses premiers cas humains de grippe aviaire en novembre 2005. Entre décembre 2003 et juin 2006, 117 cas humains confirmés en laboratoire, présentant un taux de létalité d’environ 50 %, ont été signalés au Cambodge, en Chine et au Viet Nam. L’Azerbaïdjan, l’Egypte, l’Indonésie, l’Iraq, la Turquie et la Thaïlande ont également notifié des cas humains. L’OMS a étroitement collaboré avec les pays et territoires touchés ainsi qu’avec des organismes donateurs et d’autres partenaires afin de fournir une aide technique et financière permettant de réagir aux poussées, notamment par des enquêtes épidémiologiques de terrain, une intensification de la surveillance, la confirmation des diagnostics en laboratoire, l’application de mesures de lutte énergiques et la diffusion d’informations. Dans un monde où la menace d’une pandémie ne cesse de grandir, une importante réunion a été co-organisée par l’OMS et le Gouvernement du Japon à Tokyo, en janvier 2006. Les participants ont élaboré des recommandations à l'attention des Etats Membres, de l'OMS et des partenaires régionaux et internationaux pour qu'ils se préparent à réagir aux flambées et à les endiguer rapidement. Si l’on ne peut exclure que d’autres sous- types viraux de la grippe puissent provoquer une pandémie, c’est actuellement le virus A(H5N1) qui suscite le plus d’inquiétude. L’OMS a consenti de grands efforts pour hâter la préparation à la pandémie grippale dans la Région. C’est ainsi que le Bureau régional du Pacifique occidental, en collaboration avec la Coopération économique Asie-Pacifique (CEAP), a procédé en 2005 à des évaluations du degré de préparation aux pandémies afin de recenser les lacunes dans les plans de riposte des pays asiatiques. Plusieurs plans nationaux de préparation à la pandémie et notamment ceux du Cambodge, de la Chine, de la Mongolie, de la République démocratique populaire lao, du Viet Nam et de certains pays et territoires insulaires du Pacifique ont été examinés. En outre, des ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200616 5. M A L A D I E S T R A N S M I S S I B L E S , S U R V E I L L A N C E E T A C T I O N lignes directrices relatives à la lutte transitoire contre l’infection et applicables à la grippe aviaire ainsi qu’un guide d’élaboration d’exercices permettant de valider des plans de préparation à la pandémie de grippe sont désormais disponibles sur le site Internet de l’OMS Maladies transmissibles : surveillance et action. Actuellement, les efforts mondiaux se concentrent sur des actions communes visant à endiguer la propagation de la grippe aviaire. Mais il est évident qu’il faut aussi renforcer, de façon planifiée et coordonnée, les défenses futures contre des épidémies de maladies infectieuses analogues et contre d’autres menaces et défis d’un nouveau genre. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, document birégional adopté par le Comité régional du Pacifique occidental à sa cinquante-sixième session, en septembre 2005, sert actuellement de cadre au renforcement de la capacité des Etats Membres des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est à lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Cette stratégie offre un moyen de se doter des principales capacités de surveillance et d’action auxquelles se réfère le Règlement sanitaire international révisé (2005). Un plan régional d’application de la Stratégie est en cours d’élaboration. La première réunion du Groupe consultatif technique sur les maladies infectieuses émergentes est prévue pour juillet 2006. L’OMS a collaboré étroitement avec les autres parties prenantes, notamment l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, et l’Organisation mondiale de la Santé animale, pour lutter contre les zoonoses et renforcer la surveillance régionale et nationale ainsi que les moyens de laboratoire pour les maladies transmissibles. Le Règlement sanitaire international (2005), adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2005, fournit un cadre juridique permettant de sauvegarder la sécurité sanitaire régionale et mondiale. L’OMS a tenu son premier atelier sur le règlement et la capacité de riposte à la pandémie grippale dans la Région du Pacifique occidental en novembre 2005 aux Fidji, avec la participation de 19 pays et territoires insulaires du Pacifique. Un guide à l’usage des responsables politiques et des partenaires nationaux est en cours d’élaboration afin de les sensibiliser aux nouvelles exigences et aux nouvelles possibilités découlant du Règlement sanitaire international (2005). L'OMS a fourni également une assistance technique aux Etats Membres pour faciliter l'application effective du nouveau Règlement. Les visites effectuées aux Iles Fidji et à Kiribati en sont un exemple. Toujours à propos des principales capacités requises de surveillance et d’action, des évaluations de pré-alerte et de riposte ont été effectuées aux Iles Cook et en Mongolie entre juin et août 2005. L’OMS a conclu, développé et entretenu des partenariats avec des organismes donateurs. En matière de surveillance des maladies transmissibles et de riposte à celles-ci, la stratégie à long terme et les objectifs à moyen terme sont actuellement soutenus aux niveaux national et régional par des partenaires tels que l’Agence australienne de développement international, les Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique, le Gouvernement du Japon, la Banque asiatique de Développement et d’autres organismes régionaux et internationaux. Pour des communautés et des populations en bonne santé ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 19 Cadres de vie et environnement sains6 Promotion de la santé. LaConférence mondiale de l’OMS sur la promotion de la santé, organisée en août 2005 à Bangkok (Thaïlande), a réuni 150 participants venus de 19 Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Elle a notamment débouché sur l’adoption de la Charte de Bangkok pour la promotion de la santé dans le contexte de la mondialisation, qui recommande l’adoption, dans des domaines d’intervention précis, de mesures axées sur les principaux déterminants de la santé. En prévision de la conférence, 17 pays ont entrepris de « cartographier » de manière détaillée leurs infrastructures et capacités de promotion de la santé. En Chine, aux Fidji, en Malaisie, en Mongolie, aux Philippines et aux Tonga, les principaux responsables de la promotion de la santé travaillent toujours à l’élaboration de PROLEAD, un programme de renforcement des capacités de promotion de la santé dont les modules de formation ont été conçus par le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Ils ont consulté à cette fin des fondations pour la promotion de la santé et divers organismes connus de promotion de la santé en Australie, en Suisse et en Thaïlande, en vue du renforcement de leurs capacités. La Malaisie et la Mongolie envisagent à présent de créer des fondations pour la promotion de la santé, dont les activités seront financées par les taxes prélevées sur le tabac et l’alcool. Le prix Villes-Santé 2005, qui récompense l’utilisation de bonnes pratiques en matière d’environnements sains, a été attribué à la ville de Séoul, capitale de la République de Corée, pour son programme de promotion d’environnements sans tabac. Des prix récompensant des projets de réadaptation à base communautaire ont été décernés au district de Sai Kung, à Hong Kong (Chine), à la ville de Ichikawa (Japon) et à la municipalité de Kuching (Malaisie). Les villes de Zhangjiang en Chine et de Marikina aux Philippines ont été distinguées pour leurs efforts financiers en faveur de la protection des plus pauvres. La ville chinoise de Suzhou a reçu un prix pour son action en faveur des mères de familles et Séoul, pour ses initiatives Villes-Santé axées sur la protection des pauvres et l’accès équitable aux soins de santé. Les prix récompensant les meilleurs projets ont été attribués à Marikina, pour ses activités de lutte contre les drogues, à Townsville (Australie) pour son initiative pour une ville sans tabac et à Jeju (République de Corée) pour ses activités de réadaptation à base communautaire. En 2006, le prix Ville-Santé pour les bonnes pratiques récompensera des projets visant : le financement des actions de promotion de la santé, la lutte contre la violence fondée sur le sexe, la promotion de l’allaitement maternel et la protection sur le lieu de travail, la préparation aux urgences ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200620 6. C A D R E S D E V I E E T E N V I R O N N E M E N T S A I N S sanitaires et la planification des interventions et enfin les initiatives « Hôpital ami des mamans ». Les prix récompensant les meilleurs projets iront à des projets d’action locale sur les déterminants sociaux de la santé en milieu urbain, des projets de planification de la préparation aux situations d’urgence, des projets relevant de l’initiative « Hôpital ami des mamans ». Prévention des traumatismes. La première réunion régionale des centres nationaux de liaison pour la prévention des traumatismes et de la violence s’est tenue en mai 2006 à Manille et a rassemblé 14 pays de la Région. Les participants ont débattu de questions comme la sécurité routière, la prévention des traumatismes chez les enfants et la violence entre individus. Ils ont également élaboré un cadre régional d’action pour la prévention des traumatismes et de la violence, qui couvre la période 2006–2010. Plusieurs pays ont oeuvré, en coopération avec l’OMS, à l’amélioration de leurs programmes de prévention des accidents. En Chine, un rapport national sur la prévention des accidents a été établi et des rapports nationaux sur la violence et la santé ont été publiés en Malaisie et en Mongolie. Ces rapports serviront de point de départ à l’élaboration de stratégies et de plans d’action nationaux pour la prévention des accidents et de la violence. En Mongolie, les plans de mise en oeuvre du programme national de prévention des accidents ont été débattus dans le cadre de plusieurs ateliers provinciaux. Des systèmes plus complets de surveillance des traumatismes sont actuellement utilisés à titre pilote au Cambodge, en République démocratique populaire lao, en Mongolie et au Viet Nam. Au Cambodge, la capacité des établissements de soins à faire face à un afflux massif de patients souffrant de traumatismes a été évaluée et un plan de préparation a été élaboré. Des débats sur la sécurité routière ont été organisés en Chine et en République démocratique populaire lao. Au Viet Nam, une conférence nationale sur la prévention des traumatismes a été organisée pour la première fois. Santé et environnement. Des progrès supplémentaires ont été enregistrés aux niveaux national et régional en matière de renforcement des capacités et de collaboration dans le domaine de la salubrité de l’environnement. L’OMS, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a organisé la deuxième réunion de haut niveau sur la santé et l’environnement, qui s’est tenue en décembre 2005 à Bangkok. Elle a réuni des hauts fonctionnaires représentant les administrations nationales chargées de la santé et de l’environnement dans 13 pays d’Asie. Les participants ont examiné un projet de charte régionale sur la santé et l’environnement et sont convenus de l’organisation d’un forum ministériel régional, qui sera organisé à la fin 2006 à l’invitation du gouvernement thaïlandais, et de la création de groupes de travail régionaux sur des questions prioritaires liées à la salubrité de l’environnement. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 21 6. C A D R E S D E V I E E T E N V I R O N N E M E N T S A I N S Au niveau national, l’OMS a participé, en collaboration avec le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines et le Viet Nam, à l’organisation de plusieurs forums multisectoriels qui déboucheront sur l’élaboration de plans d’action nationaux pour la salubrité de l’environnement. L’OMS a également participé dans ces cinq pays à des projets de renforcement des capacités d’évaluation et de gestion des risques liés à la qualité de l’eau, à des évaluations de l’impact de l’environnement sur la santé au Cambodge et au Viet Nam, à des activités d’évaluation et de gestion de la qualité de l’air à l’intérieur des habitations en Chine et en République démocratique populaire lao, à des interventions liées à des situations d’alerte chimique en Mongolie et aux Philippines et à des évaluations de l’impact sur la santé du secteur des transports et des changements climatiques en Chine. Dans le Pacifique, l’OMS a noué divers partenariats à l’appui de la mise en oeuvre du Cadre d’action pour la qualité de l’eau de boisson et la santé dans les pays insulaires du Pacifique, approuvé lors de la réunion des ministres de la santé des pays océaniens de mars 2005 au Samoa. Depuis juillet 2005, l’OMS travaille avec la Commission océanienne de recherches géoscientifiques appliquées (SOPAC) à l’élaboration de plans de salubrité de l’eau destinés à certaines îles de la région et financés par l’Agence australienne pour le développement international (AusAID). Des négociations sont en cours avec l’Agence néo- zélandaise pour le développement international (NZAID) et le Ministère néo- zélandais de la Santé, en vue de la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à l’amélioration de la qualité de l’eau de boisson dans le Pacifique. L’OMS a participé à une réunion régionale sur la gestion des déchets solides, organisée en novembre 2005 au Samoa par le Programme régional océanien de l’environnement (PROE), avec le concours de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Sécurité sanitaire des aliments. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental a été à l’origine d’une consultation sur la grippe aviaire et la santé humaine organisée à Kuala Lumpur (Malaisie) en juillet 2005, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Cette réunion avait pour thème : Mesures d’atténuation des risques lors de la production et de la commercialisation des animaux, et de la cohabitation entre l’homme et l’animal, en Asie. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200622 6. C A D R E S D E V I E E T E N V I R O N N E M E N T S A I N S 1 Healthy Marketplaces in the Western Pacific Region: Guiding Future Action. Applying a Settings Approach to the Promotion of Health in Marketplaces. Manille, Organisation mondiale de la Santé, 2004. Les stratégies de prévention de la grippe aviaire formulées au cours de cette réunion ont servi de point de départ à l’élaboration d’un document conjoint intitulé Stop the Spread (Halte à la propagation de la grippe aviaire), et dont l’objectif est de communiquer aux responsables locaux – maires, fonctionnaires des administrations locales, personnel médical, agents de santé animale, organisations non gouvernementales – des informations sur la grippe aviaire et sur les moyens d’en prévenir la propagation. Le document a été traduit en cinq langues et diffusé dans tous les Etats et Territoires de la Région touchés par la grippe aviaire. Une autre stratégie de prévention de la transmission de la grippe aviaire repose sur la méthode dite des « marchés sains ».1 Des documents d’information sur les méthodes préconisées dans la prévention de la transmission de la grippe aviaire sur les marchés ont été envoyés aux pays membres. La méthode des « marchés sains » a été appliquée sur trois marchés du Viet Nam, et les mesures mises en place contribueront à la prévention de la transmission de la grippe aviaire, mais aussi d’autres maladies d’origine alimentaire. En Chine, la Banque asiatique de développement, en partenariat avec l’administration nationale chargée des aliments et des médicaments, a lancé un projet visant à renforcer les capacités de coordination de cette administration et à dresser un bilan de la situation en matière de contrôle des aliments en Chine. Aux Fidji et au Viet Nam, l’OMS est intervenue à l’appui du renforcement de la surveillance des maladies d’origine alimentaire. Elle participe par ailleurs à la mise en place, en Asie, d’un réseau régional de surveillance des maladies d’origine alimentaire, en partenariat avec le programme australien OzFoodNet et les Centres américains de lutte contre les maladies. L’OMS appuie nombre des activités mises en oeuvre dans la Région dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Elle a notamment organisé un cours de formation à l’évaluation des risques microbiens aux Fidji et aux Iles Salomon. Une formation à l’analyse des risques et à la maîtrise des points critiques (méthode HACCP) a été dispensée au Cambodge, en République démocratique populaire lao, en Malaisie, à Singapour et au Viet Nam. Enfin, des messages de promotion de la sécurité sanitaire des aliments sont diffusés dans les établissements scolaires du Cambodge, des Fidji, de Kiribati, des Palaos, de Tuvalu et du Vanuatu, en partenariat avec les services nationaux de l’éducation et de la santé. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 23 Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent7 Santé de l’enfant et del’adolescent. A sa cinquante- sixième session, en septembre 2005, le Comité régional du Pacifique occidental a adopté la Stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant. Celle-ci sert désormais aux Etats Membres de guide et de moyen de promotion dans les efforts qu’ils font pour réduire les inégalités en matière de survie de l’enfant. On s’attend également à ce qu’elle permette d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs à caractère sanitaire du Millénaire pour le développement. La Stratégie pour la survie de l’enfant est destinée à améliorer l’accès et le recours à un module essentiel d’interventions concourant à la survie de l’enfant. Elle invite également à une plus grande volonté politique ainsi qu’à un accroissement des moyens humains et financiers, afin de faire face aux maladies chez les enfants. Le module essentiel d’interventions se compose de sept éléments : une assistance compétente pendant la grossesse, l’accouchement et les suites immédiates de couches ; des soins néonataux ; un allaitement maternel et une alimentation complémentaire ; un apport de micro- nutriments ; la vaccination des mères et des enfants ; la prise en charge intégrée des enfants malades et l’emploi de moustiquaires imprégnées d’insecticide dans les zones impaludées. Ces éléments seront observés au moyen de dix indicateurs fondamentaux de la survie de l’enfant. Pour progresser dans ce sens, la Stratégie invite instamment à mettre en place une structure nationale de coordination, un plan national et un mécanisme d’observation, en s’attachant plus particulièrement à renforcer l’action de promotion et la mobilisation des ressources. Pour lancer la Stratégie chez les plus démunis des pays et territoires de la Région, un Atelier OMS/UNICEF sur la survie de l’enfant a eu lieu en mai 2006. Lors de sa séance inaugurale, des allocutions ont été prononcées entre autres par le Ministre de la Santé de la République démocratique populaire lao, le Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental et par le représentant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) auprès de la République démocratique populaire lao. L’atelier a réuni une bonne centaine de participants, et notamment des représentants des six pays où la mortalité infanto-juvénile est la plus forte (Cambodge, Chine, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République démocratique populaire lao et Viet Nam), des experts internationaux de la santé de l’enfant et du financement des soins, de nombreuses institutions partenaires, des grands donateurs pour la santé de l’enfant et des membres de secrétariats de l’OMS et de l’UNICEF. Les pays étaient notamment représentés par des décideurs et des directeurs de programmes associés à la survie de l’enfant (prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, santé maternelle, programme élargi de vaccination, lutte antipaludique, nutrition, etc.). Les participants ont dit leur vif désir d’intensifier l’action en faveur de la survie de l’enfant. Au cours des discussions au niveau des pays, des plans concrets ont été débattus pour les prochaines étapes. Les participants sont convenus que, sous sa forme minimale, le module essentiel d’interventions de base concourant à la survie de l’enfant était d’un coût abordable. Mais, si l’on veut que ce ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200624 7. S A N T E E T D E V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T E T D E L ’ A D O L E S C E N T module d’interventions atteigne le plus grand nombre d’enfants possible, il faudra que les gouvernements réaffectent et réunissent des fonds, intègrent le module d’interventions à des régimes d’assurance et trouvent des partenaires pour épauler leurs efforts. Enfin, on s’est entendu sur un schéma d’observation de la mise en oeuvre des stratégies nationales destiné à étendre la couverture du module essentiel d’interventions concourant à la survie de l’enfant. Des profils de survie de l’enfant ont été mis au net pour les six pays où la mortalité infanto-juvénile est la plus forte. Chacun de ces profils contient des données sur la mortalité des moins de cinq ans, ventilées autant que possible par sexe, âge, origine géographique, appartenance ethnique ou socioéconomique, ainsi que par causes principales de décès. Les profils renseignent également sur les systèmes de santé, les ressources humaines et le financement de la santé de l’enfant. Un processus de renforcement des capacités est également en cours dans la Région en vue d’intensifier les actions en faveur du respect des droits. Il comprend une étude et une formation sur la Convention sur les droits de l’enfant. Plusieurs pays ont pris des mesures pour appliquer la Stratégie pour la survie de l’enfant. L’OMS, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et d’autres partenaires de premier plan ont accompagné ces efforts. La Chine, par exemple, a procédé à une évaluation nationale des stratégies de survie de l’enfant, sous l’autorité du Ministère de la Santé et avec la collaboration de l’OMS, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et du Fonds des Nations Unies pour la population. Il en a résulté une liste d’interventions reposant sur des bases factuelles qui entraîneront très vraisemblablement une amélioration de la survie des mères et des enfants en Chine, des critères de sélection des provinces et des circonscriptions où les interventions recommandées seront initialement mises en oeuvre, un état des besoins en moyens humains et financiers et des suggestions quant aux indicateurs fondamentaux permettant de mesurer les progrès accomplis. Les résultats de cette opération seront publiés en 2006 et guideront le renforcement de l’action en faveur de la survie de la mère et de l’enfant. Le Cambodge a élaboré une Stratégie nationale de survie de l’enfant qui comprend notamment une fiche de notes et un tableau de mise en oeuvre destinés à guider les organisations gouvernementales et non gouvernementales. Des réunions ont été organisées en République démocratique populaire lao pour débattre des politiques de survie de l’enfant, et des groupes de travail ont été constitués pour y élaborer un module essentiel de soins de santé maternelle et infantile. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a accueilli une réunion d’experts techniques afin d’étudier les lacunes et les améliorations possibles en matière de survie de l’enfant, et un plan d’action a été mis en chantier. Aux Philippines, le Ministère de la Santé a réuni les principaux partenaires pour étudier des orientations en matière de survie de l’enfant et a rédigé un plan d’application visant à améliorer la survie de l’enfant. Aux Iles Salomon, un comité de la santé de l’enfant, composé de représentants de différents programmes du Ministère de la Santé concernant la santé de l’enfant, a été constitué, un système d’observation de la mortalité infanto-juvénile a été examiné, et un projet de plan de santé de l’enfant a été élaboré dans le cadre du plan national de santé maternelle et infantile. Le Viet Nam a inventorié les lacunes en matière de survie de l’enfant et a élaboré une stratégie visant à améliorer la survie des nouveau-nés. L’OMS a continué d’appuyer la mise en oeuvre et l’essor d’approches reposant sur des bases factuelles qui contribuent à la survie de l’enfant, c’est-à-dire essentiellement la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), y compris les soins de recours et l’amélioration des comportements ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 25 7. S A N T E E T D E V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T E T D E L ’ A D O L E S C E N T soignants à l’égard de l’enfant, au niveau de la famille et de la collectivité. Le cours intégré d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été introduit dans la Région, attirant des participants du Cambodge, de Chine, de Mongolie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines, de République démocratique populaire lao et du Viet Nam. La Chine et le Viet Nam ont traduit le cours à des fins de formation dans certaines provinces. Les Philippines ont également commencé à former des professionnels de santé et des agents de santé communautaires. La Chine a mis au net un plan d’action national pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant et élabore actuellement des plans provinciaux. Dans le souci d’améliorer durablement les connaissances de santé publique et les compétences des dispensateurs de soins, l’OMS a continué de soutenir des activités visant à renforcer l’enseignement des techniques de santé publique appliquées à la santé de l’enfant dans les facultés de médecine et les écoles d’infirmières et de sages-femmes. Un voyage d’étude a été organisé aux Philippines pour des enseignants d’écoles d’infirmières du Cambodge, de telle sorte que ceux-ci puissent adapter la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant à leurs activités pédagogiques. La Chine, les Philippines et la République démocratique populaire lao ont également entrepris de revoir les programmes d’études et de former des enseignants médicaux. Le Viet Nam s’est livré à une évaluation de l’intégration de la PCIME dans les écoles de médecine en interrogeant et en observant des médecins diplômés depuis peu. Dans le cadre d’une action visant à renforcer la capacité d’observer et d’évaluer les activités de santé de l’enfant, le Cambodge a enquêté sur une structure de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, avec la participation de collègues de Mongolie et de Papouasie-Nouvelle- Guinée. Par la suite, la Mongolie a mené une enquête analogue. Nutrition. Les plans d’action nationaux pour la nutrition fournissent le cadre dans lequel s’inscrivent les interventions nutritionnelles. Pour aider les pays et territoires de la Région du Pacifique occidental à élaborer, analyser et appliquer efficacement leurs plans nationaux, l’OMS a produit un cours de formation qui a été offert dans la Région du Pacifique occidental ainsi que dans d’autres Régions de l’OMS. En janvier 2006, l’Organisation a convoqué une réunion afin de s’interroger sur l’efficacité du cours et de dresser des plans pour le pérenniser, en y associant d’autres institutions telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la Fondation Rockefeller et d’autres organisations non gouvernementales. En collaboration avec ces partenaires et quelques autres, l’OMS a soutenu des interventions nutritionnelles dans plusieurs pays et territoires de la Région du Pacifique occidental. Il s’est agi notamment d’appliquer des plans d’action nationaux pour la nutrition, d’adopter des logiciels PROFILES pour faciliter l’analyse et la promotion des politiques de nutrition et d’appuyer des programmes de santé en milieu scolaire visant ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200626 7. S A N T E E T D E V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T E T D E L ’ A D O L E S C E N T à améliorer la nutrition, la sécurité des aliments, l’approvisionnement en eau et l’assainissement. L’application de la Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’activité physique et la santé a été relancée grâce à un engagement de soutien triennal pris par l’Agence néo-zélandaise de développement international. Ce financement sert à rémunérer un spécialiste de la nutrition et de l’activité physique qui aide à planifier et à exécuter des activités prioritaires visant à améliorer l’alimentation et à promouvoir les modes de vie actifs dans le Pacifique. En vue de faire le point des succès obtenus et des contraintes subies, mais aussi de définir des activités prioritaires, un atelier sur l’application de la stratégie a été organisé aux Fidji en avril 2006, avec la participation d’équipes venues de 19 pays. Une étude des législations nationales et internationale sur le commerce des aliments ainsi que d’autres mesures réglementaires visant à promouvoir la consommation d’aliments sains y a été présentée. Un soutien supplémentaire a été apporté aux pays du Pacifique par le Ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande sous la forme d’un projet visant à créer une structure servant à planifier, appliquer et évaluer des mesures de sensibilisation des consommateurs et de motivation pour les régimes alimentaires et les modes de vie sains aux Fidji et aux Tonga. Les programmes de prévention de l’anémie ont été stimulés grâce à d’autres Examens nutritionnels qui tenaient compte des résultats de projets pilotes soutenus par l’OMS au Cambodge, aux Philippines et au Viet Nam. Dans chacun de ces pays, grâce à un effort de marketing social et de mobilisation communautaire, ces projets avaient réduit l’anémie et amélioré le bilan ferrique en favorisant l’achat et la prise de doses hebdomadaires de suppléments ferro- foliques chez 30 000 femmes en âge de procréer. On s’attend à ce que ces résultats contribuent à la révision des recommandations de l’OMS relatives à la prévention de l’anémie par l’administration de suppléments et à l’intégration de cette technique dans les programmes de prévention de l’anémie dispensés dans les écoles et sur les lieux de travail ainsi qu’à la mise en vente de suppléments dans les pharmacies et par d’autres filières. L’administration de doses hebdomadaires de suppléments de fer et d’acide folique aux femmes en âge de procréer a été introduite dans des écoles et des églises à Kiribati. Au Cambodge et aux Philippines, cette technique a été étendue aux écoles dans plusieurs provinces. En Chine, une campagne de marketing social a été mise sur pied pour l’adoption de nouveaux suppléments. En République démocratique populaire lao, un projet analogue a été lancé afin de déterminer les meilleurs moyens d’introduire ces nouvelles techniques. L’OMS a émis une proposition de programme d’enrichissement des aliments dans le Pacifique et a mené des études sur la faisabilité d’une telle action. On s’est interrogé sur la disponibilité et la consommation des aliments susceptibles d’être enrichis ainsi que sur le cadre législatif qui permettrait d’avoir un programme ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 27 commun pour les pays et territoires insulaires du Pacifique. Les conclusions de ces études ont été présentés à un atelier sur l’élimination des obstacles à la survie et au développement de l’enfant dans le Pacifique, organisé par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance avec la participation de l’OMS, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et des Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique. Un rapport final a été publié sur le Projet d’élimination des troubles dus à la carence en iode au Tibet, entrepris avec l’appui de l’OMS et de l’Agence australienne de développement international. Une visite complémentaire a été effectuée en juin 2006 afin d’observer les progrès réalisés. En collaboration avec l’unité Santé de l’Enfant et de l’Adolescent, et lors d’un atelier régional tenu aux Philippines en juin 2006, le programme de nutrition a adopté de nouvelles normes OMS de croissance de l’enfant, fondées sur l’observation d’enfants exclusivement nourris au sein. Les nouvelles courbes de croissance devraient fournir une norme internationale unique, décrivant le meilleur type de croissance physiologique et valable pour tous les enfants de la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans, tout en faisant de l’enfant nourri au sein le modèle normatif pour la croissance et le développement. Le cours intégré de l’OMS sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été offert à des équipes de médecins et d’infirmières de plusieurs pays des régions OMS du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. Aux Philippines, le programme a été renforcé grâce à l’adoption d’un plan national d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant ainsi qu’à des essais-pilotes de nouveaux modèles visant à promouvoir l’allaitement maternel dans les collectivités. Le programme a également reçu le soutien d’autorités locales, d’entreprises et de syndicats. Aux Philippines également, deux études ont été menées portant, l’une, sur les stratégies de promotion de l’allaitement maternel en fonction des normes socioculturelles et, l’autre, sur le poids de l’action commerciale en faveur des préparations pour nourrissons. En outre, une campagne de marketing social a été entreprise pour promouvoir l’allaitement maternel. 7. S A N T E E T D E V E L O P P E M E N T D E L ’ E N F A N T E T D E L ’ A D O L E S C E N T ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200628 8 Santé génésique Santé génésique. La campagnemenée en vue de réduire la morbidité et la mortalité maternelles et néonatales fait face à d’importants défis en ce qui concerne les pays et les territoires prioritaires de la Région du Pacifique occidental. Malgré un ferme engagement de la part de nombreux gouvernements, il faudra redoubler d’efforts pour que cette Région atteigne la cible fixée pour 2015 dans les objectifs du Millénaire pour le Développement —à savoir une diminution de la mortalité maternelle et néonatale de 75 % par rapport au niveau de 1990. L’OMS continue de fournir une assistance technique aux gouvernements pour ce qui concerne l’élaboration et la mise en oeuvre de leurs programmes nationaux de santé maternelle et néonatale. Du fait que les questions complexes en matière de santé génésique et maternelle vont au-delà des inquiétudes sanitaires et médicales, le Bureau régional a mis en avant, l’année dernière, des approches plus détaillées. Pour une grossesse à moindre risque. L’année dernière, les sept pays prioritaires – à savoir, le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et le Viet Nam – ont reçu une formation sur les approches qualitatives pouvant être utilisées pour favoriser la diffusion d’une meilleure information concernant les causes sous-jacentes de la mortalité maternelle. La formation sera basée sur un manuel mis au point par le Siège de l’OMS qui s’intitule Au- delà des nombres. La Chine et la Mongolie ont traduit le manuel pour en permettre l’utilisation au sein de leurs propres programmes de formation nationaux. Ce manuel aidera les responsables de la prise de décision ainsi que les administrateurs de programme à mieux appréhender le problème de la mortalité néonatale et maternelle et à savoir comment agir pour s’attaquer à ce problème. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 29 8. S A N T E G E N E S I Q U E Renforcer les partenariats. Une réunion consultative régionale en vue de renforcer les partenariats entre les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé maternelle et néonatale s’est tenue en octobre 2005 à Hanoi au Viet Nam. Un certain nombre d’agences partenaires y ont participé, dont le Fonds des Nations Unies pour la Population, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, la Fédération internationale pour la Planification familiale ainsi que l’Association Save the Children. Les partenaires sont convenus de la nécessité pour les gouvernements nationaux d’accorder une plus grande priorité à la santé maternelle et néonatale, de mobiliser les ressources financières et humaines nécessaires pour s’attaquer au problème et surveiller et évaluer les politiques, les programmes et les initiatives dans le domaine de la santé maternelle. Sexospécificité et droits. Les déterminants sociaux tels que la sexospécificité et les droits de l’homme sont considérés comme des facteurs importants en ce qui concerne la mortalité et la morbidité maternelles. Cependant, ils ne sont pas toujours pris en considération comme il se doit dans la planification des services de santé. Afin d’atteindre les cibles en matière de mortalité maternelle et néonatale fixées dans les objectifs du Millénaire pour le développement, il est indispensable que les dimensions sexospécifiques et liées aux droits de l’homme soient pleinement comprises et incluses dans les politiques, les programmes et les services nationaux de santé. Pour ce faire, un atelier régional consacré aux perspectives sexospécifiques et aux droits de l’homme en matière de santé génésique et maternelle, a été organisé par l’OMS en collaboration avec le Ministère malaisien de la Santé en décembre 2005. L’atelier a également présenté des outils pratiques et analytiques de base permettant d’aider les administrateurs de programme et d’autres personnes, à aborder au sein de leurs systèmes de santé, les questions relatives aux droits sexuels et génésiques. Le manuel de formation utilisé lors de l’atelier est désormais disponible. La Malaisie et la Chine projettent de mettre en place en 2006, une formation au niveau national sur le thème de la sexospécificité et des droits de l’homme en matière de santé génésique et maternelle. Adolescents. Les jeunes dans la Région du Pacifique occidental sont toujours confrontés à d’importantes menaces en matière de santé génésique, telles que les grossesses précoces résultant le plus souvent de besoins de contraception non satisfaits, les infections sexuellement transmissibles, comprenant le VIH/SIDA ainsi que la violence et l’exploitation sexuelles. Un cadre permettant de mener une action accélérée dans le domaine de la santé sexuelle et génésique des jeunes a été établi en réponse ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200630 8. S A N T E G E N E S I Q U E à la résolution WHA55.19 de l’Assemblée mondiale de la Santé et aux demandes des Etats Membres. Ce cadre vise à conseiller les responsables de l’élaboration des politiques et les administrateurs de programme pour qu’ils remplissent leur obligation de répondre aux besoins sanitaires des jeunes et plus particulièrement, à leurs besoins en matière de santé sexuelle et génésique. Planification familiale. Une diminution des grossesses non désirées et des avortements non médicalisés permettrait de réduire la mortalité et la morbidité maternelles de 20 à 30 %. La promotion de méthodes de contraception efficaces et l’amélioration de la qualité des services de planification familiale et de santé génésique constituent des approches importantes dans la réduction de la mortalité maternelle. Dans le cadre du Programme de partenariat stratégique entre le Fonds des Nations Unies pour la Population et l’OMS, la Chine, la République démocratique populaire lao, le Viet Nam et plusieurs pays et territoires insulaires du Pacifique ont traduit et adapté les manuels et mis en place une formation relative à la planification familiale et à la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les Iles Salomon, Tonga et Vanuatu ont, elles aussi, réalisé un bilan rapide des services de planification familiale et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles basés dans des dispensaires. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 31 9 Maladies non transmissibles et santé mentale Une enquête STEPS est en cours en Mongolie. Maladies non transmissibles.Une étude indépendante du programme de lutte contre les maladies non transmissibles dans la Région du Pacifique occidental réalisée par quatre experts- conseils d’Australie, de la Chine, des Fidji et du Japon a été menée à bien en 2005. Les experts-conseils ont passé en revue l’action du Bureau régional, et examiné les activités OMS menées en collaboration en Chine, aux Philippines, aux Tonga, au Samoa et au Viet Nam. L’évaluation a validé les quatre approches stratégiques adoptées par ce programme dans la Région : élaboration de plans nationaux, mise en place de systèmes de surveillance, promotion de modes de vie sains et d’environnements favorables et enfin renforcement des services de prévention clinique. Les conclusions des experts-conseils ont été approuvées par le Comité régional à sa cinquante-sixième session tenue à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), en septembre 2005. Le Comité régional se penchera sur le programme de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles à sa cinquante-septième session qui se tiendra en Nouvelle-Zélande, en septembre 2006. En octobre 2005, l’OMS a publié un rapport mondial intitulé La prévention des maladies chroniques : un investissement vital, qui adapte à la situation mondiale l’approche STEPS (surveillance par étapes des facteurs de risque des MNT) élaborée par la Région du Pacifique occidental à l’issue de consultations qui se sont déroulées aux Tonga en 2003, durant la Réunion des Ministres de la santé des pays océaniens. Ce cadre d’intervention a été utilisé à plusieurs reprises dans la Région au cours de l’année passée. Au Viet Nam, des planificateurs y ont eu recours durant un atelier afin de définir les cibles opérationnelles du programme national intégré contre les maladies non transmissibles. En Mongolie, le gouvernement a approuvé le plan national de lutte contre les maladies non transmissibles en décembre 2005. En Chine, un groupe de travail est en train d’achever la première mouture du plan national de lutte contre les maladies non transmissibles et a parallèlement engagé une étude de leurs facteurs déterminants, tandis que le programme national en est aux derniers stades d’approbation. Les Etats fédérés de Micronésie et Nauru, en collaboration avec l’OMS et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ont achevé au cours de l’année écoulée des plans fondés sur l’approche STEPS. S’agissant de la surveillance des maladies non transmissibles, les Etats et Territoires de la Région ont réalisé de nombreuses enquêtes sur les facteurs de risque en employant deux nouvelles méthodes. La Mongolie tout d’abord a réalisé son enquête nationale STEPS en saisissant les données sur des ordinateurs de poche, un système initialement élaboré pour le Pacifique. Il permet de saisir directement les données sur le lieu des entretiens, d’où une réduction considérable du temps écoulé entre la collecte et l’analyse des données. La deuxième nouveauté réside dans l’analyse des données en collaboration, à partir de données sur les facteurs de risque collectées durant plusieurs années en Chine, ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200632 9. L E S M A L A D I E S N O N T R A N S M I S S I B L E S E T S A N T E M E N T A L E aux Fidji, en Malaisie, à Nauru et aux Philippines. Une collaboration s’est instaurée entre ces pays et l’Université de Sydney pour analyser leurs données mises en commun et préciser la conjugaison des facteurs de risque des maladies non transmissibles et des groupes socio- économiques. Le Bureau régional a publié une monographie qui fait le point des éléments d’information disponibles sur les maladies non transmissibles affectant les populations vulnérables. C’est dans les classes moyennes et nouvellement prospères que les maladies non transmissibles affichent le taux d’augmentation le plus important, mais les populations pauvres représentent elles aussi une proportion importante de la charge de morbidité. Divers éléments d’information laissent à penser que les coûts de santé élevés peuvent précipiter les gens dans la pauvreté. Ils indiquent en outre que divers facteurs structurels, tels que le coût des médicaments contre les maladies chroniques, dans des situations où il n’existe pas d’assurance sociale et maladie, empêche les pauvres d’avoir accès aux traitements et aux soins contre les maladies non transmissibles. Les facteurs structurels les exposent en outre au risque de maladies non transmissibles, par exemple en les contraignant à une alimentation peu propice à la santé, mais souvent moins chère. Les liens entre pauvreté et maladies chroniques sont globalement ignorés dans les programmes actuels de lutte contre la pauvreté en raison de l’idée fausse selon laquelle seuls les riches souffrent de ces maladies. Or, de nouveaux éléments de preuve montrent qu’il est essentiel de réviser l’action de lutte contre la pauvreté afin que les pauvres ne soient pas laissés sans aide face à une charge croissante de maladies chroniques. Les efforts de renforcement des capacités de lutte contre les maladies non transmissibles ont encore progressé avec l’organisation, en avril 2006, à l’Institut national de santé publique du Japon, à Saitama, du deuxième programme de formation Japon-OMS organisé au profit de participants internationaux. En présence de 14 directeurs des services de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles de 11 pays, ce cours a permis de passer en revue l’expérience des pays, sur la base du programme japonais de lutte contre les maladies liées au mode de vie et de l’approche stratégique adoptée par la Région pour la prévention et la lutte contre ces maladies. Il était directement calqué sur le modèle du rapport mondial, La prévention des maladies chroniques : un investissement vital. Un guide de l’étudiant, élaboré en vue du cours, est désormais utilisé aux fins du perfectionnement individuel et peut servir de trame aux ateliers nationaux de formation qui souhaitent reproduire le modèle du cours japonais. Autre action de renforcement des capacités : un cours de formation sur l’activité physique et la santé publique qui a été organisé en Malaisie, en mai 2006, par le Ministère de la santé, avec le soutien de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux. Les participants ont pu se familiariser avec les concepts et les principes de la promotion de l’activité physique au niveau national et provincial. Un atelier a été organisé au Viet Nam, en février 2006, pour élaborer le prochain Plan d’action concernant la Déclaration du Pacifique occidental sur le diabète (2000-2005). Il a été conjointement organisé par l’OMS, la Fédération internationale du diabète et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Il comprenait des sessions de travail sur la promotion sanitaire dans les médias et la direction des programmes de lutte contre le diabète. Le Sommet bi-régional d’Asie sur le diabète a été organisé dans la foulée par la Fondation internationale du diabète. L’une des raisons de sa tenue au Viet Nam était de faire connaître deux projets de démonstration ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 33 sur le diabète en cours dans ce pays et d’élargir la collaboration à une troisième province. Santé mentale. L’OMS prête son concours à la création d’un réseau océanien sur la santé mentale dans le but de remédier aux contraintes géographiques et financières que connaît ce secteur, un besoin qui avait été mentionné par les ministres de la santé des Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Avec le soutien du Ministère de la Santé néo-zélandais, l’OMS a défini le cadre conceptuel du réseau après avoir diffusé une proposition aux 20 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Onze d’entre eux se sont déclarés intéressés à y participer et ont désigné des correspondants à cet effet. Les correspondants nationaux ont unanimement approuvé la proposition de création du Réseau OMS de santé mentale dans le Pacifique occidental. Une réunion a été organisée aux Tonga en mai 2006, au même moment que la conférence annuelle de l’Association médicale Pasifika. Outre les discussions sur les objectifs, la composition, la structure et les modalités opérationnelles du réseau, les participants qui ont pris part à l’atelier organisé sur une demi-journée ont dessiné les priorités du nouveau réseau. La nature exacte des problèmes et priorités diffère selon les Etats et Territoires, mais les participants ont défini de grands domaines dans lesquels viendront s’inscrire les activités entreprises : promotion, ressources humaines et formation, recherche et information, accès aux médicaments, élaboration de stratégies, de politiques et de textes législatifs et planification des services. Le Réseau OMS de santé mentale dans le Pacifique occidental devrait être officiellement créé dans les mois à venir. Par leur collaboration, les pays membres du réseau devraient être en mesure de tirer profit de leur expérience, de leurs connaissances et de leurs ressources collectives pour développer durablement les capacités nationales et régionales en matière de promotion et de services de santé mentale. S’agissant de la prévention du suicide, le Bureau régional pour le Pacifique occidental a organisé à Manille sa première conférence sur ce thème, à laquelle ont participé les représentants de 22 Etats et Territoires. Quelque 331 000 suicides ont été enregistrés dans la Région en 2002, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles. Environ 27 % de la population mondiale vit dans la Région du Pacifique occidental, alors que les suicides survenant dans cette Région représentent 38 % de l’ensemble des suicides intervenant dans le monde, 33 % de toutes les morts violentes dont sont victimes les hommes et 57 % de l’ensemble des morts violentes auxquelles les femmes ont succombé dans le monde. Tout en reconnaissant la gravité du problème dans la Région, les participants à la conférence se sont déclarés préoccupés par le fait que l’on ne connaît guère la situation spécifique de la plupart des pays en développement et des pays les moins avancés. La Conférence a donc recommandé aux Etats et Territoires de : • mettre en place un système de surveillance des données de morbidité et de mortalité pour le suicide ; • développer leurs ressources humaines, notamment les épidémiologistes et statisticiens nécessaires à l’exploitation d’un système fiable et bien conçu de collecte de données sur la morbidité et la mortalité, dont le suicide ; • prévoir un suivi périodique du système de surveillance ; • étayer le système de surveillance par des travaux de recherche sur les causes et les risques de suicide et sur les facteurs de protection. 9. L E S M A L A D I E S N O N T R A N S M I S S I B L E S E T S A N T E M E N T A L E ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200634 9. L E S M A L A D I E S N O N T R A N S M I S S I B L E S E T S A N T E M E N T A L E Compte tenu de ces recommandations, l’OMS a lancé en mars 2006 une initiative appelée START (Suicide Trends in At-Risk Territories ou Tendances au suicide dans les zones à risque) avec le soutien d’un centre collaborateur de l’OMS, l’Institut australien de recherche et de prévention du suicide. Les représentants de 15 Etats et Territoires ont suivi dans ce centre collaborateur une formation sur la création de bases de données nationales, la compréhension des différents types de comportements suicidaires, la certification des décès par suicide et l’élaboration d’interventions efficaces. Le projet START permettra de créer et de renforcer les systèmes de surveillance des comportements suicidaires et d’appuyer l’élaboration et la mise en oeuvre de stratégies nationales de prévention et de gestion efficaces de ces comportements. L’initiative Le patient au coeur des soins a été lancée à l’échelle de la Région pour répondre à la résolution WPR/RC55.R1 qui invitait l’OMS à préparer un projet de cadre politique rendant compte de l’importance des facteurs psychosociaux qui influent sur la santé. En 2005, les experts ont entrepris une étude globale afin de mettre en évidence l’importance des grands facteurs psychosociaux dans les soins de santé. L’étude montre que l’éducation et la participation du patient revêtent une grande importance, tout comme l’organisation des soins et le financement de la santé, et contribuent à façonner la manière dont les soins sont vécus, leurs retombées et leurs avantages. Elle propose en outre diverses mesures que l’OMS pourrait instaurer afin que la place prépondérante du patient au coeur du système de soins devienne une valeur de référence et un principe organisateur des systèmes de santé. Au début de l’année 2006, un projet de cadre politique et le descriptif annoté d’une publication destinée à une large audience ont été élaborés à la suite de consultations élargies avec les experts et les parties concernées, et avec un soutien important du gouvernement du Japon. Le cadre politique couvre quatre domaines d’intervention correspondant aux quatre volets des soins de santé : patients et consommateurs de soins de santé ; professionnels de santé et prestataires de soins de santé ; services, installations et institutions sanitaires ; et, système général de soins de santé et structures incitatives à l’échelle du système. Les travaux futurs auront pour but d’affiner et de parachever le cadre politique et de produire la publication susvisée. Un site Web sera créé pour l’initiative Le patient au coeur des soins afin d’assurer la poursuite du dialogue et de la promotion, tandis qu’un manuel de ressources sera publié pour faire connaître les bases factuelles et les pratiques ayant donné de bons résultats. Toxicomanies. Dans le domaine des toxicomanies, l’OMS a élaboré un projet de Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool. La consommation abusive d’alcool est responsable de 5,5 % du fardeau de morbidité de la Région, sans compter son important coût économique et social. L’OMS a organisé une consultation technique sur la stratégie à Manille, en mars 2006. Elle a par ailleurs organisé des consultations ouvertes avec les représentants de l’industrie des boissons alcoolisées, de l’agriculture et du commerce qui ont eu lieu à Manille, en juin 2006. Ces consultations auxquelles ont contribué les Etats Membres et d’autres partenaires ont permis la préparation du projet de stratégie. Le projet sera présenté pour examen à la cinquante-septième session du Comité régional pour le Pacifique occidental qui se tiendra en septembre 2006, en Nouvelle- Zélande. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 35 1 En mai 2006, les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental suivants avaient ratifié la Convention : Australie, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Iles Cook, Fidji, Japon, Kiribati, Malaisie, les Iles Marshall, les Etats fédérés de Micronésie, Mongolie, Nauru, Nouvelle- Zélande, Nioué, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République de Corée, Samoa, Singapour,Iles Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Viet Nam. 10 Initiative Pour un monde sans tabac Le Directeur régional visite un village « sans tabac » dans les Iles Fidji. Initiative Pour un monde sanstabac. Le tabagisme est l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Si le rythme de consommation actuel se maintient, environ 1 milliard d’individus, dont plus de 300 millions dans la seule Région du Pacifique occidental, succomberont à leur dépendance nicotinique au cours du 21ème siècle. Ajoutons que des millions d’adultes et d’enfants non-fumeurs de la Région sont exposés au tabagisme passif. La majorité des consommateurs de tabac vivent dans les pays en développement et consacrent jusqu’à 25 % des revenus du ménage au tabac, souvent privilégié au détriment d’autres postes élémentaires tels que la nourriture, l’habillement, la santé et l’éducation. Des études indiquent que, dans la Région, les foyers les plus pauvres consacrent un pourcentage plus élevé de leurs revenus au tabac que les foyers plus aisés, aux dépens des enfants, notamment. La Banque mondiale a estimé que la consommation de tabac entraînait, à l’échelle mondiale, une perte nette de 200 milliards de dollars. Même les pays cultivant le tabac en grandes quantités et fabriquant des produits du tabac supportent des coûts économiques considérables du fait du tabagisme. La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le premier traité mondial dédié à la lutte contre le tabagisme, est entrée dans une période de transition importante en 2006. La Convention encourage les pays à se doter de stratégies de lutte antitabac d’un bon rapport coût- efficacité. La Convention a été ratifiée le 30 novembre 2004 par les 40 pays nécessaires à son entrée en vigueur, intervenue le 27 février 2005. Désormais ratifiée et entrée en vigueur dans plus 120 Etats Parties, la Convention figure parmi les traités les plus rapidement adoptés et ratifiés de l’histoire. L’OMS a fourni aux Etats Membres une assistance technique, un appui financier et une aide au renforcement des capacités pour faciliter la mise en application de la Convention. Vingt-six Etats Membres sur 27 ont ratifié le traité ou effectué des démarches dans cette direction,1 faisant de la Région du Pacifique occidental la figure de proue du processus de ratification de la Convention parmi les différentes Régions de l’OMS. De nombreux pays ont déjà entrepris d’en appliquer les dispositions. Ceux de la Région ont également largement contribué au succès de la session inaugurale de la Conférence des Parties, en février 2006. A cette occasion, la Conférence des Parties a décidé de la création d’un secrétariat permanent et du financement de son budget, s’est dotée de règles de procédures et d’un règlement financier, et a décidé de l’établissement de groupes de travail chargés de préparer de futurs protocoles sur le commerce illicite et l’interdiction de toute publicité pour le tabac. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200636 10. I N I T I A T I V E P O U R U N M O N D E S A N S T A B A C Le Bureau régional a fourni une assistance technique, a contribué au renforcement des capacités et a appuyé, sous d’autres formes, l’analyse et le développement de législations et de politiques nationales, la tenue de comités interministériels et d’ateliers sur la lutte antitabac, ainsi que l’organisation de manifestations « sans tabac » tels que les Jeux d’Asie du Sud-Est 2005, aux Philippines. En collaboration avec les services de promotion de la santé, de lutte contre les maladies non transmissibles et de développement des systèmes de santé du Bureau régional, l’unité chargée de l’initiative Pour un monde sans tabac continue à promouvoir une démarche pragmatique préconisant l’introduction de taxes sur les produits du tabac afin d’en réduire la consommation et de financer les actions nationales de promotion de la santé. L’OMS a appuyé la réalisation d’études et d’autres travaux consacrés au lien entre pauvreté et tabagisme, examiné sous l’angle particulier des objectifs du Millénaire pour le développement. Avec le concours des Centers for Disease Control, des Etats-Unis, l’OMS a étendu le système mondial de surveillance du tabagisme à la Région du Pacifique occidental. Plus de 20 Etats et Territoires ont achevé ou parachèvent actuellement leur première enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes et chez le personnel scolaire. L’unité chargée de l’initiative Pour un monde sans tabac poursuit également sa collaboration avec l’unité Maladies non transmissibles en vue d’intégrer les activités de lutte antitabac et les programmes de lutte contre les maladies non transmissibles, en recourant notamment à la méthode d’enquête « STEPwise » de l’OMS pour recueillir des données sur la consommation de tabac chez les adultes. Dans le cadre de l’initiative « Alliance pour les villes-santé », l’OMS a attribué le prix du meilleur projet à la ville de Townsville (Australie) pour « Nettoyons l’air : Villes sans tabac/sans fumée » et le prix des bonnes pratiques au gouvernement métropolitain de Séoul (République de Corée). Ces récompenses ont pour but d’encourager les villes à poursuivre l’innovation et à mettre en oeuvre des moyens effectifs et efficaces de promotion et de protection de la santé des populations urbaines. Le thème de la Journée mondiale sans tabac 2006, « Le tabac : mortel sous toutes ses formes », a encouragé les pays et les pouvoirs publics à oeuvrer pour une stricte réglementation des produits du tabac, en sensibilisant ces derniers à la grande diversité de produits et de pratiques mortels, tels que l’utilisation du narguilé et la consommation de tabac sans fumée. La Journée mondiale sans tabac a également mis l’accent sur une pratique persistante de l’industrie du tabac consistant à utiliser des termes trompeurs tels que cigarettes « légères », « douces » et « à faible teneur en goudron », ainsi que sur les activités de promotion et de commercialisation de nouveaux produits déguisés sous des appellations plus saines, des saveurs fruitées ou des conditionnements plus attractifs. L’assistance technique et le renforcement des capacités en vue de faciliter l’application de la Convention par les Etats Membres resteront pour l’OMS une priorité absolue. L’Organisation préconisera également l’adoption de stratégies reposant sur des données factuelles telles que l’expansion des politiques antitabac, l’interdiction de toute publicité et promotion, l’apposition d’avertissements sanitaires plus percutants sur les emballages et l’adoption de mesures touchant aux prix et aux taxes. En outre, l’OMS encouragera l’application de politiques sans tabac et sans fumée lors de manifestations telles que les Jeux du Pacifique Sud, en 2007, et les Jeux olympiques de Pékin, en 2008. L’OMS prévoit également d’actualiser et d’étendre l’enquête sur la consommation de tabac, de conduire une étude sur la consommation de noix de bétel avant de recommander des interventions efficaces. Développement du secteur de la santé ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 39 11 Développement et financement des systèmes de santé Développement etfinancement des systèmes de santé. Lors de la cinquante-sixième session du Comité régional pour le Pacifique occidental, les Etats Membres ont approuvé la Stratégie de financement des soins de santé pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est (2006-2010). De nombreux Etats et Territoires s’appuient sur cette stratégie pour élaborer des politiques visant à accroître les investissements dans le domaine de la santé. La stratégie est en cours de traduction en chinois, khmer, lao, mongol khalkha et vietnamien. Par ailleurs, un manuel d’introduction au financement de la santé a été publié afin d’aider le personnel de l’OMS et d’autres intervenants à mieux comprendre les aspects techniques du financement des systèmes de santé. L’OMS a appuyé les réformes des systèmes de santé engagées dans les Etats Membres d’Asie et du Pacifique. Ces réformes portent principalement sur : le financement des soins de santé essentiels, l’accès équitable aux soins, la mobilisation et l’utilisation efficaces des ressources, la mise en place de régimes sociaux d’assurance maladie, le renforcement des comptes nationaux de la santé, et divers aspects réglementaires. Elles ont pour principal objectif de favoriser la mise en oeuvre de politiques de santé visant à garantir la couverture universelle, l’accès équitable aux soins et la mise en place de dispositifs de protection sanitaire et sociale. Les Etats Membres ont pu prendre connaissance de l’expérience d’autres pays et régions en matière d’élaboration de régimes sociaux d’assurance maladie. La Conférence internationale sur l’assurance maladie sociale dans les pays en développement, organisée à Berlin en décembre 2005 avec le concours de l’OMS, de l’Organisation mondiale du travail et de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), a fortement contribué à faire avancer le débat sur les régimes sociaux d’assurance maladie. Les trois organisations participantes poursuivent leur action en faveur de la création de régimes sociaux d’assurance maladie dans la Région du Pacifique occidental. Le Bureau régional, en collaboration avec le gouvernement de la République de Corée, a organisé à Séoul un deuxième cours régional de formation au développement des régimes sociaux d’assurance maladie, qui a réuni des experts d’Asie, du Pacifique et d’Afrique. Durant l’année écoulée, plusieurs pays ont amélioré leurs comptes nationaux de la santé, et les données concernant la Région du Pacifique occidental ont été actualisées et diffusées à l’échelle mondiale. La Mongolie et le Viet Nam ont établi leurs premiers rapports sur les comptes nationaux de la santé, qui couvrent la période 1999-2002. L’établissement des comptes infranationaux et par maladie se poursuit, et un projet pilote est en cours en Chine et aux Philippines. Le premier cours de formation en ligne sur les comptes nationaux de la santé destiné aux Etats et Territoires insulaires du Pacifique a été organisé par le biais du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires. Au Cambodge et en Chine, l’intervention de l’OMS a contribué à une meilleure prise de conscience du lien entre facteurs macroéconomiques et santé. Le rapport de la Commission Macroéconomie et Santé, qui examine les synergies entre les investissements en faveur de la santé et de la croissance économique et la réduction de la pauvreté, a été traduit en chinois, en mongol khalkha et en vietnamien. En Chine, l’OMS et le Centre de recherche sur le développement du Conseil d’Etat ont préparé conjointement un rapport intitulé China: Health, Poverty and Economic Development (Chine : santé, pauvreté et développement économique). Des efforts ont été entrepris pour renforcer les dispositifs de protection sanitaire et ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200640 11. D E V E L O P P E M E N T E T F I N A N C E M E N T D E S S Y S T E M E S D E S A N T E sociale dans les pays où les besoins sont les plus grands. Des projets de dimension nationale axés sur la mise en place de systèmes de protection et sur l’amélioration des moyens d’existence ont été élaborés pour le compte de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam. Ces projets sont financés par le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la sécurité humaine. Une consultation régionale sur les déterminants sociaux de la santé dans la Région du Pacifique occidental s’est tenue à Beijing en mars 2006. Les activités de suivi porteront principalement sur les déterminants sociaux de la santé en milieu urbain et au niveau national. D’autres activités de renforcement des capacités sanitaires dans le contexte du développement sont prévues, et notamment la participation à des manifestations régionales ayant pour but d’évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, de définir les activités prioritaires à entreprendre au titre des stratégies nationales de réduction de la pauvreté axées sur la réalisation de ces objectifs, et d’en chiffrer le coût. Les efforts visant à renforcer les capacités nationales dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de l’accès équitable aux soins de santé et de la parité hommes-femmes ont notamment donné lieu à une étude documentaire sur la pauvreté et les maladies non transmissibles et à une évaluation du Fonds vietnamien pour la santé des populations pauvres. Des modules sur la violence fondée sur le sexe, la santé mentale, la prise en compte des questions liées à la pauvreté dans les programmes d’enseignement et la lutte contre le paludisme ont été intégrés au manuel Integrating Poverty and Gender into Health Programmes: A Sourcebook for Health Professionals (Intégrer la pauvreté et la parité hommes-femmes dans les programmes de santé : Manuel à l’usage des professionnels de santé). Un prix récompensant l’application de bonnes pratiques a été créé par le biais de l’Alliance des Villes-Santé. Le prix 2005 avait pour thème les initiatives Villes-Santé en faveur des pauvres et de la promotion de l’accès équitable aux soins. En 2006, il récompensera des projets axés sur les déterminants sociaux de la santé et la lutte contre la violence fondée sur le sexe. Un atelier régional sur la parité hommes- femmes et les droits en matière de santé génésique et maternelle a été organisé à Kuala Lumpur (Malaisie), en partenariat avec le centre de liaison sur la santé génésique. Il avait pour objectif de renforcer les capacités dans le domaine de la santé et des droits de l’homme. La publication de l’OMS Vingt-cinq questions-réponses sur la santé et les droits humains a été traduite en khmer, en mongol halkha et en vietnamien. L’OMS a apporté un soutien technique en vue de l’évaluation de la loi sur la santé publique, adoptée aux Tonga en 1992. En Malaisie, elle a fourni des conseils en vue du renforcement des capacités nécessaires à la restructuration des systèmes de santé, en particulier en ce qui concerne les réseaux cliniques, la répartition des cas traités, la qualité et la sécurité des soins et la gestion du changement. L’OMS et ses partenaires ont également appuyé un projet visant à recenser les différentes options envisageables en matière de réforme et d’amélioration du système de santé vietnamien, l’accent étant mis sur l’accès équitable aux soins, l’efficacité et le développement du système de santé. Enfin, l’OMS a participé à l’évaluation d’un nouveau manuel de planification à l’échelle provinciale publié au Viet Nam. Une consultation régionale sur les fonctions essentielles en matière de santé publique s’est tenue à Hanoï (Viet Nam) en novembre 2005, et le modèle d’évaluation des ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 41 11. D E V E L O P P E M E N T E T F I N A N C E M E N T D E S S Y S T E M E S D E S A N T E fonctions essentielles en matière de santé publique a été utilisé dans le cadre d’évaluations nationales entreprises à Kiribati et aux Iles Salomon. Une directive régionale sur l’application des législations relatives à la santé publique a été diffusée à l’intention des responsables des politiques de santé et des agents chargés de leur application. En Chine, le groupe des partenaires pour la santé a officiellement publié un rapport d’évaluation sur la situation sanitaire préparé sous la direction de l’OMS, avec l’appui du Ministère de la Santé. Le rapport définit dans leurs grandes lignes les principaux enjeux sanitaires auxquels la Chine fait face actuellement, et les priorités stratégiques de ses futures politiques de santé. En octobre 2005, le projet d’appui aux politiques de santé, financé par l’Agence britannique pour le développement international (DFID), a été officiellement lancé. Il a pour objectif d’accompagner, sur une période de quatre ans, la mise en oeuvre d’une politique de santé en faveur des pauvres fondée sur des bases factuelles. Au Cambodge, l’OMS, en sa qualité de principal bailleur de fonds/coordonnateur, a participé avec le Ministère de la Santé à la formulation du volet du plan stratégique national de développement 2006-2010 qui porte sur la santé. Par ailleurs, un nouveau plan stratégique 2003-2007 pour le secteur de la santé est en cours d’élaboration. Il tiendra compte de l’évaluation du plan stratégique en cours de mise en oeuvre et des résultats de l’enquête démographique et sanitaire réalisée à l’échelle nationale en 2005. Le Plan cadre relatif au régime social d’assurance maladie s’est enrichi de directives sur les poursuites judiciaires, et des directives applicables aux régimes communautaires d’assurance maladie ont été élaborées, en étroite coopération avec le Ministère de la Santé. Le premier Forum international sur les fonds de participation pour les pauvres a été l’occasion d’examiner l’expérience du Cambodge, l’objectif étant d’évaluer dans quelle mesure les populations pauvres ont recours aux services de santé, de définir les moyens d’élargir l’accès aux services, et de déterminer s’il y a lieu de prendre des mesures d’adaptation ou d’entreprendre des recherches opérationnelles. Le Forum international s’inscrit dans le cadre d’une étude sur les obstacles financiers à l’accès des pauvres aux soins de santé, qui examinera, entre autres, la Charte de 1996 sur le financement de la santé et les frais à la charge des utilisateurs, dans le but d’aider le Cambodge à actualiser sa stratégie de financement de la santé. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200642 12 Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Médicaments essentiels. Leprogramme de la Région du Pacifique occidental ayant trait aux produits pharmaceutiques repose sur les principes de la Stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels (2005–2010). Dans leur ensemble, les objectifs visent à garantir l’engagement de tous les partenaires en faveur des politiques pharmaceutiques nationales, à garantir l’accès et la disponibilité des médicaments essentiels à des prix abordables, à garantir la qualité, l’innocuité et l’efficacité des médicaments au moyen du renforcement des contrôles réglementaires et de l’assurance de la qualité et grâce à la lutte contre la contrefaçon des médicaments. Les objectifs visent enfin à promouvoir l’usage de médicaments dont l’efficacité thérapeutique est reconnue et qui présentent un bon rapport coût-efficacité. L’OMS continue d’apporter son aide dans l’élaboration et l’application des politiques pharmaceutiques nationales, en particulier dans le suivi et l’évaluation. La Chine a entrepris l’élaboration d’une politique pharmaceutique nationale. L’OMS contribue à l’analyse du secteur pharmaceutique et à une consultation nationale coordonnée par le centre de recherche pour le développement du Conseil d’Etat. La Chine a par ailleurs commencé la mise en oeuvre d’un plan pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels, en s’appuyant sur la stratégie régionale. Les Iles Salomon ont entrepris une évaluation approfondie de leur secteur pharmaceutique. Les résultats serviront de base de référence pour l’élaboration d’une politique pharmaceutique nationale. Pour appuyer et contrôler l’application de la Stratégie, un groupe consultatif technique composé de neuf spécialistes s’est réuni en novembre 2005. Le Bureau régional du Pacifique occidental et le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est ont organisé une consultation birégionale sur la production des antirétroviraux et autres médicaments essentiels pour déterminer le moyen d’augmenter la production locale de médicaments essentiels de bonne qualité en Asie et dans le Pacifique, en obtenant la collaboration des pays disposant de capacités de fabrication. Le Viet Nam a bénéficié d’un soutien pour réaliser une enquête sur les prix. La Malaisie a reçu une aide pour instaurer un système de contrôle des prix. Un système d’information sur la gestion pharmaceutique a été élaboré pour le Kiribati. Un guide a été publié sur le suivi et la supervision des approvisionnements pharmaceutiques et de l’usage des médicaments dans les centres de santé, en s’appuyant sur l’expérience du terrain acquise au Cambodge. Il devrait être reproduit dans d’autres pays. Le système d’alerte rapide destiné à combattre la contrefaçon des médicaments fonctionne efficacement depuis deux ans. Le Cambodge, la Mongolie et les Philippines y participent activement. Un guide de surveillance intensive est actuellement en préparation pour améliorer la détection des médicaments contrefaits dans les zones à haut risque. Des supports de sensibilisation ont été préparés à l’intention des consommateurs et des prestataires et sont expérimentés en Mongolie et aux Philippines. Pour améliorer l’homologation des médicaments, le Cambodge a bénéficié d’un appui technique et un module de formation à l’homologation et à l’évaluation des médicaments a été élaboré. Des évaluations et des consultations nationales ont été réalisées en Malaisie, aux Philippines et en République démocratique populaire lao pour concevoir un cadre d’action national permettant de garantir le respect des règles d’éthique dans l’homologation, la sélection et l’achat des médicaments. Des évaluations nationales sur le respect des règles d’éthique ont été achevées au Cambodge, en Mongolie et en Papouasie- ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 43 12. T E C H N O L O G I E D E L A S A N T E E T P R O D U I T S P H A R M A C E U T I Q U E S Nouvelle-Guinée. Un guide régional sur les pratiques éthiques dans l’homologation, la sélection et l’achat des médicaments est à l’étude. Un atelier birégional sur le suivi, la formation et la planification d’interventions sur l’usage rationnel des médicaments a été organisé à Yogyakarta (Indonésie) en décembre 2005, en collaboration avec le centre de pharmacologie clinique et de politique pharmaceutique de l’université de Gadjah Mada. Des activités semblables ont été réalisées au Cambodge, en Indonésie et en République démocratique populaire lao pour améliorer l’usage rationnel des médicaments dans les centres de santé. Un atelier s’est tenu à Dunhuang (Chine) en octobre 2005 sur l’usage rationnel des antibiotiques et sur la maîtrise de la résistance microbienne. Un atelier a été organisé en Malaisie sur ces mêmes thèmes en juin 2005. Médecine traditionnelle. L’OMS a maintenu son aide aux pays et aux territoires pour favoriser la promotion des bonnes pratiques de médecines traditionnelles, dans l’esprit de la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans la Région du Pacifique occidental. Une étude de la médecine traditionnelle chinoise a été réalisée en Chine pour en garantir la pratique sans risque, efficace et rationnelle. Elle a couvert entre autres la mise en oeuvre des politiques, les procédures d’évaluation et les brevets. La Mongolie a bénéficié d’un appui pour préparer et diffuser des directives sur la bonne pratique de la médecine traditionnelle. Des représentants du Ministère vietnamien de la Santé se sont rendus dans la République de Corée pour développer leurs capacités de gestion en médecine traditionnelle. Une conférence scientifique sur l’association de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne s’est tenue au Viet Nam en octobre 2005. Le Viet Nam a bénéficié également d’un appui logistique pour améliorer la pratique de la médecine traditionnelle dans les communautés. L’OMS et des experts des Etats Membres ont poursuivi leur travail de standardisation des différentes formes de médecine traditionnelle comme la détermination d’une nomenclature des points d’acupuncture, la terminologie et les programmes de pratique clinique dans les cas de cancer et de maladies ophtalmiques. Trois groupes ont été constitués pour travailler à l’élaboration d’un dictionnaire analogique de médecine traditionnelle, à la classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes et à l’ontologie clinique. Le programme de l’OMS sur la médecine traditionnelle prévoit également une collaboration avec les Etats Membres pour élaborer l’Index Medicus de la Région du Pacifique occidental sur la médecine traditionnelle. Les travaux se poursuivront avec les pays intéressés pour défendre la pratique rationnelle et sans risque de la médecine traditionnelle dans la Région. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200644 12. T E C H N O L O G I E D E L A S A N T E E T P R O D U I T S P H A R M A C E U T I Q U E S Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé. L’OMS a continué d’apporter son aide aux pays prioritaires pour améliorer la fiabilité et la sécurité de leurs services de transfusion sanguine. Le Cambodge a bénéficié d’une assistance pour revoir son système de transfusion sanguine, préparer un projet pour obtenir une subvention du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et élaborer des stratégies pour renforcer la gestion du système de transfusion sanguine. Le Viet Nam a reçu une aide pour mettre en oeuvre le projet d’implantation d’un centre régional de transfusion sanguine de la Banque mondiale, au travers d’un projet d’assistance technique de l’OMS financé par le Luxembourg. Les directeurs de programmes nationaux de transfusion sanguine et des décideurs de Chine et des Philippines se sont rendus dans des pays connus pour la bonne gestion de leurs services nationaux de transfusion sanguine. En 2005, la Chine et les Philippines ont révisé leur réglementation sur les services de transfusion sanguine. La nouvelle réglementation met en évidence les principes d’assurance de la qualité et la nécessité d’instaurer des systèmes de transfusion sanguine coordonnés à l’échelon national et appliquant le principe du bénévolat pour les dons de sang. La Chine a bénéficié d’un appui technique pour implanter des centres de dépistage sanguin dans la province du Liaoning. L’OMS a aidé les Philippines et le Vanuatu à élaborer leurs programmes de dons de sang bénévoles. Elle a également soutenu une évaluation sur la sécurité transfusionnelle en Papouasie-Nouvelle- Guinée et le renforcement des capacités dans les technologies des banques de sang dans les Iles Salomon. Un appui technique a été apporté au Brunei Darussalam pour qu’il améliore son service national de transfusion sanguine. En septembre 2005, des pays et territoires de la Région ont participé à un atelier interpays organisé à Macao (Chine) sur la pratique clinique sans risque et à bon escient des transfusions sanguines, financé conjointement par l’OMS et le Gouvernement de Macao (Chine). Au cours de cet atelier, les participants de chaque pays et territoire ont conçu un plan d’action. Les Etats Membres ont bénéficié d’une aide permanente pour mettre en place des systèmes de gestion de la qualité dans tous les domaines de la transfusion sanguine. Des spécialistes en gestion de la qualité se sont rendus en République démocratique populaire lao et ont formulé des recommandations détaillées. Le personnel de laboratoires de Papouasie-Nouvelle-Guinée a été formé à la manipulation du sang sain et des produits dérivés et en particulier au dépistage des donneurs de sang. Des cours de perfectionnement sur la gestion de la qualité ont été organisés en Chine et aux Philippines. Des programmes d’évaluation externe de la performance de la sérologie dans le typage sanguin pour les pays en développement d’Asie ont été appliqués par l’intermédiaire du Centre de médecine transfusionnelle de Singapour, un centre collaborateur de l’OMS. Ce même centre a préparé un disque compact interactif démontrant les procédures de collecte de sang et de soins aux donneurs. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 45 Dans son aide aux laboratoires, l’OMS s’est centrée sur l’amélioration de la qualité des services de laboratoires qui assurent les diagnostics de base à différents programmes essentiels de prévention et de soins et sur l’amélioration de l’accès à ces services. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’OMS a aidé trois laboratoires régionaux à améliorer les tests de dépistage du VIH. Quinze laboratoires de district ont été créés ou remis à niveau pour soutenir les programmes de lutte contre le paludisme et la tuberculose. L’OMS a soutenu l’élaboration d’un programme d’apprentissage à distance pour renforcer la capacité de gestion des administrateurs et des directeurs de la qualité dans les laboratoires des pays et territoires océaniens. Ce programme sera appliqué par l’intermédiaire du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires. L’OMS a maintenu son aide aux pays prioritaires pour leur permettre d’améliorer la sécurité des injections et les programmes associés de lutte contre les infections. Elle a aidé le département de l’administration médicale du Ministère chinois de la Santé à réaliser une enquête sur la sécurité des injections. Cette enquête a couvert 60 hôpitaux de 10 provinces. L’OMS a également appuyé un sondage similaire dans des hôpitaux et des centres de soins du Kiribati. Des fonds ont été alloués pour l’achat d’incinérateurs de seringues et d’aiguilles au Kiribati et pour aider la Mongolie à former le personnel hospitalier à la lutte contre les infections. Des analyses d’évaluation des projets sur la sécurité des injections ont été effectuées en Mongolie et au Viet Nam, avec l’appui de l’OMS. 12. T E C H N O L O G I E D E L A S A N T E E T P R O D U I T S P H A R M A C E U T I Q U E S ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200646 13 Ressources humaines pour la santé Ressources humaines pour lasanté. Le rôle fondamental des ressources humaines dans le fonctionnement des systèmes sanitaires et la qualité des services de santé est largement reconnu. L’OMS a contribué au renforcement des capacités de gestion et de planification des effectifs, notamment aux Philippines et dans les Etats et Territoires insulaires océaniens, qui comptent moins de 2,5 agents de santé pour 1 000 habitants. En décembre 2005, l’OMS avait apporté son aide aux Philippines dans l’élaboration de politiques et de directives d’évaluation des aptitudes professionnelles, de profils de poste axés sur les compétences, de systèmes de gestion de l’évolution professionnelle, de systèmes d’information des ressources humaines, de formations destinées à rehausser les capacités du personnel d’encadrement et d’un vaste programme de gestion des ressources humaines assorti d’objectifs et de cibles à court, à moyen et à long terme et d’un cadre de suivi et d’évaluation. L’émigration des professionnels de la santé qualifiés et les coûts liés à cette « fuite de compétences » pèsent lourdement sur un certain nombre d’Etats et de Territoires de la Région. L’OMS a appuyé des interventions destinées à endiguer la migration des agents de santé qualifiés. Aux Philippines, l’OMS a réalisé une étude afin d’identifier les lacunes des politiques actuelles et les solutions possibles, en préconisant des mesures équitables et mutuellement bénéfiques pour les Philippines et les pays destinataires de la main d’oeuvre. A l’issue de cette étude, l’OMS a engagé des consultations avec les parties prenantes et les institutions concernées. L’OMS a également aidé les Etats Membres à revoir et à renforcer leurs systèmes nationaux de gestion de l’information sur le secteur des soins infirmiers et obstétricaux et sur les ressources humaines pour la santé afin qu’ils puissent recueillir des données essentielles et normalisées sur le personnel concerné, nécessaires à la planification et à la gestion des effectifs. L’OMS, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique, et au travers de consultations avec les principales parties prenantes, dresse actuellement un Code de bonne pratique océanien sur le recrutement du personnel de santé exerçant dans les Etats et Territoires océaniens dont il est originaire. Encadrement et réseaux. L’OMS et le Conseil international des infirmières ont organisé la tenue de plusieurs réunions en mai 2006, rassemblant des infirmières chefs du secteur public, des présidents d’associations nationales du personnel infirmier et des agents issus d’organismes de contrôle des professions infirmière et obstétricale. Y ont également participé des représentants de la Région. Une autre réunion, intitulée « Forum mondial des infirmières-chef du secteur public », a permis de débattre des programmes prioritaires de l’OMS et des stratégies à la portée des infirmières du secteur public pour contribuer à l’amélioration de la santé au niveau mondial, des mécanismes de prise de décision politique au niveau mondial et du renforcement des réseaux d’infirmier(es). Le Programme « diriger pour changer » du Conseil international des infirmières est un programme de formation pratique visant à faire des infirmier(e)s et d’autres professionnels de la santé des dirigeants et des gestionnaires efficaces. Le programme, étalé sur deux ans, a été inauguré en Mongolie et au Viet Nam en 2004. En 2006, les deux pays ont proposé la troisième édition d’une série d’ateliers consacrée à l’encadrement du personnel infirmier, dont un cours de formation adressé aux formateurs. L’atelier a marqué le terme de la seconde phase du programme « diriger pour changer », ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 47 13. R E S S O U R C E S H U M A I N E S P O U R L A S A N T E qui bénéficie du soutien des Ministères de la Santé de Mongolie et du Viet Nam, ainsi que de l’OMS. Les participants au Programme ont présenté officiellement leurs projets de groupe à des représentants des pouvoirs publics, des agents de l’OMS et d’autres intervenants clé et ont procédé à une évaluation. En février 2006, le programme « diriger pour changer » a été lancé en Papouasie- Nouvelle-Guinée. Venus de différentes régions du pays, vingt infirmier(e)s et agents sanitaires apparentés exerçant en milieu hospitalier, en centres de soins primaires et au sein d’établissements d’enseignement ont, pendant cinq jours, participé à un atelier interactif d’évaluation des besoins et de formation. Education et formation. L’OMS a élaboré un plan de développement à long terme pour le Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires (POLHN) et oeuvre actuellement à la mise en place de sa structure administrative et à la mobilisation des ressources propres à en assurer la viabilité. Cette initiative vise à faciliter l’offre de formation continue aux professionnels de la santé, selon une formule souple adaptée aux besoins des Etats et Territoires insulaires océaniens fortement dispersés, et à former les professionnels de la santé à l’usage des technologies de l’information et de la communication appliquées à la santé. L’adoption de démarches stratégiques à long-terme destinées à renforcer l’ensemble des enseignements dispensés aux professionnels de la santé exigera une collaboration plus étroite entre les ministères de la Santé et de l’Education et l’engagement de fonds suffisants pour améliorer les infrastructures des établissements d’éducation sanitaire. Il faudra également encourager les enseignants des professions de la santé à recourir à des méthodes d’apprentissage interactives, à former les intéressés à la résolution des problèmes et à promouvoir l’esprit critique. Des politiques doivent être mises en oeuvre pour développer et appuyer les conseils nationaux ou les organismes de normalisation qui définissent et assurent le respect des normes d’enseignement dans les secteurs public et privé. L’OMS a apporté son soutien au Cambodge, à la Chine et à plusieurs Etats et Territoires insulaires océaniens dans ce domaine. L’OMS a octroyé 303 bourses individuelles en 2005 et 288 personnes ont participé à 81 voyages d’études de groupe. Environ 83 % des travaux financés par bourse individuelle ont porté sur la région du Pacifique occidental, et 60 % des voyages d’étude s’y sont déroulés. Sur l’ensemble des bourses individuelles, 49 % ont été attribuées à des hommes et 51 % à des femmes, contre 67 % et 33 %, respectivement, pour les voyages d’étude. Le nombre total de boursiers se répartit comme suit : 41 % de médecins, dentistes et psychiatres, 16 % de membres des professions paramédicales, 14 % de praticiens de soins infirmiers et obstétricaux, 4 % de pharmaciens, 4 % d’administrateurs, 3 % d’agents de santé publique et 18 % appartenant à d’autres professions. Les principaux champs d’étude couverts par les boursiers ont été : santé ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200648 13. R E S S O U R C E S H U M A I N E S P O U R L A S A N T E publique et recherche (45 %), administration et politiques sanitaires (14 %), soins cliniques et curatifs (14 %), études de premier et deuxième cycles universitaires (14 %), soins infirmiers et obstétricaux (8 %), et laboratoire et diagnostic (5 %). Sensibilisation et partenariats. La formation, la rémunération et la rétention d’un personnel motivé exigent un engagement durable, des changements structurels et des partenariats soudés à tous les niveaux. Une consultation technique entre experts, associations de professionnels, certains pays et l’OMS a eu lieu en novembre 2005 pour réexaminer le projet de Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006-2015. Le projet final, qui sera soumis à l’examen des délégués de la cinquante- septième session du Comité régional, en septembre 2006, offrira une gamme exhaustive de propositions de politique générale, d’actions stratégiques nationales et d’informations sur l’aide que l’OMS est susceptible d’apporter aux Etats Membres dans ce domaine. Des conseillers temporaires de l’OMS venus de 18 Etats et Territoires de la Région ont participé à la Consultation Asie- Pacifique de haut niveau menée sur le rôle du personnel de santé face aux crises, aux menaces et aux opportunités, tenue à Sydney (Australie), en février 2006. La consultation a permis de définir les futures orientations de politique générale en matière de ressources humaines et les mécanismes les mieux adaptés aux grands défis à relever. La Journée mondiale de la santé (2006) a permis à l’OMS de mettre en avant et de rappeler au public l’importance des agents de santé et de mobiliser engagement et partenariats à l’appui des ressources humaines pour la santé. Les consignes de politique générale et les messages clé du Rapport sur la santé dans le monde, 2006 ont été diffusés auprès des Etats Membres et des partenaires. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 49 14 Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Discussions sur l'exploitation des indicateurs sanitaires dans un bureau de district au Viet Nam Information sanitaire. Ennovembre 2005, l’OMS a achevé la mise en forme d’un plan stratégique pour développer les systèmes d’information sanitaire dans la Région du Pacifique occidental, à la suite de consultations avec les homologues nationaux et des spécialistes des systèmes d’informations sanitaires de huit pays. Ce plan englobe huit stratégies : plaidoyer ; renforcement du personnel des systèmes d’information sanitaire ; amélioration de la qualité des données ; renforcement, harmonisation et intégration des systèmes de collecte des données ; renforcement de l’application des technologies d’information et de communication ; développement des capacités de gestion du savoir et d’exploitation des informations ; maintenance des systèmes et enfin élaboration de politiques et mesures connexes. L’OMS a organisé en août 2005 à Bangkok un atelier interpays, en collaboration avec le réseau de métrique sanitaire. Dans cette perspective, l’Organisation a aidé les pays participants à élaborer des propositions pour obtenir un financement de la part du réseau. A ce jour, sept pays ont reçu une subvention pour renforcer leurs systèmes nationaux d’information sanitaire. Un atelier régional s’est tenu en octobre 2005 à Ha Noï sur le thème : Renforcement des études sur les décès maternels pour améliorer les services de soins aux mères et aux nouveau-nés. Cet atelier s’inscrivait dans une initiative visant à améliorer la qualité des données et les rapports de notification sur la santé maternelle. Le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont élaboré des plans d’actions pour que les rapports de notification et les études sur les décès soient transmis dans des délais plus courts. Avec l’aide de l’OMS, le Viet Nam a étendu son système pilote d’information sanitaire à deux provinces supplémentaires. Six autres provinces ont mis le système en place avec l’aide d’autres organismes bailleurs de fonds. Les principaux volets du cours de formation des formateurs mis en place à l’échelon des provinces et des districts traitaient de l’exploitation des données et de l’utilité de la collecte des indicateurs sanitaires pour le suivi et l’évaluation du bon fonctionnement des systèmes de santé. L’OMS a apporté un appui technique au Vanuatu pour qu’il revoie son système de préparation de rapports et de surveillance des maladies. Les directeurs dans les provinces ont bénéficié d’une formation sur les nouvelles présentations. En Malaisie, la surveillance nationale effectuée dans le cadre d’un programme de lutte contre la résistance aux antimicrobiens a fait l’objet d’une étude. Les besoins de surveillance sanitaire et les meilleures pratiques ont été pris en compte dans l’élaboration de la base de données sur la résistance aux antimicrobiens. Pour améliorer la qualité des données et les méthodes de codification, deux cours de formation centrés sur la 10ème révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200650 14. B A S E S F A C T U E L L E S E T I N F O R M A T I O N S S A N I T A I R E S A L ’ A P P U I D E S P O L I T I Q U E S Consultation informelle sur l'analyse des systèmes de recherche en santé dans la Région OMS du Pacifique occidental (CIM-10) ont été organisés aux Tonga et dans la province chinoise de Qinghai pour former des statisticiens et des codificateurs hospitaliers à la classification et à la codification des maladies. En février 2006, l’OMS a aidé trois participants du Viet Nam à étudier en Malaisie dans la perspective d’un projet sur la charge de morbidité au Viet Nam. Elle a également parrainé dix personnes originaires de 6 pays pour participer à la première conférence régionale sur la santé mondiale qui a eu lieu en décembre 2005 à Kuala Lumpur (Malaisie) organisée par l’Institut international de la Santé mondiale de l’Université des Nations Unies. En collaboration avec le Siège de l’OMS, le Bureau régional a envisagé différents moyens pour simplifier les méthodes et les procédures d’évaluation de la santé dans les pays en développement. Dans cette optique, les bases de données sanitaires du Bureau régional ont été revues dans le but d’en améliorer la présentation, la vitesse, les liens et la capacité d’analyses. Cette évaluation a été effectuée avec l’aide d’un consultant et de deux membres du personnel du département Bases factuelles et information à l’appui des politiques, au Siège. A partir des résultats de l’évaluation de sa base de données sanitaire, le Bureau régional utilisera l’atlas mondial de l’OMS pour présenter ses données en ligne. Recherche en santé. La réunion bisannuelle du Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé s’est tenue en octobre 2005. Les participants ont débattu de la mise en oeuvre du cadre régional pour la recherche en santé et de l’application des résolutions sur la recherche adoptées en mai 2005 par la Cinquante-huitième Assemblée mondiale de la Santé. Ils ont également étudié les besoins et les priorités en matière de recherche dans les politiques et les systèmes de santé en s’appuyant sur les résultats d’une étude effectuée à la demande du Bureau régional du Pacifique occidental. De plus, des projets de recherche portant sur les maladies non transmissibles et la nutrition ont été abordés. Le Comité a formulé plusieurs recommandations sur l’instauration de systèmes nationaux de recherche en santé et sur le renforcement de la recherche. Ces recommandations ont été approuvées par le Directeur régional. En collaboration avec le Conseil de la Recherche en santé pour le Développement, le Bureau régional du Pacifique occidental a poursuivi la mise au point de méthodes et d’indicateurs pour l’analyse des systèmes de recherche en santé. Le cadre d’action et les indicateurs utilisés pour l’analyse des systèmes de recherche en santé et des plans de collecte de données ont été au centre des discussions de la consultation informelle organisée à Penang (Malaisie) en mai 2006. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a financé trois protocoles de recherche. Début 2006, le Bureau régional a lancé un petit programme de recherche financé par le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 51 14. B A S E S F A C T U E L L E S E T I N F O R M A T I O N S S A N I T A I R E S A L ’ A P P U I D E S P O L I T I Q U E S Le Bureau régional a poursuivi l’extension de son site Internet sur la recherche pour faciliter l’accès aux informations régionales sur les instituts et les organismes de recherche, sur les possibilités de formation et de subvention et sur les principes directeurs applicables à la recherche. Le Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé a placé l’extension de ce site Internet sur la recherche parmi ses priorités. Dans les programmes de formation à la recherche, les règles d’éthique dans la recherche ont été une priorité pour l’OMS. Les organismes de financement tout comme les revues spécialisées exigent un contrôle rigoureux du respect des règles d’éthique dans les projets de recherche impliquant des sujets humains. En collaboration avec le Forum des comités d’éthique dans la Région Asie et Pacifique occidental, l’OMS a soutenu une formation au Cambodge, en Mongolie et en République démocratique populaire lao. Au cours de l’année écoulée, des représentants de plusieurs pays ont bénéficié d’une aide pour participer aux conférences organisées en Indonésie et en Thaïlande sur l’éthique dans la recherche. Le Siège de l’OMS, associé à l’Alliance pour la recherche sur les politiques et systèmes de santé et à la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé soutient la création de réseaux de politiques s’appuyant sur des bases factuelles en Chine, en Malaisie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. L’objectif de ces réseaux est d’améliorer la capacité à créer et à traduire les meilleures données factuelles en politiques de santé et en pratique clinique. Dans ce processus, il est essentiel que les instituts de recherche et d’élaboration de politiques constituent des réseaux à l’intérieur des pays et entre les pays. Les centres collaborateurs de l’OMS sont une ressource importante pour l’Organisation. Ils mènent à bien des projets de recherche et d’autres activités, convenus d’un commun accord avec l’OMS. Dans la Région du Pacifique occidental comme dans le reste du monde, la tendance consiste à travailler avec des centres collaborateurs moins nombreux mais plus actifs dont les plans d’action contribuent à la réalisation des objectifs de l’OMS. Pour rester conforme aux directives du Siège, le Bureau régional a actualisé ses procédures de gestion des centres collaborateurs. En juin 2006, 197 centres collaborateurs de l’OMS étaient actifs dans la Région du Pacifique occidental, la plupart d’entre eux étant situés en Chine (70), en Australie (49) et au Japon (33). Au cours de l’année écoulée, l’OMS a désigné 12 nouveaux centres collaborateurs et a mis fin au mandat de neuf centres. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200652 15 Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Opérations de secoursd’urgence et action humanitaire. Au cours de l’année écoulée, la Région du Pacifique occidental a connu plusieurs situations d’urgence majeures parmi lesquelles il convient de citer l’incendie d’ordures de Lami, aux Fidji, l’éruption du Mont Ambae, au Vanuatu, qui a entraîné le déplacement de 3000 personnes, l’incendie qui, aux Iles Marshall, a détruit une partie du principal hôpital du pays, des glissements de terrain dans le sud de Leyte, aux Philippines, qui ont fait 120 victimes, le cyclone Damrey, au Viet Nam, qui a atteint un demi million d’individus, et une bousculade dans une file d’attente d’un spectacle télévisé qui, aux Philippines, a tué 74 personnes. Pour renforcer la capacité de gestion des situations d’urgence sanitaire aux niveaux sous- national et provincial des pays et territoires de la Région exposés au risque, l’OMS a collaboré avec les ministères de la santé des Fidji, des Philippines et du Viet Nam à l’organisation de cours de formation à la gestion de la santé publique et des situations d’urgence en Asie et dans le Pacifique. Pendant le cours national organisé aux Fidji, on a simulé un accident très meurtrier. En outre, neuf plans de préparation à des situations d’urgence ont été rédigés, notamment pour des poussées épidémiques et des pandémies. Le programme de formation à la gestion des situations d’urgence explore des techniques novatrices d’enseignement et d’apprentissage faisant appel au télé- enseignement. C’est ainsi que des modules de gestion des situations d’urgence sanitaire sont actuellement mis au point et seront ultérieurement intégrés aux cours de formation diffusés par le Réseau de téléapprentissage sanitaire du Pacifique à Suva (Fidji). Afin d’aider à renforcer le développement des ressources humaines au Viet Nam, l’OMS a mis des fonds à la disposition de l’Ecole de santé publique de Hanoi. Des techniciens nationaux, spécialistes des situations d’urgence, ont reçu un soutien de l’OMS pour participer à des formations dans les domaines de la coordination entre civils et militaires, de la gestion des morts et des disparus et de l’accompagnement psychosocial. Divers manuels de préparation aux situations d’urgence ont été publiés, et notamment les titres suivants : Pocket Emergency Tool for the Philippines (2ème édition), Pocket Emergency Tool for Cambodia, Pacific Emergency Response Manual, et Responding to Health Emergencies and Disasters: the Philippine Experience. Mouvement de panique dans une file d’attente aux Philippines : 74 morts ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 53 15. O P E R A T I O N S D E S E C O U R S D ’ U R G E N C E E T A C T I O N H U M A N I T A I R E Les activités se sont intensifiées dans le domaine de la gestion des accidents très meurtriers. Des évaluations des systèmes de gestion de ce genre d’accidents et de l’état de préparation des hôpitaux ont eu lieu aux Fidji, aux Philippines et au Viet Nam en 2005. Elles ont été suivies d’une réunion régionale destinée à en présenter les résultats et à élaborer des recommandations en vue d’activités futures. Une table ronde ministérielle sur la réaction aux conséquences sanitaires des catastrophes a été organisée pendant la cinquante-sixième session du Comité régional, en septembre 2005. Les débats se sont articulés autour de sept grands thèmes : état de préparation, riposte aux situations d’urgence sanitaire, exercices de simulation, les collectivités comme premières intervenantes, reconstruction et normalisation après une situation d’urgence, mise en commun des informations et collaboration internationale. Il est clairement ressorti des débats que la Région pourrait partager l’expérience considérable dont elle dispose en matière de renforcement de la capacité de riposte aux conséquences sanitaires des catastrophes. On a également admis que l’OMS pourrait jouer un rôle important de catalyseur et de coordonnateur de ce genre d’efforts de telle sorte que les Etats Membres soient mieux préparés à la prochaine situation d’urgence sanitaire. Afin de renforcer l’état de préparation institutionnelle, le Bureau régional a organisé en janvier 2006 sa réunion d’information sur les opérations d’urgence et l’action humanitaire, plus spécialement axée sur l’état de préparation des bureaux de pays aux urgences de santé publique. La réunion a été préparée avec le concours des unités techniques régionales et du département de l’Action sanitaire en situation de crise au Siège de l’OMS. Des représentants des bureaux sis dans les pays les plus exposés au risque ont participé, avec des personnels régionaux à un exercice théorique sur la pandémie grippale afin d’être mieux préparés à d’éventuelles situations d’urgence. Communication ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 57 16 Communication Technologies de l’information.Au cours de l’année écoulée, les infrastructures d’information et de communication ont été renforcées dans la Région du Pacifique occidental. L’implantation du réseau privé mondial de l’OMS est en cours dans tous les bureaux de pays et devrait être achevée en 2006. Grâce à une meilleure capacité de connexion, les bureaux de pays pourront renforcer leur collaboration avec le Bureau régional et le Siège par communications vocales et échanges de données. La capacité de connexion est la condition indispensable qui permet à l’Organisation de réagir rapidement aux situations d’urgence dans la Région. Une meilleure capacité de connexion associée à une nouvelle stratégie de développement des systèmes d’information et de communication permettra au personnel des bureaux de pays d’accéder aux informations lors de déplacements d’un bureau à un autre ou en cas de transfert dans un autre bureau de la Région. Un réseau de stockage des données a été utilisé pour assurer une meilleure stabilité et permettre le développement du centre de données régional. La mise en place de nouvelles applications et l’extension d’applications existantes permettront d’améliorer les capacités administratives du personnel du Bureau régional et des bureaux de pays. En outre, le site Internet de la Région du Pacifique occidental a été étendu et englobe désormais les sites de certains bureaux de pays et de plusieurs initiatives spécifiques. Le système mondial de gestion est en phase de conception et d’évaluation des besoins. La Région a identifié les systèmes qui seront remplacés et ceux qui subsisteront après la mise en place de ce système dans la Région en 2008. Le Viet Nam a commencé à utiliser les questionnaires de SAM, l’outil OMS de cartographie des services disponibles, pour collecter et présenter des informations de base telles que infrastructures sanitaires, ressources humaines ou services existants. Relations extérieures. L’OMS a continué à renforcer ses mécanismes de communication et de coordination et a étudié de nouvelles formes de collaboration et de coopération avec ses partenaires traditionnels et avec de nouveaux partenaires. Elle a par ailleurs activement favorisé et développé la coopération avec les Etats Membres et des organisations des Nations Unies, en particulier l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation internationale du Travail, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le Fonds des Nations Unies pour la population et enfin la Banque mondiale. Par ailleurs, l’OMS a coopéré étroitement avec des organisations intergouvernementales régionales comme la Banque asiatique de développement, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales, le secteur privé et d’autres partenaires. Soixante-quatorze protocoles d’accord et échanges de courriers ont été signés avec 19 partenaires gouvernementaux, sept partenaires des Nations Unies et intergouvernementaux et huit fondations et organisations non gouvernementales pour mener des actions communes à l’échelon de la Région et des pays dans différents domaines tels que surveillance des maladies transmissibles, prévention du VIH/SIDA et soins aux patients, émergence des maladies infectieuses, paludisme et tuberculose, santé maternelle et infantile, développement des systèmes de santé, maladies non ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200658 16. C O M M U N I C A T I O N transmissibles, promotion de la santé, lutte antitabac, sécurité sanitaire des aliments, maladies professionnelles ou liées à l’environnement et médecine traditionnelle. Au cours de l’année écoulée, les ressources mobilisées dans la Région du Pacifique occidental ont considérablement augmenté. Ainsi, les ressources extrabudgétaires attribuées à la Région pour l’exercice biennal ont atteint 93,9 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 44 % par rapport à l’exercice précédent. Ces fonds supplémentaires ont été affectés pour une grande part à des programmes prioritaires : VIH/SIDA, tuberculose, maladies infectieuses émergentes, paludisme, maladies non transmissibles, développement des systèmes de santé, sécurité transfusionnelle, santé de l’enfant, santé et environnement, sécurité sanitaire des aliments entre autres. Information du public. Cette année encore, la grippe aviaire a occupé une grande place dans les activités du bureau d’information. D’autres flambées survenues dans des élevages de volailles et des décès humains enregistrés sans interruption dans un certain nombre de pays de la Région du Pacifique occidental ont maintenu les médias sur le qui-vive. Leur intérêt s’est manifesté particulièrement lorsque le Directeur régional s’est trouvé disponible pour des entretiens. Autre point marquant de l’année, le lancement du livre préparé par le Bureau régional sur la flambée de syndrome respiratoire aigu sévère survenue en 2002- 2003. Ce livre de 300 pages intitulé « SARS: How a global epidemic was stopped » (SRAS : Comment une épidémie mondiale a pu être stoppée) raconte toute l’histoire du SRAS et donne des détails exclusifs sur les principaux incidents qui ont tenu le monde entier en haleine. Ce livre résulte directement de la résolution WPR/RC54.R7 adoptée à Manille en 2003 par le Comité régional à sa cinquante- quatrième session, dans laquelle il priait le Directeur régional de veiller à ce que les grands événements et les leçons tirées des flambées de SRAS fassent l’objet d’un rapport exhaustif, partagé entre les Etats Membres. Le site Internet de la Région du Pacifique occidental a été totalement restructuré. Les activités sont présentées par thèmes de santé et non plus suivant la structure organique de l’OMS. Cette nouvelle architecture est une réussite puisqu’elle permet aux visiteurs du site d’accéder plus rapidement aux informations. Tout au long de l’année, les relations avec les médias se sont renforcées, les journalistes recherchant des informations et des entretiens sur des sujets de plus en plus variés, preuve que l’OMS bénéficie dans la Région du Pacifique occidental d’une réputation de réactivité et de qualité d’information. Services administratifs ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 61 17 Services administratifs Administration. La construction dunouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a été achevée en septembre 2005. La phase 2, couvrant la rénovation et la modernisation des installations existantes, devrait prendre fin en août 2006. Le système d’inventaire et de gestion des actifs a été mis en place au Bureau régional ainsi qu’au Bureau de l’OMS au Viet Nam, en septembre 2005. Tous les bureaux des représentants de l’OMS ainsi que les agents de liaison de l’OMS dans les pays utilisent ce nouveau système d’inventaire depuis décembre 2005. Budget et finances. Comme par le passé, le Bureau du budget et des finances a fourni un efficace service administratif et financier, et apporté son soutien aux programmes techniques du Bureau régional et des bureaux de pays. Les systèmes d’information ont été améliorés afin de fournir en temps opportun, à l’ensemble du personnel, des services financiers, des informations budgétaires à jour en vue de la bonne gestion et de l’utilisation efficace des ressources destinées à l’exécution des programmes de tous les bureaux de terrain, ainsi que des services de contrôle et de suivi de l’exécution du budget. Les amendements apportés aux Règles de gestion financière et au Règlement financier de l’OMS ont pris effet au 1er janvier 2006, et les instructions nécessaires ont été données afin de s’assurer que les seules dépenses prises en compte soient celles relatives à l’exercice en cours. L’adoption d’un nouveau système de suivi des accords passés aux fins de l’exécution de travaux par les bureaux de terrain permettra de veiller à leur réalisation effective et à la livraison des produits escomptés. Au cours de l’année écoulée, l’amélioration des technologies de la communication a contribué à favoriser la réception et le traitement rapides des documents comptables concernant les engagements et la présentation d’informa- tions financières à jour à tous les membres du personnel, d’où une utilisation et une gestion efficaces des ressources allouées à l’exécution des programmes. De même, la base de données sur les dépenses a gagné en précision du fait de l’amélioration des systèmes administratifs et financiers. Le Bureau du budget et des finances a continué de prêter son concours, pour la Région, à l’équipe financière du système de gestion mondiale. Personnel. Le Service du personnel est chargé d’apporter, en temps utile, des services de qualité en matière de ressources humaines au Bureau régional comme aux bureaux de pays, notamment pour le recrutement et la sélection des agents, la classification et la gestion administrative des droits, la gestion et l’amélioration des performances, la formation et le perfectionnement des agents. La création de postes d’administrateurs recrutés sur le plan national au Bureau régional, en plus de ceux employés dans les bureaux de pays, a été approuvée par le Siège, et de nouveaux agents sont désormais en poste. Une version améliorée et plus conviviale du système de roulement a été mise en place. Les informations qu’il permet désormais de générer facilitent la sélection et le recrutement des consultants compétents. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–200662 17. S E R V I C E S A D M I N I S T R A T I F S La proportion de femmes dans les catégories cadres professionnels et cadres supérieurs a augmenté. Les femmes représentaient 26 % des candidats au recrutement et à la sélection en 2004 et 31 % en 2005, contre 8 % en 2002 et 21 % 2003. Malgré les efforts engagés pour susciter les candidatures de femmes qualifiées, ces dernières restent faiblement représentées. Certaines ont des difficultés à envisager un déménagement dans la Région, arguant notamment des possibilités d’emploi limitées pour leur conjoint. Les unités techniques ont été fortement encouragées à présélectionner des candidates féminines. Par ailleurs, la possibilité de recruter les conjoints des personnes en poste auprès des institutions spécialisées des Nations Unies, des organisations internationales, des établissements d’enseignement internationaux et des ambassades est actuellement à l’étude. La nouvelle norme-cadre de classement des postes et les nouveaux descriptifs de poste sont désormais appliqués au Bureau régional. Une séance d’information et un cours de formation sur l’utilisation d’e-POD, le système de descriptif électronique des postes, ont également été organisés. Plusieurs cours de formation ont par ailleurs été offerts, au niveau régional et dans les pays, avec le concours de cadres permanents ou recrutés pour l’occasion et du personnel de service. Les allocations de fonds pour le perfectionnement du personnel ont permis d’accélérer la réalisation des objectifs fixés en la matière par le Bureau régional et les bureaux de pays. Des ateliers sur le programme d’encadrement mondial, auxquels ont participé des cadres supérieurs en poste dans la Région, ont également été organisés. Le recrutement des agents spécialisés et des agents d’administration chargés d’appuyer le travail des divisions de l’OMS et des Etats et Territoires de la Région se poursuit. La rationalisation des procédures de gestion du personnel fondée sur une plus grande délégation de pouvoirs a favorisé la bonne gestion du personnel. Fournitures. Des fournitures et matériels d’une valeur totale d’environ 20 millions de dollars ont été achetés au cours de l’année, dont environ 5,5 millions de dollars d’achats locaux directs, le reste correspondant à des achats effectués en collaboration avec les services compétents du Siège. Les fournitures et le matériel achetés pour le compte des Etats Membres dans le cadre du système d'achat contre remboursement sont inclus dans ces totaux. Il en va de même des achats effectués à hauteur de 8 millions de dollars pour le compte des principaux bénéficiaires du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Les achats contre remboursement effectués pour le compte des gouvernements et du Fonds mondial étaient principalement des antituberculeux et des antipaludéens, des nécessaires de dépistage du VIH et du paludisme, des vaccins contre la rage et la fièvre jaune, des microscopes, des moustiquaires et des insecticides. ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2005–2006 63 Crédits photo : Photo au centre de la page de couverture et p. 15, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ; p. 13, affiches sur le thème du SIDA (http://www.aidsposters.org) ; p. 50, Institute for Health Systems Research (Institut de recherche sur les systèmes de santé), Ministère de la Santé, Malaisie

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения