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INFLUENZA PROSPECTS = PERSPECTIVES DE PRÉVENTION DE LA GRIPPE

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INFLUENZA PROSPECTS U nited K ingdom . — Influenza vaccines have been studied and

PERSPECTIVES DE PRÉVENTION DE LA GRIPPE R oyaume-U n i . — Bien que des vaccins antigrippaux aient été étu­

widely used for over 30 years, but influenza remains probably the most important uncontrolled infectious disease in Britain. The sickness and death that result from the almost inevitable winter epidemics, the effects on industry and health services, and the recol­ lection of the impact of past pandemics have stimulated research in most temperate countries towards the aim of prevention of influenza. Of the possible means of prophylaxis only vaccination at present offers hope of control, and progress in the development and application of influenza vaccines formed the subject of an inter­ national symposium held in London in April 1975.

diés et largement utilisés pendant plusde30ans,lagrippe demeure sans doute la principale des maladies infectieuses encore invaincues en Grande-Bretagne. La morbidité et la mortalité qui résultent des épidé­ mies hivernales presque inévitables, les conséquences qui en découlent pour l’activité économique et les services de santé, et le souvenir des ravages causés par les dernières pandémies ont stimulé, dans la plupart des pays à climat tempéré, les recherches sur la prévention de cette maladie. De tous les moyens possibles de prophylaxie, la vaccination est pour le moment le seul dont on puisse attendre des résultats décisifs. Aussi la mise au point et l’administration des vaccins antigrippaux a-t-elle fait l’objet d ’un symposium international qui s’est tenu à Londres en avril 1975.

Wkly Epidem. Rec.: No. 44 - 31 Oct. 1975

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Relevé épitUm. hebâ.: N4 44 - 31 oct. 1975

The vaccines at present licensed in Britain are inactivated prepa­ rations. Their manufacture is difficult, because the vaccines have to be changed periodically—recentl) almost every year—to accom­ modate the shifts and drifts in the antigens of the natural virus, and the manufacturers have an excellent record in both keeping their vaccines up to date and at the same time improving their quality, The virus, grown in fertile hens’ eggs, is inactivated and purified by centrifugation and often by treatment with detergents, which can split the protective haemagglutinin and neuraminidase antigens from the virus. An injection of a modern killed influenza vaccine will usually protect 70-80 % of those vaccinated at the expense of only minor side effects such as the occasional sore arm. Inac­ tivated vaccines given by nasal spray are available, but a convincing field trial has yet to be reported, so that the protection they offer is still uncertain.

To whom should vaccine be given? An annual injection is justifiable for persons in whom an attack o f “flu” might be especially hazardous—those with chest disease, for example, and elderly persons in institutions. Some speakers at the symposium advocated vaccination for infants and children both because the incidence of influenza is often high in children and because they may be respon­ sible for much of the spread of infection, so that vaccination of children might benefit the whole community. It might be difficult, however, to convince many doctors, parents, or children of the justification for annual revaccination against a disease which in children is rarely serious. Vaccination in industry was also considered. Studies from the Public Health Laboratory Service in collaboration with industrial medical officers and general practitioners suggest that the effects of vaccination on sickness absence may be relatively small in the usual winter epidemics, probably because only about 30% of healthy people will usually accept an offer of vaccination and because the incidence of clinical influenza among adults in the moderate epidemics o f recent years appears to have been only about 2%. Thus industrial vaccination programmes could probably not have prevented more than one illness per 100 employees during each of the last few winters; such an effect might go unnoticed against the background of other respiratory infections characteristic o f the British winter. Until major outbreaks can be forecast reliably a more rational policy for industry may prove to be the vaccination of those key workers among whom even a small increase in absence may be critical.

Perhaps the greatest prospect for control lies in the use of live, attenuated vaccines given by nose-drops or spray which are cur­ rently being studied. Live vaccines require only a small dose to stimulate serum antibodies, local immunity in the respiratory tract, and, possibly, cell-mediated immunity, which may also have some part to play in protection. As with inactivated vaccines it is necessary to prepare a new vaccine whenever the influenza virus undergoes a significant antigenic change. Attenuated strains with the protective antigens of a new virulent strain can be produced quickly in the laboratory nowadays by genetic recombination techniques, but the essential tests for safety and potency remain time-consuming; a major epidemic due to a new strain may be over before an appropriate live vaccine can be released. As experience with live vaccine is gained the time taken for safety and potency tests should become less.

One section of the symposium was given to discussion of plans for control o f the next pandemic. The timing o f the next pandemic can be forecast no more accurately than that of next winter’s out­ break, and even short-term forecasting of influenza seems to be less reliable than forecasting the weather. But surveillance of influenza is improving in Britain and throughout the world, so that the emer­ gence of new virus variants is likely to be spotted quickly; strains with obvious epidemic potential can then be adapted for vaccine production.

Les vaccins dont l’utilisation est actuellement autoriséeen GrandeBretagne sont des préparations inactivées. Us sont difficiles à pro­ duire étant donné que les cassures et glissements antigéniques du virus naturel obligent à changer périodiquement de vaccin, presque chaque année dans la période récente; les fabricants pnt d ’ailleurs jusqu’à présent très bien réussi tant à modifier leurs vaccins en fonc­ tion de ces variations antigéniques qu'à améliorer leur qualité. Le virus, cultivé sur œuf de poule embryonné, est inactivé et purifié par centrifugation et souvent aussi par un traitement au moyen de détergents qui permet de détacher du virus les antigènes hémaggiutinique et neuraminidasique protecteurs. Une injection d’un vaccin tué moderne permet d ’ordinaire de protéger de 70 à 80 % des sujets vaccinés en ne provoquant que des effets secondaires de peu d’im­ portance, endolorissement du bras par exemple. Il existe des vac­ cins inactivés administrables par pulvérisation intranasale, mais ils n ’ont apparemment fait l’objet d’aucun essai pratique convaincant, de sorte que la protection qu’ils confèrent est encore incertaine. Qui faut-il vacciner? Une injection annuelle se justifie pour les personnes chez lesquelles une atteinte grippale risque d’être parti­ culièrement dangereuse, malades atteints d ’affections pulmonaires ou pensionnaires de maisons de retraite par exemple. D ’autre part, certains participants au symposium ont préconisé la vaccination des nourrissons et des enfants chez lesquels l’incidence de la grippe est souvent élevée et qui contribuent pour une large part à la dissémi­ nation du virus dans l’ensemble de la collectivité. Il risque toutefois d'être difficile decon vaincre de nombreux médecins, parents ou enfants eux-mêmes de la nécessité d ’une revaccination annuelle contre une maladie qui prend rarement des formes graves dans ce groupe d ’âge. La question de la vaccination des travailleurs dans les entreprises a également été examinée. Il paraît ressortir d ’études faites par le Public Health Laboratory Service en collaboration avec des médecins du travail et des généralistes que les effets de la vaccination sur l’absentéisme sont assez faibles pendant les habituelles épidémies hivernales, sans doute parce que 30% seulement des individus bien portants acceptent d’ordinaire de se faire vacciner, et aussi parce que l ’incidence des cas cliniques de grippe chez l’adulte lors des poussées modérées de ces dernières années semble n ’avoir été que d ’environ 2%. Des programmes de vaccination des travailleurs n ’auraient donc vraisemblablement pas permis d’éviter plus d ’un cas de grippe pour 100 employés pendant chacun des derniers hivers, résultat qui serait sans doute pâmé inaperçu face à l’impressionnante fréquence des infections des voies respiratoires qui caractérise les hivers britanniques. Tant que la prévision des grandes poussées épidé­ miques sera a ussi incertaine, il sera plus rationnel de ne vacciner que les travailleurs qui occupent des postes clés, chez qui toute augmentation de l’absentéisme, si faible soit-elle, peut avoir une importance critique. C’est peut-être dans l'utilisation, actuellement à l’étude, de vac­ cins vivants atténués administrables par instillation ou pulvérisa­ tion intranasale qu’il faut placer le plus d ’espoirs. Avec ces vaccins, une dose très faible suffit à stimuler la production d ’anticorps séri­ ques ainsi qu’à renforcer l’immunité locale au niveau des voies respiratoires et peut-être aussi l’immunité à support cellulaire dont il n ’est pas exclu qu’elle ait un rôle à jouer à cet égard. Comme dans le cas des préparations inactivées, il faut préparer un nouveau vaccin chaque fois qu'il y a variation significative des caractéris­ tiques antigéniques du virus grippal. Il est aujourd’hui possible de produire rapidement en laboratoire, par recombinaison génétique, des souches atténuées possédant les antigènes protecteurs des souches virulentes nouvelles, mais les indispensables épreuves de sécurité et d'activité demandent encore beaucoup de temps; il peut très bien se faire qu’une grande épidémie due à une souche nouvelle soit terminée avant qu’un vaccin vivant approprié puisse être mis en circulation. Lorsque l’on aura acquis une certaine expé­ rience des vaccins vivants, il devrait être possible de procéder plus rapidement aux épreuves de sécurité et d’activité. Une partie du symposium a été consacrée à la discussion des mesures à prendre pour maîtriser la prochaine pandémie. La date à laquelle cette pandémie se produira n ’est pas davantage prévi­ sible que celle de la prochaine poussée hivernale, même les prévi­ sions à court terme étant, semble-t-il, moins sûres que celles que peuvent faire les météorologistes. Cependant, comme la surveil­ lance de la grippe va s’améliorant en Grande-Bretagne et dans le reste du monde, il est probable que les nouveaux variants seront rapidement repérés; il sera alors possible de produire rapidement des vaccins à partir des souches ayant un potentiel épidémique évident.

(Based on/D ’après: British Medical Journal, 2, 404.)

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Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения