ICP/CEP/004
)fR0ISIEME SEMINAIRE REGIONAL SUR LA POLLUTION DU MILIEU GESTION DES DECHETS SOLIDES
sous 1es auspices du
BUREAU REGIONAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
Manille, Philippines 2-9 fhrier 1976
RAPPORT FINAL
Hors commerce Imprime et diffuse par Ie
Bureau regional du Pacifique occidental Organisation mondiale de 1a Sante Manille
WHO/WPRO LlBRAR'V MA1\'lLA. PlITT .H'T'lN£S
NOTE Les opinions exprimees dans ce rapport sont celles des conseillers et des participants au seminaire et ne refletent pas necessairement la position officielle de l'Organisation mondiale de la Sante.
Ce rapport a ete prepare par Ie Bureau regional du Pacifique occidental de l'Organisation mondiale de la Sante a l'intention des Gouvernements et Etats Membres de la Region ainsi que de ceux qui ont participe au Troisieme semina ire regional sur la pollution du milieu: gestion des dechets solides, qui a eu lieu a Manille (Philippines) du 2 au 9 fevrier 1976.
TABLE DES
~IERES
1.
PRINCIPALES CONCLUSIONS
...........................................
1
2.
PREFACE ..•.••.....•••••.•••••••.•..•.•••.•.•.••••••••.•••••.••.... THEIwmS DU SEMINAlRE ............................................... . 3.1 Rapports par pays ,...........................................
4 7 7 "7
3.
3.2 3.3
Prob lemes communs dans la Region ••••••••••••••••••••••••••... Nature, echantillonnage et caracteristiques des dechets solides 3.3.1 Observations et conclusions...........................
9 10
3.4
Entreposage et enlevement des dechets solides ••••••••........ 3.4.1 Observations et conclusions ••••.•••••.•••••••••..•••..
11 11 12
3.5
Nettoyage des rues .............. , ............
10................
3.5.1 3.6
Observations et conclusions
........................... ........................... '"
13 13 14 14 14 15 15 16 17 18 18 19 19 22 22 23
Transfert et transport des d€chets soli des ••.••••••••••••••.. 3.6.1 Observations et conclusions
3.7
Trai tement et elimination des .matieres usees ••••••••••••••••• 3.7.1 Operations de traitement 3.7.1.1 3.7.2
.....................
......... .
Observations et conclusions ••••••••••••••••..
Elimination par deversement •••••.•••••••••••••.••••... 3.7.2.1 Observations et conclusions ••.•••••••...•....
3.7.3
Compostage •••••.•.•••••••.•••••••••••••••••••••••..••• 3.7.3.1 Observations et conclusions ••••••••••••••....
3.7.4
Incineration.......................................... 3.7.4.1 Observations~et
conclusions •••.•••••••.••....
3.7.5 3.8
Resume general des observations et conclusions .•..•...
Les dechets solides en tant que ressource ••••.•••••...•••••.. 3.8.1 3.8.2 3.8.3 3.8.4 Recyclage et conversion des dechets en energie .•.•.... Dechets agricoles : recherches en cours et Dossibi1ites d' utilisation ••••••••••••...•.•..••••.••.•.•.•...•••.. Utilisation des dechets ruraux •.•..••.•••••..•.••.••.• Observations et conclusions •••••••••••••••••••..••....
23 24
TABLE DES MATIERES (suite) Pages 3.9 Planification, formation et relations publiQues 3.9.1 P lani fi cat ion •••••••••••••••••••••••.•••••••••••••••• 23 23
3.9.2 3.9.3
Format ion .................................................................................... .. Relations pub liques ••••••••••••••••••••••••••••••••••
29 29 30 31
3.10 Role des organismes internationaux •••••••••••••••••••••••••• 4. AOOPTION DU RAPPORI' ET CLOTURE ••••••••••••••••.••••••••••••••••••
ANNEXE 1 - LISTE DES PARTICIPANTS, OBSERVATEURS, CONSULTANTS ET MEMBRES DU SECRETARIAT ••••••••••••••••.•.••.•••••••••. ANNEXE 2 - ORDRE DU JOU R •••••••••••••..•.•..••..•.•••••.••••••••. ANNEXE 3 - LISTE DES OOCUMENTS DE TRAVAIL ET DES DOCUMENTS DE REFERENCE •••••••••••••••••••••••••••••••••••.••••.• ANNEXE 4 - EXTRAIT DU DISCOURS D' OUVERTURE PRONONCE PAR LE DR FRANCISCO J. DY, DIRECTEUR REGIONAL DE L'OMS ANNEXE 5 - EXTRAIT DES REMARQUES LIMINAIRES DU DIRECTEUR DU SElflNAIRE .......................................................................................... ANNEXE 6 - RESUME DE L' EXPOSE PRINCIPAL ANNEXE 7 RESUME DES RAPPORI'S PAR PAYS
33 37
41
43
45
47
51
1.
PRINCIPALES CONCLUSIONS
J.es conclusions du siminaire et les domaines dnnslesquels les activites doivent ge poursuivre sont resumes ci-dessous : 1. Les quantites toujours croissantes de dechets solides a eliminer, surtout dans Les zones urbaines, sont unsujet de preoccup~tion. 2. Le nrobleme de Iii p-estion des dechets ne neut nasetr'e r0solu indpnendamment; l'air, l'eRu et d'autres facteurs concernant l'environnernent doivent etre pris en conaidpration et les principes directeurs devront en fin de compte etre inte~res sux echelons nRttonal et rep-ional. 3. Les pratiques insalubres sont dangereuses pour la sante publique et peuvent avoir de graves consequences a long terme. Les gouvernements et les organismes internationaux devraient accorder davantage de priorite a la planification et au financement de politiques adequates en matiere de gestion des dechets. 4. Une attention devrait etre accordee a la gestion rationnelle des services, leur structure organique, la coordination des efforts, les ressources financieres, la viabillte economique, la participation du gouvernement a l'echelon Ie plus eleve et l'education du puhlic et sa collaboration. 5. Le rassemblement de donnees sur la production des dechets solides de tous types et leurs caracteristiques doit preceder toute planificatlon future et l'analyse des diverses solutions possibles pour la collecte, Ie transport, Ie traitement prealable et l'elimination des dechets. 6. La plupart des pays en vole de developpement manquent de donnees fiables et il serait tres utiled'avoir des directives regionales ou internationales pour 1 'analyse des dechets et la determination de leurs caracteristiques au moyen de methodes simples et peu couteuses. II a ete convenu que Ie centre collaborateur OMS a Dubendorf (Suisse) devrait etre' prie d'aider a etablir de telles directives. 7. Le choix des vehicules de transport des ordures devrait etre adapte aux besoins et aux res sources financieres de la communaute desservie. Outre les moyens de transport mecaniques il est parfois justifie d'utiliser des methodes manuelles ou de recourir a l'animal. Quel que soit Ie moyen de pr~ulsion du vehicule, il convient toutefois 'de respecter certaines conditions techniques: hauteur de chargement adequate, retenue du contenu, systeme mecanique pratique. Les vehicules a moteur devront etre munis d'un dispositif mecanique pour Ie deversement du contenu. 8. On peut utiliser selon Ie cas des methodes manuelles ou mecaniques pour nettoyer les rues; toutefois, il faut ameliorer les methodes et Ie materiel des balayeurs. On pourrait reduire les dechets de voirie en imposant des restrictions sur l'emploi des emballages perdus, en installant de nombreux recipients pour les papiers et autres detritus, en eduquant la population et en obtenant sa participation et, en dernier ressort, au moyen de sanctions, au besoin en imposant sur place une amende.
- 2 9. Le transfert des d~chets dans un vehicule sp~cial permettant de les transporter a une grande distance peut devenir plus courant dans les grandes villes. La decision de creer des stations de transfert dependra principaIement du coGt du transport. 10. Le deversement des matieres usees dans un depotoir doit etre decourage vu les risques que cela oreaente pour la sante. Toutefois, la plupart des collectivites preferent l'elimination sur des terrains pour des raisons financieres et vu que cette methode peut etre utilisee sans danger pour la sante a condition de suivre un code de bonne pratique et une technique rationnelle et d'assurer une supervision en permanence. La condition la plus importante a respecter est de recouvrir les dechets d'un element solide ou d'une autre matiere appropri~e.
a
11. L'incineration dans une station centrale ou UDe autre methode visant reduire Ie volume des d~chets peut etre necessaire pour certaines villes ou l'utilisation de terrains est particulierement difficile.
12. L'incineration sur place des dechets residentiels et commerciaux doit etre decouragee en raison de la pollution atmospherique et des problemes connexes. L'incineration doit etre assur~e pour tous les d~chets pathologiques provenant des hopitaux et d'autres services medicaux, les animaux malades, les denrees alimentaires condamnees, les dechets nocifs et certains dechets industriels approuves. Toutefois, l'incineration de ces dechets doit etre effectuee sous une supervision adequate et conformement aux prescriptions relatives a l'environnement. 13. Le compostage peut etre une solution lorsqu'il existe un marche regulier pour l'ecoulement du produit mais il ne faut pas l'adopter sans avoir Ie plein appui du secteur agricole; la methode de traitement doit aussi garantir l'elimination totale des vecteurs de maladie. 14. Toutes les methodes de traitement et d'elimination des dechets sont liees d'une fa~on ou d'une autre a l'utilisation du sol et peuvent souvent Ihre integrees avantageusement. Par consequent, toute planification de l'utilisation du sol devrait tenir compte des besoins en matiere d'elimination des dechets solides. 15. La reussite d'une politique de recyclage depend de l'existence de marches pour les produits de recuperation, de la viabilite economique du procede et, lorsqu'une separation prealable a domicile est ~ecessaire, de l'acceptation du public et de sa collaboration. 16. Dans certaines parties de la Region, il est possible d'utiliser les dechets ruraux sur une echelle industrielle comme pour la production de biogaz dans les grandes porcheries ou la production de charbon a partir de dechets de noix de coco. De tels procedes ne presentent guere de problemes techniques et devraient etre encourages pour des raisons de salubrite, de protection de l'environnement et d'economie. 17. Le recyclage de to us les dechets organiques est une solution pratique pour les petites collect!vites rurales et les fermes isolees; on peut en tirer du combustible, de la nourr!ture pour Ie beta!1 ou de I'engrais.
- 3 -
II faudrait consacrer davantage de ressources a ce systeme integre d'exploitat ion agricole dont la mise en place necessite des installations de demonstration et de formation. 18. La planification de la gestion des dechets solides doit etre effectuee aux echelons national et regional (municipalite ou subdivision regionale). Les projets doivent decouler d'une initiative politique et il faut charger une equipe interdisciplinair~ d'effectuer une etude strategique et etablir un plan directeur pour une periode allant jusqu'A 30 ans. Un tel plan doit etre souple et il faut Ie reviser regulierement. 19. Une legislation est necessaire dans Ie domaine de la planification et de la gestion des dechets solides pour imposer des responsabilites aux organismes publics, a l'industrie et aux habitants. Cette legislation do it etre con~ue dans un esprit pratique et il faut pouvoir la faire appliquer. 20. La presence de personnel dGment qualifie en nombre suffisant a tous les echelons est une condition fondamentale d'une gestion efficace des dechets solides. On manque partout de techniciens pour les fonctions intermediaires et subalternes. On pourrait commencer a titre de palliatif par former du personnel en cours d'emploi mals 11 faudrait envisager a moyen terme l'organisation de cours approprles dans les centres de formation professionnelle existants. La participation des travailleurs a la gestion par l'intermediaire de conseils d'entreprise devrait etre encouragee pour ameliorer la motivation. 21. La participation du public est indispensable pour que les politiques en matiere de gestion des dechets solides aboutissent aux resultats escomptes; elle doit etre stimulee par tous les moyens y compris les organes d'information et les organisations benevoles. Toutefois, on ne peut pas s'attendre a obtenir la collaboration du public tant qu'une structure efficace n'a pas ete mise en place. De meme, il faut pouvoir faire respecter la loi lorsque l'efficacite des mesures bien con~ues se voit menacee par Ie manque de cooperation d'un public informe. 22. Pour encourager un complement d'action a l'echelon des pays et de la region et favoriser la collaboration technique entre les gouvernements et les diverses disciplines a tous les niveaux, les mesures suivantes sont preconisees au sujet de l'action de l'OMS : i) l'OMS devrait participer plus etroitement aux activites de developpement economique d'autres organismes internationaux de fa~on a limiter les risques que les projets de developpement peuvent avo.ir pour la sante et assurer qu'un accent croissant soit place sur les considerations relatives a l'environnement a l'occasion des reunions qui auront lieu dans ce domaine a l'avenir; ii) un appui devrait etre recherche en vue de la creation d'un institut regional de l'OMS qui servirait de centre d'information, de recherche, de demonstration, de formation et de developpement et d'evaluation des methodes, projet qui avait ete avance a l'occasion du Deuxieme
- 4 seminaire sur la pollution de l'environnement : pollution de l'eau qui avait eu lieu en 1975; un programme de gestion des dechets solides devrait etre inclus parmi les activites d'un tel institut. 23. Les participants ont convenu qu'il etait necessaire d'encourager une action complementaire de la part de leur gouvernement en preconisant : i) la mise en place d'une structure appropriee pour la gestion des dechets solides; ii) l'organisation de seminaires nationaux sur la gestion des dechets et la diffusion des informations obtenues au seminaire ... eventuellement avec l'assistance de l'OMS au moyen de l'envoi de consultants dans les pays; iii) l'organisation d'autres reunions specialisees entre pays ou villes de la Region rencontrant des problemes communs, par exemple la production de biogaz dans Ie Pacifique sud ou la gestion des dechets urbains a Hong Kong. a Singapour, a Manille, etc.; iv) rehausser Ie prestige des professions concernant la gestion des dechets solides et presence active du personnel executif lors d' operations; v) collaboration avec les organismes nationaux specialises ou creation d'un telorganisme, par exemple d'un institut pour la gestion des dechets solides. 24. Les participants ont convenu d'informer l'OMS six mois apres leur retour des mesures qui auront ete prises a leur initiative et d'indiquer les domaines particuliers dans lesquels les gouvernements pourraient demander une collaboration de l'OMS a l'avenir. 2. PREFACE
Le Troisieme seminaire regional sur la pollution de l'environnement : gestion des dechets solidest organise par Ie Bureau regional de l'OMS pour Ie Pacifique occidental, a eu lieu a Manille du 2 au 9 fevrier 1976. II a reuni 15 participants de 12 pays ou zones de la Region ainsi que cinq observateurs officiels representant Ie Bureau de planification et de developpement des projets du Gouvernement philippin, Ie FISE, Ie PNUD, Ie PNUE et la Commission du Pacifique sud. L'ordre du jour du seminaire figure a l'annexe 2. Une liste des documents de travail et ollvrages de reference figure a l'annexe 3. Le Dr L. Hesselvik, Directeur des Services de Sante, a prononae Ie discours d'ouverture. Apres avoir souhaite la bienvenue aux participants au nom du Directeur regional, il a souligne que bien que Ie seminaire concernait essentiellement la gestion des dechets solides, ce probleme ne pouvait pas etre considere isolement; il faut Ie reaoudre sans transferer la pollution dans l'eau ou l'atmosphere. Le principal objectif de
- 5 -
la reunion etait d'echangerdes donnees d'experience et des idees et d'elaborer un plan d'action dans Ie doma~ne de la gestion des dechets solides aux echelons regional et national (voir annexe 4). Le directeur du seminaire a ensuite presente Ie programme des travaux. 11 a declare que suffisamment de temps avait ete prevu pour la discussion
de tous les themes inscrits au programme. L'objectif etait de reunir du personnel de differents pays et appartenant a diverses disciplines en vue de : a) passer en revue les connaissances, pratiques et tendances actuelles en matiere de gestion des dechets solides d'origine menagere, municipale, commerciale, industrielle et agricole dans les pays de la Region en s'attachant aux aspects suivants : i) leur origine, leur nature, leurs caracteristiques et leur analyse en vue de leur elimination finale: ii) iii) l'entreposage, Ie ramassage et Ie transport; les methodes d'elimination : depots, decharges, compostage incineration (introduction aux techniques modernes) utilisation : recuperation et reutilisation. b) identifier les problemes generaux ou particuliers dans la Region tels que les dangers pour la sante, la pollution de l'eau et de l'air, les odeurs, les mouches et les rongeurs, l'insuffisance du materiel, les problemes de circulation et de ramassage, l'indifference du public, etc.; c) discuter des publications actuelles et des activites et progres techniques en matiere de gestion des dechets dans les pays d'Asie et d'autres continents; d) etudier: i) ii) les besoins en personnel et les besoins de formation; la legislation et la reglementation;
iii) les programmes appelant la participation du public, la propagande generale. l'information et l'education; iv) les difficultes d'ordre social, climatique et economique;
v) la gestion des dechets et sa place dans un programme general de luttecontre la pollution de l'environnement et de protection sanitaire. e) identifier la ligne d'action nationale ou regionale la plus appropriee pour les pays de la Region.
- 6 En ce qUi concerne la conduite pratique de la reunion, celle-ci s'est deroulee dans une atmosphere detendue laissant toute possibilite aux participants de contribuer aux discussions. C'est 1a raison pour laquelle on n'a pas elu de president ou de bureau. Les consultants ont dirige les discussions en presentant les themes et en orientant les debats, et ils ont redige Ie rapport en 1aissant aux participants tout Ie temps necessaire pour Ie passer en revue et Ie modifier avant son adoption finale. Des informations techniques detail lees avaient ete communiquees aux participants sous forme d'un manuel de reference intitule "Principles of waste management - unit operations and processes". Dans Ie discours d'ouverture sur la gestion des dechets solides et ses rapports avec la sante publique et la qualite de l'environnement on a brosse un tableau general des principaux problemes qui sous-tendent les objectifs du seminaire. II a ete souligne que bien que Ie probleme de la pollution de l'environnement et de l'elimination des dechets solides et liquides existe depuis que l'homme a commence a vivre en societe, Ie probleme tel qu'il se pose dans Ie monde mod erne est associe a des populations de plus en plus nombreuses vivant dans un cadre de societe industrialisee et urbanisee et dans certaines parties du monde les dechets commencent deja a poser une menace a la suivie de l'humanite. La gestion des dechets solides revet d'importantes consequences en matiere de sante publique et, pour que les solutions a ce probleme soient efficaces, il faut s'assurer que la pollution n'est pas transferee dans l'eau ou dans 1 'atmosphere. L'origine des dechets et leur traitement prealable ainsi que les diverses methodes d'elimination ou de recuperation et de reutilisation ont ete etudies (voir annexe 6). Des progres encourageants ont ete realises en ce qui concerne les techniques de traitement et d'utilisation des dechets. Un certain nombre de procedes ont ete Mis au point pour Ie traitement de quantites importantes de dechets urbains et ruraux et leur transformation en toutes sortes de produits utiles. Certains dechets fournissent aussi une source d'energie propre et renouvelable qui peut contribuer utilement a l'economie du pays, en particulier de ceux en voie de developpement. Le but a long terme des projets de l'OMS en matiere de dechets solides est d'aider les pays a resoudre les problemes d'environnement en developpant leurs res sources techniques et gestionnelles. Le seminaire a donne aux participants une occasion d'indiquer comment, a leur avis, l'assisiance technique pourrait Ie mieux apporter une solution aces problemes. Le discours d'ouverture a ete suivi d'observations et de discussions. II a ete convenu qu'au cours des seances suivantes une attention speciale serait accordee aux questions de l'efficacite de la gestion, de la structure organique, de la coordination des efforts, des ressources financieres, de la viabilite economique. de la participation des autorites a l'echelon Ie plus eleve, de l'education de 1a population et de sa collaboration.
"
- 7 3. 3.1 Rapports par pays THEMES DU SEMINAIRE
Les participants avaient ete pries de presenter des rapports succincts decrivant les programmes, les methodes et les problemes en matiere de gestion des dechets solides dans leurs pays et de fournir toutes informations utiles qui ~ourraient mener 1 une meil1eure comorehenslon de la situation dans la region. Les informations pertinentes ont ete presentees so us forme de tableaux dans Ie document de travail NO 6 et sont resumees l l'annexe 7. 3.2 Problemes communs dans la Region
Les pays et territoires de la Region varient beau coup en dimension et en population, en structures de gouvernement et en techniques ainsi qu'en niveaux de developpement industriel et economique. Toutefois, plusieurs problemes leur sont communs dont certains ont ete resumes dans Ie document de travail NO 7. Ce document avait ete distribue a l'avance et les participants ont ete invites a preciser si les problemes indiques refletaient bien la situation dans leur pays ou si d'autres problemes partlculiers devalent aussi etre consideres. Le document de travail NO 10 resumait les travaux d'un sem1naire sur la gestion des dechets solides qui avait eu lieu a Bangkok en 1974 a l'initiative du Bureau regional de l'OMS pour l'Asie du Sud-Est. Les problemes rencontres dans cette region portent sur la pollution de l'eau provenant de depots d'ordures non controles, les vecteurs de maladies, les risques pour la sante des travailleurs dont la peau entre en contact avec les dechets, Ie manque d'emplacements pouvant etre utilises pour les de charges controlees, les difficultes d'acces pour Ie ramassage des ordures dans les vieux quartiers des villes et l'absence generale de collaboration de la population. Les carences sur Ie plan de la gestion peuvent se voir notamment dans l'insuffisance du materiel et des methodes, les vehicules inadequats, les structures gestionnelles inefficaces, la penurie de techniciens, Ie manque de moyens de formation et de manuels et l'insuffisance des salaires et des traitements. 11 existe des conditions rigides d'ordre social, economique et climatique dans Ie cadre desquelles les solutions devront etre trouvees. La conclusion la plus importante de la reunion concernait l'utilite de developper des techniques propres au pays faisant davantage appel a la main-d'oeuvre qu'a la mecanisation. En etudiant les documents de travail NOS 6, 7 et 10 ainsi que les communications ecrites sur les memes sujets, il a ete convenu que les problemes de gestion des dechets solides dans la Region du Pacifique occidental, bien qu'etroitement associes, pouvaient etre resumes sous les cinq tetes de chapitre ci-apres :
- 8 A. Prob1emes generaux 1) 2) 3) 4) 5) B. Accroissement rap ide de 1a population Urbanisation et surpeup1ement dans 1es grandes vi11es Difficu1tes de transport (embarras de circulation) Industrialisation croissante Quantites de plus en plus importantes d'embal1ages perdus et de dechets des consommateurs.
Problemes d'organisation 1) 2) 3) 4) Manque de p1anification Insuffisance des structures organiques et approche fragmentaire Insuffisance de 1a legislation, des reg1ements, des po1itiques et des directives Politiques et reg1ementations insuffisantes et sanctions inadequates Absence de po1itiques pour la recuperation et 1a separation des dechets et de plans pour la commercialisation des produits de recuperation Absence de communication entre les divers organismes interesses et entre 1es travailleurs et les employeurs Ressources financieres limitees et insuffisance des moyens d'obtenir des credits Ressources insuffisantes pour la recherche et Ie developpement et pour la formation du personnel.
5)
6) 7) 8) C.
Problemes techniques 1) Necessite d'une terminologie commune, de pratiques norma1isees en matiere d'echantillonnage, de rassemblement des donnees, d'analyses, etc. Manque de personnel qualifie et de ressources pour la formation, surtout au niveau des techniciens Elimination de dechets de categories particulieres - dechets toxiques, radioactifs, inflammables, pesticides. etc. Quantites importantes de dechets provenant des activites agricoles et d'un elevage intensif
~)
3) 4)
- 9 5) 6) 7)
Points de collecte des dechets ruraux trop disperses Nombre insuffisant de decharges et emplacements mal choisis Equipement et vehicules inadequats, methodes de collecte inefficaces et mauvais entretien du materiel Variations dans les conditions climatiques Manque de cours de formation et de manuels adaptes aux conditions dans les pays tropicaux.
8) 9) D.
Aspects sociaux du probleme 1) 2) 3) 4) Salaires et baremes de traitements trop faibles Problemes sociaux ou religieux Absence de collaboration de la population Motivation et encouragements insuffisants
a
tous les niveaux.
E.
Problemes des dechets ruraux
On n'a pas accorde suffisamment d'attention aux possibilites d'utilisation des grandes quantites de dechets ruraux disponibles dans plusieurs parties de la Region. 3.3 Nature, echantillonnage et caracteristigues des dechets solides
Ces questions ont ete examinees dans le premier document de travail et sont decrites dans les chapitres 2 et 3 (pages 8 i 26 du manuel de reference) (voir annexe 3). 11 a ete souligne que des analyses regulieres et une evaluation systematique pour contr8ler les tendances actuelles et futures en matiere de quantites, de composition et de proprietes physiques, chimiques et combustibles des dechets solides sont un element essentiel d'une bonne gestion des dechets solides. II faut conna!tre ces donnees pour bien organiser la collecte, Ie transport, Ie traitement prea1ab1e et l'elimination des dechets et determiner la methode la plus rentable. Les pro cedes et les parametres applicables aux caracteristiques des dechets ont ete discutes et illustres au moyen d'un film produit au cours d'etudes entreprises en Austra1ie. Pour eviter la confusion et assurer l'exactitude, i1 faut norma1iser et surveiller de pres les procedes utilises. De grandes variations existent dans la composition des dechets d'un pays a l'autre et dans un meme pays et aussi selon la saison. II existe de nettes differences entre les dechets produits par les pays industria1ises et ceux des pays en voie de developpement. Dans la plupart des pays en voie de deve10ppement de la Region, par exemple, la teneur en papier est generalement de l'ordre de 5 a 15% (soit une moyenne de 10%) alors que la proportion d'elements organiques
- 10 fermentescibles est beaucoup plus elevee, souvent de l'ordre de 50 a 75%. Par consequent, les matieres usees tiennent a avoir une proportion d'humidite plus elevee (45 a 65%), une puissance calorifique plus faible et une plus grande densite. Leur utilite en tant que combustible ou aux fins de recuperation est donc beaucoup plus faible; par contre, ces dechets contiennent une plus grande proportion d'elements se pretant au compostage que ceux des pays plus industrialises. Dans ces derniers, la densite des dechets a diminue par suite de l'emploi d'emballages legers et des matieres plastiques, ce qui se produira vraisemblablement aussi dans les pays en voie de developpement a mesure qu'ils s'industrialiseront. 3.3.1 Observations et conclusions etablir des directives internationales sur Ie prelevement rassembler regulierement des donnees et effectuer des pouvoir comparer valablement la situation d'un pays a l'interieur d'un meme pays.
1) II faut d'echantillons et analyses avant de l'autre ou meme a
2) Le rassemblement d'informations sur les dechets devra etre prevu en fonction des objectifs et des ressources disponibles. 3) Le rassemblement des donnees devra se faire en deux etapes a) une enquete initiale, simple et peu couteuse, pour evaluer les solutions possibles; b) une nouvelle enquete dans l'optique de la formule choisie.
4) On reconnatt l'importance d'effectuer relativement souvent et regulierement des enquetes pour determiner les cBracteristiques des dechets et les analyser car en extrapolant les resultats on peut predire a long terme les besoins en matiere de conception technique du materiel et autres ressources. 5) Lorsqu'il s'agit de determiner les caracteristiques des dechets solides, les donnees les plus utiles sont les suivantes : quantites nroduites.densite en vrac, composition physique (proportions des principaux elements), humidite, analyse de volume, variations saisonnieres de ces caracteristiques. 6) Le Centre collaborateur OMS a Dubendorf (Suisse) devrait etre prie d'accelerer ses travaux sur la normalisation de methodes simples et peu couteuses d'echantillonnage et de determination des caracteristiques des dechets, l'accent etant place sur les proprietes enumerees au paragraphe 5). 7) Des donnees sont egalement necessaires sur l'origine et les caracteristiques des dechets industriels, y compris les dechets dangereux, dont la production et l'elimination doivent etre controlees pour proteger la sante publique.
- 11 3.4 Entreposage et enlevement des dechets solides
Le document de travail Nf 2 fournissait des informations sur cette question en commen~ant par les facteurs de salubrite et d'efficacite relatifs a la conception technique des recipients utilises pour l'entreposage des ordures. Ces recipients tombent dans deux categories : ceux qui sont utilises pour un seul batiment et ceux a utilisation collective par un groupe de batiments (quartier d'une ville ou tour d'habitation). Les types traditionnels de recipients utilises pour l'entreposage co11ectif vont des vieux barils aux enclos cimentes correctement con~us et donnent souvent lieu a des problemes sanitaires et esthetiques qui pourraient etre en grande partie evites au moyen de recipients en acier d'une contenance de 1m 3 a 2m 3 pouvant etre vides dans des vehicules de compaction munis d'un dispositif mecanique a cet effet. Des bennes d'acier de plus grande capacite (4m 3 a 12m 3 ) peuvent etreutiliseespour les decbets industriels ou ceux des collectivites; elles ne sont pas videes sur place mais echangees. L'emploi de recipients pour l'entreposage a domicile necessite generalement un service de ramassage des ordures a domicile, ce qui, dans 1a p1upart des pays tropicaux devra etre fait quotidiennement. La quantite de dechets par menage et par ramassage etant nettement inferieure aux quantites ramassees sur une base hebdomadaire, les methodes d'en1evement par equipes utilisees dans 1es pays temperes seront souvent peu adaptees aux conditions des pays tropicaux vu Ie coat eleve et de la faible productivite par vehicule. Par consequent, l'attention des participants a ete attiree sur les systemes de transfert intermediaire utilisant davantage de main-d'oeuvre tout en assurant une rentabilite elevee dans l'emploi des vehicu1es. A cet egard, et aussi vu la necessite de se montrer econome en carburant, on a decrit des methodes de ramassage utilisant des charrettes a bras ou des animaux de trait; ces vehicules devront etre con~us et construits selon des normes techniques elevees pour que l'effort de traction soit au minimum, que Ie vehicule fasse un long usage et qu'il soit facile a changer ou a decharger. On a souligne Ie fait que Ie choix du vehicule d'enlevement des ordures doit etre fonction de 1a densite des dechets produits; 1es vehicules a compaction couteux ne sont pas necessaires pour des dechets a forte densitej les vehicules peu couteux tels que tracteurs agrico1es ou remorques couvertes peuvent convenir aux pays ayant un budget limite. 3.4.1 Observations et conclusions
1. Les commentaires relatifs aux problemes que posent les videordures dans les tours d'habitation ont porte notamment sur: les odeurs, le danger d'incendie, les rongeurs et les mouches, Ie bruit, les obstructions dans la conduite et la securite d'emploi. 2. A Fidji, a Kuala Lumpur et a Hong Kong, les locataires des tours d'habitations doiventdescendre les dechets au rez-de-chaussee, soit personnellement, soit en recrutant un employe a titre prive.
- IZ 3. A Sinijapour, on utilise un dispositif d'arrosage pour ncttpycr Ie vide-ordures; a Manille, des couvercles etanches permettept de reduirc les problemes poses par les mouches e~ les rongeurs; Ie probleme du bruit peut etre partiellement resolu en enfermant les dechets dans des sacs en plastique avant de les Jeter dans Ie vide-ordures. 4. Au Japon, des entreprises prlvees autorisees les ordures dans les tours d'habitation.
a
cet effet recueillent
5. En Nouvelle-Zelande et en Australie, il n'existe pas de services d'enlevement des ordures dans les zones rurales. Les habitants dolvent souvent se debarrasser eux-m~mes des dechets, ce qu'ils font generalement en les transportant chaque semaine par vehlcule prive jusqu'i un depotoir. Cependant, on envisage d'installer des stations de transfert pour les petites collectivites. 6. A Hong Kong. on n'a pas pu resoudre entierement Ie probleme des habitants des villes flottantes qui dechargent les matieres usees directement dans l'eau a cause des modes de comportement bien ancre •• 7. A Manille, les problemes de salubrite dans les taudis ont ete resolus partiellement par la reinstallation des habitants dans des regions rurales ou de nouvelles zones d'habitation. 8. A Guam, une station de transfert construite par les autorites militaires n'est pas utilisee en raison du manque de collaboration entre les autorites civiles et militaires. Le seminaire a abouti aux conclusions generales suivantes : 1. On trouve plusieurs types de vehicules d'enlevement des ordures dans la Region: charrettes a bras, charrettes a traction animale et vehicules a moteur de diverses categories. Quel que soit Ie moyen de propulsion du vehicule, les aspects importants de sa conception technique sont les suivants : hauteur de chargement adequate; retenue du contenu; conception mecanique rationnelle. 2. Dans les pays tropicaux, l'enlevement des ordures devrait normalement se faire quotidiennement vu que les ordures se decomposent rapidement et degagent des odeurs desagreables. La frequence de l'enlevement peut varier selon les conditions locales. 3.5 Nettoyage des rues
Cette question a ete presentee a l'aide de notes de reference dans lesquelles on indiquait l'origine des immondices que l'on trouve sur la voie puhlique. Les dechets qui jonchent les rues posent surtout un probleme d'ordre esthetique mais il peut etre d'ordre sanitaire, des crachats seches ou des excrements se retrouvant dans la poussiere. En general, Ie nettoyage des rues necessite une main-d'oeuvre importante et peut occuper Ie tiers du personnel de voirie ou meme plus. Par consequent, il importe de munir les balayeurs d'un materiel efficace :
- 13 balais durs et balais mous bien con~us, charrettes a bras avec recipients amovibles pour Ie transfert propre et efficace des balayures aux vehicules ou autres dispositifs de transfert. Les balayeuses mecaniques sont efficaces pour l'elimination des poussieres et des immondices a condition que la route s'y prete; on peut rencontrer toutes sortes de difficultes dans leur utilisation et c'est pourquoi ils ne servent generalement qu'a completer le travail des balayeurs. L'attention a ete attiree sur la necessite d'une infrastructure consistant en depots de district qui serviront de lieux de rassemblement et de controle et de locaux pour les balayeurs; de tels depots comprennent souvent une installation de transfert pour les balayures.
3.5.1
Observations et conclusions
1) Cette question est tres importante etant donne que Ie tiers 0\1 la moitie du coGt de l'elimination des dechets solides peut etre consacr6 au nettoyage des rues. 2) Le nettoyage mecanique presente des avantages lorsqu'il est possible. 11 faut pour cela que les rues soient construites selon de bonnes normes techniques, qu'il y ait un minimum de vehicules en stationnement et d'obstructions de la circulation et qu'on dispose de credits suffisants et de services d'entretien. 3) De l'avis general, il faudrait etudier comment ameliorer les methodes manuelles de balayage en utilisant des balais et des charrettes a bras correctement con~us et en disposant des receptacles pour detritus a intervalles rapproches. 4) On a souligne combien il est important d'eduquer Ie public, de lui inculquer un sens de discipline et de chercher a obtenir sa collaboration a to us les niveaux. On a cite des exemples de reussite a Fidji, a Singapour et aux Philippines ou chacun a ete rendu responsable de la proprete des rues. 5) On a insiste sur l'importance de coordonner le nettoyage des voies publiques avec l'enlevement des ordures. 3.6 Transfert et transport des dechets solides
Le document de travail NO 3 etait cons acre a cette question. 11 devient necessaire de disposer de postes de transfert a long rayon d'action lorsque la decharge se trouve a une distance telle du lieu de ramassage des ordures qu'il devient economique de transferer Ie contenu du vehicule d'enlevement des ordures dans un autre moyen de transport specialise pour l'acheminer sur de grandes distances. 11 peut s'agir d'un vehicule motorise de grande capacite pouvant charger jusqu'a 16 tonnes, d'une peniche ou de wagons de chemin de fer ayant une capacite tot ale de plusieurs centaines de tonnes. On a decrit comment se presentent ces postes de transfert qui comprennent souvent des installationspour Ie traitement par compaction ou par pulverisation.
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Normalement Ie ~eul mo~if du transfert est de reduire Ie coat total de l'operation e~ LIon a soulign~ que les economies que LIon realise grace au cout plus faible par tonne et par kilometre en utilisant un moyen~de transport specialise pour les grandes distances doit compenser Ie cout plus cleve de l'installation et du fonctionnement d'un poste de transfert. Dans Ie cas de distances de 10 a 20 kilometres, cela ne sera vraisemblablement pas Ie cas; il faudra alors recourir a une autre solution qui pourrait etre d'utiliser des vehicules de ramassage en relais. Le transport des dechets sur de grandes distances est un procede couteux. Dans certains pays cela a ete justifie par l'utilisation des dechets comme materiau de remblayage pour combler 4'anciennes mines a ciel ouvert desaffectees, ce qui ameliore Ie site. 3.6.1
Observations et conclusions
Le transfert des matieres usees dans un moyen de transport specialise pour un parcours de longue distance peut devenir de plus en plus utilise dans les grandes villes. La decision de creer une station de transfert doit etre fondee principalement sur des considerations economiques. 3.7 Traitement et elimination des matieres usees
Cette question a ete presentee au moyen d'un film sur les diverses methodes d'elimination des dechets de la collectivite. notamment : Ie comblement salubre en prenant les precautions necessaires pour la protection de l'environnement; Ie combleme~t salubre avec des dechets dechiquetes (pulverises); Ie compostage par des methodes mecaniques; l'incineration dans une installation moderne situee en un lieu central. 3.7.1 Operations de traitement
On a examine sous ce titre un certain nombre de procedes de traitement prealable ayant surtout pour but de modifier intrinsequement les dechets a faible densite pour reduire leur volume. On cherche ainsi a produire des charges plus economiques du point de vue de la manutention du transport et de l'elimination finale. • L'augmentation de la densite des dechets peut etre obtenue par 1es rnoyens suivants : i) ii) iii)
compression dans un conteneur ou un vehicule reduction du volume par pulverisation broyage et agglomeration dechiquetage des dechets volumineux mise en balles des dechets de forte densit~
iv) v)
- 15 vi) criblage et separation en groupes d'elements relativement homogenes puis : mise en balles des papiers en vue de leur recuperation; ecrasement du verre et des bouteilles pour en faire des rognures de verre; dechiquetage ou mise en balles pour les bottes de conserve; ecrasement des recipients en matiere plastique; broyage des matieres organiques putrescibles pour Ie compostage. 3.7.1.1 Observations et conclusions
1. En reponse a une question concernant l'emploi des matieres usees tassees ou mlses en balles aux fins d'amendement des sols, p1usieurs participants ont fourni les informations 8uivantes a) densite sont en ayant des d'un produit volumes. La risque d'une Certains procedes de mise en balles de dechets a forte couteux et necessitent une main-d'oeuvre importante tout effets indesirables pour l'environnement telle l'apparition de lixiviation contamine pendant Ie procede de reduction des putrefaction des balles peut Ie degager peu A peu d'oll Ie emission de matieres toxiques pendant plusieurs annees.
b) La forte teneur en matieres organiques et putrescib1es d'une partie importante des matieres usees dans cette Region pose des problemes pour la mise en balles de forte densite. c) Les installations de mise en balles peuvent comprendre des installations pour la recuperation du metal ou du papier par exemple. 2. A Hong Kong, on envisage serieusement de recourir a 1a mise en ba1les de forte densite en raison des restrictions dans l' emploi de l' incineration et l'insuffisance des lieux de decharge. Les balles seraient utilisees pour l'amendement et la conservation du sol mais on n'a pas resolu les problemes de l'emission de matieres contaminees et de la fixation du sol. 3. II a ete suggere qu'avec un meme investissement de meilleurs resultats que la mise en balles a forte densite peuvent etre obtenus par d'autres methodes, par exemple au moyen d'une pulverisation suivie d'une mise en balles a faible pression. 4. Au Japon, la mise en balles de densite elevee n'est pas recommandee pour les matieres usees des municipalites a l'exception de certains articles (refrigerateurs, machines a laver. etc.) mis au rebut. 5. Apres avoir etudie dans quelle mesure des broyeurs de cuisine peuvent contribuer a reduire la teneur organique des ordures menageres, on a reconnu que cela n'est guere utile et peut comporter beaucoup d'inconvenients. 3.7.2 Elimination par deversement
Ce theme avait fait l'objet d'une etude dans Ie chapitre 8 du manuel de reference. On avait parle des besoins en volume de terrain pour l'e1imination de dechets selon qu'ils sont a l'etat brut, pulverises, mis en balles a haute densite ou incineres qui sont probablement de l'ordre de 3,3 : 2,0 : 2,3 : 1,0 une fois que les dechets se seront decomposes et stabilises.
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On a ~nsuite decrit les dangers que pre8~nte la decharge des ordures n l'etat brut dans des depotoirsi ces dangers comprennen t no~amm~nt la pollution des eaux de surface et de la nappe aquifere par Ie ruissellement et la lixiviation ainsi que la proliferation des rongeurs et des mouches. En choisissant l'emplacement d'une decharge controlee il faut tenir compte des imperatifs suivants : une amelioration du site doit en resulter, par exemple elevation du niveau du sol d'une mine d'extraction a ciel ouvert desaffectee ou d'un terrain marecageux; tous les travaux de genie necessaires tels que la construction de canaux de drainage ou de murs de retenue du cours d' eau doivent ihre effectues prealablement. L'attention a ete attiree sur certains problemes que posent les comblements salubres dans les pays tropicaux humides, surtout la difficulte de charrier un vehicule a roues sur des dechets ins tables a forte teneur organique et les consequences de pluies battantes qui endommagent les routes provisoires et peuvent interdire l'acces de la decharge. Des recherches devront etre effectuees sur ce genre de probleme. On a insiste sur l'importance de suivre autant que possible les methodes decrites dans Ie texte pour la planification du site, l'analyse hydrogeologique, la conception technique, la preparation des couches et de la couverture, la lutte contre les vecteurs et la p,revention des incendies pour que cette fagon d'eliminer les matieres usees qui est la plus utilisee et la moins couteuse puisse etre adoptee san~ danger pour 1a sante ou l'environnement. 3.7.2.1 Observations et conclusions
1) On a reconnu l'importance d'evaluer les consequences ecologiques lorsqu'on choisit l'emplacement d'une decharge controlee. 2) On a souligne l'importance du materiau de couverture pour Ie ('omhlement tant pour des motifs sanitaires qu'esthetiques. 3) Toutes les decharges doivent faire l'objet d'une supervision continuelle par un technicien qualifie. 4) Des questions ont ete posees au sujet de la possibilite d'effectuer correctement des operations telles que Ie nivellement, l'epandage du materinu de couverture et Ie tassage en l'absence d'equipement 1our4. D(',~ techniques manuelles permettant d' obtenir de bons resultats sont utilisees actuellement en Birmanie, comme en Europe avant 1950. Les pro cedes manuels necessitent environ un homme pour 10 tonnes de dechets par jour.
5) Le compost et les residus d'incineration peuvent fourn!r un materiau de couverture adequat pour les comblements sa1ubres; de meme. ces decharges controlees sont necessaires pour permettre a d'autres methodes d'elimination des dechets d'etre utilisees.
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6) On trouve presque partout dans la Region de bons exemoles de comblements salubres bien geres; d'autre part, ·ce n'estqu'a Ho~g Kong et a Singapour qu' il n' existe aucun depotoir aI' etat brut. 3.7.3 Compos tage
Les donnees de reference sur cette question figurent au chapitre 7 du manuel. La question a ete divisee en deux parties, d'une part les installations de compostage entierement mecanisees utilisees pour les dechets a faible densite dans les pays industrialises, d'autre part les methodes necessitant beaucoup de main-d'oeuvre mais une mecanisation moins poussee qui peuvent davantage convenir aux pays en voie de developpement tropicaux ou les dechets sont a forte densite et riches en matieres or2aniaues. On a decrit et compare les divers types d'installations mecaniques et on a attire l'attention sur certains problemes qui se sont poses dans les pays industrialises notamment :
- les difficultes de commercialisation du compost dans les regions aU la main-d'oeuvre coute cher vu Ie travail important que represente l'epandage (jusqu'a 30 tonnes par hectare); - la disponibilite dans la plupart des fermes d'un approvisionnement adequat en nroduit8organiques pour enrichir Ie sol sous forme de dechets agricoles; - pertes parfois occasionnees dans les recoltes par suite de la presence de matieres toxiques dans Ie compost. Ces problemes se sont rarement poses dans les pays en vole de developpement. II existe d'autres facteurs qui feront peut-etre que Ie compostage prendra plus d'importance a. l'avenir. Le plus important tient a l'accroissement rapide du cout des engrais artificiels. On a eu tendance par Ie passe a ne pas tenir compte de la valeur nutritive du compost et Ie considerer uniquement comme un supplement organique pour l'enrichissement du sol mais Ie Departement indien de l'Agriculture estime actuellement que la valeur marchande reelle du compost provenant des dechets municipaux, expr!mee sous forme de l'equivalent N, P et K, est d'environ 10 $EU par tonne et il a lance une campagne visant a encourager et subventionner la creation d'installations de compostage dans plusieurs.villes. Un second facteur tient aux caracteristiques des dechets en Inde et dans des pays semblables qui se pretent a un compostage aerobie par andains sans pulverisation ou autre traitement prealable. Bien que ce procede doive quand meme etre suivi d'un traitement mecanique, cela ne reviendrait peut-etre qu'a la moitie du cout du traitement dans les installations de type traditionnel et ne depasserait probablement pas la valeur marchande du produit. On pourrait ainsi eliminer de tels dechets sans ou a peu de frais tout en rendant service a l'agriculture dans les pays ou l'accroissement de la production alimentaire revet une importance capitale.
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3,7,3,l
99s@fVil±gns
@f
c9ncl~!gn8
1) Lp participant da Hon~ Kong a demande s'il etait posAible d'aio~ ter de!! boues d' egouts aux d~chets l1IuniciJl3UX aux fins de comp09tage, On a repondu que cela etait acceptable.! condition que la nroportion ci. (carbone/ azote) des dechets soit superieure ~ 40 (stant donne que la nroportion CIA des boues est faible) et a condition que la fermentation se fasse dans un recipient ferme. 2) II a ete convenu que les facteurs ci-apres sont importants recherche d'un marche pour Ie produit de l'usine de
a) compos tage;
b) garantir la destruction des organismes pathogenes, surtout si des matieres d' egout ant ete ajoutees; c) eviter la nrpsence de contaminants org~niques tels Que les herbicides. (On a cite un exemple d'une usine de compostage en Nouvelle-Zelande qui a ete poursuivie en iustice ~ cause de la presence d'herbicides dans Ie compost); d) eviter lee contaminants inorganiques, en particulier les metaux lourds tels que Ie cadmium. (On a cite l'experience du Royaume-Uni ou des terrains sont devenus inutilisables pour la nroduction vegetale par suite de 18 presence de cadmium dans les boues d'egout).
3) On a aborde la question du concept d'une mine de compostage. Repondant a la question de savoir s'il serait possible au moyen de techniques adequates de retirer Ie contenu d'un comblement apres un certain nombre d'annees pour l'utiliser sous forme de compost et de reutiliser Ie site pour l'elimination des dechets, on a cite l'experience de l'Australie et de Hong Kong ou l'extraction du compost des anciennes de charges s'est averee decourageante a cause du probleme des odeurs ou de la petite quantite de compost qui peut ainsi etre recuperee.
3.7.4
Incineration
En introduisant cette discussion, on s'est refere aux chapitres pertinents du manuel de reference (pages 77 a 167). On a decrit les objectifs de l'incineration a temperature elevee. On a signale que les installations traditionnelles brGlant du combustible ne pouvaient pas etre utilisees commodement pour l'elimination de matieres usees heterogenes presentant un degre el~ve d'humidite et possedant des caracteristiques sans cesse changeantes. Toutefois, d'imoortants progres techniques ont ete realises ces dernieres annees et il est maintenant devenu possible de convertir les dechets en un residu inerte et meme utile sans entratner la pollution de l'Bir, du sol ou de l'eau.
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La tendance moderne est de construire des installations de grande capacite con~ues pour fonctionner continuellement et oermettant une recuperation utile de la chaleur lorsqu'il est economique et pratique de l'utiliser. Les caracteristiques de ces incinerateurs sont une alimentation continue, une combustion efficace avec exces d'air controle, un nettoyage gazeux efficace et la dispersion finale des effluents gazeux au moyen de hautes cheminees. On a donne une description des details techniques relatifs aux divers systemes d'allumage et aux grilles de combustion destines i assurer l'alimentation continue des dechets avec melange et agitation. Des directives ont ete donnees pour la conception technique et l'exploitation, de ces incinerateurs conformement aux reglements relatifs i la purete de l'air (voir pages 127 a 133 du manuel de rete renee) • 3.7.4.1 Observations et conclusions
1) On a reconnu l'importance de l'incineration en tant que methode d'elimination des dechets dans les pays industrial1ses. Toutefois, en general ce procede n'est pas recommandable pour les pays de la Region surtout en raison des frais eleves d'investissement et d'exploitation. 2) On ne saurait troo insister sur l'importance d'une bonne gestion des installations d'incineration pour reduire les frais d'entretien. 3) L'incineration sur place dans de petits incinerateurs donne souvent lieu a une pollution de l'air (conceotion defectueuse de l'appareil, mauvais entretien, exploitation par du personnel non qualifie). En general, il faudrait decourager de telles installations dans des tours d'habitation ou des batiments commerciaux. 4) II peut etre necessaire d'avoir des incinerateurs sur olace pour l'elimination de certains types de dechets tels que les dechets pathologiques dans les hopitaux, des documents confidentiels, des aliments condamnes, des dechets mis en quarantaine et certains dechets organiques, malodorants ou produits chimiques toxiques. 3.7.5 Resume general des observations et conclusions ~uestion
1) L'ooinion generale de plusieurs participants sur la comblements salubres peut se resumer comme suit :
des
a) la plupart des collectivites preferent utiliser des terrains de decharge pour eviter les frais d'investissement eleves que necessite l'installation d'usines de traiternent et realiser l'elimination des dechets a un faible cout par tonne; b) en prenant les mesures techniques appropriees, il est possible d'utiliser des decharges controlees sans danger Dour la sante;
c) cillnfl hp.ntlC01~p df! villfls on pput t:rOl-IVIH' dr-a tl"rrllins d0 de chn rfle adt-quats ii une diEl tance raisonnab Ie d~s $ources de dpehets solider;. Cependant, il est souvent difficile d'acquorir lea terrains nOtlr les trans~ former en comblements salubres au pour y installer une usine de traitement car on rencontre des difficultes d'acceptation politique et soeiale; d) ce probleme est aggrave par Ie fait que l'administration chargee de l'elimination des archets solides exerce rarement une forte influence. Une solution pourrait consister a incorporer la planification de l'elimination des matieres usees dans la planification general e de l'utilisation des terrains. 2) On a reconnu toutefais qu'il existe dans la Region de grandes differences en ce qui. concerne les obstacles a l' utilisation des terres et 1e volume des dechets solides. Lea problemes d'utilisation des sols sont les plus graves dans les pays disposant de peu d'espace; et dans certains cas Ie principal objectif de I' elimination des matieres usees est de reduire Ie volume final Ii des proportions minimales par tOllS les moyens possibles dans les limites du raisonnable. 3) On a reconnu en general que toutes les methodes d'elimination des dechets etaient en rapport avec l'utilisation des sols et que l'int~gra tion des methodes pourrait etre tres utile : par exemple. les cendres provenant des incinerateurs et Ie compost pourraient Etre tres utiles pour recouvrir les decharges. Par consequent, il est indispensable d'integrer l'elimination des matieres usees et la planification relative ~ l'utilisation des sols. En choisissant l'emplaeement du comblement. les criteres relatifs au milieu devront prendre Ie pas sur d' autres :'facteurs tels que 1a commodite de l'emplacement par rapport aux lieux de ramassage des matieres usees. 4) De l'avis general, les depots d'ordures sont a proscrire a cause des vecteurs de ma1adie qui leur sont associes, en particu1ier les mouches et les rongeurs; toutefois. on a reconnu qu'il faut un certain temps pour passer a un comblement salubre gere strictement selon 1es regles d'un code de bonne pratique. Les petites collectivites, en particulier, rencontreront des difficultes pour obtenir I.la mise en place des installations et du materiel adequats et pour la formation du personnel. 5) On a envisage la possibilite de mettre au point des methodes de comblement simplifiees pour l'etape de transition et pour les petites collectivites et on a convenu qu'il serait peut-Etre possible de trouver une solution comme suit : a) choix d'un emplacement adequat;
b) excavation d'une longue fosse au moyen de materiel mecanique et stockage du remblai sur les cot6s; c) depot des dechets dans la fosse sans compaction mais en les rtalant manuellement;
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~cc~uvrir les dechets manuellement Avec Ie mat~riau de remblai de fA~on 'I dl'trutre Ies larves d ' insectes et eviter 1 I acces aUK dpchets des mouches qui pourraient encore y deposer leurs oeufs.
d)
tous les jours, ou au minimum tous les trots iours,
Dans Ie cas des collectivites rurales dispersces, une excRvatrice transportee ,; bord d'un chargeur pourrait desservir plusieurs emplacements de d(,charge. 6) II a ete reconnu que l'aspect Ie plus imnortant d'un comblement sillubre est qu'il soit frequemment recouvert d'une couche cie mat;'riau inerlc d'une epaisseur suffisante pour pviter l'apparition des larves de mouches; les insecticides a eux seuls ne peuvent pas resoudre Ie probleme de la presence de larves de mouches dans les dEichets Plltrescibles. Dans plusieurs enciroits il faudra acheter de la terre, en particulier lorsQu'il n'est pas possible de l'obtenir simplement par excavation sur place. II est N'll probable que Ie cout de cette operation fasse mentir Ie prinCipe selon lequel cette methode d'elimination des dechets est la moins couteuse de toutes.
7) L'incineration sur place des dechets m~nagers et commerciaux devrait etre decouragee en raison de la pollution de l'air. Toutefois, i1 faut prevoir une incineration pour tous les dechets pathologilJues des hooitaux e t d' aut res etablissements medicaux, les animaux malades les al iments cont amines et d' aut res dechets noci fs. Autant que nos sib le , l'incineration de ces dechets devrait etre centralisee et de toute fa~on elle devrait etre effectuee conformement aux prescriptions du code sur la protection de l'environnement.
8) II a ete reconnu qu'il est souvent souhaitable ou necessaire que les dechets industriels soient traites 8 la source et cela neut com1'rendre l'incineration. De telles installations devraient etre controlees pour verifier qu'elles sont conformes au code sur la orotection de l'environnement. 9) Lorsque les autorites de planification etudient les demandes de permis de construire pour des grands ensembles industriels ou recreatifs, elles devraient s'assurer que des installations adeouates et appTopriees sont orevues pour l'elimination des dechets. 10) Dans Ie cas du compostage, Ie probleme Ie ~lus important concernera vraisemblablement la vente de la totalite du oroduit a un rvthme relativement constant et ? un prix adequat. II ne faut pas entrep~endre de programme de compostage sans avoir obtenu les avis, l' appui et la participation du ministere de l'agriculture ou de l'administration analogue. L'a1'oui Que ~ourraient fournir des utilisateurs importants tels que Ie service des jardins publics devrait aussi etre etudi6. 11) Pour toutes les methodes d'elimination des dechets il est necessaire de consulter les autres administrations et cela devrait faire oartie de l' etude de faisabilite qui doit preceder toute decision imoor-tante en matiere de oolitique a suivre pour l'elimination des dcchecs solides.
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3.8 Les dechets solides en tant que ressource Lea dechets solides sont des matieres indesirables pour ceux qui les produisent mais certains dechets peuvent trouver une nouvelle utilisation et c'est dans ce senS qu'ils peuvent etre consideres comme une res source mal placee. La politique ideale serait de prevoir la reduction maxima Ie de la oroduction de dechets et la reutilisation et Ie recyclage optimal. Cet aspect est etudie de fa~on assez detaillee dans les chapitres 15 et 16 du manuel de reference. 3.8.1 Recyclage et conversion des dechets en energie
Le document de travail nO 4 resumait Ie ra?port de la Premiere conference internationale sur la conversion des dechets en energie qui avait eu lieu a Montreux (Suisse) du 3 au 5 novembre 1975. Plus d'une centaine de rapports avaient ete presentes decrivant les progres techniques import ants qui ont ete realises dans l'utilisation des divers types de dechets communautaires pour produire de 1 I energie. La" crise de l' energie" a eu pour effet de susciter un interet pour cette question dans Ie monde entier et certaines des innovations les plus utiles concernant les procedes et le materiel pourraient interesser les pays de la Region. Les pays en voie de developpement de la Region produisent de grandes quantites de dechets organiques agricoles et de dechets animaux. Dans la plupart des cas, 11 s'agit de matieres biodegradables qui sont simplement re.1etees ou brGlees sans grande utilite et qui pourraient etre traitees et converties en produits utilisables. Un tel traitement est souhaitable sur Ie plan ecologique et pour des motifs de sante publique et oar consequent il convient d' encourager la recherche d'un usage utile pour ces "dechets". Leur utilisation efficace pourrait contribuer d'une fa~on interessante a la solution du probleme que pose la gestion des dechets solidest en particulier dans les zones rurales. Dans l'ensemble il a ete convenu que: 1) La strategie a suivre en matiere de recuperation des ressources devrait etre d'une part de tirer Ie meilleur parti possible de la reutilisation et de la conservation des ressources et d'autre part de reduire la production des dechets. La recuperation n'est pas une solution en soi, etant donne qu'elle n'implique pas;'une modification du mode de vie et souvent ne couvre pas les frais de main-d'oeuvre et de materiel pour Ie ramassage et Ie recyclage etlou la transformation. des dechets. 2) Le succes des operations de recuperation depend de l'existence d'un marche, de la rentabilite et de la viabilite du procede, et de l'acceptation du public et de sa cooperation. II est necessaire d'avoir Ie soutien du gouvernement a l'echelon Ie plus eleve et de s'appuyer sur une legislation, l'education et I'information. La forme de recyclage Ia nlus efficace est celIe qui commence-au foyer meme et qui consiste a eviter de melanger les dechets domestiques (pre-separation).
- 23 Des directives et des demonstrations visant a encourager 1e 3) recyclage des dechets au foyer devraient atre apportees par l'intermediaire de l' education (par exemple dans le cours d' enseignement menager ou par le personnel charge de l'education sanitaire) et par la presse et les organes d'information. 3.8.2 Dechet. agricole. : reGherche. en couts et possibilites d'utilisation
Le document de travail nO 5 dEcrivait certains des travaux effectues par l'Ecole d'ingEnieurs d. l'UniversitE de. Philippines sur l'utilisation de divers types de dEchets tels que la poua8iere de coir, les coques de noix de coco et les dechets de boi.. Deux Etudes ont Ete dEcrites, l'une sur la conversion des dEchets solid.. pour produire du gaz utilise comme combustible pour le sechage du copra et pour la production de vapeur et l'autre sur la carbonisation des· dEchets en charbon et en charbon active. Le document donnait aussi une biblio~ranhie des publications philippines sur les possibilites d'utilisation de differents types de dechets tels que les cosses de riz, la paille de riz. la bagasse, la sciure de bois, etc. pour en faire de la pate 1 papier, des plaques d'agglomeres, des produits chimiques et d' aut res substances. Une visite a ete organisEe 1 l'Universite des Philippines pour permettre aux participants d'observer les differents travaux de recherche de l'Ecole d'ingenieurs sur l'utilisation des dechets. On a vu notamment les experiences effectuees avec un modele Perspex de dimensions normales permettant la pyrolyse de 1a poussilre de coir sur lits fluidises Dour la production de charbon et de gaz combustible. Une brochure donnant une descriDtion de ces travaux a ete distribuie aux visiteurs. Les participants du Samoa-Occidental et de Fid.1i ont demande des precisions sur l'utilisation des dechets de noix de coco (en particu1ier pour 1a production de gaz et le sechage du copra) et d'autres publications pertinentes leur ont ete donnees. 3.B.3 Utilisation des dechets ruraux
L'elimination des dechets ruraux doit etre fondee sur le concept d'un traitement complet et du recyclage a proximite de la source etant donne qu'il n'est pas rentable de transferer ces dechets pour traitement et elimination ailleurs. Ne pas tenir compte de cette condition est peu hygienique et conduit a un gaspillage vu les risques pour la sante et la possib1lite d'utiliser les dechets en tant que matiere premiere ce qui contribuerait au developpement de la collectivite. Ce recyclage pourrait se faire en utilisant un digesteur construit avec des materiaux tels que du beton et de l'acier, du beton et des matieres plastiques, des briques en terre cuite et de vieux barils, des tonneaux en bois ou des sacs en caoutchouc en neoprene. La digestion anaerobie mineralise en partie les matieres organiques contenues dans les dechets pour produire le biogaz ayant une teneur en methane all ant jusqu'a
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70%. Ce gaz est une source de combustible commode et d'une valeur calorifique relativement elevee pour usage menager et agricole et pour la petite industrie. Plusieurs des nutriments demeurent dans l' effluent qui peut ihre utilise pour la culture d'algues dans des bassins peu profonds en ciment, en briques en terre cuite, en bois, en bambou neoprene, etc. ou l'anhydride carbonique se fixe par photosynthese. favorisant la croissance des algues et la production d'oxygene qui transforme en mineraux Ie reste des matieres organiques se trouvant dans les dechets. Les algues ont un cycle biologique rap ide et contiennent plus de 50% de proteines d'ou leur avantage pour l'alimentation du betai1. Les mineraux favorisent la croissance du plancton dans les bassins de pisciculture et sont un bon engrais pour diverses cultures servant ~ l'alimentation de l'homme ou du betail. L'effluent qui en resulte ne contient aucune matiere organique et seulement des petites quantites de mine raux , il n'y a done pas de risque de pollution. Le residu solide est utilise comme engrais. Les details du procede sont donnes dans Ie document de travail presente par l' observa,eur de la Commission du Pacifique Sud et dans deux autres documents.l/, 1 On a signa1e que des journees d'etudes sur la technologie et l'utilisation du biogaz avaient ete organisees par la Commission economique et sociale pour l'ABie et Ie Pacifique (CESAP) a New Delhi du 28 juillet au 2 aout 1975 et a Manille du 13 au 18 octobre 1975. Les rapports de ces deux reunions ont ete pub lies par la CESAP sous la cote E/CN.ll/IHT/L.18et E!CN.ll!L.42l!INF. Les participants ont fait une visite d'observation aux fermes de Naya Farms of Liberty Flour Mills Inc. a Antipolo, province de Pizal (Philippines) ou ils ont vu une installation de recyclage complet des dechets d'un elevage de pores permettant ainsi la production economique de combustible, de nourriture pour les animaux et d'engrais, et l'elimination des dechets de fa~on hygienique. 3.8.4 Observations et conclusions
1) De l'avis general, Ie recyclage des dechets dans les zones rurales est souhaitable tant pour des raisons d'hygiene que des motifs d'ordre economique. 2) Le recyclage de tous les dechets - animaux, humains et agricoles et l'utilisation des sous-produits dans 4TIe serie de procedes naturels appelee "systeme agricole integre" pour produire du combustible, une Dr T. M. Paul : Comparative curves showing biogas production from various wastes, Dairy Research Institute, Aarey Milk Colony, Bo~bav 400 065, India. 1
2Dr B. S. Deol : Microbial conversion of cellulose directly into high protein biomass, Department of Biochemistry, University of Sydney, NSW 2006, Australia.
- 25 -
nourriture pour les animaux et de l'engrais est techniquement realisable et peut.etre utile dans la plupart des eollectivites rurales. Toutefois, il s'agit 11 d'un procede de recyc1age entierement ferme et il faudra controler regulierement 1'eff1uent, l'engrais et 1es produits d'alimentation pour verifier l'absenee d'organismes pathogenes et de toxicite due 1 la concentration de metaux lourds. 3) Pour qu'un tel systeme int6sr6 reusaiaae, il eat im~ortant de creer des installations pi10tes et d'organiser una formation pour demontrer aux fermiera ce qu'i1s peuvent accomp1ir avec un petit investissement et en uti1isant les ressources disponibles et renouvelablea sur place. La reussite depend aussi de l'existence de personnel qualifie pouvant donner des avis et fournirdes aervieea 1 cea fermes. 4) Les organismes internationaux peuvent apporter leur aide en encourageant l'adoption de principe d'un recyelage integre des dechets. La CESAP a joue un role actif dana ce domaine a10rs que l'OMS s'est preoccupee essentiellement de la protection de l'environnement et de la sante. 3.9 3.9.1 Planification, formation et relations publigues Planificatign
Cette question a ete 'l!rm.em:ie 1 l' aide de notes de discuS8ion decrivant une procedure typique POUT une p1anifieation strategique. Un exemple recent de la p1an!fication d'une grande agglomeration, la zone metropolitaine de Mani1le, a ete deerit par unObservateur representant l'administration concernee. La planification de la gestion des dechets solides eSi neeessaire a plusieurs echelons : international, regional et municipal. La discussion a porte sur la planification regionale de l'elimination des dechets pour une zone metropolitaine ou un comte pour assurer de fa~on coordonnee l'elimination des dechets solides provenant de toutes sources, en evitant le transfert de la pollution et en eonservant les ressources. La description de l'etude sur 18 ville de Manille et les discussions qui ont suivi ont bien montre que meme pour une zone 1imitee la planification appelle necessairement la participation du gouvernement a tous les echelons. Dans l'ensemble, i1 a ete eonvenu qu'un plan regional de gestion des dechet:s solides devrait reunir les conditions suivantes : 1) Le plan directeur devra de preference etre etabli pour une periode de 20 a 30 ans. 2) Le processus de planification devra avoir sa source a l'echelon des organes de decision d'un organisme gouvernemental (national ou local) qui devrait comprendre un comite directeur au sein duquel des porteparole des interets prives seraient r~resentes. La planification
~oir Drg. mond. Sante, Ser. Rapp. techn., 1971,
NO 484:
- 26 procederait alors selon les eta~es
suivantes :
a) etude de faisabilite pour definir l'ampleur de l'etude stratcgique, estimer Ie cout de l'etude et obtenir une allocation budgetaire; b) directeur; c) procedure d' approbation du plan directeur avec la participation de la population: d) e) f)
etude strategique aboutissant
a
l'etablissement d'un plan
prescription d'une legislation, le cas echeant: execution; contrale.
3)
L'etude strategigue couvrirait un certain nombre d'aspects
a) recueil de donnees sur les quantites, la composition. la densite et d'autres caracteristiques des matieres usees de toutes sources - situation actuelle - projection pour 20 ans en fonction de l'evolution demographique et industrielle et des caracteristiques des dechets; (On reconna!t qu'il est tree difficile d'obtenir des informations sur la production des dechets industriels).
b) evaluation des methodes actuelles d'elimination des dechets leur conservant une utilite; c) enquete sur l'utilisation des sols pour determiner s'il y a des terrains en etat d'abandon de cause naturelle ou par negligence humaine; d) definition de programmes d'amendement des sols en fonction de l'utilisation finale du materiau de remblayage, sa nature et ses caracteristiques apres avoir effectue des enquetes hydrogeologiques; e) enquete agricole pour determiner les lieux Oll la composition organIque du sol est deficiente et analyser l'apport potentiel des nutriments provenant du compost; f) etude de rnarche pour determiner les debouches possibles et Ie prix des rnateriaux recuperables;
g) evaluation de la puissance calorifique des dechets par rapport aux besoins en energie.
- 27 -
Une fois ces renseignements obtenus et a la lumiere des techniques existantes applicables a la zone etudiee, il faudra elaborer les differentes strategies qui pourraient etre adoptees et en evaluer Ie cout (en tenant compte de l'effet de l'emplacement du lieu d'elimination sur les frais de ramassage des matieres usees) et determiner leur effet sur l'environnement. Lorsque de nombreuses solutions sont possibles et qu'il est important de juger des consequences economiques a l'echelle correcte, il peut etre avantageux d'appliquer des methodes de recherche operationnelle au moyen de modeles mathematiques. II faut avoir une equipe i~terdisciplinaire bien dirigee pour effectuer l'etude strategique (ne pas negliger les ressources que peuvent offrir les universites); et pendant toute la duree de l'etude il faut une participation a tous les echelons, des autorites gouvernementales a la base. 4) Le plan directeur devrait decrire l'organisation et les ressources necessaires pour l'application de la strategie recommandee y compris les besoins en personnel. II faudra estimer les besoins en capital et les fonds necessaires pour couvrir les frais d'exploitation et proposer des sources de financement (locales, nationales ou internationales). Le plan devrait prevoir : a) la coordination des dechets de differentes sources, notamment les dechets de construction et l'excedent de materiau de remblai qui peuvent etre utilises pour la construction de routes et pour recouvrir les comblements salubres; utilisation des matieres de rebus des marches et des dechets agricoles pour Ie compostage; b) l'identification des lieux de comblement ou il est possible de deverser des quantites determinees de dechets faiblement toxiques; c) la designation des dechets industriels qui doivent etre traites a la source; d) la creation de "cimetieres" pour les dechets tres toxiques.
5) Un tel plan ne peut pas etre applique sans legislation. Cette legislation existe deja dans de nombreux pays; elle permet d'imposer des responsabilites aux administrations regionales (etablissement de plans directeurs par exemple) et les autorise a acquerir des terrains de decharge, delivrer des permis et controler les sites et a etablir et appliquer des codes relatifs a l'exploitation de tous les types d'emplacements et d'installations pour l'elimination des dechets et elle leur assure une source de revenu. Lorsqu'une telle legislation n'existe pas, I'approbation d'un plan directeur sous-entendra l'engagement de promulguer la legislation necessaire.
- 28 -
Une legislation est necessaire aussi pour imposer des devoirs aux habitants, a l'industrie et aux entreprlses de ramassage des ordures; toutefois. elle doit etre pratique et acceptable et il doit etre facile de l'appliquer. 6) Les principales etapes de l'execution sont les suivantes :
a) designation de responsabilites particulieres en matiere d'organisation; b) a~probation des dispositions budgetaires en ce qui concerne les fonds d'investissernent et les sources de revenu; c) acquisition de terrains; installation~
d) plans techniques pour les lieux de decharge, les de traitement et les postes de transfert: e) f) construction: formation du personnel (voir section 3.9.2);
g) coordination des services de ramassage (une etude parallele devralt etre effectuee a ce sujet) et des lieux de decharge; h) relations publiques. non seulement pour informer la ponulation mais sussi pour s'assurer sa narticipation, en particulier par l'intermediaire des orgsnismes benevoles (associations feminines, comites de vIllage, etc.). 7) La derniere etape est celIe eu controle. Pour qu'il soit efficace, Ie plan directeur doit etre suffisamment souple pour qu'on ouisse corriger les pro.1ections inexactes et s' adapter aux evenements imprevisibles d' ordre economique au demographique. Ainsi Ie plan doit etre modifie de temps a autre compte tenu des facteurs suivants a) quantite. composition et densite des dechets verifiees au moyen d'analyses saisonnieres regulieres: b) projections revisees;
c) estimations revisees de la duree d'utilisation de la decharge ou de la capacite des installations de traitement. II faudra controler les emissions et la presence de particules entraInee~ par 1Ixiviation pour s'assurer que l'on s'est conforme aux normes en matiere d'environnement et il faudra prevoir des services a cet effet. II faudra acheter regulierement des terrains pour aopliquer un programme de roulernent sur des periodes de 10 ans.
- 29 3.9.2 Formation
La presence de personnel qualifie en nombre suffisant a tous les echelons est une condition fondamentsle d'une bonne gestion des dechets solides. Une formation postuniversitaire relative aux techniques d'amenagement du milieu est offerte par certaines universites de la Region mais il faudrait prevoir des possibi1ites de formation pour Ie personnel des echelons intermediaires et inferieurs. La discussion a porte sur les problemes de formation des techniciens dont on aura besoin en grand nombre. La formation ne sera reellement utile dans ce contexte qu'a condition d'etre menee parallelement a 1a mise en place de cadres institutionnels pouvant absorber ces techniciens. Par consequent, i1 faut assurer une certaine coordination entre 1es programmes de formation et 1a mise sur pied de structures appropriees pour 1a gestion des decbets solides. II a ete suggere que l'OMS pourrait aider les pays a organiser, dans les ecoles professionnel1es existant.. , des departements de gestion de l'environnement qui donneraient des cours sur 1e ramass ... des dechets solides,l'exploitation des comb1ements salubres, Ie fonctionnement et l'entretien des installations de traitement et diverses autres questions ayant trait a l'environnement. On a convenu qu'on pourrait commencer par donner une formation en cours d'emploi au personnel actuel1ement responsable de la gestion aux echelons intermediaires et inferieurs; cette formation pourrait etre organisee a l'occasion de demonstrations. en particulier d'une demonstration d'un comblement salubre modele. La formation en cours d'emploi pourra etre elargie pour beneficier aux manoeuvres,notamment a ceux qui executent les operations sur les lieux de de charge. II a ete convenu egalement que la participation des travailleurs a la gestion et a la solution des problemes d'organisation par l'intermediaire des comites mixtes d'entreprise ouvrirait l'horizon sur toute une source d'idees et contribuerait a garantir que les travailleurs partagent les objectifs vises par la Direction ce qui leur donnerait une satisfaction creatrice si souvent refusee au personnel dans ce domaine. 3.9.3 Relations publigues
L'importance de bonnes relations publiques a ete mise en evidence au cours de la plupart des discussions. Les principes suivants meritent d'etre soulignes : a) aucune politique en matiere de relations pub1iques ne pourra reussir tant qu'un service efficace n'a pas ete etabli;
- 30 -
h) la participation du public drvr:lit rOnUTwncer ;)u r.t"de de la pl.emification def! systemlH, et 0(1 lp,lIr err.atinn pn lItiliR:'1nt tOllS les moyenR possibills; c) une foir; 'lu' un temps Ruffis:lnt fl' f'flt !'coul(, pour oerm!'ttre auK sYBtemes de hilln fonctionner et ~ la pODulation de hien connattr!' son rolc, les reglements devront etre strietement appli'1u[.c;. Dans certains pays In m[.thodp 1a plus effieacc pour g'aSsurer de l'apnlication d~R reglements CRt de faire imposer des :lmendes sur Ie champ par des inspecteurfl sanitaires; eela a donn[. notanunent de bans r[.sult:lts en cas d'infraction aux reglements relatifs aux parten; et cli'tritus sllr la voie pub lique. 3.10
Role des
orpanigme~
internationaux
Les activitea de l'OMS ant ete dpcrites ii l'occas10n de l'examen des documents de travail NOS 9,10 et 11. La raison pour laquelle l'OHS s'intereRse i la gestion des dechets solides a dejii ete mise en relief dans Ie discours d' ouverture et d' autres discours. Les principaux objectifs du programme de l'OMS dans ce domaine sont la collecte, l'analyse et la diffusion d'informations techniques, Ie patronage de travaux de recherche et/ou leur soutien; la redaction de manuels, de criteres, de directives et de codes de pratique; la liaison et la collaboration avec d'autres disciplines et d'autres organisations; la collaboration technique directe avec les Etats Hembres; la formation sur une base individuelle comme dans Ie cas du programme de bourses d'etudes et de fa~on collective par des seminaires, .1ournees d'etudes, cours, etc. 1) En ce qui concerne l'information, l'OMS a developpe ses res sources en mettant sur pied un reseau de reference international ayant ses assises dans des etablissements existants. Ceux-ci ont ete charges de plusieurs autres activites deji citees. Dans la Region, Ie Centre japonais d'assainissement situe a Kawasaki City a ete designe recemment Centre collaborateur OMS et il assure donc Ie lien avec Ie reseau d'organismes s'interessant a la gestion des dechets solides. 2) En matiere de recherche, la preference est accordee a la recherche appliquee pour laquelIe on peut suivre deux formules : d'une nart, accord avec des etablissements nationaux ou regionaux existants et annort d'un certain soutlen financie.r pour l' execution d' un travail de recherche donne; d'autre part, execution de projets en collaboration par les gouvernements et l'OMS. 3) La preparation de Directives est essentiellement une fonction du Siege de l'OMS mais elle a allssi ete assumee efficacement nar certaines Rpglons. Le Bureau regional du Pacifique occidental est pret a 8e lancer dans un programme semblable, ~ la demande des Etats Hembres, R condition que cela ne fasse pas double emploi et que les travaux portent sur des questions presentant un interet regional au sous-regional.
-
31/:)2 -
4) La collaboration avec d'autres disciplines devient Ie mode d'operation courant ~ tous les niveaux de l'OMS. On s'efforce aussi constamment d'etablir une liaison avec les autres or~anismes s'interessant a l'environnement. 5) La collaboration technique avec des gouvernements est peut-etre la partie la plus importante du programme regional de l'OMS; elle porte sur les aspects techniques, l'organisation, Ie financement et la formation du personnel. 6) La formation de groupe est assuree a tous les niveaux de l'OMS : central, regional et dans les pays. Le present seminaire s'inscrit dans Ie cadre du programme regional par lequel on espere susciter un int6rih oour des activites futures telles que des reunions de comites d'experts ou des cours. On a insiste sur Ie fait aue Ie seminaire ne doit pas se limiter a un echange d'informations, l'adoption de conclusions et de recommandations et la redaction d'un rapoort. II doit etre Ie prelude a d'autres mesures non seulement a l'echelon regional mais aussi dans les pays, en particulier en ce qui concerne l'organisation et l'execution de series de seminaires et de COUTS nationaux.
4.
AOOPTION DU RAPPOFa' ET CLOTURE
Le projet de rapport du seminaire a ete etudie en detail par les participants, l'accent etant place en particulier sur les conclusions et les recommandations pour les activites futures. II a ensuite ete adopte ~ l' unanimite.
- 33 ANNEXE 1 TROISIEME £ID1INAIRE REGIONAL SUR . LA POLLutION DU MILIEU : GESTION DES DECHETS SOLIDES Nanille, 2-9 fevrier 1976 WPR/EH/IB/3 27 janvier .1976 ORIGINAL : ANGLAIS
BULLETIN D'INFORNATION NO 3 LISTE DES PARTICIPANTS, OBSERVATEURS, CONSULTANTS ET NENBRES DU SECRETARIAT
1.
PARTICIPANTS
AUSTRALIE
Mr Donald J. Wilson Chief Health Inspector Department of Public Health P. O. Box 65, Rundle Street Adelaide 500 Dr J. R. N. Rao Principal Health Inspector Ninisterial Headquarters Ninistry of Health Government Buildings Suva Nr Jerry L. Wager Head, Planning and Programme Development Division Guam Environmental Protection Agency P. O. Box 2999 Agana Mr Fong Chun Nam Civil Engineering Office Public Works Department Murray Building Garden Road Hong Kong Mr Mitsuyoshi Ozawa Waste Management Division Water Supply and Environmental Sanitation Department Environmental Health Bureau Ninistry of Health and Welfare Japanese Government 1-2-2, Kasumigaseki Chiyoda-ku Tokyo 100
FIDJI
GUAN
HONG KONG
JAPON
- 34 -
Annexe 1 (s.uite) MALAISL
Dr Lee Hoang Seng Chief Urban Officer Dewan Bandaraya Jalan Raja Bot Kuala Lumpur Mr Hohd. Zunib bin Abdul Rahman Town Cleansing Superintendent Hunicipality of Ipoh Perak
NOUVELLE-ZELANDE
Mr Arthur L. Thorstensen Principal EH Engineer Department of Health P. O. Box 5013 Wellington Mr Philip Matasororo Chief Health Inspector Department of Public Health P. O.Box 2084 Konedobu Engineer Jose M. Horales Chief Sanitary Engineer Bureau of Health Services Department of Health Manila Mr Pablo Imperio Department of Health Manila
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE
PHILIPPINES
REPUBLIQUE DE COREE
Mr Kyong Ho Kim Technical Officer Environmental Sanitation ~ection Bureau of Environmental Health Ministry of Health and Social Affairs Seoul Mr Talai Mufaulu Galuvao Senior Health Inspector Health Department Sanitation Division Apia Goh Took Eng Senior Public Health Engineer Ministry of the Environment Princess House Alexandra Road Singapore 3 Mr
SAMOA-OCCIDENTAL
SINGAPOUR
- 3'; Annexe I f>INGAl'OUR (Buite) Ilr Hnbert Fon Engineer Minir;tr; .-,f the Envirnnn10llt Princes!! linus" Ale){andr:l !~":ld Singnpore '3 (suite)
2.
OBSEflV.\TEllliS
PROGRAMME DES NATIONS Nr Francl~ Haqcke UNIEp POUR LE DEVELOPPEMENT JIIDio r l' T'; [esq lonnl Of f.i ce r (PNUD) Uni ted II at ions Develnpment P rogr:1r.,f'lE' in the Philipnines P. O. Box 1 Rfil, Manila FONDS DES NATIONS U,'lIES POUR L'E;'IFANCE (FISE) tlr Peter B"Uey Programme Officer UNICEF p. O. Box RR3 ManU a
PROGRAHME DES NATIONS UNIER POUR L' Ei'iVI RONNEMENT (PNUE)
Dr R. Les.1c;t c/o National Pollution Contrnl Cormission FNRC Building, NSD8 Comno~d Pedro Gil, Corner Taft Avenue Manila Col. Rafael ~ueda, Jr. Project Officer Marsman Building, Port Area Hanila
PLANNING AND PROJECT DEVELOPMENT OFFICE
COMMISSION DU PACIFIQUE SUD M. George Chan (CPS) Specialiste (Techniques de digestJon des uechets) Commission du Pacifique sud Borte pos tale tlS Noumea CEidel' Nouvelle-Caledonie
3. ]llRECI'EU", DU SEMIi'iAlRE
CONSULTft.!nS Professor N. Y, Kirov School of Chemical Engineerin.'! University of New South W31es P. O. Box I, KenSington New South Wales 2033 Sydney, Australin Hr F. Flintoff liS Burges Road Thrope Bay Essex S51 3 HT , EngLllld
COlISULTNH EN
GESTIO:~
DeS DECHETS SOLI DES
- 36 -
Annexe I (suite) CONSEILLER TEMPORAIRE Dr 1. E. Cruz Director of Graduate Division College of Engineering University of the Philippines Quezon City 4.
SECRETARIAT
Mr A. Tomassi Regional Adviser on Environmental Health WHO Regional Office for the Western Pacific Manila Mr F. Agard Sanitary Engineer WHO Regional Office for the I,estern Pacific Han i l a
Dr A. C. Reyes Assistant Director of Health Services I.vHO Regional Office for the Western Pacific Manila Mr P. Lauriault Sanitary Engineer MAA/SES/OOI Kuala LUJn?ur Hr T. F. Lye Sanitary Engineer PNG/SES/OOI Konedobu Mr. R. H. Harris Sanitary Engineer KOR/BSM/OO 1 Seoul
- 37 ANNEXE 2
TROISIEME SEMINAIRE REGIONAL SUR LA POIl.UTION DU MILIEU : GESTION DES DECHETS SOLI DES Manille, 2-9 fevrier 1976
WPR/EH/3. 75 29 janvier 1976 ANGLAIS SEULEMENT
ORDRE DU JOUR Lundi 2 fevrier 9 h 15 - 10 h 15 Premiere seance : Ouverture du seminaire par Ie Directeur regional p.i. Dr L. Hesselvik Remarques liminaires du Direct~ur du Professeur N. Y. Kirov sn~:r
:re -
Presentation du secretariat, des consultants, des participants et des observateurs - M. A. Tomassi (Secretaire du Seminaire) Organisation des travaux et adoption de l'ordre du jour M. A. Tomassi Renseignements d'ordre administratif - M. F. Agard 10 h 45 - 12 h 15 Deuxieme seance : Expose principal - Professeur N. Y. Kirov "La gestion des dechets solides par rapport a la sante pubHque et a la qualite du milieu" Observations des participants sur le seminaire 13 h 45 - 15 h 45 Troisieme seance Resume des rapports par pays (WPR/WD/6.75) M. F. Agard Examen des problemes communs aux pays de la Region (WPR/WD/8.75) - Professeur N. Y. Kirov Problemes connexes etudies pendant Ie seminaire regional du Bureau regional de l'Asie du Sud-Est (WPR/WD/lO.75) - M. F. F1intoff
- 38 Annexe 2 (suite) I·lardi 3 fevri.er R hi,S - 11) h 15
Quatrieme seance Echantillonn.'lF!e et caract6ristiques des dikhets solicles eva1untion en vue de l' f~liminat1.on dr.fi.nitive (IVPR/WD/l. 7'i) - Professeur N. Y. Kirov Film: Enquete d'8valuation des Discussion d,~chets
tr) h /,5 - 12 11 15
Cinquieme seance Entrr>posape et en1evempnt des (1;";chets Bolides (WPR/I~1)/2. 75) - :1. F. Flintoff nr.tr1.ttls et nettoyage de In voi.rie - 11. F. Flinto[f
13 h
I, ') -
14 h 10
S 1. xifime 58 ance : Transfert et trnnSDort des cl;;chets sol1.des (I~PIl /\~D! 3. 75) - 11. F. flintoff
14 h 30 - 15 h 45
Septi~me
seance : qUl\tri~mc.
Discussion g6n;";r:11e et conclusions rles cinquie~e et sixieme sGances Mercredi 4 fevrier
8 h 45 - lJ h 15
Huitieme seance Fi 1M : ~1ethodes d' eliminat1.on des dechets
Operations de traitement preaIables : recuperation nrealab Ie. d6chiquetage. compact age • mise en balles et triage - ProfesseuT N. Y. Kirov
10 h 45 - 12 h 15
Neuvieme seance : Euandage terrestre : depots a ciel ouvert c. comblements salubres - :1. F. Flint0ff Incineration : sur place et dans des usines centrales Professeur N. Y. Kirov
13 h 45 - 14 h 4')
Dixieme seance Compost:'lge des dechets solides (WPP/lolD/8.75) tl. F. Flintoff
- 39 Annexe 2 (suite) Mercredi 4 fevrier (suite) 14 h 45 - 15 h 45 Onz1eme seance : Les dechets solides en tant que ressource : recuperation et recyclage pour convertir les dechets en energie (Rapport de la conference sur la conversion des dechets en energie WPR/wn/4.75) Professeur N. Y. Kirov Jeudi 5 fevrier 8 h 45 - 10 h 15 Douzieme seance Etudes en cours et uti11sat1ons possibles de divers types de dechets aax Philippines (WPR/WD/~.75) Dr 1. E. Cruz Emission de methane par les dechets (Rapport des journees d'etudes de la CESAP sur les gaz biologiques) - Professeur N. Y. Kirov Document de reference - Les dechets solides en tant que combustible, aliments pour animaux et engrais M. G. Chan, Commission du Pacifique sud 10 h 45 - 12 h 15 Treizieme seance : Discussion generale et conclusions de la huitieme la douzieme seance 13 h 30 - 18 heures Quatorzieme seance : Visites sur Ie terrain i) Visite au College of Engineering, Universite des Philipnines, Quezon City (Recherches concernant l'utilisation des dechets agricoles) Visite 11. la Ferme M.aya, Antipolo, Rizal : Inspection de la production des gaz biologiques et de leur utilisation
a
ii)
Vendredi 6 fevrier " 8 h 45 - 10 h 15 Quinzieme seance Strategies de planification : organisation, legislation, reglementation et normalisation Planification regionale - M. F. Flintoff
- 40 Annexe 2 (suite) Vendredi 6 fevrier (suite) 10 h 45 - 12 h 15 Seizieme seance Formation professionnelle et technique, dotation en personnel et participation de la population Diffusion des informations - Professeur N. Y. Kirov et Ie Dr I. E. Cruz 13 h 45 - 14 h 30 Dix-Septieme seance La gestion des d~chets et sa place par rapport au probleme global de 1a lutte contre la pollution du milieu et de la protection de 1a sante Professeur N. Y. Kirov Le role des organismes internationaux et WPR/WD/ll.75) - li. A. Tomassi 14 h 30 - 15 h 45 Dix-huitieme seance Discussion Rinerale et conclusions de la quatorzU. li la dix-septUme seance Resume des principales conclusions du seminaire Samedi 7 fevrier 8 h ll5 - 10 h 15
OMS (WPR/WD/9.75
Dix-neuvieme seance Discussion et nremiere redaction du rapoort
10 h 45 - 12 h 15 Lundi 9 fevrie r 8 h 45 - 10 h 15
Discussion du oro1et de rapport et de questions connexes
Vingtieme seance : Presentation du projet de rapport revise et discussion
10 h 45 - 12 h 15
Adoption du projet de rapport Ceremonie de cloture
- 41 ANNEXE 3
TROISIEME SEML~AIRE REGIONAL SUR LA POLLUTION DU MILIEU : GESTION DES DECHETS SOLIDES :1anflle. 2-9 fevrier 1976
LISTE DES DOCUMENTS DE TRAVAIL ET DES DOCUMENTS DE REFERENCE Tous les participants ont re~u un manuel de reference prepare par Ie Directeur du Seminaire sur 1es principes de la gestion des dechets, Ie fonctionnement des services et les procedes de traitement. Ce manuel completait les donnees presentees dans les documents de travail et formait la base de l' introduction des divers termes de discussion pendant les seances de travail du seminaire. 1. Lis te des documents de travail - Echantillonnage et caracterisation des dechets's6lides : evaluation avant l'utilisation finale - Entreposage et en1evement des dechets solides
WPR/WD/1. 75
- Professeur N.Y. Kirov - M. F. Flintoff 0
WPR/WD/2.75 WPR/WD/ 3.75 WPR/WD/4.75
- Transfert et transport des dechets solides - Mo F
Flintoff
- Les dechets solides en tant que ressource (Rapport de la Premiere Conference internationale sur la conversion des dechets en energie - Montreux (Suisse), novembre 1975) - Professeur N.Y. Kirov - Etudes en cours aux Philippines sur divers types de dechets et leurs utilisations possibles - Resume des rapports par pays - Problemes de gestion des dechets soUdes communs dans les pays de 1a Region du Pacifique occidental - Destruction des organismes patho~enes dans les matieres soli des provenant des eaux d'egout au moyen du compostage
WPR/WO/5.75
- Dr 10 E. Cruz - Mo F. Agard
WPR/WD/6.75 WPR/WD/7.75
- Professeur N. Y. Kiro\" - Dr K. Kawata Dr W. N. Cramer et Dr W D. Burge 0
WPR/WO/8.75
- 42 Annexe 3 (suite) WPR/WD/9. 75 - Fonctions et activites du Centre - prepare par le international de reference de l'OMS pour personnel du Centre les dechets Bolides a DUbendorf (Suisse)
WPR/WD/10.75 - Gestion des dechets solides : resume du - Bureau regional de rapport d'un Beminaire regional (Bangkok, l'OMS pour l'Asie 29 octobre - 7 novembre 1974) du Sud-Est WPR/WD/ll.75 - Gestion des dechetB Bolides: role et activites de l'OMS Do cument,:de reference - Les dechets solides en tant que combustible. aliments pour animaux et engrais - Siege de 1 I OMS - M. G. L. Chan,
Commission du Pacifique sud
Les participants ont re~u en outre une liste de reference concernant la gestion des dechets solides ainsi qu'une liste des publications pertinentes de l'OMS (Bulletin d'lnformation NO 4). Diverses notes de reference sur les questions etudiees pendant les seances techniques ont ete preparees par les consultants au cours du seminaire.
- 43/44 ANNEXE 4 TROISIEME SEMINAIRE REGIONAL SUR LA POLLUTION DU MILIEU : GESTION DES DECHETS SOLI DES Hanille, 2-9 fevrier 1976
Extrait du discours d'ouverture prononce par Ie Dr Francisco J. ny. Directeur regional de l'OMS L'importance du probleme de la gestion des dechets solides et Ie role de l'OMS et ses activites dans ce domaine ont ete decrits brievement dans Ie document de travail nO 11. Un document de fond prepare par un comite d'experts de l'OMS sur la questionlde la reduction, du traitement et de l'elimination des dechets solides souligne que: "La gestion des dechets solides est I' un des principaux moyens de preserver l'hygiene du milieu et elle doit, par consequent, etre olanifiee avec l'ensemble des activites interessant l'environnement. II s'agit de mettre sur pied, dans les meilleures conditions d'hygiene, d'efficacite et d'economie, un service capable d' assurer rapidement Ie ramassage des dechets solides et leur transport vers les points de traitement ou d'elimination, et de rendre ces dechets inoffensifs sans transferer la oollution au systeme hydrographigue ou a I' atmosphere." Pour que ces conditions soient remplies, on reconnaft de plus en plus qu'il est indispensable d'assurer une planification aux niveaux international, national, regional et local. Si l'on n'assure pas un service satisfaisant, hygienique et acceptable du point de vue esthetique pour Ie ramassa~e et l'climination des dechets de la collectivite, il en resulte inevitablement des risques pour la sante oublique et une deterioration de l'environnement. Lorsque les dechets tant organiques qu'inorganiques sont elimines sans prendre les precautions voulues et de fa~on insalubre, ils constituent un danger pour la sante en devenant un maillon inutile mais reel dans la chaine de transmission de la maladie des dechets ~ la vegetation, puis aux animaux et a l'homme. Alors que Ie seminaire portera particulierement sur la gestion des dechets solides. ce probleme ne peut etre aborde isolement; il ne constitue que l'un des aspects - majeur - de la pollution de l'environnement. Par consequent, en recherchant des solutions a ce probleme il ne faut oas oublier ses rapports avec la pollution de l'air. les odeurs desagreables, les dangers pour la sante, Ie bruit, les transport, Poutilisation du sol, la pollution de I'eau et les considerations esthetiques - qui sont les elements de notre environnement. 1
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- 45/46 ANNEXE 5
TROISIEME SEMINAlRE REGIONAL SUR LA POLLUTION DU MILIEU : GESTION DES DECrlETS SOLlDES Manille, 2-9 fevrier 1976 EXTRAIT DES REMARQUES LIMINAIRES DU DIRECTEUR DU SEMINAIRE Onze documents de travail ont ete prp.nares pour couvrir Ie nrogramme du seminaire. Six d'entre eux ont ete rediges par les consultants. L'un traite de l'utilisation des nivers types de dechets agricoles et decrit les etudes en cours a l'Universite des Philippines - une visite d'observation est prevue. Un autre document fait Ie point des informations les plus recentes sur les techniques de traitement des dechets solides et resume les debats de la premiere conference internationale sur la conversion des dechets en energie qui avait eu lieu en Suisse en novembre 1975. Les rapports par pays ont ete resumes dans Ie document de travail NO 6. Nous avons eu la chance d'obtenir Ie rapport d'un ancien consultant de l'OMS sur une enquete concernant la destruction des organismes pathogenes dans les residus solides des matieres d'egout au moyen du compostage. Les trois aut res documents fournissent des informations generales sur i) Ie role et les activites de l'OHS en matiere de gestion des dp.chets solides, ii) les fonctions et les activites du Centre international de l'OMS pour Is gestion des dechets, a Du'bendorf (Suisse)0et iii) un resume du s~minaire sur la gestion des dechets solides qui avait eu lieu 3 Bangkok en novembre 1974. La question de l'utilisation des matieres biodegradables presente une importance particuliere pour la Region. A cet egard il convient de noter les deux Journees d'ctudes sur la technologie et l'utilisation des gaz biologiques qui avaient ete organisees par Is CES.\P a New Delhi en aout 1975 et a Manille en octobre1975. Une visite a une porcherie a ete organisee pour inspecter la production et l'utilisation des gaz biologiques. Nous sommes heureux egalementdde compter parmi nous M. George Chan de la Commission du Pacifique sud dont les activites et les contributions sur la question qui nous interesse sont bien connues. II a prepare pour la reunion un document narticulierement stimulant. En outre, les participants ont operations et des procedes utiliscs corrplete les informations contenues sation de cette source de reference pour chaque theme laisse un maximum re~u un manuel traitant des differentes dans la gestion des dechets .olides qui dans les documents de travail. L'utilicompletee par de breves introductions de temps disponible ?our les discussions.
Des films techniques seront projetes pour completer Ie programme. Les titres des documents et ouvrages de reference sont enum~res dans Ie bulletin d'information n o 4 et la plupart de ces ~ublications peuvent etre consultees a la bibliotheque.
- 47 ANNEX! 6
RESUME DE L'EXPOSE PRINCIPAL prononce par le Professeur N. Y. Kirov LA GESTION DES DECHETS SOLIDES PARRRAPPORT A LA SANTE PUBLIQUE ET A LA QUALITE DU MILIEU Le Professeur Kirov a brosse un tableau general des grands problemes qui sous-tendent les objectifs et l'esprit du seminaire. 1. Le probleme par rapport a la sante publique : "Aucun probleme d'hygiene du milieu ne presente autant d'importance que l'elimination des dechets liquides et solides".
2. Interet general porte a la degradation de l'environnement : les problemes relatifs a Is totalite de l'environnement (air, eau, sol) sont etroitement lies et indissociables. 3. Comment Ie probleme est apparu (autrefois et
a
l'epoque moderne).
4. Que faire ? Le concept d'une gestion efficace des dechets Bolides production, entreposage et ramassage en vue de l'elimination definitive et/ou du recyclage et de I' utilisation - traitement prealable et diverses solutions d'elimination ou de recuperation. 5. Sources, nature, caracteristiques et utilisation des dechets solides dechets urbains et dechets ruraux (agriculture et elevage); ten dances actuelles et futures.
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- 49/50 Annexe 6 (suite)
LA GESTION DES DECHETS SOLIDES (Notes explicatives sur Ie schema)
Toutes les methodes d'elimination peuvent etre considerees comme un recyclage et dans une certaine mesure comme un traitement en vue de l'utilisation des dechets qu' on -pourrait appeler "une ressource mal situee". Le veritable probleme est de mieux utiliser ces produits en tenant compte des conditions de conservation des ressources, de protection du milieu et des considerations economiques.
1. L'elimination dans l'air n'est que partiellement possible par l'incineration des divers elements combustibles; Ie residu peut alors etre utilise nour en retirer des produits utiles (voir aussi les notes 4) et 6».
2. L'elimination dans la mer peut se faire a) soit directement par deversement ce qui est une methode relativement peu coateuse mais inesthetique sur les plages, indesirable du point de vue ecologique, qui ne peut etre toleree a lon~ terme et peut etre interdite sur Ie plan international; ii) soit indirectement par compres8ion a temperature elevee ou par brulage en mer dans des navires snecialement con~us, ces deux methodes etant tres couteuses. 3. Toutes les methodes d'elimination des dechets peuvent comprendre l'un ou plusieurs des procedes de traitement prealable pour reduire Ie volume des dechets et/ou recuperer les elements utiles. De tels procedes comprennent la reduction du volume, Ie dechiquetage des dechets volumineux, Ie broyage et l'application, Ie criblage et la separation, la compression et la mise en balles.
4. Les procedes de conversion chimique peuvent comprendre la pyrolyse, l'hydrolyse, la fermentation, l'hydrogenation, la distillation, la gazeification, l'oxydation partielle, la digestion anaerobie,le compostage, l'incineration, Ie traitement des residus d'incineration,etc. (voir aussi les notes 5) et 6». 5. Les dechets peuvent etre transformes en combustibles utiles et plus acceptables du point de vue de l'environnement sous forme de combustible gazeux, liquide ou solide (charbon, charbon de bois) et dans certains cas en proteines pour l'ali'11entation des animaux. 6. L'6limination peut degager de la chaleur pour Ie chauffage de l'eau, Ie Ie dessalement et la production de vapeur ou d' energie electrique.
s&chage.
- 51 ANNEXE 7 TROISIEME SEMINAIRE REGIONAL SUR LA POLLUTION DU MILIEU : GESTION DES DECHETS SOLIDES ManiHe, 2-9 fevrier 1976 WPR/WD/6.75 (Revise) 12 fevrier 1976 ANGLAIS SEULEMENT
RESU~
DES RAPPORTS PAR PAYS par
M. Folke Agard Ingenieur sanitaire de l'OMS 1.
INTRODUCTION
Douze pays ou zones ont accepte l'invitation d'envoyer des participants au seminaire. Tous les pays participants ont communique des rapports. Des directives avaient ete envoyees aux participants pour faciliter la preparation des rapports et determiner Ie niveau de developpement de la gestion des dechets solides dans chaque pays (voir Ie bulletin d'information NO 1). Les rapports par pays n'ont pas ete distribues aux participants mais ils pouvaient etre consultes a la bibliotheque du Bureau regional. Des renseignements pertinents ont ete extraits des rapports et resump.s dans les tableaux ci-joints. Aux fins de comparaison, les diverses rnonnaies ont ete converties en dollars EU. De meme, toutes les mesures sont exprimees selon Ie svsteme metrique. 2•
COMMENT AI RE S
2.1 Dans les tableaux ci-joints, 1 a 4, les pays ou zones qui ont envoye des participants ont ete classes en quatre categories selon Ie type de problemes rencontre et Ie degre de developpement du traitement des dechets solides. - Premiere categorie - Deuxieme categorie - Troisieme categorie - Quatrieme categorie Hong Kong, Singapour et Guam Australie, Nouvelle-Zelande et Japon Philippines, Malaisie, Repub lique de Coree et Fidji Samoa-Occidental et Papouasie-N()uvelle-Guinee.
- 52 Annexe 7 (suite) Malheureusemen t, certains des rapports ne couvraien t qu' une partie du ~ays ou seulement la capitale. Par consequent, i1 n'a pas ete possible de determiner dans que11e mesure les donnees fournies ref1etent 1a situation dans la Region. Certains des rapports contenaient toutefois des informations tres completes sur la composition des decbets soli des avec une ventilation du cout du ramassage et de l'e1imination des dechets. 2.3 Colonnes 7 et 15 des tableaux 2.2
a) La quantite journaliere de dechets solides produite par tete d'habitant varie d'un pay.s a l'autre - de 0,4 a 1,9 kg. Les cbiffres sont calcules sur la base du nombre de personnes pour lesquelles des services sont fournis plutot que sur l'ensemble de la population du pays. b) De meme, Ie coat par tete d'habitant a ete calcule selon Ie nombre d'habitants desservis par les services publics. 2.4 Formation et recherche
Tres peu de pays semblent avoir des programmes de formation pour Ie personnel s'occupant de gestion et d'operation des services de ramassage et d'elimination des dechets solides. De mBme, tres peu de ~aysont entrepris des 'recherches sur I' elimination des dechets solides. 2.5 Problemes de gestion
a) Bien que la plupart des pays aient realise que la decharge ou Ie comblement est la methode la plus economique d'elimination des dechets solides, certains d'entre eux, particulierement ceux qui ne disposent que d'un espace reduit, doivent recourir a des methodes plus complexes et plus couteuses. Cependant, meme les autres pays peuvent avoir des difficultes a acquerir des terrains adequats 11 une distance raisonnable des zones urbaines residentielles et fortement peuplees. b) Un autre probleme courant! est celui du manque de personnel en nombre suffisant et bien forme pour Ie ramassage et l'elimination des dechets soli des.
- 53 -
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- 56 Annexe 7 (suite)
Problemes particuliers 1
20
Hong Kong
Tours d'habitation avec un puits central; des points de ramassage sur la rue doivent etre utilises; accumulation des detritus dans les batiments ~ plusieurs etages, sur les plages et dans les jardins publics; elimination des voitures abandonnees. Manque de personnel pour Ie nettoyage de la voirie et Ie ramassage des ordures; acces aux Kampongs. Manque de terrain pour comblements salubres; manque de materiaux de couverture; depotoirs illegaux; detritus et immondices sur la voirie; manque de collaboration entre services civils et militaires. Elimination des cadavres d'animaux dans certaines regions. Plusieurs depotoirs ne sont pas controles par Ie personnel sur place; l'elimination des dechets toxiques n'est pas couverte par la legislation.; risque de pollution des nappes d'eau souterraines. Achat de terrains pour l'installation d'usines de traitement et pour des comblements salubres. Manque de vehicules de ramassage; financement insuffisant; depotoirs a ciel ouvert. Problemes de ramsssage et de transport plutot que d'elimination; bas salaires du personnel; depotoirs illegaux; encombrements de la circulation. Grande distance pour acceder aux depotoirs; les dechets industriels commencent a poser un probleme aigu. Elimination des dechets humains dans les zones urbaines; elimination des dechets industriels dans des conditions de salubrite; ramassage et elimination des dikhets agricoles. Insuffisance des lieux d'elimination des dechets et des techniques d' elimination. Pas de fonds pour l'amelioration des systemes d'elimination des dechets; insuffisance du materiel pour remuer 1a terre; pas de personnel qualifie.; legislation insuffi~ sante; proprietedes terrains.
Singapour Guam
Australie NouvelleZe1ande
Japon Philippines Malaisie
Repub lique de Coree Fidji
SamoaOccidental PapouasieNouvelle-Guinee