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Rapport sur le développement socio-économique des zones libérées de l’onchocercose au Ghana

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()nchoccrciasis Control Prograrnme in the Volta River Basin area Programnre de L.utte contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta I JOIN,I. PR.OCRATIIME COT\,TMI.I_IEE Oflicc of thc Clrarrnrirn COMITE CONJOINT DU PROGRA}O,IE Troisième session Bamako 7-10 décembre 1982 Point 9 de ltordre du jour provisoire JPC.CCP RAPPORT SUR LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DES ZONES LIBEREES DE LIONCHOCERCOSE AU GHANA COMITÉ CONJOINT DU PROCRAMME Bureau du Président JPC3.48 ORIGINAL : ANGLAIS octobre 1982 , I I IJPC3.48 Page L ORIGINAL : ANGI,AIS octobre 1982 REPUBLIQUE DU G}IANA DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOI4IQUE DES ZoNES LIBEREES DE L'ONCHOCERCOSE Le Gouvernement de la République du Ghana a pleinement conscience de f inrnense contri- bution que le Progranrne de lutte contre 1'onchocercose a apport.ée à la réduction et à l'éradi- cation de l'onchocercose et il est résolu à mettre en oeuvre la colonisation et le développe- ment socio-économique des zones ainsi libérées de la maladie. Cela a nécessité en premier lieu la création du Secrétariat national de 1'Onchocercose (en 1975). Du fait que Ia maladie a fai-L totalement obstacle à 1a mise en valeur agricole et industrielle des zones rurales, Ie Secré- tariat a étudié, cortrne suite à I'Etude Landsat, 1e potentiel de développement des zones 1ibérées de 1'onchocercose afin de promouvoir des activités de développement déterminées et d'assurer les fonctions d'organe de coordination pour 1a liaison avec tous les organismes nationaux tels que le NORRIP (Progranrne intégré rural de la Région Nord), 1'URADEP (Programme de développement agricole de la "Upper Regionrr), Ia FASCOM (Farmers' Services Company) et les autres groupes d'assistance technique intéressés, en vue de mettre en val-eur les zones libérées. Le Secrétariat a également mis 1 raccent sur les activités de développement priori- taires nécessaires dans Ia région pour Ie compte des pouvoirs publics et des investisseurs Potentiels. Conformément à 1'objectif gouvernemental de mise en valeur du potentiel de ces régions, 1'I.JRADEP, le NORRIP et la FASCOM ont été créés pour fournir une infrastructure mâtérie1le, des services d'appui, des émissions radiophoniques et des moyens de production aux diverses exploi- tations agricoles : 1'URADEP a été créé en L974 pour mettre sur pied 90 centres devant fournir de meilleurs services de vulgarisation et de gestion aux agriculteurs de 1a Upper Region. De plus, par des prâts aux agriculteurs et de meilleures fournitures, 1'URADEP contribue à améliorer la producËion sur lOB OOO hectares de terres (30 % de 1a superficie arable totale) acEuellement consacrées à Ia culture traditionnelle mixte de mil et de sorgho, à la rizi- culture, au mals, aux tomates, au coton, aux arachides et aux ignames. De p1us, il assure des améliorations en ce qui concerne 1'enrnagasinage des céréa1es dans les exploitations, la santé animale et 1'élevage. L'URADEP s'est également lancé dans la création de dix ranches de 2OOO hectares pour 1'élevage des bovins, il a mis en place des unités de recherche appliquée et de démonstration et i1 veille à I'application de méthodes améliorées pour la multiplication des semences. Pour compléter 1es efforts déployés par 1'URADEP, la Farmers' Service Company (FASCOM) a été créée en t977 cortrne société à responsabilité limitée en vue de distribuer et de vendre les engrais et d'autres facteurs de producEion recomrnandés par f intermédiaire de 97 magasins de détail situés en des lieux stratégiques de la Upper Region. Cette société garantit le pouvoir d'achat des exploitants agricoles en instituant des systèmes de paiement différé pour les articles dont les agriculteurs ont besoin sur une base saisonnière. De plus, elle stimule 1e développement des transports et des associations d'agriculteurs en instituant un système de remises pour les envois groupés et en fourni-ssant des installations pour 1'emmagasinage et la commercialisation des produits agricoles. La société possède des camions, des tracteurs eE des moissonneuses qui sont répartis entre 1es sept districts de la Upper Region pour mettre des moyens de production et des services à Ia disposition des agriculteurs. Des fonctions analogues sont exercées par 1e NORRIP et 1'URDECO lmportance de la zone La zone libérée de 1'onchocercose, qui comprend actuellement sur le plan administratif la Région Nord eE la Upper Region du Ghana, se situe dans la zone de savane de l'Afrique de 1'Ouest, entre les latitudes 8'et 11'N eE. les longitudes 3'W et 1'E. La Région Nord, qui est la plus vaste du Ghana, a une superficie de 70 383 km2, tandis que 1a Upper Region a une superficie de 27 719 km2. Ces deux régions représenËent ensemble environ 34,4 7" de la super- ficie totale du Ghana. On trouvera une carte de la zone Oncho au Ghana, (Fig.l).I I JPC3.48 Page 2 Selon le recensement de 1970, quelque 18 % de La population totale du Ghana vit dans ces régions. La population totale projetée pour 1980 était de I O41 431 habitants Pour 1a Région Nord et de L O27 457 habitants pour la Upper Region. En 1991, si 1'on table sur un taux de croissance démographique d'environ 4 %par ar., la Région Nord comptera 1,35 million d'habitants eE la Upper Region environ 1,31 million. Dans ces régions, le produit intérieur brut (PIB) par habitant est actuellement d'environ 300 dollars des Etats-Unis. I-a zone libérée de 1'onchocercose est à dominante agricole, quelque 80 7" de la population active étant employée dans I'agriculture. ViennenÈ ensuite le commerce (1O 7.), les industries de fabrication et de transformation (6 %) et les services, fonction publique incluse (4 %). Dans sa grande nrajorité, 1'économie dans cette région est peu structurée. Conformément à 1'objectif gouvernemental consistant à mettre en oeuvre le dévelopPement rural intégré des régions ainsi tibérées de l'onchocercose, diverses propositions ont été recueillies auprès des organismes compétents dans ces zones, ces propositions devant faire partie intégrante d'un plan quinquennal de développement pour le Ghana. Ces propositions reflètent les finalités et aspirations de Ia population ainsi que les buts et objectifs envi- sagés pour les cinq prochaines années au regard des ressources de cette zone, comPEe tenu des invest.issements éErangers et du financement assuré par le Gouvernement central. L'intégration du plan de cette zone dans le plan national a pour but ultérieur : I i) d'assurer à la base de production une expansion correspondant à la nécessité liorer 1e niveau de vie de la population croissante de cet.Ëe zone, dans 1a mesure ressources 1e permettenE; d'amé- où les ii) d'assurer une réparEition équitable des revenus afin de supprimer le Ërop grand écart entre les revenus ruraux et urbains; iii) de mettre en place une infrastructure essentielle pouvant servir à I'avenir de tremplin au développement économique accé1éré du secteur septentrional du Ghana. Mise en valeur des ressources en eau Le problème de 1'approvisionnement en eau dans 1a zone Oncho et les autres régions du secteur septentrional du Ghana se pose régulièrement. La plupart des cours d'eau en apparence de grande taille sont en fait saisonniers et asséchés la moitié de 1'année. Aussi le Gouverne- ment du Ghana a-t-il adopté le système national d'adduction d'eau qui consiste à mettre en oeuvre un progranme d'approvisionnement en eau dans les districts aboutissant ultérieurement à la constitution d'un réseau national. Ce sysEème remplace 1e précédenE, qui consistait à plani- fier les ouvrages d'adduction d'eau séparément pour les différentes municipalités. La Société ghanéenne d'adduction d'eau eÈ d'égouts a mis en route en divers endroits plusieurs projets visant à puiser dans la Volta Blanche, le Kulpawn, Ie Sissili et d'autres cours d'eau pour compléter le système d'approvisionnement exisEant. Des projets sont également prévus dans les districts en vue d'un approvisionnement à partir des barrages de retenue de taille moyenne. Dans d'autres secteurs, des pompes mécaniques et des forages sont conçus et installés par 1'Agence canadienne de Développement international (ACDI) et d'autres institutions en vue de répondre aux besoins en eau de la région. Les projets visent en 1'occurrence à fournir un puits alimenEé par les eaux souterraines pour chaque groupe de 3OO personnes. Ressources en sols La similitude des sols dans 1a zone libérée de 1'onchocercose permet de 1es considérer comme des entités équivalentes lorsqu'i1 s'agit d'en évaluer 1es caractéristiques et 1e potentiel. Les sols sont principalement d'origine granitique, étant peu profonds et composés de concrétions de texture grossière. Les zones de colonisation sont nettement concentrées sur les sols plus profonds et plus fins à proximité des frontières occidentale et orientale. L'érosion en nappe y est très prononcée et des mesures de conservation des sols sont prises pour y porter remède. Dans le district de Mamprusi, qui est 1'une des zones de planification prioritaires, 1es 6ols sont d'assez bonne qualité, leur exploitation étant peu intensive dans , IJPC3.48 Page 3 1'ouest, mais très intensive dans I'est à cause doaffleurements rocheux sur 1e tiers environ de la surface et aussi de 1a poussée démographique. Cette culture intensive et les méthoCes d'exploitation médiocres posent des problèmes d'érosion" Dans les va1lées des principaux cours d'eau et Les bassins hydrographiques, les sols sont composés d'alluvions ou d'un mé1ange alluvions-colluvions. Ce sont des sols profonds, à texture fine, imparfaitement ou mal drainés, le sous-sol étant parfois calcaire. La plupart des va1lées fertiles et des terres de bonne qualitér {ui n'étaient pas mises en valeur en raison de leurs sols plus lourds et de Ia présence de simulies, sont progressivemenf exploitées et, moyennant un bon drainage, conviendraient à tout un éventail de cultures. Agr icul ture La population des zones du Ghana libérées de 1'onchocercose est à prédominance ruraLe, un fort pourcentage formant toutefois des collectivités de plus de 2OO Personnes. L'économie de cette zone repose sur 1a production agricole, les petits exploitants représentant quelque 80 % de Ia population totale. La zone est exploitée par plus de 21O OOO familles d'agricul- teurs, mais, d'une manière générale, 1a production agricole a êté entravée par 1a perte de bonnes terres arables par suite de 1'onchocercose, de la trypanosomiase et d'une érosion du so1 qui augmente rapidement. Les activités dans la zone complètent le projet d'éradication de l'onchocercose qui est en cours et contribuent à mettre fin aux pertes de sols dues à 1'érosion. Cette zone occupe la première place pour la production céréalière du Ghana et offre aussi un vaste potentiel pour la mécanisation de 1'agriculture. Voici un tableau qui indique l'utilisation des terres agricoles, les rendements et la pro- duction dans le secteur méridionaL de cette zone. TABLEAU I. UIILISATION DES TERRES AGRICOLES, RENDEMENTS ET PRODUCTION Cultures Mi 1 liersd'hectares Rendement a.sf na Production (tonnes ) Mais Riz Mi1 Sorgho Ignames Arachides 72,7 38,4 32,8 81,3 49,o 31,8 746 1 010 650 650 2 42L t 495 54 38 2t 52 118 47 249 813 295 E44 584 563 I Les systèmes d'exploitation varient depuis 1a culture itinérante proprement dite, 1a terre étant alors culEivée pendant quatre ou cinq ans puis abandonnée pour qu'el1e recouvre sa ferti- lité, jusqu'aux cultures permanentes où la moitié au moins des terres est cultivée. Là où I'onpratique 1a jachère, 1a première culture après 1a jachère est habituellement f igname, suivie de céréa1es en cultures intercalaires et parfois de haricots. -I-a dernière culture est généra- lement le mi1. Dans les cas de cultures semi-permanentes, on pratique souvent 1a culture inter- calaire du maîs précoce et de divers légumes. A ce stade, f incorporation des résidus végétaux, des déchets animaux et des engrais est un élément important pour maintenir la fertilité. Dans les va1lées fluviales eE 1es zones irriguées, on cultive principalement 1e riz. JPC3.4B Page 4 Compte tenu de la corrélation positive entre la croissance de 1'agriculture et une poli- tique visant clairement à stimuler 1a production agricole, f intégration de la stratégie de développement de la zone dans le plan quinquennal national vise : i) à réaliser 1'autosuffisance pour la production des denrées alimentaires de base afind'assurer le ravitaillement à des prix raisonnables et de répondre aux besoins nutri-tionnels fondamentaux de 1a population; \ ^-ii) à accro'itre la productivité agricole afin de 1ibérer et d'engendrer des ressources suffisantes pour le développement industriel; iii) à favoriser les efforts de diversification de 1'agriculture. Dans les régions situées à f intérieur ou à la périphérie des zones de planification prioritaires, on estime qutau stade de développement complet 1'accroissement annuel de la production serade l'ordre de 4OOO tonnes pour le mi1, 12 OOO tonnes pour Ies igna:nes, 18 OOO tonnes pour le coEon, 11 OOO tonnes pour les arachides et 6OO0 tonnes pour les tomates. ' La carte de la Figure 2 indique l'utilisation des terres dans la zone 1ibérée de I ' onchocercos e. Cultures indus trielles Les principales cultures industrielles sont Ie coton et le kénaf. Le siège de 1'Office de Développement du Coton est à Tamalé. Cette culture s'est beaucoup développée depuis L972, tatt pour le rendement que pour 1a superficie. Cet office produit 30 % des besoins en coton-fibre de la nation, la majeure partie étant cultivée dans la zone libérée de 1'onchocercose. Des plans sont en cours pour instituer des services de recherche et de vulgarisation qui permet- traient d'accroltre notablement Ia production cotonnière. I1 est prévu qu'au moins 28 35O hectares seront plantés en coton d'ici à 1985 pour alimenter les usines textiles du Ghana méri- dional. On cultive à Tamalé, Yendi, Damango et Walewale du kénaf que 1'usine de fibres textiles de Koumasi utilise à la place du jute pour fabriquer des sacs destinés au cacao, au café, au riz, au ma'is et aux arachides. Conrne rc ia l isat ion Au Ghana, les céréaIes, les graines de légumineuses et les autres récoltes sont cotrmercia- 1isées selon un système de libre entreprise vigoureux mais aux structures très lâches. Les interventions de 1'administration (monopole des achats ou fixation d'un prix plancher) varient d'une région à l'autre mais se limitent au tiz et au coton dans les zones libérées de l'oncho- cercose. Néanmoins, les activités des pouvoirs publics en ce qui concerne 1'achat du mats dans d'autres régions du pays affectent aussi les exploitants agricoles et 1es consormrateurs dans 1a zone Oncho. On enregistre un déficit globa1 de la production pour 1es cultures industrielles annuelles (coton et graines oléagineuses) et pour certaines céréales vivrières. L'écart entre I'offre et 1a demande est compensé par des importations et par un certain degré de sous- alimentaÈion. La révolution verte qui est en cours vise donc à éliminer les inconvénients du sy s tème . Les quelque six millions de citadins, qui se trouvent principalement dans la moitié sud du pays, correspondent à 40 % de la population; i1s représentent une demande constante, de sorte qu'environ 50 % de 1a production de céréales et de plantes-racines pénètrenÈ dans les circuits de conurercialisation. Toutefois, les politiques gouvernementales quelque peu arbi- traires en matière de production et de prix pour les différentes cultures entralnent des distor- sions aussi bien de 1'offre que des prix. Cette situation est aggravée par le fait que 1a production est naturellement de caractère extensif, par 1a médiocrité des moyens de cormnuni- cation et par les variations de prix importanted et irrégulières, tant d'un marché à 1'autre que dans le temps. La mobilité de la populaÈion, jointe à un certain conservatisme chez 1es conso[[nateurs, entralne des échanges commerciaux interrégionaux et intrarégionaux assez actifs qui sont caractérisés par un grand nombre de participants. Le conrnerce de détail, et dans une certaine mesure 1e conrnerce de gros, sont dominés par les fenrnes, surtout en provenance du sud. En ce qui concerne la cormercialisation des cultures vivrières, les interventions régle- mentaires sont le fait du Service d'usinage du riz (Ministère de 1'Agriculture), 9ui verse un I I IJPC3.48 Page 5 prix fixé chaque année en des lieux déterminés, et de la Société ghanéenne de distribution des produits alimentaires, qui a assumé la responsabilité de t'Office des céréales en matière de souti-en des prix. La Société de production des denrées alimentaires comprend aussi un service de conrnercialisation. La Société de distribution des produits alimentaires s'efforce d'inter- venir au niveau des exploitations après la récolte afin de pallier certains effets ultérieurs des pénuries, mais cette activité n'est pas très efficace en raison de f insuffisance des installations d'enmagasinage et de 1'absence de moyens de transport. La plus grande partie de la production d'arachides est achetée en vue de la trituration par des entreprises conrnerciales de Tamalé, Téma et Accra. 11 existe une forte demande pour les tomates et une usine de conditionnement et de mise en bolte des tomates à Pwalugu (à une trenÈaine de kilomètres de Bolgatanga) produit du concentré de Eomates qui est ensuite conunercia1isé. Les ventes de viande intéressent surtouL le secteur non strucEuré. Les bouchers manquent d'informations sur 1a conservation, la découpe et le conditionnement de 1a viande. Néanmoins, 1'0ffice de conrnercialisation des viandes vei1le au maintien de la qualité des viandes et s'occupe de leur enuragasinage et de leur emballage. Par ail1eurs, i1 existe une usine de condi- tionnement de la viande à Bolgatanga. Elevage Le potentiel de développement de 1'élevage est considérable. Le bétail élevé dans la zone considérée est surtout composé de bovins, d'ovins eÈ de caprins. La Upper Region compte 4 "/" du cheptel du Ghana, tandis que la Région Nord produit plus de 3OO OOO bovins, 25O OOO ovins et 250 0OO caprins. 11 existe aussi de nombreuses volailles eE quelques porcins. Des élevages de reproduction sonË en cours d'installation à Pong Tamalé, Daboya et Bo1e. La Banque du Ghana, la Société pour Ie Développement de la Région Nord (NRDC) et le Mamprusi Traditional Council ont constitué ensemble la Wulugu Liverstock Company (Société d'élevage du Wulugu) pour la production conmerciale du bétail; le ranch de cette entreprise occupera, une fois en place, plus de 40 OOO hectares. La Upper Region Development Corporation (URDECO) (Société pour 1e développement de la Upper Region) a crêê le ranch d'élevage des bovins de Kologo, qui est le plus grand de la Upper Region, et elLe se propose d'en créer dix autres plus petits (environ 2OOO hectares) pour les éleveurs locaux. Le coût de ce projet est estimé à environ 5,8 millions de cedis. Les Déparre- menÈs de 1'Elevage et des Services vétérinaires ont un centre de recherche et de développement zootechniques et d'enseignement vétérinaire à Pong Tamalé; ce centre effectue des travaux de recherche et de développement et fournit aux éleveurs des services zootechniques et vétérinaires. Le Gouvernement du Ghana a pleinement conscience de 1a nécessité de f irrigation pour remédier à I'insuffisance des pluies certaines années et à f irrégularité des précipitations dans la zone considérée. Outre les grands barrages tels que ceux de Vea et de Tono, qui ont énormément contribué à I'amélioration de I'agriculture dans la région, i1 existe plus de 22O petits ouvrages de ce genre dispersés dans la zone libérée de 1'onchocercose. Les travaux de construction sont en cours pour les ouvrages d'irrigation de taille moyetlne de Éontanga, d'une valeur de 22 millions de cedis, qui devraient Permettre d'irriguer 1OOO hectares de Lerre pour diverses cultures. Des études de faisabilité ont été menées en vue de la construction d'autres barrages sur 1a Volta Blanche ainsi qu'àTammnePrès de Bawku. La région arrosée par 1e Kulpawn et le Sissili offre I'une des meilleures persPectives Pour I'irrigation dans cette zone. L'Office de Développement de I'Irrigation (IDA) assume en grande partie 1a responsabilité de ces barrages dans les vallées, tandis que c'est 1e Progranrne de DévelopPement agricole germano-ghanéen (GGADP) qui se charge de la construcEion des Petits barrages et ouvrages ana- logues dans 1es régions où 1a pluviosité est mieux répartie. L'IDA alloue en outre des terres aux agriculteurs locaux moyennant de faibles redevances et leur fournit aussi des services de vulgarisation et des moyens de production. Dans les vallées irriguées, il s'agit de riziculture, de tomates et de coton, tandis qu'on cultive sur les pentes les légumes, le maTs, les arachides et le sorgho. Proiets d'irrigation JPC3.48 Page 6 Les autres projets qu'il est proposé d'entreprendre dans la mesure où le Permettent les ressources financières et les moyens de production (intégration de f irrigation dans lagestion des exploitations, installations rationnelles pour I'emmagasinage et la distribution des pro- duits agricoles provenant des zones irriguées, techniciens, etc.) sont Ies suivants: i) Le projet de Mpaha au confluent de la Volta Blanche et de la Volta Noire, pour irriguer 52OO hectares de terres destinées aux rizières, aux cotonniers et au soja. ii) Le projet de Passam sur la rouËe Tamale-Yendi, pour irriguer 12OO hectares de terres en vue de 1a riziculture et de la production de légumes. iii) Le Haut-Nasia (15 OOO hectares). iv) Le cours inférieur de 1a Kulpawn (27 OOO hectares) . v) Pwalugu (à 144 km au nord de Tamalé, sur la Volta Blanche : 238 OOO hectares). La carte de la figure 3 indique les projets d'irrigation. Transports La région offre un potentiel non négligeable en matière de transports, notamnent a) un réseau routier assez étendu, encore qu'il ait subi des détériorations en maints endroits; b) les aérodromes déjà existants; c) des moyens restreints en matière de transports fluviaux et lacustres, mais suscepti- bles d'être développés; d) un engagement international (Banque }4ondiale) vis-à-vis du réseau de transporÈs du Ghana; e) un potenEiel d'activités de développement économique dans la région qui pourraitjustifier 1'amélioration des moyens de transport; f) les dispositifs gouvernementaux déjà existants, tels que Ia Ghana Highway Authority(Office des routes du Ghana) et la Vo1ta River Authority (Office de Ia Votta) . Toutefois, le réseau de transports se heurte à un certain nombre de contraintes, à savoir a) Ie très mauvais état des routes et des moyens de transport par air et par voies navigables; b) 1'absence d'une industrie de camionnage; c) le très mauvais état du parc de véhicules; d) 1'absence de tout contrôle pour limiter le poids des véhicules empruntant les grands axes, ce qui aboutit à la destruction accélérée du réseau routier. Route s La construction des pisL.es dans cette zone n'est pas allée de pair avec la nécessiÈé d'en faciliter 1'accès en vue du développement agricole. Le réseau routier est suffisant en quantité, mais sa qualité laisse à désirer. C'est ainsi qu'au sud de la zone de planificationprioritaire, on compte 4OO km de voies à grande circulation, 1250 km de routes secondaires et 4OO km de pisËes d'intérêt loca1, 4OO km de pistes supplémentaires étant en construction. Les principaux obstacles ont été le manque d'entrepreneurs, d'équipement et de matériaux pour 1'empierrement, f insuffisance des fonds consacrés à 1'enËretien des routes et 1'absence de coordination entre 1es services chargés de cet entreEien. Le plan quinquennal prévoit que 1'accent. sera mis en grande partie sur la construcEion et 1'enËretien des routes. L'empierrement sera refait sur les routes Fumbisi-lüiasi, Sandema- Fumbisi, Sandema-Chiana et d'autres, afin de remédier aux difficultés de transport dans la I aJPC3 .48 Page 7 région. De plus, des plans sont en cours pour améliorer La route qui, Passant Par Daboya, mène à la val1ée de Fumbisi, ainsi que la route Nabungu-Yabaga qui servira d'autre voie de comnu- nication entre la vaIlée de Fumbisi et Yapei. Services de santé I1 est largement admis dans ces régions que les services de santé contribuent au dévelop- pement économique et social. Aussi les aciions visant à améliorer la santé et la situation socio-économique des coLlectivités locales ont-eLLes été acceptées en tant qu'opérations arti- culées entre e1les et qui se soutiennent mutuellement. Le système des soins de santé primaires, qui comprend des éIémenËs concernant 1'environnement et la santé individuelle, a étê édifié sur le principe de 1a participation directe de 1a collectivité, leque1 est à la base de Eoutes 1es prestaEions saniËaires. Font partie intégrante du système les mécanismes permetEant d'aiguiller rapidement les malades, selon les besoins, vers les différents échelons de soutien pour J-es prestations. Le système des soins de santé primaires offre des presÈaEions à trois échelons. i) Echelon A - Communauté A ce niveau, les agents de santé conmunautaires et familiaux, choisis et rémunérés par la conununauté elle-même, éventuellement avec le concours du conseil de district, sont formés et encadrés par le Ministère de la Santé en vue d'assurer les services fondamentaux de préventi-on, de promotion de la santé eE de ÈraiEemenE. Les responsabilités portent principalement sur 1'accouchement, I'espacement des naissances, la croissance et le développement des nourrissons et des enfants, 1'accent étant mis sur la nutrition, I'amélio- ration de Ia santé individuelle, la protection du foyer et de I'environnement, eEc. 1r) Echelon B - Sous-régions dépendant des conseils locaux (régions relevant d'un poste qqrilaire) : Toute collectivité disposant d'agents de niveau A est dotée dans un rayon de 8 km d'un poste saniEaire servant de poinE de premier recours et assurant le contacE avec leperson- nel du Ministère de la Santé. Le poste sanitaire est doté d'au moins deux infirmières/sages- femmes corununautaires et d'un assistant de l'inspection sanitaire. C'est à cet échelon que sont assurés le soutien et 1'encadrement technique des agents de niveau A. Le personnel assure en outre le diagnostic et le traitement des malades qui 1ui sont envoyés. iii) EchelonC-District: C'est 1'échelon primordial du système des soins de santé primaires, servant de base à 1a planification, à la gestion, à 1'encadrement, à 1a collecte et à 1'analyse des données, à 1'établissement du budget et au controle financier. Une équipe de gestion sanitaire de district, composée du médecin de district, de f infirmière de santé publique du district, de f inspeëteur principal de la santé et de I'administrateur technique principal (service médical de terrain), est chargée de toutes 1es activités sanitaires dans le district. Ce système est en cours d'implantation dans 1es districts de Wesc Dagomba, Bole, Lawra et Bawku. Equipemen ts Sont dispersés dans la zone et aux alentours 14 hôpitaux (tant publics que privés) 10 centres de santé et 2l postes sanitaires. I1 exisl-e des hôpitaux à Bolgatanga, Tamalé, Yendi, Salaga, Navrongo, etc. Le Service d'Epidémiologie du Ministère de la Santé a I'intention de metEre sur pied des cent.res de traitement pour soigner 1'onchocercose dans les villages les plus touchés. D'ici 1à, le médecin spécialiste attaché au prograrnrne se rend régr.r1ièrement dans Les secteurs atteints pour y assurer le traitement des malades. La carte de la figure 4 indique les équipements sânitai-res dans 1a zone Oncho. I D'autre part, le Ministère de 1a Santé a conçu divers programmes maiadies transmissibles. Le Service de la Lèpre gère 35 dispensaires mobiles dans diverses régions telles que Bawku, Bolgatanga et Lawra, secteurs relevant d'un dispensaire. pour lutter contre l-es fixes et iO stations ainsi que dans 178 autres En collaboration avec 1'USAID, 1a CEE et 1e FISE, le Gouvernement du Ghana applique divers prograrnmes de lutte contre le tétanos, la rougeole, 1a fièvre jaune et la tuberculose JPC3 .48 Page 8 Diverses missions, dont Ies catholiques, 1es baptistes, les presbytériens, 1a Croisade évangé1ique mondiale et les Assemblées de Dieu, gèrent des services de santé dans la région. Enseignement et technologies nouvelles L'enseignement public comprend des établissements d'enseignement primaire, moyen et secon- daire, des instituts techniques, des écoles normales et des établissements spécialisés (éco1es pour Ies aveugles et les sourds). I1 existe aussi divers établissements d'enseignement privés. Le Co1lège agricole de Nyankpala assure la formation des adminisErateurs subalternes du Ministère de 1'Agriculture, qui exerceront aussi des fonctions de vulgarisation. Des services de vulgarisation sont également fournis aux éleveurs par les administrateurs techniques formés au Co11ège vétérinaire de Pong-Tamalé. Un institut de formation agricole implanté à Damongo et en d'autres lieux enseigne la mécanisation aux agriculteurs et s'emploie à promouvoir celle-ci en mettant des tracteurs à la disposition des stagiaires. Diverses organisations, telIes que le Département du Développement communautaire, 1'Institut national de Formation professionnelle, 1e Département du Logement rural et de I'Artisanat et des organisations non gouvernementales, s'occupent de la formation profession- nelle, de la réadaptation des aveugles et des sourds, de la création et de 1'exploitation des petites industries rurales, de 1'amélioration de la qualité de la vie en milieu rural et du développement de la t.echnologie et de f infrastructure au niveau local dans les zones 1ibérées de 1'onchocercose, dans le cadre de 1a stratégie nationale du développemenE. //Proiet cWSOIOZL t Le projet CUAfAOfOn, qui avait été soumis au PNID à la suite des recommandations d réunion d'examen tripartite, sera mis en oeuvre dans 1e courant de 1'année. une Un nouveau Directeur exécutif eÈ quelques personnels de soutien ayant maintenanE pris leurs fonctions au Secrétariat, la FAO a chargé une mission de faire le point de 1a situation et de présenter des reconrnandations au PNUD en vue du financement des autres éléments du projet, comprenant notanment des moyens de transporE adéquats, 1'équipement nécessaire aux opérations sur le terrain avec un stock de pièces de rechange, 1'établissement du plan de développement décennal pour la zone de planification prioritaire et du matériel de campement complet pour les personnes qui seront appelées à travailler dans La zone d'action prioritaire. Le Gouvernement du Ghana a 1e ferme espoir qu'il peut compter sur 1a coopération du PNUD, laquelle ne 1ui ajamais fait défaut en ce qui concerne le financement de ce projet. I1 est demandé à Eoutes les instiEutions qui participent au développement socio-économique de la zone 1ibérée de 1'onchocercose au Ghana de poursuivre cette tâche avec dévouement. La zone d'extension La superficie de la zone d'extension telle qu'elle a été délimitée est de L87 875 km2; la population, qui était en 1970 de 1,4 million d'habitants, est éparpillée parmi sept zones relevant de conseils locaux dans la région de la Vo1ta, douze dans la région de Brong Ahafo, six dans la région Ashanti et une dans la région orientale. D'après les projections, la popu- lation était d'environ 2 millions d'habitants en 1980. Dans Ia région de la Volta, la zone d'extension englobe 1es alentours de Asukawkaw, Dodi, Papase et Ahamansu, et dans la région de Brong Ahafo les environs des chutes de Fuller à Kintampo, d'Eiura et de Prang, ainsi que 1a vallée du Pru, les affluents de droite de la Volta Noire au sud de Bamboi et de Bui et la val1ée du Ïain avec ses affluents. Conformément aux objectifs nationaux qui consistent à instituer un programme de dévelop- pement rural intégré dans tous 1es secteurs de 1'économie, le Gouvernement du Ghana est ferme- ment résolu à mettre en oeuvre des projets de développement dans toutes ces régions et 1'exten- sion du programme de lutte contre 1'onchocercose à la zone ainsi dé1imitée y contribuera t JPC3.48 Page 9 grandement. La région de Brong Ahafo est riche en ressources telles que le bois d'oeuvre, 1e cacao et les céréales eE 1es pouvoirs publics ont f inEention de la rendre viable, Le Gouver- nement a f intention d'exécuter, par I'intermédiaire de I'Office des Fibres, un projet visanE à cultiver le kénaf sur 4OOO hectares dans le district d'Àtebubu. Les plans prévoient 7OO hec- tares de rizières gérées par la Société des Exploitations agricoles de 1'Etat dans la région de Kwame Danso et il existe pour Tanoso et Subinja un projef- d'irrigation des Eomates Par aspersion sur une superficie de 1OOO hectares. Dans le cadre du complexe de développement des pêches sur le lac Vo1La, des installaËions pour le déchargement, le conditionnement, 1a commercialisation et La réfrrgération du poisson, 1a construction et 1a réparation des embarcations, 1'entretien des moteurs et la formation seront mises en place à Kwame Krom et à Yeji. Les responsables du Progranrne de Développement agricole de la région de la Volta (VORADEP) et du Programme de DéveLoppement rural intégré de Brong Ahafo (BARIDEP) ont éEab1i des projets mixtes de grande envergure pour la production de maTs et de riz et pour 1'élevage, ainsi qu'un évenEail de projets de développement dans plusieurs parties de cette zone. L'extension proposée de la zone du Programme contribuera grandement à la mise en oeuvre de ces projets, ainsi qu'à la santé eE au bien-être de la population. Activité hydrologique La Société des Services d'Architecture et de Cénie civil entreprend actuellement sur le terrain des activités hydrologiques tant dans 1a zone libérée de I'onchocercose que dans la zone d'extension proposée. Diverses stations hydrométriques ont été mises en place sur les cours d'eau pour mesurer le débit. Dans la zone d'extension, une équipe actuellement en poste à Papase doit entreprendre des activités hydrologiques dans la région Ce la Volta avec 1'aide du Progranrne de Lutte contre 1'Onchocercose. Dans 1a région de Brong Ahafo, la Société se propose de mettre à jour les données relatives au débit, afin de disposer de renseignemenEs fiables. Cependant, le progrès des activités hydrologiques a été entravé par des problèmes logistiques. {,/ ) I l 36 o Ë r!) E;I o )9À I 2 oo oo o o c Ex I t I I I s c o I oII JPC3.48 Page 10 3t i o oz o D E TDr4-À +, e", >/ I , I I I L'd ^5:--- \ .6- ?I _o .2 .l / / Ilo '.9L. , I I oz \Ù \: E L L B '\- a JPC3 .48 Page 11 I o. ,o:t{rl o 4. z: o.t oUà ! ootÉ aà çio o@ oo ! o '.! C a o : ts o soooi9000aOOOÈ -ooo3dNoo ÊJ ; o o o )È o ! É 3 oF ! o d HH B B(, ;1 E:f I5t et EIÉl()l .6 .tEr I HH4 I oa a 4i 3N ô0 .i h ,) --J I 4. ?' 'i ôôl 6 ) I I \, \:, (Ll \,/\r1 I HHs)<§r( l lÎi l -i .l t-'l rl \. 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Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения