Wkfy EpùUm• Rec,: No. 15 -15 April 1977
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Relevé épidém. h e b d N° 15 - 15 avril 1977
SURVEILLANCE OF HAEMOLYTIC DISEASE Rh INCOMPATIBILITY
DUE TO
SURVEILLANCE DE LA MALADIE HÉMOLYTIQUE DUE À L’INCOMPATIBILITÉ Rh E tats -U nis d ’A mérique . — D ’après le rapport succinct récem ment publié par le Centerfo r Disease Control sur la surveillance de la maladie hémolytique Rh en 1974, les sources d ’information ont généralement signalé pour les divers Etats et pour l’ensemble du pays une diminution de l’incidence de cette maladie et de la mortalité infantile qu’elle provoque ainsi qu’un usage accru de l’agent préven tif, l’immunoglobuline R h (IgRh). Toutefois, dans cinq des dix divisions de recensement, on n ’a pas observé la baisse régulière pré cédemment notée de la mortalité due à cette affection. La maladie hémolytique Rh du nouveau-né, résultant d’une incompatibilité foetomaternelle1dans le cas d’une femme R h — anté rieurement sensibilisée, se caractérise par une hémolyse entraînant de l’anémie, de l’hyperbilirubinémie et de l’oedème. Selon le nombre d ’hématies détruites, les manifestations peuvent aller d ’une anémie bénigne chez un nouveau-né à une anasarque grave chez un mort-né. Aux Etats-Unis, la maladie peut être prévenue depuis 1968, année où l’IgRh a été homologuée. Si cette substance est administrée dans les 72 heures suivant la fin de la grossesse à une femme Rh — ayant porté un foetus R h + , elle inhibe la réponse maternelle en anticorps anti-Rh. L’emploi généralisé et régulier de l'IgRh peut faire prati quement disparaître la sensibilisation de la mère au facteur Rhésus et donc la maladie hémolytique Rh du nouveau-né. D ’après le rapport, les responsables du programme national de surveillance des anomalies congénitales (BDMP) ont constaté que l’incidence de la maladie hémolytique Rh était passée de 45 pour 10 000 naissances totales (naissances vivantes et mortinaissances) en 1970 à 23 en 1974, soit une réduction de 49%. (Le BDMP est la source la plus importante de données collectées et codées de manière uniforme sur les nouveau-nés sortant des hôpitaux du pays.) Si l’on considère les chiffres du BDMP comme représentatifs de la situation pour la population totale des Etats-Unis, on peut estimer que 16 000 enfants ont souffert de la maladie hémolytique R h en 1970 et 7 000 en 1974. Trois Etats (Californie, Connecticut et New Jersey) sur les quatre où existent des programmes spéciaux de collecte et de communication de données sur l’incidence de la maladie ont signalé des diminutions analogues pour la même période. Aux Etats-Unis, la mortalité infantile due à la maladie hémo lytique du nouveau-né n 'a cessé de baisser depuis plus de 20 ans, la proportion de la mortalité infantile totale qu’elle représente ayant été de 2,4% en 1950, de 1,2% en 1968, de 0,6% seulement en 1974. 11 ressort des données d’état civil enregistrées par les Etats que, pour l’ensemble du pays, le nombre des décès d’enfants de moins d’un an causés par la maladie hémolytique du nouveau-né9 est passé de 941 (2,7 pour 10 000 naissances vivantes) en 1968 à 320 (1,0 pour 10000 naissances vivantes) en 1974. Cependant, trois des dix divi sions de recensement et 21 Etats ont signalé pour 1974 des taux plus élevés que ceux de 1973. (Les taux sont restés inchangés dans deux divisions de recensement). Tandis que l’incidence de la maladie et la mortalité foetale et infantile qu’elle provoque diminuaient, le nombre des femmes Rh — susceptibles de recevoir de l’immunoglobuline Rh qui en ont effecti vement reçu a augmenté. D ’après les données provenant de cinq Etats où l’affection considérée fait l’objet de programmes de sur veillance, le taux d ’utilisation de l’IgRh (rapport entre le nombre des doses d ’IgRh distribuées et le nombre des femmes qui auraient dû en recevoir) a monté. Pour l ’ensemble du pays, le taux estimatif d ’utilisation * est passé de 79% en 1973 à 80% en 1974. Ce dernier chiffre a été déterminé d’après les renseignements fournis par les cinq producteurs d ’IgRh qui ont distribué 357 814 doses en 1974. Des données préliminaires indiquent que 403 866 doses ont été distribuées en 1975. 1Mire Rh — et foetus Rh-F. ‘ Tous les décès attribués à la maladie hémolytique étant pratiquement dus à l ’incompatibilité Rh (plutôt qu’à des incompatibilités concernant le système ABO ou d'autres), ces données sont utiles pour dégager les tendances nationales de la mortalité par maladie hémolytique Rh. *Y compris l'administration après un avortement aussi bien qu’après un accou chement à terme.
U nited S tates of A merica . — State and nationwide data sources generally report a decreasing incidence of Rh haemolytic disease and infant mortality and an increasing use of the preventive agent, Rh immune globulin (RhIGj, according to the recently released Center for Disease Control Rh Haemolytic Disease Surveillance Summary for 1974. In five of the ten census divisions, however, the previously observed steady decline in Rh disease mortality was absent.
Rh haemolytic disease o f the newborn which results from an Rh incompatible pregnancy1 of a previously sentized Rh — woman, is characterized by red blood cell haemolysis resulting in anaemia, hyperbilirubinaemia, and oedema. Depending upon the amount of red blood cell destruction, the disease may range from mild anaemia in newborn infants to severe hydrops in stillborn1 infants. The disease became preventable in the United States in 1968 when RMG was licensed for use. If administered to R h — women with R h + foetuses within 72 hours of pregnancy termination, RhIG suppresses the maternal anti-Rh antibody response. The widespread and regular use of RhIG can virtually eliminate maternal Rh sensitiza tion, thereby eradicating Rh haemolytic disease of the newborn. According to the report, the nationwide Birth Defects Monitor ing Programme (BDMP) registered a decline in the incidence of Rh haemolytic disease from 45 per 10 000 total births Give births and stillbirths) in 1970 to 23 per 10 000 total births in 1974, a 49% reduction in incidence. (BDMP is the largest single source of uniformly collected and coded hospital discharge data on newborn infants in this country.) If one assumes that the BDMP figures are representative o f the entire United States population, an estimated 16 000 infants were affected with Rh haemolytic disease in 1970 and 7000 in 1974. Three states—California, Connecticut, and New Jersey—o f the four with special programmes for collecting and reporting data on Rh haemolytic disease incidence reported similar declines for the same period. In the United States infant mortality caused by haemolytic disease of the newborn has declined consistently for over two decades. In 1950, the disease accounted for 2.4%, in 1968 1.2% and, by 1974, only 0.6 % o f total infant mortality, D ata from states’ viral records show that nationwide infant mortality due to haemolytic disease of the newborn9 has declined from 941 deaths in 1968 (2.7 per 10 000 live births) to 320 (1.0 per 10 000 live births) in 1974. However, in contrast to 1973, three o f the ten census divisions and 21 states re ported increased rates in 1974. (The rates of two census divisions remained the same.)
While R h haemolytic disease incidence and infant and foetal mortality have been declining, the number o f eligible R h — women who have received R h immune globulin has been increasing. According to data from five states with Rh disease surveillance programmes the RhIG utilization rate—the ratio o f the number o f RhIG doses distributed to the number of women who should have received RhIG—has increased. Nationally, the estimated RhIG utilization rate* * has increased from 79% in 1973 to 80% in 1974. The 1974 figure was based on data supplied by the five globulin producers, who distributed 357 814 doses o f RhIG that year. Preliminary data straw that 403 866 doses o f RhIG were distributed in 1975.
‘ R h — woman with an R h + foetus. *Since virtually all mortality from haemolytic disease is due to Rh incompati bility (rather than ABO or other blood incompatibilities) these data are useful in observing the national Rh haemolytic disease mortality trends. *Includes use after abortions as well as after term deliveries.
(Morbidity and Mortality, 1976,25, No. 42; US Center for Disease Control.)