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Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Genève, 8 - 25 mai 1962: partie II: séances plénières: comptes rendus in extenso: commissions, procès-verbaux et rapports

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 119

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 8 - 25 MAI 1962

PARTIE II SÉANCES PLÉNIÈRES Comptes rendus in extenso

COMMISSIONS Procès- verbaux et rapports

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENEVE Novembre 1962

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé: AIEA BAT

Agence internationale de l'Energie atomique Bureau de l'Assistance technique

BIT BSP

- Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain Comité administratif de Coordination

CAC CAT

- Comité de l'Assistance technique

CCTA CEA

- Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara - Commission économique pour l'Afrique Commission économique pour l'Europe

CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient CEE

CEPAL - Commission économique pour l'Amérique latine CIOMS CSEP DOAT

- Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

- Compte spécial pour l'éradication du paludisme Direction des Opérations d'Assistance technique

FAO FI SE

Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies IMCO OACI

- Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime

- Organisation de l'Aviation civile internationale - Office international d'Hygiène publique

OIHP OIT

- Organisation internationale du Travail - Organisation météorologique mondiale

OMM OPEX OPS

Programme (des Nations Unies) concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration

- Organisation panaméricaine de la Santé - Union internationale des Télécommunications

UIT

UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine

IMPRIMÉ EN SUISSE

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais des Nations, à Genève,

du 8 au 25 mai 1962, a été convoquée conformément à la résolution WHA14.33 de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et à la résolution EB28.R19 du Conseil exécutif (vingt- huitième session).

Le compte rendu des débats de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé est

publié en deux parties. Les résolutions et les annexes sont reproduites dans les Actes officiels N° 118. Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions, la liste des délégations, l'ordre du jour et d'autres documents font l'objet du présent volume.

Index: page 409

TABLE DES MATIÈRES

Pages

Liste des délégués et autres participants Présidence et Secrétariat de l'Assemblée de la Santé et composition des commissions

1

17 19

Ordre du jour

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE, mardi 8 mai 1962, 10 heures 1.

Ouverture de la session Allocution du représentant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

23

2. 3.

26

4. 5. 6.

Allocution du représentant du Conseil d'Etat du Canton de Genève Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations

26 27 27 31

DEUXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mardi 8 mai 1962, 16 heures 1.

Premier rapport de la Commission des Désignations Deuxième rapport de la Commission des Désignations Communications concernant le Bureau de l'Assemblée

32

2. 3.

32 33

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 9 mai 1962, 10 heures 1.

Discours du Président de l'Assemblée

33

2. 3.

Mandat des commissions principales de l'Assemblée de la Santé

37 37 38 38

Adoption de l'ordre du jour, y compris les points supplémentaires, et répartition des points entre les commissions principales

4. 5.

Programme de travail

Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard Rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième sessions

6.

42 44

7.

Communications concernant les discussions techniques

-V-

Pages

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 9 mai 1962, 14 h. 30 1.

2. 3.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961

45 45

48

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 10 mai 1962, 9 h. 30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 (suite)

67

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 10 mai 1962, 15 h. 30 1.

2.

Communication concernant la procédure à suivre pour les élections au Conseil exécutif . Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 (suite) . .

87 88

SEPTIÈME 1.

SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 16 mai 1962, 9 h. 30 108 108 108 108 108

2. 3.

4. 5.

Deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget Deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Quatrième rapport de la Commission des Désignations Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 16 mai 1962, 14 h. 30 1.

2. 3.

4. 5.

Premier rapport de la Commission du Programme et du Budget Premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 (suite) .

116 117 117

117 119

NEUVIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 18 mai 1962, 9 h. 30 1.

2.

Acceptation de la Constitution par le Samoa -Occidental Quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

135 136

DIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, lundi 21 mai 1962, 14 h. 30 1.

2. 3.

4. 5.

Troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget Quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget Cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget Cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour - VI -

136 137

137 138 138

Pages

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 23 mai 1962, 9 heures 1.

2. 3.

4. 5.

Rapport du Président général des discussions techniques Sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget Sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques . Attribution à l'une des commissions principales du point supplémentaire proposé par la délégation de l'Arabie Saoudite Communication concernant la pose de la première pierre du nouveau bâtiment de l'OMS .

139 141

142

142 142

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 24 mai 1962, 14 h. 30

Cinquième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs 2. Septième rapport de la Commission du Programme et du Budget 3. Huitième rapport de la Commission du Programme et du Budget 4. Septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques 5. Huitième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques 6. Communication concernant la clôture de la session 1.

144

144 144 145

146 146

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 25 mai 1962, 9 heures

Sixième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs 2. Neuvième rapport de la Commission du Programme et du Budget 3. Dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget 4. Allocution du Secrétaire général de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge 5. Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième 1.

146

146 147 147 148

sessions

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 25 mai 1962, 12 heures 1.

Clôture de la session

149

PROCÈS- VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE, DES COMMISSIONS ET SOUS -COMMISSIONS Pages Pages

Bureau de l'Assemblée

Commission du Programme et du Budget 153 154 154 156 156 157 158 158 158 159 159

Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance

160

Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance

161

164 172 181

189

200 208 215 225 225 235 237

- VII -

Pages

Pages

Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance Seizième séance Dix -septième séance Dix -huitième séance Dix -neuvième séance Vingtième séance

Vingt et unième séance Commission des Questions administratives, financières et juridiques Première séance Deuxième séance

248 256 267 277 286 295 305 315 322

Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance

325 340 348 355 362 369 378 383 390

325 329

Sous- Commission juridique

Première séance

393

RAPPORTS DES COMMISSIONS

Commission de Vérification des Pouvoirs Commission des Désignations

396 397 398 399

Bureau de l'Assemblée

Commission du Programme et du Budget Commission des Questions administratives, financières et juridiques

400

Commission des Questions administratives, financières et juridiques á la Commission du Programme et du Budget Sous -Commission juridique Index

402 403

409

- VIII --

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ LISTE DES DÉLÉGUÉS ET AUTRES PARTICIPANTS

DÉLÉGATIONS DES ÉTATS MEMBRES AFGHANISTAN

Délégués:

sistance sociale au Ministère de l'Assistance

sociale et de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr A. RAHIM, Ministre par intérim de la Santé publique (Chef de délégation) Dr M. G. H. MAHER, Directeur général des Services de Santé au Ministère de la Santé publique Dr A. S. SERAJ, Directeur de la Législation médicale

Dr M. R. Pico, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire; Représentant permanent de

l'Argentine auprès des organisations internationales à Genève Conseiller:

au Ministère de la Santé publique AFRIQUE DU SUD

Délégués:

Dr F. J. PULIT, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de l'Argentine auprès des organisations internationales à Genève AUSTRAi.IF.

Dr C. A. M. MURRAY, Directeur régional des Services de Santé de l'Etat du Transvaal (région du sud) (Chef de délégation) Dr R. A. DU PLOOY, Chef de la Section des Orga-

Délégués:

nisations internationales au Département des Affaires étrangères

Dr W. D. REFSHAUGE, Directeur général de la Santé

au Ministère de la Santé du Commonwealth (Chef de délégation)

M. C. MARR, Administrateur principal au Département de la Santé ALBANIE

M. R. W. FURLONGER, Représentant permanent

de l'Australie auprès de l'Office européen des Nations Unies Dr R. C. WEBB, Médecin en chef, Australia House, Londres Suppléants:

Délégués:

Dr D. OHRI, Ministre adjoint de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr S. KLosi, Directeur de l'Hôpital général civil de Tirana ARABIE SAOUDITE

Dr B. W. ROYALL, Médecin en chef, Ambassade d'Australie aux Pays -Bas

Délégués:

Dr A. M. MCARTHUR, Département de la Santé du Commonwealth, Hobart, Tasmanie M. P.

Dr Y. AL- HAGERY, Directeur technique du Cabinet

G.

du Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. I. GEOFFREY, Directeur du Bureau de la Quarantaine à Djeddah M. S. KHANACHET, Conseiller pour les affaires de

F. HENDERSON, Premier Secrétaire,

Mission permanente de l'Australie auprès de l'Office européen des Nations Unies AUTRICHE

presse, Ambassade d'Arabie Saoudite en Suisse ARGENTINE

Délégués:

Dr K. SCHINDL, Directeur général de la Santé Délégués:

publique au Ministère fédéral des sociales (Chef de délégation)

Affaires

Dr V. V. OLGUfN, Directeur des relations internationales pour les questions de santé et d'as-

Dr R. HAVLASEK, Chef du Service de Législation sanitaire, Ministère fédéral des Affaires sociales

- 1 --

2

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

BELGIQUE

CAMBODGE

Délégués: Dr J. F. GOOSSENS, Secrétaire général du Ministère

Délégués:

de la Santé publique et de la Famille (Chef de délégation)

Dr M. KIVITS, Médecin adjoint à l'Inspecteur général de l'Hygiène au Ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur M. J. DE CONINCK, Conseiller adjoint; Chef du Service des Relations internationales au Ministère de la Santé publique et de la Famille Conseillers:

Dr THOR PENG THONG, Directeur du Service de Santé (Chef de délégation) M. KEO PHANN, Directeur du Service d'Eradication du Paludisme CAMEROUN

Délégués: Dr S. P. TCHOUNGUI, Ministre de la Santé publique

M. E. LOTZ, Délégué permanent de la Belgique auprès de l'Office européen des Nations Unies M. M. HOULLEZ, Délégué permanent adjoint de la Belgique auprès de l'Office européen des Nations Unies BIRMANIE

et de la Population (Chef de délégation) Dr J. C. HAPPI, Directeur des Services de la Santé publique du Cameroun oriental Dr R. E. ARETAS, Conseiller technique au Ministère de la Santé publique et de la Population CANADA

Délégués:

Délégués:

Dr PE KYIN, Directeur des Services de Santé (Chef de délégation)

Dr G. D. W. CAMERON, Ministre adjoint de la Santé nationale et du Bien -Etre social (Chef de délégation)

Dr NE WIN, Médecin chef de l'Hôpital psychiatrique de Rangoon Dr BA TuN, Administrateur sanitaire de district BOLIVIE

Dr B. D. B. LAYTON, Médecin principal, Section de la Santé internationale, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social (Chef adjoint 1) Dr J. SAUCIER, Professeur de neurologie à l'Université de Montréal Suppléant:

Délégué: M. H. MORENO CÓRDOVA, Envoyé extraordinaire

et Ministre plénipotentiaire; Représentant permanent de la Bolivie auprès de l'Office européen

Dr M. R. ELLIOTT, Ministre adjoint de la Santé, Province du Manitoba Conseillers:

des Nations Unies et des organisations internationales à Genève BRÉSIL

M. S. C. H. NUTTING, Département des Affaires extérieures M. W. E. BAUER, Mission permanente du Canada auprès de l'Office européen des Nations Unies Mile L. GAUTHIER, Troisième Secrétaire à la Mission

Délégués:

Dr H. M. PENIDO, Chef du Service spécial de Santé publique (Chef de délégation) Dr G. C. CARVALHO BULGARIE

permanente du Canada auprès de l'Office européen des Nations Unies CEYLAN

Délégués:

Délégués: M.

Dr P. V. KoLAROV, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr D. K. ARNAOUDOV, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale M. G. GAVRILOV, Secrétaire de la Représentation permanente de Bulgarie auprès de l'Office

R. S. S. GUNEWARDENE, Haut -Commissaire de Ceylan au Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord (Chef de délégation) Dr W. A. KARUNARATNE, Directeur des Services de Santé CHILI

Délégués:

européen des Nations Unies et des organisations internationales Conseiller:

M. C. Rlccio, Ministre plénipotentiaire; Délégué permanent du Chili auprès des organisations internationales à Genève (Chef de délégation> M. C. FRANZ, Consul du Chili à Genève 1 Chef de délégation à partir du 9 mai.

Dr E. CHARANKOV, Directeur de la chaire de psychiatrie

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

3

CHINE

Délégués:

M. E. CAMEJO-ARGUDIN, Ambassadeur; Chef de la Mission permanente de Cuba auprès de l'Office

M. P. N. CHENG, Ministre plénipotentiaire; Représentant permanent de la Chine auprès de l'Office européen des Nations Unies (Chef de délégation)

européen des Nations Unies et des autres institutions internationales à Genève DAHOMEY

Dr C. K. CHANG, Directeur du Département de l'Administration sanitaire au Ministère de l'Intérieur Dr C. H. YEN, Commissaire à la Santé, Province de Taiwan Conseiller:

Délégué:

Dr Z. S. GANGBO, Conseiller technique au Ministère

de la Santé, de la Population et des Affaires sociales DANEMARK

M. M. DING, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Chine auprès de l'Office européen des Nations Unies CHYPRE

Délégués:

Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr O. ANDERSEN, Professeur à l'Université de Délégué:

Dr V. P. VASSILOPOULOS, Directeur général du Ministère de la Santé COLOMBIE

Copenhague (Chef adjoint) M. J. H. ZEUTHEN, Sous - Secrétaire d'Etat permanent au Ministère de l'Intérieur Conseillers:

Dr O. LUND, Médecin en chef de l'Hôpital de Vordingborg M. F. NIELSEN, Chef de section adjoint au Ministère

Délégué:

Dr A. DE ANGULO, Ministre de la Santé publique CONGO (Brazzaville)

de l'Intérieur EL SALVADOR

Délégués: M.

Délégués:

R. D. KINZOUNZA, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation)

Dr M. E. AGUILAR G., Sous- Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à l'Assistance sociale (Chef de délégation)

Dr H. SAMBA DEHLOT, Directeur de la Santé publi-

que et de la Population CONGO (Léopoldville)

M. A. AMY, Consul général d'El Salvador à Genève ÉQUATEUR

Délégués:

Délégué:

M. G. KAMANGA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr J. A. MoNTALvÁN C., Directeur de l'Institut national d'Hygiène ESPAGNE

Dr M. TSHIBAMBA, Chef des Services d'Hygiène et de Protection maternelle et infantile au Ministère de la Santé publique Dr F. ILUNGA, Médecin des hôpitaux COTE- D'IVOIRE

Délégués:

Professeur J. GARCfA ORCOYEN, Directeur général

Délégué:

de la Santé (Chef de délégation) M. J. M. ANIEL -QUIROGA, Ministre plénipotentiaire; Délégué permanent de l'Espagne auprès

Dr A. KoNÉ, Ministre de la Santé et de la Population CUBA

des organisations internationales à Genève Dr G. CLAVERO DEL CAMPO, Directeur de l'Ecole

nationale de Santé Suppléants:

Délégués:

Dr M. ESCALONA REGUERA, Sous - Secrétaire au .

Ministère de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr E. FONT D'ESCOUBET, Directeur régional au Ministère de la Santé publique

Dr F. PÉREz GALLARDO, Chef de la Section de Virologie à l'Ecole nationale de Santé M. R. FERNÁNDEZ DE SOIGNIE, Délégation permanente de l'Espagne auprès des organisations internationales à Genève

4

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Conseiller:

M. S. WHALEY, Vice -Président chargé des sciences

Professeur R. SARRO, Membre du Conseil national d'Assistance psychiatrique ÉTATS -UNIS D'AMÉRIQUE

sanitaires, Centre médical de l'Université de l'Arkansas Secrétaire:

Délégués:

Dr L. L. TERRY, Surgeon General, Service de la

M. R. K. OLSON, Bureau des Conférences internationales, Département d'Etat ÉTHIOPIE

Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Délégués:

M. R. N. GARDNER, Sous - Secrétaire d'Etat adjoint

chargé des questions relatives aux organisations internationales, Département d'Etat M. BOISFEUILLET JONES, Adjoint spécial pour les questions sanitaires et médicales auprès du Secré-

M. Y. TSEGHÉ, Vice -Ministre de la Santé publique (Chef de délégation)

M. F. WOLDE YOHANNES, Ministre adjoint de la Santé publique

taire à la Santé, à l'Education et à la Prévoyance

sociale, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Suppléants:

Dr Y. WORKNEH, Directeur adjoint de l'Hôpital Hailé Sélassié Ier FÉDÉRATION DE MALAISIE

M. H. B. CALDERWOOD, Bureau des Affaires éco-

Délégués:

nomiques et sociales internationales, Département d'Etat Dr M. H. MERRILL, Directeur du Département de la Santé publique de l'Etat de Californie Dr J. WATT, Assistant Surgeon General, Division de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr C. L. WILLIAMS, Division de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Conseillers:

Dr M. DIN BIN AHMAD, Directeur des Services médicaux (Chef de délégation) Dr M. SUBRAMANIAM, Spécialiste de psychiatrie

M. E. J. MARTINEZ, Chef des archives médicales FINLANDE

Délégués:

Professeur N. N. PESONEN, Directeur général du Service médical national (Chef de délégation)

Dr A. P. OJALA, Chef de la Division de la Santé publique du Service médical national Secrétaire: M. H. KALHA, Attaché à la Délégation permanente

Dr J. M. BOBBITT, Associate Director for Program Development, Institut national de la Santé mentale, Service de la Santé publique, Départe-

ment de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Mme Elizabeth P. CHEVALIER

de Finlande à Genève FRANCE

M. J. E. FOGARTY, Chambre des Représentants

Délégués:

Dr D. G. HALL, Chambre des Représentants Mme Clara F. KRITINI, Conseillère pour les ques-

Professeur E. J. Y.

AUJALEU,

Directeur général

de la Santé publique au Ministère de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation)

tions de santé internationale, Division de la Santé internationale, Service de la Santé publique,

Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale

Dr J. S. E. CAYLA, Inspecteur général de la Santé

publique au Ministère de la Santé publique et de la Population Dr L. P. AUJOULAT, Ancien Ministre; Chef du Service de la Coopération technique au Ministère de la Santé publique et de la Population; Directeur du Centre national d'Education sanitaire et sociale

Dr C. A. PEASE, Chef adjoint de la Division de la

Santé, Agency for International Development Mme Virginia WESTFALL, Mission des Etats -Unis

d'Amérique auprès des organisations internationales à Genève

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

5

Conseillers:

Dr R. SOHIER, Professeur d'hygiène à la Faculté de Médecine de Lyon Dr P. M. BERNARD, Conseiller technique au Minis-

Suppléants: M. A. VLACHOS, Envoyé extraordinaire et Ministre

tère de la Coopération Mlle E. BAUDRY, Chef du Bureau des Relations internationales au Ministère de la Santé publique et de la Population Dr H. MIGNOT, Conseiller technique au Ministère de la Santé publique et de la Population M. J. L. BRISSET, Conseiller des Affaires étrangères

plénipotentiaire; Délégué permanent de la Grèce auprès des organisations internationales à Genève M. A. PETROPOULOS, Délégation permanente de la Grèce auprès des organisations internationales à Genève GUATEMALA

Délégués:

Dr M. LÓPEZ HERRARTE, Ministre de la Santé (Chef de délégation 1)

Mlle N. TRANNOY, Secrétaire d'ambassade à la l'Office

Mission permanente de la France auprès de européen des Nations Unies et des

institutions spécialisées à Genève Mlle C. CARIGUEL, Agent supérieur du Bureau des Relations internationales au Ministère de la

M. A. DUPONT -WILLEMIN, Consul général du Guatemala à Genève; Représentant permanent du Guatemala auprès de l'Office européen des Nations Unies et de l'Organisation internationale du Travail GUINÉE

Santé publique et de la Population GABON

Délégué: Dr A. BANGOURA -ALÉCAUT, Directeur du Service

des Grandes Endémies HAYTI

Délégués:

Dr J. -B. BIYOGHE, Directeur de la Santé publique (Chef de délégation)

Délégués:

Dr B. N'GouBou, Médecin chef du Centre médical de Lebamba GHANA

Dr A. JOSEPH, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à la Population (Chef de délégation) Dr G. DESLOUCHES, Co- Directeur de la Division

de la Santé publique Dr L. FAUCHER, Inspecteur des Hôpitaux HAUTE -VOLTA

Délégués:

Dr C. O. EASMON, Médecin en chef (Chef de délégation)

Délégué:

M. H. A. H. S. GRANT, Ambassadeur; Représenspécialisées à Genève

tant permanent du Ghana auprès de l'Office européen des Nations Unies et des institutions

Dr P. LAMBIN, Ministre de la Santé publique et de la Population HONDURAS

Dr J. Adjei SCHANDORF, Membre exécutif du Conseil

Délégués:

de Médecine et d'Hygiène dentaire du Ghana; Président de l'Association médicale du Ghana Suppléant:

Dr J. N. ROBERTSON, Médecin principal au Minis-

Dr R. MARTÍNEZ V., Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) M. F. J. BLANCO, Fonctionnaire supérieur au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale INDE

tère de la Santé Délégués: GRÈCE

Délégués: Dr E. MAVROULIDIS, Directeur général de l'Hygiène

au Ministère de la Prévoyance sociale (Chef de délégation)

Dr A. L. MUDALIAR, Vice -Chancelier de l'Université de Madras (Chef de délégation) Dr M. S. CHADHA, Directeur général des Services de Santé Mme G. Vajubhai SHAH, Membre du Parlement Secrétaire: Dr D. CHOUDHURY, Directeur général adjoint des Services de Santé 1 Jusqu'au 12 mai.

Dr J. ANASTASSIADES, Consultant psychiatre au Ministère de la Prévoyance sociale

Dr G.

LYKETSOS, Privat -Docent à l'Université d'Athènes; Directeur de la Clinique psychia-

trique de Dromokaïtion

6

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

INDONÉSIE

Dr J. SIGURJÓNSSON, Professeur d'hygiène à l'Uni-

Délégué:

versité d'Islande ISRAËL

Dr SALEKAN, Directeur de la Division de la Santé mentale au Département de la Santé Conseiller:

Délégués:

M. R. SUNARJO, Premier Secrétaire à l'Ambassade d'Indonésie en Suisse IRAK

M. I. RAFAEL, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr S. SYMAN, Directeur général au Ministère de la Santé M. A. C. A. LIVERAN, Directeur de la Division des

Délégués:

Organisations internationales au Ministère des Affaires étrangères Conseillers:

Dr J. SHAHEEN, Directeur de l'Institut de Lutte antituberculeuse de Bagdad (Chef de délégation) Dr J. A. HAMDI, Directeur de l'Institut des Maladies endémiques de Bagdad

M. N. YAISH, Délégué permanent adjoint d'Israël auprès de l'Office européen des Nations Unies Dr L. MILLER, Sous -Directeur général au Ministère

M. I. KITTANI, Représentant permanent de l'Irak auprès de l'Office européen des Nations Unies IRAN

de la Santé ITALIE

Délégués:

Délégués:

Dr E. RIAHY, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Professeur N. SANTERO, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef de délégation) Professeur S. CRAMAROSSA, Directeur général des

Dr A. T. DIBA, Sous - Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef adjoint)

Services de l'Hygiène publique et des Hôpitaux au Ministère de la Santé M. F. P. VANNI D'ARCHIRAFI, Ambassadeur; Délégué permanent de l'Italie auprès de l'Office

Dr H. MORSHED, Directeur général de la Santé publique Suppléant:

européen des Nations Unies Suppléants:

Dr P. KHABIR, Directeur général de la Division de

l'Hygiène du Milieu et de l'Eradication du Paludisme

Professeur V. PUNTONI, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université de Rome Dr R. VANNUGLI, Service des Relations interna-

Conseiller:

Dr A. SEYED -EMAMI, Ancien Président de la Com-

tionales et des Activités culturelles, Ministère de la Santé Conseillers:

mission de la Santé publique au Parlement; Directeur du Programme de Lutte contre les Maladies vénériennes IRLANDE

Professeur B. BABUDIERI, Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur A. CORRADETTI, Istituto Superiore di Sanità, Rome

Délégués:

M. T. J. BRADY, Sous - Secrétaire au Département de la Santé (Chef de délégation) Dr J. D. HOURIHANE, Conseiller médical principal

Professeur C. DE SANCTIS, Président de la Ligue italienne pour l'Hygiène et la Prophylaxie mentales

adjoint au Département de la Santé ISLANDE

Dr A. SALTALAMACCHIA, Chef du Cabinet du Ministre de la Santé Professeur P. SCROCCA, Membre du Conseil supé-

Délégués:

rieur de la Santé Professeur M. GIAQUINTO, Istituto Superiore di Sanità, Rome

Dr S. SIGURDSSON, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation)

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

7

JAPON

Délégués:

M. F. B. AWODE, Directeur de la Division de Vérification des Comptes au Service national de la Santé publique Suppléant:

Dr M. KAWAKAMI, Directeur du Bureau des Affaires médicales au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation)

M. K. CHIKARAISHI, Conseiller à la Délégation permanente du Japon auprès des organisations internationales à Genève

M. R. WILES, Ambassadeur du Liberia en République fédérale d'Allemagne LIBYE

M. Y. SAITO, Conseiller et Chef du Service de liaison pour les Affaires internationales au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Conseillers: Délégués:

Dr R. BENAMER, Directeur du Centre de Protection

M. N. TAKIZAWA, Deuxième Secrétaire à la Délé-

maternelle et infantile de Benghazi (Chef de délégation)

gation permanente du Japon auprès des organisations internationales à Genève Mlle M. UWANO, Secrétaire au Bureau des Questions relatives aux Nations Unies, Ministère des Affaires étrangères JORDANIE

Dr H. ANNAB, Sous -Directeur général au Ministère

de la Santé

LUXEMBOURG

Délégués:

Dr L. MOLITOR, Directeur de la Santé publique (Chef de délégation)

Délégué:

Dr A. NABULSI, Sous - Secrétaire d'Etat à la Santé KOWEI[T

Dr E. J. P. DUHR, Inspecteur de la Santé publique Suppléant:

Délégués:

M. A. A. H. AL- SAGAR, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

M. I. BESSLING, Délégué permanent du Luxembourg auprès de l'Office européen des Nations Unies MADAGASCAR

M. A. M. AL- MATROOK, Sous -Secrétaire d'Etat adjoint) Dr K. HUSSEIN

par intérim au Ministère de la Santé (Chef Délégués:

Conseiller:

Dr K. EL- BORAI, Médecin en chef adjoint au Ministère de la Santé LAOS

Dr A. C. ANDRIAMASY, Ministre plénipotentiaire, Ministère des Affaires étrangères (Chef de délégation) Dr S. RATSIMIALA -RATANDRA, Médecin chef du

Service de Neuropsychiatrie Délégués: MALI

Dr Oudom SOUVANNAVONG, Ancien Ministre; Conseiller auprès du Ministère de la Santé publique (Chef de délégation)

Délégués:

Dr S. DOLO, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

M. Phouy PHOUTTHASAK, Directeur adjoint de la Santé publique LIBAN

M. D. MAiGA, Premier Conseiller à l'Ambassade du Mali en France MAROC

Délégué:

Dr E. WAKIL, Directeur des Soins médicaux au Ministère de la Santé publique LIBERIA

Délégués:

Dr Y. BEN ABBÉS, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation)

Délégués:

Dr E. M. BARCLAY, Directeur général du Service

M. M. AMOR, Ambassadeur du Maroc en Suisse Dr M. SENTICI, Directeur des Services techniques du Ministère de la Santé publique

national de la Santé publique (Chef de délégation)

8

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Suppléants:

NIGERIA

M. M. FERAA, Directeur adjoint au Ministère de la Santé publique M. B. BENCHEKROUN, Chef du Cabinet du Ministre

Délégués:

de la Santé publique MAURITANIE

Dr M. A. MAJEKODUNMI, Ministre fédéral de la Santé (Chef de délégation) M. J. T. YUSUFU, Secrétaire parlementaire au

Ministère de la Santé du Nigéria septentrional Dr O. B. ALAKUA, Conseiller médical en chef auprès du Gouvernement fédéral Suppléants: Sir Samuel L. A. MANUWA, Ancien conseiller

Délégués:

Dr TouRÉ, Directeur des Affaires médico -sociales (Chef de délégation) M. C. MELOT, Conseiller technique du Ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales MEXIQUE

médical en chef auprès du Gouvernement fédéral M. C. O. LAWSON, Secrétaire permanent au Minis-

Délégués: Dr J. ALVAREZ AMÉZQUITA, Ministre de la Santé

tère fédéral de la Santé Dr T. A. LAMBO, Psychiatre en chef, Hôpital Aro, Abeokuta, Nigéria occidental

et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr M. A. CERVANTES OLVERA, Directeur de la Santé du District fédéral MONACO

Dr I. S. AuDU, Médecin principal au Ministère de la Santé du Nigéria septentrional Secrétaire: M. B. A. LATUNJI, Secrétaire particulier du Ministre

fédéral de la Santé NORVÈGE

Délégués:

M. H. SouM, Ministre de Monaco en Suisse (Chef de délégation) Délégués:

Dr E. BOÉRI, Commissaire général à la Santé publique M. J. C. MARQUET, Conseiller juridique du Cabinet

Dr K. EVANG, Directeur général de

de S.A.S. le Prince de Monaco MONGOLIE

la Santé publique (Chef de délégation) Dr T. O. IVERSEN, Chef du Service de Santé de la Ville d'Oslo Dr F. MELLBYE, Directeur de la Division d'Hygiène et d'Epidémiologie du Service de Santé publique

Délégués:

Dr G. TUVAN, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. B. DASHTSEREN, Premier Secrétaire au Ministère

Suppléant: Dr C. LOHNE -KNUDSEN, Médecin chef de la Divi-

sion de Psychiatrie du Service de Santé publique NOUVELLE -ZÉLANDE

des Affaires étrangères Dr Peljegin DOLGOR NEPAL

Délégué:

Délégués:

M. A. P. SINGH, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr H. B. TURBOTT, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) M. B. D. ZOHRAB, Représentant permanent de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office européen des Nations Unies PAKISTAN

Dr D. BAIDYA, Directeur des Services de Santé NICARAGUA

Délégués:

Délégué:

M. A. A. MULLHAUPT, Consul du Nicaragua à Genève NIGER

Dr M. K. AFRIDI, Honorary Consultant (paludologie), Division de la Santé du Ministère de la Santé, du Travail et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation)

Délégués:

Dr T. M. NIAZ, Directeur général adjoint de la Santé au Ministère de la Santé, du Travail et de la Prévoyance sociale Dr K. ZAKI HASAN, Médecin attaché à l'Hôpital Jinnah

Dr T.

BANA,

Service de Neuropsychiatrie de

l'Hôpital de Niamey (Chef de délégation) Dr J. KABA

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

9

PARAGUAY

Délégué:

Dr M. JUCHNIEWICZ, Directeur du Bureau de la

Coopération internationale au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Suppléants: PAYS -BAS

Professeur D. M. GONZÁLEZ TORRES, Ministre

de la Santé publique et de l'Assistance sociale Délégués:

Professeur P. MUNTENDAM, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation) Dr T. BEUMER, Directeur pour les Affaires internationales sociales et sanitaires au Ministère des

M. E. KULAGA, Conseiller à la Représentation permanente de la Pologne auprès de l'Office européen des Nations Unies

Dr A. Jus, Professeur de psychiatrie; Chef de la Clinique psychiatrique de l'Académie de Médecine de Varsovie Conseillers:

Affaires sociales et de la Santé publique (Chef adjoint)

Dr A. E. G. ZAAL, Directeur de la Santé publique au Surinam Conseillers:

Professeur M. KACPRZAK, Recteur de l'Académie de Médecine de Varsovie

Professeur J. H. DE HAAS, Chef de la Division d'Hygiène sociale de l'Institut de Médecine préventive des Pays -Bas, Leyde

Dr W. BOJAKOWSKI, Chef de la Division des Maladies du Système nerveux au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale PORTUGAL

Dr J. DOFF, Médecin chef de l'Hôpital psychiatrique de Bennebroek Mlle A. F. W. LUNSINGH -MEIJER, Représentante

Délégués:

Dr H. MARTINS DE CARVALHO, Ministre de la

permanente adjointe des Pays -Bas auprès de l'Office européen des Nations Unies Mue J. SCHALIJ, Division des Affaires internationales de Santé au Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique PÉROU

Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr A. DA SILVA TRAVASSOS, Directeur général de la Santé au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef adjoint) Dr M. A. DE ANDRADE SILVA, Inspecteur supérieur

Délégué:

de la Santé d'Outre -Mer Suppléants:

Dr B. CARAVEDO, Chef de la Division d'Hygiène mentale PHILIPPINES

Dr A. A.

DE CARVALHO

SAMPAIO,

Inspecteur

Délégués:

supérieur de la Santé et de l'Hygiène Dr A. D. B. DE ABREU, Chef du Cabinet du Ministre

Dr F. Q. DUQUE, Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef de délégation) Dr L. V. UYGUANCO, Directeur du Bureau de Lutte

de la Santé et de l'Assistance sociale Conseiller:

contre les Maladies, Département de la Santé Dr E. L. VILLEGAS, Médecin chargé des relations internationales pour les questions sanitaires, Département de la Santé Conseiller:

Dr F. DE ALCAMBAR PEREIRA, Représentant per-

manent du Portugal auprès de l'Organisation mondiale de la Santé RÉPUBLIQUE ARABE UNIE

Dr J. C. AZURIN, Directeur du Bureau de la Quarantaine, Département de la Santé POLOGNE

Délégués:

Dr M. H. EL BITASH, Sous - Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Hygiène publique (Chef de délégation)

Délégués:

Dr J. SZTACHELSKI, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Professeur F. WIDY -WIRSKI, Sous - Secrétaire d'Etat

Dr F. R. HASSAN, Directeur technique du Cabinet

du Ministre de l'Hygiène publique; Directeur général du Département des Maladies endémiques au Ministère de l'Hygiène publique Dr S. EL ARNAOUTY, Directeur du Département de la Santé internationale au Ministère de l'Hygiène publique

au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef adjoint 1) 1 Chef de délégation à partir du 12 mai.

l0 Conseillers:

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Conseiller:

Dr A. K. MAZEN, Directeur du Cabinet du Vice -

Président de la République pour les Affaires sanitaires

M. PHAN VAN THINH, Premier Secrétaire à l'Ambassade de la République du Viet -Nam au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

Dr S. GIRGIS, Directeur du Département de la Santé mentale et psychique au Ministère de l'Hygiène publique Dr S. ABDELNABY, Professeur adjoint de neurologie

du Nord. RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE

Délégués:

à la Faculté de Médecine de l'Université du Caire

M. M. F. ABDEL BARR, Conseiller juridique au Ministère de l'Hygiène publique RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Dr Elisabeth SCHWARZHAUPT, Ministre fédéral de la Santé (Chef de délégation) Dr J. STRALAU, Directeur au Ministère fédéral de la Santé (Chef adjoint)

Délégué:

Dr Maria DAELEN, Directrice de la Section des Relations internationales au Ministère fédéral de la Santé Suppléants: M. H. C. VON HARDENBERG, Ministre plénipo-

M. P. Conseiller:

MARADAS -NADO,

Ministre de la Santé

publique

Dr J. A. L. SAUGRAIN, Chef du Service de Lutte contre les Grandes Endémies RÉPUBLIQUE DE CORÉE

tentiaire; Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office européen des Nations Unies; Délégué permanent auprès des institutions internationales à Genève Dr F. BERNHARDT, Chef de la Subdivision médicale et de la Section de Législation sanitaire au Ministère fédéral de la Santé

Délégués: M. Soo

Young

LEE,

Ambassadeur,

Mission

coréenne auprès des Nations Unies à New York (Chef de délégation)

Professeur E. G. NAUCK, Directeur de l'Institut de Médecine tropicale de Hambourg Conseillers:

Dr Myung Sun KIM, Membre de la Commission de l'Energie atomique à Séoul Dr Sang Tae HAN, Chef de la Section de Médecine préventive au Ministère de la Santé et des Affaires sociales

Dr W. SCHMELZ, Chef de la Division de la Santé

publique au Ministère de l'Intérieur de l'Etat de Bavière

Dr H. EHRHARDT, Professeur de psychiatrie à l'Université de Marburg Dr R. BERENSMANN, Secrétaire de l'Association fédérale des Médecins, Stuttgart Dr Annemarie DÜHRSSEN, Directrice de la Division

Suppléants:

M. Ho Eul WHANG, Premier Secrétaire, Délégation permanente de la République de Corée auprès des organisations internationales à Genève

et Bureau de l'Observateur permanent auprès de l'Office européen des Nations Unies M. Un So Ku, Ministère de la Santé et des Affaires sociales

M. Kee Joe KIM, Section des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

des Enfants à l'Institut central de Santé mentale de Berlin Dr A. BOROFFKA, Psychiatre en chef, Hôpital psychiatrique Yaba, Lagos Dr T. SCHMITZ, Consul de la République fédérale d'Allemagne à Genève ROUMANIE

Délégués:

Délégué:

M. F. A. M. NOELTING, Consul général de la République Dominicaine à Genève RÉPUBLIQUE DU VIET -NAM

Professeur V. MARINESCU, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr P. SGINDAR, Directeur du Secrétariat et des

Relations internationales au Ministère de Santé et de la Prévoyance sociale

la

Délégués:

Dr A. SOFLETE, Professeur de neurologie à l'Institut

Professeur TRAN DINH DE, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr LE Cuu TRUONG, Directeur général de la Santé et des Hôpitaux

de Médecine de Timishoara Suppléant:

M. I. P. MADA, Deuxième Secrétaire de légation au Ministère des Affaires étrangères

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

11

ROYAUME-UNI DE GRANDE -BRETAGNE

SOMALIE

ET D'IRLANDE DU NORD

Délégués:

Délégués:

Dr G. E. GODBER, Médecin en chef au Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr J. M. LISTON, Médecin en chef au Département

M. M. S. M. DAHIR, Sous - Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil des Ministres (Chef de délégation)

de la Coopération technique M. W. H. BOUCHER, Sous - Secrétaire au Ministère

de la Santé Conseillers: Dr I. MACGREGOR, Médecin en chef au Départe-

M. A. F. ABRAR, Secrétaire d'administration au Ministère de la Santé Dr E. A. DUALE, Chef du Service de Santé de Mogadiscio Suppléant: Dr A. S. IBRAHIM, Médecin à l'Hôpital de Hargeisa SOUDAN

ment de la Santé de l'Ecosse Dr L. H. MURRAY, Médecin principal au Ministère de la Santé M. D. M. EDWARDS, Mission du Royaume -Uni

Délégués:

auprès de l'Office européen des Nations Unies M. G. T. P. MARSHALL, Ministère des Affaires étrangères

Dr I. SULIMAN, Médecin de la santé publique, Province du Darfour (Chef de délégation) M. Khalafalla BABIKIR, Inspecteur principal de

la Santé publique au Ministère de la Santé SUEDE

Secrétaire: Mlle M. E. CATER, Ministère de la Santé SAMOA -OCCIDENTAL

Délégués: Dr A. ENGEL, Directeur général de la Santé publique

Délégué:

M. T. FATU, Ministre de la Santé SENEGAL

(Chef de délégation) M. C. G. PERSSON, Sous - Secrétaire d'Etat au

Ministère de l'Intérieur Dr M. TOTTIE, Direction générale de la Santé Suppléants:

Délégués: M. A. CISSÉ DIA, Ministre de la Santé et des Affaires sociales (Chef de délégation)

Dr A. -M. M. LACAN, Directeur du Service de Lutte contre les Grandes Endémies

Dr I. DIOP, Directeur du Service d'Hygiène du Cap -Vert

Dr L. LJUNGBERG, Chef de la Division de Psychiatrie à la Direction générale de la Santé M. C. H. VON PLATEN, Ambassadeur, Délégation permanente de la Suède auprès de l'Office européen des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mme I. M. ZETTERSTR6M- LAGERVALL, Présidente

Suppléant: M. B. N'DIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Suisse Conseillers:

de l'Association suédoise des Infirmières SUISSE

Dr I. WANE, Député à l'Assemblée nationale du Sénégal

Délégués:

Dr A. SAUTER, Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef de délégation) Dr M. SCHAR, Sous- Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef adjoint)

Dr H. COLLOMB, Professeur agrégé de neuropsychiatrie à la Faculté de Médecine de Dakar Dr M. DIoP, Assistant au Centre neuropsychiatrique de Fann SIERRA LEONE

M. A. MAILLARD, Rédacteur à la Division des organisations internationales du Département politique fédéral SYRIE

Délégués:

M. H. A. M. CLARKE, Secrétaire permanent au Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr H. M. S. BOARDMAN, Médecin en chef au Minis-

Délégués:

Dr I. EL- RIFAÏ, Ministre de la Santé et de l'Assistance publique (Chef de délégation) Dr G. JALLAD, Directeur des Services de Protection maternelle et infantile au Ministère de la Santé et de l'Assistance publique (Chef adjoint) Dr T. I. KAYYALI, Directeur de l'Hygiène et de la Santé publique

tère de la Santé Dr A. S. BOYLE -HEBRON, Médecin principal, région

occidentale 1 Admis en qualité de Membre le 16 mai 1962 (résolution HWA15.16).

12

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II TANGANYIKA

Délégués:

Conseillers:

M. M. M. KAMALIZA, Ministre de la Santé et du Travail (Chef de délégation) Dr C. V. MTAWALI, Secrétaire permanent adjoint au Ministère de la Santé et du Travail TCHAD

M. M. EL MEMMI, Représentant permanent adjoint

de la Tunisie auprès de l'Office européen des Nations Unies et des institutions spécialisées Dr T. BEN SOLTANE, Chef du Service des Hôpitaux;

Spécialiste en psychiatrie TURQUIE

Délégué:

Dr J. GOURTAY, Médecin chef du Service des Grandes Endémies TCHÉCOSLOVAQUIE

Délégués:

Dr S. SEREN, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Délégués:

Dr J. PLOJHAR, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr Z. TICH, Premier Vice -Ministre de la Santé publique (Chef adjoint) Dr B. DOUBEK, Chef du Cabinet du Ministre de la Santé publique Conseillers: M. I. HULINSK' , Troisième Secrétaire, Mission

Dr A. ERKMEN, Sous - Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef adjoint) Dr T. ALAN, Directeur général chargé des relations internationales au Ministère de la Santé UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES

Délégués:

Dr S. V. KouRACxov, Ministre de la Santé de l'URSS (Chef de délégation) Professeur V. M. JDANOV, Membre et Secrétaire exécutif de l'Académie des Sciences médicales

permanente de la Tchécoslovaquie auprès de l'Office européen des Nations Unies M. A. PLEVA, Ministère des Affaires étrangères THAILANDE

Délégués: Dr K. SUVARNAKICH, Directeur général du Dépar-

de l'URSS Dr D. D. VENEDIKTOV, Maître de recherche au Laboratoire de chirurgie cardio -vasculaire de l'Académie des Sciences médicales de l'URSS Suppléants:

tement de la Santé au Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. SANGSINGKEO, Directeur général du Dépar-

Dr N. F. IzMEROV, Chef adjoint du Département

tement des Services médicaux au Ministère de la Santé publique Dr C. DEBYASUVARN, Directeur de la Division de

des Relations extérieures au Ministère de la Santé de l'URSS Dr Y. P. LISSITSINE, Chef du Département de la Santé internationale à l'Institut Sémachko d'Administration de la Santé publique et d'Histoire de la Médecine, Moscou M. P. S. KOSSENKO, Chef adjoint du Département

la Lutte contre les Maladies transmissibles au Département de la Santé, Ministère de la Santé publique TOGO

Délégués:

Dr G. V. KPOTSRA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr J. J. D'ALMEIDA, Médecin chef du Service de la Lutte antipalustre TUNISIE

des Organisations économiques internationales au Ministère des Affaires étrangères Conseillers:

Professeur O. V. KERBIKOV, Membre du Présidium

de l'Académie de Médecine de l'URSS Dr Svetlana S. MARENNIKOVA, Chef du Laboratoire

Délégués:

de Prophylaxie de la Variole, Institut de Recher-

Dr M. BEN AMMAR, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et aux Affaires sociales (Chef de délégation) Dr A. R. FARAH, Chef du Service de la Prévention

che des Préparations de Virus, Ministère de la Santé de l'URSS Dr V. L. ARTEMOV, Chef de la Division des ReIations avec les Publications médicales inter-

et de l'Hygiène publique (Chef adjoint)

M. R. Azouz, Chef du Service des Relations extérieures sociales

nationales, Académie des Sciences médicales de l'URSS Secrétaire: M. B. BELITSKI

d'Etat à la Santé publique et aux Affaires

et

internationales au

Secrétariat

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

13

VENEZUELA

YEMEN

Délégués:

Délégué:

Dr D. CASTILLO, Adjoint du Directeur de la Santé

publique au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) M. J. M. CARRILLO, Chef de la Division du Génie sanitaire au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale

Dr M. EL- ZOFRI, Conseiller au Ministère de la Santé; Directeur de l'Hôpital de Sana YOUGOSLAVIE

Délégués:

Dr D. ORELLANA, Chef de la Section de la Santé internationale au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale Suppléant:

M. M. MARKOVIK, Secrétaire à la Santé publique, Conseil exécutif fédéral (Chef de délégation) Dr V. DJUKANOVI5, Directeur de l'Institut fédéral de la Santé publique (Chef adjoint) M. S. KoP6oK, Ambassadeur; Délégué permanent

de la Yougoslavie auprès de l'Office européen des Nations Unies et des institutions spécialisées en Europe

Dr A.

MEJÍAS,

Assistant au Département des

Conseillers:

Services locaux de Santé publique au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale Secrétaire:

Professeur E. GRIN, Directeur de l'Institut de Dermato -Vénéréologie de Sarajevo M. S. goá, Conseiller à la Délégation permanente de la Yougoslavie auprès de l'Office européen des Nations Unies et des institutions spécialisées en Europe Mme V. VLAHOVIC, Deuxième Secrétaire au Secré-

M. H. APONTE, Premier Secrétaire, Délégation permanente du Venezuela auprès des organisations des Nations Unies à Genève

tariat d'Etat des Affaires étrangères

REPRÉSENTANTS DES MEMBRES ASSOCIÉS RUANDA -URUNDI

Dr P. MASUMBUKO, Conseiller général du Gouvernement OBSERVATEURS

MASCATE ET OMAN M. I. BIN KHALIL RASASSI SAINT -SIEGE

SAINT -MARIN

R. P. H. M. DE RIEDMATTEN, Conseiller du Centre d'Information des Organisations internationales catholiques à Genève Dr P. CALPINI, Chef du Service de l'Hygiène publique

M. G. FILIPINETTI, Ministre plénipotentiaire; Chef de la délégation permanente de Saint -Marin auprès de l'Office européen des Nations Unies M. H. DE CABOGA, Conseiller de la délégation perma-

du Canton du Valais, Suisse

nente de Saint -Marin auprès de l'Office européen des Nations Unies

REPRÉSENTANTS DU CONSEIL EXÉCUTIF

Dr A. O. ABU SHAMMA, Président du Conseil exécutif

Dr van Zile HYDE, Président du Comité permanent des Questions administratives et financières

REPRÉSENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTÉES Organisation des Nations Unies

M. N. G. LUKER, Fonctionnaire chargé des relations extérieures, Office européen Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

M. P. P. SPINELLI, Directeur de l'Office européen

M. G. E. YATES, Directeur de la Division des Stupéfiants

Sir Herbert BROADLEY, Représentant du FISE

au Royaume -Uni

14

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine

Dr A. ANNONI, Division de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail M. M. H. KHAN, Division des Organisations internationales Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

Dr S. FLACHE, Directeur des Services de Santé Comité central permanent de l'Opium et Organe de Contrôle des Stupéfiants

M. L. ATZENWIiER, Secrétaire du Comité central permanent de l'Opium et de l'Organe de Contrôle des Stupéfiants Haut -Commissariat pour les Réfugiés

M. A. G. ORBANEJA, Chef de la Sous -Division de

la liaison avec les institutions internationales, Service du Programme et du Budget M. N. CRAPON DE CAPRONA, Sous -Division de la

M. W. PINEGAR, Directeur adjoint Bureau de l'Assistance technique

liaison avec les institutions internationales, Service du Programme et du Budget

Dr M. AUTRET, Directeur de la Division de la Nutrition Organisation météorologique mondiale

M. J. R. SYMONDS, Chargé de liaison en Europe Organisation internationale du Travail

Dr R. A. MÉTALL, Chef de la Division des Organisations internationales

M. J. R. RIVET, Secrétaire général adjoint M. J. M. RUBIATO, Chef de la Division des Conférences, Documents et Publications Agence internationale de l'Energie atomique

Dr L. PARMIGGIANI, Chef de la Division de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail

Mlle M. JEFFREYS

REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES Bureaux internationaux réunis pour la Protection de la Propriété industrielle, littéraire et artistique Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires

Général- Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général Conseil de l'Europe

M. J. LAMB, Secrétaire de la Division de la Propriété industrielle

M. WIEBRINGHAUS, Chef de la Section sociale

M. F. EYRIEY, Chef adjoint de la Section sociale Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes

Ligue des Etats arabes

Dr A. T. CHOUCHA, Directeur du Département sanitaire

Dr K. G. WATSON, Médecin en chef

REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS

Association du Transport aérien international Dr H. GARTMANN

PIofesseur M. GIAQUINTO Dr P. M. BERNARD Association internationale des Femmes Médecins

M. R. W. BONHOFF Association internationale de la Fertilité

Dr Vera J. PETERSON, Secrétaire Dr Anne AUDÉOUD -NAVILLE Association internationale des Sociétés de Microbiologie

Professeur G. TESAURO, Vice -Président Association internationale de Pédiatrie

Professeur G. FANCONI, Secrétaire général Association internationale de Prophylaxie de la Cécité

Professeur F. CHODAT Association médicale mondiale

Professeur D. KLEIN Dr F. AMMANN

Dr J. MAYSTRE

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

15

Association mondiale vétérinaire

Fédération internationale des Collèges de Chirurgie

Dr M. LEUENBERGER Central Council for Health Education

Professeur R. PATRY Fédération internationale des Hôpitaux

Dr A. J. DALZELL -WARD, Directeur médical Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico -sociales

M. W. F. VETTER Fédération internationale du Diabète

Dr J. J. WITTE, Secrétaire Mme G. VERNET Fédération mondiale de Neurologie

Mue M. CALLOU, Secrétaire générale Mlle L. M. J. VANKEERBERGHEN Mlle C. DUMOULIN Mlle F. BRONFORT Mlle G. PASTEAU

M. W. R. FINKS, Membre exécutif Fédération mondiale des Anciens Combattants

Mlle M. L. REY Mlle M. CASSAGNE Comité international de la Croix -Rouge

M. A. RONCONI, Directeur du Département des Questions relatives aux Nations Unies Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies

Mlle A. PFIRTER, Chef du Service du Personnel sanitaire M. B. H. COURSIER, Conseiller juriste Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail

Mme R. J. M. BONNER Mme J. BRUCE - CHWATT

M. G. GIACOSA Fédération mondiale des Ergothérapeutes

Professeur J. L. NICOD Confédération internationale des Sages -Femmes

Mme A. C. Glyn OWENS, Secrétaire -Trésorière adjointe Mlle A. M. ROLLIER Fédération mondiale pour la Santé mentale

Mlle H. PAILLARD Conférence internationale de Service social

Mme K. KATZKI, Chargée de liaison Mme V. DEGOUMOIS Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

Dr Anne AUDÉOUD- NAVILLE

Dr F. CLOUTIER, Directeur

Dr J. R. REES, Consultant spécial Professeur H. C. RÜMKE Dr A. REFOND

Professeur R. CRUICKSHANK Dr P. -A. MESSERLI Conseil international des Infirmières

M1e R. S. ADDIS M. P. JEAN Dr C. F. VEIL Mlle E. M. THORNTON, Secrétaire générale Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge

Mlle G. BUTTERY, Secrétaire générale adjointe Mlle J. MAILLARD Fédération dentaire internationale

Professeur L. J. BAUME Dr C. L. BOUVIER Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique

M. H. BEER, Secrétaire général Dr Z. S. HANTCHEF, Directeur du Bureau de la Santé et des Affaires sociales Mlle Y. HENTSCH, Directrice du Bureau des Infirmières M. K. S. NIGAM, Directeur du Bureau des Relations internationales Ligue internationale des Sociétés dermatologiques

Professeur H. DE WATTEVILLE, Secrétaire général Professeur W. GEISENDORF Dr R. BORTH Professeur W. JADASSOHN

16

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Société de Biométrie

Union internationale contre la Tuberculose

Dr C. I. BLISS, Président Société internationale de Cardiologie

Professeur E. BERNARD, Secrétaire général

Dr J. Fioul, Directeur exécutif Dr P. W. DUCHOSAL, Deuxième Vice- Président Société internationale de Criminologie

Union internationale contre le Cancer

Dr J. F. DELAFRESNAYE, Directeur du Bureau de Genève Union internationale de Protection de l'Enfance

Dr M. RÉMY Société internationale de la Lèpre

Mlle A. E. MOSER, Secrétaire générale adjointe Union internationale des Architectes

Professeur W. JADASSOHN Société internationale de Transfusion sanguine

M. W. F. VETTER Union internationale pour l'Éducation sanitaire

Dr R. FISCHER, Membre d'honneur Société internationale d'Hydatidologie

Dr A. P. FERRO, Secrétaire permanent Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés

Professeur G. A. CANAPERIA, Président Mme A. LE MEITOUR -KAPLUN, Secrétaire générale Mlle K. KAPLUN Union mondiale OSE

M. L. EISEMAN

M. M. KLOPMANN

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

17

PRÉSIDENCE ET SECRETARIAT DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ ET COMPOSITION DES COMMISSIONS Président:

des présidents des commissions principales et de délégués des pays suivants : Brésil, Cameroun, Dane-

Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) Vice -Présidents:

mark, Etats -Unis d'Amérique, France, Inde, Japon, Madagascar, Nigéria, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

Dr M. K. AFRIDI (Pakistan) Dr D. CASTILLO (Venezuela) Dr P. LAMBIN (Haute -Volta)

du Nord, Soudan, Tunisie et Turquie. Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général COMMISSIONS PRINCIPALES

Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général Commission de Vérification des Pouvoirs

Conformément à l'article 34 du Règlement intérieur

La Commission de Vérification des Pouvoirs était

de l'Assemblée de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales. Programme et budget Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie) Vice -Président: Professeur F. WIDY- WIRSKI (Pologne)

composée de délégués des pays suivants : Arabie Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Ethiopie, Honduras, Libéria, Mali, Mexique, Philippines, Roumanie et Thaïlande. Président: Dr F. Q. DUQUE (Philippines) Vice -Président: Dr S. DOLO (Mali) Rapporteur: Dr K. SCHINDL (Autriche)

Secrétaire: M. F. GUTTERIDGE, Chef du Service juridique Commission des Désignations

Rapporteur: Dr J. A. MONTALVAN (Equateur) Secrétaire: Dr P. M. KAUL, Sous -Directeur général Questions administratives, financières et juridiques

La Commission des Désignations était composée de délégués des pays suivants : Afghanistan, Brésil, Colombie, Congo (Brazzaville), Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Haïti, Inde, Irak, Iran, Italie, Japon, Libye, Madagascar, Nouvelle Zélande, Nigéria, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Tchécoslovaquie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Président: Dr J. PLOJHAR (Tchécoslovaquie) Rapporteur: Dr R. VANNUGLI (Italie)

Président: Dr M. LóPEZ HERRARTE (Guatemala) (jusqu'au 12 mai); puis, Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

Vice- Président: M. T. J. BRADY (Irlande)

Rapporteur: Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam)

Secrétaire: M. M. P. SIEGEL, Sous -Directeur général Sous -Commission juridique

Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général Bureau de l'Assemblée

Président: M. R. S. S. GUNEWARDENE (Ceylan) Vice -Président: M. J. DE CONINCK (Belgique) Rapporteur: M. E. J. MARTINEZ (Fédération de Malaisie) Secrétaire: M. F. GUTTERIDGE, Chef du Service

Le Bureau de l'Assemblée était composé du Président et des Vice -Présidents de l'Assemblée de la Santé,

juridique

ORDRE DU JOUR ' [A15 /1 Rev. 1 -9 mai 1962] 1. 1.1

SÉANCES PLÉNIÈRES

Ouverture de la session Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations Election du président et des trois vice -présidents de l'Assemblée

1.2 1.3

1.4 1.5

Election du président de la Commission du Programme et du Budget Election du président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Mandat des commissions principales de l'Assemblée mondiale de la Santé Constitution du Bureau de l'Assemblée

1.6 1.7 1.8 1.9

Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième sessions

1.10 1.11

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS [Point renvoyé à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques sous le numéro 3.17]

1.12 1.13

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif [Point renvoyé à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques sous le numéro 3.18]

1.14 1.15

Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard (rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard) [Point renvoyé à la Commission du Programme et du Budget sous le numéro 2.17]

1.16 1.17

Approbation des rapports des commissions principales

1.18

Clôture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 2.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

2.1

Election du vice- président et du rapporteur

2.2

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963 2.2.1 Examen des points principaux du programme 2.2.2 Recommandation concernant le niveau du budget 2.2.3 Examen détaillé du programme d'exécution 1 Adopté à la troisième séance plénière.

- 19-

20

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

QUESTIONS RELATIVES AU PROGRAMME 2.3

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme Programme d'éradication de la variole Le programme de recherches médicales de 1958 à 1961

2.4 2.5 2.6

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

2.7 2.8

Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville) Etudes organiques 2.8.1 Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées 2.8.2 Prochaines études organiques du Conseil exécutif

2.9

Problèmes de santé des gens de mer Quarantaine internationale 2.10.1 Examen des neuvième et dixième rapports du Comité de la Quarantaine internationale 2.10.2 Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale

2.10

2.11

Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde Ordre de priorité des activités comprises dans le programme COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS

2.12

2.13

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS (questions de programme) Encouragement, sur le plan international, de la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses

2.14

2.15

Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FI SE et de l'OMS Relations avec les organisations non gouvernementales : Communication de l'Association internationale de la Fertilité POINT RENVOYÉ A LA COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

2.16

2.17

Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais (Point proposé par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques)

3. 3.1

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES Election du vice -président et du rapporteur Examen de la constitution d'une sous -commission juridique Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962

3.2 3.3

ORDRE DU JOUR

21

3.4

Examen du projet de programme et de budget pour 1963, en ce qui concerne : les réunions constitutionnelles 3.4.2 les services administratifs 3.4.3 les autres affectations de crédits 3.4.4 le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 3.4.1

ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3.5

Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé

3.6

Choix du pays ou de la Région od se tiendra la Seizième Assemblée mondiale de la Santé QUESTIONS FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES

3.7 3.8

Contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962 Barème des contributions pour 1963

3.9

Examen de la situation financière de l'Organisation 3.9.1 Rapport financier pour l'exercice 1960, Rapport du Commissaire aux Comptes, et observations du Conseil exécutif 3.9.2 Rapport financier pour l'exercice 1961, Rapport du Commissaire aux Comptes, et observations du Comité spécial du Conseil exécutif 3.9.3 Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement 3.9.4 Rapport sur les recettes occasionnelles 3.9.5 Position du compte d'attente de l'Assemblée Financement du programme d'éradication du paludisme 3.10.1 Compte spécial pour l'éradication du paludisme 3.10.2 Recommandations concernant les critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paiement des contributions 3.10.3 Timbres -poste de l'éradication du paludisme

3.10

3.11

Locaux du Siège : Rapport sur l'avancement des travaux Fonds de roulement : Avances pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de l'autorisation donnée par la résolution WHA13.41, partie II, paragraphe 1.3)

3.12

3.13

Rapport sur les amendements au Règlement du Personnel confirmés par le Conseil exécutif Traitements du Directeur général adjoint, des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS

3.14

3.15

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies 3.16.1 Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1960 3.16.2 Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS : Nomination de représentants pour remplacer les membres dont le mandat vient à expiration

3.16

22

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

POINTS RENVOYÉS A LA COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES

Admission de nouveaux Membres et Membres associés Examen de : 3.17.1 Admission du Samoa -Occidental en qualité de Membre 3.17.2 Admission du Sultanat de Mascate et Oman en qualité de Membre 3.17.3 Admission de la Jamaïque en qualité de Membre associé 3.17.4 Admission de l'Ouganda en qualité de Membre associé 3.17 3.18 3.19

Contrat du Directeur général (traitement et indemnités) Bureau régional de l'Afrique 3.19.1 Locaux du Bureau régional de l'Afrique 3.19.2 Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique Rattachement des nouveaux Membres et Membres associés aux Régions POINT SUPPLÉMENTAIRE

3.20

Le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix' (Point proposé par le Gouvernement de l'Arabie Saoudite)

'Point ajouté à l'ordre du jour en vertu de l'article 12 du Règlement intérieur et renvoyé à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES

PREMIÈRE SEANCE PLÉNIÈRE Mardi 8 mai 1962, 10 heures Président : Dr A. L. MUDALIAR (Inde)

1.

Ouverture de la session de

L'année 1961 a été marquée par l'entrée à l'OMS nombreuses nations devenues indépendantes. Quinze nouveaux Membres et deux Membres associés

Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Je déclare ouverte la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Chers collègues, Mesdames et Messieurs, per-

se sont joints à nous : nous étions donc, à la fin de l'année, cent huit Membres et deux Membres associés.

mettez -moi tout d'abord de vous souhaiter la plus cordiale bienvenue à cette quinzième session de l'Assemblée mondiale de la Santé. Plusieurs représentants éminents du Canton de Genève, des Nations Unies et des organisations soeurs nous ont fait l'hon-

Lorsque, faisant un retour en arrière, je revois la Première Assemblée mondiale de la Santé, tenue en

1948, je ne puis m'empêcher d'éprouver une vive satisfaction en constatant qu'aujourd'hui, plus que jamais, il est réellement permis de parler d'une Assemblée mondiale de la Santé, qui peut désormais aborder les problèmes sous un angle universel et dont l'influence

neur d'être parmi nous. C'est donc avec un grand plaisir que je salue les autorités de Genève et, en particulier, M. le Conseiller d'Etat Jean Treina, repré-

sentant le Président du Conseil d'Etat, ainsi que M. Maurice Thévenaz, Maire de Genève. Je salue également M. Spinelli, qui représente en cette occasion l'Organisation des Nations Unies, ainsi que M. Jenks,

M. Davies, M. Gerald Gross et M. Kowarski. Nous nous félicitons de leur présence à cette séance inaugurale.

s'étend à la terre entière. Je me félicite tout particulièrement de pouvoir souhaiter la bienvenue à quelques -uns des nouveaux Membres qui se trouvent parmi nous : la République du Congo (Léopoldville), le Sierra Leone, le Tanganyika et la Mongolie. Je désire saluer également les observateurs du Sultanat de Mascate et Oman et du Samoa -Occidental, deux pays qui, comme les membres de l'Assemblée le savent,

J'ai maintenant le douloureux devoir de rappeler la lourde perte subie au cours de l'année écoulée par tous ceux qui participent ou s'intéressent aux travaux

ont demandé à être admis en qualité de Membres de

l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que les observateurs de la Jamaïque et de l'Ouganda, pays au nom desquels une demande d'admission en qualité de Membres associés a été présentée. Si encourageante que soit cette force numérique, elle nous impose, d'autre part, une lourde responsabilité : celle de promouvoir, de préserver et d'améliorer

des organisations internationales. Nous avons été tous bouleversés et douloureusement émus d'apprendre

le décès d'un homme qui jouissait de la plus haute estime dans les milieux internationaux. Dag Hammarskjöld était un prince du monde international; il a voué sa vie entière à la grande cause qu'il servait, et il a su se rendre cher à nous tous par la sympathie, la compréhension et l'humanité dont il faisait preuve dans toute son action. J'ai encore dans ma mémoire

la santé des pays récemment parvenus à l'indépendance, sans perdre de vue les besoins des membres plus anciens de l'Assemblée et en s'efforçant de les satisfaire. C'est là toutefois une tâche qui, à mon avis, ne dépasse pas les possibilités humaines, et je suis

les paroles qu'il prononça il y a quelques années

lorsqu'il fit l'éloge de ]'oeuvre accomplie par l'Organisation mondiale de la Santé. Son pays et sa famille ne sont pas seuls à pleurer la disparition de cet homme

certain que l'Organisation mondiale de la Santé est parfaitement armée pour y faire face. Certains de nos Membres auront peut -être à faire un plus grand pas en avant pour réunir les conditions minimums qu'exige

d'envergure; tous ceux qui participent à la vie des organisations internationales éprouvent la même douleur et désirent exprimer leurs condoléances à ceux qui sont frappés par ce deuil. Je vous prie d'observer une minute de silence en sa mémoire.

la préservation de la santé. Dans tous les pays ayant accédé depuis peu à l'indépendance, de fortes pressions

L'Assemblée de la Santé observe une minute de silence.

pousseront - et j'en parle en connaissance de cause à accélérer le rythme du développement, non seulement en matière de santé, mais également dans de nombreux autres domaines de la reconstruction nationale. C'est précisément dans de telles situations qu'il

--23-

24

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

faut savoir faire preuve de sagesse et de jugement pour orienter le développement de façon à satisfaire en priorité les besoins essentiels; je suis certain que l'OMS, par l'entremise de son Directeur général et de son Secrétariat, saura seconder sans réserve tous ces efforts.

La tuberculose figurait au nombre des maladies prioritaires dans le programme proposé en 1948 par la Première Assemblée mondiale de la Santé. Bien

qu'elle demeure très répandue, des projets pilotes exécutés récemment autorisent l'espoir qu'il sera possible de la maîtriser à l'aide de mesures simples. Ces recherches et certaines expériences entreprises récemment, notamment à Madras, font entrevoir des succès décisifs. Le traitement à domicile semble donner des résultats encourageants, et il ne nous reste plus qu'à attendre les conclusions définitives. Les recherches les plus récentes concernant la fréquence des maladies à virus paraissent indiquer que

Passant en revue les progrès réalisés sur le plan sanitaire, le Directeur général a brossé un tableau

sobre de la situation actuelle, sans tomber dans aucune exagération et sans faire de phrases pompeuses.

Nous devons nous féliciter de cette attitude, car en matière de santé, l'optimisme exubérant et le morne pessimisme sont aussi déplacés l'un que l'autre. Dans la lutte contre certaines maladies transmissibles, le Directeur général et son Secrétariat se sont faits les propagandistes d'une stratégie révolutionnaire :

celles -ci sont très répandues. On ne saurait plus

considérer la poliomyélite comme géographiquement circonscrite. Le vaccin inactivé s'est révélé efficace

attaquer à outrance jusqu'à l'éradication,

plutôt que de rester constamment sur la défensive. Le premier des fléaux ainsi attaqués est le paludisme, et il est encourageant de constater qu'en dépit de

contre cette maladie; cependant, un vaccin vivant administré par voie buccale a été largement utilisé dans certains pays d'Europe orientale avec des résultats extrêmement encourageants. L'Organisation mondiale de la Santé s'occupe activement des recherches sur les affections malignes, et notamment le cancer. Le groupe des leucémies tient une place importante parmi les maladies néoplasiques

difficultés énormes, et malgré la grande extension géographique de cette maladie, les efforts portent leurs fruits. Venant d'un pays où ce fléau a prélevé un lourd tribut en vies humaines et a débilité un nombre d'hommes beaucoup plus élevé encore, je puis affirmer que la situation est aujourd'hui radicalement différente. Là où l'on voyait autrefois des villages et des champs abandonnés, d'où la population avait fui pour échapper au fléau, la vie a repris et la

des hommes et des animaux. Désirant coordonner plus étroitement les recherches effectuées sur l'homme et sur les animaux, l'OMS a organisé à Philadelphie, au début de 1961, une conférence chargée de confronter les résultats de diverses études sur la leucémie. La fréquence des affections cardio -vasculaires tend à s'accroître et l'on espère que la collaboration étroite

campagne est verdoyante et fertile, grâce au succès remporté par les campagnes d'éradication. Chacun se

félicitera de constater qu'au cours de l'année

qui s'est établie entre la Société internationale de Cardiologie et l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que les études coordonnées sur les affections cardio -vasculaires chez les animaux, permettront de projeter quelque lumière sur les formes humaines de ces maladies. Les maladies mentales constituent l'un des problèmes les plus importants qui se posent dans le monde

écoulée sept autres pays, totalisant une population de 150 millions d'habitants, se sont joints au programme d'éradication. Toutefois, le succès dépend dans une large mesure du parallélisme des efforts entrepris dans les pays et régions limitrophes, et de la collaboration qui peut s'instaurer à cet effet. Alors que, dans certains pays, l'application du programme en est encore à la phase initiale de pré- éradication, dans d'autres, son exécution est assez avancée et ce sont les opérations de surveillance qui s'y imposent désormais. L'éradication de la variole constitue également une

moderne. Un Comité d'experts de la Santé mentale, qui s'est réuni à la fin de 1960, a étudié plus particulièrement l'organisation de services de santé mentale accessibles à l'ensemble de la population. Il est fort heureux que les discussions techniques au cours de

tâche à laquelle nous devons nous attaquer; si nous la poursuivons énergiquement, il ne fait aucun doute que cette maladie ne sera bientôt plus qu'un souvenir. L'apparition récente de l'infection dans des pays où l'on n'avait pas enregistré de cas depuis des dizaines

la présente Assemblée aient pour thème les programmes de santé mentale dans les plans de santé publique.

d'années prouve que toutes

les nations doivent demeurer sur le qui -vive et collaborer entre elles en vue d'éliminer cette terrible menace dans le monde entier. Nous devons toutefois constater avec regret la recrudescence de certaines maladies, et plus spécialement du choléra, de la fièvre jaune, de la trypanosomiase, de la blennorragie et de la syphilis. Cette simple constatation nous rappelle que l'adversaire ne peut être tenu en échec qu'au prix d'une vigilance

La question de la nutrition a été étudiée conjointement par les trois principales organisations qui s'y intéressent - la FAO, le FISE et l'OMS. La pénurie de personnel compétent est, ici comme ailleurs, un obstacle au progrès dans de vastes régions du monde. Dans les pays où systématiquement on distribue à midi des repas aux enfants des écoles, aux travailleurs et à d'autres catégories de personnes, la surveillance constante de spécialistes de la nutrition est évidemment nécessaire. L'hygiène des radiations, la médecine des radiations

permanente - et les ennemis de la santé sont plus insidieux, plus subtils et plus dangereux que tous les autres.

et la génétique humaine ont fait l'objet de diverses études, et l'intérêt porté par l'Organisation à la

conception et la construction des appareils de radio-

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

25

logie médicale contribuera à améliorer progressivement la protection contre les radiations émanant de ces installations. Il est clair que l'Organisation mondiale de la Santé ne peut poursuivre efficacement ses travaux et appli-

une décision importante en vertu de laquelle les dépenses d'administration et des services d'exécution du programme d'éradication du paludisme seraient imputées à partir de 1962 sur le budget ordinaire. Sur l'invitation d'un Etat Membre, l'Assemblée de

quer sa politique dans les divers pays que dans la mesure où ceux -ci disposent d'un personnel capable de mettre en oeuvre les recommandations et de tirer profit des progrès les plus récents de la médecine, de

la Santé se réunit parfois en dehors du Siège, sous certaines conditions déterminées. C'est ainsi que, sur l'invitation du Gouvernement de l'Inde, l'Assemblée mondiale de la Santé a siégé à New Delhi, du 7 au 24 février 1961, et toutes les dépenses supplémentaires qui en ont résulté ont été prises en charge par le pays -

la science et de la technique. La formation de ce personnel est donc depuis toujours l'une des préoccupations essentielles de l'Organisation. Son programme comporte trois aspects principaux : enseignement et formation post- universitaires en santé publique, enseignement destiné aux étudiants en

hôte en vertu d'un accord conclu entre le Gouvernement de l'Inde et l'Organisation mondiale de la Santé. Qu'il me soit permis à cette occasion d'exprimer

médecine et formation de spécialistes. En ce qui concerne l'enseignement dispensé par les écoles de médecine, on doit se féliciter qu'un groupe d'étude se soit réuni à la fin de 1961 pour proposer certaines normes minimums admissibles sur le plan international pour la formation des médecins. Cette normalisation est indispensable au succès de l'action entreprise par l'Organisation. Les conclusions de ce groupe d'étude faciliteront la création de nouvelles écoles de médecine et la revision des méthodes et programmes actuels. De même, la formation et l'emploi du per-

aux délégués, au Directeur général et au Secrétariat nos sincères remerciements pour la bienveillance qui nous a été témoignée au sujet des dispositions prises en cette circonstance, ainsi que pour la collaboration sans réserve que nous avons trouvée auprès de l'Orga-

nisation. Au cours de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, l'Argentine et l'Union des Républiques socialistes soviétiques ont adressé des invitations pour que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé se tienne dans l'un ou l'autre de ces deux

sonnel auxiliaire en médecine, ainsi que dans les services d'obstétrique, de soins infirmiers et d'assainissement, ont été examinés par un comité d'experts, dont les conclusions seront certainement très utiles.

Par suite de la situation catastrophique que les inondations avaient provoquée en Somalie au cours de l'année écoulée, le Gouvernement de cet Etat a sollicité l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé, et il est réconfortant de constater que, quatre jours après le premier câblogramme demandant des secours,

pays. L'URSS a bien voulu ajourner son invitation pour une autre Assemblée de la Santé, et nous espérons par conséquent que la prochaine Assemblée pourra se réunir à Buenos Aires. Une partie considérable des travaux de l'Organisation mondiale de la Santé s'effectue par l'entremise des organisations régionales. Au cours de l'année écoulée, ces dernières ont accompli, selon leur habitude, une oeuvre très remarquable en collaborant pleinement avec le Siège et avec les Etats Membres de leur ressort. Il convient de mentionner tout spécialement le travail accompli par l'Organisation régionale de l'Afrique, qui a dû faire face à la très forte demande

du personnel et des fournitures médicales étaient dépêchés dans les régions sinistrées. Plusieurs comités d'experts se sont réunis pendant

l'année. Non seulement ces réunions ont permis

d'utiles échanges d'informations, mais elles ont aussi abouti à des recommandations concrètes tenant . compte des progrès les plus récents des connaissances et des idées. Je suis heureux de constater que vingt -

résultant de l'accession rapide de nouveaux pays à l'indépendance et de la diminution considérable du personnel médical et paramédical après le départ des ressortissants de la puissance ayant exercé l'autorité précédemment. Je n'ai pas l'intention, mes chers collègues, d'évoquer

trois comités d'experts ont ainsi siégé au cours de l'année, ainsi que six comités mixtes représentant deux ou plusieurs organisations.

J'en arrive maintenant à un aspect plus prosaïque des activités de l'OMS. La situation financière ne saurait évidemment manquer d'intéresser les délégués. La Treizième Assemblée mondiale de la Santé avait

actuellement les multiples aspects de la santé mondiale ni d'examiner le Rapport annuel du Directeur général. Ces questions seront discutées ici même et au sein des commissions, et les nombreuses opinions qui seront formulées apporteront sans aucun doute des connaissances utiles sur certaines des maladies

auxquelles j'ai fait allusion. Grâce aux efforts de l'OMS et d'autres institutions soeurs, nous disposons aujourd'hui d'un réseau d'organisations et nous sommes

établi pour 1961 un budget effectif de $18 975 000 environ. Sur la recommandation du Conseil exécutif, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé certaines prévisions budgétaires supplémen-

taires, portant ainsi le budget effectif à $19 780 000 environ. En ce qui concerne le programme d'assistance

technique, le montant total des sommes mises à la disposition de l'Organisation au titre du programme élargi ($5 807 000 en 1960) a atteint approximativement $7 119 000 en 1961 -1962. La Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a pris, d'autre part,

en mesure, avec leur collaboration et leur concours, de faire largement connaître les résultats des recherches les plus récentes dans de nombreux domaines. La recherche médicale ne peut pas demeurer isolée, car toute investigation dans les branches fondamentales de la physiologie et de la biologie peut avoir des répercussions sur les travaux du chercheur médical.

L'Organisation mondiale de la Santé a entrepris d'encourager ces recherches et de jouer à cet égard le rôle d'un agent catalyseur; ce faisant, elle s'est efforcée, conformément à la nature même de ce programme,

26

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

d'adapter son personnel et ses équipes aux exigences d'une activité coordonnée, afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles. En jetant un regard en arrière vers 1948, année où

Nations Unies a décidé de consacrer au « développement » la décennie que nous vivons. Si exaltante et difficile que soit cette idée d'une décennie du développement, elle ne doit pas nous cacher - et je répète ici

s'est réunie la Première Assemblée mondiale de la

une idée récemment exprimée par votre Directeur général - elle ne doit pas nous cacher les résultats déjà obtenus. Je suis en mesure d'apporter un témoignage

Santé, je me félicite de constater qu'un si grand

nombre de nations se trouvent ici représentées aujourd'hui pour prendre part aux discussions et pour proposer des moyens et des méthodes permettant d'atteindre notre but à tous, ce but que le préambule de notre Constitution a si remarquablement défini en affirmant que la santé ne consiste pas seulement en une absence de maladie. Je tiens à exprimer au Direc-

direct sur les réalisations passées et présentes de l'OMS, non parce que j'en ai été informé ici à Genève, mais bien par tout ce que j'ai pu voir personnellement sur place dans maintes régions du monde. A propos des pays en voie de développement, nous trouverons

un intérêt certain pour l'étude de nos propres problèmes à vos débats sur des questions comme l'éradication du paludisme et l'assistance aux Etats qui ont

teur général et à ses collaborateurs, tant au Siège que dans les Régions, et tout spécialement au personnel en mission dans les pays, notre gratitude pour l'ceuvre admirable qu'ils ont accomplie pendant l'année

écoulée. Parmi les personnalités éminentes qui ont

contribué au succès de l'Organisation, un grand

récemment accédé à l'indépendance. Le Secrétaire général m'a prié de souligner tout particulièrement l'action menée l'année dernière par l'OMS dans des conditions qui, le plus souvent, ont pu paraître extrêmemént difficiles, surtout bien entendu au Congo (Léopoldville).

nombre se sont retirées de la scène et, hélas, quelques -

unes ne sont plus des nôtres; mais leur exemple de dévouement sera éternellement présent à notre esprit et jamais nous ne saurons leur exprimer suffisamment notre reconnaissance. Ayant eu l'honneur de participer à toutes les sessions

La sollicitude que l'OMS et les Nations Unies portent aux divers aspects d'un même effort ne laisse

pas de poser des problèmes de coordination et de liaison qui deviennent toujours plus complexes à mesure

de l'Assemblée mondiale de la Santé depuis 1948, je me permets de vous souhaiter à tous une année féconde, marquée par de grands succès pour la cause de la santé, une année de paix, de bonne volonté et de progrès constants dans tous les domaines. 2.

que s'accroît l'activité internationale dans le domaine social et économique. Votre Conseil exécutif a préparé

sur cette question une étude organique dont vous aurez à discuter. Nous avons suivi de très près les débats que votre Conseil exécutif a consacrés à ce sujet et nous partageons la plupart des avis qui y ont été exprimés. Je dirai enfin, à la fois au nom du Secrétaire général et en mon nom propre, que nous attendons avec un intérêt confiant le résultat de vos délibérations, que nous tenons pour assuré qu'elles seront fructueuses, et que nous espérons que votre séjour à Genève sera agréable. Allocution du représentant du Conseil d'Etat

Allocution du représentant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Je donne maintenant la parole à M. Spinelli, représentant du

Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.

M. SPINELLI, Directeur de l'Office européen des Nations Unies : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, j'ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue au Palais des Nations, au nom du Secrétaire

3.

du Canton de Genève Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : J'ai le plaisir

général de l'Organisation des Nations Unies par intérim. U Thant aurait, j'en suis bien certain, été très heureux de prolonger suffisamment la visite qu'il vient de faire à Genève pour être présent en personne

d'inviter M. Jean Treina, représentant du Conseil d'Etat du Canton de Genève, à prendre la parole devant cette Assemblée.

à cette séance, mais cela ne lui a pas été possible. Pendant son séjour à Genève, le Secrétaire général a fait remarquer que les occasions qu'il avait ainsi de s'entretenir avec ses collègues des institutions spécialisées lui permettaient d'étendre et d'approfondir sa connaissance de tout ce qui, au sein de la famille des Nations Unies, se fait dans le domaine social et économique. Dans ce domaine, l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé est d'une importance primordiale. Nous suivrons avec une attention toute particulière les débats que vous consacrerez aux points de votre

M. TREINA, Conseiller d'Etat de la République et Canton de Genève : Monsieur le Président, Monsieur

Directeur général, Mesdames et Messieurs les délégués, au nom du Conseil fédéral suisse et du Gouvernement genevois, j'ai le très grand honneur le

ordre du jour qui se rapportent au développement. Comme vous le savez, l'Assemblée générale des

de vous adresser un cordial souhait de bienvenue et un salut tout particulier. 1962 restera une année importante dans l'histoire de l'Organisation mondiale de la Santé. Le 24 mai, en effet, aura lieu la pose de la première pierre du nouveau bâtiment; celui -ci fixera désormais l'Organisation mondiale de la Santé auprès des autres organisations internationales qui tendent à mieux organiser

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

27

les relations entre les peuples et qui constituent un complément naturel à la Croix -Rouge, dont le siège est voisin et dont le nom est intimement lié à Genève

et nous nous retrouverons à 12 h. 10. La séance est suspendue.

et à la Suisse. Vous me permettrez ici de rappeler, Mesdames, Messieurs les délégués, le nom d'un citoyen suisse, l'architecte Jean Tschumi, qui avait mis tout son talent et toutes ses capacités au service de l'Organisation mondiale de la Santé puisqu'il l'a dotée d'un bâtiment qui constituera certainement une habitation digne d'elle. Le peuple suisse, le peuple de Genève éprouvent une tendresse toute particulière pour votre organisation. Ils y voient l'une des meilleures formes de solidarité entre les peuples dans leur lutte contre la maladie et la souffrance. Le peuple suisse, comme

La séance est suspendue de 10 h. 40 à 12 h. 10. 5. Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La Com-

mission de Vérification des Pouvoirs vient de se réunir sous la présidence du Dr Duque. J'invite le Rapporteur à venir à la tribune pour présenter son rapport. Le Dr Schindl (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 396). Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Je vous remercie. Vous venez d'entendre lecture du rapport

le peuple de Genève, désirent que vous trouviez toujours ici la meilleure, la plus franche des hospitalités.

Mesdames, Messieurs, je souhaite à vos travaux le plus grand succès et à l'Organisation mondiale de la Santé un avenir digne du grand but qu'elle poursuit. 4.

de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Y a -t -il des observations ? Quelqu'un désire -t -il Pologne.

prendre la parole ? La parole est au délégué de la Le Dr SZTACHELSKI (Pologne) (traduction du russe) :

Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Nous abor-

dons maintenant l'ordre du jour de la session. Je dois tout d'abord inviter l'Assemblée à constituer une Commission de Vérification des Pouvoirs, confor-

mément à l'article 22 de son Règlement intérieur Le texte de cet article est le suivant : Une Commission de Vérification des Pouvoirs,

composée de douze délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membrés, est nommée par l'Assemblée de la Santé au début de chaque session, sur la proposition du Président. Cette commission

élit son propre bureau. Elle examine les pouvoirs des délégués des Membres et des représentants des

Membres associés et fait sans retard rapport à l'Assemblée de la Santé. Tout délégué ou représentant dont l'admission soulève de l'opposition de la

part d'un Membre siège provisoirement avec les mêmes droits que les autres délégués ou représentants jusqu'à ce que la Commission de Vérification des Pouvoirs ait fait son rapport et que l'Assemblée

Monsieur le Président, chers collègues, la délégation polonaise estime qu'il est de son devoir, à propos du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, d'appeler l'attention de l'Assemblée sur le fait qu'il n'y a pas dans cette salle de représentation valable de la vaste population de la Chine, pas de représentant autorisé de la République populaire de Chine. La Chine est un grand pays. Son immense territoire occupe une grande partie du continent asiatique et représente une fraction considérable du globe terrestre. Ce grand pays, ce grand peuple, continue à faire face à de très graves problèmes sanitaires qui intéressent de très près notre organisation et auxquels il importe de trouver une solution. L'absence de représentants de ce pays est donc absolument anormale et injuste, et elle a pour conséquence de limiter le champ d'activité de notre organisation. Notre Président, le Dr Mudaliar, a souligné dans son discours que notre organisation doit se préoccuper du sort de l'humanité tout entière, que la coordination

des efforts et la collaboration de tous les pays est un de nos principes fondamentaux et que les maladies ne respectent pas les frontières des Etats. Ces sages paroles confirment une fois de plus que ce grand pays doit être représenté ici et collaborer avec nous. Il est certain que le moment venu, la République populaire

de la Santé ait statué. En vertu des pouvoirs que me confère cet article, je propose à l'Assemblée la liste suivante de douze Membres : Arabie Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Ethiopie, Honduras, Libéria, Mali, Mexique,

de Chine deviendra Membre de notre organisation.

Philippines, Roumanie et Thaïlande. Quelqu'un désire -t -il formuler des observations ? Des suggestions ? Des modifications ? Puis-je considérer, en l'absence de toute suggestion ou modification, que la liste que j'ai soumise à l'Assemblée est approuvée ? La liste est approuvée. La Commission va se réunir immédiatement. Je suspends la séance plénière pour une heure et demie

Il nous appartient de précipiter cet événement en abrégeant la période d'attente. Nous contribuerons ainsi au développement de notre organisation et nous accroîtrons son autorité. Je demande, Monsieur le Président, que ma déclaration figure au compte rendu officiel des travaux de notre session. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La parole

est au délégué de la Corée.

28

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

M. Soo Young LEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, mes chers collègues, nous venons d'entendre le représentant de

bution à l'oeuvre de notre organisation avant même que celle -ci n'ait été créée.

la Pologne affirmer que le « représentant » de la Chine communiste devrait être invité à prendre place à l'Assemblée mondiale de la Santé. Comme nous le savons tous, cette prétention n'est pas nouvelle; elle a été élevée des centaines de fois auparavant dans les organisations internationales, notamment dans celles qui se rattachent aux Nations Unies. Etant donné que nous ne sommes pas un organisme politique, il est regrettable qu'une question de caractère politique ait été introduite dans nos débats. Nous

Je conclus, Monsieur le Président, en déclarant que la motion présentée par la Pologne présente un caractère hautement politique, qu'elle est tout à fait hors de propos, et par conséquent irrecevable. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : La parole est au délégué des Etats -Unis d'Amérique. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, chers collègues, il est en effet regrettable que le délégué de la Pologne

comprenons tous, j'en suis sûr, que la proposition d'accorder un siège à la délégation du régime commu-

niste chinois vise tout simplement à conférer à ce régime une apparence de légitimité. Les arguments avancés pour ou contre l'existence d'une autorité de fait sur le peuple chinois nous sont familiers, et peut être ont -ils été un peu trop ressassés. Personne ne saurait contester en fait l'existence de cette autorité.

ait cru bon de soulever ici la question de la représentation chinoise. Puisqu'il en est ainsi, je ne voudrais pas que son intervention puisse figurer au procès -verbal sans être suivie d'un bref exposé précisant la position du Gouvernement des Etats -Unis sur cette question. Nous estimons que les représentants du Gouverne-

Sa rigueur et l'usage qui en est fait ne lui donnent que trop de réalité. Faut -il rappeler une fois de plus à cette assemblée que c'est la Chine communiste qui, en 1950, a envahi notre patrie sans aucune provocation ? Faut -il rappeler que des centaines de milliers de soldats communistes

ment de la République de Chine doivent avoir un siège à l'Organisation des Nations Unies et dans toutes ses institutions spécialisées. En revanche, nous sommes fermement convaincus que ni l'Organisation des Nations Unies, ni les institutions spécialisées ne

doivent accorder de siège aux représentants d'un régime qui, comme l'a fait observer tout à l'heure le distingué délégué de la Corée, transgresse résolument les normes de conduite internationale généralement admises, et qui, comme le prouvent ses actes d'hostilité et d'agressivité à l'égard de ses voisins d'Asie, ne fait que mépriser les principes auxquels sont attachées les Nations Unies. De plus, l'Assemblée générale des Nations Unies,

chinois ont attaqué le peuple innocent de la Corée ainsi que notre armée défensive et qu'ils ont porté la guerre directement et délibérément sur notre territoire, défiant ainsi ouvertement l'autorité des Nations Unies et violant la Charte qui nous régit tous ? En février 1951, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré les communistes chinois coupables

d'agression contre la Corée et contre les Nations Unies. En dépit de cette décision, certains alléguent

que nous devrions reconnaître et accepter cette agression criminelle, qui aurait duré assez longtemps

pour devenir un fait établi. Mais l'illégalité et le crime ne deviennent pas respectables ou moins odieux

qui est par excellence qualifiée pour régler les problèmes de cet ordre, a adopté une attitude parfaitement claire au sujet de la représentation chinoise lorsque, le 15 décembre 1961, elle a repoussé, par 48 voix contre 37, avec 19 abstentions, une proposition soviétique tendant à priver de leur siège les représentants du Gouvernement de la République de Chine,

du seul fait qu'ils se prolongent. Il n'est déjà pas normal que l'on puisse envisager d'accorder la qualité

de Membre de notre organisation à une nation qui mène actuellement une guerre contre cette même organisation ainsi que contre certains de ses Membres. De l'avis de ma délégation, ce serait une erreur d'examiner sérieusement la proposition d'accorder un siège

à la Chine communiste dans l'une quelconque des institutions des Nations Unies. De plus, nous nous trouvons réunis ici à l'Assem-

et à accorder un siège aux communistes chinois. A ce propos, je tiens à appeler spécialement l'attention sur la résolution 396 (V), adoptée le 14 décembre 1950 par l'Assemblée générale des Nations Unies. Cette résolution contient notamment les passages suivants: L'Assemblée générale,

blée mondiale de la Santé, dont le mandat et les attributions sont complètement dépourvus de caractère politique. Introduire ici une question si hautement politique ne peut avoir d'autre effet que de retarder l'examen des nombreuses questions inscrites à notre ordre du jour. De l'avis de ma délégation, la Chine est valablement représentée par la délégation de la République de Chine qui siège en ce moment parmi nous. La République de Chine a apporté sa contri-

Considérant qu'il peut s'élever des difficultés au

sujet de la représentation d'un Etat Membre à l'Organisation des Nations Unies et que l'on s'expose à ce que les divers organes de l'Organisation adoptent des décisions divergentes,

Considérant qu'il conviendrait, pour la bonne marche de l'Organisation, d'uniformiser les procédures à appliquer chaque fois que plus d'une autorité

prétend être le gouvernement qualifié pour repré-

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

29

senter un Etat Membre à l'Organisation des Nations

Unies, et que cette question donne lieu à controverse au sein de l'Organisation, Considérant que l'Assemblée générale est, par sa composition même, l'organe des Nations Unies le plus indiqué pour examiner l'opinion de chacun des Etats Membres sur les questions qui touchent au fonctionnement de l'Organisation tout entière, 3. Recommande que l'attitude qu'aura adoptée l'Assemblée générale... sur une question de ce

générale des Nations Unies. Les actes d'un tel régime ne reflètent pas la culture véritable et le caractère réel du peuple pacifique de la Chine.

Ma délégation votera pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs qui vient

de nous être présenté. Je demande que la présente déclaration figure au procès -verbal de la séance. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : D'autres délégués désirent -ils intervenir dans ce débat ? La

parole est au délégué de l'URSS.

genre soit prise en considération par les autres organes des Nations Unies et par les institutions spécialisées ;

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) : Monsieur

Monsieur le Président, compte tenu de cette résolution de l'Assemblée générale, de la décision prise par l'Assemblée générale à sa dernière session, de la nature du régime communiste chinois dont il a déjà été question, et finalement de la nécessité d'avancer dans l'étude des problèmes apolitiques qui se posent à cette organisation, nous pouvons simplement conclure que l'octroi d'un siège aux représentants de la Chine communiste serait contraire aux intérêts de l'Organisation mondiale de la Santé et, en fait, aux intérêts de l'ensemble des institutions des Nations Unies.

le Président, mes chers collègues, la délégation de l'Union soviétique constate avec regret que la Commission de Vérification des Pouvoirs a éludé dans son rapport la question de la validité des pouvoirs des représentants du groupe de Tchang Kaï -Chek.

On sait pertinemment que ceux qui soutiennent Tchang Kaï -Chek ne représentent pas le grand peuple chinois; malgré cela, la Commission de Vérification des Pouvoirs a jugé possible d'accepter que les débris du groupe de Tchang Kaï -Chek occupent à l'Organi-

Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La parole est au délégué de la Chine.

M. CHENG (Chine) (traduction de l'anglais) : Mon-

sation mondiale de la Santé le siège qui revient à la République populaire de Chine. Nul n'ignore que si la République populaire de Chine n'est pas admise à l'Organisation mondiale de la Santé, c'est uniquement pour des raisons politiques. Dans la Chine actuelle, il n'existe qu'un seul gouvernement, qui a été élu par le peuple chinois sur la base d'élections démocratiques et qui est, par conséquent, l'unique gouvernement légal de la Chine :

sieur le Président, je m'élève contre les affirmations du représentant du Parti communiste de Pologne, qui a contesté à ma délégation le droit de représenter la Chine et le peuple chinois. De l'avis de ma délégation, ces déclarations sont absolument inadmissibles. L'Assemblée générale des Nations Unies a confirmé à une majorité écrasante, lors de sa dernière session, le droit de ma délégation à représenter le peuple et le Gouvernement chinois au sein des Nations Unies. Il serait donc inconcevable qu'une institution spécialisée des Nations Unies puisse en décider autrement. Monsieur le Président, le Gouvernement que j'ai l'honneur de représenter est un des Membres fondateurs de l'Organisation mondiale de la Santé et il s'est toujours acquitté honorablement et avec distinction de toutes ses obligations au sein de l'Organisation. Il est l'unique gouvernement démocratique et légalement constitué de la Chine; il représente le peuple chinois et parle en son nom au sein des Nations Unies et des institutions spécialisées. Comme le savent nos collègues délégués, le régime communiste chinois a été imposé du dehors au peuple chinois et il maintient son emprise précaire sur ce peuple par l'oppression à l'intérieur et par l'agression contre ses voisins. En outre, ce régime a été expressément condamné comme agresseur dans une résolution de l'Assemblée

je veux parler du Gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine. Par conséquent, seule une personne désignée par le Gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine peut être considérée comme représentant légitime de la Chine.

Il en sera ainsi tôt ou tard, malgré tout ce que pourront dire ceux qui s'y opposent, en reprenant les arguments qui viennent d'être développés par le délégué de la Corée du Sud et le délégué des EtatsUnis d'Amérique.

Le délégué de l'Union soviétique proteste de la façon la plus énergique contre le fait que le grand peuple chinois ait été illégalement écarté des travaux

de l'Organisation mondiale de la Santé, au mépris des intérêts de ce peuple et de ceux de l'Organisation elle -même.

La délégation de l'Union soviétique estime donc devoir déclarer une fois de plus que le groupe de Tchang Kaï -Chek occupe illégalement la place de la Chine au sein de l'Organisation mondiale de la Santé et elle proteste catégoriquement contre cette injustice. La délégation de l'Union soviétique conteste la validité des pouvoirs du groupe de Tchang Kaï -Chek, car seul le représentant désigné par le Gouvernement

30

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

central du peuple de la République populaire de Chine

encore une fois en Chine. Ayant pour but le rétablis-

peut être considéré comme le représentant légitime de la Chine au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La parole

sement de leur domination sur ce peuple libre et souverain, aspirant à mettre leurs griffes une fois de plus sur les richesses immenses de ce grand pays, les

Etats -Unis d'Amérique n'ont pas renoncé à leurs projets de guerre. L'occupation armée de l'île de Taiwan, de cette partie intégrante du territoire chinois, la transformation de cette île en une base d'agression

est au délégué de l'Albanie.

M. OHRI (Albanie) : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués, un des problèmes les plus importants, qui est soulevé à chaque session

contre la Chine, le renforcement et l'augmentation autour de ce pays du réseau des bases militaires où sont concentrées des forces armées avec des effectifs

de cette organisation et qui malheureusement n'a jamais reçu la solution désirée, conformément au statut de l'Organisation et à l'esprit de la Charte de l'Organisation des Nations Unies, c'est celui qui consiste à donner un caractère universel à l'Organisation mondiale de la Santé. Le fait que la République

dépassant un million de soldats dotés des armes et des équipements les plus modernes, les provocations militaires incessantes contre la République populaire de Chine ainsi que la violation systématique et conti-

populaire de Chine, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Viet -Nam, la République démocratique allemande se trouvent toujours en dehors de notre organisation témoigne que celle -ci n'applique pas son mandat de façon normale. Depuis des années, aucune des sessions de l'Organisation n'a permis d'apporter de résultat concret à ce problème. Les efforts continus faits par les délégations de plusieurs Etats Membres, ainsi que les protestations ininterrompues d'un grand nombre de person-

nuelle du territoire de ce pays, tout cela fait partie d'un seul et même projet qui vise à la guerre et à la soumission des peuples. C'est toujours dans le même but que les Etats -Unis d'Amérique exercent leur influence sur certains pays Membres de l'Organisation et utilisent le mécanisme de vote dans les différentes organisations internationales, ainsi que dans

notre organisation, pour empêcher la République populaire de Chine de jouer dans l'arène internationale le rôle qui lui est dû, de même que pour freiner l'accroissement de son autorité dans le monde, autorité qui, à l'heure actuelle, est une réalité. Il ne fait aucun doute que les projets américains

nalités progressistes du monde entier, ne sont pas arrivés à mettre fin à cette situation arbitraire et nuisible à la cause de notre organisation et à la paix; ils n'ont pu mettre fin à l'injustice qui a été perpétrée contre le peuple de la République populaire de Chine,

contre la Chine ont des fondements d'argile. La République populaire de Chine, qui fait partie du camp invincible du socialisme, devient de jour en jour plus puissante et en même temps son prestige augmente toujours davantage.

qui compte près de 700 millions d'habitants, ainsi que contre les peuples de la République populaire démocratique de Corée, de la République démocratique du Viet -Nam et de la République démocratique allemande. Il est surtout inconcevable que la Répu-

La République populaire de Chine, qui possède un grand potentiel, développe à pas de géant, dans le cadre de l'expansion générale, les sciences sous tous leurs aspects. Les succès remportés par elle dans le domaine de la santé publique, son expérience en la matière, la contribution qu'elle peut apporter à notre organisation, rempliront le grand vide qui existe dans le fonctionnement et l'efficacité de l'Organisation.

blique populaire de Chine soit tenue en dehors de l'Organisation et que la place qui lui revient légitimement soit occupée par les représentants de la bande de Tchang Kaï -Chek.

C'est à juste titre que l'on se demande comment une telle situation peut exister depuis si longtemps

La présence de la République populaire de Chine dans l'enceinte de cette organisation comme Membre effectif donnera à l'Organisation le caractère universel qu'elle doit avoir et augmentera son prestige en tant qu'organisation humanitaire qui ne néglige rien pour atteindre le but pour lequel elle a été créée. La délégation de la République populaire d'Albanie

au sein de notre organisation, comment on peut fouler aux pieds d'une façon si flagrante les principes

de l'universalité de l'Organisation consacrés d'une façon expresse dans son statut et dans son règlement. Comment est -il possible que l'importante mission humanitaire dont cette organisation est chargée soit soumise aux considérations de nature politique et aux désirs et motifs arbitraires et discriminatoires de telle ou telle autre puissance ? A toutes ces questions, une seule réponse : tout cela résulte de la volonté des Etats -Unis d'Amérique qui, fidèles à leur politique d'agression et de provocation envers la République populaire de Chine, furieux de la défaite subie en 1949

espère que l'Organisation mondiale de la Santé cessera enfin de servir les buts de la guerre froide et que, en s'appuyant seulement sur le respect du principe

de l'universalité, consacré dans son statut et son règlement, elle donnera aux représentants légitimes

de la République populaire de Chine leur place méritée, en mettant à la porte de l'Organisation les représentants de la clique abhorrée de Tchang KaïChek. Notre délégation espère de même qu'au cours de cette session les mesures nécessaires seront prises

lorsque le peuple chinois triompha dans sa lutte révolutionnaire et bannit de son territoire continental la clique de Kuo- Min -Tang et ses patrons étrangers, n'ont jamais renoncé à leur rêve insensé de retourner

pour l'admission, au sein de notre organisation, de la République populaire démocratique de Corée, de

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

31

la République démocratique du Viet -Nam et de la République démocratique allemande. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La parole est au délégué du Viet -Nam. M. PHAN VAN THINH (République du Viet -Nam) :

contre l'adoption de ce rapport veuillent bien lever leur pancarte. Je prie maintenant ceux qui désirent s'abstenir de lever leur pancarte. Pour l'acceptation : 63; contre l'acceptation : 0; il y a 2 abstentions. Le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs est par conséquent adopté.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués, après un si long discours de mon honorable collègue, je me garderai bien de rivaliser avec lui en éloquence politique. Je me bornerai à dire simplement que, pour les raisons qui ont été longuement exposées ici par la délégation de la République de Corée et par l'honorable délégué de la République de Chine, nous 6.

Election de la Commission des Désignations

estimons que notre organisation, dont le caractère est technique, n'a pas à entrer dans des considérations d'ordre politique. J'ajouterai au dossier de l'affaire puisqu'on parle aussi bien et qu'on invoque d'autres

Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : J'invite maintenant l'Assemblée à examiner le point suivant de l'ordre du jour : élection de la Commission des Désignations. Cette question est régie par l'article 23 du Règlement intérieur de l'Assemblée, dont je vais donner lecture pour votre information : L'Assemblée de la Santé élit une Commission des Désignations comprenant vingt -quatre délégués

pays - que mon pays et le Royaume du Laos souffrent depuis de longues années de l'aide que les communistes chinois accordent au régime du Viet -Nam du Nord afin de semer le trouble aussi bien au Laos

qu'au Viet -Nam du Sud. Pour ces raisons, nous considérons qu'un pays qui foule ainsi les principes les plus élémentaires de la Charte des Nations Unies

ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres. Au début de chaque session ordinaire, le Président soumet à l'Assemblée de la Santé une liste de vingt -quatre Membres en vue de la constitution d'une Commission des Désignations. Tout Membre

ne mérite pas d'être admis à l'Organisation des Nations Unies et encore moins à une organisation qui est aussi technique que l'OMS. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Le dernier orateur inscrit est le délégué de Cuba. Le Dr ESCALONA (Cuba) (traduction de l'espagnol) :

peut proposer des adjonctions à cette liste. Cette liste, telle que modifiée par toute adjonction proposée, est mise aux voix conformément aux dispositions du présent Règlement intérieur applicables en matière d'élection. Conformément à cet article, une liste de vingt -quatre

Au nom de la délégation de Cuba, nous désirons faire

Etats Membres a été établie et je vais la soumettre maintenant à l'examen de l'Assemblée. Je désire préciser qu'en établissant cette liste, je me suis efforcé d'assurer une répartition géographique équitable. A mon avis, cette dernière doit être établie suivant les

entendre notre voix pour dire, en tant que pays parvenu à l'indépendance et à la liberté véritables, et

auquel les ennemis de notre révolution ont essayé d'imposer de l'étranger un gouvernement fantoche, qu'aussi longtemps qu'il existera 700 millions d'êtres

mêmes normes que pour le Conseil exécutif, qui compte également vingt -quatre membres. J'ai donc estimé que pour soumettre à l'Assemblée une liste assurant une distribution géographique équitable, le meilleur moyen est de donner à la Commission des

humains en dehors de notre organisation, nous ne pourrons pas valablement parler d'une Organisation mondiale de la Santé.

Désignations une composition analogue, tout au moins du point de vue numérique, à celle du Conseil exécutif. En d'autres termes, la liste que je me propose

Notre délégation n'accepte aucune autre représentation que celle de la seule Chine qui existe au monde, bien que l'impérialisme désire combattre cette réalité, et nous avons la certitude que, dans très

peu de temps, les authentiques représentants de la Chine se trouveront parmi nous, au sein de l'Organisation.

de soumettre à votre examen prévoit la répartition suivante du nombre de membres selon les Régions de l'OMS : quatre pour l'Afrique, cinq pour les Amériques, deux pour l'Asie du Sud -Est, sept pour l'Europe, quatre pour la Méditerranée orientale, deux pour le Pacifique occidental. Vous constaterez que

Nous demandons que ces remarques figurent au procès -verbal de la réunion. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Aucun autre

délégué n'a demandé la parole. Les observations formulées par les délégations figureront dans les actes officiels de la présente Assemblée.

cette répartition géographique est identique à celle qui a été réalisée pour le Conseil exécutif. Si vous le voulez bien, je vais vous donner maintenant lecture de la liste des Etats Membres que je soumets à votre examen : Afghanistan, Brésil, Colombie, Congo (Brazzaville), Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Finlande,

Je vais mettre maintenant aux voix le rapport soumis par le Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Que ceux qui sont en faveur de l'acceptation de ce rapport le fassent savoir, selon

France, Haïti, Inde, Irak, Iran, Italie, Japon, Libye, Madagascar, Nigéria, Nouvelle- Zélande, Royaume Uni, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques. Quelqu'un désire -t -il ajouter d'autres noms de pays à cette liste ? Vous prononcez -vous pour l'adoption

l'usage, en levant leur pancarte. Que ceux qui sont

32

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de cette liste ? Puisqu'il n'y a pas d'objection, puis-je considérer que vous vous prononcez pour l'adoption de cette liste ? La liste est adoptée. La Commission se réunira immédiatement après la

Désignations, précise également que les propositions de cette commission sont immédiatement communi-

quées à l'Assemblée de la Santé. J'interromps par conséquent la séance plénière. La prochaine séance plénière aura lieu à 16 heures. La séance est levée.

fin de la séance plénière. Comme les délégués le savent, l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assem-

blée, qui définit le mandat de la Commission des

La séance est levée à 13 heures.

DEUXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mardi 8 mai 1962, 16 heures Président: Dr A. L. MUDALIAR (Inde) puis

Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Premier rapport de la Commission des Désignations

intérieur prévoit qu'il n'est pas nécessaire de procéder

à un vote du moment qu'un seul candidat a été

Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Je déclare la séance ouverte. Je dois vous informer qu'il y aura malheureusement un peu de retard dans la présentation du rapport de la Commission des Désignations.

proposé. Je suggère, par conséquent, que l'Assemblée approuve la désignation faite par la Commission et

élise son président par acclamation, selon l'usage. (Applaudissements)

Je crois savoir que la Commission a dû travailler jusqu'à une heure avancée. Je propose par conséquent de suspendre la séance et de nous réunir à nouveau à 17 heures pour examiner le rapport de la Commission. La séance est suspendue.

Je prie le Dr Kourachov de monter à la tribune et de prendre place au fauteuil présidentiel. Le Dr Kourachov prend place au fauteuil présidentiel.

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Mesdames et

La séance est suspendue de 16 h. 15 à 17 h. 15. Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : La séance

est reprise. Je vous informe que la Commission de Vérification des Pouvoirs tiendra une seconde réunion demain matin à 9 h. 15.

Messieurs, chers amis, je tiens tout d'abord à vous dire combien je suis sensible au grand honneur que vous avez fait à mon pays en m'élisant aux hautes fonctions de Président de l'Assemblée. Je ferai tout mon possible, en ce qui me concerne, pour que les travaux de l'Assemblée soient fructueux et se poursuivent dans un esprit amical, afin que nous arrivions à une compréhension mutuelle aussi large que possible

La première question à notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission des Désignations; je vous signale que le texte de ce rapport figure dans le document A15 /11. J'invite le Dr Van -

et parvenions à résoudre tous les problèmes qui se posent à nous. Peut -être me permettrez -vous de faire

demain une déclaration plus complète. 2.

nugli, Rapporteur, à présenter ce rapport. Le Dr Vannugli (Italie), Rapporteur de la Commission des Désignations, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 397). Election du président de l'Assemblée Le PRÉSIDENT (traduction de l'anglais) : Vous venez

Deuxième rapport de la Commission des Désignations

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la parole au Rapporteur de la Commission des Désignations pour la lecture du deuxième rapport de la Commission concernant l'élection des trois vice -

d'entendre lecture du premier rapport de la Commission des Désignations. Quelqu'un désire -t -il formuler des remarques ou des observations à ce sujet? Puisque ce n'est pas le cas, l'article 72 du Règlement

présidents de l'Assemblée. Le Dr Vannugli (Italie), Rapporteur de la Commission

des Désignations, donne lecture du deuxième

rapport de la Commission (voir page 397).

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

33

Election des trois vice-présidents de l'Assemblée Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Y a -t -il des observations au sujet de ces désignations?

Puisque personne ne demande la parole, il n'est pas nécessaire, aux termes du Règlement intérieur, de procéder à un vote. Quelqu'un désire -t -il formuler des observations concernant les désignations des vice -présidents ? Personne ? Je déclare ces candidats élus. (Applaudissements)

Constitution du Bureau de l'Assemblée Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Le point suivant de l'ordre du jour est l'élection des membres du Bureau de l'Assemblée. Y a -t -il des observations

au sujet du rapport concernant la composition du Bureau ? Pas d'observations ? Je déclare élus les membres désignés pour faire partie du Bureau.

Je prie les vice -présidents de prendre place à la tribune. Le Dr Afridi (Pakistan), le Dr Castillo (Venezuela) 3.

Communications

et le Dr Lambin (Haute - Volta) prennent place à la tribune.

Election des présidents des commissions principales Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Il a été proposé que le Dr Refshauge (Australie) soit élu président de la Commission du Programme et du Budget. Y a -t -il

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Le Bureau tiendra sa première séance demain matin à 9 h. 30 et examinera les questions suivantes : mandat des commissions principales de l'Assemblée de la Santé;

inscription de points supplémentaires à l'ordre du jour provisoire; répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales; et programme de travail (y compris les discussions techniques) des premières journées de la session. J'invite Sir Samuel Manuwa, Président général des

d'autres propositions ? En l'absence d'autres propositions, le Dr Refshauge est élu. Pour la présidence de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, c'est le

Dr López Herrarte (Guatemala), qui est proposé.

discussions techniques, à participer à la première séance du Bureau de l'Assemblée.

Y a -t -il des observations ? Personne ne demandant la parole, le Dr López Herrarte est élu. J'invite les présidents des commissions à prendre p ?ace à la tribune. (Applaudissements) Le Dr Refshauge (Australie) et le Dr López Herrarte (Guatemala) prennent place à la tribune.

La prochaine séance plénière se tiendra demain matin à 10 heures. Pas d'autres questions ? Je déclare la séance levée.

La séance est levée à 17 h. 30.

TROISIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Mercredi 9 mai 1962, 10 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

Discours du Président de l'Assemblée Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Mesdames, Messieurs, je vous remercie très sincèrement du grand honneur que vous m'avez fait en m'élisant à la prési1.

à tous ceux qui ont consacré leur vie à résoudre les grands et les petits problèmes de la protection inter-

nationale de la santé publique. C'est pourquoi je voudrais saluer ici ces infatigables collaborateurs de notre organisation qui non seulement contribuent à

dence de l'Assemblée mondiale de la Santé. Cette marque de confiance, je la considère surtout comme un témoignage d'estime envers mon pays, envers mes compatriotes et envers tous les travailleurs de la santé

délivrer l'humanité de ses souffrances, mais aussi enseignent l'art et la science de prévenir et de guérir les maladies et d'améliorer la santé.

publique et de la médecine de l'Union soviétique. Il m'est d'autant plus agréable de présider aux travaux

Je salue aussi ces travailleurs enthousiastes qui bravent les conditions difficiles des pays tropicaux ou

de cette assemblée que ses réunions se tiennent en terre helvétique, au Palais des Nations qui a été le témoin de nombreuses réunions internationales de la plus haute importance. Dans l'oeuvre difficile, mais utile et noble, à laquelle l'OMS s'est attachée, le rôle décisif revient évidemment

désertiques, des régions éloignées de l'orient et de l'occident. Je salue également tous ces médecins, ces infirmières,

ces savants, ces conseillers qui mettent en pratique les nobles principes de l'art médical.

34

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Je suis sûr de me faire l'interprète du sentiment général en adressant des remerciements aux membres du Conseil exécutif et aux fonctionnaires du Secré-

tariat de l'OMS pour l'oeuvre remarquable qu'ils ont accomplie. Il est de tradition que le Président de l'Assemblée

population d'environ 500 millions d'hommes, principalement dans des pays coloniaux et économiquement peu développés. Dans ces mêmes pays, d'après des renseignements très incomplets, on ne compte pas moins de 50 millions de cas de pian, de 10 à 12 millions de lépreux, de 150 millions de cas de bilharziose, de plus de 200 millions de cas de goitre endémique, etc. En Afrique, dont les peuples ont particulièrement souffert des conséquences de l'exploitation colonia-

mondiale de la Santé retrace les activités de ses prédécesseurs. C'est avec joie que je me conforme à cette règle. Je ne saurais manquer de faire en particulier l'éloge du Dr Mudaliar, l'éminent Président de la Quatorzième

liste, on comptait tout récemment à peine 1,7 lit d'hôpital pour 1000 habitants et, en moyenne, 1 médecin pour 10 000 personnes. Ces chiffres lamentables sont suffisamment éloquents. Cependant, si l'on ajoute le fait que, dans les pays économiquement peu développés, notamment dans ceux qui se sont récemment libérés de la dépendance coloniale, la mortalité et en particulier la mortalité infantile sont plusieurs fois supérieures à celles des pays économiquement développés, et que l'espérance moyenne de vie y est deux fois plus faible, on voit avec évidence combien il est nécessaire d'améliorer sans délai le niveau de santé de la population et de résoudre les graves problèmes sanitaires de ces pays. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le seul moyen pratique et effectif d'améliorer l'hygièrf et la santé des populations de ces pays est de combler leur retard économique et culturel. Faute de cela, les mesures prises en faveur de la santé ne sauraient être

Assemblée mondiale de la Santé. Nous nous souvenons tous de la réunion que nous avons tenue à New Delhi, grâce à la générosité du Gouvernement indien. La cordialité et l'hospitalité de nos hôtes ont grandement facilité le succès de nos travaux, au cours desquels de très importantes décisions ont été prises pour renforcer l'assistance aux pays dans la solution de leurs problèmes sanitaires les plus pressants. Ce que nous avons fait en Inde nous a rappelé les sages maximes des anciens médecins de ce pays. Je n'en citerai qu'une : « Tu peux craindre ton père, ta mère, tes amis, ton maître, mais tu ne dois pas craindre

ton médecin car, pour la maladie, il est à la fois un père, une mère, un ami et un précepteur ». Cet aphorisme exprime bien toute la noblesse et l'humanisme qui imprègent la profession médicale et qui doivent inspirer toute activité sanitaire et toutes les solutions que nous apportons à nos problèmes. Le phénomène capital du moment, je veux parler de la liquidation du colonialisme et de ses séquelles, a les rapports les plus immédiats avec la santé publique

et la médecine. La preuve en a été apportée de façon convaincante au cours de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé dans la décision prise au sujet

efficaces. A ce sujet, on ne peut qu'approuver les considérations développées dans l'avant -propos du projet de programme et de budget de l'OMS pour 1953. On y lit ce qui suit : « ... nous savons combien il est fallacieux d'identifier l'action sanitaire avec le progrès sanitaire et, à plus forte raison, avec le progrès en général. Si des millions d'êtres sauvés d'une maladie particulière doivent continuer à vivre dans un état de demi -famine et d'ignorance, on ne peut parler de progrès. Si les capitaux requis font défaut, si les populations ne trouvent pas de débouchés pour les produits de leur travail, si les adultes et les enfants ne bénéficient pas de possibilités plus larges d'instruction et de vie culturelle, les résultats obtenus dans le domaine sanitaire perdront leur portée économique et sociale. » En conséquence, la voie qui mène à la protection et à l'amélioration de la santé passe nécessairement par le développement de l'économie et de la prospérité. A cet égard, il faut se féliciter de certaines décisions par lesquelles les Nations Unies ont souligné l'importance vitale du développement de l'économie, de l'industrie et de l'agriculture pour le progrès de l'éducation, de la science et de la santé. La protection et l'amélioration de la santé doivent

des tâches résultant pour l'OMS de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies d'une déclaration relative à l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Malgré le peu de temps qui

s'est écoulé depuis notre Assemblée à New Delhi, des progrès nouveaux ont été enregistrés dans la lutte des peuples pour leur souveraineté nationale et pour leur libération de la dépendance coloniale. Cependant, il reste encore des peuples colonisés. Les

conséquences du colonialisme sont toujours aussi graves et funestes : elles se traduisent par un dévelop-

pement insuffisant de l'économie, de la culture et de la science et par un mauvais état de santé. Comme l'indiquent les données recueillies par notre organi-

sation dans les pays coloniaux ou anciennement colonisés, ainsi que dans les pays économiquement peu développés qui subissent la lourde influence de la dépendance économique et politique, les maladies parasitaires et infectieuses restent un phénomène de masse, l'hygiène est toujours défectueuse, les services et le personnel de santé sont toujours trop peu nom-

être assurées par un ensemble de mesures socioéconomiques aussi bien que médicales. Ces dernières

sont d'ailleurs le reflet du système économique et social, dont elles font partie intégrante. C'est dans ces conditions que l'on pourra résoudre une question

breux. Ainsi, le trachome continue d'atteindre une

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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vitale pour la santé des populations,

c'est -à -dire

éliminer la discrimination sociale dans la satisfaction des besoins sanitaires des citoyens. Comme le montre l'expérience du progrès sanitaire, la formule la plus

Pareilles conceptions unilatérales et purement théoriques servent néanmoins de base à des activités

sanitaires internationales. En déclarant, comme ils l'ont fait parfois, qu'augmenter le budget et les contributions des Membres de l'OMS revenait à favoriser le développement économique des pays, les défenseurs de ces thèses commettent ce qui nous paraît être une erreur: ils assimilent l'OMS à diverses organisations économiques internationales.

parfaite est celle qui confie à l'Etat le devoir et les moyens de se charger de cette tâche, sans s'en remettre

à l'initiative privée. Cette méthode permet d'élever dans les délais les plus rapides le niveau de santé de la population, lorsqu'il est resté bas en raison du retard économique et culturel. Elle crée les conditions les meilleures pour la mise en place d'un système de

protection sanitaire qui, s'appuyant sur la participation active des intéressés, assure des soins médicaux

qualifiés et accessibles à toutes les couches de la société.

Il va de soi que la création de services efficaces de

santé adaptés aux circonstances propres à chaque pays est avant tout la tâche des autorités nationales chargées du développement. Cependant, les Etats économiquement développés et industrialisés peuvent apporter une aide précieuse. Le sens le plus élémentaire de l'équité exige que les puissances qui ont exploité pendant de longues années les ressources nationales

des pays coloniaux peu développés restituent au moins une partie de ces bénéfices en accordant libéralement une aide économique et technique à ces pays,

Pourtant, la mission de notre organisation est de prêter une aide efficace dans le domaine concret de la santé. A ce sujet, je ne risque pas de me tromper en affirmant que l'orientation essentielle de l'OMS, définie dans sa Constitution, est, en s'appuyant sur des données scientifiques, de fournir des services d'experts et des services consultatifs ou d'organiser des démonstrations afin d'aider les gouvernements à résoudre leurs nombreux problèmes sanitaires, notamment en exécutant divers projets dans les pays. Il ne fait pas de doute que l'OMS se distingue fondamentalement de plusieurs autres organisations internationales appelées à fournir une aide technique ou opérationnelle, ou encore à fournir des subventions ou des prêts pour stimuler le développement économique et social. Si elle assumait le rôle d'un centre international de coordination, dont l'autorité serait reconnue, apportant dans les limites de ses possibilités financières une aide aux services sanitaires nationaux sous les rubriques rappelées ci- dessus, l'OMS s'acquit-

notamment dans le domaine de la santé. Mais l'aide économique et sanitaire aux pays insuffisamment développés constitue également un noble devoir pour les Etats qui n'ont pas et n'ont jamais eu de possessions coloniales. C'est ainsi que l'Union soviétique offre une aide économique amicale à divers pays, s'efforçant avant tout de contribuer au développement de l'économie par la création d'une industrie et d'une agriculture modernes. Mon pays fournit aussi une aide sanitaire directe, en envoyant des experts, en équipant des hôpitaux, en fournissant des médicaments et autres produits indispensables, en construisant des établissements médicaux et en contribuant à la formation de personnel sanitaire national. Cepen-

terait avec succès de la tâche qui lui incombe. Il lui appartient notamment, on le sait, de résoudre des problèmes d'importance surtout régionale : paludisme et autres maladies parasitaires, développement des services de santé dans les pays sous -développés et plus particulièrement dans les pays récemment devenus indépendants, formation de personnel médical, ainsi que d'autres problèmes d'ampleur mondiale.

dant, en fournissant cette aide d'ordre médical, il convient de respecter la priorité à accorder au développement économique et social, lequel, comme je l'ai déjà dit, est l'unique moyen d'assurer un progrès réel dans le domaine de la santé. Cependant, nombreux sont ceux qui voudraient

accorder la première place non pas à l'économie, mais à la santé et à la médecine. En son temps, René Sand a écrit : « La clé de la solution des problè-

L'industrialisation et l'urbanisation qui l'accompagne, l'essor extraordinaire des applications de la chimie dans l'industrie comme dans l'agriculture, posent de nouveaux problèmes de protection de la santé dans les villes et dans les campagnes. Etant donné le développement actuel des méthodes de production utilisant les hautes fréquences, l'automation et la mécanisation, l'hygiène du travail dans les entreprises industrielles soulève également des problèmes complexes. Personne ne contestera que les difficultés rencontrées dans l'assainissement du milieu, de l'atmosphère, des eaux et des sols constituent dans

mes sociaux et de la régularisation de ce que l'on appelle les relations humaines réside dans le progrès de la médecine sociale. Certains théoriciens et certains praticiens de la santé publique, parmi lesquels certains à l'OMS, défendent la théorie du «cercle vicieux », de « l'enchaînement fatal », etc. » Ces théories tentent

bien des pays industriellement développés un grave

problème d'intérêt public, qui touche de près à la santé de la population. Il convient cependant de souligner qu'en s'attaquant surtout à tel ou tel problème dont la solution est économiquement au- dessus de ses forces, l'OMS risque de négliger d'autres tâches nationales ou internationales non moins importantes qui sont également de son ressort.

de fonder sur la santé publique le développement économique et le progrès de la production ou, à tout le moins, de mettre sur un pied d'égalité les facteurs sanitaires, médicaux, sociaux et économiques.

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QUINZIEME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Voilà pourquoi les méthodes de l'Organisation suscitent de plus en plus d'inquiétudes, voilà pourquoi on parle de la nécessité de les soumettre à une étude

le facteur le plus puissant de développement de l'humanité, l'OMS doit y prendre une part croissante.

Non contente de renforcer l'assistance fournie à différents pays sous forme de projets exécutés sur le terrain et de programmes opérationnels, l'OMS doit

approfondie et objective, afin d'apporter une aide plus efficace aux pays qui en ont le plus besoin et, en premier lieu, aux Etats qui sont depuis peu Membres de l'Organisation.

se préoccuper de plus en plus de l'application des progrès de la science à la pratique de l'action sanitaire. L'activité de l'Organisation, sous tous ses aspects, doit utiliser essentiellement des méthodes scientifiques. Une question se pose à cet égard : de quels moyens dispose l'OMS pour s'acquitter de cette tâche urgente ? De toute évidence, étant donné le caractère et le rôle spécifique de notre organisation, il importe de renforcer les fonctions qui feraient d'elle, plus que par le passé, un centre de coordination pour la recherche médicale, stimulant la collaboration scientifique des spécialistes des divers pays du monde. Les conditions sont favorables pour élargir la colla-

On dit à juste titre que le vingtième siècle est le siècle des grandes réalisations scientifiques et techniques. Ces dernières années, la science a accompli des progrès particulièrement frappants. Qu'on songe seulement à des exemples universellement reconnus comme les conquêtes de la physique nucléaire, de la chimie de synthèse, de la biologie expérimentale, de l'électronique, de la cybernétique, etc. Mais les résultats les plus remarquables, sans aucun doute, ont été obtenus dans l'étude du cosmos et sa conquête, qui

s'est concrétisée par les expéditions historiques à bord de vaisseaux et de fusées cosmiques. Les exploits

sans précédent de Gagarine, de Titov et de Glenn les premiers hommes qui, des espaces cosmiques, ont

boration, sur des points concrets, avec plus de cinquante associations et sociétés scientifiques internationales, notamment celles qui étudient des domaines aussi importants pour la santé publique que la santé mentale, les maladies cardio- vasculaires, les tumeurs,

regardé la terre - sont des hauts faits scientifiques dont le mérite revient non seulement aux techniciens,

aux ingénieurs et aux physiciens, mais aussi aux travailleurs des sciences médicales. Les médecins et les biologistes se sont employés avec succès à résoudre les problèmes complexes dont la solution était nécessaire pour que l'homme puisse s'envoler sans inconvénient dans ces engins et y demeurer pendant un temps prolongé. Les progrès de la technique et des sciences naturelles ont immédiatement leurs répercussions sur

les maladies à virus, etc. Une collaboration accrue, cela signifie également le resserrement des liens entre institutions scientifiques et spécialistes privés des divers pays. L'OMS pourrait activement servir d'intermédiaire à cet égard. Il serait également opportun de confier une partie des recherches prévues aux gouver-

le développement de la médecine et de la protection

de la santé. Outre l'apparition de nouvelles disciplines, telles que la médecine cosmique, l'immuno-

nements, qui pourraient communiquer à l'OMS les résultats des principaux travaux entrepris dans leurs pays. Cela permettrait d'utiliser les ressources économisées pour accorder une aide directe aux services sanitaires nationaux des pays économiquement sous développés.

chimie, etc., l'essor actuel de la technique et des sciences naturelles se traduit à son tour par de nouveaux progrès dans des domaines déjà connus. Les progrès de la science ont un effet direct sur les problèmes de santé publique. L'une des principales applications des dernières conquêtes scientifiques est le développement des mesures prophylactiques. L'expérience accumulée depuis des siècles dans la pratique de l'art médical et les années de recherches scientifiques en médecine ont mis en évidence une vérité incontestable : il est plus facile de prévenir que de guérir. Et, précisément, le développement de la prophylaxie

Les progrès de la science s'étendent à tous les domaines de la vie et, grâce à eux, on découvre en particulier l'influence, jusqu'alors inconnue ou discutée, des facteurs d'environnement sur la santé humaine.

Je ne m'étendrai pas davantage sur cette question,

mais qu'il me soit permis de mentionner certains problèmes qui inquiètent à bon droit toute l'humanité. Pasteur n'a -t -il pas dit que la science et la paix triompheraient un jour de l'ignorance et de la guerre, que

ouvre de nouvelles perspectives à la médecine et à l'action sanitaire. Mais, comme l'a dit Pavlov : « ... ce n'est que lorsque toutes les causes des mala-

les peuples s'uniraient pour construire et non pour détruire, et que l'avenir appartiendrait à ceux qui auraient fait le plus pour l'humanité souffrante? Ces paroles inspirées nous rappellent que, sans la paix, il est vain de songer aux grands et aux petits problèmes de la santé. Les guerres n'ont -elles pas coûté à l'humanité, à travers son histoire, plus de trois milliards et demi de vies humaines ? De siècle en siècle, les pertes sont devenues plus lourdes : cinq millions et demi de victimes au dix- huitième siècle, seize millions au dix -neuvième, et plus de soixante millions rien que pendant la deuxième guerre mondiale.

dies seront connues que la médecine d'aujourd'hui fera place à la médecine de demain : l'hygiène au sens

le plus large du mot ». La recherche et l'analyse des causes physiques et psychiques des maladies, l'étude de la nature de l'homme et des processus morbides dans la société actuelle, toutes ces tâches essentielles de la connaissance scientifique, qui représentent à notre époque

TROISIhME SÉANCE PLÉNIÉRE

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Outre le risque immédiat d'anéantissement, outre les mutilations infligées à des millions d'êtres humains, les guerres et les préparatifs de guerre prélèvent un tribut énorme sur les richesses nationales qui pourraient être employées pour le bien des peuples.

2.

Mandat des commissions principales de l'Assemblée de la Santé

C'est ainsi qu'avec les sommes dépensées pour la deuxième guerre mondiale, on aurait pu donner gratuitement une éducation secondaire à tous les enfants du monde, construire une maison de cinq pièces pour chaque famille et équiper un hôpital moderne pour chaque groupe de cinq mille personnes.

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Point 1.7 de l'ordre du jour provisoire : Mandat des commissions principales de l'Assemblée mondiale de la Santé.

A ce sujet, le Conseil exécutif adresse à l'Assemblée,

par sa résolution EB29.R34, une recommandation qui figure dans les Actes officiels No 115. Les délégués ont -ils des observations ou des remarques à présenter ?

Rappelons -nous que l'on a dépensé au cours des dernières années environ cent milliards de dollars pour l'armement et l'entretien des forces militaires et mettons en regard le chiffre de 1700 millions de dollars

Il n'y a pas d'observations ? La résolution est donc adoptée.

3.

Adoption de l'ordre du jour, y compris les points supplémentaires, et répartition des points entre

qui, selon les calculs des experts de l'OMS, serait suffisant pour faire disparaître le paludisme de la face

de la terre. Une mission s'impose donc à nous, qui est l'essence

les commissions principales Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Point 1.9 de l'ordre du jour provisoire : Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions

même de notre raison d'être : utiliser toutes nos forces, toutes nos connaissances et toute notre expérience pour empêcher la guerre. Le seul moyen est le désarmement général et complet, qui détruit à la racine la possibilité même d'une guerre. Le désarmement général et complet, soumis à un strict contrôle, et, dans le même ordre d'idées, l'interdiction des essais d'armes atomiques, la paix entre les peuples, autant de facteurs décisifs pour la santé du monde, non seulement de nos jours, mais aussi pour les générations à venir. En ce moment même, siège à

principales (articles 32 et 33 du Règlement intérieur).

Nous commencerons par l'adoption de l'ordre du jour. Les délégués ont été informés par le document A15 /1 Add.l de la proposition tendant à ajouter à l'ordre du jour les trois points supplémentaires suivants : 1.

deux pas de nous, dans ce Palais, le Comité des Dix-huit pour le Désarmement. Nous lui souhaitons plein succès dans son eeuvre bienfaisante et nous formons des voeux pour qu'il mène à bonne fin son 2. 3.

Bureau régional de l'Afrique Locaux du Bureau régional de l'Afrique 1.2 Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique 1.1

important travail dans l'intérêt de l'humanité tout entière.

Rattachement des nouveaux Membres et Membres associés aux Régions

Dans son message à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, M. Khrouchtchev, Président du Conseil des Ministres de l'URSS, déclarait : « La

Examen du dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale

guerre n'est pas inéluctable. La guerre peut être évitée. La paix peut être défendue et consolidée si les peuples du monde se joignent à ceux qui combattent

L'ordre du jour provisoire, tel qu'il a été préparé par le Conseil exécutif, est reproduit dans le document

A15 /1 qui a été distribué à tous les délégués avant l'ouverture de l'Assemblée. L'Assemblée est -elle prête à adopter cet ordre du jour, y compris les trois points

activement pour la paix. L'Organisation mondiale de la Santé se doit de prendre une part à cette tâche éminemment humanitaire. » Messieurs les délégués, Messieurs les représentants, Messieurs les fonctionnaires du Secrétariat de l'Orga-

supplémentaires figurant dans le document A15/1 Add.l ?

nisation mondiale de la Santé, dans ce siècle qui a vu des réalisations étonnantes de la science et de la technique, dans ce siècle de bouleversements sociaux et politiques, dans ce siècle où les peuples aspirent à la paix, à la souveraineté, à la prospérité et au développement de relations amicales et sincères, tous les membres de notre profession si éminemment humaine ont devant eux une lourde et noble tâche. Aujourd'hui comme il y a quatorze ans, on peut la résumer dans cette définition de l'objectif essentiel de l'OMS : « amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ».

Pas d'observations? L'ordre du jour est adopté. En ce qui concerne la répartition des points entre les commissions principales, le Bureau recommande à l'Assemblée de suivre les indications de l'ordre du jour provisoire sauf pour les trois points suivants : Point 1.12: Admission de nouveaux Membres et Membres associés. Le Bureau recommande que ce point soit examiné par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Pas d'observations ? La recommandation adoptée. est

Point 1.14: Contrat du Directeur général (traitement et indemnités). Le Bureau recommande que ce

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

point soit examiné par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Pas d'observations ? La recommandation est adoptée.

Le Bureau a recommandé, d'autre part, que les discussions techniques se déroulent de la même façon que lors des précédentes Assemblées et qu'elles aient lieu, comme indiqué dans le numéro préliminaire du Journal de l'Assemblée, le vendredi 11 et le samedi 12 mai. Y a -t -il des observations ? Pas d'observations. La recommandation est adoptée.

Point 1.16: Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais (Point proposé par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques). Le Bureau recommande que ce point soit examiné par la Commission du Programme et du Budget. Pas d'observations ? La recommandation est adoptée.

5.

Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard

En ce qui concerne les points supplémentaires, le Bureau a fait les recommandations suivantes : Locaux du Bureau régional de l'Afrique - Logement

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Point 1.15: Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard

(rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard).

du personnel du Bureau régional de l'Afrique : à renvoyer à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Pas d'observations ? La recommandation est adoptée. Rattachement des nouveaux Membres et Membres associés aux Régions : à renvoyer à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Pas d'observations ? La recommandation est adoptée.

Vous avez en mains deux documents : le rapport financier sur ]e fonds de la Fondation Léon Bernard (document A15/2) 1 et le rapport sur la réunion du Comité de la Fondation Léon Bernard (document A15/3).1

J'invite le Dr Abu Shamma, Président du Comité de la Fondation Léon Bernard, à présenter ces deux rapports.

Le D' ABU SHAMMA, Président du Comité de la

Examen du dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale : à renvoyer à la Commission du Programme et du Budget sous la rubrique

Fondation Léon Bernard (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, j'ai l'honneur de vous présenter

2.10.1 de l'ordre du jour, qui serait ainsi libellée : « Examen des neuvième et dixième rapports du Comité de la Quarantaine internationale ». d'observations ? adoptée. Pas

deux rapports. Le premier, qui porte la cote A15/2, est le rapport financier sur le fonds de la Fondation

Léon Bernard; il nous donne la satisfaction d'apprendre qu'à sa dernière session le Comité a noté que le montant des intérêts accumulés était suffisant pour couvrir les frais d'attribution d'un prix en 1962. Je vous prie de prendre acte de ce rapport. Le second rapport, qui fait l'objet du document A15/3, donne le résultat des délibérations du Comité; en voici la teneur:

La

recommandation

est

Le Bureau a également approuvé la procédure recommandée par la Quatorzième Assemblée mondiale

de la Santé dans sa résolution WHA14.51 (paragraphe 1 du dispositif), à savoir que «lors des Assem-

blées mondiales de la Santé, un seul débat devrait être consacré, en séance plénière, à l'examen du Rapport annuel du Directeur général (non compris le Rapport financier annuel) sous réserve que les installations le permettent ». Il n'y a pas d'observations ? La recommandation est adoptée.

Le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 25 janvier 1962, conformément aux Statuts de la Fondation Léon Bernard, en vue de proposer

à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé un candidat au Prix de la Fondation Léon Bernard en 1962. Le Comité a pris note des réponses envoyées par les gouvernements à la lettre -circulaire du 10 juillet

4.

Programme de travail

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Avant de passer au point suivant de l'ordre du jour, je dois informer l'Assemblée de la proposition du Bureau concernant les heures de travail : les séances plénières

1961, dans laquelle le Directeur général avait demandé des propositions de candidatures; il a également examiné la réponse reçue de l'une des personnalités habilitées à proposer des candidats et il a étudié en détail la documentation soumise à l'appui des candidatures. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée

se tiendraient de 9 h. 30 à midi; les réunions des commissions principales de 14 h. 30 à 17 h. 30 et les réunions du Bureau chaque jour à midi. Y a -t -il des observations à ce sujet? Pas d'observations ? Adopté.

mondiale de la Santé que le Prix de la Fondation

Léon Bernard soit attribué en 1962 à Sir John 1 Actes of Org. mond. Santé, 118, annexe 5.

TROISIEME SEANCE PLÉNIÉRE

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Charles, pour ses travaux et ses réalisations remarquables en matière de médecine sociale. Sir John Charles a eu une éminente carrière dans le domaine de la santé publique et de la médecine sociale. En sa qualité de médecin de la santé publique de Newcastle -upon -Tyne, il a joué un grand rôle dans le développement des services locaux de prévention

Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, avant de remplir l'agréable mission qui nous rassemble ici aujourd'hui, permettez -moi de faire un bref histo-

rique du Prix de la Fondation Léon Bernard. Ce prix a été institué à la mémoire de l'un des grands pionniers de la médecine sociale, le Professeur Léon Bernard. L'administration du fonds fut d'abord confiée au Comité d'Hygiène de la Société des Nations qui devait attribuer le prix à des personnalités dont les

et d'assistance, en ce qui concerne notamment l'hygiène de l'enfance, les services sanitaires à domicile et les prestations aux malades et aux indigents. Il a également joué un rôle décisif dans l'organisation du Service national de la Santé de son pays et, lorsqu'il a été nommé Chief Medical Officer au Ministère de la Santé en 1950, il a été à même de poursuivre et de développer l'aeuvre

travaux de recherche ou les réalisations pratiques dans le domaine de la médecine sociale seraient jugés

particulièrement remarquables. La Fondation fut créée en 1937 et le Dr Wilbur A. Sawyer, des EtatsUnis d'Amérique, fut son premier lauréat. Par la suite, c'est à l'OMS qu'incombèrent l'admi-

qu'il avait entreprise. Son nom restera toujours associé à l'évolution, au développement et à la consolidation de ce service, pendant les difficiles années de la phase de début. Sir John Charles s'est également intéressé à l'action menée, sur le plan international, en faveur de la santé et il a consacré à cette action de nombreuses années de son existence. Il a, de bien des façons, apporté une précieuse et substantielle collaboration aux travaux de l'Organisation mondiale de la Santé. Sir John Charles a ainsi contribué, pour une large part, au relèvement des niveaux sanitaires, d'abord dans sa ville, puis dans son pays, et, enfin, dans le monde tout entier. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je propose qu'il soit pris acte du rapport financier, document A15/2. L'Assemblée a -t -elle desr observations présenter ?

nistration du fonds et l'attribution du prix. Depuis 1951, celui -ci a été décerné successivement aux Professeurs René Sand, de Belgique, et C. -E. A. Winslow, des Etats -Unis d'Amérique, au Dr Johannes Frandsen,

du Danemark, aux Professeurs Jacques Parisot, de France, Andrija gtampar, de Yougoslavie, Marcin Kacprzak, de Pologne, et - en 1958 - au Dr Thomas Parran, des Etats -Unis d'Amérique. Aujourd'hui, nous ajouterons le nom de Sir John Charles à la liste des éminents spécialistes de la médecine sociale qui ont fait tant de lumière sur les rapports entre le milieu

physique et social et la santé. Totalement dévoués au bien public, ces pionniers n'ont cessé d'appliquer leurs connaissances à la solution des problèmes humains, donnant ainsi, dans leur propre pays et même au -delà, une forme concrète à nombre de concepts médicaux et sociaux.

à

Sir John Charles est né en 1893 dans la région le

Pas d'observations ? Adopté. Y a -t -il des observations sur le rapport du Comité de la

Fondation Léon Bernard figurant dans

document A15/3 ?

Pas d'observations? Dans ce cas, je propose à l'Assemblée d'adopter la résolution suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1. PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard; 2. FAIT SIENNE la proposition unanime de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1962; 3. DÉCERNE la Médaille et le Prix à Sir John Charles; et REND HOMMAGE à Sir John Charles pour son inlassable dévouement et son éminente contribution 4.

industrielle du nord -est de l'Angleterre, où son père était un médecin réputé. Après de brillantes études à l'école de médecine de Newcastle -upon -Tyne, il est reçu docteur en médecine à l'Université de Durham. Pendant la première guerre mondiale il sert comme médecin dans le service de santé de l'armée anglaise.

Le vif intérêt qu'il porte aux questions de santé publique l'incite après cela à suivre les cours spécialisés de l'Université de Cambridge et, après être passé dans les services de santé publique de diverses collectivités locales, il revient à Newcastle -upon -Tyne en qualité de médecin de la santé publique de cette ville. Les années qui suivirent immédiatement le retour de Sir John à Newcastle furent des années de crise industrielle grave dans cette région de l'Angleterre, où un chômage irréductible réduisit considérablement

à la cause de la santé publique et de la médecine sociale.

les moyens d'existence de beaucoup de familles. Pendant cette période, Sir John fit beaucoup pour l'extension des services locaux de prévention et de protection sociale, en particulier pour les soins aux enfants, l'assistance à domicile et l'aide aux malades

Y a -t -il des observations sur ce projet de résolution ?

Pas d'observations. La résolution est adoptée. Puis-je demander à Sir John Charles de bien vouloir monter à la tribune ?

et aux indigents. Il travailla notamment en étroite collaboration avec feu Sir James Spence, l'éminent pédiatre.

Tant ensemble

qu'individuellement,

ils

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QUINZIhME ASSEMBLE MONbIALE t)E LA SANT, PARTIE II

atteignirent à la renommée internationale et firent oeuvre de pionniers en fondant un service de protection

pour conseiller des administrations nationales sur les problèmes de santé publique et de médecine sociale.

de l'enfance associant le médecin d'hôpital et le médecin de la santé publique. En dépit des circonstances peu favorables de l'époque, l'état de santé des enfants s'améliora très vite à Newcastle. Les études extrêmement fouillées que Sir John Charles rédigea alors sur l'action sanitaire au sein de la famille demeu-

Après avoir tant fait pour l'amélioration de la santé publique dans son propre pays, il met de plus en plus sa science et son expérience à la disposition du monde entier. Dans les écrits de cet historien passionné

rent un exemple unique dans les annales de la santé publique.

N'estimant jamais sa tâche achevée, Sir John s'occupa ensuite des installations hospitalières de Newcastle. Là encore il fit ses preuves, puisqu'à la fin de la seconde guerre mondiale, Newcastle comptait parmi les villes du Royaume -Uni les mieux équipées en services hospitaliers. Lorsqu'on envisagea la création du Service national

de la médecine, la marque de la grandeur de cette profession et de sa tradition d'intégrité intellectuelle est partout présente. Patient, érudit, d'une résolution inébranlable, et inlassable dans l'effort, c'est ainsi que nous connaissons Sir John Charles, dont les écrits et les travaux sont marqués du sceau invariable du savoir en action. Sir John, j'ai maintenant le plaisir de vous conférer cette haute distinction.

de la Santé, Sir John fut appelé au Ministère de la Santé pour y mettre ses connaissances et son expérience au service de l'administration nationale. C'est

Le Président remet la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard à Sir John Charles. (Applaudissements) Sir John CHARLES (traduction de l'anglais) : Monsieur

au cours de ces années de formation du Service national de la Santé qu'il contribua peut -être de la façon la plus tangible à l'avancement de la santé publique et de la médecine sociale; et, lorsqu'en 1950 il fut nommé médecin en chef au Ministère de la Santé de l'Angleterre et du Pays de Galles, il occupa enfin la place éminente à laquelle il semble rétrospective-

ment qu'il était naturellement destiné. Son nom restera à jamais lié à l'élaboration et à la consolidation du Service national de la Santé du Royaume -Uni, et par là même à une entreprise remarquable et courageuse à tous égards dans le domaine de la médecine sociale et des soins médicaux.

le Président, Messieurs les délégués à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, mes chers collègues et amis : Permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous féliciter de votre élection. Mon expérience personnelle me permet de vous assurer que vous en conserverez le souvenir d'une des expériences les plus enrichissantes et les plus heureuses de votre vie. Je tiens également à remercier cette assemblée de l'honneur qu'elle me confère, et vous -même, Monsieur

le Président, de la bienveillance, je dirai même de l'indulgence, dons vous avez fait montre à mon égard.

Mais ce n'était pas tout. En même temps que le poste de médecin en chef au Ministère de la Santé, Sir John occupa également celui de médecin en chef au Ministère de l'Education et au Ministère de l'Intérieur, ce qui l'amena à se pencher sur de nombreux problèmes d'hygiène sociale, tels que ceux de l'hygiène scolaire et de l'enfance malheureuse. Pendant les dix années passées à ces postes clés, Sir John s'intéressa à des branches de plus en plus variées de la médecine. Assesseur du British Medical Research Council, il suivit de près les expériences pratiques entreprises par cet organisme et encouragea son intérêt naissant pour la médecine sociale.

Pour un médecin de la santé publique, recevoir la Médaille et le Prix Léon Bernard, c'est être admis au nombre des élus et connaître pour quelques instants les joies de l'immortalité.

Vous me voyez en cette minute profondément conscient de mes insuffisances, surtout lorsque je compare l'oeuvre de mes huit prédécesseurs et de Léon Bernard lui -même à mes modestes réalisations, que des circonstances favorables sont toujours venues servir. Je dois à la vérité de dire en toute humilité que

d'autres ont peiné et que je n'ai fait que recueillir le fruit de leur travail.

L'action internationale de santé en général, et l'Organisation mondiale de la Santé en particulier, ne manquèrent pas non plus de retenir l'attention de Sir John. Il a fait bénéficier l'OMS de ses conseils éclairés en participant aux travaux de plusieurs comités d'experts et à d'autres réunions, en siégeant au Conseil

De mes huit prédécesseurs, quatre sont encore parmi nous - Frandsen, Parisot, Kacprzak et Parran - personnalités dynamiques dont l'influence n'a pas cessé de rayonner. Je pense qu'ils comprendront, et

exécutif - dont il fut élu Président en 1957 - et en représentant son pays à de nombreuses Assemblées mondiales de la Santé. Nombre d'entre vous se souviennent certainement de l'avoir vu présider les travaux

vous aussi, Messieurs les délégués, que si je me contente de mentionner leur oeuvre en y rendant hommage, c'est que je tiens tout d'abord à saluer la mémoire de ceux qui ont rejoint le Valhalla des glorieux défenseurs de notre cause : Wilbur Sawyer, René Sand, Charles -Edward Winslow, Andrija gtampar et Léon Bernard lui -même. En examinant comment ces hommes ont servi la cause de la santé et du bien -être du monde, souvent au prix d'efforts isolés, on mesure tout le bien que peut accomplir celui

de la Douzième Assemblée mondiale de la Santé en 1959.

Depuis sa retraite, en 1960, Sir John n'a pas ralenti son activité. Il s'est notamment beaucoup dépensé

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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qui se consacre à la santé publique, quel que soit son rang, sa branche d'activité et l'importance de sa tâche. En Wilbur Sawyer, je salue l'homme qui fut l'un des artisans de la victoire sur la fièvre jaune et, pendant de nombreuses années, la cheville ouvrière de la division internationale d'hygiène de la Fondation

toi -même » ». Je me souviens aussi d'un médecin octo-

génaire à qui l'on avait demandé quel était son secret de jouvence et qui répondit : « Conformisme, mon jeune ami, conformisme et confort ». Il voulait dire par là que la souplesse et le sens du compromis représentaient pour lui les plus hautes vertus sociales.

Rockefeller. René Sand, lui, fut le premier à comprendre que le malade ne peut être séparé de son milieu social et que l'exercice de la médecine n'est pas seulement une démonstration d'habileté technique,

Aucune de ces recettes pour atteindre au succès ou à la tranquillité d'esprit ne me paraît particulière-

mais qu'elle doit aussi mettre en oeuvre toutes les ressources de la charité et de la compréhension humaine. En Winslow, je rends hommage à l'homme qui, grâce à son expérience de la médecine préventive

ment exaltante. En revanche, l'histoire que l'on raconte à propos de Léon Bernard me semble plus édifiante. En 1922, lorsque fut discutée la création d'une nouvelle organisation internationale de la santé qui devait être placée sous les auspices de la Société des Nations, l'opposition vint d'une direction tout à fait inattendue. Le Ministère des Affaires étrangères français informa le petit groupe de délégués que les autorités françaises ne voyaient pas l'utilité de créer

sous toutes ses formes, a su montrer, avec plus de netteté que les économistes eux -mêmes, l'étrange relation monétaire qui existe entre la santé de l'individu et de la collectivité, d'une part, et le potentiel humain et économique d'un pays, d'autre part. Je salue enfin la mémoire d'AndrijaStampar, qui fut l'ami

un organisme international de la santé différent de l'Office international d'Hygiène publique et du Bureau

sanitaire panaméricain qui existaient déjà. Devant cette réaction peu encourageante, les délégués britanniques, avec leurs collègues italiens et japonais, inclinaient à temporiser. Mais Léon Bernard ne voulut

de beaucoup d'entre nous et dont l'esprit, j'en suis certain, souffle encore en ces lieux. Grâce à la force de sa personnalité, à son enthousiasme jovial, à sa connaissance approfondie du mode de vie de ses compatriotes, il réussit l'entreprise quasiment héroïque de jeter les bases d'un service de santé publique dans

rien entendre. Il avait foi en l'avenir de la nouvelle organisation dont nous sommes les descendants

un pays rude et pauvre, certes, mais qui est aussi l'un des foyers de la liberté. Tous ces hommes étaient de la même trempe que Léon Bernard lui -même, dont on peut dire que la stature, la vitalité, l'exubérance, l'éloquence et la maîtrise étaient vraiment exceptionnelles. Comme Ulysse, Bernard a participé de tous les événements que la vie a mis sur sa route, et il a su en tirer une vision plus claire et une connaissance plus profonde du monde. Les domaines où il s'est distingué sont nombreux : services antituberculeux, maladies transmissibles, protection de la santé infantile, hygiène internationale. Ce fut un homme aux dons multiples,

directs. Il eut le courage de s'opposer à l'avis du Gouvernement français, et finalement c'est lui qui l'emporta. Si l'on considère la carrière de Bernard et des autres grands médecins que j'ai cités, on découvre

chez chacun la foi dans les objectifs qu'ils poursui-

vaient et le courage qui leur a insufflé la volonté nécessaire pour atteindre ces objectifs. C'est de ce courage, si nécessaire dans la conduite de nos vies privées, dans l'accomplissement de notre mission de

santé publique et dans la propagation de notre foi dans les objectifs de cette organisation, que je voudrais

vous entretenir encore quelques instants. Nombreux sont ceux qui ont entrepris d'analyser le courage et d'en définir les composantes et les sources.

un diplomate, un maître, un prophète. Aucun de ceux dont j'ai parlé, vivants ou morts, n'ont eu un génie plus universel, mais tous ont partagé les mêmes intérêts et par- dessus tout son dévouement passionné à la cause de la santé publique. Quel facteur commun trouvons -nous chez tous ces hommes ? Quelle fut la source de leur inspiration, le mobile de leurs actions ?

Ce sont là des questions que l'on peut poser à propos de tout être humain. Les réponses témoignent parfois de l'affligeante pauvreté de certaines personnalités, mais il arrive aussi qu'elles révèlent une richesse intérieure si exubérante qu'on ne peut plus

Là n'est pas mon intention. Je ne veux pas non plus m'appesantir sur cette forme de bravoure réfléchie qui conduit des hommes à soumettre leur corps, et parfois leur esprit, au danger d'expériences physiologiques, biochimiques, pharmacologiques ou autres. Je ne veux parler que de ce courage moral dont tous ceux qui oeuvrent pour la santé publique doivent presque inévitablement faire preuve un jour ou l'autre

douter des sommets auxquels l'esprit humain est capable de s'élever. Au journaliste qui lui demandait

à quoi il attribuait sa réussite, un Ecossais célèbre répondit un jour : « A l'étude précoce du chef -d' oeuvre

au cours de leur carrière. Tous, petits ou grands, nous avons connu ces heures d'épreuve, je devrais dire ces occasions de montrer notre courage. L'histoire est pleine de ces exemples. Je citerai d'abord l'exemple de Jenner, le premier à libérer l'humanité des ravages périodiques de ce fléau universel qu'est la variole. Intimement convaincu de la validité de son hypothèse, selon laquelle la vaccination

de Samuel Smiles sur l'adage bien connu « Aide -toi

conférerait la protection, mais convaincu aussi qu'il fallait en administrer la preuve, il mit sans ostentation

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

son courage et celui de ses malades à l'épreuve et se livra à l'expérience cruciale. Quarante ans plus tard, Oliver Wendell Holmes et Ignatius Semmelweiss s'attaquèrent à l'infection puerpérale par des méthodes simples et directes, mais qui heurtaient toutes les théories des obstétriciens de l'époque. Leurs tentatives furent l'objet d'interpré-

Il lança un appel qui commençait par ces mots : « La crise économique qui sévit dans le monde assombrit l'avenir de la civilisation, ébranle les fondations sociales sur lesquelles repose cette civilisation et constitue une grave menace pour la santé et l'exis-

tence de millions d'êtres humains ». En réalité, il recommandait aux gouvernements de ne pas restreindre

tations malveillantes, ils se trouvèrent en butte à l'hostilité et à la calomnie et ce n'est qu'au bord de l'épuisement et du découragement qu'ils triomphèrent enfin. L'Anglais Chadwick, lui, fut moins heureux; ayant entrepris de balayer d'un souffle révolutionnaire toutes les idées périmées et de débarrasser son pays de tous les maux qu'entraînait la mauvaise hygiène de son temps, il lutta avec un courage apparent mais

aveuglément et sans autre forme de procès leurs services de santé. De nos jours aussi ce genre de courage est nécessaire. Les risques que font courir les

radiations, les dangers auxquels expose l'abus du tabac, ont été signifiés aux gouvernements par les administrateurs de la santé publique nationaux et internationaux avec un courage manifeste particulièrement réconfortant. On pourrait citer à l'infini bien d'autres occasions de faire preuve de courage : le courage de dire «je ne sais pas» ou «je me suis trompé », celui d'insister jusqu'à être importun, celui d'être prêt dans certains

avec la secrète appréhension de se voir trahi par l'apathie de ses compatriotes, et finalement fut chassé

de son poste par des hommes de bien moindre envergure.

Tous ceux dont je viens de parler furent des nova-

cas à enfreindre ou tout au moins à ignorer la loi. Mais il me faut, avant de terminer, mentionner trois

teurs, mais seul Jenner connut immédiatement la louange et le succès. Les autres aussi finirent par atteindre leur but, mais il leur fallut pour cela faire preuve de courage à deux reprises - d'abord pour entreprendre, puis pour persévérer face à une opposition acharnée et souvent sans scrupules. Le courage du novateur existe encore de nos jours.

autres formes de courage importantes toutes trois mais dont la dernière est d'importance primordiale. Tout d'abord, le courage de résister aux pressions. Il n'est pas d'épreuve plus commune, pour le travailleur sanitaire, que de devoir faire face à des manoeuvres, habiles ou grossières, visant à le détourner de son devoir. Ensuite, le courage dont doit faire preuve toute personne que ses hautes fonctions laissent seule

Jonas Salk l'a prouvé il y a moins de dix ans, en lançant son vaccin contre la poliomyélite : et là encore,

ce courage a dû se manifester par deux fois. Je ne crois pas qu'un administrateur de la santé publique ait jamais montré plus de force d'âme que Leonard Scheele, Surgeon -General du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique, dans les sombres jours de mai 1955 oÙ il proclama sa confiance dans le vaccin de Salk et resta inébranlable devant l'apparence du désastre. Plus difficile parfois même que le rôle du pionnier

devant la responsabilité de prendre une décision capitale. Enfin, le courage qu'il faut à un travailleur sanitaire en mission sur le terrain pour accepter comme toile de fond de son existence les milieux insolites, les visages inconnus bien qu'amicaux, les déceptions, les instruments de travail médiocres, la solitude, la maladies et même le danger. Ce n'est là évidemment qu'un aperçu très incomplet des hautes manifestations de courage par lesquelles les hommes et les femmes de notre profession - par ailleurs

est celui de l'iconoclaste, de l'homme qui défie les usages établis et cherche à modifier les méthodes peut -être encore efficaces mais qui néanmoins s'affai-

si modestes - ont montré et montreront

encore leur valeur morale. Nous sommes fiers de les

trouver semblables à l'homme courageux dont le poète Browning a dit qu'il ne tournait jamais le dos, mais allait droit devant lui; qu'il ne doutait jamais que les nuages se dissiperaient, et que, même si le droit était bafoué, le mal serait finalement vaincu; cet homme qui professait que nous ne tombons que pour mieux nous relever, que nous ne sommes déroutés

blissent dans la routine. Il faut en effet du courage pour substituer à ces méthodes traditionnelles quelque chose de plus hardi, de plus original, de plus difficile

peut -être sur le plan administratif mais aussi d'infiniment plus prometteur. Passer de la lutte contre le paludisme à l'éradication est tout à la fois une grandiose aventure dans l'histoire de l'épidémiologie et un véritable acte de courage. Il faut également un courage suffisamment résolu pour essayer de faire entendre à des gouvernements des vérités désagréables et pour persévérer jusqu'à ce que ces vérités soient reconnues. De cette forme de courage, les annales du Comité d'Hygiène de la Société des Nations nous offrent un exemple. En 1933,

que pour nous retrouver plus combatifs, que nous ne dormons que pour mieux nous réveiller. 6.

Rapports du Conseil exécutif sur ses vingt -huitième et vingt -neuvième sessions

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Nous allons

passer au point suivant de l'ordre du jour, qui est le

le Comité jugea nécessaire de s'adresser directement à l'opinion publique par- dessus les gouvernements.

point 1.10: Rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième sessions.

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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Je donne la parole au Dr Abu Shamma, représentant du Conseil exécutif. Le Dr ABU SHAMMA, Président du Conseil exécutif

J'en viens maintenant à la seconde des sessions sur lesquelles je dois faire rapport, c'est -à -dire à la vingtneuvième session du Conseil exécutif, qui s'est tenue au Palais des Nations, à Genève, du 15 au 26 janvier

(traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, la vingt- huitième session du Conseil exécutif, au cours de laquelle j'ai eu l'honneur d'être élu président, s'est tenue à Genève du 29 mai au ler juin 1961, avec la participation de vingt -quatre membres. Je n'entrerai pas ici dans le détail des délibérations de la vingt- huitième session du Conseil puisqu'on en trouve l'exposé dans les Actes officiels No 112. Vous préférerez certainement que je m'en tienne aux aspects essentiels de cette session. Comme d'habitude, le Conseil a procédé à la nomi-

1962. Là encore, je n'entrerai pas dans le détail des débats de cette session, qui sont exposés dans les Actes officiels No 115 et 116, et je me contenterai de signaler l'essentiel des travaux du Conseil. Au cours de cette session, le Conseil a de nouveau examiné

l'assistance de l'Organisation à la République du Congo (Léopoldville), et il a exprimé l'espoir que les ressources des Nations Unies continueront à être rendues disponibles pour l'affectation de personnel médical au Congo, afin de sauvegarder les services

nation de membres de divers comités, à savoir : le Comité permanent des Questions administratives et financières, le Comité permanent des Organisations non gouvernementales, le Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, le Comité de la Fondation Léon Bernard et le Comité des Arriérés de Contribu-

sanitaires de ce pays. Il a étudié ensuite l'ordre de priorité des activités comprises dans le programme, en tenant compte des conclusions formulées par les divers comités régionaux. Après un examen approfondi

de la question, il a recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter une

résolution dont le texte figure dans la résolution EB29.R6 du Conseil (Actes officiels No 115, page 7).

tions au titre de l'Office international d'Hygiène publique. Le Conseil a examiné en outre la situation

de divers comités d'experts et groupes d'étude et nommé Sir Samuel Manuwa, de la Fédération du Nigéria, Président général des discussions techniques

qui auront lieu pendant la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Comme sujet des discussions techniques à la Seizième ou à la Dix -septième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil a choisi : « Ensei-

Le Conseil est passé ensuite à l'examen du programme de recherches médicales de l'Organisation pour la période 1958 -1961, prenant note avec satisfaction de l'excellent rapport que le Directeur général lui avait soumis à ce sujet. Il a également remercié le Comité consultatif de la Recherche médicale des utiles directives qu'il donne à l'Organisation pour la mise au point de son programme d'intensification des recherches médicales.

gnement médical et formation professionnelle du médecin en matière d'aspects préventifs et sociaux de la pratique clinique ».

D'autre part, le Conseil exécutif a approuvé les virements proposés par le Directeur général entre les

Le Conseil a fait ensuite le point des activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS, ainsi que des opérations du programme élargi

sections du paragraphe I de la résolution portant ouverture de crédits pour 1962 (WHA14.43). En ce qui concerne l'état d'avancement du programme

d'assistance technique. Il a demandé au Directeur général de lui soumettre, à sa vingt- neuvième session,

le texte définitif de l'étude organique sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées.

d'éradication du paludisme, il a prié le Directeur général de soumettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé un rapport mis à jour, auquel vous ne manquerez certainement pas d'accorder toute votre attention. Le Directeur général avait fait rapport au Conseil

Le Conseil a également examiné l'assistance de l'Organisation à la République du Congo (Léopold ville) et fait sien l'avis du Directeur général préconi-

sant de mettre l'accent sur un programme à long terme d'enseignement et de formation de personnel sanitaire congolais de toutes catégories, tout en maintenant les services médicaux du pays et en développant parallèlement les services consultatifs.

sur les mesures prises à propos de l'attribution des prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses. Le Conseil lui a demandé de soumettre à la Quinzième

Assemblée mondiale de la Santé un rapport sur les résultats de ses consultations avec le Secrétaire général

A propos de l'assistance apportée par l'OMS aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, le Conseil a félicité le Directeur général de la façon efficace dont l'Organisation aide les gouvernements de ces Etats à développer leurs programmes de santé, à combattre les maladies endémiques et à former leur personnel national. C'est là, me semble -t -il, l'une des activités les plus importantes dans le programme

de l'Organisation des Nations Unies concernant le montant de ces prix et les intervalles auxquels ils pourront être décernés à l'avenir, en l'accompagnant de toutes observations et recommandations qu'il désirerait présenter. C'est là également un point de l'ordre du jour sur lequel l'Assemblée est appelée à délibérer. Le Conseil exécutif s'est occupé aussi de la question des traitements du Directeur général adjoint, des Sous-

actuel de l'Organisation, et l'Assemblée aura certainement beaucoup à dire sur ce sujet.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Directeurs généraux et des Directeurs régionaux, ainsi

des Nations Unies pour le développement. La médecine a accompli d'immenses progrès en ce qui concerne l'allégement des souffrances, la guérison des maladies

que du contrat du Directeur général, et il a recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de certaines résolutions qui seront également examinées par l'Assemblée. Le Conseil exécutif a recommandé en outre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962 ainsi que leur financement selon les propositions du Directeur général. La résolution que le Conseil exécutif recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé (EB29.R30) figure aux pages 18 et 19 des Actes officiels No 115.

et la réadaptation des personnes diminuées. Le plus souvent, seul le manque de moyens financiers empêche

de faire bénéficier de ces progrès tous ceux qui en auraient le plus besoin. Parmi les objectifs de la décennie des Nations Unies pour le développement figurent notamment toutes entreprises propres à accélérer l'élimination de l'analphabétisme, de la faim et de la maladie qui affectent si gravement la productivité des jeunes nations, et le Directeur général

L'une des tâches les plus importantes du Conseil exécutif au cours de sa vingt- neuvième session a été d'examiner en détail le projet de programme et de budget pour 1963. En cela, le Conseil a été beaucoup

vous présentera un rapport sur les propositions qu'il a soumises au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en vue de la mise en oeuvre d'un

aidé par le Comité permanent des Questions administratives et financières qui, au cours de huit séances, a étudié le projet de programme et de budget, conformément au mandat qu'il tient de la résolution

programme sanitaire pendant la décennie pour le développement. Je suis persuadé que vous prêterez la plus vive attention à cette question, car c'est l'un des rôles fondamentaux de notre grande organisation que de contribuer à l'élévation des niveaux de santé, sans laquelle

EB16.R12. Le Conseil a transmis à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé le projet de programme et de budget proposé par le Directeur général

tout progrès économique et social

tangible et durable serait impossible dans les pays en

voie de développement. On n'accorde pas toujours suffisamment d'importance à l'action de santé dans le développement économique et social, ce qui peut avoir

pour 1963, en lui recommandant d'approuver pour 1963 un budget effectif de $29 956 000, selon les propositions du Directeur général. Je voudrais attirer tout spécialement l'attention de

des conséquences très graves. Il importe donc que l'Assemblée de la Santé veille à ce que les responsables des allocations de fonds internationaux pour la décen-

l'Assemblée sur l'important problème du maintien de l'assistance aux pays nouvellement indépendants, car dans ces pays des millions d'hommes fraîchement émancipés attendent de l'Organisation qu'elle les aide

par tous les moyens possibles à mener une vie plus satisfaisante et plus saine, plus productive et plus prospère. A ce sujet, le Conseil a décidé de transmettre

nie des Nations Unies pour le développement se rendent parfaitement compte que le développement des services sanitaires représente véritablement un premier investissement indispensable, en particulier dans les pays d'Afrique.

Ayant ainsi rappelé - je crois - l'essentiel des délibérations des deux sessions du Conseil exécutif, il me reste à souhaiter que les débats de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé soient couronnés d'un plein succès. 7.

à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé le rapport du Directeur général et le compte rendu de

ses propres délibérations, en la priant de définir l'étendue, la durée, les modalités et la nature de l'assistance que l'Organisation pourrait fournir aux Etats nouvellement indépendants sous forme de personnel opérationnel, ainsi que les dispositions financières à prendre pour assurer le maintien de leurs services sanitaires au niveau qu'ils avaient atteint au moment de l'accession à l'indépendance. Le Conseil exécutif s'est arrêté assez longuement sur l'étude organique de la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées qu'il avait déjà examinée à ses vingt- septième et vingt- huitième sessions. Il a transmis cette étude à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé en lui recommandant d'adopter le texte de résolution con-

Communications

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la

parole au Directeur général. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, je voudrais annoncer à l'Assemblée que la Commission de Vérification des Pouvoirs

doit se réunir aujourd'hui à 14 heures. Je voudrais aussi rappeler aux délégués qui désirent participer aux discussions techniques qu'ils doivent s'inscrire aujourd'hui avant 14 heures. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vais main-

tenu dans la résolution EB29.R52 et qui figure à la page 33 des Actes officiels No 115. Pour terminer ce bref exposé des débats des vingt huitième et vingt- neuvième sessions du Conseil exécutif, je voudrais dire quelques mots de la décennie

tenant clore la séance. L'Assemblée se réunira de nouveau à 14 h. 30. La séance est levée à 11 h. 50.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Mercredi 9 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr S. V. KouRACxov (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je propose que

cordial à la Croix -Rouge - Comité international et Ligue des Sociétés. N'est -il pas symbolique de notre

étroite collaboration que notre assemblée se soit ouverte hier, 8 mai, Journée mondiale de la Croix Rouge ?

nous examinions tout d'abord le second rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. J'invite le Dr Schindl à présenter ce rapport. Le Dr Schindl (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 396).

J'ai maintenant l'honneur de soumettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé le Rapport sur

l'activité de l'OMS en 1961 tel qu'il apparaît dans les Actes officiels No 114.

Vous trouverez, je l'espère, dans ce rapport un

Y a -t -il adopté.

Dr Schindl? Pas d'observations? Le rapport est

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie. des observations sur le rapport du

tableau objectif des activités de notre organisation et une projection dans l'avenir des principes qui doivent régir son évolution. Il n'est pas dans mon intention

d'entrer dans le détail des programmes que nous avons entrepris au cours de l'année écoulée, mais j'aimerais toutefois en tracer les grandes lignes.

Le document que vous avez devant vous montre les progrès accomplis dans la campagne mondiale d'éradication du paludisme. Il passe également en 2.

Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je voudrais attirer encore une fois l'attention de l'Assemblée sur la résolution WHA14.51, paragraphe 1 du dispositif, par laquelle la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a décidé que, lors des Assemblées mondiales de la Santé, un seul débat devrait être consacré, en séance plénière, à l'examen du Rapport annuel du Directeur général (non compris le Rapport financier annuel), sous réserve que les installations le permet-

revue les problèmes qui restent à résoudre aussi bien du point de vue technique que du point de vue administratif ou financier. Il rend compte des résultats encourageants qui ont été obtenus dans le domaine de la coordination à l'intérieur des Régions comme entre les Régions. Dans ce document, nous nous sommes également

efforcés de dresser le bilan, positif et négatif, des campagnes de masse contre les maladies transmissibles,

qui demeureront pendant de longues années encore parmi les activités essentielles de l'OMS : la tuberculose, les maladies vénériennes et les tréponématoses,

tent. C'est pourquoi l'on a placé des microphones sur les bureaux des délégués à qui je demande donc de bien vouloir parler de leur place. J'invite le Directeur général, le Dr Candau, à prendre la parole. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL :

l'univers déroutant des maladies à virus, dont la variole qui s'est taillé malheureusement une grande

place dans l'actualité de ces derniers mois, et le trachome, dont l'importance a été soulignée par la Journée mondiale de la Santé, consacrée cette année à la prévention de la cécité. Vous ne manquerez pas, j'en suis persuadé, d'être sensibles aux progrès qui ont été accomplis dans la lutte contre la bilharziose, l'onchocercose et d'autres maladies parasitaires, ainsi que contre la lèpre, pour

Monsieur le Président,

Messieurs les délégués, qu'il me soit permis tout d'abord de souhaiter la bienvenue aux nouveaux Etats

Membres qui participent pour la première fois à l'Assemblée mondiale de la Santé, et de dire mon plaisir de voir réunies dans cette salle de si nombreuses

ne parler que d'une des maladies bactériennes qui affligent notre monde. Laissez -moi mentionner en passant l'attention que

délégations. Je veux espérer que dans un avenir très proche elles seront plus nombreuses encore et que nous atteindrons alors l'un des objectifs essentiels de notre organisation, qui est l'universalité. Je voudrais, parmi les organisations qui assistent

nous ne cessons d'accorder à l'assainissement du milieu dans le monde entier. Il ne fait pas de doute que nous ne saurions espérer un succès complet dans

nos campagnes contre l'ensemble des maladies si, pour 80 % de la population du monde, les conditions

à nos travaux, adresser un salut particulièrement

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sanitaires du milieu ne sont pas considérablement améliorées. Il est essentiel, tout d'abord, que ces populations reçoivent de l'eau potable en quantité suffisante. Il faut, en même temps, assurer l'évacuation des matières usées, problèmes sérieux pour des agglomérations sans cesse grandissantes. Puis-je également attirer l'attention de l'Assemblée

pays où il sera appelé à retourner. A son retour, il peut, si j'ose dire, se trouver « déphasé ». Et ce phénomène s'aggravera si, comme c'est souvent le cas, il doit exercer sa profession dans l'isolement, loin des centres culturels.

De ceci découle l'importance de l'aide qui est nécessaire aux pays pour organiser leur enseignement médical en créant leurs propres écoles de médecine. Ceci, Monsieur le Président, n'est pas une petite tâche. Il faut non seulement beaucoup d'argent, mais encore et surtout un personnel enseignant qualifié qu'il n'est

sur la partie du Rapport annuel qui traite de l'assistance internationale aux pays qui s'efforcent d'établir,

pour le plus grand bien de leurs populations, des services de santé publique permanents, bien organisés et efficaces.

pas aisé de trouver. En Afrique, par exemple, une telle entreprise ne pourra certainement pas être menée à bien avant des années. En attendant, l'OMS s'efforce d'aider les quelques écoles de médecine qui heureusement existent déjà, pour qu'elles atteignent rapidement leur rendement maximum.

Il est deux aspects de l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé sur lesquels j'aimerais m'arrêter

un peu plus longuement. D'abord nos efforts pour stimuler et coordonner la recherche dans les diverses branches de la médecine et de la santé publique. En deuxième lieu, la formation du personnel médical, paramédical et auxiliaire dont tous les pays, quel que

soit leur stade de développement, ont un besoin si pressant.

Passons maintenant au problème du personnel auxiliaire. Nul ne doute que ce personnel n'ait à jouer un rôle capital dans le développement des services de santé de tous les pays, mais il ne pourra être utilisé pleinement que sous la supervision constante d'un personnel médical et paramédical qualifié. Or, nous avons vu que la formation de ce personnel national qualifié, qui prendra bien souvent le relais du personnel international, exige beaucoup de temps. Cette question de temps est en effet celle qui fait le plus souvent hésiter les gouvernements à attaquer de face le problème de la formation du personnel de santé. J'ai noté avec appréhension que cette hésitation est souvent partagée par certaines organisations ou institutions internationales ou bilatérales, qui donnent la préférence à des projets à court terme susceptibles

C'est le second point que je traiterai en premier, car il est d'une importance fondamentale pour les pays qui viennent d'accéder à l'indépendance ou vont y accéder bientôt. Bien sûr, les plans de développement social et économique comprennent en général

l'expansion et l'amélioration des services de santé existants, mais il reste des cas où il faudra pratiquement créer de toutes pièces ces services ou les réorganiser complètement. Le succès d'une telle entreprise

dépend dans une large mesure de l'existence de personnel qualifié. Aussi est -il urgent de prévoir la formation du personnel national, que ce soit sur place ou à l'étranger, ou les deux en même temps. De trop nombreux pays dépendent encore, pour leurs cadres de santé, d'un large appoint de personnel étranger. Devenir indépendant dans ce domaine est certes le but final, mais l'atteindre suppose un niveau d'instruction générale suffisamment élevé et ceci est un processus long et onéreux. Aussi est -il encourageant de savoir qu'il existe dans le monde un fonds commun de bonnes volontés qui permet aux pays qui viennent d'accéder à l'indépendance de puiser dans le trésor d'expérience profes-

de résultats rapides - mais superficiels - plutôt que de s'attaquer à des projets à long terme dont les résultats plus durables sont moins spectaculaires dans

l'immédiat. C'est le cas par exemple des bourses d'études. On accordera souvent une bourse d'études de quelques semaines pour qu'un médecin aille étudier

un sujet très spécialisé pour lequel il n'a pas encore la préparation de base. Il est évident que ce genre de bourse ne peut pas donner de dividende sérieux. Bien plus, de telles pratiques sont dangereuses, car les pays en voie de développement peuvent avoir l'impression que la formation médicale, et surtout la spécialisation,

sionnelle que quelques pays privilégiés ont amassé au cours des siècles écoulés. A ce sujet, toutefois, Monsieur le Président, je pense

que certaines réserves s'imposent : il peut y avoir quelques inconvénients à abuser des bourses d'études à l'étranger pour la formation du personnel de santé. L'étudiant qui arrive dans un pays étranger subit un changement total aussi bien physique que social et s'il ne possède pas une complète maturité intellectuelle,

s'obtiennent par des raccourcis faciles. Or, s'il y a quelque chose que nous devons éviter à tout prix dans notre profession, c'est la facilité. Je veux dire par

là que l'enseignement médical est un domaine qui exige du sérieux et de la continuité. Sans vouloir entrer dans le détail des statistiques,

il y a là un risque grave pour le succès de ses études. Enfin, il va poursuivre bien souvent ses études dans un milieu social et culturel très différent de celui du

je vais donner en exemple la situation de l'Afrique telle qu'elle apparaît à la lumière d'une enquête que nous avons entreprise dans douze pays de cette Région.

Sur un territoire peuplé de quelque 150 millions

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

47

d'habitants, on compte une moyenne de un médecin pour 20 000 habitants. Si l'on veut, dans vingt ans, doubler ce chiffre, c'est -à -dire avoir alors un médecin

pour 10 000 habitants, il faudrait, compte tenu de l'accroissement de la population, que chaque année pendant ces vingt ans plus de mille jeunes médecins

sortent des écoles de médecine. Or, notre enquête a montré que les écoles existantes ne pourront répondre,

une place importante dans les programmes de l'Organisation. Depuis 1958, ainsi que vous le verrez en détail dans un document qui vous sera soumis au cours de cette session, notre organisation a participé à 175 projets de recherche. Cette vaste entreprise s'étend graduellement à l'ensemble des préoccupations de l'humanité dans sa lutte pour l'avènement de la santé totale telle

même à plein rendement, qu'à moins de la moitié des besoins minimums. Cet exemple, Monsieur le Président, montre clairement l'importance d'une des

qu'elle est définie dans notre Constitution. La recherche sur les maladies transmissibles et leurs vecteurs occupe à juste titre une place prépondérante

tâches auxquelles nous nous sommes attelés : la création de nouvelles écoles de médecine.

dans ce programme, de même que le cancer, les maladies cardio -vasculaires, la nutrition. Mais vous verrez qu'avec ce programme l'OMS vient également

A ce problème s'ajoute celui de la formation du personnel paramédical, dont l'importance vous frappera à la lecture du second rapport sur la situation

sanitaire dans le monde, qui vous sera soumis au cours de cette session. Vous y trouverez les appels souvent pathétiques qui nous viennent des quatre coins du monde pour davantage d'ingénieurs, davantage d'infirmières, davantage de sages- femmes, etc. J'en viens maintenant, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, à une activité de l'Organisation mondiale de la Santé d'une importance capitale, non seulement pour le temps présent, mais aussi et surtout pour l'avenir de notre entreprise : la recherche médicale. Nous nous apercevons jour après jour que

de pénétrer dans le domaine de l'immunologie et dans celui, relativement nouveau, de la génétique humaine. Les problèmes de génétique prennent en effet une importance croissante, ne serait -ce que pour évaluer les risques éventuels que présentent, pour les cellules reproductrices, les changements que l'homme apporte lui -même à son milieu. Ici comme ailleurs,

la recherche médicale intervient à chaque instant de notre activité. L'échange d'informations scientifiques et médicales

l'OMS joue son rôle, en encourageant la formation de chercheurs, en favorisant les relations entre laboratoires, en patronnant des études comparatives des populations humaines. Une fois de plus, Monsieur le Président, cette assemblée, à laquelle participent les responsables de la santé de presque toutes les populations de la terre, se réunit à un moment critique de l'histoire de notre planète. Les dirigeants de vos pays recherchent les moyens de nous faire vivre dans un monde cohérent et civilisé. Ils se sont rendu compte que l'accélération prodigieuse des engins de transport, la conquête virtuelle de l'espace

- dont notre organisation a la responsabilité s'efforce d'atteindre un objectif concret, nettement défini : aider les pays à mettre en pratique les découvertes et les techniques de la médecine moderne de telle façon que le niveau de santé de tous leurs citoyens

s'en trouve amélioré.

Pour ne prendre qu'un exemple, les travaux des savants qui nous ont apporté leur concours dans le domaine des insecticides - biochimistes, physiologistes, généticiens, biologistes, entomologistes - ont certes porté sur les propriétés des insecticides et des pesticides utilisés à l'heure actuelle et ceux, nouveaux, que l'on se propose d'utiliser dans l'avenir. Mais pour

et la progression illimitée de la production d'armes pourraient entraîner le monde vers les frontières de la destruction. Vos hommes d'Etat savent, d'autre part, que l'alliance de la science et de la technologie peut faire du rêve d'abondance universelle une réalité pour chacun. Or, les nouveaux pays qui aspirent à prendre leur place dans le concert des nations n'auront satisfaction que si la compétition et les conflits cèdent le pas à la solidarité et à la coopération pacifique. Ils ne se développeront et ne se fortifieront qu'avec l'aide généreuse et désintéressée de leurs voisins plus fortunés. Dans le domaine de la santé, n'est -ce pas l'un des

nous le but ultime de leurs études a été d'apporter une aide pratique aux pays qui luttent au moyen de ces insecticides contre le paludisme, les filarioses, etc. Ainsi, l'application des découvertes nouvelles dans les campagnes contre des maladies spécifiques soulève

souvent de nouvelles questions pour la recherche. Il est donc essentiel que le chercheur en laboratoire et le travailleur sur le terrain - qui, lui, comme le Monsieur Jourdain de Molière, fait souvent de la prose sans le savoir - ne cessent tous deux d'étudier l'efficacité des moyens techniques utilisés dans la bataille pour la santé. La recherche, qui intervient dans l'ensemble des activités de l'homme du vingtième siècle, a pris ainsi

privilèges de cette assemblée de prendre l'initiative de toute mesure propre à améliorer le sort de l'humanité dans son ensemble ? Si nous agissons dans ce sens - sans nous laisser arrêter ni par des attitudes héritées du passé ni par des considérations financières certes importantes, mais qui ne sauraient être déter-

minantes - nous aurons contribué de façon positive au vaste mouvement de développement qui se dessine

et qui, nous voulons tous l'espérer, marquera une étape nouvelle et harmonieuse dans le progrès économique et social.

48

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

3.

Discussion

générale

des rapports

du

Conseil

une transformation et un perfectionnement en tous points considérables de nos connaissances en matière de santé. La marche du progrès sanitaire a suivi un rythme inconnu aux époques précédentes. Plusieurs problèmes qui représentaient auparavant l'écueil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Abordons

maintenant la discussion des points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. J'ai sous les yeux la liste des délégués désireux de prendre la parole et, comme ils sont nombreux, je leur serais obligé de présenter leurs observations aussi brièvement que possible.

auquel se heurtaient les efforts des savants et des administrateurs de la santé publique sont aujourd'hui

presque résolus. C'est ainsi que l'on a pu passer de la conception de la lutte contre le paludisme au programme pratique de l'éradication de cette maladie.

Je donne la parole au premier orateur inscrit, le délégué de l'Italie. Le Professeur SANTERO

Il faut toutefois reconnaître que les solutions envisagées ne sont pas permanentes. Pour certains problèmes déterminés, la solution qui semblait déjà atteinte est retardée par des aspects nouveaux, alors que d'autres problèmes urgents se présentent, liés à la transformation technique qui entraîne de profondes modifications du milieu physique, psychique et social dans lequel nous vivons, modifications d'une importance fondamentale pour la santé de l'homme. En tenant compte du compte rendu très précis que

(Italie) :

Monsieur le

Président, Messieurs les délégués, c'est un grand honneur pour moi que de transmettre l'hommage de mon gouvernement et de l'administration sanitaire italienne à vous -même, Monsieur le Président - et je suis heureux d'y joindre mes félicitations person-

nelles -, à cette assemblée ainsi qu'au Directeur général de l'Organisation et à tous ses collaborateurs. Je désire d'abord vous exprimer la satisfaction avec

le Président sortant, Sir Arcot Mudaliar, nous a donné hier matin sur l'activité de l'Organisation, ainsi

laquelle l'oeuvre de l'Organisation mondiale de la Santé est suivie dans mon pays, et souligner les béné-

fices que les populations du monde tirent de son action permanente, efficace et dévouée. Grâce aux Assemblées qui nous ont précédés, aux Conseils exécutifs, aux Directeurs généraux qui ont guidé l'évolution de l'Organisation, une organisation solide et durable a été créée, et tous ceux qui y ont contribué peuvent en ressentir un sentiment de juste fierté. C'est grâce à ces efforts coordonnés que l'Organi-

que de l'allocution du Président, le Dr Kourachov, et de l'excellent Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961, c'est pour nous tous une grande satisfaction de constater le dynamisme de l'Organisation. Ce dynamisme est une des conditions essentielles pour faire face, d'une part, aux nouveaux problèmes qui se présentent et pour appliquer, d'autre part, les nouvelles connaissances que le progrès

scientifique met à notre disposition à un rythme impressionnant. Dynamisme, et en même temps, prudence, dirai-je : les programmes relatifs à des domaines différents et nouveaux ne s'improvisent pas, la science de la santé publique ne connaît pas de chemin de traverse; il faut suivre la grande route de

sation mondiale de la Santé a atteint son niveau actuel: un complexe imposant d'activités et de services, un véritable organisme de direction et de coordination du progrès sanitaire mondial, le guide sûr et fidèle conduisant au développement du bien être des populations. C'est ainsi que les principes énoncés dans la Constitution ont trouvé leur application. En considérant rétrospectivement l'évolution de l'Organisation et l'oeuvre qu'elle accomplit dans le monde entier, il faut rendre hommage à ceux qui ont formulé ces principes et qui ont eu confiance en la volonté de collaboration des peuples. Mon pays a toujours suivi, je le répète, avec le plus grand intérêt le développement de l'Organisation dès son origine et il y a attaché une importance primordiale; l'élévation du niveau de santé des populations et son développement jusqu'au plus haut degré

l'expérimentation, de l'élaboration des projets, du contrôle et enfin de l'application pratique. Il n'est pas possible de souligner tous les points du

programme qui méritent une mention particulière. Mais il y a un aspect que je ne voudrais pas passer sous silence : le progrès continuel des techniques sani-

taires met à notre disposition des armes de grande puissance qui peuvent, lorsqu'elles sont correctement utilisées, donner des résultats jusqu'alors inespérés. Or, nous sommes de plus en plus convaincus que, pour obtenir ces résultats, ce qui est nécessaire à côté des moyens techniques, c'est l'élément humain, c'est -à -dire un personnel qualifié qui ne peut être formé qu'auprès

possible nous ont toujours paru l'un des buts les plus nobles des gouvernements ainsi que les prémices néces-

d'instituts spécialisés et par des maîtres compétents et dévoués. Il faut reconnaître qu'il y a encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine. Il est essentiel, à notre avis, que l'Organisation puisse offrir, notam-

saires de tout progrès économique et social. L'Organisation résume en soi ce but commun de tous les pays

et nous sommes heureux de lui avoir apporté notre adhésion et notre contribution inconditionnelles. Les années qui se sont écoulées depuis la constitution de l'Organisation mondiale de la Santé ont vu

ment aux pays ayant récemment accédé à l'autonomie, la possibilité de former un personnel sanitaire qualifié, ressortissant des pays mêmes. En attendant que ces pays puissent avoir les instituts de formation dont a parlé tout à l'heure le Directeur général, la

QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

49

formation pourra être effectuée en utilisant les centres

et les instituts des pays qui disposent d'une organisation sanitaire adéquate. C'est le personnel ainsi formé qui constituera la base des cadres sanitaires des pays en voie de développement. Je suis heureux de saisir cette occasion pour manifester tout l'appui que mon pays est prêt à donner pour la formation de ces spécialistes qui réaliseront l'organisation sanitaire dans leur propre pays. Pour conclure, permettez -moi, Monsieur le Prési-

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le remarquable Rapport annuel du Directeur général peut se passer de mes éloges. Vous nous avez demandé, Monsieur le Président, d'être brefs et nous ne pouvons en effet gaspiller le temps de cette assemblée en longs

échanges de compliments. Pour ma part, je désire présenter quelques observations sur un point particulier figurant au premier paragraphe du Rapport, où se trouve soulignée, à juste titre, l'importance de la recherche.

dent, d'exprimer, de la part de mon gouvernement et de toute l'administration sanitaire italienne, les voeux les plus sincères pour les travaux de l'Assemblée

qui est réunie ici et pour l'Organisation mondiale de la Santé. Puisse cet imposant effort commun donner les résultats les meilleurs pour le bien -être physique, psychique et social de nos populations ! Ce qui a été accompli au cours de ces premières années

La recherche constitue un élément essentiel de tout programme médical valable, et notre organisation peut faire plus que toute autre pour en favoriser l'avancement, car celui -ci requiert la coordination des efforts

accomplis dans le monde entier. L'OMS a déjà

de vie de l'Organisation est une sûre garantie pour l'avenir. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Je donne la parole au délégué de la Somalie.

M. DAHIR (Somalie) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Excellences, Messieurs les délégués, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, Monsieur le Président, je tiens tout

contribué et contribuera encore à assurer la diffusion rapide et l'application fructueuse des nouvelles connaissances obtenues par la recherche. Toutefois, le progrès des sciences médicales échappe en grande partie à son influence directe. Sachant qu'une action médicale d'une certaine importance ne peut aboutir sans un effort pour développer les connaissances, nous avons tendance à laisser trop facilement la recherche nous détourner de tâches plus ardues, plus nécessaires mais moins passionnantes. L'OMS a fait beaucoup pour favoriser l'introduction d'idées nouvelles dans l'application des connaissances médicales. Ainsi, la santé mentale, thème de nos discussions techniques au cours de cette assemblée, est un domaine dans lequel des progrès considérables

d'abord à vous féliciter très sincèrement de votre élection unanime à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse aussi mes félications aux vice -présidents de l'Assemblée et aux présidents des commissions principales. Qu'il me soit également permis d'exprimer ma profonde reconnais-

ont été réalisés au cours des dix dernières années. J'ai eu le privilège d'assister aux deux premiers sémi-

naires sur la santé mentale et l'action de santé publique, qui ont eu lieu à Amsterdam et à Monaco, et je suis sûr que les idées qui y ont été brassées n'ont pas seulement exercé leur influence sur les participants

sance à l'Organisation mondiale de la Santé, à son Directeur général, au Directeur régional pour la Méditerranée orientale et à leurs secrétariats, pour l'assis-

tance fraternelle qu'ils ont accordée à mon pays, notamment lors des récentes inondations qui ont si cruellement éprouvé la Somalie. Sans l'aide immédiate et chaleureuse par laquelle de nombreux pays, ainsi que de nombreuses organi-

mais qu'elles ont aussi été pour beaucoup dans la révolution qui s'est produite dans mon pays quant à la façon d'envisager le traitement des maladies mentales.

sations internationales et nationales, ont répondu à

notre appel, nous nous serions trouvés désarmés devant la catastrophe. Le nom de la Croix -Rouge internationale restera à jamais gravé dans le coeur de tous ceux qui ont pu juger des efforts héroïques qu'elle a accomplis pour soulager les souffrances des malheureuses victimes. Je renouvelle donc le témoignage de gratitude déjà adressé par mon gouvernement à tous les Etats ainsi qu'aux organisations nationales et internationales qui nous ont prêté leur assistance, donnant ainsi une

La coopération internationale est de plus en plus nécessaire à la recherche aussi bien en médecine que dans d'autres domaines. Un fait minime mais capital pour l'avancement des connaissances médicales peut surgir n'importe oh. L'étude du cancer du foie dans

certaines régions d'Afrique peut faire franchir une étape aussi décisive à la cancérologie que n'importe quelle découverte réalisée dans le plus grand des instituts de recherche spécialisés. Les études comparatives entreprises dans différents pays sur les syndromes coronariens et l'artériosclérose, la bronchite chronique ou la fréquence et les causes de la mortalité périnatale, peuvent permettre un jour d'élucider l'origine de ces affections en concentrant l'attention sur l'observation des différences et de leurs causes.

manifestation éclatante de solidarité humaine, de fraternité et de coopération internationale. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous

remercie, Monsieur Dahir. Je donne la parole au délégué du Royaume -Uni. et

Notre organisation a ici un rôle essentiel à jouer, mais nous ne devons pas oublier qu'en appliquant à temps et au bénéfice de tous les connaissances déjà

Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) :

acquises, on peut faire plus pour sauver des vies et éviter des infirmités que tout ce qu'il est permis d'attendre de la recherche au cours des prochaines années. C'est sur le plan opérationnel que se situe, pour beaucoup de raisons, la plus importante activité

50

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de recherche de notre organisation. Partout,

les

sanitaires. Leur exécution s'étendra sur les six prochaines années et ne coûtera pas moins de £100 000 000 tant en investissements qu'en dépenses courantes. Les deux secteurs principaux sont la formation professionnelle de personnel sanitaire de toutes qualifications et la médecine préventive. Je voudrais mentionner les propositions de l'Organi-

progrès de la médecine ont été plus vite que le recrutement de personnel qualifié. La médecine moderne demande plus de temps à tous ceux qui la pratiquent que jamais auparavant, et le développement des con-

naissances exige de nous tous une application plus longue et un effort plus soutenu afin de nous tenir au courant. Et pourtant, les campagnes d'éradication des maladies transmissibles, qui sauvent tant de vies humaines, nécessitent que nous jetions dans la bataille toutes les ressources de la science médicale avec tout l'appui humain et matériel nécessaire.

sation mondiale de la Santé relatives à l'éradication du paludisme sur la côte occidentale de l'Afrique. Au Nigéria, comme dans de nombreuses autres régions

Il faut certainement continuer à encourager les échanges scientifiques et la collaboration internationale dans la recherche, car ce travail est de la plus haute utilité, mais les observations formulées par le Directeur général cet après -midi me paraissent extrêmement justes : la tâche particulière de l'OMS est de trouver les meilleurs moyens d'appliquer les connaissances actuelles et d'encourager la formation

d'Afrique, le paludisme est depuis toujours la cause principale de morbidité et de mortalité. Vous comprendrez donc tout le prix qu'attache mon gouvernement à la décision de l'Organisation mondiale de la Santé d'engager une lutte à outrance contre ce fléau. Il appuie entièrement ce programme et il a accepté la création à Lagos d'un centre international OMS de préparation à l'éradication du paludisme pour les

candidats de langue anglaise. Nous avons déjà

professionnelle du personnel national. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

accordé toute l'aide possible à cette entreprise et nous poursuivrons nos efforts en ce sens. Nous avons mis

Je donne la parole au délégué du Nigéria. Le Dr MAJEKODUNMI (Nigéria) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délé-

à la disposition du centre un bâtiment destiné aux cours ainsi que des logements pour son personnel international.

gués, au nom de mon gouvernement et de tous les membres de la délégation du Nigéria, je vous prie d'accepter, Monsieur le Président, mes sincères félici-

Je voudrais maintenant exprimer mes plus vifs remerciements au Directeur général du FISE, qui nous a fait le plaisir de nous rendre visite le mois dernier, ainsi qu'à son personnel dont nous apprécions

la bonne volonté et l'efficacité. Je suis heureux de signaler à l'Assemblée les arrangements actuellement

tations pour votre élection aux hautes fonctions de Président de cette assemblée, et tous mes voeux de réussite dans l'accomplissement de votre mandat. Je voudrais dire aussi tout le bien que je pense de l'excellent Rapport annuel que le Directeur général nous a présenté et dont nous avons apprécié, comme les autres années, l'envergure et la clarté. Le Nigéria est une nation relativement nouvelle, qui se développe rapidement, et dont partout on s'accorde

en cours pour installer le Bureau africain du FISE à Lagos. Je voudrais également rendre un hommage tout particulier à l'aide sans cesse croissante accordée

à mon pays par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. Personne ne songe à contester que l'alimentation est un facteur décisif de bonne santé. Connaissant les excellentes relations qui existent entre l'Organisation mondiale de la Santé et le Nigéria,

à reconnaître l'influence stabilisatrice en Afrique. Nous venons d'entreprendre un programme de développement de six ans destiné à élever le niveau de vie

au maintien desquelles le Directeur régional pour l'Afrique et son personnel contribuent pour une si large part, nous espérons voir reculer et même dispa-

de la population et à nous permettre de continuer à jouer dignement notre rôle dans les affaires du monde. Tous les gouvernements de la Fédération du Nigéria

savent que la santé et le bien -être de nos quarante millions d'habitants sont essentiels à la réalisation de nos objectifs. Aussi mon gouvernement tient -il à exprimer hautement sa reconnaissance à cette grande organisation internationale pour l'aide très efficace qu'elle continue à lui apporter dans l'organisation de ses services sanitaires. Actuellement, vingt programmes spéciaux sont poursuivis conjointement par l'Organisation mondiale de la Santé et les gouvernements de la Fédération du Nigeria. La contribution annuelle de nos gouvernements à ces programmes est de l'ordre de £1 000 000, ce qui montre bien l'importance que nous leur attachons. Les gouvernements de la Fédération ont récemment

raître les nombreuses maladies dont souffrent nos populations. Monsieur le Président, c'est avec confiance et optimisme que nous attendons l'heureux aboutissement des programmes et des opérations qui vont maintenant être mis en oeuvre sous votre direction

éclairée, tant au Nigéria que dans de nombreuses autres parties du monde. Ils contribueront tous à l'instauration d'un niveau de vie plus élevé pour nos enfants et les enfants de nos enfants. Mon pays s'est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer le succès de ces entreprises. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Majekodunmi. Je donne la parole au délégué de la Grèce. Le Dr MAVROULIDIS (Grèce) : Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les délégués, au nom du Gouvernement et de la délégation hellénique, je tiens

élaboré des plans de développement des services

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

51

à féliciter sincèrement le Dr Kourachov de son élection à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais aussi me joindre à mes honorables collègues qui ont exprimé leur satisfaction au sujet du travail du Conseil exécutif et des activités de notre organisation en 1961, telles qu'elles ont été exposées dans le Rapport annuel du Directeur général. Nous y trouverons résumés d'une façon saisissante les réalisations de notre organisation dans le domaine de la santé et du bien -être des collectivités, ses efforts pour favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions d'existence, en un mot, sa préoccupation de servir, sans discrimination, tous les pays quels que soient leurs problèmes et l'état d'avancement

responsable et concrète dans la spécialité choisie par eux.

La liste des réalisations nationales ne saurait avoir

qu'une place bien mineure à cette tribune. Je me bornerai donc à noter que la formation du personnel rural, médical, paramédical et auxiliaire, et son

orientation vers l'aspect préventif de la santé, se poursuit à une allure accélérée et que nous pensons disposer avant peu de services de santé mieux équilibrés. Enfin, je mentionnerai en passant que, grâce au projet de zone sanitaire pilote de Thessalie entrepris

en commun avec l'OMS et le FISE, nous sommes parvenus à une collaboration plus étroite et plus profitable avec les nombreux experts de ces organisations, et que les deux séminaires organisés cette année en Grèce par l'OMS accéléreront davantage encore ces fructueux échanges. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

de leurs services nationaux de santé publique.

Ne désirant point abuser de votre temps, je me bornerai à souligner, avec une satisfaction toute particulière, certaines tendances importantes de notre

organisation qui s'accentuent d'année en année. L'une d'elles, relative à l'établissement et au développement

Je donne la parole au délégué de l'Indonésie. Le Dr SALEKAN (Indonésie) (traduction de l'anglais) :

prioritaires d'une infrastructure de santé rurale que l'Organisation pourrait éventuellement assister, me paraît d'une extrême importance dans les pays en voie de développement. Comme on l'a vu par de nombreux exemples concrets, la diversification des efforts sanitaires dans des secteurs déterminés ne pourrait

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je désire remercier l'Assemblée de l'occasion qui m'est

assurer de résultats durables sans cette structure de base. A l'autre bout de la gamme, nous voyons notre organisation accorder très justement une attention accrue à la solution des problèmes que posent les conditions de vie dans les pays développés et industrialisés. Mon pays, qui se trouve en ce moment dans des

donnée de prononcer quelques mots au cours de cette importante réunion. J'adresse tout d'abord au Directeur général, à qui incombe la tâche intéressante mais difficile d'établir le Rapport annuel, l'expression de ma reconnaissance pour ce remarquable

document. Il nous a clairement montré le travail accompli par l'OMS et les progrès réalisés dans la voie

de l'amélioration de la santé de tous les peuples. Notre délégation remercie vivement l'OMS des conseils, de l'assistance et du soutien qu'elle a apportés à l'Indonésie dans sa lutte contre les maladies et tous les autres maux dont souffre son peuple. Le programme d'éradication du paludisme, maintenant en plein déroulement, est l'une des plus importantes entreprises de l'OMS dans l'Asie du Sud Est et en Indonésie. Diverses autres activités sont en

conditions intermédiaires, suit avec le plus grand intérêt le travail de notre organisation dans les deux directions ci- dessus : que l'Organisation soit à même de faire face quantitativement et qualitativement à des impératifs aussi variés constitue pour elle un témoignage de vitalité et une garantie de succès. Nous savons tous que la tâche de l'Organisation est loin d'être aisée, si nous considérons les problèmes

essentiels à résoudre, parmi lesquels il faut citer - comme le Dr Candau, Directeur général de l'OMS l'a si clairement dit - celui du perfectionnement des boursiers des pays Membres; en effet, il faut tenir compte, d'une part, de l'existence de tendances scientifiques extrêmement variées et de procédés nombreux et compliqués et, d'autre part, de la formation multi-

cours, d'autres encore sont à l'état de projets ou commencent seulement. Pour tout cela, ma délégation

tient à assurer l'Organisation de sa chaleureuse et sincère reconnaissance. Monsieur le Président, l'OMS a déjà accompli une

forme des médecins dans les différents pays. A ce sujet, permettez -moi d'exprimer un souhait : il faudrait

oeuvre immense depuis sa création, mais il lui reste évidemment beaucoup à faire. Nombreux sont les peuples qui, de par le monde, souffrent encore, soit de leur ignorance, soit de l'insécurité dans laquelle ils

qu'en plus de l'excellent travail que l'Organisation a déjà entrepris par l'entremise des comités d'experts, nous puissions disposer à l'avenir de centres organisés par l'OMS et les gouvernements des différents pays Membres, fonctionnant selon les directives de l'Organisation et qui pourraient assurer le perfectionnement des boursiers en leur donnant une formation uniforme,

vivent. L'une et l'autre sont dangereuses du point de vue médical et du point de vue humain; et ce n'est

pas seulement au corps médical et à l'OMS qu'il appartient de combattre ces maux. L'humanité tout entière devrait s'examiner elle -même et réadapter sa vie intérieure et sa vie matérielle, afin que s'instaurent

les conditions les plus favorables à la santé.

52

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Tel devrait être notre but, et, lorsque nous aurons obtenu une meilleure compréhension entre les peuples dans une atmosphère aussi harmonieuse que possible,

crédits et de moyens, nous sommes en voie de résoudre de nombreux problèmes médicaux, avec le personnel

notre rêve de paix et de justice deviendra peut -être réalité.

Mais la réalité d'aujourd'hui n'est pas celle dont nous rêvions il y a quatorze ans, lors de la naissance des Nations Unies et de la création de l'Organisation mondiale de la Santé. La croisade contre les maladies transmissibles et les autres maux créés par la nature

et les fonds dont nous disposons et grâce à la coopération de toute la collectivité. C'est ainsi que notre programme d'éradication de la variole avance et que l'assainissement s'améliore. En dépit des efforts gigantesques que représente la mise en application de

notre plan national de huit ans, l'organisation des Jeux ariens en 1962, et surtout la libération de l'Irian occidental que nous sommes fermement décidés à soustraire à l'occupation hollandaise, notre programme sanitaire est en bonne voie d'exécution et la situation sanitaire s'améliore nettement. Pour ce qui est du conflit au sujet de l'Irian occidental, l'attitude résolue de notre peuple témoigne de notre volonté inébranlable. Par ailleurs, notre population s'accroît

et par l'homme n'a pas encore atteint son objectif. Et pourtant un danger nouveau et très réel se dresse,

menaçant l'humanité d'une totale destruction, un danger probablement bien plus grave que les maladies

épidémiques ou pandémiques. La solution du problème atomique est, à l'heure actuelle, la tâche la plus difficile et la plus importante à laquelle l'homme doit faire face. Il est donc urgent que nous prenions conscience de notre devoir et de nos responsabilités envers nous -

très rapidement et, dans un proche avenir, il nous faudra placer au premier plan de nos préoccupations les migrations entre les îles, notamment de Java vers d'autres territoires. Le problème de l'éradication du paludisme constitue la plus importante de nos autres activités et je puis dire qu'elle progresse favorablement. La lutte contre le pian et le traitement de la lèpre sont menés avec succès. L'insuffisance numérique de nos médecins (environ 2400 pour une population de 96 millions d'habitants) rend leur travail particulièrement difficile; mais, compte tenu des ressources que peuvent offrir le pays et sa population, ils ont accompli une tâche considérable.

mêmes en tant qu'êtres humains appelés à vivre ensemble et soucieux d'entretenir des relations fondées sur la sécurité. Nous savons que c'est là le désir de tous les hommes

et pourtant ils l'oublient souvent pour des raisons qu'ils sont les seuls à comprendre et qui s'inspirent de mobiles égoïstes. Comment, dans ces conditions,

construire un monde où nous puissions vivre en harmonie ?

Je n'ai pas l'intention de discourir de la paix et de la guerre, ou plus exactement des conflits internatio-

naux; mais le problème auquel je faisais allusion nous concerne tous et l'angoisse nous étreint, car nous sommes certains qu'une guerre atomique signifierait l'écroulement de notre monde et qu'il faudrait

beaucoup de temps pour en relever les ruines. Les ravages causés par un tel conflit dépasseraient en envergure et en horreur tout ce que nous pouvons imaginer. Notre préoccupation est donc légitime et il est indispensable que nous soyons tous, et à tout instant, pleinement en éveil.

Pour conclure, la délégation de l'Indonésie désire féliciter le Président de son élection et souhaiter la bienvenue aux nouveaux Membres de notre organisation. Mais elle regrette que des Etats voisins, et notamment la République populaire de Chine - qui est le pays le plus peuplé du monde et dont les res-

sources sont si variées - ne soient toujours pas

représentés au sein de cette assemblée. Notre délégation forme des viceux pour le succès des travaux de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Maintenant plus qu'auparavant, nous ressentons l'urgente nécessité de prendre des mesures pour amener une détente dans les relations internationales et d'inviter tous les hommes à travailler, chacun dans

Dr Salekan. Je donne la parole au délégué de l'Afghanistan. Le Dr RAHIM (Afghanistan) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom de mon gouvernement et de la délégation de l'Afgha-

son domaine et selon ses possibilités, au bien de l'humanité tout entière. Il ne manquera jamais d'occasions de mettre en commun nos capacités et nos ressources humaines.

nistan, j'ai l'honneur de présenter au Dr Kourachov mes félicitations pour son élection aux hautes fonctions de Président de cette assemblée. Je suis certain,

Ce disant, je ne veux nullement entraîner l'OMS dans des discussions politiques; je tiens simplement à

souligner que nous devons absolument unir nos efforts, aujourd'hui plus encore qu'hier, dans tous les domaines de l'activité internationale. N'oublions

Monsieur le Président, que grâce à votre sagesse et à votre expérience, cette assemblée mènera à bien sa lourde tâche et résoudra au mieux tous ses problèmes. Je suis également heureux de m'associer aux délégués

jamais notre tâche essentielle, qui est de créer les conditions de santé et de paix permettant à tous nos peuples de prospérer. Je parlerai maintenant de l'Indonésie, mon pays, où l'état sanitaire dans son ensemble s'améliore progressivement, mais où il reste encore beaucoup à accomplir. Bien que nous manquions cruellement de

qui m'ont précédé à cette tribune pour féliciter le Dr Candau de l'excellent Rapport annuel qu'il nous a présenté. Je désire aussi transmettre à l'Assemblée l'expression de la gratitude de mon gouvernement pour le travail entrepris par l'OMS en Afghanistan, ainsi d'ailleurs que dans le monde entier. Je désire enfin souhaiter la bienvenue au sein de cette assemblée

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

53

aux nouveaux Membres qui, j'en suis sûr, contribueront largement au succès de nos travaux. L'Afghanistan est l'un des nombreux pays qui doivent faire face à d'immenses problèmes de développement sans avoir les moyens financiers et humains

de santé publique, à nos hôpitaux et à tous les services connexes.

Nous espérons que la fructueuse collaboration entre le Gouvernement de l'Afghanistan, l'OMS et le FISE se poursuivra au cours de ce second plan de cinq ans, car elle est d'une importance vitale pour le développement économique de mon pays et pour l'élévation du niveau de vie de la population.

suffisants pour les résoudre. Il n'a pas encore été possible d'évaluer avec précision la situation sanitaire, mais l'on sait déjà que les maladies infectieuses sont

très répandues. Les affections intestinales, la tuberculose, le trachome et la lèpre sévissent; le paludisme et la variole existent à l'état endémique et continuent à poser de nombreux problèmes malgré l'efficacité des

Si vous le permettez, Monsieur le Président, je voudrais, avant de conclure ce bref exposé, parler de nos réalisations et de nos difficultés dans le domaine de l'éradication du paludisme. Dès 1948, le Gouvernement royal se rendait compte que le paludisme causait une forte mortalité et une morbididé encore plus élevée dans la population. Il en résultait non seulement de grandes souffrances, mais des pertes de production agricole et industrielle que l'économie nationale pouvait difficilement supporter. En 1948, une campagne antipaludique énergique a été lancée dans une petite vallée fertile, mais

moyens dont on dispose pour les combattre et pour réduire rapidement la fréquence des cas nouveaux. Nous sommes également conscients du taux très élevé

de la mortalité infantile due aux affections dont les enfants sont victimes au cours des premières années de leur existence et qui viennent s'ajouter aux méfaits de la sous -alimentation. La solution des problèmes que pose le développement de l'Afghanistan fait l'objet d'une planification très poussée, échelonnée sur des périodes de cinq ans. Au cours du premier plan quinquennal qui vient juste

jusqu'ici notoirement insalubre et fortement impaludée. La population et le Gouvernement ont rapide-

de se terminer, la première place a été réservée à la création de voies de communication et à l'expansion des mines, des industries, de l'irrigation et de l'agri-

ment pris conscience de l'intérêt économique et humain de ce projet. Au cours des années 1948, 1949, 1950 et 1951, le Gouvernement a entrepris, avec l'assistance de l'OMS, plusieurs autres projets pilotes dont le succès a été si impressionnant que l'on a décidé d'étendre ces opérations à d'autres régions

culture. Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera possible de mener à bien un programme de santé publique utile et bien conçu. Dans ce programme, on s'est tout d'abord préoccupé d'organiser la lutte contre les maladies ayant une portée économique autant qu'humaine. C'est ainsi que l'éradication du paludisme a été entreprise, mais j'en parlerai de façon plus détaillée ultérieurement. La lutte contre la variole

fortement impaludées; en 1953, un programme de lutte contre le paludisme couvrant l'ensemble du pays a été lancé avec l'aide de l'OMS et du FISE. En 1957, sur la recommandation de l'OMS, mon gouvernement a accepté de prendre pour objectif l'éradication du paludisme et cette reconversion a été opérée en 1958 avec l'assistance d'une équipe de l'OMS

a été organisée à l'échelle nationale; le typhus, qui

constituait un problème grave il y a dix ans, est maintenant maîtrisé; la tuberculose, la lèpre et le trachome, qui menacent la santé publique, sont combattus par des services dont l'efficacité a été renforcée. Les hôpitaux, les dispensaires et les services infantile et à l'assainissement. La formation des médecins s'est également développée de façon importante ainsi que, dans une moindre mesure, la formation

et une nouvelle aide généreuse du FISE. Etant donné que l'on disposait déjà d'une ample

moisson de données de base et d'un service antipaludique fermement implanté, il s'est avéré possible d'aborder la phase de pré- éradication, la phase d'attaque et les opérations de surveillance simultané-

auxiliaires ont été multipliés et l'on a donné une importance particulière à la protection maternelle et

ment dans la plupart des régions à la fois. On a constaté que sur 13 millions d'habitants que compte approximativement l'Afghanistan, près de 4 500 000 vivaient dans des régions impaludées. Nous avons la satisfaction de pouvoir déclarer en 1962 que toutes les régions impaludées auront abordé la phase d'attaque à la fin de la saison des pulvérisations, et que le pays aura été couvert en totalité dans un avenir très proche. Dans le même temps, tout permet de croire

des infirmières, des techniciens de radiologie et de laboratoire, bref de tout le personnel nécessaire à l'exécution d'un programme sanitaire. La formation de techniciens de l'assainissement a donné d'excellents résultats et l'on peut considérer maintenant qu'elle se

poursuivra d'une façon suffisamment régulière pour répondre aux besoins du pays. Cette oeuvre immense a été accomplie grâce à l'aide de l'OMS et du FISE. Dans le second plan de cinq ans, qui a été lancé en mars de cette année, la première place sera donnée au développement industriel, à la production agricole et à l'expansion des transports et des voies de communication, ce qui n'empêche pas les crédits alloués au budget de la santé d'être plusieurs fois supérieurs à

que l'ensemble de la population vivant dans les régions impaludées sera également soumis à une

surveillance active. Une petite zone est déjà entrée

dans la phase de consolidation et l'on pense que d'autres suivront dans le courant de l'année. Comme dans d'autres pays de cette partie du monde,

une proportion assez importante de la population de l'Afghanistan est nomade. Une partie de ces nomades se déplace dans le pays même, mais d'autres traversent les frontières à certaines saisons. Des postes de contrôle ont été placés aux points de passage que ces nomades utilisent régulièrement chaque année.

ceux du premier plan. Les programmes en cours seront développés et l'on accordera une importance toute particulière à l'enseignement et à la formation professionnelle du personnel nécessaire à nos services

54

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Tous les cas fébriles sont soumis à un examen de sang et, si celui -ci se révèle positif, un traitement radical est immédiatement entrepris. Les directeurs de nos installations antipaludiques ont reçu la consigne d'entreprendre des recherches épidémiologiques à propos de tous ces cas et de les garder en observation.

L'ensemble des données dont nous disposons nous permet de penser que l'existence de cette population nomade ne gênera guère notre programme d'éradication du paludisme. Mon gouvernement s'inquiète beaucoup plus d'un autre problème relatif à l'éradication du paludisme. En Afghanistan, des mesures énergiques ont été appliquées dans toutes les régions impaludées situées en bordure des pays limitrophes. Ces régions seront

Messieurs, c'est un grand honneur pour moi que de m'adresser à cette assemblée internationale et de lui transmettre la bénédiction de Son Excellence Monseigneur Makarios, Président de la République de Chypre, ainsi que les salutations du peuple cypriote. A l'heure actuelle, la contribution de Chypre à la réalisation des objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé est minime. Par contre, les bienfaits que lui dispense et que lui dispensera encore, nous l'espérons, cette organisation sont immenses et facilitent

grandement le progrès du peuple cypriote vers la santé et le bien -être. L'intérêt que nous témoignent le Dr Candau, Directeur général, le Dr Taba, Directeur

maintenues dans la phase d'attaque jusqu'à ce que l'on ait atteint les critères normalement requis pour l'arrêt des pulvérisations. Or ceci dépendra non seulement de l'état d'avancement de notre propre programme d'éradication du paludisme, mais aussi des progrès réalisés dans ce sens par nos voisins. Aussi, Monsieur le Président, me permettrai-je d'exprimer au

régional pour la Méditerranée orientale, ainsi que le représentant régional du FISE dont nous venons de recevoir la visite, nous assure que mon pays continuera

à recevoir l'aide importante et précieuse de ces organisations. L'OMS nous a récemment envoyé des conseillers

et des experts réputés, qui ont visité

Chypre et étudié nos problèmes sanitaires et qui nous ont fait bénéficier de leur savoir et de leur expérience.

nom de mon gouvernement l'espoir que les pays voisins du nôtre poursuivront avec le même zèle que nous l'objectif ultime de l'éradication du paludisme et, en particulier, qu'ils nous aideront en surveillant leurs zones frontières avec autant de soin que nous l'avons fait nous -mêmes. A ce stade de la lutte mondiale contre le paludisme, il est souhaitable que les pays voisins collaborent et l'OMS pourrait certainement jouer un rôle important d'organisme coordonnateur. Enfin, je crois pouvoir déclarer avec confiance et sans faire preuve d'un optimisme exagéré que l'éradication du paludisme sera certainement réalisée en

Grâce aux bourses d'études et à l'assistance prêtée sous d'autres formes par l'OMS et le FISE, nous sommes certains de parvenir à élever le niveau de nos services de santé.

Je saisis l'occasion qui m'est offerte d'assurer à l'OMS que nous ne nous contenterons pas de recevoir passivement son aide, mais que nous l'utiliserons pour

travailler avec plus de zèle à l'amélioration de nos services de santé. Peut -être pourrons -nous un jour

venir en aide à d'autres peuples en participant à l'oeuvre commune en faveur de la santé et du bien -être. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Afghanistan dans un avenir très proche. C'est là notre but et nous sommes fiers de faire ce qui dépend de nous pour débarrasser le monde de ce fléau. Au nom de ma délégation, je vous remercie, Monsieur le Président, pour le temps de parole que vous

Dr Vassilopoulos. Je donne la parole au délégué du Koweït. Le Dr EL -BORAI (Koweït) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je tiens tout d'abord à adresser

avez bien voulu m'accorder et je saisis à nouveau l'occasion qui m'est offerte de remercier l'OMS, ainsi que notre Bureau régional pour l'Asie du Sud -Est, de l'oeuvre que nous avons accomplie ensemble. Je désire également exprimer, au nom de mon gouvernement, mes plus vifs remerciements au FISE pour

à notre Président, au nom de mon pays et de ma délégation, des félicitations chaleureuses pour son élection si justement méritée. Je profite également de cette occasion pour remercier notre Président sortant, qui a dirigé les travaux de notre assemblée avec tant de compétence au cours de l'année écoulée, et pour dire aussi que le Directeur général et le Conseil exécutif, dont nous avons apprécié les excellents rapports, méritent nos sincères remerciements. Je voudrais présenter les vives félicitations de mon

l'assistance efficace et généreuse qu'il a prêtée à notre programme national d'éradication du paludisme,

ainsi qu'à nos services en faveur des mères et des enfants. Nous formulons l'espoir que cette association fraternelle se poursuivra encore pendant de nombreuses années. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Rahim. Je donne la parole au délégué de la République de Chypre. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Direc-

teur général, Messieurs les délégués, Mesdames et

pays et de ma délégation au Directeur général, le Dr Candau, pour l'admirable travail accompli par l'OMS en 1961. L'introduction de son remarquable Rapport annuel montre les efforts déployés par l'Organisation pour aider tous les Etats Membres à éliminer le paludisme et la variole et à lutter contre la bilharziose. Nous avons pris note avec un vif intérêt d'une considération très pertinente énoncée

QUATRIÉME SÉANCE PLÉNIÉRE

55

dans ce rapport, à savoir que le succès de la lutte contre les maladies transmissibles exige que nous ne relâchions pas nos efforts et, en particulier, que nous continuions à renforcer nos services épidémiologiques et à former le personnel nécessaire à la lutte journalière contre la maladie. Il est inquiétant de constater que la poliomyélite est en progrès dans certains pays oí1, pour diverses raisons, on n'a pas encore entrepris de campagne de vaccination. Ce problème se pose dans mon pays et nous venons de commencer à nous y attaquer.

comme l'infrastructure des services d'assainissement et de santé publique pour une région donnée et qu'ils doivent fonctionner en étroite liaison avec les services de l'enseignement et des affaires sociales. Le Koweït dispose maintenant de quatre centres de santé intégrés, desservant environ 30 000 habitants. Nous prévoyons pour la fin de 1964 la création de nouveaux centres dont les services s'étendront à l'ensemble de la population. Nous espérons que ces centres seront orientés finalement vers la pleine utilisation des services

modernes d'assainissement et de santé publique, y compris les soins médicaux, afin que notre population puisse atteindre au plus haut niveau de santé possible. Mon gouvernement est très heureux d'apprendre les progrès importants accomplis en 1961 dans le domaine

L'OMS semble n'avoir réalisé que des progrès minimes ou très lents dans le domaine de la lutte contre le trachome. Cette maladie constitue l'un des problèmes de santé publique les plus graves de mon

pays. L'Organisation a l'intention de nous aider à mener une enquête épidémiologique sur les ophtalmies transmissibles et à mettre ensuite en oeuvre un projet pilote de lutte contre le trachome, mais je lui demande instamment d'entreprendre une action plus énergique dans les pays où sévit cette maladie.

de la protection et de la promotion de la santé des peuples et note avec intérêt les efforts qui ont été déployés pour faire avancer le programme de recherches sur le cancer. Il suit également avec beaucoup

d'intérêt la façon dont se déroule l'étude pilote sur les effets de la pollution de l'air, de la profession et de l'usage du tabac sur le cancer pulmonaire. Il a constaté

La lutte antituberculeuse a donné des résultats admirables dans certains pays. Au Koweït, le problème posé par la tuberculose est grave, mais, contrai-

rement à l'habitude, il n'est nullement lié à l'insalu-

brité des logements, à la misère et au chômage; il naît, paradoxalement, de la très grande générosité du gouvernement. Le Ministère de la Santé publique a été créé en 1949, ses services fonctionnent de façon très satisfaisante et les hôpitaux, les cliniques, les sanatoriums et les préventoriums, dont la capacité totale atteindra au moins 2500 lits, sont en pleine expansion. Un service de prophylaxie est chargé de

avec satisfaction qu'une attention particulière était accordée aux dangers engendrés par les substances carcinogènes, à l'évaluation de la toxicité des antimicrobiens et aux problèmes récemment posés par la présence de pesticides dans les denrées alimentaires. Permettez -moi, Monsieur le Président, de citer un

autre problème majeur auquel s'intéresse l'Organisation mondiale de la Santé, je veux parler de la sous alimentation, dont l'importance parmi les problèmes de santé publique de certains pays vaut la peine d'être mentionnée.

l'assainissement et de la lutte contre les maladies transmissibles. Mon pays compte aujourd'hui (pour une population de 300 000 habitants) 300 médecins, 1000 infirmières, 1000 techniciens, 600 auxiliaires et 1000 autres agents sanitaires. Mais en dépit de ces réalisations, la propagation de la tuberculose est

Je voudrais, au nom de ma délégation, adresser de sincères remerciements au Directeur général pour la façon attrayante dont il nous a présenté les chapitres consacrés à l'enseignement et à la formation professionnelle, ainsi qu'à la recherche médicale. Je tiens également à dire que mon gouvernement est pleinement conscient de toutes les difficultés techniques et financières soulevées par les questions dont je viens

favorisée par l'afflux de la main- d'oeuvre, souvent sous -alimentée, qui vient librement des pays voisins. De nombreux tuberculeux viennent aussi de l'étranger pour bénéficier des soins excellents que le Gouvernement leur assure gratuitement. Les uns et les autres

de parler. Nous devons maintenir nos activités de recherche dans les limites de nos possibilités; la priorité doit être donnée aux maladies transmissibles, qui constituent le problème essentiel pour la plupart des pays. Un point mérite, à mon avis, d'être signalé : c'est

vivent, en attendant d'avoir trouvé du travail ou d'être admis dans un sanatorium, avec des amis et des parents qu'ils contaminent. Mais nous attendons beaucoup de l'assistance que l'OMS accorde mainte nant à la division compétente du Ministère pour l'élaboration d'un programme antituberculeux. Je voudrais encore signaler les excellents chapitres du Rapport annuel consacrés aux services d'assainisse-

l'urgent besoin d'une coopération plus étroite entre les administrations nationales de la santé publique et les institutions de recherche. Les différents organismes nationaux de recherche devraient accepter plus volontiers d'échanger les renseignements dont ils disposent. Il faudrait également aider les bibliothèques médicales à court d'ouvrages suffisamment récents. Il est déplorable que la formation post- universitaire en santé publique soit à ce point négligée et même, je le crains, complètement abandonnée dans certains pays. Les médecins ne s'y intéressent pas et n'envisagent souvent même pas d'y participer. Je ne connais

ment et de santé publique. Ce sont là des questions qui ont été et demeurent d'une importance majeure pour mon pays et auxquelles le Ministère de la Santé publique consacre une part importante de son budget. Le Rapport met bien en lumière les relations étroites qui unissent les deux types de services et la nécessité de leur coopération. Il est généralement admis que les centres de santé doivent être considérés

pas un seul médecin dans mon pays qui souhaite

56

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

suivre des cours de santé publique. Il semble que cette attitude soit due au fait que la santé publique est moins intéressante et probablement moins lucrative

pour l'aide considérable que nous ne cessons d'en recevoir dans tous les domaines.

que les autres branches de la médecine. Il faudrait apporter un prompt remède à cette situation, car nous allons au- devant d'une crise très grave dans ce domaine. Le niveau d'instruction du personnel paramédical, notamment du personnel infirmier, est beaucoup trop

Ma délégation souhaite ardemment que l'OMS continue à mener le combat contre les forces de la maladie jusqu'à la victoire suprême, pour le plus grand bien de l'humanité. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr El- Borai. Je donne la parole au délégué du Soudan. Le Dr SULIMAN (Soudan) (traduction de l'anglais) :

bas dans de nombreux pays. Mon gouvernement accueillerait avec reconnaissance tout ce que l'OMS

pourrait faire pour l'aider à améliorer le système d'enseignement de base. Je signale à cette occasion

que mon pays a entrepris un projet de formation d'infirmières qui figure au budget de 1963 et bénéficie

de l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé. Ce projet prévoit la création de la première école d'infir-

mières du Koweït, ce qui nous évitera à l'avenir d'être obligés de recruter à l'étranger des infirmières pour nos services de santé. En fait, en essayant de surmonter la pénurie de personnel salarié, qui constitue le principal obstacle à notre progrès dans le domaine

Monsieur le Président, c'est avec grand plaisir que je vous transmets les félicitations et les meilleurs voeux de ma délégation et de mon pays à l'occasion de votre élection à la présidence de cette assemblée. Votre sens du devoir, votre sincérité, la rectitude de votre caractère et le respect dont votre personnalité est entourée vous prédestinaient depuis longtemps à la charge que vous assumez maintenant. J'ai le plaisir

de féliciter également les Vice -Présidents. Je suis convaincu que cet excellent équipage mènera notre navire à bon port. Je voudrais maintenant adresser mes remerciements

de la santé publique, mon pays se trouve partagé entre la nécessité d'accélérer la formation et celle de maintenir un niveau satisfaisant de qualification pro-

au Directeur général pour son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1961. En effet, il nous a présenté un tableau éloquent du remarquable travail qui a été accompli. On reste stupéfait qu'un si petit nombre de personnes aient eu la force et le courage d'assumer d'aussi lourdes tâches et de les mener à bien avec autant d'efficacité, sans jamais protester ni se plaindre. Placés devant une tâche surhumaine, vous vous êtres montrés animés d'une inspiration et d'une énergie également surhumaines. Notre Directeur régional, le Dr Taba, mérite qu'un

fessionnelle. L'OMS pourrait faire beaucoup pour nous aider à concilier ces deux impératifs. Nous avons lu avec intérêt le rapport très complet sur les statistiques sanitaires qui figure au chapitre 8.

A propos du second paragraphe de ce chapitre, je tiens à dire que depuis 1961, le Gouvernement du Koweït utilise la définition de «naissance d'enfant vivant» et «mort foetale» recommandée par l'OMS, ainsi que la formule internationale de certificat de décès. Nous attendons avec impatience les résultats de l'étude effectuée sur les méthodes utilisées pour l'enregistrement des causes de décès et l'établissement des relevés correspondants pour la classification des

hommage tout spécial lui soit rendu devant cette assemblée internationale. Nous sommes extrêmement heureux au Soudan de sa réélection à la direction du Bureau régional. Des délégués de la Région ont déjà

statistiques et leur mise en tableaux. Nous avons appris avec satisfaction que les techniques statistiques

rendu hommage au Dr Taba au cours des séances précédentes, mais nous trouvons que tout ce que l'on a pu dire n'exprimait qu'imparfaitement notre grati-

sont de plus en plus employées pour l'analyse des données nécessaires aux recherches scientifiques ou à l'élaboration et à la réalisation des programmes sanitaires. Mon pays s'est fixé comme objectif d'avoir

tude à son égard et notre joie de sa réélection. En vérité, ses mérites sont au- dessus de tout éloge.

un service de statistiques précis et complet, qui constituera à la fois un instrument de mesure des progrès réalisés et un élément essentiel de la bonne marche de son programme sanitaire. J'ai le grand plaisir de signaler que l'OMS va aider notre Ministère de la Santé à organiser ses services de statistiques sanitaires, à reviser son système d'établissement des relevés et à former du personnel national. Ce projet doit être mis en oeuvre en 1962 et achevé en 1963. Avant de terminer, je voudrais, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, remercier cordialement le Bureau régional de la Méditerranée orientale

Le Soudan est à lui seul un continent. Il s'étend sur deux millions et demi de kilomètres carrés et il est peuplé de douze millions d'habitants. Il est naturel qu'une population aussi peu nombreuse vivant dans une région aussi vaste soit disséminée dans des milliers de petits villages. A l'heure actuelle, nos quelques villes

souffrent de la poussée de l'industrialisation et des méfaits de l'urbanisation qui en est la conséquence. Nos problèmes sanitaires sont divers et complexes; nos ressources sont limitées; nos plans de développement sont ambitieux et nous nous efforçons de faire de notre mieux, parfois seuls et parfois soutenus par

et en particulier son éminent Directeur, le Dr Taba,

la généreuse assistance de l'Organisation mondiale de la Santé.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

57

Le Soudan est la plaque tournante de l'Afrique et, comme il est limitrophe de huit pays, nous surveillons

Le Soudan est à l'avant -garde des pays africains pour la formation du personnel paramédical et du personnel sanitaire auxiliaire. A la fin de l'année dernière, un séminaire de l'Organisation mondiale de la

avec beaucoup de vigilance nos frontières, qui sont rarement marquées par une limite naturelle ou tribale. Cette surveillance grève lourdement notre budget et épuise notre personnel sanitaire.

Santé sur la formation de ce personnel s'est tenu à Khartoum; notre Directeur régional et des conseillers envoyés par les Divisions de l'Enseignement et de la Formation professionnelle du Bureau régional et du Siège y assistaient, ainsi que les représentants de trente -

Permettez -moi, Monsieur le Président, d'exposer

brièvement nos problèmes et nos réalisations de l'année 1961. On a enregistré 162 cas de variole, aussi

avons -nous dû vacciner environ deux millions de personnes dans la zone menacée. Dans mon pays, la variole réapparaît tous les ans; elle n'existe pas à l'état endémique, mais elle est importée par les pèlerins qui traversent le Soudan pour gagner la mer Rouge et la Terre Sainte. Cette année, nous entrepre-

six pays. Ce séminaire a été extrêmement fructueux. Nous tenons à souligner que nos institutions de santé sont prêtes à tout moment à accueillir des candidats de tous les pays et à leur donner des cours de formation

nons une campagne de vaccination de masse avec l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé, qui nous fournit du vaccin desséché. L'ensemble du pays sera entièrement couvert en quatre ans et il n'y aura plus qu'à assurer la surveillance. En outre, l'Organisation nous a généreusement aidés à créer un centre

de production de vaccin desséché et nous a fourni une assistance technique et du matériel. Le kala -azar (leishmaniose splénique)

professionnelle dans toutes nos écoles d'auxiliaires médicaux et sanitaires. Il me paraît opportun de préciser en quoi consistent ces écoles : il s'agit de cinquante établissements rattachés à des hôpitaux et destinés à la formation d'infirmiers et d'infirmières auxiliaires, qui font l'objet d'une sélection à la fin de leur quatrième année d'études secondaires. La durée des études dans toutes ces écoles est de trois ans, à l'issue desquels un certificat est délivré. Les cours sont

est une

ouverts aux jeunes gens et aux jeunes filles. Après deux ans de service hospitalier, des candidats peuvent concourir pour entrer dans des écoles dont je donne ci -après la liste et où ils suivront des cours pendant deux ans. Ce sont, pour les garçons : l'école d'auxi-

maladie qui nous préoccupe particulièrement. Elle est endémique au Soudan, où l'on en décèle chaque année de trois à cinq mille cas. On sait que le vecteur de la maladie est le phlébotome, mais cet insecte est difficile

à combattre. Je tiens à remercier le Naval Medical Research Unit NO 3 des Etats -Unis qui a créé un

centre de recherche au Soudan pour étudier les moyens de combattre et, si possible, de supprimer la leishmaniose.

La tuberculose, le paludisme, l'onchocercose, les maladies vénériennes, la maladie du sommeil, la lèpre et la bilharziose existent tous à l'état endémique au Soudan et nous espérons que l'Organisation mondiale de la Santé, seule ou conjointement avec le

liaires médicaux, l'école d'assistants de laboratoire, l'école d'auxiliaires d'ophtalmologie, l'école d'aides d'amphithéâtre, l'école de moniteurs de soins infirmiers, l'école d'assistants dentaires et l'école d'aides anesthésistes; pour les filles (trois années d'études) : l'école de visiteuses d'hygiène, une école de sages femmes, une école d'infirmières, une école de monitrices, une école de physiothérapeutes et une école d'infirmières sages- femmes. Nous avons une école pour les élèves diplômés après huit ans d'études secondaires; les cours y durent un an, mais ne peuvent être suivis qu'après plusieurs années d'expérience sur le terrain : c'est l'école des surveillants d'hygiène. Des cours post- secondaires d'une durée de trois ans sont donnés dans les écoles suivantes : l'école supérieure d'infirmières de Khartoum, une école de pharmaciens, une école de techniciens de radiologie, une école d'hygiène pour les agents de la santé publi-

FISE, continuera à nous prêter assistance. La menace de la fièvre jaune pèse sur mon pays depuis trois ans. Quelques cas ont fait leur apparition près de la frontière en 1959 -1960, et nous pensons que le foyer de la maladie se trouve en dehors du Soudan. En conséquence, nous avons vacciné 188 613

personnes en 1959 -1960, 45 441 en 1960 -1961, et jusqu'à ce jour 386 024 en 1961 -1962. Nous poursuivons la campagne contre la fièvre jaune par la vaccination et l'éradication du moustique vecteur. Notre position au centre de l'Afrique rend la surveillance de nos frontières très difficile et nous utilisons une proportion importante de notre budget pour lutter

que, une école de techniciens de laboratoire et une école d'opticiens. En outre, des cours spéciaux sont organisés pour les administrateurs de dépôts de fournitures médicales, pour les statisticiens médicaux et les administrateurs d'hôpitaux. Je désire également signaler, Monsieur le Président, que nous avons préparé un plan de sept ans se terminant en 1968. Les objectifs de ce plan sont les suivants :

contre les épidémies qui nous viennent de l'extérieur; mais nous avons le sentiment que l'esprit de coopéra-

tion internationale en matière de santé publique se développe sans cesse, et nous espérons que bientôt les peuples africains devenus indépendants pourront collaborer plus efficacement, non seulement sur le plan de la santé, mais dans bien d'autres domaines également.

assurer un lit d'hôpital et demi pour 1000 habitants, une sage -femme pour 5000 habitants, un centre de

santé pour 20 000 habitants, un dispensaire pour 15 000 habitants, un hôpital rural de 60 lits pour 30 à 50 000 habitants et un médecin pour 50 lits. De plus, des médecins du travail et des agents sani-

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

taires travailleront dans toutes les collectivités rurales

et l'on s'efforcera d'améliorer la formation professionnelle dans tous les champs d'activité. Monsieur le Président, avant de terminer, je désire

plus facile et plus économique de prévenir que de guérir. Afin de réussir dans notre programme de prévention et de lutte contre la maladie, nous avons pris l'offensive

vous transmettre, ainsi qu'à tous les délégués, les meilleurs viceux de notre Président, le Général Ibrahim Abboud, pour que cette session soit fructueuse et pour

en vue d'améliorer l'assainissement, et nous avons entrepris dans notre pays des campagnes plus vigou-

que les résolutions qui seront adoptées contribuent à améliorer la santé et l'entente internationale et affermissent la paix mondiale. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

reuses d'éducation et d'information en matière de santé. Le programme d'éradication du paludisme, qui n'avait guère avancé au cours des dernières années, a reçu le plein appui de mon gouvernement à partir du mois de juillet de cette année. Avec l'aide de l'OMS

Dr Suliman. Je donne la parole au délégué des Philippines. Le Dr DUQUE (Philippines) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom

de la République des Philippines, je tiens à adresser mes chaleureuses et sincères félicitations au chef de la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques à l'occasion de son élection à la présidence

et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, nous espérons que, dans quelques années, ce fléau sera éliminé. Nous avons conclu un accord avec l'Agency for International Development pour la construction aux Philippines d'un centre de formation en matière d'éradication du paludisme, à l'usage des Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est. Nous avons également entrepris un programme intensifié de lutte contre la tuberculose, car cette maladie représente encore l'un des principaux problèmes de santé de notre pays.

de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain que, sous sa conduite, l'Assemblée mènera ses travaux à bonne fin, pour le plus grand bien de la santé de tous les peuples. Vous pouvez être assuré, Monsieur le Président, du respect et de la collaboration de ma délégation.

Je regrette profondément de devoir signaler ici qu'au cours de l'année écoulée mon pays a été frappé par ce fléau qu'est le choléra El Tor, maladie pourtant évitable. Endémique aux Célèbes depuis des années, le choléra El Tor s'est propagé subitement l'an dernier, atteignant d'autres parties de l'Indonésie, le Sarawak, Macao, Hong Kong, le Bornéo du Nord, le Brunéi, les Philippines et, d'après des informations officieuses, la Chine continentale. A la suite de mesures intensives de prévention et de lutte prises à cette époque, cette maladie est maintenant maîtrisée, mais tandis qu'elle sévissait, elle a atteint les trois quarts de la superficie

Je profite de cette occasion pour dire toute la gratitude de mon pays pour l'aide et les conseils qui lui ont été donnés par l'Organisation mondiale de la Santé. Les Philippines ont toujours considéré que l'OMS a une grande importance sur le plan international, car elle a beaucoup contribué à améliorer les niveaux de santé. Il sied donc que je renouvelle ici l'engagement pris par mon gouvernement de travailler à la réalisation des objectifs de l'Organisation. Nous tenons aussi à rendre l'hommage le plus reconnaissant au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, auprès duquel notre pays a trouvé un appui considérable. Au sujet du Rapport annuel du Directeur général, je tiens à féliciter le Dr Candau et son personnel de ce remarquable exposé. J'ai eu le plus grand plaisir à lire ce rapport, car il décrit de façon détaillée l'ceuvre accomplie dans le domaine de la santé publique. On constate avec satisfaction l'importance attachée à des entreprises telles que l'éradication du paludisme, la lutte contre les maladies transmissibles, l'amélioration de l'assainissement, la recherche médicale, etc.

totale de notre pays : nous avons eu 14 000 cas, dont 2000 mortels. L'OMS a contribué activement à nous procurer des vaccins et nous lui en sommes très reconnaissants. Cette maladie n'est pas considérée comme quarantenaire par le Règlement sanitaire international, et c'est peut -être pour cette raison qu'elle s'est propagée en très peu de temps dans une grande partie de la Région du Pacifique occidental. On se plaît à constater toutefois qu'un des points de l'ordre du jour de l'Assemblée concerne son inclusion éventuelle parmi les maladies quarantenaires. Nous espé-

rons que l'adoption de cette proposition permettra de venir à bout du choléra El Tor sur le plan international. Je tiens toutefois à souligner ici qu'il existe encore maints aspects de cette maladie qui ne sont pas très bien connus et compris, tels que l'épidémiologie, l'efficacité du vaccin, le rôle de l'alimentation comme facteur de prédisposition, le rôle des sujets contact, etc. Il est donc indispensable d'entreprendre immédiatement des recherches afin de mettre au point des mesures efficaces de prévention et de lutte. C'est pourquoi nous recommandons au Directeur général de faire entreprendre, dans la mesure du possible, des recherches poussées sur ces différents aspects de la

Je suis heureux de pouvoir annoncer que mon gouvernement a fait une place accrue aux problèmes de la santé dans le plan quinquennal de développement socio- économique de notre pays qui commence cette année, comme en témoigne le fait que, pour le prochain

exercice financier, notre budget annuel de la santé s'est accru sensiblement. En outre, afin de tirer tout le bénéfice possible des crédits votés, mon département

a mis au premier plan depuis le début de l'année la prévention et la lutte contre les maladies, car il est

maladie. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet devant

QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

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l'Assemblée, car je réserve mes observations pour la commission compétente.

tantes sont en cours dans le cadre du projet pilote organisé en République Arabe Unie par l'OMS, avec l'assistance matérielle du FISE. Je mentionnerai éga-

En conclusion, je tiens à affirmer ici le profond désir qu'a mon pays de poursuivre une collaboration cordiale avec tous les Etats Membres de l'OMS, en

lement le symposium fort bien organisé qui a lieu actuellement au Caire, et auquel participent un grand nombre de chercheurs éminents venus de toutes les parties du monde.

vue d'aboutir à l'amélioration de la santé pour les populations du monde entier. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dans le domaine de la recherche médicale, la République Arabe Unie a le grand plaisir d'annoncer Dr Duque. Je donne la parole au délégué de la République Arabe Unie.

qu'elle vient de créer un ministère spécial pour la recherche scientifique, ce qui montre à quel point elle reconnaît l'importance de la recherche pour le développement national. Ce ministère est compétent à la fois en matière de planification et d'exécution. Une telle initiative a été prise parce que, tout d'abord,

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs

les délégués, je tiens tout d'abord, au nom de ma délégation, à adresser à notre Président nos sincères félicitations à l'occasion de son élection unanime. Nous tenons également à remercier chaleureusement le Gouvernement suisse et la population de cette très belle ville de leur accueil cordial et de leur courtoisie. Ma délégation tient également à souhaiter de tout coeur la bienvenue à nos nouveaux collègues qui repré-

les programmes de recherche scientifique doivent essentiellement renforcer les plans de développement national, qu'en second lieu, l'Etat doit encourager et soutenir la recherche scientifique et que, troisièmement, les programmes de recherche scientifique doivent être

coordonnés pour éviter des doubles emplois. La recherche médicale représente une proportion considérable des programmes de recherche scientifique entrepris et soutenus par ce ministère. La première

sentent ici nos nouveaux Membres ou Membres associés.

Monsieur le Président, je voudrais commenter certains chapitres du Rapport annuel du Directeur général, en premier lieu celui qui est consacré au paludisme. Toutefois, comme nous disposons de très peu de temps, je me bornerai à déclarer que la revision de notre programme d'éradication du paludisme a été

réalisation importante a été la pose de la première pierre de l'Institut de Recherche sur la Schistosomiase.

C'est un nouveau domaine de recherches qui vient s'ajouter à d'autres, tels que les maladies endémiques, l'ophtalmologie, la poliomyélite, le cancer et la nutrition. Monsieur le Président, je ne saurais terminer sans exprimer la grande anxiété et l'horreur qu'éprouvent

fondée sur un plan nouveau de services de santé ruraux. Ce plan consistera à créer des centres, dont chacun desservira 5000 personnes vivant, soit dans un

grand village, soit dans un groupe de petits villages situés dans un rayon de deux à trois kilomètres du centre. Cette large infrastructure de santé rurale, qui

les peuples du monde en présence du grave danger pour la santé qui résulte des rayonnements, surtout de ceux qui ont pour origine les essais atomiques. On ne peut que s'inquiéter de la course qui a commencé récemment dans ce domaine entre les principales

comprendra 2500 centres, sera la base des divers programmes d'éradication de nombreuses maladies transmissibles et parasitaires, notamment le paludisme, la bilharziose, la tuberculose, la poliomyélite, au moyen de la vaccination obligatoire pratiquée dans ces centres. Je tiens à mentionner la campagne intensive contre

puissances, et j'ai le sentiment que toutes les mesures doivent être prises pour aboutir à une décision quant à la cessation immédiate de ces essais dangereux. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr El Bitash. Je donne la parole au délégué du Cambodge. Le Dr THOR PENG THONG (Cambodge) : Monsieur

la poliomyélite qui se poursuit depuis avril 1962. Tous les enfants âgés de un à cinq ans reçoivent trois

doses successives du vaccin Sabin. La vaccination contre la diphtérie et la variole est obligatoire. Le vaccin contre la variole est préparé en grandes quantités dans nos laboratoires, et mon gouvernement est toujours prêt à en fournir à d'autres pays. Actuellement, nous produisons des lots assez considérables de vaccin desséché.

le Président, Messieurs les délégués, avant de faire quelques brèves remarques sur le Rapport annuel du Directeur général, qu'il me soit permis tout d'abord d'adresser au Dr Kourachov, au nom de la délégation cambodgienne, nos sincères félicitations pour son

élection au poste de Président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur le Président, votre compétence et votre

La bilharziose est l'un des principaux problèmes de santé publique dans mon pays et dans bon nombre des nouveaux Etats africains, ainsi que dans les pays

personnalité justifient cette nomination. Ayant eu l'honneur, à plusieurs reprises, de représenter mon pays à vos côtés dans cette assemblée et connaissant votre sagesse habituelle, je suis certain que sous votre

d'Amérique latine et d'Asie. La question est désormais étudiée plus activement et des recherches impor-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

direction nos travaux ne pourront pas ne pas se dérouler dans une atmosphère de parfaite compréhension mutuelle et ne manqueront pas d'aboutir aux résultats les plus heureux. Monsieur le Directeur général, permettez -moi de vous exprimer, au nom de ma délégation, notre sincère gratitude pour le Rapport clair, précis et fort intéres-

Je voudrais cependant mettre l'accent sur le rôle d'assistance de l'OMS, non seulement sur le plan technique et matériel, mais aussi sur le plan moral. Il est évident, en effet, que tout ce qui contribuera à

présenté. A la lumière de votre excellent Rapport

sant - comme toujours - que vous nous avez annuel, il nous est permis de mesurer toute l'ampleur des activités de l'OMS intéressant la protection et la promotion de la santé chez les populations du monde.

améliorer la santé de l'individu, que tous les programmes dont le but est d'élever le niveau de santé des populations devront être respectés de tous, de quelque horizon qu'on vienne. L'efficacité du travail de l'OMS sera pleinement assurée grâce à la coordination des programmes sous son autorité. Ainsi, elle contribuera à atteindre son idéal, qui est d'élever le plus possible le niveau de vie, de santé et de bien -être de l'individu.

Ces activités deviennent de plus en plus variées et elles conviennent parfaitement aux besoins. Nous constatons avec satisfaction qu'une attention spéciale est donnée au problème de l'enseignement et de la formation professionnelle car, à notre avis,

Le Rapport annuel du Directeur général, dont l'excellente présentation mérite tous les éloges, montre combien les réalisations entreprises au cours de l'année passée ont contribué à l'amélioration de la santé dans tous les pays. En particulier, les programmes d'assis-

c'est là le seul moyen valable qui puisse permettre à des pays Membres en voie de développement de se constituer le réseau solide et efficace de services de santé dont ils ont un besoin urgent. L'assistance de l'OMS à ces mêmes pays Membres dans tous les domaines de la santé publique ne saurait atteindre

tance aux pays en voie de développement ont été judicieusement étudiés.

Durant l'année 1961, le Viet -Nam a cherché à développer son programe d'immunisation de masse pour lutter contre les maladies transmissibles car, dans

son but si l'on ne pense pas à mettre sur pied, à

l'échelon national, un service de santé ayant un minimum d'organisation. Il est en outre encourageant de constater que l'OMS

un pays comme le nôtre, lorsque l'on s'attaque à ces maladies, chaque facteur soulève autant de problèmes,

porte un intérêt particulier à l'éradication du paludisme et que le nombre des pays Membres engagés dans des campagnes d'éradication devient de plus en

plus important. En dépit de certaines difficultés, il nous est permis d'espérer que, dans un avenir plus ou moins proche, l'humanité pourra venir à bout de ce fléau. Il est non moins encourageant de voir s'intensifier les efforts visant à éradiquer la variole dans le monde.

souvent difficiles à résoudre. Le développement du programme de vaccination préventive est un moyen efficace, entre autres, d'abaisser la morbidité et la mortalité. Nous espérons que des résultats positifs récompenseront nos efforts actuels. Il serait donc souhaitable d'insister davantage l'ceuvre de l'OMS. Le paludisme et la tuberculose représentent aussi pour nous deux grands problèmes de santé publique, et il m'a été agréable de constater

que l'OMS leur accorde toute son attention. Une enquête sur la fréquence de la tuberculose pulmonaire,

Il est encore un autre point du Rapport annuel qui ne peut pas ne pas nous réjouir : je veux parler de la tendance de l'Organisation mondiale de la Santé vers l'universalité. Il est de notre devoir, du devoir de tous les Membres, de favoriser et d'accélérer

portant sur environ 1 % de la population de la ville de

Saigon, nous permettra d'avoir d'intéressants

cette tendance pour pouvoir résoudre dans de meilleures conditions certains de nos problèmes et faire bénéficier l'humanité tout entière des bienfaits de l'assistance de notre grande et noble organisation. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

renseignements épidémiologiques sur cette maladie. Un symposium sur la nutrition réunissant une quinzaine de pays et d'organisations internationales de

l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental s'est tenu à Saigon, au début de cette année. Ce symposium,

qui traitait particulièrement des problèmes de la consommation du riz, a permis d'aboutir à d'intéressantes conclusions. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, je m'excuse d'avoir abusé de votre patience et, si j'ai pris la liberté de m'étendre sur quelques -uns de nos problèmes nationaux après la présentation du

Dr Thor Peng Thong. Je donne la parole au délégué du Viet -Nam. Le Professeur TRAN DINH DE (République du VietNam) : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs

les délégués, c'est pour moi un grand honneur de représenter mon pays, le Viet -Nam, à cette Quinzième

Rapport du Directeur général, c'était pour mettre l'accent sur l'utilité et l'importance de l'assistance de l'OMS aux pays en voie de développement comme le nôtre. Je souhaiterais qu'un effort accru et une aide efficace puissent être apportés à tous les pays en voie de développement qui, comme le Viet -Nam, n'ont recouvré leur indépendance que depuis peu et ont à

Assemblée mondiale de la Santé, parmi tant de personnalités éminentes du monde médical. Bien que personnellement je sois nouveau venu dans cette enceinte, je n'ai pas moins suivi avec intérêt les travaux

de l'Organisation et aujourd'hui, à voir l'ampleur de cette assemblée, je comprends quel rôle important joue l'Organisation pour aider au maintien de la paix

faire face à des difficultés sans nombre, mais qui, malgré tout, contre vent et marées, poursuivent avec courage et ténacité la grande ceuvre d'amélioration

dans le monde et à la sauvegarde de la santé de l'homme.

de la santé de leur population. Cette tâche nous

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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apparaît comme l'un des facteurs essentiels de la paix dans le monde. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Tran Dinh De. Je donne la parole au délégué de l'Iran. Le Dr RIAHY (Iran) : Monsieur le Président, Mes-

par le BCG, du dépistage, du traitement á domicile et hospitalier, et, dans le programme des activités futures, nous nous sommes particulièrement souciés de créer un plus grand nombre de centres antituberculeux et d'organiser le traitement à domicile. difficultés rencontrées et de la perte économique qu'entraîne l'interdiction de la culture du pavot, notre gouvernement fait un très grand effort pour supprimer la toxicomanie et la contrebande dans l'ensemble du

Dans le domaine des stupéfiants, en dépit des

sieurs les délégués, au nom de ma délégation et en mon nom personnel, je voudrais tout d'abord féliciter

le Dr Kourachov pour son élection à la présidence de cette grande assemblée internationale. Au moment oix nous nous apprêtons à aborder les travaux de la présente session, il me paraît opportun d'évoquer les discussions tenues, au cours de l'Assemblée précédente et de constater, avec satisfaction, que des progrès réels ont été accomplis, sous la direction sage, patiente et éclairée de Sir Arcot Mudaliar. C'est avec beaucoup d'intérêt que nous avons étudié l'excellent Rapport annuel du Directeur général, qui

pays. Ce programme bénéficie de l'appui complet du peuple iranien et notre gouvernement met tout en ceuvre pour combattre ce fléau humain. Nous avons

étendu les possibilités de traitement et je souhaite de tout cceur que toutes les nations du monde, et en particulier les pays voisins du nôtre, nous assurent toute la collaboration dont ils sont capables pour nous

aider à déraciner ce mal. Je suis certain que cette collaboration nous facilitera particulièrement la tâche. Dans notre programme quinquennal de développement, dont l'application doit commencer en septembre

présente très clairement, sous une forme complète, les problèmes qui préoccupent notre organisation.

Au nom de ma délégation, je désire faire savoir qu'il reçoit notre approbation et je saisis l'occasion qui m'est donnée de transmettre les remerciements de mon gouvernement au Dr Candau et à tous ses colla-

prochain, une très grande importance a été donnée

à la santé publique. Le programme comporte le contrôle ou l'éradication des maladies contagieuses et des recherches et enquêtes dans les différents domaines

borateurs pour les efforts efficaces et méthodiques qu'ils déploient en vue de rapprocher le plus possible l'OMS des buts humanitaires qu'elle s'est fixés. Une heureuse occasion m'est également offerte de féliciter le Dr Taba, Directeur du Bureau régional de

de la santé publique, tandis que l'on accorde une attention accrue à la santé des populations rurales. Nous avons réservé une place spéciale dans notre

programme aux problèmes de l'enseignement du personnel technique, des médecins et des auxiliaires et, à cet égard, il est encourageant de noter que l'OMS attache toujours une grande importance à la formation du personnel technique. Nous espérons que l'OMS continuera ses efforts en vue de renforcer les administrations sanitaires dans les pays en voie de développement. Le programme des bourses de l'OMS est, à notre avis, un des meilleurs moyens dont dispose l'Organisation pour remplir celle de ses fonctions qui consiste dans la formation des services nationaux de santé, sans laquelle on ne peut concevoir de véritable programme de santé mondial. Avec la mise en application de la récente réforme agraire, une meilleure décentralisation des services intégrés de santé publique a été prévue dans le cadre du futur plan quinquennal. Notre objectif est en effet l'établissement, dans les régions rurales, de centres intégrés d'hygiène et de soins médicaux capables de desservir des groupes de villages. Grâce à une telle décentralisation et intégration, nous espérons qu'un système permanent de services sanitaires pourra être

la Méditerranée orientale, pour sa réélection et de

dire combien nous avons apprécié son attitude impartiale envers les pays Membres de notre Région. J'espère sincèrement que cette assemblée, composée d'éminents médecins et d'experts de la santé publique de différentes nations, atteindra son but, qui est notre idéal à tous : celui de réduire la peine et la souffrance. Monsieur le Président, permettez -moi maintenant

de vous présenter un bref tableau d'ensemble du programme sanitaire appliqué l'année dernière dans mon pays et de vous donner quelques indications sur les activités à venir. Mon pays, comme plusieurs pays de la Région, est

encore engagé dans la lutte contre les maladies transmissibles et contagieuses. Pour le contrôle et l'éradication de ces maladies, de vastes programmes sont prévus, entre autres le programme d'éradication

du paludisme, qui a été établi compte tenu de la résistance rencontrée chez les anophèles dans la partie sud du pays. Nous avons continué la campagne

mis en place dans le pays tout entier. Je ne saurais clore cet exposé sans féliciter les pays

avec succès, en adoptant d'autres méthodes préconisées par l'OMS, et cela nous a permis de préparer pour l'année en cours un programme couvrant le pays tout entier. L'éradication de la variole a été également poursuivie avec succès et nous atteignons heureusement le stade d'achèvement du programme. La lutte antituberculeuse progresse au moyen de la vaccination

qui, au cours de l'année écoulée, ont acquis leur indépendance et se sont joints à cette grande famille

qu'est l'OMS. Je leur souhaite tous les succès et j'espère très sincèrement que d'autres suivront leur exemple. Ainsi l'OMS pourra -t -elle étendre ses activités à une cadence encore plus accélérée.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Encore une fois, je tiens à remercier toutes les organisations internationales et les pays amis qui ont bien voulu nous assister dans l'application de notre programme sanitaire. Le PRESIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

qui s'attache à réaliser une grande oeuvre de progrès pour le bien du peuple paraguayen tout entier. Les municipalités de l'intérieur ont, elles aussi, prêté leur concours, cédant généreusement des terrains de un à

trois hectares, voire davantage, pour y établir des centres de santé. En outre, diverses firmes ou personnes

Dr Riahy. Je donne la parole au délégué du Paragay. Le Professeur GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) (traduction de l'espagnol) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord d'adresser les plus vifs remerciements de la délégation

privées ont fait, dans le même but, des dons au

Ministère de la Santé publique. Il m'est particulièrement agréable d'indiquer ici que les organisations internationales ont continué de nous

procurer une aide technique et économique, du

paraguayenne au Dr Mudaliar pour les chaleureuses

matériel et des fournitures, des conseils d'experts, etc.,

paroles de bienvenue qu'il a prononcées, et au Dr Candau pour le Rapport si intéressant et si substantiel qu'il nous a soumis au sujet des activités de l'Organi-

sation mondiale de la Santé en 1961. Qu'il me soit permis également de présenter nos salutations les plus

cordiales au Dr Horwitz, Directeur du Bureau sanitaire panaméricain, ainsi qu'à tous les délégués présents dans cette salle, et en particulier aux représentants des nouveaux Etats Membres de notre organisation. Je tiens aussi à exprimer notre gratitude aux

pour faciliter le déroulement normal de notre programme, et je me plais à exprimer ici toute notre reconnaissance à l'OMS et à son Bureau régional des Amériques /Bureau sanitaire panaméricain, au FISE, à la FAO, ainsi qu'à l'International Co- operation Administration qui nous a accordé son aide par l'intermédiaire du Service de Coopération interaméricain de Santé publique. Nous espérons que nous pourrons maintenir avec l'organisme qui lui a succédé,

l'Agency for International Development, la même collaboration étroite et fructueuse. D'autre part, dans le cadre de l'Alliance pour le Progrès que le Président

autorités suisses pour la chaude hospitalité avec laquelle elles nous ont accueillis dans ce pays magnifique, pittoresque et toujours à l'avant -garde du

des Etats -Unis, John F. Kennedy, a lancée et qui ouvre de nouvelles perspectives au développement et au bien -être des Amériques, le Paraguay a élaboré des programmes qui s'inséreront dans le Plan d'urgence, et il a entrepris la mise au point de projets à long terme.

progrès, à féliciter tous ceux à qui nous devons bérations.

l'organisation si remarquable de cette assemblée, à former enfin des voeux pour le succès de nos déliDans le climat de paix et de progrès que connaît aujourd'hui le Paraguay, le Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale dont j'ai la charge a pu exécuter normalement son programme, lui donner

Quant à l'organisation du Ministère et de ses services administratifs, il est à noter qu'à partir de cette année deux des quatre régions sanitaires que comprend le pays bénéficient de la décentralisation administrative et sont devenues autonomes pour l'exécution des programmes : elles ne dépendent plus

le rythme et l'ampleur envisagés, si bien que les

réalisations de mon pays dans le domaine de la santé publique sont de plus en plus manifestes. Le Gouvernement du Paraguay s'est employé tout particulièrement à développer et à multiplier les services nécessaires pour faire bénéficier la population tout entière des programmes ayant pour objectif de promouvoir,

désormais de la capitale. L'an prochain, la même autonomie sera accordée aux deux autres régions sanitaires.

protéger et, le cas échéant, rétablir la santé. Il s'est préoccupé plus spécialement des zones frontières et

Nous espérons que, cette année, la Chambre des Représentants examinera le projet de code sanitaire que la Commission nationale de Codification étudie depuis l'an dernier, en vue de le coordonner avec les

des nouveaux territoires dont la mise en valeur

viendra renforcer l'économie de la République, et il a pris des mesures propres à consolider les résultats déjà obtenus dans cette voie. Si tout cela a pu être réalisé, c'est grâce aux initiatives énergiques que le Gouvernement a prises dans les limites de ses possibilités budgétaires, grâce aussi à la coopération de la population qui, consciente de l'effort à fournir, désireuse de progresser et d'élever son niveau de vie et décidée à résoudre ses problèmes

autres codes du pays. Nous disposerons ainsi de l'instrument juridique nécessaire pour définir et appliquer la politique sanitaire du pays et pour préciser les fonctions du Ministère. Parmi les autres faits importants, permettez -moi de

citer également la création, au niveau de l'exécutif, d'un secrétariat de la planification technique, qui est chargé d'étudier et de coordonner les objectifs des programmes du Gouvernement, de fixer les priorités et de

avec l'aide du Gouvernement, a participé à la mise en ceuvre du programme et aux activités de consolida-

tion, notamment à l'établissement des centres de santé et des postes sanitaires, en apportant des fonds,

répartir équitablement les crédits inscrits au budget national pour l'application des programmes et des plans de développement. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je ne voudrais pas abuser de votre temps en vous présen-

du matériel ou de la main- d'oeuvre. Une véritable émulation s'est créée entre les diverses localités, chacune cherchant à faire plus et mieux que sa voisine

tant un exposé complet de la situation sanitaire au Paraguay. J'espère avoir l'occasion d'en donner un aperçu lors des débats des commissions. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

et donnant une preuve éclatante de sa confiance en un gouvernement nationaliste et patriote qui a travaillé énergiquement au raffermissement de la paix et

Je donne la parole au délégué de l'Irlande.

QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

63

Le Dr HOURIHANE (Irlande) (traduction de l'anglais) :

ne se borne pas à décrire ce qui a été accompli au cours de l'année écoulée mais qui contient aussi, me semble -t -il, l'exposé de toute une doctrine sanitaire, celle qui n'a cessé de guider l'Organisation dans ses

Monsieur le Président, nos délibérations, lors de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, doivent porter sur un domaine si étendu et sur des sujets si nombreux que je me propose d'être extrêmement bref en parlant du Rapport annuel du Directeur général. Je me bornerai donc à mentionner deux des

points saillants de cet excellent document, qui me paraissent être d'un intérêt particulier.

activités et dont le Directeur général s'est inspiré pour tenir la barre d'une main ferme. Le temps me manquant pour examiner ce rapport page par page, à plus forte raison paragraphe par paragraphe, je m'en tiendrai à quelques -uns de ses aspects. Je voudrais surtout parler du problème des maladies transmissibles et, en premier lieu, du paludisme. On a évoqué à plusieurs reprises l'interdépendance des problèmes économiques et des problèmes sanitaires

Dans l'ordre où on les trouve dans le Rapport annuel, le premier concerne la poliomyélite et figure dans

le chapitre relatif aux maladies transmissibles. C'est un

exposé très encourageant et intéressant des progrès réalisés dans les méthodes de prévention de cette maladie; on relève notamment la situation remarquable à laquelle on a abouti en Tchécoslovaquie, où, d'après le Rapport, après qu'un vaccin vivant admi-

et, notamment, le cercle vicieux de la pauvreté et de la maladie. Diverses opinions ont été émises quant

à la manière dont on pourrait rompre ce cercle vicieux. Or, je pense que le paludisme est une des maladies qui offrent les possibilités les plus nettes d'effectuer cette rupture. Je citerai en exemple ce qui s'est passé dans mon pays.

nistré par voie buccale eut été employé largement dans le pays, on ne signalait pas un seul cas de poliomyélite depuis l'achèvement de la campagne en mai 1960. Un article récent paru dans The Lancet contient des détails du plus haut intérêt à ce sujet. Si tel doit

être l'avenir, nous venons de franchir une étape impressionnante dans la voie de l'éradication de la poliomyélite.

Comme on l'a déjà fait ressortir, l'Equateur était l'un des pays les plus impaludés. La moitié de sa population, la plus importante au point de vue du commerce extérieur, était atteinte de paludisme. En 1949, après quelques essais préliminaires, mon pays entreprit une campagne d'éradication et se plaça ainsi,

Le deuxième point que je tiens à mentionner concerne l'enseignement et la formation professionnelle. C'est là, à mon avis, la plus importante et, à longue échéance, certainement la plus efficace des activités de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est elle qui intéresse le plus directement mon pays, car

comme le relevait le rapport du Bureau sanitaire panaméricain, au nombre des premiers qui ont expressément prévu l'éradication dans leur législation antipaludique. Si elle n'atteignit pas tout de suite son

c'est surtout sous forme de bourses d'études pour une formation spécialisée d'une sorte ou d'une autre

objectif, la campagne réussit à faire suffisamment reculer le paludisme pour permettre à la population de vivre et de travailler dans les régions chaudes, qui

que nous bénéficions de l'assistance de l'OMS.

En outre, nous avons reçu des titulaires étrangers de bourses d'études de l'OMS qui venaient en Irlande

sont les plus productives du pays. Ces richesses nouvelles engendrèrent un bien -être inconnu jusqu'alors et il en résulta un nouvel accroissement de la production qui, grâce à un système rationnel de contributions, permit de développer la campagne d'éradication et de construire des routes qui ouvrirent de nouvelles zones à la mise en valeur. Ces terres neuves, exemptes de paludisme, fournirent à leur tour des ressources qui créèrent un surcroît de prospérité et renforcèrent les moyens nécessaires à la poursuite

pour leur formation, et nous tenons beaucoup à continuer à le faire dans toute la mesure de nos moyens. En fait, nous espérons pouvoir fournir notre concours en recevant des boursiers de l'OMS venant de pays en voie de développement, et qui pourraient être détachés dans nos écoles de médecine sociale et

préventive pour se préparer à enseigner à leur tour dans leur propre pays. D'autres sujets mentionnés dans le Rapport annuel méritent une mention spéciale, mais comme il en sera

question dans l'une des commissions principales à propos de divers points de l'ordre du jour qui font l'objet de documents spéciaux, je ne retiendrai pas plus longtemps l'attention de l'Assemblée en m'y référant à l'heure actuelle. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

de la lutte contre le paludisme. Malheureusement, l'enthousiasme suscité par le succès fit oublier le passé, conduisit à penser que le problème était définitivement réglé et entraîna une diminution de l'intérêt

porté à la campagne, qui en vint à se ralentir. Par bonheur, un nouvel élan a été donné à partir de 1956 par l'appui économique et technique d'organisations

internationales, au premier rang desquelles figure l'Organisation mondiale de la Santé. Cet exemple illustre éloquemment comment l'action

Dr Hourihane. Je donne la parole au délégué de l'Equateur. Le Dr MONTALVÁN (Equateur) (traduction de Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, en prenant l'espagnol) :

la parole pour commenter le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS, je tiens à féliciter chaleureusement

sanitaire fraie la voie à la prospérité économique, laquelle permet à son tour de prévenir plus efficacement les maladies. Nous avons pu, tantôt avec et tantôt sans l'aide des organisations internationales, entreprendre des campagnes contre d'autres maladies,

le Directeur général de cet important document, qui

notamment le pian, la syphilis, la fièvre jaune (par

64

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'éradication d'Aëdes aegypti); actuellement, sous les auspices de l'Organisation panaméricaine de la Santé, nous avons commencé un programme d'éradication de la variole.

Mais il y a d'autres maladies dont il faut, ici et ailleurs, s'occuper d'urgence; quelques -unes d'entre elles sont d'ailleurs mentionnées et examinées, plus ou moins en détail, dans le Rapport annuel du Directeur général. Je n'en citerai que deux, et tout d'abord la tuberculose. En effet, l'épidémiologie de cette maladie et les moyens techniques dont on dispose pour la combattre permettent, me semble -t -il, de considérer que les conditions nécessaires se trouvent réunies pour envisager l'éradication d'un mal qui a causé et continue de causer les plus grands dommages dans le monde. Je veux parler, en second lieu, de la trypanosomiase. J'ai remarqué que le Rapport annuel

relative à cette vaccination, ainsi que les règlements concernant son application, sont entrés en vigueur en 1960. Les opérations ont commencé en 1961 à titre facultatif. Malgré l'absence d'obligation, 2 500 000 personnes ont participé à la première phase, plus de 2 300 000 à la deuxième, et presque le même nombre

à la troisième. La participation des groupes d'âge les plus jeunes - auxquels est surtout due, comme on le sait, la propagation de cette maladie - s'est élevée

à 70 %, de sorte que non seulement la protection individuelle contre ce fléau a été assurée, mais qu'on

a abouti à un succès sur le plan épidémiologique. Aucun cas avéré n'a été signalé pendant ou après la campagne. Nous allons pratiquer maintenant une vaccination de rappel contenant les trois types de vaccins. Nous sommes fiers de ce succès. En revanche, nous

du Directeur général parle de la trypanosomiase africaine à l'exclusion de la trypanosomiase américaine

qui, si elle est limitée, elle aussi, à un seul continent,

atteint cependant un grand nombre de pays de ce continent. On peut dire qu'elle intéresse pratiquement

sommes préoccupés par le danger d'importation de la variole : notre protection est insuffisante, bien que la loi ait rendu la vaccination obligatoire. Le pourcentage

de la population protégée par la vaccination est inférieur à 50 %, en raison d'une certaine réticence à la suite de quelques cas d'encéphalite postvaccinale enregistrés au cours des douze dernières années. La législation contre les maladies contagieuses a été

toute l'Amérique du Sud, une partie de l'Amérique centrale et même certaines régions de l'Amérique du Nord. Certes, l'Organisation panaméricaine de la Santé a entrepris, à l'échelon régional, diverses activités contre cette maladie, mais je souhaiterais que le problème retienne aussi l'attention de l'Organisation mondiale de la Santé, surtout dans le sens d'un encou-

amendée en 1961 par des règlements concernant l'hépatite infectieuse. Pour achever mon rapport sur les mesures législatives prises dans le domaine de la

ragement des recherches sur le plan thérapeutique, étant donné que, comme on le sait, il n'existe pas de médicaments pour guérir ou prévenir cette maladie. En ce qui concerne les autres aspects du Rapport annuel, je crois devoir souligner l'importance considérable des travaux accomplis en matière d'hygiène du milieu, de promotion de la santé et, en particulier, de nutrition. Toutes ces activités ont une importance considérable pour les pays en voie de développement,

santé publique en Autriche au cours de l'année écoulée, il y a lieu de mentionner la nouvelle loi sur les soins infirmiers et les quatre règlements concernant

l'application de cette loi. Dans le domaine des statistiques démographiques, je peux signaler que le taux de natalité s'est élevé à

18,5 et que le taux de mortalité est tombé à 12. L'accroissement naturel de la population est de 0,65 %. Le taux de mortalité infantile s'est encore abaissé pour atteindre 3,3 %. L'Autriche a continué, sur la base de l'accord conclu entre l'OMS, le FISE et notre gouvernement, à organiser des cours dans des centres d'enseignement. En outre, le Gouvernement a acheté des incubateurs transportables et fixes. Dans

qui sont en quelque sorte les forces de réserve du monde de demain s'il plaît à Dieu de le protéger des effets catastrophiques de l'énergie nucléaire. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Montalván. Je donne la parole au délégué de l'Autriche. Le Dr SCHINDL (Autriche) (traduction de l'anglais) :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord, au nom de ma délégation, de me joindre aux autres délégués qui ont félicité le Président et les Vice -Présidents à l'occasion de leur élection unanime. J'ai en outre l'honneur de remercier

les statistiques de la mortalité, les maladies cardiovasculaires occupent le premier rang en Autriche. Ensuite vient le cancer; il y a toutefois lieu de noter que, par rapport à d'autres pays d'Europe, l'Autriche occupe le premier rang en ce qui concerne la mortalité due au cancer. La recherche dans le domaine du cancer présente donc une importance particulière pour mon pays. L'invalidité prématurée s'est accrue très sensiblement au cours des dernières années en Autriche, et probable-

le Directeur général de son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1961. Permettez -moi d'adresser aussi mes remerciements à tout le personnel de l'OMS, ainsi qu'aux membres du Conseil exécutif pour l'oeuvre

ment dans la plupart des autres pays d'Europe. Au taux d'incapacité prématurée correspond un taux relativement élevé de mortalité générale, et surtout une mortalité accrue parmi les bénéficiaires de pensions

accomplie au cours des vingt- huitième et neuvième sessions.

vingt -

La réalisation la plus marquante dans le domaine de la santé publique en Autriche a été la vaccination

buccale contre la poliomyélite, l'an dernier. La loi

d'invalidité. En règle générale, l'invalidité précoce finit par une mort prématurée. La durée moyenne pendant laquelle les intéressés touchent une pension

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

65

de vieillesse est de 9,9 années pour les hommes et de 9,6 pour les femmes. Pour les bénéficiaires de pensions

d'invalidité, la survie depuis le commencement de l'incapacité constatée jusqu'au décès est de 6,8 années pour les hommes et de 9,2 pour les femmes. Pour les hommes du groupe d'âge de 55 à 59 ans, la mortalité est de 14 pour mille, tandis que pour les retraités du même groupe d'âge, elle est de 46,4 pour mille. Dans

distingués prédécesseurs dans ces fonctions. En second lieu, je tiens à exprimer les félicitations de ma délégation au Directeur général, ainsi qu'à tout le personnel

de l'Organisation mondiale de la Santé pour les efforts accomplis par eux au cours de 1961. Mes collègues et moi -même sommes fiers de participer à cette assemblée. Nous avons le sentiment que,

le groupe d'âge suivant, de 60 à 64 ans, les taux de mortalité sont de 21,3 pour mille et de 87,6 pour mille, respectivement. Il s'agit là d'un problème qui se pose non seulement à mon pays mais également aux autres pays, d'un problème social et économique de premier

grâce à son affiliation à l'Organisation mondiale de la Santé, notre pays a été en mesure d'apporter sa contribution à une réalisation de caractère véritablement historique. Au cours de son existence relativement

plan et enfin, qui plus est, d'un problème de santé publique dont on n'a pas suffisamment recherché les causes. Il n'en reste pas moins que, au stade actuel, il nous fait intensifier nos efforts contre l'invalidité précoce. La médecine préventive et la réadaptation sont considérées comme des mesures efficaces pour

brève, l'Organisation mondiale de la Santé a fait si bien que l'on peut raisonnablement s'attendre à voir disparaître dans un avenir prévisible des maladies séculaires telles que le paludisme et la variole, autrefois

fléaux de l'humanité et même destructeurs de civili-

sations. Pourvu que nous continuions à mettre en oeuvre ces programmes avec efficacité et vigueur, ces

réalisations prendront place au nombre des exploits les plus marquants du vingtième siècle, et les historiens

abaisser les taux d'invalidité précoce et de mort prématurée.

Une loi d'ensemble sur la protection contre les radiations est encore à l'étude. Afin de permettre à l'administration de préparer et d'appliquer les dispositions qui s'imposent dans le domaine de la protection contre les radiations, le Ministère des Affaires sociales d'Autriche a institué une commission spéciale présidée par le Directeur de la Santé publique et qui comprend douze experts, dont un représentant de la Commission centrale de l'Inspection du Travail. Je tiens à signaler à l'attention des délégués la réunion du Comité mixte FAO /OMS qui va reprendre les fonctions du Conseil européen du Codex Alimentarius. Mon pays s'intéresse

les porteront au crédit de l'OMS, alors que nous, qui nous trouvons réunis et prenons la parole aujourd'hui, serons oubliés depuis longtemps. Cela, et beaucoup

plus encore, ressort du Rapport annuel de notre distingué Directeur général. Mais ici, je crois devoir formuler une réserve : le succès futur de l'OMS peut fort bien dépendre du maintien d'un équilibre approprié entre toutes ses activités. L'Australie a également le sentiment que, si nous sommes ce que l'on peut probablement qualifier de « nation donatrice », nous bénéficions en fait d'avantages énormes grâce aux connaissances, à l'expérience

et aux recherches de l'OMS et de nos collègues

spécialement à cette question, car il a dès le début joué un rôle éminent dans l'organisation du Codex. Puis-je, au nom de mon pays, demander au Directeur général de sauvegarder les intérêts des consommateurs,

membres des délégations. Nous estimons en fait que notre pays reçoit plus de l'OMS qu'il ne lui donne.

La valeur de ce que nous apprenons au cours des discussions de l'OMS, tant à l'Assemblée que sur le plan régional, n'a pas d'expression monétaire. Les publications de l'Organisation mondiale de la Santé, et particulièrement les renseignements contenus dans la Série de Rapports techniques que nous recevons entre les réunions, nous apportent une aide précieuse

et de veiller à ce que, grâce à l'action du comité la santé des consommateurs soit protégée et qu'il soit répondu à leur attente justifiée en matière d'achat de produits alimentaires ?

mixte précité,

Notre contribution limitée dans le cadre des Nations Unies, à savoir l'envoi de trois contingents médicaux

dans nos travaux de santé publique, parce qu'on y trouve des informations extrêmement utiles et fort bien présentées. Nous sommes fiers de faire partie d'un organisme international qui a des buts humanitaires si élevés. Nous sommes toutefois particulièrement fiers d'être associés aux progrès qui sont en voie de réalisation dans le domaine de la santé publique parmi les Etats

au Congo, peut être considérée comme un gage tan-

gible de notre gratitude pour tout le concours et l'assistance généreusement accordés à mon pays par l'OMS. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

d'Afrique, et nous sommes heureux de pouvoir y santé pourrait peut -être être qualifié de « neutraliste »,

Dr Schindl. Je donne la parole au délégué de l'Australie.

jouer un rôle. Notre propre service national de si vous me pardonnez d'employer cette expression. Il n'est pas nationalisé comme le sont les services de santé de beaucoup de nos éminents amis et collègues,

Le Dr REFSHAUGE (Australie) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

je tiens tout d'abord à vous adresser, Monsieur le Président, les félicitations de la délégation de l'Australie et les miennes propres à l'occasion de votre élection

mais notre population ne se contente pas non plus de la libre entreprise dans le domaine médical. Nous

aux fonctions les plus importantes de l'Assemblée mondiale de la Santé. Sous votre direction, nous

avons adopté un moyen terme, en ce sens que le Gouvernement et la population partagent les frais du traitement médical et hospitalier, dans une association qui est peut -être sans précédent. Nous ne prétendons

menées avec autant de compétence que par vos

sommes certains de voir les affaires de cette assemblée

pas toutefois que ce système soit parfait et nous

66

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

recherchons constamment les moyens de l'améliorer encore.

pour maladies infectieuses et chroniques, et également

à tous les assurés sociaux pour toutes les maladies sans exception.

Après avoir étudié le Rapport annuel du Directeur général, nous mesurons l'ampleur de l'oeuvre qu'accomplit l'OMS. Nous considérons que le libre échange d'idées, dans l'atmosphère amicale, constructive et éclairée de cette assemblée, préparera la voie à des résultats encore plus satisfaisants l'an prochain. Le PRESIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Par suite de l'augmentation de la natalité et de la diminution de la mortalité générale, l'augmentation naturelle de la population pour l'année 1961 a été de 31,7 pour 1000. Au cours de l'année 1961 nous avons également

obtenu de bons résultats dans la lutte contre les maladies infectieuses. Par rapport aux années 1959 et 1960, le nombre des cas de la plupart de ces maladies

Dr Refshauge. Je donne la parole au délégué de la République populaire d'Albanie. M. OHRI (Albanie) : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, permettez -moi, au

a été bien inférieur en 1961. Cela est vrai pour la fièvre typhoïde, la diphtérie, la poliomyélite, la

brucellose, la dysenterie, la coqueluche, le paludisme,

nom de la délégation de la République populaire d'Albanie, de souhaiter à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé plein succès dans son travail. Permettez -moi de saluer le Dr Kourachov, Président de cette assemblée, ainsi que le Directeur général de l'OMS, le Dr Candau. Permettez -moi de saluer également, au nom de la délégation de la République populaire d'Albanie, les nouveaux Membres de notre organisation et d'expri-

etc. L'année 1962 verra l'élimination complète du paludisme de tout le territoire de la République populaire d'Albanie, où nous avons déjà liquidé la syphilis

et le trachome au cours de ces années de régime populaire. Nous sommes sûrs d'atteindre ce résultat parce qu'en 1961, dans tout le territoire de la République populaire d'Albanie, on n'a diagnostiqué en tout et pour tout que soixante -dix -sept cas de paludisme, et grâce aux activités que nous avons entreprises nous

mer la conviction qu'en augmentant le nombre de ses Membres, l'Organisation acquerra un caractère tel qu'elle répondra vraiment à son rôle d'organisation mondiale. Mais permettez -moi aussi d'exprimer le regret de ne point voir, cette année encore, représentée au sein de l'Organisation mondiale de la Santé la République populaire de Chine, cet Etat grand et pacifique, ayant

arriverons à l'éradication totale au cours de cette année.

Notre lutte est bien organisée aussi en ce qui concerne la poliomyélite et les résultats ont été satis-

faisants grâce à l'emploi, à grande échelle, de la vaccination au cours de ces deux dernières années. Pendant l'année 1961, nous avons eu quatorze cas de poliomyélite, mais, grâce aux mesures que nous sommes en train de prendre, la poliomyélite sera, elle aussi, complètement éliminée d'ici peu. Au cours de l'année 1961, nous avons enregistré une diminution des cas de diphtérie et, grâce aux vaccinations et à d'autres mesures antiépidémiques, les cas de diphtérie seront chez nous de moins en moins fréquents.

une tradition et une culture très anciennes dans le domaine de la médecine, et de voir sa place usurpée par une délégation qui en réalité ne représente point le peuple chinois.

A propos du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961, je voudrais faire ressortir

quelques -uns des succès obtenus en 1961 dans le secteur de la santé publique dans la République populaire d'Albanie. Au cours de cette année, dans la République populaire d'Albanie, l'assistance médicale en faveur de la population a connu un plus grand développement et

A la suite de plusieurs années de lutte contre la tuberculose, en raison aussi de l'élévation du bien -être matériel du peuple et des mesures prophylactiques qui

elle s'est améliorée à la suite de l'augmentation du nombre des institutions sanitaires, de l'augmentation du nombre des lits dans les hôpitaux et de celui des hôpitaux eux -mêmes, du renforcement des cadres médicaux et de l'élévation de leur niveau professionnel.

ont été prises - notamment les vaccinations par le BCG à grande échelle -, nous avons enregistré en 1961 une diminution de 26 % de cette maladie par rapport à l'année 1960, encore que, pendant la même période, nous ayons intensifié le contrôle de masse par la fluorographie et les rayons X. Au cours de l'année 1961, nous avons commencé à employer la chimioprophylaxie avec l'isoniazide pour les maladies avec contacts. A l'avenir, et dès 1962, cette méthode sera utilisée encore davantage. Ainsi, grâce aux mesures prophylactiques, au traitement complexe et

L'assistance médicale ambulatoire a été largement développée. Le nombre des cadres médicaux s'accroit à un rythme rapide. Notre Faculté de Médecine et de

Stomatologie admet chaque année un plus grand nombre d'étudiants : cette année, par exemple, il était de 230, et ainsi, à la fin du troisième plan quin-

rationnel et à l'amélioration des conditions de vie de la population, nous diminuons graduellement mais sûrement la fréquence de la tuberculose. Une aide précieuse dans la lutte contre les maladies

quennal, en 1965, nous aurons un médecin pour 1600 habitants, tandis qu'aujourd'hui nous en avons un pour 3000 habitants. En 1961, la mortalité a été de 9,1 pour 1000, chiffre inférieur à celui des années précédentes. Ceci résulte

contagieuses nous est apportée par le laboratoire central bactériologique, qui produit différentes espèces

de l'élévation continue du bien -être matériel de la population et de l'extension de l'assistance médicale,

de vaccins. Cette année, ce laboratoire a commencé à préparer pour la première fois la gamma -globuline. De pair avec la médecine préventive, la médecine curative se développe chez nous avec un grand succès. Nous voulons mettre aussi l'accent sur le fait que nos

laquelle est accordée gratuitement à tous dans sa forme ambulatoire, ainsi qu'à tous les hospitalisés

CINQUIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

67

chirurgiens ont commencé ces dernières années à pratiquer des interventions chirurgicales sur les poumons et sur le coeur. La neuro- chirurgie est elle

pement économique, culturel et social sont très brillants, mais nos perspectives le sont encore davantage. Les représentants de l'Organisation mondiale de la Santé, qui ont visité notre pays, ces dernières années, ont pu apprécier par eux -mêmes l'ampleur de notre

aussi en voie de développement. Tenant compte de l'importance de la lutte contre les tumeurs et désireux d'en assurer le succès, le Gouvernement de la Républi-

succès. Ils nous ont félicités de nos réalisations et nous les avons remerciés en tant que représentants de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous pouvons affirmer sans hésitation aucune que les résultats

que populaire d'Albanie a pris la décision de créer à Tirana un institut central de lutte contre les tumeurs qui disposera de 150 lits; cet institut sera un important centre organisateur, curatif et scientifique. Dans notre

pays, tous les malades atteints de tumeurs sont soignés gratuitement. Nous avons aussi obtenu de bons résultats dans le domaine de l'hygiène. Les services d'hygiène publique dans les villes, aussi bien que dans les villages, se sont

obtenus au cours de la mise en ceuvre du plan de l'année 1961 - première année du troisième plan quinquennal - constituent un brillant témoignage de la haute conscience et du grand patriotisme des masses laborieuses

d'Albanie et de leur décision d'aller toujours de l'avant, sous la direction du Gouvernement populaire,

de

la République

populaire

beaucoup améliorés, notamment à la suite de la construction,

conformes à toutes les exigences de l'hygiène, de la construction de nouveaux aqueducs et de l'extension de ceux déjà existants, de la mise en place de nouvelles canalisations, de l'asphaltage des rues, de la plantation

à un rythme

rapide, d'habitations

sans jamais être arrêtés par aucun obstacle. Les succès de l'année 1961 sont une base solide et la garantie de victoires encore plus grandes à l'avenir dans le secteur de la santé publique aussi. Permettez -moi, en conclusion, de remercier l'Orga-

d'arbres et de l'activité sans relâche des organes sanitaires. Ce qui a contribué dans une très large mesure à l'amélioration de l'hygiène et au renforce-

ment de la santé de la population rurale, c'est la collectivisation de l'agriculture qui, en améliorant la situation matérielle de la paysannerie, a beaucoup facilité le travail des organes sanitaires. Les résultats obtenus dans le secteur de la santé publique, comme dans tous les secteurs du dévelop-

nisation mondiale de la Santé de l'aide accordée à notre pays en 1961 et de souhaiter encore une fois à cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé le plus large succès dans ses travaux. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Je déclare la séance levée.

La séance est levée à 17 h. 25.

CINQUIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Jeudi 10 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif

et du Rapport du Directeur général sur l'activité

de l'OMS en 1961 (suite) Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Avant que

socialistes soviétiques, Corée, Colombie, Turquie, Haute -Volta, Bulgarie, Chine, Afrique du Sud,

Arabie Saoudite, République Centrafricaine. Sauf objections, je déclarerai la liste close. Y a -t -il

le débat ne reprenne, je voudrais signaler qu'il y a trente -sept noms sur la liste des orateurs inscrits pour la discussion en séance plénière.

des objections? Togo. Cameroun. Pas d'objections; la liste est close. La parole est au délégué du Dahomey. Le Dr GANGBO (Dahomey) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, la

Il a été proposé de clore cette liste. Avant de le faire, je vais rappeler quelles sont les délégations inscrites :

Dahomey,

Norvège,

Tchécoslovaquie,

Maroc, Ceylan, Cuba, Ghana, Népal, République fédérale d'Allemagne, Pologne, Mongolie, Libéria, Thaïlande, Tanganyika, Haïti, Argentine, Roumanie, Madagascar, Mali, Congo (Brazzaville), Israël, Etats-

République du Dahomey se réjouit de l'élection de Son Excellence le Dr Kourachov à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations

vont

également aux Vice -Présidents,

Unis d'Amérique, Congo (Léopoldville), Tunisie, Libye, Yougoslavie, Irak, Union des Républiques

Dr Afridi, Dr Castillo et Dr Paul Lambin. Qu'il me soit ensuite permis de me joindre aux voix plus autorisées qui m'ont précédé pour remercier

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

le Dr Candau, Directeur général, ainsi que le Dr Cam bournac, Directeur régional, de la bienveillance

nisation s'est attelée, mais, pour ce faire, il doit com-

mencer, lui -même, par sortir de la misère. Il en a pleinement conscience et, depuis, il s'est mis à la tâche

particulière avec laquelle ils étudient chacun des nombreux et délicats problèmes que l'OMS est appelée à résoudre dans mon pays. Avec leur autorisation, je voudrais attirer l'attention de la présente assemblée sur certaines difficultés qu'il

résolument, avec ardeur et fanatisme, pour rendre son avenir prospère et améliorer son climat social, sa santé et son bien -être. Je vous remercie Monsieur le Président, Messieurs les délégués, pour tout ce qui sera fait dans le sens que je viens d'indiquer. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

importe de surmonter à tout prix si nous voulons que l'objectif final soit rapidement atteint.

Les besoins d'un pays sous -développé, comme l'appellent certains, insuffisamment développé, comme

d'autres préfèrent l'appeler - peu importe l'appellation - bref, les besoins d'un pays comme le mien, où tout est à créer, s'évaluent par des chiffres fabuleux mais pourtant réels. Des organisations internationales comme l'OMS ou le FISE, pour ne citer que celles -là, nous apportent une assistance très appréciable, soit en personnel technique, soit en matériel. Le Dahomey leur en sait gré et exprime le souhait que puisse continuer cette aide qui, pour atteindre à sa pleine efficacité, doit être affranchie des divers obstacles actuellement connus. En effet, la présence de techniciens étrangers dont nous avons actuellement un si grand besoin crée pour le gouvernement hôte des obligations qui, pour le moins, pèsent un peu trop sur le budget national. D'autre part, l'effort personnel demandé aux Etats dans tel ou tel cas paraît généralement excessif eu égard au bénéfice que peuvent en retirer à court terme des pays sous -développés dont les besoins aussi grands que variés présentent tous un degré d'urgence sensiblement équivalent. Par ailleurs, de très nombreuses

Dr Gangbo. Je donne maintenant la parole au délégué de la Norvège. Le Dr EVANG (Norvège) (traduction de l'anglais) :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, qui-

conque a étudié les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général reconnaîtra que l'OMS a maintenant atteint sa majorité : nous en sommes en effet à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.

Depuis que nous avons crevé le plafond qui, il y a quelques années, limitait notre budget à $9 000 000 au total, l'Organisation s'est beaucoup développée. Si je propose, Monsieur le Président, que nous saisissions cette occasion pour faire le point, ce n'est certes pas pour émettre des critiques, mais simplement pour poser une ou deux questions. Notre organisation s'est -elle entièrement adaptée aux progrès du monde moderne ? Fait -elle entièrement face aux tâches qu'impose aujourd'hui l'action

de santé à l'échelle mondiale ? Bien entendu,

la

réponse à ces questions dépendra essentiellement des facteurs nouveaux qui nous semblent être entrés en

études théoriques sont entreprises, mais leur mise à exécution se heurte souvent au manque de fonds. Les sources extérieures de financement sont inexploitables en raison des formalités nombreuses, longues

et pénibles qu'il faut remplir. Ces considérations amènent très fréquemment les gouvernements à restreindre leurs

demandes,

à

jeu et sur lesquels les avis seront certainement partagés. Qu'il me soit permis d'indiquer ici brièvement quatre faits qui, à mon avis, constituent autant de défis pour l'Organisation mondiale de la Santé. En premier lieu - et c'est là un élément sur lequel, j'en suis persuadé, nous serons tous d'accord - un grand nombre de pays nouvellement indépendants

renoncer même à certains projets, ralentissant ainsi à contre -coeur l'essor de leur pays qu'ils cherchent pourtant sincèrement à favoriser. Il y a lieu de leur éviter une attitude aussi paradoxale en repensant le problème de l'assistance technique, en allégeant la procédure des prêts, en développant parallèlement des systèmes de financement à titre gracieux autant que possible ou du moins à intérêts compatibles avec les possibilités financières des Etats.

sont devenus Membres de notre organisation et doivent affronter des problèmes de santé qui, à bien des égards, diffèrent de ceux que l'on rencontre à la fois dans les pays techniquement avancés et dans d'autres pays peu développés. En deuxième lieu, le trésor de la science médicale s'est rapidement enrichi, grâce aux progrès sans précédent de la médecine moderne. Pour les personnes

J'ai la conviction que, des travaux de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, sortiront des mesures qui permettront à nos jeunes républiques

comme pour les institutions et les organismes qui s'occupent de la santé, il est incontestablement de plus en plus difficile de suivre ce vaste mouvement d'expansion des connaissances scientifiques et, davan-

d'évoluer rapidement et d'améliorer leur économie sociale, afin qu'à leur tour elles puissent participer à l'effort de relèvement du niveau de vie et de santé d'autres pays moins fortunés. Car, comme le disait à New Delhi le délégué du Dahomey à la Quatorzième

Assemblée mondiale de la Santé, le Dahomey n'est pas venu à l'OMS comme un mendiant; il veut plutôt s'associer à l'oeuvre combien noble à laquelle l'Orga-

tage encore, d'appliquer ces connaissances dans les divers secteurs de l'action de santé. Le troisième fait est le suivant : l'élévation des niveaux d'instruction dans le monde, le développement des libertés politiques et individuelles, un plus grand respect pour la vie, tout cela amène des populations toujours plus nombreuses à se rendre compte

des avantages que peuvent apporter des services sanitaires efficaces, tant sur le plan de la prévention

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

69

que des soins curatifs et de la réadaptation. Partout les gens demandent donc, et même réclament avec insistance, le bénéfice de ces avantages. L'élévation du niveau de vie a produit sur le marché des soins médicaux ce que l'on pourrait appeler un pouvoir

un peu ce qui se fait dans ce domaine. Selon les des avis d'experts sur le type, la dimension, etc., de ces établissements de formation. Nous accordons des bourses d'études, nous envoyons des maîtres de conférences, des professeurs, des moniteurs, etc.

règlements en vigueur, nous fournissons à ces Etats

d'achat sans cesse grandissant et dont l'augmentation est par surcroît très rapide. D'autre part, les

soins sont toujours plus complexes et par conséquent plus coûteux. Enfin, la tension accrue qu'engendre dans le monde la production incontrôlée de moyens de destruction de masse crée certainement de nouveaux problèmes de santé. Je serai bref et n'insisterai que sur quelques points. Dans le Rapport annuel, comme dans la déclaration

Nous aurons dans les jours qui viennent l'occasion d'examiner cette question plus en détail. Beaucoup trop souvent, cependant, certains éléments bien simples certes, mais néanmoins indispensables, font totalement défaut : je veux parler du matériel d'enseignement et de bureau, des bâtiments, des logements pour le personnel et les élèves, etc.

très explicite qu'il a faite hier, le Directeur général a mis l'accent sur la recherche en signalant, ce qui est fort encourageant, que l'OMS prend désormais une part plus active à la promotion et à la coordination des efforts dans ce domaine. Si j'ai bien compris

Je n'ignore pas qu'en soulevant cette question, c'est le caractère même de notre organisation que je mets en cause. En 1949, comme certains d'entre vous se le rappelleront, nous avions examiné si l'Organisation mondiale de la Santé serait un organisme administratif chargé de compiler de la documentation ou si elle aurait également des fonctions d'exécution. A l'époque, la majorité s'était prononcée

la position du Directeur général, et celle aussi de notre Président, le Dr Kourachov, dont l'exposé était extrêmement clair et net, si j'ai bien saisi également l'opinion exprimée hier par le Dr Godber du Royaume -Uni, tous semblent admettre que les recherches encouragées et stimulées

pour ce double rôle et je crois que nous pouvons apprécier aujourd'hui combien cette décision était sage. Toutefois, à l'époque, certains pays ne s'étaient

par l'OMS

pas contentés de cette formule, en particulier ceux qui avaient été ravagés par la seconde guerre mondiale.

devraient porter principalement sur les méthodes permettant d'appliquer les connaissances acquises aux situations extrêmement variées qui se présentent aujourd'hui dans les diverses parties du monde.

Ils avaient demandé que l'OMS, en plus des attributions déjà mentionnées, fût également chargée de

Je ne peux que me rallier à cette opinion, mais je suis tenté d'aller peut -être encore un peu plus loin et de rappeler aux administrateurs de la santé venus ici de tous les points du globe que, d'une manière générale, ce dont l'humanité a présentement le plus besoin en matière de santé c'est moins peut -être de connaissances nouvelles, serait -ce en méthodologie, que de réalisations pratiques qui fassent bénéficier chacun des possibilités déjà nombreuses de la science

fournir une assistance matérielle dans le domaine de la santé, sous forme de médicaments, d'équipement, de bibliothèques médicales, de bâtiments, etc., etc. Il n'entre certainement pas dans mes intentions de soulever à nouveau cette controverse, avec tout ce qu'elle implique. Il me semble toutefois que si nous tenons vraiment à aider certains des Etats Membres nouvellement indépendants à créer des écoles pour leurs médecins, dentistes, pharmaciens, infirmières, infirmières de santé publique, visiteuses d'hygiène, travailleurs sociaux, techniciens, etc., etc., il est hautement souhaitable, et même nécessaire, de ménager davantage de souplesse dans le choix des formes d'assistance que nous pouvons leur offrir. Je serais très heureux que les délégués, plus avant dans les travaux de cette assemblée, veuillent bien faire connaître leur

médicale. Dans le monde d'aujourd'hui, seul un

très petit nombre de privilégiés peuvent pleinement profiter des avantages que nos connaissances théoriques ont rendu possibles. Il existe encore partout des maladies dont nous connaissons le remède. Je n'en citerai que quelques -unes. La tuberculose - bien

que nous sachions comment la dépister, la guérir et la contenir en pays avancé comme en pays sous développé - gagne du terrain dans de nombreuses régions du monde. Nous savons comment prévenir, traiter et même éradiquer le paludisme, mais, vous ne l'ignorez pas, nous sommes encore très loin du but en dépit de progrès vraiment impressionnants. La situation est plus ou moins analogue pour d'autres maladies, telles que les maladies vénériennes, le pian, la variole, le trachome, la filariose, les infections intestinales, la poliomyélite, l'helminthiase et la lèpre, pour ne mentionner que celles -là.

avis sur ce point. A mon sens, nous devrions pouvoir fournir, dans ce but exclusivement, c'est -à -dire aux fins de l'enseignement médical, une aide matérielle plus grande

que cela n'a été le cas jusqu'ici, sous forme par

exemple de matériel d'enseignement et de démonstration pour les établissements médicaux non cliniques, d'équipement de base et d'appareillage pour les cliniques universitaires; si possible, nous devrions

aller plus loin encore et accorder des subventions pour la construction de bâtiments. Il serait beaucoup plus facile aux gouvernements de mobiliser des fonds sur le plan national si l'Organisation mondiale de la Santé jetait dans la balance le poids de son autorité en les encourageant d'une contribution modique

Dans son Rapport annuel, le Directeur général a souligné également la nécessité d'aider les Etats

Membres qui viennent d'accéder à l'indépendance à créer les établissements dont ils ont besoin pour former leur personnel médical. Là encore je ne peux que souscrire sans réserves à cet avis. Mais voyons

qui aurait, pour ainsi dire, l'effet d'un catalyseur. Nous devrions aussi envisager de fournir à ces pays,

selon leurs besoins et sur leur demande, une aide

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

matérielle pour la création de centres sanitaires ruraux,

Monsieur le Président, de vous féliciter cordialement

primaires et secondaires, et non pas seulement des conseils techniques et du personnel. La notion déjà ancienne de zone de démonstration sanitaire organisée

au nom de la délégation tchécoslovaque de votre élection à la présidence de la Quinzième Assemblée

en projet pilote devrait, à mon avis, être revisée; il y aurait avantage, semble -t -il, à combiner avec ce genre

mondiale de la Santé. C'est pour moi un honneur particulier que de pouvoir, pour la première fois, féliciter, à l'occasion de son élection, un Président de l'Assemblée mondiale de la Santé qui est le représentant d'un pays socialiste, et d'un pays où les services de santé publique atteignent l'un des niveaux les plus

d'activité des recherches sur la méthodologie des services sanitaires, des travaux d'évaluation, etc. Il ne s'agit pas là d'une idée nouvelle et je sais qu'elle

a déjà reçu quelques applications pratiques. Nous sommes déjà intervenus dans ce domaine, mais les nouveaux pays indépendants nous offrent peut -être une bonne occasion de poursuivre cet effort. Ma dernière remarque, Monsieur le Président, est d'un caractère différent : elle fait suite aux observations du Directeur général et à celles du Président sur la situation créée par la course incontrôlée aux armements. Jusqu'ici, l'OMS s'est surtout occupée de certains aspects sanitaires de ce problème complexe,

élevés du monde. Je suis convaincu, Monsieur le Président, que sous votre direction les travaux de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé se dérouleront avec plein succès. Notre assemblée se réunit dans des circonstances particulièrement importantes. Après une interruption de deux ans, les discussions ont repris sur le problème le plus urgent de l'époque actuelle, celui qui a trait au désarmement général et complet. A la mi -mars de l'année en cours, le Comité des dix -huit puissances

à savoir les conséquences que peuvent avoir sur la santé les retombées radioactives et l'élimination des déchets. Toutefois, d'autres moyens de destruction massive paraissent également en plein développement : j'ai nommé les moyens dits bactériologiques et chimiques. Il me semble que l'Organisation mondiale

- composé des représentants des trois groupes d'Etats existant actuellement dans le monde - qui avait été constitué sur la base d'une résolution adoptée

à la seizième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, a commencé ses travaux ici à Genève.

de la Santé pourrait commencer à s'intéresser également aux problèmes sanitaires que pose l'existence de ces nouveaux moyens de destruction. Pour terminer, je dirai quelques mots du sujet de nos discussions techniques : la santé mentale dans

les plans de santé publique. Nous avons, de toute évidence, atteint un point où la tension et l'anxiété créées par l'accumulation incontrôlée des moyens de

destruction représentent pour la santé mentale de l'humanité une menace des plus réelles et des plus sérieuses. S'il est, dans la marche vers le progrès, un objectif commun à tous les Etats, c'est bien celui de garantir une sécurité raisonnable à l'individu - enfant, mère et père -à la famille et à la société tout entière. Nous savons aujourd'hui que, sans un minimum de sécurité, nul n'est capable d'un comportement rationnel. Or nous ne saurions nous écarter davantage de cet objectif qu'en obligeant, comme nous le faisons depuis quelques années, des populations de plus en

La République socialiste tchécoslovaque et son peuple, auxquels deux guerres mondiales ont causé des dommages immenses, sont en train de réaliser une politique pacifique conséquente et ont un intérêt vital à ce que la paix instaurée après la deuxième guerre mondiale ait un caractère durable. C'est pourquoi, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, le Gouvernement tchécoslovaque soutient, le plus activement et le plus efficacement qu'il lui est possible, toutes les mesures et toutes les démarches visant à créer une situation telle qu'il soit absolument impossible de déclencher une nouvelle guerre et que toute tentative en ce sens soit à tout jamais vouée à l'échec. La situation qui existe actuellement dans le monde

exige une intervention rapide et efficace. La course

fébrile aux armements qui se poursuit augmente chaque jour le danger de déclenchement d'une conflagration mondiale qui aurait des conséquences terribles

plus nombreuses à vivre jour après jour, semaine après semaine, mois après mois sous cette épée de Damoclès que représentent la guerre totale et la destruction à outrance, contre lesquelles il n'existe aucune défense. Je ne crois donc pas être seul à souhaiter que l'OMS se penche sur ce problème, qui est vraiment un problème de santé mentale à l'échelle du monde moderne. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Se vous remercie.

pour toutes les nations du monde. Dans le passé, le réarmement fébrile a toujours conduit à la guerre, et aujourd'hui rien ne prouve que ce danger soit éliminé. Au contraire, un certain nombre de faits prouvent que

dans quelques Etats, certains milieux ne cessent d'invoquer la guerre dans leur politique étrangère. De plus, il y a toujours plus de risques qu'un conflit armé puisse être déclenché par hasard, par suite d'une panne technique des appareils d'alerte ou des engins servant au transport des armes de destruction massive, par suite d'une fausse appréciation de diverses mesures

Le délégué de la Tchécoslovaquie a la parole. Le Dr PLOJHAR (Tchécoslovaquie) : Monsieur le Président, chers délégués, qu'il me soit permis,

prises par un autre Etat, ou par suite d'un trouble mental pouvant intervenir chez les personnes qui manipulent les systèmes d'alerte ou les armes de

CINQUIÉME SÉANCE PLÉNIÈRE

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destruction massive. Qui plus est, certains pays s'efforcent de se procurer leurs propres armes de destruction massive et de les utiliser pour imposer leurs plans agressifs.

Le peuple tchécoslovaque suit avec un grand intérêt le déroulement des travaux du Comité des dix-huit puissances. Il attend à juste titre que le Comité

aboutisse à des résultats concrets dans la solution de ce problème. Mais sa solution doit présenter, et sans doute présente -t -elle, un intérêt éminent également pour l'Organisation mondiale de la Santé, dans l'activité de laquelle peuvent pleinement se manifester les principes de la coexistence pacifique entre Etats ayant un régime social différent. Nous devons donc dénoncer, avec toute notre énergie, les mesures prises par les gouvernements américain et britannique qui effectuent actuellement des essais nucléaires, cherchant ainsi à faire pression sur les

Je voudrais aussi mentionner brièvement les insuffisances qui rendent plus difficile le travail de notre organisation. C'est avant tout le fait que, parmi nous, dans cette salle, siègent et continuent de siéger des représentants de personne, des représentants de la clique de Tchang Kaï -Chek, alors que les véritables représentants du peuple chinois, les délégués de la République populaire de Chine, sont empêchés, par la présence de ces messieurs, d'occuper leur place légitime dans notre assemblée.

D'autre part, il y a eu peu de changement dans l'aide systématique et efficace à tous les pays qui ne se sont libérés que récemment de la domination coloniale. Il faut insister sur la nécessité d'apporter à tous ces pays, qui ont subi tant de dommages pendant la domination coloniale, une aide maximum pour le développement de leurs services de santé. Mais,

travaux du Comité et rendant par là même plus difficile leur déroulement normal. Le succès final des

en même temps, il faut examiner si cette aide est utilisée au mieux, si l'on ne cherche pas la solution seulement dans un accroissement incessant du budget

travaux du Comité des dix -huit puissances aurait certainement une influence considérable sur la conclusion d'un traité sur le désarmement général et complet, ce qui délivrerait le monde de la hantise de la guerre et libérerait d'immenses moyens que l'on

pourrait utiliser pour atteindre réellement le but que nous nous sommes fixés dans les premiers articles

de notre organisation, s'il ne serait pas possible d'alimenter de nombreux fonds du budget par des cotisations que les Etats Membres verseraient dans leur monnaie nationale, si le barème des cotisations proposé pour l'année prochaine est véritablement équitable, etc. C'est pourquoi la délégation tchécoslo-

de notre Constitution : amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Le désarmement

vaque soutient pleinement, à ce propos, les propositions présentées à la présente Assemblée par la délégation de l'Union des Républiques socialistes

général et complet libérerait d'immenses ressources économiques, aujourd'hui absorbées par la fabrication de moyens de destruction, qui pourraient être mises au service de l'humanité en vue de mesures radicales visant à élever le niveau de vie et le niveau de santé de

soviétiques sous le point 1.16 de l'ordre du jour et,

(Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais)

nations entières, notamment des peuples économiquement moins développés qui doivent surmonter avec difficulté l'état arriéré dans lequel les a laissés l'exploitation coloniale. Dans le même ordre d'idées, le rapport du groupe consultatif de l'Organisation des Nations Unies sur les conséquences économiques et sociales du désarmement a confirmé l'opinion selon laquelle le désarmement général et complet assainirait

désirant que l'action future de l'Organisation remporte non seulement le maximum de succès mais qu'elle présente aussi le maximum d'utilité, elle considère ces propositions comme extrêmement

importantes pour les travaux ultérieurs de notre organisation. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Le délégué de Ceylan a la parole. M. GUNEWARDENE (Ceylan) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, c'est un grand honneur pour moi que de pouvoir vous féliciter chaleureusement, au nom de mon pays et de ma délégation, pour votre élection à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Connaissant votre compétence et votre vaste expérience de notre organisation,

l'atmosphère et accélérerait le développement économique et social dans le monde entier. Etant donné que nous estimons que l'Organisation mondiale de la Santé doit également réagir contre tout acte qui serait en contradiction avec ce noble but, nous posons la question suivante : qu'a fait l'Organisation mondiale de la Santé lorsque, le 3 avril de cette année -ci, un commando de l'OAS a envahi, dans la banlieue d'Alger, à La Bouzaréah, une clinique où étaient soignés des Algériens malades et blessés et les a massacrés de façon bestiale ? Nous estimons qu'ici également, en notre forum suprême de la santé,

ainsi que vos grandes qualités personnelles, nous sommes persuadés que vous saurez conduire cette assemblée aux importantes décisions que le monde attend d'elle. Je voudrais dire également, Messieurs les délégués, combien je suis heureux d'être aujourd'hui

ce crime sanguinaire inouï devrait être condamné le plus résolument possible et que l'Organisation mondiale de la Santé devrait chercher à obtenir, en usant de toute son influence, que de semblables crimes contre l'humanité ne puissent plus jamais se répéter à l'avenir.

associé aux travaux de l'organe suprême d'une institution qui a pour tâche de libérer l'humanité du fléau de la maladie et de développer entre les Etats cet esprit d'équipe sans lequel la santé du monde ne saurait être assurée. A une époque où le monde a besoin de plus de compréhension et de confiance, la réunion de cette assemblée, qui va se consacrer à ces

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tâches sans aucun parti pris, est l'un des événements les plus réconfortants de la vie internationale. Qu'il me soit permis de féliciter le Directeur général d'avoir présenté, une fois de plus, un excellent Rapport annuel qui porte cette marque de perfection si caractéristique de ceux qui l'ont précédé. Ces documents sont toujours lus partout avec intérêt car ils mettent en lumière, pour l'information de l'Assemblée et du monde entier, non seulement ce qui a été fait mais aussi ce qui reste à faire. Les chapitres consacrés à l'éradication du paludisme et aux maladies transmissibles offrent pour nous un intérêt tout particulier puisqu'ils traitent de problèmes qui sont précisément ceux de notre pays. A Ceylan, le paludisme est aujourd'hui pratiquement éliminé, grâce à l'assistance de l'OMS et de l'ICA, ce qui s'est traduit par une amélioration considérable de la condition économique de tous ceux de nos concitoyens qui

l'Union des Républiques socialistes soviétiques, les services compétents ont décidé d'utiliser ce vaccin pour enrayer l'épidémie. Disposant de 150 000 doses immédiatement expédiées du Royaume -Uni, par avion spécial, en réponse à notre appel urgent, de 400 000 doses généreusement offertes par le Gouvernement de l'Union soviétique et de 100 000 autres doses dues à la générosité des Etats -Unis d'Amérique,

nous avons pu lancer un vaste programme de vaccination d'urgence. Nous nous proposons maintenant de vacciner 1 500 000 enfants de 3 mois à 15 ans,

sur un total estimé à quatre millions. Au nom du Gouvernement et du peuple de Ceylan, je tiens à exprimer ici notre gratitude et notre reconnaissance pour cette action d'entraide et ce geste magnifique de bonne volonté et d'amitié. Dès que le Directeur régional a eu connaissance de cette épidémie, il a immédiatement envoyé un conseiller pour examiner comment l'OMS pourrait nous aider à combattre le mal.

vivent dans les régions autrefois impaludées de la zone sèche du pays. Le programme quinquennal d'éradication a été mené, dans sa troisième année, avec une énergie et un enthousiasme accrus, et la zone épidémique reste entièrement débarrassée de la

L'identification du type de virus responsable de l'épidémie a soulevé, au début, certaines difficultés. Grâce à l'assistance du Bureau régional de l'OMS,

maladie. Le nombre des cas confirmés qui ont été dépistés dans la zone d'hyperendémicité est tombé au chiffre négligeable de 110, bien que l'on ait examiné

des dispositions ont été prises pour que le centre antipoliomyélitique de l'OMS rattaché au Département de Bactériologie de l'Université de Singapour nous aide à déterminer le virus en cause. D'après les examens effectués jusqu'ici, il semble que le virus dominant soit celui du type 1. Nous sommes reconnaissants à l'Organisation mondiale de la Santé et au Bureau régional de leur prompte assistance en ces heures critiques.

cette année deux fois plus d'étalements sanguins que l'an dernier. A ce propos, je voudrais ajouter que le Gouvernement de Ceylan, conformément à une résolution adoptée à la vingt- sixième session du Conseil exécutif, a accepté d'émettre un timbre spécial consacré au programme mondial d'éradication du paludisme, ce qui a été fait pour la Journée mondiale de la Santé de 1962. Maintenant que, dans de nombreux pays, l'éradication définitive du paludisme est près d'être assurée, ce que l'on peut vérifier principalement par les examens de sang, il est indispensable

A ce propos, je voudrais souligner que, selon le Rapport annuel du Directeur général, la poliomyélite reste la plus grave des maladies provoquées par les entérovirus. A la dernière Assemblée, la délégation de Ceylan,

reprenant un appel déjà lancé auparavant, avait insisté pour que l'OMS intervienne afin d'empêcher que la filariose, qui sévit dangereusement dans la plupart des pays de l'Asie du Sud -Est, ne prenne des proportions plus alarmantes. Je suis heureux de dire que mon pays a bénéficié dans ce domaine des services

que toutes dispositions utiles soient prises pour que les résultats de ces examens soient indiscutables. Au cours de la session que le Comité régional de l'Asie du Sud -Est a tenue l'année dernière, la délégation de Ceylan a proposé la création d'un laboratoire central qui serait chargé de faire des contre -épreuves sur un certain pourcentage des prélèvements sanguins provenant de divers pays de la Région. Le Comité régional

d'un consultant de l'Organisation. Cet expert a recommandé qu'un projet pilote de recherches en chimiothérapie, parasitologie et entomologie soit

a accepté cette idée et demandé que les moyens nécessaires soient mis en place. La délégation ceylanaise espère vivement que des mesures seront

mis en train dans un faubourg de Colombo afin d'obtenir des précisions sur la transmission de l'infection, notamment sur le comportement du vecteur et sur la possibilité d'utiliser des insecticides contre les moustiques adultes immédiatement après leur apparition. Il a recommandé, en outre, des recherches

prises pour donner effet le plus tôt possible à cette proposition.

Vous avez certainement entendu parler de l'épidémie de poliomyélite qui s'est déclarée à Ceylan en janvier 1962. Je voudrais, à toutes fins utiles, vous

donner quelques détails à ce sujet. Encouragés par les résultats d'un projet pilote qu'ils avaient pu mener

à bien dans l'une de nos villes, grâce à un don de 25 000 doses de vaccin buccal Sabin provenant de

sur le vecteur à l'état larvaire, en particulier sur sa biologie en eau douce et sur l'effet des insecticides. Nous espérons vivement que ce projet pilote sera mis à exécution sans retard. L'année dernière, notre délégation avait eu aussi l'occasion d'attirer l'attention de l'Assemblée sur les

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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maladies diarrhéiques à Ceylan, et elle avait proposé de nouveau que l'OMS entreprenne une étude pilote dans le pays, afin de pouvoir conseiller le Gouverne-

d'améliorations sensibles à l'échelon local. Dans les zones rurales

de Ceylan, nous encourageons la

ment. Je suis heureux de signaler qu'une équipe d'experts est aujourd'hui à l'ceuvre et que ses travaux préliminaires sont déjà très avancés. J'espère que non seulement mon propre pays, mais aussi tous les autres pays du monde qui doivent faire face à des problèmes du même genre tireront profit des résultats de cette

étude. En collaboration avec l'équipe OMS, les services compétents de mon gouvernement s'efforceront d'éliminer de Ceylan les maladies intestinales. La tuberculose, qui menace tant la santé publique dans les pays en voie de développement, reçoit chez nous toute l'attention voulue. Nous dépensons pour la lutte antituberculeuse, y compris l'assistance aux familles dont les soutiens sont atteints par la maladie,

population à utiliser des puits protégés et à ne boire l'eau que bouillie puis rafraîchie. Ces mesures n'ont cependant pas donné satisfaction car la plupart des gens, lorsqu'ils sont aux champs, puisent leur eau de boisson dans les canaux ou à toute autre source d'accès facile mais de qualité douteuse, même si chez eux ils observent les consignes. Or, la plus grande partie de l'eau de boisson consommée dans les collectivités agricoles l'est pendant le travail. Le problème

ne saurait donc être résolu sans autres mesures. Peut -être serait -il possible de mettre au point, à l'intention des travailleurs agricoles, des comprimés désinfectants qui conservent à l'eau un goût agréable, ce qui n'est pas le cas des pastilles dont on dispose actuellement.

une somme de 2 roupies par habitant, soit l'équivalent de US $0,50. Le service épidémiologique créé à Ceylan avec l'aide

Le Rapport annuel du Directeur général indique très justement que le plus grand obstacle au progrès dans le domaine des soins médicaux est la pénurie de personnel compétent. Ce qui manque surtout à Ceylan, ce sont des médecins et des infirmières. Le Ministère de la Santé a mis au point un programme quinquennal

de l'OMS continue d'accomplir un travail très utile. Il publie maintenant un bulletin trimestriel accompagné d'exposés critiques sur le problème des maladies

transmissibles dans certaines régions du pays. Des statistiques sur la tuberculose y figurent également ainsi que des renseignements sur les accidents survenant au foyer. Ce travail est incontestablement très précieux pour l'étude de la distribution de maladies

pour le développement des services sanitaires, et les plans prévoient des moyens de former un personnel plus nombreux. La seconde école de médecine du pays est maintenant ouverte et il est permis d'espérer

telles que la typhoïde, dont diverses parties du pays connaissent assez souvent des épidémies sporadiques. Il en ressort qu'à Ceylan la typhoïde est surtout une «maladie de famille », qui touche habituellement les membres d'un même groupe familial, parents proches et amis compris. Autre constatation assez inquiétante, on compte chaque année dans le pays quelque 450 à 600 nouveaux porteurs de bacilles typhoïdiques. Nous sommes donc résolus à contrôler les réservoirs

que, d'ici cinq ans, elle permettra de combler une grande partie des lacunes. Six écoles d'infirmières ont été créées et l'on se propose d'en ouvrir deux autres dans les cinq années qui viennent. En outre, l'administration des services de santé publique et des hôpitaux fait l'objet d'une évaluation critique permanente.

Pour un petit pays comme le mien, qui ne peut s'offrir le luxe de recherches médicales étendues, les déclarations faites par le Directeur général dans le

d'infection afin de parvenir à l'éradication de la maladie.

chapitre de son Rapport consacré à la recherche médicale sont particulièrement encourageantes. Dans

Lors d'une légère recrudescence de la variole, qui

ce domaine, l'OMS a innové en organisant systématiquement la recherche, la formation de chercheurs

menaçait de s'étendre, nous avons pu constater l'efficacité

de nos services épidémiologiques. Les mesures prises en temps opportun pour isoler les

victimes et les contacts et pour organiser une vaccination de masse dans les régions menacées nous ont permis de juguler la maladie, et le pays est à nouveau exempt de variole. Le chapitre du Rapport annuel du Directeur général consacré à l'hygiène du milieu nous intéresse tout particulièrement. A ce propos, il est un problème très préoccupant sur lequel je voudrais attirer votre attention : celui des approvisionnements en eau dans les pays en voie de développement comme Ceylan.

et les échanges de personnel. Il ne fait aucun doute que ce sera là un puissant stimulant pour les pays en voie de développement. Le chapitre qui traite de l'éducation sanitaire offre pour nous un intérêt tout particulier. Depuis 1954, l'éducation sanitaire constitue la base de toute l'action

de santé publique à Ceylan. Elle est maintenant organisée à trois échelons différents : le Département

de la Santé, le Département de l'Education, et les autorités locales, notamment les conseils municipaux.

Dans ces conditions, il va de soi que certains chevauchements peuvent se produire. Peut -être la création

Fournir à la population de l'eau saine en quantité suffisante n'est pas toujours possible dans les pays aux ressources limitées. Jusqu'ici, l'assistance accordée

d'un conseil national de l'éducation sanitaire permettrait -elle de surmonter cette difficulté.

Je saisirai cette occasion pour annoncer que le Département de la Santé de Ceylan a commencé la

par les institutions internationales n'a pas permis

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

publication d'un journal intitulé Laksiri (ce qui signifie « Heureux Ceylan »). Son but est de tenir le monde au courant des aspects les plus intéressants

de notre effort sanitaire. Cette publication trimestrielle sera exclusivement destinée à l'information et nous espérons pouvoir la distribuer à tous les Etats Membres de l'OMS. Le premier numéro vient juste de paraître et nous ferons tout pour atteindre avec les

prochains à la qualité et à la tenue des principaux journaux de santé publiés dans le monde. Avant de terminer, qu'il me soit permis de rappeler

qu'en travaillant à l'élimination de la souffrance humaine, l'OMS sert la cause de la paix et de l'huma-

lui -même le Président de ce pays - pour essayer de ramener sur notre territoire l'exploitation, la faim, la misère, l'insalubrité, tout le triste passé que notre peuple connaît bien et dont il est résolu à ne jamais permettre le retour. L'invasion a été repoussée et les forces ennemies complètement annihilées en moins de soixante -douze heures par le peuple cubain en armes. Le nom de la plage de Giron restera dans la mémoire des hommes comme celui de l'endroit oÈ l'impérialisme nord -américain a subi sa première grande défaite militaire en Amérique latine. Toutefois, cette agression directe n'est pas la seule que notre peuple ait eu à subir. Le blocus économique imposé par l'impérialisme nord -américain a interdit

nité. Aucune paix n'est durable ni digne de ce nom tant que persistent des maladies qui peuvent être évitées. A l'oeuvre de l'OMS, tous les hommes de bonne volonté peuvent coopérer, quelle que soit leur idéologie politique. Bouddha nous a appris que la

tout échange commercial entre notre patrie et les Etats -Unis, si bien que les possibilités d'acquisition de devises se sont réduites au minimum et que les achats de produits essentiels comme les médicaments et les denrées alimentaires dans la zone dollar ont diminué dans la même proportion. Néanmoins, sur ce plan là aussi, l'agression de l'impérialisme nordaméricain culier, a

souffrance est le lot de l'humanité et que la plus noble tâche à laquelle l'homme puisse se consacrer est d'alléger le fardeau des souffrances du monde pour atteindre au salut. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

échoué; nous avons vu en

effet

s'ouvrir devant nous le marché mondial et, en parti-

Monsieur Gunewardene. La parole est au délégué de Cuba. Le Dr ESCALONA (Cuba) (traduction de l'espagnol) :

celui du camp socialiste, ce qui a permis

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je tiens avant tout à féliciter le Président de son élection et à rendre hommage à ce beau pays qui accueille une fois de plus les délégués de la majorité des pays du monde venus discuter d'un problème de la plus haute importance pour l'humanité, celui de la santé. Il me faut aussi transmettre à tous les délégués présents à l'Assemblée le salut de notre gouvernement révolutionnaire et du peuple de Cuba et former le voeu

l'instauration d'une nouvelle politique commerciale, plus juste et plus humaine. Mais aucun acte d'hostilité ne fera reculer notre peuple d'un pas.

Au cours des quatorze mois dont je parle et en dépit de toutes ces agressions, notre révolution n'a pas manqué d'accomplir de grandes tâches dans tous les domaines. L'une des plus importantes et des plus remarquables a été la campagne contre l'analphabétisme. Plus de 300 000 instituteurs bénévoles, et notamment 100 000 membres des brigades de jeunesse, âgés de douze à dix -huit ans, y ont participé, apportant

que tous les hommes retirent de grands avantages de l' oeuvre que nous allons accomplir. Voici quatorze mois, j'étais monté à la tribune de l'Assemblée, non dans cette ville hospitalière de Genève, mais dans l'accueillante cité de New Delhi, pour exposer les progrès réalisés en matière de santé publique par notre patrie en un peu plus de sept cents jours à la suite de la libération nationale. Je voudrais

dans les campagnes les plus reculées la lumière de

l'instruction et permettant d'effacer en un an les traces de plus d'un siècle d'analphabétisme et d'ignorance, héritage de l'exploitation coloniale et capitaliste.

Alors que l'on comptait à Cuba plus d'un million d'illettrés, soit près de 20 % de la population, le chiffre a été ramené en douze mois à moins de 300 000, soit 3,5 % de la population. Ce taux d'analphabétisme

rappeler à nouveau aujourd'hui ce que notre révolution a fait pour élever le niveau sanitaire et social du peuple cubain, contribuant ainsi à l'amélioration de la santé dans notre hémisphère et, par voie de conséquence, dans le monde entier, conformément aux buts de l'Organisation. Ce n'est pas sans difficulté que nous sommes allés

est le plus bas de toute l'Amérique, y compris les Etats -Unis eux- mêmes, et l'un des moins élevés du monde. Cette campagne extraordinaire, dont le coût a été insignifiant par rapport à l'importance des résultats, n'a pu être menée en si peu de temps et à une telle échelle que parce que notre peuple a conscience d'être le seul maître de son destin. La révolution poursuit son cours impétueux dans

de l'avant au cours des quatorze derniers mois; en effet, si dans le monde actuel il n'existe nulle part de guerre ouverte, Cuba a été et est encore l'objet d'une agression continue, directe ou indirecte, de la part de l'Etat impérialiste le plus puissant de la terre. Il y a un mois à peine, c'était le premier anniversaire

tous les autres domaines d'activité du pays. Nous pouvons affirmer solennellement que la santé publique

a été et demeure l'une de ses préoccupations principales, comme le montrent les progrès exceptionnels,

tant qualitatifs que quantitatifs, accomplis en trois années de travail incessant. Conformément à l'un des objectifs fondamentaux de notre révolution socialiste, énoncé dans la Première

de l'hypocrite agression lancée contre nous par un groupe de mercenaires financés et entraînés par le Gouvernement des Etats -Unis - ainsi que l'a déclaré

CINQUIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

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Déclaration de La Havane od est proclamé le droit de l'ensemble de la nation, et non pas seulement d'une

minorité, à une assistance médicale, hospitalière et préventive appropriée, on a établi des normes géné-

rales de santé publique à atteindre en un temps déterminé pour mettre en oeuvre comme il convient ces principes fondamentaux. A cette fin, il a fallu transformer la vieille organisation de la santé publique et la rendre plus conforme au développement de

vaccinations ont permis d'obtenir dans la lutte contre cette terrible maladie. Toutefois, il ressort des données épidémiologiques que l'on comptait auparavant une moyenne annuelle de 200 à 250 cas, avec des poussées

cycliques tous les quatre ou cinq ans, pendant lesquelles le nombre des cas s'élevait à 350 ou 400, la plus forte incidence étant enregistrée au cours des mois de mai, juin, juillet et août. Le seul fait intéressant

dont nous pouvons actuellement faire état est

le

notre révolution. La nécessité de ces modifications a

été confirmée rapidement par les progrès qu'elles ont permis dans la solution de quelques -uns des problèmes sanitaires de Cuba. L'une des réalisations les plus remarquables en matière de prévention

suivant : après la vaccination, et bien que tout le pays ait été très attentif aux manifestations de la maladie,

l'hôpital pour malades contagieux de La Havane, qui recevait de trente à quarante poliomyélitiques au cours des mois d'avril et de mai, n'en a reçu cette année que deux; il s'agissait de sujets qui, parce qu'ils présentaient des signes de fièvre, n'avaient pas été vaccinés par la voie buccale. Cette campagne a amplement démontré le bien fondé de l'un des principes sur lesquels repose notre organisation, à savoir que la participation des masses

a été la campagne de vaccination de masse contre la poliomyélite à l'aide du vaccin buccal Sabin Tchoumakov. Cette campagne, la première d'une telle

ampleur qui ait été menée en Amérique, a permis de vacciner au total 2 300 000 enfants de moins de quinze ans, soit près de 90 % des membres de ce groupe d'âge. Elle a été rendue possible par l'action conjuguée de divers facteurs. En premier lieu, en libérant les masses de l'exploitation et de l'oppression, le mouvement révolutionnaire leur a fait clairement comprendre ce que signifie l'effort commun de tous

organisées à l'exécution des programmes de santé publique est l'un des atouts les plus importants et les plus décisifs dans toute action sanitaire.

les hommes et de toutes les femmes d'une nation, créant ainsi les conditions objectives de l'apparition d'une véritable conscience sanitaire, indispensable dans toute action de masse. L'organisation appropriée des masses par l'intermédiaire des associations révolutionnaires de femmes, de jeunes, de paysans et

On compte aujourd'hui à Cuba 120 000 responsables de la santé publique appartenant aux cellules de base des organisations de masse de notre patrie révolutionnaire : Comité de Défense révolutionnaire, Fédération des Femmes cubaines, Union des Jeunesses

communistes, Association nationale des petits Ag Ir culteurs, Association des syndicats paysans et ouvriers.

d'ouvriers a été un autre élément du succès de l'entreprise. Enfin, l'aide fraternelle et désintéressée des gouvernements et des peuples du camp socialiste a été déterminante. L'Union soviétique a fourni fraternellement et amicalement plus de cinq millions de doses de vaccin sous forme de bonbons; la République socialiste de Tchécoslovaquie nous a envoyé le Professeur K. Zddek,

Cette armée sanitaire est prête à livrer toutes les batailles que notre gouvernement révolutionnaire lui demandera d'engager, car elle sait qu'elle luttera pour préserver la santé du peuple cubain tout entier. Noble armée, en vérité, celle qui a pour tâche d'éveiller dans le peuple la conscience des problèmes de santé et dont les soldats n'ont d'autre souci que de sauvegarder la santé de leurs fils, de leurs pères, de leurs frères et de tous ceux qui participent à l'édification d'une société plus juste et plus humaine ! Que l'humanité sera belle lorsque toutes les formations militaires

éminent spécialiste de la question, qui a assuré la coordination générale de toutes les activités techniques

de la campagne. Nos agents médicaux - médecins, infirmières, infirmières auxiliaires, membres de la

qui existent aujourd'hui auront cédé la place à des armées dont la seule mission sera d'atteindre de tels objectifs !

Croix -Rouge - assistés par la grande armée des 120 000 responsables fournis par les organisations de

masse, ont complété ce magnifique effort collectif international, grâce auquel nous sommes aujourd'hui en mesure d'annoncer à l'Assemblée que Cuba est le

premier pays d'Amérique qui ait réussi à vacciner en deux mois sa population de moins de quinze ans. Nous attendons avec confiance les résultats, certains de pouvoir, dans un avenir proche, signaler au monde

que notre patrie, libérée de l'analphabétisme, l'est aussi de la poliomyélite. Nous tenons à signaler qu'aucune réaction secondaire importante imputable au vaccin n'a été observée pendant la campagne. L'administration de la deuxième dose ayant pris fin il y a à peine quelques semaines, c'est -à -dire six semaines après l'administration de la

Pendant que s'accomplit cette oeuvre de prévention, les autres actions sanitaires se poursuivent, et notamment la campagne de lutte contre le paludisme, qui bénéficie de l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette campagne en est actuellement au stade des pulvérisations, qui fait suite à la phase de reconnaissance pendant laquelle 403 734 maisons ont été soigneusement examinées dans la province d'Oriente, seule zone impaludée importante du pays. Selon les plans établis, cette phase doit durer encore

environ trois ans et permettre de faire disparaître complètement le paludisme de notre pays. La campagne de lutte contre Aëdes aegypti se poursuit également selon les plans établis par les techniciens de l'Organi-

sation mondiale de la Santé. Elle devrait bientôt permettre au peuple cubain d'éliminer définitivement A. aegypti de son sol et de payer une vieille dette de

première dose, nous ne sommes pas en mesure de faire connaître à l'Assemblée les résultats que ces

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

reconnaissance à Carlos J. Finlay, le grand savant cubain qui a découvert que cet insecte était le vecteur de la terrible maladie qu'est la fièvre jaune. Nous tenons également à mentionner brièvement quelques -uns des progrès réalisés dans le domaine des soins médicaux au cours des quatorze mois qui se

sont écoulés depuis notre révolution. Dans notre précédent rapport, nous indiquions que le nombre des lits d'hôpitaux était passé de 11 411 en 1958, avant le

de médecins pour répondre aux besoins créés par le développement extraordinaire de nos programmes de santé publique. Le Gouvernement révolutionnaire cubain ne s'est pas seulement préoccupé de former des médecins; il est également conscient de la nécessité d'assurer la formation d'autres catégories de personnel techni-

que. Comme vous le savez, la question des soins infirmiers est

incontestablement

triomphe de la révolution, à 20 501 en 1960. Nous pouvons maintenant indiquer qu'il est de 27 854. Déduction faite des 3127 lits des hôpitaux de l'Université et de la municipalité de la Havane, qui ont été pris en charge par le Ministère de la Santé publique, le nombre total des nouveaux lits créés au cours de ces quatorze mois s'élève à 4226, soit 1000 de plus que le chiffre prévu dans notre précédent rapport à l'As-

importantes qui se posent en santé publique. Au début de la révolution, on comptait une infirmière pour trois médecins, proportion qui était l'inverse de la normale.

l'une des plus

Afin de remédier à cette situation, nous avons entrepris de former des infirmières auxiliaires. Grâce au concours des techniciens de l'Organisation mondiale de la Santé, il nous a été possible d'en former 832 en un an et de mettre sur pied un nouveau cours destiné à 810 élèves qui feront leurs classes dans les

semblée de la Santé. Si l'on tient compte en outre des 9114 lits offerts par les mutuelles et les cliniques

privées, on obtient un total de 36 968 lits, soit en moyenne 5,5 lits pour 1000 habitants, ou encore, si l'on exclut les lits des établissements psychiatriques, antituberculeux et antilépreux, 3,8 lits d'hôpitaux généraux pour 1000 habitants. Ceci représente une augmentation deux fois supérieure au chiffre indiqué dans le rapport officiel établi en juillet par le Bureau

hôpitaux les plus importants du pays. D'autre part, les dix écoles d'infirmières du pays ont été réorganisées

et dotées des crédits et du personnel enseignant nécessaires pour assurer, au cours des trois prochaines années, la formation de 2100 infirmières, qui bénéfi-

sanitaire panaméricain à l'occasion de la réunion des Ministres des Affaires étrangères à Punta del Este, à savoir 1,2 lits d'hôpitaux généraux pour 1000 habitants. Nous tenons à indiquer que, conformément aux plans quadriennaux de développement,

cieront d'un enseignement très supérieur à celui qui est actuellement dispensé. Grâce à cet accroissement de l'effectif du personnel infirmier, nous espérons être en mesure, au cours des trois prochaines années, de combler plus de 60 % de notre déficit actuel et de

faire en sorte que la proportion de une infirmière pour trois médecins soit inversée de façon à répondre aux besoins du pays en matière de soins médicaux. A toutes ces activités sanitaires - sauf l'enseigne-

Cuba possédera à la fin de 1965 une moyenne de 4,5 lits d'hôpitaux généraux pour 1000 habitants. Bien qu'encore éloigné de l'optimum de 7 lits pour 1000 habitants qui devrait être atteint dans notre pays, comme il l'est déjà dans la plupart des pays socialistes, on peut constater par le rapport du Bureau sanitaire panaméricain que ce chiffre égalera celui que l'on enregistre aujourd'hui aux Etats -Unis et dépassera celui de tous les autres pays latino- américains. Ces magnifiques prévisions sont dès aujourd'hui confirmées par la construction accélérée de cinq hôpitaux généraux, de plus de 300 lits chacun; il convient de signaler tout particulièrement, en tant qu'exemple de fraternité et de générosité entre les peuples, l'hôpital général de Holguín, dans la province d'Oriente, qui

ment médical assuré par l'Université autonome de

La Havane - le Gouvernement cubain consacre est de 1 800 000 000 de pesos. Cette somme, qui représente une dépense de 14,88 pesos par habitant, est sans doute l'une des plus élevées en Amérique seulement lorsque les

103 317 769 pesos, soit 5,73 % du budget total qui

latine, ce qui prouve incontestablement que c'est peuples

maîtres des richesses de leur pays qu'ils peuvent accomplir de grandes tâches dans le domaine de la santé publique. Nous n'ignorons nullement que nous sommes encore loin d'avoir atteint le niveau nécessaire pour assurer des services curatifs et préventifs satisfaisants, mais

sont entièrement

nous savons que nous avançons chaque jour d'un pas ferme et assuré vers la réalisation de cet objectif, auquel aspire l'humanité tout entière. Cette 'oeuvre extraordinaire, dont le mérite ne revient à aucun individu en particulier mais doit être attribué à un peuple entier, inspire le respect et la considération de tous les peuples du monde et de la quasi -totalité des gouvernements. Cependant, il est des gouvernements qui ne représentent pas le sentiment des peuples

compte plus de 600 lits et qui est un don du Gouvernement et du peuple soviétiques au peuple cubain.

De grands progrès ont été également accomplis dans d'autres domaines, notamment en pédiatrie, en obstétrique, en oncologie, en psychiatrie, en physiologie et en odontologie. Du fait de ces progrès,

est devenu nécessaire d'intensifier la formation de techniciens qui puissent s'acquitter des tâches fondamentales. C'est ainsi que cette année a été inaugurée à Santiago de Cuba la deuxième école de médecine de notre pays. Grâce à cette nouvelle il

qu'ils dirigent, et ce sont précisément ceux -là qui affichent une attitude différente du reste des nations. Certains même, poussés par la haine et le ressentiment et guidés par l'ennemi le plus puissant de notre révo-

école, à celle qui existe déjà à La Havane et à celle qui doit être créée à Santa Clara, il sera sans aucun doute possible de former bientôt un nombre suffisant

lution - l'impérialisme nord -américain - vont, ce qui est particulièrement pénible, jusqu'à essayer de faire obstacle à notre action sanitaire.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

77

Ces gouvernements ne reconnaissent pas la valeur

principes fondamentaux de cette organisation,

le

du grand effort sanitaire accompli par un peuple travailleur et honnête, qui lutte pour la cause de la santé mondiale; qui plus est, ils ont demandé que Cuba soit mis à l'écart de l'Organisation panaméricaine de la Santé, organe régional technique de l'Organisation mondiale de la Santé, et ceci pour des

principe selon lequel chaque individu a un droit fondamental à jouir du meilleur état de santé qu'il soit capable d'atteindre, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale. Tel est, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le résumé partiel d'une année de travaux réalisés

raisons politiques, parce que Cuba a déclaré à la face du monde qu'il entreprend une révolution socialiste, parce que Cuba a exposé devant toutes les nations des vérités fondées sur un examen objectif des conditions de vie dans notre hémisphère, des réalités semblables à celles qui sont exposées dans la Deuxième

dans le domaine de la santé publique par un petit pays qui compte à peine sept millions d'habitants, qui est en voie de développement et dont les richesses ont été exploitées et pillées pendant des décennies par

le régime impérialiste. C'est ce même pays qui a déclaré à la face du monde qu'il est en train d'effectuer une révolution socialiste fondée sur les principes scientifiques du marxisme -léninisme et qu'il est

Déclaration de La Havane - document dont, avec la permission du Président, je désire citer quelques paragraphes dont la teneur est étroitement liée aux problèmes de santé : « Pour résumer le cauchemar qu'a vécu l'Amérique

d'un bout à l'autre de son territoire, il suffit de dire que, sur une population de près de deux cents millions d'êtres humains, composée pour deux tiers d'indiens, de métis et de nègres, c'est -à -dire d'individus en butte

résolu à lutter jusqu'à la dernière goutte du sang de son dernier fils pour affermir pleinement et définitivement sa liberté et sa souveraineté, convaincu qu'il

n'est pas seul à livrer cette bataille conforme à la raison, car il sait pouvoir compter sur l'aide et l'appui de tous les pays socialistes, sur la solidarité de tous les peuples du monde, notamment des peuples colonisés et sous -développés de l'Amérique, de l'Afrique

à la discrimination, sur ce continent qui est une semi- colonie, il meurt de faim, ou d'une maladie qui aurait été curable, ou de vieillesse prématurée, à peu

et de l'Asie pour qui Cuba représente le chemin à suivre, la seule voie qui puisse mener leurs citoyens à la pleine possession du bien -être physique, mental et social qui, aux termes de la Constitution de l'OMS n'est autre que la santé. Pour toutes ces raisons, notre peuple proclame bien haut le mot d'ordre qui préside à son combat et qui, aux mots « lutte », « patrie » et « mort » donne l'unique réponse positive et définitive : « Nous vaincrons. » Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

près quatre personnes par minute, 5500 par jour, deux millions par an, dix millions par lustre. Tous ces décès, qui pourraient facilement être évités, se produisent néanmoins. Les deux tiers des habitants d'Amérique latine vivent une existence trop brève, sous la menace constante de la mort : c'est un holocauste de vies humaines qui, en quinze ans, a fait deux fois plus de victimes que la guerre de 1914 -1918 et qui continue d'en faire... Pendant ce temps, de l'Amérique

latine coule vers les Etats -Unis un flot ininterrompu

de dollars, au rythme de 4000 par minute, de cinq millions par jour, de deux milliards par an, de dix milliards par lustre. Pour chaque millier de dollars qui nous quitte, il nous reste un mort. Mille dollars pour un mort : tel est le prix de ce qu'on nomme l'impérialisme. Mille dollars par mort, ceci quatre fois par minute. »

cie. Le délégué du Ghana a la parole. Le Dr EASMON (Ghana) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, c'est non seulement un grand plaisir pour moi, mais aussi

Tels sont les faits que s'efforcent de dissimuler ceux qui conspirent contre notre peuple; ceux qui demandent que Cuba soit exclu et tenu à l'écart des organisations internationales; ceux qui ne respectent le caractère apolitique de ces organisations techniques que lorsqu'ils le jugent utile pour soutenir leurs obscures manoeuvres, mais qui n'hésitent pas à proposer

un honneur insigne que d'avoir l'occasion, en tant que chef de la délégation du Ghana, de m'associer de tout coeur à ce que les orateurs qui m'ont précédé ont dit du rôle de notre dernier Président, Sir Arcot

Mudaliar, dont l'éminente personnalité a tant fait pour la cause de l'OMS. Toutefois, nous ressentons moins vivement la perte que nous avons subie lorsque

nous voyons que c'est vous, Monsieur le Président, qui avez pris sa succession. A en juger par votre remar-

ou à soutenir l'expulsion de Cuba d'une organisation technique pour des motifs uniquement politiques. Notre gouvernement a formellement protesté devant les Nations Unies, et nous protestons de même devant

cette assemblée générale de l'OMS afin qu'elle en saisisse les organismes compétents. Nous sommes persuadés que cette manoeuvre est vouée à l'échec parce que, si elle devait réussir, l'Organisation panaméricaine de la Santé cesserait d'être un organisme

quable allocution, et par la manière dont vous avez jusqu'ici dirigé les débats de l'Assemblée, je suis persuadé que, sous votre conduite, nous irons toujours de l'avant. On a dit - l'Assemblée se le rappellera - que ceux

qui ont rédigé notre Constitution à New York en 1946 avaient fait preuve d'un bel optimisme. Le but visé était de mettre au service des Membres fondateurs

régional de l'OMS et violerait à jamais l'un des

et des futurs Membres de l'Organisation un instrument qui permettrait aux peuples du monde entier de

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

résoudre, dans un esprit de véritable collaboration internationale, la plupart des problèmes sanitaires de caractère vraiment universel et d'élever ainsi le niveau de vie et de santé dans le monde entier. Les délégués des

en voie de développement, ont besoin d'une assistance spéciale qui exigera un plus gros effort. Dans ces pays, une grande partie de la population vit encore dans la pire des misères. La situation économique et sociale

membres fondateurs se rappelleront qu'en 1948, à la Première Assemblée de la Santé, notre organisation comptait une cinquantaine de Membres; aujourd'hui, elle a pris place parmi les institutions internationales oh sont représentés le plus grand nombre d'Etats. Les nouvelles nations indépendantes qui se sont jointes et

de ces jeunes nations déshéritées crée un grave problème, non seulement pour elles, mais également pour le monde entier. Je ne sous -estime pas les difficultés

continuent, nombreuses, de se joindre à nous sont l'incarnation même de la confiance que nous avons en l'avenir de l'OMS. Plus que jamais, il est indispensable

que tous les Etats Membres, petits et grands, collaborent avec sincérité et dévouement, dans un esprit véritablement international, à la grande et noble tâche définie dans le préambule de notre Constitution : élever le niveau de santé et d'hygiène de tous les peuples et assurer à chaque être humain ce bien suprême qu'est la possibilité de mener une vie saine et pleine, base de

que l'Assemblée doit affronter, mais je fais appel à vous, Messieurs les délégués, pour que soient examinés sérieusement les besoins des nouveaux Etats indépendants d'Afrique et des autres Régions et créés les moyens nécessaires pour y répondre. Il faut que ces pays puissent envoyer du personnel en stage de formation à l'étranger. Ils ont aussi besoin d'enseignants qualifiés pour former sur place le personnel local de leurs services sanitaires en pleine expansion. Certains d'entre eux ont également besoin de personnel opéra-

tionnel. A ce propos, comme l'a déjà clairement indiqué le chef de la délégation norvégienne, ma délégation estime qu'il est nécessaire de reviser la politique de l'OMS en ce qui concerne le type d'assistance fournie aux Etats nouvellement indépendants.

tout progrès social. Au nom du Gouvernement et de la délégation du Ghana, je tiens à féliciter le Directeur général et son équipe internationale d'administrateurs de la santé publique pour l'oeuvre accomplie par l'OMS en 1961, telle qu'elle est exposée dans le Rapport qui nous est soumis. Mon pays voit dans l'Organisation mondiale de la Santé un instrument idéal pour rechercher des solutions hardies aux problèmes de la coopération internationale en matière de santé, malgré les obstacles qui, dès le début, se sont dressés sur notre route. Le Rapport de 1961 renforce notre conviction que les activités de l'OMS représentent une contribution positive à la lutte contre la maladie et à son élimination et que l'OMS a pris conscience des divers facteurs sociaux, économiques, mentaux et mésologiques dont on admet aujourd'hui qu'ils jouent un rôle essentiel dans tout programme de santé. Le Rapport annuel témoigne une fois de plus des efforts soutenus qui sont énergiquement déployés pour mobiliser, dans les conditions les plus économiques et les plus efficaces, toutes les ressources permettant d'aider les gouvernements à élever le niveau de santé des populations dont ils ont la charge. Mon pays a toujours fait sien l'objectif déclaré de l'OMS, pour qui la possession du

Si je prends ici la défense d'intérêts régionaux et même d'intérêts purement nationaux, il n'y a rien là que de normal car ils me tiennent beaucoup à coeur. Sachant qu'il est dans la nature de toutes les insti-

tutions humaines de se tromper, il ne me paraît pas déplacé de mettre l'OMS en garde contre la répétition de certaines erreurs du passé, dues à la transplantation aveugle de certaines techniques d'un milieu à un autre, sans égard aux conditions économiques, sociales et culturelles. Pour notre part, nous saurons montrer le courage, la patience, l'imagination, la compréhension

et la volonté que l'on attend de nous et nous débarrasser de nos vieux préjugés - condition sine qua non de la réussite. Quelles que soient les bonnes intentions témoignées tout au long du Rapport annuel, le succès du programme de 1962 et de 1963 suppose de la hardiesse, de l'initiative et surtout des moyens financiers, que les Etats Membres devront fournir. Mon gouvernement a foi dans l'Organisation et lui donnera tout

son appui. Nous sommes fiers que ce mouvement universel pour la protection de la vie et de la santé ait pu se développer et accomplir de si importantes réalisations malgré tant de difficultés; nous sommes fiers d'être Membre de cette institution qui, dans la grande famille des Nations Unies, se distingue certainement par son efficacité. Permettez -moi, pour terminer, d'exprimer l'espoir que les nouveaux efforts entrepris en 1962 et qui seront poursuivis en 1963 nous ouvriront de belles perspectives pour l'avenir. Je suis persuadé, en effet, que les

meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain et pour qui, surtout, la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix et de la sécurité dont le monde a tant besoin. Quelles que soient les réalisations dues jusqu'ici à l'OMS, il reste un certain nombre de problèmes que nous devrons essayer de résoudre à la présente Assemblée si nous voulons que les activités de l'année qui vient marquent

un progrès réel vers l'objectif final que nous nous sommes fixé. A mon avis, il est certains secteurs où nos efforts devraient se concentrer. Pour ce qui est, tout d'abord, de notre programme de travail, je pense que les nouveaux Etats Membres d'Afrique, qui sont

décisions qui seront prises ici pendant cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé permettront de faire un nouveau pas dans le raffermissement des bases de la santé, ce bien suprême sans lequel il ne saurait y avoir de prospérité et de véritable paix dans le monde.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

79

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie. Le délégué du Népal a la parole. M. SINGH (Népal) (traduction de l'anglais) : Mon-

sieur le Président, au nom du Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal, j'ai l'honneur de vous félici-

ter de votre élection à la tête de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais aussi, Messieurs les délégués, féliciter le Directeur général de son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1961 et m'associer à l'hommage qui a été rendu à l'Organisation pour l'oeuvre qu'elle a accomplie sous sa direction. Depuis des siècles, la maladie est la principale cause des souffrances de l'humanité. Pendant la dernière génération, elle a tué des millions d'êtres humains et miné les forces vives de millions d'autres. Elle con-

communication, les activités de santé puissent s'étendre à tout le territoire et aux régions accidentées et montagneuses, permettant ainsi d'assurer des soins médicaux aux populations qui les habitent et, en même temps, d'élever leur niveau de vie. Le Gouvernement de Sa Majesté s'est sérieusement attelé à l'extension du réseau routier du pays, afin de rendre plus facilement accessibles des secteurs qui jusqu'ici ne l'étaient

guère. L'amélioration des communications et de la situation économique dans les régions montagneuses entraînera automatiquement une élévation des normes

de santé et du niveau de vie. D'autre part, grâce à l'aide généreuse des pays participant au Plan de Colombo et d'autres pays amis, bon nombre de Népalais ont pu obtenir leur diplôme de médecin ou faire des études médicales post- universitaires, et nous avons été en mesure d'envoyer des médecins dans les régions où il n'existait naguère d'autres services médicaux que ceux des guérisseurs indigènes. Il est également

tinue d'être le principal obstacle à la paix, à la prospérité et au bonheur des peuples. C'est donc un sentiment de véritable réconfort que je ressens à voir la maladie partout reculer sous l'effet des campagnes dirigées par l'Organisation mondiale de la Santé et la coopération se développer toujours davantage. Cent dix pays ont l'honneur de participer à la lutte contre leur ennemi commun par tous les moyens financiers

grand temps que nous ayons notre propre école de médecine et je suis certain que l'OMS nous aidera et nous guidera pour la création de cet établissement. La lutte contre les diverses maladies transmissibles

et techniques dont ils peuvent disposer. Dans un monde encore marqué par la guerre, l'OMS apporte une fois de plus la preuve que les peuples peuvent ceuvrer pour leur bien commun. Cette collaboration à l'échelle mondiale est un fait nouveau et encourageant dans l'histoire de l'humanité. Elle est l'assurance d'un avenir meilleur et traduit bien l'importance que nous -mêmes et les autres nations attachons à l'instauration d'une fraternité universelle, où les esprits seront enfin débarrassés des préjugés nationaux et sociaux dont la guerre s'alimente. Il n'est qu'un seul garant de la paix mondiale : la confiance, la bonne

qui sévissent à l'état endémique au Népal se poursuit de plus en plus activement par l'application des méthodes modernes : amélioration des approvisionnements en eau et de l'évacuation des matières usées, programmes de vaccination, etc. Nous sommes convaincus que, dans les pays en voie de développement, la distribution d'eau saine en quantités suffisantes fait, à elle

seule, davantage pour la santé publique que toute autre mesure. Certes, il faudra d'importants moyens financiers pour donner toute l'ampleur souhaitée à ce programme, mais le soutien matériel des pays amis

volonté et le sens de la coopération entre tous les peuples. « Un pour tous, tous pour un », voilà le principe qui doit guider l'Organisation mondiale de la Santé dans son action. Comment l'OMS pourrait elle en effet mettre l'humanité à l'abri de la maladie et faire ainsi ceuvre de progrès si le monde ne s'unissait

et des organisations internationales amènera inévitablement notre gouvernement à redoubler d'efforts. L'espoir de mon pays est que cette lutte commune contre la maladie se poursuive sous les auspices de l'OMS, dans le même esprit de coopération mutuelle. Permettez -moi enfin, Monsieur le Président, de souhaiter la bienvenue aux nouveaux Membres qui se

pas et ne parvenait pas à éviter la guerre ? Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier l'OMS de l'aide précieuse qu'elle a apportée à mon pays sur les divers fronts de l'action de santé publique,

sont joints à notre famille et de leur présenter mes félicitations. Je suis persuadé que leur collaboration insufflera à l'OMS une force nouvelle qui lui permettra de mieux atteindre ses objectifs. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie, Monsieur Singh. Je donne maintenant la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne. Le Dr STRALAU (République fédérale d'Allemagne) :

et notamment pour l'éradication du paludisme et la formation de personnel médical auxiliaire. Je suis heureux de pouvoir déclarer que nous avons en outre mis en train un projet pilote de lutte antivariolique pour nous préparer à lancer, dans un avenir assez proche, un véritable programme d'éradication. Je voudrais également signaler ici que mon pays doit

aussi s'employer à former diverses catégories de travailleurs sanitaires, afin que, malgré les difficultés de

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, tout d'abord je voudrais transmettre à l'Assemblée les salutations le plus chaleureuses de Madame le Dr Schwarzhaupt, Ministre fédéral de la Santé, qui n'a pu participer que pendant un temps très bref à l'As-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

semblée plénière, le travail de mise sur pied du jeune Ministère de la Santé l'ayant rappelée dans son pays. Madame le Dr Schwarzhaupt est le premier Ministre

nution des foyers de variole dans les régions d'endémie

actuelles peut déjà être considérée comme un grand

fédéral de la Santé et en même temps la première femme à figurer dans le cabinet gouvernemental de la République fédérale. La création d'un Ministère de la Santé témoigne que non seulement les tâches nationales du domaine de la

progrès, du fait que le danger d'importation de la variole dans des pays qui en sont exempts en est réduit. A quel point le danger de l'importation de la variole est grand, c'est ce qu'ont montré les différentes

manifestations de la variole chez nous au cours des dernières années.

santé mais aussi la collaboration de la République fédérale à la santé publique internationale seront intensifiées et encouragées.

Je voudrais, cette année également, féliciter le Directeur général et son équipe de collaborateurs pour le remarquable Rapport sur l'année écoulée et mentionner brièvement seulement quelques points qui nous paraissent importants dans ce rapport. Depuis de nombreuses années, l'OMS attache une grande importance aux problèmes de l'approvisionne -

La République fédérale d'Allemagne serait satisfaite et reconnaissante si le Comité de la Quarantaine internationale pouvait s'occuper bientôt d'une manière approfondie de la question de savoir si les prescriptions internationales d'hygiène relatives à la lutte contre la variole sont encore suffisantes dans la situation

actuelle, en particulier pour la circulation aérienne internationale. Le Gouvernement fédéral a déjà suggéré, par exemple, que la prolongation éventuelle de la

ment en eau et à l'évacuation des eaux résiduaires, surtout dans les pays en cours de développement, car le manque d'eau hygiéniquement impeccable cons-

période d'incubation soit étudiée. A l'avenir aussi, il mettra à la disposition du Comité de la Quarantaine

internationale la documentation relative à l'expérience qu'il a acquise et il soumettra des propositions à ce comité. C'est avec satisfaction que j'ai conclu du Rapport annuel du Directeur général que d'excellents progrès avaient été accomplis dans le domaine de l'éradication du paludisme dans le monde. Le fait que sept autres

titue toujours la cause des maladies infectieuses les plus diverses. Nous aussi, dans notre pays, nous avons

à surmonter des difficultés considérables dans le domaine de l'approvisionnement en eau et de l'évacuation des eaux résiduaires, en raison de l'industrialisation sans cesse croissante et eu égard à la densité élevée de la population. C'est pour ces raisons que

pays, groupant une population d'environ cent cinquante millions d'habitants, aient abordé l'éradication

ces derniers temps ont été promulguées des lois fixant avec précision les exigences minimales à imposer à la qualité hygiénique de l'eau potable. En outre, dans le cadre du nouveau Ministère de la Santé, on a

du paludisme sur leur territoire témoigne de l'efficacité de l'idée d'une lutte contre ce fléau de l'humanité

institué une division spéciale pour la conservation de la pureté de l'eau et de l'air et pour la lutte contre le bruit. Les experts des questions de l'eau au Ministère fédéral étudieront avec un intérêt tout particulier l'expérience acquise par l'OMS et les connaissances réunies par l'Organisation. En ce qui concerne les questions de la formation

sur le plan mondial. La République fédérale d'Allemagne continue à porter un vif intérêt aux progrès du programme d'éradication du paludisme. Le Ministère de la Santé s'efforcera de mettre ultérieurement à la disposition de l'OMS une contribution volontaire destinée au fonds du paludisme, comme cela a été fait par le passé. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

et du perfectionnement, dont le Dr Evang a déjà parlé antérieurement, notre pays a su également rassembler une certaine expérience au cours de ces dernières années, dans le cadre de l'aide au développement. A cette occasion, nous avons pu confirmer les constatations faites par l'OMS, selon lesquelles il y aurait pénurie de médecins et de personnel médical auxiliaire dans la plupart des pays neufs, surtout en Afrique. Par suite de cette pénurie de personnel, la

cie. La parole est au délégué de la Roumanie. Le Professeur MARINESCU (Roumanie) (traduction du russe) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, avant d'étudier certains problèmes évoqués dans le Rapport annuel du Directeur général, permettez moi, au nom de la délégation de la République popu-

laire roumaine, de féliciter chaleureusement le Dr Kourachov pour son élection à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Son expé-

réalisation de nombreux projets du domaine de

l'hygiène se trouve fortement entravée. C'est pourquoi nous enregistrons avec satisfaction les efforts déployés par l'OMS en vue de donner également la priorité à la formation et au perfectionnement de médecins et

rience et sa haute compétence dans le domaine de la

santé constituent la garantie que les travaux de la session actuelle seront conduits avec succès. Passant maintenant aux idées et aux mesures exposées dans le Rapport si détaillé du Directeur général, je tiens à souligner, en premier lieu, la façon synthé-

de personnel médical auxiliaire. Le Gouvernement fédéral partage l'opinion de l'OMS selon laquelle la formation et le perfectionnement du personnel médical devraient, dans la mesure du possible, être réalisés et encouragés dans les pays neufs eux -mêmes. Permettez -moi, Monsieur le Président, de formuler quelques remarques sur le thème des maladies contagieuses. Le Gouvernement fédéral tient le programme

tique dont sont présentés les principaux problèmes dont l'Organisation mondiale de la Santé s'est occupée en 1961. Pendant l'année écoulée, l'activité de notre organisation s'est concentrée sur la solution des problèmes urgents et importants propres à chaque Région de l'OMS.

d'éradication de la variole de l'OMS pour très salutaire et lui accordera tout son soutien. La seule dimi-

A notre avis, dans toutes les mesures ayant trait à la santé, il faut attribuer une importance particulière

CINQUIÉME SÉANCE PLÉNIÈRE

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à la prophylaxie en tant que principe fondamental de

protection de la santé publique. Mais la mise en oeuvre de ce principe n'est pas toujours facile, car elle impose, au sens large du terme, une nouvelle orientation, aussi bien théorique que pratique, des services de santé, laquelle implique, entre les mesures sanitaires

Grâce à ces mesures, nous avons réussi à dominer les maladies transmissibles et à passer à la phase de l'éradication pour certaines d'entre elles. Actuellement, en Roumanie, nous nous attachons surtout à développer les mesures de lutte contre les maladies dégénératives chroniques, l'insalubrité des conditions de travail, les maladies professionnelles et les maladies à virus.

d'une part et les mesures économiques et sociales d'autre part, une étroite association qui ne se limite pas au seul domaine de l'hygiène et de la lutte contre les épidémies.

Il faut admettre que l'on se fait parfois encore une idée fausse et incomplète de la notion de prophylaxie,

que l'on assimile à l'hygiène et à la lutte contre les épidémies. De même, on comprend mal l'importance des recherches médico- biologiques fondamentales pour

Les problèmes importants et complexes auxquels doivent faire face les services de santé des différents Etats imposent certains efforts à ces Etats eux- mêmes, mais ils supposent également que se développe la coopération internationale. A cet égard, nous pensons

que de nombreux pays ont acquis une expérience assez poussée de l'organisation des services de santé, de la mise sur pied et de l'équipement de services spécialisés, de l'organisation de la recherche scientifique,

le développement des mesures prophylactiques au niveau de la science et de la technique médicales actuelles.

En réalité, ce n'est que lorsque l'on connaît l'étiopathogénèse complexe de différentes maladies transmissibles et dégénératives chroniques que l'on peut prendre des mesures de prévention et de lutte nouvelles et efficaces. Aussi la connaissance des séquelles de l'hépatite, de l'invalidité consécutive à une opération ou à un traumatisme et de la phyjiopathologie des scléroses hépatiques, rénales, pulmonaires, etc. revêt -elle une importance particulière pour le dévelop-

de la formation du personnel médical, etc., mais l'Organisation mondiale de la Santé a utilisé cette expérience de façon unilatérale ou insuffisante. Ainsi, l'OMS a trop peu fait appel aux institutions de recherche ou de formation des pays d'Europe orientale, qui ont atteint un niveau technique avancé.

La complexité croissante des problèmes de santé

publique impose à l'Organisation mondiale de la Santé des tâches de plus en plus grandes, dont la réalisation devient constamment plus difficile. Nous considérons que, sous ce rapport, il y a encore beaucoup de ressources insuffisamment utilisées. A ce propos, permettez -moi de vous rappeler qu'une série d'associations médicales nationales et internationales orga-

pement de la prophylaxie. Les recherches les plus récentes concernant l'étude de la substance fondamentale, du métabolisme cellulaire, de la perméabilité

de membrane, etc., contribueront sans aucun doute à éclaircir ces problèmes. L'intervention de ces éléments dans l'élargissement

nisent chaque année d'amples débats, en s'assurant la participation des plus grands spécialistes des problèmes essentiels qui se posent également à l'Organisa-

de la notion de prophylaxie ne doit cependant pas nous faire oublier le facteur essentiel, à savoir l'influence déterminante du milieu social sur l'homme et le rôle décisif qu'il joue dans la sanogénèse et la pathogénèse humaines. D'ailleurs, la nécessité de coordon-

tion mondiale de la Santé. Nous estimons que les résultats de ces débats ne sont pas utilisés à leur juste valeur, pour servir de base à des actions importantes de santé publique. Il arrive souvent qu'un problème soit discuté pendant deux années consécutives ou même au cours de la même année, tant à l'occasion de congrès internationaux que de réunions techniques, de comités d'experts, de groupes consultatifs, ou lors de conférences organisées par l'Organisation mondiale de la Santé,

ner l'action sanitaire avec les mesures économiques et sociales a été reconnue par les dernières décisions

de l'Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil économique et social, de même que par certaines résolutions adoptées par le Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session.

Si, à la lumière de ces constatations, on examine les différentes mesures prises et les programmes d'ac-

tion lancés par l'Organisation mondiale de la Santé dans différents pays du monde, on constate que l'urgence des mesures prophylactiques varie en fonction de la situation spécifique de chaque Région. A notre avis, dans la Région européenne, les mesures prophylactiques doivent aller au -delà du domaine de l'hygiène et de la lutte contre les épidémies, surtout pour ce qui est des maladies dégénératives chroniques.

voire même lors des discussions techniques tenues par les comités régionaux de l'OMS. Je citerai à titre d'exemple les problèmes concernant la santé mentale, les maladies cardio- vasculaires, les produits phar-

maceutiques, la nutrition, la tuberculose, le cancer, etc. Nous estimons qu'une collaboration encore plus étroite avec les associations scientifiques médicales internationales permettrait d'éviter certaines de ces actions parallèles.

C'est ainsi qu'en Roumanie, où. le Gouvernement accorde une attention toute particulière aux problèmes de santé publique, nous avons réussi à créer un important réseau de services de santé publique. Le nombre de médecins s'élève maintenant à un pour 710 habitants et l'on a mis sur pied tout un réseau d'établissements sanitaires dotés d'appareils médicaux modernes.

Cette situation justifie pleinement l'opinion du Comité permanent des Organisations non gouvernementales, à savoir que l'OMS ne met pas suffisamment à profit les possibilités qui lui sont offertes par

ces organisations. Aussi le Conseil exécutif, par sa résolution EB29.R56, a -t -il recommandé à juste titre

une collaboration accrue entre l'Organisation mondiale de la Santé et les organisations non gouvernementales.

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Mais l'amélioration de l'état de santé des peuples

n'est possible que dans les conditions d'une paix durable, où le désarmement général et complet rendra disponibles les gigantesques ressources matérielles et financières actuellement consacrées à l'armement. C'est pourquoi je tiens à souligner que la République

populaire roumaine a toujours déployé, et continue de déployer encore actuellement au sein du Comité des dix -huit puissances, des efforts particuliers en vue de parvenir à la conclusion d'un traité de désarmement général et complet. Monsieur le Président, l'Organisation mondiale de la Santé prend chaque année un caractère de plus en plus universel. En dépit de cela, le délégué de Cuba

mieux évaluer nos possibilités et nos méthodes d'exécution afin de franchir plus aisément les étapes ultérieures. Les objectifs visés permettront de développer l'hygiène du milieu et d'étendre les soins médicaux, curatifs et préventifs, à toutes les couches de la popu-

lation grâce à un programme d'investissements qui intéresse l'habitat, les adductions d'eau potable, l'assainissement et les services de santé publique. Le volume important des investissements prévus pour ces secteurs nécessite un lourd sacrifice pour améliorer

nous a avertis du danger de voir la Constitution de

l'OMS violée par certains Etats qui cherchent à exclure Cuba de l'organisation régionale. Ma délégation estime que l'OMS ne doit pas permettre la

réalisation de cette tentative. En conclusion, permettez -moi d'exprimer l'espoir que cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé contribuera à la mobilisation de toutes les capacités techniques et administratives des pays Membres, afin

les conditions de vie et la santé de notre population, mais il ne manquera pas de faciliter la réalisation de nos objectifs économiques. La politique du logement suivie par mon gouvernement depuis l'indépendance nationale sera soutenue et renforcée pour procurer à la population labo-

rieuse de mon pays une habitation répondant aux normes de l'hygiène. De vastes programmes d'assainissement et d'adduction d'eau potable, intéressant

de résoudre, dans un esprit d'étroite collaboration, les problèmes essentiels de santé publique intéressant actuellement tous les peuples qui aspirent sincèrement à une vie paisible et à un niveau sanitaire et culturel élevé.

la plupart des agglomérations du pays, donneront plus d'efficacité à notre action sanitaire. Dans le domaine de la santé publique, tout en parachevant les programmes en cours pour doter le pays d'une armature sanitaire adéquate, l'accent sera mis sur la prévention, notamment par la poursuite de la lutte contre les maladies transmissibles qui a fait ses preuves, et par le développement de l'hygiène de la maternité et de l'enfance. A cet égard, je suis heureux de saisir cette occasion pour souligner l'aide précieuse qui est apportée à mon pays par l'Organisation mondiale de la Santé et les autres organisations spécialisées de l'ONU dans la lutte contre les maladies oculaires et la tuberculose et dans le développement des services d'hygiène maternelle et infantile. Dans la lutte contre les maladies oculaires, les efforts conjugués n'ont pas été vains et ils permettent de placer tous nos espoirs dans la réussite des autres programmes exécutés en

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Professeur Marinescu. La parole est au délégué de la Tunisie. Le Dr BEN AMMAR (Tunisie) : Monsieur le Président,

Messieurs les délégués, je tiens tout d'abord à féliciter

le Directeur général pour le remarquable Rapport qu'il a présenté sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1961, dont je me plais à souligner

tout particulièrement les chapitres consacrés à l'hygiène du milieu, aux services de santé publique, à l'enseignement et à la formation professionnelle, qui constituent les aspects fondamentaux de la politique sanitaire dans les pays sous -développés.

Après avoir fait face aux besoins les plus urgents de la population dans le domaine de la santé publique, compte tenu des impératifs politiques et sociaux qui

collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé.

ont vu le jour après l'indépendance, mon gouvernement s'est engagé dans une ère de planification générale qui, selon l'expression même de notre Président, constitue « la voie de la discipline et de la raison et

l'expression de notre volonté de construire notre dignité, consolider notre liberté et assurer la promotion de notre société ». Il est en effet indéniable que tout progrès, dans le domaine de la santé, est étroitement lié à l'élévation

En ce qui concerne les soins médicaux, le déficit en personnel médical et paramédical ne nous permet pas de poursuivre nos réalisations au rythme des six dernières années, bien que nous ayons doublé notre capacité hospitalière et multiplié par quatre le nombre des établissements sanitaires secondaires. Nous

nous proposons cependant, tout en améliorant les services médicaux existants, de porter la capacité hos-

du niveau de vie de la population, à l'éducation et à la promotion de la société. C'est pourquoi nous nous sommes attelés à l'élaboration d'un plan de développement harmonieux dans les domaines économique, social et culturel, à réaliser au cours d'une période de dix ans commençant en 1962. Mais, pour assurer à ce plan le minimum de chances de succès, un pré -plan établi pour trois ans nous permettra de

pitalière à quatre lits pour 1000 habitants au terme du plan décennal. L'amélioration des services médicaux existants porte, d'une part, sur la modernisation de l'équipement et le perfectionnement du personnel, et, d'autre part, sur la création de services spécialisés, jusque là inexistants, pour compléter notre armement sanitaire et élever la qualité des soins médicaux donnés à la population. Cette amélioration vise aussi l'intégration et une meilleure répartition des moyens cura-

CINQUIÉME SÉANCE PLÉNIÉRE

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tifs et préventifs entre les différentes régions du pays, pour mieux desservir les zones rurales et leur permettre de participer efficacement à la lutte contre le sous développement.

Nous sommes persuadés que, pour mener à bien cette tâche, il est indispensable de disposer du personnel sanitaire nécessaire, en qualité et en quantité,

car nous savons, comme l'indique le Rapport du Directeur général, que « le principal obstacle au développement des services sanitaires et à la lutte contre les maladies transmissibles est la pénurie de personnel compétent de toutes catégories ». Aussi avons -nous donné la première place dans nos programmes à la formation du personnel médical et paramédical.

1965. Les progrès réalisés ces dernières années dans l'extension de l'enseignement secondaire nous permettront, sans gêner la formation des cadres supérieurs, de former des cadres sanitaires moyens en faisant appel à des étudiants ayant terminé le cycle de l'enseignement secondaire. Cependant, même au cours de cette première partie de notre plan, nous nous refusons à descendre au- dessous d'un niveau minimum compatible avec une formation professionnelle moyenne dans la fixation du niveau de culture générale exigé de nos élèves et de la durée des études, qui va de un à trois ans selon la catégorie de personnel envisagée.

Notre plan prévoit d'importants investissements pour la création d'écoles de santé publique nouvelles et décentralisées et la formation des cadres enseignants pour ces écoles. L'armature sanitaire dont nous disposons et que nous complétons sans cesse, ainsi que la faculté de médecine qui sera créée prochainement, contribueront efficacement au développement de la recherche médicale. Mais d'ores et déjà les travaux poursuivis à l'Institut Pasteur de Tunis seront enrichis par ceux qui sont entrepris au sein de l'Institut d'Ophtalmologie qui vient d'être créé et ils nous permettent d'espérer que la Tunisie, malgré ses moyens modestes,

En ce qui concerne le personnel médical, notre plan d'action porte sur la préparation d'un enseignement médical, dans le cadre de l'Université tunisienne,

et l'octroi de bourses à la totalité des étudiants qui poursuivent leurs études dans les pays étrangers. Nous espérons mettre au point les programmes de cet enseignement et créer une faculté de médecine au cours de

la première période triennale de notre plan, grâce au concours de l'Organisation mondiale de la Santé et des pays amis. Cette collaboration est déjà entrée dans les faits car l'Organisation mondiale de la Santé a envoyé en Tunisie en 1961 un groupe d'experts qui nous a fourni les premiers éléments d'un programme. Nous espérons très vivement que l'Organisation monde la Santé maintiendra son assistance au cours des prochaines étapes de l'organisation de cet enseignement. Ces efforts permettront de former près de 400 nou-

pourra apporter sa contribution au progrès de la science médicale.

Je ne peux terminer sans évoquer les importants travaux de recherche médicale entrepris sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé, et je souhaite

l'extension des projets à un nombre toujours plus grand de domaines sanitaires, afin de faciliter la tâche des pays en voie de développement et de les aider à résoudre les problèmes sanitaires qu'ils rencontrent au cours de leur évolution. Je souhaite enfin que l'Organisation mondiale de la Santé augmente son aide aux pays Membres dans le

veaux médecins au cours de la décennie et de porter leur nombre de un médecin pour 10 000 habitants à un médecin pour 5000 habitants en 1971. Il convient de mentionner que la formation des médecins tunisiens a été maintenue volontairement, malgré la pression des besoins, au niveau existant dans les pays européens, en ce qui concerne aussi bien la culture générale exigée à l'entrée dans les écoles de médecine que la durée des études. On note même une tendance exagérée vers la spécialisation chez nos étudiants et une nette régression de la polyvalence. Par ailleurs, il n'a pas été jugé nécessaire de promouvoir une formation d'auxiliaires médicaux pour combler notre déficit momentané en médecins.

domaine de la recherche médicale en facilitant les échanges de chercheurs entre les Régions et la formation de noyaux de chercheurs dans tous les pays par

des moyens appropriés, permettant ainsi à chaque pays d'apporter sa contribution au développement de la recherche médicale et à l'Organisation mondiale de la Santé de réaliser avec succès les projets entrepris sous son égide. Permettez -moi, enfin, Monsieur le Président, avant de conclure, de vous adresser les vives félicitations de ma délégation à l'occasion de votre élection à la tête de cette assemblée que nous avons le privilège de vous voir présider et à laquelle je souhaite un plein succès. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

Quant à la formation professionnelle du personnel paramédical, nos préoccupations seront surtout d'ordre

quantitatif jusqu'à la fin de l'année 1964, mais nous nous proposons d'atteindre à partir de cette date les normes internationales dans la qualification de ce personnel. Ainsi, si nos écoles de santé publique nous permettent actuellement de former plus de personnel auxiliaire que de personnel qualifié dans les différents domaines des soins infirmiers, de l'hygiène maternelle et infantile et de l'assainissement, nous sommes décidés à donner la première place à la formation du per-

cie. Le délégué du Libéria a la parole. Le Dr BARCLAY (Libéria) (traduction de l'anglais) :

Au nom de la délégation du Libéria, j'adresse mes félicitations au chef de la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques pour son élection aux hautes fonctions de Président de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain que,

sonnel paramédical pleinement qualifié à partir de

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sous votre direction éclairée, Monsieur le Président, nos débats aboutiront, dans l'harmonie, à d'heureuses conclusions.

cation jusqu'à ce que les fonds nécessaires soient réunis

Je voudrais maintenant dire quelques mots du Rapport annuel du Directeur général, déjà comblé de louanges auxquelles ma délégation s'associe, car ce

et la collaboration avec les pays limitrophes assurée. A cette fin, l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé nous serait d'un grand secours. En outre, on a proposé d'organiser un programme de distribution de

sel médicamenteux et un accord tripartite - OMS, Gouvernement du Libéria et Gouvernement des Etats-

rapport constitue réellement une analyse magistrale des réalisations de l'OMS pendant la période considérée, notamment en ce qui concerne le paludisme et les maladies transmissibles, qui sont toujours les principales causes de morbidité et de mortalité dans la plupart des pays. Le Gouvernement libérien, qui a fait siens les principes de l'Organisation mondiale de la Santé, veille à la santé de toute la population et il s'est lancé dans un vaste programme de développement économique et social destiné à élever le niveau de vie du pays. Notre

Unis d'Amérique - est prêt à être ratifié. Pour terminer, je voudrais réaffirmer l'adhésion de mon gouvernement aux principes de l'Organisation mondiale de la Santé, dont le noble objectif est « d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ». Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie. Le délégué de la Thaïlande a la parole. Le Dr SANGSINGKEO (Thaïlande) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délé-

plan sanitaire décennal prévoit, dans ses grandes lignes, l'éradication de maladies endémiques telles que le pian, la variole, la maladie du sommeil et le paludisme. L'amélioration du logement et la distribution

gués, au nom de ma délégation, je voudrais tout

d'abord, Monsieur le Président, vous féliciter de votre élection aux plus hautes fonctions de l'Assemblée mon-

d'eau potable seront assurées dans le cadre de notre programme d'assainissement. Pour répondre à nos besoins de personnel médical qualifié, nous nous proposons de créer une école de médecine et un hôpital

diale de la Santé et féliciter également le Directeur général de son excellent Rapport annuel. Je n'aurai que quelques mots à dire dans cette discussion. Le rapport du Directeur général sur l'importance de la recherche médicale dans le monde nous a particulièrement intéressés et nous y souscrivons sans réserve. L'homme et ses capacités mentales étant les facteurs les plus importants dans toute action de santé publique, comme dans les autres branches d'activité,

universitaire et je suis persuadé que l'Organisation pourra nous apporter dans ce domaine une assistance précieuse.

Je voudrais, avant de terminer, dire combien nous sommes reconnaissants à l'OMS et au FISE de nous avoir aidés à lutter contre le pian et la lèpre et à mettre en train notre programme d'assainissement. L'histoire du pian au Libéria témoigne incontestablement de l'efficacité de la coopération internationale, des avantages d'une campagne bien préparée et de la valeur thérapeutique de la pénicilline. Dans les premières enquêtes, c'est -à -dire d'octobre 1955 à octobre 1957, les équipes soutenues par l'OMS avaient examiné et traité 769 361 personnes, dont 19,1 % étaient atteintes du pian et 1,6 % contagieuses. Lors de l'enquête de contrôle effectuée de 1957 à 1958, la fréquence glo-

c'est sur l'homme et ses problèmes qu'il convient d'axer la recherche scientifique. J'entends par là qu'il faut encourager la recherche médicale sur les problèmes de santé mentale. La Thaïlande connaît actuellement le même sort que d'autres pays oû une évolution technologique rapide se heurte à de vieilles traditions. On assiste à une rupture accélérée des liens familiaux et l'on voit apparaître des problèmes socio-

économiques de plus en plus nombreux. Comme tous ses voisins de l'Asie du Sud -Est, la Thaïlande est à la croisée des chemins. L'incidence des névroses et des psychoses a énormément augmenté. Dans toutes

les parties de l'Asie et du monde, et dans tous les milieux, on prend chaque jour davantage conscience de la nécessité d'organiser non seulement le traitement des malades mentaux mais aussi la prophylaxie des troubles mentaux, notamment par l'action de santé publique et l'éducation sanitaire. Cependant, nos connaissances sur la morbidité et l'épidemiologie des troubles mentaux sont très limitées. L'Organisation mondiale de la Santé devrait donc désormais mettre l'accent sur les enquêtes de morbidité et sur les études épidémiologiques.

bale des cas nouveaux était tombée à 3,8 %, avec 0,5 % de cas contagieux, et en 1961, dans les zones auparavant les plus touchées, la fréquence globale de la maladie n'était plus que de 0,78 %, avec 0,17 % de cas contagieux. C'est ainsi que le pian ne se rencontre plus que dans quelques foyers limités et que l'éradication peut être envisagée avec confiance. Le paludisme, toutefois, reste au premier plan de

nos préoccupations en matière de santé publique. L'équipe OMS affectée à un projet pilote lancé en 1953 a maintenant terminé sa tâche et démontré qu'il est possible de contenir le paludisme par des pulvérisations d'insecticide à action rémanente. Mais les pulvérisations sont si coûteuses et les difficultés de la lutte antipaludique aux frontières sont si grandes que nous devons poursuivre notre campagne de pré- éradi-

Grâce à la Fédération mondiale pour la Santé mentale, qui bénéficie de la collaboration étroite et du

soutien de l'OMS, un séminaire sur l'épidémiologie des troubles mentaux se réunira à Manille, aux Philippines, en décembre 1962. Nous lui souhaitons un plein succès et espérons qu'il sera suivi d'autres initiatives pratiques pour la diffusion mondiale des con-

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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naissances acquises. Parallèlement, il conviendrait

d'accorder un rang de priorité élevé à l'étude des moyens d'initier le personnel de santé mentale aux diverses tâches de santé publique et le personnel de santé publique aux diverses tâches de santé mentale. L'action de santé serait alors beaucoup plus fructueuse

et nous rapprocherait de l'objectif que s'est donné l'Organisation mondiale de la Santé, à savoir un « complet bien -être physique, mental et social » pour tous les hommes. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Sangsingkeo. Le délégué du Tanganyika a la parole. M. KAMALIZA (Tanganyika) (traduction de l'anglais) :

Dans le domaine de la médecine curative, notre but est de disposer d'un lit d'hôpital pour 1000 habitants mais, dans la plupart des districts, cet objectif n'est pas encore en vue, tant s'en faut. En outre, la plupart de nos hôpitaux sont, par nécessité, situés dans les centres urbains de région ou de district et, comme les villes comptent moins de 5 % de la population totale, il va de soi que nos principaux établissements hospitaliers ne desservent qu'une infime minorité. La plus grande partie de la population doit donc se rabattre sur les dispensaires ruraux, qui sont généralement mal équipés et manquent de personnel. C'est pourquoi mon gouvernement s'intéresse vivement à la création

de centres ruraux de santé, qui sont normalement construits par les autorités locales, dotés en personnel par le Gouvernement central et équipés par le FISE. Cette assistance du FISE constitue l'aide extérieure la plus précieuse que mon pays reçoive et, avant d'aller plus loin, je tiens à exprimer ici notre gratitude à cet organe des Nations Unies. A l'heure actuelle, on compte au Tanganyika vingt -

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permet-

tez -moi tout d'abord de me joindre aux orateurs qui m'ont précédé pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à cette haute fonction; je suis

certain qu'avec l'aide des Vice -Présidents élus en même temps que vous, vous saurez guider cette Quinzième Assemblée vers d'heureuses décisions. Le 20 février 1961, à la dixième séance plénière de

la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé à New Dehli, le délégué du Tanganyika avait remercié le Gouvernement du Royaume -Uni de Grande -Bre-

quatre centres ruraux de santé mais, à la suite des désastres dont je viens de parler, il est peu probable

qu'il en soit construit beaucoup d'autres dans un proche avenir. En fait, les autorités locales de certaines régions rurales rencontrent déjà de grandes difficultés

tagne et d'Irlande du Nord d'avoir patronné la candidature de notre pays à la qualité de Membre associé et remercié aussi l'Assemblée d'avoir fait droit à notre demande. Depuis, le Tanganyika est devenu un pays indépendant et c'est un honneur pour moi, en qualité de Minis-

tre de la Santé du Tanganyika, de vous remercier cette fois -ci d'avoir fait de mon pays un des Membres de plein exercice de cette grande organisation internationale. Par la même occasion, je voudrais donner l'assurance que mon pays, en tant que Membre à part

entière de l'Organisation, se conformera en toutes circonstances aux articles de la Constitution, qu'il a maintenant acceptée, et qu'il collaborera de son mieux à l'ceuvre de l'Organisation.

Je voudrais également profiter de l'occasion pour féliciter le Directeur général de son Rapport annuel

très instructif et, complétant ce qu'il a dit de nos efforts, parler un peu des difficultés de mon pays et de

ses besoins d'aide extérieure. Le Tanganyika a une superficie d'environ 936 000 km2, et il compte à peine un peu plus de neuf millions d'habitants. Fournir des services sanitaires adéquats à une population disséminée sur un territoire aussi vaste poserait des problèmes difficiles même à un pays riche. Au Tanganyika, les revenus ordinaires de l'Etat ne dépassent pas £20 millions par an, et le revenu national annuel par habitant

financières dans l'exploitation des centres existants. L'idéal serait que le pays dispose de 200 centres de ce genre, dont chacun desservirait quelque 50 000 habitants, mais c'est là un objectif impossible à atteindre dans les circonstances présentes, à moins qu'il nous vienne de l'extérieur une aide financière importante pour les immobilisations et les dépenses périodiques et que le FISE puisse nous fournir du matériel. A l'heure actuelle, la proportion de médecins au Tanganyika est seulement de 1 pour 25 000 habitants. Selon les normes modernes, il nous en faudrait au moins dix fois plus pour assurer un service sanitaire convenable, ce qui est impossible pour le moment, non seulement parce que les médecins ne sont pas assez nombreux, mais surtout parce que, de toute manière, le pays ne serait pas en mesure de les rétribuer. C'est pourquoi le Gouvernement considère la formation de personnel médical auxiliaire comme l'une des premières tâches du Ministère de la Santé. On a déjà fait beaucoup dans ce domaine et partout on trouve à pied d'oeuvre des assistants médicaux, des assistants dentistes, des assistants de laboratoire, des inspecteurs sanitaires assistants, des assistants pharmaciens, des économes assistants dans les hôpitaux, des infirmières, sage- femmes et visiteuses d'hygiène formées sur place, enfin des aides médicaux chargés des dispensaires ruraux. Ce personnel auxiliaire

est à peine supérieur à £20. La population du Tanganyika est cependant déterminée à poursuivre dans l'unité le plan de développement, qui marque la première étape de notre lutte contre la misère, l'ignorance

constitue, à bien des égards, l'épine dorsale des services sanitaires. Malheureusement, le développement des programmes de formation professionnelle est entravé par le manque de moyens financiers et de personnel enseignant. A ce propos, je tiens à rendre hommage au Profes-

et la maladie, aucunement ébranlée par les formidables revers que nous a infligé dernièrement une sécheresse persistante, suivie d'inondations catastrophiques.

seur Geigy et à ses collaborateurs de l'Institut tropi-

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cal suisse de Bâle, qui passent leurs vacances d'été dans un centre qu'ils ont spécialement installé au Tanganyika et où ils donnent des cours d'entretien à notre personnel médical auxiliaire. Le Gouvernement du Tanganyika ne supporte que les frais d'héber-

la santé publique augmente sans cesse en Afrique orientale et plus particulièrement au Tanganyika. Le

ministère que je dirige fait tout ce qui est en son pouvoir pour enrayer cette tendance, mais, hélas, les ressources que le Gouvernement peut affecter à la lutte antituberculeuse ont déjà atteint leur plafond. L'Organisation mondiale de la Santé est intervenue énergiquement dans certaines régions du Kenya; il est indispensable qu'elle étende maintenant son action à l'ensemble de l'Afrique orientale, même si les pays intéressés ne sont pas à même de participer notablement aux frais.

gement des étudiants. L'Institut de Bâle a construit le centre et prend à sa charge les frais de transport du personnel enseignant et du matériel entre la Suisse

et le Tanganyika. C'est là une aide technique très généreuse qui nous a été offerte sans conditions. Toutes les offres analogues émanant d'autres pays Membres de l'OMS seront chaleureusement accueillies. Nous sommes également reconnaissants à l'Organisa-

J'espère que ces quelques exemples suffisent

à

tion mondiale de la Santé de ce qu'elle fait pour que, dans un proche avenir, des infirmières monitrices de la santé publique et des monitrices de soins cliniques soient mises à la disposition de nos centres de formation, sans parler des bourses d'études dont nos médecins formés à Makerere et notre personnel paramédical formé sur place ont bénéficié pour aller se spécialiser à l'étranger. Pour ce qui est de la santé publique, nous avons

montrer que les règlements en vigueur ne permettent

pas de répondre vraiment aux besoins des pays en voie de développement et qu'ils inciteront l'Organisation à reviser sans tarder ses méthodes de travail, afin que certains problèmes propres à des pays comme le Tanganyika ne restent pas ignorés. Je pense que vous aurez ainsi une idée des difficultés auxquelles se heurte mon pays. Je sais qu'il nous faudra beaucoup de temps pour mettre en place des services sanitaires équivalant à ceux des pays très développés, mais j'espère néanmoins que, grâce au main-

déjà reçu une aide appréciable de l'Organisation mondiale de la Santé, mais nos ressources financières

sont si limitées que nous trouvons beaucoup trop rigides les conditions régissant actuellement l'octroi de cette aide et pensons que, dans certains cas méritants, il conviendrait de les assouplir afin de permettre la réalisation de projets importants qui normalement seraient exclus. Ainsi, pendant de nombreuses années, la variole ne menaçait guère le Tanganyika, mais elle

tien de l'assistance de l'Organisation, nous pourrons redoubler d'efforts dans la lutte que nous menons pour

l'éradication d'une grande partie des maladies les plus répandues dans notre pays. Ayant suivi avec intérêt les activités de l'Organisation mondiale de la Santé, je suis arrivé à la conclusion que, si notre organisation bénéficiait de tous les appuis qui sont nécessaires pour rendre les services indispensables qu'on attend d'elle, ses Membres pour-

a pris maintenant un tel caractère endémique qu'un projet d'éradication paraît s'imposer. Un tel projet a été élaboré il y a deux ans environ et l'assistance

raient dire qu'ils font beaucoup pour l'humanité. Monsieur le Président, avec votre permission, je voudrais rappeler ici un passage du préambule de notre Constitution, celui qui énonce ce principe essentiel: « La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats. » Nous savons tous que, pour développer les services

nécessaire a été demandée à l'OMS. Malgré son caractère urgent, ce projet a dû être renvoyé à une date indéterminée parce que le pays n'était pas en mesure de couvrir sa part des frais, soit quelque US $120 000.

On a déjà beaucoup parlé de l'éradication du paludisme. Bien qu'il soit admis que cette maladie est la plus importante des causes de morbidité et de morta-

lité au Tanganyika, il n'existe encore aucun plan, hormis le projet d'éradication intéressant exclusivement l'île de Zanzibar, pour la lutte antipaludique sur le territoire continental et cela simplement parce que le Tanganyika et les territoires voisins ne sont pas en mesure de fournir leur part des £23 millions que coûterait un projet d'éradication en Afrique orientale. C'est là une somme énorme pour des pays comme le Tanganyika et ses voisins, mais pour les budgets de certains pays évolués elle ne serait qu'une goutte

sanitaires dans le monde entier, notre organisation devrait posséder une vaste armée d'agents sanitaires qualifiés : médecins, infirmières, sages- femmes, techniciens de l'assainissement, spécialistes de laboratoire, etc. Or, c'est manifestement là ce qui manque le plus à la plupart des pays du monde. Aussi devons -nous nous poser une question, nous les délégués qui représentons nos gouvernements respectifs : sommes -nous sincèrement résolus à appliquer les principes de notre

d'eau dans l'océan, en comparaison des dépenses engagées pour la course à l'espace et pour d'autres projets qui, certes, excitent la curiosité mais n'apportent guère d'avantages à l'humanité. L'importance de la tuberculose du point de vue de

organisation ? Combien d'entre nous, combien de nos gouvernements, de nos dirigeants, prennent le temps de rechercher sérieusement les meilleurs moyens

de sauver des vies parmi les populations infortunées

que déciment les maladies dont la prévention est possible ? Il est facile de se réunir en assemblée, de

SIXIhME SEANCE PLéNIÉRE

87

parler d'éradication des maladies, de voter des résolutions, et, en fin de compte, de ne pas faire grand chose et de tout oublier parce qu'au départ l'intention n'était pas sincère. Je sais que nous vivons à l'âge de la crainte et que nous nous laissons guider par notre égoïsme. Certains pays semblent n'avoir d'autre souci

sais qu'il est humain d'exploiter son propre frère, mais je pense que nous pourrions nous débarrasser de cet état d'esprit néfaste. Nous, les peuples relégués dans ce qu'on appelle les pays sous -développés, les découvertes scientifiques modernes nous consternent

que d'arriver à dominer le monde afin de pouvoir mieux exploiter les autres. Qu'ils s'interrogent donc sur

infiniment. Vous dépensez des milliards pour aller dans la lune, alors que des millions d'êtres humains meurent de faim et de maladie sur cette terre. Pensez -vous suivre le bon chemin ? Ou bien considérez -vous comme une société de haute civilisation celle qui laisse les gens mourir de faim et de maladie quand elle a les moyens de les sauver ? Il suffit de bien peu de sagesse pour comprendre que le monde gagnerait davantage à votre concurrence dans la lutte contre

les sommes affectées à la formation de l'armée sanitaire qui fait tant défaut pour sauver des millions de vies humaines dans le monde. Qu'ils se demandent également si des crédits ont été votés pour augmenter comme il convient la production de matériel d'hôpital et de médicaments dans le même but humanitaire. Très souvent, la réponse sera : oui, nous avons voté des crédits - mais très peu pour la santé. Et pourtant, certains pays Membres dépensent des milliards pour des découvertes scientifiques qui ne serviront qu' à la destruction de l'humanité et, malgré cela, ils se targuent d'être des peuples civilisés, des

la maladie plutôt que dans la course aux moyens de destruction. Moi qui suis votre compagnon sur cette

terre, je vous demande humblement de mettre un terme à vos sinistres découvertes scientifiques. Je vous remercie, Monsieur le Président, de m'avoir

champions de la paix mondiale. A ces Etats, je

donné l'occasion de m'adresser à cette assemblée au nom du Gouvernement et du peuple du Tanganyika et je vous remercie, Messieurs les délégués, de m'avoir écouté avec une si grande patience. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie. Le Directeur général a -t -il une déclaration à faire ?

demande : comment pouvez -vous consolider la paix dans le monde alors que vous fabriquez quotidiennement des armes pour détruire des populations entières ? N'est -il pas absurde de parler de paix lorsque

les choses en sont là ? Citoyens du monde, nous devons affronter nos difficultés avec réalisme, afin d'arriver à vivre en bonne harmonie. Enterrons nos vieux égoïsmes, qui accaparent tout notre temps. Je

Non. La séance est levée. La séance est levée à 12 h. 10.

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 10 mai 1962, 15 h. 30 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Communication concernant la procédure à suivre pour les élections au Conseil exécutif Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Avant de don-

personne devant faire partie du Conseil à adresser leurs suggestions au Bureau de l'Assemblée. Ces suggestions doivent parvenir au Président du Bureau

ner la parole aux orateurs encore inscrits pour la discussion des points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour, je désire faire la communication suivante. A propos de l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, j'appelle l'attention de l'Assemblée sur l'article 93 de son Règlement intérieur, qui est ainsi libellé : Au début de chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, le Président invite les Membres désireux de faire des suggestions concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une

de l'Assemblée au plus tard quarante -huit heures après que le Président, en application du présent article, aura fait cette annonce.

Etant donné qu'il n'y aura pas de séance samedi après -midi et que le délai de quarante -huit heures stipulé à l'article 93 du Règlement intérieur vient à expiration samedi à 16 h. 30, je propose de prolonger la date limite jusqu'à lundi 14 mai à 11 heures. J'invite donc les délégations des Etats Membres désireux de

faire des suggestions concernant l'élection annuelle des huit Membres habilités à désigner une personne

88

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

devant faire partie du Conseil à remettre leurs sugges-

tions à l'Adjoint du Secrétaire de l'Assemblée avant le 14 mai à 11 heures, au plus tard.

Le Dr OLGUIN (Argentine) (traduction de l'espagnol) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

c'est avec une grande satisfaction que la délégation de l'Argentine participe aux débats de cette assemblée.

Qu'il me soit permis tout d'abord d'exprimer notre 2.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif

et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 (suite) Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la

parole au délégué d'Haïti. Le Dr JOSEPH (Haïti) : Monsieur le Président, Messsieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au

nom de la délégation de la République d'Haïti, j'éprouve un réel plaisir à adresser mes plus vives félicitations au Président de la Quinzième Assemblée

reconnaissance au bureau de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et en particulier au Président sortant, Sir Arcot Mudaliar, qui ont dirigé les travaux de la session avec une grande compétence. Je présente aussi nos félicitations au Président, aux Vice- Présidents et aux autres membres du Bureau de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes certains qu'ils s'acquitteront avec compétence de la lourde responsabilité qui leur incombe de diriger nos travaux dans l'intérêt de la santé et de sauvegarder les

mondiale de la Santé à l'occasion de son élection à cette haute fonction. Je suis heureux et fier d'avoir le privilège de lui transmettre les voeux les plus fervents

principes qui inspirent notre organisation dans ses nobles efforts de coopération pour la protection et l'amélioration de la santé des peuples. Je salue également tous nos collègues présents à cette assemblée, ainsi que le Secrétariat de l'Organisation mondiale de la Santé et plus particulièrement le Directeur général. Nous avons pris connaissance avec intérêt du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en

du Gouvernement haïtien pour la pleine et entière réussite de l'actuelle session. C'est avec un plaisir égal que je présente au Directeur général mes sincères

et chaleureux compliments pour le lumineux

Rapport qu'il a soumis aux délégués sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé au cours de l'année 1961.

1961. Nous y avons trouvé un exposé très clair de l'oeuvre accomplie par l'Organisation et une analyse qualitative et quantitative des résultats obtenus. Cette

Le culte que la République d'Haïti voue, depuis de

oeuvre s'étend, dans le vaste domaine de la santé publique, à tous les problèmes fondamentaux qui intéressent le monde. Elle fait ressortir l'importance capitale de la planification et de l'action coordonnée - sur le plan national et international - dans l'exécution des programmes d'assistance, de l'intégration des activités visant à la protection, à l'amélioration et au rétablissement de la santé, ainsi que de la coordination

longues années, à l'illustre institution humanitaire obéit à de multiples et légitimes motifs de reconnaissance. En effet, chaque Haïtien sait qu'il doit à l'Or-

ganisation mondiale de la Santé une dette infinie parce qu'elle a réalisé, dans un passé récent, le miracle de l'éradication du pian dans les communautés rurales

d'Haïti - campagne préalablement commencée par la Mission sanitaire américaine - et ensuite parce qu'elle a entamé, avec la même confiance dans le succès final, et avec la collaboration de plusieurs organismes, la campagne contre le paludisme. Bientôt,

de tous ces efforts avec ceux qui sont entrepris dans d'autres domaines comme l'éducation, la nutrition, le logement, l'amélioration de l'agriculture, etc., tous étroitement interdépendants et contribuant à constituer cet

ce sera la vaccination antivariolique qui, à titre préventif, sera entreprise sur tout le territoire de la République. Dans le même ordre d'idées sera mis à exécution le projet pilote de la plaine du Cul -de -Sac, destiné à élever le standard de vie d'une portion considérable de notre population, grâce aux dispositions sanitaires de grande envergure envisagées à cette fin.

La République d'Haïti, fidèle à la consigne qui a toujours orienté ses directives, s'honore d'être présente encore une fois à cette session, parmi les peuples

ensemble indissoluble que forment la santé, le développement économique, la prospérité et le bien -être. Ces idées ont été clairement exprimées dans les Amériques, dans l'Acte de Bogota et dans les conclusions du Conseil économique et social interaméricain qui constituent la Charte de Punta del Este. Ces déclarations font officiellement et publiquement acte de l'importance de la santé pour le développement économique et social. Telle est d'ailleurs la position de

l'Argentine qui, dans ses efforts pour atteindre les objectifs ainsi définis, et confirmés en Argentine même

qu'associent les mêmes maux et les mêmes périls. C'est pour elle l'occasion de réaffirmer sa confiance absolue dans le destin transcendant de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

par les réunions internationales des Ministres de la Santé publique des pays du bassin de la Plata (Misiones) et des pays andins (Cucuy) - lesquelles ont adopté les Chartes d'Iguazu et de Termes de Reyes mique.

conçoit l'action sanitaire comme partie intégrante d'un programme national de développement éconoDans cette perspective, la plus grande attention est

-

cie, Dr Joseph. La parole est au délégué de l'Argentine.

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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accordée à l'élaboration de plans complets d'action sanitaire de portée nationale, régionale et locale, aux services de protection maternelle et infantile,

mettez -moi, tout d'abord, Monsieur le Président, de

vous présenter les chaleureuses félicitations de la délégation polonaise pour votre élection unanime à la présidence de cette Assemblée. Je désire aussi vous dire combien nous avons apprécié votre très intéres-

aux programmes de nutrition - comprenant des recherches pratiques, notamment sur la préparation de mélanges de protéines végétales sous forme de farine -, à l'intégration des services de médecine préventive et curative en vue d'améliorer les soins médicaux assurés par les services sanitaires de base, à la santé mentale, à l'éducation sanitaire, à l'hygiène du milieu - dont l'élément essentiel est l'approvisionne ment en eau -, à l'enseignement et à la formation de personnel professionnel et technique en collaboration avec le Ministère de l'Education, les universités natio-

sante et très utile allocution inaugurale et exprimer notre conviction que, sous votre présidence, cette réunion sera très fructueuse, comme elle l'avait été sous la présidence du Dr Mudaliar. Permettez -moi également de féliciter ceux de nos collègues qui ont été désignés comme vice -présidents.

Le Rapport annuel de l'Organisation mondiale de la Santé que nous examinons actuellement traite d'un certain nombre de problèmes de santé publique extrê-

nales et les autorités provinciales. A cet égard, les écoles de santé publique jouent un rôle important, en particulier en organisant des cours nationaux et internationaux. Des résultats en général remarquables ont été obtenus par la recherche appliquée dans le domaine médical et épidémiologique, ainsi que dans la lutte contre certaines maladies transmissibles ou leur éradication - programmes d'éradication du paludisme et d'Aëdes aegypti, lutte contre la maladie de Chagas, la variole, la tuberculose et la poliomyélite. En matière de tuberculose, il nous paraît intéressant de signaler l'ceuvre accomplie par le Centre de Loisirs de la province de Santa Fé. Mention doit également être faite, én ce qui concerne les zoonoses, de l'activité du Centre panaméricain des Zoonoses à Azul (province de Buenos Aires), qui, avec le soutien du Gouvernement argentin, exerce une influence favorable sur la production agricole. Tous ces travaux s'accomplissent dans le cadre d'une action nationale qui est bien souvent facilitée par la précieuse collaboration et par les avis de l'Organisation mondiale de la Santé et du Bureau sanitaire panaméricain, en liaison avec

mement importants pour l'ensemble du monde; le fait même qu'ils soient exposés témoigne de l'extension prise par notre organisation et des résultats solides qu'elle a déjà obtenus. Je voudrais aussi souligner combien le Dr Candau, en sa qualité de Directeur général, a personnellement contribué à cette réussite et rappeler le prix inestimable de son activité au service de l'Organisation. Notre organisation s'appelle Organisation mondiale de la Santé, ce qui souligne bien son universalité. Je crois que cela signifie avant tout que tous les Etats qui sont en mesure de contribuer efficacement à nos

travaux devraient pouvoir participer librement à l'activité de l'Organisation. A notre avis, ce principe devrait régir notre action. Or, il est notoire que nom-

bre d'Etats n'ont pas la possibilité de participer à notre organisation. Ceci nous préoccupe. J'estime être fondé à dire que la conquête de la santé est une tâche indivisible. Et nous nous associons sans réserves à ce qui a déjà été dit ici sur la nécessité de travailler

le FISE et la FAO. Cette brève énumération de problèmes nous ramène au Rapport annuel du Directeur général, qui montre bien l'ampleur du champ d'action de l'Organisation et nous permet de mesurer à la fois le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir. Il constitue un bilan clair et précieux d'une étape heureusement franchie.

En terminant, je voudrais exprimer le viceu que les

travaux de notre Assemblée, qui se déroulent dans l'atmosphère de traditionnelle hospitalité de la Suisse, connaissent un entier succès. Puissent -ils nous apporter ce que nous espérons, c'est -à -dire l'espoir d'aboutir un jour à la réalisation totale des fins de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie, Dr Olguín. La parole est au délégué de la Pologne. Le Dr SZTACHELSKI (Pologne) (traduction du russe) :

en coopération et en coordination pour résoudre les problèmes de santé qui confrontent l'humanité. Le principe d'universalité doit donc être mis en pratique. Toute violation de ce principe revêt une .importance capitale. J'appelle donc votre attention sur les paroles prononcées par le délégué de Cuba, qui a a fait état des tentatives visant à entraver la participation cubaine aux travaux de l'organisation régionale dont ce pays est membre. Je désire non seulement exprimer notre inquiétude, mais aussi affirmer notre conviction que notre organisation, agissant pour la sauvegarde des principes fondamentaux de la coopération internationale et de sa propre Constitution, ne tolérera pas cela. L'Organisation mondiale de la Santé, qui repose sur des idéaux foncièrement humanitaires

et se préoccupe de l'homme et de sa santé, offre un excellent terrain pour la coopération internationale, pour la création d'un climat de détente internationale et pour le renforcement de la paix. C'est là le principe même de l'action de notre organisation.

Nul n'ignore que les besoins sanitaires sont immenses. En outre, bien des pays ne sont pas encore en mesure de donner à leurs populations les soins

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, per-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

médicaux les plus élémentaires. A quelle transformation universelle n'assisterions -nous pas si, grâce au désarmement, les ressources colossales qui sont aujourd'hui affectées aux dépenses militaires pouvaient être dégagées et consacrées à la solution des problèmes sociaux les plus urgents, en particulier des problèmes

Parmi les grands problèmes sanitaires internationaux, le Directeur général classe la tuberculose au second rang, après le paludisme, ce qui nous paraît entièrement justifié. Nous pensons avec lui qu'il importe de déterminer pour chaque pays les méthodes les plus efficaces et les plus économiques de lutte anti-

de santé publique ! On ne peut prétendre que cette question est sans rapport avec les tâches de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette dernière se doit de lancer un appel à toutes les consciences et de demander

tuberculeuse. Il convient d'étudier ces méthodes en détail en les expérimentant, selon les directives recommandées par l'OMS, dans un secteur limité de chaque pays. On procède actuellement à une étude de ce type

avec insistance que les vastes crédits actuellement réservés à une fin contraire aux intérêts de l'humanité

en Pologne, avec l'aide de l'OMS et du FISE.

Nous collaborons également avec l'OMS à des recherches sur l'efficacité des vaccins antityphoïdiques. En ce qui concerne les autres maladies épidémiques de la Région européenne, nous serions d'avis de réserver

soient désormais consacrés à satisfaire ses besoins les plus impérieux.

Ce n'est d'ailleurs pas là le seul avantage que le désarmement présenterait pour l'humanité en général. Aussi dois-je m'associer à un certain nombre d'autres délégations pour exprimer l'inquiétude que suscite la récente reprise des essais nucléaires, menace particulièrement grave pour les pays et les peuples situés à proximité immédiate des zones d'essai. Si j'ai commencé par aborder ces problèmes d'ordre assez général, c'est que je suis profondément convaincu que de l'attitude de notre organisation dépendent son rôle, sa position et son autorité morale. Passons maintenant à l'examen des méthodes et des

une place à la lutte contre l'hépatite infectieuse et, de fait, nous avons relevé dans le Rapport annuel que l'Organisation a l'intention de développer son action dans ce domaine.

On parle beaucoup, depuis quelque temps, de la lutte contre la variole. C'est là un problème auquel, comme nous l'avons dit lors des assemblées précédentes, l'OMS doit consacrer une attention particulière. Les événements ont récemment montré que les règlements quarantenaires n'opposent pas une barrière

suffisante à la propagation de cette maladie et qu'il convient d'en éliminer les foyers dans les pays où elle sévit.

principes que l'Organisation applique dans ses travaux. Il nous semble que pour mettre au point des formes nouvelles et plus profitables d'activité, l'Organisation mondiale de la Santé gagnerait à s'inspirer encore davantage, dans l'élaboration de ses programmes, des résultats des recherches médicales mondiales

et aussi à utiliser plus largement les découvertes des autres branches de la science et les progrès de la technique. C'est pourquoi la délégation polonaise attache une grande importance au rôle du Comité consultatif de la Recherche médicale institué par le Directeur général. Elle se félicite notamment que l'Organisation ait l'intention de développer les recherches sur l'action de santé publique en s'attachant à étudier et à évaluer

En ce qui concerne les maladies cardio -vasculaires et les tumeurs malignes, qui constituent actuellement un grave problème dans un certain nombre de pays, la délégation polonaise approuve les programmes de lutte dont l'Assemblée est saisie. Elle estime que pour combattre ces maladies, qui posent un problème social,

le premier objectif doit être la mise au point d'une prophylaxie de masse. On doit aussi souligner l'importance de la formation

du personnel médical. Il y a là un problème capital pour les pays qui commencent à se développer, car il leur faut absolument instruire un personnel national capable d'assurer à la population les soins élémentaires

la structure et la planification des systèmes et des formes de protection de la santé dans divers pays. Selon nous, les Etats qui ont encore d'énormes difficul-

tés à résoudre dans ce domaine pourraient tirer un très grand bénéfice de l'expérience des pays qui ont déjà créé leurs propres services de santé, surtout lors-

pendant que l'on édifie l'infrastructure sanitaire. Cet aspect, sur lequel a insisté le Directeur général, nous paraît d'une importance et d'une urgence extrêmes. Mais il y a aussi un aspect de la question qui intéresse beaucoup les pays économiquement évolués, en raison même des grands progrès de la médecine et des problèmes toujours plus complexes posés par la spécialisation et la formation post- universitaire des médecins. Ce sera là précisément le thème des discussions techniques de la douzième session du Comité régional de l'Europe, qui se tiendra cette année à Varsovie, au mois

qu'il s'agit de pays qui, partis d'une situation très défavorable - c'est -à -dire pratiquement de rien -, ont obtenus des résultats remarquables. Il ressort du Rapport annuel que notre organisation prête une attention particulière aux maladies épidémiques et notamment au paludisme. La lutte antipaludique ne pose pas de problèmes dans mon pays et je ne traiterai pas de ce sujet, sauf pour indiquer que

de septembre. Nous pensons que les résultats des débats pourront profiter aux autres Régions de l'OMS autant qu'à la Région européenne. A propos de cette question de la formation du personnel, j'ai mentionné l'aide que fournit notre organisation aux pays qui poursuivent maintenant leur déve-

la Pologne émettra d'ici la fin de l'année un timbre en faveur de l'éradication du paludisme.

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

91

loppement de façon indépendante. Nous les aidons en

leur envoyant du personnel sanitaire - experts, etc. - essayant ainsi d'assurer à leurs populations les soins médicaux indispensables et d'effacer des services

de santé les conséquences du colonialisme. La Pologne est l'un des pays Membres de l'OMS qui prend une part active à cet effort. Je songe par exemple aux trente -cinq médecins polonais qui exercent actuellement dans les pays africains et dont la moitié y ont été envoyés par l'OMS. Le Gouvernement polonais a en outre proposé les noms d'autres candidats, que nous sommes disposés à envoyer dans ces pays par l'intermédiaire de l'OMS au titre du programme d'aide aux pays en voie de développement. J'aimerais, pour terminer, formuler quelques observations sur le budget de l'Organisation. Etant donné que le montant du budget ne cesse de s'élever, certains pays pourraient éprouver des difficultés à s'acquitter de leurs contributions. La Quatorzième Assem-

qu'elle puisse permettre de réaliser l'une des directives de l'action gouvernementale, dont l'objectif est d'abord de sortir de cette ornière que constitue l'insuffisance de développement. En effet, sans la force physique nécessaire, comment

surmonter l'obstacle ? Bien sûr, le réflexe instinctif serait d'appeler à l'aide. Je dois dire qu'en pareil cas, on s'en prive rarement. Mais je dois ajouter aussi qu'il ne faut pas le faire trop souvent, sous peine de végéter et aussi de lasser les bonnes volontés. Aussi, les premiers moments de désarroi passés, est -il préférable

de rassembler tout son courage et d'organiser les opérations en vue de son propre sauvetage. C'est précisément sur l'organisation de ces opérations, c'est -à -dire sur le plan de développement, que le Gouvernement malgache - et le chef de l'Etat, le premier -a choisi de concentrer les énergies, si bien

blée mondiale de la Santé avait demandé que le Directeur général examine à nouveau si les contributions pourraient être versées dans les monnaies autres que celles qui avaient été utilisées jusqu'alors, mais il ne semble pas que cette démarche ait eu les résultats escomptés. Je voudrais donc proposer que le Directeur général et le Secrétariat, premièrement, étudient la possibilité de mettre un terme à l'accrois-

que, grâce à un réveil de la conscience nationale, une véritable « dynamique du développement » est maintenant lancée. A cet égard, un fait significatif s'est produit la semaine dernière à Tananarive : c'est

la réunion, au cours d'un colloque organisé par le Gouvernement et l'élite locale, de plusieurs personnalités internationales pendant ce que l'on a appelé les «Journées malgaches du Développement ». Je n'ai nullement l'intention d'entretenir plus longuement cette honorable assemblée de la vie nationale de mon pays. Je m'excuse de m'être laissé quelque peu

sement constant du budget de notre organisation; deuxièmement, analysent de près le programme et le budget de l'OMS en vue d'éventuelles compressions; et, troisièmement, envisagent comment on pourrait pratiquement organiser le versement des contributions dans d'autres monnaies que celles qui ont été admises jusqu'à présent. Les quelques remarques que j'ai pris la liberté de formuler à propos du Rapport annuel du Directeur général n'enlèvent rien au fait que la délégation polonaise approuve le Rapport qui nous est présenté sur l'activité de l'OMS. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

entraîner, mais j'ai voulu montrer à l'Assemblée qu'une nation, aussi jeune soit -elle, peut renfermer des éléments dynamiques, organisés, sérieux. Ce sont là, je pense, des qualités que l'on aime rencontrer chez un peuple dont on suit l'évolution avec intérêt. Ces qualités peuvent en tout cas servir de caution à l'assistance dont un tel peuple bénéficie, car l'aide offerte dans ces conditions est, non plus une aide standard, mais devient en quelque sorte personnalisée.

cie, Dr Sztachelski. La parole est au délégué de Madagascar. Le Dr ANDRIAMASY (Madagascar) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président d'associer ma délégation à toutes les félicitations qui vous ont été adressées par les orateurs qui m'ont précédé. Le Rapport annuel magistral présenté par le Directeur

Et ceci m'amène tout naturellement à parler d'un certain aspect, à la fois humain et psychologique, de l'assistance aux Etats nouvellement indépendants. C'est qu'au -delà de l'aide matérielle répondant à un but immédiat se situe une aide dont l'objectif lointain est de permettre au bénéficiaire de s'aider ensuite lui même. Je l'appellerai volontiers l'aide à effet durable ou l'aide à effet retard, pour employer peut -être un jargon plus médico- pharmacologique. La notion n'est pas nouvelle; ma délégation la reprend, après tant

d'autres, car on ne dira jamais assez que l'un des moyens les plus efficaces pour obtenir cet effet durable,

général comprend de nombreuses pages ayant trait aux pays en voie de développement. Madagascar étant du nombre, ma délégation voudrait, à son tour, apporter ici le témoignage de gratitude de son pays envers

c'est d'accélérer, d'intensifier la formation du personnel national des pays en voie de développement. C'est

en participant de plus en plus à la formation de ce personnel que l'OMS peut continuer, sous la forme la plus directement humaine, à soutenir nos efforts tout au long de la voie du développement, tant il est vrai

l'OMS pour l'intérêt qu'elle a manifesté, cette année encore, pour ses efforts dans la poursuite de sa politique de santé publique. Cette politique, le Gouvernement malgache entend la mener à bien, c'est -à -dire

jusqu'à une amélioration du niveau de santé telle

que cette voie passe nécessairement par les étapes accomplies en matière de santé. Le Directeur géné-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ral a montré hier, dans son rapport, l'étendue de l'action de l'OMS dans ce domaine. Cependant, avec votre permission, Monsieur le Président, ma délégation voudrait lui dire : « Encore plus de bourses d'études ! »

Au demeurant, l'un des buts de notre organisation n'est -il pas précisément de mettre les jeunes Etats en mesure d'acquérir rapidement une indépendance technique ? Ainsi, par la simple relation de cause à

nous harcèlent et qui freinent au plus haut degré le développement économique et social de notre pays. Cependant, deux points retiennent particulièrement mon attention : le problème de l'éradication du paludisme et la lutte contre l'onchocercose. L'ambitieux programme d'éradication du palu-

disme semble soulever dans la plupart des pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique un enthousiasme que nous autres, pays africains, ne sommes pas encore, hélas, en mesure de partager. Au contraire, un certain

effet, plus tôt ils accéderont à cette indépendance technique grâce à leur personnel national, plus tôt ils seront appelés à remplir leur rôle, d'abord ici au sein

pessimisme nous enveloppe, surtout lorsque nous venons de constater des échecs dans les projets pilotes. Les particularismes et la diversité de l'environnement géographique de notre continent, la biologie du moustique, encore mal connue mais déjà si troublante dans

de notre organisation, ensuite et d'une façon plus générale dans la coopération internationale. Car peut -être alors leur propre expérience pourrait -elle enrichir, bien que pour une modeste part, le domaine commun; et peut -être enfin, après avoir eu la joie de recevoir, pourraient -ils à leur tour éprouver le plaisir de partager. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie, Dr Andriamasy. La parole est au délégué du Mali.

Le Dr DOLO (Mali) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, les compliments en de telles circonstances ne sont jamais un excès et c'est pourquoi, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, j'ose associer, Monsieur le Président, mes chaleureuses félicitations à celles des orateurs qui m'ont précédé pour saluer votre élection à la présidence de la Quin-

ses mutations et variations, l'immensité des moyens financiers nécessaires et le sous -développement sont autant de facteurs qui troublent notre conscience et nous imposent de la réserve dans ce programme hardi d'éradication du paludisme en Afrique. Dans cette mosaïque d'Etats aux frontières artificielles, que l'on voudrait étanches pour des causes inavouées et inavouables, dans cette Afrique dilacérée oü les programmes de santé publique divergent en tous sens,

l'éradication du paludisme suivant la méthode de notre organisation m'apparaît comme un mythe, certes, mais un mythe dont je souhaite ardemment la réalisation. Honorés collègues, vous savez tous que

zième Assemblée mondiale de la Santé. Ce geste, pour moi, se situe au -delà de la simple formalité ou d'une banale tradition, il est plutôt le témoignage des sentiments de solidarité et de coopération qui lient nos deux pays. Je voudrais aussi, comme mes honorés prédécesseurs, rendre un hommage tout particulier

l'Afrique reste le continent des surprises et là, en matière de paludisme comme dans d'autres domaines, les succès enregistrés ailleurs risquent de se muer en échecs éclatants si une étude minutieuse des voies et

à M. le Directeur général, et à ses collaborateurs directs, pour la présentation de son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1961. Je tiens enfin à m'associer à l'hommage que les autres délégations ont rendu à l'Organisation pour ses efforts et ses succès dans son oeuvre d'amélioration de la santé. Monsieur le Président, je voudrais me rallier aux consignes de concision que vous avez préconisées à l'ouverture des discussions sur le Rapport annuel du

moyens n'est pas entreprise au préalable. Je serais même tenté de dire que notre organisation devrait peut -être orienter son action vers d'autres méthodes de lutte pour parvenir à la véritable éradication du paludisme en Afrique.

Il en est de même de l'onchocercose, principale cause de cécité dans la République du Mali et qui pose les mêmes problèmes que le paludisme : en effet,

Directeur général, et c'est pourquoi je me bornerai simplement à faire quelques remarques, à livrer à mes collègues certaines de mes impressions en ce forum

une enquête rapide dans plusieurs Etats de l'ouest africain a révélé que, dans les zones d'endémicité, 30 à 55 % de la population étaient atteints d'onchocercose. C'est dire la nécessité urgente pour nous d'élaborer un programme cohérent de campagnes de masse contre les simulies. Là aussi, le succès reste conditionné par la coordination et l'harmonisation des campagnes dans les différents Etats d'Afrique. Je pense que notre organisation est toute désignée

international qui, parmi les institutions spécialisées de l'ONU, compte le plus grand nombre de Membres. A la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, à New Delhi, j'ai eu l'occasion de brosser le sombre tableau de la situation sanitaire de notre République. Certes, cette situation n'a pas varié et, comme l'ensemble des pays africains récemment libérés du joug colonial, la République du Mali se trouve encore en face de la grande équation : besoins immenses, moyens très limités. Je me garderai donc d'insister à nouveau

pour jouer ce rôle important. Je ne voudrais pas m'étendre davantage sur ce chapitre, car j'espère que l'occasion me sera donnée en commission d'en aborder les détails.

Je manquerais cependant à mon devoir si je ne signalais pas que la République du Mali, grâce à l'assistance bilatérale de pays amis, grâce aussi à l'aide

sur cette multitude de maladies transmissibles qui

technique et matérielle de l'Organisation mondiale

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÉRE

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de la Santé - que je suis heureux de remercier de vive voix en la personne de notre dynamique Direc-

Nul ne doute de l'objectif hautement humanitaire de notre organisation, nul ne conteste sa vocation universaliste, mais pense -t -on vraiment atteindre ce noble but quand le quart de l'humanité est exclu de cette organisation, quand nous voulons délibérément continuer à ignorer l'expérience médicale plusieurs fois

teur régional - la République du Mali, dis-je, a pu commencer quatre importants programmes : le programme d'éradication de la variole, qui sera achevé en 1965; un programme d'immunisation contre la poliomyélite, par la vaccination des enfants de six mois à quinze ans dans les zones d'endémicité (nous employons le vaccin vivant qui nous est gracieusement

fourni par les Gouvernements de l'Union soviétique

séculaire du plus grand Etat du monde ? La République du Mali, engagée dans sa politique de non alignement, mais soucieuse de promouvoir des liens de solidarité et de coopération fraternelle avec tous les peuples, respectueuse aussi des principes universels

et de la République démocratique allemande); un programme d'éradication de la trypanosomiase, par la méthode des pulvérisations d'insecticides dans les galeries forestières infestées; enfin, grâce à l'aide du Fonds européen de Développement, le dépistage sys-

de justice et de paix, ne peut accepter que la République populaire de Chine soit plus longtemps frustrée de son droit de siéger dans notre organisation. Qu'on ne nous parle pas de violation de la Charte des Nations

tématique de la tuberculose sera entrepris dès le quatrième trimestre de cette année.

Unies ou d'agression quand on reste muet, sinon approbateur, devant les tueries des hordes portugaises en Angola, quand on n'ose pas se déterminer devant

Monsieur le Président, avec votre permission, je désirerais dire quelques mots sur les formes d'assistance de notre organisation aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance, particulièrement aux Etats africains. Certes, venus tard dans cette organisation en pleine vitalité, nous apprécions les inestimables services qu'elle rend à nos pays. Nous saluons aussi, et

ce cancer qui mine l'âme de millions d'Africains en Afrique du Sud. On insinuera une fois de plus que ce sont là des problèmes politiques. Oui, mais est -il possible de parler de la santé d'un peuple quand sa dignité est bafouée, quand un cancer comme l'apartheid enlève toute signification à la vie ? Est -il possible de parler

avec frénésie, la solidarité et l'esprit de coopération internationale qui ont présidé à sa création. Mais en ce siècle de l'atome, en Afrique plus qu'ailleurs, la célérité dans l'action constitue le facteur dominant de tout succès. Les services d'experts et les projets qui en découlent, la mise en place des conseillers, les formes et les conditions d'octroi des bourses ne donnent pas encore entière satisfaction.

«d'un état de complet bien -être physique, mental et social » ? Est -il possible vraiment d'ignorer les facteurs

qui conditionnent l'état de meilleure santé des peuples, cette santé que nous avons à cceur de protéger et de consolider ? Messieurs, c'est par ces questions que je voudrais terminer mon intervention, questions que je soumets à la méditation de ceux qui s'acharnent

à vouloir isoler des millions d'êtres humains à l'encontre même de la Constitution de notre organisation. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

Il semble en effet que notre organisation souffre d'une certaine lenteur dans la réalisation des projets déjà approuvés, lenteur due peut -être à la lourdeur et à la rigidité des structures en place depuis plus d'une décade. Un allègement des organismes centraux par une décentralisation, ou mieux par une plus grande souplesse au niveau des Régions, serait peut -être une aide nécessaire, en tout cas indispensable pour nous autres qui courons pour tenter de combler le fossé qui nous sépare des Etats développés. Et c'est parce que nous courons à pas de géant que les rapports des services d'experts, les projets de campagnes ou de programmes qui en découlent doivent, sous peine d'être dépassés, être rapidement élaborés et mis à exécution,

cie, Dr Dolo. La parole est au délégué du Congo (Brazzaville). M. KINZOUNZA (Congo, Brazzaville) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, ma délégation et moi -même ne sommes ici que de fidèles interprètes de Son Excellence M. l'Abbé Fulbert Youlou, Président de la République du Congo (Brazzaville), pour vous dire l'importance que son gouvernement attache aux travaux de l'Organisation mondiale de la Santé. Il nous a demandé de souligner publiquement toute l'estime qu'il professe

que les bourses d'études doivent pouvoir couvrir toute la durée des études médicales et qu'en des circonstances exceptionnelles - telles les flambées

pour le Dr Cambournac, Directeur régional pour l'Afrique au sud du Sahara, et ses collaborateurs.

d'épidémies de méningite ou de variole, par exemple - les jeunes pays sous -développés devraient bénéficier d'une assistance immédiate et concrète de la part de notre organisation. Enfin, je me permets de formuler le souhait de voir s'accroître, pour ces mêmes pays,

Le Congo est particulièrement bien placé pour apprécier l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé aux pays dans le besoin. L'Organisation mondiale de la Santé est en effet présente à Léopoldville, dont personne n'ignore le drame. Elle a aussi répondu « présente » lorsque Brazzaville était menacée par la poliomyélite, et nous ne sommes pas insensibles aux quelques bourses d'études qui nous ont été accordées.

l'assistance de l'OMS en matériel et fournitures, à l'instar de celle que nous recevons du FISE, dont nous apprécions particulièrement l'opportune intervention.

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La santé et l'analphabétisme sont deux questions qui intéressent tout spécialement le Congo. L'Etat soigne gratuitement tous ses citoyens et l'enseignement primaire est obligatoire. Ainsi, à l'heure actuelle,

ce monde tourmenté où nous vivons, dans ce monde si tendu et si divisé, de trouver encore un havre de paix, qui ignore les antagonismes politiques, où les difficul-

sur notre sol, il n'existe pratiquement pas un seul enfant de neuf ans, garçon ou fille, qui ne sache lire et écrire.

tés sont envisagées en toute objectivité, une sorte d'oasis paisible où tous ceuvrent en commun à un noble idéal. Permettez -moi, Monsieur le Président, de vous offrir mes voeux sincères pour votre élection à cette haute charge. J'adresse aussi mes félicitations à Messieurs les Vice -Présidents et à tous ceux qui ont été élus au Bureau de cette Assemblée.

Pour les agrandissements du Bureau régional de l'OMS à Brazzaville, mon gouvernement a accepté une participation de 30 % à la dépense totale, ce qui représente environ quarante -deux millions de francs CFA. C'est évidemment peu de chose, mais lorsqu'on sait que nos moyens sont limités, on comprend tout le prix que nous attachons au succès de l'OMS, et on saisit l'importance de notre sacrifice pour l'humanité souffrante. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, permettez -moi maintenant

de féliciter les nouveaux Etats qui viennent d'être admis au sein de cette grande famille qu'est l'OMS. Ma délégation et moi -même éprouvons une joie parti-

En tant que représentant d'un peuple d'ancienne lignée, dépositaire d'une culture humaniste, je suis particulièrement sensible à toute action menée pour l'amélioration de la santé. L'idée d'une coopération internationale en faveur de la santé des peuples n'est pas une invention de l'âge moderne. Il n'est pas exagéré de dire que cette pensée a animé le peuple juif durant d'innombrables générations. Il y a deux mille ans déjà, nos sages enseignaient que la contagion de la maladie ne connaît pas de frontières géographiques. Ils condamnaient expressément la discrimination en

culière au sujet de l'admission du Congo (Léopold ville). Vous n'ignorez pas, en effet, que le Congo exfrançais et le Congo ex -belge ne sont que des inventions du colonialisme et nous espérons que très bientôt nous serrerons ici la main du représentant de l'Angola et du Cabinda, ces autres parties de l'immense Congo, qui ne demande qu'à vivre en paix.

médecine; et pour eux, la pratique des commandements de bonté envers tout être humain, sans préjugé confessionnel ou national, était un sûr moyen de répandre la paix parmi les peuples. Sur le plan de la médecine, tous les hommes de la terre sont membres d'une même famille et mutuellement responsables, en sorte que chacun d'eux doit se préoccuper de la santé de ses semblables. Je suis heureux que cette conception trouve aussi son expression concrète dans une organisation comme l'OMS, qui d'année en année prend

Monsieur le Président sortant, au nom de mon gouvernement, de celui de ma délégation et en mon nom propre, je rends hommage à toute votre équipe pour le travail si dur que vous avez su mener à bien

avec votre dynamisme, votre calme, votre esprit d'équité et de justice. Monsieur le Président entrant, veuillez accepter mes plus vives et chaleureuses félicitations pour votre élection si méritée. Monsieur le Directeur général, l'exposé de votre rapport si clair et si complet démontre la volonté pleine d'humanisme universel qui vous anime pour le bien -être de l'humanité tout entière. Soyez -en loués, vous et vos excellents collaborateurs.

plus d'extension, et cela parce que les peuples qui accèdent aujourd'hui à l'indépendance viennent grossir ses rangs. C'est donc avec plaisir qu'au nom de ma délégation je salue les nouveaux Etats Membres. J'ai étudié avec grand soin le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation en 1961, et je désirerais évoquer brièvement deux ou trois questions

qui me paraissent d'une importance fondamentale. Nous apprécions hautement les efforts inlassables de l'OMS pour faire disparaître le paludisme des pays où

Tout en m'excusant d'avoir abusé du temps que vous avez bien voulu m'accorder, je vais terminer, Monsieur le Président, en rendant hommage à la compétence dont vous faites preuve à la tête de cette assemblée et que le Congo apprécie grandement. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

il subsiste à l'état endémique. Au cours de l'année écoulée, l'Organisation a élargi le champ de son action contre le paludisme et l'a étendu à de nouveaux fronts. Mon pays, qui du temps de ses premiers efforts vers l'indépendance a vu succomber à ce fléau nombre de ses pionniers, peut maintenant, grâce au dévouement de son personnel médical, annoncer que l'éradication est chose faite. Nous espérons que cette année Israël sera déclaré totalement exempt de paludisme. Ma délégation ne peut oublier et n'oubliera jamais

cie, Monsieur Kinzounza. La parole est au délégué d'Israël. M. RAFAEL (Israël) (traduction de l'anglais) : Mon-

sieur le Président, Messieurs les délégués, je ne puis m'empêcher, au moment où je prends la parole, d'exprimer un peu de l'émotion que je ressens à la vue de cette impressionnante assemblée, qui réunit les

l'aide considérable que lui a prêtée l'OMS, avec laquelle une coopération étroite est maintenue dans ce domaine L'éradication du paludisme illustre de façon remarquable les succès qui peuvent être obtenus grâce à la coopération internationale. Les moyens qu'elle exige

représentants de cent huit nations et à laquelle je participe pour la première fois. Quel réconfort, dans

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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ne sont pas hors de la portée des nations petites et relativement pauvres. Ce qu'il faut pour obtenir l'éradication du paludisme, c'est un noyau restreint mais expérimenté de travailleurs, un effort persévérant et surtout un dévouement illimité. Voilà qui est à la por-

et des écoles dentaires dans le pays même. Tant que

les pays en cours de développement n'auront pas assez d'infirmières et de médecins, les Etats bien pourvus sous ce rapport devront partager leurs ressources. L'OMS ne pourra pas, à elle seule, s'acquitter de cette lourde tâche. Il appartient aux Membres de l'Organisation de la prendre en mains mais, bien entendu, en

tée de la plus petite des nations. L'éradication peut être atteinte dans le cadre de toute campagne nationale de santé publique et il est heureux que l'organisation internationale établisse les plans de telles campagnes,

étroite coopération avec les organes compétents de l'OMS. Telle est la politique officiellement adoptée par mon gouvernement. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je

car elles stimuleront les participants jusqu'à la victoire complète et définitive.

Il ne faudrait pourtant pas que l'Organisation se contente de succès faciles. Elle doit accepter de s'atta-

quer à des objectifs qui, à première vue, paraissent inaccessibles. C'est à très juste titre que le Dr Candau, notre Directeur général, qui s'est acquis le respect de tous, insiste dans l'Introduction à son Rapport annuel sur l'importance de la recherche médicale. Nous savons

suis heureux de pouvoir dire que mon pays, malgré de faibles ressources financières, a toujours été prêt à faire profiter de son expérience, de ses connaissances scientifiques et de son personnel ceux qui ont besoin d'aide, et qu'il a toujours répondu volontiers à tout appel qui lui était adressé. Bien que nous ayons nous -

tous avec quelle intensité la recherche médicale se poursuit dans le monde entier. Les grandes puissances et les nations prospères ne sont pas seules à s'y adonner et l'on voit aussi les nations moins favorisées s'efforcer

d'y jouer leur rôle. Et pourtant, malgré les échanges de données et de publications médicales, l'aide réciproque est encore insuffisante. Ce qui frappe surtout, c'est le manque de coordination internationale. Je pense sans doute aux affections caractéristiques de notre époque - les troubles cardio -vasculaires, le cancer et les autres néoformations malignes - mais surtout aux maladies contagieuses dont l'éradication a actuellement atteint des stades divers. Certes, l'annonce des progrès de la recherche médicale est réconfortante pour les malades comme pour les bien -portants. Mais il est presque certain qu'un système qui assurerait des échanges d'informations plus complets, plus rapides et plus exacts par des voies appropriées épargnerait des gaspillages d'efforts et des doubles emplois et, en outre, favoriserait les découvertes médicales et la mise au point de méthodes thérapeutiques

mêmes besoin de l'assistance de l'OMS et que nous lui soyons extrêmement reconnaissants de ce qu'elle a fait pour nous, nous avons pu être à la fois de ceux qui reçoivent et de ceux qui donnent. Si peu que nous ayons donné, nous avons donné et continuerons à le faire du meilleur gré. Notre aide a pris et gardera les deux formes que j'ai mentionnées. Nous avons envoyé des médecins, des infirmières, des spécialistes de la recherche médicale, du personnel enseignant et des ingénieurs sanitaires dans des pays lointains, notamment sur le continent africain, pour qu'ils contribuent à la planification et au fonctionnement des hôpitaux, à la formation professionnelle et à la création d'écoles de médecine. Depuis quelque temps, avec la collaboration de l'OMS, nous recevons dans nos établissements de jeunes stagiaires qualifiés. Je

avec une satisfaction toute particulière le succès du programme de formation pour les éturelève

diants en médecine des pays en voie de développement qui sont inscrits à l'Ecole de Médecine de l'Université hébraïque de Jérusalem. Cette expérience se révèle féconde et sera encore élargie lors de la prochaine

grâce auxquelles des vies humaines pourraient être sauvées ou prolongées. L'OMS devrait devenir le centre de telles activités, et les succès passés de l'Orga-

année universitaire. Je suggère que d'autres Membres de l'Organisation s'inspirent de cet essai.

nisation montrent assez qu'elle mène à bien tout ce qu'elle entreprend. Jusqu'ici, l'OMS a accompli sa tâche la plus méritoire en mobilisant une assistance au profit des Etats

en voie de développement, surtout en Asie et en Afrique. Ce qu'elle a déjà fait dans ce domaine lui vaut la reconnaissance du monde entier. Il ne faut cependant voir là qu'un bon début, qui doit être suivi d'une action à beaucoup plus vaste échelle. Il existe encore, malheureusement, de nombreux pays qui manquent de personnel médical compétent et qui, de ce fait, sont évidemment dans l'impossibilité de constituer

Comme je l'ai déjà dit, nous avons le devoir de faire beaucoup plus et les moyens concrets de nous en acquitter sont à notre portée. J'aimerais à ce propos mentionner un point qui pourrait passer inaperçu. Il me parait évident que le budget actuel de l'OMS ne lui permettra pas de faire davantage qu'elle ne fait en ce moment même si, compte tenu des moyens mis à sa disposition, le travail déjà accompli suscite l'admiration. Cependant, si l'on veut qu'elle étende et appro-

fondisse son action, il faudrait la doter d'un fonds spécial qui permettrait de financer les besoins considérables et urgents des pays en voie de développement dans les domaines de l'enseignement de la médecine

de bons services médicaux. L'aide à leur apporter peut prendre deux formes : premièrement, une aide d'urgence, c'est -à -dire l'envoi d'auxiliaires médicaux qui assureront la marche des services; deuxièmement, à plus longue échéance, la formation d'un personnel

et de la formation du personnel médical. Les pays plus favorisés n'hésiteront certainement pas à fournir les fonds nécessaires lorsqu'ils auront compris à quel point cette aide est essentielle. Lorsque la santé est en jeu, on voit les coeurs, et aussi les coffres, s'ouvrir,

médical recruté localement. Cette formation doit être assurée, dans l'immédiat, dans les établissements

non seulement à l'échelle des nations, mais à celle des associations et des individus. Le monde dépense des sommes considérables pour des travaux de recherche qui peuvent aussi bien le détruire que le sauver.

d'enseignement des pays plus évolués; ensuite, on créera des écoles de médecine, des écoles d'infirmières

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Une partie de cet argent doit aller à la médecine qui, elle, ne peut que profiter à l'humanité. Peut -être notre entreprise nous vaudra -t -elle approbation et gratitude et fera -t -elle grandir en nous tous le désir de consacrer davantage d'énergie à sauver la vie de nos semblables. J'aimerais terminer en citant la très ancienne parabole d'un de nos sages : «Chaque jour, un ange s'ap-

répondre à des griefs politiques qui n'ont pas place dans une discussion scientifique et professionnelle comme la nôtre. Je ne puis que dire la fierté que m'inspire l'idéal humanitaire qui anime la grande majorité des délégués ici présents. C'est précisément à cet idéal que notre organisation doit d'exister et qui fait d'elle, dans le monde actuel, un des plus puissants instruments du bien.

prête à détruire le monde, mais lorsque le Seigneur voit les petits enfants à l'école, sa colère se mue aussitôt en miséricorde. » L'oeuvre constructive de l'OMS dans le domaine médical est de celle qui peuvent ainsi changer la colère en compassion. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

Nous félicitons le Directeur général de son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS au cours de l'année écoulée. Nous y suivons avec satisfaction les progrès incessants qui sont réalisés dans de nombreux domai-

cie. La parole est au délégué des Etats -Unis d'Amérique.

Le Dr TERRY (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, mes chers amis et distingués collègues, je salue ici, au nom de mon

nes grâce à la participation de plus de cent gouvernements au programme dynamique de l'OMS. Il est particulièrement encourageant de constater combien la campagne d'éradication du paludisme a progressé au cours de la période considérée. De plus en plus, des programmes antipaludiques en arrivent maintenant à la phase de consolidation et le fait qu'un nombre croissant de régions obtiennent l'attestation d'éradication montre bien que l'entreprise hardie lancée par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé en 1955 était une sage mesure. Il est même réconfortant de constater que l'OMS a consacré une grande attention à des problèmes qui se sont posés ces dernières années et qui pourraient faire obstacle à l'éradication : la résistance des vecteurs aux insecticides, par exemple. Nous sommes heureux de constater les efforts qui sont poursuivis pour promouvoir et coordonner les recherches sur le paludisme. A ne considérer que la diminution du nombre des cas et des décès dus au paludisme d'année en année, on est impressionné par les progrès de l'éradication du paludisme. Mais il est un point important auquel

gouvernement, toutes les nations représentées à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Ma délégation ressent comme un honneur de pouvoir s'associer ici avec d'autres nations pour chercher à résoudre

des problèmes communs de santé. Puisque notre organisation croît d'année en année en nombre et en force, nous allons être en mesure de combattre avec une vigueur accrue et inlassable ces ennemis communs, les maladies, qui nous empêchent d'« amener tous les

peuples au niveau de santé le plus élevé possible ». En mon nom propre et au nom de ma délégation, je tiens à féliciter notre nouveau Président, le Dr Kou rachov. Je suis sûr que sous sa direction compétente notre réunion se déroulera dans l'ordre et l'harmonie.

Beaucoup de travail nous attend et nous aurons à prendre des décisions importantes qui influeront sur la santé et le bien -être de millions de personnes. Je suis sûr d'exprimer le sentiment des autres délégations en disant que nous devons agir dans un esprit d'union et de pondération, afin de mettre le temps et l'énergie

peut -être nous ne consacrons pas toujours assez d'attention. Le Président Kennedy y a fait allusion dans un récent discours et il est particulièrement indiqué de rappeler ses paroles au sein de cette assemblée de nations réunies pour oeuvrer au bien commun. A l'occasion de l'émission d'un timbre spécial de l'éradication du paludisme aux Etats -Unis, le Président a déclaré :

dont nous disposerons durant cette assemblée au service de la santé de tous nos semblables. Qu'il me soit permis également d'exprimer ma reconnaissance et celle de ma délégation à notre Président sortant, Sir Arcot Mudaliar. Il a présidé avec distinction la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, fonction à laquelle le désignait tout spécialement sa longue et illustre carrière dans le domaine de l'action sanitaire internationale.

«J'éprouve un sentiment de réconfort, non seulement à voir les progrès réalisés contre un fléau millénaire, mais aussi à constater la coopération de plus en plus étroite qui, par le truchement d'institutions internationales, unit maintenant plus de

cent pays dans une action concertée contre un ennemi commun. Dans un monde encore cruellement divisé, la campagne d'éradication du paludisme atteste une fois de plus que les peuples sont capables de s'unir pour leur mutuel profit. Par son

Je participe cette année pour la première fois à l'Assemblée mondiale de la Santé et c'est pour moi un véritable honneur et un privilège que de poursuivre

l'oeuvre de mes prédécesseurs, le Dr Parran, le Dr Scheele et le Dr Burney, qui tous ont bien mérité de cette organisation. A cette assemblée, j e suis profondément impressionné

ampleur, cette action mondiale de coopération technique constitue un fait sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Elle augure bien de l'avenir. »

par le dévouement et la gravité dont font preuve mes collègues dans leur action pour améliorer la santé du

Le gouvernement des Etats -Unis a énergiquement soutenu la campagne mondiale d'éradication du palu-

monde. Je regrette que certains délégués aient cru devoir profiter de cette assemblée pour soulever des questions politiques et se livrer à des attaques contre une délégation officiellement accréditée. Je me garderai d'empiéter sur le temps imparti à cette assemblée pour

disme, tant par des programmes bilatéraux d'assistance technique que par l'intermédiaire de l'OMS. Nous maintiendrons cette aide jusqu'à ce que l'effort entrepris aboutisse au succès. De nos jours, où l'on parle tant des rapports entre la santé et le développe-

SIXIÉME SEANCE PLÉNIÉRE

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ment économique et social, l'éradication du paludisme prend une importance nouvelle puisqu'elle est dirigée

contre une maladie débilitante, qui impose un lourd

handicap à l'effort de l'homme et aux possibilités qu'il a de faire progresser l'agriculture et l'industrie, c'est -à -dire toute l'économie de son pays. En débarras-

leur désir de participer à l'exécution des programmes de l'OMS qui visent à améliorer la santé dans le monde et il n'est pas contestable que ce qui est utile à la santé mondiale l'est aussi à la santé nationale. L'Assemblée générale des Nations Unies a décidé que la présente décennie serait celle du développement. Elle entend

sant le monde du paludisme, nous augmenterons de façon spectaculaire le potentiel mondial de production.

par là que l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées devront redoubler d'efforts pour accélérer le progrès économique et social dans le monde. Nous formons le voeu que l'Organisation mondiale de la Santé joue un rôle de premier plan dans l'exécution de ce programme en soutenant l'action sanitaire, laquelle doit faire partie intégrante des pro-

Indépendamment de l'éradication du paludisme, des progrès notables ont été obtenus dans la lutte contre d'autres maladies transmissibles : pian, lèpre, tuberculose et trachome. Le Rapport annuel du Directeur général donne maint exemple des succès obtenus et des perspectives d'amélioration de la santé qu'offre la coopération internationale.

grammes nationaux de développement économique et social. Par ce moyen, nous pourrons atteindre les objectifs qui sont énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et dans la

Il en est ainsi pour l'éradication de la variole. Si cette maladie n'est plus un problème aussi grave qu'autrefois, il en subsiste néanmoins des foyers impor-

Charte des Nations Unies. Le PRESIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

tants. La récente épidémie qui a éclaté en Europe a montré, avec évidence, qu'il est impossible d'avoir raison de cette maladie tant qu'elle demeure endémique

cie, Dr Terry. La parole est au délégué du Congo (Léopoldville).

en quelque endroit du monde. Nous en savons assez pour faire disparaître la variole; mais ce qu'il faut, c'est que les nations synchronisent leurs efforts, s'accordent sur un calendrier des opérations d'éradication et mènent une action étroitement concertée pour parvenir à l'élimination complète. La variole est un mal qu'il paraît possible de supprimer rapidement et aisément en faisant appel aux connaissances actuelles.

M. KAMANGA (Congo, Léopoldville) : Monsieur le

Président, Messieurs les délégués, c'est avec grand plaisir que je prends la parole devant cette assemblée,

à laquelle j'apporte les salutations de mon gouvernement et du peuple congolais. Je profite de cette occasion pour féliciter le Président de la confiance dont

il a été l'objet de la part de toutes les délégations à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je me réjouis avec toute ma délégation du privilège qui nous a été accordé d'être acceptés comme délégués parmi les nouveaux Etats Membres. Le vaste programme des Nations Unies au Congo, en général, et celui de l'Organisation mondiale de la Santé en particulier, ont retenu l'attention mondiale pendant plus d'un an et demi. Les résultats escomptés

L'espoir d'élever le niveau de santé des peuples repose dans une large mesure sur le programme international de recherche médicale patronné par l'OMS. La recherche est le domaine d'élection de la coopéra-

tion internationale. Du fait que le programme de l'OMS fait appel à des instituts de recherche nationaux et leur assure les services nécessaires - par exemple pour la normalisation des techniques et de la nomenclature - il stimule l'effort individuel dans l'ensemble du monde, obtenant ainsi un rendement considérable pour une modeste mise de fonds. Les Instituts nationaux de la Santé du Service de Santé publique des Etats -Unis collaborent étroitement

sont très beaux et ceux déjà obtenus sont éloquents par eux -mêmes. Si j'en parle, c'est simplement pour saisir l'occasion de rendre hommage aux réalisateurs de ces projets. Dès le lendemain de son accession à l'indépendance, notre pays fut jeté brutalement dans des difficultés par

dans le domaine de la recherche avec l'Organisation mondiale de la Santé et nous avons maintenant constaté combien il peut être profitable d'étendre notre

l'excitation volontaire bien orchestrée - tant du côté

effort à d'autres pays. Nous avons pu réaliser une telle extension grâce à un programme international élargi de recherche médicale. En vertu de l'International Medical Research Act adopté par notre Congrès

militaire que de celui de leaders politiques - à la révolution et à des actes d'anarchie, ce qui donna l'occasion à certaines nations, qui en tirent profit, de jouer leur jeu de dénigrement continuel afin de mieux nous exploiter. A la suite de ces événements, la presque totalité du personnel médical étranger a abandonné le pays, en dépit des règles de la déontologie médicale.

en 1960, nous avons augmenté notre soutien direct aux travaux de recherche internationaux. Cette loi

nous autorisait à créer à l'étranger des centres de recherche médicale et de formation de chercheurs, ainsi qu'à conclure des accords de coopération entre les universités des Etats -Unis et des institutions similaires d'autres pays. Cinq centres ont ainsi été établis et nous suivons de près l'exécution de ces programmes.

Nous avons entendu d'autres délégations exprimer

Or, le squelette du service médical n'était constitué que par 150 assistants médicaux pour un pays de 2 700 000 km2, dont la population était évaluée jusqu'alors à environ 14 millions d'habitants. Conséquence : effondrement de l'organisation médicale et sanitaire qui était une des meilleures de l'Afrique.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Il convient de dire que les maladies ne connaissent pas de limites politiques. Qu'adviendrait -il alors en l'absence de l'Organisation mondiale de la Santé et d'autres organismes qui sont intervenus pour reprendre la situation en mains ? Vous comprendrez que le travail de l'OMS au Congo mérite quelques commentaires supplémentaires.

vibrant hommage, ont rendu ces maladies sporadiques; toutefois, la maladie du sommeil accuse une certaine recrudescence dans quelques foyers localisés. Un

Institut national du Paludisme vient d'être créé sur les conseils des représentants de l'OMS. Il nous faut encore du personnel d'encadrement. La lutte contre l'onchocercose doit aussi débuter d'ici la fin de l'année. La nouvelle formule de coopération, ou plus précisé-

Par l'intermédiaire de ses groupes consultatifs, l'Organisation s'est mise à la disposition du Gouvernement en tant que conseiller technique pour la médecine

ment d'intime collaboration entre le personnel de l'OMS et le Gouvernement, paraît très efficace. Monsieur le Président, honorables délégués, il serait inexact de croire que la République du Congo améliorera l'état sanitaire de sa population si l'on se contente de lui procurer des médicaments et les médecins nécessaires. La santé est intimement liée à plusieurs

préventive et même pour la médecine curative. Par un projet immédiat, elle s'engageait à fournir à la République 200 médecins, dont 150 environ se trouvent déjà en fonctions. Mais c'est surtout le projet à long terme pour la formation du personnel médical sur place et à l'étranger qui mérite une attention toute particulière. Sept professeurs donnent des cours à la Faculté de

autres facteurs, dont les facteurs sociaux et économico- politiques. Notre gouvernement, après son programme d'austérité, met sur pied un nouveau grand programme pour le relèvement économique et social sur toute l'étendue de la République. En raison de toutes ces considérations, je me permets de sortir du cadre purement médical pour inviter tous les participants à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé à comprendre nos soucis et à ne pas nous prêter des intentions qui ne sont pas les nôtres.

Médecine de l'Université Lovanium, 115 assistants médicaux achèvent leurs études en France, et 25 infirmiers diplômés se spécialisent dans différentes branches en France et en Suisse. Nous remercions ici ces généreux pays qui ont accepté de les former, car c'est là le pilier même du service médical au Congo.

Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres pour illustrer les activités décrites dans le Rapport annuel du Directeur général. Mais la formation du personnel

d'encadrement ne s'effectue pas en un an. Pour le moment, la situation sanitaire n'est pas des plus brillantes, étant donné qu'il nous faut encore au moins 250 médecins pour atteindre le niveau que nous avions

Il est souhaitable et même recommandable que les Etats ici représentés nous apportent leur concours pour nous permettre de vaincre nos difficultés. Nous sommes les amis de tous, et animés de la volonté de coopérer au succès des plus nobles causes de l'humanité :

par là nous sommes fondés à solliciter, sans

avant l'indépendance. Notre Gouvernement a entrepris un effort intense de recrutement. Qu'il me soit permis de lancer un appel pathétique aux différentes nations représentées à cette assemblée,

afin qu'au lieu de garder leurs nationaux dans leurs pays, où ils vivent dans un grand luxe médical, elles réalisent qu'il y a au Congo (Léopoldville) des millions

arrière pensée, votre confiance à tous. La protection maternelle et infantile est un exemple de coopération entre l'OMS, le FISE et le Gouvernement congolais. Si mon pays a été l'objet d'une sollicitude spéciale depuis près de deux ans, cela ne signifie pas qu'il n'y

ait plus droit, qu'il ne doive plus mériter l'attention de l'OMS. Le projet à long terme que vous avez entre-

d'êtres qui souffrent et meurent sans jamais songer à la visite d'une infirmière. Aucun peuple raisonnable ne peut se réjouir de la misère humaine. L'infrastructure médicale est intacte chez nous et nous espérons que, dans les quelques trois mois qui viennent, vos nationaux répondront nombreux et rejoindront les formations qui les attendent. Vers la fin de l'an dernier, la variole est apparue et une campagne de vaccination menée dans toutes les provinces a permis d'effectuer plus de 2 500 000 vac-

pris vous dicte la voie à suivre jusqu'à ce que soit couronnée de succès cette entreprise gigantesque. Qu'il me soit permis d'adresser au Directeur général et à ses collaborateurs dévoués et entreprenants, au

nom de mon gouvernement et de mon peuple, les remerciements sincères auxquels ils ont droit. Avec l'aide du Conseil exécutif, le Directeur général s'est efforcé de nous comprendre pour nous aider. Bien que

cinations. Les difficultés politiques, le manque de moyens de transport résultant de l'étendue du pays, ont amené certaines tribus à vivre dans une sous -alimentation favorisant le kwashiorkor et bien des maladies. Mais les efforts conjugués de l'OMS, de notre gouvernement, de la Croix -Rouge internationale, du FISE et de la FAO et les dons en vivres et médica-

dans son exposé, hier, il n'ait pas fait spécialement mention du Congo, tout le monde devine l'envergure du projet de l'Organisation pour le Congo et y prête l'attention qu'il mérite.

Il faut citer en outre l'ouvre des organisations spécialisées, dont la Croix -Rouge internationale, la Croix-Rouge suisse en particulier, la Croix -Rouge danoise et d'autres, le FISE et toutes les équipes des différents gouvernements qui nous ont prêté leur concours. A cette occasion, je tiens à remercier sincère-

ments offerts par certaines nations, notamment les Etats -Unis d'Amérique auxquels nous rendons un

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

99

ment, au nom de mon peuple et de mon gouvernement, tous les pays qui nous ont aidés. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

élevés. Le taux de mortalité générale atteignait 20 et 30 pour 1000 habitants et dépassait même parfois le taux de natalité. Au cours de la période 1918 -1920,

cie, Monsieur Kamanga. La parole est au délégué de la Mongolie. Le Dr TUVAN (Mongolie) (traduction du russe) : Monsieur le Pr %sident, Mesdames, Messieurs, permet-

le taux de mortalité chez les enfants de moins d'un an a atteint 50 % du nombre des naissances vivantes et la proportion des mères mortes lors de l'accouchement a été de 15 %.

tez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous féliciter chaleureusement, au nom de la délégation de

la République populaire de Mongolie, pour votre élection à cette éminente fonction et de féliciter les autres membres du bureau de cette assemblée. Je voudrais également, au nom de ma délégation féliciter le Directeur général du Rapport clair et détaillé qu'il nous a présenté.

Les flambées de maladies infectieuses et sociales étaient fréquentes, faisant des milliers de victimes chaque année. Par exemple, dans certaines localités, la variole et la syphilis frappkient 30 et même 50 de la population, et plus de la moitié des varioleux mouraient. Telle était la situation avant la libération nationale.

Le régime démocratique populaire a ouvert de larges perspectives à l'économie, à la culture et aux services de santé publique.

Enfin, je remercie bien sincèrement tous les délégués qui ont souhaité la bienvenue aux nouveaux Membres de l'OMS, au nombre desquels se trouve mon pays. Monsieur le Président, puisque notre délégation participe pour la première fois aux travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, je voudrais saisir cette occasion pour exposer brièvement quelques -uns des problèmes que la Mongolie a rencontrés au cours de son développement, en particulier en ce qui concerne ses services de santé. La République populaire de Mongolie a été créée en 1921, après la victoire d'un mouvement de libération nationale. En quarante et un ans d'indépendance, cette nation d'éleveurs nomades arriérés s'est constituée

En jetant les bases de notre service national de santé, en élaborant ses principes directeurs et en formant du personnel dans notre pays, nous avons reçu une aide considérable de la part des médecins mandés de Russie soviétique. Le 25 octobre 1925 a été créé un Département de la Santé nationale, organe central qui devait veiller à ce

que toute la population bénéficie gratuitement de services préventifs et curatifs. Sous sa direction, les premiers dispensaires furent créés dans les villes et les localités rurales. En 1930, ce département fut réorganisé et devint le Ministère de la Santé nationale. Dès lors, la médecine

une économie agricole et industrielle. L'économie mongole se développe rapidement et le bien -être de la population s'accroît de jour en jour. L'analphabétisme a maintenant disparu du pays; tous les enfants vont à l'école et l'on compte qu'une personne sur sept poursuit des études dans un établissement d'enseignement. La Mongolie entretient actuellement des échanges commerciaux féconds avec vingt -sept pays et l'extension constante de notre éventail de produits d'exportation nous permet de participer davantage au commerce international, fidèles en cela au principe que le commerce et la paix vont de pair. La Mongolie développe activement ses relations diplomatiques et culturelles avec les autres pays, dans un esprit d'amitié, de compréhension mutuelle et de coopération. Avant sa libération, la Mongolie était un des pays les plus arriérés d'Orient. Les travailleurs, en proie à la misère et à la faim, étaient en butte à la maladie, aux privations et aux calamités naturelles. La médecine

et la santé publique purent progresser rapidement vers l'objectif tracé : la gratuité des soins pour tous les habitants. Après la mise en place du Ministère, on créa dans chacune des dix -huit provinces administratives (aimaks)

un département de la santé placé sous l'autorité des pouvoirs locaux. Ces départements établirent ensuite des hôpitaux généraux, des dispensaires et des centres préventifs pour femmes et enfants. En outre, les unités

territoriales primaires (somons) furent réparties en districts relevant de «feldschers » et de médecins et l'on y créa des dispensaires de consultations externes, des maternités, etc. Actuellement, le pays compte des hôpitaux (jusqu'à 50 lits) qui desservent trois ou quatre somons, soit de 15 000 à 20 000 habitants. Il existe également des

centres médicaux (15 lits pour une population de 5000 à 10 000 habitants) qui disposent, dans les régions les plus reculées, d'un ou deux postes de feldschers.

Ainsi, c'est maintenant de l'Etat et non plus de l'initiative individuelle que dépend la protection de la

scientifique était inconnue et ne pouvait trouver à s'appliquer. La médecine était donc entièrement aux mains des lamas- sorciers, dont les méthodes de traitement reposaient sur la croyance aux mauvais esprits.

santé des éleveurs, des ouvriers, des employés de bureau. Les services de santé de Mongolie couvrent véritablement tous les besoins et font une large place aux activités préventives. Or, la médecine préventive est un indice de l'amélioration du niveau de vie d'une population, en même temps qu'elle témoigne de l'acti-

En l'absence de services médicaux compétents, les taux de morbidité et de mortalité étaient extrêmement

100

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

vité des services médicaux. Les pouvoirs publics ont adopté une législation sanitaire, institué une inspection sanitaire et créé dans les aimaks et aux frontières

districts. Actuellement, 80 % des femmes enceintes accouchent dans des centres maternels placés sous la surveillance d'auxiliaires médicaux.

des postes qui assurent la protection sanitaire et la surveillance contre les épidémies. Le corps des inspecteurs sanitaires de l'Etat dirige également la propagande sanitaire, qui est confiée à des auxiliaires médicaux et à d'importants contingents de volontaires. Depuis 1959, la Mongolie fait partie de la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge et la Croix -Rouge mon-

Le niveau de santé de la population s'élève grâce au sport. Dès les temps antiques, la Mongolie était renommée pour ses sports nationaux - steeplechase, tir à l'arc, lutte - qui sont encore pratiqués par beaucoup d'habitants, jeunes et vieux. Le Gouvernement attache une grande importance au développement des sports nationaux et autres. Il a créé une Union mongole de la Culture physique et des Sports, qui groupe vingt quatre associations sportives. La loi sur les assurances sociales prévoit pour les travailleurs de l'industrie et les employés de bureau des indemnités pour incapacité temporaire de travail, invalidité ou vieillesse, ainsi que le traitement en sana-

gole jouit d'une grande popularité dans le pays. Elle s'emploie activement à améliorer l'hygiène et les installations sanitaires dans les centres de peuplement, les entreprises industrielles, les institutions publiques, les écoles, etc. Grâce à ces mesures, la morbidité par infections aiguës a fortement décru et des fléaux comme la variole, le typhus et la fièvre récurrente ont depuis longtemps disparu.

torium ou en station thermale. Une loi de 1959 sur les pensions de l'Etat a majoré les pensions de retraite des vieux de 250 à 500 % et les pensions d'invalidité

On doit également au service de santé national une diminution considérable de la morbidité tuberculeuse et syphilitique. Les formes infectieuses aigües de la syphilis ont largement reculé. Il existe maintenant dans tous les aimaks des dispensaires antituberculeux et antivénériens qui assurent des traitements ambulatoires, suivent les cas traités et organisent régulière-

de 300 %. Les taux des pensions représentent 25 à 60 % des salaires d'activité. En 1960 -1961, plus de 40 % des fonds de la Caisse d'assurances sociales ont été utilisés pour le versement des pensions et indemnités.

ment des tournées sanitaires parmi la population. Depuis 1947, la vaccination des enfants par le BCG est obligatoire. On a créé pour les tuberculeux des sanatoriums et des centres de traitement par le koumiss. Les soins aux tuberculeux sont gratuits à l'hôpital comme à domicile. La recherche médicale est centralisée par l'Institut de Recherche médicale de l'Académie des Sciences de la République populaire de Mongolie. Les chercheurs s'intéressent beaucoup à la pathologie géographique des principales maladies qui sévissent en Mongolie.

La Mongolie est particulièrement riche en eaux minérales vivifiantes, dont la population use depuis des époques reculées. A l'heure actuelle, plus de deux cents sources ont fait l'objet d'investigations poussées

et l'on a construit à proximité de certaines d'entre elles d'excellents sanatoriums et établissements thermaux. Outre que ces stations de cure sont très appréciées de ceux qui désirent suivrent un traitement ou se reposer, elles sont attrayantes par la beauté de leur site et la salubrité de leur climat. Les services sanitaires de Mongolie ont à leur actif d'avoir constitué un personnel médical national de niveau secondaire ou universitaire. Depuis trente -sept ans qu'il existe, le service national de santé a beaucoup fait dans ce domaine. Au moment de la révolution nationale, la Mongolie ne comptait pas un seul diplômé de médecine moderne. La première école de médecine a été créée en 1929 -1930. Elle a formé des feldschers,

La Constitution de la République populaire de Mongolie garantit aux femmes des droits égaux à ceux des hommes dans tous les domaines de la vie économique et sociale du pays, et la législation protège les droits et les intérêts des mères et des enfants. Actuellement, on compte 70 % de femmes dans les professions médicales, 40 % dans l'enseignement, 32 % dans l'artisanat et 30 % parmi les étudiants.

des sages- femmes et des pharmaciens. Depuis lors, elle a pourvu le pays de plusieurs milliers de travailleurs médicaux de catégorie intermédiaire. En 1942 a été créée une faculté de médecine qui fait

La législation sociale prévoit pour les mères un congé payé de quarante -cinq jours couvrant la période périnatale. Si l'accouchement n'a pas été normal, cette

période peut être prolongée de quatorze jours. Les familles nombreuses perçoivent des allocations familiales quel que soit leur revenu annuel. L'Etat a institué un système de centres maternels,

d'hôpitaux pour enfants, de consultations pour les femmes et les enfants, de cantines, de crèches, de jardins et de homes d'enfants; un réseau de services d'hygiène infantile a été organisé sur la base des

partie de l'Université d'Etat à Ulan -Bator. On s'efforce d'élever le niveau des études et de permettre à certains médecins de se spécialiser. On les envoie à cette fin en Union soviétique, dans la République populaire de Chine, dans la République socialiste de Tchécoslovaquie, dans la République démocratique allemande, dans la République populaire de Hongrie,

etc. Selon les statistiques de l'année 1961, le pays compte onze médecins pour 10 000 habitants.

SIXIÉME SÉANCE PLÉNIÉRE

101

Ainsi, le service national de santé a, en trente sept ans, formé toute une génération de médecins mongols.

Je puis, de mon côté, vous assurer que les spécialistes

En 1961, la faculté de médecine de l'Université mongole a été transformée en Institut médical d'Etat, comportant divers départements : thérapeutique, pédiatrie, pharmacie, stomatologie, et formation supérieure des médecins. Le budget national de la santé augmente d'année en année, au même rythme que l'économie du pays. Les crédits affectés aux services de santé représentent maintenant 10 % du montant du budget. Telle est, en bref, la situation du service national de santé en Mongolie. Pour rendre compte exactemment de l'état de santé de la population et des effets exercés par l'ensemble des facteurs socio- économiques, il nous paraît nécessaire de citer quelques données démographiques de base et d'en préciser l'évolution. En trente -huit ans, de 1918 à 1956, la population a augmenté d'environ 35 %, alors que, d'après certaines données, elle avait diminué de 4,5 % de 1864 à 1918, c'est -à -dire pendant les cinquante dernières années de

de Mongolie sont disposés à collaborer activement avec l'OMS et à promouvoir ses objectifs. Monsieur le Président, j'ai été vivement indigné d'apprendre aujourd'hui, par le discours du délégué de Cuba, que le Bureau sanitaire panaméricain pratique une politique de discrimination à l'égard de la République indépendante de Cuba. Une telle attitude est incompatible avec le niveau élevé des objectifs et des tâches de l'OMS. Je proteste donc énergiquement contre de tels procédés et je déclare que la délégation de la République populaire de Mongolie se tient aux côtés de Cuba et soutiendra ses justes exigences. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Tuvan. La parole est au délégué du Maroc. Le Dr BEN ABBÉS (Maroc) : Monsieur le Président,

Messieurs les délégués, au nom de ma délégation et

en mon nom personnel, je voudrais tout d'abord adresser mes chaleureuses félicitations au Dr Koura chov pour son élection à la présidence de cette honorable assemblée. Mes félicitations vont également au Directeur général, le Dr Candau, et à tous ses collaborateurs, pour son remarquable Rapport sur les activités de notre organisation en 1961. La plupart de ces activités ont leur projection sur notre pays. Je n'ai pas l'intention de les aborder ici, puisque j'aurai l'occasion d'en parler en commission. Il me suffit de dire que ces activités, que ce soit la lutte contre les maladies transmissibles, la formation du

la dynastie mandchoue. Il y a quarante ans, l'espérance moyenne de vie en Mongolie ne dépassait pas trente ans. Aujourd'hui, elle est de soixante ans. Pour 1961, les statistiques sont les suivantes (chiffres pour 1000 habitants) : taux de natalité 40,2, taux de mortalité 10,2, accroissement naturel 30,0. A la fin de 1965, c'est -à -dire au terme de l'exécution

de notre troisième plan quinquennal de développement, le service national de santé aura pris encore plus d'extension, ce qui ouvrira de nouvelles perspectives. Malgré l' oeuvre accomplie et les progrès obtenus par notre service national de santé, il reste encore beau-

personnel ou l'éradication du paludisme, se déroulent parfaitement et harmonieusement dans l'intérêt et au profit de nos populations.

Mais que dire du Rapport annuel du Directeur général ? Quelle impression garde -t -on après sa lecture ? On est réconforté de constater l'effort considérable et les magnifiques résultats obtenus par notre

coup de problèmes urgents à résoudre. Du fait que notre service de santé est de création relativement récente, nous manquons de personnel médical hautement qualifié. D'autre part, la population se trouvant dispersée sur de vastes territoires, le rayon d'action

organisation et ses Membres dans la protection de l'humanité contre la maladie. On est fier aussi de voir

des centres médicaux est très grand et les services sanitaires ruraux n'ont pas atteint un développement suffisant. Si le nombre des hôpitaux et établissements

les hommes se tenir côte à côte pour promouvoir cette humanité au mieux -être physique, mental et social, qui est la définition de la santé et qui est notre objectif final. Malheureusement, toute oeuvre humaine est imparfaite et ce réconfort et cette fierté se trouvent un peu tempérés par certains faits qui entravent notre

médicaux est élevé, leur équipement en matériel et appareils modernes laisse à désirer. En outre, la mortalité infantile reste élevée dans notre pays, ce qui est dû pour une large part à un régime alimentaire défectueux. Enfin, il reste à luter contre certaines maladies dangereuses liées aux activités d'élevage, par exemple la brucellose et l'échinococcose. Permettez -moi, pour conclure, d'exprimer l'espoir que nous pourrons, de concert avec l'OMS, résoudre

action, faits dus soit à notre faiblesse, soit à notre impuissance devant les impératifs politiques ou

économiques, mais en tout cas toujours égoïstes de certains Membres de notre organisation. N'est -ce pas précisément le cas des expériences nucléaires ? Plusieurs voix se sont déjà élevées ici et un

peu partout dans le monde pour stigmatiser la pour-

très prochainement les problèmes que je viens de mentionner. Nous accueillerons son assistance avec une vive gratitude.

suite de ces expériences. Et pourtant, aujourd'hui encore, certaines puissances continuent à expérimenter

leurs bombes diaboliques et destructrices, faisant fi des intérêts supérieurs de l'humanité. N'est -ce pas le

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cas aussi de l'absence de plusieurs pays indépendants parmi nous, absence qui prive des centaines de millions d'être humains de l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé et des bienfaits qu'ils peuvent en retirer ? N'est -ce pas encore le cas de la variole, déjà oubliée par certains, déjà considérée par d'autres

comme entrée dans l'Histoire, et qui nous a donné une chaude alerte au courant de cette année? C'est là une question sur laquelle l'Organisation mondiale de la Santé devrait se pencher sérieusement pour ne pas nous voir retomber dans les temps passés. Bien sûr, comme je l'ai déjà dit, nous sommes souvent impuissants devant de tels faits. Mais nous avons le droit de ne pas nous taire. Nous devons toujours élever notre voix chaque fois qu'il s'agit de la défense de la santé de nos populations. Nous devons toujours dire très haut notre désapprobation vis -à -vis de tout acte contraire à nos objectifs, comme nous devons toujours entreprendre toute action pouvant nous aider à atteindre ces objectifs. Et c'est dans ce sens que je voudrais, en terminant, lancer un appel aux Etats Membres de cette honorable assemblée. Il s'agit d'un pays qui nous est cher, d'un pays qui a payé lourdement son droit à la vie et à la liberté; il s'agit de l'Algérie. Comme vous le savez, les accords d'Evian signés il y a quelques semaines

attache une grande importance à l'action que mène l'OMS pour combattre la maladie et élever le niveau de santé des peuples du monde. On peut se féliciter, en particulier, de la voir se consacrer toujours plus activement à l'une de ses tâches fondamentales : la prestation d'une assistance médico- sanitaire à divers pays, notamment à ceux qui, après une longue et courageuse lutte, viennent de gagner leur indépendance. On ne saurait qu'approuver notre organisation lorsque, non contente de fournir des services consultatifs très divers, elle se préoccupe (quoiqu'insuffisam -

ment encore) du problème le plus urgent et le plus grave : celui qui consiste à aider les pays récemment devenus indépendants à former leur propre personnel de santé. Nous nous réjouissons de voir augmenter le nombre des Membres de l'OMS et de constater que celle -ci

tend de plus en plus à devenir une organisation internationale universelle. Je tiens à féliciter ceux de

nos collègues qui représentent les nouveaux Etats Membres, et je leur souhaite de réussir dans leur tâche utile et généreuse. Puisque c'est précisément dans la mesure où elle se rapproche de l'universalité que notre organisation peut être assurée du succès, il faudrait que tous les Etats, quelle que soit leur structure sociale, puissent y adhérer. En 1961, l'OMS a bénéficié de conditions financières plus favorables, qui ont donné à ses multiples activités

ouvrent la voie à l'indépendance de l'Algérie

et

ouvrent en même temps, je suis heureux de le souligner

ici, des perspectives et des horizons nouveaux pour une coopération fructueuse et amicale entre la France et les pays de l'Afrique du Nord, ces pays qui constituent le Maghreb uni. Mais, en attendant, la situation

sanitaire en Algérie est grave. Je suis persuadé que vous en connaissez parfaitement les données, mais quelles qu'en soient les raisons, qui nous dépassent, le peuple algérien a actuellement un besoin pressant de médecins, de chirurgiens, de médicaments et de matériel chirurgical et médical. Il est de notre devoir de faire quelque chose pour lui venir en aide immédiatement. En tout cas, c'est le voeu de notre délégation. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

une plus grande efficacité. Le Directeur général signale dans son Rapport annuel un certain nombre de problèmes que l'OMS a résolus avec succès. Nous citerons seulement les mesures de lutte contre les maladies infectieuses, l'amélioration de l'assainissement, le renforcement des services nationaux de santé, la formation de personnel et la conduite des programmes de recherche. Tous ces secteurs d'activité sont conformes aux devoirs et aux objectifs de l'Organisation. Cependant, on ne peut se cacher que, depuis

quelques années, l'OMS a tendance à centrer ses efforts et ses ressources sur un petit nombre de problèmes qui, pour importants qu'ils soient, ne sont pas néanmoins les seuls qui réclament son intervention. De là résulte naturellement un certain relâchement

Dr Ben Abbès. La parole est au délégué de l'URSS. Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) : Monsieur

des efforts dans d'autres domaines qui ne sont pas moins importants. On ne peut contester, par exemple, que l'Organisation ait passablement relâché sa vigi-

le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation de l'URSS a étudié avec intérêt le Rapport détaillé du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961. Nous nous réjouissons de noter le prestige croissant

lance à l'égard du grave problème de l'éradication de la variole. Bien que, dès 1958, la Onzième Assemblée mondiale de la Santé ait approuvé à l'unanimité

de notre organisation et l'extension constante de l'efficace et profitable effort qu'elle fait pour élever le niveau de santé des peuples du monde. Ainsi que le soulignait M. Khrouchtchev, Président du Conseil des Ministres de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, dans le message qu'il a adressé à l'Assemblée mondiale de la Santé, mon gouvernement

la résolution présentée par l'URSS sur l'éradication de la variole dans le monde, et bien que les Douzième

et Quatorzième Assemblées mondiales de la Santé aient insisté sur la nécessité de donner effet à cette résolution, la campagne d'éradication n'est pas encore menée de façon satisfaisante. Selon le Rapport annuel

SIXI)4ME SPANCE PLf;NIRE

101

du Directeur général, l'activité de l'OMS dans ce domaine en 1961 a essentiellement consisté à financer

millions de sujets s'est traduite, ces dernières années, par un abaissement de près de 75 % du taux de morbidité. Il est suffisamment évident, d'autre part, que

quelques recherches de laboratoire et des enquêtes épidémiologiques et immunologiques sur le terrain, à

l'OMS peut jouer un rôle très positif en améliorant la coordination et la coopération entre les organismes

contribuer à la production de vaccins dans certains pays d'Afrique et d'Asie, et à dispenser deux cours interrégionaux de formation à Lagos et à Bangkok. Or, les déclarations de cas importés et d'épidémies n'ont jamais été si alarmantes qu'à l'heure actuelle. A la fin de 1961 et au début de 1962, nombre de pays d'Afrique et d'Asie ont signalé des épidémies extrêmement graves et les cas importés ont créé une situation dangereuse dans certains pays d'Europe, comme

scientifiques qui étudient les problèmes de santé mentale, les maladies cardio -vasculaires et les tumeurs

malignes dans les pays oíl ces affections sévissent particulièrement et qui disposent d'importants moyens

de recherche. Il faudrait notamment que les pays économiquement avancés communiquent à l'OMS des renseignements plus complets sur les recherches menées dans ces domaines, et que l'OMS dégage des

le Royaume -Uni et la République fédérale d'Allemagne.

crédits pour l'exécution de projets, notamment en vue d'aboutir à des accords sur la normalisation, la classification et les échanges d'informations.

A la suite du relâchement de la lutte contre les maladies vénériennes, on a observé au cours des deux dernières années une forte recrudescence de la morbidité due à la syphilis et à la blennorragie. Une enquête effectuée parmi les Etats Membres a montré que la syphilis avait augmenté dans trente et un pays et les infections à gonocoques dans trente pays.

Dans son programme de recherche, l'OMS doit exploiter plus activement les ressources scientifiques,

techniques et autres de ses Etats Membres. Il est certain qu'elle ne recourt pas encore suffisamment à

L'OMS ne peut évidemment apporter une solution à ce problème, mais il lui appartient d'en étudier les causes. En outre, l'année passée a vu des épidémies de choléra, de fièvre jaune et d'autres maladies. Il conviendrait que les responsables de la politique de l'Organisation se préoccupent de très près de cette situation. Il faudrait envisager un renforcement des activités de quarantaine qui, traditionnellement, relèvent de la compétence des organisations sanitaires

la vaste expérience des pays socialistes, non plus qu'à leur personnel et à leurs institutions. Cette remarque ne vaut pas seulement pour la recherche, mais pour toutes les activités de l'Organisation. L'OMS, au Siège comme dans les bureaux régionaux,

ne fait pas assez appel aux spécialistes de l'Union soviétique et des autres pays socialistes, et le pourcen-

tage qu'ils représentent dans l'effectif total du personnel de l'OMS est loin de satisfaire aux dispositions de la Constitution relatives à la distribution géographique. Si l'on voulait mettre l'OMS en mesure de résoudre divers problèmes urgents de santé avec efficacité et conformément aux objectifs et aux principes énoncés

internationales. L'apparition d'épidémies de maladies

infectieuses dans les pays très évolués est l'indice d'une situation très défavorable et les renseignements donnés à ce sujet dans le Rapport annuel du Directeur général montrent que l'OMS doit sans délai redoubler

dans sa Constitution, il conviendrait de soumettre à une analyse critique certaines de ses activités afin d'en accroître l'efficacité. Etant donné que les ressources de l'OMS ont été considérablement accrues - son budget ordinaire n'approche -t -il pas de trente millions

d'efforts pour élargir et renforcer les mesures de quarantaine internationale. Le programme intensifié de recherche médicale, qui embrasse un nombre toujours croissant de problèmes urgents et fait appel à la participation d'un nombre de plus en plus grand d'instituts spécialisés, promet d'excellents résultats. La recherche, sur laquelle

de dollars en 1962 -, une telle analyse permettrait sans doute de dégager certaines réserves internes, qui

fourniraient un appoint pour intensifier l'action de l'OMS, notamment pour accroître l'aide aux pays économiquement peu développés, surtout à ceux qui viennent d'accéder à l'indépendance. Nous nous réservons de revenir sur ce point ultérieurement. En ce qui concerne la forme du Rapport annuel du Directeur général, je voudrais préconiser que certaines questions y soient traitées de façon plus concrète. Il serait utile, par exemple, d'y trouver un exposé sur les mesures que l'OMS a effectivement prises en ce qui concerne la quarantaine internationale ou la lutte contre la variole sur les divers continents, les difficultés d'organisation - mentionnées dans le Rapport annuel - qui s'opposent à l'éradication complète de

reposent maintenant toutes les activités de l'OMS et toutes les méthodes qu'elle applique, mérite certainement d'être encore développée et améliorée. Je ne désire pas m'étendre sur les problèmes urgents de recherche que vous connaissez tous parfaitement, mais je tiens à préciser que, selon nous, la tâche essentielle de l'OMS en matière de recherche médicale doit être

de résoudre les questions qui ont un lien immédiat et direct avec l'action de santé publique. Les résultats obtenus dans la lutte contre la poliomyélite en offrent une preuve patente. La vaccination - Sabin ou Salk a considérablement réduit la morbidité et la fréquence des cas paralytiques. C'est ainsi qu'en Union soviétique l'administration de vaccin vivant à quatre -vingts

la variole dans l'Asie du Sud -Est, les dépenses de l'OMS au titre des programmes d'approvisionnement en eau dans la Région des Amériques ou les sommes que l'Organisation a dépensées pour l'exécution des projets et leur répartition entre les divers pays. On regrette l'absence de véritables données quanti-

tatives sur les mesures prises par l'OMS, sur les

104

QUINZIIME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

effectifs de personnel qui ont été affectés à l'exécution

phère, sous terre, aux hautes altitudes et sous les mers, contaminant ainsi l'air, l'eau, le sol, les continents

des projets et sur les dépenses encourues. Sans ces renseignements, il est évidemment difficile d'évaluer le travail dans son ensemble. Il serait utile qu'à l'avenir

et les hautes couches de l'atmosphère terrestre par des substances radioactives. Nul n'ignore le grave

le Rapport annuel du Directeur général donne des renseignements plus concrets sur les activités de l'OMS

danger qui en résulte pour la santé des hommes actuellement vivants et la menace qui pèse ainsi sur

et de ses organes. Le problème de l'aide aux pays économiquement sous -développés, comme d'autres problèmes, exige une coordination très poussée avec les autres institutions internationales spécialisées. Il serait particulièrement souhaitable que le Rapport annuel du Directeur général expose de façon plus circonstanciée les

le développement normal des futures générations humaines. L'Organisations mondiale de la Santé doit joindre sa voix aux protestations et aux condamnations que prononce l'opinion publique mondiale lorsqu'elle s'élève avec vigueur contre tous les essais nucléaires et exige leur cessation complète et définitive.

Les déclarations du chef de la délégation de la République de Cuba au sujet des nouvelles intrigues et des nouvelles provocations lancées contre le peuple cubain indépendant et épris de liberté sont pour nous

modalités de la coopération entre l'OMS et les institutions qui travaillent dans des domaines connexes. Beaucoup de décisions prises par l'OMS sont directement inspirées de décisions ou de résolutions de l'Organisation des Nations Unies et de ses institutions spécialisées. C'est ainsi que la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté à l'unanimité une résolution sur la Déclaration de l'Assemblée

une cause d'inquiétude. Naguère déjà, le monde a pu constater comment, lors d'une réunion des Minis-

tres des Affaires étrangères des Etats Membres de l'Organisation des Etats américains, à Punta del Este, les représentants des Etats -Unis étaient parvenus à faire passer une motion excluant Cuba de cette organisation. Cette décision constitue une violation

générale des Nations Unies concernant l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Cette décision de l'OMS nous oblige à poursuivre sans relâche nos efforts pour effacer les conséquences du colonialisme en matière de santé publique. Le lien direct entre les décisions des Nations Unies

et les activités de l'OMS apparaît aussi dans les résolutions qui traitent des perspectives en matière de coopération économique internationale et du déve-

flagrante, non seulement de la Charte des Nations Unies, mais aussi de la Charte de l'Organisation des Etats américains elle -même, qui, aux termes de son article 15, interdit l'intervention d'un Etat dans les affaires intérieures ou extérieures d'un autre Etat. A la réunion de Punta del Este, les participants n'ont peut -être pas protesté avec suffisamment de vigueur

loppement de l'enseignement, de la culture, de la science et de la santé. La condition essentielle d'un élargissement de la coopération économique internationale est le désarmement, qui libérera en outre des ressources et permettra de les affecter au développement économique et social. Le désarmement est aussi

contre les machinations des monopoles des EtatsUnis; cependant, si faibles qu'elles aient été, ces voix de protestation n'ont pas seulement trouvé un écho dans l'hémisphère occidental, elles ont été entendues avec gratitude par des peuples éloignés. Le monde

ne doute pas que, de plus en plus nombreux, les hommes d'Etat des pays d'Amérique latine écoutent les aspirations profondes de leur peuple. Or, après

une condition sine qua non du développement des services de santé dans le monde. En conséquence, les Membres de notre organisation ne peuvent qu'ajouter leur voix à celle de tous les honnêtes gens du monde

avoir réussi à exclure Cuba de l'Organisation des Etats américains, l'impérialisme américain continue ses intrigues contre ce pays, même dans le domaine purement humanitaire de la santé. Les impérialistes américains tentent d'exclure Cuba de l'Organisation panaméricaine de la Santé. Or, la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé ne contient aucune

en demandant le désarmement général complet et immédiat et la suppression de toute menace de nouvelles guerres.

Notre organisation, qui a pour mission de promouvoir la santé publique dans l'ensemble du monde

et de combattre tout ce qui peut mettre en danger l'intégrité physique et la vie de millions de personnes,

ne peut demeurer indifférente devant la course aux armements nucléaires que les puissances occidentales - Etats -Unis d'Amérique, Royaume -Uni et France mènent de plus en plus rapidement, alors qu'il serait parfaitement possible d'arriver à un accord sur l'interdiction des essais nucléaires en se fondant sur le compromis élaboré par les huit Etats neutres. Il est impos-

disposition qui permette d'exclure quelque Etat que ce soit. Officiellement, l'Organisation panaméricaine de la Santé se reconnaît la qualité d'organe régional

de l'Organisation mondiale de la Santé et elle a conclu un accord à cet effet avec l'OMS en 1949. Cela signifie que personne n'a le droit d'exclure de cette organisation un pays de cette Région s'il est Membre de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS. Il s'ensuit, ainsi que le représentant de Cuba l'a fait observer à juste titre, que, pour exclure Cuba de l'Organisation panaméricaine de la Santé, il faudrait reviser non seulement la Charte de cette organisation, mais aussi la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé.

sible de ne pas ressentir une profonde inquiétude devant le fait que ces puissances, pour des raisons militaires particulières et au mépris des appels lancés par les nations qui protestent contre les essais nucléaires, poursuivent leurs explosions atomiques dans l'atmos-

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

105

Quel crime les sept millions de Cubains ont -ils commis contre les Etats -Unis d'Amérique ? La République de Cuba peut -elle vraiment menacer les Etats-

certaines maladies, à éliminer totalement les infections

Unis ou fomenter contre eux quelque agression, comme certains peuples le prétendent ?

massives et à accroître encore l'espérance de vie. Nous prévoyons la construction d'établissements médicaux, de sanatoriums et d'instituts de recherche, la formation d'un personnel médical hautement qualifié, etc., de façon à pouvoir, d'ici quelques années,

Non. Il n'en est rien. Pour accorder la moindre créance à des accusations aussi grossières, il faudrait avoir perdu tout sens des proportions. Même après l'intervention d'avril dernier sur son territoire, Cuba a réaffirmé qu'il était prêt à reprendre des relations

satisfaire tous les besoins de l'ensemble de notre population urbaine et rurale en matière de services médicaux spécialisés de toutes catégories. La mise

normales avec les Etats -Unis et à régler par des accords bilatéraux les différends qui opposaient les deux Etats. Cette tentative a précisément été amorcée à la Conférence de Punta del Este. La population cubaine est animée par des idéaux pacifiques et profondément humanitaires, ceux qui sont énoncés en termes

en oeuvre de notre programme, qui assurera une expansion rapide de la prospérité nationale et la fourniture gratuite d'un grand nombre de services aux frais de l'Etat (services municipaux, repas communautaires, éducation des enfants, traitement en

ardents dans la Déclaration de La Havane, laquelle proclame à la face du monde que la République de Cuba est décidée à entretenir avec tous les Etats des relations fondées sur les principes de la coexistence pacifique et de la non -intervention dans les affaires intérieures des Etats. L'Assemblée mondiale de la Santé manquerait à ses devoirs si elle ne faisait pas usage de toute son autorité pour prendre la défense de la République de Cuba et du droit qu'a cette dernière d'être Membre

sanatoriums, etc.) nous permettra de traduire en actes le généreux slogan : « Tout pour l'homme et pour le bien de l'homme. » Il n'est pas douteux que les membres de la profession médicale dans le monde entier, de même que les Membres de notre organisation, voudront déployer tous leurs efforts pour mener à bien les tâches nobles et généreuses qui incombent à l'humanité. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Professeur Jdanov. La parole est au délégué de la Colombie. Le Dr DE ANGULO (Colombie) (traduction de l'espa-

de l'Organisation panaméricaine de la Santé. La délégation de l'URSS déclare que si l'Organisation panaméricaine de la Santé prend la regrettable décision d'exclure Cuba, la question de la dénonciation

gnol) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

de l'accord de 1949 entre l'OPS et l'OMS pourra se poser. Dans ce cas, aux termes de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, l'Organisation panaméricaine de la Santé perdrait son titre d'organe régional de l'OMS et, par là même, tous les liens qui l'unissent à cette organisation internationale d'autorité reconnue. Il ne peut y avoir place au sein de l'OMS pour une organisation qui contrevient aux termes de sa propre constitution et au fondement même de son existence. Les principes énoncés dans la Constitution

je voudrais, en ma qualité de Ministre de la Santé publique de Colombie, vous présenter, Monsieur le Président, toutes mes félicitations pour votre élection. Permettez -moi également de remercier le Directeur

général de notre organisation du Rapport annuel si complet et si satisfaisant qu'il nous a présenté. Les progrès réalisés dans la rapidité des communications ont rapproché les peuples au point qu'aujourd'hui il n'existe plus, du moins théoriquement, de distance terrestre que nous ne puissions parcourir en un jour. Grâce à cet élément technique, venu s'ajouter

de l'OMS doivent être respectés par tous les Etats et par les organisations régionales de l'OMS. La délégation soviétique exprime l'espoir que la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé soutiendra Cuba dans sa protestation. La paix et la co- existence pacifique des Etats sont indispensables pour la solution de tous nos problèmes,

aux considérations purement humanitaires et à la solidarité universelle en vue du bien commun, l'activité

de l'OMS ne connaît ni préjugés ni frontières et ses bienfaits s'étendent au monde tout entier. L'éradication d'un certain nombre de maladies, telles que le paludisme, la variole et la fièvre jaune, ne serait pas réalisable si notre organisation n'était universelle. Et comme la santé ne se limite pas à l'absence de maladie,

notamment les problèmes de santé et de médecine, et elles sont un préalable à notre action d'aujourd'hui comme à nos plans constructifs pour l'avenir. L'Union soviétique est intimement convaincue de cette nécessité patente. Le nouveau programme que notre Parti

a adopté l'année dernière à son XXe Congrès, nos plans de développement économique, scientifique et culturel pour les prochaines années et pour un avenir plus lointain reposent sur l'hypothèse que le monde

vivra sans guerre. Les perspectives de paix nous permettent de dresser actuellement un programme pratique de réformes socio- économiques et médicales qui s'étend sur vingt ans et vise à prévenir et à éliminer

mais qu'elle implique un état de bien -être physique, mental et social, notre organisation a élaboré autant de programmes qu'il était possible pour atteindre ce noble but. Les pays d'Amérique, pays frères unis par des liens indissolubles, s'appliquent dans la mesure de leurs capacités, sous la direction avisée du Bureau sanitaire panaméricain, qui est le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, à s'assurer un développement économique allant de pair avec leur progrès social. Nous sommes optimistes, non seulement en raison des résultats encourageants déjà obtenus, mais surtout

106

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

à cause des perspectives favorables de l'heure présente,

qui peuvent s'améliorer encore dans un avenir très proche. Ces éléments positifs sont, d'une part, la conscience qu'ont les autorités et la population des problèmes sanitaires sous leur triple aspect de prévention de la maladie, de promotion de la santé et, si besoin est, de son rétablissement, et, d'autre part, l'assistance technique et économique qu'accordent les

La poliomyélite n'est pas endémique. Sur seize millions d'habitants, on enregistre chaque année de 80 à 100 cas nouveaux. La réadaptation des malades se pratique à l'Institut R000sevelt et nous avons organisé la vaccination des habitants de quelques -unes des villes les plus importantes. Hépatite. La fréquence de cette maladie à virus, dont

Nations Unies par l'intermédiaire de l'OMS, du FISE et de la FAO, ainsi que le programme de l'Alliance pour le Progrès préconisé par ce grand démocrate et homme plein de jeunesse qu'est M. John

l'épidémiologie est encore mal connue, a augmenté en Colombie. On rencontre également des cas d'encéphalite à virus, affection dont l'incidence s'accroît.

F. Kennedy, Président des Etats -Unis, programme qui permettra à chaque pays, grâce à une assistance technique et à des crédits fournis de l'extérieur, de mener à bien la planification et l'exécution des programmes nécessaires pour accélérer son développement sur tous les fronts. Le Rapport annuel de notre Directeur général, en qui le monde entier a reconnu l'un des grands servi-

La trypanosomiase américaine ou maladie de Chagas paraît très fréquente en Colombie. Nous poursuivons les études entreprises en vue de mieux

circonscrire le problème et de mettre au point un programme d'éradication. Nous n'avons pas de programmes spécifiques pour la lutte contre l'ankylostomiase et les autres helmin-

thiases si répandues sous les tropiques, mais nous nous employons activement à réaliser les conditions indispensables à l'élimination de ces maladies, c'est à -dire l'assainissement et l'éducation sanitaire. Lèpre. Un groupe de spécialistes dirigent les dispensaires dermatologiques qui ont été établis dans les zones où sévit la maladie pour assurer le diagnostic précoce et le traitement immédiat des cas, afin d'éviter les invalidités. Dans les deux léproseries, comptant au total 5000 malades, dont la plupart sont invalides, on pratique des traitements médico- chirurgicaux et

teurs de la cause de la santé universelle, expose

clairement, à l'aide de données techniques, un grand nombre de problèmes sanitaires auxquels se heurte aujourd'hui l'humanité. Permettez -moi de suivre l'exemple des orateurs qui m'ont précédé et de vous décrire brièvement la situation de mon pays. Le paludisme, tout d'abord. En 1958, nous avons lancé notre campagne d'éradication et nous en sommes actuellement au huitième et dernier cycle de pulvéri-

sations. La fréquence de la maladie a diminué de plus de 80 %. Or, les neuf dixièmes du territoire sont dans la zone qu'on peut appeler impaludée, située en-

dessous de 1700 mètres d'altitude, et où habite la majorité des seize millions de Colombiens. Variole. Alors qu'en 1955 le nombre des cas était de l'ordre de 8 000, en 1961 on n'en a enregistré que

physiothérapiques afin d'enrayer l'évolution de la maladie et de faciliter la réadaptation des malades. Nous sommes persuadés que, vu l'orientation de la campagne antilépreuse et les progrès de la chimiothérapie, cette ancienne maladie qui remonte à l'époque biblique ne posera plus de problème à la prochaine génération. Tous ces progrès accomplis dans la lutte contre les maladies transmissibles ne nous satisfont plus quand nous tournons nos regards vers la tuberculose.

16, provenant tous des régions où la campagne de vaccination n'était pas encore terminée. Nous procédons actuellement à la consolidation des résultats; nous espérons que nous n'aurons plus à diagnostiquer un seul cas à l'avenir et que nous pourrons considérer comme réalisée l'éradication de cette maladie. Fièvre jaune. Nous croyions avoir éliminé Aëdes aegypti, mais il est réapparu à Cúcuta, ville frontière où nous poursuivons actuellement les opérations, en vue d'assainir définitivement le territoire national. Pian. Cette maladie était endémique sur les côtes atlantique et pacifique; depuis plusieurs mois on n'a pas notifié de cas nouveaux. Nous considérons l'éradication du pian comme acquise. Diphtérie, coqueluche et tétanos. La vaccination contre ces trois maladies se pratique systématiquement; on observe sporadiquement des cas isolés de chacune d'entre elles. La fièvre typhoïde figure également parmi les endémies presque entièrement disparues.

L'incidence accrue de cette maladie nous a obligés - avec l'aide de l'OMS - à modifier nos techniques de lutte, tant du point de vue épidémiologique que

espérons que la réorganisation de la campagne donnera de bons résultats. Pour ce qui est des maladies vénériennes, nous avons enregistré dernièrement une augmentation de l'incidence de la syphilis et de la blennorragie, ce qui nous a poussés à reviser nos programmes - là encore

sur le plan du diagnostic et du traitement. Nous

avec le concours de l'OMS - afin d'en accroître l'efficacité.

La Colombie possède un laboratoire central pour la fabrication de vaccins et nous envoyons du vaccin antiamaril aux pays qui nous en demandent. Hygiène du milieu. Le Rapport annuel du Directeur général mentionne l'assistance technique fournie par l'OMS pour le financement du système d'approvision-

Le typhus exanthématique, dont les épidémies étaient si meurtrières, ne présente plus qu'un intérêt historique.

nement en eau de la ville de Cúcuta. C'est là une raison de plus, pour mon pays, d'éprouver un sentiment de gratitude envers l'Organisation. Notre gouvernement a également mis au point un plan visant à fournir de l'eau potable en quantité suffisante à toutes les villes et localités qui en sont encore dépourvues. Nous procédons en même temps aux travaux néces-

En ce qui concerne les zoonoses, seule la rage

pose un problème de santé publique; la brucellose, la leptospirose, l'hydatidose, etc., sont pratiquement inconnues.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

107

saires pour assurer l'évacuation satisfaisante des

excreta, ainsi que pour construire davantage de logements et améliorer l'habitat. Grâce aux crédits reçus des Etats -Unis et aux efforts consentis par les Colombiens, nous pourrons, à bref délai, mener à bonne fin nos programmes d'hygiène du milieu. Services de santé publique. L'organisation sanitaire

réadaptation en cas d'invalidité). Les réalisations de la Colombie en matière de santé publique sont dues

aux multiples efforts qu'ont déployés, sur le plan scientifique et économique, le Gouvernement colom-

et l'action de santé se poursuivent dans les zones urbaines et rurales par l'intermédiaire des districts sanitaires intégrés où travaillent des équipes de spécialistes de la santé publique : médecins, ingénieurs, infirmières, nutritionnistes, assistantes sociales, statis-

bien, le Gouvernement des Etats -Unis, qui nous a aidés dans le cadre du Programme du Point IV, et les Nations Unies, par l'intermédiaire du FISE, de la FAO et de l'Organisation panaméricaine de la Santé, que dirige le D* Horwitz, dont la pensée claire, le très grand savoir et le dévouement constant aux peuples d'Amérique sont bien connus.

Je ne voudrais pas terminer sans dire un mot

ticiens, éducateurs sanitaires, techniciens de laboratoire et dentistes. L'OMS a assuré la formation d'une partie du personnel et elle nous a aidés à mettre au point les programmes. La malnutrition, qui est une grave menace pour la santé publique, fait l'objet de programmes spéciaux connus sous le nom de « PINA » (programmes intégrés de nutrition appliquée). Exécutés en collabo-

d'une question que plusieurs délégués ont déjà abordée

et qui risquerait de laisser une impression fausse si certaines précisions n'étaient pas apportées. Je viens d'assister à la réunion du Comité exécutif de l'Organisation panaméricaine de la Santé, à Washington, et je tiens à souligner qu'on y a approuvé

tous les programmes de santé publique relatifs à Cuba. Si le gouvernement marxiste- léniniste de Cuba

ration avec les Nations Unies, l'OMS, la FAO et le FISE, ces programmes ont pour but de combattre et de prévenir les syndromes pluricarentiels. Le personnel médical et paramédical est formé en Colombie dans sept écoles de médecine et une école de santé publique, six écoles d'infirmières et une école

d'infirmières de la santé publique, quatre écoles dentaires, une de génie sanitaire et une de diététique.

Les autres spécialistes de la santé publique sont

est exclu de la communauté américaine, cela n'a eu aucune répercussion sur le plan sanitaire. Le Gouvernement des Etats -Unis finance 66 % du budget de l'Organisation panaméricaine de la Santé et les programmes destinés à Cuba ont été approuvés sans un seul vote négatif. Par ailleurs, chaque fois qu'on le lui a demandé, le Gouvernement colombien a envoyé du vaccin antiamaril à Cuba, même depuis l'installation du gouvernement marxiste -léniniste.

formés à l'étranger. Des cours permanents de perfectionnement sont organisés à l'intention du personnel auxiliaire. En dépit de tout cela, la spécialisation du personnel dans les divers domaines de la santé publique

Nous qui, avec tous les autres pays du continent américain, hormis Cuba, sommes profondément attachés à la véritable démocratie, nous considérons en effet que la santé ne connaît ni frontières ni préjugés. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

demeure une nécessité de premier rang. La fabrication des vaccins et les recherches sur les vaccins se font à l'Institut national de la Santé. Le Ministère de la Santé publique comprend une section de biostatistique et il existe aussi, à l'échelon central, un département administratif de statistique. Pour consolider les progrès réalisés dans le domaine de la santé publique, nous disposons d'un système de sécurité sociale intégrale (prestations, capitalisation,

D* de Angulo. Messieurs, il y a encore treize orateurs inscrits. Le Directeur général a -t -il une déclaration à faire ? Dans la négative, je prononce la clôture de la séance.

La séance est levée à 18 h.

10.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

Mercredi 16 mai 1962, 9 h. 30 Président: D* S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

L'Assemblée de la Santé siège en séance privée pour examiner les questions suivantes:

2) Deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

1) Deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget;

L'Assemblée de la Santé reprend ses travaux en séance publique à 9 h. 50.

108

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

1.

Deuxième rapport de la Commission du Programme

4.

et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : L'Assemblée de

Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la

la Santé a approuvé le deuxième rapport de la Com-

mission du Programme et du Budget, oa figure le texte d'une résolution proposant à l'Organisation des Nations Unies les noms de lauréats à qui il conviendrait de décerner les prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche

parole au Dr Schindl, Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui va présenter le troisième rapport de cette commission. Le Dr Schindl (Autriche), Rapporteur de la Commis-

sion de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du troisième rapport de la Commission (voir page 397). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses. La résolution ainsi adoptée sera distribuée ce soir, et la liste des lauréats proposés y sera jointe.

Cette annonce sera faite simultanément au Siège

L'Assemblée est -elle d'avis d'adopter ce rapport? Y a -t -il des observations ?

des Nations Unies à New York et ici à Genève. La liste des noms sera naturellement publiée dans les comptes rendus de la présente Assemblée de la Santé.'

En l'absence d'observations, le rapport est adopté. 5.

2.

Deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Le deuxième

Election des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Nous en venons

rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, avec les deux réso-

lutions qui y figurent, a été approuvé en séance privée. La première résolution modifie le texte du contrat du Directeur général pour ce qui est de son traitement et de ses indemnités. L'autre résolution modifie les traitements du Directeur général adjoint, et des Directeurs régionaux. Le texte de ces résolutions a sera distribué des

à l'examen du point 1.13 de l'ordre du jour - Election des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Vous êtes saisis de deux documents, A15/16 et A15/17, ainsi que d'un document de travail qui vient d'être distribué dans la salle pour faciliter la tâche des délégations. Ce docu-

ment contient une liste indiquant, par Région, les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé qui

Sous -Directeurs généraux

sont ou ont été habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif.

aujourd'hui. 3.

Quatrième rapport de la Commission des Désignations

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la parole au Dr Vannugli, Rapporteur de la Commission des Désignations, qui va donner lecture du quatrième rapport de cette commission, relatif à la désignation du Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

Je crois devoir appeler votre attention sur le document A15/16, Rapport du Bureau de l'Assemblée, 3 dans lequel figure une liste de douze Membres établie conformément à l'article 94 du Règlement intérieur. Conformément à cet article, le Bureau de l'Assemblée recommande à votre choix huit pays qui, à son avis, assureraient, s'ils étaient élus, une répartition équilibrée au sein du Conseil dans son ensemble. J'appelle également votre attention sur le document A15/17, présenté par les délégations de la Fédération de Nigéria, de la République du Cameroun et de la République de Haute -Volta. Quelqu'un désire -t -il prendre la parole à ce sujet? La parole est au délégué de la Fédération de Nigéria. Le Dr MAJEKODUNMI (Nigéria) (traduction de l'an-

Le Dr Vannugli (Italie), Rapporteur de la Commission des Désignations, donne lecture du quatrième rapport de la Commission (voir page 398). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Y a -t -il des observations au sujet de ce rapport ? En l'absence d'observations, le rapport est adopté. Le Dr Layton est élu Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Dr Layton, je vous félicite. i Actes off: Org mond. Santé, 118, 100. 2 Résolutions WHA15.4 et WHA15.5 (Actes off: Org. mond. Santé, 118, 2, 3)

glais) : Monsieur le Président, avant que l'Assemblée ne se prononce sur la recommandation de son Bureau concernant les Etats Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, je me

permets de signaler à l'attention de l'Assemblée le document A15/17, préparé par les délégations de la Fédération de Nigéria, de la République du Cameroun et de la République de Haute -Volta. 3 Voir p. 398.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

109

Je tiens bien à préciser, dès l'abord, que ce document

n'est aucunement présenté dans un esprit d'antagonisme à l'égard des Etats Membres de la Région de la

Méditerranée orientale. En fait, mon pays et son Gouvernement entretiennent les relations les plus cordiales avec tous les pays de cette Région, et nous espérons que ces relations se poursuivront. Ma délégation n'est pas non plus animée d'un sentiment de sectarisme, puisque, comme vous le verrez, certains des pays de la Région de la Méditerranée orientale sont situés en Afrique continentale. Mais nous nous

L'autorité suprême de l'Organisation est l'Assemblée, et je voudrais faire appel à l'Assemblée pour qu'elle veille à ne pas détruire la base sur laquelle notre organisation a fonctionné, et si bien fonctionné. Puisse -t -on ne pas devoir constater que, lorsque nous étions délégués à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, nous avons semé les germes de destruction de l'OMS, parce que nous ne nous sommes pas conformés aux articles qui visent à en assurer le maintien et le bon fonctionnement. Nous ferions pénétrer

ainsi un ver très dangereux dans les fondations de notre organisation et il est incontestable que cela serait

sommes inspirés des intérêts supérieurs de notre organisation, car nous considérons que lorsqu'une institution commence à faire abstraction de ses propres règlements, elle sape ses fondations et marche vers la dissolution.

le commencement de la fin de l'OMS. Je ne doute aucunement moi -même que le discernement des délégués ici assemblés ne les convainque du bien -fondé

de notre thèse, d'après laquelle la Région africaine mérite d'avoir plus de trois membres au Conseil exé-

En tant que médecins, je pense que nous nous accordons tous à considérer que la conscience d'un individu joue, à son égard, un rôle tutélaire, et que lorsqu'un homme persiste à ne pas écouter la voix de sa conscience, il tombe de crime en crime jusqu'à ce que Nemesis se saisisse de lui. Les lois d'un Etat représentent la conscience de cet Etat, et aucun pays ne peut faire fi constamment de ses propres lois sans s'exposer à la confusion et à l'anarchie. Ce qui est vrai d'un Etat l'est encore plus d'une institution internationale telle que la nôtre. Il ne doit y avoir ici que très peu de délégués qui soient trop jeunes pour se souvenir du sort de l'ancienne Société des Nations. Je crois que c'est dans cette même salle qu'un grand Africain a vainement fait appel à la conscience du monde, et à cette époque la Société des Nations a trahi le principe de la sécurité collective. Heureusement, ce qui est en jeu aujourd'hui n'est pas aussi grave que la sécurité collective ou individuelle. Il s'agit seulement

cutif, et je suis sûr que vous repousserez la recommandation qui vous est soumise, afin de permettre à cette Région de bénéficier d'une représentation

adéquate et équitable au Conseil, comme le prévoit l'article 24 de notre Constitution. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie. Je donne la parole au délégué de Madagascar. Le Dr ANDRIAMASY (Madagascar) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le document présenté

par les délégations du Nigéria, du Cameroun et de la Haute -Volta fait état d'une anomalie dans la répartition géographique des sièges au Conseil exécutif. Ma délégation voudrait intervenir dans le même sens et préciser ainsi sa position car, ainsi que le mon-

tre ce document, il existe une règle établie pour la répartition géographique équitable, mais elle ne semble pas toujours respectée. En particulier, il est infiniment regrettable que la Région africaine ne puisse pas occuper les quatre sièges auxquels elle a droit en vertu de la règle dont je viens de vous parler. Cette situation risque de léser notre Région dans ses droits les plus légitimes, et pour longtemps, si l'Assemblée

d'une simple répartition géographique équitable des sièges au Conseil exécutif de notre organisation. Afin de permettre à l'Organisation de fonctionner avec succès et de contrôler efficacement ses activités dans le monde entier, il a été décidé de diviser le globe en Régions. Dans chaque Région, le nombre des Etats Membres est approximativement égal, mais il ne peut y avoir une égalité exacte. Dans la Région africaine,

ne lui accorde pas toute l'attention qu'elle mérite. Au surplus, elle apparaît aux yeux de ma délégation comme un très mauvais exemple, dont la répétition ne saurait être en aucun cas recommandée, car, si nous n'y prenons pas garde, il n'est pas du tout impossible que dans quelques années nous assistions - si j'ose m'exprimer ainsi -à une valse des sièges tellement endia-

nous comptons vingt -deux Etats Membres; sur la base de ce nombre, nous devrions, théoriquement, avoir

une représentation de 4,9 au Conseil exécutif. La Région de la Méditerranée orientale compte dix-sept Etats Membres, qui devraient avoir, théoriquement, une représentation de 3,8 au Conseil exécutif. Je crois,

blée que la notion même de répartition équitable n'aurait plus aucun sens. Il est donc temps de revenir à une plus stricte observation de l'équilibre. C'est pourquoi ma délégation se permet d'insister sur ces raisons pour que, au cours du vote qui suivra

Messieurs les délégués, qu'il n'est pas besoin d'être un Einstein pour savoir que 4,9 se rapproche plus de 5 que 3,8. Si la recommandation soumise à l'Assemblée est acceptée, vous constaterez que la Région africaine ne sera représentée que par trois membres au Conseil

tout à l'heure, le choix des huits Etats appelés à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif puisse tenir compte des droits légitimes de

exécutif, tandis que la Région de la Méditerranée orientale y aura cinq représentants. Il y a là, à mon avis, une injustice flagrante.

l'Afrique et, surtout, que ce choix s'inspire de ce

110

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sens de l'équité dont je me plais à dire ici qu'il a toujours présidé à nos travaux. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Andriamasy. Je donne la parole au délégué de la Norvège. Le Dr EVANG (Norvège) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, dans le document A15/16 qui vous est soumis, vous trouverez le nom de mon pays, la Norvège, sur la liste de douze Membres dont huit seront habilités à désigner une personne devant siéger au Conseil exécutif pendant les trois prochaines années. Puis-je tout d'abord adresser nos remerciements aux pays qui, en suggérant le nom de la Norvège au Bureau de l'Assemblée, ou en votant en sa faveur au Bureau de l'Assemblée, ont aimablement manifesté l'intérêt qu'ils portent à notre élection au Conseil. Cette désignation faite par le Bureau de l'Assemblée constitue pour la délégation de la Norvège une surprise complète, bien qu'agréable. Personne ne nous a consultés et nous ne savons même pas qui sont nos amis si bien intentionnés. En dépit des

désigne un membre du Conseil et son mandat n'expirera que l'année prochaine. Quant à l'Europe, nous ne devrions pas, au stade actuel, insister pour qu'elle ait un membre de plus au Conseil. Nous pensons que, d'après la procédure traditionnelle, l'Union des Républiques socialistes soviétiques et la France sont les Candidats naturels de cette Région. Pour les raisons que je viens de mentionner, la Norvège n'est pas candidate cette année. Nous voudrions

demander à tous ceux qui auraient pu tenir à voter pour nous d'utiliser leur vote dans le sens que je viens d'indiquer. Nous espérons, bien entendu, que les délégations qui désiraient appuyer l'élection de la Norvège voudront bien se prononcer pour nous lors de la pro-

chaine Assemblée mondiale de la Santé, en 1963, époque à laquelle la Norvège sera candidate, selon toutes probabilités. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie. Je donne la parole au délégué de l'Iran. Le Dr RIAHY (Iran) : Monsieur le Président, ma délégation, très touchée de voir figurer le nom de l'Iran dans le document A15/16 proposé par le Bureau à l'examen de l'Assemblée, remercie très sincèrement

intentions les plus amicales, un pays proposé ainsi contre sa volonté pourrait, dans certaines circonstances

défavorables, se trouver placé dans une situation assez délicate, et peut -être assez difficile à décrire. Si vous le permettez, Monsieur le Président, je me hasarderai à employer le ton de la plaisanterie en disant qu'un tel pays pourrait se trouver dans une situation assez voisine de celle d'une tomate pourrie lancée à quelqu'un, sans que l'on sache exactement qui l'a lancée et à qui elle était destinée. Puis -je

les délégations qui nous ont fait confiance en nous proposant pour le Conseil exécutif. Etant donné que mon gouvernement n'avait nullement l'intention de présenter sa candidature au cours de cette année et que, d'autre part, la Tunisie est à

très juste titre candidate de notre Région, je prie Messieurs les délégués de bien vouloir accorder leur voix à la Tunisie qui, une fois élue, contribuera très efficacement, nous en sommes certains, aux travaux du Conseil. Je ne répondrai pas ici à la question très délicate soulevée par l'honorable délégué du Nigéria mais, encore une fois, je demande aux délégués de voter pour la Tunisie et, de même que l'honorable délégué de la Norvège pour son propre pays, nous poserons notre candidature l'année prochaine. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

maintenant, en ce qui concerne l'autre

document dont vous êtres saisis - document A15/17 - souligner que, de l'avis de ma délégation, la Région africaine, compte tenu du nombre de ses Membres, est à l'heure actuelle insuffisamment représentée. Comme certains de vous se le rappelleront sans doute,

mon pays a toujours soutenu deux principes, en ce qui concerne la composition du Conseil exécutif : le premier est, naturellement, l'équité de la répartition géographique, et le second la représentation par roulement, qui donne à tous les pays l'occasion la plus rapprochée possible de désigner une personne devant

cie, Dr Riahy. Je donne la parole au délégué du Cameroun. Le Dr TCHOUNGUI (Cameroun) : Monsieur le Pré-

siéger au Conseil. Nous voyons là un argument de plus pour que l'on permette aux pays qui ont accédé récemment à l'indépendance de désigner une telle personne aussitôt que possible. Nous avons, en con-

sident, Messieurs les délégués, je serai très bref. L'honorable délégué du Nigéria, co- signataire du document A15/17, a dit l'essentiel de ce que je veux répéter ici.

séquence, eu aussi le sentiment, pour ce qui nous touche personnellement, que le groupe des cinq pays

nordiques - Danemark, Finlande, Islande, Suède et Norvège - devrait, si possible, avoir constamment un siège au Conseil exécutif. Malheureusement, l'Assemblée ne s'est pas toujours montrée disposée à se

Je désire appuyer en séance plénière le document A15/17 qui a été distribué à Messieurs les délégués au sujet des recommandations faites par le Bureau de l'Assemblée pour l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Ma délégation déclare ne pouvoir soutenir les recommandations du Bureau de l'Assemblée, car il est évident

rallier à cette thèse et, pendant quelques années, aucun des cinq pays du nord de l'Europe n'a eu de siège au Conseil. A l'heure actuelle toutefois, l'Islande

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

111

que les noms des huits Etats Membres présentés par le Bureau ne donnent pas une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif. La Région comprend vingt -deux Etats Membres, chiffre égal à celui des Amériques, et tandis que les Amériques disposeront de cinq sièges au Conseil exécutif, l'Afrique, elle, ne disposera que de trois sièges. Par contre, l'Asie du

Le Dr DOLO (Mali) : Monsieur le Président, honorables délégués, ma délégation voudrait dire clairement et nettement qu'elle s'associe aux protestations élevées contre les propositions du Bureau de l'Assemblée au sujet du choix des huit pays habilités à dési-

gner des membres du Conseil exécutif. Aussi félicite -t -elle vivement les délégations du Cameroun, du

Sud -Est, qui ne groupe que sept Etats Membres, disposera de deux sièges et la Méditerranée orientale, qui ne compte que dix -sept Membres, obtiendra cinq

Nigéria et de la Haute -Volta, qui ont bien voulu attirer l'attention de l'Assemblée sur cet acte de viola-

tion flagrante de l'article 24 de la Constitution de notre organisation. Mais une question se pose à ma conscience, et je ne puis manquer de la livrer à cette docte Assemblée. Cette violation de l'article 24, qui dit bien clairement que la répartition géographique des sièges au Conseil exécutif devra être équitable, cette violation est -elle préméditée et volontaire ? A -t -on pensé, peut -être, que ces vingt -deux jeunes Etats, en pleine crise de croissance, s'accommoderaient volontiers de la situation de mineurs dans laquelle on voudrait les placer ? Monsieur le Président, honorables délégués, vous savez tous avec quel enthousiasme, quelle confiance, quels espoirs, les Etats africains nouvellement indépendants ont adhéré à cette organisation. Confiants en l'application impartiale des textes organiques parce

sièges. N'est -ce pas là une situation paradoxale et totalement inadmissible ?

En conséquence, ma délégation demande à l'Assemblée : 1) de ne pas suivre les recommandations du Bureau ; 2) de veiller à ce qu'une répartition géogra-

phique plus équitable des sièges soit proposée; 3) de

de faire en sorte que les sièges attribués à chaque Région soient uniquement mis en compétition entre les Membres de la Région considérée. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Tchoungui. Je donne la parole au délégué du Dahomey. Le Dr GANGBO (Dahomey) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, ie vous remercie de l'honneur que vous me faites, Monsieur le Président, en m'of-

que novices encore quant aux subtilités diplomatiques qui en déforment le sens, c'est avec leurs droits

frant l'occasion d'exprimer librement et sans aucun complexe mon point de vue sur la liste qui nous est soumise et qui a trait à la désignation des membres du Conseil exécutif.

et leurs devoirs, tous les droits et tous les devoirs, qu'ils voudraient apporter leur concours, certes bien maigre, au fonctionnement de l'Organisation mondiale

Avec votre permission, Monsieur le Président, je rappellerai - vous vous en souvenez mieux que moi sans doute - je rappellerai, dis-je, qu'à New Delhi, il y a un an de cela, les Etats africains avaient applaudi à l'initiative de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé qui, sur la recommandation du Conseil exécutif, avait décidé d'amender les textes alors en vigueur afin de favoriser une plus juste représentation des nou-

de la Santé. Il faudrait que l'Assemblée, jalouse des principes d'équité qui ont guidé et guident encore ses débats, sans discrimination aucune, de couleur, de nationalité, de race, de condition économique et sociale, poursuive la voie qu'elle s'est tracée. Les Etats africains, certes encore jeunes, mais cependant pleinement conscients de leurs obligations et de leurs droits, ne sauraient se taire devant la frustration de ces droits. Pour la sérénité de nos débats, pour le prestige

veaux Membres ou, pour être plus direct, une plus juste représentation des Etats africains. Or, aujourd'hui, la Région africaine, qui est représentée à l'OMS

par vingt -deux Etats, ne comptera hélas au Conseil exécutif que trois membres au lieu de cinq, si la recom-

de notre organisation, que nous voudrions toujours ouverte à tous les pays, ma délégation voudrait faire appel à l'opinion de cette docte Assemblée pour un juste rétablissement de ces droits par une stricte appli-

mandation que vous nous soumettez est adoptée. Je ne voudrais pas penser qu'il s'agit là d'une injustice consciente, ni que notre état de sous -développement ait pu jouer un rôle. Je veux plutôt croire à une erreur dont la réparation ne pourra que raffermir la foi que les Etats en voie de développement ont en l'OMS. Je suis convaincu que vous ne permettrez pas que l'Afrique soit frustrée de ses droits. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cation de la Constitution que nous nous sommes donnée.

Par la même occasion, et peut -être pour donner moins de travail à cette docte Assemblée, je voudrais dire aussi aux honorables délégués ici présents, que la République du Mali n'est pas candidate aux élections

qui auront lieu tout à l'heure. Ma délégation tient cependant à remercier les honorables délégués qui ont

bien voulu proposer sa candidature au Bureau. Elle

les remercie pour l'intérêt qu'ils ont porté à notre pays et espère que ces voix amies iront aux deux pays d'Afrique, le Sierra Leone et Madagascar.

cie Dr Gangbo. Je donne la parole au délégué du Mali.

112

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Dolo. Je donne la parole au délégué du Sierra Leone. M. CLARKE (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) :

m'associe pleinement aux opinions exprimées par les délégués du Nigéria, du Mali et de tous les autres pays africains.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, ma délégation appuie vivement le document présenté par

la délégation du Nigéria et les délégations qui s'y sont associées.

Je ne me propose pas de revenir sur ce qui vous a déjà été exposé d'une façon si claire. On s'est déjà référé à l'article 24, qui régit la composition du Conseil exécutif. Je tiens à appeler votre attention, Monsieur le Président, sur l'article 28, qui définit les fonctions du Conseil. Ma délégation a pris tout spécialement note des alinéas e) et i), dans la mesure où ils concernent l'Afrique. On ne saurait mettre en doute le fait que les problèmes sanitaires de l'Afrique sont urgents et pressants - si urgents et si pressants que la proposition présentée de façon si lucide par la délégation du Nigéria ne saurait manquer, semble -t -il, d'être prise en considération. Alors que, normalement, ma délégation soutient en séance plénière les propositions présentées par le Bureau de l'Assemblée, dans le cas présent, nous nous voyons obligés de nous dissocier de cette recommandation particulière et nous espérons bien que le document A15/17, en date du 14 mai, recevra le soutien qu'il mérite si largement. Enfin, je tiens dernier délégué paroles très aimables et flatteuses qu'il a prononcées à l'égard de mon pays. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

Notre organisation est toujours citée comme une institution modèle des Nations Unies. Aujourd'hui, nous voilà devant une erreur, pour ne pas dire une injustice. Au Conseil exécutif, la Région des Amériques, avec ses vingt -deux Membres, a cinq sièges ; la Région de la Méditerranée orientale, avec ses dix sept Membres, a cinq sièges, et la Région africaine, avec ses vingt -deux Membres, n'a que trois sièges. Cette situation n'est -elle pas en contradiction flagrante avec l'article 24 de notre Constitution qui dit que l'Assemblée de la Santé choisit, compte tenu d'une répartition géographique équitable ? Je voudrais attirer l'attention de l'Assemblée sur le

fait que, si elle adopte le point de vue du document A15/17 présenté par les délégations de la Fédération de Nigéria, de la République fédérale du Cameroun et de la République de Haute -Volta, l'erreur dont j'ai parlé ci- dessus ne sera réparée qu'en partie, car elle ne donnerait à la Région africaine que quatre sièges au Conseil exécutif; il y aurait donc dans l'avenir encore un siège à obtenir. C'est ptur cela que je fais appel à votre conscience, à votre justice, à votre esprit d'équité pour que tous les jeunes Etats africains faisant partie de l'Organisation mondiale de la Santé ne soient pas déçus par cette contradiction avec l'article 24 de la Constitution, car c'est dans un esprit de justice dans le monde que ces

jeunes Etats sont venus à l'Organisation mondiale de la Santé, où la dignité humaine, la dignité des Etats, est respectée. C'est pour cela que nous vous demandons,

cie, Monsieur Clarke. Je donne la parole au délégué du Libéria. Le Dr BARCLAY (Libéria) (traduction de l'anglais) :

Messieurs les délégués, de rétablir la situation en faveur de l'Afrique qui, vous le savez tous et le dites vous- mêmes, n'est pas un continent diminué. Ce n'est donc pas le sous -développement qui met un Etat dans une situation inférieure et c'est pour cela que nous

Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

le

délégué de la Fédération de Nigéria a fort bien exposé la question, et je pense qu'il ne serait d'aucune utilité que je répète ce qui a déjà été dit. Ma délégation tient à déclarer que l'adoption de la liste recommandée par le Bureau de l'Assemblée en vue des élections au Conseil exécutif constituerait une infraction flagrante à la disposition de la Constitution qui exige que la repré-

faisons appel à votre conscience d'homme. Nous comptons sur cette conscience, Messieurs, pour que vous corrigiez une partie seulement de l'erreur qui a été commise et je pense que, dans les années à venir, vous ferez encore mieux en nous faisant récupérer notre cinquième siège. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

sentation au Conseil soit assurée sur la base d'une répartition géographique équitable; par conséquent, sans m'étendre sur ce point, je tiens à dire que ma délégation appuie de tout coeur les propositions contenues dans le document A15/17 présenté par les délégations du Nigéria, du Cameroun et de la Haute -Volta. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Lambin. Y a -t -il d'autres orateurs ? Je donne la parole au délégué du Congo (Brazzaville). M. KINZOUNZA (Congo, Brazzaville) : Monsieur

le Président, Messieurs les délégués, je ne voudrais pas revenir sur tout ce que mes camarades ont déjà dit;

cie. Je donne la parole au délégué de la Haute -Volta. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) : Monsieur le Prési-

dent, après les nombreuses interventions des pays africains qui m'ont précédé, je serai très bref car je

je voudrais tout simplement l'appuyer. Après ce qui vient d'être dit sur le droit des Etats africains au Conseil exécutif, la République du Congo (Braazaville) ne peut qu'appuyer avec force le point de vue général. Je ne vous rappellerai pas les articles qui, en la cir-

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

113

constance, régissent notre assemblée. Monsieur le Président, la République du Congo (Brazzaville) ne demande pas à cette assemblée d'être bonne mais d'être juste. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

ciecie, Monsieur Kinzounza. Quelqu'un d'autre désire-t-il prendre la parole ? Je donne la parole au délégué du Ghana. Le Dr ROBERTSON (Ghana) (traduction de l'anglais) :

tion, les pays d'Amérique ont protesté, ont sollicité et ont obtenu une représentation appropriée en pourcentage au Bureau de l'Assemblée et au Conseil exécutif, proportionnellement au nombre de Membres de l'Organisation qu'ils représentent. Maintenant que les pays d'Afrique ratifient la Constitution à un rythme de plus en plus rapide, comme l'ont fait les pays d'Amé-

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, bien des protestations se sont élevées contre la recommandation faite à l'Assemblée par le Bureau au sujet de la liste de Membres qui doit être établie en vue des élections au Conseil exécutif. Je ne voudrais pas empiéter sur le temps de l'Assemblée, mais j'aimerais, à l'appui des déclarations que viennent de faire d'autres délégués de la Région africaine, me rallier à tout ce qui a été dit

rique pendant la première phase de l'Organisation, les pays d'Afrique ne sont pas disposés à avoir au Conseil exécutif un siège de moins que ce à quoi ils ont droit d'après leur nombre. Ma délégation tient à ce que l'Assemblée mondiale

de la Santé ne crée pas un dangereux précédent. Je suggère donc que, dans cette première élection permanente au Conseil exécutif élargi, nous établissions le

principe d'une répartition géographique équitable, seule mesure qui, à mon avis, soit susceptible de donner satisfaction à toutes les Régions. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

et rappeler à l'Assemblée les discussions qui ont eu lieu lors de précédentes Assemblées de la Santé sur la question des élections au Conseil. Je tiens notamment, Monsieur le Président, à attirer l'attention des délégués sur les débats qui ont été consacrés pendant la Douzième Assemblée mondiale de la Santé à l'accroissement du nombre des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Les délégués de la Région africaine avaient alors accepté que le nombre des membres du Conseil exécutif fût porté de dix -huit à vingt -quatre, mais en même temps ils avaient fait consigner au procès verbal que la répartition des sièges nouveaux devrait se conformer à l'esprit et à la lettre de la Constitution, c'est -à -dire correspondre à une répartition géographique équitable. Les Membres qui ont proposé ou appuyé la modification de la Constitution ont déclaré catégoriquement que la raison pour laquelle ils demandaient cette modification était que le nombre des Membres de l'Organisation s'était considérablement accru. Ma délégation en convient, parce que c'est exact, et que nous pouvons le prouver par des chiffres. Si nous

Dr Robertson. Y a -t -il d'autres orateurs ? Je donne la parole au délégué de l'Arabie Saoudite. Le Dr AL- HAGERY (Arabie Saoudite) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi de prononcer quelques brèves paroles. L'Arabie Saoudite a volontairement renoncé, cette année, à son siège au Conseil exécutif en faveur de

la République de Tunisie. La délégation de l'Arabie Saoudite tient à remercier toutes les délégations qui voteront en faveur de la Tunisie et appuieront sa candidature, ainsi que tous les pays qui avaient promis ou manifesté l'intention de voter pour l'Arabie Saoudite avant qu'elle se soit retirée. J'ai, en outre, le grand plaisir de solliciter leur appui pour l'avenir. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

cie, Dr Al- Hagery. Je donne la parole au délégué de l'Equateur. Le Dr MONTALVAN (Equateur) (traduction de l'espagnol) : Monsieur le Président, Messieurs les délé-

gués, je me permets de monter à la tribune parce qu'au cours de leurs dernières interventions les délégués des pays africains ont expressément mentionné la représentation dont dispose la Région des Amériques au Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé. Je voudrais faire remarquer que si les Amériques

nous demandons quelle est la principale cause de cet accroissement, nous constaterons que c'est l'Afrique. Nous estimons, par conséquent, que tout élargis-

sement de la composition du Conseil exécutif doit sans aucun doute se refléter dans la représentation de cette Région. La seule équité voudrait donc que la représentation de cette Région au Conseil passe de trois à quatre membres. Cette suggestion est conforme au principe d'une répartition géographique équitable des membres du Conseil. Dans ces conditions, une

disposent effectivement de cinq représentants au Conseil exécutif, cette représentation est rigoureuse-

ment conforme au principe de la répartition géographique. Il faut en effet se rappeler que l'Amérique constitue à elle seule tout un hémisphère; qu'elle

Région devra sacrifier un siège qu'elle occupe au Conseil exécutif.

Les propositions tendant à accroître le nombre de membres du Conseil exécutif, Monsieur le Président, remontent à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé. Pendant les premières années de l'Organisa-

groupe en fait deux continents reliés, pourrait -on dire, par un troisième continent; qu'outre sa partie continentale, elle comprend une partie insulaire importante, et qu'elle compte vingt -deux pays possédant une longue tradition de l'action sanitaire inter-

114

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nationale, puisqu'ils ont créé la première institution de cette nature qui existe dans le monde, à savoir l'Organisation panaméricaine de la Santé. Sans vouloir critiquer le désir, si bien exprimé par les représentants des pays africains, d'être plus fortement représentés au Conseil exécutif, j'ai cru bon qu'un représentant des Amériques viennent rappeler

Il convient maintenant, Monsieur le Président, de nous reporter au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé et à ses articles 92, 94 et 97, qui figurent aux pages 122 et 123 du même recueil des Documents fondamentaux, douzième édition, en commençant par l'article 92 : A chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, les Membres habilités à désigner des person-

l'attention sur le principe d'équité et de justice en vertu duquel les Amériques disposent depuis un certain temps de ses cinq sièges au Conseil exécutif. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remer-

nes devant faire partie du Conseil sont élus conformément aux articles 18 b), 24 et 25 de la Constitution.

cie. Quelqu'un désire -t -il prendre la parole ? Comme

personne ne désire prendre la parole, nous allons procéder à l'élection des huit Etats Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. L'élection se fera au scrutin secret. Permettez moi de vous rappeler les noms des huit Membres dont le mandat expire à la fin de cette année : dans la Région africaine, le Nigéria; dans la Région des Amériques, le Chili, le Pérou et le Venezuela; dans la Région de

L'article 94 s'applique : Le Bureau de l'Assemblée, compte tenu des dis-

positions du chapitre VI de la Constitution, de l'article 92 et des suggestions qui lui sont faites par les Membres, désigne douze Membres et en dresse la liste. Cette liste est transmise à l'Assemblée de la Santé vingt -quatre heures au moins avant

l'Asie du Sud -Est, le Népal; dans la Région européenne, l'Irlande et le Luxembourg; dans la Région de la Méditerranée orientale, le Soudan. Dans la Région du Pacifique occidental, il n'y a pas de Membres sortants. Je donne la parole au Dr Dorolle. Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint : Mon-

qu'elle ne se réunisse pour l'élection annuelle des huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil. Le Bureau de l'Assemblée recommande les noms

de huit Membres figurant sur cette liste qui, de l'avis dudit Bureau, réaliseraient, s'ils venaient à être élus, un Conseil comportant dans son ensemble une distribution équilibrée. L'article 95 :

sieur le Président, vous m'avez demandé de lire les articles constitutionnels ou réglementaires qui s'appliquent au vote. Le premier est l'article 18 b) de la Constitution, qui se trouve à la page 6 de la douzième édition des Documents fondamentaux. Il est ainsi libellé : Les fonctions de l'Assemblée de la Santé consis-

tent à :... b) élire les Etats appelés à désigner une personnalité au Conseil. L'article 24 de la Constitution s'applique également.

Il se trouve à la page 8 du même recueil des Documents fondamentaux et il stipule : Le Conseil est composé de vingt -quatre personnes,

L'Assemblée de la Santé élit au scrutin secret, parmi les Membres désignés conformément aux dispositions de l'article 94, les huit Membres habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil. Les candidats obtenant la majorité requise sont élus. Si, après cinq tours de scrutin, un ou plusieurs sièges restaient encore à pourvoir, il ne serait pas procédé à un tour de scrutin supplémentaire. Le Bureau de l'Assemblée serait alors requis de soumettre des propositions de candidats pour les sièges restant à pourvoir, conformément à l'article 94, le nombre de candidats ainsi désignés ne devant pas excéder le double du nombre des

désignées par autant d'Etats Membres. L'Assemblée de la Santé choisit, compte tenu d'une répartition géographique équitable, les Etats appelés à désigner un délégué au Conseil. Chacun de ces Etats enverra au Conseil une personnalité technique-

sièges restant à pourvoir. Des tours de scrutin supplémentaires auront lieu pour les sièges restant

à pourvoir et les candidats obtenant la majorité requise seront élus.

Si, après trois tours de scrutin, un ou plusieurs sièges

ment qualifiée dans le domaine de la santé, qui pourra être accompagnée de suppléants et de conseillers.

restaient encore à pourvoir,

le candidat

obtenant au troisième tour de scrutin le plus petit nombre de voix sera éliminé et un nouveau tour de scrutin interviendra, et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les sièges aient été pourvus.

La première phrase de l'article 25 de la Constitution, qui se trouve à la même page 8 des Documents fondamentaux, douzième édition, s'applique également. Cette phrase est la suivante :

Dans tout scrutin qui aura lieu en vertu des dispositions du présent article, il ne sera pris en consi-

Ces Membres sont élus pour trois ans et sont rééligibles.

dération aucune désignation autre que celles qui auront été faites conformément aux dispositions de l'article 94 du présent article.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

115

L'article 96 :

Pour les élections régies par les dispositions de l'article 95 les Membres sont tenus de voter à chaque

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres ci -après étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais, en commençant par la Finlande. Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute -Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie,

tour de scrutin pour un nombre de candidats égal au nombre de sièges à pourvoir et tout bulletin non conforme à cette disposition sera nul.

Il ne serait pas inutile de citer dès maintenant l'article 97 qui pourrait avoir à s'appliquer : Si, lors des élections effectuées conformément à l'article 95, deux ou plusieurs candidats obtenaient un nombre égal de voix, créant ainsi une situation

Japon, Jordanie, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle Zélande, Pakistan, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe

ne permettant pas de déterminer lequel doit être proclamé élu au siège ou aux sièges vacants, les scrutins concernant ces candidats seraient déclarés sans résultat et, en conformité des dispositions de

Unie, République Centrafricaine, République de Corée, République du Viet -Nam, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume -Uni de

l'article 95, il serait procédé à autant de tours de scrutin ultérieurs que nécessaire.

Monsieur le Président, j'ai terminé la lecture des textes constitutionnels et réglementaires qui s'appli-

Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tanganyika, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï-

quent à l'élection à laquelle vous allez procéder. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Pour éviter

lande, Togo, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela, Yémen, Yougoslavie, Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie,

tout malentendu, je tiens à souligner qu'il y a lieu de choisir huit noms parmi les douze noms suivants proposés par le Bureau de l'Assemblée : Canada, Ceylan, Colombie, France, Haïti, URSS, Madagascar, Tunisie, Sierra Leone, Iran, Norvège, Mali. Vous avez tous entendu que l'Iran, la Norvège et le Mali nous ont demandé de ne pas voter pour eux. Nous ne pouvons inscrire que les noms des Etats Membres dont je viens de lire la liste. Les bulletins de vote portant les noms de plus ou moins de huit pays, et ceux où figureront les noms de pays non compris dans la liste de douze établie par le Bureau de l'Assemblée, seront considérés comme nuls. Pour faciliter votre tâche, on a distribué des bulle-

Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cam-

bodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte -d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, El

Salvador, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fédération de Malaisie. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Toutes les délé-

tins de vote portant huit carrés. Vous êtes priés d'écrire le nom d'un pays dans chaque carré. Les pays seront appelés à la tribune dans l'ordre alphabétique. Je tire maintenant au sort la lettre indiquant la délégation par laquelle commencera le vote. L'Iran, la Norvège et le Mali nous ont demandé de ne pas voter pour eux. Nous allons commencer par la lettre F.

gations ont -elles été appelées à la tribune ? Tel étant le cas, je vais suspendre la séance. Il est difficile de fixer la durée de cette suspension; la sonnette vous indiquera le moment de rentrer dans la salle. La séance est suspendue.

La séance est suspendue de 11 h. 20 à 12 h. 30. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Les résultats

du vote pour l'élection de Membres habilités à dési-

Je dois désigner deux scrutateurs, qui seront le Dr Ammundsen, chef de la délégation du Danemark,

gner une personne devant faire partie du Conseil exécutif sont les suivants :

et M. Saito, de la délégation du Japon. J'invite les scrutateurs à prendre place à la tribune. Les deux scrutateurs prennent place à la tribune. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Si des déléga-

tions n'ont pas reçu de bulletins de vote, je les prie de me le signaler.

Nombre de Membres ayant le droit de voter 102 Absents 3 Abstentions Néant Bulletins nuls Nombre de Membres présents et votants . . 98 Majorité simple requise 50 1

116

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les noms des Etats Membres et le nombre de voix recueillies par chacun d'eux sont les suivants : Canada Ceylan France Haïti Madagascar Union des Républiques socialistes soviétiques Colombie Tunisie Sierra Leone Mali Iran Norvège 98 96 95 94 94 90 88

ÉLIT les Etats suivants comme Membres habilités

à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif :

Canada, Ceylan,

Colombie,

France, Haïti, Madagascar, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Y- a -t -il des observations au sujet de cette résolution ?

En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Je tiens à remercier les scrutateurs.

67 58

2 1 1

Les Membres suivants sont en conséquence élus et habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif : Canada, Ceylan, France, Haïti, Madagascar, URSS, Colombie et Tunisie. Je propose à l'Assemblée d'adopter la résolution suivante :

Etant donné que la trentième session du Conseil exécutif va s'ouvrir le 29 mai 1962, il ne nous reste plus beaucoup de temps, et les Membres qui viennent d'être élus sont priés de communiquer au Directeur général le plus tôt possible les noms des personnes qu'ils entendent désigner pour faire partie du Conseil exécutif. Le Directeur général pourra alors informer officiellement les personnes désignées de la convocation de la trentième session du Conseil et, en même temps, leur enverra les documents préparés en vue de cette session. Le Directeur général désire -t -il pren-

dre la parole ? Le Directeur général n'a pas d'observations à présenter. Nous pouvons lever la séance. La séance est levée.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée,

La séance est levée à 12 h. 35.

HUITIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Mercredi 16 mai 1962, 14 h. 30 Président par intérim: Dr M. K. AFRIDI (Pakistan)

1.

Premier rapport de la Commission du Programme et du Budget Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

mieux. Je dois dire qu'en prenant cet engagement, je ne cours pas grand risque, étant donné que les fonctions de ma charge, bien qu'elles soient très honori-

fiques, ne semblent pas comporter un travail très intense. En tout cas, je n'en apprécie que davantage l'honneur qui m'est fait. Le premier point de notre ordre du jour est l'approbation du premier rapport de la Commission du Programme et du Budget.1 Conformément à l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée, il ne sera pas

La séance est ouverte. Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, le Président m'a prié de le remplacer aujourd'hui. Il est peut -être un peu tard pour revenir sur les élections qui ont eu lieu après l'ouverture de l'Assemblée, lorsque mes collègues et amis ont bien voulu faire à mon pays et à moi -même l'insigne honneur de m'élire comme Vice -Président de l'Assemblée. Je le fais cependant, car c'est la toute première occasion que j'ai de m'adresser à mes amis de

donné lecture de ce rapport, car il a été distribué vingt -quatre heures avant la séance plénière. Le rapport vous est, en conséquence, soumis aux fins d'adoption. Y a -t -il des observations? Puis-je considérer, en l'absence d'observations, que vous êtes disposés à adopter ce rapport ? Le rapport est adopté. 1 Voir p. 399.

l'Assemblée. Je m'empresse donc de mettre cette occasion à profit pour vous remercier tous de la bien-

veillance avec laquelle vous m'avez accordé votre confiance. J'accepte cet honneur en toute humilité, et je m'engage à m'acquitter de mes fonctions de mon

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

117

2.

Premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

tant du budget effectif. En l'absence d'observations, puis -je considérer que vous approuvez cette résolution

Nous avons maintenant à examiner le premier rapport

de la Commission des Questions administratives, fiancières et juridiques.' Ce rapport, conformément à l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée, a également été distribué vingt -quatre heures avant la présente séance plénière. Il n'en sera donc pas donné lecture. J'invite l'Assemblée à adopter le premier pro-

à l'unanimité? La résolution est adoptée, et les dispositions de l'article 67 ont été observées. La troisième résolution concerne les contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? En l'absence

d'observations, je considère que vous êtes disposés à adopter la résolution. Elle est adoptée.

jet de résolution qu'il contient et qui concerne le Rapport financier sur les comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'exercice 1960, et le Rapport du Commissaire aux Comptes. Y a -t -il des obser-

La dernière résolution concerne les additifs au tableau A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962. Y a -t -il des

observations ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que cette résolution est adoptée ? Elle est adoptée.

vations ? En l'absence d'observations, puis -je considérer que vous êtes disposés à adopter cette résolution ? La résolution est adoptée. Dans le même document figure une résolution qui

concerne le Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1961 et le Rapport du Commissaire aux Comptes. Y a -t -il des observations au sujet de cette deuxième résolution ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes disposés à

Maintenant, il nous reste à adopter le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations au sujet de l'ensemble du rapport ? En l'absence d'observations, je déclare le rapport adopté. 4.

Quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

adopter cette deuxième résolution ? La deuxième résolution est adoptée. Il nous reste maintenant à adopter l'ensemble du rapport. Y a -t -il quelque objection à l'adoption de ce rapport? En l'absence d'objections, puis-je considérer que vous êtes disposés à adopter le rapport dans son ensemble ? Le rapport est adopté. 3.

Vous avez aussi devant vous le document A15/26, qui est le quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.8 Le Bureau a transmis ce document à l'Assemblée à la suite d'une décision prise aujourd'hui à midi, étant

donné qu'il importe que ce rapport soit adopté le plus tôt possible. Comme vous le savez, la Commission du Programme et du Budget ne peut aborder les points 2.2.1 et 2.2.2 de l'ordre du jour avant l'adoption, en séance plénière, de certains points qui figurent dans ce document. Celui -ci n'a pas été distribué aux délégués vingt -

Troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Il nous faut passer maintenant au troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.2 Conformément à l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée, ce rapport a,

quatre heures avant la séance plénière. Je vais, en conséquence, demander au Rapporteur de la Commis-

sion des Questions administratives, financières et juridiques, le Dr Le Cuu Truong, d'en donner lecture,

lui aussi, été distribué vingt -quatre heures avant la présente séance plénière; il n'en sera donc pas donné lecture. Dans ce rapport, nous avons à nous prononcer sur quatre résolutions. Nous allons prendre la première de ces résolutions, qui concerne l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement. Y a -t -il

conformément aux dispositions de l'article 51 du Règlement intérieur. J'invite le Dr Le Cuu Truong à monter à la tribune et à donner lecture du rapport. A cet égard, puis-je exprimer l'espoir que l'Assemblée lui épargnera la lecture de la longue liste de Membres

des observations au sujet de cette résolution ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes disposés à adopter la résolution ? Elle est adoptée. La deuxième résolution traite des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962. Y a -t -il des obser-

et de pourcentages figurant à la partie I de la première résolution qui a trait au « Barème des contributions pour 1963 », et qu'elle l'autorisera à commencer par la partie II ?

Le Dr Cuu Truong (République du

Viet -Nam),

vations au sujet de cette résolution ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes dispo-

sés à adopter cette résolution à l'unanimité ? Une majorité des deux tiers est requise pour fixer le monVoir p. 400. 2 Voir p. 401.

Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, donne lecture de la partie II de la résolution relative au barème des contributions pour 1963, qui figure à la section 1 du quatrième rapport de la Commission. ' Voir p. 401.

118

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie. Cette résolution peut -elle être acceptée ? Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes disposés à adopter cette résolution ? Elle est adoptée. Je vous prie de continuer, Monsieur le Rapporteur. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 2 du rapport (Locaux du Bureau régional de l'Afrique) . Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

enfant qui apprend à marcher. Il s'ensuit qu'il ne peut se comparer aux grandes et fortes nations du monde qui sont Membres de cette organisation et qui se trouvent économiquement et politiquement dans une situation favorable. Pour cette raison, je suis convaincu que vous nous tendrez une main secourable, à nous qui sommes la plus infime nation Membre de l'OMS. Je ne voudrais pas faire de promesses, mais je tiens à vous donner à tous l'assurance que mon pays fera

de son mieux pour se montrer à la hauteur de la réputation et de la dignité de l'Organisation, et qu'il s'efforcera d'en promouvoir les objectifs, tels qu'ils sont définis par la Constitution. Bien que pour certains d'entre vous la somme de $12 000 puisse paraître insignifiante, je vous assure qu'en ce qui concerne notre pays, ce n'est pas une une petite somme. Cependant, grâce à la bénédiction de Dieu et à notre collaboration résolue, je suis certain que nos efforts pour améliorer la santé et le bien être de toutes les populations - but commun et unique

Je vous remercie. Cette résolution est maintenant soumise à l'Assemblée. Y a -t -il des observations ? Etes -vous disposés à adopter cette résolution ? La résolution est adoptée. Je vous prie de poursuivre, Dr Le Cuu Truong. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 3 du rapport (Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie. Cette résolution comporte une partie I et une partie II. Les deux parties vous sont soumises en vue de l'adoption de la résolution dans son ensemble. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes disposés à adopter cette résolution ? Elle est adoptée. Je vous prie de continuer.

de l'Organisation - seront couronnés de succès. Une fois de plus, je tiens à vous remercier, individuellement et collectivement, d'avoir bien voulu nous aider à réaliser nos espérances, et j'ajoute que je vous suis moi -même reconnaissant de l'appui que vous m'avez apporté pendant mon bref séjour parmi vous. Fa'amanuia le atua ilene fonotaga pea ta' ape. Je vous

Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 4 du rapport (Admission de nouveaux Membres: Samoa Occidental). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

remercie de m'avoir écouté, Monsieur le Président et Messieurs les délégués. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Monsieur Fatu. La parole est à Monsieur Zohrab, délégué de la Nouvelle- Zélande. M. ZOHRAB (Nouvelle -Zélande) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, bien que je ne veuille pas répéter ici ce que j'ai dit hier en commission, je ne puis laisser passer cette occasion d'exprimer la très réelle satisfaction qu'a causée à la délégation de la Nouvelle -Zélande l'acceptation par

Je vous remercie. Cette résolution est maintenant soumise à l'Assemblée. Y a -t -il des observations ? Vous souhaiterez peut -être adopter cette résolution par acclamation. Je vous remercie. Maintenant, le rapport peut -il être adopté dans son ensemble ? Le rapport vous est maintenant soumis pour adoption. Pas d'observation ? Le rapport est adopté. Je remercie le Rapporteur et j'invite le représentant du Samoa -Occidental, M. Fatu, à monter à la tribune.

l'Assemblée mondiale de la Santé de la demande

M. FATu (Samoa -Occidental) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués des Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, je tiens à vous adresser à tous aujourd'hui les salutations cordiales de mon gouvernement et de la population du Samoa -Occidental, ainsi que leurs chaleu-

d'admission du Gouvernement du Samoa -Occidental. Les délégués se souviendront qu'en 1946 le Samoa Occidental est devenu territoire sous tutelle des Nations Unies, la Nouvelle -Zélande ayant la charge de l'administrer. Conformément aux principes de la Charte des Nations Unies en matière de tutelle, la Nouvelle -

Zélande s'est appliquée à préparer la population du Samoa à l'autonomie et à l'indépendance dans un bref délai. Le leT janvier de cette année, l'objectif que visaient conjointement la Nouvelle -Zélande et le Samoa a été atteint lorsque l'accord de tutelle a pris fin et que le Samoa est devenu indépendant.

reuses félicitations pour le travail intense que vous avez accompli de façon si remarquable au cours de cette semaine. Je tiens également à vous exprimer la vive gratitude et les remerciements de mon pays pour l'occasion qui

nous est maintenant donnée d'être parmi vous, à titre de Membre de cette organisation.

Pendant la période où la Nouvelle -Zélande était chargée de l'administration du Samoa, des relations très étroites de collaboration et d'amitié se sont établies entre les deux gouvernements et les deux populations.

Il m'incombe toutefois de souligner ici que mon pays, bien qu'il ait accédé récemment à l'indépendance, est, en fait, un pays économiquement faible, que l'on pourrait fort bien considérer comme un jeune

Il s'ensuit que, pour notre part, nous accueillons très chaleureusement parmi nous le Samoa- Occidental, avec lequel nous entretenons de si bons rapports.

HUITIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

119

Nous adressons nos félicitations et nos voeux au distingué Ministre de la Santé qui vient de prendre la parole, et nous envisageons avec le plus grand plaisir de collaborer avec les représentants du Samoa -Occidental en tant que Membres de la Région du Pacifique occidental. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

de nos jours, demeurer aussi élevé. Le FISE et la FAO travaillent conjointement avec l'OMS dans la Région

de la Méditerranée orientale, et nous pensons que, grâce aux efforts combinés de ces trois institutions spécialisées des Nations Unies, il sera possible d'abaisser ces taux de façon très marquée. On peut se féliciter de constater que les Etats Membres de la Région de la Méditerranée orientale consa-

Je vous remercie, Monsieur Zohrab. 5.

crent maintenant une proportion plus considérable de leur budget au développement de leurs services de santé, et qu'ils s'efforcent de coordonner et d'intégrer

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif

et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961 (suite) Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

les branches curative et préventive de ces services. Nous espérons sincèrement que tous nos gouvernements surmonteront les difficultés qu'ils éprouvent pour atteindre ces objectifs. En ce qui concerne l'Institut de Formation sanitaire de Benghazi, en Libye, nous sommes heureux de pou-

Nous allons poursuivre la discussion générale des points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour: Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses vingt huitième et vingt- neuvième sessions, et examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de

voir annoncer que, pendant ces dernières années, l'Institut a formé tout le personnel sanitaire diplômé dont la Libye a besoin; en conséquence, cette partie de ses activités a pris fin temporairement. L'Institut

l'OMS en 1961. Il reste treize orateurs inscrits. J'ai reçu toutefois une lettre du chef de la délégation des Pays -Bas, le Professeur Muntendam, qui était absent la semaine dernière et qui aimerait figurer sur la liste des orateurs. Comme cette liste a déjà été close, puis-je solliciter l'approbation de l'Assemblée pour la rouvrir afin d'y faire figurer le Professeur Muntendam? En l'absence d'objections, dois-je considérer que son nom

concentre maintenant ses efforts sur la formation d'assistants de laboratoire, et il a déjà conféré des diplômes à treize de ces assistants. Nous espérons que, dans un proche avenir, de nouveaux cours de forma-

tion d'infirmiers auxiliaires seront inaugurés à cet important institut. Ma délégation est heureuse de déclarer que, le 15 mai,

peut être inscrit sur cette liste ? Je procède à cette inscription conforme à vos voeux, et la liste est maintenant close de nouveau. Je donne la parole au délégué

une campagne de vaccination de masse contre la variole a commencé en Libye et que la vaccination a été rendue obligatoire pour tous les habitants. Les

de la Libye. Les délégués sont priés de parler de leur place. Le Dr BENAMER (Libye) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, la délégation de la Libye

autorités sanitaires de mon pays ont demandé à l'OMS des quantités suffisantes de vaccin desséché. Un vaste plan de développement portant sur les cinq prochaines années a déjà été approuvé en Libye. Parmi les projets concernant la santé, celui qui vise la lutte contre le trachome présente une importance particulière, et il est permis d'espérer que, vers la fin de 1962, ce projet sera mis en oeuvre. Un autre projet important qui entrera en application avant la fin de l'été concerne la lutte contre la tuberculose.

estime que le Rapport annuel présenté par le Directeur général donne une idée très claire de la situation sanitaire qui existait l'an dernier dans le monde entier, et nous apprécions les efforts faits par l'Organisation mondiale de la Santé pour améliorer cette situation. Nous avons noté avec beaucoup d'intérêt que l'Organisation mondiale de la Santé souligne l'importance de l'enseignement et de la formation de personnel médical et paramédical, et nous nous félicitons de l'augmentation considérable du nombre des bourses accordées à des étudiants venant de la Région de la Méditerranée orientale. Heureusement, mon pays ne souffre pas sensiblement des ravages du paludisme; mais nous avons noté avec une grande satisfaction que des projets d'éra-

Nous estimons que, pour qu'un plan sanitaire national soit couronné de succès, il importe d'établir

un programme efficace d'enseignement; un projet d'enseignement sanitaire général a donc été approuvé, et il entrera sans doute prochainement en application en Libye. La bilharziose ne constitue pas pour nous un véritable problème, car elle ne sévit que dans de petites zones

dication du paludisme sont actuellement entrepris par presque tous les pays de notre Région, et que des progrès considérables ont déjà été réalisés. Nous nous réjouissons de voir le paludisme complètement éliminé de l'ensemble de notre Région. Le Directeur général mentionne dans son Rapport annuel que le taux élevé de mortalité parmi les enfants, notamment dans les régions rurales, est dû en partie

désertiques; nous avons néanmoins entrepris un projet visant à l'éradication de cette maladie. Nous comptons

que la bilharziose sera complètement éliminée du territoire de la Libye à la fin de 1965. Nous avons noté avec beaucoup d'intérêt les efforts faits en 1961 par l'OMS pour venir en aide à la Répu-

à la malnutrition. Ce taux regrettable de mortalité infantile s'est plus ou moins stabilisé depuis longtemps

blique du Congo (Léopoldville), pendant la période difficile qu'a connue cette jeune république. Je suis certain que la majorité des membres de cette assemblée partagent mon espoir et mon voeu que le Rapport annuel du Directeur général pour 1962 contienne un

déjà, et nous avons le sentiment qu'il ne devrait pas,

120

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

passage analogue traitant de l'aide fournie par l'OMS à la population de l'Algérie. L'Algérie relève temporairement du domaine et de la protection d'une nation civilisée; pourtant, ce qui s'y passe aujourd'hui, comme chacun sait, est fort éloigné de la civilisation, et les

atrocités qui y sont perpétrées sont sans précédent dans l'histoire de la Région. L'assassinat de malades arabes dans des hôpitaux et la destruction, par explosion, d'hôpitaux et de dispensaires occupés par des malades ont provoqué en Algérie une situation sanitaire si précaire pour la majeure partie de la population que l'intervention urgente de l'OMS devient une nécessité pour remédier à cette situation. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Le Directeur général a très justement indiqué, dans son Rapport annuel pour l'année 1961, sous la rubrique de l'enseignement et de la formation professionnelle, que le plus grand obstacle au développement des services de santé et à la lutte contre les maladies transmissibles est la pénurie de personnel qualifié de toutes catégories. Cette constatation reflète très exac-

tement notre propre sentiment, et nous croyons,

d'après notre expérience, qu'à eux seuls les fonds qui y sont consacrés ne peuvent jouer un rôle fondamental pour promouvoir la santé sans une politique ration-

nelle de préparation et de recrutement des compétences essentielles. Les pays jeunes et en voie de déve-

Je vous remercie, Dr Benamer. Je donne la parole au délégué de l'Irak. Le Dr SHAHEEN (Irak) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi, au nom de la délégation de l'Irak, d'adresser au Dr Kourachov nos sincères félicitations pour son élection à la présidence de cette auguste assemblée.

loppement attendent de notre organisation une réaction prompte et énergique pour pallier leur pénurie de personnel instruit ët dûment formé. Guidés par la politique et les principes humanitaires de notre organisation, nous envisageons avec

beaucoup d'inquiétude et d'alarme la reprise et la continuation des essais nucléaires. Le danger mortel que représentent ces essais, non seulement pour la santé de la génération actuelle, mais peut -être, ce qui est plus grave, pour celle des générations futures, nous

Nous sommes certains que son jugement facilitera beaucoup les délibérations de l'Assemblée et en garantira le succès. Nous tenons également à vous féliciter,

ainsi que les deux autres Vice -Présidents, de votre élection. Il est satisfaisant de constater que l'activité de l'OMS

conduit à élever la voix contre tous les essais de ce genre, quels que soient leurs auteurs et les circonstances dans lesquelles ils sont effectués. Mon gouvernement attache beaucoup d'importance aux persévérants efforts de l'OMS pour faire face à la situation sanitaire critique des pays qui ont récemment accédé à l'indépendance. Nous exprimons le fervent espoir que ces pays qui se sont libérés récemment de

pendant l'année 1961 s'est, une fois de plus, exercée

avec succès et a apporté une contribution dans le domaine de la santé internationale. La République de l'Irak a grande confiance dans les principes et les objectifs de l'Organisation, et nous attendons toujours de cet organisme humanitaire des réalisations nouvelles.

la domination étrangère bénéficieront de l'attention la plus soutenue et de l'aide la plus étendue de la part de cette grande assemblée et de notre organisation. A cet égard, nous tenons à déclarer que les dangers causés à la santé des collectivités algériennes par un ter-

Nous sommes très heureux de noter que l'éradication du paludisme a fait des progrès constants et satisfaisants. Mon pays, qui est l'un de ceux qui souffrent de cette maladie, a entrepris en 1946 des opérations contre le paludisme et les a progressivement étendues. La décision de l'OMS de poursuivre l'éradication du paludisme a incité mon pays en 1957 à convertir son programme de lutte contre cette maladie en un programme d'éradication portant simultanément sur toutes les régions impaludées. Une nouvelle reconnaissance géographique a été effectuée dans l'ensemble du pays au cours des premiers mois de l'année 1961, en vue d'assurer que les opérations s'étendent à toutes les régions intéressées. Des réunions ont été tenues avec l'Iran pour passer en revue la situation

rorisme inhumain déchaîné contre elles préoccupe très vivement ma délégation. Comme conséquence directe de ce terrorisme, des collectivités algériennes tout entières sont sur le point de périr de faim. Nous croyons savoir que l'OMS prête déjà son concours à la Croix -Rouge dans ses efforts pour faciliter le rapatriement des réfugiés algériens dans leur pays natal.

Nous comptons sur une réaction rapide et efficace de notre organisation en vue de répondre aux besoins immenses de ce nouveau pays dans le domaine de la santé.

existant dans les régions frontières en ce qui concerne le paludisme. La situation épidémiologique

Avant de terminer, je tiens à féliciter le Directeur général et son personnel, ainsi que tous les agents qui travaillent sur le terrain, de leurs remarquables réalisations pendant la période considérée. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

générale dans les deux pays a fait l'objet de discussions approfondies. Ils ont convenu de procéder virtuellement à des échanges de renseignements épidémiologiques et à des visites pour maintenir la plus étroite collaboration entre les services antipaludiques des deux pays. Mon gouvernement consacre la plus grande atten-

Je vous remercie, Dr Shaheen. Je donne maintenant la parole au délégué de la République de Corée. M. Soo Young LEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs

tion à la lutte contre la bilharziose, la tuberculose, les maladies transmissibles des yeux, et autres maladies contagieuses. Je me propose de revenir sur ce point devant la commission compétente.

les délégués, tandis que j'écoutais les orateurs qui m'ont précédé au cours des séances plénières antérieures - et je suis certain que les délégués qui se trouvent dans cette salle se souviendront aussi nettement que moi -même des phases des débats auxquelles je fais allusion - j'ai constaté, à mon vif regret, que

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

121

certains délégués ont manifestement essayé de remet-

tre sur le tapis des questions de caractère politique, et notamment la prétendue question de l'invitation d'un régime ou de certains régimes à faire partie de cette organisation. Je pensais que cette question avait déjà été traitée au début de nos séances plénières.

à notre gouvernement une tâche difficile. Grâce aux études et aux recommandations de l'OMS, le traitement ambulatoire est entrepris dans des dispensaires locaux pour tuberculeux. Nous avons toutefois le sentiment que bien des détails techniques devront encore être mis au point avant que l'on puisse appliquer des

Quelqu'un toutefois est allé encore plus loin - ce qui est pire - pour dire, ou tout au moins pour laisser entendre, que le régime Nord -Coréen aurait dû être invité. Je tiens à souligner une fois de plus qu'il ne s'agit pas là de propositions nouvelles, mais d'histoires anciennes, ressassées à tort et à travers, qui ne valent pas la peine qu'on les écoute et encore moins qu'on y réponde. Aussi je n'entends pas vous faire perdre du temps à ce sujet. Je tiens à répéter, toutefois, l'essentiel de ce que j'ai dit alors : ce serait une

mesures efficaces de lutte contre la maladie. A cet égard, un expert de l'OMS nous aide à élaborer et à appliquer des programmes antituberculeux en Corée, et d'autres experts doivent arriver bientôt pour renforcer le personnel travaillant à ce projet. Pendant les dix dernières années, dans le cadre du programme de bourses d'études de l'OMS, une soixan-

erreur de discuter la question d'inviter, dans une branche quelconque des Nations Unies, tout régime qui a mené la guerre contre mon gouvernement et contre les Nations Unies, en s'opposant directement à l'autorité des Nations Unies, - que l'agresseur soit la Chine communiste ou la Corée du Nord - et que ce n'est pas ici le lieu d'engager une discussion de caractère politique. Pour en revenir au Rapport annuel du Directeur

taine de boursiers ont été envoyés à l'étranger pour y poursuivre des études dans divers domaines; ils jouent maintenant un rôle très utile, à tous les degrés, dans les services de santé, ce qui constitue, à mon avis, une contribution remarquable de l'OMS à l'améliora-

tion de la situation sanitaire en Corée. A l'heure actuelle, un expert de l'OMS s'occupe activement d'établir un programme de formation en cours de sanitaire.

service pour les différentes catégories de personnel Après une enquête à laquelle a procédé, en 1952, la Mission sanitaire mixte de l'OMS et de l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée, des progrès considérables ont été accomplis dans la lutte contre les maladies, l'assainissement, les services de santé publique, l'enseignement et la formation professionnelle, ainsi que dans d'autres domaines sanitaires. Afin d'évaluer les résultats atteints depuis lors, d'établir des bases pratiques et d'analyser les ressources disponibles pour l'organisation et le fonctionnement des programmes futurs, un projet mixte

général, je tiens à dire combien nous apprécions

l'excellent rapport d'ensemble présenté par le Directeur général sur les réalisations remarquables de l'année 1961. Nous adressons également nos remer-

ciements et nous rendons hommage au Directeur régional pour le Pacifique occidental, grâce auquel a

été maintenue une collaboration étroite entre mon gouvernement et l'Organisation mondiale de la Santé. Après avoir lu avec un vif intérêt le Rapport annuel du Directeur général, la délégation de la République de Corée tient à exprimer son appréciation cordiale

d'enquête sanitaire vient d'être lancé par l'OMS,

de l'assistance que nous a accordée l'OMS pour la mise en oeuvre de projets de lutte contre le paludisme,

l'Agency for International Development et le Gouvernement coréen, comme deuxième phase d'une action positive visant à relever le niveau de la santé de notre

la lèpre et la tuberculose, et pour la formation de personnel sanitaire en Corée. Sous la direction habile

population; ce projet contribuera sans nul doute à renforcer dans une large mesure les services de santé intéressés, auxquels mon gouvernement attache une très grande importance. Tels sont quelques -uns des résultats concrets de

et éprouvée de l'équipe antipaludique de l'OMS, le projet de pré- éradication est mené avec succès, grâce aux efforts combinés du Gouvernement coréen, des

autorités sanitaires locales et du corps médical. Ce projet a révélé dans mon pays des faits nouveaux concernant le paludisme, et les efforts continus de l'OMS et du Gouvernement coréen aboutiront dans quelques années à l'éradication complète de cette maladie, qui sévit depuis longtemps en Corée. La lèpre constitue l'un des plus importants problèmes de santé publique en Corée. Le nombre des lépreux est encore considérable; 22 000 d'entre eux sont accueillis dans les établissements dispensant des soins médicaux. Bien que tous les efforts possibles

l'activité de l'OMS en Corée, et je tiens à exprimer notre gratitude pour la généreuse assistance offerte par les nations amies qui ont joué un rôle capital en relevant les conditions sanitaires et le niveau de vie de notre population coréenne de vingt -cinq millions d'individus - particulièrement du point de vue de notre plan quinquennal de développement économique,

qui a eu un début prometteur et s'oriente vers le succès. Puis-je vous donner à tous l'assurance, en ce jour où la nation tout entière célèbre le premier anniversaire de la révolution du 16 mai dans mon pays, que mon gouvernement continuera à collaborer et à participer pleinement et énergiquement à l'activité

aient été faits pour arriver à une solution, on n'est pas encore venu à bout de cette maladie. En s'attaquant à ce problème, l'OMS a fourni au Gouvernement coréen un expert qui doit aider à organiser et coordonner, dans un avenir prévisible, une lutte efficace contre ce fléau.

bienfaisante de l'OMS, en sa qualité de fidèle Etat Membre, comme il s'est engagé à le faire auprès de toutes les autres organisations internationales. Un auteur du nom de George Orwell a dit, dans un livre intitulé Animal Farm, que toutes les personnes sont

Un autre problème sanitaire essentiel est celui de la tuberculose. Le fait qu'il existe près d'un million de malades atteints de tuberculose pulmonaire impose

égales, mais que certaines sont plus égales que d'autres. Il existe beaucoup d'inégalités parmi les popu-

122

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

lations du monde quant au niveau de leur bien -être, mais il existe une égalité absolue quant à la nécessité pour elles de jouir d'une bonne santé et de conditions de vie raisonnables. Il existe une complète égalité quant au souci que nous avons tous de faire de notre monde, pour y vivre, un milieu attrayant et salubre. D'après mes propres souvenirs récents, la Corée était une région du globe où la malnutrition et les maladies épidémiques étaient assez répandues, surtout au temps

de l'agression communiste de 1950 à 1953. Nous souffrons encore de niveaux de santé et de bien -être inférieurs à ceux qui seraient raisonnables ou nécessaires, mais, en Corée, nous avons grandement béné-

et de routes pour automobiles, les services de santé ont pu se développer facilement et avec succès. C'est ainsi que l'on constate une augmentation remarquable du nombre des hôpitaux, des lits d'hôpitaux, des centres sanitaires, des dispensaires itinérants, des stations de quarantaine, ainsi que de l'effectif du personnel. Le montant du budget du Ministère de la Santé n'a fait que croître et il a atteint, pour l'exercice financier de 1962, 70 millions de rials d'Arabie Saoudite (environ US $25 000 000), soit une proportion notable du budget national. Avec les moyens dont nous disposons,

avec l'assistance, les directives et l'aide de l'OMS nous travaillons de façon consçante à promouvoir et développer nos services de santé et à résoudre nos problèmes sanitaires. Tous les genres de services médicaux sont offerts gratuitement à tous les habitants de l'Arabie Saoudite.

ficié du dévouement et des activités pratiques que représente l'OMS. Je sais que les vies que cette orga-

nisation a sauvées, ainsi que le bonheur que cette organisation a fait naître, sont ses meilleures récompenses. Que soit bénie l'Organisation mondiale de la

Deux ministères ont été créés récemment - le Ministère du Travail et des Affaires sociales, et le Ministère des Pèlerinages. Le problème des pèlerinages a été résolu de façon efficace et avec un succès frappant. Il convient d'indiquer ici que notre Ministre de la Santé, le Dr Hamid Harasari, préside lui -même à l'heure actuelle les journées rituelles de pèlerinage

Santé, ainsi que le travail que, vous comme moi, nous accomplissons en faveur des enfants et des populations du monde entier. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, M. Soo Young Lee. Je donne la parole au délégué de l'Arabie Saoudite. Le Dr AL- HAGERY (Arabie Saoudite) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, j'ai l'honneur d'exprimer les félicitations de de l'Assemblée Saoudite son élection à ce poste éminent, ainsi qu'au Directeur général pour son excellent Rapport annuel. Je profite

qui prennent fin aujourd'hui 16 mai, avec tout un ensemble d'arrangements techniques et en veillant avec

de cette occasion pour leur souhaiter un brillant succès pour le plus grand bien de l'humanité. Au nom de mon gouvernement et de ma délégation, j'exprime également notre sincère gratitude aux autorités suisses pour leur hospitalité.

L'Organisation mondiale de la Santé est la plus importante fraternité internationale qui se consacre sincèrement à la santé, au bien -être, et par là même au bonheur de l'humanité. Cette triple orientation dénote un esprit inextinguible, associé à la vie, à l'amour et à l'espérance, qui s'irradie vers toutes les nations grâce à notre Organisation mondiale de la Santé.

vigilance sur plus d'un million de pèlerins, ainsi que sur la sécurité des pays d'où ils viennent et vers lesquels ils retournent. Le programme antipaludique est passé de la phase de pré- éradication à la phase d'éradication et, dans la région occidentale de l'Arabie Saoudite, il a atteint la phase de consolidation. Une zone de sécurité a été créée pour empêcher l'infiltration de la variole à travers les différentes frontières méridionales. Les campagnes de vaccination et de revaccination sont bien accueillies, même par les races et les tribus nomades. L'Arabie Saoudite va mettre en oeuvre, avec l'assistance de l'OMS, un projet contre la tuberculose. On

vient d'achever la construction d'un remarquable bâtiment destiné à servir de centre de démonstration et de formation. Je profite de cette occasion pour ex-

Notre pays, le Royaume d'Arabie Saoudite, est l'un des bénéficiaires de cette grande donatrice. Nous sommes un pays en voie de développement. Pendant le règne de Sa Majesté le Roi Saoud, l'Arabie Saoudite a connu - le monde en a été témoin - une expansion et des progrès inespérés dans les activités sanitaires. La création, le développement et l'expansion des services de santé ont profité tant aux populations éparses

primer ma gratitude à l'OMS au sujet des bourses 'd'études qui m'ont été accordées dans le domaine de la tuberculose. Un hôpital pour tuberculeux, ayant une capacité de 1000 lits, fonctionne déjà à Taif. Sa Majesté

a fait don d'un autre hôpital pour tuberculeux de 500 lits, destiné à la province centrale de Riad. Un troisième hôpital pour tuberculeux de 50 lits est déjà terminé à Dohran. Un quatrième hôpital pour tuberculeux de 250 lits est actuellement en construction dans la province du nord, près de l'oléoduc. En 1958, un projet d'assainissement a été entrepris avec l'assistance de l'OMS. Les approvisionnements en eau ne constituent plus un problème, et d'impor-

qu'aux collectivités établies du royaume. L'Arabie Saoudite est un vaste pays de caractère continental, dont la superficie est supérieure à 1 700 000 kilomètres carrés, mais dont la population ne compte qu'environ huit millions de personnes, qui vivent dans des villes, des villages et des oasis, avec entre elles, des

vides constitués par le désert et des dunes de sable. Grâce à la construction récente d'un réseau de chemins

tants travaux d'assainissement et de construction d'égouts sont en cours.

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

123

Avec l'aide de l'OMS, un établissement destiné au personnel sanitaire auxiliaire et aux techniciens de l'hygiène du milieu fonctionne à Riad. Son activité s'accroît; l'enseignement est gratuit, et les étudiants reçoivent une rémunération mensuelle. Pour la première fois dans l'histoire de l'Arabie Saoudite, deux écoles d'infirmières auxiliaires ont été inaugurées simultanément, à Riad et à Djeddah. Là aussi l'ensei-

comme le Directeur général lui -même, insister sur deux activités : les recherches médicales et la formation professionnelle, qui me semblent être à la base de tous les autres programmes. La délégation turque souhaiterait que ces deux activités essentielles de l'OMS puissent être étendues davantage, et elle se rallie volontiers à certaines délégations qui ont insisté pour

qu'une aide plus efficace, tenant compte des besoins réels, puisse être apportée aux pays en voie de dévelop-

gnement est gratuit, et les étudiantes reçoivent une rémunération, mensuelle. Il convient de rendre hommage à l'OMS pour la réalisation de ces écoles. L'OMS a également aidé mon pays en créant des banques de

pement, notamment dans le domaine de la formation professionnelle.

sang et un laboratoire central de santé publique, en accordant des bourses d'études et en assurant généreusement le concours d'experts. D'autre part, pour la première fois dans notre histoire, sa Majesté le Roi Saoud a créé, dans le pays du mirage, à Riad, une université qui comprenait dès le début quatre facultés, dont une

pour les sciences et une pour la pharmacie. Déjà 1500 étudiants sont inscrits à cette université. Les années qui viennent verront la création d'une faculté de médecine. Ici encore, l'enseignement est gratuit,

A ce propos, je me permettrai de suggérer, si ce point n'a pas déjà été pris en considération, que les nouvelles facultés ou écoles de médecine en voie d'être créées ne soient pas des institutions classiques telles que nous les connaissons déjà, où l'on enseigne uniquement la médecine curative. A mon avis, ces établissements devraient être conçus de façon à pouvoir enseigner en même temps la médecine dite préventive ou sociale. L'étudiant devrait pouvoir étudier,

et les étudiants reçoivent un traitement mensuel à titre d'encouragement. En outre, le Gouvernement de l'Arabie Saoudite a envoyé plus d'une centaine de ses ressortissants étudier la médecine et ses diverses

par exemple, - à côté de la gynécologie, de l'obstétrique, des maladies infantiles, de la tuberculose, des maladies transmissibles, etc. - l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'hygiène du milieu, l'éducation sanitaire, etc., ceci afin que le nouveau diplômé

en médecine ait une notion des questions de santé publique. Je dirai, en connaissance de cause, qu'il est opportun de prendre des mesures dès le début, tout changement devenant par la suite très difficile, sinon impossible. Puisque j'ai encore la parole, Monsieur le Président,

spécialités aux Etats -Unis, au Royaume -Uni, en République Arabe Unie, au Pakistan, en France, en Allemagne occidentale et au Liban. Ils arrivent de l'étranger et y partent par flots successifs. Ces quelques faits, cités pour ainsi dire en vrac, donnent une idée succincte des efforts faits par notre pays pour se développer, pour aller de l'avant et pour progresser. Notre principal objectif, dans le domaine de la santé, est de renforcer les services de santé publi-

je voudrais saisir cette occasion pour exprimer la reconnaissance de mon gouvernement à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'assistance précieuse qu'elle apporte à la Turquie. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

que, de les coordonner et d'établir, à l'échelle de la nation, un programme comprenant les divers aspects intégrés de la prophylaxie et des soins curatifs. Monsieur le Président, permettez -moi, en conclusion,

Je vous remercie, Dr Alan. Je donne la parole au délégué de la Haute -Volta. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) : Au nom de ma délé-

de mettre à profit l'occasion qui m'est donnée d'exprimer l'estime et la considération de mon pays à notre Directeur général, le Dr Candau, ainsi qu'à notre Directeur régional, le Dr Taba, et de leur souhaiter un entier succès dans leurs efforts pour rendre les activités

de l'Organisation mondiale de la Santé conformes à l'image que, dans sa clairvoyance, Descartes se faisait de la médecine, celle d'un guide constructif menant vers une collectivité mondiale meilleure et plus sage. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

gation, je voudrais tout d'abord présenter mes chaleureuses félicitations au Président pour son élection aux fonctions suprêmes de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Je ne peux manquer de profiter de l'occasion qui m'est offerte pour exprimer toute ma gratitude à tous les membres de notre auguste assemblée qui ont bien voulu, par leurs suffrages, me porter à la vice- présidence de cette session. Ce geste honore mon pays, mais surtout l'Afrique. Soyez -en encore remerciés. Toutes mes sincères félicitations vont aux nouveaux

Je vous remercie, Dr Al- Hagery. Je donne la parole au délégué de la Turquie.

Membres de notre organisation et je souhaite que bientôt tous les autres pays non encore membres viennent à nous pour qu'enfin l'universalité de l'OMS prenne tout son sens. J'adresse maintenant mes compliments au Directeur général, et à travers lui à tout son personnel, pour son

Le Dr ALAN (Turquie) : Monsieur le Président, ma délégation ne voudrait pas laisser s'achever la discussion d'ordre général sans se rallier aux orateurs pré-

cédents pour adresser ses félicitations au Directeur général qui, comme à l'accoutumée, a présenté un Rapport annuel très complet. Certes, on peut formuler quelques critiques, mais le Directeur général, avec les

Rapport annuel et toute l'activité déployée dans le monde en vue de parvenir à un meilleur état de santé. J'adresse également ma profonde gratitude au FISE

ressources très limitées dont il disposait, ne pouvait faire mieux et, de ce fait, il mérite tous les éloges.

Je désire néanmoins, comme d'autres délégués et

pour l'aide qu'il ne nous a jamais marchandée dans notre lutte contre la lèpre et dans nos programmes de protection maternelle et infantile.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Je ne peux passer sous silence l'aide généreuse et substantielle de la France, et aussi celle des Etats -Unis d'Amérique et de la République fédérale d'Allemagne. Que ces trois Etats trouvent, ici encore, l'expression de notre reconnaissance.

Avec votre permission, Monsieur le Président, je voudrais mettre l'accent sur quelques affections épidémiques qui sévissent dans mon pays. La méningite cérébro -spinale à méningocoques sévit depuis 1939 en Haute -Volta et elle a donné lieu à trois cycles épidémiques, le premier de 1939 à 1940 (12 000 cas), le deuxième de 1945 à 1948 (42 000 cas), le troisième et le plus récent en 1955 et 1956 (27 000 cas), avec une mortalité moyenne de 25 %. Depuis 1949, le nombre de cas notifiés n'est jamais descendu au- dessous d'un niveau moyen de 3000 cas par an. Depuis cette date, il s'est établi un cycle endémo -épi-

santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité » et qu' « elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats », je lance ici un appel solennel et pressant à l'OMS, au FISE et à tous les Etats de bonne volonté pour qu'une aide nous soit apportée d'urgence afin de juguler ces épidémies.

Dans des pays comme les nôtres, toute aide doit avoir pour caractère essentiel la rapidité. De nombreux experts de l'OMS viennent chez nous, parcourent nos pays, étudient nos problèmes. Lorsque ces études sont suivies d'effet, la matérialisation de cette aide demande un délai de deux à trois ans. En terminant, je voudrais donc suggérer que notre organisation assouplisse ses procédures et ses formalités, pour augmenter et hâter l'aide qu'elle apporte aux jeunes Etats indépendants, surtout lorsqu'il s'agit de maladies ayant un caractère épidémique. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

démique régulier, parfaitement rythmé, qui voit le nombre des cas augmenter au moment des premiers froids, pour s'accroître progressivement et atteindre un maximum aux mois de mars et avril, correspondant à la période la plus chaude. Les premières pluies

Je vous remercie, Dr Lambin. Je donne la parole au délégué de la Bulgarie. Le Dr KOLAROV (Bulgarie) (traduction du russe) :

amènent une chute brusque de l'état endémique; cependant, des cas sporadiques continuent à être signalés pendant la saison des pluies. La méningite cérébro -spinale constitue un grave problème de santé publique dans mon pays : 110 217 cas au total ont été

dépistés de 1939 à 1961 pour une population de quatre millions d'habitants; encore ne s'agit -il que des cas notifiés officiellement, le nombre réel des cas étant sensiblement plus élevé. Nous estimons à 30 000 le nombre des décès survenus à la suite, soit des épidémies de méningite cérébro -spinale, soit au cours des cycles endémo- sporadiques dans ce laps de temps. Il

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je tiens à adresser mes cordiales félicitations à Sergei Vladimirovitch Kourachov, Ministre de la Santé de l'URSS, pour son élection à la présidence de cette assemblée. Je tiens également à féliciter nos Vice Présidents. Cette assemblée a manifesté nettement, par cette élection, son désir de suivre la voie de la coopération tracée par notre organisation et ses espoirs

en ce sens. Ce fait est si significatif que je tiens à exprimer mon voeu ardent que cet esprit de collaboration, tel qu'il est manifesté ici par des représentants de la profession médicale des Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, trouve un écho dans les activités d'autres organisations internationales, et plus particulièrement dans les travaux de la Conférence du Désarmement. Je voudrais aussi remercier notre Président du discours remarquable et plein de sagesse dans lequel il a esquissé un programme constructif et humanitaire. A cet égard, je tiens notamment à souligner les paroles qu'il a prononcées sur l'énorme importance du maintien de la paix, du désarmement général et de l'interdiction définitive des armes atomiques, comme condition fondamentale et indispensable pour le maintien de la santé des populations et pour la prospérité de l'humanité tout entière. La délégation de la République populaire de Bulgarie a étudié avec beaucoup d'attention et de satisfaction le Rapport annuel très complet et très bien présenté du Dr Candau, notre Directeur général. Il ressort de ce rapport, ainsi que des autres documents soumis par le Directeur général, que l'activité de l'Or-

faut tenir compte du fait que le groupe d'âge de 5 à 15 ans est particulièrement atteint et que ce groupe représente la fraction la plus intéressante au point de vue démographique, puisqu'elle constitue la couche active et perfectible de la population. J'en arrive à la rougeole. Vous savez que, dans les pays développés, cette maladie ne se manifeste qu'avec un décès pour 10 000 enfants atteints, tandis que dans les pays dits en voie de développement ou sous -déve-

loppés, notamment dans mon pays, cette maladie infantile se manifeste en permanence sous forme d'épidémies si meurtrières que le pourcentage de mortalité atteint par endroits jusqu'au chiffre effrayant de 50 %.

Je vais conclure avec la variole qui, pour les quatre premiers mois de l'année 1962, a atteint 1154 personnes, avec 8 % de mortalité.

Ces trois maladies transmissibles - méningite cérébro -spinale, rougeole et variole - posent dans mon pays de graves problèmes de santé publique, que

je viens de vous exposer en quelques mots pour ne pas abuser de vos instants. Ce ne sont pas nos seuls problèmes, mais lorsque l'incendie est dans la maison, on s'efforce de sauver l'essentiel.

ganisation mondiale de la Santé se développe et s'améliore en portant, d'année en année, sur un nombre toujours plus grand de problèmes de médecine sociale et de santé publique. Je ne peux pas m'étendre ici sur toutes les questions traitées dans le Rapport

Me référant à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, qui dit entre autres que « la

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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annuel, et ce n'est d'ailleurs pas nécessaire. Je tiens seulement à déclarer que, de l'avis de la délégation bulgare, l'activité de l'Organisation se poursuit, fonda-

blique populaire de Chine n'est pas représenté dans cette assemblée. La délégation bulgare considère qu'il n'est que temps de mettre fin à cette situation inquiétante et anormale. Nous ne doutons nullement que les véritables représentants du grand peuple chinois prendront la place qui leur revient au sein de notre organisation, malgré tous les efforts des représentants de la Corée du Sud pour les en empêcher : ceci est inévitable. La proposition tendant à exclure la République de

mentalement, selon un programme rationnel. Cela est vrai de la lutte contre le paludisme et de la lutte contre les maladies transmissibles, ainsi que de l'hygiène du milieu et de la recherche scientifique. Nous sommes très heureux des progrès réalisés dans ces

divers domaines. Toutefois, nous ne devons pas en rester là, et notre organisation doit continuer à consacrer une grande attention et des ressources matérielles suffisantes à ces divers genres d'activité. En outre, je tiens à dire que nous envisageons avant concentration en faveur des recherches, de l'amélioration de la coordination de ces recherches et de l'intensification de l'assistance pratique en vue de la for-

Cuba de l'Organisation panaméricaine de la Santé, dont le délégué de Cuba a parlé ici, dépasse également

tout l'activité future de l'OMS sous l'angle de la

mation de personnel médical, surtout à l'intention des pays libérés du colonialisme. Aussi considérons nous comme essentiel qu'il soit procédé à une étude

approfondie et méthodique destinée à trouver des possibilités et des réserves nouvelles, peut -être au

moyen d'une redistribution des ressources et, ce qui est particulièrement important, grâce à une utilisation plus satisfaisante et plus rationnelle du mécanisme de l'OMS, à moindres frais, pour intensifier l'assistance

l'entendement et est incompatible avec les principes fondamentaux de notre organisation. Des orateurs, parlant au nom de certains pays représentés à cette assemblée, ont tenté de brouiller les cartes en mentionnant l'aide que Cuba continue à recevoir, l'impossibilité de lutter contre la fièvre jaune sans la participation de ce pays, etc., mais ils n'ont pas donné une réponse nette à la question qui a été soulevée ici au sujet de l'existence d'une proposition inconstitutionnelle visant l'exclusion de Cuba. Loin d'être rassurantes, ces manoeuvres ne peuvent que susciter des inquié-

tudes. Je dois déclarer que des actes aussi dépourvus

de sens de la part de l'Organisation panaméricaine de la Santé et de ceux qui la dirigent provoquent l'indignation et la réprobation unanime du corps médical en Bulgarie. Nous sommes convaincus, toutefois, que les intérêts généraux de notre organisation prévaudront. L'exclusion de Cuba de l'Organisation panaméricaine de la Santé, qui est en réalité l'Organisation régionale de l'OMS pour les Amériques, serait un acte illégal qui ferait pénétrer la politique dans les activités de notre

à fournir aux pays nouveaux, notamment pour former du personnel médical destiné aux pays de l'Afrique et de l'Asie. Je tiens à marquer la satisfaction particulière que nous procure l'accroissement constant du nombre des Membres de notre organisation. Des pays nouveaux, de jeunes Etats qui ont secoué le joug du colonialisme et qui se sont engagés dans la voie d'une exis-

tence indépendante et d'un rapide développement politique, économique et culturel, viennent grossir les rangs de l'Organisation mondiale de la Santé. A cet égard, je suis heureux de souhaiter la bienvenue aux représentants des nouveaux Etats Membres qui,

organisation et qui porterait un rude coup à son

prestige international. Ceux qui ont été les instigateurs de cette regrettable affaire feraient bien d'y réfléchir mûrement. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je ne veux pas abuser de votre patience, et je ne m'étendrai

pour la première fois, sont venus assister à notre assemblée. Je me félicite tout particulièrement de pouvoir saluer parmi eux mon viel ami, le Dr Tuvan, Ministre de la Santé de la République populaire de Mongolie. L'universalité est l'un des principes fondamentaux de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous nous accordons tous à penser que plus est grand le nombre des pays qui participe aux activités de l'Organisation, plus grands seront nos succès et plus fructueux sera notre travail. Nous sommes unis - malgré des divergences dans les opinions politiques et les structures administrative et sociale - par la lutte commune de l'humanité contre la maladie et par nos efforts con-

joints pour améliorer la santé des populations du monde entier. Tous nos pays apportent leur contribution à cette tâche; c'est la raison pour laquelle de nombreux orateurs de différents pays ont manifesté la perplexité que leur cause l'absence persistante, dans nos réunions, des représentants des 650 millions d'ha-

pas sur la situation des services de santé de la République populaire de Bulgarie. Les remarquables succès auxquels a abouti notre pays dans ce domaine sont bien connus. Ces succès découlent de notre structure socialiste, du caractère socialisé et étatisé de nos services de santé, du fait que les soins médicaux sont entièrement gratuits, de l'importance que l'on accorde à la médecine préventive dans les activités des services sanitaires et de la participation massive de la population elle -même aux mesures visant à sauvegarder la santé publique. Nous avons déjà acquis une expérience considérable en matière d'organisation de la santé publique et des soins médicaux, mais malheureusement cette expérience n'est pas encore suffisamment mise à profit au bénéfice d'autres pays et pour la formation d'administrateurs de la santé publique. A ce sujet, je tiens à souligner que nous sommes dis-

posés à faire bénéficier de notre expérience tout pays qui en exprimera le désir. Enfin, me sera -t -il permis d'exprimer notre profonde

bitants de la Chine. Pour ma part, je tiens aussi à exprimer le regret et l'indignation de ma délégation d'avoir à constater que le Gouvernement de la Répu-

gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé et à son Directeur général, le Dr Candau, pour nous avoir donné l'occasion, dans le cadre du programme établi,

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

d'envoyer des médecins bulgares dans d'autres pays en vue d'améliorer leurs qualifications. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Dr Kolarov. Je donne la parole au délégué du Togo. Le Dr KPOTSRA (Togo) : Monsieur le Président, je

me dira -t -on, ne pas organiser des cours nationaux ? Cette idée de cours inter -pays répond à deux préoccupations majeures : l'une est de promouvoir l'uniformisation de la préparation technique du personnel de nos pays, et l'autre, d'ordre pratique, est de faciliter le recrutement d'un personnel enseignant de première

m'empresse de joindre ma voix à toutes celles qui se

sont élevées dans cette enceinte pour féliciter le Dr Kourachov de son élection à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.

qualité. Je voudrais aussi insister sur le fait que cet enseignement devrait être organisé et dispensé sous la forme la plus didactique, la plus appropriée et la mieux adaptée à l'éducation de base des étudiants. La

réalisation d'un tel projet demande la création de centres subrégionaux permanents de formation professionnelle dans le genre de ceux qui sont actuellement réalisés pour le paludisme. Le second aspect de ce problème d'éducation professionnelle est la formation du personnel au moyen

C'est avec un plaisir renouvelé que je prends la parole au cours de cette assemblée pour apporter au Directeur général de l'Organisation, avec mes félicitations personnelles, l'assurance des sentiments de gratitude et d'admiration de mon gouvernement et du peuple togolais pour l'oeuvre importante réalisée non seulement dans la République Togolaise mais sur tout le continent africain au cours de l'année qui vient de s'écouler. Grâce à l'assistance opportune et méthodique de l'Organisation mondiale de la Santé, l'organisation des services de santé de la République Togolaise se trouve en bonne voie et l'action sanitaire se développe

de bourses d'études, soit pour la spécialisation, soit pour les études de base. Le point le plus important que soulève l'exécution des programmes conçus par l'OMS

selon un plan qui comprend des programmes de lutte, d'éradication et d'assistance médicale, d'une part, et des campagnes d'assainissement, d'autre part. Je voudrais ici exprimer notre gratitude au Dr Cam bournac, Directeur régional pour l'Afrique, pour son

dans ce domaine réside dans le choix des établissements d'enseignement. Ce dernier répond en général à deux critères : un critère économique, relatif au coût du transport des étudiants et de leurs études, et un critère technique, relatif à la valeur de l'établissement désigné. Sans vouloir négliger le point de vue financier, je voudrais mettre l'accent sur le côté tech-

nique de la question. Les progrès de la médecine moderne et l'orientation de la médecine vers le concept de santé publique préconisé par tous les comités d'experts de l'OMS nous imposent de rechercher pour nos boursiers des institutions d'enseignement dont le programme et les méthodes soient bign dans les lignes recommandées par notre organisation. A ce sujet, je souhaite que les autorités chargées du choix des éta-

action personnelle. Je rends donc un sincère hommage aux efforts déployés en vue de nous aider à atteindre l'objectif de bien -être physique, mental et social indispensable à l'évolution de nos populations. Malheureusement, certains moyens nous font encore défaut, à la fois du point de vue du personnel et du

point de vue de l'équipement, pour répondre aux besoins de cette nouvelle organisation et de ces campagnes sanitaires. Cette situation impose à chacun de nous de considérer les problèmes qui se posent aussi

blissements d'études pour les boursiers - que ce soit en vue des études médicales de base ou pour la spécialisation dans les différents secteurs de la santé publique - tiennent compte de cet impératif Et s'il faut à tout prix tenir compte des nécessités géographiques ou écologiques, il appartiendra à l'OMS de donner à ces établissements l'assistance nécessaire en

bien à l'échelle nationale qu'à l'échelle régionale. C'est le fruit de mes réflexions sur ces problèmes de santé publique, considérés sous l'angle régional, que

conforme à la conception de la médecine intégrale, cette médecine de l'homme sain et non du malade.

je voudrais livrer aujourd'hui à titre de modeste contribution à l'oeuvre magnifique qu'accomplit l'OMS.

J'ai parlé de la mise en place progressive dans mon pays d'une structure sanitaire solide. La réalisation de cet objectif se heurte à un obstacle majeur : la pénurie de personnel professionnel et auxiliaire, aggravée par l'insuffisance des connaissances de base

vue d'adapter leur enseignement aux besoins de la santé publique en tant que science et art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et d'améliorer la santé selon la définition de Winslow. J'ai mentionné aussi l'action sanitaire qui se caractérise par les campagnes sanitaires, soit de lutte, soit d'éradication, dirigées contre les grandes endémies.

en médecine préventive et sociale du personnel en service. C'est pourquoi le problème de la formation professionnelle revêt à nos yeux, à tous les niveaux, une importance capitale.

En effet, nous sommes en train de mettre en route, avec le concours de l'OMS et du FISE, des campagnes méthodiquement planifiées contre le pian, la variole, la bilharziose, et nous préparons avec soin l'éradication du paludisme grâce à un nouveau plan de pré- éradication. Il faudra bientôt nous organiser contre d'autres fléaux, en nous appuyant fermement sur la vaccination.

Si nous considérons d'abord, en raison de son caractère prioritaire, le personnel de médecins, sages femmes et infirmiers déjà en service, il nous apparaît

indispensable - puisque ce personnel devra servir pendant de nombreuses années encore - d'augmenter et d'actualiser ses connaissances, ce qui implique la nécessité d'organiser des cours inter -pays de réimprégnation et de perfectionnement. Mais pourquoi,

Mais nous nous voyons obligés de revenir à un problème déjà maintes fois posé et envisagé sous toutes ses faces et qui ne semble pas prêt cependant d'entrer dans la réalité : il s'agit de la synchronisation

HUITIÉME SEANCE PLÉNIÈRE

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inter -pays et inter -régionale de ces campagnes. Il

serait bien fastidieux d'insister sur les raisons évidentes qui militent en faveur de cette synchronisation. Elles ont été discutées et admises par l'unanimité des

ment soient aussi lamentablement insuffisants dans tous les pays par rapport aux besoins. Malheureusement, la solution ne paraît pas consister dans l'envoi de candidats dans des institutions de pays d'outre -mer

pays. Nous avons eu l'année dernière à Lomé une conférence inter -pays sur la coordination de la lutte antipaludique. Des résolutions ont été adoptées à cette fin. Il est urgent maintenant de faire démarrer cette coopération et d'en assurer le succès en synchronisant les différentes campagnes. C'est pour moi l'occasion de lancer dans cette enceinte un pressant appel aux honorables délégués des pays intéressés pour qu'ils décident leurs gouvernements à prendre les mesures nécessaires en vue d'assurer le plus rapidement possible cette synchronisation tant souhaitée. Voilà, Monsieur le Président, honorables délégués, les deux pôles principaux de nos réflexions. J'ai tenu à vous les communiquer afin d'apporter ma contribution personnelle aux travaux de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé qui, je veux l'espérer et je le souhaite de tout coeur, donnera à l' oeuvre de l'OMS un nouvel élan pour les réalisations qui verront le jour, au cours des années qui viennent, au bénéfice de la santé du monde. Le PRESIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

parce que, comme le Directeur général l'a souligné dans ses remarques préliminaires, il est à craindre que ces candidats ne « perdent le contact ». Quoi qu'il en soit, et sans diminuer le moins du monde l'importance

des deux autres branches - la nutrition et l'hygiène

du milieu - le problème le plus important qui se pose pour l'OMS en Afrique est probablement l'organisation de moyens de formation de base pour toutes les catégories de personnel sanitaire. Il y a lieu d'espérer que des efforts constants seront faits pour aboutir à ce résultat car, sans un personnel dûment formé et qualifié, l'assistance financière et matérielle n'ont plus, en elles- mêmes, qu'une valeur limitée. Le délégué de Koweït a mentionné au cours de son exposé les difficultés que comporte l'afflux, dans son pays, de ressortissants d'autres pays atteints de diverses maladies transmissibles. D'autres délégations ont rappelé ce problème au cours du débat sur l'éradication du paludisme. Alors que le nomadisme, ou le phénomène très voisin que l'on a appelé « mouvements de population » et qui se produit en Afrique par exemple, peuvent sans aucun doute susciter des difficultés dans une lutte efficace contre les maladies transmissibles à l'intérieur d'un pays, ces phénomènes, lorsqu'ils affectent des pays contigus, posent le problème important de la coopération entre pays, et c'est dans ce domaine que l'on aura besoin de l'assistance de l'OMS pour coordonner les efforts, surtout en Afrique; faute de quoi, beaucoup d'argent et de travail pourront être gaspillés inutilement si les mesures appliquées dans un pays ne le sont pas également dans les pays voisins.

Je vous remercie, Dr Kpotsra. Je donne la parole au délégué de l'Afrique du Sud.

Le Dr MURRAY (Afrique du Sud) (traduction de l'anglais) : Je vous remercie, Monsieur le Président. Permettez -moi, au nom de ma délégation, de vous féliciter

de votre élévation au poste que vous occupez actuellement, même si ce n'est qu'à titre temporaire. Je tiens à rendre hommage au Directeur général et à son personnel pour l'excellent Rapport annuel présenté à cette assemblée; cette étude révèle que l'on n'a aucunement tenté de voiler les échecs ou de restreindre la portée des difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des nombreux programmes, si divers, entre-

Il est regrettable que le délégué du Mali ait cru devoir soulever des questions d'ordre politique dans ce qui a toujours été considéré comme une conférence scientifique et technique de caractère apolitique.

pris pendant la période considérée. Le Dr Evang a fait allusion à ce qu'il a appelé des défis auxquels doit faire face l'Organisation et, dans son intervention, il a abordé certains points soulevés

dans le Rapport annuel du Directeur général. C'est au sujet de l'un d'entre eux que je voudrais présenter quelques observations, à savoir l'enseignement et la formation professionnelle.

Dans le premier paragraphe de l'Introduction au Rapport annuel, on relève la phrase suivante : « Ce dernier objectif de longue haleine (c'est -à -dire la lutte

Bien que je n'aie, certes, pas l'intention d'engager une discussion de caractère politique, ma délégation estime néanmoins nécessaire de porter à la connaissance des délégués quelques faits concernant certains des services sociaux et médicaux assurés dans mon pays, et dont l'ampleur et la qualité sont bien connues du Secrétariat ainsi que, peut -être, de nombreux délégués présents à cette assemblée. A la suite de la mise au point, dans mon pays, d'un

vaccin buccal trivalent contre le virus de la poliomyélite, il a été décidé d'entreprendre une campagne d'immunisation en 1961. Sur une population totale

contre les grandes maladies transmissibles et le renforcement des services sanitaires de base) pourra -t -il être atteint et dans quelle mesure ? Tout dépendra des résultats obtenus au cours des prochaines années dans les trois secteurs clés de la santé publique : l'enseignement et la formation du personnel médical et paramédical, la nutrition et l'hygiène du milieu. » La pénurie de personnel sanitaire qualifié de toutes catégories est particulièrement aiguë dans la Région africaine, et il est tragique que les moyens d'enseigne-

d'environ quinze millions d'habitants, on estimait qu'il y avait environ cinq à six millions de personnes réceptives, dont chacune devait recevoir trois doses de vaccin à des intervalles de quatre à cinq semaines.

Environ 76 % du nombre présumé des personnes réceptives ont subi la vaccination complète et, depuis l'achèvement de la campagne en septembre 1961, on a constaté une baisse spectaculaire de l'incidence de la poliomyélite à forme paralysante. Bien qu'il soit peut-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

être trop tôt pour tirer des conclusions définitives quant au succès de cette campagne - l'efficacité du vaccin ne faisant aucun doute - les comptes rendus reçus jusqu'à présent ont été des plus encourageants. Le trachome est une cause importante d'invalidité et de cécité parmi les Africains dans certaines régions,

M. MARADAS -NADO (République Centrafricaine) :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom de mon gouvernement, je tiens tout d'abord à féliciter chaleureusement le Président pour son élection au siège présidentiel de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes persuadés que

et des sommes considérables sont versées chaque année sous forme de pensions aux personnes devenues aveugles à la suite de cette maladie. Alors que la réaction aux antibiotiques est favorable, depuis longtemps le besoin d'un vaccin se fait sentir afin que l'on puisse immuniser ceux qui sont exposés aux risques d'infection et extirper cette maladie. Lors d'un récent sémi-

ces débats auront, sous sa direction, une heureuse incidence sur l'amélioration de la santé de tous nos pays.

C'est avec le plus vif intérêt que nous avons pris connaissance de l'excellent Rapport annuel du Directeur général. Nous y notons avec plaisir l'importance

naire sur le trachome, auquel assistait le Professeur Ida Mann, les participants ont été informés qu'un vaccin avait été mis au point, et il y a lieu d'espérer que tout ce qui reste à faire maintenant est de déterminer quel est le meilleur mode d'administration permettant d'assurer un niveau satisfaisant d'immunité chez les individus. Le Dr James Gear, Directeur de l'Institut des Fondations de Recherches sur la Poliomyélite, et ses col-

donnée à la recherche scientifique et surtout à la recherche appliquée. Il n'est en effet pas douteux que, dans mon pays, le succès dans la lutte contre certains fléaux endémiques ne sera vraiment obtenu que lorsque de nouveaux éléments thérapeutiques ou prophylacti-

ques auront été apportés. Mon pays, situé au coeur géographique de l'Afrique et peuplé de 1 200 000 habitants, doit faire face à un grand nombre de problèmes, et notamment aux problèmes sanitaires. Nous n'ignorons pas la priorité de certains de ces problèmes, parmi lesquels la formation du personnel, l'assainissement et l'amélioration du niveau de vie. En matière de formation du personnel, les besoins, si aigus soient -ils, ne peuvent être satisfaits au détriment de la qualité. C'est pourqoui nous sommes conscients des difficultés et de la longueur de cette tâche. La République Centrafricaine a pu déjà faire bénéficier certains éléments de son personnel sanitaire de bourses d'études profitables et elle en remercie l'Organisation. Ce n'est là cependant qu'un début et d'autres bourses sont nécessaires en même temps que l'instruction secondaire devra se développer.

laborateurs, à qui l'on doit ces vaccins, ont été très heureux de collaborer avec des spécialistes des recherches sur les virus dans d'autres pays qui ont visité cet institut. Je mentionnerai maintenant, Monsieur le Président, quelques faits au sujet des services sociaux. Sur une population africaine totale d'environ neuf millions de personnes dans mon pays, près de trois millions résident actuellement dans des villes et des agglomérations urbaines, contre 587 000 en 1921. Au cours des quinze

dernières années, une somme équivalant à US $140 millions a été dépensée pour répondre aux besoins des interessés en matière de logements. On continuera à fournir des logements convenables. En outre, dans cinq villes dont la population africaine s'élève à environ 750 000 individus, une somme correspondant à près de

Une autre difficulté chez nous est la réalisation des programmes d'assainissement, sans lesquels les meilleurs plans de santé sont incomplets. La suppression de maladies telles que la bilharziose et l'ankylostomiase en dépend étroitement. Les recommandations

US $15 millions a été dépensée pour assurer des services sociaux et médicaux; de plus, des installations pour diverses formes de récréation et d'activités sportives sont fournies dans des proportions toujours crois-

d'un expert, en ce domaine, se heurtent, hélas ! trop souvent à des impossibilités d'ordre financier. L'amélioration du niveau de vie est aussi une condition du progrès sanitaire. Le niveau de vie actuel est très bas et entraîne dans une certaine mesure la malnutrition. La mortalité infantile est encore élevée et l'accroissement démographique irrégulier. Nos efforts vers l'expansion économique visent à améliorer cet état de choses. Avec l'aide de la France, les services sanitaires de la République Centrafricaine se sont considérablement développés depuis quelques années. Nous profitons de cette occasion pour adresser nos remerciements au

santes. Dans une ville dont la population africaine est de 500 000 individus, il existe, indépendamment de plusieurs polycliniques, un hôpital général, le plus

important de mon pays, qui compte 2300 lits pour toutes les spécialités et emploie 200 médecins. En raison des spécialités qui y sont représentées, cet hôpital dessert une zone beaucoup plus étendue.

En conclusion, Monsieur le Président, ma délégation tient à ajouter que mon gouvernement, comme il l'a déclaré à maintes reprises, a toujours été disposé à collaborer avec n'importe quel pays, tant en Afrique qu'ailleurs, dans tous les domaines techniques. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Directeur régional, le Dr Cambournac, qui a mis toutes ses forces au service de la santé du peuple africain. Les grands hôpitaux ont été équipés, le nom-

Je vous remercie, Dr Murray. Je donne maintenant la parole au délégué de la République Centrafricaine.

bre des dispensaires a été accru. Le service de lutte contre les grandes endémies a poursuivi son travail de prophylaxie en profondeur. Les vaccinations

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

129

régulières ont supprimé la variole et la fièvre jaune. Vingt cas seulement de trypanosomiase ont été dépistés en 1961. Les campagnes contre la lèpre et le pian ont parfaitement réussi, grâce à l'aide du FISE. Nous devons maintenant faire face à d'autres problèmes qui sont primordiaux pour nous, parmi lesquels la bilharziose, le paludisme, la tuberculose, la malnutrition. Dans cette perspective, nous avons demandé l'appui de l'Organisation mondiale de la Santé, du FISE et de la FAO. Dans cet exposé, j'ai essayé de vous mettre au courant de nos réalisations et de nos projets, ainsi que de nos difficultés et de nos besoins. J'espère que l'Organisation mondiale de la Santé, dans mon pays comme ailleurs, pourra poursuivre et accentuer dans les

d'éminents spécialistes, mais ce ne sera qu'en petit nombre, alors que nos besoins en médecins omnipraticiens de centres ruraux sont immenses. Je pense donc

que c'est une nécessité pour l'Organisation d'aider les Etats africains à organiser ou à créer en Afrique des facultés ou des écoles de médecine où l'étudiant serait en contact direct et constant avec cette pathologie tropicale qui sera sa médecine de tous les jours. Il en est de même pour la formation professionnelle et technique du personnel auxiliaire; certes, des bour-

meilleures conditions son action, dont le but est l'amélioration de la santé de toutes les populations sans considération de race, de religion ou d'opinion. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

ses d'études pour la spécialisation de ce personnel sont nécessaires et mon pays est reconnaissant à l'Organisation mondiale de la Santé de lui en avoir attribué, mais nous désirerions qu'elles ne soient attribuées que lorsque ce personnel aura acquis une expérience suffisante dans le domaine de la santé publique.

Mes remerciements vont aussi au Directeur régio-

nal de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'Afrique, le Dr Cambournac, ainsi qu'à son personnel, pour l'aide qu'ils nous apportent dans tous les domaines. Et je tiens à signaler l'aide immédiate qui nous a été fournie en octobre 1961, au lendemain de la réunification du Cameroun occidental au Cameroun oriental, alors que tout le personnel de santé britannique et nigérien avait quitté le territoire et qu'il ne

Je vous remercie, Monsieur Maradas -Nado. Je donne

maintenant la parole au délégué de la République fédérale du Cameroun. Le Dr TCHOUNGUI (Cameroun) : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués, au nom

du Gouvernement de la République fédérale du Came-

roun et au nom de ma délégation, je voudrais tout d'abord féliciter le Dr Kourachov de son élection à la présidence de la Quinzième Assemblée mondiale de

restait que deux médecins camerounais et quatre médecins contractuels pour une population de 850 000 habitants : les cinq médecins opérationnels qui nous ont alors été envoyés ont pu immédiatement prendre la relève aux postes laissés vacants. Je ne voudrais pas allonger cet exposé en détaillant, pour les divers plans de campagne (paludisme, lèpre,

la santé; je voudrais le remercier de la façon très objective dont il conduit les débats ainsi que du programme si constructif qu'il a bien voulu nous proposer dans sa déclaration. Je félicite également le Directeur général de la présentation de son Rapport annuel si précis et si documenté.

Des voix plus autorisées que la mienne ont parfaitement mis en relief l'activité particulièrement impor-

tante de l'Organisation mondiale de la Santé dans l'étude de la lutte contre les maladies transmissibles, l'hygiène du milieu, la protection et la promotion de la santé publique. Pour ma part, je ne retiendrai du Rapport annuel du Directeur général que son exposé sur l'enseignement et la formation professionnelle, car ce qui nous fait le plus défaut dans nos jeunes républiques ayant accédé depuis peu à l'indépendance, c'est un personnel techniquement valable pour la bonne marche de nos services sanitaires. Or il importe, ainsi que le préconise

pian, protection maternelle et infantile, soins infirmiers), les différentes formes d'assistance que nous dispense l'Organisation mondiale de la Santé, mais je voudrais remercier l'Organisation d'avoir mis à la disposition de mon gouvernement des experts et des conseillers si utiles au bon déroulement des plans de campagne.

Cette aide internationale nous est précieuse, mais qu'il me soit permis cependant de regretter les insuf-

fisances de l'aide apportée aux Etats d'Afrique et surtout la lenteur de la réalisation des programmes opérationnels. Nous appartenons à une région insuffisamment développée dont les ressources économiques sont très inférieures aux besoins immenses des

le Directeur général, que s'opère surtout en Afrique une revision des méthodes actuellement suivies; les études médicales poursuivies à l'étranger, si elles sont parfaites sur le plan didactique, ne sont pas adaptées à nos pays africains. Elles ont l'inconvénient d'éloigner l'étudiant pendant de très longues années de la terre africaine où il est né et où il devra travailler. Elles l'orientent trop souvent, avant même qu'il ne reprenne contact avec son pays, vers des spécialisations supérieures que l'infrastructure sanitaire encore insuffisante de son pays ne lui permettra pas d'exercer en Afrique. Certes, nous avons et nous aurons besoin

populations dans le domaine de la santé. Nous n'ignorons pas que ces besoins ne peuvent tous être satisfaits dans l'immédiat; le budget total de l'Organisation mondiale de la Santé n'y suffirait pas. Mais nous voudrions qu'une évaluation de ces besoins soit faite au plus tôt et qu'une priorité soit établie suivant les différents pays. Nous souhaiterions surtout une orientation plus efficace de l'aide qui nous est apportée par l'Organisation; en effet, si des pays industrialisés

et riches peuvent se contenter d'un conseil ou d'une consultation d'expert de l'OMS pour élaborer tel ou tel plan de santé publique afin de le mettre en oeuvre avec leurs ressources propres, il ne saurait en être de même pour nos pays africains.

130

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Point n'est besoin de nous envoyer des experts si nos gouvernements n'ont pas les moyens financiers de mettre en route les plans de campagne recommandés. Si nous considérons le projet de programme et de budget, nous constatons qu'en 1962 les prévisions de dépenses incluant le compte spécial pour l'éradication du paludisme et les autres fonds extra -budgétaires

les plus urgents du monde contemporain dans le domaine de la santé. Le Rapport annuel du Directeur général est particulièrement convaincant à cet égard. Je tiens à lui exprimer ici ma sincère appréciation de son exposé, si clair et si détaillé, de l'activité de l'OMS en 1961.

pour les républiques africaines sont de $6 349 000, alors que les contributions attendues des gouvernements des Etats Membres s'élèvent à $22 531 707, soit une somme presque quatre fois supérieure. Qui

En donnant la priorité aux problèmes qui se posent

dans les pays économiquement moins développés, l'OMS s'associe aux efforts que déploie le monde moderne pour aider ces pays à accélérer leur développement économique et social. Il ne fait aucun doute

peut penser que les budgets de nos Etats pourront supporter une telle charge? Il est donc nécessaire que les experts étudient en premier lieu les possibilités du pays où ils doivent travailler et n'établissent leurs plans de campagne de masse ou de développement sanitaire qu'en fonction du budget de ce pays. Pour conclure, qu'il me soit permis de formuler le voeu que l'Organisation mondiale de la Santé étudie les possibilités d'aider financièrement les jeunes Etats ayant accédé depuis peu à l'indépendance dans l'exécution de leurs campagnes sanitaires, afin d'éviter que toutes les recommandations d'experts, les cycles

que nous devons nous concentrer davantage sur les régions moins privilégiées du monde, car les buts énoncés dans la Charte des Nations Unies et dans

notre Constitution resteront lettre morte tant que subsisteront les inégalités qui existent actuellement. entre les pays, voire entre des continents entiers. Au cours des quelques dernières années, un nombre croissant de pays des régions économiquement sousdéveloppées sont devenus Membres de notre organisation. Ce sont notamment les pays d'Afrique qui ont récemment accédé à l'indépendance et qui, hier encore,

d'études ou conférences ne soient suivis d'aucun effet. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

étaient sous le joug colonialiste. Sans expérience, ayant à affronter d'innombrables problèmes, les pays africains se joignent aujourd'hui aux pays d'Asie et

Je vous remercie, Dr Tchoungui. Je donne maintenant la parole au délégué de la Yougoslavie. M. MARKOVIá (Yougoslavie) : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez -moi tout d'abord de présenter nos félicitations au Dr Koura chov pour son élection à la présidence de cette assemblée, ainsi qu'à vous, Monsieur le Vice -Président. Nous sommes certains que, sous votre direction, les importants travaux qui incombent à notre assemblée seront féconds et couronnés de succès. C'est aussi avec un grand plaisir que je souhaite la bienvenue aux représentants des pays qui, pour la première fois assemblée.

d'Amérique latine qui luttent pour se libérer d'une stagnation séculaire dans tous les domaines de la vie. Dans celui de la santé, où ils se heurtent à des problèmes qui, à bien des égards, sont totalement différents de ceux dont nous nous sommes occupés jusqu'ici, c'est vers l'OMS que se tournent ces pays pour demander conseil et assistance. De même, notre organisation va prendre une part importante à l'aide octroyée aux pays qui n'ont pas

encore accédé à l'indépendance. La liquidation du colonialisme exige un effort, non seulement de la part des peuples des pays colonisés eux -mêmes, mais aussi

aujourd'hui, prennent part à cette

Je crois que la satisfaction que nous éprouvons à nous voir si nombreux ne sera nullement diminuée si j'exprime la conviction que l'Organisation mondiale de la Santé atteindra bientôt l'universalité, réalisant ainsi l'un de ses objectifs fondamentaux. L'unanimité spontanée avec laquelle nous saluons ici l'admission des nouveaux pays Membres est, de toute évidence,

la condamnation de l'attitude qui tient à l'écart de notre organisation toute une partie du monde. A ce propos, c'est avec une préoccupation profonde que

des autres pays et de toutes les autres organisations internationales. Qu'il me soit permis, à ce propos, de rappeler la Déclaration historique concernant l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa quinzième session. Le Comité des Dix -sept, institué pour en assurer la mise en oeuvre, siège précisément ces jours -ci. Il va sans dire que, pour cette mise en oeuvre, notre organisation sera appelée à jouer un rôle primordial dans le domaine sanitaire. L'analyse de l'activité de l'OMS dans la Région africaine pendant la période considérée nous permet de constater que cette activité s'est inspirée des résolu-

nous avons entendu l'intervention du délégué de Cuba. Nous tenons à exprimer le ferme espoir que cette haute instance ne permettra pas que le principe d'universalité, qui est à la base de notre organisation, subisse une nouvelle atteinte. Depuis de nombreuses années, l'Organisation mondiale de la Santé s'est attachée à satisfaire les besoins

tions adoptées lors de la dernière Assemblée mondiale de la Santé. A cet égard, nous souscrivons à l'orientation donnée aux programmes de l'OMS en Afrique, qui se concentrent sur l'élimination des mala-

dies contagieuses, la formation de cadres nationaux et le renforcement des services sanitaires.

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

131

entièrement d'accord avec le Directeur général - est la formation des cadres nationaux. La politique colo-

Le problème clé - et sur ce point nous sommes

cet égard nous permet à bon droit de constater que la résolution adoptée par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé a justifié les espoirs qu'elle avait fait naître, car nous sommes tout près de l'éradication totale du paludisme en Yougoslavie. On le sait, notre pays a souffert avant la guerre d'épidémies de paludisme qui ont frappé 300 000, et jusqu'à 500 000 personnes. Au contraire, en 1961, nous avons enregistré en tout cinquante -sept cas, dont vingt -trois étaient des cas primaires. Cette année, le programme d'éradication du paludisme s'achèvera dans notre pays. Aussi serons -nous peut -être en mesure d'annoncer à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé que le paludisme a été définitivement éradiqué en Yougoslavie.

nialiste a empêché ces pays de créer leurs propres cadres. Un certain nombre d'entre eux sont aujourd'hui dans une situation pire encore qu'auparavant, par suite du départ ultérieur du personnel médical métropolitain. Le cas de la République du Congo (Léopoldville), qui nous offre un exemple particulièrement dramatique de cet état de choses, n'est malheureusement pas unique. L'évaluation des efforts déjà faits pour améliorer les cadres nationaux et les activités proposées nous

conduisent à penser que l'OMS devrait à l'avenir explorer toutes les possibilités en ce qui concerne la création de centres de formation. Il est essentiel de créer des écoles nationales dans les pays intéressés eux -mêmes. Mais il faut également envisager l'établissement de centres régionaux ainsi que l'envoi de personnel national, aux fins de formation professionnelle, dans des pays qui se sont récemment trouvés dans une situation semblable et qui ont réussi à mettre sur pied et à développer leur propres services médicaux. Toutes les possibilités doivent être exploitées si l'on veut accélérer la formation de personnel médical national. A titre d'exemple, je voudrai mentionner le cours international d'éradication du paludisme, organisé à Belgrade, qui permet à des médecins et à des techniciens des pays d'Afrique et d'Asie de recevoir une formation ou de se perfectionner dans ce domaine.

Malheureusement, le cas de mon pays n'est pas général et l'éradication du paludisme, comme le

Directeur général le confirme, demeurera pendant plusieurs années encore l'activité majeure de l'OMS. La campagne mondiale antipaludique continuera d'exiger d'importantes ressources financières. Il ne faut pas oublier que les pays impaludés, pour la plupart les plus pauvres du monde, sont ceux qui supportent la plus lourde charge. Ce sont aussi ces pays qui ressen-

tiront le plus les conséquences de la décision d'intégrer progressivement les dépenses afférentes à l'éradication du paludisme au budget ordinaire de l'Organisation. C'est pourquoi je pense que la décision de réduire graduellement les crédits octroyés aux pays qui

ont entrepris un programme d'éradication devrait être reconsidérée.

Nous serions prêts à élargir et à développer de telles formes de coopération. Les programmes de l'OMS dans les pays en voie de développement, aussi nécessaires et utiles qu'ils soient, sont cependant loin de couvrir les besoins les plus urgents de ces pays. Nous avons eu l'occasion, lors de la dernière Assem-

Le programme qui nous est proposé pour 1963 représente un pas en avant dans le développement des activités de notre organisation. Il va sans dire qu'un

blée, d'entendre les représentants des pays nouvellement indépendants nous parler des difficultés que connaissent certains pays d'Afrique dans le domaine de la santé. Si nous voulons nous rendre compte de la

tel programme nécessite des moyens financiers plus importants. A cet égard, nous nous demandons s'il ne serait pas possible d'utiliser plus judicieusement les ressources financières disponibles et de mieux organiser les travaux grâce aux économies ainsi réalisées. Cela nous paraît d'autant plus nécessaire que le trans-

fert du programme d'éradication du paludisme au budget ordinaire ne devrait pas affecter d'autres activités qui ont un caractère prioritaire.

situation de la Région dans son ensemble, il nous faudra dresser en quelque sorte l'inventaire des besoins et des possibilités de la Région africaine. Ainsi, après avoir déterminé l'aide qui répond le mieux aux besoins particuliers de ces pays, l'OMS pourrait alors élaborer un programme à long terme d'aide aux pays africains. A cette fin, l'OMS devrait étudier de nouvelles méthodes de travail et rechercher de nouveaux moyens d'atteindre d'une manière aussi efficace que possible les objectifs souhaités. Il nous semble que la sélection des problèmes prioritaires de certains pays n'a pas toujours été heureuse. Dans le cadre général du budget et des programmes de l'OMS, l'éradication du paludisme a occupé une place toute particulière. Les résultats que nous avons obtenus en Yougoslavie démontrent l'efficacité d'un plan systématique pour l'éradication du paludisme. Notre expérience à

Une activité qui mérite tout notre appui est l'intensification du programme des recherches scientifiques, qui offrent aux savants dans le monde entier une occasion unique d'échanger leurs expériences et de coordonner leurs efforts dans le domaine de la santé. Nous pouvons vous assurer que notre pays est désireux d'élargir sa collaboration dans ce domaine. Les comités d'experts de l'OMS sont aussi une forme d'activité qui, si elle est fort utile pour les pays en voie de développement, l'est également pour les

pays privilégiés du monde. Nous pensons que le moment est venu de procéder à un examen d'ensemble des travaux de ces comités, afin d'en éliminer les activités secondaires et de les concentrer sur des problèmes plus actuels, comme par exemple l'établissement ou le développement de services médicaux dans

les pays qui n'ont encore ni cadres ni institutions,

132

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'étude des coûts et autres facteurs économiques pertinents, et l'évaluation des services médicaux en général.

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Un problème particulier, auquel notre organisation ne saurait rester indifférente et auquel le débat général semble ne pas avoir accordé une attention suffisante, est le grave danger que constituent pour les générations

présentes et futures les radiations libérées par les explosions atomiques. D'éminents experts, dans le monde entier, attirent l'attention sur les conséquences génétiques des radiations, et l'opinion publique élève de plus en plus la voix pour protester contre les essais

Je vous remercie, Monsieur Markovié. Je donne la parole au délégué de la Chine. Le Dr CHANG (Chine) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom de ma délégation je tiens à m'associer aux nombreux orateurs qui ont pris la parole avant moi pour féliciter notre Directeur général des excellents progrès réalisés dans l'activité de l'Organisation au cours de la période considérée. Nous sommes frappés des résultats obtenus jusqu'à présent en ce qui concerne l'éradication du paludisme et la lutte contre la tuber-

d'armes qui ne peuvent être que des instruments de suicide collectif. Mon pays s'associe sans réserves à ceux qui se sont déclarés contre les expériences atomiques. Sa position est bien connue : la Yougoslavie est contre toutes les expériences nucléaires, de quelque

culose ou les autres maladies transmissibles. Nous notons aussi les améliorations acquises dans les domai-

nes de l'hygiène du milieu, de l'organisation des ser-

vices nationaux de santé, de l'enseignement, de la formation professionnelle et de la recherche médicale. A ce propos, ma délégation doit insister sur l'importance de l'enseignement, de la formation professionnelle et de la recherche médicale dans le programme des activités futures. En outre, nous tenons à souligner

côté qu'elles viennent. Mais nul n'est plus qualifié que cette assemblée pour dénoncer le danger qui menace la santé de l'humanité. Il est donc de notre devoir de faire entendre notre voix pour protester contre les conséquences désastreuses qu'auraient de nouvelles expériences nucléaires.

combien il est utile de poursuivre et de développer le système des séminaires régionaux et interrégionaux

Monsieur le Président, je voudrais, en concluant,

faire quelques remarques d'ordre général sur

et des réunions techniques portant sur des sujets déterminés, qui donnent aux Etats Membres l'occasion d'échanger leurs vues, de confronter leurs expériences et de coordonner leurs efforts communs pour la prévention des maladies et la promotion de la santé des populations.

les

ressources financières dont dispose notre organisation. Nous n'ignorons pas que ces ressources sont insuffi-

santes par rapport aux besoins à satisfaire; mais nous avons aussi la ferme conviction qu'il est possible

de trouver des solutions qui permettraient de hâter le développement économique et social. L'étude que le groupe consultatif des Nations Unies a consacrée aux conséquences économiques et sociales du désarmement est particulièrement explicite sur ce point. D'après cette étude, le niveau actuel des dépenses militaires ne représente pas seulement un grave danger politique; il impose aussi à la plupart des pays une lourde charge du point de vue économique et social. Il absorbe un important volume de ressources humaines et matérielles de toutes sortes qui pourraient être utilisées pour accroître le bien -être écono-

Néanmoins, le travail nécessaire pour améliorer la santé physique et mentale demeure une tâche lourde et difficile. A cet égard, la collaboration inter-

nationale présente une grande importance. Mon gouvernement est conscient de cette nécessité et, depuis la création de cette organisation, il a participé et collaboré pleinement à toutes les phases des activités de l'Organisation.

Avant de terminer, Monsieur le Président, je voudrais attirer l'attention sur le fait que, malheureusement, certains orateurs qui m'ont précédé, tout en parlant du Rapport annuel du Directeur général, se sont délibérément laissés aller à des déclarations de caractère politique acrimonieuses, injustes et mensongères, notamment au sujet de la prétendue question du droit de ma délégation à représenter le Gouvernement et le

mique et social des peuples du monde entier, aussi bien dans les pays fortement industrialisés, qui à l'heure

actuelle supportent la plus grande part des dépenses militaires mondiales, que dans les régions moins privilégiées. L'opinion générale semble s'accorder à reconnaître qu'actuellement le monde dépense approximativement cent vingt milliards de dollars chaque année au titre des dépenses militaires. Cette somme représente au moins les deux tiers et, d'après certaines estimations, la totalité du revenu national de tous les pays insuffisament développés. Ainsi, les fonds énormes qui sont aujourd'hui consacrés à l'armement pourraient, si l'on aboutissait à un accord dans ce domaine, être utilisés pour élever considérablement le niveau de santé et le niveau de vie en général dans le monde. Il nous reste donc à

peuple de la Chine. Ces interventions sont déplorables, car elles sont hors de propos et ont pour seul effet de porter atteinte à la bonne marche des travaux de cette assemblée. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie Dr Chang. Je donne la parole au délégué des Pays -Bas. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) (traduction

poursuivre nos efforts avec l'espoir que, dans ce monde en proie à tant d'épreuves, l'esprit de solidarité et la coopération pacifique de tous les peuples prévaudront.

de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je vous remercie tout d'abord, Monsieur le Président, d'avoir bien voulu rouvrir la liste des orateurs pour y ajouter le délégué des Pays -Bas.

Au nom de la délégation des Pays -Bas, je tiens à adresser au Président de cette assemblée, le Dr Kou rachov, nos sincères félicitations pour son éléction à ce poste honorifique. Puisse la Quinzième Assem-

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

133

blée mondiale de la Santé témoigner de l'harmonie qui doit exister dans la collaboration entre les gouvernements Membres de cette organisation pour atteindre cet objectif important qu'est la santé de l'individu

mondiale de la Santé en créant une chaire de la santé mondiale, et j'espère que mon pays contribuera ainsi aux buts de notre organisation. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

en tant que condition première du bonheur et de la prospérité.

Parmi les nombreuses questions intéressantes qui

figurent à l'ordre du jour de l'Assemblée mondiale de la

Je vous remercie, Professeur Muntendam. Nous avons terminé la discussion des points 1.10 et 1.11. Je demande au représentant du Conseil exé-

Santé, le Rapport annuel du Directeur général est, à mon avis, l'un des points culminants. Chaque année, il s'agit d'un exposé du plus haut intérêt sur l'évolution de la santé publique dans le monde entier. En ce qui concerne la santé, l'ensemble des Rapports annuels constitue un instrument indispensable pour les biblio-

cutif, le Dr Abu Shamma, s'il a des observations à présenter. Le Dr Anu SHAMMA, Président du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, en

tant que représentant du Conseil exécutif, je n'ai pas d'autres observations à présenter. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

thèques. Au nom de la délégation des Pays -Bas, je tiens donc à rendre hommage au Dr Candau et à son personnel pour la préparation de ce Rapport annuel. Je voudrais commenter un paragraphe du Rapport, à savoir le premier paragraphe de l'Introduction dans lequel le Directeur général parle de «l'oeuvre graduelle de relèvement des niveaux de santé », et je cite ce passage : « Ce dernier objectif de longue haleine pourra -t -il être atteint et dans quelle mesure ? Tout dépendra des résultats obtenus au cours des prochaines années, dans les trois secteurs clés de la santé publique : l'enseignement et la formation du personnel médical et paramédical, la nutrition et l'hygiène du milieu Enfin... l'intensification des recherches médicales est le meilleur espoir que nous ayons d'améliorer la santé des peuples du monde. »

Je vous remercie, Dr Abu Shamma. Je donne maintenant la parole au Directeur général. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL (traduction de l'anglais) :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je crains fort de ne pas pouvoir résumer mes observations comme l'a fait le représentant du Conseil exécutif, et je vous prie de m'en excuser. Pour la première fois, le Rapport annuel du Directeur général a été discuté en séance plénière, et seulement en séance plénière. Au cours de cette discussion, bien des points ont été soulevés auxquels, je crois, des réponses seront données pendant les débats consacrés à d'autres points de l'ordre du jour. Je suis très reconnaissant à tous les délégués de leurs paroles

fort aimables au sujet du Rapport annuel que j'ai présenté à l'Assemblée, ainsi que des renseignements

La délégation des Pays -Bas est satisfaite que le Directeur général ait mentionné ces tâches de santé publique, pour lesquelles des mesures spéciales ont été prises aux Pays -Bas en 1961. Dans mon Ministère, un bureau spécial a été créé en vue de promouvoir les recherches en matière de santé publique comme base de plans à long terme dans le domaine de la santé. Deux nouveaux services ont été créés au sein de l'administration gouvernementale de la santé,

qu'ils ont donnés ici sur l'évolution des services de santé dans les divers pays et de leurs commentaires sur l'activité de l'Organisation, qui serviront de guide dans nos futurs travaux. Plusieurs des points soulevés concernent l'éradication du paludisme. Je suis certain que les délégués se rendront compte que, au cours de la discussion qui a eu lieu sur ce sujet à la Commission du Programme

l'un pour le contrôle des produits alimentaires et l'autre pour l'hygiène du milieu. Je puis aussi vous de Leyde, il a été créé une chaire de la santé mondiale, qui sera occupée par le Professeur de Haas, membre

et du Budget, ils ont eu l'occasion d'exprimer leurs

vues et de discuter ce problème. D'autres points seront discutés dans les mêmes conditions, notamment la question de l'éradication de la variole et le programme relatif à la lutte contre beaucoup d'autres maladies. Lorsque vous aborderez la discussion du budget de 1963, vous aurez certainement l'occasion de recevoir des réponses à toutes vos questions concernant l'évolution de notre programme. Pour être bref, je me propose de limiter mes observations à un très petit nombre de points. En premier lieu, je suis très reconnaissant à tous les délégués de l'importance qu'ils ont accordée à l'enseignement et à la formation professionnelle. Je crois que l'Assemblée a pleinement admis ce que j'ai essayé de lui signaler : le fait que la réponse définitive, en ce qui concerne

faire connaître, avec une certaine fierté, que dans la plus ancienne université des Pays -Bas, l'Université de notre délégation. Le titulaire de cette chaire s'occupera à la fois de recherches internationales et de la formation universitaire et post- universitaire. La partie de cette formation qui est destinée aux diplômés se concentrera sur les problèmes de la santé publique dans le monde. L'enseignement universitaire s'efforcera de faire comprendre nettement aux futurs médecins que la santé publique est non seulement un problème national mais aussi - étant donné que, dans certaines parties du monde, il n'y a qu'un médecin pour 150 000 personnes - un problème international urgent. Notre propre pénurie théorique de médecins - nous n'avons qu'un médecin pour 900 habitants devient, par comparaison, insignifiante.

la solution des problèmes sanitaires dans toutes les parties du monde, dépendra de la formation de personnel local. L'utilisation de personnel expatrié peut local.

Nous ne saurions nous y prendre trop tôt pour former nos futurs médecins à penser internationale ment. Pour cette raison, je crois que l'Université de

fournir des solutions de fortune, mais la solution définitive résidera dans la formation de personnel Naturellement, dans mes commentaires, j'ai formulé

Leyde s'est conformée à l'esprit de l'Organisation

quelques restrictions au sujet des bourses d'études.

134

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

J'ai estimé qu'il était de mon devoir de signaler à l'Assemblée certaines exagérations dans la façon dont les bourses sont utilisées. Je n'ignore pas que les opinions sont divergentes; certains délégués ont résumé leur position de façon très nette en me disant : « Des bourses, encore des bourses, et toujours des bourses. » Sans doute suis-je pleinement d'accord pour que nous utilisions au maximum le système des bourses d'études :

sances acquises. Et je pense que c'est sur ce point que nous devrions concentrer notre intérêt : sur l'application intelligente des connaissances disponibles, ce qui exige des recherches supplémentaires - recherches

fondamentales, recherches sur le terrain, et à nouveau recherches fondamentales - pour la solution des problèmes qui se posent dans la pratique.

mes restrictions ne portent que sur la façon de les utiliser. Je n'hésite aucunement à affirmer que c'est là l'une des meilleures méthodes pour venir en aide aux pays, depuis les moins développés jusqu'aux plus développés. Dans le monde entier, on a le plus grand besoin de bourses d'études : la seule restriction que domaine. S'il m'est permis d'indiquer une fois de plus ma position, je suis convaincu qu'il importe de faire preuve de beaucoup de circonspection dans le placement des étudiants qui doivent recevoir une formation en vue d'un diplôme. Je ne pense pas que nous connais-

Au cours de la discussion, un grand nombre de déclarations ont porté sur la nécessité de modifier nos méthodes de travail, de faire preuve de plus de souplesse, d'aborder de façon différente les problèmes des pays qui ont accédé récemment à l'indépendance.

Je tiens à dire que j'ai, moi aussi, le sentiment qu'il nous faut trouver une meilleure méthode pour rendre service à de nombreux pays. Mais j'estime qu'il est de mon devoir de répéter à l'Assemblée que, à mon avis, nous ne devrions pas envisager de concentrer

j'ai formulée porte sur la manière d'agir dans ce

nos efforts sur les pays ayant accédé récemment à l'indépendance et sur les nouveaux Membres de l'Organisation. Une fois de plus, je suis amené à souligner que, selon moi, beaucoup des anciens Membres de cette organisation ont des besoins aussi grands que les pays récemment devenus indépendants et doivent être traités de la même façon. Il nous faut poursuivre les travaux que nous avons entrepris, il y a bien des

sions toutes les réponses à ce problème. Il s'agit là d'une question extrêmement délicate et je crois que nous devons être très prudents dans la mise en oeuvre de notre programme. Par contre, je me rends compte

que, pour de nombreuses spécialisations - lorsqu'il s'agit de formation post- universitaire - les études à l'étranger se justifient naturellement dans une large mesure. Je crois également que la formation à l'étranger ne doit pas nécessairement signifier l'Europe, les Etats -Unis, le Canada : il est bien d'autres endroits où les étudiants peuvent aller acquérir une formation à

années, dans de nombreuses régions du monde. Il nous faut prendre en considération les besoins de l'Asie, les besoins des Amériques et, naturellement, les besoins de l'Afrique. Au sujet de certaines des déclarations qui ont été faites, je crois devoir vous demander que, lors de la discussion du programme et du budget, des critiques plus précises soient formulées quant à la façon dont

l'étranger; c'est là, selon moi, le point qui devrait faire l'objet d'une analyse approfondie de la part de l'Organisation et de l'Assemblée. Au sujet de la recherche médicale, je tiens une fois de plus à remercier tous les délégués des observations qu'ils ont présentées. Je crois qu'il est hors de doute

nous conduisons nos activités. Il ne sert à rien de demeurer dans le vague. Dire de façon imprécise que nous pourrions faire beaucoup mieux en dépensant moins, ou qu'avec les mêmes sommes nous pourrions

que le programme élargi de recherche médicale celui que nous poursuivons depuis 1958 - a joué un rôle très important dans la vie de l'Organisation. Mais je sais que nous risquons d'aller un peu trop loin en cette matière, et je suis d'accord avec plusieurs délégués qui ont souligné qu'il importe également de mettre en pratique les connaissances dont on dispose. La seule restriction que je formulerai est la suivante :

faire bien davantage, c'est là, me semble -t -il, une déclaration fort importante, mais du fait même de son

imprécision, elle n'est pas d'un grand secours. J'estime que les délégués doivent indiquer de façon très précise les méthodes à utiliser pour que nous puissions

je ne pense pas que les connaissances puissent être

faire ce que l'Assemblée juge préférable. Naturellement, aucune organisation ne peut jamais être satisfaite de la façon dont elle accomplit son travail; je me rends compte que nous pouvons améliorer, que nous pouvons toujours faire mieux, mais le seul moyen

utilisées sans une certaine circonspection - je ne crois pas qu'il existe des plans nettement définis, des «bleus» tout préparés, pour l'application des connaissances. L'expérience acquise au cours des dernières années a montré que toutes nos certitudes, toutes les

pour le Secrétariat de pouvoir vraiment faire mieux est de recevoir de l'Assemblée, et naturellement du Conseil exécutif, des avis pertinents. Je crois qu'il est

extrêmement important que vous en veniez aux

réponses dont nous disposons pour de nombreux problèmes, n'étaient pas des réponses applicables à toutes les parties du monde, dans tous les milieux. Nous pourrions mentionner à titre d'exemple la question de la résistance des insectes aux insecticides dans de nombreuses régions du globe, ainsi que la résistance de certains bacilles ou parasites aux produits médicamenteux. On constate de telles différences d'une région à une autre que l'application pratique ne peut pas s'inspirer d'une méthode uniforme : nous devons procéder à cette application d'une façon intelligente,

détails et que vous nous disiez très nettement ce que vous attendez de nous. Dans ce débat, on a soulevé bien des questions concernant les besoins des pays ayant récemment accédé à l'indépendance. C'est l'un des points de l'ordre du jour, mais je voudrais présenter une seule observation à ce sujet. Je crois que le problème le plus difficile qui se pose aux pays récemment développés est le manque de planification. Une forte pression s'exerce sur les

pays devenus récemment indépendants en ce qui concerne la fourniture de services provenant de beau-

si nous voulons tirer le meilleur parti des connais-

coup de sources différentes - multilatérales, régio-

NEUVIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

135

nales, bilatérales - et l'une des choses les plus difficiles, pour ces pays, est de savoir exactement ce dont ils ont besoin et ce qu'ils devraient obtenir. C'est dans la planification de base destinée à assurer le développement de leurs services de santé que réside, selon moi, la plus grande faiblesse de l'aide que nous sommes en mesure de fournir aux pays en question. Si tous les pays représentés à cette assemblée qui désirent aider d'autres pays pouvaient trouver quelque moyen d'établir les plans de développement de ces services, vous pourriez faire un meilleur usage de votre argent,

teur général sur l'activité de l'Organisation en 1961 pour ce qui concerne les questions de programme. D'après les observations qui ont été faites et la démons-

tration qui vient d'avoir lieu de la part des délégués -

ceux qui ont pris la parole au sujet du Rapport et les autres - la présidence conclut que l'Assemblée désire exprimer sa satisfaction au sujet de la façon dont le programme a été conçu et exécuté. La présidence propose en conséquence à l'Assemblée d'adopter la résolution suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la santé, Ayant examiné le Rapport du Directeur général, sur l'activité de l'OMS en 1961, 1. NOTE avec satisfaction la manière dont le programme a été conçu et exécuté en 1961, conformément aux principes établis de l'Organisation; et 2.

c'est -à -dire des fonds que vous engagez par l'entremise de l'OMS, d'autres organisations multilatérales ou de vastes programmes bilatéraux. Je voudrais signaler encore un point de détail : cer-

taines observations avaient trait au manque de renseignements sur le financement et l'établissement des

prix de revient de nos programmes. Je crois que l'auteur de ces observations n'a pas tenu compte du fait que le Rapport annuel du Directeur général comporte une deuxième partie - le Rapport financier où figurent les évaluations du coût de ces programmes. Lorsque cette partie du Rapport annuel a été discutée à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, le délégué en question a eu l'occasion d'examiner en détail les coûts afférents aux divers programmes.

FÉLICITE le Directeur général du travail accom-

pli.

L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des observations ? Y a -t -il des suggestions ?

Pour ce qui est de la composition du personnel du Secrétariat, je crois que vous avez tous entre les mains

En l'absence d'observations, puis-je considérer que vous êtes disposés à adopter la résolution dont il vient d'être donné lecture ? La résolution est adoptée. Au sujet du rapport du Conseil exécutif, je tiens à remercier une fois de plus le Dr Abu Shamma de la

un document qui donne les renseignements nécessaires.

façon dont il a présenté ce rapport. Il nous reste à examiner la partie du rapport du Conseil exécutif qui traite du programme proposé et des prévisions budgétaires pour 1963, c'est -à -dire les Actes officiels No 116, Conseil exécutif, vingt- neuvième session,

En conclusion, Monsieur le Président, je tiens à remercier tous les délégués des observations qu'ils ont présentées, et à vous assurer que le Secrétariat s'efforce de faire de son mieux et que, pour pouvoir désormais faire encore mieux, nous avons besoin de vos directives et de vos conseils. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

partie II. Lorsque cette partie du rapport aura été examinée dans les commissions principales, la présidence vous proposera, à la fin de la session, d'adopter la résolution habituelle qui prend acte des rapports du Conseil exécutif. Nous avons atteint le terme de notre séance d'aujourd'hui. Je tiens à dire combien je suis reconnaissant de la coopération que j'ai reçue des membres des délé-

Je vous remercie, Monsieur le Directeur général. Je crois que le sentiment de l'Assemblée n'aurait pas pu s'exprimer de façon plus nette que par les acclamations qui ont accueilli votre exposé et vos conclusions. Maintenant nous sommes en mesure d'exprimer sous une forme différente une opinion au sujet du Rapport

gations et des autres personnes, ce qui a permis de terminer cette séance exactement à l'heure prévue. La séance est levée. La séance est levée à 17 h. 30.

annuel - le Rapport qui a été présenté par le Direc-

NEUVIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Vendredi 18 mai 1962, 9 h. 30 Président par intérim: Dr P. LAMBIN (Haute -Volta) Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Le Président m'a demandé de présider cette séance à sa place. Je voudrais tout d'abord demander toute votre indulgence et en même temps profiter de l'occasion pour, une fois de plus, exprimer toute ma gratitude à tous les membres de cette auguste assemblée qui ont bien voulu, par leurs suffrages, me porter à la

de la Santé. Comme je vous l'ai déjà dit, c'est un honneur non seulement pour ma personne et pour mon pays, mais surtout pour le continent africain. 1.

Acceptation de la Constitution par le Samoa Occidental Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Nous allons maintenant

vice -présidence de la Quinzième Assemblée mondiale

passer à l'ordre du jour.

136

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Secrétaire général par intérim de l'Organisation des Nations Unies a informé le Directeur général que,

Vérification des Pouvoirs. Je demande au Dr Schindl,

conformément à l'article 79 de la Constitution, le Gouvernement du Samoa -Occidental a déposé avant hier, 16 mai, l'instrument d'acceptation de la Constitution de l'OMS. Je salue donc le Samoa -Occidental en qualité de cent onzième Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. 2.

Rapporteur de la Commission, de bien vouloir lire ce rapport. Le Dr Schlindl (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du quatrième rapport de cette commission (voir page 397). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Je vous remercie. Y a -t -il des commentaires ? En l'absence de commentaires, le rapport est approuvé.

Quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Nous avons seulement

Messieurs, la séance est levée. La séance est levée à 9 h. 45.

un point à l'ordre du jour de cette séance, c'est l'appro-

bation du quatrième rapport de la Commission de

DIXIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

Lundi 21 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Troisième rapport de la Commission du Programme

l'article 45 du Règlement intérieur. Je pense que vous

et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : La séance est ouverte.

désirez entendre le représentant du Saint- Siège. Y a -t -il des objections ? Je donne la parole au Révérend Père de Riedmatten. Le R.P. DE RIEDMATTEN (Saint -Siège) : Monsieur

Le premier point de notre ordre du jour est le

troisième rapport de la Commission du Programme

et du Budget.' Etant donné que, conformément à l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée, ce document a été distribué au moins vingt -quatre heures avant la présente séance plénière, il n'en sera pas donné lecture. Nous allons procéder tout d'abord à l'adoption de chacune des quatre résolutions qui figurent dans ce rapport. L'Assemblée veut -elle adopter le projet de résolution : « Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville)»? Y a -t -il des observations au

le Président, Messieurs, vous venez d'adopter deux résolutions importantes sur l'avancement de la campagne pour l'éradication du paludisme dans le monde. Je pense que le moment est venu, conformément aux

instructions données à ma délégation, d'apporter à l'OMS le témoignage de profonde estime et d'encouragement que le Saint -Siège tient à lui donner dans l'exécution de cette campagne si nécessaire et dont la nécessité était bien connue depuis de longs siècles par la puissance que j'ai l'honneur de représenter. Nous avons eu en effet le plaisir, en participant à l'émission philatélique organisée dans le cadre de la campagne antipaludique, de pouvoir prendre comme

sujet de cette résolution ? Pas d'observations ? La résolution est adoptée. Nous passons à la deuxième résolution : « Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme ». Y a -t -il des observations au sujet

thèmes de nos timbres des sujets rappelant qu'aux seizième et au dix -huitième siècles déjà les Etats de l'Eglise avaient fait l'objet de la part de leur souverain de mesures antipaludiques. Messieurs, je ne dirai pas que vous êtes saturés de paroles, mais les mots ne suffiraient pas, certainement.

de cette résolution ? Pas d'observations ? Elle est

adoptée. La troisième résolution : « Etat d'avancement du

programme d'éradication du paludisme : Accélération des opérations à l'aide de nouvelles contributions volontaires ». Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? Pas d'observations ? Elle est adoptée. Le représentant du Saint -Siège a exprimé le désir de prendre la parole devant l'Assemblée, en vertu de

Aussi ai-je le plaisir de vous annoncer que notre encouragement n'est pas simplement fait de paroles : d'une part, le Saint -Siège versera cette année, comme il a coutume de le faire depuis quelques années, un don symbolique de 1000 dollars au compte spécial pour l'éradication du paludisme; en outre, c'est avec

' Voir p. 399.

DIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

137

une gras de joie que nous avons participé à la campagne philatélique de l'éradication du paludisme. Je puis annoncer d'ores et déjà que nous avons mis

financières, mais aussi des disponibilités en matière

à la disposition de l'OMS, dans le cadre de cette campagne, du matériel philatélique, selon les plans qui ont été faits, pour un montant d'environ 90 000 dollars. Mes instructions, en outre, me permettent de vous dire que le Saint -Siège ne considère pas qu'avec cette somme il a donné toute la contribution qu'il entend faire à la campagne à partir de l'émission de ces timbres. Vous comprendrez cependant que, cette émission étant très récente, il est encore impossible à la délégation du Saint -Siège de vous fournir plus de précisions à ce sujet. Pour celui qui représente

de personnel qualifié. Ceci m'a rappelé le mot de l'Ecriture : « De l'or et de l'argent, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne ». Il est bien certain, Messieurs, qu'il ne sera pas possible de procéder à l'éradication du paludisme avec des contributions, fussent -elles volontaires ou inscrites au budget. Il faut encore que chacun de nous donne le meilleur de ce qu'il a, c'est -à -dire son dévouement et sa charité,

pour constituer les équipes qualifiées qui sont nécessaires à l'achèvement de cette grande oeuvre. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

le Saint -Siège depuis des années au sein de votre organisation, c'est une joie réelle que de pouvoir annoncer, comme il l'avait fait l'année dernière à New Delhi, que la participation du Saint -Siège s'exprime non seulement en des chiffres symboliques,

Nous en venons à la quatrième résolution : « Problèmes de santé des gens de mer ». Y a -t -il des observations ou des objections au sujet de cette résolution ?

mais aussi en des chiffres substantiels. Et vous per-

mettrez peut -être - car je pense que l'esprit de l'article qui autorise les observateurs, sur votre invitation, Monsieur le Président, et avec autorisation de l'Assemblée, à parler, entend bien qu'ils apportent

Pas d'objections? La résolution est adoptée. Nous devons maintenant adopter le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations au sujet du rapport dans son ensemble ? Pas d'observations ? Le troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget est adopté dans son ensemble. 2.

une contribution positive à la discussion - vous permettrez peut -être à celui qui parle de donner deux précisions, sans avoir l'impertinence de vous donner des leçons.

Quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Nous devons

Le Saint -Siège espère que sa participation à la campagne philatélique encouragerea les pays qui n'ont pas encore donné leur assentiment à cette campagne

maintenant examiner le quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget. Etant donné que le délai de vingt -quatre heures prévu par l'article 51 du Règlement intérieur n'a pas été observé,

à venir se joindre aux rangs des quatre -vingts Etats et plus qui ont déjà émis des timbres ou ont promis de les émettre. L'expérience de ma délégation, dans des campagnes analogues lancées dans le cadre des

je prie le Dr Montalván de monter à la tribune et de donner lecture du rapport. Le Dr Montalván (Equateur), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du quatrième rapport de la Commission (voir page 399). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Nations Unies ou des institutions internationales, m'autorise peut -être, Monsieur le Président, à lancer

un appel à cette assemblée pour que les pays qui émettent des timbres ne se contentent pas de penser que, ayant émis le timbre, ils ont bien servi la cause de la campagne antipaludique. Nous avons l'expérience

de la déception éprouvée par le public à l'occasion d'autres campagnes, lorsqu'il a appris que quelque soixante séries de timbres avaient été émises dans divers pays et que des sommes extrêmement minimes en avaient été dégagées au profit de l'ceuvre que ces

Dr Montalván. Comme ce rapport ne contient qu'une seule résolution, relative au « Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance »,

je prie l'Assemblée d'indiquer tout d'abord si

elle

entend adopter cette résolution. Y a -t -il des objections ? Pas d'objections. La résolution est adoptée.

timbres étaient censés prôner et prêcher de par tout l'univers.

Je présume que l'Assemblée désire maintenant approuver le rapport dans son ensemble. L'Assemblée désire -t -elle approuver le rapport dans son ensemble ?

Vous ne m'en voudrez donc pas de presser celles des délégations dont les pays émettent des timbres de faire entendre à leurs administrations que le public

Il n'y a pas d'objections; le rapport est approuvé. 3.

pense en général que ces vignettes sont émises au profit de ce qu'elles disent, et non pas simplement - si je puis le dire - au bénéfice et au plus grand bien des administrations postales qui les ont émises. S'il m'est permis d'élever un peu le débat, je m'arrêterai aussi à ce point de la seconde résolution que vous avez adoptée. Je crois que c'est sur l'initiative de l'honorable délégué du Royaume -Uni d'abord que vous y avez fait mention non seulement des ressources

Cinquième rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je demanderai

au Dr Montalván de donner lecture du cinquième

rapport de la Commission du Programme et du Budget, qui contient la résolution relative au budget

effectif et au niveau budgétaire pour 1963, dont l'adoption est recommandée à l'Assemblée.

138

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr Montalván (Equateur), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du cinquième rapport de la Commission (voir page 399). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

tions au sujet de cette résolution? Pas d'observations. La résolution est adoptée. La cinquième résolution concerne le lieu de réunion de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé Genève. Y a -t -il des observations au sujet de cette

-

Dr Montalván.

résolution ? Pas d'observations. La résolution est adoptée.

Je rappelle aux délégués qu'aux termes de l'article 67 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les décisions relatives au montant du budget doivent être prises à la majorité des deux -tiers des membres présents et votants. Je prie les délégués qui votent en faveur de la résolution de lever leur carte. Qui se déclare en faveur de l'approbation du budget?

Je profite de l'occasion qui m'est donnée de souhaiter la bienvenue aux nouveaux Membres associés de l'Organisation mondiale de la Santé, la Jamaïque et l'Ouganda. Quelqu'un désire -t -il prendre la parole à ce sujet? Le délégué du Royaume -Uni. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, ma délégation est très heureuse

Y a -t -il des opposants ? Personne ne vote contre. Y a -t -il des abstentions ? Le résultat du vote est le suivant : pour, 77; contre, 0; abstentions, 12. La résolution est adoptée. Vous êtes appelés maintenant à voter sur le rapport dans son ensemble. L'Assemblée approuve -t -elle le présent rapport? Y a -t -il des objections au sujet du rapport dans son ensemble ? Pas d'objections. Le rapport est approuvé. 4.

d'accepter la qualité de Membre associé de notre organisation au nom de la Jamaïque et de l'Ouganda.

Ma délégation accepte également la responsabilité

d'assurer l'application des articles 66 à 68 de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé en ce qui les concerne. Monsieur le Président, c'est aussi une grande satisfaction pour ma délégation que de voir encore deux membres du Commonwealth entrer dans cette grande organisation internationale,

Cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je prie le

et nous tenons à être les premiers à adresser nos félicitations à ces deux Etats. Malheureusement, ils ne sont pas représentés à cette assemblée, mais ma délégation veillera à ce que leurs gouvernements soient

Dr Le Cuu Truong de donner lecture du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam), Rapporteur de la Commission des Questions adminis-

informés de l'accueil chaleureux qu'ont rencontré leurs demandes d'admission, et de la décision prise à l'unanimité de les admettre au sein de l'Organisation

tratives, financières et juridiques, donne lecture du cinquième rapport de la Commission (voir page 401). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

mondiale de la Santé. Nous aurons grand plaisir à souhaiter la bienvenue à leurs représentants lors de la prochaine Assemblée. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Le Cuu Truong. Nous devons maintenant approuver les cinq résolutions; chaque résolution doit être approuvée séparément.

Est -il nécessaire de donner de nouveau lecture de toutes les résolutions, ou pouvons -nous nous y

référer simplement par leur numéro, première résolution, etc. ? Y a -t -il des observations au sujet de la première résolution concernant la demande d'admission du Sul-

Dr Godber. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations au sujet du rapport dans son ensemble ? Il n'y a pas d'observations; le rapport est donc approuvé dans son ensemble. 5.

tanat de Mascate et Oman ? Pas d'observations au sujet de cette résolution ? S'il n'y a pas d'observations, la résolution est adoptée.

Inscription d'un point supplémentaire du jour

à

l'ordre

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Nous passons

La résolution suivante porte sur l'admission de la Jamaïque. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution? Pas d'observations. La deuxième résolution est adoptée. La troisième résolution concerne l'admission de l'Ouganda. Y a -t -il des observations au sujet de cette

résolution ? Pas d'observations. La résolution est adoptée. Quatrième résolution, relative à la communication par laquelle le Gouvernement de la République

maintenant au point suivant : Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé, sur la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite. Vous êtes saisis du document A15/29, ainsi que du document A15/29 Corr. 1, qui est la version revisée du document initialement présenté par l'Arabie Saoudite. Le Bureau de l'Assemblée a examiné la proposition

de l'Arabie Saoudite et transmis cette demande à l'Assemblée pour examen, sans formuler de recommandations à cet égard. J'invite les membres de

argentine a fait connaître qu'il ne peut pas accueillir l'Assemblée l'année prochaine. Y a -t -il des observa-

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

139

l'Assemblée à faire connaître leur opinion au sujet de cette demande. Quelqu'un désire -t -il prendre la parole ? Dans la négative, ceux qui sont en faveur de l'inscription de cette question à l'ordre du jour sont priés de lever leur carte. Voudriez -vous compter les votes ? Contre ? Abstentions ?

de l'inscription de la question à l'ordre du jour, 31; contre, 6; abstentions, 46. Le point est inscrit. Le Directeur général a -t -il des observations à présenter ? Le Directeur général n'a pas d'observations à présenter. La séance plénière est levée. La séance est levée à 15 h. 15.

Les résultats du vote sont les suivants : en faveur

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mercredi 23 mai 1962, 9 heures Président par intérim: Dr P. LAMBIN (Haute -Volta)

1.

Rapport du Président général des discussions techniques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : La séance est ouverte.

anciens présidents, Sir Arcot Mudaliar, auquel je tiens

à exprimer ici ma sincère gratitude, que le Conseil exécutif de l'Organisation m'avait désigné. Dans les milieux internationaux de la santé publique, Sir Arcot occupe naturellement une place unique. Il est, je crois, membre de cette assemblée depuis plus longtemps que quiconque parmi nous, car il a été, en 1948, l'un des

Le premier point à notre ordre du jour est le rapport du Président général des discussions techniques, Sir Samuel Manuwa. J'invite Sir Samuel Manuwa à venir à la tribune présenter son rapport. Sir Samuel MANUWA, Président général des discus-

fondateurs de l'Organisation mondiale de la Santé. Pendant de longues années, son éloquence et ses avis empreints de sagesse nous ont émus et convaincus;

sions techniques (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, ce fut pour moi un grand honneur et un grand plaisir que de diriger, en qualité de Président général, les discussions techniques de cette année. Le rapport définitif sur ces discussions fait l'objet du document A15 /Technical Discussions /5, daté du 14 mai 1962, et des rectificatifs 1 et 2, du 15 et du 18 mai 1962 respectivement. J'ai

ses paroles ont résonné dans ces salles et se sont répercutées bien au -delà. Puisse -t -il pendant longtemps

maintenant l'honneur de soumettre à l'Assemblée, pour qu'elle en prenne acte, ce rapport tel qu'il est modifié par les deux rectificatifs en question. Du point de vue historique, cette occasion marque peut -être une nouvelle date dans le développement de

encore continuer de nous guider. Conformément à la résolution WHA10.33 de la Dixième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif avait décidé, à sa vingt -sixième session, par sa résolution EB26.R8, que le sujet des discussions techniques de cette année serait « les programmes de santé mentale dans les plans de santé publique ». En juillet 1961, le Directeur général a envoyé aux Etats Membres de l'Organisation, afin de préparer les discussions, un document indiquant brièvement les

l'Organisation mondiale de la Santé. Un de vos distingués prédécesseurs,

principaux aspects de l'action de santé mentale; il invitait tous les Membres et Membres associés à communiquer à l'Organisation des rapports succincts

Monsieur le Président,

était un éminent Africain : le Dr Togba du Libéria. Président de la Septième Assemblée mondiale de la Santé en 1954, il a été le premier et jusqu'à présent le

sur les études et projets nationaux concernant la nature, la qualité et la portée de leurs services de santé mentale. Un document de base (A15 /Technical Discussions /1, du 12 mars 1962), fondé sur ces rap-

seul fils de l'Afrique à occuper ce poste éminent. Cette année, l'Organisation mondiale de la Santé a,

pour la première fois, invité un autre Africain à présider ces discussions techniques. J'ose espérer que des occasions semblables se présenteront plus souvent dans l'avenir.

C'est sur la recommandation du dernier de nos

ports succincts, a été alors rédigé par le Professeur Arie Querido, consultant de l'OMS, professeur de médecine sociale à l'Université d'Amsterdam (Pays Bas), et envoyé par le Directeur général aux Etats Membres dans le courant du mois de mars. C'est ce document qui a orienté nos discussions.

140

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les discussions techniques ont eu lieu les 11 et 12

naissant de l'aide qu'il n'a cessé de m'offrir avec entrain

mai 1962. Au total, 158 personnes appartenant à 71 pays y ont participé. En qualité de Président général, j'ai eu le privilège d'ouvrir la première séance plénière, le 11 mai, par l'allocution liminaire habituelle qui, faute de temps, ne fut qu'une version condensée du document A15/ Technical Discussions /4 du 11 mai 1962, que les délégués ont maintenant reçu. Au cours de cette séance, les participants ont été divisés en huit groupes, dotés chacun d'un président et d'un rapporteur, avec un membre du personnel de l'OMS comme secrétaire. Aux pages 4 et 5 du rapport (document A15 /Technical Discussions /5 et Corr. 1

et bonne humeur, ce qui a considérablement allégé ma tâche de Président général. Le succès des discussions techniques a toujours été dû en grande partie aux présidents et rapporteurs des groupes, et cette année n'a pas fait exception. Nous leur en sommes très reconnaissants, ainsi qu'à tous les membres du Secrétariat et des services de traduction et d'interprétation. Je tiens également à remercier tous les délégués qui ont pris part aux discussions de leur intérêt et de leur appui, de l'attention soutenue et de la réflexion qu'ils ont vouées au sujet, du calme et de l'objectivité avec lesquels ils ont discuté de questions qui, à l'occasion, pouvent donner lieu à de vives controverses. L'objet essentiel de nos discussions était d'examiner les meilleurs moyens de promouvoir, d'améliorer et de maintenir la santé mentale dans nos pays respectifs et dans le monde entier, par l'organisation de l'action

et 2), qui combine et résume les conclusions des divers groupes, vous trouverez des indications détaillées sur chacun des groupes ; aux pages 5 et 6 sont énumérés les points que chaque groupe a examinés au cours de ses trois réunions, à savoir, notamment : possibilités actuelles de l'action psychiatrique, surtout en ce qui concerne la prévention, le diagnostic précoce, le traitement et la réadaptation; intégration de

de santé publique. Différents, par leurs traditions culturelles, leurs besoins et leurs ressources, nos pays emploieront nécessairement des méthodes différentes

la protection de la santé mentale dans l'action de santé publique (extension des services, priorités et enseignement); enfin, moyens de créer et de développer des services de santé mentale dans le cadre des services

de santé publique. L'exposé détaillé des discussions relatives à ces

pour atteindre leur objectif commun : à savoir, la promotion de la santé mentale sur le plan national et international; ainsi, nous avons pu procéder à des échanges de vues très féconds et du plus haut intérêt sur la psychiatrie sociale comparée, domaine que, malheureusement, le temps dont nous disposions nous

problèmes occupe les pages 7 à 25 du rapport. Je tiens à attirer plus particulièrement l'attention sur le diagramme fonctionnel d'un service complet de santé mentale, qui figure à la page 20; ce diagramme a été établi par l'un des groupes et vaut pour tous les pays, quel que soit leur stade de développement. La deuxième et dernière séance plénière des discussions techniques a eu lieu sous ma présidence, le

a empêché d'explorer aussi complètement que nous l'aurions souhaité. Il est toutefois cinq points sur lesquels les avis ont été unanimes et qui, à mon avis, peuvent résumer les conclusions et les recommandations des différents groupes :

17 mai; on y a procédé à l'examen du projet de rapport. Après un débat général animé, ce rapport, avec les modifications de détail indiquées dans le rectificatif 2, a été approuvé et adopté. Les discussions techniques de cette année ont été, semble -t -il, les plus fructueuses, les plus intéressantes

En premier lieu, la formation du personnel doit toujours précéder la création des services : en d'autres termes, « avant de construire, il faut instruire ».

Deuxièmement, il faut que les services de santé mentale soient étroitement intégrés à la collectivité,

et les plus suivies de la série; je tiens à remercier ici tous ceux dont les efforts ont contribué si largement à cet heureux résultat, en particulier notre consultant, le Professeur Querido, à qui nous devons le document très détaillé et très complet qui a si bien guidé nos discussions, et que je considère comme un chef d'oeuvre du genre. C'est également le Professeur

ce qui présuppose une vaste action éducative en matière de santé mentale dans le grand public. Comme l'a écrit un spécialiste qui fait autorité en ce domaine : « Il est inutile d'ouvrir les portes de l'hôpital si le malade qui sort par ces portes se retrouve dans le vide. » Troisièmement, les soins de santé mentale doivent

être conçus comme partie intégrante de l'action générale de santé. C'est un devoir pour tous les intéressés de les mettre à la disposition de toutes les personnes à qui s'adressent les services de santé publique. Quatrièmement, étant donné que l'action de santé publique doit être, comme nous le soutenons,

Querido qui a préparé le rapport final. Au Secrétaire général, le Dr Krapf, Chef du Service

de Santé mentale de l'Organisation, a incombé la lourde charge des arrangements administratifs indispensables, tâche dont il s'est acquitté de façon efficace et brillante. Je lui suis personnellement très recon-

adaptée à l'individu, il faut que les agents de la santé publique sachent comment les gens réagiront

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

141

probablement à telles ou telles tensions, y compris celles que produisent inévitablement certaines

2.

Sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Passons maintenant à

mesures de santé publique. Il s'ensuit que les agents de la santé publique doivent connaître les principes de la santé mentale, car ces principes présentent beaucoup d'importance dans l'exercice de leurs fonctions. Cinquièmement, le moment est venu de procéder à des recherches systématiques en matière de santé mentale à tous les degrés. La recherche n'est nullement du domaine exclusif des pays économiquement

l'examen du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget, document A15/34. Le délai

de vingt -quatre heures prévu par l'article 51 du Règlement intérieur n'ayant pu être observé, je prie le Dr Montalván de monter à la tribune pour nous

donner lecture de ce rapport. Ce rapport contient cinq résolutions que je vous proposerai d'adopter au fur et à mesure de leur lecture. Dr Montalván, vous avez la parole.

développés et des nations riches. Au contraire, il est certaines études qui peuvent être menées à bien dans des milieux pauvres et moins évolués. Les discussions techniques, Monsieur le Président, ne font pas partie des travaux officiels de l'Assemblée

Le Dr Montalván (Équateur), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du préambule et de la section 1 (Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale) du sixième

de la Santé. Je me borne donc à porter le rapport à la connaissance de l'Assemblée en le recommandant vivement à l'attention des délégués. Permettez -moi toutefois de formuler une dernière observation. Avec les responsabilités qui nous incombent dans cette organisation en tant que gardiens de

rapport de la Commission (voir page 399). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

mentaires ou des observations à formuler ? En l'absence de commentaires et d'observations, j'estime

la santé internationale, et à une époque où subsiste encore la tension internationale, nous ne pouvions faire porter nos discussions techniques sur un sujet plus approprié que celui de la santé mentale. Espérons

que vous êtes d'accord pour adopter la section du sixième rapport. Elle est adoptée.

1

donc que nos délibérations contribueront de façon substantielle, non seulement à promouvoir la santé mentale dans nos pays, mais aussi à rétablir l'amitié et la concorde entre les peuples. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM :

Le Dr Montalván donne lecture de la section 2 du rapport (Comité de la Quarantaine internationale: Neuvième rapport). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

mentaires ou des observations

à formuler ? En

l'absence de commentaires, j'estime que vous êtres d'accord pour adopter la section 2 du sixième rapport. Elle est adoptée.

Je vous remercie,

Sir Samuel. Je suis convaincu que je me fais l'interprète de tous les membres de cette assemblée en vous exprimant, Sir Samuel, nos remerciements les plus sincères pour

Le Dr Montalván donne lecture de la section 3 du rapport (Comité de la Quarantaine internationale: Dixième rapport). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

la façon remarquable dont vous avez dirigé

les

discussions techniques et rempli la lourde tâche de Président général. Par l'élévation de pensée de votre introduction, vous avez inspiré aux groupes un enthousiasme et une volonté de compréhension qui a donné une haute qualité aux débats dont vous venez de résumer admirablement les conclusions. (Applaudissements)

mentaires ou des observations à formuler ? En l'absence de commentaires, j'estime que vous êtes d'accord pour adopter la section 3 du sixième rapport. Elle est adoptée.

Le rapport est soumis à l'examen de l'Assemblée. Avez -vous des commentaires ou des observations à formuler ? Je me permets de rappeler que, comme aux assemblées précédentes, les discussions techniques

Le Dr Montalván donne lecture de la section 4 du rapport (Ordre de priorité des activités comprises dans le programme). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

qui se sont tenues sous les auspices de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ne font pas partie intégrante de ses travaux. Je suggère que nous prenions

mentaires ou des objections à formuler? En l'absence de commentaires, j'estime donc que l'Assemblée est d'accord pour adopter la section 4 du sixième rapport. Elle est adoptée.

note du rapport et que nous remercions encore tous ceux qui ont contribué au succès des discussions, et tout particulièrement les présidents et rapporteurs des groupes. Cette suggestion a -t -elle votre agrément ? En dehors

Le Dr Montalván donne lecture de la section 5 du rapport (Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

de tout commentaire et de toute objection, je déclare que l'Assemblée prend note du rapport.

mentaires ou des objections à formuler? Si tel n'est

142

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

pas le cas,

le

section 5 du sixième rapport est

adoptée. Il nous reste à adopter le rapport dans son ensemble.

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Commentaires ou des objections à formuler? En l'absence de tout commentaire, la section 5 est adoptée.

Pas d'objections ? Le rapport est adopté. Merci, Dr Montalván. 3.

Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 6

du rapport (Compte spécial pour l'éradication du Sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Nous devons mainte-

paludisme)

.

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous à formuler

nant examiner le sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

des commentaires ou des objections? En dehors de tout commentaire, la section 6 est adoptée. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 7 du rapport (Financement du programme d'éradication du paludisme: Critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paiement des contributions). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Y a -t -il des commen-

Comme pour le rapport précédent, le délai de vingt quatre heures n'a pu être observé et je prie le Dr Le Cuu Truong de nous donner lecture de son rapport.

Ce rapport contient sept résolutions que je vous proposerai d'adopter au fur et à mesure de leur lecture.

Le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam), Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, donne lecture du préambule et de la section 1 (Locaux du Siège: Rapport sur l'avancement des travaux) du sixième rapport de la Commission (voir page 401). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Commentaires ou des objections à formuler? En l'absence de tout commentaire, la section 1 du sixième rapport est adoptée.

taires ou des objections à formuler? En l'absence de commentaires, la section 7 est adoptée. Il nous reste à adopter le rapport dans son ensemble.

Pas d'objections ? Le rapport est adopté. Merci, Dr Le Cuu Truong. 4.

Attribution à l'une des commissions principales du point supplémentaire proposé par la délégation de l'Arabie Saoudite Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Le Bureau, à sa séance

Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 2 du rapport (Fonds de roulement: Avances pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres en vertu de l'autorisation donnée par la résolution WHA13.41, partie II, paragraphe 1.3). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

d'hier, a décidé de recommander à l'Assemblée de renvoyer à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques le point supplémentaire intitulé « Le rôle du médecin dans le maintien et le

mentaires ? En l'absence de tout commentaire, la section 2 est adoptée. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 3 du rapport (Amendements au Règlement du Personnel). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

développement de la paix », dont l'inscription à l'ordre du jour a été proposée par la délégation de l'Arabie Saoudite. L'Assemblée est -elle d'accord avec cette recommandation? En l'absence d'objections, ce point sera attribué à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 5.

mentaires à formuler ? En l'absence de commentaire, la section 3 est adoptée. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 4

Communication concernant la pose de la première

pierre du nouveau bâtiment de l'OMS Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Je suis particulièrement

du rapport (Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1960). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM : Avez -vous des Com-

heureux de vous informer que la cérémonie de la pose de la première pierre du bâtiment de l'OMS aura lieu demain jeudi, 24 mai, à 11 h. 30. En conséquence, nous suspendrons nos travaux demain matin

mentaires ? En l'absence de tout commentaire, la section 4 est adoptée. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 5 du rapport (Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS).

11 heures pour permettre à chacun d'y assister. Cette manifestation, très courte et très simple, aura lieu en présence des autorités fédérales suisses et des autorités cantonales et municipales genevoises, des représentants des Nations Unies, des institutions spécialisées, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Vous êtes tous cordialement

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

143

invités à vous rendre à Choutagnes, propriété sise tout près du Palais des Nations et aisément accessible

les délégations auprès de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, représentant les Etats Membres et Membres associés de l'Organisation mondiale

à pied. Un croquis des voies d'accès a été inséré dans le Journal d'aujourd'hui. Je vais maintenant vous donner lecture du texte du parchemin qui sera placé dans les fondations de notre nouveau bâtiment et qui a été signé, hier soir, par le Président de l'Assemblée et le Directeur général.

de la Santé, dont le nombre à cette date s'élevait à cent quinze. Feu Jean Tschumi, architecte, a dessiné et établi les plans du bâtiment, dont l'exécution sera dirigée par son successeur, Pierre Bonnard.

quatrième jour du mois de mai, a été posée la première pierre du Siège de l'Organisation mondiale

L'an mil neuf cent

soixante -deux, le vingt -

Dans la pierre ont en outre été scellées la liste des Membres de l'Organisation mondiale de la Santé au vingt -quatre mai 1962, la liste des délégués à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé et

de la Santé. La construction de ce bâtiment a été décidée en mai 1959 par la résolution WHAl2.12, prise par la Douzième Assemblée mondiale de la Santé qui a accepté formellement les offres faites par les autorités de la Confédération suisse et de la République et Canton de Genève de procurer un terrain à bâtir et de prêter les fonds nécessaires à la construction dudit bâtiment. La première pierre a été posée par le Président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Sergei V. Kurashov, Ministre de la Santé de l'Union des Républiques socialistes soviétiques,

la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé.

Le Président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé : (signé) S. V. KURASHOV

Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé : (signé) M. G. CANDAU

Le Président par intérim place ensuite les documents dans l'étui. (Applaudissements)

le Dr M. G. Candau étant Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. A côté des personnalités représentant les autorités fédérales suisses et les autorités cantonales et

Voici terminé cet acte solennel. Le compte rendu in extenso de notre séance d'aujourd'hui conservera dans les archives de l'Organisation le texte du document dont j'ai donné lecture tout à l'heure. Messieurs, la séance est levée.

municipales genevoises assistaient à la cérémonie

La séance est levée à 9 h. 50.

DOUZIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

Jeudi 24 mai 1962, 14 h. 30 Président par intérim: Dr D. CASTILLO (Venezuela)

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

l'un des dix -huit Membres de la Commission intéri-

La séance est ouverte. Mesdames, Messieurs, je tiens à dire la gratitude de mon pays, le Venezuela, de mon gouvernement et de ma délégation, ainsi que ma reconnaissance personnelle, pour l'honneur qu'on m'a fait en m'élisant à la vice -présidence de la Quinzième Assemblée

maire qui a préparé la création de l'Organisation, création qui n'a pu devenir définitive que lorsqu'un nombre suffisant d'Etats signataires de la Constitution l'ont ratifiée. En tant que membre de la délégation de mon pays

mondiale de la Santé. C'est un honneur que je ne puis ni ne dois attribuer à mes faibles mérites personnels, mais qui va surtout à mon pays et à son administration sanitaire, laquelle s'est toujours intéressée à la santé mondiale et à l'OMS depuis que l'Organisation a été créée par la signature de sa Constitution, en 1946, à New York. Le Venezuela a été, en effet,

à la Commission intérimaire, j'ai eu l'occasion de venir à Genève en 1947 et d'y apprécier l'hospitalité suisse et la beauté du paysage genevois. J'ai pu aussi faire la connaissance des éminents délégués à la Commission et bénéficier de leur expérience. Quelques -uns

d'entre eux, je m'en réjouis, sont encore aujourd'hui parmi nous, soit comme délégués à l'Assemblée, soit comme fonctionnaires de l'Organisation. Qu'il me

144

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

soit permis de citer en particulier le Dr Evang, délégué

Le Dr REFSHAUGE (Australie), Président de la Com-

de la Norvège, le Dr Hyde, représentant du Conseil exécutif, le Dr Mani, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, le Dr Choucha, représentant de la Ligue

mission du Programme et du Budget (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, en raison de l'in-

des Etats arabes et le Dr Bonne, Directeur de la Division des Maladies transmissibles à l'OMS. Se rappeler, c'est revivre, et, en ce moment, nous revivons par la pensée, eux et moi, les premiers jours

disposition du Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, j'ai accepté de donner lecture de ces rapports. Le Dr Refshauge donne alors lecture du préambule et de la section 1 (Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques) du septième rapport de la Commission (voir page 399). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

de cette organisation, qui vient d'arriver à l'âge adulte. Nous avons eu, ce matin, la satisfaction d'assister à la pose de la première pierre de son bâtiment, de sa maison. Je suis persuadé que chacun de nous

ressentira l'émotion que j'ai éprouvée ce matin si dans quelques années - qui passeront comme des jours - nous avons la chance d'assister à l'inauguration du Siège et à l'installation définitive de l'Organisation. Puisse l'OMS, pendant longtemps encore, profiter de l'expérience, des connaissances et des efforts

Je vous remercie, Dr Refshauge.

de chacun pour mener à bien la tâche qu'elle s'est donnée de promouvoir la santé de tous les peuples du monde.

L'Assemblée est appelée à se prononcer sur ce projet de résolution. Les membres de l'Assemblée ont -ils des observations ou des commentaires à formuler? Il n'y a pas d'observations; je déclare le projet de résolution adopté. Je prie le Dr Refshauge de bien vouloir poursuivre la lecture du rapport.

En renouvelant l'expression de ma gratitude, je voudrais faire appel à la bienveillance des délégués car je crains de ne pouvoir présider cette séance de l'Assemblée aussi parfaitement qu'il le faudrait. 1.

Le Dr Refshauge donne lecture de la section 2 du rapport (Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963), à l'exception de la liste des pays qui figure au tableau A annexé à la résolution. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Cinquième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Je vous remercie, Dr Refshauge.

L'Assemblée est appelée à se prononcer sur le Et maintenant, messieurs, nous passons au premier

point de l'ordre du jour, qui est l'approbation du cinquième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Je prie le Dr Schindl, Rapporteur de la Commission, de donner lecture de ce rapport. Dr Schindl, vous avez la parole.

projet de résolution dont il vient d'être donné lecture. Y a -t -il des observations ou des commentaires ? En l'absence d'observations, je déclare le projet de résolution adopté.

L'Assemblée doit maintenant se prononcer sur l'ensemble du rapport. Y a -t -il des observations, objections ou commentaires ? Il n'y en a pas. Le rapport est approuvé. 3.

Le Dr Schindl (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du cinquième rapport de la Commission (voir page 397). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Huitième rapport de la Commission du Programme et du Budget Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Je vous remercie, Dr Schindl.

Je soumets à l'Assemblée le rapport dont le Dr Schindl vient de donner lecture. Y a -t -il des observa-

tions? En l'absence d'observations, je déclare rapport approuvé. 2.

le

Nous devons maintenant passer à la question suivante inscrite à l'ordre du jour - le huitième rapport

de la Commission du Programme et du Budget

Septième rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

(document A15/37). Comme il n'a pas non plus été possible de distribuer le texte de ce rapport vingt quatre heures à l'avance comme le prévoit le Règlement intérieur, je prie le Président de la Commission du Programme et du Budget de bien vouloir en donner lecture. Le moment venu, je demanderai à l'Assemblée de

Je soumets maintenant à l'Assemblée le septième rapport de la Commission du Programme et du Budget,

que l'on trouve dans le document A15/36. Comme il n'a pas été possible de distribuer ce document vingt -

se prononcer sur les deux projets de résolutions

quatre heures avant le début de la séance, conformément à l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, nous allons vous en donner lecture.

proposés par la Commission, ainsi que sur l'ensemble du rapport. Dr Refshauge, vous avez la parole.

Le Dr Refshauge (Australie), Président de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du préambule et de la section 1 (Deuxième rapport sur

Je prie le Président de la Commission de monter à la tribune et de donner lecture du rapport.

la situation sanitaire dans le monde) du huitième rapport de la Commission (voir page 400).

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

145

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de espagnol):

Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 3 du rapport (Timbres-poste de l'éradication du paludisme) . Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de espagnol):

Je vous remercie, Dr Refshauge.

Le projet de résolution dont lecture vient d'être donnée est soumis à l'examen de l'Assemblée. S'il n'y

a pas d'observations ou d'objections, ce texte sera considéré comme approuvé. Il est approuvé. Veuillez poursuivre, Dr Refshauge.

Je vous remercie, Dr Le Cuu Truong. L'Assemblée est saisie de ce projet de résolution qui, certainement, n'intéressera pas seulement ceux qui s'occupent de santé publique, mais aussi de nombreuses personnes qui s'intéressent à d'autres domaines et en particulier à la philatélie. S'il n'y a pas d'observations, le projet de résolution sera considéré comme adopté par l'Assemblée. Il est adopté. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 4 du rapport (Rattachement d'un nouveau Membre à une Région: République populaire de Mongolie). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Le Dr Refshauge donne lecture de la section 2 du rapport (Relations avec les organisations non gouvernementales: Communication de l'Association interna-

tionale de la Fertilité). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Je vous remercie, Dr Refshauge. Y a -t -il des observations ou des commentaires sur la résolution qui vient de nous être lue ? Comme il n'y a pas d'observations, ce texte est considéré comme adopté. Il nous faut maintenant examiner le rapport dans sa totalité.

Le projet de résolution dont il vient d'être donné lecture est soumis à l'examen de l'Assemblée. Y a -t -il des observations ou des commentaires ? Il n'y

L'Assemblée a -t -elle des objections ?

Approuvé. 4.

en a pas, le projet de résolution est donc adopté. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 5 du rapport (Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

L'article suivant de notre ordre du jour est le septième rapport de la Commission des Questions administra-

financières et juridiques, qui fait l'objet du document A15/35. Il convient d'en donner lecture, puisqu'il n'a pas été distribué dans les délais réglementaires. En conséquence, je prierai le Dr Le Cuu tives,

Je vous remercie, Dr Le Cuu Truong. Le projet de résolution dont il vient d'être donné lecture est soumis à l'examen de l'Assemblée. S'il n'y a pas d'objection, il sera considéré comme adopté.

Truong, Rapporteur de la Commission, de bien vouloir monter à la tribune et nous donner lecture du rapport.

Le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam), Rapporteur de la Commission des Questions adminis-

Il est adopté. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture du dispositif de la résolution qui figure à la section 6 du rapport (Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé) et, avec l'assentiment de l'Assemblée, du numéro des articles qui ont été modifiés

tratives, financières et juridiques, donne lecture du préambule et de la section 1 (Contribution du Samoa -

Occidental pour 1962 et 1963) du septième rapport de la Commission (voir page 402). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

ou ajoutés: Article 3, article 5 a), article 5 b), article 5 f), article 8, article 10, article 12, article 13, article 14, article 16, article 19, article 20, article 20 bis, article 21 a), article 26, article 32 a), article 32 b),

Je vous remercie, Dr Le Cuu Truong. Le projet de résolution est soumis à l'examen de l'Assemblée. Y a -t -il des observations? Des objections ? S'il n'y en a pas, le texte est adopté. Veuillez poursuivre, s'il vous plaît. Le Dr Le Cuu Truong donne lecture de la section 2 du rapport (Résolution portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963: Jamaïque et Ouganda). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

article 32 c), article 32 e), article 33, article 45, article 48, article 49, article 51, article 52 bis, article 60 bis, article 62, article 70 bis, article 71, articles 84 à 87. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Je vous remercie, Dr Le Cuu Truong. Le texte est soumis à l'examen de l'Assemblée. Il n'y a pas d'objections ? Il est donc adopté. Vous pouvez poursuivre, Dr Le Cuu Truong.

Merci, Dr Le Cuu Truong. L'Assemblée est saisie du projet de résolution concernant les modifications au Règlement intérieur de l'Assemblée. S'il n'y a pas d'objections ou d'observations, la résolution fixant ces amendements sera considérée comme adoptée. Elle est adoptée. Nous devons maintenant soumettre à l'examen de l'Assemblée

l'approbation du rapport dans son

ensemble. En l'absence d'objection, je le considérerai comme approuvé. Approuvé.

146

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

5.

Huitième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Je soumets maintenant l'ensemble du rapport à l'examen de l'Assemblée pour approbation. S'il n'y a pas d'objection, nous considérerons ce texte comme approuvé. Approuvé.

Au prochain point de notre ordre du jour figure l'examen du huitième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, qui fait l'objet du document A15/38 et qui n'a. pas été distribué non plus dans le délai réglementaire de vingt -quatre heures. Je prierai donc le Dr Le Cuu Truong de bien vouloir donner lecture de ce texte. Le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam), Rapporteur de la Commission des Questions adminis

Merci, Dr Le Cuu Truong. 6.

Communication concernant la clôture de la session Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

tratives, financières et juridiques, donne lecture du huitième rapport de la Commission (voir page 402). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'espagnol) :

Et maintenant je dois vous faire une communication importante, car elle répond à des questions que beaucoup d'entre vous ont posées et continuent de poser. Il s'agit de la date de clôture de l'Assemblée. Conformément aux dispositions de l'article 32, paragraphe f) du Règlement intérieur, le Bureau de l'Assemblée a

fixé au 25 mai la date de clôture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Y a -t -il des objections ?

Je vous remercie, Dr Le Cuu Truong. Ce rapport ne renferme qu'une seule résolution sur laquelle l'Assemblée doit se prononcer. Je soumets

commentaires ou des objections? Il n'y en a pas, je considère donc ce texte comme adopté.

donc à l'examen de l'Assemblée le projet de résolution dont il vient de nous être donné lecture. Y a -t -il des

Nous avons maintenant terminé nos travaux. Le Directeur général a -t -il quelque communication

spéciale à faire ? Cela n'étant pas le cas, je lève la séance.

La séance est levée à 15 h. 30.

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Vendredi 25 mai 1962, 9 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Sixième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

rapport de la Commission du Programme et du Budget (document A15/40). Etant donné que le délai

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : La séance est ouverte.

de vingt -quatre heures prévu par l'article 51 du Règlement intérieur n'a pas été observé, je demanderai

Nous avons à examiner le sixième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Je prie le Rapporteur de cette commission, le Dr Schindl, de donner lecture de ce rapport.

au Dr Montalván, Rapporteur de cette commission, de donner lecture du rapport.

Le Dr Montalván (Equateur), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du préambule et de la section 1 (Programme de recher-

Le Dr Schindl (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du sixième rapport de la Commission (voir page 397). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

ches médicales de 1958 à 1961) du neuvième rapport de la Commission (voir page 400). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Y a -t -il des

Dr Schindl. Y a -t -il des observations au sujet de ce rapport ? Pas d'observations; le rapport est adopté. 2.

observations au sujet de cette résolution? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Je vous prie de continuer, Dr Montalván. Le Dr Montalván donne lecture de la section 2 du rapport (Programme d'éradication de la variole). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Neuvième rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Le deuxième

point de l'ordre du jour est l'examen du neuvième

Dr Montalván. Y a -t -il des observations au sujet de

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

147

cette résolution? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Veuillez continuer, Dr Montalván.

Le Dr Montalván donne lecture de la section 5 du rapport (Prochaines études à confier au Conseil exécutif) . Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Le Dr Montalván donne lecture de la section 3 du rapport (Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie.

Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ?

Pas d'observations; la résolution est adoptée. Maintenant, nous devons approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations au sujet du rapport dans son ensemble? Pas d'observations; le rapport est approuvé. 3.

Dr Montalván. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Maintenant, nous devons approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations au sujet du

rapport dans son ensemble ? Pas d'observations ; l'ensemble du rapport est approuvé.

Dixième rapport de la Commission du Programme

4.

Allocution du Secrétaire général de la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge

et du Budget Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Nous avons

maintenant à examiner le dixième et dernier rapport de la Commission du Programme et du Budget. Je prie

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : J'ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à M. Henrik Beer, Secrétaire général de la Ligue des Sociétés de la Croix -

le Dr Montalván de présenter ce rapport.

Rouge, du Croissant -Rouge, du Lion -et- Soleil Rouges,

qui a exprimé le désir de prendre la parole devant l'Assemblée.

Le Dr Montalván (Equateur), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture

du préambule et de la section 1 (Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de pro-

M. BEER (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge et du Croissant -Rouge) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, dans

certains des rapports qui vous ont été présentés au cours de cette assemblée, il est fait état de la collaboration entre l'OMS et d'autres organisations, notamment le mouvement de la Croix -Rouge et du Croissant -

gramme) du dixième rapport de la Commission (voir page 400) .

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Y a -t -il des

Rouge. Après avoir remercié le Président de l'Assem-

observations au sujet de cette résolution? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Le Dr Montalván donne lecture de la section 2 du rapport (Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale

blée d'avoir bien voulu m'autoriser à prendre la parole ici, je voudrais dire qu'il a été non seulement très agréable mais aussi extrêmement utile et satisfaisant pour la Croix -Rouge et le Croissant -Rouge de pouvoir, en maintes occasions, collaborer étroitement avec l'Organisation mondiale de la Santé. Pendant l'année écoulée, nous avons entrepris au Congo une action commune, qui était placée sous la direction médicale de l'OMS, tandis que la Croix Rouge se chargeait du recrutement pendant la première phase critique des opérations. Un autre exemple

de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Programme alimentaire mondial). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Y a -t -il des

observations au sujet de cette résolution ? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Le Dr Montalván donne lecture de la section 3 du rapport (Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale

d'action concertée dans le domaine des secours médicaux d'urgence nous est fournie par la Somalie, où notre collaboration a été également très cordiale et, je le crois, couronnée de succès. Dans les organisations de la Croix -Rouge et du Croissant -Rouge à

de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Décennie des Nations Unies pour le développement).

Genève, et plus particulièrement à la Ligue, nous avons établi de si bonnes relations avec l'OMS que nous n'hésitons jamais à lui demander de nous aider lorsque nous avons besoin de l'avis d'experts médicaux

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Y a -t -il des

observations au sujet de cette résolution? Pas d'observations; la résolution est adoptée. Le Dr Montalván donne lecture de la section 4 du rapport (Etude organique: Méthodes de planification et d'exécution des projets). Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Y a -t -il des

pour nos opérations de secours d'urgence. Je suis heureux de remercier le Dr Candau, le Dr Dorolle et M. Siegel, ainsi que leurs collaborateurs, du con-

cours qu'ils nous ont si promptement prêté en de multiples occasions; pour prendre l'exemple le plus récent, je citerai ce qui a été fait lorsque des équipes de secours médicaux ont dû partir pour les frontières de l'Algérie avec les instructions et le matériel néces-

observations au sujet de cette résolution? Pas d'observations ; la résolution est adoptée.

saires. Nous estimons que pour pouvoir remplir convenablement son rôle, qui est de coordonner et de

148

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

dispenser les secours d'urgence, la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge et du Croissant -Rouge doit,

pour les pays où elles exercent leur influence. Il peut s'agir d'éducation sanitaire, de premiers secours, de

même dans les toutes premières phases de son action, faire appel aussi largement que possible aux conseils des experts pour toutes opérations qui soulèvent des problèmes médicaux, soit dans près de 100 % des cas

nutrition, de soins aux mères et aux enfants, ou d'autres activités de leur choix. Ce n'est pas à nous de leur dire ce qu'il faut faire. Elles le savent parfaitement elles -mêmes. Nous ne leur servons que de conseillers. Et ici, à Genève, la Ligue se tient toujours à leur disposition. Les plus anciennes sociétés natio-

où la Ligue intervient. Nous sommes heureux de pouvoir exprimer aujourd'hui toute notre gratitude pour l'aide que nous avons reçue de l'OMS dans des situations de ce genre.

nales de la Croix -Rouge, du Croissant -Rouge, du Lion -et- Soleil Rouges sont prêtes à répondre à l'appel

Comme vous le savez fort bien, ces opérations revêtent toujours un caractère d'urgence. Notre domaine est celui des premiers secours; lorsque ceux -ci

ont été assurés, nous sommes heureux d'accepter la relève des organisations permanentes, supranationales ou nationales. Mais, dans les premières phases, il est nécessaire de diviser le travail et d'organiser la colla-

des pays qui viennent d'accéder à l'indépendance et des sociétés de ces pays pour les aider à résoudre des problèmes techniques ou d'organisation et, dans certains cas, leur fournir aussi un appui matériel: services d'experts dans différents domaines, séminaires,

voyages d'étude et stages de formation pour leur personnel.

boration; or, les résultats obtenus sous ce rapport s'améliorent d'année en année. Toutefois, les secours d'urgence ne représentent qu'un des aspects de nos problèmes de collaboration. Le mouvement de la Croix -Rouge et du Croissant Rouge englobe maintenant quatre- vingt -sept sociétés, avec plus de cent cinquante membres individuels. Aux

Cette collaboration a déjà donné des résultats très prometteurs dans les pays où les sociétés de la CroixRouge et du Croissant -Rouge travaillent en liaison étroite avec les services officiels de santé à l'organi-

termes de leurs statuts - et cela n'est que naturel ces sociétés doivent collaborer avec les gouvernements nationaux, c'est -à -dire le plus souvent avec les services officiels de santé. Mais il ne s'agit pas seulement d'une

sation de l'enseignement et de la formation professionnelle, mais on peut et l'on doit faire davantage encore. Au cours de cette assemblée, nous avons eu le privilège de rencontrer à Genève plusieurs représentants de pays nouvellement indépendants qui s'intéressent beaucoup à la mise en place de services de la Croix -Rouge ou du Croissant -Rouge sur leur territoire et nous avons pu examiner avec eux bon nombre

question de statuts. Lorsque je regarde autour de moi, je vois ici nombre de délégués qui sont présidents de Sociétés de la Croix -Rouge ou du Croissant -Rouge, qui sont membres de leurs conseils ou de leurs organes

de problèmes pratiques. Je suis persuadé que nous sommes maintenant en mesure de bâtir sur un terrain beaucoup plus favorable qu'auparavant et que l'année 1963, celle de notre centenaire, verra dans le monde entier une vaste expansion du mouvement de

exécutifs. C'est là une preuve directe des contacts étroits qui existent entre les services officiels de santé et d'hygiène d'une part, et le mouvement de la Croix -

la Croix -Rouge, du Croissant -Rouge, du Lion -etSoleil Rouges. Dans une large mesure, nous le devrons aux excellents rapports de collaboration que nous avons avec

Rouge et du Croissant -Rouge d'autre part, et cela vaut mieux, à mon avis, que toutes les dispositions statutaires. Je me félicite également que cette assemblée ait été convoquée à Genève, ce qui nous a permis d'entrer facilement en rapport avec les délégués et de discuter avec eux des problèmes intéressant la Croix Rouge et le Croissant -Rouge.

les services de santé dans les divers pays et, ici à Genève, avec l'OMS. C'est pourquoi je suis très heureux d'avoir l'honneur et le plaisir de remercier ici les hauts dignitaires de cette assemblée, le Directeur général et ses collaborateurs, ainsi que les délégations participantes, d'avoir compris combien il est nécessaire

A l'heure actuelle, une chose surtout nous préoccupe mais aussi nous stimule : nous croyons fer-

et combien il importe de ménager la plus étroite collaboration entre les services officiels de santé et notre mouvement de la Croix -Rouge et du Croissant Rouge. 5.

mement qu'il est de la plus haute importance de créer des Sociétés de la Croix -Rouge et du Croissant -

Rouge, s'il n'en existe pas déjà, dans tous les pays nouvellement indépendants. Ce n'est pas que nous souhaitions couvrir la mappemonde, et pas non plus pour des raisons de prestige, mais parce que nous sommes sincèrement convaincus que ces sociétés peuvent rendre de grands services à leurs pays respectifs, puisqu'elles sont en quelque sorte la branche populaire de l'appareil médical et social et qu'elles mobilisent les concours volontaires sous la direction de personnes professionnellement qualifiées travaillant

Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième sessions

en étroite collaboration avec les autorités compétentes. Ces personnes et ces sociétés doivent donc être à même, et elles le sont dans bien des cas, de s'attaquer à des problèmes d'importance primordiale

partie de ce rapport qui a trait au projet de programme et de budget pour 1963, je proposerais l'adoption de la résolution habituelle prenant acte des rapports du Conseil exécutif. Qu'il me soit permis de le faire maintenant.

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Au cours du débat sur le rapport du Conseil exécutif, à la huitième séance plénière, il avait été annoncé que, lorsque les commissions principales auraient fini d'examiner la

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

149

Le Dr Abu Shamma a -t -il des observations à présenter ? Non ? Je vais donc donner lecture de cette résolution.

sur ses vingt -huitième et vingt -neuvième sessions; et 2. FÉLICITE le Conseil du travail qu'il a accompli. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ?

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1.

PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif

Pas d'observations; la résolution est adoptée. La séance est levée à 9 h. 40.

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Vendredi 25 mai 1962, 12 heures

Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Clôture de la session Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je déclare la

séance ouverte. Plusieurs orateurs se sont fait inscrire. Je donne la

nous puissions venir à bout de nos travaux. Je suis donc heureux de rendre hommage à son doigté et de lui adresser, au nom des Amériques, nos plus sincères remerciements.

parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique, le Dr Terry. Le Dr TERRY (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le

Enfin, Monsieur le Président, je voudrais attirer l'attention sur le fait que l'année prochaine - 1963 sera celle du quinzième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Parmi les délégués qui siègent

Directeur général, Messieurs les délégués et chers amis, c'est un grand honneur pour moi d'avoir été choisi par mes collègues des Amériques pour prononcer

aujourd'hui dans cette salle et qui ont participé aux travaux de l'Assemblée pendant ces trois dernières semaines, nombreux sont ceux qui ont assisté à la naissance de l'Organisation. Nous sommes convaincus

quelques mots au nom des délégations de la Région américaine.

Je n'essaierai pas de résumer les travaux et les réalisations de la Quinzième Assemblée de l'Organisation mondiale de la Santé. Il est, je crois, manifeste que nous avons beaucoup avancé. Je trouve extrêmement rassurant que la plupart de nos discussions aient

abouti à nous rapprocher de l'objectif qui nous est commun à tous, à l'Organisation mondiale de la Santé : l'amélioration de la santé des hommes sur la terre entière. Les délégations des Amériques tiennent à féliciter le Directeur général d'avoir conduit l'OMS au terme d'une nouvelle année d'activité féconde. De

que, grâce au rôle éminent de ces pionniers, grâce à l'extension continue de notre institution et à l'intérêt croissant qu'elle suscite dans le monde entier, nos activités continueront de se développer et que nous réussirons à atteindre notre objectif, c'est -à -dire à améliorer universellement la santé des peuples. Une fois de plus, je vous dis merci à tous, merci à mes collègues des Amériques qui m'ont donné l'occasion de parler en leur nom et, encore une fois, merci à vous, Monsieur le Président. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Terry. La parole est maintenant au délégué de la Belgique.

plus en plus, il est évident que ses qualités de chef sont un facteur essentiel de l'expansion continue et de l'affermissement de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous tenons également à féliciter notre Président, le Dr Kourachov, grâce à qui les travaux de cette assemblée ont été, sans heurts, menés à bonne fin. Nous nous rendons compte que sa tâche a été difficile, qu'il a dû parfois nous presser afin que

Le Dr GOOSSENS (Belgique) : Monsieur le Président,

Monsieur le Directeur général, mes chers collègues, je viens d'être invité à prendre ici la parole au nom des pays de la Région européenne pour exprimer à vous -mêmes, à notre Président, au Directeur général et à ses collaborateurs, les sentiments de gratitude que

150

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nous éprouvons à la fin de cette session, au cours de laquelle, peut -être mieux qu'au cours des sessions précédentes, nous avons réussi à apporter une pierre - et ceci n'est pas un mot que je veux faire puisque

de la Santé, au nom de ma propre délégation aussi, j'ai le grand plaisir de dire que chacun de nous va maintenant rentrer dans ses foyers avec la certitude d'avoir une fois de plus tiré grand profit de nos rencontres au sein de cette assemblée et de nos discussions harmonieuses et fécondes sur les problèmes que nous

nous avons réellement posé une première pierre à l'édifice à l'érection duquel notre organisation s'est consacrée.

Monsieur le Président, je n'ai pas eu l'occasion de

vous féliciter plus tôt pour votre accession à cette

haute charge. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Veuillez trouver ici mes plus sincères et vives félicitations. Mais je puis faire mieux, puisque main-

affrontons, dans notre souci commun de relever le niveau de santé des populations du monde entier. Je tiens également à féliciter le Directeur général et tous ses collaborateurs, proches ou lointains, du remarquable travail qu'ils ont accompli, des précieux conseils qu'ils nous ont donnés, et du soutien efficace qu'ils nous ont apporté sur le plan administratif.

tenant vous avez fait vos preuves, c'est de vous féliciter pour la façon dont vous avez mené nos débats, à la fois avec fermeté et autorité, mais aussi avec énormément de doigté. Nous vous en sommes très reconnaissants.

Par ma voix, les délégations de la Région du Pacifique occidental tiennent également à remercier

Trop d'orateurs - mais non, il n'y en a jamais trop - ont dit au Directeur général à quel point ils appréciaient le travail qu'il accomplissait et la façon dont il l'accomplit. Monsieur le Directeur général, là aussi nous vous sommes profondément reconnaissants, et soyez bien convaincu que tous les pays au nom desquels je parle apprécient très hautement

chacun de vous de l'esprit de collaboration qui a présidé aux travaux de cette assemblée. Certes, il existe des inégalités entre les peuples quant au niveau de bien -être, mais ils sont tous unis et égaux dans le

et la qualité de votre travail et les succès que vous ne cessez d'accumuler. Il va de soi que, lorsque je parle du Directeur général, j'y associe non seulement ses

désir et le souci d'améliorer leurs normes de santé et leurs conditions d'existence. Pour atteindre cet objectif, pour réaliser cette égalité, nous lutterons ensemble sous la direction et avec l'aide de l'OMS. J'espère - en fait j'en suis persuadé - que les travaux de la prochaine Assemblée seront encore plus fructueux.

Après avoir eu ainsi le plaisir et le privilège de m'adresser à cette assemblée au nom des onze délégations du Pacifique occidental, je voudrais personnellement dire à chacun de vous « Bon voyage » et vous adresser à tous nos voeux les meilleurs pour une nouvelle élévation du niveau de santé dans vos pays respectifs.

collaborateurs les plus immédiats - les Directeurs régionaux et les Sous -Directeurs généraux, et, naturellement, le Directeur général adjoint - mais également tout le personnel du Secrétariat qui a su singu-

lièrement faciliter nos travaux. Et j'ai l'habitude, lorsque je prends la parole à cette tribune en fin de session - ce qui m'est déjà arrivé plus d'une fois de ne pas oublier les interprètes sans lesquels vraiment

nous n'aboutirions à aucun résultat. Et maintenant, mes chers collègues, croyez bien que si je vous ai laissés pour la fin, ce n'est pas que je place à un degré moins élevé la valeur de la contri-

Enfin, je tiens à bien marquer - et je ne pense pas que le choix des mots fut intentionnel de la part du Président - que je suis le représentant du Gouvernement de la République de Corée, et non de la Corée du Sud. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je donne la

bution que vous avez apportée à ces travaux. J'ai surtout apprécié cet esprit de tolérance, cet esprit de

parole au délégué du Mali. Le Dr DOLO (Mali) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués et chers collègues, Mesdames, Messieurs, quelques mots seulement en cette fin de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé pour dire avec quelle satisfaction nous, les délégations africaines, avons apprécié toute l'affabilité et la souplesse qui ont présidé à la conduite

compréhension réciproque qui a animé tous nos débats. Nous avons vraiment fait cette fois -ci du très beau travail et s'il me reste un souhait à exprimer,

c'est que l'an prochain nous en fassions encore du meilleur. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Goossens. Je donne la parole au délégué de la Corée du Sud. M. Soo Young LEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom des délégations de l'Australie, du

des débats. Nous sommes aussi très heureux des résultats auxquels nous sommes parvenus au cours de cette assemblée.

L'Afrique, certes, est restée cette année, comme l'année dernière, et restera longtemps encore au centre de nos préoccupations sur le plan sanitaire. Nous en

Cambodge, de la Chine, du Japon, du Laos, de la Malaisie, de la Nouvelle -Zélande, des Philippines, du Samoa -Occidental et du Viet -Nam dont j'ai l'immense honneur d'être le porte -parole en cette séance de clôture de la Quinzième Assemblée mondiale

sommes très conscients et nous exprimons notre gratitude et notre reconnaissance à tous les Etats, à tous les gouvernements, à tous les délégués qui, au nom de la coopération et de la solidarité universelle, se sont engagés, par leurs déclarations, par les résolutions adoptées à cette session, à participer aux progrès

QUATORZIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

151

de ce tiers monde, de ce monde qui n'aspire qu'à la paix et au bonheur. Mais, par -delà les déclarations et les engagements, par -delà les résolutions et les recommandations, les

Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Chadha. Je donne la parole au délégué de la Pologne.

Etats africains veulent des faits et des réalisations. Ils demandent aux autres peuples plus favorisés par la nature de penser d'abord à l'homme, à l'homme de cette planète, avant de se lancer à la conquête de la lune et de Mars. Ils voudraient d'abord de la science pour l'homme avant de rêver à la science pour la science. Je demeure convaincu que notre organisation voudra bien entendre les voix des millions d'êtres

Le Professeur KACPRZAK (Pologne) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez -moi de

dire quelques mots au nom de la délégation polo-

naise - encore que je sois persuadé que d'autres délégations, qui ne viennent pas nécessairement de la partie du monde à laquelle j'appartiens, partagent nos sentiments et nos pensées. La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé aura

humains qui ont juré de vivre sur cette terre. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur

général, avant de quitter cette tribune, je désire, au nom de tous les Etats africains, vous adresser, ainsi qu'à tous les distingués délégués qui ont participé à cette assemblée, les viceux les plus sincères de nos délégations. Nous espérons que la Seizième Assemblée

été véritablement un grand succès. Nous tenons à remercier notre Président, le Dr Kourachov, d'avoir dirigé nos travaux avec beaucoup de sagesse et de patience, ce qui a permis à cette assemblée de se dérouler dans une atmosphère de collaboration amicale et de compréhension mutuelle. Puis-je également

mondiale de la Santé nous réunira à nouveau sur cette terre de paix dans une atmosphère plus détendue encore, plus cordiale, plus humanitaire, pour la réalisation des nobles objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé : apporter la santé et le bonheur

adresser mes remerciements au Directeur général, le Dr Candau, et à son personnel, y compris les inter-

prètes, pour la brillante organisation qui a tant facilité l'exécution des tâches complexes de l'Assem-

blée de la Santé. Je suis particulièrement heureux davoir eu le privilège d'assister à la cérémonie de la pose de la première

à une humanité de plus en plus fraternelle. Le PRESIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Dolo. Je donne la parole au délégué de l'Inde. Le Dr CHADHA (Inde) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, c'est un grand honneur pour

pierre du nouveau bâtiment du Siège. Il y a trente ans, j'avais l'honneur de participer aux réunions de la Section d'Hygiène de la Société des Nations, sur le quai Wilson, dans un bâtiment loué. Quel progrès depuis lors dans l'activité des institutions internationales ! Ce nouveau bâtiment, comme vous l'avez dit hier, Monsieur le Président, doit être le symbole de la noble vocation de notre organisation, et nous, en tant que membres de cette assemblée, nous sommes

moi d'avoir été choisi par les délégations de l'Asie du Sud -Est pour prononcer quelques paroles en cette occasion. Pour commencer, je tiens à féliciter le Président de la façon remarquable et très efficace dont il a dirigé les travaux de cette assemblée. J'ajouterai que nous avons été profondément sensibles à l'amabilité, à la

tous fiers que nos noms soient cimentés dans les fondations, à côté du vôtre, Monsieur le Président, qui avez été le premier maçon. Qu'il me soit permis, avant de terminer, d'exprimer notre espoir sincère

que ce bâtiment aidera beaucoup l'Organisation à atteindre son objectif ultime, si nettement défini dans notre Constitution : faire que chaque être humain jouisse du droit fondamental à la santé, c'est -à -dire

courtoisie et à la considération qui nous ont été témoignées pendant toute la session; ce fut pour nous un très grand plaisir de participer à cette assemblée.

Le but déclaré de l'Organisation mondiale de la Santé - amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible - est l'objet des efforts de cette assemblée depuis plusieurs arillées et j'ai plaisir à constater que les délibérations de la présente session nous en ont beaucoup rapprochés. J'estime que le Directeur général nous a assigné un objectif d'une importance toute particulière en préconisant de faire de la décennie en cours une décennie de développement

à « un état de complet bien -être physique, mental et social ». Enfin, Monsieur le Président, avant de quitter cette

tribune, je tiens à adresser mes meilleurs voeux à vous -même, au Directeur général, à son personnel et à tous les distingués délégués de cette assemblée. Le PRESIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

pour tous les pays du monde. Permettez -moi de vous adresser à nouveau, Mon-

Professeur Kacprzak. Je donne la parole au délégué de l'Iran. Le Dr DIRA (Iran) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les honorables délégués,

sieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, les salutations des divers gouvernements des pays de ma Région. Encore une fois, Monsieur le Président, je tiens à vous remercier de la courtoisie et de la considération dont vous avez fait preuve à notre égard.

Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur et le privilège de remercier notre Président et le Directeur général,

de la part des Etats Membres de la Région de la Méditerranée orientale, et de féliciter le Président pour la manière dont il, a conduit nos débats, grâce

152

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

à quoi nous sommes arrivés au cours de cette Quinzième Assemblée mondiale de la Santé à prendre des décisions qui, nous en sommes sûrs, seront très profitables pour relever le niveau de santé de tous les Membres de cette organisation. Pour ceux d'entre nous qui, depuis les dernières années, ont suivi les travaux de cette organisation, il

d'utiliser ses ressources de façon plus économique et plus rationnelle.

Enfin, nous avons tous assisté à la cérémonie

solennelle au cours de laquelle a été posée la première pierre du nouveau Siège de l'Organisation mondiale

est extrêmement réjouissant de voir de quelle

manière elle a grandi et oeuvré au profit de la santé du monde. J'ai heureusement le privilège de suivre

de la Santé. La construction de ce bâtiment est en quelque sorte un symbole des réalisations nouvelles qui attendent notre organisation. Les travaux de l'Assemblée ont été couronnés de succès, et, s'il est vrai que des désaccords se sont manifestés au sein des commissions et à l'Assemblée même et que des vues divergentes ont été exprimées, nous savons tous que de la discussion jaillit la vérité. Le succès de cette assemblée a sans nul doute été grandement facilité par le travail préparatoire que le Conseil exécutif avait accompli sous la direction du Dr Abu Shamma, et par le soutien efficace du Secrétariat et de tout le personnel de l'Organisation. C'est pour moi un agréable devoir que d'adresser mes remerciements personnels à nos Vice -Présidents

depuis douze ans les travaux de cette assemblée. Lorsque nous nous sommes réunis ici, il y a douze ans,

nous étions environ soixante Membres; aujourd'hui, cette organisation compte cent quinze Membres.

Il est évident que c'est une chose extrêmement agréable de voir comment l'Organisation a pu gagner la confiance de tous les pays du monde, en contribuant à élever le niveau de santé de nos peuples dans nos régions. Cette année est une année extrêmement mémorable.

Nous en sommes arrivés au stade oix il nous a été possible de poser la première pierre d'un bâtiment qui, nous l'espérons, aidera à mieux servir le monde, à mieux servir la population du monde entier. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, nous vous remercions encore une fois pour

le Dr Afridi, le Dr Castillo et le Dr Lambin, ainsi qu'aux Présidents des commissions, le Dr Refshauge et le Dr Layton.

général, son adjoint le Dr Dorolle et tous leurs

Je remercie également le Dr Candau, Directeur

toute l'assistance que nous avons reçue de cette organisation, et je suis sûr que tous les pays Membres

de notre Région seront toujours reconnaissants de ce que nous en avons reçu. Le PRÉSIDENT (traduction du russe) : Je vous remercie,

Dr Diba. Il n'y a plus d'orateurs. Mesdames et Messieurs, la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a terminé ses travaux. Je crois que nous pouvons dire de cette session qu'elle a été un grand événement : l'Assemblée a pris de nombreuses

collaborateurs. Je suis certain que vous m'appuierez tous pour adresser une fois de plus, au nom de l'Assemblée, nos remerciements à tous les membres du personnel de l'OMS, qui a tant contribué au succès de l'Assemblée. Je tiens aussi à remercier les autorités de la Ville et du Canton de Genève de leur hospitalité et de leur courtoisie à l'égard des délégués. Je rends également hommage à tous ceux qui ont participé à nos débats pour l'esprit de coopération internationale qu'ils ont toujours montré. Permettez -moi d'exprimer à nouveau ma sincère

et importantes décisions en vue de poursuivre les programmes d'éradication du paludisme et de la variole et de répondre aux besoins urgents des pays nouvellement indépendants, en particulier ceux de

gratitude pour le grand honneur que vous m'avez fait en m'élisant Président de la Quinzième Assemblée

mondiale de la Santé. Pour moi, vous avez ainsi honoré mon pays, son peuple, et tout le personnel sanitaire de l'Union soviétique.

l'Afrique, sur le plan de l'action de santé, ouvrant ainsi une longue période oh. nous devrons faire beaucoup pour aider ces pays à créer leurs propres services sanitaires. Je profite de cette occasion pour

Qu'il me soit permis enfin de vous souhaiter un plein succès dans les travaux qui vous attendent chez vous, ainsi Messieurs.

que tout le bonheur possible. Merci,

souhaiter une fois de plus et très cordialement la bienvenue aux nouveaux Membres de notre organisation. L'Assemblée a également examiné et approuvé le

Je déclare close la quinzième session de l'Assemblée

mondiale de la Santé.

budget pour 1963, et décidé d'étudier les moyens

La session est close à 12 h. 35.

PROCÈS -VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE, DES COMMISSIONS ET SOUS -COMMISSIONS

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE

PREMIÈRE SEANCE Mercredi 9 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Mandat des commissions principales de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

Le Bureau recommande à l'Assemblée de la Santé d'adopter le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la résolution EB29.R34. 2.

Bureau régional de l'Afrique : 1.1 Locaux du Bureau régional de l'Afrique; 1.2 Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique; 2. Rattachement de nouveaux Membres et Membres associés aux Régions; 3 1. 2

Répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales

Examen du dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale.' 3.

Le Bureau décide de recommander à l'Assemblée de la Santé de répartir les points de l'ordre du jour comme il est indiqué dans l'ordre du jour provisoire, 1 étant entendu que : 1)

Il recommande à l'Assemblée de la Santé de renvoyer les points supplémentaires 1.1, 1.2 et 2 à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques et le point 3 à la Commission du Programme et du Budget. 4.

le point 1.12 (Admission de nouveaux Membres

et Membres associés) et le point 1.14 (Contrat du Directeur général (traitement et indemnités)) seront renvoyés à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques; 2) le point 1.16 (Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais (Point proposé par le Gouvernement

Programme du travail de l'Assemblée de la Santé

de l'URSS)) sera renvoyé à la Commission du Programme et du Budget. 3.

Inscription de points supplémentaires à l'ordre du jour

Le Bureau fixe l'heure et l'ordre du jour des séances plénières de la journée ainsi que le calendrier des réunions du lendemain. Il est décidé que les séances commenceront normalement à 9 h. 30 et à 14 h. 30. Sauf avis contraire, le Bureau tiendra une séance quotidienne à 12 heures. Le Bureau recommande à l'Assemblée d'approuver le programme de travail pour les discussions techniques sur « les programmes de santé mentale dans les plans de santé publique » qui auront lieu le vendredi 11 et le samedi 12 mai. La séance est levée à 10 heures. 2 Porte le numéro 3.19 dans l'ordre du jour définitif. 3 Porte le numéro 3.20 dans l'ordre du jour définitif. 4 Incorporé au point 2.10.1 de l'ordre du jour définitif.

Le Bureau recommande à l'Assemblée de la Santé d'inscrire à son ordre du jour, en vertu de l'article 12 du Règlement intérieur, les points supplémentaires suivants : 1 Voir l'ordre du jour définitif aux pages 19 à 22.

- 153 -

154

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

DEUXIÈME SEANCE Jeudi 10 mai 1962, 12 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Il est décidé qu'à la séance plénière de l'après -midi,

le Président invitera les Membres, conformément à l'article 93 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, à formuler des suggestions concernant l'élection des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Ces sugges-

le lundi 14 mai à 11 heures. Le Bureau formulera à sa séance du lundi ses recommandations en vue de l'élection des huit Membres habilités à désigner une personne devant siéger au Conseil. Le Bureau fixe ensuite le programme des réunions

du lundi 14 mai. La séance est levée à 12 h. 20.

tions devront parvenir au Président du Bureau pour

TROISIÈME SEANCE Lundi 14 mai 1962, 12 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Communication concernant des membres du bureau des commissions principales

et donnant notamment, pour chaque Région, le nombre d'Etats Membres de 1956 à 1962, le nombre de sièges au Conseil en 1960, 1961 et 1962, et le nombre théorique de sièges au Conseil, obtenu

Le PRÉSIDENT annonce que le Dr López Herrarte (Guatemala), Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, a dû

rentrer d'urgence dans son pays. D'autre part, le Dr Sztachelski (Pologne), Vice -Président de la Commission du Programme et du Budget, a dû lui aussi quitter Genève. Le Président propose en conséquence que la Commission des Désignations se réunisse dans l'après -midi pour désigner les nouveaux titulaires de ces postes.

en multipliant le nombre d'Etats Membres de la Région en 1962 par 0,226 (soit le rapport entre le nombre des membres du Conseil et le nombre total des Etats Membres), ainsi que le nom des Membres sortants en 1962; une liste, par Région, des Membres de l'OMS qui sont ou ont été habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil; c) une liste des Etats Membres dont le nom a été suggéré conformément aux dispositions de l'article 93 du Règlement intérieur. b)

Il en est ainsi décidé. 2.

Propositions en vue de l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

Le Dr TCHOUNGUI (Cameroun) déclare que le Cameroun ne désire pas faire acte de candidature. Le Dr REFSHAUGE (Australie) demande que le nom

Le PRÉSIDENT donne lecture de l'article 24 de la Constitution et de l'article 94 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, qui régissent la procédure applicable pour l'élection. Il rappelle que le Bureau est saisi de trois documents : a) un tableau indiquant la répartition géographique, par Région, des membres du Conseil exécutif,

de l'Australie soit également rayé de la liste. Le PRÉSIDENT propose d'adopter la même procé-

dure que les années précédentes pour présenter les propositions du Bureau de l'Assemblée. Il en est ainsi décidé.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE : TROISIÈME SÉANCE

155

Le Dr MAJEKODUNMI (Nigéria), se reportant au tableau indiquant la répartition géographique au Conseil exécutif par Région, fait observer que cette répartition ne semble actuellement guère équitable puisque la Région de la Méditerranée orientale compte cinq

Le Bureau procède ensuite à un vote au scrutin secret pour établir une liste de douze Membres à trans-

sièges au Conseil, pour un nombre théorique de sièges de 3,842, alors que la Région de l'Afrique n'en compte que trois, pour un nombre théorique de 4,972. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle que si le Bureau

mettre à l'Assemblée de la Santé. Sont désignés les pays suivants : Canada, Ceylan, Colombie, France, Haïti, Union des Républiques socialistes soviétiques, Madagascar, Tunisie, Sierra Léone, Iran, Norvège, Mali. Le Dr MAJEKODUNMI (Nigéria) invite instamment le

juge que l'Afrique a été insuffisamment représentée au Conseil exécutif la première année, après que le nombre des Membres a été porté à vingt -quatre, il a toute latitude pour présenter des propositions assurant une meilleure répartition géographique des sièges. Il peut notamment ajouter d'autres noms à la liste des pays dont la candidature a été suggérée.

Bureau à tenir compte de la nécessité d'une répartition géographique équitable des sièges au sein du Conseil exécutif lorsqu'il établira la liste des huit Membres dont il recommandera l'élection à l'Assemblée de la Santé.

Le Dr FARAH (Tunisie) fait observer que l'Europe compte sept sièges pour un chiffre théorique de 6,328; à son avis, il est difficile de s'en tenir à un strict pourcentage. Le Bureau doit se borner à dresser une liste

Un autre scrutin secret a lieu pour dresser la liste des huit Membres qui, de l'avis du Bureau, réaliseraient, s'ils venaient à être élus, un Conseil comportant dans son ensemble une distribution équilibrée. Le vote donne les résultats suivants : Canada, Ceylan, France, Haiti, Union des Républiques socialistes soviétiques, Madagascar, Colombie, Tunisie.

assurant une répartition équitable des sièges au sein du Conseil. Il ne lui appartient pas de fixer les critères de cette répartition. Le Dr ANDRIAMASY (Madagascar) partage le point de

Le PRÉSIDENT donne lecture du projet de rapport contenant les recommandations du Bureau relatives à l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif.

vue du délégué du Nigéria et souhaite que la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé répare l'injustice qui a été commise à la Quatorzième Assemblée.

Le Dr MAJEKODUNMI (Nigéria) déclare qu'à son

Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) s'associe aux observations des délégués du Nigéria et de Madagascar. Il fait observer que pour le même nombre théorique de sièges (4,972), la Région des Amériques compte actuel-

avis, les propositions du Bureau n'assurent pas une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif. En effet, si l'Assemblée les entérine, le Conseil comptera encore cinq membres venant de la Région de la Méditerranée orientale pour trois membres seulement venant de la Région africaine. La délégation

lement cinq sièges, tandis que l'Afrique n'en compte que trois. Le Dr AFRIDI (Pakistan) estime que c'est à l'Assem-

du Nigéria désire marquer son opposition formelle à ces propositions. Le Dr TCHOUNGUI (Cameroun) et le Dr LAMBIN (Haute -Volta) s'associent aux observations du délégué du Nigéria.

blée qu'il appartient de décider en dernier ressort de la répartition des sièges au sein du Conseil exécutif. M. SAITO (Japon) rappelle que les chiffres indiqués dans le tableau dont le Bureau est saisi ne servent qu'à guider le Bureau dans ses travaux.

Le rapport est approuvé (voir page 398). 3.

Le Dr Esther Ammundsen (Danemark) et M. Saito (Japon) sont invités à faire fonction de scrutateurs.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

A titre indicatif, il est procédé à un vote préliminaire au scrutin secret.

Le Bureau fixe le programme des réunions de l'aprèsmidi. La séance est levée à 14 h. 30.

156

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

QUATRIÈME SÉANCE Mardi 15 mai 1962, 12 heures Président: Dr S. V. KouRACxov (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Demande d'inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour Le PRÉSIDENT déclare que la délégation de l'Arabie

délégation pouvait présenter par la suite une plus ample documentation, le Professeur Aujaleu ne verrait

pas d'inconvénients à ce que le point proposé soit inscrit à l'ordre du jour d'une future Assemblée de la Santé.

Saoudite a demandé l'inscription à l'ordre du jour d'un point supplémentaire intitulé « Le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix »; une note explicative est annexée au document. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

Le Dr CHADHA (Inde) et le Dr ALAN (Turquie) se

et d'Irlande du Nord) estime que les membres du Bureau n'ont pas disposé de délais suffisants pour étudier la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite et qu'il leur est donc difficile de prendre une décision à la présente séance. Le Dr DAELEN (République fédérale d'Allemagne) pense que le point proposé par la délégation de l'Ara-

rallient au point de vue du Professeur Aujaleu. Le Bureau décide de renvoyer à sa prochaine réunion l'examen de la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite. Si nécessaire, il demandera à cette délégation de présenter un complément d'informations à l'appui de sa proposition. 2.

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

bie Saoudite est d'une importance considérable et qu'il conviendrait de recommander son inscription à l'ordre du j our de l'Assemblée. Le Dr TERRY (Etats -Unis d'Amérique) partage le point de vue exprimé par le Dr Godber. Le Professeur AUJALEU (France) déclare que l'exposé joint à la proposition de la délégation de l'Ara-

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les premier et deuxième rapports de la Commission du Programme et du Budget et les premier, deuxième et troisième rapports de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 3.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

bie Saoudite ne lui paraît pas suffisamment détaillé pour que la question puisse être discutée avec profit à la présente Assemblée de la Santé. Si toutefois cette

Le Bureau fixe le programme des réunions et approuve l'ordre du jour des séances plénières du mercredi 16 mai.

La séance est levée à 12 h. 35.

CINQUIÈME SÉANCE Mercredi 16 mai 1962, 12 h. 45 Président: Dr S. V. KouRACxov (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Demande d'inscription d'un point supplémentaire

à l'ordre du jour (suite de la quatrième séance, section 1) Le PRÉSIDENT rappelle que le Bureau est saisi de la

proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite, tendant à inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée un

point supplémentaire intitulé « Le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix ». Un projet de résolution (voir texte à la page 383) est joint à cette proposition. Plusieurs délégués ayant demandé des éclaircissements sur le point de savoir si, en faisant rapport à l'Assemblée sur cette question conformément à l'ar-

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE : SIXI$ME SÉANCE

157

ticle 12 du Règlement intérieur, le Bureau doit formu-

2.

ler une recommandation quant à l'inclusion dans l'ordre du jour du point proposé, ou s'il peut se bor-

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

ner à transmettre la demande de la délégation de l'Arabie Saoudite sans recommandation, le DIRECTEUR GÉNÉRAL précise qu'en vertu de l'article 32 d) du

Il est décidé de transmettre à l'Assemblée de la Santé le quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 3.

Règlement intérieur, le Bureau doit faire rapport sur toute addition à l'ordre du jour présentée conformément à l'article 12, mais qu'il n'est pas tenu de présenter de recommandation. Après un échange de vues auquel prennent part le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), M. SAITO (Japon), le Dr TERRY (Etats -Unis d'Amérique), le Dr ALAN (Turquie), le Dr FARAH (Tunisie), le Professeur AUJALEU (France), le Dr SULIMAN (Soudan) et le Dr CHADHA (Inde), le Bureau décide, sur la pro-

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Après avoir entendu les exposés des Présidents de la Commission du Programme et du Budget et de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques sur l'état d'avancement des travaux de ces deux commissions, le Bureau fixe le programme des séances du jeudi 17 mai; il est décidé que la Sous -Commission juridique se réunira à 9 h. 30 et qu'il n'y aura pas de réunion de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques le

matin, afin que les délégués puissent assister aux débats de la Commission du Programme et du Budget sur le point 2.6 de l'ordre du jour (Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance).

position du Dr AFRIDI (Pakistan), de transmettre à l'Assemblée la demande de la délégation de l'Arabie Saoudite, en précisant que le Bureau n'a pas été en mesure de formuler de recommandation.

La séance est levée à 13 h. 15.

SIXIÈME SEANCE Jeudi 17 mai 1962, 12 heures Président: Dr S. V. KouRACxov (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

d'avancement des travaux de la Commission,

le

Le PRÉSIDENT annonce que, conformément à l'article 79 de la Constitution, le Samoa -Occidental est devenu Membre de l'OMS, du fait qu'il a déposé, le mercredi 16 mai, un instrument officiel d'acceptation de la Constitution entre les mains du Secrétaire général

de l'Organisation des Nations Unies. Il est décidé que la Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira dans l'après -midi pour examiner les pouvoirs de la délégation du Samoa -Occidental,

Bureau décide que la Commission du Programme et du Budget se réunira, si nécessaire, après la séance plénière de vendredi pour achever ses débats sur le point 2.6 de l'ordre du jour, auxquels assisteront les délégués des deux commissions principales, et qu'elle abordera ensuite l'examen des points 2.2.1 (Examen des points principaux du programme) et 2.2.2 (Recommandation concernant le niveau du budget). En vertu

du paragraphe 3) de la résolution WHA15.1, il n'y aura pas de réunion de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques pendant que la Commission du Programme et du Budget discutera du niveau du budget pour 1963.

et que l'Assemblée tiendra le vendredi 18 mai une courte séance plénière pour examiner le rapport de la Commission.

Après avoir entendu l'exposé du Président de la Commission du Programme et du Budget sur l'état

La séance est levée à 12 h. 10.

158

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

SEPTIÈME SEANCE Vendredi 18 mai 1962, 17 h. 30 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

2.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Le Bureau transmet à l'Assemblée de la Santé le troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget.

Le Bureau fixe le programme des réunions du samedi 19 mai.

La séance est levée à 17 h. 50.

HUITIÈME SEANCE Samedi 19 mai 1962, 12 h. 40 Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Le Bureau établit le programme des réunions et l'ordre du jour de la séance plénière du lundi 21 mai. La séance est levée à 12 h. 45.

NEUVIÈME SEANCE Lundi 21 mai 1962, 12 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Transmission

à l'Assemblée de

la Santé des

rapports des commissions principales

Le Bureau transmet à l'Assemblée de la Santé les quatrième et cinquième rapports de la Commission du Programme et du Budget et le cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 2.

travaux de ces commissions, le Bureau établit le programme des réunions du mardi 22 mai. Sur la suggestion du Directeur général, il est décidé que les séances

se tiendront de 9 heures à 12 h. 30 et de 14 h. 30 à 18 heures. Le Bureau se réunira à l'issue des séances de l'après -midi.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Après avoir entendu l'exposé des Présidents des commissions principales sur l'état d'avancement des

Conformément au paragraphe 3) de la résolution WHA15.1, la Commission du Programme et du Budget ne siégera pas tant que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques n'aura pas terminé l'examen du point 3.4 de l'ordre du jour. La séance est levée à 12 h. 15.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE : DIXIÈME ET ONZIÈME SÉANCES

159

DIXIÈME SEANCE Mardi 22 mai 1962, 18 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Transmission

à l'Assemblée de la Santé des

rapports des commissions principales

les nécessités du travail l'exigent, la Commission de Programme et du Budget tiendra une séance de nuit. 4.

Le Bureau transmet à l'Assemblée de la Santé le sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques et le sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget. 2.

Date de clôture de l'Assemblée de la Santé Le PRÉSIDENT estime désirable que la date de clô-

ture de l'Assemblée de la Santé puisse être fixée au vendredi 25 mai, dans l'après -midi. Il demande au Bureau de bien vouloir lui faire connaître sa décision à sa séance du mercredi 23 mai. 5.

Attribution d'un point supplémentaire inscrit à l'ordre du jour à une commission principale

Communication

Le Bureau recommande de renvoyer à la Commission des Questions administratives, financières et juri-

diques le point supplémentaire que l'Assemblée a inscrit à son ordre du jour sur la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite. 3.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Après avoir entendu l'exposé des Présidents des commissions principales sur l'état d'avancement des travaux de leur commission, le Bureau établit l'horaire des réunions du mercredi 23 mai. Il est décidé que, si

Le PRÉSIDENT annonce que, le jeudi 24 mai, les travaux de l'Assemblée seront suspendus à 11 h. 15, afin de permettre aux délégués d'assister à la cérémonie de la pose de la première pierre du bâtiment de l'Organisation mondiale de la Santé. Il donne ensuite lecture du texte du parchemin qui sera scellé, avec d'autres documents, à l'intérieur de la première pierre. Avec l'assentiment du Bureau, le Président et le Directeur général apposent leur signature au bas de ce texte. La séance est levée à 18 h. 15.

ONZIÈME SEANCE Mercredi 23 mai 1962, 18 heures Président: Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les septième et huitième rapports de la Commission du Programme et du Budget et les septième et huitième rapports de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 1.

Transmission

midi, la date de clôture de l'Assemblée de la Santé. 3.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Après avoir entendu l'exposé des Présidents des commissions principales sur l'état d'avancement des travaux de leur commission, le Bureau établit le programme des réunions du jeudi 24 mai. La séance est levée à 18 h. 20.

2.

Date de clôture de l'Assemblée de la Santé

Le Bureau fixe au vendredi 25 mai, dans l'après-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

DOUZIÈME SEANCE Jeudi 24 mai 1962, 16 h. 30 Président:

Dr S. V. KOURACHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques)

1.

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

membres du Bureau pour leur active collaboration, et en particulier les Vice -Présidents de l'Assemblée de la Santé et les Présidents des commissions principales. Il exprime également sa gratitude au Directeur géné-

Le Bureau transmet à l'Assemblée de la Santé les neuvième et dixième rapports de la Commission du Programme et du Budget. 2.

ral et au Directeur général adjoint, ainsi qu'à leurs collaborateurs, qui lui ont grandement facilité la tâche.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Il est décidé que le vendredi 25 mai, l'Assemblée de la Santé se réunira en séance plénière à 9 heures et que la séance de clôture aura lieu à 12 heures. 3.

Clôture de la session Le PRÉSIDENT remercie chaleureusement tous les

Le Dr ALAKIJA (Nigeria) exprime au nom de tous les membres du Bureau ses sincères remerciements au Président pour la compétence avec laquelle il a dirigé les travaux du Bureau. La séance est levée à 16 h. 40.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

PREMIÈRE SEANCE Jeudi 10 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Observations préliminaires du Président

Le PRÉSIDENT déclare qu'en l'appelant à présider

aux travaux de la Commission on a fait à son pays un honneur auquel il est très sensible. C'est là, de la part de l'Assemblée de la Santé, une généreuse marque de confiance dans l'Australie. Le Président est pleinement conscient que les délibérations de la Commission ont une influence importante sur l'activité future de l'Organisation et il espère

soumise de nouveau à la Commission des Désignation pour dépôt d'une autre proposition. Décision: Le Dr Montalván est élu rapporteur. Le Dr MONTALVÁN (Equateur), Rapporteur, exprime ses remerciements et assure la Commission qu'il

s'efforcera de mériter l'honneur qu'on lui fait. (Pour l'élection du vice -président, voir la quatrième séance, section 1.) 3.

sincèrement qu'elles se dérouleront dans un esprit amical et constructif et aboutiront ainsi à des décisions judicieuses et fécondes. Il est heureux de souhaiter la bienvenue aux repré-

Mandat de la Commission

sentants de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et des organisations non gouvernementales. 2.

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr KAUL, Sous Directeur général, Secrétaire de la Commission,

attire l'attention de la Commission sur son mandat, énoncé dans la résolution WHA15.1; il donne lecture des passages s'y rapportant. Les principaux points que doit examiner la Commis-

Election du vice- président et du rapporteur

sion figurent dans la section 2 de l'ordre du jour (voir pages 19 et 20), qui comprend un point supplémentaire proposé par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques : « Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais ». L'examen du dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale est également prévu (point 2.10.1). 4.

Ordre du jour, 2.1 Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

la Commission appelle l'attention sur le troisième rapport de la Commission des Désignations (voir page 398), qui propose de désigner le Dr Sztachelski (Pologne) et le Dr Montalván (Equateur) comme vive -président et rapporteur, respectivement. Le Dr SZTACHELSKI (Pologne) déclare qu'il apprécie

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme

vivement l'honneur que la Commission des Désignations a fait à son pays et à lui -même en proposant de le désigner comme vice -président. Cependant, ses obligations professionnelles l'obligeant à rentrer en Pologne dans quelques jours, il ne pourra s'acquitter des tâches inhérentes à ce poste. Aussi le Professeur Widy -Wirski lui succédera -t -il à la tête de la délégation polonaise après son départ. Le PRÉSIDENT exprime son regret sincère que la Commission ne puisse bénéficier plus longuement du concours du Dr Sztachelski. La question devra être

Ordre du jour, 2.3 Le PRÉSIDENT prie le Secrétaire de présenter le rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

la Commission, fait d'abord remarquer que, en plus

du rapport dont la Commission est déjà saisie, 1 le Directeur général se propose de soumettre un 1 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 19

- 161 -

162

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

rapport 1 contenant des propositions en vue d'accélérer le programme d'éradication du paludisme par le maintien des contributions volontaires. Ce document additionnel sera probablement distribué avant la séance suivante. Il y a maintenant sept ans que la Huitième Assemblée

la phase de consolidation pourra être abordée dans toutes ces zones avant la fin de 1962.

Dans la Région de la Méditerranée orientale, la moitié des pays impaludés entreprennent des programmes d'éradication. Le plus vaste, celui du Pakis-

tan, intéresse 55 % de la population totale de la Région exposée au paludisme. Selon des critères épidémiologiques, des progrès satisfaisants ont été réalisés en 1961 en Irak, en Iran, en Israël, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Dans la Région du Pacifique occidental, des programmes sont en cours dans un quart des pays et ils intéressent 35 % de l'ensemble de la population des régions impaludées. Dans le Bornéo du Nord et au Sarawak, la transmission a déjà été interrompue dans

mondiale de la Santé a pris sa décision historique de lancer un programme mondial d'éradication du palu-

disme. L'année 1961 a marqué un tournant à trois égards : en premier lieu, les opérations à grande échelle contre le vecteur ont en grande partie fait place au dépistage des cas et au traitement radical des porteurs résiduels de paludisme dans le nombreuses

régions où la transmission avait été interrompue; deuxièmement, des programmes pré- éradication ont été mis en train dans des pays dotés de services de santé publique insuffisamment développés; troisièmement, les gouvernements ont plus généralement reconnu la nécessité d'une élaboration rationnelle des plans d'opérations. Le chapitre I du rapport fait le point des progrès et des perspectives d'ensemble. En 1961, on a continué de progresser régulièrement vers le but visé : l'éradi-

d'importantes parties de la zone du programme, et certaines parties de ces pays sont entrées dans la phase de consolidation. A Taiwan, l'ensemble du territoire en est à la phase d'entretien ou de consolidation. Un grand nombre de programmes avaient été lancés au cours des années 1956 et 1957. Si l'on estime à quatre ans la durée moyenne de la phase d'attaque, des régions et des populations considérables auraient dG entrer dans la phase de consolidation en 1961. Si ce

cation du paludisme à l'échelle mondiale. Sur une population totale de 1420 millions de personnes vivant dans des régions actuellement ou anciennement impaludées au sujet desquelles on dispose de renseignements, 317 millions, soit 22,4 %, se trouvent dans des régions d'oh le paludisme est maintenant extirpé; d'autre part, 710 millions de personnes, soit 50 %, sont

résultat n'a pas été entièrement atteint - bien qu'il l'ait été en grande partie - c'est avant tout à cause des difficultés d'ordre administratif, opérationnel et financier qui ont entravé l'exécution des programmes. Ces difficultés ont toutefois été surmontées en partie pendant l'année écoulée. Le chapitre II traite de la formation professionnelle de personnel pour les programmes nationaux d'éra-

touchées par des programmes d'éradication plus ou moins avancés.

Dans la Région africaine, seuls deux pays situés dans la partie méridionale de l'Afrique, ainsi que les îles

Maurice, Zanzibar et Pemba, ont lancé des

programmes d'éradication qui se déroulent de manière satisfaisante. Dans la Région des Amériques, Cuba et Haiti ont lancé en 1961 la phase préparatoire d'un programme

dication du paludisme. Les centres internationaux de préparation à l'éradication du paludisme ont continué de contribuer pour une large part à fournir du personnel familiarisé avec les techniques d'éradication. Le tableau C donne des détails sur les deux cent deux personnes qui ont été formées en 1961. On a dressé des plans pour ouvrir en Afrique occidentale, en 1962, deux centres internationaux où l'enseignement

d'éradication. Ainsi, des programmes d'éradication sont aujourd'hui en cours dans tous les pays de la Région ayant des zones impaludées. Dans l'Asie du Sud -Est, tous les pays mènent des programmes d'éradication plus ou moins avancés. Ceylan a continué ses progrès en 1961, et l'Inde, dont le programme intéresse plus de 400 millions d'habitants, progresse d'une manière satisfaisante. D'après les données réunies en 1961, on prévoit qu'en 1962 les pulvérisations pourront être arrêtées en Inde dans des régions groupant 125 millions d'habitants. En Europe continentale, l'éradication a été réalisée pour 90 % de la population intéressée; quelques petites zones en sont cependant encore à la phase d'attaque. On a de bonnes raisons de penser que, comme prévu, 1 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 13.

sera donné respectivement en anglais et en français. Deux cours supérieurs, l'un en anglais et l'autre en français, ont été organisés dans l'Union des Républiques socialistes soviétiques en 1962.

L'OMS s'est efforcée particulièrement de faciliter la création et l'organisation de centres nationaux de formation. Alors que les centres internationaux et les grands centres nationaux continuent de donner une formation de base au personnel technique supérieur et aux cadres moyens, le personnel des catégories subalternes reçoit sa formation théorique et pratique dans son pays d'origine. Cette règle a été observée tout au long de l'année 1961. Le chapitre III est consacré aux questions opérationnelles. L'expérience acquise montre qu'il est nécessaire

d'établir des plans détaillés et réalistes pour les pro-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : PREMIÈRE SÉANCE

163

grammes d'éradication. Avec l'aide du Comité d'experts du Paludisme, l'OMS a établi des critères précis et une méthodologie complète pour l'élaboration de plans de ce genre. Les gouvernements de toutes les Régions ont réexaminé leurs plans d'opérations et modifié ceux d'entre eux qui ne satisfaisaient pas aux critères ainsi établis. On a continué, en 1961, à accorder une importance croissante aux opérations épidémiologiques, qui

Le chapitre V expose les travaux accomplis pour la mise au point de nouveaux insecticides. Depuis l'apparition, chez les anophèles, d'une résistance phy-

siologique aux insecticides à base d'hydrocarbures chlorés et depuis que l'on sait que ce phénomène résulte d'un processus de sélection, le besoin de produits de remplacement est considéré comme urgent. Dans le cadre du programme de recherches que l'Organisation a lancé en 1958 en vue d'évaluer et d'essayer

avaient été introduites dans les programmes d'éradication en 1959. Le dépistage des cas, sur lequel se fonde l'évaluation épidémiologique, aussi bien dans les der-

de nouveaux insecticides, un certain nombre de produits organo -phosphorés ont été mis au point et étudiés

nières étapes de la phase d'attaque que dans les opérations de surveillance de la phase de consolidation, a été notablement renforcé, comme en témoignent l'accroissement sensible du personnel affecté à ces opérations dans tous les programmes et l'augmentation considérable du nombre de lames de sang examinées (près de 24,5 millions en 1961, contre un peu plus de 9 millions en 1960). Parmi les critères définis par le Comité d'experts du Paludisme pour établir que l'éradication est effectivement réalisée, l'un des plus importants est l'absence de cas indigènes pendant une période déterminée. Pour obtenir cette preuve, il est essentiel d'enregistrer et de classer avec exactitude tous les cas observés au

sur le terrain. Ce sont le malathion et le Baytex (fenthion) qui se sont révélés les plus prometteurs. D'après les observations les plus récentes, il apparaît que le malathion, en raison de son innocuité et de son efficacité biologique, pourrait remplacer le DDT dans la lutte contre les anophèles adultes qui résistent à ce dernier produit. On prévoit d'exécuter en 1962 et 1963

un projet de recherches sur le terrain qui permettra d'évaluer les possibilités de ces insecticides dans des régions où le paludisme est endémique. Un autre insecticide organo -phosphoré, le DDVP, diffère des autres

cours de la période en cause; aussi, pour faciliter cette tâche, l'Organisation a -t -elle rédigé et publié un document sur le classement des cas de paludisme.

en ce sens qu'il produit une concentration de vapeur insecticide qui est létale pour les moustiques. Son emploi a donné jusqu'ici des résultats encourageants, tant par son efficacité contre les moustiques que par son absence de toxicité pour les mammifères. Le chapitre VI est consacré à la recherche. L'Organi-

On s'est préoccupé de plus en plus, surtout dans les opérations sur le terrain, du développement de la méthodologie entomologique. Un cours spécial d'entretien pour entomologistes, qui a traité principalement des problèmes épidémiologiques, a eu lieu au centre de préparation à l'éradication du paludisme du Caire, en mai juin 1961. Dans presque tous les programmes d'éradication, les pulvérisations d'insecticides à action rémanente ont continué d'être la méthode fondamentale utilisée dans la phase d'attaque, cependant que la chimiothérapie a

sation a continué d'aider des institutions à mener des recherches fondamentales et des recherches appliquées sur les multiples aspects du paludisme. Des subventions

ont été accordées dans le domaine de la parasitologie

pour explorer la possibilité de cultiver des formes exo- érythrocytaires des parasites du paludisme, pour

mettre au point des méthodes d'identification des souches de parasites par l'emploi d'anticorps fluorescents, pour étudier la durée de l'infection à Plasmodium falciparum et pour évaluer le degré et la durée de l'immunité. En matière de chimiothérapie, on a sou-

été la principale mesure appliquée dans la phase de consolidation, où son emploi a été limité aux individus

ou à de petits groupes pendant de brèves périodes pour obtenir une guérison radicale. Dans quelques circonstances exceptionnelles, où les incecticides à action rémanente sont inefficaces ou inutilisables, la chimiothérapie peut être employée comme moyen supplémentaire d'attaque. Le chapitre IV traite des problèmes de résistance. La résistance du vecteur aux insecticides a continué de s'étendre, mais à un rythme plus lent que les années précédentes. Une résistance à tel ou tel type d'insecticide a maintenant été signalée dans quarante -trois pays et, à la fin de 1961, dix -huit vecteurs avaient mani-

vent procédé à des essais pratiques d'associations de médicaments et à des études sur le mécanisme de la

festé une résistance plus ou moins forte. Néanmoins, ce phénomène n'a sérieusement gêné qu'un petit nombre

de programmes. La carte 3 indique la résistance aux insecticides chez les principaux vecteurs du paludisme (octobre 1961), tandis que le tableau D précise quelles espèces sont résistantes au DDT, à la dieldrine, ou à tous les deux.

pharmaco- résistance. L'Organisation a soutenu des recherches entomologiques, en particulier des études sur la longévité du vecteur, sur son irritabilité vis -àvis de divers insecticides et sur le mécanisme de la résistance du moustique aux insecticides. Le chapitre VII traite de la terminologie. Un comité de rédaction, comprenant quatre membres du Tableau d'experts du Paludisme et deux fonctionnaires de la Division de l'Eradication du Paludisme au Siège, a été chargé par le Directeur général de préparer un nouveau document sur la terminologie du paludisme et de l'éradication du paludisme; ce glossaire paraîtra prochainement.

Le chapitre VIII porte sur l'important problème de l'enregistrement des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée. L'Organisation a établi des

164

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

méthodes techniques pour l'attestation et l'enregistrement de l'éradication du paludisme dans une région

Le chapitre X est consacré aux services consultatifs

donnée. En 1961, la réalisation de l'éradication du paludisme a été attestée et enregistrée pour la première fois : il s'agit d'une vaste région située au Venezuela

fournis aux gouvernements. L'effectif du personnel affecté au programme d'éradication du paludisme est passé de 270 à fin 1958 à 423 à fin 1961. L'Organisation continue de prendre des mesures spéciales, en

et comptant plus de quatre millions d'habitants. Les enquêtes et les contrôles nécessaires avaient été effectués par le Bureau sanitaire panaméricain / Bureau

instituant des cours internationaux et des stages de formation en cours d'emploi, pour remédier au manque de personnel suffisamment familiarisé avec les techniques d'éradication du paludisme. Le chapitre XI décrit les mesures prises pour coordonner les activités d'éradication du paludisme. L'Or-

régional OMS des Amériques. Les critères et les méthodes appliqués ont été très stricts, et l'attestation répondait à toutes les exigences formulées antérieure-

ment. Le document établi par le Bureau régional représente la contribution la plus précieuse à la méthodologie de ces attestations. Trois pays d'Europe continentale ont présenté une

ganisation continue de favoriser cette coordination en organisant et en patronnant des réunions et des conférences inter -pays, régionales et interrégionales, pour permettre les échanges de renseignements néces-

demande analogue d'attestation et d'enregistrement, et l'on prend actuellement des mesures pour y donner suite.

Le chapitre IX traite du maintien de l'éradication. L'importance du maintien de l'éradication une fois celle -ci réalisée a déjà été soulignée par l'OMS et des mesures ont été prises pour encourager et faciliter les initiatives dans ce sens. Le Comité de la Quarantaine internationale, lors de sa session de novembre 1961,

s'est lui aussi penché sur cette question et a recommandé de réunir à une date rapprochée un groupe d'experts du paludisme et de la quarantaine internatio-

saires. La coordination entre les divers organismes internationaux et bilatéraux qui fournissent une aide aux pays pour l'éradication du paludisme a été entreprise sur une base systématique. L'intégration de tous les efforts au sein d'un programme unique augmentera certainement les chances de succès. La deuxième partie du rapport contient des tableaux qui fournissent des renseignements statistiques, groupés par Région, sur tous les aspects du programme mondial. 1

nale pour étudier la situation en matière de protection internationale contre le paludisme. La séance est levée à 15 h. 20.

DEUXIÈME SÉANCE

Lundi 14 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite) Ordre du jour 2.3 Le PRÉSIDENT rappelle qu'en présentant le rapport

d'ordre administratif et opérationnel, et aussi à cause

du manque de fonds à l'échelon national. Il avait également dit quelques mots des «programmes pré -

sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme, le Secrétaire de la Commission avait indiqué qu'un autre rapport, relatif à l'accélération de ce programme, était en préparation. Ce rapport 2 ayant été maintenant distribué, le Président donne la parole au Secrétaire pour qu'il le présente. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

éradication » qui sont mis au point dans certains pays ayant récemment accédé à l'indépendance, en particulier en Afrique.

Le Directeur général s'est demandé comment le programme pourrait être accéléré, en tenant compte notamment de la résolution WHA14.27 dans laquelle

la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé avait souligné qu'il était nécessaire que des contributions volontaires continuent d'être versées au compte spécial pour l'éradication du paludisme afin de permettre « de poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme ». Les propositions qui figurent dans le rapport sont le fruit de cette étude. 2 Reproduit dans Actes off Org. mond. Santé, 118, annexe 13.

la Commission, rappelle qu'à la première séance il avait signalé les retards et les difficultés que différents pays rencontrent dans la mise en oeuvre des program-

mes d'éradication du paludisme, pour des raisons 1 Deux de ces tableaux sont reproduits dans l'appendice à la version imprimée du rapport.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DEUXIÈME SEANCE

165

Il est à noter que ces propositions ne constituent pas des prévisions budgétaires pour 1963 ou pour l'une

succès supposait uniquement des quantités suffisantes d'insecticides, d'appareils de pulvérisation et de

quelconque des années qui suivront, puisqu'elles ne doivent être mises en application que dans la mesure où seront versées des contributions volontaires. De même, il ne faut pas perdre de vue que le rapport ne concerne que les questions de programme; comme il est dit à la section 3, c'est la Commission des Questions administratives, financières et juridiques qui étudiera les incidences financières des propositions en question

moyens de transport. A la Douzième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation italienne avait signalé que l'éradication du paludisme dans le monde

ne progressait pas aussi rapidement qu'on aurait pu l'escompter sur la foi des résultats proclamés jusque là. Elle avait souligné : premièrement, qu'il était nécessaire de s'assurer que l'éradication était possible dans une région déterminée avant d'entreprendre quoi que ce soit; deuxièmement, qu'il fallait aider les gou-

lorsqu'elle examinera le point 3.10.1 de l'ordre du jour (voir page 361). Les propositions visent à intensifier trois grandes catégories d'activités : en premier lieu, les « programmes pré- éradication », principalement dans la Région africaine. La possibilité d'interrompre la transmission du paludisme en Afrique tropicale étant maintenant démontrée, le principal obstacle réside dans les difficultés que soulève la mise en train de programmes dans certains pays où les services fondamentaux de

vernements à organiser leur personnel national; et troisièmement, qu'il importait de poursuivre la recherche fondamentale. On ne peut donc que se féliciter de

constater, dans l'introduction au rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme en 1961,1 que ces problèmes sont maintenant envisagés avec plus de réalisme. Le Professeur Corradetti attache une importance toute particulière au quatrième alinéa de cette introduction qui fait état d'une « nouvelle formule de préparation des campagnes d'éradication dans les pays ayant récemment accédé à l'indépendance, à savoir l'organisation de programmes pré- éradication ayant pour objet d'aider les gouvernements à mettre progressivement en place les moyens opérationnels néces-

santé publique et les services ruraux de santé sont insuffisamment développés. L'un des objectifs des programmes pré -éradication est précisément de favo-

riser le développement de cette infrastructure. Ils prévoient des « zones d'opérations pilotes » à des fins de démonstration et de formation. Le coût serait d'environ $53 000 par an pour les fournitures, les compléments de salaire et les bourses. Il faudrait en outre fournir des services consultatifs internationaux aux pays qui en ont besoin.

saires pour une campagne d'éradication ainsi qu'à constituer une infrastructure appropriée de services sanitaires ruraux ». Cela revient à reconnaître que l'éradication du paludisme suppose avant tout l'existence d'un réseau satisfaisant de services sanitaires généraux ou, en d'autres termes, que la première chose

A la séance précédente, le Dr Kaul a indiqué qu'un petit nombre seulement de programmes d'éra-

dication étaient en cours d'exécution ou en préparation en Afrique. Des pourparlers et des négociations

menées avec les pays d'Afrique ayant récemment accédé à l'indépendance ont fait apparaître que vingt deux gouvernements souhaitent recevoir l'assistance de l'OMS pour la mise en train de programmes pré -

à faire pour déterminer si l'éradication est possible c'est de voir si l'organisation sanitaire nationale est suffisamment développée et si elle s'étend à toutes les régions où l'éradication du paludisme doit être assurée.

éradication au cours des prochaines années. Il faut ajouter à ce nombre une vingtaine d'autres pays qui sont aux prises avec le problème du paludisme et qui pourront un jour avoir besoin d'assistance. Comme indiqué dans le rapport, on estime que des dépenses d'environ $87 000 par an sont à prévoir pour chacun de ces pays.

Le bien -fondé de cette opinion ressort clairement des cartes 1 et 2 qui figurent dans le rapport et qui illustrent l'évaluation épidémiologique de l'état du paludisme en décembre 1960 et décembre 1961, respectivement. On y voit que l'éradication a été réalisée ou la phase de consolidation atteinte dans la plupart des régions tempérées et dans quelques secteurs des régions tropicales et subtropicales, alors que tous les autres pays impaludés en sont encore à la phase d'attaque ou à la phase de préparation. Dans le cas des régions tempérées, cette différence s'explique en partie par la courte durée de la saison de transmission, mais le fait que les seuls pays tropicaux oh l'éradication est déjà réalisée sont ceux qui possèdent des services de santé bien organisés n'est certainement pas l'effet du hasard. La nouvelle politique définie dans l'introduction au rapport précité aura vraisemblablement des répercussions profondes. Lorsque la Huitième Assemblée mondiale de la Santé a adopté le principe de l'éradication du paludisme, sa décision impliquait que tous

Vu la pénurie de personnel sanitaire dans les pays qui viennent d'accéder, ou vont prochainement accéder, à l'indépendance, il faut également envisager de fournir du personnel opérationnel pour les postes clés des services d'éradication du paludisme. On estime qu'une vingtaine de techniciens suffiraient pour répondre à ces besoins. Enfin, il conviendra d'accélérer la formation du

personnel national aux techniques de l'éradication et, pour remédier à la pénurie de paludologues consultants, de renforcer les moyens dont on dispose pour la formation de conseillers internationaux. Le Professeur CORRADETTI (Italie) fait observer que,

jusqu'à une date récente, on avait tendance à considérer de façon simpliste que l'éradication du paludisme

les pays du monde apporteraient à l'entreprise le soutien maximum. Maintenant que l'on connaît 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 19.

était une opération purement mécanique, dont le

166

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mieux l'ampleur exacte des besoins, il est évident qu'une plus grande collaboration est nécessaire. L'analyse des chiffres figurant au tableau A montre que, sur 1420 millions de personnes vivant dans des zones qui sont ou ont été impaludées, la phase d'en-

liser les formes sexuées du parasite; les chimistes, pour découvrir de nouveaux insecticides efficaces contre les

tretien ou de consolidation a été atteinte pour 392 millions de personnes et la phase d'attaque ou de préparation pour 635 millions, tandis que 393 millions vivent dans des zones où aucun programme d'éradication n'est encore mis en oeuvre, ce qui donne

un total de 1028 millions de personnes n'ayant pas encore été libérées du paludisme. Si l'on considère les régions du monde où vivent ces 1028 millions de personnes, il est évident qu'une assistance considérable devra être fournie pour éliminer définitivement le paludisme de la surface du globe.

moustiques qui résistent aux hydrocarbures chlorés; les pathologistes et les immunologistes pour mettre au point des méthodes de laboratoire plus sensibles en vue du dépistage des porteurs asymptomatiques de parasites; les biologistes, les entomologistes et les écologistes pour trouver le moyen de surmonter les obstacles que mettent à l'éradication les phénomènes d'exophilie et d'irritabilité chez certaines des espèces vectrices les plus dangereuses. La délégation italienne est d'avis que seul un effort concerté assurant la mise en oeuvre de toute les ressources disponibles permettra de faire disparaître complètement le paludisme du monde.

On voit donc que pour de nombreux pays, parmi lesquels figure une bonne partie des Etats ayant récem-

ment accédé à l'indépendance, il importe avant tout de constituer une infrastructure de services ruraux de santé couvrant l'ensemble du territoire, c'est -à -dire de créer le service de santé efficace sans lequel l'exé-

cution de tout programme d'éradication du paludisme est impossible. Dans la plupart de ces pays, la pénurie de personnel expérimenté est extrêmement grande dans tous les domaines de l'action de santé publique, et notamment dans celui de la lutte antipaludique. L'OMS a donc le devoir d'aider ces pays à résoudre les problèmes fondamentaux que posent la formation et le recrutement de personnel, tant pour les services sanitaires généraux que pour l'éradication du paludisme. Pour commencer, l'Organisation pour-

rait : premièrement, aider à assurer - si nécessaire à l'étranger - la formation d'un personnel national capable de participer aux opérations d'éradication du paludisme et à d'autres activités de protection de la santé; deuxièmement, aider les gouvernements à créer des instituts et des écoles chargées de dispenser un enseignement portant aussi bien sur les problèmes

Le Dr KHABIR (Iran) félicite le Président de son élection et le Directeur général de ses excellents rapports sur le point en discussion. Il y a environ treize ans que le Gouvernement iranien a commencé de combattre le paludisme, qui pose au pays son plus grave problème de santé publique, et en 1956 il s'est fixé l'éradication comme objectif. D'une superficie de 1 648 000 kilomètres carrés, l'Iran est situé entre les 30e et 34e degrés de latitude nord. L'étendue du pays comporte des différences géographiques considérables, qui se répercutent sur les conditions d'exécution des campagnes d'éradication. La partie nord, très boisée, a un climat humide et de type mediterranéen. Le plateau central est tempéré et par endroits froid. Les régions orientale et centrale sont sèches et chaudes. Les principaux vecteurs du paludisme identifiés à ce jour sont: Anopheles sacharovi, A. maculipennis, A. stephensi, A. fluviatilis et A. culicifacies. Dans la plupart des régions du nord et du centre,

le programme d'éradication a atteint ou atteindra

généraux de la santé que sur la paludologie. Cet enseignement serait d'abord assuré par des maîtres recrutés sur le plan international, qui seraient progressivement remplacés par des maîtres autochtones. Il convient également d'étendre et d'accélérer l'exé-

bientôt la phase de consolidation. Dans la partie sud, en revanche, les difficultés soulevées par le nomadisme des populations, l'exophilie des vecteurs et leur résistance au DDT et à la dieldrine ont empêché d'interrompre totalement la transmission. Pour remédier à la situation et préserver les résultats acquis dans le reste du pays, on a intensifié l'assainissement rural par

cution des programmes de formation visant à permettre au personnel des divers pays de résoudre les nombreux problèmes qui se posent dans les domaines de l'épidémiologie, de l'entomologie, de la parasito-

la création d'une infrastructure sanitaire dans l'ensemble du pays. Pour l'année en cours, le calendrier du programme d'éradication prévoit des opérations dans tous les villages, ce qui exige certains changements par rapport au plan de l'année précédente. Ces changements sont les suivants : 1)

logie, de la résistance du parasite du paludisme aux médicaments, de la résistance des vecteurs aux insecticides, etc. Enfin, il y a la recherche fondamentale, domaine où

la collaboration des instituts et des chercheurs des pays hautement développés revêt une grande importance. Il existe encore un certain nombre de problèmes scientifiques dont la solution pourrait permettre d'assurer plus rapidement et plus économiquement l'éradication du paludisme dans le monde entier. Sous ce rapport, on peut envisager la collaboration des spécialistes de diverses sciences : les pharmacologues, pour

une zone représentant le quart du territoire

national et groupant 10 000 villages, où il n'avait pas encore été entrepris d'opérations d'éradication, sera comprise pour la première fois dans la phase d'attaque; 2)

pour éviter des flambées épidémiques et la

mettre au point un médicament réellement capable de tuer tous les hématozoaires du paludisme présents dans l'organisme, ou un médicament capable de stéri-

réinfection de zones déjà désimpaludées, des activités antipaludiques seront menées dans 7 500 villages du sud où le vecteur est A. stephensi, qui est résistant aux insecticides. Ces opérations dureront neuf mois, alors qu'elles n'avaient duré que quatre

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DEUXIÈME SÉANCE

167

mois l'année dernière et avaient porté sur une zone moins étendue;

Le Dr TCHOUNGUI (Cameroun) pense qu'il n'est

pas inutile de donner quelques indications sur le coût de l'éradication du paludisme et sur les difficul-

dans la partie sud de la région frontière iranoirakienne, où le vecteur est également A. stephensi, on pense que la transmission a cessé, mais, pour consolider les résultats obtenus, on pratiquera une surveillance à grande échelle, complétée par des mesures curatives; 4) les quelques postes entomologiques créés en 1961 pour la détermination de la densité anophélienne et pour l'étude des phénomènes de résistance seront considérablement développés, de sorte que les enquêtes s'étendront à environ 400 villages des diverses régions du pays; 5) un programme pilote pour l'étude des problè3)

tés techniques que cette entreprise comporte. Le Cameroun a été l'un des premiers territoires de l'Afrique centrale à entreprendre une lutte intensive contre le paludisme, mais, en dépit de près de dix années d'efforts dans ce sens, il n'a pas encore réussi à réaliser l'éradication totale dans la zone pilote de Yaoundé. Cette zone pilote a été créée en 1952, avec l'aide du FISE et de l'OMS, afin de découvrir les méthodes les plus économiques et les plus efficaces de lutte contre

mes soulevés par les modes de vie tribaux sera entre-

pris dans un certain nombre de secteurs groupant environ 700 villages; 6) un programme de traitement par la primaquine

le paludisme en région de forêts. Elle a été entourée d'une aire de protection qui, par la suite, a été étendue et est devenue le théâtre d'opérations de la campagne du sud du Cameroun. D'autre part, pour ne pas limiter les opérations à la région des forêts, la mission commune FISE /OMS a mis parallèlement sur pied une campagne antipaludique dans la région de savanes du nord du Cameroun. A l'époque, on ne parlait pas encore d'éradication,

sera entrepris dans toutes les zones en phase de consolidation, qui groupent au total 22 000 villages;

des échantillons de sang prélevés sur des cas fébriles et sur des cas suspects seront examinés dans 35 000 villages et les sujets positifs recevront un traitement radical. (On prévoit qu'il faudra pré7)

lever et examiner environ un million et demi d'échantillons de sang).

et le but de ces deux campagnes, comme celui de la zone pilote de Yaoundé, était de fournir des renseignements en vue d'opérations futures. Sur le plan administratif et financier, elles ont contribué à faire comprendre que la lutte contre le paludisme, telle qu'on la concevait alors, n'avait pas de limites dans le temps et que les dépenses qu'elle entraînait devaient être renouvelées année après année. Elles ont montré également que l'on ne durable-

Le programme de l'année entraînera une dépense minimum de $8 800 000, couverte par le budget ordinaire de l'Etat.

ment la transmission dans une zone limitée sans

Le Gouvernement iranien fait donc des efforts sérieux pour rendre son programme d'éradication aussi efficace que possible et pour surmonter les diffi-

cultés inévitables. Pour que la campagne aboutisse certainement à un succès durable, il conviendrait que ces efforts soient doublés d'un soutien international équivalent et constant. Le Dr ALAN (Turquie) félicite le Directeur général du rapport très complet qu'il a présenté. La délégation turque se félicite en particulier des études qui ont été faites sur les insecticides et attend avec intérêt la publication de la monographie sur la terminologie de l'éradication du paludisme.

mettre en oeuvre des moyens très importants pour prévenir les réinfestations en provenance des régions voisines. Toutes ces constatations ont permis aux paludologues de repenser le problème de la lutte antipaludique et de codifier les méthodes d'éradication, ainsi que les conditions auxquelles doit satisfaire un pays

avant qu'une campagne d'éradication puisse être entreprise. Ces méthodes sont magistralement exposées dans le rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme,' dont la Commission est maintenant saisie.

La situation au Cameroun est actuellement la suivante. Des pulvérisations d'insecticides ont été effectuées dans la zone pilote de Yaoundé de 1954 à février 1960, date à laquelle un système de surveillance

La Turquie met en oeuvre un vaste programme d'éradication depuis 1957, époque à laquelle elle avait déjà une expérience de plus d'un quart de siècle dans la lutte antipaludique. Néanmoins, l'éradication d'une maladie n'est jamais facile et des efforts considérables seront nécessaires pour surmonter les divers obstacles

a été mis en place. Pendant cette période, l'indice plasmodique est tombé de 36,8 % à 0 pour les nourrissons et de 40,6 % à 0 pour les enfants de 2 à 9 ans. L'éradication n'était cependant pas réalisée puisque, après l'arrêt des pulvérisations, 325 cas de paludisme ont été dépistés en 1960 et 2274 en 1961. On constatait en même temps, dans plusieurs villages de la zone pilote, une réapparition d'A. gambiae, dont quelques spécimens étaient infectés.

rencontrés. A ce propos, le Gouvernement turc est reconnaissant au FISE et à l'OMS de l'aide qu'ils lui ont apportée. La Turquie a été heureuse d'accueillir des boursiers de l'OMS venus pour étudier les opéra-

tions antipaludiques, et elle participe maintenant à l'émission mondiale de timbres -poste consacrés à l'éradication du paludisme. C'est dire qu'elle soutient énergiquement le programme d'éradication du paludisme et qu'elle sera toujours prête à le faire dans la mesure de ses moyens.

La zone pilote était censée avoir atteint la phase de consolidation. Or, d'après le cinquième des critères

minimums que le Directeur général a fait parvenir aux Directeurs régionaux en avril 1960, la consolida1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 19.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tion ne doit commencer dans une zone que si les zones contiguës en sont au moins à la deuxième année de la phase d'attaque. Une recrudescence a été enregistrée dans la zone pilote parce qu'il semble que la campagne menée dans le sud du Cameroun n'a pas permis d'as-

surer une couverture totale. Il sera nécessaire de reprendre les pulvérisations massives d'insecticides pour retrouver le niveau atteint en 1960.

existant dans certains marais intérieurs de la baie de Koweït sont analogues à celles qui règnent dans des marais situés plus bas sur le golfe Persique, où Anopheles multicolor, que l'on soupçonne d'être un vecteur du paludisme, se reproduit de façon intensive. D'autre part, comme il semble que les moustiques

soient plus nombreux au Koweït lorsque le vent a soufflé du nord pendant une assez longue période, on pense que le pays est peut -être périodiquement envahi par des moustiques vecteurs venant de la côte nord de

Un nouveau plan d'opérations établi par le Gouvernement camerounais et par l'OMS prévoit, premièrement, le renforcement du système de surveillance dans la région de Yaoundé et la réduction des foyers résiduels; deuxièmement, l'aménagement du service national d'éradication du paludisme, nouvelle-

la baie de Koweït; en effet, bien qu'il paraisse peu probable que les moustiques puissent être transportés par le vent sur une distance de 19 kilomètres, le fait qu'un navire ancré à l'extrémité du golfe Persique, à vingt -quatre kilomètres de la côte la plus proche, ait été envahi par un grand nombre d'anophèles montre que cela n'a rien d'impossible. En l'absence de tout réservoir d'infection, une telle invasion ne risquerait pas de provoquer des cas nou-

ment créé, en vue de mettre en train, dans la région sud du Cameroun oriental et dans la région forestière du Cameroun occidental, des opérations d'éradication

qui pourraient par la suite être étendues à tout le pays. Dans le sud du pays, un programme pré -éradication est seul envisagé pour le moment. Le coût

veaux de paludisme, mais l'importation de main d'oeuvre étrangère, qui viendrait nécessairement en partie de zones endémiques, pourrait créer à l'avenir des conditions propices à la transmission de la maladie. Il est donc nécessaire de recueillir des renseignements complémentaires sur les marais situés le long de la côte

pour l'OMS serait de $65 800 au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme et de $27 600 au titre de l'assistance technique; la participation du

Gouvernement s'élèverait à $280 000 pour la première année (1962) et à une somme au moins égale pour la deuxième année.

nord de la baie de Koweït. A cet effet, une équipe entomologique pourrait se rendre trois ou quatre fois dans cette région du mois de juin au mois d'octobre. Les plans de développement à long terme de Koweït

Compte tenu de la situation que vient d'exposer le Dr Tchoungui, on peut demander si les opérations de pré- éradication doivent être envisagées du seul point de vue du programme mondial d'éradication, ou si le paludisme ne doit pas être considéré comme un problème de santé publique local. Si ce problème est pratiquement résolu dans la zone pilote de Yaoundé, il n'en est pas de même dans la zone sud du Cameroun où les populations, qui ont apprécié les bienfaits de la campagne de pulvérisation d'insecticides, se montrent très inquiètes de la voir arrêtée, car le nombre des

prévoient, autour de la ville, l'adduction d'eau pour les cultures, ce qui risquera peut -être de créer de nouveaux gîtes larvaires.

Dans son rapport, le Directeur général a signalé la possibilité d'une invasion du Koweït par A. stephensi; le Gouvernement du Koweït a pris acte de cette

mention avec satisfaction, car cela indique bien que l'Organisation est consciente de la nécessité de veiller à ce que le paludisme ne pénètre pas dans un pays où il n'a jamais sévi auparavant. M. CIssÉ DIA (Sénégal) déclare que le paludisme pose un très grave problème de santé publique dans son pays, comme d'ailleurs dans la plupart des pays d'Afrique. Le Directeur général l'a reconnu dans la première partie du Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde ,1 où il apparaît clairement que la plupart des populations non encore protégées

cas de paludisme augmente, ainsi que la mortalité infantile. Le programme pré- éradication durera vraisemblablement plusieurs années et, en admettant que toutes les conditions requises pour passer à l'éradication soient réunies, celle -ci ne pourra être entreprise avec succès que si les pays voisins en sont, eux aussi, arrivés à l'étape de l'éradication. Ce problème fera certainement l'objet de discussions à la conférence du paludisme qui se tiendra à Yaoundé en juillet 1962. Le Dr Tchoungui pense toutefois qu'il

par des programmes d'éradication du paludisme habitent le continent africain. Cette situation, jointe aux résultats décevants des opérations entreprises jusqu'à présent, est à opposer aux résultats positifs enregistrés ailleurs, en Europe et dans les Amériques notamment. Les raisons de ces résultats décevants ayant été analysées de façon approfondie et objective par le Directeur général, M. Cissié Dia n'y reviendra pas, mais il relèvera la conclusion positive de ce rap-

était de son devoir de la signaler à l'attention de la Commission, qui est chargée d'approuver le programme et le budget de l'OMS pour 1963. Le Dr EL -BoRAI (Koweït) déclare, après avoir félicité le Président de son élection, que le paludisme ne pose pas de problème dans son pays, où il ne semble pas qu'il y ait de transmission. Les espèces anophéliennes capturées dans la région ne sont pas considérées comme dangereuses. Cependant, les conditions

port, à savoir qu'il est nécessaire d'élaborer et de mettre en oeuvre des plans nationaux de pré- éradication du paludisme et d'envisager à long terme l'éradication totale de ce fléau. Si les différents éléments 1 Ce rapport paraîtra dans les Actes officiels N° 122.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DEUXIÈME SEANCE

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du plan type exposé sont réalisés de façon diligente, il sera possible d'envisager l'avenir avec plus d'optimisme.

M. Cissé Dia voudrait maintenant appliquer les conclusions du Directeur général à un cas particulier, celui de son propre pays. Depuis 1953, le Sénégal,

comme plusieurs autres pays d'Afrique, mène des opérations de lutte antipaludique, conformément à un plan d'opérations établi conjointement avec le FISE et l'OMS, en vue d'assurer l'éradication dans une zone parfaitement délimitée. A un moment, la transmission était sur le point d'être interrompue, mais, pour des raisons d'ordre technique, administratif et financier, l'éradication n'a pas été réalisée et le FISE et l'OMS ont cessé leur assistance. De ce fait, le Gouvernement sénégalais se trouve maintenant avec une ancienne zone pilote oit la diminution de l'endémicité a réduit l'immunité acquise de la population, qui risque ainsi de graves flambées épidémiques. Instruit par cette expérience, le Gouvernement sénégalais estime maintenant que toute grande campagne antipaludique doit être précédée d'une phase de pré- éradication, ce qui est précisément la conclusion à laquelle le Directeur général est parvenu. Le Gouvernement sénégalais projette de créer un service natio-

Il convient de se préoccuper tout particulièrement de l'élaboration des programmes pré- éradication et il sera nécessaire à cet effet de renforcer le personnel consultatif international, notamment dans la Région africaine. Il faudra envoyer davantage de spécialistes jusqu'à ce qu'il soit possible de recruter et de former du personnel local. La question de la formation des agents de la santé publique aux techniques d'éradication et celle de la formation spécialisée du personnel auxiliaire se poseront toujours de façon urgente. On

devra enfin organiser davantage de cours spéciaux et de cours d'entretien sur le paludisme, et octroyer de nouvelles bourses en vue de la formation de personnel pour les programmes pre- éradication. Si des contributions volontaires peuvent être obtenues, l'exécution de programmes de pré- éradication

soigneusement préparés pourra permettre d'entreprendre des programmes d'éradication plus efficaces. Le Ministère de la Santé de la République fédérale a vivement recommandé au Gouvernement fédéral de verser, comme les années précédentes, une contribution volontaire au compte spécial pour l'éradication du paludisme. Il importe tout spécialement de veiller à empêcher

nal de lutte contre le paludisme, qui sera chargé des opérations de pré- éradication destinées à préparer le lancement d'une campagne d'éradication dans tout le territoire. Le rôle de ce service sera, premièrement, de déterminer l'ampleur exacte du problème; deuxièmement, d'étudier les techniques d'éradication qui conviennent le mieux pour chaque région; troisièmement, de former le personnel spécialisé nécessaire; et, quatrièmement, de prendre, dans le domaine de l'éducation sanitaire et sur le plan législatif, toutes les mesures

la réintroduction du paludisme dans les régions où l'éradication a été réalisée. Pour aider les gouvernements à le faire, on pourrait notamment diffuser, peut -être par le moyen du Relevé épidémiologique hebdomadaire, des renseignements sur l'état du paludisme dans toutes les régions où cette maladie sévit et où la phase de consolidation ou d'entretien a été atteinte. L'OMS pourrait recommander des mesures de protection générale, les gouvernements adoptant de leur côté les règlements qu'ils jugeraient nécessaires.

La prévention de la réintroduction du paludisme du point de vue du Règlement sanitaire international a été

nécessaires pour assurer le succès du programme. Entre -temps, il sera constitué, dans le cadre du plan quadriennal du Sénégal, un réseau de services ruraux de santé qui pourra assurer l'organisation de la sur-

discutée par un groupe d'étude et par le Comité de la Quarantaine internationale en 1956 et en 1957. Etant donné l'évolution qui s'est produite au cours des dernières années, il semble que les mesures prises à l'égard du paludisme conformément aux principes du Règlement sanitaire international (sécurité maximum contre la propagation des maladies et gêne minimum pour le trafic international) gagneraient à être

veillance lorsque la phase d'attaque sera terminée. Pour mener à bien ce projet, les méthodes préconisées par le Directeur général dans son rapport paraissent appropriées, mais il faudra que les pays voisins soient en mesure d'entreprendre simultanément des opérations identiques.

revisées. On pourrait envisager de convoquer un groupe technique spécial d'experts du paludisme et de la quarantaine internationale qui serait chargé de formuler des recommandations touchant les mesures de protection à prendre contre les porteurs de parasites et les moustiques vecteurs.

Jusqu'à ce que des plans d'éradication puissent être mis à exécution, le paludisme continuera de faire de grands ravages dans la population; il est par con-

séquent envisagé de mener des opérations de lutte intensive dans l'ancienne zone pilote, qui servira de tête de pont pour l'expansion ultérieure du programme et sa conversion en campagne d'éradication. Le Professeur NAUCK (République fédérale d'Alle-

Les insecticides sont toujours l'arme clé des campagnes d'éradication, mais l'administration de médicaments s'est révélée utile et même parfois indispensable en phase de consolidation, dans la mesure où elle est appliquée pendant de brèves périodes à des

individus ou à de petits groupes. En revanche, le

traitement de masse au moyen de comprimés ou de sel médicamenteux s'est révélé très difficile pour diverses raisons. On devrait s'employer tout spécialement,

magne) approuve les vues exposées dans le rapport en ce qui concerne l'accélération du programme d'éradication du paludisme.1 1 Actes off. Org. ,rond. Santé, 118, annexe 13.

dans les programmes de recherche, non seulement à définir les meilleures méthodes d'administration des médicaments, mais aussi à mettre au point de nouveaux

produits à action prolongée, en tenant compte de la

170

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

propension grandissante de certaines souches de parasites à devenir pharmaco- résistantes. Les chercheurs

de la République fédérale d'Allemagne poursuivent leurs travaux dans ce sens. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) indique qu'avant

d'efforts parallèles de la part des services de santé nationaux. En Yougoslavie, environ 500 000 cas étaient enregistrés auparavant pendant les années d'épidémie, mais, au cours de la deuxième année de la phase d'attaque du programme d'éradication, il n'a été enregistré que cinquante -sept cas, dont vingt -trois primaires. Une collaboration est tout aussi nécessaire à l'échelon international. Lors de la deuxième conférence sur

la campagne d'éradication menée de 1945 à 1950 le paludisme était le principal obstacle à la santé et à la

prospérité des habitants de Chypre. Des enquêtes pré- éradication avaient fait apparaître un indice parasitaire de plus de 75 % dans certaines zones, et le nombre annuel des cas était estimé à 10 000. La mortalité infantile était alors bien plus élevée que de nos jours, mais cela était dû en partie à un amoindrissement de la résistance aux autres maladies chez les nourrissons atteints de paludisme. En 1945, après un travail préparatoire très poussé, effectué par la Fondation Rockefeller en collaboration avec les services de santé nationaux, une campagne avait été lancée dans une zone pilote constituée par la presqu'île de Karpas. Tous les gîtes de moustiques et les abris potentiels avaient fait l'objet de pulvérisations régulières de DDT, produit qui avait été utilisé également sous la forme de préparations à action rémanente, et des contrôles avaient été opérés sans discontinuer. Un laboratoire spécial avait été établi pour l'identification des espèces d'anophèles. Comme on n'avait pas

l'éradication du paludisme en Europe, qui s'est tenue

récemment, l'accent a été mis sur le problème de l'importation du paludisme. Des informations sur les immigrants atteints de paludisme devraient être communiquées aux services de santé nationaux. En ce qui concerne la pénurie de personnel expérimenté dans les pays qui lancent des programmes d'éradication, les centres de formation nouvellement créés seront certainement utiles, mais une collaboration internationale plus étroite s'impose : en particulier, les pays ayant déjà réalisé l'éradication pourraient fournir du personnel expérimenté aux pays qui envisagent des programmes pré- éradication. Les, pays ne disposant pas de services de santé très développés devraient se préparer à entreprendre dès que possible des campagnes d'éradication. L'expé-

rience de nombreux pays montre que le personnel engagé dans les campagnes d'éradication peut aussi être utilement employé dans les services de santé généraux, et le programme d'éradication s'est révélé un moyen efficace d'assurer des soins médicaux satis-

eu recours à la chimiothérapie, il avait été possible d'évaluer l'effet des pulvérisations. Des enquêtes annuelles, consistant en examens de la rate et d'échantillons de sang, surtout chez les enfants, avaient donné les résultats suivants : 1944 - indice splénique, 32,4 %,

faisants à toute la population, notamment en protégeant les populations rurales. Indépendamment des efforts intenses qu'il déploie

pour réaliser l'éradication totale, le Gouvernement yougoslave est conscient de la nécessité de la- collabora-

indice parasitaire, 57,9 %; 1948 - indice splénique, 10,6 %, indice parasitaire, 1,3 %; 1950 - indice splénique, 4,5 %, indice parasitaire, 0,2 %. Depuis l'achèvement de la campagne, en 1950, il n'a pas été signalé d'infection indigène primaire, et l'indice parasitaire

tion internationale, ainsi qu'en témoigne l'activité du centre de préparation à la lutte antipaludique installé à Belgrade.

Les résultats obtenus en Yougoslavie illustrent d'une manière frappante ce que permet d'obtenir une étroite collaboration entre les administrations sanitaires nationales et l'OMS; la Yougoslavie est reconcomplémentaire.

est resté égal à zéro. Le coût total de la campagne, pour les années 1945 à 1950, a été d'environ £350 000. Chypre a été l'un des premiers pays à réaliser l'éradication du paludisme. Immédiatement après la cam-

naissante à cette dernière de son appui financier Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) a pris connaissance avec intérêt

pagne, on a mis en place un service d'entretien pour empêcher que le vecteur ne soit réintroduit de l'étranger. Tous les ports et aéroports ont été soigneusement surveillés, les gîtes potentiels ont été contrôlés et les pulvérisations d'insecticides à action rémanente se sont poursuivies. Le coût annuel du service d'entretien est de l'ordre de £80 000. Le Dr D.IUKANOVIá (Yougoslavie) dit que les campagnes d'éradication menées en Yougoslavie ont con-

du rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. La situation varie considérablement selon les pays et, dans certaines régions, il reste de grandes difficultés à surmonter. L'assistance de l'Organisation est particulièrement nécessaire dans les Régions africaine et de l'Asie du Sud -Est. Au cours des années qui viennent, une fraction grandissante du budget de l'éradication du paludisme devrait être consacrée à la lutte antipaludique en Afrique. En Union soviétique, l'éradication du paludisme a été réalisée en 1960 et le pays est en train de passer de la phase de contrôle à la phase de consolidation. En 1961, les soixante -sept cas de paludisme enregistrés à Moscou étaient tous de nouveaux arrivés qui avaient été infectés avant de venir en Union soviétique. Il n'y

tribué à résoudre, dans l'ensemble du pays, un problème immense et très important. Le programme d'éradication évolue selon les plans établis, et on espère même pouvoir le terminer plus tôt que prévu, c'est -à -dire avant 1965. On doit souligner à cet égard combien l'aide financière et technique de l'OMS est précieuse lorsqu'elle s'accompagne

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DEUXIÈME SÉANCE

171

a pas eu de paludisme contracté à Moscou même depuis plusieurs dizaines d'années, et, bien qu'il y ait encore quelques cas dans certaines petites zones frontières du Caucase méridional et de l'Asie centrale

vivax et 5 à P. malariae. Sur ce total, 41 étaient indigènes,

26 étaient des récidives et 7 étaient importés de régions

à la phase d'attaque; ces derniers ont donné lieu à 3 autres cas de paludisme. Tous les cas enregistrés en

soviétique, le taux d'infection de la population n'y est que d'environ 0,01 Le Professeur Jdanov souligne que les pays qui ont réalisé l'éradication devraient poursuivre leurs efforts pour prévenir l'importation de cas. A mesure que les

1961 ont été hospitalisés et ont reçu un traitement radical au quinocide. Des investigations épidémiologiques ont été faites pour chaque cas et les mesures curatives, suivies de contrôles hématologiques périodiques, se poursuivront en 1962. Pour accélérer l'élimination des foyers résiduels,

progrès s'accentuent, il faudrait accorder une plus grande importance à la collaboration interrégionale. L'Union soviétique a livré des fournitures à divers pays, et des cours de formation pour paludologues ont lieu à Moscou, en anglais et en français. Il y a eu en Union soviétique un cas de paludisme particulièrement intéressant : un enfant a contracté le paludisme après transfusion du sang de sa mère, laquelle avait eu le paludisme dans son enfance. Le danger d'infection semble donc subsister de nombreuses années après la maladie. Ce phénomène pourrait prendre de l'importance dans les dernières étapes de

on a procédé à des distributions massives de quinocide en avril 1962 dans tous les foyers de paludisme et, à la fin de 1962, toute l'Albanie sera sans doute entrée dans la phase de consolidation.

Un rôle important a été joué dans la campagne d'éradication par les travaux d'assainissement et par les

activités des services de santé dont le réseau

couvre les villages aussi bien que les villes. En 1961, un fonctionnaire de la Division de l'Eradication du

Paludisme de l'OMS s'est rendu en Albanie avec un conseiller temporaire de l'OMS et a pu se rendre compte du rôle joué par le réseau des services ruraux de santé dans le programme d'éradication du paludisme.

l'éradication du paludisme et mérite peut -être une étude spéciale.

Comme l'a souligné le délégué de la République fédérale d'Allemagne, le besoin de nouveaux médica-

ments se fait sentir. L'Union soviétique a réussi à extirper le paludisme assez rapidement en recourant conjointement aux pulvérisations d'insecticides et à l'administration de médicaments relativement nouveaux.

En réponse à l'appel concernant les émissions de timbres -poste pour la campagne d'éradication du paludisme, le Gouvernement albanais a émis 111 100 séries de timbres et a fait don de 1000 séries à l'OMS. Le Professeur GONZALEZ TORRES (Paraguay) indi-

Les efforts doivent être intensifiés et la coordination interrégionale renforcée. Le jour de l'éradication finale n'est peut -être pas aussi proche qu'on l'a espéré, mais il ne fait aucun doute que les travaux avancent bien.

que qu'au Paraguay, en 1961, après le quatrième cycle de couverture partielle, les pulvérisations ont été suspendues et que les crédits correspondants ont été consacrés à des enquêtes pré- éradication. L'emploi de la dieldrine a été abandonné, et des pulvérisations semestrielles de DDT ont été entreprises. Les enquêtes faites ont montré que tout le pays était affecté et que

Le Dr KLOSt (Albanie) constate avec plaisir les progrès continus du programme d'éradication de l'OMS. En Albanie, le programme a continué de se dérouler d'une manière satisfaisante en 1961 et, la même année, la situation se présentait comme suit : population des zones non impaludées, 206 000 habitants; population des zones à la phase d'entretien, 278 000 habitants; population des zones à la phase de consolidation, 786 000 habitants; population des zones à la phase d'attaque, 236 000 habitants. Tou-

A. darlingi, le vecteur principal, était indigène. Au cours des derniers mois, il y a eu dans l'est du pays des épidémies dues à P. vivax et à P. falciparum, qu'on a combattues en mettant en oeuvre un programme de « traitement présomptif ». Le Paraguay a échangé des informations épidémiologiques avec le Brésil et l'Argentine. Au titre du plan de l'« Alliance pour le Progrès » du Président Kennedy, le Paraguay a déposé une demande pour la continuation du financement du programme d'éradication. Des demandes ont également été adressées à l'Agency for International Development. Des timbres -poste spéciaux ont été émis le 7 avril, et 100 000 de ces timbres ont été remis en don à l'OMS. Le Dr AFRIDI (Pakistan) se félicite de l'élection du Président. Il est heureux aussi de constater les progrès accom-

jours en 1961, des pulvérisations de DDT ont été opérées dans 21 758 habitations, dont 10 764 situées dans des régions à la phase d'attaque et le reste dans des régions à la phase de consolidation. Des opérations de dépistage actif et passif ont été menées dans les zones à la phase d'attaque et de consolidation, et des mesures limitées de dépistage passif ont également été prises dans les zones à la phase d'entretien. Plus de 125 000 examens de sang ont été effectués en 1961, contre 80 000 environ en 1960. En 1961, il a été enregistré 77 cas de paludisme, dont 72 à Plasmodium

plis en matière d'éradication du paludisme, bien qu'il reste encore beaucoup à faire, ainsi que l'ont souligné les délégués de l'Italie et du Sénégal. Le succès du

172

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

programme d'éradication se réflète non seulement dans les déclarations des délégués, mais aussi dans le

Si les fonctions du compte spécial doivent être trans-

férées au budget ordinaire, il faudra y inscrire des crédits pour les livraisons de fournitures et de maté-

fait que, pour plusieurs pays, la mention «néant» figure pour la première fois dans les budgets nationaux sous le chapitre « éradication du paludisme ».

riel qui, jusqu'ici, étaient imputées sur le compte spécial. Le délégué de la Norvège a d'ailleurs évoqué au cours de la cinquième séance plénière cette importante question de principe, à savoir la part que doi-

D'un autre côté, le Dr Afridi craint que le succès n'entraîne un certain relâchement des efforts au moment

même où, comme l'a fait remarquer le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, il

vent prendre les fournitures dans l'aide de l'OMS. Ne serait -il pas possible, pour la fourniture de matériel et d'équipement, de virer une somme globale du budget ordinaire au compte spécial ? L'adoption d'une politique d'éradication à l'échelle mondiale a eu pour conséquence inattendue de ralentir les recherches de base entreprises par les firmes

faut lutter contre une tendance à l'impatience et redoubler d'activité. Pour cette raison, la délégation pakistanaise recommande qu'on reconnaisse la nécessité du maintien des contributions volontaires (voir le rapport sur l'accélération du programme).1

D'autre part, le Dr Afridi n'est pas sans nourrir certaines appréhensions à propos du compte spécial. Sans méconnaître les dangers des plans mal conçus, il estime qu'il ne faut pas tomber dans l'autre extrême, notamment en ce qui concerne les programmes pré -

commerciales. L'Organisation est donc appelée à jouer un rôle prépondérant. Avec la technique améliorée d'attaque contre les anophèles et les parasites et l'application facile des nouveaux insecticides volatils, les perspectives sont très brillantes. Au surplus, il y a des raisons de penser que la distribution massive de médicaments à action prolongée deviendra bien-

éradication, dont l'objet réel est de rassembler les renseignements jugés indispensables pour la mise en train des programmes d'éradication. S'il souligne ce point, c'est parce qu'il a l'impression que les organis-

tôt une réalité. La campagne devra maintenant être poursuivie avec persévérance. La séance est levée à 12 heures.

mes qui accordent leur aide sont de plus en plus enclins à chercher des raisons de cesser cette assistance.

TROISIÈME SÉANCE Lundi 14 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Encouragement, sur le plan international, de la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses

1.

ACCEPTE les recommandations faites par le

Ordre du jour, 2.14 La Commission a examiné ce point de l'ordre du jour en séance privée; elle a adopté le projet de résolution suivant: 2 La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session au sujet de l'attribution des prix des Nations Unies dans le domaine de la lutte contre le cancer; et 2.

PRIE le Directeur général de transmettre au Secrétaire général par intérim de l'Organisation

des Nations Unies le nom des personnes auxquelles il est recommandé de décerner ces prix. La Commission a repris ses travaux en séance publique à 15 heures. 2.

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les mesures prises depuis la Quatorzième Assem-

blée mondiale de la Santé au sujet des prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses; et Ayant considéré les recommandations contenues dans la résolution EB29.R17 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 13. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite)

Ordre du jour, 2.3 remarquables progrès accomplis au cours de l'année dans la lutte contre le paludisme. Le rapport sur l'état d'avancement du programme 8 montre toutefois que ô Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 19.

Le Dr YEN (Chine)

félicite l'Organisation des

Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.3.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TROISIÈME SÉANCE

173

des efforts concertés demeurent nécessaires pour arriver à l'éradication totale de cette maladie. Le programme d'éradication entrepris par le Gouvernement chinois à Taïwan, avec l'aide de l'OMS et

rapport qu'il a présenté sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme.

Le Gouvernement de l'Irak a progressivement

de l'Agency for International Development (AID), s'est déroulé de façon satisfaisante et les phases de surveillance et de consolidation ont pu être atteintes au cours des trois dernières années. Le nombre des cas de paludisme, évalué à 1 200 000 pour 1952, était tombé à moins de 100 par an en 1959, et 72 cas seulement ont été enregistrés en 1961. Les rares cas indigènes qui subsistent peuvent être maîtrisés grâce au programme de surveillance. En ce qui concerne les

élargi le programme d'éradication qu'il applique depuis 1946. La population exposée au risque, évaluée

à environ 4,5 millions d'habitants sur un total de 6,5 millions, est concentrée en grande partie dans les

zones d'hypo- endémicité de la région centrale du pays. Les territoires montagneux du nord et les zones marécageuses du sud sont des régions fortement impaludées. Après une phase d'attaque qui a duré un an, la phase de consolidation s'est étendue à 1,7 millions d'habitants de la région d'hypo- endémicité, et aucun indice nouveau de transmission n'a été enregistré dans cette population entre 1959 et 1961, exception faite

prélèvements de sang, quelques cas échappent au dépistage par examen des lames de sang, et il y a peut -être lieu d'envisager l'administration de médicaments préventifs. En l'absence de mesures de qua-

d'une petite épidémie locale provoquée à Ramadi Liwa par un cas importé. En 1961, après une phase d'attaque d'une durée de quatre ans, on a pu étendre la phase de consolidation à 1,5 million d'habitants de plus, et un nouveau groupe de 800 000 personnes pourra y être englobé en 1962, ce qui portera le total des personnes touchées par les opérations de consolidation à 4 millions, sur les 4,5 millions primitivement exposées au risque.

rantaine, les cas importés posent un problème. La délégation chinoise souhaite que la Division de l'Eradication du Paludisme et le Service de la Quarantaine internationale de l'OMS s'efforcent de mettre au point des mesures pratiques de quarantaine qui pourraient être appliquées dans une zone spécialement choisie. Le Dr SGINDAR (Roumanie) déclare qu'en 1954, à

la suite des mesures antiépidémiques spéciales qui avaient été prises en Roumanie depuis 1949, les taux de morbidité paludique avaient diminué de 99 % par rapport à 1948. L'année 1955 a été marquée par la mise en train du programme d'éradication. Alors que la Roumanie était naguère l'une des régions où l'en démo- épidémicité paludique était particulièrement

La persistance de la transmission dans certains secteurs de la région montagneuse du nord du pays s'explique par les lacunes des opérations de pulvérisations d'insecticides à effet rémanent, qui n'ont pas pu atteindre les personnes qui avaient momentanément

quitté leurs habitations pour vivre dans des cabanes pendant la saison des récoltes, ou qui, par suite des chaleurs estivales, passaient la nuit dehors.

elle compte désormais, après sept années d'application de ce programme, parmi les pays les plus avancés du point de vue de l'éradication; un élevée,

Pour faire face à la résistance au DDT observée chez Anopheles stephensi, on a abandonné cet insecticide pour la dieldrine, à la suite de quoi l'espèce en question a disparu pendant trois ans environ; elle a toutefois réapparu vers le milieu de 1961, en manifestant une résistance à la dieldrine et une forte tolérance

seul cas indigène de la maladie a été dépisté en 1961.

On peut considérer par conséquent que l'interruption de la transmission est réalisée. Dans les anciennes zones d'endémie, trente stations antipaludiques collaborent avec 1185 postes ruraux de santé et procèdent à un nombre sans cesse croissant d'épreuves hématolo-

au DDT. Etant donné que le réservoir d'infection résiduelle dans la collectivité locale peut être considéré à l'heure actuelle comme négligeable, il n'existe pour l'avenir immédiat aucun risque de reprise de la trans-

giques. On prévoit que la phase de consolidation sera atteinte en 1965. En ce qui concerne la proposition de créer des équipes d'évaluation de l'éradication du paludisme char-

mission, à moins que des cas d'infection ne soient importés dans la région. Il pourrait être nécessaire de recourir simultanément à des pulvérisations d'insecticides à effet rémanent et à l'administration de médicaments antipaludiques, afin d'assurer définitivement l'interruption de la transmission.

gées de s'occuper en premier lieu de l'analyse des données recueillies, il est à noter que des travaux de

ce genre sont déjà systématiquement effectués en Roumanie par le Ministère de la Santé et par la Commission technique du Paludisme, qui comprend deux spécialistes inscrits au Tableau d'experts du Paludisme

Le succès de la campagne est attesté par le fait que 813 cas seulement ont été dépistés en 1961, pour la plupart dans les zones septentrionales du pays, et il

de l'OMS. Les mesures de surveillance qui rentreraient également dans les attributions des équipes envisagées sont, elles aussi, déjà appliquées par les services de santé roumains et il en va sans doute de même dans d'autres pays également. Le délégué de la Roumanie se demande donc s'il est vraiment néces-

est permis d'espérer que de nouveaux groupes

d'habitants pourront être inclus en 1962 dans la phase de consolidation.

saire de créer de telles équipes, qui exigeraient des fonds susceptibles d'être employés avec plus de profit dans d'autres domaines.

Le Dr CHADHA (Inde) félicite le Président de son élection et remercie le Directeur général de son rapport très complet et très intéressant. En application du programme indien d'éradication,

Le Dr HAMDI (Irak) félicite le Président de son élection et remercie le Directeur général de l'excellent

390 services antipaludiques ont été créés de 1958 à 1960, de manière à atteindre toute la population du pays, chaque service pouvant desservir un million de personnes. Les activités entreprises consistaient

174

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

principalement en pulvérisations d'insecticides, enquê-

tes épidémiologiques et évaluations. Les opérations de surveillance qui ont débuté en 1960 s'étendaient en 1961 à 365 millions d'habitants. Le taux de fréquence de la maladie a été abaissé de 94 % par rapport à 1953, et la diminution des indices paludométriques a été de 95 à 97 %. Sur 8,9 millions de lames de sang provenant de cas fébriles de tous types, l'examen n'a

conviendrait de livrer des quantités limitées de fournitures et de matériel à des fins de formation et de démonstration et d'accorder des subventions pour le paiement du personnel recruté sur place. Des subventions devraient être également accordées pour relever les traitements du personnel b)

national de niveau professionnel et semi- professionnel chargé des programmes de pré- éradication, afin qu'il soit disposé à consacrer tout son temps à ces programmes. c) Des bourses supplémentaires devraient enfin être accordées pour la formation sur place ou dans des centres internationaux, ainsi que pour des

révélé que 28 468 cas positifs. Après une période d'attaque d'une durée de trois à quatre ans, il a été possible d'étendre la phase de consolidation à près de 150 millions d'habitants en 1962. Pendant la période critique de transition, six équipes indépendantes, comprenant à la fois du personnel national et international, ont été constituées pour évaluer les progrès de la campagne. Les besoins en personnel technique et en matériel, qui avaient été calculés pour une population de 390 millions d'habitants, devront être revisés afin de tenir compte des résultats du recensement de 1961, qui a donné le chiffre de 438 millions d'habitants. Le programme d'éradication du paludisme appliqué

stages de courte durée permettant d'initier aux

techniques de l'éradication les agents professionnels et auxiliaires des services de santé publique. Le délégué de la Belgique se demande si les livraisons

de fournitures et de matériel dont il est question à l'alinéa a) ne pourraient pas être financées par d'autres

en Inde relève à la fois des autorités centrales et de celles des états; sa responsabilité incombe, sur le plan national, au Ministère de la Santé et, à l'échelon des états, au Directeur des Services de Santé ou au Directeur de la Santé publique. Un comité spécial de travail, doté de pouvoirs étendus, a été créé à l'échelon national; placé sous la présidence du Directeur géné-

organisations, telles que le FISE, ou au moyen des fonds du programme élargi d'assistance technique. En ce qui concerne l'alinéa b), il pense qu'il serait inopportun de créer, au sein des services nationaux de santé, deux catégories distinctes de personnel en accordant des traitements plus élevés aux agents employés à l'éradication du paludisme. Les contributions volontaires pourraient plus utilement servir à intensifier la formation du personnel par des bourses

ral des Services de Santé et comprenant des représentants du Ministère de la Santé, des défense, de l'administration des chemins de fer et des organisations internationales, ce comité spécial assure la coordination nécessaire, établit les plans et prend des décisions en ce qui concerne l'organisation de la

lutte antipaludique. Des comités analogues ont été créés à l'échelon des états. Lors d'une réunion récente, le comité central de travail a souligné la nécessité de procéder assez tôt à l'éducation sanitaire de la popu-

d'études ou par des cours spéciaux, comme cela est indiqué à l'alinéa c). Le Dr Kivits signale à ce propos que l'Institut de Médecine tropicale d'Anvers organise des cours de formation aux techniques de l'éradication du paludisme, qui comportent deux degrés différents : l'un pour les professionnels qualifiés (médecins et biologistes) et l'autre pour les techniciens

auxiliaires. Les deux cours sont donnés en langue française et sont accessibles au personnel envoyé aussi bien par l'OMS que par les gouvernements intéressés. Le Dr MoNTALVAN (Equateur) félicite le Directeur

lation, tout spécialement dans les zones de populations tribales et dans les régions difficilement accessibles de l'intérieur du pays. Le Dr KIVITS (Belgique) déclare que sa délégation

a pris connaissance avec un vif intérêt du rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme. La proposition d'établir des programmes pré- éradication pour les pays qui ne sont pas encore en mesure d'entreprendre des programmes d'éradication est très sage. La délégation belge approuve également ce qui est dit, dans le rapport sur l'accélération du programme,' de la nécessité de continuer à fournir des contributions

général de son excellent rapport. L'extension que le programme a prise au cours de l'année et les opérations lancées par différents pays africains contrastent avantageusement avec le scepticisme qui s'était manifesté lors de la Huitième Assemblée mondiale de

la Santé, lorsqu'on avait proposé d'étendre à l'ensemble du monde la décision adoptée par la Quatorzième Conférence sanitaire panaméricaine. Grâce

aux efforts de l'OMS, le monde peut maintenant

escompter l'éradication complète du paludisme. Les programmes pré- éradication constitueront une

volontaires. En ce qui concerne l'utilisation des ressources provenant de ces contributions volontaires, le délégué de la Belgique désire appeler l'attention sur les alinéas a), b) et c) du paragraphe 2.1.3 de ce rapport, dont la teneur est la suivante :

base utile pour les campagnes d'éradication, non seulement dans leurs phases initiales, mais aussi pendant la phase de surveillance. Ces programmes entraîneront toutefois un accroissement des dépenses et le délégué de l'Equateur estime que d'autres orga-

nisations pourraient en prendre une partie à leur charge. Dans certains pays, il est possible de suivre l'évolu-

Pour les zones pilotes (au minimum 100 000 habitants) que devront organiser les pays qui a)

entreprennent un programme de pré -éradication, il 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 13.

tion des opérations, car une partie du personnel qui effectue les pulvérisations est chargé du dépistage des cas et du prélèvement d'échantillons de sang.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TROISIÈME SEANCE

175

Bien qu'il soit nécessaire, pour interrompre la transmission, d'administrer des médicaments au cours de la phase de consolidation, et parfois même pendant la phase d'attaque, l'emploi inconsidéré de ces produits empêche parfois de découvrir la source de l'infection. Outre l'exemple de résistance à la chloroquine observé dans une souche de Plasmodium falciparum en Colombie, il y a eu à Guayaquil, dès le mois de février

Certains aspects de la campagne d'éradication du paludisme en Argentine intéresseront peut -être la Commission. Le Gouvernement argentin attache une

grande importance au programme entrepris avec l'aide de l'OMS/OPS et du FISE; il lui a attribué une

1960, un cas, non encore enregistré officiellement, d'infection caractérisée à P. falciparum résistant à la chloroquine et à l'amodiaquine. En faisant état de ce cas, le Dr Montalván ne cherche pas tant à en souligner

priorité élevée, convaincu qu'il est de la nécessité d'éliminer le paludisme. Les travaux s'effectuent en collaboration étroite avec les pays limitrophes, tout spécialement avec ceux du bassin de La Plata et de la région des Andes.

l'importance propre qu'à faire remarquer que ce qui a été observé en Colombie ne semble rien avoir de particulièrement rare. Il serait également indiqué d'étudier plus à fond le cycle de P. falciparum, car certains phénomènes épidémiologiques donnent à

Les méthodes recommandées par l'OMS ont été scrupuleusement appliquées pour l'organisation du service argentin d'éradication, et l'on a pu obtenir ainsi un net abaissement de la fréquence de la maladie.

En septembre 1960, le nombre des cas déclarés n'a pas dépassé 50 pour l'ensemble du pays. De 5644 à la fin de 1959, le nombre des cas connus était tombé à 2039 à la fin de 1960. Cette diminution s'est poursuivie jusqu'au début de 1961, mais au mois de juillet de cette même année on enregistrait un total de 3259 cas. L'éradication du paludisme a été entièrement

penser que l'infection due à cette espèce pourrait persister plus longtemps qu'on ne le pensait généralement jusqu'à présent, soit à cause d'une plus grande résistance (ou activation) des formes vivant dans le sang, soit à cause d'une persistance accrue des formes exo- érythrocytaires. Enfin, il est intéressant de noter que la plupart des pays qui figurent dans les tableaux de la deuxième partie du rapport sur l'état d'avancement du programme ne font pas état d'un accroissement du pourcentage des infections à P. malariae qui serait proportionnel à la persistance prolongée desdites infections par rapport à celles à P. falciparum

réalisée dans plusieurs régions; ailleurs, la transmission a été interrompue, et dans certaines parties

du pays la fréquence annuelle de la maladie est inférieure à 0,5 pour mille.

Au nombre des régions d'où le paludisme a été éliminé, on peut désormais compter les provinces de

ou même à P. vivax. Ce fait a été observé pour la première fois en Equateur. Il est nécessaire non seulement de mettre au point

Tucumán et de Catamarca, tandis que dans la province de Salta, également située dans le nord du pays, la transmission a été interrompue dans la partie sud ouest de la zone impaludée. Dans les départements de San Carlos et de Guacayate, les zones précédemment

de nouveaux insecticides, mais aussi de chercher à éliminer les espèces d'anophèles dont il est difficile de combattre le pouvoir vecteur. Après avoir mentionné certaines expériences de stérilisation, le délégué

impaludées peuvent être dorénavant tenues pour exemptes de la maladie. Dans la province septentrionale de Jujuy, les secteurs d'attaque ne représentent plus que 30 % de la région primitivement impaludée, mais les pulvérisations sont poursuivies par mesure de

de l'Equateur se réfère à la possibilité de recourir éventuellement à l'énergie atomique pour la destruction des anophèles. Il insiste d'autre part sur la nécessité d'intensifier l'activité des services de santé publique pendant la

phase de surveillance, tout spécialement dans les zones rurales.

sécurité. La transmission a été arrêtée également dans la province de Santiago del Estero. En ce qui concerne la partie septentrionale de la province de Salta, on peut dire que la maladie y est maîtrisée en dépit des grandes difficultés d'accès de la région de Pie de Montaña. Pour l'ensemble de la région des Andes, le nombre des cas connus est passé de 3150 en 1959 à 836 en 1960 et 434 en 1961. Les foyers qui subsistent sont situés principalement dans des zones rurales et sont dus à différents facteurs, tels que la mise en culture de nouvelles terres et les habitudes de nomadisme de la population. Dans le nord -est du pays (Chaco et Formosa), une grave épidémie a éclaté au début de 1961. Elle était due principalement aux fortes précipitations ainsi qu'aux inondations qui ont suivi et qui ont favorisé la prolifération des anophèles. En outre, la destruction des ponts et des routes par les eaux a entravé les opéra-

Des contributions volontaires au compte spécial pour l'éradication du paludisme s'imposent de toute urgence pour permettre d'atteindre l'objectif final; selon le rapport du Directeur général, il faudrait recueillir de cette façon quinze millions de dollars pendant les cinq années qui viennent. L'Equateur a été l'un des premiers pays à lancer la campagne en 1949. Après un échec initial, des résultats spectaculaires ont été obtenus qui autorisent l'espoir d'une éradication complète de la maladie. Le Dr OLGUfN (Argentine) félicite le Président de son élection et fait l'éloge du Directeur général et du

Secrétariat pour le remarquable rapport qu'ils ont présenté sur l'état d'avancement du programme d'éradication et les progrès réalisés au cours de l'année écoulée.

176

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tions antipaludiques. Il est évidemment difficile de prévoir de telles épidémies et d'y parer à l'avance.

Au total, 146 000 tournées de pulvérisations ont été faites pendant la première année de la campagne, et 173 152 pendant la seconde. On se propose cette année d'étendre et d'intensifier les pulvérisations dans le nord -est du pays.

Dr Hourihane souscrit, dans l'ensemble, à la déclaration du délégué du Pakistan, sans pouvoir toutefois décider s'il partage plutôt l'optimisme manifesté par le Dr Afridi ou les réserves qu'il a formulées. M. KEo PHANN (Cambodge) félicite le Président de son élection et le Directeur général du très intéressant

En ce qui concerne la surveillance et l'évaluation, 119 976 échantillons de sang ont été examinés en 1961, contre 75 000 en 1960, et le nombre de centres de renseignements est passé de 792 à 1055. Le Gouvernement apporte à la campagne un solide soutien financier. De 67 545 485 pesos pour les deux années 1959 -1960, le budget du programme anti-

rapport qu'il a présenté sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. Il remercie l'OMS pour sa participation technique et financière à des études importantes sur le paludisme qui ont été menées dans son pays. Au Cambodge, le programme antipaludique a été lancé en 1952, mais, à cause de l'insécurité qui régnait

paludique a été porté à 75 229 160 pesos pour les années 1960 -1961.

alors en Indochine, le travail n'est devenu vraiment effectif qu'en 1954. Une enquête épidémiologique a été menée dans une zone pilote peuplée d'environ 20 000 habitants et, depuis, des pulvérisations d'insecticides ont été effectuées chaque année. Au bout de deux ou

Les autorités argentines sont reconnaissantes à l'OMS /OPS de l'aide technique et administrative qu'elles ont reçue et remercient le FISE de son assistance matérielle.

Le Dr HOURIHANE (Irlande) voudrait présenter quelques observations au sujet des propositions relatives à l'accélération du programme d'éradication

du paludisme et plus particulièrement à l'assistance opérationnelle aux pays ayant récemment accédé à à l'indépendance. Ces propositions soulèvent, à son avis, des questions d'ordre général qu'il serait bon

d'examiner et de régler avant d'aborder un cas particulier comme celui de l'accélération du pro-

trois ans, les résultats ont paru suffisamment encourageants pour que soit entreprise une action de plus grande envergure, qui couvre maintenant la presque totalité des zones impaludées du pays. Les indices paludométriques, qui n'avaient cessé de baisser jusqu'en 1959, se sont alors stabilisés aux environs de 10 %. Depuis 1960, ces indices ont tendance à s'élever et les examens pratiqués sur des enfants ont montré que la transmission continue. Les autorités du Cambodge ont été avisées que la médiocrité des résultats est imputable aux insuffisances de l'appareil administratif et opérationnel, notamment au fait que la couverture totale n'a pas été réalisée et que les pulvérisations

gramme d'éradication. Une assistance opérationnelle étant nécessaire dans beaucoup d'autres domaines que celui de la santé, il serait très souhaitable que l'OMS examine la question avec d'autres organisations

ont été mal surveillées. Toutefois, M. Keo Phann tient à préciser que les opérations pilotes de la zone

internationales qui s'occupent des pays en voie de développement. Il existe plusieurs résolutions de l'Orga-

expérimentale ont été menées sous le contrôle de l'OMS et que chaque opérateur était accompagné d'un surveillant, en général un expert envoyé par l'OMS.

nisation des Nations Unies concernant le développement économique et les progrès de l'enseignement, qui montrent bien toute l'étendue des problèmes dont la solution suppose une assistance opérationnelle. Les ressources disponibles seraient probablement mieux utilisées si l'on pouvait coordonner les programmes d'assistance opérationnelle de toutes les organisations internationales. En effet, si chaque institution intervient

Dans une autre région fortement impaludée, où les opérations se sont effectuées sans contrôle de l'OMS, les résultats ont été très satisfaisants et l'éradication du paludisme y est pratiquement réalisée. La différence tient donc à ce que dans les deux régions les conditions économiques et sociales, et aussi les vecteurs, ne sont pas les mêmes. Ainsi, il est nécessaire non seulement de veiller à réaliser une couverture totale dans les opérations de

indépendamment, il risque d'y avoir un gaspillage important.

En outre, le Dr Hourihane doute que l'on puisse utiliser le fonds bénévole pour accélérer le programme d'éradication. L'expérience de l'OMS quant aux contributions volontaires n'est pas de nature à engendrer l'optimisme en ce qui concerne les résultats

pulvérisations, mais aussi d'étudier les conditions techniques propres à chaque région et de tenir compte

des modes de vie qu'on ne peut pas changer: par exemple, les déplacements des travailleurs ruraux qui, au moment de la moisson, ou pendant la saison de la

à attendre de prélèvements supplémentaires sur un fonds existant. Les contributions volontaires ont l'inconvénient d'être aléatoires : une fois les travaux entrepris, l'organisation intéressée risque d'avoir à y renoncer faute de fonds, ou à imputer les dépenses sur

pêche, quittent leur village et vont vivre - parfois jusqu'à trois mois - dans des abris ouverts à tous vents. Il y a aussi le problème technique des vecteurs secondaires, qui laissent apparaître des phénomènes d'irritabilité et d'exophilie. Il serait peut -être bon que l'OMS examine soigneusement ces conditions, car l'étude des problèmes qui se posent sur le terrain est aussi importante que les recherches effectuées en laboratoire.

le budget ordinaire, comme cela s'est déjà produit pour le programme d'éradication du paludisme. Il ne serait pas très raisonnable de se lancer dans une entreprise nouvelle et probablement coûteuse sans une

garantie plus solide de pouvoir la mener à bien. Le

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TROISIÈME SEANCE

177

Le délégué du Cambodge espère que l'assistance

Le Dr WOIUCNEH (Ethiopie) adresse les félicitations

opérationnelle envisagée par l'OMS ne sera pas limitée à l'Afrique, mais s'étendra également aux pays d'Asie. Le Dr MAVROULIDIS (Grèce), au nom de sa délégation,

de sa délégation au Président pour son élection et au Directeur général pour son excellent rapport. Il pense qu'il intéressera sans doute la Commission d'entendre

un résumé de ce qui a été fait pour lutter contre le paludisme en Ethiopie. En 1957, sur la recommandation d'un groupe mixte OMS et International Co- operation Administration des Etats -Unis d'Amérique, le Gouvernement

tient à son tour à féliciter le Président de son élection et le Directeur général de son excellent rapport, qui montre que le programme d'éradication du paludisme a bien avancé en 1961. En Grèce, les progrès réalisés jusqu'ici sont en voie de consolidation et une bonne infrastructure sanitaire a été constituée. Des études entomologiques sur les vecteurs du paludisme et d'autres maladies sont en cours et le Gouvernement continuera de fournir tous les moyens nécessaires pour éliminer définitivement

a créé, par décret impérial, une Commission de

le paludisme. Il a demandé à l'OMS d'envoyer un expert pour constater les résultats obtenus en Crète et dans les îles de la mer Egée. Le Dr ORELLANA (Venezuela) déclare que sa déléga-

Coordination antipaludique dépendant du Ministère de la Santé. En 1960, à l'issue de discussions techniques organisées à Addis- Abéba, il est apparu qu'il convenait d'entreprendre une campagne d'éradication, mais qu'il faudrait d'abord former le personnel nécessaire. Le centre de formation professionnelle créé à cet effet a été également chargé de collaborer à une enquête pré- éradication. Quelque quatre -vingt -dix techniciens

ont été formés jusqu'ici. Un service d'éradication du

tion est très satisfaite de ce qui est dit, dans le rapport

paludisme ayant à sa tête un directeur général est maintenant en place et les règlements nécessaires à l'exécution d'un programme d'éradication ont été élaborés et mis en vigueur. Un directeur général adjoint a été nommé avec l'aide de l'OPEX. Un tableau

du Directeur général, au sujet de l'éradication du paludisme au Venezuela. En ce qui concerne plus particulièrement le chapitre VIII du rapport, qui traite de l'enregistrement des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée, le Dr Orellana rappelle que c'est le Gouvernement du Venezuela qui avait proposé ce genre d'enregistrement à la XIe réunion du Conseil directeur de l'OPS, en 1959, et que c'est dans

de la répartition de l'anophèle en Ethiopie a été

préparé et des notes sur son comportement sont en préparation. On procède aussi à l'examen d'échantillons de sang en vue d'établir la fréquence des cas nouveaux et, en 1961, on a entrepris de dresser une carte épidémiologique, dont l'élaboration progresse malgré certaines difficultés. Grâce aux pulvérisations effectuées dans certaines zones, 502 000 personnes ont été protégées. Le Gou-

une vaste région du Venezuela comptant plus de quatre millions d'habitants que l'éradication du paludisme a été attestée et enregistrée pour la première

vernement éthiopien cherche maintenant à conclure

un accord avec l'OMS en vue d'une enquête pré éradication. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) insiste sur la nécessité d'une planification rationnelle de l'éra-

fois, après les enquêtes et contrôles effectués par le Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional OMS

des Amériques de 1959 à 1961. Les critères et les méthodes appliqués ont été très stricts et l'attestation répond à toutes les règles prévues, comme l'indique le rapport, qui exprime également l'opinion que, indé-

pendamment de sa valeur historique, le document établi par le Bureau régional représente une contribution très précieuse à la méthodologie de l'attestation. La délégation du Venezuela approuve entièrement le plan d'opérations présenté par le Directeur général

dication du paludisme, comme le souligne l'introduction du rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. Le programme qui devait débuter dans son pays en avril 1961, et dont il avait parlé à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, a dû être revisé à la suite de l'évaluation du projet pilote entrepris en 1960. Dans certaines régions, les moustiques vecteurs sont devenus en peu de temps tolérants ou résistants au DDT et à

dans le rapport sur l'accélération du programme et pense que la procédure envisagée est un excellent moyen de préparer l'éradication du paludisme dans des régions où il convient de constituer une infrastructure organique avant que le travail d'éradication du paludisme puisse être entrepris avec profit. La délégation vénézuélienne estime, elle aussi, que l'appui des contributions volontaires reste indispensable.

la dieldrine à la suite de l'utilisation intensive des insecticides à des fins agricoles; on envisage maintenant de remplacer ces deux produits par divers composés organo -phosphorés choisis parmi les moins toxiques. Etant donné que ces derniers produits sont plus coûteux et que leur action rémanente est moins durable, les dépenses d'exécution du programme augmenteront; par ailleurs, on ne sait pas encore de quelle façon les vecteurs réagiront à ces nouveaux produits. Comme les vecteurs piquent habituellement en dehors des habitations, les programmes de pulvérisations sont moins efficaces dans la République Arabe Unie que dans d'autres pays. Peut -être faudra -t -il recourir, au

Pour coopérer au programme, le Gouvernement du Venezuela continuera d'organiser des cours internationaux analogues à ceux qui ont déjà permis de former 400 agents antipaludiques de différentes catégories.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

stade initial du programme, à l'emploi de larvicides et à la distribution de médicaments.

On s'est beaucoup préoccupé dans la République Arabe Unie d'organiser judicieusement la phase de consolidation, afin de ne pas s'exposer à des surprises désagréables. La création d'un service rural de santé couvrant tout le pays a été jugée indispensable pour la période de consolidation, et un nouveau plan a été mis à l'étude à cet effet. On se propose de créer des petits centres ruraux de santé, dont chacun desservirait 5000 habitants appartenant, soit à un même village, soit à un groupe de hameaux répartis dans un rayon

Le Dr NABULSI (Jordanie), après avoir félicité le Président de son élection et fait l'éloge du Directeur général et du Secrétariat pour le rapport très complet et détaillé qu'ils ont présenté, expose le programme entrepris dans son pays. Des progrès très satisfaisants ont été accomplis en collaboration étroite avec l'OMS. Lancé en 1959, le programme d'éradication comprend des mesures très diverses : surveillance combinée avec des applications locales d'insecticides et de larvicides

de deux à trois kilomètres. Le personnel de chacun de ces centres comprendrait un praticien de médecine générale, deux sages- femmes auxiliaires, un assistant

de laboratoire, un technicien de l'assainissement et quatre employés. On prévoit qu'il suffira de 2500 centres de ce genre pour couvrir toutes les régions rurales du pays et qu'il sera possible de les créer à la cadence de 450 par an. Plusieurs de ces centres fonctionnent déjà et l'on espère que leur nombre atteindra 350 vers le milieu de 1962. Le service rural de santé est appelé à servir de base pour les opérations de tous les programmes sanitaires visant à assurer, par la vaccination obligatoire, l'éradication des maladies transmissibles, en particulier

dans la partie occidentale du pays; utilisation systématique des larvicides et opérations générales de pulvérisations dans la vallée du Jourdain et dans la zone de la mer Morte. En 1960, la campagne a permis de protéger de très larges secteurs et les opérations ont atteint un plus haut degré d'efficacité technique; les recherches épidémiologiques, confirmées par les obser-

vations des entomologistes, ont montré que la transmission de la maladie a été entièrement interrompue

dans la partie occidentale du pays, ainsi que dans une partie de la vallée du Jourdain. Dans ces régions, la phase d'attaque a par conséquent pris fin pour faire place à la phase de consolidation. Pendant la troisième année, l'action de consolidation a été renforcée et un vaste programme d'éducation sanitaire a été mis en oeuvre; des conférences données dans les établisse-

des affections parasitaires comme le paludisme, la bilharziose et l'ankylostomiase, ainsi que des maladies

ments de formation professionnelle, des émissions radiodiffusées et la distribution de matériel visuel d'information doivent permettre de gagner le concours de la population tout entière. A l'heure actuelle, toute la partie occidentale du pays, ainsi que la vallée du Jour-

bactériennes comme la poliomyélite et la typhoïde. L'inclusion de l'éradication du paludisme dans les activités régulières du service de santé est une mesure

qui s'impose et l'on revise actuellement le nouveau plan d'éradication du paludisme afin de donner aux centres de santé d'importantes attributions opérationnelles - tant pour la lutte contre les moustiques que pour la distribution des médicaments. Le délégué de la République Arabe Unie est heureux d'apprendre que l'on s'efforce de mettre au point des méthodes permettant de déterminer des minimums efficaces, tant en ce qui concerne la dose d'insecticide

dain et la région septentrionale de la Jordanie, sont exemptes de paludisme et l'on prévoit que, d'ici un an ou deux, l'interruption de la transmission sera réalisée dans l'ensemble du pays. Le Dr GANGBO (Dahomey) fait observer que ce n'est pas par hasard que le délégué du Sénégal a parlé d'aborder lui -même, car avant leur indépendance le Sénégal et le Dahomey relevaient l'un et l'autre de l'autorité française. Les opérations de pulvérisations ont débuté dans ces deux pays en mars 1953 et la zone initiale d'opérations a été progressivement élargie au cours des années 1955, 1956 et 1957. Toutefois, après sept ans de lutte antipaludique dans

de la plupart des questions qu'il s'était proposé

que la fréquence d'application. C'est là une question qu'il avait soulevée à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et c'est avec le plus vif intérêt qu'il prendra connaissance des rapports sur les résultats des expériences faites dans ce domaine. En ce qui concerne l'attestation des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée, le Dr El Bitash insiste pour que l'attestation ne soit délivrée que si l'éradication a été réalisée sur la totalité du territoire national. Pour terminer, le délégué de la République Arabe

la zone pilote du Dahomey, qui compte 1 200 000 habitants, la transmission n'a été vraiment interrompue nulle part. Le délégué du Dahomey rend hommage à l'OMS pour son action mondiale contre le paludisme ainsi qu'au FISE pour l'assistance qu'il a accordée, mais il regrette que des changements aient

Unie dit quelques mots du rôle joué par son pays dans la formation professionnelle. Le centre de préparation à l'éradication du paludisme du Caire a été très actif en 1961 et ses cours ont été suivis par soixante -

été apportés en 1961 à la campagne entreprise au

n'ont plus été poursuivis que par périodes intermittentes de trois mois environ, coupées d'intervalles creux qui se sont révélés très préjudiciables. On a su par la suite que le premier programme d'éradication

Dahomey. Au lieu d'une action continue, les efforts

treize personnes. En outre, son pays a participé à l'exécution d'un certain nombre de programmes d'éradication dans des pays voisins en envoyant des experts dont le nombre s'élève actuellement à vingt. La République Arabe Unie a, par ailleurs, apporté

avait été jugé trop ambitieux, et qu'il avait fallu le remplacer par un programme pré- éradication. En avril 1961, il s'est tenu à Lomé une réunion sur

sa contribution en procédant à deux émissions de timbres - dont 100 000 séries ont été consacrées à l'éradication du paludisme.

l'organisation d'une action commune dans une zone englobant les Etats du Nigéria, du Togo, du Ghana et du Dahomey, ce qui est une initiative très sage,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TROISIÈME SEANCE

179

puisque les maladies et leurs vecteurs ne connaissent

Beaucoup d'autres mesures s'imposent, aussi bien dans les pays intéressés que dans les pays voisins. Aussi

pas de frontières politiques. Depuis cette réunion, cependant, les services de santé du Dahomey ont travaillé au jour le jour et sont demeurés impuissants contre les ravages du paludisme, qui constitue aujourd'hui encore un véritable fléau en milieu tropical. Il n'est pas rare qu'un enfant parfaitement sain en appa-

le Dr Bernard se prononce -t -il sans réserves pour l'exécution de programmes pré- éradication dans des groupes de pays formant une entité géographique, afin d'aider ces pays à parvenir à l'état de maturité technique et opérationnelle qui leur permettra d'entreprendre avec succès des opérations d'éradication, et ceci au moyen de larges programmes inter -pays de façon à pouvoir, une fois terminée la phase d'attaque, limiter dans le temps la phase de consolidation pour aboutir le plus rapidement possible à la phase d'entretien. L'exécution des programmes pré- éradication pourrait toutefois, il le craint, s'étendre sur de nombreuses

rence soit terrassé par le paludisme en l'espace de quinze minutes ou moins. On comprendra, par conséquent, que le Gouvernement du Dahomey ait affecté dans son programme de santé publique près de 250 millions de francs CFA à la lutte contre le paludisme, sur un budget national total qui ne dépasse pas 7 milliards de francs CFA.

A défaut, toutefois, d'une aide extérieure assortie d'un plan d'action inter -pays visant à compléter les programmes nationaux, ces sommes risquent d'être dépensées en pure perte. Il est difficile de comprendre que l'une des maladies les mieux connues du point de vue de l'épidémiologie, du diagnostic et de la thérapeutique demeure, de nos jours, l'une des plus meurtrières. Il ressort des statis-

années pendant lesquelles le paludisme continuera d'exercer ses ravages. Si donc l'éradication constitue le but ultime et sans doute encore lointain, la lutte contre la maladie demeure la tâche immédiate dans de nombreux pays de la Région africaine. Pour combattre le paludisme, la chimiothérapie et la chimioprophylaxie sont les seules armes actuellement disponibles; y recourir n'est pas revenir en arrière, car leur emploi répond à une nécessité. Il s'agit en effet de faire

tiques de morbidité pour 1960 qu'elle vient, à cet égard, en tête de toutes les autres maladies. Le délégué

du Dahomey insiste pour qu'un programme pré éradication soit entrepris sans retard dans son pays. Le fait que les plans initiaux ont abouti à un échec ne doit nullement inciter à laisser les jeunes Etats aux ressources limitées affronter seuls un tel adversaire. Le Dr Gangbo demande instamment que le Bureau

face à une situation d'urgence, et il conviendrait de développer, dans le cadre des programmes pré éradication, les services médico- sociaux et de protection maternelle et infantile, ainsi que l'éducation sanitaire. Ces activités doivent jouer un rôle prépondérant dans l'action antipaludique de première urgence

régional de l'Afrique soit renforcé, tant en ce qui concerne ses ressources financières que son personnel technique, car plus tôt la campagne sera lancée, plus elle aura de chances de succès. Le Dr BERNARD (France) a écouté avec intérêt les interventions sur l'éradication du paludisme et particulièrement celles des délégués de la Région africaine, qui compte de nombreux pays ayant conclu des accords de coopération technique avec la France. En examinant

que l'on mène déjà, mais qu'il faut intensifier dans la plupart des pays d'Afrique, tout particulièrement au bénéfice des enfants. Selon le Dr CLAVERO DEL CAMPO (Espagne), on peut

voir dans l'éradication du paludisme la pierre de touche de l'efficacité technique de l'OMS et de l'aptitude des

pays à coopérer entre eux. L'expérience a prouvé l'efficacité du programme, mais aussi la nécessité de maintenir une certaine souplesse dans les méthodes et dans les dates limites. L'action doit se poursuivre

les cartes contenues dans le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme, où les régions impaludées sont marquées en gris, on se rend clairement compte que l'énorme tache centrale est probablement celle qui sera réduite la dernière; c'est là, en effet, que les campagnes d'éradication se heurtent aux plus grandes difficultés, dont le comportement de A. gambiae n'est certainement pas la moindre.

sur un vaste front et comprendre notamment la recherche de nouveaux médicaments et insecticides, ainsi que de nouvelles méthodes de diagnostic des parasites. Il faut éviter les systèmes rigides et les définitions trop rigoureuses; peut -être même faudra -t -il

reviser la définition admise de l'éradication. A ce propos, il y a lieu de signaler que la deuxième conférence sur l'éradication du paludisme en Europe, qui s'est tenue récemment à Tanger, a examiné ce qu'il convient d'entendre par « région où l'éradication du

Les zones pilotes créées dans la Région africaine ont fourni ces dernières années des renseignements

très précieux. On a pu constater notamment que l'emploi des insecticides permet d'interrompre la transmission dans les régions de forêts, alors que les

paludisme a été réalisée ». La collaboration entre pays, tout spécialement entre pays limitrophes, est une

résultats obtenus dans les régions de savanes sont beaucoup moins concluants. Il n'est pas encore possible, par conséquent, de s'en tenir à cette seule méthode pour entreprendre l'éradication dans l'ensemble de l'Afrique, encore qu'on puisse se demander si cette méthode ne suffirait pas pour traiter les zones

condition essentielle du succès; on peut citer, à titre d'exemple, l'accord antipaludique conclu entre l'Espagne et le Portugal. Le délégué de l'Espagne félicite l'OMS de l'excellent

travail qu'elle accomplit et se dit convaincu que ses efforts lui assureront de nouveaux succès dans l'avenir. Pour terminer, il adresse au Président ses plus sincères félicitations pour son élection.

forestières. Néanmoins, une telle action risquerait encore d'être prématurée, car si l'interruption de la transmission constitue une condition nécessaire de l'éradication, elle n'en est pas la condition suffisante.

Le Dr SULIMAN (Soudan) félicite également le Président de son élection et fait l'éloge de l'ouvre

180

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

magnifique accomplie par l'OMS en vue de l'éradication

du paludisme. Il partage l'opinion des orateurs précédents qui ont souligné l'importance du programme, tout spécialement pour les pays aux ressources limitées qui ne sont pas en mesure d'agir seuls dans ce domaine Le Soudan, vaste pays entouré de nombreux voisins,

commencer par mettre sur pied une organisation et un personnel permettant d'appliquer, le moment venu, un

présente des conditions particulièrement propices à la prolifération des vecteurs, qu'il est très difficile de combattre tant la population est dispersée et le réseau des communications défectueux. Un projet pilote a été mené à bien en 1957 et un programme pré- éradication est en cours depuis plus d'un an; les cas de paludisme sont désormais beaucoup moins nombreux. On travaille actuellement à la mise en place d'un excellent réseau de centres de santé dotés d'un personnel compétent et l'on s'efforce, par l'action éducative, d'amener la population à coopérer à l'oeuvre d'éradication.

plan d'éradication. Toutefois, comme le paludisme est la cause d'une morbidité et d'une mortalité con dérables dans la République Centrafricaine, il a paru nécessaire de lancer un programme de lutte, tout spécialement pour protéger les enfants. De l'avis du délégué de la République Centrafricaine, il

importe de donner une place importante aux

recherches, qui devraient porter sur l'épidémiologie du paludisme et sur la mise au point de nouveaux insecticides, ainsi que de remèdes thérapeutiques et préventifs. Il se pourrait que de nouvelles découvertes permettent de trouver une solution au difficile problème de l'élimination du paludisme en Afrique.

Il convient aussi d'attacher de l'importance à la formation sur place du personnel des programmes futurs. En Afrique centrale, pour être efficace, une campagne doit englober simultanément plusieurs pays. Il serait désastreux que des Etats aux ressources limitées soient contraints d'entreprendre de nouvelles pulvéri-

Pour contribuer à la campagne, le Soudan a également émis une série de timbres consacrés à l'éradication du paludisme. Le Dr AFRIDI (Pakistan), revenant sur la proposition

sations à un moment où la population pourrait avoir perdu l'immunité relative qu'elle possédait avant la campagne. Il convient donc, du moins en Afrique, de ne pas lancer une campagne avant que les recherches n'aient permis d'établir une base solide et d'entrevoir la possibilité de réussir à coup sûr. Entre -temps, les mesures de protection des enfants seront maintenues. La République Centrafricaine a pleine confiance en l'OMS et collaborera avec elle dans toute la mesure de ses moyens.

qu'il avait faite à la séance précédente concernant l'envoi de fournitures et de matériel pour le programme

d'éradication du paludisme, précise que son but était d'attirer l'attention sur les incidences possibles de cette importante question pour la politique future de l'OMS.

Dans son propre pays, l'exécution du programme aurait pu être gravement compromise si l'aide de l'Organisation n'avait pas été reçue en temps voulu. Il tient à exprimer publiquement toute la gratitude de son pays. Le Dr Afridi présentera formellement sa proposition

Le Dr AL- HAGERY (Arabie Saoudite), après avoir

lorsque le financement du programme viendra en discussion.

félicité le Président de son élection, déclare que son pays participe énergiquement à la campagne internationale contre le paludisme. Un crédit de quatre millions de rials d'Arabie Saoudite (soit approxima-

Le Dr BAIDYA (Népal) félicite le Président de son

élection et fait l'éloge du rapport présenté par le Directeur général. Grâce à l'aide de l'OMS, la trans-

tivement l'équivalent de $1 500 000) a été affecté pour l'exercice en cours à une campagne nationale contre le paludisme. L'éradication est déjà réalisée dans certaines régions et la phase de consolidation a été atteinte dans les provinces occidentales. Un centre

mission du paludisme a été interrompue dans la région centrale du Népal et l'on peut désormais prévoir

le moment où l'éradication du paludisme sera entièrement réalisée dans le pays. M. MARADAS -NADO (République Centrafricaine)

d'éradication du paludisme fonctionne à Djeddah. Le Dr Al- Hagery signale également que son pays à émis le 7 mai 1962 une série de timbres -poste consacrés

a pris connaissance du rapport avec un vif intérêt et a été heureux d'apprendre qu'une nouvelle orientation avait été donnée à la politique de l'Organisation mondiale de la Santé. Encore que dans certains pays les campagnes insecticides puissent être couronnées de succès, on sait aujourd'hui qu'il faut éviter de généraliser les conclusions de ce genre.

à l'action antipaludique, dont 20 % ont été attribués à l'Organisation mondiale de la Santé. Pour terminer, il exprime ses sincères remerciements à l'Organisation pour ses conseils et son assistance dans

tous les domaines de la santé publique, et tout particulièrement dans la lutte antipaludique. Le Dr BANGOURA -ALÉCAUT (Guinée) félicite le

En Afrique, les difficultés sont grandes. Dans la République Centrafricaine par exemple, le paludisme est hyper- endémique ou holo- endémique selon les régions. L'enquête pré- éradication, effectuée en 1960 et 1961 avec l'aide de l'Organisation, a montré que les

Président de son élection et adresse de chaleureux éloges au Directeur général et à ses collaborateurs pour le rapport. Le délégué de la Guinée constate avec satisfaction les progrès réalisés dans l'éradication du paludisme, qui est l'une des plus terribles maladies de l'humanité. Dans son pays, dont la superficie est de 244 000 kilo-

conditions existant en forêt sont favorables, mais qu'on se heurte, en revanche, à des difficultés dans la savane. Aussi l'équipe d'enquête pré- éradication a -t -elle décidé de ne pas précipiter les choses et de

mètres carrés et qui compte près de trois millions d'habitants, le paludisme sévit plus ou moins selon les régions et les saisons, mais il frappe lourdement les

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATRIÈME SEANCE

181

enfants. Le manque de personnel spécialisé et l'insuf-

somme de 2 825 000 francs guinéens, est destinée à l'OMS.

fisance des ressources financières n'ont pas permis jusqu'ici d'entreprendre une action d'envergure, exception faite de quelques pulvérisations d'insecticides. Toutefois, la Guinée est heureuse d'informer l'Assemblée qu'elle a apporté sa modeste contribution au programme d'éradication en émettant, à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé de 1962, une série

La Guinée espère obtenir bientôt l'aide de l'OMS en vue de l'élaboration et de l'exécution d'un programme méthodique d'éradication, qui nécessite en particulier l'envoi de personnel spécialisé, de fournitures techniques et de médicaments antipaludiques. La séance est levée à 17 h. 25.

de timbres -poste dont une partie, représentant une

QUATRIÈME SEANCE

Mardi 15 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Election du vice -président et du rapporteur (suite de la première séance, section 2)

qui souligne le rôle essentiel des services locaux dans

l'exécution du programme d'éradication. Comme le délégué de l'Italie l'a fait remarquer, il ne s'agit pas seulement de fournir davantage d'insecticides ou d'envoyer des équipes internationales : il est indis-

Ordre du j our, 2.1 Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

Commission, donne lecture du cinquième rapport de

la Commission des Désignations (voir page 398), qui propose d'élire vice -président le Professeur WidyWirski (Pologne). Décision: Le Professeur Widy -Wirski est élu vice président. 2.

pensable en outre de former du personnel local et d'organiser la collaboration entre pays voisins. Le délégué du Royaume -Uni craint toutefois que l'une des

propositions du rapport ne soulève des difficultés : à savoir celle de l'alinéa b) du paragraphe 2.1.3, selon laquelle des subventions devraient être accordées pour

relever les salaires du personnel national de niveau professionnel et semi- professionnel affecté aux programmes pré- éradication. Le Secrétaire a attiré l'attention de la Commission sur la pénurie d'experts, mais le projet de résolution

Premier rapport de la Commission Le Dr MoNTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

lecture du projet de premier rapport de la Commission.

Décision: Le rapport est adopté sans observations (voir page 399). 3.

Deuxième rapport de la Commission Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

lecture du projet de deuxième rapport de la Commission.

que les membres de la Commission ont maintenant reçu (voir le texte page 184) et qui concerne l'accélération des opérations ne semble pas en tenir compte. Comme l'a fait observer le délégué de l'Irlande à la séance précédente, l'assistance opérationnelle pour l'éradication du paludisme (section 2.2 du rapport) est inséparable de celle qui peut être accordée à bien d'autres fins. Il conviendrait donc que la question de l'assistance opérationnelle soit envisagée non pas uniquement sous l'angle du programme d'éradication

Décision: Le rapport est adopté sans observations (voir page 399). 4.

du paludisme, mais dans une optique générale, à propos d'un autre point de l'ordre du jour. D'ailleurs, on pourrait parfaitement confier à un même personnel des fonctions consultatives et des fonctions opérationnelles.

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite de la troisième séance)

Ordre du jour, 2.3 Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

La Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a jugé nécessaire d'imputer le coût du programme d'éradication sur le budget ordinaire. Les activités

que l'on propose de financer à l'aide du compte

et d'Irlande du Nord) attache une importance particulière au rapport du Directeur général sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme,' Actes off. Org. mord. Santé, 118, annexe 13.

spécial pour l'éradication du paludisme ne pourront certainement pas s'achever rapidement; il convient donc de rappeler l'avertissement donné par le délégué de l'Irlande, à savoir que l'on pourrait être obligé un jour de financer ces activités au moyen de crédits du budget ordinaire.

182

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

élection et fait l'éloge du Directeur général pour l'excellent rapport qu'il a présenté sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme.' Au Surinam, l'un des trois associés du Royaume des

Le Dr ZAAL (Pays -Bas) félicite le Président de son

opérationnelle financée par le compte spécial pour l'éradication du paludisme. Il ne faudrait pas créer un précédent dont l'Organisation puisse s'inspirer dans l'avenir comme d'une règle générale pour l'assistance opérationnelle. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, constate, d'après les indications détail-

été signalé depuis près de deux ans dans la zone côtière et la phase de consolidation y a débuté en janvier 1962. D'autre part, la transmission a été considérablement ralentie dans la savane et les efforts peuvent maintenant se porter sur la troisième région

Pays -Bas, une campagne antipaludique se poursuit depuis 1958. Aucun cas indigène de paludisme n'a

- l'arrière -pays - où les difficultés de communication et d'autres conditions défavorables ont jusqu'ici entravé les progrès. Le Dr SENTICI (Maroc) félicite le Président de son élection et rend hommage au Directeur général pour son rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. Le délégué du Maroc souscrit à l'opinion de son collègue de Belgique concernant l'octroi de subventions pour la rémunération du personnel professionnel et semi- professionnel affecté aux programmes pré éradication : cela ne sera possible que dans les pays où ce personnel forme un corps distinct, indépendant des services de santé publique; dans le cas contraire, une rémunération supplémentaire ne serait ni justifiée ni souhaitable. Il est préférable de consacrer les ressources

lées fournies par les différents délégués, que si des problèmes d'ordre secondaire se sont posés çà et là, aucun échec réel n'a été nulle part enregistré. On est par conséquent fondé à s'attendre à des progrès constants, à condition que les efforts soient vigoureusement poursuivis. Certaines délégations ont souligné les principes à suivre dans l'exécution du programme, la nécessité de

mettre en place une infrastructure sanitaire et les responsabilités qui incombent aux services généraux de santé publique dans l'éradication du paludisme,

en particulier lorsque les programmes en sont aux phases de consolidation et d'entretien. Tout cela revêt une importance spéciale pour les pays d'Afrique ayant récemment accédé à l'indépendance et c'est justement ce qui inspire les nouveaux programmes pré éradication.

Plusieurs délégués ont fait valoir qu'il importe surtout de former davantage de personnel; le Directeur

disponibles à la formation d'un personnel de santé publique plus nombreux et mieux qualifié. En effet, comme l'a souligné la seconde conférence sur l'éradication du paludisme en Europe, le travail d'éradication doit reposer non pas sur un service spécialisé indépen-

général, pour sa part, estime que les centres de formation existants, et peut -être de nouveaux centres, devront fonctionner à plein rendement pendant nombre d'années encore.

dant, mais sur l'infrastructure nationale de santé publique. C'est parce qu'il tient compte de cette nécessité que le Maroc en est encore à la phase de pré- éradication; ses efforts ont porté principalement sur la consolidation et le renforcement des services de santé, ainsi que sur la formation d'un personnel paramédical capable d'entreprendre le travail d'éradication, mais compétent

On a parlé aussi du rôle de l'Organisation dans l'encouragement de la recherche, aussi bien fondamentale qu'appliquée; on a mentionné tout spécialement la nécessité de mettre au point de nouveaux remèdes à action prolongée. Certains problèmes nouveaux d'épidémiologie se posent par ailleurs pour le paludisme en voie de disparition. Des recherches sont en cours pour découvrir de nouveaux insecticides et l'Organisation s'efforce de déterminer les établisse-

ments les mieux placés pour entreprendre d'autres travaux. Le délégué de l'Equateur a fait état de la résistance de Plasmodium falciparum à la chloroquine. Le rapport

aussi dans les autres domaines de la santé publique. En l'espace de quatre ans, le nombre des écoles d'infirmières est passé de sept à quarante -deux, et dix autres

écoles s'ouvriront avant la fin de l'année. On se des médecins.

signale un cas où le phénomène de résistance a été nettement établi en Colombie. Toutefois, les enquêtes effectuées dans ce pays n'ont pas permis de découvrir

propose, en outre, de créer un institut pour la formation des cadres paramédicaux et le perfectionnement

Comme les programmes pré- éradication conditionnent pour de nombreux pays tout l'avenir de la santé publique et comme le versement des subventions proposées risquerait de créer des difficultés, la délégation du Maroc est opposée à ces subventions et recommande que les fonds disponibles soient consacrés à la formation du personnel médical et paramédical et au renforcement de la santé publique en général. Le Dr TURBOTT (Nouvelle- Zélande) approuve les

des souches résistantes à la chloroquine. Avant de pouvoir affirmer qu'il existe des souches résistantes, il faut tenir compte des nombreux autres facteurs qui entrent en jeu. Le délégué de la République fédérale d'Allemagne et plusieurs de ses collègues ont parlé de la protection internationale contre le paludisme. En 1956, le Directeur général avait chargé un groupe d'étude d'examiner cette question, mais ce groupe avait estimé qu'aucune mesure spéciale ne s'imposait à l'époque. Depuis, le

Comité d'experts du Paludisme et le Comité de la Quarantaine internationale ont, l'un et l'autre, appelé

conseils de prudence formulés par les délégués de l'Irlande et du Royaume -Uni. Le projet de résolution proposé engagerait l'Organisation dans une assistance 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 19.

l'attention sur ce problème. Dans le projet de programme et de budget pour 1963, le Directeur général a inscrit un crédit pour une réunion du Comité d'ex-

perts du Paludisme au cours de laquelle le Comité

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATRIÈME SÉANCE

183

devra examiner principalement la question de la protection internationale. En outre, le Directeur général consultera le Comité de la Quarantaine internationale sur les mesures spéciales qu'il y aurait lieu de prévoir à cet effet dans le Règlement sanitaire international. En ce qui concerne la diffusion périodique d'informations épidémiologiques et de renseignements détail-

catégorie en quantité limitée et pour de brèves périodes,

étant entendu que des homologues nationaux devront être formés pour prendre la relève immédiatement.

Au titre du programme OPEX, l'Organisation des Nations Unies a recruté sur le plan international un nombreux personnel de direction qu'elle a détaché dans les services opérationnels centraux de différents pays en voie de développement. Le FISE lui aussi a décidé récemment d'envoyer du personnel d'exécution, s'inspirant des mêmes principes que l'Organisation des Nations Unies. Il existe par conséquent des précédents en la matière. Peut -être la question pourrait -elle

lés sur les programmes ayant atteint les phases de consolidation et d'entretien dans les diverses régions du monde, il convient d'indiquer que l'Organisation reçoit régulièrement des rapports à ce sujet; le Directeur général examinera la possibilité de les faire analyser et d'inclure les données qu'ils contiennent dans les rapports épidémiologiques usuels. Pour ce qui est de l'attestation des zones où l'éradication a été réalisée, l'Organisation, se basant sur le paragraphe 5 de la résolution WHA13.55 a pris l'avis du Comité d'experts du Paludisme pour étudier la possibilité d'élaborer une méthodologie de l'inspection et de l'attestation. Il s'agit d'une question fort complexe : avant de pouvoir délivrer une attestation, il faut examiner les données recueillies pendant plusieurs années,

être examinée en liaison avec celle que le Conseil exécutif a renvoyée à l'Assemblée dans sa résolution EB29.R32 (point 2.6 de l'ordre du jour); toute décision qui serait prise à ce sujet s'appliquerait également dans le cas présent. Le PRÉSIDENT soumet le projet de résolution qui a

été distribué et qui concerne l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; il est ainsi conçu :

en tenant compte parfois de conditions locales très spéciales.

du Pakistan a demandé si le compte spécial pour l'éradication du paludisme ne pourrait pas être géré de façon plus souple, afin que l'on puisse répondre à des besoins urgents de matériel et de fournitures. C'est là en fait l'une des raisons pour lesquelles les contributions volontaires restent nécessaires. De nombreux délégués ont parlé des subventions envisagées

Au sujet de l'accélération des opérations, le délégué

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

pour relever les traitements du personnel national affecté aux programmes pré- éradication. Il n'est évidemment pas possible, en règle générale, de financer sur le budget ordinaire une partie des dépenses locales et des traitements du personnel national. Toutefois, lorsqu'on a créé le compte spécial pour l'éradication du paludisme, on a prévu une certaine souplesse dans son emploi, de manière à pouvoir accorder une assistance au titre de certaines dépenses locales et pour le relèvement des traitements. De nombreux services nationaux de santé emploient, à l'heure actuelle, du personnel à temps partiel; une rémunération supplémentaire serait donc nécessaire pour employer ce personnel à plein temps et accroître ainsi l'efficacité du programme. L'Organisation n'encouragera jamais un système discriminatoire dans la rémunération du personnel sanitaire, que ce système s'applique à des pays ou à un service donné dans les diverses régions d'un pays; mais il arrive que des mesures exceptionnelles soient nécessaires, à titre transitoire par exemple, et le compte spécial peut parfaitement s'y prêter. A propos de l'assistance opérationnelle, le Secré-

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; Notant les progrès satisfaisants qui sont accomfait que de vastes avancé dans l'exécution de leur programme au point de parvenir à la phase de consolidation ou de se rapprocher de la réalisation de l'éradication; Notant en outre que des pays qui commencent à se développer entreprennent des programmes de pré- éradication;

Reconnaissant que, s'il est normalement nécessaire de confier à un service spécialisé l'exécution

d'un programme d'éradication du paludisme, la participation active des services généraux de la santé prend une importance considérable à mesure que le programme se rapproche de son but et devient capitale au moment on il atteint la phase d'entretien à partir de laquelle les services généraux de la santé assument à eux seuls la responsabilité de la vigilance

contre la réinstallation de l'infection, PRIE instamment les gouvernements qui exé1. cutent des programmes d'éradication du paludisme d'assurer le plus rapidement possible la participation active des services généraux de santé publique, en particulier pour les travaux épidémiologiques; 2.

taire indique que le Directeur général considérera certainement que la discussion vaut pour toutes les mesures qui pourraient être décidées concernant l'en-

PRIE instamment les pays dans lesquels certaines

voi de personnel d'exécution dans le cadre du programme d'éradication du paludisme. A l'heure actuelle, l'Organisation procure déjà du personnel d'exécution au Congo (Léopoldville); elle peut dans des circonstances exceptionnelles, envoyer du personnel de cette

zones sont entrées dans la phase de consolidation et se rapprochent par conséquent de la phase d'entretien de veiller à ce que les services généraux de la

santé soient prêts à assumer la responsabilité des opérations de vigilance pendant cette phase;

184 3.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

RECOMMANDE que les pays qui entreprennent des

nature indiquée dans le rapport du Directeur général

programmes de pré- éradication planifient le développement de leurs services généraux de la santé de manière à établir dans les zones impaludées une

sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme aideraient à atteindre l'objectif ultime de

infrastructure permettant d'exécuter le plus rapidement possible un programme d'éradication du paludisme. Le Professeur AUJALEU (France) appuie cette résolution quant au fond mais propose certaines retouches

l'éradication du paludisme dans le monde; et 3. PRIE le Directeur général d'entreprendre les activités indiquées dans son rapport dans la mesure

de forme pour le texte français. Le Dr AFRIDI (Pakistan) propose les amendements suivants : dans le texte anglais du quatrième alinéa du préambule, remplacer les mots :« ... is of considerable importance» par les mots : « ... assumes considerable importance... »; dans ce même alinéa, remplacer : « ... au moment où il atteint la phase d'entretien... »

où des ressources financières deviendront disponibles au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme. Le Dr HOURIHANE (Irlande) est absolument opposé

par «... pendant la phase d'entretien... »; à la fin du paragraphe 3 du dispositif, remplacer les mots : « ... le plus rapidement possible... » par les mots : « le plus tôt possible... ». Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) propose de supprimer, à la fin du quatrième alinéa du préambule, les mots : « ... à eux seuls... » et de supprimer également, dans le paragraphe 1 du dispositif, les mots : « ... le plus rapidement possible... ».1 Le PRÉSIDENT propose que, des modifications devant

au paragraphe 2 du projet de résolution. Sans doute peut -on dire qu'une assistance de la nature indiquée dans le rapport du Directeur général aiderait à atteindre l'objectif ultime de l'éradication du paludisme dans le monde, mais il serait tout aussi vrai de dire que

cet objectif serait plus facilement atteint si l'on disposait de tout l'argent du monde. Le Professeur AUJALEU (France) pense qu'il serait plus correct de dire, dans le texte français du second alinéa du préambule : « pour se rapprocher du terme » et non « pour rapprocher le terme ». Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

être apportées à la rédaction du texte français de la résolution, la suite de la discussion soit renvoyée jusqu'au moment où le nouveau texte aura été établi. Il en est ainsi décidé. (Voir reprise de la discussion

à la page 191.) Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner le

et d'Irlande du Nord) estime que le paragraphe 3 du projet de résolution anticipe un peu sur les résultats de la discussion générale qui doit avoir lieu à propos de l'assistance opérationnelle. Il propose donc d'insérer, après le mot «rapport », les mots « à l'exception

projet de résolution sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme à l'aide de nouvelles contributions volontaires, dont la teneur est la suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente du fait que les progrès des connaissances, des méthodes et des techniques applicables à l'éradication du paludisme permettent à l'OMS d'aider à la solution des problèmes techniques et opérationnels de l'éradication dans toutes les parties du monde, y compris l'Afrique; Estimant que la prompte mise en oeuvre de nou-

de ce qui a trait à l'assistance opérationnelle » et d'ajouter un paragraphe 4 indiquant que l'ensemble de la question de l'assistance opérationnelle fera l'objet d'une résolution ultérieure de l'Assemblée.

Le Secrétaire a fait remarquer - et la Commission a reconnu - que les activités envisagées supposent non seulement des moyens financiers, mais aussi un personnel qualifié. Il propose donc d'ajouter dans le paragraphe 3, après les mots «dans la mesure où », les mots «l'on pourra disposer d'un personnel convenablement formé et où ». Le Dr PEASE (Etats -Unis d'Amérique) appuie les propositions du délégué du Royaume -Uni. Pour le Dr AFRIDI (Pakistan), le dispositif du projet

veaux programmes d'éradication du paludisme, l'accélération des projets en cours et l'intensification des programmes de pré -éradication en Afrique sont d'une importance capitale pour rapprocher le terme

de l'éradication totale du paludisme; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les possibilités d'accélération du programme d'éradication du paludisme, 1.

de résolution pourrait se limiter au paragraphe 3 et au paragraphe 2, étant entendu que l'on donnerait au paragraphe 2 une forme plus acceptable à ceux des

membres de la Commission qui ont formulé des réserves, par exemple : RÉAFFIRME qu'une assistance et un appui destinés à

PREND NOTE de ce rapport;

2.

ESTIME qu'une assistance et un appui de la

1 A la suite d'un malentendu, dans les versions anglaise et espagnole de la résolution le membre de phrase « le plus rapidement possible» a également été supprimé au paragraphe 3 française et russe de la résolution (adoptée par l'Assemblée sous le numéro d'ordre WHA15.19).

accélérer l'éradication du paludisme et financés par des contributions volontaires aideraient à atteindre l'objectif ultime de l'éradication du paludisme dans le monde; Le Dr HOURIHANE (Irlande) appuie la proposition du délégué du Royaume -Uni et, s'il l'a bien comprise,

du dispositif. Toutefois, il a été maintenu dans les versions

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATRIÈME SÉANCE

185

celle du délégué du Pakistan. Il aimerait toutefois que les amendements soient présentés par écrit et que la discussion soit suspendue d'ici là.

5.

Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville)

Ordre du jour, 2.7 Le PRÉSIDENT invite le Directeur général à présenter

Le Dr GOOSSENS (Belgique), pour répondre aux réserves de certaines délégations au sujet du paragra-

son rapport sur ce point. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL indique que ce rapport 1

phe 2, est prêt lui aussi à proposer un autre texte : ESTIME qu'une assistance tendant à établir ou à renforcer les services de base indispensables et la formation du personnel compétent en vue de l'accélération du programme d'éradication du paludisme aiderait à atteindre l'objectif ultime de l'éradication dans le monde.

est le sixième qu'il présente à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur ce sujet.

En ce qui concerne tout d'abord le personnel de l'OMS au Congo, on peut le répartir en trois groupes : le groupe consultatif, le groupe enseignant et le groupe opérationnel. Sur les 200 personnes que l'Organisation a été autorisée à engager dans le cadre des opérations

En ce qui concerne le paragraphe 3, il appuie les amendements proposés par le délégué du Royaume Uni.

financées par le Fonds des Nations Unies pour le Congo, 136 occupent déjà leur poste, 20 sont attendues sous peu et l'on espère que le reste pourra être recruté

Le Dr EVANG (Norvège) compte qu'un projet de résolution revisé sera soumis à la Commission, car il est difficile de suivre tous les amendements qui ont été proposés. Avant que le nouveau texte ne soit établi,

dans quelques mois. La section 2.3 du rapport, qui a trait à la répartition géographique du groupe opérationnel, montre que toutes les provinces du Congo ont reçu du personnel de cette catégorie. La section 3 traite des difficultés opérationnelles en général et de problèmes particuliers tels que l'épidémie de variole qui a sévi à la fin de 1961 et au début de 1962. Le Directeur général attire particulièrement l'atten-

il voudrait préciser la position de sa délégation sur un certain nombre de points. Tout d'abord, il rappelle que c'est après mûre réflexion et avec l'approbation de plusieurs Assemblées

successives que l'OMS a décidé de participer dans toute la mesure de ses moyens au programme d'éradication du paludisme dans le monde. Un délégué qui désapprouverait cette politique peut toujours soulever à nouveau la question et tenter de faire revenir l'Assemblée sur sa décision mais, jusqu'ici, personne

tion de la Commission sur la section 4, car il estime que le programme d'enseignement et de formation professionnelle constitue la partie la plus importante des activités de l'OMS au Congo. Il est signalé dans la section 4.1.1 que le nombre des étudiants en méde-

cine congolais qui se font inscrire à l'Université Lovanium augmente chaque année. Le Recteur espère en recevoir soixante pour la prochaine année univer-

ne l'a fait. En second lieu, l'OMS, plus que toute autre institution spécialisée, est une organisation qui opère sur le terrain. Le terme « assistance opérationnelle » lui paraît donc mal choisi puisque c'est justement une assis-

sitaire et une centaine par an à partir de 1963. Il est donc permis d'espérer que l'on aura bientôt résolu définitivement le problème de la formation des médecins congolais dans le pays. La section 4.2 traite de la formation des Congolais

tance de cette nature que l'OMS ne cesse d'accorder. Enfin, en tant qu'administrateurs de la santé publique, les membres de la Commission devraient savoir combien les opérations sur le terrain exigent de souplesse dans l'utilisation des crédits. Etant donné que les projets de résolution soumis à la Commission lui semblent justement faits pour ménager une telle souplesse, il n'y voit rien qui soit incompatible avec les directives d'ensemble que l'Organisation a reçues. Le PRÉSIDENT propose que les délégués de la Belgique, du Pakistan et du Royaume -Uni aident le Rapporteur à rédiger le nouveau projet de résolution, en tenant compte des remarques du délégué de l'Irlande. Le texte revisé pourra alors être examiné à la prochaine séance de la Commission. Il en est ainsi décidé (voir page 192).

à l'étranger. Les résultats obtenus par le premier groupe d'assistants médicaux envoyé dans cinq universités françaises ont été très satisfaisants; en effet, cinquante -huit étudiants sur soixante ont réussi leur examen de fin d'année. Un nouveau groupe de cinquante -cinq assistants médicaux vient de partir; certains d'entre eux ont été envoyés à Lausanne (Suisse). On espère qu'à la fin de 1963 un premier contingent de

cinquante diplômés et peut -être même plus pourra regagner le Congo. La section 4.2.2, consacrée aux étudiants ordinaires, signale que l'OMS n'accordera plus de bourses pour des études universitaires à l'étranger, car on pense que l'Université Lovanium pourra désormais suffire aux besoins, en tout cas pendant quelques années. A propos de la section 6, le Directeur général déclare qu'il serait bon que l'OMS soit de plus en plus 1 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 12.

186

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

souvent consultée sur les questions de coordination des programmes d'aide bilatérale, de façon qu'elle puisse conseiller le Gouvernement sur la meilleure utilisation de toutes les offres qui lui parviennent. Enfin, il rappelle qu'à la sixième séance plénière le chef de la délégation du Congo (Léopoldville) avait relevé qu'en présentant son Rapport annuel pour 1961

Le Dr MURRAY (Afrique du Sud) est heureux de

signaler, au sujet du paragraphe 3.5.4 du rapport, qu'un produit fabriqué dans son pays et très riche en protéines a permis de combattre plus efficacement l'épidémie de kwashiorkor en question. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, qui constate que per-

il n'avait pas parlé des activités de l'OMS dans ce pays. Le Directeur général indique que cette omission est due simplement au fait qu'il se proposait de traiter

sonne ne désire formuler d'autres observations, le Dr MONTALVÁN (Equateur), Rapporteur, soumet le projet de résolution suivant:

cette question de manière approfondie à propos du point de l'ordre du jour actuellement à l'étude. Le Dr TSHIBAMBA (Congo, Léopoldville) regrette

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville), 1.

que le Ministre de la Santé de son pays, qui vient d'être rappelé de Genève, ne puisse prendre part à la discussion. Il félicite ensuite le Président de son élection.

PREND NOTE du rapport avec satisfaction; FÉLICITE le Directeur général en particulier pour

2.

Se référant à la déclaration figurant au quatrième paragraphe de la section 2.2, selon laquelle «l'Organisation s'est engagée à affecter aux services sanitaires du Congo 200 personnes constituant l'effectif opérationnel (personnel médical et paramédical) », le Dr Tshibamba espère que ces 200 personnes pourront bientôt remplacer les équipes qui avaient été envoyées par divers gouvernements dans les hôpitaux de brousse

la manière dont est mis en oeuvre le programme de l'Organisation mondiale de la Santé relatif à l'en-

seignement et à la formation professionnelle du

personnel sanitaire congolais; 3. EXPRIME l'espoir que les pays qui se proposent d'accorder une assistance au Congo dans le domaine

de la santé profiteront du rôle coordonnateur de l'Organisation; et 4.

abandonnés par le personnel colonial, car la plupart de ces équipes ont été rappelées. Bien que 129 personnes soient déjà à leur poste, près de 100 formations

EXPRIME l'espoir que les ressources des Nations

médicales restent sans médecin, ainsi qu'un certain nombre de centres de formation de personnel auxiliaire que l'on a dû malheureusement fermer. Le tableau joint au rapport indique que l'Université Lovanium compte à l'heure actuelle quatre- vingt -sept étudiants en médecine, parmi lesquels soixante -cinq

Unies continueront d'être mises à la disposition du Congo pour l'affectation de personnel sanitaire à des missions d'enseignement et à des activités opérationnelles dans ce pays, jusqu'à ce que le Gouver-

nement de la République soit en mesure de se charger lui -même du recrutement de son personnel.

Décision: Le projet de résolution est approuvé. 1 6.

Congolais. Il est à noter cependant que, dans cinq ans, moins de quinze d'entre eux auront obtenu leur diplôme de docteur en médecine. Les chiffres élevés indiqués pour la première et la seconde années sont assez trompeurs, car il s'agit d'années au cours desquelles nombre de candidats sont éliminés. La même réserve s'applique aux prévisions du second alinéa de la section 4.1.1 en ce qui concerne l'augmentation du nombre des étudiants dans les années à venir. En relevant que le rapport du Directeur général lui paraît optimiste sur certains points, le délégué du Congo (Léopoldville) n'a pas l'intention de formuler une critique, mais simplement de souligner combien son pays a encore besoin d'assistance. La situation en ce qui concerne les maladies transmissibles est particulièrement grave : en dehors des affections citées à la section 3.5 du rapport, il faut signaler que l'onchocercose existe à l'état hyperendémique et que la bilharziose sévit un peu partout dans le pays.

Problèmes de santé des gens de mer

Ordre du jour, 2.9 Le PRÉSIDENT invite le Dr Grundy, Sous -Directeur

général, à présenter la question.

Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, attire l'attention de la Commission sur le rapport du Directeur général concernant les problèmes de santé des gens de mer, ainsi que sur l'annexe de ce rapport. 2 La Com-

mission est saisie de cette question en application de la résolution WHA13.51, dans laquelle la Treizième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de soumettre à la première session du Conseil exécutif en 1962 et à la Quinzième Assemblée mondiale

de la Santé un rapport définitif sur les problèmes de santé intéressant les gens de mer. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.18. 2 Ce rapport est reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 14. L'annexe du rapport, non publiée, se composait des extraits suivants des procès -verbaux de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif : deuxième séance, section 3 (EB29/ Min /2 Rev.1, pp. 44 -51); troisième séance, section 2 (EB29/ Min /3 Rev.1, pp. 69 -71); et quatrième séance, section 1 (EB29/ Min /4 Rev.1, pp. 100 -101).

En son nom personnel et au nom de son Gouvernement, le Dr Tshibamba remercie le Directeur général

des efforts qu'il continue de déployer pour aider le Congo et il remercie le Conseil exécutif de la compréhension dont il fait preuve à l'égard des problèmes congolais. 11 invite tous les délégués à les soutenir l'un et l'autre dans leurs tâches.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATRIÈME SEANCE

187

Cette question, qui avait déjà retenu l'attention de la Première Assemblée mondiale de la Santé, a été par conséquent examinée par le Conseil lors de sa vingt -neuvième session; le Conseil disposait à ce moment d'un rapport du Comité mixte OIT /OMS de

tion maritime chargé d'examiner le code international des signaux, qui s'est tenue du 7 au 11 mai 1962.

En ce qui concerne la recommandation de l'alinéa h), relative aux dossiers médicaux, le Sous -Directeur

l'Hygiène des Gens de mer (publié sous le No 224 dans la Série des Rapports techniques), ainsi que du rapport d'un consultant dont l'étude se fondait en premier lieu sur les réponses à un questionnaire et, en second lieu, sur des informations rassemblées dans

général indique que le Secrétariat est sur le point d'achever une étude qui traite principalement des moyens d'améliorer les méthodes statistiques en question.

quinze ports spécialement choisis et visités par lui. Dans la résolution EB29.R10, le Conseil a demandé que les recommandations du Comité mixte OIT /OMS

soient transmises à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé pour constituer le rapport définitif demandé, en même temps que les observations du Conseil exécutif. Les procès- verbaux de la partie des discussions du Conseil contenant ces observations figuraient à l'annexe du rapport du Directeur général.

Abordant la résolution EB29.R10 du Conseil exécutif, le Sous -Directeur général désire apporter des explications concernant les alinéas b) et c) du paragraphe 7, dans lesquels le Directeur général est prié d'entreprendre en 1965, conjointement avec l'OIT, une étude sur le développement des services sanitaires

fournis aux gens de mer dans l'ensemble du monde, et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif en 1966. Le long délai prévu avant le début de l'étude est

L'historique de la question est résumé dans les premiers paragraphes du document dont la Commission est saisie. Le Directeur général avait été invité, par une résolution de la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, à étudier la nature et l'ampleur des problèmes sanitaires des marins, ainsi que les services sanitaires mis à leur disposition, à indiquer les moyens qui permettraient de leur assurer, dans les principaux ports du monde, des services sanitaires

dû au fait qu'un séminaire interrégional doit se tenir en 1964 pour examiner cette question et on a estimé

qu'il serait utile d'en connaître les résultats avant d'aborder l'étude principale. Le Directeur général désire attirer particulièrement

l'attention sur la recommandation contenue dans le paragraphe 4 de la résolution du Conseil et demandant

plus larges que ce n'était le cas, et à présenter un rapport préliminaire à ce sujet à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé. Ce rapport préliminaire a été effectivement présenté à la Douzième Assemblée, et dans un rapport de situation soumis ultérieurement à la Treizième Assemblée, le Directeur général men-

que « les services sanitaires mis à la disposition des gens de mer continuent d'être adaptés aux besoins et situations propres aux différents pays et soient de la même qualité que ceux qui s'adressent à l'ensemble de la population ». Le Dr EVANG (Norvège) déclare que son gouvernement se félicite des progrès qui s'accomplissent actuellement en matière de services sanitaires destinés aux marins; il n'a aucune objection à élever au sujet des diverses recommandations qui ont été formulées par le Comité mixte OIT /OMS et entérinées par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session. Toutes ces recommandations sont utiles. Il voudrait toutefois faire remarquer qu'elles se rapportent, pour la plupart, soit à certaines mesures préventives telles que l'examen médical précédent l'enrôlement, soit aux

tionnait l'enquête par voie de questionnaire dont il a été question plus haut. Les recommandations du Comité mixte OIT /OMS

sont reproduites dans le paragraphe 9 du rapport. Le Directeur général désire attirer tout particulièrement l'attention sur les recommandations figurant aux alinéas b), c) et i), qui, pris ensemble, ont trait à la revision des pharmacies de bord, des livrets d'ins-

tructions médicales et du code international des signaux utilisés pour les consultations médicales par radio aux navires en mer, soit aux principaux moyens d'assurer des soins médicaux aux marins en mer, si l'on en excepte les membres d'équipage spécialement formés pour donner des soins en l'absence d'un médecin de bord. La nature du problème est résumée dans le

problèmes sanitaires qui peuvent se poser à bord du navire. Lorsque l'on rédigera une résolution pour

la soumettre à la Commission, il conviendra d'y inclure un troisième élément : les problèmes sanitaires

qui se posent dans les ports.

procès -verbal de son propre exposé liminaire à la seconde séance de la vingt- neuvième session du Conseil

La Onzième Assemblée mondiale de la Santé a expressément mentionné « les moyens par lesquels des services sanitaires plus larges qu'à l'heure actuelle

exécutif, et le Sous -Directeur général se bornera à ajouter que des dispositions viennent d'être prises pour engager un expert chargé de reviser le livret d'instruc-

pourraient être fournis dans les grands ports aux marins de toutes nationalités ». Il s'agit, de plus, d'une question qui n'intéresse pas uniquement les 750 000 marins qui naviguent constamment autour du globe dans des conditions très particulières, mais qui touche

tions médicales; on espère que le projet de nouveau livret sera prêt dans le courant de l'année 1963. Afin d'assurer la concordance entre le livret d'instructions médicales et le code international des signaux, l'expert a assisté à une réunion du sous -comité de l'Organisation intergouvernementale consultative de la Naviga-

également au sort des populations vivant dans les ports. Tout le monde connaît l'importance des problèmes que posent les maladies vénériennes, l'alcoolisme, la prostitution, les voies de fait, etc., dans les

188

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

conditions qui règnent dans les ports, et les administrations sanitaires qui ont acquis une certaine expérience de l'organisation de services de santé pour les marins de toutes nationalités savent que ces services peuvent avoir une action préventive efficace. Le rapport du consultant qui a été soumis au Conseil exécutif (sous une forme résumée et non, comme il a cru l'entendre dire au Dr Grundy, dans son texte intégral) contenait un très grand nombre d'informa-

Canada, le Royaume -Uni, l'URSS et d'autres pays d'Europe orientale, ainsi que la Suède), il est singulier que l'on n'en ait pas fait mention et que l'on n'ait pas suggéré d'encourager les autres gouvernements à s'engager dans la même voie.

tions utiles pour les autorités sanitaires. L'exposé liminaire du Dr Grundy lors de la vingt- neuvième session du Conseil précise :

Le Conseil exécutif a évidemment un ordre du jour très chargé et il ne lui est pas possible d'entrer dans tous les détails. De toute façon, cette omission peut être facilement réparée. Si l'on prend la résolution EB29.R10 du Conseil exécutif comme point de départ du projet de résolution à soumettre à la présente Com-

mission, on peut considérer les six premiers paragraphes comme tout à fait satisfaisants, mais plusieurs modifications sembleraient opportunes dans le paragraphe 7. En ce qui concerne l'alinéa a), par exemple, le Dr Evang estime qu'il serait utile que l'on commu-

Le consultant a conclu, entre autres, que la création de centres sanitaires pour les gens de mer dans les principaux ports serait profitable tant aux intéressés qu'à la profession en général. Le Dr Grundy insiste sur ce point parce que le Comité mixte, bien

qu'ayant souscrit à la plupart des autres recommandations du consultant, n'a pas manifesté vis -à -vis de celle -là une approbation sans réserve; le Comité

est néanmoins d'avis que cette proposition pourrait

être utile aux pays qui jugeraient opportun de

nique aux gouvernements - et tout particulièrement à ceux dont les services sanitaires ont été inclus dans l'étude - en plus des recommandations du Comité mixte OIT /OMS, le rapport du consultant, document qui ne saurait soulever aucune contestation.

créer ou de mettre au point un système de centres sanitaires pour gens de mer dans leurs principaux ports.

Il conviendrait d'autre part de supprimer dans le même alinéa les mots « à titre de rapport définitif demandé », qui pourraient donner l'impression que l'OMS a terminé ses travaux sur cette question. En fait, le mot «définitif» n'a été employé dans ce rapport que pour le distinguer des rapports préliminaires qui

Cette conclusion du consultant, si elle n'a pas été pleinement entérinée par le Comité mixte, correspondait pourtant aux recommandations formulées lors de deux réunions antérieures, qui ont marqué des étapes importantes dans l'étude de ce problème par

avaient été présentés aux Douzième et Treizième Assemblées mondiales de la Santé. L'alinéa modifié aurait alors la teneur suivante : de faire en sorte que les recommandations formulées par le Comité mixte OIT /OMS dans son troisième rapport, ainsi que l'étude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur a)

l'OMS mais qui ne sont pas mentionnées dans le document soumis à la Commission, à savoir la réunion en 1957 du Groupe d'étude de l'Arrangement

de Bruxelles et, d'autre part, la conférence sur la santé et le bien -être des gens de mer organisée en 1959

par le Bureau régional de l'Europe. On trouve par exemple à la page 46 du rapport 1 du Groupe d'étude les considérations suivantes : Dans les ports également, le besoin de services de santé généraux pour marins de toutes nationalités se fait de plus en plus sentir. Mais il faudrait

disposition, soient transmises

à la

Quinzième

Assemblée mondiale de la Santé, en même temps que les observations formulées au Conseil exécutif.

multiplier ces services pour qu'en fin de compte toutes les catégories de gens de mer puissent trouver

dans les ports du monde entier des ressources sanitaires suffisantes.

De tels services sanitaires pour tous les marins sont assurés dans quelques pays, soit par les compagnies de navigation, soit par les caisses d'assurance- maladie du pays d'origine, soit en application d'autres arrangements nationaux ou internationaux. Quant aux autres pays, ils pourraient désirer créer eux -mêmes des services d'ensemble pour les marins

Pour ce qui est de l'alinéa b), le Dr Evang estime que l'étude envisagée devrait être entreprise en 1964, comme il avait été proposé dans le premier projet de résolution du Conseil (procès- verbal de la troisième séance de la vingt- neuvième session du Conseil, section 2), plutôt qu'en 1965. Le séminaire dont on juge souhaitable de connaître les résultats avant d'entreprendre l'étude pourrait très bien avoir lieu en 1963. Dans le même alinéa, les mots « sur la base des recommandations du troisième rapport du Comité mixte » devraient être supprimés, car, de l'avis du Dr Evang, il ne convient pas de limiter ainsi la portée de l'étude. Le Dr Evang demande aussi que, dans l'alinéa c), on remplace les mots « au Conseil exécutif lors de sa première session de 1966 » par les mots « à la Dix huitième Assemblée mondiale de la Santé ». 11 souhaite enfin que l'on se réfère de façon plus

étrangers sur la base de la réciprocité, ou accorder des facilités pour que ces services soient installés dans leurs ports par des pays dont un grand nombre de marins y font escale... Etant donné que des services sanitaires de ce genre ont déjà été créés depuis quelque temps par certains pays (par exemple les Etats -Unis d'Amérique, le 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1958, 150.

spécifique à la création de services sanitaires dans les ports; on pourrait le faire au moyen d'un paragraphe supplémentaire dans lequel on demanderait au Directeur général d'appeler l'attention des gouver-

nements sur les bons résultats obtenus grâce aux

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SÉANCE

189

centres de santé déjà créés à l'intention des gens de mer dans certains grands ports de diverses parties du monde et dans lequel on recommanderait aux gouvernements d'envisager favorablement la création de

tels centres, soit dans le cadre de leurs propres services

de santé, soit conjointement avec d'autres pays. La séance est levée à 12 heures.

CINQUIÈME SEANCE

Mardi 15 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Problèmes de santé des gens de mer (suite)

marins, étant donné que Chypre n'est pas une nation

Ordre du jour, 2.9 Le Dr EL -BORAY (Koweït) souligne l'intérêt du rapport du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer (Série de Rapports techniques No 224).

maritime, mais ajoute que des services sanitaires existent dans les ports, par exemple pour le traitement des maladies vénériennes, conformément à l'Ar-

Le Gouvernement du Koweït s'emploie énergiquement depuis un certain temps déjà à assurer les services recommandés par le Comité mixte. Des centres ont déjà été créés dans un certain nombre de ports et les marins qui quittent l'hôpital reçoivent un rapport détaillé sur leur maladie, sur le traitement et les médicaments qu'ils ont reçus. Il faut cependant ajouter

rangement de Bruxelles de 1924. Le pays est aussi équipé pour traiter d'autres maladies et il y a des hôpitaux dans tous les ports. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) rappelle qu'en raison de leur situation géographique et du fait qu'ils possèdent quelques -uns des plus grands ports

du monde, les Pays -Bas portent un vif intérêt à la santé des gens de mer. Il a peu à ajouter aux observations du consultant de l'OMS, soumises au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, mais il tient à souligner l'importance des soins médicaux à bord, de l'amélioration des services radio -téléphoniques, de l'inspection régulière des pharmacies de bord, de la distribution de guides médicaux qui doivent être tenus

que les conditions de vie sont déplorables à bord de certains des bâtiments qui font escale dans les ports du Koweït; il y aurait lieu de se préoccuper de cette situation. Le Koweït possède une législation en cette matière, s'appliquant notamment à l'hygiène des passagers et des équipages. Des mesures sont appliquées pour donner effet aux dispositions de la Convention internatio-

à jour, de l'hygiène et de l'alimentation à bord des navires.

nale de 1960 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, de la Convention sur la mesure des tonnages et des Règles internationales pour prévenir les abordages en mer. Le Dr TOTTIE (Suède) déclare avoir étudié le raport du Directeur général sur le point débattu 1 avec le plus vif intérêt. Le problème de la santé des marins a toujours préoccupé les pays scandinaves. Ceux -ci ont

Le vrai problème est d'améliorer les soins à terre. Le résumé du rapport du consultant soumis au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session contient des argu-

ments en faveur de la création de centres de santé spéciaux pour les marins, mais, si les gens de mer constituent bien un groupe à part du point de vue de la médecine préventive, le document ne tient pourtant pas compte du problème des relations familiales ni du fait que les marins, quand ils se trouvent à leur port d'attache, devraient être traités comme les autres membres de leurs familles. Le rapport passe également

déjà agi de concert et envisagent actuellement de nouvelles mesures pour coordonner les règlements et les formules, assurer des services médicaux, standardiser les pharmacies de bord et distribuer des guides médicaux. Ils s'efforcent en outre d'améliorer les con-

ditions d'hygiène à bord des navires. En tant que délégué d'un des pays dans lesquels s'est rendu le consultant de l'OMS, le Dr Tottie appuie les propo-

sitions du délégué de la Norvège et espère que le rapport du consultant fera l'objet d'un complément d'étude. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) indique que son

pays ne prévoit pas d'examens médicaux pour les 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 14.

sous silence la question des consultations dans les ports étrangers. Le Professeur Muntendam n'est pas certain que la création de centres sanitaires spéciaux soit la vraie solution, car, sans parler des difficultés de langue, l'atmosphère impersonnelle de ce genre d'établissements ne permet guère aux médecins de connaître en détails les antécédents des personnes qu'ils ont à traiter. Les services médicaux des ports étrangers n'ont donc qu'une utilité restreinte. En conclusion, le Professeur Muntendam suggère les mesures suivantes : continuité du traitement de

port à port grâce à un livret médical individuel et coopération internationale pour prévenir les maladies

190

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

chez les gens de mer. L'Arrangement de Bruxelles sur

dépistage. La seule divergence, qui est d'ailleurs secondaire, porte sur les centres de soins, de diagnostic

la lutte antivénérienne a donné de bons résultats et

l'on pourrait s'en inspirer dans la lutte contre la tuberculose; le Professeur Muntendam recommande instamment que l'on réserve une importance suffisante à cette question dans les études futures sur la santé des gens de mer. Il ne s'oppose pas à la résol u tion EB29.R10 du Conseil exécutif. Le Dr CHADHA (Inde) déclare que, dans son pays,

et de premier traitement dans les ports. Le Comité mixte avait déclaré dans son troisième rapport (Série de Rapports techniques No 224, page 11) :

Le Comité, sans exprimer son opinion sur les divers points énumérés ci- dessus, a reconnu que la liste des possibilités énumérées dans la proposition

du consultant de l'OMS pourrait aider les pays désireux de créer ou de développer l'organisation de centres médicaux pour les gens de mer dans les plus importants de leurs ports. Le Comité a émis l'opinion que les questions administratives et financières pourraient être réglées d'après les conditions locales.

le traitement médical des gens de mer incombe en partie aux armateurs, bien que le Gouvernement et certains Etats assurent un traitement gratuit pendant une année; on espère d'ailleurs pouvoir porter cette période à deux ans. Dans beaucoup d'hôpitaux, des lits et parfois des salles entières sont réservés aux marins atteints de diverses maladies et les services en faveur des gens de mer sont maintenant supérieurs à ceux qui sont fournis au reste de la population.

Le Comité s'est trouvé d'accord dans l'ensemble avec le consultant mais a suggéré que l'on tienne compte des considérations d'applicabilité pratiques, financières et administratives, et que le soin de fixer

En ce qui concerne la résolution EB29.R10 du Conseil exécutif, le Dr Chadha estime que le paragraphe 4, qui recommande que les services sanitaires mis à la disposition des gens de mer continuent d'être adaptés aux besoins et situations propres aux différents pays et soient de la même qualité que ceux qui s'adressent à l'ensemble de la population, risque de

le détail des dispositions à prendre soit laissé aux pays intéressés. On a relevé au cours de la présente discussion que le rapport du consultant n'avait pas été communiqué in extenso au Conseil exécutif et demandé s'il pourrait être mis à la disposition des gouvernements. Le Conseil exécutif a reçu un résumé du rapport, car les rapports

présenter des difficultés pour les pays en voie de développement dont les services généraux ne sont pas

toujours très perfectionnés. Il suggère que le libellé soit modifié pour garantir aux gens de mer des services suffisants.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare avoir suivi depuis plusieurs années l'évolution des services internationaux

de santé destinés aux gens de mer et avoir observé des progrès très nets. Il est heureux de constater que le problème reste inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et de divers groupes d'experts. Il partage entièrement le

de consultants sont établis à l'intention du Directeur général et sont considérés comme des documents à distribution restreinte; mais le texte complet du rapport a été communiqué au Comité mixte OIT /OMS. Il ne pourrait évidemment être communiqué aux gouvernements sans transgression de la politique suivie en la matière par l'Organisation ou sans l'approbation des quinze gouvernements intéressés. On a suggéré aussi d'avancer le séminaire interrégional prévu pour 1964. Cela n'est pas possible, d'abord parce qu'il n'y a pas de crédits à cet effet au budget de 1963 et ensuite parce que le temps manquerait pour réunir la documentation nécessaire.

point de vue du délégué de la Norvège et il estime qu'il faudrait s'efforcer d'améliorer la situation, non pas en recourant à des mesures bureaucratiques mais en tâchant de s'inspirer des réalisations de différents pays. Il espère que le problème continuera d'être discuté lors de sessions ultérieures de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif et que les pays pourront améliorer leurs services en échangeant des informations. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, répond aux

Enfin, bien que le paragraphe 5 du rapport du Directeur général sur le point discuté mentionne un rapport définitif, le sujet est loin d'être épuisé. Ce libellé ne fait que reprendre le passage correspondant de la résolution WHA13.51. Le Directeur général est reconnaissant aux délégués de leurs observations et il en tiendra dûment compte. Le Dr EVANG (Norvège) remercie le Sous -Directeur

général de ses explications et se déclare satisfait de la

solution adoptée pour la distribution du rapport du consultant. Il croit comprendre que ce rapport sera communiqué à tous les gouvernements qui

questions qui ont été posées pendant la discussion et fait allusion aux différences entre les recommandations du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer et celles du consultant de l'OMS. Il y a

désireront en prendre connaissance. Il espère que le document sera distribué à tous les pays sur lesquels

identité de vues sur la protection sanitaire en mer ainsi que sur les examens médicaux périodiques et le

l'étude a porté et que les précieux renseignements qu'il contient seront dûment exploités.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SÉANCE

191

Le Dr Evang a, en revanche, de la peine à considérer

comme secondaires les divergences de vues entre le Comité mixte et le consultant. Ayant participé à deux sessions du Comité mixte, il est en effet convaincu qu'il existe un désaccord sérieux. Le Comité mixte estime que la question devrait être laissée à l'appréciation de chaque gouvernement. Or, ce dont il s'agit en réalité, c'est de résoudre un problème sanitaire par un effort de coopération internationale. Le Dr Evang regretterait que le Directeur général, dans son rapport définitif, fasse sienne sans réserve l'opinion expri-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général

sur l'état d'avancement du programme d'éradidication du paludisme; 1 Notant les progrès satisfaisants dus au fait que, dans de vastes territoires, l'exécution des program-

mes entrepris a permis d'arriver à la phase de consolidation ou de se rapprocher de la réalisation de l'éradication; Notant en outre que des pays qui commencent à se développer entreprennent des programmes de pré- éradication;

mée par le Comité mixte. Il est cependant certain qu'une solution pourra être trouvée. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, assure au

délégué de la Norvège et aux autres membres de la Commission que le Directeur général comprend parfaitement leurs préoccupations, mais il s'agit ici de savoir ce que l'OMS peut utilement entreprendre au stade actuel. Des avis seront fournis aux pays désireux de créer des centres sanitaires dans les ports, mais seulement sur leur demande. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL souligne, à propos de la distribution des rapports de consultants, que le délégué

Reconnaissant que s'il est, en règle générale, nécessaire de confier à un service spécialisé l'exécution d'un programme d'éradication du paludisme,

la participation active des services généraux de santé prend une importance de plus en plus considérable à mesure que le programme se rapproche de ses objectifs et devient capitale au moment où il

atteint la phase d'entretien puisque, à partir

de celle -ci, les services généraux de santé doivent assumer la responsabilité de la vigilance contre la réinstallation de l'infection, 1.

de la Norvège a soulevé une question importante à laquelle il est cependant difficile de répondre. Les renseignements que réunit un consultant pour l'usage intérieur de l'Organisation sont très différents de ceux

DEMANDE instamment aux gouvernements qui

exécutent des programmes d'éradication du paludisme de faire participer d'une manière active leurs services généraux de santé publique à ces program-

que les gouvernements fournissent en réponse à un questionnaire, sachant que leurs indications seront publiées. En principe, le Directeur général ne peut donner une grande diffusion aux rapports des consultants, bien qu'il puisse les communiquer en pratique à certaines personnes sous forme de documents à dis-

mes, en particulier dans le domaine des travaux épidémiologiques ; 2.

PRIE instamment les pays dans lesquels certaines

tribution limitée. Si les gouvernements intéressés y consentent, les renseignements ainsi fournis pourraient être plus largement diffusés. Le PRÉSIDENT signale que le projet de résolution qui

zones sont entrées dans la phase de consolidation et se rapprochent par conséquent de la phase d'entretien de veiller à ce que les services généraux de santé soient prêts à assumer la responsabilité des opérations de vigilance pendant cette phase; et 3.

RECOMMANDE que les pays qui entreprennent des

programmes de pré- éradication organisent leurs services généraux de santé de manière à établir dans les zones impaludées une infrastructure permettant

a été préparé pourra peut -être donner satisfaction aux

délégués de la Norvège et de l'Inde. Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

d'exécuter le plus rapidement possible un programme d'éradication du paludisme.

lecture du projet de résolution. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne

et d'Irlande du Nord) propose de renvoyer l'examen du projet de résolution jusqu'à ce que le texte en ait été distribué. Il en est ainsi décidé. (Voir la reprise de la discussion

Le Dr KHABIR (Iran) propose que, dans les trois paragraphes du dispositif, les mots « services généraux de santé publique » ou « services généraux de santé » soient remplacés par les mots « services de santé locaux ». Le Dr HOURIHANE (Irlande) propose des modifica-

à la section 4.) 2.

tions d'ordre rédactionnel au texte anglais. Le PRÉSIDENT prie la Commission de se prononcer

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite de la quatrième séance, section 4) Ordre du jour, 2.3 Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner le

sur les propositions des délégués de l'Iran et de l'Irlande.

Décision: Les propositions du délégué de l'Irlande sont adoptées. 1 Actes off. Org. mond. Santé 118, annexe 18.

projet de résolution soumis à la quatrième séance (voir page 183), amendé de la façon suivante :

192

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr EVANG (Norvège) ne peut se rallier à la modification du libellé suggérée par le délégué de l'Iran. Il estime, en effet, que le texte actuel exprime correctement l'idée, à laquelle il souscrit entièrement, suivant laquelle il faut renforcer les services généraux de santé. Comme ces services peuvent être centraux ou locaux, leur renforcement à l'échelon local s'ensuivra automatiquement. Le Dr KHABIR (Iran) estime que le mot « généraux »

Estimant que la prompte mise en oeuvre de nou-

veaux programmes d'éradication du paludisme, l'accélération des projets en cours et l'intensification des programmes de pré- éradication en Afrique sont d'une importance capitale pour se rapprocher du terme de l'éradication totale du paludisme;

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les possibilités d'accélération du programme d'éradication du paludisme, 1 1.

à propos des services de santé a souvent une signification spéciale dans le langage administratif. Il tient à ce que le réseau des services locaux de santé soit pleinement utilisé. Le Dr CHADHA (Inde) partage le point de vue du délégué de la Norvège. Il estime que le libellé actuel exprime justement l'intention d'intégrer entièrement les services spéciaux dans les services généraux de santé. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

PREND NOTE de ce rapport; et

2.

PRIE le Directeur général d'entreprendre les

activités indiquées dans son rapport dans la mesure où elles sont conformes aux principes qui régissent

normalement l'assistance accordée par l'Organisation, où des ressources financières deviendront disponibles au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme et où le personnel approprié pourra y être affecté. Le Dr HOURIHANE (Irlande) estime que le membre

et d'Irlande du Nord) fait remarquer que le problème est apparemment d'ordre sémantique. L'expression «services de santé locaux» proposée par le délégué de l'Iran correspondrait pleinement à l'organisation sanitaire britannique. Au cours de l'échange de vues qui suit, des suggestions sont faites par le Dr SYMAN (Israël), le Dr EL BITASH (République Arabe Unie), le Professeur TRAN DINH DE (République du Viet -Nam), le Professeur CORRADETTI (Italie), le Dr EVANG (Norvège), le Dr MONTALVAN (Equateur) et le Dr GODBER

de phrase «dans toutes les parties du monde, y com-

pris l'Afrique », qui se trouve à la fin du premier paragraphe du préambule, est quelque peu tautologique.

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

(Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord). Le PRÉSIDENT propose de suspendre la discussion

la Commission, explique que les mots « y compris l'Afrique » ont été introduits parce que ce continent avait été exclu de la résolution originale sur le programme mondial d'éradication du paludisme, du fait que l'on ne disposait pas alors de renseignements suffisants sur les possibilités techniques d'interruption de

jusqu'à ce que l'on ait pu distribuer deux projets de résolution entre lesquels la Commission sera invitée à choisir. Il en est ainsi décidé. (Voir reprise de la discussion à la section 5.) Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner le

la transmission dans cette partie du globe. Maintenant que l'Afrique est incluse dans le programme, il paraît important de la mentionner expressément. Le Dr HOURIHANE (Irlande) pense que, sans une note explicative, le lecteur ne comprendra pas cette raison historique. On pourrait modifier le passage en question et dire: «dans toutes les parties du monde auparavant comprises dans le programme d'éradication du paludisme, plus l'Afrique ». Le Dr PENIDO (Brésil) suggère la formule suivante : « dans différentes parties du monde, y compris l'Afrique ». Le PRÉSIDENT suggère : « en Afrique et dans toutes les autres parties du monde ».

projet de résolution sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme qui a été soumis à la quatrième séance (voir page 184) et revisé par le Rapporteur, en consultation avec les délégués de la Belgique, du Pakistan et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, et dont le texte est désormais 1 e suivant :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente du fait que les progrès des connaissances, des méthodes et des techniques applicables à l'éradication du paludisme permettent à l'OMS d'aider à la solution des problèmes techniques et opérationnels de l'éradication dans toutes les parties du monde, y compris l'Afrique;

Le Dr HOURIHANE (Islande) pense qu'on pourrait

dire: «dans toutes les parties du monde où sévit le paludisme ». 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 13.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SÉANCE

193

Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) propose l'insertion du mot « maintenant » après « permettent ». Il serait alors inutile de faire expressément mention de l'Afrique. Il en est ainsi décidé. Le PRÉSIDENT soumet à la Commission l'ensemble du projet de résolution, désormais libellé comme suit :

L'exécution de cette résolution étant conditionnée par la disponibilité de fonds dans le compte spécial pour l'éradication du paludisme, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques voudra sans doute en tenir compte lorsqu'elle examinera le point 3.10.1 de l'ordre du jour intitulé « Compte s pécial pour l'éradication du paludisme ».

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Décision: La proposition est adoptée. (Voir la discussion à la page 361.) 3.

Consciente du fait que les progrès des connaissances, des méthodes et des techniques applicables

Examen des neuvième et dixième rapports du Comité

à l'éradication du paludisme permettent maintenant à l'OMS d'aider à la solution des problèmes techniques et opérationnels de l'éradication dans toutes les parties du monde; Estimant que la prompte mise en oeuvre de nou-

de la Quarantaine internationale Ordre du jour, 2.10.1 Neuvième rapport

veaux programmes d'éradication du paludisme, l'accélération des projets en cours et l'intensification des programmes de pré- éradication en Afrique sont d'une importance capitale pour se rapprocher du terme de l'éradication totale du paludisme;

Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine inter nationale.a Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

la Commission, indique qu'en application de l'article 13 du Règlement sanitaire international, chaque Etat Membre doit transmettre une fois l'an à l'Organisation des renseignements concernant les éventuels cas de maladie quarantenaire provoqués par le trafic international ou observés dans celui -ci, ainsi que les décisions

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les possibilités d'accélération du programme d'éradication du paludisme, 1.

PREND NOTE de ce rapport; et

2.

PRIE le Directeur général d'entreprendre les

activités indiquées dans son rapport dans la mesure où elles sont conformes aux principes qui régissent normalement l'assistance accordée par l'Organisation, où des ressources financières deviendront dis-

prises en vertu du Règlement et celles touchant à son application. Des rapports ont été reçus de 128 Etats et territoires à temps pour pouvoir être examinés en 1961 par le Comité de la Quarantaine internationale. En 1961, le nombre correspondant était de 115. Le Comité a examiné le neuvième rapport annuel pré-

ponibles au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme et où le personnel approprié pourra y être affecté. Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1

Le SECRÉTAIRE pense que la Commission désirera peut -être communiquer le texte du projet de résolution à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, qui doit examiner le financement

senté par le Directeur général en exécution de l'article 13 sur l'application du Règlement sanitaire international et ses effets sur le trafic international; ses recommandations sont contenues dans le présent rapport. Le Dr Kaul appelle l'attention sur la section 10 du rapport, où il est question de la centralisation accrue des activités de l'Organisation relatives à l'application du Règlement. Le Comité a jugé que cette importante évolution était la conséquence logique de l'accroissement du trafic aérien, de l'accélération des vols internationaux, du progrès technique des communications et du déclin, voire de l'élimination des maladies quarantenaires dans de nombreuses parties du globe. Le Comité a rendu hommage au travail accompli par les trois services de quarantaine d'Alexandrie, de Singapour et de Washington. La section 11 traite de la protection internationale contre le paludisme. Le Comité a recommandé la convocation prochaine d'une réunion d'experts du palu-

du programme d'éradication du paludisme sous le point 3.10 de l'ordre du jour. Il suggère le texte suivant pour cette communication : A sa séance du 15 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a adopté la résolution ciaprès, à l'issue de son examen du rapport du Directeur général sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme à l'aide de nouvelles contributions volontaires : [Texte de la résolution qui vient d'être approuvée] 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA1 5.20.

disme et de la quarantaine internationale pour examiner la situation. 2 Reproduit dans Actes o,$. Org. mond. Santé, 118, annexe 1, partie 1.

194

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Dans la section 14, le Comité prend note avec gra-

titude de l'aide que plusieurs administrations sanitaires, l'Association du Transport aérien international et les compagnies aériennes ont prêtée pour les essais de déinsectisation des aéronefs. Les sections 26 et 77 traitent respectivement des circonscriptions infectées par la fièvre jaune et des zones d'endémicité amarile. A la section 77, le Comité

miologique hebdomadaire donne des précisions sur l'origine de chaque cas et indique les mesures prises. Il faut notamment des indications relatives aux per-

sonnes qui contractent la maladie après avoir été vaccinées. Il importe de préciser les résultats de la vaccination, la façon dont elle a été effectuée et la présence ou l'absence de réaction positive. En 1961, 232 personnes sont arrivées à l'aéroport de Prague sans être munies d'un certificat international de vaccination. On en a compté soixante -neuf pendant

recommande que, lorsqu'il s'agit de déterminer la présence ou l'absence d'Aëdes aegypti en vue de délimiter les zones d'endémicité amarile conformément au paragraphe 1 de l'article 70 du Règlement de 1951,

le premier trimestre de 1962; en outre, quinze ont présenté des certificats qui n'indiquaient pas s'il y avait ou non eu une réaction positive. Le Dr EL -BoRAI (Koweït) remercie le Comité de la

on adopte, en accord avec les Etats intéressés, les principes dont s'inspire la pratique suivie par le Bureau sanitaire panaméricain pour s'assurer de l'éradication d'Aëdes aegypti. La procédure suggérée a pour objet

d'élaborer des critères pour, la détermination de la présence ou de l'absence d'Aëdes aegypti, car le para-

graphe 1 de l'article 70 n'énonce pas de règles pour la délimitation des zones d'endémicité amarile. Si l'Assemblée de la Santé approuve cette recommandation, le Directeur général suivra la question, en consul-

tation avec les Etats intéressés. A la section 73, il est fait mention d'une épidémie exceptionnellement importante de fièvre jaune enregistrée en Ethiopie au cours de l'année 1961; le nombre

des décès est évalué à 3000. L'OMS prête son assistance pour une étude sur l'épidémiologie de la fièvre jaune en Ethiopie, qui a commencé au début de 1962, mais l'évaluation des résultats demandera quelque temps.

Les sections 85 à 100 sont consacrées à des cas d'importation de variole signalés dans un certain nombre de pays. Des détails sur les cas de variole importés par bateau et par avion sont donnés dans l'appendice 3 du rapport. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) note que l'importation de maladies quarantenaires reste un réel danger. Les cas importés ne permettent pas de déclarer infecté le territoire considéré, mais l'expérience enseigne qu'ils sont souvent à l'origine de poussées épidémiques qui peuvent compliquer la situation épidémiologique, en particulier dans les pays limitrophes. Il est donc néces-

Quarantaine internationale de son rapport détaillé et complet. Le Gouvernement du Koweït s'est toujours vivement intéressé à la question et son Département de la Quarantaine s'acquitte de sa tâche conformément au Règlement sanitaire international. En dépit du développement du trafic international, aucun cas de maladie quarantenaire n'a été enregistré au Koweït en 1961. Les autorités nationales, qui ont également adopté les recommandations du Comité d'experts des Insecticides, sont persuadées que le meilleur moyen de se défendre contre l'introduction de maladies transmises par des vecteurs est de protéger les aéroports en prenant des mesures contre les moustiques. On cherche constamment à dépister la présence d'Aëdes aegypti et autres vecteurs dans les aéroports. Koweït attend avec impatience les résultats des nouveaux essais de désinsectisation dans des zones tropicales qui sont recommandés par le Comité de la Quarantaine internationale. L'eau de boisson fournie aux navires et aéronefs au Koweït est conforme aux normes internationales établies par l'OMS, notamment en ce qui concerne les qualités bactériologiques, chimiques et physiques. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) appelle l'attention sur la section 74 du rapport, ainsi conçue : France. Le Gouvernement signale ce qui suit : « Beaucoup de voyageurs en provenance directe de la Réunion se voient imposer par les autorités sanitaires égyptiennes de l'aéroport du Caire la présentation d'un certificat de vaccination antiamarile

saire, chaque fois qu'il y a importation de maladies et notamment de variole, d'envisager les possibilités de diffusion. La maladie est souvent diagnostiquée une semaine ou plus après l'apparition des symptômes, ce qui accroît le danger. Les Etats Membres devraient signaler immédiatement à l'Organisation les

ou la mise en quarantaine lors de leurs passages aériens en transit ou escales au Caire. Or, les exigences en matière de certificats de vaccination noti-

fiées à l'Organisation mondiale de la Santé par la République Arabe Unie ne considèrent pas le dépar-

cas importés, afin de permettre aux autres pays de prendre les mesures préventives nécessaires; de son côté, l'OMS devrait demander systématiquement des descriptions détaillées des cas en question. Des renseignements plus complets pourraient aussi être fournis dans les radio -bulletins épidémiologiques quotidiens de Genève. Enfin, il serait utile que le Relevé épidé-

tement de la Réunion comme zone endémique ou infectée. La présentation du certificat ne devrait donc pas être exigée des voyageurs en provenance directe de la Réunion et effectuant un simple transit par l'aérodrome de Nairobi (Kenya) dans les conditions prévues par les articles 34 et 75 du Règlement sanitaire international. »

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SEANCE

195

Le Comité [de la Quarantaine internationale] note que le département de la Réunion n'est pas un territoire infecté par la fièvre jaune, que la circons-

nécessairement à une immunité, mais on améliorerait les moyens de lutte. Le Dr GoossENS (Belgique) n'a pas grand -chose à ajouter à ce qu'a dit le délégué de la France. Cependant, l'apparition récente de cas de variole en Europe occidentale soulève quelques problèmes sur lesquels sa délégation souhaite voir attirer l'attention du Comité de la Quarantaine internationale. En premier lieu, le terme « circonscription » s'ap-

cription de l'aéroport de Nairobi (Embakasi) a cessé de faire partie de la zone d'endémicité amarile conformément aux dispositions du paragraphe 2 de

l'article 70 non amendé, et que cet aéroport comprend une zone de transit direct. En conséquence, le Comité estime que les mesures

prises au Caire vont au -delà des dispositions du Règlement.

plique dans la pratique aussi bien à la plus petite division territoriale qu'à l'ensemble d'un pays. Une définition plus précise aiderait à prévenir les divergences d'interprétation, surtout pour des régions à haute densité de population, où les courants de la vie économique et sociale ne tiennent pas compte des divisions administratives, de sorte que bien des personnes passent une partie de la journée dans un secteur et l'autre partie dans un secteur limitrophe. En deuxième lieu, il serait utile de mieux préciser le délai au terme duquel une zone peut être déclarée indemne. La troisième observation du Dr Goossens concerne

En fait, les autorités égyptiennes n'exigent pas de certificat de vaccination dans les conditions décrites dans la plainte, mais elles doivent s'assurer que les

voyageurs n'ont pas quitté la zone de transit de Nairobi. Tout ce qu'on leur demande, c'est un certificat délivré à cet effet par les autorités sanitaires de l'aéroport. L'article 1 du Règlement sanitaire international donne de la « zone de transit direct » la définition suivante : « Une zone spéciale, établie dans l'enceinte d'un aéroport ou rattachée à celui -ci, et ce avec l'approbation de l'autorité sanitaire intéressée et sous

son contrôle immédiat; destinée à faciliter le trafic en transit direct, elle permet notamment d'assurer la ségrégation, pendant les arrêts, des voyageurs et des équipages sans qu'ils aient à sortir de l'aéroport ». Le Dr SOHIER (France) constate que l'apparition récente en Europe de cas de variole en rapport avec le trafic international pose de nouveaux problèmes concernant la lutte contre cette infection. La délégation française croit devoir attirer l'attention sur les cas de sujets qui présentent des certificats de vaccination apparemment satisfaisants et qui cependant ont contracté la variole et l'ont propagée. Parmi les hypothèses qui peuvent être avancées pour expliquer de tels faits, on peut retenir la qualité défectueuse des vaccins ou des défaillances dans la technique de vaccination

le certificat de revaccination et les indications qu'il doit comporter. Du point de vue purement linguistique, toute personne que l'on ne vaccine pas pour la première fois est un sujet revacciné, mais sur le plan biologique les réactions sont bien différentes si le délai entre deux vaccinations est de trois ans ou de trente. En toute logique, il ne faudrait délivrer de certificats de revaccination, dans leur forme présente, qu'à des personnes revaccinées pendant la période de validité de la vaccination antérieure. Tous les autres cas devraient être assimilés à des primo- vaccinations, ou à tout le moins le certificat devrait -il mentionner les réactions constatées, ce qui permettrait aux autorités santaires de définir l'attitude à prendre à l'égard

de personnes qui auraient été au contact d'un cas avéré de variole. Enfin, les difficultés que l'on éprouve à retrouver

ou la probité des signataires des certificats. Pour les

les personnes qui ont été en contact avec un cas importé seraient réduites si l'on adoptait à nouveau des dispositions faisant obligation aux voyageurs d'indiquer leur provenance exacte et les escales qu'ils ont

vaccins, de grands progrès ont été réalisés tant en ce qui concerne leur préparation que le contrôle de leur efficacité : l'OMS a beaucoup contribué et con-

tribue encore à leur perfectionnement. Quant à la troisième hypothèse, il est possible que des voyageurs pressés aient obtenu des certificats de complaisance. La délégation française avait attiré l'attention sur ce point à la Treizième Assemblée mondiale de la Santé. La technique de vaccination est simple et, peut -être pour cette raison, elle est souvent appliquée dans des conditions défectueuses. Le Dr Sohier doute qu'il soit bon, comme on le fait actuellement, de délivrer des certificats sans contrôler les résultats de la vaccination. La délégation française se demande s'il ne convien-

effectuées pendant la période d'incubation, soit au cours des quatorze derniers jours. Le Dr CHOUDHURY (Inde) se réfère à la section 19

du neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale,' et en particulier au passage exprimant l'avis du Comité. Le sens exact de l'expression « premier cas importé » lui semble pouvoir prêter à confusion : le Dr Choudhury pense qu'elle est employée par opposition à celle de « cas secondaire », et qu'elle ne signifie pas que des cas importés ultérieurement ne doivent pas être notifiés. En ce qui concerne la déclaration, figurant dans les observations du Comité sur la section 26 du rapport, ' Actes of Org. mond. Santé, 118, 39.

drait pas d'étudier à nouveau la possibilité d'examiner les sujets après vaccination, en vue d'interpréter les résultats et de les noter sur le certificat. Cela ne résoudrait pas entièrement le problème, puisque certaines réactions ne correspondent pas

196

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

selon laquelle le virus de la fièvre jaune est, dans un pays, « considéré comme largement présent, de façon permanente, chez les vertébrés autres que l'homme dans les zones de jungle », le Dr Choudhury pense que le pays en question figure sur la liste des circonscriptions infectées. Quant au paragraphe suivant, dans

lequel le Directeur général est prié de s'enquérir auprès des Etats de l'étendue des zones où le virus se rencontre chez des vertébrés autres que l'homme, le Dr Choudhury estime que les recherches nécessaires seraient très techniques et coûteuses pour des pays en voie de développement et il se demande donc si l'OMS ne pourrait envisager de les entreprendre au titre de son programme de recherches. Le Dr DE ANDRADE SILVA (Portugal) signale que Macao a été indemne de choléra de 1956 à 1961, mais

Dans le paragraphe de la section 19 contenant les observations du Comité, la seconde phrase constitue en fait une demande aux administrations sanitaires, et le Dr Watt pense que, étant donné les circonstances, la formule employée n'est peut -être pas assez catégorique : il importe en effet d'avoir rapidement les renseignements en question. On pourrait peut -être modifier la rédaction de manière à suggérer un amendement au Règlement sanitaire international, qui imposerait des obligations plus impératives. La notification envisagée constituerait un avertissement utile relativement à d'éventuels foyers et permettrait de réduire le risque de propagation. Le Dr ALAN (Turquie) se réfère aux remarques du délégué de la Belgique. Les autorités sanitaires éprouvent beaucoup de difficultés à déterminer si une per-

qu'au cours de cette dernière année il y a eu quatorze cas dont six mortels. Le premier cas a été découvert

le 15 août; il s'agissait d'un immigrant venant du Kouang -toung (Chine continentale). Le bruit a couru

sonne venant d'une circonscription indemne ne se trouvait pas, quelques heures plus tôt, dans une circonscription infectée. La délégation turque serait donc, elle aussi, heureuse de voir la question examinée par le Comité de la Quarantaine internationale. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne

qu'une campagne de vaccination contre le choléra avait eu lieu dans cette région et la plupart des immigrants qui en provenaient ont présenté des certificats de vaccination contre le choléra et contre les fièvres

paratyphoïdes A et B, mais aucune confirmation officielle n'en a été reçue. Macao a donc entrepris un programme de vaccination qui a porté sur 98 % de la population : 15 000 personnes ont été vaccinées contre

et d'Irlande du Nord) souligne que, d'après ce qu'on a pu constater récemment en Grande -Bretagne, le danger que constitue la variole se trouve aggravé du fait de la plus grande rapidité des déplacements aériens

le choléra et les fièvres paratyphoïdes A et B, les autres contre le choléra seulement. Le dernier cas a été enregistré le 23 septembre, et Macao a été déclaré indemne le 12 octobre. Pendant toute la période considérée, l'administration sanitaire a bénéficié d'une étroite coopération de la

et de l'accroissement du nombre de voyageurs. Le Royaume -Uni reçoit beaucoup d'immigrants en provenance de pays infectés; ces derniers temps, il y a eu, en quatre semaines, cinq cas distincts d'importation de variole. Toutes les personnes atteintes venaient travailler au Royaume -Uni et toutes étaient munies de certificats de revaccination. Il semble donc évident que, pour se défendre efficacement contre l'importation de la variole, un pays doit compter moins sur les services de ses ports et aéroports que sur les autorités sanitaires de ceux d'où viennent les immigrants. Le Dr Godber saisit cette occasion pour rendre hommage aux autorités sanitaires du Pakistan pour les mesures qu'elles ont prises à Karachi à l'égard d'un grand nombre de personnes allant au Royaume -Uni et dont 98 % avaient été vaccinées avec succès. Certaines difficultés se sont présentées au début de l'année, mais depuis quatre mois il n'y a pas eu de nouveaux cas importés. Le délégué du Royaume -Uni partage l'opinion du délégué de la Belgique; les certificats de revaccination

part des autorités de Hong Kong. Aucune confirmation n'a pu être obtenue quant à la situation présumée en Chine continentale et les précautions prises ont donc été maintenues jusqu'à la fin d'octobre. Le problème est d'autant plus difficile que la Chine continentale ne participe pas aux activités de l'OMS, mais on a appris par deux visiteurs qui se donnaient

pour représentants de la République populaire de Chine que la situation était redevenue normale.

Cette question est évoquée à l'alinéa d) de la section 50 du rapport. Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) se réfère à la section 18, relative à la périodicité des réunions du

Comité de la Quarantaine internationale. Il semble prématuré de recommander, au stade actuel, que le Comité ne se réunisse que tous les deux ans. De l'avis de la délégation des Etats -Unis, mieux vaudrait laisser

sont souvent trompeurs en ce qu'ils ne tiennent pas suffisamment compte des différentes conditions. Au Royaume -Uni, les autorités ont récemment obtenu de bons résultats dans le dépistage des contacts;

toute latitude à cet égard au Directeur général, en continuant à prévoir au budget des crédits pour des réunions annuelles jusqu'à ce que le Directeur général estime que cela n'est plus nécessaire.

les méthodes employées pourraient donc être utilement étudiées par le Comité de la Quarantaine internationale.

Le Dr Godber pense, comme le délégué des Etats-

Unis, qu'il faut laisser à la discrétion du Directeur

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SEANCE

197

général le soin de réunir le Comité de la Quarantaine internationale. Le Dr YEN (Chine) juge peu heureuse la rédaction de certains passages de la section 67 du rapport. Les mots « choléra », «paracholéra » et « paracholéra du

rantaine se sont considérablement développés au cours de ces dernières années, de même que leurs activités.

Ils avaient à l'origine été créés pour s'occuper de la navigation maritime et des pèlerinages, mais depuis lors les communications aériennes ont pris une extenvigueur.

type El Tor» sont employés de telle façon que l'on risque certaines difficultés lorsqu'on en saura davantage au sujet des micro -organismes en cause. Les souches découvertes à Macao et à Hong Kong, par exemple, ne sont pas les mêmes que celles du Pakistan,

sion extraordinaire. C'est pourquoi, il importe de réexaminer périodiquement les mesures sanitaires en

La médecine a d'ailleurs fait elle aussi des progrès. Jadis le personnel sanitaire était impuissant devant les

mais le texte des observations du Comité risque de donner l'impression contraire. Rien n'oblige actuellement à recommander des mesures différentes dans les

maladies à virus; aujourd'hui, il peut au moins les diagnostiquer. Il n'en demeure pas moins que, même en ce qui concerne les maladies bactériennes, il reste de nombreux problèmes à résoudre; c'est ainsi qu'il existe une grande confusion à l'égard du groupe de maladies désignées par le terme de « paracholéra ». Tous ces problèmes doivent être étudiés de près et exigent un travail constant de la part des services de quarantaine. Bien plus, au fur et à mesure que telle ou telle maladie quarantenaire sera éliminée, il conviendra sans doute d'ajouter à la liste d'autres maladies transmissibles. Aussi le délégué de l'URSS espère -t -il qu'il sera possible d'encourager le comité qui s'occupe de ces questions à poursuivre plus avant ses travaux. Les efforts de l'OMS en matière de quarantaine ne devraient jamais se relâcher, mais au contraire être intensifiés.

deux cas, mais un peu plus de clarté ne serait sans doute pas inutile pour les travaux futurs. Le Dr SENTICI (Maroc) indique qu'aucun cas de variole n'a été dépisté au Maroc depuis dix ans, mais que la réapparition de la maladie en Europe a poussé les autorités sanitaires marocaines à entreprendre des vaccinations de masse. La mise en oeuvre des dispositions du Règlement sanitaire international relatives

à la variole s'est heurtée à quelques difficultés. Il s'agit en premier lieu du terme «circonscription », dont les délégués de la Belgique et de la Turquie ont

déjà parlé. Ensuite, il est arrivé que certaines personnes refusent de se faire vacciner et qu'on ne puisse plus les retrouver par la suite, souvent parce qu'elles

n'ont passé que quelques jours dans le pays. Il faut espérer que le Comité de la Quarantaine internationale examinera cette question.

Quant au rapport dont la Commission du Programme et du Budget est saisie, il n'y a aucun inconvénient à l'adopter. Le PRÉSIDENT rappelle que la question de la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine inter-

Le Dr AFRIDI (Pakistan) rappelle que son pays a été mentionné à deux reprises au cours de la discussion. La première fois, c'était à propos de la variole; à cet égard, le Dr Afridi tient d'autant plus volontiers à remercier le délégué du Royaume -Uni de son inter-

nationale constitue un point distinct de l'ordre du jour et que le problème du vibrion El Tor est traité dans le dixième rapport du Comité.' Il prie le Secrétaire de présenter ses observations sur les questions soulevées au cours de la discussion. Le SECRÉTAIRE reviendra ultérieurement sur la ques-

vention qu'il s'était dit à l'époque que l'on avait quelque peu exagéré la portée de cette affaire. Il y a certes eu des cas de variole à Karachi, mais on a généralement cru que la maladie sévissait dans l'ensemble du pays. On ignore à partir de quel foyer l'infection

tion de la périodicité des réunions et sur celle du vibrion El Tor, mais il voudrait toutefois formuler dès à présent une observation sur ce dernier point. Lors de sa neuvième réunion, le Comité de la Quarantaine internationale s'est borné à un examen préliminaire. Les premières notifications des poussées épidémiques

s'est propagée. Les problèmes de transmission et d'immunité sont souvent délicats; le Dr Afridi a lui même rencontré des personnes qui avaient réellement contracté la variole et qui, deux ans plus tard, réagissaient à la vaccination. Ces questions ont particulière-

ment retenu l'attention des autorités sanitaires de Karachi, important centre de communications par air

et par mer. En ce qui concerne le paracholéra du type El Tor, la question soulevée par le délégué de la Chine préoccupe vivement le Comité de la Quarantaine internationale. C'est la raison pour laquelle il a réexaminé

mentionnées dans les sections 67 à 72 du neuvième rapport portent la désignation «choléra »; il a fallu un examen plus poussé pour qu'on se rende compte qu'il s'agissait dans certains cas de l'infection par le vibrion El Tor; il s'en est suivi une certaine confusion.

ce problème à la lumière du rapport du groupe

Le point soulevé par le délégué de la République Arabe Unie sera soumis au Comité de la Quarantaine internationale à sa prochaine session.

scientifique des recherches sur le choléra, dont la prise

en considération constitue la base de son dixième rapport.' Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que les services de qua1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 1, partie 2.

On a souligné la nécessité de faire vite lorsqu'il s'agit de notifier les cas importés et de diffuser les renseignements. La section 19 du rapport expose les mesures prises par l'OMS dès que l'on eut découvert

un premier cas importé de variole et la Commission peut voir que l'OMS n'a pas tardé à diffuser les données nécessaires. L'article 9 du Règlement sanitaire international ne fait aucune distinction entre les

198

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cas importés et non importés; aussi les gouvernements

sont -ils tenus, en vertu de cet article, de notifier immédiatement les cas importés. Il va sans dire que le premier cas importé ne suffit pas à faire déclarer une circonscription « infectée » et on ne saurait prendre des mesures sanitaires à l'égard des voyageurs en provenance d'une telle circonscription. Le Directeur général priera le Comité de la Quarantaine internationale d'examiner les questions soulevées au cours

ADOPTE le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. 2.

Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) fait observer

qu'une ou deux questions de fond ont été soulevées au cours de la discussion. N'y aurait -il pas lieu de les mentionner dans la résolution en précisant qu'elles

seraient renvoyées pour examen au Comité de la Quarantaine internationale ? Le PRÉSIDENT répond que tel n'est pas l'usage; on

du débat. En ce qui concerne les certificats de revaccination, qui ne mentionnent pas le résultat obtenu, certains facteurs, que la plupart des membres de la Commission connaissent bien, viennent compliquer la situation. Comme l'a dit le délégué du Pakistan, beaucoup de questions d'immunologie restent obscures. Les résul-

a toujours considéré comme allant de soi que ces questions seraient soumises au Comité. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) voudrait apporter un amendement au projet de résolution pour tenir compte de la question qu'il a soulevée au sujet de la section 74 du rapport. Le PRÉSIDENT demande si les délégués des EtatsUnis d'Amérique et de la République Arabe Unie vou-

tats de la vaccination sont souvent difficiles à inter-

préter et on ne peut guère retarder le départ d'un voyageur jusqu'à ce qu'ils soient connus. Il importe de poursuivre l'étude de la question; peut -être le Comité de la Quarantaine internationale pourra -t -il le faire lors d'une réunion ultérieure. L'expression «circonscription infectée » traduit l'intention du Règlement sanitaire international de limiter

draient que les problèmes dont ils se préoccupent soient expressément mentionnés dans la résolution ou s'ils acceptent qu'il y soit fait allusion en termes généraux.

la zone d'infection de manière que les mesures de quarantaine puissent être appliquées de façon précise

au lieu de s'étendre sur un territoire trop vaste. En fait, on a laissé aux autorités locales le soin de définir elles -mêmes ce qu'il faut entendre par «circonscrip-

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) et le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) répondent qu'ils préféreraient une référence expresse. Si le rapport est

tion » dans l'usage administratif local. On est parti du principe qu'elles tiendraient compte à cet égard de la façon dont l'infection peut se propager à partir de cette zone. La délimitation de la « circonscription » incombe donc essentiellement au pays intéressé. Quoi qu'il en soit, le Directeur général transmettra la question au Comité de la Quarantaine internationale qui l'examinera plus à fond. Telles sont, de l'avis du Secrétaire, les principales questions soulevées au cours du débat.

adopté sans autre précision, on pourrait croire que l'Assemblée de la Santé approuve les passages au sujet desquels ils ont fait des réserves.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande au Secrétaire s'il peut

confirmer que les procès- verbaux des débats et les autres documents pertinents seront bien transmis au Comité de la Quarantaine internationale à sa réunion suivante. Le SECRÉTAIRE répond que tel est bien l'usage normalement suivi par le Directeur général, mais suggère

Le rapport du Comité de la Quarantaine internationale représente en fait une recommandation à l'Assemblée mondiale de la Santé et des observations

d'inclure une demande expresse à cet effet dans un nouveau projet de résolution à soumettre à la Commission.

sur les activités de la période étudiée. Aussi toute modification proposée sera -t -elle soumise en temps voulu à l'Assemblée mondiale de la Santé. L'usage généralement suivi veut que la Commission du Pro-

Il en est ainsi décidé. (Voir le procès -verbal de la douzième séance, section 4.) 4.

gramme et du Budget recommande l'adoption du rapport. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr MONTALVÁN

Problèmes de santé des gens de mer (reprise de la discussion de la section 1)

Ordre du jour, 2.9 Le PRÉSIDENT signale que le texte du projet de réso-

(Equateur), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, 1. REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; et

lution présenté au début de la séance a maintenant été distribué. Il est conçu comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Vu la résolution WHA13.51 de la Treizième As-

semblée mondiale de la Santé relative aux problèmes de santé des gens de mer;

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : CINQUIÈME SEANCE

199

Ayant examiné le troisième rapport du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer, les observations et recommandations faites par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, et le

Le Dr AFRIDI (Pakistan) propose l'expression « prendre des mesures positives en vue de l'établissement de centres ou de services analogues ». Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

rapport du Directeur général sur ce sujet, 1.

PREND ACTE du rapport du Comité mixte OIT/

et d'Irlande du Nord) considère que cette formule risque d'être trop impérative et qu'elle va au -delà de ce qui a été proposé dans le rapport ou au cours de la discussion.

OMS; 2. APPROUVE les recommandations du Conseil exécutif, soulignant en particulier la nécessité de mettre à la disposition des gens de mer des services de santé satisfaisants; 3.

Le Dr EVANG (Norvège) propose de supprimer purement et simplement tout le membre de phrase qui

APPELLE L'ATTENTION des gouvernements sur

suit les mots « à l'intention des gens de mer ». Décision: Cette modification est adoptée. Le PRÉSIDENT soumet à la Commission le projet amendé de résolution, dont le texte est désormais le suivant:

les bons résultats obtenus par les centres de santé créés dans certains grands ports à l'intention des gens de mer et leur recommande d'envisager favorablement l'ouverture de centres analogues; 4.

PRIE le Directeur général: 1) de poursuivre les efforts entrepris par l'Organisation pour aider les pays à améliorer d'une façon générale la santé des gens de mer, le cas échéant avec la précieuse coopération de l'Organisation internationale du Travail, de l'Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime, et d'autres organisations ou institutions intéressées; et 2) d'entreprendre en 1965, conjointement avec l'OIT, une étude sur le développement des ser-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Vu la résolution WHA13.51 de la Treizième As-

semblée mondiale de la Santé relative aux problèmes de santé des gens de mer; Ayant examiné le troisième rapport du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer, les observations et recommandations faites par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, et le

rapport du Directeur général sur ce sujet, 1. PREND ACTE du rapport du Comité mixte OIT/ OMS;

vices sanitaires fournis aux gens de mer dans l'ensemble du monde, et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé en 1966. Il demande aux membres de la Commission s'ils ont des observations à formuler au sujet de ce texte. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

2.

APPROUVE les recommandations du Conseil exé-

cutif, soulignant en particulier la nécessité de mettre

à la disposition des gens de mer des services de santé satisfaisants; 3.

APPELLE L'ATTENTION des gouvernements sur

et d'Irlande du Nord) estime que les mots « envisager favorablement l'ouverture de centres analogues » au paragraphe 3 du projet pourraient donner lieu à deux interprétations opposées. Peut -être la Commission accepterait -elle de les remplacer par l'expression « examiner si des mesures de ce genre seraient appropriées

les bons résultats obtenus par les centres de santé créés dans certains grands ports à l'intention des gens de mer; 4.

PRIE le Directeur général :

dans les grands ports de leur pays ». Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) se demande si on ne pourrait

pas ajouter au paragraphe 3 un membre de phrase tel que « ou d'institutions similaires adaptées aux conditions locales ». L'énoncé du projet actuel est peut -être trop rigide. Le Dr EVANG (Norvège) est d'accord avec les délé-

de poursuivre les efforts entrepris par l'Organisation pour aider les pays à améliorer d'une façon générale la santé des gens de mer, le cas échéant avec la précieuse coopération de l'Organisation internationale du Travail, de l'Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime, et d'autres organisations ou institutions intéressées; et 2) d'entreprendre en 1965, conjointement avec l'OIT, une étude sur le développement des ser1)

gués du Royaume -Uni et de l'Union soviétique. Le paragraphe en question ne devrait pas donner l'impression que l'on recommande de créer les mêmes services dans tous les ports. En fait, il s'agit uniquement

vices sanitaires fournis aux gens de mer dans l'ensemble du monde, et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé en 1966. Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.' ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI5.21.

de favoriser la coopération internationale encourageante qui se manifeste déjà en la matière. Par contre, le délégué de la Norvège ne pense pas que la formule proposée par le délégué du Royaume -Uni souligne suffisamment l'aspect international de la question.

200 5.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (reprise de la discussion de la section 2)

Ordre du jour, 2.3 Le PRÉSIDENT rappelle que le projet de résolution amendé sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme (voir page 183) a été examiné antérieurement au cours de cette même séance et que diverses nouvelles modifications ont été proposées. On

grammes entrepris a permis d'arriver à la phase de consolidation ou de se rapprocher de la réalisation de l'éradication; Notant en outre que des pays qui commencent à se développer entreprennent des programmes de pré- éradication; Reconnaissant que s'il est, en règle générale, néces-

saire de confier à un service spécialisé l'exécution

a décidé de soumettre à la Commission une alternative, la première solution consistant à supprimer le mot « généraux » du membre de phrase « la participation active des services généraux de santé » au quatrième alinéa du préambule et, au dispositif, les mots « généraux » et « publique » de l'expression

d'un programme d'éradication du paludisme, la participation active des services de santé prend une importance de plus en plus considérable à mesure que le programme se rapproche de ses objectifs et

devient capitale au moment où il atteint la phase d'entretien puisque, à partir de celle -ci, les services

« services généraux de santé publique » au paragraphe 1, et le mot « généraux » de l'expression « services généraux de santé » aux paragraphes 2 et 3. Si

de santé doivent assumer la responsabilité de la vigilance contre la réinstallation de l'infection, 1. DEMANDE instamment aux gouvernements qui exécutent des programmes d'éradication du paludisme de faire participer d'une manière active leurs services de santé à ces programmes, en particulier dans le domaine des travaux épidémiologiques; 2. PRIE instamment les pays dans lesquels certaines zones sont entrées dans la phase de consoli-

la Commission estimait pouvoir accepter cette proposition il serait superflu d'envisager la deuxième possibilité.

Le Dr KHABIR (Iran) et le Dr EL BITASH (Répu-

blique Arabe Unie) déclarent accepter cette proposition. Le PRÉSIDENT propose à la Commission de se pro-

dation et se rapprochent par conséquent de la

noncer sur le projet de résolution modifié par cet amendement et, pour le texte anglais, par les deux légères modifications de forme suggérées par le délégué de l'Irlande, le texte complet étant désormais le suivant: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général

phase d'entretien de veiller à ce que les services de santé soient prêts à assumer la responsabilité des opérations de vigilance pendant cette phase; et 3. RECOMMANDE que les pays qui entreprennent des programmes de pré- éradication organisent leurs services de santé de manière à établir dans les zones impaludées une infrastructure permettant d'exécuter le plus rapidement possible un programme d'éradi-

sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; Notant les progrès satisfaisants dus au fait que, dans de vastes territoires, l'exécution des pro-

tion du paludisme. Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1

La séance est levée à 17 h. 55.

SIXIÈME SEANCE

Jeudi 17 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Maintien de l'assistance aux États ayant récemment accédé à l'indépendance

qui sont en voie d'y accéder, ainsi qu'aux plans d'ac-

Ordre du jour, 2.6 Le PRÉSIDENT invite le Directeur général à présenter la question. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL appelle l'attention sur le

tion future. La partie 1 reproduit le rapport que le Directeur général avait présenté au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, et résume les divers aspects de la question; le Directeur général reviendra du reste sur le dernier de ces aspects : l'assistance

opérationnelle. Après avoir examiné ce rapport, le Conseil exécutif avait décidé que celui -ci devait être transmis à l'Assemblée de la Santé avec le procès verbal de ses propres délibérations, qui constituent la partie 2 du document. 2 Reproduit, à l'exclusion de la partie 2, dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 4.

document 2 contenant son rapport consacré à l'organisation de l'assistance aux pays qui, en Afrique ou ailleurs, ont récemment accédé à l'indépendance ou 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.19.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SIXIÈME SÉANCE

201

La partie 3 est consacrée à l'assistance accordée pour l'élaboration des plans sanitaires nationaux. Il est superflu de souligner la nécessité de planifier le développement économique et social des pays récemment parvenus à l'indépendance, de même que l'utilité du rôle que l'OMS peut jouer en aidant les admi-

nistrateurs sanitaires de ces pays à formuler clairement les objectifs qu'ils se proposent d'atteindre au cours des dix ou vingt prochaines années, de façon à permettre une utilisation judicieuse, par ces pays, non seulement de leurs propres ressources mais également de l'aide extérieure qui peut leur être accordée. Le Directeur général rappelle qu'au cours de la séance plénière du jour précédent il a insisté, en résumant le débat sur son Rapport annuel pour 1961, sur la néces-

tance opérationnelle. Le problème dont il s'agit ici n'est pas celui d'une période de crise, comme celle qui s'est produite il y a deux ans dans un pays qui venait d'accéder à l'indépendance et où, pour des raisons politiques, une grande partie du personnel étranger a brusquement abandonné les services sanitaires; on ne peut faire face à de telles situations exceptionnelles qu'en recourant à des mesures spéciales. La situation examinée dans ce document est plutôt celle d'un pays parvenu sans heurt à l'indépendance mais où une partie du personnel de santé existant n'est pas disposée, pour des raisons diverses, à demeurer au service du nouveau gouvernement. L'Organisation a reçu de nombreuses demandes de pays de trouvant dans un tel cas. Les gouvernements intéressés disposent parfois des fonds nécessaires pour rémunérer le personnel appelé à occuper les postes vacants et ils ne demandent à l'OMS que de les aider à recruter ce personnel; mais, dans la plupart des cas, une aide financière est également nécessaire pour le paiement des traitements. Le programme OPEX de l'Organisation des Nations Unies n'offre pas de solution pour les problèmes de ce genre, car il ne vise qu'à pourvoir des postes clés, par exemple celui de directeur des services de santé, et n'intervient pas dans le recrutement des agents chargés des travaux courants,

sité de coordonner les diverses sources d'assistance internationale de caractère bilatéral ou multilatéral et

a fait remarquer à cette occasion que le rôle des institutions qui viennent en aide à ces pays ne doit pas être de rivaliser entre elles en offrant des fonds à l'envi, mais d'aider les pays bénéficiaires à déterminer leurs besoins et les meilleurs moyens d'y faire face.

Il serait déplorable que les pays ayant récemment accédé à l'indépendance commencent à créer leurs services sanitaires d'une façon désordonnée et fragmentaire.

La partie 4 du document traite de l'enseignement et de la formation professionnelle. On admet généralement que si les pays devenus indépendants depuis peu doivent forcément dépendre du concours d'un personnel étranger au moins pendant quelques années, et même plus longtemps dans certains domaines spé-

bien que ceux -ci précisément fassent défaut dans nombre de pays. D'aucuns opposeront peut -être qu'en réservant des ressources substantielles pour la rétri-

bution de ce personnel on risque de compromettre d'autres activités de développement économique et social; il ne faut cependant pas perdre de vue qu'en laissant péricliter des services sanitaires déjà existants,

ciaux, l'unique solution durable et satisfaisante au problème de la constitution de leurs services sanitaires fondamentaux consiste à donner à ces pays

les moyens de former du personnel national en nombre suffisant. Malheureusement, la formation d'un personnel sanitaire pleinement compétent, qu'elle soit assurée dans le pays même ou à l'étranger, est extrêmement coûteuse. C'est ainsi que les études de médecine durent au moins six ans et que si l'OMS accorde une bourse à cette fin, elle est dans l'obligation d'af-

on introduirait un élément d'instabilité nuisible au développement économique et social des pays ayant récemment accédé à l'indépendance. D'où la nécessité

d'apporter à ces pays les moyens de maintenir leurs services sanitaires à un niveau au moins équivalent à celui d'avant l'indépendance. Il s'agit là d'un problème très ardu, et les solutions envisagées dans son rapport ne constituent que de simples suggestions que réserve.

le Directeur général formule avec la plus grande Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud) déclare qu'après

fecter des crédits pour toute la durée de cette formation. La création de nouvelles écoles de médecine ou d'infirmières demande aussi des ressources considérables et le recrutement du personnel enseignant pose également un problème important. C'est d'ailleurs un fait significatif que les gouvernements qui

se montrent habituellement disposés à allouer des fonds pour la création de nouveaux établissements d'enseignement hésitent souvent à le faire pour des écoles de médecine, qui sont les plus onéreuses. Il est indispensable de chercher une solution à ce problème

car, pour autant que le Directeur général puisse en juger, il n'existe aucun moyen d'abréger la durée de la formation d'un médecin. Certes, le personnel sanitaire auxiliaire joue, et continuera à jouer pendant de nombreuses années encore, un rôle très important, même dans les pays évolués; mais il est impossible de créer les services sanitaires essentiels sans disposer de médecins, d'infirmières, d'ingénieurs sanitaires et d'autres spécialistes pleinement qualifiés.

La partie 5 du document, enfin, traite de l'assis-

avoir étudié le document soumis à la Commission et entendu les remarques du Directeur général, sa délégation est plus que jamais convaincue qu'il est urgent d'assurer aux pays en voie de développement, et plus spécialement à ceux qui viennent d'accéder à l'indépendance, toute l'aide possible en vue de l'élaboration et de l'organisation de leurs services sanitaires sur des bases rationnelles. Les besoins sanitaires demeurent considérables dans les pays évolués, mais ils sont plus grands encore dans les pays sous -développés. Grâce aux progrès réalisés dans les sciences médicales et apparentées, on possède aujourd'hui les connaissances nécessaires pour combattre la maladie et alléger la souffrance, mais ces connaissances ne suffiront pas, à elles seules, à réaliser l'idéal de l'OMS, soit à assurer à tout être humain la possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre. Avant tout, il faut dresser l'inventaire des besoins fondamentaux des pays

202

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nouvellement indépendants, puis rechercher les meilleurs moyens d'y pourvoir. Tous les pays en voie de développement ont ceci de commun qu'ils manquent de médecins et de personnel auxiliaire qualifiés et, par la force des choses, il s'écoulera beaucoup de temps avant qu'ils puissent remédier

pas compte des besoins réels des pays assistés ? Le tableau sur les coûts des plans sanitaires nationaux dans les pays africains 1 risque de donner l'impression erronée qu'il suffit de trouver des fonds, d'engager des experts et de faire élaborer des plans. De l'avis de la délégation israélienne, il convient d'envisager sérieu-

à cette pénurie par leurs propres moyens. La délégation de l'Afrique du Sud appuie donc la suggestion

du Directeur général dans son rapport, qui vise à fournir du personnel opérationnel à titre temporaire aux pays qui en ont besoin, qu'ils viennent ou non d'accéder à l'indépendance et qu'il s'agisse de pays d'Afrique ou d'autres continents. A son avis le mieux serait, pour commencer, de financer l'opération à l'aide des ressources existantes, en y consacrant par exemple le solde des économies envisagées par le Comité spécial du Conseil exécutif, après déduction de la somme nécessaire pour assurer le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique. Le Dr du Plooy attendra toutefois de connaître les vues des autres membres de la Commission avant de présenter un projet de résolution dans ce sens. Le Dr SYMAN (Israël) est impressionné par le nombre

sement la constitution d'un comité que l'on pourrait peut -être appeler « Comité de la Planification des Services sanitaires pour les Territoires africains ». Le second groupe de propositions a trait à l'enseignement et à la formation professionnelle, domaine où l'OMS a déjà fait beaucoup de bon travail. Comme on l'a souligné à maintes reprises, la solution à long terme du problème que pose la pénurie de personnel sanitaire consiste à mettre les pays à même de former

et d'employer leurs propres ressortissants, ce qui oblige, dans l'intervalle, à utiliser du personnel étranger et à envoyer les nationaux de ces pays faire leurs études dans d'autres pays. Cette formule est très coûteuse et, même au bout de dix ans, elle ne permettra pas de disposer d'un personnel suffisant. Aussi est -il indispensable d'accélérer la création d'écoles de médecine dans des centres judicieusement choisis du continent africain. Le délégué d'Israël indique que son propre pays assure actuellement la formation médicale d'un certain nombre d'étudiants venant de différents pays d'Afrique, en suivant des méthodes qui intéresseront peut -être la Commission : on procède tout d'abord à

de propositions pratiques que contient le rapport du Directeur général; en effet, à sa vingt- neuvième session, le Conseil exécutif s'était borné à formuler le principe du maintien de l'assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance et il était encore fort loin d'envisager des solutions concrètes. Ces propositions sont groupées sous trois rubriques :

élaboration de plans sanitaires nationaux, enseignement et formation professionnelle, et assistance opérationnelle. A propos du premier objectif, le Directeur général, en résumant la veille la discussion qui avait

une sélection très stricte parmi les candidats et l'on s'efforce alors de leur donner non seulement une formation de médecin mais aussi une formation d'enseignant, pour qu'ils puissent former le noyau des facultés de médecine qui devront être créées dans leurs propres pays.

eu lieu sur son Rapport annuel, a souligné qu'une planification rationnelle est indispensable pour mettre en place un bon appareil sanitaire et il a laissé entendre que certains gouvernements avaient sollicité une assis-

Le Dr Syman ne voit pas très bien à quoi correspondent les chiffres indiqués pour le coût des pro-

grammes de formation soutenus par l'OMS, qui figurent à la section 7 de la partie 4 du rapport. Les prévisions concernant les bourses semblent valoir dans

tance sans se préoccuper de l'intégrer dans un plan général. Le Dr Syman indique que son propre pays qui, dans la mesure de ses moyens, est toujours prêt à offrir son aide aux pays en voie de développement, a eu lui -même l'occasion de constater, tout spéciale-

certains cas pour un an et dans d'autres pour six. Il se demande en outre si c'est pour des raisons financières que le nombre des bourses destinées à des étudiants en médecine est limité à trente -six; il est en effet convaincu qu'il serait possible de placer à l'étranger

ment en Afrique, que l'assistance qu'Israël avait consentie n'avait pas dans certains cas apporté aux pays bénéficiaires tous les avantages qu'ils auraient pu en retirer s'ils avaient procédé de façon plus métho-

un bien plus grand nombre d'étudiants africains si l'on pouvait disposer de bourses à leur intention. D'autre part, il regrette d'apprendre, à la section 5 de

la partie 5 du document, relative au financement, qu'il n'a pas encore été possible de savoir si d'autres sources seraient disponibles pour l'assistance envisagée et il espère que l'on s'efforcera de déterminer rapidement les possibilités qui s'offrent en la matière. En ce qui concerne la partie 5 du rapport, le délé-

dique. En ce qui concerne les moyens d'améliorer le travail de planification, le Directeur général a formulé un certain nombre de propositions qui paraissent parfaitement réalisables et dont le coût serait étonnamment modique. Il reste toutefois à préciser certains points, notamment la façon dont les plans devraient être élaborés pour les différents pays : conviendrait -il,

par exemple, que l'OMS crée un comité de planification uniqueet centralisé ou serait -il préférable que les plans soient dressés, à l'échelon régional, en collaboration avec les groupes de pays intéressés ? Comment éviter que l'envoi, par différents pays, d'experts et de spécialistes de formation et aux con-

gué d'Israël rappelle que son gouvernement avait hésité dans le passé à préconiser l'assistance opérationnelle, estimant que cela serait s'écarter de la politique normale de l'OMS; à l'heure actuelle toutefois, il est convaincu que cette forme d'assistance

ceptions très diverses n'aboutisse à une sorte de concurrence dans les offres de services qui ne tiendrait

est justifiée par l'urgence des besoins. Il faut certainement accorder une aide en recrutant du personnel opérationnel et peut -être aussi en complé' Actes off: Org. mond. Santé, 118, 92.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SIXIÈME SEANCE

203

tant les traitements. D'un autre côté, il convient de veiller à limiter soigneusement la durée de cette assis-

africains plus largement que par le passé. A cet égard,

tance, qui doit servir uniquement à combler une lacune temporaire : il ne faut pas que l'Organisation se laisse entraîner à financer des postes permanents.

l'Union soviétique a pris une initiative qui s'est révélée féconde en créant à Moscou l'Université Lumumba, qui comprend une faculté de médecine d'oíl sortent déjà chaque année 100 médecins. En outre,

Le Dr Syman renouvelle sa proposition de créer un comité de planification des services sanitaires et peut -être aussi un comité de l'enseignement et de la formation professionnelle en Afrique. Ces deux comités pourraient examiner de façon plus approfondie les propositions détaillées contenues dans le document en discussion; en attendant, il serait heureux que la Commission recommande à l'Assemblée de la Santé d'autoriser le Directeur général à poursuivre l'élaboration de ses plans. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) a pris

de nombreux Africains étudient la médecine dans d'autres universités, à Moscou ou ailleurs. Le Professeur Jdanov a lui -même participé récemment, à Copenhague, à un séminaire au cours duquel on a examiné la contribution que les pays européens pourraient apporter à cette oeuvre de formation; la conclusion a été que les facultés de médecine européennes

connaissance avec un vif intérêt du rapport et a été impressionné par la complexité des problèmes qui y sont traités. Il reconnaît, comme le Directeur général, la nécessité de planifier l'action sanitaire et de former du personnel national et estime qu'il appartient bien à l'OMS d'accorder une assistance opérationnelle aux pays qui sont récemment devenus indépendants.

pourraient assurer à quelque 1000 à 1500 étudiants originaires des pays nouvellement indépendants la formation dont ils ont besoin dans de nombreuses branches, non seulement en médecine tropicale mais aussi en matière de protection maternelle et infantile et en médecine générale par exemple. Il faut évidemment compter de quinze à vingt ans avant que les pays nouvellement indépendants puissent disposer de services sanitaires complets, mais un premier pas doit être accompli sans tarder. Dans l'intervalle, l'OMS devra procurer un nombre considérable de médecins et d'autres travailleurs sanitaires, notam-

L'octroi d'une telle assistance constitue, pour les pays évolués, un devoir humanitaire et son gouvernement est prêt à en assumer pleinement sa part. La délégation néerlandaise recommandera à son gouvernement d'appuyer les propositions formulées dans la section rapport si ces propositions sont 5.1 de partie entérinées par l'Assemblée de la Santé.

ment des auxiliaires, pour l'exécution des travaux courants. Comme on l'a déjà signalé, un grand nombre

de médecins européens qui travaillaient dans les anciennes colonies ont quitté leur poste et il a fallu envoyer des équipes pour combattre les épidémies résultant de ce départ. Le Professeur Jdanov souligne à ce propos combien il importe que ces équipes ne se bornent pas à s'acquitter de leurs tâches immédiates mais s'occupent également de former du personnel de catégorie intermédiaire, qui poursuivra le travail. L'Union soviétique a acquis une certaine expérience dans ce genre de formation grâce aux équipes qu'elle a envoyées pour faire fonctionner pendant quelques mois des hôpitaux qu'elle avait contribué à créer dans

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) souligne l'importance du pro-

blème débattu, à savoir l'assistance qui doit être accordée à certains gouvernements, principalement en

Afrique, pour élever leurs services sanitaires à un niveau qui permettra de répondre aux besoins fondamentaux de la population. Les ressources dont on dispose sont limitées et il convient par conséquent de les utiliser de la façon la plus efficace. Le Professeur Jdanov estime en premier lieu qu'il est indispensable de s'en tenir à des activités purement médicales. Il croit devoir le souligner parce qu'il est question, dans la section 7 de la partie 1 du rapport, d'autres domaines d'activité groupés sous la rubrique

plusieurs pays. L'OMS pourrait jouer un rôle utile d'intermédiaire entre les pays qui fournissent cette sorte d'assistance et les pays bénéficiaires. Abordant les propositions détaillées soumises à la Commission, le Professeur Jdanov note que la par-

tie 3 du rapport contient une suggestion visant à créer un groupe spécial pour la planification des services sanitaires nationaux. Il hésite pour sa part à se rallier à cette proposition, car il estime que les plans de ce genre doivent être établis au niveau des administrations sanitaires nationales, qui sont après tout les organismes responsables dans ce domaine, même

d'hygiène du milieu. Il est vrai que la nutrition, le logement et beaucoup d'autres facteurs influent sur la santé, mais il existe d'autres organisations directement compétentes pour traiter ces problèmes. Etant admis que les activités doivent se limiter au domaine médical, on s'accorde généralement à reconnaître que la tâche la plus importante consiste à pro-

s'ils ne sont pas encore rationnellement organisés. L'OMS devrait se borner à accorder son assistance à l'échelon du bureau régional, qui connaît bien les pro-

mouvoir la formation de personnel local pour les services sanitaires nationaux des pays ayant récemment

blèmes et les besoins locaux. Il convient de ne pas céder à la tendance à une centralisation excessive.

accédé à l'indépendance. Comme il existe très peu d'écoles de médecine en Afrique, la formation nécessaire ne pourra être donnée sur place que dans une

faible mesure; on pourrait cependant obtenir des résultats importants si certains pays européens acceptaient d'assurer la formation d'étudiants en médecine

En ce qui concerne le type de services sanitaires nationaux à créer, on ne saurait formuler de règle stricte et invariable. Il appartiendra à chaque pays d'en décider lui -même, conseillé par l'OMS. Les quinze années d'expérience de l'Organisation ont

204

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cependant démontré, selon le Professeur Jdanov, que le type de services le plus efficace est sans doute celui qui relève d'un système de socialisme d'Etat. En ce qui concerne le financement des activités, la délégation soviétique se propose de présenter certaines suggestions au moment où l'Assemblée de la Santé examinera sa proposition concernant l'utilisation des réserves considérables qui sont disponibles dans le budget de l'Organisation pour l'assistance aux pays nouvellement indépendants. Le Dr MUDALIAR (Inde) rappelle que le Directeur général s'est référé au nombre élevé d'organisations,

mettre toute l'assistance possible dans les limites de ses ressources. Il espère que, lors de sa prochaine session, l'Assemblée de la Santé sera en mesure d'examiner des plans détaillés. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation apprécie le rapport soumis par le Direc-

teur général pour deux raisons principales. Tout d'abord, ce rapport répond, par sa haute qualité et

par l'équilibre qu'il réalise entre une conception idéaliste et le souci du détail pratique, à ce que le Gouvernement des Etats -Unis attend de l'OMS. En second lieu, il représente un nouvel effort vers l'instauration

tant bilatérales que multilatérales, qui fournissent une assistance aux pays nouvellement indépendants. L'Inde, en sa qualité d'ancien territoire colonial parvenu relativement tôt à l'indépendance, a connu beaucoup de difficultés semblables à celles que les pays africains traversent actuellement et le Dr Mudaliar croit donc pouvoir affirmer que la meilleure aide que les institutions internationales puissent apporter à ces

d'une collaboration internationale constructive en matière d'assistance aux pays sous -développés, particulièrement en Afrique. Ce rapport est ainsi en parfaite harmonie avec les conceptions et la politique de son gouvernement en ce qui concerne cette assistance.

Ces conceptions sont du reste bien connues et le Congrès des Etats -Unis les a énoncées dans la loi du 4 septembre 1961 pour le développement international. En vertu de cette loi, de 350 à 400 millions de dollars seront consacrés l'année prochaine à l'assistance aux pays africains. Déjà, des crédits de plus en plus élevés sont accordés par d'autres pays pour des buts analogues et des fonds toujours plus importants

pays doit avoir la forme d'une action catalytique, faite pour stimuler l'effort de développement des pays

eux -mêmes. La tâche de l'OMS consisterait, en ce cas, à coordonner les activités des diverses organisations et celles des pays intéressés. La nécessité de créer les moyens de formation néces-

sont mis à la disposition des diverses institutions internationales. Le rapport dont la Commission est saisie traite des possibilités d'assistance dans trois domaines essentiels,

saires pour le personnel sanitaire amène à se préoccuper du développement général de l'enseignement

et de l'instruction. Le Dr Mudaliar estime, avec le Directeur général, que la formation la meilleure est celle qui est donnée sur place, dans les conditions mêmes où l'étudiant sera appelé à travailler plus tard; en attendant toutefois que ce système idéal puisse être réalisé, de nombreux travailleurs sanitaires devront acquérir leur formation à l'étranger, et il serait souhai-

table qu'ils puissent y trouver des conditions à tout le moins analogues à celles de leurs pays d'origine. Son pays a déjà accueilli un certain nombre d'étudiants

tionné dans la section 1 de la partie 3 qu'une telle planification « suppose des études et des enquêtes sur les besoins sanitaires en matière de bâtiments, de matériel et de personnel, afin d'établir un ordre de priorité et de déterminer les méthodes les plus économiques et les plus efficaces », et qu'en outre « elle facilite l'assistance internationale et autre en lui

dont le premier est l'élaboration des plans sanitaires nationaux. Sa délégation se félicite que l'on ait men-

africains et il sera heureux d'étendre cette assistance dans la mesure de ses moyens. Il estime cependant que

la création d'écoles de médecine en Afrique contribuerait grandement à la solution du problème. De telles écoles deviendraient des centres dont l'influence

rayonnerait sur de vastes régions et les étudiants y un enseignement correspondant aux besoins pratiques de leur propre pays. En ce qui concerne l'assistance opérationnelle, le délégué de l'Inde reconnaît que les pays parvenus récemment à l'indépendance ont un besoin urgent de recevraient

permettant de se porter sur les secteurs prioritaires définis par chaque pays, ce qui permettra de tirer le meilleur parti des ressources disponibles. » La délégation des Etats -Unis approuve pleinement le type d'activité proposé et, compte tenu des ressources limitées du budget ordinaire de l'OMS, elle souhaite que l'on recherche une solution mutuellement acceptable sur la base de laquelle les Etats -Unis et d'autres pays pourraient accorder des fonds supplémentaires pour la mise en oeuvre de ces activités. La seconde forme importante d'assistance dont il est question dans le rapport a trait à l'enseignement

médecins ainsi que d'infirmières, de sages- femmes et d'autres auxiliaires. Il est persuadé que de nombreux

pays répondraient favorablement à toute demande concernant l'envoi de personnel de ce genre.

et à la formation professionnelle. Dans le passé, l'Afrique a dépendu essentiellement de personnel étranger pour ses services sanitaires, et il est actuelle-

Il faut que chaque pays établisse un plan pour le développement de ses services sanitaires, compte tenu

ment urgent d'assurer sur place la formation de ce personnel. M. Gardner approuve l'importance que le

de ses problèmes et de ses ressources. De tels plans devraient être élaborés en consultation avec les diverses organisations qui accordent une assistance, et le meilleur organisme coordonnateur serait probablement en ce cas le Bureau régional de l'Afrique. Le Dr Mudaliar

rapport accorde à la formation d'auxiliaires aussi bien que du personnel professionnel, car l'expérience

montre le rôle important joué par le personnel de niveau intermédiaire dans le domaine de la santé comme dans d'autres. Il approuve également l'affir-

suivra avec intérêt et espoir les progrès qui seront réalisés et il est autorisé par son gouvernement à pro-

mation contenue dans la section 2 de la partie 4, selon laquelle « il est nécessaire, pour élaborer des

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SIXIÈME SÉANCE

205

programmes d'enseignement et de formation professionnelle, de se fonder sur un plan sanitaire national prévoyant le nombre des hôpitaux et des autres établissements qui seront nécessaires pour assurer dans tout le pays un réseau minimum de services sanitaires essentiels », et que «ce n'est que sur cette base qu'il sera possible d'évaluer de façon réaliste les besoins en personnel de toutes catégories. » Le délégué des Etats -Unis souligne, à ce propos, le lien qui existe entre les activités de l'OMS en matière d'enseignement et de formation professionnelle et celles d'autres organisations qui assurent une formation professionnelle dans d'autres domaines. Son gouvernement souhaiterait que, dans les années à venir, des sommes plus considérables soient réservées par le programme élargi d'assistance technique et le Fonds spécial des Nations Unies au financement des activités d'enseignement et de formation professionnelle de l'OMS. L'Assemblée générale des Nations Unies a décidé que la période de dix ans, qui a débuté en 1960, sera désignée comme la décennie pour le développement et elle a fixé à $150 millions le montant à atteindre pour le programme d'assistance technique et pour le Fonds

les trois objectifs en question. Elle espère en outre qu'on trouvera des moyens acceptables pour amener les Etats Membres à verser des sommes supplémentaires aux fins de ce programme. Le Dr JUCHNIEWICZ (Pologne) déclare avoir lu le rapport dont est saisie la Commission avec beaucoup d'intérêt. Son avis sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance est bien connu depuis la vingt -neuvième session du Conseil exécutif. Il aimerait cependant présenter quelques

observations à propos de la déclaration faite en début de séance par le Directeur général. Après avoir souligné l'importance primordiale de la formation de cadres nationaux de santé publique dans les Etats indépendants depuis peu et en voie de

développement, ainsi que la nécessité de fournir à leurs populations un minimum de services sanitaires, le Directeur général a signalé l'intérêt de la coordination, qui permettrait d'utiliser au mieux les diverses

ressources disponibles. Le délégué de la Pologne demande si l'OMS a déjà préparé un projet de coordination des diverses formes d'assistance dont bénéficient les pays en question ou si elle se propose de le faire. Pour aider ces pays, l'expérience acquise par tous ses Membres sera certes utile à l'Organisation, mais c'est de l'expérience d'Etats qui ont mis en place leurs services de santé dans des conditions particulièrement difficiles que les pays intéressés pourront tirer le plus grand profit. Le Dr Juchniewicz souscrit aux observations faites par le délégué de soviétique à propos du séminaire de Copenhague sur la formation en méde-

spécial au cours de cette période. Les Etats -Unis d'Amérique ont offert $60 millions, sous la réserve habituelle que cette contribution ne représenterait pas plus de 40 % du total. La délégation des Etats -Unis renouvelle l'appel qu'elle a adressé aux autres gouver-

nements pour qu'ils contribuent à atteindre le plus tôt possible le total prévu de $150 millions.

L'assistance opérationnelle est pour l'OMS une entreprise nouvelle qui, comme l'a souligné le délégué d'Israël, se justifie par l'urgence des besoins. La délégation des Etats -Unis appuie l'action proposée sous

cine tropicale, à laquelle la Pologne a également participé.

certaines conditions, dont quelques -unes sont d'ailleurs mentionnées dans le rapport soumis à la Commission : premièrement, l'assistance ne doit être accordée que s'il y a risque d'effondrement des services sanitaires; deuxièmement, elle doit être temporaire et

La Pologne fait déjà beaucoup pour aider les nouveaux Etats indépendants. A l'heure actuelle, trente cinq médecins polonais travaillent dans diverses régions de l'Afrique - la moitié d'entre eux envoyés

n'avoir d'autre objet que d'aider à traverser une personnel capable de remplacer celui qui lui est fourni;

par l'intermédiaire de l'OMS - et d'autres encore se tiennent à la disposition de l'Organisation en cas de besoin. Pour le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie), la question des services de santé dans les pays en voie de développement est certainement une des préoccupations essentielles de l'OMS. Les anciennes colonies se trouvent fréquemment devant de graves problèmes au moment de leur accession à l'indépendance : en effet, les puis-

période critique; troisièmement, le gouvernement du pays assisté doit faire tous ses efforts pour former du

quatrièmement, le personnel envoyé dans les pays doit avoir, comme dans le cas de l'OPEX, le même statut que les fonctionnaires du gouvernement intéressé, l'OMS se bornant à financer le relèvement des traitements de ce personnel jusqu'au niveau international; cinquièmement, le placement de personnel opérationnel dans les services de santé doit aller de pair avec des mesures correspondantes dans d'autres

secteurs, ce qui veut dire que les gouvernements

devront profiter au maximum des possibilités offertes par le programme OPEX, dont le Gouvernement des Etats -Unis préconise l'extension. Selon les propositions présentées, une somme d'environ $700 000 serait disponible pour assurer la mise en oeuvre des trois parties du programme, ainsi que l'a recommandé le Conseil exécutif. La délégation des Etats -Unis souhaite que cette somme soit versée à un compte spécial pour l'assistance aux pays ayant récem-

sances coloniales, dont les services de santé métropolitains étaient souvent très bien organisés, ne se souciaient pas suffisamment de former du personnel sanitaire autochtone, si bien que les nouveaux Etats indépendants ne possèdent souvent qu'un seul médecin pour plus de 100 000 habitants. Le Gouvernement tchécoslovaque a compris que ces pays ont besoin de médecins compétents et haute-

ment qualifiés; c'est pourquoi, en vertu d'accords bilatéraux, de nombreux médecins tchécoslovaques sont déjà à pied d'ceuvre, notamment en Afghanistan,

en Ethiopie, au Ghana, en Guinée, au Mali et en Tunisie. Le travail de ces médecins, qui se consacrent

ment accédé à l'indépendance, et que le Directeur général soit habilité à l'utiliser à sa discrétion pour

entièrement aux services de santé publique et ne donnent aucune consultation particulière, est extrê-

206

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mement apprécié dans ces pays. En outre, des équipes de médecins ont été envoyées, à la demande des pays intéressés, pour lutter contre des épidémies telles que l'épidémie de méningite au Niger. Des médecins originaires de pays récemment parvenus à l'indépendance sont également venus compléter leurs études dans les écoles de médecine de Tchécoslovaquie. Parmi les médecins tchécoslovaques, nombreux sont ceux qui connaissent bien les questions d'administra-

sités fondamentales telles que, par exemple, l'enseignement et la formation professionnelle. Il conviendrait d'examiner de plus près la proposition du délégué des Etats -Unis d'Amérique concer-

nant les dispositions spéciales qui pourraient être prises pour financer l'enseignement et la formation professionnelle. Les fonds disponibles sont limités et il incombe à l'Assemblée de veiller à ce qu'ils soient utilisés avec le maximum d'efficacité. Le Gouvernement irlandais estime que la question de l'assistance opérationnelle doit être examinée

tion et le travail dans les pays tropicaux; peut -être l'OMS pourrait -elle fournir de plus amples renseignements sur le moyen le plus efficace de faire participer

ces médecins aux opérations d'assistance dans les pays en voie de développement.

attentivement en liaison avec d'autres questions de même nature. On aurait tort d'admettre que l'Organisation ne doit pas prêter une certaine forme d'assistance pour la simple raison qu'elle ne l'a jamais fait auparavant. Des cas d'urgence peuvent se produire et l'on doit pouvoir inscrire au budget de petites sommes

M. BRADY (Irlande) dit avoir pris connaissance avec intérêt des précieux renseignements et des recom-

mandations importantes contenus dans le rapport dont est saisie la Commission. Toutefois, comme l'a dit le Directeur général lui même, ce rapport ne représente qu'une première tentative dans la recherche d'une solution à l'immense problème qui se pose et les chiffres présentés ne le

pour y faire face, sans porter atteinte à la politique générale de l'OMS. Le Directeur général a fait preuve

sont qu'à titre indicatif. Le délégué de l'Irlande a d'ailleurs été surpris par la modicité des sommes prévues au stade actuel. Lorsqu'il s'agit d'un programme aussi important, il convient d'aller au fond de la ques-

tion avant de s'engager de façon précise, à cause des dépenses considérables qui seront finalement encourues.

sa propre expérience, l'Irlande lièrement bien placée pour comprendre les problèmes qui se posent aux pays venant d'accéder à l'indépen-

dance. Mais elle n'est qu'un petit pays et ne peut à elle seule être d'un grand secours. Néanmoins, elle étudie la possibilité de prendre des dispositions spéciales pour former des administrateurs, etc., surtout à l'intention des pays d'Afrique. En outre, un nombre considérable d'étudiants venus d'Afrique et de l'Asie du Sud -Est ont fait des études universitaires, y compris des études de médecine, en Irlande. Le Gouvernement irlandais a également pris part aux opérations d'assistance au Congo (Léopoldville).

de modération dans ses propositions et de réalisme dans sa façon d'envisager le problème, lorsque l'on songe au véritable tonneau des Danaïdes que l'Organisation pourrait avoir à remplir si le niveau de ses dépenses ne faisait pas l'objet d'un contrôle constant et attentif. Toutefois, ainsi que l'ont déjà souligné quelques délégués, il ne s'agit pas seulement de fournir du personnel sanitaire; il faudrait aussi que l'on puisse financer des projets d'équipement, par exemple la construction d'hôpitaux et de centres de formation professionnelle. Toute la structure économique et sociale des pays intéressés est en cause et il n'y a pas de solution rapide au problème. Il serait donc imprudent pour l'Organisation d'entreprendre des programmes de grande envergure sans avoir examiné à fond la question de la coordination de ses activités avec celles de l'Organisation des Nations Unies et des autres institutions spécialisées. Ce problème doit être envisagé dans le contexte général des autres activités entreprises par les Nations Unies pour

accélérer le développement des pays nouveaux. Il serait préférable de donner une nouvelle orientation à certains des programmes d'assistance technique existants plutôt que de laisser les diverses institutions mettre en oeuvre des programmes indépendants. Une étroite coordination entre institutions est d'une importance capitale. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) accueille

Le rapport sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique,1 distribué aux membres de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, indique que les fonds mis à la disposition de la Région africaine sont passés de un à près de six millions de dollars en relativement peu de temps, mais cette augmentation est minime si l'on considère l'ampleur des besoins. Avec le problème de la planification sanitaire, l'OMS se trouve engagée dans un nouveau

combat. Toutefois, ainsi que l'ont signalé d'autres délégués, les services sanitaires ne sont qu'un des éléments du patrimoine d'une nation : les structures sociales, économiques et administratives doivent toutes se développer harmonieusement, selon un plan d'ensemble répondant aux besoins particuliers de chaque

avec satisfaction les propositions constructives présentées dans le rapport soumis à la Commission. La délégation de la République Arabe Unie estime que c'est aux anciennes puissances coloniales qu'il incombe de faire fonctionner les services sanitaires dans les territoires qu'elles administraient lorsque ceux -

pays. En outre, il n'est pas possible d'installer des services sanitaires sans avoir satisfait à certaines néces1 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 10.

ci accèdent à l'indépendance, jusqu'à ce qu'ils soient eux -mêmes en mesure d'en assumer la charge. Pour venir en aide à divers pays en proie à des difficultés, plus de deux cents membres du personnel médical de la République Arabe Unie travaillent déjà en Afrique,

dans la Région de la Méditerranée orientale et en Asie.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SIXIÉME SÉANCE

207

Comme le Directeur général, le Dr El Bitash recon-

naît qu'il ne sera pas facile de créer de nouvelles écoles de médecine pour former sur place un personnel médical national; l'entreprise demandera beau-

tantes et l'autre pour les nouvelles écoles. Pour ce qui est des écoles existantes, l'objectif est double : élever le niveau de l'enseignement et augmenter leur capacité

coup de temps et d'argent. Pour sa part, la République Arabe Unie a en conséquence décidé depuis quelques années de réserver 10 % des places dans ses facultés de médecine aux étudiants des pays voisins

par l'apport de matériel supplémentaire et par l'accroissement du nombre des enseignants à l'échelon inférieur (par exemple, des démonstrateurs) que, nor-

de la Méditerranée orientale, d'Afrique et d'Asie. Elle a également offert des bourses d'études post universitaires. La République Arabe Unie est désireuse de coopé-

malement, on doit pouvoir trouver sur place. C'est sur cette forme d'assistance qu'il faudrait par conséquent faire porter tous les efforts : l'expérience du Pakistan montre qu'il est possible d'aider rapidement des écoles existant déjà, avec pour résultat immédiat d'augmenter le nombre des étudiants qui en sortent munis de leur diplôme. La création d'une nouvelle école de médecine oblige

rer par tous les moyens à tout programme d'assistance envisagé par l'OMS dans ce domaine. Le Professeur TRAN DINH DE (République du VietNam) accueille favorablement les propositions présen-

tées dans le rapport, et donne tout son appui au programme d'assistance aux Etats qui viennent d'accéder ou vont prochainement accéder à l'indépendance.

par contre à construire des bâtiments, à se procurer l'équipement nécessaire, à recruter du personnel, et il faut prévoir un délai de onze ans au moins avant que l'entreprise ne commence à porter ses fruits. L'expé-

rience prouve qu'il est toujours plus facile de créer une seconde école de médecine dans un même pays; en revanche, les besoins de la population d'une Région commandent normalement une certaine dispersion de ces établissements. La décision devrait dépendre dans chaque cas des résultats des enquêtes locales. Il con-

Il souligne l'importance et la difficulté du problème que pose la formation d'enseignants compétents pour former non seulement des médecins mais aussi des techniciens de laboratoire et des infirmières. Au Viet -Nam, par exemple, il est très difficile de pré-

parer ce personnel dans le pays même. Trouver à l'étranger des enseignants qui acceptent de venir au Viet -Nam pour plus de quelques mois est tout aussi difficile. En effet, les pays ne forment actuellement des

vient de signaler, de ce point de vue, qu'au lieu de recourir à des conseillers qui se rendent successivement d'un lieu à l'autre, il pourrait y avoir avantage à constituer des commissions restreintes auxquelles on assignerait des zones déterminées et qui présenteraient ensuite des rapports d'ensemble. La délégation pakistanaise approuve la proposition

professeurs que dans la mesure de leurs propres besoins. Le Professeur Tran Dinh De demande s'il serait possible de créer au sein de l'OMS une section qui s'occuperait de la formation des enseignants médicaux qui seraient ensuite envoyés en Afrique, en Asie, etc. Il s'agit là évidemment d'un projet à long terme : en effet, il faudrait environ six ans avant que les premiers professeurs ne soient prêts à enseigner et six ans encore avant qu'ils aient eux -mêmes formé d'autres

d'accorder une assistance opérationnelle aux Etats récemment devenus indépendants, pour la simple rai-

son qu'il s'agit d'une mesure d'urgence destinée à pallier la situation critique qui suit l'accession à l'indépendance. Le projet de résolution qui vient d'être distribué (voir le texte à la page 208) précise nettement que la fourniture d'une telle assistance sera subordonnée à certaines conditions déterminées, auxquelles le délégué du Pakistan voudrait, pour sa part, en ajouter une, à savoir que le bénéfice du doute doit être acquis au pays qui sollicite une aide plutôt qu'à l'autorité qui accorde celle -ci. Le Dr KAWAKAMI (Japon) dit avoir étudié avec un

enseignants; mais ce serait probablement un moyen économique d'augmenter plus rapidement les effectifs du personnel médical. Le Dr AFRIDI (Pakistan) déclare que son gouvernement souscrit sans réserves au programme défini dans le rapport. Il voudrait présenter quelques observations

dont la Commission pourrait éventuellement tirer profit. Il conviendrait peut -être d'entreprendre la planifica-

tion et les enquêtes à l'échelon de la Région plutôt que des pays. En effet, si les pays forment une entité politique, il peut cependant arriver qu'ils aient des problèmes communs, surtout lorsqu'ils sont voisins; des conseillers agissant isolément risqueraient de formuler des recommandations contradictoires. Le financement des enquêtes à l'échelon régional permettrait en outre de réaliser d'importantes économies. En ce qui concerne l'enseignement et la formation professionnelle, le Pakistan n'avait pour commencer qu'une seule école de médecine; aujourd'hui, il en a neuf et l'on se propose d'en créer encore deux ou trois dans les années qui viennent. Le problème se présente en fait sous deux aspects auxquels il faudra trouver deux solutions différentes : une pour les écoles exis-

vif intérêt le rapport du Directeur général. La question dont la Commission discute actuellement entre effectivement dans les attributions de l'Organisation, et la délégation japonaise appuie pleinement les propositions visant à assurer le maintien de l'assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance.

Le Japon dispose d'un nombre considérable de médecins compétents qui seraient prêts à accepter des

missions en Afrique ou ailleurs dans le cas où des ressources financières seraient disponibles. On compte

au Japon un médecin pour 900 habitants, et même pour 600 habitants à Tokio, ville de dix millions d'âmes. Certains de ces médecins savent très bien l'anglais mais, pour d'autres, une certaine préparation linguistique pourrait s'avérer nécessaire. Le Japon dispose en tout cas du personnel nécessaire, grâce à la collaboration de l'Organisation et aux grands efforts réalisés sur le plan national.

208

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr EVANG (Norvège) déclare qu'il avait eu l'in-

nelle - comme le fait le projet de résolution - à ce qu'on appelle les « services sanitaires pré- existants », car il pourrait résulter de cette condition des discus-

tention de différer ses observations jusqu'à ce que certaines délégations de pays « consommateurs » aient

fait part de leurs vues à la Commission; comme il n'en a rien été il va intervenir sans plus tarder. Il est encourageant de constater qu'il règne au sein

sions difficiles quant à la nature de ces services. L'Organisation doit adopter une conception positive, tournée vers l'avenir et non vers le passé. Il semble

de la Commission une remarquable unanimité de vues au sujet de la nécessité d'une assistance et des méthodes à appliquer.

qu'il y ait une certaine contradiction entre, d'une part, la volonté d'accélérer l'enseignement médical et

On a dit que l'Organisation ne devrait pas aller plus loin que d'autres institutions spécialisées dans l'octroi d'une assistance aux pays récemment devenus indépendants. Pour sa part, le Dr Evang croit toute-

la formation de personnel national et, d'autre part, l'intention de limiter l'assistance opérationnelle à cette sorte de remplacement limité des « services sanitaires pré -existants ».

fois pouvoir affirmer qu'en adoptant le programme d'assistance proposé, l'Organisation serait parfaitement dans la ligne de l'évolution générale des activités de la famille des organisations internationales.

On trouve dans la section 2 de la partie 5 du rapport dont la Commission est saisie l'affirmation suivante :

Deux caractéristiques sont à souligner. Tout d'abord, quant à ses fonctions, sans qu'il lui soit nécessairement interdit de donner des conseils et de s'occuper de formation, le personnel opérationnel

Si l'on se borne à créer des services d'urgence, on n'aura aucune possibilité de combattre la fréquence des maladies; en admettant même que l'on parvienne à rétablir les « services pré- existants », le pays continuerait à se trouver en état d'urgence en ce qui concerne la médecine curative. Ne serait -il pas possible de combiner l'assistance opérationnelle avec un programme d'enseignement et de formation - l'assistance devant être en ce cas accordée principalement au personnel travaillant dans les dispensaires universitaires et dans les écoles de médecine qui, tout en pratiquant la médecine curative, pourraient en même temps former du personnel ? Ce principe pourrait également être étendu aux auxiliaires par la création de

a pour tâche principale d'éviter toute interruption dans les soins médicaux dont bénéficient les particuliers plutôt que de prêter une assistance technique pour l'organisation et le renforcement des services de santé.

du projet de résolution qui a été distribué (voir page 209) définissent d'une manière beaucoup plus restrictive les principes de l'octroi d'une assistance opé-

Par contre, les alinéas a), b) et c) du paragraphe 5

rationnelle par l'OMS. On peut se demander s'il est opportun de rattacher trop étroitement l'octroi d'une assistance opération-

zones de démonstration dans lesquelles le personnel pourrait combiner ces deux fonctions. Comme on l'a déjà fait remarquer, la formation de médecins demande du temps. On parviendrait cependant à abréger les délais en envoyant les étudiants à l'étranger pour leur formation préclinique (en pharmacologie, en bactériologie, etc.), tandis que l'on mettrait sur pied, dans le pays même, des moyens d'enseignement clinique. Cette méthode, elle aussi, pourrait s'appliquer au personnel auxiliaire.

La séance est levée à 11 h. 55.

SEPTIÈME SEANCE

Jeudi 17 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance (suite)

ment après avoir considéré, d'une part, le programme envisagé pour aider ces Etats à élaborer des plans sanitaires nationaux et à accélérer l'enseignement et la formation professionnelle de leur personnel national et, d'autre part, l'attribution éventuelle d'une assistance opérationnelle auxdits Etats; Tenant compte des discussions consacrées par le Conseil exécutif à cette question lors de sa vingt neuvième session; Consciente du fait qu'il est urgent de développer

Ordre du jour, 2.6 La Commission est saisie du projet de résolution suivant, présenté par le Directeur général pour faci-

liter la discussion du point de l'ordre du jour et distribué pendant la séance précédente : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Après avoir examiné le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et notam-

les services sanitaires des Etats ayant récemment

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEPTIÈME SÉANCE

209

accédé à l'indépendance, en raison de l'importance

de ces services pour la santé et pour le progrès social et économique des peuples intéressés, 1. NOTE avec satisfaction l'assistance que l'OMS apporte à l'élaboration des programmes sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

la responsabilité financière de l'Organisation relativement à cette assistance ne dépassera pas la différence entre le montant du traitement et des indemnités du personnel faisant l'objet d'un e)

recrutement international et la somme que le gouvernement bénéficiaire paierait à des ressortissants du pays; f) aux fins de l'assistance opérationnelle, l'OMS aura recours, soit au recrutement de personnel international qu'elle détachera auprès des gou-

et la place importante qui est accordée, dans le projet de programme, à l'établissement de plans sanitaires nationaux ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel national; 2. PRIE le Directeur général de continuer de faire rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; 3. DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être accélérée dans le sens préconisé par le Directeur général dans son rapport et, à cette fin, approuve les dispositions relatives au programme et les arrangements financiers ci -après : I. 4. DISPOSITIONS RELATIVES AU PROGRAMME

vernements, soit à un système de subventions destinées à répondre aux besoins urgents en per-

sonnel opérationnel, chaque subvention étant régie par les dispositions d'un accord entre l'OMS et le gouvernement bénéficiaire, aux termes duquel

l'OMS conservera un droit de regard approprié, proportionné à ses engagements financiers. II. 6. ARRANGEMENTS FINANCIERS

AUTORISE la création d'un compte spécial pour

AUTORISE le Directeur général à mettre en Oeuvre

un programme accéléré d'assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou sont sur le point d'y accéder, particulièrement en Afrique, ce programme portant essentiellement sur les points suivants : a) élaboration de plans sanitaires nationaux et

l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, ce compte étant régi par les dispositions de la résolution WHA13.24 relative au fonds bénévole

pour la promotion de la santé; 7.

DÉCIDE en outre que le programme défini dans

la partie I de la présente résolution pourra être financé au moyen des fonds de toute origine dont l'Organisation disposera, étant entendu que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 5 ne dépasseront pas $700 000;

activités connexes de formation; b) développement et accélération de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel national dans le domaine médical; c) octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés ci -après au paragraphe 5; 5. DÉCIDE que l'octroi d'une assistance opérationnelle par l'OMS sera régi par les principes suivants : a) le principal critère à retenir pour répondre

PRIE le Directeur général de porter cette résolution à l'attention des Membres. 8.

Le Dr GANGBO (Dahomey) félicite le Directeur général du rapport très complet 1 dont la Commission est actuellement saisie. L'unanimité s'est faite sur

aux demandes de personnel opérationnel présentées par les gouvernements est le risque de paralysie d'un service de santé pré- existant; b) le

la nécessité de fournir une assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou qui sont en voie d'y accéder. Les deux premiers orateurs ont été d'avis, comme le Directeur général, que cette assis-

rôle de l'OMS consiste à combler les

lacunes de façon à maintenir le minimum de personnel indispensable pour franchir une période critique mettant en danger les services sanitaires essentiels qui existaient au moment de l'indépendance; c) l'Organisation doit être certaine que les pays font tout leur possible pour parvenir, dans le plus bref délai, à financer au moyen de leurs ressources

tance devait être précédée par des études solides. Certes, il faut établir son plan avant d'agir, mais ce n'est pas sans quelque appréhension que le Dr Gangbo fait sienne cette façon de voir. Un orateur a demandé

propres le coût du personnel médical et paramédical essentiel; d) les membres du personnel en question assu-

reront les tâches dont ils sont chargés à titre de fonctionnaires du gouvernement intéressé et non pas en qualité de fonctionnaires internationaux de l'Organisation; en outre, ils associeront des fonctions de consultation et d'enseignement à leurs fonctions opérationnelles;

si l'aide accordée jusqu'à présent aux pays africains était pleinement efficace. Le Dr Gangbo répond oui et non à la fois, oui dans le cas de l'assistance fournie en matière de formation par exemple, non pour ce qui est de l'éradication du paludisme, en particulier dans les pays bordant au sud le Sahara. Cela n'implique aucune critique à l'égard de l'Organisation, car il est certain qu'aucune entreprise humaine ne peut atteindre d'emblée à la perfection. Les membres de la Commission se souviendront des observations qui ont été faites en séance plénière au sujet de la lenteur de l'action de l'OMS. Cette lenteur est sans doute sou1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 4.

210

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

vent inévitable, mais la Commission pourrait utilement étudier les moyens de combiner la rapidité et l'efficacité.

Le Dr Gangbo approuve entièrement les propositions présentées par le Directeur général en ce qui concerne la formation professionnelle, mais il ne faut pas perdre de vue que, dans les pays en voie de déve-

qui tendent à décourager les gouvernements de faire appel à elle. La tâche à accomplir en matière de développement est trop vaste pour pouvoir être entreprise partout à la fois, mais l'assistance des pays avancés permettra de progresser plus rapidement. Un philosophe occi-

loppement, le taux de scolarisation est souvent tel que les candidats susceptibles de recevoir cette formation y sont très peu nombreux; ces pays auront donc besoin de personnel étranger pendant un certain temps. Au Dahomey, cette situation est en train de s'améliorer grâce à l'aide du Gouvernement français et de l'UNESCO. Le Dahomey possède un nouvel hôpital de 350 lits, financé et équipé par le Fonds d'aide et de coopération de la France, mais son fonctionnement, tant au

dental a dit que, puisque le néant est antérieur à la création, celui qui n'a rien possède tout; la philosophie bantoue ne partage pas cette conception et, pour ses adeptes, la possession du néant constitue un lourd fardeau. Au délégué de la Norvège, le Dr Dehlot répond que, si les pays « consommateurs » n'ont pas encore fait connaître leurs besoins, c'est parce qu'ils souhaitent d'abord savoir ce que les pays donateurs sont prêts à offrir.

point de vue financier qu'au point de vue du personnel, soulève des difficultés. Il faut ajouter que certaines provinces, aussi vastes que la Suisse, disposent d'un seul médecin. Le Dr Gangbo tient donc à appuyer la recommandation faite la veille, à la huitième séance plénière, par le délégué du Togo à propos de la for-

Le Dr DJUKANOVIá (Yougoslavie) déclare que l'as-

mation des cadres et à demander à l'OMS d'aider à former du personnel en Afrique au moyen de cours inter -pays. Quant au personnel auxiliaire et paramédical, l'effectif en serait suffisant si l'OMS prêtait son concours pour coordonner les activités de formation dans les divers pays en vue d'uniformiser les niveaux. Une école d'infirmières s'ouvrira au Dahomey en septembre 1962, dont on compte qu'à partir de 1965 elle formera 50 infirmières par an. Le Dr DEHLOT (Congo, Brazzaville) déclare que sa

sistance à fournir aux pays qui viennent d'accéder ou vont accéder à l'indépendance est certainement l'une des tâches les plus importantes qui se posent à l'Organisation. La délégation yougoslave a pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du rapport du Directeur général et elle approuve entièrement les suggestions qui y figurent. Certains délégués ont proposé

des solutions aux problèmes que pose l'attribution d'une aide efficace, mais la délégation yougoslave estime que ces problèmes sont plus complexes que ne

semblent l'avoir considéré les délégations qui sont jusqu'à présent intervenues dans le débat. Le délégation yougoslave comprend parfaitement les

délégation a lu avec un très vif intérêt le rapport du Directeur général et écouté la discussion dont il a fait l'objet au sein de la Commission. C'est un véritable appel en faveur des pays en voie de développement qui a été lancé aux pays avancés; cet appel a déjà trouvé de nombreux échos. Les pays africains sont conscients de l'effort accom-

raisons pour lesquelles les représentants des pays en voie de développement n'ont pas immédiatement participé à la discussion. A la fin du deuxième conflit mondial, la Yougoslavie, dévastée par la guerre, s'est trouvée aux prises, d'un seul coup, avec maints problèmes semblables aux leurs et il lui a été difficile de

savoir par où commencer. Les nouveaux Etats se trouvent maintenant dans la même situation. Cepen-

pli par l'OMS dans les territoires en voie de développement et la délégation du Congo (Brazzaville) a noté avec satisfaction que cet effort portait particulièrement sur la formation professionnelle. L'octroi de bourses constitue la forme d'aide la plus constructive qui puisse être accordée. Si du personnel médical de secours est encore indispensable actuellement, c'est parce que les anciennes puissances administrantes s'étaient contentées d'envoyer de la métropole des cadres supérieurs. Le Congo (Brazzaville) est particulièrement recon-

dant, le délégué de la Norvège a eu raison de dire qu'il était important d'entendre d'abord les délégués des nouveaux Etats, parce qu'il est très difficile de savoir comment les aider s'ils ne donnent pas eux mêmes des indications à ce sujet. Le rapport dont la Commission est saisie expose

clairement la situation, mais il est difficile de tout entreprendre à la fois. Le Dr Djukanovié pense que le Directeur général devra disposer d'équipes spéciales qui seront chargées d'étudier sur place tous les problèmes et de formuler des recommandations; il

naissant au Gouvernement israélien, qui a offert dix bourses pour des sages- femmes formées actuellement dans ce pays hospitalier. Il est particulièrement

sera ensuite possible de prendre des mesures plus positives. Ces équipes pourraient se composer de travailleurs de la santé publique venant de pays qui ont rencontré et surmonté des difficultés du même ordre. Le Dr AUJOULAT (France) divisera ses observations

remarquable que, dans ce cas, tout a été décidé et réalisé en un mois. Comme on l'a déjà indiqué, l'aide fournie par l'OMS manque souvent de rapidité; trop de temps se passe souvent en consultations entre

le moment où son assistance est demandée et celui où elle est fournie. Il serait donc très souhaitable que l'OMS fasse de son mieux pour réduire ces délais,

en plusieurs parties : il présentera tout d'abord des remarques d'ordre général; en second lieu il évoquera le rapport qui est soumis à la Commission; ensuite, ses observations porteront, d'une part, sur le projet de résolution dont la Commission est saisie (voir page 208) et finalement sur les arrangements financiers proposés.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEPTIÈME SÉANCE

211

Pour ce qui est des remarques d'ordre général, le délégué de la Norvège a fait observer à la séance précédente qu'il était dommage qu'un certain nombre de

La conclusion importante se dégageant donc du rapport est que, si les besoins actuels dépassent dès maintenant l'aide disponible, d'autres besoins se mani-

délégations aient été appelées à prendre la parole sans avoir entendu l'avis des représentants des pays en voie de développement. Le Dr Aujoulat est plus favorisé, car il a entendu au moins quelques -uns de ceux -ci et il a pu se faire une idée de ce qu'ils désirent.

festent déjà et d'autres encore commencent à apparaître à l'horizon. L'Assemblée se trouve ainsi invitée à envisager une action d'ensemble visant à permettre aux jeunes Etats d'atteindre le plus rapidement possible

le niveau de santé auquel leur population a le droit de prétendre. Une action efficace entraînera des dépenses consi-

Le délégué de la France ne partage pas tout à fait le point de vue de certains délégués de pays africains

qui voudraient établir une distinction entre pays consommateurs et pays fournisseurs. Le problème qui

dérables, de sorte qu'une analyse attentive du problème amène à se demander s'il n'y a pas un certain décalage entre les ambitions légitimes affirmées dans le rapport et les propositions plus modestes contenues dans le projet de résolution. On notera que ce projet de résolution prévoit trois domaines d'action : l'éla-

se pose à l'Organisation est avant tout celui de la collaboration entre différents pays tous associés à la même tâche. S'il est vrai que des pays de l'extérieur peuvent apporter un concours précieux, c'est aux nouveaux Etats qu'il appartient de faire l'inventaire de leurs besoins et de présenter le personnel qui mérite d'être formé. Ce qui est essentiel, c'est que tous travaillent dans le même sens. Les observations qui ont déjà été faites au cours du débat montrent assez l'importance qui est accordée

boration de plans sanitaires pour les Etats nou-

vellement indépendants, la formation intensifiée de personnel et une forme nouvelle d'aide, à laquelle on a donné le nom d'« assistance opérationnelle ». En ce qui concerne le premier de ces domaines, il est évident

à ce problème. La seule critique que l'on pourrait formuler à l'égard du rapport du Directeur général porterait sur sa minceur. En fait, le titre même de ce rapport est trop modeste, car il semble indiquer qu'il ne s'agit que de maintenir une assistance précédemment

que la responsabilité de l'élaboration des plans sanitaires incombe au premier chef aux nouveaux Etats eux -mêmes; eux seuls savent ce dont ils ont besoin et c'est eux qui devront mettre les plans à exécution. L'OMS pourrait certainement les y aider, mais les

accordée; alors qu'à la lecture du rapport, il apparaît clairement qu'il est question non seulement de maintenir, mais encore d'accroître et d'élargir cette assistance.

dépenses prévues dans le rapport paraissent trop modestes pour permettre d'élaborer des plans sanitaires à long terme qui répondraient aux voeux des pays intéressés. Les observations présentées par le délégué du Dahomey nous rappellent que, si l'on effectue des enquêtes et si l'on établit des plans sanitaires à long terme sans prévoir en même temps les moyens nécessaires pour leur exécution, on ne peut susciter que de faux espoirs qui seront suivis de déceptions. Il est donc indispensable de savoir ce que les

Pour ce qui est du contenu du rapport, il en ressort que l'assistance fournie par l'OMS depuis quelques

années - dans la lutte contre les maladies trans-

missibles, la mise en place d'une administration de la

santé publique ou la formation professionnelle - a permis d'obtenir certains résultats. Le rapport indique toutefois nettement qu'il ne s'agit là que d'un début, qu'un trop petit nombre de bourses ont été offertes, que l'aide fournie dans la lutte contre les maladies et pour l'amélioration de l'hygiène du milieu a été insuffisante. De ce point de vue, le rapport est très utile, car il montre de façon concrète l'écart considérable qui sépare ce qui a été fait de ce qu'il est nécessaire de faire.

Etats sont capables d'entreprendre eux -mêmes et quelles sont les possibilités d'aide internationale. On a déjà longuement parlé du deuxième domaine d'action, celui de la formation du personnel. Il semble que, dans l'ensemble, les pays nouvellement indépendants veuillent surtout développer le plus rapidement possible leurs propres moyens de formation, afin de

Le rapport montre également qu'après avoir aidé les nouveaux Etats à faire face à leurs besoins les

former du personnel sans l'arracher à son milieu national; ils désirent aussi bénéficier de bourses en plus grand nombre qu'auparavant. A ce propos, il cours accélérés ou des cours de durée normale formant

serait intéressant de savoir si ces Etats préfèrent des un personnel hautement qualifié. Une autre idée qui a été émise est celle de la création d'établissements régionaux de formation qui desserviraient plusieurs Etats jusqu'à ce que chacun de ces derniers puisse se suffire à lui -même. La création de tels établissements pose, à son tour, des problèmes de construction et, plus encore, de recrutement du personnel enseignant. Quant au troisième domaine d'action, une « assistance opérationnelle » a déjà été fournie par l'OMS dans le passé pour répondre à des situations d'urgence et la proposition actuelle vise à l'assurer sur une plus large échelle, non tant comme mesure d'urgence qu'afin d'aider à pourvoir aux besoins normaux en personnel

plus pressants, il faut aujourd'hui les aider à renforcer leurs services de santé publique et fournir une assistance dans le domaine de la recherche, en particulier

pour éviter tout relâchement des efforts accomplis dans la lutte contre les maladies transmissibles. Il souligne de même que, dans le cas des projets qui ont été mis en place avec l'aide d'autres organismes pour éliminer ou juguler certaines maladies transmissibles, il sera nécessaire d'élargir l'assistance apportée

jusqu'à présent si l'on veut éviter que les résultats déjà acquis ne soient compromis. Lors des poussées épidémiques inattendues qui se sont manifestées en 1961 et en 1962, en particulier sur le continent africain,

il a bien fallu que l'OMS fournisse de toute urgence les équipes

et les vaccins

nécessaires pour les

enrayer.

des pays nouvellement indépendants. De nombreux problèmes se posent à cet égard et, en dépit des offres

212

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

qui ont été faites au cours de la discussion, il ne sera pas facile, dans l'immédiat, de trouver et de recruter ce personnel en nombre suffisant. Le statut de ce personnel est également une question délicate : sera -t -il directement recruté par l'OMS ou celle -ci se contentera -t -elle de jouer le rôle de bureau de placement, ou encore se chargera -t -elle - comme le suggère le rapport - de compléter les traitements de manière à soulager les Etats venant d'accéder à l'indépendance ? Pour en venir au projet de résolution et à ses incidences financières, le Dr Aujoulat espère que la Com-

du Pakistan, dont le pays a réalisé des progrès remarquables dans ce domaine, a rappelé à la Commission les délais inévitables. En revanche, il est possible de former des auxiliaires et du personnel infirmier dans

bien des territoires, sinon dans tous; or c'est là une tâche essentielle si l'on veut pouvoir utiliser au mieux les médecins que l'on pourrait recruter. Ceux -ci n'ont pas à perdre leur temps à des activités qui n'exigent pas leur concours. La formation post- universitaire des médecins locaux pose un problème moins difficile; nombre d'entre eux suivent actuellement des cours dans des pays étrangers.

mission pourra être informée de façon précise du coût de l'action envisagée, non seulement pour l'année en cours mais pour les années suivantes. Nul n'ignore

En Grande -Bretagne, il y en a en ce moment des milliers qui se perfectionnent, notamment dans diverses spécialités. On a parlé aussi du problème fondamental du financement. La délégation du Royaume -Uni pense, comme

que, lorsqu'un pays commence à recevoir une aide pour le développement de ses services sanitaires, l'assistance nécessaire augmente en proportion géométrique au moins pendant dix ans. L'Assemblée de la Santé doit donc savoir que l'effort qui sera demandé à l'OMS dépassera de beaucoup les prévisions finan-

celle des Etats -Unis, que l'Assemblée de la Santé doit

trouver d'autres sources que le budget ordinaire de l'Organisation pour la majeure partie des fonds requis afin de remplir ce que le délégué de l'Irlande a appelé «un tonneau des Danaïdes ». Elle estime également que ces efforts doivent être liés avec ceux qui s'impo-

cières très modestes qui figurent dans le projet de résolution. Il ne devrait pas être impossible d'éclairer nettement l'Assemblée sur le développement possible du programme afin qu'elle n'entretienne pas d'illusions et que ceux qui seront ultérieurement appelés à fournir des fonds n'aient pas l'impression d'être pris au dépourvu. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

sent dans d'autres domaines, notamment celui de l'enseignement général. Il serait vain de chercher à former un plus grand nombre de médecins dans des pays où l'on n'entreprendrait pas une action parallèle pour élever le niveau de l'instruction. La délégation du Royaume -Uni appuie donc les cinq observations formulées par le délégué des Etats -Unis à la fin de son intervention. Le Dr Godber a eu quelque peine à suivre l'argumentation du délégué de la Norvège; celui -ci a apparemment suggéré, d'une part une généralisation plus poussée de l'assistance et, de l'autre, sa limitation aux écoles de médecine et aux zones de démonstration. Le délégué du Royaume -Uni n'a peut -être pas parfaitement saisi la thèse exposée. A son avis, le projet de

et d'Irlande du Nord) déclare que sa délégation recon-

naît pleinement la nécessité de fournir l'assistance envisagée dans le rapport du Directeur général. S'il y a des divergences de vues entre délégations, elles portent sans aucun doute sur les méthodes plutôt que sur le principe. L'un des principaux obstacles au recrutement de médecins pour les tâches envisagées est l'incertitude de l'avenir. Ces craintes diminueront peut -être si l'on

sait que l'Organisation patronnera les activités en question.

Divers orateurs ont insisté sur l'importance d'une planification initiale minutieuse; le Dr Godber partage leur opinion, mais avec une légère réserve. Il faut non seulement tenir compte des besoins des pays intéressés, mais aussi faire montre de réalisme et ne pas élaborer

résolution à l'étude n'est pas étroitement restrictif et les exemples précis qui y sont cités ont sans doute trait à des travaux prioritaires. En fait, il s'agit d'un texte « programme » qui va aussi loin qu'on le peut au stade actuel. Peut -être pourrait -on résoudre la difficulté en mentionnant expressément au para-

de plans à trop longue échéance. Actuellement, de 5 à 10% des étudiants des écoles de médecine britanniques et un grand nombre d'élèves infir-

graphe 5 b), le développement local de la formation professionnelle. La présente Assemblée ne doit pas trop engager l'avenir.

mières et de techniciens stagiaires dans les hôpitaux viennent des pays en cause et y retourneront. Le Directeur général et le délégué de l'Inde ont souligné la nécessité de former le personnel sur place dans la mesure du possible. Cela ne signifie pas que des écoles de méde-

La résolution proposée appelle une réserve. Le paragraphe 6 envisage la création d'un nouveau compte spécial. La délégation du Royaume -Uni aurait pensé que les fonds spéciaux existants de l'Organisa-

cine doivent être créées immédiatement dans tous les

tion des Nations Unies pouvaient non seulement répondre aux besoins actuels mais qu'un recours à ces fonds aurait le grand avantage d'associer l'action prévue à tous les autres progrès généralement reconnus

territoires, bien que l'évolution doive se faire aussi rapidement que le permet le souci de l'efficacité. Les possibilités à cet égard sont limitées de par l'effectif des professeurs disponibles dans le monde. Le délégué

comme indispensables. La création d'un nouveau fonds spécial paraît une complication peu souhaitable,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEPTIÈME SÉANCE

213

d'autant qu'il y a déjà des comptes réservés aux contributions volontaires.

Le Dr ESCALONA (Cuba) estime, lui aussi, que le

personnel technique, l'OMS ne pourra atteindre ses objectifs que si les peuples sont vraiment libres et maîtres de leurs ressources nationales.

principal problème incombant à l'Organisation est de trouver le moyen d'aider au mieux les Etats récemment parvenus à l'indépendance qui, après des années d'exploitation étrangère, se trouvent tout juste capables d'assurer à leur population un minimum de services sanitaires. Cependant, l'assistance technique de

Le Dr KPOTSRA (Togo) rappelle que l'OMS a envoyé voici quelque temps des experts chargés d'étudier sur place la possibilité de créer à Lomé une école de formation professionnelle dans le domaine du paludisme. Le Dr Kpotsra est heureux d'annoncer que son gouvernement a maintenant définitivement accepté ce projet. Pour en venir à la question présentement débattue, le délégué du Togo a entendu avec plaisir les observations des délégués de pays qui ont été ou sont encore des puissances administrantes, ainsi que l'analyse systématique du problème à laquelle ils se sont livrés. Le rapport dont la Commission est saisie est extrêmement intéressant, mais le Dr Kpotsra partage les appréhensions exprimées par le délégué de la France. Il admet que les programmes de santé publique doivent s'intégrer dans les plans nationaux d'ensemble; toutefois, si le rapport présenté offre un cadre théorique remarquable, on peut craindre que les travaux envisagés ne soient difficiles à réaliser en pratique. Le rapport a été établi sans qu'on ait consulté les Etats les plus directement intéressés. Il stipule que les programmes de santé publique doivent être intégrés aux plans de développement économique; or,. pour que cela se fasse en pleine connaissance de cause, il faut des études sérieuses à l'échelon national ou même régional.

l'OMS, toute essentielle et importante qu'elle soit, ne peut suffire à couvrir pleinement les besoins considérables qui existent. L'équité exigerait donc que les puissances qui, dans le passé, se sont enrichies au détriment de ces pays contribuent davantage à l'ouvre nécessaire.

La seule manière de résoudre le problème consiste à stimuler et à développer au maximum les moyens

locaux de formation du personnel technique, afin que les pays intéressés soient en mesure de prendre nettement conscience de leurs besoins et de déterminer les meilleurs moyens d'y pourvoir. Cuba n'ignore rien des difficultés que connaissent les Etats récemment libérés et ne demande qu'à les aider fraternellement, mais le Dr Escalona s'estime

tenu de faire observer que, parmi les Membres les plus anciens de l'OMS, il y a des pays indépendants qui continuent cependant à être exploités et dépouillés de leurs richesses naturelles par les machinations des monopoles capitalistes et qui ont tout autant besoin de l'aide et de l'appui de l'OMS. Jusqu'à une date récente,

Cuba était du nombre. Il y avait un médecin pour 350 habitants à la Havane, mais seulement 1 pour 10 000 dans les zones rurales de la province d'Oriente.

La situation se modifie maintenant que le peuple cubain est maître de son destin et que les pouvoirs publics travaillent à son bien -être. Il y a six mois, une nouvelle école de médecine, la deuxième du pays, a été ouverte à Santiago de Cuba; une troisième doit

Le Dr Kpotsra appelle l'attention sur le deuxième paragraphe de la section 4 de la première partie du rapport où il est précisé : « Du point de vue de la santé publique, la Région africaine en est encore en majeure partie à un stade où la lutte contre les grandes

maladies transmissibles - et, en fin de compte, leur

être inaugurée au cours de l'année dans une autre région du pays. Grâce à ces nouvelles écoles, il sera possible de former 2000 médecins par an au lieu de 400 à 500 dans le passé. La scolarité est gratuite; les étudiants sont logés et nourris et on leur fournit des manuels. Cette réalisation fait partie du plan général de développement de l'enseignement au titre duquel le Gouvernement révolutionnaire accorde 70 000 bourses pour des études universitaires et secondaires. On a pris des mesures analogues pour accroître la capacité des écoles d'infirmières; les insuffisances actuelles de l'effectif devraient être comblées à 60 dans trois ans. Il convient d'affirmer qu'étant donné le coût élevé de l'enseignement et de la formation du

éradication - doivent figurer au premier plan des préoccupations ». La délégation du Togo est parfaitement d'accord, et c'est la raison pour laquelle elle a toujours insisté sur l'importance de la médecine préventive et sociale dans la formation du personnel sanitaire. Bien plus, des notions de médecine préventive et sociale devraient être inculquées aux étudiants en médecine pendant les études normales plutôt qu'à

l'occasion d'un cours de spécialisation après la fin de ces études. Dès 1958, le septième rapport du Comité

d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire 1 sur l'orientation de l'enseignement de la pathologie vers la médecine préventive demandait que l'on contacte tous les i

Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1959, 175.

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

pays où il y a des facultés de médecine pour que des

notions de médecine préventive soient introduites dans les programmes. Il ne semble pas que les mesures prises à ce sujet aient donné des résultats très satisfaisants.

formation accélérée de médecins sur place, avec un programme qui reflète les réalités locales et, chaque fois que possible, avec des enseignants locaux. Il faudra cependant envisager la possibilité de perfectionner ce personnel rapidement formé, lorsque les Etats intéressés auront davantage de cadres médicaux. La plupart de ces pays ont besoin de personnel polyvalent. Or, dans les pays développés, la spécialisation est très poussée, et, lorsqu'ils viennent en Afrique, les

L'assistance opérationnelle se présente sous deux aspects : aide immédiate dans un cas d'urgence, comme celle qui a été fournie au Congo (Léopoldville),

et assistance à long terme, celle -ci supposant qu'on connaisse les besoins des Etats pour utiliser convenablement les fonds. En ce qui concerne le financement, le délégué du Togo fait la même réserve que le délégué

médecins étrangers ont souvent du mal à s'adapter aux conditions locales. Le développement des services sanitaires en Afrique pose un problème urgent dont, toutefois, la solution

de la France. On n'a pas établi une base solide sur laquelle élaborer un programme rationnel à long terme. Le Dr Kpotsra propose de faire distribuer le rapport à tous les gouvernements intéressés en leur demandant leurs observations et suggestions.

finale est à long terme car elle est intimement liée aux ressources financières locales. A bref délai, l'assistance devra être bénévole et gratuite. Le Dr Dolo tient

à remercier l'Organisation et les pays qui apportent déjà leur concours au Mali. Le Dr ALAKIJA (Nigeria) souligne l'importance, mentionnée la veille par le Directeur général, de la coordination de toutes les activités d'assistance. Le Nigeria accomplit le maximum pour former du personnel opérationnel et auxiliaire; son école de médecine n'a rien à envier à celles de l'étranger. Il reste toutefois beaucoup à faire. Des pays comme les Etats -Unis d'Amérique, Israël et la République fédérale d'Allemagne prêtent un concours précieux, mais l'aide de l'Organisation est nécessaire pour coordonner

Le Dr DOLO (Mali) souligne que, si la plupart des

orateurs qui l'ont précédé ont montré qu'ils se rendaient compte de l'ampleur et de la complexité du problème, c'est aux Etats africains, les premiers intéressés, de fournir la matière qui fait l'objet de la discussion. Seuls ceux qui sont en contact quotidien avec la réalité africaine peuvent connaître exactement

l'importance des difficultés qui se présentent et des besoins à satisfaire. Une assistance bilatérale, multilatérale et internationale a été accordée aux Etats récemment parvenus à l'indépendance, mais ceux -ci n'en rencontrent pas moins encore bien des obstacles.

les divers efforts. Les problèmes varient selon les Etats et exigent des solutions différentes; même les pays relativement les plus avancés n'en sont pas tous à un stade identique de développement. Quelques pays étaient prêts pour l'indépendance; d'autres pays y ont accédé beaucoup trop tôt. Il faut faire face aux problèmes qui découlent de cette accession à l'indépendance; l'OMS doit s'efforcer de découvrir dans chaque cas quels qu'ils soient, de quelle aide on peut disposer

La planification sanitaire se heurte très souvent, au moment de la réalisation, au veto des ministères des finances. L'insuffisance des ressources des pays en cause continuera longtemps encore à ralentir le développement de l'infrastructure sanitaire. Le délégué de l'Irlande a insisté à juste titre sur la nécessité d'une étroite coordination entre les divers secteurs de la vie d'un pays. Les jeunes Etats d'Afrique risquent de tourner dans un cercle vicieux à cause de leur accroissement démographique considérable. La formation de personnel autochtone est de toute première importance; malheureusement, l'envoi d'étudiants à l'étranger ne donne pas entièrement satisfac-

pour les résoudre et comment répartir au mieux l'assistance fournie. La délégation du Nigeria propose officiellement l'adoption du projet de résolution soumis à la Commission (voir page 208). Elle appuie cependant les vues de la délégation du Royaume -Uni concernant la création d'un compte spécial. Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud) annonce que sa délégation se joint à celle du Nigeria pour soutenir le projet de résolution, dont les objectifs méritent le plus large appui.

tion à cause des différences notables des conditions locales, tandis que la création d'écoles nationales se heurte à des difficultés financières. L'assistance dans ce domaine devrait être à long terme et les pays connaissant des conditions locales semblables devraient coopérer à la création et au fonctionnement d'écoles et de facultés communes. Il y a lieu d'encourager la

La séance est levée à 16 heures.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : HUITIÈME SÉANCE

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HUITIÈME SEANCE Vendredi 18 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récem-

ment accédé à l'indépendance (suite)

Ordre du jour, 2.6 Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission sur le texte revisé suivant du projet de résolution sou-

tenu par les délégations du Nigéria et de l'Afrique du Sud: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Après avoir examiné le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et notam-

ment après avoir considéré, d'une part, le programme envisagé pour aider ces Etats à élaborer des plans sanitaires nationaux et à accélérer l'enseignement et la formation professionnelle de leur

en Afrique, ce programme portant essentiellement sur les points suivants : a) élaboration de plans sanitaires nationaux et activités connexes de formation; b) développement et accélération de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel national dans le domaine médical; c) octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés ci -après au paragraphe 5; 5. DÉCIDE que l'octroi d'une assistance opérationnelle par l'OMS sera régi par les principes suivants : a) le principal critère à retenir pour répondre

aux demandes de personnel opérationnel présentées par les gouvernements est le risque de

personnel national et, d'autre part, l'attribution

éventuelle d'une assistance opérationnelle auxdits Etats; Tenant compte des discussions consacrées par le Conseil exécutif à cette question lors de sa vingt neuvième session; Consciente du fait qu'il est urgent de développer

paralysie d'un service de santé pré -existant; b) le rôle de l'OMS consiste à combler les lacunes de façon à maintenir le minimum de personnel indispensable pour franchir une période critique mettant en danger les services sanitaires

essentiels qui existaient au moment de l'indépendance; c) l'Organisation doit être certaine que les pays font tout leur possible pour parvenir, dans le plus

les services sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, en raison de l'importance

de ces services pour la santé et pour le progrès

bref délai, à financer au moyen de leurs ressources propres le coût du personnel médical et paramédical essentiel; d) les membres du personnel en question assureront les tâches dont ils sont chargés à titre de fonctionnaires du gouvernement intéressé; ils associeront à leurs fonctions opérationnelles un rôle consultatif et des tâches d'enseignement; e) la responsabilité financière de l'Organisation relativement à cette assistance ne dépassera pas la différence entre le montant du traitement et des indemnités du personnel faisant l'objet d'un recrutement international et la somme que le gouvernement bénéficiaire paierait à des ressortissants

social et économique des peuples intéressés, 1. NOTE avec satisfaction l'assistance que l'OMS apporte à l'élaboration des programmes sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

et la place importante qui est accordée, dans le projet de programme, à l'établissement de plans sanitaires nationaux ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel national; 2. PRIE le Directeur général de continuer de faire rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; 3. DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être accélérée dans le sens préconisé par le Directeur général dans son rapport et, à cette fin, approuve les dispositions relatives au programme et les arrangements financiers ci -après : I. 4. DISPOSITIONS RELATIVES AU PROGRAMME

du pays; f) l'assistance opérationnelle de l'OMS pourra être fournie soit i) par le recrutement de personnel

AUTORISE le

Directeur général à mettre en

en coopération avec le gouvernement intéressé, soit ii) par un système de subventions destinées à répondre aux besoins urgents en personnel opérationnel, chaque subvention étant régie par les dispositions d'un accord entre l'OMS et le gouvernement bénéficiaire, aux termes duquel l'OMS conservera un droit de regard approprié, proportionné à ses engagements financiers;

oeuvre un programme accéléré d'assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou sont sur le point d'y accéder, particulièrement

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

II. 6.

ARRANGEMENTS FINANCIERS

AUTORISE la création d'un compte spécial pour

l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, ce compte étant régi par les dispositions de la résolution WHA13.24 relative au fonds bénévole

piquer aux gouvernements les données de base qui auront conduit à la décision que l'Assemblée de la Santé va être amenée à prendre en la matière. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) félicite le Directeur

général de l'étude complète qu'il a présentée à l'Assemblée.

pour la promotion de la santé; 7.

DÉCIDE en outre que le programme défini dans

la partie I de la présente résolution pourra être financé au moyen des fonds de toute origine dont l'Organisation disposera, étant entendu que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 5 ne dépasseront pas $700 000;

La pénurie de médecins est particulièrement grave dans son pays. Si l'on compte ceux des hôpitaux, il y a un médecin pour 80 000 habitants en Haute -Volta, mais dans la pratique il n'y en a qu'un pour 150 000 à 250 000 habitants. Le pays aura besoin, pendant de longues années encore, d'une assistance dans ce domaine car, en dépit des efforts du Gouvernement pour accélérer les programmes d'instruction générale, le

pourcentage des enfants fréquentant les écoles est encore peu élevé et trois jeunes gens seulement font des études de médecine en 1961 -1962.

PRIE le Directeur général de porter cette résolution à l'attention des Membres et Membres 8.

associés.

Malgré l'effort surhumain fait par la France auquel le Gouvernement de la Haute -Volta se plaît à rendre hommage - pour aider le pays, il est impossible dans les conditions actuelles de faire face aux besoins sanitaires de la population. C'est pourquoi l'assistance envisagée dans le rapport revêt une impor-

Le Président signale en outre que l'amendement suivant au paragraphe 5 du projet de résolution a été proposé par la délégation norvégienne : 1) Supprimer l'alinéa a); 2) Modifier en conséquence la numérotation des alinéas suivants du paragraphe 5; 3) Dans le nouvel alinéa a), supprimer la fin de la phrase depuis les mots «mettant en danger» jus-

tance capitale pour la Haute -Volta et suscite de grands espoirs. Le Dr Lambin se réserve le droit de reprendre la parole lors de la discussion du projet de résolution. Le Dr SHAHEEN (Irak) estime, en se fondant sur la discussion approfondie et fructueuse qui s'est déroulée à ce sujet, que toutes les délégations se rendent bien

qu'au mot «indépendance» et remplacer le passage ainsi supprimé par le texte suivant : « dans le développement d'un service sanitaire de base. On recherchera tout particulièrement les possibilités de combiner cette forme d'assistance avec les activités de formation du personnel médical et auxiliaire à l'échelon local aussi bien qu'aux échelons supérieurs; ». Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud), parlant en qua-

compte de l'importance vitale du point examiné; celui -ci intéresse, en effet, l'avenir des grandes masses

de population qui ont besoin, non seulement d'une aide médicale, mais aussi d'une assistance pour leur développement économique et social en général.

lité de co- auteur du projet de résolution, juge acceptable l'amendement proposé par la délégation norvégienne, car il énonce de façon plus claire les principes directeurs à appliquer pour atteindre les objectifs de la résolution. Le Dr KPOTSRA (Togo) réitère sa proposition de la

Il ressort du rapport du Directeur général que la situation sanitaire dans les pays récemment devenus indépendants pose un grave problème, surtout en ce qui concerne les maladies transmissibles. En conséquence, il importe de mettre en oeuvre sans délai les propositions relatives à l'assistance opérationnelle, afin de réduire le plus possible les dangers inhérents à ces maladies et la dégradation générale de la situa-

séance précédente, qui était de transmettre aux gouvernements à titre de document officiel, en même temps que toute résolution qui serait adoptée, le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance.' Ce rapport contient bon nombre de considérations utiles sur la nécessité d'harmoniser les progrès des services sanitaires avec le développement économique et social en général et d'assurer la coordination entre toutes les formes d'aide destinée à renforcer les services de santé, quelle qu'en soit la source, ainsi que

tion sanitaire. Il est également essentiel de ne pas perdre de vue la nécessité de former dans la population locale les cadres sans lesquels il est impossible

de dresser des plans à long terme pour la création d'une infrastructure sanitaire. Un système de subventions paraît réalisable et il y a lieu d'étudier les possibilités qui s'offrent à l'échelon régional. L'OMS devrait chercher à obtenir le concours de tous les organismes nationaux et internationaux inté-

sur l'assistance accordée pour l'établissement des plans sanitaires nationaux. Ce rapport présenterait la plus grande utilité pour les administrations sanitaires des différents pays et il serait bon de commu1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 4.

ressés, en vue d'organiser l'assistance à long terme de la façon la plus efficace possible; il s'agit là, en effet, d'une tâche de grande envergure dont la réalisation demandera encore de longues années. M. FERRA (Maroc) félicite le Directeur général de sa remarquable synthèse des problèmes soulevés par l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'in-

dépendance et des solutions que l'on s'efforce d'y

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trouver sur le plan international. Il est heureux de voir l'importance que le Directeur général attache à l'assistance technique directe, étant donné que, sans elle, diverses difficultés seraient à peu près insurmontables pour les pays en question. Au cours des sept années de son indépendance, le Maroc est passé par plusieurs des différentes phases exposées dans le rapport. Les types d'assistance requis sont complémentaires : il faut intensifier la formation

et sixième années. En outre, plusieurs étudiants du Mali suivent les cours de l'école, qui serait d'ailleurs en mesure d'accueillir un certain nombre d'étudiants d'autres pays africains. L'assistance technique a bien des réalisations à son actif, mais on ne saurait y voir une panacée; il faut aussi que le pays bénéficiaire fasse tous ses efforts pour former le personnel voulu. Le Maroc a accompli des progrès remarquables dans ce domaine. Grâce à des mesures énergiques, le nombre d'infirmiers et d'infirmières formés en un an y est passé de 250 en 1959 à 1200 en 1961, sans grandes dépenses supplémentaires. En résumé, le rapport témoigne nettement du fait que l'OMS est parfaitement consciente de la nécessité d'aider les jeunes pays. Les débuts de l'assistance sont prometteurs, mais il convient d'étudier le problème plus avant afin d'assurer une répartition équitable de l'aide octroyée aux divers pays en tenant compte de

sur place du personnel national, faire évaluer les besoins locaux par des équipes de spécialistes et accorder une assistance opérationnelle propre à assurer le maintien en activité des services existants après le départ d'une bonne partie du personnel antérieur. D'ailleurs, le personnel opérationnel devrait être capable de former lui -même le personnel sanitaire local. Les pays devenus indépendants depuis peu reçoivent de nombreuses offres d'assistance de diverses sources et il peut arriver que les services fournis se chevauchent. Aussi est -il essentiel de procéder suivant un plan établi et, à cet égard, il serait peut -être néces-

leurs besoins. Il est souhaitable d'entreprendre des études sur une base régionale, de préférence en les confiant à des commissions mixtes qui comprendraient

saire de créer des commissions internationales qui seraient chargées d'enquêter sur les ressources et les besoins locaux. Multilatérale ou bilatérale, une assistance n'est pas seulement indispensable pour les pays qui viennent d'accéder à l'indépendance, mais encore dans l'intérêt des pays développés, puisque la recrudescence récente de certaines maladies transmissibles, qui n'épargne aucun pays, souligne la nécessité de disposer de services de santé efficaces dans tous les pays. Si l'organisation médicale et sociale dans tous les pays récemment devenus indépendants diffère naturellement d'un pays à l'autre, il existe un embryon de services sanitaires qui centralisent les activités, offrant

des spécialistes des divers domaines et les effectueraient avec la coopération des différents pays intéressés. Ces études devraient porter notamment sur les conditions économiques générales, pour que le ministère des finances du pays se fasse une idée juste de la situation de l'administration sanitaire. Le Dr RATSIMIALA-RATANDRA (Madagascar) féli-

cite le Directeur général de son rapport, qui présente

un remarquable résumé des besoins extrêmement divers des pays devenus récemment indépendants, ainsi qu'une liste de projets réalisables. Le rapport montre clairement comment les activités seront intégrées dans le programme de l'Organisation et com-

ainsi la base nécessaire à l'établissement de plans. Toutefois, comme on le reconnaît d'une manière générale, les conditions économiques et sociales ont de telles répercussions sur le niveau de santé qu'il est essentiel de procéder à une planification globale du disponible.

ment elles aideront les pays intéressés à conquérir leur indépendance technique. Le délégué de la République malgache a été heureux d'entendre la délégation norvégienne suggérer que le personnel affecté à l'assistance opérationnelle se charge également de former du personnel sur place. Cette idée a déjà reçu un début de réalisation à Mada-

développement d'un pays, tenant compte des ressources nationales et de l'assistance internationale La formation du personnel médical et paramédical

national est la pierre de touche de toute assistance technique dans le domaine de la santé. Le Maroc, qui compte à l'heure actuelle 600 médecins à plein temps, dont cinquante seulement sont de nationalité marocaine, et 300 médecins à temps partiel, a appris par expérience qu'il n'est pas très satisfaisant de fournir

gascar et les résultats obtenus jusqu'ici sont très encourageants.

un personnel international pour de brèves périodes seulement, car il n'a pas alors le temps de s'adapter suffisamment aux conditions locales. L'octroi de bourses d'études de longue durée par l'OMS revêt une grande utilité pour les pays od il n'existe pas d'école de médecine. Il n'en reste pas moins que, là oí1 les services d'enseignement pré- universitaires sont suffisants, le problème le plus urgent que l'assistance

Le Dr Ratsimiala -Ratandra remercie les délégations qui ont fait part de l'intention de leurs gouvernements de continuer à venir en aide aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et il souligne l'urgence de donner effet à cette intention. Le Professeur CRAMAROSSA (Italie) déclare que sa

délégation appuiera le projet de résolution soumis à la Commission, ainsi que toutes propositions futures

visant à aider les pays ayant récemment accédé à l'indépendance, soit dans le but de favoriser la formation de personnel national, soit dans celui de fournir une assistance opérationnelle. Pour ce qui est de la formation, on devrait l'assurer de préférence dans le pays même et le personnel ensei-

doive chercher à résoudre est celui de la création d'une école de médecine nationale. L'école de médecine établie au Maroc avec l'aide généreuse du Gouvernement français accueillait à la fin de la première année plus d'une centaine d'étudiants de cinquième

gnant international recruté à cet effet devrait être prêt à y demeurer aussi longtemps qu'il le faut pour

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

organiser des institutions de formation adaptées aux besoins locaux.

En ce qui concerne l'assistance opérationnelle et l'élaboration des plans sanitaires nationaux, le délégé de l'Italie, s'il pense comme le Directeur général qu'il importe d'éviter toute atrophie des services sanitaires pré -existants, est néanmoins d'avis qu'il faut réévaluer ces services en tenant compte des nouvelles conditions économiques et sociales, et les adapter aux besoins nouveaux. Quant au financement du programme d'assistance proposé, la délégation italienne estime qu'il y aurait

verture de l'Assemblée de la Santé pour pouvoir l'étudier et procéder aux consultations nécessaires. Lui même n'a reçu le rapport examiné qu'au début de la présente session. M. MARADAS -NADO (République Centrafricaine) remercie le Directeur général d'avoir présenté un rapport aussi clair. Plusieurs délégations ont fait état de leur désir d'aider les pays récemment devenus indépendants et il leur en exprime toute sa reconnaissance. D'autres orateurs ont déjà souligné que, si la formation de personnel constitue le besoin le plus urgent,

lieu de prévoir si possible au budget ordinaire un montant supérieur à celui que propose le Directeur général; en revanche, les fonds reçus d'autres sources

elle dépend cependant de conditions locales très diverses. La République Centrafricaine ne s'est heureusement pas trouvée dans une situation critique lors de son accession à l'indépendance, car le personnel médical international est demeuré en place. Toutefois, ce personnel n'est pas assez nombreux pour faire face aux besoins croissants et il importe de prendre des mesures pour le remplacer progressivement par un personnel local. Ce ne sera pas chose facile, car les universités sont peu nombreuses, et la formation pré universitaire de base figure donc au premier plan des

ne devraient pas être affectés à ce programme de façon automatique, mais seulement après examen et approbation du Conseil exécutif. Le Dr BARCLAY (Libéria) félicite le Directeur général

de son intéressant rapport. La forme d'assistance ainsi proposée répond exactement à l'idéal et aux objectifs de l'OMS. La délégation libérienne approuve entière-

ment ces suggestions et elle appuiera le projet de résolution. Le Dr TURBOTT (Nouvelle -Zélande) considère que

préoccupations. Il faut tenir compte de la longue durée de l'entreprise et, si l'on doit viser à utiliser un jour des universités africaines, il n'en est pas moins

le rapport soumis par le Directeur général traduit le souci qu'a l'Assemblée de la Santé de venir en aide aux pays qui accèdent à l'indépendance. Il importe toutefois de créer les services sanitaires par étapes si l'on veut qu'ils soient établis sur une base solide. On a fait observer qu'il s'agissait là d'une entreprise sans précédent et qu'il était impossible de prévoir d'avance les progrès futurs avec exactitude. On dispose de crédits suffisants pour financer les activités proposées cette année, mais il semble que des fonds supplémentaires seront sans doute nécessaires à une date ultérieure. Il est essentiel que le Directeur général et le Conseil exécutif approfondissent l'examen de la situation et fassent des prévisions plus précises pour l'année suivante.

souhaitable pour le moment que l'OMS continue à accorder des bourses pour des études dans les institutions européennes; ces bourses sont des plus précieuses, à condition d'être judicieusement attribuées. De toute évidence, il faut continuer à assurer les services courants parallèlement au développement de la formation. Les équipes sanitaires mobiles demeureront nécessaires jusqu'à ce que le pays dispose d'une infrastructure sanitaire satisfaisante et l'assistance de l'OMS lui est indispensable à cet égard. Le délégué

de la République Centrafricaine a été très heureux d'apprendre que l'assistance fournie par l'OMS serait encore développée. Le Dr WANE (Sénégal) félicite le Directeur général

Il importe de se rendre compte que la création de services de santé, à la différence de l'aide d'urgence, mènera l'Organisation de plus en plus loin. En fait, dans certaines régions du monde, par exemple dans diverses îles du Pacifique, les besoins en matière de médecine préventive sont encore plus considérables que dans certains nouveaux Etats africains. Le champ d'action est sans limites. La délégation néo- zélandaise appuiera les propositions présentées dans le rapport du Directeur général, mais élle n'est pas favorable à l'idée de créer à

de la qualité du rapport soumis à la Commission. Il remercie l'OMS, le FISE et un certain nombre de

pays pour l'assistance qu'ils donnent au Sénégal afin de l'aider à élever le niveau de sa situation sanitaire.

En général, la délégation sénégalaise approuve les activités proposées dans le rapport, mais elle estime qu'il y a lieu de donner la priorité à la formation de personnel auxiliaire. Au cours de la discussion, on a laissé entendre qu'il

pourrait être utile de connaître les vues des pays «consommateurs ». Plusieurs délégations africaines

cette fin un autre fonds spécial. En outre, il serait souhaitable d'étudier les possibilités qu'offrent d'autres

fonds internationaux et de chercher à coordonner toutes les activités déployées au bénéfice des pays venant d'accéder à l'indépendance. Le Dr Turbott saisit l'occasion pour demander au Secrétariat de faire son possible pour que les pays qui, comme le sien, sont très éloignés du Siège, reçoivent la documentation assez longtemps avant l'ou-

ont pris la parole depuis lors. En outre, un certain nombre d'idées et de suggestions ont été formulées, qui méritent d'être examinées avec soin. C'est ainsi que la délégation sénégalaise appuie la suggestion, faite par le délégué d'Israël, de créer deux comités chargés d'étudier l'un la planification des services de santé nationaux et l'autre l'enseignement et la formation professionnelle. Le Dr Wane a pris note avec satisfaction de l'offre faite par certains gouvernements de coopérer aux activités d'enseignement et de

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : HUITIÈME SÉANCE

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formation prévues au programme ou d'apporter leur contribution à l'assistance opérationnelle. Il a également relevé la référence du délégué de l'Union soviétique à l'existence de réserves dans le budget de l'Organisation et, comme lui, il pense qu'il convient d'attacher une grande importance à un financement satisfaisant de l'assistance opérationnelle. Il approuve la proposition, faite par le délégué des Etats -Unis, tendant à ce que les gouvernements étudient les moyens de fournir des fonds supplémentaires, ainsi que la suggestion de la délégation viet -namienne relative à

Le Dr AUJOULAT (France) propose d'amender le projet de résolution commun des trois délégations en remplaçant les paragraphes 6, 7 et 8 par le paragraphe unique suivant : DEMANDE que le programme défini dans la partie I de la présente résolution soit financé au 6.

moyen de crédits du compte spécial du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies; Il se réserve le droit de commenter ultérieurement cet amendement.

la création au sein de l'Organisation d'un service chargé de la formation des professeurs de médecine. Il a été heureux d'entendre le délégué du Japon annon-

cer que son pays était prêt à offrir les services de médecins pour le programme d'assistance opérationnelle, il est d'accord avec le délégué du Royaume -Uni pour souligner la nécessité d'une planification préliminaire rationnelle et, enfin, il fait siennes les vues de la délégation nigérienne quant à l'importance de la détermination des besoins exacts des différents pays. Le Sénégal a entrepris en 1961 l'exécution d'un plan quadriennal de développement économique et social, qui prévoit la création d'un réseau de centres de santé ruraux à action essentiellement éducative et préventive, ce qui explique l'importance particulière que ce pays attache à la formation du personnel auxiliaire. Le Sénégal se trouve fort heureusement doté d'une infrastructure d'enseignement médical et de formation paramédicale satisfaisante et les diverses institutions de formation et de recherches de la Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie de l'Université de Dakar sont ouvertes aux étudiants de tous les pays d'Afrique. Pour conclure, le Dr Wane souligne la valeur de la compétition internationale dans les efforts déployés pour élever le niveau de santé dans le monde entier. Le PRÉSIDENT indique qu'un certain nombre d'ora-

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) voudrait également présenter quelques amendements au projet de résolution. En premier lieu, il propose, afin de tenir compte du rôle important que l'OMS pourrait jouer pour coordonner l'assistance accordée par divers pays, d'insérer, après le paragraphe 4, un nouveau paragraphe ainsi conçu : 5. PRIE le Directeur général d'étudier la question d'une médiation plus active de l'OMS dans l'octroi

d'une aide, sur la base d'accords bilatéraux, aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, en premier lieu pour la formation et le perfectionnement de leur personnel médical national;

Le délégué de l'URSS se prononce en faveur de l'amendement proposé par le délégué de la Norvège

à l'actuel paragraphe 5, qui deviendrait le paragraphe 6. Il proposerait, en outre, de supprimer l'alinéa e), car il considère que le Directeur général a déjà le pouvoir de couvrir la différence entre le montant du traitement du personnel faisant l'objet d'un recrutement international et la somme que le gouvernement bénéficiaire paierait à des ressortissants du pays; en outre, une disposition particulière à cet égard reviendrait à sanctionner de façon permanente une discrimination à l'encontre du personnel local, discrimination qui devrait n'être que provisoire puisque le niveau des traitements dans les pays bénéficiaires devra atteindre un jour ceux du personnel international. Plusieurs délégations africaines ont formulé le voeu que le rapport soumis à la Commission soit distribué à tous les gouvernements de leur Région, c'est -à -dire aux gouvernements des pays bénéficiaires. Le Professeur Jdanov estime, pour sa part, que ce document devrait être dans les mains de tous les gouvernements, bénéficiaires ou donateurs, et il propose en consé-

teurs sont encore inscrits sur la liste. Avant de leur donner la parole, il voudrait toutefois savoir si la délégation nigérienne accepte l'amendement norvégien au projet de résolution soumis à la Commission (voir page 215). Le Dr MA.IEKODUNMI (Nigéria) juge l'amendement

tout à fait acceptable et conforme à la politique de son gouvernement, qui attache la plus grande importance à la formation du personnel à tous les échelons. Le PRÉSIDENT constate que l'amendement déposé

par la délégation norvégienne a été accepté par les deux auteurs du projet, les délégués du Nigéria et de l'Afrique du Sud, et qu'il peut donc être incorporé au texte initial. Dans ces conditions, peut -être pourrait on ajouter le nom du délégué de la Norvège à celui

quence d'ajouter à la fin de la partie I du projet de résolution le nouveau paragraphe suivant :

des auteurs du projet. Le Dr EVANG (Norvège) est entièrement disposé à figurer parmi les co- auteurs du projet de résolution.

PRIE le Directeur général de transmettre pour étude aux gouvernements des Etats Membres son rapport sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance. 7.

Nombre de délégations africaines ont également souligné que les progrès de la santé publique ne sau-

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

raient être isolés du développement économique et social. Comme les membres de la Commission le savent, il existe un Fonds spécial des Nations Unies qui a expressément pour but de favoriser ce développement; il semble donc superflu de créer un compte

du Mali et de la Haute -Volte relativement aux pro-

positions contenues dans le rapport soumis à la Commission.

spécial à l'OMS, d'autant plus que l'expérience du compte spécial pour l'éradication du paludisme n'est pas particulièrement encourageante. En outre, comme la Commission le sait, la délégation soviétique a présenté une proposition, qui sera examinée ultérieure-

ment, tendant à reviser les méthodes de travail de l'OMS de manière à tirer le meilleur parti possible de ses ressources pour fournir une assistance efficace. Dans ces conditions, le Professeur Jdanov propose de supprimer toute la partie II du projet de résolution et

Le délégué de la Haute -Volta a parlé du manque de médecins. Ce problème est particulièrement grave au Cameroun, moins par suite de difficultés de recrutement qu'en raison de l'insuffisance des fonds. Comme on l'a fait remarquer, la création d'une infrastructure sanitaire dans les pays ayant récemment accédé à l'indépendance doit être examinée dans le cadre de leur développement économique et social général. Dans ces pays, la médecine est avant tout médecine sociale et le traitement doit être gratuit, mais les gouvernements ne peuvent continuer à payer indéfiniment un

grand nombre de médecins avec leurs ressources limitées. C'est pourquoi la délégation camerounaise appuie l'amendement proposé par la délégation de la France au projet de résolution dont la Commission est saisie, car il offre une solution durable au problème du financement régulier de la part incombant à l'OMS

de la remplacer par le paragraphe suivant : 8.

PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif

de poursuivre l'examen des méthodes et des formules permettant de fournir une aide efficace aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et d'étudier en particulier les aspects financiers de cette aide, compte tenu des critères exposés dans la partie I de la présente résolution. Le Dr SULIMAN (Soudan) fait observer qu'il existe un certain nombre de pays sous -développés qui sont indépendants depuis longtemps, mais dont les services sanitaires n'en sont pas moins à un niveau au moins aussi peu satisfaisant que celui de n'importe quel pays d'Afrique. Leurs territoires risquent de constituer un foyer d'épidémies dangereux pour les pays voisins aussi bien que pour eux -mêmes. Ces pays ont besoin d'une assistance matérielle, certes, mais aussi du concours de spécialistes pour organiser le développement de leurs services sanitaires. Aussi le délégué du Soudan propose -t -il d'ajouter les mots suivants à la fin de l'alinéa a) du paragraphe 5 du projet de résolution « et la nécessité d'améliorer les services sanitaires dans les pays où ils sont d'un niveau insuffisant ». Il importe que le personnel international connaisse

dans les dépenses afférentes à la fourniture des services médicaux, au lieu de la formule passagère préconisée par le Directeur général. Le Dr BIYOGHE (Gabon) juge essentiel que chacun

des pays récemment devenus indépendants soit prié de faire l'inventaire de ses besoins en regard des propositions contenues dans le rapport. En ce qui concerne l'enseignement et la formation professionnelle, en particulier, chaque gouvernement devrait déterminer le genre de personnel dont il a plus spécialement

besoin et examiner s'il serait possible de le former dans le pays même. On ne soulignera jamais trop que la situation sanitaire dans les pays ayant récemment accédé à l'indépendance dépend de leur développement économique et social général. Aussi la délégation gabonaise pro pose -t -elle que l'OMS envoie des équipes chargées d'aider les administrations nationales à évaluer les besoins et les moyens permettant d'y faire face. Quant au projet de résolution dont la Commission est saisie, le délégué du Gabon appuie l'amendement proposé par la délégation française. A son avis, cette formule offre une solution à la plupart des problèmes soulevés. Le Dr BANGOURA- ALÉCAUT (Guinée) fait siennes

dans toute la mesure du possible les langues et les problèmes sanitaires des pays où il est affecté et qu'il soit capable d'y vivre dans des conditions pénibles. En bref, il doit se composer de véritables pionniers. Le Dr Suliman rappelle ce qu'il a déjà dit en séance plénière : son pays est prêt à aider à former du personnel auxiliaire de toutes catégories. Le PRÉSIDENT fait observer qu'à la suite de l'accep-

les observations présentées par les délégués du Mali et du Togo. L'assistance opérationnelle qu'il est proposé de fournir aux pays récemment devenus indépendants viendrait compléter l'assistance technique qu'ils reçoivent déjà. Elle devrait être accordée dans une mesure

tation par les délégations du Nigéria et de l'Afrique du Sud de l'amendement de la délégation norvégienne

à leur projet de résolution, le paragraphe 5 ne comprend plus l'alinéa a) primitif. Il examinera ultérieurement avec le délégué du Soudan comment on pourrait insérer dans le projet de résolution le texte proposé.

aussi large que possible afin d'aider à combler les vides dans le personnel des services de santé publique.

En Guinée, ces vides sont encore très importants, malgré l'aide généreuse dont le pays bénéficie dans le cadre d'accords bilatéraux. Pour ce qui est du financement de l'assistance opérationnelle, le Gouvernement guinéen n'a aucune con-

Le Dr HAPPI (Cameroun) souscrit aux remarques et aux critiques formulées par les délégués du Togo,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : HUITIÈME SÉANCE

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fiance dans les systèmes de fonds bénévoles et trouve le montant de $700 000 envisagé pour le programme

tout à fait dérisoire. Il importe d'obtenir des fonds suffisants auprès de l'Organisation des Nations Unies et l'assistance fournie devrait être entièrement gratuite pour le pays bénéficiaire. Le Dr GANGBO (Dahomey) approuve les considérations formulées par les délégués de la France et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

développement de l'enseignement et accélération de la formation du personnel médical; 7. DÉCIDE que dans l'immédiat cette assistance comportera en outre l'octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés cib)

après : a) 1)

Critères :

Il n'est pas en mesure d'appuyer sans réserve le projet de résolution soumis à la Commission, à cause des dispositions du paragraphe 5 e). A titre d'exemple,

Seront retenues en priorité les demandes formulées par des gouvernements qui se trouvent placés devant le risque de paralysie d'un service de santé pré -existant; 2)

on estime à une centaine les postes de médecins actuellement vacants au Congo (Léopoldville). Dans l'hypothèse où le Gouvernement verserait $400 par mois à chaque médecin, l'OMS prenant à sa charge la différence entre ce traitement et le traitement versé au personnel international, l'opération n'en coûterait pas moins au Gouvernement $480 000 par an, ce qui représente une somme énorme pour le budget de ce

Seront retenues en second lieu les demandes les

présentées par les gouvernements qui se trou-

vent devant l'impossibilité de combler

pays. De même, sur les 78 médecins qui exercent actuellement leur activité au Dahomey, 20 y ont été envoyés au titre du programme d'assistance de la France, et 15 prendront leur retraite en 1962. Les 35 médecins qui viendraient occuper les postes vacants

lacunes en vue de maintenir les services sanitaires de base; 3) Pourront être retenues les demandes présentées par des Etats qui ne possèdent pas le personnel autochtone nécessaire pour assurer le développement de leurs services de santé; b)

Conditions :

coûteraient 42 millions de francs CFA au Gouvernement, ce qui dépasse de très loin ses moyens. Il ne faut pas oublier que les besoins des pays ayant récemment accédé à l'indépendance sont aussi impérieux

dans tous les autres domaines que dans celui de la santé. C'est pourquoi le Dr Gangbo approuve la proposition, faite par le délégué de l'URSS, de supprimer l'alinéa e) du paragraphe 5 et aimerait voir renforcer les dispositions de l'alinéa f). Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) annonce que sa déléc)

Les membres du personnel en question mis à la disposition des Etats assureront les taches dont ils sont chargés à titre de fonctionnaires du gouvernement intéressé et non pas en qualité de fonctionnaires internationaux. Ils pourront associer des fonctions de consultation et d'enseignement à leurs activités opérationnelles;

Statut : Aux fins de l'assistance opérationnelle, l'OMS

aura recours soit à un recrutement de personnel international qu'elle détachera auprès des gouvernements, soit à un recrutement direct pour le compte des Etats. La prise en

gation, de concert avec celles du Cameroun et du Gabon, désire proposer la suppression des paragraphes 4, 5, 6, 7 et 8 du projet de résolution dont la Commission est saisie et leur remplacement par le texte suivant: NOTE avec satisfaction, dans le projet de programme établi pour aider les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance à élaborer leurs plans sani4. 8.

charge de ce personnel sera réglée par des

conventions particulières entre l'OMS et chaque gouvernement bénéficiaire, étant entendu que,

en toute hypothèse, la participation des Etats restera limitée à une contribution forfaitaire; DEMANDE que le programme défini dans la pré-

taires, l'importance accordée par l'OMS à la conception et à la réalisation des programmes sanitaires

ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel; 5.

sente résolution soit financé par une dotation régulière prélevée sur le compte spécial du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies;

Le Dr Lambin a deux observations à formuler au sujet des amendements qu'il propose. En premier lieu, si l'alinéa e) du paragraphe 5 du projet de résolution était maintenu, son gouvernement et nombre d'autres

PRIE le Directeur général d'informer régulièrement l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif de l'évolution et du développement de cette assistance aux jeunes Etats; 6.

ne pourraient recevoir aucune assistance opérationnelle car ils ne sont pas en mesure de recruter un seul médecin supplémentaire, même si l'OMS paie la différence entre les traitements local et international. Dans

DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être

poursuivie et accélérée selon un programme précis,

qui portera essentiellement sur les deux points suivants : a) aide pour l'élaboration et la réalisation de

le texte amendé, cet alinéa devrait donc être remplacé par la seconde phrase de l'alinéa e) du paragraphe 7. En second lieu, le recours à un fonds bénévole, qui

plans sanitaires nationaux, y compris les activités de formation des enquêteurs et des exécutants;

est toujours un moyen de financement aléatoire, empêche d'établir un programme ferme. C'est pour-

222

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

quoi il est proposé de remplacer les paragraphes 6, 7 et 8 du projet de résolution par le paragraphe 8 du texte amendé. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL n'avait pas l'intention d'in-

tervenir avant la fin du débat, mais les observations

que viennent de faire les délégués du Gabon, du Cameroun et de la Haute -Volta semblent refléter certains malentendus. Le délégué de la Haute -Volta a déclaré que le financement à l'aide de fonds bénévoles est aléatoire et il a proposé d'imputer les activités envisagées sur le programme élargi d'assistance technique. Or, le compte spécial du programme élargi est également un fonds bénévole et dépend entièrement de la bonne volonté que les gouvernements apportent s'étendre davantage sur cette question pour le moment, étant donné que le délégué de la France, qui a égale-

solution définitive. Il partage entièrement l'opinion des délégations africaines qui ont souligné le caractère minime de l'assistance envisagée; il s'agit toutefois de choisir entre très peu et rien du tout, et le Directeur général ne pense pas que les autres suggestions formulées contiennent une solution pour les prochaines années.

Le Directeur général désire que l'on sache également qu'en proposant la création d'un compte spécial, il espérait que certains gouvernements représentés à la Commission se montreraient disposés à offrir une participation. Les Gouvernements de la France et de la Suisse ont offert une aide pour faire face à l'urgence de la situation au Congo (Léopoldville), et la Croix Rouge norvégienne a accordé une bourse pour permettre à un Congolais d'achever ses études de médecine. Peut -être d'autres gouvernements, ainsi que des fondations, des associations et des particuliers se

à y contribuer. Le Directeur général ne veut pas

ment proposé un amendement tendant à imputer sur les fonds de l'assistance technique les dépenses afférentes aux activités envisagées, a fait savoir qu'il expli-

querait ultérieurement sa proposition. Il se peut que ce dernier comprenne mieux que lui -même la possibilité de mettre cette proposition en pratique; le Direc-

décideront -ils, dans toutes les parties du monde, à offrir leur aide lorsqu'ils sauront que la formation à l'étranger d'un médecin africain revient en moyenne à $13 500. Le Directeur général ajoute que les faibles sommes

teur général pense toutefois qu'il sera probablement amené à intervenir de nouveau après les explications du délégué de la France, afin de faire connaître sa propre façon de voir. Un certain nombre d'autres délégués se sont également prononcés pour la suppression de la clause du

projet de résolution qui prévoit la création d'un

compte spécial, et ils ont fait état de la possibilité de financer le programme à l'aide du Fonds spécial des Nations Unies. L'Assemblée de la Santé a demandé, dans plusieurs résolutions, que le Fonds spécial prenne en considération des projets sanitaires, et il intéressera

qu'il propose ne représentent qu'une augmentation normale du budget ordinaire; il lui a paru inutile de demander des crédits importants, alors qu'il savait parfaitement que les gouvernements ne seraient pas disposés à les accorder. Ses modestes propositions amèneront peut -être à tout le moins certains pays à comprendre qu'une partie de l'assistance bilatérale qu'ils accordent pourrait être mieux utilisée sur une base multilatérale, et les pays qui n'ont pas de programmes bilatéraux envisageront peut -être la possibilité de contribuer dans une certaine mesure. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) approuve, quant au fond, le paragraphe 6 du projet de résolution soumis à la Commission, mais propose, pour plus de clarté, d'en modifier la rédaction comme suit : 6.

peut -être les délégués de connaître la situation présente à cet égard, ou plus exactement la situation au 30 avril 1962: le total des ressources du Fonds spécial s'élevait à cette date à $173 000 000, mais l'OMS n'a pu obtenir la participation du Fonds que pour deux projets, d'un coût total de $849 000. De nombreux membres de la Commission font partie du Conseil

AUTORISE la création d'un compte spécial pour

d'administration du Fonds spécial et sont mieux placés que le Directeur général pour savoir que le Fonds n'accorde pas une haute priorité à la santé dans le développement économique et social.

l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, qui fera partie du fonds bénévole pour la promotion de la santé et qui sera régi par les dispositions de la résolution WHA13.24; Le Dr DOLO (Mali) rappelle que, comme plusieurs délégations l'ont souligné, le développement des services sanitaires est fonction du développement social et économique général. Il propose donc d'insérer dans

De même, en qui concerne le programme élargi d'assistance technique, le chiffre total auquel on était arrivé au mois de mars de la présente année dépassait de $5 000 000 celui que le Bureau de l'Assistance

technique estimait pouvoir allouer en 1963, sur la base des informations les plus favorables disponibles à ce moment. Quant aux crédits de l'OPEX, il a été précisé, dans une lettre adressée à l'OMS, que ceux -ci ne peuvent être accordés que pour des agents occupant des positions clés, comme cela est indiqué dans le rapport sur le point faisant l'objet de la discussion actuelle.

le préambule du projet de résolution un quatrième paragraphe conçu comme suit :

Consciente aussi du fait que ce développement, pour être réalisable, doit s'insérer dans le plan de développement général de ces Etats; Le délégué du Mali propose également de supprimer, dans le paragraphe 7, les mots « étant entendu que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu cidessus au paragraphe 5 ne dépasseront pas $700 000 »,

Le problème est donc très sérieux. Le Directeur général en examinera plus tard les différents éléments,

mais il tient dès à présent à ce que la Commission sache qu'il n'a nullement la prétention d'offrir une

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : HUITIÈME SÉANCE

223

et d'ajouter immédiatement après un paragraphe 8 ayant la teneur suivante :

FAIT APPEL aux Nations Unies pour que le Fonds spécial de cette organisation participe largement et efficacement au financement de ce pro8.

première occasion pour mettre le programme à la charge du budget ordinaire. Il est nécessaire que le programme d'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance soit coordonné avec les activités des Nations Unies, mais il serait désastreux que l'OMS ne compte que sur les fonds des Nations Unies

gramme.

pour en assurer le financement. Elle doit pouvoir entamer les négociations à ce sujet avec des atouts en main, c'est -à -dire en ayant des fonds à sa disposition.

Le Dr Dolo propose enfin d'ajouter, à la fin du dernier paragraphe, qui prendrait le numéro 9, les mots « et du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies ». M. SAITO (Japon) observe que la partie Il du projet

Le mieux serait peut -être d'inscrire la somme de $700 000 au budget ordinaire et d'obtenir tout ce qui serait possible de contributions volontaires et de fonds spéciaux. On pourrait préciser que la somme inscrite au budget ordinaire ne dépasserait pas $700 000 pendant un certain nombre d'années, pour que les délégués n'aient pas l'impression qu'ils devront faire face à des engagements sans cesse croissants. Sous ces réserves, le délégué du Pakistan estime que le mode de financement recommandé dans la partie II du projet de résolution est rationnel. Le Dr AUJOULAT (France), se référant aux observations du Directeur général, déclare qu'en proposant que le programme soit financé par le compte spécial

de résolution fait l'objet d'un grand nombre d'amen-

dements; sa délégation se prononce pour le texte existant, avec le changement de rédaction introduit dans le paragraphe 6 par le délégué des Pays -Bas par souci de clarté. Le montant de $700 000 proposé par le Directeur général est faible, mais se fonde sur sa connaissance

des vues du Conseil exécutif. De toute façon,

il

importe de faire un premier pas, si modeste soit -il. Les dispositions particulières prévues dans les alinéas d) et e) du paragraphe 5 du projet de résolution, concernant l'emploi du personnel par les gouvernements bénéficiaires, paraissent tout à fait judicieuses,

du programme d'assistance technique des Nations Unies, il n'ignorait pas que ce compte était alimenté par des contributions volontaires. Sa proposition d'amendement repose sur deux arguments principaux. En premier lieu, un fonds créé par les Nations Unies - et le programme élargi d'assistance technique en donne la preuve -a des chances d'être plus largement financé par les gouvernements, tandis qu'un fonds de moindre importance créé dans

bien que le délégué de la Haute -Volta ait proposé, semble -t -il, d'accorder aux gouvernements une somme

forfaitaire plutôt que des subventions. En bref, le représentant du Japon approuve l'esprit général et les dispositions concrètes du projet de résolution dans sa teneur initiale. M. MAILLARD (Suisse) appuie l'amendement fran-

çais tendant à ce que le programme d'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance soit financé au moyen du compte spécial du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies. A mesure que s'accroissent les activités des diverses institutions spécialisées dans le domaine de l'assistance multilatérale, la coordination s'impose toujours davantage; le Gouvernement suisse a déjà fait connaître ses vues à ce sujet au sein d'autres institutions spécialisées, en particulier à la FAO. La coopération technique en matière sanitaire est inséparable des efforts entrepris dans d'autres domaines, par exemple l'alimentation ou les conditions de travail. Il conviendrait donc que l'aide multilatérale des organismes relevant des Nations Unies fasse l'objet, autant que possible, d'un financement centralisé. Le Dr AFRIDI (Pakistan) dit que le délégué du Mali a déjà formulé la proposition que lui -même comptait présenter.

le cadre de l'Organisation resterait limité dans ses ressources, car l'OMS se trouverait en concurrence avec d'autres organisations et l'on sait que, bien souvent, les gouvernements s'intéressent plus au développement économique qu'à la santé publique. Deuxièmement, un fonds spécial lié au programme élargi d'assistance technique garantirait une meilleure coordination entre le développement des services sanitaires et le développement social et économique général des pays intéressés. Dans sa proposition d'amendement, le délégué de la France s'était borné à l'aspect financier de la question, car il avait eu l'impression que l'Assemblée était unanime à considérer que l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance devait être maintenue et développée. Il semble pourtant que certaines délégations désirent apporter des amendements por-

tant sur les conditions d'une telle assistance. A ce propos, le Dr Aujoulat appuie les observations formulées par le délégué de la Haute -Volta.

Certes, l'expérience des programmes financés par des comptes spéciaux n'a pas toujours été pleinement satisfaisante; il suffit de se rappeler l'exemple du programme d'éradication du paludisme. Pourtant, il s'est trouvé d'autres activités financées par des comptes spéciaux que l'on n'a jamais été obligé de transférer au budget ordinaire. Un compte spécial peut jouer un rôle important, à condition que l'Assemblée ne choisisse pas la solution de facilité et ne saisisse pas la

En ce qui concerne les aspects financiers de la question, le paragraphe 7 du projet de résolution stipule que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel ne doivent pas dépasser $700 000. N'est -ce pas là une somme dérisoire si on la compare aux vastes ambitions

du programme d'assistance qui nous est proposé ? Même l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les grandes Endémies, qui

224

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ne rassemble que quelques pays de l'Afrique occiden-

tale, dispose d'un budget deux fois plus important. Il n'est pas dans les intentions du Dr Aujoulat de freiner l'élan du programme; il désire bien plutôt

Dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle, il serait certainement possible d'utiliser des sommes beaucoup plus élevées, encore

chercher les moyens de le conduire au succès et d'éviter les déceptions.

que le manque de fonds ne soit pas ici l'unique

générale du programme - et il semble qu'un tel accord soit proche - tous ceux qui ont proposé des amendements pourraient peut -être se constituer en un groupe de travail chargé de rédiger un texte susceptible de recueillir l'unanimité à l'Assemblée.

Dès qu'un accord aura été atteint sur l'orientation

difficulté. Le degré d'instruction générale de la population constitue à cet égard un élément très important dont il importe de tenir compte. Au cours de l'année écoulée, l'OMS a envoyé dans treize pays d'Afrique

un groupe d'experts chargés d'analyser les moyens locaux de formation et de déterminer la possibilité d'organiser ou de développer l'enseignement de la médecine. Au Congo (Léopoldville), par exemple, l'éducation de base est parvenue à un stade qui per-

Le Professeur SIGURJGNSSON (Islande) appuie la proposition du délégué de la France de constituer un groupe de travail. Les divers amendements proposés ne paraissent pas traduire de désaccords profonds et il devrait être possible à ce groupe de travail de mettre au point le texte d'un nouveau projet de résolution Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, après avoir remercié les

met à l'école de médecine de compter à l'heure actuelle quarante -deux étudiants, et d'en recevoir soixante l'année prochaine et cent par an par la suite. Il existe beaucoup plus de candidats aptes à faire des études médicales qu'on ne le pense communément; la

situation à cet égard varie cependant d'un pays à l'autre. Pour assurer à un pays une infrastructure solide, il lui faut non seulement des médecins, mais également diverses catégories de spécialistes d'autres branches. Il n'est pas besoin d'effectuer une enquête sanitaire pour savoir que tous les pays promus récem-

délégués de leurs observations, leur rappelle que le rapport sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance a été établi sur la demande de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et sur la base des discussions qui ont eu lieu au sein du Conseil exécutif. Il ne s'agit pas d'un programme nouveau, mais de la continuation et de l'extension de travaux qui se poursuivent déjà depuis de nombreuses années. L'OMS n'est manifestement pas en mesure de faire face à toutes les demandes de ces pays, dont un grand nombre insistent pour obtenir

ment à l'indépendance ont besoin d'un personnel qualifié plus nombreux. Il sera nécessaire de déterminer, au cours d'une phase ultérieure, le nombre de médecins, d'infirmières, etc. requis pour chaque pays; pour les dix années à venir toutefois, même les sommes les plus fortes et les plus grands efforts ne suffiraient pas pour répondre aux besoins minimums. Une planification rationnelle permettrait néanmoins de tirer le meilleur parti des ressources mondiales. En ce qui concerne l'aspect financier de la question,

une aide accélérée. Il faut que les Etats d'Afrique apprennent à collaborer avec les organisations internationales, dont les méthodes - et c'est inévitable doivent parfois leur paraître lentes et complexes. Les ressources ne sont pas illimitées, et, comme l'a fait remarquer le délégué de la Nouvelle -Zélande, l'Orga-

nisation ne peut pas porter tous ses efforts sur un seul continent : il existe d'autres régions qui ont, autant que l'Afrique, besoin d'une assistance. Le problème de l'aide aux pays ayant accédé récem-

il est exact que le crédit proposé au titre du budget ordinaire est très faible, comme l'a souligné notamment le délégué de la France. On peut indiquer à ce propos que la ville de New York dépense pour ses besoins sanitaires une somme qui dépasse le total du budget de l'OMS; cette constatation n'a toutefois rien de nouveau. Force est de tenir compte de ce que l'on sait de l'aptitude des gouvernements à verser des

ment à l'indépendance se rattache étroitement aux intentions de ces pays pour l'avenir. Dans de nombreux pays il existe déjà des plans, dont l'étude permettra à l'OMS de donner des avis sur l'organisation judicieuse des services. Il est évident que les plans sanitaires ne peuvent être élaborés dans le vide - ou à Genève; cette tâche incombe essentiellement aux autorités locales ainsi qu'aux experts techniques des pays intéressés. Il est clair que l'OMS peut simple-

contributions à l'Organisation, et il serait parfaitement inutile de leur demander des sommes élevées que

l'on ne serait pas en mesure d'obtenir. Afin d'assurer l'assistance maximum aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, il est d'autre part nécessaire d'insister sur la participation de tous les pays. Le Directeur général est parfaitement conscient de ce que l'OMS devra s'efforcer d'obtenir,

ment les aider à comprendre et à analyser leurs propres problèmes et à établir des plans répondant à

dans un proche avenir, que le Fonds spécial et le compte spécial du programme élargi d'assistance technique soient plus largement mis à contribution, que les gouvernements soient amenés à s'adresser à ces organismes pour le financement de projets dans le domaine sanitaire, et que toutes les ressources dispo-

leurs besoins. Il n'existe pas, dans ce domaine, de formule passe -partout. Les délégué qui ont suggéré de créer un comité central de planification avaient probablement en vue un groupe d'étude chargé d'analyser les formes d'assistance requise. De même, un

nibles soient mises à profit. Le problème consiste toutefois à savoir ce que l'on va faire dans les prochaines années, tant que les ressources nécessaires ne seront pas disponibles. Rappelant les situations cri-

comité de planification de l'enseignement et de la formation professionnelle ne pourrait qu'établir des directives générales, et devra éviter toute interférence avec les plans établis par le pays lui -même.

tiques survenues dans un passé récent, le Directeur général déclare qu'il pourrait fournir à l'Assemblée des précisions sur des demandes émanant de nom-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : NEUVIÈME ET DIXIÈME SÉANCES

225

breux pays devenus récemment indépendants en vue de l'envoi d'un personnel opérationnel pour résoudre les problèmes les plus urgents. Il ne pense toutefois pas que l'envoi d'un tel personnel pour faire face à

Le PRÉSIDENT suggère qu'un groupe de travail se réunisse à l'issue de la séance, afin d'élaborer un texte

des situations d'urgence immédiates constitue une solution durable. Les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et les pays insuffisamment développés devront finalement résoudre leurs problèmes par leurs propres efforts. Le Directeur général n'est en mesure de proposer qu'une solution très partielle pour un problème très vaste. Il ne faut cependant pas demander à l'Organi-

de résolution acceptable pour tous, sur la base des différents amendements proposés. Ce groupe de travail pourrait comprendre les délégués des pays suivants : Afrique du Sud, Etats -Unis d'Amérique, France, Haute -Volta, Inde, Japon, Mali, Nigéria, Norvège, Pakistan, Pays -Bas, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela. A la suite de suggestions formulées par des membres de la Commission, il adjoint à cette liste des délégués du Cameroun et du Gabon, et propose que le groupe de travail ainsi constitué se réunisse à 14 heures.

sation - comme cela semble être l'intention de l'un des amendements - d'accorder une aide qui dépasse ses ressources actuelles. Le Directeur général ne peut

pas aller plus loin que ne l'y autorisent les pays Membres. Il croit toutefois au dynamisme de l'Organisation, qui ne saurait demeurer indifférente aux exigences de l'évolution actuelle.

Il en est ainsi décidé. (Pour l'examen du rapport du groupe de travail, voir le procès -verbal de la dixième séance, section 1.)

La séance est levée à 12 h. 40.

NEUVIÈME SEANCE Vendredi 18 mai 1962, 16 heures Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance (suite)

être distribué. La distribution ne pourra en être faite

qu'à 18 heures. Le Président propose donc d'en à l'examen d'un autre point de l'ordre du jour. 2.

Ordre du jour, 2.6 Le PRÉSIDENT déclare que le groupe de travail créé

remettre la discussion au lendemain matin et de passer

lors de la précédente séance a terminé ses travaux mais que son rapport ne sera pas disponible avant une heure environ. Il propose donc de suspendre la séance pendant ce temps.

Troisième rapport de la Commission

Le Dr MONTALVÁN (Equateur), Rapporteur, présente le projet de troisième rapport de la Commission.

La séance est suspendue à 16 h. 5 et reprise à 17 h. S. Le PRÉSIDENT regrette de devoir annoncer que le

Décision: Le rapport est adopté sans commentaires (voir page 399).

rapport du groupe de travail n'est pas encore prêt à

La séance est levée à 17 h. 20.

DIXIÈME SEANCE Samedi 19 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance (suite)

Ordre du jour, 2.6 Le PRÉSIDENT invite le Professeur Jdanov, Président

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) annonce que le groupe de travail, après avoir examiné tous les amendements proposés au texte original du projet de résolution soumis par l'Afrique du Sud et le Nigéria (voir page 215), a

du groupe de travail désigné la veille, à présenter les conclusions de ce groupe de travail.

décidé à l'unanimité de recommander, pour le préambule et la partie I, la version revisée que voici :

226

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

cerne l'assistance aux Etats ayant récemment accédé

Après avoir examiné le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et notamment après avoir considéré, d'une part, le programme envisagé pour aider ces Etats à élaborer

à l'indépendance pour les aider au premier chef dans la formation de base et le perfectionnement de leur personnel médical national; DÉCIDE que l'octroi d'une assistance opérationnelle par l'OMS sera régi par les principes suivants : 6.

des plans sanitaires nationaux et à accélérer l'enseignement et la formation professionnelle de leur

a)

le

personnel national et, d'autre part, l'attribution éventuelle d'une assistance opérationnelle auxdits Etats; Tenant compte des discussions consacrées par le Conseil exécutif à cette question lors de sa vingt neuvième session; Consciente du fait qu'il est urgent de développer les services sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, en raison de l'importance

rôle de l'OMS consiste à combler les

lacunes de façon à maintenir le minimum de personnel indispensable pour franchir une période critique dans le développement d'un service sanitaire de base et à améliorer les services sanitaires dans les pays où ils sont d'un niveau insuffisant; on recherchera tout particulièrement les possibilités de combiner cette forme d'assistance avec les

de ces services pour la santé et pour le progrès social et économique des peuples intéressés; Consciente aussi du fait que ce développement, pour être réalisable, doit s'insérer dans le plan de développement général de ces Etats, 1. NOTE avec satisfaction l'assistance que l'OMS apporte à l'élaboration des programmes sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

activités de formation du personnel médical et auxiliaire à tous les échelons; b) l'Organisation doit être certaine que les pays font tout leur possible pour parvenir, dans le plus

bref délai, à financer au moyen de leurs ressources propres le coût du personnel médical et paramédical essentiel; c) les membres du personnel opérationnel en question seront mis à la disposition du gouvernement intéressé et s'acquitteront des fonctions qui leur seront assignées sous l'autorité administrative dudit gouvernement; d) la prise en charge de ce personnel sera réglée par des conventions particulières entre l'OMS et chaque gouvernement bénéficiaire, étant entendu que la participation financière des Etats pourra, en cas de besoin, être limitée à une contribution convenue; e)

et la place importante qui est accordée, dans le projet de programme, à l'établissement de plans sanitaires nationaux ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel national; 2. PRIE le Directeur général de continuer de faire rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; 3. DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être accélérée dans le sens préconisé par le Directeur général dans son rapport et, à cette fin, approuve les dispositions relatives au programme et les arrangements financiers ci -après : I. DISPOSITIONS RELATIVES AU PROGRAMME

l'assistance opérationnelle de l'OMS pourra

être fournie soit i) par le recrutement de personnel

en coopération avec le gouvernement intéressé, soit ii) par un système de subventions destinées

à répondre aux besoins urgents en personnel opérationnel, chaque subvention étant régie par

les dispositions d'un accord entre l'OMS et le gouvernement bénéficiaire, aux termes duquel l'OMS conservera un droit de regard approprié, proportionné à ses engagements financiers.

4.

AUTORISE le

Directeur général à mettre en

oeuvre un programme accéléré d'assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou sont sur le point d'y accéder, particulièrement en Afrique, ce programme portant essentiellement sur les points suivants : a) élaboration de plans sanitaires nationaux et activités connexes de formation; b) développement et accélération de l'enseigne-

En revanche, le groupe de travail n'a pu parvenir à un accord unanime sur la partie II relative aux Arrangements financiers. En conséquence, il soumet à la Commission les deux variantes suivantes : Variante A 7. DEMANDE que le programme défini dans la partie I de la présente résolution soit financé au moyen de crédits du compte spécial du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies;

ment et de la formation professionnelle du personnel national dans le domaine médical; octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés ci -après au paragraphe 6; c) 5.

PRIE le Directeur général d'étudier la question

PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif de poursuivre l'étude des méthodes et des formules permettant de fournir une aide efficace aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et d'étu8.

du rôle coordonnateur de l'OMS en ce qui con-

dier en particulier les aspects financiers de cette

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIXIÈME SÉANCE

227

aide, compte tenu des critères exposés dans la lution et son propre rapport à l'attention des Membres et Membres associés. Variante B 7.

posées. Il convient de préciser nettement que si la variante A était adoptée, aucune des recommandations

partie I de la présente résolution; 9. PRIE le Directeur général de porter cette réso-

énoncées dans la partie I ne pourrait être mise en oeuvre.

Au paragraphe 7 de la variante A, il est question de « crédits du compte spécial du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies ». Le Direc-

FAIT APPEL à l'Organisation des Nations Unies

pour que son Fonds spécial participe largement et efficacement au financement de ce programme; 8.

AUTORISE la création d'un compte spécial pour

l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, qui fera partie du fonds bénévole pour la promotion de la santé et qui sera régi par les dispositions de la résolution WHA13.24;

DÉCIDE que le programme défini dans la partie I de la présente résolution pourra être financé au moyen des fonds de toute origine dont l'Organisation disposera, étant entendu que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu ci- dessus au para9.

graphe 6 ne dépasseront pas $700 000; 10. PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif de poursuivre l'étude des méthodes et des formules permettant de fournir une aide efficace aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et d'étu-

teur général ne voit pas ce que l'on entend par là. Pour le programme élargi d'assistance technique, la programmation se fait par pays et aucun crédit n'est prévu pour des projets spéciaux. D'autre part, les dispositions qui régissent actuellement l'assistance technique ne permettent pas de financer la fourniture de personnel opérationnel. Toute modification de ces textes devrait être approuvée par le Conseil économique et social et par l'Assemblée générale, ce qui demanderait obligatoirement beaucoup de temps. La même observation vaut pour le paragraphe 7 de la variante B, aux termes duquel on ferait appel à l'Organisation des Nations Unies pour que le Fonds spécial de cette organisation participe au financement du programme; là encore, il faudrait apporter des changements aux statuts du Fonds spécial. Ceci étant dit, rien n'empêche de mentionner également dans ce paragraphe le programme élargi d'assistance technique, étant bien entendu qu'il ne pourrait être donné suite à cet appel qu'après modification des dispositions régissant les deux organismes. En ce qui concerne le paragraphe 8 de la variante B, le Directeur général n'ignore pas que certaines délégations répugnent à autoriser la création de comptes spéciaux parce qu'elles craignent que le coût des activités visées doive tôt ou tard être couvert par le budget ordinaire. Ces craintes ne sont, de l'avis du Directeur général, pas tout à fait justifiées. Le fonds bénévole

dier en particulier les aspects financiers de cette aide, compte tenu des critères exposés dans la par-

tie I de la présente résolution; et PRIE le Directeur général de porter cette résolution et son propre rapport à l'attention des Membres et Membres associés. 11.

pour la promotion de la santé comprend déjà plusieurs comptes spéciaux, créés pour des raisons de convenance et non pour obtenir de l'argent. Ils sont destinés à permettre aux Etats et aux particuliers qui le désirent de verser volontairement des contributions pour les programmes considérés. Le paragraphe 9 de la variante B prévoit l'inscription au budget ordinaire, sous réserve bien entendu de la décision de l'Assemblée de la Santé relative au niveau du budget, d'un modeste montant de $700 000 qui permettrait au moins au Directeur général d'entreprendre quelques activités jusqu'à ce que des fonds deviennent disponibles d'autres sources. Le Directeur général espère avoir expliqué clairement la situation : il ne pourra pas se conformer aux directives données dans la partie I du projet de résolution si l'on n'adopte pas la variante B de la partie II. Au cas où l'Assemblée se prononcerait pour la variante A, la résolution serait une simple déclaration de principe et d'intentions. M. SYMONDS (Bureau de l'Assistance technique)

Dans la variante A, le paragraphe 7 s'inspire de la proposition faite la veille par la délégation française et le paragraphe 8 de celle qu'avait présentée la délégation de l'Union soviétique. Dans la variante B, les paragraphes 7, 8 et 9 s'inspirent des propositions de

diverses délégations, dont celles du Mali et de la Nouvelle -Zélande, cependant que les paragraphes 10

et 11 sont identiques aux paragraphes 8 et 9 de la variante A. Plusieurs membres du groupe de travail ont exprimé le désir qu'il n'y ait pas seulement vote sur les deux variantes prises dans leur ensemble, mais que chacun des paragraphes soit mis aux voix séparément. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL estime de son devoir de

formuler certaines observations touchant le projet dont la Commission est saisie. Pour ce qui est du préambule et de la partie I, qui

ont trait au programme, il se bornera à souligner qu'ils lui assignent un certain nombre de responsabilités. Ses remarques porteront sur la partie II, qui concerne les arrangements financiers devant lui per-

mettre de s'en acquitter. Deux variantes sont pro-

déclare qu'il tient à préciser la position du BAT en ce qui concerne le projet de résolution et notamment le paragraphe 7 du projet A. Jusqu'ici, il n'a pas été fourni de personnel opérationnel au titre du programme d'assistance technique, mais seulement au titre du programme OPEX, dont les dépenses sont

228

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

imputées sur le budget ordinaire de l'Organisation des

Nations Unies. De son côté, l'UNESCO couvre à l'aide de ses propres ressources certaines dépenses de cette catégorie. La question de principe que soulève ce paragraphe devra être soumise au Bureau de l'Assistance technique et, en dernière analyse, à l'Assemblée générale des Nations Unies. Pour ce qui est de l'ensemble de la résolution, l'importance du développement des services sanitaires dans les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance est appréciée à sa juste valeur, mais l'étendue de l'aide fournie au titre du programme d'assistance technique dépend de l'ordre de priorité établi par les gouvernements eux- mêmes. Conformément à la procédure nor-

estime qu'il y aurait lieu de développer la variante B pour en préciser les intentions. Il propose donc de

remplacer le paragraphe 7 de cette variante par le texte suivant: Constatant que les dispositions législatives qui régissent présentement le Fonds spécial des Nations Unies et le programme élargi d'assistance technique

ne permettent pas d'utiliser ces sources de fonds pour financer les dépenses relatives au personnel opérationnel; Constatant que les disponibilités actuelles du programme élargi et du Fonds spécial sont limitées; Constatant en outre que, même à échelle réduite, le financement par l'Organisation des dépenses relatives au personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 6 est impossible sans un apport important provenant de sources supplémentaires, 7.

male, chaque gouvernement sera avisé du montant total qui pourra être affecté à ses programmes pour la période 1963 -1964 et, après consultation avec les repré-

sentants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées (dont l'OMS), présentera en juin 1962 une demande générale couvrant tous les domaines d'activité et établie en tenant compte des priorités arrêtées par l'organisme national de coordination. Les dispositions législatives actuelles ne permettent pas d'affecter en bloc au programme exposé dans le projet de résolution un montant prélevé sur les fonds

FAIT APPEL à l'Assemblée générale des Nations

de l'assistance technique. Si M. Symonds n'a pas très bien compris les intentions des auteurs de cette proposition, il s'en excuse, mais il tenait à ne laisser subsister aucun doute sur ce point. Pour les possibilités de financement par le Fonds

Unies i) pour qu'elle modifie les dispositions législatives régissant le programme élargi et le Fonds spécial, afin que ces sources de fonds puissent être utilisées pour financer les dépenses relatives au personnel opérationnel, et ii) pour qu'elle prenne des mesures afin que des ressources suffisantes soient mises à la disposition du programme élargi et du

Fonds spécial, en vue de faire face aux besoins sanitaires définis dans la partie I ci- dessus; de plus, en attendant que des ressources soient disponibles au titre du Fonds spécial et du programme élargi, Le Dr EVANG (Norvège) considère que le texte pro-

spécial, qu'il représente également, il n'y a rien à ajouter à ce qu'a dit le Directeur général touchant les principes appliqués par le Fonds et l'assistance limitée accordée jusqu'à présent dans le domaine de la santé. M. Symonds souhaite que sa mise au point ne soit pas interprétée comme un manque de compréhension

posé par le délégué du Pakistan représente une amélioration par rapport à celui du groupe de travail e+ est beaucoup plus clair. Le Dr ALAN (Turquie) dit qu'après avoir entendu les interventions du Directeur général et du représentant du Bureau de l'Assistance technique, sa délégation est favorable à la variante B, avec l'amendement proposé par le délégué du Pakistan.

à l'égard des objectifs du projet de résolution, et qu'elle ne semble pas vouloir minimiser l'importance

de la santé dans le développement social et économique général des pays récemment parvenus à l'indépendance. Au contraire, c'est précisément parce que

la gravité du besoin est parfaitement sentie qu'il a cru de son devoir d'éviter tout malentendu concernant les possibilités immédiates. Le Dr ALAKUA (Nigéria) s'apprêtait à formuler les observations mêmes qu'a faites le Directeur général.

Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud) accepte, lui aussi, l'amendement du délégué du Pakistan et appuie la variante B ainsi modifiée. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) rappelle qu'en principe sa délégation est opposée à la création de comptes spéciaux. Néanmoins, ayant entendu les explications données par le Directeur général, par le Directeur général adjoint au groupe de travail, et par le représentant du Bureau de l'Assistance technique, convaincu en outre que, pour répondre aux besoins des pays récemment parvenus à l'indépendance, une assistance opérationnelle doit être fournie le plus tôt possible, sans attendre que des fonds venant de l'Organisation des Nations Unies soient disponibles, la

L'adoption de la variante A entraînerait l'ajournement sine die de toute mesure visant à faire face aux besoins urgents des pays qui ont récemment accédé à l'indépendance, à moins que les auteurs de cette proposition ne comptent, dans l'intervalle, fournir une

contribution financière - ce qu'ils n'ont pas laissé supposer. Le Dr Alakija demande donc à la Commission d'approuver la variante B et de rejeter la variante A. Le Dr AFRIDI (Pakistan) accepte pleinement, en sa qualité de membre du groupe de travail, la responsa-

bilité du texte présenté; toutefois, à la réflexion, il

délégation néerlandaise appuie la variante B telle qu'elle a été modifiée par le Pakistan.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIXIEME SEANCE

229

Le Dr ENGEL (Suède) souligne que la variante B est celle qui reflète le mieux l'attitude positive de la délégation suédoise en ce qui concerne l'assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance. Toutefois, la Suède également répugne à recommander la création d'un compte spécial et préférerait que les activités soient, autant que possible, imputées sur le budget ordinaire. Le Dr Engel votera donc pour la variante B telle qu'elle a été modifiée par le délégué du Pakistan, à l'exception du paragraphe 8. La partie I du projet de résolution ne paraît donner lieu à aucune divergence de vues. Pour la partie II,

FAIT APPEL à l'Assemblée générale des Nations Unies pour qu'elle prenne des mesures afin que des ressources suffisantes soient mises à la disposition 7.

du programme élargi, du Fonds spécial et

de

l'OPEX, afin de permettre de faire face aux besoins sanitaires définis dans la partie I ci- dessus; de plus, en attendant que des ressources soient disponibles au titre du Fonds spécial et du programme élargi,

le Dr Engel appuie la proposition du délégué de l'Union soviétique tendant à ce que chaque paragraphe soit mis aux voix séparément. Le Dr ALAKITA (Nigéria) et le Dr SHAHEEN (Irak) se prononcent en faveur de la variante B, avec l'amendement du délégué du Pakistan. Le Dr AUJOULAT (France) fait observer que l'amen-

Le Dr AFRIDI (Pakistan) ne voit aucun inconvénient à mentionner l'OPEX, mais il préférerait ne pas supprimer le passage relatif aux dispositions législatives qui régissent le programme élargi et le Fonds spécial. En ce qui concerne l'opportunité de ce passage, il s'agit après tout d'un appel et non d'une directive; si cette suggestion ne figurait pas dans une résolution, on pourrait douter qu'elle parvienne assez

rapidement aux organes compétents de l'Organisation des Nations Unies. Le Dr EVANG (Norvège) demande la clôture du débat en vertu de l'article 59 du Règlement intérieur. Le PRESIDENT rappelle que deux orateurs peuvent prendre la parole pour s'opposer à la motion. Notant qu'aucun délégué n'en manifeste le désir, il déclare en conséquence le débat clos. La Commission doit maintenant se prononcer sur

dement proposé par le délégué du Pakistan introduit dans la variante B le seul élément de la variante A qui n'y était pas déjà contenu. Dans ces conditions, la variante A devient apparemment inutile et la Commission ne devrait plus examiner que la variante B, que le Dr Aujoulat accepte volontiers. Cependant,

comme certaines dispositions de la variante B, en particulier la clause relative à la création d'un compte

spécial, ne paraissent pas acceptables à toutes les délégations, le délégué de la France est partisan d'un vote par division. Le Professeur CRAMAROSSA (Italie) déclare que sa

le préambule et la partie I du projet de résolution présenté par le groupe de travail, ainsi que, pour la partie II, sur la variante B à laquelle des amendements ont été proposés par les délégués du Pakistan et des Etats -Unis d'Amérique. La partie II sera mise aux voix paragraphe par paragraphe. Le Président demande si quelqu'un est opposé à l'adoption du préambule et de la partie I. M. BRADY (Irlande) voudrait que le préambule et la partie I fassent également l'objet d'un vote à main levée, afin que le procès -verbal enregistre le vote de sa délégation. Le PRÉSIDENT met donc aux voix le préambule et

délégation est en principe opposée aux comptes spéciaux, mais qu'étant donné qu'il est urgent d'obtenir des fonds pour mettre en oeuvre les propositions, elle

votera pour la variante B avec l'amendement du délégué du Pakistan.

M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) appuie dans l'ensemble la proposition de la délégation du Pakistan mais, à propos du point i) du paragraphe 7, doute que

la partie I du projet de résolution. Décision: Le préambule et la partie I sont approuvés par 85 voix contre 1, sans abstention. Le PRÉSIDENT, passant au paragraphe 7 de la par-

l'Assemblée de la Santé soit fondée à formuler un avis sur les dispositions législatives régissant l'assis-

tance des Nations Unies dans des domaines particuliers. D'autre part, le programme OPEX est expressément destiné à fournir du personnel opérationnel et son élargissement est envisagé dans les plans relatifs à la décennie des Nations Unies pour le développe-

ment. M. Gardner pense donc qu'au lieu de se pro-

des Nations Unies le soin de décider s'il y a lieu

noncer en faveur d'une solution quelconque, l'Assemblée de la Santé devrait laisser à l'Assemblée générale

tie II, annonce qu'il mettra d'abord aux voix la proposition de la délégation des Etats -Unis d'Amérique qui constitue un amendement à l'amendement du délégué du Pakistan. Il prie le Secrétaire de donner lecture du texte proposé par la délégation des EtatsUnis.

d'élargir le programme OPEX ou de modifier les dispositions législatives du programme d'assistance technique et du Fonds spécial. Le délégué du Pakistan accepterait peut -être de supprimer le point i) et de faire mention de l'OPEX dans ce qui est actuellement le point ii); le texte du paragraphe 7 se lirait alors comme suit :

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, précise que le paragraphe 7, amendé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, serait conçu comme suit : 7.

FAIT APPEL à l'Assemblée générale des Nations

Unies pour qu'elle prenne des mesures afin que des ressources suffisantes soient mises à la disposition

230

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

du programme élargi, du Fonds spécial et de l'OPEX et pour que les modifications législatives nécessaires soient adoptées, afin de permettre de faire face aux besoins sanitaires définis dans la partie I ci- dessus; de plus, en attendant que des ressources soient dis-

Consciente aussi du fait que ce développement, pour être réalisable, doit s'insérer dans le plan de développement général de ces Etats, 1. NOTE avec satisfaction l'assistance que l'OMS apporte à l'élaboration des programmes sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

ponibles au titre du Fonds spécial, du programme élargi et de l'OPEX, M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) explique que

le texte dont le Secrétaire vient de donner lecture est légèrement différent de celui qu'il avait proposé peu auparavant. La formule « et pour que les modifications législatives nécessaires soient adoptées » a été

et la place importante qui est accordée, dans le projet de programme, à l'établissement de plans sanitaires nationaux ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel national; 2.

PRIE le Directeur général de continuer de faire

insérée pour donner satisfaction au délégué du Pakistan.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) accepte la nouvelle version

rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être accélérée dans le sens préconisé par le Directeur général dans son rapport et, à cette fin, approuve 3.

de l'amendement des Etats -Unis à l'amendement pakistanais au paragraphe 7.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) indique que sa délégation

votera pour le paragraphe 7 modifié, mais qu'elle réserve sa position en ce qui concerne l'OPEX, dont elle connaît mal les activités. Le PRÉSIDENT met aux voix les trois paragraphes du

les dispositions relatives au programme et les arrangements financiers ci -après : I. DISPOSITIONS RELATIVES AU PROGRAMME

4.

AUTORISE le Directeur général à mettre en oeuvre

préambule et le paragraphe 7 du dispositif de la partie II du projet de résolution, telle qu'il a été modifié par le Pakistan et par les Etats -Unis d'Amérique. Décision: Les trois paragraphes du préambule et le

un programme accéléré d'assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou sont sur le point d'y accéder, particulièrement en Afrique, ce programme portant essentiellement sur les points suivants : a) élaboration de plans sanitaires nationaux et

paragraphe 7 du dispositif sont approuvés par 88 voix contre zéro, sans abstention. Le PRÉSIDENT met successivement aux voix les para-

graphes 8, 9, 10 et 11 de la variante B. Décision: Le paragraphe 8 est approuvé par 70 voix contre 7, avec 11 abstentions; le paragraphe 9 par 83 voix contre 1, avec 3 abstentions; le paragraphe 10 par 88 voix contre zéro, sans abstention; et le paragraphe 11 par 86 voix contre zéro, sans abstention. Le PRÉSIDENT met aux voix l'ensemble du projet de 5.

activités connexes de formation; développement et accélération de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel national dans le domaine médical; b) c) octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés ci -après au paragraphe 6;

résolution amendé, dont le texte est le suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

PRIE le Directeur général d'étudier la question du rôle coordonnateur de l'OMS en ce qui concerne

l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance pour les aider au premier chef dans la formation de base et le perfectionnement de leur personnel médical national; DÉCIDE que l'octroi d'une assistance opérationnelle par l'OMS sera régi par les principes suivants : 6.

Après avoir examiné le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et notamment après avoir considéré, d'une part, le programme envisagé pour aider ces Etats à élaborer des plans sanitaires nationaux et à accélérer l'enseignement et la formation professionnelle de leur

a)

le rôle de l'OMS consiste à combler les

personnel national et, d'autre part, l'attribution éventuelle d'une assistance opérationnelle auxdits Etats ;

Tenant compte des discussions consacrées par le Conseil exécutif à cette question lors de sa vingt neuvième session; Consciente du fait qu'il est urgent de développer les services sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, en raison de l'importance

lacunes de façon à maintenir le minimum de personnel indispensable pour franchir une période critique dans le développement d'un service sanitaire de base et à améliorer les services sanitaires dans les pays oh ils sont d'un niveau insuffisant; on recherchera tout particulièrement les possibilités de combiner cette forme d'assistance avec les

activités de formation du personnel médical et auxiliaire à tous les échelons; b) l'Organisation doit être certaine que les pays font tout leur possible pour parvenir, dans le plus bref délai, à financer au moyen de leurs ressources

de ces services pour la santé et pour le progrès social et économique des peuples intéressés;

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIXIÈME SÉANCE

231

propres le coût du personnel médical et paramédical essentiel;

les membres du personnel opérationnel en question seront mis à la disposition du gouvernement intéressé et s'acquitteront des fonctions qui leur seront assignées sous l'autorité administrative dudit gouvernement; c)

dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 6 ne dépasseront pas $700 000; 10. PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif de poursuivre l'étude des méthodes et des formules permettant de fournir une aide efficace aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et d'étu-

d) la prise en charge de ce personnel sera réglée

par des conventions particulières entre l'OMS et chaque gouvernement bénéficiaire, étant entendu que la participation financière des Etats pourra, en cas de besoin, être limitée à une contribution convenue; e) l'assistance opérationnelle de l'OMS pourra être fournie soit i) par le recrutement de personnel en coopération avec le gouvernement intéressé, soit ii) par un système de subventions destinées à

dier en particulier les aspects financiers de cette aide, compte tenu des critères exposés dans la partie I de la présente résolution; et 11.

lution et son propre rapport à l'attention des Membres et Membres associés.

PRIE le Directeur général de porter cette réso-

Décision: L'ensemble du projet de résolution est approuvé par 79 voix contre 1, avec 10 abstentions.1 2.

répondre aux besoins urgents en personnel opérationnel, chaque subvention étant régie par les dispositions d'un accord entre l'OMS et le gouvernement bénéficiaire, aux termes duquel l'OMS conservera un droit de regard approprié, proportionné à ses engagements financiers. II. ARRANGEMENTS FINANCIERS

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963

Ordre du jour, 2.2 Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le D' van Zile HYDE,

représentant du Conseil exécutif, présente la question.

Pendant la réunion qu'il a tenue immédiatement avant la vingt- neuvième session du Conseil exécutif, le Comité permanent des Questions administratives et financières a procédé à un examen détaillé du projet de programme et de budget proposé par le Directeur général pour 1963 (qui constitue le volume No 113 des Actes officiels) et il a étudié les incidences qu'auraient pour les Etats Membres le niveau du budget proposé,

Constatant que les dispositions législatives qui régissent présentement le Fonds spécial des Nations Unies et le programme élargi d'assistance technique

ne permettent pas d'utiliser ces sources de fonds pour financer les dépenses relatives au personnel opérationnel ; Constatant que les disponibilités actuelles du programme élargi et du Fonds spécial sont limitées;

le projet de résolution portant ouverture de crédits, l'état du recouvrement des contributions et des avances

Constatant en outre que, même à échelle réduite, le financement par l'Organisation des dépenses relatives au personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 6 est impossible sans un apport important provenant de sources supplémentaires, FAIT APPEL à l'Assemblée générale des Nations Unies pour qu'elle prenne des mesures afin que des res7.

sources suffisantes soient mises à la disposition du programme élargi, du Fonds spécial et de l'OPEX et pour que les modifications législatives nécessaires soient adoptées, afin de permettre de faire face aux besoins sanitaires définis dans la partie I ci- dessus; de plus, en attendant que des ressources soient disponibles au titre du Fonds spécial, du programme élargi et de l'OPEX, 8.

au fonds de roulement et la procédure à suivre pour l'examen du projet de programme et de budget. Le rapport du Conseil exécutif relatif à cet examen fait l'objet des Actes officiels No 116. Le chapitre I donne des informations de base, le chapitre II expose la classification et le mode de calcul des prévisions et le chapitre III la teneur et le mode de présentation du projet de programme et de budget, avec des graphiques qui permettent de comparer la ventilation du projet de budget actuel à celle des budgets précédents.

Le chapitre IV, qui contient un examen détaillé des prévisions budgétaires, sera étudié par la Commission

lorsqu'elle abordera le point 2.2.3 de l'ordre du jour (examen détaillé du programme d'exécution). Quant au chapitre V, il se rapporte aux questions d'importance majeure examinées par le Conseil exécutif. Cette année, la situation est quelque peu insolite, car certains faits ne pouvaient être entièrement prévus

AUTORISE la création d'un compte spécial pour

l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, qui fera partie du fonds bénévole pour la promotion de la santé et qui sera régi par les dispositions de la résolution WHA13.24; 9.

lorsqu'on a mis au point les prévisions budgétaires. Le projet de programme et de budget adopté par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé pour 1962 se montait à $23 607 180. A la suite d'une décision ultérieure de l'Assemblée générale des Nations Unies, et en vertu des pouvoirs qui lui étaient conférés 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.22.

DÉCIDE que le programme défini dans la partie I

de la présente résolution pourra être financé au moyen des fonds de toute origine dont l'Organisation disposera, étant entendu que, pour 1963, les

232

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

en la matière, le Directeur général a donné effet, à compter du ler janvier 1962, à une augmentation des traitements. Cette mesure a eu des répercussions, non seulement sur le budget de 1962, mais aussi sur les prévisions établies pour 1963 dont la Commission est actuellement saisie. Par sa résolution WHA15.10, la présente Assemblée a approuvé les prévisions supplémentaires pour 1962; cependant, celles -ci ne représentent nullement un élargissement du programme de l'Organisation. A la vingt- neuvième session du Conseil

Pour ce qui est des augmentations facultatives, le Conseil a approuvé celle qui a trait aux activités concernant les projets, soit $902 867. Ce point, qui doit

fait l'objet d'un examen approfondi de la part de la Commission, a été exposé en détail au chapitre IV des Actes officiels No 116. De même, le Conseil a approuvé l'augmentation de $250 000 proposée pour la

exécutif, le Directeur général avait proposé qu'une avance de $700 000 soit prélevée sur les recettes occa-

sionnelles et sur le fonds de roulement pour aider à financer les prévisions budgétaires supplémentaires

pour 1962, étant entendu que cette avance serait remboursée sur le budget de 1963. Il fallait donc

reviser le budget de 1963 pour tenir compte non seulement de l'augmentation des traitements pour cette année, mais aussi du remboursement des $700 000 au fonds de roulement. Ainsi, l'augmentation totale par rapport au montant indiqué dans les Actes officiels No 113 s'élève à $2 406 000 et la recommandation relative au budget effectif pour 1963 prévoit de ce fait une somme de $29 956 000.

recherche médicale (augmentation qu'il a jugée modique étant donné l'importance du programme), l'augmentation de $293 615 relative aux activités du Siège et des bureaux régionaux (il s'agit essentiellement des dépenses de personnel) et celle de $100 000 envisagée pour le bâtiment du Bureau régional de l'Afrique. Au cours de la discussion générale, le Conseil exécutif a noté (Actes officiels No 116, page 75, paragraphe 14) que si le Directeur général avait proposé une augmentation d'environ $900 000 pour les activités concernant les projets, le coût des projets qui

n'avaient pas pu être retenus s'élevait à près de

Deux autres faits ont eu une répercussion sur le niveau du budget : la décision de fixer des frais de représentation pour les fonctionnaires de l'OMS qui occupent des postes non classifiés et l'augmentation

$10 000 000. Le Conseil a reconnu que le budget proposé pour 1963 risquait d'imposer une lourde charge à certains gouvernements; il a toutefois relevé, premièrement, qu'au cours des dernières années l'Organisation avait admis environ vingt nouveaux Membres dont les contributions ne représentaient pas un gros

pourcentage du budget mais qui avaient fortement besoin d'assistance, et, deuxièmement, que certaines des principales augmentations prévues découlaient de décisions antérieures. La résolution WHA5.62 stipule que l'examen par le Conseil du projet du budget annuel doit comprendre

prévue des traitements du personnel des services généraux à Genève. Aussi le Conseil a -t -il prié son comité spécial, qui s'est réuni immédiatement avant la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, d'apporter toutes les modifications mineures qui s'imposeraient. Lorsqu'à sa vingt- neuvième session, le Conseil exécutif a comparé les projets de programme et de budget des années 1962 et 1963, il a tenu compte des besoins

l'étude de l'« aptitude des prévisions budgétaires à permettre à l'Organisation mondiale de la Santé de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles, compte tenu du degré de développement auquel elle est parvenue ». A cet égard, le Conseil exécutif a considéré que le projet de programme et de budget proposé par le Directeur général était satisfaisant, mais il a reconnu que l'Organisation serait en mesure de mener à bien un programme plus étendu en 1963 si elle disposait de fonds plus importants. Toujours en application de la résolution WHA5.62, le Conseil a examiné la conformité du programme pour 1963 avec le programme

supplémentaires que le Directeur général lui avait signalés. Comme on peut le voir dans les Actes offi-

ciels No 116, page 73, paragraphe 4, le Conseil a estimé que les augmentations qui expliquent l'accroissement de $4 643 370 par rapport au montant correspondant de 1962 se répartissent en deux catégories : celles qui sont obligatoires, parce que résultant de dispositions réglementaires ou de décisions de l'Assemblée de la Santé, et les autres, c'est -à -dire les augmen-

général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé et la possibilité de l'exécuter au cours de l'année budgétaire. Il a également estimé que la situation

tations facultatives. Le Conseil a approuvé les augmentations obligatoires relatives aux points suivants :

augmentation des dépenses réglementaires de personnel pour les postes réguliers (augmentation de $312 348 par rapport au chiffre de 1962), rembourse-

était satisfaisante à cet égard. Enfin, à propos des répercussions financières générales des prévisions bud-

ment des prêts obtenus pour le bâtiment du Siège (augmentation de $90 000 par rapport au budget de 1962), augmentation de la contribution du budget ordinaire au compte spécial pour l'éradication du paludisme ($4 000 000, contre $2 000 000 en 1962) et remboursement au fonds de roulement des $700 000

gétaires, le Conseil a examiné les barèmes comparés des contributions pour les années 1961, 1962 et 1963, l'état du recouvrement des contributions, le montant des recettes occasionnelles disponibles et la participation financière des gouvernements aux projets bénéficiant de l'assistance de l'OMS dans leur propre pays. Un membre du Conseil a fait observer que l'augmen-

qui devaient servir à financer les prévisions supplémentaires pour 1962. Le Conseil a décidé qu'il n'y avait pas lieu, pour financer, ne fût -ce que partiellement, les quatre augmentations susmentionnées qui découlent de dispositions réglementaires ou de décisions de l'Assemblée de la Santé, de réduire les activités prévues au programme.

tation du niveau du budget proposé pour 1963 par rapport au chiffre approuvé pour 1961 était considérable puisqu'elle représentait plus de $10 000 000, soit approximativement 51 %. Le Conseil a procédé à des examens approfondis des postes auxquels cette augmentation était imputable et il s'est rendu compte que, pour plusieurs d'entre eux, elle ne correspondait

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIXIÈME SEANCE

233

à aucun élargissement du programme de l'Organisation. C'est notamment le cas du montant de $4 000 000 résultant de la prise en charge du programme d'éradication du paludisme par le budget ordinaire; des $160 000 destinés à inclure dans le budget de l'OMS les dépenses d'administration et les dépenses des services d'exécution du programme antipaludique dans la Région des Amériques; du montant de prés de $1 800 000 représentant l'augmentation des traitements; des $700 000 à rembourser au fonds de roulement; et du montant de près de $700 000 destiné à couvrir, en 1962 et 1963, les augmentations régle-

Examen des points principaux du programme

Ordre du jour, 2.2.1 Le DIRECTEUR GENERAL, présentant les points prin-

cipaux du programme, est d'avis que le projet de pro-

gramme exposé dans les Actes officiels No 113 ne représente qu'une extension raisonnable des activités de l'Organisation. Si on l'examine en détail, on voit que l'Organisation continue d'accorder toute son attention à la lutte contre les maladies transmissibles et à l'éradication de ces maladies qui doivent demeurer au premier plan de ses activités, constituant en effet la

préoccupation dominante d'une organisation internationale qui se consacre à l'action sanitaire. Du reste, les faits les plus récents concernant la variole, le choléra et la fièvre jaune confirment la nécessité de ces efforts. S'il est vrai que le nombre total de cas de

mentaires de traitements. En d'autres termes, l'augmentation intéressant directement l'expansion du programme est de 14,4 %, non de 51 %. Dans sa résolution EB29.R57, le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée de la Santé d'approuver, pour 1963, un budget effectif de $29 956 000. Le Comité spécial créé à la vingt- neuvième session

variole n'a pas en fait augmenté, cette maladie n'en a pas moins atteint des pays od elle ne sévissait plus depuis un certain temps. La propagation du choléra en Extrême -Orient a soulevé le problème du vibrion El

du Conseil s'est réuni avant l'ouverture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé; la Commission est saisie de son rapport sur le projet de programme et de budget pour 1963.1 Comme il ressort de l'appendice de ce rapport, le Directeur général a indiqué au Comité spécial certaines modifications qui sont devenues nécessaires depuis la vingt -neuvième session du Conseil. La section 2 de l'appendice traite de diverses modifications peu importantes. La section 3 mentionne une nouvelle augmentation de $51 600 correspondant à l'ajustement des traitements du person-

Tor, que l'Assemblée de la Santé devra examiner. Quant à la fièvre jaune, elle pose de nouveau un problème aigu, de graves épidémies s'étant déclarées en Afrique, et l'OMS devra accomplir un important travail de recherche sur l'écologie de la maladie dans

cette partie du monde. Enfin, en Amérique, on se préoccupe de plus en plus de la maladie de Chagas. Il convient également d'attacher une grande importance à l'hygiène du milieu, et plus particulièrement à

l'approvisionnement en eau et à l'évacuation des matières usées. Des résultats favorables ont été obtenus dans la Région des Amériques : des investissements d'un montant de $127 000 000 seront assurés par l'Inter -American Development Bank pour financer vingt -trois projets dont bénéficieront dix millions de personnes réparties dans onze pays. Le Directeur

nel des services généraux de Genève. La section 4 est consacrée à un point important : la refonte du régime des voyages applicables au personnel de l'Organisation, le Directeur général ayant décidé de faire voyager davantage les fonctionnaires en classe touriste /économique des transports aériens; cette mesure

entraînera une diminution de dépenses de quelque $550 000 en 1963. En outre, le Directeur général a estimé que les prévisions revisées pour 1962 pouvaient

général souligne, en outre, que l'Association internationale pour le Développement a consenti un prêt destiné à assurer l'approvisionnement en eau de la ville d'Amman, en Jordanie, et il ajoute que le Fonds spécial des Nations Unies a alloué des crédits pour permettre à l'OMS de faire une étude préliminaire sur l'approvisionnement en eau de Calcutta. On espère que les travaux sur les maladies cardiovasculaires et le cancer seront intensifiés. On s'emploie actuellement à mettre au point une nomenclature et une classification normalisées des tumeurs. On a déjà

être couvertes intégralement au moyen des recettes occasionnelles : il ne serait donc plus nécessaire de prélever $700 000 sur le fonds de roulement, non plus que de prévoir le remboursement de cette somme dans le projet de budget pour 1963. Enfin,

le Directeur général a fait observer que

créé des centres de référence pour les tumeurs du poumon, des tissus mous et du sein, et un centre sera bientôt établi pour la leucémie. Trois autres centres seront créés d'ici 1963 pour les tumeurs des os, des ovaires, et de l'oro- pharynx. Les programmes statistiques sont également intensifiés; ils deviennent de plus en plus nécessaires à mesure que se développe

d'autres questions soumises à l'Assemblée pouvaient avoir des incidences budgétaires : assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance, locaux du Bureau régional de l'Afrique et logement du personnel de ce Bureau. On trouvera à la page 78 des Actes officiels No 116 le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1963, où les montants sont laissés en blanc. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 18.

le programme de l'OMS en matière de recherche médicale.

Le Directeur général estime que l'OMS peut considérer avec une légitime fierté les progrès réalisés depuis

1958 dans son programme de recherche médicale. Parmi les nouveaux sujets dont l'étude sera entre-

234

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

prise, on peut citer les problèmes fondamentaux de l'immunologie, qui intéressent à tant d'égards l'action sanitaire.

La formation du personnel médical et auxiliaire continue à revêtir une grande importance, comme l'ont mis en relief les discussions pendant les dernières séances de la Commission. De toute évidence, une assistance est également nécessaire pour aider les pays à dresser les plans de leur infrastructure sanitaire. Le Directeur général rappelle que le niveau actuel du budget de 1962 est de $24 863 800. Le montant qui était proposé dans les Actes officiels NO 113 pour le budget de 1963, et que le Conseil exécutif a analysé, s'établissait à $29 956 000. Le représentant du Conseil exécutif a mentionné les économies réalisées et il a cité le montant revisé pour 1963. Toutefois, l'Assemblée de la Santé a autorisé, dans la résolution WHA15.15, qu'un montant de $482 000 soit affecté au logement

commander que le budget total de l'Organisation soit fixé à $29 956 000, montant qui correspond à celui du budget effectif initial examiné par le Conseil exécutif, tel qu'il a été modifié à la suite des décisions mentionnées dans le troisième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif,' ainsi que des décisions prises au sujet du logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique et de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance. Le Sous -Directeur général appelle l'attention de la Commission sur le tableau figurant à l'appendice 5 des Actes officiels No 116 - Barèmes des contributions

pour 1961, 1962 et 1963 - et signale qu'il ne tient pas compte de l'admission des nouveaux Membres ni des modifications qui ont de ce fait été apportées au barème et qui auront de légères répercussions sur les contributions. Il se réfère également à un document de travail où

du personnel du Bureau régional de l'Afrique. En outre, au cours de la présente séance, la Commission a instamment demandé que l'assistance accordée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance soit accélérée, et qu'elle se traduise par l'ouverture d'un

le Directeur général présente, pour faciliter les travaux de la Commission, un modèle de projet de résolusion relatif au budget effectif et au niveau du budget pour 1963, et dont le texte (voir page 237) est identique à celui des années précédentes. La Commission notera que le troisième paragraphe du dispositif indique les montants qui doivent être déduits à titre de remboursement du compte spécial du programme élargi d'assistance technique et de recettes occasionnelles pour 1963.

crédit ne dépassant pas $700 000 pour couvrir les dépenses afférentes au personnel opérationnel. En con-

séquence, le Directeur général propose d'ajouter au montant total du budget revisé une somme d'environ $714 000, équivalant à l'ensemble des économies réa-

lisées par rapport au chiffre examiné par le Conseil exécutif, déduction faite du montant prévu pour le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique, et d'affecter cette somme à l'assistance aux pays récemment devenus indépendants. Ainsi les Etats d'Afrique

Il va de soi que le Secrétariat sera heureux de donner toutes précisions que les délégués pourraient demander au sujet du niveau du budget. Le niveau du budget proposé pour 1963, si l'on ne tient pas compte des $2 000 000 affectés au programme d'éradication du paludisme qui sont maintenant inclus

et les autres Membres de l'Organisation qui ont récemment accédé à l'indépendance pourront -ils béné-

ficier des économies qui résultent de la refonte du régime des voyages effectués par le personnel. Dans ces conditions, le Directeur général propose

dans le budget ordinaire, présente une augmentation d'environ $3 092 000 par rapport à 1962. Approximativement, cette augmentation se répartit comme suit : $1 600 000 pour l'exécution des projets, $300 000 pour

que le budget effectif de l'Organisation soit fixé à $29 956 000 pour 1963. Si l'on fait abstraction, pour faciliter la comparaison, du montant de $2 000 000 affecté à l'éradication du paludisme - dont l'incor-

les dépenses réglementaires de personnel, $250 000 pour la recherche médicale, $234 000 pour les activités

du Siège - notamment pour le développement des services de statistique, $51 000 pour les dépenses des bureaux régionaux, $100 000 pour l'agrandissement des locaux du Bureau régional de l'Afrique,2 $482 000 pour le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique, 2 et $90 000 pour le bâtiment du Siège.

poration au budget ordinaire résulte d'un nouveau mode de financement et non d'une extension des acti-

vités de l'Organisation -, l'augmentation du budget

de l'OMS pour 1963 par rapport à celui de 1962

serait de l'ordre de 12 %. Le Directeur général pense que ce chiffre, si l'Assemblée l'approuve, permettra le considérable de cette augmentation sera consacrée aux activités dans les pays.

développement nécessaire et normal de l'action de l'OMS. En outre, comme on le voit, une fraction

M. BRADY (Irlande) a été chargé par son gouvernement de présenter certaines observations générales

à propos du niveau du budget pour 1963. Le Gouvernement irlandais s'inquiète vivement de

voir la rapidité avec laquelle le niveau du budget ordinaire s'est élevé ces dernières années. A en juger par le tableau indiquant le coût total des opérations financées au moyen des fonds gérés par l'OMS pour la période 1958 -1963 (Actes officiels N° 116, page 20,

Le PRÉSIDENT constate qu'aucune délégation ne désire formuler d'observations au sujet de l'exposé du Directeur général. Recommandation concernant le niveau du budget

tableau 7), le montant total du budget ordinaire est ' Actes off. Org. moral. Santé, 118, annexe 18. 2 Voir le deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques à la Commission du Programme et du Budget (p. 402).

Ordre du jour, 2.2.2 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, rappelle que le

Directeur général a proposé à la Commission de re-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : ONZIÈME SÉANCE

235

passé de $13 236 820 en 1958 au chiffre de presque $30 000 000 recommandé pour 1963. Certes, divers facteurs particuliers ont agi sur ce taux d'accroissement. Par exemple, la décision relative au compte spécial pour l'éradication du paludisme fait peser une charge supplémentaire sur le budget ordinaire; il faut espérer qu'on se souviendra de cette expérience chaque

organisations internationales et qui, à eux tous, représentent une somme considérable pour un pays en voie de développement. L'extension des services sanitaires en Irlande s'est poursuivie à un rythme proportionné au développement économique général du pays. Pour des raisons financières, il a fallu surseoir à l'exécution de certains projets fort souhaitables pour l'expansion

fois que l'on envisagera de créer un fonds spécial. Néanmoins, le Gouvernement irlandais aurait espéré qu'en raison de ces facteurs et de l'augmentation inévitable des traitements et indemnités du personnel, les autres augmentations auraient été réduites au minimum, et notamment celles qui doivent servir à financer de nouvelles activités. Il aurait été souhaitable que l'on prenne quelque peu en considération la nécessité

des services de santé. L'Organisation devrait aussi comprendre que le développement doit être progressif

et qu'on ne saurait faire tout à la fois. Le Gouvernement irlandais n'a jamais préconisé de

figer le budget de l'OMS, mais il s'inquiète du taux d'accroissement excessif de ces dernières années. Par exemple, on aurait pu affecter des sommes moins importantes aux nouvelles entreprises et à la recherche médicale, puisque des fonds d'autres sources sont dis-

d'établir des priorités, tout au moins tant que des crédits supplémentaires continueront d'être nécessaires

pour l'éradication du paludisme.

M. Brady profite de l'occasion pour féliciter le

Directeur général et le représentant du Conseil exé-

cutif de la clarté avec laquelle ils ont présenté les chiffres du budget. A cet égard, il semble que l'effet des recommandations du Comité spécial du Conseil exécutif a été de brève durée, puisque le Directeur général vient d'indiquer qu'il a recommandé d'utiliser les économies réalisées pour fournir une assis-

ponibles pour ces activités. M. Brady n'entend pas examiner la question en détail au stade actuel, mais il voudrait dire, incidemment, que sa délégation a l'impression que la procédure suivie pour l'examen du budget de l'Organisation, à l'Assemblée de la Santé

et même au Conseil exécutif, laisse quelque peu à désirer.

tance aux Etats ayant récemment accédé à l'indéLa contribution à l'OMS d'un petit pays comme l'Irlande est relativement peu importante, mais il ne faut pas oublier qu'elle ne constitue qu'une fraction de l'ensemble des montants que l'Irlande verse aux pendance.

Etant donné les délais intervenus dans la construction du bâtiment du Siège, le délégué de l'Irlande se demande si le crédit prévu pour le remboursement des prêts accordés pour cette construction est bien nécessaire en 1963, et s'il n'est pas possible de le réserver pour plus tard.

La séance est levée à 12 h. 35.

ONZIÈME SEANCE Samedi 19 mai 1962, 14 h. 40 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963 (suite)

Ordre du jour, 2.2 Recommandation concernant le niveau du budget (suite)

conclu avec la Confédération suisse et la République et Canton de Genève, accord qui prévoit le remboursement de cette somme en 1963. Le Dr ALAN (Turquie) déclare que sa délégation a

Ordre du jour, 2.2.2 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, répondant à une question du délégué de l'Irlande, explique que l'inscription au budget d'un crédit de $387 000 au titre du remboursement du prêt contracté pour la construction du bâtiment du Siège découle de l'accord

toujours été favorable en principe à une augmentation raisonnable du budget, à condition que les fonds supplémentaires soient utilisés pour le programme d'exécution. Il demande s'il est bien exact que l'augmentation du budget de 1963 par rapport à celui de 1962 est de l'ordre de $3 092 000 et voudrait savoir à

combien s'élève le total des contributions des nouveaux Membres.

236

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La délégation turque approuve la proposition du Directeur général et lui donnera sa voix. M. SIEGEL confirme que l'augmentation du budget est de $3 092 000.

dance ascendante du niveau du budget se maintiendra au cours des années à venir. Le Dr OLGUÍN (Argentine) déclare que sa délégation ne méconnaît pas les facteurs responsables de la

Quant aux contributions des nouveaux Membres, elles s'élèvent à environ $43 000 pour quatre d'entre eux; pour certains ce sera le premier versement, tandis que d'autres seront appelés à verser la différence entre

hausse du niveau du budget, mais qu'elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter des répercussions de cette hausse sur les contributions des Membres. Il estime qu'il serait bon de remettre à plus tard certains projets

leur contribution de Membre associé et leur contribution de Membre de plein exercice. La contribution du nouveau Membre admis au cours de la présente session n'a pas encore été évaluée. Le Dr DIBA (Iran) dit que sa délégation a toujours appuyé les propositions présentées par le Directeur général et étudiées par le Conseil exécutif. Elle le fera également cette année, reconnaissant que l'importante

de moindre urgence, afin d'abaisser le niveau du budget.

Le Dr MUDALIAR (Inde) déclare que sa délégation

approuvera le budget proposé. La conscience du monde s'est éveillée aux problèmes de santé publique,

augmentation du niveau du budget par rapport aux exercices précédents a été rendue nécessaire par des dépenses inévitables. La délégation de l'Iran craint toutefois qu'une augmentation trop rapide du budget de l'OMS ne se fasse au détriment des activités de santé publique à l'échelon national; le budget de santé

et il est bien évident que, parmi les cent onze Etats Membres, nombreux sont ceux qui ont un urgent besoin d'assistance; en outre, les efforts doivent se poursuivre sans relâche pour mener à bien, notamment, les campagnes contre le paludisme et la variole. La délégation de l'Inde est, bien entendu, disposée à appuyer la suppression de projets qui ne seraient pas indispensables, mais elle estime que l'initiative doit en être laissée au Directeur général et au Conseil exécutif.

publique de l'Iran, par exemple, n'a pas augmenté dans les mêmes proportions que le budget de l'OMS

Le Dr NABULSI (Jordanie) dit que sa délégation

au cours des dernières années. Il importe que les contributions qu'ils versent à l'OMS n'obligent pas les Etats Membres à réduire les crédits qu'ils consacrent à leurs propres programmes sanitaires. Le Dr Diba s'associe donc au délégué de l'Irlande pour demander que le Directeur général, lorsqu'il préparera les prochaines prévisions budgétaires, tienne compte de l'ordre de priorité des activités comprises dans le programme, afin d'éviter des augmentations importantes du niveau du budget. Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) se félicite de

votera pour la proposition du Directeur général concernant le niveau du budget. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) fait observer que le nombre des Membres de l'OMS s'est accru de façon considérable et que les activités de l'Organisation s'étendent au monde entier. Son pays a encore besoin de l'assistance de l'OMS, en particulier pour les campagnes contre la variole, la rougeole et d'autres maladies transmissibles. Il exprime l'espoir que, dans les années à venir, le budget sera encore augmenté de façon que l'on puisse répondre aux besoins qui sont restés jusqu'ici insatisfaits. La délégation de la Haute Volta votera pour le budget du niveau proposé.

l'abondante documentation qui a été soumise aux délégués, ainsi que du soin avec lequel le Conseil exécutif et son représentant ont analysé la question. Il propose formellement d'inscrire dans le projet de résolution sur le niveau du budget (voir page 237) le chiffre de $29 956 000

M. MARK (Afrique du Sud) partage en principe la façon de voir des délégués de l'Irlande et de l'Iran, et appelle à la prudence. Toutefois, tenant compte des

proposé par le Directeur général.

Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

besoins urgents des Etats qui viennent d'accéder à l'indépendance, la délégation de l'Afrique du Sud votera pour la proposition du Directeur général concernant le niveau du budget. Pour le Dr ROBERTSON (Ghana), chacun ne peut que souscrire à l'opinion du délégué de l'Irlande, selon

et d'Irlande du Nord) constate qu'au cours de la dis-

cussion du budget le plus élevé qui ait jamais été proposé depuis la création de l'Organisation, seul le délégué de l'Irlande a jusqu'ici exprimé l'inquiétude qu'éprouvent certaines délégations à voir comment l'on en arrive à atteindre le chiffre de presque $30 000 000. Dans ce chiffre entre d'ailleurs une somme de près de $750 000 devenue disponible à la suite de diverses économies et d'ores et déjà engagée pour des dépenses qui n'étaient pas prévues lors de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif. La délégation du Royaume -Uni s'abstiendra de voter sur la proposition concernant le niveau du budget. Le Dr EVANG (Norvège) appuie la proposition du délégué des Etats -Unis et exprime l'espoir que la ten-

laquelle l'augmentation du budget devrait être progressive. Néanmoins, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé ayant décidé d'imputer le programme d'éradication du paludisme sur le budget ordinaire, il a été nécessaire de relever le niveau de ce budget pour

répondre aux besoins des opérations sur le terrain.

En outre, l'accroissement du nombre des Etats Membres, déjà mentionné par d'autres orateurs, se poursuivra probablement et l'on verra entrer à l'OMS de nouveaux pays aux prises avec de considérables problèmes de santé publique. Il faut donc accepter l'idée d'une augmentation continuelle du budget. Bien que le Dr Robertson comprenne l'inquiétude de cer-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÈME SEANCE

237

tains délégués au sujet de cette augmentation, il n'en est pas moins convaincu que l'esprit de coopération nécessaire à l'élévation du niveau de santé dans tous les pays l'emportera. Sa délégation approuve le niveau proposé pour le budget. Le Dr GOOSSENS (Belgique), expliquant pourquoi sa

au paragraphe 1), augmenté du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et que le budget de 1963 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après déduction : i) du montant de US $721 000 disponible par remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique; et ii) du montant de US $500 000 disponible au titre des recettes occasionnelles pour 1963.1 3)

délégation a l'intention de s'abstenir de voter, déclare qu'elle n'est pas opposée à une augmentation du bud-

get, vu le nombre croissant des Etats Membres et l'extension continuelle des activités de l'Organisation. Son abstention vise à traduire le sentiment du Gouvernement belge, selon lequel l'augmentation devrait être maintenue dans des limites plus modestes.

Le Professeur SDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit que sa délégation s'abstien-

dra de voter parce qu'elle n'est pas satisfaite de la composition du budget. Les sommes considérables en

Il rappelle à la Commission l'article 67 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui veut que les décisions relatives au montant effectif du budget soient prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Décision: Le projet de résolution est approuvé par 57 voix contre zéro, avec 12 abstentions.2 2.

cause pourraient être utilisées de façon plus rationnelle afin d'accroître l'assistance accordée aux pays nouvellement indépendants. Le délégué de l'URSS reviendra sur cette question lors de la discussion du point 2.17 proposé par sa délégation et qui concerne l'examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

Quatrième et cinquième rapports de la Commission

Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, présente le projet de quatrième rapport de la Commission.

soumis par le Directeur général sur le budget effectif

Décision: Le rapport est adopté (voir page 399). Le PRÉSIDENT propose de suspendre la séance pour permettre de distribuer le projet de cinquième rapport.

et le niveau du budget pour 1963, en y insérant le chiffre de $29 956 000 au paragraphe 1), le texte ainsi complété étant le suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE

La séance est suspendue de 15 h. 30 à 15 h. 50. Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, présente le projet de cinquième rapport de la Commission.

1)

que le budget effectif pour 1963 sera de que le niveau du budget de 1963 sera égal au

US $29 956 000; 2)

Décision: Le rapport est adopté (voir page 399).

montant du budget effectif indiqué ci- dessus

La séance est levée à 15 h. 55.

DOUZIÈME SÉANCE

Lundi 21 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr W. D. RESFHAUGE (Australie)

1.

Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale

Ordre du jour, 2.10.2 Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la question. 1 Montant recommandé par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques (voir p. 339). 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, appelle l'attention sur la section 18 du neuvième rapport du Comité de la Quarantaine inter nationale,a où celui -ci recommande que, pendant une période d'essai commençant après la réunion de 1962, le Comité se réunisse tous les deux ans, le Directeur général étant habilité à convoquer une réunion dans l'intervalle, si besoin en était. Le Comité signale que, 3 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 38.

Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.23

238

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II 3.

si ces recommandations sont adoptées, le règlement

PRIE le Directeur général de soumettre en 1966

applicable au Comité devra être modifié. Dans sa résolution EB29.R4, le Conseil exécutif a recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver la recommandation du Comité de la Quarantaine internationale.

à l'examen du Comité de la Quarantaine internationale la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du Comité à la Vingtième Assemblée mondiale

de la Santé. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) déclare qu'en dépit des doutes exprimés par les délégations du Royaume -

Au cours des dix dernières années, le Comité s'est réuni chaque année pour passer en revue l'application du Règlement sanitaire international et examiner des questions soumises par le Directeur général. Depuis l'entrée en vigueur du Règlement, la procédure relative à l'étude des questions de quarantaine s'est rodée et a donné toute satisfaction; il n'a pas été nécessaire de convoquer de réunion extraordinaire du Comité avant mai 1962, date à laquelle il a fallu examiner les épidémies dues au vibrion El Tor. Le Directeur général

Uni et des Etats -Unis d'Amérique à la cinquième séance, à l'occasion de l'examen du neuvième rapport

du Comité de la Quarantaine internationale, il appuiera le projet de résolution dont la Commission est

saisie, compte tenu de l'assurance donnée par le Dr Kaul que cette décision n'empêchera pas le Directeur général de convoquer le Comité à quelque mo-

estime possible d'administrer efficacement le Règle-

ment sanitaire international en ne convoquant le Comité que tous les deux ans. Le cas échéant, il ne manquera pas de convoquer des réunions d'urgence, comme il l'a fait à propos de l'infection par le vibrion El Tor. Si la Commission approuve les recommandations du Comité de la Quarantaine internationale et du Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, elle voudra peut -être examiner le projet de résolution suivant :

ment que ce soit si la nécessité s'en fait sentir. Le délégué de Ceylan propose donc formellement d'adopter le projet de résolution. Le Dr GoDBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne

et d'Irlande du Nord) déclare que, puisqu'il ressort nettement du paragraphe 1 du projet de résolution que le Comité pourra être convoqué chaque fois que cela s'imposera, sa délégation appuiera la proposition du délégué de Ceylan. Le Professeur NAUCK (République fédérale d'Alle-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la question de la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale, 1.

magne) dit que sa délégation est persuadée que le Comité devrait examiner à nouveau la question de la variole. Si une réunion à cet effet peut être organisée en temps utile, le Professeur Nauck ne voit pas d'ob-

SOUSCRIT à la recommandation du Comité ten-

dant à décider à titre d'essai que le Comité se réunira tous les deux ans après la session de 1962 et à habiliter le Directeur général à convoquer en cas de besoin une réunion du Comité à tout autre moment; DÉCIDE de modifier comme suit le Règlement applicable au Comité : 1 2.

jection à l'adoption du projet de résolution. Le SECRÉTAIRE précise que la réunion du Comité de

la Quarantaine internationale convoquée par le Directeur général en mai 1962 était une réunion extraordinaire qui devait traiter d'un problème d'urgence. La

réunion ordinaire se tiendra un peu plus tard dans Article 1

Au paragraphe 1 a), remplacer les mots «passer annuellement en revue l'application du Règlement sanitaire international (Règlement No 2 de

l'année, et les questions soulevées devant la Commission du Programme et du Budget lors de l'examen du neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale seront alors signalées à l'attention de celui -ci.

l'OMS) et de toute autre réglementation pertinente» par les mots «passer en revue tous les deux ans l'application du Règlement sanitaire international et de toute autre réglementation pertinente ».

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie le projet de résolution.

Il demande toutefois au Directeur général de faire usage des pouvoirs qui lui sont conférés en convoquant vers la fin de l'année une réunion extraordinaire

pour étudier le problème de la variole. En effet, les Article 2 passages du Règlement ayant trait à cette maladie ont besoin d'être revisés. Le Dr BERNARD (France) estime que des réunions devraient avoir lieu tous les ans. Les problèmes actuels

Au paragraphe 4, remplacer les mots « un an »

par les mots « deux ans ». Actes of. Org. mond. Santé, 56, 70.

que pose la variole et les questions de quarantaine

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÈME SEANCE

239

qui interviendront lorsque l'éradication du paludisme

Le Dr EVANG (Norvège) partage les opinions expri-

sera en cours d'achèvement justifient ces sessions annuelles.

Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) demande s'il est vraiment nécessaire de modifier le règlement appli-

cable au Comité de la Quarantaine internationale si le Directeur général a toute latitude pour convoquer des réunions. Le SECRÉTAIRE répond que le règlement applicable

mées par les délégués des Etats -Unis d'Amérique et de l'Union soviétique. La périodicité des réunions du Comité doit être fixée de manière assez souple afin de pouvoir s'adapter aux situations épidémiologiques qui peuvent se présenter n'importe od, et à n'importe quel moment. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) s'associe

aux délégués de Ceylan et du Royaume -Uni pour

appuyer le projet de résolution dont est saisie la Commission, compte tenu de la disposition habilitant le Directeur général à réunir le Comité chaque fois qu'il l'estime nécessaire. Le PRÉSIDENT propose d'ajourner la discussion en

au Comité de la Quarantaine internationale a été arrêté par l'Assemblée de la Santé, et que si l'Assemblée autorise le Comité à ne siéger que tous les deux ans, tout en laissant au Directeur général la latitude de le convoquer en cas de besoin, il faut modifier en conséquence le paragraphe 1 a) de l'article 1 du Règlement,' qui attribue notamment au Comité la fonction de « passer annuellement en revue l'application du Règlement sanitaire international... et de toute autre

attendant que le texte de l'amendement proposé par le délégué des Etats -Unis soit distribué. Il en est ainsi décidé. (Voir reprise de la discussion à la section 3 ci- après.)

réglementation pertinente ». D'autre part, le paragraphe 4 de l'article 2 devra être modifié aussi pour permettre de nommer pour deux ans les membres du Comité de la Quarantaine internationale. Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) s'inquiète un

2.

Examen des neuvième et dixième rapports du Comité

de la Quarantaine internationale (suite)

peu de voir qu'on propose de ne réunir normalement le Comité que tous les deux ans, puisque les renseignements nouveaux doivent être signalés aussi rapidement que possible à l'attention de cet organisme. Il importe au plus haut point de faciliter les voyages internationaux. Le Dr Watt présentera un amendement au projet de résolution, dont le texte sera distribué au cours de la séance.

Dixième rapport

Ordre du jour, 2.10.1

Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter le dixième rapport du Comité de la Quarantaine inter nationale.8

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

la Commission, rappelle qu'à sa cinquième session, tenue en 1957, le Comité de la Quarantaine internationale avait noté que depuis des dizaines d'années, les

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime quelque peu contradictoire de suggérer d'une part que le Comité se réunisse tous les deux ans, et de l'autre qu'il y ait deux réunions cette année. Dans ces conditions, il semble plus logique de maintenir le système des réunions annuelles. Le SECRÉTAIRE fait observer que le projet de réso-

seuls cas déclarés d'infection due au vibrion El Tor étaient enregistrés aux Célèbes, en Indonésie. Le Comité avait estimé que l'infection due à ce vribrion ne devrait pas être comprise dans le terme choléra, maladie quarantenaire au sens du Règlement sanitaire international.e La Onzième Assemblée mondiale

lution suggéré par le Directeur général et formellement proposé par le délégué de Ceylan s'inspire des recommandations du Comité de la Quarantaine internationale, lesquelles ont été approuvées par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session; la résolution du Conseil sur cette question (EB29.R4) recommandait « à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé de décider à titre d'essai que le Comité de la Quarantaine

de la Santé avait entériné cet avis. Autant qu'on le sache, l'infection par le vibrion El Tor ne s'est pas manifestée en dehors des Célèbes jusqu'en 1961, lorsque des cas sont apparus dans d'autres régions de

internationale se réunira tous les deux ans après sa session de 1962 et d'habiliter le Directeur général à convoquer en cas de besoin une réunion du Comité à tout autre moment. » 1 Actes off Org. mond. Santé, 56, 70.

l'Indonésie, puis, assez rapidement, au Sarawak, à Macao, à Hong Kong, aux Philippines et dans le Bornéo du Nord. A l'époque de la neuvième réunion du Comité de la Quarantaine internationale, en novembre 1961, le Directeur général avait acquis la certitude que des mesures d'urgence s'imposaient pour étudier la nouvelle situation épidémiologique; la question de l'in2 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 1, partie 2. $ Voir Actes off. Org. mond. Santé, 87, 400.

240

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

fection par le vibrion El Tor a, en conséquence, été ajoutée à l'ordre du jour d'une réunion déjà prévue du groupe scientifique des recherches sur le choléra. Le Directeur général a chargé un consultant de faire une enquête dans les zones d'Asie où la maladie était apparue et le groupe scientifique a examiné les résultats de cette enquête ainsi que les rapports des Etats et territoires éprouvés par les récentes poussées épidémiques. L'analyse des données dont disposait le groupe a indiqué que l'infection était susceptible de propagation internationale. Le groupe a conclu que si, précédemment, elle n'avait pas dépassé les limites des Célèbes, on le devait probablement à la stabilité de la population; cependant, au cours des deux dernières années, de considérables mouvements démographiques ont eu lieu dans la région. En outre, le développement du trafic maritime a sans doute contribué à la diffusion de la maladie. Aucune différence quant aux caractéristiques antigéniques ou à la toxicité n'a été constatée entre les vibrions El Tor isolés avant l'épidémie et ceux qui l'ont été au cours de la poussée, mais la possibilité d'une modification de la pathogénicité du vibrion ne doit pas être exclue. Le groupe scientifique a noté qu'il était impossible de distinguer l'infection à vibrion El Tor du choléra classique, sous le rapport des effets anatomo- pathologiques ou physiologiques, non plus que sous celui des manifestations cliniques et autres. En conséquence, après avoir examiné avec soin tous les faits relatifs à l'épidémiologie et aux caractéristiques cliniques de l'infection à vibrion El Tor dont il disposait, le groupe scientifique a estimé que cette maladie devait être considérée comme essen-

rantaine internationale, l'avis que ce comité a exprimé

à sa cinquième réunion et qui a été entériné par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé devra être modifié en conséquence. Le Dr VILLEGAS (Philippines) fait la déclaration suivante au nom du Dr Duque, chef de sa délégation. En 1961, les Philippines étaient indemnes de choléra depuis vingt -cinq ans et l'apparition, cette année -là, des épidémies dues au vibrion El Tor dans des pays voisins ont provoqué une vive inquiétude. En juillet et août 1961, des poussées ont été signalées parmi les bateliers au Sarawak, à Macao et à Hong Kong. Le Département de la Santé des Philippines a immédiatement pris des mesures pour prévenir l'importation

de la maladie et a appliqué strictement toutes les mesures quarantenaires prévues par le Règlement sanitaire international. On a intensifié les vaccinations et entrepris une campagne d'éducation sanitaire et d'amélioration des mesures d'assainissement. En dépit de toutes ces mesures, des cas sont apparus à Manille le 22 septembre 1961; ils ont été immédiatement dépistés et diagnostiqués et les sujets ont été isolés à l'hôpital des maladies transmissibles. Les deux premiers cas, bien que totalement indépendants l'un de l'autre, se

sont produits simultanément dans un quartier de Manille; ils étaient caractérisés par un début soudain, une diarrhée abondante, des vomissements, une déshydratation grave, des crampes musculaires et une tendance au collapsus. Il s'agissait de personnes de milieux pauvres, qui n'étaient jamais sorties des Philippines et n'avaient jamais été en contact avec des étrangers. D'autres cas ont été enregistrés par la suite dans d'autres quartiers de Manille et dans des provinces voisines, notamment celles de Luçon, Visayas et Mindanao. A la mi -mars 1962, on avait enregistré en tout 14 675 cas et 2064 décès, dont les examens bactériologiques avaient, dès le début, établi que l'agent causal était le vibrion El Tor. Les caractéristiques épidémiologiques de la maladie aux Philippines ont été les suivantes : elle n'a éprouvé

tiellement identique au choléra classique et traitée comme tel.

Le groupe a en outre recommandé d'utiliser les vaccins anticholériques classiques jusqu'à ce que des

études expérimentales et des essais pratiques aient apporté des preuves de l'absence de protection croisée entre les vaccins contre V. cholerae et El Tor.

Le groupe scientifique a terminé ses travaux le 6 avril 1962; le 3 mai, le Comité de la Quarantaine internationale a tenu une réunion extraordinaire pour examiner l'infection par le vibrion El Tor et ses rapports avec le Règlement sanitaire international. Après avoir passé en revue, dans le plus grand détail, tous les aspects de la question, le Comité a conclu que le choléra, tel qu'il figure dans la définition des maladies

que les groupes à faible revenu et dont l'hygiène était défectueuse; le plus souvent il y avait un cas par famille et les cas étaient indépendants les uns des autres. Les premières zones atteintes ont été celles du littoral,

les rives des lacs et les bassins des cours d'eau; la maladie s'est rarement répandue à l'intérieur du pays.

quarantenaires données à l'article 1 du Règlement sanitaire international, doit comprendre le choléra dû

La morbidité a été plus forte parmi les adultes que parmi les enfants et on n'a relevé aucune variation saisonnière marquée. Les efforts déployés pour lutter contre l'infection se sont heurtés à deux obstacles principaux. Le premier

au vibrion El Tor. Si la Commission accepte la recommandation contenue dans le dixième rapport du Comité de la Qua-

provenait de la pénurie de vaccin anticholérique. Il

en aurait fallu cinq millions de doses au début et

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÈME SEANCE

241

dix-sept millions plus tard, mais, en dépit de l'aide consentie par l'OMS pour l'achat de vaccin, on n'a pu obtenir que quelques milliers de doses et, jusqu'ici, 50 % seulement des habitants ont été immunisés.

Le Dr YEN (Chine) a lu avec intérêt et inquiétude

les neuvième et dixième rapports du Comité de la Quarantaine internationale; en effet, les poussées d'infection due au vibrion El Tor dans la Région du Pacifique occidental au cours des deux dernières années ont soulevé des problèmes assez complexes. Bien qu'il

La deuxième difficulté - et l'une des causes principales du taux élevé de mortalité -a été le manque de solution salée pour le traitement. Toutefois, les appels à l'aide ont été largement entendus, et la délégation des Philippines tient à exprimer sa gratitude pour l'assistance qu'ont fournie les Gouvernements du Royaume -Uni, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Inde, de la Chine, du Japon, de la Thaïlande et de l'Indonésie, ainsi que le FISE et l'OMS. Pour asseoir l'action préventive et les mesures de lutte sur une base solide, il est nécessaire d'étudier un certain nombre de questions : le rôle du contact por-

n'y ait pas eu de cas de choléra à Taiwan depuis 1947, les laboratoires chinois ont étudié l'agent causal

teur de germes dans la propagation de la maladie, l'efficacité préventive du vaccin anticholérique et l'existence éventuelle d'une prédisposition due à l'état nutritionnel. Il y a lieu d'étudier d'autres caractéristiques du micro -organisme, la possibilité d'identifier

isolé dans les pays voisins. Les souches de cultures provenant de Hong Kong, du Bornéo du Nord, des Philippines et de Macao étaient identiques, car elles appartenaient toutes au type Ogawa et exerçaient une action hémolytique. Par repiquage, on a invariablement obtenu pour chaque souche des formes S et des formes R. Dans la plupart des cas, il y avait des bactériophages. Le fait que, dans divers pays, le choléra et l'infection par le vibrion El Tor aient été provoqués par des organismes analogues a donc créé beaucoup de confusion, d'autant plus que la Onzième Assemblée mondiale de la Santé avait estimé que l'in-

les souches du vibrion, le mode de transmission de l'infection et le rôle que jouent les aliments d'origine marine ainsi que les causes de la sensibilité individuelle.

fection due au vibrion El Tor ne devrait pas être considérée comme une maladie quarantenaire internationale. Pour toutes ces raisons, la délégation chinoise appuie la recommandation qui figure dans le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale et tendant à inclure l'infection El Tor dans la liste des maladies quarantenaires. Des expériences sur l'animal ont récemment montré que le vaccin anticholérique classique confère une protection suffisante contre les souches récemment isolées de vibrion El Tor, mais des essais sur le terrain

Le Dr Villegas doute que certaines des dispositions du Règlement sanitaire international puissent efficace-

ment prévenir la diffusion internationale du choléra et pense que la question devrait être renvoyée pour examen au Comité de la Quarantaine internationale. Nombre d'autres problèmes que pose cette maladie demandent à être étudiés; l'OMS devrait patronner le plus rapidement possible des recherches et des études sur la maladie, pour l'empêcher de se répandre dans le monde entier et pour réaliser l'éradication dans les pays déjà infectés. Avant la récente épidémie dans d'autres pays, aucune disposition du Règlement sanitaire international ne prévoyait l'inclusion du paracholéra El Tor parmi les maladies quarantenaires; aussi aucune mesure n'avait -elle été prise pour circonscrire l'aire d'infection initialement limitée aux Célèbes. Lorsque la maladie a fait son apparition aux Philippines, on ne lui a pas d'abord prêté assez d'attention, en premier lieu parce qu'on s'en tenait à la lettre du Règlement sanitaire international; de ce fait, les mesures appropriées n'ont été prises qu'avec un certain retard et la maladie s'est rapidement propagée dans diverses parties du pays. Peut -être ne se serait -elle pas répandue dans la Région du Pacifique occidental si des barrières

s'imposent pour prouver qu'il y a bien protection croisée.

En coordonnant les recherches sur la lysotypie du

vibrion El Tor et du vibrion cholérique classique, l'OMS devrait chercher à préciser la terminologie; il n'est peut -être pas indiqué de considérer «paracholéra El Tor » comme synonyme de « choléra El Tor ». La délégation chinoise préférerait qu'on inscrivît parmi les maladies quarantenaires le «choléra El Tor» plutôt que le «paracholéra », ce dernier terme englobant divers syndromes qui demandent à être étudiés plus avant.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) partage l'opinion du Comité de

sanitaires lui avaient été opposées. Le Dr Villegas est

donc heureux de noter qu'on recommande de comprendre cette affection parmi les maladies quarantenaires; sa délégation appuie cette proposition. Le Dr MORSHED (Iran) est fermement partisan de considérer le choléra dû au vibrion El Tor comme une maladie quarantenaire. L'Institut Pasteur d'Iran produit une quantité suffisante de vaccin anticholérique et est toujours prêt à en envoyer aux pays voisins sur leur demande.

la Quarantaine internationale. Toutefois, l'infection due au vibrion El Tor devrait faire l'objet d'une sous rubrique; en effet, même si des mesures identiques de prophylaxie et de quarantaine sont applicables, le choléra classique et l'infection par le vibrion El Tor restent deux formes différentes de la maladie. Il est à souhaiter que, dans ses prochains rapports, le Comité de la Quarantaine internationale ne se contente pas d'indiquer les cas de maladies quarantenaires

enregistrées dans diverses régions du monde, mais donne une analyse plus détaillée de la diffusion de ces affections d'un pays à l'autre. Des indications à ce sujet figurent déjà dans l'appendice 3 du neuvième rapport, mais le Professeur Jdanov voudrait que cha-

242

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cun de ces documents contienne des cartes montrant

la propagation des maladies quarantenaires. Cette présentation est indispensable si l'on veut pouvoir analyser la répartition des affections; aussi le délégué de l'URSS demande -t -il au Secrétariat de se conformer à ce voeu. Le Professeur KACPRZAK (Pologne) déclare que sa délégation est, elle aussi, partisane d'inclure le choléra

internationale. Du point de vue scientifique et technique, il est hors de doute que des recherches plus poussées sur le vibrion El Tor et les organismes apparentés s'imposent, notamment en ce qui concerne leur

réactions antigéniques. Pour l'instant, toutefois, on doit continuer à utiliser les vaccins anticholériques disponibles.

Sous l'angle pratique, qui intéresse les administrations de la santé publique et les services de quarantaine, il est toujours indiqué dans les pays très étendus comme l'Inde, où les laboratoires sont peu accessibles,

El Tor dans les maladies quarantenaires. La production de vaccins est assez développée dans son pays, et la Pologne est prête à fournir du vaccin anticholérique, voire d'autres vaccins, si besoin est. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) appuie

de considérer comme des cas de choléra tous ceux où les malades présentent une diarrhée abondante, des vomissements et de la prostration, surtout lorsque des poussées violentes affectent un nombre considérable de personnes. On doit lutter contre la tendance à ne voir dans ces cas que des gastro- entérites; dans son

également la proposition d'inclure le paracholéra dû à la souche El Tor dans les dispositions relatives au choléra du Règlement sanitaire international. Toutefois, à en croire des études récentes, il semble que des deux sous -types principaux, le premier - celui des Célèbes - est pathogène et provoque une maladie épidémiologique analogue au choléra, qui doit donc être comprise dans la définition donnée de cette maladie à l'article 1 du Règlement; le second, ou sous -type « zam -zam » que l'on rencontre au Moyen Orient, n'a par contre pas jusqu'ici été reconnu comme générateur de maladie; aussi, n'y a -t -il pas lieu de lui appliquer les clauses du Règlement. En conséquence,

pays, des instructions ont été données pour qu'ils soient diagnostiqués comme choléra uniquement d'après les symptômes cliniques sans attendre une

confirmation bactériologique. Du reste, les mesures à prendre pour enrayer ces poussées épidémiques sont les mêmes. Ne serait -ce que pour cette seule raison, la recommandation du Comité mérite d'être appuyée. Le Dr YEN (Chine) appuiera la recommandation du

le Dr El Bitash propose de modifier comme suit l'article 1 du Règlement : « Le choléra comprend le paracholéra dû au sous -type El Tor des Célèbes. S'il n'est pas possible de distinguer les deux sous -types,

Comité qui tend à inclure dans la liste des maladies quarantenaires le choléra El Tor, mais non les suggestions tendant à y inclure le paracholéra El Tor, qui est peut -être une entité clinique beaucoup moins précise.

Le Dr ALAN (Turquie) est en faveur de la recom-

le choléra comprend le paracholéra dû au vibrion El Tor en général. » Le Dr KAWAKAMI (Japon) déclare que son gouver-

mandation du Comité de la Quarantaine internationale. Il appuie en outre la demande présentée par le délégué de l'Union soviétique, qui souhaite que les rapports du Comité indiquent l'évolution de l'épidémiologie des maladies quarantenaires. Le SECRÉTAIRE a pris note de la demande d'analyses

nement a accueilli avec faveur les mesures prises par le Directeur général et la décision adoptée à la dixième réunion du Comité de la Quarantaine internationale; il est partisan d'accepter le dixième rapport du Comité.

Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) appuie la recommandation du Comité de la Quarantaine internationale tendant à considérer le choléra El Tor comme une maladie quarantenaire. Il importe de ne pas oublier

plus détaillées dans les futurs rapports du Comité de la Quarantaine internationale. En fait, le rapport examiné est celui d'une réunion convoquée d'urgence et le Secrétariat n'a eu ni le temps ni l'occasion d'élaborer un document plus complet; les rapports futurs contiendront les précisions voulues, mais il ne sera pas possible de présenter toutes les données scienti-

que c'est l'effet sur les êtres humains qui compte. La différenciation en laboratoire est évidemment néces-

fiques relatives à un sujet particulier sur lequel le Comité de la Quarantaine internationale aura pris une décision. Pour ce qui est de la terminologie, le groupe scientifique des recherches sur le choléra et le Comité de

saire, puisque c'est l'un des principaux moyens de suivre la diffusion d'une infection, mais il ne faut pas perdre de vue la raison réelle de la quarantaine : elle doit permettre aux laboratoires nationaux de la santé

de protéger convenablement la population de leur pays et d'alerter les services sanitaires le plus rapidement possible. Le Dr Watt préconise donc fermement

la Quarantaine internationale ont estimé tous deux que le choléra dû au vibrion El Tor devait figurer sous la rubrique « choléra » et qu'il devrait être appelé

l'inclusion du choléra El Tor dans la définition du choléra.

choléra El Tor. Le Directeur général est conscient des lacunes de nos connaissances sur le choléra classique, son épidémiologie, son immunologie, les critères de diagnostic et les moyens de le combattre; c'est une des raisons pour lesquelles il a convoqué un groupe scientifique des recherches sur le choléra, qui a été chargé

Le Dr CHADHA (Inde) est, lui aussi, en faveur de

la recommandation du Comité de la Quarantaine

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÉME SEANCE

243

de faire le point des connaissances actuelles et de faire des recommandations au sujet des recherches futures. Lorsque de nouvelles précisions ont été obtenues sur le choléra El Tor, le Comité de la Quarantaine s'est réuni spécialement pour examiner les rap-

l'infection El Tor, soit modifié de manière à concorder avec l'avis exprimé dans le dixième rapport du Comité; et 3. ADOPTE le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale.

ports entre cette maladie et le Règlement sanitaire international. Répondant au délégué de la République Arabe Unie,

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 3.

qui a mentionné les divers types de choléra El Tor existant dans la Région de la Méditerranée orientale, le Secrétaire indique que l'examen du groupe scientifique a porté sur toutes les variétés de choléra causé par le vibrion El Tor. Le groupe scientifique a précisé, dans une recommandation, que la lysotypie offre aujourd'hui le meilleur moyen de distinguer le choléra classique du choléra El Tor. Des recherches impor-

Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale (reprise de la discussion de la section 1) Ordre du jour, 2.10.2 Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission

sur le projet de résolution amendé proposé par le délégué des Etats -Unis, dont le texte est ainsi conçu :

tantes sont nécessaires et ont déjà commencé. Le Secrétaire propose que, si la Commission accepte les recommandations du Comité de la Quarantaine inter-

nationale visant à inclure l'infection par le vibrion El Tor dans la catégorie « choléra », la question soulevée par le délégué de la République Arabe Unie soit soumise au Comité de la Quarantaine internationale à une de ses prochaines réunions.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la question de la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale, ainsi que la résolution EB29.R4 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session, 1.

AUTORISE le Directeur général

a)

à renvoyer, à partir de 1963, lorsqu'il l'estime

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) approuve cette suggestion. Il aimerait que la question soit mentionnée dans le projet de résolution que la Commission doit transmettre à l'Assemblée de la Santé.

Le SECRÉTAIRE pense qu'il serait peut -être moins

opportun, la réunion annuelle du Comité de la Quarantaine internationale jusqu'à l'année suivante, sous réserve que le Comité soit réuni au moins tous les deux ans; b) à réunir le Comité à tout autre moment s'il l'estime nécessaire, le pouvoir qui lui est ainsi conféré s'ajoutant à celui qui lui est octroyé par l'article 9 du Règlement applicable au Comité de la Quarantaine internationale; DÉCIDE donc qu'il n'est pas nécessaire d'amender actuellement le règlement applicable au Comité; 2.

déroutant de l'omettre au stade actuel. Il serait préférable d'attendre que le Comité de la Quarantaine internationale présente des recommandations en la matière avant de se référer à la question dans une résolution. Comme le procès -verbal de la présente séance mentionnera le problème, on ne risquera pas de le perdre de vue. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr MONTALVÁN

(Equateur), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

PRIE le Directeur général de soumettre en 1966 à l'examen du Comité de la Quarantaine internationale la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du Comité à la Vingtième Assemblée mondiale de la 3.

Santé.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, concernant les relations existant, aux termes du Règlement sanitaire international, entre l'infection par le vibrion El Tor et le choléra classique, REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; 1.

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, fait observer que si, comme le prévoit le paragraphe 1 du projet de résolution, le Directeur général est autorisé à ne réunir le Comité que tous les deux ans et non plus tous les ans, il faudra également

l'habiliter à désigner les membres du Comité pour deux ans au lieu d'un, ce qui obligera à modifier le règlement applicable au Comité. Aussi suggère -t -il de

ACCEPTE la recommandation contenue dans le dixième rapport et tendant à ce que l'avis, exprimé par le Comité dans son cinquième rapport et enté2.

supprimer le paragraphe 2 du projet et d'attribuer le numéro 2 au paragraphe 3 actuel. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.38.

riné par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé (dans sa résolution WHA11.44) au sujet de

244

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr WATT (Etats -Unis d'Amérique) accepte cette suggestion. Le PRÉSIDENT annonce que, des deux propositions

Le Dr SCHINDL (Autriche) appuie le projet de réso-

lution, mais il appelle l'attention de la Commission

sur un point qui a soulevé des difficultés dans le passé et qui, à son avis, devrait être soumis au Comité

dont est saisie la Commission, il mettra d'abord aux voix le projet de résolution déposé par les Etats -Unis, conformément à l'article 63 du Règlement intérieur. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) retire sa proposi-

de la Quarantaine internationale. A la section 29 de

son rapport, le Comité rappelle, à propos de l'article 8 du Règlement sanitaire international :

tion formelle d'adoption du projet de résolution soumis par le Directeur général (voir page 238), pour consentent. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) et le Dr EL BITASH (République

autant que les délégations qui l'avaient appuyé y

que le Règlement ne contient aucune disposition prévoyant qu'une administration sanitaire puisse déclarer circonscription infectée une circonscription située hors des frontières de son territoire; il demande instamment aux Etats de ne pas continuer à faire de telles déclarations. Le Comité approuve

la pratique suivie par l'Organisation et note, en particulier, que celle -ci ne publie pas les déclarations en question. Néanmoins, certains gouvernements continuent à faire de telles déclarations. Les ressortissants autrichiens, par exemple, sont parfois priés de présenter des certi-

Arabe Unie) donnent leur assentiment. Décision: Le projet de résolution proposé par la délégation des Etats -Unis, tel qu'il a été amendé, est approuvé.' 4.

Examen des neuvième et dixième rapports du Comité

de la Quarantaine internationale

ficats de vaccination contre la variole, bien que l'on n'en ait plus enregistré un seul cas dans le pays depuis quarante ans. Les administrations sanitaires de certains pays suscitent une difficulté particulière en impo-

Ordre du jour, 2.10.1 Neuvième rapport (suite de la cinquième séance, section 3) Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner le

projet de résolution concernant le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale,2 tel qu'il

sant un certificat de vaccination sans en informer au préalable l'Organisation comme l'exige l'article 8 du Règlement. Le délégué de l'Autriche demande instamment que le Comité de la Quarantaine internationale soit prié, à une prochaine session, de soumettre des propositions en vue de remédier à cette situation. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

a été amendé par le Rapporteur à la lumière des observations de la Commission.

la Commission, rappelle que la question a déjà été soulevée précédemment. Il assure le délégué de l'Autriche qu'elle sera portée à l'attention du Comité à sa prochaine réunion. Quant au projet de résolution dont la Commission est saisie, il suggère d'ajouter le membre de phrase suivant à la fin du dernier paragraphe : «, sous réserve des dispositions de la résolution qu'elle a adoptée sur la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale ». Décision: Le projet de résolution est approuvé avec l'addition suggérée par le Secrétaire.8

Le Dr MoNTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

lecture du texte du projet : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, 1. REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli;

PRIE le Directeur général de transmettre au Comité de la Quarantaine internationale à sa pro2.

chaine réunion : a) le compte rendu des débats consacrés par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale ; b) la section 74 du rapport pour nouvel examen; et 3.

5.

Ordre de priorité des activités comprises dans le programme

Ordre du jour, 2.12 Le PRÉSIDENT invite le Directeur général adjoint à

présenter la question. Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, appelle l'attention sur les documents pertinents : le rapport du Directeur général au Conseil exécutif (Actes officiels NO 115, annexe 5) et la résolution EB29.R6 du Conseil.

ADOPTE, à l'exception de la section 74, le neu-

vième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.36. 2 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 1, partie 1.

La question a été soumise à la Commission confor8 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA 15.37.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÈME SÉANCE

245

mément à la résolution WHA14.39, qui priait le Direc-

teur général de reconsidérer, en consultation avec le Conseil exécutif et les comités régionaux, la question de l'ordre de priorité des activités comprises dans le

des recommandations et considérations formulées par les comités régionaux. Le Dr ABU SHAMMA, représentant du Conseil exé-

programme et de faire rapport à ce sujet à la présente Assemblée mondiale de la Santé. En application de cette résolution, le Directeur général a consulté les comités régionaux (dont les réso-

cutif, présente le projet de résolution recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au paragraphe 2 de la résolution EB29.R6 : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la résolution du Conseil exécutif

lutions sont jointes à son rapport) et il a transmis leurs recommandations, de même que les procès verbaux de leurs débats, au Conseil exécutif. Il convient de prêter spécialement attention à la section 3

et le rapport du Directeur général sur l'ordre de priorité des activités comprises dans le programme, 1. DÉCIDE de réaffirmer l'ordre de priorité indiqué dans le troisième programme général de travail pour

du rapport qui énonce, en premier lieu, les principes directeurs établis par le Conseil exécutif à sa deuxième session et, en second lieu, les principes et critères exposés dans le troisième programme général

une période déterminée; et 2.

de travail pour une période déterminée, qui a été approuvé par la Treizième Assemblée mondiale de la Santé pour la période 1962 -1965 et qui adopte certaines améliorations sur la base de l'expérience acquise. Le Conseil exécutif et l'Assemblée ont continué à appliquer, avec les adaptations nécessaires, les principes initiaux mis au point voici près de quatorze ans et repris dans le programme général de travail actuellement en vigueur. Le rapport du Directeur général indique également la procédure suivie pour l'élaboration et l'examen du

PRIE le Directeur général de continuer à élaborer

ses propositions annuelles de programme conformément aux principes et critères de sélection des activités, tels qu'ils figurent dans le programme général de travail pour une période déterminée sou-

mis de temps à autre par le Conseil exécutif et approuvé par l'Assemblée mondiale de la Santé, conformément à l'article 28 g) de la Constitution. Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 6.

programme annuel. Les délégués connaissent bien cette procédure. Les recommandations des comités régionaux mon-

Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées

trent que chacun d'entre eux indépendamment a abouti, d'une façon ou d'une autre, à la conclusion que la procédure actuellement suivie pour la détermination des priorités était satisfaisante et n'appelait aucune modification. Ces conclusions ont été résumées comme suit dans le quatrième paragraphe du préambule de la résolution EB29.R6: Ayant examiné les conclusions des comités régionaux aux termes desquelles les méthodes et procédures actuellement appliquées pour fixer l'ordre de

Ordre du jour, 2.8.1 Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter la question. Le Dr ABU SHAMMA, représentant du Conseil exécutif, rappelle que c'est la Treizième Assemblée mondiale de la Santé qui, par sa résolution WHA13.61, a

prié le Conseil exécutif d'étudier la question de la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées et de faire rapport à ce sujet à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil exécutif a étudié la question à ses vingt septième, vingt -huitième et vingt- neuvième sessions; son rapport fait l'objet de l'annexe 19 des Actes officiels No 115.

priorité des activités à inclure dans les projets de programmes et de budgets du Directeur général sont considérées comme satisfaisantes; Lorsqu'il a présenté les vues des comités régionaux au Conseil exécutif, le Directeur général a appelé son attention (Actes officiels No 115, annexe 5, section 6) sur le fait que :

la question de l'ordre de priorité des activités comprises dans le programme n'a jamais été perdue de vue depuis la Première Assemblée mondiale de la

Santé; il en a été tenu compte dans tout ce que l'Organisation a déjà fait, comme pour tout ce qu'elle envisage de faire.

Ce rapport définit le problème et rappelle les bases constitutionnelles et juridiques de la coordination, à savoir la Charte des Nations Unies, la Constitution de l'OMS et les accords conclus entre l'OMS et les organisations internationales. Il analyse ensuite le mécanisme de la coordination par consultations et les méthodes suivies en la matière, et indique comment l'OMS coordonne ses programmes et ses activités avec ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI 5.39.

La résolution EB29.R6 a été adoptée après un exament minutieux du rapport du Directeur général et

246

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ceux de l'Organisation des Nations Unies et des insti-

Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) félicite le

tutions internationales. A cet égard, le rapport souligne le rôle important que jouent le Comité administratif de Coordination et le Bureau de l'Assistance technique, où les représentants des diverses institutions ont l'occasion de se consulter. Le rapport examine également les arrangements pris par l'OMS pour coordonner ses programmes opérationnels avec ceux

Conseil exécutif de son rapport, qui représente une excellente introduction aux problèmes multiples et complexes que pose la coordination. Il reste toutefois un certain nombre de questions qui n'ont pas reçu de réponse et le délégué des Pays -Bas voudrait appeler l'attention de la Commission sur les principales

d'entre elles.

qu'exécutent l'Organisation des Nations Unies, le FISE, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique; il expose finalement les méthodes appliquées pour coordonner la politique

Il ne fait pas de doute - comme l'indique le rapport - que la santé est un élément important des conditions économiques et sociales qui déterminent

et orientent la plupart des activités de l'homme, à l'échelon national ou international. Mais cela signifie t-il que la promotion de la santé nécessite une amélioration parallèle des conditions économiques et sociales sur ces deux plans ?

générale et les mesures particulières de l'OMS en matière administrative et financière avec celles de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées.

En bref, le rapport tente de montrer comment, par une coordination organisée, l'OMS s'efforce de coopérer avec toutes les institutions qui ont entrepris d'aider les pays à exécuter des programmes de développement économique et social, en procédant aux consultations nécessaires au sujet de l'élaboration des plans et des politiques à suivre, en agissant de concert avec elles pour appliquer ces dernières et en rationalisant les méthodes administratives et financières. La partie VI du rapport porte sur l'évolution et les tendances de la coordination dans les diverses insti-

Le rapport est consacré à la coordination internationale, et le paragraphe 1.2 de la partie IV laisse entendre que, si l'on veut atteindre l'objectif fixé, il convient de modifier le Règlement intérieur de l'Assemblée générale des Nations Unies. La question qui préoccupe le délégué des Pays -Bas est celle de l'amélioration de la coordination à l'échelon national, dont

la Première Assemblée mondiale de la Santé avait reconnu toute l'importance. Il est vrai qu'il est difficile de réaliser une telle coordination dans les programmes opérationnels : en effet, comme le rappelle le para-

tutions des Nations Unies; on y passe en revue les décisions pertinentes du Conseil économique et social.

graphe 2.10 de la partie VI du rapport, les pays n'adoptent pas toujours une ligne de conduite uni-

Comme suite à son rapport, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB29.R52, od il recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'adop-

forme dans toutes les institutions du groupe des Nations Unies; il arrive qu'un même pays s'exprime de façon différente en différents endroits. A la trente -deuxième session du Conseil économique et social, on a souligné la nécessité d'une coopération plus étroite, dans les divers pays, entre les organisations rattachées aux Nations Unies, et mis en

ter le projet de résolution suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné l'étude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, 1. PARTAGE la satisfaction manifestée par le Conseil, à la suite de son étude, au sujet du mécanisme actuel de coordination; 2.

relief la position clé qu'occupent à cet égard les représentants résidents du Bureau de l'Assistance technique. Comme les directeurs généraux de la FAO,

PRIE le Directeur général de continuer à assurer

du BIT, de l'UNESCO et de l'OMS, le Professeur Muntendam estime que les représentants du BAT devraient se borner à agir comme membres d'une équipe.

la coordination et la coopération avec les autres institutions internationales, compte tenu des impératifs constitutionnels et techniques de l'Organisa-

tion mondiale de la Santé et de la nécessité de l'économie et de l'efficacité dans la coordination entre les institutions internationales; 3.

Apparemment, la coordination à l'échelon national laisse beaucoup à désirer et le délégué des Pays -Bas se demande si l'OMS ne pourrait pas prendre l'ini-

tiative d'une action visant à améliorer la situation. Elle pourrait adresser aux gouvernements une nouvelle recommandation les priant instamment de faire tous leurs efforts en vue de faciliter la coordination nationale, sans laquelle la coordination internationale ne saurait vraiment donner de bons résultats. Le Professeur PESONEN (Finlande) a lu avec satisfaction le rapport complet et instructif soumis par le Conseil exécutif. Il suit le Conseil dans son approbation du mécanisme de coordination créé par l'OMS,

PRIE le Directeur général de faire rapport au

Conseil exécutif dans le cas où. le résultat des études

en cours dans d'autres organismes serait de nature à entraîner d'importantes modifications de la pratique suivie par l'Organisation; 4.

DÉCIDE que le Conseil procédera à un réexamen

de la question dans cinq ans, ou à une date plus rapprochée si le Directeur général le lui demande.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DOUZIÉME SEANCE

247

exprimée au paragraphe 2 de la résolution EB29.R52, mais il pense qu'il est encore possible de l'améliorer. Bien des délégués aux Assemblées mondiales de la Santé ont fait ressortir l'importance d'une coordination et d'une coopération appropriées entre les organisations internationales, et le délégué de la Finlande

que mettent en jeu les organisations rattachées aux Nations Unies, avec leurs nombreuses ramifications et

la grande diversité de leurs activités sur les plans économique, social, sanitaire, etc.

appuie le paragraphe 2 du projet de résolution présenté par le Conseil, où le Directeur général est prié de poursuivre ses efforts dans ce sens. Cette tâche n'est pas facile, car nombre d'organismes internationaux importants ne sont pas rattachés aux Nations Unies, et il faut un personnel important pour maintenir le contact avec tous. Il

Il est capital, au stade actuel, de coordonner les efforts. C'est, par exemple, le cas pour la formation du personnel des services de santé locaux, problème qui a été examiné à propos de l'assistance aux Etats récemment devenus indépendants, et qui ne saurait être résolu indépendamment de la question de l'ins-

truction générale. Personne ne contestera que le niveau de la formation médicale dans un pays donné

est important d'assurer la coopération à un

niveau élevé aux premiers stades de la planification. Si l'on prend le cas où l'OMS a entrepris d'aider un

dépend en grande partie du niveau de l'instruction primaire et secondaire et de la mesure dans laquelle la population fournit des candidats qualifiés pour l'enseignement supérieur; par ailleurs, le rôle des facteurs économiques dans l'instruction est patent. Pour prendre un autre exemple, l'assainissement est étroitement lié à l'industrialisation, à l'urbanisation, aux conditions de logement et à d'autres facteurs tributaires du niveau économique général d'un pays. Même une action aussi spécialisée que l'éradication du paludisme fait intervenir bien plus d'éléments que la simple utilisation des insecticides : en Afrique, dans l'Asie du Sud -Est et ailleurs, le succès des opérations dépend également de mesures d'irrigation, de construction de barrages, etc. Le problème de la bilharziose ne pourrait pas davantage être résolu par un effort purement

Etat, qui en est au début de son développement, à améliorer ses services de santé publique, le succès de son action dépendra largement du niveau d'instruc-

tion de la population, qui conditionne l'aptitude de celle -ci à utiliser les services fournis. De même, il est difficile de créer une école de médecine sans la ratta-

cher à une université comprenant d'autres facultés.

Dans les deux cas la coopération entre l'OMS et

l'UNESCO sera essentielle. Ou encore, la planification de services sanitaires devra prendre en considération la situation alimentaire, qui concerne la FAO. La coopération revêt également une importance vitale pour mettre sur pied les organisations nationales ou locales qui seront chargées d'assurer ultérieurement le fonctionnement des services de santé créés par l'OMS, ainsi que pour améliorer les conditions économiques de manière à permettre aux pays de financer eux -mêmes leur organisation sanitaire. A l'heure actuelle, la coordination entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées s'effectue par l'intermédiaire du Comité administratif

médical. En bref, le délégué de l'Union soviétique fait ressortir les liens étroits qui unissent l'action sani-

taire au développement économique et social d'un pays et, en conséquence, la nécessité de coordonner les activités. En ce qui concerne le projet de résolution soumis par le Conseil exécutif, le Professeur Jdanov propose

de Coordination. Cependant, le Professeur Pesonen doute qu'un organisme inter -secrétariats puisse assurer

d'insérer au paragraphe 4 les mots « dans son ensemble » après le mot « question ». Il propose en outre d'ajouter un nouveau paragraphe en vue de demander au Conseil que, lors de son examen annuel des décisions de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, il s'attache à étudier certains aspects particuliers de la question. Le délégué de l'URSS fera distribuer le texte de cet amendement. Le Dr PENIDO (Brésil) a trouvé les débats très inté-

une coordination du genre de celle qu'il a exposée, et il propose que l'OMS signale au Conseil économique et social la nécessité de créer un organisme de planification qui serait appelé à coordonner les acti-

vités, sans porter préjudice à l'indépendance des diverses organisations.

Le délégué de la Finlande a été heureux de voir, à la lecture de la résolution EB29.R52, qu'un comité spécial du Conseil économique et social a entrepris une étude sur la coordination entre institutions inter-

ressants. Il estime lui aussi qu'une coordination est souhaitable, mais il craint que les efforts déployés pour parvenir à une coordination parfaite, avec toutes les complications et difficultés que cela suppose, ne

nationales et il attend avec intérêt les résultats de ses travaux.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit avoir écouté attentivement

l'intervention du délégué de la Finlande, qu'il approuve pour l'essentiel.

Le rapport et la résolution du Conseil exécutif donnent une vue d'ensemble des rouages complexes

provoquent des retards dans la mise en oeuvre des programmes. Certes, la coopération doit constituer une partie essentielle des programmes et il faut y voir un objectif à atteindre aussitôt que possible, mais on ne saurait la rechercher en agissant au détriment des projets en cours. La séance est levée à 12 heures.

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QUINZIÈME ASSEMBLÈE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

TREIZIÈME SÉANCE Lundi 21 mai 1962, 15 h. 25 Président: Professeur F. WIDY- WIRSKI (Pologne)

1.

Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées (suite) Ordre du jour, 2.8.1 Le Dr HOURIHANE (Irlande) appuie les observations

présentées par le délégué de la Finlande au cours de la séance précédente. Le Dr VILLEGAS (Philippines) approuve également

administratives, financières et juridiques), ainsi que l'application d'ajustements en plus sans consultations suffisantes avec l'Organisation des Nations Unies. Il estime que toute mesure visant à promouvoir la coordination avec cette dernière et les autres institutions spécialisées recueillerait l'adhésion générale. Le Dr EVANG (Norvège) observe qu'en la matière

les observations du délégué de la Finlande, de même que celles du délégué des Pays -Bas. Il désire simplement

ajouter qu'en raison des ressources limitées des institutions spécialisées, la coordination constitue un moyen important d'éviter les doubles emplois et les dépenses inutiles et qu'elle permet d'assurer dans de meilleures conditions l'exécution de projets complémentaires et connexes dans divers pays. Le Professeur GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) déclare que son gouvernement apprécie grandement les

l'OMS doit se laisser guider par l'article 2 a) de sa Constitution qui fait d'elle l'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international; il y a donc lieu de se demander jusqu'à quel point l'Organisation

a pu s'acquitter de cette obligation. Il s'agit d'une question compliquée qu'on ne peut examiner ici en détail; il suffira de noter que la coordination de l'action sanitaire internationale peut être envisagée, diverses institutions gouvernementales collaborant sur

soit sur le plan national, soit entre les différents membres de la famille des Nations Unies, soit entre

travaux des organisations internationales qui colla-

borent avec l'OMS et espère que la coordination

une base bilatérale ou régionale, soit encore entre organisations non gouvernementales compétentes.

continuera à se développer au sein des Nations Unies et des institutions qui s'y rattachent. Le Dr OLGUiN (Argentine) souligne que la coordination est la condition d'une coopération efficace et que l'OMS est par excellence l'organisme coordonnateur pour les questions sanitaires internationales. Chaque organisation doit avoir ses propres méthodes de coordination, tenant compte de ses propres besoins pratiques. Au surplus, la coordination n'est pas une fin en soi. Sur le plan national, le délégué de l'Ar-

On a fait observer que la coordination est parfois insuffisante sur le plan national et sous ce rapport le Dr Evang rappelle que l'Assemblée de la Santé a déjà invité les gouvernements à créer des organismes nationaux de coordination pour les activités sanitaires

internationales. Cette demande n'est pas demeurée sans effet et un certain nombre d'organismes de ce genre ont été créés. La coordination à l'échelon national peut prendre une autre forme : celle de la coordination sur le terrain des activités sanitaires avec celles des secteurs

gentine estime, à la lumière des observations du Conseil exécutif, qu'une étude détaillée de cet aspect

de la question entraînerait trop de complications. Il appuie donc le projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption dans sa résolution EB29.R52.

de l'enseignement, de l'économie, etc.; de ce point de vue, les conceptions de l'OMS ont évolué dans le bon sens. Tout au début, elle partait de la notion assez primitive du cercle vicieux (la misère engendrant

Le Dr WEBB (Australie) déclare que son gouverne -

nement envisage avec inquiétude la tendance que l'OMS semble avoir à s'écarter du régime commun des traitements et allocations appliqué par l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées,

la maladie et celle -ci devenant à son tour cause de misère) que l'on pensait pouvoir rompre à son point le plus faible. Par la suite, l'OMS se rallia à l'idée, lancée par M. Myrdal et d'autres, des effets cumulatifs

des progrès réalisés dans un domaine déterminé. Aujourd'hui, l'OMS est arrivée à la conception plus mûre du développement communautaire, et les services de planification de certains gouvernements appliquent

comme le montre l'abolition unilatérale des ajustements de poste en moins (déjà mentionnée par sa délégation au sein de la Commission des Questions

intégralement cette notion. C'est ainsi que la coordination des opérations sanitaires avec d'autres activités

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TREIZIÈME SÉANCE

249

s'est progressivement développée au cours des années,

et le délégué de la Norvège est convaincu que cette tendance se confirmera. Le Dr Evang appuie par conséquent, en principe,

intéressent l'activité de l'OMS, il s'attache à étudier certains aspects particuliers de la question.

le projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption. Il voudrait simplement souli-

gner, tout d'abord, comme l'ont déjà fait certains délégués, qu'il ne faut pas confondre coordination et centralisation, cette dernière risquant, lorsqu'elle est poussée trop loin, de paralyser toute initiative. En second lieu, la coordination ne doit pas impliquer

Le Directeur général adjoint ne pense pas que des questions précises aient été posées qui appelleraient une réponse de sa part, mais il désire faire connaître les vues du Secrétariat sur certains des points soulevés

l'intervention de quelque organisme extérieur qui s'interposerait entre les organismes techniques inté-

ressés, autrement dit entre l'OMS et les autorités sanitaires nationales, qui doivent demeurer constamment en contact direct. Le délégué de la Norvège signale en passant qu'on

a eu tort, à son avis, de dépouiller les institutions spécialisées d'une grande partie de leurs responsabilités dans la coordination du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies. A l'époque où les ressources étaient réparties entre les institutions sur la base de pourcentages convenus, la coordination était assurée à l'échelon où elle doit constitutionnel lement s'exercer. Il, convient néanmoins de reconnaître

au cours de la discussion. En ce qui concerne un problème auquel de nombreuses délégations se sont référées, le Directeur général a eu maintes fois l'occasion dans le passé de souligner l'importance de la coordination à l'échelon national, sans laquelle aucune coordination réelle ne serait possible. Comme l'a fait remarquer un des orateurs, il existe deux types de coordination sur le plan national: l'une s'exerce entre les divers services ministériels d'un pays - coordination pour l'amélioration de laquelle maintes suggestions ont été faites

et l'autre entre les opérations entreprises dans un

-

même pays par différentes institutions spécialisées. Sur le premier point, il incombe incontestablement à l'OMS d'appeler sans cesse l'attention des gouvernements sur la nécessité d'assurer cette coordination nationale et telle est l'intention de l'amendement présenté par le délégué des Pays -Bas.

que la coordination, dans le domaine sanitaire à tout le moins, demeure très satisfaisante.

Le délégué de la Norvège votera par conséquent pour le projet de résolution dont l'adoption est recommandée par le Conseil exécutif, mais avec l'amendement proposé par la délégation de l'Union soviétique, aux termes duquel le Conseil exécutif et le Directeur général doivent continuer à se préoccuper de ce problème. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) propose d'ajouter au projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif un paragraphe supplémentaire ainsi conçu :

Sur le second point - celui de la coordination sur le terrain - il faut des contacts constants entre les représentants des institutions intéressées, soit directement, soit par l'entremise de l'organisme coordonateur du gouvernement en cause. Cette forme de coordination est également réalisée par des consultations inter -organisations aux divers échelons, allant du Comité administratif de Coordination et de ses subsidiaires aux innombrables réunions spéciales, officielles ou officieuses, sur des questions déterminées, et finalement aux contacts directs entre organes

les services intéressés. On a rappelé au cours de la discussion qu'il serait, par exemple, impossible à l'OMS d'organiser dans un pays donné un programme

RAPPELLE la résolution WHA1.105, qui souligne

l'intérêt de mesures destinées à assurer la coordination à l'échelon national. Le PRÉSIDENT constate qu'aucun autre orateur n'a

cohérent d'enseignement médical sans une coordination étroite avec l'UNESCO en vue du développement de l'enseignement primaire et secondaire dont

l'existence est la condition indispensable à la mise en place d'un enseignement universitaire. De même, la coordination entre la FAO et l'OMS est essentielle en matière de nutrition. Le Directeur général adjoint

demandé la parole et invite le Directeur général adjoint à répondre aux questions posées au cours de la discussion. Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, désire tout d'abord signaler aux membres de la Commission que le texte de l'amendement présenté par la déléga-

peut donner à la Commission l'assurance que le Directeur général est pleinement conscient de l'impor-

tion de l'Union des Républiques socialistes soviétiques vient d'être distribué. Il y est proposé d'introduire,

tance de cette forme de coordination. Il ressort très clairement de l'étude effectuée par le Conseil que la coordination exige beaucoup de temps et d'efforts; elle complique la tâche, mais c'est une complication nécessaire. Le Secrétariat a noté que

dans le paragraphe 4 de la résolution recommandée par le Conseil exécutif, les mots « dans son ensemble »

certains délégués ont fait entendre la voix de la prudence et de la sagesse en rappelant que le souci de la coordination ne doit pas faire perdre de vue le but qu'elle doit aider à atteindre, c'est -à -dire d'obtenir

à la suite des mots « un réexamen de la question », et d'ajouter en outre un nouveau paragraphe ayant la teneur suivante : RECOMMANDE au Conseil exécutif que, lors de son

des résultats dans le moindre temps. La Commission a pris note également de la nécessité

examen annuel des décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui

de continuer méthodiquement l'étude des problèmes de coordination à l'échelon des organes directeurs

de l'Organisation, de façon à tenir constamment

250

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DB LA SANTÉ, PARTIE II

compte de l'évolution de la situation. C'est ainsi que

Le PRÉSIDENT demande s'il y a des objections à la

la présente étude, pour récente qu'elle soit, n'est déjà plus à jour à certains égards, ce dont la Commis-

procédure suggérée par le Directeur général adjoint.

sion s'apercevra en abordant le point de son ordre du jour consacré aux décisions des Nations Unies et des institutions spécialisées intéressant l'activité de l'OMS. C'est en considération de ce fait que le

Le Dr EVANG (Norvège) avait cru comprendre tout d'abord que l'amendement des Pays -Bas avait

trait à la coordination, à l'échelon national, entre les diverses organisations multilatérales et bilatérales

Conseil exécutif a proposé, au paragraphe 4 du

projet de résolution dont il a recommandé l'adoption

qui accordent une assistance aux gouvernements dans le domaine sanitaire. Cependant, depuis que le représentant du Conseil exécutif s'est référé à l'objet de la résolution WHA1.105 et a informé la Commission

dans sa résolution EB29.R52, que la question soit réexaminée dans cinq ans. L'amendement de l'Union soviétique apporte sur ce point une amélioration en demandant qu'en plus de l'étude générale effectuée après cinq ans, il soit procédé chaque année à l'étude d'un aspect particulier de ce problème.

que le Conseil n'a pas jugé indiqué de formuler une recommandation sur ce point, il n'est plus en mesure d'accepter l'amendement, car il doute qu'il appartienne

Du point de vue du Secrétariat, l'amendement proposé par le délégué des Pays -Bas paraît également

fort utile car, il y a lieu de le répéter, le Directeur général attache une grande importance à la coordination à l'échelon national. Le PRÉSIDENT invite les membres de la Commission

réellement à l'Assemblée de la Santé de s'occuper de l'attitude des délégations gouvernementales au sein d'organisations étrangères aux questions sanitaires. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT suggère qu'il serait possible de remédier aux objections présentées par le délégué de la Norvège en supprimant, dans le paragraphe proposé par le délégué des Pays -Bas, les

à présenter des observations sur le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif et sur les amendements qui s'y rapportent. Le Professeur PESONEN (Finlande) se prononce en faveur des amendements proposés par les délégations de l'URSS et des Pays -Bas.

mots «la résolution WHA1.105, qui souligne »; ce paragraphe prendrait alors la teneur suivante : RAPPELLE l'intérêt de mesures destinées à assurer

la coordination à l'échelon national. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) accepte la

Le Dr ABU SHAMMA, représentant du Conseil exécutif, précise que l'amendement proposé par la délégation de l'Union soviétique est parfaitement Conseil.

suggestion du Directeur général adjoint. Le Dr EVANG (Norvège) confirme qu'il retire son objection. Après une nouvelle discussion, le Dr MONTALVÁN

conforme aux intentions du Conseil exécutif et constitue une amélioration de la proposition du La proposition du délégué des Pays -Bas touche au

problème de la coordination entre les délégations d'un même gouvernement au sein des diverses institutions des Nations Unies et vise la tendance à parler un langage différent selon les sujets traités. Le Conseil exécutif a bien envisagé la question, mais il a estimé

(Equateur) observe que l'amendement néerlandais n'a plus beaucoup de signification, puisqu'il ne précise pas de quel genre de coordination il s'agit. Il propose d'insérer les mots « des activités économiques, sociales et sanitaires » à la suite des mots « la coordination ». Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) regrette de ne pas pouvoir accepter la proposition du délégué de l'Equateur. Etant donné que le projet de résolution

qu'il ne lui appartenait pas, et qu'il n'appartenait

sans doute pas à l'Assemblée de la Santé, d'appeler sur ce point l'attention des gouvernements. Toutefois, si la Commission désire le faire, le Dr Abu Shamma

n'y voit pas d'objection. Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) est heureux d'appuyer l'amen-

a trait à la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, le texte

actuel de son amendement lui paraît parfaitement clair.

dement de la délégation des Pays -Bas, en plus de celui de sa délégation. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT suggère que,

Le Dr ToURÉ (Mauritanie) demande s'il y aurait

compte tenu des explications qui viennent d'être données par le représentant du Conseil exécutif, la Commission considère qu'elle est saisie actuellement d'une seule proposition, à savoir le projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption

des objections à reprendre l'amendement dans la forme initiale que lui avait donnée le délégué des Pays -Bas. Il ne voit pour sa part aucun inconvénient à se référer à une résolution déjà adoptée par l'Assemblée de la Santé. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) rappelle

dans sa résolution EB29.R52, et de deux amendements proposés par les délégations de l'Union soviétique et des Pays -Bas.

qu'il a retiré son amendement initial en faveur du texte suggéré par le Directeur général adjoint.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TREIZIÈME SÉANCE

251

Le Dr BARCLAY ( Libéria) fait remarquer qu'après

2.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963 (suite de la onzième séance)

la suppression des mots « la résolution WHA1.105,

qui souligne» dans le paragraphe proposé par la délégation des Pays -Bas, l'emploi du mot « rappelle »

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution

n'est plus indiqué, et il suggère de le remplacer par le mot « souligne ». Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) accepte la

Ordre du jour, 2.2.3 Le Dr BAROYAN, Sous -Directeur général, présente

proposition du délégué du Libéria. Après une nouvelle discussion, le Dr MONTALVAN

(Equateur) retire sa proposition afin de faire gagner du temps à la Commission. Le PRÉSIDENT demande s'il y a des objections à l'approbation du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB29.R52, modifié par les amendements proposés par les délé-

gués des Pays -Bas et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, le texte amendé étant le suivant :

les sections 4.3, 4.4 et 4.11 du projet de programme et de budget pour 1963 (Actes officiels No 113) qui concernent respectivement les Divisions des Statistiques sanitaires, de la Biologie et Pharmacologie, et des Services d'Edition et de Documentation. La partie explicative des Actes officiels No 113 contient une description des fonctions et responsabilités incombant aux bureaux des directeurs et aux douze services que comptent ces divisions, ainsi que des propositions relatives aux consultants, aux

voyages en mission, aux subventions et services techniques contractuels et aux réunions des comités d'experts et groupes scientifiques. Les chiffres relatifs aux subventions et aux services techniques contractuels se trouvent à la page 74; ceux qui concernent les comités d'experts figurent à la page 84. Pour la Division des Statistiques sanitaires (partie explicative, pages 24-25; chiffres, pages 51 et 54 -56), on propose d'employer en 1963 le personnel supplé-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné l'étude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, I 1.

PARTAGE la satisfaction manifestée par le Conseil

exécutif, à la suite de son étude, au sujet du mécanisme actuel de coordination; 2. PRIE le Directeur général de continuer à assurer

mentaire suivant au service de la méthodologie des statistiques sanitaires, afin de faire face à l'accroissed'activité : un statisticien (P4), une sténodactylo -

ment des demandes d'assistance dans ce secteur

la coordination et la coopération avec les autres

tion mondiale de la Santé et de la nécessité de l'économie et de l'efficacité dans la coordination

institutions internationales, compte tenu des impératifs constitutionnels et techniques de l'Organisaentre les institutions internationales; 3. PRIE le Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif dans le cas où le résultat des études en cours dans d'autres organismes serait de nature à entraîner d'importantes modifications de la pratique suivie par l'Organisation; 4. DÉCIDE que le Conseil exécutif procédera à un réexamen de la question dans son ensemble dans cinq ans, ou à une date plus rapprochée si le Directeur général le lui demande; 5.

graphe (G3), et, dans le service de mécanographie, un mécanographe (G6) et un commis (G3). Pour le service du développement des services de statistique sanitaire, on propose de recruter un statisticien (P3), un statisticien (Pl) et un commis (G6). Ces renforts sont rendus nécessaires par le travail consultatif du service, qui doit donner des avis sur l'amélioration des services nationaux de statistiques sanitaires, et par la préparation de la huitième revision de la Classification internationale des maladies. Cette revision explique également pour une large part l'accroissement des dépenses prévues pour les voyages en mission, les consultants et le Centre OMS de Classement des Maladies.

En ce qui concerne la Division de Biologie et Pharmacologie (partie explicative, pages 25 -27; chiffres,

RECOMMANDE au Conseil exécutif que, lors de

son examen annuel des décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique

qui intéressent l'activité de l'OMS, il s'attache à étudier certains aspects particuliers de la question; et II

6. SOULIGNE que des mesures pour assurer la coordination à l'échelon national sont désirables.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.40.

page 51, 56 et 57), aucun changement n'est envisagé en 1962, mais pour 1963 on propose de créer deux postes nouveaux dans le service de la standardisation biologique : un médecin (P4) et une sténodactylo graphe (G3). On trouvera aux pages 56, 57 et 84 des précisions concernant les modifications des crédits prévus pour les consultants, les voyages en mission, les réunions de comités d'experts et, plus particulièrement, les services techniques contractuels. Ces divers changements sont le résultat de diverses recommandations relatives au développement du programme de l'Organisation. Le travail de la Division des Services d'Edition et de Documentation (partie explicative, pages 48 -50; chiffres, pages 52, 70-72 et 81) varie peu d'une année à l'autre. Toutefois, l'accroissement du volume des

252

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

travaux techniques de l'Organisation impose une charge accrue aux services de cette division. On propose donc d'engager en 1963 deux traducteurs supplémentaires et de porter de $22 800 à $30 000 le crédit prévu pour le personnel temporaire. Il y aura en outre une dépense non renouvelable de $1200, pour permettre à l'OMS de participer au deuxième congrès international de bibliothéconomie

activités envisagées en Afrique tropicale; tous les centres internationaux, régionaux et nationaux de formation devront donc continuer à fonctionner en 1963. Il est essentiel également de tenir à jour les manuels et les guides utilisés pour cet enseignement. Les progrès réalisés dans les programmes d'éradication obligent actuellement à intensifier les recher-

ches. Les principales études proposées pour 1963 ont trait à la mise au point de méthodes pratiques de culture des parasites du paludisme simien et humain, ainsi qu'aux obstacles que les infections paludéennes asymptomatiques opposent à l'éradication du paludisme. Des études sont envisagées également sur la détermination entomologique de la valeur des essais pratiques concernant les doses d'insecticides à action rémanente et les cycles de pulvérisations, et des enquêtes seront entreprises sur l'utilité des mélanges d'insecticides pour la prévention de la résistance. L'équipe interrégionale d'évaluation épidémiologique, créée en 1961, poursuivra des études et des enquêtes épidémiologiques spéciales et s'efforcera de trouver des solutions aux problèmes du paludisme réfractaire. Les programmes relatifs aux maladies transmissibles

médicale qui doit se tenir en 1963 aux Etats -Unis d'Amérique. Le nombre de publications paraissant en espagnol justifie maintenant la préparation du Catalogue des publications de l'Organisation mondiale

de la Santé dans cette langue, et on a donc porté de $5000 à $7000 le crédit relatif au matériel publi-

citaire pour les ventes. Les frais d'impression des publications sont demeurés au même niveau qu'en 1962, à l'exception d'un montant supplémentaire de $5000, pour faire face à une légère augmentation du tirage et d'un autre montant supplémentaire de $3300, pour permettre une augmentation du nombre de pages des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles.

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, présente les

sections 4.5, 4.6 et 4.9 du projet de programme et de budget pour 1963 qui traitent, respectivement, des Divisions de l'Eradication du Paludisme, des Maladies transmissibles et de l'Hygiène du milieu.

constituent à maints égards l'une des activités les plus importantes de l'Organisation, qui doit résoudre

Fort peu de changements sont proposés pour le personnel de ces divisions et les prévisions budgétaires pour leurs activités en 1963 demeurent approximativement les mêmes qu'en 1962. Le Sous Directeur général désire toutefois présenter quelques observations concernant les tendances générales du programme et les activités nouvelles.

des problèmes techniques et fournir des services consultatifs aux gouvernements. Au cours des dernières années, on a constaté dans l'ensemble du monde une régression constante de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies transmissibles. En Europe et en Amérique du Nord, d'où les grandes endémies ont été dans une large mesure éliminées, certaines maladies transmissibles telles que la diph-

Etant donné qu'un rapport très complet sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme a déjà été examiné par la Commission sous le point 2.3 de son ordre du jour, le Dr Kaul se bornera maintenant à parler des principaux aspects du prola phase de consolidation dans de nombreuses régions,

térie et les infections intestinales (par exemple les salmonelloses et les shigelloses) persistent avec une fréquence variable. Dans les pays en voie de développement, la fréquence des maladies transmissibles et la mortalité qu'elles provoquent ont fortement

gramme envisagé pour 1963. Pendant l'année en question, les programmes d'éradication en seront à sauf en Afrique tropicale, et l'Organisation continuera par conséquent à faire porter ses efforts principalement sur les évaluations épidémiologiques. Des régions précédemment impaludées devront être main-

diminué au cours des quinze dernières années, et cette diminution se poursuit. En fait, la régression des maladies transmissibles tend rapidement vers un point où il sera plus aisé de les maîtriser. Le Sous -

Directeur général déclare qu'il se bornera dans le présent exposé à parler des propositions relatives au programme de 1963 et des changements de structure déjà effectués ou qui sont envisagés pour 1963. Les dernières Assemblées de la Santé ont insisté à maintes reprises sur la nécessité pour l'Organisation de mettre en oeuvre des programmes efficaces pour la

tenues exemptes d'infection et il est proposé pour cette raison que le Comité d'experts du Paludisme se réunisse en 1963 afin d'étudier le problème de la protection internationale et de recommander des méthodes permettant de mettre au point des mesures efficaces de protection. On envisage une étude sur l'épidémiologie du paludisme réfractaire qui subsiste

lutte contre la plupart des maladies transmissibles répandues dans les diverses parties du monde; lors de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, notamment, de nombreux délégués ont mis l'accent

dans des régions où les programmes d'éradication comportant une couverture totale par des insecticides

n'ont pas réussi à interrompre la transmission. En raison de l'importance de la chimiothérapie, tout spécialement pour le traitement radical des cas résiduels d'infection pendant la phase de surveillance, on publiera une nouvelle édition de la monographie sur la chimiothérapie du paludisme. Les besoins en personnel qualifié, tant national qu'international, resteront grands, notamment pour les nouvelles

sur le besoin qui se fait sentir d'un programme de grande envergure pour la lutte contre des maladies parasitaires telles que la bilharziose, la filariose et l'onchocercose, mais également contre la leishmaniose, l'amibiase et les helminthiases les plus répandues. Il n'a pas été possible, pour des raisons financières, de renforcer le personnel du Siège, mais on

a procédé à une réorganisation des activités et à une nouvelle répartition du personnel; c'est ainsi que

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TREIZIÈME SÉANCE

253

l'ancien service des maladies endémo- épidémiques a été subdivisé en un service des maladies parasitaires (qui s'occupe des maladies ci- dessus mentionnées) et en un nouveau service des maladies bactériennes, qui s'efforce de mettre au point un programme d'étude et de lutte contre les infections intestinales, la typhoïde et les dysenteries et maladies diarrhéiques, et prépare une nouvelle étude épidémiologique et diverses également sur la méningite cérébro -spinale, si répandue

relatives aux maladies transmissibles comprennent notamment : des études sur les méthodes de culture d'organismes pathogènes ; l'analyse de leur structure chimique et de leurs propriétés antigéniques et immunologiques ; des études sur l'écologie des vecteurs de maladies ; des enquêtes épidémiologiques destinées à faire mieux comprendre le mode de propagation de ces maladies ; la mise au point d'insecticides et de molluscicides plus efficaces ; le perfectionnement des produits

recherches sur le choléra. Une étude se poursuit dans certains pays d'Afrique.

La Constitution impose à l'Organisation, pour

atteindre ses objectifs, de « stimuler et faire progresser l'action tendant à la guppression des maladies épidé-

thérapeutiques grâce à des études cliniques et à des essais coordonnés; des essais contrôlés de vaccins sur le terrain en vue de déterminer leur action immunologique chez l'homme; la création de laboratoires

miques, endémiques et autres »; tel est le principe directeur dont l'Organisation s'inspire dans l'élaboration de ses programmes de lutte contre les maladies transmissibles. Elle s'efforce de mettre au point des

de référence pour l'identification des souches et l'étude du rôle épidémiologique de chacune; des expériences sur la résistance des vecteurs aux insecti-

méthodes techniques permettant, chaque fois que possible, d'arriver à l'éradication ou, lorsque les moyens d'action sont limités, de faire reculer la maladie jusqu'au point où elle cesse d'être un problème de santé publique. Dans les pays en voie de développement, où les maladies transmissibles sont très répandues, et tout spécialement dans les pays ayant accédé récemment à l'indépendance, dont les services sanitaires sont peu développés ou inexistants, il

cides et sur la résistance de micro- organismes à certains agents thérapeutiques; la mise au point de méthodes de laboratoire simplifiées, le perfectionnement des techniques de diagnostic, la standardisation des méthodes de laboratoire ainsi que des réactifs de laboratoire et de diagnostic; des études de médecine comparée sur l'homme et les animaux. En ce qui concerne la tuberculose, on ne possède, pour nombre de pays en voie de développement, que des informations très incomplètes sur l'ampleur de la maladies, et ces pays n'ont en général que très peu de personnel compétent et de matériel. Afin de faire face à cette situation, l'Organisation a recommandé d'organiser dans ces pays des projets pilotes nationaux destinés à servir de point de départ pour l'application d'un programme national de lutte. Ces projets pilotes doivent être, dès le début, intégrés à l'administration sanitaire nationale; cette conception a recueilli une

est impossible de s'attaquer séparément à chaque maladie. Aussi l'Organisation tend -elle de plus en plus à adopter une méthode plus réaliste, consistant à envoyer dans ces pays des épidémiologistes pour y amorcer la création de services intégrés de santé publique. Cela permet aux pays en question de procéder à une vaste évaluation épidémiologique de leurs

maladies transmissibles et d'établir des priorités en vue d'un programme progressif de lutte contre celles -ci. De nombreux épidémiologistes sont donc nécessaires,

tant à l'échelon international que sur le plan national. Ces spécialistes sont toutefois rares; aussi l'Organisation s'efforce -t -elle d'encourager des programmes

spéciaux de formation (un ou deux cycles ont déjà été organisés). Des écoles de santé publique ou de médecine tropicale sont invitées à organiser des cours

large adhésion et l'on se propose d'en généraliser l'application en 1963. On envisage également de procéder, au cours de cette année, à une évaluation des résultats obtenus grâce aux projets pilotes nationaux entrepris dans des zones déterminées, afin d'établir dans quelle mesure les objectifs ont été atteints et quelles améliorations il y aurait lieu d'y apporter éventuellement. Pour ce qui est des recherches, les études pilotes sur l'éradication de la tuberculose se poursuivront en 1963. En ce qui concerne les maladies vénériennes et les tréponématoses, on continue à enregistrer des progrès satisfaisants dans l'application des programmes entre-

spéciaux d'épidémiologie théorique et pratique. Le Bureau régional de l'Europe a convoqué récemment à Copenhague une réunion de directeurs d'écoles de médecine tropicale des pays européens. Les participants, qui ont pleinement conscience des besoins à cet égard, ont convenu de rechercher les moyens de développer ces programmes de formation. Dans ses travaux relatifs aux maladies transmissibles, l'Organisation a, dès les premières années, reconnu la place importante de la recherche; son rôle a consisté à prendre contact avec les instituts de recherche pour les encourager à entreprendre des investigations dans des domaines particuliers. Les recherches appliquées se développent considérable-

pris pour combattre et éliminer le pian dans toutes les régions du monde. On se préoccupe maintenant tout particulièrement de mettre au point des méthodes d'évaluation pour apprécier les résultats des campagnes de masse. Pour ce qui est de la syphilis et de la

blennorragie, leur recrudescence a incité à élargir le programme de recherches de façon à y inclure des études sur l'immunochimie et sur les conditions de survie et de croissance des tréponèmes.

Dans le domaine de la santé publique vétérinaire,

ment à l'heure actuelle et bénéficient de certains résultats obtenus dans la recherche fondamentale. Dans de nombreux pays développés, les laboratoires

les activités porteront, comme par le passé, sur la lutte contre les zoonoses et plus particulièrement sur

participent activement aux travaux de recherche pour aider à résoudre les problèmes qui se posent dans les pays en voie de développement. Les recherches

l'épidémiologie et la prévention de la rage et de la brucellose; les travaux relatifs à la leptospirose

s'étendront à l'étude des séro- types, du diagnostic de laboratoire et de la vaccination. On se propose

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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

d'organiser en 1963, conjointement avec la FAO, une réunion du Comité d'experts de la Brucellose, pour faire le point des progrès réalisés dans le diagnostic, le traitement et la prophylaxie; on étudiera particulièrement l'efficacité de la vaccination chez l'homme et chez les animaux. Quant aux maladies à virus, celles qui sont trans-

mises par les arthropodes seront particulièrement étudiées; un certain nombre de centres régionaux et internationaux sont en voie de création. Le problème

intensifiées et on s'efforcera de susciter de nouvelles études sur la culture du Mycobacterium leprae. On se propose également d'encourager des études sur l'histopathologie des nerfs cutanés, afin d'établir le mode d'invasion de l'organisme humain. L'ancienne Division de l'Assainissement a changé de nom et s'appelle maintenant Division de l'Hygiène du milieu, ce titre étant considéré comme correspondant mieux aux nouveaux aspects de l'évolution sani-

taire dans le monde. Certains des services de cette division ont reçu également une appellation nouvelle. C'est ainsi que le service de l'assainissement urbain

de l'hépatite infectieuse, sur lequel de nombreuses délégations ont attiré l'attention lors de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, fait actuellement l'objet d'une étude, et un comité d'experts doit se réunir en 1963 afin de passer en revue les causes de la récente recrudescence de cette maladie et pour faire le point des connaissances actuelles sur les

a donné naissance à deux services distincts : eaux et déchets, et pollution de l'air et de l'eau. Quant au service de l'assainissement rural, il est devenu le service de l'hygiène des collectivités et de l'habitat. Toutefois, les attributions de la Division demeurent pour l'essentiel les mêmes qu'auparavant; les objectifs principaux des programmes d'hygiène du milieu sont

possibilités d'isoler le ou les virus responsables. Abordant le chapitre des maladies parasitaires, le Dr Kaul indique que les programmes de lutte contre la bilharziose se développent rapidement; les recherches fondamentales et les expériences pratiques contribuent simultanément au progrès et permettent de mieux connaître l'écologie des mollusques vecteurs et les moyens de les combattre. Des recherches seront entreprises en vue de mettre au point des molluscicides

toujours en 1963 la création de services techniques au sein des administrations sanitaires nationales et l'encouragement à la formation de personnel compétent.

plus efficaces, et l'équipe consultative interrégionale

Au cours des dernières années, l'urbanisation, la domestication de l'énergie nucléaire, l'industrialisa tion, l'introduction de nouvelles substances chimiques et les changements intervenus dans les moyens de

de la bilharziose continuera à prêter son concours pour la mise au point de méthodes permettant de prévenir plus efficacement la propagation de cette maladie, due notamment à la construction de digues et de canaux d'irrigation. L'étude des helminthiases

transport ont tous contribué à la pollution de ces ressources naturelles vitales que sont l'air et l'eau. On prévoit que les activités de la Division consisteront en 1963 pour une large part à donner des avis sur cette

retiendra tout spécialement l'attention en 1963 et on se propose de réunir un comité d'experts à ce sujet.

question en réponse aux demandes des autorités intéressées. A ces problèmes se rattache celui de l'évacuation des déchets radioactifs, et la Division poursuit activement ses travaux dans ce domaine en collaboration avec d'autres services du Siège, ainsi qu'avec l'Agence internationale de l'Energie atomique. On se propose de réunir en 1963 un comité d'experts

Le nouveau service des maladies bactériennes va pouvoir faire porter ses efforts sur l'étude de certaines

affections dont on ne s'est occupé jusqu'ici que de façon assez superficielle. Ce service se consacrera principalement à l'étude et aux moyens de combattre les maladies intestinales; l'étude des maladies diarrhéiques, qui a été effectuée au cours des deux dernières

de la pollution de l'air, qui sera chargé de faire le point des connaissances actuelles et des résultats des recherches les plus récentes sur la pollution de l'air, la mesure de son intensité, les moyens de la combattre et ses incidences sanitaires. Cette proposition fait suite aux recommandations formulées dans le rapport du Comité d'experts de l'Assainissement qui s'est réuni en 1957.1 Le développement des transports routiers, maritimes

années par une équipe consultative interrégionale, sera intensifiée. On se propose de réunir en 1963 un comité d'experts de la lutte contre les maladies intestinales, afin de faire le point des connaissances actuelles

dans ce domaine. Comme on l'a déjà indiqué, une impulsion nouvelle sera donnée au programme relatif

au choléra, notamment sur le plan de la recherche. Enfin, l'étude de l'épidémiologie de la méningite cérébro -spinale et des moyens de la combattre se poursuivra en 1963, de même que la recherche d'un vaccin approprié.

et aériens a rendu plus complexes et difficiles les questions de salubrité et a accru les risques de propagation des infections. La salubrité dans les transports retiendra tout spécialement l'attention de la Division de l'Hygiène du milieu En ce qui concerne la lutte contre les vecteurs, la Division de l'Hygiène du milieu a servi de centre de

Le traitement des lépreux et des contacts par les sulfones permet de leur éviter l'hospitalisation. Une équipe consultative interrégionale, créée en 1959, a

recherche pour la mise au point et l'élaboration de pesticides nouveaux et plus efficaces; elle a également

visité un certain nombre de pays dans différentes régions, pour étudier les meilleurs moyens de recueillir

encouragé le perfectionnement des méthodes et du matériel utilisés pour l'application des pesticides; elle

des données précises et pour mettre au point des techniques simples et sûres de dépistage, permettant l'application de méthodes de lutte plus efficaces. On compte que les enquêtes épidémiologiques permettront

a suscité et coordonné, dans le monde entier, des recherches sur le problème de la résistance, et a encouragé les études et rassemblé des données concer1 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1958, 157.

de recueillir en 1963 une documentation beaucoup plus abondante. Les recherches sur la lèpre seront

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : TREIZIÈME SÉANCE

255

nant la toxicité pour l'homme des pesticides déjà utilisés ou dont on envisage l'emploi. Un comité d'experts doit se réunir en 1963 pour examiner les méthodes d'application et de dispersion des insecticides existants ou récemment introduits

et pour

passer en revue les spécifications du matériel utilisé

général a déjà mentionné les centres de référence au cours de la dixième séance de la Commission. Les études épidémiologiques et démographiques sur le cancer vont continuer à se développer; elles porteront principalement sur les tumeurs des poumons et de la cavité buccale; des équipes épidémiologiques vont

dans l'éradication du paludisme, ainsi que dans d'autres programmes de lutte contre des vecteurs de maladies. On prévoit que, grâce au programme de recherches sur la résistance aux insecticides et sur la lutte contre les vecteurs, une quantité considérable d'informations sera disponible en 1963, et on se propose d'organiser, durant l'année en question, un symposium interrégional sur la lutte contre les vecteurs présentant un intérêt médical. Des indications concernant le programme d'approvisionnement public en eau seront données ultérieurement, lorsque la section correspondante du projet de programme et de budget viendra en discussion (voir page 271). Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, présentant

être constituées en Asie, en Amérique latine et en Afrique. On se propose de réunir un comité d'experts

de la prévention du cancer, ainsi que des groupes scientifiques qui étudieront l'histopathologie des

tumeurs de la thyroïde, des tumeurs du poumon et feront des études comparatives des tumeurs. On envisage aussi des travaux portant sur la chimiothérapie des tumeurs, le diagnostic précoce du cancer

et l'oncologie comparée. Les travaux relatifs aux tumeurs malignes ont été marqués ces dernières années par une étroite collaboration entre services, ceux qui s'occupent des additifs alimentaires, des radiations et isotopes, des statistiques sanitaires et de la santé publique vétérinaire ayant coopéré dans ce domaine avec le service directement chargé du cancer.

les sections 4.7, 4.8 et 4.10 du projet de programme et de budget pour 1963, explique qu'aucun changement

Dans le domaine des maladies cardio -vasculaires, l'activité de l'Organisation continuera à se concentrer sur les recherches qui exigent une collaboration

important n'est envisagé dans les fonctions ou la structure des divisions en questions : Services de santé publique, Protection et promotion de la santé, Enseignement et formation professionnelle. L'exposé descriptif se trouve aux pages 36 -48 des Actes officiels No 113 et les chiffres aux pages 62 -70.

Le texte décrit les fonctions et responsabilités des bureaux des directeurs et des seize services qui cons-

internationale. La plupart des études envisagées sont la poursuite des travaux entrepris les années précédentes. On commencera des recherches sur le coeur pulmonaire chronique et sur les varices, en mettant au point des procédés normalisés pour la comparaison des données provenant de divers pays et en identifiant

des populations qui se prêteraient utilement à de telles études. Le Comité d'experts du Coeur pulmonaire chronique (réuni en 1960) et celui de l'Hypertension artérielle et des cardiopathies ischémiques (réuni en 1961) ont donné des définitions et des critères de diagnostic de ces affections; leurs recommandations permettront de mesurer la fréquence mondiale de ces maladies.

tituent ces divisions et mentionne des propositions au sujet des consultants, des voyages en mission, des subventions, des services techniques contractuels et des comités d'experts. Les chiffres relatifs aux subventions et services techniques contractuels apparaissent aux pages 74, 77, 78, 79 et 80; ceux des comités d'experts

figurent à la page 84. Malgré certaines modifications inévitables, le programme proposé pour 1963 sera approximativement de la même ampleur que celui de 1962. Il n'y a pas d'augmentation appréciable du personnel et les dépenses pour voyages en mission seront les mêmes qu'en 1962. On a proposé dix -huit mois de consultant

L'importance du programme d'enseignement et de formation professionnelle a déjà été soulignée, à la fois par le Directeur général en séance plénière et par les membres de la Commission à propos de l'assistance

aux Etats nouvellement indépendants. Les propositions du projet de programme et de budget pour la

supplémentaires, surtout pour l'enseignement et la formation professionnelle. C'est seulement pour les services techniques contractuels que le budget des trois divisions marque une augmentation sensible par rapport à 1962, de l'ordre de $94 000. Cet accrois-

division compétente ne donnent pas un tableau complet de tous les efforts entrepris dans ce domaine car nombre des activités de l'Organisation s'accompagnent d'un travail de formation.

sement se rapporte à des recherches sur l'action de santé publique et les soins médicaux, la médecine du

Les prévisions de crédits pour les recherches sur l'action de santé publique sont plus élevées pour 1963. Pour plusieurs raisons, ce programme n'a pas encore pu être commencé : en effet, il a paru nécessaire de définir avec soin les méthodes et les objectifs avant d'aborder ce domaine nouveau. Toutefois, les opérations doivent commencer cette année et s'intensifier en 1963.

travail, la nutrition, et à diverses activités de standardisation et de référence. Il permettra en outre plusieurs études épidémiologiques, dont deux sur la génétique humaine. A propos des recherches sur le cancer, le Directeur

256 3.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Déclaration du représentant du Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil des

Organisations internationales des Sciences médicales à faire une déclaration. Le Dr MESSERLI, représentant du Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales,

à la collaboration avec les organisations non gouvernementales. Le CIOMS, qui est le seul organe créé conjointement par l'OMS et l'UNESCO, est une fédération de sociétés médicales représentée dans quatre- vingt -dix-

sept pays. Sa collaboration avec l'OMS a toujours été très étroite et, puisque l'OMS a l'intention de faire plus largement appel à l'expérience des organisations

non gouvernementales dans certains domaines, le Dr Messerli désire simplement rappeler à la Commis-

remercie le Président de lui avoir donné la parole et

explique que son organisation a demandé à être entendue parce que l'Assemblée de la Santé doit examiner la résolution EB29.R56, adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session et relative

sion le rôle de liaison que le CIOMS pourrait jouer entre l'OMS et ses propres sociétés affiliées. La séance est levée à 18 heures.

QUATORZIÈME SEANCE

Mardi 22 mai 1962, 9 h. 45 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963

Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, précise

que les $60 000 sont destinés à couvrir une partie des dépenses de formation professionnelle avancée pour certains membres du personnel. Contrairement

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite de la treizième séance, section 2)

Ordre du jour, 2.2.3 Comme suite aux exposés introductifs faits à la précédente séance, le PRÉSIDENT invite la Commission

à ce que pense le délégué d'Israël, la plus grande partie du personnel technique du Siège est sous le régime de contrats de cinq ans renouvelables et un nombre croissant de fonctionnaires bénéficient de con-

à examiner les prévisions section par section. Section 4.1. Section 4.2. cherches Bureaux des Sous -Directeurs généraux

Planification et coordination des re-

Le Dr SYMAN (Israël), se référant au dernier alinéa

de la section 4.1 (Actes officiels No 113, page 23), demande des précisions sur l'utilisation des $60 000 prévus pour les stages de perfectionnement du personnel. Il aimerait savoir en outre si, lorsque l'Organisation paye des frais de formation, il en découle une

trats de carrière. La formation professionnelle avancée a généralement pour but de permettre à des personnes qui sont hautement spécialisées dans certains domaines d'acquérir une formation de santé publique plus étendue et, ainsi, d'élargir leur champ d'action. Dans quelques cas, il s'agit au contraire de donner une formation spécialisée à une personne qui possède une formation générale. Le Directeur général, en choisissant les personnes qui doivent bénéficier de cette formation avancée, s'assure qu'il aura la possibilité

de continuer à les employer pendant une période

obligation mutuelle de continuation de service et d'emploi; le Dr Syman a en effet l'impression que la

majorité des membres du personnel du Siège sont engagés en vertu de contrats temporaires. La section 4.2 soulève une question qui se posera de nouveau à plusieurs reprises au cours de la discussion sur la mise en oeuvre du programme. Le délégué d'Israël serait heureux qu'on lui dise à ce propos comment sont assurés le service du Comité consultatif de la Recherche médicale, la répartition des consultants et des services techniques contractuels, et si la responsabilité à cet égard incombe uniquement

assez longue. En ce qui concerne la deuxième question posée, les crédits inscrits à la section 4.2 sont uniquement destinés au fonctionnement du Bureau de la Planification

et de la Coordination des Recherches qui, du point de vue administratif, relève directement du Bureau du Directeur général. Les prévisions relatives aux acti-

vités de recherche figurent ailleurs dans le budget, sous la rubrique des services techniques qui s'en occupent. Les montants inscrits à la section 4.2 comprennent

au Bureau de la Planification et de la Coordination des Recherches.

les frais relatifs au service du Comité consultatif de la Recherche médicale et une somme relativement modeste pour des consultants à court terme chargés d'aider à la planification générale, et aussi de préparer

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATORZIÈME SÉANCE

257

expérimentés, et formation de jeunes gens et de jeunes femmes qui veulent devenir des chercheurs. La Commission sera saisie, pour l'examen du point 2.5

par exemple certains sujets qui doivent être présentés au Comité consultatif. Les dépenses relatives aux services de consultants spéciaux pour des sujets particuliers figurent dans d'autres parties du budget. L'allocation des crédits prévus pour l'échange de chercheurs et la formation en matière de recherche incombe au Bureau de la Planification et de la Coordination des Recherches, sous l'autorité immédiate du Directeur général. Il existe deux types de formation dans ce domaine : perfectionnement de chercheurs

besoin, c'est de connaître la valeur thérapeutique des produits et leurs dangers éventuels, avant de les prescrire à leurs malades. Les délégations du Danemark, de la Finlande, de l'Islande, de la Norvège et de la Suède, persuadées que l'OMS doit s'occuper d'urgence de ce problème, ont établi à cette fin, de concert, un projet de résolution, que le Dr Engel présente officiellement. Ce projet est conçu comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que : 1) le nombre des médicaments nouveaux introduits sur le marché s'accroît constamment; 2) beaucoup de ces médicaments peuvent allier à une forte activité thérapeutique de graves effets secondaires, ce qui exige des précautions particulières dans leur administration; 3) des faits récents ont montré que les mesures actuelles de contrôle de l'innocuité sont inadéquates; 4) ce caractère inadéquat est surtout lié à l'insuffisance des essais cliniques ; 5) l'évaluation clinique représente l'élément final

de l'ordre du jour, d'un rapport sur les activités de recherche de 1958 à 1961. Section 4.3.

Statistiques sanitaires

Aucune observation n'est formulée. Section 4.4.

Biologie et pharmacologie

Le Dr ENGEL (Suède) appelle l'attention sur le déve-

loppement de l'industrie pharmaceutique et sur le nombre croissant de médicaments nouveaux introduits sur le marché. En Suède, le contrôle des médicaments incombe aux autorités sanitaires nationales, qui ont à s'occuper d'environ 400 préparations nouvelles chaque année. La médecine doit sans doute beaucoup à l'industrie pharmaceutique, qui contribue notablement aux progrès de la chimiothérapie, mais nombre de produits nouveaux sont si actifs qu'ils peuvent être dangereux et produire des effets secondaires indésirables. On a

d'appréciation des médicaments et constitue le principal moyen de déceler les effets secondaires toxiques d'un emploi prolongé; 6) les essais cliniques prennent beaucoup de temps et nécessitent l'observation d'un nombre

considérable de sujets selon des principes unifor-

mément établis - ce qui exige une coopération internationale; 7) il doit incomber aux autorités sanitaires nationales de mettre à la disposition du corps médical des médicaments qui non seulement ont une efficacité thérapeutique, mais sont pleinement connus du point de vue de leurs dangers potentiels; DÉCIDE que, conformément à l'article 21 d) de la Constitution :

constaté récemment que les systèmes de contrôle existants comportent des lacunes et qu'il faudrait améliorer l'évaluation clinique des produits. Le

Dr Engel pense en particulier au cas de la thalidomide et de quelques médicaments à action psychique, tels que les tranquillisants. En Suède, on a envisagé l'épreuve clinique des nouveaux médicaments bien avant que le danger ne fût

devenu manifeste. Les plans prévoient la création, dans certains hôpitaux, d'instituts de pharmacologie clinique afin d'assurer des essais scientifiques soigneusement organisés et coordonnés et de rationaliser

le Directeur général est prié d'étudier les moyens par lesquels l'OMS pourrait aider à a)

l'emploi et l'enseignement de la pharmacothérapie. L'évaluation clinique permet à la fois d'apprécier l'activité des médicaments et de déceler les effets secon-

mettre au point des normes fondamentales pour l'évaluation clinico- pharmacologique des médicaments, et de faire rapport à ce sujet à la prochaine Assemblée; et

daires toxiques d'un usage prolongé. La méthode, toutefois, ne donne pas de résultats rapides; il faut observer un grand nombre de malades pendant très longtemps, suivant des principes uniformes et, si possible, internationalement acceptés.

l'OMS doit favoriser l'échange international de renseignements sur l'efficacité et l'innocuité des médicaments en vue de fournir, à une date b)

Il est donc évident qu'une coopération internationale s'impose pour les techniques d'expérimentation et pour la diffusion des résultats. Aussi le Dr Engel propose -t -il d'élargir les activités de l'OMS en matière

rapprochée, les indications voulues au corps médical. Le Dr SCHINDL (Autriche) appuie le projet de résolution mais pense qu'il est un peu prématuré d'inviter le Directeur général à demander des renseignements aux Etats Membres. Il propose d'ajouter au dispositif un nouveau paragraphe c), priant le Directeur général d'étudier les moyens d'obtenir les données voulues sur les effets secondaires importants.

de coopération internationale pour le contrôle des produits chimiques et pharmaceutiques, et de les faire porter sur l'évaluation clinique. Le contrôle des médicaments pose un grave problème aux autorités sani-

taires de tous les pays. Ce dont les médecins ont

258

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT remercie les au-

Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) voit dans la

teurs du projet, au nom du Directeur général, pour l'excellente façon dont ils ont présenté le problème dans le préambule. L'Organisation a déjà pris des mesures en ce qui concerne l'évaluation clinique des médicaments : des études ont été mises en train, un groupe scientifique doit se réunir à la fin de l'année, et le Comité consultatif de la Recherche médicale a décidé de consacrer à la question une partie de ses prochaines discussions officieuses, auxquelles participeront des experts de tout premier plan. La préambule apporte ainsi un appui et un encouragement au Directeur général dans la tâche qu'il a entreprise.

résolution, qu'il appuie, une heureuse initiative concernant un problème dont l'OMS s'inquiète depuis

longtemps. Il faudrait y parler non seulement des normes fondamentales pour l'évaluation clinique des

médicaments, mais aussi de la standardisation des méthodes.

Pour ce qui est du dispositif, il serait difficile au Directeur général d'assumer à lui seul la responsabilité de décider des moyens par lesquels l'OMS pourrait aider à mettre au point des normes fondamentales,

Le Dr ENGEL (Suède), en son nom et en celui des coauteurs du projet qu'il a pu consulter, accepte les suggestions des autres délégations et du Directeur général adjoint. Un projet remanié en conséquence sera distribué avant la séance de l'après -midi.

(Voir suite de la discussion à la page 273.) Section 4.5. Eradication du paludisme Aucune observation n'est formulée. Section 4.6.

d'autant que cela soulève des problèmes juridiques intéressant la politique générale de l'Organisation. Les auteurs du projet accepteraient peut -être de remanier le dispositif du projet de résolution et de prévoir deux paragraphes, le premier priant le Directeur

Maladies transmissibles

général de continuer à étudier tout ce qui concerne les aspects scientifiques et la recherche, le second invitant le Conseil exécutif et le Directeur général à exa-

Le Dr YEN (Chine) se félicite de la façon dont le projet de programme et de budget est présenté. Le programme apparaît complet, pratique et bien fait pour répondre aux besoins divers des différents pays. Le délégué de la Chine s'intéresse plus particulière-

miner les moyens par lesquels l'OMS pourrait aider à mettre au point des normes fondamentales et favoriser l'échange international de renseignements. Le Dr DAELEN (République fédérale d'Allemagne)

ment à deux questions, sur lesquelles il espère que des échanges d'idées et d'observations pratiques pourront avoir lieu dans l'avenir. La première est celle du trachome; une nouvelle méthode de lutte, basée sur la vaccination, est actuellement expérimentée à

reconnaît qu'il est nécessaire d'assurer l'évaluation clinique et pharmacologique des médicaments et l'échange de renseignements à ce sujet. Le problème d'une forte activité thérapeutique s'alliant à des effets secondaires nocifs ont retenu toute l'attention dans la République fédérale d'Allemagne; les essais cliniques,

Taiwan. Les essais, qui sont effectués sur le terrain par des spécialistes chinois et des experts des EtatsUnis, ont donné jusqu'ici d'excellents résultats chez l'homme et chez l'animal. Ces essais dépendant de l'apparition naturelle de l'infection, l'observation et la confirmation des effets produits par le vaccin deman-

y compris l'observation de nombreux malades, ont confirmé la nécessité de prendre des mesures de sécu-

rité plus strictes. Le Dr Daelen appuie l'alinéa a) du dispositif mais propose de renvoyer à plus tard l'examen de l'alinéa b), ce qui permettrait de tenir compte des résultats obtenus à la suite de la mise au point de normes fondamentales. Le Dr SYMAN (Israël) appuie les suggestions du Directeur général adjoint et souligne que des problèmes juridiques se posent non seulement à l'OMS mais aussi aux gouvernements. Le contrôle des médicaments existe dans la plupart des pays, mais il porte sur l'activité et non sur les effets secondaires, question dont se préoccupe actuellement la Commission. Pour

dent beaucoup de temps, mais il a néanmoins suffit d'un an pour enregistrer une diminution importante de la fréquence de la maladie parmi les vaccinés. Des études détaillées devront être faites sur le dosage et sur la durée de l'immunité, mais on envisage d'ores et déjà la possibilité d'utiliser le vaccin pour les cas de trachome résistant aux antibiotiques. Des souches de Rickettsia trachomatis sont isolées dans de nombreuses régions du monde et il serait souhaitable que l'OMS coordonne les travaux et rassemble les renseignements pour les transmettre aux pays intéressés.

La deuxième question est celle du choléra. Le Dr Yen s'intéresse beaucoup aux recherches envisagées en matière de lysotypie. Des études sur les bactériophages des souches isolées lors de l'épidémie de 1961 et 1962 dans la Région du Pacifique occidental se poursuivent dans l'un des laboratoires de Taiwan et il est à souhaiter que l'OMS facilite les contacts entre ce centre et ceux d'autres pays où sont effectués des travaux analogues.

être efficaces, des normes d'évaluation doivent être

uniformes et obligatoires pour tous les Etats. Le Dr Syman propose donc, afin de rendre plus réalistes les dispositions de l'alinéa a) du dispositif du projet de résolution, d'insérer le mot « minimum » entre les mots « normes » et « fondamentales ».

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATORZIÈME SEANCE

259

Le Dr BERNARD (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité), prenant la parole sur l'invitation du Président, félicite le Directeur général de son excellent rapport. Il est heureux de constater que l'OMS a entrepris et est résolue à poursuivre la lutte contre le

où la maladie était à peu près inconnue voici vingt cinq ans, des zones d'Afrique orientale et certaines zones d'Europe et de la région méditerranéenne. Les enquêtes révéleront très probablement l'existence de la maladie sous sa forme grave (leishmaniose viscérale) dans de nouveaux secteurs, puisqu'elle

trachome et l'onchocercose, deux maladies qui sont de grands facteurs de cécité et qui, dans les pays où elles sévissent, posent de graves problèmes de santé publique.

L'Association a noté avec satisfaction les progrès accomplis dans les campagnes de traitement de masse entreprises par certains pays et soutenues par l'OMS et le FISE. Il convient de féliciter l'Organisation pour l'action efficace qu'elle mène avec constance depuis la réunion du Comité d'experts du Trachome en 1954. Elle a encouragé et facilité des études virologiques qui ont aidé à isoler des souches de virus dans un certain nombre de pays; la comparaison des souches locales éclairera plusieurs problèmes d'épidémiologie, de

est souvent masquée par des affections comme le paludisme et l'anémie. Il est donc urgent d'enquêter sur la fréquence et l'épidémiologie de la leishmaniose dans de nombreuses régions tempérées aussi bien que dans les régions tropicales et subtropicales.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) exprime des doutes relativement à l'utilité de quelques -uns des services techniques

contractuels envisagés, et notamment des suivants :

54 - mise au point de techniques de culture pour l'isolement primaire des mycobactéries; 55 - recherches sur la tuberculino- réaction des animaux domes-

pathologie et de clinique. En outre - ce qui est pays de préparer des vaccins qui, aux essais initiaux,

plus important encore - ces études ont permis aux

tiques; 57 - études sur les fractions immunogènes des bacilles tuberculeux (Actes officiels No 113, pages 31 et 75 -76). Ces recherches, bien qu'intéressantes en soi, ne paraissent pas directement liées au programme relatif à la tuberculose. Il en va de même des services

se sont révélés capables d'assurer une protection contre la maladie. Le Dr Bernard espère que les recherches dont la poursuite est prévue dans le programme de 1963 comprendront des essais sur le terrain et que les observations se feront à une échelle suffisante et pendant

une période assez longue pour confirmer la valeur pratique de la nouvelle arme dont on dispose maintenant contre l'une des principales causes de cécité. L'Association était représentée à la deuxième conférence sur l'onchocercose en Afrique, organisée par l'OMS en 1961, qui a beaucoup contribué à la pour-

techniques contractuels prévus sous les numéros 63 et 69 au titre des maladies vénériennes et des tréponématoses (pages 32 et 76) et sous le numéro 104, au

titre des maladies bactériennes - Centre international de lysotypie des staphylocoques - (pages 35 et 77).

Etant donné les fonds limités que l'OMS est en mesure de leur consacrer, on peut se demander si ces recherches donneront vraiment des résultats pratiques. Elles présentent sans doute un très grand intérêt théorique, mais sont -elles directement liées au programme ? Peuvent -elles contribuer à l'efficacité des campagnes

suite et à l'intensification de la lutte contre cette maladie, l'un des plus graves obstacles au développe-

ment économique dans bien des pays, surtout en Afrique.

Enfin, l'Association a noté avec satisfaction que l'OMS organise des recherches dans les zones endémiques des Amériques et d'Afrique et que des projets

pilotes doivent être entrepris en commun avec le FISE en 1963. Le Professeur CORRADETTI (Italie) se félicite du projet d'enquête épidémiologique sur la leishmaniose,

de lutte contre les maladies en cause ? Il y a des services techniques contractuels qui intéressent directement le programme, par exemple ceux qui ont trait aux études sur les simulies vectrices prévues sous le numéro 96, au titre des maladies parasitaires (pages 34 et 77). Dans certains cas il s'agit, en effet, d'essais sur le terrain, d'expérimentations de divers ordres. Mais le

Professeur Jdanov a l'impression que d'autres

question sur laquelle la délégation italienne avait appelé l'attention dès la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. Cette nouvelle activité est appelée à s'étendre. Lors du premier symposium international sur la leishmaniose, qui s'est tenu à Rome en 1961 sous les auspices de l'Istituto Superiore di Sanità et de la Société italienne de Parasitologie, il est apparu que cette affection est désormais répandue dans de vastes zones du monde entier; d'importants secteurs d'endémicité n'ont été découverts que très récemment et leur liste s'al-

activités, comme celles qu'il a mentionnées, n'offrent qu'un intérêt indirect pour le programme.

Le Dr ToTTIE (Suède) est surpris qu'il ne soit pas fait mention de la blennorragie dans le projet de programme. Cette maladie constitue un grave sujet de préoccupation pour la Suède et pour d'autres pays; en effet, malgré l'existence d'un remède actif comme la pénicilline, l'éradication n'a pas été réalisée et le mal n'est pas enrayé. Voici quelques années, on avait pu

croire que la blennorragie avait perdu une grande partie de sa nocivité et que les complications étaient rares, mais des études récentes ont révélé que 10 des femmes atteintes souffrent de séquelles entraînant souvent la stérilité.

longe sans cesse. On peut citer, par exemple, des régions d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud

260

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

On a dit que la recrudescence était due à la résistance des gonocoques à la pénicilline. Cependant, les différences de technique font qu'il est difficile de comparer les recherches effectuées dans les laboratoires de Suède et celles qui sont menées ailleurs. On a donc chargé un groupe d'experts danois et suédois de mettre au point une technique standardisée à l'intention de leurs deux pays. Les résultats de leurs travaux seront connus prochainement; il serait possible alors de procéder à des comparaisons et d'étudier l'évolution de la maladie. Etant donné la diffusion de la blennorragie parmi les adolescents, il s'impose d'intervenir. Bien que n'étant pas une importante cause de décès, cette affection pose toujours de nombreux problèmes aux autorités sanitaires. Jusqu'ici, l'OMS n'a pas poussé très loin ses activités dans ce domaine, mais le Dr Tottie espère que le comité d'experts qui se réunira en 1962 recommandera de nouvelles mesures. La question de la prévention préoccupe en permanence les responsables de la santé publique. Le délégué de la Suède a noté avec satisfaction la récente déclaration du Directeur général concernant la désignation d'un groupe d'experts chargé d'études d'immunobiologie; il espère que les recherches porteront également sur la blennorragie. Le Dr CLAVERO DEL CAMPO (Espagne) signale que

logie et ses séquelles dans différentes populations. On devrait aussi examiner la possibilité d'utiliser les

banques de sérums de l'OMS pour fournir des spécimens correspondant aux différents groupes d'âge dans diverses régions. Une coopération internationale coordonnée par l'OMS est essentielle pour combattre l'infection et des efforts conjugués permettront peutêtre de mettre au point un vaccin approprié. La seule méthode de prévention connue consiste dans l'emploi de gamma -globuline; la rareté de cette substance fait

qu'on l'utilise presque exclusivement pour protéger les enfants et pour dépister les cas latents dans les secteurs infectés. Manifestement, il conviendrait que l'OMS s'occupe de cette maladie, à cause des difficultés rencon-

trées en matière de diagnostic et de lutte, ainsi que de la durée de l'affection et la gravité de ses séquelles. Elle n'a pas moins d'importance que le paludisme, le

trachome, la variole et d'autres maladies, mais il reste encore à trouver, grâce à la coopération internationale, des moyens efficaces de la combattre. Les services sanitaires tchécoslovaques ont acquis en la

matière une expérience qui pourrait être très utile. Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) est surpris

que la salmonellose ne soit mentionnée ni dans le Rapport annuel du Directeur général, ni dans le projet de programme. Aux Pays -Bas, cette maladie pose un sérieux problème en altérant les produits alimentaires, notamment la viande de porc; 10 % des porcs importés aux Pays -Bas sont infectés. Le Professeur BABUDIERI (Italie) félicite chaleureu-

la campagne entreprise contre le trachome en Espagne a donné de bons résultats dans une petite zone en bordure de la Méditerranée, grâce à l'assistance de l'OMS et du FISE. On a pratiqué le traitement local aux antibiotiques dans les écoles et à domicile, mais il n'a pas été utilisé de vaccins. Les autorités espèrent qu'avec le concours de l'OMS elles pourront en 1962 étendre la campagne à d'autres secteurs où sévit le trachome.

sement l'OMS de ses excellents travaux sur la leptospirose. La création de laboratoires internationaux de référence, la préparation de sérums de référence pour

D'intéressantes recherches sur le typhus ont été faites en Espagne, bien que cette maladie n'y pose pas un problème grave. Sachant quelle menace le typhus représente pour la santé publique, le Dr Clavero

le diagnostic, l'organisation de symposiums et de réunions d'experts ont beaucoup contribué à faire connaître l'infection et ses agents et à standardiser les méthodes de recherche. L'importance de la leptospirose ne fait que croître, tant en médecine humaine qu'en médecine vétérinaire. Cette affection a des conséquences particulièrement notables du point de vue économique, puisque c'est l'une des maladies professionnelles typiques des rizières

del Campo s'étonne qu'il n'en soit pas question dans le projet de programme. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) est heureux qu'on

envisage, dans le programme, des recherches sur les infections à virus. Celles qui concernent le virus de la grippe et le diagnostic de cette maladie et d'autres affections respiratoires sont d'une très grande importance; il faut s'efforcer de les faciliter et de les coordonner. Une autre maladie à virus qui pose de graves problèmes sanitaires et économiques est l'hépatite infectieuse. En Tchécoslovaquie, des enquêtes systématiques

et des plantations de canne à sucre. On a encore trop peu de renseignements sur sa fréquence et sa virulence dans beaucoup de pays où elle existe vraisemblablement, par exemple dans les régions de riziculture. L'OMS ferait oeuvre utile en entreprenant des enquêtes sérologiques et épidémiologiques dans les pays intéressés; elle pourrait aussi encourager la vaccination prophylactique, qui est maintenant large-

ment pratiquée et donne d'excellents résultats en Espagne, au Japon, en Union soviétique, en Pologne et en Italie même. En ce qui concerne l'hépatite infectieuse, le Professeur Babudieri note avec satisfaction que l'OMS va procéder à des études. La maladie se répand de plus en plus en Italie, parfois sous une forme grave. Le

poursuivies pendant plus de dix ans ont confirmé la nécessité d'intensifier les recherches internationales; le

Dr Doubek demande donc instamment de prévoir dans le projet de programme et de budget de l'OMS la coordination d'études systématiques et complètes sur l'hépatite infectieuse, son épidémiologie, son étio-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATORZIÈME SEANCE

261

programme envisagé vient donc à son heure; il devrait prévoir l'échange de renseignements entre chercheurs.

facilitent la transmission entre les pays les plus éloignés les uns des autres.

Le délégué de l'Italie se réjouit également des projets concernant les infections virales des régions tropicales chez l'homme, notamment celles qui sont causées par des virus transmis par les arthropodes. Dernièrement, certains de ces virus ont été isolés en Europe; un programme de recherche, portant également sur les pays européens, pourrait être utile.

En dépit de toutes les difficultés, la fréquence des maladies vénériennes a été considérablement réduite en Iran depuis dix ans. Parmi les mesures préventives et curatives appliquées, figurent les examens médicaux

prénuptiaux et en cours de grossesse; en outre, les militaires, les fonctionnaires et les commerçants font l'objet de contrôles réguliers. On dépiste les sources

Il serait intéressant aussi que l'OMS encourage des recherches

épidémiologiques sur les oiseaux

de contamination dans les villes et les villages tâche difficile, étant donné la grande superficie du pays, la dispersion de la population et le mauvais état des voies de communication. La syphilis existe tou-

migrateurs. En Italie, on a trouvé chez certains de ces oiseaux des souches de leptospires pathogènes pour l'homme, résultats qui ont été récemment confirmés par des spécialistes de l'Union soviétique. Enfin, le Professeur Babudieri tient à souligner la nécessité de mettre au point un vaccin efficace contre le trachome. Cette maladie est difficile à enrayer parce que les convalescents sont très exposés à la réinfection. Des enquêtes effectuées par des chercheurs chinois et

jours à l'état endémique parmi les villageois et les nomades, ceux -ci contribuant beaucoup à la répandre. Un centre de lutte antivénérienne a été créé à Téhéran avec un laboratoire bien équipé, et il existe dix centres dotés d'équipes mobiles dans les provinces. Deux formes de syphilis endémique se rencontrent en Iran : la première est analogue à la syphilis ordinaire, à quelques différences près dont la plus importante est qu'elle n'entraîne pas de complications

américains à Taiwan et par des savants italiens en Erythrée ont montré qu'un vaccin pouvait protéger contre l'infection expérimentale; il faut maintenant procéder à des essais dans les conditions naturelles. La question intéresse beaucoup l'Italie parce que le trachome est répandu dans certaines provinces méri-

cardio -vasculaires ou nerveuses; la seconde - le béjel - provoque des lésions très résistantes mais n'est pas congénitale. Les deux formes sont guérissables par la pénicilline.

dionales et que, d'autre part, parmi les Italiens qui vont travailler à l'étranger, nombreux sont ceux qui reviennent malades, ayant contracté l'affection dans une zone d'endémicité. Aussi bien du point de vue médical que du point de vue économique, il serait utile d'avoir un moyen d'immuniser ces travailleurs migrant s. Le Dr SEYED -EMAMI (Iran) rappelle que les premiers

Le Dr Seyed -Emami est reconnaissant à l'OMS et au FISE de l'aide qu'ils ont fournie à son pays, mais l'Iran a toujours besoin de matériel et surtout de moyens de transport routier. Le Professeur GRIN (Yougoslavie) souligne l'intérêt

du programme de recherches médicales de l'Organi-

sation et la nécessité de le revoir constamment en fonction des activités fondamentales de l'OMS. Une question dont l'importance ne fait que croître et sur laquelle on sait encore trop peu de choses est

résultats obtenus avec la pénicilline avaient conduit

à croire que l'on viendrait rapidement à bout des maladies vénériennes. Malheureusement, ce qui s'est

produit en Iran et dans d'autres pays - comme on en trouve la confirmation dans le Rapport du Directeur

celle des mycoses. On connaît plus de cinquante champignons pathogènes ou susceptibles de l'être pour l'homme, et les mycoses sont très répandues. Les plus communes sont les infections cutanées pro-

général - montre qu'on avait été trop optimiste; il y a eu récemment une recrudescence de la syphilis et de la blennorragie, phénomène surprenant, surtout dans les pays développés. Le fait n'est, de l'avis du délégué de l'Iran, pas exclusivement dû à la résistance des tréponèmes à la pénicilline; en ce qui concerne

la syphilis, notamment, il faudrait de plus amples études pour pouvoir accepter définitivement cette thèse. Selon le Dr Seyed -Emami, les tréponèmes sont toujours sensibles à la pénicilline et la résurgence des

maladies vénériennes est due à d'autres facteurs. Le premier est le défaut de précautions nécessaires, dû à l'opinion que ces maladies avaient disparu ou étaient moins dangereuses qu'autrefois et que, de toute façon, elles pouvaient se guérir facilement à l'aide de quelques

voquées par les dermatophytes, dont le traitement pose depuis longtemps un problème. Jusqu'à une époque récente, la radiothérapie était considérée comme la meilleure méthode de traitement mais, en dehors du danger d'irradiation, elle ne se prête pas aux campagnes de masse dans les zones rurales d'endémicité. La mise au point de la griséofulvine a transformé la situation. Des expériences faites en Yougoslavie avec l'assistance de l'OMS ont montré que la griséofulvine à petites doses guérit environ 90 % des cas à tinea capitis et entraîne une diminution

rapide de l'infection dans les zones d'endémicité. Pour les cas à tinea capitis favoso, un traitement plus long et plus intensif est nécessaire. Des recherches sont encore indispensables, mais le Professeur Grin pense que des campagnes contre les mycoses peuvent être entreprises immédiatement, dans les pays qui s'y prêtent, au moyen de la griséofulvine avec l'assistance de l'OMS et du FISE.

injections de pénicilline. En deuxième lieu, et pour les mêmes raisons, les autorités sanitaires des ports (qui sont d'importants foyers de transmission) n'appli-

quent plus des mesures aussi strictes que dans le passé. Enfin, la rapidité et la facilité des transports

262

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Il existe beaucoup d'autres maladies dues à des champignons pathogènes, notamment la mycose profonde, l'histoplasmose, l'actinomycose et la moniliase généralisée, mais elles sont peu étudiées. Le Professeur Grin est heureux que des recherches sur les mycoses soient prévues au programme de l'OMS; il demande instamment qu'on les intensifie et qu'on les étende. Le Professeur NAUCK (République fédérale d'Alle-

Voici près de cinquante ans que les autorités sanitaires y combattent activement la maladie; elles ont été les premières à utiliser à cette fin le sulfate de cuivre.

L'Institut de Recherches sur les Maladies tropicales du Caire, créé en 1931, contribue beaucoup à l'évalua-

tion de nouveaux médicaments. Un projet pilote soutenu par l'OMS et le FISE est en cours près d'Alexandrie. Il vise à évaluer les méthodes de lutte

et sert en outre à former des techniciens de pays voisins d'Afrique et de la Région de la Méditerranée

magne) voudrait parler des études spéciales sur la variole qui ont été faites à Madras au printemps de 1960 et des recherches sur le diagnostic précoce de la maladie auxquelles on s'est livré en Allemagne

orientale, ainsi que de quelques pays d'Asie. Un séminaire a été organisé au Caire pour étudier les techniques de lutte. Au début de mai 1962, à l'occasion

lors de la récente poussée. A l'Institut de Médecine tropicale de Hambourg, une série d'expériences ont été effectuées à l'aide du microscope électronique et au moyen de cultures sur la membrane chorio -allantoïde d'aeufs de poule. Les résultats obtenus montrent que la première méthode permet de poser un diagnostic certain en une ou deux heures, alors que la deuxième demande deux jours

du centième anniversaire de la mort du Dr Bilharz, on a posé la première pierre d'un nouvel institut de la bilharziose. Les derniers plans établis prévoient une campagne d'éducation sanitaire, un programme de traitement de masse et de vastes opérations de lutte à l'aide de molluscicides plus efficaces. Le Dr El Bitash voudrait aussi dire quelques mots

d'incubation. Lorsqu'on s'est servi de prélèvement de macule éruptive ou de vésicules, pris de deux à cinq jours après l'apparition de l'exanthème, on a obtenu un diagnostic positif le premier jour. Les méthodes sérologiques se sont révélées moins sûres. Des travaux de Madras, il ressort que, si l'on analyse

du projet pilote entrepris contre le trachome avec l'assistance de l'OMS et du FISE. Les résultats sont très encourageants et la coopération des habitants de la zone pilote, en particulier des mères, a beaucoup contribué au progrès de l'entreprise. En ce qui concerne la filariose, une enquête appro-

l'eau ayant servi à rincer la bouche de malades, on n'y trouve aucun virus le premier et le deuxième jours de fièvre, on en trouve occasionnellement le troisième jour, plus souvent le sixième et le septième jours et, dans la plupart des cas, plus du tout après le douzième jour. Manifestement, de plus amples recherches s'imposent sur l'infectiosité de la variole aux premiers stades et sur la possibilité de diagnostic précoce. Le Profes-

fondie se poursuit et les laboratoires de contrôle du Caire sont en train d'exécuter une vaste campagne ayant pour but d'évaluer l'effet des hydrocarbures chlorés sur les vecteurs. On s'intéresse notamment à la réaction des vecteurs et les observations faites sont portées à la connaissance de tous les intéressés. Le Dr DOLGOR (Mongolie) dit que sa délégation

a noté l'ampleur du programme avec beaucoup de satisfaction. Il souligne lui aussi combien il importe d'étudier la question de l'hépatite infectieuse, maladie

seur Nauck demande que l'on prête une attention toute particulière à ce problème et que l'on profite des nouvelles méthodes disponibles. Le Dr ORELLANA (Venezuela) note avec satisfaction

très répandue dans son pays; il appuiera la proposition des délégués de Tchécoslovaquie et d'Italie

tendant à ce que l'Organisation entreprenne des recherches sur cette maladie. Le délégué de la Mongolie signale que l'échinococcose pose toujours un grave problème dans son pays, où elle fait l'objet d'études approfondies. Le Professeur GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) vou-

qu'à la section 4.6.5 il est fait mention des helminthiases qui, dans les pays tropicaux, sont un fléau pour les enfants du premier âge. Le dernier paragraphe

de cette section précise qu'en dépit de l'importance de ces maladies dans les pays tropicaux et subtropicaux, l'OMS n'a pas encore de programme permanent dans le domaine des helminthiases (autres que la bilharziose et les filarioses). Le Dr Orellana est donc heureux de voir qu'on envisage la réunion d'un comité

d'experts chargé d'étudier les nouveaux aspects du problème ainsi que de nouvelles substances thérapeutiques et leurs possibilités d'application. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie), se référant lui aussi à la section 4.6.5, appelle l'attention sur la bilharziose qui, dans la République Arabe Unie, pose un problème de santé publique de toute première importance.

drait faire un bref exposé sur les maladies transmissibles et les maladies chroniques existant dans son pays. Les premières n'ont pas eu de manifestations alarmantes, bien que quelques cas de variole aient été enregistrés parmi les nomades des zones frontières ou importés de pays voisins. Aucun cas indigène n'a été signalé depuis 1958. Entre 1957 et 1960, 84,6 des habitants ont été vaccinés et les opérations d'immu-

nisation se poursuivent pour protéger la population des poussées épidémiques qui peuvent se produire dans les pays limitrophes. On a également intensifié la vaccination des enfants contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche et celle

des femmes enceintes contre le tétanos.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATORZIÈME SEANCE

263

La tuberculose est répandue principalement parmi les groupes d'âge les plus jeunes et dans les populations

de morbidité a été effectuée et une campagne pilote

mise en train. On compte maintenant étendre les activités à différentes provinces, en commençant par créer des sous -centres et par entreprendre des essais pilotes locaux de faible envergure. Le Professeur ANDERSEN (Danemark) se réfère à deux montants de $10 000 chacun prévus, l'un pour le Laboratoire international des tréponématoses à l'Université Johns Hopkins de Baltimore (section 4.6.2),

rurales. La maladie pose toujours un problème mais les taux de morbidité et de mortalité ont baissé ces dernières années; le nombre des cas nouveaux est tombé à 883 en 1960 et à 723 en 1961, contre 1102 en 1959. Quant à la morbidité totale, elle est tombée à 89,5 pour 100 000 en 1960 contre 156,7 pour 100 000 en 1946. La fréquence de la lèpre est demeurée stationnaire;

on a enregistré 273 cas nouveaux en 1961 et le taux actuel est de 2,5 pour 1000. Le Paraguay est l'un des pays où la maladie revêt une forme bénigne : faible

l'autre pour des recherches sur la toxoplasmose et d'autres zoonoses (section 4.6.3). Il aimerait avoir des précisions sur les recherches effectuées et sur l'utilisation des sommes prévues.

dissémination, pourcentage peu élevé des formes lépromateuses et densité très basse; 72,5 % des cas se rencontrent entre 20 et 59 ans. Le FISE a procuré des fournitures et du matériel et, en 1961, la campagne s'est étendue à 64,7 % des malades. En ce qui concerne les maladies vénériennes, les données disponibles sont discutables, les malades ayant tendance à dissimuler qu'ils sont atteints et à se soigner eux -mêmes. La prostitution est interdite

Le Dr ALAN (Turquie) souligne l'intérêt du programme de vaccination de l'OMS et, en particulier, des études relatives aux vaccins lyophilisés. Il a appris avec plaisir que l'on poursuit des études pour mettre au point un vaccin contre le trachome, et il s'associe

par la loi et l'absence de visites sanitaires qui en découle rend difficile la lutte antivénérienne. De 1952 à 1957, une vaste campagne menée parmi les groupes

aux délégués qui ont demandé que les travaux dans dans ce sens soient intensifiés. Le Dr EL -BoRAI (Koweït), se référant à la section 4.6.1, insiste sur l'importance de la tuberculose; cette maladie pose toujours un grave problème dans son pays, qui a besoin de conseils en la matière. Le Dr CLAVERO DEL CAMPO (Espagne) se joint à

d'âge de 15 à 50 ans avait permis d'obtenir une réduction marquée du nombre de cas. Depuis trois ans, toutefois, il y a recrudescence, notamment dans la capitale et dans les villes frontières. D'une enquête

concernant le premier trimestre de 1960, il ressort que sur un total de 311 cas, la syphilis comptait pour 59,4 % et la blennorragie pour 40,6 %. Dans 27,6 des cas, l'infection avait été transmise par des prostituées. La mortalité par syphilis a baissé grâce à l'emploi

tous les délégués qui ont réclamé des recherches sur les maladies transmissibles. L'Office international

d'Hygiène publique avait attribué à cette question une priorité de premier rang et la Troisième Assemblée

des antibiotiques; par rapport à la mortalité totale, elle est tombée de 3,7 % en 1950 à 0,44% en 1959. Sur quarante décès par syphilis en 1959, dix-huit étaient des décès d'enfants de moins d'un an; il est donc normal que le Ministère de la Santé s'intéresse tout particulièrement au contrôle prénatal. Il y a encore au Paraguay un certain nombre de cas cliniques aigus de maladies de Chagas et la Triatoma infestans est très répandue. Le Ministère de la Santé

mondiale de la Santé a entériné cette opinion dans une de ses résolutions.

Le Dr OLGUÍN (Argentine), parlant de la lutte contre les maladies transmissibles dans son pays, signale que l'OMS aide à créer, dans la province de Santa Fé, un centre de recherche et de formation en matière de tuberculose. Ce centre traite, en outre, des malades et des contacts. La campagne antilépreuse lancée en 1960 avec le

publique a envoyé cette année deux de ses agents faire des études spéciales à l'étranger; à leur retour, ils organiseront une campagne contre la maladie. Le Dr SHAHEEN (Irak) dit combien son pays se félicite de l'intérêt que l'OMS porte au trachome. Cette maladie pose un grave problème en Irak où un projet de lutte a été entrepris en 1961, avec l'assistance de l'OMS et du FISE. On a créé un centre et désigné un comité consultatif chargé de diriger les opérations.

concours de l'OMS comporte la formation de personnel, le dépistage des cas et une action d'éducation

sanitaire. Les autorités provinciales et nationales, ainsi que des entreprises privées, y coopèrent. Le Centre panaméricain des Zoonoses, ouvert en

Il a été possible de former pour la campagne un nombre suffisant d'agents nationaux. Une enquête

1959 dans la province de Buenos Aires, organise des cours pour l'étude de ces maladies et leur traitement. Outre l'enseignement des techniques de diagnostic, des travaux de laboratoire et des recherches y sont menés très activement; un symposium sur la leptospirose est envisagé.

264

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr SULIMAN (Soudan) remercie l'OMS de l'aide qu'elle apporte à son pays dans tous les domaines. Le Soudan est particulièrement reconnaissant de la

plus difficile à aborder que celui de la variole ou du paludisme. Autre phénomène inquiétant dans l'Inde : la diffusion des helminthiases, comprenant parfois des

fourniture de vaccin desséché pour une campagne antivariolique qui, en quatre ans, doit s'étendre à l'ensemble du territoire. L'OMS a également fourni une assistance pour un projet pilote de lutte contre l'onchocercose dans la partie méridionale du Soudan. En ce qui concerne la bilharziose, il faudrait que de plus amples renseignements soient disponibles sur les enquêtes menées dans d'autres régions du monde.

infections multiples. Le Dr Chadha estime qu'on ne s'est pas assez intéressé à ces maladies. Il tient également à insister sur l'intérêt qu'il y a à agir efficacement contre la peste qui sévit en Inde depuis des dizaines d'années. Pendant longtemps, on a cru que cette maladie avait cessé de poser un problème mais, depuis trois ou quatre ans, les cas se sont multipliés et la question demande à être étudiée d'urgence. Le Dr MONTALVAN (Equateur) souligne la nécessité de recherches sur la maladie de Chagas. La description des fonctions et responsabilités du service des maladies parasitaires, à la section 4.6.5, comprend bien une réfé-

L'auréomycine est utilisée pour le traitement du trachome, mais le Dr Suliman souligne les dangers que comporte l'emploi massif et généralisé des antibiotiques. L'usage irréfléchi de certains médicaments

n'est pas non plus sans risques; trop souvent, les médecins prescrivent de nouvelles préparations, uniquement pour faire plaisir à leurs malades.

On devrait s'occuper davantage de l'éducation sanitaire et l'assurer aussi bien dans les écoles que dans les centres de santé. Le Dr HOURIHANE (Irlande) voudrait dire quelques

rence à la trypanosomiase, mais au titre des services techniques contractuels il n'est pas prévu de crédits

pour des travaux sur la maladie de Chagas. Cette affection est répandue dans toute l'Amérique centrale et du Sud, od elle revêt une importance considérable; un programme de recherche spécial s'imposerait.

mots au sujet des recherches sur la variole prévues à la section 4.6.4. Il a entendu avec beaucoup d'intérêt les indications données par le délégué de la République

fédérale d'Allemagne concernant le diagnostic et la rapidité avec laquelle certaines méthodes permettent

Le Dr HAMDI (Irak) souligne que, dans son pays, la bilharziose pose non seulement un grave problème sanitaire mais aussi un problème économique et social.

de l'établir. La question des complications post vaccinales constitue un sujet d'inquiétude : dans les

Il a noté avec satisfaction, à la section 4.6.5, que l'OMS s'employait à créer des centres d'identification des mollusques et des schistosomes; en effet, certaines espèces de mollusques sont trop souvent confondues avec d'autres. Pour la sérologie de la bilharziose, l'antigène expérimenté en Irak aux fins de diagnostic n'a pas donné de résultats très prometteurs, ni très précis. En revanche, l'essai d'un nouveau médicament chimique autorise semble -t -il de sérieux espoirs. L'étude de toutes ces questions exige incontestablement la coopération des organismes nationaux et internationaux. Le Dr VILLEGAS (Philippines) rappelle ce que sa

pays où la variole n'est pas endémique, le risque d'accident fait hésiter à vacciner les gens bien portants.

L'encéphalite postvaccinale constitue une véritable tragédie, tant pour les victimes que pour leurs familles;

elle affecte, en effet, des gens qui, sans vaccination,

seraient restés en bonne santé. Le Dr Hourihane cite le cas d'un Irlandais qui voulait émigrer et qui,

n'ayant jamais été vacciné auparavant, avait dû obtenir un certificat de vaccination. Après avoir émigré, le malheureux a contracté une encéphalite postvaccinale dont l'issue fut fatale. Voici quelques années, le délégué d'un pays d'Europe avait cité des chiffres de mortalité montrant que, dans son pays, il y avait eu au cours des vingt années précédentes quelque trente décès dus à une encéphalite post vaccinale, alors que le dernier cas de variole s'était produit plus de trente ans auparavant. Le Dr CHADHA (Inde) remercie l'Organisation de son aide pour la lutte contre les maladies transmissibles, si nombreuses et répandues dans son pays. Fort heureusement, les complications postvaccinales

délégation a dit à la douzième séance quant à la nécessité d'intensifier les recherches sur le choléra et le choléra El Tor, dont le délégué de la Chine a d'ailleurs parlé au cours de la présente séance. Le crédit prévu pour la lysotypie du choléra au titre des services techniques contractuels à la page 77 (sous le numéro 105) n'est que de $1000. Le Dr Villegas espère que le Directeur général pourra, par la suite, accroître ce montant afin que le problème soit étudié de façon plus approfondie. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, note que les longues et intéressantes

y ont été jusqu'ici très rares. En 1960 -1961, douze millions de personnes environ ont été vaccinées et l'on n'a compté qu'un seul cas d'encéphalite bénigne. En ce qui concerne la filariose en Inde, on avait cru

jusqu'ici que l'infection n'existait que dans certaines zones côtières et dans quelques Etats du centre. Or, des enquêtes récentes ont montré que les secteurs atteints étaient plus nombreux et plus étendus qu'on ne l'avait cru. On sait en outre que le problème est

délibérations de la Commission ont porté sur l'ensemble du programme concernant les maladies transmissibles; il ne lui sera donc pas possible de revenir sur toutes les observations présentées. Les délégués

ont apporté à l'OMS un soutien et un complément

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUATORZIÈME SEANCE

265

peuvent être assurés que toutes les activités entreprises seront constamment revues. C'est pour donner suite à une telle revision et pour se conformer aux directives de l'Assemblée de la Santé que le Dr Kaul avait insisté sur les programmes de lutte contre certaines maladies bactériennes, comme le choléra et la peste, qui retien-

des mycobactéries isolées dans des pays tropicaux et de les comparer avec des organismes d'autres pays du monde en vue de déterminer dans quelle mesure elles sont virulentes et quelles sont les conclusions à

tirer pour les activités de lutte et l'amélioration des vaccins. Le délégué du Danemark a parlé des études relatives

nent à nouveau l'attention et pour lesquelles

les

recherches seront progressivement développées. Plusieurs délégués ont regretté que les crédits prévus pour certains projets soient si peu importants.

Il y a lieu de souligner ici que l'élaboration du programme demande beaucoup de temps et suppose des études, des analyses et la réunion de groupes scientifiques appelés à conseiller le Directeur général. Dans bien des cas, les activités se développeront donc sensiblement à l'avenir. Le délégué de l'Union soviétique a douté de l'utilité de certains des services techniques contractuels envisagés à propos des maladies transmissibles. Ces services sont la base même du programme de recherche,

aux tréponématoses; pour ces études - comme pour tous les services techniques contractuels indiqués les crédits prévus ont été calculés après rassemblement d'une documentation appropriée, réunion d'un groupe scientifique et examen des recommandations de ce groupe par le Comité consultatif de la Recherche

médicale. Les activités proposées font partie d'un programme d'ensemble, qui, dans bien des cas, est un programme à long terme. Parmi les recherches envisagées figurent les travaux du Laboratoire international des Tréponématoses de l'Université Johns Hopkins; il s'agit notamment de recueillir des souches

de tréponèmes, d'étudier leur résistance aux antibiotiques, de chercher à cultiver Treponema pallidum

qui s'est progressivement étendu depuis que l'on a entrepris de planifier la recherche en 1958. Les activités prévues ne constituent pas en elles -mêmes un programme de recherche complet; elles représentent simplement une assistance à des laboratoires, des institutions et des universités qui, tout en poursuivant pour leur propre compte des recherches fondamentales dans de nombreux domaines, effectuent certains travaux en tenant compte de leur aspect international. Sous la rubrique des services techniques contactuels, on distingue trois ou quatre types d'activités de base, parmi lesquelles la création de centres de référence

et de mener à bien d'autres travaux fondamentaux. Quant à l'autre question soulevée par le délégué du Danemark, le programme de recherche prévu sur la toxoplasmose et d'autres zoonoses comprend des études sur le diagnostic de la leptospirose et la vacci-

nation contre cette maladie, le diagnostic de laboratoire et l'épidémiologie de la toxoplasmose, l'écologie et le traitement de l'échinococcose, le diagnostic de laboratoire de la trichinose et les méthodes d'enquête sur les intoxications alimentaires. Toutes ces activités se rattachent au programme d'action dans le domaine des zoonoses et de la santé publique vétérinaire. Le délégué des Pays -Bas a signalé que l'Organisation lui semblait ne rien entreprendre contre la salmonellose. Peut -être le programme d'une seule année considérée isolément ne donne -t -il pas une idée juste de l'action à long terme et des différents aspects sur lesquels on insiste successivement. Des recherches sur la salmonellose sont prévues au titre des services contractuels dans la section 4.6.6 (numéro 100), page 35, où il est fait mention du Centre international des Salmonellae et des Escherichiae à Copenhague, qui aide à identifier les souches de ces micro -organismes, fournit des souches normalisées et des antisérums spécifiques aux centres nationaux, et assure le rassemblement et l'échange de renseignements sur l'origine et la distribution des organismes présentant

internationaux ou autres. Il en existe pour un bon nombre de maladies transmissibles; ces centres servent à rassembler les renseignements et à donner, si besoin est, des conseils aux instituts et laboratoires nationaux. Comme autre type d'activités, il y a lieu de citer la standardisation des sérums pour le diagnostic, la mise au point de vaccins, la standardisation des méthodes et la standardisation et la distribution d'antigènes de référence. Bien que relativement restreintes, ces activités sont utiles aux laboratoires du monde entier. Dans quelques cas, l'Organisation offre une petite contribution financière pour couvrir des frais supplémentaires de fonctionnement ou de

matériel. Pour en venir à un point particulier sur lequel le délégué de l'Union soviétique a appelé

l'attention, les services contractuels prévus sous le numéro 104 à la page 35 visent à permettre l'établisse-

une importance particulière pour l'action de santé publique internationale. Dans ce domaine, l'Organisation a notamment créé un centre de référence pour la salmonellose. Lorsqu'il établira le programme des années à venir, le Directeur général ne manquera pas de tenir compte des observations présentées par les délégués concernant les divers domaines d'activité.

ment d'un centre international qui offrira son aide pour la lysotypie des staphylocoques et pour des études épidémiologiques sur les infections staphylococciques,

qui posent un grave problème dans bien des pays. Pour ce qui est des services techniques contractuels relatifs à la tuberculose, un programme coordonné de recherches doit permettre d'étudier quelques -unes

266

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Section 4.7.

Services de santé publique

taires de différents pays. Les recherches porteront sur la façon la plus efficace d'utiliser le personnel, le volume et la répartition du travail, et comprendront en particulier des études comparatives sur l'efficacité relative de centres exclusivement curatifs et de centres combinant l'action préventive et thérapeutique. Quant au manuel sur l'aménagement et l'organisation des hôpitaux, sa publication est prévue pour la fin de 1963 ou le début de 1964. Jusqu'ici, les avant -

Le Professeur GRIN (Yougoslavie) souligne qu'il importe de mettre au point des méthodes pour l'étude

du coût des soins médicaux et de déterminer des principes à appliquer pour l'évaluation qualitative des services. Il convient aussi d'établir des bases pour la planification des services de santé en fonction des

modes de vie et des conditions géographiques et d'étudier du point de vue scientifique et pratique les différents systèmes appliqués dans le monde.

projets ont été établis par le Secrétariat avec l'aide de deux consultants - un administrateur d'hôpitaux et un architecte. En 1962, un autre consultant complétera le texte provisoire qui sera examiné et mis au point en 1963 par un groupe de consultants compre-

Le Dr ALAN (Turquie) appelle l'attention sur la section 4.7.2, où il est dit que l'on devra faire appel à des consultants pour examiner le texte définitif du manuel sur l'aménagement et l'organisation des hôpitaux et le mettre au point pour la publication. Le délégué de la Turquie aimerait savoir à quelle date sera publié le manuel en question, qui sera d'un grand intérêt pour les services hospitaliers du monde entier.

nant un administrateur d'hôpitaux, un architecte,

une infirmière et un spécialiste des services de laboratoire. En ce qui concerne la teneur de l'ouvrage, le Dr Grundy pourra donner des détails à la Commission à sa prochaine séance (voir page 269).

Le Dr YEN (Chine) a noté avec satisfaction que le programme ménage un judicieux équilibre entre les différents besoins sanitaires. Il se félicite en particulier de constater que l'accent est mis sur le renforcement

bien compris qu'aucun médecin ne participera à l'établissement du texte définitif de cet important manuel.

Le Professeur PESONEN (Finlande) demande s'il a

des services de santé à l'échelon national et local et sur l'intégration des programmes de santé publique.

Le Dr GRUNDY répond qu'autant qu'il sache l'administrateur d'hôpitaux est aussi médecin; il dira (voir page 269).

ce qu'il en est exactement à la prochaine séance Le Dr CHADHA (Inde) espère que, pour la préparation du manuel, on tiendra compte du fait que les conditions varient beaucoup selon les pays. L'ouvrage devrait être conçu pour être universellement valable;

A Taiwan, ces dernières années, on a intégré les hôpitaux de province et de district et les postes sani-

taires de village, de façon à permettre un échange constant de personnel médical et paramédical entre ces établissements, la mise en commun du matériel de laboratoire le plus coûteux et l'envoi de malades d'un service à l'autre. Le délégué de la Chine est heureux que l'Organisation attache de l'importance aux services de laboratoires de santé publique qui, dans bien des pays, ne sont pas suffisamment développés et ne sont pas convenablement reliés aux services sanitaires généraux.

d'autre part, la question des coûts ne devra pas être négligée car les pays en voie de développement ne sauraient faire construire un grand nombre de bâtiments coûteux. Section 4.8.

Protection et promotion de la santé

Le Professeur PESONEN (Finlande) a relevé avec

plaisir qu'un manuel sur l'aménagement et l'organisation des hôpitaux devait être mis au point et publié. Il aimerait avoir des renseignements sur la façon dont le texte préliminaire a été établi : recom-

Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique), se référant au programme relatif à la nutrition (section 4.8.3), souligne deux points d'importance fondamentale : le groupe d'âge le plus gravement et le plus

fréquemment éprouvé par les maladies nutritionnelles est celui des enfants d'âge préscolaire; d'autre part, le problème le plus commun et le plus pressant est celui des carences en protéines ou en protéines et en calories. Il existe, bien entendu, des déficiences

mandations, réunion d'un groupe d'étude ou d'un groupe d'experts, etc. Il demande en outre ce que contiendra l'ouvrage. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, déclare qu'il a été pris bonne note des suggestions du délégué de la Yougoslavie concernant les sujets d'étude possibles. Le Directeur général en avait déjà envisagé un

nutritionnelles dans tous les groupes d'âge, mais, dans les pays peu développés, on compte un nombre énorme d'enfants de dix -huit mois à six ans atteints de kwashiorkor, de marasme ou de variantes de ces maladies.

certain nombre et il est probable que tous finiront par être inclus dans le programme de recherches sur l'action de santé publique. Le délégué de la Chine a fait allusion aux soins médicaux dans les zones rurales; c'est là une question que l'on compte étudier dans quelques centres sani-

Il est désolant de constater que, depuis des années,

on manque d'une méthode simple et économique pour s'attaquer avec succès à ce problème apparemment simple. Toutefois, quelques espoirs ont récemment pris corps grâce à la mise au point, dans diverses régions, de suppléments alimentaires très riches en

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUINZIÈME SÉANCE

267

protéines qui sont préparés à partir de matières premières aisément exploitables. C'est ainsi que l'on a essayé en divers endroits des aliments d'appoint à base de farine de poisson, de farine de graines de coton, de fèves de soya ou d'arachides; la teneur en protéines obtenue est de 30 à 65 %. Ces matières premières sont

s'intéressent déjà à la question. L'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama a préparé à partir de graines de coton un supplément alimentaire de très haute qualité, appelé « Incaparina ».

PIusieurs organismes nationaux et internationaux

abondantes et suffisamment bon marché dans bien des pays, y compris les moins développés du point de vue économique. Le Dr Williams s'étonne que le projet de programme et de budget ne reflète pas un rôle directeur de l'OMS

dans ce domaine. Non seulement le montant total proposé pour la nutrition - un peu plus de $200 000 - paraît insuffisant, mais il semble que rien ne soit prévu pour aider à la mise au point des suppléments alimentaires à haute teneur protéinique les plus prometteurs; en outre, l'importance primordiale du groupe d'âge préscolaire dans les maladies de la nutrition ne semble pas avoir été reconnue. Evidemment, bon nombre de problèmes techniques restent à résoudre avant que les suppléments à haute teneur en protéines puissent être généralement employés. Il faudra notamment procéder à des essais biologiques minutieux sur l'animal, à des épreuves de toxicité et, enfin, à des essais sur l'homme ainsi qu'à des tests d'acceptabilité du point de vue alimentaire et culturel. Le Dr Williams croit savoir que la FAO a défini une série de critères pour aider à déterminer scientifiquement l'acceptabilité des aliments d'appoint qui peuvent être proposés.

De son côté, le FISE a mis des fonds à la disposition de divers gouvernements pour les aider à mettre au point des préparations de farine de poisson et de farine de graines de coton qui soient propres à la consommation humaine. Des experts de la FAO s'occupent dans différents pays des problèmes de production et d'utilisation. Des fondations privées, notamment la fondation « Meals for Millions » aux Etats -Unis, utilisent déjà divers produits de ce genre, cependant que des entreprises commerciales poursuivent d'utiles études et des essais sur le terrain. Enfin, les Instituts nationaux de la Santé du Service de la Santé publique des Etats -Unis ont accordé des subventions pour la

préparation de suppléments alimentaires à haute teneur en protéines à partir de farine de poisson et de farine de graines de coton. L'OMS se doit de prendre la direction du mouvement pour garantir que ces efforts donnent les meilleurs résultats possibles

sur le plan de la santé publique. Le Dr Williams espère que le projet de programme et de budget de l'année suivante fera une plus grande place à cette forme d'action.

La séance est levée à 12 h. 30.

QUINZIÈME SEANCE

Mardi 22 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Sixième rapport de la Commission

lecture du projet de sixième rapport de la Commission.

Le Dr MONTArvAN (Equateur), Rapporteur, donne

du Sud ont enregistré une augmentation marquée de la fréquence du cancer du tiers moyen de l'cesophage chez les Africains : le nombre des cas signalés à ce jour dépasse largement le millier; il s'agit surtout de sujets vivant ou ayant vécu dans la région d'East London, dans la Province orientale. Dans soixante -dix

Décision: Le rapport est adopté sans observations (voir page 399). 2.

cas environ, le mari et la femme ont l'un et l'autre été atteints. La fréquence est inégalement répartie, non seulement dans le territoire susmentionné, mais dans toute la Région africaine : en Rhodésie du Sud et au Nyassaland, par exemple, elle est relativement

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963

Ordre du jour, 2.2

Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

élevée, alors qu'elle est très basse en Rhodésie du Nord et en Mozambique. Il semblerait qu'un breuvage

Ordre du jour, 2.2.3 Section 4.8. Protection et promotion de la santé (suite)

contenant du carbure de calcium, du liquide à polir les métaux, de l'alcool à brûler et des fruits en fermen-

Le Dr MURRAY (Afrique du Sud) indique qu'au cours des dix dernières années les hôpitaux de l'Afrique

tation soit à incriminer; ce mélange est souvent mis à macérer dans des barils à goudron. Si d'autres pays de la Région africaine possèdent des renseignements sur l'étiologie de cette affection, l'Afrique du Sud

268

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

serait très heureuse d'en avoir connaissance. Peut -être serait -il utile d'entreprendre des études épidémiologiques coordonnées à ce sujet.

Il

reste également beaucoup à faire en ce qui

concerne l'épidémiologie des maladies et le délégué

de Ceylan serait heureux que l'on y accorde plus d'importance.

Le Dr SYMAN (Israël) évoque la question des rapports entre l'usage du tabac et le cancer du poumon. Des crédits sont prévus dans le projet de programme et de budget pour 1963 (Actes officiels No 113, page 42)

On se préoccupe maintenant davantage à Ceylan du cancer et des maladies cardio -vasculaires et il est

encourageant de noter que l'Organisation attache une telle importance à ces problèmes. Le coût élevé du traitement anticancéreux pose toutefois un problème dans les pays en voie de développement. Le Professeur ANDERSEN (Danemark) déclare, au sujet des observations formulées par le délégué

pour des recherches sur l'épidémiologie des tumeurs du poumon et pour la réunion d'un comité d'experts qui, en vue de la prévention du cancer, sera chargé de faire le point des connaissances sur les facteurs mésologiques cancérigènes à éliminer. La question des effets du tabac sera certainement étudiée de façon approfondie à cette occasion. Le moment est toutefois venu pour l'Organisation de se pencher sur les faits

de plus en plus nombreux qui tendent à prouver fumer des cigarettes et le cancer du poumon. La publication du rapport du Royal College of Physicians du Royaume -Uni a eu un grand retentissement dans

d'Israël, que des recherches effectuées au Danemark ont également montré qu'il existait un rapport entre l'usage du tabac, et en particulier des cigarettes, et le cancer du poumon. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

qu'il y a relation de cause à effet entre l'habitude de

de nombreux pays et a suscité beaucoup d'intérêt, et aussi d'inquiétude, parmi le public, qui est maintenant psychologiquement prêt à changer certaines de ses habitudes en matière d'usage du tabac. Le moment est donc particulièrement propice pour lancer une campagne d'éducation sanitaire à ce sujet. En outre, et quels que puissent être les aspects scientifiques de la question, l'intérêt du public et la pression exercée sur les gouvernements sont tels que l'Organisation ne peut pas ne pas prendre parti : elle doit au moins définir nettement sa position, ce qui aidera les gouvernements à définir la leur. Le Dr SCHINDL (Autriche) voudrait attirer l'attention de la Commission sur le problème de l'invalidité prématurée, qui est d'ordre à la fois médical et socioéconomique. Il propose que la Division de la Protec-

et d'Irlande du Nord) note qu'une remarquable série d'études sur cette question a en effet été publiée au Danemark. Il est certain qu'il faut s'efforcer de persuader les gens de moins fumer; la question est de savoir s'il est possible d'y parvenir. On ne voit pas

très bien ce que pourrait faire l'Organisation et il faudra probablement que chaque pays trouve lui même une solution à ce problème. Le Dr Godber pense toutefois, comme le délégué d'Israël, que dans de nombreux pays le moment actuel est exception-

nellement propice pour convaincre les gens de renoncer à fumer.

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie), se référant à la section 4.8.7 - Radiations et isotopes graphes ci -après de la résolution WHA14.56 :

appelle l'attention de la Commission sur les para-

-

La Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé

tion et de la Promotion de la Santé soit chargée de s'occuper de la recherche étiologique, de la prévention

et de la réadaptation. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) déclare que le problème de la nutrition revêt une importance primor-

8.

CONSTATE les craintes qu'éprouvent les Etats

Membres de l'Organisation mondiale de la Santé

au sujet d'une exposition accrue à des sources contrôlées et non contrôlées de radiations ionisantes;

diale dans les pays en voie de développement, en particulier pour les enfants d'âge préscolaire. A Ceylan, par exemple, une grande partie de la population n'a pas les moyens d'acheter des aliments riches en protéines; il importe donc de découvrir des aliments qui soient à la fois riches en protéines et peu coûteux.

PREND ACTE avec approbation des décisions prises par les quatorzième et quinzième sessions de 9.

l'Assemblée générale des Nations Unies sur la question de l'arrêt immédiat des essais nucléaires; 10.

La nutrition et l'hygiène du milieu - autre problème fondamental dans les pays en voie de dévelop-

PRIE les gouvernements intéressés aux discus-

pement - sont étroitement liées à l'éducation sanitaire : il faut apprendre aux gens à tirer pleinement parti des ressources limitées dont ils disposent. Il convient d'accorder davantage d'importance à l'hygiène dentaire, car les causes de nombreuses odontopathies sont encore mal connues.

sions sur les essais nucléaires de tenir dûment compte des considérations sanitaires qui entrent en jeu; et 11. INVITE instamment les autorités sanitaires des Etats Membres à faire en sorte que les représentants de leurs gouvernements qui participeront aux

l'Organisation porte à la santé mentale et de l'intégration des activités relatives à la santé mentale dans les programmes nationaux de santé publique.

Le Dr Karunaratne se félicite de l'intérêt que

prochaines discussions à Genève et au sein des

Nations Unies et des organismes apparentés ayant compétence en matière de radiations soient à tout moment en possession des données les plus récentes sur les effets délétères des radiations pour la santé.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUINZIÈME SÉANCE

269

Depuis que la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté cette résolution, les essais nucléaires ont repris. Nul n'ignore les effets nocifs de ces

essais, et la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé devrait demander instamment aux gouvernements d'y mettre fin. Le Dr WANE (Sénégal) signale qu'un institut de lutte contre le cancer a récemment été créé à l'Université de Dakar. En juillet -août 1962, l'Agence interna-

tionale de l'Energie atomique installera dans cet institut un laboratoire de radio -isotopes qui servira à des fins thérapeutiques et, surtout, à des fins de diagnostic. Les cancers du foie sont assez nombreux au Sénégal et on pense qu'ils sont liés à la nutrition, qui pose un problème important dans les pays en voie de développement. A ce propos, le Dr Wane appelle l'attention de la Commission sur l'une des fonctions du service du cancer de l'Organisation, telle qu'elle

exemple, sert à financer des activités intéressant la nutrition. Pour avoir une vue d'ensemble du programme de l'Organisation, il faut l'envisager sur plusieurs années. Pour ce qui est du « rôle directeur» que doit jouer l'Organisation, s'il est vrai que dans certains domaines - définition de normes pour la conduite d'enquêtes nutritionnelles et diététiques et certains aspects des recherches nutritionnelles, par exemple - l'Organisation joue un rôle directeur, voire exclusif, elle doit néanmoins collaborer avec d'autres organisations; ce qui importe, par conséquent, c'est de savoir si l'Organisation joue bien le rôle qui lui revient dans cette collaboration. En fait, tel a bien été le cas, en particulier dans les rapports de l'OMS avec le FISE et la FAO. Le plus grand problème particulier qui se pose dans le domaine de la nutrition est peut -être celui de l'insuffisance de protéines. Dès 1952, l'Organisation a accordé des subventions à des

est décrite dans la section 4.8.6 du projet de programme et de budget : « aider les pays, sur leur demande, à établir des programmes de lutte anticancéreuse ».

instituts de l'Inde, d'Afrique et d'Amérique latine pour des recherches visant à déterminer si des mélanges d'aliments végétaux peu coûteux et riches en protéines

Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, déclare que les observations formulées par les délégués au cours de la discussion seront utiles aux services intéressés lorsqu'ils établiront le programme de leurs futures activités. A la précédente séance, certaines questions ont été posées au sujet du manuel prévu sur l'aménagement

pouvaient être utilisés pour prévenir la malnutrition protéique. En 1955 un petit groupe consultatif, créé

pour examiner la question de l'innocuité et de la valeur pratique de ces produits, a formulé, pour la première fois, des critères à appliquer pour déterminer

de façon scientifique si les aliments d'appoint envisagés sont acceptables, critères dont le FISE et la FAO

et l'organisation des hôpitaux. Ce manuel doit se composer de trois parties : la première portera sur l'aménagement et l'organisation de services hospitaliers dans le cadre d'un programme sanitaire équilibré

s'inspirent aujourd'hui dans leurs programmes. Ce groupe a par la suite été réorganisé sous le nom de Groupe consultatif des Protéines, organisme tripartite composé de représentants de la FAO, du FISE et de l'OMS. Le Directeur général réexamine constamment les problèmes mentionnés par le délégué des EtatsUnis d'Amérique, sous l'angle de leurs rapports avec

(des chapitres seront consacrés à la planification régionale, au coût et à l'utilisation de ces services, ainsi qu'à leurs rapports avec les services de santé publique); la deuxième, sur les méthodes d'aménagement et d'organisation (détermination des besoins,

plans d'hôpitaux, personnel, implantation, etc.); la troisième, sur l'aménagement et l'organisation de services et de départements déterminés d'hospitalisation et de consultations externes. La profession médicale sera dûment représentée au sein du groupe de consultants qui doit se réunir en 1963; ce groupe de cinq personnes comprendra en effet trois médecins

(un administrateur d'hôpital, un psychiatre et un spécialiste des travaux de laboratoire), ainsi qu'une infirmière et un architecte spécialiste des plans d'hôpi-

les activités entreprises tant au Siège que dans les régions et dans les pays. Le Dr Grundy est reconnaissant au délégué de l'Autriche d'avoir rappelé l'importance croissante que revêt la question de l'invalidité prématurée. Divers aspects de cette question - problème de la sénescence et maladies de la vieillesse - figurent parmi les activités du service de l'hygiène sociale et de la médecine du travail. Le délégué d'Israël a soulevé la question du rapport entre l'habitude de fumer des cigarettes et le cancer du poumon. Depuis un certain temps, aucune

taux. Le Dr Grundy n'avait pas mentionné le psychiatre lorsqu'il a fait antérieurement allusion à la composition de cette équipe.

recherche, étude, etc., n'a apporté d'éléments nouveaux à ce sujet. Comme on l'a indiqué l'attention du public a récemment été attirée sur cette question par l'étude à laquelle a procédé le Royal College of Physicians du Royaume -Uni. Aucun comité d'experts

En ce qui concerne la nutrition, le Dr Grundy remercie le délégué des Etats -Unis d'Amérique des suggestions constructives qu'il a présentées à la séance

n'a été réuni spécialement par l'Organisation pour étudier la question, mais un groupe d'étude, qui s'est réuni en 1959, a déclaré ce qui suit dans son rapport en énonçant ses conclusions touchant la prévention du cancer du poumon (Epidémiologie du cancer du poumon) : 1

précédente, touchant les moyens de renforcer le programme de l'Organisation. Comme le Dr Kaul l'a déjà indiqué à une autre occasion, il n'est guère possible de juger de l'ensemble du programme de l'Organisation dans un domaine déterminé d'après ce qui apparaît dans une seule section du projet de budget. Le programme devant être financé par le compte spécial pour la recherche médicale, par

Le Groupe d'étude a reconnu que sa tâche principale était d'examiner les voies les plus propices aux recherches épidémiologiques sur le cancer du 1 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 192, 14.

270

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

poumon. Toutefois, il a tenu à souligner que nos connaissances actuelles sur l'étiologie du cancer du poumon sont déjà suffisantes pour justifier le recours à une action prophylactique visant à réduire

Le Dr CHADHA (Inde) appuie vivement le point de vue exprimé par le délégué du Royaume -Uni. Le Dr ENGEL (Suède) éprouve lui aussi des appréhen-

l'exposition de l'espèce humaine à des facteurs étiologiques reconnus. Dans son examen des facteurs étiologiques reconnus, le Groupe d'étude a été aussi catégorique qu'il pouvait raisonnablement l'être en ce qui concerne la relation

sions au sujet du manuel et, en particulier, du plan d'aménagement et d'organisation d'hôpitaux. Le Dr TuRBOTT (Nouvelle- Zélande) pense également qu'une question aussi délicate doit être abordée avec circonspection. Des équipes d'enquêteurs s'emploient à faire le point des réalisations des dix dernières années. Il est fort à craindre que le manuel ne contienne finalement des recommandations dépassées. Il est,

entre l'habitude de fumer des cigarettes et le cancer du poumon. Il a déclaré dans la section 3.1 consacrée à cette habitude : Reconnaissant que cette conclusion n'est pas admise par tous les auteurs et chercheurs, le Groupe

d'étude a estimé que si certaines critiques ont le mérite de suggérer de nouvelles voies pour la recherche, aucune n'infirme sérieusement les conclu-

d'autre part, douteux que l'Organisation soit en mesure d'établir un plan qui puisse répondre aux besoins de tous les pays du monde. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) estime qu'il convient

sions tirées des vastes études déjà faites. Le Groupe d'étude a donc pris assez nettement position sur la valeur des arguments invoqués en faveur de

d'examiner très attentivement la question. Des conditions climatiques différentes, par exemple, appellent des solutions différentes. Il faudra, d'autre part, faire

la relation entre la cigarette et le cancer du poumon et ses recommandations touchant les mesures prophy-

appel à des spécialistes; il est indispensable, par exemple, qu'une personne connaissant bien les questions de radiologie participe aux travaux préparatoires à la création d'un service de radiologie. Le Professeur GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) s'associe aux orateurs qui l'ont précédé. Au Paraguay, on a construit des hôpitaux de type nord -américain

lactiques à prendre sont aussi catégoriques qu'elles pouvaient l'être. Le programme de l'Organisation, et le projet pour 1963 que la Commission est en train d'examiner, prévoient des recherches dans ce domaine;

il s'agit en particulier d'études sur les différences de fréquence du cancer du poumon en Norvège et en Finlande, d'études sur les rapports entre la fréquence pour les tumeurs du poumon à Oslo (l'un des centres

du cancer du poumon et la pollution de l'air en Irlande, et de la création d'un centre de référence de référence qui doivent desservir l'ensemble du programme de recherches sur les affections malignes). La façon normale, pour l'Organisation, de conseiller tes gouvernements est de réunir des comités d'experts et de publier leurs conclusions, qui sont ainsi portées à la connaissance des gouvernements. C'est à l'Assemblée qu'il appartient de recommander, si elle le désire, que le Directeur général réunisse un comité d'experts

ou européen qui ne sont pas du tout adaptés au de prêter toute l'attention voulue aux conditions

caractère du pays et de ses habitants. Il est indispensable, lorsqu'on projette de construire des hôpitaux, locales. Le Professeur González Torres signale, à ce propos, qu'un ouvrage sur la construction dans les zones rurales, et notamment celle de dispensaires et d'hôpitaux, vient d'être publié au Mexique; il est tenu compte dans cet ouvrage des facteurs socio- économiques locaux et des matériaux disponibles. Le Dr ALAN (Turquie) ne partage pas les opinions exprimées par les orateurs précédents. Il croit comprendre que le manuel que doit publier le Secrétariat ne sera qu'un guide; les pays pourront s'inspirer des suggestions qu'il contient en les adaptant aux conditions locales. Le Dr Alan souhaite que ce manuel soit rapidement publié. Le Dr GRUNDY donne l'assurance à la Commission

pour examiner cette question. D'autre part, il est à prévoir que le prochain comité d'experts de la préven-

tion du cancer formulera des recommandations sur ce point. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) pense qu'il faut faire preuve de circonspection en ce qui concerne le manuel sur l'aménagement et l'organisation des hôpitaux. La préparation de ce manuel prendra plus de temps qu'on l'a prévu, et son contenu risque fort d'être dépassé du fait des progrès qui interviendront dans les techniques de planification. Il s'agit d'un problème

que le Secrétariat fera en sorte de ne pas produire une publication dépassée. Il souligne que le manuel qui doit contenir une série de plans architecturaux n'est pas lui -même conçu comme un « plan »; il ne doit être au contraire qu'un guide de caractère général.

complexe qui comporte souvent des solutions très différentes. Le Professeur PESONEN (Finlande) partage l'opinion

Le Dr CHADHA (Inde) souligne qu'il importe d'établir un manuel supérieur à tous ceux qui existent

exprimée par le délégué du Royaume -Uni. Il est très

déjà. C'est pour cette raison qu'on a suggéré de charger un groupe de travail d'étudier l'ensemble de la question afin de garantir qu'il s'agira d'une publication d'une réelle valeur.

important qu'une publication relative à l'aménagement et à l'organisation des hôpitaux ne soit pas en retard sur les progrès réalisés dans ce domaine.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUINZIÈME SEANCE

271

Section 4.9.

Hygiène du milieu

Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) désire, au sujet des points 4.9.1 et 4.9.2, formuler des observations sur les activités relatives au programme

et de budget pour 1963, il exprime l'espoir que des crédits sensiblement plus importants seront prévus à cet effet dans les budgets suivants. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) souscrit aux obser-

mondial d'approvisionnement public en eau et à la lutte contre la pollution de l'eau.

La Première Assemblée mondiale de la Santé avait

adopté, comme suite à l'initiative de la délégation des Etats -Unis, une résolution aux termes de laquelle elle donnait un rang prioritaire au programme d'assainissement et décidait de créer un comité d'experts et

une section spéciale au Secrétariat pour l'étude de cette question. Dans des résolutions ultérieures, l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif ont reconnu que l'Organisation devait s'efforcer

vations formulées par le délégué des Etats -Unis au sujet de l'importance que présente l'approvisionne ment en eau, en particulier pour les pays en voie de développement. De nombreux pays ont beaucoup de mal à fournir à leurs habitants l'eau potable qui est indispensable à leur santé, et l'Organisation devrait les aider davantage. Cela permettrait d'éliminer de nombreuses maladies transmissibles, diarrhéiques, etc.

davantage d'assumer un rôle directeur dans

ce

domaine. Le chef de la délégation des Etats -Unis à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé a déclaré, en annonçant le versement d'une contribution spéciale pour le développement des approvisionnements publics

Le Dr CHADHA (Inde) partage l'avis des délégués des Etats -Unis d'Amérique et de Ceylan. Lui non plus ne veut proposer de modifier le projet de programme et de budget pour 1963, mais il exprime l'espoir qu'il sera tenu compte de ces vues lors de l'établissement des budgets futurs. Le Dr ALAN (Turquie), se référant à la section 4.9.4, se

en eau, que le maintien du soutien des Etats -Unis dépendait « de l'intérêt que d'autres Etats Membres de l'Organisation manifesteront pour ces programmes

question des insecticides. Le problème est urgent,

félicite de voir l'Organisation s'occuper de la

et de la part qu'ils prendront à leur réalisation ». Il faut espérer que les activités de l'Organisation dans

ce domaine seront un jour financées par le budget ordinaire.

puisqu'une résistance se développe chez les insectes, et il faut espérer que les études sur les insecticides seront accélérées. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) souscrit aux obser-

Le Gouvernement des Etats -Unis versera une contribution supplémentaire pour le programme d'approvisionnement public en eau en 1962 et 1963,

dans l'espoir de stimuler le développement de cet important programme. L'Organisation se doit de jouer un rôle directeur à cet égard, conformément aux décisions prises par de précédentes Assemblées mondiales de la Santé. Au cours des quinze prochaines années, il faudra quelque $400 millions par an pour créer les approvisionnements publics en eau rendus nécessaires par l'accroissement des populations urbaines. L'absence de réseaux publics d'approvisionnement en eau constitue un obstacle majeur au progrès de la santé publique. Il est clair que l'une des principales difficultés tient au manque de moyens financiers. L'Organisation doit jouer un rôle directeur en aidant les pays à établir, des propositions précises qui pourront être soumises aux organismes internationaux de financement. Le meilleur moyen d'accroître les ressources en eau

vations formulées par les délégués des Etats -Unis d'Amérique, de Ceylan et de l'Inde. L'Organisation doit s'efforcer de fournir davantage de techniciens et de conseiller davantage les gouvernements en ce qui concerne l'approvisionnement en eau potable. Le problème de l'eau est particulièrement important pour les pays africains. Le Dr KIVITS (Belgique) souligne l'importance du problème du bruit et du rôle qu'il joue dans certains troubles mentaux. Le Dr KAUL, Sous- Directeur général, Secrétaire de

la Commission, rappelle que, lorsque la Douzième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu l'importance capitale du programme d'approvisionnement public en eau, elle a recommandé aux Etats Membres (résolution WHAl2.48, partie II) : que, dans les programmes nationaux, la priorité soit donnée à la fourniture d'eau saine en quantité suffisante aux collectivités; a) b)

consiste à prendre des mesures contre la pollution. Il convient de traiter efficacement les eaux usées urbaines ou industrielles afin qu'elles puissent être de nouveau utilisées en aval. En conséquence, le Dr Merrill demande instamment à l'Organisation de

que, partout où les nécessités l'exigent, des

prêter toute l'attention voulue au problème de la lutte contre la pollution des eaux, corollaire essentiel

du développement de l'approvisionnement public en eau. Dans la perspective de la décennie pour le développement, il convient de mettre dûment l'accent sur le

problème de l'approvisionnement public en eau et de la lutte contre la pollution et, si le Dr Merrill ne propose pas de modification au projet de programme

conseils nationaux ou provinciaux des approvisionnements en eau soient créés et habilités à régler les divers problèmes juridiques, administratifs et financiers qu'implique un tel programme; c) que toutes les ressources disponibles à l'échelon national et local en matière de fonds, de matériel et de services requis pour l'exécution de ce programme soient mobilisées; d) que chaque pays où le besoin s'en fait sentir crée un fonds de roulement pour l'octroi aux insti-

272

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tutions publiques locales de prêts consacrés à l'organisation des approvisionnements en eau; et qu'il soit pleinement tiré parti des fonds internationaux existants institués pour l'octroi de prêts. L'Assemblée a, d'autre part, dans la partie III de la même résolution, autorisé le Conseil exécutif « à e)

nisation s'efforce -t -elle de constituer un groupe de consultants à long terme qui seront disponibles en permanence. Afin de réduire le coût des matériaux, l'Organisation

accepter toutes contributions qui pourront être offertes

pour aider les gouvernements à dresser des plans d'approvisionnements publics en eau, à en préparer l'exécution et à s'assurer toute autre assistance technique nécessaire en l'occurrence », stipulé

préconise l'adoption de « méthodes de production à la chaîne» pour l'exécution de projets d'approvisionnement public en eau, c'est -à -dire la production de masse des matériaux qui peuvent être fabriqués sur place.

qu'il

Il est exact que, du fait de l'importance des travaux préparatoires nécessaires, la mise en oeuvre des

pourrait « déléguer ce pouvoir à son Président », et elle a prié le Directeur général de créer un compte spécial. Au titre du budget ordinaire, l'Organisation peut seulement se charger d'élaborer des directives techniques, de définir des lignes directrices et d'organiser certains services à l'intention des gouvernements

projets a parfois traîné en longueur. Si elle dispose

qui demandent une assistance. Cependant, grâce à la contribution généreusement versée par le Gouvernement des Etats -Unis au fonds bénévole pour la promotion de la santé, l'Organisation est en mesure

de ressources suffisantes, l'Organisation devrait toutefois être maintenant en mesure d'aider les gouvernements qui souhaitent donner à leurs projets le développement nécessaire pour qu'ils puissent bénéficier des possibilités de financement international. Aucun rang de priorité n'a jusqu'à présent été fixé

pour la question de la lutte contre le bruit, dont a parlé le délégué de la Belgique, mais l'importance de cette question est reconnue et on espère qu'il sera ultérieurement possible de mettre sur pied un programme approprié dans ce domaine. Section 4.10. Enseignement et formation professionnelle

de fournir une assistance au titre du programme d'approvisionnement public en eau (Actes officiels No 113, page 440). On est pleinement conscient de ce que l'approvisionnement public en eau constitue actuellement le besoin particulier le plus pressant. Dans les activités de

l'Organisation en matière d'hygiène du milieu, la question de la fourniture en quantités suffisantes d'eau potable dans les villes dont la population ne cesse d'augmenter a le premier rang sur la liste des

rence interrégionale sur l'adoption de principes

Le Professeur PESONEN (Finlande), se référant à la section 4.10.2 (Actes officiels No 113, page 47), note qu'il est envisagé d'engager un consultant pour « rassembler des renseignements en vue d'une confé-

stimuler les efforts dans ce domaine, d'assurer la formation de personnel technique et de fournir une assistance technique spécialisée. Deux séminaires interrégionaux ont eu lieu, et un troisième est prévu pour 1963. Des informations techniques et autres ont été diffusées et des plans d'organisation de réseaux ont

priorités. Les pays en voie de développement ont été les principaux bénéficiaires des travaux entrepris depuis deux ans qu'existe le programme d'approvisionnement public en eau; on s'est surtout efforcé de

fondamentaux applicables à l'enseignement de la médecine dans les pays en voie de développement,

compte tenu de l'expérience acquise au cours des quinze dernières années ». Une telle conférence ne peut qu'être très utile et le Professeur Pesonen tient seulement à signaler une question qui mérite de retenir particulièrement l'attention : celle du cadre matériel dans lequel est assuré l'enseignement de la médecine, c'est -à -dire des bâtiments qui abritent les écoles de médecine et, plus particulièrement, les hôpitaux universitaires. Du fait de la pénurie mondiale de médecins, les écoles de médecine sont surchargées et il importe de pouvoir déterminer le point au -delà duquel la qualité de l'enseignement risque d'en souffrir. Il est également essentiel de maintenir une proportion convenable entre le nombre des étudiants en médecine et celui des lits d'hôpitaux, l'expérience moderne ayant

été proposés. La question de la formation a surtout été envisagée d'un point de vue pratique. Deux mono-

graphies sur l'approvisionnement en eau ont été préparées et des normes internationales applicables à l'eau de boisson ont été élaborées. Sept équipes spéciales de consultants ont été détachées, sur leur

demande, auprès de divers Etats Membres pour aider les ministères intéressés à résoudre des problèmes techniques, juridiques, administratifs et de gestion. L'Organisation fait de son mieux mais, dans les

démontré l'importance de l'enseignement clinique. Il y a encore le problème des dimensions maximums

pays en voie de développement, elle se heurte aux mêmes difficultés que les gouvernements eux -mêmes :

d'une faculté de médecine. L'étude de toutes ces questions pourrait aider les nombreux pays où des écoles de médecine sont actuellement en cours de création à assurer dès le départ un enseignement d'un niveau aussi élevé que possible. Le Professeur TRAN DINH DE (République du VietNam), qui se réfère également à la section 4.10.2 et en

manque de personnel technique compétent et de ressources matérielles et financières. Elle s'efforce de stimuler la mise sur pied de programmes modèles qui ser-

viraient non seulement à des fins de démonstration, mais aussi à assurer la formation de personnel venu d'autres pays. L'expérience montre qu'il est difficile de s'assurer les services de consultants à court terme, et que la réaffectation après un engagement à court terme soulève également des difficultés. Aussi l'Orga-

particulier aux paragraphes 3) et 6), souligne qu'il importe de former des professeurs de médecine si l'on veut remédier au manque de médecins, en particulier dans les pays en voie de développement. Il suggère que

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUINZIÈME SÉANCE

273

l'OMS joue un rôle de coordination en informant les pays les plus développés du nombre de professeurs de médecine dont les pays en voie de développement auront besoin, au cours des dix prochaines années par exemple, et des langues dans lesquelles ces professeurs seront appelés à enseigner. Les professeurs formés au titre d'un programme de ce genre seraient considérés

auquel l'OMS doit être associée» et que «l'Organisation fait plutôt trop peu que trop et qu'elle doit maintenir son appui au CIOMS en attendant que soient prises d'autres mesures constructives » (document EB25 /AF /Min /2 Rev. 1, page 37). Les activités, les relations et les ressources financières du Conseil,

comme des fonctionnaires de l'OMS et, lorsque leur

mission dans un pays serait terminée, ils seraient envoyés dans un autre, suivant les besoins du moment.

Le Dr SULIMAN (Soudan), se référant au paragraphe 2) de la section 4.10.2 et à l'alinéa 1) iii) de la section 4.10.3, rappelle à la Commission que le Gouvernement soudanais est toujours prêt à fournir son concours pour la formation de personnel paramédical et auxiliaire de toutes catégories. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) demande si la subvention de $20 000 au Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (point 4.10.2) est sujette à l'approbation préalable du programme de ce Conseil. Il aimerait d'autre part savoir quelles sont exactement les activités du Conseil. Le Dr ALAN (Turquie), après avoir souligné l'impor-

ainsi que les contributions versées par l'OMS depuis 1950, ont été exposées dans un mémoire présenté au Comité permanent à la vingt -sixième session du Conseil et annexé au rapport du Conseil sur le projet de programme et de budget pour 1962 (Actes officiels N° 107, appendice 7).

La question de l'inclusion de notions de santé publique dans le programme des études universitaires de médecine, à laquelle a fait allusion le délégué de

la Turquie, n'a pas été examinée par un comité

d'experts de l'OMS depuis 1952. Le rapport de ce dernier comité a été publié sous le N° 69 dans la Série de Rapports techniques. Depuis lors, plusieurs conférences régionales ont été consacrées à cette question, et le résultat de leurs travaux a fait l'objet de publications. Au demeurant, il est bien entendu d'études. Section 4.11. Section 4.12. Services d'édition et de documentation

toujours possible de fournir une assistance en la matière dans le cadre du programme de bourses

tance des activités de l'OMS dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle et l'utilité du programme de bourses d'études, demande quelles sont les vues de l'Organisation quant à l'inclusion de notions de santé publique dans le programme de l'enseignement médical. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, répondant

Aucune observation n'est formulée. Coordination des programmes Section 4.13. Evaluation des programmes

Aucune observation n'est formulée. Bureaux régionaux Le PRÉSIDENT déclare que les prévisions relatives aux

aux questions posées au cours du débat, déclare que le Directeur général apprécie les observations et les suggestions de la Commission. En réponse au Professeur Pesonen, il indique que la question du rapport entre le nombre des étudiants et celui des lits d'hôpitaux a déjà été examinée au cours d'une étude sur les normes minimums auxquelles doit

bureaux régionaux seront examinées à propos des activités dans les Régions. Comités d'experts Aucune observation n'est formulée. Section 4.4. Biologie et pharmacologie (suite de la quatorzième séance)

répondre l'enseignement de la médecine, et que des renseignements plus complets seront certainement recueillis à ce sujet lorsque l'Organisation développera

ses programmes consultatifs dans le domaine de l'enseignement. La question de la formation du personnel enseignant

Le PRÉSIDENT indique qu'on vient de distribuer un

supérieur, évoquée par le délégué du Viet -Nam, a également été examinée de façon approfondie, en particulier du point de vue de l'envoi de professeurs pour l'enseignement universitaire de la médecine dans

projet de résolution dans lequel sont incorporés les amendements au projet présenté par les délégations

du Danemark, de la Finlande, de l'Islande, de la

territoires en voie de développement, ce qui présente naturellement plus de difficultés que le les

Norvège et de la Suède (voir page 257). Ce nouveau texte est présenté par les délégations de l'Autriche, du Danemark, de la Finlande, de l'Islande, d'Israël, de la Norvège, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et de la Suède; il est ainsi conçu :

recrutement de personnel enseignant pour les nouveaux établissements créés dans les pays qui possèdent déjà

des facultés de médecine dans leurs universités. Répondant au délégué de Ceylan, le Dr Grundy signale que la question de la subvention au Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales a été examinée par le Comité permanent des Questions administratives et financières lors de la vingt -cinquième

session du Conseil exécutif. L'opinion a alors été émise « que le Conseil assure un service important

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que : 1) le nombre des préparations pharmaceutiques nouvelles qui sont introduites sur le marché s'accroît constamment; 2) beaucoup de ces préparations peuvent allier à une forte activité thérapeutique de graves effets

274

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

secondaires, ce qui exige des précautions particulières dans leur administration; 3) des faits récents ont montré que les mesures actuelles de contrôle de l'innocuité présentent certaines déficiences;

ceutiques avec une certitude absolue ? Les effets nocifs ne sont pas toujours immédiatement apparents et toute évaluation erronée de la part de l'OMS aurait

des conséquences dans le monde entier, et non pas seulement dans un seul pays. L'efficacité des produits pharmaceutiques est encore plus difficile à démontrer que leur innocuité, car elle dépend souvent de facteurs subjectifs. De puissants intérêts qui n'ont rien à voir

ces déficiences sont surtout liées à l'insuffisance des essais cliniques; 4)

l'évaluation clinique représente l'élément final d'appréciation des préparations pharmaceutiques et le principal moyen de déceler les effets 5)

avec la santé publique s'efforceront, d'autre part,

secondaires fâcheux qui résultent d'un emploi prolongé; 6)

les

essais cliniques prennent beaucoup de

temps, nécessitent l'observation d'un nombre considérable de sujets selon des principes univer-

sellement acceptés, et seraient souvent facilités par la coopération internationale; 7)

d'influencer les décisions de l'Organisation touchant l'efficacité de tel ou tel produit. En conséquence, le Professeur Aujaleu demande si les auteurs du projet de résolution accepteraient de supprimer l'alinéa b) du paragraphe 2, qui conférerait à l'OMS une responsabilité qu'elle ne pourrait pas assumer sans de sérieux risques, en conservant les alinéas a) et c), ce qui laisserait à la résolution une portée considérable. Le Dr ALAN (Turquie) appuie le projet de résolution

il

doit incomber aux autorités sanitaires

nationales de s'assurer que les médicaments mis à la disposition du corps médical sont thérapeutiquement efficaces et que leurs dangers potentiels sont pleinement connus, 1. PRIE le Directeur général de poursuivre, avec l'assistance du Comité consultatif de la Recherche médicale, l'étude des questions scientifiques que pose l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques;

dont la Commission est saisie, avec l'amendement proposé par le délégué de la France. Le Dr LAYTON (Canada) partage dans une certaine

mesure les appréhensions des délégués de la France et de la Turquie, mais il note que, dans le projet de résolution, il est seulement demandé au Conseil

exécutif et au Directeur général de procéder à une

PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'étudier : a) les moyens par lesquels l'OMS pourrait aider 2.

étude. Des faits récents survenus dans divers pays ont montré qu'il est urgent d'assurer des échanges internationaux de renseignements lorsqu'il se révèle qu'un médicament d'usage courant est toxique ou a d'autres

effets nocifs. En conséquence, le Dr Layton appuie

à établir des normes minimums fondamentales et à recommander des méthodes pour l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; b)

le projet de résolution sous sa forme actuelle et demande que le Canada soit admis au nombre de ses auteurs.

les moyens par lesquels l'OMS pourrait

Le Professeur CRAMAROSSA (Italie) souscrit aux observations formulées par le délégué de la France.

assurer l'échange régulier de renseignements sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques; et, en particulier, c) la possibilité d'assurer la prompte transmission aux autorités sanitaires nationales des renseignements nouveaux sur les effets secondaires graves des préparations pharmaceutiques; et les prie de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur le progrès de cette étude. Le Professeur AUJALEU (France) comprend le souci

Le Dr DE ANDRADE SILVA (Portugal) est lui aussi en faveur du projet de résolution, mais avec l'amendement proposé par le délégué de la France.

Le Dr GOOSSENS (Belgique) a pensé tout d'abord que le projet de résolution était exactement adapté à la situation dans laquelle se trouvent toutes les auto-

rités sanitaires. A la réflexion, toutefois, et avant même que le Professeur Aujaleu ait pris la parole, toutes les objections que ce dernier a exposées lui sont venues à l'esprit. Il se demande pourtant s'il y aurait un inconvénient majeur à adopter le projet de résolution sous sa forme actuelle puisqu'elle n'impose pas de responsabilité à l'OMS mais qu'elle se borne à prier le Directeur général de procéder à une étude.

qui a animé les auteurs du projet de résolution, mais il éprouve de vives appréhensions au sujet de l'alinéa b)

du paragraphe 2 du projet, qui risque d'imposer à l'OMS des obligations dont elle ne sera pas en mesure

de s'acquitter correctement. A quelles sources et de quelle façon seront obtenus les renseignements qui seront échangés ? Ces renseignements seront -ils acceptés tels quels ou feront -ils l'objet d'une évalua-

est parfaitement possible que cette étude fasse apparaître un certain nombre d'objections, dont Il

l'Assemblée de la Santé tiendra naturellement compte lorsqu'elle prendra une décision définitive.

tion critique et, dans ce dernier cas, quels critères faudra -t -il appliquer? Comment, d'autre part, pourra t-on déterminer l'innocuité des préparations pharma-

de résolution dans son ensemble est hautement souhaitable, mais que les deux alinéas 2 b) et 2 c)

Le Dr CHADIIA (Inde) estime que l'objectif du projet

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : QUINZIÈME SÉANCE

275

imposent une trop lourde responsabilité à l'OMS. Le marché étant maintenant inondé de nouveaux produits pharmaceutiques, il incombe aux autorités nationales de la santé, pour protéger leurs propres administrés comme les habitants d'autres pays, de veiller à ce que seuls des produits inoffensifs puissent

quelque chose. Il serait toutefois prêt à accepter qu'au

lieu de supprimer l'alinéa 2 b), on le modifie afin d'indiquer nettement que l'étude envisagée vise uniquement à déterminer si l'activité en question est

être mis en vente. Le Dr ZAAL (Pays -Bas) propose d'insérer le mot « standard » après le mot « méthodes » à l'alinéa 2 a) du projet de résolution. Le PRÉSIDENT note que tous les autres auteurs du projet de résolution se déclarent disposés à accepter l'amendement proposé par le délégué des Pays -Bas. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) appuie

ou non possible. En conséquence, il propose de remplacer le texte français actuel de l'alinéa 2 b) par le texte suivant: b) d'examiner si l'OMS pourrait assurer, avec

toute la sécurité désirable, l'échange régulier de renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de préparations pharmaceutiques. Le Dr GOOSSENS (Belgique) et le Dr ScHAR (Suisse)

appuient, sous cette nouvelle forme, l'amendement proposé par le délégué de la France. Après un nouveau débat, le Dr HOURIHANE (Irlande) déclare qu'il interprète le nouveau texte proposé

le projet de résolution sous sa forme actuelle, sans l'amendement proposé par la délégation française. Comme on l'a déjà indiqué, l'OMS n'assume aucune responsabilité puisqu'il est seulement envisagé de procéder à une étude. M. YATES (Organisation des Nations Unies), prenant la parole sur l'invitation du Président, indique que l'Organisation des Nations Unies ne se préoccupe

par le délégué de la France comme signifiant que le Directeur général sera prié d'étudier si l'OMS peut

assurer « with the maximum safety » l'échange régulier de renseignements sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques. Si cette inter-

que d'une seule catégorie de substances thérapeutiques, celle des analgésiques, qui font l'objet d'un contrôle international en vertu des conventions sur les stupéfiants. Cependant, comme cette catégorie constitue un cas particulier du problème général, il tient à formuler quelques observations.

prétation est correcte, il ne voit pas quel peut être l'objet de l'amendement proposé, à moins qu'il n'implique que les détenteurs des renseignements en question sont tellement désireux de les garder secrets que le Directeur général courrait un réel danger s'il essayait de les obtenir. Le PRÉSIDENT croit comprendre que, par son amendement, le délégué de la France vise à sauvegarder la responsabilité juridique de l'Organisation. Le Professeur AUJALEU (France) précise que son souci est d'assurer que l'OMS ne s'engage à assurer l'échange de renseignements sur les préparations pharmaceutiques que si l'étude effectuée par le Conseil exécutif et le Directeur général montre qu'elle

très complexe. L'industrie pharmaceutique joue un rôle extrêmement utile, mais elle pose aussi un certain nombre de problèmes. Les innovations s'y succèdent très rapidement, et nombre de médicaments qui sont actuellement prescrits en grosses quantités n'existaient même pas il y a cinq ans. Dans certains pays, en fait,

Le projet de résolution porte sur une question

les découvertes se font à un rythme si accéléré qu'il est difficile de trouver les moyens nécessaires pour procéder à leur évaluation clinique. M. Yates exprime l'espoir que la résolution, tout en appelant l'attention

peut le faire avec toute la sécurité désirable. Il ne s'agit pas seulement de mettre l'Organisation juridiquement à couvert, mais de ne pas mettre la vie ou la santé d'êtres humains en danger si une erreur doit être commise.

sur une série de difficultés qui découlent de cette situation, ne négligera pas de souligner la nécessité de développer les moyens en question, afin d'encou-

rager les chercheurs à continuer de découvrir de nouveaux médicaments. Il faut trouver un juste milieu entre les exigences de la sécurité et celles de la recherche et de la découverte. Le Dr SCHAR (Suisse) estime que le problème sur lequel porte le projet de résolution est extrêmement important à l'heure actuelle. L'étude que le Directeur général et le Conseil exécutif sont priés d'effectuer doit être aussi complète que possible. La résolution perdrait donc de sa valeur si les alinéas 2 b) et 2 c) étaient supprimés. L'OMS n'assumera aucune responsabilité en examinant la possibilité d'assurer l'échange régulier de renseignements.

Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, fait observer que l'amendement proposé par le délégué

de la France pose à la Commission un problème d'ordre linguistique, mais annonce que l'on établit une traduction qui traduira fidèlement la pensée du Professeur Aujaleu. Le Dr OLGUIN (Argentine) est en faveur du texte

original du projet de résolution, pour les raisons indiquées par d'autres délégués.

Le Professeur AUJALEU (France) pense que c'est déjà prendre parti que de prier le Conseil exécutif et

le Directeur général d'étudier les moyens de faire

Le Dr AFRIDI (Pakistan) se demande s'il ne serait pas possible d'atteindre l'objectif visé par le délégué de la France en supprimant l'idée de « possibilité » et de « moyens » des alinéas du paragraphe 2 et en la replaçant au début de ce paragraphe; l'ensemble du paragraphe pourrait ainsi être conçu comme suit :

276 2.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II 1)

PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'étudier s'il est possible ou non pour l'OMS : a) d'établir des normes minimums fondamentales et de recommander des méthodes standard pour l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; b) d'assurer l'échange régulier de renseignements

nouvelles qui sont introduites sur le marché

le nombre des préparations pharmaceutiques

sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques; et, en particulier, c) d'assurer la prompte transmission aux autorités sanitaires nationales des renseignements nouveaux sur les effets secondaires graves des préparations pharmaceutiques; et les prie de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur le progrès de cette étude. Le Dr DEHLOT (Congo, Brazzaville) se déclare en faveur du projet de résolution initial. L'amendement

s'accroît constamment; 2) beaucoup de ces préparations peuvent allier à une forte activité thérapeutique de graves effets secondaires, ce qui exige des précautions particulières dans leur administration; 3) des faits récents ont montré que les mesures

actuelles de contrôle de l'innocuité présentent certaines déficiences;

ces déficiences sont surtout liées à l'insuffisance des essais cliniques; 4) 5) l'évaluation clinique représente l'élément final d'appréciation des préparations pharmaceutiques et le principal moyen de déceler les effets

secondaires fâcheux qui résultent d'un emploi prolongé; 6) les essais cliniques prennent beaucoup de temps, nécessitent l'observation d'un nombre

proposé par le délégué de la France laisse supposer que l'OMS a l'habitude d'entreprendre des activités sans prendre toutes les précautions voulues. Après un nouvel échange de vues, le PRÉSIDENT annonce qu'une traduction en anglais du texte proposé par le délégué de la France pour remplacer l'alinéa 2 b) a été établie. Le texte de cette traduction est le suivant : b) whether WHO could ensure, while providing all due guarantees, the regular exchange of information on the safety and efficacy of pharmaceutical preparations. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

considérable de sujets selon des principes universellement acceptés, et seraient souvent facilités

par la coopération internationale; 7)

il

doit incomber aux autorités sanitaires

et d'Irlande du Nord) regrette de devoir dire qu'il ne voit pas ce que peuvent signifier les mots « while providing all due guarantees ».

nationales de s'assurer que les médicaments mis à la disposition du corps médical sont thérapeutiquement efficaces et que leurs dangers potentiels sont pleinement connus, 1. PRIE le Directeur général de poursuivre, avec l'assistance du Comité consultatif de la Recherche médicale, l'étude des questions scientifiques que pose l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'étudier s'il est possible ou non pour l'OMS : a) d'établir des normes minimums fondamentales et de recommander des méthodes standard pour l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; 2. b)

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) ne comprend pas non plus le sens de cette expression. De quelles garanties s'agit -il? Si l'OMS entreprend de garantir l'efficacité de produits pharmaceutiques, elle se placera dans une position délicate. Le Professeur AUJALEU (France) déclare qu'en raison des objections formulées par les délégations du Royaume -Uni et de la République Arabe Unie, il est prêt à accepter la version proposée par le délégué

sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques; et, en particulier, c) d'assurer la prompte transmission aux autorités sanitaires nationales des renseignements nouveaux sur les effets secondaires graves des préparations pharmaceutiques; et les prie de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur le progrès de cette étude.

d'assurer l'échange régulier de renseignements

du Pakistan. Le Dr ENGEL (Suède) déclare qu'à son sens le texte proposé par le délégué du Pakistan est conforme aux vues des auteurs du projet de résolution. Le PRÉSIDENT note que les autres auteurs se décla-

rent prêts à accepter la proposition du délégué du Pakistan. Il demande s'il y a des objections à l'approbation du projet de résolution dont le texte, avec les amendements des délégués des Pays -Bas et du Pakistan,

Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.' La séance est levée à 17 h. 50. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.41.

est désormais le suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que :

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEIZIÈME SÉANCE

277

SEIZIÈME SÉANCE

Mardi 22 mai 1962, 20 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen et approbation du projet de progranune et de budget pour 1963 (suite) Ordre du jour, 2.2

a eu comme conséquence une multiplication des programmes d'action sanitaire. Dans l'élaboration de ces

programmes, on a tenu compte des ressources des

divers pays et de leur capacité d'absorber l'aide fournie. D'autre part, le Bureau régional s'est efforcé de montrer comment, surtout dans les Etats nouvellement indépendants, l'OMS peut aider à coordonner les activités de santé publique, quelle que soit l'ori-

Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

Ordre du jour, 2.2.3 Région africaine Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour

gine des fonds, pour éviter les doubles emplois et assurer l'exécution concertée des projets.

l'Afrique de présenter le projet de programme et de budget pour 1963 concernant sa Région (Actes officiels NO 113, pages 108 -158).

Etant donné les circonstances propres aux pays africains qui viennent d'accéder à l'indépendance, l'OMS a concentré ses efforts sur certains besoins fondamentaux : enseignement et formation professionnelle, lutte contre les maladies transmissibles, nutrition et renforcement des services de santé. L'enseignement et la formation professionnelle ont été l'objet d'efforts

Le Dr CAMBOURNAC, Directeur régional pour l'Afrique, salue les pays qui sont devenus Membres ou Membres associés de la Région africaine depuis la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et leur souhaite un avenir heureux et prospère. Il exprime devenir Membres de l'OMS. L'évolution rapide du continent africain vers l'autonomie et l'indépendance est actuellement l'un des traits dominants de la Région. Malgré la vaste étendue du

particuliers et l'attention des gouvernements a été attirée sur la nécessité d'agir dans ce domaine le plus rapidement possible. Pour la plupart des pays nouvellement indépendants, la tâche essentielle est de former leur propre personnel d'encadrement et auxiliaire, et l'Organisation les aide le plus possible dans cette tâche. Elle fait un effort particulier pour accorder des bourses d'études et développer les moyens de forma-

l'espoir que d'autres pays de la Région, quand ils accéderont à l'indépendance, ne tarderont pas à

continent et la diversité des facteurs qui en conditionnent le développement, le désir des peuples africains d'accélérer leur développement social et économique et la possibilité qui s'offre maintenant de tirer parti des méthodes modernes de la médecine et de l'administration de la santé publique, même dans les

tion sur place, puisque c'est la meilleure façon de renforcer les services de santé et d'assurer à ces pays l'indépendance technique. On a mis l'accent égale-

ment sur la formation des homologues nationaux destinés à poursuivre l'exécution des programmes après le retrait du personnel international. La lutte contre les maladies transmissibles continue

zones les plus reculées, permettront une élévation encore plus rapide qu'auparavant des niveaux de vie et de santé. Au cours de l'année 1961 -1962, les activités du Bureau régional se sont développées plus rapidement que jamais depuis sa création; le nombre de projets s'est accru et le travail accompli a gagné en volume et en importance. Le programme prévu pour 1963 fait apparaître le même développement rapide. Les gouvernements de la Région portent un intérêt croissant

d'occuper une large place dans les activités de la Région, car les besoins en la matière sont encore très grands. Outre ces travaux et ceux relatifs à la nutrition, on continue à développer les services de santé publique, d'une part pour créer l'infrastructure indispensable à chaque pays et, d'autre part, pour absorber et administrer en temps opportun les services spéciaux créés pour s'occuper de problèmes déterminés. Conformément à la politique suivie depuis plusieurs années dans la Région, les réseaux de centres sanitaires ruraux joueront un rôle important dans la formation de personnel, notamment de personnel auxiliaire, et dans l'exécution des opérations des phases de surveillance, d'intégration et d'entretien des campagnes d'éradication des maladies -transmissibles, en particulier du paludisme.

aux activités soutenues par l'OMS et attachent une importance toute particulière à la santé publique, non seulement dans la mesure o i il s'agit de lutter contre les maladies transmissibles, mais aussi dans son aspect plus fondamental d'amélioration des conditions de vie de leurs peuples. L'augmentation du nombre des pays indépendants

278

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

A titre de première mesure destinée à renforcer les services de santé, l'OMS assure les services d'administrateurs de la santé publique chargés d'aider les gouvernements à dresser l'inventaire de leurs besoins,

depuis quelque temps dans la Région - et de lutte

milieu - dont les travaux se développent rapidement

contre les maladies transmissibles. Toutefois, le nombre de projets ne traduit pas fidè-

à établir un ordre de priorité et à coordonner les plans de manière que les programmes établis reposent sur une base scientifique et soient bien acceptés par la population. Le Bureau régional a continué à collaborer étroitement avec d'autres organismes, en particulier le FISE,

lement l'augmentation des activités, puisque, dans quelques cas, on groupe plusieurs projets en un seul pour des raisons de coordination et d'économie. L'évolution rapide de la Région et le désir des pays nouvellement indépendants d'accélérer leur développement auront pour conséquence une multiplication considérable des demandes d'aide, auxquelles il faudra que l'OMS soit en mesure de répondre. Si l'on parvient à résoudre les problèmes d'ordre financier, les techniques modernes et les possibilités accrues d'action concertée garantissent le succès. Les gouvernements de la Région doivent être remerciés de l'intérêt qu'ils portent à l'OMS. Cet intérêt a constamment facilité la tâche du Bureau régional. Le Dr ANDRIAMASY (Madagascar) annonce que, pour donner l'exemple de la concision, il a rédigé son intervention en style télégraphique. Son message est le suivant:

la FAO, la Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, l'Africa High Commission, l'United States Agency for International Development et le Centre international de l'Enfance. L'accroissement des besoins de la Région ainsi que des ressources mises à sa disposition exigent un ren-

forcement du personnel. Néanmoins, il n'est pas envisagé d'augmenter en 1963 le nombre des postes au Bureau régional - actuellement de soixante- huit ni celui des postes de conseillers régionaux, qui est de

vingt -deux. On a seulement prévu deux nouveaux postes de représentant de zone, pour des bureaux de zone à Monrovia et à Bangui. Toutefois, en vue de faire face aux activités futures, on se prépare à renforcer les effectifs du Bureau régional. En ce qui concerne le personnel affecté aux projets, les prévisions pour 1963 concernent 337 postes contre 322 en 1962.

Le nombre total de postes pour la Région, imputés sur le budget ordinaire, le programme élargi d'assistance technique et le compte spécial pour l'éradica-

Adressons félicitations au Directeur régional pour activités en expansion stop demandons intensification action OMS sur formation personnel jusqu'à indépendance technique stop lutte contre maladies transmissibles toujours à l'ordre du jour stop augmentation crédits en fonction augmentation projets approuvés stop aide et appui OMS seront demandés stop. Le PRÉSIDENT remercie le Dr Andriamasy de ce chef-

tion du paludisme, s'élève à 399 pour 1963 contre 384 en 1962. Les prévisions du budget ordinaire atteignaient $2 205 470 pour 1962 et s'établissent à $2 514 061 pour 1963, soit une augmentation de $308 591. Le budget total de la Région (budget ordinaire, compte spécial pour l'éradication du paludisme et programme élargi d'assistance technique) s'établit à $5 850 381 pour 1962 et à $6 074 412 pour 1963. Le nombre des projets était de 191 en 1962 et on en d'ceuvre de concision. Le Dr GOURTAY (Tchad) remercie l'OMS de l'appui

qu'elle donne au Tchad depuis plusieurs années. Il souligne l'importance que présente, particulièrement pour son pays, la formation du personnel sanitaire national. Le Tchad comprend deux régions : le nord,

propose 193 pour 1963, ne comprenant pas les projets de la catégorie II du programme élargi d'assistance technique ni les projets pour lesquels l'OMS s'est bornée à donner des avis techniques; si on ajoute les uns et les autres, on obtiendra pour 1963 un total

peuplé de nomades parmi lesquels l'instruction est très peu répandue; le sud, où le niveau d'instruction

est moyen. Le Tchad, plus que tout autre pays

de 371. Le nombre de bourses qui seront financées en 1963 par le budget ordinaire, le programme élargi d'assistance technique et le compte spécial pour l'éradication du paludisme est de 370, compte non tenu des participants à des cours de formation, à des conférences et à des séminaires (si l'on ajoutait les projets

d'Afrique, manque de personnel auxiliaire. En ce qui concerne les médecins, six ressortissants du Tchad font leurs études de médecine en France et un seulement les terminera sous peu. Le plus grand service que le FISE et l'OMS peuvent rendre au Tchad est de l'aider à former des infirmières et des sages- femmes le plus rapidement possible. De grands progrès ont été

additionnels et les projets de catégorie II du programme élargi, on aboutirait à un total de 634). Les activités de formation professionnelle comprennent des cours et une aide aux établissements d'enseignement, en plus de la formation de personnel assurée dans les projets. Les services de base seront renforcés,

réalisés dans la lutte contre le pian, qui a cessé d'être un problème majeur. D'autre part, des progrès nor-

maux sont obtenus dans la lutte antilépreuse et le Tchad recevra, pense le Dr Gourtay, une aide en matière de lutte antituberculeuse. Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) félicite le Directeur régional de l'activité qu'il a déployée dans une Région

et l'action s'intensifie, surtout grâce à des projets en matière de nutrition, d'hygiène maternelle et infantile, d'éducation sanitaire, de soins infirmiers, d'hygiène du

en plein bouleversement politique, économique et social. Les pays de la Région ont à affronter chaque jour de nombreux et difficiles problèmes, et leurs popu-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEIZIÉME SEANCE

279

lations comptent sur la solidarité et la coopération internationales pour leur apporter une solution satisfaisante.

Le Dr TOURÉ (Mauritanie) félicite le Directeur régional de son rapport très clair, qui reflète fidèlement la situation dans la Région. L'OMS a mis l'accent

Le Dr WANE (Sénégal) remercie le Directeur régional de sa compréhension des problèmes qui se posent aux pays africains et déclare que son pays est reconnaissant à l'OMS de son aide; celle -ci lui a permis de réaliser des progrès considérables. Le Sénégal a surtout besoin d'aide en matière de nutrition, de lutte contre les maladies transmissibles, d'enseignement et de formation professionnelle - pour lesquels des bourses seront également nécessaires - et d'organisation des services de santé.

à juste titre sur la formation de personnel national pour l'exécution des tâches que doivent aborder les pays africains, et la Mauritanie, quoique n'ayant accédé à l'indépendance que depuis peu, a déjà beaucoup profité de l'aide de l'OMS. Le Directeur régional a, d'autre part, souligné avec raison la nécessité de renforcer l'organisation des services de santé publique. Ceux -ci doivent non seulement combattre les maladies transmissibles mais aussi assurer des soins médicaux à la population, ce

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) félicite le Directeur régional et

les délégué des pays africains du travail admirable qu'ils ont déjà accompli et il leur souhaite un plein succès dans leurs travaux futurs. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) déclare

qu'ils ne peuvent accomplir, avec le personnel restreint dont ils disposent, qu'à condition d'être organisés rationnellement. La Mauritanie a reçu une aide de l'OMS dans ce domaine; un expert s'est en effet récemment rendu dans le pays pour étudier les problèmes qui se posent à l'administration de la santé publique.

que son pays sera toujours prêt à accueillir des étudiants de pays voisins désireux de recevoir une formation professionnelle.

La Mauritanie est profondément reconnaissante à l'OMS et au Directeur régional. Elle serait toutefois heureuse que l'OMS puisse accélérer un peu son aide en faveur du programme antituberculeux, qui connaît actuellement un certain retard injustifié. Le Dr BOARDMAN (Sierre Leone) déclare que son

Le Dr CAMBOURNAC, Directeur régional pour l'Afrique, remercie tous les orateurs de leurs aimables remarques. En ce qui concerne les divers points qui

ont été évoqués, le Bureau régional ne ménagera aucun effort pour développer et améliorer davantage encore son action. Région des Amériques

gouvernement est reconnaissant au Directeur régional et à ses collaborateurs des services rendus à son pays. Le Sierra Leone continuera pendant un certain temps à compter sur l'aide de l'OMS pour résoudre ses problèmes sanitaires. Le Dr ARETAS (Cameroun) remercie le Directeur régional de l'aide que l'OMS a apportée à son pays et, en particulier, du personnel qu'elle a si rapidement fourni pour remplacer les médecins étrangers qui travaillaient au Cameroun sous tutelle britannique et qui

Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour les Amériques de présenter le programme de la Région pour 1963 (Actes officiels No 113, pages 159 -210).

Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amé-

riques, souligne les caractéristiques principales du programme pour 1963, dont le détail a été présenté au Conseil exécutif lors de sa vingt- neuvième session. Les principaux investissements visent à aider à résoudre les problèmes qui présentent la plus grande importance sociale et économique dans les Amériques.

ont quitté le pays lorsqu'il s'est réuni au Cameroun sous tutelle française pour former la province occi-

dentale de la République fédérale du Cameroun. D'autre part, l'OMS accorde des bourses à des étudiants en médecine et fournira une aide pour la formation du personnel infirmier auxiliaire.

Le programme est conforme à la politique constamment réaffirmée par les gouvernements de la Région : intégrer les plans d'action sanitaire dans les plans de

Le Directeur régional mérite d'être félicité des

efforts qu'il a faits pour coordonner l'assistance fournie par l'OMS et celle qui est assurée dans le cadre d'arrangements bilatéraux. Le Dr SAUGRAIN (République Centrafricaine) ex-

prime, au Directeur régional et à ses collaborateurs,

la gratitude de son pays pour l'appui qu'ils lui ont fourni et l'intérêt qu'ils lui ont manifesté. Sans doute le programme proposé pour 1963 n'est -il qu'un début, mais il sera développé au fur et à mesure des possibilités. La République Centrafricaine sera reconnais-

développement général. Le programme constitue la première phase de l'application des principes énoncés dans la Charte de Punta del Este, en août 1961, et dans le plan décennal d'action sanitaire de l'Alliance pour le Progrès. Les activités à court terme destinées à répondre aux besoins immédiats doivent être coordonnées avec les plans sanitaires de longue haleine qu'il faut établir pour harmoniser l'action sanitaire avec une expansion économique minimum de 2,5 et par an. En ce qui concerne les plans à long terme, le budget de l'Organisation panaméricaine de la Santé prévoit $100 000 pour des cours sur la planification de la santé publique, qui seront organisés en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Amérique latine. Le premier cours commencera

sante de tout ce qui pourra être fait pour l'aider à améliorer la situation sanitaire du pays et à former du personnel.

280

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

en octobre 1962, et on envisage de donner d'autres cours

- à raison d'un par année pendant cinq ans jusqu'à ce qu'aient été formés cent spécialistes de la planification sanitaire à l'intention des ministères de la santé des pays intéressés. Un programme analogue,

d'habitants de onze pays; la dépense totale sera de l'ordre de $127 000 000. Ces prêts sont en général accordés pour vingt ans à un intérêt de 3 à 6 %. De leur côté, les gouvernements intéressés investissent des

à l'intention de participants de langue anglaise, est envisagé en collaboration avec l'Ecole d'Hygiène et de Santé publique de l'Université Johns Hopkins. Dans le même temps, des experts sont envoyés aux gouvernements qui en font la demande pour l'élaboration de leur premier plan sanitaire d'ensemble. Une aide de ce genre a été accordée en 1962 à la République

sommes équivalant à peu près aux deux tiers du montant avancé par la Banque. Le rôle de l'Organisa-

tion régionale est de donner des conseils, en vertu d'un arrangement avec la Banque d'après lequel le Bureau régional est l'organe technique consultatif pour les projets présentés soit à la Banque soit au Bureau. Les Etats -Unis d'Amérique, le Venezuela et l'Uruguay ont contribué à financer ce travail consultatif; jusqu'ici, les Etats -Unis ont fourni $625 000 à ce titre.

Dominicaine et à l'Equateur. En collaboration avec le Centre pour les Etudes de Développement de l'Université de Caracas, on est en train de préparer un guide de planification sanitaire qui sera prêt dans les mois qui viennent et qui sera mis à l'épreuve dans l'Etat d'Aragua. D'autre part, le Bureau régional met actuellement sur pied un service de planification sanitaire chargé de coordonner les activités indiquées ci- dessus ainsi que celles qui intéressent à la fois le Bureau régional et la Commission économique pour l'Amérique latine, l'Inter American Development Bank et l'Organisation des Etats américains en ce qui concerne les programmes de développement économique et social. Des services de planification et d'évaluation ont été créés au sein du ministère de la santé de certains pays; ils ont pour tâche de formuler et de reviser annuelle-

Pour la première fois, le programme prévoit un projet régional de logement au titre duquel $52 000 sont affectés à l'étude des problèmes d'assainissement que posent les programmes de construction urbaine. Dans le même temps seront définies des normes d'hygiène du logement urbain; on espère qu'elles seront utiles aux gouvernements. Le programme concernant la nutrition s'intensifie, surtout en ce qui concerne l'application des études déjà faites sur les mélanges de protéines végétales de haute teneur nutritive; on se préoccupe parallèlement

de former des techniciens, de combattre le goitre endémique (30 millions de cas sont connus dans les

ment les plans et programmes sanitaires et l'on prévoit qu'il en sera également organisé dans d'autres pays de la Région. Ces services coordonneront les activités du ministère avec celles des organismes nationaux de développement. Ils devront d'autre part faire des études spéciales pour établir des plans généraux pour le développement et le bien -être dans des zones déterminées. A mesure qu'elles se développeront, ces techniques pourront être étendues à d'autres pays. Comme l'a fait remarquer le Directeur général, les plans sanitaires faciliteront la collaboration internationale entre les Etats Membres. Les chiffres suivants montrent que le programme tient compte des principaux problèmes sanitaires qui se posent dans les Amériques : 36,5 % du budget sont destinés à la lutte contre les maladies transmissibles (27 % pour le paludisme et le reste pour l'éradication

Amériques) et de favoriser les recherches sur la nutrition en général.

Un programme de longue haleine de recherche médicale, s'inscrivant dans le cadre du programme général de l'OMS dans ce domaine, est en préparation. On espère qu'il sera mis au point et soumis aux gouvernements en 1963. En matière d'enseignement et de formation professionnelle, le programme prévoit la prestation de conseils à un nombre malheureusement faible d'écoles

de la variole, du pian et d'Aides aegypti et la lutte contre la tuberculose, la lèpre, la poliomyélite, la rage et certaines maladies parasitaires); 46,4 % sont destinés à améliorer l'administration de la santé publique et à intensifier les travaux dans les domaines de la nutrition, de l'hygiène du milieu, des soins médicaux, du logement et de la médecine du travail, et des statistiques.

de médecine, à une quinzaine d'écoles d'infirmières et aux neuf écoles de santé publique de l'Amérique latine. Comme pendant les trois années précédentes, on pense accorder 500 bourses d'études pour diverses disciplines de la médecine et de la santé publique. Il convient de signaler à ce sujet que les dépenses relatives à l'enseignement et à la formation professionnelle représentent 32 % du budget (10 % de ces dépenses

sont consacrées aux maladies transmissibles et 40 % à l'amélioration des services de santé). On prévoit en tout 310 projets, dont 76 intéressent les maladies transmissibles, 142 l'amélioration des services de santé de base et 90 l'enseignement et la formation professionnelle.

Le Directeur général a déjà signalé à la Commission ce qui a été fait au cours des quinze derniers mois, en matière d'assainissement et plus spécialement d'approvisionnement public en eau, par l'Inter -American Development Bank. Celle -ci a consenti des prêts pour vingt -trois projets dont bénéficieront dix millions

Le nombre de postes prévus (1035) demeure le même que pour 1962 et les prévisions budgétaires se chiffrent à $13 700 000, compte non tenu des sommes allouées par le FISE. Le quart de cette somme sera

fourni par l'OMS et le reste par diverses sources interaméricaines de financement.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEIZIÈME SÉANCE

281

Le Dr PENIDO (Brésil) remercie le Directeur régional

dynamique qui a été prévu pour la Région. Le Service

de la façon compétente dont il traite les problèmes de la Région. Il est très encourageant de constater l'évolution ces dernières années de l'attitude à l'égard de

national de la Santé du Canada apprécie à sa juste valeur la collaboration de plus en plus étroite qui existe entre le Bureau régional d'une part, le Service de la Santé et les universités du Canada d'autre part. Le Dr TURBOTT (Nouvelle -Zélande) demande si l'Inter- American Development Bank étend son action en dehors des Amériques. Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Améri-

la santé publique dans la Région. Le fait qu'il est maintenant possible d'obtenir des prêts pour des approvisionnements publics en eau et d'autres entreprises analogues, alors que c'était impossible encore tout récemment, permet de bien augurer de l'avenir de l'Amérique latine. Le Dr OLGUÍN (Argentine) remercie le Directeur régional de son travail et de son exposé clair et détaillé

ques, répond par la négative. Il remercie les délégués des pays des Amériques de leurs paroles élogieuses et leur donne l'assurance que

des problèmes qui se posent dans la Région des Amériques. Le Dr GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) remercie le Directeur régional de son exposé du travail réalisé par

le Bureau régional continuera à servir ces pays du mieux qu'il pourra. Région de l'Asie du Sud -Est Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est de présenter les prévisions pour sa Région (Actes officiels NO 113, pages 211 -243).

l'Organisation dans les Amériques et de l'intérêt constant qu'il porte aux problèmes sanitaires de la Région. L'Alliance pour le Progrès contribuera grandement, il en est persuadé, à élever le niveau de vie des peuples de la Région. Le Dr ORELLANA (Venezuela) remercie également le

Directeur régional et déclare que sa délégation approuve le programme bien équilibré qui est proposé pour 1963. Le projet de programme et de budget pour montre que l'accent a été mis sur les secteurs où se posent les problèmes les plus urgents : paludisme, nutrition, assainissement, enseignement et formation professionnelle. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) félicite le

Le Dr MANI, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, rappelle que cette Région compte peu de pays, mais groupe une immense population de quelque six cents millions d'habitants. Le projet de programme et de budget régional pour

1963 est sensiblement le même que pour l'année précédente. La poursuite des activités en cours absorbera la majeure partie des ressources disponibles et

Directeur régional de son travail et appelle en particulier l'attention sur les efforts couronnés de succès qu'il a déployés pour qu'une place soit réservée à la santé publique dans l'Alliance pour le Progrès. Le Dr DESLOUCHES (Haïti) estime que le programme

laissera peu de choses pour les nouveaux travaux. Cela est d'autant plus regrettable que les pays de la Région ont mis en chantier de vastes programmes d'industrialisation et de développement social et économique. Ils ont davantage besoin de l'aide de l'OMS mais le budget de la Région ne progresse pas. Les principales activités pour 1963 sont de nouveau : la lutte contre les maladies transmissibles, la formation de personnel médical et de personnel auxiliaire et - parce que 85 % de la population vivent dans les zones rurales - l'amélioration, l'extension et l'unification des services d'hygiène rurale. Des programmes énergiques d'éradication du paludisme se déroulent dans tous les pays de la Région et ils se poursuivront. L'exécution des programmes

proposé pour les Amériques s'attaque, de la manière la plus rationnelle qui ait été adoptée jusqu'à présent, aux problèmes devant lesquels se trouvent placés les Etats américains. L'accent a été mis très justement sur l'amélioration de l'organisation des services de santé publique et le Dr Destouches est certain que son pays profitera beaucoup de l'aide de l'Organisation dans ce domaine. Au nom de sa délégation et de son gouvernement, il remercie le Directeur régional de

antituberculeux de l'Inde, de l'Indonésie et de la Thaïlande continuera aussi. On estime qu'il y a deux millions et demi de cas de tuberculose en Inde et au moins 150 000 en Indonésie, et que la fréquence de la tuberculose dans la ville de Bangkok est de 5 à 7 %.

l'aide qui a été fournie à Haïti. Le Dr MONTALVÁN (Equateur) félicite le Directeur

régional du travail du Bureau régional, et évoque en particulier les efforts entrepris pour améliorer la planification des services de santé. Le Dr LAYTON (Canada) complimente le Directeur régional de son travail remarquable et de son excellent rapport; il enregistre avec satisfaction le programme

L'Inde forme du personnel pour lancer une vaste campagne nationale de lutte antituberculeuse; en Indonésie, un programme pilote est en cours; en Thaïlande, le programme se limite à la ville de Bangkok. D'autre part, les programmes de lutte contre la lèpre se poursuivront en Birmanie ainsi qu'en Thaïlande où, au cours des six dernières années,

quatorze provinces ont été dotées de services de dépistage et de traitement.

282

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Cinquante pour cent du total mondial des cas de variole se produisent dans la Région, surtout en Inde,

mais aussi au Népal, en Birmanie, en Thaïlande et en Indonésie. Le Gouvernement de l'Inde a lancé un

immense programme qui coûtera 80 millions de roupies et pour lequel il dispose de personnel et de vaccin liquide, mais il a néanmoins besoin d'une aide

est particulièrement difficile de parvenir à cette fin car les pays de la Région hésitent actuellement, ce qui est compréhensible, à affecter les prêts étrangers à autre chose qu'au développement industriel proprement dit. Le Dr CHADHA (Inde) remercie le Directeur régional

extérieure en ce qui concerne les moyens de transport

et le coûteux matériel de laboratoire. Par ailleurs, l'OMS envisage de collaborer en 1963 avec le Gouvernement de l'Inde à des essais en grand de vaccination anticholérique au Bengale.

et ses collaborateurs de l'excellent concours qu'ils apportent à la solution des nombreux et vastes problèmes sanitaires de la Région.

Le Dr MAHER (Afghanistan) remercie également

La formation de médecins, d'infirmières, de techniciens de l'assainissement et de personnel sanitaire auxiliaire représentera, une fois de plus, un élément important du programme : 37 % du budget régional seront affectés, directement ou indirectement, à des activités de formation professionnelle.

le Directeur régional de ce que fait l'OMS pour améliorer la santé publique dans la Région et en particulier en Afghanistan. Les visites faites par le Dr Mani en Afghanistan pour y donner des avis sur la manière de résoudre les problèmes sanitaires du pays et sur la formation de personnel ont été hautement appréciées. Le Gouvernement afghan accepte le programme exposé pour la Région dans les Actes officiels No 113.

La formation des médecins pose un problème difficile.

particulièrement

L'extension rapide des

écoles de médecine a eu pour conséquence l'encombrement des amphithéâtres, l'insuffisance des bâti-

ments et du matériel, la difficulté de maintenir un enseignement de qualité et, ce qui est le plus grave, une pénurie aiguë de cadres enseignants. Il est dépri-

Région européenne Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour l'Europe de présenter le projet de programme et de budget pour la Région. Le Dr VAN DE CALSEYDE, Directeur régional pour

mant de constater que l'OMS ne peut fournir une aide suffisante à cet égard, faute de trouver en Europe

et aux Etats -Unis d'Amérique assez de professeurs pour l'enseignement à l'étranger. Les bourses d'études constituent une solution partielle, et l'on espère commencer en 1963 un nouveau projet expérimental prévoyant qu'une université européenne enverra

l'Europe, indique que le projet de programme pour 1963, qui figure dans les Actes officiels No 113 aux pages 244 à 279, a été établi en collaboration avec les Etats Membres de la Région européenne. Au début

pendant six ans six professeurs pour aider à élever le niveau d'une des écoles de médecine de l'Inde de façon à ce que cet établissement puisse à son tour former du personnel enseignant.

de 1961, chaque gouvernement a reçu une lettre détaillée exposant des projets d'activités intéressant leur propre pays et des programmes inter -pays. Les gouvernements étaient priés de présenter leurs

Un programme de création de centres ruraux de santé en Inde, en Indonésie et en Thaïlande se développe peu à peu, bien que les progrès aient été quelque peu ralentis par des difficultés de personnel. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, le niveau de l'alimentation est lié au niveau de vie général. L'OMS se propose d'entreprendre, de concert avec le FISE et la FAO, un programme élargi de nutrition ayant pour objet, d'une part, de développer la production de diverses catégories de denrées alimentaires et, d'autre part, de former du personnel spécialisé dans les questions de nutrition. On a déjà indiqué que l'action de l'OMS en faveur des programmes d'assainissement ne progresse qu'assez

commentaires sur ces propositions et de proposer tout projet supplémentaire qu'ils pourraient souhaiter voir pris en considération. Les observations et suggestions ainsi faites ont été extrêmement utiles en aidant

à déterminer les projets devant être inclus dans le programme ordinaire et ceux qu'il convenait d'inscrire parmi les projets additionnels.

Au cours de sa onzième session, tenue à Luxembourg en septembre 1961, le Comité régional a examiné le programme proposé et, plus particulière-

ment, l'ordre de priorité des activités

inter -pays.

Lors de l'élaboration du programme, on s'est efforcé d'une part de maintenir l'équilibre entre les activités

nouvelles et celles qui se poursuivaient, et d'autre part de mettre l'accent sur l'enseignement et la formation professionnelle, les statistiques démographiques

lentement, alors que les besoins de la Région sont immenses. Les fonds et le personnel disponibles sont absolument insuffisants; de plus, le progrès est entravé par des problèmes d'organisation entre les différents ministères et départements intéressés. Toutefois, une base solide est actuellement posée, qui permettra des développements futurs : l'OMS aide en effet à former des ingénieurs sanitaires et des techniciens de l'assainissement ainsi qu'à créer, dans les divers ministères de la santé publique, des départements de l'assainissement dotés d'ingénieurs de la santé publique; elle s'efforce en outre de favoriser l'octroi de prêts internationaux pour l'approvisionnement en eau, mais il

et sanitaires, l'assainissement et les maladies chroniques. Par ailleurs, on a prévu des projets à entreprendre de concert avec l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions, ainsi que des projets visant à prolonger dans les pays des activités inter pays. De plus, conformément à la politique recommandée par le Comité régional, on a fait en sorte que la proportion des crédits alloués en 1963 aux projets inter -pays soit du même ordre qu'en 1961 et en 1962. Avant de passer en revue les propositions pour 1963 et de les comparer au programme de 1962, le Dr van

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEIZIÈME SÉANCE

283

de Calseyde désirerait présenter deux remarques générales. Bien que le programme de l'OMS manifeste

par les crédits du budget ordinaire et les fonds du programme élargi d'assistance technique, pour lesquels

une extension constante pour l'ensemble du monde, les crédits affectés à l'Europe dans la période 1961 -1963

la plupart des participants sont originaires d'autres Régions. Le Bureau régional s'est donc vu obligé de renforcer, à partir de 1962, le personnel de son service d'enseignement et de formation professionnelle en y adjoignant un administrateur et deux secrétaires. Les crédits nécessaires ont été prélevés sur les fonds alloués aux activités sur le terrain.

sont arrivés à un palier. En effet, les prévisions pour 1963 sont légèrement inférieures à celles pour 1962. Le Directeur général a exposé au Comité régional de l'Europe que cet état de choses découle de l'accroissement des besoins et des problèmes toujours plus urgents dans les autres parties du monde, en raison desquels une partie plus grande de l'augmentation prévue dans le budget global de l'Organisation doit être mise à la disposition d'autres Régions. Sans doute, la plupart des pays de la Région européenne ont -ils atteint un degré élevé de développement, mais il y en a néanmoins quelques -uns dont la situation n'est guère différente de celle de nombreux pays en voie de développement. C'est ce qui apparaît clairement dans les programmes par pays pour 1963: le quart environ

Pour le Bureau régional, il est proposé sept nouveaux postes pour 1963, dont six (deux traducteurs et quatre secrétaires) se rattachent directement à l'introduction du russe comme langue de travail. Le septième poste est un poste de commis à la comptabilité au service du budget et des finances, où le volume

de travail s'est accru considérablement depuis plusieurs années sans augmentation correspondante de personnel. En revanche, il y a une diminution dans les dépenses de services communs, due principalement

des crédits prévus au budget ordinaire sera utilisé dans deux pays. Si le budget total de 1963 pour la Région européenne dépasse légèrement celui de 1962,

la différence sert uniquement à couvrir les dépenses estimatives pour l'emploi du russe comme langue de

travail dans la Région, approuvé par l'Assemblée mondiale de la Santé. D'autre part, l'extension des activités dans d'autres

à une réduction des prévisions pour l'acquisition de biens de capital. Sous la rubrique « Fonctionnaires sanitaires régionaux » (Actes officiels No 113, page 244), deux nouveaux postes sont proposés. L'un existait d'ailleurs depuis quelques années, mais était imputé sur des

projets de lutte antituberculeuse et de statistiques sanitaires. Il a semblé opportun de transférer ce poste à la rubrique « Fonctionnaires sanitaires régionaux »,

Régions entraîne l'augmentation des dépenses des services d'exécution du Bureau régional de l'Europe en 1962 - en particulier en matière d'enseignement et de formation professionnelle, et surtout pour le service des bourses d'études - et ces dépenses continueront d'augmenter en 1963. C'est ainsi que l'accrois-

étant donné que ce statisticien et le fonctionnaire régional pour l'épidémiologie et les statistiques sanitaires doivent travailler de concert pour desservir la Région dans son ensemble. Le second poste - celui de fonctionnaire sanitaire pour les maladies endémoépidémiques - avait existé jusqu'en 1960, puis avait été supprimé temporairement pour des raisons budgétaires. On se propose maintenant de le rétablir; son titulaire s'occuperait, en particulier, des maladies à virus.

sement du nombre des bourses accordées dans certaines Régions pour des études médicales de base, en vue d'aider les pays en voie de développement à se constituer des cadres médicaux et sanitaires, a eu des répercussions sur le Bureau régional de l'Europe, qui aide d'autres Régions en plaçant leurs boursiers dans divers pays européens, en préparant des programmes d'études à leur intention, en organisant des établissements d'accueil et en administrant les bourses pendant la durée des études des intéressés en Europe. A titre d'exemple, le programme régional pour

Les crédits alloués pour 1962 au titre des pro-

grammes par pays s'élèvent, après revision, à $413 995 au total, y compris les autres dépenses réglementaires relatives au personnel affecté aux projets. Les prévisions correspondantes pour 1963 se montent à $396 790, ce qui représente une réduction de $17 205.

l'Afrique prévoit, pour les bourses d'études, une augmentation de quelque $100 000 en 1962 par rapport à 1961, et prévoit que 80 % environ des boursiers africains devront être placés en Europe,

Pour les programmes inter -pays, les dépenses estimatives s'élévent à $323 100 en 1962 et à $328 570 en 1963. Pris ensemble, les programmes intéressant des

vu l'insuffisance actuelle des moyens de formation disponibles en Afrique. Or souvent ces étudiants ne savent pas grand -chose des conditions de vie en Europe, et il faut donc les guider, les conseiller et les surveiller bien plus que dans le cas de boursiers plus avancés. Certes, les pays d'accueil ont fourni à cet égard une assistance des plus précieuses; il n'en reste pas moins que le personnel du service de l'enseignement et de la formation professionnelle du Bureau régional doit se déplacer plus souvent, doit répondre à un courrier accru et doit faire face aux problèmes qui surgissent malgré tout à propos de ces étudiants. En outre, le Bureau régional de l'Europe est responsable de la plupart des cours interrégionaux de forma-

pays déterminés et les programmes inter -pays sont en diminution nette de $11 735. En ce qui concerne les fonds du programme élargi d'assistance technique, on peut considérer que les crédits prévus pour 1962 sont définitifs, car ils repré-

sentent le solde de l'allocation approuvée pour la période biennale 1961 -1962.

Au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme (Actes officiels No 113, pages 4.00 - 402),

il n'est prévu qu'une petite somme d'environ $3400 pour le continent européen, étant donné qu'en 1963 les pays intéressés exécuteront, à leurs propres frais, les opérations de surveillance. Pour ce qui est des activités sur le terrain dans leur ensemble, et quelle que soit leur source de financement, les gouvernements ont de plus en plus tendance

tion organisés dans des pays européens et financés

284

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

depuis deux ans à se tourner vers le Bureau régional pour demander la collaboration des fonctionnaires sanitaires régionaux. Les fonctionnaires de l'OMS assurent donc ainsi des services de consultants pour de nombreux projets, dont plusieurs bénéficient également de l'assistance du FISE. En conséquence, les prévisions budgétaires relatives à ces projets

le Professeur Cramarossa recommande un renforcement de ce personnel. Le Dr ALAN (Turquie) félicite le Directeur régional de son exposé des programmes pour 1963 et se réjouit de la place accordée à l'enseignement et à la formation

professionnelle, surtout dans le domaine de la santé publique. Il est reconnaissant de l'aide qui a été

peuvent être limitées à deux postes : bourses d'études et fournitures en quantités limitées. Les « projets additionnels » (Actes officiels No 113, pages 493 -495) sont des projets inter -pays que l'absence

fournie à la Turquie. Le Dr DA SILVA TRAVASSOS (Portugal) félicite le

de fonds a empêché d'inclure dans le programme ordinaire. Ils ont été étudiés par le Comité régional, qui a formulé des recommandations quant à l'ordre de priorité qu'il faudrait affecter à certains d'entre eux au cas où les disponibilités permettraient leur inclusion dans le programme. Le Professeur PESONEN (Finlande) rend hommage

Directeur régional de son excellent rapport et

le

remercie, en particulier, de l'aide fournie au Portugal. Le Dr VAN DE CALSEYDE, Directeur régional pour

l'Europe, remercie la Commission des compliments

qu'elle a bien voulu décerner au Bureau régional. Il précise qu'un deuxième ingénieur sanitaire a été engagé au Bureau régional au titre du programme d'approvisionnement public en eau; l'intéressé entrera

au Directeur régional pour avoir accordé leur juste importance aux programmes inter -pays, qui constituent l'un des traits les plus caractéristiques de

en fonctions le ler juin. Région de la Méditerranée orientale

l'action de l'OMS en Europe. Ils portent sur des

questions d'un intérêt très actuel : hépatite infectieuse, maladies cardio -vasculaires, statistiques démogra-

Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour la

phiques et sanitaires, problèmes de santé publique posés par le rhumatisme, protection contre les radiations ionisantes et pollution de l'eau. Un autre domaine

Méditerranée orientale de présenter les prévisions pour sa Région. Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, indique que le coût du programme proposé pour la Région en 1963 accuse une augmentation d'environ 12 % par rapport à celui de 1962. Cette augmentation intéresse exclusivement les programmes dans les pays, et le budget du Bureau régional marque même une légère diminution. Le programme, qui est exposé aux pages 280 à 319 des Actes officiel. No 113, est considérable : il y a déjà cent deux

dans lequel des améliorations sensibles pourraient être apportées en Europe est l'enseignement de notions de santé publique aux étudiants en médecine, et le Professeur Pesonen se félicite de constater que l'on y accorde également l'attention voulue.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie sans réserve le programme présenté par le Directeur régional. Il estime que l'OMS devrait en fait viser trois objectifs : premièrement, échange de renseignements et confrontations d'expérience; deuxièmement, coordination des recherches scientifiques;

projets en cours d'exécution, quinze commenceront

avant la fin de l'année 1962 et vingt en 1963. Un certain nombre, qu'il est encore impossible de prévoir, s'achèveront d'ici 1963. D'autre part, vingt -cinq nouveaux projets sont à l'étude; leur exécution dépendra des disponibilités financières. L'effectif du Bureau régional reste sans changement en 1963 et il

troisièmement, aide aux

pays qui en ont besoin, quelle que soit leur situation géographique. Le Professeur CRAMAROSSA (Italie) remercie le Direc-

teur régional de l'ceuvre accomplie par l'OMS en Europe et de la place importante qui a été accordée dans le programme régional aux échanges d'informa-

tions qui, au stade actuel, sont indispensables à la bonne marche des activités sanitaires nationales. La délégation italienne se félicite de la création de deux nouveaux postes de fonctionnaires sanitaires régionaux pour les maladies endémo- épidémiques et pour les statis-

en va de même du nombre de postes de conseillers régionaux et de représentants de zone. Comme en 1962, le programme proposé pour 1963 met principalement l'accent sur l'enseignement et la formation professionnelle, domaine dans lequel l'aide de l'OMS est de plus en plus sollicitée; 30 des prévisions régionales pour 1963 intéressent exclusivement des

tiques sanitaires. Elle regrette, en revanche, la place insuffisante réservée à l'hygiène du milieu, qui revêt pourtant une importance de plus en plus grande dans la

formation professionnelle. La plupart des autres projets soutenus par l'OMS font en outre une place importante à la formation professionnelle. Sur les 130 postes opérationnels proposés pour 1963, 58 sont

projets d'enseignement ou de

Région européenne. Deux fonctionnaires sanitaires régionaux s'occupent de soins infirmiers et trois d'hygiène sociale et de médecine du travail, alors qu'il n'y en a qu'un pour l'hygiène du milieu - qui englobe les approvisionnements en eau, les réseaux d'égouts, le chauffage, la ventilation, l'hygiène rurale et l'hygiène urbaine. Dans la mesure où les fonds le permettraient,

destinés à du personnel enseignant qui sera affecté à des programmes de formation de divers niveaux. Du personnel auxiliaire est nécessaire dans tous les secteurs, et la formation de personnel de ce genre reste importante. Par ailleurs, l'enseignement de la médecine est l'objet d'une attention grandissante et des professeurs sont affectés par l'OMS à un certain nombre de facultés de médecine. L'enseignement p ost- universi

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : SEIZIÈME SEANCE

285

taire est également en progrès et l'OMS détache des professeurs auprès d'instituts supérieurs de spécialisation dans diverses branches de la santé publique. Le programme de bourses d'études, déjà important, grandit d'une année à l'autre : en 1961, 310 bourses ont été accordées contre 221 en 1960. Bien qu'on ait consacré à ce chapitre 25 % des dépenses de l'OMS

Le Dr EL -BoRAI (Koweït) se félicite de ce que le Bureau régional s'emploie particulièrement à aider les gouvernements à renforcer l'enseignement et la formation professionnelle, la lutte contre les maladies transmissibles et les services de santé. Dans l'immense entreprise que représente l'éradication du paludisme dans l'ensemble de la Région, l'OMS a aidé à établir des plans d'opérations et à coordonner les programmes entre pays et régions voisins. Le Dr El -Borai craint une invasion possible d'anophèles de pays voisins, qui risquerait d'introduire le paludisme à Koweït, exempt

dans la Région en 1961, il n'a pas été possible de satisfaire toutes les demandes. Sur les 310 boursiers, cinquante -cinq faisaient des études universitaires (études de médecine pour quarante -quatre d'entre eux),

trois des études de génie sanitaire, deux des études de pharmacie et six des études d'infirmières. Des bourses pour des études universitaires de médecine ont été attribuées à des ressortissants de pays dépourvus de facultés de médecine, qui sont pour la plupart des pays ayant récemment accédé à l'indépendance.

jusqu'ici. D'autre part, la tuberculose demeure un grave sujet de préoccupation et, dans ce domaine, l'aide et les conseils du Bureau régional sont nécessaires. Le Gouvernement du Koweït souhaiterait que le projet entrepris il y a quelque temps soit prolongé de quelques mois au -delà de mars 1963 en raison de

Vingt bourses ont été accordées à la Somalie, dont treize pour des études de médecine. Le programme d'études universitaires entrepris dans la Région est important et un nombre croissant de médecins ayant fait leurs études grâce à des bourses de l'OMS rentrent chaque année dans leur pays.

facteurs extérieurs imprévus qui ont entraîné des retards. Le Professeur BABUDIERI (Italie) constate qu'il n'y

a pas de programmes inter -pays contre la fièvre récurrente à tiques dans la Région de la Méditerranée orientale. Le vecteur responsable en Syrie, au Liban,

Un autre point important est la lutte contre les maladies transmissibles ou leur éradication et le programme de 1963 montre qu'environ 50 % des prévisions budgétaires sont consacrées à cette activité.

en Jordanie, en Israël et en Iran appartient à une espèce différente de celle qui se rencontre en Afrique. Son écologie a été étudiée et l'on sait maintenant que son aire de dispersion est limitée. Dans ces régions, les équipes antipaludiques pourraient également

Outre le programme relatif au paludisme, l'OMS soutient la lutte contre la tuberculose, la bilharziose,

le trachome, la lèpre et l'onchocercose. L'aide de l'OMS en matière d'éradication de la variole s'accroît substantiellement, les dépenses proposées pour 1963 dépassant celles des années précédentes. Les projets nationaux en cours d'exécution contre les maladies transmissibles sont employés, dans la mesure où ils s'y prêtent, comme programmes régionaux et inter -

essayer, en employant des insecticides appropriés, d'éradiquer l'espèce responsable de la transmission de la fièvre récurrente à tiques. L'Organisation

pourrait encourager l'étude des méthodes de lutte contre cette maladie et essayer ces méthodes sur le terrain.

pays de formation professionnelle; c'est le cas par exemple du projet antituberculeux de Tunisie et du projet de la République Arabe Unie contre la bilharziose.

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) est heureux de constater l'accroissement des crédits consacrés aux activités dans les pays, alors que les dépenses administratives restent inchangées.

Les programmes inter -pays mettent également l'accent sur l'enseignement. Dans l'important domaine

Il suggère que la mise en train du projet de lutte contre la bilharziose dans son pays soit reportée de 1961 à 1962 par suite de difficultés imprévues. Le délégué de l'Italie lui semble bien optimiste en parlant de l'éradication d'une espèce vectrice, mais le Dr El Bitash espère que l'entreprise se révèlera réalisable.

de la santé mentale, des projets sont prévus pour la formation d'omnipraticiens aussi bien que d'infirmières psychiatriques dont le besoin se fait grandement sentir dans la Région. Les programmes inter pays prévoient aussi la formation de techniciens de laboratoire et de radiologie, des cours sur la protection contre les rayonnements ionisants, la formation

de virologues, ainsi qu'un séminaire sur la santé publique vétérinaire et les zoonoses. Le programme de 1963 fait une large place à des problèmes tels que la santé mentale, le logement et les approvisionnements publics en eau. En outre, un

Le Dr WAKIL (Liban) déclare que son gouverne mement apprécie pleinement l'excellent travail que le Directeur régional et son personnel accomplissent dans la Région. Le Dr AFRIDI (Pakistan) déclare que le programme

nouveau projet prévoit, au titre des programmes inter -pays, l'engagement d'un conseiller qui aidera le Bureau régional et les gouvernements à organiser des dépôts de fournitures médicales et pharmaceutiques et à former le personnel nécessaire.

d'aide à son pays correspond exactement aux désirs de son gouvernement. Assurément, il apprécierait une aide encore accrue, mais il est disposé à attendre pour permettre la satisfaction des besoins plus urgents d'autres Membres.

Le Dr WORKNEH (Ethiopie) rend hommage à Le Dr NABULSI (Jordanie) remercie le Directeur régional de son instructif exposé. l'excellente collaboration qui existe entre le Directeur régional et son pays.

286

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr SHAHEEN (Irak) indique que grâce à l'aide de

l'OMS tous les projets de son pays se sont déroulés d'une manière satisfaisante. En ce qui concerne la lutte contre la bilharziose, il espère qu'un épidémiologiste et un paludologue viendront sous peu renforcer le projet. L'Irak s'intéresse tout particulièrement aux projets d'enseignement, de formation professionnelle et de bourses d'études. En ce qui concerne les dépôts de fournitures médicales et pharmaceutiques et l'analyse des médicaments, son pays a déjà été visité dans cette perspective, et le Dr Shaheen espère qu'on lui fournira bientôt de nouveaux conseils à ce sujet.

régional. La Tunisie a toujours reçu quand il le fallait l'aide qu'elle sollicitait.

Le Dr AL- HAGERY (Arabie Saoudite) félicite le Directeur régional de l'efficacité avec laquelle il s'est employé à favoriser l'amélioration des services sani-

taires. Son nom restera lié à l'exécution de grands projets en Arabie Saoudite et dans d'autres pays de la Région. Ces projets sont la meilleure expression de la gratitude des pays intéressés envers l'OMS.

Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, remercie les délégués de leurs paroles

Le Dr MORSHED (Iran) remercie le Directeur régional de l'intérêt qu'il témoigne aux problèmes de santé de l'Iran et profite de l'occasion pour appeler l'attention sur le plan quinquennal iranien de santé publique, qui débutera en septembre 1962; ce plan comprend notamment l'intégration et la décentralisation des services de santé publique et des services de soins médicaux. Le Dr FARAH (Tunisie) rend hommage à l'excellente

élogieuses. Il a pris soigneusement note des points évoqués pour en discuter avec ses collaborateurs, auxquels il transmettra les félicitations qui viennent d'être formulées. Le Dr HOURIHANE (Irlande) propose l'ajournement

de la séance. Décision: La motion est votée par 30 voix contre 21, avec une abstention.

collaboration qui existe entre son pays et le Directeur

La séance est levée à 23 heures.

DIX - SEPTIÈME SEANCE

Mercredi 23 mai 1962, 10 heures Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963 (suite)

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

tation de $78 520 par rapport à l'exercice précédent; 98 % de cette somme, soit $77 056, sont prévus pour des activités sur le terrain et le reste, soit $1464, pour le Bureau régional.

Ordre du jour, 2.2.3 Région du Pacifique occidental

Les propositions figurant au projet de budget ordinaire ont été mises au point avec l'accord des gouvernements, compte tenu des besoins immédiats ou à longue échéance de la Région. Quatre- vingt -dix projets ordinaires ont été prévus pour 1963, contre soixante -quinze pour 1962; ils se répartissent en dix -huit grandes catégories. On a continué à mettre l'accent sur les problèmes sanitaires fondamentaux de la Région, tels que le renforcement des administrations sanitaires, la lutte contre les maladies transmissibles et la formation du personnel de santé. En ce qui concerne les activités ordinaires sur le terrain, 31,9 % des crédits seraient affectés à l'administration de la santé publique et 23,8 % à la lutte contre les

Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour le Pacifique occidental de présenter les prévisions pour sa Région. Le Dr FANG, Directeur régional pour le Pacifique occidental, indique qu'il fondera ses observations sur les prévisions établies pour la Région dans le No 113 des Actes officiels, pages 320 -360, bien qu'elles ne tiennent pas compte des revisions apportées au barème des traitements et des indemnités du personnel. Le programme de la Région est toujours celui qu'ont

maladies transmissibles. Au titre du maintien de l'assistance aux institutions sanitaires et aux établissements de formation, on prévoit d'accorder soixante seize bourses, représentant un coût estimatif de $62 350.

examiné le Comité régional et le Conseil exécutif. Comme il ressort du résumé présenté à la page 335, le projet de budget ordinaire présente une augmen-

Trente -trois de ces bourses seraient octroyées pour

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -SEPTIÈME SÉANCE

287

des études dans la Région même. On a continué à attacher une grande importance aux projets intéressant

nal de son excellent exposé introductif du programme

toute la Région; ceux -ci comprennent un séminaire sur le rôle de l'immunisation dans la lutte contre les maladies transmissibles, un cours de formation sur l'épidémiologie et la bactériologie des infections intestinales, un séminaire sur le rôle de l'hôpital dans les programmes de santé publique, auxquels il faut ajouter l'assistance aux centres antipoliomyélitiques et la prestation de services consultatifs régionaux. Des crédits continuent à être prévus pour l'équipe consultative régionale de lutte antituberculeuse et une équipe inter -pays de lutte contre les tréponématoses. Soixante -dix -sept projets additionnels ont en outre été demandés par les gouvernements mais n'ont pu être inclus dans les prévisions budgétaires ordinaires de la Région; on en trouvera le détail à l'annexe 6 (pages vertes) des Actes officiels No 113. Il s'agit là de demandes présentées par seize pays et territoires, ainsi que de propositions inter -pays, d'un coût total estimé à $920 371. Le Dr Fang estime que le projet de programme et de budget pour 1963 témoigne du développement harmonieux des activités entreprises dans le Pacifique occidental; les propositions sont équilibrées et permettront d'utiliser avec le maximum d'efficacité les ressources disponibles. Elles ont été établies en fonc-

de la Région. Grâce à l'assistance accrue de l'OMS et d'autres institutions internationales, des progrès

considérables ont été réalisés en Corée en ce qui concerne les soins médicaux, la lutte contre les mala-

dies, l'assainissement et la formation du personnel sanitaire. Malheureusement, la Corée continue à se heurter à bien des problèmes difficiles, et notamment à ceux que pose la clonorchiose, auxquels il espère que l'Organisation accordera davantage d'attention.

Le délégué de la République de Corée remercie le Directeur régional et son personnel des activités qu'ils

ont menées à bien dans le passé et il espère que les efforts de l'Organisation continueront à être couronnés de succès.

Le Dr YEN (Chine) se joint aux orateurs qui ont remercié le Directeur régional et son personnel d'avoir

présenté un programme remarquable. La délégation chinoise tient à dire qu'elle appuie le projet relatif au dépistage des cas et au traitement chimiothérapique à domicile, car ce sont là des moyens supplémentaires

de maîtriser deux graves maladies chroniques qui sévissent dans la Région : la tuberculose et la lèpre. Cependant, la longue durée du traitement de ces deux

tion des besoins de l'ensemble de la Région, des demandes des divers gouvernements et de l'ordre général de priorités fixé par le Comité régional. Le Dr VILLEGAS (Philippines) remercie l'OMS, au

nom de son gouvernement, pour l'assistance qu'elle continue à fournir pour la réalisation des programmes sanitaires de son pays. La Région a la chance d'avoir un Directeur régional dynamique, connaissant bien les besoins des pays et toujours disposé à leur venir en aide. A sa dernière session, le Comité régional a procédé à un examen approfondi des prévisions budgétaires et le Dr Villegas se dispensera donc d'y revenir. Son gouvernement accepte le projet de programme et de budget présenté pour la Région du Pacifique occidental

maladies soulève certaines difficultés et le Dr Yen aimerait que l'Organisation étudie les possibilités d'employer un médicament qui réduirait la durée du traitement et permettrait d'obtenir plus facilement la coopération du malade. Le délégué de la Chine relève que le programme ne prévoit pas d'études relatives au choléra classique et au choléra El Tor et il demande qu'au cas où des économies seraient réalisées au cours de l'année sur

un projet ou un autre, on envisage la possibilité d'affecter les montants en question à de telles études. Le Dr FANG, Directeur régional pour le Pacifique

occidental, répond au délégué de la Chine que le Bureau régional se propose d'étudier plus à fond le problème du traitement chimiothérapique à domicile de la tuberculose et de la lèpre. Pour ce qui est du choléra El Tor, le problème est

en général et pour les Philippines en particulier. Le Dr KAWAKAMI (Japon) se félicite de l'admission

déjà à l'étude dans plusieurs pays et une action du Bureau régional dans ce domaine ferait double emploi

du Samoa -Occidental en qualité de Membre de l'Organisation et souhaite à ce nouvel Etat indépen-

dant plein succès dans la poursuite, par ses programmes sanitaires, de l'excellent travail accompli par le Gouvernement néo- zélandais. Les pays de la

avec les efforts entrepris ailleurs. S'il y avait des problèmes que d'autres institutions ne pouvaient pas résoudre, on peut être assuré que le Directeur général leur accorderait toute l'attention voulue.

Région collaborent dans un esprit très favorable d'harmonie et de coopération, et il faut remercier le Directeur régional et son personnel de leur diligence. M. MARTINEZ (Fédération de Malaisie) dit combien

Activités interrégionales et autres Le Dr FLACHE (Office de Secours et de Travaux des

son gouvernement apprécie l'oeuvre accomplie par le Directeur régional et par l'Organisation toute entière,

ainsi que l'aide fournie à son pays au titre du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies et par le FISE. Le Dr HAN (République de Corée) s'associe aux orateurs précédents pour féliciter le Directeur régio-

Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient) rappelle que l'Office (UNRWA), qui s'occupe de plus d'un million de réfugiés arabes de Palestine vivant aujourd'hui dans le Royaume haché-

mite de Jordanie, la bande de Gaza, le Liban, la République Arabe Unie et la République Arabe Syrienne, est entré en mai 1962 dans

sa treizième année

288

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

d'existence. L'Office procure aux réfugiés logement, nourriture, instruction et soins médicaux. Les services sanitaires sont placés sous la direction technique de l'OMS, qui a détaché plusieurs fonctionnaires auprès de l'Office et qui donne les directives techniques nécessaires. Au début, le programme sani-

tionnels demandés par les gouvernements et non inclus

dans le projet de programme et de budget) figurent uniquement à titre d'information et n'appellent aucun commentaire.

taire de l'UNRWA visait simplement à prévenir l'apparition d'épidémies et à assurer les soins médicaux d'urgence, mais, avec le temps, ces activités ont

Résolution portant ouverture de crédits Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

pris de l'extension et se sont transformées en un programme équilibré de médecine curative et préventive, qui coûte $6 000 000 par an et emploie plus de trois mille personnes.

la Commission, indique que, dans son troisième rapport à la Commission du Programme et du Budget (voir page 403), la Commission des Questions administratives, financières et juridiques lui a transmis le

L'action sanitaire de l'Office n'est pas isolée; elle est coordonnée avec celle des services de santé des gouvernements intéressés. Le Dr Flache remercie les Gouvernements de la Jordanie, de la République Arabe Unie, du Liban et de la République Arabe Syrienne, ainsi que les organismes bénévoles, de l'aide précieuse qu'ils

texte de la résolution portant ouverture de crédits, après y avoir inscrit les montants pertinents pour les parties I, III et IV (voir page 371). Il appartient main-

tenant à la présente Commission de compléter la partie II - Programme d'exécution - par les chiffres suivants : 4. 5. 6. 7.

continuent d'accorder

à

l'UNRWA et sans laquelle il eût été impossible d'obtenir les résultats atteints jusqu'ici. Le mandat actuel de l'Office prendra fin en juin 1963

et l'Assemblée générale des Nations Unies devra décider de le prolonger ou d'y mettre un terme. En l'absence d'une solution politique, il faut s'attendre à ce que ce mandat soit prolongé d'une façon ou d'une autre et que l'Office poursuive ses activités sanitaires. Lorsque l'Assemblée générale des Nations Unies se 2.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel

US $ 14 683 328 2 463 225 220 400

4 768 630

Décision: Le projet de résolution, ainsi complété, est approuvé.' Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde

sera prononcée, en 1963, on devra réexaminer le problème des relations, qui se sont déjà révélées si fécondes par le passé, entre l'Office et l'OMS. Le Dr NABULSI (Jordanie) félicite le représentant

Ordre du jour, 2.11 Le PRÉSIDENT prie le Dr Grundy, Sous -Directeur

général, de présenter la question. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, rappelle que le premier rapport sur la situation sanitaire dans le monde 2 publié en mai 1959, a porté sur la période allant de 1954 à 1956. Le deuxième rapport,$ dont

de l'UNRWA pour son exposé et lui transmet les remerciements de son gouvernement pour l'assistance qui a été apportée aux réfugiés de Palestine vivant en Jordanie. Le Dr WAKIL (Liban) exprime de même sa gratitude

la Commission est maintenant saisie, a trait à la période 1957 -1960; il a été établi à la demande de la Onzième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA11.38) et se compose de deux parties : la première, qui comprend six chapitres, présente un panorama général de la situation sanitaire, et la deuxième

au représentant de l'Office pour l'oeuvre accomplie en faveur des réfugiés de Palestine. L'action de l'UNRWA est d'une grande utilité pour les services

de santé des pays intéressés et il faut espérer que l'Office poursuivra ses efforts tant que le problème des réfugiés de Palestine n'aura pas été résolu.

passe en revue cent vingt -cinq pays. En outre, un addendum rend compte de la situation de vingt -deux pays pour lesquels les données n'ont été reçues qu'à un stade ultérieur. Enfin, trois pays ont envoyé leurs renseignements trop tard pour qu'on puisse les inclure dans l'addendum, mais ils figureront dans l'édition définitive. Les chapitres de la première partie ne comportent pas de titre, mais traitent successivement, après des considérations générales liminaires, des statistiques,

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie), relevant dans l'intervention du Dr Flache que l'Assemblée générale des Nations Unies pourrait décider de mettre un terme au mandat de l'Office, aimerait s'assurer que l'action entreprise sera poursuivie, sinon par

l'UNRWA, du moins par l'OMS. Le PRÉSIDENT fait observer que l'examen du projet

des principaux problèmes sanitaires des pays, des modifications importantes qui sont intervenues, ainsi résumé. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.42. 2 Actes off. Org. mord. Santé, 94. 3 Ce rapport sera publié dans No 122 des Actes officiels.

de programme et de budget est maintenant achevé. La Commission a déjà examiné l'annexe 3 des Actes officiels No 113 (Opérations antipaludiques qu'il est prévu de financer à l'aide du compte spécial pour

que de la recherche, et se terminent par un bref

l'éradication du paludisme et d'autres fonds), de

même que l'annexe 4 (Fonds bénévole pour la promo-

tion de la santé). L'annexe 5 (Programme élargi d'assistance technique) et l'annexe 6 (Projets addi-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX- SEPTIÈME SÉANCE

289

Le deuxième rapport a été établi à partir de renseignements fournis par les Etats Membres en réponse à un questionnaire qui leur a été adressé en mai 1960, et le Directeur général tient à remercier sincèrement les gouvernements de l'esprit de coopération qu'ils ont manifesté en remplissant ce questionnaire et en le retournant au Secrétariat. Une bonne partie des renseignements qui étaient demandés font l'objet de relevés systématiques, mais le questionnaire portait parfois sur des domaines oü des statistiques ne sont pas toujours disponibles d'emblée, ce qui a certainement imposé dans certains cas un surcroît de travail important aux administrations. Le rapport suit, d'une manière générale, le plan du rapport précédent, encore que la première partie s'en écarte à certains égards. On a dit du premier rapport qu'il constituait un manuel des principes de l'action

Lorsque le premier rapport sur la situation sanitaire dans le monde a été soumis à la Commission du Programme et du Budget de la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, il a suscité un vif intérêt, comme le prouve le fait que trente -neuf délégués ont alors

pris part à la discussion. Beaucoup d'entre eux ont signalé des erreurs ou des omissions, et il ne fait pas de doute qu'il en sera de même pour le deuxième rapport. Les délégués comprendront cependant qu'un document de cette ampleur, oh les données se comptent par dizaines de milliers, ne peut être exempt d'inexactitudes. Le Dr Grundy a rappelé à la Commission la procédure à suivre pour les rectifier. Le débat consacré au premier rapport avait donné lieu à certaines critiques véritablement constructives; c'est ainsi qu'on avait proposé d'uniformiser davan-

et de la coopération sanitaires internationales. La première partie du deuxième rapport est plus brève et

tage le mode de présentation des données. Il a été tenu compte de cette suggestion dans le présent rapport, en ce qui concerne du moins les exposés relatifs aux pays. Certains doutes avaient également été exprimés quant à la conformité du questionnaire adopté avec les buts recherchés et, pour le deuxième rapport, on a donc mis au point et soumis aux gouvernements, après mûre réflexion, un questionnaire plus précis. Comme l'a fait observer le Dr Grundy, certains

l'analyse qu'elle contient ne porte que sur certains aspects de la situation sanitaire des différents pays. Le Dr Grundy rappelle aux membres de la Commis-

sion que la place consacrée à chaque pays dans

l'examen de la situation sanitaire n'est pas forcément proportionnelle à la gravité et au caractère des pro-

blèmes sanitaires du pays considéré, mais qu'elle dépend très largement de la nature, de l'importance et des caractéristiques de la documentation fournie par ce pays. Après que le premier rapport sur la situation sani-

gouvernements ont dû éprouver quelque peine à rassembler les données requises. Sir John Charles souligne que ce sont les réponses au questionnaire qui constituent les matériaux de base du rapport. Le Dr Metcalfe, qui dirigeait la délégation de l'Australie à la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, avait soulevé la question de l'objectif du rapport, et souligné qu'il ne fallait pas perdre de vue les besoins du lecteur, désireux avant tout de savoir comment se présente le tableau général des maladies dans les autres pays et ce que les autorités de la santé publique font pour y remédier. Le Dr Metcalfe avait ajouté que le document en question donnait un bon aperçu général, sous forme d'esquisse, de la situation sanitaire

taire dans le monde eut été soumis à la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, on y a découvert un

certain nombre d'inexactitudes et d'omissions - ce qui n'avait rien de surprenant pour une compilation de ce genre - et il se peut très bien que des inexactitudes statistiques ou numériques soient aussi signalées

dans le présent rapport. Le Sous -Directeur général insiste sur ce point, car il faudrait veiller à ce que les exposés consacrés à chaque pays soient tout à fait exacts lors de leur publication finale, et il demande aux délégués de ne pas perdre cette question de vue au cours du débat. Le Directeur général espère que les gouvernements des Etats Membres soumettront toutes les

modifications

qu'ils désireraient voir

apporter au rapport avant sa publication définitive, et il propose de fixer au 31 août 1962 la date limite pour la réception des rectifications. Si les pays pouvaient fournir les renseignements en question avant la fin du mois de juillet, le travail des services d'édition

dans le monde entier et que, de toute évidence, il ne pouvait en présenter un tableau complet, ce que seule une encyclopédie pourrait faire, mais tel n'était pas le but assigné à ce premier rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le rapport devait, de l'avis du Dr Metcalfe, viser à fournir un exposé à jour de la situation sanitaire dans le monde, qui puisse servir aux hommes politiques et aux fonctionnaires d'Etat

en serait nettement facilité. Le Sous -Directeur général laissera à Sir John Charles, qui a aidé le Directeur général et le Secrétariat à élaborer le rapport, le soin d'en parler plus longuement.

et qui contienne une documentation substantielle pour l'enseignement. Sir John Charles pense que le moment est peut -être venu d'envisager, si l'on veut atteindre l'objectif ainsi énoncé par le Dr Metcalfe, d'apporter certaines modifications à la périodicité et au contenu des rapports futurs. En ce qui concerne tout d'abord la périodicité, le deuxième rapport couvre une période de quatre ans, comme le fait le rapport sur les conditions sanitaires dans les Amériques, publié par le Bureau sanitaire pan-

Sir John CHARLES ne croit pas qu'il y ait grand -

chose à ajouter aux observations formulées par le Dr Grundy au sujet du contenu du rapport et de la façon dont il a été établi. Il s'efforcera surtout de répondre aux questions et de présenter quelques suggestions personnelles.

américain, qui paraît également tous les quatre ans; une période de cette durée présente certains inconvé-

nients, moins marqués cependant dans le cas du

rapport publié par le BSP, dont le but n'est pas

exactement le même que celui du rapport mondial. En raison du laps de temps nécessaire pour rédiger

290

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

et publier le document une fois que les données ont été rassemblées, le rapport tend à être davantage un document historique qu'un exposé actuel lorsqu'il sort de presse. Quand l'édition imprimée du deuxième

rapport paraîtra, les faits les plus récents qu'elle contiendra remonteront à deux ans, et les plus anciens à six ans. Il est intéressant de relever que les réponses envoyées pour cette période de quatre ans ne tiennent

porter sur les cas où la coopération internationale a permis de résoudre des problèmes communs dans le domaine de la santé. Les tableaux statistiques à remplir pour le dernier

rapport étaient au nombre de quatorze, mais on pourrait n'en prévoir que huit, ou au plus neuf. Certains, comme ceux qui ont trait au nombre estimatif d'habitants, aux biostatistiques et aux causes de décès, pourraient porter sur chacune des deux années couvertes par le rapport, de façon à fournir sur ces sujets une série complète de données s'étendant sur une longue période. Par contre, les renseignements

pas ou guère compte de l'année 1957 et que bon nombre de gouvernements n'ont pas signalé la pandémie de grippe asiatique qui a sévi cette année -là.

Un rapport publié tous les quatre ans se ressent également de ce que les statistiques doivent être rassemblées après coup, et non au fur et à mesure. Ce n'est pas tout; les fonctionnaires chargés de

concernant, par exemple, les hôpitaux - nombre d'admissions, nombre de lits, effectif du personnel sanitaire,

remplir un questionnaire portant sur une longue période ne sont affectés à cette tâche que quelques mois ou une année à l'avance et, une fois le travail terminé, ils reprennent d'autres activités; si, au contraire, il fallait répondre au questionnaire tous les ans ou tous les deux ans, le personnel chargé de le

etc. - pourraient n'être communiqués

que pour l'une des deux années. A partir de données de ce genre, il serait facile d'élaborer un exposé sur la situation dans chaque pays selon la formule adoptée pour le présent rapport et Sir John Charles pense que

remplir serait très probablement affecté en permanence à cette tâche. En conséquence il y aurait peut -être intérêt, si l'on

l'on pourrait rendre ces exposés plus vivants en reprenant çà et là les termes mêmes utilisés par le gouvernement.

veut disposer d'un exposé à jour, ou pratiquement à jour, de la situation sanitaire dans le monde, à

publier le rapport à des dates plus rapprochées. Certes, il serait difficile de le faire paraître tous les ans,

Ces suggestions en faveur d'une publication biennale s'inspirent de trois considérations : une telle publication serait plus utilisable, car elle donnerait un tableau à jour, ou presque à jour, de la situation; elle faciliterait aux gouvernements la communication des données demandées; enfin, elle faciliterait la tâche de l'Organisation, tant pour la collecte des renseigne-

mais une publication biennale devrait être possible, surtout si l'on convenait d'adopter pour chaque rapport un certain nombre de rubriques générales

qui resteraient inchangées, et d'y faire paraître en outre une étude qui traiterait plus en détail d'un thème particulier. Les questionnaires envoyés jusqu'ici se composaient de deux parties, la première deman-

ments que pour leur présentation dans un rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que le document examiné,

dant des renseignements d'ordre général, groupés sous un certain nombre de rubriques, et la deuxième

comme son prédécesseur, constitue un magnifique résumé et qu'il se révélera d'une grande utilité. La délégation du Royaume -Uni tient à féliciter les auteurs

se composant d'une série de tableaux où il fallait porter des statistiques démographiques et sanitaires. Cette formule pourrait être conservée pour un rapport biennal. Si l'on envisageait d'adopter cette périodicité, on pourrait élaborer un questionnaire pour 1961 et 1962, qui vaudrait également pour 1963 et 1964; pour chacune de ces périodes, on pourrait en outre prévoir un sujet particulier, par exemple la recherche médicale. Dans la première partie, on demanderait aux gouver-

du rapport de la tâche immense qu'ils ont menée à bonne fin, et il lui est particulièrement agréable de constater que celui qui a été le chef de cette délégation pendant de longues années a assumé une partie impor-

tante des travaux. Le rapport contient des éléments extrêmement intéressants sur lesquels les gouvernements aimeraient posséder plus de détails encore que n'en fournit la deuxième partie. Comme on l'a indiqué, les délégations ont la possibilité d'apporter des rectifications écrites. Le Dr Godber propose à la Commission d'exprimer sa gratitude envers tous ceux qui ont participé à la préparation du rapport et il recommande

nements de présenter des observations générales sur des sujets comme les événements politiques, sociaux, culturels ou économiques récents qui ont eu des répercussions sur la santé dans le pays. Les renseignements pourraient aussi porter sur les plans à court ou à long

terme en voie d'exécution, sur l'état d'avancement des travaux, sur les problèmes actuels que pose la lutte contre les maladies ou sur les progrès accomplis dans l'organisation des soins médicaux; ou encore le gouvernement pourrait rendre compte des principaux problèmes sanitaires tels qu'il les considère lui -même.

Dans le deuxième rapport, cette première partie contient une documentation très abondante et intéressante. Enfin, cette partie du questionnaire pourrait

l'adoption et la publication de ce document. Le principal problème qui se pose est celui de la périodicité. Bien des gouvernements doivent élaborer leurs propres rapports, et même ceux -ci paraissent souvent un an ou plus après la fin de l'année dont ils traitent. Le délégué du Royaume -Uni se demande si le rapport de l'OMS pourra jamais être autre chose qu'un document historique; il ne lui semble guère possible de publier un document à jour. La délégation

britannique préférerait un intervalle plus long que

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -SEPTIÈME SÉANCE

291

deux ans et propose d'en rester à la formule actuelle :

un rapport tous les quatre ans. Le Dr TOTTIE (Suède) dit que sa délégation a étudié

deuxième rapport sous telle forme que l'Assemblée jugera souhaitable. Le PRÉSIDENT confirme qu'il faudra en effet adopter

le rapport avec le plus vif intérêt. Elle voudrait elle aussi présenter ses félicitations au Directeur général et à Sir John Charles au sujet de cet important document de référence. Comme le délégué du Royaume Uni, il estime qu'il faudrait continuer à publier un rapport tous les quatre ans, car ce document exige un travail considérable de la part des administrations sanitaires nationales. Le Professeur GONZÁLEZ TORRES (Paraguay) indique

une résolution dans ce sens. Le Dr ORELLANA (Venezuela) estime que le deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde peut être comparé au premier en ce sens que tous deux apportent une contribution remarquable à la connaissance des problèmes qui se posent dans les différents pays et des programmes élaborés pour les résoudre. La première partie du deuxième rapport est rédigée

seulement, pour éviter toute perte de temps, que sa délégation transmettra par écrit les quelques modifications et additions qu'elle voudrait faire insérer dans ce document remarquablement présenté.

dans un esprit stimulant, qui joint la connaissance scientifique au talent littéraire, et il tient à en rendre hommage à son auteur. De même, ce rapport présente un excellent résumé de la situation de 1957 à 1960. En ce qui concerne la deuxième partie, le délégué

Le Dr SYMAN (Israël) pense qu'après l'analyse magistrale faite par Sir John Charles, le débat ne peut plus guère porter que sur la question de la périodicité

du Venezuela est persuadé que les divers pays ont répondu au questionnaire au mieux de leur capacité, mais étant donné la vaste étendue des domaines sur lesquels portaient les demandes, il leur était difficile de fournir tous les renseignements souhaités. La délégation vénézuélienne a pris bonne note de la procédure à suivre pour soumettre les rectifications et elle se propose de le faire avant la date limite. Elle préconise de s'en tenir à une publication quadriennale, car, à son avis, les rapports sur la situation sanitaire

du rapport. Il importe, à cet égard, de faire une

distinction entre la première et la deuxième partie. Dans le premier rapport, la deuxième partie était une sorte de document de référence pour tous ceux qui voulaient se faire une idée de la situation, non seulement dans le monde entier, mais aussi dans tel ou tel pays. Le délégué d'Israël appuie à cet égard la proposition, faite par Sir John Charles, de publier le rapport tous les deux ans, étant donné l'utilité d'une telle compilation et la rapidité avec laquelle la situation évolue dans de nombreux pays en voie de développement. Il rappelle l'article 61 de la Constitution : « Chaque Etat Membre fait rapport annuellement à

dans le monde ont le même but que les documents analogues des Amériques, publiés par l'Organisation panaméricaine de la Santé.

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) a accueilli le rapport avec une vive satisfaction. Il signale cependant

quelques inexactitudes dans l'article consacré à son pays, à la deuxième partie. Il enverra ses observations

l'Organisation sur les mesures prises et les progrès réalisés pour améliorer la santé de sa population.» On pourrait peut -être mettre au point un question-

par écrit au Secrétariat afin que l'exposé relatif à la Tchécoslovaquie soit mis à jour. Le Dr HOURIHANE (Irlande) éprouve une profonde

naire plus simple que celui qu'on a utilisé pour le deuxième rapport, de manière à permettre la publication biennale de la deuxième partie au moins. Il faudrait qu'en lisant l'exposé concernant un pays quelconque, on puisse - sans même le connaître de façon approfondie - se faire une idée précise de la situation sanitaire et de l'organisation des services de santé dans ce pays. Il faudrait aussi que les renseignements de base sur les conditions économiques et sociales soient présentés de façon plus claire. La première partie a été traitée différemment dans les deux rapports : dans le premier, elle offrait une

admiration pour le talent de celui qui a réussi à faire vivre les statistiques sanitaires dans le texte remarquablement écrit qu'est la première partie du rapport. Cependant le délégué de l'Irlande a quelque peine

à croire que, comme il est dit dans la section du chapitre 2 consacrée aux tumeurs malignes de l'appa-

reil respiratoire, l'augmentation enregistrée dans le nombre des décès par cancer du poumon puisse être attribuée en partie à la plus grande exactitude des diagnostics. Les progrès du diagnostic ne sauraient expliquer que le taux de mortalité soit, comme l'indique

sorte de synthèse de la situation sanitaire dans le

monde et des problèmes que rencontrent les services de santé, alors que dans le deuxième elle indique les tendances qui se manifestent dans divers domaines. Ces deux types d'introduction ont leur utilité, et le délégué d'Israël aimerait que la Commission considère comme une proposition formelle la suggestion, faite

par Sir John Charles, de consacrer à l'avenir un chapitre à un sujet particulier. Le Dr Syman croit comprendre que les deux rapports ont été établis à la suite d'une résolution formelle

de l'Assemblée de la Santé, et il demande s'il faudra adopter une telle résolution pour la publication du

le rapport, cinq fois plus élevé pour les hommes que pour les femmes; il serait extraordinaire, par ailleurs, que ces progrès révèlent un accroissement des cancers du poumon et non des cancers autrement localisés dont certains paraissent, dans les statistiques, accuser un recul. En ce qui concerne la section consacrée à la variole (également au chapitre 2), le Dr Hourihane a constaté avec satisfaction qu'on avait choisi une période de dix ans pour illustrer les tendances de la fréquence de la maladie. Il est certain que si l'on compare le nombre de cas se produisant sur une année donnée avec celui des années voisines, on risque d'en tirer des conlusions

292

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

erronées : s'il y a par exemple eu un ou deux cas peut -être de variole en Angleterre et au Pays de Galles

le remarquable rapport dont la Commission est saisie, ainsi que la somme de travail qu'il représente incontestablement. Le délégué de la République Arabe Unie préfèrerait

en 1961, on en a enregistré plus de soixante pendant les quatre premiers mois de 1962. Quant à la deuxième partie du rapport, le Dr Hou rihane se rend bien compte qu'elle est basée sur des informations fournies par les Etats Membres et que ce sont les administrations nationales qui sont responsables des inexactitudes. Dans le cas de l'Irlande, il n'est certainement pas vrai que la syphilis soit l'une des maladies transmissibles les plus souvent notifiées en 1959: le nombre des cas enregistrés cette année là est assurément plus proche de 70 que de 400. Il est également inexact d'affirmer que les maladies mentales

que cette publication paraisse tous les quatre ans, comme c'est le cas actuellement, ou même tous les cinq ans puisque la plupart des pays ont adopté le système de la planification quinquennale. Le Dr KIVITS (Belgique) félicite également l'OMS, et tout particulièrement Sir John Charles, du document remarquable dont est saisie la Commission.

La première partie du rapport témoigne, tant par sa présentation que par sa substance, du haut esprit

posent un grave problème parce que les malades mentaux occupent plus de 40 % des lits d'hôpitaux; en Irlande, comme dans bien d'autres pays, une partie non négligeable des prétendues maladies mentales relèvent en fait de la gériatrie plutôt que d'affections psychiatriques à proprement parler. Le Dr Hourihane est heureux de constater que, dans l'ensemble, le rapport se borne à énoncer des principes fondamentaux et à présenter des faits incontestables.

humaniste de la personnalité qui a présidé à sa rédaction.

La préparation de la deuxième partie, qui représente un condensé des renseignements communiqués par les gouvernements, a été d'autant plus ardue que les administrations nationales ne répondent pas toujours de façon précise au questionnaire et qu'elles

ont parfois tendance à s'étendre sur les problèmes auxquels elles attachent une importance particulière

au détriment d'autres questions. Par ailleurs,

les

nombreux orateurs qui ont félicité les auteurs du rapport, et en particulier Sir John Charles. Le rapport

Le Dr ESCALONA (Cuba) tient à s'associer aux

différences de terminologie soulèvent des difficultés et l'OMS devrait veiller à clairement définir les termes

stimulera et encouragera les pays qui en sont à un niveau de développement analogue à organiser leur action. Le délégué de Cuba appuie sans réserve la proposition, faite par Sir John Charles, de publier le rapport tous les deux ans; en effet, si dans les pays développés,

la situation n'évolue sans doute pas beaucoup au cours d'une telle période, il n'en est pas de même pour les pays en voie de développement où des transformations sociales de tous genres apparaissent à un rythme tellement rapide que des événements datant

employés afin d'éviter toute erreur d'interprétation. La délégation belge a pris note de la possibilité d'apporter des amendements aux renseignements fournis et elle ne se fera pas faute de l'utiliser. Si elle insiste sur la nécessité de l'exactitude, c'est parce qu'elle est convaincue de l'importance du rapport, qui est à la fois une mine inépuisable de renseignements et une source importante de suggestions pour l'amélioration de la politique sanitaire dans les pays. C'est pourquoi le Dr Kivits insiste sur le soin qui doit

de deux à trois ans semblent remonter loin dans

présider à la rédaction des questionnaires par le Secrétariat, à la préparation des réponses par les gouvernements et à l'exploitation de ces réponses par le Secrétariat. Les réponses devraient être reproduites le plus exactement possible et interprétées si nécessaire.

l'histoire. A Cuba, par exemple, le budget de la santé par habitant a plus que quadruplé en quatre ans : il est passé de 3,07 pesos en 1958 au chiffre actuel de 14,88 pesos. Quant aux renseignements que contient la deuxième partie au sujet de Cuba, l'administration de ce pays signalera en temps voulu certaines erreurs et omissions.

Le Dr OLGUÍN (Argentine) voit dans le rapport un document des plus précieux et félicite Sir John Charles

et les autres auteurs de leur excellent travail. Le Gouvernement argentin communiquera en temps voulu diverses modifications de fond et de forme. Le Dr Olguín est partisan de faire paraître le rapport

tous ceux qui ont collaboré à la préparation du rapport, y compris les administrations sanitaires des différents pays. Ce document représente un travail considérable et, pour simplifier la tâche des administrations nationales, on peut se demander s'il n'y aurait pas moyen de simplifier et d'abréger le questionnaire, qui est très long et détaillé. A propos de la fréquence de publication, le Dr Alan doute qu'il soit opportun de faire paraître le rapport tous les deux ans; il craint que cette idée ne rencontre

Le Dr ALAN (Turquie) félicite Sir John Charles et

tous les quatre ans, étant donné la documentation complexe sur laquelle il faut travailler. Le Professeur KACPRZAK (Pologne) présente égale-

ment ses félicitations aux auteurs du rapport. Il souligne l'importance de ce document et, rappelant le

pas un accueil très favorable auprès des autorités compétentes de son pays. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) tient, lui aussi, à souligner combien sa délégation a apprécié

grand intérêt historique que présentent les rapports annuels de l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, il demande s'il serait possible de publier tous les ans un résumé des principales rubriques, tandis que l'analyse détaillée ne paraîtrait que tous les cinq ans.

Le Dr APRWI (Pakistan) tient à s'associer aux délégués qui ont parlé du rapport en termes élogieux.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -SEPTIÈME SEANCE

293

Il semble y avoir quelques divergences de vues quant à la périodicité de la publication. De l'avis du Dr Afridi,

mais par des spécialistes de toutes disciplines. Le rapport dont la Commission est saisie sera exploité pendant des années par les médecins, les économistes, les sociologues, les démographes et tous ceux qui s'inté-

on pourrait envisager de rédiger tous les quatre ans

un rapport complet et de publier un supplément renseignements sur la situation sanitaire dans les

biennal contenant les éléments suivants : modifications, rectifications et additions aux données existantes;

ressent à l'évolution du monde. C'est pourquoi il est plus important de présenter un document fondé sur des questionnaires et des renseignements étudiés de près que de publier le rapport à intervalles plus rapprochés.

nouveaux pays ou territoires; étude d'ensemble d'un sujet particulier d'après les renseignements figurant déjà dans le rapport principal. Le Dr ALAKIJA (Nigéria) présente à son tour ses félicitations aux auteurs du rapport. Comme les deux orateurs précédents, il préconise la solution consistant

Si la délégation française a beaucoup apprécié la première partie du document - dont elle se plaît à féliciter le Secrétariat et Sir John Charles - il lui apparaît, en ce qui concerne la deuxième partie, que

certains pays ont éprouvé quelques difficultés à répondre très exactement au questionnaire ou que, en tous cas, certaines informations fournies par ces pays n'ont pas pu trouver leur place précise dans le canevas qui était présenté. C'est ainsi que pour un pays donné, à en croire les renseignements fournis, les principales causes de mortalité seraient la gastrite,

principal auquel s'ajouterait, chaque année, une annexe tenant compte des faits nouveaux, notamment

à publier tous les quatre ou cinq ans un rapport

dans les pays parvenant à l'indépendance. A titre d'exemple, il mentionne le recensement qui vient d'avoir lieu dans son pays et qui donnera certainement des chiffres plus élevés que ceux qui figurent dans le rapport actuel.

la duodénite, l'entérite et la colite, alors qu'il y a sûrement des causes de décès plus importantes. Par ailleurs, les renseignements communiqués par des pays dans lesquels les statistiques sanitaires ne sont pas encore organisées sont forcément fragmentaires. Il faut que ces pays disposent d'un intervalle

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) rend hommage aux auteurs du rapport, et en particulier à Sir John Charles, pour leur excellent travail. Il propose toutefois que le questionnaire fasse l'objet d'un nouvel examen de la part du groupe qui l'a élaboré, compte tenu de diverses questions particulièrement importantes pour l'Organisation; il cite, à titre d'exemple, la formation du personnel national pour les services de santé publique, de lutte antipaludique, de lutte contre la variole, etc. Il appuie la proposition du délégué de la Pologne selon laquelle le prochain rapport complet devrait

suffisant pour pouvoir répondre exactement aux

questions posées. A en croire par exemple les renseignements fournis par l'administration d'un pays

africain, le taux de mortalité ne serait que de un pour mille; il est probable qu'en l'occurrence le chiffre de la mortalité est celui qui a été constaté dans

les services hospitaliers et on ne saurait donc le rapporter au chiffre global de la population. Le Dr Aujoulat espère que le rapport paraîtra à des intervalles suffisamment longs pour qu'il soit possible de rassembler sans hâte la documentation nécessaire

porter sur la période 1961 -1965. A son avis, on devrait mettre au point deux questionnaires : un questionnaire complet pour le rapport quinquennal et un questionnaire abrégé pour le résumé annuel. Le rapport annuel serait extrêmement utile parce qu'il apporterait des renseignements à jour sur des questions

et de procéder à une analyse critique minutieuse.

Le Professeur TRAN DINH DE (République du Viet -Nam) ajoute ses félicitations à celles qui ont déjà été présentées au Directeur général et à Sir John Charles.

importantes et compléterait les données présentées dans le rapport principal. Pour le Dr AUJOULAT (France), il n'est pas surprenant que tant de délégués se préoccupent du problème de la périodicité à donner à un document d'une telle importance. Beaucoup d'entre eux semblent s'orienter

La délégation du Viet -Nam a trois propositions à formuler. Premièrement, un rapport devrait paraître tous les ans ou tous les deux ans et, éventuellement, un document plus détaillé tous les cinq ans. Deuxièmement, on faciliterait les comparaisons des données en établissant une distinction entre les chiffres dûment

vers une formule qui consisterait à publier tous les quatre ou cinq ans un rapport analogue à celui dont la Commission est saisie, quitte à la compléter par un rapport annuel plus succinct sur l'évolution de la situation sanitaire. La délégation française est prête à souscrire à une formule de ce genre, car il est essentiel de prévoir un temps suffisant pour la préparation d'un document qui exige des enquêtes approfondies et le rassemblement d'une documentation considérable. Il est important que le document de base présente

contrôlés qui proviennent des pays où les services statistiques sont bien organisés et les estimations fournies par les pays où il n'existe pas de services statistiques. Troisièmement, et toujours pour améliorer la comparabilité des données, il serait utile d'indiquer, à côté des montants en monnaie locale, les équivalents

en monnaie d'usage international, par exemple en francs suisses ou en dollars des Etats -Unis. Le Dr TuRBOTT (Nouvelle -Zélande) félicite chaleu-

des renseignements indiscutables, car le rapport de l'OMS sur la situation sanitaire dans le monde est attendu avec une grande impatience, non seulement par les médecins et les services nationaux de santé,

reusement les auteurs pour le rapport de tout premier ordre qu'ils ont mis au point.

En sa qualité de représentant d'un petit pays qui ne compte qu'un nombre limité de fonctionnaires et dont l'administration sanitaire ne comporte pas de

294

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

division des relations internationales, il se rend bien compte des difficultés que soulèvent les questionnaires.

Aussi, tout en comprenant les motifs invoqués par Sir John Charles, préférerait -il que le rapport ne paraisse que tous les quatre ans. Le délégué de la Nouvelle -Zélande propose formel-

lement de maintenir l'intervalle de quatre ans, et de faire paraître, comme le préconise le délégué du Pakistan, un supplément au rapport tous les deux ans. Le Dr JALLAD (Syrie) s'associe aux orateurs qui ont

facile, pour les pays en voie de développement, de répondre avec clarté au questionnaire de l'OMS, car l'effectif de leur personnel suffit à peine pour dépouiller la documentation nationale courante. Le délégué du Cambodge est partisan de publier un rapport complet tous les quatre ans et un rapport supplémentaire tous les deux ans. Le Dr VILLEGAS (Philippines) constate que plusieurs

rendu hommage au Directeur général et à tous ceux qui ont participé à la préparation du rapport. Il s'agit là d'un document exceptionnel et d'un ouvrage de référence extrêmement précieux. Le délégué de la Syrie appuie fermement la proposition tendant à en faire une publication biennale. Le Professeur DE HAAS (Pays -Bas) joint ses félici-

propositions ont été formulées au cours du débat et que toutes les possibilités semblent avoir été envisagées. Il propose de clore la discussion. Le PRÉSIDENT annonce qu'en vertu de l'article 59 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, deux délégués peuvent prendre la parole contre cette proposition. En l'absence d'objections, il prononce la clôture du débat. Le Dr GRUNDY, Sous -Directeur général, répondant

tations à toutes celles qui ont déjà été présentées. A son avis, le problème revient essentiellement à assurer la publication régulière du rapport et à simplifier le questionnaire. Le délégué des Pays -Bas propose de faire paraître le rapport tous les trois ans, avec un supplément annuel traitant d'un sujet particulier, comme par exemple, la mortalité maternelle

à diverses questions et observations formulées au cours de la discussion, exprime toute la satisfaction éprouvée par le Directeur général et ses collaborateurs devant l'accueil favorable qui a été réservé au rapport

et infantile ou le cancer. Dans un monde qui se transforme rapidement, un intervalle de quatre ou cinq ans est trop long. Le Dr ALAN (Turquie) est nettement opposé à

toute réduction de l'intervalle de quatre ans adopté jusqu'ici. Il appuie sans réserve la proposition faite par le délégué de la Nouvelle -Zélande, qui a souligné à juste titre la nécessité de laisser aux administrations nationales suffisamment de temps pour préparer les réponses au questionnaire. En outre, une période plus courte imposerait un surcroît de travail au Secrétariat

et les paroles élogieuses prononcées à son sujet. Ce document a été préparé entièrement en équipe et les félicitations seront transmises à tous ceux qui ont participé au travail. Le rapport n'est que le deuxième de ce genre et le Secrétariat n'a pas encore véritablement trouvé sa voie. Les suggestions utiles et constructives que les délégués ont présentées sont donc les bienvenues. Les

membres du Secrétariat sont parfaitement

conscients des difficultés que le questionnaire peut susciter dans certains pays et ils continueront à examiner les moyens de le simplifier, sans pour autant négliger les nécessités d'une information exacte. La question de la terminologie est une préoccupation

de l'OMS. Le Dr SHAHEEN (Irak) appuie la proposition présentée par les délégués de la Nouvelle -Zélande et du Pakistan. Le Dr BARCLAY (Libéria) approuve lui aussi le rapport, mais il regrette que son pays ne figure pas dans la deuxième partie : peut -être les renseignements de son gouvernement ont -ils été transmis trop tard pour y être insérés. Il se prononce en faveur d'une publication quadriennale, avec supplément biennal. Le Dr DOLO (Mali) partage l'avis du délégué de la France sur la nécessité de ne publier que des statistiques exactes, notamment pour les pays d'Afrique. Les administrations de ces pays éprouvent souvent des difficultés à répondre au questionnaire et, si l'on veut que les renseignements fournis soient exacts, il importe de laisser un laps de temps aussi long que possible entre chaque publication. Une période plus longue permettrait en outre de se faire une idée plus juste de la situation sanitaire en Afrique. M. KEO PHANN (Cambodge) souscrit entièrement

constante de l'OMS et le Secrétariat tiendra compte des observations formulées. En réponse au délégué du Libéria, le Sous -Directeur

général indique qu'aucune documentation ne semble avoir été reçue de quatorze pays, dont le Libéria. Sir John CHARLES remercie sincèrement tous les délégués qui ont bien voulu lui adresser des félicita-

tions, ainsi qu'à ses collaborateurs. La suggestion qu'il a faite n'est qu'une proposition parmi d'autres tout aussi défendables. Il a suivi le débat avec intérêt et satisfaction. Le PRÉSIDENT indique qu'un projet de résolution a été mis au point, que les délégués de la Nouvelle -

Zélande et du Pakistan - dont émanait une proposition formelle quant à la périodicité des rapports jugent tous deux acceptables. Le Dr MoNTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

lecture du projet de résolution qui est ainsi libellé : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1. PREND ACTE du deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, préparé par le Directeur général en application de la résolution WHA11.38;

aux arguments du délégué de la France en ce qui concerne la fréquence de publication. Il n'est pas

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -HUITIÈME SÉANCE

295

2.

REMERCIE les Etats Membres de l'aide qu'ils ont

3.

fournie en communiquant de la documentation pour ce rapport; 3.

Relations avec les organisations non gouvernementales: Communication de l'Association internationale de la Fertilité

PRIE les gouvernements des Etats Membres de

Ordre du jour, 2.16 Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, présentant la question à

déposer avant le 31 août 1962 les amendements qu'ils désireraient voir apporter à ce rapport avant qu'il ne prenne sa forme définitive; PRIE le Directeur général de préparer un questionnaire revisé sur les données intéressant la santé 4.

la demande du PRÉSIDENT, indique que le Conseil exécutif a été saisi à sa vingt- neuvième session, confor-

mément aux dispositions du paragraphe 3 iii) des principes régissant les relations entre l'OMS et les organisations non gouvernementales, d'une communication émanant de l'Association internationale de la Fertilité qui attirait son attention sur le IVe Congrès mondial de la Fertilité et de la Stérilité qui se tiendra

publique et la démographie, qui puisse servir de guide aux Etats Membres dans la préparation de leurs futurs rapports; 5.

INVITE les Membres de l'Organisation mondiale

à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 au 15 août 1962. Le Conseil exécutif a adopté une résolution (EB29.R21)

de la Santé à fournir, en exécution des obligations

qui leur incombent aux termes de l'article 61 de la Constitution, des renseignements pour la préparation d'un troisième rapport englobant si possible la période 1961 -1964;

par laquelle il appelle l'attention de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur cette question afin qu'elle puisse prendre note de l'existence du congrès.

PRIE le Directeur général de préparer, pour la Dix -neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde; et 6.

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) estime que ce

congrès présentera un grand intérêt. Son pays se préoccupe vivement du problème de la stérilité et il s'efforce actuellement de le résoudre en organisant le traitement hospitalier, en créant un service médical spécialisé et en assurant la formation intensive du personnel. Le Professeur TRAN DINH DE (République du Viet-

PRIE le Directeur général de préparer, tous les deux ans, des suppléments aux rapports quadriennaux, qui contiendront : a) des modifications et une amplification des renseignements précédemment publiés; b) un exposé de la situation sanitaire dans les nouveaux pays; et c) un exposé sur un sujet spécial. 7.

Nam) rappelle à la Commission que l'Assemblée de la Santé est simplement priée de prendre note de la proprement dit.

communication et non de discuter du problème Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 Le PRÉSIDENT félicite à son tour Sir John Charles

lecture du projet de résolution suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de la résolution EB29.R21 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session au sujet du IVe Congrès mondial de la Fertilité et

et les membres du Secrétariat pour le magnifique document qu'ils ont élaboré. Sir John CHARLES dit qu'il considère comme un

privilège d'avoir été associé à la préparation de ce rapport.

de la Stérilité. Décision: Le projet de résolution est approuvé.2

La séance est levée à 12 h. 25.

DIX -HUITIÈME SÉANCE

Mercredi 23 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Septième rapport de la Commission

à en donner lecture, conformément à l'article 51 du Règlement intérieur. Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne lecture du projet de rapport. Décision: Le rapport est adopté sans observations (voir page 399). 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.44.

Le PRÉSIDENT, constatant que le projet de septième rapport de la Commission n'a pas été distribué vingt quatre heures avant la réunion, invite le Rapporteur 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.43.

296 2.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

Le programme de recherches médicales de 1958 à 1961 Ordre du jour, 2.5 Le PRÉSIDENT invite le Directeur général à présenter

la question. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle que, dans sa résolution WHA11.35, la Onzième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé une intensification des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche médicale. Chacune des Assemblées suivantes a ouvert dans le budget ordinaire de l'Organisation un crédit supplémentaire destiné à l'intensification du programme. En 1960, le Comité consultatif de la Recherche médicale a demandé un rapport sur le travail des premières années. Ce rapport a été présenté au Comité consultatif, puis à la vingt -neuvième session du Conseil exécutif, sur les instructions duquel ce rapport est soumis à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le rapport rend compte des premiers efforts déployés par l'OMS dans le domaine de la recherche, de l'ex-

cheurs. Il ne s'attend pas à des sommes importantes, mais il espère recevoir un soutien plus actif que par le passé. Il est convaincu que de nombreux gouvernements pourraient apporter leur aide à la formation de jeunes chercheurs ou prendre des mesures pour favoriser l'échange de chercheurs de toutes catégories. Si les délégués étudient attentivement le rapport, ils

comprendront toute l'importance de cette question pour la vie de l'OMS. L'intensification du programme

de recherches a changé l'attitude de l'Organisation à l'égard de son travail courant. D'utiles résultats ont été obtenus en quelques années et il est essentiel de persévérer dans cette voie pour conserver son dynamisme au programme de l'OMS. Le Dr ABU SHAMMA, représentant du Conseil exécutif, n'aura que peu de chose à ajouter à l'exposé du Directeur général. Le programme de recherches de l'OMS est fondé sur la coordination des activités afin d'éviter les doubles emplois entre les travaux poursuivis par les instituts de recherche de pays différents. Le rapport contient une liste de projets déterminés. Le

tension puis de l'intensification de ses activités, des réunions des divers groupes préparatoires et du dérou-

Directeur général reçoit des directives du Comité consultatif de la Recherche médicale et d'un certain nombre de groupes scientifiques. Comme l'indique le

lement de la période de planification. Les deux annexes fournissent des renseignements sur les projets et sur les réunions des organes consultatifs. important que les délégués mesurent le chemin Il

rapport, l'exécution du programme se déroule sur trois plans principaux : études effectuées par les insti-

tuts nationaux de recherche, réunions de groupes consultatifs scientifiques, tant au Siège de l'OMS que dans les pays Membres, et enfin bourses de recherches et échanges de chercheurs.

parcouru et la portée du programme de recherches de l'Organisation, notamment par rapport à l'ensemble de son activité. Le Directeur général se félicite donc de l'intérêt considérable qui s'est manifesté à l'égard

de ce programme au cours du débat en séance plénière sur son Rapport annuel pour 1961. L'OMS s'est toujours employée à aider les gouvernements à résoudre leurs problèmes sanitaires par des moyens modernes. Pour mener cette tâche à bien, elle doit veiller à encourager la recherche et à la faire aller de

Le Conseil exécutif a soigneusement étudié

le

programme; il l'approuve et le recommande à l'approbation de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr SYMAN (Israël) constate que le programme élargi de recherche fait maintenant partie intégrante des activités de l'OMS et que son utilité ne peut plus

l'avant. L'expérience montre - et le programme d'éradication du paludisme en est un exemple écla-

être mise en doute. Toutefois, étant donné que le rapport concerne des activités s'étendant sur plusieurs

tant - que les connaissances et les techniques en matière de santé publique ne s'appliquent pas nécessairement de la même manière à tous les pays, mais doivent s'adapter à chaque situation écologique. Le Directeur général a estimé dès le début que la mise en route du programme de recherches devait être lente et méthodique. Il espère que l'analyse du présent rapport rendra les gouvernements plus conscients des possibilités d'expansion dans ce domaine et les incitera à prendre une part plus active au programme, car une collaboration plus agissante est indispensable. Jusqu'à présent, les Etats -Unis d'Amérique ont été à peu près

années, il désire faire quelques observations sur la

façon dont le programme a été exécuté et sur la politique d'avenir. L'expansion de la recherche s'est faite - sagement semble -t -il - non en créant des instituts de recherche mais en utilisant ceux qui existaient déjà. Le Directeur général a mentionné le problème du financement. La création d'un compte spécial pour la recherche médicale et l'ouverture d'un crédit annuel dans le budget ordinaire constituent une solution satisfaisante. Le Dr Syman espère que son pays, et beaucoup d'autres, contribueront à l'avenir de façon plus active à ce programme.

le seul pays à alimenter le compte spécial pour la recherche médicale créé à cette fin. Le Directeur général comprend mal pourquoi d'autres gouvernements n'ont pas encore cru pouvoir contribuer au programme, soit par des versements directs, soit en accordant des bourses pour la formation de cher-

Les trois types d'activités décrits à la page 5 du rapport, à savoir, 1) recherches concentrées, 2) services en faveur de la recherche et 3) formation et échange de chercheurs, paraissent tous extrêmement utiles. En ce qui concerne les domaines de recherche

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -HUITIÈME SÉANCE

297

figurant au tableau de la page 6,1 il est à espérer que

le Directeur général trouvera le moyen d'y faire entrer de plus nombreuses questions théoriques et pratiques de santé publique. L'organisation du programme est assez inhabituelle pour l'OMS, étant donné que les activités sont dirigées

et rappelle que sa délégation a déjà présenté quelques

observations à ce sujet en séance plénière. Il est d'accord avec les précédents orateurs pour souligner l'importance de la recherche pratique sur les divers systèmes d'organisation des services médicaux.

par le Siège et non par les bureaux régionaux. Le Gouvernement d'Israël s'est tout d'abord demandé si cette méthode était bien la plus sage. Les événements ont toutefois levé ces doutes et le Dr Syman est heureux de féliciter le Bureau de la Planification et de la Coor-

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) félicite le Directeur général

du travail accompli par l'OMS dans le domaine de la recherche médicale. Il approuve les principes présenter quelques observations sur certains points particuliers.

dination des Recherches de la manière dont le programme est mené. Les services contractuels se sont révélés particulièrement efficaces.

généraux qui ont guidé ce travail, mais voudrait On distingue souvent la recherche fondamentale d'avec la recherche appliquée. En raison de ses res-

Le Gouvernement d'Israël avait aussi quelques inquiétudes sur la coordination entre les différents services du Siège. Là encore, il apparaît que ces craintes étaient sans fondement et on peut constater

sources limitées, l'OMS devrait s'attacher principalement à la recherche appliquée sur des questions intéressant son programme. Le Professeur Jdanov est heureux de constater, en lisant la liste des projets

avec satisfaction qu'il existe un courant constant d'informations, dans les deux sens, entre le Bureau de la Planification et de la Coordination des Recherches et les divers services techniques. En ce qui concerne le déroulement du programme,

qui figure dans le rapport, que ce principe a été généralement appliqué. Il note cependant quelques exceptions. Il est dit, par exemple, à la page 68, que les recherches paludologiques se rangent en trois catégories : recherche opérationnelle, appliquée et fondamentale; le Professeur Idanov se demande si les projets de recherche fondamentale décrits aux pages 84 à 88

le Dr Syman se demande si le Comité consultatif de la Recherche médicale n'aurait pas un peu tendance à fonctionner comme les comités consultatifs attachés aux fondations de recherche, c'est -à -dire à trier les sujets proposés en choisissant ceux qui lui paraissent les plus appropriés, plutôt qu'à orienter

2 constituent le meilleur moyen d'utiliser

les travaux vers les champs de recherche les plus utiles du point de vue de l'OMS, où ils ne feraient pas

les ressources de l'OMS. Il semblerait préférable de s'appliquer à coordonner les recherches effectuées d'immunologie et d'épidémiologie du cancer (pages 100 et 105 du rapport). En ce qui concerne ces dernières études, le Professeur Jdanov constate avec satisfaction qu'un certain nombre

dans divers pays, comme c'est le cas en matière

double emploi avec l'activité d'instituts nationaux mieux dotés sur le plan matériel et financier. Le Professeur DE HAAS (Pays -Bas) félicite les auteurs

du rapport et déclare qu'il comprend parfaitement la place de choix donnée par l'OMS aux maladies transmissibles dans son programme de recherche, étant donné leur importance pour les pays en voie de développement. Il considère, toutefois, que la nutrition est tout aussi importante et constate qu'elle n'occupe que quatre pages du rapport. Il regrette de ne trouver aucune mention de recherches sur l'action de santé publique. Il sait que deux groupes scientifiques ont discuté de cette question et il aimerait connaître leurs conclusions. A son avis, il faudrait faire des recherches sur les moyens les plus efficaces d'organiser les services de santé publique en fonction des besoins de chaque collectivité. L'hygiène scolaire est enfin l'un des domaines qui demande à être examiné de près, quel que soit l'état de développement du pays. Le Dr JUCHNIEWICZ (Pologne) souligne l'importance

de pays ayant récemment accédé à l'indépendance et disposant d'installations de recherche très modestes,

y participent déjà. Tout devrait être fait pour aider ces pays à créer des centres de recherche où ils puissent

former leur propre personnel et, à cet égard, le programme de séminaires, de voyages d'étude, etc., est très utile. Dans le même temps, les contacts établis par l'OMS entre chercheurs de différents pays conduisent à une solution plus rapide des problèmes, poliomyélite qui se sont tenues sous les auspices de l'Organisation. Le Professeur SOFLETE (Roumanie) félicite l'OMS du programme de recherches qu'elle a mis en oeuvre de 1958 à 1961 et qui porte sur la plupart des grands problèmes de santé publique du monde. Il faut que la science soit mise au service de l'hu-

comme l'ont prouvé les deux conférences sur la

des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche 1 Maladies transmissibles (subdivisées en : maladies à virus, tuberculose, lèpre, tréponématoses, maladies intestinales, zoonoses, bilharziose, onchocercose et filarioses, paludisme),

manité tout entière. En Roumanie, la recherche médicale est particulièrement orientée vers la prophylaxie et suit un plan établi chaque année en fonction de la situation sanitaire.

résistance aux insecticides et lutte contre les vecteurs, antibiotiques, immunologie, standardisation biologique, cancer, maladies cardio -vasculaires, génétique humaine, nutrition, et hygiène des radiations.

2 Ces projets ont trait aux questions suivantes : paludisme simien, facteurs génétiques dans l'épidémiologie du paludisme, des anophèles et relations phylogénétiques de divers complexes d'espèces, parasitologie du paludisme.

certains problèmes d'immunité au paludisme, cytogénétique

298

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Si, comme le souligne le rapport actuellement soumis à l'examen de la Commission, les principaux problèmes de santé publique sont, pour beaucoup de pays, les maladies transmissibles, pour d'autres ce sont les maladies cardio -vasculaires, les maladies à virus, le cancer et les maladies mentales. En ce qui concerne les maladies cardio -vasculaires et dégénératives, en particulier, il reste de nombreux problèmes à résoudre, qui exigent des recherches coordonnées à l'échelon international. Le Professeur Soflete pense, notamment, à la dynamique du processus de sclérose, au rôle des facteurs neuro- endocriniens dans l'hypertension et dans les cardiopathies ischémiques, ainsi qu'au rôle des virus et des glandes endocrines dans l'étiologie du cancer. Le Professeur Soflete souligne combien il est important d'intensifier encore la coopération internationale dans le programme de recherches de l'OMS, et indispensable d'utiliser au maximum les ressources de tous les instituts de recherche existants. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) déclare

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) estime que si le

programme général de recherches de l'OMS, ainsi que les méthodes de financement, présentent quelques

incohérences, l'ensemble constitue cependant l'une des activités les plus importantes et les mieux réussies, de l'OMS. Les progrès de la coopération internationale pacifique dans le domaine de la recherche sont riches

de promesses pour l'humanité. Le Dr Doubek déclare que les chercheurs de son pays sont prêts à collaborer, dans les limites des ressources nationales, aux programmes concernant la tuberculose, les maladies cardio -vasculaires et la

génétique. A ce propos, il souligne l'importance des travaux fondamentaux de terminologie et de nomennationaux de référence.

clature et la nécessité de créer des centres interLe Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) constate que le rapport soumis à la Commission ne contient pas seulement de précieux renseignements mais qu'il ne peut manquer de stimuler

l'intérêt. Il a particulièrement remarqué la partie de l'exposé

que son gouvernement s'est vivement intéressé au programme de recherches de l'OMS depuis qu'il a été entrepris. Le rapport témoigne d'une heureuse diversité d'activités et met à juste titre l'accent sur les problèmes de santé publique dont la solution exige des recherches. Le Dr Williams félicite le Directeur général de ce qui

a été accompli et souhaite que le programme progresse plus rapidement encore à l'avenir.

introductif du Directeur général qui avait trait aux bourses d'études. L'OMS n'a pas de sommes considérables à dépenser pour encourager la recherche sur une large échelle, mais elle est mieux placée qu'aucun autre organisme pour aider à la naissance d'idées fécondes en favorisant les échanges de chercheurs et la formation à l'étranger de ceux que leurs propres pays n'ont pas encore les moyens de former sur place. Aucun service de santé national n'est si

Le Dr AFRIDI (Pakistan) félicite également Directeur général de son rapport.

petit que son personnel ne puisse tirer profit du le

stimulant intellectuel que constitue la recherche.

Il reprend l'observation faite par le délégué de l'URSS à propos de la distinction entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée et se déclare d'accord avec lui pour considérer que la première place doit être accordée à la recherche appliquée. Mais il est souvent difficile de distinguer entre les deux et un même projet de recherche s'oriente tantôt vers l'une tantôt vers l'autre. C'est ainsi qu'à la page 79

L'OMS est également bien placée pour encourager la recherche opérationnelle sur quelques -uns des pro-

du rapport, il est dit, à propos de la chimiothérapie du paludisme, que : Deux nécessités s'imposent aujourd'hui : a) améliorer l'utilisation des médicaments existants;

b) découvrir des médicaments ayant une action plus efficace contre les parasites du paludisme.

Il ne fait nul doute que la proposition b) relève de la recherche pure et la proposition a) de la recherche appliquée, mais il est également évident qu'elles se complètent. Si la recherche fondamentale ne reçoit

blèmes épidémiologiques mondiaux auxquels elle doit faire face et pour organiser des études comparatives dans divers pays. Après avoir fait observer qu'à son avis le délégué de l'Union soviétique a insisté à juste raison sur la nécessité de concentrer les efforts de l'OMS sur la recherche appliquée, le Dr Godber propose que les délégués emportent le rapport avec eux afin d'en poursuivre l'étude. Il propose également que la Commission prenne note avec satisfaction du bon départ pris par le programme, qu'elle demande au Directeur général d'en poursuivre l'exécution dans le sens indiqué par le rapport et, enfin, qu'elle recommande à l'OMS de prier instamment les Etats Membres de communiquer le rapport à leurs propres organismes de recherche et

d'envisager les moyens par lesquels ils pourraient soutenir le programme.

pas l'impulsion des travaux sur le terrain, elle est condamnée à tourner stérilement en rond, mais si la recherche appliquée ne reçoit pas tout d'abord les réponses aux questions fondamentales, elle n'a aucune chance d'aboutir. Le Dr Afridi estime que l'équilibre réalisé dans l'actuel programme de l'OMS est excellent.

Le Dr GIRGIS (République Arabe Unie) suggère qu'une place plus importante soit faite à la recherche

appliquée et qu'on s'efforce, notamment par voie d'enquêtes, de déterminer les causes principales de morbidité et de mortalité dans les divers pays. L'Orga-

nisation serait alors mieux en mesure d'apprécier la

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -HUITIÈME SÉANCE

299

situation sanitaire dans le monde - tâche dont la Commission a pu noter l'ampleur lors d'une précéactivités futures. Le Professeur PESONEN (Finlande) comprend bien

les pays, quel que soit leur degré de développement ont leur rôle à jouer dans ce domaine. Aucun chercheur

dente séance - et d'établir l'ordre de priorité des

du monde ne pourrait contribuer à résoudre les

que l'OMS ne peut couvrir tout l'immense domaine de la recherche médicale et estime, dans ces conditions,

problèmes de santé sans l'aide des travailleurs sanitaires des pays où ces problèmes se posent. Enfin, pour ce qui est de l'inclusion dans le programme des maladies dégénératives chroniques, le

Directeur général rappelle à la Commission que, par ses résolutions EB29.R19 et EB29.R20, le Conseil

que l'ensemble du programme est satisfaisant. Il a cependant remarqué que certains problèmes de santé publique, qui ne cessent de s'aggraver, dans certains pays, n'y ont pas été inclus. Il pense en particulier aux maladies dégénératives chroniques telles que les maladies rhumatismales. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL remercie la Commission

exécutif l'a chargé d'étudier la possibilité d'entreprendre des travaux sur le diabète et le rhumatisme. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr MONTALVAN

(Equateur), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme de recherches médicales de 1958 à 1961; Tenant compte de la résolution EB29.R7 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session; Considérant l'importance de la recherche médicale dans le programme de l'Organisation, I. 2. 3.

de ses observations qui lui fournissent des directives

précieuses. Il désire répondre à un certain nombre d'entre elles. Il peut assurer au délégué d'Israël que le Comité consultatif de la Recherche médicale joue réellement

un rôle de conseiller; le Comité l'aide à mettre en oeuvre le programme, mais ne dispose d'aucun droit de veto sur le choix des sujets. Le délégué des Pays -Bas verra le problème de la malnutrition traité de façon beaucoup plus détaillée dans le prochain rapport. La nutrition est en effet l'un des champs d'activité les plus importants de l'OMS, qui s'y intéresse de plus en plus. Plusieurs délégués ont plaidé la cause de la recherche dans le domaine de l'action de santé publique. L'une des difficultés rencontrées par le Comité consultatif en cette matière a été la définition du terme lui -même.

EXPRIME sa satisfaction de la marche de ce

programme; SOULIGNE l'importance que présente la formation de chercheurs; PRIE le Directeur général : a) de continuer à promouvoir les recherches

On lui donne tantôt le sens de recherche appliquée sur tout ce qui intéresse la santé publique - tuberculose, maladies vénériennes, protection maternelle et infantile, etc. - et tantôt le sens de recherche sur les facteurs économiques et sociaux qui exercent une influence sur l'organisation et le développement des

dans les domaines d'intérêt majeur pour la santé publique; et de faire rapport à la Dix -septième Assemblée mondiale de la Santé sur le déroulement du programme de recherches. b)

services sanitaires en général. De toute façon,

Décision:

le

Le projet de résolution est approuvé.'

Directeur général peut affirmer aux délégués que le

Comité consultatif s'occupe de cette question et qu'une place beaucoup plus grande sera réservée à ce type de recherches dans le prochain rapport. Certains délégués ont parlé de la distinction entre la recherche pure et la recherche appliquée, et le Directeur général est d'accord avec le délégué du Pakistan pour reconnaître qu'elle est parfois très difficile à faire. En règle générale, l'OMS s'intéresse naturellement davantage aux recherches susceptibles

3.

Programme d'éradication de la variole

Ordre du jour, 2,4 Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la question. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

Commission, déclare que depuis la publication du rapport du Directeur général sur la question, neuf pays

d'une application immédiate, mais il arrive parfois que les connaissances fondamentales comportent des lacunes qu'il faut d'abord combler. La Commission sera probablement rassurée en apprenant que nombre des projets de recherche pure inclus dans le programme sont essentiellement destinés à combler des lacunes

de plus ont fait connaître ce dont ils auraient besoin

pour leurs campagnes d'éradication. Il n'a pas été possible de distribuer ces renseignements, mais ils ne changent rien à la situation générale. Ce quatrième rapport sur l'évolution des campagnes

d'éradication de la variole arrive à un moment où tout le monde se souvient encore des cas récemment importés en Europe. De janvier 1961 à avril 1962, ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du neuvième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.52.

apparues au cours de la mise en oeuvre des programmes opérationnels de l'OMS.

Le délégué de l'Union soviétique a parlé de la participation des pays ayant récemment accédé à l'indépendance aux projets de recherches coordonnées. A ce sujet, le Directeur général est convaincu que tous

300

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

treize poussées épidémiques de variole, dont certaines importantes, se sont déclarées en Europe, ayant pour

plupart des pays d'endémicité financeraient eux mêmes 90 % de cette somme, l'aide supplémentaire demandée aux sources extérieures serait d'environ

origine des cas venus de pays d'endémicité. Cette expérience est un rappel brutal du danger que la persistance de la variole dans certaines régions fait courir aux pays qui en sont normalement exempts. En dépit des efforts des pays qui ont entrepris des campagnes d'éradication ou intensifié leurs programmes de vaccination, il n'est pas possible de signaler une baisse régulière de la fréquence de la variole. Comme le montre le tableau 1 du rapport, il y a eu une régression importante, de l'ordre de 66 %, entre 1958 et 1959 et une nouvelle baisse en 1960, suivie malheureusement, en 1961, d'une augmentation d'environ 25 % par rapport à 1960. Cinquante -neuf pays au total ont signalé des cas de variole en 1960 et 1961. Le tableau 2 montre que la plupart des pays infectés se situent en Afrique, mais que 59 % du nombre total de cas sont signalés en Inde

6 millions de dollars pour les pays à taux d'endémicité élevé et peut -être de 4 millions de dollars pour les pays oh ce taux est plus bas. Cette aide extérieure

doit consister surtout en fourniture de vaccins, de moyens de transport ainsi que de matériel pour les laboratoires et la conservation par le froid. Des

dons de quantités nettement accrues de vaccins lyophilisés de la part des pays en mesure d'en produire

sont une nécessité urgente. Ces dons de vaccin, ainsi qu'une aide dans le domaine des moyens de transport, permettraient aux pays d'endémicité d'ac-

centuer rapidement leurs efforts pendant que l'on prendrait des dispositions pour obtenir le matériel et pour former le personnel nécessaires pour la vaccination courante de la population après qu'auraient été effectuées les premières vaccinations de masse. Il

et au Pakistan.

Comme le signale le rapport, onze pays oh la fréquence de la maladie est élevée ont préparé des programmes d'éradication, dont la plupart sont encore au stade initial. L'analyse des projets pilotes entrepris dans seize zones différentes de l'Inde montre

serait sage de ne pas sous -estimer la durée de la période pendant laquelle devra se poursuivre la

qu'une campagne d'éradication pose de nombreux problèmes pratiques : formation et surveillance d'un

nombre important de vaccinateurs; organisation des transports destinés à assurer la mobilité des vaccinateurs qui doivent atteindre rapidement et régulièrement les gens, chez eux et sur leur lieu de travail; augmentation de la capacité de production de vaccin dans les instituts spécialisés; fourniture de matériel pour le stockage et la distribution du vaccin dans des conditions qui lui conservent son pouvoir immunisant jusqu'au moment de l'inoculation. Les progrès des programmes nationaux d'éradication ont été surtout ralentis par l'insuffisance du matériel et des moyens de transport, dont la plupart doivent être importés.

vaccination courante de la population avant que l'on puisse être absolument sûr que l'état d'éradication a été atteint. En admettant que le vaccin ait conservé toute son activité au moment oh il est administré, et que l'on dispose des moyens d'amener les vaccinateurs sur place, il n'y a pas de raison pour que l'on ne puisse pas supprimer complètement la variole d'ici quelques années. Le Dr KARUNARATNE (Ceylan) rappelle que divers

délégués, notamment celui du Royaume -Uni, ont déjà abordé le problème de l'importation de la variole,

au cours de la discussion du neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. Le délégué du Pakistan a exposé à cette occasion les difficultés de diagnostic et les problèmes épidémiologiques. Il devrait être plus facile de supprimer la variole que le paludisme. Toutefois, on peut lire dans le second

L'OMS a appuyé les campagnes nationales dans toute la mesure de ses ressources. Cinq pays ont fait don d'un total de trente -quatre millions de doses de vaccin, dont il ne reste plus que six millions et demi

paragraphe du rapport du Directeur général que les événements montrent que « pour aboutir [à l'éradication de la variole], une action concertée, tant sur le plan national que sur le plan international, est plus que jamais nécessaire ». La principale difficulté réside

à n'avoir pas encore été distribués. Du matériel a également été envoyé. Des conférences et des cours de formation ont été organisés, des services consultatifs fournis et des consultants et des fonctionnaires se sont rendus sur place. Il serait toutefois chimérique de supposer que le programme actuel puisse être suffisamment intensifié pour permettre l'éradication rapide de la variole dans

dans le manque de crédits : plus de 100 millions de dollars, dont environ 10 % sous forme de matériel, sont indispensables. Au Comité régional de l'Asie du Sud -Est, Ceylan a souligné que tous les Etats Membres oh la variole est endémique devraient entreprendre des programmes

d'éradication sur l'ensemble de leur territoire. Il serait bon que la Commission fasse figurer dans son

toutes les zones d'endémicité sans une aide internationale en espèces ou en nature. Afin de donner à l'Assemblée une idée des besoins, on a procédé, à partir des renseignements disponibles, à une évaluation approximative qui figure dans le rapport. D'après ces renseignements, on a pu calculer que le coût total

projet de résolution relatif à l'éradication de la variole une clause demandant instamment aux Etats Membres d'entreprendre un programme d'éradication efficace couvrant l'ensemble du pays d'ici deux ou trois ans. Il y a eu une grave poussée épidémique de variole à Ceylan en 1961; la difficulté du diagnostic précoce pose un problème d'importance.

de l'éradication de la variole s'élèverait à environ 100 millions de dollars, mais, étant donné que la

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX- HUITIÉME SEANCE

301

Le Dr CHADHA (Inde) fait l'éloge du rapport préparé

par le Directeur général.

et l'éradication de la maladie est complète dans certains pays. Toutefois, les résultats obtenus sont loin de ceux

L'Inde constitue évidemment le plus important réservoir d'infection : sur les 78 430 cas de variole enregistrés en 1961, plus de 45 000 en provenaient. On

qu'avait envisagés la Onzième Assemblée mondiale de la Santé en adoptant sa résolution WHA11.54. De nombreux pays, par exemple, n'ont même pas

ne peut attendre d'amélioration réelle tant que la population entière n'aura pas été vaccinée. Au cours des dernières années, les Assemblées mondiales de la Santé ont adopté plusieurs résolutions

concernant l'éradication de la variole et l'OMS a indiscutablement donné une forte impulsion en cette

encore commencé leur campagne préliminaire de vaccination, d'autres n'ont pas encore entrepris de programmes d'éradication et il en est même où la maladie est en progrès. En outre, il s'est produit récemment, dans des pays exempts de variole, de nombreuses poussées épidémiques déclenchées par des cas importés de pays d'endémicité.

matière. Une conférence interrégionale s'est tenue dans l'Inde à peu près en même temps que la réunion de 1960 du comité national d'experts de la variole. La difficulté, dans ce pays, ne réside pas dans le manque de connaissances techniques, mais dans les problèmes

Quatre ans ont passé depuis l'adoption par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé de sa résolution sur l'éradication de la variole, et il serait peut -être temps d'examiner les modifications à apporter tant au programme de l'Organisation qu'aux programmes nationaux. Il y aurait sans doute intérêt à ce que le Conseil exécutif étudie le financement des diverses activités de l'OMS, et augmente les crédits

que posent une population très nombreuse et un territoire très vaste, dont beaucoup de régions sont d'un accès difficile. Après avoir craint de manquer de

vaccin, le Gouvernement de l'Inde a retrouvé un certain optimisme depuis que le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques lui a fait don de 250 millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé. Dans certains Etats de l'Inde, le personnel médical et auxiliaire a déjà reçu une for-

affectés à l'éradication de la variole, en créant un chapitre spécial du budget pour ce programme. Il est regrettable que l'OMS n'ait pas fait plus souvent appel aux spécialistes offerts par l'Union soviétique - spécialistes de la vaccination, de la recherche,

mation qui lui permet de participer au programme d'éradication de la variole, mais dans un pays aussi étendu il faut disposer d'un personnel considérable, qui doit recevoir une formation suffisante pour vacciner

etc. - et particulièrement regrettable qu'elle n'ait pas fait un meilleur usage du vaccin antivariolique sec

avec efficacité. En outre, il faut enregistrer tous les habitants afin d'être sûr qu'aucun n'a échappé à la vaccination, et cela prend du temps. Le Ministère de la Santé de l'Union est responsable de la coordination et de l'orientation du programme national d'éradication, tandis que chaque Etat est responsable de l'exécution du programme sur son territoire.

fourni par ce pays - bien que sa haute qualité soit avérée - étant donné le besoin urgent de vaccin de bonne qualité qui se fait sentir dans de nombreux pays.

De nombreuses questions devraient faire l'objet d'enquêtes : le degré d'immunisation conféré par le vaccin, la méthode d'évaluation de l'activité des vaccins et le problème de la réapparition de la variole par importation. D'autres études devraient être

Le Dr Mani, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, a assisté au début de mai à une réunion spéciale, et a donné son plein appui aux plans pour l'éradication de la variole. La question des véhicules, du matériel de propagande, des réfrigérateurs, etc., soulève de graves difficultés et l'aide de l'OMS a été demandée. En dépit de tous les obstacles auxquels elle se heurte, l'Inde espère avoir réussi à supprimer la variole sur son territoire d'ici trois ou quatre ans.

consacrées à la valeur de la gamma -globuline et du sérum, qui peuvent rendre de grands services pour le

traitement aussi bien que pour la prophylaxie. Il faudrait également étudier les complications consécutives à la vaccination. L'Organisation devrait prendre l'initiative de coordonner les recherches

effectuées dans les divers pays et d'établir un plan de recherche internationale. De nouveaux pays se trouveraient ainsi amenés à collaborer avec l'OMS et pourraient fournir des renseignements précieux. L'Union soviétique est prête à collaborer à toutes les

Le Dr MARENNIKOVA (Union des Républiques socialistes soviétiques) félicite le Directeur général

recherches de cet ordre et continuera à soutenir le travail de l'Organisation. Le Dr JUCHNIEWICZ (Pologne) remercie le Directeur

et le personnel de l'OMS pour le travail accompli dans le domaine de l'éradication de la variole. Diverses mesures ont été prises : fourniture de services consultatifs aux pays pour les aider à élaborer des programmes nationaux, organisation de conférences, formation de spécialistes, aide matérielle sous

forme de vaccins, de matériel, etc., et recherches. Le nombre total des cas de variole signalés a diminué

général de son excellent rapport. Au cours de l'année 1961, on a signalé en Pologne quelques cas isolés de variole importés par des marins. Une campagne de vaccination de masse a été aussitôt

entreprise, au cours de laquelle tout le personnel

302

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

médical a été vacciné. Les rapports provenant de différents pays d'Europe montrent que les mesures de quarantaine sont insuffisantes pour arrêter la variole. Il importe donc que l'OMS intensifie son programme

Cette expérience a montré que, lorsqu'un pays entreprend une campagne de vaccination de masse, il est indispensable que les pays voisins mettent en oeuvre des programmes analogues; il faut également que 80 % au moins des habitants se présentent à la vaccination, il faut que le vaccin ait conservé toute son activité au moment oix il est administré, et il faut

d'éradication. Comme l'a suggéré la déléguée de l'URSS, l'OMS devrait utiliser davantage l'expérience acquise par divers pays.

enfin que la campagne soit exécutée avec l'appui logistique nécessaire. Il semble à cet égard qu'il faille

Le Dr ALAN (Turquie) déclare qu'à la suite du programme systématique de vaccination obligatoire

qui a été poursuivi ces trente dernières années, la variole a disparu de Turquie. Toutefois, ainsi que l'ont fait remarquer plusieurs délégués, il s'agit d'un problème international et la Turquie porte le plus vif

compter un médecin pour 100 000 habitants et une équipe de vaccination pour 20 000 habitants, chaque équipe comprenant au moins cinq vaccinateurs ainsi qu'un administrateur chargé de la tenue des fichiers.

intérêt au programme d'éradication de la variole entrepris par l'OMS. Le Dr Alan félicite l'Organisation du travail accom-

Il est essentiel que l'équipe soit mobile et que la campagne soit menée jusqu'aux frontières mêmes du pays. Une telle campagne coûte environ 8 cents des Etats -Unis par personne, sans compter les salaires du personnel. Le Dr SULIMAN (Soudan) déclare qu'un programme

pli, mais déplore que les progrès réalisés aient été relativement faibles. Il est vrai que le programme d'éradication se heurte à de nombreuses difficultés, mais il semble, d'après le rapport du Directeur général, que le manque de crédits constitue le principal obstacle.

La Commission pourrait faire figurer, dans son projet de résolution, un paragraphe appelant à verser des contributions volontaires au compte spécial

quadriennal d'éradication de la variole a été entrepris par son gouvernement en 1961. Le pays a été divisé en quatre régions et, à la fin du mois de mai 1962, le programme aura atteint son terme dans l'une de ces régions; la seconde région sera couverte en mai 1963,

et la totalité du pays d'ici 1965. Les opérations de surveillance pourront alors commencer. On lit dans le rapport soumis à la Commission que

pour l'éradication de la variole. Le Dr ARETAS (Cameroun) remercie le Directeur général de son rapport détaillé.

Le Cameroun n'a pas entrepris de programme d'éradication de la variole mais il procède, sur les conseils de l'Organisation, à la vaccination antivariolique selon un plan triennal. Malgré cela, le pays a récemment subi une grave épidémie comme on n'en avait pas vu depuis quelque dix ans. Cette épidémie avait pris naissance au Nigéria; 1571 cas ont été dénombrés, dont 14,5 % mortels, le taux de morbidité s'étant élevé à 2 pour 1000. De mars à octobre 1961, on a procédé à 514 500 vaccinations, mais de nouveaux cas ont continué d'apparaître. Cet échec de la campagne de vaccination s'explique de plusieurs façons : dans certaines régions, 30% à peine de la population s'est présentée aux séances de vaccination; le vaccin détérioré par de mauvaises

l'Organisation a envoyé au Soudan, pour un mois, un épidémiologiste consultant, ainsi qu'une quantité importante de matériel et de fournitures. Le Soudan est reconnaissant de l'aide qui lui a ainsi été accordée et espère que les nouvelles livraisons qu'il a demandées lui parviendront bientôt. La vaccination de masse a une importance capitale

au Soudan, qui est un carrefour entre l'Orient et l'Occident et un lieu de passage pour les pèlerins. Il a encore besoin de quatre millions de doses de vaccin sec, celui -ci étant le plus efficace sous le climat de ce pays. En outre, il faut également douze voitures,

trente réfrigérateurs et une vedette à moteur pour mener à bien la campagne. Le Dr NIAZ (Pakistan) remercie le Directeur général

conditions de transport avait en partie perdu son pouvoir immunisant. Il a donc été décidé d'entreprendre une seconde série de vaccinations de masse, avec comme objectif la vaccination de toute la population du Cameroun septentrional (environ 1 200 000

du rapport très complet qu'il a présenté à la Commission. Il est également heureux de prendre note des recherches sur la variole dont il est fait état dans le rapport sur le programme de recherches médicales que la Commission vient d'examiner au cours de la même séance.

personnes). La campagne a été menée comme une opération militaire, la région étant divisée en cinq zones opérationnelles dotées chacune d'un médecin et de cinq équipes de vaccination. Les résultats ont été spectaculaires : en un mois, près de 600 000 vaccinations ont été effectuées et nulle part le nombre de personnes venues se présenter aux séances n'a été

La variole est endémique dans presque tout le Pakistan. Un projet pilote d'éradication a été entrepris au Pakistan oriental dans deux des districts les plus gravement infectés et aucun cas nouveau n'a été signalé depuis la fin des vaccinations dans ces régions. On étudie maintenant la possibilité d'étendre le

inférieur à 80 % de la population. A la fin d'avril 1962, l'épidémie était enrayée.

champ de ces opérations. Au Pakistan occidental s'est produite la regrettable poussée épidémique de

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -HUITIÈME SÉANCE

303

Karachi à la suite de laquelle des personnes ayant quitté la ville en période d'incubation ont transmis l'infection à d'autres pays. Des mesures immédiates ont été prises pour enrayer l'épidémie à Karachi, mais

Du 1er janvier au 31 mars 1962, les services sanitaires

de l'aéroport de Prague ont découvert soixante -neuf personnes qui entraient en Tchécoslovaquie sans avoir été vaccinées.

il est difficile d'opérer rapidement et complètement dans une ville de plus de deux millions d'habitants. Toutefois, la situation est maintenant bien en main et il n'y a pas eu de nouveaux cas. On espère entreprendre

Il serait bon que l'OMS examine soigneusement tous les cas importés de variole et que les Etats Membres

soient immédiatement renseignés sur la façon dont ces cas se sont produits, sur les négligences qui auront

prochainement au Pakistan occidental un projet d'éradication, à la préparation duquel participe l'OMS.

Le Pakistan oriental fabrique du vaccin sec en

quantité suffisante pour que l'on n'ait pas besoin d'en importer. Les problèmes principaux restent le transport, la formation et la surveillance du personnel. On pourrait peut -être utiliser les équipes de vaccination par le BCG, ce qui permettrait de réaliser une économie de transport et de personnel d'encadrement et de réduire le coût des opérations. Le Dr WORKNEH (Ethiopie) déclare que la variole

pu être décelées et sur les mesures à prendre pour remédier à cet état de choses. Pour améliorer cette situation, il faudrait tout d'abord que les règlements de tous les Etats sur la vaccination soient observés scrupuleusement. On

pourrait demander aux compagnies de navigation aérienne et aux agences de voyage de ne pas délivrer de billet aux personnes qui ne peuvent présenter de

certificat en règle. On pourrait également prévoir, surtout dans les aéroports, le contrôle sanitaire de toutes les personnes se rendant dans des pays où la vaccination est obligatoire. En second lieu, la situation épidémiologique des pays où la variole existe à l'état

bonne qualité, le Ministère de la Santé a pris des dispositions avec l'Institut Pasteur d'Ethiopie pour la production d'un vaccin possédant toutes ces qualités. Un laboratoire de production de vaccin lyophilisé y a donc été créé en 1960, et l'Ethiopie est devenue le premier pays de la Région de la Médi-

constitue encore un grave problème pour l'Ethiopie. La lutte contre la maladie se heurte à des obstacles, tels que le relief du pays qui rend certaines régions inaccessibles, le climat sec, le manque de personnel médical et de crédits. Sachant qu'aucun programme d'éradication ou même de lutte contre la variole ne peut être mené à bien sans un vaccin sec, stable et de

terranée orientale capable de produire ce type de vaccin en quantités suffisantes. Le programme de lutte contre la variole est confié

endémique pourrait être améliorée grâce à une aide rapide et efficace d'autres Membres de l'OMS. A ce propos, le Gouvernement de la Tchécoslovaquie est prêt à mettre à la disposition de l'OMS en 1963, à titre gratuit, plusieurs millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé, à condition que l'Organisation fournisse le matériel de lyophilisation nécessaire. La Tchécoslovaquie pourrait de même envoyer une petite équipe de spécialistes de la vaccination, pour organiser et effectuer les opérations. En plus des autres mesures qu'il convient de prendre, il est indispensable d'effectuer des recherches pour trouver des vaccins plus efficaces et pour déterminer un espacement meilleur des inoculations. Le Dr MONTALVAN (Equateur) trouve encourageant

aux services généraux de santé publique. A la suite d'une épidémie de fièvre jaune, la vaccination antivariolique a été combinée avec la vaccination antiamarile et environ un million de personnes ont été vaccinées de cette façon depuis 1961. Le Dr Workneh tient à souligner combien la création de services de santé généraux efficaces est nécessaire au

de constater que tous les éléments fondamentaux nécessaires à la réussite du programme d'éradication de la variole sont réunis, en dépit de toutes les difficultés auxquelles se sont heurtés de nombreux pays.

Dans la Région des Amériques, une excellente organisation a permis l'éradication de la variole dans de nombreux pays oh les conditions géographiques constituaient de sérieux obstacles - par exemple, le

succès des programmes entrepris dans des domaines particuliers.

Mexique, la Colombie, le Pérou et la Bolivie. En Equateur, différentes difficultés administratives ont retardé le lancement de la campagne d'éradication, mais c'est maintenant chose faite et l'on espère que la variole aura disparu d'ici deux ans. Il est clair que, dans ce domaine, la coopération internationale est particulièrement nécessaire. Le Dr DEHLOT (Congo, Brazzaville) déclare que la variole a été récemment importée du Congo (Léopold ville) dans son pays, donnant naissance à deux foyers d'infection à Brazzaville et à Pointe -Noire. Une

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) rappelle que quatre ans se sont écoulés depuis que la Onzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté sa résolution

sur l'éradication de la variole. Et pourtant cette maladie reste endémique dans de nombreux pays et l'on signale encore l'importation d'un certain nombre de cas. Il faudrait rechercher les causes de cet état de choses. Si la situation en ce qui concerne les vaccinations est

satisfaisante, il serait nécessaire d'étudier les intervalles auxquels la vaccination doit être effectuée.

montre - que la vaccination n'est pas convenablement pratiquée ou qu'on la néglige complètement, ce qui explique l'apparition de nouveaux foyers dus à des cas importés.

Cependant, il arrive souvent - l'expérience le

excellente organisation mise en place naguère par l'administration française, le service de lutte contre les grandes endémies, a immédiatement pris les dispositions nécessaires pour enrayer l'épidémie. Le grand problème au Congo est de réaliser la vaccination

304

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

totale de la population : au cours de l'épidémie, il est apparu qu'aucun des sujets atteints n'avait été vacciné.

variole, non seulement pour la sécurité de son propre

Une autre difficulté réside dans la méfiance avec laquelle l'ensemble de la population considère les services médicaux.

peuple, mais aussi pour celle de l'humanité tout entière. En 1961, un programme triennal d'éradication

de la variole a été entrepris, mais les résultats de la première année n'ont pas été très satisfaisants : 50 à 60% seulement de la population a été vaccinée et le pourcentage est aussi faible dans les villes que dans les campagnes. Les raisons de ce demi -échec sont l'insuffisance des moyens financiers - $50 000 par an seulement pour vacciner près de 8 millions de personnes, les difficultés de transport dues à une saison des pluies prolongée, le manque de personnel et le peu d'enthousiasme de la population. Le Gouvernement envisage de renforcer la surveillance et de combiner la campagne

Le Dr KLosI (Albanie) déclare qu'il n'y a pas de variole dans son pays et que, jusqu'à présent, on n'a enregistré aucun cas importé. Les frontières et les aéroports sont surveillés avec vigilance. En plus des mesures normales de vaccination et de revaccination obligatoires et gratuites, des dispositions ont été prises ces dernières années, lors de la réapparition de

la variole dans certains pays d'Europe. Le vaccin utilisé est fabriqué en Albanie. Le Dr NABULSI (Jordanie) déclare que la variole a disparu de son pays depuis longtemps, mais que l'on a récemment entrepris, à titre de précaution, la vaccination de masse de la population. Depuis deux ans, la Jordanie fait don à l'OMS de

d'éradication de la variole avec d'autres opérations, par exemple la campagne de lutte contre le pian. Ne pourrait -on améliorer la technique de vacci-

nation? Un procédé d'injections hypodermiques pour la vaccination de masse contre Serait -il possible de

sous pression (« hypo -spray ») a été utilisé pour la vaccination contre le choléra, mais il paraît trop lent la variole. remplacer les scarifications

trois millions de doses de vaccin préparé dans ses propres laboratoires et elle est désireuse de continuer à participer chaque année de cette façon au programme d'éradication de la variole. SAUGRAIN (République Centrafricaine) félicite le Directeur général de son rapport. Du début de 1959 à la fin de 1961, près de 1 300 000 vaccinations et revaccinations antivarioliques ont été effectuées en République Centrafricaine, où la population est d'environ 1 200 000 habitants. Le programme

multiples par une scarification unique ?

Le Dr HAN (République de Corée) déclare que depuis la campagne de vaccination de masse, à laquelle

la population a largement coopéré, la variole est

Le Dr

enrayée dans son pays : en 1951, on avait enregistré plus de 43 000 cas; en 1959, on n'en a signalé aucun et en 1960 et 1961, deux seulement. La vaccination sera néanmoins poursuivie afin de parvenir à l'éradication complète de la maladie. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) signale

triennal de vaccination a donc été parfaitement appliqué et a confirmé, comme le montre le rapport soumis à la Commission, qu'en vaccinant 80 % de la

population on obtenait des résultats tout

à fait satisfaisants. Il est possible de réaliser une couverture

que tant la vaccination primaire des enfants que la revaccination tous les quatre ans sont obligatoires sur l'ensemble du territoire de la République Arabe Unie, et qu'en conséquence la variole a pratiquement

totale de la population, sans surcroît de dépenses autres que le coût du vaccin, en faisant pratiquer la vaccination par des équipes mobiles au cours de leur

disparu. Au cours des deux dernières années, la République Arabe Unie a pu produire d'importantes quantités de vaccin sec, qui est utilisé principalement dans les régions méridionales plus chaudes, ou dans les oasis isolées où l'on ne dispose pas de moyens appropriés de réfrigération. A plusieurs reprises, la République Arabe Unie a également fourni du vaccin à des pays voisins à des moments critiques. Le Règlement sanitaire international est toujours appliqué très strictement, car son observation est l'un des moyens essentiels de lutter contre la variole. Le Professeur DE HAAS (Pays -Bas) félicite le Direc-

travail normal de dépistage des autres maladies transmissibles. Le programme est entré dans la phase de surveillance et des programmes quinquennaux sont maintenant en préparation. La République Centrafricaine est entourée par

cinq pays où la variole existe encore à l'état endémique; aussi son principal souci, à l'heure actuelle, est -il d'empêcher l'importation de la maladie. Le diagnostic précoce est important, mais difficile à

établir lorsque l'on ne dispose que de personnel

insuffisamment expérimenté; c'est ainsi que souvent la varicelle est prise pour la variole.

L'OMS apporterait une aide précieuse au programme d'éradication de la variole en Afrique en fournissant un vaccin éprouvé aux pays pourvus de services de santé mobiles. Le Dr DEBYASUVARN (Thaïlande) félicite le Directeur

teur général de son excellent rapport. Il demande s'il existe encore une pénurie de vaccin dans certains pays et, s'il en est ainsi, quelles sont les

quantités dont ils auraient besoin. L'OMS pourrait lancer un appel aux pays producteurs de vaccin pour leur demander d'en fournir, ainsi qu'éventuellement du matériel et des moyens de transport.

général de son excellent rapport.

Le Gouvernement de la Thaïlande est conscient de l'importance du programme d'éradication de la

Le Dr OLGUfN (Argentine) félicite le Directeur général de son rapport sur l'éradication de la variole,

question à laquelle l'Argentine attache une grande importance.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -NEUVIÈME SEANCE

305

Avec le vaccin produit par l'Institut national de Microbiologie, une campagne intensive de vaccination

frais. Le Dr Lambin demande si l'OMS pourrait fournir du vaccin lyophilisé. Il semble que la plupart des épidémies de variole en Haute -Volta aient leur origine au Mali et au Ghana,

a été lancée en Argentine, tendant à immuniser 80

de la population. Les autorités nationales, provinciales et municipales collaborent étroitement à la campagne. L'éducation sanitaire fait partie des moyens employés pour faciliter les opérations, et la vaccination est obligatoire.

mais ces pays à leur tour se plaignent de ce que les épidémies proviennent de Haute -Volta. Il est donc indispensable de synchroniser les campagnes de vaccination entreprises dans des pays voisins, et l'OMS

Le Dr LAMBIN (Haute -Volta) rappelle que la variole est un problème de santé publique dans son

pourrait se charger de coordonner les campagnes à l'intérieur de chaque région géographique. 2.

pays: on a enregistré 2360 cas en 1961 et plus de 1100 au cours des quatre premiers mois de 1962. En avril 1961, au cours d'une épidémie, on a découvert que le vaccin utilisé, qui provenait de Guinée, avait perdu toute efficacité après avoir voyagé trop longtemps par une très forte chaleur. Par la suite, le Gouvernement a eu recours à du vaccin français et

Huitième rapport de la Commission Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

lecture du projet de huitième rapport de la Commission.

Décision: Le rapport est adopté (voir page 400).

l'épidémie a pu être enrayée, mais à très grands

La séance est levée à 18 heures.

DIX -NEUVIÈME SÉANCE

Mercredi 23 mai 1962, 20 h. 30 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Programme d'éradication de la variole (suite)

Ordre du jour, 2.4 Le Dr WAKIL (Liban) voudrait faire savoir, en complément de la déclaration du délégué de la Jordanie, que le Liban a reçu à maintes reprises de ce pays du vaccin antivariolique à titre gratuit. Il tient à remercier la Jordanie de cette collaboration. Près de 90 % de la population libanaise a été vaccinée au cours d'une campagne de masse en 1959. La loi exige une campagne de vaccination massive tous les quatre ans et, dans l'intervalle, chaque nouveau -né doit subir la vaccination antivariolique avec succès dans l'année qui suit sa naissance.

semble enrayée et l'on espère que les campagnes de vaccination amélioreront encore la situation. Le Dr CHADHA (Inde) rappelle que l'immensité du

Le Dr SHAHEEN (Irak) indique que, lors d'une campagne entreprise dans tout le pays en 1957 et qui

problème posé par la variole en Inde a été évoquée lors de séances précédentes. Le territoire à couvrir est vaste et certaines zones de montagne ou de forêt sont d'un accès difficile. Il y a aussi la question du personnel à recruter pour une entreprise d'une telle envergure : ce ne sont pas des centaines, mais des milliers de travailleurs qui sont nécessaires et dont il faut assurer l'encadrement. A une tâche d'une telle ampleur, l'Inde répond par un effort pareillement colossal. Son gouvernement est fermement résolu à éliminer la variole et, à l'époque où il avait élaboré ses plans, il n'avait pas l'intention de recourir à l'aide de quelque organisme étranger que ce soit : il forme

s'est poursuivie jusqu'au milieu de 1959, l'Irak a vacciné la plus grande partie de sa population. La vaccination est obligatoire et le pays produit son propre vaccin, quoique pas en quantité suffisante pour des campagnes de masse. Le Gouvernement irakien est reconnaissant au Pakistan et à l'Union des Républiques socialistes soviétiques de leurs envois

son personnel et fabrique son vaccin. En raison

toutefois des difficultés qu'elle éprouve à se procurer des devises étrangères, l'Inde demande à l'OMS de lui faciliter l'obtention de véhicules qui doivent être payés en devises fortes. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

de vaccins. D'après les relevés médicaux, la variole

et d'Irlande du Nord) déclare avoir été profondément touché lorsque, récemment, quelques -uns de ses

306

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

collègues africains, en dehors des séances de la Commission, ont offert d'aider le Royaume -Uni dans sa lutte contre la variole. Les services sanitaires des pays exempts de variole (comme l'est de nouveau le Royaume -Uni) peuvent certes lutter contre les conséquences de l'importation

écoles secondaires. Les résultats de la primo- vaccination sont contrôlés après deux semaines; il appartient au médecin de la santé publique de vérifier les fiches de vaccination en fonction du registre des naissances

pour s'assurer qu'aucun enfant n'a échappé à la

de cas, mais cela entraîne de grosses dépenses à maints égards. La vraie protection pour de tels pays est entre les mains des administrations de la santé des pays d'où viennent les immigrants. Sur plus de quatre mille personnes qui sont arrivées par avion du Pakistan au Royaume -Uni au cours d'une période

vaccination. A part un cas importé, il n'y a pas eu à Koweït un seul cas de variole depuis 1959. Le Dr SULIMAN (Soudan) pense que tous les mem-

bres de la Commission conviendront qu'il est très intéressant de connaître la situation en ce qui concerne

de sept semaines et demie, 98 % montraient des signes cliniques de vaccination réussie au Pakistan et 1 % de plus a été reconnu immun. Cela représente

la variole dans tous les pays et les besoins de ces derniers pour l'éradication. Les pays européens ont peut -être commencé à éprouver la nécessité de l'éradi-

un effort tout particulier des autorités sanitaires pakistanaises et les autorités sanitaires du Royaume Uni l'ont beaucoup apprécié. Les observations faites récemment au Royaume -Uni montrent bien que les mesures de routine courantes, basées sur une revac-

cation quand ils ont eu des cas eux- mêmes; mais il y a d'autres pays, tels que le Soudan, où la variole ne cesse de sévir. En tout cas, les administrations sanitaires de tous les pays sont maintenant invitées à entreprendre des programmes d'éradication, et de nombreux pays offrent de fournir du vaccin à d'autres Etats. Certains vaccins ne se sont malheureusement pas avérés efficaces à l'usage; toutefois, aucune plainte n'a été reçue au sujet du vaccin desséché. Il importe donc

cination sans inspection subséquente, sont insuffisantes en cas d'épidémie. Mention a été faite, pendant la discussion, des dangers de la vaccination. Il est indéniable que la vaccination présente un certain danger, mais les risques

que tous les pays puissent être approvisionnés en vaccin desséché et en quantités suffisantes, car si les stocks s'épuisent au milieu d'une campagne de vaccination il peut en résulter une situation très difficile. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

sont très limités, surtout si on les compare à ceux que comporte l'exposition à la variole pendant une vie entière. Depuis Noël dernier, sur 45 varioleux non vaccinés,

19 sont morts; sur 17 qui avaient été

vaccinés plus de trois ans avant leur arrivée, 6 sont morts; par contre, aucune personne ayant été vaccinée

Commission, ne désire pas s'engager dans le débat général mais se contentera d'évoquer quelques points qui ont surgi au cours de la discussion et qui appellent des explications ou une réponse. Le délégué de l'Union soviétique a soulevé la question des recherches. L'Organisation sait parfaitement que nos connaissances

au cours des trois dernières années n'a contracté la maladie.

Le Dr EL -Bo1AI (Koweït) fait remarquer que, quelles que soient la qualité et l'expérience des services

actuelles sur la variole présentent de nombreuses lacunes concernant le diagnostic, la meilleure méthode

de santé publique, il existe toujours un risque de déclenchement d'une épidémie de variole par un immigrant qui incube la maladie. La vaccination n'est pas seulement le meilleur, elle est le seul moyen efficace de combattre la maladie. A Koweït, la vaccination est obligatoire depuis 1960 et doit être pratiquée sur les nouveau -nés dans les trois premiers mois de la vie. On estime en général de sept à dix ans la durée

de vaccination et l'immunité. C'est pourquoi elle stimule et encourage actuellement la recherche,

notamment sur les points suivants :

Comparaison de vaccins préparés à partir de moutons, de veaux et de jeunes buffles. Ce travail s'effectue essentiellement à Madras, Inde. 1)

de l'immunité post- vaccinale mais, pour plus de sûreté, le Règlement sanitaire international dispose que les passagers en provenance d'une circonscription infectée doivent produire un certificat valable de vaccination datant de trois années au maximum. A Koweït,

2)

Méthodes qui permettraient d'augmenter la

production de vaccin. 3) Mode de propagation de la variole à partir de cas précoces. D'après les observations faites à ce jour, il semblerait qu'au stade pré- éruptif il n'y ait pas de virus dans la salive; au début de l'éruption, en revanche, on peut isoler du virus dans la salive, et, dans les dernières phases de la maladie, le virus en disparaît. 4) Méthodes qui permettraient de diagnostiquer plus tôt la variole, en améliorant les tests de laboratoire actuels et en étudiant ceux qui sont en voie d'élaboration. Il convient de mentionner à ce sujet les travaux du Professeur Nauck sur l'identification des corps d'inclusion au microscope électronique.

la population est vaccinée tous les quatre ans. Au cours d'un programme de revaccination qui s'est déroulé de 1959 à 1962, 320 000 personnes ont été vaccinées. D'autre part, des vaccinations spéciales sont pratiquées sur les contacts de varioleux et, parfois, on vaccine toute la population de zones où un risque d'épidémie de variole a surgi. Tous les passagers arrivant dans le pays sans un certificat valable sont vaccinés. Pour être admis à l'école à l'âge de cinq ans, les enfants doivent avoir été revaccinés et il en est de même pour l'admission dans les

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -NEUVIÈME SÉANCE

307

Enquête sur les vaccins produits dans différents pays, en vue de déterminer leur efficacité au stade 5)

de la primo- vaccination et des vaccinations de rappel et de mesurer la durée de l'immunité qu'ils confèrent. Une partie de ce travail s'effectue en Union soviétique. 6) Etudes sur la gamma -globuline humaine et études préliminaires d'animaux. sur la gamma -globuline

que le vaccin soit très puissant; cette simplification également permet d'accélérer les travaux. L'importante question des voyageurs et du risque d'importation de la variole a été, pense le Dr Kaul, suffisamment débattue pendant la discussion du

neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. Le délégué de la Tchécoslovaquie

Puisqu'il a mentionné l'Union soviétique, le Dr Kaul signale que les vingt -cinq millions de doses de vaccin

dont a fait don le gouvernement de ce pays, ainsi que le mentionne le rapport dont la Commission est saisie, ont stimulé un certain nombre de programmes de vaccination et permis leur déroulement satisfaisant.

avait suggéré que les compagnies aériennes ne délivrent les billets que sur présentation d'un certificat de vaccination antivariolique, mais cette proposition outrepasse les dispositions du Règlement sanitaire international. Les gouvernements devraient tenir les compagnies aériennes au courant de leurs exigences en matière de certificats de vaccination. Il n'est peut -être pas inutile de rappeler que les gouvernements

Le Dr Kaul croit savoir que le Gouvernement de l'Union soviétique est prêt à distribuer des quantités de vaccin encore plus importantes. Ce gouvernement a également proposé de fournir des experts et des équipes de spécialistes, mais ce point soulève certaines difficultés. Ce ne sont pas tellement les avis compétents

qui manquent, mais la difficulté réelle est de trouver suffisamment de vaccinateurs et d'organiser convenablement les campagnes : c'est là un problème administratif pour lequel l'intervention d'experts n'est pas particulièrement nécessaire. Le délégué des Pays -Bas a soulevé la question des quantités de vaccin requises pour la campagne d'éradication. Le Directeur général réunit actuellement des renseignements auprès des gouvernements sur leurs il est manifeste qu'une très grande quantité de vaccin desséché sera demandée; il n'est toutefois pas encore possible de donner des

sont légalement liés par le Règlement sanitaire international. Les gouvernements peuvent exiger des certificats de vaccination des passagers qui arrivent en vertu des dispositions de l'article 83 du Règlement sanitaire international. Un passager qui arrive sans certificat et refuse de se faire vacciner peut être mis en surveillance ou isolé, selon les circonstances spécifiées à l'article 83, mais l'entrée du pays ne peut lui être refusée. Enfin, le Dr Kaul appelle l'attention sur le projet de résolution suivant, qui a été distribué : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

besoins en vaccin, et

chiffres précis. Les offres de vaccin faites par la Tchécoslovaquie et d'autres pays ont été accueillies avec reconnaissance. Certains délégués d'Afrique ont parlé de l'efficacité

du vaccin que leur pays emploie. Il est important de

reconnaître que la qualité des vaccins a laissé à

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole; Notant la lenteur des progrès accomplis depuis que la Onzième Assemblée mondiale de la Santé a décidé, en 1958, d'entreprendre un programme mondial d'éradication de la variole; Reconnaissant que les pays situés dans les zones d'endémicité éprouvent des difficultés à organiser des campagnes nationales, faute de fonds, de personnel, de moyens de transport, de vaccins et d'équipement; Réaffirmant que la persistance de la maladie cause une morbidité et une mortalité élevées dans les zones

désirer à plusieurs égards; le vaccin était efficace lors de sa livraison mais s'est souvent révélé moins actif

lors de son emploi. Il conviendrait donc d'éprouver chaque nouveau lot de vaccin en l'employant tout d'abord pour la primo- vaccination de 50 à 100 enfants

d'endémicité et expose le reste du monde au risque d'importer l'infection, 1.

avant de le distribuer pour une campagne. Tout milite en faveur de l'emploi aussi fréquent que possible de vaccin desséché. Des délégués de quelques pays d'Afrique ont fourni

SOULIGNE l'urgence de l'éradication;

LOUE les efforts accomplis dans les pays qui ont entrepris des campagnes d'éradication; 2. 3.

des précisions sur l'importance de la surveillance et du maintien d'un niveau élevé de vaccination dans l'ensemble de la population ainsi que de la vaccination de tous les nouveau -nés.

INVITE instamment les administrations sanitaires des pays où la variole est endémique à orga-

Le délégué de la Thailande a demandé si l'on pouvait espérer des améliorations de la technique des vaccinations de masse, qui permettraient d'accélérer

niser et à exécuter, si elles ne l'ont pas déjà fait, des campagnes d'éradication à l'échelon national utilisant un vaccin actif et stable; 4.

INVITE les pays qui en ont les moyens à faire

les travaux, et il a mentionné à ce sujet la méthode des injections sous pression. Cette méthode a déjà été employée et il semble qu'elle fasse l'objet d'études complémentaires. Une scarification unique est acceptable au lieu de scarifications multiples à condition

des contributions bénévoles, en espèces ou en nature, qui serviront à faire face à des besoins essentiels (vaccins lyophilisés, moyens de transport,

équipement de laboratoire et matériel de réfrigération) et qui seront distribuées par l'Organisation aux pays situés dans les zones d'endémicité qui

308

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ont entrepris des programmes rationnels d'éradication et qui demanderont cette aide; et 5.

L'introduction est suivie d'une partie II, qui se réfère à la session de juin 1961 du Conseil d'administration du FISE, dans la mesure où ses travaux ont affecté ''OMS. La section 1.2 montre la répartition,

PRIE le Directeur général: a) de continuer à fournir des avis et des directives techniques aux pays intéressés;

en pourcentages, des allocations approuvées par le Conseil d'administration du FISE pour la période 1959 -1961.

de prévoir, dans ses projets de programme et de budget à venir, les activités et l'aide matéb)

rielle nécessaires; c) de préparer, avec l'aide des gouvernements, un bilan de leurs besoins et une estimation ferme

La section 3 de la partie II décrit les projets sanitaires pour lesquels le Conseil d'administration du FISE a alloué des fonds. Elle mentionne en particulier une décision très importante par laquelle cet organe directeur a décidé de maintenir le plafond annuel de dix millions de dollars pour les allocations aux programmes de lutte antipaludique, et énonce les principes qui guideront les allocations aux différents pays dans les limites de cette somme. On trouve à la section 5 de la partie II une analyse

du coût de leurs programmes d'éradication; et d) de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès du programme d'éradication.

Le Dr ARETAS (Cameroun) estime que le paragraphe 3 du projet de résolution ne fait pas suffisamment ressortir la nécessité pour les pays de s'unir avec leurs voisins dans les campagnes d'éradication de la variole. La recommandation formulée convient dans

très sommaire des rapports présentés par l'OMS au Conseil d'administration du FISE, en particulier au sujet de l'enquête sur les besoins de l'enfance. L'OMS a maintenant terminé son enquête, qui a souligné la nécessité de considérer les besoins de l'enfant comme inséparables de ceux de la famille. Un point important

le cas des îles, mais le Cameroun a des frontières communes avec six pays. Par conséquent, au cas où le Cameroun entreprendrait une campagne d'éradication de la variole, les résultats de cette campagne seraient très précaires si des opérations analogues n'étaient pas entreprises dans des pays voisins.

touchant la planification sanitaire pour les enfants n'apparaît pas dans le document très sommaire qui est soumis à la Commission : le problème de la variole. De concert avec la FAO et dans le cadre de l'enquête générale du FISE sur les besoins de l'enfance, l'OMS

et d'Irlande du Nord) demande si le délégué du Cameroun serait d'accord pour qu'on ajoute au voisins ». Le Dr ARETAS (Cameroun) accepte cette suggestion.

Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne

paragraphe 3 les mots « et de concert avec les pays

a rédigé un rapport sur la nutrition des mères et des enfants. D'autre part, elle a établi un rapport sur les problèmes de formation professionnelle. La partie III du rapport traite des décisions plus récentes que le Conseil d'administration du FISE a prises à sa session de décembre 1961. La section 1.2 montre la répartition, en pourcentages, des allocations

approuvées à cette occasion. Le rapport se termine par une brève description des projets sanitaires qui ont été approuvés par le FISE et par une énumération

Le PRÉSIDENT soumet à la Commission le projet de

résolution ainsi amendé.

des réunions des Comités mixtes FAO /FISE et FISE /OMS. Le Directeur général adjoint appelle aussi l'attention

Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.'

2.

Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant

de l'assistance commune du FISE et de l'OMS Ordre du jour, 2.15 Le PRÉSIDENT prie le Directeur général adjoint de présenter la question. Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, indique

de la Commission sur la résolution EB29.R40, dans laquelle le Conseil exécutif de l'OMS a pris note du rapport du Directeur général sur le déroulement des activités qui bénéficient de l'aide commune du FISE et de l'OMS et souligné un certain nombre de points, en particulier le fait que les programmes d'assistance sociale en faveur des enfants ne seront équilibrés que s'ils tiennent pleinement compte des aspects sanitaires.

Pour terminer sur une note moins sèche que le rapport dont il a donné un aperçu, le Directeur général adjoint signale à la Commission que le Conseil exécutif

a tenu à souligner l'inappréciable contribution que l'appui du FISE a apportée au succès des programmes entrepris en faveur de la santé des mères et des enfants

que le rapport dont est saisie la Commission met à jour un document traitant du même sujet qui avait été présenté au Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du neuvième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.53.

et qu'il s'est félicité de l'étroite collaboration qui continue de régner entre les deux organisations. Il n'est pas douteux que l'Assemblée de la Santé partagera l'opinion du Conseil et qu'elle tiendra, dans une résolution, à exprimer sa gratitude pour cette contribution et sa satisfaction de cette collaboration.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -NEUVIÈME SEANCE

309

Le représentant du FISE a suivi les débats de la Commission depuis le début, et le Président voudra peut -être lui donner la parole pour qu'il apporte à la Commission tous compléments jugés utiles à l'exposé

toutefois, il y a de nombreux facteurs à prendre en considération avant de lancer un projet, et certains adage : « Qui donne vite donne deux fois. »

retards sont dus aux distances et au manque de personnel. Il y a néanmoins du vrai dans le vieil Le rapport dont est saisie la Commission expose les grandes lignes de la collaboration qui s'est exercée

qui vient d'être fait.

Sir Herbert BROADLEY, représentant du FISE, exprime sa sincère gratitude pour les nombreux commentaires élogieux qui ont été faits en séance plénière et au sein de la Commission. au sujet de l'aide fournie par le FISE en faveur des programmes sanitaires. Il fera en sorte que ces observations soient transmises au Directeur général du FISE ainsi qu'au

entre le FISE et l'OMS. Pour l'éradication du paludisme, le plafond de dix millions de dollars est maintenu, et l'ensemble du problème sera réexaminé en consultation avec l'OMS en 1963. En matière de nutrition, une importance croissante est accordée aux aliments riches en protéines qui peuvent être produits localement, surtout pour les enfants d'âge préscolaire. Une aide continue d'être fournie pour la lutte contre

Conseil d'administration qui se réunira en juin à New York. L'année 1961 a été une période de grande activité pour le FISE, qui a célébré son quinzième anniversaire il y a six mois. Le budget voté pour cet exercice -- près de $28 000 000 -a été le plus élevé depuis les

d'autres maladies des enfants et des jeunes, et la formation de ressortissants des pays bénéficiant de cette assistance recevra une attention considérable-

premières années d'existence du FISE, au cours desquelles il s'employait à venir en aide aux mères

ment accrue dans le programme futur du FISE. L'OMS a apporté une contribution remarquable à l'enquête sur les besoins des enfants qui s'est terminée en 1961. Cette enquête représente un jalon important dans l'évolution des activités du FISE, car elle traduit

et aux enfants des pays ravagés par la guerre. Environ 60 % de ce budget ($16 000 600) ont été consacrés à

des projets - auxquels l'OMS était associée concernant les services sanitaires et la lutte contre les

en termes concrets la Déclaration des Droits de l'Enfant qui a été adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1959. A la lumière de cette enquête, les gouvernements entreprendront des études

maladies, et 25 % ($6 900 000) à des projets de nutrition auxquels participaient conjointement la FAO et

l'OMS. Ces projets se déroulent dans plus de cent pays et territoires. nelle du FISE, cette sphère d'action est en train de s'étendre et ne se limite plus aux nourrissons et aux enfants: le FISE a maintenant accepté de venir en aide à tous les jeunes, de favoriser leur développement social, moral et affectif. Aussi fournit -il une aide en matière d'enseignement et d'éducation, d'orientation

nationales qui, espère -t -on, aboutiront à conférer

aux programmes en faveur de l'enfance un rôle essentiel dans tous les programmes de développement économique et social de longue haleine. Le rapport mentionne également le nouveau cours organisé à l'Institute of Child Health de l'Université de Londres pour la formation de chargés de cours et de professeurs de pédiatrie. La première session doit

Bien que l'essentiel de ces fonds serve à des opérations qui appartiennent à la sphère d'action tradition-

s'ouvrir l'automne prochain sous la direction du Professeur Moncrieff. Le nombre des participants sera limité, car la formation de professeurs d'université

plus générale, il assure des services en faveur des familles, des enfants et des adolescents pour permettre aux jeunes de renforcer utilement le capital humain

et de formation professionnelles, et d'une manière

exige une attention spéciale et individuelle. D'autre part, le FISE renforce son aide au Centre international de l'Enfance à Paris, surtout en matière de formation.

des sociétés en voie de développement. Tout ce

travail est planifié et exécuté en coordination avec les institutions internationales intéressées. On a souvent mentionné, au sein de la Commission, la coopération et la coordination aux échelons national et international : jamais la coopération entre l'OMS et le FISE n'a été aussi satisfaisante. En août 1961 s'est tenue à Genève une réunion inter -organisations groupant toutes les institutions qui s'intéressent aux

C'est là un exposé très succinct d'une partie du travail accompli de concert par l'OMS et le FISE. La décision du FISE d'assumer de nouvelles responsabilités, loin d'affaiblir cette coopération, la renforcera. La préoccupation primordiale des deux organisations doit être la santé et le bien -être des générations montantes, meilleur gage de la sauvegarde du monde incertain où elles vivent. Le PRÉSIDENT se

enfants et aux jeunes. Au cours de cette réunion, le FISE a accepté notamment de communiquer le plus tôt possible à tous les organismes intéressés des renseignements préliminaires sur les nouveaux projets

dit certain que de nombreux

membres de la Commission tiendront à réaffirmer leur gratitude pour ce que le FISE a fait pour leurs pays.

qu'il envisage. Des instructions ont été envoyées au

personnel opérationnel du FISE pour réaliser un contact étroit entre les institutions et les gouvernements intéressés. Au cours des discussions de la Commission, quel-

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) declare

que la dernière remarque du Président reflète la pensée de toutes les délégations. Il souhaite seulement

ques plaintes ont été élevées au sujet des retards intervenus dans la mise à exécution de certains projets, et le FISE serait heureux que l'on réduise ces retards

remercier le FISE de ce qu'il a fait pour soutenir les progrès du programme d'éradication du paludisme de la République Arabe Unie. Se référant à un détail,

afin que l'aide puisse être donnée plus rapidement;

il préférerait qu'à la fin du paragraphe 6) b) de la

310

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

section 3.4 de la partie II du rapport, le mot « Egypte »

soit remplacé par « République Arabe Unie ».

Le Dr SULIMAN (Soudan) exprime son appui chaleureux au projet de résolution. Décision: Le projet de résolution est approuvé 1 3.

connaît bien la valeur du travail accompli par le FISE. Dans les années 1950, cet organisme a aidé le Gouvernement soudanais à éliminer la trypanosomiase du sud du pays, et le Dr Suliman saisit cette occasion pour remercier le représentant du FISE de cette assistance. Le FISE a également aidé les centres de protection infantile par des envois de lait en poudre et de vitamines, et il aide maintenant le Gouvernement soudanais à éliminer l'onchocercose. En l'absence du Rapporteur, le PRÉSIDENT donne lui -même lecture du projet de résolution suivant :

Le Dr SULIMAN (Soudan) déclare que son pays

Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais

Ordre du jour, 2.17 Le PRÉSIDENT prie le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, qui a proposé ce point

de l'ordre du jour, de bien vouloir le présenter. Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare qu'en

raison des

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

demandes d'assistance accrue qui sont adressées à l'OMS par beaucoup de pays venant d'accéder à l'indépendance, il est devenu urgent de réexaminer les méthodes de travail de l'Organisation pour trouver

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS;

des fonds supplémentaires qui permettront d'aider ces pays. Les efforts entrepris dans ce sens - recherche

de ressources internes - faciliteront également la solution d'autres problèmes importants qui se posent à l'OMS. Les méthodes de travail de l'Organisation ne sont pas sans défauts, comme on peut s'en rendre compte à la lecture de certains rapports. C'est ainsi que, dans la liste des projets du Rapport annuel du Directeur général pour 1961,2 il est mentionné ça et là que tel ou tel projet n'a pu être mis pleinement à exécution par suite de difficultés d'un ordre ou d'un autre; c'est notamment le cas des projets Afghanistan 22, Indonésie 34, Jordanie 5, Libye 2, Syrie 34 et Tunisie 24. Le Directeur général a reconnu lui -même que des erreurs d'appréciation commises lors de la planification et de l'exécution de ces projets avaient empêché de réaliser pleinement leurs objectifs. Or, si ces projets n'ont pas abouti aux résultats visés, ils ont cependant

Reconnaissant que l'action du FISE contribue de façon inestimable au succès des programmes sanitaires intéressant les mères et les enfants, 1.

PREND ACTE du rapport du Directeur général; REMERCIE le Conseil d'administration du FISE

2.

d'avoir décidé de maintenir le plafond annuel de $10 000 000 pour les allocations aux programmes de lutte antipaludique; EXPRIME l'espoir que, compte tenu des effets néfastes qu'exerce la variole sur la santé des mères et des enfants, le FISE jugera possible de fournir 3.

un appui maximum au programme d'éradication de la variole mis en oeuvre sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé; ESTIME que les problèmes de nutrition doivent toujours être envisagés dans le contexte de tous les autres problèmes sanitaires auxquels ils sont intimement liés; et, en conséquence, 4.

coûté très cher et l'argent ainsi dépensé aurait été employé beaucoup plus utilement si la planification avait été faite avec plus de soin. Par ailleurs, dans le cas des campagnes de masse, les erreurs de planification résultent d'une coordination insuffisante entre les organismes sanitaires nationaux et l'OMS, état de choses qui aboutit, dans certains cas, à des doubles emplois. Cette remarque s'applique, en particulier, à la campagne antituberculeuse de masse entreprise en Jordanie. Une autre raison de penser que les méthodes de travail de l'OMS ne sont pas toujours aussi efficaces

RECOMMANDE que les activités relatives aux questions médicales que pose la nutrition soient 5.

intégrées de façon aussi complète que possible aux autres activités en faveur de la santé, en particulier

dans les domaines de l'éducation sanitaire, de l'assainissement et de la lutte contre les maladies transmissibles, ainsi qu'à celles des services d'hygiène

qu'on pourrait le souhaiter a été fournie par les échanges de vues qui viennent d'avoir lieu au sujet de l'éradication de la variole. L'OMS ne peut s'acquitter efficacement de ses

maternelle et infantile et d'hygiène scolaire; et 6.

SE FÉLICITE de la collaboration étroite et efficace

qu'entretiennent les deux organisations pour fournir

une assistance aux pays dans les domaines de la lutte contre les maladies transmissibles, de l'élévation des niveaux de nutrition et d'assainissement et de la formation de personnel national, ainsi que dans le domaine plus particulier de la promotion de l'hygiène maternelle et infantile.

fonctions que si elle applique des méthodes de travail éprouvées et efficaces. Malheureusement, les moyens employés ne sont pas toujours soumis à l'évaluation 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du neuvième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.54. 2

Actes off. Org. mond. Santé, 114.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -NEUVIÈME SEANCE

311

nécessaire tandis que, dans d'autres cas, cette évaluation n'a lieu que très tardivement. C'est là une autre cause de dépenses improductives. On a par exemple

répartir équitablement entre les bénéficiaires. Certains

pays reçoivent une aide notoirement excessive au détriment d'autres. C'est notamment le cas de Taiwan, si l'on tient compte de l'effectif de sa population et de

utilisé dans certains pays, pour les campagnes de vaccination par le BCG, un vaccin qui était sensible à la lumière et à la chaleur : les sujets vaccinés n'ont pas eu de réaction suffisamment nette, si bien que la valeur de la campagne est restée extrêmement douteuse.

l'ampleur de ses problèmes. Mais on pourrait citer d'autres exemples.

Une évaluation des méthodes de travail de l'Organisation qui tienne compte des faits et données actuels, évaluation qui n'a jamais été entreprise à une échelle

Il apparaît donc que les méthodes actuellement appliquées pour évaluer l'efficacité des activités de l'OMS ne sont pas toujours satisfaisantes et que le besoin se fait sentir d'un examen à fond des méthodes

suffisamment vaste, est importante pour renforcer l'efficacité du travail de l'OMS. La question se pose aussi de savoir s'il est souhaitable

de travail employées par l'Organisation à tous les échelons. Le Professeur Jdanov n'a nullement l'intention de mettre en doute en quoi que ce soit le travail

de disposer au Siège d'un personnel nombreux pour

mettre en

oeuvre

le programme d'exécution. En

novembre 1961, il y avait 649 fonctionnaires au Siège et 605 dans les bureaux régionaux, contre 358 seulement sur le terrain. En gros, donc, sur 1500 personnes

vaste et utile qu'accomplit l'Organisation. Son seul propos est de contribuer à améliorer ce travail et à faire en sorte qu'une aide plus efficace soit fournie aux pays qui en ont le plus besoin - en particulier aux nouveaux Etats et à ceux qui vont bientôt naître. Les propositions de la délégation soviétique sont contenues dans un projet de résolution soumis à la

affectées au programme d'exécution, quelque 300 seulement se trouvent sur le théâtre des opérations.

Sans doute les fonctionnaires du Siège qui sont

affectés au programme d'exécution vont -ils de temps

à autre surveiller sur place l'exécution des projets pendant une durée variable; cependant, on imagine mal que ces tournées leur permettent de contribuer efficacement à la solution des divers problèmes sanitaires rencontrés. Le fait que les fonctionnaires du Siège sont éloignés des zones d'opérations a pour conséquence l'emploi irrationnel de fonds pour les voyages en mission. En 1961, 409 fonctionnaires du Siège se sont occupés directement du programme d'exécution; leur emploi est revenu à $2 690 000 et les voyages en mission ont cofité, en outre, $200 000. Il y aurait donc lieu d'examiner si les fonctionnaires affectés au programme d'exécution ne devraient pas être stationnés plus près des zones d'opérations, afin

Commission. Comme on le voit, il est proposé de confier l'étude des méthodes de travail, au Siège et dans les pays, au Conseil exécutif qui serait habilité, le cas échéant, à s'assurer le concours de spécialistes, d'administrateurs et de toutes autres personnes compétentes.

Le projet de résolution est ainsi libellé: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Considérant que l'extension des activités de l'Organisation et les tâches nouvelles dues à l'augmentation du nombre des Membres et à la nécessité

de renforcer l'assistance aux Etats exigent plus d'économie et d'efficacité dans l'utilisation des ressources afin de faire apparaître des réserves supplémentaires pour l'accomplissement de travaux urgents et importants dans le domaine de la santé;

que leurs services soient davantage mis à profit sur place, dans les pays où l'on a besoin d'eux. Comme environ 350 personnes seulement travaillent sur le terrain, une grande partie du travail est effectuée par les pays eux -mêmes, et il semble qu'une fraction plus

Reconnaissant qu'un examen des méthodes de planification appliquées par l'Organisation pourrait faire ressortir des possibilités d'utilisation plus efficace des ressources, I.

importante du personnel pourrait être affectée aux opérations dans les pays. En ce qui concerne la recherche médicale, le rôle de l'OMS en tant qu'autorité coordonnatrice et directrice pourrait être considérablement renforcé par un resserrement de la collaboration avec les organisations scientifiques non gouvernementales et avec divers pays. On favoriserait davantage l'organisation des recherches

ESTIME qu'il est nécessaire d'étudier avec plus

de soin les méthodes et les plans et de contrôler l'efficacité des travaux accomplis par l'Organisation

dans les pays; CHARGE le Conseil exécutif d'étudier cette question au moyen d'enquêtes effectuées sur le terrain et au Siège sur les méthodes, l'ampleur et 2.

scientifiques en coopérant plus étroitement avec les organisations non gouvernementales qui entretien-

nent des relations avec l'OMS - par exemple en examinant avec elles les moyens de coordonner les travaux de recherche entrepris par l'OMS, de diffuser les informations, etc. - qu'en distribuant des subventions importantes. Pour rendre plus efficace l'aide que l'OMS fournit aux pays, notamment à ceux qui ont accédé récemment à l'indépendance, il faudrait méthodiquement l'adapter aux besoins réels des pays en cause et la

la qualité d'exécution des projets et sur l'efficacité

de la coordination des activités de l'OMS avec celle des gouvernements, des institutions spécialisées

des Nations Unies et des organisations ou associations non gouvernementales, et en envisageant la possibilité d'une décentralisation accrue et d'une extension des activités de l'OMS dans les pays; et PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale 3.

312

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la Santé sur les résultats des efforts entrepris.

ainsi

que cette répartition est l'ceuvre des comités régionaux,

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL déclare qu'il a écouté avec

la plus grande attention la déclaration du délégué de

l'Union soviétique et qu'il est certain qu'il y a une certaine part de malentendu. Il est entièrement d'accord avec le délégué de l'URSS

pour estimer qu'une analyse des méthodes de travail de l'OMS est pleinement souhaitable. Il est indubitable

que l'Organisation pourrait toujours faire mieux. C'est un fait que certains rapports de l'OMS contiennent des évaluations de projets achevés et que dans ces évaluations l'Organisation mentionne tous les facteurs qui ont pu empêcher la réussite complète des projets considérés. Le Directeur général ne s'attardera pas sur les raisons qui ont empêché la réussite absolument totale de certains projets, puisque les diverses causes possibles sont énumérées dans les évaluations. Le Directeur général ignore à quelle source le délégué

qu'elle est ensuite examinée par le Conseil exécutif et qu'elle est finalement approuvée par l'Assemblée de la Santé. Le Directeur général ne s'étendra pas plus longuement sur les observations qui ont été faites, mais il tient à réaffirmer qu'il est pleinement d'accord avec le délégué de l'Union soviétique pour penser que l'OMS, comme toutes les autres organisations de même nature, pourrait faire mieux; il ne pourra donc que se féliciter d'une étude du Conseil exécutif sur les méthodes de travail de l'Organisation. Le Dr GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) déclare que, bien qu'incompé-

tent pour commenter les remarques détaillées du délégué de l'Union soviétique, il pense que le Directeur

général a eu raison de dire que chaque organisation devrait examiner de temps à autre son propre fonction-

de l'Union soviétique a puisé les chiffres qu'il a cités sur la répartition du personnel entre le Siège et les zones d'opérations; il se demande si, peut -être, certains chiffres donnés dans un document n'ont pas été mal interprétés. Il prie toutefois la Commission de se reporter aux Actes officiels No 116, contenant

nement. La planification et l'emploi des ressources de l'Organisation pourraient d'ailleurs fort bien faire l'objet de la prochaine étude organique du Conseil exécutif, et le paragraphe 3 du projet de résolution soumis par la délégation de l'Union soviétique pourrait

donc être interprété comme une invitation dans ce sens au Conseil exécutif; telle était d'ailleurs peut -être

l'analyse du budget de 1963 faite par le Conseil exécutif. A la page 23 de ce volume figure un tableau indiquant qu'en 1961, pour 686 fonctionnaires travaillant au Siège, y compris ceux qui sont recrutés localement, il y en avait au total 1429 dans les pays. Le même document évoque bien d'autres aspects admi-

l'intention de la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

Le Dr SGINDAR (Roumanie) souligne que l'extension remarquable de l'activité de l'Organisation

nistratifs du travail de l'Organisation, qui ont été analysés par le Conseil exécutif. Le Directeur général pense que la recommandation du délégué de l'Union soviétique à l'effet que l'OMS,

pour faciliter les travaux dans le domaine de la recherche scientifique, entre en relation avec un plus grand nombre d'organisations non gouvernementales,

procède également d'une interprétation erronée de la situation actuelle. L'OMS travaille en réalité avec plus de mille institutions scientifiques; mais les relations avec les organisations non gouvernementales sont d'un type tout à fait différent. Ces relations sont réglementées par l'Assemblée mondiale de la Santé et clairement précisées dans les principes reproduits dans les Documents fondamentaux. Le Directeur général

mondiale de la Santé au cours des dernières années s'est accompagnée aussi bien d'une augmentation de l'effectif du personnel que d'un accroissement rapide et considérable du budget ordinaire. Les nombreuses demandes d'assistance présentées à l'OMS et la nécessité d'étendre certaines activités posent le problème d'un emploi aussi judicieux que possible des ressources à disposition. Les contributions à verser par les Etats Membres au titre de l'exercice 1963 ont augmenté d'environ 50 % par rapport à 1961. A la session précédente du Conseil exécutif, certains Membres avaient exprimé leur inquiétude devant cette augmentation, mais ils n'ont pas soumis de proposition visant à réduire les dépenses. Dans ces conditions, c'est à l'Assemblée de la Santé qu'il incombe de rechercher les moyens d'accroître l'efficacité à moindres frais. Le Directeur général lui -même, dans l'introduction à son Rapport annuel, a exprimé l'espoir qu'il serait possible, à l'avenir, d'apprécier avec plus d'exactitude jusqu'à quel point les buts de chaque projet de l'OMS ont été atteints. Cette remarque confirme la nécessité d'une analyse périodique du degré d'avancement des projets.

sera heureux de fournir au délégué de l'Union soviétique tous renseignements complémentaires qu'il pourrait désirer.

Il l'assure ensuite qu'il est le premier à accueillir favorablement toute critique constructive. Il est toutefois essentiel que ces critiques reposent sur une connaissance exacte du fonctionnement de l'Organisation. Quand on laisse entendre, par exemple, que la répartition des projets entre les divers pays laisse quelque peu à désirer, il est important de se rappeler

La délégation roumaine estime d'autre part qu'il faudrait réexaminer la relation entre, d'une part, les projets d'évaluation, les enquêtes et les services

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX -NEUVIÈME SEANCE

313

consultatifs et, d'autre part, les projets concrets

d'assistance technique et matérielle. Pour ne parler que de la Région africaine, qui a besoin d'une assistance considérable pour organiser des services de santé et former du personnel médical, certaines tendances se sont fait jour au cours des trois dernières

progresser vers l'idéal. En s'ajoutant ainsi les uns aux autres, les programmes généraux forment une série continue.

années. En fait, une grande partie des projets inscrits pour cette Région consiste en activités d'évaluation, en enquêtes et en services consultatifs, tandis que de

Il est naturellement difficile pour la Commission d'analyser en détail les méthodes de travail de l'OMS en vue d'obtenir plus d'efficacité, mais un tel examen est indispensable. Par exemple, il faudrait déterminer s'il n'y aurait pas lieu de réduire le nombre des recher-

nombreuses demandes concernant des projets de formation de personnel médico- sanitaire, de création

ches prévues au titre du programme de recherches médicales, afin de consacrer plus d'argent aux thèmes de recherches que l'on maintiendrait et d'obtenir ainsi de meilleurs résultats. Il est évidemment essentiel d'avoir présents à l'esprit les besoins des pays en voie de développement, qui n'ont pas d'instituts de recher-

d'institutions ou d'action concrète contre certaines maladies n'ont pas été incluses dans le programme et le budget de l'Organisation. Le Dr Sgindar rappelle

que, dans son trente et unième rapport, le Comité consultatif de l'Organisation des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires a souligné que plusieurs membres du Conseil exécutif de l'OMS estimaient que les pays intéressés étaient les mieux

che et qui comptent beaucoup sur le concours de l'OMS en matière de recherche et pour l'étude des problèmes de santé publique. De nombreux autres exemples pourraient être cités.

placés pour établir un ordre de priorité et évaluer leurs besoins. Il a aussi semblé au délégué de la Roumanie que l'OMS ne met pas suffisamment à profit les débats des congrès nationaux et internationaux d'associations scientifiques. Un examen plus approfondi des résultats auxquels ont abouti ces organismes devrait permettre d'augmenter l'efficacité des activités de l'OMS et de réduire certaines dépenses. La délégation roumaine appuie donc la proposition tendant à examiner les méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais.

Il faudrait sans plus tarder étudier en détail la question du renforcement de l'efficacité des travaux de l'OMS, et c'est pourquoi la délégation de la Tchécoslovaquie appuie la proposition formulée dans ce sens par la délégation de l'Union soviétique. Le Dr HOURIHANE (Irlande) déclare que la proposition du délégué de l'Union soviétique n'est pas sans éveiller en lui un écho favorable. Ce serait adopter la

politique de l'autruche que de penser qu'une organisation quelconque est si parfaite qu'elle n'a pas besoin de s'améliorer. A cet égard il comprend l'inten-

tion très louable d'améliorer les choses qui a été exprimée.

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) souligne que, comme l'a déjà fait remarquer le délégué de la Roumanie, le budget de l'Organisation a doublé au cours des dernières années. Etant donné cet accroissement constant, il est indispensable d'examiner si les résultats obtenus augmentent en proportion des dépenses

Après avoir lu attentivement le projet de résolution, le Dr Hourihane a l'impression que plusieurs passages de ce texte comportent des jugements qui se fondent

supportées par les Etats Membres et, à cet égard, il y aurait intérêt à analyser le contenu et l'étendue des activités de l'Organisation, ainsi que ses méthodes de travail, sa structure et sa dotation en personnel. L'objet et l'étendue des activités de l'OMS ont été indiqués avec précision par le Directeur général dans une note liminaire rédigée à l'occasion de la vingt cinquième session du Conseil exécutif au sujet du programme général de travail pour la période 19621965, dans laquelle il déclarait : La Constitution pose les principes et définit dans leurs grandes lignes les fonctions qui déterminent les objectifs ultimes de l'Organisation; ces objectifs sont tels qu'on ne saurait prescrire un délai précis au terme duquel ils devraient être atteints. Le programme général, qui est circonscrit dans les limites très larges tracées par la Constitution, fait intervenir des considérations de temps. Il porte sur un certain nombre d'années et fixe une série d'objectifs intermédiaires qui indiquent de façon

sur un état de fait ne correspondant pas nécessairement à la situation réelle; il se peut qu'il en soit ainsi, il se peut que non. C'est ainsi que, dans le premier paragraphe du préambule, il est suggéré que la nécessité de renforcer l'assistance aux Etats Membres exige plus d'économie et d'efficacité dans l'utilisation des ressources, ce qui donne à entendre que l'utilisation

qui est actuellement faite des ressources n'est pas aussi économique et aussi efficace qu'elle pourrait l'être. Or cela reste à prouver, et le Dr Hourihane estime que ce n'est pas là une simple question de sémantique et de langue, mais qu'il est important de trouver une manière objective d'exprimer la pensée qui inspire ce passage. Peut -être vaudrait -il mieux grande efficacité dans l'utilisation des ressources afin de faire apparaître, si possible, des réserves supplémentaires », car il se peut que cela ne soit pas possible.

dire «exigent la plus grande économie et la plus

plus précise les jalons de la route à suivre pour 'Voir Actes off. Org. mond. Santé, 115, 119, paragraphe 78.

Le projet de résolution dit «afin de faire apparaître des réserves supplémentaires », ce qui implique que de telles réserves peuvent être trouvées; en fait, elles n'existent peut -être pas. Le paragraphe 1 du dispositif commence par les mots : « Estime qu'il est nécessaire d'étudier avec

plus de soin les méthodes... ». Le Dr Hourihane suggère de supprimer les mots « plus de » et de dire : « Estime qu'il est nécessaire d'étudier avec soin les

314

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

méthodes et les plans... », sans quoi le texte pourrait signifier que toute étude ayant pu être faite jusqu'à présent a été effectuée sans soin.

Le Dr Hourihane suggère ensuite de faire commencer le paragraphe 2 par les mots : « Prie le Conseil exécutif... ». Ce paragraphe se poursuit ainsi : « d'étudier cette question au moyen d'enquêtes effectuées sur le terrain et au Siège... ». Il paraît souhaitable d'indiquer d'une

possible. C'est dans cet esprit que la délégation des Etats -Unis appuiera le projet de résolution. Elle appuiera également la suggestion faite par le délégué du Royaume -Uni : elle reconnaît que le paragraphe 2 pourrait être le point de départ d'une

étude très constructive. Le Dr Williams voudrait toutefois demander au délégué de l'Union soviétique ce qu'il entend exactement par l'expression « décen-

tralisation accrue » qui figure dans ce paragraphe. Songe -t -il à la répartition du personnel entre le Siège,

manière ou d'une autre comment le Conseil exécutif pourrait ou devrait étudier la question, surtout sur

le terrain. Toujours dans le même paragraphe, on trouve ce passage : « et en envisageant la possibilité

les bureaux régionaux et les zones d'opérations, ou à quelque autre type de structure administrative ? Le Professeur JDANOV (Union des Républiques soviétiques) remercie les délégués du Royaume -Uni, de l'Irlande et des Etats -Unis d'Amésocialistes

d'une décentralisation accrue ». Le Dr Hourihane pense qu'il faudrait préciser ce que l'auteur de la résolution entend par décentralisation, au -delà des organes régionaux existants de l'Organisation.

Le Dr Hourihane partage pleinement l'idée du délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord selon laquelle le paragraphe 3 pourrait être transformé en une suggestion concrète invitant le Conseil exécutif à procéder à une étude organique à une date ultérieure, qui ne devrait d'ailleurs pas nécessairement être une date proche. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) souligne

rique d'avoir appuyé, quant au fond, la proposition de sa délégation et il accepte les modifications qu'ils ont suggérées. L'examen proposé pourrait fort bien être considéré comme une de ces études organiques dont l'exécution est une des tâches fondamentales du Conseil exécutif. Le Professeur Jdanov reconnaît qu'il n'est pas néces-

saire de préciser comment cet examen devrait être effectué, le Conseil pouvant le déterminer lui -même. Par conséquent, le membre de phrase « sur le terrain et au Siège » pourrait être supprimé. En parlant de décentralisation, il avait en vue l'intensification de

que les délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé sont des hommes de science et des techniciens et que la formation qu'ils ont reçue doit les inciter à raisonner prudemment et à ne formuler des conclusions qu'après avoir pesé minutieusement toutes les données et s'être assurés qu'ils possèdent tous les éléments du problème.

l'assistance aux pays, c'est -à -dire le renforcement des activités dans les Régions et sur le terrain. Il n'insiste toutefois pas pour le maintien des mots « décentralisation accrue » car il suffit d'indiquer les grandes lignes de l'examen à entreprendre. Le Professeur Jdanov n'avait aucunement l'inten-

Il semble à la délégation des Etats -Unis que le délégué de l'Union soviétique a élevé des critiques assez sérieuses touchant l'accomplissement du travail de l'OMS, sans avoir pour autant étayé suffisamment ses déclarations par les faits qu'il a cités. La délégation

tion de minimiser le travail de l'Organisation, et il est donc quelque peu surpris de la réaction du Directeur général. Il n'argumentera pas sur les chiffres donnés, bien qu'il suffise, selon lui, d'un coup d'oeil sur les trois premières lignes du tableau 8, à la page 23 des Actes officiels No 116, pour voir que le personnel a été davantage renforcé au Siège que dans les Régions.

des Etats -Unis réserve son opinion quant à l'exactitude de ces assertions, et à la possibilité d'y répondre

d'une façon ou d'une autre, à la suite d'un jugement objectif et d'un examen approfondi des faits. Nonobstant cette réserve, la délégation des Etats-

Le Professeur Jdanov a été heureux d'entendre le Directeur général indiquer que l'OMS collabore avec plus d'un millier d'organisations non gouvernementales. Mais dans la résolution qu'elle a approuvée à sa dix- septième séance au sujet de la communication

Unis, après avoir pris connaissance du projet de résolution soumis par la délégation de l'Union soviétique, estime que ce texte peut contribuer utilement

à l'étude du problème, et qu'elle peut l'appuyer. Comme l'ont laissé entendre les délégués de l'Irlande

et du Royaume -Uni, si l'Organisation connaît des difficultés, il faut que les Etats Membres en soient informés. Tout problème dont on soupçonne l'existence doit être étudié et les Etats Membres ne doivent

de l'Association internationale de la Fertilité, la Commission s'est contentée de noter le fait que cette association tiendrait un congrès. Or, il y a certainement des manières plus concrètes de collaborer. Le Professeur Jdanov a peut -être été un peu trop sévère dans ses remarques; en fait, il tient beaucoup à ne pas dénigrer le travail utile et nécessaire qu'accomplit l'Organisation, mais il est convaincu que ce travail pourrait être notablement amélioré et rendu plus efficace.

négliger aucune investigation avant de conclure à l'absence de problèmes. Si toutefois de tels problèmes

existent et, dans l'état actuel des choses, les Etats Membres ne peuvent en écarter l'hypothèse, ils doivent s'employer à les régler le plus rapidement

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : VINGTIÈME SEANCE

315

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL fait observer que le délégué

de l'Union soviétique, en se référant au tableau de la page 23 des Actes officiels NO 116, a cité des chiffres

contre l'esprit du projet de résolution. Sa réaction à la déclaration du délégué de l'Union soviétique a été celle de tout responsable d'une administration dont

qui concernent le budget ordinaire de l'Organisation. Cependant, le personnel du Siège s'occupe de l'ensemble du travail de l'Organisation et non pas exclusivement de la partie de ce travail qui est imputée sur

le devoir est de donner satisfaction à ceux qui la financent.

le budget ordinaire; c'est la raison pour laquelle le Directeur général a laissé entendre que toute comparaison devrait porter sur les effectifs imputés sur

Le Dr ALAN (Turquie) s'associe aux délégués qui ont fait remarquer qu'il y a toujours des améliorations

à apporter aux méthodes de travail d'une organisation. C'est pourquoi il accueille avec faveur la proposition de la délégation de l'Union soviétique. Néanmoins, il ne voit pas très exactement comment

l'ensemble des fonds et non pas seulement sur le personnel qui émarge au budget ordinaire. Pour ce qui est du point soulevé à propos des organisations non gouvernementales, le Directeur

général désire dissiper un malentendu. Dans son intervention précédente, il n'a pas voulu se référer aux organisations non gouvernementales avec lesquelles l'OMS est entrée en relations, mais bien aux relations de nature différente que l'OMS entretient

le Conseil exécutif pourrait étudier le problème au moyen d'une enquête sur le terrain, comme il est

indiqué au paragraphe 2 du projet de résolution.

Il estime que ce sont les gouvernements eux -mêmes qui sont les mieux placés pour apprécier l'efficacité de la coordination. Il se demande donc s'il ne vaudrait

avec plus d'un millier d'institutions de recherche. En outre, une confusion semble s'être produite au sujet du point de l'ordre du jour qui a trait à l'Association internationale de la Fertilité. Ce point n'a rien

à voir avec l'examen des relations entre l'OMS et les organisations non gouvernementales, auquel pro-

pas mieux supprimer le paragraphe en question. En ce qui concerne le paragraphe 3, le Dr Alan estime qu'il faudrait l'interpréter comme une invitation faite au Conseil exécutif de prendre pour sujet d'une future étude organique l'examen des méthodes de travail de l'Organisation. Le PRÉSIDENT suggère que le délégué de l'Union

cède le Comité permanent des Organisations non gouvernementales du Conseil exécutif. Le Directeur général souscrit entièrement aux remarques des délégués de l'Irlande, du Royaume -Uni

soviétique se concerte avec les délégations qui ont soulevé des points précis, pour mettre au point avec elles un projet de résolution revisé avant la prochaine séance de la Commission.

et des Etats -Unis d'Amérique suivant lesquelles il y a, dans toute organisation, matière à analyses et à améliorations. Bien qu'il fasse certaines réserves sur des détails de rédaction, il n'a aucune objection

La séance est levée à 22 h. 45.

VINGTIÈME SÉANCE

Jeudi 24 mai 1962, 9 h. 20 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Neuvième rapport de la Commission Le Dr MONTALVAN (Equateur), Rapporteur, donne

avait accepté d'inclure certaines propositions - notamment celles du délégué de l'Irlande - dans son projet

lecture du projet de neuvième rapport de la Commission.

de résolution (voir page 321). Il invite les délégués à poursuivre la discussion du projet de résolution jusqu'à ce que la nouvelle version leur ait été communiquée.

Décision: Le rapport est adopté (voir page 400). 2.

Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais (suite)

Le Professeur AUJALEU (France) observe que trois points ressortent du projet de résolution et des décla-

Ordre du jour, 2.17 Le PRÉSIDENT rappelle qu'avant la levée de la dix- neuvième séance, le délégué de l'Union soviétique

rations du délégué de l'Union soviétique : critique des programmes, critique des méthodes et proposition d'un remède. Le premier point peut être laissé de côté, car l'OMS

est une institution démocratique dans laquelle les

316

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

programmes sont approuvés par l'Assemblée et les opposants doivent s'incliner devant la majorité. En ce qui concerne les méthodes, il ne viendrait à l'idée de personne de penser que les méthodes de l'Organisation sont parfaites et, quelque satisfaisantes qu'elles soient - et pour sa part le Professeur Aujaleu les trouve satisfaisantes -, elles peuvent être améliorées. Il serait dont utile d'examiner si elles sont susceptibles d'amélioration. Le remède proposé est un projet de résolution qui

décisions de l'Organisation des Nations Unies et de ses institutions spécialisées relatives aux questions de programme,' conformément à la pratique maintenant bien établie qui consiste à informer l'Assemblée de la Santé de toutes les décisions de ce genre qui intéressent l'activité de l'OMS. Un document analogue a été présenté à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques en ce qui concerne les questions administratives et financières.' Ces deux documents n'ont qu'un caractère informatif. Les autres documents sont des additifs au document original: le premier est consacré au programme

souffre peut -être un peu d'avoir été traduit de sa langue originale, ce qui lui donne sans doute un caractère un peu plus acerbe que son auteur ne l'aurait voulu. Compte tenu des explications que le délégué soviétique a données lors de la précédente séance sur sa position, et étant donné que certaines de ses critiques ne semblent pas suffisamment étayées, le Professeur Aujaleu se demande s'il ne vaudrait pas mieux repartir sur de nouvelles bases, tout en considérant qu'il faut tout de même faire quelque chose.

alimentaire mondial, le seconds à la décennie des Nations Unies pour le développement. Le Directeur général adjoint suggère que ces trois documents soient examinés séparément.

Il en est ainsi décidé. Questions de programme Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT appelle l'attention

Il suggère de remplacer le projet de résolution du délégué de l'Union soviétique par un texte plus court renvoyant simplement la question au Conseil exécutif.

Le Professeur Aujaleu propose donc à cet effet un amendement qui sera distribué.

sur les quatre titres principaux du rapport : I. Décentralisation et renforcement des activités des Nations

Le Dr ABU SHAMMA, représentant du Conseil exécutif, rappelle que la prochaine étude organique du Conseil, qui sera soumise à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé, portera sur les « moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'ensei-

Unies; II. Questions intéressant la participation de l'OMS au programme élargi d'assistance technique; III. Programmes inter -institutions prévoyant une action concertée; et IV. Autres questions intéressant

de l'OMS. Certaines des questions examinées dans ce rapport ont déjà été discutées sous d'autres points de l'ordre du jour. les activités

gnement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents ». Il exprime l'espoir que cette étude aura des résultats utiles. Il suggère que la question soulevée par le délégué de l'Union soviétique fasse l'objet d'une autre étude

Ce rapport est communiqué pour information, et la Commission voudra peut -être simplement en

prendre note. Le Secrétariat répondra volontiers à toute demande de précisions.

organique et que, puisque ces études se révèlent à l'origine, un rapport de situation soit soumis à la

souvent beaucoup plus longues qu'on ne le prévoyait Seizième Assemblée mondiale de la Santé et un rapport

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) est heureux de constater que la première partie de ce document traite de la décentralisation et du renforcement des activités des Nations Unies.

final à la Dix -Septième.

A la demande du PRÉSIDENT, qui note qu'il n'y a plus d'observations, le Dr MoNTALVAN (Equateur),

Aucun autre orateur n'étant inscrit sur la liste, le PRÉSIDENT suggère que la discussion soit ajournée

Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant:

jusqu'au moment où le projet de résolution soumis par la délégation française et le projet de résolution revisé de l'Union soviétique auront été distribués. Il en est ainsi décidé (voir section 4 ci- après). 3.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS pour les questions de programme, PREND ACTE de ce rapport.

Ayant examiné le rapport du Directeur général

Décisions de l'Organisation des Nations Unies,

de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS (questions de des institutions spécialisées et

programme)

Ordre du jour 2.13 Le PRÉSIDENT prie le Directeur général adjoint de présenter la question. Le Dr DOROLLE, Directeur général adjoint, déclare

Décision: Le projet de résolution est approuvé.4 ' Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 2. ' Actes off Org. mond. Santé, 115, annexe 18. ' Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 3. 4 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.55.

que trois documents s'y rapportent. Le Directeur général présente en premier lieu un rapport sur les

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : VINGTIÈME SÉANCE

317

Programme alimentaire mondial Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT rappelle que le

Programme alimentaire mondial est une entreprise commune de la FAO et de l'Organisation des Nations Unies et que son but est l'utilisation des excédents de

5. RECOMMANDE que les Etats Membres, s'ils l'estiment opportun, demandent l'assistance de l'OMS : 1) pour exécuter des enquêtes de base sur la nutrition, afin de déterminer l'état nutritionnel de leur population;

produits alimentaires et leur distribution aux pays qui en manquent. Pour mettre l'Assemblée de la

Santé pleinement au courant d'un problème qui intéresse directement l'Organisation, le

document

donne une description générale de la campagne, reproduit les directives et critères adoptés, et indique les méthodes d'exécution qui ont été mises au point pour assurer la coopération des institutions spécialisées et d'autres organisations. Le document expose également les répercussions de ce programme sur la santé et essaie de définir les champs d'activité dans

lesquels l'OMS pourrait apporter une contribution utile. Celle -ci pourrait comprendre des enquêtes en matière de nutrition, la création et le renforcement de services nationaux de nutrition, une assistance dans la distribution d'aliments à certaines catégories de la population, et la formation de personnel local pour cette campagne. Les

pour créer des services nationaux de nutrition ou renforcer ceux qui existent; 3) pour organiser des services de distribution et d'utilisation des denrées alimentaires, en appuyant cette action par un effort d'éducation sanitaire et d'assainissement; 4) pour assurer l'enseignement et la formation de personnel dans ce domaine; et 6. PRIE le Directeur général d'aider, dans la mesure des disponibilités financières, les Etats Membres qui en feront la demande Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 2)

Décennie des Nations Unies pour le développement Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT indique que la

conclusions

énumèrent diverses

modalités

d'action que l'OMS pourrait adopter pour aider les gouvernements, sur leur demande et dans les limites de ses possibilités budgétaires. En l'absence de commentaires, le Dr MONTALVÁN

décennie des Nations Unies pour le développement a pour origine les résolutions 1710 (XVI) et 1715 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies, auxquelles

se réfère l'introduction du rapport dont la Commission est saisie.a Le Directeur général a fait rapport sur ces résolutions au Conseil exécutif, à sa vingt- neuvième session,

(Equateur), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

en attirant tout particulièrement son attention sur la résolution 1710 (XVI), par laquelle le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a été prié d'entrer en consultation avec les chefs des institutions spécialisées afin de mettre au point des propositions

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme alimentaire mondial; Reconnaissant les liens étroits qui existent entre l'état de santé et le niveau de nutrition des individus; Ayant connaissance de la collaboration instituée entre l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et

visant à intensifier l'action internationale pour le développement économique et social. Conformément aux instructions du Conseil exécutif

à sa vingt- neuvième session et en réponse à une demande du Secrétaire général de l'Organisation des

l'Agriculture dans le domaine de la nutrition, 1. EXPRIME sa satisfaction de la compréhension croissante qu'ont les populations du problème de la faim dans le monde;

Nations Unies, le Directeur général a transmis au Secrétaire général les propositions pour un programme d'action sanitaire énoncées dans la partie I du rapport. En réponse à une nouvelle demande du Secrétaire général, en date du 9 mars 1962, il a suggéré

APPUIE l'initiative prise par l'Organisation des Nations Unies et par l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture en vue d'adopter des mesures correctives pour résoudre ce problème; 2. 3.

CONSIDÈRE que le

programme en question

devrait aussi provoquer une intensification de l'assistance visant à améliorer la santé et la capacité de travail des populations rurales des pays en voie

les objectifs quantitatifs reproduits dans la partie II. On notera que, dans ces dernières propositions, une mention spéciale a été faite des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance ou en voie d'y accéder, tant en Afrique que dans d'autres Régions. Cette question présente un intérêt tout particulier pour la Commission en raison de l'étendue et de la durée du programme et des multiples implications, pour les programmes de santé, de tout ce qui concerne le développement économique et social. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation voudrait attirer tout spécialement 'Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.56. 2 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 3

de développement, tout en élevant leur niveau de nutrition, leur revenu et leurs conditions de vie en général; 4.

RAPPELLE que les maladies endémiques aggravent

la malnutrition et sapent la vitalité des collectivités agricoles; et

318

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'attention des délégués sur la décennie des Nations Unies pour le développement, en raison de l'importance de cette entreprise pour l'avenir de l'OMS et de toute la famille des Nations Unies. Le Président des Etats -Unis d'Amérique, dans le discours qu'il a prononcé le 25 septembre 1961 devant l'Assemblée générale des Nations Unies, a proposé que les années 1960 soient officiellement désignées comme la décennie

centre de discussion, de négociation et de règlement pacifique des conflits. La décennie, en donnant une

nouvelle impulsion et une plus grande autorité à l'action politique de l'Organisation des Nations Unies et en créant entre ses Membres des liens économiques, favorisera l'oeuvre de l'OMS.

Passant à certaines répercussions précises de la décennie sur le travail de l'OMS, M. Gardner indique que l'on envisage d'amplifier l'assistance technique des Nations Unies et les activités préalables aux investissements grâce à un accroissement des crédits du Fonds spécial et du programme élargi d'assistance technique. On s'est fixé un chiffre de 150 millions de dollars comme but pour ces programmes combinés,

des Nations Unies pour le développement, période qui permettra de développer et de coordonner les efforts actuels vers une plus grande prospérité économique. Le Président a dit en outre que ce développement peut devenir « une oeuvre de coopération et non

de compétition, qui permettra à toutes les nations, quelle que soit la diversité de leurs structures et de leurs croyances, de devenir, en fait comme en droit, des nations libres et égales ». A la suite de cette proposition, l'Assemblée générale des Nations Unies a, en janvier 1962, adopté à l'unanimité les deux résolutions qui ont déjà été mentionnées.

et le Gouvernement des Etats -Unis espère que cet objectif pourra être atteint dans un avenir immédiat. Il pourra en résulter un développement important de l'activité de l'OMS, en tant qu'agent d'exécution de ces programmes.

Il est aussi prévu, pour la décennie, de créer un service financier au Fonds spécial des Nations Unies.

Comme l'indique le Directeur général dans son rapport, la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies en faveur de la décennie annonce pour les nations une ère de développement socio- économique élargi et accéléré dans lequel l'action de santé a nécessairement une place importante, et cette décision présente donc un intérêt direct et immédiat pour l'Organisation mondiale de la Santé.

Cette mesure pourra faciliter la tâche de l'OMS en aidant à canaliser les capitaux disponibles vers des projets sanitaires dignes d'intérêt. La création de nouvelles institutions pour aider les pays à planifier le développement favorisera sans doute la mise sur pied de programmes prioritaires dans chaque pays et assurera un équilibre adéquat entre les activités en faveur de la santé et l'action dans

L'action dans le domaine de la santé doit faire partie intégrante des efforts intensifiés en faveur du développement économique et social. Le souci des statistiques du produit national brut et de la production industrielle fait oublier parfois que le progrès a pour but d'améliorer le bien -être de l'individu, et que ce but ne sera pas atteint tant que des mesures n'auront pas été prises pour assurer un niveau minimum de santé. L'expérience a montré, en outre, que l'amélioration du niveau sanitaire contribue directe-

d'autres secteurs. Les experts en matière de santé dont on pourra s'assurer les services sous les auspices

de l'OMS pourront jouer un rôle capital dans l'établissement de ces plans généraux, et l'Organisation devra aussi aider les gouvernements à établir leurs plans nationaux de santé. De tels services ont déjà été

préconisés dans la résolution que la Commission a approuvée au sujet du programme d'assistance de l'OMS aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance. La décennie pour le développement prévoit encore

ment et substantiellement à l'augmentation de la productivité. Il existe une étroite interdépendance entre la santé

l'extension des programmes destinés à former et à fournir le personnel nécessaire aux pays les moins développés, ce qui entraînera pour l'OMS de nouvelles

et le progrès. Le préambule de la Constitution de l'Organisation déclare que: «La santé est un état de complet bien -être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » et il est évident qu'il ne peut y avoir de véritable santé si les progrès de la médecine ne vont pas de pair avec ceux de toute la structure économique

responsabilités en raison de l'importance vitale des services sanitaires pour les pays en question. Du personnel médical devra être fourni par les pays plus évolués pour pallier les situations d'urgence, mais on s'attachera surtout à former des médecins, des administrateurs et du personnel auxiliaire nationaux. La décennie prévoit aussi l'intensification des efforts en vue d'appliquer les progrès scientifiques au développement économique. Une conférence sur les applications de la science et de la technologie dans les pays moins développés doit avoir lieu en février 1963 et problème de santé qui fait obstacle à un développement

et sociale. L'OMS doit jouer un rôle important dans la mise en oeuvre de la décennie des Nations Unies pour le développement, et ses propres activités en seront à leur tour stimulées. L'expression « la famille des Nations Unies », qui

est entrée dans l'usage courant, est une formule heureuse car elle exprime l'interdépendance entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées. Comme dans n'importe quelle famille, la santé ou la maladie de l'un des membres est ressentie

M. Gardner espère que l'OMS y jouera un rôle important. Dans beaucoup de pays, le principal plus rapide est une maladie, ou un complexe de maladies, que l'on ne sait pas encore combattre et traiter efficacement par des moyens de masse. Il appartient à l'OMS d'encourager les recherches pour trouver des solutions aux problèmes de chaque pays.

par tous les autres. Les dangers et les difficultés de l'heure seraient bien plus graves sans l'existence de l'Organisation des Nations Unies qui constitue un

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : VINGTIÈME SÉANCE

319

La décennie comprend également un programme de publicité et d'éducation destiné à obtenir, dans les

pays de haut niveau économique comme dans les pays moins développés, l'adhésion du public aux diverses mesures de développement. Le rôle de l'OMS est d'attirer l'attention sur l'importance de la santé comme partie intégrante du développement économique et social. Des mesures sont aussi envisagées pour utiliser les excédents alimentaires dans le développement écono-

mique. On a déjà parlé du programme alimentaire mondial pour lequel un crédit de 100 millions de dollars doit être ouvert. La collaboration entre l'Organisation des Nations Unies, la FAO et l'OMS est indispensable, et le programme nécessitera une intensification des efforts en ce qui concerne l'organisation d'enquêtes sur la nutrition, l'élaboration de directives fondamentales de santé et d'hygiène applicables à la distribution des denrées alimentaires, le

exercer une action centrale pour resserrer la coopération. Certains progrès ont déjà été réalisés à cet égard et les propositions adoptées en octobre 1961 par le Comité administratif de Coordination constituent une nouvelle base de progrès en attribuant un rôle de coordination aux représentants résidents. En second lieu, de nouvelles mesures de coordination doivent être adoptées au niveau du Siège. La résolution 851 (XXXII) du Conseil économique et social a créé un Comité spécial de huit membres chargé d'étudier les nouvelles mesures de coordination au

niveau du Siège et sur le terrain. Les Etats -Unis d'Amérique ont proposé d'examiner la possibilité

d'une fusion entre le programme élargi d'assistance technique et le Fonds spécial des Nations Unies. En attendant cette fusion, des mesures immédiates peuvent être prises pour établir des services communs aux deux organisations et favoriser ainsi leur efficacacité globale. La décennie des Nations Unies pour le développe-

renforcement des services de nutrition au sein des administrations nationales de la santé, ainsi que diverses mesures énumérées dans le rapport du Directeur général sur le programme alimentaire mondial.

ment peut aboutir à un degré encore jamais atteint de collaboration dans la lutte contre la maladie, la faim et la pauvreté. M. Gardner en appelle à tous les intéressés pour qu'ils fassent de cette collaboration une réalité concrète en redoublant leurs efforts dans

Les efforts toujours accrus pour coordonner les

programmes existants d'assistance et d'investissement

aideront l'OMS à resserrer ses liens avec d'autres institutions appartenant ou non à la famille des Nations Unies. Pour promouvoir cette coordination,

les années qui viennent, non seulement à l'OMS, mais dans toutes les institutions de la famille des Nations Unies. Le Dr OLGUfN (Argentine) souligne l'importance de la mise en oeuvre de plans de santé publique dans

la délégation des Etats -Unis souhaite que la plus grande partie des nouvelles ressources rendues disponibles à l'occasion de la décennie pour le développe-

ment soit distribuée par l'entremise des institutions budgétaires centrales des Nations Unies : le Fonds spécial, le programme élargi d'assistance technique et l'OPEX. Simultanément, certaines augmentations du budget ordinaire de l'OMS et d'autres institutions spécialisées pourront s'avérer indispensables pour obtenir des résultats rapides et efficaces. La délégation

le cadre du développement économique et social. Le rapport du Directeur général, qui s'inspire des résolutions adoptées par l'Organisation des Nations Unies en la matière, met en évidence le lien qui existe entre la santé et le développement, ainsi que le nécessité d'une coopération internationale.

Se référant à l'expérience acquise dans la Région

des Etats -Unis est reconnaissante à l'OMS du rôle que celle -ci a déjà joué en vue d'améliorer la coordination des efforts au sein de la famille des Nations Unies, notamment en ce qui concerne les responsabilités accrues des représentants résidents de l'Orga-

des Amériques, oh le même point de vue sur ce problème a été exprimé lors de la réunion du Conseil économique et social interaméricain, de même que dans la Charte de Punta del Este et dans la Constitution de l'Alliance pour le Progrès, le Dr Olguín indique que les pays de la Région collaborent étroitement avec l'Organisation panaméricaine de la Santé. La délégation de l'Argentine propose l'adoption du projet de résolution suivant :

nisation des Nations Unies. M. Gardner souhaite que le Conseil exécutif étudie le point d'une manière plus approfondie.

Pour éviter tout malentendu, il souligne que les progrès de la coordination ne doivent entraîner aucune interférence avec les activités techniques des institutions spécialisées opérant dans leur sphère traditionnelle de compétence. Cela signifie que les

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Vu la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies qui proclame la présente

décisions sur l'étendue et la portée des opérations doivent être prises en tenant compte de l'ensemble des besoins et des ressources de chaque pays et de ce qui est accompli dans d'autres domaines. De nouvelles mesures de coordination sont néces-

décennie « décennie des Nations Unies pour le développement », pendant laquelle les Etats Mem-

bres intensifieront leurs efforts pour accélérer le progrès économique et social; Connaissant les profondes répercussions qu'exerce

saires à deux échelons. C'est en premier lieu sur le terrain (conformément à la résolution 856 (XXXII) du Conseil économique et social) que les représentants résidents de l'Organisation des Nations Unies doivent

le niveau de santé des familles, des communautés et des pays sur leur progrès social et économique,

en particulier dans les régions en voie de développement;

320

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Consciente des bienfaits que comportent pour la santé les programmes nationaux d'accélération du développement socio- économique général;

laquelle le développement agricole et industriel

Ayant examiné le rapport du Directeur général et, en particulier, le programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement que le Directeur général a transmis au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à la demande

serait à la fois périlleux, lent et antiéconomique; 5. PRIE le Directeur général de communiquer son rapport aux Etats Membres en même temps que la présente résolution; 6.

RECOMMANDE que les Etats Membres étudient

de ce dernier; Tenant compte des opinions exprimées par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, 1.

EXPRIME sa satisfaction de la décision prise par

l'Assemblée générale des Nations Unies d'instituer une décennie pour le développement visant notamment à « accélérer l'élimination de l'analphabétisme, de la faim et de la maladie, qui affectent gravement

les propositions et les objectifs envisagés dans le rapport du Directeur général et les adoptent dans leurs programmes afférents à la décennie pour le développement dans la mesure où ils le jugeront opportun, en faisant appel s'il y a lieu à l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé; 7. PRIE instamment les pays donateurs, qui sont en mesure d'accorder une assistance aux pays en voie de développement, d'augmenter l'assistance financière, technique et matérielle fournie dans le domaine de la santé, afin de hâter le progrès économique et social; 8.

la productivité des habitants des pays peu développés »; FAIT SIENNE la recommandation aux termes de laquelle le Conseil exécutif invite les gouvernements, en ce qui concerne les aspects sanitaires du dévelop2.

PRIE le Directeur général de transmettre la

pement économique et social accéléré, à participer aux programmes en question, avec l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé s'ils le désirent, en entreprenant un programme de santé publique

présente résolution au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies avec prière de la communiquer à l'Assemblée générale, au Conseil

de dix ans orienté vers l'élévation du niveau de santé des populations, notamment par les mesures suivantes : 1)

économique et social, au Comité de l'Assistance technique et au Conseil d'administration du Fonds spécial; et 9. PRIE le Directeur général de continuer à colla-

borer avec l'Organisation des Nations Unies et autres institutions à la mise en oeuvre de la décennie

établir des plans nationaux de développe-

des Nations Unies pour le développement.

ment des programmes de santé publique pour la décennie, en coordonnant ces programmes avec tous autres plans apparentés dans les domaines social et économique; 2) concentrer les efforts sur l'enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire afin de renforcer les services de santé, avec

Le Dr AFRIDI (Pakistan) déclare que la décennie représente une étape très importante dans le dévelop-

pement des activités de santé, au sens le plus large du terme, notamment dans des pays qui, comme le Pakistan, luttent actuellement pour atteindre les normes que l'on considère comme minimums dans les pays évolués. Les objectifs indiqués peuvent paraître témoigner quelque optimisme, mais il est extraordi-

fixation d'objectifs précis et mesurables pour chaque catégorie de personnel selon les besoins déterminés à l'avance dans chaque cas; 3) adopter comme base de référence certains indices de la situation sanitaire actuelle à l'aide desquels on pourra évaluer les progrès réalisés vers certains objectifs déterminés à l'avance

naire de voir combien peut être accompli lorsque l'on est pressé par les besoins. Dans la plupart des pays qui se trouvent dans une situation analogue à celle du Pakistan, l'augmentation des besoins est chaque année de l'ordre de 1,2 à 1,5 % si l'on veut faire face à l'accroissement de la population. Toutes les activités susceptibles d'améliorer la situation dans une proportion de 10 à 15 % en dix ans ne feraient par conséquent que maintenir les niveaux actuels. C'est

comme devant être atteints à l'issue de la décennie; 4)

consacrer une proportion accrue des ressources nationales à la lutte contre la maladie et à l'amélioration de la santé;

à partir de cette base de référence qu'il faudrait

calculer les objectifs futurs du programme de développement.

APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres sur les propositions formulées et les objectifs quantitatifs 3.

indiqués par le Directeur général pour un programme de santé à appliquer au cours de la décennie,

tel qu'il l'a esquissé dans son rapport, et ceci en vue de développer les mesures sanitaires énumérées ci- dessus; 4.

En dépit de ces considérations, on comprend qu'il faille tenir compte des conditions et des difficultés particulières à chaque pays, tant sur le plan financier que dans d'autres domaines. La recommandation contenue dans le paragraphe 6 du projet de résolution tendant à soumettre les propositions et les objectifs

ESTIME que, dans les pays en voie de développe-

aux pays pour qu'ils les adoptent « dans la mesure où ils le jugeront opportun » est donc particulièrement judicieuse. La délégation du Pakistan souscrit pleinement aux buts et objectifs du programme, et elle s'associe

ment, la création d'un réseau minimum de services sanitaires de base doit être considérée comme une opération essentielle de pré- investissement, sans

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : VINGTIÈME SEANCE

321

volontiers à la proposition présentée par le délégué de l'Argentine. Le Dr ESCALONA (Cuba), se référant à l'interdépendance de la santé et du progrès économique, fait

4.

Examen des méthodes de travail de l'Organisation en vue d'obtenir plus d'efficacité à moindres frais

(reprise de la discussion de la section 2) Ordre du jour, 2.17 Le PRÉSIDENT indique que deux propositions sont soumises à la Commission. La première est un projet de résolution revisé résultant de l'acceptation par la

part de l'expérience de son pays en la matière et déclare que, pour obtenir un épanouissement complet tant dans le domaine économique que dans celui de

la santé, la liberté totale et entière des peuples est indispensable. Le Dr CHADHA (Inde) appuie le projet de résolution.

délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques de certains amendements à sa proposition originale. Le nouveau texte est ainsi libellé :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Il indique que son pays en est déjà à son troisième plan quinquennal et qu'il n'y a pas un seul secteur de la santé publique, du bien -être social ou de l'industrie qui n'ait été atteint par des activités de développement. Ce processus est le seul qui permette d'élever le niveau économique et social de la population. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL déclare que la question à

Considérant que l'extension des activités de l'Organisation et les tâches nouvelles dues à l'augmentation du nombre des Membres et à la nécessité maximum d'économie et d'efficacité dans l'utilisation des ressources afin de faire apparaître, si possible, des réserves supplémentaires pour l'accom-

de renforcer l'assistance aux Etats exigent un

l'examen est d'une importance exceptionnelle. Le projet de résolution proposé par le délégué de l'Argen-

tine en fait bien ressortir les incidences sur l'action sanitaire.

Le point soulevé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique à propos du rôle des représentants résidents est aussi très important, et il sera examiné par le Conseil exécutif.

plissement de travaux urgents et importants dans le domaine de la santé; Reconnaissant qu'un examen des méthodes de planification appliquées par l'Organisation pourrait faire ressortir des possibilités d'utilisation plus efficace des ressources, 1. ESTIME qu'il est constamment nécessaire d'examiner en détail les méthodes et les plans, ainsi que l'efficacité des travaux accomplis par l'Organisation

Il faut s'efforcer par tous les moyens de faire comprendre à tous les intéressés le rôle de la santé dans le développement économique et social. Le délégué des Etats -Unis s'est référé à la question du programme d'assistance technique et du Fonds spécial. Le Directeur général répète ce qu'il a dit précédemment, à savoir que l'expérience de l'OMS en ce qui concerne le Fonds spécial n'a pas été très satisfaisante, car jusqu'ici on n'a pas accordé à la santé la priorité qui lui revient dans les programmes de développement social et économique. Il importe que les délégués, en vertu de leurs responsabilités dans la conduite des programmes de santé nationaux, attirent l'attention de leurs gouvernements sur cette

dans les pays; et 2. PRIE le Conseil exécutif de consacrer sa prochaine étude organique à l'examen de ce problème

au moyen d'une enquête qui portera sur les méthodes, l'ampleur et la qualité d'exécution des projets, de même que sur l'efficacité de la coordination des activités de l'OMS avec celles des gouvernements des Etats Membres, des institutions spécia-

lisées des Nations Unies et des organisations ou associations non gouvernementales. En second lieu, la Commission est saisie des amendements suivants proposés par le délégué de la France au projet de résolution original du délégué de l'Union soviétique (voir page 311) : 1) modifier le premier paragraphe du préambule selon le libellé ci -après :

question. Il est illusoire de considérer que la santé découle nécessairement du développement économique. Les problèmes de santé ne peuvent attendre et, en sa qualité de médecin, le Directeur général estime que le défaut de santé est un des principaux facteurs responsables de l'instabilité de l'individu, de la famille et de la collectivité. Il appartient à toutes les personnes présentes de s'occuper sérieusement de la question, quelles que soient les responsabilités qui leur incombent. Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) déclare

Considérant que l'extension des activités de l'Organisation et les tâches nouvelles dues à l'augmentation du nombre des Membres et à la nécessité de renforcer l'assistance aux Etats imposent

aujourd'hui plus que jamais de rechercher

les

méthodes d'action les plus efficaces aux moindres frais; 2) supprimer le deuxième paragraphe du préambule;

que son gouvernement a déjà créé un Ministère de la Planification qui coordonne les programmes économiques, sanitaires et autres. Le PRESIDENT soumet à la Commission le projet de

et 3) supprimer l'ensemble du dispositif et le remplacer par le texte que voici : PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'entreprendre l'étude de ce problème dans le cadre 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.57.

résolution proposé par le délégué de l'Argentine. Décision: Le projet de résolution est approuvé.'

322

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la prochaine étude organique du Conseil exécutif

et de faire rapport à l'une des prochaines Assemblées mondiales de la Santé. Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) remercie les délégués de l'Irlande, des Pays -Bas, du Royaume -Uni et des Etats-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Considérant que l'extension des activités de l'Organisation et les tâches nouvelles dues à l'augmentation du nombre des Membres et à la nécessité de renforcer l'assistance aux Etats imposent

aujourd'hui plus que jamais de rechercher

les

Unis d'Amérique de leur collaboration constructive,

qui a permis d'arriver à un texte mutuellement accepté. Pour aider à parvenir à une décision, le Professeur Jdanov est disposé à accepter l'amendement au premier paragraphe du préambule, à condition que la délégation de la France renonce à ses deux autres amendements. Le Dr HOURIHANE (Irlande), le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas), le Dr GODBER (Royaume -

méthodes d'action les plus efficaces aux moindres frais; Reconnaissant qu'un examen des méthodes de planification appliquées par l'Organisation pourrait faire ressortir des possibilités d'utilisation plus efficace des ressources, 1. ESTIME qu'il est constamment nécessaire d'examiner en détail les méthodes et les plans, ainsi que l'efficacité des travaux accomplis par l'Organisation

Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) et le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique), en leur qualité de co- auteurs du projet, acceptent cette suggestion.

dans les pays; et 2. PRIE le Conseil exécutif de consacrer sa prochaine étude organique à l'examen de ce problème

Le Professeur AuJALEU (France) déclare que s'il avait eu connaissance plus tôt du projet conjoint de résolution, il n'aurait sans doute pas jugé nécessaire de présenter ses propres amendements. Il accepte la proposition de la délégation de l'Union soviétique et retire ses second et troisième amendements. Le PRÉSIDENT soumet à la Commission le projet de

au moyen d'une enquête qui portera sur les méthodes, l'ampleur et la qualité d'exécution des projets, de même que sur l'efficacité de la coordination des activités de l'OMS avec celles des gouvernements des Etats Membres, des institutions spécia-

lisées des Nations Unies et des organisations ou associations non gouvernementales.

résolution revisé, dont le premier paragraphe du préambule est remplacé par celui proposé par le délégué de la France, le texte complet ayant le libellé suivant:

Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1

La séance est levée à 10 h. 55.

VINGT ET UNIÈME SEANCE Jeudi 24 mai 1962, 15 h. 35 Président: Dr W. D. REFSHAUGE (Australie)

1.

Dixième rapport de la Commission

PRÉSIDENT,

En l'absence du Rapporteur et sur l'invitation du le Dr KAUL, Sous -Directeur général,

Secrétaire, donne lecture du projet de dixième rapport de la Commission. Décision: Le rapport est adopté. (Voir page 400; voir également la décision figurant à la fin de la section 2 ci- dessous). 2.

Conseil exécutif avait adoptée à sa vingt- neuvième session et par laquelle il recommandait que le sujet de la prochaine étude organique soit les « moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents ». Le PRÉSIDENT fait remarquer que l'on se trouve maintenant en présence de deux propositions relatives à des études organiques, la Commission ayant approuvé

Prochaines études organiques du Conseil exécutif

Ordre du jour, 2.8.2 Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr ABU SHAMMA,

à sa séance précédente un projet de résolution préCe projet de résolution a été transmis ii l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.58.

représentant du Conseil exécutif, présente la question.

Il donne lecture de la résolution EB29.R53 que le

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: VINGT ET UNIÈME SÉANCE

323

voyant que le sujet de la prochaine étude organique serait les « méthodes de planification et d'exécution des projets ». Le Dr SYMAN (Israel) exprime l'espoir que l'étude organique proposée dans la résolution EB29.R53 ne

et la décision adoptée par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA15.58, 1. DÉCIDE que les sujets de ces prochaines études seront: a) « Moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du

sera pas ajournée. D'ailleurs, les deux études ne

s'excluent pas et la Constitution ne fixe aucune limite

au nombre des études qui peuvent être entreprises; il s'agit uniquement d'une question technique. En outre, le Directeur général a probablement déjà réuni de la documentation pour l'étude sur l'assistance en matière d'enseignement et de formation de personnel médical, de sorte que l'étude pourrait être mise en chantier immédiatement. En revanche, la préparation de l'étude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets exigera sans doute beaucoup de temps. En conséquence, le délégué d'Israël recommande que l'on entreprenne les deux études, les travaux sur

personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents »; et b) « Méthodes de planification et d'exécution des projets »; et 2. PRIE le Conseil exécutif de faire rapport sur ces études à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. Il n'est pas indispensable que les rapports qui seront soumis à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé

le sujet recommandé dans la résolution EB29.R53 devant débuter sans délai pendant que, simultanément,

soient des rapports définitifs.

on commencerait la préparation de l'étude sur les méthodes de planification et d'exécution des projets,

Le Dr Asu SHAMMA, représentant au Conseil exécutif, appuie sans réserve la suggestion du Directeur général, étant entendu que le soin sera laissé au Conseil exécutif de décider quel est celui des deux sujets qu'il entend examiner en premier.

qui sera vraisemblablement une étude de longue haleine.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie la proposition du

délégué d'Israël. Le Conseil exécutif décidera lui même quand il pourra soumettre à l'Assemblée un rapport sur l'étude envisagée. Peut -être lui sera -t -il possible de présenter dans l'intervalle un rapport de situation. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, répondant au délégué

Le Dr SYMAN (Israel) et le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) proposent l'approbation du projet de résolution sous la forme suggérée par le Directeur général. Le Dr HOURIHANE (Irlande) approuve également

la suggestion du Directeur général mais propose,

pour éviter toute incertitude quant au caractère définitif ou non des rapports, d'insérer au paragraphe 2 du projet de résolution les mots «les progrès de » avant « ces études ».

d'Israël, confirme que le nombre d'études pouvant être entreprises n'est soumis à aucune limitation : dans sa résolution WHA10.36, la Dixième Assemblée

mondiale de la Santé avait décidé « que les études organiques du Conseil exécutif devront être poursuivies ». Il s'agit uniquement de savoir si le Conseil exécutif aura le temps de mener à bien l'étude proposée.

Le Dr SYMAN (Israël) et le Professeur JDANOV (Union des

Républiques

socialistes

soviétiques)

appuient l'amendement proposé par le délégué de l'Irlande. Le PRÉSIDENT soumet à la Commission le projet de

Aucune des deux études ne peut être achevée en l'espace d'une seule année. L'Assemblée de la Santé pourrait, si elle le désire, recommander l'exécution des deux études, auquel cas le Conseil exécutif aurait à décider lui -même jusqu'à quel point il pourra avancer l'une et l'autre. De fait, le Secrétariat a déjà préparé, pour la présenter à la prochaine session du Conseil exécutif, une documentation sur l'assistance en matière d'enseignement et de formation du personnel

résolution amendé, dont le libellé est désormais le suivant: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné la recommandation du Conseil exécutif au sujet de la prochaine étude organique et la décision adoptée par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA15.58, DÉCIDE que les sujets de ces prochaines études seront : a) « Moyens d'apporter une assistance efficace 1.

médical, mais il pourrait aussi réunir, pour la même session de janvier 1963, les premiers matériaux d'une étude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets. Le Directeur général suggère que le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB29.R53 soit modifié comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la recommandation du Conseil exécutif au sujet de la prochaine étude organique

en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents »; b) « Méthodes de planification et d'exécution des projets »;

324 2.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

PRIE le Conseil exécutif de faire rapport sur les

progrès de ces études à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé 1 et il est décidé qu'il sera inséré dans le

Le Dr OLGUÍN (Argentine) considère comme un privilège d'avoir participé aux travaux de l'Assemblée, en particulier à ceux de la Commission du Programme et du Budget, qui ont été si habilement dirigés

par le Président.

dixième rapport de la Commission, déjà adopté (voir section 1 ci- dessus). 3.

Le Professeur JDANOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense être l'interprète de bien

Clôture de la session

d'autres délégations en disant que c'est grâce à la manière dont le Président a dirigé les débats que la Commission a pu aboutir à des décisions unanimes.

Le PRÉSIDENT se félicite de la modération et de la tolérance qui ont marqué les débats de la Commission

et particulièrement de l'intérêt que les délégués ont porté à toutes les affaires de l'OMS. Il remercie le Secrétariat de son précieux concours et souligne que c'est grâce à l'esprit d'équipe qui n'a cessé de régner que la Commission a pu épuiser son ordre du jour dans les délais impartis. Si les sessions futures se déroulent dans le même climat, le Président est certain que l'Organisation ne cessera de se renforcer et deviendra un exemple pour les autres institutions internationales, contribuant

Le Dr EL BITASH (République Arabe Unie) fait l'éloge de la patience et de l'habileté avec lesquelles le Président a toujours réussi à conduire les débats à leur terme dans les plus brefs délais. Le Dr AFRIDI (Pakistan) exprime son admiration pour la manière directe dont le Président a su aborder les problèmes qui se posaient. La méthode australienne est véritablement réconfortante. Au nom de l'ensemble de la Commission, il remercie également le Vice -Président et le Rapporteur. Le PRÉSIDENT déclare close la session de la Commission.

ainsi à rapprocher le monde du but ultime de la coopération intégrale dans la bonne volonté. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.59.

La séance est levée it 16 h. 15.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES

PREMIÈRE SEANCE

Jeudi 10 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr M. LÓPEZ HERRARTE (Guatemala',

Le PRÉSIDENT exprime ses sentiments de reconnaissance pour l'honneur que l'Assemblée mondiale de la Santé, en le portant à la Présidence, a conféré à son pays, le Guatemala. II appelle l'attention sur la résolution WHA15.1

pour procéder, en cas de besoin, à l'examen préliminaire de certains points de son ordre du jour. En particulier, elle pourrait renvoyer à une telle sous commission le point 3.5 (Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé).

qui, dans son paragraphe 2), fixe le mandat de la Commission et, dans ses paragraphes 3) et 4), contient diverses dispositions concernant le travail de la Commission. 1.

Décision: Une sous -commission juridique est constituée.

Election du vice- président et du rapporteur

Le PRÉSIDENT déclare que toutes les delégations peuvent être représentées à la Sous -Commission, et

Ordre du jour, 3.1 Le PRÉSIDENT note que la Commission des Désignations a proposé, dans son troisième rapport (voir

demande à tous ceux qui désireraient participer à ses travaux d'en informer le Secrétariat. 3.

page 398), M. T. J. Brady (Irlande) comme vice président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques et le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam) comme rapporteur.

Examen de la situation financière de l'Organisation

Ordre du jour, 3.9 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

Décision: M. Brady et le Dr Le Cuu Truong sont élus par acclamation. 2.

Commission, présente la question en lisant l'exposé joint en appendice au présent procès- verbal. Le PRÉSIDENT félicite le Secrétaire de son excellent exposé.

Constitution d'une sous -commission juridique

Ordre du jour, 3.2 Le PRÉSIDENT suggère que la Commission juge bon de constituer une sous -commission juridique

La séance est levée à 15 h. 15.

Appendice EXPOSE DE M. SIEGEL, SOUS-DIRECTEUR GENERAL

Monsieur le Président, comme chaque année votre commission est appelée à examiner la situation finan-

cette fois examiner ce rapport 1 en plus de celui pour

cière de l'Organisation, et notamment le Rapport financier, qui constitue un supplément au Rapport annuel du Directeur général. L'Assemblée s'étant

1961.2 Ces rapports - dans lesquels le Directeur général rend compte de sa gestion financière des ressources de l'Organisation - consignent en chiffres

les événements des dernières années, ce qui nous 1 Actes off. Org. mond. Santé, 109. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 117.

réunie trop tôt en 1961 pour pouvoir étudier le Rapport financier pour 1960,1 la Commission devra

- 325 -

326

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

permet d'examiner, d'analyser et d'interpréter chaque année l'évolution des activités de l'Organisation. Comme en de nombreuses occasions précédentes, je suis heureux de pouvoir vous annoncer au nom du Directeur général que la situation financière de l'Organisation est saine. Les recouvrements au 31 décembre 1961 atteignaient 93,90 % du montant total des contributions fixées pour les Membres actifs. Si ce pourcentage est légèrement inférieur à ceux de 1959 et de 1960 - soit 95,59 et 96,08 % respective-

Au total, donc, l'Organisation mondiale de la Santé a engagé en 1961 sur ses diverses sources de fonds, à l'exception du fonds du bâtiment du Siège, des dépenses totalisant $31 815 056 pour financer ses activités. Il n'est pas sans intérêt de signaler que les dépenses afférentes aux services administratifs ont atteint $1 892 333, soit 5,94 % du total. Le Directeur général présente sous divers points de l'ordre du jour des rapports sur les recettes occasionnelles pour 1961 et sur la position du compte d'attente de l'Assemblée au 30 avril 1962. La Commission notera que, une fois prélevé le montant de $500 000 que le Directeur général propose et que le Conseil exécutif recommande d'affecter au financement du budget de 1963, un montant suffisant demeure disponible pour couvrir les prévisions supplémentaires

ment -, c'est que, par suite de retards dans ses procédures parlementaires, l'un des pays payant les plus fortes contributions n'a été en mesure de régler sa contribution qu'au début de janvier 1962. Depuis le ler janvier de cette année, d'autres contributions ont été reçues, et des renseignements détaillés seront communiqués à la Commission à ce sujet quand elle exa-

minera le point 3.9.3 de l'ordre du jour - Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement. En résumé, des versements totalisant $752 736 ont été reçus entre le leT janvier et le 30 avril 1962 en règlement d'arriérés de contributions relatifs à 1961 et aux années précédentes. Pendant la même période ont été versées, au titre du budget de 1962, des contributions représentant 23,92 % du total des contributions dues. Le pourcentage correspondant pour 1961 était de 20,40. II convient de noter qu'au 30 avril 1962,

soumises par le Directeur général pour 1962. Ces prévisions, que le Conseil exécutif a recommandées à l'approbation de cette Assemblée, étaient susceptibles d'ajustements devant être communiqués par le

Directeur général au Comité spécial du Conseil exécutif qui s'est réuni immédiatement avant l'ouverture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.

un Membre seulement devait des arriérés égaux ou supérieurs au montant de ses contributions pour les deux exercices précédents; ce Membre a d'ailleurs présenté des propositions de règlement de ces arriérés,

que le Conseil exécutif recommande à l'Assemblée d'accepter.

Quand la Commission abordera le point 3.9.2 de l'ordre du jour (Rapport financier pour l'exercice 1961, Rapport du Commissaire aux Comptes, et observations du Comité spécial du Conseil exécutif), elle apprendra avec intérêt comment le budget a été utilisé en 1961. En résumé, $19 201 885, soit 97,08 % du budget effectif, ont été employés, ce qui laisse un solde non utilisé de $578 563. Comme les contributions de 1961 n'ont

Ainsi qu'il ressort de son second rapport,' le Comité spécial a recommandé que la présente Assemblée approuve ces prévisions supplémentaires revisées, et qu'elles soient entièrement financées au moyen des recettes occasionnelles disponibles à cet effet. Je suis certain que les délégués se féliciteront de ne pas avoir de la sorte à imposer des contributions additionnelles aux Etats Membres pour 1962. Si l'on passe maintenant des ressources financières aux ressources humaines de l'Organisation, il faut signaler que le recrutement de personnel qualifié, en particulier pour les activités dans les pays, continue de poser un problème sérieux, car des demandes de plus en plus nombreuses sont reçues des pays récem-

ment parvenus à l'indépendance ou en voie d'y parvenir, qui ont besoin d'aide pour développer leurs services de santé. Toutefois, grâce à l'amélioration des méthodes de recrutement et de sélection, il y a des raisons de penser que la situation s'améliore dans certains domaines, bien que, dans d'autres spécialités, il y ait toujours pénurie de candidats. On s'est aussi efforcé, avec des résultats très encourageants, de

été recouvrées qu'à 93,90 %, il y a eu un découvert de trésorerie de $468 294, qui a été plus que couvert par les contributions reçues depuis le leT janvier. Les dépenses engagées en 1961 sur d'autres fonds sont les suivantes : sur le programme élargi d'assistance

remédier à la pénurie de certaines catégories de personnel en entreprenant de donner la formation nécessaire à l'intérieur de l'Organisation. Celle -ci continue d'avoir besoin des services de personnel national détaché, et la demande croissante de personnel devrait pouvoir être partiellement satisfaite avec l'aide

technique, $5 596 331; sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme, $3 777 891; sur les sous comptes du fonds bénévole pour la promotion de la santé, $859 576. En outre, des dépenses s'élevant à $65 569 ont été engagées pour un projet financé par

des gouvernements des Etats Membres qui sont en mesure de mettre à la disposition de ''OMS quelques uns de leurs fonctionnaires qualifiés.

le Fonds spécial des Nations Unies et $35 406 ont été prélevés sur le fonds de roulement des ventes. De plus, une somme de $2 778 398 a été engagée pour le programme sanitaire d'urgence au Congo (Léopold ville), contre remboursement par l'Organisation des Nations Unies.

Le service de fournitures par l'Organisation est une possibilité à laquelle recourent de temps à autre un certain nombre d'Etats Membres qui la chargent d'acheter pour leur compte, contre remboursement, les catégories les plus diverses de fournitures et de ' Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 9.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : PREMIÈRE SÉANCE

327

matériel médical, notamment à l'occasion de cas d'urgence comme les épidémies, etc. Cette prestation de

ces bureaux et de réunir des données pour une analyse

du rôle et des fonctions des représentants de zones en général.

services a été récemment étendue à la Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge, sur sa demande, lors des

L'accroissement rapide du nombre des Membres

inondations désastreuses qui ont ravagé la Somalie vers la fin de 1961. En quelques jours, les vaccins, les médicaments, etc., achetés par l'OMS pour le compte de la Ligue ont été acheminés par avion en Somalie,

de l'Organisation (20 à 25 % depuis la dernière Assemblée tenue à Genève) offre à l'OMS de nouvelles

ce qui a grandement facilité la tâche du personnel fourni par l'OMS et la Croix -Rouge pour aider à faire face à la situation. Depuis la dernière Assemblée, les préparatifs pour la construction du bâtiment du Siège ont progressé. La Commission sera saisie de renseignements circons-

possibilités d'action en même temps qu'il lui impose des charges nouvelles. Lorsque nous souhaitons la bienvenue à ces nouveaux Membres, dont la plupart sont des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, il nous appartient d'envisager avec sang -froid

les travaux qui nous attendent; au cours de nos

tanciés à ce sujet lors de l'examen du rapport sur les

locaux du Siège (point 3.11 de l'ordre du jour). Malgré le décès prématuré de l'architecte, M. J. Tschumi, en janvier dernier, les travaux se sont

poursuivis; le 3 mars, le Comité permanent du Bâtiment du Siège a approuvé la décision du Directeur général de désigner M. Pierre Bonnard pour remplacer M. Tschumi.

La question des locaux des bureaux régionaux constitue un autre aspect important de la croissance ordonnée de notre organisation. Comme les membres de la Commission le savent, le Bureau régional du Pacifique occidental est logé depuis environ quatre

ans dans un beau bâtiment moderne qui répond entièrement à ses besoins. A Alexandrie, l'OMS a fait construire à ses frais un nouvel étage et le bâti-

ment ainsi agrandi est suffisant pour l'instant. A Washington, un nouveau bâtiment va bientôt être érigé pour loger le Bureau sanitaire panaméricain, qui fait office de Bureau régional pour les Amériques. Le Gouvernement du Danemark envisage d'agrandir les locaux actuellement occupés par le Bureau régional

débats, dans cette commission comme dans d'autres organes de l'Assemblée de la Santé, nous ne devons jamais perdre de vue l'importance de notre oeuvre pour la santé et le bien -être futurs de l'humanité. Avec l'apparition de nouveaux Etats sur la scène internationale, la santé doit être plus que jamais le fourrier de l'action internationale en faveur du développement économique et social. L'accession à l'indépendance s'accompagne parfois de situations de crise et de difficultés sanitaires auxquelles il faut faire face sans délai. Une nouvelle forme d'assistance devient parfois nécessaire et une intervention supplémentaire relativement modeste de l'Organisation peut donner une impulsion considérable aux efforts des gouvernements intéressés dans le domaine de la santé. Comme les membres de la Commission ne le savent que trop, les besoins sanitaires dans le monde sont énormes et particulièrement aigus dans les Etats nouvellement indépendants, dont un si grand nombre se trouvent en Afrique. En février de l'année dernière, je faisais état devant cette commission des événements que l'on pouvait prévoir pendant les années 1960 et je soulignais qu'une part croissante de l'aide aux pays en voie de dévelop-

de l'Europe, qui a grand besoin d'espace supplémentaire. Le 10 avril 1962, le Gouvernement français

a cédé en toute propriété à l'OMS le terrain et les bâtiments actuellement occupés par le Bureau régional

de l'Afrique, et des agrandissements sont prévus pour faire face aux besoins considérablement accrus de ce bureau. La Commission aura à connaître des aspects budgétaires de ces travaux. A New Delhi, le nouveau bâtiment, que les membres de la Commission ont pu voir en cours de construction l'an dernier, est

pement incombait aux organisations internationales qui composent la famille des Nations Unies; je vous disais également que les esprits prenaient de plus en plus conscience de cette mission. Les événements sont venus confirmer cette prévision. En proclamant une décennie pour le développement,

qui doit être marquée par des «mesures propres à accélérer l'élimination de l'analphabétisme, de la faim et de la maladie, qui affectent gravement la productivité des habitants des pays peu développés »,

presque terminé. Cependant, l'emménagement a dti être retardé en attendant les autorisations nécessaires à l'installation de branchements électriques suffisants pour l'éclairage et le fonctionnement des machines. Cette question ne laisse pas de nous préoccuper, et nous avons entrepris des négociations à son sujet avec

les Nations Unies ont bien marqué la nécessité qui s'impose à la communauté universelle de répondre aux aspirations des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et des autres pays en voie de développement. Comme le Conseil exécutif, la Commission ne pourra qu'exprimer sa satisfaction de la décision

prise en cette matière par l'Assemblée générale des Nations Unies, qui exprime la relation directe existant entre les facteurs économiques, sociaux et sanitaires dans le développement des pays économiquement peu développés. Comme le montrent les positions prises dans le passé au sujet de cette relation par de précé-

les représentants du Gouvernement indien. Comme les années précédentes, nous avons procédé à diverses enquêtes de gestion, qui se révèlent toujours

très utiles pour le perfectionnement de notre administration. Le personnel du service de gestion administrative a partagé son temps entre le Siège et les Régions. Un certain nombre d'enquêtes rapides ont été faites dans divers bureaux de zones; elles avaient pour objet à la fois d'améliorer l'administration de

dentes Assemblées et par le Conseil exécutif, les organes législatif et exécutif de l'Organisation ont compris que la croissance économique ne s'obtient pas seulement avec des capitaux et des machines,

328

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mais qu'elle est l'ceuvre de l'homme Ce n'est qu'en mettant des ressources matérielles entre les mains d'hommes en bonne santé qu'on peut retirer, de leur interaction, des résultats solides et durables. Fort heureusement, l'Organisation mondiale de la Santé aborde cette période de responsabilités accrues avec le soutien de l'expérience acquise au cours de bientôt quatorze années d'existence. Ce qui, en 1948, n'était encore qu'un schéma sagement conçu par les fondateurs de l'Organisation, est devenu une réalité vivante. Les décisions bien inspirées que l'Assemblée

Depuis quelque temps, on entend dire de certains côtés qu'il pourrait être souhaitable d'établir entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées des relations qui ne seraient plus de coordination mais de subordination, de crainte d'un déséquilibre ou d'une fragmentation des programmes.

L'OMS a toujours conçu son rôle présent et futur comme celui d'une organisation authentiquement internationale, et non supranationale. Nous n'avons jamais perdu de vue que nous sommes un organisme international créé en tant que tel par le Etats parties à notre Constitution, dont le préambule, après avoir

mondiale de la Santé a prises au cours des années ont constamment amélioré la coopération technique assurée par l'Organisation. En appliquant ces décisions, l'Organisation a progressivement étendu son activité coordonnatrice au domaine de la santé tout entier. Aujourd'hui en effet, à l'échelon national, l'OMS aide les pays à mettre en ceuvre dans une coordination harmonieuse toutes les ressources extérieures qui leur sont fournies pour le développement de leurs services de santé. A l'échelon régional, une véritable association de nations s'est liguée contre la maladie, cet ennemi commun qui ne respecte pas les frontières politiques. Au niveau mondial, l'OMS apporte une participation croissante à la coordination internationale des recherches médicales sur le cancer, les maladies cardio -vasculaires et d'autres problèmes sanitaires importants, tout en encourageant un effort international commun en matière de standardisation biologique, de statistiques sanitaires et de renseignements épidémiologiques. Ces décisions et les discussions qui les ont précédées

énuméré un certain nombre de principes, conclut par la clause suivante : « Acceptant ces principes, dans le but de coopérer entre elles et avec tous autres

pour améliorer et protéger la santé de tous peuples,... ».

les

Dans son étude organique sur la coordination, soumise à la présente Assemblée, le Conseil exécutif relève le mot « fragmentation », qui figure au début du rapport de la Commission du Conseil économique et social chargée de l'Evaluation des Programmes.

Il s'exprime en ces termes : « Si ce terme devait laisser croire qu'il a existé, à un moment quelconque, même en idée, un tout qui s'est désagrégé ultérieure-

ment par suite d'une organisation défectueuse du système des Nations Unies, une telle interprétation serait erronée et contraire à la réalité historique. Il existe des institutions distinctes parce qu'il existe, depuis toujours, des sciences distinctes, des disciplines distinctes, des besoins humains distincts, et parfois incompatibles. La méthode scientifique ne procède pas d'un principe fondamental central; elle part de l'observation des faits, dans leur détail, pour

ont toujours été, comme il se devait, remarquablement exemptes de considérations politiques étrangères

au domaine de la santé, l'expérience ayant montré que l'Assemblée générale des Nations Unies est le lieu où les débats de cette nature doivent se dérouler. Nous savons en effet combien il est important pour

aboutir à des hypothèses de plus en plus vastes, dûment vérifiées à chaque étape. »

Depuis l'origine, l'Organisation mondiale de la Santé a fait ressortir l'importance que présente pour

l'OMS que l'Organisation des Nations Unies reste le membre politique de la famille des Nations Unies, car son existence et sa solidité permettent à l'OMS d'aller de l'avant, sans être entravée par les problèmes politiques, dans l'accomplissement de la mission qui

chaque pays l'élaboration d'un plan équilibré et intégré d'action sanitaire. Ce plan doit, bien entendu,

être harmonisé avec ceux des gouvernements qui portent sur les secteurs économiques et sociaux, l'ensemble constituant un programme global de développement. Mais cet ensemble doit être construit

lui est propre, et qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible.

Les organisations présentent le visage que leur donnent leurs fonctions et leur composition : certaines affirment ce qu'elles croient être la vérité avec dogmatisme et sans nuances; mais celles qui se consacrent aux progrès de la science et de ses applications offrent au regard des traits qui reflètent ceux du savant, dont les paroles sont mesurées et nuancées, empreintes de modestie et surtout limitées au domaine de sa compétence. Nous savons combien il est faux et dangereux

pierre à pierre. On ne bâtit pas en commençant par le toit. Pour moi, je suis persuadé que nous devons aller de l'avant sans nous laisser arrêter par la crainte d'un éventuel déséquilibre entre les parties qui composent le tout. Le progrès ne doit pas être freiné par la crainte.

Le passé, seul garant de l'avenir, nous montre que

notre organisation doit continuer à grandir et à à faire route sans dévier vers cet horizon où se trouve

travailler avec plus de force à améliorer la santé et le bien -être de l'humanité. Nous devons continuer

de croire que l'on peut être expert dans tous les domaines.

la promesse que les principes énoncés dans notre Constitution seront tous réalisés.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DEUXIÈME SÉANCE

329

DEUXIÈME SEANCE

Lundi 14 mai 1962, 9 h. 30 Président: M. T. J. BRADY (Irlande), Vice- Président

1.

Lettre du Dr López Herrarte

des problèmes financiers, elle contient en outre un élément stimulant dans les passages relatifs aux nouvelles tâches que l'Organisation doit affronter. Le Dr VANNUGLI (Italie) félicite le Secrétaire de son remarquable exposé où, comme d'habitude, les éléments concrets se combinent dans une synthèse philosophique. Il est satisfaisant d'apprendre que la structure administrative et financière de l'Organisation est saine.

Le PRÉSIDENT annonce que le Directeur général a reçu une lettre du Dr López Herrarte, Président de la Commission, par laquelle celui -ci l'informe que son gouvernement lui a donné des instructions l'obligeant

à quitter Genève le 12 mai. Le Dr López Herrarte exprime l'espoir que son départ ne gênera pas indûment

les travaux de la Commission et le regret de ce que des circonstances indépendantes de sa volonté l'empê-

chent de s'acquitter de la tâche que la Commission lui avait fait l'honneur de lui confier. Conformément à l'article 30 du Règlement intérieur, le Dr López Herrarte a prié le Vice -Président d'assumer la présidence en attendant l'élection du nouveau président. Le Président est sûr de se faire l'interprète de la Commission tout entière en exprimant le regret qu'il

Le lien étroit qui existe entre les conditions économiques et sociales et la santé étant désormais universellement reconnue, l'action de l'OMS en sera d'autant plus efficace à l'avenir. Les diverses questions traitées par M. Siegel seront étudiées lors de l'examen des points correspondants de l'ordre du jour. Néanmoins, le Dr Vannugli voudrait

éprouve devant le départ du Dr López Herrarte.

Pour sa part, il est très honoré d'avoir été élu Vice Président, et il s'efforcera de présider de son mieux les travaux de la Commission en attendant l'élection du nouveau président. Cependant, outre le fait qu'il a déjà présidé la Commission dans le passé, il lui

parler dès à présent de l'assistance aux nouveaux Etats Membres. Il est frappant de voir la confiance avec laquelle ces pays s'adressent à l'OMS pour faire

face à leurs problèmes. La meilleure façon de leur venir en aide consiste, de l'avis de la délégation italienne,

serait extrêmement difficile, en tant que membre d'une délégation peu nombreuse, d'assurer la présidence pendant un laps de temps prolongé. 2.

à leur faciliter la création de leurs propres services sanitaires, ce qui, de plus, est conforme aux principes de l'Organisation.

Organisation des travaux Le PRÉSIDENT suggère que la Commission décide

Se référant au problème du recrutement de personnel qualifié et, en particulier, à la pénurie de candidats à laquelle on se heurte dans certaines spécialités, le délégué de l'Italie pense qu'il convien-

d'examiner les points 3.18 et 3.14 de l'ordre du jour

drait de mieux faire connaître aux Etats Membres les besoins de l'Organisation en personnel et les spécialités pour lesquelles il y a des postes à pourvoir.

en séance privée, conformément à l'article 37 du dispositions nécessaires puissent être prises.

sans tarder une décision à ce sujet, pour que les

Règlement intérieur. Il serait souhaitable de prendre

En outre, le Dr Vannugli serait heureux d'obtenir des précisions sur les enquêtes de gestion dont il est question dans l'exposé du Secrétaire. Le délégué de l'Italie approuve sans réserve l'opinion selon laquelle l'Assemblée générale des Nations

Décision: Il est décidé que les points 3.18 et 3.14 seront examinés en séance privée. 3.

Examen de la situation financière de l'Organisation (suite de la première séance, section 3)

Unies est le lieu oa les débats de nature politique doivent se dérouler. L'OMS a tant de problèmes à examiner qu'elle doit absolument conserver son caractère technique pour pouvoir les résoudre de façon satisfaisante. Toute tendance à donner à ses débats une couleur plus politique serait regrettable. En ce qui concerne la coordination et la crainte d'une fragmentation des activités, le Dr Vannugli ne croit pas que l'Organisation risque réellement de perdre son autonomie si elle s'en tient à son but essentiel qui est d'améliorer la situation sanitaire des populations.

Ordre du jour, 3.9 Le PRÉSIDENT invite les membres de la Commission

à présenter leurs observations sur l'exposé que M. Siegel a fait à la séance précédente en présentant la question (voir page 325). Sa déclaration ne témoigne

pas seulement d'une conception sainement réaliste

330

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr CAYLA (France) dit tout le plaisir qu'il a éprouvé à lire le rapport du Secrétaire. Le fait que l'on songe à substituer la subordination à la coordination dans les relations entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées a particulièrement retenu son attention. S'il est très utile que les diverses institutions coordonnent leurs activités, une subordination ne serait pas souhaitable : l'Organisation des Nations Unies a un rôle politique, alors que les institutions spécialisées s'occupent de questions techniques. Chacune doit se borner à exercer les fonctions qui lui sont imparties. M. DE CONINCK (Belgique) félicite le Vice -Président

souhaitable : cette formule garantit en effet que tous

les efforts sont faits pour assurer une action coordonnée. A ce propos il serait bon de rappeler certains passages de l'Accord conclu entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS. L'article I de cet instrument,

où l'Organisation des Nations Unies reconnaît que l'OMS est l'institution compétente pour les questions

de santé, suffit à écarter toute prétention de cette première organisation à exercer une dictature ou à diriger l'action de la seconde. Il n'en reste pas moins certains domaines, comme les questions de personnel,

où les deux organisations ont intérêt à coordonner au maximum leur ligne de conduite et le délégué de l'Irak rappelle à ce propos les dispositions de l'article XII - Arrangements concernant le personnel. Les diverses organisations ont nettement progressé vers l'adoption de normes uniformes dans ce domaine et l'OMS doit être félicitée pour les efforts qu'elle a faits en vue d'appliquer les dispositions de l'article XII.

et le Rapporteur de leur élection. La délégation belge a beaucoup apprécié l'exposé comme toujours clair et concis que le Secrétaire a présenté. M. de Coninck convient de la nécessité de réserver les débats politiques à l'Assemblée générale des Nations Unies et, bien que cela puisse paraître évident, n'en estime pas moins utile de souligner à nouveau que l'OMS n'a pas à se mêler de politique.

Bien que l'OMS soit, comme l'Organisation des Nations Unies, une organisation intergouvernemen tale, toute décision qu'elle serait amenée à prendre sur un point controversé ne pourrait manquer d'avoir des répercussions sur les autres organisations. Sans être une fin en soi, la coordination permet de rendre l'action internationale efficace et de garantir que le

M. KITTANI (Irak) présente ses félicitations au Vice -Président à l'occasion de son élection. Il s'associe aux orateurs précédents pour complimenter le Secrétaire sur son exposé lucide, qui incite à la réflexion. Il a été heureux d'apprendre que l'Organisation avait pu faire face, au mieux de ses capacités, aux demandes et aux problèmes toujours plus nombreux dont elle a dû s'occuper. Les besoins sanitaires

meilleur parti sera tiré des ressources collectives disponibles.

Il y a lieu de féliciter l'OMS pour sa situation financière excellente et la manière dont elle a répondu aux appels qui lui étaient adressés. Il existe peut -être

sans cesse croissants des pays récemment devenus indépendants et des territoires non autonomes constituent un défi qu'il est particulièrement urgent de relever. Les difficultés que rencontre l'OMS en cherchant à répondre à quelques -uns de ces besoins sont intimement liées à toute la question de la coordination. Si l'on envisage l'ensemble du problème des relations entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions

même, dans un certain sens, un léger danger que l'administration de l'OMS ne soit en passe de devenir presque trop efficace. La délégation irakienne estime que le contrôle exercé par les organes délibérants sur l'administration et les programmes de l'OMS laisse quelque peu à désirer. Il serait bon que l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif exercent plus activement leurs attributions législatives dans ce sens. A l'heure actuelle, le Directeur général et son personnel doivent assumer une somme excessive de responsabilités qui appartiennent en propre à l'Assemblée et au Conseil. Le Dr CAYLA (France) pense que les dispositions de l'Accord passé entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS sont généralement considérées comme satisfaisantes et qu'il conviendrait de les maintenir telles quelles. En fait, ce qui le préoccupe, c'est la référence de l'exposé du Secrétaire à ce que l'on entend dire de certains côtés qu'il pourrait être souhaitable d'établir entre l'Organisation des Nations Unies et les institu-

spécialisées, et donc la question de la coordination ou de la subordination des activités, on voit qu'il est tout aussi inexact de faire des institutions spécialisées

de simples organes subsidiaires de l'Organisation des Nations Unies, même très importants, que de les considérer comme des organisations totalement indépendantes qui suivent chacune sa propre voie sans se préoccuper des problèmes et des objectifs communs. De toute évidence, la vérité se situe quelque part entre ces deux extrêmes. Il ne fait pas de doute que l'action de chacune des institutions spécialisées retentit sur les activités des autres. En outre, si l'on tient compte des demandes extrêmement importantes et de plus en plus nombreuses adressées aux organisations internationales, il est essentiel de coordonner les activités afin de tirer le maximum des ressources limitées dont on dispose. Cependant, la délégation

tions spécialisées des relations qui ne seraient plus de coordination mais de subordination. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, se fait l'interprète du Directeur général pour remercier les délégations de leurs paroles relatives à la déclaration qu'il a lue au nom du Directeur général. Il a été heureux de constater que, à en juger par les observations formulées, son exposé n'était pas inutile.

irakienne rejette l'idée d'attribuer à l'Organisation des Nations Unies le droit de diriger intégralement l'action de l'une quelconque des institutions spécialisées. Peut -être l'expression « autonomie avec consul ations » définit -elle le mieux le degré de coordination

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DEUXIÈME SEANCE

331

Au stade actuel, cette discussion doit servir à attirer l'attention des délégations sur la façon dont évoluent les rapports entre les organisations internationales. M. Siegel insiste sur la référence de son exposé à la nécessité, pour l'Organisation des Nations Unies, de

On a également procédé à des enquêtes sur les services

se renforcer en tant que membre politique de la

famille des Nations Unies, permettant ainsi à l'OMS d'aller de l'avant, sans être entravée par les problèmes politiques, dans l'accomplissement de la mission qui lui est propre. Les discussions politiques devraient donc se dérouler au sein de l'Organisation des Nations

Unies et non à l'OMS, qui n'a à cet égard ni les

de fournitures médicales, les services régionaux de bourses d'études, les services de production et de distribution des documents, ainsi que d'édition et de bibliothèque, et des recommandations ont été présentées. Le service de gestion soumet aux fonctionnaires responsables des rapports qui font l'objet d'un examen minutieux et se sont révélés très utiles à tous les niveaux. Les bureaux de zone et les fonctions des représentants de zone sont actuellement à l'étude. Le Secrétaire fournira avec plaisir toutes autres précisions qui lui seraient demandées. M. LIVERAN (Israël) félicite le Vice -Président et le

responsabilités ni les compétences voulues.

Les remarques relatives à la coordination et à la subordination sont d'une grande utilité. Le Secrétaire assure la Commission qu'aucune mesure sérieuse n'a

Rapporteur de leur élection.

été prise en vue d'abroger l'un quelconque des accords ou textes en vigueur. Il faut considérer l'importance actuellement donnée à ce problème comme une sorte de médecine préventive dans le domaine des principes régissant les relations entre organisations. Des discussions engagées tant à l'OMS qu'au sein de diverses organisations ont laissé entrevoir la possibilité d'élaborer des accords d'un nouveau genre qui seraient quelque peu différents des textes en vigueur jusqu'ici. Plusieurs documents intéressants ont été rédigés sur ce sujet, en réponse à des questionnaires adressés aux diverses organisations, à l'inten-

Le Secrétaire a parlé de médecine préventive à propos de ses observations sur la question de la subor-

dination ou de la coordination dans les relations entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées. S'il se réfère à ses modestes notions de pratique médicale, le délégué d'Israël estime qu'il est essentiel de commencer par poser le diagnostic précis de la maladie à traiter. Toutes les considérations sur les dangers réels ou imaginaires qui menacent

tion d'un comité spécial du Conseil économique et social qui est chargée d'étudier la coordination entre institutions internationales à l'échelon des secrétariats et dans les pays. La Commission du Programme et du Budget traitera ultérieurement de cette question, au cours de cette session, lorsqu'elle abordera le point 2.8.1 de l'ordre du jour : Etude

organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées.

Le Secrétaire souligne la considération formulée dans son exposé, selon laquelle l'OMS a toujours conçu son rôle présent et futur comme celui d'une organisation authentiquement internationale et non supranationale. Cette considération est très importante pour la discussion en cours. Jamais personne n'a affirmé que la coordination n'était pas souhaitable. A ce propos, le Secrétaire remercie le délégué de l'Irak

les relations entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées paraissent s'appuyer sur des théories de philosophie politique selon lesquelles chaque organisation devrait se développer au maximum quitte à absorber, le cas échéant, les autres institutions qui gêneraient son expansion. Pour la délégation israélienne, pareille interprétation est entièrement fausse. En réalité, si chaque organisation s'acquitte de la mission qui lui est propre, aucune concurrence n'est possible; des empiètements ne peuvent avoir lieu que si l'on s'écarte de la bonne ligne de conduite. Dans les domaines communs aux diverses organisations, comme par exemple dans les questions de personnel, les difficultés n'apparaissent que si les institutions agissent indépendamment sans se concerter. De toute évidence, il est essentiel de coopérer et on aurait tort de voir une tentative injustifiée de domination dans toute critique ou observation

d'avoir loué les résultats positifs des mesures de coordination qui ont abouti à des conditions plus uniformes pour le personnel. L'OMS poursuivra ses efforts avec la plus grande énergie en vue d'assurer la coordination la meilleure possible. En ce qui concerne la question posée par le délégué de l'Italie, l'OMS tient périodiquement les Etats toutes catégories de l'Organisation; peut -être serait -il opportun de distribuer à nouveau une liste des postes vacants. Sans vouloir entrer à ce stade dans le détail de la question, le Secrétaire explique que des enquêtes

formulée par une autre organisation. La coordination est encore plus importante dans des domaines tels que l'assistance aux nouveaux Membres et aux pays en voie de développement (où

il faut agir promptement et où les fonctions des diverses institutions ne sont pas toujours nettement délimitées), ainsi que dans des domaines nouveaux, comme celui des rapports entre les radiations et la santé, où il peut y avoir de franches divergences de vues quant à la compétence de telle ou telle organisation. Les difficultés actuelles se ramènent essentiellement à des problèmes de classification. Il faut toutefois éviter de donner à l'indépendance la valeur d'un tabou ou de considérer la Constitution et les accords conclus par l'OMS comme des textes sacrosaints et immuables : comment, en effet, les fondateurs

Membres au courant des besoins en personnel de

de gestion ont été entreprises au sujet de toutes les fonctions administratives de l'OMS, tant au Siège qu'aux bureaux régionaux, et qu'elles ont porté notam-

ment sur les transports, le matériel de bureau, les services sténographiques et dactylographiques, etc.

de l'Organisation auraient -ils pu prévoir toutes les éventualités ? Ce qui importe avant tout, c'est incontestablement de décider si l'OMS est l'organisme le mieux qualifié, compte tenu de ses ressources et de son expérience, pour entreprendre une activité déterminée.

332

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Si elle est vraiment la mieux placée pour servir l'huma-

nité en accomplissant la tâche en question, on doit lui permettre d'exercer son rôle. Le meilleur juge des nécessités de la coexistence et de la coopération dans plusieurs grands projets de l'Organisation - projets

nationales le personnel et les moyens de formation voulus pour assurer l'éducation sanitaire.

d'assistance commune dans la plupart des cas serait l'observateur impartial qu'est le bénéficiaire de l'assistance. Dans son exposé, le Secrétaire a cité une observa-

En ce qui concerne les fournitures médicales, l'OMS n'est sans doute pas un service d'approvisionnement, mais elle est en mesure de donner aux Etats Membres des renseignements précieux sur les sources de matériel médical et de médicaments, et d'aider les pays dont la situation financière n'est pas particu-

tion formulée par le Conseil exécutif au sujet des besoins humains distincts, et parfois incompatibles. Assurément, ces besoins ne devraient pas être considérés comme incompatibles et il importe que les institutions spécialisées agissent de concert pour satisfaire les différents besoins de l'humanité. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) pense que le dernier point soulevé par le Secrétaire, et qui a provoqué différentes déclarations de la part des délégués, n'a que la valeur d'un avertissement -à titre préventif comme il l'a dit lui -même - et non d'un cri d'alarme. Les textes qui régissent les relations entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées sont suffisamment clairs.

lièrement brillante à faire leurs achats dans les meilleures conditions. Pour les services que l'Organisation met à la disposition des Etats Membres pour l'achat

de fournitures médicales et de médicaments, elle prélève des frais d'administration s'élevant à 3 %. M. Khanachet se félicite de cette assistance, et suggère

d'accroître les moyens dont dispose l'Organisation à cette fin s'ils ne permettent pas de donner suite à toutes les demandes des Etats Membres. La Troisième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA3.44, recommandait que la libre circulation des fournitures médicales essentielles soit facilitée par des dispositions appropriées en

Toute crainte de dictature paraît exagérée. En l'absence de preuve du désir d'une organisation quelconque de s'assurer une mainmise sur l'OMS, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure. La nature et la structure organique de la famille des Nations Unies impliquent un minimum de coordination et de

matière de tarifs et de restrictions à l'importation et à l'exportation. Il serait intéressant de savoir quelles mesures pourraient être prises par les Etats aussi bien importateurs qu'exportateurs de telles fournitures et de médicaments pour réduire les frais et mettre ces articles à la portée des pays en voie de développement.

collaboration, sans lequel aucune des institutions ne pourrait jouer convenablement son rôle. Le Secrétaire a insisté sur la nécessité d'une corrélation appropriée entre les programmes entrepris dans

Les différents principes énoncés par le Secrétaire sont de la plus grande importance pour maintenir l'activité de l'Organisation conforme aux textes constitutionnels et pour l'aider à atteindre son idéal, qui est de créer dans le monde entier des conditions favorables à l'amélioration de la santé et du bien -être auxquels aspire l'humanité tout entière. Le Dr Le Cuu TRUONG (République du Viet -Nam)

le domaine limité de la santé et les autres mesures intéressant le développement économique et social. C'est à de tels points de rencontre que les diverses institutions spécialisées doivent coordonner leurs

dit toute sa reconnaissance de l'honneur que lui a fait la Commission en le désignant comme Rapporteur. Il félicite le Sous -Directeur général de son exposé

activités pour garantir une efficacité maximum et éviter les doubles emplois, tout en conservant, chacune,

son autonomie et sa personnalité. Chacune a en effet des obligations qui peuvent s'avérer incompatibles entre elles. La délégation de l'Arabie Saoudite tient à exprimer sa satisfaction de la situation financière saine de

et de ses réponses aux commentaires des délégués.

Chaque fois que des questions politiques ont été soulevées ces dernières années aux Assemblées mondiales de la Santé, la bonne marche des travatix en a souffert. L'OMS a ses fonctions propres définies par sa Constitution, et l'Assemblée de la Santé n'est pas le lieu où discuter de problèmes politiques, qui doivent être laissés à l'organisation compétente, c'est -à -dire

l'Organisation. Il convient de rendre hommage au Secrétariat pour le véritable tour de force qui consiste

à maintenir le coût des services administratifs à 5,94% du budget total. Persuadé que l'OMS fait tout son possible pour répondre aux demandes croissantes d'assistance, surtout en matière de personnel, qu'elle reçoit de pays récemment parvenus à l'indépendance et de pays en voie de développement, M. Khanachet souhaite que le Secrétariat tienne le plus grand compte

l'Organisation des Nations Unies. Le Dr Le Cuu Truong pense, comme le Sous -Directeur général, que

l'OMS ne doit pas s'occuper de politique. Toute discussion sur les relations entre l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation mondiale de la Santé doit être fondée sur les dispositions constitutionnelles applicables.

besoins fondamentaux de ces pays dans domaine sanitaire. C'est en matière de statistiques des le

sanitaires que le personnel fait particulièrement défaut.

M. SAITO (Japon) demande des précisions concernant la formation de personnel à l'intérieur de l'Orga-

D'autre part, la coopération de la population étant indispensable au succès de tout programme de santé, l'OMS devrait pouvoir fournir aux administrations

nisation, dont il est fait mention dans l'exposé du Secrétaire. Il croit savoir qu'un certain nombre de personnes ont été recrutées dans un pays et envoyées

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DEUXIÈME SEANCE

333

à Genève pour y suivre des cours de langues et acquérir d'autres notions indispensables pour qui est au service de l'OMS.

4.

Rapport financier pour l'exercice 1960, Rapport du Commissaire aux Comptes, et observations du Conseil exécutif

Le SECRÉTAIRE souligne, à propos de la question

des fournitures soulevée par le délégué de l'Arabie Saoudite, que le personnel actuel paraît suffisant pour

Ordre du jour, 3.9.1 Le PRÉSIDENT rappelle que, si la Commission est actuellement saisie du Rapport financier et du Rapport

faire face aux besoins courants. L'Organisation est prête à donner, sur demande, à tout gouvernement des renseignements quant aux sources de fournitures médicales, ainsi qu'à aider les pays à qui une assistance dans ce domaine est nécessaire.

du Commissaire aux Comptes pour l'exercice 1960, c'est parce que la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé s'est réunie trop tôt en 1961 pour pouvoir les examiner. Il invite le Dr van Zile Hyde, représentant du Conseil exécutif, à présenter la question.

Répondant au délégué du Japon, le Secrétaire précise que le programme de formation le plus important entrepris par l'OMS concerne l'éradication du paludisme, pour laquelle un certain nombre de centres

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, cite la résolution WHA14.34, dans laquelle la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a noté que le Conseil exécutif examinerait le Rapport financier pour 1960 à sa vingt -huitième session et ferait rapport à ce sujet à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil exécutif a chargé

de formation ont été créés depuis 1957. Au début de 1962, vingt -deux cours (Guatemala, Londres, Amsterdam, Rome, Kingston, Bâle, Tala (Philippines), Belgrade et Le Caire) étaient suivis par 133 personnes :

paludologues, entomologistes, techniciens de laboratoire, techniciens de l'assainissement et ingénieurs sanitaires.

L'Organisation assure, d'autre part, un programme de formation pour douze médecins recrutés aux fins d'un projet interrégional d'action intégrée de santé publique; les intéressés sont des spécialistes de la santé publique, de la tuberculose, de l'épidémiologie, de l'hygiène du milieu, de la neurologie, des laboratoires de santé publique, de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, du trachome et des soins médicaux. En plus des cours généraux d'orientation, certains d'entre eux suivent des cours de langues afin d'être en mesure de travailler dans les pays où des connaissances linguistiques supplémentaires s'imposent. On élabore actuellement un certain nombre de plans de formation en vue de l'affectation d'administrateurs

un groupe de travail d'étudier le Rapport financier et le Rapport du Commissaire aux Comptes, lequel a assisté à la réunion du groupe en question. Dans son rapport,' celui -ci a pris acte de la déclaration suivante du Commissaire aux Comptes : «J'ai également examiné les rapports des vérificateurs des comptes

et j'ai eu l'occasion de passer en revue leur travail, qui m'a donné complète satisfaction. Le Commissaire aux Comptes a pu affirmer, d'autre part : «Je considère que la gestion des divers fonds de l'Organisation

a été bonne et que la situation financière de l'Organisation est saine ». Le groupe de travail et, ultérieurement, le Conseil exécutif ont exprimé leurs regrets du décès soudain de M. B. H. Riley, qui avait rendu de précieux services

au Secrétariat depuis l'époque de la Commission intérimaire, et était l'ami de plusieurs membres de la Commission.

de la santé publique et d'ingénieurs sanitaires à des programmes précis d'assistance, qui aideront à satisfaire le besoin croissant de planification sanitaire nationale, notamment dans nombre de nouveaux Etats. Enfin, l'OMS a accordé à quelques fonctionnaires

Le groupe de travail a noté que le bâtiment du Bureau régional du Pacifique occidental avait été achevé, que le fonds spécial créé pour sa construction

avait été liquidé et que le solde de $7640 avait été viré au compte d'attente de l'Assemblée le 31 décem-

de ses services des congés pour études dans les domaines de la santé publique, de l'épidémiologie, du

génie sanitaire, de l'éducation sanitaire, des soins infirmiers de santé publique et de l'enseignement infirmier. Le nombre des bénéficiaires est de dix environ en 1962 ; il était inférieur les années précédentes. Le PRÉSIDENT fait observer que certaines des questions soulevées font l'objet de points distincts

bre 1960. La construction du bâtiment n'a entraîné aucun dépassement des prévisions. Après avoir examiné le rapport du groupe de travail, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB28.

R23, dans laquelle il recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant exprimé le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1960, ainsi que le Rapport du 1 Actes off. Org. mond. Santé, 112, annexe 6.

de l'ordre du jour; il sera donc possible de les examiner de façon plus détaillée au besoin, soit en commission, soit ailleurs.

334

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels No 109; et Ayant pris connaissance du rapport établi par le Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE la Rapport financier du Directeur géné-

administratif de ces bureaux, je suis arrivé à la conclusion qu'il était effectué de façon satisfaisante. 3. En vérifiant à Genève les comptes du Siège et ceux des autres bureaux régionaux, j'ai pu constater que l'opinion exprimée au paragraphe 2 ci- dessus

ral et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1960.

était applicable à l'ensemble de l'Organisation. Comme les années précédentes, j'ai été amené en 1961 à adresser aux services intéressés des notes officieuses relatives à quelques légères erreurs

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 5.

Rapport financier pour l'exercice 1961, Rapport du Commissaire aux Comptes, et observations du Comité spécial du Conseil exécutif

découvertes au cours de la vérification; il a été tenu compte immédiatement de ces observations et les erreurs ont été rectifiées. Il convient de souli-

Ordre du jour, 3.9.2 Le PRÉSIDENT invite le Dr van Zile Hyde, représentant du Conseil exécutif, à présenter le premier rapport du Comité spécial du Conseil exécutif.2

gner ici que, dans toute organisation, de petites erreurs de calcul, etc., sont inévitables : c'est leur fréquence qui importe. Or, à l'Organisation mondiale de la Santé, leur nombre est négligeable. En ce qui concerne la vérification des comptes de 1961 et ses résultats, je tiens à déclarer expressé4.

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, se réfère à la résolution EB29.R59, par laquelle le Conseil exécutif a institué un Comité spé-

ment que je n'ai constaté ni irrégularité ni présomption d'irrégularité. Les transactions financières

cial chargé d'agir au nom du Conseil en examinant le Rapport financier et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice 1961 et en présentant un rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Cette procédure est conforme à la pratique établie et a été adoptée parce que le Rapport financier n'était pas prêt à être examiné au moment de la ses-

ont été effectuées d'une façon conforme aux procédures, règlements et principes de l'Organisation. Je considère que la gestion des divers fonds de

l'Organisation a été bonne et que la situation financière de l'Organisation est saine. La Treizième Assemblée mondiale de la Santé avait arrêté à $17 586 620 le montant total des contributions des Membres actifs. Les recouvrements ont représenté 94 % de cette somme. Les pourcen8.

sion de janvier du Conseil. Le Comité spécial s'est réuni la veille de l'ouverture de l'Assemblée avec le Directeur général, ses représentants et le Commissaire aux Comptes. Il a pris note des observations suivantes du Commissaire aux Comptes : 1.

tages correspondants pour 1959 et 1960 avaient été respectivement de 95,6 et 96,1. Les arriérés de contributions des Membres actifs non visés par la résolution WHA9.9 se montaient $1 214 978 au 31 décembre 1961. Le chiffre correspondant au 31 décembre 1960 était de $812 535.

Il n'y a eu de modifications notables ni dans l'étendue ni dans la nature de ma vérification par rapport aux années précédentes. J'ai examiné les transactions, les comptes et les inventaires dans toute la mesure requise pour m'assurer de la régu-

larité des comptes et de l'exactitude des états financiers qui m'étaient soumis pour vérification. J'ai également examiné les rapports des vérificateurs des comptes et j'ai eu l'occasion de passer

Par suite de difficultés d'ordre législatif, l'un des pays payant les plus fortes contributions n'a pas été en mesure de régler sa contribution avant la fin de l'année 1961, et le versement a été fait au début de janvier 1962. Si cet Etat Membre avait pu effectuer le versement comme d'habitude avant la fin de l'année, le recouvrement des contributions aurait été aussi bon qu'à la fin de 1960. Le Dr van Zile Hyde appelle également l'attention

en revue leur travail, qui m'a donné complète satisfaction.

En 1961, je me suis rendu au siège du Bureau régional des Amériques et, à l'occasion d'un voyage entrepris pour d'autres raisons, j'ai passé quelque 2.

sur l'observation suivante formulée par le Commissaire aux Comptes au paragraphe 10 de son rapport :

En 1961, il y a eu un découvert de trésorerie (c'est -à -dire un excédent des obligations contractées pour l'exercice sur les recettes budgétaires en espèces) qui s'est élevé à $468 294. Ce découvert a

temps au siège du Bureau régional de l'Europe. Après avoir examiné sur place le travail financier et ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.7. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 8.

été comblé par prélèvement sur le fonds de roulement. En 1960, le découvert de trésorerie avait été de $301 775.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : TROISIÈME SÉANCE

335

Le paragraphe 5.6 du rapport du Comité spécial donne une idée de l'ampleur du programme de bourses d'études de l'Organisation : l'OMS accorde des bourses pour un montant d'environ $3 000 000 par an. Dans la partie II de son rapport, le Commissaire

R59, le Comité spécial du Conseil exécutif a été institué à deux fins : « a) pour agir au nom du Conseil en ce qui concerne l'application du paragraphe 12.4

aux Comptes a noté un versement de $1500 à titre gracieux; après avoir reçu des explications au sujet de ce paiement, le Comité spécial a souscrit à la décision prise dans ce cas. Le Comité spécial a félicité

du Règlement financier, et b) pour faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères modifications que le Directeur général signalera en ce qui concerne les estimations de dépen-

ses du budget supplémentaire de 1962 et du projet de programme et de budget pour 1963 ». Le Comité spécial fera rapport à la Commission sur les questions

le Commissaire aux Comptes de son rapport et a dit combien il appréciait les explications données par celui -ci et par les représentants du Directeur général. Il a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le leT janvier et le 31 décembre 1961, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes Officiels N° 117; et Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur géné-

visées sous b) lors de l'examen d'un autre point de l'ordre du jour. Le projet de résolution actuel est présenté en vertu de la première partie du mandat. Le PRÉSIDENT invite la Commission à se prononcer

sur le projet de résolution, désormais recommandé à la fois par le Comité spécial et par la délégation française.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 6.

Programme de travail

ral et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1961. Le Dr CAYLA (France) n'est pas certain que le man-

Le PRÉSIDENT signale que, du fait de la portée considérable des propositions qui ont été soumises en ce qui concerne le point 2.6 de l'ordre du jour Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance -à la Commission du Programme et du Budget et de leurs répercussions sur la politique, le programme, les finances et l'administration, il serait peut -être souhaitable que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

dat du Comité spécial l'autorise à présenter un projet de résolution à l'Assemblée de la Santé. Toutefois, le Dr Cayla félicite le Comité spécial du travail qu'il a accompli et approuve le projet de résolution, que la délégation française est disposée à présenter elle même, si cela est nécessaire.

ne siège pas tant que la question sera examinée à la

Commission du Programme et du Budget. Une

suggestion à cet effet pourrait être présentée au Bureau. Il en est ainsi décidé.

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Comité exécutif, dit qu'aux termes de la résolution EB29.

Le Président annonce que la première partie de la séance de l'après -midi aura lieu à huis clos. La séance est levée à 12 heures.

TROISIÈME SEANCE

Lundi 14 mai 1962, 14 h. 45 Président: M. T. J. BRADY (Irlande), Vice -Président

La Commission s'est réunie en séance privée à 14 h. 45 pour l'examen des points 3.18 et 3.14 de l'ordre du jour, et a repris sa séance publique à 15 h. 30. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.8.

1.

Contrat du Directeur général (traitement et indem-

nités); traitements du Directeur général adjoint, des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux

Ordre du jour, 3.18, 3.14 Le PRÉSIDENT déclare que la Commission a approuvé

au cours de la séance privée qui vient d'avoir lieu, les

336

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

deux projets de résolutions suivants pour transmission à l'Assemblée de la Santé : 1 1.

Un nouveau Membre n'a pas versé son avance. L'Assemblée doit fixer les avances à payer par quatre nouveaux Membres, dont deux étaient précédemment Membres associés. Les tableaux montrent également l'état des contributions pour lesquelles l'Assemblée mondiale de la

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant l'accroissement des responsabilités

qui incombent au Directeur général par suite du développement de l'Organisation et de l'élargissement de son programme, DÉCIDE qu'à compter du leT janvier 1962 son traitement est de $24 000 et son indemnité de représentation de $10 000; 1.

Santé a autorisé des arrangements spéciaux par sa résolution WHA9.9, et donnent le détail des arriérés

des contributions dues par les Membres actifs (à l'exception de la Chine). Le 1eT janvier 1962, les arrié-

PRIE le Conseil exécutif d'examiner, à sa trente et unième session, s'il y a lieu d'accorder au Directeur général soit une indemnité de logement, soit 2.

rés pour 1961 et les années précédentes s'élevaient à $1 214 978; depuis cette date, les paiements reçus au titre desdits arriérés se sont élevés à $752 736. Lors de sa vingt- neuvième session, le Conseil exécutif avait noté que si les arriérés de certains Membres

un logement approprié, et de faire rapport en conséquence à la Seizième Assemblée mondiale de

n'étaient pas versés avant l'ouverture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, ces Membres risqueraient de tomber sous le coup des dispositions

la Santé; et 3.

de l'article 7 de la Constitution, en vertu du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13. Dans sa résolution

AUTORISE le Président de la Quinzième Assem-

blée mondiale de la Santé à signer, au nom de l'Organisation, un avenant modifiant en conséquence

les paragraphes 1 et 2 de l'article II du contrat du Directeur général. 2.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé FIXE comme suit, avec effet à compter du ler jan-

vier 1962, les traitements afférents aux postes non classifiés indiqués ci -après :

a) pour le Directeur général adjoint - $19 500 par an; b) pour les Sous -Directeurs généraux et les Directeurs régionaux - $17 900 par an. 2.

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

Ordre du jour, 3.9.3 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, attire l'attention de celle -ci sur les tableaux

EB29.R33, il avait invité instamment ces Membres à liquider leurs arriérés avant l'ouverture de la présente Assemblée de la Santé et, au 30 avril 1962, tous ces Membres, sauf la Bolivie, avaient acquitté leurs arriérés en totalité ou en partie. Comme le Directeur général l'a signalé au Conseil exécutif, la Bolivie lui a fait savoir 2 qu'elle prenait des dispositions pour régler ses arriérés à partir de 1962 en versant chaque année en plus de sa contribution de l'année, un dixième de l'arriéré total. Dans sa résolution EB29.R33, le Conseil a recommandé à l'Assemblée de considérer les arrangements pris par la Bolivie comme satisfaisant aux dispositions de la résolution WHA8.13, et de n'envisager contre la Bolivie aucune sanction en vertu de l'article 7 de la Constitution. Les tableaux indiquent enfin les contributions impayées par la Chine pour les années antérieures à 1962, et les contributions impayées par les Membres inactifs pour la même période.

annexés au rapport dont elle est saisie, qui indiquent l'état du recouvrement des contributions annuelles

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, estime que la recommandation du Conseil à l'égard de la Bolivie est suffisamment claire et ne nécessite aucune observation de sa part. Le PRÉSIDENT, notant qu'il n'y a pas d'observations,

et des avances au fonds de roulement à la date du 30 avril 1962.

Les contributions reçues des Membres actifs au titre de l'année 1962 représentent 23,92 % du total des contributions fixées pour ces Membres; le pourcentage correspondant au 30 avril 1961 était de 20,40.

donne lecture du projet de résolution suivant soumis à l'examen de la Commission : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Soixante -quatorze Membres ont entièrement réglé leurs avances au fonds de roulement, six payent leurs avances supplémentaires par versements échelonnés et vingt -huit n'ont pas encore acquité ces avances, qui sont échues et payables avant le 31 décembre 1963. 1 Ces deux projets de résolutions ont été transmis à l'Assem-

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement à la date du 30 avril 1962; Prenant acte du recouvrement des contributions afférentes au budget de 1962 et des avances au fonds de roulement; et 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 5.

blée de la Santé dans les sections 1 et 2 du deuxième rapport de la Commission et adoptés sous les numéros d'ordre WHA15.4 et WHA15.5.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES : TROISIÉME SEANCE

337

Prenant acte avec satisfaction des versements effectués par les Membres pour s'acquitter de leurs arriérés de contributions, 1.

tenait une proposition pour leur financement. Ces besoins additionnels découlaient de la revalorisation, entrée en vigueur à Genève en 1961, des traitements

APPELLE L'ATTENTION des gouvernements des

Etats Membres sur l'importance qu'il y a à prévoir dans les budgets nationaux le versement régulier des contributions annuelles au cours de l'exercice pour lequel elles sont dues; 2. PRIE instamment les Membres redevables d'arriérés de s'acquitter de ces arriérés en temps voulu, afin que l'Assemblée n'ait pas dans l'avenir à envisager, aux termes de l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu ou non de suspendre leur droit de vote; DÉCIDE qu'en raison des dispositions prises par la Bolivie pour le versement de ses arriérés, il n'est 3.

du personnel des services généraux et des taux de rémunération du personnel temporaire, ainsi que de l'augmentation des frais de voyage des délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé en raison de l'accrois-

sement du nombre des Membres de l'Organisation. Ces postes étaient évalués à $97 200. D'autres besoins

pas nécessaire de faire jouer les dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13; et 4. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés.

additionnels, évalués à $1 522 000, résultaient des modifications que le Directeur général avait décidé d'apporter à dater du ler janvier 1962 au régime des traitements et indemnités du personnel faisant l'objet d'un recrutement international ainsi qu'au régime des allocations pour frais d'études à la suite d'une décision de l'Assemblée générale des Nations Unies à sa seizième session.' Enfin, un montant de $86 250 était inscrit à titre indicatif en prévision d'un nouveau relèvement du barème des traitements du personnel des services généraux à Genève, qui résulterait probablement des études menées conjointement à cette époque par les organisations internationales intéressées. L'ensemble des besoins budgétaires additionnels représentait donc un total de $1 705 450. Ce montant, il faut le noter, ne sert pas à couvrir un accroissement du programme de l'Organisation; il correspond uniquement aux dépenses supplémentaires occasionnées par les faits nouveaux qui ont été énoncés ci- dessus pour la mise en oeuvre du programme approuvé par l'Assemblée de la Santé pour 1962. Le Directeur général suggérait au Conseil exécutif de financer les prévisions supplémentaires par l'utili-

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 3.

Premier et deuxième rapports de la Commission Le Dr LE CUU TRUONG (République du Viet -Nam),

Rapporteur, présente successivement le projet de pre-

mier rapport et le projet de deuxième rapport de la Commission.

Décision: Le projet de premier rapport et le projet de deuxième rapport sont adoptés (voir pages 400 et 401). 4.

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962

Ordre du jour, 3.3 Le PRÉSIDENT, après avoir appelé l'attention de la Commission sur la documentation pertinente, demande

sation des recettes occasionnelles disponibles et au moyen d'une avance spéciale provenant du fonds de roulement, de façon à éviter d'avoir à demander aux Membres des contributions supplémentaires. On avait estimé qu'au 31 décembre 1961 le montant des recettes occasionnelles disponibles serait de $1 540 000

au représentant du Conseil exécutif de présenter la question.

et que, déduction faite de $500 000 destinés à aider

au financement du projet de programme et de budget pour 1963, il resterait un solde de $1 040 000. Sur ce solde, le Directeur général proposait d'utiliser $1 005 450 pour financer les prévisions supplémentaires pour 1962, tandis que le reste de ces prévisions supplémentaires, soit $700 000, serait couvert par une avance

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, déclare que les recommandations présentées

par le Conseil exécutif concernant cette question (dans la résolution EB29.R30) étaient fondées sur les renseignements fournis par le Directeur général dans

son rapport à la vingt -neuvième session.2 Depuis lors, certains faits nouveaux sont intervenus et l'examen de la question a été repris par le Comité spécial du Conseil, qui s'est réuni immédiatement avant l'ouverture de l'Assemblée de la Santé.

Le rapport du Directeur général indiquait quels seraient, en 1962, les besoins budgétaires additionnels qui n'avaient pas été prévus au moment de la préparation du projet de programme et de budget, et conCe projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.9. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 14.

spéciale prélevée sur le fonds de roulement et remboursable au moyen d'un crédit inscrit à cet effet dans le budget de 1963. Telle était la situation lors de la réunion du Comité spécial la semaine dernière. Le rapport du Directeur général' au Comité spécial qui a été constitué lors de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif montre que les prévisions concer-

nant les frais de représentation des fonctionnaires de l'OMS qui occupent des postes non classifiés peuvent être diminuées de $5000, tandis que la modification du contrat du Directeur général entraînerait une ' Voir Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexes 8 et 9 4 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 105.

338

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II Section

augmentation de $7400 du montant des prévisions supplémentaires. La revision du niveau des traitements du personnel des services généraux à Genève, conformément à l'accord intervenu entre les organisations y ayant des bureaux, nécessitera un crédit supplémentaire de $135 020 au lieu du montant de $86 250 inscrit à titre indicatif dans les précédentes prévisions. Il faut toutefois noter que les dispositions de cet accord n'ont pas été appliquées par toutes les institutions intéressées, et qu'un comité d'experts, dont

Affectation des crédits PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS

Montant US $

8.

9.

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

210 312 26 498 236 810 1

Total de la partie III Total des parties I, II et III 3.

256 620

le rapport est attendu incessamment, est encore en train d'examiner cette question. On estime également que la décision du Directeur général d'étendre l'usage de la classe touriste /économique pour les voyages par avion réduira de $500 000 en 1962 les dépenses afférentes à ce poste. Compte tenu des modifications qui viennent d'être indiquées, les prévisions supplémentaires pour 1962 proposées par le Directeur général s'élèvent maintenant à $1 256 620. Etant donné que le montant des recettes occasionnelles ainsi que le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée s'élève à $1 784 319,

DÉCIDE en outre d'amender le paragraphe III de la résolution WHA14.43 en augmentant le montant prévu à l'alinéa iii) et en ajoutant un nouvel alinéa iv), comme suit : iii) du montant de $ 475 049 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet iv)

du montant de $ 781 571 disponible par virement du montant en espèces du

compte d'attente de l'Assemblée

Total $1 256 620

il se trouvera suffisamment de fonds disponibles pour couvrir les prévisions supplémentaires ainsi que pour

y prélever la somme de $500 000 que le Directeur général a proposé d'affecter au financement du budget de 1963, sans qu'il soit nécessaire de prélever une avance spéciale sur le fonds de roulement. En conséquence, le Comité spécial, dans son second rapport,'

recommande l'adoption du projet de résolution ciaprès en remplacement de celui qui figure au paragraphe 2 de la résolution EB29.R30: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et lu recommandations du Conseil exécutif concernant les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962, 1.

M. KITTANI (Irak) s'inquiète de la situation actuelle en ce qui concerne la revision des traitements du personnel des services généraux. Il demande quand on peut espérer connaître le rapport du comité d'experts chargé d'examiner la question, et quelle ligne de conduite le Directeur général se propose d'adopter dans le cas où. le rapport recommanderait, soit de nouvelles augmentations de salaires, soit une réduction de ceux ci à un niveau inférieur à celui du barème revisé. Le SECRÉTAIRE répond que le rapport du Comité

d'enquête inter -organisations devrait être remis à toutes les institutions intéressées d'ici une semaine ou deux et pourra donc être discuté, si besoin est, lors de

APPROUVE les

prévisions budgétaires supplémentaires

pour 1962; DÉCIDE d'amender la résolution portant ouverture de crédits pour 1962 (résolution WHA14.43) en augmentant (ou en diminuant) comme suit les montants votés au titre du paragraphe I: 2. Section

la prochaine session du Conseil exécutif. Il est difficile de prévoir la ligne de conduite que le Directeur général pourra être appelé à adopter à la lumière de ce rapport, mais si de nouvelles augmentations de salaires sont recommandées, il conviendra d'en examiner la date de mise en application ainsi que les répercussions sur le budget; si c'est un taux plus bas qui est recommandé, il est probable que les modifi-

cations ne seront apportées qu'au moment de la Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1. 2.

Montant US $

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités

7 3

000 950

Total de la partie I

10 950

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

4. 5. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Autres dépenses réglementaires de personnel

967 920 174 763 (133 823)

Total de la partie II 1 008 860

1 Actes of Org. mond. Santé, 118, annexe 9.

révision suivante du barème; si, enfin, le taux recommandé est très inférieur au taux actuel, des dispositions différentes pourront être envisagées et l'OMS devra tenir compte des mesures prises par les autres organisations. M. SAITO (Japon) demande une explication à propos du chiffre de $133 823 qui figure à la section 7 du projet de résolution. Le SECRÉTAIRE répond que ce chiffre représente une diminution des dépenses consécutives aux modifications des principes régissant les voyages et, plus particulièrement, les économies réalisées sur les voyages à l'occasion des congés dans les foyers. Le Dr CAYLA (France) note avec satisfaction que les modifications apportées aux principes régissant les voyages permettront de réaliser $500 000 d'économies en 1962; il demande si ces modifications dimi-

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : TROISIÈME SÉANCE

339

pueront les prévisions budgétaires pour 1963 et dans quelle proportion. Le SECRÉTAIRE répond que les économies se main-

de la Commission, indique que le montant des recettes occasionnelles disponibles au 30 avril 1962 s'élevait au total à $1 784 319; ce document contient en outre

tiendront probablement au même niveau; le gain prévu pour 1963 est évalué à $550 000, comme il est indiqué dans le rapport soumis à l'examen du point

une recommandation du Conseil exécutif, à l'effet qu'une somme de $500 000 provenant des recettes occasionnelles soit affectée au financement du projet

2.2 de l'ordre du jour 1 - Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963.

M. LIVERAN (Israël) demande si l'on peut s'attendre

de programme et de budget pour 1963. Si la Commission désire entériner cette recommandation, elle doit en informer la Commission du Programme et du Budget. Le PRÉSIDENT propose d'adopter le projet de rapport suivant, qui constituera le premier rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget :

à ce que les représentants de l'OMS dans les organismes de coordination insistent pour qu'un régime de voyages analogue soit adopté par les autres institutions des Nations Unies, afin que les fonctionnaires de même rang appartenant à des organisations différentes utilisent tous la même classe lorsqu'ils se déplacent. Dans l'intérêt de l'uniformité, l'OMS devrait envisager d'apporter, en cas de besoin, des ajustements à son régime de voyages. Le SECRÉTAIRE indique que l'OMS a fait connaître

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques, après avoir examiné le montant des recettes occasionnelles disponibles au 30 avril 1962, qui proviennent des contributions des nouveaux Membres pour des exercices antérieurs,

son nouveau régime de voyages à toutes les organisations internationales; en outre, elle est prête à en

des recettes diverses et du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée, recommande à la Commission du Programme et du Budget qu'un montant de US $500 000 prélevé sur les recettes occasionnelles soit affecté au financement du budget de 1963.

discuter lors de toute réunion inter -organisations appropriée. La question a du reste été soulevée lors de la réunion d'avril du Comité consultatif pour les Questions administratives, mais les efforts déployés pour arriver à un accord inter -organisations sur un régime uniforme de voyages n'ont pas abouti. Il ne

Décision: Le texte est approuvé (voir page 340). 6.

faut pas perdre de vue, dans cette question, que la structure des différentes organisations est très diverse et que des mesures administratives qui sont applica-

bles à l'une d'entre elles ne conviennent pas nécessairement à une autre. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution,

Contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962

Ordre du jour 3.7 Le SECRÉTAIRE indique que les quatre Etats suivants

recommandé par le Comité spécial du Conseil exécutif, concernant les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962 et leur mode de financement. Une majorité des deux tiers est requise pour l'approbation de cette résolution. Décision: Le projet de résolution est approuvé à 1'unanimité.2 5.

sont devenus Membres de l'Organisation mondiale de la Santé en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS : République du Congo (Léopoldville), Sierra Leone, Tanganyika et Mongolie. On propose de fixer à 0,04 % la contribution de la République du Congo (Léopoldville), en se fondant sur la quote -part de cet Etat à l'Organisa-

Rapport sur les recettes occasionnelles; Position du compte d'attente de l'Assemblée

tion des Nations Unies pour 1961, et de fixer à un même pourcentage les contributions des trois autres nouveaux Membres. Si la Commission approuve cette proposition, elle voudra peut -être approuver le projet de résolution suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que plusieurs Etats sont devenus Membres de l'Organisation en 1961 et 1962 en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation

Ordre du jour, 3.9.4, 3.9.5 Sur proposition du PRÉSIDENT, la Commission décide d'examiner en même temps les points 3.9.4 et 3.9.5.

Le SECRÉTAIRE rappelle que l'examen de l'état du compte d'attente de l'Assemblée rentre dans les attributions de la Commission, conformément à la résolution WHA4.40 qui a établi ce compte. Des indications concernant l'état de ce compte au 31 décembre 1961 figurent dans les Actes officiels N° 117, au tableau G. Le rapport du Directeur général, soumis à l'examen 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 18. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du troisième rapport de la Commission

de la Constitution de l'OMS, DÉCIDE que les contributions de ces Membres sont fixées comme suit : Etat Membre 1961

1962

et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.10.

République du Congo (Léopoldville) Sierra Leone Mongolie Tanganyika

0,04 0,04

0,04 0,04 0,04 0,04

340

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La Commission voudra peut -être décider si, étant donné qu'ils exécutent des programmes antipaludiques, ces Membres peuvent avoir droit à des crédits en 1962; dans l'affirmative, la Commission voudra peut -être approuver le projet de résolution suivant :

M. SALTO (Japon) demande si les recettes provenant des contributions des nouveaux Membres seront

versées au compte d'attente de l'Assemblée. Le SECRÉTAIRE répond que ces recettes seront con-

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que la Mongolie, la République du Congo

sidérées par la prochaine Assemblée mondiale de la Santé comme des recettes occasionnelles s'inscrivant sous la rubrique « Contributions des nouveaux Membres ».

(Léopoldville), le Sierra Leone et le Tanganyika, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, ont droit en 1962 à des crédits dans les mêmes conditions que les Membres énumérés dans le tableau

Décision: Les projets de résolutions sont approuvés

à l'unanimité.'

A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962.

La séance est levée à 17 h. 30.

QUATRIÈME SEANCE

Mardi 15 mai 1962, 9 h. 30 Président: M. T. J. BRADY (Irlande), Vice -Président

1.

Premier rapport de la Commission it la Commission

de l'Organisation des Nations Unies; il rappelle éga-

du Programme et du Budget Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

lement la résolution WHAl2.7, selon laquelle ce

Rapporteur, présente le projet de premier rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget. Décision: Le rapport est adopté (voir page 402). 2.

Troisième rapport de la Commission Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

barème doit être exprimé en pourcentages. La résolution 1691 A (XVI) de l'Assemblée générale, qui établit le barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies pour 1962, 1963 et 1964, est reproduite à l'annexe 1 du rapport. L'annexe 2, modifiée pour tenir compte des contributions des nouveaux Membres, contient le projet de barème des contributions de l'OMS pour 1963, incorporé dans un projet de résolution figurant dans le rapport, et libellé comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que le barème des contributions de 1963 sera le suivant: Membres Barème (Pourcentage)

Rapporteur, présente le projet de troisième rapport de la Commission.

Décision: Le rapport est adopté (voir page 401). 3.

Afghanistan

Barème des contributions pour 1963

Afrique du Sud Albanie Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Biélorussie, RSS de Birmanie Bolivie

0,05 0,48 0,04 5,21

Ordre du jour, 3.8 M. SIEGEL,

Sous -Directeur général,

Secrétaire,

de la Commission, présente la question. Conformément à la procédure habituelle, l'Assemblée de la Santé devra établir le barème des contributions pour 1963 avant que la Commission du Programme et du Budget n'aborde l'examen du plafond budgétaire. Le Secrétaire appelle l'attention de la Commission sur le rapport du Directeur général à ce sujet, qui

0,06 0,92 1,52 0,41 1,10

0,47 0,06 0,04

rappelle notamment la résolution WHA8.5, par laquelle l'Assemblée de la Santé avait décidé que l'OMS devait tenir compte du dernier barème connu

' Ces deux projets de résolutions ont été transmis à l'Assemblée de la Santé dans les sections 3 et 4 du troisième rapport de la Commission et adoptés sous les numéros d'ordre WHA15.11 et WHA15.12.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : QUATRIÈME SÉANCE Membres

341

Barème (Pourcentage)

Membres

Barème (Pourcentage)

Brésil Bulgarie

Cambodge Cameroun Canada Ceylon Chili Chine Chypre Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Corée, République de

Costa Rica Côte -d'Ivoire Cuba Dahomey

Danemark El Salvador Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Finlande France Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haiti Haute -Volta

0,94 0,18 0,04 0,04 2,85 0,08 0,24 4,17 0,04 0,24 0,04 0,06 0,17 0,04 0,04 0,20 0,04 0,53 0,04 0,05 0,78 31,12 0,05 0,02 0,34 5,43

Pays -Bas

Pérou Philippines Pologne Portugal République Arabe Syrienne * République Arabe Unie * République Centrafricaine République Dominicaine Roumanie

0,92 0,09 0,37 1,17 0,15 *

0,27 0,04 0,05 0,29 6,92 0,02 0,05 0,04 0,04 0,06 1,19

Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Ruanda -Urundi Sénégal Sierra Leone Somalie Soudan Suède Suisse

Tanganyika Tchad Tchécoslovaquie Thaïlande Togo Tunisie Turquie

0,87 0,04 0,04 1,07

0,15 0,04 0,05 0,37 1,81

0,04 0,08 0,21 0,05

Ukraine, RSS d' Union des Républiques socialistes soviétiques. Uruguay Venezuela

13,67

Honduras Hongrie Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israel Italie Japon Jordanie Koweit Laos Liban Liberia Libye Luxembourg Madagascar

0,04 0,04 0,04 0,04 0,51 1,85 0,41

Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

0,10 0,47 0,15 0,35

Total 100,00

0,08 x,18 0,13 0,04 0,14 2'07 2,07

déterminer.

Les contributions de la République Arabe Syrienne et de la République Unie sont comprises dans le montant total figurant au titre de la République Arabe Unie et la répartition entre ces deux Membres reste à A Arabe

0,04 0,04 0,04 0,05 0

Malaisie, Fédération de Mali Maroc Mauritanie Mexique Monaco Mongolie Népal Nicaragua Niger Nigeria Norvège Nouvelle -Zélande Pakistan Panama Paraguay

0,04 0,05 0,04 0,12 0,04 0,13 0,04 0,68 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,19 0,41 0,37 0,38 0,04

M. KITTANI pp qque le rapport pp du Comité ( (Irak) ) rappelle des Contributions de l'Organisation des Nations Unies relatif au barème a suscité un débat prolongé lorsque la Cinquième Commission l'a examiné à la seizième session de l'Assemblée générale. La résolution 1691 A (XVI) est le fruit d'un compromis. Le fait est que plu sieurs délégations à l'Assemblée générale des Nations Unies se sont généralement élevées contre l'augmen-

tation de leur taux de contribution, et le compromis qui a fini par intervenir se réflète très clairement au paragraphe 5 de la résolution 1691 A (XVI), qui est ainsi conçu : 5. Nonobstant les dispositions du paragraphe ci- dessus, le Comité des Contributions examinera à sa session de 1962 le barème des quotes -parts pour les exercices 1962, 1963 et 1964, compte tenu 1

des débats de la Cinquième Commission à la seizième session, ainsi que des renseignements nouveaux qui

0,04

pourraient lui être fournis, et il présentera un rapport sur cette question à l'Assemblée générale lors

342

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

de sa dix- septième session, étant entendu qu'au cas où l'Assemblée générale remanierait, lors de sa dix septième session, le barème des quotes -parts figurant au paragraphe 1 ci- dessus, le montant des contributions pour 1962 sera modifié en conséquence.

les institutions spécialisées, au sujet de l'examen de la situation financière de l'Organisation. Le système suivant lequel les Etats Membres versent des contributions à l'Organisation des Nations Unies et aux institutions qui s'y rattachent doit être uniforme et il est essentiel que les différences dans le calendrier des sessions ne viennent pas dissimuler le fait que la contri-

Le délégué de l'Irak aimerait savoir si la résolution

proposée dans le rapport du Directeur général doit être considérée comme définitive ou si elle serait sujette à modification au cas où le Comité des Contributions de l'Organisation des Nations Unies recom-

bution des Membres de toutes ces organisations doit être calculée de la même façon.

manderait de remanier le barème adopté par cette dernière. Le SECRÉTAIRE déclare que le Directeur général se

Il y a, bien sûr, la question des difficultés que des ajustements à effet rétroactif soulèveraient pour certains Etats Membres. Peut -être pourrait -on résoudre le problème en adoptant tel quel le barème des

contributions pour 1963, mais en stipulant que le barème de 1964 tiendra compte de toutes modifications décidées par des Nations Unies et comportera éventuellement, outre les pourcentages revisés pour 1964, des ajustements relatifs à 1963. Le SECRÉTAIRE fait remarquer qu'il n'y a pas, en fait, de système véritablement uniforme appliqué par toutes les organisations internationales pour la fixation des contributions; il existe même une institution où les contributions ne sont pas calculées sur la base du barème de l'Organisation des Nations Unies. Il serait utile de rappeler les dispositions exactes adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé à ce sujet, notamment le paragraphe 2.5) de la résolution WHA8.5. Apparemment, le barème des contributions soumis à la présente Assemblée répond aux conditions prévues dans cette résolution. Certes, on peut très bien concevoir que des dispositions soient prises pour incorporer dans les contributions pour 1964, après avoir établi le barème de base pour cette année -là, tout ajustement qui se justifierait du fait d'un remaniement des quotes -parts décidé par

rend bien compte du grave problème qui risque de surgir par suite de la décision que prendrait l'Assemblée générale des Nations Unies d'examiner à nouveau le barème des quotes -parts pour 1962 et de le modifier le cas échéant. Il souligne la difficulté qui résulte du décalage de dates entre les deux assemblées, celle des

Nations Unies se réunissant en automne. En outre, c'est du barème de 1963 et non de 1962 que la Commission est présentement saisie. L'OMS fixe d'ordinaire son barème pour un an seulement, alors que l'Organisation des Nations Unies le fait pour une période triennale, les années 1962, 1963 et 1964 en l'occurrence. En fait, on peut estimer que l'OMS se conformera parfaitement à la résolution de l'Organisation des Nations Unies si elle tient compte du dernier barème adopté par cette organisation lorsque la Seizième Assemblée mondiale de la Santé étudiera le barème des contributions pour 1964. Le Directeur général aimerait connaître les vues de la Commission en la matière. Le facteur temps pose toutefois un problème. En effet, le Directeur général a l'habitude d'adresser aux Etats Membres, à la fin de chaque Assemblée de la Santé, une communication

le Comité des Contributions de l'Organisation des Nations Unies. Mais une décision de cet ordre représenterait évidemment une dérogation à la procédure appliquée jusqu'ici en la matière.

indiquant le barème adopté et le montant de la contribution demandée. Cette façon de faire s'est révélée utile, car elle permet d'entamer immédiatement la procédure nécessaire au sein des parlements. Si l'OMS

décidait de modifier éventuellement son barème en fonction des ajustements adoptés par le Comité des Contributions de l'Organisation des Nations Unies, elle risquerait de créer des difficultés à un certain nombre d'Etats Membres. Aussi semble -t -il préférable

M. HULINSK (Tchécoslovaquie) estime que la Commission doit absolument tenir compte d'un élé-

ment essentiel: l'Assemblée générale des Nations Unies n'a encore adopté son barème des quotes -parts qu'à titre provisoire, et, conformément à une proposition présentée par la délégation de l'Inde et adoptée

que l'OMS établisse son barème pour 1963 et tienne compte l'année suivante des ajustements qui pourraient paraître indiqués par suite des modifications apportées

par l'Assemblée, le barème pourra être revisé avec effet rétroactif. Il faut souligner que la résolution susmentionnée de l'Assemblée générale tient ainsi compte des propositions tendant à réduire les contributions des pays ayant récemment accédé à l'indépendance et à ajuster correctement le barème des contributions des autres pays. M. Hulinskÿ estime que l'adoption par l'Assemblée mondiale de la Santé d'une résolution analogue à celle adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies au cours de sa seizième session ne

au barème des quotes -parts de l'Organisation des Nations Unies. M. LIVERAN (Israël) estime que le débat en cours n'est pas sans rapport avec la discussion qui a eu lieu

à la seconde séance de la Commission sur la coordination entre l'Organisation des Nations Unies et

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : QUATRIÈME SÉANCE

343

créerait aucune difficulté aux Etats Membres. Dans ces conditions, la délégation tchécoslovaque est d'avis

Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies, mais il se demande si l'on a tout à fait raison de comparer la situation à l'Organisation des Nations Unies et à l'OMS, car les difficultés suscitées ne sont pas les mêmes selon que le barème est adopté pour un

qu'il serait juste que l'OMS applique le principe adopté à l'Organisation des Nations Unies et décide

que tout ajustement arrêté l'année suivante soit à effet rétroactif. Le PRÉSIDENT fait le point des diverses possibilités qui s'offrent à la Commission. Celle -ci pourrait adopter une résolution sur le barème des contributions conçue

an ou pour trois ans. Le PRÉSIDENT estime que les travaux de la Commis-

sion seraient nettement facilités si le Secrétaire lui soumettait un projet de résolution. Le SECRÉTAIRE suggère la prise en considération du texte suivant (qui pourrait être adopté en sus de la résolution sur le barème des contributions pour 1963 contenue dans le rapport du Directeur général) :

comme celle des années précédentes, interprétant ainsi au sens strict la clause selon laquelle le barème doit tenir compte du dernier barème établi par l'Organisation des Nations Unies. Ou bien, étant donné que cette dernière n'a adopté son barème qu'à titre provisoire et sous réserve d'ajustements ultérieurs, la Commission pourrait peut -être ajouter à tout projet

de résolution qu'elle approuverait une disposition transitoire correspondante. Dans la seconde hypothèse, il pourrait toutefois être préférable d'opter pour

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que le barème des contributions de l'OMS pour 1963 est fondé sur le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies,

une solution quelque peu différente, mais ayant le même but, soit adopter le barème des contributions à l'OMS pour 1963, établi sur la base du barème de l'Organisation des Nations Unies pour 1962, tout en prévoyant la possibilité de mettre au point un système de crédits pour 1964, en fonction des ajustements que

conformément aux dispositions de la résolution WHA8.5, paragraphe 2.5), adoptée par Huitième Assemblée mondiale de la Santé; la

Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 1691 (XVI), après avoir fixé au paragraphe 1 le barème des quotes -parts des Nations Unies pour les exercices 1962, 1963 et 1964,

l'adoption d'un nouveau barème à l'Organisation des Nations Unies rendrait nécessaires en 1963. M. KITTANI (Irak) se demande si le mieux ne serait

dispose au paragraphe 5 que « au cas où l'Assemblée générale remanierait, lors de sa dix -septième session, le barème des quotes -parts figurant au paragraphe 1 ci- dessus, le montant des contributions

pas, pour répondre aux voeux de la Commission, d'ajouter au dispositif du projet de résolution contenu

pour 1962 sera modifié en conséquence »; Considérant que, si des ajustements étaient apportés aux contributions de 1963 après la clôture de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

dans le rapport du Directeur général un deuxième paragraphe rédigé comme suit : 2.

DÉCIDE qu'au cas où des remaniements seraient

introduits dans le barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies pour 1963 tel qu'il a été établi par la résolution 1691 (XVI), conformément au paragraphe 5 de cette résolution, ces remaniements seront pris en considération par l'Assemblée 1964.

et l'envoi, par le Directeur général, de l'état des payements dus par les Membres, il en résulterait des difficultés administratives et législatives pour les gouvernements des Etats Membres, DÉCIDE que, si l'Assemblée générale des Nations

mondiale de la

Santé

lorsqu'elle

arrêtera le barème des contributions pour 1963 et

Unies remanie avec effet rétroactif le barème des quotes -parts des Nations Unies pour 1962, le barème des contributions de l'OMS pour 1963 devrait être ajusté en conséquence; toutefois, il

Le SECRÉTAIRE pense que la Commission adopterait

sera tenu compte de ces ajustements pour le calcul

une attitude plus nette si elle prévoyait deux résolutions distinctes, l'une établissant le barème des contributions pour 1963 sur la base du barème actuel de l'Organisation des Nations Unies, et l'autre envisageant le cas où celle -ci remanierait son barème pour 1962. Ainsi, l'OMS conserverait le système en vigueur :

des contributions dues par les Membres au titre du budget de l'Organisation pour l'exercice 1964. M. KITTANI (Irak) retire sa proposition en faveur du projet de résolution suggéré par le Secrétaire. A propos du paragraphe 5 de la résolution 1691 A (XVI) de l'Assemblée générale, il fait observer que tout ajustement rétroactif au barème de l'Organisation des Nations Unies ne s'appliquerait qu'à l'année 1962, puisque l'Assemblée générale pourra prendre

un barème annuel sans ajustements rétroactifs. Si la Commission le désire, il lui soumettra un texte conçu dans ce sens. Le Secrétaire ne connaît pas aussi parfaitement que

certaines délégations des travaux de la Cinquième

des décisions pour les deux années suivantes à sa

344

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

dix- septième session. Quant à l'OMS, rien ne l'oblige à réexaminer son barème de 1962, puisqu'il a déjà été

Assemblée mondiale de la Santé qu'il appartiendra de prendre des décisions sur les ajustements relatifs au barème de 1963 qui seraient effectivement appliqués

adopté; les ajustements ne peuvent porter que sur l'année 1963.

aux contributions pour 1964. En fait, la question est de trouver la meilleure façon de donner effet rétroactif aux décisions qui seront adoptées. Le Dr MUDALIAR (Inde) croit comprendre que tout

M. GAVRILOV (Bulgarie) s'associe aux considérations exprimées par le délégué de la Tchécoslovaquie.

Le Dr CAYLA (France) approuve l'idée d'adopter deux projets de résolutions distincts. Il propose de faire distribuer le deuxième projet aux délégations

ajustement qui serait adopté en ce qui concerne le barème des contributions pour 1963, par suite d'un remaniement du barème de l'Organisation des Nations Unies, serait en fait appliqué lors du calcul des contributions pour 1964 et que toute décision sur ce point précis incomberait à la Seizième Assemblée mondiale

et de différer la décision à son sujet pour qu'elles aient le temps de l'étudier. Le Dr VANNUGLI (Italie) est du même avis que le délégué de la France.

de la Santé. Dans ces conditions, il est tout disposé

à appuyer le projet de résolution proposé par le Secrétaire. Le PRÉSIDENT confirme cette interprétation. Il propose à la Commission d'interrompre les débats

Il ne voit pas très bien pourquoi une décision de l'OMS sur des ajustements rétroactifs au barème des contributions présenterait plus de difficultés financières

et administratives pour les Etats Membres qu'une décision analogue prise à l'Organisation des Nations Unies. Le SECRÉTAIRE explique que tout dépend du moment

jusqu'à ce que le projet de résolution suggéré par le Secrétaire ait été distribué. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion à la section 6.) 4.

auquel intervient la décision. Les ajustements pour 1963 risqueraient de créer des difficultés législatives à certains Membres s'ils n'en étaient informés qu'en

Locaux du Bureau régional de l'Afrique

mai ou en juin 1963, c'est -à -dire immédiatement après la clôture de l'Assemblée de la Santé. En fait, il n'est pas impossible que l'Organisation des Nations Unies se heurte à des difficultés similaires pour 1962 et qu'elle doive faire des prélèvements sur son fonds de roulement si le barème des quotes -parts est modifié. M. HULINSKt (Tchécoslovaquie) ne voit pas d'incon-

Ordre du jour, 3.19.1 Le SECRÉTAIRE présente la question en rappelant que le Conseil exécutif, à sa vingt -neuvième session, a examiné le rapport soumis à ce sujet par le Directeur

vénient à ce qu'il y ait deux projets de résolutions distincts; toutefois, il demanderait que le deuxième soit distribué et mis aux voix en premier. Le PRÉSIDENT constate que plusieurs délégations se sont prononcées en faveur de deux projets de résolutions distincts. Il fait remarquer que ces deux textes devraient être officiellement présentés par une délégation avant d'être mis aux voix. Le Dr LISSITSINE (Union des Républiques socialistes

général (Actes officiels No 115, annexe 13) et que, dans sa résolution EB29.R29, il a constaté qu'il importait que le Bureau régional dispose le plus tôt possible de locaux appropriés qui facilitent le bon fonctionnement des services mis à la disposition des Etats de la Région africaine. Le Conseil a en outre pris note avec satisfaction de l'offre faite par le Gouvernement français de céder à l'Organisation la propriété

du domaine du Djoué et il a autorisé le Directeur général à accepter cette offre et à passer les actes nécessaires. Par l'acquisition de la propriété du Djoué, qui est désormais chose faite, l'Organisation est devenue propriétaire du terrain et des bâtiments qui y sont construits, y compris le bâtiment actuel du Bureau régional et vingt -cinq villas occupées par le personnel.

soviétiques) demande si l'adoption du deuxième

projet signifierait que les ajustements qui seraient décidés à la suite du remaniement du barème de l'Organisation des Nations Unies seraient applicables en 1963 et en 1964. Le SECRÉTAIRE considère que la question du barème

Le Conseil a également examiné la résolution adoptée à sa onzième session par le Comité régional de l'Afrique (citée dans le rapport 1 dont la Commission est saisie) qui souligne l'urgence des mesures à prendre pour remédier à l'insuffisance de locaux dont dispose le Bureau régional. Cette résolution invite également les Etats Membres de la Région à participer volontairement, dans la plus large mesure possible, ' Reproduit dans Actes off. Org. mord. Santé, 118, annexe 10

des contributions pour 1964 ne se pose pas encore et qu'elle n'entrera en ligne de compte qu'à l'Assemblée de la Santé suivante. La discussion en cours porte uniquement sur 1963 et c'est à la Seizième

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : QUATRIÈME SÉANCE

345

aux dépenses qu'entraîneraient les travaux d'agrandissement de l'immeuble occupé par le Bureau régional

Heureuse de constater qu'un certain nombre de Membres de la Région africaine, parmi lesquels le pays hôte, ont participé généreusement aux frais d'agrandissement des locaux du Bureau régional;

et prie le Directeur général d'envisager la possibilité d'inscrire dans le prochain budget de l'Organisation les crédits nécessaires pour contribuer au financement des travaux. En conséquence, le Directeur général a inscrit à cet effet un crédit de $100 000 dans le projet de budget pour 1963. Le coût des travaux d'agrandissement de l'immeuble est estimé à environ $600 000. Cinq gouvernements ont versé ou se sont engagés à verser des montants représentant au total $182 393. Si on compare ce chiffre, auquel il faut ajouter les $100 000 inscrits au budget, au coût estimé à $600 000, on voit que $317 607

Reconnaissant qu'il importe de fournir sans retard au Bureau régional des locaux suffisants qui facilitent le fonctionnement efficace des services ainsi que l'assistance aux Membres de la Région, 1.

ADRESSE ses sincères remerciements au Gouver-

nement français pour son geste généreux; 2.

AUTORISE le Directeur général à faire agrandir

les locaux dont dispose actuellement le Bureau régional de l'Afrique; 3. INVITE tous les Membres de la Région africaine qui ne l'ont pas encore fait à verser des contributions

font encore défaut. Comme il faut agir sans délai, le Directeur général propose que l'Assemblée autorise des travaux d'agrandissement jusqu'à concurrence de $600 000 et qu'elle prévoie de les financer par des contributions volontaires des gouvernements, par les $100 000 inscrits

pour le financement des travaux d'agrandissement des locaux du Bureau régional; 4.

AUTORISE le Directeur général, nonobstant les

au budget de 1963 et par un prélèvement qu'elle autoriserait sur le fonds de roulement d'un montant n'excédant pas $300 000, le chiffre exact devant être

fixé selon les résultats que donneront des appels supplémentaires adressés aux pays de la Région qui ne sont pas encore engagés à fournir une contribution.

dispositions de la partie II, paragraphe 1.2) de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du

Bureau régional de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera, si nécessaire, couvert par un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1964. Décision: Le projet de résolution est approuvé.' Le SECRÉTAIRE suggère à la Commission de transmettre le projet de résolution qu'elle vient d'approuver

Le Directeur général estime que ces propositions sont les meilleures qui puissent être adoptées au stade actuel. Pour leur donner effet, il a inclus un projet de résolution dans son rapport. Le Dr CAYLA (France) considère qu'il est absolument indispensable d'agrandir sans tarder l'immeuble

abritant le Bureau régional, afin de faire face aux besoins croissants de la Région africaine, qui compte déjà vingt -deux Membres et deux Membres associés.

Quant au mode de financement des travaux,

il

approuve entièrement les méthodes préconisées par le Directeur général. Il propose de modifier le projet de résolution figurant dans le rapport en ajoutant au paragraphe 4 les mots « si nécessaire », entre les mots « sera » et « couvert ». Le PRÉSIDENT fait observer que le projet de résolu-

à la Commission du Programme et du Budget pour qu'elle puisse tenir compte du crédit de $100 000 à affecter au bâtiment du Bureau régional de l'Afrique lorsqu'elle examinera le niveau du budget pour 1963. Le PRÉSIDENT prie le Rapporteur de soumettre à

la Commission un projet de rapport dans le sens indiqué par le Secrétaire. (Pour l'adoption du rapport, voir le procès -verbal de la cinquième séance, section 8.)

tion doit être présenté par une délégation avant que la Commission puisse se prononcer à son sujet. M. SAITO (Japon) appuie l'amendement proposé par le délégué de la France et propose officiellement

5.

Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique

d'approuver le projet de résolution qui, avec cette modification, serait conçu comme suit :

Ordre du jour, 3.19.2 Le SECRÉTAIRE présente le rapport du Directeur

général sur le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique.2 Il déclare que l'Organisation

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique; Ayant noté avec satisfaction que le Gouvernement français a généreusement cédé à l'OMS ses droits de propriété sur l'immeuble du Djoué;

éprouve des difficultés à recruter pour le Bureau régional de l'Afrique le personnel permettant d'assurer ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du quatrième rapport de la Commission

et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.14.

2 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 11.

346

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les services voulus aux Etats Membres de la Région. Ces difficultés sont de deux ordres : trouver des locaux appropriés pour le Bureau et offrir des logements convenables aux fonctionnaires et à leurs familles.

L'OMS est propriétaire de vingt -cinq villas, don du Gouvernement français. En outre, vingt villas sont louées à des prix raisonnables, cinq autres et un certain nombre d'appartements et de chambres modérés sont rares à Brazzaville. On cherche depuis longtemps une solution satis-

suggestions qu'il a présentées. La solution exposée au paragraphe 5 du rapport ne paraît pas intéressante et celle qui est indiquée au paragraphe 6 semble trop ambitieuse; le Dr Cayla est partisan de la formule suggérée au paragraphe 8. Cependant, le coût du terrain et des quatre villas est estimé à $151 000 au paragraphe 6, et à $98 000 au paragraphe 8. La différence tient peut -être au fait que, dans le cas envisagé au paragraphe 8, la superficie du terrain

d'hôtel le sont à des taux assez élevés, toujours à l'intention du personnel et des familles. Les loyers faisante, mais les choses ont atteint un point tellement critique que le Directeur général a jugé nécessaire d'exposer le problème et de suggérer diverses possibilités de le résoudre. Au paragraphe 5 du rapport, il mentionne une formule purement commerciale comportant une location de longue durée avec

acheté serait moindre. D'autre part, le Dr Cayla

voudrait savoir si les $482 000 requis pour financer l'opération proposée au paragraphe 8 seraient prélevés sur les $500 000 de recettes occasionnelles dont la Commission a recommandé l'affectation au budget de 1963. S'il en allait ainsi, aucune augmentation des contributions des Etats Membres ne s'imposerait. Le SECRÉTAIRE confirme que la superficie du terrain

paiement d'avance de trois années de loyer, ce qui entraînerait le versement immédiat de $384 000 et de la même somme au bout de trois ans. Au paragraphe 6 est exposée une autre solution : l'achat d'un terrain et la construction d'habitations supplémentaires, ce qui représenterait une dépense de $1 123 000. Si l'Assemblée décidait de mettre immédiatement en oeuvre un tel projet, il faudrait ouvrir pour 1963 un crédit d'un montant correspondant.

acheté serait moindre dans le cas envisagé au paragraphe 8 que pour l'opération mentionnée au paragraphe 6. En ce qui concerne la deuxième question posée, le montant du budget actuellement proposé à l'Assemblée a été réduit, grâce à des économies d'environ 1,2 million de dollars, comme il est indiqué

dans le troisième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif.' Si la Commission recommandait l'adoption de la solution préconisée au paragraphe 8, il faudrait à nouveau augmenter ce budget réduit. M. SAITO (Japon) demande si des difficultés analogues concernant les locaux des bureaux et le logement du personnel se sont présentées dans d'autres Régions.

Au paragraphe 7, le Directeur général indique qu'un complément d'étude est nécessaire avant d'entreprendre le programme exposé au paragraphe 6. Des mesures immédiates doivent toutefois être prises

pour faire face à l'actuelle situation d'urgence avant d'arrêter une politique à long terme. Au paragraphe 8, le Directeur général suggère un modeste début d'exécution : il s'agirait d'acheter un

terrain sur lequel sont situées quatre villas et d'y construire des bâtiments comportant vingt -quatre

Le SECRÉTAIRE précise que l'OMS ne s'est jamais occupée de loger le personnel ailleurs qu'à Brazzaville, où elle est propriétaire de vingt -cinq villas grâce à la

générosité du Gouvernement français. En ce qui concerne les locaux des bureaux régionaux,

appartements; le coût de l'opération serait, d'après les devis, de $482 000. Au cas où la Commission se prononcerait en faveur de cette solution, elle devrait recommander d'augmenter de $482 000 le budget prévu pour 1963. L'Organisation est amenée à assumer des responsabilités croissantes en matière de gestion immobilière à Brazzaville. Des études approfondies des diverses

la situation varie. Dans les Amériques, la question relève de l'Organisation panaméricaine de la Santé, qui fait fonction d'organisation régionale de l'OMS. En Europe, les locaux sont fournis par le Gouvernement danois, avec lequel des négociations sont en cours en vue d'un agrandissement des bâtiments actuels. A Alexandrie, les locaux du Bureau régional ont été procurés par le Gouvernement hôte, mais l'Organisation a récemment couvert les frais de certains travaux d'agrandissement. A New Delhi, le Gouvernement indien fait construire un immeuble qui sera loué à l'OMS pour un loyer symbolique. A Manille, l'OMS a fait construire elle -même le bâtiment, mais

possibilités s'imposent avant qu'il soit possible de proposer une solution définitive. Il pourrait cependant

se révéler utile de créer un fonds de roulement, les loyers payés par les fonctionnaires ne couvrant pas toujours les frais. Le Directeur général n'est pas en mesure de présenter actuellement à l'Assemblée une

recommandation à cet effet, mais il pense qu'il y aurait peut -être intérêt à ce que celle -ci délègue au Conseil exécutif le pouvoir d'approuver en son nom la création d'un tel fonds. Le Dr CAYLA (France) estime important et urgent

le Gouvernement hôte a fait don du terrain et a participé aux frais de construction; les Etats Membres de la Région ont versé des contributions volontaires et une partie des dépenses a été imputée sur le budget ordinaire de l'OMS, qui est propriétaire de l'immeuble. A Brazzaville, le bâtiment du Bureau régional appar-

de prendre une décision qui complète celle que la Commission a approuvée au sujet des locaux du Bureau régional. Il remercie le Directeur général des

tient à l'OMS depuis que le Gouvernement français lui en a transféré la propriété. Les travaux d'agran1 Actes of Org. mond. Santé, 118, annexe 18.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : QUATRIÈME SÉANCE

347

dissement seront financés comme la Commission l'a

recommandé, mais on ne peut faire de prévisions précises quant à leur aboutissement tant qu'on ne sait pas ce que seront les contributions volontaires des Etats Membres de la Région. M. SAITO (Japon) appuie la proposition française tendant à approuver la solution envisagée au paragraphe 8. Le PRÉSIDENT demande aux délégués de la France

et du Japon de préparer avec le Rapporteur un projet de résolution tendant à donner effet à la suggestion

en tienne compte dans son propre barème des contributions pour 1963 et 1964. Plusieurs orateurs et le représentant du Directeur général ont souligné qu'il serait souhaitable de le faire. L'Organisation des Nations Unies a déjà adopté son barème des quotesparts pour 1962, 1963 et 1964; les Membres ont été informés du montant exact de leur contribution pour 1962 et quelques -uns l'ont peut -être déjà versée. En ce qui concerne le barème des contributions de l'OMS pour 1962, les choses sont encore plus avancées; aussi serait -il difficile de procéder à des ajustements rétroactifs pour 1962. Il faudrait toutefois en prévoir la possibilité pour 1963 aussi bien que pour 1964; mais,

formulée au paragraphe 8, compte tenu des para-

graphes 7 et 9 du rapport du Directeur général. (Voir l'approbation du projet de résolution au procès verbal de la cinquième séance, section 1.) 6.

comme c'est en juin que le Directeur général doit aviser les Etats Membres du montant exact de leur contribution pour 1963, il serait contre -indiqué de prévoir des augmentations relatives à cet exercice. Toute augmentation pour 1963 qui découlerait d'une modification du barème des quotes -parts de l'Orga-

Barème des contributions pour 1963 (reprise de la discussion de la section 3)

Ordre du jour, 3.8 Le PRÉSIDENT appelle l'attention sur le document

de travail qui vient d'être distribué; le projet de résolution qui s'y trouve reprend en deux parties, en les combinant, les deux textes examinés par la Commission au début de la séance, le projet de résolution contenu dans le rapport du Directeur général sur la question (voir page 340) en constituant

nisation des Nations Unies devrait être ajoutée au montant payable pour 1964, et toute diminution devrait être déduite de ce montant. La délégation irakienne propose formellement l'adoption du projet de résolution qui figure dans le document de travail. Le PRÉSIDENT rappelle que les délégués de la France

la partie I et le projet de résolution suggéré par le Secrétaire et formellement proposé par le délégué de l'Irak (voir page 343) la partie IL

et de la Norvège se sont prononcés en faveur de la suppression de la partie II du projet de résolution. Il demande au délégué de la Norvège s'il souhaite proposer un amendement à cette fin ou s'il préfère que les deux parties soient mises aux voix séparément. Le Dr MELLBYE (Norvège) demande que les parties I

Le Dr MELLBYE (Norvège) pense qu'il ne sert à

rien de chercher à tenir compte, à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, d'ajustements que

et II soient mises aux voix séparément. Le Dr VANNUGLI (Italie) propose de supprimer le

l'Assemblée générale des Nations Unies pourrait apporter au barème des quotes -parts de l'Organisation

des Nations Unies lors de sa dix -septième session. Il propose donc que la Commission se borne à recom-

troisième paragraphe du préambule de la partie II. Ce paragraphe ne semble pas indispensable et peut paraître en contradiction avec le dispositif.

mander le barème des contributions de l'OMS pour 1963 et qu'on laisse à la Seizième Assemblée mondiale

de la Santé le soin de procéder à tous ajustements qui seraient nécessaires en fonction des faits connus à cette époque. Le Dr CAYLA (France) partage l'opinion du délégué

M. KITTANI (Irak) accepte, en tant que porte parole de la délégation qui présente le projet de résolution, la suppression du troisième paragraphe du préambule de la partie II. Le PRÉSIDENT note que, de ce fait, le paragraphe ne figure plus dans le texte dont la Commission est saisie, désormais libellé comme suit :

de la Norvège. Il demande que, si un vote a lieu sur le projet de résolution, les parties I et II soient mises aux voix séparément. Le PRÉSIDENT souligne que jusqu'à présent aucune

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

délégation n'a pris à son compte le projet de résolution. Si l'une d'entre elles le fait, toute autre délégation pourra proposer la suppression de la partie II.

I

DÉCIDE que le barème des contributions de 1963 sera le suivant :1

M. KITTANI (Irak) considère que si l'Assemblée

générale des Nations Unies, en application de sa résolution 1691 (XVI), décidait d'apporter des modi-

fications au barème des quotes -parts déjà adopté pour 1962, 1963 et 1964, il serait normal que l'OMS

1 Voir la liste alphabétique des pays et de leurs contributions, non reproduite ici, dans le texte du projet de résolution original soumis dans le rapport du Directeur général (p. 340).

348

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SALTÉ, PARTIE II

II

Considérant que le barème des contributions de l'OMS pour 1963 est fondé sur le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies, conformément aux dispositions de la résolution WHA8.5, paragraphe 2. 5), adoptée par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé; Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 1691 (XVI), après avoir fixé au paragraphe 1 le barème des quotes -parts des Nations Unies pour les exercices 1962, 1963 et 1964, dispose, au paragraphe 5, que « au cas où l'Assemblée générale remanierait, lors de sa dix -septième session, le barème des quotes -parts figurant au paragraphe 1 ci- dessus, le montant des contributions pour 1962 sera modifié en conséquence », DÉCIDE que, si l'Assemblée générale des Nations

quotes -parts des Nations Unies pour 1962, le barème des contributions de l'OMS pour 1963 devrait être ajusté en conséquence; toutefois, il sera tenu compte de ces ajustements pour le calcul

des contributions dues par les Membres au titre du budget de l'Organisation pour l'exercice 1964. Conformément à la demande du délégué de la Norvège, les parties I et II sont mises aux voix séparément. Décision: 1)

La partie I du projet de résolution est approuvée

par 64 voix contre zéro, avec 6 abstentions.

La partie II du projet de résolution est approuvée par 42 voix contre zéro, avec 23 abstentions. 3) L'ensemble du projet de résolution est approuvé par 59 voix contre zéro, avec 9 abstentions.' 2)

Unies remanie avec effet rétroactif le barème des

La séance est levée à 12 heures.

CINQUIÈME SEANCE

Mardi 15 mai 1962, 14 h. 30 Président: M. T. J. BRADY (Irlande), Vice -Président

1.

Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique (suite de la quatrième séance, section 5)

Notant que la pénurie de logements appropriés a freiné le recrutement de personnel supplémentaire pour ce bureau et que ce supplément de personnel est nécessaire pour fournir les services accrus dont

Ordre du jour, 3.19.2 Le PRÉSIDENT rappelle qu'à la suite des débats de la séance précédente, les délégations se sont trouvées

les Membres de la Région ont besoin; I

d'accord, d'une manière générale, pour résoudre le

problème du logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique dans l'esprit indiqué par le Directeur général. Les délégations de la France et du Japon ont donc rédigé un projet de résolution qui va être présenté à la Commission. Le Dr CAYLA (France) explique que le dispositif du projet s'inspire des paragraphes 7, 8 et 9 du rap-

Consciente de la nécessité de prendre d'urgence certaines mesures pour alléger la situation;

Notant que le Directeur général estime nécessaire de poursuivre l'étude de ce problème avant d'essayer de répondre aux besoins à long terme, AUTORISE le Directeur général à acheter le terrain

port du Directeur général.2 Le texte du projet de résolution est conçu comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

et les quatre bâtiments existants et à construire les logements supplémentaires dont il est fait mention dans son rapport, pour répondre aux besoins urgents dans l'immédiat, moyennant une dépense maximum de $482 000; II

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique; ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.13. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 11.

Notant d'autre part que le Directeur général étudie le problème de la gestion des biens immobiliers de l'Organisation dans la Région africaine en vue de déterminer les méthodes de gestion les plus efficaces;

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : CINQUIÈME SÉANCE

349

Notant en outre que le Directeur général envisage

M. ZOHRAB (Nouvelle- Zélande) déclare que sa délégation appuie chaleureusement la demande d'admission présentée par le Gouvernement du Samoa -Occidental. La Nouvelle- Zélande, qui a admi-

la création d'un fonds de roulement à cet effet et adressera un rapport complet sur la question au Conseil exécutif lors de sa trente et unième session,

AUTORISE le Conseil exécutif à approuver, au nom de l'Assemblée, la création d'un tel fonds. M. KINZOUNZA (Congo, Brazzaville) souhaite que la Commission approuve ce projet, car il faut trouver

nistré ce pays dans le cadre de l'accord de tutelle passé avec l'Organisation des Nations Unies jusqu'à ce qu'il devienne indépendant le ler janvier 1962, est heureuse de voir que le Gouvernement du Samoa Occidental a décidé si promptement de demander son admission à l'OMS, institution pour qui le pays n'est

une solution au problème du logement si l'on veut que le Bureau régional puisse recruter le personnel nécessaire. Le

pas terre étrangère puisqu'elle y a déjà mené un projet à bonne fin et qu'elle vient d'en entreprendre un autre. La délégation néo- zélandaise espère que la demande d'admission sera agréée et que le Samoa Occidental pourra, en qualité de Membre de l'OMS, bénéficier des avantages que confère la collaboration internationale dans le domaine de la santé. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie énergiquement

Dr

SAUGRAIN

(République Centrafricaine)

approuve le texte du projet de résolution et espère qu'il sera adopté. Le Dr ALAN (Turquie) exprime le même espoir, puisque la solution proposée semble devoir répondre aux besoins.

la demande d'admission du Gouvernement du Samoa Occidental. Il rend hommage au Gouvernement

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, croit comprendre que la Commission a l'intention de laisser toute latitude au Conseil pour la création du fonds de roulement; aussi propose -t -il de modifier le dernier paragraphe du projet de résolution de la manière suivante : AUTORISE le Conseil exécutif, s'il le juge à propos,

pays en faveur de la santé lorsqu'il l'administrait encore, pour l'indépendance qu'il lui a octroyée conformément aux dispositions de l'accord de tutelle,

néo -zélandais pour les activités entreprises dans le

et pour son appui à la demande d'admission. M. SAITO (Japon) fait siennes les paroles prononcées

à approuver, au nom de l'Assemblée, la création d'un tel fonds. Le Dr CAYLA (France), parlant au nom de la délégation du Japon et de la sienne, accepte l'amendement

par le délégué de Ceylan et déclare que le Samoa Occidental sera le bienvenu parmi les Membres de la Région du Pacifique occidental. Le Dr MUDALIAR (Inde) appuie lui aussi la demande d'admission. Il félicite le Gouvernement néo -zélandais

proposé par le Dr van Zile Hyde. Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé.' Décision:

d'avoir fait passer le Samoa -Occidental de la tutelle à l'indépendance sans le moindre heurt. M. KITTANI (Irak) estime qu'il y a lieu de féliciter et le Samoa -Occidental, qui est devenu indépendant, et la Nouvelle -Zélande, qui a scrupuleusement observé les termes de l'accord de tutelle, et les Nations Unies,

Il est décidé que la Commission notifiera cette décision à la Commission du Programme et du Budget pour qu'elle puisse en tenir compte dans l'examen du niveau du budget pour 1963.

qui ont approuvé l'accession du territoire à l'indépendance.

Le PRÉSIDENT annonce qu'un projet de rapport à

la Commission du Programme et du Budget sera distribué avant la fin de la séance (voir section 8). 2.

Le Dr ALAN (Turquie) accueille, en principe, favorablement les demandes d'admission à l'OMS. L'admission de nouveaux Membres contribue toujours à renforcer l'Organisation et à améliorer la situation

Admission du Samoa -Occidental en qualité de Membre

dans le monde. C'est pourquoi il exprime le souhait de voir l'Assemblée accéder aux demandes. Le Dr SCHANDORF (Ghana) s'associe aux orateurs

Ordre du jour, 3.17.1 Le PRÉSIDENT indique que la demande d'admission adressée par le Gouvernement du Samoa -Occidental

précédents pour exprimer sa satisfaction devant la demande d'admission du Samoa -Occidental et pour féliciter le Gouvernement néo -zélandais de la manière

est parvenue à l'OMS dans les délais prévus à l'article 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la

dont il a appliqué l'accord de tutelle et permis au Samoa -Occidental de devenir indépendant. M. HENDERSON (Australie) appuie la demande d'admission et se réjouit à la pensée d'accueillir le

Santé. Le texte en est reproduit dans le document soumis à la Commission. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.15.

Samoa -Occidental parmi les Membres de la Région du Pacifique occidental.

350

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

soviétiques) se prononce également en faveur de l'admission. Il espère que l'élargissement constant

Le Dr IzrERov (Union des Républiques socialistes

dant, puisque c'est le Gouvernement du Royaume -Uni

de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord qui en assure les relations extérieures. Même si le Royaume -

de l'Organisation lui facilitera l'accomplissement de sa tâche qui est d'améliorer la situation sanitaire dans le monde. M. EDWARDS (Royaume -Uni de Grande- Bretagne

Uni avait présenté une demande d'admission du Sultanat de Mascate et Oman à la qualité de Membre associé, il aurait fallu la rejeter, car Oman est un pays

que les Britanniques ont attaqué en 1955 et qu'ils et d'Irlande du Nord) indique que son pays est particulièrement heureux de voir les membres du Commonwealth adhérer aux organisations humanitaires internationales et participer à l'action entreprise pour améliorer le bien -être des populations du globe; aussi approuve -t -il de tout coeur l'admission du Samoa Occidental en qualité de Membre de l'OMS. Le PRÉSIDENT donne lecture du projet de résolution suivant :

occupent depuis lors. Cette agression s'explique par la résolution de l'Iman, chef légalement élu du territoire, de maintenir l'indépendance de son pays, par les intérêts pétroliers coloniaux, par la crainte qu'éprouvait le Royaume -Uni de voir les mouvements

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET le Samoa- Occidental en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, sous

de libération nationale se répandre en Arabie méridionale et dans la région du golfe Persique, ainsi que par le Traité de Seeb. Cette dernière raison présente une importance particulière, car ce traité, conclu en 1920 entre le Sultan de Mascate et l'Iman d'Oman, définissait les frontières géographiques des deux territoires, le ressort des tribunaux d'Oman, ainsi que les droits et privilèges des citoyens de chacun

des deux pays se trouvant sur le territoire de l'autre,

et montrait par là clairement que les deux parties au traité étaient des pays distincts. Il s'ensuit que le Sultan de Mascate n'a juridiquement aucun droit à revendiquer le titre de Sultan d'Oman, puisque seules l'agression britannique et l'abrogation arbitraire du traité par le Royaume -Uni en 1957 ont mis un terme à l'indépendance de l'Oman. La question de cette agression a été soumise au Conseil de Sécurité en 1957

réserve du dépôt d'un instrument officiel entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies conformément à l'article 79 de la Constitution. Décision: Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité.' Sur l'invitation du PRÉSIDENT, M. FATU (Samoa Occidental) prend la parole pour remercier les délégués de l'accueil chaleureux qu'ils ont réservé à la demande

d'admission de son pays. 3.

et, par la suite, la Commission politique spéciale a transmis à l'Assemblée générale des Nations Unies, à sa seizième session, un projet de résolution invitant les deux parties en cause dans la région d'Oman à régler leur différend de façon pacifique. Dans ces conditions, le délégué de l'Irak invite les délégations à ne pas se laisser tromper par une manoeuvre politique

Demande d'admission du Sultanat de Mascate et Oman à la qualité de Membre

Ordre du jour, 3.17.2 Le PRÉSIDENT indique que la demande d'admission

destinée à détruire l'indépendance d'Oman, mais à rejeter la demande d'admission. M. EDWARDS (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que sa délégation appuie la demande d'admission présentée par le Sultanat de

du Sultanat de Mascate et Oman est parvenue à l'OMS dans les délais prévus à l'article 109 du Règle-

ment intérieur de l'Assemblée de la Santé. Le texte est reproduit dans le document soumis à la Commission. M. KITTANI (Irak) estime que cette demande d'admission soulève un grave problème d'ordre

Mascate et Oman. Il s'agit d'un petit pays, sans grandes richesses, puisqu'il ne dispose pas de revenus

pétroliers, mais qui a créé un service sanitaire au bénéfice de ses 600 000 habitants. Les services hospitaliers, que l'on s'emploie actuellement à développer, comprennent des centres de santé et des dispensaires, et, lorsque le réseau prévu sera terminé, ceux -ci seront respectivement au nombre de neuf et de treize. Cepen-

essentiellement politique, qui présentera un intérêt particulier pour les délégués de pays récemment devenus indépendants, car il a trait au néo- colonialisme. La délégation irakienne s'oppose formellement à l'acceptation de la demande d'admission pour des

dant, le pays a grandement besoin de l'assistance technique que l'OMS pourrait lui fournir en vue d'étoffer ses services sanitaires. Les discussions politiques sont hors de propos à ''OMS, mais, du fait de l'accusation de colonialisme

raisons constitutionnelles et politiques. L'article 6 de la Constitution de l'OMS prévoit bien l'admission

d'Etats en qualité de Membres de l'Organisation, mais on ne saurait considérer que le Sultanat de Mascate et Oman soit un Etat souverain et indépen1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.16.

lancée par le délégué de l'Irak, la délégation du Royaume -Uni se voit obligée de faire observer qu'un pays qui, au cours des vingt dernières années, a donné

l'indépendance à 650 millions d'êtres humains et a fait de trente -cinq territoires des Etats indépendants, ne peut guère servir de cible à une telle attaque. En

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : CINQUIÈME SÉANCE

351

ce qui concerne le statut juridique du Sultanat, la souveraineté qu'exerce le Sultan de Mascate sur les deux territoires de Mascate et d'Oman est reconnue sur le plan international depuis longtemps, comme il

de l'Organisation; les délégués devraient voter contre ce qui paraît être une manoeuvre impérialiste. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) considère que

ressort des traités conclus avec le Sultanat par les Etats -Unis d'Amérique en 1833 et en 1958, par la France en 1846, par l'Inde en 1953 et par le Royaume -

l'OMS ne doit jamais se prêter à couvrir un acte d'agression. La demande d'admission a été faite au nom du prétendu Sultanat de Mascate et Oman; or, en fait, le Sultan de Mascate a annexé Oman. Le délégué du Royaume -Uni a mentionné des traités entre le Sultanat et divers pays, mais il convient de noter que des traités ont été conclus entre l'Imanat d'Oman et les Etats -Unis d'Amérique (en 1832), entre l'Imanat

Uni en 1891 et en 1951. Le Sultan est un souverain pleinement indépendant, qui entretient des relations amicales avec le Royaume -Uni depuis de longues années et qui a reçu de ce pays une assistance destinée à l'aider à supprimer la piraterie, la traite des esclaves

et le trafic d'armes, ainsi qu'à maintenir l'indépendance du Sultanat lorsqu'elle est menacée de l'étranger.

d'Oman et la France (en 1835) et entre l'Imanat d'Oman et les Pays -Bas (en 1844). Ces traités n'ont pas été négociés avec le Sultanat de Mascate et Oman qui n'existait pas alors, mais avec l'Etat souverain et indépendant d'Oman. D'autre part, de lettres écrites

Le Sultanat connaît pour la première fois dans l'histoire une période pacifique et, en dépit des tentatives faites pour faire passer une poignée de chefs féodaux dissidents pour des libéraux patriotes, il ne fait pas de doute que le peuple d'Oman préfère la paix et la sécurité que le Sultan est, à juste titre, résolu à défendre

en 1919 et 1922 à l'Iman d'Oman et à l'un de ses assistants par le Consul et agent politique de Grande -

Bretagne à Mascate, il ressort nettement qu'à cette époque le Royaume -Uni reconnaissait l'existence de deux Etats distincts : Mascate et Oman. La politique

contre toute attaque extérieure. Il faut espérer que les habitants du Sultanat continueront à voir leur bien -être s'accroître grâce à l'amélioration de leurs services sanitaires qui résultera sans nul doute de l'admission du pays à l'OMS. Le Dr DOLO (Mali) explique que sa délégation est toujours favorable à l'élargissement de l'Organisation.

britannique dans la région du golfe Persique s'est sensiblement modifiée. Il n'est pas difficile de deviner pourquoi : bien qu'aucun des deux territoires ne soit actuellement producteur de pétrole, d'importants travaux de prospection sont en cours en vue de découvrir et d'exploiter leurs ressources pétrolières. Le Royaume -Uni soutient donc que le Sultan de Mascate

Toutefois, étant donné la question d'ordre politique qui a été soulevée, il se prononcera pour le rejet de la demande, tout en regrettant les conséquences qu'une telle décision peut avoir pour la population du Sultanat. Il ne faut pas oublier que 600 millions de

règne en droit aussi sur Oman. Cela n'empêche qu'en 1954, l'actuel Sultan de Mascate, qui s'était présenté

Chinois sont également privés des avantages que présente pour un pays l'appartenance à l'OMS. M. BABIKIR (Soudan) ne croit pas que les services

aux élections régulièrement organisées à l'Imanat d'Oman, a été battu; en conséquence, rien ne l'autorise à prétendre à l'allégeance du peuple d'Oman. L'intervention armée d'une puissance pour aider une autre puissance à en assujettir une troisième est un acte condamné par la Charte des Nations Unies; on voit mal ce qui justifierait que l'OMS approuve taci-

sanitaires puissent se développer harmonieusement dans un climat de tension politique. L'OMS ferait bien d'attendre, pour admettre le Sultanat en qualité de Membre, que les problèmes politiques en cause aient été résolus. Le Dr DJUKANOVIá (Yougoslavie) déclare qu'à

tement une agression de ce genre en admettant en qualité de Membre le prétendu Sultanat de Mascate et Oman. M. GUNEWARDENE (Ceylan) souligne que son gou-

l'avis de sa délégation, l'examen de la demande d'admission du Sultanat devrait être ajourné tant que le conflit relatif à Oman n'aura pas été réglé par l'Organisation des Nations Unies. Le Dr IzMEROV (Union des Républiques socialistes

vernement est toujours disposé à appuyer les aspirations nationalistes des peuples et à accueillir de nouveaux membres dans la famille internationale, comme en témoignent les efforts qu'il a déployés à l'Organisation des Nations Unies pour sortir de l'impasse où se trouvait depuis si longtemps la question des admis-

soviétiques) s'associe aux déclarations faites par le délégué de l'Irak et par d'autres orateurs; la délégation soviétique votera contre l'admission du Sultanat, bien qu'elle soit très favorable à l'augmentation du nombre

sions. C'est en partie grâce à ces efforts que seize nouveaux Etats ont pu être admis à l'Organisation des Nations Unies. Il est regrettable que l'atmosphère pacifique de l'Assemblée de la Santé soit troublée par un conflit relatif à la demande d'admission du Sultanat de Mascate et Oman. Quiconque a quelques notions de droit international sait que la question n'est pas aussi simple qu'elle le semblerait à première vue. En tant que représentant d'un Etat membre du Commonwealth britannique, M. Gunewardene ne s'aurait s'associer

des Membres de l'OMS. Le Dr ESCALONA (Cuba) estime que le statut politique du Sultanat n'est pas assez clairement déterminé

pour justifier son admission en qualité de Membre

352

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

à certaines remarques faites au sujet du Gouvernement du Royaume -Uni. Celui -ci peut se glorifier d'avoir libére quelque 650 millions de personnes de ce

prenne une décision aussi rapidement que possible et en évitant au maximum d'envenimer le débat. M. KITTANI (Irak) félicite le délégué de Ceylan de

que l'on a pu appeler le joug colonial, et son comportement dans le cas présent peut difficilement être qualifié de tentative de colonisation sous une forme nouvelle.

Ce qui est en jeu, ce sont les droits de deux Etats concurrents, Mascate et Oman. Il est indéniable que ces deux Etats ont existé indépendamment pendant longtemps, comme en témoigne le Traité de Seeb conclu en 1920 et demeuré en vigueur jusqu'en 1957. Le Royaume -Uni lui -même était partie à ce traité en ce sens que son gouvernement avait servi d'intermédiaire lors des négociations. M. Gunewardene n'entend pas rappeler les événe-

son initiative, conforme à ce qu'a toujours été l'attitude de son gouvernement en de semblables matières. La délégation ceylanaise à l'Organisation des Nations Unies a appuyé le projet de résolution soumis à l'Assemblée générale à sa dernière session, invitant les deux parties en cause à négocier un règlement. Il est certain que l'affaire est plus complexe qu'il ne paraîtrait à première vue et - ce qui est plus impor-

tant encore - qu'il n'appartient pas à l'Assemblée de la Santé de trancher une grave question politique

que l'Organisation des Nations Unies n'a pas pu résoudre. M. Kittani n'a aucune objection à opposer au projet de résolution présenté, mais il tient à proclamer que sa

ments qui se sont produits depuis 1957; ils ont fait l'objet d'un examen suffisamment approfondi au Conseil de Sécurité et à la Commission politique spéciale de l'Organisation des Nations Unies. Les efforts tentés par les Nations Unies n'ont malheureusement pas réussi à résoudre le différend, et l'Assem-

délégation reste fermement opposée à l'admission du Sultanat en qualité de Membre de l'OMS. M. ABDEL BARR (République Arabe Unie) s'associe

blée de la Santé n'est certainement pas compétente pour tenter de régler des problèmes de ce genre. Il y a lieu de noter avec satisfaction l'assurance donnée par le Gouvernement du Royaume -Uni qu'il considère le Sultanat de Mascate et Oman comme indépendant;

aux observations du délégué de l'Irak. M. EDWARDS (Royaume -Uni) tient à remercier le délégué de Ceylan des obligeants propos qu'il a tenus à l'égard du Royaume -Uni. La délégation de ce pays ne votera pas contre le projet de résolution proposé,

ce n'est certainement pas là le fait d'une puissance cherchant à s'emparer du territoire en cause. Cependant, les Etats arabes, de la part desquels on aurait attendu une attitude de sympathie et de compréhension, se sont presque tous opposés à la demande, ce qui donne à penser que l'affaire est plus complexe qu'on ne l'imaginerait. Quoi qu'il en soit, les données dont dispose la Commission ne sont pas assez claires pour lui dicter sa conduite. Il semble donc au délégué

mais sa position demeure inchangée en ce qui concerne le Sultanat. Décision: Le projet de résolution est approuvé.' M. LIVERAN (Israël) désire qu'il soit mentionné au

procès -verbal que sa délégation n'a pas participé à la décision.

de Ceylan qu'il serait de l'intérêt de l'Organisation d'ajourner toute décision sur la demande d'admission.

En conséquence il propose, avec les délégués de la

Somalie et de la Yougoslavie, la transmission à l'Assemblée de la Santé du projet de résolution suivant :

4.

Admission de la Jamaïque en qualité de Membre associé

Ordre du jour, 3.17.3 Le PRÉSIDENT appelle l'attention sur une note dans

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné la demande d'admission à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé présentée par le Sultanat de Mascate et Oman, DÉCIDE d'ajourner l'examen de cette demande.

laquelle le Directeur général porte à la connaissance de l'Assemblée de la Santé qu'il a reçu, le 5 avril 1962,

une demande d'admission à la qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, présentée par le Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord au nom de la Jamaïque. Cette demande a été faite dans les délais prescrits par l'article 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la

Si cette proposition est adoptée, les parties intéressées auront le temps d'entreprendre des négociations. Il n'y a pas de différend absolument insoluble et des contacts diplomatiques devraient permettre d'arriver à un règlement amiable du problème. Le PRÉSIDENT remercie le délégué de Ceylan de sa

Santé. Le texte en est reproduit dans le document soumis à la Commission. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie sans réserve la demande. Son pays, en tant que membre du Common1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.24.

contribution aux travaux de la Commission. Il serait

de l'intérêt de l'Organisation que la Commission

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : CINQUIÈME SEANCE

353

wealth britannique, sera

Jamaïque, qui a appris de main de maître l'art difficile de l'autonomie et saura participer utilement aux travaux de l'Organisation. Il espère que le moment viendra bientôt où la Jamaïque sera Membre de plein exercice tant de l'OMS que de l'Organisation des Nations Unies. Le Dr CASTILLO (Venezuela) déclare que sa délégation appuie chaleureusement la demande présentée au nom de la Jamaïque.

heureux d'accueillir la

de l'Assemblée de la Santé qu'il a reçu, le 5 avril 1962,

une demande d'admission à la qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, présentée par le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord au nom de l'Ouganda. Cette demande a été faite dans les délais prescrits par l'article 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Le texte est reproduit dans le document soumis à la Commission. Le Dr MTAWALI (Tanganyika) souligne que, bien que l'Ouganda ne soit pas encore indépendant, il n'en est pas moins étroitement lié à divers égards avec le Tanganyika. Les deux pays ont la même monnaie et un grand nombre de services communs, notamment des collèges universitaires et une école de médecine commune. Dans le passé, l'Ouganda a bénéficié des activités de l'OMS par l'intermédiaire du Gouvernement du Royaume -Uni; il jouera certainement un

Le Dr Pico (Argentine) se joint aux orateurs précédents pour accueillir avec faveur la demande. Sa délégation se réjouira de voir la Jamaïque devenir Membre associé. Le Dr SCHANDORF (Ghana) est, lui aussi, heureux d'appuyer la demande. Le Gouvernement du Royaume-

Uni mérite d'être félicité pour la décision judicieuse qu'il a prise en accordant l'indépendance au peuple de la Jamaïque lorsque ce pays s'est retiré de la Fédération des Antilles britanniques. En Afrique, où se trouve le Ghana, il existe une autre fédération dont des indices sérieux laissent penser que le membre africain est mécontent et veut se retirer. Le Dr Schandorf ne doute pas que, lorsque l'occasion s'en présentera, le Gouvernement du Royaume -Uni non seulement acceptera la sécession de la Rhodésie du Nord, mais encore patronnera la demande d'admission de ce pays à la qualité de Membre de l'Organisation. Le PRESIDENT fait observer que la question débattue

rôle utile dans ces activités en tant que Membre associé et, plus tard, comme Membre de plein exer-

cice. Le Dr Mtawali est heureux d'appuyer sans réserve la demande. M. BABIKIR (Soudan) appuie pleinement la demande

au nom de sa délégation. L'Ouganda est certainement en mesure de remplir toutes les obligations que comporte la qualité de Membre associé. Le Soudan attend avec plaisir le jour où l'Ouganda sera indépendant et pourra prendre une part plus grande encore à l'édification d'un monde où règnent la paix et la santé. M. ABRAR (Somalie) est également en faveur de la

est celle de l'admission de la Jamaïque en qualité de Membre associé.

demande; sa délégation et son gouvernement se réjouiront de l'admission de l'Ouganda en qualité de Membre associé. M. GUNEWARDENE (Ceylan) est heureux d'appuyer,

Il semble manifeste que la Commission est disposée à accepter la demande; le Président soumet donc à son examen le projet de résolution suivant :

au nom de son gouvernement, la candidature de l'Ouganda. Les deux pays appartiennent au Commonwealth britannique et ont eu un même administrateur colonial. Ils connaissaient des problèmes identiques et Ceylan a eu l'honneur de recevoir un certain nombre de fils de chefs, venus parfaire leur éducation, et

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET la Jamaïque en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve

que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom de la Jamaïque conformément aux articles 111 et 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 5.

de fournir du personnel d'administration civile à l'Ouganda. Bien des kilomètres séparent les deux pays, mais Ceylan porte à l'Ouganda une affection authentique et sincère. M. Gunewardene saisit cette occasion pour féliciter le Gouvernement du Royaume -Uni de l'habileté diplomatique avec laquelle il a conféré l'autonomie interne pleine et entière à l'Ouganda. Ce pays sera certainement dans très peu de temps un Membre totalement indépen-

Admission de l'Ouganda en qualité de Membre associé

Ordre du jour, 3.17.4 Le PRÉSIDENT appelle l'attention sur une note dans

dant de la famille du Commonwealth britannique. Le

laquelle le Directeur général porte à la connaissance 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.25.

Royaume -Uni peut être fier; son comportement à l'égard de l'Ouganda et d'autres territoires naguère sous son administration constitue la meilleure réponse à toute accusation d'activité colonialiste qui pourrait être portée contre lui.

354

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La délégation de Ceylan accueillera avec plaisir l'Ouganda à l'Organisation; elle espère que ce pays sera très prochainement Membre de plein exercice

qui viennent d'être admis. Il souhaite la bienvenue à leurs délégués. 6.

tant de l'OMS que de l'Organisation des Nations Unies.

Le Dr IzMEROV (Union des Républiques socialistes

Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Seizième Assemblée mondiale de la Santé Ordre du jour, 3.6 Le PRÉSIDENT appelle l'attention sur la documenta-

soviétiques) est favorable à la demande d'admission de l'Ouganda au sein de l'OMS.

Le Dr CASTILLO (Venezuela) tient, lui aussi, à appuyer la demande au nom de sa délégation.

tion et fait observer que l'article 14 de la Constitution est applicable en l'occurrence. Un mémoire du Directeur général retrace les événements survenus depuis la

vingt- neuvième session du Conseil exécutif. On y trouve annexé le texte d'une communication adressée

Le Dr SCHANDORF (Ghana) est heureux et fier d'appuyer la candidature. Il veut également remercier le Gouvernement du Royaume -Uni de l'avoir présentée

au Directeur général par le délégué permanent du Gouvernement argentin; étant donné la teneur de cette communication, et pour faciliter les travaux de la Commission, le Directeur général y a également inclus un projet de résolution conçu comme suit : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

au nom de l'Ouganda. L'admission de l'Ouganda augmentera le nombre des Etats africains à l'Organisation et complètera ainsi la représentation du conti-

nent. Le Dr Schandorf espère que l'Ouganda sera avant longtemps pleinement indépendant et prendra place à l'Organisation en qualité de Membre de plein exercice.

Le PRÉSIDENT, constatant le concours d'opinions,

pense que la Commission est désireuse d'admettre l'Ouganda en qualité de Membre associé. Il lui propose en conséquence d'approuver le projet de résolution suivant :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET l'Ouganda en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve

Notant la communication du 10 mai 1962 par laquelle le Gouvernement de l'Argentine annonce qu'il surseoit à son invitation à tenir l'Assemblée mondiale de la Santé dans son pays; Comprenant les circonstances qui ont amené cet ajournement, 1. REMERCIE sincèrement le Gouvernement de l'Argentine de son désir d'accueillir l'Assemblée mondiale de la Santé; 2.

EXPRIME l'espoir qu'une suite favorable pourra

être donnée à cette affaire dans les circonstances appropriées.

que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom de l'Ouganda conformément aux articles 111 et 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Décision: Le projet de résolution est approuvé.' Le PRÉSIDENT espère que la délégation du Royaume -

Conformément à l'article 14 de la Constitution, l'Assemblée de la Santé doit choisir le pays ou la Région où se tiendra la prochaine session annuelle; étant donné que l'Assemblée n'est saisie d'aucune invitation qui remplisse les conditions de la résolution

Uni voudra bien faire part à la Jamaïque et à l'Ouganda de l'accueil chaleureux qu'a reçu leur candidature à l'Organisation. M. EDWARDS (Royaume -Uni) se charge volontiers

WHA5.48, le Directeur général soumet à l'examen de la Commission un deuxième projet de résolution, conçu comme suit :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

de ce message. Il saisit cette occasion pour dire combien sa délégation et le Gouvernement du Royaume -

Vu les dispositions de l'article 14 de la Constitution relatives au choix du pays ou de la Région où se tiendra la prochaine Assemblée de la Santé, DÉCIDE que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé aura lieu en Suisse. Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que son gouver-

Uni sont heureux des décisions qui viennent d'être prises au sujet des deux territoires. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) tient à exprimer

la satisfaction qu'inspire à sa délégation l'entrée à l'OMS des nouveaux Membres et Membres associés ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.26. Santé dans la section 3 du cinquième rapport de la Commission

nement se rend parfaitement compte des efforts qu'exige une réunion aussi importante qu'une Assemblée mondiale de la Santé; des circonstances imprévues

ne lui ont pas permis de poursuivre les préparatifs nécessaires. En conséquence, le Gouvernement argen-

tin préfère renoncer temporairement à l'honneur de

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SIXIÈME SÉANCE

355

recevoir l'Assemblée de la Santé en Argentine. Il regrette profondément d'avoir dû prendre cette décision et espère qu'une Assemblée pourra se tenir en Argentine dans un avenir relativement proche.

fait de l'OMS, puisqu'elle a préféré l'ajournement à une organisation dans des conditions qui n'auraient pas été tout à fait idéales.

Décision: Les deux projets de résolutions sont approuvés.1 7.

Le Dr CAYLA (France) propose de transmettre à l'Assemblée de la Santé, pour qu'elle les adopte, les deux projets de résolutions dont le Président a donné lecture.

Quatrième rapport de la Commission Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

M. KITTANI (Irak) appuie la proposition de la France, tout en déplorant quelque peu d'avoir à le faire. Lors de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, à New Dehli, deux invitations pour la Seizième Assemblée avaient été reçues et il avait paru

Rapporteur, présente le projet de quatrième rapport de la Commission.

Le Dr CAYLA (France), M. KITTANI (Irak) et le SECRÉTAIRE appellent l'attention sur quelques erreurs mineures figurant dans le texte.

difficile à l'époque de choisir entre les deux. En raison de circonstances malencontreuses, aucune de ces invitations ne s'est concrétisée. M. Kittani partage les sentiments de regret exprimés par le délégué de l'Argentine. A son avis, il y a intérêt à ce que l'Assemblée de la Santé se tienne de temps à autre en dehors du Siège. Les délégations apprennent ainsi à mieux connaître les pays et les régions hôtes, dont les populations ont l'occasion de voir de plus près l'activité mondiale de l'Organisation. Le PRÉSIDENT est certain que la Commission com-

Décision: Le rapport est adopté sous réserve de la corrections des erreurs mentionnées (voir page 401). 8.

Deuxième rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

Rapporteur, présente le projet de deuxième rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget. Décision: Le rapport est adopté (voir page 402).

prend parfaitement les circonstances qui ont incité le Gouvernement argentin à remettre son invitation. La décision prise par l'Argentine montre le cas qu'elle

La séance est levée à 17 h. 50.

SIXIÈME SEANCE

Lundi 21 mai 1962, 9 h. 30 Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

Le PRÉSIDENT tient à exprimer ses remerciements

2.

les plus sincères et à dire toute la gratitude de son gouvernement et de sa délégation pour l'honneur qu'on lui a fait en l'élisant à la présidence. Il rend hommage au Vice -Président qui a si remarquablement

Locaux du Siège : Rapport sur l'avancement des travaux Ordre du jour, 3.11

assuré l'intérim à la suite du départ du délégué initialement choisi pour présider la Commission. 1.

Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la question.

Cinquième rapport de la Commission Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

Rapporteur, présente le projet de cinquième rapport de la Commission. Décision: Le rapport est adopté (voir page 401). 1 Ces deux projets de résolutions ont été transmis à l'Assemblée de la Santé dans les sections 4 et 5 du cinquième rapport de la Commission et adoptés sous les numéros d'ordre WHA15.27 et WHA15.28.

M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, indique que le rapport du Directeur général 2 a pour objet de mettre l'Assemblée de la Santé au courant de ce qui s'est produit, en ce qui concerne la construction du bâtiment du Siège, depuis la vingt neuvième session du Conseil exécutif. En résumé, les soumissions pour la première tranche de travaux ont été ouvertes comme prévu le 5 février

1962; le contrat relatif aux fondations et au gros2 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 15.

356

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

oeuvre a été attribué le 20 avril 1962; de nouveaux appels d'offres ont été lancés - et les soumissions ouvertes le 17 avril 1962 - pour les installations sanitaires, la décision définitive devant intervenir sous peu; enfin,

Le PRÉSIDENT remercie le délégué du Pakistan au nom de l'Organisation.

la construction de la route d'accès est suffisamment avancée pour les besoins des travaux. Comme les membres de la Commission le savent

certainement, la cérémonie solennelle de pose de la première pierre aura lieu le jeudi matin 24 mai.

Le Directeur général a adressé à tous les Etats Membres une lettre circulaire portant à leur attention les dispositions de la résolution WHA13.46 relative aux contributions volontaires au fonds du bâtiment

M. BRADY (Irlande) rappelle qu'il a été, à un autre titre, étroitement associé à l'établissement des plans relatifs au bâtiment du Siège. Il est heureux que la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé soit en mesure de voir commencer effectivement les travaux de construction. On doit féliciter le Directeur général et le personnel intéressé d'avoir surmonté toutes les difficultés qui se sont présentées, notamment celles qu'a provoqué le décès de l'architecte, et d'avoir

et aux dons en nature. Le rapport énumère (paragraphes 7.1 et 7.2) les offres de contributions en nature

et en espèces qui ont été faites. Depuis l'ouverture de la session de l'Assemblée, une contribution en espèces a été reçue du Koweït, qui a versé £3000.

réussi à faire avancer les choses aussi rapidement. Il leur a certainement fallu travailler dur pour préparer en si peu de temps la documentation dont le Comité permanent du Bâtiment du Siège avait besoin.

Il est également fait mention dans le rapport du décès en janvier 1962 de l'architecte désigné, le regretté Professeur Tschumi. Des dispositions ont été prises pour nommer un successeur; le Comité permanent du Bâtiment du Siège, organe subsidiaire du Conseil exécutif, a approuvé le choix de M. Pierre Bonnard, de Lausanne, pour mener à bien l'exécution des plans établis par le Professeur Tschumi. Le nouvel architecte séjourne cette semaine à Genève et toutes les délégations qui envisageraient d'offrir une contribution pourront le consulter quant à l'aménagement

M. Brady espère que, grâce à tous ces efforts, les travaux continueront d'aller régulièrement de l'avant. M. KITTANI (Irak) associe sa délégation à celle de

l'Irlande pour féliciter tous ceux qui ont aidé à surmonter les difficultés imprévues.

Le Directeur général pourrait peut -être donner à la Commission une idée de la date à laquelle le nouveau

bâtiment pourra être occupé; c'est là une question qui intéresse non seulement l'OMS mais aussi les autres organisations ayant leur siège à Genève, puisque les locaux du Palais des Nations sont actuellement surpeuplés. Le SECRÉTAIRE souligne qu'il est toujours difficile

du nouveau bâtiment;

des

dessins donnant une

idée de la façade sont exposés dans la salle de séance.

Le Secrétaire est persuadé que la Commission partagera la satisfaction du Directeur général quant aux progrès réalisés. Le PRÉSIDENT remercie le Secrétaire. Il est convaincu

de donner une réponse précise à une question de ce genre. A en juger par les derniers renseignements

disponibles, ce serait être optimiste à l'excès que d'escompter que les travaux puissent être menés à bonne fin en moins de trois ans. Le Directeur général pense donc que l'Organisation pourra s'installer dans le nouveau bâtiment au cours de l'été 1965.

que les délégations apprécieront tout particulièrement l'occasion qui leur est donnée de consulter l'architecte au sujet des contributions en nature; des indications à cet égard leur seront certainement utiles. Avant d'ouvrir la discussion générale, le Président donne la parole au représentant du Conseil exécutif.

Le PRÉSIDENT, constatant qu'aucun délégué ne

demande plus la parole, soumet à l'examen de la Commission le projet de résolution suivant :

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, veut simplement dire combien le Conseil est satisfait des dispositions que le Directeur général a pu prendre après le décès soudain de l'architecte; de ce fait, les travaux de construction ne seront pas sérieusement retardés.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

NOTE le rapport du Directeur général sur les faits qui se sont produits depuis la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé en ce qui concerne les locaux du Siège.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) annonce que le Gouvernement du Pakistan offrira des marbres de son pays et des tapis indigènes, représentant au total une valeur de 100 000 roupies.

Le Dr CAYLA (France) propose de compléter le projet de résolution par le paragraphe suivant : FÉLICITE le Directeur général pour les efforts déployés et les bons résultats déjà obtenus.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SIXIÈME SÉANCE

357

Le Dr AFRtDt (Pakistan) et le Dr CASTILLO (Vene-

zuela) appuient la proposition du délégué de la France.

Le SECRÉTAIRE rappelle qu'en vertu du Statut du Personnel, le Directeur général est autorisé à établir des règlements régissant les conditions d'emploi

Décision: Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé.1

du personnel, sous réserve de confirmation par le Conseil exécutif et que rapport soit fait à l'Assemblée de la Santé sur ces règlements et sur tous amendements

Fonds de roulement : Avances pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres Ordre du jour, 3.12 Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la question. Le SECRÉTAIRE rappelle que dans sa résolution WHA13.41, partie II, alinéa 1.3), la Treizième 3.

Assemblée mondiale de la Santé avait autorisé le Directeur général à avancer sur le fonds de roulement,

qui y sont apportés. Le Directeur général a apporté au Règlement du Personnel un certain nombre d'amendements reproduits dans l'annexe 9 des Actes officiels No 115. Ils ont trait principalement aux modifications apportées récemment au régime commun des traitements et indemnités de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées. Le Secrétaire ne pense pas devoir exposer les amendements dans le détail, mais il le fera volontiers si la Commission le désire. Le PRÉSIDENT demande si le représentant du Conseil

contre remboursement, les sommes qui pourraient être nécessaires pour la livraison de fournitures d'ur-

gence aux Etats Membres et l'avait prié de faire rapport sur ce sujet chaque année à l'Assemblée de la Santé.

Ainsi que l'indique le rapport dont est saisie la

Commission,2 des avances pour la fourniture d'urgence de vaccins ont été consenties dans trois cas en 1961 :

à la Birmanie, à Hong Kong et au Sarawak. Depuis la date à laquelle a été établi le rapport, Hong Kong

et le Sarawak ont remboursé l'Organisation; il ne reste donc plus à attendre que le paiement de la Birmanie.

exécutif a des observations à formuler et note que ce n'est pas le cas. Personne ne réclamant d'examen détaillé des amendements, le Président en déduit que la Commission souhaite procéder à un débat d'ordre général; il déclare la discussion ouverte. Le Dr ROYALL (Australie) déclare que sa délégation se voit obligée de soulever une fois de plus la question de la coordination entre l'OMS et l'Organisation des

d'adopter une résolution prenant acte du rapport du Directeur général; il suffira peut -être de s'en tenir à cette formule. Le PRÉSIDENT trouve rassurant que le Directeur

La pratique des Assemblées précédentes a été

général puisse agir aussi rapidement dans les cas d'urgence.

Ayant invité les membres de la Commission à

Nations Unies en matière d'administration du personnel et de traitements. Les principaux changements de fond apportés au Règlement du Personnel de l'OMS découlent de la revision du barème des traitements de base et ajustements de poste décidée par l'Assemblée générale des Nations Unies, à sa seizième session; le Dr Royall

présenter des observations et noté que personne ne demande la parole, il soumet à l'examen de la Commission le projet de résolution suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport présenté par le Directeur général, en application de la résolution WHA13.41,

n'a aucune observation à formuler à ce sujet. En revanche, il voudrait dire quelques mots de la question des ajustements négatifs. Bien que l'Assemblée géné-

au sujet des fournitures d'urgence livrées à des Etats Membres, PREND ACTE de ce rapport.

rale se soit prononcée contre l'abolition de ces ajus-

tements, le Règlement amendé n'en prévoit nulle part. Personne n'ignore que le coût de la vie est assez élevé à Genève : le Gouvernement australien juge donc anormal de prendre Genève comme lieu de base sans prévoir d'ajustements négatifs pour les zones où l'indice des prix est plus bas.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.3 4.

Rapport sur les amendements au Règlement du Personnel confirmés par le Conseil exécutif Ordre du jour, 3.13

Ce cas particulier et d'autres encore - certaines indemnités de poste ont, semble -t -il, été fixées sans

Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la question. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.29. 2 Document de travail non publié. 8 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.30.

qu'il y ait eu consultation appropriée avec l'Organisation des Nations Unies - ont donné à la délégation australienne l'impression que l'OMS a parfois tendance à s'écarter du principe d'un régime commun des traitements et indemnités pour le personnel de l'Organisation des Nations Unies et des institutions

spécialisées. Le Dr Royall n'entend pas suggérer par là que l'OMS devrait se laisser guider par l'Orga-

358

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nisation des Nations Unies. La coordination pose certainement un problème très diffcile, qui, par sa nature même, se prête mal à des définitions précises; le mieux qu'on puisse faire est de chercher les solutions moyennes dont le délégué de l'Irak a parlé à une séance précédente.

sont dues à des circonstances aujourd'hui dépassées; elles ne se justifient ni logiquement, ni pratiquement.

Il serait donc souhaitable qu'il existe des organes mixtes pour les examiner. M. Liveran serait heureux d'avoir l'assurance que, si le règlement du personnel d'une institution quelconque devait être modifié d'ici la prochaine Assemblée de la Santé, les divers rouages de coordination qui existent seraient utilisés, afin que l'Assemblée puisse éventuellement se prononcer à son tour sur l'opportunité d'amender le Règlement du Personnel de l'OMS.

Il y a, toutefois, des cas où la coordination n'est pas assurée et la délégation australienne considère qu'il en est ainsi pour les ajustements négatifs. Elle serait donc reconnaissante au Secrétaire de donner quelques explications à ce sujet et de la rassurer quant à l'attitude de l'OMS à l'égard de la coordination en général. M. LIVERAN (Israël) pense que certains aspects de

M. KITTANI (Irak) voudrait lui aussi, puisque la question a été soulevée, exposer la position de sa délégation, bien qu'à son avis il eût mieux valu discuter des

la question doivent être envisagés indépendamment du problème plus général de la coordination. Il ressort de la documentation de fond que, suivant en cela l'avis des personnes les mieux placées pour en juger, l'OMS estime que l'application d'ajustements

ajustements en moins lors de l'examen du

point 3.15 de l'ordre du jour. La délégation irakienne est entièrement d'accord avec le délégué de l'Australie pour estimer que l'OMS

devrait maintenir les ajustements négatifs, le coût de la vie à Genève étant trop élevé pour que cette ville

négatifs ajouterait aux difficultés qu'elle rencontre

en matière de recrutement. Un autre argument invoqué est que le simple fait que l'Assemblée générale

puisse être prise comme base pour la fixation du barème des traitements. Une raison historique peut -être encore plus importante est qu'avant l'adoption du nouveau barème des traitements par l'Assemblée générale,

des Nations Unies ait, sur l'avis de son Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, jugé bon de rejeter la recommandation du Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI) et du Comité administratif de Coordination ne saurait obliger, à lui seul, l'OMS à changer d'attitude. M. Liveran présume qu'il n'est pas question de poser en principe que les recommandations de groupes

à sa seizième session, les fonctionnaires en poste à Genève percevaient le traitement de base plus une indemnité de cherté de vie correspondant à deux ajustements de poste. Une des recommandations du CCFPI sur lesquelles se fondaient les changements adoptés par l'Assemblée générale avait été d'incorporer

l'indemnité en question au traitement de base. C'est

d'experts doivent avoir le pas sur les décisions des organes législatifs qui rejettent ces recommandations.

là la raison principale qui a poussé la Cinquième Commission, après des discussions longues et approfondies, à rejeter l'autre proposition du CCFPI

En fait, la formule inverse pourrait avoir des répercussions très intéressantes en ce qui concerne, par exemple, la question des traitements du personnel des services généraux à Genève. C'est donc ailleurs qu'il faut chercher ce qui justifie la décision de l'OMS;

tendant à l'abolition des ajustements en moins, et à se rallier à l'opinion du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, selon lequel

les arguments avancés militaient, dans l'ensemble, en faveur de leur maintien. M. Kittani croit savoir que, parmi les organisations rattachées aux Nations Unies, seules l'OMS et l'AIEA

la seule explication possible est que la situation de l'Organisation en matière de recrutement est telle que l'application d'ajustements négatifs créerait de sérieuses complications. Le Secrétaire pourrait peut être citer quelques cas montrant que le problème est plus grave pour l'OMS que pour l'Organisation des Nations Unies. Un examen détaillé des amendements apportés au Règlement du Personnel ne s'impose pas, puisqu'ils sont conformes aux modifications généralement acceptées par toutes les organisations intéressées. Cependant, le Comité mixte de la Caisse commune des Pensions

n'ont pas maintenu les ajustements négatifs. Leur position pourrait se justifier par les difficultés particulières qu'elles connaissent, mais la délégation irakienne estime que des principes de la plus haute

importance sont en jeu et qu'à la suite de l'incorporation au traitement de base des deux anciens ajustements de poste, la suppression des ajustements

en moins constitue une injustice. Pour préciser sa pensée, M. Kittani évoque le cas d'un fonctionnaire de l'OMS en poste dans une ville où le coût de la vie est très inférieur à ce qu'il est à Genève : du fait de l'adoption du nouveau barème des traitements, il y a

du Personnel des Nations Unies a pu constater que les divergences entre les règlements du personnel des diverses institutions soulevaient certaines difficultés, notamment pour l'application de règles uniformes par la Caisse commune. Ces divergences

discrimination en faveur de ce fonctionnaire par rapport à ceux de Genève, puisqu'il bénéficie non seulement de l'augmentation de 10 % du traitement

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SIXIÈME SÉANCE

359

mais

encore d'une augmentation supplémentaire

correspondant à l'incorporation au traitement de base des deux ajustements de poste. On introduit ainsi dans le régime des traitements un élément de déséquilibre que la délégation irakienne ne peut approuver.

le recrutement pour certaines zones d'un personnel qualifié. Les choses en étaient venues à un tel point que l'OPS avait aboli le système, alors que l'OMS le maintenait par souci de coordination avec l'Organisation des Nations Unies. L'OMS a finalement dû reconnaître que, pour la bonne marche de ses travaux,

Enfin, il convient de rappeler que le souci de la coordination incombe tout d'abord aux membres des organisations internationales. La composition des différentes institutions étant à peu près la même, tout

mieux valait assurer la coordination avec les organismes dépendant d'elle qu'avec d'autres institutions internationales. Le système a soulevé aussi des difficultés lorsqu'il s'est agi d'assurer une rotation du personnel conformément à la politique arrêtée par le Conseil exécutif.

défaut de coordination tient au fait que les gouvernements donnent des instructions contradictoires à leurs diverses délégations. Si des mesures appropriées

Le Secrétaire ne croit pas qu'un fonctionnaire de l'OMS se sentira, comme l'a laissé entendre le délégué

ne sont pas prises à l'échelon des gouvernements, la difficulté subsistera; on ne peut compter sur les administrations pour résoudre le problème comme par enchantement. M. ZOHRAB (Nouvelle -Zélande) appuie fermement

de l'Irak, victime d'une discrimination parce qu'un collègue en poste dans une autre ville où le coût de la vie est moins élevé ne verra pas son traitement réduit en proportion.

les observations qui viennent d'être faites sur la coordination entre institutions en général, et sur les ajustements négatifs en particulier. Le SECRÉTAIRE fait observer que parmi les questions

Il convient aussi de rappeler l'historique de la question. Voici plusieurs années, l'Assemblée de la

Santé a confirmé la décision prise par le Conseil exécutif de cesser d'appliquer des ajustements en moins et elle a prié le Directeur général de poursuivre

soulevées, quelques -unes se rapportent nettement à un autre point de l'ordre du jour qui doit être examiné ultérieurement. La discussion qui s'est engagée illustre bien, à son

les consultations à ce sujet par l'intermédiaire des organes de coordination inter -institutions. Tous les intéressés ont déployé de grands efforts et prêté beaucoup d'attention au problème. Le CAC a recom-

une remarque qu'il avait faite dans son premier

exposé à la Commission lorsqu'il signalait que, depuis quelque temps, l'idée se répand qu'il pourrait

être souhaitable d'établir entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées des rela-

tions qui ne seraient plus de coordination, mais de subordination. En l'occurrence, le fait n'en est qu'une illustration mineure. Etant donné les progrès accomplis dans différents domaines, les craintes relatives à la coordination en

mandé en termes assez formels la suppression des ajustements en moins dans toutes les institutions internationales intéressées; de son côté, le CCFPI a estimé que l'existence de ces ajustements n'était pas souhaitable (Actes officiels NO 112, annexe 11, appendice).

Dans le rapport qu'il a présenté au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session (Actes officiels NO 115, annexe 8), le Directeur général a signalé que l'Assem-

général devraient pouvoir se dissiper. En ce qui concerne le point précis en discussion, à savoir le Règlement du Personnel, les résultats obtenus sont manifestement très satisfaisants, comme les délégués l'ont d'ailleurs reconnu. Il existe assurément quelques différences entre organisations quant au barème des

blée générale des Nations Unies n'avait pas accepté ces recommandations, mais que le Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires avait reconnu lui -même que les organisations qui, à cause de la nature de leurs travaux, avaient particulièrement besoin des services de spécialistes, souffraient

traitements et des indemnités, mais le Statut du Personnel, approuvé par l'Assemblée de la Santé,

parfois beaucoup du régime

rapport au régime de l'Organisation des Nations Unies pour répondre aux besoins de l'OMS, sous réserve de l'approbation ou de l'autorisation du Conseil exécutif (article 3.2 du Statut du Personnel). Voici plusieurs années, l'Organisation s'est aperçue que l'application d'ajustements de poste en moins au barème des traitements de base risquait de l'empêcher de s'acquitter efficacement de ses fonctions et responsabilités. La situation était particulièrement critique dans la Région des Amériques, où les servitudes

prévoit expressément la possibilité d'écarts par

commun en vigueur jusqu'alors. Le Directeur général ajoutait que la Cinquième Commission avait déclaré

qu'il avait toujours été admis que de légers écarts par rapport au régime commun pourraient de temps à autre se révéler nécessaires dans des circonstances particulières (paragraphe 4.3). Ces quelques remarques suffisent à montrer que la question a été examinée de manière très approfondie par le Directeur général et le Conseil exécutif et que des efforts considérables ont été faits pour assurer la coordination, tant à cet égard que dans tout ce qui touche à l'administration du personnel de l'Organisation. Fatalement, il y aura toujours quelques diffé-

découlant de cette formule rendaient très difficile

360

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

rences entre organisations dans l'application du

de la vie est plus élevé sans obtenir une compensation

régime commun des traitements et indemnités. Le délégué d'Israël a évoqué certains problèmes

financière pour les dépenses supplémentaires qu'ils encourront. Il est fallacieux de prétendre, comme le fait le Conseil

relatifs à l'administration des Statuts de la Caisse commune des Pensions du Personnel. En l'occurrence, l'OMS n'est apparemment pas responsable des difficultés rencontrées. Il s'en présentera d'autres,

exécutif, qu'il n'y a pas d'élément nouveau à prendre en considération : le fait nouveau est l'incorporation au traitement de base des deux ajustements de poste dont bénéficiaient les membres du personnel à Genève. Le Dr VANNUGLI (Italie) rappelle que la préoccupa-

mais, de l'avis du Secrétaire, cela ne constitue pas un grave sujet de préoccupation en matière de coordi-

nation. Les rouages de coordination qui se sont révélés si efficaces continueront à fonctionner. Le

Comité consultatif pour les Questions administratives, organe subsidiaire du CAC, se réunit périodiquement,

tion essentielle de l'Organisation doit être d'établir un barème des traitements qui aide à recruter et à conserver le personnel voulu. Dans ce domaine, les réactions psychologiques des fonctionnaires sont très importantes. Le délégué de l'Irak a avancé un argu-

et à tout le moins une fois par an, pour essayer d'as-

surer dans la pratique des institutions en cause le maximum d'uniformité compatible avec les besoins particuliers de chacune d'entre elles.

ment valable en ce qui concerne les mutations de personnel. La question devrait être revue dans son ensemble, mais le Dr Vannugli croit que l'attitude du Conseil exécutif est la meilleure que l'on puisse adopter

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, rappelle que l'Assemblée de la Santé avait approuvé la suppression des ajustements en moins (résolution WHAl2.44); en conséquence, le Conseil exécutif a estimé qu'il faudrait des raisons très puis-

santes ou de nouveaux éléments de fait pour qu'il puisse recommander de rétablir ces ajustements. Or le Conseil a noté que le Comité administratif de Coordination et le Comité consultatif de la Fonction publique internationale avaient, l'un et l'autre, recommandé l'abolition des ajustements négatifs; la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies constituait donc le seul argument en faveur de leur rétablissement.

à l'heure actuelle. Le Directeur général aura certainement l'occasion de présenter le point de vue de l'OMS lors d'études qui seront entreprises ultérieurement avec d'autres organisations intéressées pour parvenir à un degré satisfaisant de coordination en la matière.

Le Conseil exécutif n'a pas considéré qu'il y eût là un motif suffisant et il a, en conséquence, décidé de ne prendre aucune mesure tendant à remettre en vigueur ces ajustements.

M. BRADY (Irlande), se référant à l'exposé que le Secrétaire avait fait à la première séance de la Commission et à ce qu'il vient de dire aujourd'hui, pense qu'il importerait de préciser l'interprétation à donner au mot « subordination ». Il ne saurait s'agir d'ordres à recevoir, car l'Organisation ne peut manifestement accepter de directives venant d'autres institutions internationales. Cependant, la coordination avec ces institutions en ce qui concerne les problèmes communs est essentielle; si l'on veut donner effet aux dispositions

M. KrrrANI (Irak) craint que le Secrétaire ne l'ait

mal compris; il tient à préciser qu'aux yeux de sa délégation la « discrimination » est en faveur des fonctionnaires en poste dans des villes où le coût de la vie est sensiblement inférieur à ce qu'il est à Genève. Ceux qui se trouvent dans cette situation bénéficient de l'incorporation au traitement de base des deux ajustements de poste, incorporation décidée à cause de l'élévation du coût de la vie à Genève. La suppression des ajustements en moins ne se justifierait que si les traitements de base étaient fixés au niveau de la ville où le coût de la vie est le moins élevé; or tel n'est pas le cas. Le Secrétaire a dit que le rétablissement des ajus-

de l'article 36 de la Constitution, il est évidemment souhaitable que l'on s'écarte le moins possible du régime commun des traitements et indemnités. Sans doute l'application des ajustements en moins pose -t -elle

un problème spécial à l'OMS en raison du grand nombre de fonctionnaires en poste dans des villes où le coût de la vie est peu élevé; néanmoins, la question s'est compliquée depuis qu'un barème prenant Genève comme lieu de base a été adopté dans un souci

de coordination entre institutions. Il existe entre le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé une sorte de dichotomie des fonctions puisque les dérogations au barème des traitements et indemnités de l'Organisation des Nations Unies, que le Conseil peut autoriser

en vertu de l'article 3.2 du Statut du Personnel, risquent d'obliger l'Assemblée de la Santé à ouvrir des crédits supplémentaires pour couvrir une augmentation des dépenses. Un moyen de résoudre le problème

tements négatifs mettrait obstacle à la rotation du personnel. Cet argument n'est pas sans valeur, mais on peut, avec autant de raison, soutenir que l'abolition

de ces ajustements nuit à la rotation; en effet, les fonctionnaires bénéficiant du traitement de base dans

serait peut -être de prévoir que, sauf dans les cas d'extrême urgence, aucune dérogation de ce genre ne

une ville où l'indice des prix est bas accepteront difficilement d'être mutés dans une ville où le coût

serait approuvée sans la ratification préalable de l'Assemblée de la Santé.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SIXIÈME SÉANCE

361

Le SECRÉTAIRE est d'accord avec le délégué de l'Irlande sur l'importance de l'interprétation à donner au mot « subordination ». Il espère que personne ne doute que le Directeur général s'est consciencieuse-

PREND NOTE de la situation de la Caisse commune

des Pensions du Personnel des Nations Unies telle

qu'elle ressort du rapport annuel pour l'exercice 1960 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie le projet proposé.

ment efforcé d'appliquer la Constitution en ce qui concerne les traitements et indemnités, tout en consul-

tant les autres institutions internationales en vue de maintenir un système efficace d'administration du personnel. Le PRÉSIDENT donne lecture du projet de résolution

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2

Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS: Nomination de représentants pour remplacer les membres dont le mandat vient à expiration

suivant:

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des amendements au Règlement du Personnel apportés par le Directeur général et

Ordre du jour, 3.16.2 M. KITTANI (Irak) présente le projet de résolution suivant :

confirmés par le Conseil exécutif.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 5.

DÉCIDE que le membre du Conseil exécutif désigné

par le Gouvernement du Canada est nommé

Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Ordre du jour, 3.16 des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1960

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune

membre du Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS et que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques est nommé membre suppléant de ce comité, ces nominations étant valables pour trois ans. Le Dr CAYLA (France) appuie le projet proposé.

Ordre du jour, 3.16.1

Le PRÉSIDENT attire l'attention sur une note du Directeur général, dans laquelle le rapport du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel pour 1960 est résumé comme suit : 6.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.3 Financement du paludisme programme

d'éradication du

Au 30 septembre 1960, le capital de la Caisse était

de $105 385 113, le nombre des participants ordinaires de 11 128 (dont 1362 appartenant à l'OMS) et celui des participants associés de 3387 (dont 1111

Ordre du jour, 3.10 Compte spécial pour l'éradication du paludisme Ordre du jour, 3.10.1 Le SECRÉTAIRE souligne que le rapport du Directeur

appartenant à l'OMS); le nombre total des bénéficiaires, comprenant les pensionnés, les veuves et les enfants, était de 763. M. KITTANI (Irak) voudrait savoir comment il se

général sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme 4 est présenté en application de la résolution WHA14.27. La Commission du Programme et du Budget a adressé à la Commission une commu-

fait que, par comparaison aux nombres totaux de participants de chaque catégorie, on compte à l'OMS

nication (voir le texte à la page 193) appelant son attention sur un projet de résolution approuvé par elle et recommandant que les nouvelles contributions volontaires soient utilisées pour accélérer le programme d'éradication, et approuvant les propositions

une proportion relativement élevée de participants associés.

Le SECRÉTAIRE explique que l'Organisation entre-

prend un grand nombre de projets pour lesquels des agents sont employés pendant plus d'un an alors que, dans d'autres institutions internationales, les contrats du personnel spécialement engagé pour les projets sont normalement de plus brève durée. M. LIVERAN (Israël) présente le projet de résolution suivant:

faites par le Directeur général. L'appendice du rapport donne la liste des contributions bénévoles au compte spécial pour l'éradication du paludisme; 1

il convient d'y ajouter une somme de $2750 qui vient d'être reçue de la République de Corée. La Commission notera que l'état du compte spécial fait apparaître un déficit prévu de $10 747; toutefois, le Gouverne-

ment des Etats -Unis d'Amérique a promis une 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.32. 3 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.33. 4 Reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 16.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.31.

362

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

contribution de $2 500 000, dont $1 000 000 pour le programme de 1962 et $1 500 000 pour le programme de 1963. En conséquence, comme il est indiqué à la section 4 du rapport, on disposera de fonds suffisants pour couvrir le coût des activités jusqu'à ce que le

prises pour que l'OMS soit en mesure de fournir une assistance analogue, même après 1964. En ce qui concerne le financement, il importe au

plus haut point que les gouvernements soient renseignés

programme soit entièrement imputé sur le budget ordinaire, en 1964; en outre, environ $1 000 000 pourront être utilisés pour poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme. Il

sur l'étendue de l'aide qu'ils recevront

assez tôt pour pouvoir organiser la mise en oeuvre de leurs programmes d'éradication. Actuellement, la coordination entre les institutions internationales

convient de noter, d'autre part, que le Directeur général a continué de faire tout ce qui est en son pouvoir pour recueillir des contributions volontaires à toutes les sources possibles.

intéressées entraîne de trop longs délais dans la fourniture par l'une quelconque d'entre elles de l'aide financière pour les programmes approuvés.

Il ne faut pas oublier que dans la lutte contre le

paludisme un retard d'un mois seulement peut obliger

à ajourner certaines opérations pendant un an.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) déclare que deux aspects du programme d'éradication du paludisme présentent

une importance particulière pour la bonne marche des opérations, celui des fournitures et du matériel d'une part, celui du financement de l'autre. L'une des caractéristiques les plus intéressantes du système actuel est que le compte spécial permet de procurer des fournitures et du matériel. Il faut espérer qu'il en

D'autre part, il arrive souvent que des gouvernements prêts à mettre en oeuvre un programme d'éradication

soient contraints d'attendre parce que les crédits disponibles sont déjà attribués à des pays où des programmes sont en cours. Il est essentiel de trouver un moyen de rationaliser la procédure administrative

sera toujours de même lorsque le programme sera financé par le budget ordinaire; en effet, bien que la principale source de fournitures et de matériel soit le FISE, le compte spécial a joué un rôle extrêmement précieux en aidant à faire face à des situations d'urgence telles que celle qui s'est présentée au Pakistan l'année précédente. Des dispositions devraient être

et financière afin que tous les pays dont les programmes d'éradication ont été approuvés puissent recevoir rapidement les fonds dont ils ont besoin. La nécessité d'exécuter rapidement les programmes deviendra de plus en plus urgente et aucun effort ne doit être négligé pour éviter les retards et les déceptions

que provoquent les complications administratives.

La séance est levée à 11 h. 55.

SEPTIÈME SÉANCE

Lundi 21 mai 1962, 15 h. 30 Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

Financement du programme d'éradication du paludisme (suite) Ordre du jour, 3.10

l'Assemblée de la WHA15.20;

Santé

dans la

résolution

Notant que les contributions reçues, promises ou attendues sont suffisantes :

Compte spécial pour l'éradication du paludisme (suite)

Ordre du jour, 3.10.1

pour couvrir les sommes à fournir par le compte spécial pour le financement du proa)

Le PRÉSIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution suivant, qui a été proposé par la délégation du Pakistan :

gramme d'éradication du paludisme, aux termes des dispositions transitoires prévues par la résolution WHA14.15, et b) pour commencer dès 1962 à accélérer

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

l'exécution du programme en fournissant une aide supplémentaire dans les conditions envisagées

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme;

par le rapport du Directeur général, 1.

2.

Compte tenu du rapport du Directeur général sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme et de la décision prise à ce sujet par

PREND ACTE du rapport; REMERCIE les gouvernements et autres donateurs

qui ont versé des contributions en espèces et en nature au compte spécial pour l'éradication du paludisme;

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SEPTIÈME SEANCE 3. EXPRIME à nouveau sa conviction que des contributions volontaires, y compris des contributions sous forme de fournitures et de matériel appropriés, demeurent indispensables pour accélérer le programme d'éradication du paludisme;

363

Il est indispensable que l'OMS accorde son aide le plus tôt possible pour résoudre ces difficultés et prévenir l'effondrement du programme dans certains pays. Il faudrait donc ajouter le problème du perPakistan.

sonnel à la liste des autres difficultés qui ont été énumérées à la séance précédente par le délégué du Le Dr KHABIR (Iran) déclare que la question dont

4.

EST CONVAINCUE que les Membres qui sont en

afin de permettre une exécution plus rapide du programme mondial d'éradication du paludisme; et 5.

mesure de le faire verseront des contributions au compte spécial pour l'éradication du paludisme

PRIE le Directeur général de poursuivre comme

par le passé ses efforts pour obtenir des fonds, et de faire rapport régulièrement à l'Assemblée de la Santé sur l'état du compte spécial pour l'éradication du paludisme. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) rappelle l'intérêt bien connu que le Gouvernement des Etats -Unis porte à l'éradication du paludisme. Le chef de sa délégation a fait état, à la sixième séance plénière, consacrée à

la Commission discute est de la plus haute importance; mais de nombreux pays qui ont entrepris des programmes d'éradication du paludisme constatent que la charge est très lourde pour leurs programmes nationaux de développement général. Au cours des dix années écoulées, le Gouvernement iranien a constamment intensifié son programme antipaludique

pays risquerait de se trouver dans une situation pire

et il faut maintenant le mener à terme, sans quoi le

la discussion du Rapport annuel du Directeur général, de l'appui considérable que son gouvernement a apporté au programme mondial d'éradication du paludisme, soit au moyen de programmes d'assistance technique établis sur la base d'accords bilatéraux, soit par l'intermédiaire de l'OMS, et il a indiqué que les Etats -Unis d'Amérique maintiendraient cet appui jusqu'à ce que

efforts entrepris aboutissent à une conclusion satisfaisante. Un crédit d'environ 28 millions de les

dollars a été prévu dans le budget national de 1962 pour l'aide à accorder aux opérations antipaludiques sur la base d'accords bilatéraux conclus avec vingt quatre pays. Ainsi qu'il ressort du paragraphe 2.4 du rapport du Directeur général sur la question,' le Gouvernement des Etats -Unis a annoncé une nouvelle contri-

qu'auparavant. L'éradication du paludisme représente pour tous les pays en voie de développement une activité tout à fait nouvelle, et ils doivent se familiariser avec les méthodes à appliquer. Cette année, l'Iran dépensera $8 800 000 et emploie près de 4000 personnes pour l'éradication du paludisme. Il est difficile de recruter cette main- d'oeuvre, qui est d'ailleurs caractérisée par une instabilité exceptionnelle, car les opérations souvent exténuantes qui doivent être effectuées dans les villages éloignés sont peu attrayantes. Le programme d'éradication présente également une haute priorité du point de vue économique. Le Gouvernement iranien souhaiterait toutefois obtenir de l'OMS l'assurance que l'assistance requise sera maintenue jusqu'à ce que l'éradication soit réalisée. L'éradication du paludisme est une entreprise coûteuse, tout particulièrement pour les pays en voie de développement qui exécutent en même temps d'autres projets d'aménagement national, et il est indispensable

bution au compte spécial pour l'éradication du paludisme d'un montant de $2 500 000 - dont $1 000 000 pour les opérations de 1962 et $1 500 000 pour les opérations de 1963. Ces contributions doivent

que l'appui venant de sources internationales ou bilatérales soit maintenu. La délégation de l'Iran appuie la résolution proposée par le délégué du Pakistan.

permettre de continuer l'exécution du programme sur la même échelle que dans le passé. L'observateur du Saint -Siège a fait savoir, au

cours de la dixième séance plénière, plus tôt dans l'après -midi, que l'Etat du Vatican se propose de verser au compte spécial un montant de $1000, ainsi

que les recettes provenant de la vente de timbres spéciaux, dont le produit sera probablement très appréciable. Le délégué des Etats -Unis se déclare certain que la Commission voudra se joindre à lui pour remercier le Saint -Siège de son intérêt et de son

proposer une résolution analogue à celle qui a été

Mme VLAHOVIÓ (Yougoslavie), se référant à la 6 du rapport du Directeur général, déclare que c'est seulement grâce à l'appui de l'OMS que son gouvernement a pu mener à terme son action contre le paludisme. L'éradication est actuellement chose faite en Yougoslavie et l'utilité du compte spécial ne saurait donc être mise en doute. La délégation yougoslave avait l'intention de section

appui au programme antipaludique, d'importance vitale pour la santé du monde. M. BABIKIR (Soudan), rappelant que des proposi-

présentée par la délégation du Pakistan; elle appuiera par conséquent le projet de résolution. Le Dr MUDALIAR (Inde) rappelle que le Pakistan et l'Inde ont été parmi les premiers pays à entreprendre

tions ont été présentées en vue de l'accélération du programme d'éradication du paludisme, attire l'attention sur les grandes difficultés auxquelles certains gouvernements se heurtent pour trouver le personnel national nécessaire à l'exécution de leurs campagnes. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 16.

des recherches sur

le paludisme. Les campagnes massives d'éradication du paludisme dans l'Inde ont avancé de façon si satisfaisante que, dans la plus grande partie du pays, on a déjà atteint la phase de

surveillance. Pour le paludisme, comme pour les autres maladies transmissibles, le succès des efforts déployés par un pays dépend beaucoup des efforts de

364

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ses voisins, aussi la coopération est -elle indispensable.

Tous les pays engagés dans des opérations d'éradi-

cation du paludisme apprécient l'aide que leur accordent les pays indemnes de paludisme, et notamment les Etats -Unis d'Amérique qui ont généreusement soutenu le programme depuis le début. La délégation indienne appuie entièrement la

tenir compte des effets du paludisme sur la santé mentale, la difficulté de fournir un travail suivi par exemple. M. Gunewardene souscrit à tout ce qu'a dit le délégué du Pakistan. S'il y a un vaste programme

résolution présentée par le délégué du Pakistan; il est en effet important que le programme ne soit pas ralenti par manque de personnel ou d'équipement. Le Dr Mudaliar saisit l'occasion pour remercier le FISE, qui a également apporté une aide très importante, notamment sous forme de fournitures.

sanitaire à mettre au crédit de l'OMS, c'est bien le programme d'éradication du paludisme et il est donc normal de lui donner la priorité. Le compte spécial est nécessaire, parce que le paludisme n'attend pas

et qu'il faut des fonds pour agir rapidement. La rique, comme le feront sans doute les délégations de tous les pays impaludés, pour leur assistance

délégation de Ceylan remercie les Etats -Unis d'Amé-

On a constaté une nette diminution de l'indice splénique chez les enfants de beaucoup de pays qui ont entrepris des programmes d'éradication du paludisme. Le paludisme est un des problèmes les plus graves auxquels doit faire face l'OMS et le Dr Mudaliar espère que le programme d'éradication aboutira dans

généreuse et humaine grâce à laquelle il est possible d'éliminer le paludisme. M. Gunewardene espère que le programme ne cessera de s'intensifier jusqu'à ce que le monde soit libéré de la maladie. M. BABIKIR (Soudan) dit qu'il a quelques petites modifications à suggérer et qu'il voudrait consulter à ce sujet le délégué du Venezuela, dont il accepte en principe les propositions d'amendements.

un proche avenir. Le Dr CASTILLO (Venezuela) suggère d'apporter certains amendements à la résolution proposée par le délégué du Pakistan.

Il pense que le paragraphe 3 pourrait être modifié comme suit : 3.

M. WILES (Libéria) dit que sa délégation souscrit à la résolution proposée par la délégation du Pakistan et remercie le Gouvernement des Etats -Unis pour sa

EXPRIME à nouveau sa conviction que des contrile

précieuse contribution à l'éradication du paludisme dans le monde. Le Dr ALAN (Turquie) appuie la résolution présentée

butions volontaires en espèces, et sous forme de fournitures et de matériel, demeurent indispensables

pour accélérer

programme d'éradication du

paludisme. et que le paragraphe 5 pourrait être rédigé ainsi :

par la délégation du Pakistan. La Turquie a été très éprouvée par le paludisme, aussi est -elle particulièrement reconnaissante de l'assistance qu'elle a reçue par l'intermédiaire du compte spécial pour l'éradicagénéreuses contributions au compte spécial. M. KITTANI (Irak), se référant au paragraphe 2.3 du rapport du Directeur général, demande si la somme

PRIE le Directeur général de poursuivre comme par le passé ses efforts visant à obtenir des contributions volontaires plus importantes pour le 5.

tion du paludisme. La délégation turque désire remercier les Etats -Unis d'Amérique pour leurs

compte spécial pour l'éradication du paludisme et de faire rapport régulièrement à l'Assemblée de la Santé sur cette question.

Le Dr GUNEWARDENE (Ceylan) intervient en tant

que représentant d'un pays dont le programme d'éradication du paludisme a été couronné de succès. En 1937, alors qu'il faisait partie du corps législatif, il s'etait rendu compte que les problèmes sanitaires de Ceylan étaient ceux d'une région sèche et que le plus grave d'entre eux était le paludisme. La partie la plus

de US $274 011 représentant les contributions promises mais non reçues viendra, une fois ces contributions reçues, augmenter le montant total disponible

pour le programme, qui figure à la section 4 du rapport. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, dit qu'il en est bien ainsi : lorsque les contri-

fertile et la plus peuplée du pays était terriblement éprouvée par cette maladie et Ceylan devait en conséquence importer les deux tiers des denrées alimentaires dont elle avait besoin. Une campagne antipaludique avait donc été entreprise tout d'abord par des méthodes primitives, comme de verser du pétrole dans les cours d'eau, et par la suite avec des moyens améliorés, grâce à l'assistance technique de l'OMS. A l'heure actuelle, on ne compte pas plus de 110 cas de paludisme à Ceylan. Il y a trente ou quarante ans, lorsque le paludisme sévissait encore, l'espérance moyenne de vie ne dépas-

butions promises auront été payées, les crédits disponibles se trouveront augmentés d'autant. De même, les contributions des Etats -Unis mentionnées au paragraphe 2.4

du rapport viendront s'ajouter au total disponible. Il espère que d'autres contributions seront encore promises et reçues avant la prochaine Assemblée de la Santé. Le PRÉSIDENT informe la Commission que les délé-

gués du Venezuela et du Soudan se sont mis d'accord sur le texte amendé suivant pour le paragraphe 3 du projet de résolution : 3. EXPRIME à nouveau sa conviction que des contributions volontaires en espèces destinées au financement des dépenses de personnel pour les projets, et sous forme de fournitures et de matériel,

sait pas 30 ans; maintenant elle atteint 66 ans. La lutte contre le paludisme a eu d'autres effets bénéfiques : le niveau de vie s'est élevé et des perspectives meilleures s'ouvrent à la population. Il faut également

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SEPTIÈME SÉANCE

365

demeurent indispensables pour accélérer le programme d'éradication du paludisme.

chances de recevoir des contributions, particulièrement en nature, se trouveront accrues. La délégation

En ce qui concerne le paragraphe 5, le délégué du

du Venezuela préférerait donc voir figurer cette précision dans le texte de la résolution. M. BABIKIR (Soudan) est d'accord avec le délégué du Venezuela.

Soudan appuie l'amendement déjà proposé par le délégué du Venezuela.

Le Président demande au délégué du Pakistan si ces amendements lui paraissent acceptables.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) exprime l'admiration de sa délégation pour l'aide apportée par le Gouvernement des Etats -Unis jusqu'à maintenant et pour ce qu'il promet de faire encore. Il est désormais possible d'envisager l'avenir avec plus de confiance. Le Dr Afridi est certain que l'impressionnante décla-

Le Dr AFRIDI (Pakistan) approuve également ce point de vue. A la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE lit à

la Commission le texte du projet de résolution présenté par le délégué du Pakistan tel qu'il a été amendé au cours de la discussion :

ration du délégué de Ceylan aidera les délégués qui l'ont entendue à convaincre leurs gouvernements de l'urgence du programme d'éradication du paludisme. L'amendement proposé au paragraphe 5 de son projet de résolution en améliore beaucoup le texte

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

et il l'accepte. Quant à l'amendement proposé au paragraphe 3, il montre par contre que l'objet de sa proposition initiale n'a pas été bien compris. Les contributions volontaires sont demandées à deux fins :

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme;

a) pour accélérer le programme d'éradication et b) pour financer des fournitures et des indemnités journalières. Il suffirait donc d'insérer dans le paragraphe 3, après «contributions volontaires », les mots

Compte tenu du rapport du Directeur général sur l'accélération du programme d'éradication du

paludisme et de la décision prise à ce sujet par l'Assemblée de WHA15.20; la

Santé

dans la

résolution

« en espèces et en nature ». Le paragraphe serait alors libellé comme suit : 3.

Notant que les contributions reçues, promises ou attendues sont suffisantes : a) pour couvrir les sommes à fournir par le compte spécial pour le financement du programme

EXPRIME à nouveau sa conviction que des contri-

butions volontaires, en espèces et en nature, demeu-

rent indispensables pour accélérer le programme

d'éradication du paludisme et pour mettre à sa disposition les fournitures et le matériel nécessaires.

d'éradication du paludisme, aux termes des dispositions transitoires prévues par la résolution WHA14.15, et b) pour commencer dès 1962 à accélérer l'exé-

Le SECRÉTAIRE dit qu'il ne veut pas compliquer

encore la question. Les délégués du Pakistan, du Venezuela et du Soudan arriveront certainement à se mettre d'accord sur un libellé précis. Ils pourraient néanmoins, pour plus de facilité, se référer à la résolution WHA8.30 qui prévoit de façon explicite des contributions volontaires en espèces et en nature et précise les fins auxquelles ces contributions peuvent être utilisées.

cution du programme en fournissant une aide supplémentaire dans les conditions envisagées par le rapport du Directeur général; Compte tenu des dispositions de la résolution WHA8. 30, 1.

PREND ACTE du rapport; REMERCIE les gouvernements et autres donateurs

2.

La Commission pourrait peut -être prendre en considération la solution consistant à ajouter au préambule un nouvel alinéa : « Compte tenu des dispositions de la résolution WHA8.30. » Il serait alors inutile d'allonger le paragraphe 3, qui se terminerait sur les mots «programme d'éradication du paludisme ». Le Dr AFRIDI (Pakistan) déclare que cette suggestion

qui ont versé des contributions en espèces et en nature au compte spécial pour l'éradication du paludisme; 3. EXPRIME à nouveau sa conviction que des contributions volontaires, en espèces et en nature, demeurent indispensables pour accélérer le programme d'éradication du paludisme;

4.

EST CONVAINCUE que les Membres qui sont en

correspond à ce qu'il veut exprimer. Le Dr CASTILLO (Venezuela) déclare que sa délégation, tout en reconnaissant que la résolution WHA8.30 est très explicite, estime que si la Quinzième

mesure de le faire verseront des contributions au compte spécial pour l'éradication du paludisme afin de permettre une exécution plus rapide du programme mondial d'éradication du paludisme; et 5. PRIE le Directeur général de poursuivre comme par le passé ses efforts visant à obtenir des contributions volontaires plus importantes pour le

Assemblée mondiale de la Santé notifie de façon précise aux gouvernements que les contributions peuvent être effectuées en espèces et en nature, les

366

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

compte spécial pour l'éradication du paludisme et de faire rapport régulièrement à l'Assemblée de la Santé sur cette question. Décision: Le projet de résolution ainsi amendé est approuvé.' Recommandations concernant les critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paiement des contributions Ordre du jour, 3.10.2

WHA14.15, paragraphe 2.1 b), seront ceux qui ont demandé à en bénéficier et qui reçoivent une assistance au titre du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies.

Le Dr ALAN (Turquie) est prêt à appuyer la proposition du Conseil exécutif mais voudrait d'abord savoir si l'on a préparé une liste des pays qui bénéficieraient de crédits en vertu de ses dispositions. Le SECRÉTAIRE répond que le Directeur général a

Le SECRÉTAIRE se réfère à l'annexe 11 des Actes officiels No 115, où figure le texte du rapport présenté

par le Directeur général au Conseil exécutif lors de sa vingt- neuvième session. Le rapport rappelle que, dans sa résolution

WHA14.44, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a demandé au Directeur général et au Conseil exécutif d'étudier la question des critères et de soumettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé des recommandations appropriées au sujet des critères à appliquer pour les années ultérieures.

l'intention de faire préparer une liste qui sera jointe au projet de résolution portant ouverture de crédits, dont la Commission sera saisie lorsqu'elle se sera prononcée sur le projet de résolution qu'elle est en train d'examiner. Il n'est pas possible au Directeur général d'établir une telle liste tant que les critères s'y rapportant n'auront pas été fixés; dès qu'ils le seront, la liste demandée sera présentée à la Commission. Le Dr ALAN (Turquie) se déclare en partie satisfait, mais préférerait tout de même voir une liste avant de prendre une décision sur le projet de résolution.

Le Secrétaire signale en particulier les paragraphes 2.1 à 2.4 du rapport, où il est dit que pour beaucoup de pays les statistiques du revenu national sont incomplètes, inexistantes ou insuffisantes. Dans ces

Le Dr CAYLA (France) demande, à propos du dis-

conditions, le Directeur général a proposé que l'on continue d'appliquer les critères adoptés par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, qui sont rappelés au paragraphe 1.3 de son rapport. Après examen du rapport, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB29.R18.

positif du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, s'il y a une date limite pour la présentation des demandes de crédits et en outre si le sont les pays Secrétariat pourrait indiquer - probablement la grande majorité - qui reçoivent une assistance en vertu du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies. Le SECRÉTAIRE se fera un plaisir de donner la liste

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'après avoir examiné le rapport du Directeur général, le Conseil a conclu que les critères choisis par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé étaient valables et par conséquent recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, dans la résolution citée par le Secrétaire, d'adopter la résolution suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

des pays qui bénéficient du programme élargi d'assistance technique mais fait observer qu'il faudra un peu de temps pour l'établir.' En réponse à la question soulevée par le délégué de la Turquie, il est persuadé que celui -ci comprendra

qu'il est impossible d'établir une liste des pays qui bénéficieraient de crédits en vertu de la résolution recommandée par le Conseil exécutif si elle était adoptée, avant que la décision concernant les critères

sur la question de la fixation de critères pour déterminer quels sont les Membres exécutant des

Ayant examiné le rapport du Conseil exécutif

ait été prise. Le tableau A de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice 1962 (résolution WHA14.43) donne les noms des pays ayant droit à

programmes antipaludiques, dont le revenu par habitant est faible mais dont la contribution est supérieure à 0,50 %, qui auront droit à des crédits applicables au paiement des contributions destinées

des crédits, y compris ceux qui entrent dans cette catégorie en vertu de l'alinéa 2 1) b) de la résolution WHA14.15. A l'exception de la Turquie, tous les pays ayant droit à des crédits en vertu de cet alinéa 2 1) b) ont déjà demandé à bénéficier de cette disposition pour

à financer les opérations antipaludiques dans le cadre du budget ordinaire pendant la période de transition comprise entre 1962 et la fin de 1964, DÉCIDE que les Membres qui auront droit à des

l'exercice 1963; il n'y a donc pas lieu d'envisager de

crédits en vertu des dispositions de la résolution 1Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 6 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA1534.

date limite. La Turquie aura droit à des crédits en tant que pays ayant entrepris un programme antipaludique et dont la contribution est inférieure à 0,50 %. 2 Cette liste a été distribuée à la Commission le lendemain matin (voir le procès- verbal de la huitième séance, section 2).

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : SEPTIÈME SÉANCE

367

Le Dr CAYLA (France) pense qu'il serait peut -être

veloppes du premier jour et de feuilles- souvenirs.

bon de renvoyer la discussion jusqu'au moment où la liste des pays qui reçoivent une assistance technique,

Le nombre total des participants à la campagne atteint ainsi quatre -vingt- seize. Il convient d'ajouter

qu'il a demandée précédemment, aura été établie. Le Dr ALAN (Turquie) se dit satisfait de l'explication

que le Gouvernement de la Colombie fera don de 1000 enveloppes du premier jour et que le Gouvernement de la Jordanie en cédera à ''OMS près de 35 000. Le fait que quatre- vingt -seize administrations pos-

donnée par le Secrétariat. M. KITTANI (Irak) appuie le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif. Il attire l'attention de la Commission sur le paragraphe 3 de la résolution WHA14.15, qui recommande

de prévoir des crédits de l'ordre de 50 % pour 1963, actuellement.

et demande si c'est bien le taux qu'on envisage Le SECRÉTAIRE annonce qu'un document de travail

tales participent maintenant à la campagne permet d'escompter, dans l'ensemble, un succès. On peut même espérer que d'autres pays encore annonceront leur participation avant la fin de 1962. Le but initial de la campagne était essentiellement de mieux faire connaître dans le grand public et d'y faire soutenir davantage les efforts que l'OMS déploie

pour unir le monde contre le fléau du paludisme et

pour arriver à l'éradication de cette maladie. Le sur ce point sera présenté à la Commission pour l'examen de la résolution portant ouverture de crédits,

second objectif était de recueillir des fonds, en utilisant

une fois qu'aura été adoptée la résolution sur les critères du droit à. crédits. En ce qui concerne le taux de 50 %, le Directeur général n'a pas de proposition à faire et se borne à transmettre la recommandation

le produit de la vente des timbres et autres articles philatéliques pour des dons au compte spécial pour l'éradication du paludisme et pour augmenter les sommes disponibles destinées aux programmes antipaludiques nationaux. En ce qui concerne le premier de ces objectifs, les résultats sont très satisfaisants; la publicité dont la campagne a bénéficié a dépassé les espérances et ce succès de propagande se main-

à ce sujet de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. Le compte spécial pour l'éradication du paludisme est suffisamment alimenté pour couvrir des crédits de 50 %. Quant à la date limite pour les demandes de crédits, le Secrétaire pense pouvoir répondre au délégué de la France que ce serait la date à laquelle la Quinzième Assemblée décidera des crédits à appliquer, c'est -à -dire

le lendemain. Le Dr CAYLA (France) remercie le Secrétaire de cette explication.

tiendra sans aucun doute jusqu'à la fin de l'année. L'exposition actuellement présentée au Palais des Nations a recueilli des échos favorables. Sur le plan financier toutefois, on n'a enregistré qu'un succès relatif et les résultats sont même quelque peu décevants. En effet, certaines administrations postales n'ont pas cédé les quantités escomptées d'articles philatéliques. Il reste cependant assez de temps pour

que les pays fassent don à l'Organisation de plus grandes quantités de timbres pour qu'elle les commer-

Décision: Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB29.R18 est approuvé.' Timbres-poste de l'éradication du paludisme

cialise sur le marché philatélique et il faut espérer qu'ils n'y manqueront pas. L'OMS a chargé une organisation philatélique d'assurer pour son compte la vente des timbres et des

articles philatéliques. L'accord conclu a été com-

muniqué aux Etats Membres afin de les mettre

Ordre du jour, 3.10.3 Le SECRÉTAIRE, en présentant la question, déclare qu'il est en mesure de compléter les renseignements

donnés dans le rapport du Directeur général;2 les Gouvernements de la Pologne, de l'Italie et de l'Espagne ont en effet informé le Directeur général qu'ils émettront des timbres -poste consacrés à l'éradication du paludisme. Pour le moment, on n'a pas de précisions concernant les dates des émissions projetées par ces deux derniers pays mais, dans le cas de la Pologne, on croit savoir que les timbres spéciaux seront émis

d'avance au courant des arrangements pris. On peut dire que cette formule s'est avérée satisfaisante et qu'elle a épargné à l'Organisation les difficultés inhérentes à des ventes de ce genre. Le Directeur général estime qu'il serait extrêmement utile que l'Assemblée de la Santé adopte une résolution sur cette question, afin d'encourager la continuation de la campagne, et, tout particulièrement,

pour lui permettre de s'adresser de nouveau aux gouvernements. Le projet de résolution suivant a été établi pour faciliter la tâche de la Commission : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

au mois d'octobre et que l'administration postale polonaise fera don à l'Organisation de timbres, d'en' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 7 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.35. 2 Ce rapport traitait du déroulement de la campagne d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme et comprenait

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les timbres -poste de l'éradication du paludisme; Notant avec satisfaction que l'émission de timbres -

un tableau présentant des données relatives aux quatre- vingttreize pays qui avaient l'intention d'émettre de tels timbres.

poste de l'éradication du paludisme contribue de façon appréciable à faire mieux connaître le programme d'éradication du paludisme et qu'elle permettra d'apporter une certaine assistance financière au programme d'éradication du paludisme,

368

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

au compte spécial pour l'éradication du paludisme ainsi qu'à certains programmes nationaux; Considérant que l'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme et d'articles philatéliques connexes en quantités restreintes par certaines administrations postales a une influence défavorable sur cette opération, 1.

nements des Etats Membres pour qu'ils invitent leurs

administrations postales à faire des émissions plus importantes.

Le Secrétaire exprime sa profonde gratitude à l'observateur du Saint -Siège pour l'appel qu'il a lancé en séance plénière, et auquel il a joint un don si généreux. Le Dr VANNUGLI (Italie) se félicite de constater que

PREND NOTE avec satisfaction des progrès qui

ont été réalisés et des arrangements qui ont été pris; EXPRIME sa reconnaissance aux nombreux gouvernements qui participent à l'opération;

2. 3.

la campagne a bénéficié de l'adhésion d'un si grand nombre de gouvernements. Il est heureux de pouvoir annoncer que son propre gouvernement a maintenant décidé d'y participer. Il souligne enfin la signification particulière de la décision du Saint - Siège.

REMERCIE les gouvernements qui ont fait des

dons de timbres et d'autres articles philatéliques; 4.

Le Dr CASTILLO (Venezuela) déclare que sa délé-

PRIE instamment les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait d'émettre des timbres -poste consacrés

gation est prête à faire sien le projet de résolution préparé par le Directeur général, sous réserve de quelques amendements.

au programme d'éradication du paludisme, à titre de manifestation supplémentaire de leur intérêt pour la campagne mondiale contre le paludisme et de leur appui aux efforts de participation à la campagne « Le monde uni contre le paludisme »; FAIT APPEL aux gouvernements intéressés pour qu'ils émettent et distribuent en grande quantité tous les timbres -poste antipaludiques et articles philaté5.

Il propose de donner une portée plus large au

deuxième paragraphe du préambule en remplaçant le membre de phrase « contribue » par les mots : « a une importante valeur publicitaire pour le programme d'éradication du paludisme, contribuant ainsi à faire mieux connaître et apprécier par le public le problème de l'éradication du paludisme... ». Le Dr Castillo propose également de supprimer le

liques connexes, afin de donner un caractère aussi international que possible à cette opération philatélique; 6.

troisième paragraphe du préambule; tout en comprenant parfaitement l'argument du Secrétaire, il craint que ce passage ne soit interprété comme une critique par certains pays qui ne sont pas en mesure d'émettre les timbres -poste antipaludiques en grandes quantités.

EXPRIME l'espoir que les gouvernements juge-

ront possible de faire don à l'Organisation de quantités suffisantes de timbres -poste antipaludiques et de tous articles philatéliques connexes en vue de

D'autre part, le paragraphe 8 du dispositif devrait débuter par les mots : Félicite le Directeur général des efforts constants et fructueux qu'il a accomplis... »

leur mise en vente sur le marché philatélique, ce qui contribuera en outre à donner aux philatélistes la certitude de pouvoir acquérir des timbres antipaludiques; 7.

Le Dr KHABIR (Iran) rappelle que son pays a été l'un des premiers à émettre des timbres -poste consacrés

RÉAFFIRME que, conformément aux dispositions

à l'éradication du paludisme. Un certain retard est cependant intervenu dans l'impression des nouveaux timbres, le Gouvernement iranien ayant hésité quelque temps entre la réémission d'un ancien timbre et l'émission d'un timbre nouveau; c'est pour cette dernière solution qu'il s'est finalement prononcé. Le délégué de l'Iran serait heureux de figurer comme

précédemment annoncées, tous timbres-poste antipaludiques qui seraient émis après le 31 décembre

1962 ne feront pas partie du plan d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme mis sur pied par l'Organisation; NOTE avec satisfaction que le Directeur général a poursuivi ses efforts pour réaliser le plan d'émission de timbres -poste antipaludiques conformément 8.

co- auteur du projet de résolution, modifié par les amendements proposés par le délégué du Venezuela. Le Dr JUCHNIEWICZ (Pologne) confirme que l'admi-

à l'éthique de ce plan. Afin que les plus hautes normes de moralité puissent

être respectées dans les ventes, il est indispensable d'insister auprès des gouvernements pour qu'ils émettent les timbres -poste de l'éradication du paludisme en quantités suffisantes, de manière que les collection-

nistration postale de son pays émettra des timbres de l'éradication du paludisme au mois d'octobre et que ces timbres seront produits en quantités suffisantes. Le Dr CAYLA (France) explique que dans certains pays, et notamment dans le sien, la loi interdit les dons

neurs puissent s'en procurer à des prix raisonnables sur le marché philatélique. Il y a eu des cas où des prix exorbitants ont été demandés pour des timbres dont l'offre était insuffisante, ce qui risque d'avoir des effets défavorables sur l'ensemble de la campagne. La seule initiative que le Directeur général puisse prendre en l'occurrence est d'en appeler aux gouver-

de timbres. Il propose donc de modifier comme suit le paragraphe 6 du projet de résolution : « Exprime l'espoir que les gouvernements des pays dans lesquels la loi nationale ne l'interdit pas jugeront possible... ». Le Dr CASTILLO (Venezuela) et le Dr KHABIR (Iran)

acceptent cet amendement.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : HUITIÈME SÉANCE

369

M. KITTANI (Irak) déclare que sa délégation est très heureuse de constater le grand succès obtenu par la campagne sur le plan de la propagande mondiale en faveur de l'éradication du paludisme.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) demande à la Commission

si elle accepterait, à titre de compromis, de modifier comme suit le troisième paragraphe du préambule :

M. KHANACHET (Arabie Saoudite) félicite le Pré-

sident de son élection et fait l'éloge de la façon dont le Vice -Président a dirigé les travaux de la Commission

Considérant que l'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme et d'articles philatéliques connexes en quantités restreintes par les administrations postales pourrait être préjudiciable à l'opération sur le plan de la propagande. Cette rédaction permettrait de conserver le sens du texte initial. Le Dr ALAN (Turquie) se prononce pour la suppres-

pendant la période intérimaire. Quant aux amendements proposés, le délégué de l'Arabie Saoudite se prononce pour le maintien du troisième paragraphe du préambule, en considération des spéculations dont le Secrétaire a signalé l'influence

nuisible qu'elles pourraient avoir sur le marché philatélique. En ce qui concerne le paragraphe 6, l'amendement français lui paraît superflu puisque ce paragraphe, dans sa teneur actuelle, ne fait qu'exprimer l'espoir que les gouvernements jugeront possible de faire des dons de timbres. La question est donc laissée entièrement à la discrétion des gouvernements. Le Dr CASTILLO (Venezuela) comprend très bien l'argument du délégué de l'Arabie Saoudite, mais ne pense pas que l'amendement proposé par le délégué

sion du paragraphe, car il estime que les administrations postales pourraient s'en formaliser. M. KITTANI (Irak) demande l'ajournement du débat

en vertu de l'article 58 du Règlement intérieur. Des échanges de vues entre les délégations qui sont intervenues sur divers points permettront sans doute d'aboutir à la rédaction d'un texte satisfaisant. Le Dr KLOSI (Albanie) appuie la motion d'ajournement. Le PRÉSIDENT constate qu'aucun orateur ne s'oppose à la motion et met celle -ci aux voix.

de la France modifie quant au fond la portée du paragraphe; il est par conséquent d'accord pour retenir cet amendement.

Le Dr CAYLA (France) est sensible à l'attitude compréhensive des auteurs du projet de résolution. Les gouvernements souhaiteront certainement faire des dons de timbres; il n'est donc pas inutile de men-

Décision: La motion est adoptée par 50 voix contre zéro, avec 3 abstentions. Le PRÉSIDENT propose de constituer un groupe de

tionner que, dans certains cas, ils peuvent en être empêchés par les lois en vigueur. Le Dr KHABIR (Iran), se référant aux observations du délégué de l'Arabie Saoudite au sujet du troisième

rédaction comprenant les délégations de l'Arabie Saoudite, de la France, de l'Irak, de l'Iran, du Pakistan et du Venezuela, qui se réunirait immédiatement après

la séance afin d'arriver à un accord sur un nouveau texte.

paragraphe, dit qu'il est néanmoins partisan de supprimer cet alinéa pour les raisons déjà indiquées et dans la conviction que cela ne portera en rien atteinte à l'efficacité de la campagne.

Il en est ainsi décidé. (Pour la suite de la discussion, voir le procès -verbal de la huitième séance, section 6.)

La séance est levée à 17 h. 45.

HUITIÈME SEANCE

Mardi 22 mai 1962, 9 heures Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

Examen du projet de programme et de budget pour 1963

No 113, pages 20 -22) sont les suivantes : Assemblée de

Ordre du jour, 3.4 Réunions constitutionnelles

la Santé, $329 310; Conseil exécutif et ses comités, $191 290; comités régionaux, $80 600. Le total de ces dépenses s'élève à $601 200.

Ordre du jour, 3.4.1 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, indique que les dépenses prévues pour les réunions constitutionnelles en 1963 (Actes officiels

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, déclare que le Conseil a examiné les prévisions pour 1963 et qu'il a jugé satisfaisantes les raisons

370

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

invoquées pour justifier les différences entre ces chiffres et ceux de 1962, comme on peut le voir dans le rapport

du Conseil exécutif sur le projet de programme et de budget pour 1963 (Actes officiels No 116, pages 29 et 30).

Décision: Les prévisions figurant à la partie I (Réunions constitutionnelles) sont approuvées. Services administratifs

roulement des $700 000 affectés au financement des prévisions supplémentaires en 1962, il n'en est pas moins manifeste que la disproportion en question s'est maintenue. Lorsque l'on voit que les dépenses prévues pour le programme d'exécution de 1963 sont en augmentation de 30,28 % par rapport au niveau de 1961,

alors que pour les dépenses d'administration cette proportion est de 20,35 %, il est évident qu'une partie

Ordre du jour, 3.4.2 Le SECRÉTAIRE fait observer que les prévisions établies pour les services administratifs (Actes officiels No 113, pages 85 -99) portent sur le bureau du

importante des contributions des Etats Membres sert à d'autres fins qu'à accomplir les tâches principales de l'Organisation. Il ne faut négliger aucun effort pour déterminer comment on pourrait réaliser des économies dans les services administratifs, notam-

Directeur général et sur celui du Sous -Directeur général chargé des services administratifs et financiers,

ment dans les services d'information, afin d'assurer que la fraction la plus grande possible du budget sera consacrée au programme d'exécution et profitera ainsi davantage aux pays sous -développés et aux pays qui ont récemment accédé à l'indépendance.

ainsi que sur la gestion administrative, le personnel, les conférences et services intérieurs, le budget, les finances et la comptabilité, l'information, le service juridique, la vérification intérieure des comptes, les relations extérieures, le bureau de liaison avec l'Organisation des Nations Unies, les services communs et les autres dépenses réglementaires de personnel. Ces prévisions ont été modifiées pour tenir compte, d'une part, des changements intervenus dans les traitements et les indemnités du personnel et, d'autre part, des

Le Dr VANNUGLI (Italie) estime que l'examen du

projet de budget et les observations formulées à ce sujet par le Conseil exécutif donnent une idée très claire de la situation. En ce qui concerne le graphique 10 des Actes officiels No 116, auquel s'est référé le représentant du Conseil exécutif, le délégué de l'Italie

a noté avec satisfaction que si l'augmentation du nombre de postes réguliers au Siège est de l'ordre de 50 % par rapport à 1952, cet accroissement est de plus de 100 % pour l'ensemble de l'Organisation. Il faut toutefois relever que pour chaque poste régulier au Siège on compte moins de trois postes dans les pays; cette proportion correspond actuellement au développement harmonieux de l'Organisation à l'heure actuelle, mais il faudra peut -être la modifier au fur et à mesure que les programmes d'exécution prendront de l'extension.

réductions résultant de la refonte du régime des

voyages.

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, appelle l'attention de la Commission sur le graphique 10 du rapport du Conseil sur le projet de programme et de budget pour 1963 (Actes officiels No 116, page 47). Il ressort de ce graphique que si l'on prend pour base l'indice 100 en 1952, l'indice calculé

pour le nombre de postes existants dans les services administratifs est de 138 en 1962, l'indice de l'effectif total de l'Organisation étant de 211 pour la même année. Le Conseil a estimé que cette évolution témoignait de l'efficacité administrative de l'Organisation. Le SECRÉTAIRE signale que les prévisions revisées pour 1963 concernant les services administratifs s'établissent à $1 722 427, abstraction faite des autres dépenses réglementaires de personnel, pour lesquelles les prévisions revisées se montent à $527 790; le total de ces prévisions revisées s'élève donc à $2 250 217.

Le Dr van Zile HYDE, représentant du Conseil exécutif, souligne que le Conseil et son Comité permanent des Questions administratives et financières étudient toujours avec le plus grand soin les dépenses d'administration, aussi bien lors des examens réguliers du budget qu'à l'occasion d'études spéciales, en vue de

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) rappelle que sa

réaliser toutes les économies possibles au profit du programme d'exécution. Le Conseil accueillera avec intérêt toutes les suggestions précises sur les moyens de faire des économies supplémentaires. Décision: Les prévisions figurant à la partie III (services administratifs) sont approuvées. Autres affectations de crédits

délégation avait déjà insisté, lors de l'examen des prévisions budgétaires pour 1962, sur la disproportion existant entre les crédits affectés aux projets et les autres postes de dépenses du budget ordinaire de l'OMS. Cette disproportion subsiste dans les prévisions pour 1963. De fait, alors que les dépenses prévues pour le programme d'exécution et la contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme représentaient ensemble 87,87 % du budget revisé de 1962, les prévisions de dépenses pour ces deux rubriques ne représenteront que 86,5 % du budget de 1963. S'il est vrai que ce pourcentage se ressent, dans une

Ordre du jour, 3.4.3 Le SECRÉTAIRE note que figurent sous la rubrique « Autres affectations » (Actes officiels NO 113, page 100) le remboursement des prêts consentis à l'Orga-

nisation pour la construction du nouveau bâtiment du Siège, la contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme et celle au fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique. A la suite de la déci-

sion prise par la présente Assemblée de la Santé au sujet du logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique (résolution WHA1 5.15), il faudra ajouter

certaine mesure, du remboursement au fonds de

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : HUITIÈME SÉANCE

371 Montant US $

à la partie IV un crédit de $482 000, ce qui en portera le total à $4 969 000.

Section

Affectation des crédits PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS

Décision: Les prévisions figurant à la partie IV (Autres affectations) sont approuvées. 2.

8.

9.

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

1

722 427 527 790

Sixième rapport de la Commission

Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS 10. 11. 12. 13.

2 250 217

Le Dr Cuu TRUONG (République du Viet -Nam), Rapporteur, donne lecture du projet de sixième rapport de la Commission.

Le Dr CAYLA (France), se référant à la section 7 du projet de rapport, remercie le Secrétariat d'avoir distribué une liste des pays et territoires qui reçoivent une assistance au titre du programme élargi d'assis-

tance technique, ainsi qu'il l'avait demandé à la séance précédente.

Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts Contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme Fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique Bureau régional de l'Afrique : Logement du personnel Total de la partie IV Total des parties I, II, III et IV PARTIE V : RÉSERVE

387 000 4 000 000

100 000

482 000 4 969 000 29 956 000

Décision: Le rapport est adopté (voir page 401). 3.

Examen du projet de programme et de budget pour 1963 (suite de la section 1)

Ordre du jour, 3.4 Texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 14.

Réserve non répartie

2 149 570

Ordre du jour, 3.4.4 Le SECRÉTAIRE indique que le projet de résolution

Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

2 149 570

32 105 570

portant ouverture de crédits pour 1963 est conforme au modèle adopté les années précédentes, si ce n'est qu'il comporte une section supplémentaire (section 13) découlant de la décision prise par l'Assemblée de la Santé (résolution WHA1 5.15) au sujet du logement

II. Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe I

du personnel du Bureau régional de l'Afrique. Le tableau A contient la liste des Membres qui ont droit à des crédits applicables au paiement de leurs contributions. Le Secrétaire donne lecture du texte du pro-

de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1963.

Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1963 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir : parties I, II, III

jet de résolution portant ouverture de crédits, avec les chiffres qui ont été inscrits à la suite des décisions

et IV. III. Les crédits votés au paragraphe I seront fournis par les contributions des Etats Membres, après déduction : i) du montant de $ 721 000 provenant du compte spécial

antérieures de la Commission : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

DÉCIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1963, un crédit de US $32 105 570 se répartissant comme suit: Section

du programme élargi d'assistance technique à titre de remboursement ii)

Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES

Montant US $

du montant de $ 195 040 représentant les contributions des nouveaux Membres

1.

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

329 310 191 290 80 600 601 200

iii)

pour les années précédentes du montant de $ 304 960 représentant les recettes diverses disponibles effet $1 221 000

à cet

Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

Les contributions à verser par les Etats Membres s'élèvent donc à $30 884 570.

4. 5. 6. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel

Le Directeur général est autorisé à prélever sur le solde disponible en espèces dans le compte spécial pour l'éradication du paludisme une somme ne dépassant pas US $282 470 afin IV. 22 135 583

Total de la partie II

de couvrir les crédits utilisables par certains Etats Membres pour le paiement de leurs contributions, conformément au tableau A ci- après.

372

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

TABLEAU A

M. KITTANI (Irak) rappelle que la résolution

ANNEXE A LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS POUR L'EXERCICE FINANCIER 1963 Membres ayant droit a des crédits de 50 % 1 applicables au paiement de leurs contributions pour la fraction de ces contributions qui correspond au montant total voté à la section 11 dans la partie IV (Autres affectations) du paragraphe I de la

WHA14.15, qui avait été adoptée après une très longue discussion, recommandait à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé de réduire les crédits en cause de 75 % à 50 % en 1963. Etant donné la situation actuelle du compte spécial pour l'éradication du paludisme, la Commission voudra peut -être examiner s'il y a lieu de se conformer à cette recommandation

résolution portant ouverture de crédits : Afghanistan

de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé ou s'il ne faudrait pas plutôt recommander de maintenir les crédits à 75 % en 1963. Le délégué de l'Irak pense qu'il devrait être possible d'imputer les dépenses supplémentaires qui résulteraient d'une telle décision sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme, soit tel qu'il se présente actuellement, soit après récep-

Afrique du Sud Albanie Arabie Saoudite *Argentine Birmanie Bolivie *Brésil Bulgarie

Laos Liban Liberia Libye Madagascar

Malaisie, Fédération de Mali Maroc Mauritanie *Mexique Mongolie Népal Nicaragua Niger Nigeria Pakistan Panama Paraguay Pérou Philippines Portugal République Arabe Syrienne

tion des contributions annoncées, sans gêner pour autant l'accélération du programme d'éradication; de toute évidence, cette mesure atténuerait la charge qui risque de peser excessivement sur les Membres qui ont droit à ces crédits. Le SECRÉTAIRE fait observer que si l'on approuve des crédits de 75 % pour 1963, la somme nécessaire pour les couvrir sera de $423 705. Pour le moment, l'Organisation ne dispose pas de fonds suffisants pour

Cambodge Cameroun Ceylan *Chine Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Leopoldville) Corée, République de Costa Rica Côte- d'Ivoire Cuba Dahomey

couvrir une telle augmentation. On pourrait sans doute financer l'opération en recourant aux contributions déjà annoncées mais, ce faisant, on réduirait bien entendu les fonds disponibles pour l'accélération du programme d'éradication.

El Salvador Equateur *Espagne Ethiopie

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haïti Haute -Volta Honduras *Inde Indonésie Irak Iran Israël Jordanie

République Arabe Unie République Centrafricaine République Dominicaine Roumanie Ruanda -Urundi Sénégal

lution portant ouverture de crédits devrait rester inchangé. Il propose formellement à la Commission de l'adopter. Le Dr AFRIDI (Pakistan) estime que le fait de fixer à 50 % les crédits à valoir sur le paiement de contributions dont le total atteint $4 000 000 est raisonnable si l'on compare ce pourcentage aux 75 % accordés antérieurement pour un montant correspondant de $2 000 000. Cependant, c'est en 1964 que les pays inscrits au tableau A auront à supporter une charge vraiment très lourde car, selon la recommandation de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé,

Le Dr CAYLA (France) pense que le projet de réso-

Sierra Leone Somalie Soudan Tanganyika Tchad Thaïlande Togo Tunisie Turquie Venezuela

Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

les crédits accordés à ces Membres ne seront plus alors que de 25 % de leur participation au coût total du programme d'éradication. Le délégué du Pakistan se

I En vertu de la résolution WHA14.15. * Membre remplissant les conditions requises aux termes de la résolution relative au point 3.10.2 de l'ordre du jour dont l'adoption est recommandée à l'Assemblée (voir le procès- verbal de la septième séance, p. 366).

rend parfaitement compte qu'il est nécessaire

d'accélérer l'exécution du programme, mais il pense que le Conseil exécutif devrait être invité à examiner s'il ne serait pas plus judicieux, en 1964, d'utiliser les

Le Secrétaire précise que les $282 470 inscrits au paragraphe IV correspondent au montant nécessaire pour couvrir les crédits de 50 % applicables au paie-

fonds du compte spécial à maintenir les crédits à 50 % cette année -là.

ment des contributions des Membres inscrits au tableau A, pour la fraction de ces contributions qui correspond au montant total voté à la section 11, dans la partie IV (Autres affectations) du paragraphe I de la résolution portant ouverture de crédits.

Le PRÉSIDENT demande au délégué du Pakistan s'il entend présenter une proposition formelle ou si, en l'absence d'objections, il accepterait que le représentant du Conseil exécutif soit chargé de prier le Conseil, dans le rapport qu'il lui soumettra, d'examiner le niveau des crédits pour 1964.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : HUITIÈME SÉANCE

373

Le Dr AFRIDI (Pakistan) ne voit pas d'inconvénient

à ce que l'on procède de la sorte. Il en est ainsi décidé.

Le rapport contient un projet de résolution que le Directeur général soumet à l'examen de la Commission; en l'adoptant, l'Assemblée de la Santé fixerait la contribution du Samoa -Occidental pour 1962 et 1963 à 0,04%. En outre, la Commission voudra peut -être examiner

M. KITTANI (Irak) est surpris de constater que sa suggestion demeure sans écho auprès des délégués

Membres ayant droit à ces crédits. Dans ces conditions, il ne proposera pas des quatre- vingt -un

d'amendement au projet de résolution portant ouverture de crédits. Il demeure néanmoins convaincu qu'il serait financièrement possible d'adopter des crédits de 75 % pour 1963. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie sans réserve

si la Jamaïque et l'Ouganda, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, auront droit à des crédits en 1962 et en 1963 dans les mêmes conditions que les Membres inscrits au tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour ces deux années. Un projet de résolution est également soumis à cet effet dans le rapport du Directeur général.

Répondant à M. SAITO (Japon),

le PRÉSIDENT

les remarques du délégué du Pakistan au sujet de la lourde charge qui pèsera sur les pays ayant droit aux crédits lorsqu'on atteindra le pourcentage de 25 prévu pour 1964. Il est persuadé que toute mesure propre à alléger ce fardeau sera la bienvenue. Décision: Le projet de résolution portant ouverture

confirme qu'il n'y a pas de programme antipaludiquc en cours au Samoa -Occidental. Le Dr AFRIDI (Pakistan) fait observer que, comme

de crédits est approuvé.' 4.

le savent sans doute la plupart des membres de la Commission, le Samoa -Occidental est une des îles du Pacifique occidental exempte de paludisme indigène; on ne trouve pas d'anophèles dans certaines zones. Le PRÉSIDENT demande aux membres de la Commis-

Troisième rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget

Le PRÉSIDENT indique que le projet de troisième rapport à la Commission du Programme et du Budget ne contient que la résolution portant ouverture de crédits. Décision: Le rapport est adopté (voir page 403). 5.

sion s'ils ont des observations à présenter au sujet du projet de résolution suivant, relatif à la contribution du Samoa -Occidental: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Samoa -Occidental a été admis en qualité de Membre de l'Organisation, DÉCIDE que sa contribution sera fixée à 0,04% pour 1962 et 1963. Décision: Le projet de résolution est approuvé.

Contributions des nouveaux Membres pour 1962 et 1963 Financement du programme d'éradication du paludisme

Ordre du jour, 3.7, 3.8, 3.10

naissance de son pays pour l'accueil qui lui a été réservé lorsqu'il a demandé à devenir Membre de plein droit de l'Organisation. Il a été particulièrement heureux de voir avec quelle promptitude il a été donné suite à cette demande et il ne manquera pas de relater au Gouvernement et au peuple du Samoa -Occidental l'accueil chaleureux de l'Assemblée mondiale de la Santé.

M. FATU (Samoa -Occidental) exprime la recon-

Droit des nouveaux Membres d des crédits pour 1962 et 1963

Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter la

question. Le SECRÉTAIRE, présentant le rapport du Directeur

général, déclare que l'Assemblée de la Santé doit fixer la contribution d'un nouveau Membre, le Samoa Occidental, pour 1962 et 1963. Aucune mesure sem-

blable ne s'impose en ce qui concerne les nouveaux Membres associés, la Jamaïque et l'Ouganda, puisque,

Comme le Samoa -Occidental n'a pas entrepris de programme antipaludique, il ne bénéficiera pas, à la différence des nouveaux Membres associés, du système de crédits institué par l'Assemblée. Dans ces conditions, M. Fatu se demande si la Commission n'accepterait pas d'examiner la possibilité de diminuer le montant de la contribution du Samoa -Occidental pour 1962, étant donné que prés de la moitié de l'année s'est écoulée avant que l'admission du pays ne prenne

par sa résolution WHA13.16, l'Assemblée a déjà fixé à 0,02 % la contribution de tous les Membres associés. ' Le projet de résolution, complété par la Commission du Programme et du Budget à sa dix -septième séance (voir p. 288)

effet. M. Fatu souligne qu'il ne voudrait en aucun cas occasionner des difficultés quelconques à l'Organisation. Le SECRÉTAIRE croit devoir rappeler, à toutes fins

par l'insertion des chiffres correspondant aux sections 4 à 7 de la partie II, a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du septième rapport de la Commission du Programme et du Budget et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.42.

utiles, à la Commission que lorsque la question s'est posée dans le passé, on a fait observer qu'à l'OMS

374

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les nouveaux Membres sont tenus de verser la totalité de la contribution qui leur est demandée pour l'année au cours de laquelle ils sont admis à l'Organisation; cette contribution n'est pas réduite en proportion du nombre de mois écoulés avant que l'admission ne devienne effective. L'usage est différent à l'Organisation des Nations Unies, où la contribution de la première année est ajustée en fonction de ce nombre de mois, ce qui s'explique peut -être par la date généralement tardive à laquelle cette organisation admet les

Corée à une époque où ce pays se heurtait à des difficultés financières.

L'admission à l'Organisation mondiale de la Santé ne devrait pas être réservée aux pays importants; rien ne devrait empêcher un pays, si petit soit -il, de devenir Membre de l'OMS et de bénéficier de son appui pour

maintenir et améliorer sa situation sanitaire. C'est pourquoi M. Gunewardene espère sincèrement que l'on

nouveaux Membres. En règle générale, l'OMS ne fait pas d'exception au système adopté. Le Secrétaire cite à cet égard l'article 5.8 du Règlement financier qui stipule :

trouvera un moyen d'apporter un allégement dans le cas particulier du Samoa -Occidental. M. ZOHRAB (Nouvelle -Zélande) indique que sa délégation juge tout à fait justifiée, pour les raisons exposées par les délégués de l'Irak et de Ceylan, l'idée de permettre au Samoa -Occidental de ne verser qu'une partie de sa contribution pour 1962. Il invite la Commission à examiner au moins la possibilité de réduire

Les nouveaux Membres sont tenus de verser une contribution pour l'année au cours de laquelle ils deviennent Membres, ainsi que leur quote -part du total des avances au fonds de roulement, suivant 5.8

de 50 % le montant de cette contribution. M. SAITO (Japon) rappelle que lorsque son pays avait été admis à la qualité de Membre de l'Organisation par la Quatrième Assemblée de la Santé, son gouvernement avait demandé une diminution de sa contribution pour l'année de l'admission, en faisant valoir qu'il n'avait pas encore été conclu de traité de

des taux que fixe l'Assemblée mondiale de la Santé.

M. KITTANI (Irak) déclare que sa délégation comprend parfaitement la situation du Samoa -Occidental.

Il s'agit d'un petit pays disposant de ressourcés très limitées et il est possible que des considérations financières aient joué un grand rôle dans la décision prise

par le Gouvernement du Samoa -Occidental de ne pas devenir Membre de l'Organisation des Nations Unies. La contribution demandée à ce pays, si minime

paix et que le pays se trouvait dans une situation économique précaire. L'Assemblée de la Santé avait accédé à cette demande et le Japon lui en a été très reconnaissant. M. DE CONINCK (Belgique) pense que la demande

qu'elle puisse paraître à d'autres délégations, repré-

sente une somme considérable pour le peuple du Samoa -Occidental.

Peut -être pourrait -on interpréter l'article 5.8 du Règlement financier de manière à permettre une excep-

tion en faveur de ce pays. Le texte en question parle uniquement d'« une contribution »; rien n'oblige à en conclure qu'il s'agit de la totalité de la contribution fixée pour l'année de l'admission. En outre, quel que soit le montant demandé au Samoa -Occidental pour 1962, il n'aura aucune répercussion sur les contributions des autres Membres puisque la pratique suivie est, semble -t -il, d'affecter les contributions des nouveaux Membres pour l'année de leur admission aux recettes occasionnelles. M. Kittani se demande donc s'il ne serait pas possible de faire droit à la requête du délégué du Samoa Occidental et, pour autant que le Règlement financier

du Samoa -Occidental est entièrement justifiée. Elle est encore étayée par le fait que d'autres Membres dont la population est beaucoup plus importante se sont vu assigner le même pourcentage. S'il est vrai que la première partie de l'article 5.8 du Règlement financier ne requiert pas nécessairement le versement de la totalité de la contribution la première année, il n'en reste pas moins, de l'avis du délégué de la Belgique, que le deuxième membre de phrase

stipule nettement que le nouvel Etat Membre doit verser sa quote -part intégrale des avances au fonds de roulement. Ceci étant, n'y aurait -il pas intérêt à ce que, à sa prochaine session, le Conseil exécutif examine la possibilité de rendre ce texte plus explicite afin d'éviter

ne s'y oppose pas, de diminuer - par exemple de 50 % - la contribution prévue. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie, lui aussi, la

toute discussion de ce genre à l'avenir ?

A une question du PRÉSIDENT, M. de Coninck (Belgique) répond qu'il laisse au Président le soin de

demande formulée par le délégué du Samoa -Occidental. On ne voit pas pourqoui, dans le cas particulier d'un pays aussi petit, l'OMS ne pourrait pas appli-

décider de la procédure à suivre à l'égard de cette proposition. Le SECRÉTAIRE explique que ses observations pré-

quer le système suivi à l'Organisation des Nations Unies et fixer une contribution proportionnelle au nombre de mois qui restent après l'admission du pays à l'Organisation. Aucune disposition du Règlement financier ne lui semble s'opposer à une telle décision.

cédentes visaient à donner à la Commission les renseignements nécessaires pour situer la question dans son contexte. Les procès- verbaux montrent clairement que, dans le passé, l'Assemblée de la Santé a toujours interprété l'article 5.8 du Règlement financier comme signifiant que les nouveaux Membres étaient tenus de

Du reste, on peut citer le cas où l'Assemblée de la Santé a accepté de renoncer à la contribution de la

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : HUITIÈME SÉANCE

375

verser dès la première année la totalité de la contribution qui leur avait été assignée. Les antécédents législatifs en la matière sont donc parfaitement nets. Les arrangements particuliers concernant le Japon avaient été pris parce qu'un traité de paix n'avait pas encore été négocié à l'époque. Il y a eu d'autres exemples de concessions faites par l'Assemblée de la Santé dans des cas d'espèce.

du Pakistan est tout disposé à appuyer l'amendement.

M. FATU (Samoa -Occidental) remercie la Commis-

sion de l'accueil bienveillant qu'elle a réservé à sa demande, mais il ne voudrait pas qu'elle perde du temps en lui consacrant un débat trop long. Une fois de plus, il explique qu'il a demandé cette concession pour son pays comme une marque de bienveillance

Si la Commission veut également prendre une

mesure spéciale en faveur du Samoa -Occidental, elle

pourrait ajouter un paragraphe à cet effet au projet de résolution déjà approuvé. Le Secrétaire est prêt à soumettre un énoncé approprié si la Commission décide de rouvrir le débat sur la résolution. Le PRÉSIDENT fait observer qu'en vertu de l'article

et de coopération envers un petit Etat qui devient Membre de l'Organisation, compte tenu du fait que près de la moitié de l'année s'est déjà écoulée. Il ne souhaite nullement que la Commission s'engage dans des mesures allant à l'encontre des règles généralement suivies.

65 du Règlement intérieur, la Commission ne peut réexaminer la résolution que si elle le décide à la majorité des deux tiers. M. GUNEWARDENE (Ceylan), appuyé par M. SAITO (Japon) et M. BABIKIR (Soudan), propose de reprendre

Le SECRÉTAIRE indique que le Secrétariat avait songé à l'aspect qu'a évoqué le délégué du Pakistan.

Pour donner un exemple, il rappelle que le Sierra Leone est devenu Membre de plein droit de l'Organisation le 20 octobre 1961 et que-sa contribution pour la même année a été fixée au montant intégral. Aussi serait -il sans doute opportun de mentionner les circonstances particulières qui militent en faveur d'une réduction de la contribution du Samoa -Occidental. Peut -être suffirait -il, à cet effet, d'ajouter à la fin du dispositif du projet de résolution le membre de phrase suivant :

l'examen de la résolution en vue d'y ajouter un paragraphe réduisant de 50 % le montant de la contribution du Samoa -Occidental pour 1962.

Décision: Cette motion est adoptée à l'unanimité. M. KITTANI (Irak) ne croit pas qu'il faille exposer en détail les considérations pour lesquelles une mesure particulière serait appliquée au Samoa -Occidental. Le principal motif est que le Samoa -Occidental est un

étant entendu que, par suite des difficultés auxquelles doit faire face cet Etat devenu récemment indé-

pendant, sa contribution pour 1962 sera réduite de 50 %.

petit pays dont les ressources sont très limitées. Le délégué de l'Irak propose d'ajouter à la résolution un paragraphe supplémentaire qui serait libellé comme suit :

DÉCIDE, en outre, de réduire de 50 % la contribution du Samoa -Occidental pour 1962.

M. KITTANI (Irak) retire son projet d'amendement et propose formellement l'adoption du texte suggéré par le Secrétaire. Le point soulevé par le délégué du Pakistan n'a pas cessé de préoccuper vivement la délégation irakienne lorsque l'Assemblée a examiné la question de la contribution des Membres admis en 1961. Comme aucune

M. BABIKIR (Soudan) est quelque peu embarassé, car il ne pense pas que les dimensions d'un territoire

demande n'avait été présentée à l'époque, en vue d'une réduction de la contribution, on a pu en conclure que les pays intéressés étaient disposés à accepter les conditions habituelles et en mesure d'y satisfaire. La délégation irakienne aurait considéré une demande

doive servir de critère. Il existe des petits Etats qui disposent de plus de ressources que bien des pays étendus. Le critère devrait être le manque de ressources financières.

émanant du Sierra Leone avec la même compréhension que celle qu'elle manifeste à l'égard de la demande du Samoa -Occidental. Le Dr MTAWALI (Tanganyika) assure le délégué du

Le Dr AFRIDI (Pakistan) comprend bien la situation du Samoa -Occidental et aimerait que sa contribution soit réduite. Cependant, si l'on considère que d'autres pays ayant récemment accédé à l'indépendance sont devenus Membres de l'Organisation ces derniers temps, on peut se demander quel seront les effets d'une décision de ce genre sur l'ensemble des

Pakistan que le Tanganyika, qui a adhéré à l'Organisation en 1961, comprend les circonstances dans lesquelles se trouve le Samoa -Occidental et n'estime

nullement, pour sa part, avoir été admis - à cet égard - trop tôt à l'Organisation. Aussi la délégation du Tanganyika appuie -t -elle l'amendement proposé. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie lui aussi l'amen-

Etats Membres. Peut -être certains pays admis en 1961 auront -ils le sentiment d'être arrivés un peu trop tôt. En outre, il est probable que dans quelques années l'Organisation admettra un certain nombre de nouveaux Membres dont la situation ressemblera beaucoup à celle du Samoa -Occidental. Sous réserve que l'on ne perde pas de vue ces aspects, le. délégué

dement. Il ajoute que tout nouveau Membre pourra, à l'avenir, présenter une demande dans le même sens; l'Assemblée se prononcera alors en tenant compte de chaque situation particulière.

376

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr AFRIDI (Pakistan) dit que l'intervention du délégué du Tanganyika l'a rassuré et qu'il n'insistera pas davantage sur cet aspect de la question. L'amendemant proposé est approuvé.

Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1 Le PRÉSIDENT invite les membres de la Commission

importante valeur publicitaire, contribuant ainsi à faire mieux connaître et apprécier par le public le programme d'éradication du paludisme, et qu'elle permettra d'apporter une certaine assistance financière au programme d'éradication du paludisme, au compte spécial pour l'éradication du paludisme ainsi qu'à certains programmes nationaux; Estimant désirable que les timbres -poste de l'éra-

à formuler leurs observations au sujet du deuxième projet de résolution que contient le rapport du Directeur général et dont le texte est le suivant : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que la Jamaïque et l'Ouganda, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, ont droit à des crédits en 1962 et en 1963 dans les mêmes conditions que les Membres énumérés au tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963. Le Dr MURRAY (Royaume -Uni de Grande- Breta-

dication du paludisme et les articles philatéliques connexes soient émis en quantités suffisantes pour permettre l'ample distribution qu'exige l'effet publicitaire de cette opération, PREND NOTE avec satisfaction des progrès qui ont été réalisés et des arrangements qui ont été pris; 2. EXPRIME sa reconnaissance aux nombreux gou1.

vernements qui participent à l'opération; 3. REMERCIE les gouvernements qui ont fait des dons de timbres et d'autres articles philatéliques : 4. PRIE instamment les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait d'émettre des timbres -poste consacrés au programme d'éradication du paludisme, à titre de manifestation supplémentaire de leur intérêt pour la campagne mondiale contre le paludisme et de leur appui aux efforts de participation à la campagne « Le monde uni contre le

gne et d'Irlande du Nord) rappelle la déclaration que

sa délégation a faite en séance plénière lorque la Jamaïque et l'Ouganda ont été admis en qualité de Membres associés. Il se fait l'interprète de la gratitude

qu'éprouvent ces pays pour la suggestion contenue dans le projet de résolution et il indique que rien ne semble s'opposer à ce qu'ils aient droit aux crédits proposés.

paludisme »; 5. FAIT APPEL aux gouvernements intéressés pour

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2 6.

qu'ils émettent et distribuent en grande quantité tous les timbres -poste antipaludiques et articles philatéliques connexes, afin de donner un caractère

aussi international que possible à cette opération Financement du programme d'éradication du paludisme

Ordre du jour, 3.10 Timbres-poste de l'éradication du paludisme (suite de la septième séance, section 1) Ordre du jour, 3.10.3 Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

philatélique; 6. EXPRIME l'espoir que les gouvernements seront en mesure de faire don à l'Organisation de quantités suffisantes de timbres -poste antipaludiques et de tous articles philatéliques connexes en vue de leur

mise en vente sur le marché philatélique, ce qui contribuera en outre à donner aux philatélistes la certitude de pouvoir acquérir des timbres antipaludiques; 7.

sur le projet de résolution déposé par les délégations

de l'Arabie Saoudite, de la France, de l'Iran, du Pakistan et du Venezuela, et précise que les promoteurs

RÉAFFIRME que, conformément aux dispositions

du texte initial ont rédigé ce projet sur la base de la discussion du jour précédent, avec le concours d'autres membres de la Commission, au cours d'une réunion officieuse tenue pendant la soirée. Le texte en est le suivant :

précédemment annoncées, tous timbres -poste antipaludiques qui seraient émis après le 31 décembre

1962 ne feront pas partie du plan d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme mis sur pied par l'Organisation; 8.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

FÉLICITE le Directeur général des efforts cons-

tants et fructueux qu'il a accomplis pour réaliser le plan d'émission de timbres -poste antipaludiques conformément à l'éthique de ce plan.

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les timbres -poste de l'éradication du paludisme;

Notant avec satisfaction que l'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme a une 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.45. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.46.

M. LIVERAN (Israël) indique que la procédure adoptée à la séance précédente l'a empêché de com-

menter le projet de résolution que la Commission examinait à ce moment. Bon nombre d'observations qu'il se proposait de formuler alors s'appliquent également au texte dont la Commission vient d'être saisie. Tout d'abord, il aimerait obtenir quelques précisions sur le sens du paragraphe 7 du dispositif. Il ne

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : HUITIÈME SÉANCE

377

s'agit certainement pas d'interrompre, le 31 décembre

lution de faire connaître leur opinion sur les modifications suggérées.

1962, la vente des timbres ou toute autre activité nécessaire au succès de la campagne philatélique. On

voit mal, dès lors, quelle peut être l'utilité du paragraphe en question. En revanche, il se justifierait s'il signifiait que les pays émettant des timbres relatifs au paludisme tirent profit de leur participation à la cam-

pagne philatélique de l'OMS et que ces timbres ne seront plus mis en vente après le 31 décembre 1962. Mais, en fait, ce sont les gouvernements qui sont priés d'apporter leur aide à cette campagne, et non l'inverse. Par ailleurs, s'il s'agit simplement d'inciter de nouveaux

Le SECRÉTAIRE explique que le paragraphe 7 du dispositif vise à fixer une date limite aux émissions de timbres -poste que les administrations postales consacreront au paludisme; il ne tend pas à fixer une date limite pour la vente de ces timbres. La fixation d'une date limite a toujours fait partie intégrante du projet d'émission de timbres antipaludiques et il en a été question dans les résolutions antérieures comme dans les lettres -circulaires adressées aux

Membres à participer à l'entreprise avant la date limite, on pourrait peut -être exprimer cette idée en termes plus nuancés. Passant aux amendements qu'il suggère, le délégué

d'Israël dit qu'il ne semble pas y avoir de différence essentielle entre le deuxième paragraphe du préambule et le premier paragraphe du dispositif. En second lieu, on ne voit pas clairement si les arrangements mentionnés au paragraphe 1 du dispositif ont été pris par les gouvernements ou par l'OMS. Troisièmement, le libellé du deuxième paragraphe du préambule ne correspond pas à celui de résolutions précédentes du Conseil exécutif. C'est pourquoi M. Liveran propose d'incorporer le paragraphe 1 du dispositif au deuxième paragraphe du préambule, dont le libellé serait accordé aux textes antérieurs et se lirait comme suit :

gouvernements. Son objet est d'indiquer clairement à tous les philatélistes intéressés que seuls les timbres émis avant le 31 décembre 1962 seront reconnus par l'OMS comme appartenant au projet d'émission dont l'Organisation a assumé la responsabilité. Le PRÉSIDENT invite les délégués à faire connaître leurs vues sur les amendements suggérés par le délégué d'Israël. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) félicite le Direc-

teur général, au nom de son gouvernement, pour les efforts énergiques qu'il a déployés avec succès pour mener à bien cette campagne philatélique.

Bien que la République de Chypre ne reçoive aucune assistance du compte spécial pour l'éradication du paludisme, elle a été l'un des premiers pays à répon-

Notant avec satisfaction la réalisation du programme et les arrangements qui ont été pris, et notant en outre avec satisfaction que l'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme contribue de façon appréciable à faire mieux connaître le programme d'éradication du paludisme et à stimuler l'intérêt pour cette action, et qu'elle permettra d'apporter également une assistance financière au programme d'éradication du paludisme, en fournissant des recettes au compte spécial pour l'éradication du paludisme, ainsi qu'à certains programmes nationaux; En outre, le délégué d'Israël propose de remplacer la fin du troisième paragraphe du préambule, à partir des mots « l'ample distribution... » par la simple expression «une ample distribution »; le passage qui

dre à l'appel lancé par le Directeur général et les timbres qu'elle a émis sont entrés en circulation le 1er mai 1962. Sa contribution à cet égard représente l'équivalent de £1000. Le délégué de Chypre insiste auprès des Etats Membres qui ne l'ont pas encore fait pour qu'ils participent à cette campagne. Le Dr CASTILLO (Venezuela) rappelle que la ques-

tion a fait l'objet d'une longue discussion le jour précédent. Comme le délégué d'Israël n'a pas présenté formellement ses amendements, il propose à la Commission de passer au vote sur le projet tel qu'il a été déposé.

Le Dr CAYLA (France) pense que certains des amen-

serait ainsi supprimé n'ajoute rien quant au fond. De même, la proposition qui commence par les mots « afin de donner... », au paragraphe 5 du dispositif, est inutile et pourrait être supprimée. Si M. Liveran comprend bien l'objet du paragraphe 6 du dispositif, celui -ci a pour but de créer un climat de confiance chez les philatélistes. Si tel est bien le cas, il serait préférable de reprendre la formule utilisée dans les résolutions précédentes du Conseil exécutif. En conséquence, le délégué d'Israël propose de remplacer les mots « quantités suffisantes » par les

dements suggérés amélioreraient le texte, mais il se demande s'il est véritablement essentiel pour le succès de la campagne de changer une fois de plus un texte dont la mise au point a demandé tant d'efforts. Peut -être le délégué d'Israël voudra -t -il tenir compte de cette considération.

Répondant à plusieurs questions posées par le Dr VANNUGLI (Italie), le SECRÉTAIRE répète les expli-

cations qu'il a déjà données sur la signification du paragraphe 7 du dispositif, et ajoute que les administrations postales resteront naturellement libres d'émettre par la suite des timbres sur n'importe quel sujet, y compris le paludisme. Toutefois, les timbres consacrés au paludisme qui pourront être émis après le 31 décembre 1962 ne feront plus partie de la campagne

mots « telles quantités » et de remplacer le dernier membre de phrase, après les mots « marché philatélique », par les mots « qui seront suffisantes pour garantir aux philatélistes qu'ils pourront se procurer ces timbres par des voies ordinaires ». Avant de présenter une proposition formelle, M. Liveran saurait gré aux auteurs du projet de réso-

philatélique de l'OMS. Le Secrétaire appelle aussi l'attention de la Commission sur le paragraphe 4 du

378

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

dispositif de la résolution EB29.R28, dont l'objet est précisément le même que celui du paragraphe 7 en discussion. D'après les renseignements qui ont été communiqués au Secrétariat, on peut affirmer que les philatélistes désireux de constituer une collection complète

Il est tout à fait légitime de limiter la durée pendant laquelle des timbres pourront être valablement émis sous les auspices de l'OMS. Le délégué de l'Arabie Saoudite ne croit pas que le deuxième paragraphe du préambule et le paragraphe 1 du dispositif fassent double emploi. Il convient donc de les maintenir tels quels.

des timbres émis sous les auspices de l'OMS seront satisfaits de savoir qu'ils n'auront plus besoin d'acheter les timbres relatifs au paludisme qui pourront être émis après le 31 décembre 1962 pour compléter leur collection. C'est là un élément de plus en faveur de la fixation d'une date limite. Le Dr CASTILLO (Venezuela) fait remarquer que la discussion s'est poursuivie, bien qu'il eût déposé une

Enfin, M. Khanachet reprend la motion présentée par le délégué du Venezuela et propose formellement que le projet soit mis aux voix sans plus tarder. M. LIVERAN (Israël) rappelle au délégué du Vene-

motion visant à obtenir un vote immédiat sur le projet de résolution, ce qui va à l'encontre des dispositions du Règlement intérieur. Toutefois, comme les observations formulées sont utiles, il retire sa proposition. Le PRÉSIDENT s'excuse de ne pas avoir interprété correctement l'intervention précédente du représentant du Venezuela. M. KHANACHET (Arabie Saoudite), qui a participé à la rédaction du texte du projet de résolution dont la Commission est saisie, estime qu'une mise au point est utile.

zuela qu'il a déjà exprimé son regret de devoir faire porter ses observations sur le projet de résolution mis au point par le groupe de travail officieux. Il apprécie hautement le travail qu'a fait ce groupe, mais aucune poursuivre la discussion sur ce sujet, selon la procédure adoptée à la séance précédente.

disposition du Règlement intérieur n'empêche de Les amendements qu'il a proposés ne modifient pas le fonds du projet de résolution; leur approbation

ou leur rejet ne changerait rien à l'exécution du projet. Il en serait de même si l'Assemblée n'adoptait aucune résolution en la matière. Si le délégué d'Israël a fait les propositions que l'on sait, c'est uniquement

pour s'acquitter du devoir, qui incombe à chaque membre de la Commission, de veiller à ce que tout

Les délégués qui ont pris part à l'élaboration du projet actuel avaient été priés de présenter un texte conciliant au maximum les diverses propositions soumises à la séance précédente. Ils s'y sont employés de leur mieux et il est décourageant de constater que d'amendements et de modifications.

projet de résolution recommandé à l'Assemblée soit aussi parfait que possible aussi bien sur le fonds que dans la forme. Si cette considération n'est pas retenue comme essentielle, M. Liveran n'insistera pas. Le Dr KHABIR (Iran) et le Dr MUDALIAR (Inde) appuient la motion présentée par le délégué de l'Arabie

le débat a recommencé et qu'on parle à nouveau En ce qui concerne le paragraphe 7 du dispositif, M. Khanachet fait observer que le projet se présente sous deux aspects : un aspect philatélique qui entre dans le cadre du programme préconisé par l'OMS et un aspect commercial qui lui est totalement étranger.

Saoudite en vue du vote immédiat sur le projet de résolution.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.1

La séance est levée à 12 h. 40.

NEUVIÈME SEANCE

Mardi 22 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

Rattachement de nouveaux Membres et Membres associés aux Régions

Ordre du jour, 3.20 Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

M. SALTO (Japon) désire obtenir des précisions sur la procédure suivie pour le rattachement aux Régions, et il aimerait savoir si ce rattachement se fonde uniquement sur le désir exprimé par le pays intéressé. Il 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.47.

sur une communication de la République populaire de Mongolie demandant son rattachement à la Région de l'Asie du Sud -Est.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : NEUVIÈME SÉANCE

379

se demande quelle serait la situation dans le cas où le Samoa -Occidental présenterait une requête analogue après la clôture de la présente Assemblée de la Santé. M. GUNEWARDENE (Ceylan) rappelle que son gou-

bres associés, Jamaïque et Ouganda, aux Régions de l'OMS. Le SECRÉTAIRE répond que l'on admet qu'il en ira

vernement a insisté depuis 1955 pour que la Mongolie soit admise au sein de l'Organisation des Nations Unies, mais sans résultat à cette époque. Il constate avec une grande satisfaction que, grâce à un changement de la

de même pour ces deux pays que pour le Samoa Occidental. Conformément aux définitions relatives à la délimitation des Régions données dans la résolution WHA1.72 (à la page 234 du Recueil des résolutions et décisions, sixième édition), il est évident que la Jamaïque entre dans la Région des Amériques et l'Ouganda dans la Région africaine. Il n'est donc pas nécessaire d'examiner ce point, à moins que l'un ou

situation politique, ce pays se trouve actuellement représenté à l'Organisation des Nations Unies, ainsi qu'à l'OMS. Le représentant de Ceylan sait qu'il n'est pas exceptionnel qu'au sein des institutions des Nations Unies un pays soit rattaché, pour des questions d'ordre pratique, à une Région autre que celle à laquelle il appartient du point de vue strictement géographique. La Mongolie possède des traditions et une culture analogues à celles d'autres pays de l'Asie du Sud -Est, ce qui constitue une raison valable pour son admission. Le Gouvernement de Ceylan serait heureux de voir ce pays faire partie de la Région de l'Asie du Sud -Est. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, attire l'attention sur l'ensemble des réso-

l'autre de ces pays demande que son rattachement soit repris en considération. Le Dr MURRAY (Royaume -Uni) se déclare satisfait

de cette interprétation des précédentes résolutions de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT soumet alors à l'examen de la Commission le projet de résolution suivant :

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné la demande de la République populaire de Mongolie tendant à l'inclusion de ce pays dans la Région de l'Asie du Sud -Est, DÉCIDE que la République populaire de Mongolie

lutions adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif à propos de la délimitation des Régions et du rattachement à celles -ci. Ces textes figurent dans le Recueil des résolutions et décisions, sixième édition, pages 234 à 237. Le paragraphe 1 b)

fait partie de la Région de l'Asie du Sud -Est. M. GUNEWARDENE (Ceylan) et le Dr MUDALIAR

du dispositif de la résolution WHA6.45 dispose en particulier que le rattachement sera décidé par l'Assemblée mondiale de la Santé selon les principes adoptés jusqu'ici. La lecture des décisions intéressant plus particulièrement certains pays ou territoires, figurant dans

(Inde) se déclarent prêts à prendre le projet de résolution à leur compte.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' Le Dr DOLGOR (Mongolie) félicite tout d'abord le Président de son élection et le Vice -Président de la façon dont il a conduit les travaux de la Commission au début de la session. Il exprime sa reconnaissance pour le soutien chaleureux qu'a reçu la demande de rattachement à la Région de l'Asie du Sud -Est présentée par son gouvernement. La Mongolie doit faire face à de nombreux problèmes sanitaires analogues à ceux des autres

la section 5.1.3 du Recueil, montre clairement que, jusqu'ici, l'Assemblée a agi selon la demande du gouvernement intéressé. En ce qui concerne le Samoa -Occidental, M. Siegel

attire l'attention des délégués sur l'annexe de cette section du Recueil, dans laquelle figure le rattachement

aux régions géographiques de territoires n'ayant pas

la responsabilité de la conduite de leurs relations internationales. Les territoires insulaires de la Nouvelle- Zélande font partie de la Région du Pacifique occidental. Il est donc inutile d'examiner le cas du Samoa -Occidental, à moins que ce Membre lui -même

ne demande que son rattachement soit reconsidéré. Le Dr MUDALIAR (Inde) remarque qu'il serait con-

pays de la Région et il espère que la coopération de son gouvernement pourra leur être utile. 2.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant

forme à la pratique antérieure de rattacher les nouveaux Membres à la Région de leur choix. Parlant au nom de l'un des pays de la Région de l'Asie du Sud -Est, il déclare qu'il se félicitera d'y voir inclure la République populaire de Mongolie. Le Dr MURRAY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) demande s'il sera nécessaire que la Commission prenne ultérieurement une décision expresse pour rattacher les nouveaux Mem-

l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier Ordre du jour, 3.15 Le PRÉSIDENT signale que la Commission du Pro-

gramme et du Budget va étudier ces décisions en ce ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.48.

380

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

qu'elles concernent les questions de programme

(point 2.13 de l'ordre du jour). Le SECRÉTAIRE, présentant la question, précise que

question. Parmi les pays qui reçoivent une aide de l'OMS et d'autres organisations internationales, il ne s'en trouve pas un pour ignorer l'existence d'un problème de coordination. Si l'on veut arriver à une solution, il faut que tous ceux que cela concerne fassent

le Directeur général n'a rien de nouveau à signaler à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé depuis le rapport soumis au Conseil exécutif lorsqu'il a examiné, à sa vingt- neuvième session, les décisions d'ordre administratif et financier en cause; ce rapport figure à l'annexe 18 des Actes officiels NO 115.

tous leurs efforts pour parvenir à une réelle coordination plutôt que de laisser d'autres le faire sous prétexte de ne pas vouloir mettre leur indépendance en danger.

M. LIVERAN (Israël) croit qu'il vaudrait la peine que la Commission tente de savoir quelle place son présent examen occupera dans l'ensemble des délibérations de l'Assemblée de la Santé sur la question. Il est à présumer que la Commission doit l'examiner au

Il serait bon que l'on étudie la nature réelle de la coordination, sans exagérer ni dans un sens, ni dans

l'autre, et le meilleur moyen de le faire consiste à examiner les cas où l'on a eu à pâtir de son absence. Les aspects juridique et constitutionnel du problème ont déjà été examinés dans le passé et les définitions ont

fond, et non pas seulement prendre acte de ces décisions.

Il n'est pas certain que la procédure adoptée convienne vraiment à la discussion de l'ensemble des problèmes touchant à la coopération entre l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées. A en juger par l'ordre du jour, la Commission du Programme et du Budget est sans doute chargée d'examiner les décisions concernant des questions de programme, tandis que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques examine les décisions relatives aux questions administra-

été formulées, mais on n'a pas fixé de directives permettant de surmonter les difficultés. On a dit que ce problème était essentiellement psychologique. On a également dit que le succès de la coordination dépendait de l'attitude adoptée par la direction et le personnel des organisations en cause, plutôt que des règle-

ments. La vérité se trouve probablement dans une combinaison de tous ces éléments. Si l'on veut que la coopération ne soit pas un vain mot, il faut qu'elle soit sincèrement recherchée par tous ceux que cela concerne, y compris les pays qui en ont constaté le défaut; sinon il ne sera pas possible de faire grand chose.

tives et financières. Si l'on étudie l'annexe 19 des Actes officiels NO 115, relative à l'étude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, il saute aux yeux que la majeure partie de cette étude

Il serait bien entendu ridicule de dire que les organisations ne peuvent survivre sans coopération. Mais le vrai problème est de savoir si l'on peut tirer le meilleur parti possible des faibles ressources dont on dispose

traite de questions administratives et financières et que le seul chapitre qui soit réellement de la compétence de la Commission du Programme et du Budget est celui consacré à la coordination des programmes. Et pourtant, la discussion de fond sur la coordination a eu lieu au sein de la Commission

sans instaurer tout d'abord une coordination satisfaisante.

Le PRÉSIDENT précise qu'un point particulier de l'ordre du jour, le point 2.8, traite des études organi-

ques et que l'étude organique sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions

du Programme et du Budget. Il est permis de se demander s'il aurait vraiment dû en être ainsi. Il ne fait pas de doute que la façon dont l'Assemblée de la Santé envisage l'examen du problème de la coordination dans son ensemble a évolué depuis quelques années. C'est peut -être en raison de cette évolution

spécialisées a été dûment étudiée dans ce contexte. M. LIVERAN (Israël) déclare qu'il n'est pas du tout dans ses intentions de critiquer les autres organes de l'Assemblée de la Santé. Il estime simplement que, étant donné la nature du problème de la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques est, comme son titre l'indique clairement, l'organe le plus approprié pour l'étude de cette question. Il semble regret-

que le problème a été soumis à la Commission du Programme et du Budget. Si importante que soit la coordination des programmes, rien ne peut justifier que l'on en néglige les aspects administratif et financier.

M. Liveran n'a pas l'intention d'entamer l'examen

table que l'on ait réuni une documentation aussi intéressante et détaillée si elle ne doit pas servir de base à une discussion approfondie, à moins que l'on

de la théorie juridique de la coordination. Ce qui compte, c'est le côté essentiellement pratique de la

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : NEUVIÈME SÉANCE

381

ne considère que l'examen du problème par le Conseil exécutif était à lui seul suffisant. En tout cas, le délé-

dements figurant dans le rapport de la Sous- Commis-

gué d'Israël estime que le problème aurait dû être discuté par les deux commissions principales, soit séparément, soit en séance commune. Le PRÉSIDENT rappelle que la répartition des points

sion juridique ont été approuvées à l'unanimité par celle -ci. M. Gunewardene lit l'introduction du rapport et le projet de résolution qu'il contient. Sur la proposition du PRÉSIDENT, il est décidé d'examiner une par une les propositions d'amendements au Règlement intérieur; elles seront lues par le Président de la Sous -Commission juridique au fur et à mesure qu'elles viendront en discussion. Articles 3, 5 a), 5 b), 5 f), 8, 10, 12, 13, 14, 16 et 19 Décision: Les amendements proposés sont approuvés sans discussion.

entre les commissions principales a fait l'objet d'une décision de l'Assemblée de la Santé fondée sur les recommandations du Bureau. Le point mentionné par le délégué d'Israël a été renvoyé à la Commission du Programme et du Budget en vertu de cette décision. M. GUNEWARDENE (Ceylan) bien qu'il reconnaisse

l'à- propos des observations présentées par le délégué

d'Israël et estime qu'il aurait en effet été préférable que cette question soit discutée au cours d'une séance commune des deux commissions, pense qu'il est trop tard pour y revenir, puisque l'Assemblée de la Santé a déjà pris une décision à ce sujet. Le PRÉSIDENT soumet alors à l'examen de la Commission le projet de résolution suivant :

Article 20

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE du rapport sur les décisions relatives

Le Dr CAYLA (France) remarque que l'article 20, qui contenait des dispositions relatives aux séances plénières, publiques et privées, de l'Assemblée mondiale de la Santé, détermine maintenant qui peut y être admis. Il appelle l'attention des délégués sur l'article 37, qui porte sur les règles régissant les séances des commissions principales, et demande si les amendements à l'article 20 ne devraient pas être également appliqués à l'article 37. Le PRÉSIDENT demande au délégué de la France s'il

à des questions administratives et financières que l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique ont prises depuis la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et qui intéressent l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé.

fait objection aux amendements à l'article 20 en eux mêmes : sinon la Commission pourrait adopter ces

amendements et s'occuper de l'article 37 ultérieurement.

Le Dr AFRIDI (Pakistan) propose l'approbation du projet de résolution. M. GUNEWARDENE (Ceylan) appuie cette proposition.

Le Dr CAYLA (France) ne voit pas d'objection à ce

que l'on approuve l'article 20 revisé proposé par la Sous -Commission juridique et suggère que les com-

mentaires faits pendant la présente discussion sur l'amendement à l'article 20 soient utilisés pour l'interprétation de l'article 37. M. GUNEWARDENE (Ceylan) estime qu'il suffirait

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 3.

Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé

que cette interprétation soit notée dans le procès verbal de la séance.

Ordre du jour, 3.5 En l'absence du Rapporteur de la Sous -Commission juridique, le PRÉSIDENT demande au Président de la Sous -Commission de présenter le rapport (voir page 403). M. GUNEWARDENE (Ceylan), Président de la Sous -

Le SECRÉTAIRE attire l'attention des délégués sur

l'article 76, qui prévoit que les règles régissant la conduite des débats et le vote des commissions sont

dans la mesure du possible les mêmes que celles relatives à la conduite des débats et au vote aux séances plénières. Cet article permettrait d'appliquer les nouvelles dispositions de l'article 20 aux séances des commissions principales. M. DE CONINCK (Belgique) est entièrement d'accord

Commission juridique, déclare que la Sous- Commis-

sion a eu pour tâche d'étudier les amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé qui lui ont été soumis aux termes de la résolution

EB29.R37 du Conseil exécutif ainsi que ceux qui figurent dans un document préparé ultérieurement par le Directeur général. a Toutes les propositions d'amenCe projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.49. 2 Ce document contenait des amendements d'ordre rédactionnel suggérés aux articles 14, 32, 48 et 49.

avec le Secrétaire sur la portée de l'article 76, mais il attire l'attention sur le fait que l'article 20, tant dans

son libellé précédent que dans l'actuel, s'applique aux séances plénières de l'Assemblée de la Santé, tandis que l'article 37 s'applique aux séances des commissions principales. Si l'on désire appliquer l'article 20 aux commissions principales, ne conviendrait-il pas d'amender l'article 37 dans ce sens ?

382

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT répond que la Commission est par-

faitement libre d'amender l'article 37 dans ce sens si elle désire. Le Dr CAYLA (France) propose dans ce cas formel-

En ce qui concerne la suggestion du Président, il propose que la Commission en termine avec son examen du rapport; il se présentera peut -être d'autres

points que la Commission souhaitera renvoyer à la Sous -Commission et le travail de celle -ci se trouvera simplifié si elle peut les étudier tous ensemble. M. GUNEWARDENE (Ceylan) pense qu'il n'est pas

lement que l'article 37 soit amendé de façon à concorder avec le nouveau texte proposé pour l'article 20. M. CALDERWOOD (Etats -Unis d'Amérique) demande si

les dispositions de l'article 76 n'ont pas l'effet

nécessaire de renvoyer l'ensemble du rapport à la Sous -Commission. La question actuellement en dis-

désiré par le délégué de la France. M. GUNEWARDENE (Ceylan) se déclare d'accord avec le délégué des Etats -Unis d'Amérique. M. KITTANI (Irak) s'estime satisfait de l'explication donnée par le Secrétaire. Il cite l'article 76 :

cussion est simple et pourrait faire l'objet d'une décision rapide : il serait donc préférable de poursui-

vre maintenant l'examen détaillé du rapport de la Sous -Commission.

Le Dr CAYLA (France) rappelle qu'à l'origine il a simplement voulu demander une interprétation con-

de la Santé, les règles régissant la conduite des débats et le vote des commissions sont dans la mesure du possible les mêmes que celles prévues aux articles relatifs à la conduite des débats et au vote aux séances plénières. Ces dispositions signifient certainement que le nouvel article 20 pourrait s'appliquer aux commissions principales. Toutefois, étant donné que la question a été soulevée, ne faudrait -il pas la renvoyer devant la Sous -Commission juridique? Le PRÉSIDENT est d'accord avec le délégué de l'Irak

Sous réserve de toutes décisions de l'Assemblée

cernant le point qu'il a soulevé, sans proposer un amendement formel. Il est satisfait de l'interprétation qui a été donnée. Il retire sa proposition d'amendement de l'article 37. Le PRÉSIDENT suggère que le lien entre l'article 20 et l'article 37 soit examiné lors d'une prochaine

Assemblée de la Santé. En attendant, il présume que l'article 20 revisé est accepté par la Commission. M. KITTANI (Irak) a une autre question à soulever à propos du nouveau texte de l'article 20. La seconde

et s'apprêtait à formuler la même suggestion.

phrase de ce texte dit que l'Assemblée de la Santé « détermine quels sont les participants qui pourront y être admis [aux séances privées] indépendamment des délégués des Etats Membres, des représentants des Membres associés et du représentant de l'Organisation des Nations Unies. » Il se demande pourquoi les institutions spécialisées n'ont pas été mentionnées. L'article II de l'Accord entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS prévoit une représentation

Le Dr CAYLA (France) comprend bien l'effet de l'article 76, mais se demande alors à quoi sert l'article 37. En effet si l'on adopte cette interprétation, il devient possible de supprimer presque toutes les dispositions des articles 33 à 39. Toutefois, le Dr Cayla estime que la proposition du délégué de l'Irak est sage et que si la question est renvoyée devant la Sous -Commission juridique, celle -ci pourra probable-

ment formuler très rapidement de nouvelles propositions. M. GUNEWARDENE (Ceylan) estime que, dans ce cas, la Commission pourrait approuver le nouvel

réciproque et l'Accord avec l'OIT également, dans des termes à peu près semblables. Le délégué de l'Irak demande pourquoi les institutions spécialisées n'ont pas été placées sur le même pied que l'Organisation des Nations Unies.

Le SECRÉTAIRE répond que les termes des deux accords ne sont pas identiques sur ce point. Les accords avec les institutions spécialisées en limitent la partici-

article 20 et prendre note de la proposition du délégué

de l'Irak. Le PRÉSIDENT propose de renvoyer l'ensemble du rapport devant la Sous -Commission juridique en lui demandant de rédiger un rapport revisé que la Commission pourrait accepter en bloc.

pation aux discussions des points de l'ordre du jour de l'OMS ayant un rapport avec les activités de ces organisations. L'Accord entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS ne comporte pas de semblables restrictions.

Décision: L'article 20 amendé qui est proposé est approuvé.

Le Dr VANNUGLI (Italie) est d'avis que, pour le moment, la Commission doit examiner les propositions

contenues dans le rapport de la Sous -Commission juridique. Il ne pense pas que l'article 37 soit superflu, mais sa délégation estime que l'article 76 contient la solution aux questions qui ont été soulevées. M. DE CONINCK (Belgique) déclare que l'article 37 ne le gêne pas particulièrement car à son avis, il ne va

Articles 20 bis et 21 a) Décision: Le nouvel article 20 bis et l'amendement à

l'article 21 a) sont approuvés sans discussion. Article 26 Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud) cite la dernière

pas à l'encontre des dispositions de l'article 20.

phrase de l'amendement proposé à l'article 26, qui

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DIXIÈME SÉANCE

383

permet au Président de limiter le temps de parole imparti à chaque orateur ou de clore la liste des orateurs. Il lui semble que les articles 54 et 56 règlent déjà la question. Le SECRÉTAIRE répond que cette phrase est destinée

Adoption du rapport de la Sous - Commission

Le PRÉSIDENT remercie le Président, le Rapporteur

et les membres de la Sous -Commission juridique de leur contribution aux travaux de l'Assemblée mon-

diale de la Santé et déclare que si la Commission adopte le rapport, il sera soumis à l'Assemblée de la Santé.

à préciser clairement que le Président peut prendre lui -même une telle initiative sans attendre qu'une proposition soit faite par les délégués. Décision: L'amendement à l'article 26 est approuvé.

M. GuNEwARDENE (Ceylan) propose formellement

l'adoption du rapport de la Sous -Commission. Décision: Le rapport est adopté.l Le PRÉSIDENT annonce que la Commission a terminé

Articles 32 a), 32 b), 32 c), 32 e), 33, 45, 48, 49, 51, 52 bis, 60 bis, 62, 70 bis, 71, 84, 85, 86 et 87 Décision: Les amendements proposés sont appouvés sans discussion.

l'examen de tous les points prévus à son programme, mais qu'il reste encore des rapports à examiner.

La séance est levée à 16 h. 25.

DIXIÈME SEANCE Mercredi 23 mai 1962, 10 heures Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

Septième rapport de la Commission Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam),

Rapporteur, présente, section par section, le projet de septième rapport de la Commission.

Décision: Le septième rapport est adopté (voir page 402). 2.

tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats »; Soulignant les liens étroits qui unissent la santé

- définie comme « un état de complet bien -être physique, mental et social » - et le bonheur, l'harmonie et la sécurité de tous les peuples;

Rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix Point supplémentaire Le PRÉSIDENT rappelle que, sur la recommandation

Considérant les déclarations faites au cours de précédentes Assemblées mondiales de la santé pour souligner le rôle important du médecin et des autres travailleurs sanitaires dans le maintien et le dévelop-

de son Bureau, l'Assemblée de la Santé a décidé que

le point actuellement mis en discussion, qui a été proposé par la délégation de l'Arabie Saoudite, serait soumis à l'examen de la Commission. Le projet de résolution proposé par cette délégation est conçu de la façon suivante : La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant les responsabilités internationales

pement de la paix; Considérant qu'une amélioration constante de la santé dans le monde contribuera de façon importante à la paix; Considérant que, indépendamment des efforts entrepris par les Etats et autres institutions pour préserver la paix, il est essentiel de rendre les populations conscientes de l'importance de cette question et d'obtenir leur adhésion et leur participation active à l'oeuvre de paix universelle; mis à l'Assemblée de la Santé dans la section 6 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI5.50.

qui incombent à l'Organisation mondiale de la Santé et consciente de l'étroite relation qui existe entre la santé et le maintien de la paix;

Rappelant les dispositions du préambule de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé qui déclare notamment que : « La santé de

1 Le projet de résolution contenu dans le rapport a été trans-

384

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Tenant compte de l'influence qu'exercent les médecins, à titre individuel et collectif, sur la société grâce à la permanence et à l'étendue des relations humaines qu'ils entretiennent et qui sont

basées sur une compréhension mutuelle et une confiance totale et spontanée,

le maintien et le développement de la paix. Une telle action en faveur de la paix, approuvée par l'Assemblée de la Santé, s'inscrirait dans le cadre plus vaste des activités de la famille des Nations Unies, dont il ne faut pas oublier que la fonction essentielle consiste à organiser, à développer et à affermir la paix comme

DÉCLARE que les médecins et tous les autres membres de la profession médicale ont, dans l'exercice de leur profession et grâce à l'assistance et au

condition préalable à tout progrès du bien -être de l'humanité dans tous les domaines. C'est donc le devoir de tous les organes de la famille des Nations Santé, de prendre part à cette ceuvre de paix. A ce propos, M. Khanachet attire l'attention de la

secours qu'ils apportent à leurs malades, un rôle fondamental à jouer pour préserver et développer la paix, notamment en contribuant à faire disparaître ou du moins à atténuer les facteurs d'angoisse et de désarroi,

Unies, et donc de l'Organisation mondiale de la

PRIE le Directeur général de porter cette résolution à l'attention des associations professionnelles médicales internationales, et de les inviter : a) à étudier les dispositions pratiques qui permettraient aux médecins et aux autres membres de la profession médicale de contribuer le plus efficacement à la paix en élevant le niveau de santé de l'humanité; et b) à encourager toute action positive appropriée tendant au maintien et au développement de la paix.

Commission sur les messages adressés à de précédentes Assemblées de la Santé par deux personnalités hautement qualifiées, qui ont souligné le rôle important que pouvait jouer l'OMS dans ce domaine. Le Président Eisenhower, alors Président des Etats -Unis, a déclaré dans son message adressé à la session commémorative du dixième anniversaire :

Nous savons que l'Organisation mondiale de la Santé est un instrument éprouvé grâce auquel les nations et les peuples du monde peuvent unir amicalement leurs efforts, afin d'instaurer une paix véritable.'

Le Président ouvre la discussion générale sur ce point. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) déclare que si la délégation a demandé que ce point soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé, elle a été mue en

cela par le seul désir de voir maintenir, affermir et développer la paix dans le monde. Elle estime qu'à l'époque actuelle, dominée par la crainte et l'anxiété, où les peuples du monde sont plus que jamais exposés au risque de souffrances infinies et même de destruction totale en cas de conflit nucléaire, il incombe aux responsables de la santé physique et mentale et du bien -

D'autre part, M. Khrouchtchev, Président du Conseil des Ministres de l'URSS, a adressé à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé le message suivant: Le Gouvernement soviétique et le peuple soviétique tout entier font et feront tout leur possible pour renforcer la paix et développer une coopération générale entre tous les hommes et notamment

pour travailler à la collaboration internationale dans le domaine de la médecine et de la santé publique.

Je suis convaincu que les participants à cette Assemblée, médecins, chercheurs et responsables de la santé publique. ... loin de se tenir à l'écart de la marche de l'histoire et du progrès des peuples vers la paix ... apporteront à cette juste cause leur précieux appui.2

être des peuples, ainsi qu'à l'élite intellectuelle du monde, de reconsidérer le rôle qu'ils ont le devoir de jouer dans le maintien et le développement de la paix

et de la sécurité. Il est absolument conforme aux dispositions de la Constitution de l'OMS de demander

à l'Assemblée de la Santé de se pencher sur ce problème précis, car il est spécifié dans le préambule que «la santé de tous les peuples est une condition fonda-

mentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats ».

Au cours de discussions privées, plusieurs délégués ont attiré l'attention de M. Khanachet sur une question très pertinente : pourquoi ce problème du maintien de la paix ne serait -il pas dévolu à l'Organisation des Nations Unies qui, en l'occurrence, est compétente en la matière ? Le délégué de l'Arabie Saoudite reconnaît

La délégation de l'Arabie Saoudite estime donc qu'il serait souhaitable d'étudier les problèmes auxquels les médecins ont à faire face à l'heure actuelle, soit individuellement soit collectivement, en fonction des buts et des attributions que la Constitution confère à l'Organisation mondiale de la Santé. Elle estime en outre que, dans ce domaine, l'Organisation

que, si la paix dépend des gouvernements et la rupture de cette paix de l'action d'un gouvernement quelconque, il est incontestable qu'il appartient à l'Organisation des Nations Unies et à ses organes compétents d'intervenir pour défendre, conserver et développer la paix. Mais cette action de l'Organisation des Nations Unies s'adresse aux gouvernements et à eux seuls. De ' Actes off. Org. mond. Santé, 86, 46. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 111, 38.

mondiale de la Santé s'acquitterait de l'une de ses responsabilités internationales fondamentales en soulignant le rôle que doit et peut jouer le médecin dans

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DIXIÈME SÉANCE

385

l'avis de M. Khanachet, elle perd de vue deux facteurs essentiels, à savoir les relations humaines et la participation de tous les hommes à cette ceuvre humani-

des intentions qui ont incité la délégation de l'Arabie

taire dont dépendent le sort et la survie de tout le genre humain. De plus, les diverses résolutions adoptées à cet égard par l'Assemblée générale des Nations

Unies ne concernent que des mesures normatives s'adressant uniquement aux gouvernements. De ce fait, la délégation de l'Arabie Saoudite estime que des efforts pourraient efficacement être déployés par l'intermédiaire et sous les auspices de l'OMS afin de

Saoudite à présenter sa proposition, et à cet égard elle ne peut qu'approuver son initiative. Toutefois, elle craint qu'une résolution dans le sens proposé ne crée un malentendu à cause de ce qui est impliqué dans le préambule. Certains délégués, qui ont exercé la médecine, ne peuvent s'empêcher de se demander ce qui se passerait si les médecins tentaient de mettre en pratique le principe contenu dans ce préambule et abordaient avec leurs malades le problème de la paix, problème politique le plus grave assurément dans le

mobiliser les forces vives de l'humanité entière en faveur de la paix. Aucune action gouvernementale ne peut en effet avoir de résultats efficaces et concrets si elle ne s'appuie sur la volonté populaire et n'en reçoit son impulsion. La paix est l'un des droits fondamentaux de tout être humain et chacun a le devoir d'ceuvrer à la maintenir et à la développer, ce qui implique la participation active de l'élite intellectuelle

monde d'aujourd'hui. L'éthique de leur profession ne permet pas aux médecins de parler de politique avec leurs malades. On considérerait comme inconvenant en Norvège que le médecin impose ses opinions politiques ou religieuses à une personne qui se confie à ses soins.

du monde entier. Parmi cette élite, les membres du corps médical et des professions apparentées occupent une situation privilégiée en raison des relations humaines étroites qu'ils entretiennent avec les individus

Compte tenu de ces considérations, le Dr Mellbye se demande si la délégation de l'Arabie Saoudite ne pourrait envisager de retirer son projet de résolution. Le Dr MURRAY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et ils peuvent, de ce fait, jouer un rôle fondamental dans l'édification de la paix mondiale.

M. Khanachet répète que la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite lui a été uniquement inspirée par le désir de voir maintenir et affermir la paix. Elle n'a nullement l'intention de mêler le corps médical à des conflits idéologiques ou politiques car il doit se placer au- dessus et au -delà de ces litiges. La délégation de l'Arabie Saoudite a pour seul désir de favoriser une action par l'entremise de l'OMS et du

et d'Irlande du Nord) est sensible lui aussi aux mobiles élevés dont s'inspire le projet de résolution soumis à la Commission. Il doit cependant faire part de ses doutes quant à l'utilité de ce texte et cela pour trois raisons.

corps médical; cette action permettra de regarder l'avenir avec espoir, un avenir où les mères cesseront de trembler pour leurs enfants et où tout être humain sera assuré de survivre dans un lendemain meilleur. Le Professeur SIGURJÓNSSON (Islande) demande

si les déclarations mentionnées dans le quatrième paragraphe du préambule du projet de résolution déposé par la délégation de l'Arabie Saoudite sont des déclarations contenues dans des résolutions antérieures de l'Assemblée de la Santé; dans l'affirmative, il désirerait savoir de quelles résolutions il s'agit. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) explique que

En premier lieu, les résolutions qui appellent un ou plusieurs groupes à participer à une action mondiale doivent autant que possible être applicables à tous les Etats Membres. Or les services de santé des différents pays sont organisés suivant des systèmes administratifs multiples; le corps médical recherche ou accepte plus ou moins volontiers des conseils sur tout ce qui touche à ses rapports avec les malades; aussi le Dr Murray éprouve -t -il des doutes sérieux quant à la possibilité d'une application générale du projet de résolution à l'étude. En second lieu, tout en reconnaissant qu'il serait tentant d'utiliser l'accord quasi unanime des esprits éclairés d'un pays pour atteindre l'objectif du projet de résolution, la délégation du Royaume -Uni estime qu'il serait malséant que les médecins profitent des relations particulières qu'ils entretiennent avec leurs malades pour favoriser un dessein qui ne serait pas strictement médical, quels que puissent être son attrait et sa valeur. L'Association médicale mondiale, et plus encore l'OMS, manqueraient à leurs devoirs en conseillant une telle entreprise. Enfin, même si la majorité de la Commission considérait que ce projet de résolution peut avoir d'heureux résultats, la délégation du Royaume -Uni estime que le corps médical de son pays adopterait une atti-

référence est faite non pas à des résolutions de l'Assemblée mais aux deux déclarations qu'il a citées au cours de son intervention ainsi qu' à d'autres décla-

rations faites devant l'Assemblée de la Santé et les commissions lorsque le cours de la discussion amenait les participants à parler de la paix.

Le Professeur SIGURJÓNSSON (Islande) remercie M. Khanachet de cette précision et se déclare satisfait.

tude différente et le trouverait inacceptable. Pour ces différentes raisons, la délégation du Royaume -Uni ne pourra pas voter en faveur du pro-

Le Dr MELLBYE (Norvège) fait observer que la délégation norvégienne ne doute pas de l'excellence

jet de résolution ou de toute autre résolution de même nature.

386

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Professeur MUNTENDAM (Pays -Bas) déclare que

sa délégation appuiera volontiers la demande de la délégation norvégienne tendant au retrait du projet de résolution. Il est évident que les médecins travaillent en faveur de la paix puisque, ainsi que le déclare le préambule

approbation. Tous les médecins, dans leur travail, sont animés d'un noble idéal humanitaire et le rôle qu'ils ont à jouer est incompatible avec la guerre, qui détruit tout ce que la vie offre de bon et compromet la santé de millions d'êtres. Tout au long de son histoire, le corps médical n'a cessé de témoigner de son horreur de la guerre. Cela reste vrai aujourd'hui où d'innombrables médecins, non seulement à titre individuel, mais aussi collectivement au sein de divers groupements médicaux, s'élèvent contre une guerre qui risque de plonger l'humanité dans des souffrances incalculables. Telle est également l'attitude adoptée par ceux des confrères qui ont organisé divers congrès sur les conditions de vie et de santé, et parmi lesquels se trouvent des membres du corps médical travaillant à l'OMS et dans d'autres institutions spécialisées.

de la Constitution de l'OMS, la santé est l'une des conditions fondamentales de la sécurité et de la paix. Il appartient aux médecins de favoriser et de protéger la santé, de prévenir la maladie et de soigner les malades. Le Professeur Muntendam ne voit pas pourquoi

on leur demanderait d'assurer d'autres tâches que celles qui sont inhérentes à leur profession. A son avis, le projet de résolution présenté à la Commission ne contient rien d'essentiel et ne renfor-

cerait donc pas la position de l'OMS. Le Dr VANNUGLI (Italie) indique que sa délégation aussi est très sensible aux intentions qui ont amené la

délégation de l'Arabie Saoudite à présenter ce projet de résolution. Mais la Commission doit être attentive à certains risques que comporte ce projet et notamment son dispositif. La délégation de l'Italie a constamment soutenu que l'Assemblée de la Santé n'est pas un lieu propice pour les discussions politiques. Néanmoins, nous vivons tous dans un monde politique et nul ne peut échapper aux tensions de l'époque actuelle. Ceci vaut également pour le médecin, qui est lui aussi un être humain et possède sur ces questions des opinions personnelles qui peuvent être en complète opposition avec celles de certains de ses malades. Le Dr Vannugli estime, en conséquence, que le médecin ne saurait en aucun cas entreprendre ses malades sur ce sujet. Il se préoccupe particulièrement de l'effet que pour-

La position toute particulière qu'occupe l'OMS, en raison de son caractère représentatif ainsi que de son autorité et de son prestige toujours plus grands, exige qu'elle soit le porte- drapeau de la paix dans tous les pays du monde et également au sein des institutions spécialisées. Il s'agit là d'un devoir fondamental découlant de la proclamation contenue dans le préambule de

la Constitution de l'OMS, et selon laquelle la santé engendre la paix. Mais l'inverse est également vrai. La paix est la condition essentielle au maintien et au renforcement de la santé des peuples. L'OMS, qui unit plus d'un million et demi de médecins du monde entier, a un rôle capital à jouer dans le maintien de la paix et la suppression de la guerre. Les perspectives qui s'ouvrent à une entreprise humanitaire aussi généreuse sont illimitées et le Dr Lissitsine ne peut souscrire à la thèse qui fait de la paix un problème purement politique et qui veut que l'étique de leur profession empêche les médecins de militer en faveur de la paix. Il n'a pas été fait la moin-

rait avoir le dernier paragraphe du dispositif, dans lequel il est demandé qu'une action précise soit entreprise. Personne assurément ne pourrait trouver mauvais que l'on étudie les moyens pratiques par lesquels les médecins peuvent contribuer au mieux à l'édifica-

tion de la paix en élevant le niveau de santé de l'humanité; en fait, toute action dans ce sens est l'une des tâches qu'assigne à l'OMS sa Constitution. Mais le problème est entièrement différent lorsqu'il s'agit d'encourager une action positive appropriée en faveur du développement et du maintien de la paix, car ce serait manquer de réalisme que de ne pas reconnaître qu'il y a des divergences d'opinions à ce propos dans le monde d'aujourd'hui. Le Dr Vannugli se demande donc s'il appartiendrait au Directeur général d'indiquer le genre d'action à entreprendre : cela risquerait de le placer dans une situation extrêmement délicate.

dre référence à l'éthique médicale dans le projet de résolution présenté par la délégation de l'Arabie Saoudite; il n'y est question que d'accroître le rôle

joué par l'OMS, en tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, dans l'action en faveur du maintien et du développement de la paix. Les craintes exprimées quant aux répercussions d'une telle action chez

les malades sont dénuées de tout fondement. Jamais on ne répétera assez que l'OMS doit encourager le noble idéal qui pousse les médecins à se faire les promoteurs de la paix. En conséquence, la délégation de l'URSS appuie le projet de résolution. En ce qui concerne le texte du projet de résolution, le

Le délégué de l'Italie ne désire pas présenter de proposition formelle avant de connaître d'autres points de vue sur la question. Le Dr LissrrsnvE (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense que le projet de résolution proposé

Dr Lissitsine propose de compléter le cinquième paragraphe du préambule en y ajoutant la phrase suivante : « et que, d'autre part, la paix est une condition fondamentale pour le maintien et l'amélioration de la santé des peuples du monde entier ». Il propose en outre que le mot « notamment » soit intercalé entre les mots « paix » et « en élevant » dans l'alinéa a) du dernier paragraphe du dispositif.

par l'Arabie Saoudite mérite la plus chaleureuse

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : DIXIÈME SEANCE

387

Le Dr GoossENS (Belgique) apprécie à sa juste valeur l'intention généreuse qui a inspiré la délégation

de l'Arabie Saoudite dans l'initiative qu'elle a prise. Ceci dit, il n'a pas grand -chose à ajouter aux déclarations des délégués de la Norvège, du Royaume -Uni, des Pays -Bas et de l'Italie, dont il partage le point de vue.

sabilités qui appartiennent à d'autres organismes. En conséquence, le délégué des Etats -Unis d'Amérique espère que la délégation de l'Arabie Saoudite voudra bien retirer son projet de résolution. Le Dr EL ARNAOUTY (République Arabe Unie) exprime l'appui chaleureux que sa délégation apporte au projet de résolution. Le Dr JUCHNIEWICZ (Pologne) déclare que toute

Se référant à certaines observations du délégué de l'Union soviétique, il reconnaît que les médecins sont profondément attachés au maintien de la paix.

En fait, un des premiers maîtres de la médecine, Hippocrate, n'enseignait -il pas que le premier devoir du médecin est de respecter la vie sous toutes ses formes ? C'est là une vérité fondamentale, une ligne de conduite permanente pour chaque membre du corps médical. Le Dr Goossens se demande dès lors s'il est

proposition tendant à diminuer la tension actuelle dans le monde ne peut qu'être bien accueillie par le corps médical et qu'elle présente en même temps une

grande valeur prophylactique et thérapeutique. La délégation polonaise appuie donc le projet de résolution.

vraiment nécessaire que l'Assemblée de la Santé affirme une vérité aussi solidement établie par la tradition médicale, surtout lorsque la proclamation de cette vérité s'accompagne des inconvénients sérieux qui ont été soulignés par les délégués qui ont pris la

M. NIELSEN (Danemark) partage le point de vue du délégué des Etats -Unis d'Amérique et d'autres orateurs et espère que le projet de résolution sera retiré. Mme YLAHOVIÓ (Yougoslavie) appuie le projet de

parole avant lui. L'Organisation mondiale de la Santé ne peut tirer aucun profit d'une telle action et le délégué de la Belgique serait tenté de se rallier à la proposition officieuse du délégué de la Norvège tendant au retrait du projet de résolution. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que

résolution et souligne que sa délégation considère l'Assemblée mondiale de la Santé comme la tribune appropriée pour discuter une proposition qui met l'accent sur le rôle que doit jouer le corps médical dans

sa délégation donne sa plus entière adhésion au principe selon lequel la santé de tous les peuples est essentielle à la paix dù monde - principe qui figure explicitement dans le préambule de la Constitution et sur lequel s'appuie le projet de résolution. Il faut donc féliciter le délégué de l'Arabie Saoudite d'avoir voulu attirer l'attention sur le rôle de l'OMS dans le maintien de la paix. Toutefois, la difficulté inhérente au projet de résolution sous sa forme actuelle est qu'il

le développement de la paix. Elle estime que l'adoption du projet de résolution constituerait un pas en

avant vers la réalisation de l'objet de l'espérance commune : la paix.

M. GUNEWARDENE (Ceylan) déclare que si la sin-

vise à promouvoir la paix par l'intermédiaire des médecins et du personnel médical, mais dans des domaines autres que celui de la santé. Il a été fait mention d'une déclaration du Président Eisenhower, mais

cérité des motifs qui ont inspiré le dépôt du projet de résolution ne fait aucun doute, on ne peut ignorer les divergences d'opinion qui se font jour quant à l'opportunité de son adoption. Il serait fâcheux que le débat se transformât en discussion politique et, bien que sa délégation ne découvre aucune incidence politique

cette déclaration se rapportait au préambule de la Constitution de l'OMS, dans lequel on ne trouve mentionnée ni explicitement ni implicitement l'idée que cette organisation doit s'efforcer de promouvoir la paix autrement qu'en améliorant la santé de tous les peuples. Quiconque a suivi les débats de l'actuelle session de l'Assemblée de la Santé n'a pu manquer d'être profondément impressionné par l'énormité de la tâche qui incombe à l'OMS dans le domaine de la santé. Il ne paraît pas possible d'attendre des membres

dans le projet de résolution et qu'elle ne pense pas que son adoption inciterait les médecins à se transformer en propagandistes ou à abuser de leurs privilèges, elle estime que le projet de résolution perdrait toute valeur s'il n'était pas adopté à l'unanimité. Comme celle -ci ne paraît pas réalisable, M. Gunewardene espère que le délégué de l'Arabie Saoudite retirera sa proposition.

M. BABIKIR (Soudan) dit qu'il ne voit pas en quoi le médecin abuserait de la confiance de son malade en

de la profession médicale du monde entier qu'ils assument de nouvelles responsabilités en vue du développement de la paix sans devoir sacrifier une partie des tâches nombreuses et indispensables qu'ils accom-

lui parlant de la paix; lorsqu'une autorité religieuse prêche pour la paix, on ne l'accuse pas de trahir sa mission. On a dit de la décennie actuelle qu'elle était celle du développement, ce qui implique l'idée de construction; or, la guerre étant la négation même de toute construction, tous ceux qui préconisent le développement de la santé sont aussi partisans de la paix. Santé et paix sont indispensables au maintien de la vie et forment un objectif indissociable.

plissent déjà dans leur propre domaine. Les institutions spécialisées ont été créées à des fins précises; elles doivent remplir leurs fonctions au mieux de leurs capacités sans chercher à assumer des respon-

388

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr OHRI (Albanie) appuie pleinement le projet

de résolution proposé par la délégation de l'Arabie Saoudite. Le rôle du médecin dans le maintien de la

paix mondiale est un sujet important sur lequel l'Assemblée mondiale de la Santé doit se prononcer. Dans un monde où la paix est menacée, tous les peuples doivent s'unir pour combattre l'impérialisme en particulier l'impérialisme américain et ses collaborateurs - qui cherche à déclencher un nouveau conflit. Seule la détermination unanime de tous les peuples peut préserver la paix. Le délégué de l'Albanie estime que l'impérialisme a révélé son vrai visage par son ingérence dans les affaires du Congo et du Laos, par ses provocations renouvelées aux frontières de la République populaire de Chine et par ses menaces constantes à l'égard du nouvel Etat cubain. Comme

Le Dr CAYLA (France) dit que, tout en appréciant pleinement les intentions généreuses dans lesquelles le délégué de l'Arabie Saoudite a présenté le projet de résolution, la délégation française estime qu'il pourrait en être fait un usage extrêmement nocif et s'associe aux autres délégations qui ont demandé son retrait. Le Dr KAYYALI (Syrie) ne pense pas qu'il y ait des personnes plus qualifiées que les médecins pour servir

la cause du maintien de la paix, comme le prouve éminemment l'exemple du Dr Schweitzer. Aussi la délégation syrienne appuie -t -elle le projet de résolution.

le proclame le projet de résolution présenté par la délégation de l'Arabie Saoudite, les médecins peuvent

jouer un rôle important dans le maintien de la paix. Le Dr DU PLOOY (Afrique du Sud), tout en appréciant les raisons qui ont incité le délégué de l'Arabie Saoudite à présenter son projet de résolution, pense que toute recommandation adressée aux médecins sur leur conduite à tenir vis -à -vis de leurs malades serait contraire à l'éthique médicale, car elle interviendrait dans les relations normales entre le médecin et le malade. Il considère, avec le délégué de Ceylan, que la résolution n'aurait de valeur que si elle était adoptée à l'unanimité et il espère, par conséquent, que le projet sera retiré. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) demande instam-

M. NUTTING (Canada) déclare que, tout en appréciant les nobles objectifs visés par le délégué de l'Arabie Saoudite, la délégation canadienne n'est pas convaincue que le projet de résolution soit vraiment

opportun et applicable. Les règles d'éthique professionnelle qui gouvernent les relations entre le malade et le médecin n'admettent pas que ce dernier exprime son point de vue personnel dans le cadre de ces relations. Etant donné les incidences politiques possibles du projet de résolution sous sa forme actuelle et la nécessité de réaliser l'unanimité pour son adoption, M. Nutting espère que le projet sera retiré. M. WILES (Libéria) dit qu'il est vrai que l'ceuvre de l'Organisation mondiale de la Santé doit tendre au

maintien de la paix; les médecins outrepasseraient pourtant leurs fonctions en essayant d'influencer leurs

malades. Il espère donc que le projet de résolution sera retiré. Le Dr MUDALIAR (Inde) est convaincu que le délé-

ment que l'on évite de s'engager dans une discussion politique sur un sujet que sa délégation voulait strictement apolitique.

gué de l'Arabie Saoudite a obéi aux raisons les plus élevées en présentant son projet de résolution. Il est cependant profondément peiné par les dissensions qui

Pour M. FERRA (Maroc), il est parfaitement clair

que le projet de résolution ne poursuit aucune fin politique et ne cherche qu'à favoriser le maintien de la paix. A son avis, rien dans le texte ne suggère que le médecin devrait assumer un rôle de chef de groupe

se sont manifestées au cours des débats et par certaines des déclarations qui ont été faites. Il ne peut être question de suggérer qu'un malade venu en consultation ait à subir un cours de politique; la tâche du médecin est de soigner. Par contre, une motion en faveur de la paix déposée par le corps médical devant tous les gouvernements de la terre serait certainement d'un grand poids, mais à condition seulement que les

auprès de ses malades. L'OMS doit, sans aucun doute, limiter son action au domaine de la santé, mais le maintien de la santé signifie plus que la simple lutte contre la maladie. M. Feraa comprend à quelles préoccupations ont obéi les délégués qui ont demandé le retrait de la résolution et il est sensible à l'argument

du délégué de Ceylan selon lequel une adoption à l'unanimité est nécessaire pour donner une valeur effective au projet de résolution. Néanmoins, considérant que le délégué de l'Arabie Saoudite réaffirme que

médecins parlent en tant que membres d'un corps constitué et non à titre individuel. Etant donné qu'il paraît peu probable que la résolution sous sa forme actuelle puisse être adoptée à l'unanimité, le délégué de l'Inde espère qu'elle sera retirée. Le Dr LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam)

le projet de résolution qu'il propose est dénué de toute visée politique et, considérant que l'OMS, dont la mission est de veiller sur l'intégrité physique et mentale des hommes, est un organisme particulièrement apte à défendre la cause de la paix, la délégation du Maroc estime que le projet de résolution doit être adopté et déclare formellement qu'elle l'appuie.

déclare que sa délégation était favorable au projet de résolution, mais qu'elle espère maintenant qu'il sera retiré en raison de la signification politique qu'il semble possible de lui donner. Il regrette beaucoup cette tendance, car il existe d'autres instances plus appropriées pour les discussions politiques.

.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES : DIXIÉME SEANCE

389

Toutefois, il estime nécessaire de réfuter la déclaration d'un orateur précédent et de dire que, dans son pays, il est malheureusement évident que le risque de guerre provient des communistes du nord.

l'Inde accepterait -il que sa suggestion soit incorporée

dans un nouveau projet de résolution. Le Professeur SIGURJÓNSSON (Islande) dit que sa délégation, bien que sensible aux intentions généreuses qui ont inspiré le projet de résolution, ne peut l'appuyer en raison de son risque d'ingérence dans les relations

M. SAITO (Japon) fait savoir que sa déclaration est tout à fait favorable à l'objectif du projet de résolution, mais qu'elle reconnaît que ce texte pourrait avoir des

incidences sur les relations entre le médecin et le malade. Si le projet de résolution pouvait être libellé différemment, de façon à éviter cette difficulté et à exprimer simplement la conviction de l'Assemblée de la Santé que tout progrès accompli pour l'amélioration de la santé contribue à la paix mondiale, on ne ferait que réaffirmer ce qui est déjà dit dans le paragraphe pertinent du préambule de la Constitution. M. PLEVA (Tchécoslovaquie) pense que l'élargisse-

entre le malade et le médecin. Une telle ingérence pourrait nuire au malade et serait ainsi contraire à toutes les règles de l'éthique médicale. Le PRESIDENT demande si le délégué de l'Inde avait

entendu présenter une proposition formelle. Le Dr MUDALIAR (Inde) répond qu'il a seulement suggéré que les groupements médicaux professionnels pourraient s'adresser aux gouvernements en soulignant la nécessité de préserver la paix mondiale. Selon le Dr DE CARVALHO SAMPAIO (Portugal),

ment du rôle du médecin dans le maintien de la paix représenterait un progrès décisif. L'adoption du projet de résolution proposé, que sa délégation appuie chaleureusement, serait un acte analogue à celui que les délégués de la Croix -Rouge ont accompli à Prague l'automne dernier lorsqu'ils ont adopté une résolution qui, tout en rappelant les principes fondamentaux de la Croix -Rouge, soulignait la nécessité d'une coopération internationale pour assurer une paix solide et durable. M. Pleva désire également appuyer les amen-

on ne peut promouvoir la santé si la paix n'est pas réalisée et si l'on ne crée pas dans le monde un nouvel état d'esprit qui refusera la guerre; en ce sens, la délé-

gation du Portugal approuve l'intention du projet de résolution, mais les incidences politiques auxquelles le projet a donné lieu l'obligeront à s'abstenir de voter. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que

dements proposés par le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) se déclare très

les débats ont clairement montré combien chacun était conscient de la nécessité qui s'impose à l'humanité d'accroître ses efforts en vue d'instaurer la paix. Mais une divergence d'opinions s'est manifestée quant aux

sensible aux expressions d'encouragement que de nombreuses délégations ont adressées à la délégation de l'Arabie Saoudite pour l'initiative qu'elle a prise. Il regrette infiniment que certaines délégations aient pu

meilleurs moyens d'atteindre cet objectif vital. Certaines délégations ont laissé entendre que les institutions spécialisées devraient assumer des responsabilités politiques en plus de leurs attributions dans le domaine professionnel; d'autres estiment que la fonction essentielle de l'OMS est de servir la paix en élevant le niveau de la santé et qu'il existe d'autres tribunes mieux faites

penser qu'il était possible d'exploiter ce projet de résolution à des fins politiques. Il désire également préciser que sa délégation n'a jamais eu l'intention d'inviter les médecins à abuser de leur position privilégiée pour imposer leur point de vue à leurs malades. Une telle façon d'agir serait contraire aux principes admis et aux droits de la personne humaine et constituerait une atteinte à la personnalité dont l'inviolabilité est sacro- sainte. L'intention qui anime le projet de résolution est de mettre à profit la grande influence dont jouissent les médecins, individuellement et collectivement, pour créer un climat de paix. M. Khanachet pensait que cette intention pourrait recueillir l'adhésion unanime de l'Assemblée de la Santé. Etant donné les circonstances, il espère que le délégué de l'Inde lui permettra de faire sienne la proposition selon laquelle on demanderait aux institutions professionnelles médicales de s'employer à promouvoir la paix. Cette proposition est en complet accord avec le préambule de la Constitution et entre indiscu-

pour les débats politiques. M. Gardner pense que l'on doit des félicitations au délégué de l'Albanie pour avoir donné une démonstration éclatante du fait que ce projet de résolution, si bien intentionné soit -il, se prête à une interprétation politique partisane qui n'a rien à voir avec la santé et qui pourrait engendrer de dangereuses dissensions tant au sein de l'Organisation que parmi les représentants du corps médical dans le monde. En conséquence, il propose le projet de résolution suivant :

tablement dans le cadre des fonctions de l'OMS; il serait ainsi répondu à l'objection soulevée par le délégué

des Etats -Unis d'Amérique. Peut -être le délégué de

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques, Ayant examiné le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix; Considérant que les médecins et les autres travailleurs sanitaires contribuent de façon importante à la paix en oeuvrant pour l'amélioration de la santé dans le monde,

390

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ESTIME qu'il n'est pas nécessaire que l'Assemblée

le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le PRÉSIDENT annonce que les projets de résolution

mondiale de la Santé adopte une recommandation sur cette question. M. GAVRILOV (Bulgarie) exprime son appui au pro-

jet de résolution proposé par le délégué de l'Arabie Saoudite ainsi qu'aux amendements proposés par

et les amendements seront examinés à la prochaine séance de la Commission. La séance est levée à 12 h. 25.

ONZIÈME SÉANCE

Mercredi 23 mai 1962, 14 h. 30 Président: Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

Rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix (suite de la discussion)

Point supplémentaire M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) annonce que sa délégation, tenant compte de l'avis juridique reçu du Secrétariat, a décidé de retirer la proposition qu'elle avait soumise à la Commission à la fin de la séance précédente, une résolution présentée sous cette forme étant susceptible de créer certaines difficultés à l'Assemblée de la Santé. La délégation des Etats -Unis soumet à l'examen de la Commission le projet de résolution suivant, destiné à remplacer le texte proposé par la délégation de l'Arabie Saoudite :

secours qu'ils apportent à leurs malades, un rôle important à jouer pour préserver et développer la paix, en contribuant à faire disparaître ou du moins à atténuer les facteurs d'angoisse et de désarroi; INVITE tous les Membres à promouvoir la cause de la paix en intensifiant leurs efforts pour mettre en ceuvre les principes et atteindre les objectifs énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la santé. 2.

Comme on peut le constater, ce projet de résolution reprend la plupart des éléments de la proposition de la délégation de l'Arabie Saoudite, à l'exception de ceux qui avaient soulevé des controverses. Ce nouveau texte vise ainsi à réaliser le plus large accord possible sur la base des discussions de la séance précédente. Le

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant les responsabilités internationales

qui incombent à l'Organisation mondiale de la Santé et consciente de l'étroite relation qui existe entre la santé et le maintien de la paix;

délégué des Etats -Unis serait heureux de connaître les vues des autres délégations au sujet de ce texte et de toute amélioration qu'il serait possible d'y apporter. M. GUNEWARDENE (Ceylan) déclare que le nouveau

Rappelant les dispositions du préambule de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé qui déclare notamment que : « La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopé-

texte proposé par la délégation des Etats -Unis contient certaines modifications que lui -même avait eu l'inten-

ration la plus étroite des individus et des Etats »; Soulignant les liens étroits qui unissent la santé - définie comme « un état de complet bien -être physique, mental et social» - et le bonheur, l'harmonie et la sécurité de tous les peuples; Considérant qu'une amélioration constante de la

tion de proposer. En soumettant sa proposition, la délégation de l'Arabie Saoudite tenait à souligner le rôle important que les médecins peuvent jouer dans le maintien et le développement de la paix, et cette intention ressort très clairement du texte présenté actuellement par la délégation des Etats -Unis, texte qui, de plus, semble correspondre de façon générale aux vues exprimées au cours de la discussion. Pour assurer au projet de résolution la plus grande portée morale possible, il importe qu'il soit adopté par une décision unanime de la Commission. C'est pourquoi le représentant de Ceylan demande instamment à la délégation de l'Arabie Saoudite d'accepter, dans l'intérêt d'une entente générale, le nouveau pro-

santé dans le monde contribuera de façon importante à la paix, DÉCLARE que les médecins et tous les autres membres de la profession médicale ont, dans l'exercice de leur profession et grâce à l'assistance et au 1.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : ONZIÈME SÉANCE

391

jet de résolution appelé à remplacer celui qu'elle -même

avait soumis. Des doutes ont été émis quant à une violation possible de l'éthique médicale et à des inter-

tique, et elle espère que ce texte recueillera l'adhésion unanime de la Commission, qui lui donnera ainsi tout

le poids souhaitable pour la noble cause qu'il doit servir. En sa qualité d'auteur initial de la proposition, la délégation de l'Arabie Saoudite apprécie tout particulièrement le climat d'entente et de conciliation qui a prévalu et qui est particulièrement bienvenu lorsqu'il

prétations d'ordre politique du projet de résolution original. L'acceptation sans réserve du nouveau texte

permettrait d'atteindre le but visé par l'initiative et de lui assurer le maximum d'efficacité auprès du corps médical dans son ensemble. Le Dr LISSITSINE (Union des Républiques socialistes

s'agit d'une résolution ayant trait au maintien et au développement de la paix.

soviétiques) fait savoir que sa délégation est disposée à appuyer le projet de résolution présenté par la délégation des Etats -Unis; elle préférerait néanmoins que soient maintenus, à la fin du quatrième paragraphe du préambule, les mots « et que, d'autre part, la paix est une condition fondamentale pour le maintien et l'amélioration de la santé des peuples du monde entier », qui figuraient dans l'amendement soumis par sa délé-

Le Dr MUDALIAR (Inde) remercie les délégations des Etats -Unis d'Amérique et de l'Union soviétique de l'esprit de compromis dont elles ont fait preuve. Il faut espérer que le même esprit s'affirmera dans d'autres domaines. Le PRÉSIDENT constate que la Commission n'est plus

saisie apparemment que d'une seule proposition, à savoir le projet de résolution présenté par la délégation

gation au texte initial de la délégation de l'Arabie Saoudite, lors de la séance précédente. L'ensemble de ce paragraphe du préambule aurait alors la teneur suivante :

des Etats -Unis et amendé par le délégué de l'Union soviétique. Il espère que toutes les délégations accepteront cette proposition dans un esprit d'unanimité. M. SAITO (Japon) est heureux du résultat satisfaisant de la discussion. Il n'est cependant pas tout à fait con-

Considérant qu'une amélioration constante de la santé dans le monde contribuera de façon importante à la paix et que, d'autre part, la paix est une condition fondamentale pour le maintien et l'amélioration de la santé des peuples du monde entier, Le délégué de l'Union soviétique estime, tout comme le délégué de Ceylan, qu'il est extrêmement souhaitable

vaincu qu'il appartienne à l'Assemblée de la Santé d'adopter une telle résolution.

Décision: Le projet de résolution soumis par la délégation des Etats -Unis d'Amérique et amendé par la délégation de l'Union soviétique est approuvé

à l'unanimité.' Le PRÉSIDENT se félicite du remarquable esprit de compromis qui a permis d'arriver à une décision unanime sur une question très importante. 2.

que la Commission arrive à une décision unanime, afin de rester fidèle à l'intention de la proposition faite par le délégué de l'Arabie Saoudite, qui est de lancer un appel au corps médical tout entier. M. GARDNER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que,

Huitième rapport de la Commission

dans un désir d'entente, sa délégation accepte l'amendement proposé par le délégué de l'Union soviétique. Le Dr MURRAY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) déclare que le projet de résolution soumis par la délégation des Etats -Unis et amendé par le délégué de l'Union soviétique fait disparaître les hésitations que lui avait inspirées le texte initial, et qu'il votera en faveur du nouveau texte. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) est heureux de constater que de louables efforts de conciliation entrepris par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et

Le PRÉSIDENT constate que la Commission a épuisé son ordre du jour. Il sera nécessaire d'inclure dans son huitième rapport le projet de résolution qui vient d'être approuvé. Il suggère que ce rapport soit présenté immédiatement et verbalement, afin de gagner du temps et de permettre à la Commission de terminer ses travaux.

Il en est ainsi décidé. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, présente verbalement le projet de huitième

rapport de la Commission, qui a la teneur suivante :

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses dixième et onzième

de l'Union soviétique ont abouti à une conclusion satisfaisante. Sa délégation est prête à appuyer le projet de résolution présenté par le délégué des EtatsUnis, avec l'amendement du délégué de l'Union sovié-

séances le 23 mai 1962. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA15.51.

392

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Elle a adopté le projet de résolution suivant qu'elle recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.

Suit alors le texte de la résolution sur le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix, que vient d'approuver la Commission.

Il remercie toutes les délégations de leur précieuse collaboration et fait l'éloge de l'esprit constructif et compréhensif dont elles ont fait preuve dans les discussions, ce qui a grandement facilité sa tâche. Il remercie chaleureusement le Vice -Président et le Rapporteur de leur concours, ainsi que tous les membres du Secrétariat. Le Président souhaite bon voyage à tous les membres

Décision: Le huitième rapport est adopté (voir page 402). 3.

de la Commission pour leur retour dans leur pays. Le Dr MUDALIAR (Inde), prenant la parole au nom

Clôture de la session Le PRÉSIDENT ne pense pas qu'aucune autre question

de tous les membres de la Commission, exprime au

Président leur profonde gratitude pour l'équité et l'efficacité avec lesquels il a su diriger les travaux.

soit soumise à l'examen de la Commission, qui a ainsi terminé ses travaux.

La séance est levée à 15 h. 25.

SOUS -COMMISSION JURIDIQUE

PREMIÈRE SEANCE Jeudi 17 mai 1962, 9 h. 30 Président: M. R. S. S. GUNEWARDENE (Ceylan)

1.

Election du président

3.

Adoption de l'ordre du jour

M. GUTTERIDGE, Chef du Service juridique, Secrétaire de la Sous -Commission, ouvre la séance au nom du Directeur général et invite les membres à désigner des candidats pour les fonctions de président. M. CALDERWOOD (Etats -Unis d'Amérique) propose

Le PRÉSIDENT fait observer que l'ordre du jour de la Sous -Commission ne comprend qu'un seul point : 3.5 Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé.

Décision.. L'ordre du jour est adopté. 4.

M. Gunewardene (Ceylan). Décision: M. président.

Gunewardene

(Ceylan)

est élu

Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé

M. Gunewardene (Ceylan) prend la présidence. Le PRÉSIDENT remercie les membres de la Sous Commission de l'honneur qu'ils lui ont fait. 2.

Ordre du jour, 3.5 Le SECRÉTAIRE, présentant la question, souligne que l'essentiel des amendements au Règlement intérieur

de l'Assemblée mondiale de la Santé que la Sous Commission doit examiner se trouve dans la résolution EB29.R37 (Actes officiels No 115, pages 23 -26). Ces amendements ont été préparés par le Secrétariat et soumis pour approbation au Conseil exécutif. Par

Election du vice- président et du rapporteur

Le PRÉSIDENT invite les membres de la Sous Commission à désigner des candidats pour les fonctions de vice -président. Dr VANNUGLI (Belgique).

la suite, on s'est aperçu qu'un certain nombre de modifications de caractère rédactionnel étaient nécessaires; elles sont indiquées dans un document de travail actuellement soumis à la Sous -Commission. Plusieurs des amendements sont de simples changements de forme visant à améliorer le texte, mais les modifications proposées aux articles 20, 26, 52, 60, 62, 70 et 71 touchent au fond et tendent à codifier

M. KHANACHET (Arabie Saoudite), appuyé par le (Italie), propose M. de Coninck

Décision: M. de Coninck (Belgique) est élu vice président. Le PRÉSIDENT invite les membres de la Sous -Com-

la pratique à laquelle l'Assemblée mondiale de la Santé a recouru dans le passé pour résoudre les problèmes qui se sont posés. La rédaction suggérée s'inspire en partie de celle des règlements intérieurs en vigueur dans d'autres organisations internationales. A moins qu'elle n'estime indispensable de procéder à une discussion générale, la

mission à désigner des candidats pour les fonctions de rapporteur. M. ABDEL BARR (République Arabe Unie) propose

Sous -Commission

M. Martinez (Fédération de Malaisie). Décision: M. Martinez (Fédération de Malaisie) est élu rapporteur. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) félicite de leur élection les membres du bureau de la Sous- Commission.

souhaitera peut -être examiner les amendements article

par article. Le PRÉSIDENT invite la Sous -Commission à examiner

l'un après l'autre les amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, tels qu'ils figurent dans la résolution EB29.R37 et dans le

document de travail.

- 393 -

394

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Articles 3 à 21 a) Décision: Les amendements aux articles 3 à 21 a) sont

approuvés sans observations (voir le rapport de la Sous -Commission).

voulus pour assurer la bonne marche des débats. Etant donné que l'Assemblée de la Santé n'élira qu'un président en qui elle ait toute confiance, le risque d'utilisation arbitraire de ces pouvoirs paraît négligeable. Cependant, c'est à la Sous -Commission de décider de l'attitude qu'elle adoptera. M. KHANACHET (Arabie Saoudite) reconnaît le

Article 26 L'article amendé proposé est le suivant : Sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par d'autres dispositions du présent Règlement, le

bien -fondé de ces remarques, mais estime que le Président de l'Assemblée dispose de pouvoirs suffisants pour la conduite des débats sans qu'il faille insérer dans

Président prononce l'ouverture et la clôture de chaque séance plénière, dirige les discussions des séances plénières, assure l'application du présent Règlement, donne la parole, met les questions aux voix et proclame les décisions. Il statue sur les motions d'ordre et, sous réserve des dispositions du présent Règlement, règle les débats à chaque séance et y assure le maintien de l'ordre. Le Président peut proposer à l'Assemblée de la Santé, au cours de la discussion d'une question, la limitation du temps de parole, la limitation du nombre d'interventions de chaque délégué ou la clôture de la liste des orateurs. Le Dr VANNUGLI (Italie) doute qu'il soit souhaitable

le Règlement une clause prévoyant explicitement la limitation du nombre des interventions de chaque délégué. Aussi, l'orateur propose -t -il de supprimer, dans l'amendement suggéré à l'article 26, les mots « la limitation du nombre d'interventions de chaque délégué ». Le SECRÉTAIRE déclare qu'avec la modification suggérée par le délégué de l'Arabie Saoudite, la

dernière phrase de l'amendement à l'article 26 serait, en fait, conforme à la pratique actuelle de l'Assemblée

de la Santé. M. DE CONINCK (Belgique) appuie la suggestion

d'accorder au Président de l'Assemblée le pouvoir de limiter le nombre d'interventions de chaque délégué; une telle disposition ne serait pas conforme aux raditions et à la pratique de l'Assemblée de la Santé, où la liberté de discussion a toujours été entière. M. BRISSET (France) tient d'abord à féliciter de leur

du délégué de l'Arabie Saoudite.

Décision: L'amendement à l'article

26, modifié

par la suppression des mots « la limitation du nombre d'interventions de chaque délégué », est approuvé (voir le rapport de la Sous -Commission).

élection le Président et les autres membres du bureau de la Sous -Commission. I1 partage sans réserve l'opinion exprimée par le

Articles 32 a) à 87 Décision: Les amendements aux articles 32 a) à 87 sont approuvés sans observations (voir le rapport de la Sous -Commission). Article 107

délégué de l'Italie. Le SECRÉTAIRE précise que la clause en discussion reproduit le texte de l'article 35 du Règlement intérieur de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui traite des pouvoirs généraux du Président.

L'article amendé proposé est le suivant : Toutes les fois que le Directeur général se trouve

M. DE CONINCK (Belgique) remercie la Sous Commission de l'avoir élu vice -président. Il s'associe aux observations faites par le délégué de l'Italie. Après tout, il n'est pas indispensable que l'Assemblée mondiale de la Santé calque son Règlement intérieur sur celui de l'Assemblée générale des Nations Unies. Les dispositions actuelles, qui permettent à tout délégué de demander la clôture du débat, paraissent suffisantes pour résoudre les difficultés susceptibles de surgir à cet égard. Le PRÉSIDENT déclare que l'amendement proposé à l'article 26 vise à donner au Président tous les pouvoirs

dans l'impossibilité d'exercer les fonctions de sa charge, ou dans le cas où une vacance dans cette charge viendrait à se produire, le plus haut fonction-

naire du Secrétariat après lui fera fonction de Directeur général par intérim, sous réserve de toute décision du Conseil. M. KHANACHET (Arabie Saoudite), appuyé par M. DE CONINCK (Belgique), estime que l'amendement

à l'article 107 (remplacement de « le plus haut fonctionnaire du Secrétariat » par « le plus haut fonctionnaire du Secrétariat après lui ») est superflu et qu'il

SOUS -COMMISSION JURIDIQUE : PREMIÈRE SÉANCE

395

convient de maintenir sans changement l'expression « le plus haut fonctionnaire du Secrétariat ». Le SECRÉTAIRE précise que le Secrétariat n'a pas

5.

Rapport de la Sous -Commission à la Commission des Questions juridiques

administratives,

financières

et

Le PRÉSIDENT invite la Sous -Commission à examiner

d'opinion très arrêtée quant aux deux versions et que le texte original est suffisamment clair.

le projet de rapport.

Décision: Il est décidé que l'article 107 conservera sa forme originale. Le PRÉSIDENT annonce une suspension de séance

Décision: Le projet de rapport est adopté à l'unanimité (voir page 403). Le PRÉSIDENT note que la Sous -Commission a épuisé son ordre du jour. Toutefois, d'autres séances pourront s'imposer si des questions supplémentaires sont renvoyées à la Sous -Commission par le Bureau ou par l'Assemblée. La séance est levée à 12 h. 5.

pour permettre de préparer le rapport de la Sous Commission. La séance est suspendue de 10 h. 35 à 11 h. 55.

RAPPORTS DES COMMISSIONS Les textes des résolutions recommandées qui ont été ultérieurement adoptées sans changement par l'Assemblée de la Santé ne sont pas reproduits dans les rapports des commissions, puisqu'ils figurent déjà dans la partie I (Actes officiels No 118, pages 1 à 30) ainsi que dans les procès- verbaux des séances correspondantes qui sont publiés dans le présent volume. Pour faciliter les références à la partie I, on a donné entre crochets, après le titre de chaque section des rapports, le numéro d'ordre de la résolution dont le texte n'est pas inclus dans les rapports.

COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS

PREMIER RAPPORT [A15/13 - 8 mai 1962]

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 8 mai 1962.

guay, Pays -Bas, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Unie, République Centrafricaine, République de Corée, République du Viet -Nam, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume -Uni

Etaient présents les délégués des pays

ci -après

mentionnés : Arabie Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Ethiopie, Honduras, Libéria, Mali, Mexique,

de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Suisse, Syrie, Tanganyika, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela.

Philippines, Roumanie, Thaïlande. La Commission a élu le Dr F. Q. Duque (Philippines) président, le Dr S. Dolo (Mali) vice -président et le Dr K. Schindl (Autriche) rapporteur. La Commission a procédé à l'examen des pouvoirs déposés par les délégations participant à l'Assemblée de la Santé.

Les notifications reçues du Cambodge, du Congo (Brazzaville), de la Mauritanie et de la Yougoslavie, donnant la composition des délégations de ces pays, font connaître que les pouvoirs des délégués ont été 2.

Les pouvoirs remis par les délégations et les représentants des pays énumérés ci -après ont été trouvés en bonne et due forme, donnant ainsi à ces 1.

envoyés. La Commission recommande donc à l'Assemblée de la Santé de reconnaître à ces délégations pleins droits de participer à ses travaux en attendant l'arrivée de leurs pouvoirs officiels. 3. La délégation de la Roumanie a contesté les pleins pouvoirs présentés au nom de la Chine par les repré-

délégations et représentants le droit de participer aux travaux de l'Assemblée de la Santé dans les conditions définies par la Constitution de l'Organisation mon-

diale de la Santé. La Commission propose donc à l'Assemblée de la Santé de reconnaître la validité des pouvoirs présentés par les délégations et représentants des pays suivants: Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil,

sentants de Tchang Kaï -Chek. Elle estime que seuls les pleins pouvoirs conférés par le Gouvernement de la République populaire de Chine donnent le droit de représenter la Chine lors des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé.

Le délégué du Mali a déclaré qu'il ne pouvait approuver les pleins pouvoirs déposés par la délégation de la Chine puisque sa délégation estimait qu'ils n'avaient pas été établis par le gouvernement qu'il considérait être le gouvernement légal de ce pays.

Bulgarie,

Cameroun,

Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Léopoldville), Côte -d'Ivoire, Cuba, Dahomey,

Danemark, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fédération de Malaisie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guinée, Haïti, Haute Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Italie, Japon, Jordanie, Koweit, Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg,

DEUXIÈME RAPPORT 2 [A15/15 -9 mai 1962]

Madagascar,

Mali,

Maroc, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pakistan, Para1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa première séance plénière.

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 9 mai 1962, sous la présidence du Dr F. Q. Duque (Philippines). 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatrième séance plénière.

- 396 -

RAPPORTS DES COMMISSIONS

397

La Commission a accepté les pouvoirs officiels des délégations du Cambodge, de l'El Salvador, du Guatemala, d'Israël, de la Mauritanie et de la Suède, ce qui habilite les délégations en question à participer aux travaux de l'Assemblée de la Santé dans les condi-

réunie le 17 mai 1962 sous la présidence du vice président, le Dr S. Dolo (Mali). La Commission a accepté les pouvoirs officiels des délégations du Nicaragua, du Samoa -Occidental, du Yémen et de la Yougoslavie, ce qui habilite les délégués en question à participer aux travaux de l'Assem-

tions fixées par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. TROISIÈME RAPPORT [A15 /20 - 14 mai 1962]

blée de la Santé dans les conditions fixées par la CINQUIÈME RAPPORT 4 [A15/39 - 23 mai 1962]

Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé.

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 14 mai 1962, sous la présidence du Dr F. Q. Duque (Philippines). La Commission a accepté les pouvoirs officiels de la délégation du Pérou, ce qui habilite le délégué en

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 23 mai 1962.

question à participer aux travaux de l'Assemblée de la Santé dans les conditions fixées par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. Les notifications reçues du Nicaragua et du Yémen donnant la composition des délégations de ces pays, font connaître que les pouvoirs des délégués ont été envoyés. La Commission recommande donc à l'Assemblée de la Santé de reconnaître à ces délégations pleins droits de participer à ses travaux en attendant l'arrivée de leurs pouvoirs officiels.

La Commission a accepté les pouvoirs officiels de la délégation du Ruanda -Urundi, ce qui habilite le représentant en question à participer aux travaux de l'Assemblée de la Santé dans les conditions fixées par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. SIXIÈME RAPPORT 5 [A15/42 - 24 mai 1962]

La Commission de Vérification des Póuvoirs s'est réunie le 24 mai 1962. La Commission a accepté les pouvoirs officiels de la

délégation de la République Dominicaine, ce qui QUATRIÈME RAPPORT 2 [A15/30 - 17 mai 1962]

habilite le délégué en question à participer aux travaux de l'Assemblée de la Santé dans les conditions fixées

par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé.

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est

COMMISSION DES DESIGNATIONS

PREMIER RAPPORT 3 [A15/11 -8 mai 1962]

La Commission des Désignations, composée des délégués des pays suivants : Afghanistan, Brésil, Colombie, Congo (Brazzaville), Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Haïti, Inde, Irak, Iran, Italie, Japon, Libye, Madagascar, Nigéria, Nouvelle -Zélande, Royaume -

Conformément à l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer à l'Assemblée la désignation du Dr S. V. Kourachov (Union des Républiques socialistes soviétiques) pour

le poste de président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.

DEUXIÈME RAPPORT 3 [A15/12 -8 mai 1962]

Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Tchécoslovaquie et Union des Républiques socialistes soviétiques, s'est réunie le 8 mai 1962.

Le Dr J. Plojhar (Tchécoslovaquie) a été élu président, et le Dr R. Vannugli (Italie) rapporteur. 1

Au cours de sa première séance, tenue le 8 mai 1962, la Commission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les désignations suivantes :

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa septième séance 4 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. 6 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière.

plénière. 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa neuvième séance plénière. 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière.

398

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Vice- Présidents de l'Assemblée: Dr M. K. Afridi (Pakistan), Dr D. Castillo (Venezuela), Dr P. Lambin (Haute -Volta); Commission du Programme et du Budget: Président, Dr W. D. Refshauge (Australie); Commission des Questions administratives, financières

Commission des Questions administratives, financières

et juridiques: Vice -Président, M. T. J. Brady (Irlande); Rapporteur, Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam).

QUATRIÈME RAPPORT 3 [A15/18 - 14 mai 1962]

et juridiques: Président, Dr M. López Herrarte (Guatemala). En ce qui concerne les postes de membres du Bureau à

Au cours de sa séance du 14 mai 1962, tenue sous la présidence du Dr Majekodunmi (Nigéria), la Com-

à pourvoir par voie d'élection conformément

mission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la désignation du Dr B. D. B. Layton (Canada) comme président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

l'article 30 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer les délégués des quatorze pays suivants : Brésil, Cameroun, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, France, Inde, Japon, Madagascar, Nigéria, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Soudan, Tunisie et Turquie. TROISIÈME RAPPORT 1 [A15/14 -8 mai 1962]

pour remplacer, sur sa demande, le Dr M. López Herrarte (Guatemala), Président sortant, qui a dû cesser ses fonctions.

CINQUIÈME RAPPORT 4 [A15/19 - 14 mai 1962]

Au cours de sa première séance, tenue le 8 mai 1962, la Commission des Désignations a décidé de proposer

Au cours de sa séance du 14 mai 1962, tenue sous la présidence du Dr Majekodunmi (Nigeria), la

à chacune des commissions principales, conformément à l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assem-

Commission des Désignations a décidé de proposer à la Commission du Programme et du Budget, conformément à l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la désignation du Professeur F. Widy -Wirski (Pologne) comme vice -président, aux lieu et place du

blée, les désignations suivantes pour les postes de vice -président et de rapporteur :

Commission du Programme et du Budget: Vice -Président, Dr J. Sztachelski (Pologne); Rapporteur, Dr J. A. Montalván (Equateur);

Dr J. Sztachelski (Pologne), qui a dû décliner la proposition faite en sa faveur par la Commission des Désignations lors de sa première séance.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE RAPPORT 2 [A15/16 - 14 mai 1962]

Canada, Ceylan, Colombie, France, Haïti, Union des Républiques socialistes soviétiques, Madagascar,

Election des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

Tunisie, Sierra Leone, Iran, Norvège, Mali.

Au cours de sa séance du 14 mai 1962, le Bureau de

l'Assemblée a établi, conformément à l'article 94 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la

liste suivante de douze Membres à l'intention de l'Assemblée de la Santé, en vue de l'élection annuelle de huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif : 1 Voir p. 161 et p. 325. 2 Voir compte rendu de la septième séance plénière, section 5.

Le Bureau de l'Assemblée a recommandé ensuite les noms des huit Membres suivants, dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif : Canada, Ceylan, France, Haïti, Union des Républiques socialistes soviétiques, Madagascar, Colombie, Tunisie. 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa septième séance plénière. 4 Voir p. 181.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

399

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET PREMIER RAPPORT [A15/24 - 15 mai 1962]

QUATRIÈME RAPPORT 4 [A15/28 - 19 mai 1962]

La Commission du Programme et du Budget, lors de sa première séance tenue le jeudi 10 mai 1962 sous

la présidence du Dr W. D. Refshauge (Australie), a

élu rapporteur le Dr J. A. Montalván (Equateur), conformément à la recommandation de la Commission des Désignations. Le Dr J. Sztachelski (Pologne)

Au cours de ses sixième, septième, huitième, neuvième et dixième séances, tenues les 17, 18 et 19 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée

mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante :

a exprimé le regret de ne pas pouvoir accepter sa désignation comme vice -président, en raison de son

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance [WHA15.22] CINQUIÈME RAPPORT 4 [A15/31 - 19 mai 1962]

départ imminent. La question a été renvoyée au Bureau de l'Assemblée. 2

DEUXIÈME RAPPORT 3 [A15/25 - 15 mai 1962]

Au cours de ses dixième et onzième séances, tenues le 19 mai 1962, la Commission du Programme et du

A l'ouverture de sa troisième séance, le lundi 14 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a

Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante :

tenu une séance privée au cours de laquelle elle a décidé de recommander l'adoption de la résolution suivante par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé:

Budget effectif et niveau du budget pour [WHA15.23]

1963

Prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreu[ses WHA15.3]

SIXIÈME RAPPORT 5 [A15/34 - 22 mai 1962]

Au cours de ses douzième et treizième séances, tenues le 21 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

TROISIÈME RAPPORT 4 [A15/27 - 18 mai 1962]

Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale [WHA15.36]

Lors de ses quatrième et cinquième séances, tenues le 15 mai 1962, la Commission du Programme et du

Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville) [WHA15.18]

2. 3.

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme [WHA15.19]

Comité de la Quarantaine internationale: Neuvième rapport [WHA15.37] 3. Comité de la Quarantaine internationale : Dixième rapport [WHA15.38] 4. Ordre de priorité des activités comprises dans le programme [WHA15.39] 5. Etude organique du Conseil exécutif sur la coordi2.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme : Accélération des opérations à l'aide de nouvelles contributions [WHA15.20] volontaires

nation avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées [WHAI 5.40] SEPTIÈME RAPPORT 6 [A15/36 - 23 mai 1962]

4.

Problèmes de santé des gens de mer [WHA15.21]

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance plénière. 2 Voir cinquième rapport de la Commission des Désignations. 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa septième séance plénière.

Au cours de ses quatorzième, quinzième, seizième et dix -septième séances, tenues les 22 et 23 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé 5 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa onzième séance plénière. 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière.

4 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance plénière.

400

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II 2. 3.

de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

Programme d'éradication de la variole [WHA15.53]

Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques [WHA15.41]

Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant

de l'assistance commune du FISE et de l'OMS [WHA15.54]

2.

Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 [WHA15.42]

DIXIÈME RAPPORT 2 HUITIÈME RAPPORT 1 [A15/37 - 23 mai 1962]

[A15/41 - 24 mai 1962]

Au cours de ses dix- huitième, dix -neuvième et vingtième séances, tenues les 23 et 24 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

Au cours de sa dix -septième séance, tenue le 23 mai

1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde [WHA15.43]

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS : Questions de programme [WHA15.55]

2.

Relations avec les organisations non gouvernementales : Communication de l'Association internationale de la Fertilité [WHA15.44] NEUVIÈME RAPPORT 2 [A15/40 - 24 mai 1962]

2.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies,

des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS : Programme alimentaire mondial [WHA15.56] 3.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies,

Au cours de ses

dix -huitième et dix -neuvième 4. 5.

des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS : Décennie des Nations Unies pour le développement [WHA15.57]

séances, tenues le 23 mai 1962, la Commission du Programme et du Budget a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1.

Etudes organiques : Méthodes de planification et d'exécution des projets [WHA15.58] Prochaines études organiques à confier au Conseil exécutif [WHA15.59]

Programme de recherches médicales de 1958 à 1961 [WHA15.52]

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ; FINANCIÈRES ET JURIDIQUES PREMIER RAPPORT s [A15/21 - 15 mai 1962]

pour mandat d'étudier les aspects juridiques et consti-

tutionnels de toutes les questions qui pourraient lui être renvoyées.

La Commission des Questions administratives, financières et j uridiques a tenu ses première et deuxième séances, les 10 et 14 mai 1962. Le Dr M. López Herrarte

Un point de l'ordre du jour a été renvoyé à cette sous -commission, dont les recommandations, sous

(Guatemala) a présidé la première séance, le 10 mai 1962. Sur la proposition de la Commission des Dési-

la forme que leur a donnée la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, seront incorporées dans les rapports de la Commission.

gnations, M. T. J. Brady (Irlande) a été élu vice président et le Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam) rapporteur.

Au début de la deuxième séance, M. T. J. Brady, Vice -Président, a lu à la Commission une lettre du Dr M. López Herrarte qui, obligé de rentrer d'urgence dans son pays, exprimait ses regrets de se voir contraint

La Commission a créé une Sous -Commission juridique ouverte à toutes les délégations et ayant 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière. 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance plénière.

de résilier ses fonctions de président et désignait, comme suppléant, en application de l'article 30 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, M. T. J. Brady, Vice -Président de la Commission.

La Commission a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes :

RAPPORTS DES COMMISSIONS 1.

401

Rapport financier de l'OMS pour 1960 et Rapport

1.

Barème des contributions pour 1963 [WHA15.13]

du Commissaire aux Comptes [WHA15.7] 2.

2.

Locaux du Bureau régional de l'Afrique [WHA15.14]

Rapport financier de l'OMS pour 1961 et Rapport

du Commissaire aux Comptes [WHA15.8]

3.

Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique [WHA15.15] Admission de nouveaux Membres : Samoa -Occidental [WHA15.16]

DEUXIÈME RAPPORT 1 [A15/22 - 15 mai 1962]

4.

Conformément à une décision prise en vertu de l'article 37 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, la Commission s'est réunie en séance privée le lundi 14 mai 1962, à 14 h. 30.

CINQUIÈME RAPPORT 2 [A15/32 - 21 mai 1962]

Elle recommande à l'Assemblée d'adopter les

résolutions suivantes: 1.

Au cours de la dernière partie de sa cinquième séance, tenue le 15 mai 1962, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée

Contrat du Directeur général: traitement et indemnités [WHA15.4]

2.

Traitements du Directeur général adjoint, des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux [WHA15.5]

mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

Examen de la demande d'admission du Sultanat de Mascate et Oman [WHA15.24] Admission de nouveaux Membres associés : Jamaïque [WHA15.25] Admission de nouveaux Membres Ouganda [WHA15.26] associés :

2.

TROISIÈME RAPPORT 2 [A15/23 - 15 mai 1962] 3.

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu sa troisième séance le 14 mai 1962.

4.

Choix du pays ou de la Région oa se tiendra la Seizième Assemblée mondiale de la Santé [WHA15.27]

Elle a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : 1. 5.

Lieu de réunion de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé [WHA15.28]

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement [WHA15.9] Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962 [WHA15.10]

2. 3.

SIXIÈME RAPPORT 4 [A15/33 - 22 mai 1962]

Contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962 [WHA15.11]

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses sixième et septième séances le 21 mai 1962. La présidence est assurée par le Dr B. D. B. Layton (Canada), élu président de la Commission des Ques-

4.

Additif au tableau A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962 [WHA15.12]

tions administratives, financières et juridiques au cours de la septième séance plénière, sur la proposition

QUATRIÈME RAPPORT 2 [A15/26 - 15 mai 1962]

de la Commission des Désignations, pour remplacer

le Dr M. López Herrarte (Guatemala), Président Elle a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses quatrième et cinquième séances, le 15 mai 1962.

sortant, qui a dû quitter Genève et, de ce fait, cesser ses fonctions.

Elle a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa septième séance plénière.

Locaux du Siège : Rapport sur l'avancement de travaux [WHA15.29] 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance

plénière.

2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance plénière.

4 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa onzième séance plénière.

402 2.

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Fonds de roulement : Avances pour livraison de

1.

fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de l'autorisation donnée par la résolution WHA13.41, partie II, paragraphe 1.3) [WHA15.30] 3.

Contribution du Samoa -Occidental pour 1962 et 1963 [WHA15.45]

2.

Amendements au Règlement du Personnel [WHA15.31] 3.

Résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963: Jamaïque et Ouganda [WHA15.46] Timbres -poste de l'éradication du paludisme [WHA15.47]

4.

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1960 [WHA15.32] 4.

Rattachement d'un nouveau Membre à une Région :

République populaire de

Mongolie

5.

Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS [WHA15.33]

[WHA1 5.48] 5.

6. 7.

Compte spécial pour l'éradication du paludisme [WHA15.34]

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier [WHA15.49] Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé [WHA15.50]

Financement du programme d'éradication du paludisme : Critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paiement des contributions [WHA15.35] SEPTIÈME RAPPORT [A15/35 - 23 mai 1962]

6.

HUITIÈME RAPPORT 1 [A15/38 - 23 mai 1962]

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses dixième et onzième séances le 23 mai 1962.

La Commission des Questions administratives, financières etjuridiques a tenu ses huitième et neuvième séances le 22 mai 1962.

Elle a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante : Rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix [WHA15.51]

Elle a décidé de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes :

RAPPORTS DE LA COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES A LA COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET PREMIER RAPPORT 2 [A15/P &B/22 - 15 mai 1962]

Recettes occasionnelles disponibles

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques, après avoir examiné le

montant des recettes occasionnelles disponibles au 30 avril 1962, qui proviennent des contributions des nouveaux Membres pour des exercices antérieurs, des recettes diverses et du solde en espèces du compte

régional de l'Afrique, une résolution 4 qu'elle recommande à l'Assemblée de la Santé, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques appelle l'attention de la Commission du Programme et du Budget sur le fait que la solution recommandée à l'Assemblée de la Santé tient compte du crédit de

$100 000 qu'il est proposé d'inscrire dans le projet de programme et de budget pour 1963. La Commission des Questions administratives, financières et juridiques ayant aussi adopté, au sujet

d'attente de l'Assemblée, recommande à la Commission du Programme et du Budget qu'un montant de US $500 000 prélevé sur les recettes occasionnelles soit affecté au financement du budget de 1963.

du logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique, la résolution ci-jointe 6 qu'elle recommande à l'Assemblée de la Santé, transmet cette résolution à la Commission du Programme et du Budget, pour que celle -ci en tienne compte lorsqu'elle examinera 4 Voir le texte de la résolution, qui a été adoptée par l'Assem-

DEUXIÈME RAPPORT 3 [A15/P&B/24 - 15 mai 1962]

Ayant adopté, au sujet des locaux du Bureau 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. 2 Voir procès -verbal de la onzième séance de la Commission

blée de la Santé le 16 mai 1962 sous le numéro WHA15.14, dans le procès- verbal de la quatrième séance de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, section 4. 5 Voir le texte de la résolution, qui a été adoptée par l'Assem-

du Programme et du Budget, section 1. 3 Voir procès- verbal de la dixième séance de la Commission du Programme et du Budget, section 2.

blée de la Santé le 16 mai 1962 sous le numéro WHA15.15, dans le procès -verbal de la cinquième séance de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, section 1.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

403

le point 2.2.2 de l'ordre du jour - Recommandation concernant le niveau du budget. TROISIÈME RAPPORT 1 [A15/P&B/28 - 22 mai 1962]

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

Services administratifs

1

Autres dépenses réglementaires de personnel Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS

722 427 527 790

2 250 217

Aux termes du mandat qui lui a été donné par la résolution WHA15.1 de l'Assemblée de la Santé, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques signale à la Commission du Programme et du Budget que les sommes indiquées ci- dessous sont à insérer dans les parties I, III et IV de la résolution portant ouverture de crédits : I. Section

10. 11. 12.

Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts Contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme

387 000 4 000 000

Fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique 100 000

13.

Bureau régional de l'Afrique : Logement du personnel 482 000

Total de la partie IV 4 969 000

Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES

Montant US $

En outre, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques recommande à la Commission du Programme et du Budget le texte suivant de la résolution portant ouverture de crédits. Les chiffres acceptés par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques sont insérés

1.

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

329 310 191 290 80 600 601 200

à leur place : [Le texte qui suivait a été approuvé par la Commission

Total de la partie I

du Programme et du Budget à sa dix -septième séance (voir page 288) et ultérieurement adopté par l'Assemblée de la Santé en tant que résolution WHA15.42.]

SOUS -COMMISSION JURIDIQUE RAPPORT 2 [A15 /AFL /29 - 17 mai 1962]

Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante : Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

La Sous -Commission juridique s'est réunie le 17 mai 1962. Les représentants des délégations suivantes étaient présents : Arabie Saoudite, Australie, Belgique, Ceylan, Etats -Unis d'Amérique, Fédération de Malaisie, France, Italie, République Arabe Unie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Soudan. Au cours de sa séance, la Sous -Commission a élu M. R. S. S. Gunewardene (Ceylan) président, M. J. de Coninck (Belgique) vice -président, et M. E. J. Mar tinez (Fédération de Malaisie) rapporteur. La Sous -Commission a adopté son ordre du jour et a procédé ensuite à l'examen de l'unique point qui lui était soumis. La Sous -Commission propose en conséquence que la Commission des Questions administratives, financières

Ayant examiné les amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé proposés par le Conseil exécutif lors de sa vingt- neuvième session

et les amendements additionnels soumis ultérieurement, ADOPTE les amendements suivants au Règlement intérieur de l'Assemblée : 3 Article 3. Au premier paragraphe, à la septième ligne, remplacer les mots « reliées à » par les mots « admises à des relations avec ».

et juridiques recommande à la Quinzième

I Voir procès- verbal de la dix- septième séance de la Commis-

sion du Programme et du Budget, section 1. 2 Voir procès- verbal de la neuvième séance de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, section 3.

Au second paragraphe, supprimer les mots « ou encore des Etats représentés de quelque manière que ce soit à la Conférence internationale de la Santé tenue à New York en 1946 ». En conséquence, il convient, à la quatrième ligne, de remplacer la virgule par « et ». Article 5 a). Amendement concernant seulement le texte anglais. 3 Documents fondamentaux, douzième édition, pp. 101 -127.

404

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Article 5 b). Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 5 f). Remplacer les mots «a formellement

Article 26. Nouveau texte : « Sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par d'autres dispositions du présent Règlement, le

conclu un accord, sous réserve des dispositions correspondantes dudit accord » par « a établi des relations effectives ».

Président prononce l'ouverture et la clôture de chaque séance plénière, dirige les discussions des séances plénières, assure l'application du présent Règlement, donne la parole, met les questions aux voix et proclame les décisions. Il statue sur les motions d'ordre et, sous réserve des dispositions du présent Règlement, règle les débats à chaque séance et y assure le maintien de l'ordre. Le Président

Article 8. A la deuxième et à la douzième ligne, supprimer le mot « autres ». Insérer le mot « des » à la douzième ligne. Article 10. A la quatrième ligne, supprimer le mot « autres ».

Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 12.

peut proposer à l'Assemblée de la Santé, au cours de la discussion d'une question, la limitation du temps de parole ou la clôture de la liste des orateurs. »

Article 13. A la deuxième ligne, supprimer le mot «éventuelles ». Article 14. A la dernière ligne, supprimer les mots « reliées à » et remplacer par les mots « admises à des relations avec ».

Article 32 a). Nouveau texte : « a) décide du lieu et de la date de toutes les séances plénières, des séances des commissions

principales et de toutes les réunions des commissions instituées au cours des séances plénières de la session. Dans la mesure du possible, le Bureau

de l'Assemblée fait connaître plusieurs jours à l'avance les dates et les heures des séances de l'Assemblée de la Santé et des commissions. »

Article 16. A la première ligne, remplacer les mots « fait fonction de » par les mots « est de droit ».

Article 19. A la fin du premier paragraphe, remplacer les mots « reliées à » par les mots « admises à des relations avec ». Article 20.

Article 32 N. Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 32 c). Amendement concernant seulement le texte anglais.

Nouveau texte :

Article 32 e). Ajouter, après «coordonne les travaux », les mots « des commissions principales et ».

Article 20 Les séances plénières de l'Assemblée de la Santé sont publiques à moins que celle -ci ne décide, en raison de circonstances exceptionnelles, de se réunir en séance privée. Dans ce cas, elle détermine quels sont les participants qui pourront y être admis indépendamment des délégués des Etats Membres,

Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 33. Article 45. Article 48.

Amendement concernant seulement le texte anglais. Amendement concernant seulement le texte anglais.

des représentants des Membres associés et du représentant de l'Organisation des Nations Unies. privée.

L'Assemblée de la Santé fait connaître sans tarder en séance publique les décisions prises en séance Article 20 bis Sous réserve des décisions de l'Assemblée de la Santé, le Directeur général prend les dispositions

Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 49.

Article 51. A la cinquième ligne, supprimer les mots « et de publication ».

Ajouter immédiatement à la suite du texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 52.

utiles pour que le public, la presse et les autres organes d'information soient admis aux séances plénières de l'Assemblée de la Santé.

Article 52 bis

Aucun délégué ne peut prendre la parole devant

Article 21 a). A la troisième ligne, remplacer les mots « reliées à l'Organisation » par le mot « invitées ».

l'Assemblée de la Santé sans avoir au préalable obtenu l'autorisation du Président. Le Président donne la parole aux orateurs dans l'ordre où ils l'ont demandée. Le Président peut rappeler à l'ordre

RAPPORTS DES COMMISSIONS

405

un orateur dont les remarques n'ont pas trait au sujet en discussion. Article 60. Ajouter immédiatement à la suite du

Article 84

Les comptes rendus sténographiques de toutes les séances plénières et les comptes rendus sommaires

texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 60 bis

des séances du Bureau, des commissions et des sous -commissions sont établis par le Secrétariat. Sauf décision expresse de la commission intéressée, il n'est pas établi, pour les débats de la Commission

Sous réserve des dispositions de l'article 60, toute motion tendant à ce qu'il soit statué sur la compétence de l'Assemblée de la Santé à adopter une proposition qui lui est présentée est mise aux voix avant le vote sur la proposition en cause.

des Désignations ou de la Commission de Vérification des Pouvoirs, de comptes rendus autres l'Assemblée de la Santé. Article 85

que le rapport présenté par la commission à

Article 62. A la huitième ligne, ajouter, après les mots « mis aux voix », la phrase ci -après : « Lorsque l'adoption d'un amendement implique nécessairement le rejet d'un autre amendement, ce

Les comptes rendus sommaires mentionnés à l'article 84 sont adressés aussitôt que possible aux délégations, aux représentants des Membres associés

ainsi qu'aux représentants du Conseil; ces

dernier n'est pas mis aux voix. » Article 70. Ajouter immédiatement à la suite du

délégations et représentants doivent faire connaître

au Secrétariat, par écrit, dans les quarante -huit heures au plus tard, toute correction qu'ils désirent y voir apporter. Article 86

texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 70 bis

A partir du moment où le Président a annoncé que le scrutin commence, aucun délégué ne peut interrompre le scrutin, sauf s'il s'agit d'une motion d'ordre ayant trait à la manière dont s'effectue le scrutin en question.

Aussitôt que possible après la clôture de chaque session, tous les comptes rendus sténographiques et sommaires ainsi que les résolutions, recommanda-

tions et autres décisions formelles adoptées par l'Assemblée de la Santé sont transmis par le Directeur général aux Membres, aux Membres associés, à l'Organisation des Nations Unies et à toutes les institutions spécialisées avec lesquelles l'Organisation a établi des relations effectives. Les comptes rendus des séances privées sont transmis aux seuls participants à ces séances. Article 87

Supprimer la note de bas de page et ajouter un nouveau paragraphe ainsi rédigé : « La décision de l'Assemblée de la Santé sur la Article 71.

question de savoir si le vote a lieu ou non au scrutin secret ne peut être prise qu'à main levée; si l'Assem-

blée a décidé de voter au scrutin secret sur une question donnée, aucun autre mode de scrutin ne peut être demandé ou ordonné. » Articles 84 á 87. Nouveau texte :

Les comptes rendus sténographiques et sommaires des séances publiques ainsi que les rapports de toutes les commissions et sous -commissions sont publiés dans les Actes officiels de l'Organisation

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`'..

INDEX

ABDEL BARR, M. F. (République Arabe Unie), 12, 352, 393 ABDELNABY, S. (République Arabe Unie), 12 ABRAR, A. F. (Somalie), 10, 353 ABREU, A. D. B. DE (Portugal), 9 ABU SHAMMA, A. O. (représentant du Conseil exécutif), 13, 38, 43 -44, 245 -246, 250, 296, 316, 322, 323

Acte de Bogota, 88

ARETAS, R. E. (Cameroun), 2, 279, 302, 308 Argentine, 88 -89, 175 -176, 263, 305 invitation à tenir la Seizième Assemblée mondiale de la Santé à Buenos Aires, 25, 354 -355 ARNAOUDOV, D. K. (Bulgarie), 2 ARNAOUTY, S. EL (République Arabe Unie), 12, 387 Arrangement de Bruxelles (1924), 188, 189, 190

Actinomycose, 262 ADDIS, R. S. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 Additifs alimentaires, 255 Aëdes aegypti, éradication, 64, 75 -76, 89, 106, 194, 280 Voir aussi Fièvre jaune Aéronefs et aéroports, désinsectisation, 194 Afghanistan, 53 -54 Africa High Commission, 278 AFRIDI, M. K. (Pakistan), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 8, 17, 33, 116, 135, 155, 157, 171 -172, 180, 184, 197, 199, 207, 223, 228, 229, 230, 275, 285, 292 -293, 298, 320, 324, 356, 357, 362, 365, 369, 372, 373, 375, 376, 381, 398 Afrique, Bureau régional, 204 locaux, 94, 232, 233, 234, 327, 344 -345, 346 -347, 370, 371, 401, 402 logement du personnel, 233, 234, 345 -347, 348 -349, 371, 401, 402

ARTEMOV, V. L. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11

Arthropodes, maladies à virus transmises par, 254, 261 Asie du Sud -Est, Bureau régional, 54 locaux, 327, 346 Asie du Sud -Est, Comité régional, 72 Asie du Sud -Est, Région, 58, 281 -282 rattachement de la Mongolie, 378 -379, 402 Assainissement du milieu, 35, 45, 53, 55, 58, 128, 247, 310 programmes Amériques, 106, 233, 280, 281 Asie du Sud -Est, 233, 282 Europe, 282, 284 Méditerranée orientale, 82, 122 -123 Pacifique occidental, 121, 287 Voir aussi Hygiène du milieu; Ingénieurs sanitaires Assemblée mondiale de la Santé, Quatorzième, 25

personnel, effectifs, 179, 278 Afrique, Région, 25, 277 -279 Afrique du Sud, 127 -128, 180, 279, 304 Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée, 121 Agence internationale de l'Energie atomique, 254, 269, 358 décisions intéressant l'OMS, 316 -321, 379 -381, 400, 402 Voir aussi Coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées Agency for International Development (Etats -Unis d'Amérique), 58, 62, 121, 171, 173 AGUILAR G., M. E. (El Salvador), 3 Air, pollution, 35, 254, 270 ALAKIJA, O. B. (Nigeria), 8, 160, 214, 228, 229, 293, 349 ALAN, T. (Turquie), 11, 123, 156, 157, 167, 196, 228, 235 -236, 242, 263, 266, 270, 271, 273, 274, 284, 292, 294, 302, 315, 349, 364, 366, 367, 369 Albanie, 66 -67, 171, 304 ALCAMBAR PEREIRA, F. DE (Portugal), 9

Assemblée mondiale de la Santé, Quinzième élection du président et des vice -présidents, 32 -33 ordre du jour, 19 -22 adoption et répartition des points, 37 -38, 138, 142, 153, 156 -157, 159

Assemblée mondiale de la Santé, Seizième choix du pays où elle se tiendra, 354 -355, 401 Assistance technique, voir Programme élargi d'assistance technique Association du Transport aérien international, collaboration, 194

Association internationale de la Fertilité, 295, 314, 315, 400 Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, 259 Association internationale pour le Développement, 233 ATZENWILER, L. (Comité central permanent de l'Opium et Organe de Contrôle des Stupéfiants), 14 AUDEOUD -NAVILLE, Anne (Association internationale des

Femmes Médecins; aussi Fédération mondiale pour la

Algérie, aide à, 71, 102, 120, 147 Allemagne, République fédérale d', 80, 124, 169 Alliance pour le Progrès, 106, 171, 279, 281, 319 ALMEIDA, J. J. D' (Togo), 11 ALVAREZ AMÉZQUITA, J. (Mexique), 7

Santé mentale), 16 AuDU, I. S. (Nigeria), 8 AUJALEU, E. J. Y. (France), 4, 156, 157, 184, 274, 275, 276, 315, 322 AUJOULAT, L. P. (France), 4, 210 -212, 219, 223, 229, 293

Amériques, Bureau régional, 62, 164, 177, 280, 334 locaux, 327, 346 Amériques, Région, 233, 279 -281 Amibiases, 252 AMMANN, F. (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité), 14 AMMUNDSEN, Esther (Danemark), 3 AMOR, M. (Maroc), 7

Auréomycine, 264 AUTRET, M. (Organisation des Nations Unies pour l'Alimenta-

tion et l'Agriculture), 14 Autriche, 64 -65 AWODE, F. B. (Liberia), 7

Azouz, R. (Tunisie), 11 AZURIN, J. C. (Philippines), 9 BABIKIR, Khalafalla (Soudan), 10, 351, 353, 363, 364, 365, 375, 387

AMY, A. (El Salvador), 3 ANASTASSIADES, J. (Grèce), 5

ANDERSEN, O. (Danemark), 3, 263, 268 ANDRADE SILVA, M. A. DE (Portugal), 9, 196, 274 ANDRIAMASY, A. C. (Madagascar), 7, 91, 109, 155, 278 ANGULO, A. DE (Colombie), 3, 105 -107 ANIEL -QUIROGA, J. M. (Espagne), 10 ANNAB, H. (Libye), 7

BABUDIERI, B. (Italie), 6, 260, 285 BAIDYA, D. (Népal), 7, 180 BANA, T. (Niger), 8 BANGOURA- AL$CAUT, A. (Guinée), 5, 180, 220

Banques de sang et de sérum, 123, 260 BARCLAY, E. M. (Liberia), 7, 83 -84, 112, 218, 251, 294 BAROYAN, O. V. (Sous- Directeur général), 251 BA TUN (Birmanie), 2 BAUDRY, E. (France), 4 BAUER, W. E. (Canada), 2

ANNONI, A. (Organisation internationale du Travail), 14 Antimicrobiens, évaluation de la toxicité, 55 APONTE, H. (Venezuela), 13 Arabie Saoudite, 59, 122 -123, 180

BAUME, L. J. (Fédération dentaire internationale), 15

- 409 -

410

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

BCG, vaccination de masse, 61, 66, 311 BEER, H. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 16, 147 -148 Béjel, 261 BELrrsKI, B. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11 BEN ABBÉS, Y. (Maroc), 7, 101 BENAMER, R. (Libye), 7, 119 BEN AMMAR, M. (Tunisie), 11, 82 -83 BENCHEKROUN, B. (Maroc), 7 BEN SOLTANE, T. (Tunisie), 11 BERENSMANN, R. (République fédérale d'Allemagne), 4

Bureau de l'Assemblée constitution, 33 rapport, 108, 398 Bureau de l'Assistance technique, 222, 227, 228, 246 représentants résidents, 246, 319, 321 Bureau international du Travail, 246 Bureau sanitaire panaméricain, 89, 194, 289 Bureaux de zone, 331 Bureaux régionaux, 232, 234, 273, 334, 346 BUTTERY, G. (Conseil international des Infirmières), 15 CABOGA, H. DE (Saint- Marin), 13

BERNARD, E. (Union internationale contre la Tuberculose), 15 BERNARD, P. M. (France, aussi Association internationale de Prophylaxie de la Cécité), 4, 14, 179, 238, 259 BERNHARDT, F. (République fédérale d'Allemagne), 4 BESSLING, I. (Luxembourg), 7 BEUMER, T. (Pays -Bas), 8

Caisse commune des Pensions du Personnel, 358, 360, 361, 402 CALDERWOOD, H. B. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 382, 393

Bibliothèque de l'OMS, 331 Bibliothèques médicales, aide aux, 55, 252 Bilharzioze, 34, 45, 54, 57, 59, 119, 120, 126, 129, 186, 247, 252,

CALLOU, M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 14 CALPINI, P. (Saint - Siège), 13 CALSEYDE, P. J. J. VAN DE (Directeur régional pour l'Europe), 282 -284, 284

254, 262, 264, 285, 286 Biologie et pharmacologie, prévisions budgétaires pour 1963, 251, 257 -258, 273 -276

Birmanie, 357 BrrASH, M. H. EL (République Arabe Unie), 11, 59, 177 -178, 192, 194, 198, 200, 206 -207, 239, 242, 243, 244, 262, 268 -269, 275, 276, 279, 285, 288, 292, 304, 309 -310, 321, 324 BIYOGHE, J. -B. (Gabon), 4, 220

Cambodge, 176 CAMBOURNAC, F. J. C. (Directeur régional pour l'Afrique), 277 -278, 279 CAMEJO- ARGUDIN, E. (Cuba), 3

CAMERON, G. D. W. (Canada), 2 Cameroun, 126, 167 -168, 279, 302, 308

BLANCO, F. J. (Honduras), 5 Blennorragie, 24, 103, 106, 253, 259, 261, 263 BLiss, C. I. (Société de Biométrie), 14 BOARDMAN, H. M. S. (Sierra Leone), 10, 279 BoBBrrr, J. M. (Etats -Unis d'Amérique), 12

CANAPERIA, G. A. (Union internationale pour l'Education sanitaire), 15 Cancer, 24, 47, 49, 55, 64, 81, 233, 267, 269, 294, 297, 298, 328 pulmonaire, 55, 255, 268, 269, 270, 291 Voir aussi Leucémie; Maladies cancéreuses; Maladies néoplasiques; Tumeurs malignes CANDAU, M. G., Directeur général, 17, 45-47, 133 -135, 143, 155, 185, 191, 200- 201, 222, 224, 227, 233 -234, 295, 296, 299, 312, 315, 321, 323 CARAVEDO, B. (Pérou), 8

BoÉai, E. (Monaco), 7

BOISFEUILLET JONES (Etats -Unis d'Amérique), 12 BOJAKOWSKI, W. (Pologne), 9

Bolivie, contribution arriérée, 336, 337 BONHOFF, R. W. (Association du Transport aérien international), 14 BONNARD, Pierre, 143, 356 BONNER, R. J. M. (Fédération mondiale des Associations pour

Cardiopathies ischémiques, 298 CARIGUEL, C. (France), 4 CARRILLO, J. M. (Venezuela), 12 CARVALHO, G. C. (Brésil), 2 CARVALHO SAMPAIO, A. A. DE (Portugal), 9, 389

les Nations Unies), 16

BORAI, K. EL- (Koweït), 6, 54 -56, 168, 189, 194, 263, 285, 306 BOROFFKA, A. (République fédérale d'Allemagne), 4 BoRTH, R. (Fédération internationale de Gynécologie et

Cas importés de maladies quarantenaires, notification, 196, 197, 198 Voir aussi Maladies quarantenaires

195,

d'Obstétrique), 15 BOUCHER, W. H. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Ir-

lande du Nord), 12

Bourses d'études, 273, 282, 283, 284, 331 accordées, 63, 93, 119, 121, 123, 167, 277, 278, 279, 280, 285, 286, 296, 298, 335 conditions d'octroi, 46, 51, 126, 129, 133 -134, 185 demandées, 63, 92, 126, 128, 169, 174, 202, 210, 211, 217, 218, 279 BOUVIER, C. L. (Fédération dentaire internationale), 15 BOYLE -HEBRON, A. S. (Sierra Leone), 10 BRADY, T. J. (Irlande), Vice -Président de la Commission des

CASSAGNE, M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 15 CASTILLO, D. (Venezuela), Vice -Président de l'Assemblée de la

Questions administratives, financières et juridiques, 6, 17, 206, 229, 234 -235, 325, 329, 343, 355, 356, 360, 398, 400 BRISSET, J. L. (France), 4, 394 BROADLEY, Sir Herbert (Fonds des Nations Unies pour l'En-

Santé, 12, 17, 33, 143, 353, 354, 357, 364, 365, 368, 369, 377, 378, 398 Catalogue des publications de l'Organisation mondiale de la Santé (édition espagnole), 252 CATER, M. E. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 12 CAYLA, J. S. E. (France), 4, 330, 335, 338, 344, 345, 346, 347, 348, 349, 355, 356, 361, 366, 367, 368, 369, 371, 372, 377, 381, 382, 388 Cécité, prévention, 45, 259

Centre international de l'Enfance, 278, 309 Centre international des Salmonellae et des Escherichiae, Copenhague, 265 Centre OMS de Classement des Maladies, 251 Centre panaméricain des Zoonoses, Azul, 89, 263 Centres et laboratoires internationaux de référence, 233, 253, 255, 260, 265, 270, 298 Centres sanitaires ruraux, voir Services de santé ruraux Certificats internationaux de vaccination, 194 -195, 196, 198, 244, 264, 306, 307 CERVANTES OLVERA, M. A. (Mexique), 7

fance), 13, 309 BRONFORT, F. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 15 BRUCE- CHWATT, L. (Fédération mondiale des Associations

pour les Nations Unies), 16 Brucellose, 66, 101, 253 Bruit, lutte contre, 80, 271, 272 Budget, 91 326, 337 -339, 401

de 1961, 25, 326 de 1962, prévisions budgétaires supplémentaires, 44, 232, de 1963, montant effectif et niveau, 232, 233, 234 -237, 345, 399

Ceylan, 72 -74, 364

CHADHA, M. S. (Inde), 5, 151, 156, 157, 173, 190, 192, 242, 264, 266, 270, 271, 274, 282, 301, 305, 321 Chagas, maladie de, 64, 89, 106, 233, 263, 264 CHANG, C. K. (Chine), 3, 132 CHARANKOV, E. (Bulgarie), 2 CHARLES, Sir John, 38, 39, 40-42, 289 -290, 294, 295

Voir aussi Programme et budget; Résolution portant ouverture de crédits Bulgarie, 125 Bureau de la Planification et de la Coordination des Recherches, 256 257, 297

Charte de Punta del Este, 88, 279, 319 CHENG, P. N. (Chine), 3, 29

INDEX

411

Chercheurs échange de, 73, 296, 297, 298

Comités mixtes d'experts, 25 OIT /OMS, hygiène des gens de mer, 187, 188, 189, 190, 191, 199

formation, 73, 256, 257, 296, 299 CHEVALIER, Elizabeth P. (Etats -Unis d'Amérique), 12 CHIKARAISHI, K. (Japon), 6 Chine, représentation à l'OMS, 27 -31, 52, 66, 71, 93, 125, 132 CHODAT, F. (Association internationale des Sociétés de Microbiologie), 14

Comités régionaux, 245 Commissaire aux Comptes, rapports pour 1960 et 1961, 333335, 401

Choléra, 24, 103, 196, 233, 253, 254, 258, 264, 265, 282, 287, 304

dispositions du Règlement sanitaire international, revision, 197, 239 -243

Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara, 278 Commission des Désignations bureau, 17, 397 élection, 31 -32 rapports, 397 -398 adoption, 32 -33, 108 Commission des Questions administratives, financières et

Voir aussi El Tor, infection par le vibrion CHOUCHA, A. T. (Ligue des Etats arabes), 14 CHOUDHURY, D. (Inde), 5, 195

Chypre, 54, 170, 189 Circonscriptions infectées, définition, 194, 195, 196, 197, 198, 244 CIssá DIA, A. (Sénégal), 10, 168 -169 CLARKE, H. A. M. (Sierra Leone), 10, 112 Classification internationale des Maladies, huitième revision, 251 CLAVERO DEL CAMPO, G. (Espagne), 10, 179, 260, 263

Clonorchiase, 287 CLOUTIER, F. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 Codex Alimentarius, 65 Coeur, chirurgie, 67 Coeur pulmonaire chronique, 255 COLLOMB, H. (Sénégal), 10 Colombie, 105 -107

juridiques bureau, 33, 325 mandat, 37, 153 ordre du jour, 20 -22, 37 -38, 153, 159 rapports, 400 -402 adoption, 108, 117, 138, 142, 145, 146, 337, 340, 355, 371, 383, 391

rapports à la Commission du Programme et du Budget, 339, 402 -403

adoption, 340, 355, 373 Commission de Vérification des Pouvoirs bureau, 17, 396 constitution, 27 rapports, 396 -397 adoption, 27 -31, 45, 108, 136, 144, 146 Commission du Programme et du Budget bureau, 17, 33, 154, 161, 181, 399

Comité administratif de Coordination, 246, 247, 249, 319, 358, 359, 360

Comité consultatif de la Fonction publique internationale,

358, 359, 360 Comité consultatif de la Recherche médicale, 43, 90, 256, 258, 265, 274, 276, 296, 297, 299 Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives, 339, 360

mandat, 37, 153, 161 ordre du jour, 19 -20, 37 -38, 153, 161 rapports, 399 -400 adoption, 108, 116, 136 -138, 141 -142, 144 -145, 146 -147, 181, 225, 237, 267, 295, 305, 315, 322

Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires, 313, 358, 359

Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, 278

nomination de représentants, 361, 402 Comité de la Fondation Léon Bernard, 38 -39, 43 Comité de la Quarantaine internationale, 80, 164, 169, 182, 196, 197, 198 neuvième et dixième rapports, examen, 193 -198, 239 -243, 244, 399 périodicité des réunions, 196, 197, 237 -239, 243 -244, 399

Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS,

Commission économique des Nations Unies pour l'Amérique latine, 279, 280 Compte d'attente de l'Assemblée, 333, 338, 339, 340 Compte spécial du programme élargi d'assistance technique, 219, 220, 221, 222, 223, 224, 226, 228, 229, 230, 231, 326 remboursement, 234, 237, 371 Compte spécial pour l'approvisionnement en eau, contributions au, 271, 272, 280 Compte spécial pour la recherche médicale, 269, 296

Comité des Arriérés de Contributions au titre de l'Office international d'Hygiène publique, 43 Comité des Contributions de l'Organisation des Nations Unies, 341, 342

Compte spécial pour l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, 95, 205, 209, 212, 214, 216, 218, 220, 221, 222, 223, 227, 229, 231

Comité international de la Croix -Rouge, collaboration, 45, 49, 98 Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel

Compte spécial pour l'éradication de la variole, 302 Compte spécial pour l'éradication du paludisme, 164, 172, 174, 175, 176, 177, 181, 183, 184, 192, 193, 283, 361 -366, 371,

des Nations Unies, 358, 361, 402 Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, 43 Comité permanent des Organisations non gouvernementales, 43, 81, 315 Comité permanent des Questions administratives et financières,

contribution du budget ordinaire, 232, 233, 235, 236, 370, 371

402

43, 44, 370 Comité permanent du Bâtiment du Siège, 327, 356 Comités d'experts, 25, 131, 270, 273 assainissement, 254 blennorragie, 260 brucellose, 254 cancer du poumon, 268 coeur pulmonaire chronique, 255 formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire, 213 helminthiases, 262 hépatite infectieuse, 254 hypertension artérielle et cardiopathies ischémiques, 255 insecticides, 194, 255 maladies intestinales, 254 paludisme, 163, 182, 252 personnel auxiliaire, 25 pollution de l'air, 254 prévention du cancer, 255 santé mentale, 24

contributions promises ou versées, 80, 96, 136, 169, 363, 364 prélèvements, 168, 326 Conférences régionales et interrégionales enseignement de la médecine, 272 leucémie, Philadelphie, 24 onchocercose en Afrique, 259 paludisme, Région africaine, 127, 168 paludisme, Région européenne, 170, 179, 182 santé et bien -être des gens de mer, 188 variole, 301 Congés dans les foyers, 338 Congo (Brazzaville), 93 -94, 303 -304 Congo (Léopoldville), assistance au, 26, 43, 65, 97 -99, 119, 131, 147, 185 -186, 221, 224, 326, 340, 399 contribution, 339, 340 Congrès internationaux, 81, 313 bibliothéconomie médicale (deuxième), Etats -Unis d'Amérique, 252 fertilité et stérilité (quatrième), 295 CONINCK, DE (Belgique), Vice -Président de la Sous - Commission juridique, 1, 17, 330, 374, 381, 382, 393, 394, 403

412

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, 256, 273 Conseil économique et social, 246

Développement économique et social, aspects sanitaires, 34, 35, 88, 201, 220, 222, 223, 247, 280, 317, 318, 319, 320, 321,

étude sur la coordination par un comité spécial, 247, 251, 319, 331 Conseil exécutif Comité spécial, rapports, 233, 234, 235, 334 335, 337 -338, 339

Commission de l'Evaluation des Programmes, 328

études organiques, voir sous Etudes organiques

Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du, élection, 87, 108 -116, 154 -155, 398 rapports sur ses vingt -huitième et vingt -neuvième sessions, examen, 42-44, 48 -87, 88 -107, 119 -135, 148 -149

327, 328, 332 Diabète, 299 DIBA, A. T. (Iran), 5, 151, 236 Dieldrine, résistance à, 163, 166, 171, 173, 177 DIN BIN AHMAD, M. (Fédération de Malaisie), 4 DING, M. (Chine), 3 DIoP, I. (Sénégal), 10 DIoP, M. (Sénégal), 10 Diphtérie, 59, 66, 106, 252, 262 Directeur général

répartition géographique des membres, 109 -114, 154, 155 Consultants, 256, 257 rapports, 190, 191 Contributions monnaie de paiement, 91 nouveaux Membres, 234, 235, 236, 339 -340, 371, 373 -376, 401

annuel du Directeur général Directeur général adjoint, traitement, 43, 108, 335- 336, 401 Directeurs régionaux, traitements, 44, 108, 335- 336, 401 Discussions techniques à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, 24, 43, 49, 70 rapport du Président général, 139 -141 Santé, 43 régionales, 90 DIUKANOvHH, V. (Yougoslavie), 13, 170, 210, 351

traitement et indemnités, revision, 44,108, 335 -336, 337 -338,401 Voir aussi CANDAU, M. G. (Directeur général); Rapport

à la Seizième ou Dix- septième Assemblée mondiale de la

pour 1963, 235, 236, 237, 312 barème, 340 -344, 347 -348, 373 -376, 401

recouvrement, 231, 232, 326, 334, 336 -337, 401 Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (1960), 189 Convention sur la mesure des tonnages, 189

Coordination, 35 à l'échelon national, 186, 246, 248, 249, 250, 251, 328 342, 379 -381

Documents, distribution, 331 DOFF, J. (Pays -Bas), 8 DoLGOR, Peljegin (Mongolie), 7, 262, 379 DoLo, S. (Mali), Vice -Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 7, 17, 92 -93, 111, 150, 214, 222, 294, 351, 396, 397

avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, 26, 43, 104, 176, 206, 319, 328, 329 -332,

DOROLLE, P. M. (Directeur général adjoint), 244 -245, 249, 250, 256, 258, 275, 308 -309, 316, 317 DOUBEK, B. (Tchécoslovaquie), 3, 194, 205, 260, 291, 295, 298,

étude organique, 26, 43, 44, 245 -251, 328, 331, 380, 399 questions de personnel, 248, 330, 331, 357 -361 des programmes, prévisions budgétaires pour 1963, 273 entre délégations d'un gouvernement au sein des institutions des Nations Unies, 250 Coqueluche, 66, 106, 262 Corée, République de, 28, 121 -122, 361 Corée, République populaire démocratique, 30, 121 CORRADETTI, A. (Italie), 6, 165 -166, 192, 259 COURSIER, B. H. (Comité international de la Croix- Rouge), 15

Cours régionaux et interrégionaux, 126, 210, 283 épidémiologie et bactériologie des infections intestinales, Méditerranée orientale, 287 éradication du paludisme, Belgrade, 131 CRAMAROSSA, S. (Italie), 6, 217, 229, 274, 284

303, 313, 370 DUALE, E. A. (Somalie), 10 DUCHOSAL, P. W. (Société internationale de Cardiologie), 15 DUHR, E. J. P. (Luxembourg), 7 DUHRSSEN, Annemarie (République fédérale d'Allemagne), 4 DUMOULIN, C. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico-sociales), 14 DUPoNT- WILLEMIN, A. (Guatemala), 5 DUQUE, F. Q. (Philippines), Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 8, 17, 27, 58, 396, 397 Dysenterie, 66, 253 EASMON, C. O. (Ghana), 4, 77 -78 Eau, approvisionnement, 46, 103, 122, 233, 271, 272 programmes

CRAPON DE CAPRONA, N. (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture), 14 CRUICKSHANK, R. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 14 Cuba, 31, 74 -77, 82, 89, 101, 104 -105, 107, 125, 130, 213

Afrique, 84 Amériques, 89, 106, 280, 281 Asie du Sud -Est, 73, 79, 282 Europe, 284

DAELEN, Maria (République fédérale d'Allemagne), 4, 156, 258 DAHIR, M. S. M. (Somalie), 10, 49 Dahomey, 68, 178 -179, 210 DALZELL -WARD, A. J. (Central Council for Health Education), 14

Méditerranée orientale, 82, 285 Eau, pollution, 80, 254, 271, 284 Eaux résiduaires, évacuation, 80, 254 Voir aussi Déchets radioactifs; Matières usées Echinococcose, 101, 262, 265 Ecoles de santé publique, création, 83, 89 Ecoles et facultés de médecine, création, 46, 47, 79, 83, 84, 123, 272

DASHTSEREN, B. (Mongolie), 7

DAVIES, D. A. (Organisation météorologique mondiale), 23 DDT, résistance au, 163, 166, 171, 173, 177 DEBYASUVARN, C. (Thaïlande), I1, 304 Décennie du développement, 26, 44, 95, 205, 229, 271, 317 -321,

en Afrique, 95, 123, 129, 201, 202, 204, 207, 212, 214, 217 Voir aussi Enseignement médical; Personnel médical

Edition et documentation, prévisions budgétaires pour 1963, 251 -252, 273

327, 400 Décentralisation, 93, 311, 314 Déchets radioactifs, évacuation, 70, 254 Voir aussi Eaux résiduaires; Matières usées Déclaration concernant l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies), 34, 104, 130 DEGOUMOIS, V. (Conférence internationale de Service social), 15 DELAFRESNAYE, J. F. (Union internationale contre le Cancer), 15

Education sanitaire, 58, 73, 89, 106, 264, 268, 278, 310, 332, 333 EDWARDS, D. M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 12, 350, 350 -351, 352, 354 EHRHARDT, H. (République fédérale d'Allemagne), 4 EISEMAN, L. (Société

internationale pour la Réadaptation des

Handicapés), 15 ELLIOTT, M. R. (Canada), 2 El Tor, infection par le vibrion, 58, 197, 233, 238, 264, 287 inclusion dans le Règlement sanitaire international, 239 -243 Encéphalite à virus, 106 Encéphalite postvaccinale, 264 Enfance

Denrées alimentaires, hygiène, 133, 260, 265, 319 Désarmement général et complet, 37, 70-71, 82, 90, 104, 124, 132 Désinsectisation des aéronefs et aéroports, 194 DESLOUCHES, G. (Haïti), 5, 281

Développement communautaire, 248

enquête sur les besoins, 308, 309 Voir aussi Protection maternelle et infantile

INDEX

413

ENGEL, A. (Suède), 10, 229, 257, 258, 270, 276 Enquêtes de gestion, 327, 329, 331 Enseignement et formation professionnelle, 25, 55, 60, 61, 63, 89, 120, 121, 123, 132, 133, 205, 318, 320 centres régionaux, création, 126, 131, 211, 214, 252 enseignement de base, amélioration, 56, 210, 247, 249 programme pour 1963, 255, 272 -273, 277, 278, 279, 280, 281, 282, 283, 284, 285, 286

Voir aussi sous les diverses professions et sous Etats ayant récemment accédé à l'indépendance Enseignement médical, 43, 284 étude organique, 316, 322, 326 formation de professeurs, 207, 219, 272, 273 revision des programmes, 25, 123, 213 -214, 272, 273, 284 Voir aussi Ecoles de médecine; Personnel médical Entomologistes, formation, 163, 166, 333

Fièvre typhoïde, 66, 106 Filariose 47, 69, 72, 252, 262, 264 FILn'INErrI, G. (Saint -Marin), 13 FINKS, W. R. (Fédération mondiale de Neurologie), 16 FISCHER, R. (Société internationale de Transfusion sanguine), 15 FISE, voir Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FLACHE, S. (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine), 14, 287 -288 FOGARTY, J. E. (Etats -Unis d'Amérique), 12 Fonctionnaires sanitaires régionaux, Région européenne, 283, 284

Epidémiologie des maladies, 55, 73, 166, 252, 253, 255, 268, 283, 287, 297, 328, 333 Equateur, 63 -64, 303 ERKMEN, A. (Turquie), 11 ESCALONA REGUERA, M. (Cuba), 3, 31, 74 -77, 213, 292, 321, 351

Fondation Léon Bernard, attribution du Prix, 38-42 Fondation Rockefeller, 170 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 209, 216, 222, 227, 272, 326 Fonds d'aide et de coopération, 210 Fonds de roulement avances au, 231, 336 -337, 401 pour la gestion des biens immobiliers de l'OMS dans la Région africaine, 346, 348 -349, 402

Essais nucléaires, cessation, 37, 52, 59, 71, 90, 101, 104, 120, 132,

268, 269 Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, assistance aux, 23, 26, 43, 44, 104, 120, 297, 299, 311, 317, 327, 329, 399

prélèvements, 232, 233, 334, 337, 338, 345, 357 Fonds de roulement des ventes, 326 Fonds des Nations Unies pour le Congo, 185 Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), assistance du, 24, 43, 50, 51, 53, 54, 57, 58, 62, 85, 89, 98, 106, 119, 124, 126, 218, 241, 259, 278, 280, 287, 400

assistance opérationnelle, 44, 95, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207, 208, 209, 211, 214, 215, 216, 217, 218, 219, 220 -221, 222, 223, 224, 226, 227, 228, 230 -231, 234 coordination, 134 -135, 201, 204, 205, 206, 214, 216, 217, 218, 219, 223, 226, 230, 279, 331 enseignement et formation professionnelle, 91 -92, 95, 102, 123,

127, 129, 201, 202, 203, 204, 206, 208, 209, 210, 211, 212, 213, 215, 217, 218, 220, 221, 226, 230, 322 centres régionaux, 126, 131, 211, 214, 252 comité de planification, 203, 218, 224 de base, 210, 212, 224 formation d'enseignants médicaux, 207, 219, 272, 273 financement, 95, 103, 125, 202, 204, 205, 211, 212, 214, 216, 218, 219, 220, 221, 222, 223, 224, 226, 227 -228, 230, 231,

assainissement, 84, 310 bilharziose, 59, 262 formation professionnelle, 308, 309, 310 lait en poudre, 310 lèpre, 84, 123, 129, 263 mycoses, 261

nutrition, 24, 98, 107, 119, 267, 269, 282, 308, 309, 310 onchocercose, 310 paludisme, 54, 167, 169, 174, 175, 176, 178, 308, 309, 310, 362, 364

233, 235, 237 fournie par les pays, 202, 203, 204, 205, 206, 207, 212, 217, 222, 278 planification sanitaire, 201, 202, 203, 204, 206, 207, 208, 209, 211, 212, 214, 215, 217, 218, 221, 230 comité, 203, 218, 224 rapport, communication aux gouvernements, 214, 216, 218, 219 revision des méthodes appliquées, 68, 69, 78, 93, 129, 134 Etats -Unis d'Amérique, 96, 124, 271, 272, 362, 363 Ethiopie, 177, 194, 303 Etudes organiques du Conseil exécutif

personnel opérationnel, 183 pian, 84, 129 protection maternelle et infantile, 54, 64, 98, 123, 308, 310 statistiques sanitaires, 64 trachome, 260, 262, 263 trypanosomiase, 310 tuberculose, 90 variole, 308, 310 Fonds du Bâtiment, 356 Fonds européen de Développement, 93 Fonds spécial des Nations Unies, 205, 220, 222, 223, 224, 227, 228, 229, 230, 231, 233, 318, 319, 320, 321, 326 FONT D'ESCOUBET, E. (Cuba), 3

coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, 26, 43, 44, 245 -251, 328, 331, 380, 399

Fournitures médicales dépôts, organisation, 285, 286 service d'achat pour les Etats Membres, 326, 331, 332, 333, 357, 402

prochains sujets, 312, 314, 316, 321, 322 -324, 400 Europe, Bureau régional, 188, 253, 283 -284, 334 locaux, 327, 346

Europe, Comité régional, 90 Europe, Région, 282 -284 EVANG, K. (Norvège), 8, 68 -70, 110, 185, 187 -189, 190 -191, 192,

Frais de représentation des postes non classifiés, 232, 337 France, 124 FRANZ, C. (Chili), 2 FURLONGER, R. W. (Australie), 1

199, 208, 219, 228, 229, 236, 239, 248, 250 EYRIEY, F. (Conseil de l'Europe), 14

Gamma- globuline, production, 66, 260, 301, 307 GANGBO, Z. S. (Dahomey), 3, 67 -68, 111, 178, 209, 221 GARCÍA ORCOYEN, J. (Espagne), 10 GARDNER, R. N. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 28, 204 -205, 229, 230, 317 -319, 387, 389, 390, 391 GARTMANN, H. (Association du Transport aérien international), 14

FANCONI, G. (Association 'internationale de Pédiatrie), 15 FANG, I. C. (Directeur régional pour le Pacifique occidental), 286, 287 FAO, voir Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture FARAH, A. R. (Tunisie), 11, 155, 157, 286 FATU, T. (Samoa -Occidental), 13, 118, 350, 373, 375 FAUCHER, L. (Haïti), 5

GAUTHIER, L. (Canada), 2 GAVRILOV, G. (Bulgarie), 2, 344 390

Fédération mondiale pour la Santé mentale, 84 FERAA, M. (Maroc), 7, 216 -217, 388 FERNÁNDEZ DE SOIGNIE, R. (Espagne), 10

FERRO, A. P. (Société internationale d'Hydatidologie), 15 Fièvre jaune, 24, 57, 63, 103, 106, 129, 194, 196, 233, 303 dispositions du Règlement sanitaire international, 194 -195, 196, 197, 244

GEIGY, Professeur, hommage à, 85 -86 GEISENDORF, W. (Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique), 15 Génétique humaine, 24, 47, 255, 298 Gens de mer, services de santé aux, 186 -191, 198 -199, 399 GEOFFREY, A. I. (Arabie Saoudite), 9 Gestion financière de l'OMS, 326, 329, 330, 332, 333, 334 GIACOSA, G. (Fédération mondiale des Associations pour les GIAQUINTO, M. (Italie; aussi Association internationale de

Voir aussi Aèdes aegypti Fièvre récurrente à tiques, 285

Nations Unies), 16

Prophylaxie de la Cécité), 6, 14

414

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

GIRGIS, S. (République Arabe Unie), 12, 298 GODBER, G. E. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 12, 49, 138, 156, 157, 181, 184, 192, 193, 196, 199, 212, 236, 238, 244, 268, 270, 276, 290, 298, 305, 308, 312, 322

Hypertension, 298 1BRAHIM, A. S. (Somalie), 10 ILUNGA, F. (Congo, Léopoldville), 3 Immunologie, 47, 198, 234, 253, 260, 297

Goitre endémique, 34, 280 GONZÁLEZ TORRES, D. M. (Paraguay), 8, 62, 171, 248, 262 -263,

270, 281, 291 GOOSSENS, J. F. (Belgique), 1, 149- 150,185,195, 237, 274, 275, 387

Incaparina, 267 Inde, 25, 301, 305 Indonésie, 51, 52 Industrialisation, 35, 51, 56, 80, 281 Infirmières, formation, 25, 47, 56, 57, 73, 76, 86, 95, 98, 123, 126, 182, 201, 212, 278, 279, 280, 282, 285, 333 Ingénieurs sanitaires, formation, 47, 201, 282, 333 Insecticides, 47, 167, 179, 180, 182, 247, 253, 255

GOURTAY, J. (Tchad), 2, 278

GRANT, H. A. H. S. (Ghana), 5 Grèce, 51, 177 GRIN, E. (Yougoslavie), 13, 261 -262, 266 Grippe, 260, 290 Griséofulvine, 261 GROSS, G. C. (Union internationale des Télécommunications), 23

dosage et fréquence d'application, 178, 252 organo -phosphorés, 163, 177 résistance aux, 96, 134, 163, 166, 252, 253, 254 -255, 271

Groupe consultatif des Protéines, 269 Groupes d'étude Arrangement de Bruxelles, 188

Voir aussi DDT; Dieldrine

formation des médecins, 25 Groupes scientifiques des recherches, 296

action de santé publique, 297 choléra, 197, 240, 242, 243

Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, 267 Institut de Médecine tropicale, Hambourg, 262 Institut de Recherches sur les Maladies tropicales, Le Caire, 262 Institutions spécialisées décisions intéressant l'OMS, 316 -321, 379 -381, 400, 402

évaluation clinique des médicaments, 258 tumeurs, 255 GRUNDY, F. (Sous- Directeur général), 186 -187, 190, 191, 255, 266, 269 -270, 270, 273, 288 -289, 294 Guinée, 180 -181 GUNEWARDENE, R. S. S. (Ceylan), Président de la Sous- Commission juridique, 2, 17, 71 -74, 349, 351 -352, 352, 353 -354, 361, 364, 373, 374, 375, 379, 381, 382, 383, 387, 390, 393, 403

Voir aussi Coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées Instituts nationaux de la Santé, Etats -Unis d'Amérique, 267 Instituts nationaux de recherche, collaboration avec l'OMS, 81, 90, 296

Institut tropical suisse, Bâle, 86 Inter -American Development Bank, 233, 280, 281 International Co- operation Administration, 62, 72, 177

GuTTERIDGE, F. (Chef du Service juridique), Secrétaire de la Commission de Vérification des Pouvoirs; Secrétaire de la Sous - Commission juridique, 17, 393, 394, 395

HAAs, J. H. DE (Pays -Bas), 8, 294, 297, 304 HAGERY, Y. AL- (Arabie Saoudite), 9, 113, 122 -123, 180, 286

Haïti, 88 HALL, D. G. (Etats -Unis d'Amérique), 12 HAMDI, J. A. (Irak), 6, 173, 264 HAMMARSKJOLD, D., 23

Intoxications alimentaires, 265 Voir aussi Denrées alimentaires Invalidité prématurée, 64 -65, 268, 269 Irak, 120, 173, 263, 305 Iran, 61, 166 -167, 261, 363 Irian occidental, 52 Israël, 94 Istituto Superiore di Sanità, Rome, 259 IVERSEN, T. O. (Norvège), 8 IzMERov, N. F. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11, 350, 351, 354

HAN, Sang Tae (République de Corée), 9, 287, 304 HANTCHEF, Z. S. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 16 HAPPI, J. C. (Cameroun), 2, 220 HARDENBERG, H. C. VON (République fédérale d'Allemagne), 4 HASSAN, F. R. (République Arabe Unie), 12 Haute -Volta, 124, 216, 236, 305 HAVLASEK, R. (Autriche), 1

JADASSOHN, W. (Ligue internationale des Sociétés dermatologiques; aussi Société internationale de la Lèpre), 15 JALLAD, G. (Syrie), 11, 294 Jamaïque, 373 admission en qualité de Membre associé, 138, 352- 353, 401

Helminthiases, 69, 252, 254, 262, 264 HENDERSON, P. G. F. (Australie), 1, 349 HENTSCFI, Y. (Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge), 16 Hépatite infectieuse, 64, 90, 106, 254, 260, 262, 284

crédits applicables au paiement de sa contribution aux programmes antipaludiques, 376, 402

JDANOV, V. M. (Union des Républiques socialistes soviétiques),

Histoplasmose, 262 Hou«, J. (Union internationale contre la Tuberculose), 15 Hôpitaux, 203, 205, 206, 272, 273, 287 dans les pays, 34, 73, 76, 82, 84, 85, 99, 122, 128, 210 manuel sur l'aménagement et l'organisation des, 266, 269, 270 HORWITZ, A. (Directeur régional pour les Amériques), 279 -280, 281

11, 29, 102 -105, 157, 170, 184, 190, 197, 198, 199, 203, 219 -220, 225 -227, 230, 237, 238, 239, 241, 247, 250, 259, 279, 284, 293, 297, 310 -312, 314, 316, 322, 323, 324 JEAN, P. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 JEFFREYS, M. (Agence internationale de l'Energie atomique), 14 Jordanie, 178, 304 JOSEPH, A. (Haiti), 5, 88 Journée mondiale de la Santé (1962), 45, 78, 181 JUcm.ImwIcz, M. (Pologne), 9, 205, 297, 301, 368, 387

Jus, A. (Pologne), 9 KABA, J. (Niger), 8 KACPRZAK, M. (Pologne), 9, 151, 242, 292 Kala -azar, 57 KALHA, H. (Finlande), 4 KAMALIZA, M. M. (Tanganyika), 11, 85 -87 KAMANGA, G. (Congo, Léopoldville), 3, 97 -99

HOULLEZ, M. (Belgique), 1 HoURIHANE, J. D. (Irlande), 6, 63, 176, 184, 191, 192, 248, 264,

275, 286, 291, 313, 322 HULINSKI', I. (Tchécoslovaquie), 3, 342, 344 HUSSEIN, K. (Koweït), 6 HYDE, H. van Zile (représentant du Conseil exécutif), 13, 231 -233, 333, 334, 335, 336, 337 -338, 349, 356, 360, 366, 369, 370

Hygiène dentaire, 95, 268 Hygiène des radiations, voir Radiations, protection contre Hygiène du milieu, 64, 82, 125, 132, 133, 233, 254, 268, 333 programme pour 1963, 254 -255, 271 -272 Régions

KAPLUN, K. (Union internationale pour l'Education sanitaire), 15

KARUNARATNE, W. A. (Ceylan), 2, 238, 244, 268, 270, 271, 273, 300

Afrique, 203, 211, 278 Amériques, 89, 233, 280 Europe, 284 Méditerranée orientale, 123 Voir aussi Assainissement; Ingénieurs sanitaires Hygiène du travail, 35, 81 Hygiène scolaire, 297, 310

KATZKI, K. (Conférence internationale de Service social), 15 KAUL, P. M. (Sous -Directeur général), Secrétaire de la Com-

mission du Programme et du Budget, 17, 161, 161 -164, 164 -165, 181, 182 -183, 192, 193 -194, 197 -198, 229, 237 -238, 238, 239, 239 -240, 242, 243, 244, 252 -255, 264-265, 271 -272, 288, 299 -300, 306 -308 KAWAKAMI, M. (Japon), 6, 207, 242, 287 KAYYALI, T. I. (Syrie), 11, 388

INDEX

415

KENNEDY, John F. (Président des Etats -Unis d'Amérique), 96 KEO PHANN (Cambodge), 2, 176 -177, 294

LissrrsiNE, Y. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11, 344, 386, 391 LISTON, J. M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande LIVERAN, A. C. A. (Israël), 6, 331, 339, 342, 352, 358, 361, 376 -377, 378, 380 LJUNGBERG, L. (Suède), 10 Logement, 82, 84, 107, 128, 203, 280, 285 LOHNE -KNUDSEN, C. (Norvège), 8 LÓPEZ HERRARTE, M. (Guatemala), Président de la Commission

KERBIKOV, O. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11 KHABIR, P. (Iran), 5, 166 -167, 191, 192, 200, 363, 368, 369, 378 KHALIL RASASSI, I. BIN (Mascate et Oman), 13

du Nord), 12

KHAN, M. H. (Organisation internationale du Travail), 14 KHANACHET, S. (Arabie Saoudite), 10, 332, 351, 354, 369, 378, 384 -385, 385, 388, 389, 391, 393, 394

Knit, Kee Joe (République de Corée), 9 KIM, Myung Sun (République de Corée), 9 KINZOUNZA, R. D. (Congo, Brazzaville), 3, 93 -94, 112, 349 KITTANI, I. (Irak), 6, 330, 338, 341, 343, 347, 349, 350, 352, 355, 356, 358, 360, 361, 364, 367, 369, 372, 373, 374, 375, 382

Krvrrs, M. (Belgique), 1, 174, 271, 292 KLEIN, D. (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité), 14 KLOPMANN, M. (Union mondiale OSE), 16 KLOsI, S. (Albanie), 1, 171, 304, 369 KOLAROV, P. V. (Bulgarie), 2, 124 -126

des Questions administratives, financières et juridiques (jusqu'au 12 mai), 5, 17, 33, 154, 325, 329, 398, 400, 401 LOTI, E. (Belgique), 1 LUKER, N. G. (Nations Unies), 13 LUND, O. (Danemark), 3 LUNSINGH- MEIJER, A. F. W. (Pays -Bas), 8 LYKETSOS, G. (Grèce), 5

KONÉ, A. (Côte- d'Ivoire), 6 KoPCoK, S. (Yougoslavie), 13 KOSSENKO, P. S. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11 KouRAcHov, S. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), Président de l'Assemblée de la Santé; Président du Bureau de l'Assemblée, 11, 17, 32, 33 -37, 39 -40, 136, 143, 146, 152, 153, 397 Koweït, 55 -56, 189, 263, 285, 306, 356 KPOTSRA, G. V. (Togo), 11, 126, 213, 216 KRTTINI, Clara F. (Etats -Unis d'Amérique), 12 KROUCHTCHEV, N. S.

MACGREGOR, I. (Royaume -Uni de Grande -Bretage et d'Ir-

lande du Nord), 12 MADA, I. P. (Roumanie), 9 Madagascar, 91, 278 MAHER, M. G. H. (Afghanistan), 1, 282 MAIGA, D. (Mali), 7 MAILLARD, A. (Suisse), 11, 223 MAILLARD, J. (Conseil international des Infirmières), 15 MAJEKODUNMI, M. A. (Nigéria), 8, 50, 108 -109, 155, 219, 398

(Président du Conseil des Ministres de l'URSS), 37 Ku, Un So (République de Corée), 9 KULAGA, E. (Pologne), 9

Maladie du sommeil, 57, 84, 98 Maladies à virus, 24, 36, 45, 81, 260, 261, 283, 284, 298 Maladies bactériennes, 254, 259 Maladies cancéreuses attribution du prix des Nations Unies pour les recherches sur, 43, 108, 172, 399 Voir aussi Cancer Maladies cardio -vasculaires, 24, 36, 47, 64, 81, 90, 103, 233, 255, 268, 284, 298, 328 Maladies dégénératives chroniques, 81, 282, 299 Maladies intestinales, 53, 69, 252, 253, 254, 287 diarrhéiques, 72, 253, 254, 271 Maladies mentales, 24, 271, 292, 298 Voir aussi Santé mentale Maladies néoplasiques, 24 Voir aussi Cancer Maladies oculaires, 82 Maladies parasitaires, 34, 45, 254, 259, 280 Maladies professionnelles, 81 Maladies quarantenaires, 58, 193, 194, 197, 239, 241 -242 Voir aussi Cas importés Maladies transmissibles, 45, 47, 55, 82, 125, 130, 211, 216, 233, 236, 253, 297, 298, 310 programme pour 1963, 252 -253, 258 -265, 277, 278, 279, 280, 285, 286, 287 Maladies vénériennes et tréponématoses, 45, 57, 69, 103, 106107, 189, 190, 253, 259, 261, 263, 265, 287 Voir aussi Béjel; Blennorragie; Pian; Syphilis Mali, 92 -93 MANI, C. (Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est), 281 -282 Manuels et guides, 252 aménagement et organisation des hôpitaux, 266, 269, 270 MANUWA, Sir Samuel L. A. (Nigéria), 8, 33, 139 -141 MARADAS -NADO, P. (République Centrafricaine), 2, 128, 180, 218

Kwashiorkor, 98, 186, 266 Laboratoire international des Tréponématoses, Baltimore, 263, 265

Laboratoires de santé publique, 123, 253, 266, 333 Laboratoires et centres internationaux de référence, 233, 253, 255, 260, 265, 270, 298 LACAN, A. -M. M. (Sénégal), 10

LAMB, J. (Bureaux internationaux réunis pour la Protection de la Propriété industrielle, littéraire et artistique), 14 LAMBIN, P. (Haute -Volta), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 12, 17, 33, 112, 123 -124, 135, 139, 143, 154, 216, 221, 236, 271, 278, 305, 398 LAMBO, T. A. (Nigéria), 8 Laos, 31 LATUNJI, B. A. (Nigéria), 8 LAWSON, C. O. (Nigéria), 8

LAYTON, B. D. B. (Canada), Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques (depuis le 16 mai), 2, 17, 274, 281, 355, 392, 398, 401 LE Cuu TRUONG (République du Viet -Nam), Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 9, 17, 117, 118, 138, 142, 145, 325, 332, 337, 340, 355, 371, 383, 388, 398, 400 LEE, Soo Young (République de Corée), 9, 28, 120 -122, 150 Leishmaniose, 57, 252, 259 Lèpre, 34, 45, 53, 57, 84, 97, 254 programmes Afrique, 123, 129, 278 Amériques, 106, 263, 280, 281 Asie du Sud -Est, 52 Méditerranée orientale, 285 Pacifique occidental, 121, 287 Leptospirose, 253, 260, 261, 263, 265 Leucémie, 24, 233 Voir aussi Cancer LEUENBERGER, M. (Association mondiale vétérinaire), 16

MARINESCU, V. (Roumanie), 9, 80 -82

Mmucovtá, M. (Yougoslavie), 13, 130 -132 Maroc, 182, 217 MARQUET, J. C. (Monaco), 7 MARK, C. (Afrique du Sud), 10, 236 MARRENIKOVA, Svetlana S. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11, 301 MARSHALL, G. T. P. (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et

Liban, 305 Libéria, 84, 294 Libye, 119 Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge, collaboration, 45, 100, 327

d'Irlande du Nord), 12 MARTINEZ, E. J. (Fédération de Malaisie), Rapporteur de la Sous Commission juridique, 4, 17, 287, 393, 403

MARTÍNEZ V., R. (Honduras), 5 MARTINS DE CARVALHO, H. (Portugal), 9

allocution du Secrétaire général, 147 -148

Mascate et Oman, Sultanat, demande d'admission en qualité de Membre, 350- 352, 401

416

QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

MASUMBUKO, P. (Ruanda- Urundi), 13

Matières usées, évacuation, 46, 79, 107, 122, 233 Voir aussi Déchets radioactifs; Eaux résiduaires MATROOK, A. M. AL- (Koweït), 6 Mauritanie, 279 MAVROULIDIS, E. (Grèce), 5, 50 -51, 177

NABULSI, A. (Jordanie), 6, 178, 236, 285, 288, 304 NAUCK, E. G. (République fédérale d'Allemagne), 4, 169, 238, 262

N'DIAYE, B. (Sénégal), 10 Népal, 79, 180

MAYSTRE, J. (Association médicale mondiale), 16 MAZEN, A. K. (République Arabe Unie), 12 MCARTHUR, A. M. (Australie), 1

Nerfs cutanés, histopathologie, 254 Neuro -chirurgie, 67 Neurologie, 333 NE WIN (Birmanie), 2

Médecine cosmique, 36 Médecine du travail, 35, 81, 255, 269, 280 Médecine préventive, 36, 43, 50, 51, 65, 80 -81, 213 -214, 218, 297

N'Gounou, B. (Gabon), 4 NIAz, T. M. (Pakistan), 8, 302 NICO), J. L. (Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail), 16 NIEI SEN, F. (Danemark), 3, 387 NIGAM, K. S. (Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge), 16 Niger, 206 Nigéria, 50 NOELTING, F. A. M. (République Dominicaine), 3 Nouvelle- Zélande, 349 Nutrition, 24, 47, 50, 55, 64, 81, 129, 203, 249, 255, 308, 310, 317, 319 programme pour 1963, 266, 267, 269 recherches, 47, 255, 297, 299, 317 Régions Afrique, 129, 269, 277, 278, 279 Amériques, 89, 107, 280, 281 Asie du Sud -Est, 60, 268, 282 Méditerranée orientale, 119 Pacifique occidental, 60 Voir aussi Additifs alimentaires; Denrées alimentaires; Protéines

Médecine sociale, 39, 40, 43, 123, 213 -214 Médecine tropicale, 253 Médecins 156, 157, 159, 383 -391, 402

rôle dans le maintien et le développement de la paix, 142,

Voir aussi Personnel médical Médicaments contrôle des, 257 -258, 273 -276, 400 résistance aux, 134, 163, 166, 170, 175, 182, 253, 260, 261, 265

Méditerranée orientale, Bureau régional, 56, 284 locaux, 327, 346 Méditerranée orientale, Région, 284 -286 MEITOUR- KAPLUN, A. LE (Union internationale pour l'Education sanitaire), 15 MEJIAS, A. (Venezuela), 13 MELLBYE, F. (Norvège), 8, 347, 385 MELOT, C. (Mauritanie), 7

Membres associés, admission à l'OMS, 23, 138, 352- 354, 401 Membres de l'OMS, 23 admission Samoa -Occidental, 118 -119, 135 -136, 287, 349 -350, 401

NurrnNG, S. C. H. (Canada), 2, 388

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient, 287 -288 Office international d'Hygiène publique, 263 OHRI, D. (Albanie), 1, 30, 66 -67, 388 Oiseaux migrateurs, recherches épidémiologiques chez, 261 OIT, voir Organisation internationale du Travail OJALA, A. P. (Finlande), 4 OLGUIN, V. V. (Argentine), 1, 88 -89, 175, 236, 248, 263, 275, 281, 292, 304 -305, 319 -320, 324, 354 OLSON, R. K. (Etats -Unis d'Amérique), 12 Onchocercose, 45, 57, 92, 98, 186, 252, 259, 264, 285, 310 OPEX, voir Programme (des Nations Unies) concernant l'envoi

habilités à désigner une personne devant siéger au Conseil exécutif, élection, 108 -116, 154 -155, 398 rattachement aux Régions, 378 -379, 402 Voir aussi Universalité de l'OMS MEMMI, M. EL (Tunisie), 11 Méningite cérébro- spinale, 124, 206, 253, 254 MERRILL, M. H. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 271 MESSERLI, P. -A. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 14, 256 METALL, R. A. (Organisation internationale du Travail), 14

Méthodes de travail de l'Organisation mondiale de la Santé, 36, 71, 81, 90, 93, 124, 125, 129, 130, 134, 152, 209 -210, 220, 237, 310 -315, 315 -316, 321 -322, 400

MIGNOT, H. (France), 4 MILLER, L. (Israel), 6 MOLITOR, L. (Luxembourg), 7 Mongolie, République populaire de, 99 -101 contribution, 399, 340 rattachement à l'Asie du Sud -Est, 378 -379, 402 Moniliase, 262 Monographies approvisionnement en eau, 272 chimiothérapie du paludisme, 252 MONTALVAN, J. A. (Equateur), Rapporteur de la Commission du

de personnel d'exécution, de direction et d'administration Ophtalmies transmissibles, 55, 120 ORBANEJA, A. G. (Organisation des Nations Unies pour l'Ali-

mentation et l'Agriculture), 14

ORELLANA, D. (Venezuela), 13, 177, 262, 281, 291

Organisation des Etats américains, 104, 280 Organisation des Nations Unies décisions intéressant l'OMS domaines administratif et financier, 379 -381, 402 questions de programme, 316 -321, 400

Programme et du Budget, 3, 17, 63 -64, 113, 137, 138, 141, 146, 147, 161, 174 -175, 181, 186, 191, 192, 198, 225, 237, 243, 244, 250, 251, 264, 267, 281, 294, 295, 299, 303, 305, 315, 316, 317, 398, 399 MORENO CÓRDOVA, H. (Bolivie), 1 MORSHED, H. (Iran), 5, 241, 286

Unies; Décennie des Nations Unies pour le développement Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), 210, 228, 246, 247, 249 Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (IMCO), 187, 199 Organisation internationale du Travail (OIT), 187, 188, 189, 190, 199

Voir aussi Coordination avec l'Organisation des Nations

Mortalité infantile, 53, 101, 119, 128, 170, 294 MTAWALI, C. V. (Tanganyika), 11, 353, 375

Organisation panaméricaine de la Santé, 64, 175, 177, 279, 319, 346, 359

MOSER, A. E. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 15 MUDALIAR, A. L. (Inde), 5, 23 -26, 27, 31, 32, 204, 236, 344, 349,

exclusion proposée de Cuba, 77, 82, 89, 101, 104, 107, 125 Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 24, 50, 62, 65, 89, 98, 106, 107, 119, 129, 223, 246, 247, 249, 254, 267, 269, 278, 282, 308, 309, 317, 319 Voir aussi Programme alimentaire mondial Organisations non gouvernementales, collaboration avec, 81, 256, 295, 311, 312, 314, 315 Organisations régionales, 25 Ouganda, 373 admission en qualité de Membre associé, 138, 353- 354, 401 crédits applicables au paiement de sa contribution aux programmes antipaludiques, 376, 402

363, 378, 379, 388, 389, 391, 392 MULLHAUPT, A. A. (Nicaragua), 8 MUNTENDAM, P. (Pays -Bas), 8, 132 -133, 189, 203, 222, 228, 246,

249, 250, 251, 258, 260, 322, 386 MURRAY, C. A. M. (Afrique du Sud), 10, 127 -128, 186, 267 MURRAY, L. H. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 12, 376, 379, 385, 391 Mycoses, 261

INDEX

417

OWENS, A. C. Glyn (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 16 Pacifique occidental, Bureau régional locaux, 327, 333, 346 Pacifique occidental, Région, 58, 286 -287 PAILLARD, H. (Confédération internationale des Sages -Femmes), 15

Paix, rôle du médecin, 142, 156 -157, 383 -391, 402 Pakistan, 180, 302 -303, 306, 356

Paludisme, 57, 129, 168 Paludisme, programme d'éradication, 24, 26, 43, 60, 80, 94 -95, 96, 125, 131, 136, 152, 164, 165, 169, 185, 252, 258, 277, 333, 399 assistance opérationnelle, 165, 170, 176, 177, 181, 182, 183, 184, 185

Personnel auxiliaire, formation, 25, 46, 47, 51, 57, 79, 80, 83, 85, 107, 119, 123, 129, 201, 204, 208, 210, 218, 219, 220, 234, 273, 277, 278, 281, 282, 284, 318, 320 Personnel de l'OMS ajustements de poste, 248, 357, 358, 359, 360 congés pour études, 333 dépenses réglementaires, 232, 234, 337, 338, 371 formation par l'OMS, 326, 332, 333 frais de représentation, 232, 337 frais d'études, régime des allocations, 337 recrutement, 326, 329, 331, 348, 358, 359, 360 répartition entre le Siège et les zones d'opérations, 311, 312, 314, 315, 370 répartition géographique, 103, 135 rotation, 359, 360 stages de perfectionnement, 256 traitements, 232, 233, 235, 248, 338, 357 -361, 401

chimiothérapie, 84, 163, 167, 169, 170, 171, 172, 173, 175, 178, 179, 180, 182, 252, 298 coordination des activités, 164, 171, 362 pays limitrophes, 24, 54, 84, 120, 127, 164, 168, 169, 175, 178 -179, 180, 181, 363 crédits applicables au paiement des contributions, 340, 366 -367, 371, 372, 373 -376, 402

Voir aussi Directeur général; Directeur général adjoint; Sous -Directeurs généraux; Directeurs régionaux voyages, revision du régime, 233, 234, 311, 337, 338, 339 Personnel de santé publique, formation, 46-47, 48 -49, 50, 53, 121, 286 Personnel médical, formation, 51, 69, 80, 90, 91, 119, 125, 234 programmes

dépenses d'administration et des services d'exécution du

programme d'éradication, 25, 233 enregistrement des zones où l'éradication est réalisée, 163164, 177, 178, 183 entomologie, 162, 176, 177 épidémiologie, 163, 169, 171, 173, 183, 252

Afrique, 98, 131, 185, 186, 201, 202, 203, 204, 208, 212, 213, 214, 217, 218 Amériques, 76, 107, 280, 281 Asie du Sud -Est, 73, 79, 282 Méditerranée orientale, 57 -58, 83 Voir

formation de personnel national, 165, 166, 169, 180, 181, 182, 213 centres internationaux, 50, 58, 162, 163, 170, 174, 178, 182 cours et stages de formation, 164, 169, 171, 174, 177 matériel et fournitures, 171, 172, 174, 180, 183, 284, 362, 364, 365

aussi Ecoles de médecine; Enseignement médical;

Médecins PERSSON, C. G. (Suède), 10

PESONEN, N. N. (Finlande), 4, 246 -247, 250, 266, 270, 272, 284, 299 Peste, 264, 265 Pesticides, voir Insecticides PETERSON, Vera J. (Association internationale des Femmes Médecins), 16 PETROPOULOS, A. (Grèce), 5

nomadisme, problèmes posés par, 53 -54, 127, 166, 167, 173, 175, 176 participation des services de santé, 165 -166, 170, 171, 178, 181, 182, 191, 192, 200 pré- éradication, 84, 126, 162, 164, 165, 168, 169, 172, 174, 177, 178, 179, 180, 182 protection internationale contre la réintroduction, 164, 167, 169, 170, 171, 173, 182, 193, 239, 252 recherches, 96, 163, 165, 166, 169, 171, 179, 297 insecticides, 178, 180, 182, 252 médicaments, 180, 182, 298 parasitologie, 175, 252 Régions Afrique, 84, 86, 92, 98, 126, 162, 167 -168, 169, 170, 178 -179, 180, 181 Amériques, 75, 88, 89, 106, 162, 171, 175 -176, 280, 281 Asie du Sud -Est, 51, 53 -54, 72, 79, 162, 170, 173 -174, 180, 281, 364

PFIRTER, A. (Comité international de la Croix -Rouge), 15 PHAN VAN THINH (République du Viet -Nam), 9, 31 Pharmacologie, 81, 251, 257 -258, 273 -276 Philippines, 58, 239, 240 -241 PHOUTTHASAK, Phouy (Laos), 7

Pian, 34, 52, 63, 69, 84, 97, 126, 253, 278, 280, 304 Pico, M. R. (Argentine), 1, 353 PINEGAR, W. (Haut -Commissariat pour les Réfugiés), 14

Plan de Colombo, 79 Planification sanitaire nationale, 279 -280, 281, 328, 333 Voir aussi sous Etats ayant récemment accédé à l'indépendance PLATEN, C. H. VON (Suède), 10 PLEVA, A. (Tchécoslovaquie), 3, 389 PLOJHAR, J. (Tchécoslovaquie), Président de la Commission des Désignations, 3, 17, 70 -71, 397 PLOOY, R. A. DU (Afrique du Sud), 10, 201, 214, 216, 228, 382, 388

Europe, 66, 131, 162, 170, 171, 173, 177 Méditerranée orientale, 61, 94, 119, 120, 122, 162, 166 -167, 170, 173, 177, 178, 180, 285, 363 Pacifique occidental, 58, 121, 162, 173, 176, 182 résistance aux : insecticides, 96, 134, 163, 166, 252, 253, 254 -255, 271 médicaments, 163, 170, 175, 182 subventions au personnel, 174, 181, 182, 183 terminologie, 163, 167, 179 Voir aussi Compte spécial pour l'éradication du paludisme; Fonds des Nations Unies pour l'Enfance; Timbres -poste Paraguay, 62, 262 -263 PARMIGGIANI, L. (Organisation internationale du Travail), 14 PASTEAU, G. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 15 PATRY, R. (Fédération internationale des Collèges de Chirurgie), 15

Poliomyélite, 24, 55, 63, 89, 106, 280, 287, 297 programmes de vaccination, 59, 63, 64, 66, 72, 75, 93, 103, 127 Pologne, 90, 91 Ports, centres de santé pour gens de mer, 187, 188, 189, 190, 199 Préparations pharmaceutiques, évaluation clinique et pharmacologique, 257 -258, 273 -276, 400

Priorités dans les programmes de l'OMS, 43, 236, 244-245, 299, 313, 399 Programme alimentaire mondial, 317, 319, 400 Programme (des Nations Unies) concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration (OPEX), 177, 183, 201, 205, 222, 227, 229, 230, 231, 319 Programme élargi d'assistance technique, 174, 205, 219, 220, 221, 222, 223, 224, 226, 228, 229, 230, 231, 249, 287, 318, 319, 321, 366 fonds alloués à l'OMS en 1961 -1962, 25, 326 Programme et budget pour 1963, examen et approbation, 44, 91, 134, 231 -237, 251 -255, 256 -267, 267 -288, 369 -371, 371 -373

Pays -Bas, 133

Pays et peuples coloniaux, octroi de l'indépendance, 34, 104, 130 PEASE, C. A. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 184 PE KYIN (Birmanie), 2 Pélerinage, 122 Pénicilline, 34, 259, 260, 261 PENIDO, H. M. (Brésil), 2, 192, 247, 281 PÉREZ GALLARDO, F. (Espagne), 10

pour 1964, 345 méthode d'examen, 235, 245

418

QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II Réunion, 194 -195

Programme général de travail pour une période déterminée, troisième, 232, 244 -245, 313 Programmes évaluation, 273 méthodes de planification, étude organique, 321, 322, 323, 400 priorités, 73, 236, 244 -245, 299, 313, 399

Réunions constitutionnelles, prévisions budgétaires pour 1963, 369 -370

Protection et promotion de la santé, prévisions budgétaires pour 1963, 255, 266 -267, 267 -270, 310 Protection maternelle et infantile, 53, 82, 88, 98, 123, 278, 308, 310, 333

Réunions techniques, 132 directeurs d'écoles de médecine tropicale, Copenhague, 253 REY, M. L. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 15 Rhumatisme, 284, 299 RIAHY, E. (Iran), 5, 61 -62, 110

Riccio, C. (Chili), 2

Voir aussi Enfants ; Mortalité infantile Protéines, préparation d'aliments riches en, 89, 266, 267, 268, 269, 280, 309 Publications de l'OMS, 65, 252, 272, 273, 331 PuLIT, F. J. (Argentine), 1 PUNTONI, V. (Italie), 6

RIEDMATTEN, H. M. DE (Saint- Siège), 13, 136 -137

RIFAÎ, I. EL- (Syrie), 11 RIVET, J. R. (Organisation météorologique mondiale), 14 ROBERTSON, J. N. (Ghana), 5, 113, 236 ROLLIER, A. M. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 16

RONCONI, A. (Fédération mondiale des Anciens Combattants), 16

Radiations, protection contre, 24 -25, 59, 65, 132, 285 Radio -isotopes, 255, 268, 269 RAFAEL, I. (Israël), 6, 94-96

Rougeole, 124, 236 Roumanie, 81, 173 ROYALL, B. W. (Australie), 1, 357

Rage, 106, 253, 280 RAHIM, A. (Afghanistan), 1, 52 -54

Rapport annuel du Directeur général pour 1961, discussion générale, 45 -87, 88 -107, 119 -135 suggestions, 103 -104, 135

RUBIATO, J. M. (Organisation météorologique mondiale), 14 RÜMKE, H. C. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 Russe, emploi comme langue de travail dans la Région européenne, 283 SAGAR, A. A. H. AL- (Koweït), 6 Sages -femmes, formation, 25, 47, 126 Saint - Siège, 136, 363

Rapports de consultants, communication aux gouvernements, 190, 191

Rapports financiers pour 1960, examen, 333 -334, 401 pour 1961, examen, 334 -335, 401

SArro, Y. (Japon), 6, 155, 157, 223, 332, 338, 340, 345, 346, 347, 349, 373, 374, 375, 378, 389, 391 SALEKAN (Indonésie), 5, 51 -52

Rapport sur la situation sanitaire dans le monde deuxième, 47, 168, 288 -295, 400 périodicité, 289, 290, 291, 292, 293, 294 RATSIMIALA-RATANDRA, S. (Madagascar), 7, 217

Salmonelloses et shigelloses, 252, 260, 265 SALTALAMACCHIA, A. (Italie), 6

Réadaptation, 65 Recettes diverses affectées au budget de 1962, 338, 339 affectées au budget de 1963, 371 Recettes occasionnelles, 340 affectées au budget de 1962, 233, 326, 337, 338 affectées au budget de 1963, 234, 237, 339, 402

Recherche médicale, 25, 36, 47, 49, 55, 59, 69, 73, 83, 90, 95, 103, 123, 131, 132, 134, 211, 233, 253, 254, 255, 261, 280, 313

SAMBA DEHLOT, H. (Congo, Brazzaville), 3, 210, 276, 303 Samoa -Occidental admission, 118 -119, 135 -136, 287, 349 -350, 401 contribution pour 1962 et 1963, 373 -376, 402 SANCTIS, C. DE (Italie), 6 SANGSINGKEO, P. (Thaïlande), 11, 84 Santé mentale, 24, 36, 70, 81, 84-85, 89, 103, 268, 285 discussions techniques, 49, 70, 139 -141 Voir aussi Maladies mentales

appliquée, 297, 298, 299 coordination, 36, 81, 90, 125, 296, 297, 311, 312, 328 crédits pour 1963, 232, 234, 235 programme pour la période 1958 -1961, 43, 296 -299, 302, 400

Voir aussi Chercheurs; Compte spécial pour la recherche médicale, et sous les diverses maladies. REES, J. R. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 REFSHAUGE, W. D. (Australie), Président de la Commission du Programme et du Budget, 1, 17, 33, 65, 144, 145, 154, 161, 192, 256, 324, 398, 399 Réfugiés arabes de Palestine, 287 -288 Règlement du Personnel, amendements, 357- 361, 402

Santé publique action de, recherches sur, 90, 255, 266, 297, 299 administration, 280, 286, 333 formation en, 55 -56, 273, 284 Voir aussi Services de santé publique Santé publique vétérinaire, 255 programme pour 1963, 253, 265 SANTERO, N. (Italie), 6, 48 SARRó, R. (Espagne), 10 SAUCIER, J. (Canada), 2

SAUGRAIN, J. A. L. (République Centrafricaine), 2, 279, 304, 349

Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, amendements, 381 -383, 393 -395, 402, 403 -405

Règlement sanitaire international, 58, 169, 183, 193 -198 fièvre jaune, 194 -195, 196, 197, 244 infection à vibrions El Tor, inclusion, 239 -243 variole, revision des dispositions, 238, 306 Règles internationales pour prévenir les abordages en mer, 189 Relevé épidémiologique hebdomadaire, 169, 194 REMY, M. (Société internationale de Criminologie), 15

SAUTER, A. (Suisse), 10 SCHALIJ, J. (Pays -Bas), 8 SCHANDORF, J. Adjei (Ghana), 5, 349, 353, 354 ScHAR, M. (Suisse), 10, 275 SCHINDL, K. (Autriche), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 1, 17, 27, 45, 64 -65, 108, 136, 144, 146, 244, 257, 268, 396 SCHMELZ, W. (République fédérale d'Allemagne), 4

(République fédérale d'Allemagne), 4 SCHWARZHAUPT, Elisabeth (République fédérale d'AllemaSCHMITZ, T.

REPOND, A. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 Représentants de zone, 327, 331 Représentants résidents du Bureau de l'Assistance technique, 246, 319, 321 République Arabe Unie, 59, 177 -178, 194 -195, 262, 304, 309 -310

gne), 4 Sclérose, 298 SCROCCA, P. (Italie), 6 Secours d'urgence dans les désastres nationaux, 25, 49, 147 -148, 211, 214 fournitures médicales, 25, 326 -327, 402 Séminaires régionaux et interrégionaux, 132, 297

République Centrafricaine, 128 -129 République démocratique allemande, 30, 31, 93

Résolution portant ouverture de crédits pour 1962, additif au tableau A, 340, 401 amendement, 338 -339, 401 virements entre sections, 43 pour 1963, 288, 371- 373, 400, 402, 403

approvisionnement en eau, 272 bilharziose, Le Caire, 262 épidémiologie des troubles mentaux, Manille, 84 formation du personnel médical et du personnel auxiliaire, Khartoum, 57 médecine tropicale, Copenhague, 203, 205, 253 problèmes de santé des gens de mer (1964), 187, 188, 190

INDEX

419

Séminaires régionaux et interrégionaux (suite) rôle de l'hôpital dans les programmes de santé publique, 287 rôle de l'immunisation dans la lutte contre les maladies transmissibles, 287 santé mentale, 49 santé publique vétérinaire et zoonoses, 285 Sénégal, 169, 219, 279 Sénescence, 269 SENTICI, M. (Maroc), 7, 182, 197 SERAJ, A. S. (Afghanistan), 1 SEREN, S. (Turquie), 11

Sultanat de Mascate et Oman, demande d'admission en qualité de Membre, 350 -352, 401 SuNARJO, R. (Indonésie), 5 SUVARNAKICH, K. (Thaïlande), 11 SYMAN, S. (Israël), 6, 192, 202, 256, 258, 268, 291, 296 -297, 323

SYMONDS, J. R. (Bureau de l'Assistance technique), 14, 227 -228 Symposiums

Série de Rapports techniques, 65 Services administratifs, coût, 326, 332, 370 Services de santé publique, organisation, 35, 55, 60, 73, 107, 119, 121, 122, 123, 126, 130, 132, 211, 234, 297 programme pour 1963, 266, 277, 278, 279, 281, 285, 286 Voir aussi Personnel de santé publique; Planification sanitaire nationale ; Santé publique ; Services de santé ruraux Services de santé ruraux, organisation, 51, 59, 61, 70, 85, 165, 166, 169, 171, 175, 266, 277, 281, 282 Services techniques contractuels, programme pour 1963, 256, 259, 265, 297 SEYED -EMAMI, A. (Iran), 5, 261

bilharziose, Le Caire, 59 leishmaniose, 259 leptospirose, 263 lutte contre les vecteurs, 255 nutrition, Saigon, 60

Syphilis, 24, 63, 66, 103, 106, 253, 261, 263, 292 SZTACHELSKI, J. (Pologne), 9, 27, 89 -91, 154, 161, 398, 399

TABA, A. H. (Directeur régional pour la Méditerranée orientale), 284 -285, 286 Tabac, rôle dans le cancer du poumon, 268, 269 -270 Taiwan, 173, 241, 311 TAKIZAWA, N. (Japon), 6 Tanganyika, 85 -87

SGINDAR, P. (Roumanie), 9, 173, 312 SHAH, G. Vajubhai (Inde), 5 SHAHEEN, J. (Irak), 6, 120, 216, 263, 286, 294, 305 Shigelloses, 252

contribution, 339, 340 Tchad, 278 Tchécoslovaquie, 63, 70, 71, 205 -206 TcHouNGUI, S. P. (Cameroun), 2, 110,129 -130, 154,155,167 -168 TERRY, L. L. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 96 -97, 149, 156, 157 TESAURO, G. (Association internationale de la Fertilité), 15

Siège de l'OMS activités en 1963, crédits, 234

nouveau bâtiment, 26 -27, 234, 327, 355- 357, 401 pose de la première pierre, 142 -143, 144, 151, 152, 159, 356 remboursement des prêts, 232, 235, 370, 371

Tétanos, 106, 262 Thaïlande, 304 Thalidomide, 257 THÉVENAZ, Maurice (Maire de Genève), 23 THORNTON, E. M. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16

structure du Secrétariat, modifications, 251, 253, 254 SIEGEL, M. P. (Sous -Directeur général), Secrétaire de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 17, 234, 235, 236, 325 -328, 330 -331, 333, 336, 338, 339, 340, 342, 343, 344, 345 -346, 346, 355, 356, 357, 359 -360,

THOR PENG THONG (Cambodge), 2, 59

Timbres -poste consacrés à l'éradication du paludisme, 72, 90, 96, 136, 137, 167, 171, 178, 180, 181, 363, 376 -378, 402 367 -369,

361, 364, 365, 366, 367, 367 -368, 369, 370, 371 -372, 372, 373, 374, 375, 377, 379, 380, 382, 383, 391

Sierra Leone, 279 contribution, 339, 340 SIGURDSSON, S. (Islande), 5 SIGURJÓNSSON, J. (Islande), 5, 224, 385, 389 SILVA TRAVASSOS, A. DA (Portugal), 9, 284

SINGH, A. P. (Népal), 7, 79 Soc, S. (Yougoslavie), 13 Société internationale de Cardiologie, 24 SOFLETE, A. (Roumanie), 9, 297 -298 SOHIER, R. (France), 4, 195

Togo, 126 Torrm, M. (Suède), 10, 189, 259 -60, 291 TOURÉ (Mauritanie), 7, 250, 279 Toxicomanie, lutte contre, 61 Toxoplasmose, 263, 265 Trachome, 34, 45, 53, 55, 66, 97, 119, 128, 258, 259, 260, 261, 263, 264, 285, 333 Traitements et indemnités, voir sous Personnel de l'OMS TRAN DINH DE (République du Viet -Nam), 9, 60, 192, 207, 272, 293, 295 TRANNOY, N. (France), 4

Soins infirmiers, 25, 47, 56, 57, 64, 73, 76, 86, 95, 98, 123, 126, 182, 201, 212, 278, 279, 280, 282, 285, 333 Soins médicaux, 76, 82, 89, 255, 266, 280, 286, 287, 297, 333 Somalie, secours d'urgence, 25, 49, 147, 327 Soudan, 56 -58, 180, 264, 302, 310

Tranquillisants, 257 Transports, salubrité, 254 TREINA, Jean (Conseiller d'Etat de la République et Canton

de Genève), 23, 26

Sour, H. (Monaco), 7

Sous -Commission juridique bureau, 17, 393, 403 constitution, 325, 400

Tréponématoses, voir Maladies vénériennes et tréponématoses Trichinose, 265 Trypanosomiase, 24, 64, 93, 129, 264, 310 Voir aussi Chagas, maladie de; Maladie du sommeil TscinJMI, Jean, 27, 143, 356 TSEGHE, Y. (Ethiopie), 4 TSHIMBAMBA, M. (Congo, Léopoldville), 3, 186

ordre du jour, 393 rapport, 381, 383, 395, 403 -405 Sous -Directeurs généraux, traitement, 44, 108, 335- 336, 401 SOUVANNAVONG, Oudom (Laos), 7

SPINELLI, P. P. (Nations Unies), 13, 23, 26 Stages de perfectionnement, 256 Standardisation biologique, 251, 328

Staphylocoques, Centre international de lysotypie, 259, 265 Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 252 Statistiques sanitaires, 56, 64, 233, 234, 251, 255, 257, 280, 282,

Tuberculose, 24, 45, 53, 57, 64, 81, 90, 97, 129, 263, 298, 333 programme d'activité pour 1963, 253, 259 Régions Afrique, 86, 93, 129, 278, 279 Amériques, 89, 106, 280 Asie du Sud -Est, 73, 281 Europe, 66 Méditerranée orientale, 55, 59, 61, 82, 119, 120, 122, 285, 287

284, 328, 332 STICH, Z. (Tchécoslovaquie), 3 STRALAU, J. (République fédérale d'Allemagne), 4, 79 -80 Stupéfiants, contrôle, 61 SUBRAMANIAM, M. (Fédération de Malaisie), 4 Subventions au personnel national, 201, 203, 209, 212, 215, 219, 221, 226, 231 Voir aussi sous Paludisme SuL MAN, I. (Soudan), 10, 56-58, 157, 179, 220, 264, 273, 302, 306, 310

Pacifique occidental, 60, 121, 287 Tumeurs malignes, 36, 67, 90, 103, 233 Voir aussi Cancer Tunisie, 82 -83 TuRBOTT, H. B. (Nouvelle -Zélande), 8, 182, 218, 270, 281, 293

Turquie, 123, 167, 302 TUVAN, G. (Mongolie), 7, 99 -101

Typhoïde, 90, 196, 253 Typhus, 260 Typhus exanthématique, 106

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QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

UNESCO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture Union des Républiques socialistes soviétiques, 93, 170 -171, invitation à tenir une Assemblée de la Santé à Moscou, 25 United States Agency for International Development, 278 Universalité de l'Organisation mondiale de la Santé, 45, 60, 66, 89, 102, 125, 130 Urbanisation, 35, 56 U THANT (Secrétaire général, Nations Unies), 26 UwANO, M. (Japon), 6 UYGUANCO, L. V. (Philippines), 8 301

Vieillesse, maladies de la, 269 Voir aussi Invalidité précoce Viet -Nam, République démocratique, 30, 31 Viet -Nam, République du, 31, 60 VILLEGAS, E. L. (Philippines), 8, 240 -241, 248, 264, 287, 294 VLACHOS, A. (Grèce), 5 VLAHOVIH, V. (Yougoslavie), 13, 363, 387

VONCKEN, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 14 Voyages d'étude, 297 Voyages du personnel de l'OMS, revision du régime, 233, 234, 311, 337, 338, 339 WAKIL, E. (Liban), 7, 285, 288, 305 WANE, I. (Sénégal), 10, 218 -219, 269, 279 WATSON, K. G. (Comité intergouvernemental pour les Migra-

Vaccins, 253, 263 choléra, 241, 242, 304 fièvre jaune, 106, 303 méningite cérébro- spinale, 254 trachome, 258, 260, 261, 263 typhoïde, 90, 196

tions européennes), 14 WATT, J. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 196, 198, 236, 239, 242, 244

variole, production, 57, 59, 195, 300, 301, 302, 303, 304,

305, 307 VANKEERBERGHEN, L. M. J. (Comité international catholique des Infirmières et Assistants médico- sociales), 14 VANNI D'ARCHIRAFI, F. P. (Italie), 6 VANNUGLI, R. (Italie), Rapporteur de la Commission des Désigna-

WATTEVILLE, H. DE (Fédération internationale de Gynécologie

et d'Obstétrique), 15 WEBB, R. C. (Australie), 1, 248 WESTFALL, Virginia (Etats -Unis d'Amérique), 12 WHALEY, S. (Etats -Unis d'Amérique), 12 WHANG, Ho Eul (République de Corée), 9 WIDY- WIILSKI, F. (Pologne), Vice -Président de la Commission du Programme et du Budget, 9, 17, 181, 248, 398 WIEBRINGHAUS (Conseil de l'Europe), 14 WILES, R. (Libéria), 7, 364, 388 WILLIAMS, C. L. (Etats -Unis d'Amérique), 12, 266 -267, 281, 298,

tions, 6, 17, 32, 108, 329, 344, 347, 360, 368, 370, 377, 382, 386, 393, 394, 397 Varicelle, 304 Varices, 255 Variole, 53, 124, 185, 194, 262, 291 prescriptions internationales, revision, 80, 90, 194, 195, 196, 197, 238, 244, 302, 303, 307 programme d'éradication, 24, 45, 60, 80, 89, 90, 97, 102 -103, 105, 152, 233, 299 -305, 305 -308, 310, 400 Afrique, 57, 84, 86, 93, 98, 126, 129, 185, 236, 264, 300, 302, 303 -304, 305

314, 322, 363 Wrrrs, J. J. (Fédération internationale du Diabète), 15 WOLDE YOHANNES, F. (Ethiopie), 4 WORKNEH, Y. (Ethiopie), 4, 177, 285, 303

Amériques, 64, 106, 280, 303, 305 Asie du Sud -Est, 73, 79, 282, 300, 301, 304, 305

Méditerranée orientale, 61, 119, 285, 302 -303, 304, 305, 306

recherches, 262, 264, 301, 303, 306 vaccination, 59, 64, 88, 301, 302, 304, 306, 307 Voir aussi Vaccins VASSILOpoul.os, V. P. (Chypre), 3, 54, 170, 189, 377 VEIL, C. F. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 16 VENEDIKTOV, D. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 11 Venezuela, 177 VERNET, G. (Fédération internationale du Diabète), 15 VETTER, W. F. (Fédération internationale des Hôpitaux; aussi Union internationale des Architectes), 15

YA!SH, N. (Israël), 6 YATES, G. E. (Nations Unies), 13, 275 YEN, C. H. (Chine), 3, 172, 197, 241, 242, 258, 266, 287 Yougoslavie, 131, 170 YusuFU, J. T. (Nigéria), 8 ZAAL, A. E. G. (Pays -Bas), 8, 182, 275 ZAKI HASAN, K. (Pakistan), 8 ZETTERSTROM- LAGERVALL, I. M. (Suède), 10

ZEUTHEN, J. H. (Danemark), 3 ZOFRI, M. EL (Yémen), 13 ZOHRAB, B. D. (Nouvelle -Zélande), 8, 118 -119, 349, 359, 374 Zones d'endémicité amarile, définition, 194, 195 Zoonoses, 89, 253, 263, 265, 285

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения