VCU ACTIVITÉS ET RÉSULTATS ENTOMOLOGIQUES EN ZONE EST (Janvier 1999 à Mars 2000) Dans la période mentionnée ci-dessus, les activités entomologiques en Zone Est se sont déroulées dans de bonnes conditions. En saison des pluies les traitements aériens ont été régulièrement effectués ; en saison sèche des traitements au sol au B.f. H14 ont été entrepris sur les gîtes accessibles. Concernant les affluents de I'Oti (Kéran, Kara, Mô) des traitements expérimentaux ont été effectués sur l'Oti principal pendant l'harmattan en janvier et février pour empêcher l'installation massive des simulies qui pourraient migrer sur la Kéran et la Kara. Les prospections au sol ont été effectués sur tous les bassins fluviaux pour vérifier I'impact des traitements larvicides ; les captures et dissections de S. damnosum s,/. ont permis d'évaluer la transmission de la maladie. Une faible transmission a été notée en 1999 sur le bassin de la Dienkoa (haute Volta Noire) ; les Potentiels Annuels de Transmission (PAT). O.volvulus sont de 35 à Lanviera et 49 à Guéna-aval. Sur les affluents de I'Oti (Kéran, Kara, Mô) les mesures appliquées depuis 1997 ont commencé à donner de bons résultats. En effet sur 9 points de capture régulièrement visités, un seul point, Titira sur la haute Kéran a un PAT (O.volvulus) de 135 ; tous les autres points ont des PAT soit nuls ou inférieurs à 100. Aucune transmission n'a été enregistrée de janvier à mars 2000, Au niveau des affluents du lac Volta, sur 12 points de capture régulièrement visités, un seul, Asubende sur la Pru a un PAT (O.volrrulus) de 188 ; sur tous les autres points la situation entomologique est bonne. Sur le Mono et ses affluents les résultats entomologiques sont bons ; les PAT (O.volvulus) sont nuls ou inférieurs à 100 sur 1 1 points régulièrement visités. Quant à l'Ouémé et ses affluents, sur 15 points visités, 3 points situés près de la frontière Bénin - Nigéria ont des PAT (O.volvulus) supérieurs à 100, Kaboua ; PAT = 149', M'Bétékoukou ; PAT = 298 et Djabata PAT = 224. La transmission sur ces points est due surtout aux simulies forestières en l'occurrence S. soubrense forme Beffa. En conclusion la situation entomologique en Zone Est est satisfaisante dans l'ensemble. En effet si l'on considère la transmission par les simulies de savane, sur un total de 51 points de capture régulièrement visités, seulement 2 points ont des PAT supérieurs à 100;Asubende sur la Pru (PAT = 188) et Titira sur la haute Kéran (PAT = 135). Les actions sont en cours pour améliorer encore ces résultats. Briefing Paper N., 2 CCE2I, June 2000 -2- ACTIVITES ET RESULTATS ENTOMOLOGIQUES EN ZONE OUEST (Janvier à Décembre 1999) En Zone Ouest, onze (11) bassins étaient sous traitements larvicides de janvier à décembre 1999. Ces bassins répartis en Côte d'lvoire, au Mali et en Guinée Conakry totalisent 6 673 km de rivières éligibles aux traitements larvicides. Durant I'année 1999, le circuit le plus long a été celuide la semaine 05/1999 avec 4330 km traités;contre un minimum de 510 km à la semaine 4B/1999. En outre, les traitements larvicides aériens ont été totalement suspendus les semaines 14 ; 15 et 2111999. Dans I'ensemble, la transmission a été bien maîtrisée et les résultats sont satisfaisants pour 1999. Au Mali, la réduction des ATP bruts a été de 69% à Faya; par contre la transmission brute à Tienfala est de 470 en 1999, En Côte d'lvoire, seul le bassin du Sassandra a été traité par les larvicides en 1999. La réduction des ATP bruts a été supérieure à 96% sur tous les points de contrôle. Les tendances sont à la baisç depuis 1991 ; et les ATP corrigés savanicoles inférieurs à 100 depuis 1993. En Guinée Conakry, la réduction des ATP bruts sur les affluents du Sassandra a varié de 45 à 100% (Haut Bafing et Haute Bagbé), mais les AïP bruts va de 95 à 100% ; et sur le Milo de 88 à 970/o.La tendance est à la baisse sur touts les points de contrôle de ces bassins et les ATP conigés savanicoles sont restés inférieurs à 100 depuis 1993. Sur le bassin du Nianda, la réduction des ATP bruts va de g à 100%;et les tendances sont à la baisse sauf à Sansambaya, Toutefois, les ATP corrigés savanicoles sont restés inférieurs à 100 sur tous les poins de contrôle depuis 1993. Sur le Haut Niger et le Mafou, la réduction des ATP bruts va de 42 à 100% ; et les tendances sont à h baisse depuis 1989, sauf sur les points de Balandougou, Sérékoroba et Yalawa. Toutefois, des ATP corrigés savanicoles supérieurs à 100 n'ont été enregistrés qu'à Yalawa en 1996 et 1997. Sur le bassin du Tinkisso, la réduction des ATP bruts va de 63 à 100% et les tendances sont à h baisse. Même dans la zone de Fifa, la reprise de la transmission observée depuis 1995, sembb régresser (ATP corrigé savanicole de72à Fifa en 1999). Des actions complémentaires sont en couts et devraient permettre à I'OCP d'être le plus prêt possible de ses objectifs d'ici fin 2002 avec la lutb combinée (larvicides et ivermectine). Sur les autres bassins, la réduction des ATP bruts est de 94% à Badekanti (Kolenté) et de 88,4ÿo à Kabanihoye (Kaba). Les ATP corrigés savanicoles sont restés inférieurs à 100 depuis 1993 sur les points de contrôle des bassins de Kolenté, Kaba et Mongo en Guinée Conakry. Enfin, il faut noter qu'en Sierra Leone, les traitements larvicides aériens ont été suspendus en 1994 (semaine 2911994). Néanmoins, ils avaient été repris en 1997 (les semaines 10 à 1411997) sur le Haut Rokel (RK100,200,300, et 401avec le téméphos et le b.f. H14), et sur le Mongo (MG200 ar téméphos). En décembre 1998, le CCP a décidé I'arrêt définitif des traitements larvicides aériens en Sierra Leone du fait de I'impossibilité d'y assurer une lutte larvicide réussie avant la fin du Programme. -3- ACTIVITES DE RECHERCHE ENTOMOLOGIQUE ET INSECTICIDE Les activités de recherche sont actuellement menées dans le but d'améliorer le succès de la lutte antivectorielle, renforcer la capacité d'interprétation des résultats et assurer la préparation de l'après OCP. Conformément aux objectifs ci-dessus définis, des actions sont initiées pour le maintien de l'efficacité des traitements larvicides, le renforcement des connaissances sur les caractéristiques des populations de vecteurs et de parasites, et le transfert progressif du savoir-faire aux équipes nationales. Ainsi, I'intensification des tests de sensibilité a permis de déceler des cas de résistance au téméphos sur différents cours d'eau de Guinée (Zone Ouest) et du Togo (Zone Est). Ce phénomène affecte essentiellement les populations simulidiennes rencontrées en période de décrue et montrant une prédominance de l'espèce S. damnosum s.s. dont les larves ont été les seules à tolérer les plus fortes concentrations de téméphos. La gestion efficace de cette situation nécessitera la mise à point de la performance opérationnelle du Teknar et des pyréthrinoiïes, ainsi que le.suivi régulier de la dynamique des vecteurs de savane, en particulier S. damnosun? s.s. Signalons également la poursuite des investigations pour I'amélioration de la performance opérationnelle des formulations de Bacillus thuringiensis H-14. Les résultats obtenus (bioessais et tests en rivière) ont permis de confirmer I'efficacité du Teknar (environ 30 km de portée effective à 141 m3/s) et sa stabilité, et de constater une amélioration sensible de la performance du Vectobac 12AS (21 à 27 km de portée effective à 169 me/s de débit). Suite à I'analyse de données relatives aux mouvements simulidiens et à la dynamique des espèces de savane, des études spéciales (élevage de simulies à partir de pontes uniques) sont entreprises sur le bassin du haut Niger et ses affluents en Guinée. Les spécimens en cours de production seront utilisés pour I'affinement parallèle des techniques d'identification cytotaxonomique et de biologie moléculaire, ainsi que l'étude approfondie de la variabilité génétique des populations de S. sirbanum. Compte tenu de I'importance que revêt la préparation de I'après OCP, les équipes nationales sont de plus en plus impliquées dans la planification et I'exécution des activités ci-dessus énumérées, Ceci s'inscrit dans le cadre des actions recommandées pour renforcer la capacité des équipes locales à assurer le bon déroulement des opérations de maintien des acquis du Programme (détection d'une éventuelle recrudescence de I'infection, évaluation de l'impact des traitements avec l'ivermectine sur la transmission, contrôle de la nuisance simulidienne). Dans cette même optique, les activités de recherche sont actuellement associées à la mise au point et à I'exploitation des banques de données pour I'analyse approfondie des résultats entomologiques. -4- ACTIVITES DES OPERATIONS AERIENNES A. Hydroloqie et traitements larvicides Globalement la pluviométrie a été légèrement déficitaire en 1999 par rapport à 1998. Toutefois de fortes pluies ont été enregistrées au Sud-Est de la Guinée, du Bénin et du Ghana, occasionnant des crues dans les bassins du Dion et du Milo en Zone Ouest, de l'Ouémé, du Mono et de la Pru en Zone Est ; cette situation a favorisé en Zone Est, l'écoulement et la mise sous traitements larvicides d'un nombre plus important de petits affluents dans les bassins du Lac Volta et de I'Oti, en raison de leur forb productivité. Afin de maintenir la qualité des traitements larvicides effectués par les pilotes de la Compagnb Evergreen (ehi), les techniciens des Opérations aériennes se sont consacrés davantage à h supervision des circuits de traitements, en particulier ceux des bassins à risques. En Zone Est, compte tenu des mauvais résultats obtenus sur la Pru, des kaitements expérimentaux ont été réalisés dans la Daka (Lac Volta) pendant six semaines. En Zone Ouest, les traitements aériens en Sierra Leone ont été définitivement suspendus, suite à la recommandation du Comité Consultatif d'Experts en décembre 1998. L'introduction du Teknar (une autre formulation du 8. f. H 14), efficace à plus de 50m3is, a favorisÉ depuis 1999 I'utilisation massive des insecticides biologiques (Vectobac et Teknar) au détriment des organophosphorés et des autres insecticides chimiques. B. Pertes de produits Les actions spécifiques menées pour contrôler les vols, fuites et contaminations, ont permis de réduire globalement les pertes de produits par rapport au stock total, de 3.2o/o en 1998 à 2.6 % en '1999. C. Contrat aerien En janvier 1999 a débuté le nouveau contrat signé entre OCP et EHI ; seulement cinq hélicoptères sous contrat avec 3001.6 heures garanties sont prévus. EHI a maintenu provisoirement deux appareils de réserves dans I'aire du programme en dehors des termes du nouveau contrat qui n'en prévoyaient pas ; nous estimons que si très peu de retards dans les traitements ont été enregistrés jusqu'à présent, c'est bien grâce à la présence de ces appareils è secours et surtout à la disponibilité des pièces de rechanges essentielles (turbines et autres organes) au niveau des Bases d'Odienné et de Kara ; ce qui a permis aux mécaniciens d'intervenir en temps réel, En 1999, un total de 3019.2 heures ont été utilisées pour les traitements aériens ;ce qui représente rr excédent de 17.6 heures par rapport aux heures garanties (0.6 % d'excès). Cette bonne performance a été possible grâce aux actions positives mises en place depuis 1998 pour réduire les dépenses en heuresdevols (créationdenouveauxdépôtspourréduirelesferry,optimisationdescircuits...). Le turnover des pilotes a atteint un seuil critique en 1999 ; en effet de janvier à juillet 1999, quatre pilotes de l'Ouest et deux de I'Est ont quitté le Programme en plein début de saison des pluies. Fort heureusement, EHI a engagé en juillet et en août à la demande de OCP, deux anciens pilotes expérimentés déjà formés par le Programme avec des contrats à court terme. Cette heureuse initiatile a permis d'assurer efficacement les traitements. Présentement le personnel navigant est stable et les opérations se déroulent dans de bonnes conditions. -5- LE LABORATOIRE DE BIOLOGIE MOLECULAIRE Le laboratoire a continué à jouer son rôle dans I'affinement des résultats de l'évaluation entomologique : identification des parasites collectés dans le réseau entomologique pour corriger les taux de transmission. Les larves infectantes de six cent soixante huit (668) femelles ont ainsi été identifiées au cours de I'année entomologique écoulée. La détection de I'ADN d'O. volvulus dans les lots de têtes de simulies broyées a pris plus d'importance dans I'activité du laboratoire en 1999. Cette technique est I'outil employé pour la surveillance entomologique post traitement, pour la détection de la recrudescence de l'onchocercose et enfin pour l'étude de I'impact de I'ivermectine sur la transmission. Les entomologistes nationaux dans les pays du Programme ont mis en place des réseaux de capture de simulies en vrac, avec la participation des populations villageoises. En 1999, plus de deux cent cinquante mille simulies ont été acheminées au laboratoire. Cet exercice sera repris cette année en mettant I'accent principalement sur des circuits indépendants d'OCP d'acheminement des simulies au laboratoire ADN et sur I'intégration de cette activité dans les systèmes nationaux de santé. Le laboratoire a contribué à la formation du Personnel des Equipes nationales à la préparation et à l'utilisation du test de la DEC pour l'évaluation épidémiologique. ll a contribué à la mise au point du test immunologique du Pr G. Weil en assurant les contrôles de qualité par I'identification par les sondes d'ADN de la présence de I'ADN d'O. volvulus dans des peaux prélevées lors de la biopsie cutanée. Le laboratoire s'est aussi impliqué davantage dans l'identification des microfilaires. La collaboration de I'OCP avec le laboratoire du Dr T.R. Unnasch à la "Division of Geographic Medicine" de I'Université de I'Alabama à Birmingham (UAB) s'est poursuivie. L'UAB a procédé au contrôle de qualité des identifications de parasites et de vecteurs par les techniques classiques (sondes d'ADN, Heteroduplex). S'agissant de la mise au point et de I'utilisation des microsatellites débutées en 1999, la collaboration s'est concrétisée par le transfert effectif de la technologie d'utilisation des microsatellites pour I'identification des parasites. Des essais ont été réalisés dans le laboratoire de I'OCP. Les ajustements nécessaires à une optimisation de l'essai sont en cours. La collaboration de I'OCP avec l'lRD (ex-ORSTOM) de Montpellier se poursuit au même niveau que les années précédentes. Une collection de simulies a été entreprise sur différents points en Guinée et au Mali sur I'axe de ré-invasion sud-nord. Les premières identifications permettront de dire si les populations de S. srrbanum trouvées au Mali sont celles vivant dans la partie septentrionale de la Guinée. Le rôle de l'lRD se limitera essentiellement à la fourniture des amorces pour les microsatellites, à des vérifications des connaissances, à des contrôles de qualité, et à un transfert de technologie. 1999 aura été I'année de la formation du Personnel du laboratoire à différents niveaux: une formation interne a été donnée aux nouveaux assistants et techniciens, un recyclage a été fait pour les plus anciens. Des formations de haut niveau ont été suivies par le responsable du laboratoire et un de ses assistants. Elles ont concerné respectivement les approches modernes en parasitologie et des cours de DEA de parasitologie. Le Personnel du laboratoire, à I'instar des années précédentes restera impliqué dans la formation de personnes provenant d'institutions de recherche ou de formation. t,.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Activités et résultats entomologiques en zone Est : janvier 1999 à mars 2000
Открыть оригинал документа
Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.
Полный текст