WPRlRC47/SRl6
PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE Grand Ballroom. HOtel Westin Chosun Seoul Jeudi 12 septembre 1996 a 9 heyres
President: M. Ki-ho LEE (Republique de Coree)
TABLE DES MATIERES
I.
Communication du President ................................................................................. . Eradication de la poliomyelite dans la Region: rapport d'activite ................................................................................. .. Examen des projets de resolutions ......................................................................... .. 3.1 3.2 3.3
198
2. 3.
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208 208 208 208 209 209
La sallie. Nouvelles perspeclives ............................................................. .. Maladies sexuellement transmissibles et SrDA ........................................ . Programme commun des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA (ONUSIDA) .............................................................................................. .
4.
Sous-Comite du Comite regional pour les Programmes et la Cooperation technique .................................................................................... . 4.1
4.2
Visites dans les pays: Rapport du Sous-Comite, Premiere Partie ........................................................................................... . Pour une nouvelle strategie de la sante pour tous : Rapport du Sous-Comite, Deuxieme Partie .............................................. ..
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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
I,
COMMUNICATION DU PRESIDENT Le PRESIDENT annonce que Ie Gouvemement de la Republique de Coree fera une
contribution speciale de US$ I million a I'OMS,
2,
ERADICATION DE LA POLIOMYELITE DANS LA REGION: RAPPORT D'ACTIVITE: Point II de I'ordre du jour (Document WPRlRC47/8 Rev, I) Le D1RECTEUR REGIONAL informe Ie Comite que Ie document WPRlRC47/8 Rev,1
dresse Ie tableau jusqu'a present Ie plus precis des progn!s accomplis dans I'eradication de la poliomyelite, I'accent etant egalement mis sur les donnees pour 1995, Grace it la volonte tres ferme des pays d'eradiquer la poliomyelite, d'autres progr'::s ont ete accomplis sur la voie de cet objectif; Ie poliovirus sauvage ne touche it I'heure actuelle qu'une petite partie de la Region, Aucun cas associe au poliovirus sauvage autochtone n'avait ete notifie en Chine depuis pres de deux ans, et il en allait de meme pour la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinee, les Philippines, la Republique democratique populaire lao et la region nord du Viet Nam pendant deux ans, Au ler septembre 1996, on a mis en evidence 70 cas repondant aux criteres cliniques ou
virologiques pour la poliomyelite, Le poliovirus sauvage a ete isole dans seulement sept de ces cas, Quatre sont des cas autochtones et trois des cas importes, Le poliovirus sauvage a ete isole dans aucun autre cas, bien que 90 % d'entre eux aient ete examines en laboratoire, La circulation du poliovirus sauvage est continee, it des niveaux nettement moindres, dans Ie delta du Mekong, au Viet Nam et au Cambodge, Les trois cas importes de poliovirus sauvage ont traverse les frontieres chinoises entre fevrier et avril 1996, Une campagne intensive de vaccination supplementaire a ete organisee en guise de reponse dans la zone frontaliere chinoise concemee, Les pays qui continuent de notifier des cas de poliomyelite poursuivent la vaccination supplementaire dans Ie cadre des joumees nationales et infranationales de vaccination, Leur succes peut se mesurer non seulement par les taux eleves de couverture, rna is egalemen! par la baisse rapide du nombre des cas declares de poliomyelite, qui est passe de 6000 cas en 1990 au niveau minimal actueL Chaque annee depuis 1993, plus de 105 millions d'enfants de la Region beneticient de doses supplementaires du vaccin antipoliomyelitique par voie orale, administre it I'occasion de joumees nationales et infranationales de vaccination, La Chine, en particulier, a vaccine 80 millions d'enfants lors d'une campagne de deux jours en decembre 1995, ce qui est un record mondiaL
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La qualite de la surveillance de la paralysie flasque aigui! et des poliovirus est meilleure. La notification des cas de paralysie flasque aigue s'esl ameliore:e dans tous les pays concernes. Les taux actuels declare:s par la Chine el Ie Viel Nam correspondenl au taux de reference pour les causes de paralysie flasque aigue autres que la poliomyelite. Cela monlre que Ie sysleme de surveillance devient suffisamment sensible pour permettre de delecter un cas de poliomyelite, Ie cas echeant. En 1995, el en 1996 el
a ce jour, des echantillons onl ele preleves chez plus de 90 % des cas notifies de
paralysie flasque aigue pour eIre analyses en laboraloire. II s'agil d'une amelioralion sensible par rapport aux 70 % de 1994. La performance des laboratoires s'ameliore egalement. En 1995, plus de 10 000 echanlillons preleves sur plus de 5000 cas de paralysie flasque aigue onl ele analyses par des laboratoires faisanl partie du reseau regional, soil une charge de travail double par rapport Toutes ces ameliorations onl conduit
a 1994.
a une
meilleure con fiance dans la capacite du SYSleme de
surveillance a mettre en evidence les zones de circulalion du poliovirus sauvage. Les progres exposes ci-dessus n'auraienl pas ete possibles sans I'appui genereux el pennanenl des partenaires internalionaux, notammenl de I'UNICEF, des gouvernements de l'Auslralie, du Canada, des Etats-Unis d'Amerique, de la France, du Japon, de la Malaisie. de la Republique de Coree et de Rotary Internalional el du Dislrict 2650 de Rotary Inlernational au Japon. Le solide engagemenl des pays et leurs capaciles d'organisation onl egalemenl sensiblemenl contribue aux progres accomplis. La Commission regionale pour la certification de I'eradication de la poliomyelite, composee de 8 experts de renommee internationale dans les domaines de la virologie, de I'epidemiologie, de I'analyse en laboratoire et de la sanle publique, s'esl reunie pour la premiere fois
a Canberra
(Auslralie) en avril 1996 et a decide d'un plan d'action et de criteres pour la certification. Elle a stipule que tous les pays devaienl former des comites nationaux de certification et que les pays insulaires du Pacifique devaient constituer un comite sous-regional. Ces comites surveilleraient la preparalion de la documenlation devant etre soumise 11 la Commission regionale afin de demontrer que les pays sont indemnes de poliomyelite. Trois taches restent
a accomplir:
premierement, il faut renforcer la qualiM du systeme de
surveillance, notamment du reseau regional de laboratoires pour I'isolement du poliovirus, afin de satisfaire aux criteres etablis par la Commission regionale : deuxiemement, il faut particulierement s'employer
a ameliorer
la qualite des activites de vaccination supplementaire, car certains groupes
d'enfants ne sont toujours pas vaccines, ce qui pennet au poliovirus sauvage de circuler.
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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
Troisiemement, les activites de vaccination et de surveillance dans les zones frontalieres doivent etre coordonnees afin que les enfants soient inelus, quel que soit leur pays d'origine. Directeur regional participera A cet egard, Ie
a une
reunion Asie du Sud-Est - Pacifique occidental des pays
frontaliers devant se tenir a New Delhi en octobre 1996. Le Dr FUJII (Japon), apres avoir felicite Ie Bureau regional et les pays concernes pour les progres remarquables accomplis dans I'eradication de la poliomyelite, souligne I'importance des activites de certification
a I'avenir.
Les Etats Membres qui n'enregistrent aucun cas de poliovirus
sauvage doivent entreprendre un suivi approprie avec Ie Bureau regional pour garantir la realisation du but d'eradication ; ceux qui conlinuenl d'enregistrer des cas doivenl, en cooperalion avec Ie Bureau regional, renforcer les CapaCileS de surveillance, la couverture vaccinale ella production des vaccins. L'eradication de la poliomyc!lite dans la Region est I'une des plus importantes prioriles du Gouvernement du Japon dans Ie cadre de sa collaboration inlernalionale et Ie Gouvememenl fournit, Ii cet effel, un soutien technique Ii un certain nombre d'Elats Membres, outre sa contribution Ii
1'0rganisalion. Le Dr LOPEZ (Philippines) signale que, lors de la quatrieme lournee des journees nationales de vaccination aux Philippines en 1996, plus de 19,5 millions d'enfanls ont ete vaccines au lotal, soil une couverture de plus de 96 % du nombre total cible. On s'est procure Ie vaccin antipoliomyelitique par voie orale, ainsi que plusieurs autres vaccins, par I'intermediaire de I'initiative pour les vaccins de I'enfance de I'UNICEF. La reussite des journees nationales de vaccination s'explique par un appui et un engagement multisectoriels solides, la ferme volonte politique au niveau local, la bonne organisation des equipes de surveillance, et la participation du personnel sanitaire. Le dernier cas de poliovirus sauvage a ete isole aux Philippines il y a trois ans, et Ie Dr Lopez espere que son pays sera bientot indemne de poliomyelite. M. CHAR (Cambodge) remarque que, bien que I'incidence de la poliomyelite soit elevee dans son pays en raison du debut tardif des activites de lutte, la situalion s'ameliore rapidement. Les dernieres journees nationales de vaccination ont touche plus de 95 % du groupe vise, les enfants de moins de cinq ans. En consequence, en \995, Ie nombre de cas confirmes ne representait que Ie tiers de celui enregistre en 1994; en 1996, il ne representait qu'un sixieme du nombre signale en 1995, et
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seuls deux cas ont ete confinnes au plan c1inique. Ces resultats ont ete obtenus avec I'appui des Gouvemements de l'Australie et du Japon ainsi que de I'OMS, ce dont son pays est reconnaissant. Le Dr ADAMS (Australie) dit qu'il a I'honneur de presider la Commission regionale pour la certification de I'eradication de la poliomyelite et felicite Ie personnel du Bureau regional pour leur devouement et les efforts consacres al'eradication de la poliomyelite. Faisant reference au paragraphe 3.6 du document WPRlRC47/8 Rev. I, il souligne qu'un appui sera necessaire non seulementjusqu'a ce que I'eradication ait ete certifiee dans I'ensemble de la Region, mais egalement jusqu'a ce qu'elle ait ete certifiee a I'echelon mondial, parce que les regions voisines avaient beaucoup plus de chemin a parcourir que la Region du Pacifique dans ce domaine. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande) demande si l'Organisation envisage de s'attaquer a la transmission transfrontiere du poliovirus dans differentes regions de I'OMS. Le Dr TAHA (Malaisie) signale qu'aucun cas de poliovirus sauvage n'a ete enregistre dans son pays depuis 1992. La surveillance de la paralysie flasque aigue se poursuit et des mesures sont prises pour en ameliorer la qualite. II demande des eclaircissements sur la procedure que doivent suivre les pays pour obtenir la certification de I'eradication de la poliomyelite. Le Dr TUFA (Etats-Unis d'Amerique) s'inquiete des recentes flam bees epidemiques de diphterie survenues en Republique democratique populaire lao et en Mongolie, qui pourraient signifier qu'il existe egalement des poches de couverture insuftisante de la poliomyelite, et il demande que Ie Directeur regional fasse des commentaires a ce suje!. II demande egalement des infonnations sur Ie statut actuel de I'lnstitut international des Vaccins mis en place par la Republique de Coree et Ie PNUD et sur les relations dudit Institut avec I'OMS. Le Dr YU (Chine) dit que depuis que I'on s'est fixe pour but d'eradiquer la poliomyelite, son Gouvemement lui a accorde toute priorite. Un reseau de laboratoires a ete cree, ainsi qU'un systeme de notification des cas de paralysie flasque aigue. Six joumees de vaccination supplementaire ont ete organisees depuis 1996, et 400 millions d'enfants de moins de quatre ans ont ete vaccines. Les
campagnes ont beneficie d'un engagement politique a tous les niveaux. Des progres remarquables ont ainsi ete accomplis dans Ie sens de I'eradication. Seul un cas - importe - de poliomyelite a ete detecte en 1995 ; la Chine en est, par consequent, au stade final et crucial de I'eradication.
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Une conference doil avoir lieu sur I'eradicalion de la poliomyelile Ie long des fronlieres enlre la Chine el Ie Myanmar, el d'aulres mesures doivenl eire prises pour renforcer les efforts dans ce domaine. La Chine execule aCluellemenl un plan d'aclion pour I'eradicalion de la poliomyelile. Des preparalifs en vue de sa certificalion sonl en cours dans des domaines leis que I'epidemiologie, I'analyse en laboraloire, I'inlensificalion de la vaccinalion systematique et I'utilisation de la c1assificalion normalisee des cas. Un alelier national a eu lieu n:cemmenl sur la vaccination afin de clarifier les taches, en particulier, mise en place d'un comile de certification et d'un groupe d'experts charge du diagnostic au niveau provincial, et poursuite des activites de vaccination supplementaire dans les zones vulnerables. La Chine est determinee
a surmonter les obstacles a la realisalion du but de I'eradication, par
exemple, I'insuffisance du financement, des equipements et des techniques, et davantage d'efforts sont requis pour renforcer la surveillance, ameliorer la couverture vaccinale et consolider I'action de lutle contre la maladie Ie long des frontieres internationales. Pour ce faire, une cooperation etroite entre les pays el entre les regions serait necessaire. supplementaire. M. YANG (Republique de Coree) dit que la determination de son Gouvernement d'eradiquer la maladie a permis de n'eoregistrer aucun cas de poliomyelite depuis 1983. La vaccination II demande
a I'OMS
un appui lechnique
systematique se poursuit, avec une couverture de 96 % des enfants de moins d'un an en 1993. Le Gouvernement con:en a entretenu une collaboration etroile avec les Etals Membres pour eradiquer la malad ie, el iI appuie la creation de la Commission regionale pour la certification. On espere que I'OMS acceh:rera son programme d'eradication de la poliomyelite. Le Professeur TRUYEN (Viet Nam) declare que des cas de paralysie flasque aigue ont ete analyses en 1995. Quatre cent soixante-sept cas onl ete notifies, avec 136 cas confirmes de
poliomyelite conformement aux criteres c1iniques de la classificalion ; 331 cas ont ete ecartes. La classification virologique des cas de paralysie flasque aigue en 1995 a perm is de confirmer seulement 12 cas de poliomyelite (associes au poliovirus sauvage). Dans 58 cas, aucun echantillon de selles n'a ete preleve, et 397 cas ont ete ecartes en tanl que non cas de poliomyelite. Au cours des trois
dernieres annees, tous les cas notifies de paralysie flasque aigue ont fait I'objet d'un exam en en laboratoire, et Ie taux d'evaluation du suivi 1160 jours a augmente, passant de 70 % en 1993
a 80 % en
1995. Le Viet Nam ayant commence II appliquer les criteres virologiques de la classification des cas
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de paralysie flasque aigue, la proportion des cas chez lesquels deux echantiIIons de selles ont ete preleves a augmente, passant de 49 % en 1993
a 65 %
en 1995. A la suite des trois journees
nationales de vaccination organisees en novembre et en decembre 1993, 1994 et 1995, Ie nombre de cas chez lesquels Ie poliovirus sauvage a ete isoie a baisse de fa~on
spectaculaire: 152 cas en 1993,
31 en 1994 et 12 en 1995. Tous les cas enregistn,s en 1995 ont ete notifies dans Ie delta du Mekong. Le representant remercie Ie Gouvernement du Japon, I'OMS et I'UNICEF, ainsi que d'autres organisations internationales et pays etrangers pour leur appui. M. EMBEL (Papouasie-Nouvelle-Guinee) dit que depuis 1994, aucun cas de poliomyelite n'a ete enregistre bien que Ie poliovirus sauvage continue peut-etre de circuler. Une journee
infranationale de vaccination a ete organisee en aout et sera repetee en septembre. La collaboration avec l'OMS, l'UNICEF et les organisations non gouvernementales a permis d'aboutir couverture de 85 % pour la poliomyelite et la rougeole.
a un taux de
Les femmes enceintes ont aussi ete
vaccinees contre Ie telanos. Compte tenu de ce succes, Ie pays organisera une journee nationale de vaccination en 1997. Pour ce faire, un appui technique sera necessaire. Le Dr BOLADUADUA (Fidji) dit qu'aucun cas n'a ete notifie dans son pays depuis plusieurs annees et que I'on a procede
a I'analyse de tous les cas de paralysie flasque aigue.
Elle accueille avec
satisfaction l'ensemble des criteres et Ie plan d'action etablis par la Commission regionale pour la certification de I'eradication de la poliomyelite et se rejouit de pouvoir travailler avec Ie comite de certification sous-regional pour les pays insulaires du Pacifique. Un taux eleve de couverture
vaccinale contre les maladies evitables par la vaccination est maintenu, et bien que la surveillance de la poliomyelite dans la region soit meilleure, la rougeole reste problematique, avec des flam bees epidemiques survenues en 1987, 1992 et 1995. La couverture vaccinale s'est amelioree, atteignant 93 %, mais peut-etre devrait-on integrer la lutte contre la rougeole dans la lutte contre la paralysie flasque aigu;;. M. METMETSAN (Vanuatu) dit que lors d'une mission d'un expert de I'OMS, la surveillance de la poliomyelite a ete active, si I'on en croit les donnees des deux principaux hopitaux et les statistiques du bureau d'information sanitaire. Deux cas suspects ont ete decouverts depuis 1987. Un comite national a ete mis sur place pour la certification de I'eradication de la poliomyelite, et on fait circuler des questionnaires dans Ie cadre de la recherche des cas de paralysie flasque aigu;;. M. CAPELLE (lies Marshall) rappelle que son pays a connu une epidemie de poliomyelite dans les annees 1960 donnant lieu
a de
nombreux cas d'incapacite permanente.
Grace
a
la
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distribution du vaccin antipoliomyelitique et une surveillance active, aucun cas n'a ete notifie depuis cette epidemie. A la demande formulee par I'OMS en 1992, son pays a ajoute la paralysie flasque aigue
a la liste des maladies sujettes a declaration. Mme SIKIHI (lies Salomon) loue I'action menee par Ie Cambodge, la Chine, la Republique
democratique populaire lao et Ie Viet Nam pour reduire Ie nombre de cas.
Elle appuie les
recommandations de la Commission regionale pour la certification de I'eradication de la poliomyelite, concernant la mise en place de comites de certification nationaux et d'un comite sousregional pour les pays insulaires du Pacifique. Le DIRECTEUR REGIONAL estime qu'il faut, avec I'aide des partenaires internationaux. poursuivre les activites de vaccination, dans Ie cadre des journees nationales el infranalionales de vaccination, meme si la poliomyelite a ete eradiquee de la region, jusqu'll ce que Ie monde enlier soil indemne de poliomyelite, en particulier du poliovirus sauvage. La surveillance doil etre acceleree jusqu'a la certification de I'eradication. Les criteres elablis par la Commission pour la certification
a
sa session d'avril exigent que soient mises en place certaines activites de la part de tous les Etats Membres ; ces criteres seront distribues aux pays apres la session. lis exigent I'absence de toute transmission du poliovirus sauvage autochtone ; cette situation doit etre maintenue pendant au moins trois ans au cours desquels la surveillance sera poursuivie au niveau requis pour la certification (des informations detaillees seront jointes II une lettre aux Etats Membres). Tous les pays doivent mettre en place un comite national de certification et etablir un document de certification qui sera soumis it la Commission regionale pour validation - ce qui devrait egalement etre fait au niveau national. II faudra fournir des informations sur les aspects suivants: generalites sur Ie pays (demographie, geographie et organisation des services de sante), structure de I'initiative d'eradication de la poliomyelite, activites de vaccination, surveillance de la poliomyelite paralytique et des poliovirus, services de laboratoire pour I'eradication de la poliomyelite, mesures prises pour detecter el repondre it I'importation du poliovirus sauvage. Les Etats Membres, hormis les pays insulaires du Pacifique,
devront ensuite veiller a ce que les pays indemnes de poliomyelite mettent en place un comite national de certification d'ici decembre 1996 et rendenl compte de leurs projets d'activites II la Commission regionale d'ici mi-1997. Leur documentation doil etre soumise d'ici la fin de 1998. Les pays endemiques - ceux qui continuent de notifier des Cas de poliomyelite - doivent former un comite national de certification d'ici la fin de 1996 et rendre compte des activites proposees regionale d'ici mi-1998, avec la soumission de la documentation pertinente d'ici
a la Commission Un groupe
a 1999.
sous-n:gional de 20 pays insulaires constituant un seul bloc epidemiologique doit former un comito!
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de certification sous-regional d'ici la fin de 1996. II devra rendre compte des projets d'activites Commission regionale d'ici la fin de 1997 et soumellre une documentation d'ici Ro!pondant de region region
a la
a 1998.
a la question du
representant de la Nouvelle-Zo!lande concernant la transmission
a region, Ie Directeur regional dit que des cas de poliovirus sauvage ont ete importes d'une voisine: quatre cas ont ete importes a partir du Myanmar dans la province chi noise du
Yunnan, I'un en novembre 1995 et trois entre mars et avril 1996. Les autorites chinoises ont, par consequent, organise deux journees de vaccination supplementaire par Ie vaccin antipoliomyelitique oral dans les pays situes
a la frontiere du Yunnan, entre mars et avril
1996. La premiere journee de
vaccination a cofncido! avec les journees nationales de vaccination au Myanmar. Un dialogue s'est instaure avec la Region de l'Asie du Sud-Est concernant les mesures
a prendre.
Premierement, une
reunion technique se tiendra au Myanmar dans la premiere semaine d'octobre, entre les directeurs des Programmes elargis de vaccination en Chine et au Myanmar. Des representants des Bureaux regionaux de I'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental y participeront. Celie reunion est chargee de planifier la coordination de la vaccination supph,mentaire, en veillant
a ce que chaque enfant de
moins de cinq ans de chaque pays soit vaccine; elle veillera egalement a la cooperation en matiere de surveillance dans ces domaines. Cette reunion technique sera suivie d'une reunion des Bureaux des Regions de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental du 8 au 100ctobre. Les Directeurs
regionaux y participeront tous deux, ainsi que Ie Cambodge, la Chine, Ie Myanmar, la Republique democratique populaire lao et la ThMlande. Celie reunion examinera la IUlle contre les maladies transmissibles dans les zones frontalieres, couvrant la poliomyelite, Ie VIHlSIDA et d'autres maladies susceptibles de traverser les frootieres (bien que Ie paludisme n'ait pas encore ete mis jour). Des journees coordonnees de vaccination
a I'ordre du
a I'echelon infranational et national seront egalement
organisees; la Chine pourrait envisager de conduire des journees infranationales de vaccination dans les zones frontalieres de la region de Guangxi (Tibet) et de la province de Yunnan, pendant la periode de plus faible transmission. Des specialistes de I'OMS sur les questions de poliomyelite ont ete envoyes au Tibet afin de planifier ces reunions de pays voisins. La participation pourrait etre
eventuellement elargie aux pays de I'ex-URSS membres de la Region europeenne et situes
a la
frontiere chinoise. Ces actions seront poursuivies jusqu'a I'eradication de la poliomyelite dans les regions adjacentes. En reponse au representant des Etats-Unis d'Amerique, il dit que I'on a enregistre 150 cas de diphterie en Mongolie 1996.
a la
fin de 1995, et 137 cas en Republique democratique populaire lao en
L'immunite des enfants plus ages et des adultes vaccines quelques annees auparavant a
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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
decline. La Mongolie a, par consequent, organise des journees nationales de vaccination en 1995 Ii I'intention des enfants ages de trois decembre.
a 15 ans en mai et des adultes de
16
a 40 ans en novembre et en
Depuis lors, seuls 16 cas ont ete observes, dont 10 en janvier 1996, puis on n'en a
enregistre pratiquement aucun apres cette date, ce qui montre I'efficacite de la vaccination. II faut remercier une prefecture japonaise qui a expedie par voie aerienne les vaccins necessaires, notamment pour la vaccination des adultes. L'OMS a fourni un appui technique. En Republique democratique populaire lao, iI y a eu de nombreux cas dans deux provinces, chez les enfants ages entre trois et 15 ans qui n'avaient pas ete vaccines auparavant dans Ie cadre du Programme elargi de vaccination. Leur vaccination a done ete entreprise dans quatre provinces de septembre a novembre 1995, avec des vaccins fournis par l'Australie et un appui technique de l'Agence japonaise pour la Cooperation internationale (JICA) et de I'OMS. Le Ministere de la Sante surveille la situation de tres pres. En n!ponse au representant des Etats-Unis d'Amerique, iI dit que la mise en place de l'Institut international des Vaccins par Ie PNUD et la Republique de Coree est un probleme complexe. S'il existe un reel besoin en la matiere dans la Region, iI s'agit la d'un domaine de la sante necessitant normalement la surveillance de I'OMS. Lorsque ce point a ete porte a son attention, Ie Directeur regional a done consulte Ie PNUD afin de clarifier son mandat par rapport a celui de I'OMS et des autres parties concernees. L'Institut n'avalt pas encore de statut officiel. A I'origine, les fonctions et les objectifs de cet Institut comprenaient I'appui aux pays pour leur permettre de produire des vaccins de bonne qua lite, de veiller au contr61e de la qualite dans Ie cadre de la production et de I'utilisation des vaccins, de proceder a des essais c/iniques et a une surveillance epidemiologique et de debuter et coordonner la recherche et Ie developpement en matiere de vaccins nouveaux et meilleurs. Toutefois, certaines de ces fonctions incombent aux Etats souverains et empietent sur les fonctions de ['OMS. Cette derniere a, par consequent, engage des consultations approfondies avec Ie PNUD et la Republique de Coree aftn d'eclaircir la situation. Elle a fait valoir un certain nombre de points: I) les activites liees a la production des vaccins, au contr61e de la qualite et ala recherche et au developpement font depuis toujours partie du mandat de ['OMS et ['Organisation doit etre, par consequent, impliquee dans tous les aspects de la mise en place de cet Institut; 2) des mecanismes existent deja concernant I'execution de nombreuses fonctions proposees pour l'Institut ; 3) des plans ont ete mis en oeuvre avant que l'Institut n'acquiere une base juridique offtcielle ; 4) Ie contrale de la qualite incombe aux Etats souverains ; et 5) I'Institut ferait
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m ieux de cenlrer son aclion dans Ie domaine de la recherche et du developpemenl en maliere de vaccins nouveaux el de meilleure qualile. Suite it ces consultalions, Ie PNUD a acceple de creer l'Institut en lui donnant un slalul officiel; une nole diplomalique a ele envoyee aux Ambassadeurs aupres des Nalions Unies it New York pour les informer el leur demander de signifier leur approbalion par la signature d'un accord Ie 28 oclobre 1996. On s'esl egalemenl enlendu sur Ie fail que l'Inslitul cooperera etroitemenl avec I'OMS dans la delerminalion des aspecls techniques el aulres de son programme; Ie projel de conslitution de l'Institut slipule, en effet, que l'Institut do it. en particuIier, cooperer pleinement avec l'Organisalion mondiale de la Sanle dans lous les aspects techniques et aulres du programme de I'lnstitut lies au mandat de I'OMS. L'Institut collaborera egalement elroilemenl avec les centres
collaborateurs de I'OMS dans la Region, en axant ses activites sur la recherche el Ie developpemenl, de meme que sur certains aspecls de la formalion. Les fonctions proposees ont du, par consequent, etre revisees el l'Instilul oeuvrera dans les quatre domaines de programme suivants : fourniture d'une formation et d'un appui technique aux lechniques de production el it la recherche sur les vaccins (on prefererait Ie lerme "cooperation lechnique" plulot qu'''assislance technique", afin d'insisler sur Ie concept de partenariat) ; aclivites de recherche el de developpement en laboratoire et sur Ie terrain; appui it Is realisalion d'esssis c1iniques et d'evalualions sur Ie terrain des nouveaux vaccins, et encouragemenl et promotion de I'introduction de nouveaux vaccins de meilleure qualite ; cooperation avec les fabricants de vaccins et les autorites de controle nationales et les autres organismes pertinents dans les pays developpes et en voie de developpemenl dans la promotion de la recherche el du developpemenl en maliere de vaccins. L'Institut procede it la formation d'un Conseil d'Administration en lant qU'organe directeur, compose de 17 membres, de dix experts elus par Ie Conseil, de 2 membres originaires du pays hOle de la Republique de Coree, de deux membres des ignes par I'OMS, d'un membre elu par Ie Conseil sur la recommandation du PNUD, du Secretaire executif de I'Initialive pour les Vaccins de l'Enfance, ou son ou sa representant(e), ex-officio (en fait, Ie Directeur du Programme mondial des Vaccins de I'OMS) et du Directeur de I'Institut ex-officio. On ne sait pas encore c1airement comment seront des ignes les representants de I'OMS. Les Regions de I'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental seront certainement impliquees el il espere que chacune sera en mesure de designer un representant. Le Directeur regional aimerait lui-meme y participer afin de veiller
a ce que
les interets des Etats
Membres de la Region soient representes, et peUI-elre lui sera-t-il possible d'y assister en tant que I'un des representants de I'OMS ou en qualite d'observateur, en sus des deux representants de I'OMS.
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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
Si Ies activites proposees par I'lnstitut sont executees ala lettre, leurs resultats seront positifs. Le Directeur regional espere que les infonnations qu'il a foumies pennettront aux pays de decider s'ils doivent signer I'accord portant creation de I'lnstitut en octobre. Etant donne que ceci se passe au niveau diplomatique, les ministeres de la sante doivent prendre des mesures proactives en vue d'assurer leur coordination avec les ministeres des affaires elrangeres en la matiere. II pense que I'OMS ferait mieux d'ctre impliquee de fa~on
a avoir une influence plutot que de critiquer de
I'exterieur, mais chaque Etat Membre do it prendre sa propre decision. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de pre parer un projet de resolution approprie pour exam en iI une seance ulterieure.
3.
EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS Le Comite examine les projets de resolutions suivants :
3.1
La sante: Nouvelles perspectives
Document WPRlRC47/Conf. Paper No.4) Decision: Le projet de resolution est adopte (voir resolution WPRlRC47.R4).
3.2
Maladies sexuellement transmissibles et SlDA (Document WPR/RC47/Conf. Paper No.5) Decision: Le projet de resolution est adopt.: (voir resolution WPRlRC47.R5). Pro~ramme
3.3
commyn des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA ION!JSIPA)
(Document WPR/RC47/Conf. Paper No.6) Le Dr CHAN, Rapporteur, rappelle que, au cours des debats sur I'ONUSIDA, trois pays, I'Australie, la Chine el Ie Japon, ont signale qu'ils elaient membres du Conseil de Coordination du Programme de I'ONUSIDA. Les Etats-Unis d'Amerique et Ie Royaume-Uni etant egalement
membres du Conseil, elle suggere que ces pays soient inclus dans la liste figurant au troisieme paragraphe du preambule du projet de resolution et s'excuse de leur omission. En outre, elle suggere, dans Ie texte anglais, de supprimer Ie mot "also" dans Ie meme paragraphe et de remplacer Ie mot "further" par "also" au quatrieme paragraphe du pn'ambule.
PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE
209
Le Dr GRANGEON, Rapporteur, dit que la France devrait etre elIe aussi incluse dans Ia liste figurant au troisieme paragraphe du preambuIe. Les autres changements mentionnes par I'oratrice precedente ne s'appliquent pas au texte franyais. Le Dr BART (Etats-Unis d'Amerique) accueille favorablement la premiere suggestion du Rapporteur de langue anglaise, notant que les Etats-Unis d'Amerique ont preside Ie Conseil de Coordination du Programme en 1996. Passant au paragraphe I du dispositif, il propose que, etant donne que les ministeres de la sante jouent deja un role de premier plan, ainsi que I'indique Ie Directeur regional, Ie membre de phrase suivant les mots "VIHlSIDA" so it supprime. Le Dr KANEKO (Japon) estime que la partie finale du demier paragraphe du preambule necessite un eclaircissement et propose done de rem placer les mots "Ia formation de" par les mots "foumir une education et un soutien
a des".
Avec eet amendement, il appuie Ie projet de resolution
mais suggere que Ie texte pourrait aussi com porter la reference a la possibilite qu'un representant de I'ONUSIDA soit invite a assister ala prochaine session du Comite et it I'informer en personne de tout fait nouveau. Le Japon, en tant que membre du Conseil de Coordination du Programme de
I'ONUSIDA, transmettra evidemment les preoccupations du Comite a I'ONUSIDA, mais il serait utile que ce dernier et Ie Comite puissent communiquer directement. Decisioo
Le projet de resolution, tel qU'amende, est adopte (voir resolution
WPRfRC47.R6).
4.
SOUS-COMITE DU COMITE REGIONAL POUR LES PROGRAMMES ET LA COOPERATION TECHNIQUE: Point 12 de I'ordre du jour
4.1
Visites dans les pays: Rapport du Sous-Comite Premiere Partie: Point 12.1 de I'ordre du jour (Document WPR/RC47/9) Le Dr TAHA (Malaisie), presentant Ie rapport, dit que quatre membres du Sous-Comite se
sont rendus en Nouvelle-Zelande et au Viet Nam en juin 1996 pour observer les initiatives des pays dans Ie domaine de la reforrne des systemes de sante et evaluer la contribution de ('OMS ill'appui de ces initiatives. Les observations des membres du Sous-Comite ont ete examinees de fayon detaillee par la totalite du groupe pour arriver aux conclusions et recommandations forrnulees dans Ie document.
210
COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
Les membres du Sous-Comite expriment leur vifs remerciements aux autorites sanitaires de la Nouvelle-Zelande et du Viet Nam pour les excellents arrangements pris et la sollicitude dont ils ont fait I'objet durant leurs visites. Celles-ci ont ete bien organisees du point de vue tant administratif que technique, ce qui a grandement facilite la tache du Sous-Comite. La fa~on dont les autorites sanitaires ont oriente leurs initiatives pour ameliorer les soins de sante a ete impressionnante dans les deux pays. L'anention du Comite est appelee sur certains aspects communs de la ",forme sanitaire dans les deux pays. Ces aspects sont les suivants : niveau d'engagement du gouvemement central, souci de foumir des soins a tous d'une maniere equitable et appropriee, selon les besoins et dans les limites des ressources disponibles, accent mis sur la qualite des soins et importance de la consultation des prestateurs de soins et de la communaute. Les membres du Sous-Comite sont convaincus que les mesures de r<!forme prises dans d'autres pays et zones de la Region profiteront de I'attention portee a ces questions. Le Sous-Comite a fait huit recommandations au Comite regional, quatre interessant les Etats Membres et quatre I'OMS. Le Comite ,,'gional est prie d'examiner soigneusement ces recommandations et de les
approuver. M. KANEKO (Japon) felicite Ie Sous-Comite de son travail et remercie la Nouvelle-Zelande et Ie Viet Nam de la cooperation qu'ils ont apportee aux membres du Sous-Comite durant leur mission. L'etude de la question de la reforme des systemes de sante vient a point nomme ; en effet, il est necessaire d'ameliorer I'accessibilite
a des
services sanitaires de qualite avec des ressources
limitees. Le rapport reconnait qu'il faut introduire certains elements des mecanismes du marche, dont la competition, dans I'industrie des soins de sante afin d'optimiser I'efficacite de ces soins. L'examen ulterieur de cette question permettra de presenter les progn!s actuels de la r"forme des systemes de sante aux niveaux mondial et regional et offrira aux representants la possibilite de profiter des experiences precieuses tirees des deux visites. Le Dr TAPA (Tonga) approuve Ie rapport du Sous-Comite et ses recommandations. appuie Ie choix du theme a examiner en 1997 et les pays proposes pour les visites. Le Dr LOPEZ (Philippines) note que Ie rapport a accorde une large place ala r<!forme des soins de sante, en particulier en ce qui conceme leur opportunite et leur equite. II suggere que, alors que I'on encourage la prescription et I'utilisation rationnelles des medicaments, il serait peut-etre II
PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE
211
temps d'examiner la possibilite de reduire les profits tires d'un usage inapproprie de la technologie medicale modeme. Aux Philippines, Ie dialogue mullisectoriel se poursuit sur la privatisation des soins de sante individuels ainsi que sur la loi nationale relative
a I'assurance-maladie de
1995, qui
sont deux importants facteurs de la reussite de toute reforme des soins de sante. II remercie les Etats Membres de partager leurs connaissances techniques. M. KRIEBLE (Nouvelle-Ulande) declare que Ie rapport du Sous-Comite sur sa visite
a la
Nouvelle-Zelande eSI concis et precis. Toutefois, Ie systeme de reforme sanitaire de son pays est caracterise davantage par la transformation en entreprises que par la privatisation. Bien qu'un certain niveau de privatisation ait ete atteint, c'est plutot dans Ie cadre d'un systeme plus soup Ie qu'un plus grand nombre de prestateurs de soins de sante
a base communautaire comme
les organisations non
gouvemementales ont pu exploiter el gerer des services de sante. M. BAY ARSAIKHAN (Mongo lie) approuve Ie rapport du Sous-Comite. Sa delegation
estime que la reforme du secteur de la sante est une question importante, meme si ses objectifs et approches peuvent varier d'un pays procede rapidement
a I'autre.
La Mongolie traverse une periode de transition, et II
a des reformes du secteur de la sante pour ameliorer I'efficacite du systeme.
propose I'organisation d'un seminaire regional en la matiere afin de mettre en commun les connaissances et les donnees d'experience. Une mission du Sous-Comite en Mongolie qui aurait lieu, espere-t-il, en 1997, serail tres appreciee. Le DIRECTEUR REGIONAL assure Ie representant de la Mongolie que sa proposition d'organiser un seminaire regional sera etudiee et prise en compte dans la mesure du possible. M. EM BEL (Papouasie-Nouvelle-Guinee) declare que la recommandation du Sous-Comite de se rendre en Papouasie-Nouvelle-Guinee en 1997 est accueillie avec satisfaction. Toutefois, la periode prevue pour cette visite cO'incidera avec les elections nation ales dans son pays et, si la mission ne peut pas eIre reportee mission une autre annee.
a plus
tard, apres Ie mois d'aoiil, son pays devra accueilJir la
M. METMETSAN (Vanuatu) se felicile de la visite du Sous-Comite en 1997. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de rediger un projet de resolution approprie.
212
COMlTE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
4.2
pOllr une nouvelle strateKie de la sante po"r tous . rapport du Sous-Comite deuxieme partie: Point 12.2 de I'ordre du jour (Documents WPRlRC47/10 et WPRlRC4711 0 Add.l) Le Dr FURUHA T A (Japon), pn!sentant Ie rapport du Sous-Comite, rappelle au Comite
regional qu'il avait juge, iI sa quarante-sixieme session, que les approches enoncees dans Ie document
La sante: Nouvelles perspectives et dans la Declaration de I'lle de Yanuca, qui lui est associee, constituaient des orientations et des approches regionales appropriees pour une nouvelle strategie de la sante pour tous. Ces approches continuent de servir de principes directeurs pour les activites menees dans la Region au sujet de cette strategie, en liaison avec les neuf questions examinees par I'OMS au niveau mondial. En jUin 1996, Ie Sous-Comite a examine un rapport du Secretariat sur les plans de I'elaboration future de I'actualisation de la strategie de la sante pour taus et a approuve les bases de cette actualisation. Le Sous-Comite estime que, pour la plupart des pays de la Region, les activites liees
a la sante pour tous ont ete une experience reussie et valable.
Les objectifs fixes ont ete atteints
pour la plupart et les quelques pays qui n'ont pas encore atteint leurs objectifs vont tres vraisemblablement Ie faire d'ici I'an 2000 ou peu apres. Les besoins d'amelioration en matiere de sante ont beaucoup evolue au cours des deux demieres decennies, de meme que la situation sociale, politique et economique des pays. Les
principes qui influeront sur les initiatives de developpement san ita ire pour les deux prochaines Mcennies seront relativement differents de ceux qui avaient oriente Ie developpement sanitaire jusqu'il present. L'actualisation est un processus qui consiste Ii evaluer les nouveaux principes fixes pour l'orientation du developpement sanitaire, com prendre I'influence de ces principes dans chaque pays et elaborer des politiques et lancer des actions axees sur les be so ins de developpement sanitaire du 21 e siecle. A la prochaine session du Comite regional, en 1997, un document regional sera Prt!Sente pour exam en et approbation. II sera utile pour orienter les Etats Membres dans leur processus
d'actualisation. Des documents plus complets seront foumis au Comite regional en 1998, annee du cinquantieme anniversaire de I'OMS. Le Sous-Comite souhaite appeler I'attention du Comite regional sur Ie role important qu'il joue dans les activites relatives II la troisieme evaluation de la mise en oeuvre de la strategie de la sante pour tous, evaluation qui sera entreprise en 1997. Les activites concernant I'evaluation et celles
PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE
213
qui se rapportent a la strategie seron! harmonisees. Le Sous-Comite souhaite egalement signaler que des fonds suffisants sont necessaires
a I'actualisation de la strategie de la sante pour tous.
Le D1RECTEUR REGIONAL expose brievement les changements qui se sont produits dans la preparation, au niveau mondial, de I'actualisation de la strategie depuis les informations communiquees au Sous-Comit': enjuin 1996. L'une des premisses fondamentales de cette actualisation est qu'elle doit se derouler sur une base de collaboration. Le Directeur regional cherche avant toute chose a tenir les Etats Membres aussi bien informes que possible des activites prevues de fa~on
a assurer une coordination adequate
dans I'examen des questions qui auront une incidence sur I'actualisation mondiale de la strategie de la sante pour tous pour Ie 21e siecie. Le document WPRlRC471l0 Add.1 presente Ie cal en drier des activites qui seront entreprises en vue de cette actualisation. Le Comite a deja convenu, dans la resolution WPRlRC46.R I 0, que les approches contenues dans La sante: Nouvelles perspectives et la Declaration de I'lie de Yanuca qui lui est associee sont des reponses regionales opportunes et valables aux changements mondiaux et constituent des orientations et des approches appropriees pour I'elaboration d'une nouvelle strategie de la sante pour taus. Le Sous-Comite a suggere d'harmoniser ces approches avec les neuf questions nouvelles
identifiees par Ie Siege de I'OMS en tant que facteurs qui influeront sur la sante au cours du siecie prochain et, ce qui est Ie plus important, de les harmoniser egalement avec la troisieme evaluation de la mise en oeuvre de la strategie de la sante pour tous qui aura lieu en 1997. Deux questions restent sans reponse : quel devra etre Ie role des Etats Membres dans ce processus et comment ces objectifs pourront-ils etre atteints? Les Etats Membres participeront au processus pendant au immediatement apres la preparation de leur contribution a la troisieme evaluation de la mise en oeuvre de cette strategie. En novembre 1996, Ie questionnaire habituel perrnettant d'evaluer la mise en oeuvre de la strategie de la sante pour tous sera envoye aux Etats Membres. Peu de temps apres, Ie Bureau
regional publiera une analyse des principales questions auxquelles la nouvelle strategie devra repondre. Cette analyse tiendra compte des themes evoques dans La sante.' Nouvelles perspectives et la Deciaration de I'lie de Yanuca et des neuf questions nouvelles a I'echelle mondiale. En mars 1997, I'evaluation devra etre retoumee au Bureau regional, accompagnee des contributions et des commentaires des Etats Membres sur I'analyse des questions auxquelles la nouvelle strategie devra "'pondre. A partir de ces donnees, Ie Bureau regional etablira un projet de document presentant un
214
COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION
tableau general des politiques et strategies qui seront necessaires dans la Region au 21 e sieele. Ce document sera examine par Ie Sous-Comite du Comite regional pour les programmes et la cooperation technique en juin 1997, puis presente en tant que document de travail au Comite regional en septembre 1997. date Ii laquelle I'actualisation de la strategie de la sante pour tous sera examinee au niveau regional, et la contribution de la Region Ii I'actualisation au niveau mondial sera presentee au Conseil executif et Ii I' Assemblee mondiale de la Sante. II est d'une importance cruciale que les Etats Membres consacrent Ie plus de temps et d'altention possible Ii I'examen de ce que seront leurs pOlitiques et programmes de sante au 21 e sieele, comme suite Ii I'analyse faite par Ie Bureau regional des questions nouvelles qui se posent dans la Region. Un effort concerte est necessaire si I'on veut meltre en oeuvre une pOlitique utile et de qualite. II est particulierement important que les Etats Membres habilites Ii designer un representant pour faire partie du Sous-Comite en 1997 nomment des personnes de haut niveau, experimentees et tres capables car ces personnes auront une tache lourde de responsabilites. Le Bureau regional prend Ie processus d'actualisation tres au serieux et s'adjoint des competences techniques supplementaires pour preparer Ie plus d'informations possibles II I'intention des Etals Membres. Toutes les parties doivent faire Ie maximum pour elaborer une politique
pertinente et val able qui pourra servir II hi planification future. Le Dr Ll (Chine) exprime ses remereiements au Sous-Comite pour sa proposition concernant Ie processus d'actualisation de la strategie de I. sante pour tous. A I'occasion de nombreuses reunions de I'OMS, la delegation chinoise a souligne que, Ii I'examen de I'actualisation de la strategie, il etait important de garder Ii l'esprit la situation qui pn!valait Ii la fin des annees 70 lorsque I'objectif de la sante pour tous d'ici l'an 2000 a ete fixe Ii Alma-Ata. La strategie d'origine est un jalon important pour la sante mondiale. Cependant, aux vues des changements qui s'operent dans Ie monde et dans la societe, il est imperatif de continuer II elaborer et Ii ameliorer I. strategie de la sante mondiale afin de repondre aux besoins du 21e siecle et de parvenir it meltre en place des programmes de sante efficaces. Dans sa mise 11 jour des faits nouveaux concernant celte question, Ie Directeur regional a couvert de nombreux points que la delegation chinoise souhaitait soulever. Le Dr Li pense qu'il est important d'accelerer Ie processus d'actualisation et de persuader la majorite des Etats Membres d'y participer. Les ministeres qui menent des actions liees it la sante et les departements d'universite de diverses disciplines devraient etre impliques. II est important que l'OMS n'abandonne pas la strategie
PROCES-VERBAL DE LA S[X[EME SEANCE
2[5
d'origine, car,
a moins que [a nouvelle strategie se revele plus sage et acceptable au niveau mondial,
ce serait faire un pas en arriere. Malgre les progres considerables accomplis, la sante pour tous d'ici I'an 2000 n'est plus realisable et un nouveau slogan serait necessaire pour Ie 21 e siecle. Sa delegation espere entendre les points de vue des autres Etats Membres lors de prochaines conferences et reunions regionales. Le travail preparatoire de formulation de la nouvelle strategie mondiale qui doit etre presentee
a l'Assemblee mondiale de
la Sante en mai 1998 est extremement
important et I'OMS aura besoin d'apports et de ressources supplementaires. II assure Ie Comite que la Chine redoublera d'efforts dans sa contribution
a I'actualisation de la strategie de la sante pour tous.
Le Dr TAPA (Tonga) fait I'eloge du rapport du Sous-Comite et se rejouit des progres accomplis dans Ie processus d'actualisation depuis la precedente session du Comite. Sa delegation accepte la proposition contenue dans la section 3 du rapport du Sous-Comite. II remercie Ie
Directeur regional pour Ie resume et Ie calendrier des activites indiques dans Ie document WPRlRC471l0 Add.!. II appuie pleinement la demande du Directeur regional qui prie les Etats
Membres de participer et de contribuer activement
a la troisieme evaluation de la mise en oeuvre de
la strategie de la sante pour tous. Les Tonga feront leur possible pour apporter une contribution utile. Le Dr BELLAMY (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'[rlande du Nord) remercie Ie Sous-Comite et Ie Directeur regiunal pour leurs travaux. Sa delegation se felicite de I'implication des Etats Membres dans Ie processus d'actualisation. II est satisfait de voir que I'actualisation de la
strategie de la sante pour tous dans la Region sera basee sur I'initiative de La sante: Nouvelles perspectives et dans Ie cadre de la promotion d'environnements favorables
a la sante.
Cependant, il
est important de donner une definition claire de termes tels que equite et solidarite de fayon
a eviter
de mauvaises interpretations. II est egalement important de s'assurer que la nouvelle strategie soit politiquement acceptable au niveau mondial. En outre, la strategie devrait prendre en consideration I'avantage comparatif de I'OMS et ses capacites en terme de ressources financieres et humaines. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie.
La seance est levee a 12 heures.