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Vingt-quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Genève, 4 - 20 mai 1971: partie II: séances plénières: comptes rendus in extenso: commissions, procès-verbaux et rapports

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 194

VINGT -QUATRIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 4 - 20 MAI 1971

PARTIE II SÉANCES PLÉNIÈRES Comptes rendus in extenso COMMISSIONS Procès -verbaux et rapports

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Décembre 1971

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé:

AIEA BIT BSP

- Agence internationale de l'Energie atomique

- Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain

CAC CEA

- Comité administratif de Coordination - Commission économique pour l'Afrique - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient

CEAEO CEE

- Commission économique pour l'Europe - Commission économique pour l'Amérique latine - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

CEPAL

CIOMS

CIRC FAO

- Centre international de Recherche sur le Cancer - Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement FISE

- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance - Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population - Organisation de l'Aviation civile internationale

FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies FNUAP OACI OIT

- Organisation internationale du Travail - Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime - Organisation météorologique mondiale

OMCI OMM

ONUDI OPS

- Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel - Organisation panaméricaine de la Santé

PNUD /AT - Programme des Nations Unies pour le Développement, élément Assistance technique

PNUD /FS - Programme des Nations Unies pour le Développement, élément Fonds spécial UIT

- Union internationale des Télécommunications

UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

Les appellations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

IMPRIMÉ EN SUISSE

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais

des Nations, á Genève, du 4 au 20 mai 1971, a été convoquée conformément á la résolution EB46.R15 du Conseil exécutif (quarante- sixième session).

Le compte rendu des débats de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale

de la Santé est publié en deux parties. Les résolutions et les annexes figurent dans les Actes officiels N° 193. Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions, ainsi que la liste des délégués et autres participants, l'ordre du jour et d'autres documents, sont reproduits dans le présent volume.

Index

:

page 591

TABLE DES MATIERES

Pages

Liste des délégués et autres participants Présidence et Secrétariat de l'Assemblée de la Santé et composition de ses commissions Ordre du jour

1

22 23

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SEANCES PLENIERES

PREMIERE SEANCE PLENIERE, mardi 4 mai 1971, 10 heures 1.

Ouverture de la session Allocution du Directeur général de l'Office des Nations Unies á Genève Allocution du Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève Allocution du Président de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé .

27 27 28 .

2. 3.

4. 5. 6.

29

Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations

30 31

DEUXIEME SEANCE PLENIERE, mardi 4 mai 1971, 15 heures 1.

Premier rapport de la Commission des Désignations Deuxième rapport de la Commission des Désignations Communications

32 32

2. 3.

33

TROISIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 5 mai 1971, 9 h.30 1.

Discours du Président de l'Assemblée Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante -septième sessions

34

2.

36

3.

38 42

4. 5.

Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante -septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970

44

QUATRIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 5 mai 1971, 14 h.30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante -septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

60

-v-

Pages

CINQUIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 5 mai 1971, 20 h.30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante- septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

87

SIXIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 6 mai 1971, 9 h.30 1.

Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Communication Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante- septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

108 115

2. 3.

116

4.

Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard

129

SEPTIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 6 mai 1971, 15 h.30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -sixième et quarante- septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

137

HUITIEME SEANCE PLENIERE, lundi 10 mai 1971, 9 heures 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante -septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

158

NEUVIEME SEANCE PLENIERE, mardi 11 mai 1971, 12 heures 1.

Répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales Transfert de points Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha

188 188

2.

DIXIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 12 mai 1971, 9 h.30 1.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de Membres habilités á désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Premier rapport de la Commission B Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante- septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 (suite)

192

2.

192 194

3.

4.

194

5.

Election de Membres habilités á désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif (suite de la section 2)

207

ONZIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 13 mai 1971, 9 h.30 1.

Deuxième rapport de la Commission B Admission de nouveaux Membres et Membres associés

209 209

2.

- vi -

Pages

DOUZIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 13 mai 1971, 14 h.30 1.

Admission de nouveaux Membres et Membres associés (suite)

233

TREIZIEME SEANCE PLENIERE, vendredi 14 mai 1971, 11 h.15 1.

Rapport du Président général des discussions techniques Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling

237 244

2.

QUATORZIEME SEANCE PLENIERE, samedi 15 mai 1971, 9 h.30 1.

Troisième rapport de la Commission B Premier rapport de la Commission A Deuxième rapport de la Commission A

252 252

2. 3,

252

QUINZIEME SEANCE PLENIERE, lundi 17 mai 1971, 9 h.30 1.

Amendement au contrat du Directeur général

254

SEIZIEME SEANCE PLENIERE, mardi 18 mai 1971, 14 h.30 1.

Troisième rapport de la Commission A Quatrième rapport de la Commission B Déclaration concernant le rattachement du Sultanat d'Oman à une Région Quatrième rapport de la Commission A Projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur Répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales Transfert de points :

255 255

2. 3.

257 257 257

4. 5,

6.

257

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 20 mai 1971, 14 h.45 1.

Date de clôture de l'Assemblée Cinquième rapport de la Commission A Cinquième rapport de la Commission B Sixième rapport de la Commission A Sixième rapport de la Commission B Approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -sixième et quarante- septième sessions

258 258

2. 3.

258 259 259

4. 5.

6,

260

DIX -HUITIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 20 mai 1971, 16 heures 1.

Clôture de la session

261

PROCES -VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLEE ET DES COMMISSIONS

Pages

Pages

Bureau de l'Assemblée Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance 269 270 271 274 274 275 275 276 277 277 278

Dixième séance Onzième séance Douzième séance Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance

371 384 395 407

420 435

Commission B Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance 443 445 455 462 466 476 486 494 501 513 524 536 547 559 572

Commission A

Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance

279 282 293 302 315 328 339 348 360

RAPPORTS DES COMMISSIONS Pages

Commission de Vérification des Pouvoirs Commission des Désignations Bureau de l'Assemblée Commission A Commission B Commission B à Commission A Index

581 582 583 583 585 587 591

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

LISTE DES DELEGUES ET AUTRES PARTICIPANTS

DELEGATIONS DES ETATS MEMBRES

AFGHANISTAN Délégués Professeur A. OMAR, Vice -Ministre de la Santé publique, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr G. R. ROASHAN, Président de l'Organisme de Planification et d'Organisation, Ministère de la Santé publique .

Suppléant Dr H. KIRIMLY, Directeur du Service de la Quarantaine :

ARGENTINE Délégués Dr H. M. RODRIGUEZ CASTELLS, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr V. V. OLGUIN, Directeur des Relations sanitaires internationales, Secrétariat d'Etat à la Santé publique :

ALBANIE Délégués Dr C. PISTOLI, Doyen de la Faculté de Médecine de Tirana (Chef de délégation) Dr R. KRUJA, Conseiller au Ministère de la Santé publique :

ALGERIE Délégués M. D. NEMICHE, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. BENADOUDA, Directeur de l'Institut national de Santé publique Dr B. HADJ -LAKEHAL, Médecin -chef de la Section de Nutrition, Institut national de Santé publique :

Conseillers Dr J. K. DE USTARAN, Directeur de L'Inspection sanitaire nationale, Secrétariat d'Etat à la Santé publique M. R. A. RAMAYON, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mlle G. V. SAGA, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

AUSTRALIE Délégués Sir William REFSHAUGE, Directeur général de la Santé, Département de la Santé du Commonwealth (Chef de délégation) :

Suppléant M. O. BENZITOUNI, Attaché, Mission permanente de la République algérienne démocratique et populaire auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Dr J. S. BOXALL, Directeur de la Santé interna-

ARABIE SAOUDITE Délégués Dr H. ABDUL -GHAFFAR, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr A. S. TABBAA, Directeur général du Département de l'Hygiène internationale (Chef adjoint) Dr J. M. AASHI, Sous -Directeur général du Département de la Médecine préventive, Ministère de la Santé :

tionale, Département de la Santé du Commonwealth (Chef adjoint) M. A. D. BROWN, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Australie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Suppléants Dr D. M. JORGENSEN, Directeur médical, Bureau d'Emigration de l'Ambassade d'Australie en Italie Dr J. ONNO, Administrateur sanitaire de district, Département de la Santé du Territoire du Papua et de la Nouvelle- Guinée :

- 1 -

2

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

AUTRICHE Délégués Dr F. A. BAUHOFER, Directeur général de la Santé publique, Ministère fédéral des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr jur. R. HAVLASEK, Conseiller, Ministère fédéral des Affaires sociales Dr jur. F. CESKA, Conseiller, Représentant per manent.adjoint de l'Autriche auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève : .

BIRMANIE Délégués Dr THEIN AUNG, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr LUN WAI, Sous- Directeur, Division sanitaire de Rangoon, Direction des Services de Santé

BOLIVIE

BARBADE Délégués M. C. E. TALMA, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. C. A. BURTON, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Dr A. W. MEARNS, Médecin -administrateur de la Santé :

Délégués Dr J. TORRES- GOITIA, Ministre de la Prévoyance sociale et de la Santé publique (Chef de délégation) Mlle H. MONTENEGRO, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République de Bolivie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

BRESIL Délégués Professeur F. de Paula DA ROCHA LAGOA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Professeur R. VIEIRA DA CUNHA, Secrétaire général du Ministère de la Santé Dr A. N. BICA, Secrétaire à la Santé publique, Ministère de la Santé :

BELGIQUE

Délégués M. L. NAMECHE, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Professeur S. HALTER, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef adjoint) Dr jur. J. DE CONINCK, Premier Conseiller; Chef du Service des Relations internationales du Ministère de la Santé publique et de la Famille :

Suppléant Dr M. KIVITS, Médecin en chef; Directeur à l'Office de Coopération au Développement :

Conseillers M. J. P. VAN BELLINGHEN, Ambassadeur, Représentant permanent de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Mlle C. KIRSCHEN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr J. BURKE, Médecin -chef de la Section médicale, Mission belge de Coopération Dr F. BOSQUET, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Professeur J. BLANPAIN, Directeur de l'Ecole de Santé publique de l'Université catholique de Louvain Professeur P. G. JANSSENS, Directeur de l'Institut de Médecine tropicale Prince Léopold à Anvers Professeur M. F. LECHAT, Ecole de Santé publique de l'Université catholique de Louvain Professeur E. A. SAND, Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles Professeur K. VUYLSTEEK, Section d'Hygiène et de Médecine sociale de l'Université de Gand Dr MILLET, Professeur émérite à l'Université libre de Bruxelles :

Suppléants M. F. CUMPLIDO, jr, Ministre pour les Affaires commerciales, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr C. F. FERNANDES DA CUNHA, Assistant du Ministre de la Santé M. A. AMARAL DE SAMPAIO, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseiller M. W. L. PEREIRA DE SOUZA NETO, Secrétaire d'ambassade, Ministère des Affaires étrangères :

BULGARIE Délégués Dr A. TODOROV, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr D. ARNAUDOV, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé publique M. S. CVETKOV, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République populaire de Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléant Professeur V. T. CONNEV, Professeur émérite de cardiologie et de rhumatologie, Institut médical postuniversitaire :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE BURUNDI

3

Délégués Dr C. BITARIHO, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. I. MAGEREGERE, Directeur du Département Hygiène et Laboratoires :

Conseillers M. P. A. LAPOINTE, Conseiller, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. AUGER, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CAMEROUN Délégués Mme D. TSANGA, Ministre adjoint de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. J. MENDOUGA, Conseiller, Ambassade du Cameroun en République fédérale d'Allemagne Dr E. N. ELOM, Conseiller technique, Ministère de la Santé publique et de la Population :

CEYLAN

Conseillers Dr T. C. NCHINDA, Médecin -chef de la Région sanitaire du Cameroun occidental Professeur G. L. MONEKOSSO, Directeur du Centre universitaire des Sciences de la Santé, Yaoundé :

Délégués Professeur K. RAJASURIYA, Directeur des Services de Santé (Chef de délégation) M. A. PATHMARAJAH, Représentant permanent de Ceylan auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CHILI

CANADA

Délégués Dr M. LECLAIR, Sous -Ministre de la Santé, Ministère de la Santé nationale et du Bien Etre social (Chef de délégation) Dr B. D. B. LAYTON, Médecin -administrateur principal, Service de la Santé internationale, Ministère de la Santé nationale et du Bien Etre social' M. G. IGNATIEFF, Ambassadeur, Représentant permanent du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr O. JIMÉNEZ PINOCHET, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Professeur H. BEHM ROSAS, Directeur de l'Ecole de Santé publique, Faculté de Médecine de l'Université du Chili Professeur H. VALLADARES ARRIAGADA, Médecin chirurgien :

Suppléants M. L. FRANCIS, Membre du Parlement pour Ottawa Ouest, province de l'Ontario Dr S. HAIDASZ, Membre du Parlement pour Parkdale, province de l'Ontario Dr G. ISABELLE, Membre du Parlement pour Hull, province du Québec (Chef adjoint) M. M. ROY, Membre du Parlement pour Laval, province du Québec Dr J. GÉLINAS, Conseiller spécial auprès du Conseil exécutif, province du Québec Dr J. S. ROBERTSON, Sous- Ministre de la Santé de la province de la Nouvelle -Ecosse Dr P. B. ROSE, Sous -Ministre de la Santé de la province de l'Alberta Dr D. SACKETT, Professeur d'épidémiologie clinique et de biostatistique, Faculté de Médecine de l'Université McMaster, Hamilton, Ontario :

Conseillers M. F. GAMBOA, Premier Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. L. M. LARRAÎN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. J. M. OVALLE, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CHINE

Délégués M. P. CHENG, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Chine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Dr C. H. YEN, Directeur général de l'Administration sanitaire nationale Dr C. K. CHANG, Directeur général adjoint de l'Administration sanitaire nationale :

1

Chef de la délégation à partir du 15 mai.

Suppléants Dr T. Y. LEE, Commissaire à la Santé par intérim de la province de Taiwan Dr Y. HSIUNG, Directeur adjoint du Département municipal de la Santé de Taipeh :

4

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Conseiller M. J. -L. WEI, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République de Chine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales .à Genève :

CÔTE D'IVOIRE Délégués Professeur H. AYE, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. B. NIOUPIN, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Côte d'Ivoire auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève et à Vienne Dr C. EMMOU, Médecin -chef de l'Institut d'Hygiène d'Abidjan :

CHYPRE

Délégués Dr V. P. VASSILOPOULOS, Directeur général du Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. M. SHERIFIS, Conseiller à l'Ambassade de Chypre en France .

CUBA

COLOMBIE

Délégués Dr J.

:

I. DIAZ- GRANADOS, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr D. GARCES, Ambassadeur, Représentant permanent de la Colombie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève i Dr B. MORENO MEJIA, Directeur général de l'Institut de la Protection de la Famille

Délégués N Dr J. A. GUTIÉRREZ MUNIZ, Directeur national du Département de Pédiatrie, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) M. C. M. LECHUGA HEVÍA, Ambassadeur, Représentant permanent de Cuba auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr A. TEJEIRO FERNÁNDEZ, Chef du Département de la Recherche à la Direction nationale de la Planification et des Statistiques :

Suppléants M. N. GOMEZ, Conseiller, Mission permanente de la Colombie auprès de l'Office des Nations à Unies et des institutions Genève M. G. NANNETTI, Ambassadeur de Colombie en Ethiopie :

Suppléant Dr L. CRUZ CRUZ, Sous -Directeur de l'Assistance médicale :

Conseiller M. F. ORTIZ RODRÎGUEZ, Premier Secrétaire, Mission permanente de Cuba auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CONGO (REPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU) Délégués Dr P. KALONDA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. LEKIE, Directeur de la Campagne nationale d'Eradication de la Variole, Ministère de la Santé publique Dr S. MATUNDU -NZITA, Directeur du Service d'Hygiène de Kinshasa :

DAHOMEY

Délégués M. A. OUASSA, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr J. HOUNSOU, Conseiller technique au Ministère de la Santé publique :

Suppléant M. R. KUMBU, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

DANEMARK Délégués Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publique (Chef de délégation) M. F. NIELSEN, Chef de service au Ministère de l'Intérieur (Chef adjoint) M. O. FORSTING, Chef de section au Ministère de l'Intérieur :

COSTA RICA Délégués Dr J. L. ORLICH, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. C. DI MOTTOLA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseiller i M. M. CARRERAS MARTI, Consul général du Costa Rica à Genève :

Conseillers Dr J. WORM- PETERSEN, Médecin -chef Dr J. FOG, Président de l'Association générale des Médecins danois Dr P. TAUS, Médecin -chef M. H. STENBJERRE, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente du Danemark auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SOTTE EL SALVADOR Délégués Dr V. M ESQUIVEL, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr A. AGUILAR RIVAS, Secrétaire coordonnateur du Département de la Planification et de la Coordination, Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale .

5

EQUATEUR

Délégués Dr F. PARRA -GIL, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr T. BUSTAMANTE, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Equateur auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr O. EGAS CEVALLOS, Chef du Département de la Planification, Ministère de la Santé publique :

Suppléants Dr B. D. BLOOD, Attaché (affaires internationales de santé), Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr M. D. LEAVITT, Directeur du Centre international Fogarty, Instituts nationaux de la Santé, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr D. J. SENCER, Directeur du Centre de Lutte contre les Maladies, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale :

ESPAGNE

Délégués Professeur J. GARCIA ORCOYEN, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) M. E. PÉREZ- HERNÁNDEZ, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève (Chef adjoint) Professeur P. DE LA QUINTANA, Directeur de l'Ecole nationale de Santé :

Suppléants Dr F. PÉREZ GALLARDO, Directeur du Centre national de Virologie et d'Ecologie sanitaire Professeur C. RICO -AVELLO, Directeur de l'Ecole nationale d'Educatrices sanitaires M. E. VALERA, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève M. R. GARRIDO GARZON, Chef de la Section de la Santé internationale :

ETATS-UNIS D'AMERIQUE Délégués Dr J. :

Conseillers M. J. M. CATES, jr, Conseiller, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr R. DE CAIRES, Directeur associé du Service de la Planification et de l'Evaluation, Bureau de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. R. F. W. EYE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. H. FINCH, Conseiller du Président des Etats -Unis d'Amérique M. R. HESSE, Assistant spécial pour les relations Etat fédéral -Etats, Commission de l'Etat de New York pour la Lutte contre la Toxicomanie M. C. C. JOHNSON, jr, Directeur exécutif associé de l'Association américaine de la Santé publique Dr F. LUCAS, Consultant, Administration des Services de Santé et de la Santé mentale, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr M. H. MERRILL, Directeur du Service de Planification de l'Action sanitaire dans les Collectivités, Association américaine de la Santé publique Dr G. I. MISHTOWT, Sous -Secrétaire adjoint pour les Services médicaux, Département d'Etat M. R. B. ROCK, jr, Vice -Président (Division internationale) de l'Association des Fabricants de Produits pharmaceutiques M. D. H. RUMSFELD, Conseiller du Président des Etats -Unis d'Amérique :

L. STEINFELD, Surgeon General, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. I. RIMESTAD, Ambassadeur, Représentant permanent des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr M. C. TODD, Président du Conseil du Personnel sanitaire, Association médicale américaine

ÉTHIOPIE Délégués M. K. ABEBE, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Mme S. ABRAHAM, Directeur général au Ministère de la Santé publique Dr D. TERREFE, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé publique :

6

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Dr M. TRAZZINI, Médecin - inspecteur régional;

Suppléant M. S. H. GIORGIS, Directeur au Ministère de la Santé publique :

FINLANDE

Conseiller médical au Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr P. L. PARADE, Adjoint au Chef de la Division de la Santé publique et de l'Action sociale, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères M. F. NICAISE, Pharmacien -inspecteur divisionnaire de la Santé

Délégués Professeur L. NORO, Directeur général du Service médical national (Chef de délégation) Dr M. PARMALA, Chef de la Section des Relations internationales, Service médical national M. M. HAKKANEN, Chef du Bureau des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères :

GABON Délégués Dr B. NGOUBOU, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr J. B. BIYOGHE, Médecin -chef du Service de Gynécologie :

Suppléants Dr T. KOSONEN, Secrétaire général de l'Association médicale finlandaise Dr O. P. HEINONEN, Médecin -administrateur chargé de la Division de l'Epidémiologie et de la Médecine préventive, Institut national des Pensions :

GAMBIE

FRANCE

Délégués M. I. M. GARBA- JAHUMPA, Ministre de l'Education, de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr P. J. N'DOW, Médecin- administrateur en chef, Ministère de l'Education, de la Santé et de la Prévoyance sociale :

Délégués Professeur E. J. AUJALEU, Directeur général honoraire de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Chef de délégation) M. J. FERNAND -LAURENT, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Dr P. CHARBONNEAU, Directeur général de la Santé publique .

GHANA Délégués M. S. D. DOMBO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur F. T. SAI, Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr N. F. HAMMOND -QUAYE, Médecin -administrateur supérieur (Planification), Ministère de la Santé .

Suppléants Dr L. P. AUJOULAT, ancien Ministre; Inspecteur général de la Santé Dr J. -S. CAYLA, Directeur de l'Ecole nationale de Santé publique Professeur R. SENAULT, Faculté de Médecine de Nancy :

Suppléant Dr J. K. Y. ABOAGYE -ATTA, Médecin -administrateur régional de la Santé :

Conseillers Mlle J. BALENCIE, Secrétaire adjoint des Affaires étrangères Mme C. M. HELOÏSE, Agent supérieur à la Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr H. P. JOURNIAC, Chef de la Division de la Santé publique et de l'Action sociale, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères Dr J. MEILLON, Médecin -inspecteur principal à la Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr Denise MINVIELLE, Institut national de la Santé et de la Recherche médicale M. A. PAVEC, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse :

Conseillers M. K. B. ASANTE, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. B. K. YEBOAH, Conseiller, Mission permanente de la République du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

GRÉCE

Délégués Dr D. SARFATIS, Directeur de la Division de l'Hygiène sociale, Ministère des Services sociaux (Chef de délégation) Dr D. AYRAMIDIS, Directeur à la Division de la Santé publique, Ministère des Services sociaux M. D. VACALOPOULOS, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse .

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE GUATEMALA

7

Délégués Dr C. A. RECINOS MAZARIEGOS, Vice -Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr R. ZECEÑA FLORES, Consul du Guatemala à Hambourg :

Conseiller M. A. DUPONT -WILLEMIN, Consul général du Guatemala à Genève; Représentant permanent adjoint du Guatemala auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Suppléants M. J. VARGA -PERKE, Conseiller au Ministère des Affaires étrangères M. J. SAS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République populaire hongroise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr J. BALOG, Fonctionnaire supérieur au Ministère de la Santé :

Conseiller Professeur J. TIGYI, Prorecteur de l'Université des Sciences médicales de Pécs; Membre de l'Académie hongroise des Sciences :

INDE

GUINEE Délégués Dr B. KOUROUMA, Gouverneur de Conakry; Professeur de la Faculté de Médecine (Chef de délégation) M. S. KEITA, Ambassadeur de la République de Guinée en Europe occidentale Dr A. BARRY, Inspecteur général de Santé publique :

Délégués M. K. K. DASS, Secrétaire du Gouvernement de l'Inde, Ministère de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) Professeur A. K. KISKU, Ministre adjoint de la Santé et de la Planification familiale' M. N. KRISHNAN, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

HAITI

Délégué M. A. ADDOR, Consul général d'Haiti à Genève .

HAUTE -VOLTA

Suppléants Dr J. B. SHRIVASTAV, Directeur général des Services de Santé M. P. M. S. MALIK, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr A. BARRAUD, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr M. N'DIAYE, Directeur de la Santé urbaine et Médecin -chef de la Sous -Section de la Statistique, Ministère de la Santé publique et de la Population Dr K. P. COMPAORE, Directeur de la Santé rurale :

INDONÉSIE Délégués Professeur G. A. SIWABESSY, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur Julie SULIANTI, Directeur général de la Lutte contre les Maladies transmissibles, Ministère de la Santé2 :

Suppléant Dr L. TRAORE, Médecin -chef de l'Inspection médico- scolaire à Bobo -Dioulasso :

Professeur D. D. PRAWIRANEGARA, Directeur général des Soins médicaux, Ministère de la Santé Suppléant M. I. DARSA, Conseiller, Mission permanente de la République d'Indonésie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

HONDURAS Délégué Dr T. H. CARCAMO, Ambassadeur du Honduras en République fédérale d'Allemagne .

IRAK

HONGRIE Délégués Professeur L. FARADI, Premier Vice -Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr D. FELKAI, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé Dr L. SÁNDOR, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé :

Délégués Dr I. MUSTAFA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr M. A. HUSSAIN, Secrétaire général de la Fondation de la Santé rurale :

1

Chef de la délégation du 9 au 12 mai. 2

Chef de la délégation à partir du 9 mai.

8

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Dr M. IBRAHIM, Directeur des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé Suppléant Dr I. A. ALNOURI, Spécialiste, Ministère de la Santé :

Dr J. SILBERSTEIN, Chef de la Division des Maladies chroniques et de la Réadaptation, Ministère de la Santé2 Suppléant M. M. R. KIDRON, Ambassadeur, Représentant permanent d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Conseiller M. S. DAOUD, Attaché, Mission permanente de la République d'Irak auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

Conseiller M. M. MELAMED, Premier Secrétaire, Mission permanente d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

IRAN

Délégués Dr M. SHAHGHOLI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. DIBA, Ambassadeur; Conseiller pour les questions sanitaires et les relations avec l'OMS, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr G. SOOPIKIAN, Directeur général de la Planification et des Programmes, Ministère de la Santé :

ITALIE

Délégués M. L. MARIOTTI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur R. VANNUGLI, Directeur du Bureau des Relations internationales, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Professeur G. MARINI BETTOLO, Directeur de l'Istituto Superiore di Sanità, Rome :

Conseillers Professeur C. M. H. MOFIDI, Vice -Chancelier de l'Université de Téhéran (chargé de la recherche et des études universitaires) M. A. N. AMIRAHMADI, Directeur du Département des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé Dr M. ROUHANI, Directeur général des Services médico- sanitaires de la Compagnie nationale iranienne des Pétroles M. G. -A. SAYAR, Conseiller, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

IRLANDE

Délégués Dr J. C. JOYCE, Médecin- administrateur en chef, Département de la Santé (Chef de délégation) M. T. J. BRADY, Sous -Secrétaire, Département de la Santé :

Suppléants Mlle G. SIMBOLOTTI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. A. SCHEPISI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Professeur B. BABUDIERI, Chef du Département de Microbiologie de l'Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur F. BELLANTI, Secrétaire général du Conseil supérieur de la Santé Professeur G. A. CANAPERIA, Ministère de la Santé Professeur A. CORRADETTI, Directeur du Laboratoire de Parasitologie de l'Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur B. PACCAGNELLA, Directeur de l'Institut d'Hygiène de l'Université de Ferrare Dr G. SPALATIN, Inspecteur général de la Santé, Ministère de la Santé :

ISLANDE

JAMAIQUE

Délégués Dr S. SIGURDSSON, Médecin -administrateur en chef (Chef de délégation) Dr P. SIGURDSSON, Secrétaire général du Ministère de la Santé :

ISRAEL

Délégués M. V. SHEMTOV, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr D. BRACHOT, Sous -Directeur général des Services de Santé publique, Ministère de la Santél :

Délégués Dr S. P. W. STREET, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. P. W. AITKEN, Sous -Secrétaire adjoint, Ministère de la Santé Mlle F. M. SHILLETTO, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la Jamaique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

2

Chef adjoint de la délégation à partir du 1

Chef de la délégation à partir du 9 mai.

9 mai.

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Conseiller M. A. H. THOMPSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Jamaique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

9

KOWElT Délégués Dr A. -R. M. AL- ADWANI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. R. A. AL- AWADI, Directeur des Services préventifs, Ministère de la Santé publique Dr A. M. AL- REAFAI, Ministère de la Santé publique :

JAPON

Délégués Professeur K. YANAGISAWA, Directeur général de l'Institut national de la Santé, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. Y. OKAWA, Ministre, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. M. TSUNASHIMA, Conseiller et Chef du Service de liaison pour les Affaires internationales au Cabinet du Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale :

LAOS Délégués Dr K. ABHAY, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. PHOUTTHASAK, Directeur général de la Santé publique :

LESOTHO Délégués M. B. M. LESETELI, Ministre de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. J. R. L. KOTSOKOANE, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr J. L. MOLAPO, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale' :

Suppléants Dr H. KASUGA, Chef de la Division nationale des Hôpitaux, Bureau des Affaires médicales, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale M. K. TERADA, Division des Institutions spécialisées, Bureau des Nations Unies, Ministère des Affaires étrangères :

Conseillers M. O. WATANABE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. K. MORIYAMA, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléant Dr Q. M. QHOBELA, Médecin -administrateur de la Santé publique :

LIBAN Délégué Dr J. ANOUTI, Directeur général du Ministère de la Santé publique .

JORDANIE

LIBERIA Délégués Dr A. S. MAJALI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. NABULSI, Sous -Secrétaire d'Etat, Ministère de la Santé (Chef adjoint) M. A. -R. RAWABDEH, Directeur du Département de la Pharmacie, des Fournitures et du Matériel :

Délégués Dr E. M. BARCLAY, Directeur général du Service national de la Santé publique (Chef de délégation) M. H. Q. TAYLOR, Directeur général adjoint du Service national de la Santé publique Dr J. B. TITUS, Directeur des Services de Médecine préventive, Service national de la Santé publique :

KENYA Délégués M. I. :

LUXEMBOURG Délégué Dr E. DUHR, Médecin -inspecteur au Ministère de la Santé publique .

O. OKERO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr J. D. GEKONYO, Directeur adjoint des Services médicaux, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr Z. ONYANGO, Sous -Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé

1

Chef de la délégation à partir du 15 mai.

10

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

MADAGASCAR Délégués M. A. RAMANGASOAVINA, Ministre d'Etat chargé de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr G. RATSIANDAVANA, Inspecteur général des Pharmacies Dr G. RANDRIATSARAFARA, Adjoint au Chef du Service de Lutte contre les Grandes Endémies :

Dr O. BELKEZIZ, Directeur des Services techniques, Ministère de la Santé publique Suppléant Dr A. ALAMI, Médecin -chef de la province médicale de Meknès :

MAURICE Délégués M. K. JAGATSINGH, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. R. BURRENCHOBAY, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé :

MALAISIE Délégués M. SARDON BIN HAJI JUBIR, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr H. A. MAJID BIN ISMAIL, Directeur des Services de Planification et de Recherche Dr A. WAHAB BIN M. ARIFF, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé :

MAURITANIE Délégués M. A. OULD JIDDOU, Secrétaire général du Ministère de la Santé et du Travail (Chef de délégation) Dr A. OULD BAH, Directeur de la Santé publique :

Conseiller M. WAN PUTEH BIN WAN M. SAMAN, Sous -Secrétaire principal aux Finances, Ministère de la Santé :

MALAWI

MEXIQUE Délégués M. R. P. CHISALA, Secrétaire à la Santé et au Développement communautaire, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr Y. H. MISOMALI, Médecin -administrateur supérieur :

MALI

Délégués Dr J. JIMENEZ CANTÚ, Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr M. E. BUSTAMANTE, Secrétaire général du Conseil de la Santé ti M. J. PALACIOS TREVINO, Représentant permanent adjoint du Mexique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse :

Délégués Dr B. FOFANA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr O. SOW, Chef de la Division de la Médecine socio -préventive, Ministère de la Santé publique :

MALTE

Délégués Dr A. CUSCHIERI, Médecin -administrateur en chef (Chef de délégation) M. E. SALIBA, Représentant permanent de Malte auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Conseillers Dr H. R. ACUNA- MONTEVERDE, Conseiller technique au Sous -Secrétariat à la Santé, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale M. G. JIMENEZ, Spécialiste en Administration de la Santé publique, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale M. J. OCAMPO, Ingénieur sanitaire, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale M. E. BRAUN, Ingénieur sanitaire, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale M. M. CELADA, Administrateur, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale :

MONACO MAROC Délégués Dr A. BELMAHI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. N. EL- FASSI, Ambassadeur du Maroc en Suisse; Représentant permanent auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse .

Délégués Dr E. BOERI, Délégué permanent auprès des Institutions sanitaires internationales (Chef de délégation) Dr F. MARQUET, Directeur de l'Action sanitaire et sociale M. J. -Ch. MARQUET, Conseiller juridique du Cabinet de S.A.S. le Prince de Monaco

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE MONGOLIE Délégués Dr B. DEMBEREL, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr S. DORJJADAMBA, Directeur du Département de la Thérapeutique et de la Prophylaxie, Ministère de la Santé publique Dr P. DOLGOR, Doyen de la Faculté d'Enseignement postuniversitaire, Institut médical d'Etat, Oulan -Bator :

11

Conseillers Professeur T. A. LAMBO, Vice -Chancelier de l'Université d'Ibadan Sir Samuel MANUWA, Président du Conseil de l'Université d'Ibadan :

NORVEGE Délégués Dr K. EVANG, Directeur général des Services de Santé (Chef de délégation) Dr T. MORK, Sous- Secrétaire d'Etat au Ministère des Affaires sociales Dr T. IVERSEN, Médecin -administrateur en chef de la Ville d'Oslo :

NEPAL Délégués M. J. :

B. SHAH, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr B. R. BAIDYA, Directeur général au Département de la Santél Dr N. K. SHAH, Chef de la Division de l'Epidémiologie, Département de la Santé

Suppléant Dr F. MELLBYE, Directeur de la Division d'Hygiène et d'Epidémiologie, Services de Santé de Norvège :

NICARAGUA Délégués Dr F. URCUYO, Vice- Président de la République; Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr C. H. CANALES, Directeur général de la Santé publique Dr O. AVILÉS, Directeur de la Planification sanitaire au Ministère de la Santé publique :

Conseiller M. J. B. HEGGEMSNES, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Norvège auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

NOUVELLE - ZELANDE

NIGER Délégués Dr A. MOSSI, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et aux Affaires sociales (Chef de délégation) Dr TAHIROU BANA, Directeur général de la Santé publique :

Délégués Dr D. P. KENNEDY, Directeur général du Département de la Santé (Chef de délégation) M. B. S. LENDRUM, Représentant permanent de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. B. W. P. ABSOLUM, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

OUGANDA Délégués Dr J. H. GESA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr U. K. RWAKIHEMBO, Médecin -administrateur en chef Dr D. F. IBANDA, Médecin- administrateur en chef adjoint :

NIGERIA Délégués Dr J. O. J. OKEZIE, Commissaire fédéral à la Santé (Chef de délégation) Dr S. L. ADESUYI, Conseiller médical en chef du Gouvernement fédéral (Chef adjoint) Dr Marianne A. SILVA, Administrateur principal de la Santé publique, Ministère fédéral de la Santé :

PAKISTAN Délégués Dr A. N. ANSARI, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) Dr S. HASAN, Sous- Directeur général de la Santé :

Suppléants Professeur U. SHEHU, Directeur de l'Institut de la Santé, Université Ahmadu Bello Dr A. A. IBIAMA, Médecin consultant

PANAMA Délégués Dr E. GONZALEZ GÁLVEZ, Sous -Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) :

1

Chef de la délégation à partir du 11 mai.

12

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. J. M. ESPINO- GONZÁLEZ, Ambassadeur, Représentant permanent du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. O. FERRER ANGUIZOLA, Ministre plénipotentiaire, Représentant permanent adjoint du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

M. L. SOLARI TUDELA, Représentant permanent adjoint du Pérou auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. F. GUILLEN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Pérou auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève PHILIPPINES Délégués Dr A. :

Conseillers M. L. F. MORA B., Troisième Secrétaire, Mission permanente du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. E. ROYO LINARES, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

PAYS -BAS

Délégués Dr R. J. H. KRUISINGA, Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. VONSÉE, Ministre de la Santé publique du Surinam' Dr J. H. W. HOOGWATER, Directeur général des Affaires internationales, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique :

H. CRUZ, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. H. J. BRILLANTES, Ambassadeur, Représentant permanent des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) M. R. A. URQUIOLA, Ministre, Représentant permanent adjoint des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Suppléant M. W. V. VEGA, Ministre, Mission permanente des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléants Dr P. SIDERIUS, Directeur général de la Santé publique, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique Dr W. B. GERRITSEN, Directeur général adjoint de la Santé publique, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique Dr J. SPAANDER, Directeur général de l'Institut national de Santé publique, Utrecht M. A. MANSVELT, Conseiller d'ambassade, Mission permanente des Pays -Bas auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mlle J. SCHALIJ, Chef par intérim de la Division des Affaires sanitaires internationales, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique Dr J. J. S. CHANG SING PANG, Directeur au Ministère de la Santé publique du Surinam :

POLOGNE Délégués Professeur J. KOSTRZEWSKI, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Professeur W. J. RUDOWSKI, Président du Conseil scientifique auprès du Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale Professeur Z. J. BRZEZINSKI, Recteur adjoint de l'Académie de Médecine de Varsovie :

Conseiller Dr J. OSIECKI, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République populaire de Pologne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

PORTUGAL Délégués M. F. DE ALCAMBAR PEREIRA, Ambassadeur, Représentant permanent du Portugal auprès de l'Office des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Professeur A. A. DE CARVALHO SAMPAIO, Directeur du Bureau de Planification, Ministère de la Santé et de l'Assistance Dr M. A. DE ANDRADE SILVA, Inspecteur supérieur de la Santé, Ministère d'Outre -Mer :

Conseillers Professeur L. BUREMA, Directeur du Département municipal de la Santé de Rotterdam Dr R. DRION, Médecin en chef de la Santé publique, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique :

PEROU Délégués M. H. WIELAND, Ambassadeur, Représentant permanent du Pérou auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) .

RÉPUBLIQUE ARABE LIBYENNE Délégués Dr A. A. SHERIF, Sous -Secrétaire à la Santé, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) .

1

Chef de la délégation du 6 au 17 mai.

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

13

Dr A. Y. MISHERGHI, Directeur général de la Médecine préventive, Ministère de la Santé publique (Chef adjoint) Dr F. EL- GERBI, Directeur de l'Institut de Formation sanitaire, Ministère de la Santé publique Suppléant M. M. B. OTHMAN, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République Arabe Libyenne auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des organisations internationales en Suisse :

H. RHEE, Directeur du Bureau des Affaires médicales, Ministère de la Santé et des Affaires sociales (Chef adjoint) M. W. Y. CHUNG, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève Dr S.

Suppléant M. B. H. CHUN, Chef du Bureau des Affaires internationales, Ministère de la Santé et des Affaires sociales :

RÉPUBLIQUE ARABE UNIE Délégués .

Dr I. A. BADAWI, Sous -Secrétaire d'Etat,

Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. A. AHMED, Sous -Secrétaire d'Etat, Ministère de la Santé publique Professeur A. M, KAMAL, Doyen de l'Institut supérieur de Santé publique; Président de l'Association égyptienne de Santé publique Suppléants Dr A. -G. KHALLAF, Directeur du Département des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé publique Dr M. EL- KATTAN, Directeur général du Département Planification, Organisation générale des Produits pharmaceutiques M, A. R. EL REEDY, Conseiller, Mission permanente de la République Arabe Unie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr A. EL KHOLY, Epidémiologiste au Département des Recherches, Ministère de la Santé publique M. Y. RIZK, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République Arabe Unie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr E. M. E. HELLWA, Sous -Directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu, Ministère de la Santé publique :

Conseiller M. C. M. KIM, Troisième Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :

RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE DU YEMEN Délégués Dr A. S. AFFARA, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. M. A. SALEM, Ministre plénipotentiaire, Ministère des Affaires étrangères :

REPUBLIQUE DOMINICAINE Délégué Dr F. HERRERA -ROA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République Dominicaine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

RÉPUBLIQUE FEDÉRALE D'ALLEMAGNE Délégués Professeur L. VON MANGER -KOENIG, Secrétaire d'Etat, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé (Chef de délégation) Dr jur. S. SCHNIPPENKOETTER, Ambassadeur, Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr B. E. ZOLLER, Chef du Service des Relations internationales, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé :

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Délégués M. P. F. BAKRY, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et aux Affaires sociales (Chef de délégation) Dr S. BÉDAYA- NGARO, Directeur général de la Santé publique et des Affaires sociales :

RÉPUBLIQUE DE COREE Délégués M. T. J. PARK, Ambassadeur, Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) .

Suppléants M. O. VON STEMPEL, Ministre, Observateur permanent adjoint de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent adjoint auprès des autres organisations internationales à Genève Dr H. KARL, Conseiller, Ministère des Affaires sociales du Land de Hesse :

14

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Dr jur. H. SCHIRMER, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. T. WALLAU, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. H. A. SCHRAEPLER, Premier Secrétaire, Ministère fédéral des Affaires étrangères REPUBLIQUE KHMERE

Dr N. RACOVEANU, Chef du Laboratoire d'Hygiène des Radiations, Institut d'Hygiène de Bucarest (Chef adjoint) Dr M. ZAMFIRESCU, Directeur adjoint de l'Institut Cantacuzino de Bucarest Suppléants Mme F. DINU, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste de Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. I. DIACONU, Deuxième Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères M. I. G. STANCA, Direction des Relations extérieures et Secrétariat du Ministère de la Santé :

ROYAUME -UNI DE GRANDE - BRETAGNE

Délégués Dr THOR PENG THONG, Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr T. L. BORN HONG KEATH, Directeur de l'Education sanitaire, Ministère de la Santé M. MEAS AN :

ET D'IRLANDE DU NORD Délégués Sir George GODBER, Médecin -administrateur en chef, Département de la Santé et de la Sécurité sociale (Chef de délégation) Dr J. M. LISTON, Conseiller médical en chef, Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, Administration du Développement :

RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU CONGO Délégués M. C. NGOUOTO, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et du Travail (Chef de délégation) M. D. -C. GANAO, Ambassadeur, Représentant permanent de la République populaire du Congo auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées en Suisse (Chef adjoint) Dr R. POUATY, Secrétaire général à la Santé publique et aux Affaires sociales (Chef :

outre -mer

M. H. N. ROFFEY, Sous -Secrétaire au Département de la Santé et de la Sécurité sociale

a joint)

Suppléants Dr J. H. F. BROTHERSTON, Médecin -administrateur en chef, Département de l'Intérieur et de la Santé de l'Ecosse Dr P. W. DILL -RUSSELL, Conseiller médical adjoint, Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, Administration du Développement outremer :

Conseiller M. F. GOYI, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République populaire du Congo auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées en Suisse :

REPUBLIQUE -UNIE DE TANZANIE

Délégués M. L. Nangwanda SIJAONA, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr N. B. AKIM, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Dr W. K. RUTASITARA, Médecin -administrateur supérieur, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale :

Conseillers Sir Frederick MASON, Ambassadeur, Représentant permanent du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mlle A. M. WARBURTON, Conseiller, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. D. J. JOHNSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

RWANDA Délégués M. J. HAKIZIMANA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr M. GASHAKAMBA, Directeur adjoint du Centre hospitalier de Kigali :

Suppléant Dr A. M. NHONOLI, Médecin -consultant; Doyen de la Faculté de Médecine de Dar es -Salam :

ROUMANIE Délégués Dr M. ALDEA, Vice -Ministre de la Santé (Chef de délégation) :

SAMOA- OCCIDENTAL

Délégués Dr J.

:

C. THIEME, Directeur des Services de Santé (Chef de délégation)

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

15

M. A. W. DAWSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

Suppléant Dr S. BASSHAR, Spécialiste de la médecine préventive et sociale, Ministère de la Santé :

SENEGAL Délégués Dr D. SOW, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr I. WONE, Médecin -chef de la région médicale :

SUEDE Délégués

:

du Cap -Vert1

Dr I. GUEYE, Médecin -chef du Service de Lutte antipaludique de Thiès

Conseiller Dr M. NDIAYE, Député à l'Assemblée nationale (Commission de la Santé et des Affaires sociales) :

Professeur B. REXED, Directeur général de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr M. TOTTIE, Médecin -administrateur supérieur, Directeur général de la Santé et de la Prévoyance sociale M. S. -E. HEINRICI, Chef de la Division des Relations internationales, Ministère de la Santé et des Affaires sociales Suppléant M. S. BRATTSTROM, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Suède auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

SIERRA LEONE Délégués M. L. A. M. BREWAH, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. M. A. O. FINDLAY, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé Dr E. C. CUMMINGS, Médecin -administrateur en chef :

Conseiller Dr G. MALMSTROM, Médecin -chef de l'Hôpital Sabbatsberg, Stockholm :

SUISSE Délégués Dr A. SAUTER, Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef de délégation) Dr C. FLEURY, Chef de la Section des Maladies infectieuses, Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef adjoint) Mlle C. BUTTET, Collaborateur diplomatique II du Département politique fédéral .

SINGAPOUR

Délégués M. TAN TECK KHIM, Secrétaire permanent (Affectations spéciales) du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr S. KUMARAPATHY, Archiviste principal de la Division de la Santé publique, Ministère de la Santé

SOMALIE

Conseillers pr J. -P. PERRET, Directeur- suppléant du Service fédéral de l'Hygiène publique M. J. -P. BERTSCHINGER, Chef de la Section pharmaceutique, Service fédéral de l'Hygiène publique :

Délégués M. O. A. HASSAN, Directeur général du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr M. A. NUR, Directeur médical de l'Hôpital général Mlle K. BARRE, Infirmière monitrice, Institut de Formation sanitaire de Mogadiscio :

SYRIE

SOUDAN Délégués Dr T. BAASHER, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr O. IMAM, Sous -Secrétaire par intérim pour la planification et l'administration, Ministère de la Santé Dr A. H. OSMAN, Directeur de la Division de la Variole, Ministère de la Santé :

Délégués Dr M. SAADA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr N. RAMZI, Ministre adjoint de la Santé (Chef adjoint) Mme R. KOURDI, Directeur des Affaires administratives) Dr Dia E. CHATTY, Chef du Bureau des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé2 .

1 Délégué jusqu'au 5 mai.

1

Chef de la délégation à partir du 12 mai.

Délégué à partir du 6 mai à la suite du départ de Mme Kourdi.

2

16

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Suppléant Mlle D. PURANANDA, Chef de la Division de la Santé internationale, Ministère de la Santé publique :

Conseillers Mlle S. NASSER, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République Arabe Syrienne auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Mlle D. CHATTY, Conseiller :

TCHAD Délégués M. P. DJIMÉ, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr O. BONO, Directeur de la Santé publique, Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales :

TOGO Délégués Dr D. P. MIKEM, Directeur de la Division de l'Assistance médicale et des Services de Santé de base, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr M. BITHO, Chirurgien -chef au Centre national hospitalier de Lomé Dr A. NABEDÉ, Directeur de la Division de l'Epidémiologie, de l'Hygiène publique et de la Promotion de la Santé, Ministère de la Santé publique

Conseiller M. P. ABDULAHAD, Conseiller (Affaires économiques), Mission permanente de la République du Tchad auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

TRINITÉ -ET- TOBAGO

TCHÉCOSLOVAQUIE Délégués Professeur V. ZVARA, Ministre de la Santé de la République socialiste slovaque (Chef de délégation) Dr I. HATIAR, Ministre adjoint de la Santé de la République socialiste slovaque (Chef adjoint)1 Dr Eliska KLIVAROVA, Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste tchèque :

Délégués M. C. H. ARCHIBALD, Ambassadeur, Représentant permanent de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe (Chef de délégation) Dr M. U. HENRY, Médecin -administrateur en chef au Ministère de la Santé M. M. 0. ST. JOHN, Conseiller, Mission permanente de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe :

Suppléants,: M. J. §TAHL, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République socialiste tchécoslovaque auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr K. GECÎK, Chef du Secrétariat du Ministre de la Santé de la République socialiste slovaque M. S. HRKOTAC, Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste slovaque Dr Anna SOBOTKOVA, Ministère fédéral des Affaires étrangères Dr jur. J. CIMICKY, Chef du Département de la Coopération internationale multilatérale, Ministère de la Santé de la République socialiste tchèque

TUNISIE Délégués M. Driss GUIGA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. M. SAYAH, Ambassadeur, Représentant permanent de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse Dr M. BARRI, Médecin- inspecteur divisionnaire, chargé de mission :

THAILANDE Délégués Dr S. PHONG -AKSARA, Ministre adjoint de la Santé publique (Chef de délégation) Dr C. HEMACHUDHA, Directeur général du Département de la Santé, Ministère de la Santé publique Dr B. SUNAKORN, Médecin -administrateur de première classe, Division de la Lutte antituberculeuse, Département de la Santé, Ministère de la Santé publique :

Suppléants Dr T. HACHICHA, Médecin -inspecteur divisionnaire, Chef de la Direction des Campagnes M. S. ANNABI, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

Conseiller Professeur M. BEN HAMIDA, Doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Tunis :

TURQUIE Délégués Professeur (Mme) Türkân AKYOL, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) :

1

Chef de la délégation à partir du 10 mai.

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

17

M. A. Coeun KIRCA, Ambassadeur, Représentant permanent de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse (Chef adjoint) Dr T. ALAN, Directeur général des Relations extérieures, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Suppléants M. N. KANDEMIR, Représentant permanent adjoint de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse M. T. ULUÇEVIK, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse :

URUGUAY Délégués M. A. C. RONCO, Sous -Secrétaire à la Santé publique (Chef de délégation) Dr O. RODRÎGUEZ LÓPEZ, Directeur général de la Santé publique Dr A. SÁENZ SANGUINETTI, Président de la Commission des Affaires internationales au Ministère de la Santé publique :

VENEZUELA Délégués :

Dr J. J. MAYZ LYON, Ministre de la Santé et de

UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES Délégués Professeur B. V. PETROVSKIJ, Ministre de la Santé de l'URSS (Chef de délégation) Dr D. D. VENEDIKTOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS (Chef adjoint) Dr O. P. SCEPIN, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS :

l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr D. CASTILLO, Directeur de l'Administration au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale M. F. E. GONZÁLEZ VALDIVIESO, Chef de la Section de Lutte contre les Vecteurs Suppléant Dr E. ECHEZURIA, Chef du Département de la Démographie et de l'Epidémiologie :

Conseiller Mlle M. C. LOPEZ, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Venezuela auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève :

Suppléants Professeur K. S. ZAIROV, Ministre de la Santé de la RSS d'Ouzbékistan Professeur P. N. BURGASOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS M. V. S. POZARSKIJ, Représentant permanent adjoint de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr L. Ja. VASIL'EV, Conseiller, Représentation permanente de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr D. A. ORLOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS Professeur Ju. P. LISICYN, Chef du Département d'Hygiène sociale et d'Administration de la Santé publique au Deuxième Institut de Médecine, Moscou Dr V. K. TATOCENKO, Spécialiste scientifique principal, Institut de Pédiatrie de l'Académie des Sciences médicales de l'URSS :

VIET-NAM Délégués Dr TRAN MINH TUNG, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr TRUONG MINH CAC, Directeur général de la Santé M. LE VAN LOI, Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Représentant permanent auprès des autres organisations internationales à Genève :

Suppléants Dr NGUYEN KIEN NGOC, Chef du Service de la Planification et de l'Assistance étrangère M. DANG VAN DAI, Chef de Cabinet au Ministère de la Santé :

Conseillers Dr N. V. NOVIKOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS M. V. G. TRESKOV, Premier Secrétaire, Département des Organisations économiques internationales, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS Dr N. N. FETISOV, Spécialiste principal, Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS :

Conseiller M. PHAM VAN TRINH, Deuxième Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :

YEMEN Délégués Dr T. M. NASHER, Ministre de la Santé (Chef de délégation) :

18

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Dr M. K. AL- AGHBARI, Directeur général de la Médecine préventive, Ministère de la Santé Dr A. TARCICI, Ambassadeur, Représentant permanent de la République arabe du Yémen auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe

YOUGOSLAVIE Délégués Dr N. GEORGIEVSKI, Président du Conseil fédéral de la Santé et de la Protection sociale (Chef de délégation) Dr D. JAKOVLJEVIá, Secrétaire à la Santé et à la Politique sociale de la République socialiste de Serbie (Chef adjoint) M. L. JEREMIC, Chef de Division au Département des Organisations internationales, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères :

Dr Zora BLAGOJEVIC, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Belgrade Dr S. ZLATIC, Conseiller, Communauté des Institutions sanitaires de la République socialiste de Croatie M. T. BOJADZIEVSKI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste fédérative de Yougoslavie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe

ZAMBIE

Conseillers Dr M. KARLOVAC, Directeur médical de l'Hôpital universitaire Kosevo, Sarajevo :

Délégués M. F. M. MULIKITA, Ministre du Travail et des Services sociaux (Chef de délégation) Dr M. M. NALUMANGO, Secrétaire permanent à la Santé, Ministère du Travail et des Services sociaux Dr D. L. TEMBO, Médecin -administrateur supérieur, Département de la Santé :

REPRESENTANTS DES MEMBRES ASSOCIES BAHREÏN QATAR

Dr A. M. FAKHRO, Chef du Département de la Santé

Dr W. M. Z. SHAHEEN, Directeur de l'Hôpital général M. M. G. AL -FAIN, Assistant administratif (Hôpitaux), Ministère de la Santé publique

OBSERVATEURS DES ETATS NON MEMBRES SAINT -MARIN SAINT -SIEGE

M. G. G. FILIPINETTI, Ministre plénipotentiaire, Observateur permanent de la République de Saint -Marin auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève M. J. -Ch. MUNGER, Chancelier du Bureau de l'Observateur permanent de la République de Saint -Marin auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève

R.P. H. DE RIEDMATTEN, Observateur permanent du Saint -Siège auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr T. SZMITKOWSKI, Secrétaire général du Centre d'information des Organisations internationales catholiques Dr Marie -Thérèse GRABER -DUVERNAY

OBSERVATEURS

ORDRE DE MALTE M. A. KOCH, Ambassadeur, Délégué permanent de l'Ordre souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève Comte E. DECAZES, Ministre plénipotentiaire, Délégué- adjoint de l'Ordre souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève

Dr M. GILBERT, Secrétaire général du Comité international de l'Ordre souverain de Malte pour l'Assistance aux Lépreux Dr E. D. MUSSO, Privat -Docent à la Faculté de Médecine de Genève

REPRESENTANTS DU CONSEIL EXECUTIF Dr B. JURICIC Dr S. P. EHRLICH, jr

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE REPRESENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTEES Organisation des Nations Unies M. R. M. AKWEI, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Représentant permanent du Ghana auprès de l'Organisation des Nations Unies à New York; Vice -Président du groupe de travail chargé d'étudier le financement de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA), créé par l'Assemblée générale des Nations Unies' M. S. EL -ZEIN, Ambassadeur, Représentant permanent du Liban auprès de l'Office des Nations Unies à Genève' M. P. G. RAVNE, Ministre conseiller, Représentant permanent adjoint de la Norvège auprès de l'Organisation des Nations Unies à New York; Rapporteur du groupe de travail chargé d'étudier le financement de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA), créé par l'Assemblée générale des Nations Unies1 M. A. DOLLINGER, Représentant spécial en Europe pour la coordination et les affaires du CAC M. P. CASSON, Fonctionnaire principal chargé de la liaison et de la coordination, Office des Nations Unies à Genève M. V. FISSENKO, Fonctionnaire chargé de la liaison et de la coordination, Office des Nations Unies à Genève M. T. ZOUPANOS, Fonctionnaire chargé de la liaison et de la coordination, Office des Nations Unies à Genève M. M. DINA -LOBÉ, Secrétaire de la Commission 1, Conférence des Nations Unies sur le milieu humain Dr V. KUSEVIC, Directeur de la Division des Stupéfiants Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Sir Herbert BROADLEY, Consultant du FISE au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

19

Programme des Nations Unies pour le Développement

M. M. MIR KHAN, Conseiller du Directeur Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement M. V. A. YULIN, Fonctionnaire chargé des relations extérieures Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche M. J. R. SYMONDS, Représentant en Europe Organe international de Contrôle des Stupéfiants M. J. DITTERT, Secrétaire M. S. STEPCZYNSKI, Secrétaire adjoint Haut Commissariat pour les Réfugiés M. J. CUENOD, Chargé de la coordination des programmes avec les institutions spécialisées M. J. KACIREK, Division Afrique et Asie Organisation internationale du Travail M. Y. P. CHESTNOY, Service des Organisations internationales Dr A. ANNONI, Service de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail Dr M. STILON DE PIRO, Section générale du Service de la Sécurité sociale

Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement Dr K. KANAGARATNAM, Directeur du Département des Projets en matière de Population Organisation météorologique mondiale Dr K. LANGLO, Secrétaire général adjoint M. F. T. HANNAN, Chef du Bureau des Relations extérieures et de l'Information

Agence internationale de l'Energie atomique M. J. SERVANT, Directeur du Bureau de liaison de l'AIEA à Genève

Dr M. SHARIF, Directeur du Service de Santé

REPRESENTANTS D'AUTRES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes Dr C. SCHOU, Chef des Services médicaux Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires Général- Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général Professeur J. PATRNOGIC

Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle M. B. A. ARMSTRONG, Conseiller supérieur, Chef de la Division administrative Ligue des Etats arabes Dr Y. KHOURY, Directeur du Département de la Santé M. A. S. RADI, Premier Secrétaire, Délégation permanente de la Ligue des Etats arabes à Genève

1 Participant spécialement aux délibérations sur le point 3.10 de l'ordre du jour.

20

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II M. A. EL- BOLKANY, Attaché, Délégation permanente de la Ligue des Etats arabes à Genève

Organisation des Etats américains M. G. J. SCHAMIS, Représentant en Europe M. D. Chadwick BRAGGIOTTI, Représentant suppléant en Europe

REPRESENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Association du Transport aérien international M. R. W. BONHOFF M. S. N'DIAYE Association internationale de Logopédie et Phoniatrie Dr A. MULLER Association internationale de Médecine agricole Professeur H. KNABE Association internationale de Médecine des Accidents et du Trafic M. R. ANDREASSON i

Commission médicale chrétienne Dr J. H. HELLBERG M. J. C. McGILVRAY Dr J. KAREFA -SMART

Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale

Mme Y. POSTERNAK Confédération mondiale de Physiothérapie M. C. MARTI

Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Dr S. BTESH

Association internationale d'Epidémiologie Professeur Z. J. BRZEZINSKI Conseil international de l'Action sociale Mlle M. -L. CORNAZ

Association internationale des Femmes Médecins Dr Anne AUDEOUD -NAVILLE Dr Anne -Marie SCHINDLER

Conseil international des Infirmières Mlle A. HERWITZ Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale Dr A. GONIK Dr Z. LEVENTAL

Association internationale des Sociétés de Microbiologie Professeur R. H. REGAMEY

Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical Mlle E. PLETSCHER Mlle E. ZAHN Association médicale mondiale

Conseil international des Unions scientifiques Dr R. MORE

Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies M. A. TONGUE Dr Eva TONGUE Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique i

Dr O. K. HARLEM Dr Anne AUDEOUD -NAVILLE

Dr T. KOSONEN

Association mondiale de Psychiatrie M. D. LEIGH Association mondiale vétérinaire Dr M. LEUENBERGER Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales Mme E. VAN DER GRACHT -CARNEIRO Mlle G. VAN MASSENHOVE Mlle J. -M. RAEYMAEKERS M. P. D. M. SLEIJFFERS Comité international de la Croix -Rouge

Dr J. STASTNY

Fédération internationale de l'Industrie du Médicament Dr J. EGLI Dr E. LANG

Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine J. A. DUNBAR M. P. COX M. D. G. ZINDEL Mlle B. PEDERSON M. P. BANIC M.

Dr R. MARTI M. A. D. MICHELI

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Fédération internationale des Hôpitaux M. D. G. HARINGTON HAWES Fédération internationale du Diabète Dr B. RILLIET Fédération internationale pharmaceutique Dr J. H. M. WINTERS

21

Société internationale de Biométéorologie Dr W. H. WEIHE Société internationale de Cardiologie Professeur P. W. DUCHOSAL Professeur P. MORET M. B. ZOFKA Société internationale de Radiologie

Fédération internationale pour le Planning familial Dr B. VIEL Professeur F. T. SAI Dr J. C. GARNIER Mme A. SIEVE

Professeur A. ZUPPINGER Société internationale de Transfusion sanguine Dr Z.

S. HANTCHEF

Union internationale contre la Tuberculose Fédération mondiale de l'Hémophilie M. H. J. CHAIGNEAU M. L. JEANRENAUD Fédération mondiale des Associations de la Santé publique Dr U. ISHIBASHI Dr H. R. LEAVELL M. R. E. MORGAN, jr

Dr J. HOLM Dr M. A. BLEIKER

Union internationale contre le Cancer Dr J. F. DELAFRESNAYE Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses Professeur G. A. CANAPERIA Dr C. S. NICOL Union internationale de Chimie pure et appliquée Dr R. MORF

Fédération mondiale des Ergothérapeutes Mlle I. PAHLSSON Fédération mondiale pour la Santé mentale Dr Anne AUDEOUD -NAVILLE

Union internationale d'Education pour la Santé Dr L. P. AUJOULAT

Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge Dr Z. S. HANTCHEF Mlle Y. HENTSCH Dr V. I. SEMUKHA Dr H. ZIELINSKI

Union internationale de Protection de l'Enfance M. J. E. BREMOND Union internationale des Architectes

Ligue internationale contre l'Epilepsie

M. P. NIERLE Dr O. MAGNUS

Ligue internationale contre le Rhumatisme Professeur F. DELBARRE Organisation internationale de Normalisation Dr N. N. CHOPRA

Union internationale des Sciences de la Nutrition Professeur J. C. SOMOGYI Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux M. F. COTTIER

22

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

PRESIDENCE ET SECRETARIAT DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE ET COMPOSITION DE SES COMMISSIONS Président Sir William REFSHAUGE (Australie) :

Bureau de l'Assemblée Le Bureau de l'Assemblée était composé du Président et des Vice -Présidents de l'Assemblée de la Santé, des Présidents des commissions principales et de délégués des Etats Membres suivants : Burundi, Canada, République démocratique du Congo, Cuba, Etats -Unis d'Amérique, France, Irak, Malaisie, Népal, Nigéria, Panama, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Union des Républiques socialistes soviétiques. Président Secrétaire :

Vice-Présidents Dr S. PHONG-AKSARA (Tha4lande) Dr A. N. ANSARI (Pakistan) Dr A. TODOROV (Bulgarie) Dr J. I. DÍAZ-GRANADOS (Colombie) M. B. M. LESETELI (Lesotho) :

Secrétaire Dr M. G. CANDAU, Directeur général :

Commission de Vérification des Pouvoirs La Commission de Vérification des Pouvoirs était composée de délégués des Etats Membres Barbade, Birmanie, Chili, Espagne, suivants Gabon, Honduras, Hongrie, Irlande, Kowelt, Liban, Malaisie et Nigéria. :

:

Sir William REFSHAUGE (Australie) Dr M. G. CANDAU, Directeur général

COMMISSIONS PRINCIPALES Conformément à l'article 35 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales.

Président Rapporteur Secrétaire

:

Vice -Président : :

M. T. J. BRADY (Irlande) Dr J. B. BIYOGHE (Gabon) Dr J. ANOUTI (Liban) M. C. -H. VIGNES, Service juridique :

Commission A Commission des Désignations Président Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweît) Dr E. DUHR (Luxembourg) Vice -Président :

La Commission des Désignations était composée Burundi, de délégués des Etats Membres suivants République démocratique du Congo, Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, France, Indonésie, Iran, Islande, Lesotho, Luxembourg, Mexique, Népal, Nouvelle -Zélande, Philippines, République fédérale d'Allemagne, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Somalie, Soudan, Syrie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Yougoslavie. :

:

Rapporteur Secrétaire

:

:

Dr I. WONE (Sénégal) Dr V. E. ZAMMIT TABONA, Chef du service de l'Evaluation du Programme

Commission B Président :

Vice -Président

Président

:

Secrétaire

:

D. VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) Dr M. G. CANDAU, Directeur général Dr D.

Rapporteur Secrétaire

:

:

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche) Dr S. BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) Dr P. DOLGOR (Mongolie) Dr M. R. SACKS, Chef du service de la Coordination des Programmes :

ORDRE DU JOUR'

1.

SEANCES PLENIERES

1.1

Ouverture de la session Constitution de la Commission dé Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations Election du président et des cinq vice -présidents de l'Assemblée

1.2 1.3 1.4

1.5 1.6 1.7 1.8 1.9

Election du président de la Commission A Election du président de la Commission B Constitution du Bureau de l'Assemblée Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante septième sessions

1.10 1.11

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 Admission de nouveaux Membres et Membres associés 1.11.1 Demande présentée par la République Démocratique Allemande 1.11.2 Demande présentée par le Sultanat d'Oman Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Amendement au contrat du Directeur général Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha Approbation des rapports des commissions principales Clôture de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé

1.12 1.13 1.14

1.15

1.16

1.17 1.18

2.

COMMISSION A

2.1

Election du vice -président et du rapporteur

2.2

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1972 2.2.1 Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général 2.2.2 Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget 2.2.3 Examen détaillé du programme d'exécution

1 Adopté à la troisième séance plénière.

- 23 -

24

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II 1

2.3 2.4

Examen de l'ordre de grandeur du budget pour 1973

Programme général de travail pour une période déterminée (cinquième programme général de travail, pour la période 1973 -1977)2 Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (point proposé par le Gouvernement de la Suède)3 Situation de la pandémie de choléra Eradication de la variole Environnement de l'homme

2.5

2.6

2.7

2.8 2.9 2.10 2.11

Hygiène du travail dans les mines Effets de l'usage du tabac sur la santé Formation de personnel sanitaire national2 Innocuité et efficacité des médicaments Pharmacodépendance

2.12 2.13 2.14

Contrôle de la qualité des médicaments Mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement

2.15

3.

COMMISSION B

3.1

Election du vice -président et du rapporteur

3.2 3.3

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 Examen du projet de programme et de budget pour 1972 en ce qui concerne les réunions constitutionnelles 3.3.1 les services administratifs 3.3.2 les autres affectations de crédits 3.3.3 le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972 3.3.4 :

3.4

Utilisation du fonds spécial du Conseil exécutif Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé

3.5 3.6 3.7

Seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Désinsectisation des aéronefs Etudes organiques du Conseil exécutif Etude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres Prochaine étude organique

3.8 3.9

3.9.1 3.9.2

3.10 3.11

Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient Barème des contributions Réexamen de la méthode d'établissement du barème 3.11.1 Contributions des nouveaux Membres pour 1971 3.11.2 Contribution de la Rhodésie du Sud 3.11.3 Barème des contributions pour 1972 3.11.4

1 Point supprimé par l'Assemblée de la Santé dans la résolution WHA24.3 adoptée à la dixième séance plénière. 2 3

Point transféré à la Commission B par l'Assemblée de la Santé à la seizième séance plénière. Point transféré à la Commission B par l'Assemblée de la Santé à la neuvième séance plénière.

ORDRE DU JOUR

25

3.12

Examen de la situation financière de l'Organisation Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1970, rapport du Commissaire 3.12.1 aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement 3.12.2 Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à 3.12.3 l'application de l'article 7 de la Constitution Rapport sur les recettes occasionnelles 3.12.4 Position du compte d'attente de l'Assemblée 3.12.5 Fonds de 3.13.1 3.13.2 3.13.3 roulement Réexamen du fonds de roulement

3.13

[oint supprimé7 Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA23.8

3.14

Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical Fonds immobilier

3.15 3.16

Approvisionnement public en eau pour l'OMS Bâtiment du Siège :

:

Rapport sur les conséquences financières du programme

3.17 3.18 3.19

Besoins futurs :

Traitements et indemnités

Postes non classés

Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions de programme 3.19.1 Etude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement 3.19.2 Questions administratives, budgétaires et financières 3.19.3 Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des 3.20.1 Nations Unies pour 1969 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS 3.20.2

3.20

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES

PREMIERE SEANCE PLENIERE Mardi 4 mai 1971, 10 heures Président :

Professeur H. AYÉ (Côte d'Ivoire)

1.

OUVERTURE DE LA SESSION :

Le PRESIDENT Honorables invités, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, en ma qualité de Président de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai l'honneur de déclarer ouverte la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai également le plaisir de saluer, au nom de l'Assemblée et de l'Organisation mondiale de la Santé, M. Willy Donzé, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève, M. Jean -Paul Buensod, Vice- Président du Conseil administratif de la Ville de Genève, M. Henri Perrig, Président du Conseil municipal, M. Jean Eger, Procureur général, M. Winspeare Guicciardi, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, représentant le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, MM. les directeurs généraux des institutions spécialisées, leurs représentants et les représentants des divers organes des Nations Unies, MM. les délégués des Etats Membres et les représentants des Membres associés - mes souhaits s'adressent tout particulièrement aux délégués de la Gambie, Etat devenu Membre depuis la dernière Assemblée -, MM. les observateurs des Etats non Membres invités, MM. les représentants des organisations intergouvernementales et non gouvernementales en relations officielles avec l'Organisation mondiale de la Santé, MM. les représentants du Conseil exécutif: Je donne maintenant la parole à M. Winspeare Guicciardi, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, représentant le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. 2.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL DE L'OFFICE DES NATIONS UNIES A GENEVE :

M. WINSPEARE GUICCIARDI, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève Monsieur le Président, Messieurs les représentants des autorités cantonales et municipales suisses, Messieurs les directeurs généraux des institutions spécialisées du système des Nations Unies, Excellences, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, à l'occasion de la Vingt -Quatrième Assemblée de l'Organisation mondiale de la Santé, je tiens, au nom du Secrétaire général U Thant et en tant que Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, à vous adresser tous mes voeux pour le plein succès de vos travaux. L'organisation que vous représentez est une institution dont la famille des Nations Unies est très fière. Sa contribution, au cours des années écoulées, à l'amélioration des conditions de la santé de l'homme, et ses efforts pour diminuer la souffrance et la maladie sur l'ensemble de la planète, ont donné des résultats remarquables. L'hygiène et la santé dans certaines régions ont été transformées grâce aux programmes qui ont été élaborés et appliqués par votre organisation. Des plans pour la santé font maintenant partie des plans de développement de la plupart des pays. Il y a lieu de croire qu'avec le concours de votre organisation la prolongation de la durée de la vie sera assurée dans de larges couches de population et que de nouveaux progrès pourront être réalisés dans la lutte contre la maladie, contre toutes les miladies. A l'heure où les problèmes de l'environnement viennent au premier rang des préoccupations des gouvernements, votre organisation a sûrement un rôle prépondérant à jouer, que ce soit dans les cités, partout en expansion, ou dans les régions rurales. Vous êtes peut -être les premiers à vous être intéressés à ces problèmes, la santé étant dans une large mesure liée au milieu humain. Vos préoccupations à cet

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

égard se sont reflétées l'année dernière dans une résolution qui a souligné la nécessité d'adopter un programme à long terme de mesures à prendre contre la pollution de l'eau, du sol, des aliments et de l'air. La contribution de l'OMS dans ce domaine est déjà très considérable et sa participation aux discussions sur l'environnement à la conférence des Nations Unies que nous organiserons à Stockholm l'année prochaine sera d'une extrême importance. Cette conférence devrait constituer un point de convergence des efforts de tous les organes et de toutes les institutions de la famille des Nations Unies qui s'attachent maintenant à la défense et à l'amélioration du milieu humain. L'environnement n'est toutefois pas le seul secteur dans lequel s'unissent les efforts de nos organisations et je voudrais, Monsieur le Président, en citer rapidement quelques autres exemples. Une coopération croissante s'est établie entre l'OMS et l'Organisation des Nations Unies en ce qui concerne les programmes pour la population. En outre, l'usage de plus en plus répandu des stupéfiants, spécialement chez les jeunes, appelle de la part de la communauté entière une recherche intensive des moyens d'enrayer ce fléau. L'Organisation des Nations Unies, succédant dans cette tâche à la Société des Nations, s'efforce de développer des instruments efficaces. De nouvelles substances, notamment les substances psychotropes, ont été rangées parmi celles à mettre sous contrôle. La commission des Nations Unies qui est chargée de cette lourde responsabilité a pu adopter des mesures nouvelles. Une coopération efficace des secrétariats de l'OMS et de la commission, aussi bien qu'avec la Division des Stupéfiants ici à Genève, s'est déjà exercée. La conférence plénipotentiaire qui s'est tenue récemment à Vienne pour établir de meilleures mesures de contrôle international des stupéfiants a bénéficié de cette collaboration, dont la valeur est maintenant pleinement reconnue. Votre Conseil exécutif, Monsieur le Président, lors de sa réunion de janvier dernier, a demandé au Directeur général d'étudier la possibilité de développer les activités techniques de l'OMS et notamment de la faire participer à une action concertée de l'Organisation des Nations Unies contre l'usage abusif des drogues. Nous voici à l'aube de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. La première décennie nous a permis non seulement de faire un inventaire de l'oeuvre à accomplir, mais aussi de poser les bases d'une action commune. Malgré le scepticisme - voire le pessimisme - de certains, des résultats non négligeables ont été obtenus. Mais une tâche immense reste à accomplir, pour laquelle la collaboration de tous est indispensable, qu'il s'agisse de la définition des activités à entreprendre, de l'établissement des programmes, ou des moyens d'action à dégager. Chacun de nous, dans son secteur, a ses responsabilités propres. Mais il nous faut intégrer ces efforts en un tout harmonieux. C'est une oeuvre de concertation d'une ampleur sans précédent. Ces questions ont été évoquées il y a quelques jours par le Comité administratif de Coordination qui s'est réuni au siège de l'Union postale universelle à Berne, sous la présidence du Secrétaire général U Thant. Comme chaque année, chacun des responsables des différents organismes des Nations Unies a eu l'occasion de s'entretenir avec ses collègues et de discuter des problèmes communs et des mesures à prendre pour assurer et développer une coordination harmonieuse. La présence du Dr Candau à ces entretiens - qu'il me permette de le dire ici contribue toujours, grâce à son expérience et à son jugement, à placer les échanges de vues au niveau le plus élevé. Je voudrais vous renouveler en terminant, au nom du Secrétaire général et en mon nom propre, tous nos voeux pour que cette assemblée soit fructueuse. J'espère en même temps que votre séjour à Genève et au Palais des Nations sera agréable et restera un plaisant souvenir. 3.

ALLOCUTION DU PRESIDENT DU CONSEIL D'ETAT DE LA REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE :

Le PRESIDENT La parole est maintenant à M. Willy Donzé, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève.

M. DONZE, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève Monsieur le Président de l'Assemblée, Monsieur le Directeur général, Excellences, Mesdames et Messieurs, au nom du Conseil fédéral de la Confédération suisse et des autorités genevoises cantonales et municipales, j'ai l'honneur de vous souhaiter une très cordiale bienvenue dans notre ville à l'occasion de la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai pleinement conscience de l'importance de la réunion de ce jour puisque votre assemblée est l'organe suprême institué par la Constitution de l'OMS et que tous les Membres y sont représentés. Je sais combien nombreuses et importantes sont les tâches de votre organisation et combien il est nécessaire qu'elle dispose de locaux suffisants. Vous pouvez être assurés que le Gouvernement genevois, aidé par la Confédération, fait tout son possible afin qu'une solution rapide soit trouvée pour l'agrandissement de votre bâtiment. Ainsi que le dit votre loi constitutive, "la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats." Les problèmes de la santé ne peuvent être résolus efficacement qu'à l'échelle internationale. Les différentes atteintes à l'être physique et psychique ne s'arrêtent pas aux frontières. Qu'on songe aux vecteurs tels que l'eau et l'air, qu'on songe aux moyens de transport actuels de plus en plus rapides, qu'on songe aux avions et aux automobiles, agents importants de pollution atmosphérique et de bruit (cette pollution sonore). Dans ce domaine, il serait judicieux d'édicter des normes de construction qui puissent être appliquées et respectées sur le plan international, afin de pallier les excès. :

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Dans le vaste champ d'activité de l'OMS, je tiens à relever quelques programmes qui intéressent particulièrement la Suisse. Mentionnons tout d'abord le problème du choléra, dans lequel votre organisation a été appelée à jouer, en tant qu'organe d'information, de prévention et d'assistance, un rôle prépondérant. En ce qui concerne la variole et le paludisme, notre pays, au côté du monde entier, est conscient des succès obtenus par les campagnes d'éradication, étant donné que l'importation de ces maladies par le trafic aérien international est une menace constante. Les responsables de la santé publique de notre pays suivent avec attention les recherches entreprises par l'OMS pour améliorer la vaccination de l'homme contre la rage, et ils espèrent que les résultats obtenus sur l'animal pourront bientôt être utiles à l'homme. Citons encore l'effort particulier déployé par votre organisation pour la formation et l'utilisati, du personnel sanitaire. Enfin, sur le plan international, l'OMS se préoccupe de plus en plus du problème fondamental des pollution de l'atmosphère et de l'eau, bruit excessif, odeurs, trépidations, radiations nuisances ionisantes, déchets divers. Les Etats doivent adapter leur législation pour faire face à ces nouvelles questions. C'est ainsi qu'en Suisse la protection apportée par le droit civil et par le droit pénal n'est plus suffisante. Les divers cantóns ont édicté une législation de police administrative pour éviter les excès et garantir la tranquillité, la sécurité et l'ordre publics. Il est néanmoins apparu nécessaire de compléter notre Constitution fédérale en insérant un nouvel article qui doit servir de base à une protection générale de droit public contre les atteintes nuisibles ou incommodantes. La Confédération suisse pourra ainsi légiférer sur la protection de l'homme et de son milieu naturel. Cet article permet de veiller à la santé physique et psychique de l'homme, comme le demande votre loi fondamentale, de lui conserver sa joie de vivre et d'améliorer sa capacité de concentration. Dans un mois, le peuple suisse votera ce nouvel article constitutionnel englobant tous les aspects de l'hygiène du milieu, ce qui permettra à la Suisse de participer plus facilement aux efforts internationaux dans ce domaine. Le programme que votre organisation s'est donné dans ce secteur mérite d'être pleinement appuyé, et la Suisse est heureuse d'y contribuer notamment en favorisant l'établissement sur son territoire du centre de référence pour les déchets. Mon propos a très brièvement tracé les grandes lignes de la politique suisse en matière de nuisances. Elle rejoint les objectifs de votre organisation, tels qu'ils sont décrits dans le remarquable article intitulé "Climatologie urbaine et santé publique ", paru dans le dernier numéro de la Chronique OMS. Pour la vingt -quatrième fois, vous vous réunissez afin de mesurer le chemin parcouru dans le domaine prophylactique comme dans celui de la recherche médicale, pour en dresser le bilan, mais aussi pour établir votre politique en jetant les bases de vos actions futures. Les autorités fédérales et genevoises, que je représente ici, tiennent à vous féliciter très vivement pour les succès que vous avez obtenus et pour ceux que vous ne tarderez pas à atteindre encore. Elles souhaitent une pleine réussite aux travaux de votre session, qui contribueront certainement à l'amélioration du sort de l'homme. :

4.

ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA VINGT -TROISIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :

Honorables invités, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, le temps qui s'est Le PRESIDENT écoulé depuis la dernière Assemblée mondiale de la Santé, en mai 1970, a confirmé que l'amélioration de la santé est une tâche ardue et complexe, qui exige une collaboration de plus en plus étroite entre tous les pays et tous les peuples du monde, grands et petits, pauvres et riches. La lutte contre les grandes maladies endémo- épidémiques, ainsi que contre les nouvelles maladies de la civilisation, a marqué de nouveaux progrès, et notre organisation peut être fière de sa contribution aux résultats obtenus. Les recherches sur un certain nombre de maladies antiques et particulièrement tenaces, comme la lèpre et la maladie du sommeil, ont donné des résultats prometteurs. Grâce à l'intervention de l'OMS, le cri d'alarme lancé contre le DDT est actuellement réduit à ses justes proportions, et les pulvérisations de ce précieux insecticide à effet rémanent peuvent se poursuivre. Dans le Règlement sanitaire international, une nouvelle page a été tournée pour assurer une protection sanitaire plus efficace et moins gênante pour le trafic mondial. La communauté internationale a cependant connu quelques incidents et revers graves dans le domaine de la santé. Le choléra El Tor a gagné des pays qui en étaient indemnes, provoquant non seulement de nouvelles menaces contre la santé du monde, mais aussi des inquiétudes et des perturbations dans les communications et dans les échanges économiques par suite de mesures excessives. L'incidence de plusieurs maladies qui paraissaient bien endiguées il y a quelques années a continué à augmenter, tandis que la détérioration de l'environnement par la pollution due aux activités humaines est allée en s'accentuant; des catastrophes naturelles se sont abattues sur plusieurs pays et ont également créé des problèmes sans précédent dans le domaine de la santé. La mise au point de méthodes qui permettraient d'appliquer le riche trésor de nos connaissances aux conditions variables rencontrées dans les diverses parties du monde, et notamment dans les pays sous développés, n'a pas marqué de progrès satisfaisants. Il reste beaucoup à faire pour réaliser une adaptation plus étroite et plus efficace de la science médicale moderne et des techniques contemporaines de gestion aux réalités économiques, sociales et humaines complexes des pays en voie de développement.

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Passant en revue les événements marquants de l'année écoulée, nous ne pouvons ne pas évoquer avec tristesse le souvenir de quelques éminents travailleurs sanitaires dont la vie et les travaux ont été si intimement liés à notre organisation. Je pense en premier lieu à Sir John Charles, Président de la Douzième Assemblée mondiale de la Santé, que la mort nous a arraché ce printemps. Chacun de nous se souvient avec admiration de sa profonde connaissance des problèmes sanitaires et de sa sagesse. Sa conférence à la Fondation Jacques Parisot, lors de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, en est une brillante illustration. Le Dr Brock Chisholm, une autre grande personnalité dont la vie et le travail ont été liés à l'Organisation mondiale de la Santé, vient aussi de nous quitter. Comme membre de la Commission technique préparatoire, le Dr Chisholm a été le rapporteur de cette commission à la Conférence internationale de la Santé en 1946. Il a été élu Secrétaire exécutif de la Commission intérimaire pour devenir le premier Directeur général de l'Organisation. Profondément dévoué à la cause de l'humanité, médecin et savant, le Dr Brock Chisholm a apporté une contribution considérable à l'amélioration de la santé dans le monde. Comme elle l'a toujours fait, l'Assemblée mondiale de la Santé analysera les victoires et les échecs du passé et, tirant profit de l'expérience acquise, elle prendra les décisions les plus appropriées à promouvoir les activités de notre organisation, ainsi que celles des administrations sanitaires nationales. Nous sommes tous venus ici conscients du fait qu'il n'y a pas de repos dans notre tâche, et que les problèmes auxquels nous sommes confrontés doivent être abordés dans un contexte mondial avec des instruments nouveaux et une énergie nouvelle. Notre organisation a le mérite historique d'avoir démontré que, dans le domaine de la santé, les efforts nationaux doivent être doublés de coopération internationale, si l'on veut résoudre les immenses problèmes sanitaires qui assaillent le monde. Il est satisfaisant de constater que l'Assemblée mondiale de la Santé s'est toujours acquittée avec bonheur et succès de cette tâche capitale en dépit de nombreuses difficultés et de divers obstacles, politiques et autres. La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé s'ouvre aujourd'hui dans des conditions plus prometteuses. En automne dernier, à l'Assemblée générale des Nations Unies, un nouveau jalon a été posé sur la voie de la coopération internationale pour le développement. Les nations du monde, en effet, ont décidé que les années 1970 constitueraient la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et se sont engagées, individuellement et collectivement, à pratiquer une politique visant à créer dans le monde un ordre économique et social plus juste et plus humain. Les perspectives de coopération internationale améliorée accroissent les responsabilités de notre assemblée dans la poursuite des objectifs de l'OMS. Le monde médical a encore beaucoup à faire pour convaincre les hommes politiques et les technocrates que la santé n'est pas seulement une affaire de consommation, mais aussi un facteur fondamental de développement. Il est réconfortant de noter que des conceptions surannées évoluent et que l'on commence à donner à la santé sa place dans les plans de développement. Toutefois, lorsqu'il s'agit de répartir les ressources, on continue à considérer la santé comme une charge, aussi bien à l'échelon national qu'à l'échelon international. Un changement radical est nécessaire si l'on veut atteindre les objectifs, déjà modestes, de la deuxième décennie du développement. Investir dans le domaine de la santé doit être considéré comme un élément fondamental du processus de développement, car seule une population libérée de la maladie peut s'arracher au fléau de la misère dont souffre encore la plus grande partie du monde. La survie même de l'humanité ne dépend -elle pas de la disparition de cette misère ? Illustres invités, avant que vous vous retiriez, je tiens une fois de plus à vous renouveler nos remerciements pour le grand honneur que vous nous avez fait en assistant à la séance d'ouverture de cette assemblée. La séance est suspendue pour quelques instants pour permettre à nos invités de prendre congé de nous. Je prie cependant les délégués de ne pas se déplacer. La séance est suspendue de 10 h.35 à 10 h.40. 5.

CONSTITUTION DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Messieurs les délégués, nous devons maintenant passer à l'examen du point 1.2 de Le PRESIDENT l'ordre du jour provisoire Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs. L'Assemblée doit constituer une Commission de Vérification des Pouvoirs conformément à l'article 23 de son Règlement intérieur, dont je vous donne lecture : :

"Une Commission de Vérification des Pouvoirs, composée de douze délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres, est nommée par l'Assemblée de la Santé au début de chaque session, sur la proposition du Président. Cette commission élit son propre bureau. Elle examine les pouvoirs des délégués des Membres et des représentants des Membres associés et fait sans retard rapport à l'Assemblée de la Santé. Tout délégué ou représentant dont l'admission soulève de

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l'opposition de la part d'un Membre siège provisoirement avec les mêmes droits que les autres délégués ou représentants jusqu'à ce que la Commission de Vérification des Pouvoirs ait fait son rapport et que l'Assemblée de la Santé ait statué." Conformément à cet article, je soumets à votre approbation une liste comprenant les douze Etats Membres suivants Barbade, Birmanie, Chili, Espagne, Gabon, Honduras, Hongrie, Irlande, Kowett, Liban, Malaisie, Nigéria. Y a -t -il des objections à cette proposition ? En l'absence d'objections, je déclare que la Commission de Vérification des Pouvoirs est constituée avec la composition que je viens d'indiquer. Sous réserve de la décision du Bureau, cette commission se réunira le mercredi 5 mai, conformément à la résolution WHA20.2, lorsque nous aborderons en séance plénière le débat général sur les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général. :

6.

ELECTION DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS : :

Le PRESIDENT Nous passons maintenant au point 1.3 Election de la Commission des Désignations. Cette question relève de l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée qui est ainsi conçu :

"L'Assemblée de la Santé élit une Commission des Désignations comprenant vingt -quatre délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres. "Au début de chaque session ordinaire, le Président soumet à l'Assemblée de la Santé une liste de vingt -quatre Membres en vue de la constitution d'une Commission des Désignations. Tout Membre peut proposer des adjonctions à cette liste. Cette liste, telle que modifiée par toute adjonction proposée, est mise aux voix conformément aux dispositions du présent Règlement intérieur applicables en matière d'élection." Conformément aux dispositions de cet article, une liste de vingt -quatre Etats Membres a été établie et va être soumise à l'examen de l'Assemblée. Je désire signaler que, dans l'établissement de cette liste, je me suis efforcé de donner à la Commission une composition géographique équilibrée en appliquant le même critère de répartition par Région que pour les élections au Conseil exécutif qui, lui aussi, compte vingt -quatre membres. La répartition géographique est la suivante Région africaine, quatre Membres; Amériques, cinq Membres; Asie du Sud -Est, deux Membres; Europe, sept Membres; Méditerranée orientale, quatre Membres; Pacifique occidental, deux Membres. L'application de ce critère a donné la liste suivante Burundi, République démocratique du Congo, Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, France, Indonésie, Iran, Islande, Lesotho, Luxembourg, Mexique, Népal, Nouvelle -Zélande, Philippines, République fédérale d'Allemagne, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Somalie, Soudan, Syrie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Yougoslavie. Y a -t -il des délégations qui désirent faire des observations au sujet de cette liste ? En l'absence d'observations, je déclare élue la Commission des Désignations. La Commission des Désignations se réunira immédiatement. Comme vous le savez, l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée définit les attributions de la Commission et dispose que ses propositions doivent être communiquées sans retard à l'Assemblée de la Santé. La séance est maintenant levée. : :

La séance est levée à 10 h.50.

DEUXIEME SEANCE PLENIERE Mardi 4 mai 1971, 15 heures Président :

Professeur H. AYE (Cate d'Ivoire) puis

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :

La séance est ouverte. Le PRESIDENT Le premier point à notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission des Désignations. Ce rapport est contenu dans le document A24/7. J'invite le Président de la Commission des Désignations, le Dr D. D. Venediktov, à donner lecture de ce rapport.

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 582). Le PRESIDENT :

Merci, Docteur Venediktov.

Election du président de l'Assemblée Le PRESIDENT Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, et comme je constate également qu'il n'y a pas d'autre proposition formulée, je signale à l'Assemblée que, conformément aux dispositions de l'article 77 de son Règlement intérieur, il ne sera pas nécessaire de procéder à un vote puisqu'une seule candidature a été présentée. Je propose par conséquent à l'Assemblée d'approuver la désignation présentée par la Commission et d'élire son président par acclamation. (Applaudissements) Sir William Refshauge est donc élu président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je le prie de bien vouloir prendre la présidence. :

Sir William Refshauge prend place au fauteuil présidentiel. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs les délégués, je suis profondément sensible à l'honneur que vous m'avez fait, ainsi qu'à mon pays et à toute la Région du Pacifique occidental dans laquelle mon pays, l'Australie, a le privilège d'apporter sa contribution à l'oeuvre admirable de l'Organisation mondiale de la Santé. Je tiens à vous assurer, Mesdames, Messieurs, que je ferai tout mon possible pour me montrer digne de mes illustres prédécesseurs dans l'exercice des hautes fonctions que vous m'avez confiées. :

2.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'invite maintenant l'Assemblée à examiner le deuxième rapport de la Commission des Désignations. Ce rapport est reproduit dans le document A24/8. Puis -je demander au Dr D. D. Venediktov, Président de la Commission des Désignations, de bien vouloir donner lecture du deuxième rapport de la Commission ? Le Dr Venediktov (Union des Républiques socialistes soviétiques), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 582). Election des cinq vice -présidents de l'Assemblée

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'invite l'Assemblée à se prononcer successivement sur les désignations proposées à son suffrage. Nous commencerons par l'élection des cinq vice -présidents de l'Assemblée. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, je propose à l'Assemblée de déclarer les cinq vice -présidents élus par acclamation. (Applaudissements) Je vais maintenant déterminer par tirage au sort l'ordre dans lequel les Vice -Présidents seront éventuellement appelés, entre les sessions, à remplacer le Président empêché. Les noms des cinq Vice -Présidents ont été inscrits séparément sur cinq feuilles de papier, parmi lesquelles je vais maintenant tirer au sort. Le premier Vice -Président est le Dr S. Phong -Aksara; le deuxième Vice -Président est le Dr A. N. Ansari; le troisième Vice -Président est le Dr A. Todorov; le quatrième Vice -Président est le Dr J. I. Diaz -Granados, et le cinquième est M. B. M. Leseteli. :

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DEUXIEME SEANCE PLENIERE Je prie les Vice -Présidents de bien vouloir monter à la tribune pour occuper les places qui leur sont réservées.

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Election des présidents des commissions principales Nous passons maintenant à l'élection du président de la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Commission A. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, j'invite l'Assemblée à déclarer le Dr Abdul -Razzak Al- Adwani élu par acclamation président de la Commission A. (Applaudissements) Nous devons maintenant élire le Président de la Commission B. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, j'invite l'Assemblée à déclarer le Dr F. A. Bauhofer élu par acclamation président de la Commission B. (Applaudissements) :

Constitution du Bureau de l'Assemblée Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous en venons à l'élection des autres membres du Bureau de l'Assemblée. Conformément à l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, la Commission des Désignations a proposé les noms de quatorze pays dont les délégués, avec ceux qui viennent d'être élus, constitueront le Bureau de l'Assemblée. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, je déclare ces quatorze pays élus. :

3.

COMMUNICATIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Programme de travail. Immédiatement après l'ajournement de la présente séance plénière, le Bureau va se réunir. Lors de cette première réunion, il examinera l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée qui a été préparé par le Conseil exécutif. Ce faisant, il recommandera l'addition éventuelle de points supplémentaires à l'ordre du jour provisoire et la répartition des points entre les commissions principales. Il établira aussi le programme de travail de l'Assemblée pour les premiers jours de la session, y compris les discussions techniques. Je rappelle que le Bureau de l'Assemblée est composé du Président et des Vice- Présidents de l'Assemblée, des Présidents des commissions principales et des délégués des quatorze pays qui viennent d'être élus. J'invite le Dr Herman E. Hilleboe, Président général des discussions techniques, à prendre part à cette première réunion du Bureau. Ainsi que l'a annoncé mon prédécesseur, la Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira lorsque la discussion générale commencera en séance plénière. La séance est levée. La séance est levée à 15 h.25.

TROISIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 5 mai 1971, 9 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DISCOURS DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Mesdames, Messieurs, mes chers collègues, je tiens à vous remercier une fois encore très sincèrement du grand honneur que vous m'avez fait, et que vous avez fait à mon pays, en me portant à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Au moment où je me vois confier cette charge, je m'en sens d'autant plus indigne que j'ai une conscience très vive de la grande valeur des personnalités qui m'ont précédé à cette tribune. C'est pour moi un honneur tout particulier que de succéder au Professeur Ayé, qui a présidé avec tant de sagesse et de dignité la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Il me souvient que, dans l'allocution qu'il a prononcée après avoir été porté à la présidence de la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Gunaratne a souligné que notre époque était une ère de contradictions et que le fossé ne cessait de s'élargir entre pays développés et pays en voie de développement. Le Professeur Aujaleu, s'adressant au môme titre à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, a fait ressortir les liens qui unissent santé et développement, et le Dr Stewart, à la Vingt- Deuxième, a évoqué les défis que nous lance l'essor sans précédent de la technologie médicale. Quant au Professeur Ayé, il nous a rappelé l'année dernière que, si nous voulions faire une réalité de notre voeu le plus cher - la santé pour tous - il fallait commencer par trouver les ressources nécessaires. Pour ma part, je considère que tous ces thèmes sont liés et qu'ils représentent autant de tâches exaltantes pour l'Organisation mondiale de la Santé. Si nous voulons voir nos objectifs se réaliser un jour, nous devons surmonter les contradictions inhérentes à notre époque. Il nous faut combler le fossé qui sépare les pays développés des pays en voie de développement et, pour ce faire, intégrer en un ensemble rationnel le développement sanitaire et le développement économique. Il me semble que l'OMS est particulièrement bien placée pour apporter une contribution capitale à la réalisation de cet objectif. Parmi les institutions spécialisées de la famille des Nations Unies, notre organisation jouit d'une réputation sans égale pour la compétence de son personnel et l'efficacité dont elle fait preuve dans l'accomplissement de sa mission sous la sage direction de notre Directeur général. Elle joue dans l'action sanitaire internationale un rôle de premier plan d'une indéniable portée. Ses Membres - c'est aussi une de ses chances - consacrent leur attention aux problèmes qui sont directement de leur compétence et se laissent rarement détourner par ces questions de nature non technique qui sèment la discorde et la division dans tant d'autres forums internationaux. C'est pourquoi je demeure optimiste, convaincu que notre organisation peut jouer un rôle positif et efficace dans la promotion du développement et de la coopération internationale. Il est évident que les programmes de l'OMS doivent ôtre conçus de manière à offrir une assistance toute particulière aux pays en voie de développement. Mais il est tout aussi important que les pays développés tirent eux aussi profit des travaux de notre organisation. Tous les pays du monde bénéficient, dans une mesure plus ou moins grande, des programmes de lutte contre les problèmes de santé véritablement universels comme le cancer et les maladies cardio -vasculaires. Et si tous ne tirent pas directement profit de-la vaste campagne entreprise contre le paludisme, il est manifeste que cette maladie, comme tant d'autres qui frappent une très forte proportion de la population mondiale, a droit à une place spéciale dans l'ordre des priorités. Aussi notre organisation se trouve -t -elle placée devant un problème délicat il lui faut assurer un équilibre équitable entre ses différents programmes et veiller avec un soin particulièrement attentif à ce que les modalités d'exécution des projets garantissent une utilisation optimale des ressources disponibles. Parmi les tâches exaltantes que nous avons à remplir, j'ai mentionné la nécessité de tirer vraiment parti de la technologie médicale. Si nous voulons atteindre cet objectif général, il nous faudra trouver de nouveaux moyens pratiques permettant à la collectivité de bénéficier économiquement et efficacement des avantages qu'offre cette technologie. Or cela exige des ressources elles ne pourront venir que de la collectivité et seulement lorsque celle -ci aura acquis la conviction qu'elles sont nécessaires et aura décidé de les fournir. L'oeuvre remarquable accomplie par l'Organisation jusqu'à présent et les résultats qu'on peut attendre de ses projets pour l'avenir motiveront dans une large mesure cette décision, mais d'autres conditions encore devront être remplies; il faudra notamment que soient bien comprises les contradictions qui font obstacle au progrès et, par conséquent, me semble -t -il, que l'on fasse un effort particulier dans les domaines de la communication et de l'éducation sanitaire. :

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L'OMS a toujours veillé, dans ses travaux de planification, à choisir pour ses principaux projets des domaines d'activité dans lesquels on peut espérer que l'amélioration de la santé s'accompagnera de progrès économiques et sociaux. Toutefois, de nombreux projets d'action sanitaire dépendent en définitive du consentement et de l'appui des individus et des collectivités. Je crois qu'il existe dans toute société humaine une tendance à s'accrocher aux manières de faire traditionnelles. C'est à cause de ce conservatisme, de cette résistance au changement que les méthodes de santé publique doivent apporter la preuve de leur valeur pour pouvoir être acceptées. Il nous faut sans doute reconnaître dans cette "résistance humaine" un utile moyen de discipline intellectuelle. Quand nous la rencontrons, nous devons en chercher les raisons, puis entreprendre une action éducative pour lutter contre l'incompréhension, la crainte et l'apathie. En effet, il suffit dans la plupart des cas de supprimer ces trois éléments pour que la résistance disparaisse. Lorsqu'on parvient, grace à l'éducation, à supprimer toute trace d'incompréhension, de crainte et d'apathie vis -à -vis de quelque chose de nouveau en santé publique mais que l'on continue à rencontrer une résistance, il est à peu près certain que c'est la nouveauté en question qui pèche par quelque côté. La formation de personnel sanitaire est, j'en suis persuadé, l'une des activités les plus fructueuses de l'OMS. Il est tentant de chercher à former un grand nombre de médecins pour résoudre les problèmes de santé qui se posent à nous; j'ai néanmoins l'impression qu'il n'est pas inutile de lancer un avertissement à ce sujet. Comme l'a fait remarquer le Professeur Wahi lors des discussions techniques qui ont eu lieu à l'occasion de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, il est impossible de compter uniquement sur des médecins hautement qualifiés pour assurer les meilleurs services sanitaires à tous les secteurs de la population d'un pays, aussi prospère qu'il soit. Il est bien entendu nécessaire d'avoir des médecins capables de diriger les équipes sanitaires, mais il serait certainement opportun d'envisager une nouvelle répartition des fonctions entre les médecins, les autres techniciens de la santé et les auxiliaires afin d'aménager la protection de la santé de la manière qui correspond le mieux aux besoins et aux ressources locaux. La notion de travail en équipe - c'est -à -dire l'union de toutes les disciplines de l'esprit et des capacités techniques appropriées - présente à mon avis une importance primordiale si l'on veut que les compétences des travailleurs sanitaires soient appliquées avec le concours sans réserve de la collectivité et qu'elles profitent non seulement à des individus mais à l'ensemble de la société. Comme on l'a si souvent fait remarquer, il est de plus en plus nécessaire de faire appel à des éducateurs, des administrateurs, des ingénieurs, des économistes et des représentants de beaucoup d'autres disciplines pour assurer le succès de programmes qui associent le progrès de la santé au progrès économique et social et dont les buts sont compris et souhaités par les populations intéressées. De toute évidence, la conception d'ensemble impliquant, d'une part, l'approche pluridisciplinaire et, d'autre part, le consentement et la coopération de la population, exige dans une très large mesure qu'une communication s'établisse aussi bien entre les membres de l'équipe sanitaire qu'entre l'équipe et la collectivité. Pour cette raison, il me parait indispensable de former tous les membres de l'équipe sanitaire aux techniques de la communication et d'élaborer des langages communs. Bien entendu, il s'agit là d'un projet de longue haleine, mais il serait assurément utile d'entreprendre une étude de cette question afin que les techniciens de la santé, quelle que soit leur spécialité, apprennent à communiquer efficacement. Le consentement et la compréhension de la population sont essentiels au succès des futurs programmes en faveur de la santé et du bien -être. On peut citer par exemple certains problèmes de santé publique immédiats posés par les accidents de la circulation, l'usage de la cigarette et l'usage abusif des drogues en général. Pour les maladies transmissibles, qui sont encore répandues dans de nombreuses régions du monde, il existe des méthodes de lutte parfaitement reconnues qui donnent des résultats manifestes et même spectaculaires à condition que l'on dispose des ressources et de la volonté nécessaires pour les appliquer. Par contre, il n'existe pas encore de méthode universellement admise de prévention des problèmes sanitaires qui résultent plutôt du comportement humain que d'accidents biologiques. Peut -être devrions nous nous inspirer des leçons de l'histoire. Je pense que l'acceptation des principes de l'hygiène publique et individuelle a été le principal facteur des succès remportés dans la lutte contre les maladies transmissibles. Mais il a fallu un certain temps pour que ces principes s'imposent, car ils remettaient en question des habitudes humaines et sociales, et exigeaient des adaptations sur le plan économique. Quoiqu'il en soit, si nous voulons nous attaquer avec fruit à des problèmes tels que les accidents de la circulation et l'abus des drogues, nous devons, me semble -t -il, nous efforcer de susciter dans l'opinion publique des attitudes nouvelles face aux dangers que présentent pour la santé certains comportements. Il en va de même pour la question de la préservation et de l'amélioration de l'environnement de l'homme. Il est encourageant de constater que depuis quelques années les populations commencent à s'apercevoir partout dans le monde des dangers de la pollution du milieu; de même, on voit se manifester un état d'esprit favorable à une action qui tendraitne fût -ce qu'à diminuer la pollution. En fait, si nous arrivons à mettre au point des méthodes satisfaisantes, cette prise de conscience et cette inquiétude du grand public peuvent nous aider à faire bien davantage.

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Certaines conceptions de la pollution de l'environnement, assez répandues dans la population, font de la technologie le traître responsable de tous les maux. Aussi en vient -on à suggérer un retournement du développement technique. J'ose espérer que, toutes choses dament pesées, l'humanité n'adoptera pas délibérément une politique sociale qui ferait faire machine arrière à la technologie. Les retombées et la contamination dues à l'application des techniques sont peut -être les principales menaces pour l'environnement, mais ce ne sont pas les techniques en soi ni même leurs conséquences matérielles qui présentent le plus gros danger. Le danger réel tient sans aucun doute à l'attitude de certains groupes et de certains individus qui entendent poursuivre leurs activités sans se préoccuper des conséquences qu'ont pour la collectivité les méthodes qu'ils emploient. La tache qui nous incombera véritablement, lorsque nous aurons procédé à une étude approfondie des sources de dangers pour l'environnement, sera d'arriver à établir une politique du juste milieu entre les intérêts individuels et la responsabilité envers la collectivité. Il va sans dire qu'un tel résultat ne peut être obtenu par une action unilatérale de la part des administrations sanitaires. Les administrations et les fonctionnaires de la santé se préoccuperont de l'environnement pour protéger les populations contre les causes d'accidents biologiques ou de troubles psychologiques, mais ils ne peuvent espérer arriver à ce résultat en appliquant simplement les mesures traditionnelles de la santé publique; il leur faudra, à cet effet, assumer un rôle de premier plan dans des activités coordonnées auxquelles participeront quantité d'autres services publics. Il apparaît déjà clairement que des situations sanitaires extrêmement inquiétantes sont liées aux conditions défavorables de l'environnement et à la pollution. A mesure que l'urbanisation et l'industrialisation progressent dans toutes les régions du monde, se compliquant des phénomènes de migration qui y sont associés, on assiste à une accumulation des problèmes soulevés par l'approvisionnement en eau, l'élimination des déchets et le nombre des accidents. La voie à suivre est essentiellement celle que traceront de nouvelles techniques de planification sociale et sanitaire soutenues par l'utilisation judicieuse des ressources matérielles. Il existe certainement, dans le monde entier, une somme réconfortante de bonne volonté, prête à favoriser la coopération internationale dans le domaine de la santé, mais les méthodes efficaces et les moyens financiers qui permettront de les appliquer lorsqu'elles seront connues font encore défaut dans un très grand nombre de régions. En outre, les conditions sociales et politiques dans lesquelles les programmes de santé doivent trouver leur place sont trop souvent la source de malentendus et de suspicion entre nations. Il serait naif de croire que les différences entre les pays et la diversité des conditions sociales disparaîtront d'un coup de baguette magique et que tous les projets sanitaires dont la nécessité s'impose pourront être réalisés d'une manière ou d'une autre. Mais, au moins, toute l'histoire des efforts de l'Organisation mondiale de la Santé est là pour témoigner que d'immenses progrès peuvent être accomplis. La lutte contre les maladies transmissibles, le bénéfice qu'apportent les programmes de formation de personnel sanitaire, la communication de l'information technique à l'échelon international et la volonté de coopération stimulée par les activités de notre organisation ont déjà créé un immense mouvement de progrès qui doit continuer à se développer. Pour maintenir ce rythme de réalisations, nous ne saurions nous borner à répéter ce qui nous a réussi dans le passé. A mon avis, la partie la plus importante que nous ayons à gagner dans l'avenir est celle de la conception et de l'élaboration de nouvelles méthodes qui permettront aux services de santé de nos nombreux pays de résoudre de la manière la plus efficace les problèmes présents et futurs en respectant nos ordres particuliers de priorités. Certes, les priorités différeront beaucoup selon les régions, mais je suis persuadé que grâce à l'OMS nous pourrons mobiliser le plus d'aide possible pour la diriger là où elle est le plus nécessaire. Pour y parvenir, nous devons avoir une conception commune des besoins les plus urgents et des méthodes les plus fructueuses. Je crois que la tâche principale de l'Assemblée mondiale de la Santé consiste à élaborer et à entretenir semblable conception. Pour assumer son rôle de premier organisme international responsable de la santé, l'OMS doit veiller essentiellement à conserver la confiance, et par là le soutien positif, de toutes les nations Membres. Aussi devons -nous avant tout nous efforcer d'atteindre un équilibre convenable dans nos programmes et une efficacité optimale à tous les échelons. Je suis persuadé que l'Assemblée et ses différentes commissions feront preuve de conscience et de sagesse dans l'accomplissement de la fonction vitale d'analyse et d'examen critiques qui leur incombe. 2.

ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR ET REPARTITION DES POINTS ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES :

J'invite maintenant l'Assemblée à poursuivre ses travaux Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) en examinant le point 1.8 - Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales (articles 33 et 34 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé). Le Bureau a examiné hier, à sa première séance, l'ordre du jour provisoire qui a été envoyé aux Membres et Membres associés soixante jours avant l'ouverture de la session. Cet ordre du jour figure dans le document A24/1 et est conforme aux articles 3 et 4 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le Bureau a formulé un certain nombre de recommandations dont nous sommes saisis. Il s'agit en premier lieu de modifications à l'ordre du jour même, en deuxième lieu de la répartition des points.

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Nous prendrons pour commencer les recommandations du Bureau concernant des changements à apporter à l'ordre du jour. Point 1.11 - Admission de nouveaux Membres et Membres associés. Une nouvelle subdivision "1.11.2 Demañde présentée par le Sultanat d'Oman" devrait être inscrite en raison de la demande du Sultanat d'Oman qui a été reçue par le Directeur général le 25 janvier 1971 et communiquée aux Etats Membres. Vous en trouverez le texte reproduit dans le document A24/11. Y a -t -il des objections à l'adoption de cette recommandation du Bureau ? En l'absence d'objections, il en est ainsi décidé. En ce qui concerne le point 3.11.2 - Contribution des nouveaux Membres pour 1970 et 1971 (s'il y a lieu), il convient de noter qu'un pays, la Gambie, est devenu Membre de l'Organisation cette année. Le Bureau a, en conséquence, recommandé de modifier le libellé de ce point, qui deviendrait "Contribution des nouveaux Membres pour 1971 ", les mots "(s'il y a lieu)" étant supprimés. Je suppose qu'il n'y aura pas d'objections à cet amendement ? Il n'y a pas d'objections ? Il en est ainsi décidé. Point 3.13.2 - Avances prélevées pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu). Ce point devrait être supprimé puisqu'à la date de l'ouverture de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé aucune avance de cette sorte n'avait été prélevée. Je pense qu'il n'y aura pas d'objections à la suppression de ce point ? Pas d'objections ? Il en est ainsi décidé. Le Bureau a aussi recommandé de supprimer les mots "(s'il y a lieu)" dans le libellé du point 3.13.3 - Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu). En effet, de telles avances ont été faites. Y a -t -il des objections à cette proposition ? Pas d'objections ? Il en est ainsi décidé. Nous passons maintenant à la répartition des points entre les commissions principales. L'ordre du jour provisoire de l'Assemblée de la Santé, établi par le Conseil exécutif et contenu dans le document A24/1, est présenté de manière à indiquer une répartition suggérée des points entre les commissions A et B. Comme vous le savez, le mandat des commissions principales a été défini par la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA23.1. Le Bureau a recommandé d'adopter la répartition suggérée, étant entendu qu'il pourra se révéler nécessaire ultérieurement au cours de la session d'envisager le transfert de certains points d'une commission à l'autre en fonction de leur volume de travail respectif. Pour ce qui est des points figurant à l'ordre du jour des plénières et qui n'ont pas encore été abordés, le Bureau a recommandé qu'ils soient, examinés en séance plénière. L'Assemblée de la Santé est elle disposée à accepter cette recommandation du Bureau ? Il n'y a pas d'objections. Il en est ainsi décidé. En ce qui concerne le point 1.13 - Amendement au contrat du Directeur général, le Bureau a recommandé que ce point soit examiné en plénière en séance privée. Je présume que l'Assemblée de la Santé sera d'accord. Pas d'objections ? Il en est ainsi décidé. Au sujet des points 1.14, 1.15 et 1.16, le Bureau a décidé que les remise et attributions se feraient aux dates suivantes Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard, le jeudi 6 mai; Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha, le mardi 11 mai; Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling, le vendredi 14 mai. Maintenant que l'Assemblée de la Santé a adopté l'ordre du jour, une version révisée du document A24/1 sera publiée et distribuée demain.1 Discussions techniques. Le Bureau a recommandé que les discussions techniques aient lieu le vendredi 7 mai, le matin et l'après -midi, et le samedi 8 mai, le matin seulement. Les arrangements relatifs à ces discussions sont exposés en détail dans le document A24 /Technical Discussions/3. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, il en est ainsi décidé. séances Heures de travail. Le Bureau a décidé que les heures de travail seraient les suivantes plénières ou réunions des commissions principales de 9 h.30 à midi ou 12 h.30 et de 14 h.30 à 17 h.30; Bureau à midi ou à 17 h.30, selon les circonstances. Programme de travail. Je désire rappeler que la journée d'aujourd'hui sera consacrée à des séances plénières. La Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira au moment où commencera la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10 de l'ordre du jour. Je ferai une annonce à ce sujet le moment venu. Je voudrais d'autre part appeler votre attention sur le fait que le Bureau a décidé que l'Assemblée, afin d'achever plus rapidement la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10, siégera ce soir de 20 h.30 à 23 heures. Cette décision a été prise pour que nous puissions consacrer davantage de temps aux travaux des commissions principales. On espère aussi que de cette façon la discussion générale pourra se terminer cette semaine. Y a -t -il des objections ? Il n'y a pas d'objections. Il en est ainsi décidé. :

:

1

Voir p. 23 l'ordre du jour adopté.

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3.

RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE -SEPTIEME SESSIONS :

Nous passons maintenant à l'examen du point 1.9 -.Etude Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante -septième sessions. J'ai le plaisir de donner la parole au représentant du Conseil exécutif, le Dr Juricic, Président du Conseil exécutif. Monsieur le Président, Le Dr JURICIC, représentant du Conseil exécutif (traduction de l'espagnol) Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, j'ai le plaisir de présenter à l'Assemblée une synthèse du travail effectué par le Conseil exécutif à sa quarante -sixième session, qui s'est tenue à Genève les 25 et 26 mai 1970, et à sa quarante- septième session, qui a eu lieu dans la même ville du 19 au 29 janvier 1971. Avant de présenter le rapport, je tiens à féliciter notre Président, ainsi que les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions de leur élection aux éminentes fonctions qui viennent de leur être confiées. Je suis sûr, Monsieur le Président, que sous votre direction la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé apportera des solutions nouvelles qui viendront renforcer l'effort déployé durant près d'un quart de siècle par l'OMS dans le domaine de la coopération sanitaire internationale. Je n'entretiendrai l'Assemblée que des sujets les plus importants qui ont retenu l'attention du Conseil exécutif au cours des sessions précitées. Le texte des résolutions et des annexes correspondantes figure dans les Actes officiels N° 186 et 189 qui ont déjà été distribués. Comme il est normal, le Conseil exécutif a consacré la plus grande partie de son temps et de ses préoccupations aux questions se rapportant au programme de l'Organisation et à son budget, considérant qu'ils doivent être axés sur la lutte contre les maladies qui affectent d'importants secteurs de la population mondiale, sur l'élimination des conditions de milieu défavorables qui contribuent au maintien et à la diffusion de ces maladies et, plus généralement, sur la promotion du bien -être de l'humanité. L'étude des facteurs qui sont en relation avec la santé a dûment été prise en considération par le Conseil exécutif, toujours préoccupé d'améliorer notre connaissance de l'homme et de son milieu écologique. Etant donné les limites des ressources budgétaires mises à la disposition des gouvernements comme de notre organisation, il a fallu se montrer très rigoureux dans l'affectation des ressources et l'établissement des priorités. Les délégués trouveront des indications détaillées sur le travail effectué par le Conseil exécutif à cet effet dans le rapport sur le projet de programme et de budget pour 1972 (Actes officiels N° 190). J'exposerai maintenant plus en détail les principaux aspects des sujets déjà mentionnés, ainsi que différentes questions qu'il me parait intéressant de signaler à l'attention de l'Assemblée. Le Comité permanent des Questions administratives et financières s'est réuni en janvier 1971, immédiatement avant la quarante -septième session du Conseil exécutif et, après une analyse détaillée et exhaustive du programme et du budget pour 1972, il a présenté un rapport complet au Conseil. En vue de rendre plus efficace le travail du Comité, et compte tenu des délibérations que la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé avait consacrées à la question de la comparaison approfondie entre la mise en oeuvre effective du budget et les prévisions budgétaires, le Conseil exécutif a décidé à sa quarante- septième session d'élargir le mandat du Comité permanent des Questions administratives et financières et de charger ce comité d'examiner, dans la mesure où il le jugerait nécessaire, le Rapport financier annuel approuvé par la précédente Assemblée de la Santé ainsi que les observations du Commissaire aux Comptes pour l'exercice correspondant, y compris ce qui a trait à l'analyse des prévisions initiales et des prévisions révisées du Directeur général et à leur comparaison avec les engagements de dépenses pour ledit exercice. Après avoir été saisi de l'excellent rapport présenté par son Comité permanent des. Questions administratives et financières, le Conseil exécutif a examiné en détail le projet de programme et de budget pour 1972 présenté par le Directeur général dans les Actes officiels N° 187. Il a également examiné les prévisions supplémentaires pour 1972 qui découlent du relèvement des traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures applicable dès le leT juillet 1971, conformément à la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1970. Le Directeur général a proposé que le montant nécessaire, qui s'élève à US $3 608 000, soit ajouté aux affectations de crédits indiquées dans le projet de programme et de budget pour 1972 (Actes officiels N° 187). Après avoir examiné la question, le Conseil exécutif a décidé, par la résolution EB47.R24, de prier le Directeur général d'examiner la possibilité de modifier le programme de façon à réduire le total des dépenses prévues et de faire rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, et de recommander à l'Assemblée de la Santé d'approuver, pour l'exercice 1972, un budget effectif de US $82 805000, sous réserve des réductions qui pourraient se révéler possibles à la lumière du rapport du Directeur général. Le Conseil exécutif a ensuite réexaminé la situation du fonds de roulement, notamment à la lumière des opinions exprimées à la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé et de la recommandation du Directeur général à l'effet que, vu les circonstances présentes, le niveau du fonds de roulement demeure :

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inchangé en 1972 et que l'Assemblée invite le Conseil exécutif à réexaminer la situation du fonds à sa première session de 1972. Le Conseil a recommandé à l'Assemblée d'adopter une résolution dont le texte figure à la page 26 des Actes officiels N° 189. Une autre question financière sur laquelle s'est penché le Conseil a été l'étude des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 demandées par le Directeur général pour donner effet à la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies de relever les traitements et indemnités du personnel des catégories professionnelles et supérieures à compter du 1er juillet 1971. A cet effet, le Conseil a recommandé à l'Assemblée d'adopter la résolution reproduite à la page 8 des Actes officiels N° 189 et qui répond aussi au souci d'éviter aux Etats Membres le paiement de contributions supplémentaires pour l'exercice 1971. Le Conseil a pris connaissance avec une vive satisfaction du rapport final du Comité permanent du Bâtiment du Siège. Il a félicité ce comité des excellents résultats obtenus, puisque les qualités fonctionnelles et esthétiques du bâtiment sont aujourd'hui universellement reconnues. Il a aussi tenu à remercier les membres du Comité du zèle et de la compétence avec lesquels ils ont mené à bien, durant onze ans, la mission qui leur avait été confiée. Le Conseil a étudié quelques questions touchant aux besoins futurs pour le bâtiment du Siège et l'acquisition d'un terrain à cet effet, selon les recommandations du Directeur général. Les résolutions correspondantes figurent aux pages 21 et 22 des Actes officiels N° 189. Une des questions d'importance majeure examinées par le Conseil exécutif est celle qui se rapporte au cinquième programme général de travail pour la période comprise entre les années 1973 et 1977 inclusivement. L'article 28, paragraphe g), de la Constitution dispose que le Conseil exécutif doit "soumettre à l'Assemblée de la Santé, pour examen et approbation, un programme général de travail s'étendant sur une période déterminée ", Jusqu'à maintenant, l'Assemblée a approuvé quatre programmes généraux de travail, dont le dernier porte sur la période 1967 -1971. La Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a décidé de proroger ce programme jusqu'en 1972. A sa quarante- septième session, le Conseil exécutif a examiné le cinquième programme général de travail et a désigné un groupe composé de cinq de ses membres pour qu'il mette au point, compte tenu des observations formulées au Conseil exécutif, un document concernant ledit programme qui serait présenté à l'Assemblée mondiale de la Santé. Ce groupe de travail a tenu une réunion spéciale à Genève les 11, 12 et 13 mars 1971 et a rédigé le document A24 /A /1 qui est soumis à la présente assemblée. Conformément à la disposition énoncée à l'article 12.2 du Statut du Personnel, le Conseil exécutif a confirmé les amendements que le Directeur général a apportés au Règlement du Personnel depuis la quarante- cinquième session du Conseil exécutif. Ces amendements sont reproduits à l'annexe 4 des Actes officiels N° 189. Conformément à la disposition énoncée au paragraphe 3) de la résolution WHA10.33, le Conseil exécutif choisit le thème des discussions techniques deux ans à l'avance, à la session qui se tient immédiatement après l'Assemblée mondiale de la Santé. A sa quarante- sixième session, le Conseil exécutif a décidé que les discussions techniques de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé auraient pour thème "La contribution des programmes sanitaires au développement socio- économique ". Le Conseil exécutif a également décidé, à sa quarante -sixième session, de nommer le Dr Herman E. Hilleboe à la présidence générale des discussions techniques qui auront lieu cette année sur le thème "Utilisation des examens de masse en santé publique ". Conformément aux dispositions du paragraphe 4.1 du Règlement applicable aux tableaux et comités d'experts, le Directeur général a porté à la connaissance du Conseil exécutif, lors des quarante- sixième et quarante- septième sessions, les nominations aux tableaux et comités d'experts. Le Conseil exécutif a été informé que le nombre des tableaux d'experts avait été le mame en 1970 qu'en 1969, c'est -à -dire 43, y compris le Comité consultatif de la Recherche médicale. La liste des membres des tableaux d'experts invités aux réunions de 1970 lui a aussi été communiquée. Selon le voeu que le Conseil exécutif avait exprimé à sa quarante- cinquième session, ces renseignements étaient accompagnés d'un résumé, par Région de l'OMS, de tous les changements intervenus dans la composition des groupes d'experts depuis la quarante -cinquième session du Conseil. Il a été signalé au Conseil qu'en choisissant les membres des tableaux et des comités d'experts, le Directeur général s'était efforcé de réaliser une répartition géographique adéquate. Le Conseil a noté, en particulier, que le nombre des experts de la Région africaine avait augmenté de 42 par rapport à l'année 1965 tandis que, pour la Région des Amériques, ce chiffre avait diminué de 22 entre 1965 et 1970, bien que le nombre total des membres des tableaux d'experts ait marqué un accroissement de 10 % pendant le mame laps de temps. Dans la Région de la Méditerranée orientale, le nombre d'experts marquait en 1970 une augmentation de 5 experts par rapport à 1969 et de 43 par rapport à 1965. En ce qui concerne la Région européenne, qui est de loin la mieux représentée dans les tableaux d'experts de l'OMS, la situation n'avait guère varié jusqu'en 1970; cette année -là, cependant, on a enregistré une diminution de 21 experts par comparaison avec 1969, résultat qui découlait des efforts entrepris pour réduire cette représentation à de plus justes proportions. Pour la Région de l'Asie du Sud -Est, le nombre d'experts n'a pas subi de variations importantes; il y a eu une augmentation de 28 experts pendant la période

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1965 -1970, et une diminution de 2 pour 1970. Durant cette mame période, le nombre des experts a augmenté de 47 dans la Région du Pacifique occidental. Le Conseil a d'autre part été informé que le Directeur général avait présente à l'esprit la nécessité de rechercher des experts dans les pays qui, jusqu'ici, ont été les moins représentés aux tableaux d'experts de l'Organisation. Dans ses résolutions EB46,R3 et EB47.R2, le Conseil exécutif a pris acte des rapports du Directeur général sur les nominations aux tableaux et comités d'experts. Conformément aux dispositions du paragraphe 10.6 du Règlement applicable aux tableaux et comités d'experts, le Directeur général a rendu compte au Conseil des réunions de 13 comités. A propos de chacune de ces réunions, le Directeur général a fait un bref historique des questions examinées, donné un résumé du rapport du comité et présenté des observations sur les recommandations formulées par les experts et leurs implications pour les programmes futurs de l'Organisation. Le rapport du Directeur général contenait également une évaluation de l'utilité des rapports de comités d'experts publiés en 1969 dans la Série de Rapports techniques ainsi que plusieurs tableaux concernant la diffusior de ces rapports. Le Conseil a pris note des renseignements qui lui étaient fournis à propos de l'évaluation continue des résultats des réunions de comités d'experts et des mesures adoptées pour augmenter la diffusion des publications de la Série de Rapports techniques; il a reconnu l'importance que présentent ces publications pour l'activité future de l'Organisation et pour l'élaboration de programmes nationaux et de programmes scientifiques. Le Conseil a estimé qu'il serait prématuré de formuler un jugement définitif sur la portée des rapports publiés en 1969, étant donné que les 17 mois écoulés depuis la fin de cette année représentent une période trop brève pour que ces rapports et les analyses publiées dans les revues scientifiques aient pu être examinés. Toutefois, il est intéressant de signaler que le nombre d'abonnements à la Série de Rapports techniques est passé de 1758 en 1969 à près de 2000 en 1970. Bien que les abonnements ne représentent qu'une partie du tirage total des rapports, ces chiffres témoignent de l'existence d'un noyau important de lecteurs assidus. Le Conseil exécutif a pris acte des rapports des comités d'experts dans ses résolutions EB46.R4 et EB47.R25 et, dans la seconde de ces résolutions, il a prié le Directeur général d'étudier plus avant, compte tenu des opinions exprimées par ses membres, la meilleure façon d'évaluer les rapports des comités et notamment leur influence d'ensemble sur les programmes de santé nationaux, et de faire rapport à chaque session du Conseil exécutif sur toutes les réunions de comités d'experts qui ont eu lieu depuis la session précédente du Conseil. Conformément aux dispositions des résolutions WHA7.6 et WHA18,46, le Directeur général a informé le Conseil exécutif des mesures adoptées pour l'application de l'article 3 de la Convention unique sur les stupéfiants, concernant la classification des substances mises sous contrôle en vertu d'accords internationaux. Le Conseil exécutif a noté que le Directeur général, sur l'avis d'experts, avait adressé au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies ttois notifications concernant le propiram. La résolution EB47.R27 et l'annexe 8 des Actes officiels N° 189 peuvent être consultées à ce sujet. Comme on le sait, l'OMS se préoccupe depuis plusieurs années de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments. Le Directeur général a présenté à la quarante- septième session du Conseil exécutif un rapport sur cette question, dans lequel il traitait en particulier de l'établissement de normes fondamentales acceptables sur le plan international pour l'enregistrement des médicaments, de l'impulsion à donner à la mise au point de réglementations nationales pour le contrôle des médicaments, ainsi que de la création d'organismes nationaux de contrôle des médicaments et de la formation de leur personnel. Le Conseil a prié le Directeur général de faire rapport à l'Assemblée sur ces questions, en tenant compte des opinions exprimées au cours de sa session. Le Conseil exécutif a également analysé, à sa dernière session, un rapport du Directeur général sur la mise en place d'une production pharmaceutique dans les pays en voie de développement et il a prié le Directeur général de transmettre à l'Assemblée ce rapport après l'avoir révisé à la lumière de ses propres délibérations. Le Conseil a également recommandé à l'Assemblée d'inviter le Directeur général à continuer, en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel (ONUDI), d'aider les pays en voie de développement dans la mise en place d'industries pharmaceutiques et à aider les autorités sanitaires des Etats Membres, dans la limite des ressources disponibles, à faire en sorte que les médicaments employés soient ceux qui conviennent le mieux, qu'ils soient utilisés rationnellement et que les besoins soient évalués aussi exactement que possible. Conformément aux instructions reçues de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a présenté à l'examen du Conseil exécutif un document préliminaire sur les problèmes de l'environnement humain qui a donné lieu à une longue discussion; il a été décidé que les procès verbaux de la discussion seraient transmis à l'Assemblée, avec la recommandation de prendre les dispositions nécessaires pour que l'OMS puisse jouer un rôle directeur dans tout ce qui concerne l'influence de l'environnement sur les problèmes de santé, notamment en rassemblant et en diffusant

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les renseignements émanant de centres nationaux, en stimulant et soutenant la recherche et en favorisant un accord international sur des critères, guides et normes en ce domaine. Le Conseil exécutif a pris connaissance avec inquiétude du rapport du Directeur général sur l'extension du choléra en direction de l'ouest, où la maladie s'étend à des pays qui en étaient restés indemnes depuis le début du siècle; il a approuvé les mesures prises par l'OMS pour prévenir l'extension de la pandémie et pour aider les pays atteints à prendre les contre -mesures nécessaires. L'Assemblée sera informée en détail de la situation actuelle et pourra examiner les mesures à prendre sur le plan national et international afin d'enrayer la propagation de la maladie et d'éliminer les foyers d'endémie. Le Conseil exécutif a pris connaissance du rapport du Directeur général sur un projet d'action c.,,mmune avec l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) qui répond à la demande formulée dans les résolutions WHA22.35 de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé et EB45.R4 du Conseil exécutif, et qui se propose de préparer une méthodologie et des critères applicables à la surveillance des zoonoses et à l'évaluation des programmes de lutte contre ces maladies. Le Conseil a estimé que cette question appelait une étude plus détaillée de la part de ses membres et il a décidé, dans sa résolution EB47.R44, d'en renvoyer l'examen à sa quarante- neuvième session. La formation du personnel sanitaire national est un problème dont l'importance n'a plus besoin d'être soulignée. C'est pourquoi le Conseil a accueilli avec un intérêt particulièrement vif le rapport du Directeur général et les conclusions des comités régionaux en ce qui concerne la formation du personnel tant professionnel qu'auxiliaire, et il a prié le Directeur général de présenter la documentation pertinente à l'Assemblée, en y incorporant les observations du Conseil. A sa quarante- septième session, le Conseil exécutif a été saisi d'un rapport du Directeur général concernant le programme de législation sanitaire de l'OMS, rapport qui répondait au voeu qu'avait exprimé le Conseil de se voir soumettre chaque année une étude circonstanciée sur l'un des secteurs d'activité de l'OMS. Ce rapport rappelait que le programme de l'OMS en matière de législation sanitaire avait déjà été examiné à diverses reprises, notamment par le Conseil exécutif en 1950 et par l'Assemblée mondiale de la Santé en 1959 et 1960. En toutes ces occasions, toutefois, les questions de législation sanitaire avaient été examinées en liaison avec le programme de la Division des Services d'Edition et de Documentation. Pendant les premières années d'existence de l'OMS, la fonction principale du service de la Législation sanitaire consistait à publier le Recueil international de Législation sanitaire. Bien que la publication de ce recueil soit restée l'une des activités de base du service, l'OMS a reçu de ses Etats Membres, au cours des dernières années, un nombre croissant de demandes d'assistance pour l'amélioration de leur législation sanitaire, et le Directeur général a estimé que le service de la Législation sanitaire s'intégrerait mieux à la Division de l'Organisation des Services de Santé. L'expansion enregistrée dans ce domaine s'explique par le fait que parmi les programmes de l'OMS il n'en existe pratiquement pas qui n'ait un rapport avec la législation sanitaire et que le Conseil, comme l'Assemblée de la Santé, ont maintes fois insisté sur l'importance des questions de législation dans différents secteurs de l'action sanitaire. Le rapport présenté au Conseil traitait de cinq aspects des activités de l'OMS en matière de législation sanitaire. Après un rappel de l'origine de ces activités et des problèmes que pose la publication du Recueil international de Législation sanitaire, le rapport constatait que ce recueil était, dans le monde, l'unique source d'informations systématiques sur les questions de législation sanitaire. L'OMS envisage d'en améliorer encore le contenu, notamment en y insérant des textes d'accords bilatéraux et multilatéraux et en ayant recours aux services de linguistes spécialisés, ce qui permettra de publier dans le recueil des textes législatifs provenant d'un plus grand nombre de pays. Au cours des années, quatre autres types d'activité se sont développés dans le cadre du service. Il s'agit, en premier lieu, de la préparation d'études de législation sanitaire comparée, dont 31 ont été publiées depuis 1952 sous la forme de tirés à part qui ont reçu une très large diffusion. Ces études, qui permettent aux administrations sanitaires nationales de comparer leur situation avec celle d'autres pays, peuvent aussi servir de point de départ à des initiatives importantes en matière de législation. Un deuxième type d'activité, celui de la collaboration avec les comités d'experts de l'OMS et de l'établissement de normes de législation sanitaire, a également connu un développement considérable. Un troisième type d'activité, qui s'est considérablement élargi ces dix dernières années, est celui des services de documentation qui sont offerts aux Etats Membres en matière de législation sanitaire. Parmi les conclusions les plus importantes qui se dégageaient du rapport du Directeur général, il faut retenir en particulier celle relative à la nécessité de moderniser les législations sanitaires nationales. Cette modernisation, qui est indispensable aux autorités sanitaires comme à la population, pose un problème difficile; un certain nombre de solutions sont proposées à cet égard dans le rapport du Directeur général, qui souligne en outre la nécessité d'adapter la législation sanitaire, dans tous les cas, aux structures et aux possibilités propres à chaque pays. L'autre condition essentielle réside dans l'organisation d'un enseignement adéquat de la législation sanitaire au cours des études de médecine, et plus spécialement dans les écoles de santé publique. Par la résolution EB47.R37, le Conseil exécutif a pris note avec satisfaction de l'activité de l'Organisation dans le domaine de la législation sanitaire.

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Le Conseil exécutif a pris note des réunions tenues en 1970 par les comités régionaux. Les rapports qu'ont présentés les Directeurs régionaux ont donné lieu à des échanges de vue extrêmement intéressants. Je suis heureux d'annoncer que le Conseil exécutif, ayant pris note de la résolution pertinente de la XVIIIe Conférence sanitaire panaméricaine /vingt- deuxième session du Comité régional de l'Organisation mondiale de la Santé pour les Amériques, a nommé à nouveau le Dr Abraham Horwitz en qualité de Directeur régional pour les Amériques pour une période de quatre ans à compter du ler février 1971. De même, sur la proposition du Comité régional pour le Pacifique occidental, il a nommé à nouveau le Dr Francisco J. Dy en qualité de Directeur régional pour une période de cinq ans à compter du leT juillet 1971. Dans les deux cas, il a autorisé le Directeur général à prolonger les contrats correspondants, sous réserve des dispositions pertinentes du Statut et du Règlement du Personnel. L'OMS a reçu de onze organisations non gouvernementales des demandes d'admission à des relations officielles. Ayant examiné le rapport du Comité permanent des Organisations non gouvernementales, le Conseil exécutif a décidé, par sa résolution EB47.R52, d'établir des relations officielles avec les Fédération mondiale des Associations de la Santé publique, Organisation organisations suivantes internationale de Normalisation, Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical, Ligue internationale contre l'Epilepsie, Association internationale de Médecine agricole, Association internationale pour les Résidus solides et le Nettoiement des villes, et Fédération internationale de l'Industrie du Médicament. Cette décision porte à 92 le nombre total des organisations non gouvernementales admises à des relations officielles avec l'OMS. Le rapport du Comité permanent des organisations non gouvernementales au Conseil exécutif est reproduit à l'annexe 14 des Actes officiels N° 189. Pour terminer, je voudrais remercier vivement les membres du Conseil exécutif de la conscience avec laquelle ils se sont acquittés de leurs fonctions au cours de l'année écoulée. Leur tâche n'a pas été facile et les questions qui leur ont été soumises n'étaient pas simples. Les débats se sont pourtant déroulés constamment dans une atmosphère d'objectivité et d'esprit de coopération et les participants n'avaient qu'une préoccupation, celle de contribuer à l'amélioration des conditions de vie de l'homme et au progrès de notre organisation. Je voudrais aussi exprimer la reconnaissance des membres du Conseil à l'égard du Directeur général et du Secrétariat pour leur coopération si précieuse et désintéressée. :

Je vous remercie, Docteur Juricic, de votre excellent Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) et très complet exposé. Je saisis cette occasion de rendre hommage au Conseil exécutif pour ses travaux qui sont toujours d'une inappréciable utilité pour ceux de l'Assemblée de la Santé. De même, je voudrais remercier les huit membres sortants du Conseil et leur exprimer notre profonde reconnaissance pour leur contribution. :

4.

RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 :

Nous en venons maintenant au Rapport du Directeur général Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur l'activité de l'OMS en 1970. Je donne la parole au Directeur général, qui nous présentera le Rapport annuel contenu dans les Actes officiels N° 188. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) Mesdames, Messieurs, au moment de présenter le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1970, je voudrais faire état de certains événements qui ont eu lieu depuis l'impression du Rapport et appeler votre attention sur un certain nombre de questions qui continueront à nous préoccuper. Nous savons tous que 1970 a été marqué par une extension appréciable et quelque peu inattendue de la pandémie de choléra. Il s'agit là d'un événement extrêmement grave, et qui l'aurait été encore plus si les gouvernements n'avaient pas signalé avec une diligence croissante l'évolution de la situation du choléra dans leurs pays. Il n'y a eu que peu de cas de mesures restrictives irrationnelles :

imposées aux pays atteints par la maladie, ce qui montre qu'une alarme et une émotion bien naturelles à l'origine ont fait place à une attitude plus rationnelle et plus pragmatique. Les autorités semblent avoir pris confiance dans leur aptitude à faire face à la situation à mesure qu'elles acquéraient les connaissances essentielles pour combattre la maladie; avec l'aide de l'OMS, la production sur place de vaccin anticholérique et de liquide de réhydratation s'est développée. Pour encourageante que soit cette évolution, il n'est évidemment pas question de s'endormir sur ses lauriers. Le choléra offre un exemple frappant de maladie liée à un mauvais état de l'environnement de l'homme. On a de nos jours tendance à associer les problèmes du milieu à la technologie moderne, à la pollution industrielle, à un emploi excessif des pesticides, etc.; mais si nous nous demandons où des hommes tombent malades et meurent aujourd'hui à cause d'un environnement déficient, il faudra citer non seulement les villes tentaculaires, avec leur circulation dangereuse, leurs fumées, leur bruit et leur surpeuplement, mais aussi les villes, les villages ou les zones rurales mal approvisionnés en eau potable. Dès ses tout premiers jours, comme vous le savez, l'OMS s'est préoccupée des problèmes de l'environnement. Nous participons actuellement aux préparatifs de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui doit avoir lieu à Stockholm en 1972, mais cette conférence ne marquera ni le commencement, ni la fin de l'activité de l'OMS en cette matière.

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Nos responsabilités à longue échéance dans ce domaine me semblent claires et vont à mon avis bien au -delà de l'assainissement pris dans son sens étroit. Il nous incombe d'améliorer l'hygiène du milieu dans tous les pays et en particulier dans les pays en voie de développement; d'étudier les effets adverses produits sur la santé par divers éléments - physiques, chimiques, biologiques et psycho- sociaux - de l'environnement; de déterminer les niveaux admissibles pour l'homme des polluants et des autres éléments nocifs de l'environnement, et de mettre au point des guides et des normes à cet égard; et de fournir aux pays Membres un système d'alerte capable de signaler sans retard la détérioration de la santé ou du bien -être collectifs provoquée par des facteurs de l'environnement. A ces responsabilités, nous ne saurions nous soustraire. Néanmoins, une décision fondamentale est à prendre elle concerne le rythme à donner à ces activités, et ce rythme sera dans une par cette assemblée grande mesure fonction des possibilités financières. Parmi les problèmes du milieu, celui des pesticides a suscité beaucoup d'émotion. Des enquêtes objectives sur les risques courus ont été faites, notamment par l'OMS. Ainsi, nous avons terminé une analyse de l'utilisation du DDT dans les programmes de santé publique, et il est désormais manifeste que l'application de ce produit à l'intérieur des maisons, au cours des opérations contre le paludismes ne présente pas de risque appréciable pour l'homme ou pour les animaux et qu'il serait tout à fait injustifié, dans l'état actuel des connaissances, d'abandonner l'emploi du DDT dans les programmes antipaludiques. En même temps, il apparaît que l'emploi du DDT à l'extérieur des maisons est à éviter autant que possible dans les opérations intéressant la santé publique. On s'est davantage préoccupé de l'innocuité pour l'homme des pesticides nouvellement mis au point; de nombreux travaux originaux ont été faits sur ce sujet par les unités OMS de recherche au Nigéria, au Kenya et en Tha£lande. L'OMS espère ainsi pouvoir donner aux gouvernements des avis assez bien documentés sur les risques susceptibles d'être entraînés par l'utilisation en grand des produits chimiques dans les programmes de santé publique. Il va de soi que les pesticides sont tout aussi importants en agriculture. Les programmes actuellement appliqués par la FAO pour accroître la production de denrées alimentaires dans de nombreuses régions font largement appel à eux. La collaboration entre la FAO et l'OMS contribue à faire en sorte qu'il n'en résulte pas de risque pour l'homme ou pour les animaux domestiques; l'association entre les deux organisations devrait donc se resserrer encore à mesure que se poursuivra la "révolution verte ". Entre -temps, conformément aux instructions de l'Assemblée de la Santé, l'Organisation a beaucoup intensifié ses efforts pour découvrir de nouvelles méthodes de lutte contre les vecteurs. L'unité de recherche chargée d'étudier en Inde la possibilité de détruire les moustiques par des moyens génétiques est maintenant entrée dans sa deuxième année d'existence et ses travaux ont rapidement progressé. Le programme de lutte biologique approuvé par la dernière Assemblée mondiale de la Santé est mis en application aussi rapidement que le permettent nos ressources. L'usage abusif des drogues constitue également un sujet de préoccupation presque universel. Malgré tous les efforts, il a pris un peu partout, ces dernières années, des proportions de plus en plus dangereuses. Le phénomène a soulevé de graves problèmes sanitaires et sociaux, et la consommation de drogues par les jeunes suscite une vive inquiétude dans de nombreux pays. L'épidémiologie de l'abus des drogues est encore mal connue et l'absence de données comparables sur les différents pays rend difficile une évaluation de l'efficacité des dispositions prises jusqu'à présent. Les mesures énoncées dans les conventions internationales étaient évidemment indispensables pour limiter les possibilités de se procurer des drogues, mais la majeure partie des substances traditionnelles provient toujours des lieux où sont produites sans contrôle les plantes dont elles sont tirées, ainsi que du trafic illicite. La coopération internationale n'est pas moins indispensable pour freiner la demande par différents moyens élaboration de programmes de prévention, de traitement et de réadaptation, développement des services d'information et des activités éducatives; coordination des recherches tendant à élucider les causes profondes de l'usage abusif des drogues. Les problèmes sont ici tellement divers que leur solution exige le concours de nombreuses disciplines pharmacologie, psychologie, sociologie, sciences économiques, pour n'en citer que quelques -unes. Il est, d'autre part, manifeste que si les pays ne conjuguent pas leurs efforts dans le monde entier on ne peut guère espérer d'amélioration. Comme les années précédentes, la masse principale des ressources et des énergies de l'OMS a été dirigée vers le renforcement des services de santé. En effet, la solution à long terme des problèmes sanitaires consiste à créer l'organisation communautaire permanente qui assurera une série complète de services sanitaires et une distribution équilibrée de ceux -ci. Comme je l'ai déjà dit et le répéterai certainement, l'obstacle le plus redoutable que l'on doit surmonter est la pénurie mondiale de personnel de santé, surtout dans les pays en voie de développement. Certes, notre but ultime est que tous les pays deviennent capables d'assurer eux -mêmes, pour l'essentiel, la formation des travailleurs sanitaires, mais il faut déterminer les mesures qui seront les plus satisfaisantes dans l'intervalle. A cette fin, les gouvernements devront procéder en permanence à des enquêtes et à des évaluations. Des progrès sont donc à faire en planification sanitaire, pour ce qui est des ressources en personnel, aussi bien que d'autres secteurs. Les pays sont de plus en plus nombreux à entreprendre des activités de planification sanitaire dans le cadre de leurs plans nationaux de développement, mais : :

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ils éprouvent des difficultés à réaliser leurs plans car, bien souvent, les activités sanitaires existantes semblent se maintenir sur leur élan sans être beaucoup influencées par eux. Les taches des services de santé évoluent bien entendu en fonction du milieu social et doivent être constamment réadaptées à la situation. C'est ainsi que l'OMS a récemment jugé utile d'attirer l'attention sur les besoins de cette cellule sociale élémentaire que constitue la famille et d'adopter à cet égard une approche très vaste, tenant surtout compte des aspects qualitatifs de la vie. Si les taux de mortalité infantile sont, depuis longtemps, utilisés comme indicateurs de l'état sanitaire d'une population, le moment est venu où l'on doit également prendre en considération la qualité des conditions de vie assurées aux survivants. On sait par exemple qu'un quart environ des 380 millions d'enfants de moins de cinq ans qui vivent dans les pays en voie de développement manifestent des symptômes caractérisés de malnutrition protéino -calorique. Cette année, l'OMS a donc développé ses activités en matière de nutrition et, en collaboration avec d'autres institutions internationales, notamment la FAO et le FISE, elle a dispensé une aide à de nombreux pays. Elle poursuit les essais de nouveaux aliments riches en protéines et divers mélanges ont déjà donné des résultats très satisfaisants. Les aspects sanitaires de la planification familiale constituent également pour l'Organisation une haute responsabilité. Des faits toujours plus nombreux tendent à prouver que les grossesses répétées sont un lourd handicap pour la santé de la mère et qu'elles sont un facteur de mortalité maternelle et infantile. L'espacement optimal des naissances permet à la mère de mieux s'occuper de chacun de ses enfants et ceux -ci ont ainsi de meilleures chances de grandir et de se développer harmonieusement. Le nombre des pays qui ont demandé une aide pour leurs programmes nationaux de planification famiil était de 23 en 1969, de 40 en 1970. Les crédits supplémentaires liale a considérablement augmenté qui ont été mis à la disposition de l'OMS, notamment par le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, ont été très utiles à cet égard. A l'occasion de tous les programmes pour lesquels elle a fourni une assistance ainsi que des nombreuses évaluations de programmes nationaux effectuées au cours de l'année écoulée, l'OMS n'a pas manqué de souligner les raisons et les avantages qui justifient une intégration de la planification familiale dans les services généraux de santé. Durant l'année écoulée, l'OMS a également fait une étude des institutions qui s'occupent de recherches sur la reproduction humaine, afin de déterminer comment elle pourrait renforcer le plus efficacement leur potentiel de recherche et de formation professionnelle. Avec l'aide d'une contribution versée au fonds bénévole pour la promotion de la santé par l'Office suédois pour le Développement international, l'OMS a également étudié les meilleurs moyens de développer et d'accélérer les activités de recherche et de formation professionnelle en matière de reproduction humaine. Des spécialistes se sont rendus dans 69 institutions et ont tenu des consultations avec leur personnel scientifique, technique et administratif. Les recommandations formulées à l'issue de cette enquête aideront à établir un ordre de priorité pour les recherches et à préciser le rôle que l'OMS pourrait jouer dans le développement si nécessaire des recherches sur la reproduction humaine et le contrôle de la fécondité. Hier, en ouvrant cette assemblée, le Professeur Ayé a rendu un hommage éloquent à un ancien Président de l'Assemblée mondiale de la Santé et au premier Directeur général de l'OMS, tous deux récemment disparus. Vous me pardonnerez, je pense, Monsieur le Président, de prendre à l'Assemblée un peu de son temps pour rendre à mon tour un bref hommage à Brock Chisholm, mon ami et prédécesseur. Non seulement il possédait les qualités dont le Professeur Ayé nous a entretenus hier, mais encore c'était un homme à l'égard duquel nous avons tous une dette immense; personne ne lui est plus redevable que moi car, grâce à ses dons innés de sympathie et de compréhension, il a mis à ma disposition toute l'expérience qu'il avait accumulée, sans chercher d'aucune manière à exercer son influence ou à intervenir une fois qu'il m'eût passé ses responsabilités. On ne saurait avoir de prédécesseur plus compréhensif ni plus généreux. Pour conclure, Monsieur le Président, j'ai le grand plaisir de souhaiter la bienvenue aux délégués de notre nouveau Membre, la Gambie. Cette augmentation de l'effectif de l'OMS nous rapproche heureusement de l'universalité qui a été si clairement inscrite dans la Constitution, et qui est reflétée dans le nom même de notre organisation. :

Merci, Docteur Candau, de l'excellent Rapport que vous Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) nous avez présenté avec votre clarté habituelle. :

5.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE -SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 :

Avant de passer à la discussion générale des points 1.9 et Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) 1.10, je voudrais vous rappeler que, conformément à la résolution WHA20.2, les délégués sont encouragés à limiter à 10 minutes la durée de leurs interventions. Les délégués qui le désirent peuvent présenter des déclarations écrites ne dépassant pas, de préférence, 20 pages dactylographiées en double interligne, qui figureront dans les comptes rendus in extenso des séances plénières. Comme d'habitude, il y a un microphone sur la table de chaque délégation. Les délégués parleront donc de leur place. Un dispositif lumineux a également été installé devant le pupitre. A la neuvième minute la lumière deviendra orange et à la dixième elle sera rouge.

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Avant de donner la parole au premier orateur inscrit, je vous rappelle que la Commission de Vérification des Pouvoirs va tenir maintenant sa première séance. Je vous rappelle que les délégués des Barbade, Birmanie, Chili, Espagne, Gabon, Honduras, pays suivants font partie de la Commission Hongrie, Irlande, Kowe!t, Liban, Malaisie et Nigéria. Je donne la parole au premier orateur inscrit, qui est le Dr Jiménez Cantú, délégué du Mexique. :

Mes premières paroles seront pour Le Dr JIMENEZ CANTU (Mexique) (traduction de l'espagnol) féliciter Sir William Refshauge à qui l'Assemblée a confié l'éminente charge de Président de la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous pensons que s'ouvre une nouvelle perspective de travail où un équilibre raisonné permettra une utilisation optimale des ressources, comme l'a dit le Président dans son discours, pour perfectionner les méthodes de la communication humaine et vaincre ainsi l'incompréhension, la crainte et l'apathie, qui sont les trois facteurs de la résistance au changement, et obtenir ainsi le concours des collectivités en vue de l'adoption de disciplines collectives nouvelles orientées vers l'amélioration de la santé. Monsieur le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Messieurs les délégués, au nom du Président des EtatsUnis du Mexique, je salue fraternellement les représentants de tous les pays qui constituent cette assemblée de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Mexique, en tant que nation indépendante, est encore jeune; au cours des dernières décennies sa croissance a été rapide et il est parvenu à remédier en peu de temps à des déficiences très anciennes. Le Mexique est un pays qui aime la paix et la justice et qui respecte les droits des hommes et des peuples. S'appuyant sur son histoire et vivifié par de profondes racines culturelles qui remontent à des millénaires, il a réussi à bénéficier d'une longue période de paix créatrice. Notre peuple aspire à une vie de démocratie et de travail. Tous les efforts obtenir une plus grande abondance de déployés sur le plan social convergent vers un objectif commun biens matériels et spirituels pour le plus grand nombre et établir, en luttant contre la misère, l'ignorance et l'insalubrité, des niveaux de vie plus dignes permettant d'assurer aux générations futures des perspectives accrues de bien -être et d'espérance. Ces aspirations coincident essentiellement avec les objectifs des programmes d'action de l'OMS. Notre régime de droit sert d'appui à un nationalisme conscient de ses devoirs internationaux. Comme "Nous ne sommes pas un pays enserré dans des murailles, nos frontières sont le dit notre Président des portes ouvertes à la communication humaine, économique et culturelle, et le Mexique est attentif à tous les courants intellectuels, scientifiques et économiques qui commandent l'évolution de l'homme ". C'est également dans ce sens que notre doctrine s'appuie sur tout ce qui peut être d'application universelle; comme l'a dit le Président Luis Echeverría "pour être équitable et durable, la paix à laquelle nous aspirons doit être fondée sur la lutte pour la prospérité de chaque peuple ". La lutte contre l'insalubrité et la malnutrition, l'organisation de nos collectivités pour l'amélioration de l'environnement, la préoccupation d'une réforme de l'éducation tendant à assurer, outre une information scientifique plus répandue, une plus haute conscience sociale de la santé et à mettre toute la population à même d'exercer le droit, qui est en même temps un devoir, de vivre une vie hygiénique, prospère, courageuse, saine physiquement et moralement, sont aussi les thèmes d'un effort général tendant à perfectionner l'homme en tant que personne réelle et concrète, et l'espèce en tant que collectivité consciente. La pollution du milieu est une préoccupation de notre époque qui concilie les intérêts de tous les peuples dans la lutte contre un pouvoir destructeur qui constitue une menace universelle. L'air n'a pas de frontières et il est le patrimoine de l'humanité; c'est de la même manière qu'il faut apprécier les vertus de l'eau, indispensable à la vie. Une réflexion intelligente et profonde nous permet de comprendre qu'aucune calamité isolée affectant un groupe humain ne doit être ni négligée ni ressentie comme étrangère, puisque la prospérité ou le malheur des peuples, quelle que soit leur forme, mettent en branle la structure intime de la solidarité humaine, qui se révèle de jour en jour davantage être une nécessité impérieuse pour la concorde et le progrès. Le régime actuel de notre pays reconnaît qu'il est urgent d'aborder et de résoudre le problème de la pollution de l'environnement, qui affecte principalement les grandes villes industrielles mais qui n'est nullement négligeable dans les zones rurales. C'est la raison pour laquelle on a modifié cette année la Constitution fédérale de la République afin de renforcer les pouvoirs du Conseil de la Santé publique, autorité sanitaire suprême de notre pays, qui sera habilité à décider en matière de pollution du milieu et à prendre ainsi des mesures efficaces d'application générale et obligatoire. De même, le Congrès des Etats -Unis du Mexique a adopté une nouvelle loi fédérale visant à prévenir et à combattre la pollution de l'environnement. Tous les Secrétariats d'Etat, les institutions d'un haut niveau culturel et technique et les organisations industrielles coordonnent leurs efforts afin de mettre au point les règlements et les méthodes les plus appropriés à nos ressources et à notre milieu pour abaisser les indices de pollution de l'air, de l'eau et du sol. Aux programmes relatifs aux campagnes contre la tuberculose, le cancer, le paludisme et d'autres maladies, aux actions entreprises pour multiplier les distributions d'eau potable, à l'intense mise à contribution des ressources économiques et humaines pour la réalisation de travaux d'infrastructure physique, sociale et culturelle, à l'augmentation de la productivité de l'agriculture et de l'élevage, : :

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et au développement industriel, s'ajoute donc ce thème de haute responsabilité que notre pays désire ranger au nombre des grands problèmes nationaux et qui, au sein de cette assemblée, est un objet de préoccupations internationales. Dans cet esprit, nous souhaitons que l'OMS prenne, avec l'accord unanime de ceux qui la constituent, l'initiative d'inciter tous les pays Membres, grands et petits, quel que soit leur niveau de développement, à inscrire à l'ordre du jour de leurs activités fondamentales la création d'une nouvelle conscience de la responsabilité générale, encourageant ainsi, dans les milieux urbains comme dans les milieux ruraux, une lutte permanente, organisée et systématique contre la pollution de l'air, de l'eau et du sol, car ces ressources sont les biens primordiaux de l'homme. La surveillance et le maintien de l'équilibre biologique permettent aux êtres qui vivent selon leur nature dans l'interdépendance de se développer avec une splendide vitalité, l'homme étant en permanence bénéficiaire de l'équilibre écologique, ou victime de la rupture de cet équilibre; une telle rupture survenue spontanément, que ce soit par suite de notre ignorance ou de notre indolence, peut provoquer des phénomènes d'agression et des effets mortels. Le Mexique, à cette tribune, souscrit à l'appel général et exhorte tous les peuples frères à participer à une action commune dans un esprit de responsabilité universelle. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Namèche, délégué de la Belgique. : :

Merci, Docteur Jiménez Cantó. Je donne la parole à

Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, veuillez accepter M. NAMECHE (Belgique) tout d'abord mes félicitations à l'occasion de votre élection aux postes dirigeants de la présente assemblée. Je suis convaincu que sous votre compétente et habile direction nos travaux se dérouleront au mieux des intérêts de notre organisation. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, je ressens une satisfaction toute particulière en m'adressant à cette assemblée. En venant ici pour la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai voulu exprimer le sentiment de vif intérêt et de haute considération du Gouvernement belge et de son Ministre de la Santé publique à l'égard de l'OMS. Mes prédécesseurs et moi -même avons toujours écouté avec la plus grande attention les rapports de la délégation belge aux réunions de l'Organisation. Nous nous sommes toujours largement inspirés des avis et recommandations que cette organisation a formulés pour définir les politiques nationales dans le domaine de la santé. Il m'a toutefois paru opportun et utile de me rendre en personne, à la tête de notre délégation, à cette assemblée pour exprimer les sentiments de mon département à l'égard des travaux que vous dirigez, Monsieur le Directeur général, avec tant de compétence et de dynamisme au bénéfice de cette multitude de pays rassemblés ici et parmi lesquels nous avons la faveur de nous retrouver. Oui, Monsieur le Président, mon pays a pu à la fois contribuer à l'action du Directeur général et à celle du Directeur régional pour l'Europe, mais il ressent aussi une gratitude profonde pour les diverses actions que l'OMS a développées et dont il a largement profité. Si la Belgique a le privilège d'une situation qui lui permet d'offrir une assistance à certaines régions moins favorisées, elle n'en a pas moins un besoin impérieux d'avis autorisés et aussi d'une solidarité internationale pour réaliser les nombreuses tâches qui s'imposent à elle dans les multiples secteurs de l'action sanitaire et médicosociale. Aussi n'avons -nous jamais hésité à nous adresser à vos services, Monsieur le Directeur général, et nous nous plaisons à constater que nous n'avons jamais été déçus par les réponses reçues ou les interventions. J'ai donc voulu exprimer à la fois notre gratitude et notre considération pour les efforts du passé, et par la même occasion formuler des voeux pour la poursuite et la réussite des efforts à accomplir dans l'avenir. Si chacun des pays ici présents a des préoccupations qui peuvent, en fonction de sa situation ou de son état de prospérité sociale ou économique, présenter une acuité et des orientations différentes, il n'en est pas moins vrai qu'aujourd'hui certains problèmes de santé ont pris une dimension mondiale, qu'ils doivent nous préoccuper tous ensemble et nous inciter à mettre toutes nos énergies et nos intelligences en commun. C'est de ces problèmes, Monsieur le Président, que je voudrais entretenir l'Assemblée pendant quelques instants, avec l'espoir que l'OMS pourra leur consacrer quelques efforts à l'avenir. On reproche souvent aux gouvernements et aux ministres de la santé publique de n'avoir pas de politique en matière de santé. On ne peut toutefois nier la masse de travail qui a été accomplie sur le plan national et le plan international depuis la dernière guerre mondiale, et plus spécialement depuis la création de l'Organisation mondiale de la Santé. Cependant, si les objectifs définis dans la Constitution de l'OMS ont un caractère tel qu'ils ont pu être utilisés pendant les vingt dernières années pour apporter une solution à une foule de problèmes, l'objectif essentiel, la santé, est un concept qui a progressivement perdu l'acuité et la précision indispensables à l'établissement de programmes cohérents. Cette notion de bien -être contenue dans la définition de la santé apparaît de plus en plus comme donnant prise à la controverse. Si la partie négative de la définition, celle qui porte sur l'absence de maladie, garde sa valeur, l'état de santé est, principalement pour les pays qui ont pu réaliser une organisation sanitaire curative importante, une notion désormais malaisée à préciser. Dès lors, les efforts médicosociaux qui ont assuré la satisfaction de nombreuses revendications, syndicales notamment, ne semblent pas toujours avoir contribué à assurer un bien -être réel à ceux qui auraient dQ en bénéficier.

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Je songe notamment à ces cohortes de personnes agées que les progrès de la médecine ont aidées à rejoindre le groupe du troisième âge et qui développent, à cause de l'oisiveté forcée dans laquelle les jette l'accession à la pension, des affections chroniques ou des préoccupations graves de caractère social, matériel, psychologique ou affectif. On peut se poser la question a -t -on simplement ajouté des années à la vie normale et n'a -t -on pas négligé de définir les conditions. qui auraient pu en faire des années de bonheur ? Les problèmes du troisième âge sont, quoique très préoccupants pour toutes les collectivités, devenus exceptionnellement aigus dans les pays où la démographie a subi une évolution ralentie comme c'est le cas en Belgique. Près de 14 % de la population belge a plus de 65 ans, et ce groupe contribue actuellement pour une part inquiétante à l'accroissement des dépenses de soins de santé. Ces dépenses subissent par ailleurs un accroissement global bien supérieur à celui des ressources nationales et risquent de devenir rapidement insupportables. Pour de multiples raisons, qui vous sont connues, la tendance se manifeste de la manière la plus générale et l'on peut se demander si une analyse profonde du phénomène ne devrait pas conduire à redéfinir la notion de santé, et plus spécialement cette notion du bien -être que tous les humains recherchent avidement. Rattachée à cette notion, la médecine préventive ne devrait -elle pas retenir plus précisément l'attention des experts ? Son intégration étroite à la médecine curative et aux moyens qu'une collectivité peut mettre en oeuvre pour assurer une bonne dispensation des soins n'est -elle pas digne de recherches et d'études dans le contexte d'une collaboration internationale ? N'y aurait -il pas lieu également de se tourner plus délibérément vers une forme active d'éducation et d'information de nos populations en matière de santé ? Ne faudrait -il pas, peut -être en collaboration avec les agences responsables de l'éducation, tacher de définir les moyens les plus efficaces susceptibles de faire pénétrer au sein des populations, avec un impact comparable à celui que les mass media obtiennent pour la mise en valeur de situations ambigues ou dramatiques, les informations les plus propres à mettre le public en garde contre tout danger susceptible de porter atteinte à l'intégrité physique des individus ? Ne pourrait -on croire que, si chaque citoyen devenait apte à prendre en matière de santé des décisions ou des attitudes judicieuses, une grosse partie de la pathologie et de la traumatologie pourrait être prévenue avec efficacité ? Permettez -moi, enfin, d'aborder un problème qui tient particulièrement à coeur à mon département. Que le Directeur général veuille bien accepter nos remerciements pour l'attention qu'il a réservée à la résolution de la dernière Assemblée en matière d'hygiène du milieu et de protection de l'environnement. Depuis que l'humanité s'est subitement rendu compte des méfaits qu'elle a occasionnés au milieu naturel, depuis qu'elle est devenue consciente de l'ampleur que prennent les formes diverses de pollution du milieu - que ce soit la pollution des eaux douces ou de la mer, que ce soit la pollution de l'air, que ce soit celle des aliments - ou encore que par son action l'homme blesse profondément la nature dont nous sommes tous tributaires, une véritable frénésie s'est emparée de toutes les couches conscientes de notre société. Et l'environnement est devenu le slogan à la mode. Tout le monde s'en occupe, économistes, sociologues, urbanistes, industriels, et surtout la presse, la radio, la télévision, qui trouvent dans ce secteur ces informations génératrices d'émotions qu'affectionnent les foules. Et cependant peut -on, dans la perspective de notre philosophie anthropocentriste, ignorer que l'homme est l'intégrateur des nuisances et que, sans lui, les choses ne se seraient pas produites, et que, lui disparu, elles n'auront éventuellement plus que peu d'importance. Car c'est sur ce risque de disparition que l'on peut se permettre de spéculer aujourd'hui. Si nous acceptons l'idée que c'est l'humanité qui est en danger, peut -on raisonnablement penser à refuser aux responsables de la santé à la fois la compétence et aussi le pouvoir pour lutter contre l'invasion sournoise d'innombrables facteurs délétères? Peut -on raisonnablement penser que les économistes ou les sociologues pourraient résoudre seuls ces angoissants problèmes ? Je me réjouis de savoir que l'OMS a résolument pris conscience de son rôle déterminant en cette matière, Puisse -t -elle mener à bien ses efforts. Seule la solidarité de tous les responsables nationaux de la santé au sein de cette organisation pourra nous donner, à chacun, assez de force et d'autorité pour nous permettre de mener victorieusement la lutte contré les facteurs d'agression que les activités humaines elles -mêmes provoquent en risquant de compromettre la santé et peut -être la survie de nos enfants. Monsieur le Directeur général, puissiez -vous être le leader d'une lutte victorieuse que nous souhaitons mener avec vous et grace aux efforts de notre organisation. Que cette lutte ne nous fasse, toutefois, pas oublier les nombreux autres problèmes qui nous attendent au cours de la prochaine année choléra, drogue, paludisme et bien d'autres problèmes continueront à nous préoccuper; mais j'ai pensé qu'il serait utile de faire un appel spécial à l'Assemblée sur les problèmes que je crois fondamentaux et qui pourraient bien en arriver à conditionner notre survie. Monsieur le Directeur général, je puis vous annoncer, pour terminer, que la Belgique se propose de vous offrir pour la réalisation de certains projets urgents une contribution exceptionnelle que je m'efforcerai de rendre aussi large que possible, Outre notre intervention devenue traditionnelle en faveur de l'éradication de la variole, pour laquelle plus d'un million de doses de vaccin vous seront immédiatement confiées, j'ai dès à présent suscité, de la part des oeuvres privées belges de solidarité internationale, un engagement de contributions volontaires à l'OMS pour la lutte contre le choléra, C'est là une initiative nouvelle qui pourra s'avérer très fructueuse à l'avenir dans tous les secteurs :

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de votre activité; enfin, avec mon collègue, le Ministre de la Coopération au Développement, je puis dès à présent vous promettre l'aide de la Belgique à votre programme de lutte contre la pollution du milieu. Nous considérons cet effort comme une des contributions les plus importantes que les pays ici réunis pourraient faire pour protéger la santé et assurer l'avenir de leurs populations. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à M. Brewah, délégué de la Sierra Leone. :

Merci, Monsieur Namèche. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. BREWAH (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, je vous apporte le salut cordial et fraternel du Gouvernement et du peuple de la Sierra Leone, et je souhaite à cette Vingt -Quatrième Assemblée un plein succès dns ses délibérations. Intervenant dans la discussion sur les rapports du Directeur général et du Conseil exécutif pour 1970, je voudrais, Monsieur le Président, vous présenter au nom de ma délégation nos félicitations sincères pour votre élection; nos félicitations vont aussi à tous les délégués qui ont été élus à des postes de responsabilité pour la vingt -quatrième session de l'Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens à vous assurer de la coopération et du soutien le plus complets de ma délégation dans toutes les délibérations et les activités qui auront lieu au cours de la session, et j'espère sincèrement que votre mandat sera couronné du plus grand succès. Je voudrais aussi rendre hommage au Professeur Hippolyte Ayé de la délégation de la Côte d'Ivoire à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, qui a dirigé d'une manière éminente et brillante les travaux de l'Assemblée dont il fut le distingué Président. Nous avons lu avec un grand intérêt les rapports du Directeur général et du Conseil exécutif pour l'année 1970. Les efforts inlassables déployés par l'OMS en particulier, et par d'autres organismes associés, dans la lutte contre la maladie, qui est le plus grand ennemi de l'homme, doivent être loués sans réserve. Les activités de l'OMS dans les différentes régions du monde sont également dignes d'éloges, car elles soulignent le principe inhérent au combat contre la maladie celle -ci ne reconnaît pas les frontières nationales et l'intérêt de chaque nation est donc lié à l'intérêt général de l'ensemble des nations dans la guerre commune contre l'ennemi commun de l'homme. La mise en oeuvre de notre plan national décennal d'action sanitaire a connu quelques retards faute de ressources financières suffisantes. Néanmoins, si nous ne pouvons pas nous targuer d'avoir obtenu des améliorations matérielles substantielles au cours de la première moitié de la période du plan, qui vient de s'achever(sauf en ce qui concerne l'Ecole nationale d'Infirmières), nous avons pu doubler nos efforts dans la lutte contre la maladie par des campagnes de masse. La variole, l'un des plus grands fléaux de notre époque, a été complètement éradiquée dans mon pays et, depuis avril 1969, il n'a été signalé aucun cas confirmé de variole transmise par l'homme. Nous remercions l'Organisation mondiale de la Santé et l'Agency for International Development des EtatsUnis d'Amérique de leurs efforts tant moraux que financiers qui ont rendu possible l'éradication de cette redoutable maladie, non seulement dans mon pays, mais aussi dans une partie appréciable des autres zones d'endémicité. Il est réconfortant de noter que, d'après le Rapport du Directeur général, le nombre des cas déclarés est tombé de 131 000 en 1967 à 30 000 en 1970, et que le nombre total des pays signalant des cas de variole a presque diminué de moitié, passant de 42 en 1967 à 23 en 1970. Néanmoins, et bien que la maladie ait disparu dans mon pays, nous poursuivons les activités de surveillance et les programmes de vaccination d'entretien, en appliquant en même temps des mesures de lutte contre la propagation de la rougeole. Dans le cadre de nos efforts pour éradiquer les causes de décès les plus importantes, des mesures ont été prises pour réorganiser et développer le Service de Lutte contre les Maladies endémiques créé en 1939 pour combattre la maladie du sommeil, alors prévalente dans toute la Province orientale. Notre objectif est de développer ce service qui, au cours des deux dernières années, a participé à des programmes de lutte contre la variole, la rougeole et la lèpre, pour en faire un service complet, capable de s'attaquer à tous les types de maladies transmissibles. Malheureusement, et précisément au moment où l'on planifiait cette réorganisation, la Sierra Leone, comme d'autres pays d'Afrique occidentale, a connu pour la première fois dans son histoire une flambée de choléra. Les efforts du Service ont donc dû être détournés contre le choléra, et le Service a été réorganisé sur la base des districts, la lutte contre le choléra exigeant une couverture plus fréquente de la population. Au cours des deux prochaines années, le Service se consacrera à la lutte contre le choléra en même temps qu'il poursuivra son action en matière de vaccination antivariolique et antirougeoleuse et de lutte contre la lèpre. On prépare toutefois des plans pour qu'il s'attaque aussi à d'autres maladies, et il administrera aussi d'autres antigènes et notamment des vaccins BCG et DCT, qui bénéficieront de la première priorité. Je tiens, à ce propos, à associer ma délégation aux sentiments qui ont déjà été ou seront exprimés au cours de la présente assemblée et à transmettre les remerciements sincères et la reconnaissance de mon gouvernement pour la prompte assistance reçue de l'OMS et de plusieurs gouvernements amis sous la forme de services d'experts et de fournitures pour le traitement du choléra. Sans cette aide, la poussée aurait pris des proportions incontrôlables, infligeant des souffrances indicibles non seulement : :

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à mon pays, mais à toutes les zones atteintes. Toutes les forces dont nous disposions ont été mises en action, et grace à la précieuse assistance reçue de l'extérieur je suis heureux de pouvoir dire que la poussée, à part quelques cas sporadiques, a été contenue d'une manière satisfaisante. La tuberculose est l'un des pires fléaux qui affligent mon pays; nous possédons déjà suffisamment de données pour élaborer un programme efficace d'endiguement et d'éradication de cette maladie. Nous possédons l'organisation nécessaire, mais nous aurions besoin d'une assistance technique sous toutes ses formes pour l'application des mesures de lutte. L'OMS, le FISE et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique ont déjà manifesté beaucoup d'intérêt pour notre programme et je suis certain que, grace à des efforts concertés, comme cela s'est passé dans le cas du programme antivariolique/antirougeoleux, la lutte contre la tuberculose sera solidement engagée et poursuivie jusqu'au succès final. La lutte contre la lèpre continue, l'objectif ayant même été dépassé en ce qui concerne le nombre de malades en traitement. Il y en a à l'heure actuelle 15 000, alors qu'on avait prévu d'en soumettre 11 000 au traitement actif. Une fois encore, je voudrais exprimer notre sincère reconnaissance à la British Leprosy Relief Association, au FISE, aux Services de Secours catholiques et tout autant à la Mission des Adventistes du Septième Jour, qui s'est chargée de l'administration de la léproserie, pour l'aide précieuse que ces organisations nous ont apportée dans cette lutte. Nous nous sommes également préoccupés du développement des services sanitaires de base et notamment des services de protection maternelle et infantile et d'éducation sanitaire. Des propositions ont été faites en vue de la création, d'une part, de dispensaires pour les "moins de cinq ans" tant à l'échelon provincial qu'à l'échelon du district, et, d'autre part, de postes de santé satellites dans les zones rurales. Toutefois, la mise en oeuvre de ces propositions dépendra des disponibilités en moyens financiers et en personnel qualifié. Nous faisons tout notre possible pour obtenir une aide extérieure, mais sans résultat tangible jusqu'à présent. Aussi toute aide qui accélérerait la mise en oeuvre de cet aspect de notre programme de développement serait -elle vivement appréciée. Nous ne possédons pas, à l'heure actuelle, de service sanitaire scolaire organisé et nous comptons en créer car il répondrait à un besoin immédiat. Il s'agira d'un service complet assurant des examens réguliers, des soins d'hygiène dentaire, une action d'éducation sanitaire et des traitements. Ainsi les enfants seront suivis, au point de vue médical et sanitaire, depuis l'âge de cinq ans jusqu'au moment où ils achèvent leurs études primaires et secondaires. La mise en oeuvre de ce programme est, elle aussi, subordonnée à une aide sous forme de personnel qualifié et de matériel. La formation du personnel, tant médical que paramédical, est l'une de nos principales préoccupations. Faute d'un effectif suffisant de personnel qualifié, nous nous trouvons sans cesse placés devant des problèmes de pénurie de personnel dans chaque secteur de nos activités de développement. Avec l'aide de l'OMS, une étude de faisabilité a été achevée concernant la création d'un centre universitaire des sciences de la santé où seraient formés à la fois du personnel médical et du personnel paramédical. Le rapport relatif à cette étude est actuellement soumis aux instances compétentes, et je suis certain que mon gouvernement donnera son accord de principe pour le projet. Nous espérons que les choses n'en resteront pas là et que, grâce à l'aide extérieure, il sera possible de réaliser ce projet. Monsieur le Président, je manquerais à mon devoir si je terminais sans assurer le Directeur général et ses collaborateurs de la reconnaissance de ma délégation et sans le féliciter de son excellent Rapport. Lui -même et l'équipe qui le seconde méritent d'âtre vivement complimentés pour l'efficacité avec laquelle sont menées les affaires de l'Organisation, et je saisis cette occasion pour leur souhaiter un plein succès dans leur tâche si difficile. Vive l'Organisation mondiale de la Santé Vive la coopération internationale qui doit amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Driss Guiga, délégué de la Tunisie. : :

Merci, Monsieur Brewah. Je donne maintenant la parole à

Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord vous féliciter de votre M. Driss GUIGA (Tunisie) élection à la tête de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, élection on ne peut plus méritée. Je voudrais aussi associer dans mes félicitations les Vice -Présidents, les Présidents des commissions et tous les autres membres du Bureau et souhaiter qu'ils vous apportent toute la collaboration nécessaire à la pleine réussite de cette assemblée. Mon second devoir sera de présenter mes sincères compliments au Directeur général tant pour son Rapport qui, cette année encore, n'a pas manqué à ses qualités de clarté et d'ampleur et de justesse de vues, que pour le dynamisme et la compréhension des problèmes dont il n'a cessé de faire preuve depuis déjà quinze ans qu'il est le maître d'oeuvre de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Rapport annuel qui nous est présenté dresse un tableau complet et détaillé de la situation sanitaire dans le monde, marque une étape nouvelle dans les activités de l'Organisation, et laisse espérer des progrès en vue d'atteindre les buts que s'est assignés notre organisation, c'est -à -dire le meilleur état de bien -être physique, social et mental pour le plus d'hommes possible sur la terre. Dans le cadre de ses priorités et de ses possibilités, la Tunisie, quant à elle, s'emploie à utiliser au mieux ses ressources sanitaires pour obtenir une couverture la plus large possible de

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la population. C'est ainsi que la campagne d'éradication du paludisme se déroule selon les prévisions établies dès le début des opérations, en février 1967. Si en 1966, sur 100 000 lames examinées, 4790 se révélaient positives, en 1970, sur 500 000 lames examinées, 94 seulement se sont avérées positives. Une flambée de choléra El Tor a été rapidement jugulée et limitée dans l'espace grace à une vaccination massive de toute la population et à des mesures d'assainissement du milieu, surtout dans les petites collectivités rurales. Nous sommes heureux d'adresser ici nos remerciements à l'Organisation mondiale de la Santé, qu'il s'agisse du Siège ou du Bureau d'Alexandrie, pour toute l'aide qui nous a été apportée à cette occasion. Cette épreuve du choléra a permis de montrer l'efficacité de nos formaelles ont parfaitement fonctionné et joué leur role, qu'il s'agisse d'éducations sanitaires de base tion sanitaire de la population, de vaccination de porte en porte, de mesures d'assainissement à l'échelle familiale ou municipale, de dépistage précoce ou de traitement rapide des cas déclarés, enfin d'enquêtes épidémiologiques ou de recherche des porteurs de vibrions cholériques. Nous devons relever ici et approuver la déclaration du Directeur général sur l'amélioration de la compréhension de ce problème par les différentes nations. Nous sommes enfin sortis du cercle vicieux où étaient enfermés les rapports entre pays à propos du choléra. Les pays indemnes appliquaient des mesures restrictives d'une grande rigueur, qui justifiaient de la part des pays touchés une réticence à déclarer l'épidémie de choléra, laquelle réticence à déclarer justifiait à son tour la rigueur des mesures restrictives des pays qui se jugeaient indemnes. Espérons que le choléra est aujourd'hui définitivement démystifié. L'assainissement et l'hygiène du milieu constituent encore pour nous une priorité d'autant plus haute que l'essor des activités touristiques dans notre pays se poursuit à une cadence très rapide. Grâce encore à l'aide de l'Organisation, nous avons formé en Tunisie plus d'une centaine de techniciens de l'assainissement et envoyé dans un pays ami quatre candidats pour y acquérir la formation d'ingénieur sanitaire. Nous comptons continuer cette formation aux niveaux supérieur et moyen. Pour parvenir à assurer une couverture sanitaire efficace de la population, le problème de la densité médicale et paramédicale est encore posé. La Faculté de Médecine de Tunis a vu sa première promotion de médecins sortir en juillet 1970, et à cette occasion nous avons eu l'honneur de recevoir à Tunis le Dr Candau accompagné du Directeur régional, le Dr Taba. Nous pensons atteindre en 1975 le chiffre de croisière de 100 médecins par an. Nous étudions également la possibilité de créer une deuxième faculté de médecine dans une autre région du pays. Trois écoles d'infirmières fonctionnent à Tunis, Sousse et Sfax, et nous espérons atteindre la proportion de huit à dix infirmières par médecin. Notre effort portera surtout sur la formation de sages- femmes, dont nous avons un besoin urgent, d'infirmiers anesthésistes, d'infirmières de pédiatrie, de laborantins, de techniciens de radiologie. Des monitrices d'enseignement sont également en train d'être formées grâce à une aide de l'OMS. D'autres écoles forment du personnel auxiliaire dans les autres provinces. Le problème nutritionnel étant également une priorité pour nous, nous avons créé un institut de nutrition et entrepris, avec le concours du FISE, de mettre à la disposition des enfants sevrés et d'âge préscolaire un aliment de sevrage. Malgré ce bilan positif et encourageant, des tâches ardues nous attendent encore. Il s'agit principalement d'un renforcement des activités de prévention, et nous avons fait une fois de plus appel à l'Organisation des Nations Unies et au PNUD pour financer et nous aider à exécuter un projet de création d'un institut de santé publique. Deuxièmement, nous visons l'intégration des activités de planification familiale dans l'action de protection maternelle et infantile; un institut de planification familiale et de protection maternelle et infantile verra bientot le jour et appliquera un programme coordonné et intégré en vue de ramener le taux d'accroissement démographique à un niveau compatible avec le développement économique et social de la population. Enfin, notre troisième objectif est la mise en place d'organes de planification sanitaire en vue d'établir des projets à long terme, des stratégies à vue lointaine, dans une perspective globale dans laquelle les facteurs sociaux et économiques en rapport avec les problèmes de santé seront pris en considération. L'analyse des systèmes, la recherche opérationnelle et la méthode normative doivent s'imposer à nous dans tous les projets à long terme. Avec l'aide de l'OMS, un service de statistiques sanitaires et démographiques a été organisé et joue un rade important au service de cette planification, pour laquelle l'aide de l'Organisation nous sera précieuse. Nous sommes, à cet égard, animés d'une foi inébranlable dans la poursuite de nos objectifs. Avec l'aide de l'OMS, du FISE, et de nombreux pays amis, aide à laquelle nous rendons ici un vibrant hommage, nous sommes sers de faire encore quelques pas de plus dans la voie de la réussite, de l'amélioration du sort des citoyens de notre pays. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Canada, le Dr LeClair. :

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Merci, Monsieur Driss Guiga. Je donne maintenant la parole

Le Dr LECLAIR (Canada) Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur général, distingués participants, c'est évidemment un honneur pour moi d'avoir l'occasion d'adresser la parole à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé en tant que chef de la délégation du Canada. Il s'agit véritablement d'une occasion propice et je crois qu'il convient de commencer mon exposé en renouvelant l'appui total que les Canadiens ont toujours manifesté à l'égard de l'OMS pour mener à bien le travail humanitaire auquel elle se consacre.

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Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents et autres représentants ici présents, les orateurs qui m'ont précédé vous ont déjà exprimé leurs chaleureuses félicitations à l'occasion de votre élection à des postes de haute responsabilité dans les présentes délibérations. Permettez -moi d'ajouter simplement que les membres de la délégation canadienne sont tout à fait d'accord avec les sentiments exprimés par ces orateurs. Nous aimerions aussi joindre nos félicitations à celles qui ont été offertes au distingué représentant du Conseil exécutif pour les rapports qu'il a présentés sur les progrès réalisés au cours des quarante- sixième et quarante- septième sessions du Conseil, Tout particulièrement encore, la délégation canadienne voudrait s'unir aux autres délégations pour rendre hommage au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, non seulement pour la direction vivifiante qu'il a continué d'apporter à ses activités, mais aussi pour le Rapport très complet et révélateur qu'il a présenté au sujet des réalisations de la première année d'une décennie qui pourrait fort bien être la plus cruciale de toute l'histoire de l'humanité. La délégation canadienne vous remercie, Monsieur le Directeur général, de l'hommage rendu à Brock Chisholm, votre prédécesseur et le premier titulaire du poste que j'occupe présentement au Canada. En lisant le Rapport de 1970 du Dr Candau, j'ai été fort impressionné par un grand nombre d'aspects. Aucun, cependant, ne m'a intéressé plus que les sections qui ont trait à la pollution du milieu et aux risques éventuels pour la santé, lesquels s'associent à ce problème de nature très complexe et d'une portée incalculable. Deux aspects, en particulier, me frappent comme étant des indications importantes de la volonté croissante, à l'échelle mondiale, d'éviter un désastre écologique. Le premier a trait au lancement de la phase opérationnelle d'un réseau international visant à étudier et à surveiller la pollution de l'air. Il ne peut y avoir de doute quant au besoin d'un tel réseau mondial, de la même manière qu'il n'y en a pas eu dans l'esprit des autorités du Canada touchant l'importance de la mise sur pied d'un programme national d'échantillonnage atmosphérique comme fondement de nos efforts dans ce domaine. A cet effet, je puis vous dire que nous sommes heureux d'accepter l'invitation du Directeur général à reconnaftre notre Division fédérale de la Prévention de la Pollution atmosphérique comme centre national de recours, à l'intérieur du présent réseau mondial. Je suis assuré que toutes les personnes intéressées feront tout ce qui est en leur pouvoir pour veiller à ce que la participation du Canada dans cette entreprise de la plus haute importance soit aussi significative et efficace que possible. L'autre aspect que j'ai trouvé particulièrement important, dans les commentaires du Directeur général sur la pollution, a trait à la question des effets nocifs de diverses influences de l'environnement. A ce sujet, je suis tout à fait d'accord avec la déclaration du Dr Candau, à savoir que ces effets "sont loin de se limiter à ceux de la pollution, qui ont jusqu'à ces derniers temps dominé les préoccupations des responsables de la santé publique ". Evidemment, la question est de savoir à quel point. C'est le facteur inconnu auquel nous faisons tous face dans nos tentatives de régler le problème dans son ensemble et non seulement dans ses aspects touchant la surveillance et le contrôle, si importants que puissent être ces aspects. Je crois qu'il est juste de dire qu'au Canada, au cours de l'année 1970, nous avons connu une véritable révolution dans notre approche des problèmes du milieu. A l'échelle nationale, des lois ont été mises en vigueur sur le contrôle et sur la réduction de la pollution de l'eau; des règlements ont été adoptés qui régissent la pollution associée aux gaz d'échappement dans les nouveaux modèles des véhicules automobiles en vente au Canada; une loi sur la propreté de l'air a été élaborée et présentée à la Chambre, et des mesures ont été prises pour établir un centre de direction fédérale de l'ensemble du domaine de la surveillance et du contrôle de la pollution, en instituant un ministère de l'environnement. Je me dois de préciser que les autorités provinciales ont fait tout ce qui est en leur pouvoir afin de coordonner les efforts de tous les niveaux d'administration publique et d'en assurer la cohérence. Il va sans dire que l'élaboration d'une campagne à cette échelle a nécessité la participation de plusieurs ministères et organismes ministériels qui ont da tenir compte de toute une gamme de considérations englobant, entre autres, les valeurs esthétiques et culturelles, la conservation des ressources naturelles et - cela va de soi - les implications économiques et sociales. Toutefois, personnellement, j'ai toujours considéré comme primordiale la question des effets sur la santé; c'est pourquoi j'aimerais donner un aperçu de la façon dont nous envisageons d'étendre et d'améliorer nos efforts dans ce domaine. Peut -être serait -il bon d'indiquer auparavant le contexte général de nos projets. Les problèmes relatifs à l'environnement ont fait l'objet de nombreuses spéculations au cours des dernières années. Les chercheurs canadiens ont participé activement à ce processus analytique et en sont venus à la conclusion que ce problème repose principalement sur deux nécessités humaines fondamentales, soit la survivance et le progrès matériel. Tout récemment encore, ces deux objectifs semblaient compatibles. On croyait en effet que les chances de survie augmentaient en proportion directe avec le progrès matériel, non seulement en ce qui concerne la survivance fondamentale, mais aussi par rapport à l'amélioration continue du mode de vie. Et maintenant, Monsieur le Président, avec votre permission anticipée, je continuerai mon exposé dans l'autre langue officielle de mon pays, soit l'anglais.

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Or, à mesure qu'on a pris davantage conscience de l'importance (L'orateur poursuit en anglais) de la pollution de l'environnement - dont il est manifeste qu'elle est en grande partie liée au progrès matériel - le bien -fondé de cette hypothèse a été remis en question. A mesure que se sont accumulées les preuves des dégâts infligés par les polluants à nos ressources naturelles vitales - l'air, l'eau et le sol - nous avons commencé à nous demander avec une anxiété croissante si, et jusqu'à quel point, survie et progrès matériel étaient réellement compatibles. Certains pensent, bien sar, que dans la situation actuelle il faut faire un choix, autrement dit que nous devons sacrifier les bienfaits du progrès matériel pour survivre. Je ne partage pas ce point de vue, qui d'ailleurs ne me paraît pas être celui de la grande majorité des Canadiens. Par contre, la plupart des gens estiment que nous ne pouvons prendre le risque de laisser la pollution continuer à s'étendre, sans intervenir. La question est donc de savoir où tracer la ligne de démarcation. Quelles contraintes, quels contrôles, quels changements devons -nous imposer pour ne pas compromettre notre survie ? La question n'est pas simple, car des mesures restrictives plus rigoureuses que ne l'exigent, par exemple, des considérations sanitaires peuvent porter un préjudice excessif à notre économie. S'il s'agit, par exemple, de fixer les concentrations maximales admissibles de mercure dans le poisson, il doit être bien établi que ces limites sont dictées par des considérations sanitaires, afin de justifier les préjudices pouvant en résulter pour l'économie et la société mise au chômage des pêcheurs, abandon, réduction ou modification d'activités industrielles. Il est donc vital que nous disposions de renseignements aussi complets et aussi exacts que possible au sujet des effets de différents polluants de l'environnement sur la santé. Certes, je ne sous -estime pas l'importance d'autres facteurs dans les décisions relatives à la gestion de l'environnement; mais il est indéniable qu'en général la préoccupation centrale doit être la santé. Et c'est ici qu'intervient peut -être la principale difficulté. Comme l'a reconnu l'Assemblée mondiale de la Santé de l'an dernier, les données que nous possédons sur les effets sanitaires d'expositions de longue durée à de faibles concentrations de polluants sont très insuffisantes. De nombreuses recherches sont actuellement menées dans ce domaine au Canada et dans d'autres pays, mais leurs résultats devront être unifiés et interprétés par des spécialistes pour pouvoir être utilisés efficacement par les autorités chargées de la réglementation. De plus, nos connaissances actuelles comportent d'importantes lacunes qui doivent être comblées par la recherche biomédicale. Chaque année, par exemple, des centaines de produits chimiques nouveaux sont déchargés dans nos lacs et dans nos cours d'eau par des établissements industriels, sans qu'on ait la plupart du temps examiné comme il convient les effets nocifs qu'ils peuvent avoir sur la santé. Par ailleurs, des études à long terme sont nécessaires sur les causes des maladies dans lesquelles on incrimine des facteurs de l'environnement. Enfin, l'accent doit être davantage mis sur l'investigation de questions telles que les rapports entre la pollution atmosphérique et les maladies des voies respiratoires. C'est pour faire face à ces besoins et à différents autres tout aussi cruciaux que nous élaborons le nouveau programme de recherche concernant les effets de la pollution sur la santé dont j'ai parlé tout à l'heure. Il s'agira évidemment d'un programme de longue haleine, puisqu'on ne peut guère espérer parvenir à des résultats rapides et définitifs dans un domaine aussi complexe, aussi vaste et soumis à d'aussi constantes modifications. Néanmoins, je suis persuadé que nous aurons là une source inépuisable de renseignements grace auxquels les facteurs sanitaires à prendre en considération dans l'aménagement du milieu pourront être fondées sur des bases solides. J'ai à peine besoin d'ajouter qu'une fois le programme devenu pleinement opérationnel, nous serons extrêmement désireux de collaborer, de toutes les manières possibles, aux travaux menés dans ce domaine par d'autres pays, aussi bien que par l'OMS. Cette initiative concernant les effets de la pollution sur la santé représente un élément essentiel de l'opération d'envergure actuellement lancée au Canada contre les problèmes de l'environnement. Elle s'ajoute à divers autres faits montrant que les Canadiens adoptent une attitude positive à l'égard de ces problèmes et que nous sommes décidés à trouver un équilibre acceptable entre la survie et le progrès matériel. Certes, la tâche ne sera pas facile. Elle exigera des sacrifices de la part des gouvernements, de l'industrie, et de la population. Mais c'est une entreprise qui, nous en sommes convaincus, peut et doit être menée à bien. A considérer la scène mondiale, il apparaît que les gouvernements et les peuples d'autres pays partagent notre résolution. C'est ce qui ressort non seulement des travaux de l'OMS mais aussi d'événements internationaux aussi importants que la conférence sur les problèmes relatifs à l'environnement organisée à Prague ce mois -ci sous les auspices de la Commission économique pour l'Europe, et surtout la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui doit se tenir à Stockholm en 1972. Ces événements, joints aux mesures moins spectaculaires prises quotidiennement dans toutes les régions du monde, me paraissent d'un excellent augure pour la solution de l'un des problèmes incontestablement décisifs de notre époque. :

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Monsieur le Président, le Rapport que nous a soumis le Directeur général couvre un spectre extrêmement large de problèmes et d'activités sanitaires. J'ai retenu ce sujet parce qu'il coincide tout particulièrement avec les préoccupations et les projets de mon pays à l'heure actuelle. En conclusion,

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puis -je vous dire encore une fois le vif plaisir que j'éprouve à participer à cette éminente assemblée et vous exprimer les voeux que forme la délégation du Canada pour le succès de ses délibérations ? Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la déléguée du Cameroun, Mme Tsanga. : :

Merci, Docteur LeClair. Je donne maintenant la parole à

Mme TSANGA (Cameroun) Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, il m'est particulièrement agréable de prendre la parole, au nom de la délégation de la République fédérale du Cameroun, au sein de cette auguste enceinte à l'occasion de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé.

Permettez -moi tout d'abord, Mesdames et Messieurs, de vous remercier vivement du grand honneur qui m'est ainsi fait et de vous adresser à vous -mêmes, aux gouvernements et aux populations de vos pays respectifs le salut fraternel et amical de la République fédérale du Cameroun. Permettez -moi ensuite de m'associer à tous ceux qui ont pris la parole avant moi pour exprimer les chaleureuses félicitations du Gouvernement de mon pays au Professeur Hippolyte Ayé pour la manière dont il a conduit les délibérations de la Vingt- Troisième Assemblée et de saluer en même temps les représentants de l'Organisation des Nations Unies et tous les représentants des autres institutions aussi bien que ceux des organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Permettez -moi également d'adresser mes plus vifs compliments au Président élu de la présente assemblée, Sir William Refshauge, d'Australie. Nous sommes persuadés que, sous sa conduite et grâce à sa longue expérience et à sa profonde connaissance de l'Organisation et des affaires internationales, l'Assemblée atteindra ses objectifs et s'acquittera de ses fonctions avec bonheur en prenant les décisions voulues. Permettez -moi enfin de présenter, au nom de ma délégation, nos sincères félicitations aux Vice -Présidents de l'Assemblée ainsi qu'aux Présidents, Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions principales, à tous ceux qui, autour du Président, auront la lourde charge de guider nos débats, et de saisir cette occasion pour célébrer - après tous les orateurs qui ont pris la parole avant moi - les remarquables qualités du Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Que le Dr Candau ainsi que tous ses collaborateurs au Siège de l'Organisation veuillent bien accepter l'expression de notre profonde gratitude pour l'efficacité dont ils font preuve dans l'accomplissement de leurs lourdes tâches. Qu'il me soit aussi permis de faire ici une mention spéciale et d'exprimer la profonde reconnaissance du Gouvernement de mon pays pour l'oeuvre magistrale qu'accomplit le Dr Quenum, Directeur du Bureau régional de l'Afrique, et de lui adresser en même temps nos félicitations les plus chaleureuses. Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, lorsque l'on prend la parole à un stade aussi avancé des débats, après des interventions aussi lumineuses les unes que les autres, il est bien difficile, croyez -moi, de ne pas paraphraser ce que d'autres orateurs ont déjà dit. Aussi vais -je tout simplement me borner à évoquer très rapidement certains problèmes - pour la plupart communs aux pays d'Afrique centrale - auxquels le Gouvernement de mon pays se trouve confronté et qui ont été évoqués dans le Rapport complet et détaillé du Directeur général. Mais rassurez -vous, je ne vais pas reprendre les différents chapitres du Rapport qui expose clairement les problèmes de santé dans le monde; je me limiterai à quelques observations à propos des chapitres qui ont particulièrement retenu notre attention, à savoir le choléra, la lutte contre les maladies transmissibles, la formation du personnel médical et paramédical et le développement des services de santé de base. Terreur des siècles passés, disparu des pays développés, le choléra est sorti de ses anciens cantonnements exotiques dont la vallée du Nil marquait autrefois la frontière. Il gagne maintenant l'Afrique sur les c8tes est et ouest et remonte le long des grands fleuves, contaminant des régions où il était inconnu. Dès qu'il est apparu au Cameroun, des mesures énergiques ont été prises par le Gouvernement pour lutter contre ce fléau. Le choléra étant une maladie de la saleté, le Gouvernement de la République fédérale du Cameroun s'est attelé à la tâche pour améliorer les conditions d'hygiène individuelle et a établi un plan d'assainissement et d'hygiène du milieu à long terme. Les mesures ainsi prises par le Gouvernement se sont avérées efficaces et, à l'heure actuelle, nous pouvons affirmer qu'il n'existe plus d'épidémie de choléra au Cameroun. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier publiquement tous ceux qui nous ont aidés dans la lutte que nous avons menée en février et mars derniers contre le choléra, à savoir l'OMS, la France, Israël, l'URSS, qui ont fourni aide, assistance, vaccin et antibiotiques. La lutte contre les maladies transmissibles constituant un des objectifs majeurs de l'Organisation, je n'aurai pas grand -chose à ajouter à tout ce qui a été dit à ce propos. Je note cependant avec satisfaction que, malgré quelques difficultés, des progrès certains ont été enregistrés dans ce domaine par l'OMS et par les différents Etats Membres. Au niveau de mon pays, nous avons accompli des efforts appréciables et obtenu des résultats concrets dans la lutte contre les maladies transmissibles. S'agissant de la formation du personnel médical et paramédical, nous ne pouvons que nous féliciter de constater qu'elle figure toujours parmi les préoccupations majeures de l'Organisation, car le manque de cadres qualifiés est particulièrement ressenti dans les pays non nantis et constitue un frein non négligeable au développement harmonieux et rapide des services de santé au Cameroun, Je note aussi avec grand intérêt l'importance attachée aux infrastructures sanitaires de base qui sont essentielles pour assurer aux populations une couverture sanitaire adéquate. Le Gouvernement de

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mon pays prend à l'heure actuelle des dispositions pratiques pour décentraliser les services de santé. A cet effet, le territoire national a été divisé en quatre régions sanitaires. A la tête de chaque région se trouve un médecin -chef de région, chargé de superviser l'ensemble des services de santé installés dans sa circonscription, ce qui aboutit à l'intégration prévue des services de santé en milieu rural. Le développement de notre infrastructure sanitaire connaît des réalisations importantes et notre couverture sanitaire, une amélioration appréciable. Et c'est ici le lieu pour nous d'adresser nos vifs remerciements et notre profonde gratitude à tous les pays amis, aux organisations internationales et nationales qui nous aident dans la réalisation de notre programme sanitaire. Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, sur les rivages fragiles et changeants de la terre des hommes que viennent battre les puissantes marées de l'égolsme et de la haine, l'exemple que donne l'OMS apparaît comme un apaisant témoignage et un précieux réconfort. M'appuyant sur la haute conscience et la parfaite compétence qui sont vôtres, je m'autorise à vous dire que je souhaite que nos travaux nous permettent des échanges de vues fructueux. Je souhaite aussi que l'attention de l'Organisation soit mobilisée pour bénéficier de notre clairvoyance et qu'elle éclaire comme un phare la voie de notre institution, en projetant ses rayons vers les lointains horizons encore indécis mais prometteurs où notre commune volonté l'engage, à savoir assurer à toutes les populations du monde le niveau de santé le plus élevé. Oui, il n'y a pas de doute que l'humanité se trouve aujourd'hui à un tournant décisif de son histoire. Cela nous crée une bien lourde responsabilité à l'égard des générations futures, car les succès enregistrés de nos jours dans le domaine de la science risquent de revêtir à leurs yeux une faible signification si nous ne réussissons pas à maîtriser les problèmes de santé auxquels sont confrontées nos sociétés, si nous ne parvenons pas à leur léguer un monde respectueux de la dignité de l'homme, l'homme total, sain d'esprit et de corps, conscient de son unité et bâtissant son destin dans le dialogue fraternel, la paix et la justice. Permettez que je termine en souhaitant que l'OMS, qui à juste titre est déjà considérée comme un bel exemple de coopération réaliste et efficace, continue à oeuvrer efficacement pour l'avènement d'un climat sanitaire nouveau dans le monde, et en formulant les voeux les plus ardents de paix et de prospérité à l'endroit des peuples que vous représentez et pour votre bonheur personnel. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Mali, le Dr Fofana. : :

Merci, Madame Tsanga. Je donne maintenant la parole au

Le Dr FOFANA (Mali) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, la délégation malienne voudrait s'associer aux précédents orateurs pour vous exprimer, Monsieur le Président, ainsi qu'à vos éminents collègues du bureau de l'Assemblée, ses chaleureuses félicitations pour votre brillante élection qui augure d'ores et déjà que nos délibérations seront constructives et fructueuses. Me référant au point de l'ordre du jour soumis à notre examen, je voudrais tout d'abord rendre hommage à M. le Président du Conseil exécutif et à M. le Directeur général pour les excellents rapports qu'ils viennent de nous exposer et commenter avec autant d'éloquence que de clarté. Hommage auquel nous aimerions associer tous les membres du Conseil exécutif, du Secrétariat général et les Directeurs régionaux pour leur précieuse contribution au travail accompli. Nous avons examiné avec beaucoup d'intérêt ces rapports si riches d'enseignement et si remarquables par leur valeur scientifique et technique. Concernant les activités du Conseil exécutif, nous nous félicitons du souci d'objectivité et d'efficacité dont elles procèdent. C'est ainsi que nous avons particulièrement apprécié le rapport sur la quarante- septième session qui présente une étude critique exhaustive du projet de programme et de budget pour 1972, en soulignant les points d'intérêt majeur. De même, pour la Région africaine, nous avons noté que si les prévisions budgétaires ordinaires accusent une augmentation de 7,24 % par rapport à 1971, par contre l'ensemble des prévisions d'engagement de dépenses marque une diminution de l'ordre de 10 %, ce qui est à tout le moins inquiétant si l'on songe à la situation épidémiologique qui prévaut actuellement dans cette Région. D'une manière générale, ce rapport traduit éloquemment le souci d'économie et d'efficacité qui a toujours animé le Conseil exécutif dans ses travaux. Nous sommes convaincus que les recommandations et observations pertinentes qui y sont formulées sur les différents aspects du projet de programme et de budget contribueront efficacement à faciliter les travaux des commissions. Aussi adressons -nous aux membres du Conseil exécutif toutes nos félicitations et tous nos remerciements. S'agissant du Rapport annuel du Directeur général, il traduit le même souci d'efficacité et de réalisme et demeure aussi clair que précis, malgré la grande diversité et l'extrême complexité des problèmes à résoudre, sans pour autant rien perdre de sa haute valeur scientifique. Faisant le point de la situation quant à l'état d'avancement des différents projets, le Rapport ne peut que présenter des tableaux nuancés avec des taches claires et des taches sombres, des succès mais aussi des échecs. Evidemment, comme le dit M. le Directeur général, "chacun ressent aussi une inquiétude justifiée quand l'évolution des problèmes de santé remet sans cesse en question les efforts tentés pour les résoudre ". Tout en étant parfois exigeants, nous mesurons les difficultés réelles ou potentielles pour la mise en oeuvre d'un tel programme et n'en apprécions que davantage les résultats, dont certains sont remarquables. En effet, les progrès déjà réalisés dans maints domaines sont fort encourageants et nous espérons que, malgré tout, ils iront s'intensifiant et se développant, eu égard aux efforts déjà déployés.

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Nous savons que dans l'exécution du programme, le Directeur général, soucieux de répondre aux besoins des pays, s'efforce dans toute la mesure possible de rester fidèle aux objectifs et directives fixés, tout en gardant une remarquable souplesse d'adaptation, comme l'a prouvé l'évolution épidémiologique de ces derniers temps. Les priorités contenues dans le programme correspondent en effet à nos principales préoccupations. Aussi n'est -ce point par hasard que le Rapport du Directeur général commence par les maladies transmissibles et que tout au long l'accent y est mis sur les activités, telles que l'hygiène du milieu, la formation du personnel, la planification, le développement de l'infrastructure sanitaire de base, etc. Nous apprécions hautement les efforts déployés par l'Organisation, qui couvrent les endémies majeures de la Région africaine dans leurs multiples aspects épidémiologiques, biologiques, voire socio- économiques, A cet égard, le Mali remercie vivement l'Organisation pour sa précieuse assistance dans l'éradication de la variole et le contrôle de la rougeole. Avec le concours de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, et cela depuis bientôt quatre ans, nous avons procédé à 1 204 022 vaccinations antivarioliques simples, 1 605 353 vaccinations rougeole et variole combinées, 41 788 vaccinations rougeole simple; sur le plan épidémiologique, cette année comme en 1969, pas un seul cas de variole n'a été constaté. Contre le choléra, l'OMS nous a fourni 690 000 doses de vaccin sur les 2 140 000 doses que nous avons reçues et 2000 litres de soluté Hartmann sur les 40 000 litres reçus; grace à cette assistance vigoureuse, et celle particulièrement appréciable des pays amis, le choléra a pu être rapidement endigué au Mali; au total, il y a eu 677 137 vaccinations. Dans la campagne contre la tuberculose menée depuis 1967, avec un phtisiologue et un technicien, nous avons procédé à plus de 1 274 682 BCG indiscriminés. Contre la fièvre jaune, 584 606 vaccinations ont été effectuées, la campagne ayant été freinée par suite du choléra. Contre la poliomyélite, 86 996 vaccinations ont été pratiquées. Dans la formation du personnel, outre des bourses d'études, l'OMS nous a fourni le concours de deux monitrices en soins infirmiers et un soutien à notre Ecole des Assistants médicaux. En hygiène du milieu, un ingénieur sanitaire envoyé par l'OMS participe activement à la formation des techniciens de l'assainissement. Ces différents projets se déroulent normalement et avec succès. Il nous reste cependant un certain nombre de problèmes prioritaires sur lesquels nous aimerions attirer l'attention de l'Organisation et solliciter dans la mesure du possible son assistance. Ce sont les problèmes posés par le choléra qui, bien qu'endigué, reste à éradiquer dans les zones affectées par des mesures d'hygiène et d'assainissement, la fourniture de vaccins et d'antibiotiques. A cet égard, nous nous félicitons des dispositions favorables déjà prises au niveau régional et au Siège. Les efforts pour trouver un vaccin plus efficace ont aussi retenu notre attention, de même que l'idée d'encourager la production sur place de liquide de réhydratation. Il apparaît urgent que l'OMS continue de convaincre les gouvernements de l'inutilité des mesures draconiennes non réglementaires à l'encontre de ceux qui ont eu la probité de déclarer les cas de maladies quarantenaires dont ils ont connaissance, sinon c'est la remise en cause des fondements mêmes de notre organisation. Et c'est pour cela que nous félicitons la clairvoyance du gouvernement d'un pays ami qui envisage de ne plus exiger de certificat de vaccination contre le choléra. Compte tenu de l'intérêt majeur qu'elle attache à juste raison au développement des laboratoires, nous aimerions avoir le soutien de l'OMS pour l'équipement et l'organisation de notre Institut de Biologie humaine et la mise sur pied d'un laboratoire de contrôle. En matière de protection maternelle et infantile, nous attendons l'arrivée du médecin épidémiologiste annoncé, Est attendu également le démarrage de l'enquête séro -épidémiologique demandée il y a bientôt trois ans. Enfin, nous profitons de l'occasion pour renouveler nos témoignages de gratitude et nos vifs remerciements à M. le Directeur général et à ses collaborateurs, à notre Directeur régional, le Dr Quenum, pour son inlassable dévouement, la célérité et l'efficacité de ses services. Je voudrais remercier aussi vivement le FISE et tous les pays amis pour leur généreuse contribution à la protection et à la promotion de la santé de nos populations. Avant de terminer, permettez -moi, Monsieur le Président, de rappeler une question qui a été souvent évoquée ici et est restée jusqu'à présent sans solution, à savoir la possibilité d'admettre certains Etats dans notre organisation, En effet, étant donné, selon le préambule de la Constitution, que la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité, que la mission de notre organisation est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, et que, selon l'article 3, la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats, la délégation malienne estime qu'il est enfin temps de transcender nos considérations d'ordre politique ou de prestige national pour faire preuve de plus de réalisme, de moins de contradiction, de plus d'indépendance nationale, afin que la République populaire de Chine soit rétablie dans ses droits de Membre fondateur de notre organisation. Est -il encore besoin de démontrer que cet Etat est désormais, qu'on le veuille ou non, une des plus grandes puissances dans tous les domaines et qu'il n'aspire qu'à la paix, ainsi que l'a solennellement confirmé le Premier Ministre Chou En -lai dans sa déclaration du 30 septembre 1969 à Pékin et comme vient de le prouver il y a quelques jours seulement l'invitation des pongistes américains à Pékin ? Est -il vraiment concevable qu'une organisation aussi universelle que la nôtre puisse tenir à l'écart de ses activités près du tiers de l'humanité que constituent les

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750 millions de Chinois ? De même, la République démocratique d'Allemagne, en raison de tous les progrès remarquables qu'elle a réalisés dans tous les domaines, et notamment dans le domaine de la médecine, et du précieux apport qu'elle constituerait, mérite d'avoir sa place au sein de notre organisation. Il en est de même de la République populaire démocratique de Corée. Enfin notre organisation, tout en continuant d'accorder son soutien moral et matériel aux réfugiés et nationalistes qui luttent pour leur indépendance, se doit de condamner sans réserve l'usage des armes chimiques et biologiques employées dans un but de véritable génocide, incompatible avec l'éthique médicale et la Charte de notre organisation. Tels sont, Mesdames et Messieurs, les quelques réflexions et commentaires que nous ont inspirés les rapports présentés. D'un point de vue général, nous restons conscients de la complexité des taches eu égard aux ressources forcément limitées dont dispose l'Organisation. Nous continuons cependant d'espérer que la politique dynamique pratiquée par l'Organisation depuis quelques années déjà ira se renforçant et se développant de plus en plus au bénéfice de nos populations. Merci, Docteur Fofana. Je donne maintenant la parole au Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République fédérale d'Allemagne, le Professeur von Manger- Koenig. :

Le Professeur VON MANGER -KOENIG (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de féliciter le Président et les Vice -Présidents de leur élection. Je suis convaincu que sous votre direction avisée la présente Assemblée mondiale de la Santé travaillera d'une manière harmonieuse et fructueuse. Je suis heureux d'avoir cette occasion de remercier de nouveau le Directeur général et ses collaborateurs du Rapport annuel excellent et bien documenté qu'ils ont présenté. En évaluant minutieusement ce qu'a fait l'Organisation, le Rapport relève les remarquables succès remportés, mais en même temps n'hésite pas à formuler des critiques, par exemple lorsqu'il réaffirme que l'Organisation aurait pu faire davantage si elle avait disposé d'un personnel plus nombreux et de ressources financières plus importantes. Aussi l'une des principales taches de la présente Assemblée sera -t -elle d'examiner soigneusement comment l'Organisation peut utiliser de la manière la plus efficace les fonds dont elle dispose, et comment les Etats Membres pourraient appuyer davantage ses activités. Il apparat, et l'on s'en convainc davantage à chaque chapitre du Rapport, que de nombreux projets sont exécutés avec la participation de certains Etats Membres. Je suis vraiment très heureux qu'au cours de l'année passée mon pays ait progressivement été intégré dans ce réseau d'activités internationales, raison pour laquelle mon gouvernement a, sans hésiter, prêté son concours aux spécialistes et institutions intéressés. Je pense cependant que cette forme de coopération pourrait être encore renforcée. A cet égard, nous pouvons en toute bonne foi faire valoir à nos ministres des finances que cette participation aux projets de l'OMS non seulement aiderait l'Organisation mais en outre apporterait à nos services sanitaires nationaux des suggestions précieuses et une impulsion nouvelle. Dans le même ordre d'idées, il est un autre point que je voudrais signaler. Mon pays attache une grande importance aux activités communes de l'OMS et de la FAO visant à établir des normes relatives aux denrées alimentaires dans le cadre de la Commission du Codex Alimentarius. Il considère que ces activités contribuent à améliorer la protection du consommateur à l'échelle mondiale et font partie de la protection de l'environnement. Le développement du commerce international des produits alimentaires exige qu'on redouble d'efforts pour trouver une solution commune aux problèmes de santé et d'hygiène qui se posent ici. C'est pourquoi mon pays a demandé à plusieurs reprises que l'OMS participe plus activement à ce programme, estimant que la protection du consommateur, qui devrait être-au centre de toutes les préoccupations, serait de la sorte assurée beaucoup plus efficacement que par le passé. A cet égard, nous estimons que l'expression "protection du consommateur" englobe plusieurs secteurs d'activités et couvre non seulement les problèmes purement médicaux, mais toutes les questions d'hygiène des denrées alimentaires. Ces dernières années, il est apparu de plus en plus nettement que l'élaboration des normes relatives aux produits alimentaires exigeait la collaboration étroite des toxicologues. C'est là un point capital, et je n'ai qu'à rappeler à ce sujet les discussions qui ont eu lieu dans le grand public sur le DDT, le plomb et le mercure, ainsi que sur le problème suscité par l'utilisation des cyclamates. Dans ces domaines également, il semble souhaitable que l'OMS collabore plus efficacement aux travaux pratiques des comités techniques du Codex Alimentarius, c'est -à -dire qu'elle ne se contente plus de rendre compte des conclusions de ses comités d'experts. Nous estimons donc que l'OMS devrait jouer un rêle plus important que par le passé dans le Codex Alimentarius. A cet égard, le rapport sur les activités de la Commission du Codex Alimentarius, soumis par le Directeur général à la quarante- septième session du Conseil exécutif, nous parait très encourageant. Ces considérations valent à la fois pour le financement des activités en question et pour leur organisation. Mon gouvernement est prêt à soutenir et à promouvoir tous les efforts qui seront faits pour institutionnaliser, par l'intermédiaire de l'OMS, des règles de protection du consommateur dans le cadre du programme du Codex Alimentarius. Il estime que ces dispositions contribueront beaucoup à réaliser un équilibre équitable entre les exigences du consommateur et les intérêts commerciaux et économiques légitimes, en particulier dans les pays en voie de développement. :

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Je tiens à souligner, pour finir, qu'il y a ici un problème de coordination intéressant un important secteur de l'hygiène du milieu. Toutes sortes d'organisations et d'institutions s'occupent maintenant des questions d'hygiène de l'environnement. C'est pourquoi je terminerai en priant instamment le Directeur général de veiller spécialement à ce que, dans ce domaine d'une importance vitale, on évite les doubles emplois, on exploite toutes les possibilités de coordination et l'on souligne vigoureusement les aspects humanitaires de la protection de la santé. Merci, Professeur von Manger- Koenig. Je donne maintenant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégu6 du Rwanda, M. Hakizimana, :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, M. HAKIZIMANA (Rwanda) permettez -moi de joindre ma voix à celles des orateurs qui m'ont précédé pour exprimer mes félicitations au Président qui a été élu pour diriger cette honorable assemblée. Nous sommes convaincus que, grâce à son expérience, il saura mener à bien la lourde tache que nous venons de lui confier. J'adresse aussi mes félicitations aux Vice -Présidents élus pour l'aider à diriger cette assemblée. En même temps, je félicite M. le Directeur général et son équipe qui ne cessent de prendre à coeur la promotion de la santé. Le Rapport aussi complet que détaillé qu'il nous a présenté prouve à suffisance sa compétence et sa large compréhension des problèmes de la santé des peuples du monde entier. Ma délégation saisit cette occasion pour exposer la situation sanitaire du Rwanda. Tout d'abord, l'objectif de mon pays est d'arriver progressivement à intégrer l'action préventive à l'action curative menée par le réseau des services de santé existants. Cet objectif est appuyé par le plan national qui ne perd pas de vue que la bonne santé est un facteur indispensable au développement. Le Rwanda, comme tous les autres pays en voie de développement, connaft des problèmes de santé aussi variés que complexes il y existe des maladies transmissibles telles que la tuberculose, la coqueluche, la rougeole, le paludisme, la trypanosomiase,la schistosomiase et la verminose. La malnutrition, qui frappe surtout les enfants au moment du sevrage, est aussi un problème qui provient à la fois du manque de ressources suffisantes et de l'ignorance de la population. Il faut y ajouter la gastro- entérite, qui fait payer un lourd tribut aux nourrissons. L'infrastructure sanitaire du Rwanda, pays de 26 000 km2 et de 3 500 000 ames, comprend 11 hôpitaux du Gouvernement, 9 hôpitaux privés, 89 dispensaires du Gouvernement et 36 dispensaires privés, totalisant 4415 lits. Le personnel médical et paramédical de l'Etat s'élève à 581 unités, dont 53 médecins. Le personnel médical et paramédical des formations médicales privées atteint 225 unités, dont 11 médecins. La médecine curative dispensée par toutes ces formations médicales a certainement sauvé de nombreuses vies humaines mais elle n'a pas pu diminuer l'incidence des maladies transmissibles. C'est pour cela que le Gouvernement recourt à l'aide de l'OMS. Celle -ci a répondu à l'appel en soutenant plusieurs projets très importants qui sont en cours d'exécution. Premièrement, projet de lutte contre la tuberculose. La phase d'attaque qui vient de prendre fin a été réalisée avec un succès éclatant grâce à l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé. Il s'agissait d'une campagne de vaccination de masse visant à protéger par le BCG tous les jeunes jusqu'à l'âge de 20 ans. Sur une population de ce groupe d'âge estimée à 2 100 000 sujets, 1 703 000 sujets ont été vaccinés, soit 81,82 %. En môme temps, le traitement ambulatoire a été appliqué à tous les cas dépistés. Un dispositif destiné à assurer la phase d'entretien vient d'être mis en place. Il s'agit de deux techniciens sanitaires spécialisés qui ont été installés dans chacune des dix préfectures pour vacciner les nouveau -nés, continuer le dépistage et appliquer le traitement ambulatoire aux cas dépistés. L'OMS contribue à la réussite de leur mission en leur fournissant le matériel et le vaccin. Deuxièmement, projet d'éradication de la variole. A la demande du Gouvernement, l'OMS a accepté le projet d'éradication de la variole. Ce projet a été et reste combiné au projet de lutte contre la tuberculose. Cette formule s'est avérée très pratique parce que c'est la même équipe qui a vacciné la population, sans utiliser des moyens de déplacement supplémentaires. La campagne a connu un succès merveilleux. Sur une population estimée à 3 500 000 âmes, 3 255 000 personnes ont été vaccinées, soit 90 %. Pour la phase d'entretien, le dispositif mis en place pour la phase d'entretien de la lutte contre la tuberculose sert pour les deux projets combinés. Troisièmement, projet de développement des services de santé de base. L'OMS a aidé le Gouvernement à créer un centre de santé pilote où le personnel des services de santé vient subir un recyclage qui lui permet d'intégrer l'action préventive à l'action curative dans les formations médicales qu'il dessert. Quatrièmement, projet de formation du personnel. L'OMS a déjà mis à la disposition du Rwanda un professeur de santé publique et un professeur de microbiologie. Ces deux professeurs donnent des cours à la Faculté de Médecine de Butare. L'OMS accorde aussi des bourses d'études de formation et de perfectionnement technique au personnel médical et paramédical du Rwanda. Ainsi, neuf personnes ont déjà bénéficié de bourses de l'Organisation. Ma délégation s'en voudrait de ne pas exprimer, au nom de son gouvernement, sa vive gratitude au Dr Quenum, Directeur régional de l'Organisation mondiale de la Santé, pour sa compréhension des problèmes et sa sollicitude pour résoudre de nombreux problèmes des pays de la Région africaine. Sans pour cela minimiser l'aide appréciable de l'OMS, je dois déclarer à cette auguste assemblée que mon pays doit faire face à de nombreux problèmes de santé. Citons par exemple l'apparition de :

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la trypanosomiase dans une région du pays. L'éclosion de foyers de typhus exanthématique dans les préfectures de Butare, Gikongoro et Kibuye cause aussi un grand souci. Ma délégation s'en voudrait de ne pas signaler les problèmes des maladies transmissibles causées par les mauvaises conditions de l'environnement, ainsi que la malnutrition, manifeste surtout chez les enfants. Quant au paludisme, nous savons qu'il sévit dans une zone de basse altitude assez étendue, mais nos moyens ne nous permettent pas de le combattre efficacement. Nous espérons que grace aux grands projets inter -pays, le Rwanda pourra bénéficier d'une aide efficace pour lutter contre la trypanosomiase et le paludisme. Enfin, le problème du manque d'eau se pose avec acuité dans les centres urbains et dans certaines régions du pays. Les remerciements de ma délégation vont aussi aux pays qui ont consenti à nous assurer leur aide dans le domaine de la santé. En premier lieu, citons la Belgique qui a mis des médecins à notre disposition pour travailler dans nos hôpitaux. Elle a en outre pris en charge la Faculté de Médecine et les hôpitaux de Butare et Kigali; 15 des 24 médecins rwandais déjà disponibles ont été formés à cette faculté. La France a pris en charge l'hôpital et le secteur médical de Ruhengeri. Son aide est très appréciable. Elle a fourni du personnel, des médicaments et du matériel. Nous comptons beaucoup sur l'OMS et le FISE, surtout en ce qui concerne la fourniture de vaccins DITEPER, indispensables pour la protection des enfants contre la coqueluches l'une des grandes causes de morbidité et de mortalité de ce groupe. Ma délégation est convaincue que par cet exposé assez modeste, Monsieur le Président, honorables délégués, vous avez pu vous rendre compte que, malgré tous les efforts du Gouvernement et les différentes aides qu'il reçoit de l'OMS et des pays amis, les problèmes de santé restent immenses. Comptant sur la volonté de l'Organisation d'aider tous les pays à résoudre les problèmes de santé, nous espérons voir le jour où nos populations, délivrées des maladies et jouissant d'une meilleure santé, consacreront leurs efforts au développement de leur pays et à leur épanouissement. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Hakizimana. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Indonésie, le Professeur Siwabessy. :

Le Professeur SIWABESSY (Indonésie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, c'est pour moi un grand privilège que d'apporter les salutations du Gouvernement et du peuple de la République d'Indonésie aux nations représentées à cette Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Au nom de ma délégation et en mon nom propre, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à cette éminente charge. J'adresse également mes félicitations aux Vice -Présidents. Comme l'a fait le Directeur général dans son introduction au Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1970, j'aimerais parler tout d'abord des maladies transmissibles. Ma délégation a constaté avec satisfaction que, pour la troisième année consécutive, l'incidence mondiale de la variole a régressé - environ 30 000 cas pour 1970. Je suis très heureux de déclarer à l'Assemblée mondiale de la Santé qu'en Indonésie cette maladie est maintenant circonscrite à quelques rares foyers. En ce qui concerne le choléra, nous n'avons pas été aussi heureux. En 1970, des épidémies se sont produites dans certaines régions de Java qui avaient toujours été indemnes auparavant. Une équipe spéciale d'urgence a été constituée pour faire face à la situation. Pour nous préparer aux poussées épidémiques qui risquent de se produire d'ici la fin de cette année, nous avons organisé en différents endroits du pays des cours spéciaux de lutte contre le choléra, où l'accent a été mis sur la surveillance et sur la réhydratation. Du liquide de réhydratation et des antibiotiques ont été distribués aux provinces. Pour compléter l'exposé relativement court sur l'Asie du Sud -Est que contient le Rapport du Directeur général, j'aimerais apporter quelques renseignements supplémentaires sur deux projets importants exécutés en Indonésie avec l'aide de l'OMS. Le premier est le programme de renforcement des services épidémiologiques. Grâce à des bourses d'études, ainsi qu'à des cours et conférences -ateliers soutenus par l'OMS, les bases de services d'experts en épidémiologie ont pu être jetées aux niveaux national et provincial. Nous attachons une grande importance à ce programme parce que l'approche épidémiologique des problèmes de santé ne devrait pas être limitée à la lutte contre les maladies transmissibles car elle est également très utile pour la planification et l'évaluation des services de santé. Le second programme sur lequel je désire donner un complément d'information est celui qui concerne le renforcement des services de santé nationaux et pour lequel l'OMS nous fournit une équipe résidente d'experts de la santé publique et plusieurs consultants à court terme. Différentes études importantes ont été menées à bien et nous ont apporté des informations sur les mesures à prendre pour réaliser une planification sanitaire plus complète. Nous avons déjà donné un début d'exécution aux recommandations fondées sur les conclusions de ces études. Je saisis cette occasion pour remercier l'OMS et le FISE de l'appui qu'ils ont généreusement accordé à ce programme si important pour la réussite du plan national de développement de l'Indonésie. Mon gouvernement donne une priorité élevée au programme de planification familiale. Nous comprenons parfaitement que la croissance démographique rapide gênera le développement économique. Toutes les ressources internationales et nationales passent maintenant par un organe spécial de coordination de :

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la planification familiale. Prochainement, le rôle de cet organe sera renforcé avec l'aide notamment du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population. Les services de santé ont un rôle important à jouer dans le développement du programme de planification familiale. En Indonésie, 80 % des activités de planification familiale relèvent du Ministère de la Santé. Comme nous le savons tous, la participation des collectivités est essentielle pour la mise en oeuvre de ce programme. A cet égard, nous espérons qu'un programme de développement du personnel chargé de l'éducation sanitaire démarrera d'ici peu avec l'assistance technique et matérielle du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique et de l'OMS. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, parmi les autres problèmes sanitaires qui se posent en Indonésie figurent la malnutrition et les mauvaises conditions d'hygiène et de salubrité qui sont les causes de la plupart des maladies et des souffrances de notre peuple, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. Indépendamment de l'aide que nous apporte le Programme alimentaire mondial mentionné dans le Rapport du Directeur général, nous aimerions appeler votre attention sur notre programme de nutrition appliquée. Ce programme ne se borne pas à fournir des aliments de complément aux groupes carencés; il vise, sur une échelle encore limitée, á améliorer l'état nutritionnel de la collectivité en faisant participer celle -ci au développement des ressources. L'alimentation en eau potable des collectivités rurales et urbaines bénéficie également d'un appui financier croissant des organisations internationales et notamment de l'OMS et du FISE. Toutefois, la complexité des problèmes à résoudre pour fournir à 120 millions d'Indonésiens des quantités suffisantes d'eau potable, et l'importance des investissements financiers nécessaires, ont limité l'ampleur de ce programme. Je tiens à signaler aussi que la résolution de l'Assemblée mondiale de la Santé sur les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité a été adoptée et sera appliquée en Indonésie. La Direction générale de la Pharmacie au Ministère de la Santé enregistre par ailleurs tous les médicaments actuellement en circulation et évaluera leur innocuité et leur efficacité thérapeutique. A cet égard, un projet de loi sur le contrôle de la publicité pour les médicaments a été soumis au Parlement. Pour terminer, Monsieur le Président, je voudrais remercier le Dr Candau et le Dr Gunaratne, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, et leurs collaborateurs de tout ce qu'ils ont fait pour améliorer la situation sanitaire dans mon pays. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Professeur Siwabessy. La séance est levée.

La séance est levée à 12 h.35.

QUATRIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 5 mai 1971, 14 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE -SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 (suite) :

La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons reprendre la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le Dr Todorov, délégué de la Bulgarie. Monsieur le Président, permettez -moi, au nom de Le Dr TODOROV (Bulgarie) (traduction du russe) la délégation bulgare, de vous exprimer, à vous et à mes collègues les Vice -Présidents de l'Assemblée, mes sentiments de profond respect, accompagnés de mes meilleurs voeux pour le succès des travaux de notre assemblée. Je voudrais également assurer tous les délégués de ma gratitude pour l'honneur qu'ils ont fait à mon pays en m'élisant Vice -Président de l'Assemblée de la Santé. Nous avons examiné avec beaucoup d'attention le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970. Je m'associe aux orateurs qui m'ont précédé pour exprimer au Directeur général et à ses collaborateurs notre reconnaissance pour l'important travail qu'ils ont si bien fait au cours de cette année. Le Rapport indique en détail les progrès réalisés en 1970 et les difficultés qu'il faudra surmonter pour obtenir des résultats meilleurs encore. Il ne fait pas de doute que le bilan est positif. Le niveau de santé de l'humanité va en s'améliorant. Le Rapport du Directeur général met en relief certaines questions fondamentales qui revêtent toujours une grande importance. Il signale en outre les problèmes qui ont caractérisé l'année écoulée. Il faut souligner à cet égard la conscience et le sens des responsabilités dont l'OMS a fait preuve face au problème de la propagation du choléra El Tor en 1970 dans des pays où, jusque -là, le choléra n'avait pas sévi. Le fait que la pandémie ait gagné les Balkans en 1971 a posé de sérieux problèmes aux autorités médicales de notre pays. Sous la direction d'une commission gouvernementale spéciale, toute une série de mesures ont été élaborées et mises en oeuvre afin de mieux préparer le réseau de services médicaux à prendre les dispositions d'ordre hygiénique et sanitaire qui s'imposaient pour améliorer la surveillance médicale des affections gastro -intestinales, du milieu et des personnes arrivant en Bulgarie en provenance de régions touchées par le choléra. Nous avons proposé à tous les pays balkaniques d'organiser une rencontre en vue de mettre sur pied un système d'information plus rapide et plus complet, une coordination plus étroite et une unification des mesures de quarantaine. L'accord s'est fait entre spécialistes bulgares et turcs au sujet d'une telle rencontre et il a été décidé de la tenir dans le courant de ce mois. Je voudrais ajouter que notre gouvernement fournit à titre gracieux à l'OMS un million de doses de vaccin anticholérique destiné aux régions atteintes. Si cela s'avère nécessaire, nous pouvons mettre à la disposition de l'Organisation du personnel qualifié pour lutter contre le choléra. L'ordre du jour de la présente assemblée comprend un certain nombre de questions importantes. Le cinquième programme général de travail pour une période déterminée, qui couvre les années 1973 -1977, présente un grand intérêt. Nous sommes heureux de voir que l'OMS et ses bureaux régionaux s'orientent de plus en plus vers la planification à long terme et ont de plus en plus tendance à diriger les efforts et les ressources de l'Organisation vers la solution des problèmes médicaux et démographiques qui se posent actuellement dans le monde. Les programmes prévus dans des domaines aussi importants que les maladies cardio -vasculaires, l'hygiène du milieu, le paludisme et la variole sont tout à fait indiqués et se fondent sur la mobilisation des efforts des services médicaux nationaux aussi bien que de l'OMS. Leur succès dépendra, cela va sans dire, du personnel qui pourra y être affecté, ainsi que des ressources humaines et financières des services de santé des différents pays. En Bulgarie, nous avons adopté pour les principaux problèmes des programmes à long terme, à l'exécution desquels l'Etat affecte le personnel et les crédits nécessaires. Le dixième congrès du Parti communiste bulgare, qui a terminé ses travaux tout récemment, a adopté le programme du Parti et le sixième plan quinquennal de développement de la République populaire bulgare. Ces documents font une place particulière aux préoccupations concernant l'homme. Pour protéger la santé humaine et prolonger la vie des travailleurs, des mesures socio- économiques, médicales et autres, d'ampleur croissante, seront mises en oeuvre, le réseau d'institutions médicales se développera, la formation des médecins sera plus poussée et l'on peut s'attendre à une élévation du niveau des sciences médicales et du niveau de santé de la population, La protection de la santé de la mère et de l'enfant, ainsi que des personnes âgées, bénéficiera d'une attention particulière. Des dispositions spéciales :

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seront prises pour améliorer les conditions techniques, hygiéniques et sanitaires du travail, ainsi que pour défendre l'environnement de l'homme contre toutes les sources de pollution et tous les éléments nocifs. La diminution systématique de la durée de la semaine de travail sera à l'ordre du jour. Le réseau de maisons de repos, si importantes pour la santé physique et mentale des travailleurs et la récupération de leurs forces, sera étendu. Dans les conditions que connaît la Bulgarie, tout cela est relativement facile, puisque l'organisation médicale du pays est intégralement entre les mains de l'Etat, et que le plan sanitaire avec tous ses indices fait partie intégrante du plan général. Sans vouloir m'étendre sur la question du programme de l'Organisation, qui sera examinée par l'une des commissions principales, je voudrais tout de même faire observer ici que les principes de base de ce programme sont largement conformes à nos vues. Certes, il faudrait définir de façon plus concrète le programme à mettre en oeuvre dans chaque Région et dans chaque pays. La réussite de l'entreprise dépendra dans une large mesure, non seulement des ressources humaines et matérielles de l'OMS, mais aussi de l'organisation des services médicaux ainsi que des ressources humaines et matérielles des Etats Membres. A cet égard, nous saluons l'attitude plus sérieuse adoptée à l'égard de certains principes fondamentaux énoncés dans la résolution WHA23.61, dont l'application permettrait un développement optimal des services médicaux. Il existe encore un grand nombre de questions que la pratique médicale doit résoudre avec l'aide de la science médicale. L'un des facteurs décisifs de la solution des problèmes essentiels de la santé publique demeure, comme par le passé, la préparation à l'exercice des différents types d'activité médicale. Les résultats des efforts déployés par l'OMS en vue de former des médecins dûment qualifiés ne permettent toujours pas de conclure à l'efficacité du programme. A notre avis, il faudrait exploiter toutes les possibilités qui se présentent, tant à l'OMS que dans les pays, tirer parti des offres d'aide bilatérale et multilatérale, et utiliser les ressources d'autres organisations et notamment les programmes de l'ONU, du FISE, etc. Bien que chaque année, un certain nombre de pays dénoncent la croissance ininterrompue du budget de l'Organisation, celui qui nous est présenté cette année représente encore une augmentation substantielle par rapport à l'exercice précédent. Nous nous inquiétons en particulier de voir cette augmentation tenir essentiellement à l'accroissement des dépenses administratives. Nous regrettons de devoir constater, cette année encore, que l'Organisation mondiale de la Santé n'applique toujours pas intégralement le principe de l'universalité, pourtant nettement énoncé dans la Constitution. Plusieurs pays, dont la population représente un pourcentage élevé de la population du globe, ne sont pas Membres de notre organisation. Tel est le cas, notamment, de la République démocratique allemande, qui se trouve au centre de l'Europe, qui entretient des relations diplomatiques et commerciales avec une bonne partie du monde, où la santé publique et la science médicale ont atteint un degré très élevé de développement et qui pourrait servir de modèle à de nombreux pays. Mesdames, Messieurs les délégués, à l'heure même où dans cette salle se réunissent les personnalités chargées des responsabilités les plus hautes dans le domaine de la santé publique pour discuter de toute une série de programmes et de mesures destinés à améliorer la santé des peuples du monde entier et à réduire la somme de maladies et de souffrances dont souffre l'humanité, dans certaines régions du monde des peuples sont exposés à l'anéantissement par la plus terrible des épidémies la guerre. Nous condamnons l'agression perpétrée par les Etats -Unis d'Amérique en Asie du Sud -Est. Ce n'est que dans des conditions de collaboration pacifique que pourront se réaliser les idées et les principes qui forment la base de la Constitution de l'OMS. :

Le PRESIDENT (traduction de 12anglais) délégué du Nigéria.

:

Merci, Docteur Todorov. Je donne la parole au Dr Okezie,

Le Dr OKEZIE (Nigéria) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de vous féliciter, Monsieur le Président, au nom de la délégation du Nigéria, d'avoir été élu aux hautes fonctions de Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais également, par votre intermédiaire, féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des commissions. Il va sans dire que, grâce à l'expérience que vous possédez dans le domaine de la santé internationale, vous guiderez avec compétence nos délibérations vers de nouveaux succès dans les efforts que nous déployons pour atteindre les buts et les objectifs de l'Organisation. Je tiens à féliciter le Directeur général du brillant Rapport qu'il a présenté pour l'année 1970, Comme par le passé, il a mis l'accent sur les secteurs dans lesquels un réexamen s'impose, non seulement pour bien convaincre les gouvernements des pays Membres et, en particulier, les gouvernements des pays en voie de développement de la nécessité de renforcer et d'améliorer leurs services de santé de base afin de s'attaquer aux problèmes posés par les maladies transmissibles et autres, mais aussi pour souligner l'opportunité d'intensifier les recherches sur notre méthodologie en matière de traitement, de prévention et finalement d'éradication de certaines maladies transmissibles courantes. En ce qui concerne le Nigéria, le succès du programme d'éradication de la variole dans l'ensemble de la Fédération a bien fait comprendre aux autorités sanitaires et politiques l'importance d'une action coordonnée dans la lutte contre les maladies. Aucun cas n'a été notifié depuis mai 1970, et le programme en est à sa phase d'entretien dans tous les Etats. Une équipe d'évaluation du Centre de Lutte :

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contre les Maladies d'Atlanta a récemment visité certaines parties de notre pays pour examiner la question de la poursuite de la phase d'entretien du programme. On attend le rapport final et les recommandations de cette équipe. Le Nigéria éprouve la plus vive reconnaissance à l'égard de l'OMS, de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique et de tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, nous ont aidés à remporter ce succès. Pour ce qui est du paludisme, le Nigéria est parfaitement conscient des difficultés techniques, administratives et financières qu'il devra surmonter pour atteindre l'objectif à longue échéance que représente l'éradication; néanmoins, il a résolument intensifié ses efforts, aussi bien de traitement de la maladie que de lutte antivectorielle. Je tiens à exprimer la reconnaissance de mon pays à l'égard de l'OMS pour les stages et séminaires au cours desquels administrateurs de la santé publique, épidémiologistes, paludologues, entomologistes, techniciens et autres travailleurs ont l'occasion de se rencontrer de temps en temps au centre régional de formation à Lagos. Nous aspirons au jour où une immunisation sûre et efficace de l'homme contre le paludisme sera une réalité. Des recherches intensives sont requises à cet effet. Nous savons tous quels sont les dangers qui apparaissent après des catastrophes nationales telles que la famine et la guerre, et la crise que vient de traverser le Nigéria n'a pas fait exception à cet égard. Nos autorités sanitaires ont dû combattre une épidémie d'hépatite infectieuse dans les régions ravagées par la guerre et, comme il fallait s'y attendre, l'infection a réussi à gagner d'autres parties de la Fédération. Le Gouvernement fédéral a immédiatement chargé une équipe dirigée par un chercheur expérimenté d'enquêter sur la poussée et de confirmer qu'il ne s'agissait pas de fièvre jaune. Nous remercions l'OMS, le FISE et les gouvernements amis qui nous ont fait don de gammaglobuline. L'épidémie est dans une grande mesure enrayée et le nombre des cas signalés a considérablement diminué. Comme le Directeur général l'a si opportunément dit dans le Rapport annuel, le choléra a fait son apparition en Afrique occidentale, pour la première fois en ce siècle, au mois d'août 1970. Au Nigéria, les premiers cas ont été signalés le 26 décembre 1970; toutefois, dès septembre de la même année, l'OMS avait pris des dispositions pour organiser à l'Université d'Ibadan un stage consacré aux aspects bactériologiques, épidémiologiques et cliniques de la maladie, et à son traitement. Ce stage a été suivi, début décembre, de la réunion à Brazzaville de tous les ministres de la santé et de leurs principaux conseillers médicaux. Ce fut l'occasion d'une discussion au sommet sur les méthodes les plus récentes de lutte contre le choléra. Plus tard, une conférence nationale sur la prévention du choléra a eu lieu le 21 et le 22 décembre à l'Hôpital universitaire de Lagos. Elle avait pour objet d'étudier et de recommander des mesures à prendre face à une poussée épidémique. Les ministères de la santé de chacun de nos Etats et toutes nos écoles de médecine étaient représentés à cette conférence. Les principes directeurs qu'elle a fixés ont été révisés en mars de cette année à la lumière de l'expérience et des connaissances acquises depuis l'apparition de la maladie, et il s'est révélé que la conférence avait été réunie à un moment particulièrement opportun, puisque le premier cas de choléra devait être signalé quelques jours plus tard. D'après tous les comptes rendus et selon mes observations personnelles, l'épidémie est sur son décours grâce aux efforts considérables déployés par les Etats en collaboration avec le Ministère fédéral de la Santé. Nous sommes très reconnaissants à l'OMS de nous avoir aidés en nous fournissant des vaccins et en mettant à notre disposition les services d'une équipe de consultants composée d'un épidémiologiste, d'un bactériologiste et d'un clinicien, ainsi que d'un expert de la production du vaccin anticholérique, qui a préparé dans nos laboratoires de Lagos un lot de démonstration d'environ 5000 doses avant que l'équipe retourne à sa base pour préparer son rapport. A ce moment -là, le vaccin produit devait être encore soumis à divers tests, notamment de toxicité et d'antigénicité. Je ne dois pas manquer de faire part publiquement de la gratitude de mon gouvernement à l'égard d'autres organisations, comme le FISE, et de plusieurs pays amis qui nous ont généreusement fait don de vaccin, de liquide de réhydratation, de capsules de tétracycline et d'autres produits. Il est certain que la flambée de choléra au Nigéria a mis en relief les déficiences de nos installations d'assainissement et de nos approvisionnements en eau, ainsi que la nécessité de travaux de recherche plus scientifique dans des laboratoires meilleurs et mieux équipés. Un microbiologiste nigérian, travaillant au laboratoire de l'hôpital spécialisé d'Enugu, a obtenu récemment certains succès en matière de production de vaccin anticholérique. Mon gouvernement a tenu compte, dans l'élaboration du plan national de développement, de certaines de nos déficiences dans ce domaine et nous comptons sur une nouvelle assistance de l'OMS pour le développement de nos laboratoires de production sur une base régionale. L'épidémie de fièvre jaune qui s'est produite dans l'un des Etats du nord a été énergiquement combattue. On avait craint une nouvelle flambée pendant ou après la saison des pluies; heureusement, cette crainte n'était pas justifiée. La campagne contre la rougeole menée parallèlement au programme d'éradication de la variole se poursuit avec un succès considérable. En 1970, 43 305 cas, dont 233 mortels, ont été signalés, contre 89 630 cas, dont 806 mortels, lorsque le programme a été lancé en 1966.

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La méningite cérébro- spinale reste un fléau mortel dans certaines parties de la Fédération, notamment dans les Etats du nord. Une équipe d'experts de l'OMS procède actuellement à l'essai pratique du nouveau vaccin polysaccharidique dans des zones de haute endémicité, et l'on attend les résultats avec un vif intérêt. Ma délégation préconise fortement l'intensification des recherches sur la prévention de cette maladie dans la Région africaine. Mon gouvernement est fermement décidé à poursuivre énergiquement, dans le cadre de son deuxième plan national de développement (1970 -1974), une action visant à faciliter la remise en place des services sanitaires détruits ou détériorés pendant la guerre, à élargir les programmes d'assainissement et de lutte contre les maladies transmissibles autres que la variole et la rougeole, à développer le personnel médical et paramédical, à réorganiser la gestion et l'administration des hôpitaux afin d'assurer des services plus efficaces et d'améliorer la formation du personnel en cours d'emploi, à maintenir de bonnes normes sanitaires et à créer des moyens de recherche médicale et scientifique. Au cours de la période dont nous nous occupons, un institut de santé publique, une école de physiothérapie, une nouvelle école de radiographie, un nouveau laboratoire pharmaceutique et un laboratoire de contrôle qualitatif ont été mis en place. L'expansion de notre laboratoire pharmaceutique de Lagos se poursuit dans des conditions satisfaisantes. Chacun de nos douze Etats recevra une aide pour la création d'une école d'infirmières et d'une école de sages- femmes, là où il n'en existe pas encore, en application des normes fixées par les conseils fédéraux pour les soins infirmiers et les soins obstétricaux. L'Ecole de Médecine de l'Université du Nigéria, à Nsukka, a ouvert ses portes, et nous envisageons d'ouvrir notre cinquième école de médecine à l'Université d'Ife. A Benin, dans l'Etat du centre -ouest, un institut de technologie a récemment commencé à fonctionner et un centre médical complètement équipé pour la formation des médecins sera bientôt mis en place. Tous ces projets devraient aboutir à améliorer sensiblement nos services de santé de base en quelques années. Notre espoir et notre désir sont que la réalisation de ces projets nous permette de renforcer considérablement notre contribution à une amélioration réelle de la santé publique sur le continent africain. Nous comptons sur l'aide constante de l'OMS et du FISE dans la réalisation de cette ambition.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué des Etats -Unis d'Amérique.

:

Merci, Docteur Okezie. Je donne la parole au Dr Steinfeld,

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, chers amis et distingués collègues, c'est un plaisir et un honneur que de participer avec vous à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé et d'apporter à chacun de vous le salut de mon gouvernement. Le Président Nixon m'a chargé de transmettre ses salutations les plus cordiales à tous ceux qui participent à nos séances et de vous apporter ses meilleurs voeux de succès dans vos délibérations. Je tiens à féliciter sincèrement, au nom de ma délégation, notre nouveau Président, Sir William Refshauge, et aussi les Vice -Présidents nouvellement élus. L'occasion est également opportune pour rendre un nouvel hommage aux éminentes qualités de chef du Dr Candau, notre Directeur général. Le Dr Candau a été à la tête de l'Organisation pendant ses années de plus grande croissance et nous sommes heureux de pouvoir compter sur ses services. Au cours de l'année passée, le Gouvernement des Etats -Unis a réexaminé ses programmes intérieurs d'action sanitaire et, pour la première fois dans l'histoire du pays, il a élaboré une stratégie sanitaire nationale. Cinq principes fondamentaux sont à la base de la politique sanitaire nationale que les Etats -Unis ont adoptée pour la première fois et dont l'objet est d'améliorer notre système d'action sanitaire pour en faire un programme coordonné et complet, englobant les problèmes de l'éducation sanitaire, de la recherche et des prestations en matière de santé. En premier lieu, il est essentiel que chacun ait un égal accès à notre système de protection sanitaire. Il faut éliminer, ou du moins abaisser, les barrières raciales, économiques, sociales et géographiques. En deuxième lieu, il faut assurer un équilibre raisonnable entre l'offre et la demande; une augmentation de la demande qui ne peut pas être satisfaite par des ressources existantes ou prévisibles ne fait qu'aggraver les problèmes, comme nous l'avons appris à nos dépens avec nos programmes Medicaid et Medicare. En troisième lieu, le système de protection sanitaire, y compris l'éducation sanitaire, la recherche et les prestations, doit être organisé d'une manière efficace. Il serait fatal d'imposer au même vieux système inefficace le fardeau d'une demande accrue résultant d'une augmentation des financements. Combien dépenser n'est qu'une partie de la question. Ce qui est décisif, c'est de dépenser l'argent à bon escient pour que l'investissement rapporte un maximum de bénéfices. En quatrième lieu, loin de mettre au rebut la totalité du système actuel, nous utiliserons ses éléments les plus solides comme base du nouvel édifice. Rien ne provoquerait plus de désordre que de sacrifier des éléments utiles du système existant sous prétexte de faire mieux en repartant à zéro. :

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Enfin, en cinquième lieu, nos programmes seront fondés sur la santé - et non seulement sur l'action sanitaire. En d'autres termes, chaque citoyen sera encouragé à agir pour son propre bien grâce à des programmes d'éducation sanitaire, d'entretien de la santé et de prévention de la maladie. Tels sont les principes cardinaux qui ont été appliqués à la définition des nouvelles orientations et des nouveaux programmes d'action sanitaire aux Etats -Unis d'Amérique. Ce qui caractérise notre stratégie sanitaire nationale, c'est la notion d'entretien de la santé, l'accent étant mis principalement sur la prévention de la maladie et des accidents et non simplement sur les soins aux malades. Toute proposition, toute conception, toute idée nouvelles ont été jugées d'après ces critères avant d'entrer dans la politique sanitaire et les programmes législatifs à soumettre au Congrès. Dans le cadre de cette stratégie générale, le Président Nixon a décidé que la victoire sur le cancer sera un objectif national. Le Président a proposé une intensification importante des travaux de recherche fondamentale et clinique consacrés au cancer, en fait l'accroissement le plus grand, dans l'histoire de l'humanité, d'un effort de recherche portant sur une maladie particulière. Le récent foisonnement des progrès scientifiques d'intérêt cancérologique fait que le moment est opportun pour une attaque concentrée contre l'une des maladies les plus redoutables. Nos chercheurs qui se consacrent au cancer et les membres de notre communauté scientifique estiment que l'accroissement exponentiel des connaissances en matière d'oncologie virale, de cancérogenèse chimique, de biologie moléculaire, de génétique, de chimiothérapie du cancer et dans d'autres secteurs encore font que notre époque est la plus propice pour monter une offensive nouvelle et de grand style contre la famille de plus de cent maladies que nous appelons cancer. Bien qu'optimistes, nous n'escomptons pas une percée immédiate comme cela s'est produit dans le cas de la poliomyélite; néanmoins, nous pensons pouvoir accélérer considérablement les progrès de la lutte contre ce groupe de maladies, que nous pourrons sans doute vaincre une par une, à l'instar des maladies infectieuses. La prestation de services de planification familiale à tous les citoyens qui le désirent est un autre élément important de notre stratégie sanitaire nationale. Le Président Nixon a défini avec beaucoup de précisions l'objectif à atteindre les services de planification familiale devront atteindre quelque cinq millions de femmes qui souhaitent bénéficier de tels services mais en sont encore privées. Des programmes élargis de recherche, principalement orientés vers l'élaboration de méthodes améliorées de contraception, seront exécutés au cours de l'année à venir. L'effort accru qui va être entrepris aux Etats -Unis d'Amérique devrait constituer un complément à l'excellent programme qui se développe à l'heure actuelle dans le cadre de l'OMS, et qui est fondé sur la reconnaissance par celle -ci de l'importance que revêt la planification familiale pour la santé des mères et des enfants et pour le bien -être du monde. L'environnement reste l'un des soucis majeurs du monde. L'homme moderne crée la plus grande partie de son milieu personnel - bâtiments et villes, nourriture et vêtements, activités et produits industriels, transports, ordre social et institutions. Ses réalisations techniques sans précédent ont suscité des dangers nouveaux qui menacent sa santé physique et mentale. Nous en sommes venus ainsi à la notion de maladies "technogéniques ", c'est -à -dire de maladies créées par les progrès de la civilisation et des techniques. La technologie reste une arme à double tranchant, capable à la fois du bien et du mal. Les pesticides, les additifs alimentaires, les fumées de combustion, les métaux lourds et les effluents industriels, le bruit et les accidents, ne sont que quelques -unes des réalités de la civilisation technique moderne auxquelles nous devons faire face. Puisque la qualité de l'environnement influe d'une manière si évidente sur la qualité de la vie, notre organisation se trouve placée devant l'une de ses définir nettement son rôle en matière d'hygiène du milieu. Parmi les tâches les plus redoutables nombreuses organisations de la famille des Nations Unies qui s'occupent du milieu de l'homme, l'Organisation mondiale de la Santé est la seule à avoir une compétence bien définie pour traiter des rapports entre l'environnement et la santé. Nous devons nous attaquer à cette tâche, et ma délégation attend avec intérêt la discussion du Rapport du Directeur général sur cette question. S'il est vrai que le jeu incontrôlé des bouleversements techniques et sociaux a eu, par l'intermédiaire de l'environnement, de graves effets délétères sur la santé de l'homme, il faut en revanche inscrire directement au crédit de la technique les progrès spectaculaires qui ont été réalisés dans la lutte contre beaucoup de maladies transmissibles, autrefois redoutables. La mise au point de nouveaux moyens scientifiques au service de la lutte internationale contre les maladies et le rôle ae guide joué par l'OMS ont permis d'élaborer une nouvelle approche à l'égard de ce que nous appelions autrefois les "maladies quarantenaires ". Le perfectionnement du diagnostic et des techniques de dépistage et de surveillance fait qu'il est maintenant possible de protéger les populations et voyageurs internationaux sans recourir aux lourdes et restrictives pratiques de quarantaine du passé. L'avantage obtenu ne se limite pas au domaine de la santé, car l'efficacité des mesures de contrôle est maintenant assurée à un coût bien moindre. Cette conception nouvelle de la lutte contre la maladie est un excellent exemple de coopération internationale et de prise de conscience de la nécessité d'une évolution concertée, dont le mérite revient pour beaucoup aux efforts de l'OMS. Cette conception moderne de la lutte contre la maladie par une amélioration des mesures de surveillance est activement préconisée aux Etats -Unis d'Amérique et elle y est largement mise en pratique. La confiance que nous faisons à la surveillance épidémiologique est un reflet de notre :

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propre expérience et des progrès réalisés dans ce domaine grâce à la politique et aux programmes de l'OMS. Nous croyons, et en fait nous savons, que si nos efforts sont poursuivis, l'éradication de la variole sera bientôt chose faite. Le succès de cette campagne promet des succès encore plus grands dans le domaine de la coopération internationale pour la lutte contre la maladie, grâce à une utilisation intelligente de la surveillance épidémiologique. L'abus des drogues est un autre problème qui se présente partout dans le monde. De même que la cigarette, l'alcool, les accidents de la circulation et d'autres dangers qui relèvent de l'environnement, l'abus des drogues est un problème de santé qui découle de phénomènes sociaux profonds et non pas simplement d'une carence des systèmes sanitaires. Cela fait des milliers d'années que l'homme détériore son environnement personnel et social par l'abus des drogues. L'OMS a un rôle important à jouer dans la lutte contre cet abus en identifiant les drogues qui s'y prêtent particulièrement, en définissant l'épidémiologie, les bases sociales et les motivations de cette pratique, en étudiant des formules de traitement, notamment celle qui utilise la méthadone, et en analysant et évaluant les programmes de réadaptation des toxicomanes. D'une manière plus précise, la possibilité de remplacer les opiacés par des produits de synthèse pour réduire l'abus des drogues pourrait être étudiée par l'Organisation. Les réunions de l'Organisation mondiale de la Santé ont un intérêt qui dépasse ce qui s'y dit. Elles permettent de connaître d'autres systèmes sanitaires et d'autres conceptions des problèmes communs. Par là même, elles contribuent à renforcer la fraternité des hommes dans une santé meilleure. Aussi est -ce à la fois un honneur et un plaisir pour moi de représenter les Etats -Unis d'Amérique à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Merci, Docteur Steinfeld. Je donne la parole au Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Professeur TUrkân Akyol, déléguée de la Turquie. :

Monsieur le Président, Le Professeur Turkân AKYOL (Turquie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Directeur général, Excellences, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation turque, je tiens tout d'abord à vous féliciter sincèrement, Monsieur le Président, de votre élection à la présidence de cette Vingt -Quatrième Assemblée. Je suis sûre que grâce à vos qualités et à votre expérience éminentes et bien connues de ma délégation vous saurez guider les travaux de l'Assemblée vers le succès. Je tiens également à féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des deux commissions principales pour leur élection bien méritée à leurs hautes fonctions. D'autre part, au nom de ma délégation, je voudrais rendre hommage au Président sortant, le Professeur Ayé, de la Côte d'Ivoire, sous l'éminente direction duquel nous avons pu, l'année passée, faire d'excellent travail. J'ai écouté avec beaucoup d'attention le représentant du Conseil exécutif qui a excellemment présenté les rapports du Conseil. Bien que la Turquie n'ait pas brigué de siège au Conseil exécutif depuis la période 1964 -1967, elle en a toujours suivi les travaux de près et avec le plus vif intérêt. Je tiens à exprimer notre reconnaissance au Président et aux membres du Conseil exécutif pour leur travail fructueux et pour les résolutions qu'ils ont opportunément adoptées. En passant au Rapport du Directeur général, qui constitue un excellent compte rendu du travail accompli avec succès et des utiles résultats obtenus par tous les services de l'OMS sous la compétente direction du Dr Candau, je ne peux qu'exprimer ma satisfaction la plus complète et ma plus profonde reconnaissance. Les études et les recherches effectuées par l'OMS pour une meilleure protection de la santé de l'homme ne méritent que des éloges. Je voudrais citer, à titre d'exemple, les progrès réalisés dans l'amélioration du vaccin antirougeoleux dont bénéficient les enfants du monde. Ma délégation espère sincèrement que les efforts inlassables déployés pour découvrir une vaccination efficace contre la grippe et le choléra donneront bientôt des résultats. Les efforts de l'OMS dans le domaine de la formation du personnel médical, poursuivis en tenant compte des conditions et des besoins de notre époque, sont suivis avec grand intérêt par mon gouvernement qui cherche, pour sa modeste part, à y contribuer. En fait, il est d'une nécessité absolue d'apporter des réformes à l'enseignement de la médecine et aux autres secteurs d'activité touchant la médecine, et d'orienter cet enseignement vers la santé publique. Mon pays a déjà reconnu l'urgence de cette nécessité. Un département de médecine des collectivités fonctionne à l'heure actuelle dans chacune des sept facultés de médecine qui existent en Turquie. Il existe, en outre, au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale un conseil de coordination de l'enseignement de la médecine composé des doyens des facultés de médecine ou de leurs représentants. Une meilleure formation du personnel des services de santé est l'un des facteurs les plus importants de l'efficacité de ces services. L'OMS, en coopération avec le FISE, prête assistance à la Turquie dans ce domaine. D'autres projets sont mis en oeuvre avec l'aide de ces deux organisations. Je peux citer à cet égard le projet d'éradication du paludisme. En 1957, lors des premiers préparatifs faits en vue du projet antipaludique, la Turquie possédait déjà en fait une expérience d'un demi -siècle dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Néanmoins, la mise en oeuvre du projet et l'obtention des résultats :

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inscrits à son actif n'ont pas été une tâche facile. Comme c'est le cas partout dans le monde, nous nous somme heurtés à de nombreuses difficultés. Aussi est -ce un plaisir pour moi de déclarer que, sauf dans deux ou trois petites zones, le paludisme n'est plus un problème en Turquie. Un autre projet important est consacré à la lutte antituberculeuse. La campagne de vaccination par le BCG commencée en 1952, et qui se poursuit, a obtenu des succès considérables. Les cas de tuberculose généralisée, par exemple la méningite tuberculeuse, sont maintenant très rares en Turquie. Monsieur le Président, la protection maternelle et infantile et la planification familiale sont considérées dans mon pays comme des questions importantes. Je dois dire que la Turquie est l'un des pays qui accusent une augmentation très rapide de la population, avec un taux d'accroissement démographique de 2,61 %, qui affecte défavorablement la santé des mères et des enfants et entrave aussi le progrès économique et social. Je suis extrêmement heureuse de voir que l'OMS attache à cette question une importance croissante. L'Organisation aide encore mon pays dans d'autres domaines. Le temps ne me permet pas de les citer tous, mais je ne puis m'abstenir d'évoquer brièvement la question de l'hygiène du milieu. Pour diverses raisons, il est difficile d'améliorer l'environnement et, dans ce domaine, des résultats ne peuvent être obtenus qu'à longue échéance. En Turquie, comme dans beaucoup d'autres pays, le Ministère de la Santé n'est pas l'unique autorité responsable en cette matière. De même, ce domaine n'intéresse pas que les médecins. C'est plutôt l'affaire des ingénieurs sanitaires et des techniciens de l'assainissement. Malheureusement, il y a pénurie de tels spécialistes dans le monde entier et, d'autre part, l'action en matière d'environnement exige des investissements considérables de la part des gouvernements. Malgré les nombreuses difficultés qui caractérisent ce secteur important, des efforts énormes sont déployés en Turquie pour améliorer l'environnement de l'homme. Je voudrais à ce propos souligner le fait que mon gouvernement, attachant à la question une importance particulière, prendra les mesures qu'il faut pour coordonner les activités des ministères et des autres institutions intéressées. Il est parfaitement conscient de l'importance du rôle des techniciens de l'assainissement. C'est dans la conscience de ce fait que, grâce à l'aimable concours de l'OMS, et en étroite collaboration avec elle, des départements de génie sanitaire ont été créés tant à l'Université d'Ankara qu'à l'Université technique d'Istanbul. Monsieur le Président, on se préoccupe beaucoup dans mon pays de la chloration de l'eau. Une expérience amère que mon pays a faite il y a quelque huit mois prouve une fois de plus l'importance primordiale de cette activité. L'épidémie relativement réduite de choléra qui a sévi l'année dernière à Sagmalcilar, l'un des faubourgs d'Istanbul, a été transmise par le réseau de distribution d'eau, mais grâce à l'action immédiate des services sanitaires il a été possible d'endiguer l'épidémie et de rétablir en peu de temps une situation normale. Je voudrais à ce propos exprimer mes remerciements et ma gratitude au Dr Candau et à ses collaborateurs, et en particulier au Dr Dorolle, Directeur général adjoint, qui ont collaboré étroitement avec le Gouvernement turc et l'ont généreusement aidé à lutter contre la récente flambée de choléra à Istanbul. A ce propos, je me dois d'insister sur le fait qu'il est tout particulièrement nécessaire que les mesures de prévention prises par les Etats Membres contre les poussées de choléra soient entièrement conformes aux dispositions du Règlement sanitaire international. Je tiens à profiter de cette occasion pour remercier les fonctionnaires de l'OMS, qui, au prix d'efforts considérables, ont très bien réussi à régler certains différends dans le cadre du Règlement sanitaire international. Mes remerciements vont aussi aux membres du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, à qui il incombe d'examiner de tels différends. M'associant aux divers appels lancés par le Directeur général, j'exhorte les distinguées délégués rassemblés ici à faire en sorte que les mesures préventives prises contre le choléra n'enfreignent pas les dispositions du Règlement sanitaire international. Monsieur le Président, j'estime qu'il est superflu de revenir ici sur la préoccupation que nous éprouvons tous au sujet des graves problèmes résultant de l'abus des drogues. Mon gouvernement attache une importance primordiale aux aspects humanitaires de ce problème et il est résolu à s'acquitter de ses responsabilités dans l'effort de coopération internationale à la recherche d'une solution. La ferme volonté de mon gouvernement se reflète déjà dans le programme qu'il a soumis au Parlement turc, et où il a clairement déclaré qu'il assurera aux producteurs de pavot d'autres domaines d'activité rentable et aidera ceux qui voudront bien travailler dans ces nouveaux domaines. Il va sans dire que l'abus des substances psychotropes qui se fait actuellement dans le monde présente au moins autant de dangers que l'abus des stupéfiants. Aussi pensons -nous que les pays producteurs de substances psychotropes, qui en fait souffrent eux -mêmes dans une large mesure des effets nuisibles de l'abus qu'on en fait, n'épargneront aucun effort pour prendre de strictes mesures de contrôle et ratifieront bientôt la convention sur les substances psychotropes adoptée en février 1971 à Vienne. Mon gouvernement, persuadé que l'abus des stupéfiants et celui des substances psychotropes mettent également en danger la santé mondiale, croit que les mesures de contrôle en ce qui concerne les deux catégories de médicaments devraient être en principe équivalentes. Monsieur le Président, je souhaite en guise de conclusion un succès complet à l'Assemblée pour le bien -être de l'humanité.

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Belmahi, délégué du Maroc. :

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Merci, Professeur Turkân Akyol. Je donne la parole au

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Le Dr BELMAHI (Maroc) nous adressons nos félicitations les plus vives à M. le Président, Sir William Refshauge, pour sa brillante élection à la présidence. Nous ne sacrifions pas simplement à une tradition qui s'est instituée au sein de cette assemblée, mais nous exprimons surtout la satisfaction que nous avons ressentie de voir honorer une si éminente personnalité et, à travers elle, son magnifique pays. Nous sommes certains du succès de la Vingt -Quatrième Assemblée grâce à l'impulsion que son Président saura donner à nos travaux; il peut être assuré de l'esprit de coopération qui anime la délégation représentant le Gouvernement de Sa Majesté Hassan II, roi du Maroc. Et puisque le débat actuel est consacré à la discussion du Rapport du Directeur général, je dois dire ici toute notre admiration devant le travail accompli et les résultats acquis. L'année écoulée n'a pas manqué de susciter des difficultés pour notre organisation qui, en certaines circonstances, a été soumise à des efforts particulièrement dramatiques. Rarement un problème a soulevé autant de polémiques et éveillé autant de passion que l'extension du choléra. A des exigences excessives, voire discriminatoires, en matière de vaccination et de prophylaxie a répondu une discrétion exagérée sur une infestation souvent manifeste. Tout cela a contribué à créer un climat de suspicion, d'insécurité, de méfiance et même de hantise, qui a remis en question les principes de notre organisation supposés universellement admis et unanimement adoptés. L'attitude pleine de courageuse clairvoyance et de sage autorité adoptée par M. le Directeur général a permis de garder à notre organisation tout son prestige sans porter atteinte aux intérêts des Etats. Nous enregistrons avec satisfaction le recul régulier de la variole, du paludisme, de la tuberculose et autres maladies transmissibles. Cette même volonté qui anime l'OMS dans la lutte contre les maladies contagieuses a toujours orienté nos programmes nationaux, nous permettant d'éradiquer la variole depuis plus de vingt ans, de faire un siège de plus en plus efficace de la tuberculose et de nous acheminer davantage chaque jour vers la disparition totale du paludisme. Notre but étant d'atteindre le meilleur niveau de santé possible, nous ne saurions limiter nos ambitions à l'élimination des maladies transmissibles. Nous entendons participer à toutes les activités de l'OMS afin d'y apporter le fruit de notre expérience et notre contribution à la promotion de la santé et aux progrès de la science médicale. Le choix du sujet des discussions techniques nous paraît particulièrement judicieux, bien que le terme "examens de masse" soit à notre sens dépassé et n'ait plus cours dans notre vocabulaire depuis que l'intégration de nos activités nous a permis une meilleure utilisation du personnel, du temps et un échelonnement logique du travail, l'action de santé publique maintenant personnalisée restant unique dans la diversité de ses aspects et des appellations auxquelles elle donne lieu. Nous ne rejetons pas l'examen à grande échelle, instrument précieux du dépistage et de l'épidémiologie, mais nous entendons qu'il s'agisse plus de recherche normalisée, voire automatisée, et qu'en aucun cas l'individu ne doive se fondre dans la masse pour y devenir un anonyme trop facilement, hélas, identifié à un diagnostic, une déviation métabolique, une curiosité génétique, quand ce n'est tout simplement un chiffre ou une perforation sur une carte. L'acte de santé publique, dans notre optique, doit rester individuel tout en touchant la totalité des individus; c'est dire les qualités de spécificité, de précision, de reproductibilité, d'innocuité que nous attendons de tous les moyens et procédés que l'on pourrait nous proposer. Les spectaculaires progrès faits en matière d'immunologie et de techniques de laboratoire nous font cependant envisager favorablement l'utilisation d'enquêtes sérologiques à fins multiples et l'adoption plus large de techniques d'immunofluorescence afin de faire bénéficier le maximum de personnes de moyens modernes de dépistage. Les exigences en matière de santé devenant de plus en plus précises, les dépenses pour y faire face de plus en plus lourdes, force a été pour nous de chercher très tôt la meilleure utilisation possible deenos moyens - la meilleure formule en matière de planification, de programmation des activités, de systématisation des services de santé, de formation du personnel médical et paramédical, de promotion et de perfectionnement du personnel en cours d'emploi. La mise sur pied de services sanitaires de base polyvalents, l'intégration des activités dans un programme de travail bien codifié sont déjà une tradition bien établie au Maroc. C'est dire que nous ne saurions trop approuver et soutenir les vues pleines de bon sens et de pertinence exprimées par notre Directeur général dans ce domaine. Mais quels que soient l'ambition d'un programme et son caractère de précision et d'opportunité, il doit être appuyé par une formation professionnelle valable et adaptée. C'est ainsi qu'en matière d'enseignement médical, nous avons le souci constant de donner les notions les plus modernes et les plus complètes, qui fassent du médecin un véritable scientifique sans qu'à aucun moment il ne perde de vue sa mission sociale et humanitaire. Le danger qui menace la médecine est que, dans sa recherche fondamentale, dans son désir de devenir une science la plus exacte possible, elle ne finisse par devenir trop abstraite, par chercher la connaissance pour la connaissance et par perdre de vue l'homme, dont la santé et le bien -être doivent rester l'objectif fondamental de notre profession. C'est pour

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cela que nous ne saurions trop applaudir à cette redécouverte de la médecine qui semble se faire partout dans le monde où 1 'enseignement de la santé publique fait son entrée dans les facultés de médecine en tant

que discipline de base et de spécialité majeure. L'adaptation de la médecine à un contexte social et humain n'a jamais signifié pour nous une médecine de seconde zone, simplement orientée vers la prévention de certaines maladies. Mais il s'agit, à travers les connaissances les plus précises, les plus profondes que permettent les sciences et les techniques actuelles, de refaire la synthèse de la médecine afin de retrouver le concept de l'homme total dans toute son intégrité. Que demande -t -on au médecin au sens moderne du mot ? Que peut attendre un individu du médecin, tel que nous devons le concevoir ? Evidemment, il s'agit pour lui de savoir parfaitement diagnostiquer les maladies, même à leur début, et de savoir les traiter au mieux des connaissances du jour, ce qui fait pratiquement de lui un homme de science et un technicien au courant des connaissances les plus récentes et du maniement des moyens les plus perfectionnés jusqu'aux appareils électroniques, fiches perforées, voire ordinateur ... Mais on lui demande aussi et surtout d'avoir une approche humaine du malade et de la maladie, de donner tout son contenu à cette vérité déjà ancienne "qu'il n'y a pas de maladies mais qu'il n'y a que des malades ". A une même agression, des individus différents réagissent de manières très variées, parfois foncièrement opposées, en fonction de leur patrimoine héréditaire, de leurs propres structures, du milieu dans lequel ils vivent - qu'il s'agisse du milieu physique, social ou économique. C'est assez démontrer la nécessité de cette "approche multidisciplinaire" où démographie, sociologie, épidémiologie, statistiques, recherche opérationnelle, planification, organisation doivent trouver leurs droits. Quelle tâche écrasante que celle du médecin, s'il devait agir seul. En médecine plus qu'en tout autre domaine, la nécessité d'un travail d'équipe s'impose chaque jour davantage. Le médecin doit y jouer le rôle de chef, d'animateur, mais aussi de formateur, car le succès de sa mission dépendra de son rayonnement au sein de son équipe. Cette dernière autant que son chef doit être préparée à sa tâche. L'agencement des programmes de formation du personnel paramédical doit être tel que, dans sa partie théorique, scientifique et pratique, il reste conforme à la réalité locale. La médecine, dans son sens le plus large, profite des progrès de la science et de la technologie; comme elles, elle avance à pas de géant. C'est donc se condamner à une médiocrité fatale de ne vivre que sur ses connaissances acquises. Aussi l'entretien du savoir, comme son perfectionnement, ne sauraient nous laisser indifférents. C'est dans cette optique que nous lançons un vaste programme de perfectionnement en cours d'emploi et que notre système de formation professionnelle ouvre à tous nos cadres les voies de la promotion interne. Dans ce but, nous avons entrepris une réforme totale de nos programmes de formation du personnel paramédical, visant à l'amener à penser son rôle, à le méditer face aux réalités nationales et locales. Nous avons voulu lui inculquer un comportement et une attitude d'esprit adaptés aux malades beaucoup plus qu'une connaissance approfondie des maladies. Compte tenu des objectifs de qualité et quantité que nous nous sommes fixés, nous avons été conduits à doubler nos effectifs dans les écoles et à systématiser l'implantation de ces dernières dans le cadre de la régionalisation des services de santé publique. L'ingénieur sanitaire s'intègre de plus en plus dans les équipes médicales, et nous nous réjouissons d'avoir vu s'ouvrir au cours de l'année 1970, dans le cadre de l'Ecole Mohammedia d'Ingénieurs, le Centre de Génie sanitaire créé grâce à l'aide et à la collaboration de l'OMS. Ceci souligne l'essor que nous entendons donner aux problèmes d'hygiène du milieu et de lutte contre la pollution. Dans ce domaine, comme dans celui de l'alimentation en eau des collectivités, l'OMS nous apporte une aide précieuse pleine d'efficacité et de franche coopération. Ce sont là, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs, les quelques idées que je voulais soumettre à votre appréciation et à votre méditation. Elles montrent à quel point notre tâche devient variée, étendue, difficile, mais n'en est pas moins passionnante et c'est cette atmosphère de lutte permanente, de recherches et de découvertes quotidiennes qui donne à notre mission son caractère exaltant et supérieurement humain. Je ne voudrais pas terminer sans rendre hommage à l'efficacité de notre organisation, à l'action soutenue de notre Directeur général, au dévouement et à la compréhension de notre Directeur régional et de tout son personnel. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Jamaique, le Dr Street. :

Merci, Docteur Belmahi. Je donne maintenant la parole

Le Dr STREET (Jamaique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les Vice Présidents et autres membres du bureau, veuillez accepter les félicitations de ma délégation. Je tiens également à féliciter le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1970, activité déployée pour relever le niveau de santé, faciliter la compréhension entre les peuples du monde, renforcer les communications, améliorer l'assistance sanitaire destinée à soulager les souffrances, et développer la coopération en vue de promouvoir la santé et le bien -être de l'homme. La Jamaique a maintenu les rapports les plus étroits avec l'OMS et l'OPS, afin d'améliorer la santé de sa population; mais en même temps nous avons cherché à intensifier notre action sur le plan national. :

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J'évoquerai brièvement la situation sanitaire à la Jamatque. L'année 1970 a été marquée par le recensement décennal qui a dénombré 1,9 million d'habitants, alors que le nombre prévu d'après les projections était supérieur à 2 millions. Cet écart nous a amenés à réviser nos statistiques antérieures. Je suis cependant heureux d'indiquer, sur la base des chiffres corrigés du recensement, que notre taux de natalité totale est tombé de 35 pour 1000 en 1969 à 34 en 1970, que notre taux de mortalité infantile a reculé de 33 pour 1000 en 1969 à 32 en 1970 et que le taux brut de mortalité est passé de 8 à 7,6 pour 1000, avec une espérance de vie de 68 ans. Nous sommes particulièrement satisfaits, en ce qui concerne notre programme de santé de la famille, de la diminution du taux de mortalité infantile, essentiellement due peut -être à l'importance accordée en 1970 aux activités de nutrition. Le programme de planification familiale entrepris en 1968 a été bien accueilli dès le départ. Nous renforçons actuellement ce programme en développant les activités de protection maternelle et infantile, de manière à faire bien comprendre l'importance de la planification familiale et de la qualité des conditions de vie des enfants et des mères. Dans une région pilote où nous avons mené des activités intensives de protection maternelle et infantile, le taux de mortalité infantile, qui était de 29 pour 1000 en 1969, est tombé à 21 en 1970, et le taux de natalité est passé de 37 pour 1000 à 29 au cours de la même période. Nous espérons que ce résultat encouragera tous les travailleurs sanitaires s'occupant de la santé de la famille. Dans ce domaine, la préparation à la vie familiale a été axée sur les jeunes auxquels on a donné, outre des informations élémentaires sur la reproduction et la fécondité, des notions sur les responsabilités de la famille en matière de nutrition, sur la lutte contre les maladies transmissibles, et différents autres éléments d'éducation sanitaire. Nous souhaitons vivement que l'éducation sanitaire soit inscrite dans les programmes dès les premières années de la scolarité. Cette mesure, à notre avis, est l'un des moyens les plus importants pour améliorer rapidement la santé dans les pays en voie de développement, et nous espérons voir se renforcer les activités exercées en collaboration par l'OMS et l'UNESCO dans ce domaine. En ce qui concerne les maladies transmissibles, et plus particulièrement le paludisme, la situation le pays est en phase d'entretien depuis 1964 et aucun cas de paludisme n'a été déclaré est inchangée en 1970. La tuberculose a régressé de façon suivie, et les salles pour tuberculeux des hôpitaux ruraux ont pour la plupart été converties en école d'aides -infirmières. Pour ce qui est de la lutte antivectorielle et de l'éradication d'Aedes aegypti, nous avons réussi avec la coopération de l'unité d'essai des insecticides de l'OPS à ramener l'indice d'Aedes de 30 % - niveau d'il y a trois ans - à près de O en utilisant l'Abate comme insecticide. Nous suggérons à nouveau qu'au stade actuel ce programme fasse l'objet d'études coûts /avantages dans le cadre des recherches opérationnelles menées dans ce domaine. Les maladies transmises par l'eau ont malheureusement augmenté en 1970. Nous espérons redresser la situation. Un cours de onze semaines sur la qualité de l'eau, s'adressant à tout le personnel travaillant dans ce domaine et organisé par l'OPS, l'OMS et le Gouvernement de la Jamatque, se déroule actuellement; par ailleurs, un nouveau programme interministériel et interdisciplinaire de génie sanitaire devrait amener une amélioration. Les progrès les plus nets ont été enregistrés, à notre avis, dans le domaine de la planification sanitaire nationale à la suite d'un cours de quatre mois organisé conjointement, vers la fin de 1970, par l'Université des Indes occidentales, le Gouvernement de la Jamaïque et l'OMS. En outre, de nombreux séminaires ont été organisés pour les travailleurs sanitaires de tous niveaux afin d'établir l'infrastructure et de développer les attitudes mentales nécessaires à la mise en place d'un système de planification sanitaire satisfaisant, où l'importance du travail en équipe serait reconnue. A cet égard, je tiens à mentionner les cours pour archivistes médicaux qui nous ont permis, avec l'aide de l'OMS, de créer les maillons nécessaires pour l'établissement de statistiques sanitaires complètes. Dans le domaine des soins médicaux, une enquête (suivie d'un séminaire) a été faite sur les services d'anesthésie du pays, en vue d'évaluer les besoins en matière de formation de médecins et d'infirmières spécialisées, dans les régions rurales notamment. Cette étude pourrait être utile à d'autres pays se trouvant dans une situation analogue à la nôtre et désireux d'améliorer leurs services de soins médicaux. Avec le concours de la Banque mondiale, nous renforçons sur les plans quantitatif et qualitatif les installations des départements d'obstétrique des hôpitaux et des consultations maternelles rurales. Nous espérons améliorer les mesures prises pour atteindre les mères au moment de l'accouchement, époque à laquelle elles semblent particulièrement réceptives à l'éducation sanitaire générale et aux conseils de planification familiale. En ce qui concerne les maladies non transmissibles, les maladies cardio -vasculaires viennent toujours en tête des causes de décès; nous avons créé en 1970 une Fondation pour les Maladies du Coeur, qui doit donner l'impulsion première à un programme de prévention et renforcer les services de réadaptation précoce. Nous souhaiterions que soit établi un registre de l'hypertension semblable au registre du cancer et au registre des médicaments qui existent déjà à la Jamatque. Nous serions très reconnaissants à l'OMS de nous aider à développer nos services de santé mentale, en particulier pour l'institution d'un service décentralisé. :

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En hygiène du milieu, nous nous sommes heurtés en 1970, comme d'autres pays, à des difficultés résultant de la pénurie de personnel. C'est précisément à ce moment que les moyens d'information de masse mettaient l'accent sur les problèmes posés par la pollution de l'environnement. Nous n'avons .malheureusement pas assez d'ingénieurs sanitaires; mais, dans ce domaine, nous devons rendre hommage à l'OMS, qui nous a prêté un concours inappréciable en nous assurant des services de consultant et en nous aidant à mettre au point un programme complet de protection de l'environnement. Nous cherchons à obtenir une aide pour mettre au point un laboratoire central de la santé publique qui coordonnerait les activités les plus modernes dans ce domaine. Il existe déjà à la Jamaique une station de surveillance de l'atmosphère et une station de surveillance des rayonnements, qui font partie du réseau installé dans les Amériques. Nous possédons également un système de contrôle des eaux côtières et un système de contrôle rural, ainsi qu'un bureau s'occupant des normes pour les produits alimentaires. Nous aimerions que ces installations de surveillance soient développées, car nous partageons les préoccupations mondiales au sujet des problèmes que pose l'environnement de l'homme. Je voudrais réaffirmer ici le désir de mon pays de collaborer aux travaux de l'OMS en sa qualité de centre d'information sur les activités d'hygiène du milieu dans le monde. Quoi qu'il en soit, les préoccupations que nous pouvons avoir au sujet de l'environnement ont toutes pour objet, en fin de compte, la santé de la population. Cherchant à améliorer la santé de nos travailleurs, nous nous préoccupons plus que jamais d'organiser un bon service de médecine du travail et d'hygiène industrielle. Nous demandons instamment à l'OMS de développer ce secteur d'activité, qui tient une place importante dans la surveillance de l'environnement. Avec le concours éclairé de l'Organisation, un accord a été conclu avec la FAO sur la participation de la Jamaique au Programme alimentaire mondial. Les denrées alimentaires ont commencé d'arriver au début de l'année; les économies réalisées sont affectées aux centres d'ergothérapie de quatre hôpitaux qui reçoivent des malades chroniques pour des séjours de longue durée. Nous espérons que ce programme va être développé. A titre d'exemple de coopération régionale et multinationale à des fins constructives dans le domaine de la santé, je tiens ici à rendre hommage à l'assistance bilatérale qui a été accordée à la Jamaique, et je mentionnerai en particulier le Canada, le Royaume -Uni et la Nouvelle -Zélande dans le cadre du Commonwealth, ainsi que d'autres pays amis. En 1970, la contribution la plus importante nous a été apportée par le peuple des Etats -Unis grâce au navire -hôpital "Hope ". L'aide très importante que nous recevons par ce moyen porte sur les soins médicaux aux malades, la formation de personnel paramédical, les études universitaires et postuniversitaires de médecine et les activités de santé publique. Je tiens à rendre hommage à la collaboration suscitée par l'OMS, en indiquant que c'est précisément à l'Assemblée de mai dernier que les contacts ont été pris pour cette nouvelle forme d'assistance bilatérale. Cette aide compense d'une certaine manière l'exode d'infirmières, de personnel paramédical et de médecins vers des régions où les rémunérations sont plus élevées. J'ai parlé tout à l'heure de la mise à profit des économies réalisées grâce au Programme alimentaire mondial, et j'aimerais ajouter quelques mots à ce sujet. La présente décennie a été déclarée décennie du désarmement par l'Assemblée générale des Nations Unies. La résolution 2685 (XXV) de l'Assemblée générale mentionnait les conséquences économiques et sociales du désarmement. Elle priait les institutions spécialisées de soumettre leurs observations et recommandations au Secrétaire général pour transmission, par l'intermédiaire du Conseil économique et social, à l'Assemblée générale de 1973, année où débute le programme quinquennal de travail de l'OMS dans cette décennie. Je propose à la présente Assemblée que l'Organisation prenne une décision à cet égard. L'OMS devrait jouer un rôle directeur, étant l'institution du système des Nations Unies qui devrait être chargée de déterminer la manière dont les économies réalisées grâce au désarmement pourraient être employées à des fins constructives pour la santé dans le cadre d'une action mondiale concertée. De nombreuses activités sanitaires s'y prêtent. On pourrait mettre l'accent sur l'amélioration des moyens de communication dans les régions écartées; mettre au point des programmes plus spécifiques d'action coordonnée pour la lutte contre les calamités et le secours aux pays qui en sont victimes. Par ce moyen nous contribuerions à assurer la paix, la justice et le vrai progrès et à créer un monde plus stable et plus sûr où nos peuples pourraient vivre, aimer et travailler. C'est par une telle action qu'il faudrait engendrer le véritable esprit d'universalité, d'amitié et de coopération, et donner à notre jeunesse qui en est privée l'occasion de participer à des activités tendant à améliorer la condition de l'homme et à distribuer équitablement les ressources. L'OMS est l'institution qui - plus que toute autre - pourrait apporter ce message au monde dès maintenant. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Street. Avant de donner la parole au délégué du Liban, je dois rappeler - et j'hésite à le faire - que si nous voulons terminer cette discussion générale et avoir suffisamment de temps pour les discussions en commission, les délégués doivent faire leur possible pour limiter leur intervention aux dix minutes prévues. Je donne la parole au délégué du Liban, le Dr Anouti. :

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Monsieur le Président, au nom de la délégation libanaise, je tiens à vous Le Dr ANOUTI (Liban) exprimer mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain que sous votre conduite harmonieuse les travaux de cette assemblée seront fructueux et efficaces. Mes compliments vont aussi à MM. les Vice -Présidents, ainsi qu'à MM. les Présidents des commissions à qui je souhaite plein succès. Le Directeur général de l'OMS nous a présenté comme les années précédentes un excellent Rapport, plein de perspicacité. C'est un document fort utile et les renseignements qui y sont donnés facilitent dans une large mesure nos travaux. Je saisis donc cette occasion pour présenter au Dr Candau, notre Directeur général, et à ses collaborateurs, mes sincères félicitations et mes chaleureux remerciements. Honorables délégués, les bases sur lesquelles s'est édifiée la civilisation humaine au cours de l'histoire ont varié suivant l'évolution de l'esprit humain et les progrès de la science, mais la santé est demeurée le fondement immuable de toute civilisation dans chaque époque et dans chaque génération. Bien que la santé n'ait jamais été aussi avancée qu'aujourd'hui, et bien qu'elle soit protégée et soutenue par la plus grande organisation sanitaire qu'ait connue l'histoire, elle ne jouit pas encore de la compréhension et de l'appréciation nécessaires, qui s'harmonisent avec son importance et son influence dans le développement de la vie intellectuelle et sociale en ce monde. La santé a progressé en tant que science pure. Cependant, le côté pratique qui lui permettrait de se traduire en programmes et en projets effectifs n'en constitue qu'une partie réduite. Et de ce grand vide entre les larges connaissances théoriques et les services appliqués et restreints qui caractérisent la santé publique dans la plupart des Etats Membres, il résulte que cette science est, parmi les sciences médicales, la plus déficiente, la moins importante et la moins attirante pour les médecins et pour les instituts médicaux. La santé publique ne regagnera pas son prestige tant qu'elle ne se concrétisera pas par des services tangibles dont profitera chaque individu, dans l'ensemble des peuples, de façon à être un fondement solide et effectif du progrès de l'humanité. Et ce devoir est l'une des premières responsabilités humaines et civiques qui incombent à cette organisation et à chaque autorité et organisme sanitaire dans le monde. Mais, si la civilisation profite au maximum de la santé, elle lui cause elle -même assez souvent des préjudices dont on ne peut atténuer les dangers. Les sources artificielles de rayonnements ionisants et les déchets toxiques qui résultent de l'industrie polluent l'air et l'eau. Cette pollution menace l'homme et attaque des sources importantes de sa nutrition. La propagation de certaines maladies dangereuses telles que le paludisme et la bilharziose s'intensifie avec le développement des projets d'irrigation dans certains pays. Par conséquent la santé publique, que ce soit en milieu sous -développé ou en milieu très évolué, ne peut être que la victime de certaines activités de l'homme. Mais, si l'homme de l'âge spatial a causé du tort à la santé involontairement ou accidentellement, très souvent il a commis ce délit volontairement. Si l'on peut trouver une excuse à ceux qui causent un détriment involontaire à la santé alors qu'ils s'efforcent de bâtir la civilisation, quelle excuse peut -on trouver à ceux qui détruisent volontairement la civilisation sans tenir compte de la vie humaine ? Il n'est pas suffisant de consacrer à la santé publique des budgets généreux et de lui assurer les possibilités techniques et matérielles nécessaires, mais il serait indispensable que la paix s'instaure parmi les nations et que l'esprit de charité et de fraternité humaine se répande entre elles pour que l'esprit du mal et de la haine ne menace pas les efforts louables de ceux qui travaillent dans cette organisation et dans beaucoup des Etats Membres. Si l'on trouve une excuse à ceux qui ne peuvent empêcher la nature de détruire l'oeuvre de la santé publique, quelle excuse peut -on trouver à ceux qui ne dominent pas leur égoïsme, qui les pousse à compromettre les plus beaux fondements de la civilisation humaine ? Il est malheureux de voir ceux à qui incombe la responsabilité de la santé publique se heurter à l'insouciance et à la négligence d'autres responsables dans d'autres domaines. La femme qui adopte un enfant ne peut parvenir au stade de dévouement sublime que connaissent les vraies mères. La santé publique demeure orpheline dans beaucoup de pays. Espérons qu'elle rencontre le père qui la protégera par ses sentiments humains à côté de la mère qui la couve de son affection. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de l'Ouganda, le Dr Gesa.

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Merci, Docteur Anouti. Je donne maintenant la parole au

Le Dr GESA (Ouganda) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, c'est un grand honneur pour moi que d'apporter les salutations du Gouvernement et du peuple de la Seconde République de l'Ouganda aux nations représentées à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Au nom de ma délégation, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président, ainsi que les Vice -Présidents et Messieurs les Présidents des deux commissions principales, de votre élection à ces éminentes fonctions. Les maladies transmissibles demeurent l'une de nos principales préoccupations. Les lueurs d'espoir qui émanent du Rapport bien documenté et très complet du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 ont donc été particulièrement bienvenues en Ouganda, pays purement continental, ayant des frontières communes avec de nombreux voisins aux prises avec des problèmes analogues et, par conséquent, particulièrement exposé. Les possibilités de mise au point d'un vaccin sar et efficace contre le paludisme et d'un test simple et pratique permettant de distinguer entre Trypanosoma brucei et T. rhodesiense, avec :

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l'espoir que cela permet d'entrevoir pour les enquêtes épidémiologiques, sont très intéressantes. La possibilité qu'intervienne une révolution dans la prophylaxie et le traitement de la rage humaine grâce aux travaux sur de nouveaux vaccins possédant un pouvoir antigénique élevé présente également un intérêt considérable pour des pays comme le nôtre. Nous continuons à nous efforcer de développer nos services d'épidémiologie et de laboratoire, en espérant recevoir d'ici peu l'aide demandée dans ces domaines. Compte tenu de ce que j'ai déjà dit, on ne saurait trop souligner l'importance d'un développement dans ces secteurs. En Ouganda, le programme d'éradication de la variole a continué à se dérouler d'une manière extrêmement satisfaisante, et je peux déclarer que depuis deux ans il ne s'est pas produit un seul cas de variole indigène. Nous sommes très reconnaissants à l'OMS de l'aide importante qu'elle nous fournit à cet égard. En ce qui concerne la tuberculose, la campagne de vaccination par le BCG a continué à progresser parallèlement à une campagne nationale de lutte antituberculeuse. La formation du personnel sanitaire de base aux techniques appropriées a bénéficié d'une attention considérable. Il est regrettable que personne n'ait été disponible pour remplacer le médecin de l'OMS avant son départ, étant donné que le programme est maintenant très avancé. Par ailleurs, la seconde enquête tuberculinique - dont on espère qu'elle permettra d'élucider l'évolution naturelle de l'infection tuberculeuse - a été menée à bien et, en Ouganda, nous sommes très heureux d'avoir eu la possibilité de participer à cet important travail. Deux autres aspects du problème des maladies transmissibles méritent d'être relevés dans un pays comme l'Ouganda. L'association possible entre des maladies telles que la schistosomiase et des projets d'irrigation et de retenue des eaux revêt une grande importance, compte tenu des plans de développement nationaux, et doit faire l'objet d'une étude constante. La question a été examinée à la conférence scientifique annuelle du Conseil de la Recherche médicale d'Afrique orientale qui a récemment eu lieu à Kampala. D'autre part, dans les pays agricoles, les zoonoses ont de graves conséquences économiques et sanitaires, comme pourrait en avoir l'utilisation des antibiotiques en élevage et en médecine vétérinaire. La nécessité d'une collaboration étroite entre les services de santé et les services vétérinaires ne saurait donc être trop soulignée, et nous espérons recevoir d'ici peu l'assistance que nous avons demandée dans le secteur de la santé publique vétérinaire. La réunion du Comité OMS d'experts de la Fièvre jaune, qui s'est tenue à l'Institut de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale à Entebbe (Ouganda), a été un événement de grande importance, notamment du fait de la diminution, signalée depuis une vingtaine d'années, des anticorps chez les singes. Dans le domaine des recherches sur les virus, en tant que gouvernement hôte, nous sommes extrêmement reconnaissants à l'OMS de l'aide qu'elle nous a apportée pour agrandir les laboratoires de l'Institut de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale à Entebbe; c'est là certainement une étape importante dans le développement des recherches sur les virus en Afrique orientale, et sur les problèmes de santé publique en général. Les services agricoles, vétérinaires et sanitaires prêtent une attention considérable à l'utilisation des insecticides et des pesticides, et nous apprécions énormément l'excellent travail fait dans ce domaine par l'OMS et la FAO, en ce qui concerne notamment l'évaluation des nouveaux produits. Mon ministère considère que la question du contrôle de la qualité des médicaments revêt une grande importance pratique et économique et demande une aide dans ce domaine. La possibilité de fonder une industrie pharmaceutique en Afrique orientale soulève un intérêt considérable. Dans le domaine de l'hygiène du milieu, nous apprécions beaucoup l'aide fournie par l'OMS au projet d'approvisionnement en eau et d'aménagement d'égouts dans les zones de Kampala et de Jinja. Nous envisageons de mettre en route des projets semblables, d'envergure appropriée, dans les régions rurales. En attendant, mon ministère continue à se préoccuper des problèmes généraux que pose l'urbanisme, notamment la construction d'habitations peu cotteuses, et des problèmes d'évacuation de plus en plus graves qui résultent de l'accroissement de l'utilisation totale de l'eau. Le développement des services de santé se poursuit sur une base intégrée, l'accent étant mis dans les écoles sur la formation de travailleurs polyvalents. A cet égard, nous apprécions vivement la place faite par le Directeur général à la santé de la famille. Les problèmes de nutrition demeurent; nous nous efforçons maintenant de leur accorder une place plus grande dans la formation médicale, et de développer les programmes de nutrition appliquée. C'est pourquoi l'élargissement des activités du Groupe consultatif FAO /FISE /OMS des Protéines est particulièrement bienvenu. Nous avons pris note avec grand intérêt des faits nouveaux signalés par le Directeur général dans le domaine de la médecine du travail, en ce qui concerne notamment l'agriculture, les petites industries et les mines. Mon gouvernement envisage actuellement d'établir un institut de médecine du travail, fonctionnant sur une base régionale. Cet institut aurait un rôle important à jouer en formation et en recherche, ainsi que dans la surveillance de la pollution de l'environnement. Parmi les nombreux progrès réalisés dans le domaine de la formation professionnelle, je dois citer le développement de la formation postuniversitaire à l'Université Makerere de Kampala. L'assistance de l'OMS, sous forme de subventions et de bourses d'études, a été inappréciable. Nous avons également demandé une aide pour former sur place les enseignants dont nous avons besoin pour les professions paramédicales.

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Les observations du Directeur général sur le rôle des centres internationaux de référence sont très justes, et nous sommes fiers du travail qui s'accomplit dans les centres pour les maladies à virus et la trypanosomiase qui se trouvent dans notre pays. Ils continuent d'attirer beaucoup de visiteurs. Voici quelques -unes des réflexions que m'a inspirées le Rapport extrêmement intéressant du Directeur général. En conclusion, nous sommes reconnaissants à l'OMS, au FISE et aux autres organismes de toute l'assistance qu'ils nous ont fournie. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Viet -Nam, le Dr Tran Minh Tung. : :

Merci, Docteur Gesa. Je donne maintenant la parole au

Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, Le Dr TRAN MINH TUNG (Viet -Nam) c'est un privilège et un honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui au nom de la délégation de la République du Viet -Nam pour adresser à M. le Président nos chaleureuses félicitations pour son élection à cette haute fonction. Mes félicitations vont également aux Vice-Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des principales commissions pour leur nomination à ces postes importants. Je voudrais ensuite exprimer toute l'admiration de ma délégation pour l'excellent Rapport présenté par le Directeur général de l'OMS, admiration qui du reste ne se teinte d'aucun étonnement, puisque, depuis des années, nous avons l'occasion d'apprécier de la façon la plus évidente le progrès et l'élargissement constants des activités et des services organisés par l'OMS sous la sage direction du Dr Candau. Il y a un an, la République du Viet -Nam a fêté le vingtième anniversaire de son adhésion à l'Organisation mondiale de la Santé, et elle l'a fait avec fierté et avec plaisir. Depuis plus de vingt ans, l'OMS n'a cessé d'apporter à notre pays une assistance précieuse qui, coordonnée avec l'aide provenant d'autres organisations internationales et des pays amis, a permis aux autorités sanitaires du Viet -Nam de faire un très grand pas dans la sauvegarde de la santé de la population. Dans le domaine de la médecine curative, l'appareil hospitalier par exemple a été nettement amélioré en dépit des destructions et des restrictions dues à la guerre. Le nombre total de lits, qui était de 14 000 en 1962, va dépasser le chiffre de 22 000 à la fin de cette année. Presque tous les grands hôpitaux généraux ont été ou sont en train d'être complètement rénovés, certains avec l'assistance généreuse des pays alliés et amis. Toutes les provinces sont actuellement desservies par des hôpitaux ayant de 100 à 400 lits, assistés d'un réseau serré et maintenant complet d'infirmeriesmaternités de district et de postes communaux de santé rurale, à la fois dispensaires et maternités. Nous notons aussi de grands progrès dans la qualité des soins médicaux dispensés dans les établissements hospitaliers. Citons notamment la création de banques de sang dans tous nos hôpitaux, la réorganisation du réseau de laboratoires cliniques, le renforcement des services de consultations externes et des services d'urgence, l'amélioration du système de ravitaillement en matériel sanitaire et en produits pharmaceutiques. De mame, des progrès notables ont été enregistrés dans le domaine des soins infirmiers. Un système plus effectif de supervision technique, établi dans tous les hôpitaux, a permis d'améliorer de façon significative la qualité des soins infirmiers donnés aux malades. La gestion des hôpitaux a fait aussi l'objet d'une réorganisation qui va aboutir à une transformation du statut actuel des établissements hospitaliers, qui passeront de l'état d'établissements d'assistance gratuite à celui d'organisations jouissant d'une autonomie financière plus ou moins complète. Dans le domaine des activités de santé publique, d'importantes réalisations ont aussi été enregistrées. Les programmes de lutte contre les maladies transmissibles continuent de recevoir la priorité dans notre action. Ainsi, les mesures prises pour la protection de la population contre la peste et le choléra se sont renforcées et ont été rendues plus effectives encore. Les cas de peste ont diminué sensiblement, tandis que le choléra a régressé de façon notable. D'autre part, la lutte contre la tuberculose retient l'attention toute particulière de notre ministère et fait l'objet d'un programme national qui s'étend aux plus lointaines des régions rurales. La vaccination par le BCG des nouveau -nés et des enfants d'âge scolaire en constitue pour le moment l'objectif principal. La vaccination contre la coqueluche, le tétanos et la diphtérie est systématiquement réalisée dans les écoles primaires et dans les consultations d'enfants sains. Le vaccin antipoliomyélitique oral est aussi utilisé de façon extensive. Un projet de loi va instamment rendre obligatoire pour tous les enfants du Viet -Nam la vaccination contre les maladies transmissibles. Dans le cadre des activités de santé rurale, et dans le but d'inciter la population à participer aux activités de santé publique sur les bases du développement communautaire, un programme spécial, dit des "hameaux de santé ", a été mis sur pied dans toutes les provinces du pays cette année. Le "hameau de santé" constitue en premier lieu l'objectif à réaliser par les efforts coordonnés de nos techniciens de santé publique et de la population elle -même pour réaliser les conditions de vie les meilleures du point de vue de l'hygiène et de la santé. Ce sera aussi le point d'impact précis et limité de la plupart des programmes de santé publique qui pourront déployer leurs activités dans des conditions optimales.

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Le programme de protection maternelle et infantile, sur les bases d'une infrastructure complète et étendue qui couvre la totalité du territoire et est forte de l'expérience d'un personnel enthousiaste et bien formé, va prendre encore plus d'ampleur en se développant suivant un plan coordonné, par une meilleure intégration de ses activités classiques avec les programmes de nutrition, de planification familiale et d'hygiène dentaire. En outre, une récente réalisation mérite d'être signalée. C'est la création d'un Institut national de Santé publique sous le patronage technique et avec l'aide matérielle de l'OMS. Assumant les fonctions de formation du personnel de santé publique et de recherche appliquée dans le domaine de la santé, l'Institut est une addition précieuse aux organismes opérationnels du Ministère de la Santé. Les formalités pour la construction des bâtiments sont en cours, mais l'Institut fonctionne déjà à plein dans des locaux temporaires depuis plus d'un an. C'est aussi dans le cadre des activités de l'Institut que s'était organisé avec un très grand succès, grâce au concours de l'OMS et des Etats -Unis d'Amérique, en octobre de l'année dernière, un symposium sur la peste qui a permis de réunir les travailleurs de santé publique du pays et les techniciens et spécialistes des pays amis dans et en dehors de la Région. En ce qui concerne les produits pharmaceutiques, des préparatifs ont été entrepris en vue de la création d'un organisme de contrôle des médicaments et des produits alimentaires, afin de renforcer et parfaire un système de contrôle qui existe déjà sans avoir l'ampleur nécessaire pour assurer la protection du public et des malades. A ce problème vient s'ajouter celui de la médecine traditionnelle, dont le nombre de produits vendus et utilisés par le public n'est pas négligeable. Des efforts se poursuivent actuellement en vue d'aboutir à une réglementation plus logique de l'exercice de la médecine et de la pharmacie traditionnelles. La pharmacodépendance retient également l'attention de notre ministère. Tout récemment, le Gouvernement du Viet -Nam a lancé une campagne de lutte de grande envergure contre l'usage des drogues engendrant la dépendance. En plus des mesures de police et de contrôle économique et administratif prises dans le cadre de cette campagne, des efforts sont déployés pour une meilleure information du public sur le problème des drogues et des narcotiques. Les programmes que nous venons d'énumérer ne sont que quelques -uns des points saillants - parmi beaucoup d'autres réalisations - dans l'effort général du Gouvernement et des autorités sanitaires de la République du Viet -Nam pour améliorer les conditions de santé de ses citoyens et pour remplir les obligations du Viet -Nam au sein de la communauté internationale. Toutes ces activités n'auraient pas été aussi importantes et effectives ni même possibles sans le succès spectaculaire du programme national de pacification et de développement qui a ramené la paix et la prospérité dans nos campagnes et a permis à nos cadres sanitaires d'oeuvrer à plein dans tous les coins et les recoins du pays. La tâche cependant reste longue et difficile étant donné l'ampleur des problèmes et l'insuffisance de nos ressources, pour ne rien dire des ravages d'une guerre cruelle que nous devons mener contre des éléments étrangers et subversifs soutenus de l'extérieur. Nous sommes toutefois heureux de dire ici que nous avons toujours reçu et continuons de recevoir le soutien très précieux de l'OMS et des organismes internationaux ainsi que l'assistance amicale des pays du monde libre. Qu'il nous soit permis de dire une fois de plus notre gratitude pour cette aide fraternelle et de répéter l'assurance de la collaboration la plus sincère de notre gouvernement aux efforts de la communauté internationale pour sauvegarder la santé du monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Sir George Godber, délégué du Royaume -Uni. :

Merci, Docteur Tran Minh Tung. Je donne la parole à

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, qu'il me soit permis, en m'associant aux compliments éloquents qui vous ont déjà été adressés par d'autres orateurs, de vous dire à mon tour tout le plaisir que nous procure votre élection et celle des Vice -Présidents. Nous avons tout particulièrement lieu d'être satisfaits des activités de l'OMS en 1970 et tenons à souligner la qualité du Rapport établi à ce sujet par le Directeur général. Je me bornerai à quelques observations et à quelques suggestions mineures, en espérant que je ne brûlerai pas le feu rouge qui, sur votre panneau lumineux, limite le temps de parole Ma première observation portera sur deux problèmes différents, qui prennent tous deux un peu plus d'ampleur chaque jour, tout en échappant aux applications des progrès scientifiques récents de la médecine, et qui exigent donc le recours aux méthodes traditionnelles. Dans la section relative au choléra, on a souligné que l'amélioration de l'hygiène par des moyens relativement simples était d'une efficacité beaucoup plus grande que la vaccination et le Dr Okezie, du Nigéria, vient de le confirmer. Il va de soi que de telles considérations sont capitales et qu'il convient d'en tenir compte dans notre effort de lutte contre les maladies diarrhéiques. L'immunologie, si perfectionnée qu'elle puisse devenir, ne remplacera jamais les services de santé de base. Les vaccins ne parviendront pas davantage à venir à bout des maladies d'origine vénérienne, à une époque où les rapports sexuels deviennent de plus en plus fréquents. Il n'existe aucun remède magique capable d'éluder les conséquences inévitables d'une hygiène du milieu insuffisante ou de rapports sexuels avec des partenaires multiples. Cette situation est très différente de celle que l'on observe à propos de la lutte antivariolique le vaccin permet en principe, comme cela est d'ailleurs confirmé aujourd'hui, de résoudre ce problème majeur de :

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santé. Le succès déjà obtenu dans cette campagne dépasse tous nos espoirs et celle -ci pourrait prendre fin beaucoup plus tôt que nous le pensions. La recrudescence de la blennorragie dans mon pays a été moins rapide que dans beaucoup d'autres, mais nous avons reperdu au cours des quinze dernières années tout le terrain que la pénicilline avait permis de gagner pendant les dix années précédentes. Il s'agit là, en fait, d'un problème mondial. Il est possible que certaines souches de gonocoques soient moins sensibles aujourd'hui à la pénicilline, mais elles n'ont pas acquis une résistance totale. Il n'y a donc pas, à proprement parler, d'échec de notre chimiothérapie, mais nous sommes simplement victimes des conséquences d'une évolution de notre société. La solution du problème repose à la fois sur des considérations sociales et épidémiologiques, et nous devons veiller à ce que toutes les personnes exposées en soient pleinement conscientes. Censurer moralement le comportement des jeunes peut apaiser la conscience de leurs aînés, mais en refusant de tenir compte de cette évolution du comportement humain, nous risquons d'aboutir à un simple constat d'échec, pour n'avoir pas réussi à persuader les intéressés d'adopter certaines précautions élémentaires. Dans ce domaine, une discrétion excessive a eu pour conséquence de masquer aux yeux de la jeunesse les dangers de la liberté sexuelle. Il n'appartient pas aux services de santé de proposer une règle morale, mais il est de leur devoir de faire connaître les risques encourus et de rechercher les réservoirs d'infection. En Grande- Bretagne, fort heureusement, nous avons réussi à enrayer la syphilis, mais nous avons échoué lamentablement en ce qui concerne la blennorragie et l'urétrite non gonococcique - et il semble d'ailleurs que ce soit partout le cas. Le Rapport insiste à juste titre sur la pollution du milieu, mais il n'en demeure pas moins que ce sont les insuffisances de l'assainissement qui font peser la menace la plus grave sur la santé des populations du monde, et notamment sur celle des enfants. Néanmoins, la pollution du milieu - qu'il s'agisse de l'atmosphère, de l'eau ou des aliments - et plus particulièrement la pollution chimique, est d'une importance croissante, notamment dans les pays développés, comme l'a souligné le Dr LeClair dans l'exposé très nuancé qu'il a fait ce matin. L'année dernière, nous avons pu déceler plusieurs nouveaux additifs alimentaires indésirables, tels que les cyclamates et les huiles végétales bromées, qui sont utilisés intentionnellement, et le mercure libéré accidentellement, qui réussit à pénétrer dans les produits d'origine marine - phénomène qui était resté inconnu jusqu'ici. Cependant, de nouvelles méthodes d'analyse, qui font ressortir la présence dans les aliments naturels de quantités infinitésimales de substances telles que les nitrosamines, pourraient nous permettre de mieux connaître la composition chimique de notre régime alimentaire. Les travaux du Centre international de Recherche sur le Cancer, qui sont brièvement mentionnés dans le Rapport, sont très prometteurs et revêtiront une importance toujours plus grande pour l'ensemble du monde, et je suis persuadé que l'Assemblée reconnaîtra aujourd'hui l'intérêt de l'initiative prise par six pays et à laquelle elle n'avait pas souscrit sans hésitation il y a six ans. J'espère aussi que d'autres pays comprendront la nécessité de se joindre à cet effort. Il est fait mention, à la page 95, de la standardisation biologique, qui est l'un des plus anciens programmes de l'Organisation, ce qui m'amène à demander si ce programme est suffisamment développé à l'heure actuelle. Ces dernières années, le nombre des substances exigeant des étalons pour les travaux de recherche immunologique a rapidement augmenté. Trop de laboratoires différents produisent aujourd'hui leurs propres étalons et c'est pourquoi ma délégation appuie la suggestion du Comité de Standardisation de l'Union internationale des Associations d'Immunologie sur la nécessité d'une coordination de ces activités. Il nous semble que l'OMS devrait intervenir dans ce domaine avant qu'une confusion regrettable ne s'y installe. J'ai lu avec plaisir dans le Rapport qu "'à long terme, les perspectives de prévention efficace de la grippe sont bonnes ", mais j'aimerais bien savoir pour quelles raisons. En effet, il est fait allusion dans la phrase précédente à "l'inefficacité relative" des vaccins et pour l'instant aucune des méthodes de prophylaxie ou de traitement chimiques ne paraissent très prometteuses. Nous ne savons pas grand chose encore des mécanismes de transformation auxquels obéissent les virus et je suis persuadé que, dans cette salle, personne ne pourrait me dire si la Grande -Bretagne subira une nouvelle épidémie l'hiver prochain, ni à quelle souche cette épidémie pourrait être imputable. Je pense que l'on serait encore plus embarrassé de m'indiquer les moyens de prévenir une telle épidémie ou les mesures à prendre au cas où elle se produirait. je pense que l'initiative Enfin, une autre activité de l'OMS me paraît également digne d'inteêt sur les méfaits du tabac prise par la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a été très profitable à tous ceux d'entre nous qui s'efforcent de mettre le public en garde contre la principale des causes évitables de décès en Grande- Bretagne et dans d'autres pays, à savoir l'usage de la cigarette. Monsieur le Président, ces quelques commentaires n'ont aucunement pour but de critiquer le Rapport du Directeur général, mais au contraire d'en souligner tout l'intérêt, car il existe peu de publications médicales qui, au fil des années, méritent autant de retenir notre attention. :

Je vous remercie, Sir George. Je donne la parole à Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Sijaona, délégué de la République-Unie de Tanzanie. :

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M. SIJAONA (République -Unie de Tanzanie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi pour commencer de vous féliciter, Monsieur le Président, ainsi que les Vice -Présidents et tous les autres membres du bureau, de votre élection. Ma délégation adresse également ses vives félicitations au Directeur général pour sa présentation du Rapport annuel de 1970 qui, une fois de plus, est parfaite en tous points. Le Rapport est une il contient un exposé parfaitement clair des activités de l'OMS au cours réussite pour deux raisons de l'année passée et constitue également, pour les savants et les administrateurs de la santé, un document utile de référence sur la science médicale et la santé mondiale. Ma délégation est, bien entendu, plus particulièrement intéressée par les parties du Rapport qui concernent la Région africaine et les nombreux fléaux qui continuent à frapper des millions d'Africains. L'inégalité est la règle dans notre monde et nulle part elle n'est plus apparente que dans la situation sanitaire qui prévaut dans les diverses régions du globe. Je pense que l'OMS est l'organisme le plus qualifié pour aider à combler certains de ces écarts, mais la lecture du Rapport de 1970 me parait appeler deux remarques importantes concernant les activités de l'OMS dans la Région africaine. En 1970, comme l'année précédente, c'est -à -dire pendant deux années de suite, nous avons pu constater que plusieurs pays Membres d'Afrique avaient eu recours, avec l'aide de l'Organisation, à des mesures d'urgence à grande échelle dans diverses parties du continent pour lutter contre les sérieux dangers que des épidémies faisaient courir à la santé et à la vie même de millions de personnes. En 1970, le choléra était visé, en 1969, la fièvre jaune. Ces deux phénomènes illustrent sans doute la situation sanitaire particulièrement instable qui prévaut dans cette Région, instabilité qui ne peut manquer de se répercuter sur d'autres parties du monde. Il existe bien entendu d'autres maladies épidémiques qui sont une menace permanente pour l'Afrique. Le Rapport en donne plusieurs exemples, parmi lesquels la méningite épidémique et le typhus. L'apparition soudaine de nouvelles maladies épidémiques, ou la résurgence d'anciennes épidémies que nous pensions avoir plus ou moins jugulées, absorbent une grande partie de nos maigres ressources consacrées à la santé, et on ne peut que le regretter. Ce handicap est plus lourd encore qu'il ne parait, car les épidémies ne sont que l'un des aspects du tableau sanitaire de la Région africaine. L'Afrique tropicale a également le triste privilège d'être la seule région géographique où l'éradication du paludisme n'a pu être réalisée dans aucun des pays qui la composent, et il n'a pas davantage été possible d'y lutter efficacement contre cette maladie. Notre Région est également affectée par de nombreuses maladies parasitaires et bactériennes. Dans mon propre pays, par exemple, la schistosomiase, la filariose et l'onchocercose continuent à frapper des millions d'habitants, et l'on compte également par milliers les cas de tuberculose, de lèpre, de maladie du sommeil et de trachome. Ce ne sont là que quelques exemples isolés. On pourrait sans doute en citer d'autres encore, dans plusieurs pays de la Région. Il s'agit dans tous les cas de maladies graves qui, chaque année, frappent une multitude d'Africains. C'est pourquoi ma délégation aimerait demander, à l'occasion de l'examen du Rapport annuel de 1970, si les mesures que l'on a prises, ou que l'on va prendre, contre ces maladies qui affectent quantité d'êtres humains, tuant ou rendant infirmes des milliers d'entre eux, sont réellement suffisantes. Le moment nous semble particulièrement propice pour poser cette question, car notre réunion a précisément pour objet de discuter et d'évaluer les activités de l'OMS et leur efficacité. La responsabilité des gouvernements nationaux en ce qui concerne l'état de santé de la population ne fait aucun doute à nos yeux. Ma délégation n'en pense pas moins que l'Organisation a beaucoup contribué aux progrès que nous avons pu accomplir jusqu'ici et qu'elle est irremplaçable dans cette tâche. Nous sommes également persuadés qu'elle constitue le meilleur instrument que l'on ait jamais mis au point pour la coordination des activités sanitaires à l'échelle mondiale et pour l'aide multilatérale dans ce domaine. C'est là une opinion unanime, dans laquelle nous a immédiatement confirmés notre lecture du Rapport de 1970. Cependant, ce n'est pas sans une certaine inquiétude que ma délégation s'est rendue à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Il semble en effet qu'il y ait un certain ralentissement dans les efforts que l'OMS déploie pour combattre les nombreuses maladies graves qui continuent d'affecter une grande partie de la population mondiale, notamment dans la Région africaine. Peut -être s'agit -il davantage d'une modification des sphères d'intérêt que d'un relâchement réel des efforts. Notre ordre du jour semble bien le confirmer. Il n'existe en effet pas de document sur les maladies que j'ai mentionnées Orécédemment, mais nous avons trouvé en revanche une abondante documentation sur l'environnement de l'homme et l'usage du tabac. Je ne prétends aucunement qu'il ne s'agisse pas là de deux problèmes mondiaux de santé. C'en sont bel et bien et de nombreux faits sont là pour nous le rappeler. Il est regrettable certes que le progrès industriel et économique crée ainsi de nouveaux problèmes de santé, mais l'OMS doit -elle vraiment détourner pour cela ses efforts et ses ressources au détriment, par exemple, de l'achèvement de son programme antipaludique en Afrique et avant même que des progrès suffisants aient été accomplis dans la lutte contre les nombreuses maladies parasitaires et bactériennes qui affectent dans le monde entier des milliers ou des millions d'êtres humains ? On m'a affirmé que telles n'étaient pas les intentions de l'OMS et qu'elle n'entendait aucunement modifier l'orientation de ses activités. Mais il se pourrait bien que ce soit là l'amorce : :

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d'une nouvelle tendance et c'est pourquoi ma délégation voudrait aujourd'hui demander une réévaluation sérieuse des priorités de notre organisation. Veuillez m'excuser d'insister sur ce point, mais l'affaire est d'une importance capitale pour la santé des populations dans mon pays et dans la Région où il se trouve Permettez -moi, pour mettre fin à ces quelques remarques, de transmettre à la présente assemblée les salutations de treize millions de Tanzaniens. L'année dernière nous a été assez favorable, mais nous n'avons pas connu, pour l'instant, de grands bouleversements. essentiellement dans un sens négatif Je dis bien "poux l'instant ", car le choléra s'est déjà installé dans les pays voisins et nous savons que, têt ou tard, il risque de frapper à notre porte. Dans deux domaines, cependant, notre bonne fortune a revêtu un caractère positif. Le premier est nous pensons qu'elle est en voie de disparition. L'année dernière, trente -neuf celui de la variole cas seulement ont été notifiés et aucun cette année, du moins à cette date. La campagne nationale de vaccination doit encore se poursuivre pendant deux ans et demi avant que la couverture totale du pays soit assurée, mais elle a déjà permis d'obtenir de bons résultats. Qu'il me soit permis de remercier l'OMS de son aide dans cette campagne et, par son entremise, je tiens également à remercier les pays qui ont bénévolement mis à notre disposition les fonds et le matériel nécessaires. L'autre élément positif concerne l'enseignement médical. Des progrès indéniables ont été accomplis dans le renforcement de notre jeune école de médecine et la création de nouvelles écoles destinées au personnel paramédical. L'assistance qu'il convient d'accorder aux pays Membres pour qu'ils renforcent leurs services de santé de base continue à faire l'objet de propos aussi nombreux que vagues, et je pense que l'aide à nos programmes de formation professionnelle constitue en fait la seule solution rationnelle dans ce domaine. L'OMS nous a déjà accordé à cet égard une aide considérable, mais un effort plus grand est indispensable, notamment en ce qui concerne les bourses de formation postuniversitaire pour nos médecins. Monsieur le Président, ce sont deux rayons d'espoir que je viens d'évoquer. Il n'y a en effet que deux secteurs dans lesquels nous pensons avoir véritablement réussi à débroussailler quelque peu le terrain, dans cette jungle africaine de la maladie. Nos besoins restent nombreux et urgents, mais ils demeurent quantité négligeable si l'on veut bien considérer la situation de nos frères opprimés par les régimes minoritaires de l'Afrique australe. Je fais allusion aux Gouvernements racistes de l'Afrique du Sud et du Portugal, ainsi qu'au Gouvernement illégal du Zimbabwe. Je sais que certains souhaiteraient que nous venions ici discuter de questions de santé en fermant les yeux et en gardant le silence sur les conditions inhumaines et les injustices sociales qui sont le lot de nos frères innocents. La Tanzanie ne nourrit aucune illusion de ce genre. Nous ne faisons aucune distinction entre la lutte de l'homme contre la maladie et celle qu'il mène contre le racisme et l'oppression et, à nos yeux, la santé dans le monde ne pourra être pleinement réalisée tant que durera cette situation. Pour terminer, Monsieur le Président, permettez -moi d'exprimer ma gratitude à la population et aux autorités de la magnifique ville de Genève, ainsi qu'au Gouvernement de la Suisse, pour l'accueil amical qui nous a été réservé cette année encore. :

:

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Dr Demberel, délégué de la Mongolie.

:

Je vous remercie, Monsieur Sijaona. Je donne la parole

Le Dr DEMBEREL (Mongolie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations vont également à tous les Vice -Présidents de la présente assemblée. En abordant l'examen du Rapport annuel dont nous sommes saisis, je pense qu'il est d'abord de mon devoir de remercier le Directeur général, le Dr Candau, et ses collaborateurs de l'OMS, pour l'oeuvre qu'ils ont accomplie et pour le Rapport riche et intéressant qu'ils ont préparé. Il ressort de la lecture de ce document qu'il reflète bien les principaux éléments de l'activité de l'OMS, qu'il s'agisse des résultats atteints ou des graves problèmes dont il faudra se préoccuper à l'avenir. L'activité déployée par l'OMS pour créer, soutenir et développer les services de santé de base et pour former du personnel médical, en particulier des enseignants pour les écoles et facultés de médecine, mérite l'approbation. Notre délégation approuve les efforts faits par l'OMS en vue de protéger l'environnement contre la pollution et d'améliorer la surveillance des effets adverses des médicaments. C'est également avec satisfaction que nous prenons acte des résultats obtenus dans le domaine de l'éradication de la variole et de la lutte contre d'autres maladies infectieuses, tout en exprimant notre inquiétude, comme l'ont fait d'autres orateurs, devant la progression de la morbidité due au choléra et l'extension de l'aire de propagation de cette maladie. La situation appelle à notre avis une étude attentive et l'élaboration de mesures efficaces dans tous les pays. La croissance rapide du budget de notre organisation ne peut que retenir l'attention. Il nous semble qu'il existe d'autres moyens, d'autres possibilités de rendre l'OMS plus efficace. Une utilisation rationnelle de ses ressources intérieures, le recours à la planification à long terme et l'accomplissement en premier lieu des tâches prioritaires seraient des mesures d'une grande portée à cet égard. :

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En ce qui concerne la collaboration de l'OMS avec les administrations sanitaires nationales, nous voudrions souligner l'importance d'une sélection judicieuse des programmes d'aide, basée sur une étude minutieuse des besoins des pays, et mettre en relief l'intérêt qu'il y a à prêter avant tout une assistance dans le domaine capital du développement des services de santé de base. Ce que je dis ici se fonde sur l'expérience qu'a mon pays de la collaboration avec l'OMS au cours des dernières années. En effet, c'est avec une vive satisfaction que je peux faire état des remarquables progrès accomplis avec l'aide de l'OMS en matière de formation médicale, de protection maternelle et infantile, de lutte contre la tuberculose, et dans bien d'autres domaines. Je profite de cette occasion pour exprimer, au Directeur général de l'OMS et au Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, toute la gratitude de la Mongolie pour l'assistance qu'ils lui ont accordée dans un climat de fructueuse collaboration. La Mongolie célèbre cette année, en juillet, le cinquantenaire de sa révolution nationale et elle dresse aujourd'hui le bilan de l'oeuvre accomplie au cours de cette période. Sans parler des immenses progrès réalisés dans le développement économique et culturel, elle a obtenu de grands succès dans le domaine de la santé publique. Avant la révolution, il n'existait en Mongolie ni services de santé à proprement parler, ni médecins autochtones, ni institutions scientifiques nationales, mais à l'heure actuelle notre pays dispose d'un système de santé publique unifié, solide et efficace et les localités rurales les plus reculées bénéficient des services préventifs et curatifs dispensés par nos institutions. La Mongolie compte actuellement 17,9 médecins et 94,3 lits d'hôpital pour 10 000 habitants. Il y a donc un médecin pour 560 habitants. Les prestations médicales sont bien entendu gratuites et le budget de la santé représente environ 10 % du budget national. La médecine possède chez nous ses institutions de recherche scientifique et ses établissements de formation, et les derniers progrès de la science et de la technique médicales sont largement appliqués dans la pratique. L'expérience que nous avons faite d'un développement sanitaire rapide et réussi dans un pays naguère arriéré est un exemple de la façon dont il est possible de créer un système solide de santé publique au cours d'une période relativement brève, et notre expérience présente un intérêt certain pour les pays qui ne disposent pas encore d'une organisation satisfaisante de santé publique. Je suis heureux de constater que le nombre des Membres de l'OMS croit d'une année à l'autre, ce qui rapproche de plus en plus notre organisation de la réalisation de l'un de ses principes l'universalité. Le respect de ce principe et du caractère mondial de notre institution est une condition essentielle de son développement et de l'expansion de ses activités. Aussi tenons -nous à souligner l'importante signification qu'aurait l'admission de la République Démocratique Allemande en tant que Membre à part entière de l'OMS. Cette admission ne sera pas seulement profitable au peuple de ce pays, elle le sera tout autant pour les Membres de notre organisation et en particulier pour les pays en voie de développement. En outre, elle contribuera au relâchement de la tension en Europe et au maintien de la paix dans le monde entier. Pour conclure, permettez -moi de souligner que nous sommes tous partisans du développement et de la prospérité de notre organisation humanitaire. Mais cette prospérité n'est possible que si la paix est sauvegardée dans le monde. Nous, travailleurs de la santé, devons considérer que notre premier devoir est de lutter pour la paix, la coexistence pacifique et l'élimination des conflits armés sur toute l'étendue de notre planète. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Demberel. Avant de donner la parole au délégué de l'Irak, je vais demander au Dr Dorolle, Directeur général adjoint, de dire quelques mots. :

Monsieur le Président, je voudrais Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) appeler l'attention des délégués sur l'article 87 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, qui se trouve à la page 117 des Documents fondamentaux, vingt -deuxième édition. Voici le texte de cet article : :

"Tout délégué ou tout représentant d'un Membre associé ou tout représentant du Conseil peut prendre la parole dans une langue autre que les langues officielles. Dans ce cas, il assure lui même l'interprétation dans l'une des langues de travail. L'interprète du Secrétariat peut prendre pour base de son interprétation dans l'autre langue de travail celle qui aura été faite dans la première langue de travail utilisée." Il est de tradition maintenant d'appliquer cette règle à l'interprétation simultanée. Le prochain S.E. le Dr Mustafa, Ministre de la Santé de l'Irak, parlera en langue arabe. Il a bien voulu orateur, assurer lui -même les services d'un interprète, qui donnera une interprétation simultanée en anglais de son intervention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Dr Mustafa, délégué de l'Irak. :

Merci, Docteur Dorolle. Je donne maintenant la parole

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Au nom de la Le Dr MUSTAFA (Irak) (traduction de l'interprétation anglaise de 1'arabe)1 délégation de la République d'Irak, je vous félicite de votre élection à la présidence de la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, mes félicitations vont également aux autres membres du :

bureau.

J'ai cette année le plaisir d'assister pour la troisième fois à l'Assemblée mondiale de la Santé comme chef de la délégation de l'Irak et de constater les progrès que l'Organisation a accomplis vers son but, qui est d'amener tous les peuples au niveau le plus élevé possible de santé physique, mentale et sociale. Le Rapport du Dr Candau, Directeur général de l'OMS, pour l'année 1970, que nous considérons comme un document très important, expose les progrès des services de santé dans le monde et indique ce que l'on se propose de faire à l'avenir. Je félicite le Dr Candau de ce Rapport en lui souhaitant un succès total dans l'exécution de son programme. Je me limiterai à quelques -uns des points les plus importants, en laissant les autres pour les discussions au sein des commissions. La première question qui retient l'attention dans le Rapport est celle de l'épidémie de choléra El Tor et de sa propagation à des pays et des régions qui en étaient indemnes, propagation qui fait peser une menace sur la santé et la vie de millions d'êtres humains. Il est donc devenu indispensable de conjuguer nos efforts, sous la conduite de l'OMS, pour éliminer cette maladie et d'élaborer des plans nationaux et internationaux pour y parvenir. A ce propos, je voudrais souligner que l'Irak a été atteint par l'épidémie en 1966 et qu'il a pu alors éliminer la maladie en mobilisant toutes ses ressources financières et humaines et avec l'aide d'experts de l'OMS. Le maintien des mesures anticholériques nous a permis de protéger notre pays de la réinfection. Parallèlement, nous avons poursuivi le développement de tous nos services de santé en portant une attention particulière à l'assainissement et à l'éducation sanitaire; nous avons également organisé périodiquement des vaccinations systématiques. Cet ensemble de mesures a protégé très efficacement notre pays. L'Irak est prêt à apporter toute l'aide que l'OMS pourrait lui demander pour mettre fin à cette épidémie dans l'ensemble du monde. Le Gouvernement révolutionnaire de l'Irak est fermement convaincu qu'il est impossible de mener à bien un développement économique et social sans une planification solide, fondée sur des données scientifiques, surtout en matière de santé publique. Nous avons donc créé un Conseil supérieur de la Planification sanitaire qui devra élaborer un plan complet de développement des services de santé en y faisant une place spéciale à la formation de diverses catégories de personnel sanitaire ainsi qu'à l'expansion de l'enseignement médical, y compris l'enseignement postuniversitaire. Nous avons donné la priorité aux services de santé de base dans les zones rurales et à l'établissement d'un programme complet de soins médicaux et de services de prévention. Nous avons commencé à mettre à exécution notre plan quinquennal et y avons affecté tous les crédits nécessaires. Nous sommes certains de trouver auprès de l'OMS toute l'aide et tous les avis techniques dont nous pourrions avoir besoin. L'approbation du projet de formation de personnel sanitaire rural dont nous avons demandé le financement par le Fonds spécial permettra d'accroître très largement le rendement des travailleurs de la santé publique. L'Irak n'a actuellement aucun problème démographique, mais pour être prêts à faire face à ceux qui pourraient surgir à l'avenir, nous avons mis sur pied un projet pilote de planification familiale dont le but est de former le personnel des centres de protection maternelle et infantile aux méthodes de la planification familiale. Nous avons également organisé un séminaire qui était patronné conjointement par l'OMS et par notre gouvernement et auquel ont participé des experts de l'Organisation à côté de nos médecins et de nos infirmières de la santé publique; nous avons l'intention d'en réunir un autre l'automne prochain. Les résultats obtenus dans le domaine de la santé publique par l'action de l'OMS et l'achèvement des projets sanitaires sont dus aux efforts conjoints de tous les pays, dont la coopération doit nous permettre d'élever le niveau de santé partout dans le monde. Alors que le principe d'universalité est proclamé dans la Constitution de l'OMS, de nombreux pays n'en font pas encore partie. Je citerai la Chine, la Corée du Nord et la République Démocratique Allemande. Nous espérons que, dans un proche avenir, des délégués représentant tous les pays du monde viendront prendre place à l'Organisation et participer à la lutte contre la maladie, car celle -ci ignore les frontières nationales comme les décisions gouvernementales. Monsieur le Président, je regrette d'avoir à soulever de nouveau devant cette assemblée un problème la détérioration de la situation sanitaire en Palestine dont nous avons déjà discuté l'année dernière et dans les autres territoires du Moyen- Orient occupés par Israel et la diminution de l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées par suite de la réduction de l'assistance de l'UNRWA. Les autorités sionistes pratiquent la déportation de masse, empêchent les médecins et les autres catégories de personnel médical d'offrir leurs services aux habitants et violent tous les droits de l'homme au mépris de conventions ou traités internationaux tels que la Quatrième Convention de Genève. Il en est résulté :

1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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une dégradation continue de la santé des habitants de ces territoires occupés. Notre assemblée a adopté, au cours de réunions antérieures, plusieurs résolutions déplorant la situation sanitaire. La dernière, qui a été adoptée au cours de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé (WHA23.52), faisait appel à Israel pour qu'il se conforme à la Quatrième Convention de Genève et accorde aux réfugiés le droit de retourner dans leurs foyers. Israel n'a donné effet à aucune de ces résolutions. La délégation de l'Irak à la présente assemblée prie instamment l'Assemblée mondiale de la Santé de prendre des mesures, conformément à sa Constitution, pour assurer la mise en application effective de ses résolutions. Nous vous conjurons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour mettre fin à l'injustice et pour aider les réfugiés à retourner dans leur patrie attaquée. Pour terminer, je voudrais renouveler au Directeur général, ainsi qu'au Dr Taba et à ses collaborateurs du Bureau régional, nos remerciements pour leurs efforts et leur coopération qui nous ont aidés à réaliser nos projets sanitaires. Je forme le voeu que nous puissions continuer à oeuvrer tous ensemble pour le bien -être de l'humanité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole à M. Shah, délégué du Népal. :

Je vous remercie, Docteur Mustafa. Je donne maintenant

M. SHAH (Népal) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, j'ai mission de transmettre les félicitations et les voeux du Gouvernement et du peuple du Népal à tous les délégués. Permettez -moi, Monsieur le Président, de me joindre aux orateurs précédents pour vous féliciter de votre élection. Mes félicitations vont également aux Vice Présidents et aux autres membres du bureau. Je suis certain, Monsieur le Président, que, sous votre direction, nos débats seront fructueux. Permettez -moi de rendre hommage au Directeur général pour le Rapport très complet qu'il nous a présenté sur les problèmes sanitaires qui se posent dans le monde. Enfin, je tiens à remercier le Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, dont il faut louer les efforts sincères pour résoudre les problèmes sanitaires de notre Région. Le Népal estime que le seul moyen de parvenir à élever le niveau de santé de la population est de mettre en place une infrastructure sanitaire, sans laquelle tous les progrès obtenus isolément par les différents projets seraient condamnés à disparaître. Nous nous sommes donné pour tâche, au cours de la période d'exécution de notre plan quadriennal, de consolider les résultats obtenus jusqu'ici. C'est pourquoi nous avons prévu de ne pas entreprendre de nouvelles activités, en dehors de la protection maternelle et infantile et de la planification familiale. Comme dans la plupart des pays en voie de développement, nous manquons de personnel qualifié, de matériel et de ressources. Pour pallier cette pénurie de personnel, nous utilisons au maximum les services de travailleurs paramédicaux de niveau non professionnel, mais les effectifs de cette catégorie de personnel sont eux -mêmes insuffisants. Pour y remédier, nous nous efforçons, avec l'aide de l'OMS et du FISE, de développer nos établissements de formation dans ce domaine. En ce qui concerne le personnel paramédical de niveau professionnel, nous avons une école d'infirmières dont la création a été patronnée par l'OMS. Un projet de services et d'enseignement infirmiers soutenu par l'élément Assistance technique du PNUD est actuellement en cours d'exécution. Lorsqu'il a commencé en 1954, il n'y avait pas d'infirmières qualifiées dans les services de l'Etat. L'école a formé jusqu'à présent 142 infirmières diplômées. Ce chiffre met en évidence l'acuité de la pénurie de personnel infirmier. Nous nous efforçons d'inciter un plus grand nombre d'élèves à entrer à l'école d'infirmières. Comme vous le savez, Monsieur le Président, toutes ces difficultés sont aggravées par la topographie de notre pays, qui est essentiellement un pays de montagnes et possède le plus haut sommet du monde. Les communications sont difficiles, et les problèmes que posent l'approvisionnement, l'encadrement et les services d'urgence sont presque insurmontables dans la plupart des régions montagneuses. Pour les résoudre, notre gouvernement crée des aérodromes pour les avions à décollage et atterrissage courts, malgré les dépenses énormes qu'exige la mise en place de cette infrastructure. Il envisage d'utiliser des hélicoptères partout où ces aérodromes ne peuvent être installés. Je n'ai parlé jusqu'à présent que de difficultés et de problèmes, mais je suis heureux d'indiquer que, sous la conduite éclairée de notre roi bien -aimé, nous avons enregistré des progrès satisfaisants dans certains domaines de l'action sanitaire. Je citerai en particulier les résultats obtenus dans la lutte contre les maladies transmissibles, et particulièrement contre le paludisme. Sur une population totale estimée à 11,2 millions d'habitants, 6,5 millions sont exposés à l'infection. Si l'on considère les différentes phases de l'éradication, la répartition de la population exposée est la suivante 3,8 millions de personnes en sont à la phase de consolidation, 2,0 millions à la phase d'attaque et 0,7 million sont protégées par le dépistage des cas et par des mesures thérapeutiques. Nous ne savons pas encore si nous parviendrons à l'éradication de la maladie, mais nous sommes certains que nous l'avons maitrisée. Il ne fait aucun doute que cet effort a contribué à augmenter le produit national brut. Afin de conserver l'avantage ainsi acquis, nous avons besoin, je le répète, d'une infrastructure :

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sanitaire solide. Je suis sûr que l'OMS et l'Agency for International Development des Etats-Unis d'Amérique, qui nous ont aidés à atteindre le point où nous sommes parvenus aujourd'hui, continueront de nous soutenir dans la mise en place de l'infrastructure. Nous avons également entrepris un programme d'éradication contre une autre maladie transmissible, la variole. Sur soixante -quinze districts à forte densité de population, cinquante ont été soumis à des campagnes de vaccination systématique. Le nombre total des vaccinations pratiquées depuis le début de la campagne en 1961 est de 8,3 millions. Ce chiffre comprend les revaccinations. Nous nous sommés donné pour objectif de parvenir à l'éradication en 1977. Je tiens à remercier ici l'OMS de la généreuse assistance qu'elle nous a fournie pour ce projet. Deux autres programmes en cours visent la tuberculose et la lèpre. Nous sommes reconnaissants à l'OMS et au FISE de l'appui qu'ils nous ont accordé pour ces programmes. Un programme antituberculeux se déroule dans la vallée de Kathmandou et dans quelques autres districts. Nous administrons du BCG par vaccination directe à tous les enfants jusqu'à l'âge de quinze ans. Jusqu'ici, le nombre total de vaccinations pratiquées est d'environ 330 000. Parallèlement, nous avons organisé le dépistage par examen microscopique des crachats et le traitement des cas. Pendant la période d'exécution du plan, nous avons l'intention de couvrir sept autres districts. Pour la lèpre, nous avons organisé des enquêtes, ainsi qu'un programme d'éducation et de traitement. Le dépistage se fait par des examens systématiques de la population scolaire, tandis que le traitement et la surveillance des cas sont assurés par les établissements sanitaires locaux. Nous prévoyons de couvrir sept nouvelles zones d'ici à la fin de la période d'exécution du plan actuel. Les programmes de protection maternelle et infantile et de planification familiale bénéficient de la priorité absolue dans notre plan. Les prestations prévues sont assurées par les services de santé de base et par quelques équipes mobiles. Nous sommes reconnaissants à l'OMS, au FISE et à l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique de leur soutien pour la mise au point de ce programme. Nous savons également gré à l'OMS du concours qu'elle nous a apporté dans la lutte contre les épidémies de choléra de l'année dernière et de l'année précédente. L'OMS nous a, de même, beaucoup aidé en organisant la formation de personnel dans le cadre de cours universitaires réguliers, de séminaires, de conférences, de conférences- ateliers et d'autres activités de formation, et en mettant au besoin des experts à notre disposition. La lutte contre les maladies transmissibles repose essentiellement sur l'hygiène du milieu. Le Gouvernement a entrepris, avec le concours de l'OMS, du PNUD (élément Assistance technique) et d'autres institutions, de mettre en place un réseau de distribution d'eau et un réseau d'égouts dans le Grand Kathmandou et, avec le soutien du FISE, nous nous efforçons d'organiser l'approvisionnement en eau des petites agglomérations. Dans un pays comme le nôtre, où l'analphabétisme est très répandu, il importe d'enseigner à la population l'importance d'une vie saine. L'éducation sanitaire joue un rôle important en favorisant les changements d'attitude et l'adoption d'habitudes nouvelles. C'est pourquoi le Gouvernement a créé une section centrale de l'éducation sanitaire dont dépendent, à l'échelon de la zone, des éducateurs sanitaires de niveau professionnel et, à l'échelon périphérique, des agents de niveau non professionnel. En outre, l'éducation sanitaire figure maintenant dans le programme des établissements d'enseignement général.

Pour terminer, je voudrais vous remercier tous de m'avoir écouté si patiemment. Je suis sûr que les délibérations de cette assemblée contribueront largement à créer des conditions de vie saines pour tous les hommes. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Leseteli, délégué du Lesotho. :

Je vous remercie, Monsieur Shah. Je donne la parole à

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. LESETELI (Lesotho) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, cette année encore j'ai le plaisir et l'honneur de diriger la délégation du Lesotho à cette auguste assemblée. Permettez -moi, Monsieur le Président, de vous féliciter de votre élection. Je suis heureux d'avoir l'occasion de renouer avec d'anciennes connaissances et de fonder de nouvelles amitiés. Mon élection à la vice -présidence de l'Assemblée est un honneur pour mon pays et pour le continent auquel il appartient. Permettez -moi de joindre ma voix à celles des orateurs précédents pour féliciter le Directeur général et le Conseil exécutif de la persévérance et du dévouement qu'ils mettent au service de l'humanité. Depuis ma dernière allocution devant l'Assemblée, en mai 1970, mon pays a pu recueillir quelques -uns des fruits de vos travaux. Je voudrais également exprimer ma sincère reconnaissance au Directeur régional pour l'Afrique, le Dr Alfred Quenum, dont l'aide et l'esprit de coopération ont été extrêmement précieux pour notre Ministère. Le représentant de l'OMS en poste à Maseru s'est acquitté de ses fonctions avec beaucoup de compétence et nous lui sommes très reconnaissants du soutien et des avis extrêmement pertinents qu'il nous a fournis. Notre collaboration avec l'OMS a renforcé notre foi en la fraternité et en la solidarité humaine. :

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Puis -je maintenant, Monsieur le Président, exposer rapidement les problèmes sanitaires du Lesotho, les résultats qui ont été obtenus et l'action que nous envisageons pour l'avenir ? On a dit qu'organiser les services de santé, c'est chercher à remplir un tonneau sans fond. Plus on donne, plus il faut donner. Chaque amélioration fait apparaître la nécessité d'une autre amélioration. Nous avons réalisé certains progrès, mais parce que nos ressources financières et humaines sont limitées, nous avançons trop lentement pour satisfaire la demande de services médicaux efficaces. La pénurie de médecins, spécialistes ou omnipraticiens reste grave. A ce propos, je suis heureux de signaler qu'au cours de l'année écoulée, deux médecins formés grâce à des bourses d'études de l'OMS ont commencé à exercer. A l'heure actuelle, plusieurs projets de santé publique bénéficiant de l'appui financier et technique de l'OMS sont en cours. Le programme destiné à doter tous les villages de services sanitaires de base est maintenant assez avancé et il faudra de nouveaux fonds pour consolider le réseau mis en place. Nous avons besoin de bourses d'études pour organiser de façon intensive la formation de jeunes hommes et de jeunes femmes qui pourront s'insérer dans une infrastructure sanitaire en développement croissant. Le programme d'approvisionnement en eau des zones urbaines et rurales a été soumis à l'OMS et nous espérons qu'il sera agréé. A ce propos, je voudrais signaler que nous devons lutter sans relâche contre la fièvre typhoide, qui entraîne encore une mortalité importante. Sa cause essentielle est, on le sait, l'insalubrité des conditions de milieu et plus particulièrement de l'approvisionnement en eau. C'est pour cette raison que nous avons placé ce projet au premier rang des priorités. Nous sommes très reconnaissants au FISE des véhicules, du matériel et des médicaments qu'il nous a procurés pour l'exécution de nos programmes de santé publique. Cette institution a financé l'équipement d'un bâtiment à l'Hôpital Reine -Elisabeth II, à Maseru, qui nous permet d'organiser des cours de perfectionnement pour les infirmières. Nous savons tous que les problèmes sanitaires ne respectent pas les frontières géographiques et c'est pourquoi mon gouvernement est particulièrement reconnaissant de la coopération et de l'aide de nos voisins d'Afrique australe. Le choléra menaçant notre continent, nous restons tous vigilants en face de cet inquiétant fléau. Le Gouvernement du Royaume du Lesotho est heureux d'exprimer sa gratitude au Gouvernement britannique qui n'a cessé de lui apporter une assistance régulière. Très prochainement, des agrandissements, devenus urgents, de l'Hôpital Reine -Elisabeth II, vont être entrepris grâce à une subvention du Gouvernement du Royaume -Uni. Cet hôpital est le plus vaste du pays et il fait fonction d'hôpital central; mais de nombreuses améliorations devront être apportées tant aux installations qu'à la dotation en personnel. D'autres gouvernements et d'autres organisations sont également venus en aide au Lesotho à différentes époques et de différentes façons, par exemple le Gouvernement de la Corée du Sud qui a détaché des médecins, les Services de Secours catholiques, l'OXFAM et le Programme alimentaire mondial qui ont envoyé du matériel, des médicaments et des denrées alimentaires. L'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique est disposée à soutenir la création d'un centre rural de démonstration de protection maternelle et infantile et d'éducation sanitaire en général. Nous avons également reçu un don généreux en médicaments du Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne. Enfin, Monsieur le Président, si vous le permettez, je voudrais citer un extrait de notre plan quinquennal de développement, dont le plan national de santé fait partie :

"Le Lesotho a actuellement 34 médecins, dont 8 sont répartis dans des hôpitaux de mission, 9 exercent en clientèle privée et 17 sont au service du Gouvernement - 13 d'entre eux étant des omnipraticiens et 4 des spécialistes en anesthésie, radiologie, chirurgie et psychiatrie. La plupart de ces médecins sont étrangers." L'objectif du Gouvernement, en ce qui concerne la dotation en personnel médical, est de s'assurer encore les services de 15 omnipraticiens et de 6 spécialistes - en médecine interne (et pédiatrie), obstétrique et gynécologie, orthopédie, biologie médicale, médecine préventive et psychiatrie. A long terme, le Lesotho ne peut résoudre la grave pénurie de médecins dont il souffre que par un programme accéléré de formation professionnelle. Le Gouvernement recherchera une assistance bilatérale et multilatérale pour permettre le financement de la formation de 5 à 8 médecins chaque année au cours des cinq prochaines années." Monsieur le Président, je suis convaincu qu'avec votre aide et avec la collaboration des femmes et des hommes de bonne volonté dans l'ensemble du monde, nous viendrons à bout des problèmes qui se posent à nous. Merci, Monsieur Leseteli. Je donne maintenant la parole Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la République Khmère, le Dr Thor Peng Thong. :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Le Dr THOR PENG THONG (République Khmère) honorables délégués, Mesdames, Messieurs, je ne voudrais pas m'adresser à cette éminente assemblée, au nom de la délégation de la République Khmère, sans commencer par présenter mes sincères félicitations :

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à Sir William Refshauge à l'occasion de son élection au poste de président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain que le choix est des plus heureux et je tiens à lui adresser tous nos voeux de succès dans ses délicates et hautes fonctions. Mes compliments vont également à MM. les Vice -Présidents. Le Rapport du Directeur général offre de la situation sanitaire dans tous les pays Membres un tableau complet et détaillé qui nous a permis de faire le point des résultats obtenus par l'OMS dans sa mission hautement humanitaire. C'est toujours avec intérêt et un réel plaisir que nous avons parcouru ce document qui constitue, comme tous les ans, un instrument de travail très utile tant par sa clarté que par sa richesse documentaire. La compétence et les efforts du Dr Candau dans l'élaboration du Rapport, comme dans la gestion de notre prestigieuse organisation, méritent pleinement nos sincères félicitations et nos chaleureux remerciements. Jusqu'ici, l'OMS a su apporter au problème fort délicat du choix des priorités la solution correspondant aux nécessités réelles. Sans nul doute, la première de ces nécessités, dans une grande partie de notre planète, resté les campagnes de masse contre les maladies transmissibles, la seconde étant de promouvoir l'extension et le renforcement des services de santé de base devant permettre le processus d'intégration à l'avenir. Toutefois, la pénurie de personnel médico- sanitaire demeure le principal obstacle que certains pays Membres doivent surmonter pour être en mesure de résoudre ces problèmes. A cet égard, l'action de l'OMS dans le domaine de l'enseignement médical et paramédical s'est révélée hautement bénéfique. Il est apparu que la recherche de l'efficacité exige une planification méthodique qui, elle -même, pour être valable doit pouvoir puiser des renseignements corrects dans des services de statistique sanitaire et d'épidémiologie bien organisés. Il est réjouissant de constater que les avis compétents de l'OMS en cette matière ont été accueillis avec enthousiasme. Par ailleurs, l'intérêt accordé par l'OMS au problème de la qualité et de la sécurité thérapeutique des médicaments répond au souci de la plupart des gouvernements à ce sujet. Il y a lieu de souligner ici l'importance de la diffusion rapide des renseignements relatifs aux effets adverses nocifs décelés en relation avec certaines drogues. Honorables délégués, j'ai été particulièrement séduit par les remarquables exposés où ont été rapportés les succès des divers programmes qui se proposent d'assurer à tous les pays Membres l'égalité la plus complète dans leurs efforts pour la promotion de la santé de leurs populations respectives. Il est universellement admis que le niveau de santé des populations conditionne dans la plus grande mesure la paix mondiale. C'est la raison pour laquelle les hommes de bonne volonté encouragent tout effort qui milite pour le bien -être de l'humanité. Cependant, s'il est réconfortant de voir de nombreux travailleurs sanitaires dont l'esprit de sacrifice et d'abnégation sont dignes d'éloges oeuvrer pour que les objectifs fondamentaux de l'OMS soient atteints, il est aussi décevant de constater le contraire chez certains hommes assoiffés de guerre et nourris d'esprit expansionniste, pour qui le massacre de leurs semblables constitue un des moyens de réaliser leurs desseins criminels. Il s'agit là, sans conteste, d'un autre aspect du problème de la santé publique qui ne saurait ne pas nous émouvoir en tant que médecins dont le rôle ne peut être autre chose que de nous pencher sur toute dégradation de la santé et sur toute perte de vie humaine quelles que soient leurs causes. Cette contradiction m'afflige d'autant plus que j'avais dénoncé l'année dernière à cette même tribune les agressions des Viet -cong et des Nord -Vietnamiens qui causent à mes compatriotes les pires souffrances et la mort, et que je dois revenir aujourd'hui déplorer tout simplement l'impuissance de notre organisation devant un crime dont les conséquences la concernent pourtant effectivement. J'ai l'intime conviction qu'une organisation telle que la nôtre ne peut jouer un rôle vraiment efficace que si son action n'est pas entravée par cette sorte d'hécatombe qui est le fait des hommes sans foi ni loi. En dépit de cet illogisme déconcertant, il est de mon devoir d'attirer l'attention de la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sur l'occupation de certaines parties de notre territoire par nos agresseurs Viet -cong et Nord -Vietnamiens. Nos envahisseurs poursuivent actuellement leurs actes inconsidérés et criminels à l'encontre de nos populations au mépris de tous les droits internationaux et de la morale. Leurs forfaits menacent ainsi gravement l'existence même de notre pays en tant que nation indépendante et neutre. Il est tout à fait naturel que le devoir sacré d'un peuple si injustement maltraité et dont on veut à tout prix effacer la patrie de la carte du monde est de mobiliser toutes ses forces et toutes ses ressources disponibles pour défendre sa survie au détriment de son développement dans tous les domaines. Celui de la santé est parmi les plus touchés du fait que l'état de guerre entrave sérieusement nos activités à cet égard tout en nous créant de nouveaux problèmes d'ordre médico- sanitaire. Pire encore, les réalisations obtenues par nous jusqu'ici sont en train d'être détruites. En effet, nos envahisseurs Viet -cong et Nord -Vietnamiens visent en particulier nos formations sanitaires où ils pillent sans vergogne les médicaments et le matériel, où ils assassinent froidement nos travailleurs sanitaires et où ils démolissent avec rage les bâtiments.

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Honorables délégués, en cette période difficile où notre service de santé doit faire face à des problèmes médico- sanitaires plus nombreux, avec des moyens déjà diminués en eux -mêmes du fait de la guerre qui nous est imposée de l'extérieur, l'aide apportée par des pays amis et des organisations internationales est très précieuse. Je tiens à exprimer aujourd'hui au nom de la République Khmère notre profonde gratitude à l'OMS pour avoir bien voulu réadapter son assistance à notre pays pour qu'elle convienne aux circonstances. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Hassan, délégué de la Somalie. :

Merci, Docteur Thor Peng Thong. Je donne la parole à

M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, au nom de la délégation de la République démocratique de Somalie, je voudrais joindre nos félicitations à celles des orateurs précédents pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je félicite également les Vice -Présidents et les Présidents des deux commissions principales. Notre délégation a examiné avec beaucoup d'intérêt le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970. Nous tenons à complimenter le Directeur général et ses collaborateurs du travail accompli et des résultats qui ont été atteints. Je lis dans l'introduction "La lutte contre la maladie et contre les facteurs fondamentaux qui la provoquent est longue et rarement spectaculaire ". Cette observation s'applique tout particulièrement aux pays en voie de développement. En raison du nombre des problèmes sanitaires à résoudre et de l'insuffisance des ressources disponibles pour le faire, les efforts entrepris dans ces pays ne modifient la situation que de façon très peu spectaculaire. L'accentuation de l'écart entre les pays en voie de développement et les pays développés est mise en évidence, non seulement dans le secteur économique, mais également dans le domaine sanitaire, par la nature même des problèmes sanitaires auxquels ces deux catégories de pays sont confrontées. Tandis que les pays en voie de développement sont encore aux prises avec les maladies transmissibles les plus courantes, les autres sont préoccupés de lutter contre la pollution qu'ils créent eux -mêmes. Aussi longtemps, toutefois, que des maladies transmissibles mortelles sévissent dans une partie du monde, le danger de propagation aux pays qui en sont déjà délivrés subsiste. C'est ce qu'a démontré l'épidémie de choléra au cours de l'année dernière. La maladie a gagné notre pays, qui n'avait pas enregistré de cas depuis le début du siècle. Grâce à l'aide que nous ont apportée des pays amis, nous avons pu limiter l'étendue de l'épidémie et nous avons pu constater que la vaccination était une arme importante. La contamination se faisait par contact direct et par les aliments, mais l'eau n'a pas joué de rôle dans la propagation de la maladie. Si la tétracycline a été le médicament de choix, le chloramphénicol s'est également montré efficace. Le succès d'un programme de santé dépend des avis techniques que l'on peut obtenir d'un personnel de niveau professionnel, et c'est dans ce domaine que nous recherchons l'assistance de l'OMS. En dépit des efforts considérables déployés au cours des dernières années, les services d'experts nous ont fait défaut dans une large mesure. C'est ainsi qu'en 1970, sur les 20 affectations qui avaient été approuvées pour les projets OMS et qui représentaient 240 mois de spécialiste, certains postes sont restés vacants pendant des périodes qui atteignent au total 85 mois de spécialiste. Nous sommes conscients des difficultés que rencontre l'Organisation dans le recrutement de candidats présentant les qualifications requises, mais pour que les programmes atteignent leurs objectifs, il faut une certaine continuité dans les services d'experts. Nos principaux problèmes de santé publique restent le paludisme et la tuberculose. Nous nous efforçons de lutter contre ces maladies, mais l'expérience nous a montré que le succès n'est possible que si cette lutte s'appuie sur une infrastructure sanitaire renforcée. Nous venons de mettre au point notre troisième programme de développement, qui concerne la période 1971 -1973. L'amélioration des services de santé fait partie intégrante du développement économique et social. Notre plan prévoit la création, au niveau de la région et du district, d'un réseau de centres de santé qui fourniront des services médicaux préventifs et curatifs. Une place importante est faite également au renforcement des hôpitaux régionaux. La décentralisation des services de santé a été entreprise immédiatement après la révolution et commence à donner certains résultats; il est prévu de la pousser plus avant en affectant des spécialistes des diverses branches de la médecine à l'échelon régional. La formation du personnel infirmier et d'autres catégories de personnel paramédical bénéficie d'une priorité élevée. Un premier groupe d'élèves a été admis dans notre nouvelle école. Une autre école d'infirmières, qui pourra accueillir 200 élèves, est actuellement en construction et sera terminée vers le milieu de l'année 1971. La première promotion d'élèves sages -femmes suit cette année le programme de formation en un an, et une deuxième promotion est en voie de sélection. Le programme de préparation du personnel sanitaire de district aux techniques de lutte antipaludique et de lutte antituberculeuse se déroule de façon satisfaisante et se révèle extrêmement précieux pour l'intégration de ces programmes dans les services de santé de base. Il est apparu à l'expérience qu'après des études prolongées à l'étranger, les étudiants avaient souvent besoin à leur retour d'une période de réadaptation : :

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aux conditions sociales de leur pays. Il importe en outre d'adapter la formation des médecins au milieu dans lequel ils devront exercer. C'est pourquoi la création d'une école de médecine dans notre pays est actuellement à l'étude. La lutte antituberculeuse s'étend progressivement aux régions. La vaccination directe par le BCG a été introduite. Les recherches sur le traitement de la lèpre dans notre pays se poursuivent et feront l'objet par la suite d'un rapport final. Il est encourageant de noter que l'appel de l'OMS en faveur d'un programme mondial d'éradication de la variole a eu pour résultat de réduire considérablement le nombre des pays où la maladie est signalée et également le nombre de cas notifiés. La campagne de vaccination de masse qui a été organisée dans notre pays se déroule comme prévu et aucun cas n'a été déclaré jusqu'à présent. Nous avons été heureux de lire dans le Rapport du Directeur général qu'un vaccin hautement purifié et plus efficace contre la rage est actuellement à l'étude. Si l'administration d'une seule dose était efficace, ce vaccin serait extrêmement utile dans des pays comme le nôtre où il est difficile d'administrer des séries d'injections dans la population nomade. Nous espérons que l'OMS mettra à profit les moyens de recherche dont elle dispose pour la mise au point d'un vaccin similaire contre le choléra. L'initiative qu'a prise l'OMS de préparer une série de guides traitant de l'évacuation des déchets industriels est extrêmement encourageante. Ces guides seront précieux aux pays en voie de développement qui sont confrontés à ce problème. Pour terminer, Monsieur le Président, je voudrais rappeler la politique de notre gouvernement à l'égard du principe d'universalité de l'OMS. Nous estimons que tous les Etats souverains qui en expriment le désir doivent y être admis. Les considérations politiques ne doivent pas tenir à l'écart de cette assemblée des nations telles que la République populaire de Chine ou la République Démocratique Allemande. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Malawi. :

Merci, Monsieur Hassan. Je donne la parole à M. Chisala,

M. CHISALA (Malawi) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, permettez -moi de joindre ma voix, au nom de mon pays, à celle des honorables délégués qui ont déjà pris la parole avant moi pour vous féliciter de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Les félicitations de ma délégation vont également aux Etats Membres dont les délégués ont été élus Vice Présidents. La direction de cette assemblée, pour les jours qui viennent, n'aurait pu être confiée à .une personnalité plus compétente, dont la compétence n'a d'égale, si vous me permettez de le dire, 'Monsieur le Président, que celle du Directeur général, dont le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1970 me parait un des documents les plus importants et les plus intéressants parmi ceux qui nous sont soumis, puisqu'il dégage les tendances de l'évolution sanitaire dans tous ses aspects. Je représente un pays en voie de développement et vous comprendrez donc, Monsieur le Président, que ma réaction à l'égard du Rapport annuel soit marquée par les conditions propres à mon pays. Je voudrais rappeler rapidement ces conditions avant de commenter le Rapport, car j'ai tout lieu de croire que ces conditions ne diffèrent pas fondamentalement de celles que l'on rencontre dans les autres pays en voie de développement. Au cours de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, notre délégation a exposé rapidement l'état des services de santé au Malawi. Nous avons eu alors l'occasion de rappeler combien nos ressources financières sont limitées et ce que nous nous efforçons d'accomplir en dépit de ces limitations. Je suis heureux d'indiquer que nous avons obtenu des améliorations importantes dans beaucoup de domaines. L'organisation des services de protection maternelle et infantile a progressé, de même que celle des services curatifs. Mais ce progrès ne peut être mesuré que sur la période de douze mois considérée - et à quels résultats peuvent aboutir des activités sanitaires en un temps aussi court ? Dans l'exécution de nos plans d'action sanitaire, nous n'avons pas perdu de vue notre politique générale de développement. En fait, étant un pays en voie de développement, nous avons dû provisoirement n'accorder qu'un rang de priorité modeste à nos services sociaux. Notre gouvernement, sous la direction dynamique de notre Président, Ngwazi Dr Kamuzu Banda, estime que pour pouvoir disposer, dans les années futures, de fonds suffisants pour les services sociaux en général, nous devons d'abord donner la priorité la plus élevée à l'augmentation du revenu national. Au nom de mon gouvernement, je dois exprimer ici notre profonde reconnaissance au personnel du Bureau régional de l'Afrique pour l'intérêt qu'il porte aux problèmes sanitaires du Malawi. Nous sommes heureux que, grâce aux efforts du Dr Alfred Quenum, Directeur régional, et de ses collaborateurs, le Malawi continue à bénéficier de l'assistance directe de l'OMS ou de l'assistance d'autres organisations par son intermédiaire. Notre délégation a décrit à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé divers projets en cours d'exécution dans notre pays. Nous aurons en outre d'ici peu une équipe de planificateurs sanitaires qui sera recrutée par l'OMS et financée par le Gouvernement du Danemark. Notre gouvernement a ressenti depuis déjà plusieurs années la nécessité d'élaborer un plan global d'action sanitaire. Nous pouvons maintenant envisager l'avenir avec confiance, car le plan nous permettra d'utiliser plus économiquement les ressources limitées dont nous disposons. L'OMS va en outre mettre à notre disposition les services :

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de spécialistes qui nous aideront à développer nos services de santé de base, à combattre les maladies transmissibles et à organiser, grâce à leurs avis techniques, une campagne de vaccination antivariolique. Elle continue par ailleurs à accorder des bourses à des ressortissants du Malawi pour des études dans diverses branches. Permettez -moi maintenant, Monsieur le Président, de passer au Rapport du Directeur général. Le Rapport témoigne d'une attention méticuleuse à l'égard des détails ainsi que d'une grande compétence. Je ne peux qu'en féliciter le Directeur général. Si je commente certains points du Rapport, c'est uniquement pour rechercher des réponses à des questions d'importance fondamentale que le Directeur général a lui -même soulevées dans ce document. L'introduction contient une constatation particulièrement pertinente dont je vous donne lecture "Néanmoins, il ne faut pas se dissimuler que les progrès ont été inégaux et que l'on peut même parler de stagnation dans certains domaines où les résultats que l'on pouvait raisonnablement escompter n'ont pas été atteints, soit par suite de la lenteur inattendue avec laquelle les connaissances scientifiques et techniques ont avancé, soit à cause de l'incompréhension ou de l'indifférence dont on a fait preuve à l'égard des implications et de l'importance de la santé ". Etant donné la répartition inégale des moyens financiers et des compétences, comment peut -on, dans le développement des services de santé, corriger cette inégalité ? Il nous semble que l'OMS a le devoir de reconsidérer les modalités de l'assistance qu'elle apporte aux pays en voie de développement. Sans doute est-il quelquefois possible d'obtenir un soutien financier pour lancer un projet de développement du service de santé, mais très souvent, ce sont les dépenses récurrentes nécessairement liées à l'exécution des projets qui font obstacle à la poursuite de l'action entreprise. Serait -il possible que l'OMS mette au point une formule qui résoudrait ce problème dans les pays en voie de développement ? Le Directeur général, une fois de plus, appelle notre attention "sur la grave pénurie de main d'oeuvre sanitaire qui sévit en particulier dans les pays en voie de développement" et souligne que "le problème n'est pas de ceux qui se résolvent vite et facilement ". J'ai déjà dit combien notre pays appréciait l'assistance technique de l'Organisation, et je voudrais prier instamment l'OMS de poursuivre cette action. - qui témoigne d'un esprit novateur La délégation du Malawi approuve vivement la déclaration concernant la nécessité de "procéder à des recherches en vue de mettre au point des systèmes qui puissent aider les pays en voie de développement à décider du meilleur emploi de leurs ressources, souvent limitées ". C'est avec beaucoup d'intérêt que nous attendons les résultats du projet entrepris conjointement par le Gouvernement de la Colombie, l'OPS et l'OMS. A ce problème est lié celui de l'harmonisation des dépenses consacrées à la santé avec les besoins sanitaires. Dans le Cahier de Santé publique N° 32, le Professeur Brian Abel -Smith n'a pu que conclure, hélas, que "dans le domaine de plus en plus vaste qui s'offre aux recherches sur les aspects internationaux de l'économie médicale, c'est un début bien modeste que d'évaluer le cont de la santé et de le comparer aux ressources nationales ".1 Puissent les efforts se poursuivre dans la recherche d'une solution. Enfin, la délégation du Malawi tient à féliciter vivement le Directeur régional d'avoir eu l'heureuse initiative d'organiser dans la Région africaine des réunions consacrées aux problèmes de la propagation du choléra sur notre continent. :

Je vous remercie, Monsieur Chisala. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Avant de lever cette séance de l'après -midi, je vous communique mon intention de clore la liste des orateurs inscrits pour la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10 demain, jeudi, immédiatement avant la présentation du Prix et de la Médaille de la Fondation Léon Bernard, c'est -à -dire vers midi environ. Je remercie les délégués qui, en réponse à ma demande, ont limité leur intervention à dix minutes cet après -midi. Nous avons pu ainsi respecter notre horaire. La séance est levée. :

La séance est levée à 17 h.30.

1 Abel -Smith, B. (1967) Etude internationale des dépenses de santé. Leur incidence 'sur la planification des services médico- sanitaires, Organisation mondiale de la Santé, Genève (Cah. Santé publ., N° 32, p. 108).

CINQUIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 5 mai 1971, 20 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE- SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 (suite) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier orateur inscrit sur ma liste est M. Bakry, délégué de la République Centrafricaine. M. BAKRY (République Centrafricaine) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est avec un grand plaisir que la République Centrafricaine participe aux assises de l'assemblée générale de l'OMS. L'honneur qui m'échoit aujourd'hui de prendre la parole devant cette haute instance me donne l'occasion d'adresser, au nom de la délégation de mon pays, notre cordiale salutation aux honorables représentants des Etats Membres et des Membres associés de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous saluons tout particulièrement l'entrée d'un pays frère, la Gambie, au sein de cette grande famille mondiale. Qu'il me soit permis d'adresser à M. le Président sortant le témoignage de satisfaction et d'admiration de ma délégation pour la compétence avec laquelle il a su mener les travaux de la dernière Assemblée. Son sens de l'efficacité a honoré notre continent, ce dont nous sommes fiers. A M. le Président entrant, ainsi qu'aux autres membres du bureau de notre Vingt -Quatrième Assemblée, ma délégation adresse ses plus chaleureuses félicitations pour leur brillante élection, A M. le Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs, la délégation de la République Centrafricaine exprime toutes ses félicitations pour avoir présenté un Rapport complet et réaliste sur les activités de notre organisation en 1970. Notre délégation se réjouit des constants et inlassables efforts déployés par notre institution spécialisée pour l'amélioration de la santé dans le :

monde.

Le grand événement de l'année 1970 - je veux parler de la propagation du choléra El Tor dans les territoires longtemps épargnés par cette maladie - a fait l'objet d'un commentaire dans l'introduction du Rapport. L'apparition de.cette maladie en Afrique a montré une fois de plus l'efficacité de l'OMS, par la rapidité des informations, l'organisation des séminaires sur la stratégie de lutte contre ce fléau et les dons en vaccins et sérums. Les mesures préventives prises par les autorités sanitaires de la République Centrafricaine, à savoir la mise en place d'un personnel formé ou recyclé pour la circonstance et du matériel technique nécessaire pour répondre aux besoins, ainsi qu'une ample information de la population, permettront sans doute à la République Centrafricaine d'enregistrer peu de victimes le moment venu et de lutter contre les autres maladies transmissibles. Pour la Région africaine, les rendez -vous de Bobo- Dioulasso et de Brazzaville, au lendemain de l'apparition du choléra dans ce continent, ont reconfirmé, s'il en était besoin, la vigilance, le dynamisme et l'efficacité de notre Directeur régional, le Dr Quenum, et de son équipe, auxquels ma délégation rend un hommage mérité. L'attention toute particulière que le Gouvernement centrafricain accorde aux problèmes de santé, condition sine qua non de tout développement socio- économique, a été marquée, entre autres, par les moyens massifs et spectaculaires mis à la disposition du Ministère de la Santé pour faire face à ses responsabilités devant la menace du choléra. C'est là une des raisons qui ont retardé jusqu'à présent l'arrivée de ce fléau en République Centrafricaine. La recherche d'une coopération sanitaire et d'une coordination des programmes aux frontières communes aura été aussi un événement important pour la République Centrafricaine qui, toujours fidèle à sa politique de coopération, est convaincue que nul pays ne peut résoudre les problèmes sanitaires dans l'isolement. Lors de la célébration de la Journée mondiale de la Santé en République Centrafricaine, l'accent a été mis sur le noble but de notre organisation qui consiste à amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Les messages du Directeur général, du Directeur régional et celui du Ministre centrafricain de la Santé ont été largement diffusés sur les antennes de la radiodiffusion nationale. Une importante table ronde, très écoutée et appréciée, a réuni plusieurs éminents médecins sur le thème "Une vie normale pour le diabétique ". A ce début de notre plan quinquennal 1971 -1975, il convient de préciser la ferme détermination du Gouvernement centrafricain de poursuivre le développement des services de santé de base. Les trois objectifs de ce plan sont, notamment, la formation du personnel à tous les degrés, la lutte contre les maladies transmissibles et la protection maternelle et infantile, pour atteindre progressivement la

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couverture sanitaire totale de la population. Le principe de cette option est axé sur une conception unitaire et intégrée de la médecine et enfin l'assainissement et l'éducation sanitaire, surtout en milieu rural. Pour ce faire, le Gouvernement de la République Centrafricaine a procédé, au début de l'année 1971, à une profonde réforme de ses services de santé, mettant ainsi sur pied une structure adaptée à une telle conception. Les moyens à mettre en oeuvre proviennent d'abord de nos propres ressources et aussi de la solidarité internationale, sous sa forme multilatérale et bilatérale. C'est sur cette base de la politique sanitaire centrafricaine que nous pensons accroître le volume de nos actions en 1971 de l'ordre de 20 %. Au cours de l'année 1970, les résultats suivants ont été obtenus pour l'ensemble du pays, les équipes spécialisées ont examiné 519 408 personnes et il a été effectué en même temps 488 281 vaccinations antivarioliques, 60 301 vaccinations antiamariles, 79 079 vaccinations antirougeoleuses et 175 956 vaccinations par le BCG. S'agissant de la variole, depuis 1962 la République Centrafricaine continue à ne pas enregistrer de cas nouveaux. Mais le programme se poursuit dans le cadre de la politique d'éradication décidée par l'OMS. En matière de lutte contre la lèpre, la République 26 749 malades restent en compte à Centrafricaine continue à observer des succès très intéressants la fin de l'année, parmi lesquels 5579 inactivés et 8260 en observation sans traitement. Depuis le ler janvier 1970, 831 nouveaux lépreux ont été dépistés, alors que 3116 ont été libérés des contrôles, ce qui porte à près de 30 000 le chiffre des malades libérés des contrôles depuis le début de notre campagne. La lutte contre la trypanosomiase continue régulièrement et en 1970 de gros efforts ont été faits dans ce domaine; 63 nouveaux malades ont été dépistés, ce qui porte à 134 le nombre total des trypanosomés; 6186 habitants ont été chimioprophylactisés. Le paludisme demeure toujours l'endémie majeure en République Centrafricaine. En dehors de la prophylaxie généralement réservée aux enfants, aucun programme d'envergure n'est en vue. Cependant, la nouvelle réforme de nos services de santé nous permettra en 1971 d'étudier, avec le concours des consultants de l'OMS à Bangui, les moyens à mettre en oeuvre pour une nouvelle stratégie de lutte contre cette maladie. En matière de parasitoses intestinales, 30 216 examens de selles ont mis en évidence 7229 cas de bilharziose intestinale, 5077 cas d'ankylostomiase, 161 cas d'amibiase. Notons aussi que 3406 urétrites ont été dépistées et traitées, et que les campagnes de surveillance contre le pian se sont poursuivies normalement. En matière de tuberculose, la République Centrafricaine a lancé un programme important de dépistage et de traitement des malades, non seulement dans les grands centres de santé, mais aussi dans toutes les formations rurales. Notons enfin que le regroupement, au sein d'une même direction, de la santé rurale, des grandes endémies et de la population a été un pas important dans la fusion des médecines curative et préventive et du développement des services de santé de base en République Centrafricaine. L'hygiène du milieu, qui constitue la clé de voûte de la réussite de tout service de santé de base, connaît une activité intense dans la zone de démonstration de Yimbi. En matière de formation, l'Institut national de l'Enseignement médico- social et de Santé publique a mis sur pied toutes les sections de formation du personnel paramédical nécessaires, à savoir les sections d'infirmiers diplômés d'Etat, de sages -femmes, d'assistants en assainissement, d'assistantes sociales, d'infirmiers assistants et le recyclage permanent du personnel déjà en place. Il convient de signaler le succès de plus en plus retentissant remporté par leurs stages en équipe en zone rurale. De leur côté, les étudiants en médecine, dont bon nombre sont boursiers de l'OMS, viennent faire leur stage interne de sixième année au Centre hospitalier de Bangui. Comme on le voit, les activités et les perspectives sanitaires en République Centrafricaine s'orientent vers une lutte efficace contre les maladies transmissibles. Je manquerais à mon devoir si je ne reconnaissais pas ici l'assistance internationale et bilatérale apportée à la République Centrafricaine en matière de santé. Ainsi donc, l'OMS, la République française, le FISE, le Fonds européen de Développement, l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, l'URSS et certains organismes privés tels qu'EmmaUs- Suisse et Misereor sont -ils en droit d'attendre de notre délégation dans cette salle des sincères remerciements pour l'aide concrète et efficace apportée á la République Centrafricaine. La République Centrafricaine fait sien le principe de la Constitution de l'Organisation suivant lequel "la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité" et il va sans dire que la coopération la plus étroite des individus et des Etats en est la résultante. Distingués délégués, Mesdames, Messieurs, la délégation centrafricaine vous souhaite beaucoup d'inspiration pendant les travaux pour le plein succès de cette Vingt -Quatrième Assemblée de la Santé et pour la paix dans le monde. :

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Chypre, le Dr Vassilopoulos.

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Merci, Monsieur Bakry. Je donne la parole au délégué de

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Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je voudrais tout d'abord, au nom de la délégation de Chypre, m'associer aux orateurs précédents et féliciter Sir William Refshauge de son élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. J'aimerais également féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des commissions. C'est avec un très vif plaisir que j'adresse aussi les félicitations de ma délégation au Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs pour le Rapport très complet sur l'activité de l'OMS en 1970, Tous sont dignes des hommages et de la confiance que l'Assemblée leur a témoignés. Je suis convaincu que, sous leur conduite, l'Assemblée et ses commissions mèneront leurs travaux à bien. Je tiens aussi à remercier les membres du Conseil exécutif des efforts extrêmement constructifs qu'ils ont déployés au cours des quarante -sixième et quarante -septième sessions du Conseil. Le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 contient une moisson de précieux renseignements. Il fait apparaître les tendances qui orientent la politique à long terme de l'Organisation. En tant que tel, il est du plus haut intérêt pour les administrateurs sanitaires du monde entier. Le Directeur général a, une fois de plus, attiré l'attention sur les problèmes qui résultent de la pénurie de personnel sanitaire à tous les niveaux; cette pénurie, qui se fait sentir tout particulièrement dans les pays en voie de développement, est un frein au progrès vers l'amélioration de la santé des peuples. A cet égard, je suis heureux de signaler que Chypre, bien qu'elle ne possède aucune école de médecine, est assez bien dotée en personnel médical et paramédical. On y trouve en effet un médecin pour 1250 habitants, un dentiste pour 3672 habitants et une infirmière /sage -femme pour 415 habitants. Le Directeur général a très justement souligné dans le Rapport l'importance que revêt la santé de la famille considérée comme faisant partie intégrante des services généraux de santé; cette conception, qui repose sur le principe que les problèmes de santé maternelle et infantile, de reproduction humaine et de génétique humaine ne sont que des aspects interdépendants du problème plus vaste de la santé de la famille, mérite de retenir l'attention des planificateurs et des administrateurs sanitaires nationaux. On ne louera jamais assez l'OMS d'avoir intensifié ses activités de formation professionnelle dans ce domaine. Les remarques formulées par le Directeur général sur l'importance disproportionnée que certaines autorités ont attachée à la propagation du choléra El Tor pendant l'année considérée devraient retenir l'attention de toutes les personnes intéressées. Les efforts que nous avons entrepris pour empêcher le choléra de gagner Chypre ont heureusement été couronnés de succès. Aucun cas n'a été enregistré, alors que la plupart des pays de la Région étaient touchés par l'épidémie. A ce sujet, je tiens à rendre hommage à l'OMS et, en particulier, au Directeur général adjoint, le Dr Dorolle, qui, grâce à ses efforts inlassables, à sa compétence et à son autorité, a contribué au succès des activités entreprises pour lutter contre l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans de nombreux pays. Je dois aussi rendre hommage à ses collaborateurs du Siège, de même qu'au Directeur régional pour la Méditerranée orientale, le Dr Taba, dont la contribution aux mesures anticholériques prises dans les pays de la Région, et notamment à Chypre, a été si précieuse. Je voudrais aussi adresser les remerciements de mon pays aux Gouvernements des Etats -Unis d'Amérique et de la République Arabe Unie qui nous ont fait don de vaccins. Il est réconfortant de noter les progrès des campagnes mondiales d'éradication du paludisme et de la variole; en effet, l'incidence de la variole est tombée au chiffre le plus bas jamais enregistré et le nombre des pays inscrits au registre officiel des régions où l'éradication du paludisme a été réalisée est passé de treize à dix -huit. Si les problèmes de santé associés au milieu sont progressivement et systématiquement éliminés en tant que causes de morbidité et de mortalité, il se présente de nouveaux problèmes qui sont la conséquence du développement de la technologie, et de nouvelles maladies, dont l'apparition résulte des activités humaines, sont maintenant au centre des préoccupations. La pollution de l'air, notamment, pose aujourd'hui un problème redoutable dans certains pays industrialisés. Aussi doit -on accueillir avec une grande satisfaction l'entrée en fonctionnement, dans le courant de l'année, du réseau international de surveillance et d'étude de la pollution de l'air que l'OMS a créé afin de préciser l'étendue du problème à l'échelle mondiale. Pour conclure, j'aimerais transmettre la reconnaissance du peuple cypriote au Directeur général, le Dr Candau, et à notre Directeur régional, le Dr Taba et leur rendre hommage pour les efforts incessants qu'ils déploient en vue de promouvoir la santé des peuples dans le monde entier. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Vassilopoulos. Je donne maintenant la parole au délégué du Burundi, le Dr Bitariho. :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables Le Dr BITARIHO (Burundi) délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous présenter aú nom de ma délégation, ainsi qu'aux Vice -Présidents de cette assemblée, nos chaleureuses félicitations :

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pour la haute charge qui vous a été confiée de diriger les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je ne doute pas que sous votre direction éclairée nous parviendrons à mener à bien les travaux inscrits à l'ordre du jour de cette assemblée. Ma délégation vous souhaite le plus grand succès dans l'accomplissement de votre lourde tâche. Je tiens également à remercier et à féliciter le Directeur général, notre éminent confrère le Dr Candau, pour l'excellent Rapport qu'il nous a présenté. Ce document d'une haute tenue nous a permis de constater que les activités de l'OMS s'étendent et se diversifient de plus en plus, pour le plus grand bien de tous les peuples et de la santé du monde en général. La santé du monde de demain dépend en effet, pour une large part, du niveau de santé de toutes les nations qui le composent. Cette interdépendance est aujourd'hui unanimement reconnue et contribue au développement du sentiment de solidarité internationale en matière de santé publique. Nous souhaitons, pour notre part, que cette nécessité constitue l'un des principes de référence de cette Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi également, Monsieur le Président, de souhaiter la bienvenue au nouveau Membre de l'Organisation que nous venons d'accueillir parmi nous. Je voudrais passer brièvement en revue les programmes assistés par l'OMS qui sont en cours de réalisation dans mon pays. Je n'ai pas l'intention d'en passer une revue complète et me contenterai donc d'en esquisser les points essentiels. En matière de développement des services de santé de base, la préoccupation principale du Gouvernement continue d'être la lutte contre les maladies transmissibles, notamment le paludisme, la variole, le typhus à poux, la tuberculose, la trypanosomiase, la schistosomiase, etc. Le Gouvernement est conscient que les maladies transmissibles persisteront si les services sanitaires de base, nécessaires pour consolider les positions acquises au cours des campagnes massives de vaccination ou d'éradication, font défaut. Dans le cadre du projet de développement des services de santé de base qui bénéficie de l'aide de l'OMS, des efforts sont consentis pour organiser un réseau suffisant de formations sanitaires chargé de protéger contre une réinfection éventuelle des régions libérées de la maladie. L'intégration des activités d'assainissement dans les activités de ces services sanitaires est prévue. S'agissant de la surveillance épidémiologique, le manque de personnel national qualifié dans les domaines de l'épidémiologie, des statistiques et des techniques de laboratoire, ajouté aux problèmes de communications, à la configuration particulière du terrain et à la dispersion marquée de la pas d'apporter un la appui surveillance épidémiologique. L'ampleur de nombreux problèmes de maladies transmissibles auxquels le Gouvernement doit faire face justifie notre demande auprès de l'OMS pour la création et le développement d'un service épidémiologique. Cette demande a déjà eu une suite favorable et est inscrite au budget ordinaire de l'OMS pour l'année 1972. Pour ce qui concerne les campagnes de masse, la phase d'attaque de la campagne d'éradication de la variole touche à sa fin ces jours -ci. Le nombre de vaccinations effectuées depuis 1968 est de l'ordre de trois millions. Nous arrivons ainsi au terme de la première phase de cette entreprise de grande envergure qu'est une campagne d'éradication à l'échelon national, dans un pays à densité de population aussi forte que le nôtre. La phase de consolidation à l'échelon des secteurs médicaux va maintenant commencer; elle sera basée sur la surveillance épidémiologique et le maintien de la couverture vaccinale de toute la population. Pour ce qui est de l'adduction d'eau à Bujumbura, les grands travaux entrepris en vue d'assurer à notre capitale un ravitaillement suffisant en eau potable ont été menés à bien. Cette réalisation d'une extrême importance a été conçue par une équipe de l'OMS. Elle en est actuellement au stade de la surveillance du fonctionnement du réseau de distribution et de la formation du personnel. Nous souhaitons vivement que des études de ce genre soient entreprises en vue d'assurer l'amélioration du ravitaillement en eau potable des autres chefs -lieux de provinces. Le nombre de cas de typhus déclarés au Burundi en 1970 dépasse 17 000. Il est évident qu'un problème de santé d'une telle envergure constitue une des principales préoccupations du Gouvernement. Celui -ci, conscient des difficultés que présente une lutte contre le vecteur avec des insecticides (résistance des poux à certains insecticides, moyens logistiques limités, etc. ),avait fondé beaucoup d'espoirs sur uri vaccin stable, efficace et assurant une longue immunité. En 1969, un essai pilote limité de vaccination contre le typhus avec un vaccin vivant de souche E a été entrepris par une équipe de consu]tants à court terme de l'OMS. Ce vaccin, malheureusement encore au stade expérimental, ne peut pour le moment être utilisé pour lutter contre la maladie. L'équipe mentionnée ci- dessus a, heureusement, constaté qu'un traitement à dose unique avec la doxycycline ou vibramycine suffirait pour guérir le typhus à poux. En raison de ce qui précède, le Gouvernement envisage pour le moment d'entreprendre une campagne qui consisterait à traiter les cas déclarés avec la doxycycline et administrer le même médicament à titre préventif aux contacts, entreprendre une campagne de lutte contre le vecteur avec des insecticides d'introduction plus récente, entreprendre une vaccination des contacts

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et des groupes sélectifs avec un vaccin dont les effets sont reconnus. L'introduction des nouvelles techniques de laboratoire afin de pouvoir diagnostiquer la maladie au niveau national s'avère d'une nécessité urgente. L'OMS nous assiste également dans la formation de notre personnel à tous les niveaux, par l'octroi de bourses d'études, de stage et de spécialisation pour nos médecins et. notre personnel paramédical, par l'encadrement, sur place, des élèves de nos écoles d'infirmières, d'auxiliaires- infirmières et d'assistants sanitaires. Enfin, l'OMS nous aide à poursuivre et à parachever la mutation profonde de nos services de santé dans l'optique de la primauté à accorder aux services de médecine préventive. Au Burundi, la prise de conscience de cette nécessité est complète et des progrès notoires continuent à être réalisés. Je me suis efforcé de vous donner brièvement une idée de l'importance de l'assistance directe que l'OMS apporte à mon pays. Je me fais maintenant un devoir de présenter à ceux qui président à ses destinées l'expression de notre reconnaissance pour la part prise par l'Organisation dans la lutte que nous menons pour la promotion de la santé publique au Burundi, et en particulier, au Dr Quenum, Directeur régional, pour les efforts incessants et croissants qu'il déploie pour l'amélioration de l'état de santé des populations de la Région africaine. Je tiens également à associer à nos remerciements les autres organismes internationaux qui collaborent, dans leurs domaines respectifs, à la réalisation du même but. Nos remerciements vont en particulier au FISE qui, en plus de l'assistance spécifique qu'il nous fournit régulièrement, a continué à collaborer à l'amélioration du fonctionnement de nos dispensaires ruraux en dotant les chefs de secteurs médicaux des moyens de locomotion nécessaires aux inspections régulières des formations médicales dispersées. Nous exprimons à nouveau, avant de terminer notre intervention, le voeu de voir se généraliser progressivement la mise en place de projets inter -pays et de programmes de recherche interrégionaux. Il nous parait en effet que c'est dans cette formule que réside la mise en oeuvre d'une lutte efficace contre les grands fléaux que nous ne parvenons par encore à juguler, par exemple et à des degrés divers, le paludisme, la schistosomiase, la trypanosomiase et la lèpre. Dans cet ordre d'idées, je réitère la demande déjà exprimée de voir arriver au Burundi l'équipe inter -pays pour le paludisme le plus tôt possible. En terminant, Monsieur le Président, j'exprime au nom de la délégation de mon pays le voeu que les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé connaissent un plein succès et contribuent à nous rapprocher du but que l'OMS s'est fixé, à savoir une amélioration généralisée et aussi rapide que possible du niveau de santé dans le monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Zambie, le Dr Nalumango. :

Merci, Docteur Bitariho. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr NALUMANGO (Zambie) (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs, je voudrais m'associer aux orateurs précédents et féliciter Sir William Refshauge, ainsi que les Vice -Présidents, de leur élection aux postes éminents qu'ils occupent. Je désire aussi féliciter une fois de plus notre Directeur général, le Dr Candau, ainsi que ses collaborateurs, du Rapport concis, objectif et précis qu'ils nous ont présenté. Malgré les progrès accomplis par l'OMS, les maladies transmissibles constituent encore dans mon pays la principale menace pour la vie humaine. La tuberculose, la lèpre, le paludisme et les infections virales, qui s'attaquent à des enfants déjà atteints de malnutrition, posent des problèmes immédiats de santé publique que mon gouvernement s'emploie activement à résoudre avec l'aide de l'OMS. Le projet de développement des services de santé de base en Zambie bénéficie maintenant de l'appui de l'Organisation. Un conseiller en santé publique et un inspecteur sanitaire de l'OMS ont déjà été affectés à ce projet. On a procédé au rassemblement de renseignements de base sur la situation sanitaire du pays et sélectionné une zone de démonstration pour y mettre en place un centre sanitaire modèle assurant des prestations, des activités de formation et des recherches. Ce projet a pour principal objectif de créer dans le pays une infrastructure de services de santé de base qui permettra de relever la santé publique jusqu'à un niveau optimal et de soutenir des programmes particuliers de lutte contre les maladies. Une commission de planification chargée d'élaborer un plan de dix ans pour le Département de la Santé a été nommée en janvier 1970. Les cinq premières années de ce plan s'intégreront au deuxième plan national de développement qui débutera le ler janvier 1972. L'OMS a fourni les services d'un planificateur sanitaire national qui participe activement à la préparation de ce plan. C'est également avec son aide que l'on élabore actuellement un programme d'éradication du paludisme qui sera exécuté dans le cadre des services de santé de base. Mon gouvernement a accueilli avec gratitude l'arrivée récente d'un technicien de laboratoire et il attend avec impatience celle d'un entomologiste et d'un paludologue. Nous veillerons à ce que les activités prévues débutent dès que ces experts seront :

arrivés.

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Mon gouvernement est reconnaissant à l'OMS de l'assistance qui lui a été fournie dans le domaine de la formation professionnelle et il se réjouit du moment où s'ouvrira, à l'Université de Zambie, le cycle d'enseignement infirmier supérieur qui permettra de former les infirmières monitrices, les infirmières administratrices et les infirmières de la santé publique dont notre pays a si grand besoin. Il est prévu que ce programme de formation répondra également aux besoins de pays d'Afrique centrale et australe. Grâce à l'action coordonnatrice de l'OMS, mon gouvernement a pu bénéficier des conseils d'un expert de la FAO au sujet d'un projet de loi nationale sur les denrées alimentaires et les médicaments. Un autre expert envoyé par l'AIEA a soumis à l'examen de mon gouvernement un projet de loi sur l'ionisation. D'autres experts sont attendus prochainement pour conseiller mon gouvernement au sujet de la révision et de la mise à jour de la législation sanitaire ainsi qu'en vue de la création d'un service de radiothérapie à l'Hôpital universitaire de Lusaka. Je ne voudrais pas conclure cet exposé sans mentionner l'aide précieuse que le Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Quenum, apporte à la Zambie. Son autorité dynamique est vraiment exemplaire pour tous ceux qui, comme nous, s'occupent jour après jour d'assurer le fonctionnement des services de santé dans notre Région. Je tiens à remercier le Président sortant de s'être occupé des affaires de l'Organisation pendant l'année écoulée, qui a été assombrie par l'extension de la septième pandémie de choléra. Presque tous nos travailleurs sanitaires, sinon tous, ont été informés des dangers associés à cette maladie. Toutefois, grâce à l'efficacité et au sang -froid de notre Président, grâce aussi à la compétence sans défaut du Directeur général et de ses collaborateurs, le navire a été conduit vers son but contre vents et marées. La pandémie de choléra n'a pas encore atteint mon pays et mon voeu le plus ardent est qu'il soit épargné. Nous avons cependant constitué une commission de surveillance chargée de prendre toutes les mesures qui s'imposeraient en cas d'épidémie de choléra. Dans l'immédiat, mon principal souci concerne les cas de fièvre jaune qui ont été notifiés en Angola, pays voisin du nôtre. J'ai déjà pris des mesures pour que les Zambiens habitant près de la frontière angolaise soient vaccinés et j'ai demandé 20 000 doses supplémentaires de vaccin antiamaril. Toutefois, nos besoins se chiffreront au total à quelque 500 000 doses. Je voudrais enfin souhaiter la bienvenue à la Gambie devenue Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Nalumango. Je donne maintenant la parole au délégué de la Pologne, le Professeur Kostrzewski. :

Le Professeur KOSTRZEWSKI (Pologne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord de féliciter de leur élection le Président et les Vice Présidents de l'Assemblée et de former le voeu que les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé soient couronnés de succès. J'aimerais aussi remercier le Directeur général de l'excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1970. Je souscris entièrement à l'opinion du Directeur général lorsqu'il écrit, dans l'introduction au Rapport, que si des résultats incontestables ont été obtenus, de nombreux problèmes de santé publique restent très préoccupants et exigent que l'on prenne des mesures pour trouver des solutions mieux adaptées et plus efficaces. Citons par exemple le problème toujours plus aigu de l'hygiène du milieu ou la pénurie de personnel qualifié qui, dans de nombreux pays, empêche d'assurer aux populations des prestations sanitaires de base. Le programme général de travail pour la période 1973 -1977 qu'a préparé le Conseil exécutif reflète les principaux objectifs de l'Organisation et les besoins croissants des Etats Membres. Ce programme sera examiné plus tard dans le courant de la présente session, si bien que je me contenterai pour l'instant de souligner la nécessité de tirer parti de la vaste expérience des Etats Membres - qui disposent déjà de systèmes précis, rationnels et éprouvés de protection sanitaire - si nous voulons réaliser l'un des principaux objectifs de l'OMS, c'est -à -dire assurer la mise en place de services sanitaires complets. C'est ainsi, par exemple, qu'en dépit des conditions difficiles de l'après- guerre, la Pologne et quelques autres pays d'Europe ont réussi à mettre en place des systèmes efficaces de protection sanitaire parce qu'ils les ont intégrés aux objectifs des plans de développement social et économique. En Pologne, l'organisation des services de santé est constamment améliorée. Ainsi, nous menons actuellement un vaste programme expérimental qui repose sur l'intégration des services d'urgence des consultations externes, des services d'hospitalisation et des services de réadaptation. Nous sommes tout disposés à faire profiter d'autres pays de notre expérience et à procéder à des échanges de vues à ce sujet par l'intermédiaire de l'Organisation. :

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C'est d'ailleurs pour cette raison que, pendant la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, mon pays avait pris l'initiative de rédiger et de faire adopter la résolution WHA23.49 qui concerne l'exécution de recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités. Nous serions très heureux que le Directeur général nous fasse part des progrès réalisés jusqu'à présent dans l'application de cette résolution. Il y a de nombreuses années que ma délégation se montre préoccupée par l'accroissement excessif et continu du budget de l'OMS. A notre avis, les besoins du programmes ne justifient pas entièrement cette augmentation. Parallèlement, nous tenons à féliciter le Directeur général de chercher à axer l'activité de l'Organisation sur des projets hautement prioritaires. Une telle approche mettra l'OMS à l'abri des difficultés financières et des sérieuses conséquences qu'elles pourraient entraîner. Nous avons noté avec satisfaction, en prenant connaissance de l'ordre du jour de la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, que la demande d'admission présentée par la République "Admission de nouveaux Membres et Démocratique Allemande serait examinée sous le point intitulé Membres associés ". Nous espérons que, cette année, le problème sera examiné avec attention et qu'il recevra la solution positive qu'il mérite. Une politique réaliste et conforme au principe d'universalité dont se réclame l'Organisation, telle est la base qui doit guider l'Assemblée dans sa décision, ainsi que l'a très nettement souligné le Dr Candau dans son discours d'introduction. Ma délégation s'exprimera plus longuement sur ce sujet lorsque le moment sera venu de l'examiner. :

Depuis de nombreuses années, la guerre d'Indochine et les actes d'agression commis au Moyen- Orient sont dénoncés devant cette assemblée. Me fondant avant tout sur des considérations d'ordre moral et sanitaire, je tiens à exprimer nos sentiments les plus profonds d'indignation et de réprobation vis -à -vis de tous les actes d'agression. Permettez -moi, Monsieur le Président, d'émettre le voeu et l'espoir sincère que la paix et la justice finiront par triompher dans ces parties du monde.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de Malte, le Dr Cuschieri.

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Merci, Professeur Kostrzewski. Je donne la parole au

Monsieur le Président, au nom de la délégation Le Dr CUSCHIERI (Malte) (traduction de l'anglais) maltaise, permettez -moi de vous féliciter cordialement de votre élection au poste de président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. J'aimerais aussi féliciter les Vice -Présidents de leur élection aux postes élevés qu'ils occupent et rendre hommage au Président sortant, le Professeur Ayé, qui mérite nos éloges pour la façon dont il a assumé les devoirs de sa charge. Nous espérons que le temps bref et précieux dont dispose la présente assemblée sera entièrement consacré à l'étude des problèmes de santé puisqu'aussi bien ces problèmes constituent le principal motif de notre réunion, comme ils sont aussi la raison d'être de l'OMS. Le Directeur général mérite une fois de plus nos félicitations pour son Rapport qui, comme les années précédentes, se distingue par sa remarquable présentation et par la richesse des renseignements qu'il contient. Ces rapports annuels constituent en fait des documents uniques qui devraient être lus attentivement par tous les membres de la profession médicale et, peut -être même, par les étudiants en médecine. Dans son Rapport, le Directeur général mentionne le problème du personnel sanitaire. A ce propos, je suis heureux d'annoncer qu'une nouvelle école de sages-femmes vient d'être inaugurée à Malte. Nous avons bénéficié de l'assistance du British Council qui nous a fourni les services d'une monitrice. La organiser un cycle complet de formation en création de l'école répond aux objectifs suivants obstétrique à l'intention d'infirmières diplômées d'Etat, accroître l'effectif des sages -femmes qualifiées et protéger le statut professionnel de la sage -femme. Nous avons toutes les raisons de penser que ces objectifs seront atteints. De plus, le nombre des cours annuels d'enseignement infirmier pour futures diplômées d'Etat est passé de deux à trois et nous avons aussi continué à déployer des efforts particuliers pour recruter 147 élèves sont actuellement inscrites à l'Ecole des élèves infirmières (futures agréées de l'Etat) d'Infirmières préparant au diplôme d'Etat,cependant que plus de 270 suivent les cours de l'Ecole formant des infirmières agréées de l'Etat. Nous espérons être bientôt en mesure d'accueillir dans nos écoles un certain nombre d'élèves étrangères, afin d'apporter notre contribution à cette importante tâche de formation. Pour ce qui est de l'organisation des services de soins médicaux et de la mise en place de services complets de santé des collectivités, nous avons commencé il y a quelques mois à élaborer trois nouveaux projets avec l'aide du Bureau régional. Le premier projet porte sur la réorganisation de nos services de soins médicaux individuels et communautaires à l'échelon des districts, le deuxième est destiné à améliorer nos installations de laboratoire pour des études virologiques et le troisième comportera l'exécution d'un programme complet de réadaptation médicale au sens le plus large. En ce qui concerne les services de soins médicaux individuels au niveau des collectivités, notre objectif est de déterminer quelle devrait être la composition de nos équipes paramédicales à l'échelon des districts afin d'assurer des services satisfaisants dans les limites des ressources dont nous disposons. :

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Si ce projet est approuvé, nous envisageons de lancer plusieurs projets pilotes puis, après en avoir évalué les résultats, d'élaborer un schéma type qui, non seulement répondrait à nos besoins et indiquerait la façon dont un tel service doit être organisé, mais pourrait peut -être aussi, avec des modifications appropriées, être appliqué dans d'autres pays où règnent des conditions analogues. Etant donné que, cette année, la Journée mondiale de la Santé était consacrée au diabète et que cette maladie constitue l'un des principaux problèmes de santé dans notre pays, j'aimerais mentionner les résultats encourageants qui ont été obtenus dans nos centres anti- diabète. Le premier centre antidiabète a été créé en 1963 par le Gouvernement; il est installé dans les locaux de l'hôpital général et tous les omnipraticiens peuvent lui adresser les personnes atteintes ou présumées atteintes de diabète. Les prestations de ce centre sont gratuites pour tous les malades. Ceux -ci sont examinés régulièrement par les médecins du centre et par les spécialistes auxquels on peut les envoyer, et toutes les données concernant l'évolution de la maladie sont consignées dans un dossier. Le centre effectue toutes les analyses de laboratoire nécessaires et donne des conseils aux malades au sujet de leur régime et de leur traitement. En 1968, un deuxième centre a été créé avec la collaboration de l'Ordre souverain de Malte. Ces deux centres accueillent chaque année plus de sept cents nouveaux malades. Le résultat le plus remarquable obtenu jusqu'à présent est peut -être que plus de 60 % des malades suivis dans ces centres sont uniquement soignés par le régime alimentaire, ce qui prouve que la majorité des cas de diabète rencontrés dans notre pays répondent à un traitement diabétique et n'exigent pas l'application d'une thérapeutique médicamenteuse prolongée pendant toute une vie; on évite ainsi aux malades les ennuis du traitement médicamenteux et les complications auxquelles il peut donner lieu, et l'on épargne au Gouvernement les dépenses afférentes à ce type de traitement. Je suis heureux d'annoncer à l'Assemblée que notre gouvernement a adopté une loi qui constitue une première étape de la lutte anti -tabac et qui combat la publicité en faveur de l'usage du tabac dans les îles de Malte. Usant des pouvoirs qui lui sont conférés par cette loi, le Ministre de la "Nul ne devra faire, susciter ou participer à de la Santé a promulgué un règlement ainsi conçu publicité, que ce soit à la télévision ou sur les écrans de cinéma, pour les cigarettes et les cigares, le tabac de pipe ou de cigarette, les fume -cigares ou fume -cigarettes, ou tout autre article directement ou indirectement associé au tabac ou à l'usage du tabac ". J'aimerais maintenant dire quelques mots sur un autre point mentionné dans le Rapport du Directeur général. Lorsqu'il a parlé de certains aspects de la récente épidémie de choléra, le Directeur général a, pour des raisons compréhensibles, fait preuve d'une grande réserve. Il a fait allusion aux raisons pour lesquelles l'Organisation a eu de la peine à déterminer avec précision l'aire d'extension de la maladie et les répercussions de cette situation sur les échanges et les transports internationaux, ainsi qu'à en informer les divers pays du monde. Nous regrettons, pour notre part, que l'OMS ait été placée dans une situation aussi difficile, et nous espérons qu'elle ne se trouvera plus jamais mise dans l'incapacité de s'acquitter d'une des fonctions inscrites dans sa Constitution, celle qui consiste à fournir toutes informations dans le domaine de la santé; car il n'est pas besoin de souligner combien, dans un tel domaine, des informations n'ont de valeur que s'il s'agit de nouvelles, et non de données appartenant déjà à l'histoire Cette fonction de l'Organisation n'est jamais aussi importante que lorsqu'il s'agit de diffuser des renseignements sur des épidémies. Toutefois, l'OMS ne peut s'acquitter de ses obligations que si les dispositions de l'article 3 du Titre II du Règlement sanitaire international sont observées. Tant qu'un climat de confiance et de collaboration ne prévaudra pas dans de telles circonstances, les regrettables incidences auxquelles le Directeur général a fait allusion dans son Rapport se produiront inévitablement. J'aimerais enfin souligner que, d'après ce que nous avons pu constater, les transports ont été considérablement perturbés et les passagers incommodés par suite de la non -observation des dispositions de l'article 92 du Titre VI du Règlement sanitaire international relatives aux documents sanitaires ainsi que de la prétendue absence de certificats internationaux de vaccination. Je ne voudrais pas terminer cette déclaration sans rendre hommage à notre excellent Directeur régional et à ses collaborateurs pour l'aide et le concours si précieux qu'ils nous ont accordés ainsi que pour les efforts incessants qu'ils fournissent en vue de promouvoir la santé dans la Région européenne. :

!

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Panama, le Dr González.

:

Merci, Docteur Cuschieri. Je donne maintenant la parole

Le Dr GONZÁLEZ (Panama) (traduction de l'espagnol) La République du Panama et son gouvernement révolutionnaire, que nous avons l'honneur de représenter de nouveau devant cette assemblée, sont heureux d'adresser leurs plus cordiales salutations aux distingués représentants des autorités sanitaires mondiales. Comme tous les ans, ils vont réexaminer les programmes sanitaires en procédant à une évaluation et à une analyse objective et critique qui permettront d'apporter les modifications requises au programme d'action de l'OMS. Je saisis également cette occasion pour adresser nos félicitations aux délégués à qui est échu l'honneur d'être choisis comme Président et Vice -Présidents de cette auguste Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi qu'aux Présidents et aux membres des différentes commissions de travail. :

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Le Rapport détaillé sur l'activité de l'Organisation que vient de présenter le Directeur général témoigne de l'étendue et de la portée des activités entreprises par l'OMS au cours de l'année dernière. Le Directeur général a bien mérité notre reconnaissance la plus vive, de même que les Sous- Directeurs généraux, les responsables des programmes et tous les fonctionnaires du Siège de Genève, car les activités auxquelles ils ont participé ont contribué, comme par le passé, à maintenir le prestige de l'Organisation et à renforcer la position éminente qu'elle occupe sur lé plan international. Le bilan des deux années d'activité du Gouvernement révolutionnaire de mon pays se traduit, en ce qui concerne le développement des programmes de santé, par des bienfaits considérables et de stimulantes perspectives pour la population, les efforts les plus assidus ayant été consacrés à une extension accélérée de la couverture assurée par les services de santé, afin que la majeure partie des habitants du pays puisse recevoir, dans toute la mesure nécessaire, et en temps opportun, des soins et des traitements efficaces et adéquats. A ce propos, nous sommes particulièrement heureux de signaler que, l'année dernière, le fait le plus significatif socialement en matière de santé a été la participation progressive, effective et dynamique de la population des différentes collectivités à la solution de leurs propres problèmes de santé; cette participation a été rendue possible par un système d'organisation et de développement communautaire grâce auquel les équipes travaillant pour le Ministère de la Santé aux différents niveaux opérationnels et les populations oeuvrent en commun à rechercher les solutions les plus appropriées aux problèmes rencontrés. Afin de faciliter la tâche des équipes techniques et celle des collectivités, on a défini et délimité les responsabilités et, tout en appliquant une stricte politique de répartition des activités par secteurs, on s'efforce de réunir les équipes de travail responsables des différentes fonctions sociales et économiques pour réaliser une approche commune et coordonnée des problèmes en tenant compte de tous leurs aspects. Les collectivités se font représenter aux mêmes fins par des comités de santé, qui se chargent en outre de promouvoir les activités les plus propres à assurer une utilisation optimale des ressources que l'Etat met à leur disposition et à augmenter ces ressources. A cette structure s'ajoute la conscience qu'a chaque individu des droits et des devoirs liés à la conservation de sa propre santé. Cette méthode de travail s'est déjà révélée efficace pour la mise en place d'une véritable médecine communautaire; il s'agit là, dans le domaine de la santé publique, d'une expérience nouvelle dont la population tire des avantages substantiels et qui fait l'objet d'observations continues sur le terrain de la part des dirigeants de la santé des pays voisins et de quelques organismes internationaux qui envoient assez fréquemment des représentants dans notre pays. Les résultats préliminaires du septième recensement national, qui s'est achevé cette année, indiquent que la population nationale a augmenté de 32,5 % en dix ans; 52,9 % des habitants vivent dans les zones rurales et 47,1 % dans les secteurs urbains. Il s'agit en outre d'une population jeune, qui compte 43,6 % des individus de moins de quinze ans. Le taux de croissance de la population (3,2 % par an) est un des plus élevés de l'Amérique latine; il est aussi, pour nous, une des principales sources de difficulté car, pour pouvoir réaliser les programmes sociaux indispensables au développement, il nous faudra atteindre à moyen terme un taux de croissance économique qui égale ou dépasse celui de cet accroissement démographique accéléré. L'espérance de vie à la naissance est de 58 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes, avec une moyenne générale de 59 ans. Le taux de natalité a légèrement diminué, atteignant 37,9 pour 1000 habitants, et le taux de mortalité générale est de 7,3 pour 1000 habitants. On peut déduire de ces chiffres que le taux brut de croissance démographique pour la totalité du pays a été, en 1970, de 30,6 pour 1000 habitants. En général, c'est la mortalité infantile qui a accusé la plus forte diminution, atteignant cette année le chiffre de 38,7 pour 1000 naissances vivantes, c'est -à -dire un taux qui correspond théoriquement à un niveau de développement supérieur à celui effectivement atteint par le pays. En ce qui concerne les causes de la mortalité infantile, les lésions obstétricales, l'asphyxie et l'atélectasie postnatales viennent au premier rang dans les secteurs urbains, tandis que le tétanos, la gastroentérite et les autres maladies diarrhéiques sont les causes les plus fréquentes dans les régions rurales.

Les principales causes de la mortalité générale sont les maladiesicérébro- vasculaires, l'entérite et les autres maladies diarrhéiques, ainsi que les accidents, les suicides et les homicides. Notre pays est demeuré exempt de maladies quarantenaires. Nous sommes heureux de pouvoir signaler que l'épisode limité d'infestation par Aedes aegypti qui s'était produit il y a deux ans a pu être jugulé grâce à une campagne intensive de lutte contre les vecteurs. Au cours de l'année écoulée, on a enregistré une flambée épidémique de poliomyélite contre laquelle une vaccination systématique a été pratiquée avec toute l'ampleur nécessaire. L'épidémie de grippe qui s'est produite également l'année dernière a été plus importante, avec plus de 12 000 cas. Malgré les insuffisances dans la notification des maladies vénériennes, nous pouvons indiquer que la blennorragie et la syphilis se classent parmi les plus fréquentes des maladies transmissibles à déclaration obligatoire. Le programme de vaccination a touché de larges secteurs de la population, en fonction des vaccins antivariolique, triple (DCT), Sabin (par voie buccale), BCG, antivaccins administrés rougeoleux, antitétanique et antiamaril. :

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Dans le domaine des maladies transmissibles, on note sans doute dans quelques régions la persistance d'une forte endémicité paludique, mais nous n'avons eu à faire face à aucun problème de caractère technique ou thérapeutique, ni de résistance aux insecticides, qui puisse faire douter de la possibilité d'éradiquer complètement la maladie dans le pays. Les résultats de la première année d'intégration de la campagne de lutte contre la tuberculose dans les activités des services de santé régionaux et locaux commencent à se faire sentir. Pour ce qui est de la planification sanitaire, l'exécution du plan national sectoriel d'action sanitaire, entreprise en 1969, progresse régulièrement et l'on prend actuellement, avec l'aide de l'OPS, toutes les mesures nécessaires pour procéder à une première évaluation de ce plan dans les mois à venir. Ces activités de planification de l'action sanitaire ont été soutenues par l'affectation constante des ressources disponibles, tant financières et humaines que matérielles ou institutionnelles, à la satisfaction des besoins de la population. Le Ministère de la Santé est conscient de l'importance que revêt la formation de personnel pour une mise en oeuvre efficace de ses programmes et, l'année dernière, il s'est tenu quatorze cours réguliers d'une durée variant de deux semaines à onze mois qui ont permis d'améliorer les aptitudes de plus de 700 fonctionnaires de la santé de diverses catégories. A propos des ressources humaines, nous sommes en mesure de vous informer que le pays dispose notamment, pour 10 000 habitants, de 5,5 médecins, de 7,7 infirmières, d'un dentiste, etc. La Direction générale de la Santé est responsable de l'exécution de tous les programmes de santé, dans les trois régions et les dix -huit circonscriptions médico- sanitaires que compte le pays. L'application de méthodes éprouvées pour l'établissement des budgets et des programmes et le recours aux techniques modernes de planification sanitaire ont permis de donner une impulsion satisfaisante aux quatre programmes fondamentaux établis par le Ministère protection maternelle et infantile, santé de l'adulte, assainissement et administration. Le succès de la mise en oeuvre de ces programmes est dO en partie au soutien que nous ont accordé divers organismes internationaux, à qui nous exprimons notre reconnaissance, comme l'OMS et l'OPS, dont l'aide massive a soutenu notre pays aux moments les plus difficiles, mais aussi tous les autres organismes internationaux qui, d'une manière ou d'une autre, ont préparé les jours meilleurs que vit notre pays. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur González. Avant de donner la parole au délégué de la République démocratique populaire du Yémen, le Dr Affara, je demanderai au Dr Dorolle d'apporter une précision. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, le Dr Affara, délégué de la République démocratique populaire du Yémen, va s'exprimer en langue arabe, conformément à l'article 87 du Règlement intérieur, que connaît bien l'Assemblée. :

Le Dr AFFARA (République démocratique populaire du Yémen) (traduction de l'interprétation Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez anglaise de l'arabe)1 moi tout d'abord, Monsieur le Président, de saisir l'occasion qui m'est offerte pour vous adresser, au nom de la République démocratique populaire du Yémen et au nom de ma délégation, mes félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Votre expérience et la connaissance approfondie que vous avez de l'Organisation vous permettront, je n'en doute pas, de nous conduire au succès. Je voudrais également féliciter les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des deux commissions principales. Enfin, permettez -moi de rendre hommage au Président sortant, le Professeur Ayé, dont l'élection au poste suprême de cette grande assemblée a été pleinement justifiée par la compétence dont il a fait preuve au cours de l'année écoulée. Le Directeur général nous a présenté une fois de plus un excellent document, exhaustif et détaillé, sur les activités de l'OMS. Au nom de mon gouvernement et de ma délégation, je tiens à l'en féliciter ainsi que ses collaborateurs. Monsieur le Président, vous m'autoriserez très certainement à évoquer brièvement quelques -uns des progrès réalisés par mon pays depuis la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Au cours de ces dernières semaines, nous avons mis au point notre plan triennal pour l'économie et le développement de la nation, qui comprend plusieurs volets - agriculture, industrie, économie et services sociaux - et devrait contribuer pour beaucoup à accroître le revenu national et à développer les services de santé. Ï1 prévoit la construction d'unités sanitaires et de centres de santé qui seront en mesure d'assurer les soins préventifs et curatifs de base à tous les citoyens de la République démocratique populaire du Yémen. Parmi les faits récents les plus chargés de sens pour mon pays, il faut citer la promulgation de la Constitution et la formation du Conseil suprême provisoire du Peuple, qui démontrent notre intention d'établir un système démocratique. :

1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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Le Ministère de la Santé a inclu les activités soutenues par l'OMS, le FISE, le PNUD, le Programme alimentaire mondial ainsi que d'autres organismes d'assistance internationale et bilatérale dans son plan sanitaire triennal. L'un des principaux objectifs de ce plan est de former et de recycler le personnel de santé; à cette fin, l'Institut de Formation des Personnels sanitaires a été créé par mon gouvernement en collaboration avec le PNUD, l'OMS, le FISE et le Programme alimentaire mondial. Si les activités de formation sont exécutées suivant le plan dans cet institut, nous pensons pouvoir atteindre l'autonomie, c'est -à -dire former nous -mêmes du personnel national d'ici trois ans; nous aurons alors formé 700 ressortissants de notre pays qui auront suivi treize cours différents dans les domaines suivants assistance sanitaire, soins infirmiers, techniques de laboratoire, radiographie, pharmacie, santé publique et médecine préventive. Nous espérons que ce projet sera approuvé cette année en juin par le Conseil d'administration du PNUD. Le deuxième objectif du plan, auquel j'ai déjà fait allusion, est de créer des unités sanitaires et des centres de santé dotés de toutes les techniques modernes et capables d'assurer à la collectivité les services nécessaires dans des domaines comme l'éducation sanitaire, la protection maternelle et infantile et l'hygiène du milieu, et de dispenser des soins curatifs et préventifs. Le troisième objectif est de développer les services préventifs qui nous ont fait défaut dans le passé. Les principales maladies transmissibles qui sévissent dans notre pays sont la tuberculose, le paludisme et la schistosomiase. C'est donc à elles que nous nous attaquerons en premier, en commençant par des mesures de lutte pour passer ensuite à l'éradication. La campagne d'éradication de la variole et la vaccination systématique par le BCG progressent toutes deux de façon satisfaisante, et nous avons déjà atteint près d'un tiers de la population de notre République. Nous pensons que le programme sera mené à bien comme prévu. Quant au projet d'approvisionnement en eau des collectivités rurales, mon gouvernement s'y intéresse tout particulièrement et lui a donné une place plus grande dans le plan. Nous nous efforçons également d'établir un réseau de centres de protection maternelle et infantile dans toutes les localités principales. Nous nous proposons d'assurer aux citoyens de la République un environnement sain, étant donné que c'est là une condition essentielle pour que la population puisse participer activement à l'essor de l'économie nationale et aux projets de développement. Comme l'a dit le Directeur général, "la santé est un élément essentiel du développement socio- économique d'un pays ". Nous devrons de toute évidence consacrer davantage de crédits au développement et à l'administration des institutions nouvelles; il s'agit d'une nécessité à laquelle nous ne pouvons échapper si nous voulons protéger la santé de la population, élément -clé du développement. Il serait malvenu de parler du bien -être d'une nation et de ses perspectives d'avenir sans mentionner les nations auxquelles des forces d'occupation font subir la torture et des souffrances psychologiques. Nous pensons au peuple palestinien et au peuple des territoires arabes occupés par Israel. Nous lançons une fois de plus un appel aux pays du monde entier pour qu'il soit mis un terme à l'occupation des terres arabes du Moyen -Orient et au traitement inhumain que subissent les habitants de ces régions. Notre délégation a évoqué l'an dernier les conditions de vie et l'état de santé déplorables des habitants du Dhofar et de l'Oman, et les souffrances, l'oppression, la torture et les déplacements forcés qu'ils endurent du fait des forces d'occupation étrangères. Notre délégation avait alors promis de vous tenir au courant de l'évolution de la situation dans cette région. Aujourd'hui, mon gouvernement tient à faire savoir que la situation sanitaire des citoyens du Dhofar et de l'Oman s'est gravement détériorée, par suite des bombardements systématiques des fermes, des animaux et des habitations auxquels se livrent des avions étrangers, ce qui a obligé de nombreuses personnes à quitter la région pour se rendre en République démocratique populaire du Yémen. Aussi mon gouvernement demande-t -il que les forces d'occupation se retirent du Dhofar et de l'Oman, que les bases militaires étrangères soient démantelées, que l'on cesse de bombarder la population de cette région et qu'on lui reconnaisse le droit à l'autodétermination. Monsieur le Président, il est temps que les nations libres et indépendantes qui ne sont pas encore Membres de l'OMS participent aujourd'hui à la lutte contre la maladie et à l'oeuvre humanitaire entreprise par cette organisation. C'est pourquoi mon pays proclame le droit de la République Démocratique Allemande à être admise à l'Organisation, et espère vivement que la candidature présentée par le Gouvernement de la République Démocratique Allemande recevra de nombreux appuis et sera acceptée lors de la présente session. Pour conclure, je voudrais, au nom de la République démocratique populaire du Yémen, remercier très chaleureusement le Dr Candau, notre Directeur général, le Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, ainsi que tous leurs collaborateurs de nous avoir aidés sans faillir et d'avoir pris pleinement conscience de nos problèmes. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Togo, le Dr Mikem.

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Merci, Docteur Affara. Je donne la parole au délégué du

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Le Dr MIKEM (Togo) Monsieur le Président, Messieurs les membres de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Excellences et honorables délégués, la délégation togolaise présente au nom de son gouvernement ses vives félicitations à Sir William Refshauge pour sa brillante élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Elle est persuadée que, grâce à son esprit d'habile conciliateur, la présente session de l'Assemblée connaîtra sans aucun doute un succès éclatant sous sa sage direction. La délégation togolaise félicite par ailleurs les cinq Vice -Présidents élus ainsi que les membres du nouveau bureau de cette assemblée. Elle estime que la grande expérience que les uns et les autres ont des problèmes sanitaires mondiaux peut nous permettre d'espérer que les travaux actuels seront fructueux et pleins d'heureuses promesses pour l'avenir. Une fois de plus, notre délégation saisit l'occasion qui lui est ici offerte pour exprimer sa profonde gratitude à l'OMS qui ne cesse d'apporter une aide constante à son pays pour la mise en oeuvre de la plupart de ses programmes sanitaires. Elle rend ici à cet effet un vibrant hommage au Directeur général, le Dr Candau, et à toutes ses équipes du Siège et des bureaux régionaux, notamment celle de Brazzaville, pour les efforts inlassables qu'ils s'imposent en vue de rendre aussi efficace que possible l'aide de l'OMS aux Etats Membres. Lorsqu'au lendemain de son accession à l'indépendance, le Togo, comme tous les autres pays peu nantis, s'est trouvé confronté avec le difficile problème du développement socio -économique, il n'a pas tardé à comprendre que les ressources humaines ont aussi un rôle déterminant à jouer dans le long processus qui y concourt. Dès le départ, en même temps qu'à la mise au point de projets économiques, le Gouvernement s'est attelé à la lourde tâche d'élever le niveau de santé de la population. Les objectifs qu'il s'est alors fixés visaient essentiellement à réduire l'incidence encore trop élevée des maladies transmissibles et la prévalence de certaines grandes endémies, à assainir le milieu ambiant dans lequel vit l'homme togolais, et à rapprocher autant que possible les structures sanitaires des masses laborieuses de façon à donner un meilleur support aux programmes économiques. Pour y parvenir, il a été envisagé 1) la mise en place des services de santé de base permettant une couverture sanitaire rationnelle de la population, surtout rurale; 2) la construction d'hôpitaux régionaux capables d'assurer des traitements spéciaux aux malades graves qui, jusque -là, se voyaient dans l'obligation d'être évacués sur de grandes distances avant d'atteindre le seul centre de soins appropriés se trouvant dans la capitale du pays; et 3) l'intégration de la médecine préventive à la médecine curative qui, jusque -là, prévalait dans presque toutes les formations sanitaires. Les autres buts que se proposaient d'atteindre les responsables de la santé publique étaient d'assurer l'éducation sanitaire et nutritionnelle de la population, tout en l'amenant à prendre conscience de ses problèmes de santé et obtenir ainsi d'elle sa pleine collaboration dans la mise en pratique des mesures d'hygiène individuelle et collective, enfin dans l'application des règlements sanitaires nationaux et internationaux. Dix ans viennent de s'écouler depuis que le Togo a pris les options ci- dessus mentionnées. Les résultats acquis, sans être spectaculaires, ne sauraient néanmoins être considérés comme négligeables. Au cours du premier plan quinquennal, dans le but de disposer d'une base d'action adéquate pour la conception, l'élaboration et la mise en oeuvre des programmes sanitaires, une restructuration complète des services, sanctionnée par le décret N° 69- 121 /PRM /MSP, a été opérée au niveau de l'échelon central des services de santé. Dans le domaine des maladies transmissibles et des grandes endémies, la lutte contre le paludisme, dans le cadre d'un programme expérimental de pré -éradication, a donné des résultats très encourageants, le taux parasitaire étant passé de 84,6 % en novembre 1964 à 3,4 % en janvier 1970 dans la zone pilote de Vogan. Un essai de pulvérisations en zone forestière va d'ailleurs être entrepris cette année dans la circonscription de Palimé, permettant ainsi de tester les effets du DDT sur l'anophèle dans une région d'écologie différente. La campagne de masse contre la variole, commencée d'une manière globale et continue depuis le début des manifestations épidémiques de cette affection dans le monde, a permis de vacciner 2 083 104 personnes. Notons en passant que la population actuelle du Togo est de 2 millions d'habitants. En tout cas, depuis juin 1969, plus aucun cas de variole n'a été signalé sur l'ensemble du territoire. La lutte contre les maladies transmissibles s'est poursuivie un programme antituberculeux a vu le jour il y a bientôt un an, visant essentiellement à assurer le dépistage et le traitement systématique des malades tandis que, parallèlement, toute la population infantile de O à 15 ans sera soumise à la vaccination au BCG. En ce qui concerne la fièvre jaune, autre sujet de préoccupation des Etats de la Région africaine, des mesures sont actuellement à l'étude et des préparatifs sont en cours pour conjurer la menace qu'elle fait peser sur la population. On se souvient d'ailleurs que, grâce à la rapidité des mesures prises, le nombre de cas dépistés au Togo s'est limité à cinq. Signalons que, dans le domaine de la lutte menée spécifiquement contre les grandes endémies, plus de 10 000 lépreux sont actuellement en traitement, soit sous forme ambulatoire, soit dans les léproseries d'Akata, Kolowaré, Siou et Dapango. Des activités sont également en cours pour éliminer les foyers résiduels de trypanosomiase qui se manifestent dans le nord du pays. : :

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A cette action d'amélioration de la situation épidémiologique se trouve associé un programme cohérent de développement du réseau des établissements sanitaires. En plus du Centre national hospitalier de Lomé - la capitale - trois nouveaux centres hospitaliers régionaux viennent d'être mis en fonction. Les études préliminaires sont déjà bien avancées pour la construction du dernier du genre, ce qui donnera à chacune des cinq régions administratives un établissement de soins de cette catégorie. L'extension du programme des services de santé de base a atteint déjà la région des Plateaux, assurant ainsi la couverture sanitaire de près de 900 000 habitants. Pendant la même période, les services d'assainissement, d'éducation sanitaire et de nutrition ont commencé à s'organiser et à élaborer des programmes d'extension à l'ensemble du pays, tandis que ce dernier se couvre d'un réseau de plus en plus dense de distribution de produits pharmaceutiques. Si la République togolaise a pu atteindre ces résultats assez encourageants malgré l'insuffisance de ses ressources économiques, c'est parce qu'au cours des efforts consentis pour atteindre les objectifs fixés, l'assistance technique et matérielle de l'OMS ne lui a jamais fait défaut. Par ailleurs, l'aide que n'ont cessé de lui apporter le FISE et les pays amis qui tous se trouvent représentés ici a été pour lui un des moyens les plus importants qui lui ont permis de parvenir à l'étape actuelle. Puissent les organismes internationaux et les Etats visés accepter les vifs et sincères remerciements que la délégation togolaise se plaît à leur transmettre au nom de son gouvernement. Comme on le voit, les tâches accomplies ne sont pas négligeables. Mais nous voici au seuil de la deuxième décennie pour le développement qui correspond au début de notre deuxième plan quinquennal. L'oeuvre entreprise et à continuer est immense et beaucoup de problèmes de santé publique attendent encore d'avoir les solutions appropriées. Les programmes sanitaires commencés doivent être poursuivis pour mieux atteindre les objectifs fixés. Certaines grandes endémies comme la bilharziose et notamment l'onchocercose représentent dans de nombreuses régions du pays un sérieux handicap pour les projets visant au développement agricole, qui constitue pour le moment notre base économique. C'est d'ailleurs pourquoi le Togo fonde de grands espoirs sur le projet AFRO 0131 entrepris depuis quelque temps dans les régions arrosées par la Volta et son affluent l'Oti. Il faut d'autre part noter que le problème de l'hygiène du milieu reste presque entier et nécessite de grands et coêteux moyens d'intervention, alors que vient d'apparaître l'épidémie de choléra, jamais connue chez nous, épidémie qui perturbe sérieusement la vie économique et sociale de tout le pays. De nombreux hôpitaux secondaires, des centres de santé primaires et secondaires demandent à être aménagés et modernisés ou à être construits. Mais, en dehors de tous ces impératifs, l'insuffisance de la main -d'oeuvre sanitaire demeure la priorité la plus urgente. Sans une équipe sanitaire bien étoffée, nos programmes de santé publique continueront à accuser de faibles rendements. C'est pourquoi, en raison du phénomène continu de la "fuite des cerveaux ", des difficultés sans cesse rencontrées à l'extérieur dans les établissements d'enseignement supérieur, le Togo a été contraint de mettre sur pied sa propre université. Le Togo est conscient, en inscrivant tous ces programmes dans son deuxième plan quinquennal, que la tâche sera assez difficile eu égard aux faibles moyens dont il dispose. Mais une fois de plus il sait qu'il peut compter sur l'assistance de l'OMS et l'aide des Etats amis. Car, plus que jamais, le Togo est convaincu que seule la solidarité internationale peut permettre à tous les peuples du monde, en particulier à ceux des pays en voie de développement, d'atteindre un niveau de santé compatible avec un niveau de vie décent pour chaque individu de la collectivité mondiale. La paix juste et honorable, tant désirée pour l'humanité entière, n'est possible qu'au prix d'une coopération internationale fructueuse. Le Gouvernement togolais espère que l'oeuvre gigantesque entreprise par l'OMS contribuera à y parvenir. Je vous remercie, Monsieur le Président, Messieurs les membres du nouveau bureau et honorables délégués, d'avoir bien voulu m'accorder un peu de votre attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Talma, délégué de la Barbade. :

Merci, Docteur Mikem. Je donne maintenant la parole à

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. TALMA (Barbade) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, la délégation de la Barbade tient tout d'abord à vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection au poste suprême de cette assemblée, et elle adresse ses félicitations à tous les autres membres du bureau. Comme par le passé, nous nous engageons à apporter notre soutien le plus chaleureux à l'Assemblée dans son effort pour améliorer la santé et le bien -être de l'humanité. Nous exprimons également toute notre reconnaissance aux membres du bureau sortant pour l'excellent travail qu'ils ont accompli au cours de leur mandat. Une fois de plus, nous adressons nos remerciements les plus sincères au Directeur général pour son excellent Rapport ainsi que pour l'autorité et la vigilance qu'il a mises au service de la santé. Nous sommes heureux de signaler que, cette année encore, notre pays a progressé vers les objectifs qu'il s'était fixés dans le plan quadriennal de développement qui vient d'entrer dans sa dernière année. Comme les années précédentes, nous nous sommes attaqués sur plusieurs fronts au problème du surpeuplement et nous sommes heureux de pouvoir dire que le taux de natalité a encore diminué dans le pays. Si :

les chiffres préliminaires sont justes, ce taux aura été pour la première fois inférieur à 20 pour 1000 en 1970.

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Au cours de l'année écoulée, l'une de nos préoccupations essentielles a été la formation du personnel de santé; nous avons non seulement mis à profit les possibilités d'études á l'étranger offertes dans certains domaines par notre gouvernement, par l'OPS, par l'OMS et par le Ministère britannique du Développement des Pays d'outre -mer, mais nous avons aussi organisé un certain nombre de cours locaux pour divers groupes tels que les inspecteurs de la santé publique, les techniciens de laboratoires médicaux, les assistants diététiciens et les assistants en soins pédiatriques. Nos plans prévoient également la formation d'autres catégories de personnel, notamment des préparateurs en pharmacie et des infirmières de la santé publique, deux types de travailleurs dont nous aurons besoin lorsque nous devrons doter en personnel nos services de soins infirmiers de district, de santé publique et de santé scolaire, ainsi que les nouveaux dispensaires que nous installons actuellement. A la suite de ces cours, nous avons décidé de développer notre principale école d'infirmières et de la transformer en une école des services de santé, de manière à former aussi d'autres catégories de personnel. D'importants progrès ont été réalisés dans nos services hospitaliers. Ils ont été dotés de matériel nouveau pour la radiothérapie, la radiologie et les soins intensifs, et une plus grande place a été accordée à la physiothérapie, à l'ergothérapie et à l'action sociale auprès des malades. Dans le domaine de la santé mentale, les faits essentiels à signaler ont été l'organisation d'ateliers protégés, l'extension des centres de soins ambulatoires et le recrutement de travailleurs socio- psychiatriques. En même temps, nous nous sommes efforcés d'améliorer la qualité du personnel et de l'hébergement dans les hôpitaux et les dispensaires de district, ainsi que de fournir à ces établissements un matériel plus moderne. Bien que nous ayons fait, ces dernières années, un effort tout particulier pour créer des établissements qui puissent être à la fois des dispensaires de santé publique et des centres de soins ambulatoires, nous n'avons pas encore réussi à atteindre l'ensemble de la population. Cependant, nous pouvons dire que nous avons beaucoup progressé dans cette voie et que nous avons rapproché les centres de prestations des collectivités qui en ont besoin. Récemment, nous nous sommes attaqués au problème de la pénurie de personnel dentaire en créant de nouveaux postes pour lesquels nous cherchons des candidats qualifiés et également en nous préparant à former des auxiliaires. En ce qui concerne ces derniers, nous sommes très désireux de trouver des établissements adéquats dans des pays qui assurent la formation de cette catégorie de travailleurs. L'année passée a vu se manifester un intérêt accru pour les problèmes du milieu. Si la situation à la Barbade n'est pas comparable à celle de certains pays où, comme nous l'avons entendu dire et même vu dans certains cas, le problème a atteint des proportions alarmantes, nous devons toutefois empêcher toute détérioration et résoudre les problèmes traditionnels que posent le ramassage des déchets ainsi que l'élimination des détritus et des eaux d'égouts. A cet égard, nous tenons à remercier le Directeur du BSP de l'aide qu'il nous a accordée. Sur le plan législatif, nous avons poursuivi nos activités en faisant paraître plusieurs réglementations nouvelles relatives au contrôle de l'environnement et à la lutte contre la maladie. Nous avons mis au point une loi nouvelle sur l'enregistrement des médecins et nous avons préparé les projets finals de divers textes législatifs concernant les pharmaciens, les infirmières et d'autres catégories de personnel de santé. Depuis le ler janvier de cette année, tous les enfants qui entrent à l'école doivent être vaccinés contre la variole, la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie, et nous prévoyons de construire un centre de nutrition, qui, pour résoudre les problèmes liés à la malnutrition, assurera des soins à la fois curatifs et préventifs. Nous avons continué tout au long de l'année à participer aux activités sanitaires régionales. La conférence des ministres de la santé de la zone des Caraibes est maintenant une institution bien en place, et je pense que l'on peut dès maintenant entrevoir les avantages que présente une telle organisation, par les occasions qu'elle offre d'échanger des points de vue, d'aborder les problèmes en commun, de collaborer à la formation ainsi que de coordonner l'utilisation d'installations très spécialisées. Il est toutefois certaines questions qui continuent à préoccuper très sérieusement notre pays. Ainsi, le taux de mortalité infantile, s'il n'est aujourd'hui que le tiers de ce qu'il était il y a vingt ans, reste beaucoup trop élevé; nous manquons de dentistes et de médecins généralistes; il nous faut trouver des moyens de résoudre le problème du ramassage et de l'élimination des déchets ainsi que de l'évacuation des eaux usées; enfin, nous connaissons une pénurie d'infirmières dans certains domaines spécialisés tels que la pédiatrie et l'ophtalmologie. Telles ont été en bref, Monsieur le Président, nos activités dans le domaine de la santé au cours de l'année écoulée. Nous attendons beaucoup de l'année 1971 et espérons que l'Assemblée continuera, grâce à vos sages conseils, de progresser dans la voie qu'elle s'est fixée et de soulager la souffrance à travers le monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Honduras. :

Merci, Monsieur Talma. Je donne la parole au Dr Cárcamo,

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Au nom du Gouvernement du Honduras et en Le Dr CARCAMO (Honduras) (traduction de l'espagnol) tant que son représentant, permettez -moi d'abord, Monsieur le Président, de vous adresser nos salutations cordialement déférentes, et nos voeux les meilleurs pour que vos efforts soient couronnés par le plein succès des délibérations importantes qui vont avoir lieu au cours de cette auguste assemblée mondiale. La République du Honduras assure l'assistance médicale entièrement gratuite aux personnes nécessiteuses. La politique officielle en matière de santé publique a mis, ces dernières années, l'accent sur la protection maternelle et infantile, les programmes de lutte antituberculeuse et antilépreuse, la formation professionnelle, l'éradication du paludisme et l'extirpation d'Aedes aegypti. Conformément aux dispositions figurant dans le plan national de santé publique, les mesures d'organisation ont continué à se dérouler étape après étape, avec un complet succès. Le Ministère s'est tracé une politique d'intégration de tous les services de santé du pays, qui se poursuit régulièrement. Nous en sommes actuellement à la fin de la première étape qui comprend l'intégration, au niveau régional et local, des hôpitaux et des centres de santé; cinq hôpitaux et centres sont maintenant intégrés. Au cours de la deuxième étape, on créera une direction nationale de la santé à laquelle seront rattachées, au cours de la troisième et dernière étape, toutes les institutions de santé extérieures au Ministère. Au cours de la période considérée, sept districts sanitaires ont été organisés, ce qui a permis d'augmenter considérablement le pourcentage d'habitants bénéficiant de l'assistance publique. Actuellement, on compte 202 établissements, dont des hôpitaux, des centres de santé, des centres secondaires et des postes sanitaires. Bien que les plans de travail du Ministère de la Santé publique pour les années 1970 et 1971 continuent d'être l'expression des objectifs généraux et des buts du plan national de santé, la situation d'urgence devant laquelle s'est trouvé notre pays du fait de l'agression armée d'un pays voisin en juillet 1969 a obligé le Gouvernement et le Ministère de la Santé publique à instaurer des programmes spéciaux pour les secteurs touchés par la guerre, afin de compenser les énormes pertes subies par ces régions en y réalisant un grand nombre de travaux d'infrastructure en vue de consolider et de développer les services de santé. Etant donné la brièveté du temps qui nous est accordé, je m'abstiendrai de citer ici des chiffres à l'appui de cet exposé. Le Gouvernement du Honduras saisit cette occasion d'exprimer sa profonde reconnaissance à l'OMS pour l'appui qu'elle prête au développement de ses programmes d'éradication d'Aedes aegypti, pour ses programmes d'assistance technique et pour ses livraisons de matériel et de fournitures. Bien que pendant la période considérée la politique sanitaire de mon pays ait permis d'atteindre des résultats satisfaisants, nous ne pouvons oublier qu'au Honduras, comme dans les autres pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, la part du budget national consacrée à la santé est beaucoup trop faible par rapport aux besoins médicaux résultant de l'accroissement de notre population. Si nous prenons le temps, par exemple, d'étudier minutieusement quelques -uns des problèmes qui entravent le développement normal de la politique sanitaire, non seulement dans mon pays, mais également dans toute l'Amérique centrale, nous devons malheureusement constater que si la mauvaise condition économique de la région est bien le principal, d'autres facteurs interviennent, comme la pénurie de médecins, et surtout le terrible déficit de personnel paramédical. Selon les données statistiques du Secrétariat exécutif du Conseil centraméricain de Santé publique, pour une population de 16 millions d'habitants, on comptera, en 1971, 5850 médecins, soit un médecin pour 3000 habitants, 1410 dentistes, soit un dentiste pour 12 500 habitants et 4710 infirmières, soit une infirmière pour 3600 habitants. Ces chiffres représentent un terrible déficit si l'on considère les besoins croissants en médecins et en personnel paramédical des Etats de l'isthme. Si nous y ajoutons le fait que nous sommes pratiquement sans ingénieurs sanitaires, médecins vétérinaires, inspecteurs sanitaires et chefs de laboratoire, le tableau devient tragique compte tenu de la responsabilité qu'ont les Etats de protéger la santé des populations. Nous avons jugé bon de citer ces données numériques pour appeler l'attention de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sur la pressante nécessité de créer, au moins dans la région centraméricaine, un organisme que l'on pourrait appeler institut régional de formation du personnel paramédical, et qui apporterait dans une large mesure des solutions à quelques -uns des problèmes sanitaires de notre région. Le droit à la santé dont est privée de l'exercice une grande partie de la population qui, dans nos pays, ne jouit d'aucune protection sanitaire, nous oblige à demander à cette auguste assemblée une coopération renforcée. Comme le démontrent clairement nos statistiques, il est impossible de penser qu'un nombre limité de médecins et d'agents paramédicaux réussissant à peine à satisfaire aujourd'hui la demande d'un nombre réduit d'habitants pourra assumer la responsabilité des soins à une population en constant accroissement. :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

A la lumière de ces faits, il nous parait logique et souhaitable que cette assemblée, après avoir considéré le problème dans toute son ampleur, recommande la création d'un institut régional centraméricain de formation de personnel paramédical. Dans les pays en voie de développement comme les nôtres, devant la pénurie des ressources matérielles et humaines, il est primordial de développer la formation des jeunes dans les diverses disciplines paramédicales, ce qui serait extrêmement profitable à la santé publique. La création d'un organisme comme celui que nous avons suggéré permettrait non seulement de résoudre certains des problèmes sanitaires de la région, mais aussi d'étudier les formules et les procédés s'adaptant le mieux à nos besoins et à nos objectifs, c'est -à -dire de grouper données, expériences et méthodes intéressant toute la région et de les utiliser pour la solution de nos propres problèmes sanitaires. Le soutien et les avis scientifiques de l'OMS pour la mise sur pied d'un tel institut régional centraméricain de formation de personnel paramédical seraient d'une grande portée et chacun de nos pays pourrait en tirer profit selon ses caractéristiques et ses besoins propres. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Dr Thieme, délégué du Samoa -Occidental. :

Merci, Docteur Cárcamo. Je donne maintenant la parole

Le Dr THIEME (Samoa- Occidental) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, la délégation du Samoa- Occidental tient à féliciter sincèrement Sir William Refshauge de son élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous en sommes d'autant plus satisfaits que l'Australie, avec laquelle le Samoa- Occidental entretient des relations très amicales, est un Membre de notre Région. Je suis convaincu que la sagesse et la grande expérience de Sir William rendront les plus grands services à l'Assemblée dans l'accomplissement de sa tâche. J'adresse aussi toutes mes félicitations aux cinq Vice -Présidents. La délégation du Samoa -Occidental a pris note avec satisfaction du Rapport du Directeur général sur les efforts faits par l'OMS pour combattre le choléra. Le Samoa -Occidental est un de ces heureux pays qui n'ont jamais connu le choléra. Mais compte tenu de la nature de la septième pandémie qui sévit depuis quelques années et des moyens modernes de déplacement, nous ne pouvons être sûrs de toujours échapper à une invasion du choléra. C'est pourquoi nous sommes extrêmement reconnaissants à l'OMS de nous avoir fourni une série de publications faisant le point des connaissances actuelles en matière de prévention et de lutte. Mais nous nous félicitons surtout du cours de formation aux méthodes de prévention et de traitement du choléra qui vient d'être organisé à l'intention du personnel de santé local avec l'assistance de personnel régional et d'experts en mission de l'OMS. Notre personnel n'avait en effet aucune expérience dans ce domaine et ce cours lui permettra de faire face à toute menace éventuelle et d'envisager l'avenir avec plus de confiance. Pour donner suite à ce cours, nous avons l'intention d'organiser un réseau de services de surveillance qui seront en alerte contre les maladies diarrhéiques. Les échantillons prélevés dans le cadre de ces programmes seront envoyés à notre laboratoire national de santé qui les examinera. Nous sommes heureux que l'OMS prête son assistance pour l'organisation de cours de formation dans les pays, mais nous sommes conscients de l'utilité d'organiser des cours interrégionaux ou inter -pays dans les zones où sévit le choléra, car ils offrent à nos épidémiologistes, à nos cliniciens et à nos techniciens de laboratoire l'occasion d'apprendre à travailler sur des malades et sur des échantillons réels. Je me félicite aussi de voir que l'OMS a fourni une aide à divers Etats Membres sous forme de vaccin anticholérique, de liquide de réhydratation, d'antibiotiques, de désinfectants, de milieux de culture et de sérums pour le diagnostic. Je ne saurais trop insister sur l'importance d'une aide d'urgence de cette nature. Pour un pays comme le Samoa- Occidental, il est presque impossible de stocker les matériels susmentionnés pour lutter contre une maladie dont il n'a encore jamais été victime et qui ne l'atteindra peut -être jamais. Il me semble, Monsieur le Président, que l'OMS devrait envisager de constituer une réserve suffisante de ces matériels dans chaque Région, afin que les pays puissent y avoir recours en cas d'urgence. Permettez -moi maintenant, Monsieur le Président, de faire quelques remarques à propos du problème des infections intestinales et tout particulièrement du programme de lutte contre la typhoide dont il est question dans le Rapport du Directeur général. La fièvre typhoYde constitue un problème de santé publique au Samoa -Occidental depuis un certain nombre d'années déjà. L'amélioration des moyens de diagnostic que nous avons pu réaliser avec l'assistance de l'OMS nous a permis de nous rendre compte de la véritable ampleur du problème. Ces trois dernières années, le taux d'incidence de la maladie a diminué, principalement grâce à notre programme de vaccination. Aux fins de la planification à long terme, nous continuons à penser qu'il est primordial de mettre au point un moyen efficace, mais toutefois économique, de prévenir la typhoide. Je tiens à mentionner à ce sujet l'assistance que nous accorde l'OMS pour la préparation d'un programme de lutte contre cette maladie, basé sur un modèle mathématique judicieusement conçu pour l'analyse des rapports coût- efficacité et coûts- avantages. Mon gouvernement approuve entièrement le :

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programme proposé par l'OMS et prend actuellement les dispositions nécessaires pour son exécution. Nous espérons que l'expérience acquise grâce à ce programme d'études pourra profiter à d'autres pays où les conditions sont semblables aux nôtres. Le Rapport du Directeur général mentionne l'assistance accordée par l'OMS au Samoa- Occidental pour l'exécution d'études techniques relatives à des installations de traitement de l'eau et l'assistance conjointe de l'OMS et du FISE pour l'amélioration de l'approvisionnement en eau des collectivités rurales. Ces projets joueront un rôle important pour la promotion de la santé des Samoans en général et pour la lutte contre la typhoide en particulier. Le Samoa- Occidental est une jeune nation en voie de développement qui doit faire face à de nombreux problèmes. Ses ressources limitées sont sollicitées de toutes parts. Dans le domaine de la santé publique, toutefois, grâce à la généreuse assistance de nos amis - et je tiens à mentionner ici la Nouvelle -Zélande en particulier - et de l'OMS, nous parviendrons à satisfaire les besoins de notre population et nous avons déjà fait de grands progrès dans ce sens. Permettez -moi enfin, au nom de mon gouvernement et du peuple samoan, d'exprimer ma gratitude au Directeur général, au Directeur régional pour le Pacifique occidental, et au personnel de l'OMS, pour l'assistance efficace qu'ils nous prêtent. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Kenya. :

Merci, Docteur Thieme. Je donne la parole à M. Okero,

Monsieur le Président, permettez -moi tout d'abord M. OKERO (Kenya) (traduction de l'anglais) de me joindre aux orateurs qui m'ont précédé pour vous féliciter, au nom de la délégation du Kenya, de votre élection à la présidence de cette auguste assemblée. Mes compliments vont également aux Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des diverses commissions. A vous tous assemblés ici, je transmets les salutations cordiales du Président et du peuple du Kenya. Je saisis également cette occasion pour remercier le Directeur général, ses collaborateurs et les membres du Conseil exécutif pour l'excellent travail qu'ils ont fait. Ils nous ont présenté sur la période considérée dtexcellents rapports. Je remercierai enfin les autorités des diverses institutions du système des Nations Unies, telles que le FISE, le PNUD, la FAO, l'UNESCO et tant d'autres, qui, par leur collaboration avec l'OMS, nous ont aidés à nous acquitter de notre tâche principale, qui consiste à fournir de meilleurs services de santé à nos populations. La République du Kenya compte environ 11 millions d'habitants, dont 90 % environ vivent dans des zones rurales. Depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, la population n'a cessé d'exiger des services médicaux et sanitaires améliorés. Une telle exigence de sa part n'a rien de déraisonnable. Mais l'action du Gouvernement a été entravée par la pénurie de personnel médical et paramédical qualifié et aussi par la pénurie de ses ressources financières. Nous avons donc décidé d'intensifier notre programme de formation de médecins, d'infirmières et d'autre personnel paramédical afin de pouvoir doter les institutions sanitaires de personnel suffisant. Nairobi possède désormais une école de médecine dont la première promotion devrait sortir à la fin de 1972. Nous sommes très reconnaissants à l'OMS du soutien qu'elle nous accorde sous la forme de bourses qui permettent à des étudiants en médecine de faire des études postuniversitaires sur place ou à l'étranger. S'il est une vérité que la science médicale nous a enseignée avec clarté, c'est que la plupart des maladies les plus répandues en Afrique sont évitables. Nous avons donc mis l'accent sur la médecine préventive et collective. Grâce à l'assistance de l'OMS, cette matière est devenue obligatoire dans le programme de notre école de médecine. Le vieil adage selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir est désormais appliqué dans la réalité. Dans le domaine des maladies transmissibles, les programmes soutenus par l'OMS et par d'autres institutions du système des Nations Unies ont donné de bons résultats. Le programme de lutte antituberculeuse et la campagne antivariolique ont eu des conséquences immenses. Depuis le début de la phase d'attaque, en octobre 1969, jusqu'en décembre 1970, un total de deux millions et demi de personnes, soit environ 23 % de la population, ont été vaccinées contre la variole. Le résultat aurait pu être encore meilleur si l'on avait disposé de davantage de personnel et de moyens de transport. Parmi les autres activités qui ont contribué au développement de nos services de santé de base, figurent le programme nutritionnel et le programme d'amélioration de l'hygiène du milieu. Quant à l'assistance que nous avons reçue de l'OMS pour l'organisation de conférences sur le choléra et la participation à ces conférences, elle a eu des résultats extrêmement utiles pour notre lutte contre cette maladie. Je tiens à dire quelques mots de ce visiteur inattendu et indésirable qui a fait son apparition pour la première fois en Afrique. L'OMS nous ayant averti à temps, nous avons pu prendre des dispositions pour faire face à une invasion éventuelle du Kenya. Dès septembre 1970, nous savions que le choléra était apparu en Afrique occidentale. Il s'est introduit au Kenya vers la fin de février 1971. Avant cette date, en décembre 1970, nous avions organisé à Nairobi un séminaire régional auquel ont participé un certain nombre de pays africains et d'experts de l'OMS venus de notre bureau régional à Brazzaville et de Genève pour nous familiariser avec les méthodes de lutte anticholérique. :

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Les conseils que nous avons reçus des experts et les échanges de vues auxquels nous avons procédé se sont révélés très utiles. Lorsque le choléra a frappé, nous étions prêts. Il n'y a eu ni panique ni réticence. La population n'a pas été surprise par un "coup d'Etat" réussi et les touristes ont su que rien ne leur était caché. Les premiers cas de choléra ont été notifiés sans tarder à l'OMS le 6 mars 1971. A l'heure actuelle, 479 cas de choléra, dont 47 mortels, se sont produits au Kenya. Depuis la mi- avril, aucun autre nouveau cas n'a été signalé, mais nous ne nous endormons pas sur nos lauriers nous avons commencé à fabriquer notre propre vaccin et à intensifier les mesures d'assainissement et d'hygiène générale. Je tiens ici à remercier l'OMS et les gouvernements qui nous ont donné du vaccin anticholérique au moment où nous en avions le plus besoin. De cette pandémie de choléra, nous pouvons, Monsieur le Président, tirer deux leçons la première, c'est qu'il faut instituer une coopération plus étroite entre les Etats, car la maladie ne reconnaît pas les frontières politiques; la deuxième, c'est qu'il faut intensifier les mesures de prévention et l'hygiène du milieu, en particulier dans les pays en voie de développement. Pour conclure, je souhaite à l'OMS de réussir dans sa noble entreprise et j'exprime tous mes remerciements au Dr Quenum, notre Directeur régional, qui connaît intimement toutes les difficultés de la Région. Son action témoigne de l'intérêt que les fonctionnaires de l'OMS portent à nos problèmes. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je vous remercie de votre attention. :

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Merci, Monsieur Okero. Je donne maintenant la parole à Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) M. Ngouoto, délégué de la République populaire du Congo. :

Monsieur le Président, la délégation de la République M. NGOUOTO (République populaire du Congo) populaire du Congo, que je dirige, voudrait s'associer à l'hommage qui vous est rendu pour votre brillante élection à la présidence de cette Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, et voudrait présenter ses félicitations aux autres membres du bureau. Nous avons pris connaissance du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970. Comme par le passé, ce document présente les qualités de clarté et de science qui sont la marque d'un grand esprit. Cette fois encore, nous ne pouvons que dire notre admiration pour la façon dont le Dr Candau nous permet de saisir les problèmes de santé portés à l'échelle mondiale. En passant en revue les différents domaines dans lesquels l'Organisation apporte une contribution agissante, le Dr Candau affirme que des progrès ont été réalisés. Mais il estime aussi qu'il reste une somme énorme de travail à accomplir. Je voudrais ici souligner cet esprit d'équité dont le Dr Candau a toujours fait preuve et qu'on retrouve dans chacune de ses déclarations. Effectivement, si l'on peut considérer que les efforts fournis par l'OMS sont grands, on est obligé, en regardant les différentes régions du globe, et plus particulièrement certaines d'entre elles, de constater que les moyens mis en oeuvre jusqu'ici ne sont pas toujours à la mesure des problèmes posés. En République populaire du Congo, l'OMS apporte un concours appréciable dans la recherche des solutions aux problèmes de santé publique. Il a été mis à notre disposition un administrateur de la santé publique qui nous aide à élaborer une politique sanitaire en rapport avec nos besoins. Dans le domaine de la formation du personnel paramédical, des infirmières monitrices nous apportent un précieux concours dans l'élaboration de nos programmes de formation à partir de la définition précise des tâches. Par ailleurs, des bourses nous permettent d'utiliser des centres de formation d'autres pays. Dans ce domaine particulièrement important, nous espérons qu'une plus grande assistance nous sera apportée, notre pays ayant décidé de s'attaquer à la création d'une école de médecine. Il nous faut aussi signaler l'aide qui nous est apportée dans l'organisation d'un laboratoire de santé publique, travail actuellement effectué par un consultant à court terme. Dans ce domaine, je voudrais dire combien mon pays est reconnaissant à l'OMS et au Bureau régional de l'Afrique, et tout particulièrement à son directeur, le Dr Quenum, pour son esprit de compréhension et de collaboration. En ce qui concerne les maladies transmissibles, nous n'y reviendrons plus, d'autres orateurs s'étant suffisamment étendus sur ce problème qui peut être considéré comme le lot commun de nos pays. Néanmoins, nous citerons le choléra, qui heureusement n'a pas encore touché la République populaire du Congo, tout simplement pour exprimer nos sentiments de gratitude envers les Etats qui nous ont aidés avec l'OMS à mettre en place un dispositif de lutte, je veux parler de la République populaire de Chine et de la France. Monsieur le Président, le Directeur général de l'OMS a terminé la présentation de son Rapport d'activité en saluant la Gambie, dernier Etat Membre de l'OMS. Je suis à mon tour heureux de présenter toutes mes félicitations à ce pays, mais c'est aussi pour moi l'occasion de regretter une fois de plus l'absence de millions d'êtres qui restent injustement exclus de notre communauté. Je dis injustement parce que nous savons que les problèmes des maladies se posent à l'échelle planétaire et que les solutions ne peuvent souvent être efficaces que lorsqu'elles sont basées sur une coopération internationale. Nous n'ignorons pas aussi que les endémies se moquent des frontières idéologiques. C'est pour cette raison que mon pays souhaite vivement que notre organisation accueille bientôt les dignes représentants des peuples de Chine, de Corée et du Viet -Nam. S'agissant de la République Démocratique :

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Allemande, dont la candidature.a été officiellement posée, ma délégation formule le voeu que se dégage au sein de notre assemblée une majorité permettant à ce pays de prendre la place qui lui revient. Je crois, pour ma part, que c'est par des actes de ce genre que l'OMS pourrait mériter pleinement le caractère d'universalité qui est le sien et qui deyrait être sa particularité par rapport à d'autres organisations essentiellement politiques qui se déclarent éprises de paix. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables membres de cette assemblée, je vous remercie de votre attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de Madagascar, M. Ramangasoavina. : :

Merci, Monsieur Ngouoto. Je donne la parole au délégué

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, M. RAMANGASOAVINA (Madagascar) Messieurs, permettez -moi d'abord, Monsieur le Président, de vous exprimer au nom du Gouvernement de la République malagasy et au nom de ma délégation mes plus vives félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. L'Assemblée ne pouvait faire un meilleur choix, et je n'en veux pour preuve que les manifestations de sympathie et d'admiration dont vous avez été l'objet de la part des précédents orateurs et auxquelles nous nous associons sans réserve. Nous félicitons aussi MM. les Vice -Présidents et les Présidents des commissions technique et administrative pour leur brillante élection, et nous remercions le Président du Conseil exécutif pour son excellent rapport. Nos félicitations et nos remerciements vont également à M. le Directeur général de l'OMS qui a su dans son Rapport donner un exposé complet, clair et précis de la situation sanitaire mondiale et du rôle qu'y a joué l'OMS. En examinant les différents documents officiels, nous enregistrons avec satisfaction que pour les pays d'Afrique et Madagascar l'assistance fournie aux gouvernements par l'OMS, même si elle est encore insuffisante par rapport aux besoins, est plus importante que celle attribuée aux autres pays. En ce qui concerne particulièrement Madagascar, est -il besoin de rappeler que la République malagasy est devenue partie à la Constitution le 16 janvier 1961 et que depuis cette date elle justifie pleinement sa qualité de Membre de l'OMS par ses activités et le paiement intégral de ses contributions ? En contrepartie elle bénéficie d'une assistance qui, en 1970, a porté sur les points suivants. Premièrement, l'attribution de bourses de spécialisation dans les domaines suivants anesthésiologie, contrôle des médicaments, électroradiologie, immunologie et bactériologie, oto- rhinolaryngologie, santé publique, et génie sanitaire; les allocations effectivement attribuées ont dépassé les prévisions. Deuxièmement, l'aide pour l'organisation des services de santé de base et le développement des postes sanitaires ruraux, l'accent étant mis particulièrement sur la protection maternelle et infantile, l'assainissement, la nutrition et l'éducation sanitaire, ainsi que pour la formation du personnel. Et à ce propos nous avons bénéficié pendant deux ans et demi des services d'un ingénieur sanitaire qui, malheureusement, a dû nous quitter au début de l'année 1970. Nous souhaiterions qu'il soit remplacé dans les meilleurs délais, les ingénieurs sanitaires malagasy en formation à Montréal ne devant pas rentrer avant 1973. Nous pensons que la prise en charge de son poste par le budget ordinaire de l'OMS au lieu. du PNUD /AT permettra d'accélérer la mise en place de son remplaçant. Troisièmement, l'étude des aliments riches en protéines et en vitamines, en collaboration avec la FAO par qui une enquête avait été faite en 1962. En novembre 1970, un expert en nutrition de l'OMS a étudié pendant six semaines dans deux centres pilotes de Tananarive la tolérance et l'acceptabilité de la farine MX9OW (soja, riz et lait). Cette étude, complétée par le Service d'Education sanitaire de Madagascar au point de vue de l'efficacité, a montré les avantages qu'on peut tirer de ce produit moyennant quelques précautions. Quatrièmement, l'approvisionnement public en eau et l'élimination des déchets. Un expert est venu pour étudier la question sur place et a déposé un rapport. Une autre aide est prévue dans ce sens pour :

1972.

En dehors de ces différentes aides normalement prévues dans le programme d'activité de 1970, nous avons bénéficié d'une aide exceptionnelle, prélevée sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé au titre de la lutte contre le choléra, sous forme de bourses de stage à Bobo -Dioulasso, de médicaments et de vaccins. A ce propos, nous tenons à signaler que les seuls cas de choléra dépistés à Madagascar concernent deux pélerins venant de La Mecque et qui ont dû être traités à Tananarive; l'un et l'autre ont été tirés d'affaire et ont pu rejoindre leur destination finale. Il n'a été décelé jusqu'ici aucun cas autochtone et notre problème est plutôt un problème de protection, ce qui explique que la carte de vaccination exigée à l'entrée de Madagascar semble à certains une mesure excessive. Si ce programme a été réalisé, c'est grâce aux efforts conjugués du Gouvernement et de l'OMS, et nous tenons à mettre en lumière ici le travail discret mais combien efficace du Directeur régional et de toute son équipe. Par ailleurs, nous avons demandé un consultant OMS à court terme pour évaluer la situation en vue d'une aide en médicaments antipaludiques. Nous ne saurions trop insister sur l'importance de la venue à bref délai de cet expert.

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Telles sont résumées en quelques mots les activités de l'OMS en 1970 à Madagascar. Nous ne pouvons que nous en réjouir et souhaiter qu'elles continuent et s'amplifient, en renouvelant une fois encore l'expression de notre reconnaissance à l'Organisation comme à tous ceux, pays, organisations, fondations et autres institutions spécialisées qui, en collaboration avec elle, oeuvrent pour le bien de l'humanité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Niger. : :

Merci, Monsieur Ramangasoavina. Je donne la parole au

Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur Le Dr MOSSI (Niger) général, honorables délégués, il m'est particulièrement agréable de prendre aujourd'hui la parole, au nom de la délégation du Niger, devant cette auguste assemblée, la plus haute instance internationale en matière de santé. Mes premiers mots seront pour féliciter le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé de sa brillante élection, en lui associant tous ses distingués collaborateurs. Mes remerciements vont ensuite à M. le Directeur général, le Dr Candau, qui ne cesse de se consacrer avec une compétence, une efficacité et une énergie exemplaires à cette priorité des priorités qu'est la santé, à la tête de l'OMS. Votre Rapport, Monsieur le Directeur général, a parfaitement reflété nos préoccupations en matière de santé, en soulignant les problèmes qui doivent particulièrement retenir l'attention de notre organisation. Nos hommages vont aussi à tous vos collaborateurs qui travaillent avec la même foi et le même enthousiasme pour la santé du monde. Je tiens à remercier tout particulièrement le Dr Quenum, Directeur régional pour l'Afrique au sud du Sahara, pour son action positive et efficace dans une Région dont les besoins en matière de santé sont à la fois aigus et considérables en même temps pour chacun des Etats, posant de difficiles problèmes administratifs en raison de la contrainte des ressources hélas trop limitées. Le Conseil exécutif doit aussi recevoir toutes nos félicitations pour l'excellent travail accompli. Comment enfin ne pas vous associer tous, honorables délégués, à ces justes hommages ? Vous êtes, Mesdames, Messieurs, les chevaliers d'une cause noble et indiscutable entre toutes, la sauvegarde de la santé qui est la condition nécessaire et préalable à tout bien ici -bas, qu'il s'agisse de valeurs matérielles, intellectuelles ou spirituelles. C'est pourquoi mon gouvernement a toujours pleinement souscrit à l'action de l'OMS médecine préventive, médecine curative, formation du personnel, hygiène du milieu, lutte contre la drogue, dans une perspective de solidarité totale des hommes contre la maladie à travers les diversités des continents et des peuples. Monsieur le Président, la République du Niger exprime sa reconnaissance à l'OMS pour l'aide qui lui est accordée sous la forme de sept projets dont le déroulement est actuellement très satisfaisant. L'Ecole nationale d'Infirmiers de la République du Niger, créée en 1964, est devenue Ecole nationale de Santé publique le ler octobre 1970, avec l'assistance de l'OMS, du PNUD /Fonds spécial et du FISE, qui a fourni des bourses d'études et le matériel d'équipement. A ce jour, l'Ecole a formé 170 infirmiers diplômés d'Etat, c'est -à-dire quatre fois plus que le nombre d'infirmiers qui exerçaient dans le pays avant la création de l'Ecole, 150 infirmiers certifiés, c'est -à -dire 46 % de plus que ce qui existait en 1965. Ces résultats sont importants quand on sait que le problème le plus grave de notre service de santé publique est la pénurie de personnel qualifié. En septembre 1970, nous comptons un infirmier pour 6330 habitants. Nous espérons atteindre en 1977 un infirmier pour 4500 habitants. L'Ecole a aussi organisé le recyclage complet de tous les infirmiers du département de Dosso. L'opération, après évaluation des résultats, se poursuivra dans tous les sept départements du pays. Nous envisageons l'extension de cette école dès 1972, avec la possibilité de former davantage d'infirmiers et la création d'une section de sages -femmes dont notre pays a le plus pressant besoin. Enfin, une demande d'assistance pour une deuxième phase est en cours à Niamey, avec l'aide d'un consultant OMS. Nous souhaitons vivement obtenir la prolongation du projet pour cinq années. Le projet Niger 0025 s'attaque au développement des services de santé de base. Le Gouvernement, en effet, attache une importance toute particulière au développement de ses services de santé périphériques. Aussi dans la zone de démonstration, de formation et de recherches de Dosso, le médecin -chef nigérien s'est attaché, avec l'aide du personnel OMS, à recueillir les informations indispensables pour l'élaboration du document de base devant servir à l'extension du projet. Le Gouvernement se réjouit de l'initiative du Directeur régional d'intégrer les activités de l'ingénieur sanitaire à celles du service de santé de base. Notre pathologie, essentiellement infectieuse et parasitaire, autant que la récente épidémie de choléra, mettent en effet au premier plan les problèmes de l'hygiène du milieu. Le projet Niger 0005 (lutte contre la tuberculose), créé en 1964, se déroule également de façon satisfaisante. Les impératifs budgétaires nous font adopter comme politique antituberculeuse la bacilloscopie en matière de dépistage, la vaccination indiscriminée au BCG, le traitement ambulatoire des malades après hospitalisation "starter ". Le médecin phtisiologue ainsi que l'infirmière du projet ont quitté le pays en 1970. La politique du Gouvernement étant de développer le contrôle de la maladie dans les services de santé de base, il nous apparaît nécessaire que le personnel des services de santé de base reçoive une formation en matière de lutte contre la tuberculose. :

CINQUIEME SEANCE PLENIERE

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Le programme d'éradication de la variole et du contrôle de la rougeole (Niger 0030), projet commun à vingt pays de l'ouest africain, est assisté conjointement par l'OMS et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Au Niger, le programme a été entrepris pour une période de cinq ans. Le succès de cette campagne est remarquable puisqu'aucun cas de variole n'a été décelé depuis 1967 et que la morbidité et la mortalité par rougeole ont fortement baissé. En ce qui concerne les bourses d'études, nous remercions notre Directeur régional d'avoir compris le problème qu'est le manque de cadres au Níger et d'avoir contribué à lever cet obstacle. Tels sont les résultats obtenus grâce à l'aide de l'OMS au Niger et nous lui en exprimons ici notre profonde gratitude. Mais, pour remarquables qu'ils soient, nous ne nous dissimulons pas l'étendue du chemin qui reste à parcourir pour atteindre une couverture satisfaisante du pays en personnel médical et paramédical, ainsi que la dotation de nos formations en médicaments en quantité suffisante. C'est pourquoi nous soutenons pleinement la proposition de M. le Président de la Vingt-Quatrième Assemblée pour une coopération internationale accrue et celle du Conseil exécutif pour la production pharmaceutique dans les Pays en voie de développement. Quand on songe que la plupart des pays atteints par la septième pandémie de choléra ont dû faire venir par avion des quantités considérables de liquide réhydratant, grevant ainsi lourdement leurs budgets, on ne peut qu'applaudir à l'initiative de M. le Directeur général ayant abouti à la préparation sur place dans certains Etats de vaccins et de sérums. Le fait saillant de l'année sur le plan médical a été assurément, pour nous, Monsieur le Président, l'apparition du choléra dans nos régions jusque -là indemnes de cette affection. Le quadrillage sanitaire insuffisant de nos pays, avec des villages parfois éloignés de plus de 100 kilomètres du dispensaire le plus proche, l'absence ou l'insuffisance de véhicules ont permis, hélas, de voir le vrai visage de ce fléau. En l'absence de traitement, la mortalité est voisine de 100 %; la mort survient parfois en quelques heures et, fait particulièrement grave sur le plan social, elle frappe électivement les adultes, souvent pères de nombreuses familles, semant ainsi la désolation dans les villages. Par contre, survenant dans les centres équipés, cette redoutable maladie devient presque bénigne avec une mortalité inférieure à 10 %. Nos remerciements vont ici à l'OMS et à tous les pays amis qui nous ont apporté une aide rapide et importante en personnel et surtout en médicaments et en vaccins, nous permettant ainsi de contrôler l'épidémie. Malheureusement, le risque de passage à l'endémicité assombrit le tableau avec la perspective d'une flambée pendant l'hivernage où les pluies vont créer partout en même temps les conditions d'humidité si propices à la maladie. Notre pays accomplit un effort sans précédent pour faire face à l'épidémie la plus coûteuse. Il entreprend, corrélativement à l'action curative et préventive de vaccination, une politique d'hygiène publique et individuelle mobilisant actuellement toutes les couches de la population et toutes les organisations publiques et privées propres à dispenser l'éducation sanitaire. La reviviscence de certains foyers après plusieurs mois d'extinction montre que l'action la plus efficace, la plus durable, la moins onéreuse reste l'hygiène du milieu. Ce que cette assemblée a déjà fait contre le choléra El Tor me dispense d'attirer l'attention des délégués sur le fait que cette maladie, tant qu'elle n'aura pas été poursuivie dans ses ultimes retranchements et éradiquée, restera une menace non seulement pour les pays atteints, mais aussi pour les autres nations. Ici apparaît singulièrement la nécessaire solidarité de l'humanité. Or, l'histoire des sciences montre à suffisance que peu de problèmes restent sans solution quand les hommes s'y attaquent avec toute la volonté requise. Puisse l'humanité s'attaquer avec persévérence au problème de la paix dans le monde indivis de celui de la santé, moyen par excellence de trouver les ressources nécessaires dont il a été question au long de cette assemblée. Des ressources considérables sont consacrées curieusement, paradoxalement, étrangement, à l'anéantissement de l'étincelle divine, de l'étoile de la planète, de l'orgueil de la création, d'où procèdent tout bien et toute valeur, au service de qui, Messieurs, Mesdames, vous vous honorez de consacrer la plus grande partie de votre vie, de votre énergie, de votre amour. Puisse donc l'humanité, après sa prodigieuse épopée, poser enfin le regard sur terre pour voir sa solidarité devant le mal absolu qu'est le cancer ou le choléra, afin d'inaugurer l'ère de la dernière révolution, celle de la paix et de la fraternité humaine. Merci, Docteur Mossi. Avant de lever la séance, je Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) tiens à vous dire combien j'ai apprécié la bonne volonté de tous les délégués qui sont venus ce soir pour avancer les travaux de l'Assemblée. Je les en remercie vivement. La séance est levée. :

La séance est levée à 23 heures.

SIXIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 6 mai 1971, 9 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie hier sous la présidence de M. T. J. Brady. J'invite le Rapporteur de cette commission, le Dr J. An'outi, à venir à la tribune pour nous donner lecture de ce rapport qui figure dans le document A24/10. Ce document a été distribué ce matin. Le Dr Anouti (Liban), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 581). Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) donne la parole au délégué de l'Albanie. : :

Merci, Docteur Anouti. Y a -t -il des observations ? Je

Le Dr PISTOLI (Albanie) Monsieur le Président, dans son rapport, la Commission de Vérification des Pouvoirs nous propose de reconnaître comme représentants de la Chine certains éléments qui ne représentent qu'une clique vénale que le peuple chinois a rejetée par sa grande révolution populaire et qui actuellement se trouve réfugiée dans la province chinoise de Taiwan, grâce à l'occupation de cette île par les Etats -Unis d'Amérique. C'est un fait connu de tout le monde que seuls les représentants désignés par le Gouvernement de la République populaire de Chine sont les représentants légitimes de la Chine, qualifiés pour parler au nom du peuple chinois. Eux et eux seuls jouissent du droit de représenter la Chine et le peuple chinois dans les relations internationales, La dans cette salle des représentants de la clique de Tchang Kal -chek qui, grâce aux manipulations et machinations des impérialistes américains, a pu usurper la place qui revient de plein droit à la République populaire de Chine constitue une violation flagrante des normes les plus élémentaires du droit international. Sans aucun doute cette situation anormale et intolérable qui existe depuis vingt et un ans est le résultat de la politique hostile que les Etats -Unis d'Amérique ont poursuivie contre la Chine et le peuple chinois. Depuis sa fondation, la République populaire de Chine a marché à pas de géant dans la voie du progrès et de la prospérité, dans la voie de la construction du socialisme. Elle a obtenu de grands succès dans le développement de l'économie, de la culture et de la science. De très grands succès ont été enregistrés dans d'autres domaines, y compris celui de la protection de la santé du peuple. Les derniers succès obtenus par la République populaire de Chine dans le domaine de l'énergie nucléaire et thermonucléaire, ainsi que le lancement avec succès de satellites artificiels de la terre, témoignent de la grande force économique et scientifique de la grande Chine socialiste, bastion inexpugnable, apte à écraser tout agresseur ou coalition d'agresseurs. Tous les peuples progressistes du monde saluent avec enthousiasme et considèrent comme leurs les victoires remportées par le peuple chinois; elles constituent pour eux un grand encouragement dans leur lutte contre les desseins diaboliques des impérialistes américains et sociaux -impérialistes soviétiques. Tous ces succès, l'autorité et le prestige toujours croissants de la grande Chine populaire, ainsi que le rôle que la République populaire de Chine joue dans l'arène internationale, sont autant de coups durs pour les ennemis des peuples et des pays épris de paix et de liberté. Les impérialistes américains et les sociaux -impérialistes soviétiques voient en elle un obstacle insurmontable pour la réalisation de leurs plans agressifs et d'hégémonie mondiale. En concluant, la délégation de la République populaire d'Albanie dénonce encore une fois la violation flagrante des principes et de la pratique mondiale connus en ce qui concerne la représentation de la République populaire de Chine dans les organisations internationales, y compris l'OMS, et demande que les éléments de la clique pourrie de Tchang Ka4 -chek soient immédiatement expulsés d'ici et que la place de la République populaire de Chine soit occupée par ses représentants légitimes, les représentants de la République populaire de Chine.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'URSS.

:

Merci, Monsieur. La parole est maintenant au délégué de

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SIXIEME SEANCE PLENIERE

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M. TRESKOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation soviétique votera pour l'adoption du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs en ce qu'il concerne les délégations présentes à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, mais en prenant en considération et en soutenant sans réserve les positions adoptées à la Commission par les délégations de la République populaire hongroise, de la Birmanie et du Chili. La délégation soviétique se prononce donc, comme par le passé, contre l'acceptation des pouvoirs du représentant de Taiwan. De même, nous sommes opposés à l'acceptation des pouvoirs des représentants du Viet -Nam du Sud, le régime de Saigon ne représentant pas le peuple de ce pays. Le peuple sud vietnamien ne peut être représenté que par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud, qui a été largement reconnu sur le plan international. Monsieur le Président, je demande que la position de la délégation soviétique soit indiquée dans le compte rendu de la présente :

séance.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Cuba.

:

Merci, Monsieur. La parole est maintenant au délégué de

Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr GUTIÉRREZ MUÑIZ (Cuba) (traduction de l'espagnol) délégués, la délégation de Cuba tient, une fois de plus, à manifester clairement sa position en refusant les pouvoirs présentés par les soi -disant délégués de la Chine et du Viet -Nam. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Tchécoslovaquie.

:

Merci, Monsieur. La parole est maintenant à la déléguée

Monsieur le Président, Mesdames, Le Dr KLIVAROVÁ (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Messieurs, la délégation tchécoslovaque, ayant pris connaissance du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, soutient sans réserve les observations formulées devant cette commission par le représentant de la République populaire hongroise et par les représentants de la Birmanie et du Chili. Nous approuvons la position qu'ils ont adoptée au sujet des pouvoirs de plusieurs délégations. nous sommes contre l'acceptation des pouvoirs des autorités de Taiwan, Notre position est bien connue qui n'ont aucun droit à siéger au nom de la Chine. Nous sommes contre l'acceptation des pouvoirs des celui -ci ne peut représentants du régime de Saigon, qui ne représentent pas le peuple sud -vietnamien être représenté en fait que par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. : : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Chine.

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Merci, Madame. La parole est maintenant au délégué de la

Monsieur le Président, je me vois dans l'obligation M. CHENG (Chine) (traduction de l'anglais) de m'élever vigoureusement contre les allégations désobligeantes qui ont été proférées par les orateurs précédents en ce qui concerne la représentation de mon pays à cette assemblée. De telles déclarations, Monsieur le Président, n'ont d'autre objet que de troubler l'harmonie de cette assemblée et d'introduire la politique dans notre organisation technique. Usant de mon droit de réponse, je voudrais dire ce qui suit. Le Gouvernement que ma délégation a l'honneur de représenter ici est le seul gouvernement légalement constitué de la Chine et il a été reconnu comme tel par la majorité des Etats du monde, ainsi que par l'Organisation des Nations Unies et toutes les institutions spécialisées, y compris l'OMS. C'est aussi ce gouvernement qui, au nom de la Chine et du peuple chinois, a signé la Constitution de l'OMS et a été l'un des promoteurs de cette organisation. Au fil des années, mon gouvernement a loyalement soutenu les buts et les principes de l'OMS et a pleinement participé à ses activités. Les pouvoirs de ma délégation ont été reconnus en bonne et due forme par la Commission de Vérification des Pouvoirs. La représentation de la Chine et les pouvoirs de ma délégation ne peuvent donc être mis en question au sein de cette assemblée mondiale, et toute déclaration ou réserve allant au rebours des faits et droits établis doit être considérée comme tout à fait irrecevable. Je tiens également à ajouter que le régime communiste chinois dont certains délégués font tant d'éloges n'est rien d'autre que la domination d'un groupe d'insurgés qui s'est imposé par la force à Mon peuple sur la partie continentale de la Chine. Il a privé mon peuple de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales. Partout en Chine continentale ont eu lieu d'innombrables actes de sabotage et des émeutes. La preuve a donc été faite que le régime n'a pas l'appui du peuple chinois. Un tel régime ne saurait représenter le peuple chinois dans quelque organisation internationale que ce soit. Monsieur le Président, tout en étant opposés au paragraphe 4 du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, document A24/10, nous nous prononçons pour l'adoption de ce rapport. Je demande que la déclaration que je viens de faire figure au compte rendu de la séance. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Viet -Nam.

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Merci, Monsieur. La parole est maintenant au délégué du

Le Dr TRAN MINH TUNG (Viet -Nam) Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, il est rituel aux diverses assemblées internationales pour les pays d'un certain bloc politique de soulever des objections contre la présence de pays tels que le Viet -Nam qui leur sont idéologiquement opposés. Dans cette Assemblée mondiale de la Santé, aux objectifs purement techniques, la Hongrie et ses amis n'ont pas cru bon de déroger à la tradition et aux directives du bloc et se sont élevés contre la présence de notre délégation. La Commission de Vérification des Pouvoirs dans son ensemble, à cette exception près, a constaté la régularité du mandat de notre délégation, qui représente un gouvernement légalement constitué et Membre de l'OMS sans discontinuité depuis vingt et un ans. Nous sommes forts de notre droit du point de vue formel, mais nous ne voudrions pas laisser croire que la forme et les procédures constituent notre seul droit à parler au nom du Viet -Nam. Nous nous excusons d'abuser de votre patience;'bien plus encore parce que la majorité des personnes de bonne foi ne doutent plus de la véracité de nos affirmations, mais nous tenons à proclamer ici que l'autorité et la légitimité de la République du Viet -Nam reposent sur une souveraineté politique réelle ainsi que sur des bases constitutionnelles indiscutables. Depuis plus de dix années, le Viet -Nam soutient une lutte acharnée pour défendre l'intégrité de son territoire et la liberté de ses citoyens contre les attaques de ses ennemis de l'extérieur et des éléments subversifs soutenus par l'agresseur. Le pays et ses fils ont payé chèrement le droit de vivre en liberté, sous un régime démocratique, sans qu'on leur dicte des règles de vie contraires à leur penchant naturel et à leur libre choix. Il est ridicule de prétendre nous opposer à un fantôme de gouvernement dont on n'a jamais pu démontrer ni la réalité, ni la légalité, surtout en ce moment où il ne peut pas trouver refuge même dans les régions les plus sauvages du pays. Bien plus, il est cruel de vouloir exalter un organisme de subversion qui est à la source de toutes les destructions et des ravages, et de souhaiter sa présence au sein d'une assemblée qui travaille à la paix et au bonheur du monde. La délégation du Viet -Nam votera pour l'adoption du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs mais rejette les remarques faites par la délégation de la Hongrie. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

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Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Guinée.

Le Dr KOUROUMA (Guinée) Monsieur le Président, honorables délégués, nous assistons à la réédition traditionnelle et quasi mécanique de ce que déjà notre délégation a cru devoir dénoncer de manière véhémente et sans équivoque lors de la vingt- troisième session de l'Assemblée mondiale de la Santé dans cette même salle et lors de la vingt -deuxième à Boston. Monsieur le Président, honorables délégués, au nom du peuple uni de Guinée, au nom de notre parti démocratique, qui fêtera dans quelques jours son vingt -quatrième anniversaire, au nom du Gouvernement révolutionnaire que dirige avec maîtrise et consciente lucidité le Secrétaire général de notre Parti, responsable suprême de notre Révolution, commandant en chef des Forces Armées populaires et révolutionnaires de Guinée, qu'il nous soit permis de saisir cette occasion solennelle pour nous adresser aux plus responsables de la santé du monde et leur réitérer l'appel qui, fait à leur conscience, à l'intérêt de nos peuples, devrait nous aider à plus d'équilibre, plus de cohésion, plus d'harmonie et surtout plus de conséquence dans nos actions, à l'honneur même de notre organisation. L'année dernière, nous faisions remarquer, au nom de notre peuple, de son parti et son gouvernement, avec à sa tête notre frère bien -aimé, le Président Ahmed Sékou Touré, nous faisions remarquer que dans les rencontres internationales, tout comme dans les organisations nationales sérieuses, il y a un préalable on se soucie de la validité des mandats avant de commencer le travail et, vraiment, nous serions très heureux que sur des bases juridiques il nous soit démontré que ce qui se pratique dans cette arène internationale repose sur des bases conséquentes. On nous demande de commencer par adopter le programme de travail, d'élire le bureau et, ensuite, on se préoccupe de savoir si les mandats sont valables. Et si ceux dont on conteste aujourd'hui le mandat avaient été élus, par exemple président, vice -présidents ou rapporteurs de cette session, quelle mine aurions -nous ? Et comme la tradition ne se fatigue pas, notre délégation ne se fatiguera pas non plus de dénoncer cet anachronisme. Supposez que ceux dont le mandat est contesté aient été élus vice -présidents où et dans quelle direction se situerait le dialogue ? Nous, personnellement, nous nous le demandons et serions très heureux qu'une réponse pertinente soit apportée à cette question. Nous avons eu l'occasion de dire que l'homme le plus chéri de la terre, quand il meurt, on va. l'enterrer. Les vivants ne coexistent pas avec les morts. Nous assistons à ce fait qu'on laisse parmi nous des cadavres, qui se sont trouvés depuis longtemps à la poubelle de l'histoire, à la potence de l'histoire. Qui peut, au nom de quelque idéologie que ce soit, au nom de quelque morale que ce soit, qui peut soutenir légitimement, honnêtement, conséquemment, que les représentants de 700 millions d'hommes soient privés de leurs droits authentiques et légitimes ? Evidemment, le discours est le propre de l'homme; c'est ce qui, entre autres critères, nous situe au- dessus des animaux, mais on peut dire même qu'il existe chez l'animal certaines facultés instinctuelles qui connaissent un certain degré de :

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plasticité, et il ne faudrait quand même pas abuser de cette faculté de discours que nous avons pour essayer de mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu'on veut leur apporter. Personne ne peut prétendre régler une question sérieuse de nos jours en excluant, en fermant les yeux sur la réalité que constitue la vaillante République populaire de Chine. Ceci est une réalité. Qu'on l'aime, c'est une affaire entendue, qu'on ne l'aime pas, c'est une autre affaire. Mais c'est une réalité. Ce peuple est hérolque, talentueux, avec un passé millénaire de civilisation qui s'affirme chaque jour, qui s'impose d'ailleurs aux maîtres des fantoches qui sont en train de contester leur place ici. Leurs maîtres mêmes sont en train de réaliser de plus en plus qu'on ne peut rien faire de sérieux sans compter avec l'héroique peuple de la République populaire de Chine. Ensuite, qui peut prétendre régler quelques problèmes européens - je parle de problèmes sérieux car je pense que nous sommes ici pour des questions sérieuses - quelques problèmes européens sans compter avec le peuple talentueux de la République Démocratique Allemande, surtout dans le domaine de la santé publique. Ce pays a fait ses preuves, a des réalisations dites inestimables, marque chaque jour des pas en avant, est prêt à défier n'importe quelle délégation internationale de l'OMS et de quelque organisme que ce soit pour aller établir les faits qui sont d'une réalité, d'une imposante évidence. Et alors ils ne sont pas parmi nous. Et on vient, on se congratule, on se félicite, on repart. On croit avoir bien servi son peuple, bien servi l'Organisation, bien servi l'humanité. Permettez -nous donc de réitérer ici notre inquiétude de voir s'instaurer et se consolider la politique de sourde oreille et de solution de force. Nous comprenons difficilement que de telles méthodes puissent prévaloir au XXe siècle, au moment où le progrès technique et technologique pourrait libérer l'homme de mille et une entraves et lui assurer un taux maximum de bien -être. Des pays, dont les réalités concrètes objectives font l'honneur de la civilisation humaine tout court, tels que la République populaire de Chine, la République populaire démocratique de Corée, le Viet -Nam, la République Démocratique Allemande, se trouvent absents de nos assises et de nos sessions. Ainsi, mises à part les relations bilatérales dont les fruits de coopération sont forcément d'impact sectoriel, ces pays se trouvent privés de leurs droits légitimes, et disons, par voie de conséquence, que tous les peuples du monde sont privés du génie et du fruit du trésor culturel de ces pays. Notre organisation peut -elle ainsi être considérée comme une organisation mondiale ? Nous disons donc que tout en adoptant le premier rapport que nous soumet la Commission de Vérification des Pouvoirs, nous demandons que notre intervention soit inscrite in extenso dans le procès verbal de cette séance et nous lançons à nouveau l'appel à la conscience humaine des honorables délégués ici présents pour que, par profond respect pour leur peuple et pour tous les peuples du monde qui ont les mêmes aspirations à la sécurité, à la santé, à la liberté et au progrès, donc, par respect pour ces peuples, nous en arrivions à une plus simple conception, une plus simple méthodologie de notre action au sein de l'Organisation. Monsieur le Président, honorables délégués, notre délégation, notre peuple, son parti et son gouvernement sont d'autant plus sensibles aux mesures d'injustice qu'il y a peu une coalition de hordes fascistes, impérialistes et criminelles, d'assassins patentés et impénitents, de cannibales assoiffés de sueur et de sang avaient caressé le secret désir de remettre en cause l'indépendance du peuple guinéen. Qu'il soit dit à la face d'honorables délégués du monde qu'un peuple unique et conscient, parfaitement organisé, est invincible. Nous sommes sensibles à l'injustice et nous sommes partisans de la force des arguments, et non de l'argument de la force. Nous voudrions dire que tous les canons, tous les tanks, tous les fusils de la terre réunis, sont le fruit du génie de l'homme. Du temps d'Adam et Eve, il n'y avait ni gratte -ciel, ni autoroutes, ni canons, ni avions. Tout est venu du génie créateur de l'homme et une création a beau être valable, c'est le créateur qui est encore plus valable et, par conséquent, le capital le plus précieux c'est encore l'homme. Tout ce que nous avons, tout ce dont nous jouissons est engendré par le génie de l'homme. Il ne faudrait pas placer la création de l'homme au- dessus de l'homme. Ennemis des peuples, ennemis du progrès des peuples, coalisez -vous encore, amassez vos tanks et vos avions, allez surprendre des peuples pacifiques, qui ont passé vingt et un jours de carême, surprenez -les la nuit, bombardez, saccagez, tuez les femmes enceintes et les enfants, semez la désolation, la panique si vous voulez, et sentez -vous satisfaits. Jamais vous ne viendrez à bout de ces peuples tant qu'ils resteront unis, conscients et organisés. Si les ennemis du progrès des peuples, soi -disant en retard, avaient tiré les justes leçons de leurs crimes du 22 novembre 1970, certainement ils auraient réalisé qu'il valait mieux admettre une fois pour toutes que le peuple guinéen a franchi le seuil de non- retour de son développement. L'homme conscient doit situer la mort derrière lui. Avant de naître, tout ce qui s'est passé, nous ne le savions pas; on ne meurt qu'une fois, il n'y a pas de plus belle mort que de mourir pour sa patrie. Alors, les leçons n'ont pas été tirées dans le sens de l'histoire et on a orchestré une campagne de dénigrement et de discorde de par le monde. Ceux qui ont pactisé avec l'ennemi, ceux qui ont vendu leur patrie, ceux qui ont spolié les biens de la nation guinéenne en faisant collusion avec les ennemis, avec les ennemis du peuple, ceux -là ont été pris et passés au banc de la justice du peuple, punis et châtiés. En ce moment, on orchestre une propa"On tue, on saccage, gande à travers le monde, on présente le peuple guinéen comme un peuple barbare la civilisation humaine est en péril en Guinée ". Mes chers et honorables délégués, nous voudrions simplement vous dire ici que nous, nous avons tiré la leçon. Pour nous, cela signifie que ceux qui :

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n'ont pas désarmé, ceux qui caressent l'espoir de rééditer leurs crimes du 22 novembre, ont orchestré cette propagande de dénigrement simplement pour légitimer la nouvelle agression qu'ils sont en train de préparer fébrilement. Voilà la leçon. Et pour intoxiquer l'opinion mondiale, ils ont voulu accréditer l'idée qu'il y a du génocide, qu'il y a des tueries en Guinée, et qu'il faut donc qu'on aille libérer le peuple guinéen. Voilà la leçon que nous avons tirée. Mais nous les attendons, qu'ils viennent. Nous les attendons. Ils pensent que c'est avec les forces aveugles qu'on peut régler le sort de l'humanité. Ce moment est passé. Les attardés de l'histoire, les champions de causes perdues d'avance, nous les attendons. Monsieur le Président, honorables délégués, nous nous excusons d'avoir abusé de votre temps, mais c'est pour vous dire que l'injustice est une chose à laquelle nous sommes trop sensibles. Une injustice à un est une menace aux autres. C'est pourquoi nous avons cru devoir exprimer, sans équivoque et en toute clarté, nos positions sur cette question et nous sommes convaincus que les fidèles interprètes des vaillants peuples ici présents, informés, pourront, chez eux, faire triompher la vérité historique, car le peuple est le seul moteur de l'histoire. Les autres pensent que c'est l'argent, c'est les canons, c'est les tanks, c'est les bombes. Eh bien qu'ils continuent à le penser. Mais l'exclusive et suffisante force motrice de l'histoire, c'est le peuple. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Roumanie.

Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, en examinant le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, la délégation roumaine déclare qu'elle ne reconnaît pas les pouvoirs présentés par certaines personnes qui s'érigent en représentants de la Chine. Nous tenons à réaffirmer la position sans faille de la République socialiste de Roumanie, selon laquelle les seuls représentants légitimes du peuple chinois sont les représentants de la République populaire de Chine. La volonté du peuple et de l'Etat chinois ne peut être légalement exprimée dans les relations internationales et dans les organisations internationales, y compris l'OMS, que par le Gouvernement de la République populaire de Chine et par les personnes habilitées par ce gouvernement. La délégation roumaine $e prononce aussi contre la validation des pouvoirs des envoyés des régimes de Saigon et de Phnom Penh car les seuls en droit de représenter le Viet -Nam du Sud et le Cambodge sont respectivement le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud et le Gouvernement royal d'Union nationale du Cambodge. Nous estimons également que les pouvoirs présentés au nom de la "République de Corée" devraient être invalidés, car les envoyés respectifs ne représentent en aucun cas la Corée tout entière. La délégation roumaine, Monsieur le Président, proteste contre la participation aux travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé de personnes qui ne représentent personne et considère la présence de celles -ci dans la salle comme inadmissible. En vue de la réalisation du principe de l'universalité inscrit dans notre Constitution, nous estimons que parmi nous devraient trouver leur place dans le plus bref délai les représentants de la République populaire de Chine, de la République Démocratique Allemande, de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique du Viet -Nam.

La délégation roumaine exprime son désir que cette déclaration soit inscrite dans le procès -verbal de la séance. Le PRESIDENT' (traduction de l'anglais) :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Bulgarie. :

Monsieur le Président, notre délégation déclare Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) (traduction du russe) cette année comme l'année dernière qu'elle ne peut approuver les pouvoirs du représentant de l'île de Taiwan qui occupe illégalement le siège de la République populaire de Chine. Nous considérons également que le peuple du Viet -Nam du Sud doit être représenté à notre organisation par une délégation habilitée à cet effet par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué du Pakistan. :

Monsieur le Président, au nom de la délégation Le Dr HASAN (Pakistan) (traduction de l'anglais) da mon pays, je voudrais déclarer que nous ne reconnaissons pas les pouvoirs présentés par ceux qui se disent les représentants de la Chine dans cette organisation. Nous soutenons que le Gouvernement de la République populaire de Chine est la seule autorité habilitée à représenter le peuple chinois devant les Nations Unies aussi bien que partout dans le monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Mongolie. :

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Le Dr DORJJADAMBA (Mongolie) (traduction du russe) ayant pris connaissance du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, la délégation de la République populaire mongole souscrit à la proposition faite par la délégation de la République populaire hongroise et appuyée par les délégations de la Birmanie et du Chili. A cet égard, nous voudrions déclarer une fois de plus que les représentants de Taiwan ne peuvent représenter la Chine et ses nombreux millions d'habitants. Nous déclarons également que les représentants plénipotentiaires

SIXIEME SEANCE PLENIERE de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique du Viet -Nam doivent occuper les sièges qui leur reviennent en droit à l'Assemblée mondiale de la Santé. Notre délégation soutient également la position adoptée par la délégation hongroise, selon laquelle le peuple sud vietnamien doit être représenté par les délégués du Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud et non par le représentant du régime de Saigon. A ces réserves près, notre délégation est disposée à approuver le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Monsieur le Président, je demande que ma déclaration figure dans le compte rendu de la séance.

113

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué du Panama. :

M. ESPINO -GONZÁLEZ (Panama) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je suis diplomate et non médecin et, depuis deux ans, je représente mon pays auprès des organisations internationales de Genève. A toutes les réunions de la Conférence sur le Commerce et le Développement comme dans les autres réunions d'organisations internationales qui se tiennent à Genève, on voit systématiquement récuser les pouvoirs de certains Etats Membres. Sans vouloir me prononcer sur le bien -fondé de ces récusations, je me permettrai de rappeler que cette assemblée est un organe technique et que les questions que nous débattons actuellement sortent de sa compétence pour prendre le caractère juridique ou politique des instances spécialisées où elles peuvent être discutées. Le Panama, par exemple, est plus soucieux de nous voir examiner les problèmes de la faim et de la maladie chez les Indiens panaméens que des questions qui débordent le cadre de ces réunions techniques. D'ailleurs, cela ne pourra que retarder le programme de travail que nous nous sommes fixé au départ. Par conséquent, je prie MM. les délégués de bien vouloir se contenir afin que nous puissions atteindre échanger des avis sur les progrès de la santé les buts que cette assemblée s'est fixés, à savoir mondiale et sur les bienfaits qui en résulteront pour tous les peuples du monde, quelles que soient leurs opinions politiques, leur race, leur couleur ou leurs croyances. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la France.

Monsieur le Président, la délégation française ne veut pas laisser Le Professeur AUJALEU (France) passer ce débat sans marquer que, pour son gouvernement, le siège de la Chine doit être occupé par un représentant du Gouvernement de la République populaire de Chine et non par un représentant des autorités de Taipeh. Elle souhaite que cette déclaration figure au procès -verbal. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Mauritanie.

Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation de la RépuM. OULD JIDDOU (Mauritanie) blique islamique de Mauritanie émet des réserves sur le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Nous ne pouvons pas, en effet, accepter les pouvoirs délivrés par les autorités de Taiwan. Les autorités de Taiwan ne représentent pas la Chine. Il n'y a qu'une seule Chine et les pouvoirs de sa représentation ne peuvent être donnés que par le régime qui est à Pékin. Nous ne reconnaissons pas les pouvoirs du régime de Saigon seul le Gouvernement révolutionnaire du peuple du Viet -Nam peut représenter ce pays. Nous ne reconnaissons pas davantage les pouvoirs de la soi- disant "République Khmère" le Gouvernement provisoire du Royaume du Cambodge en exil représente encore, à nos yeux, ce pays. Monsieur le Président, je tiens à ce que cette déclaration figure au procès -verbal. :

:

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) populaire du Congo.

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la République

Monsieur le Président, honorables délégués, ma déléM. NGOUOTO (République populaire du Congo) gation voudrait réitérer ici ce que nous avons dit clairement l'année passée sur cette tribune au sujet du mandat des fantoches de Taiwan. Nous soutenons fermement la position clairement exprimée par l'honorable délégué de la Hongrie et par le camarade et frère représentant de la Guinée. Nous approuvons néanmoins le rapport et nous demandons que soit mentionnée, dans le procès -verbal de la séance, cette prise de position. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de l'Irak. :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr IBRAHIM (Irak) (traduction de l'anglais) la délégation irakienne votera pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, le Gouvernement de la République d'Irak et la délégation iratout en émettant la réserve suivante kienne ne pensent pas que Taiwan représente le peuple de Chine. Pour nous, la République populaire de Chine est le seul représentant de la Chine. Je voudrais que cela soit consigné dans le compte rendu de la séance. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué du Japon.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. OKAWA (Japon) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, il nous appartient ce matin d'examiner si les pouvoirs des délégations ici présentes ont été dûment établis, conformément à l'article 22 du Règlement intérieur, par les autorités compétentes des gouvernements des Etats Membres intéressés. Plusieurs des orateurs qui m'ont précédé ont mis en question la validité des pouvoirs de certaines délégations. Pourtant, le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs indique clairement que les pouvoirs de ces délégations sont en règle et ma délégation est disposée à accepter ce rapport. Pour ce qui est de savoir si les gouvernements en cause représentent légitimement leur pays, ma délégation estime que cette assemblée n'est pas le lieu approprié pour en débattre. Qu'il me soit permis de rappeler que toutes les questions relatives à la représentation des Etats Membres sont, et doivent demeurer, de la compétence de l'Assemblée générale des Nations Unies. Ma délégation est d'avis que nous devons continuer à nous conformer à cet usage bien établi. Pour conclure, ma délégation appuie l'adoption du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) blique Khmère.

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Répu-

Monsieur le Président, honorables délégués, l'année Le Dr THOR PENG THONG (République Khmère) dernière j'avais dû monter à cette tribune même pour réfuter longuement les allégations de certains délégués concernant la validité de nos pouvoirs. Nous avons démasqué le caractère tendancieux et sans fondement de ces allégations. C'est pourquoi nous estimons qu'il n'est pas nécessaire que nous remontions à la tribune cette fois -ci, malgré la mauvaise foi flagrante du délégué de la Roumanie et de celui de la Mauritanie, pour faire perdre inutilement le temps précieux de notre assemblée. Cependant, si je demande la parole, c'est tout simplement pour déplorer la malhonnêteté et l'obstination avec lesquelles les délégués de la Roumanie et de la Mauritanie nous attaquent, bien que nous sachions parfaitement que, ce faisant, nos détracteurs se conforment tout simplement aux directives dictées par leur chef de file. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de l'Afghanistan.

Monsieur le Président, au nom du Gouvernement afghan, je déclare Le Professeur OMAR (Afghanistan) comme les années précédentes qu'avec sa population de 700 millions d'habitants la Chine populaire a le droit d'être l'unique représentant de la Chine au sein de cette assemblée. Nous ne reconnaissons pas les représentants de Taiwan. Pour nous, il n'y a qu'une seule Chine et c'est la République populaire de Chine. Monsieur le Président, je veux que ma déclaration figure au procès -verbal. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de l'Italie.

Monsieur le Président, la délégation italienne a examiné le preLe Professeur VANNUGLI (Italie) mier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et désire souligner qu'elle ne peut pas reconnaître les pouvoirs présentés par les représentants des autorités de Taipeh. Mon gouvernement considère que le siège de la Chine doit être occupé par un représentant du Gouvernement de la République populaire de Chine. La délégation italienne souhaite que cette déclaration soit inscrite au procès verbal.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

:

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Pologne.

Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) polonaise ne peut reconnaître les pleins pouvoirs des représentants de Tchang Kal -chek, car seul le Gouvernement de la République populaire de Chine a le plein droit d'agir au nom du peuple chinois. Pour les mêmes raisons, nous ne pouvons reconnaître les pleins pouvoirs du Viet -Nam du Sud, car ils ne sont pas présentés par les autorités qui représentent le peuple de ce pays. Je vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir faire inclure ma déclaration dans le protocole de la conférence. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué de la Somalie.

M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais): Je voudrais rappeler que la République démocratique somalie ne reconnaît qu'une Chine et que c'est la République populaire de Chine. En conséquence, nous ne pouvons accepter les pouvoirs du Gouvernement de Taiwan. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) d'Amérique. :

Merci, Monsieur. La parole est au délégué des Etats -Unis

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, certains des orateurs précédents ont contesté la validité des pouvoirs présentés par les délégations de la République de Chine, du Viet -Nam et de la République Khmère. Dans ces conditions, je me vois obligé d'exposer la position des Etats -Unis d'Amérique. Mon gouvernement persiste à soutenir que de telles controverses, mettant en cause la représentation des Etats Membres au sein du système des Nations Unies, sont de la compétence exclusive des organes politiques des Nations Unies. En reconnaissant que les pouvoirs des délégations de ces pays sont en règle au regard de l'article 22, notre Commission de Vérification des Pouvoirs a agi en accord avec les décisions de :

SIXIEME SEANCE PLENIERE

115

l'Assemblée générale. La conduite de la Commission est également conforme à la politique adoptée par les autres institutions spécialisées du système des Nations Unies, qui ont toujours suivi l'Assemblée générale sur ce point. L'essentiel est que tous les pouvoirs reconnus en règle par la Commission de Vérification des Pouvoirs ont été établis par des gouvernements légitimes et que ces pouvoirs répondent aux exigences techniques de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous savons tous, en fait nous ne savons que trop bien, qu'un travail énorme attend cette assemblée, un travail qui a trait exclusivement à la santé, domaine dans lequel nous sommes spécialisés, et non à la politique. En conséquence, les Etats -Unis souscrivent sans réserve au premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Y a -t -il d'autres observations ? La parole est au délégué de la République de Corée. :

M. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je suis venu à cette tribune pour appuyer le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, document A24/10, qui nous est soumis. Cependant, ma délégation n'accepte pas ce qui est dit à propos de la Chine et du Viet -Nam au paragraphe 4 de ce rapport. Certains des orateurs qui ont déjà exprimé leur opinion sur le document A24 /1O ont abordé une question qui intéresse directement mon pays, la Corée, et ses 40 millions d'habitants. Je n'ai pas ici l'intention de parler longuement car la position de mon gouvernement, le Gouvernement de la République de Corée, est bien connue de l'OMS et des autres organisations du système des Nations Unies. Cependant, un ou deux des avocats du régime communiste de Corée du Nord qui ont pris la parole ce matin devraient comprendre qu'il ne peut y avoir d'autre gouvernement dans mon pays que celui de la République de Corée, lequel a été constitué à la suite d'élections libres et selon les principes de la démocratie et a été reconnu par les Nations Unies comme le seul gouvernement légitime de la Corée. Ils n'ont fait montre que de leur profonde méconnaissance de la Corée et du peuple coréen en mettant si impertinemment en question la représentativité de la République de Corée dans cette assemblée alors même que, à l'exception d'un pays, tous les membres de la Commission de Vérification des Pouvoirs ont unanimement accepté les pouvoirs de ma délégation pour la présente assemblée. Aucune conspiration internationale visant à perpétuer la malheureuse division de mon peuple, artificiellement- décidée à titre temporaire par les forces alliées au sortir de la Seconde Guerre mondiale, aucune de ces conspirations ne pourra réussir car elle irait à l'encontre des aspirations de nos 40 millions d'habitants. A mon avis, seuls les pays qui sont disposés à trouver raisonnable pour leur propre peuple une division semblable à la nôtre peuvent être admis à préconiser des représentations doubles au sein d'une institution comme l'OMS. Or, je suis plus que certain, Monsieur le Président, qu'aucun pays ne consentirait à un découpage de son peuple ou de son territoire en deux ou trois parties si ce découpage lui était imposé par des forces politiques extérieures. Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures à ce sujet et la position que certains ont prise est donc foncièrement absurde. Pour conclure, je demande, Monsieur le Président, que ma déclaration figure dans le compte rendu de cette séance. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Y a -t -il d'autres observations ? Je vois que personne ne désire prendre la parole. Les déclarations qui ont été faites à la tribune figureront dans le compte rendu in extenso. Maintenant, avez -vous des objections à l'adoption de ce rapport, compte tenu des avis exprimés par les délégations qui ont pris la parole, lesquels, comme je viens de le dire, seront consignés dans le compte rendu in extenso ? Il n'y a pas d'objections ? Le rapport est adopté Je tiens à remercier le Dr Anouti, Rapporteur, de nous avoir présenté son rapport. :

2.

COMMUNICATION :

Je voudrais faire maintenant une importante communication Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) concernant L'élection annuelle de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. L'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée est ainsi libellé "Au début de chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, le Président invite les Membres désireux de faire des suggestions concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil à adresser leurs suggestions au Bureau de l'Assemblée. Ces suggestions doivent parvenir au Président du Bureau de l'Assemblée au plus tard quarante -huit heures après que le Président, en application du présent article, aura fait cette annonce." J'invite donc les délégués qui désirent présenter des suggestions concernant ces élections à le faire avant le lundi 10 mai à 10 heures, dernier délai, de manière à permettre au Bureau de l'Assemblée de se réunir le même jour à midi et d'arrêter ses recommandations à l'Assemblée en ce qui concerne ces élections. :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

3.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE -SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 (suite) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous reprenons maintenant la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10. Avant de donner la parole au premier orateur inscrit, je tiens à remercier ceux des précédents orateurs qui s'en sont tenus, dans la mesure du possible, au temps de parole de dix minutes admis par l'Assemblée. Comme nous devons encore entendre trente -sept orateurs, nous serions reconnaissants à ceux -ci de bien vouloir également s'en tenir à ce temps de parole. La parole est au délégué du Brésil, le Professeur da Rocha Lagôa.

Monsieur le Président, honorables délégués, l'année dernière Le Professeur DA ROCHA LAGÔA (Brésil) j'ai eu l'occasion de vous présenter ici les lignes générales de l'action de mon gouvernement dans le domaine de la santé. Pour rendre plus facile l'application de la politique ainsi définie, la structure du Ministère de la Santé a été entièrement réformée. Cette nouvelle structure est au service d'un programme d'action dans lequel la priorité est accordée à l'élimination du paludisme et d'Aedes ael7ypti, à l'assainissement de base par l'approvisionnement en eau et la construction de réseaux d'égouts, et à la lutte contre d'autres endémies telles que la maladie de Chagas, la schistosomiase, le trachome, la tuberculose, la lèpre et les parasitoses. Une campagne nationale contre la poliomyélite est en préparation. L'année 1970 a permis d'enregistrer des progrès considérables dans l'action entreprise. C'est ainsi qu'en ce qui concerne la variole, 32 millions de personnes ont été vaccinées, portant à 86 % la proportion de nos 90 millions d'habitants immunisée depuis le commencement de la campagne en 1962. Au cours des cinq derniers mois, pas un seul cas de variole n'a été décelé, ce qui est remarquable dans un pays où-l'incidence variolique était la plus forte de l'Amérique latine. La campagne d'éradication de la variole se poursuivra, les revaccinations devant assurer la consolidation des résultats obtenus. La campagne contre le paludisme, modifiée conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, s'est activement poursuivie dans une zone potentiellement paludéenne de plus de 7 700 000 kilomètres carrés. Il faut espérer que dans trois ans le paludisme aura été éliminé dans au moins treize des Etats de la Fédération brésilienne où il existe encore. En 1970, les activités ont été conduites dans plus de 2000 municipalités, et des applications d'insecticides ont été faites dans prés de 300 000 agglomérations sur plus de 5 500 000 habitations. Sur 37 % de cette étendue, soit environ 2 500 000 kilomètres carrés, où vivent plus de 23 millions d'habitants, le paludisme sera éliminé à court terme. Dans les autres 63 % de cette zone, soit 4 300 000 kilomètres carrés, l'élimination ne sera possible qu'à plus long terme; dans ces régions habitent à présent moins de 8 millions de personnes. Ainsi l'on peut dire que 65 % des Brésiliens habitent dans des régions où le paludisme n'existe pas, 28 % dans des régions où il sera éliminé à court terme, et qu'il n'y en a que 7 % qui vivent dans des régions où le paludisme doit encore subsister pendant quelque temps. Dans ces dernières zones, des projets pilotes couvrant 600 000 kilomètres carrés, avec 426 000 habitants, seront mis en oeuvre. Pour ce qui est de la lutte antivectorielle, Aedes aegypti ayant été réintroduit dans le nord du Brésil par des bateaux en provenance de pays étrangers, des efforts entrepris pour le contrôler et l'éliminer ont été couronnés de succès. Dans la zone située autour de Belém, on est arrivé à faire tomber le taux d'infestation de 5,6 à 0,2 %. Autour de Sgo Luiz et Ribamar (Maranhgo), les taux sont tombés de 2,9 et 3 % à O %. Sur un total de 29 agglomérations atteintes, 5 sont déjà entièrement indemnes d'Aedes. En matière d'hygiène du milieu, de nouveaux efforts ont été entrepris et une division nationale de génie sanitaire a été créée pour coordonner et contrôler les plans d'approvisionnement en eau et de construction d'égouts. Cent quinze services des eaux ont été installés, au bénéfice de plus d'un million et demi d'habitants, dans dix -sept Etats de la Fédération. Un groupe de travail a été créé pour étudier les problèmes de l'environnement, plus particulièrement ceux de la contamination de l'air et des eaux, et pour proposer des projets de lois et règlements pour parer à ces problèmes. En ce qui concerne la recherche et l'enseignement, la Fondation "Institut Oswaldo Cruz" incorpore non seulement l'Institut lui -même, mais aussi des institutions de recherche qui, dans chaque Etat, étaient rattachées au Ministère de la Santé et qui deviennent centres régionaux de recherche, ainsi que l'ancienne Ecole de Santé publique et le laboratoire pour la production de médicaments. La Fondation exécute déjà un programme de grande ampleur, qui comprend des travaux de recherche, la formation de spécialistes, de chercheurs, d'ingénieurs sanitaires, ainsi que la production de médicaments nécessaires aux campagnes sanitaires. Apportant sa contribution au plan d'intégration nationale du Gouvernement, le Ministère de la Santé doit veiller à ce que l'occupation humaine des terres le long des nouvelles et immenses routes - transamazonienne et Cuiabá -Santarem - se fasse dans des conditions sanitaires appropriées. A cet effet, un programme spécial a été créé par le Ministère qui, sous le nom d' "Opération Oswaldo Cruz ", coordonne les efforts et assure leur intégration. Dans la nouvelle structure du Ministère de la Santé, une coordination de la protection maternelle et infantile a été créée au sein du secrétariat de l'Assistance médicale, avec des fonctions de planification, de coordination et d'exécution des programmes d'assistance à la mère et à l'enfant entrepris au niveau fédéral, à celui des Etats et à celui des municipalités. :

SIXIEME SEANCE PLENIERE

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Le Gouvernement brésilien renouvelle par ailleurs ses efforts dans la lutte contre les toxiques. De nouvelles lois, plus sévères, sont préparées et un programme d'éducation est développé. La Commission nationale des Stupéfiants a été rattachée au Ministère de la Santé et, avec la participation de représentants de plusieurs organes de l'Administration, elle va entreprendre de nouveaux efforts pour renforcer le contrôle des toxiques et des substances psychotropes, ainsi que les critères qui régissent la fabrication et la commercialisation des substances capables de provoquer la dépendance. Monsieur le Président, si je me suis ainsi permis, encore une fois, de vous présenter quelques aspects de la politique de santé de mon gouvernement, c'est que je crois que seule l'action de chacun de nos gouvernements nous permettra de rendre réels et effectifs les nobles idéaux de notre organisation. L'OMS - et mon pays est fier d'avoir, comme son Directeur général, un Brésilien des plus éminents s'adonne à une tâche d'une importance fondamentale elle s'y applique avec un dévouement exemplaire et une efficacité considérable. Toutefois, il faut bien reconnaître que, si la coopération internationale dans le domaine de la santé est indispensable et si l'union des efforts et une coordination appropriée sont très souhaitables, les actions essentielles à l'accomplissement de nos objectifs ne peuvent être entreprises que sur le plan national. C'est dans ce genre d'efforts que le Gouvernement brésilien s'applique à fond, d'une manière totale. Si nos problèmes sont très grands, très grande est aussi la certitude que nous avons de réussir à court ou à moyen terme. Des pays comme le Brésil attendent beaucoup de l'OMS, mais ils sont aussi beaucoup à offrir de leur propre chef. Nous attendons de l'Organisation qu'elle nous fournisse toujours et chaque fois davantage de données et d'informations techniques, de bonnes publications, qu'elle nous facilite l'accès aux méthodes et technologies de pointe, qu'elle nous envoie des experts et des savants qui puissent contribuer au perfectionnement de notre personnel. Notre contribution ne sera pas simplement notre apport au budget de l'Organisation, mais aussi l'exemple de nos expériences, la fermeté de nos efforts, notre décision de coopérer, notre fidélité invariable aux idéaux qui ici nous unissent tous, pour le bien de l'humanité. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur da Rocha Lag8a. Je donne maintenant la parole au Dr Kalonda, délégué de la République démocratique du Congo. :

Le Dr KALONDA (République démocratique du Congo) Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation de la République démocratique du Congo présente au Président, ainsi qu'aux membres du bureau, ses plus chaleureuses félicitations pour leur élection. C'est avec le plus vif intérêt que nous avons pris connaissance du Rapport d'activité de l'OMS en 1970. Que M. le Directeur général accepte aussi les remerciements sincères pour ce Rapport, aussi détaillé que complet, qui montre bien que d'année en année l'Organisation s'approche des buts qu'elle s'est assignés. L'Assemblée mondiale de la Santé nous donne, chaque année, l'occasion de faire un bilan de la santé dans nos pays respectifs et d'exposer, à l'intention des Membres, les efforts déployés en vue de la promotion de ce précieux capital qu'est la santé de nos populations. En ce qui concerne la République démocratique du Congo, le Gouvernement congolais consacre tous les moyens disponibles en hommes et en matériel à l'amélioration constante de la santé de populations des centres urbains et des zones rurales. Notre infrastructure sanitaire (hôpitaux, maternités, dispensaires) comporte 3200 établissements répartis sur un territoire de 2 343 000 kilomètres carrés, et la capacité hospitalière est de 90 000 lits pour une population de 21 500 000 habitants. Un programme de rééquipement de ces formations médicales a été entamé en 1970. Actuellement, de très nombreux hôpitaux ont été dotés d'un nouveau matériel de literie, de groupes électrogènes, d'ambulances et de réfrigérateurs. Ces formations sont approvisionnées régulièrement en médicaments par le Dépôt central médicopharmaceutique de l'Etat, à Kinshasa, qui est en mesure d'honorer les réquisitions des hôpitaux à l'aide d'un répertoire de quelque 400 produits pharmaceutiques et de petit matériel médical. A titre d'exemple, le Dépôt central a expédié en 1970 dans ces formations 34 025 colis pour un tonnage de 1 845 310 kilogrammes. Son budget pour l'année 1970 a été fixé à 4 200 000 zaires. Le programme de rééquipement des hôpitaux se poursuit cette année par l'acquisition et la répartition du gros matériel médical scientifique. La délégation de la République démocratique du Congo a souligné à juste titre, lors de la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé, que l'existence d'un important réseau d'hôpitaux et de dispensaires ne permet pas, dans un pays aussi vaste que le nôtre, d'assurer pleinement la protection sanitaire de la population. Aussi le Gouvernement de la République démocratique du Congo a -t -il décidé, au début de l'année 1970, de reconstituer des équipes itinérantes de recensement médical chargées, à raison de deux par district, du dépistage et de la lutte contre les grandes endémies et épidémies qui accablent les populations dans les profondeurs du pays. Ces équipes doivent obtenir, par l'examen exhaustif de la population, des diagnostics précis des grandes affections endémiques telles que la trypanosomiase, le pian, la syphilis, la lèpre, la tuberculose, et tant d'autres. Elles doivent instaurer des traitements adéquats et fournir des statistiques précises permettant de dresser des tableaux démographiques et des cartes d'endémicité de chaque région. Elles doivent enfin assurer les vaccinations et l'éducation sanitaire. L'action des équipes de recensement s'appuie sur une législation nationale qui impose, d'une part, des examens médicaux périodiques et, d'autre part, le traitement des maladies transmissibles. :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Gouvernement a procédé à l'acquisition du matériel nécessaire à la constitution d'une cinquantaine d'équipes itinérantes et, à l'heure actuelle, bon nombre d'entre elles sont à l'oeuvre dans les zones rurales les plus menacées. Je dois rappeler que, dans le cadre de la lutte contre certaines maladies spécifiques, des équipes mobiles spécialisées sont au travail dans les provinces depuis quelques années déjà. Il s'agit des équipes chargées de la campagne nationale d'éradication de la variole et de la lutte contre la tuberculose, et des équipes de dépistage et de traitement de la maladie du sommeil. Commencée en 1968, la campagne d'éradication de la variole est presque terminée. En l'espace de trois ans, 20 965 000 vaccinations antivarioliques ont été pratiquées dans toutes les provinces du Congo. L'évolution de la situation épidémiologique qui s'ensuivit a été spectaculaire. C'est ainsi qu'en 1967 on notait encore 5000 cas; en 1968, 3800; en 1969, 2604; en 1970, 724; en 1971, pour les trois premiers mois, 49 cas. Pour consolider les résultats obtenus, il est prévu de maintenir dans chaque province une équipe mobile de surveillance et d'entretien. La lutte contre la tuberculose, par la vaccination au BCG de tous les enfants de moins de quinze ans, a été associée aux opérations d'éradication de la variole. En l'espace de trois ans, les équipes de la campagne ont effectué 9 719 000 vaccinations au BCG. Dans le cadre de la lutte contre la tuberculose, le Ministère de la Santé a élaboré un programme de traitement de la maladie, basé sur l'utilisation massive de nouveaux médicaments dont les effets ont été testés plus d'un an au sanatorium de Makala à Kinshasa. Ce programme comprend la mise en traitement de 50 000 tuberculeux par an. Le Gouvernement a décidé d'allouer pour l'année 1971 un crédit de 320 000 zalres. L'organisation, la coordination et l'exécution de la lutte contre la trypanosomiase sur l'ensemble du territoire national sont confiées au Bureau central de la Trypanosomiase. L'exécution sur le terrain est confiée à vingt équipes mobiles spécialisées. Depuis leur mise en opération, ces équipes ont dépisté plus de 15 000 nouveaux malades et elles ont traité plus de 30 000 trypanosomés. Au cours de ces dernières années, on a assisté à une augmentation du nombre des cas de poliomyélite. Ce phénomène est surtout enregistré dans les pays tropicaux. Le Gouvernement a décidé de procéder à la vaccination contre cette maladie des enfants âgés de 3 à 36 mois parce qu'ils forment 90 % des cas de poliomyélite. Un programme de vaccination est en cours. Le Gouvernement de l'URSS a offert au Gouvernement de la République démocratique du Congo 2 500 000 doses de vaccin contre la poliomyélite. En 1970, la vaccination d'un million d'enfants a été entreprise dans les villes et agglomérations importantes du pays. Le vaccin de l'URSS est envoyé par tranches et suffira pour les années 1971 et 1972. Un programme de vaccination contre la rougeole sur les enfants en bas âge a également été mis sur pied. Le Gouvernement dispose de 400 000 doses et la vaccination a débuté au mois de mars à Kinshasa et dans les trois provinces depuis le mois dernier. Devant l'extension du choléra en Afrique, le Ministère de la Santé a signé le 3 septembre 1970 les arrêtés nécessaires pour la mise en application des dispositions sanitaires destinées à lutter contre cette maladie. En fonction de ces arrêtés, diverses mesures préventives et prophylactiques ont été prises par l'Administration de la Santé publique. Un comité de lutte contre le choléra a été institué au niveau du Ministère de la Santé, qui suit l'évolution de cette maladie sur le continent africain et étudie les moyens défensifs à mettre en place. Les vaccinations anticholériques ont été pratiquées sur toutes les personnes du cadre sanitaire et sur d'autres personnes qui pourraient être les plus exposées aux contaminations résultant des contacts avec l'extérieur. Des réserves de produits et de médicaments nécessaires ont été constituées. Des mesures sanitaires générales ont été édictées pour assurer le contrôle des ports, aéroports, trains et bateaux, le contrôle de la distribution d'eau, de l'évacuation des égouts et le service de voirie. Enfin, la vaccination a été rendue obligatoire pour les personnes en voyage international dans tous les ports, aéroports et postes frontières de la République lorsque ces personnes proviennent de pays infectés de choléra, et la vaccination est également obligatoire pour les personnes qui quittent le Congo pour ces mêmes pays. Après ce bref exposé sur la situation sanitaire en République démocratique du Congo, nous tenons à exprimer le souhait de voir continuer la fructueuse coopération qui n'a cessé d'exister depuis maintenant onze ans entre notre gouvernement et l'OMS qui, dans de nombreux domaines, nous a apporté et continue à nous apporter une aide efficace et constante. Monsieur le Président, honorables délégués, nous vous remercions de l'attention que vous avez bien voulu prêter à notre exposé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Kalonda. La parole est maintenant au délégué de la Malaisie, M. Sardon Bin Haji Jubir. :

M. SARDON BIN HAJI JUBIR (Malaisie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, je vous apporte les voeux et les compliments du Gouvernement et du peuple'de la Malaisie, auxquels ma délégation et moi -même tenons à ajouter nos salutations les plus cordiales pour tous les délégués ici présents. Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Messieurs les Présidents des commissions, permettez -moi, au nom de ma délégation, de féliciter chacun de vous de son élection. Nous sommes persuadés que vos compétences conjuguées vous permettront de guider cette assemblée vers une heureuse conclusion de ses travaux. :

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Le Gouvernement de la Malaisie est grandement reconnaissant à l'OMS de l'aide qu'elle lui fournit pour ses divers programmes d'action sanitaire, dont beaucoup sont en train de produire leurs fruits sous la forme d'une amélioration de l'état de santé et d'une régression sensible de la morbidité. Dans l'ensemble du pays, l'état sanitaire est en amélioration constante, ainsi qu'en témoigne la diminution de différents taux de mortalité qui sont aujourd'hui deux fois moins élevés qu'il y a dix ans. Le taux brut de mortalité se situe maintenant à 7,6 pour 1000 habitants et le taux de mortalité infantile à 40 pour 1000 naissances vivantes. Il est permis de penser que ces taux et d'autres encore continueront à baisser au cours des prochaines années. C'est pour moi un grand plaisir de pouvoir vous informer que mon ministère a mené à bien, de 1966 à 1970, son programme d'expansion et de renforcement des services de santé. Dans le secteur rural, ce n'est pas moins de 5 dispensaires principaux, 58 sous -dispensaires et 300 cliniques d'accouchement qui ont été installés, dotés de personnel et mis en service, ce qui porte le total à 44 dispensaires principaux, 180 sous -dispensaires et 943 cliniques d'accouchement. Sur une population de 10 millions d'habitants, on estime que 3,6 millions de ruraux disposent désormais de services de base pour les soins préventifs et curatifs. Les moyens ainsi mis en place dans les zones rurales viendront renforcer l'infrastructure sanitaire si indispensable à la réussite des divers programmes de santé publique. Afin d'améliorer les services curatifs, nous avons réalisé plus d'une centaine de projets d'envergure variable, allant de l'installation de services de soins et polycliniques modernes entièrement équipés jusqu'à la construction de nouveaux hôpitaux. Une douzaine d'hôpitaux de plus ou moins grandes dimensions ont été construits et mis en service. La reconstruction de l'hôpital général de Kuala Lumpur se poursuit normalement et devrait se terminer en 1973. Pour l'ensemble du pays, le nombre de lits se situe maintenant à 3,36 pour 1000 habitants. Au cours du troisième plan quinquennal de développement économique (1966 -1970) les crédits affectés à l'équipement dans le secteur sanitaire se sont élevés à 115 millions de dollars malais, 15 dollars malais par habitant. Quant au budget de fonctionnement des services de santé, il représente environ 6 % des dépenses courantes de l'Etat, soit près de 17 dollars malais par habitant. Conformément à notre politique d'élévation du niveau de vie de la population, le quatrième plan quinquennal (1971 -1975) prévoit d'accélérer le rythme de développement du secteur sanitaire. Mon gouvernement est en effet persuadé de l'importance de l'action de santé dans les programmes de développement socio- économique général. Mon ministère a mis sur pied une Division de Planification et de Recherche sanitaires dont l'objectif principal est non seulement d'élaborer des plans de développement pour le secteur sanitaire mais aussi de surveiller l'exécution des projets. Cette division s'emploie également à faire en temps utile toutes les évaluations appropriées pour assurer un maximum d'efficacité à l'effort de développement sous toutes ses formes. A ce sujet, qu'il me soit permis d'évoquer brièvement un projet de recherche auquel cette division travaille actuellement. Avec l'aide de l'OMS, une équipe de recherche opérationnelle a pu réaliser au cours de l'année dernière une étude des services de santé locaux de Malaisie occidentale. Les résultats de cette étude guideront très utilement la Division de Planification et de Recherche sanitaires dans son action future. C'est en Malaisie que le Directeur général a choisi d'envoyer une équipe spécialisée dans l'analyse des systèmes appliquée aux projets pour y faire une étude préliminaire du système actuel de sélection des projets et formuler ensuite un ou plusieurs projets de développement à partir de situations concrètes, ce qui permettra tout à la fois d'élaborer une méthodologie dans un climat réaliste et d'apprécier les difficultés à surmonter et les possibilités à exploiter en appliquant cette méthodologie à des cas -tests. La seconde partie de l'étude a été précédée d'une réunion de planification qui s'est tenue à Genève du 7 au 11 septembre 1970 et à laquelle ont été invités à assister en qualité de conseillers temporaires deux fonctionnaires de la Division de Planification et de Recherche sanitaires de mon ministère, qui attend les résultats de cette étude et est impatient de savoir si les bases conceptuelles retenues et le modèle d'élaboration proposé pour les projets répondent bien aux besoins pratiques d'un pays en voie de développement. Nous souffrons toujours d'une pénurie de personnel médical, surtout dans la catégorie professionnelle. Pour remédier dans l'immédiat à cette situation, nous recrutons des médecins étrangers, spécialistes de différentes disciplines, et je tiens à exprimer ici notre reconnaissance aux pays Membres qui nous ont aidés dans cette voie. Afin de ralentir l'exode des médecins du secteur public vers le secteur privé, la Malaisie vient d'adopter une loi obligeant les nouveaux médecins qui se font immatriculer à se mettre au service de l'Etat pendant deux ans. Nous nous proposons en outre de créer une deuxième faculté de médecine, une faculté dentaire et une école de pharmacie. J'espère que l'OMS et ses Membres nous aideront dans ces entreprises. L'année dernière, j'avais demandé à l'OMS d'aider les pays en voie de développement des régions tropicales en leur fournissant des plans modèles d'hôpitaux ruraux, car il semble qu'il y ait dans le monde entier pénurie de spécialistes de l'architecture hospitalière. J'aimerais donc que le Directeur général nous dise ce qui a été fait pour donner suite à cette demande.

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J'aborderai maintenant un sujet qui est probablement très cher au coeur de beaucoup d'entre nous la coopération sanitaire régionale et plus particulièrement la coopération entre pays ayant des frontières communes et des problèmes sanitaires communs. L'OMS a encouragé la coopération régionale en organisant des activités inter -pays telles que conférences et séminaires, mais la coopération régionale reste entravée par le fait que certains pays Membres ayant des frontières communes appartiennent à des Régions différentes de l'OMS. Ainsi, la Malaisie est située dans un secteur où des pays voisins ayant des problèmes sanitaires communs ne peuvent collaborer plus activement sous l'égide de l'OMS parce qu'ils appartiennent à des Régions différentes Asie du Sud -Est et Pacifique occidental. Comme vous le savez, plusieurs pays appartenant soit à l'une soit à l'autre de ces Régions se sont entendus ces dernières années pour collaborer dans le domaine sanitaire, d'abord par l'intermédiaire de l'Organisation des Ministres de l'Education de l'Asie du Sud -Est (SEAMEO) et, plus récemment, par celui de la Conférence ministérielle pour le Développement économique de l'Asie du Sud -Est. Dans ces entretiens, les ministres de la santé ne sont pas directement représentés et les questions de santé publique sont traitées par d'autres organismes. Ces arrangements, vous en conviendrez, ne sont pas satisfaisants. J'estime donc qu'il est temps pour l'OMS de revoir la répartition de ses Membres entre les deux Régions en cause afin que des pays voisins, ayant en commun les mêmes problèmes de santé publique, puissent être rattachés à la même Région OMS, surtout s'ils ont déjà formé des groupements régionaux dans le domaine politique ou économique. Je suis certain, Monsieur le Président, qu'il serait ainsi possible à l'OMS de jouer un rôle plus fécond en affermissant la coopération régionale pour les affaires de santé entre des pays qui ont déjà pris des mesures pour collaborer utilement au sein d'autres organisations régionales où ils ne sont pas gênés par leur rattachement à des Régions différentes de l'OMS. Pour terminer, permettez -moi, Monsieur le Président, de remercier une fois de plus le Directeur général et le Directeur régional pour le Pacifique occidental de leur étroite et cordiale collaboration ainsi que de l'aide fournie par l'OMS à la Malaisie, aide qui n'a pas peu compté dans l'amélioration du niveau de santé de nos concitoyens. Nous sommes fiers des réalisations de l'OMS dans de si nombreux secteurs et de si nombreux pays, et je manquerais à mon devoir si je ne témoignais pas de notre gratitude envers cette multitude d'artisans de la santé publique qui sont au service de l'OMS et dont le dévouement a permis à notre organisation de réaliser tant de choses en si peu de temps. :

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Merci, Monsieur Jubir. La parole est maintenant au Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Professeur Petrovskij, délégué de l'Union soviétique. :

Le Professeur PETROVSKIJ (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, la délégation soviétique vous présente ses félicitations, Monsieur le Président, et à vous aussi, Messieurs les Vice -Présidents, à l'occasion de votre élection aux postes éminents que vous occupez, et elle espère que sous votre direction la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sera couronnée de succès et marquera une étape féconde dans l'histoire de notre organisation. Nous avons noté avec satisfaction dans les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général un certain nombre de progrès réalisés dans le monde en matière de santé, et en particulier les résultats obtenus dans la lutte contre la variole, le renforcement des services de santé dans un certain nombre de pays, la formation du personnel médico- sanitaire national et d'autres domaines. Nous partageons l'inquiétude du Conseil exécutif et du Directeur général en ce qui concerne la pollution croissante de l'environnement, la propagation du choléra et d'autres maladies dangereuses, l'abus des drogues et des médicaments dans divers pays, ainsi que l'aggravation de toute une série de problèmes relevant de l'hygiène sociale. La vie nous apprend constamment que le progrès en santé publique est impensable si l'on ne met pas en oeuvre les méthodes propres à assurer la solution des problèmes généraux que pose le développement de la société. L'amélioration des conditions sociales et des conditions d'hygiène, le perfectionnement des services de santé et l'application des découvertes de la science médicale permettront d'abaisser sensiblement la morbidité et la mortalité et de renforcer la santé de la population. Ces résultats ne peuvent être atteints que moyennant une planification gouvernementale et médicale à long terme portant sur tous les aspects du développement. Les perspectives de développement de l'ensemble de l'économie et des services sanitaires pour la période 1971 -1975 viennent d'être étudiées dans notre pays. Les directives concernant le neuvième plan quinquennal à mettre en oeuvre en Union soviétique et approuvées par le Vingt -Quatrième Congrès du Parti communiste d'URSS en avril dernier prévoient un ensemble de mesures visant à améliorer encore la santé publique. L'effort essentiel envisagé pour les cinq prochaines années tendra à améliorer la qualité des soins médicaux spécialisés, à en faire bénéficier plus complètement la population en lui assurant tous les types de prestation voulus, et à mettre sur pied un réseau de grands hôpitaux polyvalents et spécialisés ainsi que de polycliniques et de dispensaires équipés des appareils et du matériel technique les plus modernes. A la fin de cette période, le nombre de lits d'hôpital en Union soviétique aura augmenté de 330 000 et atteint le chiffre de 3 millions. :

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Il nous parait indispensable d'accorder une attention soutenue non seulement aux services médicaux spécialisés fournis à la population, mais aussi aux prestations médicales générales assurées par les médecins de quartier ou de secteur pour que chaque médecin de ces services devienne un véritable médecin de famille, étudiant minutieusement les conditions de vie et de travail de ses malades et aidant par ses conseils à prévenir la maladie et à créer une génération saine et robuste. A cet effet, il importe avant tout de procéder à un accroissement planifié du corps médical 213 000 nouveaux médecins seront formés en URSS pendant le quinquennat et l'effectif global atteindra à la fin de ces cinq années le chiffre de 840 000, soit 32,7 pour 10 000 habitants. On envisage de donner plus d'extension encore aux services de santé ruraux, aux services préventifs et curatifs desservant les ouvriers de l'industrie et les employés, et tout particulièrement aux services de protection maternelle et infantile. Le système le plus progressiste d'aide préventive et curative à la population - la "dispensarisation" - connaîtra un nouveau développement. La protection sanitaire de l'environnement, lequel subit des modifications considérables du fait de l'emploi de plus en plus fréquent des produits chimiques dans l'industrie et l'agriculture et de l'influence de divers facteurs physiques tels que l'utilisation des rayonnements, l'ionisation, le bruit et les vibrations, bénéficiera d'une attention accrue. C'est sans nul doute aux médecins qu'il appartient au premier chef d'appeler à temps l'attention sur ce côté négatif du progrès technique, d'élaborer des méthodes pour en prévenir les effets néfastes pour la santé de l'homme, mais la solution de ces problèmes complexes dépend de l'effort commun de toute la société ainsi que de la collaboration internationale. Des accords ont été conclus en la matière entre l'Union soviétique et un certain nombre de pays amis. En URSS, de grands travaux sont en préparation pour améliorer l'aménagement des agglomérations et du milieu ambiant, et l'on se propose notamment de construire des stations d'épuration des eaux usées industrielles et domestiques, des installations d'épuration des substances gazeuses et d'élimination des particules en suspension dans l'air, de moderniser les installations existantes, et de prendre des mesures pour diminuer la pollution de l'air des villes par les gaz d'échappement de véhicules à moteur. Le développement constant de l'action de santé publique en URSS tend à améliorer la santé de chaque individu, à augmenter sa capacité de travail créateur et à prolonger au maximum la durée de son existence, comme le soulignent les "Principes de législation de l'URSS et des Républiques fédérées relatifs à la santé" adoptés en 1969 et dont on trouvera le texte dans le Recueil international de Législation sanitaire.' Les succès de la santé publique dans notre pays sont dus à l'application des principes qui ont trouvé leur expression dans la résolution adoptée à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé au sujet du développement des services nationaux de santé publique. L'expérience acquise par l'Union soviétique dans la pratique de la santé publique depuis plus d'un demi -siècle a montré de façon éclatante l'importance et la vitalité de ces principes et nous sommes persuadés qu'ils peuvent jouer ailleurs un grand rôle dans le développement des services de santé dans les conditions concrètes que connaissent les pays. Notre assemblée est chargée d'une tâche importante adopter le cinquième programme de travail pour une période déterminée, qui doit couvrir les années 1973 -1977. Il nous appartient d'exprimer dans ce programme toute l'expérience acquise par l'OMS au cours de ses travaux et de tenir compte des tendances qui se sont manifestées ces dernières années sur le plan international en matière de santé. De nombreux problèmes de santé ont acquis une nouvelle dimension ils ont débordé le cadre national et assumé une ampleur régionale ou mondiale. Il est essentiel de les apprécier correctement et de déterminer les moyens de les résoudre. Le rôle fondamental de l'OMS consiste, à notre avis, à rechercher des solutions aux problèmes mondiaux de santé, à tirer des conclusions générales de l'expérience acquise dans le monde entier ainsi qu'à développer la collaboration internationale en matière sanitaire, et c'est ce rôle qui doit trouver son expression dans le cinquième programme général de travail. Les immenses besoins sanitaires de nombreux pays du monde, qui dépassent largement les possibilités de l'OMS, exigent une coordination judicieuse de toutes les formes d'aide et une mobilisation appropriée des ressources matérielles et humaines pour la solution des problèmes les plus urgents des divers pays et Régions comme du monde entier. La délégation soviétique partage l'avis du Directeur général en ce qui concerne la très grande portée et l'acuité du problème du personnel, l'un des principaux éléments de l'énorme entreprise que représente le développement de la santé publique à l'échelon national et le développement de ses services fondamentaux. On peut prendre acte avec satisfaction du travail accompli par l'OMS à cet égard sur la base de plusieurs résolutions de l'Assemblée de la Santé, ainsi que du fait que ces dernières années les Etats Membres ont eux -mêmes fait beaucoup pour améliorer la formation du personnel médical national. Ce serait toutefois faire preuve d'un optimisme excessif que de s'imaginer que les résultats obtenus garantissent automatiquement la solution du problème du personnel dans un avenir proche. Il ne :

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Rec. int. Légis. sanit., 1970, 21, 431-452.

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fait pas de doute que des formules neuves et de nouvelles méthodes de travail sont indispensables; il faudra en particulier mettre au point des programmes optimaux pour la formation du personnel des diverses catégories, en se fondant sur tout ce qu'il y a de meilleur dans le monde à cet égard, et procéder à une étude économique approfondie des besoins en personnel médical, compte tenu de la morbidité spécifique et des particularités économiques et sociales du pays considéré. Tout cela montre combien il est nécessaire d'apporter des modifications substantielles à l'importance relative accordée aux divers types d'activité de notre organisation. Certes, cette réorientation demandera du temps. Mais les changements sont inévitables dans le monde dynamique qui est le nôtre et on ne peut réussir ce qu'on entreprend que si l'on détermine à temps les grandes tendances de l'évolution. Une autre question d'une importance capitale est celle du budget de l'Organisation, dont l'augmentation rapide contribue à l'extension apparente du programme d'activités, mais complique en fait le processus de restructuration des travaux de l'OMS. Cette tendance préoccupe de nombreux Etats Membres, qui préconisent de stabiliser le budget, et mon gouvernement partage sans réserve cette façon de voir, comme l'a déjà déclaré la délégation soviétique à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Une croissance directe et disproportionnée du budget n'est pas le seul, ni même le principal moyen de venir en aide aux pays en voie de développement dans les divers domaines du développement économique et social, parmi lesquels figure la santé. C'est ce qu'atteste en particulier l'expérience de l'Union soviétique, qui accorde une importante assistance à bon nombre de pays pour le développement de leur économie nationale et de leurs services de santé. En 1970, par exemple, nous avons aidé de nombreux Etats à combattre le choléra, qui pose actuellement l'un des problèmes les plus aigus auxquels aient à faire face les autorités sanitaires de différents pays. Nous avons également l'honneur d'informer l'Assemblée de la Santé que le Gouvernement de l'Union soviétique, qui attache beaucoup d'importance au programme mondial d'éradication de la variole, a déjà mis à la disposition de l'OMS depuis le début des activités plus de 100 millions de doses de vaccin antivariolique, sans parler de l'aide appréciable fournie à toute une série de gouvernements à titre bilatéral. Etant donné les progrès réalisés dans l'exécution de ce programme et les besoins à satisfaire pour le poursuivre, le Gouvernement de l'Union soviétique a pris la décision de faire un don supplémentaire de 75 millions de doses de vaccin antivariolique au fonds de l'OMS pendant la période 1971 -1973. Nous espérons que ce programme continuera à se dérouler avec succès. Nous ne pourrions conclure sans mentionner le fait intolérable que notre organisation est encore loin d'être entièrement universelle et que plusieurs Etats souverains ne sont pas représentés parmi nous; il en est ainsi en particulier de la République Démocratique Allemande, pays où la santé publique et la science médicale connaissent un niveau élevé de développement, et dont la participation à nos travaux nous apporterait une contribution de grande valeur. Pour l'URSS, l'absence de ces pays parmi nous résulte de tentatives faites par certains pour introduire dans nos débats des considérations politiques inexactes et qui n'ont rien à voir avec l'activité de notre organisation. Nous condamnons résolument l'agression perpétrée par l'impérialisme américain en Asie du Sud -Est contre les peuples du Viet -Nam, du Laos et du Cambodge, de même que l'agression commise par Israel au Moyen -Orient.

Nous savons bien que la paix et l'amitié entre les peuples sont les seuls garants fondamentaux du développement de l'action sanitaire internationale. Il est bien connu que l'URSS, avec la collaboration des pays socialistes frères et d'autres Etats pacifiques, suit une politique conséquente à cet égard. Notre pays a lancé un vaste programme constructif prévoyant l'élimination des foyers de conflits armés en Asie du Sud -Est et au Moyen -Orient, l'établissement de la sécurité collective en Europe, la conclusion d'un traité sur l'interdiction des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques, l'intensification du combat mené pour obtenir l'interdiction de la course aux armements, ainsi que l'application intégrale des décisions des Nations Unies sur la liquidation des régimes coloniaux et la condamnation des manifestations de racisme et d'apartheid. Le succès de l'oeuvre entreprise par notre organisation internationale humanitaire dépend pour une large part de la mesure dans laquelle elle saura résoudre rapidement et complètement les problèmes urgents que je viens de mentionner, et améliorer les relations entre les Etats.1 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Petrovskij. Avant de donner la parole à l'orateur suivant, le Dr Badawi, délégué de la République Arabe Unie, je demanderai au Dr Dorolle' d'apporter une précision. :

1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Professeur Petrovskij sous forme abrégée.

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Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, le Dr Badawi parlera en arabe, comme le prévoit l'article 87 du Règlement intérieur, et son discours sera traduit en anglais par son propre interprète. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole.

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Merci, Docteur Dorolle. Docteur Badawi, vous avez la

Le Dr BADAWI (République Arabe Unie) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Monsieur le Président, la délégation de la République Arabe Unie est très heureuse de vous féliciter de votre élection aux plus hautes charges de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé et félicite également les Vice -Présidents. Nous avons lu avec grande attention le Rapport du Directeur général et apprécions vivement les efforts que déploie l'Organisation dans ses différents domaines d'activité. Je tiens aussi à exprimer notre profonde estime au Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, qui s'applique sans relâche à promouvoir les programmes de l'OMS dans cette partie du monde. Nous avons lieu d'être satisfaits en constatant que l'idée qui a fait ces dernières années l'objet de réflexions et de discussions de la part des autorités de la santé publique s'est concrétisée dans les changements apportés à l'organisation du Siège j'entends par là la nouvelle Division de la Santé de la Famille et la perspective d'ensemble où l'hygiène de la maternité et de l'enfance, la génétique et la reproduction humaines se trouvent intégrées et coordonnées entre elles; j'entends aussi la section dénommée Services de santé des collectivités, terme qui souligne la volonté de saisir les problèmes sanitaires dans leur intégralité. Nous avons été frappés par les mesures concertées et méthodiques que l'OMS a prises pour affronter l'avance irrépressible de l'actuelle pandémie de choléra de l'océan Indien à la Méditerranée et l'océan Atlantique. Cette avance inexorable, et qui n'est pas encore contenue, s'est produite au cours des dernières années en dépit des efforts entrepris par tous les pays intéressés et les organismes et institutions concernés. La communauté internationale mérite certes que nous leur rendions hommage pour avoir fait face au fléau avec sang -froid et sans se laisser aller à des accusations réciproques sans fondement et contraires à la bonne entente, qui auraient été préjudiciables à la compréhension, au commerce et aux communications entre nations. Nous sommes convaincus, Monsieur le Président, que l'action internationale entreprise pour contenir la maladie se poursuivra et que l'OMS continuera de prêter à ses Etats Membres une aide aussi efficace que par le passé afin que le choléra ne revête pas un caractère endémique dans les régions qui ont jusqu'à présent été épargnées. Monsieur le Président, nous célébrerons l'année prochaine le vingt -cinquième anniversaire de l'Assemblée mondiale de la Santé. Nous pensons qu'à cette occasion il serait bon de dresser un bilan général des activités de l'OMS et des résultats qu'elle a obtenus depuis ses débuts, puis d'analyser ce bilan afin de juger des méthodes de travail et des orientations suivies pour vaincre la maladie, favoriser le progrès des connaissances et développer les services de santé, afin d'apprécier aussi l'étendue de la participation effective des Etats Membres à l'élaboration d'une politique sanitaire internationale. Nous ne croyons pas que l'action de l'Organisation devrait aller au -delà des besoins réels de la majorité des pays qui la composent. Nous sommes très conscients des limites des possibilités financières de l'OMS et nous avons toujours été soucieux de voir son budget ordinaire ne pas dépasser 67 millions de dollars. Plus d'un quart de ce budget est généralement dépensé pour les affaires administratives et la normalisation, la promotion et la diffusion des connaissances dans les différents domaines de la santé (au moyen des réunions de comités d'experts, de séminaires, de stages de formation, de publications et de la bibliothèque), ainsi que pour les bourses de recherche et les activités de nombre de centres de référence nationaux ou internationaux. Mais le reste des crédits est consacré à des projets dans les pays. Or je ne suis pas sûr, Monsieur le Président, que l'on ait jamais vraiment évalué ce que les pays bénéficiaires recueillent, sur les plans médical et économique, de la simple exécution de ces programmes. En République Arabe Unie, par exemple, l'OMS a probablement dépensé en vingt ans plus de cinq millions de dollars pour quelques dizaines de projets, et l'on est fondé à se demander si les résultats n'auraient pas été meilleurs avec un nombre moindre de programmes à long terme et une conception différente du financement. Au cours de la présente session, l'Assemblée examinera le programme de travail de l'Organisation pour la cinquième période. A ce sujet, je tiens à dire que nous apprécions le grand effort accompli par le Conseil exécutif et le Directeur général et dont témoigne le rapport qui nous est présenté. Cependant, nous estimons que la politique suivie par les Nations Unies en matière d'aide s'est largement développée, et que la recommandation du rapport Jackson tendant à intégrer l'assistance technique dans les programmes à long terme entrepris dans les pays a préparé la voie pour une meilleure utilisation des ressources disponibles; nous espérons donc qu'il sera dûment tenu compte dans les débats des . :

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Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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recommandations des précédentes assemblées sur les programmes à long terme - c'est -à -dire ceux qui s'étendent sur une période de plus de cinq ans - et qu'un effort concerté sera entrepris pour trouver de nouveaux moyens de recueillir des fonds et de nouveaux mécanismes de financement de ces programmes. Monsieur le Président, qu'il me soit permis d'exprimer à nouveau notre inquiétude devant l'écart qui ne cesse de grandir entre les pays avancés et les pays en voie de développement, dans tous les domaines, y compris naturellement la santé publique. Nous estimons qu'en ce qui concerne la promotion de la santé, priorité devrait être donnée à l'administration, à l'organisation et à l'intégration des ressources collectives, à la lutte contre les maladies transmissibles, épidémiques ou endémiques, au développement de l'infrastructure sanitaire et à la formation du personnel. Ce n'est pas là se soucier uniquement des besoins immédiats des pays en voie de développement, mais aussi de la protection de la communauté internationale et de l'humanité tout entière. Puis -je d'autre part appeler l'attention de l'Assemblée sur le fait que certains pays sont écartés de l'OMS pour des raisons purement politiques ? Cette situation a empêché et continue d'empêcher l'Organisation d'avoir une action véritablement universelle; elle interdit en outre à ces pays de prendre une part active aux activités sanitaires internationales et n'est pas de nature à les encourager à se conformer aux résolutions et recommandations de l'Assemblée. Je voudrais, pour terminer, signaler que la République Arabe Unie envisage de créer au cours des trois prochaines années 1200 postes sanitaires dans les régions rurales, 600 dispensaires et 8000 lits, et qu'un programme à long terme est en préparation en vue d'améliorer les conditions d'hygiène et l'environnement, encourager la planification familiale et juguler les maladies endémiques. Je soulignerai en même temps que le développement économique et le progrès de la santé ne peuvent être réguliers dans un monde où l'agression et le recours à la force brutale privent de vastes populations de leurs ressources naturelles et des droits fondamentaux de l'homme. Que l'on pense aux réfugiés palestiniens et à la population des territoires occupés, qui continuent à être condamnés au sort d'indigents et de sans -abri, et aux villes et villages qui ont été gravement endommagés, y compris, naturellement, leurs installations sanitaires. Jusqu'à présent, toutes nos tentatives pour parvenir à une paix fondée sur la justice ont échoué, et toutes les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de Sécurité, que nous avons acceptées, sont restées lettre morte. Nous croyons fermement que devrait être dénoncée toute politique qui fait fi de la morale et des lois internationales, ainsi que des résolutions de l'ONU et de son Conseil de Sécurité, et nous en appelons avec force à l'opinion mondiale pour qu'elle assume ses responsabilités en imposant le respect de l'ordre international dans l'esprit de la Charte des Nations Unies. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Professeur Ayé, délégué de la Côte d'Ivoire. :

:

Merci, Docteur Badawi. Je donne maintenant la parole au

Le Professeur AYÉ (Côte d'Ivoire) Monsieur le Président, la délégation de Côte d'Ivoire est heureuse de s'associer aux chaleureuses félicitations qui vous ont été adressées pour votre brillante élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Votre connaissance de l'Organisation et des hommes, votre compétence et votre riche expérience permettent déjà d'entrevoir les décisions hardies et réalistes qui seront prises par cette assemblée en vue d'un meilleur accomplissement de la noble mission de notre institution. La délégation de Côte d'Ivoire est également heureuse d'exprimer à la fois ses sincères félicitations et sa profonde admiration au Dr Candau pour la clarté, la précision et le réalisme du Rapport sur l'activité de l'OMS en 1970. Les différents problèmes de santé qui préoccupent les Etats Membres et notre organisation y sont passés en revue et analysés avec une remarquable objectivité. Les observations et commentaires de la délégation de Côte d'Ivoire vont se limiter à deux domaines les maladies transmissibles et l'enseignement et la formation professionnelle. La délégation de Côte d'Ivoire partage la légitime satisfaction du Directeur général de l'OMS pour les résultats positifs enregistrés dans le combat mené contre certaines maladies transmissibles. Sur ce point, je tiens à souligner l'effort remarquable accompli par mon pays depuis plusieurs années. C'est ainsi qu'aucun cas de variole n'a été signalé en Côte d'Ivoire depuis mars 1967. De 1961 à 1970, plus de quinze millions de vaccinations ont été effectuées, soit trois passages successifs partout en Côte d'Ivoire. Mais les éventuels cas exogènes constituent une menace permanente; aussi l'action poursuivie Vise-t-elle, d'une part, à augmenter le fond d'immunité de la population par la vaccination d'entretien des enfants et des étrangers et, d'autre part, à assurer un contrôle sanitaire efficace aux frontières. S'agissant de la fièvre jaune, depuis plusieurs décades aucun cas n'a été signalé en Côte d'Ivoire. Les mesures sanitaires prises par mon pays lorsque cette affection a été signalée dans certains Etats d'Afrique de l'Ouest ont permis d'éviter sa réapparition en Côte d'Ivoire. En 1970, plus de 500 000 vaccinations systématiques contre la fièvre jaune ont été réalisées. Quant à la rougeole, elle n'aggrave plus douloureusement les statistiques de mortalité et de morbidité en Côte d'Ivoire. La régression de la maladie est très significative. A Abidjan, l'incidence de la morbidité est passée de 11 000 cas en 1966 à 2900 en 1970 (soit une diminution de plus de 73 %) et celle de la mortalité de 613 décès en 1969 à 109 en 1970 (soit une régression de 83 %). Sur le plan national, la morbidité de la rougeole est passée de 32 000 cas en 1969 à 12 000 en 1970. Ces résultats admirables ont été obtenus grâce au :

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programme hardi de vaccination - 460 000 vaccinations en 1970 - mené avec l'assistance généreuse et large de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Qu'il me soit permis de renouveler ici à cet organisme les sentiments de reconnaissance et de profonde gratitude du Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire. Si des résultats positifs et même spectaculaires ont été enregistrés dans la lutte contre certaines maladies transmissibles, un souci nouveau est malheureusement né en Afrique au sud du Sahara, notamment en Côte d'Ivoire, avec l'apparition de choléra El Tor. En Côte d'Ivoire, la maladie a évolué en deux phases, une phase épidémique, du 16 octobre au 30 novembre 1970, et une phase endémique, depuis le ler décembre 1970, fournissant en moyenne un malade par jour à l'hôpital de Treichville et se signalant par quelques foyers secondaires. Au total, 1500 cas ont été enregistrés depuis le début de la maladie, avec 120 décès (soit 8 %). La maladie a touché indifféremment les deux sexes, mais avec une prédominance pour l'âge adulte - puisque 51 % de nos malades ont un âge compris entre 25 et 59 ans - et une rareté au- dessous d'un an (0,3 % de nos cas). Les cas sont restés géographiquement limités au sud du pays, c'est -à -dire à Abidjan et la région des lagunes. Une campagne de vaccination a été entreprise et a touché trois millions de personnes environ. La fin de cette campagne a coincidé avec le déclin du choléra. Cette vaccination massive a été possible grâce à l'assistance prompte et spontanée de l'OMS et de nombreux pays, notamment la France, les Pays -Bas, les Etats -Unis d'Amérique et la République Arabe Unie. A tous, je renouvelle les sincères remerciements de mon pays. Actuellement, notre ligne d'action est dirigée vers la recherche des sources d'infection, la prophylaxie des contacts par le sulformethoxine ou fanasil (d'administration facile et d'efficacité confirmée), l'éducation sanitaire, l'assainissement du milieu et la surveillance régulière par un comité technique. Dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle, l'OMS n'a épargné aucun effort pour porter remède à la situation critique de pénurie en main -d'oeuvre sanitaire qui sévit en particulier dans les pays en voie de développement. Je voudrais, sur ce point, évoquer brièvement quelques actions entreprises en Côte d'Ivoire. La Faculté de Médecine d'Abidjan, qui voit tous les ans l'effectif des promotions croître régulièrement - plus de 150 étudiants en première année depuis deux ans -, réalise progressivement par ailleurs sa vocation régionale. Sur 450 étudiants inscrits pour l'année universitaire 1970/1971, on compte 175 Ivoiriens, 139 Africains non -Ivoiriens, 94 Français et 42 étudiants d'autres nationalités. Parmi le personnel enseignant, on compte 9 maîtres de conférence agrégés et 4 assistants chefs de clinique ivoiriens sur un total de 41, soit plus de 31 %. Cette année, 32 thèses de doctorat en médecine sont en préparation. Quant à nos écoles nationales de formation de sages - femmes et d'infirmiers diplômés d'Etat, celles -ci ont vu l'effectif des promotions (notamment pour ce qui est des premières années) doubler en 1971 par rapport à 1970, et cet effort sera maintenu jusqu'en 1975. En première année, nous comptons cette année pour les sages -femmes 118 élèves, contre 59 en 1970, et pour les infirmiers et infirmières, 196 élèves, contre 100 en 1970. En même temps, une attention particulière a été portée, dans le programme des études, à la formation pratique et aux stages d'application en milieu rural. Voilà brièvement exposées, Monsieur le Président, les observations que la délégation de Côte d'Ivoire a tenu à faire après l'examen de l'excellent Rapport de notre Directeur général. Merci, Professeur Ayé. Avant de donner la parole au Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Tabbaa, délégué de l'Arabie Saoudite, je demanderai au Dr Dorolle d'apporter une précision. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT sera traduit en français.

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Son Excellence le Dr Tabbaa va s'exprimer en arabe et son discours Merci, Docteur Dorolle. Docteur Tabbaa, vous avez la 1

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole.

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Monsieur le Président, au nom de la Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) (interprétation de l'arabe) délégation du Royaume d'Arabie Saoudite et en mon nom personnel, j'ai l'honneur de vous présenter, ainsi qu'à MM. les Vice -Présidents, nos chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse de plus mes remerciements à M. le Directeur général de l'OMS, le Dr Candau, autant pour son Rapport annuel clair et bien détaillé que pour ses précieux efforts visant à relever le niveau de la santé dans le monde. Nous sommes aussi heureux de remercier le Directeur régional pour la Méditerranée orientale, le Dr Taba, ainsi que ses collaborateurs, de leurs fructueux efforts en vue des progrès sanitaires incontestables réalisés déjà dans cette Région. Honorables délégués, Mesdames, Messieurs, l'année 1970 ne fut certes pas une année de quiétude et de sécurité en ce qui concerne les intérêts de notre Région ainsi que de ceux d'un bon nombre de pays d'Afrique et d'Europe; bien au contraire, ce fut une année chargée de tristes souvenirs et de menaces :

1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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terrifiantes déterminées par le voyage épidémiologique du choléra. Cette terrible épidémie, lors de son invasion fulgurante, n'a fait heureusement que traverser une zone bien circonscrite de notre pays, la région de l'est, à proximité du golfe Arabique. Il suffit de noter que cette région jouit d'un climat tropical et humide, qu'elle est très riche en cours d'eau et très fertile au point de vue agricole - les productions les plus importantes étant celles du riz et des dattes - pour comprendre l'horrible crainte qu'a suscitée chez nous l'apparition de cette épidémie. Nous pensons faire oeuvre utile en vous soumettant une description sommaire de l'énergique campagne que nous avons menée en vue de faire face à l'épidémie, campagne basée d'une part sur l'amélioration de l'hygiène du milieu et, d'autre part, sur l'efficacité de judicieuses mesures prophylactiques. 1) En date du 8 septembre 1970, le Ministère de la Santé, après s'être bien assuré de l'identité de la maladie qu'il a reconnue être le choléra El Tor, et cela par les examens cliniques autant que par les analyses bactériologiques, a notifié à l'OMS l'apparition de cette épidémie dans la région de Hafouf; les mesures suivantes ont alors été prises 2) détermination de la répartition géographique de la topographie épidémiologique des régions atteintes; 3) imposition d'une quarantaine obligatoire aux citoyens résidents, entrant dans le pays et en sortant; 4) vaccination générale obligatoire contre le choléra et prescription de tétracycline par voie orale durant deux jours à toute personne saine désireuse de quitter la région, et, en outre, obligation pour toute personne entrant dans la région de présenter un certificat de vaccination valable contre le choléra; 5) stérilisation des réservoirs d'eau et leur mise sous contrôle par une observation minutieuse et continue; 6) campagne générale de lutte contre les insectes; 7) surveillance très stricte des conditions d'hygiène du milieu; 8) lavage à l'eau chlorée de tous légumes et fruits provenant de la région contaminée, ainsi que de ceux destinés à l'exportation; 9) soins particuliers dans la protection des dattes contre la contamination, et cela en ne délivrant le permis d'exportation qu'après leur mise en quarantaine durant une semaine. Nous sommes ainsi parvenus, grâce à la Providence et par l'application rigoureuse de ces mesures prophylactiques, à enrayer l'épidémie importée chez nous, à l'éteindre dans la région où elle apparut, et à l'empêcher de s'étendre vers d'autres régions, tant de notre territoire que de celui d'autres pays. Si bien que, dans un temps record, le Ministère de la Santé fut à même de proclamer la disparition complète du choléra de notre pays. A ce propos, il est important de souligner que le Ministère de la Santé du Royaume d'Arabie Saoudite a notifié à l'OMS la présence de l'épidémie de choléra dès son apparition, comme il a proclamé aussi sa complète disparition. Bien que rassurés par cet éclatant succès, les responsables ne tardèrent pas, néanmoins, à éprouver de l'inquiétude et de l'appréhension car les fréquents avertissements de l'OMS les tenaient en alerte vis -à -vis des menaces continues du retour possible de l'épidémie, d'une façon presque certaine, au cours de la prochaine saison du Pèlerinage. Ces avertissements répétés nous incitèrent à prendre de nouvelles mesures prophylactiques, à organiser des centres de traitement sur une large échelle et à imposer des règles d'hygiène rigoureuses tant aux pèlerins provenant des régions contaminées qu'à ceux venant des pays où le choléra sévit à l'état endémique. Ces sages mesures préventives, exécutées scrupuleusement, nous ont permis, avec l'aide de Dieu, de protéger tant notre pays que les autres des conséquences désastreuses de ce fléau, et c'est avec joie que nous avons été en mesure de proclamer publiquement que le Pèlerinage de l'année 1971 fut indemne de toute maladie quarantenaire. D'ailleurs, ce pèlerinage fut l'un des plus imposants qu'ait connu le Royaume d'Arabie Saoudite depuis plusieurs années, car le nombre total des pèlerins a dépassé le million et demi; il convient de signaler à cet égard qu'un nombre considérable de pèlerins étaient venus de régions infectées. Messieurs, à la suite de cet exposé, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que le Ministère de la Santé du Royaume d'Arabie Saoudite, dont les services couvrent un territoire d'une superficie de 865 000 milles carrés, poursuit avec succès sa marche en avant dans la voie du progrès en matière d'hygiène. Attachant la plus grande importance aux mesures prophylactiques et à l'étude et l'exécution des projets sanitaires, il collabore très étroitement avec l'OMS dans l'exécution de divers projets. Nous sommes heureux de citer, entre autres, le projet de lutte contre la tuberculose et le projet de lutte antivariolique. Les campagnes menées dans le cadre de ce dernier projet ont abouti à des résultats prodigieux, épargnant ainsi à notre pays les désastres de la variole. Je suis donc en mesure de déclarer avec assurance et fierté que le Royaume d'Arabie Saoudite est complètement à l'abri de cette grave maladie contagieuse. Par ailleurs, l'oeil de l'Administration générale de la Médecine préventive est toujours en éveil vis -à -vis de cet ennemi sournois toujours capable de pénétrer dans notre pays par l'intermédiaire des porteurs de germes provenant des pays où la variole sévit à l'état endémique, ce qui fait craindre l'importation de cette maladie durant les saisons de pèlerinage. Aussi les autorités sanitaires saoudiennes, voyant leurs responsabilités accrues, redoublent -elles de vigilance. Sont également en cours d'exécution le projet d'installation d'un laboratoire central de santé publique et de banques du sang, un projet d'éradication du paludisme et des projets pour l'amélioration de l'hygiène du milieu. C'est ainsi que le Royaume d'Arabie Saoudite est en train d'exécuter des projets La Mecque, Riyad, Djeddah, projets qui d'ailleurs d'aménagement d'égouts dans les villes suivantes touchent à leur fin. D'autre part, il est en voie de réaliser le projet visant à assurer l'eau potable à la population comme à l'agriculture, et cela par l'exploitation des eaux profondes provenant du : :

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forage de puits artésiens, par l'épuration et le filtrage de ces eaux au moyen de méthodes techniques aptes à les protéger de toute contamination ainsi que de toute perte ou gaspillage. Il convient de citer aussi le projet très important de dessalage et de distribution de l'eau de mer. En dehors de ce que nous venons d'exposer, le Ministère de l'Agriculture et des Eaux, après avoir organisé une étude sur les ressources hydrauliques et leur emmagasinement, a constaté que la construction de barrages en vue de collecter les eaux des torrents constitue le moyen idéal, tant pour éviter les dangers des inondations dévastatrices qu'en ce qui concerne la maîtrise des eaux emmagasinées et le profit qu'on en peut tirer en matière d'irrigation. Le barrage de la grande vallée de Jizane, à l'étude duquel la FAO avait participé, vient d'être achevé. Encouragé par le succès de la réalisation de ce barrage, le Ministère de l'Agriculture a aussitôt entrepris l'étude et l'exécution d'autres barrages dans les nombreuses vallées qui s'étendent sur les plateaux de la région de Jizane. Merci, Docteur Tabbaa. Je crois comprendre que le Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Orlich, délégué du Costa Rica, désire dire quelques mots seulement. Je lui donne la parole. :

Au nom du Gouvernement du Costa Rica, je Le Dr ORLICH (Costa Rica) (traduction de l'espagnol) suis heureux d'exprimer nos sincères félicitations au Président et aux Vice -Présidents pour leur élection, ainsi qu'au Dr Candau, Directeur général de notre organisation, pour le Rapport plein d'intérêt qu'il nous a présenté. Messieurs les délégués, je ne veux ni abuser de votre temps ni vous fatiguer en vous donnant lecture du texte de mon exposé. Ceux d'entre vous qui s'intéressent aux progrès que le Costa Rica a accomplis dans le domaine de la santé pourront le trouver in extenso dans le compte rendu de la présente séance; je l'ai remis à cette fin au Secrétaire.1 Le Costa Rica s'est assidûment appliqué, pendant une bonne partie de l'année 1970, à élaborer une politique de santé qui lui permette de résoudre, de la manière la plus efficace et en tirant profit au maximum de ses moyens techniques, les problèmes fondamentaux d'une population qui, comptant 48,1 % de moins de quinze ans, se caractérise par une morbidité que la médecine préventive offre la possibilité de réduire. C'est à partir de ce point de repère que nous avons jugé nécessaire de faire une pause en 1970, afin de rechercher et d'étudier les facteurs culturels et structurels qui influent de quelque manière sur les réalisations dans le domaine de la santé. mettre à l'absurde séparation Dans cet esprit, le Gouvernement s'est qui existe, quant aux programmes et activités sanitaires, entre le Ministère de la Santé publique et le Fonds de Sécurité sociale. Nous prenons à tâche d'arriver - et nous sommes sur le point d'y parvenir à une coordination qui assurera une meilleure mise à profit des moyens dont chacune de ces institutions dispose, au bénéfice direct du peuple tout entier. Pour faire un travail utile et aborder convenablement chacun des problèmes que le pays doit affronter, un plan national d'action sanitaire, à l'élaboration duquel devaient participer tous les organismes intéressés, était indispensable; mais cette entreprise exigeait qu'un diagnostic de la situation sanitaire fût posé au préalable, ce qui a été fait au cours des premiers mois de l'actuel Gouvernement par une commission mixte de fonctionnaires Costa -riciens et de représentants d'organisations internationales. Les renseignements recueillis en liaison avec ce diagnostic servent aujourd'hui de base à la politique sanitaire du Gouvernement qui, après avoir commencé par réorganiser le Ministère de la Santé publique, a procédé à une révision de tous les programmes existants et en a mis de nouveaux sur pied. Poursuivant notre action, nous activons la rédaction d'un nouveau code sanitaire mieux adapté aux besoins réels du pays. Les activités des centres de nutrition - devenus centres d'éducation et de nutrition - ont été réorientées de manière à dépasser les seuls soins aux enfants et à s'accompagner, chose non moins importante, d'une campagne d'éducation des parents. D'autre part, et toujours dans le cadre du programme si important de la lutte contre la malnutrition, nous avons introduit l'Incaparina, aliment d'une haute valeur protidique, dans le régime alimentaire des familles ne disposant que de moyens modestes. Parallèlement à ces travaux de recherche et de planification se sont poursuivies les activités relatives à la protection et à la promotion de la santé, parmi lesquelles j'indiquerai les plus marquantes. En ce qui concerne l'action préventive, nous avons intensifié l'emploi des moyens techniques dont dispose le pays, en particulier la vaccination, pour améliorer l'état immunitaire de la population. En accord avec notre politique d'intégration des services d'assistance, nous avons créé, à l'Hôpital national pour Enfants, un service de vaccination relevant du Ministère de la Santé publique. :

1

Le texte qui suit a été communiqué par la délégation du Costa Rica pour insertion dans le

compte rendu.

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Pour la tuberculose, le Costa Rica, conformément aux recommandations de l'OMS, s'est engagé dans la voie de l'antibiothérapie en donnant la priorité au traitement ambulatoire, économique et d'application facile à l'échelon local au sein même de la famille, Grâce à la politique d'intégration horizontale des activités de lutte antituberculeuse, désormais prises en charge par les centres de santé, la prévention, l'endiguement et le traitement de cette terrible maladie ont fait d'énormes progrès. Nous avons rendu obligatoire la vaccination par le BCG de tous les nouveau -nés, dans toutes les maternités du pays; des vaccinations systématiques sont en outre pratiquées périodiquement sur les écoliers, de sorte que plus de 90 % des sujets de ces deux groupes sont maintenant protégés. Un accord de coordination entre le Fonds de Sécurité sociale et le Ministère de la Santé publique permettra d'appliquer, dans les sphères de compétence de l'un et de l'autre, les mêmes normes administratives, techniques et statistiques concernant les buts et objectifs à atteindre dans la lutte contre la tuberculose. Pour ce qui est du paludisme, le plan triennal coordonné d'éradication entrepris en 1968 visait à interrompre la transmission avant la fin de 1970. Bien que cet objectif n'ait pas été atteint, il y a lieu de se féliciter de ce qu'à cette date, terme de l'application du plan, l'incidence de la maladie avait baissé de 92,2 % par rapport à 1967, année de base. Le vecteur reste sensible au DDT dans presque tout le pays; toutefois, nous avons constaté, sur le littoral du Pacifique, que la résistance physiologique d'Anopheles albimanus augmente rapidement car elle se manifeste déjà sur une superficie de 107 kilomètres carrés (soit 0,30 % de la zone impaludée qui s'étend sur 35 446 kilomètres carrés ou 69,9 % de la superficie du pays). Les efforts déployés par le Costa Rica pour éradiquer le paludisme, qui empêchait l'économie nationale d'intégrer de vastes régions riches en ressources, ont eu des résultats positifs et l'on peut affirmer qu'aujourd'hui la maladie a disparu des villes et ne persiste que dans les zones rurales. 72 % de l'incidence totale dans le pays; L'incidence est plus élevée sur le littoral du Pacifique sur la côte Atlantique elle en représente 28 %. En 1970, l'indice plasmodique s'établissait à 0,18 % pour l'ensemble du territoire. Devant le grave problème du parasitisme intestinal, nous avons entrepris d'essayer d'améliorer le milieu ambiant dans les petites collectivités rurales et urbaines par l'installation de latrines sanitaires et l'approvisionnement en eau potable, mettant en même temps en oeuvre un programme spécial et permanent d'éducation sanitaire, et nous nous efforçons d'éliminer l'infestation parasitaire chez le plus grand nombre possible de sujets, surtout parmi ceux de moins de quatorze ans. La prévalence parasitaire demeure élevée, due notamment au fait que 40 000 latrines sanitaires font complètement défaut, tandis que 55 000 sont en mauvais état. Dans le but d'apporter à ce problème une solution rationnelle, une loi a été adoptée qui oblige toutes les municipalités ou autorités locales à consacrer le quart de leur budget (conformément à notre Code sanitaire) à la protection de la santé de la population de leur ressort. Je suis heureux de signaler que le Costa Rica produit maintenant des sérums antiophidiens dans le cadre d'un programme qui répond à un besoin certain étant donné le nombre de personnes qui sont chaque année victimes de morsures de serpents. Les sérums fabriqués sont efficaces contre le venin de tous les serpents existant au Costa Rica, et la production permet d'en exporter un excédent dans les autres pays de l'isthme d'Amérique centrale. Dans le domaine de la protection maternelle et infantile, nous avons été en mesure, en 1970, d'assurer des soins à 25 % des femmes enceintes, ainsi que la surveillance de 70 % des accouchements à l'hôpital et de 30 % des accouchements à domicile; en outre, des soins ont été donnés à 13 % des enfants de moins de sept ans. Face à l'accroissement démographique rapide de la population costa- ricienne, nous avons entrepris en 1968 un programme de planification familiale destiné à faire prendre conscience aux époux des responsabilités qu'implique l'acte procréateur et à les aider à espacer volontairement les naissances. En 1970, il y avait dans la quasi -totalité des centres sanitaires du pays, ainsi que dans six hôpitaux, un service de planification familiale auquel pouvaient s'adresser aussi bien la population relevant du Ministère de la Santé publique que celle qui dépendait du Fonds de Sécurité sociale. Le programme de nutrition mérite d'être spécialement mentionné. Conçu à l'échelle nationale, il vise à améliorer l'état nutritionnel de la population, en particulier des groupes les plus vulnérables, à encourager la pratique de la diététique et à corriger les mauvaises habitudes alimentaires. A cet égard, il convient de signaler la participation des collectivités. Conscientes de l'importance de la nutrition, elles ont organisé des comités afin de collaborer activement avec les autorités sanitaires pour la distribution d'aliments aux enfants de moins de sept ans et les conseils à donner aux mères dans ce domaine. Les centres d'éducation et de nutrition, établis en vertu d'un plan tripartite à l'application duquel concourent le Ministère de la Santé publique, la Coopérative pour l'Aide américaine au Monde entier (CARE) et la collectivité, s'occupent des nourrissons, des enfants d'âge préscolaire et des femmes enceintes, et les écoles se chargent des enfants d'âge scolaire. Actuellement, le programme intéresse 43 % des enfants de moins de quatorze ans. :

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En ce qui concerne l'assistance médicale, 75,8 % du nombre total des sorties d'hôpital en 1970 se rapportaient à des enfants de moins de cinq ans, ce qui met en évidence, comme je l'indiquais précédemment, une morbidité correspondant à une population dont près de la moitié n'a pas encore atteint l'âge de quinze ans. Au premier rang des causes de morbidité se placent la grossesse, l'accouchement et les suites des couches; au deuxième sont les maladies infectieuses et parasitaires, au troisième les maladies des voies respiratoires, au quatrième les accidents, empoisonnements et actes de violence, et au cinquième les maladies de l'appareil digestif. Pour ce qui est des décès, dans 40 % des cas il s'agissait de personnes n'ayant reçu aucune assistance médicale, et dans 41 % le décès était dG à des maladies qui peuvent être guéries par les moyens de traitement disponibles. Ces dernières années, la gastro- entérite et la colite ont été constamment au premier rang des causes de décès dans le pays. Quant aux ressources, le Costa Rica compte 4,2 lits d'hôpital pour 1000 habitants, soit 1,3 pour les maladies qui exigent une longue période d'hospitalisation (tuberculose, lèpre, troubles mentaux et troubles de la nutrition) et 2,9 pour les affections n'entraînant qu'une hospitalisation de moindre durée. Le nombre total de consultations par habitant est de 2,1 pour l'ensemble du pays (3,4 consultations pour la population assurée et 1,2 pour la population prise en charge par le Ministère de la Santé publique). Si l'on considère que 15 % des habitants n'ont pas accès aux services de santé, on peut estimer que les services préventifs du Ministère de la Santé publique desservent 85 % de la population. En matière d'assistance, le régime de sécurité sociale s'étend à 40 % de la population, et 40 % reçoivent des soins dans les hôpitaux dont sont chargés les conseils de protection sociale et sur lesquels s'exerce le contrôle technique et financier de la Direction générale de l'Assistance médico- sociale, qui relève du Ministère de la Santé publique. En ce qui concerne le personnel, le Costa Rica dispose de 5,2 médecins, 6,1 infirmières et 11,0 auxiliaires des services infirmiers pour 10 000 habitants. Pour terminer, j'ajouterai que le Gouvernement costa- ricien est heureux d'exprimer sa sincère reconnaissance aux organisations internationales, en particulier l'OMS, le BSP, le FISE, le CARE et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique pour l'aide et les conseils qu'il ne manque jamais d'en recevoir, pour le bénéfice de la santé de la population du Costa Rica tout entière. Pleinement consciente de ses responsabilités et pénétrée des principes qui guident l'action de l'Organisation mondiale de la Santé, la délégation du Costa Rica désire réaffirmer devant cette éminente assemblée sa conviction que l'humanité parviendra, par ses efforts et sa persévérance, à un état de complet bien -être physique, mental et social. Je vous remercie, Docteur Orlich. J'apprécie vivement Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) votre geste et j'espère que tous les délégués ici présents l'auront remarqué. Comme je l'ai annoncé hier, je me propose, conformément à l'article 58 du Règlement intérieur, de clore maintenant la liste des orateurs pour la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10 de l'ordre Cuba, Ghana, Gambie, du jour. Je vais énumérer les pays dont les délégations y restent inscrites Thailande, Roumanie, Ethiopie, République de Corée, Norvège, Chili, Afghanistan, Inde, Chine, Nicaragua, Iran, Algérie, Pakistan, Gabon, Trinité -et- Tobago, Bahrein, Haute -Volta, Albanie, République Arabe Libyenne, Ceylan, Tchécoslovaquie, Guinée, Qatar, Argentine, Pays -Bas, Maurice, Soudan, Hongrie, Syrie, Mauritanie, Portugal, Koweit, Yougoslavie, Yémen, Autriche et Jordanie. D'autres délégations désirent elles intervenir ? La délégation du Sénégal. Aucune autre ? Je déclare donc la liste close. : :

4.

ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION LEON BERNARD :

Nous passons maintenant au point 1.15 de l'ordre du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) - Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard. L'Assemblée est saisie du rapport financier sur le Fonds de la Fondation Léon Bernard (document A24/3) et du rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard (document A24/2). Nous devons d'abord prendre acte du rapport financier contenu dans le document A24/3. Y a -t -il des observations ? Pas d'observations ? Il en est ainsi décidé. J'invite maintenant le Dr Vassilopoulos, Président du Comité de la Fondation Léon Bernard, à présenter le rapport de ce comité tel qu'il figure dans le document A24/2. jour

Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre), Président du Comité de la Fondation Léon Bernard (traduction de Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, le Comité de la Fondation Léon Bernard, que j'ai l'honneur de présider, s'est réuni le 27 janvier 1971. A l'unanimité, il a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'attribuer le Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1971 au Professeur E. Aujaleu, citoyen français. l'anglais) :

Merci, Docteur Vassilopoulos. Y a -t -il des délégués qui Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) désirent formuler des observations ? Personne ne demande la parole ? J'invite donc le Dr Dorolle à bien vouloir nous donner lecture du projet de résolution. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE IA SANTE, PARTIE II

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT suivant :

:

Monsieur le Président, le texte de la résolution pourrait être le

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard; 2. FAIT SIENNE la proposition unanime de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1971; 3. DECERNE la Médaille et le Prix au Professeur Eugène Aujaleu; et 4. REND HOMMAGE au Professeur Eugène Aujaleu pour son inlassable dévouement et son éminente contribution à la cause de la santé publique et de la médecine sociale. 1.

Le vations Je venir à

PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Dorolle. Y a -t -il des obsersur ce projet de résolution ? En l'absence d'observations, je déclare la résolution adoptée.' demanderai maintenant au chef du protocole de bien vouloir inviter le Professeur Aujaleu à la tribune. (Applaudissements) :

Le Professeur Aujaleu prend place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le Prix de la Fondation Léon Bernard commémore le souvenir d'un homme au mérite et au dévouement exceptionnels. Que ce prix revienne aujourd'hui au Professeur Eugène Aujaleu, nul n'en sera surpris, car il se situe exactement dans la lignée de l'enseignant éclairé, du grand administrateur, du précurseur de la médecine sociale que fut Léon Bernard. Il me faudrait faire un discours beaucoup trop long si je devais retracer dans le détail la carrière du Professeur Aujaleu. Je me contenterai donc de distinguer deux époques dans sa vie professionnelle celle où, par son enseignement, à l'Ecole du Service de Santé militaire au Val -de- Grâce, à Paris, il s'avère un formateur, un maître dont de nombreux élèves ont gardé l'empreinte - cette période va jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale - et l'étape suivante, qui commence en pleine guerre, en 1942, et s'étend jusqu'à ce jour. Dès lors, le Professeur Aujaleu se consacre à l'administration de la santé publique au plus haut niveau de responsabilité. S'il conserve l'accent ensoleillé de sa Gascogne natale, le Professeur Aujaleu devient, au -delà de ses fonctions nationales, l'homme de la médecine sans frontière que la plupart d'entre nous connaissent et admirent depuis de nombreuses années. A 21 ans, en 1924, notre confrère et ami est déjà externe des hôpitaux de Toulouse et licencié ès sciences, avant de passer, deux ans plus tard, l'internat des hôpitaux dont il reçoit la Médaille d'Or. Il est reçu docteur en médecine en 1928. Appartenant à l'Ecole du Service de Santé militaire, il devient médecin à l'hôpital d'application du Val -de- Grâce. Rapidement, il gravit les échelons de la carrière en 1930 il est nommé assistant des hôpitaux militaires, puis médecin de ces mêmes hôpitaux. L'année 1936 est de celles qui comptent dans la vie d'un médecin français. C'est, en effet, celle de son agrégation. Désormais, le Professeur Aujaleu occupe la chaire d'épidémiologie du Val -de -Grâce et dirige son service de phtisiologie. Durant cette première étape de sa carrière, le Professeur Aujaleu publie de très nombreux travaux, plus de cinquante ouvrages et communications, qui s'étendent à un très large éventail de problèmes allant de la neurologie à la dermato -vénéréologie en passant par la plupart des maladies infectieuses, la tuberculose particulièrement. Un grand tournant dans sa vie professionnelle se situe en 1942 quand il quitte la France occupée pour gagner Alger. En Algérie, il est nommé Directeur des Services de Santé du Comité français de Libération nationale, puis du Gouvernement provisoire de la République française. Il lui incombe de coordonner les services de santé publique des territoires français d'Afrique du Nord et de préparer l'approvisionnement en médicaments et l'organisation du bien -être social de la France libérée. Tâche immense et périlleuse dont on mesure la difficulté dans un pays gravement démuni de ressources après quatre ans d'occupation. C'est de cette époque que date l'amitié qui lie par- dessus l'Atlantique deux lauréats du Prix Léon Bernard. Je veux parler du Dr Fred Soper et du Professeur Aujaleu qui se sont connus et appréciés au cours de la tumultueuse année 1943. Mais de nouvelles perspectives, à la mesure de sa brillante intelligence, de sa lucidité, de sa vision de l'avenir, s'ouvrent devant le Professeur Aujaleu. Sitôt Paris libéré, Eugène Aujaleu devient membre du Cabinet puis Directeur de l'Hygiène sociale au Ministère de la Santé publique et de la Population, poste qu'il occupera jusqu'en 1956. Pendant cette période, il accomplit une oeuvre considérable. Il met au point l'ensemble de la réglementation qui sera appliquée aux maladies sociales, à la tuberculose, aux maladies vénériennes et mentales ainsi qu'au cancer et à la protection maternelle et infantile. En même temps, il organise la coordination des établissements hospitaliers, crée des centres de transfusion sanguine et suscite la fondation de centres anticancéreux. Les centres de transfusion sanguine de la France passent pour un modèle du genre; ils ont été conçus et réalisés par Eugène Aujaleu. : : :

1 Résolution WHA24.1.

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A partir de 1956, le Professeur Aujaleu occupe le poste de Directeur général de la Santé publique en France. Dans ces fonctions il peut donner sa pleine mesure à l'échelle d'une politique sanitaire d'ensemble; il élabore entre autres les nouvelles législation et réglementation hospitalières et participe à la réforme qui aboutit à la création des centres hospitaliers universitaires. Ainsi, sur le plan de la médecine sociale comme sur celui de l'organisation des soins médicaux et de l'enseignement médical, son oeuvre est celle d'un novateur et d'un réalisateur. Enfin, pendant cinq ans, de 1964 à 1969, le Professeur Aujaleu assume la direction de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM). Cet établissement public a la charge de promouvoir la recherche médicale en France. En 1966, le Professeur Aujaleu est nommé Conseiller d'Etat en service extraordinaire. Il est ainsi invité à apporter aux travaux de cette haute instance consultative les avis qui lui sont nécessaires dans le domaine médico- social. Vous penseriez sans doute que des fonctions si importantes et si absorbantes ne lui laisseraient plus le temps de publier. Détrompez -vous. La liste des publications du Professeur Aujaleu entre 1950 et 1970 dépasse de très loin la centaine, sans compter la rédaction de chapitres importants de plusieurs traités de médecine. Les sujets qu'il aborde sont extrêmement divers, allant de l'administration et de la planification sanitaires à la lutte contre la tuberculose, pour laquelle il a gardé une sorte de préférence. Les titres que l'on trouve dans cette oeuvre écrite témoignent d'une remarquable ouverture d'esprit et accidents, alcoolisme, santé mentale, pollution de d'une conscience aiguë de problèmes de l'heure l'environnement, pour n'en citer que quelques -uns. Il crée à cette époque la Revue d'Hygiène et de Médecine sociale dont il partage avec le Professeur Sohier de Lyon la rédaction en chef. Jusque -là je n'ai parlé - trop brièvement pour leur rendre totalement justice - que des activités nationales du Professeur Aujaleu. Mais l'Aujaleu national se double d'un Aujaleu international, celui que beaucoup d'entre nous connaissent et ont appris à apprécier depuis plus de vingt ans. En effet, en qualité de membre de la délégation française, il a participé à la Première Assemblée mondiale de la Santé et par la suite, auprès du Professeur Jacques Parisot, à toutes les assemblées ultérieures sauf deux. A partir de 1958, il est le chef de la délégation française à l'Assemblée mondiale de la Santé. Il assume la présidence des vingt -quatrième et vingt -cinquième sessions du Conseil exécutif de l'OMS en 1959 et 1960. Il est élu Président de la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé en 1968, celle qui devait célébrer le vingtième anniversaire de l'Organisation. Il a présidé jusqu'à cette année le Comité du Bâtiment qui a veillé à l'édification du Siège prestigieux de notre organisation. Depuis 1951, il fait partie du Tableau OMS d'experts de l'Administration de la Santé publique. Il a participé à de nombreux comités d'experts et a accompli, dans différents pays, plusieurs missions de consultation pour l'OMS. Il représente aussi la France au Comité de Santé publique du Conseil de l'Europe. Le Professeur Aujaleu a été activement associé à la participation de la France au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance et a joué auprès du Professeur Debré un rôle déterminant dans la création du Centre international de l'Enfance. I1 a de même joué un rôle essentiel dans les négociations qui ont abouti à la création du Centre international de Recherche sur le Cancer et a été Président de son Conseil de Direction depuis sa création en 1965 jusqu'en 1969. Le Professeur Aujaleu est membre de nombreuses sociétés savantes, parmi lesquelles la Société française de la Tuberculose, la Société médicale des Hôpitaux de Paris, la Société internationale de Transfusion sanguine et 1'American Public Health Association. Il est également Fellow of the Royal College of Physicians de Londres et préside la Ligue française d'Hygiène mentale ainsi que l'Union française pour le Développement de l'Electronique et de l'Informatique médicales. Vous m'excuserez si je ne cite pas toutes les décorations dont le Professeur Aujaleu est titulaire, mais la liste en est longue et impressionnante. Je vous dirai seulement qu'il est Grand Officier de la Légion d'Honneur, distinction suprême de son pays. On me dit que le Professeur Aujaleu a pris sa retraite. J'ai bien de la peine à le croire tant il demeure actif dans tous les domaines. N'est -il pas significatif qu'un de ses travaux les plus récents porte sur une étude prospective de la santé publique dans les principaux pays d'Europe occidentale au cours des vingt prochaines années ? Ce n'est pas là le fait d'un homme qui a renoncé à penser et à agir et qui se contente désormais, comme on dit en Australie, de jouer aux boules Comme vous le voyez, l'oeuvre du Professeur Aujaleu est considérable par sa qualité, par sa variété, par sa portée. Au palmarès du Prix Léon Bernard s'ajoute aujourd'hui un nom prestigieux et je suis ravi de voir la famille du Professeur Aujaleu se trouver ici aujourd'hui pour partager l'honneur qui lui échoit. Je suis heureux d'avoir pu exprimer au Professeur Aujaleu une profonde admiration que partagent avec moi tous ceux qui le connaissent. :

Le Président remet la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard au Professeur E. Aujaleu. (Applaudissements)

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Professeur AUJALEU Monsieur le Président, en remettant, il y a trois ans, alors que j'occupais le fauteuil qui est le vôtre aujourd'hui, le Prix de la Fondation Léon Bernard au Professeur Charvat, je demandais à celui -ci d'accepter de bon coeur l'épreuve que j'allais lui faire subir, celle d'entendre, devant une vaste assemblée, la célébration de ses mérites. Mon tour est venu, j'ai redouté ce moment où j'allais devoir vous écouter, immobile, placé bien en évidence en avant de la tribune, sous les regards, heureusement bienveillants, de deux ou trois cents de mes collègues ou compagnons de travail et de quelques personnes qui me sont chères, et essayant de ne pas me laisser gagner par l'émotion ou, du moins, de ne pas trop le montrer. Vous avez été fidèle à la tradition et vous ne m'avez pas épargné. Vous avez prononcé à mon sujet des paroles élogieuses, beaucoup trop élogieuses où, certainement, grande était la part de l'amitié qui nous unit depuis longtemps. Même si je ne les tiens pas pour entièrement exactes, j'en suis profondément touché. Soyez remercié pour ces paroles et pour la chaleur que vous avez su leur communiquer. Messieurs les membres du Comité de la Fondation Léon Bernard, c'est à vous que je dois, d'abord, témoigner ma gratitude, puisque vous êtes à l'origine du prix que je viens de recevoir. Je vous remercie de m'avoir distingué, à l'unanimité, au milieu d'autres qui auraient pu vous retenir, et d'avoir proposé mon nom aux suffrages de l'Assemblée. Messieurs les délégués, chers collègues et amis, vous avez ratifié le choix des membres du Comité de la Fondation. Dans votre décision, la sympathie que vous portez à un de vos plus anciens collègues a pesé certainement autant que ses mérites. Je vous remercie du fond du coeur, et de la distinction que votre président vient de me remettre, et de l'amitié dont cette distinction est le témoignage. Rompant avec tous les usages, je dis aussi ma reconnaissance au Directeur général et à ses principaux collaborateurs. Certes, je connais les statuts de notre organisation je sais que le règlement n'associe pas le Directeur général à la décision d'attribution du Prix Léon Bernard, et une longue expérience nous a montré que le Directeur général est toujours respectueux du règlement. Mais mon plaisir ne serait pas complet si je ne pensais que lui aussi et ceux qui l'entourent ont désiré que je reçoive ce prix. Devant cette récompense, mes sentiments sont multiples. Le premier est la conscience que j'ai d'avoir accompli, certes, honnêtement ma tâche, mais sans éclat particulier et d'être resté bien audessous des sommets qu'ont atteints la plupart de ceux auxquels votre bienveillance à mon égard m'associe aujourd'hui. A ce sentiment de modestie, qui n'est pas une clause de style, se joignent une immense gratitude, une grande joie et, ce n'est pas contradictoire, une certaine fierté. Ma gratitude va à tous ceux qui m'ont aidé dans mon action quotidienne, aussi bien sur le plan national que dans les réunions internationales, avec une intelligence, un dévouement, une loyauté et un désintéressement auxquels je ne rendrai jamais assez hommage. De surcroît, ces collaborateurs m'ont voué, au cours de ce long et patient travail d'équipe, un attachement qui a résisté à la séparation, qui se manifeste en toutes occasions, et qui éclaire ma retraite. Certains sont ici aujourd'hui les uns dans la délégation française et jusque dans le Secrétariat, les autres, simplement dans l'assistance, venus se joindre aux premiers pour me témoigner leur fidélité. C'est grâce à eux tous que j'ai pu accomplir l'oeuvre à laquelle vous avez trouvé quelques mérites et il est juste de les associer à l'honneur que vous me faites. Quant à la joie et à la fierté, ce sont des sentiments bien naturels au moment où vous venez de donner à ma carrière, qui s'achève, le couronnement le plus beau dont puisse rêver un administrateur, un médecin de santé publique. Le Prix de la Fondation Léon Bernard est certainement la plus haute distinction que puisse recevoir une personne dont l'existence a été consacrée à la médecine sociale et à la santé publique. La preuve en est apportée par la liste, peu nombreuse - moins de quinze en trente -cinq ans -, de ceux qui l'ont reçue avant moi. Ce furent, ou ce sont, des personnalités éminentes. Certaines se sont illustrées d'une manière éclatante et ont pourtant accepté ce prix comme une consécration de leur succès. Toutes ont rendu de grands services à leur pays et à la communauté internationale, à la fois par leurs idées et par leurs réalisations car, pour elles, comme l'écrivait Léon Bernard il y a quarante ans, "l'hygiène" (nous dirions aujourd'hui la santé publique) "n'est pas une science contemplative mais une science : : :

d'action ".

A l'exception de Sawyer, j'ai connu personnellement tous ces lauréats. Ils ont été mes modèles, mes martres ou mes collègues. Je résiste à la tentation d'indiquer les qualités qui m'ont frappé chez chacun d'eux puisque leur éloge a été fait, et en termes excellents, par les Présidents des Assemblées qui les avaient distingués et quelquefois par les lauréats qui leur ont succédé. Qu'il me soit permis cependant d'évoquer en quelques mots, bien imparfaits, la mémoire ou l'oeuvre de ceux d'entre eux qui me sont les plus proches. Je me réjouissais de retrouver, comme chaque année depuis près de vingt ans, et de voir dans cette assistance, mon vieil ami, Sir John Charles, lauréat de la Quinzième Assemblée. Il nous a quittés il y a quelques semaines. Il avait accompli une oeuvre considérable à la tête des services de santé de son

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pays. Il avait été, pendant de nombreuses années, le modèle des délégués, tant par la finesse de son esprit et sa sagesse que par sa tolérance et cette admirable simplicité qui faisait son charme. Parvenu à l'âge de la retraite, il avait continué, pendant douze ans et jusqu'à ces derniers jours, à apporter sa contribution à l'action internationale en travaillant pour notre organisation. L'élévation de sa pensée et l'élégance avec laquelle il exprimait celle -ci, dans un anglais dont la perfection était sensible même aux francophones, l'avaient tout naturellement désigné pour prononcer la Conférence Parisot l'année dernière. Ainsi une occasion, dont nous ne pensions pas que ce fût la dernière, nous a été donnée de lui témoigner notre admiration. Si, aujourd'hui, je ne disposais que d'un seul mot pour, résumer les qualités et le comportement de Sir John Charles, c'est le mot dignité que je choisirais. De sa retraite lointaine, un médecin, qui a bien mérité de l'Organisation mondiale de la Santé, et à qui la Vingtième Assemblée a attribué le Prix Léon Bernard, suit toujours nos travaux. Du Dr Fred Soper, car il s'agit de lui, j'ai reçu il y a trente ans - et notre Président le rappelait à l'instant - un exemple et un enseignement que je n'ai jamais oubliés. C'était en 1943, à Alger, où le Dr Soper, déjà connu par ses travaux pour le compte de la Fondation Rockefeller, avait reçu la charge redoutable d'organiser la protection des armées alliées contre les maladies épidémiques et notamment le typhus, Ses vastes connaissances, son autorité, son esprit d'organisation, sa volonté de collaboration, m'avaient frappé. Son action en Afrique du Nord, puis en Italie, fut couronnée de succès, comme elle devait l'être plus tard à la tête du Bureau sanitaire panaméricain et du Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, qui lui doivent tant. Dans cette liste des lauréats du Prix Léon Bernard, il n'est pas un des moindres et je voudrais qu'il sache que nous ne l'avons pas oublié. Deux Français ont reçu le Prix Léon Bernard Jacques Parisot et Robert Debré. C'est surtout en pensant à eux, parce que je sais quelle place éminente le premier a occupée et le deuxième tient encore dans la médecine française et dans l'action sanitaire internationale, que je mesure le mieux l'honneur que vous m'avez fait en me plaçant à leur côté. Je les ai connus longtemps après la fin de mes études, mais je les considère cependant comme mes véritables maîtres dans les domaines de la médecine sociale et de la santé publique, tant j'ai appris de leurs conversations, de leurs conseils et de leur exemple, au cours d'une collaboration de près de trente années qui se poursuit encore heureusement avec le Professeur Debré. J'ai dit, à l'occasion de son jubilé d'abord et, il y a deux ans, lors de la première des conférences auxquelles son nom est attaché, ce que je pensais du Professeur Parisot. Il n'est pas un domaine de la médecine préventive et de l'éducation sanitaire, du service social et de la médecine sociale, qui n'ait reçu l'empreinte de ses idées et l'impulsion de son action créatrice. Peu ont été plus convaincus que lui des obligations des pays développés à l'égard des peuples déshérités, ainsi que du caractère irremplaçable de l'action internationale. Peu ont consacré plus d'efforts désintéressés à cette action. Au demeurant, il est trop connu de la plupart d'entre vous pour que j'entreprenne de refaire un éloge qui a été prononcé, ici même, à plusieurs reprises. Ce que beaucoup n'ont peut -être pas soupçonné, en raison de son apparence réservée et quelquefois un peu hautaine, et que les personnes qui travaillaient avec lui, dont j'étais, ne tardaient pas à découvrir, c'est qu'il joignait à une fermeté d'âme peu commune, qu'il a manifestée dans plusieurs circonstances exceptionnelles de son existence et jusque sur son lit de mort, une bonté qui le mettait de plain -pied avec ses collaborateurs et faisait de notre travail en commun un plaisir toujours renouvelé où l'on oubliait souvent qui était le maître et qui étaient les élèves, tellement était grande la confiance réciproque. Le Professeur Robert Debré, élève du Professeur Léon Bernard, venu de l'hygiène et de la bactériologie, s'est illustré dans la clinique pédiatrique. Ce médecin, qui n'a jamais séparé la biologie de la clinique et qui a toujours réclamé une place importante pour les laboratoires dans ses services hospitaliers, a été un remarquable clinicien. Il a identifié plusieurs maladies ou syndromes qui portent son nom; il a éclairé la pathogénie de nombre d'autres, et a mis au point beaucoup de schémas de traitement et de thérapeutiques nouvelles. Mais il ne lui suffisait pas de rendre à la santé des milliers de petits malades. Il a aussi mis en évidence, et fait admettre de tous, la place privilégiée de la médecine préventive à l'égard de la femme enceinte, du nourrisson et du jeune enfant. En outre, il a voulu que l'on considère l'enfant, malade ou bien portant, dans sa totalité et en même temps au sein de son milieu. De ces deux conceptions est née la pédiatrie sociale, dont il a été le créateur et l'apôtre, et dans laquelle il a associé le médecin, l'assistante sociale, le psychologue, l'enseignant et même le juge, pour donner à l'enfant son plein développement, le protéger ou le guérir. L'étendue de sa culture générale et de ses connaissances médicales, l'éclat de son enseignement, le rayonnement de ses qualités de coeur, ont attiré autour de lui beaucoup d'étudiants et de médecins. Il a créé une école pédiatrique de renommée internationale dont les nombreux élèves, certains devenus des maîtres à leur tour, ont essaimé, répandu la bonne parole et créé de nouvelles institutions dans bien des pays du monde. Il est ainsi devenu le chef unanimement respecté de la pédiatrie mondiale. :

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Cela aurait pu suffire à sa gloire. Mais au moment où, privés par l'âge de leurs fonctions d'enseignants ou de médecins hospitaliers, les meilleurs se consacrent à des travaux de synthèse, à des présidences académiques ou simplement se reposent, le Professeur Debré n'a pas renoncé à l'action, bien au contraire, et il a commencé une nouvelle carrière. Rien n'a été accompli en France depuis vingt ans dans les domaines de la médecine préventive, de la médecine sociale, de l'enseignement de la médecine, de la recherche médicale, de la démographie, qui ne porte sa marque. Des très nombreuses activités qu'il a entreprises depuis sa mise à la retraite et qu'il poursuit encore, j'en retiendrai deux seulement, faute de pouvoir tout dire et parce qu'elles ont une valeur d'exemple. Inquiet des méthodes trop traditionnelles de la formation médicale en France et du caractère trop clinique de cet enseignement, soucieux de voir les enseignants disposer d'assez de temps pour participer largement à la recherche médicale qui doit être désormais une recherche biomédicale, désireux enfin d'associer plus étroitement l'hôpital à la faculté de médecine dans la triple tâche de soins, d'enseignement et de recherche, le Professeur Debré a conçu, proposé et, dans une grande mesure, obtenu une réforme des études médicales françaises et des statuts hospitalo- universitaires qui rejoint les voeux souvent exprimés par l'OMS. Pour y parvenir, le Professeur Debré a dû jeter, dans ce qui a été un long combat, toute son autorité et tout son prestige. Il faut avoir collaboré à cette tâche pour savoir le courage et la ténacité dont il a fait preuve pour surmonter les traditions périmées, les habitudes confortables, les privilèges et quelquefois les intérêts qui ont été autant d'obstacles. Et que d'inimitiés à la suite de ce combat ; Mais l'oeuvre a été accomplie et l'on mesure déjà ses bienfaits. La deuxième activité que je désire rappeler ne lui a valu, par contre, que des approbations et des satisfactions. Il s'agit de son action dans le Conseil d'administration du FISE et à la tête du Centre international de l'Enfance qu'il a créé de toutes pièces il y a plus de vingt ans et qu'il dirige, oriente et anime depuis sa création. Nombre d'entre vous savent son action déterminante dans l'orientation de la politique du FISE vers les problèmes sanitaires, orientation qui a concouru à rendre plus efficace l'action de l'OMS. Beaucoup savent également quel rayonnement a reçu la pédiatrie sociale de l'enseignement dispensé par le Centre international de l'Enfance et quel bénéfice ont retiré de cet enseignement les personnels de toute nature qui ont la charge de l'enfance dans les pays en voie de développement. A 89 ans, lucide, accueillant à toutes les idées nouvelles à condition qu'elles soient saines et généreuses, enthousiaste et infatigable, le Professeur Debré continue à mener à travers le monde, souvent au prix de longs voyages, sa croisade en faveur de l'enfance. La plupart de mes prédécesseurs ont terminé leur remerciement en évoquant, soit l'histoire ou la philosophie de la collaboration sanitaire internationale, soit un des grands problèmes auxquels s'attaque l'OMS, soit même les vertus exigées des médecins de santé publique. Pour me conformer à cette tradition, je vous entretiendrai pendant quelques minutes d'un aspect probablement peu connu, et en tout cas rarement signalé, des activités de l'OMS, celui de l'action de cette organisation en faveur des pays dits développés. Bien entendu, l'OMS apporte son aide avant tout aux pays en voie de développement. Elle doit continuer et même accentuer cette assistance sélective. Mais il ne serait pas équitable de passer sous silence tout ce que reçoivent d'elle les pays les plus développés. Or, une lecture, même attentive, des programmes et budgets de l'Organisation ne donne pas une image exacte de ce que reçoivent les uns et les d'abord parce qu'on néglige souvent de compter au bénéfice des autres, au moins pour trois raisons pays développés l'assistance apportée par les "services internationaux" de l'OMS sur lesquels je m'expliquerai dans un instant; ensuite, parce que la part des pays développés déborde en fait très largement les sommes qui leur sont directement consacrées; enfin, parce qu'il y a des apports qui ne se mesurent pas en dollars. Quel a donc été, au cours de ces quelque vingt dernières années, l'apport de l'OMS aux pays développés, à leurs services sanitaires, à la santé de leur population ? Il faut citer en premier lieu l'assistance, reçue également par les pays développés et les pays en voie de développement, qui découle de l'activité de services qui ne peuvent fonctionner qu'au sein d'une organisation internationale et qu'on pourrait appeler "services internationaux" de l'OMS. C'est le cas, pour ne prendre que quelques exemples, de l'assistance fournie au titre de l'application du Règlement sanitaire international, des renseignements émanant du service de pharmacovigilance, ou du service des statistiques, demain peut -être du service de la surveillance de la pollution du milieu. On peut rapprocher de ces services celui de la documentation, dont l'intérêt sera apprécié lors de la prochaine Assemblée et dont l'activité est au moins aussi profitable aux pays développés qu'aux pays en voie de développement. De même, pour les activités aboutissant à l'établissement de différentes normes (eau potable, radiations, éléments polluants, etc.). Dans une deuxième catégorie d'assistance, on peut ranger l'action de l'OMS contre des fléaux qui, cancer, maladies mentales, affections cardioactuellement, frappent surtout les pays industrialisés vasculaires, rhumatismes chroniques. Si cette action n'est pas sans bénéfice pour les pays en voie de développement qui savent que ces fléaux les atteindront plus gravement un jour, à moins qu'on arrive à les prévenir d'ici là, elle est surtout précieuse aujourd'hui pour les pays dits développés. : :

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La recherche médicale subventionnée par l'OMS s'adresse aux problèmes des deux groupes de pays avec, cependant, une prédominance pour ceux des pays en voie de développement. Mais bien des recherches concernant ces derniers sont effectuées dans des laboratoires de pays développés qui bénéficient ainsi d'une aide indirecte, non négligeable, de l'OMS. L'action menée par l'Organisation dans les pays en voie de développement peut, elle -même, avoir des répercussions heureuses dans les pays développés. J'en vois une preuve éclatante, parmi d'autres, dans l'adoption par les pays développés des méthodes de traitement de la tuberculose mises au point par l'OMS en Asie et en Afrique. Enfin, il est juste de dire qu'il n'y a pas de pays pleinement développé dans toutes les activités sanitaires; les plus avancés d'entre eux bénéficient quelquefois de l'assistance d'experts de l'OMS très spécialisés. Mais c'est certainement dans le domaine du perfectionnement des personnels que l'OMS apporte sa contribution la plus importante aux pays développés. Les services sanitaires de ces pays ont trouvé dans les bourses de l'OMS, dans leur participation - soit aux frais de l'Organisation, soit à leurs propres frais - aux séminaires, conférences et cours internationaux que l'OMS organise, des moyens irremplaçables d'information et de perfectionnement. Sans doute pourrait -on penser que ces pays ont des possibilités financières suffisantes pour assurer eux -mêmes le perfectionnement de leur personnel sanitaire. C'est probablement exact, bien que les services de santé ne soient pas toujours les mieux pourvus. Mais là, comme dans bien des domaines, un catalyseur est nécessaire. Si des cours, conférences et séminaires n'étaient pas organisés, si des occasions n'étaient pas offertes, s'il ne s'était pas créé une sorte d'obligation morale de participer à des réunions internationales parce que les voisins y participent et qu'on ne peut rester isolé, la plupart des pays développés n'auraient pas perfectionné le personnel sanitaire, comme ils ont pu le faire grâce à l'OMS. Avec les comités d'experts nous touchons à la fois aux domaines du perfectionnement des personnels, de l'organisation et du fonctionnement des services et à la définition même de la politique sanitaire. Des milliers d'experts, de tous les domaines de la médecine, originaires de tous les pays du monde, dont beaucoup ne se seraient probablement jamais rencontrés, ont été réunis, par petits groupes, sur des sujets déterminés, ont confronté leurs idées et leur expérience, fait le point de l'état d'avancement de nos connaissances, suggéré les recherches à entreprendre et les mesures qui devaient être prises à la lumière de ces connaissances. L'on a vu ainsi, dans tous les domaines importants, s'élaborer peu à peu une politique de la santé, basée sur les progrès les plus récents de la biologie et de la médecine, mais suffisamment souple pour s'adapter aux conditions socio- économiques des différents pays du monde. C'est le mérite de notre organisation d'avoir obtenu la collaboration de ces personnalités, mais aussi d'avoir su tirer tous les développements possibles de ce que celles -ci ont apporté à l'OMS. Les rapports des comités d'experts, auxquels il faut joindre les monographies et les cahiers de santé publique, rédigés par des consultants, constituent une "somme" qui est un guide incomparable pour les services de santé nationaux, peut -être davantage encore pour ceux des pays développés que pour ceux des pays en voie de développement. Pour toutes les activités qui viennent d'être énumérées, on arrive à retrouver, quelquefois difficilement, les crédits budgétaires correspondants sans que l'on puisse alors, le plus souvent, faire le partage entre les sommes qui vont à chacun des groupes de pays que je considère. Il n'en va pas de même de ce qui va suivre et qui représente cependant un apport fort important de l'Organisation aux services et au personnel de santé publique des pays développés. L'Assemblée mondiale de la Santé réunit chaque année les responsables des services de santé publique de tous les pays du monde, et les comités régionaux ceux des pays de la Région correspondante. Un des résultats, fort précieux, de ce que l'on pourrait considérer comme des réunions académiques est le suivant. Le fait de participer, ou simplement d'assister, aux discussions qui se déroulent au cours de ces réunions réalise un brassage d'idées profitable à tous, même aux plus instruits. Il nous oblige à sortir de l'isolement intellectuel où se complaît trop facilement l'administration, à ouvrir les yeux sur les évolutions qui se produisent dans le monde et à réviser nos conceptions. Il nous amène à remettre en cause les structures de nos services qu'une tendance naturelle conduirait à maintenir, même lorsque ces structures sont périmées, et nous fournit des arguments pour obtenir les concours et les adhésions nécessaires. L'Assemblée mondiale de la Santé est une véritable école des responsables nationaux de la santé publique et je comprends pourquoi tant de délégués regretteraient que ses réunions soient espacées. Cette stimulation, qui s'est exercée sur nous tous, n'est pas un des moindres avantages retirés de l'Organisation mondiale de la Santé. Personnellement, et je ne dois pas être le seul dans ce cas, je lui dois beaucoup et les services que j'ai dirigés en ont largement bénéficié. Ce perfectionnement professionnel, cet élargissement de nos connaissances générales et de l'horizon de chacun de nous, ne sont pas les seuls avantages personnels que nous vaut la fréquentation de l'Organisation. Les contacts, les échanges de vues, les discussions avec les délégués et avec les fonctionnaires du Secrétariat, la connaissance que nous prenons ainsi des besoins et souvent, hélas, de la misère des autres pays, éveillent et font grandir en nous la notion de solidarité entre peuples que

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notre formation médicale, plus qu'une autre, nous a préparés à accueillir. Ainsi nous nous élevons peu à peu du plan national, où l'égoîsme sacré était hier encore un dogme, au plan international et nous apprenons à sentir, à penser et à agir en citoyens du monde. Plus encore que d'avoir fait de moi un meilleur administrateur de santé publique, je suis reconnaissant à l'Organisation mondiale de la Santé d'avoir développé en moi la conscience internationale. Les maîtres que j'ai évoqués tout à l'heure m'ont élevé de la médecine à la médecine sociale; l'OMS, c'est -à -dire vous tous, m'a fait franchir une nouvelle étape en m'amenant à prendre conscience des nécessités, de la grandeur et de la noblesse de l'action internationale. Que tous, en ce jour, en soient remerciés. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Professeur Aujaleu. Avant de lever la séance, je rappellerai que le Bureau doit se réunir immédiatement. La séance est levée. :

La séance est levée à 12 h.50.

SEPTIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 6 mai 1971, 15 h.30

Président par intérim

:

Dr S. PHONG -AKSARA (Thailande)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -- SIXIEME ET QUARANTE- SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 (suite) :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Le Président m'a demandé de le remplacer cet après -midi et je le fais avec grand plaisir. Avant de passer à notre ordre du jour, je tiens à dire que j'apprécie vivement l'honneur que vous avez fait à mon pays en m'élisant Vice -Président de l'Assemblée. Je vous en remercie chaleureusement au nom de mon pays et au nom de la délégation de la Thailande à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous reprenons maintenant la discussion générale des points 1.9 et 1.10 de l'ordre du jour. Je donne la parole au premier orateur inscrit, le Dr Gutiérrez Muñiz, délégué de Cuba. Le Dr GUTIÉRREZ MUÑIZ (Cuba) (traduction de l'espagnol) Nous nous permettons tout d'abord de féliciter le Directeur général pour son excellent Rapport et d'adresser un salut chaleureux aux membres du bureau de la Vingt -Quatrième Assemblée et aux distingués délégués, leur souhaitant à tous le plus grand succès dans l'accomplissement de leur tâche. Notre délégation a examiné attentivement le Rapport du Directeur général. Le Rapport ne donne pas seulement une analyse des activités de l'Organisation en 1970; il contient aussi de profondes réflexions sur les principales implications, pour l'avenir, des problèmes de santé auxquels le monde d'aujourd'hui doit faire face. C'est vers la solution de ces problèmes que doivent âtre orientés les objectifs d'une politique générale, tant celle de l'OMS que celle de chaque pays. Il ressort du Rapport que si l'on examine séparément chacun des aspects des différents programmes et de la situation des divers pays on y trouve la preuve réconfortante que d'année en année se poursuivent les progrès et les réalisations, mais que si l'on analyse l'ensemble de ces situations comme les éléments d'un tout on constate un écart dramatique entre les pays développés et les pays sous -développés. Le développement résulte essentiellement de la maîtrise de connaissances scientifiques et techniques avancées; le sous -développement, conséquence dans la plupart des cas d'une déformation de la structure socio- économique du pays, dérive de l'absence de ces connaissances et cet état de choses se solde tragiquement par une disparité chaque jour plus marquée entre les sociétés qui ont tout et celles où la majeure partie de la population vit pratiquement dans la misère. "Certes, le taux de mortalité a notablement Le Dr Candau dit textuellement dans son Rapport baissé chez les jeunes enfants de nombreux pays en voie de développement et certaines formes graves de malnutrition protéino -calorique ont apparemment régressé, mais le problème n'en demeure pas moins extrêmement préoccupant." Ces deux signes implacables, la faim et les conditions de vie infrahumaine se retrouvent trop souvent dans un monde où les voyages cosmiques et les ordinateurs témoignent d'une haute civilisation. Au début de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, il est certain que le chemin parcouru est insuffisant et que ce que le concert des nations peut accomplir dans la marche vers le progrès est d'une portée limitée. L'autre élément du progrès, élément fondamental, résidera dans la volonté des peuples eux -mêmes, dans les efforts déployés pour transformer leur situation socio- économique en tirant parti à leur profit de toutes leurs ressources nationales; si ces deux facteurs n'agissent pas conjointement, l'OMS ne pourra pas atteindre les nobles objectifs qu'elle -s'est fixés pour le bien de toute l'humanité. Dans le cadre de ces considérations inspirées par le Rapport du Directeur général, nous souhaitons exposer certaines des réalisations que notre pays poursuit actuellement dans le domaine de la santé. Le Ministère de la Santé publique a établi des plans sanitaires pour la deuxième décennie du pouvoir révolutionnaire à Cuba. Un des éléments les plus ambitieux et les plus importants socialement du plan général est le programme de réduction de la mortalité infantile, programme dont le nom indique l'objectif fondamental alors qu'il s'agit en réalité du programme de protection maternelle et infantile. Les taux élevés de mortalité infantile sont une des conséquences les plus dramatiques du sous -développement et ces taux sont effrayants dans les pays sous -développés. A la fin de la première décennie du pouvoir révolutionnaire à Cuba, notre pays, avec un taux de mortalité infantile de 40 pour 1000 naissances vivantes, avait réussi à se situer à cet égard à un niveau intermédiaire entre : :

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celui des pays développés et celui des pays sous -développés. L'application rapide des techniques modernes aux activités organisées et planifiées d'un programme visant à élever le niveau de santé de la mère et de l'enfant nous permet d'augurer des résultats très favorables pour un projet de ce genre, lequel repose sur l'existence d'une infrastructure de services de santé intégrés desservant toute la population et d'un système efficace de formation du personnel, et sur les progrès de l'information et de la recherche médicales. Des réalisations considérables ont marqué les dix premières années d'application du processus révolutionnaire qui a changé la structure socio- économique de notre pays et elles servent maintenant de base à ce programme; nous ne les citerons que sur certains points où elles peuvent fournir des éléments d'information. Il a été créé sur tout le territoire du pays un vaste réseau de services préventifs et d'assistance qui assure la couverture de toute la population et qui a été développé; nous signalerons, entre autres chiffres, que nous disposons de 5,9 lits pour 1000 habitants et de 3,9 lits pour 1000 enfants; pour desservir ce réseau, on compte un médecin pour 1000 habitants, et 28 000 techniciens ont été formés au cours des dix dernières années. Le pays est divisé en circonscriptions Ces unités constituent la sanitaires qui disposent de 308 polycliniques et 48 hôpitaux ruraux. base sur laquelle s'établit tout le système de prévention et d'assistance du pays. De tous les accouchements, 90 % sont pratiqués par des médecins dans les maternités, et en 1970 la moyenne des consultations prénatales s'est établie à 6,6 pour chaque naissance survenue sur notre territoire. Les dépenses par habitant pour la santé ont augmenté de sept fois pendant les dix premières années. La lutte contre les maladies transmissibles a marqué des progrès constants dont nous ne mentionnerons que les plus intéressants. La gastro- entérite, qui était la principale cause de mortalité infantile avec un taux de 62 pour 100 000 habitants, a diminué au point que ce taux s'est trouvé réduit de plus des deux tiers; à la suite d'un programme d'éradication de la poliomyélite par l'administration de vaccin buccal, on n'a enregistré depuis 1964 qu'un seul cas, en 1970, chez un enfant non vacciné. Une autre maladie de forte endémicité dans notre pays, le paludisme, a disparu grâce au succès d'un programme de lutte entrepris en collaboration avec l'OMS, et pendant que siège la présente assemblée, une commission du BSP se trouve à Cuba pour procéder à l'examen final des résultats du programme d'éradication du paludepuis plus de trois ans, on n'a enregistré dans le pays aucun cas autochtone et Cuba pourra disme donc faire son entrée dans le groupe des nations qui se sont affranchies de cette maladie. J'ai exposé quelques -unes des raisons qui nous permettent de prévoir des programmes plus ambitieux, comme celui de la réduction de la mortalité infantile, en vue d'atteindre des taux comparables à ceux dont beaucoup de pays développés font état aujourd'hui. Ainsi avons -nous franchi victorieusement les principales étapes de la lutte contre les maladies transmissibles et créé une infrastructure qui permet des activités sanitaires du niveau le plus élevé, fondées sur la recherche scientifique. La formation progressive de personnel qualifié et la mobilisation des masses pour les activités sanitaires s'ajoutent aux éléments essentiels qui nous permettent d'envisager avec enthousiasme et optimisme l'avenir de la situation sanitaire de notre peuple, ce qui répond à l'un des objectifs les plus chers la santé de l'homme conçue comme le plus complet état de bien -être de notre société socialiste physique, mental et social. Nul ne conteste que l'OMS doit entreprendre un effort avec tous les peuples du monde et pour le bien de tous; malheureusement, un groupe de nations comptant des millions et des millions d'êtres humains n'est pas représenté ici et cette noble assemblée a un point faible le principe d'universalité n'y est pas respecté. A son ordre du jour est inscrite la question de l'admission de la République Démocratique Allemande, pays qui remplit très largement les conditions nécessaires pour faire partie de l'OMS et qui, grâce à son développement en matière de santé publique, pourrait apporter une contribution considérable à la cause de la santé. Nous devons souligner en outre que l'absence de la République populaire de Chine et de la République démocratique du Viet -Nam à cette assemblée nous fait sentir que d'immenses abîmes restent à combler et que des intérêts étrangers à la santé mondiale font obstacle à la réalisation des nobles objectifs de l'Organisation. Nous ne pouvons terminer notre intervention sans dénoncer à cette haute tribune la guerre d'extermination que l'impérialisme nord -américain fait subir aux populations de l'Indochine. Il n'est pas d'exemple dans l'histoire de l'humanité qu'un pays aussi puissant, profitant de son avance technologique, ait imposé à un petit pays une guerre aussi impitoyable, visant à la destruction totale, et l'histoire n'offre pas non plus d'exemple d'une lutte aussi héroique que celle que livrent victorieusement ces populations, auxquelles nous donnons un appui inconditionnel. Le Viet -Nam apporte la preuve la plus poignante des sacrifices qu'un peuple peut consentir pour la lutte contre l'exploitation; néanmoins, cela n'empêchera pas les populations d'atteindre petit à petit leurs objectifs et la santé, dans son acception la plus large, sera l'une des conquêtes les plus précieuses de l'humanité. : : :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) suivant est le délégué du Ghana, M. Dombo. :

:

Merci, Docteur Gutiérrez Muñiz. L'orateur

M. DOMBO (Ghana) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, au nom du Gouvernement de la République du Ghana, nous avons grand plaisir à vous adresser nos félicitations les plus chaleureuses pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes

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certains qu'avec le concours des éminents délégués qui ont été élus aux postes de vice -présidents vous conduirez à bonne fin les travaux de cette assemblée. Une fois de plus, nous sommes heureux de nous retrouver à Genève où siège l'Assemblée mondiale de la Santé, de pouvoir y rencontrer d'anciens collègues et y faire de nouvelles connaissances. Ma délégation apprécie particulièrement l'efficacité avec laquelle, comme toujours, sont organisés les travaux de l'Assemblée. Le Gouvernement de la République du Ghana s'est consacré plus activement que jamais au développement des zones rurales. C'est là, hors de nos villes en expansion rapide, que se trouve le support de l'économie du pays, l'agriculture. En tant que travailleurs sanitaires nous devons, parallèlement aux efforts de développement entrepris à l'échelon national, veiller à ce que les populations rurales bénéficient de services satisfaisants de médecine curative et préventive. Nous sommes résolus à faire en sorte, dans les limites de nos ressources matérielles et humaines, que notre peuple ait "la possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre .. l'un des droits fondamentaux de ,

tout être humain ".

Nous félicitons le Directeur général du Rapport annuel où sont présentés d'une façon frappante les progrès accomplis par l'OMS dans tous les domaines de l'action de santé publique. Venant d'un pays en voie de développement, nous nous intéressons aux efforts qui sont déployés pour promouvoir la santé publique sous tous ses aspects et nous en sommes reconnaissants. Nous avons adopté la politique de développement des services de santé de base que l'OMS préconise et nous sommes reconnaissants à l'Organisation et au FISE de toute l'aide qu'ils nous apportent au titre de notre accord tripartite. L'OMS et le Fonds spécial des Nations Unies ont continué à nous apporter leur aide pour nos projets relatifs à l'hygiène du milieu, qui sont très nécessaires en raison d'une urbanisation rapide. Nous avons entrepris de mettre en place de vastes réseaux d'égouts et des approvisionnements en eau dans les zones rurales, et ces organisations nous ont fourni à ces fins une aide précieuse tant en personnel qu'en moyens matériels. Depuis quelques années, la campagne de lutte contre les maladies transmissibles était axée sur l'éradication de la variole et de la rougeole, mais le choléra apparaît maintenant comme un nouveau sujet de préoccupation. En assurant la coordination de nos activités inter -pays, l'OMS nous offre la possibilité d'entretenir des contacts directs avec les pays voisins, ce qui est très apprécié par mon gouvernement. Deux séminaires d'éducation sanitaire très réussis ont été organisés en 1969 et 1970 au centre de formation sanitaire rurale de Kintampo avec le concours de consultants de l'OMS et l'aide du FISE. Ces séminaires ont réuni des cadres sanitaires supérieurs, venus de nos régions pour procéder à des échanges de vues et recueillir des renseignements nouveaux au sujet de l'organisation de nos services de santé. Nous sommes également reconnaissants au Dr C. N. D. Taylor, consultant de l'OMS, de nous avoir remis un rapport détaillé qui conduira à l'adoption d'une nouvelle loi sur la santé publique, devant constituer la base légale de notre action de santé publique. Nous devons mentionner aussi les précieux conseils que M. Kimble et le Dr Bashiru nous ont donnés au sujet de l'organisation de nos services administratifs et de nos magasins de fournitures. Nous attendons avec grand intérêt le rapport sur ces points.

La République du Ghana élabore actuellement un plan à moyen terme de développement socioéconomique. Ce plan mettra l'accent sur la production agricole et minière. Un haut rang de priorité sera attribué à l'industrialisation. Les problèmes de santé retiendront donc l'attention de tous les intéressés, puisqu'il faut éliminer jusqu'aux affections bénignes pour supprimer l'absentéisme et l'apathie. Un programme national de planification familiale a été lancé à la suite du recensement de la population que le Ghana a publié en mars 1969. Le Gouvernement est résolu à améliorer les conditions de vie en offrant des services de planification familiale à tous et en particulier aux populations des zones rurales. Dès septembre 1970, nous avons été avisés de l'apparition du choléra El Tor en Afrique occidentale et nous avons été tenus régulièrement au courant de sa progression le long de la c8te occidentale de l'Afrique. A partir du moment où la maladie a atteint notre frontière occidentale, le 23 octobre 1970, nous avons maintenu des équipes de surveillance le long de la frontière, particulièrement dans la région occidentale en raison du grand nombre de personnes qui franchissent la frontière tous les jours dans cette région. Les fonctionnaires sanitaires en poste dans ces zones cherchaient à dépister les personnes présentant des signes de diarrhée et recueillaient des échantillons qui étaient examinés dans nos laboratoires de Takoradi et d'Accra. Outre la constitution des équipes de surveillance, des plans ont été établis pour le cas où la maladie finirait par gagner le pays, et en supposant qu'au début 500 personnes seraient atteintes. Ainsi, des médicaments, du liquide de réhydratation et le matériel nécessaire au traitement des cas attendus ont été entreposés dans toutes les régions du pays et des stocks de réserve ont été constitués à Kumasi et à Accra. Nous avons reçu du vaccin anticholérique de l'OMS et d'autres sources extérieures. De son c8té, le Gouvernement a acheté 2 500 000 doses de vaccin anticholérique. On a procédé à la vaccination totale des groupes cibles, puis des populations des zones infectées.

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Du fait de la nature de la maladie, le nombre total des cas indiqués comprend des cas non confirmés. L'absence d'une action unifiée, coordonnée et intégrée reposant sur une coopération régionale, politique et technique a contribué à la propagation de la maladie. Ma délégation aimerait que nous discutions en commission de la façon dont il faudrait agir pour lutter contre cette maladie dans un continent comme l'Afrique. A ce sujet, nous avons présenté un document sur le choléra tel qu'il est apparu au Ghana. Monsieur le Président, nous sommes heureux d'annoncer que l'Ecole de Médecine du Ghana continue à se développer. Les premiers diplômés de cette école ont été au centre de la campagne de lutte contre le choléra, dont je viens de parler, et je suis fier de signaler que ces jeunes hommes et ces jeunes femmes font preuve d'un courage et d'un enthousiasme exceptionnels. Ils continueront certainement à aborder avec le même courage d'autres situations aussi difficiles. La formation de chefs de centres de santé devant servir d'auxiliaires aux médecins, ainsi que d'infirmières, de sages -femmes et d'autres auxiliaires des services de santé des collectivités continue à retenir toute l'attention voulue car elle est indispensable au développement des services de santé de base. Un programme complet de formation d'infirmières a été mis en route et nous comptons que nos programmes de soins infirmiers en bénéficieront bientôt. Nous ne sommes pas parvenus à arrêter "l'exode des cerveaux' et à renverser ce mouvement, et j'ai le regret de dire que plus d'une centaine de Ghanéens, dont certains sont des spécialistes, exercent dans des pays d'Europe occidentale. Nous sommes néanmoins reconnaissants aux nations amies, notamment les pays du Commonwealth, les Etats -Unis d'Amérique et l'Allemagne occidentale, ainsi qu'à l'OMS, qui nous accordent généreusement des bourses d'études. Nous continuerons à nous efforcer de tirer le meilleur parti possible des possibilités ainsi offertes. Le Ghana et les pays anglophones voisins sont actuellement en pourparlers en vue de la création de centres d'enseignement postuniversitaire en médecine et sciences apparentées. Nous espérons, par la création de centres postuniversitaires locaux ou régionaux, non seulement tirer parti des ressources locales, mais aussi mettre fin à l'exode coûteux d'un personnel déjà peu nombreux. En terminant, je tiens, au nom de ma délégation, à féliciter l'OMS de la façon remarquable dont est organisée l'Assemblée de cette année, qui se tient une fois de plus au Siège de l'Organisation. Nous voulons aussi remercier vivement de leur hospitalité les habitants de la belle ville de Genève ainsi que le Gouvernement du Canton. Nous sommes convaincus que l'Organisation mondiale de la Santé, soutenue par les apports que lui font ses Etats Membres, atteindra ses nobles idéaux dans toutes les parties du monde. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au délégué de la Gambie, M. Garba -Jahumpa. :

Merci, Monsieur Dombo. Je donne la parole

M. GARBA- JAHUMPA (Gambie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi, Monsieur le Président, de vous présenter les félicitations les plus sincères de ma délégation pour votre élection aux hautes fonctions de président de l'Assemblée mondiale de la Santé. Je félicite aussi les Vice -Présidents de leur élection. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de vous transmettre les voeux de notre Président, Sir Daouda Jawara, ainsi que du Gouvernement et du peuple de la République de Gambie. Le Directeur général nous a guidés avec patience et compréhension pour nous permettre d'être admis à l'OMS en tant que Membre à part entière. Nous le prions donc d'accepter nos remerciements très sincères et reconnaissants. Nous tenons particulièrement à vous remercier, Monsieur le Président, et à remercier votre prédécesseur, le Professeur Ayé, ainsi que les chefs des délégations de nombreux Etats Membres, de nous avoir félicités de l'admission de notre pays au sein de cette auguste organisation. L'accueil chaleureux qui nous a été fait m'a rappelé le discours que notre Président, Sir Daouda Jawara, a prononcé l'an dernier devant l'Assemblée générale des Nations Unies lors de la célébration du vingt -cinquième anniversaire de cette organisation. Il a dit notamment que la Gambie ne se connaissait pas d'ennemis et que si elle en avait, elle ne le savait pas. Notre délégation partage cette opinion sans aucune réserve. Aussi sommes -nous heureux de nous sentir entre amis aujourd'hui. La Gambie n'est certes pas restée à l'écart avant son admission, loin de là. Nous avons collaboré avec l'Organisation à de nombreux projets utiles et avons participé à de nombreuses activités organisées à la fois par le Siège de l'OMS et par le Bureau régional sous la direction de notre éminent et sympathique Directeur régional, le Dr Alfred Quenum. En vertu des liens spéciaux qui nous associent au Gouvernement du Royaume -Uni, nous avons bénéficié d'une assistance technique ainsi que de dons et prêts généreux qui nous ont permis de financer des projets d'action sanitaire dans notre pays. Nous devons mentionner aussi, dans le domaine de la coopération internationale, l'aide généreuse du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique grâce à laquelle la Gambie a pu participer au programme régional d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole. Nous sommes vraiment très reconnaissants à ces pays qui, de leur côté, ont été très impressionnés par les résultats obtenus en Gambie. Ces réalisations se trouvent consignées dans un rapport déposé, je :

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crois, au bureau du Directeur général. Enfin, il nous est très agréable de signaler que nous avons continuellement relu une aide de pays du Commonwealth dans le domaine de l'assistance technique, plus particulièrement de nos voisins, la Sierra Leone, le Ghana et le Nigéria. En tant que nouveau Membre, nous avons commencé par faire part de nos impressions. Il convient cependant ici de dire que nous entendons jouer notre rôle de Membre et que nous espérons le jouer bien et contribuer à maintenir à un niveau élevé les débats et les activités de l'OMS. Peut -être serait -il présomptueux de notre part de présenter des observations sur les rapports actuellement en discussion, mais nous sommes certains que ce qu'ils contiennent peut nous être très utile et nous espérons en tirer le meilleur profit. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je vous remercie une fois de plus de l'accueil chaleureux que vous nous avez accordé. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Garba- Jahumpa. Je donne maintenant la parole à l'orateur suivant qui est le délégué de la Roumanie, le Dr Aldea. :

Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord, au nom de la délégation roumaine, présenter au Président ainsi qu'aux Vice -Présidents les félicitations les plus chaleureuses à l'occasion de leur élection aux importantes fonctions de direction de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Qu'il me soit permis en même temps de présenter au Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs nos appréciations et félicitations les plus sincères pour leur activité compétente et infatigable en vue de la protection et de la promotion de la santé dans le monde. Dans mon allocution, je me bornerai à relever dans le Rapport du Directeur général certains aspects qui sont étroitement liés à l'adaptation permanente de l'Organisation aux grands problèmes auxquels nous devons donner une réponse par notre activité. Premièrement, pour commencer, j'aimerais souligner l'importance de la coopération internationale dans le cadre de l'OMS, idée dont la réalisation est hautement appréciée et activement soutenue par mon pays. La mise en valeur multilatérale, à l'avantage de tous, de l'expérience acquise par chacun de nos pays ne saurait être réalisée que dans le cadre d'une large coopération qui suppose l'universalité de l'OMS. C'est justement pour cette raison que ma délégation exprime le regret qu'une série d'Etats qui pourraient apporter une contribution particulièrement efficace à nos efforts collectifs ne se rangent pas encore parmi les Membres de cette organisation malgré leur volonté. L'absence de représentants légitimes du peuple chinois, qui compte plusieurs centaines de millions d'individus, ainsi que celle de la République Démocratique Allemande, de la République populaire démocratique de Corée, de la République démocratique du Viet -Nam du Nord, ne font que nuire à la réalisation de nos buts tels qu'ils sont inscrits dans l'acte fondamental de l'OMS. Je tiens à exprimer en même temps le souci permanent que nous cause la persistance des foyers de guerre, qui constituent autant de dangers sérieux pour la vie, pour la santé et les aspirations les plus nobles de l'humanité. Deuxièmement, caractéristique essentielle de notre siècle, l'essor de la science et de la technologie, conjointement avec les immenses avantages qu'il procure, soulève aussi des problèmes difficiles d'adaptation aux nouvelles conditions de milieu et de vie. C'est ainsi qu'afin de prévenir une altération peut -être beaucoup plus grave pour la santé des peuples, nous sommes convaincus de l'importance fondamentale de la recherche concernant le rôle des facteurs nouveaux de l'environnement - physiques, chimiques, biologiques, psychologiques et sociaux - dans le cadre du système écologique humain. Nous estimons que de nombreux pays, dont la Roumanie, où le processus d'industrialisation et d'urbanisation se déroule à une cadence accélérée, ont déjà acquis une expérience notable sur le plan national, expérience qui pourrait être, avec l'aide active de l'OMS, développée et élargie afin d'appréhender dès leur phase précoce ces problèmes complexes qui se posent dans le domaine de l'écologie humaine. Notre organisation pourrait inscrire parmi ses programmes de travail la collecte et l'analyse des données et des résultats obtenus dans les pays confrontés avec ces problèmes et mettre ensuite les renseignements collectés et analysés à la disposition de tous par l'intermédiaire d'un système informationnel adéquat. On pourrait ainsi également établir une méthodologie concernant la détection et la surveillance de divers facteurs nouveaux de l'environnement, applicable à l'échelle -internationale. Ceci permettrait à l'OMS de contribuer d'une manière active à la prévision de diverses tendances de mutations écologiques dans différentes régions ou zones géographiques. Ainsi qu'il ressort de façon manifeste de données récentes, une étroite coopération entre les Etats, sous l'égide de l'OMS, est indispensable dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles. Grâce à l'enregistrement dynamique des données épidémiologiques, il serait possible d'envisager la réalisation d'un climat de coopération et de confiance réciproque et de sécurité générale, qui conduira à l'application de mesures raisonnables et efficaces de prévention et de lutte contre les maladies transmissibles, surtout contre les maladies quarantenaires. En même temps, la création d'un fonds spécial dont le Directeur général pourrait disposer pour la lutte contre les épidémies et les calamités, fonds qui serait autant que possible alimenté par des sources extrabudgétaires, permettrait à l'Organisation des interventions rapides et une aide efficace dans certaines situations spéciales. :

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Troisièmement, la planification des programmes de santé à long terme pose des problèmes spéciaux à toutes les administrations nationales. Bien que des efforts remarquables aient été déployés jusqu'à présent, nous estimons que les préoccupations actuelles dans cette voie sont encore insuffisantes. En utilisant l'expérience acquise dans nombre d'Etats Membres, l'OMS pourrait établir une méthodologie pour l'élaboration des programmes de santé, par exemple l'éradication de quelques maladies transmissibles, la lutte contre la tuberculose, le contrôle et la prévention de certaines maladies chroniques, la lutte contre la pollution, etc., qui pourrait servir à la préparation du programme national de santé, partie intégrante du plan national de développement des pays respectifs. Nous estimons que dans la perspective des programmes futurs de l'OMS, il sera particulièrement important de choisir, sur la base de l'analyse des priorités nationales par rapport aux données spécifiques régionales, les problèmes qui représentent les facteurs communs d'une zone aussi large que possible (par exemple, la zone européenne, africaine) ou, selon les besoins, de zones circonscrites comme la zone balkanique. Ainsi, en assurant la coopération entre les programmes nationaux et un programme général, on réalisera la concentration de tous les efforts humains et matériels afin de résoudre dans le plus bref délai possible un certain problème. Pour assurer le développement d'une telle activité, il est nécessaire qu'au niveau de l'OMS existe un centre de stockage des informations concernant la situation et les résultats des recherches scientifiques entreprises dans le monde entier sur quelques problèmes considérés comme prioritaires et d'intérêt général, centre auquel tous les Etats Membres puissent faire appel; cela représenterait l'aide la plus efficace pour les administrations sanitaires nationales. Dans le contexte politique et social de la société internationale contemporaine, les préoccupations et l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé acquièrent une résonance particulière, car elle a comme objectif principal la protection et la promotion de la santé, de la vie. C'est pourquoi nous estimons que l'activité déployée par l'OMS devrait être étroitement liée aux mesures et actions envisagées par l'ensemble des organismes des Nations Unies au bénéfice de la protection de la santé et de la vie humaine, de l'épanouissement physique et intellectuel de l'homme. Permettez -moi de rappeler à ce sujet, Monsieur le Président, la résolution 2667 du 7 décembre 1970 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt -cinquième session et intitulée "les conséquences économiques et sociales de la course aux armements et ses effets profondément nuisibles sur la paix et la sécurité dans le monde ", aux termes de laquelle les Nations Unies entreprennent une étude multilatérale à ce sujet. Il nous semble important que l'OMS s'attache à examiner la possibilité d'une coopération à l'établissement de cette étude, puisqu'il est connu que les armements se répercutent négativement aussi sur le domaine de compétence de notre organisation. Je ne pourrais conclure, Monsieur le Président, sans exprimer au nom de mon pays une haute appréciation de la solidarité internationale qui nous a été témoignée et de l'aide que nous avons reçue de l'OMS, des autres organisations internationales et des Etats Membres lors des graves calamités naturelles qui ont affecté la Roumanie aux mois de mai et juin 1970. En même temps, je tiens à assurer la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé que la Roumanie fera tout ce qui dépendra d'elle pour renforcer le rôle de notre organisation dans la protection et la promotion de la santé dans le monde. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) le délégué de l'Autriche, le Dr Bauhofer. :

Merci, Docteur Aldea. L'orateur suivant est

Le Dr BAUHOFER (Autriche) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, j'ai le grand plaisir, au nom du Gouvernement et de la délégation de l'Autriche, de vous féliciter de votre élection, Monsieur le Président, ainsi que les Vice -Présidents et le Président de la Commission A. Je me permets de saisir l'occasion qui m'est offerte de remercier les distingués délégués de l'honneur qu'ils ont fait à mon pays en m'élisant à la présidence de la Commission B. Ma délégation a pris connaissance du Rapport du Directeur général avec un vif intérêt. Je tiens à remercier le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellent Rapport annuel sur l'activité de l'OMS qui nous montre d'une manière frappante les remarquables résultats obtenus avec des fonds relativement limités. Toutefois, la tâche restant à accomplir est énorme. Nous ne devrons pas l'oublier lorsque nous discuterons, dans les commissions principales, des activités futures de l'OMS. Je me bornerai à examiner ici deux points du Rapport du Directeur général. Le premier point concerne l'épidémie de choléra qui a éclaté l'an dernier dans la Région européenne. Beaucoup de choses ont déjà été dites et les orateurs précédents ont fait de nombreuses observations à ce sujet, ce qui me permettra d'être bref. Je voudrais lancer un appel pour l'avenir, et demander à tous les Etats Membres qui se conforment au Règlement sanitaire international de maintenir un contact étroit avec leurs voisins et de coordonner leur action, à l'aide des moyens offerts par l'Organisation mondiale de la Santé, afin de lutter contre l'application inconsidérée de mesures superflues et contre les réactions de panique lors d'épidémies de choléra. :

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Il serait très facile de vérifier l'exactitude de rumeurs provenant d'autres pays de la Région si nous prenions l'habitude d'entretenir des relations téléphoniques régulières avec les pays voisins dans des situations de ce genre. Si nous ne décidons pas d'entreprendre à l'avenir des actions concertées dans les régions intéressées, nous rencontrerons les mêmes difficultés que celles dont nous avons souffert l'année passée. Le deuxième point dont je veux parler concerne l'enseignement et la formation professionnelle, et plus particulièrement la formation du personnel des services de santé publique. Nous nous sommes préoccupés et nous nous préoccupons surtout du rôle et des fonctions que devra remplir à l'avenir l'omnipraticien - médecin de première ligne - mais il semble que nous ayons négligé le rôle et les fonctions de son homologue, le médecin de la santé publique, sur qui repose tout le service de santé publique. La santé publique traverse actuellement une crise grave; nous remettons tous en question son rôle, son organisation ainsi que le système de formation de son personnel. Il faut que les organismes internationaux nous donnent quelques indications sur la voie à suivre dans ce domaine afin de nous éviter des investissements inutiles en matériel et en personnel. Je renouvelle donc la demande que que soit constitué, sur une base régionale, un véritable centre j'ai faite à Boston il y a deux ans international de formation de travailleurs de la santé publique et que soient créés, dans les bureaux régionaux de l'OMS, des postes en vue de la formation pratique en santé publique internationale, à l'intention de médecins de la santé publique de grade supérieur. Je désire enfin remercier le Directeur général de son rapport sur les "Problèmes de l'environnement de l'homme", qui contient aussi un aperçu des thèmes proposés pour la conférence qui doit se réunir à Stockholm en 1972. C'est avec plaisir que je déclare que la délégation autrichienne approuve entièrement ce document. J'ai suivi avec un intérêt particulier l'exposé du distingué délégué de la République fédérale d'Allemagne sur la protection du consommateur dans le domaine des additifs alimentaires et de l'hygiène des aliments, question que j'avais moi aussi l'intention de soulever. Je tiens à remercier le délégué de la République fédérale d'Allemagne de son exposé, auquel la délégation autrichienne donne son entière approbation. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au délégué de la République de Corée, le Dr Rhee.

:

Merci, Docteur Bauhofer. Je donne la parole

Monsieur le Président, Le Dr RHEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je tiens d'abord, au nom de la délégation coréenne, à m'associer aux orateurs précédents pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens aussi à féliciter les Vice -Présidents, les Présidents des commissions et tous ceux qui ont été chargés de vous seconder dans cette tâche importante. Ma délégation se réjouit particulièrement de voir un éminent représentant de l'Australie à la présidence de cette assemblée, non seulement parce que l'Australie, comme la Corée, appartient à la Région du Pacifique occidental, mais aussi parce que mon pays entretient des relations très cordiales et amicales avec l'Australie. Je suis convaincu que sous sa conduite avisée les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé seront menés au succès. Les nombreuses références à la Corée qui figurent dans le Rapport annuel de l'OMS montrent que mon pays a continué à entretenir en 1970 des liens d'étroite coopération avec l'Organisation. Je suis certain que cette excellente coopération entre les autorités sanitaires de mon pays et l'OMS se poursuivra et je saisis cette occasion qui m'est offerte d'exprimer la reconnaissance de mon gouvernement à l'OMS et au FISE qui nous fournissent une aide précieuse pour l'exécution de nos grands programmes d'action sanitaire. Dans le deuxième plan quinquennal de développement qui prendra fin en 1971, mon gouvernement a donné une large place aux politiques ayant pour objet d'accroitre la productivité dans les secteurs de l'industrie, de l'agriculture et de la pêche. La stratégie de base de nos programmes d'action sanitaire pendant l'exécution de ce plan est conçue pour atténuer ou éliminer les facteurs qui font obstacle à une croissance économique rapide. Nous avons surtout fait porter nos efforts sur des projets d'action sanitaire relatifs à la prévention des principales maladies transmissibles aiguës, à la lutte contre la tuberculose, au développement de l'infrastructure sanitaire, particulièrement dans les zones rurales, à l'amélioration de la qualité des denrées alimentaires et des médicaments, à la formation de travailleurs sanitaires et enfin à un énergique programme de planification familiale et au développement des services de protection maternelle et infantile. Nous sommes parvenus à réduire progressivement l'incidence de certaines maladies transmissibles aiguës. Aucun cas de variole n'a été enregistré depuis 1959 et le typhus n'a pas été signalé depuis 1962. Depuis qu'un vaste programme de lutte contre la tuberculose a été mis en train avec l'appui de l'OMS, le taux de prévalence de cette maladie chez les individus de plus de cinq ans a baissé de 5,1 % en 1965 à 4,1 % en 1970. :

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Notre programme de planification familiale a enregistré des résultats remarquables et c'est un de nos programmes clés d'action sanitaire. Mon gouvernement considère la planification familiale non seulement comme jouant un rôle essentiel dans notre effort de développement, mais aussi comme constituant un facteur important de la protection de la santé des mères et des enfants. Le taux d'accroissement de la population est tombé de 2,88 % en 1960 à 1,92 % en 1970. Parallèlement à nos activités de planification familiale se poursuit le développement de nos services de protection maternelle et infantile. Je me permettrai maintenant d'essayer rapidement de voir ce que nous offre l'avenir immédiat. Bien que nous ayons accompli ces dernières années de grands progrès dans le domaine de la santé publique, il reste beaucoup à faire et le mouvement rapide d'industrialisation a fait surgir de nouveaux problèmes. Il faudra en conséquence fournir dans les années prochaines un grand effort dans le domaine de l'hygiène du milieu. Nous comptons mettre en train un vaste programme d'amélioration des conditions d'hygiène du milieu, particulièrement dans les zones rurales, portant notamment sur l'approvisionnement en eau saine. Cette amélioration des conditions d'hygiène en milieu rural est non seulement une mesure importante sur le plan sanitaire mais elle est aussi conforme à la politique de développement rural pratiquée par le Gouvernement. La pollution de l'air, de l'eau et du sol pose un problème de plus en plus préoccupant én raison du progrès de l'industrialisation du pays. Mon gouvernement compte aussi déployer des efforts particuliers pour améliorer la qualité des médicaments et des denrées alimentaires, non seulement pour protéger la santé de la population mais aussi pour faciliter le développement de l'exportation de médicaments et du tourisme international. D'autre part, un plan spécial d'assurances sera mis en place progressivement pour devenir finalement un plan complet d'assurance -santé dont bénéficiera la majeure partie de la population. Pour revenir à la question de la planification familiale, dont j'ai déjà parlé, les membres de l'Assemblée seront sans doute intéressés d'apprendre que notre troisième plan quinquennal de développement économique, qui commencera en 1972, repose sur l'hypothèse que le taux d'accroissement de la population sera ramené à 1,5 % par an en 1976. C'est avec une profonde satisfaction que ma délégation prend note de l'intensification des activités de l'OMS en matière de santé de la famille et notamment de planification familiale, et elle apporte son plein appui aux entreprises de l'OMS dans ce domaine. J'ai mentionné certains des traits marquants des programmes passés et futurs de santé publique dans mon pays, programmes qui sont parfaitement intégrés à notre plan général de développement socioéconomique. Nous ne sous- estimons pas les difficultés que nous risquons de rencontrer à l'avenir dans l'exécution de nos programmes, mais nous sommes certains que nous parviendrons à les surmonter, en étroite coopération avec l'OMS et d'autres organismes internationaux apparentés. Avant de terminer, je tiens à adresser les sincères félicitations de ma délégation au Directeur général de l'OMS et au personnel du Secrétariat au Siège pour le travail fructueux qui a été accompli en 1970. Les mêmes félicitations vont aussi au Directeur régional pour le Pacifique occidental et à ses collaborateurs pour le concours qu'ils ont apporté l'année passée aux pays de la Région, notamment à la République de Corée. En terminant, Monsieur le Président, je me permets de réaffirmer ici que mon pays continuera à favoriser une étroite coopération internationale avec les pays amis du monde entier dans le domaine de la santé publique ainsi que dans d'autres secteurs d'intérêt commun. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Norvège, le Dr Evang. : :

Merci, Docteur Rhee. Je donne maintenant la

Le Dr EVANG (Norvège) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, ainsi qu'il ressort des excellents rapports du Conseil exécutif, et en particulier de celui du Directeur général, l'OMS peut à juste titre s'enorgueillir de plusieurs réalisations nouvelles dans le domaine de la santé, dans le sens traditionnel du terme. Il semble malheureusement que l'évolution aille contre nous, si l'on regarde les choses de plus haut. Nous ne sommes pas parvenus à maîtriser d'une façon satisfaisante l'expansion rapide de la population du monde. Le fossé qui sépare les pays pauvres des pays riches reste profond. Des guerres opposent encore des pays les uns aux autres, même des pays riches à des pays très pauvres. Le nombre des réfugiés et des personnes déplacées dans le monde s'accroît à très vive allure. La violence s'étend. Ces problèmes et leurs répercussions sur le plan de la santé semblent échapper, du moins pour le moment, à l'influence de l'OMS, mais il est d'autres problèmes sanitaires qui doivent retenir notre attention. Compte tenu des ressources financières, rigoureusement limitées, que les Etats Membres ont bien voulu jusqu'à présent mettre à la disposition de l'Organisation, le problème de l'ordre de priorité a toujours été très difficile à résoudre pour l'OMS. En simplifiant un peu, on peut dire que nous avons finalement conclu un compromis. D'un côté, nous avons choisi quelques domaines importants, en dehors des fonctions statutaires de l'Organisation, et nous leur avons attribué un haut rang de priorité par exemple, pour ne citer que quelques -uns parmi les plus importants, les programmes du paludisme et de la variole, le renforcement des services de santé, l'amélioration de l'hygiène du milieu dans les pays peu développés sur le plan technique, le contrôle des médicaments faisant l'objet :

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d'un commerce international. Toutefois, ces domaines ont été choisis à la condition expresse que l'OMS exécute en même temps une très large gamme d'activités, au point qu'aucun Etat Membre ne peut dire que l'Organisation ne fait rien pour lui. Je suis, quant à moi, absolument d'avis que nous ne nous écartions pas de ce principe général dans un proche avenir. Nous pouvons en revanche, et je crois que nous sommes en train de le faire, revoir notre attitude à l'égard de certains des problèmes de santé dont l'OMS devra s'occuper de plus en plus activement au cours des années qui viennent. I1 y a d'abord la question de l'environnement. Il est incontestablement prouvé, je crois, que la pollution, principalement due aux déchets industriels, aux insecticides, etc., atteint un point tel que, quantitativement, les trois grands réservoirs qui conditionnent notre vie, c'est -à -dire l'eau, l'air et le sol, sont tout simplement trop petits. L'accroissement de la population se poursuit à un rythme accéléré et se traduit par une augmentation non seulement du nombre des consommateurs mais aussi du nombre des responsables de la pollution. D'autre part, comme le Directeur général l'a souligné très lucidement, un environnement insalubre, dans l'ancien sens de ce terme, constitue peut -être encore le principal danger grave pour la santé dans les pays pauvres. On considère parfois que la pollution, prise dans le sens qui lui a été donné plus haut, pose davantage un problème dans les pays techniquement développés. A mon avis, l'OMS doit pouvoir jouer un rôle important en écartant toute confusion sur ce point capital. Nous devons aider les pays qui sont actuellement en train de développer leur production industrielle à ne pas répéter les erreurs commises antérieurement par les pays techniquement plus développés. La pollution de l'environnement par les déchets industriels et autres ne constitue pas un problème local ni même un problème national, mais un problème mondial. D'autre part, il n'y a pas lieu, à mon avis, de s'abandonner à la panique. Il semble que nous possédions dès maintenant les connaissances scientifiques et techniques nécessaires pour pouvoir porter remède à la situation et empêcher qu'elle ne se dégrade à l'avenir. Cela prendra du temps et une des conditions du succès est évidemment, tant pour des raisons d'ordre économique que pour des motifs tenant à la concurrence internationale, que tous les pays assument conjointement, par des conventions internationales ou d'autres instruments internationaux analogues, la responsabilité des mesures à prendre. Il est regrettable que l'article 21 de la Constitution de l'OMS, qui traite des règlements sanitaires, ne vise pas directement ces questions, mais on pourrait combler cette lacune. L'emploi d'armes chimiques sous forme d'herbicides constitue une forme particulièrement pernicieuse de pollution par les produits chimiques. Comme vous vous en souviendrez, l'OMS a établi l'an dernier un rapport intitulé Santé publique et armes chimiques et biologiques, à la suite d'une résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies. Dans la résolution WHA23.53, la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a exprimé "... la profonde inquiétude qu'elle éprouve du fait que des moyens chimiques sont effectivement appliqués dans la conduite d'opérations militaires "; elle a également déclaré "que l'utilisation non seulement d'armes chimiques et bactériologiques mais aussi de tous agents chimiques et bactériologiques ... à des fins militaires, risque de causer dans les processus écologiques des perturbations susceptibles de menacer à leur tour l'existence de la civilisation contemporaine ". A en juger par la pénible lenteur du progrès des négociations relatives au désarmement sur ce point, il serait extrêmement souhaitable que l'OMS prenne une nouvelle initiative en ce domaine. Plusieurs orateurs ont fait remarquer que l'évolution des schémas de comportement a favorisé la réapparition de certains des anciens problèmes de santé publique, celui des maladies vénériennes par exemple, ainsi que l'apparition de problèmes nouveaux, parmi lesquels l'abus des drogues engendrant la dépendance chez les jeunes et même chez les enfants. L'OMS mène depuis longtemps une action remarquable contre les maladies vénériennes et l'abus des drogues, mais il faudrait peut -être modifier les principes admis pour s'attaquer à ces problèmes qui revêtent des formes nouvelles. Je parlerai brièvement de l'un d'eux seulement, celui de la dépendance à l'égard des drogues chez les jeunes. Il n'est peut -être pas inutile de rappeler qu'en tant que problème de santé publique ce phénomène s'accompagne d'un certain nombre de complications, en ce sens que les responsables des activités de promotion de la santé, de l'administration sanitaire et des services sociaux apparentés n'en ont pas l'habitude. J'en indiquerai quelques -unes. Nous ne sommes pas ici en présence d'un agent pathogène, mais d'un grand nombre, qui peuvent tous concourir au même résultat tragique - l'état de dépendance que la drogue absorbée soit considérée comme faible ou violente. D'autre part, il n'est pas facile d'identifier la population exposée, la maladie n'engendre aucune forme d'immunité, le malade n'est souvent pas enclin à se faire soigner, etc. Pour conclure, je dirai que puisque l'Organisation a adopté il y a vingt -cinq ans une définition très large de la santé, il est grand temps maintenant que nous adaptions nos services de santé nationaux et les activités de l'OMS à cette situation nouvelle. Si l'on examine l'éventail des institutions spécialisées du système des Nations Unies, on constate un vide. Je me permets donc de recommander que l'OMS décide d'entreprendre une étude et des activités dans un domaine général qui pourrait être considéré comme prioritaire, celui des causes sociales de la maladie, de l'inadaptation

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et d'autres problèmes de santé. Prendre une telle décision serait en fait honorer la mémoire de Brock Chisholm qui, mieux que quiconque, avait compris que la vie de l'homme en bonne santé ne dépend pas au premier chef d'une production massive ou du progrès scientifique, mais dépend en fin de compte des relations entre les êtres humains sur les plans individuel, national et international. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) délégué du Chili, le Dr Jiménez Pinochet. :

Merci, Monsieur. Je donne la parole au

Le Dr JIMENEZ PINOCHET (Chili) (traduction de l'espagnol) La délégation du Chili félicite le Directeur général de l'OMS, le Dr Marcolino Gómes Candau, et le Conseil exécutif des excellents rapports qu'ils ont soumis à l'Assemblée et qui résument les amples activités de l'Organisation. Elle félicite également le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée, Sir William Refshauge, et les Vice Présidents pour leur élection. Il existe à notre avis un contraste pénible entre les conditions sanitaires précaires qui règnent dans la majeure partie de la population du monde et l'énorme effort accompli par l'OMS. Des millions d'habitants des pays dits sous -développés souffrent de graves problèmes de santé pour lesquels il existe, dans la plupart des cas, des techniques appropriées de prévention et de traitement. Or c'est précisément dans ces pays que les services de santé sont déficients, que les soins médicaux sont dispensés avec discrimination selon les classes sociales et que les groupes majoritaires qui en auraient le plus besoin ne bénéficient pas de services médicaux suffisants du point de vue quantitatif et du point de vue qualitatif. Une telle situation se comprend mieux si l'on considère la santé comme un processus dialectique, biologique et social, résultant de l'interaction entre l'individu et le milieu ambiant, influencé par les relations de production dans une société donnée et s'exprimant en niveaux de bien -être ou de déficience physiques, mentaux et sociaux. La situation sanitaire est déterminée dans les régions sous -développées par l'existence de structures économiques, sociales et politiques qui expliquent notamment une inégalité marquée dans la répartition du revenu économique et du bien -être, la concentration du pouvoir économique et politique aux mains de groupes minoritaires, et l'assujettissement économique et politique à des intérêts étrangers. Il est évident que, dans de telles conditions, le droit inaliénable à la santé, ainsi que tous les autres droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels proclamés par les Nations Unies, sont inexistants ou presque pour d'importantes fractions de la population du monde. Seuls des changements structuraux profonds parviendront à créer les conditions nécessaires pour que tous les habitants de ces pays, sans discrimination aucune, aient réellement accès au bien -être, au progrès et, par conséquent, à la santé et à la vie. A titre d'exemple, je parlerai très brièvement ici de l'expérience que vit actuellement notre pays, le Chili. Le nouveau Gouvernement, reposant sur une large base populaire et présidé par un médecin, le camarade Salvador Allende, a entrepris une transformation totale de la structure politique, économique et sociale du pays. Le but visé est de construire une société socialiste, dans le cadre de la légalité, en respectant absolument les droits de l'homme et en appliquant des méthodes authentiquement démocratiques. Cette transformation a été entreprise par l'application de mesures telles que la redistribution du revenu économique, l'étatisation des banques, l'accélération de la réforme agraire et la nationalisation des grandes industries extractives comme celle du cuivre. La politique sanitaire élaborée dans ce contexte vise à étendre et à améliorer les soins médicosanitaires qui seront assurés à toute la population, notamment à la classe des travailleurs qui sont particulièrement défavorisés à cet égard. Le Service national de la Santé, qui existe depuis près de vingt ans et qui a assuré des soins médicaux intégrés - préventifs et curatifs - à 70 % des habitants, sera développé pour ce qui est de la couverture, démocratisé pour ce qui est de la structure, planifié rationnellement pour ce qui est du fonctionnement. Sans préjudice de ce qui précède, on a mis à exécution un programme de mesures d'urgence qui a permis, par exemple, dans le bref laps de temps de deux mois, d'assurer la distribution quotidienne d'un demi -litre de lait à tous les enfants du pays, moyennant une dépense de l'ordre de 20 millions de dollars par an. De même, on est parvenu à réduire d'environ 30 % la mortalité due à la diarrhée qui se produit l'été chez les enfants de moins d'un an. Que peut faire l'Organisation mondiale de la Santé devant les si mauvaises conditions de santé et de vie qui règnent dans une grande partie du monde ? Nous nous rendons parfaitement compte des possibilités limitées dont dispose une organisation internationale devant des questions qui sont de la compétence nationale des pays. Malgré tout, il n'est pas sans intérêt de rappeler ici le rôle qu'ont joué d'autres organismes de ce genre comme la CEPAL, qui a fait une étude très objective et courageuse des réalités économiques et sociales dans les pays de la Région. Je citerai également la dénonciation résolue du'colonialisme par les Nations Unies à leur Assemblée générale, en octobre de l'an dernier. :

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Certes, l'OMS s'est préoccupée de ces problèmes et a pris à leur sujet de nombreuses initiatives qui ont contribué au progrès de la santé dans de nombreux pays. Ce qu'il faut, c'est poursuivre et renforcer ces initiatives. Par conséquent, il est nécessaire de continuer à faire prendre largement conscience de tous les facteurs qui déterminent la situation sanitaire de la population et de l'ampleur qu'il faut donner aux discussions sur l'application des programmes d'action sanitaire afin d'éviter une approche limitée et purement technique. L'Organisation doit jouer un rôle important en incitant et en aidant les pays à rechercher des solutions appropriées au problème de l'amélioration des soins médico- sanitaires intégrés, surtout dans les collectivités qui ne disposent que de maigres ressources et où les besoins non satisfaits en matière de santé sont grands. Cela peut conduire à des solutions très diverses quant aux modalités d'organisation, à la formation du personnel et à l'utilisation des ressources humaines, et quant aux programmes d'action sanitaire eux -mêmes. Les expériences qui se font dans ce sens pourraient être évaluées et diffusées sur le plan international afin d'inciter d'autres pays à en faire l'essai. A cet égard, nous sommes heureux de citer les enquêtes concertées qui ont été entreprises avec succès sous les auspices de l'OPS dans divers pays des Amériques, ce dont nous sommes profondément reconnaissants à cette organisation. Une action analogue pourrait être entreprise dans le domaine des soins médicaux. La recherche de solutions adaptées à la réalité historique de chaque pays, en faisant un large emploi des connaissances techniques accumulées dans le monde entier, est nécessaire aussi parce que certains groupes professionnels ont tendance à importer des pays développés des techniques avancées sans avoir bien évalué au préalable le caractère des problèmes pour lesquels elles sont utilisées ni les possibilités d'application qu'elles offrent dans les conditions locales. Pour ce qui est du problème de la pénurie de ressources devant les besoins de soins médicaux, un apport de grande importance peut résulter de la participation effective de la population aux programmes d'action sanitaire. Il ne s'agit pas d'avoir une attitude paternaliste envers la collectivité, mais de l'associer au personnel du service de santé afin que la population participe réellement aux décisions concernant les programmes d'action sanitaire et à leur application. Ainsi, les programmes viseront à satisfaire les besoins ressentis par la population qui, de son côté, apportera de puissantes ressources humaines et matérielles, car elle aura conscience d'intervenir et d'agir dans son propre intérêt et au profit de sa propre santé. Avant de terminer, je crois devoir ajouter que l'OMS, dans le rôle important qu'elle a à jouer, devra appliquer réellement le principe de l'universalité et admettre au plus tôt en son sein tous les peuples et toutes les nations du monde, y compris la République populaire de Chine, la République Démocratique Allemande, la République populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam, qui sont actuellement tenues à l'écart de l'Organisation. Les points abordés dans cette intervention mettent en relief quelques -unes des tâches passionnantes de l'OMS, qui a déployé de grands efforts dans le domaine de la santé internationale. Cependant, les inacceptables conditions et niveaux de vie et de santé qui existent de nos jours parmi de nombreuses populations du monde constituent pour notre organisation et pour chacun des pays qui la composent un défi que l'on ne peut éluder. Il est de notre devoir d'examiner en cette enceinte les problèmes qui se posent. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Afghanistan, le Professeur Omar. : :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la

Au nom de ma délégation, je tiens à vous exprimer, Monsieur le Le Professeur OMAR (Afghanistan) Président, mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Mes compliments vont aussi à MM. les Vice -Présidents. Comme d'habitude, nos souhaits les plus sincères vous accompagnent afin que vous puissiez mener à bien les travaux de cette assemblée. M. le Directeur général nous a présenté un Rapport fort intéressant. Malgré les succès obtenus dans les pays en voie de développement, nous avons encore beaucoup à faire avant d'atteindre nos objectifs, mais il ne faut jamais perdre l'espoir et travailler inlassablement. Par suite des exigences sans cesse accrues de la population, le Ministère afghan de la Santé publique a augmenté son budget (ordinaire et développement) d'une somme assez importante. L'OMS nous a beaucoup aidés et continue à le faire; il serait trop long d'énumérer tous les points sur lesquels se portent nos efforts conjoints. Aussi me contenterai -je de vous citer les projets les plus importants. Ce programme, commencé il y a douze ans, concerne Programme d'éradication du paludisme. 1) 8 300 000 habitants. Nous étions parvenus à un succès dans les régions irriguées et fertiles, telles que le nord, le sud et l'est du pays. Ces régions, considérées comme grenier de réserve, comptent de nouveau parmi les régions hyperendémiques. La résistance de l'insecte vecteur au DDT et à la dieldrine a entraîné une recrudescence des cas positifs et a favorisé de nouveau l'épidémie. Ces zones de consolidation sont devenues de nouveau des zones d'attaque. Devant cette catastrophe, le Gouvernement a donné une importance primordiale au projet et a doublé le budget annuel. Un nouveau plan, fondé sur

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les recommandations d'une équipe de révision stratégique, a été mis au point. Nous serions heureux si l'assistance de l'OMS et du FISE pouvait aller de pair avec celle du Gouvernement. Je tiens à remercier le Gouvernement de l'Union soviétique pour l'aide qu'il a apportée à ce programme tout récemment. 2) Contrôle de la tuberculose. Cette maladie est considérée comme un véritable fléau parmi les populations des pays en voie de développement. La lutte contre la tuberculose est très onéreuse l'aide apportée par les organisations internationales est considérée comme infime par rapport au nombre de cas existants. Hélas, en plus des microbes, des facteurs socio- économiques viennent contribuer à engendrer cette maladie. Une collaboration intime entre les différents organismes internationaux serait de rigueur. Eradication de la variole. 3) C'est un des programmes qui marchent le mieux et avec le plus de succès. L'aide apportée par l'OMS est considérable; nous comptons couvrir et vacciner la population entière d'ici à la fin de l'année 1971. Pendant les années 1972 et 1973, une vigilance rigoureuse pourra mettre fin à cette maladie en Afghanistan. Trachome. 4) C'est un projet qui traîne, mais le nombre des cas s'est malheureusement accru. Le Ministère de la Santé a concentré ses efforts dans une seule région en tant que projet pilote les résultats obtenus à la suite de cette étude seraient alors généralisés à d'autres régions infectées. L'aide apportée par les organismes internationaux est réduite par rapport à l'importance du projet. 5) Hygiène du milieu. Il s'agit d'un programme essentiel et très important. Ceux qui utilisent l'eau de surface sont nombreux. C'est un projet qui va très lentement; de plus, il affecte en même temps d'autres programmes de santé publique. La surveillance des maladies dues aux entérobactériacées nous a montré qu'il faut donner une place très importante à l'hygiène du milieu en ce qui concerne la lutte contre ces maladies. 6) Services de protection maternelle et infantile. L'importance de la mère et de l'enfant est tout à fait évidente dans la société. L'enfant, c'est l'espoir de demain il faut l'élever et l'informer en accord avec la vie de demain. L'enfant des pays en voie de développement est mal nourri, ce qui crée un terrain favorable à l'agression des maladies. Une collaboration intime entre le FISE et le Programme alimentaire mondial serait de rigueur, car un effort collectif pourrait déraciner les maux socio- économiques qui accablent notre société. Le protocole signé par le Ministère de la Santé et le Programme alimentaire mondial a été envoyé pour approbation à l'OMS et nous serions très heureux si ce programme pouvait commencer le plus rapidement possible. 7) Institut de Santé publique. L'Institut est déjà vieux de huit ans, mais il grandit et se développe en harmonie avec les autres activités du Ministère de la Santé. En plus de ses activités courantes, l'Institut a deux projets importants en cours, relatifs à des laboratoires d'investigation un laboratoire de contrôle des aliments et un laboratoire de contrôle des médicaments. L'an dernier, j'ai déjà attiré l'attention de l'OMS sur ces deux problèmes. En effet, les résultats des recherches de ces deux laboratoires seraient applicables à la population entière. L'aide apportée par l'OMS pour ces deux projets devrait être proportionnelle à leur importance. L'Institut a fait un pas en avant en mettant en route deux projets importants l'école de santé publique et l'institut de production des vaccins et des sérums. Je saisis cette occasion pour remercier le Gouvernement de l'Allemagne fédérale et le Gouvernement français, ainsi que l'OMS, pour leur assistance et leur précieuse collaboration. 8) Centres sanitaires de base. Il est évident que les centres sanitaires de base jouent un rôle d'infrastructure pour la santé de la population. Un ordre de priorité élevé a été donné à ce programme. Il s'agit d'un ensemble de services préventifs et curatifs. Le maintien et la consolidation de la lutte contre les épidémies est impossible sans ces centres. A travers ces centres sanitaires de base, on pourrait facilement déceler les nouveaux problèmes de la santé publique et connaître mieux les besoins sanitaires de la population rurale. Notre plan quinquennal a prévu un centre sanitaire par district et des filiales dont le nombre dépendra de la densité de la population. Le Ministère de la Santé pourra, dans ces conditions, apporter ses services sanitaires dans tous les coins du pays, d'après les termes de notre constitution nationale. C'est un programme essentiel qui reflète et transforme les services sanitaires dans leur ensemble, y compris la planification familiale. Toute sorte d'aide et d'assistance serait la bienvenue. 9) Formation du personnel. La formation du personnel de toutes catégories qui constitue l'ensemble de l'équipe sanitaire manque profondément dans les pays en voie de développement. L'éducation sur place et à l'étranger par les bourses d'études est une nécessité absolue. Nous attirons l'attention de l'OMS pour qu'elle nous aide à combler les postes vacants du cadre professionnel dans la mesure du possible. Planification sanitaire. La planification basée sur les statistiques est l'une des princi10) pales activités du Ministère de la Santé. L'équipe de planification est constituée au seuil du plan quinquennal socio- économique dont la santé publique fait partie. Ce groupe de planificateurs, composé de médecins, d'administrateurs et d'économistes, repère et analyse chaque projet. Tout nouveau programme doit être approuvé par cette équipe. Nous espérons ainsi mieux profiter des ressources nationales, bilatérales et internationales qui sont mises à la disposition du Ministère de la Santé. : :

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Monsieur le Président, permettez -moi de remercier cordialement l'OMS et le FISE pour l'assistance qu'ils ont apportée aux différents secteurs sanitaires afghans. Le Gouvernement de l'Afghanistan souhaite que nos débats soient profitables et fructueux afin qu'ils permettent d'atteindre notre objectif à tous, qui est la santé de l'homme. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) parole à M. Dass, délégué de l'Inde. :

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Merci, Monsieur. Je donne maintenant la

M. DASS (Inde) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Docteur Candau, Messieurs les délégués, permettez -moi d'abord de saisir l'occasion qui m'est offerte de féliciter le Président, le Vice -Président qui préside notre séance et tous leurs collègues de leur élection aux postes éminents qu'ils occupent. Je tiens aussi à rendre hommage au Président sortant pour la compétence avec laquelle il s'est acquitté de ses fonctions pendant l'année écoulée. J'ai grand plaisir à féliciter le Directeur général du Rapport annuel et des succès obtenus dans l'exécution de divers projets d'action sanitaire partout dans le monde. L'espérance de vie est un des indices de la santé d'ùne nation. L'enfant qui naît aujourd'hui en Inde a une espérance de vie de 52,6 ans, contre 32 ans pour les enfants nés pendant la période 19411950. Le taux de mortalité qui était de 27,4 pour 1000 pendant cette même période a baissé à 14 pour 1000. Le taux de mortalité infantile, qui constitue un indice sensible du niveau général de santé et d'hygiène du milieu, a également accusé une baisse considérable. Certaines des principales maladies qui prélevaient autrefois un lourd tribut de vies en Inde ont été soit éliminées, soit maîtrisées. Les accouchements font moins de victimes parmi les mères comme parmi les enfants. A mesure que les niveaux de la nutrition et de l'hygiène du milieu s'élèvent, la vulnérabilité des individus à la maladie diminue. En application de la vieille devise sanskrite Sarva janah sukhinah bhavantu (Puissent tous les hommes être heureux), nous avons lancé des programmes nationaux en vue de réaliser ce voeu. Dans un pays comme le nôtre, dont le territoire est immense et que le chiffre de sa population met au deuxième rang mondial, c'est là une tâche énorme. Notre stratégie de base pour le développement des services de santé, de soins médicaux et de planification familiale consiste à appliquer le principe de l'intégration. Nous nous sommes donné pour but d'établir, dans les zones rurales, une infrastructure comprenant au moins, pour 10 000 habitants, un centre de santé primaire doté de deux médecins, dont si possible une femme, et d'un personnel d'appui paramédical et auxiliaire, le personnel auxiliaire étant placé sous la responsabilité d'une infirmière sage -femme auxiliaire et d'un travailleur sanitaire polyvalent. Depuis 1953, 5055 centres de santé primaires et 26 400 centres secondaires ont été créés dans 5234 secteurs de développement. Des centres de santé primaires seront créés bientôt dans les 344 secteurs restants et le réseau couvrira ainsi l'ensemble du territoire. Les résultats de la lutte contre les maladies transmissibles, mis en évidence par la réduction de la mortalité et de la morbidité, sont encourageants. Des progrès importants ont été réalisés dans l'éradication du paludisme et celle de la variole. Le nombre des cas de choléra, qui restent dus en grande majorité au vibrion El Tor, ne s'est pas accru notablement, mais depuis l'apparition de ce type de choléra l'étendue des zones atteintes a augmenté tous les ans. Pour endiguer la maladie et parvenir à l'éradiquer complètement, nous avons entrepris d'améliorer rapidement l'hygiène du milieu par l'application de notre programme national d'approvisionnement en eau et d'assainissement. En outre, nous avons lancé un programme national de lutte contre le choléra dans les zones de forte endémicité. Il est réconfortant de constater que pas un seul cas de peste humaine n'a été signalé depuis près de cinq ans dans le pays. Nous avons un service bien organisé de surveillance épidémiologique de la peste. L'amélioration de l'assainissement du milieu et la fourniture d'un approvisionnement en eau potable dans de nombreuses parties de l'Inde, en zone urbaine comme en zone rurale, ont entrai/lé la diminution des cas de maladies intestinales. Cependant, une urbanisation non planifiée a eu pour conséquence une augmentation des cas d'affections à filaires et d'hépatite infectieuse. Des mesures sont actuellement mises en oeuvre pour porter remède à cette situation. Comme le Directeur général l'a indiqué en présentant le Rapport annuel, on a entrepris à New Delhi l'exécution d'un projet de recherche sur la manipulation génétique des moustiques et c'est là un important fait nouveau qui permet d'espérer la mise au point prochaine d'une méthode efficace de lutte contre la filariose. L'OMS prête à l'Inde un concours actif pour la surveillance de la fièvre hémorragique. Des progrès ont été aussi réalisés dans la lutte contre la tuberculose, la lèpre, la filariose, le trachome et les maladies vénériennes notamment, mais le combat contre la maladie n'a pas de fin. Depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, la mortalité a baissé très fortement, nous avons pris conscience qu'il importe de réduire l'accroissement de la population et nous avons attribué un rang prioritaire aux activités de planification familiale. Notre objectif est de ramener le taux de natalité, qui était de 39 pour 1000 en 1968, à 25 pour 1000 le plus tôt possible.

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Nous avons créé en 1966 un département de la planification familiale, chargé de diriger et d'orienter le programme qui a été entrepris ensuite dans ce domaine. Nous avons constitué une vaste organisation d'information de masse. Les populations des coins les plus reculés du pays ont été rendues conscientes de l'intérêt qu'elles ont à limiter la dimension des familles. Des méthodes permettant cette limitation ont été adoptées et appliquées en grand. Depuis le début du programme, 8,5 millions de stérilisations ont été pratiquées et 3,7 millions de femmes ont reçu des dispositifs intra- utérins. Près de deux millions de couples pratiquent la contraception classique,et, pour satisfaire la demande de plus en plus forte, nous avons doublé la production des préservatifs. Nous estimons que les mesures déjà adoptées ont permis d'éviter environ 7,4 millions de naissances. Les premiers résultats du recensement fait en Inde en 1971 viennent d'être rendus publics. Selon les estimations établies antérieurement, on pensait que le chiffre de la population serait de 561 millions d'habitants. Le recensement fait apparaítre un chiffre de 547 millions d'habitants. Une des raisons pour lesquelles le résultat du recensement est inférieur aux prévisions est sans doute l'effet du programme de planification familiale. L'accroissement moyen en progression géométrique de la population pendant la période 1961 -1970 a été de 2,22 % par an. Une opération importante a été lancée avec le programme des unités hospitalières mobiles. Le but visé est de répondre aux besoins de la population des zones rurales par la réorientation de la profession médicale et des services de prestations de soins. Le Gouvernement de l'Inde a décidé l'an dernier de doter, à titre expérimental, certaines écoles de médecine d'un hôpital mobile sous tentes, comptant cinquante lits et disposant de tout l'équipement nécessaire. Depuis lors, douze unités hospitalières mobiles ont été créées et elles suscitent tant d'intérêt que nous avons l'intention d'étendre rapidement cette opération. En ce qui concerne le contrôle de la qualité des médicaments, le Gouvernement de l'Inde apprécie vivement les efforts de l'OMS. Les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments, établies par l'OMS, devraient permettre de renforcer efficacement le contrôle de la qualité. Nous envisageons de rendre obligatoire l'application de ces règles par les fabricants de médicaments. Les mesures prises par divers pays pour ce qui est de l'efficacité et de la sécurité thérapeutiques des médicaments ont des répercussions dans le monde entier et il serait utile que l'OMS crée un comité consultatif central chargé de communiquer des renseignements à ce sujet aux Etats Membres. L'abus des substances psychotropes est un problème dont l'Inde doit se préoccuper, comme tous les pays du monde, afin que soient contrôlées et surveillées strictement la fabrication, la distribution et l'utilisation de ces substances. L'Inde souhaite la création d'une organisation internationale chargée de la détection des réactions adverses aux médicaments. Elle a entrepris elle -même une action en ce sens, mais il faut, pour pouvoir obtenir des résultats valables, s'assurer la coopération du corps médical et accomplir un très important effort d'organisation. Bien qu'une grande partie de l'activité de l'OMS s'exerce dans les pays en voie de développement, nous remarquons en examinant l'annexe 15 du Rapport du Directeur général, que ce fait ne se reflète pas dans la répartition du personnel d'après la nationalité, y compris le personnel occupant des postes supérieurs et les spécialistes techniques. Nous insistons pour qu'il soit remédié le plus tôt possible à ce déséquilibre, étant donné que l'on peut trouver des personnes parfaitement qualifiées et extrêmement compétentes dans de nombreux pays en voie de développement. Je suis heureux de dire que l'Inde a apporté une contribution à l'exécution des programmes de l'OMS et d'autres programmes dans de nombreux pays sous forme de personnel technique, de moyens d'enseignement, de résultats de la recherche, de fonds et de matériel, et qu'elle est prête à augmenter encore cette contribution. En même temps, je tiens à remercier l'OMS de la coopération et de l'assistance qu'elle accorde à mon pays. L'OMS a pour but d'améliorer le bien -être des êtres humains dans le monde entier. C'est là une obligation morale et sociale à laquelle ne peut être appliquée aucune limitation tenant à la race, la couleur, la croyance ou l'orientation politique. La composition d'une organisation comme l'OMS, ayant un objectif humanitaire, ne peut donc avoir un caractère restrictif et il doit être possible à tous les Etats de participer à son activité. La maladie et les épidémies ne connaissent pas de frontières et, pour les endiguer et les éliminer, il est indispensable que le bénéfice de toutes les mesures curatives et préventives, ainsi que de la recherche, soit d'application universelle. Depuis quelques semaines, une terrible tragédie s'est abattue sur la population du Bengale oriental. Plus d'un million de victimes innocentes s'en sont enfuies pour se réfugier en Inde. Des milliers d'autres y arrivent tous les jours. Nous n'avons épargné aucun effort et nous continuerons à faire tout ce que nous pourrons pour donner abri et secours à ces réfugiés, mais nous serions heureux que toutes les institutions humanitaires, notamment l'OMS, nous aident à porter assistance à ces malheureux qui ont été dépouillés de tout et dont beaucoup souffrent de malnutrition et de traumatismes physiques et mentaux. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) parole au Dr Yen, délégué de la Chine. :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la

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Le Dr YEN (Chine) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi de féliciter le Président, au nom de la délégation de la République de Chine, de son élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain que sous sa conduite avisée les délibérations de l'Assemblée se dérouleront avec succès. Je tiens aussi à dire que ma délégation est très satisfaite de l'excellent travail accompli par l'OMS en 1970 sous la compétente direction du Directeur général, secondé par ses collaborateurs. Nous les remercions de leurs efforts et de leur dévouement. Nous sommes reconnaissants de l'assistance apportée à mon pays par l'intermédiaire du Directeur régional pour le Pacifique occidental et de ses collaborateurs. Nous avons pris note avec satisfaction du progrès accompli généralement, à quelques exceptions près, dans tous les domaines de l'action sanitaire, notamment ceux de la lutte contre les maladies transmissibles, l'étude des maladies chroniques et dégénératives, l'hygiène du milieu, la reproduction humaine et la génétique, la santé maternelle et infantile, la pharmacodépendance et la coordination de la recherche médicale. Toutefois, nous sommes très préoccupés par la propagation du choléra El Tor qui, sortant des foyers d'endémicité où il se cantonnait habituellement en Asie, s'est étendu vers l'ouest en 1970. Nous nous rendons bien compte, á ce sujet, des difficultés rencontrées, et nous voulons donc rendre hommage au personnel de l'OMS qui a efficacement aidé les gouvernements à faire face à cette situation d'urgence en fournissant des services d'experts, en organisant plusieurs cours de formation sur l'épidémiologie du choléra et la lutte contre cette maladie, en envoyant des réactifs pour le diagnostic, des médicaments, des vaccins et du liquide de réhydratation. Cependant, comme il est possible qu'après cette première invasion étendue, la maladie s'établisse à l'état endémique, il faut espérer qu'une action plus intensive sera entreprise et poursuivie dans les zones atteintes afin d'assurer la surveillance et le contrôle des cas infra- cliniques et des porteurs. Il est certain que l'amélioration de l'hygiène personnelle et de l'hygiène du milieu est aussi importante que les vaccinations. Il est indispensable en outre, pour lutter avec succès contre le choléra, d'organiser et de renforcer un réseau d'unités sanitaires locales et de services de diagnostic. Sur le plan international, nous lançons un appel à tous les gouvernements en leur demandant de notifier promptement et complètement les cas de choléra qui surviendraient sur leur territoire et nous prions les pays privilégiés d'accroftre encore la contribution de vaccins, liquide de réhydratation, autres matériels et assistance technique, qui est nécessaire pour l'exécution d'un programme mondial de lutte contre le choléra. Monsieur le Président, je tiens aussi à saisir l'occasion qui m'est offerte de faire savoir que mon gouvernement a fait tout récemment le point de nos propres besoins en matière de santé et qu'il a créé une nouvelle administration sanitaire nationale à l'échelon ministériel. Cette administration est chargée d'arrêter les politiques sanitaires nationales et de déterminer les mesures nécessaires pour faire face aux besoins sanitaires croissants qui accompagnent le développement économique, l'urbanisation et l'industrialisation. Nous comptons, avec cette nouvelle administration, continuer à collaborer étroitement avec l'OMS dans l'exécution de tous ses programmes. Nous assurons une fois de plus l'Organisation de notre plein appui à ses activités et nous tenons enfin à annoncer qu'en 1971 notre contribution au programme de lutte contre le choléra, consistant en dons de vaccin anticholérique, sera considérablement accrue. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au Dr Canales, délégué du Nicaragua.

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Merci, Dr Yen. Je donne maintenant la parole

Je tiens d'abord à féliciter, au nom de la Le Dr CANALES (Nicaragua) (traduction de l'espagnol) délégation du-Nicaragua, le Président de son élection à ses éminentes fonctions. Nos félicitations vont également aux Vice -Présidents et aux membres du bureau. Je me référerai spécialement à l'exposé fait par le Directeur général de l'OMS, le Dr Candau, qui nous a présenté, avec ses habituelles qualités de compétence technique et d'esprit de méthode, un rapport détaillé sur les travaux accomplis et les résultats obtenus, comprenant un exposé général et un examen de la situation dans les Régions et des projets par Régions. L'action positive de l'OMS dans les domaines du choléra, du paludisme, des médicaments, de la protection de la famille considérée comme unité sociale fondamentale et des maladies transmissibles ressort à l'évidence des résultats magnifiques obtenus partout. J'en dirai autant du rapport du Conseil exécutif qui a fait un travail efficace et où mon pays est heureux d'être représenté. J'apprécie vivement d'avoir pu participer à ces assises et suis reconnaissant à l'OMS de l'appui et de l'assistance qu'elle nous fournit soit directement, soit par l'intermédiaire de l'OPS. Dans la République du Nicaragua, les activités sanitaires sont assurées par le Ministère de la Santé publique, le Comité national d'Assistance et de Prévoyance sociale, l'Institut national de la Sécurité sociale et le Programme d'Assistance médicale et hospitalière de la Garde nationale (Action civique). :

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Le Ministère de la Santé publique a développé son infrastructure et a porté à 118 le nombre des centres de santé, à 11 celui des unités mobiles d'assistance rurale, à 110 celui des postes sanitaires, à 50 celui des consultations de planification familiale, à 3 celui des unités mobiles de lutte antituberculeuse et à 24 celui des hôpitaux. Ces établissements et services mettent en oeuvre différents programmes extension des services de santé, approvisionnement en eau et égouts, éradication du paludisme, épidémiologie, nutrition et éducation nutritionnelle, protection maternelle et infantile, lutte contre les maladies infectieuses et parasitaires, contrôle des médicaments, lutte antituberculeuse, planification familiale, hygiène du milieu, soins médicaux et dentaires, éducation sanitaire, soins infirmiers et formation de personnel. Conformément au plan sanitaire national, on a fait appel à la collaboration des autres services gouvernementaux qui ont compétence en matière de santé et que j'ai déjà cités. De même, on coordonne les activités avec celles des services qui s'occupent de questions ayant un rapport avec la santé publique, comme ceux de l'éducation, de l'agriculture, etc. Le Gouvernement de la République s'est attaché à accroftre la couverture de la population en soins médicaux, surtout en milieu rural, et à améliorer les services déjà existants. Selon cette orientation générale, on construira cette année 32 nouveaux centres de santé, dans le cadre du projet prévoyant la construction de 56 centres de santé et l'amélioration des unités mobiles rurales, projet pour l'exécution duquel on compte sur un prêt de 2 millions de dollars de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Devant la nécessité où se trouve notre pays d'étendre et d'améliorer le système d'approvisionnement en eau potable, les principales causes de décès (entérite et maladies diarrhéiques) étant en relation directe avec les maladies transmises par l'eau, on met en oeuvre un programme qui est déjà réalisé à 80 %. On a établi des plans pour la construction de 76 installations d'approvisionnement en eau, dont 45 sont achevées et les autres en cours de construction. Ce programme est financé par la Banque interaméricaine de Développement (BID), qui a déjà prêté 2 millions de dollars et qui a récemment signé un nouvel accord de prêt, pour un vaste programme coordonné d'investissements, d'un montant de 12 millions de dollars, dont 5 194 000 dollars sont destinés au développement du réseau d'égouts de la capitale, Managua, et à l'assainissement du lac du même nom. L'exécution du programme d'éradication du paludisme s'est poursuivie conformément au plan triennal, mais comme à la fin de 1969 les objectifs n'étaient pas atteints parce qu'on n'était pas parvenu à interrompre la transmission et qu'on avait de constater, d'une part que la zone où les vecteurs étaient résistants s'étendait constamment en raison de l'intensité de la résistance, d'autre part que la population acceptait de moins en moins facilement la médication collective, le Gouvernement a proposé une révision radicale du programme qui a été opérée en avril 1970 par des représentants du Gouvernement, du FISE, de l'Agency for International Development et du Centre national des Maladies transmissibles des Etats -Unis d'Amérique, et de l'OPS /OMS. La commission a recommandé qu'on poursuive le programme jusqu'à l'éradication, sans toutefois fixer de limite de temps, et qu'on emploie comme moyen d'attaque l'insecticide OMS -33 (Baygon) pour les pulvérisations dans les habitations partout où les vecteurs étaient résistants aux autres insecticides. Dans le programme de protection maternelle et infantile ainsi que dans le programme relatif à l'épidémiologie, on s'est efforcé d'employer des agents biologiques contre toutes les maladies que l'on peut prévenir par la vaccination. En ce qui concerne les médicaments, on a arrêté une politique spéciale pour contrôler leur usage et leur abus par une réglementation qui établit des restrictions à la prescription des médicaments psychotropes, des hallucinogènes et des tranquillisants, et qui limite et surveille leur introduction dans le pays par l'intermédiaire de l'administration des douanes, des agences de distribution et des centres de vente au public. Comme dans tous les pays sous -développés, notre indice de malnutrition est élevé; c'est pourquoi nous menons actuellement, par l'intermédiaire du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, un programme intensif auquel doivent participer certaines organisations internationales comme la FAO, l'UNESCO et l'OMS. Ce programme est destiné aux enfants et à leur famille dans les zones rurales en voie de développement. Le projet coûtera environ un demi -million de dollars. Dans mon pays fonctionne actuellement, dans le cadre du programme de protection maternelle et infantile, un programme de planification familiale appelé "programme pour le bien -être de la famille "; la stratégie adoptée consiste à ne pas attaquer directement les éléments qui pourraient faire opposition, et nous pouvons dire franchement que ce programme a déjà passé le premier cap et qu'il est accepté tant par la collectivité que par le Gouvernement et les diverses confessions religieuses. Deux calamités ont frappé mon pays l'an dernier. La capitale de la République, Managua, est située au bord d'un lac appelé Xolotlan, ou lac de Managua; à l'époque des pluies, ses rives où habite une population très déshéritée ont été inondées et les maisons des quartiers pauvres qui se trouvent à proximité n'ont pas résisté, en raison de leur mauvais état, au déferlement de l'eau. Il a fallu assurer des soins aux habitants, leur administrer des vaccins contre la fièvre typhoide et leur fournir :

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une assistance médicale par l'intermédiaire des brigades mobiles, en liaison avec d'autres organismes du secteur sanitaire. La coordination a été assurée par un comité appelé "Organisation pour les situations d'urgence nationales" présidé par le Ministre de la Santé publique et Vice -Président de la République, le Dr Francisco Urcuyo Maliaño. Le problème a été résolu par le déplacement des 2000 familles sinistrées vers un lieu sûr. Nous avons eu aussi à déplorer l'éruption d'un volcan appelé le Cerro Negro, qui entre en éruption périodiquement mais l'a fait cette fois -ci d'une manière particulièrement violente et a projeté d'énormes masses de pierres et de cendres à 90 kilomètres alentour dans une zone agricole, en dévastant les cultures et en rendant la vie impossible aux habitants; il a fallu évacuer 5000 familles et le Gouvernement de la République a pris un décret proclamant une situation d'urgence nationale. Des services sanitaires ont été assurés aux habitants de cette zone par tous les organismes nationaux et les organisations internationales qui nous apportent une aide comme l'OMS (BSP), l'Organisation des Nations Unies, au titre de son programme d'aide d'urgence, et d'autres encore. Je saisis l'occasion pour remercier, devant la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, les pays amis qui nous ont porté secours, notamment le Guatemala, El Salvador, le Honduras, le Costa Rica, le Panama, le Mexique, le Brésil et les Etats -Unis d'Amérique. Je vous remercie, Monsieur. Je donne Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) maintenant la parole au délégué de l'Algérie, M. Nemiche. :

Monsieur le Président, la délégation algérienne est heureuse de féliciter M. NEMICHE (Algérie) chaleureusement Sir William pour son élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus que, sous sa haute direction, notre assemblée accomplira sa tâche à la grande satisfaction de tous. Nos félicitations s'adressent également à MM. les Vice -Présidents, MM. les Présidents des commissions, aux Rapporteurs et à tous les membres du bureau de l'actuelle Assemblée et je n'aurai garde d'oublier de féliciter et remercier également les membres du bureau de la précédente Assemblée pour l'oeuvre accomplie depuis notre dernière réunion. Monsieur le Président, nous accueillons avec joie l'admission de la Gambie dans la grande famille de l'OMS et nous lui souhaitons la bienvenue. Dans le même temps, nous déplorons que le cheminement de notre organisation vers l'universalité ne corresponde pas aux réalités du monde actuel. Nous tenons à féliciter M. le Directeur général pour la clarté de son Rapport. Il a abordé avec sa franchise coutumière les problèmes actuels de santé publique auxquels se trouve confrontée une grande partie de l'humanité. L'honorable délégué de la Belgique a développé avec précision et lucidité le problème de l'environnement. Nous sommes heureux d'apporter notre soutien aux suggestions proposées. Nous appuierons tous les efforts que notre organisation aura à déployer dans ce domaine. Si beaucoup de pays développés et industrialisés l'abordent de manière curative, nous estimons que l'OMS est à même de définir les moyens de lutte préventive contre toute forme de pollution qui guette les pays en voie de développement, et notre assemblée doit se fixer des objectifs précis dans la'recherche des moyens et ressources demandés par le Directeur général à cet effet. Dans le cadre du développement de notre pays, le programme sanitaire a fait l'objet de l'attention particulière du Gouvernement et le Président Houari Boumediène, Président du Conseil de la Révolution et du Gouvernement algérien, lui accorde une place de choix dans la hiérarchie des priorités nationales. Il nous est apparu que le succès de tout programme sanitaire doit nécessairement reposer sur la définition claire des objectifs, la planification des moyens et l'évaluation des actions. Nous sommes heureux d'enregistrer l'insistance du Directeur général à propos de l'aide que l'OMS est en mesure d'accorder aux pays qui en feraient la demande pour la mise sur pied d'un programme sanitaire cohérent qui répondrait aux besoins réels. Dans cet ordre d'idées, l'Algérie s'est assigné comme objectifs l'éradication des maladies endémiques, la lutte contre les maladies transmissibles, l'assainissement du milieu, la lutte contre la malnutrition, la protection de la mère et de l'enfant. Ce programme devra reposer sur une infrastructure de base judicieusement répartie à travers tout le pays et où la prévention constitue l'arme essentielle de l'action sanitaire que nous avons décidé d'entreprendre. Le plan de développement de l'Algérie prévoit pour 1973 la construction de six nouveaux hôpitaux, d'une centaine de centres de santé et de cent polycliniques avec maternités rurales, ce qui représente un investissement équivalant à trente millions de dollars. Nos facultés de médecine abritent actuellement cinq mille étudiants. Nous comptons donc obtenir à partir de 1975 des promotions annuelles de cinq cents médecins. Pour faire face à la pénurie de personnel auxiliaire, il a été créé trois instituts technologiques de la santé pour la formation d'auxiliaires médicaux et de sages -femmes. A cet égard, nous tenons à remercier le PNUD et l'OMS de leur contribution à la création de l'Institut de Constantine. Nous remercions également le FISE, le Centre international de l'Enfance et l'OMS pour leur participation à la campagne de vaccination par le BCG. Depuis 1967, près de cinq millions de personnes de O à 20 ans ont été vaccinées. Les cas de méningite tuberculeuse et de tuberculose miliaire deviennent de plus en :

plus rares.

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Quant à la lutte menée contre le choléra, nous souscrivons aux recommandations du Directeur général, plus particulièrement en ce qui concerne l'amélioration de l'hygiène du milieu et la distribution d'eau potable dans les zones rurales. Profitant de cette occasion, il nous plait de relever l'action efficace de l'OMS dans l'établissement rapide des structures pour la prévention et la lutte contre cette maladie. Nous avons procédé à la vaccination d'environ un million de personnes de manière sélective, notamment des populations de nos régions frontalières, et nous avons produit cinq millions de doses de vaccin anticholérique. Le Gouvernement algérien a pu mettre à la disposition de l'OMS cinq cent mille doses de vaccin et se joindre ainsi, conformément aux buts et objectifs de notre organisation, à ce vaste élan de solidarité internationale en matière sanitaire. Monsieur le Président, c'est au nom de cette solidarité internationale dans le domaine de la sauvegarde et du renforcement de la santé des peuples de tous les pays du monde que nous tenons à nous référer aux freins qui continuent de limiter l'action de l'OMS. De nombreux professionnels de la santé s'obstinent par omission volontaire à maintenir à l'écart certains problèmes de la plus haute gravité pour le devenir sanitaire de dizaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants. A la nomenclature des éléments naturels ou involontairement créés de main d'homme qui constituent une agression permanente contre les hommes, leur santé et leur vie, nous estimons qu'il est impératif d'ajouter la longue liste des agressions perpétrées délibérément par les forces impérialistes et devenues elles aussi quasi permanentes. Que ce soit par l'emploi du napalm, par des bombardements intensifs, par l'épandage de produits chimiques nocifs ou par des massacres collectifs, comme au Viet -Nam, au Cambodge et au Laos; que ce soit en infligeant des tortures physiques et morales indicibles dans les territoires occupés de la Palestine et dans les camps de réfugiés, ou en soumettant à la privation des libertés les plus fondamentales, au travail forcé, à la malnutrition endémique les populations opprimées et asservies de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe, de la Namibie, de l'Angola et du Mozambique, il s'agit bien, somme toute, de problèmes de santé et de survie pour des hommes qui continuent de mourir sans avoir réellement vécu. Est -ce à dire que nous devons nous résoudre à admettre deux catégories d'hommes, ceux qui peuvent prétendre à une espèce de carte d'affiliation à l'OMS et les autres ? Or, les autres ne sont pas moins d'un milliard d'êtres humains. Nous pouvons affirmer que, si son caractère technique, humanitaire et universel n'est pas effectivement reconnu de tous et si les exclusives contre la République populaire de Chine, la République Démocratique Allemande, la République populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam ne sont pas levées, l'OMS ne pourra pas assumer entièrement le rôle qui est le sien dans la promotion sanitaire de tous les peuples du monde. S'il était question seulement de donner un peu de mieux -être, même parcimonieusement, certaines difficultés pourraient être entrevues, mais l'apport de ces pays est susceptible de s'avérer considérable, et même dans certains cas déterminant grâce à la richesse de l'expérience acquise par ces pays dans le domaine sanitaire. Au nom de quelle justification peut -on continuer à se priver du concours et de la coopération que ne manqueraient pas de nous accorder tous ces pays, qu'une politique partisane préfère tenir à l'écart du système des Nations Unies en dépit de sa vocation à l'universalité ? Les mutations radicales survenues depuis vingt -cinq ans sur le plan international doivent avoir des effets sur les structures de notre organisation. A l'heure où la communauté internationale s'apprête à rétablir la République populaire de Chine dans ses droits légitimes, nous ne saurions nous abstenir plus longtemps d'accorder à ce pays la place qui lui revient parmi nous. Pour terminer, je dirai que l'OMS, dont la raison d'être est de contribuer à assurer à chaque être humain le maximum de bien -être, se doit d'étendre son action à tous les peuples du monde, en particulier à ceux qui sont encore victimes des exactions et des injustices. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) du Pakistan, le Dr Ansari. : :

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Le Dr ANSARI (Pakistan) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, je saisis cette occasion pour adresser, au nom de la délégation de mon pays, nos félicitations chaleureuses à Sir William Refshauge pour son élection bien méritée au plus haut poste de cette auguste assemblée. Nous sommes certains que, grâce à sa profonde expérience du fonctionnement de l'OMS, il saura mener à bien les travaux de cette session. Je désire aussi féliciter mes collègues qui ont été élus aux postes de vice -présidents ainsi que les Présidents des commissions principales. Quant à moi, qui ai été élu à l'un des postes de vice -président, je tiens à adresser, au nom de la délégation de mon pays -, nos remerciements les plus sincères aux Etats Membres. Je suis personnellement très reconnaissant à MM. les délégués de l'honneur qu'ils m'ont fait et qu'ils ont fait à mon pays. Ma délégation souhaite la bienvenue à la Gambie qui entre à l'OMS. D'autre part, j'associe la délégation de mon pays aux hommages qui ont été rendus au Directeur général pour la sagesse avec laquelle il dirige l'Organisation. Je félicite aussi le Dr Candau et ses collaborateurs d'avoir établi un Rapport riche d'informations et d'idées.

SEPTIEII SEANCE PLENIERE

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La situation mondiale en ce qui concerne le choléra a été un grave sujet de préoccupations pendant l'année considérée. Certes, il est possible de mattriser à long terme cette maladie en assurant un approvisionnement en eau saine et en améliorant l'évacuation des excreta, mais les ressources de la plupart des pays en voie de développement ne leur permettent pas d'appliquer ces mesures à grande échelle dans l'immédiat. Aussi devrons -nous continuer, en attendant, à compter sur l'amélioration de la vaccination et du traitement des cas de choléra. A cet égard, je tiens à dire que ma délégation est reconnaissante à l'OMS des efforts qu'elle a déployés et dont le Directeur général a fait état dans le Rapport annuel. Pour ce qui est de la variole, il est encourageant de constater que l'incidence de la maladie a encore diminué l'année passée. Il faut remercier l'OMS d'avoir aidé á l'exécution du programme d'éradication en envoyant des hommes et du matériel. Ma délégation exprime sa reconnaissance aux pays qui ont fait des dons de vaccin lyophilisé afin de renforcer l'aide fournie par l'OMS en faveur de ce programme. Nous nous intéressons beaucoup aux recherches en cours sur la mise au point d'un vaccin plus sûr et plus actif contre la rage, endémique dans mon pays. Il sera très utile de pouvoir disposer d'un moyen de traitement qui puisse être appliqué rapidement après l'exposition à l'infection. Nous apprécions beaucoup les efforts déployés par l'OMS pour renforcer les effectifs sanitaires dans les pays en voie de développement. Le Pakistan a bénéficié de plusieurs bourses d'études, principalement pour la formation d'enseignants dans des écoles de médecine, aux niveaux universitaire et postuniversitaire. Je tiens à remercier spécialement à ce sujet le Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, qui a bien voulu appuyer sans réserve notre programme de formation professionnelle. Avec l'aide du PNUD, qui apporte à ce programme une contribution de plus en plus importante, nous comptons pouvoir surmonter dans les années prochaines le principal obstacle à l'organisation de services médico- sanitaires dans les pays en voie de développement, c'est -à -dire la pénurie de personnel qualifié. C'est à juste titre que le Directeur général a rappelé à ce propos qu'il fallait faire des recherches sur l'organisation des systèmes de soins médicaux afin de permettre aux pays en voie de développement de décider de la meilleure manière d'utiliser leurs ressources limitées. Nous suivrons avec beaucoup d'intérêt le projet entrepris par le Gouvernement de la Colombie, l'OPS et l'OMS, qui a pour objectif l'élaboration de critères et de techniques pour la planification des services de santé. D'autre part, je tiens à rendre hommage à l'OMS pour le rôle qu'elle joue dans les situations d'urgence; je pense en particulier à l'aide qu'elle a fournie rapidement à mon pays à la suite du cyclone qui a ravagé le Pakistan oriental. Je tiens à adresser, au nom de mon pays, nos remerciements sincères à l'Organisation et à dire aussi que nous sommes reconnaissants au Directeur général, au Directeur régional et à leurs collaborateurs, qui n'ont pas ménagé leurs efforts et grâce auxquels un important matériel de secours a pu être envoyé rapidement sur place. Je veux rappeler et mettre en relief une déclaration faite par le Directeur général qui a dit que nous ne devons pas être découragés en voyant les problèmes qui subsistent malgré nos efforts et en prévoyant beaucoup d'autres qui nous menacent du fait de l'accroissement de la population et de la pollution du milieu. Ces problèmes peuvent être résolus et ils le seront, c'est certain. Ce qu'il faut, c'est un effort concerté, au moyen de la meilleure forme possible de coopération internationale, et donc le renforcement de l'OMS. Avant de terminer, Monsieur le .Président, je me vois dans l'obligation de présenter une observation sur la déclaration faite par le distingué délégué de l'Inde. Je regrette de devoir dire que sa déclaration constituait une tentative regrettable d'introduire une note de discorde dans un débat jusque -là très constructif. Puisque le distingué délégué de l'Inde a voulu parler d'événements survenus récemment dans mon pays, je me permettrai, si vous le voulez bien, de déclarer que les événements survenus récemment au Pakistan étaient d'un caractère essentiellement local et intérieur. Quelques scélérats et des éléments antinationaux, aidés de l'extérieur, ont tenté de créer un état d'anarchie, en ayant pour but ultime de porter atteinte à notre intégrité nationale. La situation est maintenant redevenue normale. I1 a été dit que plus d'un million de personnes avaient franchi la frontière. Mon gouvernement rejette cette assertion. Il y a manifestement là une regrettable tentative d'exagérer délibérément les chiffres en comptant tous les malheureux et les déracinés qui se sont rassemblés depuis vingt ans au Bengale occidental. Il est donc bien évident que la demande d'assistance présentée par le délégué de l'Inde avait des motifs politiques et n'était pas fondée entièrement sur des considérations humanitaires. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au délégué du Gabon, le Dr Ngoubou. : :

Merci, Monsieur. Je donne la parole

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Le Dr NGOUBOU (Gabon) Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation gabonaise et de mon gouvernement, je tiens à adresser mes plus vives félicitations au Président de cette assemblée à l'occasion de son élection. Mes félicitations vont également aux Présidents des commissions principales.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Avant de brosser un tableau d'ensemble sur la situation médico- sanitaire de mon pays, je veux aussi adresser tous mes remerciements à l'OMS, à son Directeur général, au Directeur régional pour l'Afrique, ainsi qu'à tous leurs collaborateurs pour la somme de travail accompli et les magnifiques résultats obtenus en 1970 grâce à leur aide et à leurs précieux conseils. Les points évoqués par le Directeur général de l'OMS dans son Rapport annuel ont retenu toute l'attention de ma délégation, et plus spécialement les chapitres qui ont trait à la lutte contre les maladies transmissibles. Je commencerai donc par évoquer, dans ce domaine, les résultats obtenus et aussi les espérances pour les années à venir. Dans le -cadre des maladies transmissibles, le grand événement de l'année 1970 aura été incontestablement la propagation du choléra El Tor en Afrique de l'Ouest, région depuis longtemps épargnée par cette maladie. Les services de la santé publique du Gabon, et plus spécialement celui qui est chargé de la lutte contre les grandes endémies, ont suivi avec attention l'éclosion du choléra El Tor. C'est avec impatience que les relevés épidémiologiques hebdomadaires de l'OMS ont été attendus. Les notes épidémiologiques qu'ils contiennent sont particulièrement appréciées, ainsi que les bulletins épidémiologiques émis par radio -télégramme. L'année 1970 s'est donc achevée sans que le vibrion El Tor ait atteint les frontières du Gabon. Malgré les précautions prises, nul ne peut affirmer que notre pays sera épargné. Des mesures énergiques Ont été appliquées plus spécialement le long des côtes, les contrôles renforcés et un véritable cordon sanitaire mis en place le long de la frontière à proximité de la mer. Des campagnes d'information et d'éducation sanitaire ont été diffusées tant par la presse que par la radio. Aussi, je crois pouvoir affirmer qu'à l'heure actuelle, c'est dans la sérénité que la venue éventuelle de cette nouvelle endémie est attendue. Avant de clore le chapitre du choléra, je me plais à reconnaftre ici les éminents services rendus par le Centre de Surveillance épidémiologique établi à Abidjan. Je tiens à le remercier de l'aide et des conseils qu'il a pu nous apporter et qui ont été précieux pour le Gabon. Parfaitement conscient de l'importance qu'il peut y avoir à ce que tous les cas de maladies transmissibles soient notifiés le plus rapidement possible, je déclare devant cette haute assemblée que mon pays a toujours rempli ses obligations au regard du Règlement sanitaire international. Concernant les autres maladies transmissibles, le Gabon a incontestablement une situation privilégiée par rapport à bon nombre d'autres pays de la Région africaine. Les résultats très satisfaisants qui ont pu être obtenus ces dernières années, et notamment en 1970, sont la conséquence directe de la magnifique action de masse entreprise par le service de médecine préventive appelé Service de Lutte contre les Grandes Endémies, action menée avec l'aide importante de l'OMS, mais aussi du FISE et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Sans ces aides et les conseils reçus, les résultats très encourageants n'auraient certainement pas été atteints. Dois -je rappeler qu'aucun cas de variole n'a été signalé au Gabon depuis le début de l'année 1964. Cependant, la campagne de vaccination est poursuivie avec soin, aussi la couverture vaccinale est -elle partout très satisfaisante. Pour la fièvre jaune également, aucun cas n'a été signalé depuis plus de dix ans. La vaccination a été néanmoins reprise en 1968 et une couverture de plus de 60 % est actuellement atteinte. Le paludisme reste à la tête des endémies majeures au Gabon; il prédomine entre O et 4 ans et, au point de vue de la morbidité, il reste la première cause des décès. De gros efforts sont faits par le Gouvernement pour apporter dans certaines collectivités une chimioprophylaxie antipalustre bien contrôlée, mais il faut reconnaftre que les résultats obtenus laissent perplexe en regard de l'effort financier demandé. En particulier, il faut noter que si la chimioprophylaxie au niveau de la protection maternelle et infantile a amené une réduction de l'indice plasmodique chez les jeunes enfants, il n'en est pas de même au niveau des collectivités scolaires. L'assistance de l'OMS a été demandée et une équipe de spécialistes est attendue dans le courant de 1971 pour mettre au point la méthode de lutte contre le paludisme qu'il convient d'appliquer. Au cours de l'année 1970, un gros effort a été entrepris pour clarifier la situation de l'endémie lépreuse. Le total des lépreux en compte était de 7640 à la fin de l'année 1970. Le bilan de la trypanosomiase n'est malheureusement pas très favorable. Quarante -cinq nouveaux cas ont été dépistés, ce qui représente une augmentation de 38 % par rapport à 1969. En l'absence d'autres moyens de lutte, les lomidinisations semestrielles seront poursuivies dans l'attente de l'appui financier et technique du PNUD, qui permettra une action combinée sur les vecteurs et sur les réservoirs de virus - action sur laquelle sont fondés de gros espoirs. Je ne veux pas allonger l'énumération des endémies moyennes qui sévissent au Gabon, énumération qui pourrait paraître fastidieuse. Je me contenterai de citer encore les plus importantes de ces endémies par le nombre des cas signalés et leur gravité. Dans ce domaine, seule la médecine préventive assurée par le Service de Lutte contre les Grandes Endémies peut avoir une action en profondeur et c'est à elle qu'il convient de donner le maximum de moyens pour lui permettre d'atteindre l'ensemble des individus. Le Gouvernement gabonais a parfaitement compris que la médecine préventive doit avoir une place prépondérante.

SEPTIEME SEANCE PLENIERE

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La réorganisation de la lutte antituberculeuse, telle qu'elle a été proposée par les conférences techniques de l'Organisation de Coordination pour la Lutte contre les Endémies en Afrique centrale en 1970, a été expérimentée au Gabon, mais de nombreuses difficultés sont rencontrées. Commencée en 1967, la campagne de vaccination par le BCG s'est poursuivie en 1970. La couverture atteinte est de 62 %, ce qui est satisfaisant. Les maladies vénériennes, et en premier lieu les urétrites, tiennent une place prépondérante dans la pathologie journalière. Ici, devant les échecs thérapeutiques, il faut encore penser à l'éducation sanitaire. Le problème est primordial, aussi tous les conseils au sujet d'une action efficace seront ils accueillis favorablement. J'en arrive au chapitre important de la bilharziose. La bilharziose urinaire, importée d'un pays voisin en 1961, a essaimé depuis cette date vers le nord -ouest, le long d'une voie routière, créant ainsi plusieurs foyers secondaires. Cette progression est inquiétante, aussi mon gouvernement a -t -il demandé l'assistance du Bureau régional de l'OMS. Un consultant est attendu dans le courant du deuxième trimestre de 1971. Par contre, le foyer de la bilharziose á Schistosoma intercalatum reste stationnaire et s'étend peu en dehors de Libreville. Les helminthiases disputent au paludisme la première place de la pathologie gabonaise et tiennent le premier rang des causes de morbidité à compter de l'âge scolaire. Le polyparasitisme est la règle générale. Il faut signaler que l'amibiase est peu fréquemment rencontrée. Ainsi que vous le voyez, j'ai voulu mettre l'accent sur la part prépondérante qui revient à la médecine préventive, seule capable, et mieux que la médecine curative, d'apporter une solution à la lutte contre les grandes endémies. Dans le cadre de la protection maternelle et infantile, un grand effort a été entrepris par le Gouvernement gabonais avec l'aide de l'OMS et aussi celle du FISE. Les résultats commencent déjà à apparaître d'une façon sensible. C'est ainsi que le nombre des accouchements pratiqués dans les maternités a augmenté de façon spectaculaire. En 1960, ces accouchements représentaient 35 % du nombre des naissances totales estimées. En 1970, ils en représentent 60 %. Dans le même temps, l'hospitalisation des enfants de 10 à 14 ans est tombée de 48 % à 23 %. Une analyse sommaire de ces résultats prouve que les mesures prophylactiques appliquées ont bien porté leurs fruits. Ces résultats sont imputables aussi, pour une large part, aux efforts accomplis dans le domaine de l'éducation sanitaire, grâce au projet Gabon 4001, avec l'aide de l'OMS. Cette campagne d'éducation sanitaire a été menée avec la collaboration de l'Education nationale, de l'Information, de la Radio et de la Télévision. La formation du personnel médical et paramédical est réalisée aussi avec l'aide de l'OMS. C'est ainsi que 77 étudiants gabonais peuvent faire leurs études à l'étranger. Par ailleurs, sur place, à l'Ecole nationale de Santé de Libreville, un nombre important de personnels a pu être formé. Nous pouvons former infirmiers et infirmières diplômés d'Etat, sages -femmes, agents techniques d'assainissement, de radiologie, de laboratoire, et préparer au diplôme élémentaire infirmiers et infirmières, infirmiers -comptables, aides -puéricultrices, aides- laborantins. La formation de tous ces personnels correspond aux besoins nouveaux entraînés par le développement des services de santé du Gabon. Un plan d'action est en cours de négociation avec l'OMS et le FISE, afin de poursuivre ce développement. Ce programme, qui répond au constant souci du Gouvernement de promouvoir le bien -être de$ Gabonais, devrait permettre en cinq années, une fois que les ressources de financement auront été dégagées, d'améliorer l'organisation des services ruraux et urbains d'hygiène, ainsi que ceux qui s'occupent de la santé de la mère et de l'enfant, d'accentuer la lutte contre les maladies transmissibles en vue de leur éradication progressive et, enfin, de promouvoir les activités d'éducation sanitaire, tout en développant les soins infirmiers. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) : Merci, Monsieur. Je tiens à remercier sincèrement tous les délégués de m'avoir assuré leur entière collaboration pendant cette séance de la discussion générale, et je déclare la séance levée. La séance est levée à 18 heures.

HUITIEME SEANCE PLENIERE Lundi 10 mai 1971, Président :

9 heures

Sir William REFSHAUGE (Australie) puis

Président par intérim

:

Dr A. N. ANSARI (Pakistan)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1970 (suite) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Avant de donner la parole au premier orateur figurant sur ma liste, je voudrais remercier le Dr Phong -Aksara, Vice -Président, qui a dirigé la séance plénière de jeudi après -midi. Je tiens à le féliciter d'avoir conduit si brillamment les débats. Je donne maintenant la parole au délégué de la Trinité -et- Tobago, Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez -moi, au nom de la délégation de la Trinité -etTobago, de me joindre aux orateurs précédents pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection et pour exprimer le voeu que, sous votre direction, la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé parvienne rapidement à de sages décisions. Puis -je aussi vous complimenter, Monsieur le Directeur général, pour le Rapport annuel que vous nous avez présenté et dans lequel vous avez exposé quelques uns, parmi les plus importants, des nombreux programmes de l'OMS ? Monsieur le Président, je voudrais maintenant indiquer brièvement l'état actuel de certains de nos programmes de santé, en me référant plus particulièrement à la participation de l'OMS et d'autres organisations internationales. Dans le domaine des maladies transmissibles, nous sommes fiers d'être parvenus à protéger notre pays du paludisme depuis 1966 et de la fièvre jaune depuis 1960 - malgré quelques réinfestations périodiques par Aedes aegypti, qui restent très limitées et sont rapidement éliminées. Comme beaucoup d'autres pays, nous avons réduit le nombre des hospitalisations pour tuberculose indépendamment de toute diminution de l'incidence de la maladie. Notre hôpital pour tuberculeux, qui compte 300 lits, n'est donc utilisé maintenant qu'à 50 %, et nous avons pris des dispositions pour y hospitaliser les malades atteints de choléra si le cas se présentait. Une campagne de vaccination par le BCG est actuellement en cours d'exécution. L'effectif de personnel médical de notre programme de lutte contre la lèpre est maintenant au complet grâce au concours de l'American Leprosy Mission; la formation nécessaire du personnel professionnel et auxiliaire a été organisée et l'on espère, grâce au diagnostic précoce et au dépistage des contacts, parallèlement à la suppression progressive de la léproserie, parvenir à l'éradication de la maladie au cours des vingt années à venir. Notre programme de lutte contre les maladies transmissibles progresse donc de façon satisfaisante; le premier a été une épidémie de gloméruloil a toutefois enregistré récemment deux échecs importants néphrite aiguë associée à une infection cutanée à streptocoques. Les enquêtes ont été faites - en collaboration essentiellement avec la North Western University de Chicago et accessoirement avec le Medical Research Council du Royaume -Uni -, et de nouvelles souches néphritogènes de streptocoques ont été identifiées. Par ailleurs, on a enregistré une augmentation de l'incidence de la fièvre typholde. L'OPS nous a beaucoup aidés pendant l'actuelle épidémie en nous fournissant du vaccin et des injecteurs à pression; nous devons beaucoup, de même, au Brésil, au Chili et à la Colombie qui ont mis du vaccin à notre disposition par le mécanisme du fonds d'urgence et enfin au Venezuela qui nous a fait don de vaccin. Nous avons demandé à l'OPS de nous procurer les services d'un épidémiologiste. La situation actuelle rend plus aiguë encore la nécessité d'un laboratoire de santé publique indépendant. Grâce à l'aide de l'OMS, nous avons pu améliorer l'organisation et la gestion du service central d'approvisionnement en eau et d'évacuation des eaux usées, mais le programme d'hygiène du milieu n'a pas progressé comme il l'aurait dû, d'une part parce que nous aurions eu besoin des services d'un ingénieur sanitaire et d'autre part en raison du désaccord quant à l'ordre de priorité entre les diverses institutions qui participent au programme à titre soit de consultant, soit d'agent d'exécution. Nous nous efforçons actuellement d'y remédier. En ce qui concerne les programmes intégrés de soins médicaux aux malades hospitalisés et aux malades ambulatoires, une meilleure compréhension à tous les niveaux de la notion d'intégration entraînera une amélioration des services, même si la demande en personnel sanitaire est fortement augmentée; mais d'autres facteurs ont nui à l'efficacité par exemple, l'entretien défectueux du matériel (allant : : :

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HUITIEME SEANCE PLENIERE

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d'installations aussi simples qu'une chaudière ou un ascenseur au matériel le plus complexe comme, par exemple, un électro -encéphalographe); les déficiences du système d'approvisionnement, qui entraînent des pénuries de médicaments et d'autres fournitures médicales; l'enregistrement insuffisant des données, notamment des statistiques sanitaires. La mise à jour de ces diverses lacunes est le prélude à l'élaboration de programmes destinés à les combler; en fait, l'OMS s'intéresse activement déjà à certaines d'entre elles, comme par exemple l'enregistrement des renseignements médicaux. Nous venons de créer un conseil national de la nutrition. Ce conseil, espère -t -on, permettra d'élaborer une politique nationale de l'alimentation et de la nutrition et portera son attention dans l'immédiat sur des questions telles que la fabrication locale d'aliments peu coûteux pour le bétail en vue d'augmenter la production locale de protéines animales - ce qui se traduira par un bénéfice pour le consommateur -, la production et le traitement des denrées alimentaires, la définition d'une politique rationnelle d'importation et d'exportation, enfin, la création d'une garderie modèle pour les enfants d'âge préscolaire. Le rapport établi à la suite de l'enquete sur la consommation des denrées alimentaires, organisée par l'Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des Caraibes en collaboration avec le Gouvernement, est actuellement à l'étude. Notre sous -comité de la santé maternelle et infantile a récemment terminé la préparation d'un manuel d'instructions qui vise à promouvoir la normalisation des soins prénatals et postnatals et de l'équipement des services. L'un des objectifs du programme est d'augmenter la proportion d'accouchements pratiqués en institution de manière à assurer le plus souvent possible aux mères les services d'un personnel qualifié. Le programme de planification familiale est maintenant intégré au programme de protection maternelle et infantile. Commencé en 1967, il n'a rencontré jusqu'ici qu'un succès modéré. Il est devenu évident toutefois qu'il importe d'intensifier les efforts dans ce domaine pour amener le public à prendre conscience de la nécessité de la planification familiale. Il faut également former le personnel sanitaire aux techniques de la planification familiale et aux méthodes d'éducation auxquelles elle doit faire appel, et enfin évaluer le programme en vue d'y apporter périodiquement les modification nécessaires. Les installations se sont révélées insuffisantes dans beaucoup de cas pour assurer les prestations appropriées. Ces considérations nous ont conduits à entreprendre des négociations avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement en vue d'obtenir un soutien financier pour mettre en place des installations plus conformes aux besoins du programme et organiser la formation du personnel de santé correspondant. Les négociations sont maintenant parvenues à un stade avancé. Nous pensons recevoir bientôt de la Banque une assistance qui nous permettra de construire une maternité de cent lits, des locaux pour organiser la formation d'infirmières et d'autres personnels spécialisés dans la planification familiale, et des centres de santé dont certains pourront se charger des accouchements normaux n'exigeant qu'une hospitalisation de très courte durée. Il est évident que la mise en oeuvre de moyens de cette importance aura un effet des plus stimulants tant sur le programme de protection maternelle et infantile et de planification familiale que sur les services de santé en général. Il faudra maintenant élaborer un programme contre l'abus des drogues, dont l'incidence est en augmentation, un programme contre les accidents dus aux véhicules à moteur, qui sont déjà extrômement fréquents, et un programme de santé publique vétérinaire. Il faudra en outre renforcer le programme de réadaptation des handicapés physiques et mentaux. Dans les années à venir, il faudra aussi porter plus d'attention à la gestion des services de santé, à la formation et aux motivations du personnel de ces services, et enfin au financement des activités sanitaires. En ce qui concerne la gestion des services, il importe d'assurer une efficacité maximale au Ministère de la Santé - qui est l'un des plus importants et qui n'absorbe pas moins de 10 % du budget national - si l'on veut retirer suffisamment d'avantages des capitaux investis. L'amélioration de la qualité du travail à tous les échelons et une utilisation plus rationnelle du temps du personnel de niveau professionnel sont des conditions indispensables à l'accroissement de la productivité dans le secteur sanitaire. Nous avons l'intention d'apporter le plus grand soin à l'amélioration de la gestion. En ce qui concerne la formation et les motivations du personnel de santé, on ne saurait trop souligner l'importance de la formation professionnelle pour un ministère qui a ses besoins particuliers et qui emploie des catégories professionnelles si nombreuses et si diverses. Le rôle de cette formation est considérable, qu'il s'agisse du médecin ou de l'infirmière - pour lesquels une formation supérieure et permanente est indispensable -, du personnel paramédical, ou encore du personnel auxiliaire qui, le plus souvent, est le premier à entrer en rapport avec le public. En raison de la compétition à soutenir contre les autres ministères pour le recrutement du personnel non technique, et avec les autres pays pour celui du personnel professionnel, la seule solution possible à la grande instabilité du personnel de santé réside dans l'organisation d'un programme de formation continue. Nous portons la plus grande attention à nos programmes de formation professionnelle. Une équipe d'enquête envoyée par la Banque interaméricaine de Développement viendra sous peu sur place évaluer les besoins en matière d'enseignement médical. L'organisation de l'enseignement médical postuniversitaire est actuellement à l'étude. Enfin, nous envisageons également une révision des programmes d'enseignement

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infirmier pour assurer, comme dans d'autres domaines, l'adaptation de la formation professionnelle aux La formation des pharmaciens, des spécialistes de la technologie médicale et d'autres besoins du pays. catégories de personnel paramédical bénéficie d'un rang élevé de priorité, et nous avons toujours l'intention de créer un collège des sciences de la santé, bien que nous ayons obtenu peu de résultats concrets jusqu'à présent dans cette voie. Il me semble toutefois qu'à quelque stade de nos programmes de formation professionnelle, il faudrait inspirer au personnel une attitude adaptée au milieu dans lequel il sera appelé à travailler. Ce "Le système était mieux organisé là n'est pas résoudre le problème que de constater avec suffisance où j'ai été formé ", ou "le matériel ne tombait pas si souvent en panne ", ou encore "nous ne manquions pas à ce point de personnel ". On reconnaît généralement la nécessité, dans les pays en voie de développement, d'améliorer l'organisation et l'administration des services de santé ainsi que l'entretien du matériel, et de former davantage de personnel. Mais il faudrait que les personnels sanitaires comprennent combien indispensable serait de leur part un désir plus vif et plus profond d'aider leur pays à surmonter ces difficultés. C'est pourquoi il conviendrait, dans le cours des études, de susciter l'attitude et les motivations nécessaires. Pour terminer, je voudrais dire quelques mots du financement des activités sanitaires. Lorsqu'il y a deux ans environ le financement des activités sanitaires a été le sujet des discussions techniques au Conseil directeur de l'OPS, l'opinion a peu près générale a été que ce financement devait être une entreprise aux aspects multiples mais coordonnés. Dans notre pays, le financement est assuré essentiellement par le Gouvernement central et toute personne, aussi riche soit -elle, peut se faire soigner par le praticien le plus habile du Gouvernement sans qu'il lui en coûte un denier. Si le droit de chacun aux soins des spécialistes les plus éminents doit demeurer intangible, il n'en reste pas moins qu'en raison du coût croissant des soins médicaux le financement des services de santé exige un énorme effort de la part des gouvernements; il serait donc juste que les personnes qui en ont les moyens paient une partie des prestations dont elles bénéficient. Je crois que, dans notre pays, nous devrons reconsidérer la question du financement de nos activités sanitaires et envisager des méthodes nouvelles qui nous permettraient d'investir davantage dans le secteur de la santé. J'ai rapidement décrit quelques -uns des problèmes de mon pays et des programmes que nous avons entrepris; j'ai indiqué aussi les domaines pour lesquels notre gouvernement reçoit - ou devra peut -être rechercher à l'avenir - une assistance de l'OMS ou d'autres organisations internationales pour la poursuite de notre but commun amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. :

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Fakhro, représentant de Bahrein.

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Je vous remercie, Docteur Henry. Je donne la parole au

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr FAKHRO (Bahrein) (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord vous féliciter de votre élection, Monsieur le Président, et féliciter de même les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions principales. Je voudrais également présenter mes compliments au Directeur général, ainsi qu'à ses collaborateurs, pour le Rapport très complet qui nous a été soumis sur l'activité de l'OMS en 1970. Lorsqu'on parcourt le Rapport, si clair et si solidement documenté, on ne peut que se demander combien de nos confrères à travers le monde en prennent connaissance. Je pense, pour ma part, que la voix de l'Organisation devrait être entendue non pas seulement des fonctionnaires des gouvernements quelle que soit leur importance - mais aussi des praticiens, qui doivent nous entendre et sentir notre présence. Il faut que tous les travailleurs sanitaires, et notamment les médecins praticiens, connaissent nos décisions, les résultats de nos travaux et l'orientation de nos discussions, qui reflètent les besoins sanitaires de l'ensemble du monde. Les moyens actuels de communication des idées paraissent insuffisants. Il faudrait, nous semble -t -il, en rechercher de nouveaux, par exemple l'utilisation de certaines revues médicales de grand renom et de large diffusion et l'incorporation dans les programmes d'études des écoles de médecine de conférences sur la structure de l'OMS, ses organes, ses activités et ses principales recommandations dans le domaine de la santé. Nous sommes particulièrement heureux des progrès impressionnants qui ont été accomplis dans certains projets de recherche, notamment dans le domaine de l'immunisation contre le paludisme, des tests de laboratoire pour la recherche des antigènes de l'hépatite, et de la génétique. Nous voudrions tout particulièrement souligner combien nous approuvons, parmi les nombreuses et excellentes résolutions adoptées par le Conseil exécutif au cours de ses quarante -sixième et quarante septième sessions, la décision de poursuivre l'étude sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres. Nous espérons qu'un système très large et efficace pourra être mis sur pied. Nous nous trouvons dans l'obligation de rappeler devant cette assemblée les conditions de vie tragiques qui sont imposées à plus d'un million de Palestiniens dans les territoires occupés. En dépit de nombreux appels à la raison, des souffrances inhumaines leur sont encore imposées. En outre, le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA a appelé notre attention, au cours des dernières années, sur les difficultés financières croissantes auxquelles cette institution doit faire face. On ne peut s'empêcher de :

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se demander si ceux qui ont créé cette situation, lorsqu'ils ont voulu résoudre les problèmes d'un peuple aux dépens d'autres peuples, ne cherchent pas à soulager leur conscience en oubliant simplement l'existence du problème actuel. Faut -il rappeler qu'avant nous Lady Macbeth a fait de mame et qu'elle a sombré dans la folie ? Je suis heureux de cette occasion d'exprimer nos remerciements sincères à tous ceux qui nous ont aidés. L'OMS a maintenu son soutien à notre programme de formation professionnelle. Plusieurs bourses d'études très importantes ont été accordées. Je dois remercier tout spécialement aussi notre Directeur régional, le Dr Taba, d'avoir si bien su comprendre nos besoins. Nous devons beaucoup également à la générosité du FISE qui nous a aidés à renforcer nos services de santé de base, notamment dans les régions rurales. Le soutien continu que nous avons reçu du Ministère de la Santé de la République Arabe Unie, dans le domaine de la formation professionnelle, et du Ministère de la Santé du Kowelt, dans le domaine de la radiothérapie et d'autres spécialités complexes, constitue un bon exemple de coopération et de coordination à l'échelon régional. Nous sommes particulièrement heureux d'accueillir la demande d'admission à l'OMS du Sultanat d'Oman. Le rôle que cet Etat est appelé à jouer dans la région du golfe Arabique aura sans aucun doute des répercussions considérables dans le domaine sanitaire. Enfin, depuis la dernière réunion de cette honorable assemblée, mon pays, grace aux bons offices du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, s'est affirmé en tant qu'Etat arabe indépendant. Il aurait été difficile de le faire sans l'aide et la compréhension de nos frères du KoweYt et d'Arabie Saoudite, et de nos amis d'Iran et du Royaume -Uni. Notre nation, Monsieur le Président, souhaite maintenant établir des liens d'amitié avec tous les peuples et n'a que bienveillance envers l'ensemble de l'humanité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Barraud, délégué de la Haute -Volta. : :

Je vous remercie, Docteur Fakhro. Je donne la parole au

Monsieur le Président, honorables délégués, au nom de la délégation Le Dr BARRAUD (Haute -Volta) voltaique et en mon nom propre, j'exprime mes très cordiales félicitations et mes compliments à Sir William Refshauge, dont l'élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé témoigne de la confiance que lui portent les honorables délégués des Etats Membres. Nous avons eu personnellement l'occasion d'apprécier la délicatesse et les talents merveilleux de Sir William lorsqu'il fut élu à la présidence de la quarante- cinquième session du Conseil exécutif, au cours de laquelle il assuma brillamment ses fonctions de président. Je présente à MM, les Vice -Présidents, ainsi qu'à MM. les Présidents et Rapporteurs des commissions principales de notre assemblée, mes compliments les plus vifs et mes meilleurs voeux de plein succès dans l'exercice de leurs compétences respectives. Au Dr Candau, qui assume depuis de nombreuses années les responsabilités de notre organisation, je voudrais exprimer toute ma sympathie et ma gratitude pour l'efficacité et le réalisme avec lesquels il administre les services de la haute institution que représente l'OMS, aux fins d'apporter les concours les plus rationnels et les plus fructueux pour un développement progressif et harmonieux du niveau de santé des populations de notre globe. Monsieur le Président, honorables délégués, je suis particulièrement heureux d'adresser au nom de mon gouvernement, de ma délégation et au mien propre mes chaleureuses salutations et mes vifs souhaits de bienvenue à la délégation de la Gambie, nouvellement admise au sein de l'OMS. La Haute -Volta, pays continental couvrant une superficie de 275 000 kilomètres carrés, avec une population de 5 350 000 habitants et un taux de croissance de 2 %, rencontre, à l'instar des Etats en voie de développement, des difficultés marquées dans le développement et le fonctionnement adéquats de ses services nationaux de santé. Mais malgré ces difficultés inhérentes en grande partie à l'insuffisance de nos ressources budgétaires et aussi à une démographie que je qualifierai de montante, mon pays s'organise et déploie un effort croissant et constant dans tous les domaines de la santé et de la socio- économie aux fins de trouver une solution appropriée aux nombreux problèmes de santé publique qui l'environnent, pour parfaire l'infrastructure actuelle des services de base et pour former le personnel médical et paramédical, de toutes catégories, en l'étoffant en qualité et en quantité. Dans le domaine médico- sanitaire, et parmi les endémo- épidémies majeures qui assaillent nos populations et ont fait l'objet de nos activités, il faut retenir toute la série qui occupe la zone intertropicale africaine. Et cette année comme les années précédentes, notre effort a porté sur les plus dominantes dont, en premier lieu, le paludisme, qui se manifeste avec un indice atteignant le niveau le plus élevé et frappe toutes les couches de la population avec une prévalence singulièrement marquée dans la population du premier et du second âges qui lui paie un tribut d'importance inquiétante et sans commune mesure avec celui imputable aux autres endémies. Pour mener à bien son programme national d'éradication du paludisme, il faudrait à mon pays la mise en oeuvre d'un budget annuel propre d'un montant d'au moins 700 millions de francs CFA, comprenant le financement de la lutte antivectorielle et de la stérilisation du réservoir humain. C'est là une possibilité qu'aucune perspective favorable ne laisse actuellement entrevoir, compte tenu de la modicité du revenu national.

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Quant à l'onchocercose, elle affecte 400 000 personnes avec une prévalence collective de 75 % dans les zones hyperendémiques, dont 56 % d'atteintes oculaires, les 11 % de cette proportion présentant une cécité bilatérale déterminant le type économique de l'acuité visuelle, celle -ci étant à un dixième, sinon complète. Ainsi, face à cette massive infestation des populations par l'onchocercose, si l'on considère que les zones investies par la maladie couvrent une superficie globale de 600 000 hectares, une mise en oeuvre des moyens appropriés en vue de contrôler l'endémie s'impose pour assainir et libérer les immenses vallées fertiles aux potentialités économiques inestimables. Pour atteindre cet objectif, mon gouvernement a dû faire appel à deux sources de financement dès le départ a) le projet d'assistance OMS AFRO 0131 pour l'évaluation entomologique et épidémiologique de la zone des Voltas située à l'est du pays; b) la convention de financement signée entre le Fonds européen de Développement et les Etats de la Côte d'Ivoire, du Mali et de la Haute -Volta, tous pays ayant une zone interpénétrante d'infestation onchocerquienne, pour un projet intéressant, en Haute -Volta, la zone du Léraba et du Comoé située au sud -ouest du pays. Si le projet AFRO 0131 soutenu par l'OMS s'est limité à la phase d'évaluation épidémiologique, le projet du Fonds européen de Développement est en pleine activité opérationnelle, pour atteindre bientôt la phase de contrôle. Le trachome, les bilharzioses et les tréponématoses continuent d'être un motif de préoccupation très sérieuse, dans leurs manifestations endémiques, pour les responsables de nos services de santé publique. A la demande de mon gouvernement, un programme de lutte contre les tréponématoses endémiques et les maladies vénériennes, faisant suite aux grandes campagnes de contrôle exécutées antérieurement par notre service des grandes endémies, est actuellement assisté par l'OMS pour réévaluer les manifestations endémiques de la syphilis et du pian. Ma délégation a suffisamment informé, dans les années précédentes, notre assemblée de l'état actuel de l'évolution des endémies trypanique et lépreuse qui, l'une et l'autre, subissent un heureux fléchissement dans leur indice de morbidité pour ne plus accuser qu'une incidence réduite respectivement à 0,004 et à 1,77 %. Ces résultats ont été rendus possibles grâce aux activités prospectives de nos équipes de santé rurale et à l'efficacité de l'infrastructure mobile que permettent, notamment en ce qui concerne la lèpre, les circuits de distribution de comprimés de "Sultirène" (sulfaméthoxypyridazine) ou de DDS. Soulignons ici que la prévalence de l'infection lépreuse ramenée à une incidence globale de 1,77 % autorise à classer la Haute -Volta parmi les Etats d'Afrique dont le programme contre la lèpre atteint les résultats les plus souhaités. Sur 134 816 lépreux recensés, 64 000 sont régulièrement traités, 24 148 sont blanchis, 52 384 sont en observation sans traitement et 3121 sont déclarés guéris et rayés des contrôles. Que les services du FISE et les Fondations Raoul Follereau de France et d'Italie me permettent de leur exprimer ici toute notre gratitude et nos remerciements pour l'assistance généreuse et humanitaire qu'ils ne cessent de nous accorder avec le plus complet désintéressement. La prévalence de l'infection tuberculeuse, quant à elle, accuse un taux de 1 % et le chiffre des malades contagieux varie de 40 000 à 50 000. La campagne de lutte actuellement mise en oeuvre vise à la protection des sujets sains et au traitement des malades. Conjointement assisté par l'OMS et l'Etat voltaique, le programme comporte l'application de la vaccination BCG qui est, soit précédée d'enquête tuberculinique chez les scolaires âgés de six à quinze ans, soit indiscriminée pour le reste de la population. A ce jour, deux ans après le début du programme, 748 142 vaccinations ont été pratiquées. L'un des éléments essentiels de la prophylaxie est constitué par le dépistage au moyen de la bacilloscopie, qui s'applique à tous les suspects non seulement dans les collectivités scolaires et chez les travailleurs mais aussi parmi la main -d'oeuvre migrante. La rougeole et la variole, affections à capacité de transmission et de diffusion particulièrement élevée, sont actuellement soumises à un programme de contrôle et d'éradication conjointement assisté par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique et l'OMS. Nous devons souligner ici que, depuis trois ans, aucun cas de variole n'a été enregistré en Haute -Volta grâce à une couverture vaccinale suffisante intéressant l'ensemble de la population. Quant à la rougeole, dont les manifestations épidémiques sont violentes et couvrent chaque année une période régulièrement la même, allant d'octobre à mai, elle s'est signalée, ces dernières années, par une bouffée massive qui a durement éprouvé la population infantile, causant parmi elle une mortalité excessivement élevée. Le choléra, dont les manifestations en Afrique au sud du Sahara s'étaient montrées jusque -là sporadiques dans les escales portuaires - la dernière mentionnée à Dakar remonte à 1912 -, a fait une apparition brutale dans nos Etats au cours du dernier trimestre de l'année écoulée, faisant suite à la tratnée pandémique. Les premiers cas de choléra El Tor ont été enregistrés dans mon pays à la date du 24 novembre 1970, après avoir franchi nos frontières en provenance des pays limitrophes. Dès la notification de ces cas, qui n'ont au reste jamais dépassé les zones frontières du nord et du nord- ouest, des mesures de contrôle sanitaire ont été immédiatement mises en oeuvre pour la surveillance des sujets sains et le traitement des malades. Grêce à cette action sanitaire énergique, la maladie ne s'est manifestée, en aucun moment, avec rigueur dans les zones urbaines. Sauf qu'il faut noter deux cas importés qui ont été traités et guéris dans l'une des grosses agglomérations du territoire national. Du 11 avril :

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à ce jour, aucun cas nouveau n'a été signalé, ce qui nous autorise à croire que l'épidémie est pour l'instant endiguée. Mais avec l'approche de la mousson, et présumant que la maladie a pu faire souche, nous craignons un réveil sérieux de la traînée épidémique du choléra. Quoi qu'il en soit, nos équipes de surveillance et de contrôle demeurent vigilantes et sont prêtes à intervenir à n'importe quel point du territoire dès la première alerte. Notons, à titre d'information, que 272 cas au total ont été enregistrés, qui comprennent des sujets suspects dont le diagnostic bactériologique n'a pu être mis en lumière; 113 décès au total ont été notifiés, faisant constater au total un pourcentage de mortalité de 41,54 %. Sur le plan de la protection des sujets sains, 448 091 vaccinations ont été appliquées au niveau des foyers déclarés. Nous remercions l'OMS et les gouvernements amis, dont la France, l'Allemagne fédérale, la République Arabe Unie, l'Union soviétique et Israel, qui ont contribué, par leur concours, aux résultats atteints, tant en ce qui concerne la protection des sujets sains que le traitement des malades. Depuis plus de trente ans, le typhus amaril avait cessé de préoccuper nos services des grandes endémies et il a fallu attendre le mois d'octobre 1969 pour enregistrer l'une des manifestations les plus violentes de la maladie parmi la population, avec 88 cas confirmés et 88 décès - bilan en tous points décevant. Mais des mesures ont été immédiatement mises en oeuvre pour enrayer cette poussée épidémique, dont les premiers cas provenaient de voyageurs transitant d'un Etat limitrophe. Là encore, l'aide la plus importante en vaccination antiamarile nous a été apportée par l'OMS et les pays amis notamment la France et les Etats -Unis d'Amérique - pour permettre 1 641 216 vaccinations. Monsieur le Président et honorables délégués, en présence d'une nosologie aussi importante que variée et dont les manifestations endémo- épidémiques ne connaissent aucune limitation, ni dans le temps, ni dans l'espace, on comprendra que mon pays soit confronté à des difficultés pour résoudre avec aisance ses problèmes de santé publique. Les difficultés ainsi rencontrées dépendent non seulement de problèmes budgétaires, mais encore de l'insuffisance de l'infrastructure sanitaire et d'un manque accusé de personnel. Le personnel médical comprend 53 médecins, dont 41 fournis par l'assistance étrangère, la France à elle seule intervenant pour 32 médecins. Il est évident que la tache dévolue à un personnel de cadres aussi réduit est, à coup sûr, imposante. Il est dès lors clair que l'effort consenti conduit difficilement, dans les meilleurs délais, à l'objectif fixé et l'on constate qu'il n'y a qu'un médecin pour un chiffre approximatif de 100 000 habitants, encore que 41 des médecins en service oeuvrent dans les deux hôpitaux principaux et les centres de santé urbains. Ce manque de personnel qualifié que ressent la Haute -Volta constitue, par ailleurs, l'un des facteurs communs qui freinent dans le tiers monde, et en Afrique en particulier, le développement d'un niveau de santé suffisant. C'est pourquoi l'assistance médicale reçue de l'OMS et des gouvernements amis constitue une contribution précieuse à notre action sanitaire. Aussi, au nom de mon gouvernement, je leur exprime ici toute notre gratitude. Mais il est évident que l'assistance technique extérieure reçue, quelles qu'en soient l'importance et la qualité, ne peut réellement apporter une solution véritable à nos difficultés que, seule, la formation en nombre suffisant de nos propres cadres et personnels sanitaires nationaux peut surmonter. Pour répondre à cette attente et aux exigences de nos programmes de santé, un effort louable est consenti par mon gouvernement pour la formation des cadres et du personnel paramédical nécessaires. A cet effet, nous bénéficions de bourses d'études accordées par l'aide étrangère. Notre option prioritaire est la formation rapide, mais qualitative, d'un personnel paramédical suffisant, destiné à la médecine de soins et à la prévention sanitaire. C'est ainsi que 1100 infirmiers et infirmières accomplissent un travail très apprécié au niveau des services de soins, ainsi que dans les équipes à mission prospective. Monsieur le Président, honorables délégués, sans vouloir abuser davantage de votre obligeante attention, je voudrais cependant vous dire que la configuration actuelle de l'infrastructure sanitaire de mon pays se présente avec 5 hôpitaux - dont 2 hôpitaux généraux et 3 hôpitaux ruraux -, 11 secteurs ruraux avec 20 équipes de prospection, 43 centres de santé, 326 dispensaires, 194 maternités, 11 hypnoléproseries et 128 circuits de traitement de la lèpre. Malgré ce réseau relativement dense de notre infrastructure de base, celle -ci ne représente qu'une couverture insuffisante, qui doit être mieux étoffée et mieux aménagée. Ainsi donc, malgré l'insuffisance des ressources budgétaires et grâce à l'aide internationale, l'on peut constater qu'un gros effort est consenti pour la promotion du personnel. On perçoit une volonté identique d'améliorer l'importance de l'infrastructure sanitaire par de nouvelles créations, soit de centres de santé, soit d'hôpitaux secondaires. Dans cette entreprise, l'aide bilatérale ou multilatérale et l'appui de l'OMS ne nous ont jamais fait défaut. C'est pourquoi, une fois de plus, je voudrais exprimer toute notre reconnaissance à l'OMS et aux Etats dont la volonté de coopérer permet à la Haute -Volta de poursuivre sa politique sanitaire afin d'atteindre dans les délais les meilleurs les objectifs normaux de restitution et de développement de la santé pour toute sa population. Que le Dr Quenum, Directeur régional pour l'Afrique, veuille bien accepter ici l'assurance de notre cordiale sympathie et nos remerciements pour la sollicitude et l'attention qu'il a toujours portées à la recherche de solutions favorables à nos problèmes de santé publique.

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En concluant, Monsieur le Président et très honorables délégués, qu'il me soit permis de dire que les problèmes de santé publique qui préoccupent notre monde devraient requérir l'attention toute particulière, et de façon permanente, des Etats Membres, afin qu'il leur soit apporté des solutions humaines et efficaces car seule la solidarité internationale nous permettra de vaincre la maladie, de faire reculer les frontières de la misère et, par voie de conséquence, d'apporter plus de bonheur et de paix à l'humanité. Je vous remercie, Docteur Barraud, je donne maintenant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au Dr Phong -Aksara, délégué de la ThaYlande, :

Le Dr PHONG -AKSARA (Thallande) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, c'est pour moi un grand plaisir que de vous exprimer, en mon nom propre et en celui de la délégation de la ThaYlande, mes sincères félicitations pour votre élection à la haute fonction de président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais également dire combien j'ai été touché par l'honneur que l'Assemblée en général et les délégations de l'Asie du Sud -Est en particulier ont fait à mon pays en me désignant comme vice -président, Permettez -moi de vous en remercier très sincèrement au nom de mon pays et au nom de la délégation de la ThaYlande à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi également de présenter mes compliments au Dr Candau, Directeur général, et à ses collaborateurs pour l'excellent et très complet Rapport qu'ils nous ont présenté sur les activités de l'OMS en 1970. Il est attristant de noter que, lorsque des solutions sont données à certains problèmes de santé et des progrès enregistrés dans certains domaines, de nouveaux problèmes viennent ajouter à nos difficultés. La délégation thatlandaise voudrait aujourd'hui, par ma voix, décrire un aspect particulier de nos services de santé. Il s'agit du projet intéressant la santé de la famille qui, à mon avis, est le plus important parmi les plus récents. Ce projet a été organisé par le Ministère de la Santé publique dans le cadre des services de santé existants, Le taux de croissance démographique de la ThaYlande est actuellement estimé à plus de 3 %. Ce taux, qui est l'un des plus élevés du monde, nuit à nos efforts de développement socio- économique et plus particulièrement à l'extension et à l'amélioration de nos services de santé, En outre, le taux de natalité extrêmement élevé a des répercussions fâcheuses sur la santé des mères et des enfants. De 1964 à 1966, le Ministère de la Santé publique et le Conseil national de la Recherche ont exécuté un programme intensif de recherche et d'action dans un district rural de la ThaYlande. Les enquêtes ont révélé que plus de 70 % des femmes mariées ne voulaient pas plus d'enfants qu'elles n'en avaient, mais qu'un très faible pourcentage d'entre elles seulement connaissaient une des méthodes modernes de contraception. Au cours des dix -huit mois qu'a duré le programme, plus de 30 % des femmes contactées ont accepté les services offerts en matière de contraception et, pour la majorité, la mise en place d'un dispositif intra- utérin - résultat remarquable en comparaison de ceux obtenus dans plusieurs études similaires entreprises dans d'autres pays. Récemment, une enquête de contrôle a révélé que chez les femmes qui avaient accepté le dispositif intra- utérin, 41 % l'avaient conservé pendant 48 mois et 10 % pratiquaient une autre méthode contraceptive. Lorsque j'ai pris mes fonctions de sous -secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé publique à la fin de 1967, j'ai engagé mes collaborateurs à mettre au point un projet intéressant la santé de la famille. Mon but était de préparer le Ministère pour l'époque où le Gouvernement formulerait une politique démographique - qui paraissait inévitable en raison des graves conséquences de la forte expansion démographique. Alors que nous élaborions ce projet de recherche, nous préparions en fait un programme national. Au cours des trois dernières années (de 1968 à 1970 inclus), une formation en matière de démographie et de planification familiale a été donnée à au moins un médecin et une infirmière de chacun des 84 hôpitaux provinciaux et à tous les médecins, infirmières et sages - femmes auxiliaires du Département de la Santé travaillant dans des centres de santé ruraux. A la fin de ce programme de formation, des consultations de planification familiale ont été organisées dans tous les hôpitaux et dans tous les centres de santé dirigés par un médecin. A la fin de l'année 1970, 330 médecins, 700 infirmières et 3090 sages -femmes auxiliaires avaient suivi ce cours de formation de base, En outre, 1985 agents sanitaires de sexe masculin ont suivi un cours accéléré d'orientation. Au cours des trois années d'existence du projet, 400 000 femmes ont reçu un dispositif intra- utérin ou des contraceptifs oraux, ou encore ont été stérilisées. En 1970, qui a été la meilleure année du programme, plus de 225 000 femmes ont à leur tour accepté les services de contraception et 132 000 d'entre elles ont adopté les contraceptifs oraux. En 1970, une enquête de contrôle a fait apparattre des taux de persévérance très satisfaisants environ 75 % des femmes ont conservé leur dispositif ou pris les contraceptifs oraux pendant douze mois. Il est particulièrement intéressant de souligner que plus de 75 % des femmes qui ont accepté les contraceptifs dans le cadre de notre programme national vivent dans des zones rurales non classées comme zones municipales. En outre, 90 % d'entre elles n'ont bénéficié que de quatre années ou moins de scolarisation. Nous avons donc atteint un objectif qui me parait particulièrement important assurer des services de contraception en premier lieu aux femmes des classes socio- économiques les moins favorisées dans la population rurale. : : :

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Notre principe dès le début a été que la planification familiale devait s'intégrer dans les services de santé et notamment dans le programme de protection maternelle et infantile. Nous n'avons pas jugé nécessaire d'établir une infrastructure distincte. La ThaYlande participe depuis 1966 à un projet international de soins postnatals, et les constatations faites dans le cadre de ce projet sont venues renforcer nos vues. Quatre hôpitaux de Bangkok ont été les premiers à participer à notre pro. gramme et l'un d'eux, celui de l'Ecole de Médecine de l'Hôpital Chulalongkorn, possède le service de mise en place des dispositifs intra -utérins le plus important du monde ce service a accueilli plus de 58 000 nouvelles acceptantes depuis 1965 et en accueille actuellement plus de 600 par mois. En 1969, le programme a été élargi de manière à inclure huit hôpitaux provinciaux et trois maternités rurales. Là encore, le principe de la consultation postnatale s'est révélé excellent. Dans deux maternités, 75 à 80 % de toutes les accouchées ont accepté les services de planification familiale, soit, pour la plupart, la mise en place d'un dispositif intra- utérin ou la stérilisation. Je suis convaincu que la leçon à tirer de ces programmes de consultations postnatales en ThaYlande est que la période de la grossesse et la période qui suit l'accouchement sont particulièrement indiquées pour l'effort d'information et d'éducation en planification familiale, puisque la plupart des femmes ont alors une motivation très forte. Cette éducation ne doit pas s'inscrire nécessairement dans le cadre d'une hospitalisation, même si les programmes d'information postnatale ont été jusqu'ici organisés dans les hôpitaux. Je pense au contraire que notre effort doit être dirigé vers les femmes enceintes ou accouchées depuis peu, que l'accouchement ait lieu à l'hôpital ou à domicile. En 1970 le Gouvernement de la ThaYlande a défini une politique démographique nationale dont le but déclaré était l'abaissement du taux d'accroissement démographique par la planification familiale volontaire. Le Ministère de la Santé s'est vu confier la responsabilité du projet national de planification familiale et vient de terminer l'élaboration d'un plan ambitieux qui doit s'insérer dans le troisième plan quinquennal de développement économique. Nous poursuivrons l'exécution de ce programme dans le cadre des services de santé, tout en le renforçant, pendant les cinq années à venir. Contrairement à une opinion assez répandue, je crois que nos activités de planification familiale favorisent l'expansion des services médico- sanitaires au lieu de la gêner. Il convient de mentionner que les activités démographiques ne restent pas limitées aux services dépendant du Ministère de la Santé publique. Nous collaborons étroitement dans ce domaine avec beaucoup d'institutions locales et notamment avec le Conseil national du Développement économique, qui est chargé de la planification d'ensemble; avec quatre écoles de médecine, qui ont un programme actif de planification familiale comprenant notamment des recherches sur la reproduction humaine; et avec deux universités qui ont créé des centres ou instituts d'études sur la population et qui s'intéressent plus spécialement, l'une, à l'aspect démographique et, l'autre, à l'aspect sanitaire du problème. Nous avons été aidés dans ces entreprises par plusieurs institutions extérieures, notamment par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, le Population Council et le FISE. Nous espérons que leur soutien ainsi que de celui du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population nous seront maintenus et que nous pourrons bénéficier aussi des avis et de l'assistance de l'OMS. Au cours de l'année écoulée, nous avons reçu la visite de consultants de l'OMS venus étudier plusieurs questions intéressant la population et je suis certain que le rôle de l'OMS pourra s'accroftre dans ce domaine extrêmement important. Il va sans dire que diverses activités sanitaires se sont déroulées en 1970 dans un certain nombre de domaines importants. Si j'ai choisi de vous parler du programme de planification familiale, c'est parce qu'il présente cette caractéristique particulière d'être exécuté presque exclusivement par le personnel du Ministère de la Santé publique, sans intervention de personnel spécialisé en planification familiale, sans aucun stimulant compliqué comme en ont utilisé d'autres pays dans leurs programmes et, en outre, sans aucune publicité.l :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Dr Pistoli, délégué de l'Albanie. :

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Merci, Docteur Phong -Aksara. Je donne maintenant la parole

Le Dr PISTOLI (Albanie) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, permettez -moi, Monsieur le Président, de vous présenter, au nom de la délégation de la République populaire d'Albanie, nos félicitations pour votre élection au poste de président de la Vingt -Quatrième Assemblée de l'Organisation mondiale de la Santé. Monsieur le Président, la délégation de la République populaire d'Albanie estime de son devoir, encore une fois, de protester énergiquement contre la présence à cette assemblée des éléments de la clique faillie de Tchang Kai -chek qui, d'une façon absolument illégitime et en contradiction avec toute norme de logique saine, occupent la place de la Chine, place qui de plein droit revient uniquement aux véritables représentants du peuple chinois, les représentants de la République populaire de Chine.

Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Phong -Aksara sous forme abrégée.

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De même, la délégation albanaise proteste contre la présence ici des représentants de la clique traîtresse de Pnom Penh, instrument des impérialistes américains, et demande que la place du Cambodge soit occupée par les véritables représentants du peuple cambodgien, les représentants du Gouvernement royal du Front uni national de Libération du Cambodge. Notre organisation devrait faire réparer encore d'autres injustices. En contradiction avec le principe d'universalité, on continue de dénier une juste et légitime représentation, au sein de l'OMS, aux Etats indépendants et souverains tels la République démocratique du Viet -Nam, la République démocratique populaire de la Corée, la République Démocratique Allemande, qui devraient y avoir leurs représentants. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée se déroulent à un moment où la situation internationale est caractérisée par la lutte résolue des peuples contre l'impérialisme, le colonialisme et le néo- colonialisme, et contre les efforts des deux grandes puissances impérialistes pour établir leur hégémonie dans le monde en se le partageant en zones d'influence. L'impérialisme américain et ses satellites ont entrepris de nouvelles aventures militaires en Indochine. Par ces actes d'agression, l'impérialisme américain foule aux pieds les principes élémentaires du droit international et viole l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du peuple de l'Indochine; mais, partout et en toute occasion, il a essuyé des coups sévères de la part des peuples qui luttent pour leur liberté et leur indépendance nationale. La récente aventure de l'impérialisme américain contre le Laos a échoué dans la honte et a montré devant les peuples du monde entier l'invincible puissance de la guerre populaire; elle a montré le vrai visage d'agresseur de l'impérialisme américain et a accru la haine des peuples du monde ainsi que celle de l'opinion progressiste américaine contre lui. Avec l'année 1970 a pris fin aussi le quatrième plan quinquennal de développement économique et culturel de notre pays. Ce plan a été réalisé dans sa totalité avant les termes fixés. En 1970, la production industrielle a marqué un accroissement de 83 % par rapport à celle de 1965, tandis que, pour la production agricole, cette augmentation atteignait 33 %. Le revenu national en 1970 a été de 42,9 % supérieur à celui de l'année 1965. Au cours de ces cinq années, les prix des articles de large consommation ont subi deux abaissements. Aujourd'hui, dans notre pays, il n'existe pas de village qui ne soit pas électrifié, et cela amènera un progrès impétueux, économique et culturel, de notre village et apportera une grande amélioration dans l'hygiène du logement et dans celle du travail. Le rythme accru de la construction des maisons a créé les possibilités de résoudre en général, dans un laps de temps de trois ou quatre ans, le problème du logement dans les villes. Cela améliorera beaucoup les conditions de bien -être et la protection de la santé du peuple. Le fait que le pouvoir est entre les mains du peuple, ainsi que le développement impétueux de notre économie socialiste, ont créé les possibilités pour étendre le plus possible l'assistance médicale aux larges masses populaires. C'est ainsi qu'en 1970 la capacité des hôpitaux s'est accrue de 37 % par rapport à l'année 1965, assurant ainsi un lit pour 146 habitants. En même temps s'est accru le nombre de médecins; tandis qu'en 1965 il y avait un médecin pour 1870 habitants, aujourd'hui nous avons un médecin pour 1200 habitants. L'espérance de vie en 1969 était de 68 ans, contre 66 en 1966, et 38 en 1938 Notre Etat montre une grande sollicitude pour que l'assistance médicale soit en mesure de venir le plus vite possible en aide à la paysannerie, ce qui éliminerait peu à peu la différence qui existe entre l'assistance médicale dans les villes et les villages. Aujourd'hui, dans chaque localité, nous avons des services sanitaires où il y a obligatoirement un médecin, une sage -femme et une maison d'accouchement. Il y a aussi des hôpitaux. En ce qui concerne les zones rurales, aujourd'hui en Albanie il y a un médecin pour 5000 habitants. Mais notre Etat vise à ce que cette assistance sanitaire soit encore plus près du village. Les mesures prises assureront dès cette année, pour chaque village de la République, une sage -femme qui travaillera au centre de consultation des mères et des enfants, et chaque coopérative agricole aura au moins une maison d'accouchement. Au cours des cinq années à venir, chaque coopérative aura son propre médecin ainsi que les autres cadres médicaux. Le caractère même de notre Etat socialiste fait que la santé publique a reçu une orientation prophylactique. Grâce à tette politique sanitaire, depuis déjà des années la syphilis et le trachome ont disparu de notre pays. Depuis déjà quelques années le paludisme n'existe plus. A l'heure actuelle, nous nous sommes assigné pour tâche l'éradication de la rougeole. Aujourd'hui, près de 40 % de notre population est vaccinée par le vaccin fourni par la République populaire de Chine. C'est pourquoi la rougeole qui s'est infiltrée dans notre pays vers la fin de 1970, n'y a eu qu'une propagation limitée. Le vaccin anti- rougeole préparé par notre institut d'hygiène et d'épidémiologie servira à vacciner à l'avenir tous les enfants réceptifs. A l'heure actuelle, il n'y a plus de rougeole chez nous. La morbidité et la mortalité par tuberculose ont continuellement diminué, bien que, comme conséquence de l'industrialisation socialiste de notre pays à un rythme rapide, il y ait eu une grande concentration des travailleurs. Ainsi, la morbidité phtisique était de 106,8 pour 100 000 habitants en 1970, contre les 192 de 1965, tandis que les décès par suite de tuberculose, qui en 1965 étaient

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de 15,2 pour 100 000 habitants, tombaient en 1969 à 10,6 pour 100 000 habitants. Les mesures de notre Etat pour élever encore davantage le bien -être du peuple, pour résoudre encore plus rapidement le problème du logement et pour améliorer l'assistance médicale nous font espérer que la morbidité phtisique ira diminuant encore plus sensiblement. Notre Etat a été obligé de prendre des mesures protectrices rigoureuses contre le choléra, dans l'intérêt de la protection de la santé du peuple, et nous sommes d'avis que ces mesures étaient entièrement justifiées. Le Parti du Travail d'Albanie montre une sollicitude toute particulière pour la santé de notre peuple. En janvier de cette année, il a examiné dans un de ses plénums tout particulièrement ce problème. Une importance toute spéciale a été accordée aux problèmes de la prophylaxie. Enfin, d'importants devoirs ont été définis pour accélérer le rythme de la préparation des cadres médicaux, pour leur qualification, pour l'élévation à un niveau supérieur des travaux scientifiques et de la recherche dans le domaine de la médecine. Le problème de la santé publique étant considéré comme un problème social et non seulement un problème technique, purement médical, d'importantes tâches pour la protection de la santé, pour l'établissement des mesures préventives ont été posées devant les organes économiques, étatiques et coopérativistes, ainsi que devant les diverses organisations politico- sociales, devenant ainsi un problème de tout le peuple et la seule voie pour remporter des succès ultérieurs plus grands dans ce domaine vital pour le peuple. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Piston. Avant que je donne la parole à l'orateur suivant, le Dr Misherghi, délégué de la République Arabe Libyenne, le Dr Dorolle va dire quelques mots. :

Monsieur le Président, le Dr Misherghi Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) parlera en arabe et son discours sera traduit en anglais par son propre interprète conformément à l'article 87 du Règlement intérieur. :

Le Dr MISHERGHI (République Arabe Libyenne) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez -moi, Monsieur le Président, de vous adresser, au nom de la délégation libyenne, nos félicitations à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nos félicitations vont également aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions, au Directeur général et à ses collaborateurs. Je mentionnerai en particulier le Dr Taba, notre Directeur régional, et le Dr Aref, représentant de l'OMS en République Arabe Libyenne, qui se dépensent l'un et l'autre sans compter pour élargir l'action de l'Organisation et accroître son efficacité dans la solution des problèmes de santé que doivent affronter, en particulier, les pays en voie de développement. Nous sommes persuadés qu'une collaboration étroite entre les Etats Membres permettra à l'OMS d'atteindre plus facilement et plus sûrement les nobles buts qu'elle poursuit pour le bien de l'humanité. Monsieur le Président, j'essaierai d'être aussi bref que possible, et de ne pas entrer ici dans des questions qui pourront être discutées au sein des commissions. Le choléra a fait son apparition en République Arabe Libyenne en août 1970. Sitôt le premier cas notifié, le Ministère de la Santé a appliqué le Règlement sanitaire international. En une semaine, 90 % de la population a été vaccinée et nous avons pris toutes les mesures préventives qui s'imposaient pour améliorer l'hygiène du milieu. Je saisis l'occasion qui m'est donnée de remercier l'OMS et la République Arabe Unie de la promptitude avec laquelle elles nous ont apporté toute l'aide voulue pour enrayer l'épidémie. Nous avons pu ainsi déclarer notre pays exempt de choléra après moins de douze semaines. En avril 1971, une campagne systématique de vaccination contre le choléra s'est poursuivie au titre des mesures de précaution contre les maladies estivales en général. Nous estimons que le développement socio- économique est directement conditionné par un milieu salubre et par des êtres sains, capables d'un travail productif. C'est pourquoi la République Arabe Libyenne s'emploie à mettre sur pied un programme complet de développement. Dès l'année dernière, toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour la sauvegarde de l'eau potable et l'amélioration de l'hygiène du milieu. La vaccination obligatoire - vaccin triple, vaccin antivariolique et vaccin antipoliomyélitique par voie buccale - progresse à un rythme satisfaisant. L'année dernière, 300 000 enfants ont été vaccinés contre la poliomyélite, la diphtérie et la coqueluche. En outre, la vaccination par le BCG a été pratiquée sur 200 000 écoliers, et aussi dans certains centres hospitaliers, sur les nouveau -nés (20 000 au cours de ces trois derniers mois). Une étude est actuellement menée au moyen de l'épreuve tuberculinique parmi des enfants d'âge scolaire afin d'apprécier la nécessité de la vaccination par le BCG à la naissance si l'on constatait un pourcentage élevé de résultats positifs. On vaccine contre la rougeole tous les enfants de un à quatre ans, première étape vers la vaccination obligatoire. 1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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Par ailleurs, le Ministère de la Santé entreprend des campagnes de soins curatifs et préventifs contre le trachome dans la population scolaire. La schistosomiase n'est pas considérée comme un problème dans la République Arabe Libyenne jusqu'à présent, nous avons pu contenir cette affection dans les foyers limités où elle avait été détectée. Nous avons créé l'année dernière un conseil pour l'alimentation et la nutrition, qui est chargé de participer à l'établissement d'un plan uniforme destiné à l'application d'une politique nutritionnelle dans le pays. On étudie actuellement la possibilité de produire sur place des aliments de sevrage. L'exécution des programmes de formation se poursuit de façon satisfaisante, conformément au plan établi en coopération avec l'OMS en vue de nous pourvoir d'un personnel sanitaire plus nombreux et d'un service de santé plus efficace. Cinquante étudiants se sont inscrits à l'Ecole de Médecine de l'Université de Libye dont les cours ont commencé cette année. Pour la formation aux disciplines paramédicales, le Ministère de la Santé a créé sept écoles d'aides- infirmières où 260 élèves suivent aujourd'hui le cours de dix -huit mois, outre les 150 qui ont choisi le cycle de trois ans qui prépare au diplôme d'infirmière d'Etat. L'Institut de Formation sanitaire compte 187 étudiants qui se destinent aux professions d'infirmier, de technicien de l'assainissement, de technicien de laboratoire et de technicien de radiologie. Un cours pour aides pharmaciens s'ouvrira en octobre 1971. En ce qui concerne l'action curative, le Ministère de la Santé se propose de porter le nombre de lits à quatre pour mille habitants. Huit cents médecins exercent en République Arabe Libyenne; 33 centres de santé ruraux et 99 centres annexes sont maintenant en service, et l'on projette la construction de 15 polycliniques dans les principales villes. La délégation libyenne est profondément préoccupée par la situation explosive qui, dans certaines parties du monde, menace l'homme dans son existence et paralyse les efforts déployés par l'OMS pour vaincre la maladie et assurer la sauvegarde de l'humanité. Il est hors de doute que toute réalisation dans le domaine de la santé est intimement liée au maintien de la paix et de la stabilité, qui sont les garants du bien -être social et de la prospérité économique. Une fois de plus, nous voulons appeler l'attention de cette assemblée sur les conditions poignantes qui existent dans la Région de la Méditerranée orientale, où toute une génération de réfugiés palestiniens grandit sous des tentes et dans un environnement extrêmement défavorable, du fait de l'occupation de terres arabes par Israel. Nous croyons fermement que sans un retrait complet des Israéliens des territoires arabes occupés et le retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers, les chances de paix et de stabilité dans la région restent des plus douteuses. Nous exhortons les membres de l'Assemblée à conjuguer leurs efforts pour promouvoir la paix et la stabilité dont l'OMS a grandement besoin pour atteindre ses nobles buts. :

Je vous remercie, Docteur Misherghi, Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le Dr Ansari, qui par tirage au sort est le deuxième Vice -Président appelé à suppléer le Président, a bien voulu accepter de me remplacer pendant une partie de cette séance, ce dont je le remercie vivement. Docteur Ansari, auriez -vous l'obligeance de prendre la présidence. :

Le Dr Ansari (Pakistan), Vice- Président, assume la présidence.

Le Président m'a demandé de le remplacer Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) pendant une partie de la matinée; je le ferai avec grand plaisir. Avant que la discussion générale ne se poursuive, je voudrais dire combien j'apprécie l'honneur qui a été fait à mon pays par mon élection au poste de vice -président de cette assemblée. Permettez -moi de vous remercier très chaleureusement, en son nom et au nom de la délégation pakistanaise à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nous poursuivons maintenant la discussion générale sur les points 1,9 et 1.10 de l'ordre du jour. Je donne la parole au premier orateur inscrit, le Professeur Rajasuriya, délégué de Ceylan. :

Le Professeur RAJASURIYA (Ceylan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, la délégation ceylanaise se joint aux orateurs qui m'ont précédé à la tribune pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection, unanimement saluée, à vos hautes fonctions. Je suis également très heureux de féliciter les Vice Présidents, les Présidents des commissions principales et les membres du bureau de cette assemblée. C'est avec un grand intérêt que nous avons écouté le Directeur général nous présenter son Rapport annuel. La délégation ceylanaise tient à le remercier, ainsi que ses collaborateurs, de ce remarquable travail qui nous offre, cette année encore, un tableau complet des campagnes que l'OMS mène à l'échelle mondiale pour vaincre la maladie et promouvoir la santé. Qu'il me soit permis d'en venir à présent à la situation sanitaire dans mon pays. Je voudrais tout d'abord signaler que, durant l'année écoulée, Ceylan est demeuré exempt de maladies quarantenaires. Bien que le choléra El Tor ait envahi maint pays de la Région, nous n'avons eu connaissance d'aucun cas intérieur depuis 1961, et cela malgré la proximité immédiate des foyers endémiques. :

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En ce qui concerne le paludisme, qui demeure un problème tant pour ce qui est des opérations que du point de vue financier, je suis heureux de vous informer que la situation a pris meilleure tournure. De 537 705 en 1969, le nombre total de cas détectés à l'examen microscopique est tombé à 468 202 en 1970. A noter aussi que depuis août 1967, l'espèce prédominante est Plasmodium vivaz. Avec l'aide de l'OMS, le Gouvernement de Ceylan a adopté notamment les mesures de lutte suivantes a) extension des opérations de pulvérisation aux zones non encore traitées et mise en place d'un dispositif adéquat de dépistage actif et passif des cas; b) reconnaissance géographique; c) établissement d'un centre de formation antipaludique; d) intensification de la campagne d'éducation sanitaire; e) renforcement des services de santé généraux et leur participation au programme antipaludique; et f) traitement radical de tous les cas suspects ou reconnus positifs à l'examen microscopique. A l'heure actuelle, les pulvérisations régulières d'insecticides s'étendent à une population de 5,4 millions d'habitants, auxquels on espère en ajouter cette année 3,5 millions qui vivent sur les basses terres où la maladie est à l'état mésoendémique et hypoendémique. Comme le pays traverse une grave crise financière et que les fonds disponibles pour l'action antipaludique sont limités, on s'efforce par tous les moyens de déployer le personnel existant de manière à passer de la phase d'attaque à un programme d'éradication après les phases de consolidation et d'entretien. Le Gouvernement de Ceylan est profondément reconnaissant à l'OMS et aux autres organisations internationales de l'aide et des conseils qu'elles lui fournissent dans son combat contre cette terrible maladie. Je dois aussi mentionner un fait très préoccupant, qui est l'augmentation de l'incidence de la lèpre à Ceylan. Jusqu'au début de l'année dernière, il n'y avait que 5032 cas enregistrés,soit 0,4 pour 1000 habitants; mais le dépistage des cas s'étant amélioré, les chiffres estimatifs actuels révèlent une progression alarmante puisque le taux avoisine 1,2 pour 1000 habitants, Le Département de la Santé fait tout le nécessaire pour dépister et traiter les cas, C'est ainsi que l'effectif des médecins et d'agents sanitaires qui s'occupent de la lèpre a été renforcé, et que des enquêtes sont menées dans les écoles des zones où la prévalence de la maladie est la plus grande. Ces activités ont aussi été intégrées dans celles des services de santé généraux. Dans ce domaine également, le Gouvernement tient à exprimer sa gratitude à l'OMS pour les services de léprologues qui lui ont été fournis. La tuberculose est toujours considérée comme un problème majeur de santé publique, encore que la mortalité qui lui est imputable ait baissé depuis dix ans. Le Gouvernement a maintenant entrepris un programme antituberculeux, mené par les services de santé généraux, orienté vers l'action de masse. Dès qu'un cas est diagnostiqué, une chimiothérapie intermittente commence à domicile, sous contrôle bactériologique. D'autre part, une équipe de fonctionnaires de l'OMS poursuit une étude de base en vue d'établir les indices épidémiologiques voulus pour le programme national de lutte contre la tuberculose, Parallèlement à cette étude, le Département de la Santé en mène une dans les mêmes zones afin de faire le point des connaissances, des attitudes et des pratiques en matière de tuberculose. On espère que ces deux études fourniront des données très utiles pour l'organisation du programme national. La filariose représente aujourd'hui un problème amoindri et l'on espère qu'avec l'aide du PNUD il sera possible de transformer la lutte contre la maladie en une lutte (élément Assistance technique) contre les vecteurs, plus précisément contre Aedes aegypti, moustique commun dans le pays, Par ailleurs, le Département de la Santé s'emploie actuellement à réorganiser le secteur éducation sanitaire des services, de sorte que cette activité ait une haute priorité dans l'action préventive et curative. A cette fin, le Gouvernement a fait entreprendre un projet pilote dans seize zones comprenant chacune de 10 000 à 12 000 habitants et dotées d'un personnel d'action préventive composé d'un médecin, d'un inspecteur de la santé publique, d'une infirmière et de deux sages -femmes de la santé publique. Dans toutes ces zones sera menée une action préventive et d'éducation sanitaire intensive qui devrait permettre, au terme de la période de neuf mois prévue pour le projet et après analyse et évaluation des résultats, d'étendre à tout le pays les méthodes qui auront été appliquées pour promouvoir les activités. Parmi les principales de celles -ci figurent la constitution d'un dossier pour chaque famille en vue de réunir toutes les données statistiques, la vaccination de tous les enfants de moins d'un an, l'amélio- en ration de l'hygiène du milieu, l'amélioration des services de protection maternelle et infantile tenant dûment compte de l'état nutritionnel de la mère et de l'enfant -, l'inspection sanitaire dans les écoles et des mesures destinées à remédier aux lacunes, les soins dentaires, les soins aux handicapés, enfin la lutte contre les maladies transmissibles (paludisme, tuberculose, lèpre, maladies vénériennes, filariose et rage). J'ajouterai, Monsieur le Président, que trois études très importantes ont également été entreprises par le Département de la Santé avec l'aide de l'OMS et d'autres organisations internationales. Il s'agit a) d'une étude du travail de tout le personnel de santé publique du Département, b) d'une étude d'ensemble concernant les personnels sanitaires du pays, en collaboration avec les universités, et c) d'une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques en matière de planification familiale, menée par la mission de l'Organisation des Nations Unies. Le Département de la Santé a hate de connaître les résultats de ces travaux, sur lesquels il s'appuiera pour poursuivre ses plans. L'OMS nous a également promis d'envoyer à Ceylan une équipe de professeurs de médecine qui discuteront avec nos experts les moyens d'établir sur une base renforcée l'enseignement médical postuniversitaire. :

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En prévision de leur arrivée, attendue dans le courant de l'été, nous avons pris des dispositions préliminaires pour la mise en place d'un conseil de l'enseignement médical postuniversitaire. Nous sommes profondément conscients de la nécessité de prêter une attention spéciale aux problèmes touchant l'environnement, à la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et à la très grave question de la toxicomanie. Enfin, puisqu'il a été beaucoup parlé aujourd'hui de la planification sanitaire, je signalerai que le Département de la Santé a créé un service qui s'occupera de cette question. Il collaborera aux études dont j'ai fait mention et assurera la liaison avec le Secrétariat général du Plan, organe du Ministère de la Planification. Pour terminer, je tiens à remercier, au nom du Gouvernement de Ceylan, l'homme au grand coeur qu'est le Dr Candau, notre Directeur général, les fonctionnaires de l'OMS et, en particulier, notre énergique et dévoué Directeur régional, le Dr Herat Gunaratne, dont le concours nous a toujours été extrêmement utile pour le développement de nos,services de santé, ainsi que les autres organisations internationales qui nous aident à exécuter certains de nos projets sanitaires ou à résoudre'certains de nos problèmes de santé publique. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) maintenant la parole au Dr Shahgholi, délégué de l'Iran. : :

Merci, Professeur Rajasuriya. Je donne

Le Dr SHAHGHOLI (Iran) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation iranienne et en mon nom propre, je voudrais vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la plus haute charge de cette assemblée. Je veux aussi féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des commissions principales. Qu'il me soit permis d'adresser également nos sincères félicitations au Directeur général et à ses collaborateurs, pour le Rapport si complet qu'ils ont soumis à notre assemblée. Parmi les sujets aussi vastes que nombreux qui y sont passés en revue, je désirerais traiter brièvement de deux questions qui présentent une importance toute particulière pour la santé des nations. Les systèmes actuels de prestations sanitaires ne semblent pas avoir donné les résultats qu'on en attendait. C'est pourquoi nous nous rangeons aux côtés de ceux qui, depuis quelque temps, contestent les idées anciennes pour en adopter de nouvelles. A cet égard, je suis heureux de constater que l'OMS soutient de nombreux projets de recherche dans le dessein de trouver des méthodes nouvelles qui permettent d'aider les autorités nationales intéressées à tirer le meilleur parti des ressources souvent limitées dont elles disposent pour assurer la protection sanitaire de la population. Je me plais à relever que des travaux en la matière ont été entrepris conjointement au centre OMS de recherches épidémiologiques établi à Téhéran par le Gouvernement iranien et l'OMS, et que des discussions sont en cours au sujet d'un programme futur pour l'évaluation des prestations sanitaires par la recherche opérationnelle et l'analyse des systèmes. Nous espérons que ces discussions aboutiront à l'adoption d'un programme efficace, auquel le Gouvernement iranien ne manquera pas d'apporter tout son appui. Un tel programme ne profitera pas seulement à l'Iran, mais aussi aux services sanitaires du monde entier. Dans le même ordre d'idées, je voudrais saisir cette occasion pour dire quelques mots sur la partie du Rapport du Directeur général qui traite de la toxicomanie. Qu'il s'agisse de la prévention, du traitement et de la réadaptation, ou de la lutte contre le trafic des stupéfiants, les activités menées jusqu'à présent et qui sont fondées sur une conception traditionnelle ont échoué malgré la grande importance qu'on y attachait et les sommes énormes que tous les gouvernements leur ont consacrées. Il faut certes louer l'OMS des efforts qu'elle déploie pour développer ces activités, notamment en réunissant des comités d'experts et en favorisant l'échange de renseignements. Toutefois, nous estimons que l'ampleur du problème de la pharmacodépendance et le danger qu'il fait peser sur la jeunesse d'aujourd'hui - en particulier sur sa santé mentale - nécessitent de la part de l'Organisation une attention plus grande que jamais. De plus, je crois que nous devrions ne pas nous limiter aux méthodes classiques qui ont été suivies jusqu'à présent et affronter le problème dans une optique nouvelle. yar exemple, comme le signale le dix -huitième rapport du Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance, qui s'est réuni à Genève en août 1970, plusieurs pays ont institué l'approvisionnement légal en drogue de certains toxicomanes de longue date dans le dessein de contenir et de minimiser le trafic illicite des stupéfiants. Reste à savoir - et l'on est peu renseigné à ce sujet - dans quelle mesure ces pays sont parvenus à leurs fins. Une évaluation scientifique serait ici d'un grand intérêt pour tous et de nouvelles méthodes de recherche sur la question devraient être encouragées par l'OMS. Pour terminer, je tiens à remercier le Directeur régional pour la Méditerranée orientale de l'action vigilante qu'il mène pour promouvoir la santé dans la Région. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) maintenant la parole à M. Abebe, délégué de l'Ethiopie. : :

Je vous remercie, Docteur Shahgholi. Je donne

M. ABEBE (Ethiopie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je désire m'associer aux orateurs qui m'ont précédé pour vous féliciter, Monsieur le Président,au nom 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1970, N° 460.

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de la délégation éthiopienne, de votre élection à la haute charge de président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Nos félicitations vont également aux cinq Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales. Je veux aussi féliciter sincèrement le Directeur général et ses collaborateurs pour l'action remarquable menée par l'OMS en 1970, et dont le Rapport objectif plein d'intérêt et exhaustif qui a été présenté à l'Assemblée porte témoignage. Avec votre permission, Monsieur le Président, je voudrais donner un très bref aperçu des activités que le Gouvernement de mon pays a entreprises l'année dernière dans le domaine de la santé. Si l'on considère les difficultés financières et la pénurie de personnel médical auxquelles l'Ethiopie doit faire face, en même temps qu'à d'autres obstacles, c'est l'action préventive qui apparaít comme le moyen le plus rationnel et le plus économique d'assurer la protection sanitaire. A cet égard, devant l'urgente nécessité de maîtriser les maladies transmissibles, le Ministère de la Santé publique a attribué un très haut rang de priorité à l'établissement de services épidémiologiques et à leur extension, et comme l'on ne saurait concevoir un service épidémiologique sans laboratoires, la tant à l'échelon central qu'à celui des provinces mise en place de laboratoires de santé publique occupe une place importante dans le programme. En conséquence, le Gouvernement éthiopien a présenté au PNUD une demande d'assistance du Fonds spécial pour la création d'un service central de laboratoires de santé publique. Il a également soumis une demande d'aide au FISE, en vue d'établir treize laboratoires provinciaux. La réalisation de ces projets devrait marquer une étape importante dans le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles. Un programme d'éradication de la variole a été entrepris, avec une aide substantielle, matérielle et technique, de l'OMS,au cours du dernier trimestre de 1970. Un vaste plan est actuellement élaboré pour la notification des cas, les enquêtes dont ceux -ci doivent faire l'objet, la surveillance et les mesures à prendre pour contenir la maladie, chaque cas suspect devant faire l'objet des mesures de dépistage, d'investigation et d'endiguement envisagées. Il faut donc voir principalement dans le nombre accru des cas notifiés à l'OMS et publiés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire un témoignage de l'amélioration du dispositif de notification, et aussi de l'efficacité dans le dépistage des équipes de surveillance. Les premiers résultats du programme sont de bon augure et laissent espérer que la variole sera éradiquée en Ethiopie dans le temps prévu par le plan d'opérations. Ce succès sera à porter au crédit de l'OMS, à laquelle nous tenons à exprimer ici notre gratitude. Au sujet de l'épidémie de choléra, qui a touché notre pays comme plusieurs autres pays africains au cours du dernier trimestre de 1970, je voudrais dire combien le Gouvernement éthiopien a apprécié la prompte intervention et l'aide constante du Siège et du Bureau régional pour la Méditerranée orientale. Comme le Directeur général l'indique dans son Rapport, le choléra est une maladie nouvelle dans cette partie du monde et son apparition en 1970 a pris les autorités au dépourvu. Néanmoins, dès la première indication de l'apparition de la maladie, nous avons immédiatement fait appel à l'OMS pour qu'elle nous aide à l'identifier et à faire le nécessaire pour en enrayer la propagation. L'Organisation a répondu promptement et généreusement à notre appel en nous fournissant les conseils techniques et l'assistance matérielle nécessaires. Grâce à cette aide et à celle de plusieurs pays amis, le Gouvernement éthiopien a été en mesure d'endiguer la poussée. Conscient de l'importance d'un approvisionnement en eau salubre pour la prévention des maladies et l'amélioration de la santé, le Gouvernement a attribué un rang de priorité élevé à la distribution d'eau dans les petites agglomérations aussi bien que dans les grandes villes. Il est reconnu que le problème général de l'hygiène du milieu et de l'approvisionnement en eau a une importance majeure dans tous les pays en voie de développement, alors que les ressources financières dont ceux -ci disposent sont souvent insuffisantes pour y faire face. L'Ethiopie a été assez heureuse pour obtenir, au titre de l'assistance bilatérale, une aide pour entreprendre la construction de réseaux de distribution d'eau dans les collectivités qui en ont sérieusement besoin. Nous pensons d'ailleurs que l'approvisionnement en eau des collectivités rurales devrait être partie intégrante de nos programmes touchant les centres de santé. C'est dans cet esprit que nous envisageons, avec l'assistance du FISE et la participation des collectivités locales elles- mêmes, une expansion de notre action. A mesure que le public se rend mieux compte de la nécessité des soins médicaux et que les services de santé prennent de l'extension, la demande de produits pharmaceutiques s'accroit en Ethiopie comme dans tous les pays en voie de développement. Pour répondre à cette demande, le Gouvernement a installé une usine qui devrait couvrir dans l'immédiat 60 % des besoins du pays en médicaments de base. Tous les produits satisfont aux prescriptions les plus récentes des pharmacopées du Royaume -Uni ou des Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement éthiopien a pris à tâche de mettre en oeuvre tous les moyens dont il dispose pour protéger la population contre des produits pharmaceutiques, toujours plus nombreux sur le marché, dont la qualité, l'innocuité et la valeur thérapeutique sont sujettes à caution. Il a donc édicté une réglementation qui stipule certaines exigences minimales pour la production, l'importation, la distribution en gros et la vente au détail des produits pharmaceutiques. En ce qui concerne l'importation et la distribution, cette réglementation revêt une grande importance pour l'Ethiopie, puisque la production locale ne couvre actuellement qu'une toute petite partie des besoins du pays. Il reste cependant beaucoup

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à faire pour assurer le contr8le de la qualité des médicaments, et l'on ne saurait trop souligner à cet égard la nécessité d'une aide de l'OMS et d'une coopération étroite entre les Etats qui se trouvent dans la mame situation. Comme dans nombre de pays en voie de développement, la malnutrition est en Ethiopie une grave menace pour la santé, en particulier pour celle des nourrissons, des femmes enceintes et des mères qui allaitent - trois groupes vulnérables du point de vue nutritionnel, qui représentent près des deux tiers de toute la population. Au cours des dix dernières années, l'Institut éthiopien dè la Nutrition a recueilli, dans presque toutes les parties du pays, une masse de renseignements sur l'épidémiologie et les causes de la malnutrition et divers programmes de prévention ont été mis en oeuvre. Les recherches médicales menées par l'Institut portent, parmi de nombreux autres sujets, sur l'interdépendance de la nutrition, de la grossesse et de l'état du nouveau -né, et aussi de la lactation et du régime alimentaire. Eu égard à la gravité de l'avitaminose D, l'Institut a effectué récemment une étude de grande ampleur sur la prévention de cette carence. Grace aux connaissances acquises durant la phase du démarrage de l'Institut, un aliment d'appoint riche en protéines et peu coûteux, destiné aux nourrissons et aux enfants, a été élaboré et commercialisé. Tous ces travaux ont déjà donné beaucoup de résultats intéressants par les perspectives qu'ils ouvrent et l'on espère pouvoir mettre au point des programmes de nutrition judicieusement intégrés à l'action de santé publique et conçus au bénéfice de la collectivité tout entière. La formation d'un personnel sanitaire national pour répondre avec efficacité aux besoins des services de santé en la matière demeure au centre des préoccupations du Gouvernement; aussi l'Ecole de Médecine et le centre de formation en santé publique de Gondar, de mame que les divers établissements de formation de personnel paramédical, reçoivent -ils tout le soutien possible pour leur extension. Cependant, l'assistance internationale reste un facteur essentiel de l'amélioration de l'enseignement, en qualité comme en quantité. A cet égard, je voudrais exprimer ici la sincère gratitude du Gouvernement éthiopien pour l'aide que lui apportent de manière continue l'OMS et le FISE. Tous les programmes que je viens de mentionner ont été entrepris sous la pression des circonstances. Cependant, étant donné que 90 % de la population éthiopienne vit en milieu rural, la mise en place et le renforcement des services de santé de base ont toujours été et restent la règle d'action qui est à l'origine de nos programmes sanitaires. Avec le souci d'améliorer la qualité des services et de se rendre compte de l'efficacité des programmes, le Gouvernement vient d'achever, avec l'aide de l'OMS, une évaluation de son programme concernant les services sanitaires. Assurer ces services à toute la population est une tâche colossale dans mon pays, comme du reste dans tous les autres pays en voie de développement, si l'on considère la faiblesse de leurs ressources. Néanmoins, ce ne devrait pas être une entreprise impossible si la bonne volonté et l'esprit de coopération règnent au sein de la communauté internationale; et en cela, l'OMS a un grand et beau rale à jouer. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Abebe. Je donne maintenant la parole au Professeur Zvara, délégué de la Tchécoslovaquie. :

Le Professeur ZVARA (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Monsieur le Président, permettez -moi au nom de la délégation de la République socialiste tchécoslovaque de vous féliciter de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé et d'exprimer ma conviction que sous votre direction les travaux de notre assemblée seront couronnés de succès. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation tchécoslovaque a étudié avec une grande attention le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS et elle s'associe aux remerciements adressés au Directeur général et à ses collaborateurs pour le travail qu'ils ont accompli. Le Rapport, qui indique en détail les résultats obtenus, souligne ce qu'est la mission fondamentale de l'OMS. L'une des conditions qu'elle doit remplir pour s'acquitter avec succès de cette tache fondamentale, qui comprend indiscutablement l'application des données nouvelles de la science médicale à la pratique de la médecine, est la constitution dans chaque pays d'un réseau complet de services sanitaires. Il ne fait pas de doute que l'OMS a déployé une grande activité au fil des années pour venir en aide aux pays en voie de développement, mais nous ne considérons pas que la coopération internationale doive se ramener à une simple aide technique ou financière. Cette aide directe ne peut guère qu'atténuer les conséquences du développement inégal des divers pays. Le programme de l'OMS et les programmes des Etats Membres doivent donc tendre, au premier chef, à accorder une aide efficace pour la mise sur pied d'une organisation nationale assurant la protection de la santé de la population. Cela correspond entièrement à la mission fondamentale de l'OMS telle qu'elle est définie dans la Constitution de l'Organisation. Il nous parait tout à fait juste que l'OMS, comme on l'a fait observer, par exemple, lors du débat sur le programme de travail pour une période de cinq ans, fasse figurer au nombre des principes fondamentaux du développement des services sanitaires dans les divers pays la responsabilité de la société à l'égard de la protection de la santé, la nécessité pour les services de santé publique d'adopter une optique préventive, la préparation sur place des cadres médicaux nationaux, l'application des progrès de la science et de la recherche médicales à la pratique de la médecine et l'éducation sanitaire de la population dans un esprit de participation active des masses à l'action de santé publique. Dans ce travail de constitution de réseaux nationaux de services de santé, le système sanitaire tchécoslovaque peut prendre :

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une part considérable, à la mesure de ses capacités, soit dans le cadre de l'OMS, soit au titre d'accords bilatéraux. Dans la République socialiste tchécoslovaque, l'action sanitaire manifeste une tendance à une activité aussi intense que possible orientée précisément dans cette direction. On en trouve une réunions scientifiques, large expression dans les activités organisées par l'OMS en Tchécoslovaquie cours sur l'épidémiologie des maladies transmissibles, sur la tuberculose, l'épidémiologie et la statistique. Nous avons contribué à assurer, sur le plan de l'organisation et sur le plan financier, toute une série de mesures du même ordre à titre bilatéral. Nous attachons une grande importance, étant donné la nécessité de mettre sur pied des réseaux complets de services sanitaires nationaux, à la préparation sur place du personnel médical national. Une collaboration internationale est également essentielle si l'on veut résoudre de façon plus rapide et plus rationnelle les problèmes communs à de nombreux pays, ne fût -ce que par la possibilité qu'elle offre d'accumuler l'expérience indispensable en un laps de temps relativement bref ou de répartir les activités entre différents pays et régions. Nos décisions concernant le programme et la croissance du budget de l'OMS doivent être subordonnées à ce principe. Il faut également en tenir compte dans celles de nos décisions qui concernent la participation de tous les pays à l'action internationale. Je veux parler ici du principe d'universalité. A notre avis, le fait que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS n'a pas encore reçu une réponse positive ne peut que nuire à notre organisation dans son ensemble, car il s'agit d'un Etat souverain ayant des services de santé développés et qui s'est déjà déclaré à maintes reprises prêt à apporter sa contribution à l'accomplissement des taches de l'OMS. La mise en pratique des nobles principes et objectifs de l'OMS exige la participation et la collaboration de tous les pays, ce qui implique qu'ils jouissent de la qualité de Membre, avec les mêmes droits et les mêmes obligations pour tous. Tant que l'on fera obstacle à une solution satisfaisante de la question de l'universalité de l'OMS, nous devrons revenir sur ce point, dans l'intérêt du développement intégral de la collaboration internationale et dans l'intérêt de la protection de la santé de tous les habitants du globe. Nous partageons les vues déjà exprimées par plusieurs délégations quant à la nécessité d'éliminer les foyers de guerre qui subsistent dans diverses régions du monde. Outre l'agression perpétrée en Indochine, nous pensons ici avant tout à la crise provoquée par l'agression d'Israël contre ses voisins arabes. Ce n'est que si la paix règne que l'on pourra se préoccuper réellement de la santé de l'homme. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) la parole au Dr Sow, délégué du Sénégal. :

:

Merci, Professeur Zvara. Je donne maintenant

Monsieur le Président, ce m'est un agréable devoir de vous féliciter pour Le Dr SOW (Sénégal) votre élection. La longue expérience que vous avez de notre organisation,dont vous avez présidé tour à tour les commissions principales et, récemment encore, le Conseil exécutif, est une garantie pour le déroulement harmonieux et efficace de la Vingt -Quatrième Assemblée. Je voudrais également féliciter les Vice -Présidents, les Présidents des commissions et leurs collaborateurs, tous ceux que la confiance unanime de l'Assemblée a placés autour de vous pour conduire nos débats et assurer la mise en forme de nos résolutions. Au risque de répéter ce que plusieurs dizaines d'orateurs ont déjà dit, je ne puis qu'exprimer notre sincère satisfaction pour le Rapport du Directeur général, et plus généralement pour la façon sûre, distinguée et dynamique dont il dirige l'Organisation. Enfin, je saisis cette occasion pour adresser mes compliments chaleureux et affectueux aux délégués de notre nouveau Membre, la Gambie. L'intimité des connexions géographiques et ethniques qui nous lient à ce peuple frère et les relations de coopération multiples tissées entre nos deux Etats nous font ressentir avec une satisfaction particulière son accession à la qualité de Membre de l'OMS. Une fois encore, je ne puis, après de talentueux orateurs, commenter l'ensemble du substantiel Rapport de M. le Directeur général. Je me contenterai d'évoquer ceux des problèmes qui nous touchent de plus près ou qui entrent dans le champ de nos préoccupations les plus immédiates. Tout d'abord, la pandémie de choléra qui, dans sa flambée brutale, anachronique et insolite, est parvenue à nos frontières méridionales et orientales, et continue d'y entretenir une menace permanente. Malgré les sérieux efforts que nous avons entrepris en matière de vaccination de masse et de contrôle des frontières, nous ne nous dissimulons pas que seule la chance a retenu jusqu'ici cette épée de Damoclès suspendue sur nos têtes par un fil de plus en plus ténu. Soucieux de disposer de facteurs plus sécurisants que cette chance de plus en plus aléatoire, nous orientons nos efforts dans trois directions pour lesquelles nous sollicitons et espérons l'assistance de l'OMS. Il s'agit d'abord de l'assainissement et de l'hygiène du milieu avec, comme objectif prioritaire précis, le forage de puits nombreux, contrôlables, et préservés des pollutions qui affectent les cours d'eau où se désaltèrent encore de nombreuses couches de nos populations. Il faut, ensuite, qu'une éducation sanitaire adaptée et permanente entratne la prise de conscience nette du danger et la prise en charge corrélative par tous les habitants et toutes les collectivités de la part qui leur revient dans la lutte contre le péril fécal et les nuisances hydriques.

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Enfin, nous envisageons la mise en place à Dakar d'un centre de fabrication de soluté injectable, permettant l'approvisionnement instantané et continu en liquide de réhydratation pour juguler éventuellement les cas qui viendraient à se présenter. Ces trois mesures s'ajouteront aux nombreuses vaccinations déjà faites et à faire. Leur mise en oeuvre nous permettra de relâcher très rapidement les restrictions au trafic des personnes et des biens qùi s'étaient imposées à nous, en face d'une maladie quarantenaire survenue brusquement dans notre aire géographique en état de totale impréparation et d'exceptionnelle réceptivité. En ce qui concerne la lutte contre le paludisme, la nouvelle approche, en vertu de laquelle cette lutte est intégrée dans les services de santé de base, tient compte de l'échec des tentatives - sans doute ambitieuses ou prématurées - d'éradication faites au début de ce demi -siècle. Bien que le but à moyen terme demeure l'élimination définitive de cette endémie majeure, nos efforts actuels tendent à l'endiguer et à combattre ses effets désastreux, d'une part sur la morbidité et la mortalité infantiles et d'autre part sur l'indisponibilité des travailleurs agricoles, victimes du paludisme durant la saison et dans les zones mêmes où se pratiquent les cultures. C'est donc de façon pressante que ma délégation, après avoir remercié l'OMS et singulièrement notre Directeur régional, le Dr Alfred Quenum, pour l'assistance reçue dans le cadre du projet Sénégal 0026, insiste pour que cette aide soit, sinon accentuée, du moins maintenue. Nous avons le ferme espoir que la déflation des crédits prévus dans le projet de budget pour 1972 sera corrigée, tant pour permettre de mener à bien la pré- éradication en cours que pour consolider les très sérieux espoirs que suscite le développement des services de santé de base Enfin, le Département de la Santé publique, dont j'ai la charge, se préoccupe de la formation de personnel auxiliaire qualifié et valablement spécialisé (manipulateurs radio, anesthésistes, mécaniciens dentistes, laborantines, etc.). Si, en effet, nous n'avons aucun problème pour la formation des médecins et si nous disposons des écoles de santé de base pour le personnel paramédical, il persiste un hiatus, un vide assez préoccupant pour les agents d'exécution de tâches concrètes et spécialisées, de niveau moyen. Cette situation, qui me paraît assez générale dans nos pays d'Afrique, mérite l'attention de notre bureau africain, qui trouvera, j'en suis sûr, les moyens originaux et efficaces de la pallier. Sur le point de conclure ce modeste exposé, je me dois tout d'abord d'exprimer notre affectueuse satisfaction au Professeur Ayé, Président de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale, qui a su assumer jusqu'au bout son mandat avec une simplicité et une distinction qui l'honorent et, à travers sa personne, témoignent favorablement pour tous les Etats de notre Région. Je me fais également l'agréable devoir de confirmer la satisfaction que mon pays éprouve envers notre dynamique Directeur régional; au fil des années, le Dr Alfred Quenum s'est toujours attaché, avec succès, à servir de mieux en mieux les pays africains et l'OMS, en portant à leur optimum les services rendus par le Bureau de Brazzaville. En réitérant la profession de foi sénégalaise dans les vertus du dialogue et dans l'enrichissement mutuel qu'il engendre inéluctablement, je vous remercie tous, honorables délégués, de la foi créatrice que vous avez apportée dans nos débats; soyez assurés que ma délégation saura tirer profit des enseignements que tous lui ont apportés, et qui résonneront longtemps en nous comme autant de contributions à une meilleure santé des hommes et à une meilleure compréhension entre les peuples. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Sow. Avant de donner la parole au représentant du Qatar, je prie le Dr Dorolle de fournir une précision. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) En effet, Monsieur le Président, je dois indiquer que le représentant du Qatar parlera en arabe et que son discours sera traduit en anglais par un interprète de sa délégation. :

Le Dr SHAHEEN (Qatar) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je voudrais, au nom de la délégation du Qatar, vous exprimer, Monsieur le Président, nos félicitations à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Je désire aussi féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des commissions. Je commencerai maintenant par donner lecture d'un message adressé à cette assemblée par S.E. le prince Abdel Aziz Bin Ahmed Al Thani, Ministre de la Santé publique : :

"Monsieur le Président, Messieurs les délégués, j'aurais été très honoré d'assister à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, mais j'en ai été empêché par la préoccupation que nous avons de réviser et d'aménager nos règlements et services sanitaires. En même temps, le Gouvernement du Qatar étudie avec la plus grande attention les recommandations de l'OMS et de ses experts et consultants touchant la médecine curative et préventive. "Je puis vous assurer, Monsieur le Président, que la somme de temps et d'efforts que le Gouvernement de mon pays consacre à la mise en oeuvre des résolutions et recommandations de l'OMS est pour le moins aussi grande que celle qu'il a fallu pour formuler ces mêmes résolutions et recommandations. Nous souhaiterions, afin de sentir l'Organisation plus proche de nos besoins, d'entendre 1

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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sa voix nous parvenir plus clairement, de mieux sentir et de mieux comprendre le sens de ses paroles, que l'arabe devienne une des langues employées à l'OMS, et c'est la demande que nous formulons aujourd'hui. "Il est hors de doute, Messieurs les délégués, que cette mesure permettrait à l'Organisation d'atteindre plus rapidement les buts qu'elle s'est fixés. D'autres institutions emploient déjà l'arabe, et les résultats encourageants qu'elles ont obtenus devraient nous inciter à suivre leur exemple. "Avec mes salutations, mes meilleurs voeux et mes remerciements," Abdel Aziz Bin Ahmed Al Thani Ministre de la Santé publique Etat du Qatar Monsieur le Président, le Qatar est une presqu'île de 20 000 kilomètres carrés, située sur le golfe Arabique entre l'Asie orientale et l'Asie occidentale. Pays arabe, il compte 120 000 habitants. Sa principale richesse est le pétrole. Le premier Ministère de la Santé publique a été constitué le 28 mai 1970, c'est -à -dire juste après la dernière Assemblée de la Santé. C'est le fils aîné de S.A. le souverain du Qatar qui en assume la charge. Pour illustrer l'intérêt que son Excellence porte aux services de santé, permettez -moi de citer quelques chiffres qui montrent la progression des effectifs en moins d'une année 15 médecins de plus, dont 4 spécialistes consultants et 9 diplômés dans différentes spécialités médicales; 15 nouvelles infirmières; 4 nouveaux techniciens de radiologie et 3 nouveaux techniciens de laboratoire. D'autre part, 200 nouveaux lits d'hôpital seront prêts à recevoir des malades au cours de l'année. Les soins médicaux sont gratuits pour tous les habitants du Qatar. Les malades incurables sont envoyés à l'étranger et l'Etat prend à sa charge toutes les dépenses, si élevées qu'elles soient. Un certain nombre de représentants permanents sont à Beyrouth, au Caire et à Londres pour s'occuper de ces cas. En ce qui concerne la médecine préventive, je suis heureux de dire que les enfants sont vaccinés contre toutes sortes de maladies, tache rendue possible et facile grace aux ressources humaines et matérielles dont nous disposons et aux avis dont nous bénéficions dans le domaine de la santé. L'Institut de Formation sanitaire fonctionne sans à- coups, et nous serions reconnaissants à l'OMS de le pourvoir en maîtres et moniteurs qualifiés. La création d'un laboratoire central a été approuvée et les travaux de construction ont déjà commencé; nous demanderons en temps voulu des services d'experts au Bureau régional. Notre pays a été menacé par le choléra et la variole, mais grâce aux mesures énergiques qui ont été décidées sous la direction du Ministre de la Santé, le danger a pu être écarté. A cet égard, je voudrais remercier le Kowelt et la République Arabe Unie qui nous ont généreusement fourni, dès la première heure, du vaccin anticholérique. Je voudrais aborder à présent la question de la langue arabe. Mon intention n'est pas de prendre position, mais d'arriver à un résultat. Consciente des intérêts et des buts de l'OMS, la délégation du Qatar demande instamment que les conclusions, les recommandations et les résolutions adoptées aux réunions de l'OMS soient transmises aux pays d'expression arabe - qui sont plus de dix -sept dans leur propre langue, de façon qu'elles s'adressent à toute la population et non pas seulement à certains groupes de celle -ci. Les auxiliaires médicaux de ces pays, dont le niveau est déjà élevé, pourraient apprendre beaucoup de ces conclusions, mais l'obstacle linguistique s'oppose à la diffusion des études utiles entreprises par notre organisation. La délégation du Qatar soulève le problème et souhaite qu'il reçoive une solution soit en cette enceinte, soit au Bureau régional; elle espère qu'on lui prêtera toute l'attention qu'il mérite. L'OMS est chargée de la haute mission d'assurer la santé de l'humanité et de lui prêter assistance. Elle doit continuer à s'en acquitter avec ténacité, sans jamais décevoir quiconque lui demande son aide ni repousser quiconque exprime le désir de compter parmi ses Membres. Accueillons donc cordialement tous ceux qui souhaitent faire partie de cette grande organisation. Au nom des fins qu'elle poursuit, nous faisons appel à l'OMS pour qu'elle intervienne fermement en vue de mettre fin à la situation tragique des réfugiés et de la population des territoires occupés de Palestine, qui se débilitent dans les mauvaises conditions d'hygiène où ils vivent, et pour qu'elle prenne toutes les mesures nécessaires à cet effet. Pour terminer, je voudrais exprimer notre gratitude pour toute l'aide que nous avons reçue du Bureau régional de la Méditerranée orientale, et pour la collaboration constructive que nous poursuivons avec lui. Je remercie plus particulièrement le Dr Abdel Hossein Taba, notre Directeur régional, ainsi que ses collaborateurs et le Dr Ahmed Ayoub Al Kaddal, conseiller de l'OMS. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Shaheen. Je donne maintenant la parole au Dr Olguín, délégué de l'Argentine. :

Le Dr OLGUIN (Argentine) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, la délégation de l'Argentine est heureuse de participer à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé; en cette occasion, elle se fait un devoir de réaffirmer la volonté indéfectible de son gouvernement de coopérer :

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à l'effort international pour la sauvegarde de la santé du monde. Qu'il me soit également permis, Monsieur le Président, de vous adresser à vous -môme et à l'Australie, votre pays, nos félicitations pour votre élection, qui rend hommage à vos éminentes qualités personnelles et professionnelles, à votre longue expérience des problèmes sanitaires nationaux et internationaux, et à la vaste contribution de votre pays à la science médicale et à la santé de l'humanité. Nous saluons aussi les autres autorités de l'Assemblée, ainsi que le Directeur général de l'OMS et ses collaborateurs. Un tableau réaliste des problèmes auxquels le monde doit faire face dans le domaine de la santé, c'est bien là ce que nous offre le Rapport du Directeur général, qui témoigne clairement de l'oeuvre importante que l'OMS accomplit en s'acquittant de la tache de coordonner les activités de coopération internationale et de soutenir les efforts de chaque pays, ainsi que de la nécessité d'une action continue à l'échelle du globe. Le Conseil exécutif, pour sa part, nous présente dans son rapport sa contribution à l'étude et à la poursuite de la solution de ces problèmes. L'Argentine, qui s'efforce d'élever le bien -être de sa population et de contribuer à l'effort universel par une action bilatérale ou multilatérale et en liaison avec les organisations intergouvernementales qui s'occupent de la santé, participe à l'oeuvre commune avec des programmes soutenus qui traduisent les priorités et la politique qu'elle a adoptées dans les domaines du développement socioéconomique et de la santé. Ces programmes sont mis en oeuvre, conformément à la structure et à l'organisation de l'Etat, par le Ministère de l'Assistance sociale dont relèvent plusieurs secrétariats d'Etat - promotion et protection de la collectivité, santé publique, sécurité sociale et logement - dans une conjonction d'efforts coordonnés qui embrassent le vaste champ des responsabilités du pouvoir dans le domaine social. En matière de santé, la protection, la promotion et la réadaptation se concrétisent par des programmes et des activités - menés parfois avec le concours de l'OMS - qui non seulement répondent aux besoins sanitaires mais qui traduisent aussi l'effort de la nation dans le domaine social où elles viennent s'intégrer. Ainsi, le secteur de la santé - et c'est là un aspect fondamental en même temps qu'un fait positif - est appelé à participer à l'exécution des plans nationaux de développement. Cette politique s'étend aux programmes multinationaux dont un excellent exemple est le programme de mise en valeur du bassin du Rio de la Plata, aujourd'hui institutionnalisé, et la réunion des ministres de la santé des pays de ce bassin, laquelle voit l'Argentine, aux côtés de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, concourir, par les décisions et l'action de l'autorité sanitaire, au but général de l'entreprise qui est le développement économique et social. Le souci fondamental du Gouvernement est de renforcer les services de santé généraux et de mettre en oeuvre des programmes ruraux, facteurs essentiels d'un élargissement des possibilités et du champ d'action des services centraux. A cette fin, il a été décidé d'affecter la capacité installée à un programme quinquennal de grande envergure, d'organiser et de compléter le réseau sanitaire en ce qui concerne le personnel (cadres et techniciens) et l'équipement, enfin de soutenir les provinces et les municipalités dans l'accomplissement de leurs taches. La formation et le perfectionnement des cadres et des techniciens, en nombre insuffisant dans certains domaines et mal répartis dans d'autres, méritent une mention particulière. L'effort national à cet égard est important et s'exprime de manière concrète et positive par une coopération entre le Secrétariat d'Etat à la Santé publique et les universités, et par la participation de celles -ci à l'étude des questions sanitaires. Les problèmes du milieu, considérés du point de vue écologique, du point de vue de leurs conséquences possibles, du point de vue de leur signification comme expression du mode de vie de l'homme aujourd'hui, sont l'objet de programmes ininterrompus en matière d'assainissement, d'approvisionnement en eau potable, de traitement des eaux usées et de prévention de la contamination. La lutte contre les maladies transmissibles et la surveillance épidémiologique continuent d'être assurées avec toute la vigueur nécessaire en liaison avec les mesures nationales qui, coordonnées avec celles qu'appliquent les pays limitrophes, contribuent aux campagnes menées sur le continent américain et dans le monde. L'Argentine apporte un concours accru à l'étude des problèmes sanitaires du continent. C'est ainsi qu'elle fournit un appui aux centres multinationaux, qu'ils soient établis sur son territoire ou dans d'autres pays, parce qu'ils servent les intérêts de tous les peuples d'Amérique et que leur action traduit un effort collectif pour résoudre des problèmes humains et socio- économiques. Elle attache une importance particulière, dans le domaine d'action de l'OMS et de l'OPS, au Centre panaméricain des Zoonoses, au Centre latino- américain d'Administration médicale et au futur centre d'information sur la nutrition, qui doit s'installer sur son sol et qui permettra d'élaborer, à l'échelle du continent, une politique rationnelle et réaliste dans le domaine de l'alimentation. Ma délégation, consciente de toute la responsabilité qu'impliquent les débats qui se déroulent dans cette enceinte sur la santé du monde, ainsi que de la portée des décisions qui y sont prises, assure l'Assemblée de sa pleine et entière collaboration et forme les voeux les plus sincères pour qu'elle atteigne ses objectifs. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) est maintenant au délégué des Pays -Bas, le Dr Vonsée. :

Je vous remercie, Docteur Olguin. La parole

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Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr VONSEE (Pays -Bas) (traduction de l'anglais) Mesdames, Messieurs, c'est pour moi un grand privilège que de vous adresser, Monsieur le Président, les cordiales félicitations du Gouvernement du Royaume des Pays -Bas. Nous avons été très heureux de noter que vous étiez élu à l'unanimité des délégations présentes à cette assemblée. Dès à présent nous vous sommes reconnaissants car nous savons que votre sagesse et votre expérience sont les garants d'un examen fructueux des nombreux problèmes que nous cherchons à résoudre. Au nom de mon gouvernement, je tiens aussi à féliciter les Vice -Présidents, dont le choix est de bon augure pour les résultats de cette assemblée. Permettez -moi encore d'adresser au Professeur Aujaleu, chef de la délégation française, qui a reçu voici quelques jours le Prix de la Fondation Léon Bernard, les plus chaleureuses félicitations de mon gouvernement. Une fois de plus, nous avons reçu le Rapport annuel de notre distingué Directeur général et nous avons tout lieu de remercier le Dr Candau et ses collaborateurs de leur excellent travail. Le Rapport montre avec quelle rapidité l'OMS étend son champ d'action. L'hygiène du milieu et la pharmacodépendance retiennent aujourd'hui, avec beaucoup d'autres sujets, une bonne part de notre attention, mais les activités traditionnelles de l'OMS doivent néanmoins se poursuivre. Le manque de fonds et la pénurie de personnel qualifié freinent encore les progrès dans les pays en voie de développement. Chacun admettra que l'assistance de l'OMS à ces pays, qui est maintenant d'une importance primordiale, doit être amplifiée. Dans certains domaines, on peut dire sans hésiter que les résultats obtenus dépassent toute espérance; ainsi en va -t -il de l'éradication de la variole. Au contraire, nous avons été trop optimistes dans d'autres secteurs. Sir George Godber en a donné un exemple en nous parlant des maladies vénériennes, qui posent à nouveau un problème à l'échelle mondiale. Il semble évident que nous ne pourrons faire face aux taches de l'avenir qu'en renforçant la collaboration internationale. Nous estimons qu'à cet égard l'OMS est incontestablement le meilleur instrument possible dans le domaine de la santé publique. Comme la collaboration internationale doit reposer sur la compréhension entre les nations, nous devons nous familiariser davantage avec les problèmes des différents pays afin de pouvoir établir de justes priorités. Ma délégation estime que nous ne pouvons pas réduire notre assistance aux pays en voie de développement. Je tiens à le répéter une fois de plus, car je crains un certain glissement d'intérêt de la part des pays industriialisés, qui doivent affronter eux -mêmes toute une série de nouveaux dangers sur le plan sanitaire. Ces dangers sont étroitement liés à leur prospérité, dont la pollution de l'eau, de l'air et du sol est en partie le prix. Ces problèmes de pollution appellent des mesures immédiates à l'échelon international. Les effets secondaires de la prospérité sont un sujet de préoccupation croissante. Ainsi dans bien des pays développés, en particulier, nous voyons la jeune génération rejeter les structures sociales traditionnelles que nous avions naguère acceptées comme inévitables, phénomène qui a conduit à une remise en question de notre société et troublé beaucoup d'entre nous. Ce malaise pourrait bien être à l'origine des fléaux que sont la pharmacodépendance et l'extension de l'alcoolisme. Il est tout naturel, en pareilles circonstances, que les gouvernements soient tentés de tourner leur attention vers les problèmes intérieurs, mais nous devons les mettre en garde contre une telle conduite, car elle pourrait avoir des conséquences très graves pour les pays en voie de développement. Il ne faut pas oublier que ces pays sont encore aux prises avec des problèmes qui ont été totalement ou partiellement résolus dans d'autres régions du monde, mais il est vrai aussi que les nouveaux dangers qui menacent la santé ne s'arrêtent pas à leurs frontières. Comme l'a dit le chef de la délégation norvégienne devant cette assemblée, les pays en voie de développement doivent s'employer à prévenir la pollution de l'eau, de l'air et du sol. Nous souscrivons pleinement à cette déclaration. Il est bien évident toutefois que nos amis des pays en voie de développement ne pourront le faire que s'ils obtiennent un soutien total de la part des pays industrialisés. Ainsi que je l'ai déjà dit, le Royaume des Pays -Bas espère que l'OMS maintiendra et augmentera son aide aux pays en voie de développement. C'est une des raisons pour lesquelles mon gouvernement a toujours appuyé les projets de budget bien équilibrés qui nous sont soumis par le Directeur général. Nous souhaitons en particulier que l'OMS poursuive, dans les pays en voie de développement, ses efforts contre les maladies transmissibles. Au Surinam, la campagne d'éradication d'Aedes aegypti lancée en 1969 avec son aide est encore gênée par un manque de personnel qualifié. Pour ce qui est du paludisme, nous comptons que l'ensemble du pays sera entré dans la phase d'entretien aux environs de 1974. Enfin, le troisième grand problème de santé publique posé par les maladies transmissibles est celui de la schistosomiase, cause d'une forte morbidité. Des experts régionaux en la matière se sont récemment réunis à Paramaribo pour faire le point et échanger des idées sur les moyens de lutter contre la schistosomiase dans cette région. Monsieur le Président, permettez -moi d'aborder encore quelques sujets. Nous espérons que l'OMS poursuivra ses efforts en vue d'éviter les doubles emplois, en particulier dans la défense de l'environnement de l'homme. Nous avons noté avec plaisir que le Directeur général a déclaré qu'il ne saurait être question pour l'OMS, dans ses activités, de faire double emploi avec celles qui sont la prérogative des autorités publiques des pays, de s'y substituer ou d'en assumer la responsabilité. En même temps, :

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le Directeur général a précisé que le rôle de l'OMS serait d'élaborer des critères, guides et normes internationaux concernant les facteurs de l'environnement qui ont un effet sur la santé, de donner des avis aux pays sur la création des mécanismes nécessaires pour obtenir les informations voulues et sur l'application des mesures correctives, et de coordonner et stimuler ces activités à l'échelon international, en collaboration s'il y a lieu avec d'autres organisations internationales, afin d'assurer la validité et la compatibilité des informations requises pour l'évaluation, ainsi que des informations correspondantes qui seront fournies aux autorités compétentes. Nous espérons sincèrement que l'Assemblée approuvera ces déclarations. Ma délégation, pour sa part, attache une grande importance à cette prise de position du Directeur général. Le bon fonctionnement de l'Organisation est, à nos yeux, capital. A ce propos, j'aimerais évoquer les importantes discussions relatives au Codex Alimentarius. Nous souhaitons que l'OMS continue d'accorder son plein appui à notre effort dans ce domaine. Je voudrais maintenant faire une brève observation au sujet de l'abus des drogues. Nous avons noté que, dans de nombreux pays, certains cercles ont encore des doutes quant aux dangers de cet abus. Il va sans dire que les divergences de vues entre experts ont contribué à faire naître ces doutes. La diffusion permanente de renseignements exacts par l'OMS serait très utile dans ce domaine. Il y a aussi la question du contrôle. A cet égard, la Convention sur les substances psychotropes élaborée à Vienne constitue un pas en avant. Il serait bon qu'en môme temps les experts du commerce international examinent attentivement cette convention et la Convention unique sur les stupéfiants, afin de voir s'il existe d'éventuelles lacunes dans les systèmes qui ont été mis sur pied. J'aimerais enfin dire quelques mots au sujet du Centre international de Recherche sur le Cancer. Il y a quelques jours, l'Assemblée a entendu le chef de la délégation du Royaume -Uni parler de ce centre et attirer l'attention des délégués sur l'important travail qu'il accomplit et sur l'extension qu'il pourrait connaître, en particulier si un plus grand nombre de pays en devenaient membres. Les Pays -Bas attachent au Centre une très grande valeur et c'est pourquoi ils y ont adhéré très tôt. Nous estimons en effet qu'un tel centre a un rôle très utile à jouer dans la lutte contre le cancer car son caractère international le met en mesure de coordonner au mieux les connaissances et les expériences, en particulier dans le domaine de l'épidémiologie géographique comparée, si important pour la prévention de plusieurs types de cancer. En outre, des pays comme les Pays -Bas bénéficient grandement des accords conclus entre le Centre et certains de leurs instituts scientifiques nationaux sur des sujets d'intérêt commun. Nous espérons vivement que d'autres pays deviendront membres du Centre afin de le renforcer, et, par là même, d'étendre son champ d'action. Qu'il me soit permis d'exprimer une fois encore nos meilleurs souhaits pour le succès total de cette assemblée. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) parole au délégué de Maurice, M. Jagatsingh. : :

Merci, Docteur Vonsée. Je donne maintenant la

M. JAGATSINGH (Maurice) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom de ma délégation comme au mien propre, je tiens à m'associer aux orateurs précédents et à vous présenter, Monsieur le Président, nos chaleureuses félicitations pour votre élection à la plus haute charge de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Connaissant l'expérience et la sagesse que vous apportez à la présidence, nous sommes convaincus que les débats de cette assemblée seront bien dirigés. Nos félicitations vont aussi aux Vice -Présidents de l'Assemblée. Dans votre allocution, Monsieur le Président,

vous avez souligné que le monde, en particulier les pays en voie de développement, ont grand besoin d'un développement intégré et vous avez clairement montré qu'une évolution harmonieuse n'est possible que si les besoins changeants des peuples en matière de santé restent au premier plan de nos préoccupations. Dans son Rapport, le Directeur général exprime le même avis. A son tour, ma délégation fait sienne cette opinion, qui se rattache étroitement au thème des discussions techniques de cette assemblée, à savoir l "'utilisation des examens de masse en santé publique ". Nous avons constaté chez nous que ces examens de masse ne sont pas une simple activité sanitaire, mais qu'ils intéressent aussi d'autres départements. En réalité, ils exigent un effort national sans lequel on ne peut escompter de résultat valable. Maurice a la chance d'être un pays où la santé est relativement bonne. Le paludisme a été complètement éradiqué et nous attendons l'arrivée dans notre pays de l'équipe OMS d'évaluation en septembre de cette année. La lèpre est en voie de disparition. En 1925, son incidence était de 12,5 cas pour 1 million d'habitants; en 1950 elle était de 8,2 cas pour 1 million, et au cours des trois dernières années, elle est tombée à moins de 1 cas pour 1 million. Aucun cas de poliomyélite n'a été enregistré ces trois dernières années, et la diphtérie, qui était très courante, a pu être efficacement jugulée. Dans les années 1960, l'incidence moyenne de la diphtérie était de 25,8 cas pour lOO 000 habitants; elle est maintenant voisine de un cas pour 100 000 habitants. Nous sommes cependant aux prises avec trois problèmes majeurs l'anémie, la gastro -entérite et la tuberculose. Des mesures sont en cours pour déterminer les causes profondes de l'anémie et de la gastroentérite, tandis que pour la tuberculose il semble que nous ayons la situation bien en main. Les services fournis dans le cadre du programme antituberculeux sont graduellement intégrés dans les services de santé de base. La vaccination par le BCG est régulièrement administrée à 90 % des nouveau -nés et :

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les écoliers sont, eux aussi, régulièrement vaccinés dans le cadre des examens de masse. On a également eu recours aux examens radiophotographiques systématiques pour le dépistage de la tuberculose pulmonaire. D'autres moyens de lutte antituberculeux sont aussi mis en oeuvre. Puisque le développement est à l'ordre du jour et que nous avons reconnu que la santé en est un facteur important, j'aimerais dire un mot d'un des graves problèmes qui se posent à Maurice dans le domaine de la santé et qui affectent notre développement. Il s'agit de la surpopulation. La densité démographique dépasse déjà 1100 habitants par mille carré, et elle ne fera qu'augmenter encore en dépit des progrès remarquables que nous avons pu, semble -t -il, accomplir dans notre effort pour ralentir la croissance de notre population. En 1963, le taux de natalité était de 39,9 pour 1000 et le taux d'accroissement naturel de 30,3 pour 1000; en 1970, ces deux taux étaient respectivement tombés à 26,6 et 18,8 pour 1000. Dans notre pays, la planification familiale a toujours été du ressort des organisations bénévoles, soutenues par des institutions étrangères et par le Gouvernement, mais nous maintenant avons décidé de créer un service intégré de protection maternelle et infantile et de planification familiale. Ma délégation enregistre avec satisfaction votre déclaration selon laquelle le meilleur moyen de régler les problèmes de santé publique est d'obtenir la collaboration et la participation de la collectivité. A cette fin, nous avons maintenant institué une division de l'éducation sanitaire qui projette de lancer une vaste campagne d'éducation sanitaire faisant appel à tous les moyens disponibles de communication de masse. Cette division devra naturellement oeuvrer en collaboration avec les autres ministères et avec les institutions bénévoles qui peuvent jouer un rôle utile à cet égard. A la faveur de cette campagne, nous espérons motiver la population afin qu'elle réponde, de façon plus positive, à nos programmes d'examens de masse, actuels et futurs. Maurice va entreprendre un programme d'industrialisation rapide qui ne manquera pas de créer des problèmes nouveaux et plus difficiles dans le domaine de l'hygiène du travail. Naturellement, cela ne laisse pas de nous inquiéter et nous nous tournons vers l'OMS dont nous attendons aide et directives. Pour terminer, est -il besoin de dire que mon pays souhaite aller plus vite qu'il ne l'a fait jusqu'ici. La pénurie de personnel qualifié à divers niveaux freine souvent le progrès. Je tiens cependant à dire que nous sommes reconnaissants à l'OMS de nous avoir apporté son appui et son aide active pour la formation de notre personnel. Les besoins de santé publique sont si vastes et si complexes qu'aucun pays, en particulier aucun des pays en voie de développement, ne peut y pourvoir seul. Il s'agit là d'un problème mondial qui demande une solution mondiale et il n'y a pas d'autre moyen de le résoudre que la mise en commun des expériences et des connaissances de tous. A cet égard, il est vraiment satisfaisant de constater que, par l'intermédiaire de l'OMS, les Etats Membres n'ont jamais hésité à s'entraider. Dans une organisation aussi largement diversifiée, c'est ce qui crée entre nous un des liens les plus puissants. Je suis convaincu qu'il continuera d'en être ainsi. Enfin je tiens à exprimer notre gratitude au Directeur régional et au Directeur général pour l'appui que nous avons trouvé auprès d'eux. Je vous remercie, Monsieur Jagatsingh. Avant Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) de donner la parole au délégué du Soudan, je prie le Dr Dorolle de nous apporter une précision. :

Les dispositions appliquées seront les Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) mames que pour les délégués qui ont déjà pris la parole en arabe. :

Le Dr BAASHER (Soudan) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 : Au nom de la République démocratique du Soudan, permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous féliciter de votre élection. Nos félicitations vont aussi aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions. En outre, nous tenons à remercier le Directeur général de son excellent Rapport, très détaillé et très complet. Monsieur le Président, distingués collègues, le Gouvernement révolutionnaire du Soudan a entrepris de revoir sa politique de santé et de déterminer à nouveau ce qu'il lui est possible de faire pour le peuple soudanais dans les limites de ses ressources. Voici quelles sont les quatre pierres angulaires de notre politique de santé. Tout d'abord, il nous faut donner la plus haute priorité et le plus haut postuniversitaire, universitaire, degré d'urgence à la formation de personnels de santé de tous niveaux paramédical et auxiliaire. Un conseil des études médicales postuniversitaires a déjà été institué et nous espérons mettre en train, dès cette année, au moins quatre programmes postuniversitaires afin de former un grand nombre des spécialistes dont nos zones rurales ont besoin. Afin d'augmenter les effectifs médicaux, le Gouvernement a aussi approuvé la création d'une deuxième faculté de médecine, au sujet de laquelle nous sommes en pourparlers avec l'OMS dont nous espérons l'aide. Simultanément, les moyens de formation sont doublés dans toutes les autres institutions existantes. Deuxièmement, nous avons jugé nécessaire, dans notre stratégie sanitaire, de renforcer la "ligne du front ". A cet effet, nous avons l'intention d'entreprendre la vaccination systématique de tous :

1

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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les enfants contre les maladies infectieuses, avec l'assistance et la collaboration de l'OMS, du FISE et d'autres institutions multilatérales et bilatérales. Nous allons aussi renforcer les mesures de quarantaine et les formalités de vaccination afin d'empêcher l'importation au Soudan de maladies transmissibles en provenance des pays voisins. Troisièmement, nos centres de santé doivent être entièrement réorganisés, notamment en ce qui concerne la dotation en personnel, de manière à pouvoir assurer à l'avenir des services multidisciplinaires et non pas seulement des soins curatifs. Une plus grande importance sera accordée dans ces centres à la prévention des maladies, à la vaccination de divers groupes de la population et à l'amélioration de l'hygiène du milieu. Pour ce qui est enfin de nos hôpitaux, dont on a dit fort justement qu'ils sont des "tours d'ivoire" de la maladie, notre gouvernement, conscient de l'incidence du coût de ces établissements et voulant empêcher la concentration des services curatifs dans les zones urbaines, a décidé d'interrompre le programme de construction hospitalière dans les villes. Les sommes ainsi économisées serviront à renforcer les services sanitaires dans les zones rurales et, en particulier, à créer au niveau des districts des hôpitaux de base où seront reçus les malades envoyés par les centres de santé et les dispensaires. Le niveau de santé d'un pays est 'aussi fonction des efforts solidaires de tous les pays voisins. Cette collaboration peut être assurée soit sur la base d'accords bilatéraux, soit à la faveur de réunions inter -pays tenues sous les auspices de l'OMS. Si les réunions bilatérales ont leur utilité, elles n'atteignent pas la même efficacité que celles qui sont patronnées par une institution spécialisée; toutefois, il y a des pays voisins qui n'appartiennent pas tous à la même Région de l'OMS et qui de ce fait restent en dehors de ces réunions. Le Soudan par exemple a quatre voisins qui appartiennent avec lui à une même Région, tandis que les cinq autres se situent dans une zone géographique rattachée à une autre Région. Il est donc nécessaire que l'OMS envisage d'organiser entre ces pays des réunions qui seraient coordonnées par les Régions intéressées. Un autre moyen important d'aider les pays serait d'assurer la diffusion centralisée de renseignements sur tous les changements épidémiologiques survenant dans ces pays voisins, soit par le Bureau régional directement intéressé, soit par celui de la Méditerranée orientale. Le coût de la santé n'est pas déterminable, mais si l'on considère ceux de ses éléments qu'il est possible de chiffrer, on constate que leurs prix montent en flèche de mois en mois. La plupart des pays en voie de développement dépendent de l'étranger pour leur approvisionnement en médicaments et en matériel, et un tiers au moins du budget de toute administration sanitaire qui se veut efficace doit être consacré à l'achat de médicaments. Je voudrais attirer l'attention de cette assemblée sur les prix extraordinairement élevés des produits pharmaceutiques d'utilisation courante. L'OMS n'a pas épargné ses efforts pour assurer le contrôle de la qualité des médicaments. L'heure est venue maintenant de nous tourner vers ce nouveau problème du contrôle des prix, qui affecte sérieusement le niveau de santé des masses dans le tiers monde. Je sais que cette assemblée n'est peut -être pas le lieu le plus indiqué pour imposer des restrictions de prix aux grandes firmes qui règnent sur le marché mondial des produits pharmaceutiques, mais je crois qu'il faut prendre conscience de ce problème et s'y attaquer par des mesures appropriées car il touche la majorité des Membres de l'OMS. Peut -être pourrait -on mettre sur pied Un système analogue au Programme d'Aide alimentaire, dans le cadre duquel les pays qui ont des excédents de médicaments courants fourniraient une "aide pharmaceutique" aux pays moins développés qui ne sont pas en mesure de les fabriquer et doivent payer un prix très élevé pour les importer. C'est une idée que je soumets à l'Assemblée, avec l'espoir que les honorables délégués la prendront en considération, individuellement ou collectivement, de manière à venir en aide aux pays les moins privilégiés. Alors que notre pays lutte de son mieux pour assurer à sa propre population des services de santé d'un niveau satisfaisant, nos difficultés sont encore grossies par un important afflux de réfugiés venant de certains pays voisins. Pour des raisons humanitaires, le Gouvernement de la République démocratique du Soudan a accepté ces réfugiés, qui ne cessent d'arriver en nombre toujours plus grand, mais il faut bien reconna1tre que leur état de santé fait courir à notre population le risque de contracter de nouvelles maladies infectieuses et transmissibles. Le Gouvernement s'est donc vu contraint de prendre des mesures spéciales et extraordinaires, ce qui surcharge gravement les services de santé, au détriment des autochtones. Les services ordinaires de santé en sont affaiblis d'autant et les moyens normalement mis à la disposition des habitants doivent être réduits. Mon gouvernement souhaite que les organisations internationales prennent une part plus grande dans cette tache humanitaire de reclassement et de secours en faveur de ces multitudes de malheureux réfugiés qui sont forcés de vivre dans des conditions incertaines jusqu'au jour où ils pourront regagner leur patrie. Ayant nous -mêmes connu le problème des réfugiés dans notre pays, nous sommes mieux en mesure de comprendre la détresse de près d'un million de nos frères palestiniens qui ont été dépossédés de leur sol et dont les enfants sont élevés depuis deux générations dans le confinement inhumain des camps de réfugiés. Il faut que le monde soulage sa conscience vis -à -vis de ces Palestiniens en leur restituant le droit de vivre dans leur propre pays, qui est maintenant occupé par des usurpateurs depuis près d'un quart de siècle. En attendant que cet heureux jour se lève, nous devons tous veiller à ce que la collectivité internationale fasse tous les efforts nécessaires pour que soient assurés des services de santé et des services sociaux adéquats dans tous les camps où sont obligés de vivre des réfugiés palestiniens.

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Sans doute avez -vous beaucoup entendu parler du sud du Soudan et de la façon dont les impérialistes et les colonialistes ont tenté de diviser notre peuple. C'est pour moi un agréable devoir que d'informer cette assemblée que toutes ces activités néfastes ont été jugulées, et que la vie dans les provinces du sud est redevenue normale. Il en résulte que près de trois millions de personnes, qu'il était impossible d'atteindre auparavant à cause des troubles, doivent maintenant bénéficier d'une protection sanitaire. A cette tache, nous avons attribué la plus haute priorité et le Ministère de la Santé a alloué des fonds spéciaux pour le développement des services de santé dans le sud. Le Gouvernement de la République démocratique du Soudan est profondément reconnaissant du travail accompli dans le cadre des différents projets de l'OMS et il reconnatt que ces projets jouent un rôle déterminant dans le développement des services de santé de notre pays. Aussi avons -nous accordé une attention toute particulière aux domaines d'activité que couvrent ces projets et avons -nous prévu dans notre plan quinquennal de développement des crédits suffisants pour garantir leur poursuite à long terme L'OMS aura bientôt vingt -cinq ans d'existence, et la plupart des nations du monde, grandes ou petites, s'y sont déjà assuré une place et ont contribué d'une manière ou de l'autre au bien -être de l'humanité. C'est donc pour nous une très grande peine de voir que certaines des grandes nations, aux ressources anciennes et illimitées, s'efforcent encore d'entrer à l'OMS et luttent pour la reconnaissance de leur droit légitime à en être Membre. Mon gouvernement demande avec insistance que cette assemblée examine sérieusement la candidature de ces nations - j'ai nommé la République Démocratique Allemande et la Chine - afin qu'elles puissent jouer leur rôle important dans l'amélioration et la promotion de la santé de leurs citoyens et des citoyens du monde entier. Revoyant notre politique de santé, nous avons pu avoir en janvier de cette année de larges échanges de vues avec le Directeur régional, le Dr Taba, qui a trouvé le temps de nous rendre visite. Avec son concours, nous avons établi un cadre général pour l'assistance à notre pays dans les cinq années à venir. Je saisis l'occasion qui m'est offerte aujourd'hui pour remercier le Dr Taba de l'esprit de coopération dont il a fait montre à l'égard de nos problèmes et de l'appui qu'il nous a promis. Avant de terminer, je tiens à remercier aussi le Dr Rafique Khan, représentant de l'OMS, qui nous a constamment secondés dans notre travail et nous a aidés de toutes les façons possibles. Il me reste enfin à vous adresser, Monsieur le Président, mes remerciements et à vous souhaiter, à vous-même et à tous nos collègues, des délibérations fructueuses.

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au Professeur Farádi, de Hongrie. :

:

Je vous remercie. La parole est maintenant

Le Professeur FARÀDI (Hongrie) Monsieur le Vice -Président, Mesdames, Messieurs, permettez -moi avant tout, Monsieur le Vice -Président, de vous féliciter au nom de la délégation hongroise de votre élection et de féliciter aussi les autres membres de la présidence. Je salue M. le Directeur général, le Dr Candau, et ses collaborateurs, ainsi que tous les participants présents, souhaitant que notre conférence soit couronnée de succès. En ce qui concerne ma patrie, la Hongrie, nous venons de terminer notre troisième plan quinquennal. Le développement de l'économie populaire hongroise a permis une augmentation considérable du niveau de vie et, parallèlement, un taux de développement important du service sanitaire également. L'effectif total du personnel sanitaire a atteint 155 000 personnes à la fin de 1970, le nombre des médecins étant de 23 500, c'est -à -dire qu'il y avait 23 médecins pour 10 000 habitants. Au cours des cinq dernières années, 10 hôpitaux nouveaux et modernes, de 400 à 500 lits chacun, ont été inaugurés, tous en province. Une des caractéristiques les plus marquantes de nos jours est la révolution scientifique et technique qui s'accomplit dans le monde entier. Ce sont en premier lieu les forces du progrès social qui déterminent les objectifs pour lesquels nous utilisons les résultats et les découvertes de la science moderne. Ces résultats peuvent assurer le bien -être, la santé et la paix dans un pays ou bien dans le monde entier, mais ils peuvent devenir aussi les moyens redoutables de la misère, des maladies et des ravages destructifs de la guerre. Pendant les vingt -cinq années écoulées depuis la Deuxième Guerre mondiale, on a réussi a eliminer maintes fois les dangers d'une troisième guerre mondiale. Il n'est cependant pas du tout rassurant, pour nous les médecins non plus, que les efforts déployés en vue de diminuer la course aux armements font un progrès très lent. L'atmosphère internationale est rendue difficile par les deux conflits milipar la guerre au Viet -Nam, qui s'est déjà répandue sur tout le territoire de taires de nos jours l'Indochine, et par la situation créée par l'agression israélienne au Proche -Orient. Sans l'énorme assistance extérieure, économique et militaire, le régime de Saigon et Israel seraient sans doute incapables d'assumer les charges immenses des frais de la guerre. Les efforts concernant la consolidation de la paix et de la sécurité montrent aujourd'hui quelques signes propices en Europe. Nous regrettons beaucoup que des considérations politiques empêchent la réalisation du principe d'universalité de la Constitution dans une institution humanitaire comme l'OMS puisque, malgré la demande du Gouvernement de la République Démocratique Allemande et malgré les intérêts de la plupart des pays assemblés dans l'OMS, un Etat disposant d'un service sanitaire d'un niveau aussi :

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haut que celui de la République Démocratique Allemande n'a pas encore été admis parmi les Membres. Nous espérons que l'Assemblée de cette année prendra sa résolution conformément à la demande du Gouvernement de la République Démocratique Allemande. L'OMS est la plus grande et la plus importante organisation sanitaire internationale. Comme jusqu'ici, elle a continué à enregistrer des résultats considérables aussi au cours de l'année 1970, dont les plus importants ont été ceux atteints dans la lútte contre la variole, l'accroissement du nombre des centres de référence ayant une grande importance dans la recherche, ainsi que les résultats encourageants des recherches en immunologie soutenues par l'OMS. L'année 1971 marque de nouveau une il faut déterminer les taches du cinquième prophase décisive dans le travail de l'Organisation gramme général de travail, qui est maintenant devenu actuel. Dans ce but, il faut examiner tous les aspects positifs et négatifs du travail achevé jusqu'ici par l'OMS, dont une des taches les plus importantes est à notre avis l'assistance à fournir aux pays en voie de développement qui composent les deux tiers des pays Membres. Le budget de l'OMS s'accroit considérablement d'année en année et dépasse fortement l'augmentation moyenne du revenu national des pays Membres, ce qui rend toujours plus difficile de supporter les charges du budget. L'augmentation du budget n'est cependant pas en proportion avec l'assistance à prêter aux pays en voie de développement. Les causes en sont, pensons -nous, les suivantes. Premièrement, les forces matérielles et intellectuelles ne sont pas concentrées sur les taches principales, ce qui ressort aussi du fait qu'on a mis en action plus de 1700 projets en 1970 également, alors que nous ne sommes pas informés du nombre de ceux qui seront achevés. Deuxièmement, l'effectif du personnel travaillant dans l'administration de l'OMS a atteint en 1970 le chiffre de prés de 5000 personnes, et il est donc compréhensible qu'une grande partie du budget soit consacrée à l'administration. Les données rassemblées par le Siège de l'OMS nous informent qu'une augmentation d'environ 9 % du budget ne signifie qu'une augmentation de 2,5 % de l'assistance aux pays. C'est pourquoi la délégation hongroise est d'avis que si nous voulons augmenter chaque année le budget de l'OMS sans une réorganisation adéquate du programme et de l'administration, même ce budget élevé n'assurera pas les possibilités d'un développement plus rapide des services sanitaires des pays en voie de développement. En ce qui concerne la coopération entre la Hongrie et l'OMS, nous voudrions mentionner que le Gouvernement hongrois a offert à l'Organisation en 1970 - ou depuis encore - 500 000 doses de vaccin lyophilisé contre la variole, ainsi que 200 000 doses de vaccin contre le choléra, tenant compte de l'urgence. La République populaire hongroise a offert plusieurs fois les services de professeurs pour donner des cours et de spécialistes, mais jusqu'ici ils n'ont été acceptés que dans une mesure minime. Afin de prêter assistance aux pays en voie de développement, nous avons également proposé d'organiser des cours sur la transfusion du sang, la culture et l'utilisation des plantes médicinales, etc., et nous espérons que l'OMS acceptera notre offre. Monsieur le Vice -Président, Mesdames, Messieurs, nous espérons que cette Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé contribuera considérablement, comme l'ont fait les conférences précédentes, au développement ultérieur de la santé dans le monde entier, mais surtout dans les pays en voie de développement. C'est dans ce sentiment que je souhaite à l'Assemblée, au nom de la délégation hongroise, beaucoup de succès. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Fardi. Avant que la parole soit donnée au délégué de la Syrie, le Dr Dorolle a quelques mots à vous dire. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, S.E. le Dr Saada, chef de la délégation de la Syrie, s'exprimera en arabe et fournira une interprétation en français. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) délégué de la Syrie, le Dr Saada. :

:

Merci, Docteur Dorolle. La parole est au

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le, Dr SAADA (Syrie) (interprétation de l'arabe)1 il m'est fort agréable de vous présenter, Monsieur le Président, au nom de la délégation de la République Arabe Syrienne, mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations vont également aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales. Votre bureau ainsi constitué jouit de toute notre confiance. Ma délégation est convaincue, Monsieur le Président, que cette session sera, sous votre présidence, aussi profitable à l'humanité, fructueuse et efficace que celles des années précédentes. Je tiens en outre à remercier le représentant et les membres du Conseil exécutif du travail remarquable et des efforts déployés lors des deux dernières sessions, et de leur rapport détaillé concernant les réalisations de la quarante- septième session, tout spécialement sur le projet de programme pour l'année 1972. La délégation arabe syrienne a écouté avec un grand intérêt le Dr Candau, Directeur général, présenter le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1970 et sur les objectifs à réaliser à l'avenir. 1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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La compétence et les aptitudes du Dr Candau sont un gage certain pour réaliser les buts que l'OMS s'est fixés pour le plus grand bénéfice de l'humanité. Que le Directeur général veuille accepter nos vifs remerciements. La République Arabe Syrienne, comme d'ailleurs la plupart des pays en voie de développement, a toujours besoin de personnes qualifiées et d'établissements sanitaires pour améliorer les services de santé publique et les rendre efficaces. Cependant, ses moyens financiers limités, d'une part, et les obligations découlant de la situation de légitime défense dans laquelle elle se trouve en face de l'agresseur et de l'occupant, d'autre part, l'empêchent de réaliser le maximum de services sanitaires nécessaires, que ce soit dans la préparation des cadres ou dans la création d'institutions pour les soins préventifs et curatifs. Dans notre planification sanitaire, nous avons jugé nécessaire de donner la priorité à l'enseignement et à la formation du personnel médical, qui préoccupe particulièrement l'OMS. C'est ainsi que nous avons créé il y a déjà quelques années une deuxième faculté de médecine à Alep pour répondre aux besoins du pays. L'OMS avait soutenu cette nouvelle faculté et a récemment établi pour elle un programme spécial qui sera exécuté durant les prochaines années. Le troisième plan quinquennal, pour les années 1971 -1975, prévoit l'ouverture d'une troisième faculté de médecine à Lattaquié sur la côte méditerranéenne de la Syrie. Les autorités accordent un soin particulier à la préparation des auxiliaires sanitaires tels qu'infirmières et assistants techniques dans les différentes spécialisations. En plus des sept écoles d'infirmières déjà existantes, un institut technique sanitaire a été créé avec l'aide de l'OMS pour la préparation du personnel paramédical. Je suis certain que l'OMS, sous l'égide du Directeur général, le Dr Candau, avec l'assistance du Dr Taba, Directeur régional, continuera à soutenir et à aider nos efforts pour la réalisation de ces projets d'importance vitale. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, comme vous le savez bien, une épidémie limitée de choléra El Tor a fait son apparition dans notre pays l'été dernier. Je suis heureux de vous annoncer que les autorités sanitaires ont pu l'éliminer. Elles ont constaté que le meilleur moyen préventif réside dans l'assainissement du milieu et dans l'éducation sanitaire des masses. Le troisième plan quinquennal susmentionné comprend un projet de développement des services sanitaires de base, surtout dans les zones rurales, dans le but de fournir des services préventifs et curatifs complémentaires. Un accord tripartite a été signé entre la Syrie, l'OMS et le FISE pour la réalisation de ce projet, que nous considérons comme essentiel et particulièrement important pour faire évoluer la situation sanitaire dans notre pays et assurer le bien -être de la population. Les services précieux rendus par l'OMS, avec tout ce qu'ils contiennent de noble et d'humain, restent incomplets s'ils ne deviennent universels, sans aucune distinction politique ou régionale. Pour cela, nous tenons à ce qu'elle comprenne tous les pays désireux de s'y joindre pour contribuer á la réalisation de ces buts humanitaires, et nous citons parmi eux la République populaire de Chine, la République Démocratique Allemande et d'autres pays. Monsieur le Président, avant de terminer mon intervention, je tiens à souligner la profonde inquiétude de mon pays au sujet de la détérioration de l'état de santé physique et psychique de nos frères arabes en territoire occupé et de l'insuffisance des services sanitaires offerts par l'UNRWA aux réfugiés et aux personnes déplacées. Nous espérons que l'OMS, dont nous sommes fiers d'être Membre, fera le nécessaire pour rendre justice aux Palestiniens en poursuivant l'exécution des nombreuses résolutions prises en ce sens au cours des dernières années. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au délégué de la Mauritanie, M. Ould Jiddou. : :

Merci, Docteur Saada. La parole est maintenant

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, M. OULD JIDDOU (Mauritanie) Messieurs, ma délégation, Monsieur le Président, vous adresse à vous, à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, et aux autres membres du bureau ses vives félicitations. Elle adresse également ses chaleureuses félicitations à M. le Directeur général, le Dr Candau, et à tous ses collaborateurs pour l'excellent travail accompli au cours de l'année 1970. Nos félicitations vont aussi à notre dévoué et dynamique Directeur régional, le Dr Alfred Quenum, qui a su adapter l'assistance de notre Bureau régional aux besoins réels des Etats de la Région africaine. Il nous est agréable aussi de souhaiter la bienvenue parmi nous à la république soeur de Gambie et de lui exprimer nos voeux de plein succès. Je voudrais aborder certains aspects du Rapport très complet et détaillé du Directeur général qui ont particulièrement retenu notre attention. La lutte contre les maladies transmissibles reste une préoccupation essentielle de notre organisation, et l'introduction au cours de l'année 1970 du choléra dans la Région africaine a vivement inquiété les responsables de l'OMS aussi bien que les responsables nationaux de la santé, en raison essentiellement de la faiblesse de l'infrastructure et des moyens sanitaires de la Région considérée. Les appréhensions suscitées par l'apparition de cette maladie ont amené certains pays à instituer des mesures de contr8le sanitaire particulièrement excessives, touchant parfois d'autres pays indemnes. L'heureuse initiative prise par le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique en organisant un cours sur le choléra a été particulièrement appréciée et a permis aux

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différents services de santé de mieux connaître cette maladie. Nous n'avons enregistré, quant à nous, aucun cas de choléra ou cas suspect dans notre pays où les conditions écologiques sont peu favorables à. l'éclosion du choléra. Nous devons exprimer ici notre vive gratitude et nos remerciements au Royaume du Maroc et à la France pour leur précieuse assistance en vaccins, liquide réhydratant et tétracycline. La phase d'attaque du plan d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole et la tuberculose est prévue pour la fin de l'année 1971, moment où plus de 80 % de la population sera vaccinée contre la variole. Cet effort a été entrepris par les autorités sanitaires avec l'assistance de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, bien qu'il n'y ait eu aucun cas de variole dans notre pays depuis plus de six ans. La tuberculose constitue un problème majeur de santé publique, mais son incidence ira en diminuant grace au programme en cours de vaccination par le BCG indiscriminé. La rougeole a accusé un net recul, et nous n'avons pas connu depuis deux ans les habituelles épidémies meurtrières grace, là aussi, au programme de vaccination en cours. L'étude du foyer de pasteurellose se poursuit activement grace à l'assistance de la France et de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies. Le Laboratoire des Pasteurelloses de Nouakchott a établi une carte écologique de la région supposée endémique et procède actuellement à l'élevage et à l'étude des rongeurs et de leurs ectoparasites. Il y a également, dans le chapitre des maladies transmissibles, le problème de l'endémie palustre qui reste préoccupant dans certaines de nos régions. Les études mentionnées par le Directeur général dans son Rapport et portant sur la parasitologie, la chimiothérapie, l'immunologie et les méthodes d'attaque doivent continuer à être suscitées et encouragées par l'OMS. La lutte contre les maladies transmissibles ainsi que les autres problèmes de santé publique demeurent entravés dans les pays en voie de développement par la faiblesse de l'infrastructure sanitaire ou par la modestie des moyens mis en général à la disposition des services nationaux de santé, ou encore par le manque de personnel médical et paramédical qualifié. Conscient de la nécessité de doter notre pays d'une infrastructure sanitaire plus adaptée, capable d'agir de façon efficace sur la morbidité et la mortalité et de couvrir progressivement les besoins de toutes nos populations, notre gouvernement a donné à la santé, dans le plan de développement socio- économique, la place qu'elle mérite. La formation du personnel paramédical a été doublée, et l'Ecole nationale des Infirmiers et Sages -Femmes de Nouakchott a institué un recrutement annuel. Le personnel médical a augmenté de façon sensible, grace essentiellement aux deux assistances techniques bilatérales les plus importantes, celles de la France et de la République populaire de Chine. D'autres pays amis, l'Algérie, la Guinée, l'Espagne et la Yougoslavie nous ont fourni une assistance en personnel appréciée. Qu'ils reçoivent tous ici l'expression de notre gratitude. Grace à cet apport de personnel technique hautement qualifié, à la formation du personnel paramédical et à l'augmentation des moyens mis à la disposition de la santé, le deuxième plan de développement socio- économique, en optant pour la décentralisation et la régionalisation des services de santé, a défini une politique cohérente et efficace dans le domaine sanitaire. Je voudrais avant de terminer, Monsieur le Président, exprimer à l'OMS et au FISE nos remerciements pour leur précieuse contribution au plan de développement des services de santé de base de notre pays. Merci, Monsieur Ould Jiddou. La parole est Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) au délégué du Portugal, le Professeur de Carvalho Sampaio. :

Monsieur le Président, Le Professeur DE CARVALHO SAMPAIO (Portugal) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, permettez -moi, Monsieur le Président, de m'associer aux précédents orateurs pour vous féliciter, au nom de la délégation du Portugal, de votre élection à la présidence de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, et d'adresser également nos félicitations aux Vice Présidents ainsi qu'aux Présidents des commissions principales. Je suis certain que, conduits par vous, les travaux de notre assemblée auront un heureux déroulement. Nous voulons aussi remercier et féliciter le Dr Candau, notre distingué Directeur général, de son excellent Rapport, qui nous fournit des renseignements très utiles et facilite énormément notre tache. Le Rapport du Dr Candau est à la vérité un document du plus grand intérêt, que tous les agents de la santé publique devraient lire et étudier. C'est de plus une publication médicale stimulante, qui nous montre ce qui a été fait et, aussi, ce qui reste encore à faire. Nous en sommes arrivés à un point où, comme il y a un siècle, l'environnement est l'une des principales préoccupations de santé publique. Mais les problèmes sont aujourd'hui plus difficiles à résoudre qu'à cette époque en raison des remous causés par l'évolution rapide du progrès technique et le manque de compréhension et de coopération. Malgré la résolution inéquitable et anticonstitutionnelle adoptée par l'Assemblée mondiale de la Santé lors de sa dix- neuvième session, le Portugal reste fidèle aux principes énoncés dans la Constitution de l'OMS. Il sera toujours prat à coopérer, à mettre en oeuvre toute mesure sanitaire décidée pour le bien de l'humanité, et à se conformer à tous les règlements internationaux fixés par l'OMS. La délégation portugaise espère que, dans un proche avenir, l'Assemblée réexaminera son attitude envers le Portugal dans l'esprit des discours prononcés devant la présente Assemblée. :

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J'exposerai maintenant les mesures que nous avons prises pour améliorer la santé publique au Portugal. De grands changements sont en cours dans notre pays concernant l'organisation des services sanitaires. Chez nous, comme dans tous les vieux pays, ces services se sont développés empiriquement, et le manque de planification a rendu très difficile la coordination de tous ceux qui ont été mis en place au cours des années. En fait, nous avions plusieurs services autonomes coûteux et difficiles à intégrer aux services sanitaires nationaux dans le cadre d'une action de santé publique judicieuse. Nous avons donc créé un conseil de planification chargé d'organiser toutes les activités relatives aux services de santé, de manière à éviter les doubles emplois et les malentendus. Nous installons sur l'ensemble de notre territoire des centres de santé placés sous l'autorité d'une administration sanitaire unique et qui assument la charge des principaux aspects de la santé publique ainsi que des soins médicaux de base pour la population tout entière. Nous pensons pouvoir, grace à cette nouvelle organisation et à l'extension de notre programme, réduire rapidement certains taux de morbidité qui sont encore élevés. L'exécution de notre programme de vaccinations se poursuit avec succès. Nous avons enrayé la poliomyélite, et toutes les autres maladies visées par ce programme sont en forte régression. La variole est éradiquée depuis 1950 dans la métropole, et dans les provinces d'outre -mer aucun cas n'a été observé depuis le début de 1969. En ce qui concerne le paludisme, en dépit de nombreux cas importés, il n'y a pas eu de transmission en métropole, grace à un bon système de surveillance sur lequel l'OMS a déjà été renseignée. Dans toutes les provinces d'outre -mer, les campagnes contre le paludisme et d'autres maladies transmissibles ont progressé en dépit de grandes difficultés. L'épidémie de fièvre jaune qui a surgi cette année à Luanda, en Angola, est maintenant enrayée. Nous en rendrons compte à la Commission A. Avant de terminer, je voudrais souligner l'importance de problèmes tels que la pharmacodépendance, le contrûle de la qualité des médicaments, la formation du personnel sanitaire et la recherche dans le domaine de la santé publique. L'opinion exprimée sur ces questions par le Directeur général dans son Rapport a le ferme appui du Gouvernement portugais. Je tiens enfin à réaffirmer que le Portugal sera toujours prêt à collaborer à l'exécution de tous les programmes susceptibles de contribuer à la santé et au bien -être de l'humanité. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Merci, Professeur de Carvalho Sampaio. La parole est maintenant au délégué du KoweYt, le Dr Al- Adwani. :

Le Dr AL- ADWANI (Kowelt) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, j'ai le plaisir de vous présenter, Monsieur le Président, au nom de ma délégation, nos chaleureuses félicitations pour votre élection; nos félicitations vont aussi aux Vice -Présidents de l'Assemblée et au Président de la Commission B. Je ne doute pas que, grace à votre compétence, nous atteignions nombre des objectifs de nos travaux. La lecture du Rapport annuel du Directeur général nous apprend beaucoup au sujet des regrettables lacunes qui existent dans le monde sur le plan de la santé. Le large éventail des problèmes évoqués correspond exactement aux nombreux objectifs que nous nous acharnons à atteindre. L'action de notre Directeur général ne peut, de toute évidence, porter ses fruits que si chacun de nous assume sincèrement sa part de responsabilités. Le Rapport qui en rend compte touche à toutes les questions et traduit bien la foi dont témoignent les efforts que déploie notre Directeur général, secondé par un personnel compétent. Il mérite assurément nos remerciements. Monsieur le Président, je voudrais insister sur quelques aspects de la situation sanitaire du Kowelt. Nous avons été vivement alarmés par la dernière pandémie de choléra qui s'est développée de façon tout à fait inhabituelle et a atteint certains régions pour la première fois depuis le début du siècle. Nous avons fait tous les efforts possibles pour l'empêcher de pénétrer dans notre pays, et nous remercions l'OMS et le Dr Taba, notre Directeur régional, d'avoir promptement répondu à notre demande de faire le point de la situation au KoweYt. Nous avons été heureux qu'aucun cas clinique n'ait été dépisté chez nous, et cela nous a grandement incités à renforcer les mesures préventives et à instaurer une surveillance permanente des cas de diarrhées. Nous souscrivons pleinement à l'opinion exprimée par le Directeur général et pensons comme lui que les hésitations de certains pays et le retard avec lequel ils ont notifié les cas ont été un facteur facheux qui a contribué à la propagation de la maladie. Nous espérons sincèrement pouvoir protéger notre pays des dangers de cette pandémie. Le Kowelt doit également faire face au problème créé par son climat sec et un air empoussiéré et chargé de fumée. Nous sommes donc heureux de saluer la création d'un système mondial de surveillance de la pollution de l'air. Nous pensons que de nos jours le plus grand et le plus dangereux responsable de la dissémination des maladies est l'homme lui -même. Nous nous sommes rendu la vie plus difficile. La biosphère est polluée dans une mesure angoissante, et nous plaçons notre espoir dans l'effort international visant à créer un environnement meilleur pour nous -mêmes et pour les générations futures. Nous sommes heureux d'annoncer qu'un centre de surveillance de l'environnement de l'homme va être installé au Kowelt et nous permettra de participer effectivement à la lutte contre la pollution. :

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Nous appuyons pleinement la candidature du Sultanat d'Oman à l'OMS. Nous espérons que l'Assemblée nous suivra sur ce point et qu'elle recommandera que le Directeur général accorde toute l'aide nécessaire pour améliorer la situation sanitaire dans ces zones défavorisées. Nous espérons également que le peuple palestinien et les Arabes des régions occupées recevront notre prompte assistance, et nous recommandons que tous les efforts faits dans ce sens soient largement soutenus. Pour terminer, je forme le voeu que l'Assemblée connaisse un nouveau succès dans les efforts qu'elle faits pour promouvoir la santé des peuples du monde. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Al- Adwani. La parole est maintenant au délégué de la Yougoslavie, le Dr Georgievski. :

Le Dr GEORGIEVSKI (Yougoslavie) Monsieur le Président, permettez -moi, au nom de la délégation yougoslave, de vous féliciter sincèrement d'avoir été élu Président de la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, et de vous exprimer ma certitude que sous votre direction compétente notre assemblée aura des résultats fructueux. Je voudrais aussi exprimer mes félicitations à MM. les Vice -Présidents de l'Assemblée et à MM. les Présidents des grandes commissions pour leur nomination. Après avoir étudié attentivement le Rapport de M. le Directeur général ainsi que le rapport du Conseil exécutif, nous pouvons constater avec satisfaction que l'Organisation mondiale de la Santé a continué l'année dernière son travail fructueux, d'où ressortent d'ailleurs les importants résultats obtenus. Nous pensons ici surtout aux vastes programmes de l'OMS qui, selon notre opinion, ont tout à fait répondu à toutes nos attentes. Je profite de cette occasion pour attirer votre attention sur les grands efforts de l'Organisation dans la lutte contre la pandémie de choléra. De ce fait, l'OMS nous a montré encore une fois son aptitude à s'occuper non seulement des études et de la programmation de ses actions, mais aussi, si nécessaire, à développer les plus efficaces activités opérationnelles. L'apparition de la pandémie de choléra a suscité de grands problèmes dans le domaine des communications entre pays, qu'il s'agisse des transports, du commerce, des migrations, etc. Par ses activités pratiques et grace à la contribution des experts, l'OMS a réussi à mettre à la disposition des organisations nationales de la santé toutes les informations indispensables et des instructions techniques. En même temps, elle a révélé au public mondial un nombre suffisants d'éléments sur la nature de cette maladie, montrant ainsi les possibilités réelles de lutter contre elle sans pour autant perturber le cours normal de la vie dans le cadre international. Ces positions réalistes de l'OMS se sont manifestées lors de la réunion de représentants des institutions sanitaires des pays balkaniques qui a eu lieu à la fin de l'année passée à Belgrade, avec la participation de représentants de l'OMS, ce qui a contribué à une meilleure coopération et à une coordination plus efficace des services de santé des pays balkaniques. Nous constatons avec satisfaction que les activités relatives aux médicaments progressent en intensité d'un an à l'autre, et nous estimons que ce problème obtiendra à l'avenir une place plus importante dans le programme des activités de notre organisation. Nous pensons non seulement à la sécurité des médicaments, mais surtout à leur efficacité thérapeutique. Evidemment, il ne faut en aucun cas perdre de vue la nécessité de perfectionner continuellement la qualité des médicaments et leur contrôle. Ceci me conduit à un domaine proche de celui que j'ai mentionné et dont l'état actuel inquiète l'opinion publique internationale. Il s'agit du danger potentiel que court la santé humaine et qui résulte de l'utilisation peu adéquate des additifs dans les produits alimentaires, des insecticides, des pesticides, etc. Appuyant les efforts de l'OMS dans ce domaine, je voudrais souligner que, selon nos estimations, toutes les possibilités de coopération avec la FAO ne sont pas épuisées et qu'il faudrait, par conséquent, intensifier les efforts dans ce sens -là. Ma délégation apprécie particulièrement les efforts de l'OMS dans le domaine de l'environnement. Il n'est pas nécessaire de s'attarder sur la gravité de ce problème, car nous sommes témoins presque quotidiennement de l'aggravation rapide des conditions de vie de l'homme. Il s'agit là d'un problème qui ne peut être résolu qu'en mobilisant les efforts dans tous les secteurs des activités humaines. Nous sommes très satisfaits des actions déjà entreprises sur ce plan dans le cadre du système des Nations Unies, et nous appuyons tout ce que l'OMS entreprend dans ce domaine. Il est connu que pendant la période écoulée des changements importants se sont produits dans les activités du PNUD. Ce programme des Nations Unies, extrêmement utile, jouera, grâce à ces changements, un rôle encore plus éminent dans les efforts des pays Membres tendant au développement économique ainsi qu'à celui de tous les services, parmi lesquels les services sanitaires devraient garder une position correspondant aux besoins. En ce qui concerne les cadres pour le développement de la protection sanitaire dans les pays en voie de développement, ma délégation considère que la formation sur place devrait avoir la priorité. A ce sujét, nous appuyons ceux des programmes de l'OMS qui stimulent cette formation sur place par divers moyens, surtout avec l'aide de cadres et de moyens d'enseignement. Mon pays est prêt à mettre à la disposition de l'Organisation plus de cadres que jusqu'à présent pour la réalisation de tels programmes. Je voudrais me référer brièvement au budget de notre organisation. La difficulté d'approuver le budget nous est connue. Ma délégation estime que personne, ici présent, ne demande l'augmentation :

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du budget sans un but valable. Le budget, selon nous, devrait être la conséquence logique de l'expansion appropriée de l'OMS pour lui permettre de résoudre les problèmes sur lesquels nous nous sommes mis tous d'accord, et dont le but est d'améliorer la santé dans le monde. Par conséquent, en discutant le budget, nous ne discutons pas du pourcentage d'accroissement, mais nous nous engageons à assurer le financement du programme dont l'exécution s'avère nécessaire. Cependant, ma délégation appuiera tout effort visant à éviter les dépenses inutiles et à assurer l'utilisation la plus rationnelle des crédits. L'OMS fait partie de la grande famille des Nations Unies, qui devient l'instrument de plus en plus important de la coopération internationale aussi bien dans le domaine de la sauvegarde de la paix que dans celui des autres activités internationales. C'est pourquoi l'OMS devrait participer largement à toutes les actions des Nations Unies, auxquelles elle pourrait apporter sa contribution spécifique. Je pense, en premier lieu, aux activités qui seront entreprises dans le cadre de la stratégie internationale de la deuxième décennie pour le développement. L'OMS a pleinement contribué à l'établissement du programme pour la deuxième décennie et, à présent, l'essentiel consiste à entreprendre tout ce qui est nécessaire pour la réalisation de ce programme. C'est pourquoi il est très important, lors de toutes nos sessions annuelles, d'analyser à fond les résultats de l'année écoulée ainsi que les mesures à prendre, comme le prévoit d'ailleurs la résolution dont ma délégation a eu l'honneur d'être un des coauteurs à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Il est connu que ma délégation a toujours été de l'opinion que l'OMS devrait accorder la plus grande attention aux problèmes spécifiques de la santé dans les pays en voie de développement. Dans leurs efforts énormes en vue du développement, notre aide dans le domaine de la santé leur sera très précieuse. Nous sommes persuadés que l'activité de notre organisation à cet égard sera encore plus intensive. De si larges et importantes actions de l'OMS ne pourraient être fructueuses qu'à condition que tous les pays y participent. C'est pourquoi ma délégation tient à souligner encore une fois le principe de l'universalité qui doit être appliqué à l'ONU ainsi qu'à l'OMS. En conséquence, je voudrais déclarer que ma délégation appuie l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous voudrions aussi souligner l'absurdité de l'absence de la République populaire de Chine, dont la contribution aux objectifs de notre organisation pourrait être précieuse. En terminant, je tiens à vous assurer, Monsieur le Président, du désir de ma délégation de contribuer à la réussite de cette réunion, aussi modestes que soient ses moyens. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'anglais) :

Merci, Docteur Georgievski.

La séance est levée à 12 h.20.

NEUVIEME SEANCE PLENIERE Mardi 11 mai 1971, 12 heures Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES :

:

TRANSFERT DE POINTS

La séance est ouverte. Avant de passer à l'ordre du jour, Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) je voudrais vous soumettre une recommandation du Bureau. En effet, celui -ci a décidé hier de recommander à l'Assemblée de transférer de la Commission A à la Commission B le point 2.5 (Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement), afin que cette question puisse être étudiée en liaison avec le point 3.19.1 (Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique - Questions de programme). Y a -t -il des objections ? N'en voyant pas, je considère que l'Assemblée approuve ce transfert. 2.

ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION DR A. T. SHOUSHA :

Comme vous le savez, c'est l'examen du point 1.16 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) (Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha) et des rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha qui est à l'ordre du jour de cette séance. L'Assemblée est saisie du rapport financier sur le Fonds de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A24/4) ainsi que du rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A24/5). Nous devons d'abord prendre acte du rapport financier contenu dans le document A24/4. Y a -t -il des observations sur ce rapport ? Comme il n'y en a pas, je considère que l'Assemblée prend acte du rapport financier. Nous passons maintenant au rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha, contenu dans le document A24/5. J'invite le Dr J. Anouti, Président du Comité de la Fondation, à présenter ce rapport. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le Comité de la Fondation Le Dr ANOUTI (Liban) Dr A. T. Shousha, que j'ai eu l'honneur de présider, s'est réuni le 22 janvier 1971. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé d'attribuer le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha en 1971 au Dr Chamseddine M. H. Mofidi. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Anouti. Y a -t -il des observations ? Puisqu'il n'y en a pas, je prie le Dr Dorolle, Directeur général adjoint, de bien vouloir donner lecture d'un projet de résolution approprié. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Monsieur le Président, voici le texte d'une résolution que l'Assemblée pourrait vouloir approuver Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha : :

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha; 2. FAIT SIENNE la proposition de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha pour 1971; DECERNE la Médaille et le Prix au Dr Chamseddine M. H. Mofidi; et 3. 4. REND HOMMAGE au Dr Chamseddine M. H. Mofidi pour sa contribution particulièrement marquante à la cause de la santé publique dans la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé. 1.

Tel est le texte de la résolution qui vous est suggérée, Monsieur le Président. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Dorolle. Quelqu'un désire -t -il présenter des observations sur ce projet de résolution ? Il n'y a pas d'observations. La résolution est adoptée.1 :

Je vais maintenant demander au Chef du Protocole d'inviter le Dr Mofidi à monter à la tribune. Le Dr Mofidi prend place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous comptons parmi nous - en réalité depuis quelque temps déjà - une génération nouvelle de responsables de la santé publique; cette génération a pu, pour s'attaquer aux problèmes anciens, utiliser les nombreux et extraordinaires progrès des sciences médicales :

1 Résolution WHA24.2. - 188 -

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dont nous avons été les témoins depuis les quelques années que notre organisation existe. Cette génération a parfaitement su tirer parti des techniques mises à sa disposition, et la preuve nous en est donnée par la carrière même du Dr Chamseddine Mofidi, à qui j'ai l'honneur de remettre aujourd'hui la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. Ce prix, comme vous le savez, a été fondé pour commémorer le souvenir et l'oeuvre de notre cher ami le Dr Ali Tewfik Shousha, qui fut le premier directeur du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale et l'un des fondateurs de l'Organisation; il est attribué cette année pour la quatrième fois. Nous sommes heureux d'accueillir le Dr Mofidi dans le groupe éminent formé par Kamal, Afridi et Al -Wahbi qui, eux aussi, ont vu ainsi rendre hommage à la contribution qu'ils ont apportée à la cause de la santé dans notre Région de la Méditerranée orientale. Est -il nécessaire de rappeler que le Dr Mofidi est iranien ? Il a pris part à tant d'activités de l'OMS qu'il est, j'en suis sûr, connu de la plupart d'entre vous. Après avoir obtenu son diplôme à l'Ecole de Médecine de l'Université de Téhéran en 1945, il reçut en 1951 le titre de Master of Public Health à l'Ecole d'Hygiène et de Santé publique de l'Université Johns Hopkins. Sa carrière a été à la fois classique et fulgurante, si vous me pardonnez ce rapprochement qui peut vous sembler paradoxal; en effet, ayant débuté en 1946 comme assistant au département de parasitologie de la faculté où il avait fait ses études, il est monté d'échelon en échelon à peu près tous les deux ans pour devenir en 1966 professeur et doyen de l'Ecole de Santé publique et directeur de l'Institut de Recherche en Santé publique. Aujourd'hui, le Dr Mofidi est professeur d'écologie humaine à l'Ecole de Santé publique et, en tant que vice -chancelier, il est chargé de la recherche et des études postuniversitaires à l'Université de Téhéran. Tout en poursuivant cette brillante carrière, il a trouvé le temps de se consacrer à de multiples activités qui méritent notre plus grand respect. Il est membre de nombreuses commissions nationales qui s'occupent des questions de santé et d'éducation en Iran, et il participe à la rédaction de plusieurs revues médicales. Il a publié en anglais, en français et en persan, sa langue natale, un grand nombre d'excellents articles qui, de par les sujets mêmes qu'ils traitent, sont la marque d'un esprit éclectique et curieux. La recherche sur les grands problèmes de santé de l'Iran, l'organisation des mesures de lutte et le développement de l'éducation dans le sens qui doit répondre le mieux aux besoins de son pays, telles ont été jusqu'à présent les préoccupations essentielles du Dr Mofidi. Parmi les problèmes auxquels il s'est particulièrement intéressé, il faut mentionner le paludisme, la peste, la fièvre récurrente, la leishmaniose, diverses parasitoses intestinales, les insectes présentant une importance médicale, la résistance aux insecticides, le trachome, l'évaluation des médicaments et des insecticides, le développement de l'enseignement médical et l'organisation de la recherche scientifique. Passionné par les questions d'éducation, il a lui -même enseigné notamment des disciplines qui intéressent tout parasitologie, épidémiologie, écologie humaine et médecine préventive. spécialement l'OMS Il a imprimé sa marque à tout le développement de l'enseignement médical en Iran, et surtout à l'intégration successive de plusieurs départements universitaires, dont le couronnement fut la création de l'Ecole de Santé publique de l'Université de Téhéran en 1966. Outre son programme postuniversitaire, l'Ecole assure des cours de niveau universitaire en médecine, pharmacie, odontologie, soins infirmiers et obstétricaux, médecine vétérinaire, agriculture et sylviculture, ainsi qu'en pédagogie. Les programmes d'études comprennent de nombreuses matières nouvelles comme la santé de la famille et la dynamique des populations. L'aide que l'OMS a pu accorder pour ces activités a déjà porté ses fruits sur le plan international. Les locaux et installations de l'Ecole de Santé publique et de l'Institut de Recherche en Santé publique ont été utilisés par l'OMS pour organiser des cours internationaux sur le paludisme, l'entomologie, l'épidémiologie et la bactériologie des infections intestinales, l'éducation sanitaire, et la planification de l'action de santé et des ressources en personnel. Le Dr Mofidi, qui a été pendant quatre ans membre du Comité consultatif de la Recherche médicale, joue un rôle actif dans son pays pour tout ce qui touche à la recherche. En sa qualité de Vice Chancelier de l'Université, il est responsable des activités de recherche dans seize facultés et douze instituts et il s'attache à promouvoir la coordination entre ces établissements d'une part et, d'autre part, les ministères et organismes publics et le secteur privé. paludisme, nutrition, Sur le plan international, il s'est occupé de nombreuses questions enseignement et formation professionnelle, maladies parasitaires, peste et planification familiale. Inscrit à l'un des tableaux d'experts de l'OMS, il a participé à plusieurs comités d'experts. Il a aussi trouvé le temps de prêter ses services à l'OMS comme conseiller temporaire et comme consultant. Il a joué en outre un rôle décisif dans la formation de l'Association des Ecoles de Médecine du Moyen- Orient, dont il est Président, et dans celle de l'Association des Ecoles de Santé publique des Régions de l'Afrique, de la Méditerranée orientale, de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, dont il est Secrétaire général. Divers honneurs et distinctions lui ont déjà été conférés en hommage à l'oeuvre qu'il a accomplie ainsi, pour nous en tenir à la taxonomie, sept espèces de taons ont reçu son nom, mais je ne citerai ici que Tabanus mofidii mofidii Leclerq, la plus facile à prononcer. : :

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Le Dr Mofidi aura encore bien d'autres réalisations à inscrire à son actif. En attendant, j'ai l'heureux privilège de conclure en rendant hommage à l'une des plus éminentes personnalités qui se consacrent à l'avancement de la santé dans la Région où le Dr Ali Tewfik Shousha a servi l'Organisation. Et c'est un honneur pour moi que de remettre maintenant au Dr Mofidi la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha.

Le Président remet au Dr Chamseddine M. H. Mofidi la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. (Applaudissements) Le Dr MOFIDI (traduction de l'anglais) Docteur Candau, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, chers collègues et amis, permettez -moi tout d'abord de remercier l'Assemblée mondiale de la Santé ainsi que les membres du Conseil exécutif et du Comité de la Fondation Shousha de l'honneur qui m'est fait; je tiens à vous assurer tout spécialement de ma gratitude, Monsieur le Président, pour les paroles aimables que vous venez de prononcer à mon sujet en présentant mes travaux et mon activité scientifique des vingt -cinq dernières années. A vrai dire, je suis confus, et il m'est difficile d'exprimer l'émotion profonde que je ressens. D'une part, je suis heureux de rejoindre le groupe des éminentes personnalités qui ont reçu avant moi la distinction qui m'est accordée aujourd'hui - leur vie est l'expression de la contribution la plus haute à la cause de l'humanité et de l'accroissement des connaissances, comme l'a été la vie du Dr Shousha, ce grand humaniste, cet éminent homme de science et administrateur, immortalisé par cette fondation - et d'autre part je suis résolu à travailler avec plus d'énergie encore pour mériter et justifier cette distinction. Si je jette sur ma vie un regard rétrospectif, je ne peux que me considérer comme favorisé par le sort à de nombreux égards. J'ai eu tout d'abord le privilège de recevoir une formation en santé publique à l'Ecole d'Hygiène et de Santé publique de l'Université Johns Hopkins sous la direction du Professeur Ernest L. Stebbins, Doyen de la Faculté, grâce à une bourse de la Fondation Rockefeller. En outre, dans mes années de formation, j'ai bénéficié de l'enseignement et des conseils de personnalités de tout premier plan, tel le Dr N. Ansari, qui était alors, à Téhéran, professeur de parasitologie et directeur du département correspondant, qui a fondé l'Institut de Paludologie dont il a été le premier directeur, et qui est présent parmi nous aujourd'hui pour me voir récolter le fruit de ce qu'il a tant contribué à semer, tel aussi le Dr M. Baltazard, à l'époque directeur de l'Institut Pasteur d'Iran. L'enseignement de ces deux maîtres et amis ne se terminait pas dans les salles de cours, les salles de réunions ou à la bibliothèque; il se poursuivait tard dans la nuit au laboratoire, à l'animalerie ou dans les pièces où l'on conservait les colonies d'insectes; il se poursuivait sur le terrain, sous la tente, dans les jeeps découvertes qui servaient à nos déplacements et dans les longues heures de marche qui nous conduisaient à quelque village éloigné de tout; il se poursuivait lorsque nous creusions la terre et que nous chassions les rongeurs, ou même quand, assis autour du feu, nous parlions travail, bien sûr, mais aussi art ou littérature ou que nous écoutions de la musique. Ce sont ces hommes qui m'ont formé et qui ont forgé mon avenir. En deuxième lieu, j'ai eu la chance de bénéficier du concours sans réserve, de la collaboration dévouée de tous mes collègues, qu'ils appartiennent aux services scientifiques ou techniques, à l'administration ou au secrétariat, à l'Ecole de Santé publique ou à l'Institut de Recherche en Santé publique. C'est grâce à leurs sacrifices et à leurs efforts inlassables que nous avons pu ensemble donner à ces instituts, qui prolongent le département de parasitologie et l'Institut de Paludologie créés à l'origine, leur importance présente et justifier par nos activités leur expansion ultérieure et la confiance croissante dont nous avons bénéficié. Comme des hommes d'affaires, nous n'avons jamais accepté qu'un "non" soit la réponse à nos questions; quand nous croyions à un programme, ni le passage du temps, ni les réponses négatives n'ont pu entamer de quelque façon que ce soit notre courage et notre persévérance. Ces qualités, nos services les ont acquises au fil des années au cours desquelles ils ont connu de près les besoins de la population, travaillé sur le terrain dans des conditions pénibles et abordé tous les sujets à la lumière des principes de l'épidémiologie. Mes amis et collègues ont porté avec moi le poids d'innombrables difficultés longues heures de travail, budgets trop restreints, traitements insuffisants, manque de place et pénurie de techniciens qualifiés, tant à Téhéran que sur le terrain. Que de jours de congé auxquels nous avons renoncé Que de nuits passées sans sommeil, pour respecter les délais fixés ou finir les travaux que nous n'avions pu terminer dans la journée Grâce aux études sur le terrain et aux projets expérimentaux que nous avons entrepris, nous avons pu acquérir une meilleure connaissance des problèmes sanitaires et de la pathologie géographique de l'Iran, ce qui a permis de mettre au point des solutions mieux adpatées aux conditions locales et applicables aux autres pays de la Région. Les possibilités offertes par l'Ecole de Santé publique et l'Institut de Recherche en Santé publique, lequel relève à la fois de l'Université de Téhéran et du Ministère de la Santé, et plus spécialement les possibilités qu'offrent les huit postes sur le terrain établis dans différentes zones écologiques de l'Iran, ont intéressé de nombreuses organisations académiques et scientifiques étrangères, : : :

NEUVIEME SEANCE PLENIERE

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de sorte qu'à présent nous exécutons neuf programmes en commun avec des universités et instituts d'Extrême- Orient, d'Europe et d'Amérique et que nous possédons des centres créés de concert avec l'Organisation mondiale de la Santé et le Centre international de Recherche sur le Cancer. Les résultats des études pratiques, des recherches sur la manière de résoudre les problèmes, des projets expérimentaux de lutte et d'évaluation ont été mis en pratique pour la planification des services de santé et la formation du personnel médical et sanitaire. Ils nous ont aussi permis de mettre au point un système unique d'intégration des études en laboratoire et sur le terrain, de la recherche fondamentale et appliquée, de la formation théorique et pratique en tenant compte des besoins sanitaires du pays et de l'état des connaissances scientifiques disponibles à chaque étape. Si nous y sommes parvenus, c'est grâce à la confiance absolue de l'Université de Téhéran, du Ministère de la Santé et de l'Organisation du Plan et au soutien illimité qu'ils ont accordé à nos programmes et qui a été le troisième facteur déterminant de notre succès. Monsieur le Président, on parle beaucoup de la nécessité d'une coopération et d'une collaboration entre les diverses institutions chargées des services de santé, de l'enseignement médico- sanitaire et de la recherche en santé publique. L'expérience m'a montré qu'il s'agit là d'un processus dynamique, que tous les membres d'une institution doivent avoir constamment présente à l'esprit la nécessité de la coopération, en y croyant fermement, et qu'ils doivent veiller à garder vivant ce sens du travail en commun, même lorsqu'il semble s'atrophier chez les autres. En d'autres termes, maintenir la cela nécessite une coopération n'est pas une tâche très différente de celle d'entretenir l'amitié attention de tous les instants et, comme l'a dit Confucius, de constantes réparations. Le quatrième facteur déterminant de notre succès a été le vigoureux appui que nous ont accordé les organisations internationales, les institutions multilatérales et bilatérales, et en particulier l'OMS, et ceci non seulement au moment de la mise sur pied de notre institution, mais aussi par la suite, lorsqu'il s'est agi de former du personnel scientifique et de le placer dans une atmosphère internationale. Bien que nous ayons reçu des subventions plus ou moins importantes, qui ont contribué pour une large part au développement des laboratoires et aux études sur le terrain, j'estime que le rôle essentiel de l'OMS à notre égard a été d'épauler mes collègues spécialistes scientifiques et d'approuver le travail qu'ils accomplissaient, forgeant ainsi nos institutions en même temps que la confiance et l'esprit de dévouement de nos savants. Où que ce soit, le scientifique qui se consacre seul à ses travaux se sent très encouragé lorsqu'il sait que ses efforts sont sanctionnés par une organisation aussi prestigieuse que l'OMS. Je saisis l'occasion qui m'est ici donnée pour souligner et louer cet aspect de l'action de l'Organisation mondiale de la Santé qui, à mon sens, n'est pas apprécié à sa juste valeur. Si je n'avais bénéficié d'un semblable soutien, je n'aurais pas été à la hauteur d'une bonne partie des tâches que j'ai accomplies, et je n'aurais certainement pas la chance d'être ici aujourd'hui, pour cette manifestation qui constitue sans doute pour moi l'éloge et le stimulant les plus considérables que j'aie jamais reçus de l'OMS. Enfin, toute cette évolution ne se serait pas faite sans le grand mouvement de prise de conscience nationale et sans l'élan du pays tout entier vers la conquête du bien -être social et économique pour le peuple iranien sous la conduite de notre souverain, S.M.I. le Chahinchah Ariamehr, et sans ses inspirations, d'où sont issus les douze principes de la Révolution blanche, notamment la création de la Légion de la Santé et la réforme des études, ainsi que l'établissement, en Iran, de la Légion du Bien -Etre humain et son adoption sur une base universelle par les Nations Unies pour la création, au sein de leur système, des Volontaires des Nations Unies. Monsieur le Président, si j'ai empiété sur le temps dont vous disposez pour décrire brièvement l "'anatomie d'un succès ", ce n'est pas parce que j'en suis fier, mais bien plutôt parce qu'il s'agit d'une merveilleuse expérience de travail en équipe et de coopération entre institutions, susceptible de servir à nombre d'autres pays en voie de développement qui, en raison de la pénurie du personnel qualifié et de la rareté des institutions, ne peuvent s'offrir le luxe de faire fonctionner indépendamment et avec fruit les organismes de la recherche théorique et ceux de l'exécution. A tous ceux qui m'ont aidé à devenir ce que je suis et à tracer mon destin scientifique, qui est inséparable de celui de l'Ecole de Santé publique de l'Université de Téhéran et de l'Institut de Recherche en Santé publique de l'Iran, à tous mes collègues et collaborateurs, je tiens à exprimer ici ma reconnaissance et à dire que c'est autant en leur nom qu'au mien que j'accepte la Médaille et le Prix qui me sont attribués aujourd'hui. Je vous remercie. :

Merci, Docteur Mofidi. Qu'il me soit permis de vous Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) adresser une fois encore mes plus chaleureuses félicitations. La séance est levée. :

La séance est levée à 12 h.35.

DIXIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 12 mai 1971, 9 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) du jour est l'examen du deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. J'invite le Dr J. Anouti, Rapporteur de la Commission, à monter à la tribune pour donner lecture de ce rapport, contenu dans le document A24/15, qui a été distribué ce matin. Le Dr Anouti (Liban), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 582). Merci, Docteur Anouti. Quelqu'un a -t -il des observations Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à présenter au sujet de ce rapport ? En l'absence d'observations, je présume que l'Assemblée désire adopter le rapport. Y a -t -il des objections ? Pas d'objections. Le rapport est adopté. :

2.

ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF :

Nous passons maintenant au point 1.12 - Election de Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le document A24/14, qui a été distribué il y a plus de vingt -quatre heures, contient le rapport du Bureau de l'Assemblée où figure la liste des douze Membres désignés conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Je demanderai au Dr Dorolle de bien vouloir donner lecture de l'article 100. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée se trouve à la page 120 des Documents fondamentaux, vingt deuxième édition. :

Article 100 "Le Bureau de l'Assemblée, compte tenu des dispositions du chapitre VI de la Constitution, de l'article 98 et des suggestions qui lui sont faites par les Membres, désigne douze Membres et en dresse la liste. Cette liste est transmise à l'Assemblée de la Santé vingt -quatre heures au moins avant qu'elle ne se réunisse pour l'élection annuelle des huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil. "Le Bureau de l'Assemblée recommande les noms de huit Membres figurant sur cette liste qui, de l'avis dudit Bureau, réaliseraient, s'ils venaient à être élus, un Conseil comportant dans son ensemble une distribution équilibrée." Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Dorolle. En vertu de cet article, le Bureau a recommandé, parmi les douze Membres désignés, les noms des huit Membres qui, s'ils étaient élus, assureraient à l'ensemble du Conseil une composition équilibrée. Y a -t -il des observations ? Je donne la parole au délégué de l'Afghanistan. :

Le Professeur OMAR (Afghanistan) Je crois que le nom de l'Afghanistan est mentionné parmi les douze pays sans que nous désirions être candidats au Conseil exécutif cette année. Nous remercions ceux qui, par sympathie, ont mentionné le nom de l'Afghanistan. Je leur demanderai de voter cette fois -ci pour les autres pays candidats et de garder cette manifestation de sympathie pour la prochaine élection, c'est -à -dire l'année prochaine. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. La parole est maintenant au délégué de la République fédérale d'Allemagne. :

Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, afin d'éviter une trop grande division au sein de la Région européenne, la délégation de la République fédérale d'Allemagne souhaite retirer sa candidature. En faisant cette annonce, je présente mes excuses aux pays qui étaient prêts à nous apporter leur soutien. Ma délégation votera notamment pour le Danemark et l'Italie. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) a la parole.

:

Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de la Hongrie

- 192 -

DIXIEME SEANCE PLENIERE i

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Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation Le Professeur FARADI (Hongrie) hongroise désire faire connaître à l'Assemblée sa décision de retirer la candidature de la Hongrie à un siège européen au Conseil exécutif pour 1971. En agissant ainsi, la délégation hongroise aimerait faciliter l'élection des pays habilités à désigner un membre du Conseil exécutif. En même temps, la délégation hongroise tient à préciser que la Hongrie maintient sa candidature pour 1972 au siège qui sera vacant après que le mandat de la Bulgarie sera terminé. Ce désir paraît bien justifié si l'on tient compte du fait que la Hongrie n'a pas encore été élue jusqu'ici au Conseil exécutif. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Y a -t -il d'autres observations ? Il n'y en a pas, donc nous pouvons poursuivre. L'élection aura lieu au scrutin secret. Permettez -moi de vous rappeler le nom des huit Membres dont le mandat vient à expiration dans la Région africaine, l'Ouganda; dans la Région des Amériques, le Canada, le Chili et la Jamaique; dans la Région de la Méditerranée orientale, le Liban; dans la Région européenne, la Belgique et le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord; dans la Région de l'Asie du Sud -Est, la Mongolie. Il n'y a pas de Membre sortant qui appartienne à la Région du Pacifique occidental. J'appelle maintenant votre attention sur les articles de la Constitution et du Règlement intérieur de l'Assemblée qui concernent cette élection ainsi que le mode de scrutin. Il s'agit des articles 18 b), 24 et 25 de la Constitution, et des articles 98, 100 et 101 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Pour éviter tout malentendu, je rappelle que les huit noms doivent être choisis parmi les douze Membres proposés par le Bureau, à savoir l'Afghanistan, le Danemark, l'Equateur, la Hongrie, l'Italie, le Lesotho, Monaco, la République fédérale d'Allemagne, la Syrie, la Thailande, la Trinité -et- Tobago et l'Uruguay. Vous ne pouvez donc voter que pour les Membres que je viens d'énumérer. Je vous rappelle également les déclarations des délégations de l'Afghanistan, de la Hongrie et de la République fédérale d'Allemagne, qui ont exprimé le désir de retirer la candidature de leur pays. Vous êtes donc appelés à choisir huit noms de pays parmi les douze mentionnés dans le rapport du Bureau. Tout bulletin portant plus ou moins de huit noms sera considéré comme nul. Je vais maintenant demander que l'on distribue les bulletins de vote. Pendant que les bulletins de vote sont distribués, et pour vous faciliter la tâche, je vous signale que le bulletin de vote comprend, dans l'ordre alphabétique anglais, la liste des douze Membres établie par le Bureau. Les huit Membres dont le nom est souligné sont ceux dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une distribution équilibrée des sièges. Comme je l'ai déjà dit, tout bulletin sur lequel le nombre des pays marqués d'une croix serait inférieur ou supérieur à huit, ou qui porterait le nom de pays ne figurant pas dans la liste de douze noms établie par le Bureau, sera considéré comme : :

:

nul

Je dois désigner deux scrutateurs. Puis -je demander au Professeur Sai, du Ghana, et au Dr Kennedy, de la Nouvelle -Zélande, de se charger de cette tâche et de venir à la tribune ?

Les deux scrutateurs prennent place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Une fois remplis les bulletins de vote, les délégations seront appelées à la tribune dans l'ordre alphabétique anglais. Je vais maintenant tirer au sort la lettre indiquant la délégation qui votera la première. Nous commencerons par la lettre X. Mon conseiller juridique me signalant qu'il n'y a pas de pays dont le nom commence par la lettre X, nous commencerons donc par la lettre Y. Toutes les délégations ont -elles reçu un bulletin de vote ? Veuillez lever votre pancarte si vous n'en avez pas. Je présume que toutes les délégations ont maintenant un bulletin de vote. Nous allons donc procéder au vote au scrutin secret. :

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais comme suit, en commençant par le Yémen :

Yémen, Yougoslavie, Zambie, Afghanistan, Albanie, Algérie, Argentine, Australie, Autriche, Barbade, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Birmanie, Burundi, Cameroun, Canada, République Centrafricaine, Ceylan, Tchad, Chili, Chine, Colombie, République démocratique du Congo, Costa Rica, Cuba, Chypre, Tchécoslovaquie, Dahomey, Danemark, République Dominicaine, Equateur, El Salvador, Ethiopie, République fédérale d'Allemagne, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haiti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Irlande, Israel, Italie, Côte d'Ivoire, Jamafque, Japon, Jordanie, Kenya, République Khmère, Koweït, Laos, Liban, Lesotho, Libéria, République Arabe Libyenne, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Mali, Malte, Mauritanie, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Maroc, Népal, Pays -Bas, Nouvelle -Zélande, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Pakistan, Panama, République démocratique populaire du Yémen, République populaire du Congo, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République de Corée, Roumanie, Rwanda, Arabie Saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Espagne, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Ouganda, Union des Républiques socialistes soviétiques, République Arabe Unie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, République -Unie de Tanzanie, Etats -Unis d'Amérique, Haute -Volta, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Samoa -Occidental.

194

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Toutes les délégations ont -elles été appelées à la tribune ? Monsieur le délégué de la République Dominicaine, voulez -vous déposer votre bulletin ? Merci. Conformément à l'article 76 du Règlement intérieur, je demanderai au Dr Ansari, Vice -Président, d'assister au décompte des votes; nous serons ainsi à même de continuer notre travail. Le décompte des votes se fera dans la Salle XI. Puis -je vous rappeler que les délégations peuvent s'y rendre si elles le désirent ? Toutefois, avant que les scrutateurs ne quittent cette salle, je leur demanderai de vérifier en notre présence que le nombre total des bulletins de vote reçus correspond bien au nombre des délégués qui sont venus à la tribune déposer leur bulletin. Messieurs les scrutateurs, voulez -vous compter les bulletins de vote ? :

Les scrutateurs comptent les bulletins de vote. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Tout est en ordre, me dit -on; les scrutateurs vont donc pouvoir procéder au décompte des voix dans la Salle XI. Docteur Ansari, voulez -vous vous joindre à eux ? Merci. :

3.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Pendant le décompte des voix, nous allons poursuivre nos travaux. Nous examinerons tout d'abord le premier rapport de la Commission B, contenu dans le document A24/16 qui a été distribué ce matin. Le rapport contient trois projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la première résolution, intitulée "Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé ", qui figure à la page 2 du document ? Y a -t -il des observations ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la deuxième résolution, également intitulée "Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé" et qui figure aux pages 3 et 4 du document A24/16 ? Y a -t -il des objections ou des observations ? En l'absence d'objections, la résolution est donc adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la troisième résolution intitulée "Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1970, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif" qui figure à la page 5 du document A24/16 ? Y a -t -il des observations, ou des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport dans son ensemble ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.' 4.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE SEPTIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1970 (suite) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant poursuivre et terminer la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le Dr Nasher, délégué du Yémen. Je demanderai au Dr Dorolle de bien vouloir donner une précision avant que le Dr Nasher ne prenne la parole. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, le Dr Nasher va s'exprimer en arabe; son discours sera traduit en français par l'interprète fourni par la délégation du Yémen. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Merci, Docteur Dorolle. :

Le Dr NASHER (Yémen) (interprétation de l'arabe)2 Monsieur le Président, il est particulièrement agréable à la délégation de la République arabe du Yémen de vous féliciter de votre élection à la présidence de cette vingt -quatrième session de l'Assemblée. Ces félicitations s'adressent aussi aux honorables Vice -Présidents. Je suis heureux d'exprimer en outre, au nom du Yémen, les sentiments de grande estime que nous éprouvons à l'égard du Directeur général, le Dr Candau, ainsi que notre appréciation pour son Rapport annuel, avec nos remerciements. Monsieur le Président, Messieurs les chefs et membres de délégations, je ne cherche pas à décrire la situation sanitaire qui règne dans mon pays pour m'en plaindre et pour me faire entendre par vous avant que chacun de nous rentre chez soi satisfait d'avoir prononcé ou entendu des discours, mais je vais me permettre d'exposer ici nos problèmes sanitaires afin de demander une aide à l'OMS et de prier

1

Voir p.585.

2

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

DIXIEME SEANCE PLENIERE

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les pays frères et amis qui se considèrent intéressés et préoccupés par les problèmes du développement de la santé dans le monde - y compris celui de la santé du peuple du Yémen - de contribuer à leur trouver des solutions efficaces en fournissant une assistance. Le premier des problèmes qui se posent au Yémen est celui du manque de personnel technique, et cela dans tous les domaines des activités médicales. La solution idéale serait évidemment de préparer localement le corps médical. Pourtant, nous nous apercevons, hélas, que la création d'une école de médecine au Yémen n'est pas pour demain car cela demanderait des moyens qui nous manquent à l'heure actuelle. Aussi, avons -nous eu recours à une solution intérimaire et provisoire en créant le Centre de Santé et Institut de Formation des Personnels sanitaires qui nous permettra de préparer du personnel médical auxiliaire. C'est pourquoi je garde un grand espoir de voir l'OMS, en collaboration avec le PNUD et le FISE, prendre des mesures encore plus énergiques et rapides pour la réalisation de ce projet fondamental. Je dois noter ici que mon gouvernement a déjà pris toutes les mesures prévues pour remplir ses engagements dans ce domaine. Quant à nos besoins en médecins, le problème reste entier; c'est - et pour un certain temps pourquoi nous avons eu recours, pour satisfaire à nos besoins actuels encore - à des médecins qui nous viennent des pays frères et amis, à titre bénévole ou non. Cette solution ne peut évidemment en être une. Je fais donc appel à ces pays frères et amis pour qu'ils nous aident dans ce domaine en nous offrant des bourses d'études médicales. J'espère aussi que l'OMS augmentera le nombre des bourses attribuées à nos étudiants. Le deuxième problème est celui des nombreuses maladies dont souffre notre peuple et contre lesquelles nous ne pouvons que peu ou prou, à cause de l'existence du premier problème et faute de moyens financiers. C'est cependant un motif de satisfaction pour moi de constater que le Yémen a été épargné l'an dernier par le choléra qui avait envahi plusieurs pays, y compris certains de ceux qui nous entourent. Cela ne fut possible que grâce aux dispositions et mesures efficaces que nous avons prises. Après avoir exposé brièvement nos problèmes de santé, il m'est agréable de mentionner la collaboration efficace qui existe entre mon pays et l'OMS, ainsi que la participation de notre organisation à la recherche de solutions à ces mêmes problèmes, qui restent nombreux et variés. Parmi les projets pour lesquels l'OMS nous apporte son assistance généreuse, nous citerons celui qui comporte l'adduction d'eau potable et la construction d'un réseau d'égouts pour les deux villes de Sana et de Hodeida. Ce projet doit être réalisé par l'OMS et financé par le PNUD. Nous espérons qu'il sera achevé rapidement, car il est d'une importance et d'une nécessité primordiales. Cette collaboration et cette assistance fructueuses ne représentent pas à notre avis tous nos espoirs; d'autres projets essentiels restent à réaliser. Je citerai le projet de laboratoire central et ceux qui concernent l'éradication de la tuberculose, la bilharziose, le paludisme, les maladies ophtalmiques ainsi que les services d'hygiène rurale. Tous ces projets attendent encore une décision finale avant que leur exécution, vivement souhaitée, ne commence. Je saisis cette occasion, Monsieur le Président, pour exprimer à M. le Dr Hossein Taba, Directeur régional, notre gratitude pour sa profonde connaissance des problèmes qui préoccupent mon pays et pour la compréhension avec laquelle il répond à nos demandes. C'est pourquoi nous sommes certains qu'il mettra tout en oeuvre pour réaliser les projets que nous attendons avec anxiété. Nous avons aussi et surtout dans l'attitude bienveillante de M. le Dr Candau, notre Directeur général, une assurance indéniable et précieuse. Nous adressons par la même occasion nos remerciements au FISE et au Programme alimentaire mondial pour les services humanitaires qu'ils nous ont rendus lors de la disette qui a frappé mon pays l'année dernière. Ces remerciements s'adressent aussi avec la même chaleur à tous les pays et organisations qui sont alors venus à notre secours. Je voudrais, avant de terminer, attirer l'attention de l'humanité tout entière sur les conditions lamentables dans lesquelles vit le peuple de Palestine, chassé de son pays ancestral par le sionisme et qui mène sous la tente une existence pitoyable, surtout du point de vue social et sanitaire. Le et autres dont souffrent les habitants monde est appelé à se soucier aussi des conditions sanitaires des territoires arabes occupés par un ennemi animé de sentiments racistes et de visées expansionnistes. - y C'est pourquoi nous demandons que toutes les résolutions pertinentes soient mises à exécution en agissant par tous compris les résolutions sur les droits de l'homme et les résolutions de l'OMS les moyens afin d'amener les autorités sionistes à les respecter. Merci, Docteur Nasher. Sur ma liste, l'orateur suivant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) est le délégué de la Jordanie, le Dr Majali. Avant de lui donner la parole, je prierai le Dr Dorolle de donner une précision. :

Monsieur le Président, le Dr Majali Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) va s'exprimer lui aussi en arabe, mais l'interprète traduira son discours en anglais. :

Monsieur le Le Dr MAJALI (Jordanie) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Président, permettez -moi, au nom de la Jordanie et de S.M. le Roi Hussein, de vous adresser, ainsi :

1

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

qu'aux Vice- Présidents et aux Présidents des commissions, nos félicitations les plus sincères et les plus chaleureuses pour la confiance que vous a témoignée l'Assemblée de la Santé. Nous vous souhaitons plein succès dans l'accomplissement de votre noble tâche. Monsieur le Directeur général, la Jordanie tient à dire, à vous -même et à vos collaborateurs, combien elle apprécie l'excellent travail dont il est rendu compte dans le Rapport annuel si complet. Nous adressons également tous nos remerciements au Dr Taba, Directeur régional, qui a beaucoup aidé à relever le niveau des services de santé dans les pays Membres de la Région. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la Jordanie est un petit pays aux ressources limitées, mais elle est fermement déterminée dans sa volonté de survivre et d'assurer à sa population une vie meilleure fondée sur un bon état de santé. En dépit des difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés ces dernières années, nous avons pu, grâce à des efforts énergiques et incessants, réorganiser les services de santé pour en améliorer la qualité. Cette maladie s'est attaquée à notre pays, mais nous avons réussi à la maîtriser en Choléra. pratiquant la vaccination de masse, en améliorant les conditions d'hygiène et en surveillant de près la situation. Trois cas ont été découverts et guéris. Il convient de noter en outre que l'Institut jordanien des Vaccins et Sérums a produit tout le vaccin dont nous avions besoin, et que nous avons disposé de provisions supplémentaires grâce aux dons de nos pays frères et de pays amis. L'apparition de quelques cas importés et les difficultés rencontrées pour procéder Paludisme. aux pulvérisations dans la vallée du Jourdain ont empêché notre pays d'être déclaré exempt de paludisme. Tuberculose. En dépit de tous les efforts que nous déployons pour combattre cette terrible maladie, elle reste le principal problème de santé, en particulier parmi les réfugiés, les personnes déplacées et les Bédouins, à cause de la malnutrition et du surpeuplement dans les camps. Certes, l'UNRWA assure un minimum de services médicaux, mais des difficultés financières risquent à tout moment d'entraîner une réduction de ses activités. Tous les appels adressés par l'Organisation des Nations Unies aux pays développés pour qu'ils prêtent assistance à l'UNRWA sont restés sans réponse, sauf quelques exceptions. Pour faire gagner du temps à l'Assemblée et éviter de se répéter, c'est devant la Commission appropriée que notre délégation traitera de l'état de santé des réfugiés, des personnes déplacées et des habitants des territoires occupés. Soins infirmiers. De nouveaux textes législatifs et réglementaires ont été promulgués afin de sauvegarder le prestige de la profession et d'améliorer ses conditions de service. Le recrutement d'infirmières en est devenu progressivement plus facile, à mesure qu'étaient vaincus certains préjugés conservateurs de la collectivité. Enseignement médical et paramédical. Nous prenons actuellement toutes les mesures nécessaires pour ouvrir cet automne une école de médecine à l'Université de Jordanie, pour recruter le personnel médical nécessaire et pour élever les normes de la profession. Il sera bientôt créé une école des sciences paramédicales, qui aura pour mission de former des techniciens de la santé qualifiés et qui desservira la Jordanie et les pays voisins, La santé et la sécurité, sur le plan mental aussi bien que physique, sont deux des droits fondamentaux de l'être humain. Les Membres de l'Organisation se sont fixé pour tâche de créer des institutions sanitaires efficaces afin de préserver et promouvoir ces droits. C'est là une noble tâche, mais nous constatons avec amertume qu'il y a parmi nous des gens aveuglés par le militarisme et l'expansionnisme qui tuent dans l'oeuf tout espoir de paix et perpétuent l'agression au nom du progrès et de la civilisation. La civilisation, c'est -à -dire l'amélioration du sort des hommes, ne saurait reposer sur le carnage, l'égoisme, le fanatisme ou la répression. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Majali. Je donne maintenant la parole au dernier orateur inscrit sur ma liste, le Dr Kourouma, délégué de la Guinée. :

Monsieur le Président, honorables délégués, Messieurs les Directeurs Le Dr KOUROUMA (Guinée) général et régionaux, chers invités et observateurs, merci infiniment, Monsieur le Président, de nous avoir donné la parole, et soyez assuré de nos chaleureuses félicitations. Vous vous souvenez peut -être que dans le cadre de la discussion générale à la Vingt -Troisième Assemblée, dans cette même salle, nous nous adressions à notre auguste assemblée en ces termes "Sans sécurité et sans santé, il n'y a ni vie, ni lutte. Sans vie ni lutte, il n'y a pas de prise de conscience révolutionnaire. Sans prise de conscience révolutionnaire, il n'y a pas de peuple. Sans peuple, il n'y a pas de révolution. Sans révolution, il n'y a pas de progrès social de tout l'homme et de tous les hommes dans l'histoire. Sans progrès social de tout l'homme et de tous les hommes dans l'histoire, il n'y a pas d'humanisme, et, sans humanisme, il n'y a pas de civilisation. Si bien que tous ces pays nantis et qui se disent développés, sans le moindre humanisme, ne sont en fin de compte ni développés, ni civilisés." Vous vous souvenez peut -être aussi que le 22 novembre 1970 notre frère bien -aimé le Camarade Secrétaire général du Parti démocratique de Guinée, fidèle serviteur et responsable suprême de notre Révolution, commandant en chef et combattant suprême des Forces Armées populaires et révolutionnaires de Guinée, le Camarade Président Ahmed Sékou Touré, par la voie des antennes de la Voix de la Révolution guinéenne, proclamait ce qui suit à l'intention de notre peuple et à la face du monde : :

:

DIXIEME SEANCE PLENIERE

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"Peuple de Guinée, tu es depuis deux heures du matin, le dimanche 22 courant, victime dans ta capitale Conakry d'une agression de la part des forces impérialistes. Des bateaux de guerre étrangers stationnent dans tes eaux territoriales, après avoir permis le débarquement de mercenaires européens et africains. Cette agression s'inscrit dans le cadre du plan de reconquête des pays révolutionnaires d'Afrique par des puissances étrangères. Le colonialisme portugais sert de tête de pont dans cette agression. Le peuple de Guinée se défend et se défendra jusqu'au dernier survivant. Les peuples africains dignes de la liberté défendront à nos côtés la dignité et la souveraineté de notre continent. Les peuples progressistes du monde défendront notre cause inséparable de leurs propres intérêts et de leur propre droit à vivre dans la liberté et dans la dignité. Prêt pour la Révolution, vive la Révolution." Monsieur le Président, honorables délégués, peu de jours plus tard l'Organisation des Etats riverains du Sénégal, l'Organisation de l'Unité africaine, l'Organisation des Nations Unies, le Conseil de Sécurité délivraient au monde le plus bel exemple historique de solidarité agissante en apportant à l'unanimité leur ferme soutien et leur appui total à la République de Guinée en démasquant et en situant au niveau du Portugal fasciste et de ses maîtres impérialistes embusqués toutes les responsabilités des arrestation des crimes commis, et les désignaient par voie de conséquence à la potence de l'histoire mercenaires, condamnation sans appel du Portugal fasciste, confiscation des biens portugais, sanction capitale aux assassins ayant causé la mort de trois cents militants, et adoption de la journée du 22 novembre comme journée de solidarité africaine. Si le peuple héroique et uni de Guinée n'était venu à bout de sept complots antipopulaires perpétrés au cours de ses douze années d'indépendance, si l'intrépide Parti démocratique de Guinée, qui comme notre organisation fêtera dans quelques jours le vingt -quatrième anniversaire de sa fondation, n'avait triomphé de manière éclatante de l'agression barbare des hordes fascistes portugaises, tête de pont de l'impérialisme international de plus en plus agressif et sanguinaire, si l'Etat populaire et démocratique de Guinée n'avait réussi à survivre et à se consolider après tant de rudes épreuves injustes et criminelles, et s'ils n'étaient venus à bout de l'agression du 22 novembre, il ne nous aurait pas été permis aujourd'hui de nous adresser directement à notre auguste assemblée, composée des dignes représentants et responsables de la santé du monde, pour vous apporter notre message de totale disponibilité, de solidarité agissante, de volonté accrue de coopération fructueuse parce que loyale et conséquente avec l'ensemble des peuples qui militent consciemment et sans relâche pour l'édification opiniâtre d'une vie nouvelle, au sein d'une humanité qui se veut toujours plus responsable de son destin, plus débarrassée des tares et calamités qui aliènent dangereusement les rapports entre les hommes, les peuples et les gouvernements, compromettent la sécurité et la paix de notre planète. Monsieur le Président, honorables délégués, si le rêve satanique, les illusions démoniaques des envahisseurs du 22 novembre 1970 avaient réussi, vous auriez aujourd'hui à cette même tribune une délégation fantoche et irresponsable parce que domestiquée et inconditionnellement soumise aux forces étrangères, qui après avoir supplicié pendant des décades nos paisibles populations aux vertus et traditions précoloniales très radieuses les ont dominées sans les conquérir, ni de coeur, ni de raison, forces étrangères et attardées de l'histoire qui n'ont pas encore réalisé que le seul coup d'Etat possible, et dont s'est doté librement notre peuple talentueux lors du référendum néocolonialiste du 28 septembre 1958, est à jamais irréversible. Mais puisqu'encore une fois et de façon éclatante les forces vives de Guinée ont démontré que le peuple seul constitue l'exclusive et suffisante force motrice de l'histoire, le référentiel légitime et suprême, permettez -moi de vous rendre l'hommage le plus solennel et à travers vous à l'ensemble des peuples que nous représentons, et de saluer ici les victoires historiques de nos peuples en magnifiant avec vous l'entrée triomphante de la délégation combien honorable parce que digne et responsable de la République indépendante et souveraine de Gambie, ainsi que la proclamation de la République dans l'Etat frère de la Sierra Leone. En rendant hommage à nos frères de combat les Présidents Daouda Jawara et Siaka Stevens et à leurs peuples hautement lucides et bâtisseurs d'une vie nouvelle, je voudrais assurer notre auguste assemblée du salut, du message de disponibilité, de volonté d'intense coopération qu'au nom du peuple, du Parti et du Gouvernement guinéens, lui adresse notre frère bien -aimé, le Secrétaire général et responsable suprême de notre Révolution, le très fidèle serviteur de notre peuple, le chef d'Etat africain qui ne dispose ni de comptes occultes en banque, ni de château en Europe, ni ailleurs, qui a choisi l'honneur contre les honneurs et la trahison du peuple, le champion de la lutte pour l'Afrique aux vrais Africains qui ne donnera jamais la main aux fascistes portugais, ni aux bourreaux d'Afrique du Sud, ni aux assassins sionistes, l'homme du 28 septembre et du 22 novembre, le commandant en chef et combattant suprême des Forces Armées populaires et révolutionnaires de Guinée, nous voulons ici nommer respectueusement notre Camarade Président Ahmed Sékou Touré. Nous savons, Monsieur le Président, honorables délégués, que vers cette salle aux assises annuelles désormais historiques, l'humanité entière tourne encore une fois ses regards pleins d'espérance qu'amplifie la cité internationale de Genève aux mille fleurs épanouies et aux traditions d'hospitalité ayant acquis droit de cité dans tous nos coeurs et nos esprits. Et comme la présente session compte en outre l'expérience éprouvée, l'ardeur et la foi d'un Président dont tant d'autres avant moi ont magnifié les :

198

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

qualités, nul doute que le contenu des travaux des présentes assises connaîtra beaucoup plus de résultats positifs, de succès et d'efficacité que toutes les sessions précédentes. C'est là l'ambition légitime que nous permet de nourrir le sens profond de notre aspiration commune et unanime au progrès. Monsieur le Président, à la vingt -deuxième session déjà nous avions insisté sur l'intérêt que notre peuple et sa Révolution accordent à la ligne de masse dans leur doctrine et leurs options de développement. A la vingt- troisième session, nous avions mis l'accent sur la signification profonde, parce que d'exigence historique, que nous conférons à la coopération internationale et singulièrement à notre coopération avec l'OMS. Nous avions, pour illustrer cet acte de foi dans la volonté conjuguée et sans faille de réussir en commun avec l'OMS et le FISE, eu à vous exposer le difficile cheminement qu'ont connu la mise en chantier, l'exécution et le plein aboutissement de l'implantation en vue de son plein essor de l'Institut de Recherches de Biologie appliquée (IRBA) Pastoria de Kindia. Nous vous avions exposé tout ce qui fut fait par les ennemis mortels et jurés de notre émancipation pour étouffer le programme de réactivation et de promotion de ce précieux trésor culturel qui est aujourd'hui la fierté de l'OMS, du FISE et de la République de Guinée. Vous nous permettrez, cette année, de vous dire que notre Institut fabrique déjà près de 10 millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé, dont tous les tests pratiqués sous les auspices de l'OMS ont révélé la haute qualité antigénique, l'innocuité et les conditions idéales de conservation, de transport et de manipulation. Mais, au moment où tous les exposés qui m'ont précédé révèlent les besoins de plus en plus accrus de vaccin antivariolique, la République de Guinée, dont les besoins nationaux n'excèdent pas 3 millions de doses annuelles, risque de se trouver avec des millions de doses sur les bras, alors que les résolutions du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique ont stipulé et réitéré à Kinshasa en 1966, lors de sa seizième session, que notre Institut devait avoir vocation à fournir ses vaccins, sous les auspices de l'OMS, à l'Afrique de l'ouest, celui de Yaba en République soeur du Nigéria à l'Afrique du centre, et enfin celui de Muguga au Kenya à l'Afrique de l'est. Je suis autorisé à signifier aux exécutifs de l'OMS que 7 millions de doses sont disponibles et à leur disposition, mais dois également rappeler à nos partenaires notre souhait ardent de voir tout faire pour que la vocation de notre Institut ne soit pas perdue de vue l'approvisionnement de toute l'Afrique de l'ouest. J'ai également l'obligation - et ceci pour plus de clarté, dans le souci du respect scrupuleux de l'objectivité sans laquelle il n'y a pas de place pour la vérité scientifique - de dire, non pour le justifier, mais pour l'expliquer sans aucune velléité de polémique ni de diatribe, ce qui s'est passé de plus abominable dans le domaine de la santé publique dans notre pays au cours de l'année 1970. Vous savez qu'une vaste campagne de dénigrement, de discrédit a entouré notre pays de septembre à novembre 1970, cela pour masquer la perfide agression que l'ennemi préparait alors fébrilement. Nous sommes obligés, là, d'ouvrir une parenthèse. On a voulu présenter la République de Guinée comme le berceau de toutes les calamités de la terre et du ciel. On a tenu à accréditer l'idée que partir en Guinée, c'est souscrire ipso facto à sa mort instantanée, cela pour créer un prétendu isolement qui devait décourager tous ceux qui placent leur confiance en nous, y compris l'OMS. Même les aveugles de l'histoire savent que le tiers des réserves mondiales de bauxite gisent en Guinée, que s'y installent et poussent tels des champignons des unités de production qui ont pour noms et sites compagnies industrielles internationales de Fria, Boké, Tougué avec Alu- Suisse, de Dabola avec les amis yougoslaves, OBK avec nos amis soviétiques, N'zérékoré, Nimba avec Alu- Nippon. Tout le monde sait que la Guinée a encore pour nom le château d'eau de l'Afrique occidentale, tout le monde sait que Conakry eut pour nom la perle de l'Afrique occidentale, tout le monde sait que c'est de l'île de Kassa que parle Stevenson quand il évoque l'Ile au trésor, tout le monde sait que lors de la dernière guerre mondiale, tous les Européens travaillant en Afrique occidentale et que la guerre empêchait de rejoindre leur patrie allaient passer leurs vacances à Dalaba, au coeur de la Guinée, dans les montagnes du Fouta -Djalon ... bref, tout le monde sait ce que tout le monde sut. Mais aujourd'hui, on voudrait présenter la même Guinée comme l'enfer terrestre parce que ses fils ont dit non à l'irresponsabilité, à la démission, à l'indignité, à la domestication, non à l'aliénation, à la spoliation des biens nationaux, non à l'alignement sur les blocs, non aux solutions de force, au chauvinisme, au sectarisme, au régionalisme, au racisme et à tous ses succédanés putréfiants, telles la négritude, la négrerie, la négritie, la négrité, dont les tenants et les apôtres du XXe siècle n'ont cependant pas confiance en leurs frères nègres ni boys, ni chauffeurs, ni cuisiniers, ni huissiers, ni secrétaires nègres chez ces négriers apôtres de la négritude : : :

Sur cet ensemble de réalités, la Guinée continuait tranquillement son chemin. Elle procédait à la réévaluation de ses réalisations avant la fin de son plan septennal, le second de son développement depuis l'indépendance. Nous nous en voudrions de ne pas porter ici à la connaissance de l'auguste Assemblée quelques faits saillants des résultats de ce bilan d'évaluation du plan septennal de développement de la jeune République de Guinée. Si notre Etat est nouveau et jeune dans l'arène internationale, il est su et admis que les Etats africains sont tout de même de vieux pays, et que nos empires qui ont précédé la phase coloniale avaient connu un stade de développement radieux, et qu'en suivant leur développement normal ils n'auraient aujourd'hui rien à envier. Mais venons -en au bilan d'évaluation du plan septennal.

DIXIEME SEANCE PLENIERE

199

Sur le plan de l'éducation - qui est l'ABC de notre développement - nous pouvons, à titre d'exemple simplement, citer que si de 1898 à 1958 (28 septembre 1898, date de colonisation de la Guinée, 28 septembre 1958, date de notre indépendance) il n'a existé que 20 écoles du cycle primaire, 1 du cycle secondaire (l'EPS Camille Guy), O du cycle tertiaire (on allait à "Ponty ") et 0 du cycle quaternaire (depuis 1945, des auxiliaires africains étaient formés dans trois écoles, situées à Dakar, à Madagascar et à Hanoi respectivement), aujourd'hui nous comptons 10 000 écoles du primaire, 250 du secondaire, 45 du tertiaire et 2 universités, l'une à Kankan, l'Université J. Nyerere, avec 6 facultés, et l'Université Gamal Abdel Nasser à Conakry, avec 12 facultés - facultés d'électromécanique, géologie- mines, génie civil, agronomie- zootechnie, chimie, pharmacie, médecine, biochimie, école supérieure d'administration, sciences sociales, techniques linguistiques et sciences de la nature. La première promotion de notre université de Conakry, l'Université Gamal Abdel Nasser, est sortie déjà en 1966 et portait le nom de l'immortel Vladimir Ilitch Lénine, et la seconde promotion avait comme parrain l'immortel Président Hô Chi Minh. En ce qui concerne l'Ecole nationale de la Santé publique et les cadres moyens, nous avons eu déjà l'occasion de passer en revue ce que dans ce domaine il a été fait et déployé d'efforts pour la formation de nos jeunes des deux sexes nous avons 13 écoles nationales professionnelles, dont l'Ecole nationale secondaire de la Santé; depuis 1967, nous avons mis en place un jury national de soutenance de thèses et de validation de diplômes pour les jeunes gens et les jeunes filles formés dans les universités étrangères, et depuis 1968 nous n'accordons aucune bourse pour étudier à l'étranger. Nous préférons demander aux pays qui coopèrent avec nous de nous envoyer un professeur compétent prêt à servir en Guinée plutôt que de nous octroyer 50 bourses devant expatrier nos jeunes à l'extérieur. Sur le plan de la formation des cadres moyens de santé publique, donc, depuis 1964 il sort 100 jeunes diplômés par an et l'effectif total de l'école compte 500 élèves sages -femmes, infirmières, techniciens de laboratoire, préparateurs en pharmacie, mécaniciens -dentistes, etc. On peut résumer comme suit l'évolution historique depuis 1898 de la formation du personnel sanitaire moyen et auxiliaire en Guinée :

:

Catégorie de personnel Auxiliaires brancardiers Infirmiers auxiliaires et des grandes endémies

1898 à 1945 Domestiques d'officiers coloniaux

1945 à 1957

1958 à 1963

1964 à 1970

Aux dimensions des 1 école à Bobo Dioulasso endémo -épidémies (Haute -Volta)

1 à Bamako (Mali)

Infirmiers ordinaires

1 école, 1 an de cycle Moyenne: 10 par an

2 ans de formation 40 par Moyenne an (sur 300 élèves) :

O

Infirmiers d'Etat

1 école (effectif 60) 30 par an, 2 ans 1 école (effectif 60) 30 par an, 2 ans

1 école (effectif 560) 160 diplômés par an 1 école, 3 années

Sages -femmes

1 année de tronc commun 1 école, 3 années

Préparateurs en pharmacie

1 école (effectif 60) 30 par an, 2 ans 1 1

Techniciens de laboratoire Mécaniciens -dentistes

1

n

1

"

Recyclage (séminaires)

3 séminaires par an

1 centre permanent de recyclage 80 techniciens par vague, durée 3 mois

200

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

De même, l'équipement sanitaire de notre pays a évolué de la manière suivante pendant la période considérée :

1898 à 1945

1946 à 1957

1958 à 1962

1963 à 1970

Hôpitaux lère catégorie 2e catégorie 3e catégorie Dispensaires d'arrondissement 1 pour Européens 0 pour Africains 2 2

1 pour Européens et Africains (3) 3 (Fria:Européens) 3

4

6

12 5

18 7

Equipes mobiles et centres de consultation

42

450

540

Centres de protection maternelle et infantile principaux pilotes - primaires - secondaires - tertiaires Centres de santé de région Centres sociaux Centres de lutte

0 0 0

1

4

0

14

10 62 34

O 0

O 0 7

18

Activité intégrée dans les dispensaires 36

48

0

1

12 36 4 3

48 48 18 5

(Endémies Epidémies

Equipes mobiles 0 0

30 secteurs 0 1

Centres d'hygiène publique Instituts de recherches

Campagnes de vaccination

A la demande

Dans les 30 secteurs

4 par année

4

Enfin, s'agissant des autres domaines sans lesquels la santé publique ne serait ni efficace, ni promotionnelle, on peut illustrer par les exemples chiffrés suivants l'évolution socio- économique et culturelle de la Guinée pendant cette période 1898 à 1958 1958 à 1970 :

- Unités de production artisanale - Coopératives agricoles

1

(G. Poiret)

Autonomes Intégrées

36

250

20 SIP Aliénateurs O 0

4600 au sein de 8000 PRL 280

- Unités de production industrielle - Académies populaires de la Culture

ler degré 2e degré 3e degré 4e degré 5e degré

8000 250 30 4 1 1

- Centres d'Alphabétisation des Masses populaires et d'Education populaire des Adultes

0

National Départements ministériels Régionaux D'arrondissement 12

4

30 250

- Institut du Livre. Unités et points d'appui - Code du travail

O

0

1 depuis 1960 1 depuis 1960 2 milliards de francs 17 ans révolus (1962) supprimée depuis 1968 5

- Code de sécurité sociale Exemples typiques a) Investissements pour l'eau potable 17 ans b) Age de mariage c) Polygamie d) Barrages e) Centres thermiques : :

0 (Cablonge)

? année pratique 0 2

38

DIXIEME SEANCE PLENIERE

201

Nous passons maintenant en revue les différents projets concernant notre coopération avec l'OMS. 1)

Projet Guinée 0012(2201) - Lutte contre l'onchocercose Début d'activité en décembre 1967. Personnel guinéen formé en laboratoire et entomologie par les experts envoyés par l'OMS. Toutes études préliminaires (entomologiques et parasitologiques) entièrement achevées. Il reste à présent l'organisation de la phase d'attaque qui consistera à utiliser les insecticides (DDT) dans la lutte antivectorielle, et la Notézine pour les soins curatifs aux malades. En personnel expert de l'OMS, nous attendons un épidémiologiste et un technicien de laboratoire pour compléter l'équipe du projet qui n'est représentée, ce jour, que par le Dr Damelov, entomologiste. Projet Guinée 0027(4001) - Développement des services de santé de base :

-

2)

Ce projet comporte trois problèmes majeurs qui sont a) l'exécution d'un programme de services de santé de base, b) la lutte contre le paludisme, et c) l'assainissement. a)

Exécution d'un programme de services de santé de base

Amélioration de l'infrastructure sanitaire, renforcement de l'équipement des formations sanitaires en matériels techniques et médicaments; intégration des activités médico- sanitaires, préventives et curatives, création de brigades sanitaires dans chaque village et chaque quartier du pays (8000 comités de base), les hópitaux nationaux régionaux et les dispensaires d'arrondissement servant de centres de formation et de perfectionnement du personnel en cours d'emploi. b)

Lutte contre le paludisme

Malgré le retard qui a marqué le démarrage de ce projet, nous avons à présent installé un laboratoire provisoire qui fonctionne avec les experts de l'OMS, lesquels ont formé nos cadres techniques dans les activités spécialisées :dépistage clinique, entomologie, parasitologie et études statistiques de la maladie. Le matériel technique de laboratoire et les produits antipaludiques nous sont déjà parvenus. C'est un travail de longue haleine et qui nécessite une assistance coopérative permanente. c)

Assainissement

Grâce à l'ingénieur sanitaire de l'OMS, ces activités se poursuivent au centre urbain de Conakry, et surtout au niveau des zones rurales, sous forme d'approvisionnement en eau potable des écoles et des collectivités villageoises, et d'évacuation des ordures et autres déchets. Le rapport conjoint sur l'assainissement et l'approvisionnement en eau potable de la ville de Conakry est terminé; les études se poursuivent activement sur le plan des financements extérieurs. Pour la réalisation complète de cet important projet, il nous faudrait un médecin de protection maternelle et infantile, un entomologiste, et une infirmière pour le projet antituberculeux. 3)

Projet Guinée 0031(4801) - Services de réadaptation physique

Il serait nécessaire de nous aider à installer un tel service dont deux spécialistes sont déjà recensés dans notre armée populaire. Cela pourrait nous éviter d'avoir à évacuer des malades à l'extérieur pour des prothèses ou autres appareillages orthopédiques. 4)

Projet variole -rougeole

Ce projet,qui a débuté en 1967 par des campagnes intensives et efficaces de vaccination de masse, a enregistré un grand succès. Le nombre total de vaccinations pratiquées a été :

en 1968 en 1969 en 1970

2 1 1

062 125 394 414 458 203

Les cas de variole enregistrés ont été les suivants en en en de 1967 1968 1969 1970 à 1971

:

1

525 (avec une épidémie pluri334 focale) 12 0

L'assistance de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique à ce projet prendra fin le 30 juin 1971; les activités d'entretien seront poursuivies par notre pays, grâce à la fourniture de vaccins par l'Institut de Recherches de Biologie appliquée de Kindia et à des vaccinations sélectives par nos équipes itinérantes. 5)/

Projet Guinée 0026(6201) - Faculté de Médecine de Conakry

L'OMS nous a accordé une subvention annuelle nous permettant d'assurer, d'une part, les frais en solde et accessoires d'un professeur de pharmacologie, d'autre part, l'achat de fournitures didactiques.

202

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Nous voudrions cependant signaler les difficultés que nous avons à utiliser les fonds alloués car les normes d'équipement arrêtées ne nous permettent pas le plus souvent de trouver le candidat qui aurait l'assentiment de l'OMS. 6)

Projet FAO /OMS

Ce projet conjoint se poursuit activement, qui prévoit l'aménagement et la mise en valeur de la ceinture côtière pour une action rizicole de grande envergure. Monsieur le Président, honorables délégués, tels sont quelques aspects saillants du bilan des réalisations de notre plan septennal qui devraient indiquer à nos amis et même à nos ennemis que, s'agissant du développement, la République de Guinée a franchi déjà le seuil de non -retour. Cependant, un proverbe de chez moi dit qu'il est inutile de se battre pour savoir si le mouton qu'on doit égorger demain matin est gras ou non. Puisqu'il sera égorgé demain matin, tout le monde verra. En effet, déjà en 1969, lors de la 19e session du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique, il nous a été donné, au nom de notre parti et de son gouvernement, d'adresser aux Etats Membres de la Région africaine l'invitation à tenir les assises de l'année 1972 de notre comité à Conakry, capitale de la République de Guinée. Il sera donné, alors, aux uns et aux autres, aux convaincus et aux sceptiques, aux amis et même aux ennemis de notre Révolution, d'aller y vivre, de recenser le vrai et le faux de nos réalités. D'ici là, nous prions les prophètes du mal de continuer à baver sur la Guinée, tel celui -là qui crache sur le soleil pour voir retomber sa salive sur son propre visage, tel celui -ci qui, pour ne pas voir cet autre qu'il n'aime pas, brise le miroir qui en donne l'image. La politique de l'autruche qui consiste à fourrer la tête dans le sable pour ne pas voir les réalités n'a jamais conduit qu'à de regrettables méprises et à des échecs cuisants - de ses auteurs. De tels ennemis, plus ils persistent, plus ils se démasquent comme de mauvaise foi, défenseurs de causes injustes, et plus ils se rendent impopulaires, consolidant ainsi les positions de ceux qu'ils combattent impunément et à tort. Monsieur le Président, honorables délégués, la malédiction la plus connue est d'être la dupe de bonne foi d'une hypocrisie collective habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu'on veut leur apporter. Nous nous en voudrions, Monsieur le Président, si, tournant le dos à tout esprit de diatribe ou de polémique et plutôt dans un souci de clarification et d'explication, nous ne confiions à cette auguste assemblée ainsi qu'à l'exécutif de l'OMS certains sentiments que nous avons ressentis. D'aucuns, et des amis, voyant la délégation guinéenne se présenter à la présente session, nous ont confié qu'ils ont A cause, entendu dire que la République de Guinée serait absente aux présentes assises. Et pourquoi ? parait -il, d'un prétendu différend survenu entre l'OMS et notre pays à propos de la terrible épidémie de 1970. Précisons les choses. Pour la République de Guinée, l'OMS, c'est nous, les Etats Membres Les comités et bureaux régionaux, c'est encore nous L'Assemblée mondiale, c'est encore nous Le Les comités d'experts, ce ne peut être que nous Les décisions, Conseil exécutif, c'est encore nous Le Directeur général, les Directeurs régionaux, c'est nous toutes les décisions, c'est nous c'est encore nous Tout l'appareil administratif de Suffrages librement et souverainement exprimés l'OMS, ce sont nos nobles serviteurs. Tout comme nous autres Gouvernements sommes les nobles, modestes Comment et pourquoi allons -nous simplement bouder ceux et fidèles serviteurs de Sa Majesté le Peuple que nous avons mandatés et installés ? Si cela est nécessaire, et chaque fois que ce le sera, nous écrirons, nous serons présents au rendez -vous de l'explication, du dialogue, de la clarification et des tirs de rectification utiles pour une meilleure compréhension et une plus fructueuse coopération. Que s'est -il passé en réalité ? Début août, un malade se présente prostré, déshydraté, avec diarrhée, vomissements. Il est admis à l'hôpital, réhydraté et traité avec tous les égards. Puis deux autres se présentent une enquête révèle la source possible, sinon probable, de péril hydro -géo- fécal. Aussitôt le Conseil médical et le Conseil de la Santé publique au grand complet sont convoqués au Cabinet du Ministre de la Santé publique. Deux jours plus tard, une conférence de cadres groupant les médecins et leurs collaborateurs, les syndicats de la santé publique, les autorités politiques et les autorités administratives est convoquée au Palais du Peuple. Des mesures sont arrêtées - campagne d'assainissement et de salubrité; - interdiction de boire toute eau de puits; - ébullition obligatoire de toute eau de boisson; - désinfection et désinsectisation des hôpitaux, des ambulances, des taxis; - isolement et traitement énergique des malades; - sulfaguanidine à tous les contacts et à l'entourage; - multiplication et intensification des examens de laboratoire; - affectation de brigades de santé publique à chacun des 106 quartiers de la capitale où le pouvoir révolutionnaire local exerce en permanence l'autorité politique et administrative; - application de mesures de contrôle et de protection aux frontières terrestres, aériennes, maritimes et ferroviaires; - investissement de plus de deux millions de dollars face au péril. : : :

:

:

;

:

:

:

DIXIEME SEANCE PLENIERE

203

Mais les résultats des examens de laboratoire sont peu éloquents. Aussitôt, on frappe à la porte de l'Institut de Recherches biologiques Pastoria de Kindia, car la présomption est très forte d'une dysenterie bacillaire ou de ce géant aux pieds fixés en Inde et aux tentacules pouvant aller plus loin qu'on ne le soupçonne, et cela de manière imprévisible. Faute de sérum -test spécifique, le Directeur de notre Institut est d'urgence envoyé en mission auprès de son homologue à Dakar. Là aussi, l'équipement fait défaut. Il revient bredouille. Fidèles à nos options et engagements, nous adressons un message radio au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé à Genève, rendant scrupuleusement compte de ce que nous avons observé, fait sur le plan du traitement des malades, de la protection des sujets sains, du milieu, de l'adaptation des conditions écologiques des citoyens, et tenté de faire auprès des Instituts de Kindia et de Dakar, en vain. Nous sollicitons par nriorité d'urgence des médicaments et solutions de réhydratation, des vaccins - nombre de pays amis c,.it coopéré dans ce domaine avec nous qu'ils soient tous qu'une mission d'enquête à court terme serait souhaitable. La mission remerciés - et exprimons l'avis d'enquête à court terme, nous l'avions demandée, mais en troisième-priorité. Nous précisons que nous apprenons par la suite avec certitude qu'en ce moment précis le Directeur général n'est pas présent à Genève. Avec la même certitude, nous vous apprenons que le représentant de l'OMS n'était pas à Conakry. Notre Directeur régional était lui aussi hors de Brazzaville. Tout cela n'est pas grave Ce qui l'est, c'est que dès le lendemain soir de l'expédition du message à l'OMS, avec présomption du fléau que tout le monde redoutait et que nous avions mentionnée dans ce message, les radios et la presse impérialistes s'en mêlent avec des assertions des plus fantastiques et des plus odieuses "Panique à Conakry. Les pauvres Guinéens meurent comme des mouches. Il vient d'être signalé en Guinée une curieuse maladie Blocus à Orly, à Panziazon et embargo sur l'atmosphère en projamais encore vécue sur notre planète venance de la Guinée. Défense de se baigner dans l'océan Atlantique qui touche aux côtes de la Guinée. Ne faut -il pas envisager un écran enveloppant et isolant désormais et pour de bon la Guinée des mers, Et pendant ce temps, nous, confiants en l'Organisation des airs et des cieux ?" Et que sais -je encore mondiale de la Santé, confiants plus que jamais en la coopération avec l'OMS, nous étions encore surpris "Déclarez, déclarez, de manière plus déclarée, de recevoir des messages, des messages, des messages encore plus déclarée, c'est -à -dire plus tapageuse, ce que vous avez déjà déclaré." Alors, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, il nous était difficile d'enregistrer de tels événements quand notre loyauté, notre disponibilité dans la coopération n'avaient pas fait défaut. Nous voici par exemple tous dans cette salle (je m'excuse d'avoir à prendre cet exemple), dans une salle où il est interdit de fumer. Voici que par une porte de la salle, sans s'en soucier, quelqu'un entre avec une cigarette à la bouche. Personne ne dit mot. On le voit qui va à sa place et s'asseoit, et derrière lui une trafnée de fumée à laquelle les délégués, absorbés par l'exposé qui est fait, ne prêtent aucune attention. Ce fumeur inattentif s'asseoit et, faute de cendrier puisqu'il n'est pas prévu qu'on fume, il laisse tomber son mégot de cigarette. Le feu prend au tapis. Aussitôt son voisin, qui n'a rien suivi de tout ce qui a précédé, signale la fumée qui le gêne. Il prie les voisins de l'aider à supprimer le feu et la fumée, à en trouver la cause et les conditions de production et d'apparition de cette fumée dans la salle, surtout que tout le monde sait qu'il est interdit de fumer. Aussitôt toute la "A l'incendiaire salle se lève et crie contre cet autre qui vient d'alerter Isolons -le, arrêtons le :" Et personne ne s'occupe plus d'éteindre le feu. On veut arrêter celui qui a eu le courage et l'honnêteté de sonner l'alerte et de rendre compte de ses efforts. Quand bien même tout le monde saurait que celui -là qui a alerté est un fumeur, est -ce juste, est -ce suffisant, est -ce honnête, est -ce loyal de l'accuser de rage pour pouvoir l'abattre ? Certainement que non. A aucun moment personne ne lui a dit qu'est entré un homme avec la cigarette à la bouche ou qu'il y en a d'autres qui fument dans la salle Aucune déclaration de ce qui s'est passé en Europe, au Moyen -Orient, en Afrique, longtemps et bien avant les faits observés en Guinée, n'avait été faite à notre gouvernement. Est -ce une manière inconséquente de sanctionner la vigilance, la puissance de mobilisation et la réaction spontanée pour ne pas dire instantanée de nos peuples face à tous ses ennemis ? L'ancienne puissance colonisatrice a rapatrié tous ses techniciens, y compris les médecins et chirurgiens, en démolissant tous les appareils, et cela en moins de dix jours après le référendum néo- colonialiste de 1958. Cela n'a ni abattu, ni paniqué, ni démobilisé, ni voué à l'échec notre peuple, son parti et son gouvernement Sept complots antipopulaires avec musique de chambre n'ont pas désarmé et ne sont pas venus à bout de notre peuple, de son parti et de son gouvernement Une agression fasciste est venue, préméditée, perpétrée sans déclaration de guerre après d'horribles conférences 'secrètes avec de faux ordres du jour, tels ceux de l'OTAN, qui complote encore contre nous - telles les conférences d'état -major ultra- secrètes de Hitler du 23 mai, du 22 août et du 23 novembre 1939, succédant au protocole fasciste hitlérien d'Hossbach du 5 novembre 1937, qui mirent au point de façon achevée la technique la plus cynique d'agression qui devait engendrer l'invasion barbare de la Pologne et d'autres peuples pacifiques (on demeure encore sidéré d'horreur en visitant les camps de concentration, tel Buchenwald, où l'homme a cessé d'être homme) - mais cela ne nous a pas découragés. Comment aurions -nous, pour une épidémie, pu perdre notre confiance en notre destin, perdre notre confiance en la coopération avec l'Organisation? Heureusement nous comptons sur la sagesse des honorables délégués ici présents qui, au sein des discussions de la Commission A, ont su :

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conférer à ce problème ses justes proportions. Nous pensons qu'il est bon d'avoir la confiance réciproque, car l'atmosphère de la conjoncture internationale que nous vivons n'est pas des plus sereines, malheureusement. Monsieur le Président, honorables délégués, notre assemblée n'est pas une arène politique, nous le savons. Elle s'occupe de santé, donc de malades, de blessés, de brûlés, de torturés, de suppliciés, de réfugiés et de déshérités. Mais comment étouffer nos âmes sensibles, comment faire taire nos consciences, comment enterrer notre raison face aux innocentes victimes de Pretoria, du Zimbabwe, de l'Angola, du Mozambique, de Palestine, de Guinée -Bissau, du Viet -Nam ou du Moyen -Orient ? Comment ne pas évoquer les centaines de morts de mon pays plongé dans le feu, le sang, l'horreur, la nuit, à deux heures du matin, après vingt et un jours de carême ? Cela nous parait impossible, quand nous avons le privilège, l'insigne privilège de nous trouver devant tous les responsables authentiques de la santé du monde. Comment ne pas nous souvenir de la triste situation de notre jeunesse. Tout cela évoque dans nos esprits les six millions d'exemplaires du "Mein Kampf" de Hitler, dont les revanchards sont encore debout parmi nous, plus agressifs que jamais. Des navires de guerre, des canons, des avions sillonnent nos eaux et nos airs, font des manoeuvres peu loin de nos côtes, s'apprêtent à nous agresser à nouveau, à semer mort, torture et désolation. Comment taire cela sans être coupable ? L'Allemagne hitlérienne, le nazisme, le fascisme, les chambres à gaz nous menacent. Oui, j'entends, j'entends le hurlement des bazookas du 22 novembre 1970, à travers ces hurlements, j'entends la voix de Hitler. Ecoutez "Un Etat qui, à une époque de contamination des races, veille jalousement à la conservation des meilleurs éléments de la sienne, doit devenir un jour le maître de la terre :" (Mein Kampf, page 687). Ou encore "L'humanité selon la nature ... anéantit les faibles pour donner leur place aux forts" (page 135). Hurlements des canons ? Rafales de balles ? Sifflement d'avions de chasse ? Non, C'est encore l'Allemagne hitlérienne qui vitupère "Quant à moi, j'ai décidé d'adapter l'espace vital au nombre des habitants." "Nous n'avons pas le choix, nous devons abattre les plus faibles ... nous devons agir, et agir au plus tôt sera toujours le mieux." (22 août). Monsieur le Président, honorables délégués, par ma voix, au nom de mon peuple, de mon parti, de mon gouvernement, au nom du responsable suprême de notre Révolution, commandant en chef des Forces Armées populaires et révolutionnaires de Guinée, j'ai nommé respectueusement le Camarade Président Ahmed Sékou Touré, j'en appelle à la conscience de tous les honorables délégués pour alerter les gouvernements attardés de l'histoire, afin qu'ensemble nous fassions barrage aux agresseurs, aux criminels impénitents, aux envahisseurs d'autres peuples - qu'ils cessent de distribuer leurs millions pour s'opposer à l'admission d'Etats indépendants et souverains au sein de notre organisation, pour tuer les consciences de dirigeants traîtres de peuples qui aspirent à la même liberté, la même paix, la même justice, la même sécurité, la même volonté de coopération au bénéfice d'une humanité plus harmonieuse, plus promue au bonheur et à la prospérité. Monsieur le Président, la paix, la liberté, la sécurité, la santé, la volonté de progrès et de coopération ne sont les privilèges d'aucun peuple, et aucun autre n'a le droit de s'opposer à ce qu'un peuple puisse faire bénéficier l'humanité de son génie créateur. Ce que nous disons ici ne doit pas faire sourire certains, ni non plus les lasser, parce qu'ils ne sont pas concernés aujourd'hui. Ceux qui n'ont jamais eu la guerre sur leur territoire ne doivent pas allumer des foyers de guerre chez les autres parce qu'ils se sentent forts aujourd'hui, car il y a làbas, à l'horizon oriental, plus forts et qui sont du camp de la justice et du cours conséquent de Ceux qui ont subi, il y a peu, Hitler et ses hordes fascistes ne doivent pas l'histoire de l'humanité pactiser, voire soutenir les prolongements idéologiques, culturels, de Hitler, qui menacent de rééditer les calamités des deux dernières guerres mondiales. Souvenons -nous un peu des 20 millions de morts en Union soviétique, souvenons -nous des morts dans tous les pays de l'Europe orientale, de l'Europe centrale et de l'Europe occidentale. Souvenons -nous encore de ces phrases horribles "Un pays ne peut pas être battu par l'aviation seule (car) il est impossible d'attaquer tous les objectifs simultanément. Si l'aviation allemande attaque l'Angleterre, l'Angleterre ne sera pas forcée de capituler; mais, si la flotte est détruite, la capitulation sera immédiate ... car le ravitaillement en essence sera impossible," "Si la Hollande et la Belgique sont solidement occupées, si la France est aussi vaincue ", précise Hitler, "la guerre contre l'Angleterre pourra alors être menée avec un plein succès, le blocus sera effectué à courte distance par l'aviation stationnée dans la France de l'ouest et à longue distance par les sous -marins. Le temps travaillera contre l'Angleterre." (23 mai) Ou encore, le 23 "Ce n'est pas le sort du national -socialisme qui est en jeu ... il s'agit de savoir qui, dans novembre l'avenir, dominera l'Europe." Monsieur le Président, honorables délégués, voici ce qui a conduit l'humanité au bord de l'abîme en 1939 -1945. Et combien d'Africains, combien de Guinéens, sont tombés mir le sol français, sur le sol allemand, pour libérer du joug du fascisme de Hitler ces peuples -là Aujourd'hui, c'est contre la Guinée qu'on complote, qu'on suppute des agressions criminelles d'assassins et de potentats pour l'extermination pure et simple de notre peuple. Quelle est la position de notre pays, face à cette conjoncture internationale électrisée, qui rappelle étrangement la période de tension maximum, inhumaine et barbare qui précéda de peu la dernière : :

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et horrible guerre mondiale que les hordes fascistes hitlériennes infligèrent à l'humanité, avec son Nous ne sommes ni en temps cortège de morts, de saccages. de blessés, de tortures et de désolation ? de paix, ni en temps de guerre. Cela est triste. Comme vous le savez, dès que l'Etat de Guinée a été proclamé, une de nos options fondamentales a été, tout en poursuivant de manière acharnée et sans équivoque la Révolution démocratique et populaire pour la construction du socialisme, au sein de notre peuple, d'oeuvrer sans aucun répit, sans retour ni détour, à l'intensification de la lutte de libération continentale, d'éducation promotionnelle et de harcèlement de l'impérialisme, du colonialisme, du néocolonialisme, mettant ainsi toujours en péril, et combien de fois en échec, les inventions sataniques et autres plans démoniaques de l'impérialisme destinés à freiner la poussée impétueuse des peuples en lutte pour leur libre disposition complète. Combien de tentatives de reconquête, de domination et de création hideuses sur les plans politique et économique et plus encore sur le plan culturel ont été mises en train par le camp impérialiste pour freiner ou étouffer l'élan révolutionnaire de nos combattants de la Au liberté ? Sept complots antipopulaires et une agression armée du type fasciste le plus achevé Tel est l'écho épisodique que l'impérialisme revanchard a cours de douze années de libre disposition opposé à nos efforts de lutte communs pour illustrer que les positions que nous défendons sont à jamais irréconciliables avec celles des forces réactionnaires que cristallisent et authentifient l'impérialisme et ses succédanés. Cette lutte, le peuple de Guinée dans sa totalité est déterminé à la poursuivre jusqu'au dernier survivant et jusqu'à l'ensevelissement de l'ennemi juré et déclaré qu'est l'impérialisme et l'anéantissement de l'ennemi mortel que sont les vestiges des forces réactionnaires intérieures, les cellules cancéreuses encore vestigiales parmi nous. Nous sommes un Etat pacifique, nous ne voulons de guerre contre personne, notre armée n'est pas une armée de conquête. Le peuple, le parti et le Gouvernement guinéens sont convaincus d'un certain nombre de vérités historiques L'avenir est à la liberté, à la souveraineté, à la justice et à l'impérative coopération entre 1) les peuples du monde. L'avenir est au brassage des peuples et les humains doivent s'humaniser pour être encore plus humains. Santé, liberté, paix, progrès, tout cela n'est pas donnée immédiate, mais conquête. Un peuple conscient, uni, organisé, encadré, informé, éduqué, engagé dans la lutte patrio1 bis) tique et mû par des options historiques justes et claires, un tel peuple est à jamais invincible. Si vous voyez la fourmi dans le béton armé, c'est qu'il s'y est glissé un brin de paille. 2) L'agresseur de dehors ne s'aventure à ses cyniques entreprises qu'en comptant sur la complicité de renégats et traîtres intérieurs. Nous savons que si des agresseurs ont pu venir vouloir nous dompter nuitamment, c'est parce qu'ils avaient des complices, vestiges de cellules cancéreuses intérieures, que nous sommes déterminés à exterminer jusqu'au dernier survivant. Tant que les dirigeants, représentants authentiques parce qu'élus démocratiquement, et respon3) sables choisis sur la base des critères de fidélité, d'efficacité et d'inconditionnelle disponibilité, dans l'intérêt exclusif et bien compris du peuple en révolution, tant que ces dirigeants restent soudés à leurs masses laborieuses, tant que leur action concrète reste conforme au réel destin et aux profondes aspirations du peuple, il sera impensable et impossible à tout ennemi du dedans et a fortiori du dehors de mettre en péril ou de remettre en cause les bases historiques d'un tel régimá. Il s'ensuit que la situation créée en République de Guinée après l'unique coup d'Etat que le 4) peuple a choisi et s'est imposé le 28 septembre 1958, qu'une telle situation est invincible, donc irréversible, immortelle et éternelle. Et si cela est, il devient illusoire de prétendre toucher à un seul cheveu du premier respon5) sable d'un tel régime, tant qu'il reste soudé à son peuple, puisque lui -même est au sein d'un peuple qui, lui -même, est invincible. Même les ennemis de la Révolution guinéenne ne peuvent nier le rôle et la contribution héroique 6) du peuple de Guinée, après son option historique du 28 septembre 1958, aujourd'hui que près de quarante Etats de notre continent ont recouvré leur libre disposition et proclamé leur indépendance nationale. Mais la lutte ne fait que commencer. Elle sera dure et implacable. Mais les peuples triompheront. Car si malheureusement l'indépendance juridique a été proclamée au sein de maints Etats afri7) cains où se jouent des hymnes nationaux, se hissent des drapeaux, il s'en trouve de nombreux qui ne font point jouir leurs peuples de leurs droits légitimes et inaliénables d'attributs de souveraineté. Et l'impérialisme, qui fait des analyses objectives au départ et erronées à l'arrivée, sait 8) parfaitement que les potentialités et ressources immenses de la République de Guinée, mises en valeur, ou en voie imminente de l'être, assorties des options éducationnelles, pleinement promotionnelles de ce peuple, contribuent déjà de manière décisive à ouvrir les yeux aux larges masses africaines et à précipiter la libération économique de notre continent. A cet égard, il n'est pas trop de rappeler ici et les spécialistes des questions de finances internationales du camp maintenant ce que vous savez déjà capitaliste ont dit et répeté,et viennent même de l'écrire, que d'ici très peu de temps, si ce qui se passe sur le plan économique en Guinée devait se développer jusqu'à terme, pas un seul Etat de l'Ouest africain, et peut -être même du continent, ne pourra bénéficier d'un seul prêt de quelque banque mondiale ou internationale que ce soit sans garantie préalable de la République de Guinée. :

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I1 est facile dès lors de saisir pourquoi l'impérialisme et ses laquais s'acharnent contre la 9) Révolution guinéenne dont ils visent à faire abdiquer les responsables pour spolier nos biens. Mais la Révolution qu'amplifie chaque jour le peuple de Guinée n'est pas son fait exclusif. 10) Il est celui de toutes les larges masses populaires d'Afrique et de toutes les forces progressistes de par le monde. Aussi, les peuples qui ont été à ses c6tés dès le départ et qui viennent, en novembre dernier, d'illustrer sans équivoque leur appui et leur soutien inconditionnels, peuvent être assurés que les forces combattantes de Guinée mettront tout en oeuvre pour la conservation des acquis et l'amplification de nouvelles conquêtes, L'impérialisme est certes devenu plus agressif mais il n'est pas devenu plus fort. Il sera 11) battu, il sera vaincu : Nous devons plus que jamais recenser nos vrais amis pour mieux écraser nos vrais ennemis. L'impérialisme est plus agressif et plus têtu parce qu'incapable de tirer les vraies leçons 12) de l'histoire, car au départ il analyse juste tant qu'il s'agit de ses intérêts spécifiques propres, mais il est incapable de tenir compte des intérêts évidents et inaliénables des peuples. Culturellement débile, l'impérialisme s'approprie les peuples et leurs richesses et il échafaude des plans démoniaques en conséquence. Si l'impérialisme, les Etats du capitalisme sont restés muets lors des différents complots et 13) de l'agression du 22 novembre écoulé, c'est qu'ils en sont les auteurs impénitents. Si après leurs échecs successifs, et leur défaite lors de l'agression impérialo- portugaise, 14) ils s'acharnent à orchestrer une campagne cynique d'intoxication psychologique à l'échelle du monde, qu'ils tiennent à induire en erreur, en clamant que la liberté, la justice, la civilisation tout court sont en péril en République de Guinée, c'est pour légitimer une nouvelle phase d'agression qu'ils préparent fébrilement contre notre peuple qui ne veut point se courber, un de leurs plans découlant de leurs rêves et illusions. Pour eux, la République de Guinée est l'enfer terrestre. 15) Si l'impérialisme n'était pas frappé de cécité historique, il aurait admis et actualisé que la République de Guinée a depuis longtemps franchi le seuil de non -retour de son développement. Et qu'il a intérêt à opter définitivement et clairement pour une saine coopération sur une base contractuelle, égalitaire la seule voie juste et possible. 16) Si, au contraire, il magnifie la thèse qui en est l'exact inverse, c'est qu'il subsiste des vestiges nucléaires de cellules cancéreuses qu'on appelle cinquième colonne, qui, je le répète, seront détectées et écrasées comme des punaises. 17) Telles sont quelques -unes de mes démarches et convictions qui éclairent les enseignements de notre grand parti qu'incarne notre plus digne fils, serviteur de tout un continent martyr et de toute l'humanité consciente et progressiste. C'est pourquoi notre peuple pacifique, l'héro!que peuple de Guinée, salue les représentants de tous les dignes fils d'Afrique, les peuples du Mali, de Sierra Leone, de Gambie, du Libéria, tous les peuples d'Afrique qui, lors des heures très graves, se sont dressés sans équivoque auprès de notre peuple pour lui apporter soutien et appui. Tous les dignes fils d'Afrique qui sont avec nous, nous les saluons, tous les bâtisseurs d'une humanité consciente et progressiste qui sont avec nous, nous les saluons. Le peuple de Guinée sait qu'aucun ennemi ne peut venir à bout de sa vigilance, de son courage et de son triomphe. Peuple conscient et sans contrainte ni corruption; peuple organisé sans cruauté policière ni coercition à la Hitler, à la Salazar ou Caetano; peuple mobilisé sans cravache ni chicots contre les innocents, mais intransigeant avec les coupables; peuple engagé sans brimade, ni botte policière ou militaire à la Hitler; peuple informé qui se forme sans cesse et se transforme sans se déformer; peuple qui est contre le racisme, la négritie, la négritude, la négrerie de la négrité des négriers qui n'ont confiance ni en leurs boys, ni en leurs chauffeurs, ni en leurs secrétaires nègres; peuple qui fuit oisiveté, paresse, solution de facilité et aliénation culturelle; peuple qui éduque et s'éduque à la source de l'abreuvoir; peuple qui inculque savoir, savoir -faire et faire -savoir; parti du peuple qui ne recule pas; parti du peuple qui bâtit et ne démolit pas; parti qui produit et ne dilapide pas; parti qui accumule et ne désintègre pas; parti qui anoblit et ne vassalise pas; parti qui dompte et ne domestique pas, qui oriente mais n'impose pas, qui humanise et n'aliène pas, qui concerne les femmes, les hommes, les jeunes et les vieux, parti dont l'idéal couvre villes, campagnes, terres, mers et cieux, qui dit ce qu'il faut, quand il faut, et où il faut, et comme il faut, qui cultive le vrai, le beau, l'utile, le juste et rejette le faux, qui promeut, arme et pousse de l'avant pour un Etat pacifique, un Etat qui veut être l'ami de tous les peuples du monde, Etat qui est prêt à balayer l'ennemi comme la poussière et le vent, Etat travailleur, Etat de justice, de solidarité, de coopération, Etat pacifique, Etat démocratique, Etat populaire, Etat socialiste, Etat africain, Etat ami de tous les peuples du monde. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, nous nous excusons d'avoir pris si longtemps votre temps, mais nous pensions qu'il était nécessaire, face à la conjoncture électrisée et aux velléités criminelles des assassins qui prolongent le régime hideux et honteux de Hitler, qui ont des velléités de remettre en cause notre souveraineté et le problème même de la survie de notre régime, pour une telle cause il était nécessaire que nous apportions ici les éléments d'éclaircissement et d'information. Dignes représentants et responsables de la santé du monde, merci pour votre :

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soutien à la République africaine de Guinée qui lutte au nom de tous les combattants de la liberté, merci pour votre sollicitude et votre solidarité agissante passée, présente et future. Triomphe aux causes historiques justes. Honneur, victoire et gloire aux peuples qui luttent et ne désarment pas. Prêt pour la Révolution.1 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Kourouma. Nous en avons ainsi terminé avec la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10. Je voudrais demander au représentant du Conseil exécutif s'il a des observations à faire. Docteur Juricic ? Le Dr Juricic n'a rien à ajouter. Monsieur le Directeur général, désirez -vous prendre la parole ? :

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) permettez -moi, au nom de tous mes collaborateurs, de vous remercier des paroles encourageantes que vous nous avez adressées à propos du travail accompli par l'OMS en 1970. Nous vous en sommes très reconnaissants, mais nous savons aussi apprécier les critiques constructives que vous avez faites et nous nous en souviendrons. L'examen détaillé du programme d'exécution et l'étude d'autres problèmes au sein des commissions principales fourniront l'occasion de répondre à certaines des questions soulevées au cours de cette discussion générale. Merci, Monsieur le Président. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Candau. Ayant entendu les déclarations des délégués et les observations du Directeur général, nous sommes maintenant en mesure d'exprimer au nom de l'Assemblée un avis sur le Rapport du Directeur général concernant l'activité de l'OMS en 1970. D'après les remarques faites par les diverses délégations, il me semble que l'Assemblée tient à se déclarer satisfaite de la manière dont le programme de l'Organisation pour 1970 a été préparé et exécuté. Suivant l'usage des précédentes Assemblées mondiales de la Santé, je vous invite donc à envisager l'adoption du projet de résolution suivant : :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1970, 1. PREND ACTE avec satisfaction de la manière dont le programme de 1970 a été élaboré et exécuté, conformément aux principes établis par l'Organisation; et 2. FELICITE le Directeur général de l'oeuvre accomplie.

Quelqu'un a -t -il des observations à présenter à propos de ce projet de résolution ? L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter ce texte ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.2 En ce qui concerne les rapports du Conseil exécutif, je voudrais remercier une fois encore le Dr Juricic de nous les avoir présentés comme il l'a fait. Il nous reste à examiner la partie du Conseil exécutif qui traite du projet de programme et de budget pour 1972, c'est -à -dire les Actes officiels N° 190 (Conseil exécutif, quarante -septième session, partie II). Lorsque les commissions principales auront achevé la discussion sur cette partie du rapport, je proposerai, en fin de session, l'adoption de la résolution habituelle dans laquelle l'Assemblée prendra acte des rapports du Conseil exécutif. Avant de clore la discussion sur les points 1.9 et 1.10, je voudrais dire combien j'ai apprécié l'attitude des délégations qui ont aidé à accélérer les travaux de l'Assemblée en s'efforçant de respecter les limites de temps fixées. Je vous en remercie beaucoup.

5.

ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 2) :

Nous devons maintenant attendre les résultats du vote. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vais suspendre la séance et nous nous réunirons à nouveau dès que ces résultats seront disponibles; vous serez prévenus dans le foyer par la sonnerie. La séance est suspendue de 11 h.20 à 11 h.30.

1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Kourouma sous forme abrégée. 2

Résolution WHA24.6.

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance reprend. Je puis maintenant annoncer les résultats du vote pour l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Nombre de Membres habilités à voter, 123; absents, 3; abstentions, 0; bulletins nuls, 0; nombre de Membres présents et votants, 120; majorité simple, 61. Les huit Membres suivants ont obtenu cette majorité et sont élus Trinité -et- Tobago - 120 voix; Uruguay - 118; Danemark - 116; Equateur - 116; Italie - 116; Lesotho - 116; Thailande - 113; Syrie - 109. L'Assemblée est maintenant invitée à adopter la résolution suivante :

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée, ELIT les Etats suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Danemark, Equateur, Italie, Lesotho, Syrie, Thailande, Trinité -etTobago et Uruguay. :

Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? Y a -t -il des objections à son adoption ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.' Je tiens à remercier le Dr Ansari et les deux scrutateurs pour la tâche dont ils viennent de s'acquitter. Nous sommes encore à une heure de l'interruption normale pour le déjeuner; il a cependant été annoncé dans le Journal que les deux commissions principales se réuniront cet après -midi à 14 h.30. Comme certains Membres sont absents et que des questions importantes sont à l'étude, en particulier dans la Commission A, je pense qu'il vaut mieux respecter l'horaire fixé par le Journal. Je me propose donc de lever la séance. Les commissions principales se réuniront à 14 h.30, comme il est dit dans le Journal. Je vous remercie.

La séance est levée à 11 h.40.

1 Résolution WHA24.7.

ONZIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 13 mai 1971, 9 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

La séance est ouverte. Le premier point à notre ordre du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) jour est l'examen du deuxième rapport de la Commission B (document A24/18). Ce rapport contient douze projets de résolution, que je vais proposer successivement aux suffrages de l'Assemblée. L'Assemblée désire -t -elle adopter la première résolution, intitulée "Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement ", qui figure à la page 2 du document A24/18 ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution ", figure à la page 3 du document A24/18. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La troisième résolution, intitulée "Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 ", figure à la page 4 du document A24/l8. L'Assemblée souhaite -t -elle adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La quatrième résolution, intitulée "Utilisation du fonds spécial du Conseil exécutif ", figure à la page 5 du même document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La cinquième résolution, intitulée "Barème des contributions Réexamen de la méthode d'assainissement", figure à la page 6 du même document. L'Assemblée désire -t -elle adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La sixième résolution, intitulée "Contribution des nouveaux Membres pour 1971 Gambie ", figure à la page 7 du même document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La septième résolution, intitulée "Contribution de la Rhodésie du Sud ", figure à la page 8 du même document. L'Assemblée souhaite -t -elle adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La huitième résolution, intitulée "Barème des contributions pour 1972 ", figure aux pages 9, 10 et 11 du même document. L'Assemblée désire -t -elle adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La neuvième résolution, intitulée "Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical ", figure à la page 12 du même document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La dixième résolution, intitulée "Réexamen du fonds de roulement ", figure aux pages 13 et 14 du même document. L'Assemblée désire -t -elle adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La onzième résolution, intitulée "Fonds de roulement Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres en vertu de la résolution WHA23,8 ", figure à la page 15 du même document. L'Assemblée souhaite -t -elle adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La dernière résolution, intitulée "Traitements et indemnités Postes non classés ", figure à la page 16 du même document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? Dans la négative, le rapport est approuvé.1 : : : :

2.

ADMISSION DE NOUVEAUX MEMBRES ET MEMBRES ASSOCIES :

Nous passons maintenant à l'examen du point 1.11 de Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'ordre du jour - Admission de nouveaux Membres et Membres associés.

1 Voir p. 585. - 209 -

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Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande Nous commencerons par le point 1.11.1 "Demande présentée Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) par la République Démocratique Allemande ". J'appelle votre attention sur les documents A24/12, A24/17, A24/19 et A24/22. En outre, vous trouverez deux projets de résolution dans les documents A24/20 et A24/21. Le projet distribué sous la cote A24/20 est proposé par les délégations des pays suivants Algérie, Bulgarie, Ceylan, Cuba, Guinée, Hongrie, Irak, Koweit, Mali, Mongolie, Pologne, République Arabe Unie, République démocratique populaire du Yémen, République populaire du Congo, Roumanie, Soudan, Syrie, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Yougoslavie. J'invite le délégué de la Hongrie à monter à la tribune pour présenter ce projet de résolution. : :

Le Professeur FARADI (Hongrie) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, le Conseil des Ministres de la République Démocratique Allemande a demandé par sa lettre du 31 mars 1970 l'admission de la République Démocratique Allemande en tant que Membre à l'OMS. Ceci faisant, le Gouvernement de la République Démocratique Allemande a exprimé sa haute estime à l'égard des objectifs hautement humanitaires de l'activité de l'OMS. Sans doute la République Démocratique Allemande répond -elle à toutes les conditions exigées par la Constitution de l'OMS pour un pays désirant devenir Membre de plein droit de l'Organisation. La République Démocratique Allemande est un pays souverain et dispose de relations diplomatiques étendues. Elle occupe la neuvième place du point de vue du développement industriel parmi les pays du monde. Sa production industrielle en dix mois est maintenant égale à celle de l'Allemagne d'avant -guerre en 1936. La République Démocratique Allemande se trouve parmi les pays les plus développés du point de vue de la santé publique. Par exemple, le nombre des lits d'hôpital est de 114 pour 10 000 habitants. La Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé n'a pas pris de décision sur l'admission de la République Démocratique Allemande, mais a renvoyé la prise de décision à la Vingt -Quatrième Assemblée. Nous pensons que la qualité de Membre de la République Démocratique Allemande n'est pas l'affaire de ce pays seulement et que la question a une grande importance aussi pour l'Organisation mondiale de la Santé tout entière en tant qu'organisation internationale suprême de la santé. L'admission de la République Démocratique Allemande comme pays Membre de l'OMS n'est pas seulement une question importante de caractère sanitaire, car l'arrangement de cette question pourrait devenir une contribution considérable à la paix européenne et mondiale. Des organisations de masse dans différents pays ont lancé des appels l'une après l'autre, insistant sur l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Même en République fédérale d'Allemagne, le nombre de ceux qui souscrivent à un tel appel continue à s'accroître. Comme certaines agences de presse l'ont rapporté récemment, des personnalités de grande renommée scientifique mondiale - dont le titulaire du Prix Nobel, le Professeur Werner Forssman, puis les Professeurs Heinrich Albertz, Axel Eggebrecht - participant à un colloque à Hambourg sur les relations des deux Etats allemands, ont élevé leur voix pour l'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de l'OMS. Ils ont adressé une lettre à Mme Kate Strobel, Ministre de la Santé de la République fédérale d'Allemagne, demandant que le Gouvernement de la République fédérale ne s'oppose pas à l'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de l'OMS. Ces manifestations soulignent presque sans exception que les résultats sanitaires de la RDA pourraient être d'une assistance très précieuse aux pays en voie de développement dans le domaine de l'organisation de la santé et de l'éradication des maladies infectieuses. Outre les aspects purement professionnels de la question, la République Démocratique Allemande, par sa qualité de Membre, apporterait ses contributions financières à l'activité de l'OMS et pourrait en faire bénéficier les pays en voie de développement ainsi que l'OMS elle -même. Tenant compte de ces faits, ce serait une grave discrimination de frustrer une fois de plus la République Démocratique Allemande en refusant de l'admettre dans notre organisation. L'approbation de sa juste demande ferait valoir le principe de l'universalité établi dans la Constitution de notre organisation et renforcerait les bonnes relations entre les peuples. L'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de l'OMS contribuerait grandement à l'amélioration des perspectives de développement des relations entre les deux Etats allemands et exercerait un effet positif sur le développement des relations entre les pays européens également. Ma délégation ne peut donc pas être d'accord avec l'argumentation développée à ce sujet dans l'aide mémoire de la délégation de la République fédérale, où l'on voudrait nous faire accepter le contraire en tant que vérité. Le refus persistant de la part de la République fédérale d'Allemagne d'appuyer l'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de l'OMS et d'autres organisations internationales intergouvernementales a pour effet, à notre avis, d'alourdir plutôt que de faciliter le règlement des relations entre les deux pays allemands. Ma délégation ne comprend pas pourquoi la délégation de la République fédérale voudrait prescrire que l'admission de la République Démocratique Allemande fût liée à la décision préalable de l'Organisation des Nations Unies sur la participation de la République Démocratique Allemande au système des Nations Unies. Beaucoup de pays ne sont pas Membres de l'ONU et sont malgré cela Membres d'autres organisations internationales de la famille des Nations Unies. Parmi ces pays figure aussi la République fédérale d'Allemagne. Vous pouvez donc :

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constater, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la situation contradictoire, et pour ainsi dire un peu drôle, qui prévaut dans cette question. Une partie de l'ancienne Allemagne a pu devenir Membre de plusieurs organisations de la famille des Nations Unies, mais l'autre en est tenue à l'écart. La République fédérale a pu devenir Membre de l'OMS il y a vingt ans, mais la République Démocratique Allemande ne l'est pas. Ma délégation considère comme inacceptable que la qualité de Membre de la République Démocratique Allemande soit préconditionnée par la décision de l'ONU. Dans sa politique extérieure, la République Démocratique Allemande, pareillement aux autres pays socialistes d'Europe, poursuit des objectifs tels que la consolidation de la paix et de la sécurité du continent européen, l'établissement de relations normales et amicales avec les pays non socialistes, objectifs déjà déclarés à maintes reprises. Partant de ces objectifs de leur politique extérieure, les pays socialistes ont fait appel aux pays européens au sujet de la convocation d'une conférence européenne sur la sécurité et la coopération en Europe. Les diplomates des pays socialistes ont déployé et continuent à déployer une activité ardente en faveur de la convocation de, cette conférence. Les efforts faits dans cette direction par les pays européens ont déjà marqué un certain progrès. C'est avec une grande satisfaction que nous notons que le Gouvernement actuel de la République fédérale d'Allemagne s'est déclaré prêt à poursuivre une politique tendant à régler ses relations avec les pays socialistes y compris la République Démocratique Allemande. Dans cet esprit, il a signé deux traités l'un avec l'Union soviétique, l'autre avec la Pologne. Nous pensons qu'il faudrait très importants maintenant que le Gouvernement de la République fédérale transforme ses mots en oeuvres. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, sur la base des considérations qui précèdent, la délégation hongroise demande aux distingués délégués ici présents de bien vouloir peser les arguments dans leur valeur réelle et prendre leur décision dans l'intérêt de notre organisation et du développement de la santé du monde. Au nom de vingt pays Membres, la délégation hongroise a soumis à votre considération bienveillante un projet de résolution (document A24/20) en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé; elle vous demande de bien vouloir lui accorder votre appui et de voter contre le projet de résolution (document A24/21) qui suggère d'ajourner de nouveau la prise de décision sur l'admission de la République Démocratique Allemande. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Le deuxième projet de résolution est contenu dans le document A24/21. Il est proposé par les délégations des pays suivants Argentine, Belgique, Canada, Etats -Unis d'Amérique, France, Guatemala, Honduras, Italie, Japon, Lesotho, Luxembourg, Malaisie, Malawi, Nicaragua, Niger, Nouvelle -Zélande, Panama, Pays -Bas, Philippines, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samao -Occidental, Thaflande, Togo, Turquie et Uruguay. J'invite le délégué de la République fédérale d'Allemagne à monter à la tribune pour présenter ce projet de résolution. : :

Monsieur le Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Président, Mesdames, Messieurs, la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, en 1968, et la Vingt -Troisième Assemblée, en 1970, se sont prononcées contre la participation de la République Démocratique Allemande à l'OMS. En décider autrement aurait été mêler l'Organisation à de graves controverses. Dans chaque cas, une forte majorité s'est opposée à une mesure qui eût été de nature purement politique et tout à fait étrangère à la compétence de notre organisation. La demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande soulève à nouveau devant cette assemblée quelques -uns des problèmes non résolus qui se posent à l'Europe, en particulier, depuis la Seconde Guerre Mondiale. Comme l'an dernier, je tiens à déclarer que, de l'avis de mon gouvernement, les conditions qui permettraient d'admettre la République Démocratique Allemande ne sont pas encore remplies. Il ne suffit pas d'invoquer l'article 3 de la Constitution et de dire que la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats. Ce n'est que lorsqu'un Etat est Membre de l'Organisation des Nations Unies, et que le droit d'appartenir à une institution spécialisée ne peut donc lui être contesté pour des raisons politiques, que lorsqu'un Etat est fermement intégré dans le système des Nations Unies, que sa demande d'admission a toutes les chances d'être approuvée à la majorité. Or c'est précisément cette qualification qui fait défaut à la République Démocratique Allemande. L'année dernière, l'Assemblée a, par 70 voix contre 26, ajourné la question. L'opinion générale était donc qu'aucune décision prématurée ne devait être prise au sujet du statut international de la République Démocratique Allemande. Depuis lors, Monsieur le Président, mon gouvernement n'est pas resté inactif. Nous ne cherchons pas seulement à améliorer les relations entre les deux parties de l'Allemagne; nous voulons aussi aider à réduire les tensions qui règnent en Europe et à développer la coopération entre l'Est et l'Ouest. Mon gouvernement a multiplié ses efforts pour amener une détente en Europe. Il a conclu des traités avec l'Union soviétique et avec la Pologne. Des pourparlers de même ordre sont actuellement en cours avec la Tchécoslovaquie. Les rencontres entre le Chancelier Willy Brandt et le Président du Conseil des Ministres de la République Démocratique Allemande se situent dans le cadre de cette politique; les conversations qu'ils ont engagées se poursuivent au niveau de leurs représentants, qui doivent se réunir de nouveau dans quelques jours. :

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Selon nous - et je parle ici au nom du Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne il faut que les deux parties de l'Allemagne se soient mises d'accord sur leurs relations mutuelles avant de devenir ensemble Membres de l'Organisation des Nations Unies et ultérieurement des institutions spécialisées. Je rappellerai la proposition faite par Willy Brandt à son collègue d'Allemagne orientale lors de leur deuxième rencontre, à Kassel l'an dernier. Il a soumis les éléments d'un traité qui réglerait les relations entre les deux parties de l'Allemagne. Le dernier des vingt points proposés prévoit que, sur la base du traité à conclure, la République fédérale d'Allemagne et la République Démocratique Allemande prendraient les dispositions nécessaires pour régulariser leur adhésion et leur participation aux organisations internationales. En l'absence d'un tel règlement - et je tiens à le souligner tout particulièrement - la coopération internationale au sein des organisations ne serait nullement améliorée. Au contraire. Nous ne souhaitons pas transplanter dans les organisations internationales les difficultés non résolues qui subsistent encore entre les deux parties de l'Allemagne. Nous jugeons préférable de laisser de c8té la question de la participation commune jusqu'à ce que les Allemands aient réordonné leurs relations entre eux. Si ces relations n'étaient pas d'abord normalisées, la coopération internationale dans les organisations y perdrait au lieu d'y gagner. Mon gouvernement s'est engagé dans la voie d'une détente européenne, mais le but n'est pas encore en vue en Allemagne. La détente en Europe ne saurait excepter l'Allemagne, nation qui souffre plus qu'aucune autre de la division en Europe. La population des deux parties de l'Allemagne fait partie de la nation allemande; c'est pourquoi les relations que nous aimerions voir se créer entre elles ne peuvent être de même nature que celles existant entre des Etats étrangers qui ont une histoire et une destinée nationale différente. Il faudra énormément de patience pour arriver à surmonter les obstacles d'ordre psychologique et politique qui s'opposent au rapprochement dans l'Allemagne divisée. Une décision prématurée touchant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS nuirait aux efforts que nous déployons à cette fin. On soutient, Monsieur le Président, que la République Démocratique Allemande devrait devenir Membre de l'OMS parce que celle -ci a été conçue comme un organisme universel. Le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne ne met pas en doute le principe de l'universalité. Nous sommes con vaincus que la coopération internationale doit s'étendre au monde entier. Dans certains cas, toutefois, des obstacles politiques continuent à s'opposer à l'application générale de ce principe, obstacles que l'Assemblée de la Santé n'est pas en mesure de surmonter. Or les supprimer est le but même de la politique que suit mon gouvernement en ce qui concerne l'Allemagne. Il n'est pas question d'exclure en permanence l'autre partie de l'Allemagne d'une participation aux organisations internationales, et nul ne songe à contester les réalisations du peuple de la République Démocratique Allemande dans les domaines des sciences médicales, de l'enseignement et de la santé publique. Cependant, lorsqu'on se contente d'évoquer ces réalisations, on oublie en fait le vrai problème. Le Gouvernement fédéral aimerait lui -même voir les Allemands de la République Démocratique Allemande représentés à l'OMS. De fait, vous vous en souvenez peut -être, le Gouvernement fédéral a soumis à l'Assemblée il y a trois ans, en 1968, une proposition qui aurait permis une participation des deux parties de l'Allemagne mais qui, on le sait, n'a pas été acceptée. Cela montre bien que la demande d'admission de la République Démocratique Allemande est une question politique dont les motifs humanitaires ne peuvent masquer le caractère réel. Mesdames, Messieurs, soyons honnêtes avec nous -mêmes il s'agit d'une question purement politique et elle doit être réglée au niveau politique approprié, non par cette organisation qui, elle, est humanitaire au vrai sens du terme. Examinons un instant les motifs humanitaires qui ont été allégués en faveur d'une admission immédiate de la République Démocratique Allemande. Pour cela, nous ne pouvons faire abstraction des relations existant actuellement entre les deux parties de l'Allemagne. Tant que les Allemands devront rester séparés, ils voudraient au moins avoir des rapports mutuels qui tiennent compte du fait fondamental qu'ils appartiennent à la même nation. Comme vous le savez tous, le Gouvernement de la République Démocratique Allemande maintient toujours en place un mur et des barbelés et refuse que s'établissent même les contacts qui sont de mise entre Etats étrangers. C'est pourquoi l'Assemblée mondiale de la Santé ne doit pas envisager d'admettre cet Etat tant qu'il n'aura pas été accepté par l'Organisation des Nations Unies. La contribution du candidat, si qualifié qu'il soit sur le plan technique, ne pourrait être réellement bénéfique à tous qu'à cette condition. Notre intérêt politique, à nous qui recherchons l'amélioration de la situation des populations allemandes et l'instauration d'une ère de détente et de conciliation, est donc lié à celui de la famille des nations tout entière. L'Organisation des Nations Unies, seul organe compétent de cette famille des nations pour connaître des questions politiques, pourrait trouver une solution avec l'aide des quatre puissances responsables de l'Allemagne tout entière, en tenant compte des aspects politiques, juridiques et humains du problème, Cette solution pourrait alors servir de base pour l'admission de la République Démocratique Allemande dans les institutions spécialisées du système des Nations Unies. Telle est, à notre avis, la procédure à suivre dans les circonstances actuelles. Mais la décision est encore en suspens. La plupart des Membres de l'Organisation des Nations Unies pensent qu'à l'OMS non plus le moment n'est pas venu. En octobre 1970, d'ailleurs, une autre institution spécialisée, l'UNESCO, a rejeté :

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à une majorité écrasante une demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Plus récemment, à la suite d'une décision du Conseil économique et social des Nations Unies, la grande majorité des Membres de la Commission économique pour l'Europe se sont opposés à ce que la République Démocratique Allemande participe cette année à l'assemblée de la CEE. De même, la présente Assemblée mondiale de la Santé ne doit rien faire qui puisse aboutir à une confrontation politique au sein de l'Organisation. D'après nous, le problème pourrait être résolu dans un avenir assez proche, ce que nous espérons. Mais cela dépend, dans une mesure non négligeable, de votre propre attitude. J'estime donc que, compte tenu de la situation politique actuelle et du point où en sont les choses, aucune décision de fond ne doit être prise quant à la demande d'admission de la République Démocratique Allemande; il faut de nouveau ajourner la question. Mesdames, Messieurs, vous avez sous les yeux un projet de résolution tendant à l'ajournement qui est proposé par vingt -huit délégations. Il s'agit du document A24/21. Ce simple fait indique l'existence à l'Assemblée d'un fort courant d'opinion en faveur de l'ajournement. La résolution est ainsi libellée :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ajourner la question de la participation de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.

Je me permets de suggérer que ce projet de résolution soit rapidement mis aux voix afin de gagner du temps. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de l'Irak. Merci, Monsieur le délégué. Je donne la parole au délégué

:

Le Dr IBRAHIM (Irak) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation de l'Irak a eu le plaisir de figurer au nombre des auteurs du projet de résolution visant à admettre la République Démocratique Allemande dans notre organisation humanitaire. Ma délégation, Monsieur le Président, est aussi de celles qui proposent cette année le projet de résolution distribué sous la cote A24/20. Ce faisant, nous sommes guidés par l'esprit comme par la lettre de la Constitution, sachant bien que la promotion de la santé sur toute la planète est l'un des piliers de la paix et de la sécurité dans le monde. Nous nous inspirons en outre de la discussion qui a eu lieu pendant la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, en 1961, au sujet de l'universalité de l'Organisation et qui a abouti à l'adoption de la résolution WHA14.35. Dans celle -ci, l'Assemblée a exprimé le voeu que tous les Etats non encore représentés à l'OMS demandent leur admission conformément aux articles 3 et 6 de la Constitution. Pour que l'Organisation ait un caractère d'universalité, il faut que tous les Etats y soient représentés. Monsieur le Président, ma délégation est fermement convaincue qu'il est de l'intérêt de l'OMS comme de celui de tous les Etats Membres d'admettre la République Démocratique Allemande. Nous sommes certains que cet Etat, avec ses grandes connaissances et sa vaste expérience tant en médecine qu'en santé publique, pourra apporter une contribution notable aux activités de l'OMS, tout en constituant une nouvelle source de revenus budgétaires. Ma délégation est donc opposée au projet de résolution contenu dans le document A24/21, qui tend à ajourner de nouveau la question à un an. Cette proposition va à l'encontre du principe d'universalité de l'Organisation. Mesdames, Messieurs, permettez -moi de rappeler que lorsque, il y a vingt ans, la République fédérale d'Allemagne a sollicité son admission, personne n'a demandé si cet Etat était Membre de l'Organisation des Nations Unies. L'admission a été acceptée par tous les Membres, sauf un. L'Assemblée de la Santé est le seul organe qui, en vertu de la Constitution, peut statuer sur les demandes d'admission, que le candidat soit ou non Membre de l'Organisation des Nations Unies. Par conséquent, ma délégation lance un appel à tous ceux qui sont partisans de l'universalité de notre organisation, dont l'objectif est de promouvoir la santé de tous les hommes; elle les prie instamment de voter pour l'admission de la République Démocratique Allemande et de refuser l'ajournement à 1972. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Mali. :

:

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation malienne a l'honneur Le Dr FOFANA (Mali) et le plaisir d'être cosignataire du projet de résolution présenté dans le document portant la cote A24/20 et voudrait à ce titre faire quelques commentaires introductifs. Notre auguste assemblée se souviendra que la candidature de la République Démocratique Allemande pour être Membre de l'Organisation mondiale de la Santé a été déjà à plusieurs reprises repoussée ou ajournée sous prétexte de considérations d'ordre politique. L'admission de la. République Démocratique Allemande en qualité de Membre de notre organisation soulèverait, prétend -on, de graves problèmes politiques ou juridiques dépassant les compétences de l'OMS, institution essentiellement technique qui ne devrait pas se mêler de questions politiques. Or, ma délégation estime que c'est justement parce que

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notre organisation est une institution à caractère technique qu'elle devrait transcender les considérations d'ordre politique. A cet égard, l'OMS n'est comparable à aucune autre institution si tant est que les maladies ne connaissent ni frontière ni régime politique. Une des caractéristiques fondamentales de notre organisation n'est -elle pas justement cette universalité dont nous nous réclamons tant, et que la nature même de notre mission nous impose si impérativement ? Mesdames et Messieurs, à présent nul ne peut contester la réalité de fait qu'est l'existence de la République Démocratique Allemande, la neuvième puissance économique, qui en l'occurrence ne demande qu'à coopérer sur le même pied d'égalité que tout un chacun au sein de notre organisation en souscrivant pleinement à toutes les obligations y relatives, Nul ne peut non plus contester les niveaux scientifique et technique de cet Etat, dont nous nous sommes délibérément privés de la riche expérience et de l'apport précieux qu'il aurait pu constituer pour nous dans tous les domaines et notamment dans celui de la santé publique. Mesdames et Messieurs, c'est compte tenu de ces considérations et conformément aux dispositions pertinentes de notre Constitution que la délégation malienne a cru devoir soutenir la candidature de la République Démocratique Allemande comme elle l'a toujours fait par le passé. Elle espère vivement que les autres délégations, éminemment conscientes de leur mission en tant que responsables de la santé publique, ne manqueront pas d'apporter leur appui à ce projet de résolution et repousseront vigoureusement le projet figurant dans le document portant la cote A24/21. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) France à monter à la tribune. : :

Merci, Monsieur le délégué. J'invite le délégué de la

M. FERNAND- LAURENT (France) Monsieur le Président, si toutes les organisations de la famille des Nations Unies devant lesquelles la même question a été posée - et il suffira de citer le Conseil économique et social et l'UNESCO - ont jusqu'à présent refusé de se prononcer immédiatement pour l'admission de la République Démocratique Allemande en leur sein, c'est que la question qui nous est posée ce matin est de nature politique et que, politiquement, elle n'est pas mûre. Pourquoi n'est -elle pas mûre, quelle est donc la situation ? La situation déplorable est que deux Etats issus de la même nation n'ont pas actuellement entre eux le minimum de relations de bon voisinage qui existe normalement entre des Etats complètement étrangers l'un à l'autre. Il y a là quelque chose, Monsieur le Président, qui choque en nous le sentiment de l'humanité. Dans ces conditions, admettre aujourd'hui le deuxième Etat allemand à côté du premier, ne serait -ce pas transporter leur litige non résolu au sein de notre organisation ? Ce ne serait pas faciliter, bien au contraire, le progrès des conversations entre ces deux Etats, conversations du succès desquelles dépend, vous le savez, la ratification des importants accords de Moscou et de Varsovie auxquels faisait allusion tout à l'heure le distingué délégué de la Hongrie. Les conversations entre la République fédérale d'Allemagne et la République Démocratique Allemande ne sont pas arrêtées. Elles continuent au niveau des représentants des chefs d'Etat. Les deux Républiques peuvent à tout moment décider de tenir une nouvelle rencontre à Erfurt, à Kassel ou ailleurs. Les vingt points proposés par le Chancelier Brandt à Kassel, et dont le vingtième porte précisément sur notre sujet, ces vingt points donc - le distingué représentant de la République fédérale d'Allemagne ils sont toujours valables. l'a déclaré tout à l'heure - n'ont pas été retirés Monsieur le Président, ajourner n'est pas enterrer. En recommandant, avec de nombreuses délégations de toutes les parties du monde, l'ajournement d'une décision sur ce point, la délégation française exprime le ferme espoir - et à titre personnel j'exprime ma quasi- conviction intime - qu'avant notre prochaine session les deux Républiques allemandes auront conclu entre elles ces arrangements qui sont nécessaires autant à la paix en Europe qu'au bien -être des deux populations. Aucun obstacle n'existerait dès lors de leur propre fait qui empêcherait l'entrée de ces deux Etats côte à côte, conformément au principe de l'universalité qui nous est cher, à l'Organisation des Nations Unies elle -même et dans toutes les institutions de la famille des Nations Unies, :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Tchécoslovaquie.

:

Merci, Monsieur le délégué. Je donne la parole au délégué

Le Dr HATIAR (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, ce n'est pas la première fois que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS figure à l'ordre du jour. Notre position à ce sujet n'est donc pas inconnue des délégations qui participent à la présente assemblée. Elle se fonde essentiellement sur la mission et les objectifs fondamentaux de l'OMS, définis dans sa Constitution. Pour atteindre le but qu'énonce l'article 1 de la Constitution de l'OMS et qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, une coopération internationale doit être instituée et mise en oeuvre sur la base du principe de l'universalité de composition de l'OMS. Il est très regrettable que même aujourd'hui des avis contraires soient exprimés. Le principe fondamental, inscrit dans la Constitution de l'OMS, selon lequel les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples, est pleinement appliqué en République Démocratique :

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Allemande. Cet Etat remplit incontestablement toutes les conditions requises par la Constitution pour être Membre de l'Organisation. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande a très clairement fait connaître son désir de coopérer effectivement avec l'OMS et, dans toute la mesure du possible, de contribuer à la mission de l'Organisation en mettant à la disposition de celle -ci son expérience, ses spécialistes, sa compétence technique et des moyens financiers. Tout cela, est parfaitement conforme aux exigences constitutionnelles concernant les Membres de l'Organisation. Toute attitude défavorable à l'égard de la candidature de la République Démocratique Allemande nous semble donc dénuée de fondement. Il convient de souligner qu'en refusant d'admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé, on porte préjudice à la mission et aux objectifs essentiels de l'OMS. A cause de ce refus, l'Organisation se prive depuis plusieurs années du riche potentiel que représentent les spécialistes, la compétence technique et l'expérience de la République Démocratique Allemande en matière sanitaire, et - considération qui n'est pas négligeable elle perd aussi le montant d'une contribution de Membre qui aurait pu l'aider à accomplir sa tache. Le rejet de la demande de la République Démocratique Allemande rend plus difficile l'action de l'OMS. Monsieur le Président, lors de la dernière Assemblée mondiale de la Santé, il a été décidé que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande serait ajournée jusqu'à la présente Vingt -Quatrième Assemblée. Or la situation n'a guère changé en un an. Les délégations des Etats Membres de l'OMS ont notamment reçu le document A24/19, qui contient un aide -mémoire de la délégation de la République fédérale d'Allemagne. Cet aide -mémoire fait état d'arguments manifestement incorrects qui peuvent à tout moment être réfutés. La délégation tchécoslovaque appelle l'attention sur le fait qu'en vertu de l'article 6 de la Constitution l'Assemblée est habilitée à statuer sur l'admission de nouveaux Membres à l'Organisation. Dans son aide -mémoire, la République fédérale d'Allemagne demande que la décision de l'Assemblée soit liée à des négociations et à des accords politiques, étrangers au domaine de la santé. Cette attitude de la République fédérale d'Allemagne est incompatible avec le droit que possède l'Assemblée de régler sous tous leurs aspects les questions d'admission. L'article 3 de la Constitution stipule que la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats. Jusqu'ici l'OMS a respecté ce principe pour l'admission de tous ses Membres. La pratique de l'OMS montre clairement que l'entrée d'un Etat dans l'Organisation dépend de sa volonté d'assumer et d'exercer tous les droits et obligations -qui découlent de la qualité de Membre. La délégation tchécoslovaque juge illogique la proposition formulée dans le document A24/21 d'ajourner à un an l'examen de la demande de la République Démocratique Allemande; le règlement de cette question est mai- depuis longtemps et une décision doit être prise à l'Assemblée en cours. La délégation tchécoslovaque s'élève vivement contre l'ajournement répété de l'examen de la candidature de la République Démocratique Allemande. Nul ne saurait nier la nécessité d'une coopération internationale en matière sanitaire; encore faut -il créer les conditions qui la rendront possible. C'est de la création d'une de ces conditions qu'il s'agit aujourd'hui. Permettez -moi, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, d'exprimer l'espoir qu'à la suite de ce débat la majorité des délégations se prononceront en faveur de la demande légitime de la République Démocratique Allemande qui souhaite devenir Membre de l'Organisation. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Albanie. : :

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, la délégation de la République populaire d'Albanie Le Dr PISTOLI (Albanie) déclare que, comme dans le passé, elle appuie pleinement la demande de la République Démocratique Allemande pour être admise en tant que Membre de plein droit à l'OMS. La délégation albanaise condamne résolument l'attitude discriminatoire et injuste adoptée jusqu'à présent à l'égard de la République Démocratique Allemande, déniant à celle -ci la place qui lui revient de droit dans les organisations internationales, y compris l'OMS. Notre délégation estime qu'il est grand temps pour l'Assemblée mondiale de la Santé de mettre fin à cette pratique intolérable, de rejeter toutes les manoeuvres et les diktats dont les puissances impérialistes, et en premier lieu les Etats -Unis d'Amérique et la République fédérale d'Allemagne, partant de motifs politiques déterminés, se servent afin d'empêcher la République Démocratique Allemande de prendre sa place en qualité de Membre de plein droit de l'OMS. En concluant, la délégation de la République populaire d'Albanie tient à souligner qu'elle votera en faveur de la demande présentée par la République Démocratique Allemande pour être admise dans l'Organisation mondiale de la Santé.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Pologne.

:

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) (traduction de l'anglais) Messieurs, la question de l'admission de la République Démocratique Allemande a déjà été examinée par de précédentes Assemblées mondiales de la Santé. Ce qui est en cause chaque fois que l'on discute-de l'admission d'un nouveau Membre, c'est l'application concrète du principe de l'universalité de notre organisation. L'article 3 de la Constitution de :

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l'OMS stipule fort justement que la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats. On reconnaît généralement que l'universalité est l'une des conditions essentielles d'une action concertée efficace pour améliorer et protéger la santé de tous les peuples - sans quoi il ne peut y avoir ni bonheur, ni relations harmonieuses, ni sécurité. Pourtant, dès que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande est soulevée, tout auditeur attentif peut voir se manifester un sérieux hiatus entre l'acceptation du principe de l'universalité et l'application pratique de ce principe fondamental et bien établi. Prétendre que la République Démocratique Allemande ne remplit pas les conditions nécessaires pour participer à l'action de l'OMS, ce n'est pas invoquer un argument très réaliste. En fait, la République Démocratique Allemande est l'un des pays les plus avancés pour ce qui est des services de santé publique offerts à ses ressortissants. En outre, elle possède tous les attributs d'un Etat souverain. Elle a établi des relations diplomatiques avec plusieurs pays de structures socio- économiques et politiques différentes; elle a conclu des accords bilatéraux et multilatéraux; elle participe à la coopération internationale dans les domaines du commerce, du tourisme et des sports; elle a mis sur pied un certain nombre de projets scientifiques et techniques internationaux. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande administre un territoire bien défini et jouit de l'appui de la population. Depuis peu, un dialogue constructif s'est engagé à un échelon gouvernemental élevé entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne. La République Démocratique Allemande est un Etat souverain et doit bénéficier des mêmes privilèges et des mames prérogatives que les pays qui contestent actuellement son statut juridique. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, nous ne devons pas négliger les avantages manifestes qui résulteraient pour l'OMS de l'admission de la République Démocratique Allemande. Il est évident que toute action requiert, pour être efficace, la conjonction des efforts et la coordination des activités. Cette honorable assemblée d'experts des sciences de la santé ne peut qu'avoir conscience de la nécessité d'une étroite coopération - aux fins de la lutte contre les maladies infectieuses et de la protection de l'environnement, qui présentent tant d'importance pour nous comme pour les générations futures avec un pays situé au centre de l'Europe et possédant un important potentiel scientifique, technique et industriel. De l'avis du Gouvernement polonais, l'admission de la République Démocratique Allemande ne devrait pas être subordonnée à des considérations politiques; en particulier, elle ne devrait pas être liée à l'issue des négociations directes en cours entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne. Le fait que la République Démocratique Allemande n'est pas actuellement Membre de l'Organisation des Nations Unies ne saurait être considéré comme un obstacle. Nul n'ignore que la République fédérale d'Allemagne n'en est pas non plus Membre, ce qui ne l'a pas empêchée d'entrer dans plusieurs organisations internationales du système des Nations Unies. Admettre la République Démocratique Allemande ne serait pas seulement satisfaire comme il convient le désir légitime qu'a ce pays de participer à nos efforts; cela nous aiderait en outre à nous acquitter de nos devoirs constitutionnels dans un esprit d'universalité et de réelle coopération internationale. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Somalie. :

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, l'Assemblée se trouve une fois de plus appelée à examiner la demande d'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. La Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, saisie de la question, a décidé de nous la renvoyer. La République Démocratique Allemande s'est déclarée disposée à se conformer à la Constitution et aux règles de l'Organisation. Les maladies ne respectent pas les frontières politiques, nous en avons eu maintes fois la preuve. Tenir la République Démocratique Allemande à l'écart de notre organisation est préjudiciable à la cause de la santé dans le monde entier. L'admission de la République Démocratique Allemande profiterait davantage à l'OMS qu'à ce pays lui -même. C'est pourquoi nous appuyons la demande de la République Démocratique Allemande, pleinement convaincus que son admission constituerait un pas en avant vers la lutte contre les maladies à l'échelle mondiale, principal objectif de l'Organisation. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de Cuba.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr GUTIÉRREZ MUÑIZ (Cuba) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation cubaine voudrait exposer les raisons qui l'ont amenée à proposer, conjointement avec d'autres délégations, le projet de résolution relatif à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation. La République Démocratique Allemande, qui compte plus de 20 millions d'habitants, a atteint un niveau élevé de développement technique et scientifique, en particulier, dans le domaine de la santé. Si l'on tient compte de la nature universelle, scientifique et humanitaire des idéaux dont s'est inspirée la création de l'éminente organisation internationale qu'est l'OMS, on doit faire de l'admission de cet Etat une question de principe. Après avoir écouté les arguments de la délégation de :

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la République fédérale d'Allemagne, nous n'avons qu'une seule question à poser quels sont, parmi les arguments avancés, ceux qui ne s'appliquent pas également aux deux parties de l'Allemagne en ce qui concerne la participation à l'OMS ? Nous ne voyons pas comment une meilleure entente peut être assurée du fait que la République fédérale d'Allemagne est représentée ici alors que la République Démocratique Allemande se voit refuser de l'être. La question à l'étude est d'une tres grande importance pour l'Organisation. Par respect des principes qui l'animent, nous devons approuver, à cette Vingt -Quatrième Assemblée, l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS et rejeter fermement tout nouvel ajournement. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Roumanie. :

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, en reprenant la discussion, conformément à la résolution de notre assemblée de l'année passée, sur la requête de la République Démocratique Allemande pour être admise à l'Organisation mondiale de la Santé en tant que Membre de plein droit, la délégation roumaine considère que c'est une requête légitime d'un Etat souverain et indépendant, qui doit être analysée dans un esprit de pleine responsabilité et de réalisme par les Membres de notre organisation. La délégation roumaine voudrait souligner, comme elle l'a fait aussi lors des sessions précédentes de l'Assemblée mondiale de la Santé, une chose - d'ailleurs bien connue de tous - à savoir que la création de l'Organisation mondiale de la Santé a été l'expression de la décision des Etats Membres d'assurer un meilleur état de santé de la population du monde entier. Un des principes fondamentaux qui a été mis à la base de l'Organisation est celui de l'universalité, principe expressément inscrit dans la Constitution de l'OMS. Néanmoins, bien que presque un quart de siècle se soit écoulé depuis la fondation de notre organisation, elle ne reflète pas encore les réalités du monde contemporain, et la République Démocratique Allemande et d'autres Etats sont tenus à l'écart de l'activité de l'Organisation contrairement à leur volonté. Il est toutefois prouvé, Monsieur le Président, que la solution des problèmes contemporains majeurs dans tous les domaines, y compris celui de la santé, impose comme prémisse absolument nécessaire la participation de tous les Etats, quel que soit leur système social et politique, à la coopération internationale, aux activités des organisations internationales. Monsieur le Président, à l'occasion de la discussion de cette requête lors de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, certaines délégations ont justifié leur vote négatif au sujet de l'admission de la République Démocratique Allemande comme Membre de l'OMS par le fait que ce serait un problème purement politique, qui ne serait pas de la compétence de notre organisation mais de la compétence de l'Organisation des Nations Unies. Cependant, Monsieur le Président, il n'existe aucune disposition dans la Charte des Nations Unies qui fasse dépendre l'admission d'un Etat Membre à une institution spécialisée de son admission préalable à l'ONU. C'est notre organisation elle -même qui est compétente pour décider de la requête de la République Démocratique Allemande pour devenir Membre de l'OMS, dont la Constitution prévoit à l'article 3 que "la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats". Pour ces raisons, la délégation roumaine considère que, dans la décision à prendre sur cette requête, il faut partir du principe fondamental de l'égalité en droits des Etats, principe conformément auquel tous les Etats ont le droit de participation égale et sans discrimination à la vie internationale, ainsi que du fait que l'OMS, par sa nature, ses buts et sa finalité, et conformément à sa Constitution, a un caractère universel. L'admission de la République Démocratique Allemande s'impose aussi en vertu des buts humanitaires de l'OMS qui, pour réaliser avec succès ses tâches, doit utiliser les meilleurs résultats obtenus dans le domaine de la santé par tous les pays du monde. On connaît en ce sens les résultats obtenus par la République Démocratique Allemande et son expérience dans le domaine de la médecine et de la santé publique. A cet égard, nous voudrions mentionner que dans le Recueil international de Législation sanitaire élaboré par l'OMS (volume 21, N° 1), les préoccupations de la République Démocratique Allemande dans le domaine de la législation sanitaire sont illustrées, rien que pour les années 1969 et 1970, par six lois et règlements sanitaires concernant le contrôle du commerce des produits pharmaceutiques, la formation des médecins et des dentistes spécialistes, la lutte contre la pollution de l'air, le placement des malades psychiques dans des établissements spécialisés. Pour cette raison nous considérons, d'tine part, que la présence de la République Démocratique Allemande parmi les Membres de notre organisation constituera une contribution à l'activité de l'OMS, et, d'autre part, qu'un Etat qui a fait la preuve qu'il accorde une attention tout à fait particulière aux problèmes de santé bénéficiera de l'aide de l'Organisation, de notre expérience commune. Voilà, Monsieur le Président, pourquoi je me permets de faire un chaleureux appel aux membres de cette assemblée pour qu'ils donnent leur appui au projet de résolution présenté dans le document A24/20.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Guinée. :

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr KOUROUMA (Guinée) Monsieur le Président, honorables délégués, s'il est une discipline que mon peuple, mon parti et mon gouvernement tiennent en haute considération, c'est, autant que possible, d'éviter de traiter de questions sur lesquelles on n'est pas très informé, surtout lorsqu'il s'agit

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de questions sérieuses. C'est pourquoi, lors de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, lorsque la question de l'admission de la République Démocratique Allemande avait été soumise à l'attention des Etats Membres, nous nous étions abstenus d'intervenir, parce que manifestement nous n'étions pas informés. Et, naturellement, nous pensons qu'intervenir dans un tel débat devrait contribuer à dépassionner l'atmosphère, à rendre plus sereine l'atmosphère de nos débats et à amener les délégués, responsables de la santé du monde, à commettre un acte historique qui honore leurs peuples et honore l'Organisation. Depuis la vingt -troisième session de l'Assemblée de la Santé, donc, en toute logique et en toute honnêteté, nous nous sommes efforcés de nous informer. Nous devons dire d'ailleurs que, lors des débats de l'année dernière, nous avions été très sensibles à, certains arguments qui avaient été développés par ceux qui n'étaient pas en faveur de la discussion pour l'admission immédiate. En effet, certains nous avaient dit qu'il s'agissait là d'une querelle de famille, et qu'autant que possible il valait mieux laisser les négociations de Kassel se poursuivre, et l'on nous avait même donné la certitude que ces négociations aboutiraient presque immédiatement, que c'était presque sûr, et qu'à la vingt -quatrième session, ici, nous n'aurions pas de difficultés, que les Etats Membres seraient mis à l'aise pour pouvoir se prononcer sans avoir l'air d'envenimer des rapports déjà caractérisés par un certain degré de tension entre des frères. Il se trouve que, malheureusement, à la lumière des faits que nous vivons et aussi à la lumière des informations que nous avons pu recueillir jusqu'aux sources les plus insoupçonnées, nous nous rendons compte que nous sommes autorisés à intervenir et que nous sommes autorisés aussi à livrer à l'auguste Assemblée nos sentiments. Premièrement, nous pensons sérieusement, le plus honnêtement possible, que si l'admission de tout Etat Membre au sein de notre organisation, et en l'occurrence l'admission de la République Démocratique Allemande, devait se faire à l'unanimité des voix, ceci honorerait l'ensemble de nos peuples et honorerait l'Organisation mondiale de la Santé. Nous pensons que même les auteurs du projet de résolution qui s'oppose à l'admission cette année devraient, au contraire, se sentir fiers d'associer leurs voix à celles de ceux des Etats Membres qui, respectant les termes de notre Constitution, respectant la vocation à l'universalité de notre organisation, en appellent à la conscience des délégués ici présents pour demander l'admission de la République Démocratique Allemande au sein de notre organisation. Nous pensons que les statuts, les faits, les stades de progrès atteints par l'Etat de la République Démocratique Allemande sont autant de points d'appui, d'arguments qui militent en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande. Mais nous pensons même que si nous étions dans la circonstance exactement inverse, c'est -à -dire que, le Gouvernement de la partie occidentale de l'Allemagne se trouvant en dehors de notre auguste assemblée, ce .fat le Gouvernement de la République Démocratique Allemande qui ait été admis ici depuis 1951, et qu'aujourd'hui nous soyons saisis de la candidature de l'autre partie de l'Allemagne, nous pensons que l'anachronisme et le caractère d'inconséquence de cette situation auraient plus encore crevé les yeux et les consciences, et qu'on se serait rendu compte de l'évidente nécessité qu'il y a à ne pas faire d'injustice aux autres. Mais, naturellement, il se trouve que c'est la situation inverse que nous vivons. Ensuite, on nous dit que pour des raisons qui n'ont rien à voir avec des raisons techniques, c'est à -dire pour des raisons politiques, il faudrait éviter de faire admettre la République Démocratique Allemande au sein de notre organisation, et que cette admission risque d'être un obstacle à la poursuite des négociations qui doivent tendre à réconcilier les membres de la même famille. Mais nous nous interrogeons. Au fond, si une querelle a surgi entre les membres d'une famille, qu'elle soit entretenue ou non par des voisins ou par des partenaires plus ou moins éloignés, est -ce une raison pour que l'OMS, qui est le rassemblement de toutes les familles, y compris les familles en querelle, doive sacrifier le tout à la partie ? On dit bien en français "qui peut le plus peut le moins ". Nous ne saurions admettre que pour faire plaisir à la partie on sacrifie le tout, et encore moins que ce soit ceux qui devraient être les premiers - si les sentiments qui sont avancés sont sincères à soutenir l'admission de leurs frères (puisqu'ils disent que ce sont leurs frères), et qui devraient être les premiers à faire de la propagande pour cette admission, soient les premiers à faire la propagande contre cette admission. Alors, là, le doute se crée dans notre esprit quant à la bonne foi des arguments avancés, et nous ne pouvons pas réagir de manière inconsciente. Il est donc clair qu'ici, au fond, ce que nous avons en présence, c'est d'une part ceux qui veulent bien agir dans le sens de la roue de l'histoire. Et, s'agissant de mes frères d'Afrique, je dirai sincèrement que si la mesure injuste qui est actuellement déployée contre la République Démocratique Allemande, si cette mesure avait concerné un Etat de couleur d'Afrique, nous serions les premiers à crier que c'est du racisme. Nous aurions dit que les Blancs sont en train de nous faire du racisme, alors que, malheureusement - et c'est pénible à dire - nous sommes de ceux aujourd'hui qui cautionnons l'injustice. Il s'en trouve parmi nous pour cautionner cette injustice alors que, sur les 250 millions d'habitants de l'Afrique, vous en avez plus de 100 millions qui gémissent encore sous le poids de la force étrangère, de la domination, et que les combattants de la liberté éprouvent de terribles peines, au prix du sacrifice de leur vie, à pouvoir briser leurs chatnes d'esclavage et de domination étrangère. Mais il s'en trouve parmi nous pour apporter leur caution et leur bénédiction, pour dire "Non, la République :

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Démocratique Allemande doit rester dans l'ombre, il faudrait qu'elle reste là -bas, que les épidémies éclatent; elle peut mourir, elle peut être victime des épidémies, des endémies, des intoxications, des maladies professionnelles, des accidents; nous, nous sommes là pour faire nos prières et apporter notre bénédiction ". Cela est pénible. Ceux qui pensent que l'année prochaine la situation sera plus mûre, oe sont ceux qui ont dit l'année dernière que cette année la situation serait plus mûre. Seulement, il se trouve qu'au sein des mêmes délégations - parce que nous sommes obligés, quand môme, d'avoir un minimum de souvenirs de ce qui se passe - lorsque l'année dernière quelqu'un est monté à la tribune pour dire "Nous sommes sûrs que l'année prochaine la situation sera mûre pour que la République Démocratique Allemande entre à l'OMS", eh bien, cette année, c'est un autre délégué qu'on fait parler, parce qu'évidemment, ce qu'on a prévu ne s'étant pas réalisé, on se souvient qu'on est venu parler l'année dernière, et il serait pénible de venir tenir le même langage cette année en annonçant encore que l'année prochaine les choses seront plus mûres. Ce qui est sûr, c'est que les auteurs de la résolution tendant à faire ajourner l'admission de la République Démocratique Allemande devraient autant que possible nous dire carrément "Ecoutez, honorables délégués, ce n'est pas la peine qu'on admette la République Démocratique Allemande cette année, il vaudrait mieux attendre la soixante -douzième session de l'Assemblée mondiale de la Santé ". Et moi je suis obligé de saisir l'occasion pour rendre un hommage au Directeur général de l'OMS et à ses collaborateurs, parce que je découvre de plus en plus qu'ils sont très courageux malgré les pressions de toutes sortes qui sont exercées, déjà l'année dernière, cette année encore ils ont eu le courage d'inscrire cette question à l'ordre du jour. Mais si les pressions continuent de la sorte, on se demande si l'année prochaine ils auront ce courage; mais enfin, nous faisons confiance à notre Directeur général et à son équipe. S'agissant de ceux qui s'opposent à l'admission de la République Démocratique Allemande au sein de notre organisation, nous avons ici entre les mains un journal qui, justement, vient de l'autre partie de l'Allemagne et qui nous donne tous les arguments en faveur de cette admission. Nous ne voulons pas' nous immiscer dans des querelles de famille, mais lorsqu'on a eu le courage de prendre des articles et de les mettre dans des journaux, de les diffuser à travers le monde - quelles que soient par ailleurs les intentions inavouées qui ont pu guider ce travail -là - eh bien nous, nous sommes obligés de tirer, n'est -ce -pas, des enseignements du contenu de ces journaux. Par exemple, nous sommes obligés ici de dire - et les preuves sont là - que l'autre gouvernement d'Allemagne reconnaît parfaitement la République Démocratique Allemande. Ils le reconnaissent ? Eh bien, qu'ils nous permettent de le reconnattre Ils négocient avec eux ? Bon, qu'ils permettent à la grande famille des institutions spécialisées de négocier avec eux On nous dit que l'UNESCO, le Conseil économique et social se sont abstenus. Nous voulons bien, mais nous ne voulons pas prendre pour référence la médiocrité, l'injustice, l'irrégularité, nous ne le pouvons pas. Ce n'est pas parce que les autres ont refusé de répondre à leur devoir que, nous, nous allons faire taire les textes, les articles de la Constitution de l'OMS, l'article 1 tout comme l'article 3. Le Chancelier ouest -allemand est aujourd'hui capable de boire un verre en compagnie du Premier Ministre et du Ministre des Affaires étrangères de ce gouvernement est -allemand dont Bonn niait encore officiellement l'existence il y a quelques mois, avant l'arrivée au pouvoir du Gouvernement Brandt. C'est un miracle, bon, mais qu'on nous permette aussi de tirer les enseignements de ce miracle. Et alors, le seul argument peut -être auquel nous avons été le plus sensibles l'année dernière, c'est qu'on nous "Les négociations de Kassel vont accoucher ". L'accouchement, vous savez ce que ça a donné a dit un mort -né : C'est reconnu ici, et l'on dit même que compte tenu des incidents regrettables survenus à Kassel, ces incidents seuls auraient suffi pour que M. Stoph ait un excellent prétexte pour mettre un terme définitif aux conversations, s'il l'avait voulu. Bon. Maintenant on nous demande d'attendre la poursuite de ces négociations. Depuis Kassel, officiellement les négociations peut -être continuent, mais pas au niveau de Kassel. On nous demande maintenant d'attendre que ces négociations reprennent, qu'elles se développent, que la grossesse soit à terme - parce que ce que la première grossesse a donné est un mort -né et que le bébé vienne au monde, qu'il soit établi qu'il est vivant, viable et qu'il donne son cri, etc., etc. On nous demande d'attendre cela, mais au même moment on nous informe que les conditions qui ont caractérisé les négociations de Kassel ont été tellement électrisées, tellement dangereuses, qu'il était du devoir de l'autre partie de stopper les négociations. Tout laisse donc à penser que ce n'est pas pour demain que de nouvelles conditions favorables seront réunies pour permettre la rencontre et la poursuite de ces négociations. C'est pourquoi nous disons qu'il vaut mieux dire à l'Assemblée "Ne vous préoccupez plus de cette affaire, ou attendez la quatre- vingt- cinquième session, pour essayer de vous prononcer là- dessus ". Nous ne voudrions pas qu'on insulte nos peuples à chaque session, qu'on nous soumette des questions, et "non, non, non, cette question, ce n'est pas mûr, attendez, etc., etc. ", qu'il y en ait pour dire contrairement aux statuts. Ou alors, qu'on dépose en même temps un projet de résolution invitant l'Assemblée à réviser le texte de la Constitution de l'OMS et à enlever l'attribut d'organisation "mondiale ", afin qu'on ne dise plus "organisation mondiale ". Ou bien on révise le texte constitutionnel de l'OMS, ou alors on ne soumet pas la question à l'assentiment de l'Assemblée, ou si on la soumet alors qu'on se prononce. Nous autres, pays dits en voie de développement, particulièrement d'Afrique, nous sommes : :

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extrêmement sensibles à cette situation qui se crée tantôt on nous dit "l'OMS n'est pas politique ", et tantôt, quand c'est pour des buts politiques, on nous dit "ah, écoutez, pour des raisons politiques ne vous prononcez pas sur une question technique ". Vous savez, nous, nous ne sommes pas très habitués à ce genre de gymnastique intellectuelle, nous ne voudrions vraiment pas être contaminés ici, et, sincèrement, si nous avions pu obtenir la possibilité que .., je ne sais pas, il est vrai qu'on est encore pauvres, qu'on est malades parce qu'on est pauvres, qu'on est pauvres parce qu'on est malades, qu'on mange mal parce qu'on est malades, qu'on ne mange pas bien, et ainsi de suite, sinon l'on aurait peut -être invité les sessions à se tenir chez nous, peut -être aurait -on échappé à être contaminé de la sorte ... Parce que, vraiment, il ne faudrait à aucun moment penser que le délégué de la Guinée qui vous parle le fait avec un esprit passionné. C'est troublant tout ce qui nous entoure, tout ce que nous vivons ici, personnellement nous ne sommes pas habitués à cela. On nous dit que ce n'est pas politique. Bon. Quand il faut se prononcer sur des questions techniques, on nous dit "Pour des raisons politiques, ne vous prononcez pas ". Alors vraiment, de grace, épargnons -nous des stress ; De grace, il y a trop de problèmes déjà qui assomment l'homme en ce siècle vertigineux de l'électronique, des autos, des spoutniks et de tout cela. On est fatigués, on a déjà assez de problèmes, on a des foyers de guerre, des éléments de tension, etc., etc.; épargnez -nous tout cela, de grâce Et nous ne savons pas si l'autre partie de l'Allemagne a peur d'être trop distancée par la République Démocratique Allemande du seul fait de son admission ici, à l'OMS; nous ne le pensons pas, puisque de toute façon un jour ou l'autre il faudra que la République Démocratique Allemande soit admise. Puisque ce ne sont pas de mauvais sentiments qui animent ceux qui s'opposent, qu'ils conjuguent leurs efforts avec ceux qui sont pour l'admission dès maintenant. Parce qu'il y a un proverbe, chez nous, qui dit que ce qui vous empêche de dire la vérité aujourd'hui, c'est ce qui vous empêchera de la dire demain. Si vous la découvrez, il vaut mieux la dire tout de suite, ou alors dites carrément "l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS n'est pas un problème à inscrire à l'ordre du jour de l'OMS". Mais si vous admettez qu'il est logique de l'inscrire, alors, à partir de là, il faudrait tolérer qu'on l'admette. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, en mettant encore l'accent sur la sincère admiration que j'ai pour le courage du Directeur général et de ses collaborateurs, qui résistent aux pressions, et en rendant hommage aussi aux délégations ici qui résistent aux pressions et à toutes les tentations, nous voudrions maintenant vous confier les aspects positifs qui, à notre avis, doivent militer en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande. Celle -ci, tout d'abord, a présenté une candidature. Il y a des Etats qui n'ont pas présenté de candidature, et qui estiment même qu'il est dangereux d'entrer à l'ONU par la petite porte, soit le Conseil économique, soit l'UNESCO, soit l'OMS. La République Démocratique Allemande, elle, a présenté sa candidature. Ensuite, elle s'engage à honorer toutes les bases contractuelles de l'Organisation mondiale de la Santé. Ensuite, des délégués d'Etats Membres ont établi sur des bases objectives que la République Démocratique Allemande a atteint un haut niveau de progrès technique, technologique, scientifique, en particulier, pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la santé publique. Qu'il s'agisse de la lutte contre les maladies transmissibles, qu'il s'agisse de l'organisation de centres thérapeutiques pour les maladies rénales chroniques, qu'il s'agisse de l'application de la technologie aux différentes disciplines médicales et thérapeutiques de notre siècle, qu'il s'agisse, et surtout, de la méthodologie, de la stratégie et de la tactique mises en jeu pour la protection de la santé du peuple travailleur est -allemand, qu'il s'agisse du haut sens de probité et d'honneur que la République Démocratique Allemande apporte à la coopération avec d'autres Etats Membres dans le cadre d'accords de coopération bilatérale - puisque pour le moment on veut faire barrage à la coopération multilatérale qu'il s'agisse de la législation sanitaire protégeant l'ensemble des populations de la République Démocratique Allemande, toutes ces réalités objectives et irréfutables font que si cet Etat est admis au sein de notre organisation, il apportera une contribution décisive dans le cadre de la coopération multilatérale et bénéficiera du même coup du riche trésor que l'ensemble des Etats Membres ici présents recèle au sein de notre organisation. Nous ne savons pas quelles sont les mesures, les précautions, les alertes qui ont été déployées par ceux qui s'opposent à l'admission de la République Démocratique Allemande, mais, confiants dans le sens de l'honneur contre les honneurs et la trahison que les honorables chefs et membres des délégations des Etats Membres ici présents ont tenu à nourrir, conscients du fait que nous admettons tous qu'une injustice à un est une menace aux autres et, s'agissant des pays africains, conscients du fait que vous savez que sur les 250 millions d'habitants de notre continent, plus de 100 millions gémissent encore sous le poids de l'injustice et de la domination étrangère, et que tous les millions de francs, de Deutsche Mark, de yen et autres ne peuvent remplacer la liberté - car aucun Membre conscient n'accepterait que pour tous les milliards de dollars qu'on lui donnerait on lui crève les deux yeux, par exemple - nous voudrions donc, en nous excusant auprès de l'auguste assemblée d'avoir retenu votre attention, nous voudrions vous prier de vous hisser au plus haut niveau de responsabilité historique dans l'intérêt de vos peuples et à l'honneur de l'Organisation mondiale de la Santé. : : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Bulgarie.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

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Le Dr CVETKOV (Bulgarie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, en mai 1970, par la résolution WHA23.11 adoptée à sa onzième séance plénière, la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a renvoyé à la présente assemblée l'examen de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Ce seul fait montre bien que les conditions requises pour cette admission sont réunies depuis longtemps. A franchement parler, je suis surpris qu'il se trouve encore ici des personnes pour oser soutenir que la question n'est pas mûre. Nous sommes tous parfaitement conscients de l'importance de cette question pour l'activité de l'OMS en tant que centre de coopération internationale dans le domaine sanitaire. Aux termes de la Constitution, l'admission de nouveaux Membres relève de la seule compétence de l'OMS; en outre, comme l'ont déjà déclaré la Cour internationale de Justice et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, on ne peut faire dépendre l'entrée d'un Etat à l'Organisation des Nations Unies ou dans une institution spécialisée des relations bilatérales de cet Etat. Si l'acceptation en qualité de Membre de plein exercice d'un Etat souverain et pacifique, qui, en matière de santé, agit de façon parfaitement conforme aux objectifs et aux principes de l'OMS, est soumise à des conditions politiques préalables inadmissibles, et si un autre Etat s'arroge un droit de veto sur l'admission de nouveaux Membres, les intérêts de l'Organisation sont loin d'être respectés. En soumettant sa demande d'admission à l'OMS sur la base du principe international, universellement reconnu, de l'égalité souveraine des Etats, la République Démocratique Allemande ne fait que revendiquer un droit dont jouissent tous les autres Etats. En mai 1970, à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, conformément au principe d'universalité dont se réclame notre organisation, les représentants d'un grand nombre d'Etats Membres se sont déclarés en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, comme Membre de plein exercice. Ils reconnaissaient par là le fait indéniable qu'une large coopération entre tous les Etats est indispensable au maintien et à l'amélioration continue de la santé de tous les hommes, quel que soit le pays où ils vivent, et, en particulier, à une lutte efficace contre les maladies transmissibles. Cette nécessité s'impose chaque jour davantage, étant donné le développement constant du tourisme international, l'expansion du commerce mondial et les progrès de la collaboration économique entre Etats. Personne ne peut dénier à la République Démocratique Allemande, Etat pacifique dont toute la politique est conforme aux objectifs et aux principes de la Charte des Nations Unies, le droit inaliénable de participer sans restriction à la coopération internationale. En raison de sa politique constamment pacifique et de sa contribution active à la vie internationale, la République Démocratique Allemande jouit du respect des nations. J'en donnerai pour preuve le fait qu'elle entretient des relations diplomatiques officielles avec quarante -deux Etats groupant près de 60 % de la population mondiale. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, depuis sa création, la République Démocratique Allemande pratique une politique sanitaire qui non seulement est conforme aux objectifs de l'OMS, mais qui de plus a permis des réalisations remarquables dans maints domaines. En fait, la République Démocratique Allemande contribue de façon notable à l'action de l'OMS tant en veillant sur la santé de ses ressortissants qu'en accordant assistance et soutien à de nombreux pays en voie de développement qu'elle aide à établir des services de santé efficaces et à résoudre des problèmes médicaux urgents. La République Démocratique Allemande a donc prouvé depuis longtemps qu'elle pourrait, en qualité de Membre de l'OMS, prendre une part active et constructive à l'accomplissement des tâches universelles de l'Organisation. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, tous les gouvernements ont intérêt à ce que l'état de santé des populations ne soit pas mis en danger par des mesures inadéquates ou par une coopération insuffisante entre Etats en matière de lutte contre les maladies. La mission humanitaire et universelle de l'OMS exige que la République Démocratique Allemande, située comme elle l'est au centre de l'Europe, soit incluse dans les programmes que l'Organisation envisage ou met déjà en oeuvre, notamment pour combattre les maladies transmissibles - choléra, variole, rage et grippe en particulier - pour protéger l'environnement contre les facteurs préjudiciables à la santé ou pour prévenir les effets adverses des médicaments, pour contrôler l'abus des stupéfiants. Il nous apparaît clairement à tous que le niveau de développement auquel sont parvenus ses services de santé publique met la République Démocratique Allemande en mesure d'aider puissamment l'Organisation à atteindre ses objectifs et à s'acquitter de sa tache. En raison du capital scientifique qu'elle s'est acquis dans le domaine des maladies cardio -vasculaires, ainsi que des recherches menées par ses spécialistes sur l'étiologie et le traitement du cancer, sur la cybernétique médicale et sur la génétique, la République Démocratique Allemande pourrait, en tant que Membre de l'OMS, participer utilement à la solution des problèmes médicaux engendrés par la révolution scientifique et technologique. De son côté, cet Etat a le désir légitime de faire bénéficier ses citoyens des résultats des travaux de l'OMS et de l'expérience des autres Etats. La possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, et par conséquent des dix -sept millions d'habitants de la République Démocratique Allemande. La population de ce pays doit participer à la coopération internationale au sein de l'OMS si celle -ci veut être fidèle à ses objectifs humanitaires. C'est pour ces raisons, Monsieur le Président, que des voix de plus en plus nombreuses se font entendre dans la communauté internationale en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. "Il est évident que la République Démocratique Allemande remplit toutes les conditions :

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voulues pour entrer dans cette organisation ", a dit le Dr Stefan Milk, Vice -Président de l'Académie roumaine des Sciences médicales. D'autre part, au Caire, le Dr Abdul Sarem, Ministre de la Santé de la République Arabe Unie et Président du Croissant -Rouge, a déclaré ce qui suit "La République Démocratique Allemande a le droit d'être Membre de plein exercice de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous savons que le niveau de son système de santé publique est très élevé et qu'elle possède de grandes possibilités d'aider d'autres pays ". Comme il a déjà été dit ici même, en République fédérale d'Allemagne de plus en plus d'hommes de science, d'hommes politiques et de personnalités éminentes se prononcent ouvertement pour l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. En conclusion, Monsieur le Président, je voudrais répéter que notre délégation appuiera sans réserve l'entrée de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Son admission marquerait un grand progrès dans l'application du principe de l'universalité et contribuerait au développement de la coopération pacifique entre les Etats et les nations. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Argentine.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Le Dr OLGUIN (Argentine) (traduction de l'espagnol) la délégation argentine est l'un des auteurs du projet de résolution contenu dans le document A24/21 concernant la demande de la République Démocratique Allemande. Elle est convaincue qu'à l'heure actuelle, comme l'a clairement indiqué le délégué de la République fédérale d'Allemagne, la question revêt un caractère éminemment politique; des discussions et des négociations sont d'ailleurs en cours à ce sujet au sein des instances compétentes. C'est pourquoi, tenant compte de la vocation technique de l'Assemblée mondiale de la Santé - point sur lequel toutes les délégations sont d'accord et de l'inopportunite de décisions partielles comme celle que pourrait prendre l'Assemblée sur un problème dont les prolongements sont immenses et les divers aspects étroitement imbriqués, ma délégation pense qu'avant de pouvoir être examinée ici, la question doit être réglée par l'Assemblée générale des Nations Unies, forum politique naturel du système intergouvernemental. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est sur ce critère et sa réalité que se fonde la délégation argentine pour appuyer le projet de résolution tendant à renvoyer la question à la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Mongolie.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la Le Dr DEMBEREL (Mongolie) (traduction du russe) délégation de la République populaire de Mongolie est profondément convaincue que prendre à la présente assemblée une décision favorable à l'entrée de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé serait parfaitement conforme à la Constitution de l'OMS et aiderait l'Organisation à poursuivre ses buts humanitaires dans l'esprit des nobles principes qu'énonce la Constitution. A cet égard, nous voudrions souligner que la République Démocratique Allemande est un pays développé aussi bien sur le plan économique que sur celui de la culture, de la science et de la technique. Ses remarquables réalisations en matière de santé publique et de sciences médicales sont pour nous particulièrement intéressantes. Les sciences médicales ont atteint un niveau très élevé dans ce pays et le système de santé publique y est fort bien organisé et géré. Les progrès rapides de son industrie pharmaceutique permettent à la République Démocratique Allemande de partager sa riche expérience avec d'autres pays qui connaissent de grandes difficultés dans ce domaine. Je ne saurais passer sous silence les précieux apports de la République Démocratique Allemande aux sciences médicales et à leurs applications en faveur des populations urbaines et rurales. Ses chercheurs ont, vous le savez, mis au point et fait adopter un grand nombre de nouvelles méthodes d'investigation dans d'importants domaines de la médecine, comme les maladies cardio -vasculaires, la tuberculose, les tumeurs malignes, l'hygiène générale, le contrôle des médicaments, etc. De même, la valeur de l'expérience qu'elle a acquise en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles et la production de moyens visuels d'éducation sanitaire est reconnue dans le monde entier. Non seulement, ses services de santé publique font face avec succès aux problèmes pratiques que pose la protection de la santé de sa population, mais ils étendent chaque année leurs relations internationales. Les rapports que mon pays a eus ces dernières années avec la République Démocratique Allemande dans le domaine de la santé offrent un exemple frappant de coopération bilatérale bénéfique et extrêmement efficace. Par conséquent, Monsieur le Président, nous estimons que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS est du plus haut intérêt tant pour l'Organisation que pour tous les Etats Membres. Il ne fait aucun doute pour nous que ce pays apporterait une aide notable à la solution des problèmes dont l'OMS aura à se préoccuper par la suite. En outre, son admission prouverait que le principe de l'universalité de l'Organisation est respecté et elle contribuerait utilement à réduire les tensions et à développer la coopération internationale. :

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Ma délégation voudrait encore préciser, Monsieur le Président, ainsi qu'elle l'a déjà souligné lors de précédentes Assemblées de la Santé, que la question de l'admission ne doit en aucune façon âtre rattachée à celle des négociations bilatérales entre la République fédérale d'Allemagne et la République Démocratique Allemande. Les efforts de certaines délégations pour tenter de lier artificiellement ces deux questions trahissent simplement le désir de retarder une décision équitable en ce qui concerne l'admission. Je tiens, du reste, à faire observer que les raisons invoquées par la République fédérale d'Allemagne dans son aide -mémoire (document A24/19) pour justifier un ajournement de cette décision n'ont pas de rapport direct avec la question à l'étude; de plus, elles sont en contradiction avec l'article 3 de la Constitution. Il ressort nettement de cet article que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation serait une solution juste et opportune du problème; il n'y a donc pas lieu de différer l'adoption de cette solution. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, pour toutes les raisons que je viens d'exposer, la délégation de la République populaire de Mongolie figure au nombre des auteurs de la proposition tendant à admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS. Nous demandons instamment aux délégués à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'appuyer le projet de résolution distribué sous la cote A24/20. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole au délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, l'année dernière, au cours de la discussion consacrée à la même question, j'ai dit que l'Assemblée mondiale de la Santé n'était pas l'organe approprié pour prendre une décision sur un problème aussi essentiellement politique que celui de l'entrée de la République Démocratique Allemande dans des organisations du système des Nations Unies. Il ne fait aucun doute que le problème est politique; c'est aussi un problème extrêmement délicat dont la portée dépasse de loin le cadre des préoccupations de l'Assemblée de la Santé. Nous ne contestons nullement la qualité de l'oeuvre médicale accomplie en République Démocratique Allemande, mais nous pensons que les autres aspects de la question doivent être examinés par les organes compétents de l'Organisation des Nations Unies elle -même - et, en premier lieu, par l'Assemblée générale - dont les décisions seront ensuite appliquées ici. La délégation du Royaume -Uni appuie donc le projet de résolution contenu dans le document A24/21 pour les raisons déjà exposées par ceux des auteurs de ce projet qui m'ont précédé à la tribune. J'espère que l'Assemblée se rendra à ces raisons et conviendra de ne prendre aucune décision sur la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Mesdames, Messieurs, nous ne sommes pas ici pour discuter de problèmes politiques et nous avons beaucoup à faire. Je demande donc instamment que l'Assemblée se remette à sa véritable tâche sans consacrer plus de temps à une question qui doit être réglée ailleurs.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Japon.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, le Japon M. OKAWA (Japon) (traduction de l'anglais) ne le cède à aucun pays pour souhaiter que les entretiens "inter- allemands" aboutissent à une conclusion satisfaisante pour les deux parties. Nous avons appris que ces entretiens se poursuivaient. Nous croyons comprendre qu'au stade actuel toute décision concernant une demande d'admission de la République Démocratique Allemande dans l'une quelconque des institutions spécialisées du système des Nations Unies aurait des conséquences politiques qui affecteraient le déroulement de ces pourparlers. Dans ces conditions, ma délégation estime judicieux de renvoyer l'examen de la demande dont nous sommes saisis à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé, dans l'espoir que les deux parties en cause parviendront d'ici -là à un accord satisfaisant. Monsieur le Président, la délégation japonaise votera pour le projet de résolution tendant à ajourner la question. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Malawi.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est M. CHISALA (Malawi) (traduction de l'anglais) en tenant pleinement compte de la décision de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé que la délégation du Malawi s'est jointe aux auteurs du projet de résolution contenu dans le document A24/21. Elle a noté que depuis un an la détente entre la République fédérale d'Allemagne et la République Démocratique Allemande s'est maintenue, mais qu'aucun progrès sensible n'a été enregistré. De l'avis de mon gouvernement, si la situation devait s'améliorer, la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS devrait âtre examinée par l'Assemblée générale des Nations Unies qui est l'instance habilitée à s'occuper de questions politiques. Ma délégation, ainsi que d'autres coauteurs du projet de résolution, a pris acte avec satisfaction de la déclaration faite par le chef de la délégation de la République fédérale d'Allemagne dont il ressort que la République fédérale poursuivra sans relâche ses efforts en vue de trouver une solution :

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aux problèmes en suspens à l'intérieur de l'Allemagne et de promouvoir un rapprochement général en Europe. Ma délégation en est heureuse et estime que la question doit être envisagée ici en fonction des assurances ainsi données. L'OMS doit s'abstenir de toute décision susceptible de nuire aux efforts mentionnés, et ma délégation tient donc à déclarer que le Gouvernement du Malawi appuie sans réserve le projet de résolution visant à renvoyer la question à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et qu'elle votera pour ce projet. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Syrie. : :

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation syrienne se réjouit Le Dr SAADA (Syrie) d'être un des coauteurs du projet de résolution contenu dans le document A24/20 en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus qu'en adoptant cette résolution l'Assemblée mondiale de la Santé suivra la voie de la justice et de l'intérêt mondial; elle réalisera ainsi le principe de l'universalité de l'OMS et permettra à tous les pays de tirer profit de l'expérience et des réalisations techniques et sanitaires de la République Démocratique Allemande. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Yougoslavie. :

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, M. JEREMIC (Yougoslavie) (traduction de l'anglais) notre position quant à l'universalité de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées est bien connue; je n'abuserai donc pas de votre temps si précieux en la réaffirmant. Je tiens, toutefois, à relever les arguments politiques ambigus qui ont été avancés à cette tribune aujourd'hui. Nous avons entendu des délégués dire que le moment n'était pas venu d'admettre la République Démocratique Allemande en raison des relations politiques entre cet Etat et la République fédérale d'Allemagne. Il a aussi été soutenu que la question,étant purement politique, devait être réglée par les hautes instances politiques des Nations Unies et non par l'OMS, organisation purement humanitaire. A mon avis, Mesdames, Messieurs, on ne peut pas un jour se prononcer en faveur de la dépolitisation de l'OMS et, le lendemain même, employer des arguments politiques pour des raisons strictement pragmatiques. Permettez -moi d'appeler votre attention sur l'article 6 de la Constitution selon lequel l'admission d'un nouveau Membre est subordonnée à l'approbation de sa demande à la majorité simple - je répète à la cela précisément pour permettre de se rapprocher le plus possible de l'objectif de majorité simple l'universalité, pour faciliter l'admission de nouveaux Membres. Nous invitons notamment tous les Etats Membres de l'OMS à garder présent à l'esprit le véritable sens de l'article 6 de la Constitution. Mais je ne veux plus invoquer que des arguments d'ordre professionnel et je soulignerai simplement que d'énormes avantages dans le domaine de la santé publique et de la médecine résulteraient pour l'OMS de la participation de la République Démocratique Allemande, étant donné la très grande expérience pratique des services de santé de celle -ci. C'est pourquoi ma délégation appuie sans réserve son admission à l'OMS. : :

Le PRRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Lesotho.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la Le Dr MOLAPO (Lesotho) (traduction de l'anglais) délégation du Lesotho est l'un des auteurs du projet de résolution contenu dans le document A24/21. Mon gouvernement estime que l'admission de la République Démocratique Allemande soulève des problèmes politiques que seuls peuvent résoudre les peuples allemands eux -mêmes. Le Lesotho pense donc qu'il serait prudent de patienter et de permettre aux consultations en cours entre les deux Etats divisés de se poursuivre. Nous voterons pour la résolution mentionnée et nous invitons les autres délégations à accepter de renvoyer la question à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué des Etats -Unis d'Amérique.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, il est extrêmement regrettable que nous devions une fois de plus consacrer autant de notre temps, si limité et si précieux, à discuter la question purement politique de l'admission de certains gouvernements. De telles questions reviennent sans cesse devant chacune des institutions spécialisées du système des Nations Unies et les détournent de leurs importantes et fondamentales tâches techniques. Nombre de délégués ici présents se rappelleront qu'année après année de nombreux orateurs nous ont adjurés de ne pas utiliser une organisation vouée à la santé comme un forum politique, alors qu'il existe un organe approprié pour les débats et les décisions politiques - l'Assemblée générale des Nations Unies. Contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, voici que nous sommes saisis à nouveau de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Lorsque nous avons décidé l'an dernier de renvoyer la question à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, nous l'avons fait parce que nous savions que des négociations s'étaient engagées :

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entre la République fédérale d'Allemagne et les autorités d'Allemagne orientale. Le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne a poursuivi tout au long de l'année ses efforts pour aboutir à un accord avec les autorités d'Allemagne orientale, mais sans succès. Si l'Assemblée mondiale de la Santé admettait maintenant l'Allemagne orientale en qualité de Membre de cette institution spécialisée - et donc, en fait, lui reconnaissait le statut international d'Etat - elle préjugerait l'issue des négociations en cours. La participation de l'Allemagne orientale aux activités des organisations internationales pose une question politique d'importance majeure. L'Organisation mondiale de la Santé est un organisme médical, scientifique et technique, qu'on ne devrait pas abusivement transformer en arène pour y enlever des décisions politiques. Celles -ci incombent à l'organe compétent des Nations Unies. Or, jusqu'ici, cet organe ne s'est pas prononcé sur le point à l'étude. Puisqu'il n'y a pas eu de décision appropriée de l'organe politique compétent des Nations Unies, établissant le droit de l'Allemagne orientale d'appartenir à des organisations du système des Nations Unies ou de participer à des conférences réunies sous les auspices des Nations Unies, 1 'Organisation mondiale de la Santé doit s 'abstenir de prendre une décision

indépendante et unilatérale concernant l'admission de l'Allemagne orientale. Mesdames, Messieurs, l'Assemblée a beaucoup à faire, personne de nous ne l'ignore. Il nous faut consacrer le maximum de temps aux importantes questions de santé dont nous sommes saisis. C'est pourquoi ma délégation s'est jointe à vingt -sept autres pour proposer la résolution contenue dans le document A24/21 et votera en sa faveur. Ce texte tend à renvoyer à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'examen de la demande d'admission à l'OMS présentée par la République Démocratique Allemande. J'ajouterai que si nous préconisons cet ajournement et si nous vous demandons d'y souscrire, c'est surtout parce que nous sommes convaincus que les questions politiques internationales doivent être discutées et réglées par les organisations politiques - et non médicales - compétentes. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est la troisième fois que l'Assemblée de la Santé examine la demande d'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Or il s'agit d'une demande présentée dans les formes par un Etat souverain, par le gouvernement d'un pays hautement développé, comptant dix -sept millions d'habitants et situé au centre du continent très peuplé qu'est l'Europe. On parle d' "accélérer" les travaux de l'Assemblée, mais, pour la troisième fois, nous "perdons du temps" à des controverses passionnées sur une question qui, pour beaucoup de délégations, est parfaitement claire et pourrait être réglée depuis très longtemps. Deux projets de résolution relatifs à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS ont été soumis à l'Assemblée. L'un tend à ce qu'une décision positive soit prise immédiatement, à ce que cet Etat soit admis; l'autre propose d'ajourner à nouveau la question jusqu'à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. La délégation soviétique a attentivement et patiemment écouté tous les arguments avancés pour et contre ces deux projets de résolution. Nous voulions comprendre et apprécier correctement, sans émotion indue, les positions prises par les différents pays à cette assemblée et bien saisir leurs raisons, encore qu'il nous ait semblé dès le début que la balance penchait nettement d'un côté. Le temps de l'Assemblée nous est aussi précieux qu'à d'autres, mais compte tenu de tout le déroulement de la discussion et des résultats des débats antérieurs aux Vingt et Unième et Vingt- Troisième Assemblées mondiales de la Santé la délégation soviétique estime nécessaire une fois de plus d'exposer ses vues clairement et sans équivoque et de faire valoir ses arguments. Nous avons pleinement conscience du lieu et du moment où se situe la discussion en cours et nous sommes convaincus que, dans les années 70 du vingtième siècle - siècle de l'atome et de l'ouverture sur l'espace, siècle de progrès économiques et sociaux exceptionnels, siècle de l'émancipation de l'humanité et de sa libération des horreurs de la guerre - il faut qu'en fin de compte des pays se comprennent les uns les autres. La délégation soviétique veut exposer ses vues parce que, comme l'a dit le Dr Kourouma, nous croyons à la force des arguments et non à l'argument de la force. Bien entendu,'nous n'oublions pas l'importance de la force; nous la connaissons parfaitement. Mais nous savons aussi que, dans le monde actuel, il se rencontre souvent des situations dans lesquelles ni les- pressions politiques, ni les pressions économiques, ni la force directe, physique ou militaire, ne peuvent résoudre les problèmes qui se posent à certains pays ou à certaines organisations. C'est alors que la discussion, la logique et le bon sens prennent une importance décisive. C'est alors qu'il faut peser raisonnablement et calmement les arguments et les exposer de manière qu'ils soient compréhensibles non seulement à soi -même, non seulement à tout adversaire, mais encore à tous les pays qui participent au règlement de la question. Il s'agit d'une très bonne école pour tous les pays et pour notre assemblée, qui peuvent apprendre ainsi la valeur réelle et la justesse de la position d'un pays concernant un point donné. Un argument devient puissant s'il est correctement compris et n'est faussé d'aucune manière, délibérément ou non. C'est là un but très difficile à atteindre quand existent des obstacles d'ordre linguistique et autres. Aussi demanderai -je à nos excellents interprètes de s'efforcer de rendre très fidèlement ce que je vais dire. :

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Mesdames, Messieurs, examinons ensemble une fois encore les arguments en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS et ceux qui ont été invoqués pour faire ajourner la décision. Pour commencer, je rappellerai que les délégations de plus de vingt pays qui proposent le premier projet de résolution, et les quatorze qui se sont exprimés ici - délégations ayant à leur tête des ministres de la santé ou des directeurs de services de santé publique se sont prononcées sans réserve pour l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, pour les raisons suivantes. Premièrement, la République Démocratique Allemande est un pays hautement développé qui compte 17 millions d'habitants et qui inscrit à son actif des réalisations remarquables dans les domaines de l'économie, de la culture, de la science et de la santé publique. C'est l'une des dix premières puissances économiques du monde. Elle peut s'enorgueillir d'une oeuvre exemplaire en santé publique elle possède un réseau étendu d'institutions médicales; elle a un médecin pour 700 habitants et 12 lits d'hôpital pour 1000 habitants; et son budget de la santé publique a quadruplé en vingt ans. Deuxièmement, la République Démocratique Allemande est un Etat souverain, entièrement maître de sa politique intérieure et extérieure, qui entretient des relations suivies d'ordre politique, économique, technique et scientifique avec de nombreux pays du monde. Par conséquent, l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS en tant que Membre de plein exercice apparaît parfaitement conforme à la Constitution et au principe de l'universalité de l'Organisation, tandis que le rejet de sa demande constituerait un acte discriminatoire injuste et inadmissible. Troisièmement, la République Démocratique Allemande est prête à assumer toutes les obligations, tant médicales que financières, qui incombent aux Membres de l'Organisation. En demandant son admission et en attendant, pour la troisième fois, une décision équitable, elle a confirmé son respect pour l'OMS et sa volonté de coopération. Quatrièmement, l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS relève de la compétence de l'Assemblée qui peut statuer à la majorité simple. Bien qu'on ait arbitrairement fait traîner les choses en longueur et qu'on les ait compliquées en y mêlant des passions superflues et des controverses qui n'ont rien à voir avec la santé, la question peut être réglée aujourd'hui même, dans cette salle, :

si la majorité des délégués présents jugent correctement la situation et prennent la décision qui convient. Je n'insisterai pas sur les autres arguments en faveur de 1 ' admission de la République Démocratique Allemande. Ils sont suffisamment éloquents par eux -mêmes . La délégation soviétique les appuie pleinement et sans réserve comme elle l'a fait l'année dernière et en 1968, comme elle le fait chaque fois qu'il s'agit de reconnaître les droits inaliénables d'un Etat qui progresse dans la voie d'un développement national indépendant.

Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande fait valoir un certain nombre d'arguments importants dans des documents spéciaux qui ont été distribués aux délégués à l'Assemblée à la demande de diverses délégations. A ce propos, je ne puis m'empêcher de déplorer une fois de plus le fait - injuste à tous égards que, alors que l'Assemblée examine la demande d'admission de la République Démo-

cratique Allemande, des représentants officiels de cet Etat n'aient pas le droit d'expliquer eux -mêmes leur position sur une question qui les concerne et qui figure dûment à l'ordre du jour. Nous estimons qu'à l'avenir, dans des cas analogues, il faudra à tout prix éviter pareille erreur et pareille injustice. Cependant, la délégation soviétique estime de son devoir d'approfondir les arguments qui ont été avancés contre l'admission de la République Démocratique Allemande. Pour la troisième fois, nous avons écouté attentivement des déclarations purement politiques - de même que nous avons étudié avec soin l'aide- mémoire du représentant diplomatique de la République fédérale d'Allemagne - déclarations qu'ont malheureusement appuyées certains délégués, dont ceux de pays en qui nous voyons de vrais champions de la plus large coopération internationale dans le domaine de la santé. Il est vrai que ces délégués ont essentiellement soutenu la position politique de la République fédérale d'Allemagne sans invoquer aucun argument d'ordre technique ou médical. A mon sens, il n'y a rien là de fortuit. Les médecins et les diplomates ont beaucoup de points communs et ce n'est pas pour rien que les diplomates sont parfois appelés guérisseurs, ou médecins, des maladies et des troubles internationaux. Nous avons un respect sincère pour les diplomates qui accomplissent une tâche difficile et lourde de responsabilités. Mais - si je peux me permettre ici une petite plaisanterie - je voudrais rappeler la remarque faite par l'un des médecins les plus éminents des Etats -Unis dans l'introduction d'un ouvrage qu'il a publié en collaboration avec des spécialistes soviétiques sur un des problèmes urgents de la chirurgie moderne; soulignant l'importance de la coopération internationale en matière médicale et son influence sur la compréhension mutuelle entre les peuples, ce savant a écrit que, si le sort du monde avait été confié non à des généraux et à des diplomates, mais à des médecins, guerres et conflits internationaux auraient peut -être disparu depuis longtemps. Je crois que cette observation s'applique bien à la situation actuelle à l'Assemblée. Quels sont les arguments avancés contre l'admission de la République Démocratique Allemande ? Il y en a plusieurs. Ils peuvent se résumer comme suit l'admission de cet Etat à l'OMS entraverait un règlement inter -allemand; elle porterait préjudice à la régularisation de la situation en Europe; elle détruirait au profit de l'une des parties en cause l'équilibre atteint; et, enfin, elle devrait d'abord être réglée à l'Organisation des Nations Unies. La première chose à dire au sujet de ces arguments est qu'ils sont de nature purement politique, et cela alors même que des appels réitérés nous adjurent et cherchent à nous convaincre de ne pas recourir à des arguments politiques dans cette organisation :

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internationale humanitaire, spécialisée et technique. Malheureusement, cette position adoptée par les puissances occidentales rend très étrange celle de la République fédérale d'Allemagne en ce qui concerne la nature politique ou non politique de l'OMS. Les puissances occidentales ne s'élèvent contre la politique que lorsqu'elle va à l'encontre de leurs propres intérêts politiques limités; en revanche, elles -mêmes exercent une pression politique non déguisée sur l'Assemblée. C'est précisément à cause de cette position politique, de cette position politique incorrecte des puissances occidentales que l'OMS n'est pas encore un organisme universel et que non seulement la République Démocratique Allemande, mais aussi les peuples de la grande Chine, de la République démocratique du Viet -Nam et de la République populaire démocratique de Corée ne sont pas représentés en son sein. Par contre, il n'y a pas un seul pays capitaliste qui ne participe aux travaux de l'OMS, à l'exception, bien entendu, de la République d'Afrique du Sud et de la Rhodésie du Sud qui n'osent pas venir ici à cause de leur politique de discrimination raciale et d'apartheid. Soit dit en passant, nous estimons que de telles pratiques constituent les seuls motifs qui devraient faire exclure un pays d'une organisation humanitaire. Non, Mesdames, Messieurs, la délégation soviétique n'a pas la même conception quant à la nature politique de l'OMS. Il ne saurait y avoir absence totale d'influences ou de considérations politiques dans le règlement par l'Organisation de questions importantes; l'OMS n'est pas indépendante de l'évolution politique et internationale. Le prétendre serait absurde, car la médecine et la santé publique représentent des éléments majeurs de la vie sociale et collective de chaque pays et de la vie internationale. Elles n'ont jamais été et ne seront jamais totalement indépendantes d'influences sociales et politiques. Peut -on demander aux délégués ici présents d'adopter une attitude sereine et apolitique quand se poursuivent des guerres d'agression et des génocides ? Dans ces conditions, les appels à laisser la politique de côté ne sont -ils pas en fait des manifestations politiques évidentes d'une espèce particulière ? Ceux qui les lancent croient -ils si nalfs les délégués à l'Assemblée ? Les choses ont changé; les appels de ce genre sont à tout jamais dépassés. En revanche, pas plus tard que l'année dernière, la délégation soviétique a dit à cette tribune que l'Organisation mondiale de la Santé ne pouvait être le lieu où des Etats, ou des groupes d'Etats, régleraient leurs comptes politiques, le lieu où des Etats imposeraient à d'autres des décisions purement politiques. Dans notre monde complexe et divisé, quoi que nous puissions penser de l'histoire et de l'avenir de l'humanité, nous devons faire face à un problème d'une extrême importance et conjurer la menace d'une catastrophe thermonucléaire, la menace d'une nouvelle guerre mondiale, le pire ennemi de la santé des peuples. Nous n'avons pas le choix. Pour préserver la paix, les nations doivent non seulement se connaître et se respecter mutuellement, mais encore apprendre à vivre et à travailler ensemble afin de résoudre en commun les problèmes complexes qui se posent à l'humanité. Ce n'est pas facile; bien au contraire, mais c'est absolument nécessaire. Et nous sommes profondément convaincus que les dispositions de la Constitution concernant l'universalité et la nature humanitaire et apolitique de l'OMS montrent qu'il n'est pas de meilleur terrain que la médecine et la santé publique pour entamer l'étude et la mise au point des conditions et des méthodes d'une action commune essentielle pour tous les pays. D'autant que cela correspond directement à notre devoir professionnel, médical et moral. D'autant que toute solution d'un problème médical, aussi mineur qu'il paraisse, à laquelle nous parvenons constitue une importante contribution à la cause générale de la compréhension mutuelle entre les peuples. Il ne faut pas simplifier à l'excès et refuser de reconnaître les grandes différences politiques, économiques et sociales qui existent. Mais nous devons dépasser ces différences pour régler les questions dans lesquelles sont impliqués les intérêts de nombreux Etats. Examinant maintenant quant au fond les arguments politiques de la République fédérale d'Allemagne et de ses alliés occidentaux, je me vois obligé de dire qu'ils sont non seulement politiques, mais aussi politiquement sans valeur. En premier lieu, il n'est pas question d'ingérence dans des affaires intérieures, puisqu'il ne s'agit pas de deux parties de l'Allemagne - comme on l'a prétendu - mais de deux Etats souverains occupant le territoire de l'ancienne Allemagne hitlérienne. Ces deux Etats sont nés à la suite et en conséquence de la Seconde Guerre mondiale qui a apporté tant de souffrances à l'humanité. Le fait qu'on reconnaît le statut souverain de la République Démocratique Allemande est attesté dans de très nombreux documents et déclarations, et notamment dans les traités conclus entre la République fédérale d'Allemagne et l'Union soviétique et entre la République fédérale d'Allemagne, et la Pologne. Si ces traités n'ont pas encore été ratifiés, c'est à cause de la complexité de la situation politique à l'intérieur de la République fédérale, où certaines factions, certains partis politiques et certains groupes n'arrivent pas encore à se résigner aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, déclenchée par l'Allemagne fasciste. Nous savons d'ailleurs que ces factions et groupes ont des représentants dans certains départements de l'Etat. C'est pourquoi nous avons déclaré ici même l'année dernière que l'Union soviétique suit attentivement l'évolution des événements en République fédérale d'Allemagne et espère que cette dernière aura assez de bon sens pour secouer le poids du passé. Un an s'est écoulé. Et, tout dernièrement, le camarade Brejnev, Secrétaire général du Parti communiste, prenant la parole au Vingt -Quatrième Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique,

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a donné les précisions suivantes "En ce qui concerne la ratification de ces traités par l'Allemagne occidentale, une nette polarisation des forces politiques se produit. Il est à présumer qu'à Bonn et dans quelques autres capitales occidentales, ceux qui ont le sens des réalités se rendent compte d'un fait très simple un retard de ratification provoquerait une nouvelle crise de confiance à l'égard de toute la politique de la République fédérale d'Allemagne, détériorerait le climat politique en Europe et compromettrait les perspectives de détente internationale. Pour sa part, l'Union soviétique est prête à s'acquitter des obligations découlant pour elle du traité conclu avec l'Allemagne occidentale. Nous sommes prêts à faire le nombre de pas voulu sur la route qui mènera à la régularisation et à l'amélioration des relations entre la République fédérale et les pays socialistes d'Europe, à condition, bien entendu, que l'autre partie agisse elle aussi selon l'esprit et la lettre du traité ". En deuxième lieu, Mesdames, Messieurs, il ne s'agit pas - comme on l'a prétendu - de détruire au profit de la République Démocratique Allemande un équilibre qui, en réalité, n'existe pas actuellement. La République fédérale d'Allemagne est Membre d'un certain nombre d'institutions de la famille des Nations Unies et, à la présente session de l'Assemblée, il a été question de l'habiliter à nouveau à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif de notre organisation, au même titre pratiquement que les Etats auxquels s'applique ce que l'on appelle le "gentlemen's agreement" entre les pays qui ont gagné la guerre et créé le système des Nations Unies. N'est -ce pas là une tentative de destruction d'équilibre, et au profit non de la République Démocratique Allemande, mais de la République fédérale d'Allemagne ? Troisièmement, la question ne dépend pas des décisions prises par l'Organisation des Nations Unies, car l'OMS est autonome en ce qui concerne sa composition. Les déclarations de certains délégués à cet égard m'ont étonné. Le principe que je viens d'énoncer a été appliqué dans le passé pour l'admission à l'OMS d'Etats qui n'étaient pas Membres de l'Organisation des Nations Unies. En 1949, c'était la Corée du Sud; en 1950, le Viet -Nam, le Cambodge et le Laos; en 1951, la République fédérale d'Allemagne, l'Espagne et le Japon - Etats qui ont pris la parole ici; en 1961, la Mauritanie; en 1962 le Samoa -Occidental. A ces différentes occasions, les puissances occidentales - y compris certains des auteurs de l'actuel projet de résolution proposant l'ajournement de la décision - ont soutenu des arguments exactement inverses de ceux qu'elles avancent aujourd'hui. Permettez -moi de faire quelques citations. Par exemple, au cours de la discussion consacrée à la demande du Samoa -Occidental en 1962, M. Zohrab, délégué de la Nouvelle- Zélande, déclare que "sa délégation appuie chaleureusement la demande d'admission présentée par le Gouvernement du Samoa Occidental. La Nouvelle -Zélande, qui a administré ce pays dans le cadre de l'accord de tutelle passé avec l'Organisation des Nations Unies jusqu'à ce qu'il devienne indépendant le ler janvier 1962, est heureuse de voir que le Gouvernement du Samoa -Occidental a décidé si promptement de demander son admission à l'OMS ... La délégation néo- zélandaise espère que la demande d'admission sera agréée et que le Samoa -Occidental pourra ... bénéficier des avantages que confère la collaboration internationale dans le domaine de la santé ". Toujours en 1962, lors de l'examen de cette même question, le Dr Alan (Turquie) déclarait qu'il "accueille, en principe, favorablement les demandes d'admission à l'OMS. L'admission de nouveaux Membres contribue toujours à renforcer l'Organisation et à améliorer la situation dans le monde. C'est pourquoi il exprime le souhait de voir l'Assemblée accéder aux : :

demandes ".

En 1950, lorsqu'il est question d'admettre le Cambodge, le Laos et le Viet -Nam, le Dr Vaucel, délégué de la France "rappelle au groupe de travail qu'un pays peut devenir Membre de l'OMS sans être Membre de l'Organisation des Nations Unies. Les accords conclus par ces trois pays avec la France prévoient la possibilité pour ces trois pays de faire partie d'organisations internationales. La raison pour laquelle ils n'ont pas encore présenté une demande d'admission à l'Organisation des Nations Unies est que le Parlement français n'a ratifié les accords qu'en février 1950 et qu'ils désiraient attendre cette ratification ... ". Incidemment, j'aimerais rappeler à l'honorable délégué de la France, qui a parlé aujourd'hui du nombre des pays qui reconnaissent les nouveaux Etats sur le plan diplomatique, qu'à l'époque le Laos, le Viet -Nam et le Cambodge n'étaient officiellement reconnus comme Etats indépendants que par la Colombie, la France, le Nicaragua, le Paraguay et le Vatican. Comparez cette situation à celle de la République Démocratique Allemande en 1971 et voyez le point suivant de l'ordre du jour, qui concerne l'admission à l'OMS du Sultanat d'Oman. La République Démocratique Allemande aurait -elle moins de réalité politique que le Sultanat d'Oman - à qui nous ne sommes nullement hostiles ? Mais voici une dernière citation. Au cours de la discussion relative à l'admission de la Mauritanie, en 1961, le Dr Evang (Norvège), pour qui nous éprouvons tous un si grand respect "rappelle à la Commission que des pays qui ne sont pas Membres des Nations Unies peuvent très bien devenir Membre de l'OMS, qui est fière d'être l'institution spécialisée dont la composition approche le plus de l'universalité. Les hommes d'Etat qui ont présidé à la création de l'Organisation des Nations Unies ont sagement décidé de séparer l'organisation politique des organisations de caractère scientifique et technique afin que les experts puissent préparer le climat de paix et d'harmonie que les hommes politiques s'efforcent d'instaurer. La délégation norvégienne a toujours mis l'accent sur le caractère technique et apolitique de l'OMS et, par suite, le Dr Evang estime que tous les pays qui souhaitent

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devenir Membres de l'Organisation doivent avoir toute latitude de le faire. Il appuiera donc la demande présentée par la République islamique de Mauritanie." Mesdames, Messieurs, il est clair que les arguments invoqués contre l'admission de la République Démocratique Allemande sont politiques et politiquement sans valeur. Et nous répétons une fois de plus que l'Assemblée de la Santé n'est pas l'endroit approprié pour avancer de tels arguments. Nous demandons aux délégués à l'Assemblée d'envisager le problème d'un point de vue différent, celui de l'intérêt de l'Organisation elle -même et des services sanitaires de ses Etats Membres. A notre avis, refuser d'admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS est non seulement fondamentalement injuste, mais encore, et surtout, cela porte préjudice à l'Organisation, à sa dignité, à ses activités et à sa réputation. En vérité, on pourrait fort bien proposer, soit pour un point à inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée ou du Conseil, soit pour le titre d'un projet de résolution spécial, le libellé suivant "Dommages causés au programme de travail de l'OMS et de sa Région européenne par le fait que l'Organisation n'a pas une composition vraiment universelle et que les organes sanitaires compétents de la République Démocratique Allemande ne participent pas à son action ". En quoi consistent ces dommages ? Tout d'abord, une protection efficace des pays européens, et d'autres pays, contre les infections quarantenaires et diverses maladies particulièrement dangereuses est rendue impossible. Le Rapport du Directeur général fait état d'une flambée de variole qui a éclaté l'année dernière en Allemagne occidentale; nous en avons parlé. Vous vous rappelez l'état d'anxiété, proche de la panique, dans lequel cette épidémie a jeté la population de quelques pays. Puis, il y a eu la "maladie de Marburg ", autre calamité totalement inattendue pour l'Europe. Vous savez quelle importance a eue la rapide notification des cas par la République fédérale d'Allemagne à l'OMS; elle a permis à l'Organisation et aux spécialistes du monde entier de contribuer à la solution du problème. Au cours de la présente session de l'Assemblée de la Santé, on a manifesté beaucoup d'inquiétude au sujet de la pandémie de choléra qui a subitement frappé l'an dernier un certain nombre de pays d'Afrique, du Proche -Orient, d'Europe et d'autres régions. Tous les délégués à la Commission A ont instamment demandé que les Etats signalent rapidement les poussées de choléra tant aux autres pays qu'à l'Organisation. L'été et ses chaleurs approchent, le long été chaud de 1971. Pouvons -nous admettre qu'existe au centre de l'Europe un Etat qui ne participera pas à ce système de notification réciproque, qui ne recevra pas de renseignements épidémiologiques de l'OMS - d'où un danger pour la santé de 17 millions de personnes - et qui ne lui en communiquera pas ? On ne voit pas, en effet, pourquoi il transmettrait de tels renseignements à une organisation qui aurait dédaigneusement repoussé par trois l'OMS ne peut pas admettre pareille fois sa demande d'admission. La réponse à ma question est simple situation. En deuxième lieu, sur un continent aussi peuplé et aussi saturé d'industries que l'Europe, aucun programme de protection de l'environnement ne peut être vraiment valable sans la participation de la République Démocratique Allemande. De grandes masses d'air passent au- dessus de son territoire et de celui de la République fédérale aussi bien que d'autres pays; ces territoires sont traversés par des cours d'eau qui ne sont pas uniquement des voies de communication mais aussi des sources d'eau de boisson. A ce propos, le Dr Evang a demandé s'il ne conviendrait pas d'empêcher certaines usines de déverser dans le Rhin des substances chimiques qui détruisent les poissons et sont une cause d'inquiétude pour de nombreux pays. Ne conviendrait -il pas également que l'OMS et tous les Etats Membres s'efforcent de faire en sorte que la République Démocratique Allemande applique les normes de pureté de l'air et de l'eau de boisson que l'OMS est en train d'élaborer ? Ou bien les délégations qui appuient l'établissement des normes estiment -elles qu'il s'agit là d'une question politique et qu'il importe peu que l'eau qui traverse le territoire de ce pays soit polluée ou non ? Troisièmement, l'absence de la République Démocratique Allemande porte directement préjudice aux programmes scientifiques de l'Organisation et au développement des sciences médicales en général. Toutes les activités de l'OMS et toutes ses réalisations en santé publique sont basées sur l'application des connaissances scientifiques modernes et dépendent du progrès des sciences médicales et biologiques, trésor commun de l'humanité. La science contemporaine ne peut se développer à l'intérieur d'un seul pays ou groupe de pays et tenir la République Démocratique Allemande à l'écart de la coopération internationale en la matière porte directement tort à la science. Quatrièmement, l'absence de la République Démocratique Allemande entrave directement les activités de l'Organisation en ce qui concerne le contrôle de l'efficacité, de la sécurité d'emploi des effets secondaires et de la qualité des médicaments qui inondent actuellement le marché international. Dans bien des pays une abondante publicité vante les vertus de remèdes miracles qui, en réalité, sont inopérants quand ils ne sont pas nuisibles. Or la République Démocratique Allemande possède une industrie pharmaceutique hautement développée; elle exporte des préparations pharmaceutiques dans de nombreux pays et exerce un rigoureux contrôle officiel sur leur qualité. Son expérience en ce domaine pourrait être extrêmement utile à notre organisation. La présence de la République Démocratique Allemande à l'OMS serait aussi très profitable au développement de la coopération internationale en matière de planification de la santé publique, car ce : :

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pays a une grande connaissance pratique de la question. Contrairement à certains autres pays qui, ayant à peine appris à prononcer les mots "planification et programmation" n'en sont pas moins prêts à les enseigner à chacun, la République Démocratique Allemande a réellement l'expérience de la planification d'ensemble à l'échelon national de la santé publique, de l'éducation, des services sanitaires et épidémiologiques, etc. L'absence de l'OMS de la République Démocratique Allemande empêche d'utiliser toutes les ressources et réserves existantes pour résoudre le problème de santé publique le plus aigu à l'heure actuelle, celui de la formation de personnel, auquel l'Assemblée s'intéresse beaucoup. La participation de cet Etat à l'OMS ouvrirait de nouvelles perspectives d'assistance technique aux pays en voie de développement dans le domaine de la santé. La République Démocratique Allemande n'a pas présenté sa demande d'admission à l'OMS parce qu'elle a besoin de l'Organisation - alors qu'il serait parfaitement légitime, parfaitement légal, qu'elle l'ait fait pour cette raison - car elle possède un service de santé publique d'une haute technicité et fort bien équipé. Fournissant déjà une aide importante aux pays en voie de développement pour la lutte contre les maladies et à d'autres fins, elle est en mesure de participer activement à des programmes d'assistance internationale par le canal de l'OMS. Enfin, l'entrée de la République Démocratique Allemande à l'OMS serait très utile à cette dernière du point de vue administratif et financier. Ces dernières années, parmi les questions les plus complexes et les plus ardues discutées à chaque Assemblée ont figuré celles du budget,de l'Organisation, de son taux d'accroissement et des difficultés qu'éprouvent certains pays à s'acquitter de leurs contributions. Je ne suis pas un expert financier et ne peux donner des chiffres précis, mais en gros, l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS en qualité de Membre de plein exercice entraînerait la perception par l'Organisation d'une contribution d'au moins plusieurs centaines de milliers de dollars. Peut -être les délégations qui parlent avec tant de chaleur des problèmes financiers prendront -elles cet argument en considération. Mesdames, Messieurs, je pourrais mentionner encore bien des domaines dans lesquels l'Organisation subit un préjudice considérable à cause de l'absence de la République Démocratique Allemande. Je me contenterai de souligner un seul point cette absence nuit au prestige de l'OMS, à sa dignité, à son intégrité. Il ne s'agit pas de savoir s'il est ou non nécessaire d'admettre la République Démocratique Allemande. La République fédérale d'Allemagne et les autres auteurs du second projet de résolution ne font qu'empêcher l'OMS de remplir ses fonctions constitutionnelles, et cela pour des raisons purement politiques. Ils empêchent le développement de la coopération internationale. Aux termes de la Constitution, le but de l'Organisation est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible et cet objectif doit être réalisé de manière universelle, indépendamment des croyances religieuses, de la race ou de la couleur de la peau des populations, comme du système politique de tel ou tel Etat. Parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé se trouvent plusieurs Etats qui, par le territoire et la population, sont plus petits que la République Démocratique Allemande et dont le développement économique et le niveau de santé sont inférieurs aux siens; ils n'en participent pas moins fructueusement aux activités de l'Organisation, à laquelle ils apportent une importante contribution. Pourquoi, alors, appliquer des mesures discriminatoires au peuple de la République Démocratique Allemande ? Nous savons pertinemment que l'oeuvre entreprise par l'OMS ne réussira que si l'Organisation devient vraiment universelle. Nombre de délégations en ont parlé, et cela à plus d'une occasion. Je partage l'avis du Dr Kourouma sur ce que le Dr Candau, Directeur général, a fréquemment dit ici à ce propos "Que ceux qui ont des oreilles entendent ". Mesdames, Messieurs, on vous a demandé instamment aujourd'hui de ne pas prendre de décision sur la question de l'admission de la République Démocratique Allemande, ou de l'ajourner à nouveau d'un an. Or, c'est ce qui a été fait l'année dernière, et deux ans plus tôt. Combien de temps est -il possible de retarder une décision sur une question aussi simple ? Beaucoup de choses ont changé, mais on veut que nous attendions encore avant d'adapter une position de principe concernant ce point important. La locomotive de l'histoire ne s'arrête pas. On ne peut pas découvrir à nouveau l'Amérique. La vie ne progresse que dans une direction et le passé ne peut ressusciter. Il y a, parmi les délégués à l'Assemblée, de nombreux représentants de pays en voie de développement. Nous regrettons que certains d'entre eux se soient joints aux auteurs du projet de résolution tendant à ajourner la décision relative à l'admission de la République Démocratique Allemande. Nous savons qu'on cherche à en gagner quelques -uns à cette cause, soit en leur faisant des compliments, soit en les pressant d'appuyer la position de la République fédérale d'Allemagne. Les délégués des pays en voie de développement ont -ils déjà oublié le chemin parcouru par leurs nations pour parvenir à l'indépendance, à la reconnaissance internationale et à la participation aux activités des organisations internationales ? Ont -ils oublié que des problèmes politiques urgents, d'un intérêt immédiat pour la santé publique, sont loin d'avoir été résolus dans le monde, dont le destin est entre les mains des nations ? Cet "esprit du tiers monde" dont le Professeur Lambo a parlé dans son allocution ne doit -il pas jouer son rôle dans le règlement des litiges internationaux ? La question à trancher est l'admission en tant que Membre de l'OMS d'un Etat qui a été édifié sur les ruines du système politique le plus fantastique et le plus criminel, le fascisme hitlérien, fondé : :

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sur la haine raciale la plus pernicieuse, sur la théorie de la supériorité raciale et sur le génocide. La République Démocratique Allemande a résolument rejeté cette idéologie. Elle construit son existence sur les principes exactement opposés de la démocratie et du socialisme. Le racisme, le génocide, l'apartheid et le nationalisme étroit ont -ils disparu de ce monde ? Non, ils sont encore vivants. Nous les voyons se manifester dans les guerres criminelles d'Indochine, dans la politique raciale de l'Afrique du Sud, dans les interventions de mercenaires dans divers pays d'Afrique et dans la tragédie du peuple juif, qui a si cruellement souffert pendant la Seconde Guerre mondiale et qui est aujourd'hui entraîné, par tromperie, dans des conflits militaires déclenchés pour des raisons raciales et nationalistes. Mesdames, Messieurs, ce sont là des choses qu'il ne faut pas oublier, L'écrivain Bruno Jasencskij a dit "Ne craignez pas vos ennemis; ils ne peuvent que vous tuer. Ne craignez pas vos amis; ils ne peuvent que vous trahir. Craignez les indifférents ils ne tuent ni ne trahissent, mais c'est à cause de leur consentement que la trahison, les mensonges et le meurtre existent sur la terre ". Enfin, Mesdames, Messieurs, il convient de se rappeler qu'en vertu de la Constitution de l'OMS, seuls les intérêts de la santé et de l'humanité doivent nous guider et que ce n'est pas par hasard qu'on nous a accordé cette autonomie politique, que nous avons le pouvoir de prendre la décision considérée. Dans le dernier paragraphe de son aide -mémoire, la République fédérale d'Allemagne déclare que l'Assemblée mondiale de la Santé "ne devrait pas, dans les circonstances présentes, prendre de décision politique de fonds sur la demande d'admission de la République Démocratique Allemande, mais plutôt ajourner à nouveau la question ". Mais, Mesdames, Messieurs, c'est là un ultimatum adressé à l'Assemblée. Je ne crois pas que de tels ultimatums soient de mise dans des organisations internationales. L'Assemblée mondiale de la Santé a pleins pouvoirs pour décider de l'admission de la République Démocratique Allemande et aucun pays ne saurait lui imposer sa volonté. C'est à l'Assemblée elle -même, et à elle seule, d'interpréter éventuellement ses résolutions. Je soutiens qu'il est déplacé d'interpréter des décisions d'Assemblées précédentes en prétendant qu'elles ont décidé de ne pas admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS et ont approuvé les efforts déployés par l'Allemagne occidentale pour faire ajourner la question. L'Assemblée n'a pas pris de décision á ce sujet; elle a remis à une date ultérieure sa décision, dans l'espoir qu'entre -temps on arriverait à comprendre correctement la situation. En réalité, ce que fait aujourd'hui la République fédérále d'Allemagne, c'est proposer un droit de veto, ou même exercer un droit de veto. Le veto a -t -il sa place dans notre organisation - et non au Conseil de Sécurité où il est employé ? Mesdames, Messieurs, nous ne pouvons retarder encore d'un an la décision concernant l'admission de la République Démocratique Allemande. On nous dit que le moment n'est pas venu, mais si nous nous abstenons de prendre une décision aujourd'hui, le problème se sera peut -être résolu de lui -même dans un an. Comment alors oserions -nous regarder en face nos collègues que nous aurions fait attendre trois ans à la porte de l'OMS ? Comment oserions -nous parler à cette tribune du caractère apolitique, humanitaire et universel de l'OMS ? Je pense qu'il est très significatif que pas une seule délégation, même pas celle de la République fédérale d'Allemagne, ne se soit directement opposée à l'admission de la République Démocratique Allemande. On nous propose simplement d'ajourner la décision - et je maintiens que compliquer et embrouiller la question parce qu'on est hostile à l'admission, c'est se révéler adversaire de l'universalité. Nous sommes réalistes, Mesdames, Messieurs. Nous savons que beaucoup de délégations ont des instructions précises de leurs gouvernements touchant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Nous ne demandons à personne d'agir à l'encontre des instructions qu'il a reçues. Mais nous savons aussi que beaucoup de délégations sont habilitées par leurs gouvernements, qui leur font confiance, à agir et à se comporter comme elles le jugent indiqué dans l'intérêt de la santé et de la coopération internationale. C'est pourquoi les délégués d'un certain nombre d'Etats ont adressé à l'Assemblée une lettre spéciale demandant qu'on se prononce en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande. Je répète cette demande et vous prie, si vous ne votez pas pour l'admission, de ne pas empêcher du moins que soit prise en 1971 une décision libre, valable et juste sur la question. Mesdames, Messieurs, la délégation soviétique votera contre le projet de résolution tendant à ajourner la décision et pour celui qui décide d'admettre immédiatement la République Démocratique Allemande à l'OMS : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de Ceylan.

:

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, M. PATHMARAJAH (Ceylan) (traduction de l'anglais) la délégation ceylanaise est au nombre des auteurs du projet de résolution contenu dans le document A24/20 qui propose que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé admette la République Démocratique Allemande à l'OMS. Ses motifs sont évidents. La République Démocratique Allemande est un Etat souverain qui entretient des relations diplomatiques avec plusieurs pays, dont Ceylan, et des relations consulaires ou commerciales avec la majorité des nations. Nous ne voyons aucune raison valable de fermer la porte d'une organisation autonome à un Etat souverain, bien constitué et possédant un gouvernement stable si lui -même désire entrer à l'OMS et accepte de s'acquitter de toutes les obligations qui incombent aux Membres. :

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Les arguments avancés en vue de faire ajourner ou écarter de quelque autre façon, pour des raisons politiques ou autres, la décision voulue sont hors de propos, inconséquents et fallacieux. La solution des problèmes sanitaires dans le monde entier ne pourra être assurée avec le maximum d'efficacité que si l'OMS a une composition universelle et groupe tous les Etats souverains. Ceylan estime donc que voter pour le projet de résolution distribué sous la cote A24/20 est la seule attitude logique et conséquente possible; la délégation ceylanaise votera par conséquent pour ce projet. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Il n'y a plus d'orateurs inscrits sur ma lite. Vingt -quatre délégués ont pris la parole et j'ai l'intention, si l'Assemblée y consent, de déclarer la liste close, conformément à l'article 58 du Règlement intérieur. Avant que je le fasse, quelqu'un désire -t -il encore monter à la tribune ? Sinon, y a -t -il des objections à la clôture de la liste ? En l'absence d'objections, je déclare close la liste des orateurs. Il est 12 h.40 et j'ignore combien de temps demanderait un scrutin. Je propose donc de lever la séance et de reprendre nos travaux cet après -midi à 14 h.30. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir être ici à l'heure dite. Le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques ? Vous avez la parole :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, je regrette que ma déclaration ait aussi longuement retenu l'Assemblée, mais il me semble que la question est parfaitement claire. Je propose que nous passions au vote sur le projet de résolution. Je suggérerais que vous mettiez aux voix le premier texte, celui qui est présenté par les délégations des pays favorables à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, et que nous votions immédiatement. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je suppose que le délégué de la Guinée veut traiter du même point que le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Vous ne pouvez plus formuler d'observations sur le fond de la question, puisque la liste des orateurs est close. Je propose d'ajourner la séance à 14 h.30. Le délégué de la Guinée a la parole. :

Le Dr KOUROUMA (Guinée) Monsieur le Président, honorables délégués. Je voudrais en appeler à l'auguste Assemblée pour dire que j'appuie la proposition faite par l'honorable délégué de l'Union soviétique de passer au vote. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je donne la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne. Après son intervention, la séance sera levée. :

Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le Président. Je voudrais appuyer la suggestion des deux orateurs qui viennent de demander que nous votions immédiatement et non au début de la séance de l'après -midi. A mon avis, nous devons nous prononce] d'abord sur le projet de résolution tendant à ajourner la question, celui qui est présenté en commun par vingt -huit délégations. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Comme je l'ai dit précédemment, nous allons maintenant lever la séance. L'Assemblée se réunira à 14 h.30. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir être ici à l'heure dite. Nous reprendrons alors nos travaux. :

La séance est levée à 12 h.45.

DOUZIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 13 mai 1971, 14 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

ADMISSION DE NOUVEAUX MEMBRES ET MEMBRES ASSOCIES (suite)

Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande (suite) La séance est ouverte. J'aimerais faire le point de la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) situation. La liste des orateurs qui, avec l'assentiment de l'Assemblée, a été close immédiatement avant la fin de la séance de ce matin est maintenant épuisée. Le débat est donc clos. Les délégués de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et de la Guinée proposent que nous votions d'abord sur la proposition contenue dans le document A24/20, tandis que le délégué de la République fédérale d'Allemagne propose que nous votions d'abord sur la proposition contenue dans le document A24/21. J'invite le Dr Dorolle à donner lecture de l'article pertinent du Règlement intérieur, à savoir l'article 66. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT L'article 66 du Règlement intérieur de l'Assemblée se trouve à la page 113 de la vingt- deuxième édition des Documents fondamentaux : :

"Lorsque deux ou plusieurs propositions sont en présence, l'Assemblée de la Santé vote d'abord sur la proposition que le Président estime s'éloigner le plus, quant au fond, de la proposition présentée la première; elle vote ensuite sur la proposition qui, après celle -ci, s'éloigne le plus de ladite proposition, et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les propositions aient été mises aux voix, à moins que l'un des votes déjà acquis ne rende inutile tout autre scrutin sur la ou les propositions encore pendantes." Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Dorolle. Comme la proposition qui a été remise la première au Directeur général est celle qui est contenue dans le document A24/20, nous voterons d'abord, conformément aux dispositions de cet article, sur la proposition présentée dans le document A24/21, puisque cette proposition est celle qui s'éloigne le plus, quant au fond, de la proposition présentée la première. Nous allons maintenant procéder au vote. Je demande à tous ceux qui sont en faveur du projet de résolution contenu dans le document A24/21 de lever leur pancarte. Merci. Que tous ceux qui sont contre le projet de résolution contenu dans le document A24/21 veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Que tous ceux qui préfèrent s'abstenir, veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 96; majorité simple, 49; pour, 62; contre 34; abstentions, 19. La résolution est donc adoptée.1 Le délégué de la Finlande a la parole. : :

M. HXKKANEN (Finlande) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation finlandaise vient de voter, comme elle l'avait fait l'année dernière, contre la proposition d'ajournement de la décision concernant l'admission de la République Démocratique Allemande, parce qu'il était justifié, à son avis, que l'OMS définisse sa position sur ce problème. Bien qu'il s'agisse d'une question de procédure, le vote porte également, dans une certaine mesure, sur une question de fond; par conséquent, il doit être bien entendu que ce vote ne doit pas être interprété comme modifiant d'une manière quelconque la politique qui est celle de la Finlande à l'égard des Etats divisés. De Gouvernement finlandais ne reconnaît aucune partie des Etats divisés; il n'entretient de relations diplomatiques avec aucun gouvernement de ces Etats, et n'a pas l'intention de le faire maintenant. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Arabe Unie.

:

Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de la République

Le Dr KHALLAF (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation de la République Arabe Unie regrette vivement que la qualité de Membre de notre organisation ait été refusée à la République Démocratique Allemande. Nous aimerions cependant proposer au Directeur :

1 Résolution WHA 24.20. - 233 -

234

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

général de prendre toute mesure qu'il jugera appropriée pour donner effet à l'article 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé et d'inviter la République Démocratique Allemande à assister à la prochaine Assemblée de la Santé en qualité d'observateur. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Soudan. :

Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr IMAM (Soudan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation de la République démocratique du Soudan a pris acte avec regret du résultat du vote concernant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé, et elle appuie la demande faite par la délégation de la République Arabe Unie au Directeur général, concernant l'application de l'article 3 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Conformément à cet article, la délégation du Soudan prie le Directeur général d'inviter la République Démocratique Allemande à envoyer des observateurs à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole.

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Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de l'Irak a la

Le Dr IBRAHIM (Irak) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, ma délégation tient à s'associer à la délégation de la République Arabe Unie et à la délégation du Soudan pour prier le Directeur général d 'appliquer l'article 3 du Règlement intérieur et d'inviter la République Démocratique Allemande à assister en qualité d'observateur aux séances des futures Assemblées mondiales de la Santé. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole. :

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Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de la Guinée a la

Le Dr KOUROUMA (Guinée) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, nous venons d'enregistrer les résultats du vote. Nous considérons encore une fois que notre auguste assemblée a perdu une bataille; nous osons espérer qu'elle n'aura pas perdu la guerre, parce que les phénomènes de rencontre auront tourné le dos aux réalités et vérités historiques. Avant le vote, nous nous sommes efforcés de faire en sorte que l'atmosphère ne soit pas passionnée du tout; nous sommes heureux qu'on en soit arrivé au vote sans que cette passion ne domine la scène. Nous voudrions simplement ajouter que ce qui se passe maintenant rappelle à notre esprit une petite anecdote. Les animaux les plus féroces, les plus agressifs, sont quand même sensibles à la douceur et à la caresse. C'est ainsi qu'un jour un homme s'est mis dans les grâces du lion. Il lui a subtilisé son bien - le lion, dont il s'était fait un ami, ne s'étant pas montré très vigilant. Lorsqu'à son réveil il a vu cet homme partir avec son bien, il a essayé de le rattraper. Mais l'homme a pris la fuite et il est allé s'asseoir sous un arbre; puis, levant la tête, il a vu que cet arbre était un arbre fruitier; il est monté sur l'arbre et s'est mis à manger les fruits qui étaient très doux et exquis. Le lion, arrivé à son tour, s'est assis sous l'arbre. Quant à l'homme, les fruits étant très doux, il avait oublié le lion qui était au sol. Or, il s'est trouvé qu'il y avait des trous, et des rats, qui s'étaient introduits par ces trous, étaient en train de ronger les racines de l'arbre. Et, à un moment donné, l'instinct du lion devait l'avertir que l'arbre allait s'écrouler. A peine les premiers signes se faisaient ils sentir que le lion se mit de côté, et l'homme, qui avait oublié que le lion était en bas dut s'en souvenir très tôt... Je crois que ce moment est arrivé pour l'impérialisme. L'impérialisme a trop volé les peuples, trop spolié, trop bafoué la dignité des peuples, et il pense pouvoir continuer ad vitam aeternam, mais son glas a sonné. Nous avons perdu une bataille, nous n'avons pas perdu la guerre. J'appuie fortement la proposition faite par les délégations qui m'ont précédé.

Demande d'admission présentée par le Sultanat d'Oman Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au point 1.11.2 - Demande présentée par le Sultanat d'Oman. J'appelle votre attention sur les documents A24/11 et A24/13. Le Directeur général a reçu le 25 janvier 1971 une demande d'admission qui est reproduite dans l'annexe au document A24/11. Cette demande a été transmise à tous les Membres de l'Organisation le 11 mars 1971. Le document A24/13 contient un projet de résolution proposé par les délégations des pays suivants Algérie, Ethiopie, Iran, Jordanie, Kowelt, Liban, Maroc, Mauritanie, République Arabe Unie, Soudan, Syrie, Tunisie et Yémen. J'invite le délégué de la Jordanie à présenter ce projet de résolution. :

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Le Dr NABULSI (Jordanie) Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation de Jordanie a l'honneur de vous présenter le projet de résolution (document A24/l3) proposé par certaines délégations qui appuient la demande d'admission en qualité de Membre présentée par le Sultanat d'Oman. Oman, qui est un pays en voie de développement, doit faire face à des problèmes sanitaires mulil a besoin de l'aide de l'OMS. Je vous invite donc, honorables délégués, à accepter le tiples Sultanat d'Oman comme Membre au sein de votre organisation. : :

DOUZIEME SEANCE PLENIERE

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Permettez -moi, Monsieur le Président, de donner lecture du projet de résolution qui se trouve dans le document A24/l3, projet proposé par les délégations des pays suivants Algérie, Ethiopie, Iran, Jordanie, Koweit, Liban, Maroc,. Mauritanie, République Arabe Unie, Soudan, Syrie, Tunisie et Yémen. :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé

ADMET le Sultanat d'Oman à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve du dépôt entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies d'un instrument officiel d'acceptation de la Constitution, conformément à l'article 79 de celle -ci. Ma délégation appuie chaleureusement l'adhésion d'Oman à l'OMS en soutenant le projet de résolution. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole au délégué de la République démocratique populaire du Yémen. :

M. SALEM (République démocratique populaire du Yémen) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Excellences, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au sujet de la demande d'admission à la qualité de Membre de l'Organisation présentée par le Sultanat d'Oman, le Gouvernement de la République démocratique populaire du Yémen tient à exposer sa position de la manière suivante. Tout d'abord, le pays désigné sous le nom de Sultanat d'Oman est toujours sous domination étrangère et, par conséquent, il ne jouit pas d'une souveraineté réelle. De ce fait, il ne peut même pas être membre d'une organisation régionale ou sous -régionale dépendant de la Ligue arabe ou de ses institutions spécialisées, ou d'un organisme. asiatique. En second lieu, les autorités actuellement au pouvoir à Oman s'efforcent avec l'appui et l'assistance de forces d'occupation étrangères, d'intimider la population sans défense du territoire d'Oman et d'étouffer la lutte pour la libération nationale. Devant la marée révolutionnaire montante, les forces d'occupation étrangères et les autorités d'Oman ont répondu par une escalade d'actes de répression et de brutalité, voire par le génocide, contre des civils non armés; ils n'ont pas hésité à brQler les fermes et le bétail, et à mettre en action la force aérienne, les chars et les armes de destruction les plus modernes, agissant ainsi à l'encontre des objectifs de notre organisation. A l'heure actuelle, il est réconfortant de constater que dans le monde entier de nombreux peuples prennent conscience de la lutte armée menée par la population paisible et éprise de liberté de toute la région d'Oman, qui a réussi à libérer plus de la moitié de son territoire national. Tant que la situation de cette région n'aura pas trouvé une solution conforme aux intérêts de sa population, la République démocratique populaire du Yémen estime que l'admission d'Oman, dans de telles conditions, n'est d'aucun intérêt pour la population. Pour ces raisons, nous préférons voter contre l'admission d'Oman, jusqu'à ce que la population ait accédé à une liberté réelle; elle pourra alors bénéficier de l'assistance de notre organisation et en devenir Membre. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la République Arabe Unie.

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Merci, Monsieur le délégué. Je donne maintenant la parole

Le Dr BADAWI (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la République Arabe Unie est en faveur de l'admission du Sultanat d'Oman à l'OMS; en effet, cette mesure contribuera à renforcer la coopération internationale dans le domaine de la santé publique. D'autre part, elle répond à la résolution 2702 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la question d'Oman, par laquelle l'Assemblée a recommandé, au paragraphe 4 du dispositif, que "les institutions spécialisées et les organismes internationaux intéressés étudient, dans le cadre de leurs domaines d'activité et en coopération avec l'organisation régionale compétente et par l'intermédiaire de celle -ci, les possibilités d'octroyer une assistance en vue de répondre aux besoins de la population du territoire dans les domaines de l'enseignement,de la technique et de la santé ". Nous estimons, par ailleurs, qu'une telle mesure ne doit en aucune manière influer sur l'issue des discussions qui ont actuellement lieu à l'Organisation des Nations Unies sur les aspects politiques de la question. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) du Royaume -Uni.

:

Merci, Monsieur le délégué. Je donne la parole au délégué

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, le délégué de la République démocratique populaire du Yémen a choisi, dans sa déclaration sur la demande d'admission présentée par le Sultanat d'Oman, de présenter la situation du Sultanat sous un jour qui n'a rien à voir avec la vérité. Je suis donc obligé d'apporter une rectification, afin qu'il n'y ait aucun malentendu sur la position du Gouvernement du Royaume -Uni. Le Sultanat d'Oman est un Etat souverain, pleinement indépendant, et le Royaume -Uni n'a jamais - je répète, jamais - assumé la responsabilité de ses relations internationales. En 1951, le Royaume -Uni a conclu avec le Sultanat un traité d'amitié, de commerce et de navigation. C'est un traité qui a été conclu entre deux Etats souverains et indépendants. Il est absolument faux de soutenir que le Sultanat d'Oman est un territoire colonial ou que des forces extérieures opèrent de la manière qui a été décrite. :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Gouvernement de Sa Majesté a toujours eu pour politique de ne pas intervenir dans les affaires intérieures du Sultanat. En fait, rien ne lui permettrait de le faire. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. D'autres délégués veulent -ils prendre la parole ? Comme ce n'est pas le cas, nous allons passer au vote. Que tous ceux qui sont en faveur du projet de résolution contenu dans le document A24/13 veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Que tous ceux qui sont contre le projet de résolution contenu dans le document A24/13 veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Que tous ceux qui souhaitent s'abstenir veuillent bien lever leur pancarte. Merci. nombre de Membres présents et votants, 97; pour, 95; contre, 2; abstenVoici le résultat du vote tions, 10. Le projet de résolution est donc adopté.l La séance plénière est maintenant ajournée, et les commissions A et B vont se réunir immédiatement. :

:

La séance est levée à 15 11.10.

1 Résolution WHA24.21.

TREIZIEME SEANCE PLENIERE Vendredi 14 mai 1971, 11 h.15 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

RAPPORT DU PRESIDENT GENERAL DES DISCUSSIONS TECHNIQUES :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Aujourd'hui, nous devons d'abord entendre le rapport du Président général des discussions techniques. J'invite le Dr Herman E. Hilleboe, Président général des discussions techniques,à venir à la tribune pour présenter son rapport. Le Dr HILLEBOE, Président général des discussions techniques (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, honorables invités, Messieurs les délégués, avant de présenter le rapport, je dois exprimer ma gratitude au Dr Cohen, secrétaire des discussions, au Dr Wilson, notre consultant, et à nos deux rapporteurs généraux, le Dr Cummings et le Dr Burke. La contribution qu'ils ont apportée à l'élaboration du rapport est telle qu'il s'agit véritablement d'un rapport commun. Je tiens à remercier également les présidents de groupe, ainsi que les rapporteurs et leurs secrétaires, des excellentes discussions qui ont eu lieu vendredi et samedi derniers. Le sujet de ces discussions techniques est à mon avis l'un des plus passionnants qui aient été choisis depuis que les discussions ont été instituées. La raison en est que les examens de masse, comme nous les appelons par souci de concision, intéressent chacun de vous et auront d'ici peu des répercussions sur vos programmes d'action sanitaire. Il ne serait peut -être pas inutile de commencer par donner un aperçu général des principes et méthodes qui régissent les examens de masse, mais comme le temps nous est mesuré, je préfère vous renvoyer aux documents de fond et au rapport lui -même, qui contiennent de nombreux points susceptibles de vous intéresser et, je l'espère, ayant pour vous une utilité pratique. En outre, je suis sûr que le Dr Cohen, du Secrétariat de l'OMS, pourra vous donner des indications détaillées en matière de planification, si vous vous préparez à entreprendre un de ces programmes dont il est aujourd'hui question. Les différentes rubriques du rapport semblent donner une bonne vue d'ensemble des examens de masse; je m'en tiendrai donc à elles. Voyons d'abord le cadre théorique des examens de masse. Il est extrêmement important, avant de rechercher des solutions, de bien se représenter le problème à résoudre. En second lieu, il faut examiner les ressources à mettre en oeuvre pour réaliser les examens de masse - et je m'étendrai tout à l'heure davantage sur ce point. Ensuite, nous passerons à la question des priorités et des choix après avoir examiné les problèmes et les ressources nécessaires pour y faire face. Puis nous considérerons les éléments d'appréciation qui vous permettront de déterminer si nous utilisons bien les examens de masse comme il convient qu'ils soient utilisés. Dans une activité relativement nouvelle comme celle -ci, il est essentiel de faire place à la recherche et de suivre certaines lignes tracées par les groupes techniques. Naturellement, nous avons aussi besoin d'éléments d'appui, auxquels est consacré le sixième point de mon exposé. Enfin, je parlerai des problèmes futurs et des perspectives d'avenir. Le champ des examens de masse s'étend rapidement et comprend déjà un large éventail d'activités sanitaires, depuis les plus simples, comme la recherche des cicatrices de vaccination antivariolique, jusqu'aux plus complexes, comme l'exécution automatisée d'une série d'épreuves biochimiques, hématologiques et autres à des fins de dépistage. J'aimerais dès l'abord diviser ces examens en trois grandes catégories - enquêtes épidémiologiques, surveillance des maladies, dépistage des maladies - qui naturellement interviennent toutes les trois dans le processus de la planification. Il faut également dire un mot de la terminologie que nous employons. Par examens de santé de masse, nous entendons l'application de diverses techniques d'investigation à un grand nombre de sujets, que ceux -ci se présentent en groupes ou qu'ils soient examinés en série au cours d'une certaine période. Ces examens ont pour objectifs de prévenir la maladie et d'en améliorer l'issue chez l'individu ou dans la collectivité. Ces objectifs ne doivent jamais être perdus de vue. Quand nous parlons du recours aux examens de masse en santé publique, il nous faut considérer diverses fins auxquelles ces examens peuvent servir dans le processus de planification sanitaire, par exemple pour rassembler les renseignements à partir desquels on pourra décider d'intervenir dans un processus pathologique en appliquant des mesures préventives ou des moyens de traitement précoce. Le premier objet des examens de masse est certainement de mettre en évidence des indicateurs de l'état de santé des individus ou des groupes, première étape sur la voie de l'amélioration des conditions sanitaires et du bien -être social. C'est ainsi qu'il faut, à notre époque, aborder l'action de santé publique. La santé n'est pas á considérer uniquement comme une fin en soi, mais bien comme un moyen d'améliorer le fonctionnement de :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

nos sociétés. Evidemment, les examens de masse peuvent avoir aussi d'autres usages sur lesquels je reviendrai. Certains principes demandent à être énoncés clairement dès le début. L'un d'eux est que l'examen de santé de masse doit être envisagé dans le contexte de la politique sanitaire nationale, et non comme une activité isolée. Bien que la chose paraisse évidente, il n'est pas inutile de noter que, dans les pays en voie de développement, les examens de masse serviront principalement, pendant un certain temps, à lutter contre les maladies transmissibles. Dans les pays développés, il en va, bien sûr, autrement le vrai but de ces examens est d'apporter des informations nouvelles sur l'histoire naturelle de la maladie, sur sa prévalence, son incidence et sa durée. N'allons pas perdre de vue cet objectif capital en accordant trop d'attention aux détails de ce que comportent les examens de dépistage. Il nous faut également parler de la surveillance qui consiste à observer en permanence la distribution ou la propagation d'une maladie et les facteurs qui s'y rattachent, ce qui est nécessaire dans tous nos pays. A propos du dépistage au sens de détection des maladies récentes ou installées, une explication est peut -être nécessaire. Il s'agit d'une enquête médicale qui n'est pas suscitée par une demande de soins, motivée elle -même par un trouble précis. Son but est de distinguer, dans la masse des individus, ceux qui sont probablement atteints d'un mal déterminé de ceux qui, probablement, ne le sont pas. Quant aux autres usages des renseignements fournis par le dépistage, l'un d'eux est la planification; en effet, que les examens de masse soient utilisés à des fins d'enquête, de surveillance ou de dépistage, ils nous procurent un grand nombre des données nécessaires pour la planification et l'exécution des programmes sanitaires. Cette propriété leur confère une valeur supplémentaire qui, ajoutée à leur valeur intrinsèque, doit être prise en considération lorsqu'on pèse l'intérêt qu'il peut y avoir à leur faire place dans les programmes de santé nationaux. Dans les examens de masse, le processus de planification est aussi important qu'il l'est dans toutes nos autres activités sanitaires et, là encore, il nous faut bien voir ce que nous entendons par planification. A ce titre, nous envisagerons d'abord les problèmes, les objectifs et les priorités, puis les ressources nécessaires pour répondre à ces priorités. En cela, nous ne devons pas négliger les servitudes et les initiatives au niveau de la collectivité, les attitudes de la population, les pouvoirs dont nous sommes investis, enfin les normes locales, car ces facteurs sont extrêmement importants. En quatrième lieu, nous analyserons le processus de planification lui -même, qui comporte l'application des principes d'organisation et de gestion, des derniers progrès de la science et de la technologie et, naturellement, des systèmes d'information opérationnelle. Ainsi, dans la planification des examens de masse, nous aurons à appliquer les mêmes principes que dans tout autre programme alimenté par des ressources limitées. Cela m'amène directement à la question de l'évaluation qui, comme la planification, peut prendre des formes simples, impliquant principalement des jugements de valeur (valeurs relatives, valeurs intrinsèques), ou bien des formes complexes, faisant appel à l'analyse des systèmes, à la recherche opérationnelle ou même aux modèles mathématiques, toutes méthodes rendues possibles par l'utilisation des ordinateurs. Notons toutefois qu'il y a deux types principaux d'évaluation en santé publique d'une part les études épidémiologiques ou de laboratoire visant à déterminer la valeur relative d'un test ou d'une technique - par exemple à établir la validité d'une épreuve concernant la luxation congénitale de la hanche chez l'enfant - et, d'autre part, les évaluations administratives, qui comparent les résultats obtenus avec les objectifs ou avec un projet ou un domaine d'activité déterminés; l'essentiel est ici de se rappeler qu'il s'agit de mettre en parallèle des résultats et des objectifs et que cela doit être fait en termes quantitatifs. En matière d'évaluation, il y a certains principes directeurs que l'on peut suivre, mais je ne m'y attarderai pas ici; si vous vous y intéressez, vous pourrez consulter le document de base et le rapport lui -même, où vous trouverez les précisions voulues. Je tiens seulement à souligner la grande importance de l'évaluation dans toutes nos activités opérationnelles. En ce qui concerne les ressources nécessaires pour les examens de masse, les éléments à considérer sont les suivants épreuves et méthodes, installations, personnel et financement. J'aimerais dire quelques mots de chacun de ces éléments. Commençons par les épreuves et méthodes et leur évaluation. L'établissement de la validité des épreuves et des méthodes est essentiel; en notre qualité d'administrateurs nous devons en être parfaitement capables et ne pas laisser ce soin à nos experts techniques ou à nos chercheurs de laboratoire. Nous devons savoir que la validité d'une épreuve comporte essentiellement deux aspects d'une part la sensibilité de l'épreuve, d'autre part, sa spécificité. Le moyen le plus simple de définir la sensibilité, c'est sans doute de dire qu'elle est la mesure de l'aptitude de l'examen à détecter, sans en omettre aucun, les cas de la maladie étudiée. Ce que nous voulons, c'est découvrir tous les malades. Par spécificité, nous entendons l'aptitude de l'examen à exclure les sujets qui ne sont pas atteints. Beaucoup de facteurs influent sur ces deux aspects de ce qu'on appelle la validité. Avant d'employer des tests, il nous faut étudier ces caractères techniques. Lorsqu'il s'agit de valider des critères, il serait faux d'admettre que des épreuves qui sont valides dans un pays le sont nécessairement dans un autre. Il convient donc de les réévaluer et, peut -être, de les essayer sur un échantillon de la population. Quand un choix s'offre entre une méthode de dépistage dont la validité est mieux établie, mais qui est complexe et coûteuse, et une méthode plus simple et moins coûteuse, : :

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TREIZIEME SEANCE PLENIERE

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c'est souvent la seconde qui sera retenue dans les pays moins développés. Cette considération ne doit jamais être négligée. Il,n'est pas toujours possible de compter que les tests seront tout à fait au point et il faut parfois utiliser les tests dont on dispose en sachant qu'ils ne sont pas parfaits. A ce sujet, je me rappelle ce que disait Alan Gregg, ce grand homme d'Etat que beaucoup d'entre vous ont connu lorsqu'il était à la Fondation Rockefeller. Selon lui, l'essence de la sagesse est de savoir prendre la bonne décision sur la base de données inadéquates. Or, Mesdames et Messieurs, c'est précisément ce que nous avons souvent à faire. Un autre aspect des épreuves est leur fiabilité. On dit d'une méthode qu'elle est fiable lorsqu'elle permet à différents observateurs d'obtenir des résultats identiques, ou à un même observateur d'obtenir des résultats similaires à des moments différents. Naturellement, il y a d'autres facteurs à considérer; l'un des principaux est l'efficacité du traitement ultérieur, car il ne sert à rien de découvrir une maladie contre laquelle on est impuissant. D'ordinaire, il en résulte plus de mal que de bien pour le malade. A mon avis, c'est là l'un des points cruciaux. Il faut encore se demander dans quelle mesure l'épreuve sera acceptée par la population - autre point capital sur lequel je reviendrai plus loin. A propos des ressources, il faut considérer les installations, l'équipement, les fournitures et les transports. Ne voulant pas vous accabler de détails, je me contenterai d'indiquer que ces moyens matériels sont absolument essentiels. Par exemple, il sera parfois nécessaire d'organiser des transports spéciaux entre le domicile des sujets à examiner et les centres d'examen, afin d'assurer une participation aussi forte qúe possible. Quand les examens sont intégrés à l'activité des services généraux de santé, on préfère utiliser les installations permanentes de ces services; mais il peut y avoir des exceptions. Pour ce qui est du matériel, des choix délicats seront à faire. En effet, il s'agit ici non pas de milliers de dollars, mais bien de millions, car l'automatisation et le traitement sur ordinateur ne sont pas des opérations bon marché. Aussi, lorsqu'il faut choisir un équipement, je vous suggérerai de ne pas laisser la décision aux fabricants ni à leurs représentants vous vous retrouveriez avec un matériel dont vous n'avez pas besoin et que vous n'aurez pas les moyens d'exploiter. I1 est absolument essentiel de procéder à des études de faisabilité avant d'engager des crédits dans l'achat d'un matériel coûteux. Bien évidemment il faudra du personnel et c'est peut -être là l'élément le plus important pour l'exécution des examens de masse. La question du personnel comporte un équilibre délicat entre différents facteurs; il nous faudra considérer successivement le recrutement, la formation, l'affectation, l'utilisation effective et les mesures à prendre pour conserver le personnel recruté. Permettez -moi de dire que ces mesures ont autant d'importance que les moyens de recrutement ou les disponibilités en personnel. Il faut examiner quelles personnes seront à employer de manière permanente ou au contraire à temps partiel. Par exemple, vous pouvez avoir un excellent plan et une idée claire des objectifs que vous vous proposez d'atteindre en un an, mais si le mouvement de votre personnel est de 50 %, le rendement sera réduit d'autant. La question est donc extrêmement importante. Naturellement la pénurie de personnel nous préoccupe; aussi nous devons envisager l'emploi d'auxiliaires. Il y a toute une gamme d'opérations pour lesquelles on peut avoir recours à des auxiliaires à condition qu'ils soient bien formés et bien encadrés. Mais alors il faut nous rappeler que, pour les auxiliaires également, les possibilités de promotion sont importantes et, par conséquent, nous préoccuper de former ces agents de telle manière qu'ils puissent progresser dans leur carrière et, peut -être, obtenir des qualifications leur permettant d'assumer d'autres tâches dans les services de santé. Il est absolument essentiel d'enseigner aux auxiliaires des notions théoriques et pratiques de santé publique, de manière qu'ils en comprennent bien l'importance. Il ne suffit pas en effet qu'un travailleur fasse mécaniquement telle ou telle opération sans en connaître la raison d'être. C'est là un point essentiel, car nous avons affaire à des équipes. Il faut que non seulement le chef mais encore chacun des autres membres de l'équipe se représente bien le but à atteindre. Pour en terminer avec les ressources, je parlerai des moyens financiers qui sont évidemment nécessaires pour payer les services du personnel, les installations, le matériel. Il est difficile d'établir des estimations de coût pour ces différents éléments, mais il faut s'efforcer de le faire sur la base d'analyses coût efficacité (l'opération est -elle bien menée, tire -t -on le meilleur parti possible de l'argent dépensé ?) et d'analyses coût rendement (résultats réellement obtenus). On ne saurait trop répéter qu'il faut un certain temps pour que la plupart des opérations d'examen de masse de grande envergure soient parfaitement rodées. Cela peut demander des mois, voire des années; si, au départ, on ne peut compter que sur un financement à court terme, on peut avoir intérêt à attendre un financement plus régulier avant de se lancer dans des examens de masse. Ayant examiné les problèmes et les ressources, passons maintenant aux priorités et aux choix. Comme les ressources disponibles sont toujours limitées, l'établissement d'un ordre de priorité est une nécessité lorsqu'il s'agit d'organiser un système de soins. Le rang de priorité à attribuer aux différents types d'examens de masse doit être étudié dans ce contexte général. En fait, nous devons être francs et reconnaître que les priorités sont bien souvent déterminées par des facteurs politiques, économiques et sociaux, davantage que par des facteurs médicaux. L'importance d'un problème de santé publique dépend de la gravité de l'affection qui est à l'origine de ce problème, de sa prévalence et de son incidence dans le groupe de population le plus exposé. Tels sont les facteurs à considérer à propos des priorités. La possibilité d'assurer le traitement des cas dépistés par examen de masse dépend du :

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degré de développement des services généraux de santé ainsi que de leur potentiel de développement ultérieur. Il est inutile, et même néfaste, de faire du dépistage s'il n'existe pas de services de soins médicaux. Lorsqu'il s'agira d'utiliser les techniques de dépistage et de choisir les priorités, nous devrons nous demander ce que nous voulons faire exactement. Il s'agit non pas d'énumérer des activités, mais de nous fixer des résultats à atteindre. Le dépistage de la tuberculose pulmonaire nous fournira ici un excellent exemple. Appliqué à des personnes particulièrement exposées, par exemple à des contacts de tuberculeux et à des personnes qui ont une toux persistante, l'examen des crachats, qui est assez spécifique, peut se révéler plus utile que la radiographie thoracique lorsque les crédits sont limités et la prévalence de la maladie élevée. Il semble en effet que le recul de la tuberculose pulmonaire enregistré dans de nombreux pays ne soit pas tellement dû à la radiographie de masse. Il n'en était peut -être pas ainsi il y a vingt ans, mais aujourd'hui tel est bien le cas, et nous devons établir nos plans en fonction de demain et non d'hier. La mise au point de traitements spécifiques par les médicaments et les antibiotiques permet aujourd'hui d'obtenir la guérison même chez des personnes dont les crachats sont positifs et dont la maladie n'a été dépistée qu'à un stade avancé, si toutefois les modifications pathologiques n'étaient pas encore devenues irréversibles. Il reste que, lorsqu'on choisit des priorités, il faut tenir compte des facteurs de coût et faire preuve d'un certain réalisme. Je ne saurais trop répéter que, si séduisant qu'un projet d'examens de masse puisse paraître de prime abord du point de vue de son importance pour la santé publique, il importe de procéder à une analyse approfondie des coûts pour pouvoir lui donner sa juste place dans la hiérarchie des priorités. Enfin, le choix des priorités doit tenir compte des exigences des gens, des voeux exprimés par la population. Pensons par exemple aux possibilités de dépistage et de traitement précoces des diverses formes de cancer auxquelles le public a été sensibilisé. On voit là que la demande du public peut faire attribuer à certains types d'examens de masse une priorité plus élevée que ne le justifie leurs avantages réels. Aussi regrettable que cela puisse paraître, les désirs de la population et de ses dirigeants élus ont souvent plus de poids que les résultats d'une analyse critique. Cependant, Mesdames et Messieurs, ne négligeons pas de faire d'abord l'analyse critique qui s'impose. D'autres facteurs encore interviennent dans l'établissement des priorités, mais j'aimerais, en me plaçant au point de vue de l'épidémiologie,vous rappeler rapidement combien il est important de tenir compte du lieu et du moment, car les priorités en dépendront. Il y a différentes manières de faire les choses et, au cours d'une de vos séances, l'un des participants a cité l'excellent exemple du système complexe de services préventifs et curatifs assurés dans certains pays sous le nom de "dispensarisation ". C'est là une des façons d'aborder le problème qui nous occupe. Et si l'établissement des priorités est essentiellement une responsabilité nationale, peut -être aurons -nous parfois avantage à faire appel à la coopération internationale. J'en arrive maintenant au point 4 du rapport, c'est -à -dire aux principes directeurs concernant la prise de décisions. Quels sont les facteurs à considérer au moment de décider s'il faut ou non avoir recours aux examens de masse, et comment ? Pour moi, la prise de décisions dans ce domaine repose sur des principes qui ne diffèrent pas de ceux qu'on applique en vue de toute autre mesure de santé publique. Il faut certainement étudier toutes les données pertinentes et examiner à fond les priorités, afin de pouvoir analyser soigneusement les multiples options qui s'offrent. Une fois le problème posé, il est plus facile d'aller de l'avant. Les facteurs à prendre en considération pour décider valablement sont de quatre ordres principaux épidémiologique, technique, administratif et politique. En ce qui concerne l'épidémiologie, la transmissibilité de la maladie considérée est évidemment un facteur important du choix. A l'origine, le dépistage a été conçu pour protéger la population des effets de la propagation de telle ou telle maladie transmissible, par exemple le trachome. Il avait donc pour but de préserver la santé de la collectivité plutôt que celle de l'individu et cette considération doit garder la priorité lorsque les risques de propagation sont élevés. Lorsqu'on décide de procéder au dépistage d'une maladie déterminée, des données démographiques sont nécessaires, de même que des renseignements sur la prévalence de cette maladie, sur la mortalité qui lui est imputable et sur différents facteurs du même ordre que vous connaissez bien. Mais, lorsqu'on doit prendre une décision concernant la lutte contre une épidémie, on a besoin aussi de données épidémiologiques sur l'état immunitaire de la population et l'étendue des vaccinations. En outre, les examens de masse effectués dans le cadre d'un essai de prévention au hasard peuvent avoir comme avantage de contribuer à améliorer la connaissance épidémiologique de la maladie. Un de nos groupes de discussion a très bien résumé les principaux critères à examiner avant de s'engager à entreprendre des examens de masse. Ces critères sont les suivants tout d'abord, le dépistage doit conduire à un résultat final marquant une amélioration; en second lieu, le traitement de la maladie doit modifier favorablement son histoire naturelle il ne doit pas être seulement une intervention plus rapide grâce à un diagnostic plus précoce, il doit aussi améliorer la survie du sujet ou le fonctionnement de son organisme et même les deux; en troisième lieu, les services de santé existants doivent être suffisants à la fois pour confirmer les résultats positifs des épreuves de diagnostic et pour assurer des soins à long terme - il ne doit pas s'agir seulement d'un examen, d'une :

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recommandation ou d'une prescription, mais de soins continus, ce qui est l'essence même de services médicaux de qualité. Ces services doivent posséder des effectifs suffisants pour pouvoir faire face à la charge qui leur est imposée, et à long terme les effets bienfaisants doivent l'emporter sur les effets nocifs du traitement et du "classement" des individus dans la catégorie des "malades" ou des "sujets fortement exposés ". Le sixième critère est que l'efficacité de chacun des éléments d'un programme de dépistage polyvalent doit être démontrée avant que ces éléments ne soient combinés. Cette série de critères ne donne évidemment pas de recettes toutes prêtes mais elle fournit quelques repères à partir desquels on peut décider s'il convient ou non d'aller de l'avant. Un programme qui est censé profiter à l'ensemble de la collectivité plutôt qu'aux individus devra être soumis à un examen non moins rigoureux. Si nous passons maintenant aux facteurs techniques, nous nous heurtons à de sérieux problèmes, car ces facteurs jouent un rôle décisif dans le choix du type d'examen. Les responsables de la décision devront donc en examiner un certain nombre. J'ai déjà mentionné la validité des épreuves. Des progrès nouveaux interviennent tous les jours, toutes les semaines, tous les mois. La mise au point d'un matériel automatisé pour les épreuves biochimiques et hématologiques, la mammographie pour le dépistage du cancer du sein, voilà, parmi beaucoup d'autres, deux exemples de méthodes nouvelles qu'il faut valider. Dans le domaine du rassemblement et du traitement des données, le responsable de la décision doit examiner soigneusement la nature des renseignements dont il a besoin. Ici, j'aimerais revenir sur une règle très simple que les statisticiens nous ont enseignée - il faut déterminer quelles données l'on doit rassembler et ne rassembler que les données qu'on va utiliser. Renoncez toujours à recueillir une donnée si vous n'avez pas préalablement déterminé comment elle sera utilisée - dans un tableau, un graphique, ou une analyse. Nous avons en effet tendance, en santé publique, à surcharger nos questionnaires et nos dossiers. Dans le secteur administratif, il y a de nombreuses décisions à prendre; mais la prise de décisions, comme vous le savez, est un des éléments clés de l'administration, et, naturellement, c'est aux administrateurs responsables des examens de masse qu'incombera la décision finale. Ici, je voudrais dire que, s'agissant d'examens de masse, le processus est exactement le même que pour n'importe quelle autre décision. Là encore, nous devons tenir compte aussi de l'évaluation de nos méthodes administratives. En ce qui concerne les aspects administratifs de la prise de décisions, un facteur souvent négligé a été mis en évidence par un des groupes de discussion les dangers possibles des examens de masse. Il s'agit de dangers physiques - irradiation, hépatite consécutive à des examens de sang -, de maladies iatrogènes - par exemple névrose se développant à la suite d'une légère anomalie de l'électrocardiogramme qui a été signalée à l'intéressé, bien qu'elle fût dépourvue de signification -, du sentiment de fausse sécurité résultant d'une erreur dans la technique d'examen, de problèmes de déontologie - par exemple la question de savoir qui doit être informé des résultats obtenus. On le voit, il y a quantité de décisions à prendre sur le plan administratif, et elles sont d'une importance capitale - mais je ne m'y attarderai pas. J'aimerais passer maintenant au quatrième groupe de facteurs les facteurs politiques. Tout au long des années pendant lesquelles j'ai été associé aux travaux de l'OMS - en fait depuis 1946, époque où je me suis rendu en Pologne, au nom de la Commission intérimaire, pour lutter contre la tuberculose j'ai toujours reçu le conseil d'éviter le mot "politique ". Il y a peut -être à cela une raison, je vous laisserai, Mesdames et Messieurs, y réfléchir à votre aise. Mais maintenant que je suis, disons un "ancien" des affaires publiques, je pense pouvoir aborder franchement la question parce qu'elle est capitale pour la prise de décisions. Je dirai donc que l'administrateur sanitaire responsable de la planification et de l'exécution des examens de masse se situe à mi- chemin entre les experts techniques d'un côté et les dirigeants politiques de l'autre. Naturellement, il doit donner des instructions à son personnel technique et prendre des décisions, mais il reçoit lui -même des instructions des dirigeants politiques ou des hautes autorités gouvernementales et, chose encore plus importante, c'est à ce niveau politique que sont ouverts les crédits et données les autorisations d'agir. Par conséquent, l'administrateur sanitaire doit être conscient de l'aspect politique de son travail de planification et de ses décisions administratives. Il doit être parfaitement familiarisé avec les traditions, les coutumes et le mode de vie des populations pour lesquelles il travaille et, en particulier, avec la façon dont les représentants élus du peuple s'acquittent de leurs fonctions. Il arrive que les techniques que l'on pourrait mettre au service des examens de masse dépassent de loin les possibilités administratives d'une organisation sanitaire; ce fait ne doit pas être négligé. Lorsque l'administrateur sanitaire envisage d'entreprendre une forme quelconque d'examen de masse, la seule solution pour lui est parfois d'organiser des activités d'éducation sanitaire destinées aux détenteurs du pouvoir financier, afin de créer chez eux un état d'esprit propice à l'octroi des ressources nécessaires. Souvent, cette sorte d'éducation sanitaire - appelez -la comme vous voudrez est la première chose dont devra s'occuper l'administrateur avisé. Soyons francs, et résumons en disant qu'il peut arriver que les experts techniques soient désavoués par les administrateurs, et ceux -ci à leur tour par les dirigeants politiques. Ce sont là des faits courants dont il faut s'accommoder. Toutefois, si l'administrateur sanitaire a des plans solides, échelonnés selon un calendrier du point de vue budgétaire justifiable, il peut se servir de tous ses talents dans les domaines politique, : :

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administratif et technique pour obtenir le plus de crédits possible; si son plan est bon, il peut de nouveau s'employer, dans les années suivantes, à combler les lacunes de son programme de base, de façon à atteindre ses objectifs à long terme. La planification suppose évidemment les mêmes démarches politiques que l'exécution. En fait, après des années de planification, j'en suis venu à penser que le processus de planification est véritablement un processus politique. Si l'on veut bien me permettre de donner un avis, je dirai que l'administrateur sanitaire, quels que soient sa personnalité, son âge et son expérience, doit tout au long de sa carrière étudier les sciences politiques de la même manière qu'il étudie les sciences de la santé. Je ne mentionnerai que rapidement la recherche et le développement. Il y a bien des Choses que j'aimerais dire, mais vous devrez les lire dans le texte. Je dois cependant signaler que, dans la gamme étendue des différents types d'examens de masse, il y a beaucoup de place pour la recherche, laquelle peut porter sur les enquêtes épidémiologiques, la surveillance, le dépistage systématique ou la planification. Dans le domaine de la santé publique, nous devons envisager un très large éventail d'activités de recherche. Au premier rang, viennent l'épidémiologie et la recherche épidémiologique, car un programme d'action sanitaire doit être basé sur des concepts et des observations épidémiologiques solides. Je soulignerai en second lieu que des recherches dans le secteur des sciences sociales sont nécessaires pour renseigner l'administrateur sur les caractéristiques de la population, sur ses attitudes vis -à -vis de la santé et de la maladie, sur l'utilisation qu'elle fait des services sanitaires - cela parce qu'il est essentiel d'obtenir la coopération des différents groupes de population. En troisième lieu, il faut faire de la recherche administrative pour améliorer l'efficacité et le rendement des différents types d'examens de masse. En quatrième lieu, la nécessité de recherches sur les aspects techniques du problème est bien évidente; et en cinquième lieu, je mentionnerai la recherche que nous appelons communément "fondamentale" ou de "base" ou "de laboratoire ". Pour ma part, je préfère l'appeler recherche biologique. Elle doit nous permettre de mieux comprendre l'étiologie de la maladie chez l'homme, les animaux et les insectes. Je ne m'attarderai pas sur les différents types de recherche épidémiologique qui sont nécessaires, mais il me parait très important d'examiner certains de leurs aspects pratiques. Par exemple, on peut évaluer pratiquement l'utilité d'un traitement précoce en effectuant un essai aléatoire sur un échantillon de population classé comme "marginal ", c'est -à -dire composé d'individus qui, tout en n'étant pas encore manifestement malades, ne sont pas non plus à l'abri du risque de maladie clinique. On peut citer à cet égard le diabète sucré. Un individu présente par exemple une teneur en sucre sanguin supérieure à la normale; le diagnostic clinique le confirme et pourtant le sujet n'est pas malade, ne présente pas de symptômes. Que faire ? Instituer un traitement ? Quels en seront les résultats à long terme ? Ces questions demandent à être étudiées de près. Les sciences sociales, elles aussi, sont étroitement apparentées à la recherche épidémiologique; en l'occurrence il nous faut déterminer quelles sont les attitudes des individus à l'égard de la santé et quelles sont les raisons de leur comportement. Je laisserai de côté la recherche administrative et, pour ce qui est de la recherche technique, je dirai seulement qu'il est à craindre, depuis quelques années, que les progrès de la machine n'en viennent à reléguer dans l'ombre ceux de la médecine et qu'il faut veiller à ce que cela ne se produise pas. J'aimerais ajouter quelques mots sur les aspects biologiques de la recherche. Ici, il nous faut établir une distinction entre le biologique et l'épidémiologique. Dans le cas du cancer du col de l'utérus par exemple, il est certainement possible d'identifier une lésion au stade présumé précurseur et de l'éliminer par la chirurgie. La recherche biologique, pour sa part, vise à identifier les cha£nons étiologiques de la cancérogenèse. En d'autres termes, si les études épidémiologiques font apparaître qu'un agent étiologique du cancer du col de l'utérus peut être transmis par le partenaire masculin, la recherche biologique, elle, s'efforce d'identifier cet agent. La recherche peut jouer un rôle très important dans ce domaine. La sixième section du rapport traite des éléments d'appui. La participation du public est capitale. Quel que soit le soin avec lequel les examens de masse ont été conçus et organisés, ils ne pourront être réalisés efficacement que si les administrateurs de la santé réussissent à y faire participer activement la population. Il nous faut obtenir la compréhension, l'acceptation et le soutien des personnes auxquelles les examens s'adressent; aussi la planification dans ce domaine doit -elle être aussi systématique que dans les autres. J'aimerais avoir le temps de m'arrêter sur l'éducation sanitaire, mais je devrai me contenter de souligner un ou deux points. Il faut un cadre conceptuel à l'éducation sanitaire des différents groupes de population; l'ancien système consistant à apprendre les choses et à les répéter ne suffit plus. Seule une conception unitaire peut amener les gens à considérer comme un tout la croissance et le développement à travers les différentes étapes de la vie, à penser à leur interaction avec les autres individus et aux raisons de leurs attitudes. Il faut également promouvoir le sens de la responsabilité individuelle, ce qui suppose une juste conception de la santé à tous points de vue. Aussi, dans le domaine de l'éducation sanitaire, comme dans les autres, nous devons appliquer des méthodes systématiques.

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Les considérations d'ordre juridique et déontologique sont aussi très importantes. Elles peuvent influer sur le succès des examens de masse. Comme vous le savez, la législation peut, selon les cas, faciliter ou entraver l'organisation de ces examens. Par ailleurs, des problèmes déontologiques se posent parce qu'il est nécessaire de sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements médicaux recueillis dans le cadre des examens de masse et que la confiance de la population dans l'opération dépend de la mesure dans laquelle elle pense que l'on respecte sa vie privée. C'est là une condition très importante qui mérite d'être examinée avec la plus grande attention. Un aspect particulier de la question est le traitement automatique des données sur ordinateur, qui a pris une telle ampleur que le problème posé par l'utilisation de renseignements médicaux confidentiels est maintenant au centre des préoccupations. Personne ne s'oppose apparemment à ce que les données soient utilisées sous forme de statististiques, puisqu'il n'est pas question dans ce cas de dévoiler l'identité des intéressés. Par contre, il y a un danger potentiel pour le respect du caractère confidentiel des données médicales lorsqu'on prévoit de stocker toute une série de renseignements personnels dans des mémoires d'ordinateur. Par conséquent des dispositifs de sécurité doivent être mis au point. Il nous faut également considérer les impératifs de la déontologie médicale et trouver les moyens de sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements provenant des examens de masse. A cet égard les systèmes de relevés et rapports méritent la plus grande attention. D'autre part, nous devons avoir grand soin de ne pas acheter un matériel trop coûteux qui ne serait utilisé qu'un centième du temps et ne répondrait pas vraiment aux objectifs visés. Je voudrais avoir le temps de décrire le fonctionnement d'un système entièrement automatisé. Quand le sujet entre, il a déjà rempli lui -même un questionnaire; on lui remet une carte en matière plastique, munie des éléments d'identification nécessaires, qu'il glisse dans l'appareil approprié à la fin de chaque épreuve. Un auxiliaire ne possédant aucune formation particulière peut veiller au bon déroulement du test; les résultats et les données d'identification sont transmis automatiquement à l'installation centrale. La série de tests se trouve ainsi effectuée et il n'est pas trop difficile de veiller à ce qu'elle soit, le cas échéant, suivie des examens médicaux voulus. L'ordinateur peut également être programmé de manière à déceler toute anomalie dans les électrocardiogrammes ou les épreuves biochimiques, c'est -à -dire tous les résultats dépassant les seuils cliniques habituellement observés. Sans doute aimerez -vous lire la partie du rapport qui traite des seuils cliniques, car nous connaissons très mal la gamme des valeurs normales chez les individus. Il y a là un domaine entièrement nouveau. Qu'ils soient achetés ou pris en location, les systèmes de traitement automatique des relevés et rapports sur ordinateur sont très coûteux, de même que leur exploitation. C'est pourquoi, je tiens à répéter qu'il est absolument essentiel de faire une étude économique préalable des besoins d'information. L'administrateur doit être le maître, et non l'esclave, du matériel mécanisé qu'il utilise pour les examens de masse. Pour finir, Mesdames et Messieurs, j'aimerais profiter du peu de temps qui me reste pour dire quelques mots des perspectives d'avenir, parce que nous devons ici envisager les différentes voies que nous allons suivre. N'oublions pas que nous devons utiliser l'approche épidémiologique pour déterminer s'il convient ou non d'entreprendre certaines des opérations dont je viens de parler. Pour être franc, il faut bien admettre que, pour le moment, l'automatisation ne nous permet pas de réaliser des économies importantes sur les maigres effectifs que nous possédons; de plus, bien qu'elle apporte de la précision dans les mesures et permette en certains cas de faire des tests à bon marché, elle pourrait dépasser les ressources de la collectivité et coûter très cher. En ce qui concerne l'avenir, il faut envisager des méthodes plus pratiques de dépistage automatique et de nouveaux moyens de prise d'anamnèse. Dans plusieurs des études en cours dans différents pays, on recueille déjà des anamnèses par des moyens automatiques, aux fins du dépistage des troubles mentaux. C'est là une tâche extrêmement difficile, mais l'important est qu'on s'efforce d'appliquer cette nouvelle approche à la prise d'anamnèse, de manière à procéder à un premier tri et à intéresser des chercheurs compétents à cette question très importante. En conclusion, je dirai simplement qu'il reste à résoudre de très nombreux problèmes concernant la méthodologie, les aspects administratifs et les usages à prévoir pour les différentes techniques. Je terminerai donc par une note de prudence et conseillerai de ne pas aller trop vite pour le moment. Je suis convaincu que les examens de masse ouvrent des possibilités extraordinaires, mais à la condition qu'on tienne le plus grand compte des différentes considérations que nous avons présentées; à mesure que les techniques et les épreuves utilisées dans ces examens deviennent plus complexes et plus coûteuses, une évaluation scientifique devient de plus en plus urgente. Enfin, le principal problème qui se pose aux pays, dans ce domaine, est celui de savoir comment assurer le développement planifié de ce service complexe, compte tenu des nombreuses questions restant à résoudre. A ce problème est lié celui de l'intégration des examens de santé de masse dans l'activité des services généraux de santé. Avant de terminer, j'aimerais vous citer deux proverbes. Ce sont des proverbes d'ordre administratif auxquels il nous faut réfléchir, et je vous conseillerai de vous "Regardez avant de sauter ", plutêt que du second "Celui qui hésite est perdu ". inspirer du premier : :

Je suis certain d'exprimer les sentiments de chacun des Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégués à cette assemblée en vous remerciant très sincèrement, Docteur Hilleboe, de la manière :

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remarquable dont vous avez dirigé les discussions techniques en votre qualité de Président général. Dans votre allocution d'ouverture, vous avez insufflé aux groupes l'enthousiasme dont ils avaient besoin pour la suite des discussions, et j'espère que les conclusions de ces discussions, que vous venez de résumer admirablement, seront prises en considération par tous ceux qui sont responsables de l'organisation et de l'exécution des examens de santé de masse. Je pense que le sujet retenu cette année était l'un des plus importants qui aient été examinés dans les discussions techniques des dernières assemblées. Le rapport dont nous sommes saisis sera de la plus grande utilité pour tous les Membres. Puis -je vous rappeler que les discussions techniques qui ont lieu à l'occasion de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé ne font pas partie intégrante des travaux de l'Assemblée ? Toutefois, en raison de l'intérêt qu'elles présentent pour les Etats Membres, un délégué a prié le Directeur général, au cours d'une réunion du Bureau, d'envisager la possibilité de mettre les résultats des discussions techniques à la disposition des gouvernements. Le Directeur général étudie actuellement les moyens de faire droit à cette demande. En ce qui concerne les discussions techniques qui ont eu lieu lors de cette Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai le plaisir de vous informer qu'elles feront l'objet d'un numéro spécial de la Chronique OMS, qui est publiée en quatre langues et largement diffusée, à moins que ce ne soit d'une autre publication appropriée.) Je propose que, selon l'usage suivi lors des précédentes assemblées, nous prenions acte du rapport les et remercions à nouveau tous ceux qui ont contribué au succès des discussions, en particulier présidents de groupe et les rapporteurs. Cette proposition vous paraît -elle acceptable ? En l'absence d'objections, je déclare que l'Assemblée a pris acte du rapport. Merci, Docteur Hilleboe. 2.

REMISE DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION DARLING :

Le point suivant de l'ordre du jour est le point 1.14 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) - Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling. J'invite le Professeur Bruce -Chwatt et le Professeur Corradetti, à qui la Médaille et le Prix de la Fondation Darling ont été conjointement décernés,à monter à la tribune. Le Professeur Bruce -Chwatt et le Professeur Corradetti prennent place à la tribune.

J'ai maintenant le très agréable devoir de donner suite à Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la recommandation du Comité de la Fondation Darling qui, selon la coutume, a demandé que la remise du Prix ait lieu au cours d'une séance plénière de l'Assemblée. La Médaille et le Prix de la Fondation Darling sont destinés à récompenser des travaux hors de pair concernant la pathologie, l'étiologie, l'épidémiologie, la thérapeutique, la prophylaxie du paludisme ou la lutte contre cette maladie. Le Prix a pour objet non seulement d'honorer les éminents paludologues à qui il est décerné mais aussi de rendre hommage à la mémoire du Dr Samuel Taylor Darling, mort accidentellement au Liban en 1925, au cours d'une mission qu'il accomplissait pour la Commission du Paludisme de la Société des Nations. Je suis heureux de rappeler ici les noms des précédents récipiendaires du Prix, qui tous se sont distingués par leurs travaux sur le paludisme. Le premier Prix Darling a été décerné au Colonel S. P. James en 1932, le deuxième au Professeur N. H. Swellengrebel en 1937, le troisième conjointement au Professeur P. C. C. Garnham et au Professeur H. E. Shortt en 1951, le quatrième au Dr G. R. Coatney et au Professeur G. Macdonald en 1954, le cinquième au Dr P. F. Russell en 1957, le sixième au Dr E. J. Pampana en 1959, le septième à Sir Gordon Covell et au Dr Arnoldo Gabaldón en 1961, le huitième au Dr M. O. Young en 1963, le neuvième au Colonel M. K. Afridi en 1964, le dixième au Professeur M. Ciuca et au Professeur P. G. Sergiev, en 1966 et, enfin, le onzième au Dr G. Giglioli et au Lieutenant -Colonel Jaswant Singh en 1968. Cette année, sur la recommandation du Comité d'experts du Paludisme, le Comité de la Fondation Darling a attribué la Médaille et le Prix au Professeur Leonard Jan Bruce -Chwatt et au Professeur Augusto Corradetti, en reconnaissance de leur importante contribution à l'épidémiologie et à la thérapeutique du paludisme et à la lutte contre cette maladie. Le Professeur L. J. Bruce -Chwatt, né à Lodz en juin 1907, a obtenu son doctorat en médecine à l'Université de Varsovie en 1930. Il a ensuite étudié la microbiologie et la sérologie à l'Institut national d'Hygiène de Varsovie, a reçu le diplôme de médecine coloniale de l'Université de Paris et a travaillé, dans cette ville, à l'Institut Pasteur et à l'Hôpital Saint -Louis. En 1941, il s'est vu décerner le diplôme de médecine et d'hygiène tropicales à Londres et, en 1942, a été envoyé en Afrique occidentale où il a travaillé pendant seize ans. En 1949, il a organisé le Service antipaludique fédéral du Nigéria et est demeuré à la tête de celui -ci jusqu'en 1958, où il est :

1 Mass health examinations, par divers auteurs (1971) Genève, Organisation mondiale de la Santé (Cah. Santé publ., N° 45) (Edition française en préparation).

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entré à l'Organisation mondiale de la Santé. En 1951, il a reçu le grade de Master of Public Health à l'Université Harvard. Pendant son séjour en Afrique occidentale, il s'est adonné à de nombreux travaux de recherche, entre autres sur la transmission de l'immunité spécifique contre Plasmodium berghei des rattes à leurs petits, sur l'emploi des radio -isotopes pour l'étude et la destruction des moustiques, et sur la mise au point d'un nouveau modèle de chambre d'exposition pour les essais biologiques sur les moustiques. Ses travaux sur l'épidémiologie du paludisme en Afrique occidentale, qui lui ont permis de mettre en évidence les terribles effets de la maladie sur les enfants en bas âge et les jeunes enfants et les troubles du développement qu'elle entraîne chez de nombreux enfants africains, de même que les campagnes antipaludiques fructueuses qu'il a menées au Nigéria, ont fourni de précieux fondements à la connaissance du paludisme et à la lutte antipaludique en Afrique occidentale. Dans le domaine de la chimiothérapie, il s'est livré à un certain nombre d'évaluations concernant l'administration de médicaments antipaludiques de synthèse à des écoliers nigérians et à des populations rurales. D'autre part, ses communications scientifiques ont été vivement appréciées tant à la conférence sur le paludisme en Afrique équatoriale, dont il fut rapporteur en 1950, qu'à la deuxième conférence africaine du paludisme réunie à Lagos en 1955 et dont l'organisation lui incomba en grande partie. Outre sa perspicacité scientifique et ses dons pour les langues, le Professeur Bruce -Chwatt possède une forme d'esprit et une mémoire fidèle qui lui permettent d'assimiler une énorme quantité de textes consacrés aux multiples aspects du paludisme et d'en restituer le sens d'une façon claire et intelligible, ce qui a fait de lui un maître dans l'art d'enseigner et un participant de choix aux diverses conférences ou aux comités OMS d'experts du paludisme. C'est du reste son érudition et sa vaste expérience du terrain qui lui ont valu d'être nommé membre de l'équipe d'évaluation du paludisme en Inde en 1957, équipe patronnée par le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique et la Fondation Rockefeller. Un an plus tard, le Professeur Bruce -Chwatt entrait à l'Organisation mondiale de la Santé où il allait édifier, pendant les neuf années suivantes, le programme de recherches de l'Organisation sur le paludisme. Cependant, en 1967, le Professeur Bruce -Chwatt abordait encore une nouvelle carrière - universitaire cette fois - en entrant comme maître de conférences au Ross Institute of Tropical Hygiene de Londres. Un an plus tard, il prenait la succession du regretté Professeur Macdonald (récipiendaire en 1954 de la Médaille et du Prix Darling) à la chaire d'hygiène tropicale de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ainsi qu'à la direction du Ross Institute. Le Professeur Bruce -Chwatt a publié quelque 150 articles, dont la plupart se rapportent à des - entomologie, parasitologie, chimiothérapie, complications cliniques, problèmes de paludologie épidémiologie, immunité et emploi des insecticides - et dont l'ensemble constitue une remarquable contribution à nos connaissances dans ce domaine. Le Professeur Augusto Corradetti est, lui aussi, né en juin 1907. Il a reçu son diplôme de docteur en médecine à l'Université de Rome, sa ville natale, en 1931, puis a entrepris des études postuniversitaires au Rockefeller Institute for Medical Research de New York, à l'Ecole de Santé publique Johns Hopkins de Baltimore et à l'Institut Bernhard Nocht d'Hygiène tropicale de Hambourg. En 1929, avant même d'avoir terminé son doctorat, lé Professeur Corradetti avait commencé des travaux de recherche sur le paludisme à la Station expérimentale pour la Lutte antipaludique, fondée par le Gouvernement italien en collaboration avec la Fondation Rockefeller. De 1930 à 1937, il occupa la poste de paludologue et fut ensuite envoyé en Ethiopie où il effectua pendant trois ans, sur l'épidémiologie du paludisme, des études dont la précision est demeurée inégalée dans cette région. A son retour en Italie, il poursuivit ses travaux sur le paludisme à l'Istituto Superiore di Sanità de Rome, d'abord comme parasitologue,puis comme directeur du Laboratoire de Parasitologie, poste qu'il occupe encore à l'heure actuelle. Son zèle de chercheur, qui évoque pour nous l'esprit de pionnier des paludologues italiens, ne l'empêcha pas d'appliquer son expérience à la lutte pratique contre la maladie en Ethiopie, en Italie et plus tard au Pérou; invité dans ce dernier pays par le Gouvernement, il conseilla celui -ci au sujet de l'emploi du DDT. Le Professeur Corradetti a livré à la publication ses premiers travaux de recherche en 1930, et, depuis lors, il a publié plus de 200 articles consacrés pour la plupart au paludisme. Il s'est d'abord intéressé à l'entomologie et ses expériences sur le groupe Anopheles maculipennis constituent une des premières études génétiques qui ont mené à la caractérisation des espèces de ce groupe. Ensuite, il a étudié les parasites du paludisme aviaire et est devenu l'autorité incontestée pour la détermination des espèces de ce groupe et l'élucidation de leurs divers cycles exo- érythrocytaires. Il a poursuivi ses travaux par des recherches sur les parasites du paludisme des rongeurs, des singes et de l'homme, et sur d'autres hémosporidies. En 1936, le Professeur Corradetti s'est occupé de certains aspects de l'immunité antipaludique et n'a cessé de s'y intéresser par la suite. Dans les années 1960 -1970, il a étendu ses travaux à des études fondamentales sur l'immunité stérilisante chez les rats albinos vis -à -vis des infections à Plasmodium berghei et sur la vaccination antipaludique au moyen de parasites irradiés et, plus tard, avec la fraction non soluble des parasites du paludisme. Outre ses travaux d'entomologie, d'épidémiologie, de parasitologie et d'immunologie dans le domaine du paludisme, il fait autorité en

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matière de leishmaniose et a entrepris un certain nombre d'études sur les trypanosomes, les babesia et d'autres parasites du sang ainsi que sur les helminthes. Le premier contact du Professeur Corradetti avec l'OMS remonte à la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, à laquelle il avait été délégué par son pays. Ensuite, il a fait partie de la délégation italienne aux Douzième et Treizième Assemblées mondiales de la Santé, puis de la Quinzième à la Vingt Troisième Assemblée, où, fort de sa vaste expérience en la matière, il a attiré l'attention sur la nécessité de soutenir d'une façon suivie les recherches sur le paludisme, montrant qu'elles sont indispensables pour la résolution des problèmes posés par la lutte contre la maladie et son éradication. L'OMS est fière d'avoir bénéficié de la collaboration de deux paludologues de cette valeur. Leur vaste expérience, leur connaissance approfondie du paludisme, leur intérêt pour la recherche et l'appui qu'ils lui ont donné, ainsi que leur importante contribution à divers congrès, conférences et autres réunions internationales ont profondément marqué l'action des travailleurs de la santé publique et des autres spécialistes du paludisme, bien au -delà des frontières de leur propre pays où leur oeuvre a déjà reçu la plus grande consécration. Professeur Bruce -Chwatt, Professeur Corradetti, j'ai le grand honneur de vous remettre la Médaille et le Prix de la Fondation Darling. Le Président remet les Médailles et le Prix de la Fondation Darling au Professeur Bruce -Chwatt et au Professeur Corradetti. (Applaudissements)

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole.

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Professeur Bruce -Chwatt, je vous invite à prendre la

Le Professeur BRUCE- CHWATT (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Docteur Candau, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, un des plus grands honneurs auquel un paludologue puisse aspirer est bien de recevoir le Prix Darling des mains du Président de l'Assemblée mondiale de la Santé. J'éprouve un sentiment d'humilité devant l'importance de cet événement, l'incapacité où je suis de m'en montrer digne et la valeur que j'attribue à cette distinction. En outre, je me réjouis de la partager avec un membre associé de la Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene, ami de longue date dont j'admire les travaux et dont je partage les idéaux. Mon intérêt pour la médecine tropicale est né il y a trente -cinq ans à Varsovie sous l'influence d'Anigstein, de Hirszfeld et surtout d'Hélène Sparrow, qui m'a fait connaître Charles Nicolle. J'ai traduit en polonais son merveilleux ouvrage Le destin des maladies infectieuses avec la ferveur juvénile qui fut celle des Apôtres pour répandre la parole de leur Maitre. A Paris, j'ai eu pour maîtres Emile Brumpt, Henri Gaillard, Sézary et Marchoux qui m'ont initié à la magnifique contribution des Français à la médecine tropicale; j'ai aussi été impressionné par la clarté de leur pensée, qui m'a prouvé qu "'une langue parfaite est une science bien faite ", adage si souvent cité par Edmond Sergent. La guerre, interrompant mes études, me donna le privilège de combattre pour une juste cause et me laissa seul au monde; elle me conduisit en Grande -Bretagne, pays qui m'a adopté si généreusement et m'a donné tout ce que j'ai de plus cher et de plus précieux dans la vie. Buxton, Covell, Garnham, Hoare, George Macdonald, Maegraith, Manson -Bahr, Sinton et beaucoup d'autres - trop nombreux pour que je puisse les nommer tous, mais tous présents dans mon esprit - sont devenus mes professeurs et mes amis très chers. La lutte contre le paludisme était alors un des principaux problèmes qui se posaient aux forces armées dans les régions tropicales, spécialement en Afrique. Les années de guerre m'ont fait goûter pour la première fois le travail sur ce continent, et je n'avais pas de plus grande satisfaction que de voir le recul rapide de la maladie parmi les diverses unités alliées, des forces terrestres ou aériennes, isolées dans quelque coin reculé de l'Afrique. En même temps, j'éprouvais sans cesse le sentiment irritant que nos efforts demeureraient insuffisants tant que la population indigène continuerait à subir l'assaut d'une maladie qui tuait un enfant sur cinq avant qu'il ne parvienne à l'adolescence. Après la guerre, j'ai pu appliquer les connaissances et les capacités récemment acquises à la lutte contre les maladies transmises par des vecteurs dans les populations civiles du Nigéria. La compréhension et le soutien dont j'ai bénéficié auprès de mon vénéré chef, Sir Samuel Manuwa, se sont gravés dans ma mémoire reconnaissante. Plus s'étendait mon expérience des ravages exercés par le paludisme, et plus je me convainquais qu'il fallait lutter davantage pour le réprimer. J'admirais les succès signalés par Soper et Wilson au Brésil (où un jeune paludologue du nom de Marcolino Candau montrait déjà les promesses d'un grand destin), par Gabaldén au Venezuela, par Giglioli en Guyane, par Sergiev en URSS, par Livadas en Grèce, par Mofidi en Iran, et par Jaswant Singh, Viswanathan, Rao et Afridi en Inde et au Pakistan. En 1950, la conférence sur le paludisme en Afrique équatoriale, tenue à Kampala,annonçait le début d'une ère nouvelle ouverte par Pampana, Paul Russell, Bagster Wilson, Cambournac, George Macdonald, Vaucel, Swellengrebel, Vincke, et bien d'autres. Deux projets pilotes organisés au Nigéria furent les précurseurs d'une action plus énergique et me donnèrent l'avant -goût de l'avenir qui se préparait. La célèbre sixième session du Comité OMS d'experts du Paludisme jeta en 1956 les bases de l'éradication du paludisme, et ce fut une joie pour moi de rédiger avec le Dr Francisco Dy, présent ici aujourd'hui, quelques parties de ce document. Un an plus tard, j'entrais à l'OMS, et consacrais à cette nouvelle tâche tout l'enthousiasme et le dévouement dont j'étais capable. Les premières années de cette activité, :

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où je fus guidé avec tant de compétence par Pampana et Alvarado, furent des années d'immense satisfaction devant l'éclatant succès remporté par les nouvelles techniques. Avec le temps, les progrès se ralentirent, mais le bénéfice de cette entreprise inégalée de santé publique est énorme, qu'on en juge d'après le milliard de personnes qui ont été libérées de la menace du paludisme ou d'après le critère plus difficilement mesurable des progrès économiques enregistrés dans les pays et les zones où la maladie a été vaincue. L'objectif final, celui de l'éradication du paludisme dans le monde entier, a néanmoins reculé au cours des dernières années. Dans certaines régions, les progrès ont été minimes alors que dans d'autres, où l'éradication était presque achevée, le paludisme est revenu en force, ramenant la situation à son point de départ. Un des plus grands hommages que l'on puisse rendre à l'Organisation au service de laquelle je suis fier d'avoir travaillé est de reconnaître que, dans l'évaluation de son activité, elle n'a jamais essayé de se juger elle -même avec complaisance ni de jeter un voile sur les erreurs du passé. Cette autocritique loyale mérite l'admiration et augmente notre foi dans ses réalisations présentes et futures.

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Le rapport soumis à la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé sur le réexamen de la stratégie mondiale de l'éradication du paludisme est un de ces documents qui portent la marque de la clarté, de la logique, de l'honnêteté et de l'imagination créatrice. Il place dans leur juste perspective les facteurs techniques auxquels on peut attribuer certains échecs, mais sans négliger pour autant les facteurs, multiples et enchevêtrés, qui sont d'ordre social, culturel, économique et politique. Ce sont là les ingrédients de l "'écologie humaine ", dont il est inutile de souligner l'importance en médecine préventive devant cet auditoire, surtout après l'allocution présidentielle de Sir William Refshauge. Dans ce contexte, les migrations, les abris temporaires impossibles à traiter et l'enlèvement des insecticides déposés sur les parois devraient prendre rang parmi les éléments entrant en ligne de compte dans les programmes opérationnels. Quand les progrès d'une campagne sont retardés parce que l'administration locale ne peut pas se conformer au plan d'opérations, ou parce que la formation, la discipline ou la direction des équipes de pulvérisation sont insuffisantes ou encore parce que l'appareil de surveillance est déficient dans l'exécution, il est certain que l'élément humain est le principal responsable. Il en va de même, mutatis mutandis, des incertitudes budgétaires, d'une confiance excessive dans l'aide extérieure; et surtout des déficiences des services de santé de base qui se révèlent incapables, en fin de campagne, de prendre en charge le dépistage des cas et l'élimination des derniers foyers d'infection. C'est sur ce plan que, malgré certaines mises en garde, on a sous -estimé la complexité de la situation en Afrique tropicale. Il semble que l'attrait d'un programme de choc et la séduction des aspects techniques de l'éradication aient éclipsé tout cet ensemble de forces conflictuelles auxquelles pense Malraux quand il parle de la "condition humaine ". La présence d'obstacles techniques comme la résistance des vecteurs aux insecticides, et le besoin de méthodes plus perfectionnées de diagnostic microscopique comme d'une meilleure chimiothérapie, ont suscité des recherches que l'Organisation a sagement et généreusement appuyées. Si l'on considère les connaissances acquises en matière de transmission du paludisme et de lutte antipaludique, on éprouve un sentiment de satisfaction en voyant la route qui a été parcourue depuis l'époque où Ross posa les yeux pour la première fois sur les "organismes ronds pigmentés" dans l'estomac du moustique "aux ailes tachetées ". Néanmoins, de nombreuses questions sont encore sans réponse l'origine des rechutes, les conditions de transmission par certains vecteurs, le mécanisme de la résistance; d'autre part, de nombreux besoins ne sont pas satisfaits; c'est le cas des composés insecticides acceptables et des médicaments antipaludiques actifs dont il faudrait un éventail beaucoup plus large. Ce sont là quelques domaines choisis au hasard dans notre ignorance et pour lesquels il faudrait demander davantage à la fécondation croisée de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée. Pour protéger un individu d'une infection ou le guérir d'une maladie, il n'est pas nécessaire de comprendre à fond toutes les relations enchevêtrées qui existent entre l'hôte et le parasite. Mais pour la médecine préventive, qui étudie les phénomènes collectifs de maladie, d'infirmité et de décès dans un milieu déterminé pendant une période donnée, la connaissance des changements intervenant dans la transmission d'un agent pathogène est indispensable. On imagine parfois l'organisation de la recherche comme un processus régulier, allant du plan initial au but final à un rythme déterminé par une bonne orientation administrative et un financement adéquat. Or, si l'on cherche à orienter tout le travail scientifique vers des fins pratiques, on risque souvent d'aboutir à une impasse la vraie percée, le vrai bond en avant, sont généralement engendrés par un esprit indépendant libre et inspiré. Une aide efficace à la recherche suppose la connaissance approfondie du milieu favorable à la création scientifique et un effort soutenu. L'essentiel est de disposer non pas de beaucoup d'argent mais de chercheurs de qualité. Le meilleur système consiste à réunir un petit groupe de personnes ayant :

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des intérêts et des qualifications variés et complémentaires, qui travailleront avec une certaine souplesse dans un cadre défini dans les grandes lignes. Nous savons cependant qu'un effort tendu exclusivement vers l'accumulation des connaissances peut engendrer plus tard des déceptions. Sir Harold Himsworth a fait remarquer qu'on a souvent élevé la recherche au rang d'une mystique, capable de résoudre tous les problèmes. Et c'est Bernal qui a prédit l'actuel mélange d'amour et de haine qui caractérise les rapports entre la science et la société et qui a ouvert les vannes aux divergences et aux doutes contemporains. D'abord réaction contre des armes nucléaires de plus en plus horribles, ce mouvement a débordé ensuite sur les sciences de la vie lorsque la biologie moléculaire a ouvert des perspectives de manipulation génétique. On a dit que les savants abandonnent leurs découvertes comme des enfants devant les portes de la société et que les parents adoptifs ne savent pas comment les élever ni qu'en faire s'ils deviennent des monstres. Aujourd'hui, la science est suspecte parce qu'ambiguë dans son application et l'on ne croit plus guère que l'accroissement des connaissances entraîne un plus grand bonheur. D'un malaise qui se situe en profondeur est né le mouvement qui proclame la responsabilité sociale de la science et tente de trouver le moyen d'influencer la marche de la science au profit de l'humanité. Ce désenchantement à l'égard de la science est certes compréhensible, mais il est dangereux. Si nous n'avons pas été capables de faire face aux problèmes posés par le progrès technique, cela ne prouve pas que la science soit elle -même un échec. Le mouvement antiscientifique oublie souvent les bienfaits sociaux que nous devons à la technique lorsqu'elle est employée à bon escient. On se demande si les critiques qui assaillent actuellement l'emploi du DDT en santé publique ne sont pas un symptôme de cette attitude irrationnelle et mal informée qui s'oppose à l'utilisation de nos connaissances, au profit de vieilles ignorances et de nouvelles superstitions. Jacques Monod a récemment affirmé sa conviction que les valeurs de la science et celles de la société étaient incompatibles. Les premières se fondent sur une appréciation objective de la connaissance, les secondes sur des facteurs éthiques et des croyances enracinées dans le passé. Il est difficile de se rallier sans réserve à ce credo. Assurément, la "science libre" est une illusion, car on ne peut dissocier totalement la science du système social dans lequel elle se développe et personne ne sait comment les séparer ni comment sortir le savant du dilemme moral oú il se trouve quand son oeuvre risque d'être employée à des fins mauvaises. Heureusement, ce malaise est moins destructif en médecine et particulièrement en santé publique. Sir Theodore Fox a dit que notre profession se préoccupe autant des fins que des moyens. Nous ne pouvons jamais rejeter la responsabilité des usages qui sont donnés à nos connaissances et l'un des buts de notre profession est de délivrer les individus, dans toute la mesure possible, les délivrer de la souffrance, de l'invalidité d'une mort prématurée, mais aussi de ces cruelles chaînes biologiques qui maintiennent les ignorants dans la servitude et la misère. Aujourd'hui comme hier, notre mot d'ordre doit être "guérir quelquefois, soulager souvent, prévenir toujours ". D'autre part, notre travail n'est plus la prérogative du corps médical; il dépend non seulement de méthodes techniques complexes mais aussi d'une étroite collaboration avec les sociologues, les ingénieurs, les éducateurs et les économistes. C'est pourquoi nous faisons de grands efforts pour comprendre les économistes afin de coopérer avec eux. Je ne suis pas certain que la réciproque soit tout à fait vraie. Nous lisons dans les rapports bien informés du Directeur général de l'OMS que l'on enregistre un recul dans les pays en voie de développement en ce qui concerne la prestation de soins médicaux et que les maladies transmissibles restent la cause principale de la morbidité et de la mortalité élevées des régions tropicales. Or, au même moment, un groupe d'économistes et de planificateurs sociaux distingués déclarent sans aucune preuve que la situation en matière de santé et de personnel médical s'est fortement améliorée dans les pays en voie de développement et que, désormais, le progrès économique doit seul venir au premier rang des priorités. On pourrait difficilement trouver meilleur exemple d'un regrettable manque de communication Il y a quelques années, Karl Evang a parlé avec force et courage des servitudes d'ordre politique, national et traditionnel qui freinent l'amélioration de la santé; tout ce qu'il a dit alors s'applique aux principes et à la pratique de l'éradication des maladies. L'expérience montre qu'on a autrefois accordé trop peu d'attention au réseau de services de santé ruraux de base sur lequel on doit s'appuyer quand la phase cruciale de l'éradication du paludisme est atteinte; aujourd'hui, c'est là notre souci principal, avec la planification de l'administration et du financement. Il est évident que le succès final de tout programme d'éradication du paludisme dépend non seulement des outils techniques dont on dispose, mais aussi de la volonté de la collectivité d'en tirer le meilleur parti. Cela nous amène aux problèmes de la gestion gestion et formation des personnels, gestion des ressources financières, orientation des engagements de dépenses publiques, le tout devant tenir compte des besoins présents et des conflits de priorités. Mais un planificateur qui se propose de répartir les rares ressources nationales et une aide étrangère limitée entre les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'agriculture et de l'industrie, afin de préparer la voie à un progrès général régulier manque souvent à tel point de données exactes qu'il en est réduit à chercher au jugé comment partager les :

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dépenses et les efforts de développement. Ce vaste domaine des relations entre le bien -être social et la productivité exige de très nombreuses études préparatoires. La plus grande leçon que nous ayons apprise est que Gunnar Myrdal avait raison d'affirmer que ni le problème sanitaire ni les autres problèmes des pays en voie de développement ne pourraient être résolus par une application servile des vieilles formules qui avaient donné de bons résultats en Europe ou aux Etats -Unis d'Amérique. Pour réaliser des progrès permanents dans la partie défavorisée du monde, il est plus sir d'adapter plutôt que d'adopter les produits de la science occidentale. A une époque où il ne se passe guère de jour qu'un secret ne soit arraché ou soutiré à la nature, il n'est pas nécessaire de rappeler que nous vivons dans un monde en transformation, mais il est rare pourtant que nous percevions la rapidité de celle -ci. Maegraith et Dorolle ont dénoncé la menace croissante que font peser les maladies transmissibles sur la population du monde, toujours plus nombreuse et toujours plus mobile. Nous avons assisté à l'écroulement de la vieille notion de quarantaine, que nous avons remplacée par un système plus souple de surveillance. La valeur de celle -ci reste encore à démontrer en pratique, mais en vérité il n'y aura pas de sécurité à l'égard des maladies infectieuses aussi longtemps que de vastes réservoirs d'agents pathogènes subsisteront dans un monde où s'abolit la notion de distance et où l'Atlantique et le Pacifique font figure de fleuves intercontinentaux. Nos idées sur les rapports entre les techniques sanitaires et les problèmes humains se sont profondément modifiées et il est possible que nous devions aussi modifier quelque peu notre façon de concevoir l'éradication des maladies. Le terme même d'éradication a une signification différente selon la situation considérée (comme l'a fait remarquer Langmuir). L'éradication mondiale de toutes les maladies transmissibles peut rester un but souhaitable, mais la difficulté pratique de l'entreprise devient incontestablement de plus en plus évidente, même en ce qui concerne les infections transmises par contact direct. Les difficultés sont encore accrues lorsqu'il s'agit d'une maladie transmise par un vecteur, surtout dans les régions tropicales où ces infections ont une endémicité inconnue ailleurs et où les contraintes sociales et économiques sont si nombreuses. Le temps n'est plus où seule l'éradication mondiale semblait acceptable. Nous nous sommes souvent laissé hypnotiser par des contrastes absolus tels que le blanc et le noir, la santé et la maladie, le normal et l'anormal, le vrai et le faux. Pourtant la plupart des phénomènes naturels sont des valeurs relatives. Même la définition de la santé telle qu'elle figure dans la Constitution de l'OMS a été critiquée par René Dubos pour sa forme absolue, presque utopique. Mais toutes les formules qu'on a cherchées pour définir l'état d'équilibre d'un individu avec son groupe social et son milieu naturel étaient également vagues et insuffisantes. On ne peut donc qu'applaudir à la stratégie souple que l'OMS propose aujourd'hui puisqu'elle prend en considération non seulement la possibilité même de l'éradication du paludisme dans tout un pays, mais aussi l'aptitude de ce pays à la maintenir. En d'autres termes, là où l'éradication ne parait pas accessible, il faut se donner pour tâche provisoire de maîtriser le mieux possible le paludisme pendant une période de durée imprévisible mais non illimitée. Une telle conception, considérée comme pure hérésie il y a quelques années, est maintenant proclamée solennellement, avec tout le poids de son autorité, par Gabaldón. Il faut espérer qu'on ne tombera pas dans l'excès contraire en n'accordant plus qu'un rang inférieur de priorité à tout essai de lutte contre la maladie. Des épidémies de paludisme ne sont pas exclues dans l'avenir et l'importance de cette maladie apparaît clairement si l'on tient compte de la mortalité des populations enfantines sous les tropiques et la responsabilité qui nous incombe de protéger ces collectivités. Parmi les nombreuses questions que nous nous posons, il en est une d'importance primordiale quelle est la raison d'être de l'homme ? Certainement pas d'étouffer dans une ville polluée et surpeuplée, ni d'alimenter un feu de joie atomique, ni de devenir une proie pour les parasites ou un aliment politique pour des nations rivales ou un facteur économique de tel ou tel système social cruel. Le but de l'homme doit être d'accroître la qualité de sa personnalité, de son expérience intérieure, du simple bonheur humain, de la coexistence pacifique avec les autres et avec son environnement sur cette planète. On dit quelle corps médical se trouve à la croisée des chemins et que, s'il ne s'intègre pas davantage dans la structure sociale de la collectivité, il faillira au rôle fondamental qu'il doit jouer dans les processus dynamiques qui influent sur la santé de la population mondiale. Des changements majeurs s'imposent, à la fois pour améliorer la situation actuelle et même simplement pour conserver un monde ayant quelque ressemblance avec celui que nous connaissons. Les choix de l'humanité sont limités et le temps joue contre nous. Jamais encore notre responsabilité n'a été aussi lourde. A l'aube de l'histoire, la médecine était un acte de foi dans les puissances divines ou naturelles, un art de guérir et la source première de la "lutter, chercher, science. Elle doit continuer à jouer ce triple rôle et à suivre l'appel d'Ulysse trouver et ne jamais céder ", afin de devenir, comme l'a dit Charles Nicolle, une force toujours plus capable d'augmenter la stature de l'homme et de protéger son avenir menacé. :

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) vous invite à prendre la parole.

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Je vous remercie, Monsieur. Professeur Corradetti, je

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Le Professeur CORRADETTI (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, c'est avec une grande émotion que je reçois la Médaille et le Prix Darling en même temps que mon très cher ami le Professeur Bruce -Chwatt. Cet honneur est la plus haute consécration qu'un paludologue puisse désirer et le fait qu'il est décerné par une institution internationale, l'Organisation mondiale de la Santé, ajoute encore à la solennité de l'événement et à sa signification. Je tiens à attribuer cette distinction non pas simplement á mes travaux personnels sur le paludisme, mais à l'immense somme de connaissances scientifiques et d'action novatrice dont les paludologues italiens ont fait bénéficier l'humanité. Ai -je besoin de rappeler que de nombreux savants italiens, de Sebastiano Badi à Francesco Torti, participèrent autrefois aux premières expériences de traitement des fièvres palustres par l'écorce de quinquina. D'autres savants de cette époque ancienne, de Gianbattista Doni à Bernardino Zendrini, s'occupèrent de l'assèchement des terres; d'autres encore, de Francesco Redi et Pietro Paolo da Sangallo à Filippo Bonanni, apportèrent une contribution substantielle à la connaissance des moustiques. Je n'ai sans doute pas besoin non plus de vous rappeler l'oeuvre magnifique de ce groupe de paludologues italiens qui a brillé à la fin du siècle dernier et pendant le premier quart de celui -ci. Leurs noms sont célèbres dans le monde entier Ettore Marchiafava, Angelo Celli, Camillo Golgi, Giovanni Battista Grassi, Amico Bignami, Antonio Dionisi et Giuseppe Bastianelli. Ces hommes ont non seulement dispensé un trésor paludologique, mais ils ont fait de l'Italie un des pays les plus avancés dans la lutte antipaludique. Au début de ce siècle, ils incitèrent le Gouvernement italien à promulguer une loi disposant que la quinine serait distribuée gratuitement à toute la population des zones impaludées. En même temps, l'administration sanitaire de l'Italie était la première à organiser sur tout le territoire un dense réseau rural chargé de distribuer ce médicament et d'appliquer d'autres mesures de lutte contre le paludisme. En 1925, deux hommes à l'esprit exceptionnellement clair - Alberto Missiroli, italien, et Lewis W. Hackett, qui venait des Etats -Unis - prirent la direction de la Stazione Sperimentale per la Lotta Antimalarica, dont le modeste objectif était de déterminer l'effet antilarvaire du vert de Paris en différents endroits de l'Italie. Missiroli et Hackett firent de cette station un des meilleurs centres scientifiques mondiaux de paludologie. Ils surent obtenir la collaboration de nombreux et éminents paludologues européens pour résoudre des mystères tels que celui de l'anophélisme sans paludisme. C'est dans ce climat de collaboration scientifique internationale que j'ai abordé la paludologie en entrant à la Stazione Sperimentale alors que j'étais encore un tout jeune étudiant. Mon premier travail de quelque importance fut consacré à la séparation par croisement des six espèces soeurs du groupe Anopheles maculipennis. En 1934 -1935, étant diplômé, j'ai suivi les cours de l'Ecole de Santé publique Johns Hopkins, où j'ai eu la chance de voisiner avec deux autres étudiants, qui devaient recevoir plus tard le Prix Darling : Arnoldo Gabaldón et Martin Young. Après trois années d'études épidémiologiques sur le paludisme en Ethiopie, j'ai commencé à travailler à l'Istituto Superiore di Sanità, qui venait d'être créé et qui englobait l'ancienne Stazione Sperimentale per la Lotta Antimalarica. Après la Seconde Guerre mondiale, la découverte de l'effet rémanent du DDT a amené les paludologues italiens, sous la direction de Missiroli, à concevoir que l'aspersion de 2 g de DDT par mètre carré sur les murs des maisons et des étables une fois par an pourrait interrompre la transmission du paludisme. Cette méthode, appelée plus tard la "méthode italienne ", fut tout d'abord, en Italie, une simple mesure de lutte antipaludique; en 1947, elle fut étendue à l'ensemble des zones impaludées du pays. A la même époque, en 1946 -1947, j'exportais la "méthode italienne" sur la côte péruvienne du Pacifique. Au cours de mon voyage vers le Pérou, je rencontrais à Santiago du Chili un grand savant italien, Giovanni Noé, ancien élève de Giovanni Battista Grassi, qui avait travaillé pendant trente -cinq ans au Chili. Lorsque je le rencontrai, il luttait, à l'âge de soixante -dix ans, contre le paludisme dans la région d'Arica. Je n'oublierai jamais l'enthousiasme avec lequel il accueillit sur la côte du Pacifique un autre paludologue venant de la même école romaine et poursuivant le même but que lui. Ma mission au Pérou fut couronnée de succès et je repris ma place dans mon institut de Rome en 1948. En Italie, l'interruption de la transmission par pulvérisation d'insecticides à effet rémanent, répétée chaque année, aboutit en 1952 à l'élimination du paludisme dans le pays. Tout le territoire fut libéré d'une maladie qui avait fait d'innombrables victimes pendant au moins vingt -trois siècles. Ce grand succès couronnait la longue activité des paludologues italiens. Après l'éradication hu paludisme en Italie, la plupart des paludologues refusèrent d'en rester là. Un certain nombre d'entre eux entrèrent à l'OMS et firent partie du personnel d'éradication du paludisme dans diverses régions du monde. D'autres, dont moi -même, continuèrent au laboratoire les recherches fondamentales qui visaient à améliorer notre connaissance du paludisme. J'aimerais signaler à ce propos que les recherches fondamentales menées sur le paludisme et sur d'autres maladies parasitaires à l'Istituto Superiore di Sanità sont entièrement financées par l'Etat italien. :

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Celui -ci, ainsi que les paludologues italiens, ont poursuivi leur activité contre le paludisme alors même que la maladie avait disparu du pays, parce qu'ils étaient conscients que seul un effort collectif, soutenu avec ténacité, permettra de libérer du paludisme de nombreuses régions du monde. En d'autres termes, l'Etat italien offre, par l'intermédiaire de ses paludologues, une contribution à la santé et à l'amélioration sociale des pays en voie de développement. C'est pourquoi j'aimerais associer à l'honneur qui m'est fait aujourd'hui tous ces Italiens qui, depuis si longtemps, suivent dans leur domaine propre l'idéal de la Renaissance en travaillant pour l'humanité et non pas seulement pour leur pays.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est levée.

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Je vous remercie, Monsieur.

La séance est levée à 12 h.40.

QUATORZIEME SEANCE PLENIERE Samedi 15 mai 1971, 9 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre du jour est l'examen du troisième rapport de la Commission B, contenu dans le document A24/25. Dans ce rapport figurent quatre projets de résolution que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. La première résolution, intitulée "Bâtiment du Siège Besoins futurs ", se trouve à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections à l'adoption de ce texte ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Affectation de crédits au fonds immobilier ", figure à la page 3 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections à l'adoption de ce texte ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. La troisième résolution, intitulée "Bureau régional de l'Afrique Logements supplémentaires pour le personnel ", figure à la page 4 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. La quatrième résolution, intitulée "Bureau régional de l'Asie du Sud -Est Agrandissement du bâtiment du Bureau régional ", figure à la page 5 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation de ce rapport ? Je ne vois pas d'objections; le rapport est approuvé.1 :

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2.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le point suivant de notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission A, contenu dans le document A24/23. Ce rapport contient deux projets de résolution que je soumettrai à l'Assemblée l'un après l'autre. La première résolution, intitulée "Situation de la pandémie de choléra ", figure à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. La seconde résolution, intitulée "Hygiène du travail dans les mines ", figure à la page 4 du rapport. L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? Je ne vois pas d'objections. La résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation de ce rapport ? Je ne vois pas d'objections. Le rapport est approuvé.2

3.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au deuxième rapport de la Commission A, document A24/24, qui renferme une résolution sur le budget effectif et le niveau du budget pour 1972, tels qu'ils ont été recommandés pour adoption par l'Assemblée. Je tiens à signaler qu'une erreur typographique s'est glissée dans les versions anglaise et française de ce rapport à l'alinéa 3) i) où il faut lire US $1 268 600 au lieu "US $1 268 000.

1 Voir p. 586. 2

Voir p.

583.

- 252 -

QUATORZIEME SEANCE PLENIERE

253

Nous avons maintenant à nous prononcer sur cette résolution. Je rappelle aux délégués qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les décisions relatives au montant du budget effectif sont prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Je vais maintenant mettre la résolution aux voix. Que tous les délégués qui sont pour la résolution proposée dans le document A24/24 veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Que tous les délégués qui sont contre cette résolution veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Que ceux qui préfèrent s'abstenir veuillent bien lever leur pancarte. Merci. nombre de Membres présents et votants, 97; majorité des deux Le résultat du vote est le suivant tiers, 65; pour, 92; contre, 5; abstentions, 3. La résolution est donc adoptée. Vous devez maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport ? Je n'en vois pas. Le rapport est approuvé.1 :

La séance est levée à 9 h.45.

1 Voir p. 584.

QUINZIEIWE SEANCE PLENIERE

Lundi 17 mai 1971, 9 h,30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

AMENDEMENT AU CONTRAT DU DIRECTEUR GENERAL La séance est privée de 9 h.30 à 9 h.35, puis publique à partir de 9 h.40.

L'Assemblée siège maintenant en séance publique. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Conformément à l'article 20 du Règlement intérieur, je vais donner lecture de la résolution qui vient d'être adoptée, en séance privée, au sujet de l'amendement au contrat du Directeur général, point 1.13 de l'ordre du jour :

:

'la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé AUTORISE le Président de l'Assemblée mondiale de la Santé à signer un amendement au contrat du Directeur général fixant le traitement du Directeur général à US $56 000 par an avant imposition et à US $34 600 par an net après imposition; et DECIDE que ce changement prend effet le ler juillet 1971 en raison de et en relation avec la 2. révision de toutes les classifications d'ajustements de poste à cette date.l" 1.

La séance est levée.

La séance est levée à 9 h.45.

1 Résolution WHA24.29. - 254 -

SEIZIEME SEANCE PLENIERE

Mardi 18 mai 1971, 14 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1,

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) du jour est l'examen du troisième rapport de la Commission A, figurant dans le document A24/26. Ce rapport contient deux résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'une après l'autre. La première résolution, intitulée "Programmes de médecine du travail ", figure à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des observations ? Je donne la parole au délégué de la Sierra Leone. Veuillez, je vous prie, monter à la tribune, Merci, Monsieur le Président. Excusez Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) moi d'interrompre ainsi les travaux de l'Assemblée; je n'avais d'ailleurs pas l'intention de venir à la tribune. Dans le texte anglais de la résolution, le quatrième alinéa du préambule comprend notamment les "occupational health at the national level and in between the World Health Organizamots suivants tion ...". Je pense, Monsieur le Président, qu'il faudrait supprimer le mot "in" devant "between ", :

:

Merci, Dr Cummings. Le délégué de la Sierra Leone propose Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) donc de supprimer le mot "in" à la deuxième ligne du quatrième alinéa du préambule. La version anglaise "Emphasizing the importance of co- ordination of all de l'alinéa amendé devrait donc se lire ainsi governmental departments concerned with occupational health at the national level and between the World Health Organization and other United Nations agencies ,.. ". L'Assemblée est -elle prête à accepter cet amendement ? J'ai considéré qu'un amendement pouvait être proposé. Il appartient maintenant à l'Assemblée d'accepter l'amendement si elle le désire. Il n'y a pas d'objections ? L'amendement est donc accepté. Y a -t -il des objections à la résolution, telle qu'elle vient d'être modifiée ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Le développement de l'utilisation médicale des radiations ionisantes", figure à la page 3 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -til des observations ou des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé,1 : :

2,

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le point suivant de notre ordre du jour est l'examen du quatrième rapport de la Commission B, figurant dans le document A24/27. Ce rapport contient dix projets de résolution, que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un par un. La première résolution, intitulée "Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient ", figure à la page 1 du document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous passons maintenant à la deuxième résolution, également intitulée "Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient ", qui figure aux pages 2 et 3 du document, et dont le dispositif comprend six paragraphes. Je donne la parole au délégué d'Israël, Le Dr BRACHOT (Israel) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, en commission, ma délégation s'est prononcée contre cette résolution, qui était présentée par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie. Si elle a agi ainsi, c'est pour trois raisons. Premièrement, sous le prétexte de préoccupations humanitaires et médicales, la résolution exploite le problème politique des réfugiés du Moyen- Orient pour marquer, de façon tout à fait contestable, un point contre Israel. Elle n'aide en rien à améliorer les finances précaires de l'UNRWA ni à réaliser le programme sanitaire de cet organisme. Elle ne contient pas non plus la moindre allusion aux meurtres et destructions perpétrés récemment dans les camps de réfugiés par les autorités jordaniennes. En outre, elle ne dit absolument rien du grave problème des réfugiés dans d'autres parties du monde. Par ce silence même, elle se dénonce comme une simple manoeuvre politique dirigée contre mon pays. Deuxièmement, le paragraphe 3 de la résolution prétend que la situation :

1 Voir p. 584. - 255 -

256

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

sanitaire de la population des territoires occupés par Israel se détériore. Cette allégation est en contradiction flagrante avec ce qui est dit dans les rapports du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA et dans l'analyse officielle faite par le Comité international de la Croix -Rouge en septembre 1970. Troisièmement, le paragraphe 4 soutient qu'Israel entrave les activités du Comité international de la Croix -Rouge. Or voici comment la situation est résumée dans la Revue internationale de la Croix Rouge d'août 1970 (page 484) "Ainsi en fait et dans de nombreux domaines l'application de cette Convention dans les territoires occupés de Cisjordanie, du plateau de Golan, de Gaza et du Sinai a été effective ". Monsieur le Président, cette résolution - véritable flèche empoisonnée - ne fait qu'apporter une arme de plus à l'arsenal déjà bien fourni de certains pays qui cherchent à attiser la haine et à fomenter la volonté de destruction à l'encontre de mon pays. Je demande, Monsieur le Président, que cette objection d'Israel soit consignée dans le compte rendu. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République Arabe Unie.

:

Merci, Monsieur le délégué. La parole est maintenant au

M. EL REEDY (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je tiens à assurer l'Assemblée que la délégation de la République Arabe Unie souscrit à la recommandation de la Commission B, c'est -à -dire qu'elle souhaite voir adopter la résolution proposée dans le quatrième rapport de la Commission. Il s'agit en réalité d'une résolution de caractère humanitaire, humanitaire parce qu'elle évite les aspects politiques du problème. Elle ne traite pas de questions comme celle de l'occupation, ni du refus d'Israel de se retirer des territoires occupés. Elle se rapporte spécifiquement à deux points fondamentaux qui sont de caractère humanitaire. Tout d'abord, le représentant d'Israel vient de dire que la question des réfugiés est une question politique. De notre côté, nous refusons de voir les choses ainsi. Le problème des réfugiés est un problème humanitaire et le droit des réfugiés de retourner dans leurs foyers est un droit fondamental de l'homme dont l'Assemblée mondiale de la Santé se préoccupe à juste titre, et doit continuer à se préoccuper en raison de ses effets sur la santé et sur le bien -être social des réfugiés. Le deuxième point est l'existence de la Quatrième Convention de Genève, convention de caractère humanitaire. Cette Quatrième Convention de Genève contient au moins trente ou quarante articles qui ont trait aux activités sanitaires et médicales dont doivent bénéficier les habitants des territoires occupés. Nous considérons que si Israel était prêt à se conformer à ces deux exigences internationales, c'est -à -dire à reconnaftre le droit des réfugiés de retourner dans leurs foyers - droit confirmé à plusieurs reprises par l'Organisation des Nations Unies et à appliquer la Quatrième Convention de Genève, convention de caractère humanitaire à laquelle Israel est partie, et si le représentant d'Israel s'estimait en mesure de venir maintenant à la tribune annoncer qu'Israël permettra aux réfugiés de retourner dans leurs foyers et qu'Israël appliquera la Quatrième Convention de Genève, il serait de notre devoir de diffuser cette déclaration dans le monde, de la communiquer à l'Organisation des Nations Unies, et peut -être alors ne serait -il pas nécessaire d'adopter la résolution proposée. En l'absence d'un tel geste, ma délégation fait appel à votre coeur, ainsi qu'à votre sens de la justice et de l'humanité, et vous demande de souscrire à la résolution de caractère humanitaire et non politique dont l'adoption est recommandée par la Commission B. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Y a -t -il d'autres observations? Une objection ayant été élevée, je vais mettre la résolution aux voix. Que ceux des délégués qui sont pour la résolution figurant aux pages 2 et 3 du document veuillent bien lever leur pancarte. Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Ceux qui désirent s'abstenir ? Merci. nombre de Membres présents et votants, 43; majorité simple, 22; pour, Voici le résultat du vote 41; contre, 2; abstentions, 53. La résolution est donc adoptée. La troisième résolution, intitulée "Contribution des nouveaux Membres pour 1971 ", figure à la page 4 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La quatrième résolution, intitulée "Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Seizième rapport ", figure à la page 5 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La cinquième résolution, intitulée "Désinsectisation des aéronefs ", figure à la page 6 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La sixième résolution, intitulée "Etude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres ", figure à la page 7 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La septième résolution, intitulée "Prochaine étude organique du Conseil exécutif ", figure à la page 8 du document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. :

:

:

La huitième résolution, intitulée "Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1969 ", figure à la page 9 du document. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution.? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.

SEIZIEME SEANCE PLENIERE

257

La neuvième résolution, intitulée "Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS ", figure à la page 10 du document. Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La dixième résolution, intitulée "Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ", figure à la page 11 du rapport. Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.1 3,

DECLARATION CONCERNANT LE RATTACHEMENT DU SULTANAT D'OMAN A UNE REGION :

Puisque nous venons d'adopter, dans le quatrième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission B, une résolution concernant la contribution du Sultanat d'Oman, je pense que le moment est venu d'examiner la question de la Région à laquelle le Sultanat d'Oman devrait être rattaché. Bien que ce pays n'ait pas été officiellement rattaché à la Région de la Méditerranée orientale en vertu des délibérations ou décisions antérieures, il est considéré depuis quelques années, à toutes fins pratiques, comme appartenant à la zone desservie par le Bureau régional de la Méditerranée orientale, En attendant une déclaration du Sultanat d'Oman sur la question, l'Assemblée pourrait donc confirmer que le Sultanat d'Oman sera desservi jusqu'à nouvel ordre par le Bureau régional de la Méditerranée orientale; le Sultanat pourra ainsi participer aux réunions du Comité régional ainsi qu'à toutes les autres activités régionales dès qu'il aura déposé son instrument officiel d'acceptation de la Constitution. Y a -t -il des objections à cette proposition ? En l'absence d'objections, il en est ainsi décidé. 4.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au quatrième rapport de la Commission A, figurant dans le document A24/28. Ce rapport ne contient qu'une résolution, intitulée "Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972 ", qui figure aux pages 2 et 3. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Etant donné qu'il n'y a eu aucune objection, je présume que l'Assemblée est prête à approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? Le rapport est approuve.2 5.

PROJECTION DES PREVISIONS BUDGETAIRES POUR LE SECOND EXERCICE ULTERIEUR :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je voudrais maintenant appeler l'attention de l'Assemblée sur le fait qu'aux termes du paragraphe 1. 1) c) de la résolution WHA24,4, qui concerne la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé, la Commission A est chargée "d'examiner et de recommander le montant du budget effectif et d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur ". Lorsque le Bureau de l'Assemblée s'est réuni lundi pour examiner le programme de travail de l'Assemblée conformément au mandat qui lui est donné par les alinéas c) et e) de l'article 33 du Règlement intérieur, il a reçu l'assurance que la Commission A avait eu l'occasion d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur au cours de son examen du montant du budget effectif pour 1972, et qu'elle avait donc rempli sa tâche conformément au paragraphe 1. 1) c) de la résolution WHA24.4, Le Bureau de l'Assemblée souhaite néanmoins faire observer qu'une véritable discussion de la question doit avoir lieu en commission et qu'il devrait en être ainsi l'année prochaine. Il a donc été décidé de porter ce voeu à la connaissance de l'Assemblée, 6.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES :

:

TRANSFERT DE POINTS

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je tiens également à vous informer que le Bureau a décidé hier de recommander à l'Assemblée le transfert du point 2.4 (Programme général de travail pour une période déterminée - cinquième programme général de travail pour la période 1973 -1977) et du point 2.11 (Formation de personnel sanitaire national) de la Commission A à la Commission B, de manière à assurer une meilleure répartition du travail entre les deux commissions. L'Assemblée souscrit -elle à cette recommandation ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, il en est ainsi décidé. Avant de lever la séance, je voudrais rappeler que les deux commissions principales vont se réunir dans quelques instants dans leurs salles respectives. Nous en avons ainsi terminé pour aujourd'hui, La séance est levée à 15 h.10.

1

Voir p. 586. Voir p. 584.

2

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

Jeudi 20 mai 1971, 14 h.45 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

DATE DE CLOTURE DE L'ASSEMBLEE :

La séance est ouverte. Pour commencer, j'ai une Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) communication à faire à l'Assemblée. Je voudrais confirmer ce qui est annoncé dans le Journal, à savoir que, conformément à l'article 33, alinéa f), du Règlement intérieur, le Bureau de l'Assemblée, lors de sa réunion d'hier, a fixé au 20 mai 1971 - c'est -à -dire à aujourd'hui - la date de clôture de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. 2.

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Nous passons maintenant à l'examen du cinquième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission A, qui figure dans le document A24/29. Ce rapport contient six résolutions, que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'une après l'autre. Fonds bénévole pour la La première résolution, intitulée "Programme et budget pour 1972 promotion de la santé ", figure à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Compte spécial de frais La deuxième résolution, intitulée "Programme et budget pour 1972 généraux ", figure à la page 3 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La troisième résolution, intitulée "Eradication de la variole ", figure à la page 4 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La quatrième résolution, intitulée "Participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS ", figure à la page 5 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La cinquième résolution, intitulée "Problèmes de l'environnement de l'homme ", figure aux pages 6 et 7 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La sixième et dernière résolution, intitulée "Effets de l'usage du tabac sur la santé ", figure à la page 8 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je présume que l'Assemblée est prête à approuver le rapport dans son ensemble. Pas d'objections ? Le rapport est approuvé.1 : :

3.

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le point suivant de notre ordre du jour est l'examen du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) cinquième rapport de la Commission B, figurant dans le document A24/30. Ce rapport contient sept résolutions, que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'une après l'autre. La première résolution, intitulée "Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement ", figure aux pages 2 et 3 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions de programme ", figure aux pages 4 et 5 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La troisième résolution, également intitulée "Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions de programme ", figure à la page 6 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? Je donne la parole au délégué du Portugal. : :

1

Voir p. 584. - 258 -

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

259

M. DE ALCAMBAR PEREIRA (Portugal) (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le Président. Je demande, Monsieur le Président, que cette résolution soit mise aux voix. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le délégué. Y a -t -il d'autres observations ? Puisqu'il n'y a pas d'autres observations, et comme cela a été demandé, la résolution va maintenant être mise aux voix. Que tous ceux qui sont en faveur de cette résolution - c'est -à -dire du projet figurant à la page 6 du rapport - veuillent bien lever leur pancarte. Merci. A leur tour, que ceux qui sont contre cette résolution veuillent bien le signifier en levant leur pancarte. Merci. Enfin, que tous ceux qui désirent s'abstenir lèvent maintenant leur pancarte. Merci beaucoup. Voici les résultats du vote nombre de Membres présents et votants, 60; majorité simple, 31; pour, 59; contre, 1; abstentions, 30. La résolution est donc adoptée. La quatrième résolution, intitulée "Etude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement ", figure à la page 7 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La cinquième résolution, intitulée "Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions administratives, budgétaires et financières (maintien en fonctions du Corps commun d'inspection) ", figure à la page 8 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a-t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La sixième résolution, également intitulée "Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions administratives, budgétaires et financières ", figure à la page 9 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La septième résolution, intitulée "Approvisionnement public en eau Rapport sur les conséquences financières du programme pour l'OMS ", figure à la page 10 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport dans son ensemble ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.1 : : : : :

4.

SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Notre ordre du jour prévoit maintenant l'examen du sixième rapport de la Commission A, figurant dans le document A24/31. Ce rapport contient deux résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'une après l'autre. La première résolution, intitulée "Contrêle de la qualité des médicaments (Qualité, innocuité, efficacité des médicaments, et pharmacologie) ", figure à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Pharmacodépendance ", figure aux pages 3 et 4 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y.a -t -il des objections à l'approbation du sixième rapport de la Commission A ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.2 5.

SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Nous passons maintenant à l'examen du sixième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission B, figurant dans le document A24/32. Ce rapport contient deux résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'une après l'autre. La première résolution, intitulée "Programme général de travail pour une période déterminée (période 1973 -1977 inclusivement) ", figure à la page 2 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution, intitulée "Formation de personnel sanitaire national ", figure aux pages 3 et 4 du rapport. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.

1

Voir p. 586. Voir p. 585.

2

260

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Nous devons également approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.1 6.

APPROBATION DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -SIXIEME ET QUARANTE -SEPTIEME SESSIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant en terminer avec le point 1.9 de Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et l'ordre du jour quarante- septième sessions. Vous vous souviendrez qu'au cours de l'examen des rapports du Conseil exécutif il a été annoncé qu'une résolution prenant acte de ces rapports serait soumise à l'Assemblée lorsque les commissions principales auraient fini d'examiner la partie du rapport du Conseil exécutif relative au projet de programme et de budget pour 1972, à savoir les Actes officiels N° 190 (Conseil exécutif, quarante -septième session, Partie II). Nous sommes maintenant en mesure d'adopter une résolution dans ce sens et je me permets de proposer un texte qui, je pense, reflète les observations formulées au sujet des rapports du Conseil exécutif ainsi que du dévouement avec lequel il s'acquitte de sa tâche. Je vous donne lecture de ce projet de résolution : :

La Vingt -Quatrième Assemblée. mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- sixième et quarante- septième sessions; 2. FELICITE le Conseil du travail accompli; et 3. PRIE le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé de transmettre les remerciements de l'Assemblée aux membres du Conseil exécutif dont le mandat vient à expiration immédiatement après la clôture de la présente Assemblée de la Santé. 1.

Y a -t -il des observations au sujet de ce projet de résolution ? Je n'en vois pas. Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.2 Je tiens à remercier une fois encore les représentants du Conseil exécutif d'avoir si bien présenté à l'Assemblée les rapports du Conseil. Puis -je rappeler enfin que la séance de clôture s'ouvrira à seize heures ? D'ici là, la séance est levée.

La séance est levée à 15 heures.

1

Voir p. 587.

2

Résolution WHA24.60.

DIX -HUITIEME SEANCE PLENIERE

Jeudi 20 mai 1971, 16 heures Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie)

1

CLOTURE DE LA SESSION :

La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Plusieurs délégués ont demandé la parole. Le premier orateur inscrit est le Dr Alan, délégué de la Turquie.

Monsieur le Président, Docteur Candau, Mesdames et Messieurs les délégués, Le Dr ALAN (Turquie) Mesdames et Messieurs, il est devenu presque une tradition, à la fin de chaque Assemblée, qu'un délégué de chaque Région prenne la parole pour adresser des remerciements et des félicitations au Président et à tous ceux qui contribuent au succès des travaux de l'Assemblée. Quand il m'a été demandé d'accomplir cette tâche, aussi agréable que lourde, au nom de la Région européenne, j'ai eu un moment d'hésitation et mon témoin se trouve dans la salle, Si j'ai eu ce moment d'hésitation, c'était de peur de ne pouvoir être un bon interprète des sentiments de mes collègues. Mais, par ailleurs, j'ai été très heureux d'être choisi, étant honoré, Monsieur le Président, de votre amitié depuis de nombreuses années, et il m'est très agréable maintenant de vous adresser, au nom de la Région européenne, notre hommage, toute notre sympathie et toute notre admiration pour la façon avec laquelle vous avez conduit les débats. Cette année, l'Assemblée a présenté trois particularités, tout au moins à mes yeux. En premier lieu, elle a été relativement calme par rapport à celles des dernières années, et nous vous avons vu parfois, Monsieur le Président, surtout quand il s'agissait de questions épineuses, manipuler le marteau présidentiel avec maîtrise et autorité. En second lieu, même les délégations les plus difficiles - parmi lesquelles se trouve la mienne - ont voté le budget et, si l'on omet quelques abstentions, on peut considérer que celui -ci a été adopté à l'unanimité. Je dois me tourner vers le Dr Candau, notre éminent Directeur général, pour louer le tact avec lequel il nous a présenté ce budget; qu'il me soit permis, à cette occasion, de lui réitérer ma haute estime et mon admiration. Enfin, Monsieur le Président, nous sommes tous satisfaits qu'il ait été possible de clore aujourd'hui les débats de l'Assemblée un jour avant la date prévue. Je ne voudrais pas manquer de remercier tous ceux qui, visibles ou invisibles, ont apporté leur concours, aussi bien lors des séances qu'en dehors des séances, et de leur dire sincèrement que nous avons beaucoup apprécié le travail qu'ils ont effectué. Je suis toujours frappé de la qualité des rapports et des documents qui nous sont soumis et je dois certainement un remerciement particulier à tous ceux qui les préparent et nous les soumettent. Que dire de mes amis les interprètes, sans lesquels il aurait été difficile aux délégués qui parlent différentes langues de s'entendre ? Et je suis sûr qu'en ce moment même où je m'exprime en français, ma pensée est mieux traduite dans les autres langues ... Je voudrais même remercier les huissiers, Monsieur le Président au début, ils étaient un peu sévères, ils nous demandaient "Votre carte, Monsieur" à la porte, mais au fur et à mesure qu'ils nous ont connus, ils nous ouvraient la porte, un petit sourire aux lèvres. Je crois n'avoir oublié personne mais, si je l'avais fait, ce n'est pas intentionnellement et, de grâce, qu'on me le pardonne. : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) le Dr Adesuyi, délégué du Nigéria.

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Merci, Docteur Alan. L'orateur suivant sur ma liste est

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Le Dr ADESUYI (Nigeria) (traduction de l'anglais) général, la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a donc terminé ses travaux. C'est pour moi un grand honneur et un grand privilège que de proposer, à l'occasion de la enture de cette session, une motion de remerciements au nom de toutes les délégations africaines. Je remercie les Etats africains d'en avoir chargé la délégation nigériane,quimet ses services entièrement à leur disposition pour les douze mois qui viennent jusqu'au moment où elle passera le relais à une autre délégation. Je voudrais tout d'abord vous rendre un hommage sincère, Monsieur le Président, pour l'énergie et l'enthousiasme dont vous avez fait preuve dans la conduite des débats de cette Vingt -Quatrième Assemblée, avec le concours des Vice -Présidents et celui des Présidents et Vice -Présidents de nos commissions principales. Cette grande vitalité - que nous devions nous attendre à trouver chez le valeureux chevalier que vous êtes - était souvent perceptible dans l'impact même de votre marteau, qui a su tenir les délégués en éveil et toujours prêts à vous suivre aussi bien dans les réunions du Bureau que dans les séances plénières, Combinée à votre parfaite connaissance des procédures de conférence, elle nous a permis de terminer nos travaux avant la date prévue. Nous vous félicitons très :

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sincèrement, Monsieur le Président, de la compétence et de la dignité avec lesquelles vous vous êtes acquitté de vos fonctions, maintenant ainsi la tradition établie par vos distingués prédécesseurs. Je voudrais ensuite remercier le Directeur général et les représentants du Conseil exécutif, qui ont mis à notre disposition des documents et des rapports si explicites et qui nous ont guidés dans le dédale de nos débats. Mes remerciements vont également au Directeur général adjoint, aux Sous -Directeurs généraux et aux nombreux experts du Secrétariat, qui ont facilité notre tâche par un travail préparatoire très précieux et qui ont répondu avec tant de bienveillance à nos nombreuses questions, tant au sein de l'Assemblée et des commissions qu'en dehors. Les excellents documents qui nous ont été soumis montrent clairement que l'Organisation a de plus en plus conscience de la nécessité de préserver, dans la conception des programmes, une souplesse qui permette de répondre aux besoins si variés des différents pays et Régions; c'est pourquoi ils ont été si facilement acceptés - souvent même à l'unanimité - par les délégations. Je voudrais également dire notre reconnaissance aux Directeurs régionaux, qui ont été constamment prêts à nous conseiller et à défendre nos intérêts et les projets que nous proposions. Je tiens tout particulièrement à rendre un sincère hommage au Dr Alfred Quenum, Directeur régional pour l'Afrique, qui, par son énergie, son ingéniosité, son dynamisme et sa compréhension profonde des problèmes sanitaires de notre Région, a su devenir pour nous, en quelque sorte, l'incarnation des principes et des buts de l'OMS en Afrique noire. Quelques -uns d'entre nous ont eu le privilège de l'accueillir lors d'un voyage dans nos pays et nous tenons à l'assurer que nous serons toujours heureux de le recevoir. Le Secrétariat est devenu si vaste qu'il faudrait trop de temps pour adresser des remerciements à tous ceux qui le composent. Toutefois, nous ne voúlons pas manquer de remercier les interprètes, qui nous ont permis de communiquer efficacement entre nous; le personnel de bureau, qui nous a aidés à préparer nos mémorandums, notre documentation et notre correspondance; les personnes de la réception, qui répondent toujours de bonne grâce à nos multiples demandes; les huissiers et chauffeurs, qui sont si courtois; enfin tous ceux qui ont contribué de diverses manières au succès de notre réunion. A tous nous exprimons ici nos sincères remerciements. Monsieur le Président, je me souviens qu'à notre séance d'ouverture l'Assemblée avait reçu un très aimable message de bienvenue du représentant des autorités suisses. Je voudrais dire à ces autorités combien nous avons été sensibles à ce message et les assurer qu'en dépit de la réévaluation du franc suisse, qui a appauvri beaucoup de nos délégations, notre séjour à Genève a été extrêmement agréable, comme à l'accoutumée, et que nous reviendrons dans cette belle ville. Le temps lui -même nous a été clément et peut -être la fidélité du soleil avait -elle quelque rapport avec la présence des nombreuses délégations africaines. L'atmosphère de Genève, en particulier à cette époque de l'année, est sans nul doute incomparable pour les réunions internationales. A ce propos, je tiens à rendre hommage à la sagacité des pères de l'Organisation qui ont choisi le mois de mai pour tenir à Genève l'Assemblée mondiale de la Santé. C'est l'époque où les pelouses verdoient, où les fleurs abondent; les délégués qui, au milieu des débats les plus animés, lèvent un instant les yeux au- dessus de leur microphone pour jeter un regard à travers les vastes fenêtres du Palais des Nations ne peuvent pas ne pas être frappés - et aussi apaisés - par ce magnifique paysage, qui contribue peut -être à faire naître l'accord sur bien des points litigieux. Si nous dressons un bilan des travaux de notre assemblée, nous pouvons dire qu'ils ont été fructueux sous plus d'un rapport. Bien sûr, nous n'avons pas atteint tous nos objectifs, mais nous voulons croire qu'avec le temps nous parviendrons à surmonter progressivement les difficultés qui subsistent. Certaines nations qui devraient de droit être Membres de l'OMS ne sont pas encore représentées parmi - je songe notamment au grand peuple de la Chine, au peuple progressiste de la République Démonous cratique Allemande et, en fait, à plusieurs autres. Nous estimons que seuls doivent être tenus à l'écart de cette assemblée les pays dont les pratiques et l'idéologie sont en conflit avec la Constitution de l'OMS. Les autres doivent tous se joindre à nous pour faire de cette assemblée un organisme véritablement universel, et par là mieux à même de répandre partout les principes de l'OMS. Je tiens pour terminer à féliciter les délégations de l'esprit de coopération de plus en plus évident dont elles font preuve; cela nous a souvent permis de parvenir à un accord très large et parfois même unanime sur des questions extrêmement délicates. Les délégations africaines nourrissent l'espoir que cette atmosphère de compréhension et de véritable collaboration internationale se maintiendra et se développera au cours des années, afin de promouvoir la santé et le bonheur de tous les peuples. Il ne me reste plus qu'à souhaiter à tous les délégués un bon voyage de retour dans leurs pays, en espérant que nous nous retrouverons l'année prochaine. Merci, Docteur Adesuyi. L'orateur suivant sur ma liste Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) est le Dr Badawi, délégué de la République Arabe Unie. :

Le Dr BADAWI (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, chers collègues, c'est au nom des délégations de la Région de la Méditerranée orientale que. je prends la parole en cette séance de clôture de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la :

Santé.

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Au nom de ces délégations, je vous remercie, Monsieur le Président, ainsi que les Vice- Présidents de l'Assemblée et les Présidents, Vice-Présidents et Rapporteurs des commissions, d'avoir dirigé avec tant d'efficacité les nombreuses séances de ces dernières semaines. Permettez -moi, Monsieur le Président, de rendre hommage au talent et au dynamisme dont vous avez toujours fait preuve dans l'accomplissement de vos fonctions. Je suis certain d'être l'interprète de tous les Etats Membres de la Région de la Méditerranée orientale en exprimant notre sincère reconnaissance au Dr Taba, Directeur régional, qui conduit avec tant de compétence l'exécution des programmes de l'OMS dans notre Région. Nous pouvons dire sans hésitation que cette assemblée a été extrêmement fructueuse, et que le succès est dû en grande partie à l'excellent travail préparatoire du Conseil exécutif, du Dr Candau, Directeur général, et du Secrétariat, que nous remercions tous chaleureusement. Je suis convaincu que nos discussions, souvent prolongées mais toujours intéressantes, auront d'heureux effets sur la promotion de la santé partout dans le monde. Notre tâche principale est de veiller à ce que les multiples connaissances rassemblées sous le patronage de l'OMS soient communiquées à tous ceux - institutions et individus - qui s'emploient à alléger les souffrances de l'humanité. Je suis sûr qu'après les débats que nous avons eus ici, chacun de nous rentrera chez lui avec une nouvelle provision d'enthousiasme qui l'aidera à trouver les moyens d'activer les programmes sanitaires et apparentés dans nos pays et de donner effet aux résolutions qui ont été prises ici. A tous, je souhaite un bon voyage de retour. Je vous remercie, Docteur Badawi. L'orateur suivant sur Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) ma liste est M. Pathmarajah, délégué de Ceylan. :

Monsieur le Président, Docteur Candau, M. PATHMARAJAH (Ceylan) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, la délégation de Ceylan est fière et heureuse de prendre la parole au nom des délégations des Etats Membres de la Région de l'Asie du Sud -Est. Cette assemblée a été pour moi une expérience unique - unique parce que très peu d'organisations savent conduire leurs réunions avec un tel souci d'efficacité. Ici, tout s'est déroulé comme prévu; les horaires fixés pour l'ouverture, la suspension et la levée des séances en fin de journée ont été respectés. Il n'y a pas eu de ces stériles et dégradantes séances préalables, où l'on se querelle pour l'attribution des divers postes, ni de ces pénibles séances de nuit, ni de ces compromis négociés à la dernière minute et qui laissent à tous un sentiment de frustration. Si nous avons évité tout cela, c'est grâce à ceux qui sont assis là, derrière moi, à la tribune de l'Assemblée. Nous avons cette année un Président riche d'une forte personnalité, qui n'hésite pas à trancher fermement, mais justement, sur toutes les interventions, qu'il s'agisse de motions d'ordre ou de motions de procédure. Nous remercions sincèrement Sir William Refshauge d'avoir exercé la présidence avec tant de talent et d'efficacité. Il a été aidé dans sa tâche par les Vice -Présidents - un seul d'entre eux se trouve aujourd'hui parmi nous - et lorsqu'ils ont été appelés à le remplacer, ils se sont montrés ses dignes émules. Il est remarquable qu'aucune discussion n'ait suscité de rancoeur. Les questions les plus délicates et les plus explosives ont été examinées et soumises au vote dans une atmosphère de sereine dignité, ce qui est rare dans les assemblées internationales. Pour tout ce qui concerne la préparation des documents destinés à l'Assemblée, les horaires de travail, la cohésion et l'efficacité des différents services, nos remerciements très sincères vont au Dr Candau, qu'un journal britannique décrivait la semaine dernière comme le fonctionnaire international au flair le plus sûr puisqu'il avait demandé pour le budget de son organisation une augmentation de crédits de 7 %, anticipant exactement la réévaluation du franc suisse. Quelques -uns d'entre nous, moins perspicaces, s'étaient munis de chèques de voyage en dollars; ils ont donc passé un week -end un peu le Directeur général adjoint, les Sous tourmenté. Derrière le Dr Candau s'active une solide phalange Directeurs généraux et les nombreux collaborateurs de tous rangs depuis les catégories professionnelles jusqu'aux services généraux. Toutes ces personnes - que nous les voyions ici ou qu'elles demeurent pour nous anonymes - ont contribué, chacune pour leur part, au succès de l'Assemblée. Les Présidents des deux commissions, le Dr Bauhofer, d'Autriche, et le Dr Al- Adwani, du Kowelt, ainsi que les Vice -Présidents et les Rapporteurs ont droit aussi à nos remerciements. Leur tâche n'était pas enviable et ils s'en sont acquittés avec beaucoup d'objectivité et de compétence. Le Président et les membres du Conseil exécutif méritent également notre reconnaissance, car ils ont beaucoup facilité notre travail. Je manquerais à mon devoir si je ne disais ici ma gratitude au Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, le Dr V. T. H. Gunaratne, qui à tout moment s'est efforcé de satisfaire les besoins et les voeux des pays de la Région dont il a la charge et qui continue inlassablement - avec tous les problèmes que cela pose - à oeuvrer pour l'amélioration des conditions sanitaires d'une Région qui est sans doute la plus densément peuplée de toutes celles que compte l'OMS. Le Dr Gunaratne s'acquitte de ses fonctions de manière exemplaire. Nous ne devons pas oublier non plus tous ceux qui accomplissent un travail pénible et si indispensable derrière les parois vitrées des cabines de cette salle, comme dans les cabines des salles de commission, et qui ont donné le meilleur d'eux -mêmes pour assurer constamment la communication entre nous. De tout coeur, nous les en remercions. : :

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Une fois de plus, nous nous sommes réunis dans cette belle ville de Genève, toujours très hospitalière. Pour rendre notre séjour encore plus agréable, le beau temps lui -même a été en permanence de la partie. Nous tenons à remercier les autorités de la Ville et de la République et Canton de Genève de leur sollicitude et de toutes les facilités qu'elles nous ont accordées. On ne pouvait marquer la fin de nos travaux avec plus d'à- propos que par un jour férié, même si ce jour est celui de l'Ascension. Mes chers collègues, je vous souhaite à tous un bon voyage et vous dis au revoir jusqu'à l'année prochaine. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Pathmarajah. L'orateur suivant sur ma liste est le Dr Cruz, délégué des Philippines. :

Le Dr CRUZ (Philippines) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, au moment de la clôture de notre assemblée, c'est pour moi un grand honneur que de vous rendre hommage, au nom des délégations de la Région du Pacifique occidental, pour l'autorité avec laquelle vous avez dirigé nos délibérations. Le tact et la fermeté avec lesquels vous nous avez guidés nous ont permis d'éviter les écueils et d'épuiser rapidement notre ordre du jour. Je voudrais également remercier les Vice -Présidents de l'Assemblée, les Présidents, Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions principales et le Président général des discussions techniques, qui se sont tous acquittés magnifiquement de leurs fonctions. Je tiens aussi à exprimer notre gratitude au Directeur général, le Dr Candau, et à tous ses collaborateurs, sans omettre ceux qui ont travaillé dans l'anonymat. Nous remercions en outre les délégués d'avoir fait l'effort de limiter leurs interventions à dix minutes. Grâce à l'esprit de coopération de tous, il nous a été possible de terminer nos travaux en moins de trois semaines. J'espère qu'en nous en tenant strictement à des observations sur les points de l'ordre du jour, les documents de travail et les rapports, nous pourrons à l'avenir achever notre tâche en deux semaines. Nous devrions y parvenir sans difficulté, réalisant ainsi des économies sur le coût de l'Assemblée. Enfin, je tiens à exprimer à notre Directeur régional, le Dr Francisco Dy, notre gratitude pour la compétence et la fermeté avec lesquelles il a su présider à l'exécution des programmes sanitaires de la Région du Pacifique occidental. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) liste est le Dr Layton, délégué du Canada.

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Je vous remercie, Docteur Cruz. L'orateur suivant sur ma

Le Dr LAYTON (Canada) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, il y a quelques années, à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé pour être précis, j'avais été chargé par les Etats Membres de la Région des Amériques d'exprimer notre reconnaissance et notre admiration au Président, qui était alors notre ami très estimé le Professeur Aujaleu, délégué de la France. Je dois dire que je me sentais un peu comme un intrus, étant le seul délégué d'un pays de la Région des Amériques qui n'était pas Membre de notre organisation soeur, l'Organisation panaméricaine de la Santé. C'était pour moi un honneur d'autant plus grand. Aujourd'hui, en une occasion tout à fait spéciale pour le Canada, les Etats Membres de la Région des Amériques m'ont de nouveau fait cet honneur. Mais cette année, je me sens honnête presque. Comme vous le savez, le Gouvernement du Canada a décidé de demander officiellement son admission à l'OPS et nous espérons que le Conseil directeur de cette organisation, lorsqu'il se réunira en septembre prochain, fera droit à notre demande. Le Canada sera très honoré de prendre sa place parmi les autres délégations américaines, du Sud, du Centre, des Caraibes et du Nord. Monsieur le Président, ce n'est pas, à l'approche de la clôture de notre assemblée, pour m'attarder davantage sur des satisfactions personnelles que je suis à cette tribune, mais j'ai cru bon de montrer que je pouvais me prévaloir d'une certaine légitimité à l'égard des Amériques. Maintenant, Monsieur le Président, il faut vous préparer à entendre des remarques qui s'adressent à vous et qui ne seront jamais assez élogieuses. Dès le début, vous avez fait la preuve éclatante de votre remarquable aptitude à diriger les travaux de l'organe suprême de l'OMS, les délibérations de l'Assemblée mondiale de la Santé. J'irai même jusqu'à dire que vous avez su, très efficacement et de façon très sensible à l'oreille, nous garder constamment en éveil, notamment pendant les réunions du Bureau. Les délégations de la Région des Amériques tiennent à vous rendre hommage pour la manière courtoise, mais ferme dont vous avez dirigé les débats de cette assemblée qui a été occasionnellement un peu rétive, parfois encline à se sentir frustrée, mais jamais rebelle, du moins Ouvertement. En formulant ces quelques observations, Monsieur le Président, je me suis efforcé - en vain, je dois l'avouer - de trouver quelque chose à dire qui ne soit pas uniquement élogieux. Je n'y suis pas parvenu, du moins en ce qui concerne la manière dont vous avez exercé la présidence et usé de votre heureuse influence en dehors des séances officielles. Les seules occasions qui m'aient été données de vous prendre en défaut ont été les exercices linguistiques impromptus auxquels vous deviez vous livrer alors que nous nous dirigions vers cette salle ou que nous en repartions. J'ai pu ainsi déceler une légère lacune dans vos immenses capacités; mais venant d'un pays officiellement bilingue, il me faut bien admettre - même si cela m'est un peu pénible - qu'en matière de conversation française, j'ai moi aussi beaucoup à apprendre. :

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- si vous me permettez le Je voudrais également rendre hommage aux deux vaillants gentlemen qui ont si efficacement protégé recours à un vocabulaire militaire qui ne vous est que trop familier vos flancs alors que vous présidiez cette assemblée. Je voudrais aussi remercier les Directeurs régionaux et tous les membres du Secrétariat, notamment ceux qui ont servi l'Assemblée et ses commissions, et, tout particulièrement, sans qu'aucun ne doive en prendre ombrage, notre Directeur régional, le Dr Abraham Horwitz. Pour regrettable que cela soit, vous allez bientôt, Monsieur le Président, nous quitter puisqu'il va falloir nous séparer pour regagner nos foyers. Nous n'en resterons pas moins sous l'impression de votre présence pendant toute l'année qui vient jusqu'à ce que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé nous réunisse à nouveau et que vous transmettiez votre marteau - revêtu, nous l'espérons, de caoutchouc - à celui qui vous succédera. Et maintenant, les délégations des pays des Amériques vous souhaitent, par ma voix, de même qu'à tous les délégués, un bon voyage de retour, ainsi que bonheur et santé pour les années à venir. Pour conclure mon propos, je dirai à chacun, dans l'une des langues les plus séduisantes de notre Région hasta la vista. :

Merci, Docteur Layton. La liste des orateurs étant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) épuisée, je vais maintenant m'adresser à vous conformément à la tradition établie par mes distingués - en fait illustres prédécesseurs. Je ne saurais ni ne pourrais passer en revue tout ce qui a été accompli par la présente assemblée, aussi me contenterai -je d'évoquer les questions qui m'ont semblé les plus importantes. Je tiens à dire tout d'abord que j'ai toujours plaisir à voir augmenter le nombre des Membres de l'OMS et, cette année, j'ai été particulièrement heureux de présider à l'admission du cent trentième de ces Membres. Parmi les propositions que nous avons examinées au cours de la présente session, je suis convaincu que beaucoup passeront demain dans la pratique administrative. De même que le Règlement sanitaire international est désormais couramment appliqué dans le monde entier, des arrangements tels que le système international de détection des réactions adverses aux médicaments et les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments vont entrer dans la routine administrative. Je crois aussi que les débats de l'Assemblée sur d'autres questions ouvriront la voie à de nouvelles pratiques administratives, plus perfectionnées et plus efficaces, dans le domaine de la santé. La discussion sur le niveau du budget effectif suscite toujours un vif intérêt et, cette année encore, elle n'a pas manqué de le faire. Mais le résultat du débat - bien que n'ayant pas été atteint à l'unanimité comme nous l'aurions certainement tous souhaité - est convaincant si l'on considère la mesure dans laquelle le niveau du budget a été accepté et l'esprit de bonne volonté dans lequel se sont déroulés les débats. J'ai été particulièrement impressionné par les préoccupations du Directeur général au sujet de l'accroissement des contributions que doivent verser les pays en voie de développement. Cette situation doit nous préoccuper tous et notre Conseil exécutif désirera peut -être y réfléchir. Au cours de la présente session, l'immense utilité de notre organisation pour les peuples du monde a été démontrée à maintes reprises. L'Assemblée a débattu longuement des problèmes que pose la pollution de l'environnement de l'homme et la décision qu'elle a prise ne laisse aucun doute quant à la position de l'OMS à cet égard, puisque l'Assemblée se déclare soucieuse d'assurer un environnement propre et sain à tous les peuples et énonce les mesures que l'Organisation doit prendre à cette fin. Il me semble que le haut niveau et l'excellente qualité des rapports préparés et présentés à l'Assemblée par le Directeur général n'apparaissent nulle part mieux que dans le document traitant des problèmes de l'environnement de l'homme. Je suis convaincu que ce document doit et va en fait :

devenir un "best- seller ".

La grave pandémie de choléra qui sévit actuellement a fait l'objet d'échanges de vues très approfondis et le nombre des délégués qui ont pris part à la discussion est symptomatique des préoccupations de l'Assemblée. La résolution adoptée par celle -ci atteste que tous les Membres ont vivement apprécié l'intervention rapide et concrète du Directeur général; elle garantit que l'OMS continuera à répondre rapidement et efficacement aux besoins persistants provoqués par la pandémie de choléra et que de nouvelles études seront entreprises en vue de mettre au point des méthodes permettant de prévenir et de combattre plus efficacement le choléra. Les deux grandes campagnes, qui tendent à l'éradication du paludisme et de la variole, probablement les plus vastes qui aient jamais été entreprises dans le domaine de la santé, marquent l'une et l'autre des progrès. Les résultats de la campagne d'éradication de la variole sont même très encourageants et permettent d'en espérer l'heureuse conclusion dans les délais prévus. Je suis persuadé que, lorsque ce moment viendra, l'autorité et le prestige de l'OMS en seront encore rehaussés. Le problème des dangers que comporte l'usage de la cigarette pour la santé est peut -être l'un des plus difficiles à résoudre, non pas que l'on ignore la cause de ces dangers ni que l'on manque de données sur les mesures qu'on pourrait prendre, mais parce que l'application des moyens de les éliminer aurait de sérieuses répercussions sur les plans social, économique et même politique. L'Assemblée a abordé le problème avec sagesse en soulignant, comme elle l'a fait, le rôle important de l'éducation sanitaire et en suggérant des approches qui permettraient de parer à certaines de ces répercussions.

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Pour atteindre les objectifs énoncés dans la Constitution de l'OMS, il faut de grandes ressources. Sans même parler des ressources financières et matérielles, la question du personnel appelé à travailler dans le domaine de la santé est l'une des plus épineuses. J'ai donc été extrêmement satisfait de voir l'Assemblée consacrer un temps suffisant à l'étude de la formation du personnel sanitaire national. La résolution qu'elle a adoptée sur cette question capitale représente incontestablement un grand pas dans nos efforts pour atteindre dans un laps de temps raisonnable les objectifs que nous nous sommes fixés. Bien que les discussions techniques ne fassent pas partie intégrante des travaux de l'Assemblée, je veux souligner une fois de plus la haute qualité de ces débats; le rapport qui en est issu constituera, j'en suis sûr, un guide d'une valeur inestimable pour de nombreux Membres qui se trouvent déjà aux prises avec le problème des examens de santé de masse. Cette assemblée a eu l'exceptionnel privilège d'entendre les discours remarquables prononcés par les lauréats des Fondations Léon Bernard, Darling, et Dr A. T. Shousha. Nous avons également eu la bonne fortune d'entendre la conférence extrêmement intéressante du Professeur Lambo, organisée par la Fondation Jacques Parisot. Bien que sollicités par les nombreux problèmes que nous impose une brûlante actualité et soucieux de planifier l'action future, nous n'avons pas oublié de soumettre à un examen minutieux les services administratifs et financiers de l'OMS ainsi que la méthode de travail de l'Assemblée elle -même. De nouvelles mesures ont été prises, dans la recherche incessante d'une gestion plus efficace de l'Organisation et d'une rationalisation plus poussée des procédures de l'Assemblée. Comme notre organisation fait partie de la grande famille des Nations Unies, il est naturel que tous nos actes et toutes nos décisions, qu'ils concernent des questions de programme ou des questions administratives, soient en harmonie avec les buts et les objectifs des Nations Unies et avec le fonctionnement de l'ensemble du système des Nations Unies. La tâche n'est pas toujours aisée. L'étude organique sur la coordination qui a été examinée par la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a démontré amplement la complexité de la coordination, mais aussi sa nécessité. Le nombre des points de notre ordre du jour qui concernaient la coordination et celui des rapports correspondants confirment la justesse des constatations faites l'année dernière par l'Assemblée de la Santé et de sa conclusion selon laquelle la coordination est "un moyen nécessaire à l'OMS pour atteindre ses propres objectifs et pour contribuer efficacement à la réalisation des objectifs communs aux organisations du système des Nations Unies ". Vivre ensemble et travailler ensemble est en effet la règle fondamentale sur laquelle nous bâtissons nos sociétés et notre monde tout entier. Cette fois -ci encore, nous avons terminé nos travaux à temps; nous sommes même en avance sur notre calendrier, en dépit d'un ordre du jour chargé qui comprenait des points très importants à propos desquels nous avons adopté soixante résolutions. Si nous avons pu finir dans les délais, c'est grâce à la conjonction de nombreux facteurs et tout particulièrement à la souplesse de la méthode appliquée pour la répartition des points entre les deux commissions principales. Je tiens à remercier les représentants du Conseil exécutif, le Dr Juricic et le Dr Ehrlich, de l'aide qu'ils nous ont apportée tout au long de nos délibérations. Mes remerciements vont également aux Présidents des deux commissions principales, le Dr Al- Adwani et le Dr Bauhofer, à leurs Vice Présidents et à leurs Rapporteurs, qui n'ont pas ménagé leur peine et ont ainsi permis aux deux commissions de mener à bien leurs travaux. J'adresse mes remerciements personnels aux Vice -Présidents de l'Assemblée, sans l'aide desquels ma tâche aurait été bien plus difficile. (Je suis heureux qu'au moins l'un d'eux ait survécu à la croisière mouvementée dans laquelle je l'ai apparemment entraîné - ses antécédents de marin l'auront certainement servi.) Je voudrais dire aussi combien j'ai personnellement apprécié l'efficacité et le soin avec lesquels le Secrétariat a préparé les travaux de l'Assemblée et de ses commissions, de même que j'ai apprécié la compétence de tout le personnel de l'OMS - les Sous -Directeurs généraux, les Directeurs régionaux et leurs collaborateurs, de même que tous ceux qui, ici ou dans les coulisses, ont contribué à la réussite de cette assemblée. Le Dr Dorolle, notre Directeur général adjoint, apporte au Président une aide inappréciable. C'est lui qui veille à ce que le Président respecte scrupuleusement le Règlement intérieur de l'Assemblée, et c'est lui qui guide le Président tout au long des délibérations de l'Assemblée. Aussi me permettrez vous, Docteur Dorolle, de vous adresser mes remerciements les plus chaleureux. Je rends hommage, comme toujours avec un grand plaisir, à notre Directeur général, qui sait à tout moment nous prodiguer de sages conseils avec charme et courtoisie. S'il n'était pas là pour nous aider et orienter nos débats, les travaux de l'Assemblée en souffriraient profondément. La position éminente de l'OMS parmi les institutions spécialisées est due en grande partie à l'efficacité et à l'autorité exceptionnelles de notre Directeur général. Veuillez, Docteur Candau, accepter mes remerciements. Enfin, chers collègues, je tiens à vous remercier de m'avoir aidé à mener cette assemblée à son terme. La tolérance, la modération et le dévouement dont vous avez tous fait preuve à tout moment s'inscrivent parfaitement dans la tradition de notre magnifique organisation humanitaire. Pour moi, alors que se termine cette assemblée, l'impression dominante est l'esprit d'amitié et de coopération qui semble avoir marqué les débats, la franchise tempérée de modération avec laquelle les points les plus difficiles de l'ordre du jour ont été discutés.

DIX -HUITIEME SEANCE PLENIERE

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Dans son discours de clôture à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, le Professeur Aujaleu a déclaré que l'Assemblée était arrivée à une maturité presque parfaite. Si, pour lui, cette maturité parfaite consistait à ne plus accepter de distraire une heure de notre temps pour évoquer des problèmes politiques, j'ai le sentiment que, lorsqu'ont été examinées des questions qui pouvaient avoir une connotation politique, chacun s'est efforcé de ne blesser personne et a fait preuve d'une grande délicatesse, montrant par là même que cette noble organisation, notre organisation, s'achemine rapidement vers la maturité. Mesdames et Messieurs, chers collègues, nous sommes entrés dans une période à laquelle l'Organisation des Nations Unies a donné le nom de deuxième décennie pour le développement. Pour parvenir à nos objectifs, nous devons unir et coordonner nos efforts. L'atmosphère qui a régné à cette assemblée, l'esprit de bonne volonté, le ferme désir de collaborer et, lorsque cela était nécessaire, de transiger, ont été les aspects les plus remarquables de cette session. Et c'est bien grâce à tout cela que l'OMS jouit d'un tel prestige auprès des autres organisations. Je pense que, si la famille des Nations Unies tout entière manifestait l'esprit de coopération et la bonne volonté dont l'OMS et l'Assemblée de la Santé ont donné l'exemple, la deuxième décennie pour le développement pourrait apporter à la qualité même de la vie les changements qu'ont imaginés et rêvés les personnalités les plus éminentes et les plus nobles du monde médical. Mes chers collègues, il ne me reste plus qu'à vous remercier une fois encore de votre soutien amical et chaleureux, et à vous souhaiter un bon voyage et un heureux retour dans vos foyers. Je déclare close la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. La session est close à 16 h.50.

PROCÈS -VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE ET DES COMMISSIONS

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

PREMIERE SEANCE

Mardi 4 mai 1971, 15 h.40 Président ;

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ADMISSION DE NOUVEAUX MEMBRES ET MEMBRES ASSOCIES

:

DEMANDE PRESENTEE PAR LE SULTANAT D'OMAN

Sur l'invitation du PRESIDENT, le DIRECTEUR GENERAL donne lecture de l'article 33 du Règlement intérieur de l'Assemblée, où est énoncé le mandat du Bureau. Le PRESIDENT signale que le Directeur général a reçu le 25 janvier 1971 une demande d'admission du Sultanat d'Oman, qu'il a communiquée aux Etats Membres. Il est suggéré que cette demande soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée, pour former le point 1.11,2, sous le point 1.11 (Admission de nouveaux Membres et Membres associés). Il en est ainsi décidé. 2.

MODIFICATIONS A L'ORDRE DU JOUR DE L'ASSEMBLEE

Se référant au point 3.13.2 de l'ordre du jour, le PRESIDENT déclare qu'aucune avance n'a été prélevée pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires en vertu de la résolution WHA23.8. Le Bureau décide en conséquence de recommander à l'Assemblée de supprimer ce point de l'ordre du jour.

Le PRESIDENT indique que, la Gambie étant devenue Membre de l'OMS en 1971, le point 3.11.2 devrait être intitulé "Contributions des nouveaux Membres pour 1971 ", la mention "s'il y a lieu" étant supprimée. D'autre part, il suggère de recommander également la suppression, au point 3.13.3, de la mention "s'il y a lieu ", du fait que des avances ont effectivement été prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres. Il en est ainsi décidé. 3.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le PRESIDENT soumet au Bureau la répartition des points de l'ordre du jour entre les Commissions A et B, telle qu'elle figure dans l'ordre du jour provisoire. Après un échange de vues, il est décidé que les points 1.11.1 et 1.11.2 seront examinés par l'Assemblée plénière; il est entendu qu'ils viendront en discussion après les points 1.9 et 1.10 de l'ordre du jour. D'autre part, sur la suggestion du PRESIDENT, le Bureau recommande que le point 1.13 (Amendement au contrat du Directeur général) soit examiné par l'Assemblée plénière en séance privée.

- 269 -

270

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Il est décidé de recommander que les points de l'ordre du jour soient répartis entre les Commissions A et B comme il est indiqué dans l'ordre du jour provisoire. 4.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que le Conseil exécutif a examiné, lors de sa quarante- septième session, le rapport du Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé et qu'il a prié le Directeur général de mettre en oeuvre, dans la limite de sa compétence, les recommandations du Corps commun d'inspection qu'il estime applicables. Or, selon l'une de ces recommandations, "les séances consacrées à la discussion générale devraient avoir lieu au début de l'Assemblée et ne devraient faire l'objet d'aucune interruption ". Le Directeur général cite, à ce propos, le paragraphe 25 du rapport du Corps commun d'inspection selon lequel "il est d'usage pour l'Assemblée de la Santé, comme à l'ONU et dans la plupart des autres organisations internationales, de prévoir, comme premier point de l'ordre du jour, une discussion générale tenue dans le cadre des séances plénières et qui consiste en déclarations faites par les chefs de délégation. Toutefois, à la différence des autres institutions spécialisées ... la discussion générale à l'Assemblée de la Santé se poursuit jusqu'à un stade très avancé de la session; la raison en est que les commissions principales doivent commencer leurs travaux le troisième jour de la session et qu'elles ne siègent pas en même temps que l'Assemblée plénière. Cela se traduit pendant toute la session par une succession complexe d'interruptions et de reprises non seulement de la discussion générale, mais aussi des délibérations en commissions ". En conséquence de la recommandation des Inspecteurs, le Bureau désirera peut -être proposer à l'Assemblée la possibilité de tenir des séances plénières de nuit au cours de la première semaine de la présente session. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) propose que l'Assemblée plénière tienne des séances de nuit le mercredi 5 mai et le jeudi 6 mai.

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) se rallie à cette proposition.

Après un échange de vues, le Bureau établit le programme des séances du mercredi 5 mai et du il est décidé que l'Assemblée tiendra une séance de nuit le mercredi 5 mai de 20 h.30 jeudi 6 mai à 23 heures et qu'à sa séance du jeudi à midi le Bureau arrêtera le programme des réunions compte tenu de l'état d'avancement des travaux. :

Il est entendu qu'à la séance plénière du jeudi après -midi, le Président invitera les membres à présenter des propositions pour l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, propositions qui devront être déposées le lundi 10 mai à 10 heures au plus tard.

D'autre part, le Bureau recommande que les discussions techniques sur "L'utilisation des examens de masse en santé publique" se déroulent pendant toute la journée du vendredi 7 mai et le matin du samedi 8 mai. Le Bureau recommande enfin que les séances plénières et les séances des commissions se tiennent, comme lors des Assemblées précédentes, de 9 h.30 à 12 heures ou 12 h.30 et de 14 h.30 à 17 h.30. Le Bureau se réunirait soit à 12 heures ou 12 h.30, soit à 17 h.30. La séance est levée à 16 h.25.

DEUXIEME SEANCE

Jeudi 6 mai 1971, 12 h.55 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Parlant sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr HILLEBOE, Président général des discussions techniques, expose l'organisation de ces discussions, qu'il juge très satisfaisante. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense qu'étant donné le grand intérêt des thèmes traités lors des discussions techniques, il conviendrait d'assurer une large diffusion à la documentation issue de ces discussions.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE.: TROISIEME SEANCE

271

Le DIRECTEUR GENERAL fait observer que cette question pourrait être soulevée au moment de la présentation à l'Assemblée plénière du rapport du Président général. On pourrait envisager d'accorder une certaine place aux discussions techniques dans un numéro de la Chronique OMS. Le Directeur général tient toutefois à rappeler qu'il est nombre d'autres réunions scientifiques organisées au sein de l'OMS dont il n'est pas possible - pour des raisons financières - de publier les travaux. Le PRESIDENT l'ayant invité à faire le point de la situation, avant que le Bureau n'établisse le programme de travail du lundi 10 mai, le DIRECTEUR GENERAL explique que quarante orateurs doivent encore intervenir au cours de la discussion générale. On prévoit que quinze d'entre eux prendront la parole pendant la séance plénière de l'après -midi; il restera donc vingt -cinq délégations désireuses de participer à la discussion générale. On peut évaluer à un peu plus de quatre heures au total la durée de leurs interventions. Après un échange de vues, il est décidé que la séance plénière se prolongera le jeudi après -midi jusqu'à 18 heures et que l'Assemblée plénière se réunira à nouveau le lundi 10 mai, de 9 heures à 12 h.30, pour poursuivre la discussion générale. Les commissions principales reprendront leurs travaux le lundi après -midi à 14 h.30. A sa prochaine séance, le lundi à 12 h.30, le Bureau arrêtera le programme des réunions du mardi 11 mai, compte tenu de l'état d'avancement des travaux, et établira les listes pour l'élection annuelle de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) estime que le Conseil exécutif devrait réexaminer les méthodes de travail de l'Assemblée de la Santé et formuler des propositions pour la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.

Le DIRECTEUR GENERAL précise que la présente assemblée aura l'occasion d'examiner le rapport du Corps commun d'inspection sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé sous le point 3.19.3 de son ordre du jour. L'Assemblée pourra ensuite, si elle le désire, demander au Conseil exécutif d'examiner la question à son tour. La séance est levée à 13 h.20.

TROISIEME SEANCE Lundi 10 mai 1971, 12 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF

Le PRESIDENT suggère que le Bureau examine le programme de travail de l'Assemblée pour le mardi 11 mai lors du dépouillement d'un des scrutins qui interviendront en vue de l'établissement de ses propositions concernant l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Il en est ainsi décidé.

A la demande du PRESIDENT, le DIRECTEUR GENERAL donne lecture de l'article 24 de la Constitution et de l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui régissent la procédure applicable pour l'élection. Le PRESIDENT appelle l'attention des membres du Bureau sur les documents qui leur ont été communiqués, à savoir :

1)

un tableau indiquant la répartition géographique des sièges au Conseil exécutif, par Région;

une liste, par Région, des Membres de l'OMS qui sont ou ont été habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil; 2)

une liste des Membres - classés par Région et par ordre alphabétique à l'intérieur des 3) Régions - dont le nom a été suggéré à la suite de la communication faite par le Président de l'Assemblée, en application de l'article 99 du Règlement intérieur; cette liste n'est nullement limitative, et les membres du Bureau ont la faculté de voter pour tout autre Membre de leur choix;

272

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

un tableau indiquant la composition actuelle du Conseil exécutif, où l'on trouvera le nom de ceux des Membres ayant désigné des personnes pour faire partie du Conseil dont le mandat expire à la fin de la présente assemblée et qui devront être remplacés; il s'agit des Membres suivants Belgique, Canada, Chili, Jamaique, Liban, Mongolie, Ouganda et Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. 4) :

le Bureau Le Président suggère d'adopter la même procédure que lors des Assemblées précédentes procéderait en premier lieu à un débat général, s'il le juge utile, puis à un vote d'essai qui permettrait de fixer les idées; ensuite, après une discussion sur les résultats de ce vote d'essai, il - choisis sur la établirait tout d'abord une liste de douze Membres, puis une liste de huit Membres liste de douze Membres - dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil dans son ensemble, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur. :

Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) demande si la composition actuelle du Conseil satisfait aux critères de répartition équilibrée énoncés dans la Constitution et il voudrait savoir si le Bureau doit s'en tenir à la présente répartition des sièges entre les Régions lorsqu'il formulera ses propositions. Le DIRECTEUR GENERAL répond que la répartition actuelle des sièges au sein du Conseil est effectivement conforme à ces critères; une nouvelle répartition ne pourra être envisagée qu'après ratification par les Etats Membres des amendements à l'article 24 de la Constitution, portant à trente le nombre des membres du Conseil. Le Dr ANSARI (Pakistan) déclare qu'à une réunion officieuse des délégations de la Région de la Méditerranée orientale, qui a eu lieu le matin même, l'Afghanistan et l'Iran ont manifesté le désir de ne pas figurer sur la liste des candidats. Le Dr DIAZ -GRANADOS (Colombie) signale que, lors d'une réunion officieuse des délégations de la Région des Amériques, tenue la semaine précédente, il a été décidé à l'unanimité de présenter la candidature de l'Equateur, de la Trinité -et- Tobago, et de l'Uruguay.

Le Dr TEJEIRO (Cuba) déclare que sa délégation ne s'est pas associée à cette décision. Le Dr DIAZ -GRANADOS (Colombie) précise que la décision en question a été prise à l'unanimité des délégations présentes à la réunion.

Le Dr OKEZIE (Nigéria) informe les membres du Bureau qu'au cours d'une réunion officieuse des délégations de la Région africaine, il a été décidé à l'unanimité de présenter la candidature du Lesotho. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) note que certains des pays dont les noms ont été suggérés n'ont jamais été habilités à désigner une personne pour faire partie du Conseil; à son avis, il conviendrait de leur donner la préférence. Le Dr LAYTON (Canada) constate qu'il ne reste plus que onze noms suggérés, alors que le Bureau doit établir une première liste de douze Membres, et demande si l'on peut encore prendre en considération les noms des pays qui ne désirent pas faire acte de candidature. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) observe qu'au cours de leurs réunions les délégations de plusieurs Régions ont présenté les noms de candidats devant figurer sur la liste des huit Membres et qu'il en résulte un déséquilibre dans la répartition entre Régions en ce qui concerne la liste des douze Membres. Aussi Sir George suggérera -t -il d'ajouter sur cette liste les noms de Cuba et de la Zambie, si toutefois les membres du Bureau sont autorisés à formuler des suggestions.

Le PRESIDENT rappelle que la liste des noms suggérés n'est nullement limitative. Le Dr IBRAHIM (Irak) approuve les observations formulées par le délégué de l'Union soviétique; il appuiera, pour sa part, la candidature de la Syrie. Le Professeur AUJALEU (France) déclare que, bien souvent, les Membres qui ne sont plus candidats au moment du vote ne sont néanmoins pas mécontents de voir leur nom figurer sur la liste de douze Membres entre le huitième et le douzième. Le PRESIDENT invite M. Sardon bin Haji Jubir (Malaisie) et le Dr Bitariho (Burundi) à faire fonction de scrutateurs.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

:

TROISIEME SEANCE

273

A titre indicatif, il est procédé à un vote préliminaire au scrutin secret. Après avoir pris connaissance des résultats du vote préliminaire, le Bureau procède à un vote au scrutin secret pour dresser la liste des douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé (voir la section 5 ci- après). 2.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr AL- ADWANI (Koweït), Président de la Commission A, expose l'état d'avancement des travaux de sa commission. Il signale que la Commission a estimé qu'il serait souhaitable de renvoyer à la Commission B le point 2.5 de l'ordre du jour, proposé par le Gouvernement de la Suède et intitulé "Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement "; en effet, ce point est étroitement lié au point 3.19.1 (Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique Questions de programme), confié à l'examen de la Commission B. :

Le Dr BAUHOFER (Autriche), Président de la Commission B, fait à son tour le point des travaux de cette commission. 3.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES

:

TRANSFERT D'UN POINT

Conformément à la proposition du Président de la Commission A, le Bureau décide de recommander à l'Assemblée de renvoyer le+point 2.5 de l'ordre du jour à la Commission B, qui l'examinera en liaison avec le point 3.19.1. 4.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau établit le programme des réunions du mardi 11 mai et du mercredi 12 mai; il est décidé qu'à sa séance du mercredi l'Assemblée plénière procédera à l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif et que, pendant le dépouillement du scrutin, elle achèvera la discussion générale sur les points 1.9 et 1.10 de l'ordre du jour. Le Bureau décide également que l'Assemblée plénière abordera le point 1.11 de l'ordre du jour (Admission de nouveaux Membres et Membres associés) le jeudi matin et qu'elle poursuivra son examen de ce point l'après -midi si nécessaire. 5.

PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 1)

Le PRESIDENT donne lecture de la liste des douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé. Cette liste s'établit comme suit Afghanistan, Danemark, Equateur, Hongrie, Italie, Lesotho, Monaco, République fédérale d'Allemagne, Syrie, Thailande, Trinité -et- Tobago, et Uruguay. :

Avant que le Bureau ne dresse la liste des huit Membres, le Président rappelle que seuls les noms des Membres apparaissant sur la liste des douze Membres peuvent être inscrits sur la liste des huit Membres. Le DIRECTEUR GENERAL fait observer que, si le Bureau souhaite maintenir la répartition actuelle des sièges suivant les Régions au sein du Conseil, il doit recommander les noms d'un Membre de la Région africaine, de trois Membres de la Région des Amériques, d'un Membre de la Région de l'Asie du Sud -Est, de deux Membres de la Région européenne et d'un Membre de la Région de la Méditerranée orientale. Il est procédé à un vote au scrutin secret pour établir la liste des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble. Les pays suivants sont désignés Danemark, Syrie et Italie. :

Equateur, Lesotho, Thailande, Trinité -et- Tobago, Uruguay,

Le PRESIDENT donne lecture du rapport du Bureau contenant les noms des douze Membres proposés, accompagnés des noms des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble et il précise que ce rapport sera distribué le mardi 11 mai et soumis à l'Assemblée plénière le mercredi 12 mai.

La séance est levée à 15 heures.

274

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

QUATRIEME SEANCE

Mardi 11 mai 1971, 17 h.35 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions.

2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le premier rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le DIRECTEUR GENERAL souligne d'une part qu'il y aurait intérêt à ce que le point 2.2.2 de l'ordre du jour (Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1972) soit examiné le plus tôt possible. D'autre part, il signale que la Commission B sera probablement appelée à discuter à sa séance du vendredi après -midi le point 3.10 (Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient); en effet, le Directeur général a été informé par le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies que des représentants de l'ONU seraient sans doute présents à Genève le vendredi après -midi et qu'ils pourraient donner à la Commission des renseignements au sujet de la situation des réfugiés dans le Moyen- Orient. Une décision finale à ce propos sera prise par le Bureau le mercredi 12 mai, après que le Directeur général aura reçu confirmation de cette information. Le Bureau fixe donc le programme des réunions du matin du vendredi 14 mai. La séance est levée à 17 h.45.

CINQUIEME SEANCE

Mercredi 12 mai 1971, 17 h.50 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions.

2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le deuxième rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le DIRECTEUR GENERAL annonce qu'il a reçu la visite de deux représentants de l'Organisation des Nations Unies qui, selon le voeu exprimé par le Secrétaire général, doivent participer aux délibérations de la Commission B sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient (point 3.10 de l'ordre du jour). La Commission B pourrait donc examiner ce point en premier lieu lors de sa séance du jeudi après -midi. Il en est ainsi décidé.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

:

SIXIEME ET SEPTIEME SEANCES

275

Le Bureau fixe ensuite le programme des réunions de l'après-midi du vendredi 14 mai. Il est décidé que la Commission A examinera à 14 h.30 le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1972; il n'y aura donc pas de réunion de la Commission B pendant que la Commission A s'occupera de ce point.

La séance est levée à 17 h.55.

SIXIEME SEANCE

Jeudi 13 mai 1971, 17 h.45 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau établit le programme des réunions du matin du samedi 15 mai.

La séance est levée à 17 h.50.

SEPTIEME SEANCE

Vendredi 14 mai 1971, 18 h.5 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau les progrès des travaux de ces commissions.

2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les premier et deuxième rapports de la Commission A ainsi que le troisième rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau établit un nouveau programme des séances pour le matin du samedi 15 mai et arrête le programme des réunions du lundi 17 mai.

La séance est levée à 18 h.l5.

276

VINGT- QUA7.'RIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

HUITIEME SEANCE

Lundi 17 mai 1971, 17 h.45 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine), Vice -Président de la Commission B, et le Dr AL- ADWANI (Kowelt), Président de la Commission A, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions.

2.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que, conformément au paragraphe 1.1) c) de la résolution WHA24.4, la Commission A a pour mandat d'examiner et de recommander le montant du budget effectif et d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur. Or, bien qu'à l'ouverture des débats sur le point 2.2.2 de l'ordre du jour, le Président de la Commission A ait attiré l'attention des membres sur l'examen de la projection des prévisions pour l'exercice 1973, aucune discussion n'a eu lieu sur cette question. Il conviendrait donc de déterminer si l'on doit prévoir une réunion spéciale de la Commission A consacrée à l'examen de la projection des prévisions budgétaires pour la deuxième année à venir - réunion durant laquelle la Commission B ne siégerait pas, conformément au paragraphe 1.3) de la résolution WHA24.4 - ou si l'on peut considérer que le point en question est effectivement venu en discussion, encore qu'il n'ait fait l'objet d'aucun débat. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que la Commission A a eu l'occasion d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour l'exercice 1973; aucune délégation n'ayant désiré intervenir à ce propos, le débat doit donc être considéré comme clos. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) partage l'avis de Sir George Godber. D'autre part, il estime que le Conseil exécutif devrait réexaminer à sa prochaine session la méthode de travail de l'Assemblée afin d'en améliorer l'efficacité.

Le PRESIDENT pense que le Bureau pourrait considérer que la Commission A a eu effectivement la possibilité d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur au cours du débat sur le montant du budget effectif pour 1972, et qu'une déclaration à cet effet pourrait être faite devant l'Assemblée plénière. Il en est ainsi décidé.

3.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES

:

TRANSFERT DE POINTS

Sur la suggestion du Directeur général, le Bureau décide de recommander à l'Assemblée de renvoyer à la Commission B le point 2.4 (Programme général de travail pour une période déterminée.(cinquième programme général de travail, pour la période 1973- 1977)), ainsi que le point 2.11 (Formation de personnel sanitaire national).

4.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE (suite de la section 2)

Le Bureau établit le programme des séances du mardi 18 mai. Il est décidé que, si les nécessités du travail l'exigent, les Présidents des commissions principales pourront convoquer des séances de nuit. Le Bureau dresse également le programme de travail du mercredi 19 mai. Il est entendu qu'à sa réunion du mercredi le Bureau fixera la date de clôture de l'Assemblée de la Santé.

La séance est levée à 18 h.5.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

NEUVIEME ET DIXIEME SEANCES

277

NEUVIEME SEANCE

Mardi 18 mai 1971, 12 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de leurs commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les troisième et quatrième rapports de la Commission A, ainsi que le quatrième rapport de la Commission B. 3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau décide que les séances des commissions principales pourront se prolonger ce jour jusqu'à 18 h.30, à la discrétion des Présidents de ces commissions. Le PRESIDENT rappelle que le Bureau aura à fixer la date de clôture de l'Assemblée lors de sa réunion du mercredi 19 mai. La séance est levée à 12 h.35.

DIXIEME SEANCE

Mercredi 19 mai 1971, 12 h.35 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le cinquième rapport de la Commission A et le cinquième rapport de la Commission B. 3.

DATE DE CLOTURE DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Après avoir consulté les Présidents des commissions principales et le Directeur général, le Bureau décide de fixer la date de clôture de l'Assemblée de la Santé au jeudi 20 mai, dans l'après -midi. 4.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Il est décidé que les commissions principales pourront prolonger leurs réunions le mercredi après -midi jusqu'à 18 h.30, à la discrétion de leurs Présidents. Le Bureau établit ensuite le programme des séances du jeudi 20 mai. La séance est levée à 12 h.50.

278

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II ONZIEME SEANCE

Jeudi 20 mai 1971, 14 h.30 Président :

Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr AL- ADWANI (Koweit), Président de la Commission A, annonce que la Commission a terminé ses travaux et adopté son sixième et dernier rapport.

Le Dr BAUHOFER (Autriche), Président de la Commission B, déclare que la Commission a achevé l'examen des derniers points inscrits à son ordre du jour et qu'elle a adopté son sixième et dernier rapport. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le sixième rapport de la Commission A et le sixième rapport de la Commission B. 3.

CLOTURE DES TRAVAUX

Le PRESIDENT remercie vivement le Directeur général et les membres du Secrétariat de l'aide efficace qu'ils lui ont apportée et il exprime sa gratitude aux Vice -Présidents, aux Présidents des commissions principales, aux représentants du Conseil exécutif ainsi qu'aux autres membres du Bureau pour leur collaboration de tous les instants. La séance est levée à 14 h.35.

COMMISSION A

PREMIERE SEANCE

Jeudi 6 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweït)

1.

OBSERVATIONS LIMINAIRES DU PRESIDENT

Le PRESIDENT remercie les délégués de l'honneur qu'ils lui ont fait en le portant à la présidence de la Commission, et espère justifier la confiance qui lui a été témoignée. Il souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres, aux représentants des Membres associés, de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et des autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales, ainsi qu'au représentant du Conseil exécutif. Il appelle l'attention de la Commission sur la résolution WHA23.1 de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, qui définit son mandat, ainsi que sur le Règlement intérieur de l'Assemblée, en soulignant particulièrement les articles 49 à 81 et l'article 82, qui concerne la conduite des débats et le vote dans les commissions et sous -commissions. 2.

ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR

Ordre du jour, 2.1

Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr ZAMMIT TABONA; Secrétaire de la Commission, donne lecture de l'article 36 du Règlement intérieur relatif à l'élection du vice -président et du rapporteur. Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le troisième rapport de la Commission des Désignations (voir page 583), dans lequel celle -ci a désigné respectivement le Dr Duhr (Luxembourg) et le Dr Wone (Sénégal) pour les fonctions de vice -président et de rapporteur. Le Dr Duhr et le Dr Wone sont élus respectivement vice -président et rapporteur par Décision acclamation. :

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA COMMISSION

Le PRESIDENT rappelle que, aux termes de son mandat, la Commission A ne peut examiner le point 2.2.1 (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1972 Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général) ni le point 2.2.2 (Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1972) tant que la Commission B n'aura pas examiné les points 3.2 (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971), 3.3 (Examen du projet de programme et de budget pour 1972 en ce qui concerne les réunions constitutionnelles; les services administratifs; les autres affectations de crédits; le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972), 3.4 (Utilisation du fonds spécial du Conseil exécutif), 3.5 (Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé), 3.11 (Barème des contributions), 3.12 (Examen de la situation financière de l'Organisation) et 3.14 (Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical). D'autre part, lorsque la Commission A examinera les points 2.2.1 et 2.2.2, et le point 2.3 (Examen de l'ordre de grandeur du budget pour 1973), la Commission B ne se réunira pas; de même, il n'y aura pas de réunion de la Commission A lorsque le point 3.3 sera examiné par la Commission B. : :

4.

SITUATION DE LA PANDEMIE DE CHOLERA

Ordre du jour, 2.6

Sur l'invitation du PRESIDENT, le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT présente le rapport du Directeur général, précisant que celui -ci constitue une mise à jour du rapport examiné par le Conseil exécutif à sa quarante- septième session et publié en appendice 12 dans les Actes officiels N° 190. Alors que les aspects de la question qui se rapportent au Règlement sanitaire international de 1969 seront examinés - 279 -

280

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

par la Commission B, la section concernant le choléra dans le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles' sera examinée par la Commission A sous le point actuellement en discussion, en même temps que les aspects techniques et épidémiologiques du problème du choléra. On sait que la septième pandémie de choléra - qui a commencé en 1961 lorsque le biotype El Tor a essaimé en dehors de ses foyers traditionnels a suivi le même itinéraire que les pandémies précédentes, tout au moins à ses débuts. Son évolution était prévisible et, dès 1962, le Directeur général a attiré l'attention de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif sur cette menace; des mesures ont été prises pour faire face à l'éventualité d'une attaque du choléra, et l'on peut dire que les pays d'Asie, qu'il s'agisse de la Région du Pacifique occidental, de la Région de- l'Asie du Sud -Est ou de celle de la Méditerranée orientale,étaient tout à fait préparés à en déceler l'arrivée. Malheureusement dans son avance, la pandémie a sauté une étape, en passant brusquement et de la façon la plus inattendue de l'extrême nord -est de l'Afrique à la côte occidentale de ce continent. Cela s'est produit à une époque de l'année et dans des conditions climatiques telles qu'aucun épidémiologiste n'aurait pensé au choléra; en effet, cette irruption a eu lieu au cours de la période des inondations qui s'accompagne d'épidémies saisonnières d'infections d'origine hydrique et le pays touché n'a pas pu déceler immédiatement la nature de la maladie, que l'on n'avait pas vue sur la côte occidentale depuis le siècle dernier. Ce pays, la Guinée, a demandé et obtenu l'aide de l'OMS. Il convient à,cet égard de remercier trois pays qui ont permis à des experts d'arriver sur place en un temps record. Le choléra El Tor a été aussitôt identifié sans difficulté. Nul ne peut être blâmé pour le fait que le vibrion s'était déjà largement répandu, le long de la côte et plus tard le long du Niger, en amont et en aval. Le trafic côtier et la circulation fluviale ont joué un grand rôle dans la propagation de la maladie. Les pays d'Afrique ont admirablement réagi face à cette menace. Grâce aux experts prêtés par divers pays, et grâce aux gouvernements africains qui ont collaboré à l'organisation de cours pour épidémiologistes, bactériologistes et cliniciens, l'OMS a pu préparer le personnel des administrations sanitaires des pays d'Afrique au diagnostic, à l'investigation épidémiologique, à la prévention et au traitement des cas de choléra. Par la suite - comme cela a été rappelé en séance plénière à l'occasion de la discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -sixième et quarante septième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1970 des séminaires ont été organisés dans les langues de travail de la Région africaine et des réunions se sont tenues au niveau ministériel pour décider de la stratégie commune à suivre. A l'heure actuelle, aucun pays d'Afrique ne risque plus d'être surpris par une attaque du choléra. L'épidémie, bien que grave, en particulier dans la zone du delta intérieur du Niger, n'a pas atteint des proportions catastrophiques. Si la situation a pu être ainsi maîtrisée, c'est parce que les pays ont participé à l'action qu'a menée l'OMS par l'intermédiaire de son Bureau régional de l'Afrique. Nul n'ignore que, grâce aux méthodes modernes de prophylaxie et de traitement, le choléra est aujourd'hui une maladie beaucoup moins dangereuse qu'auparavant et que, dans les conditions les plus favorables, on peut même ramener la mortalité à un niveau négligeable à condition que les mesures soient appliquées suffisamment tôt. Cependant, on ne sait pas comment la situation du choléra va évoluer en Afrique. Il faut attendre que la saison en cours soit terminée. Il faudra alors étudier tous les facteurs climatiques, écologiques, sociaux et économiques. Peut -être le choléra évoluera -t -il vers l'endémicité, comme il l'a fait par exemple dans le delta du Gange et du Brahmapoutre ou aux Philippines; ou bien il disparaîtra de nouveau, comme cela a été le cas à la fin du siècle dernier. Les pays d'Afrique sont prêts à faire face à la situation, quelle qu'elle soit, et des fournitures d'urgence permettant de diagnostiquer, de prévenir et de soigner les cas ont été accumulées dans les zones les plus exposées. Ces fournitures ont un prix de revient élevé, dû surtout à la nécessité de les transporter par avion, comme c'est le cas pour les vaccins anticholériques et le liquide de réhydratation, et il convient d'aider les pays à préparer sur place tout ce qui est nécessaire pour lutter contre le choléra. L'OMS, qui soutient l'organisation de la production locale de vaccin et de liquide de réhydratation, ne néglige pas non plus sa mission essentielle, qui est de former du personnel et de tenir les pays au courant de la situation. A ce propos, il a été très réconfortant pour le Secrétariat de constater que les pays africains avaient mis une extrême bonne volonté à informer l'OMS et leurs voisins de l'évolution de l'épidémie. Aussi les renseignements publiés par l'OMS sont -ils très proches de la réalité, ce qui est un élément très important dans la lutte contre le choléra. En ce qui concerne les mesures préventives, l'opinion publique insiste en général beaucoup pour la vaccination anticholérique, à cause des succès remportés par d'autres types de vaccination, par exemple contre la variole et la poliomyélite. Or il importe de souligner que la vaccination anticholérique ne provoque une réaction antigénique que chez 40 à 60 % des personnes vaccinées, et cela, dans les meilleures conditions; d'autre part, il n'est pas sûr que l'immunité conférée soit aussi importante. Certains vaccins donnent même des taux de protection plus faibles. D'autre part, la vaccination anticholérique n'a guère d'effet sur les porteurs sains, lesquels jouent un rôle essentiel. En effet, 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 14, p. 136.

COMMISSION A

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PREMIERE SEANCE

281

certains pays développés ont connu des cas de choléra qui ne peuvent s'expliquer que par une très longue chaîne de cas ignorés, dont la transmission était probablement assurée par des porteurs sains. Par conséquent, si la vaccination peut contribuer à réduire les risques de contamination dans des foyers épidémiques, elle ne sert à rien lorsqu'il s'agit d'empêcher l'introduction du choléra ou sa propagation par des porteurs. C'est là un fait extrêmement important du point de vue économique, mais qu'il est difficile d'accepter sur le plan psychologique. Il n'est pas facile pour une administration sanitaire de résister à la pression de l'opinion publique, qui réclame des vaccinations. A ce propos, il est intéressant de noter que le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique, qui a une grande expérience de la lutte contre les maladies transmissibles, a décidé de ne plus exiger de vaccination anticholérique des voyageurs en provenance des pays infectés; il estime en effet que la protection conférée est trop faible pour justifier une telle obligation. Cette décision est tout à fait légitime, puisqu'un pays doté d'équipements sanitaires modernes et où l'hygiène est très développée n'a rien à craindre de l'apparition du choléra. Cela a d'ailleurs été confirmé par le fait que l'URSS, bien que frappée simultanément par le choléra en deux endroits, a réussi à limiter la flambée à quelques centaines de cas, avec une mortalité négligeable, bien que ce pays ait été atteint à un moment très difficile, en pleine saison touristique. De toute évidence, la situation n'est pas la même dans les pays en voie de développement, car d'une part l'hygiène individuelle et collective y est défectueuse et, d'autre part, les moyens de traitement ne sont pas à la portée immédiate du malade; or, comme le Directeur général adjoint l'a dit précédemment, le traitement ne peut être efficace que s'il est appliqué dès le début. La séance est levée à 15 h.15.

DEUXIEME SEANCE

Lundi 10 mai 1971, 14 h.45 Président :

Dr E. DUHR (Luxembourg) puis

Dr A. -R.

M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

SITUATION DE LA PANDEMIE DE CHOLERA (suite) Le PRESIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à prendre la parole.

Ordre du jour, 2.6

Le Dr JURICIC, représentant du Conseil exécutif, déclare que, lorsque le Conseil a examiné le projet de programme et de budget pour 1972, il a tenu compte du rapport du Directeur général sur les tendances et problèmes actuels en ce qui concerne le choléra, dans lequel sont reproduits plusieurs passages du seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles.1 Le Conseil a noté les mesures prises par l'Organisation pour répondre aux demandes présentées par les gouvernements pendant l'actuelle pandémie de choléra et a félicité le Directeur général de son action. Plusieurs membres ont exprimé leur satisfaction à l'égard de la décision, prise par le Directeur général, de notifier la présence du choléra dans un pays qui ne l'a pas signalée lorsque les données épidémiologiques, cliniques et bactériologiques disponibles ne laissent plus aucun doute. Le Conseil exécutif a, en fait, entériné cette décision; aux termes de la résolution EB47.R31, en effet, le Conseil considère que, lorsque le Directeur général, sur la base de données épidémiologiques, cliniques et bactériologiques sûres dont il dispose, a la certitude que le choléra est présent dans un pays, il devrait le notifier à tous les Etats. Dans la même résolution, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de prendre les mesures appropriées pour que l'Organisation soit capable de répondre rapidement et efficacement, comme par le passé, aux besoins que continue de créer la pandémie de choléra et à ceux qui pourraient résulter à l'avenir d'autres situations épidémiques; d'accorder une priorité élevée aux programmes à long terme pour l'assainissement du milieu collectif et l'hygiène personnelle qui auront pour effet et d'éliminer les foyers d'endémie et de réduire la probabilité de voir le choléra s'installer dans des pays jusqu'ici indemnes; et d'entreprendre de nouvelles études sur la méthodologie de la lutte contre le choléra et de la prévention de cette maladie. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre), ainsi qu'il l'a fait au cours de la cinquième séance plénière, rend hommage au Directeur général adjoint pour l'excellent travail qu'il a accompli en 1970 pendant la pandémie de choléra. Le Directeur général adjoint a assumé brillamment la direction de la campagne grâce à une vigilance de tous les instants et à une stratégie habile. Le Gouvernement de Chypre lui est extrêmement reconnaissant, ainsi qu'au Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, et au personnel de l'OMS, de l'aide qu'ils lui ont apportée en lui envoyant un spécialiste du choléra, du vaccin, des antibiotiques, du liquide de réhydratation, etc. On est ainsi parvenu à protéger Chypre, alors que presque tous les pays voisins ont enregistré des cas et que l'ile est un lieu de transit entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Se fondant sur le paragraphe 3 du dispositif de la résolution EB47.R31 relatif à la lutte contre le choléra, Chypre a présenté au Directeur régional, en même temps qu'un plan d'opérations, une demande d'assistance technique et financière pour améliorer les conditions d'hygiène, notamment l'évacuation des eaux usées dans les principales villes de l'île et l'élimination des déchets. Chypre a besoin à la fois d'avis techniques et d'un soutien financier - qui pourraient lui être fournis par l'OMS, le PNUD, le FISE et le Programme alimentaire mondial (PAM) - pour l'élaboration et l'exécution de cet important projet, de nature à faciliter grandement la prévention du choléra et d'autres maladies intestinales à Chypre.

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 190, chapitre II, paragraphes 113 -120 et appendice 12. Le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles est reproduit intégralement dans Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 14. - 282 -

COMMISSION A

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DEUXIEME SEANCE

283

Le Dr RAMZI (Syrie) félicite le Directeur général adjoint de son exposé sur la septième pandémie de choléra dans le monde. La Syrie a été atteinte au cours de l'été 1970 par une épidémie limitée de choléra El Tor (sérotype Inaba) et les services de santé ont pris des mesures énergiques qui ont permis d'y mettre fin. Le Dr Ramzi estime devoir faire part à la Commission des enseignements que la Syrie a tirés de cette expérience. Il parait à peu près certain maintenant que la principale source d'infection a été l'eau, après laquelle viennent les denrées alimentaires; le rôle des malades en incubation et des porteurs asymptomatiques s'est limité généralement à contaminer l'eau et les denrées alimentaires. Le Gouvernement est donc convaincu que la prévention du choléra doit s'appuyer essentiellement sur l'hygiène du milieu et qu'il convient par conséquent d'entreprendre une vaste campagne d'éducation sanitaire dans ce sens. Il pense également que, lorsque le choléra apparaît dans un pays ou dans les pays voisins, il ne faut pas céder à la panique et recourir à des mesures qui perturbent les relations internationales. C'est dans cet esprit que la délégation de la Syrie propose de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement sanitaire international. Cette mesure permettrait aux pays atteints par le choléra de le notifier facilement et de rendre ainsi la collaboration internationale plus fructueuse. De même, la délégation syrienne juge très sage la décision, prise par les autorités sanitaires des Etats -Unis d'Amérique, de ne plus exiger des voyageurs le certificat de vaccination contre le choléra, et elle serait prête à se rallier à une telle mesure si la majorité des Etats Membres de l'OMS s'y montrait favorable. La collaboration à l'échelon international et régional est utile et nécessaire pour la lutte contre la pandémie. C'est pourquoi la Syrie a invité, au cours de l'été 1970, les ministres de la santé de plusieurs pays de la Région à se réunir à Damas afin d'adopter des mesures concertées. L'OMS joue un rôle extrêmement important dans la campagne contre le choléra en organisant des séminaires sur divers aspects de la maladie, en poussant la recherche dans ce domaine et en mettant à la disposition des pays qui en ont besoin des services d'experts et du matériel. Comme il y a tout lieu de croire que la pandémie se propagera au cours des années à venir, le Gouvernement syrien estime qu'une recommandation faite par l'OMS à tous les gouvernements en vue de faire figurer l'étude détaillée du choléra dans les programmes de cours des dernières années de médecine et dans tous les cours de formation et de perfectionnement revêtirait une grande utilité pour le monde entier. Le Dr FLEURY (Suisse) rappelle que l'avance du choléra, notamment en 1970, a donné lieu à l'adoption par les pays menacés de diverses mesures de protection, dont certaines étaient excessives tandis que les autres étaient conformes au Règlement sanitaire international. Parmi ces dernières, le contrôle à la frontière des certificats de vaccination n'est malheureusement pas le moyen de protection le plus efficace. Des restrictions appliquées à l'importation de certaines denrées alimentaires sembleraient plus adéquates. Toutefois, bien que la littérature technique contienne de nombreuses données expérimentales et malgré la publication par l'OMS d'un remarquable ouvrage sur la lutte contre le choléra,' dont l'utilité est indiscutable, il semble qu'il existe bien peu d'observations précises concernant le danger de contamination des diverses denrées alimentaires et la persistance de ce danger en fonction de leur transport et de leur stockage. Il serait souhaitable que les données obtenues dans la pratique complètent celles déjà acquises en laboratoire par les microbiologistes. Le Dr WAHAB -ARIFF (Malaisie) souligne que, si le choléra El Tor a fait l'objet de débats aussi prolongés au cours des derniers jours, c'est peut -être en raison du caractère inhabituel du tableau épidémiologique qu'il présente. L'épidémie a envahi certains pays qui n'étaient pas préparés à faire face à une situation d'urgence et cela d'autant moins qu'un pays voisin avait failli à ses engagements au titre du Règlement sanitaire international en s'abstenant de notifier la présence du choléra sur son territoire. L'expérience de la Malaisie dans la prévention et l'endiguement de l'épidémie qui a frappé la Malaisie occidentale en 1970 pourra sans doute intéresser la Commission. Le choléra est apparu dans deux Etats de Malaisie alors qu'était réunie la Vingt- Troisième Assemblée de la Santé. Quarante cas, dont un mortel, ont été enregistrés; il est possible qu'il y ait eu en outre de nombreux cas bénins qui n'ont pas nécessité d'hospitalisation. Plusieurs facteurs peuvent expliquer que le taux de mortalité ait été si faible premièrement, l'excellente organisation des services pour le transport des malades des zones rurales vers les hôpitaux les plus proches afin d'éviter les décès par déshydratation; deuxièmement, la rapidité avec laquelle la réhydratation a été entreprise dès l'admission à l'hôpital, où tous les moyens de traitement étaient déjà en place; troisièmement, la chloration systématique de l'eau des puits dans les zones où l'évacuation des excreta n'était pas satisfaisante; quatrièmement, la vaccination généralisée à proximité des districts infectés; cinquièmement, l'augmentation de la teneur en chlore résiduel de l'eau distribuée sous canalisation; sixièmement, l'amélioration générale des conditions d'hygiène; septièmement, la coordination des efforts aux divers échelons Gouvernement fédéral, Etats, districts et communes. : :

Principes et méthodes de la lutte contre le choléra, par divers auteurs (1970), Genève, Organisation mondiale de la Santé, (Cah. Santé publ., N° 40).

1

284

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

C'est là l'aspect positif de la situation, mais il reste encore beaucoup à faire en Malaisie pour améliorer les services de laboratoire et mettre à jour les connaissances sur le choléra. Le Gouvernement est heureux d'avoir l'occasion d'exprimer sa gratitude à l'OMS, qui a mis à sa disposition une équipe comprenant un épidémiologiste, un bactériologiste et un clinicien pour l'aider à lutter contre l'épidémie. Il est reconnaissant également au Gouvernement de la Thallande, à la République de Singapour et au Bureau régional du Pacifique occidental, qui lui ont fourni du vaccin pour les opérations menées dans les Etats de Kedah et de Penang. En 1970, le Gouvernement de la Malaisie a fait don de 200 000 doses de vaccin au compte spécial du programme contre le choléra; ce don, évalué à US $4000, devait aider l'OMS à faire face à la situation d'urgence qui s'est maintenue d'août 1970 à avril 1971. En outre, la coopération a été intensifiée à l'échelon régional par l'organisation de conférences réunissant des représentants de pays limitrophes de la Malaisie. Les inondations importantes qui se sont produites dans huit Etats de la Malaisie occidentale au début de 1971 ont affecté environ huit millions de personnes. Des mesures ont été prises immédiatement pour prévenir des épidémies possibles de choléra et de fièvre typhoYde vastes opérations de traitement de l'eau des puits par le chlore; vaccination généralisée contre le choléra et la fièvre typholde; amélioration générale de l'approvisionnement en eau; enlèvement immédiat et destruction hygiénique des cadavres d'animaux. En trois semaines, un million de vaccinations ont été pratiquées contre le choléra et la fièvre typhoYde au moyen d'injecteurs à pression. Aucune épidémie n'a été signalée à la suite des inondations. Il convient de rendre un hommage tout particulier à l'équipe médicale des Forces armées américaines, amenée par avion d'Okinawa en même temps que des injecteurs à pression et autres fournitures médicales pour aider les équipes locales, à la demande du Gouvernement. La délégation de la Malaisie est très préoccupée de voir que certains pays répugnent à notifier la présence du choléra sur leur territoire, ce qui a conduit quelques gouvernements à imposer des limitations excessives au transport international des passagers et des marchandises. Il convient de féliciter le Directeur général d'avoir pris la décision, conformément à l'esprit de la Constitution, de notifier à tous les Etats la présence du choléra dans un pays même lorsque ce pays lui -même n'en a pas informé l'OMS. Il faut que les Etats collaborent plus étroitement à l'action internationale en respectant leurs engagements au titre du Règlement sanitaire international et en aidant les autres pays à renforcer leurs services de prévention et de traitement. En conclusion, la délégation de la Malaisie lance un appel à tous les Etats Membres pour qu'ils s'abstiennent d'imposer des mesures excessives, inefficaces et périmées nuisibles au trafic international et pour qu'ils poursuivent leur lutte contre le choléra dans un esprit de coopération internationale en mettant en oeuvre les moyens les plus modernes. :

Le Professeur KOSTRZEWSKI (Pologne) fait remarquer que le monde est aujourd'hui aux prises avec une nouvelle pandémie de choléra, sans qu'on ait encore élucidé les raisons pour lesquelles l'Europe, l'Amérique et l'Afrique sont restées exemptes de cette maladie pendant une trentaine d'années au XXe siècle alors que la dysenterie bacillaire, qui présente des modalités de transmission très semblables, n'a jamais cessé de sévir dans le monde entier. On ne sait pas non plus pourquoi le choléra a recommencé à envahir de nombreuses parties du monde à partir de 1961. Ce qui est néanmoins certain, c'est que la situation des transports internationaux, qui avait facilité pendant la première moitié du siècle la lutte contre les maladies transmissibles à durée d'incubation très brève, s'est sensiblement modifiée depuis lors et que cette évolution a joué un rôle important dans la genèse de la présente pandémie. Un voyageur peut maintenant passer d'un hémisphère à l'autre en un seul jour et les légumes et les fruits peuvent être transportés tout aussi rapidement. Il est donc particulièrement important de chercher à contrôler cette maladie dans les transports internationaux. Compte tenu de cette situation extrêmement difficile, le Professeur Kostrzewski aimerait poser quelques questions. En 1970, alors que l'on savait déjà que le choléra se propageait au Proche -Orient, le Relevé épidémiologique hebdomadaire a rapporté que des experts de l'OMS avaient étudié la situation dans l'un des Etats Membres et constaté que le pays considéré était exempt de choléra. Or, deux jours après l'arrivée de ce numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire en Pologne, les journaux et la radio signalaient que plusieurs centaines de cas de choléra avaient été diagnostiqués dans ce même pays. Le Professeur Kostrzewski a eu, de ce fait, beaucoup de mal à expliquer à son gouvernement comment se présentaient réellement les choses. Il aimerait donc savoir ce que peut faire l'OMS pour fournir rapidement des renseignements exacts sur le choléra. Sa deuxième question concerne les mesures préventives fondées sur la surveillance des voyageurs internationaux. Dans son rapport, le Directeur général a souligné que la vaccination contre le choléra n'a qu'une valeur et une efficacité limitées et aussi qu'il est difficile en pratique de procéder à des examens de selles. Que conseille donc l'OMS à cet égard et que doivent faire les Etats Membres pour empêcher la propagation de la maladie ? Une troisième question a trait au transport des denrées alimentaires, par exemple à l'exportation de tomates crues par des pays oú sévit une épidémie de choléra. Quelles mesures pourrait -on prendre pour éviter que ces exportations ne favorisent la propagation de la maladie dans les pays importateurs ?

COMMISSION A

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DEUXIEME SEANCE

285

Le Professeur SULIANTI (Indonésie) dit à quel point les rapports présentés par le Directeur général au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé ont été appréciés par sa délégation. Le rapport soumis à la Commission est très complet et contient une description des différents aspects de la maladie. La figure 2, telle qu'elle a été mise à jour pour illustrer la progression du choléra de 1961 à 1971, est particulièrement intéressante. Elle montre, en effet, que la pandémie de choléra El Tor est partie d'Indonésie en 1961. Comment cela est -il arrivé ? L'existence de cas de choléra El Tor avait été pourquoi donc la maladie s'est -elle soudainement propagée constatée dans cette région dès 1937 - 1967, en 1961 ? Il semble en outre qu'au cours de la décennie considérée il y ait eu trois années 1968 et 1969 - pendant lesquelles la zone infectée ne s'est pas étendue. Comment expliquer ce phénomène ? La plus grande partie des crédits affectés aux projets de recherche sur le choléra mis en oeuvre et soutenus par l'OMS entre 1962 et 19701 a été consacrée à des recherches sur les vaccins et à des études immunologiques, alors que les études épidémiologiques ont reçu très peu de crédits. Il est pourtant permis de douter que l'épidémiologie du choléra El Tor soit déjà parfaitement connue. Pourquoi la propagation de la maladie a -t -elle atteint en 1970 des proportions sans précédent ? En 1970, des épidémies importantes se sont déclarées dans certaines parties de l'île de Java qui étaient auparavant exemptes de la maladie. Une situation analogue se rencontre ailleurs. Pourquoi le choléra a -t -il gagné cette année -là le continent africain et l'Europe ? La délégation de l'Indonésie aimerait obtenir des précisions sur ces points et, si les renseignements font défaut, elle voudrait insister pour que de nouvelles études soient entreprises dans ce domaine car c'est là, à son avis, une condition primordiale si l'on veut prévenir une nouvelle propagation du choléra. :

Le Dr HAVLASEK (Autriche) précise que sa délégation a pris connaissance avec un vif intérêt de la documentation concernant l'évolution de la situation du choléra et les problèmes que cette maladie pose actuellement. Elle approuve entièrement les mesures prises en 1970 par le Directeur général qui a décidé d'informer tous les Etats, sur la base des renseignements précis dont il disposait, de l'existence du choléra dans tel ou tel pays. Il faut néanmoins souligner combien il est important que les Etats eux -mêmes notifient rapidement la présence de la maladie, conformément aux dispositions du Règlement sanitaire international. Ainsi que le montrent les documents pertinents, en particulier le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, il peut arriver que le choléra fasse son apparition dans des parties du monde où il ne sévissait plus depuis longtemps et l'on sait pertinemment qu'il est pratiquement impossible d'en empêcher l'introduction. Il faudrait donc renseigner toute la population sur les caractéristiques de cette maladie, et l'Autriche a d'ailleurs l'intention de lancer une campagne d'information à ce sujet d'ici quelques semaines. Le Dr Havlasek tient enfin à souligner, pour reprendre les observations formulées par sa délégation au cours de la septième séance plénière, que les pays voisins les uns des autres devraient rester en contact étroit dans toutes les situations critiques. Le Professeur SAI (Ghana) félicite l'OMS de la position courageuse qu'elle a adoptée au sujet de la notification du choléra. Il remercie le Directeur général adjoint et le Directeur régional pour l'Afrique d'avoir apporté une aide rapide et complète au Ghana au cours de l'épidémie de choléra. Le Ghana a également reçu à cette occasion une assistance considérable de la part de plusieurs pays; ainsi, une équipe de citoyens américains a fourni un travail remarquable. De l'avis du Professeur Sai, les collectivités devraient faire preuve de prudence lorsqu'elles se trouvent en présence de problèmes tels que ceux suscités par une épidémie de choléra. Ainsi, les positions divergentes adoptées par les autorités médicales, qui ont mis en doute l'efficacité de la vaccination, et par les ministres, ont engendré dans son pays un climat de panique qui a rendu très difficile l'application des mesures contre la maladie. Lorsqu'une personne cache le fait qu'elle est atteinte d'une maladie vénérienne, on la considère comme antisociale; de même, on devrait considérer qu'un pays qui néglige de notifier le choléra a un comportement antisocial. Les pays qui prennent des mesures excessives contre le choléra commettent également un acte antisocial. Ces mesures ont parfois un caractère si restrictif qu'il n'est pas étonnant de voir certains pays répugner à notifier la présence du choléra sur leur territoire. L'Assemblée de la Santé devrait examiner la situation et prendre des décisions fermes sur les mesures qui pourraient être prises pour éviter une réaction de ce genre. Les mesures de quarantaine ne constituent pas une solution. L'Afrique occidentale est divisée en pays dont les frontières politiques ne coincident pas avec les frontières ethniques ou écologiques. Comment combattre une maladie comme le choléra dans ces conditions ? On pourrait mettre en place une structure appropriée - peut -être par l'intermédiaire de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) - qui faciliterait une action à l'échelon régional. Une autre solution consisterait à créer un corps régional d'agents relevant de l'autorité de l'OMS et éventuellement soutenu par du personnel sanitaire de différents pays, qui combattrait le choléra dans les pays atteints. Les activités exécutées à l'échelon national dépendent des conditions sociales et 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 190, appendice 12, annexe 6.

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culturelles du pays mais l'hygiène du milieu et l'hygiène personnelle jouent un rôle capital dans ce domaine. Une action internationale devrait également être entreprise pour lutter contre la pollution biologique du milieu humain dans les pays en voie de développement, car celle -ci pose un grave problème lorsqu'il s'agit de prévenir la propagation de maladies comme le choléra. Le Dr ELOM (Cameroun) précise que la pandémie de choléra a atteint le Cameroun en février 1971, le premier cas s'étant déclaré chez les pêcheurs d'une île située à proximité de Douala. A Douala même, 305 cas et 50 décès ont été enregistrés en un mois. Le Gouvernement avait pourtant pris dès le mois de septembre 1970 des mesures pour faire face éventuellement à la pandémie dès son apparition au Cameroun. C'est ainsi qu'un groupe de travail avait été constitué au sein du Ministère de la Santé. Conformément aux décisions prises par ce groupe lors de sa première réunion, en septembre 1970, on avait procédé à la vérification des stocks de liquide de réhydratation, d'antibiotiques et de vaccins qui pourraient être utilisés. De son côté, le Bureau régional de l'Afrique avait fourni de la tétracycline et 10 000 doses de vaccin. Un comité national de lutte contre le choléra a été constitué le ler février 1971. L'intérieur du pays n'a pas connu à proprement parler d'épidémie. Sept cas ont été enregistrés à Yaoundé et trente à la frontière nigériane. Plus de 1 million de doses de vaccin ont été administrées et, vers la fin du mois d'avril 1971, le nombre total de cas notifiés s'élevait à 636, dont 101 mortels. Lorsque l'on organise la lutte contre les maladies transmissibles, il importe de prendre en considération certains facteurs politiques et sociologiques, ainsi que la nécessité d'améliorer les conditions d'hygiène du milieu et les services d'assainissement. Malheureusement, les services d'hygiène du milieu sont pratiquement inexistants dans les pays africains et ceux -ci éprouvent aussi beaucoup de difficulté à intégrer les activités de médecine préventive et curative. Au Cameroun, deux sérotypes différents ont été identifiés comme étant à l'origine des cas de choléra. D'autre part, les autorités ont eu beaucoup de mal à assurer des contrôles aux frontières. Les médecins ont été priés de notifier les cas jour après jour de façon que l'on puisse suivre la progression de l'épidémie. Le Dr KUMARAPATHY (Singapour) estime que le choléra doit être considéré, premièrement, comme une maladie quarantenaire et, deuxièmement, comme une maladie infectieuse se propageant dans les régions où l'assainissement est déficient. Le choléra est devenu un problème émotionnel et certaines difficultés que l'on rencontre actuellement viennent, semble -t -il, de la décision prise en son temps d'inclure le choléra El Tor parmi les maladies quarantenaires. Il n'est pas certain que cette décision ait été très sage étant donné que cette forme de choléra n'est pas dangereuse, qu'il existe un traitement efficace et que les mesures classiques de quarantaine sont sans effet sur la propagation de cette maladie. De même, il faudrait reconsidérer la nécessité de procéder à des vaccinations. Etant donné que les vaccins existants sont inefficaces, le fait d'exiger que les voyageurs internationaux soient vaccinés contre le choléra entraîne un gaspillage de temps et d'argent. Bien que Singapour n'ait pas fait une déclaration officielle à ce sujet, ses autorités n'ont pas formellement exigé de certificats de vaccination contre le choléra depuis janvier 1971. Le Dr Kumarapathy espère donc que les dispositions applicables au choléra seront réévaluées sur des bases rationnelles et scientifiques. Il tient à féliciter le Directeur général d'avoir décidé de notifier l'existence des zones infectées sur la base des renseignements sers reçus par l'OMS. Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) souligne le rôle important joué par l'OMS dans la lutte contre la pandémie de choléra. Le rapport très complet présenté par le Directeur général illustre la nécessité de combattre le choléra dans un esprit de coopération internationale. L'une des difficultés soulevées par l'application du Règlement sanitaire international consiste dans la notification et la délimitation des zones infectées par des maladies soumises au Règlement. Il est très difficile pour les autorités sanitaires des frontières de trancher rapidement la question de savoir si un voyageur qui arrive d'un pays où sévit une maladie visée par le Règlement vient ou non d'une zone infectée. En outre, la plupart des passeports ne mentionnent pas le domicile de l'intéressé et ne fournissent aucune indication permettant de savoir s'il a traversé ou non la zone infectée. C'est pour cette raison que tant de pays demandent des certificats de vaccination à tous les voyageurs qui viennent de pays où il existe des cas de ces maladies. Afin d'aider les autorités sanitaires aux frontières, les autorités du pays infecté devraient, de l'avis de sa délégation, délivrer une attestation certifiant que le voyageur ne provient pas de la zone infectée ou ne l'a pas traversée. Une telle mesure contribuerait à créer un climat de confiance entre les pays intéressés. Le Dr Zamfirescu aimerait aussi attirer l'attention sur les contre -indications médicales relatives aux vaccinations contre les maladies soumises au Règlement. Les experts de l'OMS devraient à son avis établir une liste de ces contre -indications qui constituerait un guide précieux pour les autorités sanitaires des frontières ainsi que pour la délivrance des certificats de contre -indication. Sa délégation approuve la proposition soumise par l'URSS au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, selon laquelle l'OMS devrait élaborer un modèle de certificat de contre -indication

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médicale concernant les vaccinations contre les maladies visées par le Règlement. L'existence d'un tel certificat faciliterait réellement les contrôles sanitaires aux frontières. Il souligne que la surveillance épidémiologique d'un territoire repose en premier lieu sur la communication rapide d'informations complètes et sûres, en particulier dans le cas des maladies soumises au Règlement. Un retard dans la transmission de ces données ou l'impossibilité de les obtenir créent souvent un climat de méfiance et entraînent l'adoption de mesures restrictives vis -à -vis du transport international des personnes et des marchandises, ce qui perturbe les relations entre les Etats. Une situation de ce genre s'est présentée en 1970 lorsque l'OMS s'est trouvée, en certaines occasions, dans l'impossibilité de remplir ses obligations et d'informer les Etats Membres de la situation épidémiologique réelle du choléra. L'OMS devrait donc, de l'avis de la délégation roumaine, faire tout son possible pour améliorer le système d'information sur les maladies soumises au Règlement en ayant recours, au besoin, aux dispositions de l'article 2 de sa Constitution et en notifiant la présence du choléra dans un pays lorsque cette présence est attestée par des renseignements dignes de foi. La confiance que le système d'information de l'Organisation inspire aux Etats s'en trouverait renforcée et certaines mesures excessives pourraient être évitées. Le Conseil exécutif a adopté à ce sujet la résolution EB47.R31 lors de sa quarante -septième session. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que son gouvernement tient à féliciter le Directeur général des mesures énergiques et courageuses qu'il a prises en 1970 devant la propagation du choléra El Tor. Il rend en outre hommage aux pays qui n'ont pas hésité à signaler immédiatement à l'Organisation la présence de la maladie sur leur territoire; il approuve vivement les mesures d'urgence prises au cours des poussées épidémiques et il est tout à fait d'accord avec l'OMS lorsque celle -ci déclare que le seul moyen efficace de lutte contre le choléra est l'amélioration de l'hygiène du milieu et de l'hygiène individuelle. Il félicite aussi l'Organisation d'avoir averti les autorités du monde entier de la présence du choléra dans un pays déterminé et d'avoir réuni des stocks de vaccins et de liquide de réhydratation. La première plainte officielle déposée à l'encontre de mesures de protection excessives contre la maladie a été soumise au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, conformément aux dispositions de l'article 112 du Règlement sanitaire international de 1951, et les parties intéressées ont su régler leur différend dans un esprit de bonne volonté mutuelle. Il serait bon que tous les pays adoptent cette attitude coopérative puisque, à en juger par l'expérience passée, le choléra risque de continuer à se propager. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique a reconnu que la vaccination anticholérique n'empêchait guère la diffusion de la maladie et il a donc décidé de renoncer aux mesures qu'il avait prises à cet égard. Il n'exige plus désormais des voyageurs venant aux Etats -Unis qu'ils se fassent vacciner ou qu'ils aient déjà été vaccinés contre le choléra. Aucun voyageur en bonne santé n'est mis en quarantaine, même s'il vient d'une zone infectée. Les Etats -Unis d'Amérique pensent que, dans l'immédiat, la surveillance est la seule tactique d'importance capitale à appliquer contre le choléra. L'identification, le traitement et la notification des cas dans les délais les plus brefs sont les éléments essentiels de l'action à mener dès l'apparition de la maladie. Il serait malavisé de pousser les autorités à entreprendre des programmes de vaccination au détriment d'autres activités qui jouent un rôle plus décisif dans la lutte contre le choléra. Les observations du Directeur général adjoint concernant la mystique de la vaccination sont on ne peut plus justes. Valables pour le choléra, elles pourraient l'être aussi pour d'autres maladies, à mesure que l'on pénètre plus avant dans la connaissance de leur épidémiologie et de la manière de les combattre. Dans leur action, l'OMS et les Etats Membres devraient s'inspirer des tout derniers principes et méthodes de la lutte contre le choléra, exposés dans le Cahier de Santé publique N° 40. La vraie solution du problème ne réside pas dans la vaccination, mais dans l'amélioration de l'hygiène du milieu. Des études faites par l'OMS ont montré qu'un léger progrès en ce sens, obtenu à très peu de frais, comme par exemple la construction de latrines rudimentaires, diminuait la transmission du choléra de façon très sensible. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique invite donc instamment l'Organisation à s'attacher surtout à aider les gouvernements à prendre des mesures sanitaires simples et d'application peu coûteuse, qui feront plus pour sauver des vies humaines que les programmes de vaccination de masse. Il invite aussi l'OMS à poursuivre ses activités de formation, en vue notamment de l'application des nouvelles méthodes plus simples de traitement du choléra. Tous les gouvernements doivent être prêts à voir la maladie se manifester dans leur pays et reconnaître qu'ils appartiennent à une communauté mondiale envers laquelle ils ont un devoir de solidarité, qui leur impose de signaler sans délai tout cas de choléra. Les pays qui ont des doutes quant à la présence du choléra sur leur territoire doivent faire appel à l'OMS pour qu'elle leur envoie sans tarder des experts qualifiés. La délégation des Etats -Unis a noté que, dans son seizième rapport, le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles a étudié une proposition aux termes de laquelle il devrait

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recommander à l'Assemblée de la Santé de rayer le choléra, y compris le choléra El Tor, de la liste des maladies soumises au Règlement sanitaire international et de l'inclure dans les maladies soumises à surveillance. Après une discussion approfondie, le Comité a décidé de repousser la proposition, estimant que le fait de maintenir le choléra sur la liste des maladies soumises au Règlement assurerait que certaines obligations resteraient imposées aux Etats. Depuis lors, cependant, de nombreux Etats ont continué à ne pas tenir compte du Règlement et des mesures qu'il prévoit. Eu égard à cette situation et aux nombreuses observations formulées au cours de la séance, la délégation des Etats -Unis voudrait savoir si la Commission peut formuler une recommandation tendant à éliminer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement ou si seul le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles est habilité à le faire. Dans ce dernier cas, la délégation des Etats -Unis présentera un projet de résolution invitant le Directeur général à entreprendre une étude des conséquences qu'aurait la suppression du choléra de la liste des maladies quarantenaires, pour que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles puisse procéder à un examen approfondi de la question à sa prochaine réunion. Le Dr Al- Adwani (Kowett) assume la présidence.

Le Dr MIKEM (Togo) remercie le Directeur général adjoint de son très clair exposé sur la pandémie de choléra et rend hommage au Directeur du Bureau régional de l'Afrique pour l'assistance fournie au Togo. Des mesures d'urgence, prises avec l'aide de l'OMS ainsi que d'un certain nombre de pays amis, ont permis au Togo de faire face à la situation. Le liquide de réhydratation nécessaire pour le traitement des cholériques est produit dans des pays très éloignés de l'Afrique; or il est essentiel de pouvoir en disposer très rapidement lorsqu'une épidémie éclate; aussi la production devrait -elle en être entreprise en Afrique même. Cette remarque est également valable pour la tétracycline et les autres moyens d'intervention. Le Togo est prat à servir de centre de production pour le liquide de réhydratation. M. BAKRY (République Centrafricaine), se référant à l'intervention rapide et efficace de l'OMS à l'occasion de la pandémie de choléra en Afrique, souligne que si son pays n'a pas été frappé par la maladie, c'est grâce aux dispositions prises par le Gouvernement qui a voté des crédits spéciaux pour la lutte anticholérique, institué des contrôles aux frontières et mis des avions, des véhicules, etc., à la disposition des équipes de santé. Toutes les autorités administratives ont coopéré à l'exécution du programme d'hygiène du milieu. La contribution de l'Organisation à la lutte contre le choléra en Afrique s'est traduite par la communication d'informations, l'organisation de programmes de formation et la fourniture de vaccins et d'antibiotiques. L'OMS soutient également le programme de recherches sur le choléra. L'apparition du choléra en Afrique a été l'occasion pour les pays de la Région de prendre nettement conscience de l'importance de l'hygiène du milieu. C'est pourquoi la délégation Centrafricaine se demande si l'OMS ne devrait pas saisir cette occasion pour lancer un vaste programme d'hygiène du milieu dans les pays en voie de développement, tout comme elle l'a fait pour le programme d'éradication de la variole. Le Dr YEN (Chine) félicite le Directeur général et ses collaborateurs pour l'assistance efficace qu'ils ont apportée aux pays affectés par la pandémie de choléra. Etant donné que le choléra risque d'évoluer vers l'endémicité, il importe de promouvoir l'hygiène personnelle, d'améliorer l'hygiène du milieu, d'intensifier les activités de surveillance et de créer des services de diagnostic et de laboratoire. Dans les pays d'endémicité, le choléra El Tor représente une maladie grave de l'enfance et il conviendrait d'étudier de façon très poussée la question de l'efficacité de la vaccination anticholérique avant de formuler des conclusions définitives. La délégation chinoise en appelle à tous les Etats Membres pour qu'ils se conforment strictement au Règlement sanitaire international et elle suggère que les Etats Membres privilégiés apportent une contribution plus généreuse au programme anticholérique de l'OMS. La Chine s'intéresse tout particulièrement à la chimiothérapie et à la chimioprophylaxie du choléra et elle est prête à augmenter sa contribution en vaccins pour le programme de vaccination anticholérique en 1971. Le Dr AL -AWADI (Kowett) signale que la pandémie de choléra a touché le Kowett en été 1970, à l'arrivée de quatre voyageurs atteints par la maladie. Aucun cas local ne s'est produit, grâce à la vigilance des autorités sanitaires et aux mesures préventives qui ont été prises. Il importe que les pays notifient les cas de choléra survenant sur leur territoire et procèdent à une surveillance continue. Le Dr Al -Awadi souscrit à la déclaration faite par le délégué de la Pologne, notamment en ce qui concerne le transport des denrées alimentaires, car son pays doit importer la presque totalité des aliments qu'il consomme. A son avis, le délégué du Ghana a soulevé d'importantes questions et la suggestion faite par la délégation des Etats -Unis d'Amérique devrait être appuyée. Le Dr Al -Awadi remercie l'OMS de son intervention rapide lors de l'apparition du choléra au Kowett. Il exprime également la gratitude de son pays envers la République Arabe Unie pour ses dons de vaccins et l'envoi de techniciens.

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Le Dr ALAN (Turquie) indique que la Turquie n'a pas échappé à la pandémie de choléra et qu'une petite épidémie due à la contamination de l'eau s'est produite dans une localité située aux alentours d'Istanbul. La maladie a été enrayée dans les délais les plus brefs grâce á l'intervention rapide des services de santé publique. Il remercie l'OMS d'être venue si promptement à l'aide de la Turquie lors de cette épidémie. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique ayant mentionné les différends suscités par des mesures excessives, le Dr Alan tient à préciser qu'en ce qui concerne la plainte déposée par la Turquie, le litige a été réglé dans un esprit de collaboration internationale. Comme l'a fait observer le délégué de la Roumanie, il est difficile de vérifier si un voyageur international a séjourné dans une zone infectée ou a traversé une telle zone, et on voit mal comment on pourrait trouver un moyen de contrôler les voyages internationaux. Le Dr Alan et d'autres délégués avaient déjà soulevé la question à la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, mais il n'a pas été possible de trouver une solution - par exemple inclure une clause particulière dans le Règlement sanitaire international - qui aurait justement permis d'éviter ces mesures excessives prises par certains pays à l'occasion de la pandémie. Il s'agit là d'une question qui mérite d'être étudiée. La plupart des orateurs précédents ont insisté sur la nécessité d'une collaboration internationale, qui se concrétise en premier lieu par la notification de la maladie. Le délégué de la Turquie s'associe à l'appel lancé par un certain nombre de délégués aux Etats Membres pour l'instauration de cette coopération internationale et la stricte application des dispositions du Règlement sanitaire international. Les délégués de la Syrie et des Etats -Unis d'Amérique ont suggéré de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement et le Dr Alan serait heureux de savoir ce qu'en pense le Directeur général. Selon le Dr TAHIROU BANA (Niger), à lire le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles et à entendre les déclarations de certains délégués au cours des débats de la Commission - corroborant l'opinion récemment exprimée par des experts du choléra au Bureau régional de l'Afrique - on a l'impression que le choléra peut être généralement considéré comme une maladie bénigne qui ne pose pas de problèmes sérieux. Or, au Niger et dans d'autres pays d'Afrique occidentale, le choléra est une maladie très grave, qui tue et inspire une véritable angoisse aux populations. On a vu vingt personnes mourir en une nuit dans un seul village. Les statistiques établies au Niger indiquent que la maladie frappe essentiellement les adultes, des pères de famille, qui souvent laissent dix á quinze enfants; elle est donc redoutable sur le plan social. Les pays d'Afrique occidentale sont extrêmement reconnaissants au Directeur général, dont l'énergique intervention leur a permis de se préparer à faire face à l'épidémie actuelle; ils remercient également le Directeur régional qui, s'étant aperçu que les médecins, les infirmières et les autres membres du personnel médico- sanitaire n'étaient pas préparés à la lutte contre le choléra, a organisé des cours de formation et de recyclage qui les ont familiarisés rapidement avec les méthodes de diagnostic et de traitement. Le choléra pose un problème particulièrement sérieux aux pays en voie de développement. Dans les pays avancés, le concours d'un médecin peut être obtenu rapidement grâce au téléphone. Dans les pays en voie de développement, où les malades résident souvent à vingt kilomètres du poste médical le plus proche et plus loin encore d'un poste équipé pour traiter la maladie, le choléra est souvent synonyme de mort. C'est pourquoi les pays d'Afrique occidentale sont reconnaissants à l'OMS des initiatives qu'elle a prises et remercient les pays tels que la France, le Canada, la République fédérale d'Allemagne et la République Arabe Libyenne de l'aide qu'ils leur ont accordée pour faire face à ce nouveau problème. Le Dr Tahirou Bana estime que le choléra, loin de pouvoir cesser d'âtre considéré comme une maladie soumise au Règlement, doit continuer à figurer sur la liste des maladies à déclaration obligatoire et à faire l'objet d'une surveillance. Le Dr BRACHOT ( Israél) remercie le Directeur général et son personnel de l'aide et de la coopération dont son pays a bénéficié pendant la poussée épidémique de choléra. On admet généralement qu'il n'est pas possible, étant donné la complexité actuelle des transports internationaux, d'empêcher l'introduction du choléra dans un pays. Dans ces conditions, il faut s'attacher à faire disparaître la réceptivité des pays au choléra grâce à un programme complet d'assainissement. L'information épidémiologique et la prompte notification des maladies sont des facteurs essentiels. Le Dr Brachot estime toutefois que l'attitude d'un grand nombre de pays est souvent en contradiction avec les impératifs épidémiologiques. Si les voisins d'un pays où a éclaté une poussée épidémique de choléra instituent de sévères mesures de quarantaine - notamment un embargo économique sur le personnel, les marchandises et les denrées alimentaires - la notification des cas de choléra devient une mesure quasi suicidaire. Un cercle vicieux s'est établi, qu'il faut briser il faudrait, pour arriver à modifier l'attitude des gouvernements et à pallier les difficultés qui en résultent pour la lutte anticholérique, que tous les pays modifient leur position à l'égard de la maladie et les mesures qu'elle leur inspire. Si, au lieu d'appliquer de sévères mesures de quarantaine, les pays intéressés coopéraient pour se préparer à lutter contre une poussée épidémique, un grand progrès serait accompli. En conséquence, Israël :

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appuie énergiquement le paragraphe 2 du dispositif de la résolution EB47.R31 du Conseil exécutif "... lorsque le Directeur général, sur la base de données épidémiologiques, cliniques et bactériologiques sûres dont il dispose, a la certitude que le choléra est présent dans un pays, il devrait le notifier à tous les Etats ". I1 conviendrait que la coopération et la notification des cas incombent aux médecins et aux autorités médicales, indépendamment de toute considération de frontière politique, et deviennent un but commun unissant les populations pour la lutte contre le choléra. De nouvelles recherches s'imposent sur les problèmes spécifiques du choléra, particulièrement sur la survie du vibrion dans les denrées alimentaires, les légumes, etc. L'ignorance encourage des mesures qui n'ont aucune justification, ni épidémiologique ni scientifique, et qui, du point de vue économique, se révèlent préjudiciables aux pays qui s'efforcent de produire et d'exporter. Le choléra a mis en évidence le fait qu'une solide infrastructure médicale est de la plus haute importance pour permettre à un pays en voie de développement de faire face à toutes les maladies, et que l'établissement, sous une forme ou sous une autre, d'un service médical permanent est essentiel à la solution de nombreux problèmes, en particulier lorsque, comme c'est le cas pour le choléra, la notification et un traitement immédiats sont d'importance vitale. Le Dr Brachot insiste pour qu'une recommandation souligne la nécessité d'élaborer un projet d'éducation sanitaire visant à modifier les attitudes et les réactions vis -à -vis du choléra, de manière que la panique puisse être évitée et que les pandémies de choléra donnent lieu à des mesures rationnelles, comme certaines autres maladies transmissibles. :

Le Professeur BURGASOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), se référant à l'intervention du délégué du Niger, fait observer que, dans les ouvrages scientifiques et même dans les documents officiels de l'OMS, le choléra El Tor est malheureusement cité comme une infection bénigne. Il n'en reste pas moins que la septième pandémie de choléra a touché plus de quarante pays, dont un grand nombre ne disposaient pas des moyens nécessaires pour détecter rapidement les flambées épidémiques et pour traiter les malades sur -le -champ de façon efficace. Pour ces pays, le choléra El Tor demeure le véritable choléra, avec un taux de mortalité de plus de 30 %, et il ne sert à rien d'expliquer aux familles privées de leur soutien que le choléra El Tor est une forme bénigne de la maladie. Le choléra est une maladie grave et doit être considéré comme telle. D'autre part, des mesures sévères et injustifiées ont été prises, paralysant la vie économique de bien des pays. Il ressort des déclarations faites au sein de la Commission que le principal sujet d'inquiétude est le problème de l'exportation des denrées alimentaires. On a démontré expérimentalement que le vibrion cholérique pouvait persister à la surface ou à l'intérieur des produits alimentaires pendant une durée de cinq à quinze jours, mais on n'a absolument aucune preuve que, même dans les foyers d'endémicité du choléra, les denrées alimentaires commercialisées aient été contaminées. Le problème des exportations de produits alimentaires est à la base de toutes les mesures sévères qui ont été prises, et il doit être résolu pratiquement en fonction de la situation des pays intéressés. Le Professeur Burgasov estime qu'il faudrait demander à l'OMS de patronner des recherches sur la question et de formuler des recommandations concrètes à bref délai. Les documents présentés à la Commission indiquent que l'OMS a aidé les pays atteints par le choléra en leur envoyant du liquide de réhydratation. Il serait sans doute plus satisfaisant et moins onéreux de fournir aux pays le matériel nécessaire pour produire eux -mêmes ce liquide. En ce qui concerne l'immunisation anticholérique, les vaccinations pratiquées pendant une poussée épidémique sont plus qu'inutiles, elles sont nuisibles, car elles absorbent les énergies et les ressources des services médicaux alors que les résultats d'une campagne de vaccination se manifestent seulement 20 à 30 jours après la fin de la campagne, c'est -à -dire au moment où la poussée épidémique devrait avoir été endiguée par des mesures de lutte contre l'épidémie elle -même. En revanche, les campagnes de vaccination entreprises au moment où l'on craint une poussée épidémique ne sont pas superflues. Si l'on arrivait à mettre au point un vaccin anticholérique vraiment efficace, la lutte contre le choléra ferait un sérieux progrès. Quant à la question de savoir si le choléra devrait être rayé de la liste des maladies faisant l'objet de mesures de quarantaine, il semble que les délégués qui ont pris la parole aient des conceptions différentes des "mesures de quarantaine ". Le Professeur Burgasov entend par là la mise en quarantaine d'un immeuble ou d'un district où des cas de choléra se sont déclarés ainsi que l'isolement des contacts, mesures destinées en réalité à prévenir la propagation de la maladie; il n'y a aucune raison d'affirmer que pareilles mesures ne doivent pas être appliquées à la lutte contre le choléra. L'opinion selon laquelle on compterait pour chaque cas de choléra 10 à 100 porteurs n'a pas été confirmée par les faits en URSS, où le chiffre s'établit à 0,8. Toutefois, dans ce pays, 60 % des cas sont hospitalisés cinq à six heures après l'apparition de la maladie. Il y a un rapport direct entre le temps qui s'écoule avant l'hospitalisation et la propagation de la maladie. L'OMS et les services de santé des pays en voie de développement devraient tenir compte de cet aspect du problème. Enfin, le Directeur général adjoint a fait un vif éloge des mesures anticholériques prises en 1970 par les services de santé de l'URSS. L'origine et la prophylaxie du choléra ont fait l'objet de nombreux travaux en URSS, et le Professeur Burgasov pense que l'expérience de son pays et le concours des

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spécialistes soviétiques devraient être utilisés pour les programmes mis en oeuvre avec l'aide de l'OMS dans un grand nombre de pays. Le Professeur KOSTRZEWSKI (Pologne) souligne l'importance qu'il y a, pour la prévention du choléra, à renforcer les mesures d'assainissement, bien qu'il soit impossible dans nombre de pays d'atteindre un niveau satisfaisant de salubrité avant plusieurs dizaines d'années. En ce qui concerne la proposition faite par le délégué des Etats -Unis d'Amérique de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement, le Professeur Kostrzewski estime que cette idée est en contradiction avec la nécessité de renforcer la surveillance, dont il est beaucoup question aujourd'hui; il se demande ce qui motive une telle suggestion et ce qu'on peut en attendre. Si cette proposition était acceptée, elle nuirait à la diffusion des renseignements sur les épidémies de choléra et, en tout état de cause, il s'agirait là d'une approche quelque peu négative. Ce sont des directives positives que doit donner l'Assemblée mondiale de la Santé; elle ne devrait pas recommander le retrait du choléra de la liste des maladies quarantenaires. Le Professeur BABUDIERI (Italie), se référant aux rapports publiés au Japon et en Inde sur l'isolement, particulièrement aux Philippines, de souches de Vibrio cholerae résistantes à la tétracycline, se demande si des observations semblables ont été faites en Afrique et en Europe. S'il en était ainsi, et si le facteur R était en cause, il souhaiterait avoir des renseignements sur la possibilité d'administrer aux porteurs et aux contacts des sulfamides retard au lieu de tétracycline. Il se demande d'autre part si les poissons d'eau salée peuvent devenir porteurs du vibrion cholérique et pendant combien de temps ils restent dangereux par la suite. L'OMS préconise -t -elle d'imposer des restrictions à l'importation des poissons de mer provenant de zones infectées ? Le Dr GEKONYO (Kenya) pense que le Kenya, l'un des pays récemment atteints par le choléra, pourrait faire profiter de son expérience d'autres pays se trouvant dans une situation semblable. Le 6 mars 1971, le Ministère de la Santé a notifié à l'OMS six cas présumés (dont l'un avait été confirmé bactériologiquement comme étant le choléra El Tor, sérotype Inaba) chez les populations pastorales nomades de la zone sèche située au nord -est, dans la région du Tana. Le Kenya avait déjà été averti par les rapports de l'OMS de la progression continue vers l'ouest de la pandémie actuelle de choléra El Tor, mais il a néanmoins été surpris lorsque le choléra a sévi en Afrique occidentale au cours du second semestre de 1970. Le pays est très reconnaissant au Bureau régional de l'Afrique qui a donné l'alarme et préparé les différents pays à faire face à toute poussée épidémique. Des médecins du Kenya ont assisté aux réunions d'information qui se sont tenues à Ibadan et à Nairobi vers la fin de 1970 et ils ont immédiatement institué des mesures de prévention dans les régions menacées, établi des plans et lancé une action défensive afin que le pays ne soit pas pris au dépourvu. Dès novembre 1970, des mesures avaient été prises pour tenter de prévenir l'introduction du choléra au Kenya, mais l'insuffisance des informations sur l'apparition et la propagation de la maladie dans certains pays voisins d'Afrique orientale a nui à leur efficacité. Ces mesures étaient notamment préparation du personnel de santé à la conduite à tenir en cas de poussée épidémique; les suivantes éducation sanitaire de la population, portant particulièrement sur la nécessité d'améliorer l'hygiène et les pratiques sanitaires; assainissement de l'environnement; lutte contre les mouches; étude de la qualité de l'eau et des sources d'approvisionnement en eau. La vaccination anticholérique a été pratiquée sur une large bande de territoire le long des frontières vulnérables et des côtes, où la surveillance au moyen d'examens de laboratoire et l'échantillonnage des selles dans les cas de maladies diarrhéiques avaient également été institués. La lutte contre les mouches a été entreprise dans les zones bâties, et une eau saine fournie partout où c'était possible. Ces premières mesures de précaution semblent avoir contribué à retarder l'introduction de la maladie, qui s'est probablement propagée à travers la région frappée par la sécheresse où les pasteurs se déplacent constamment à la recherche de pacages pour le bétail et de nourriture pour eux -mômes. Les premiers cas ont été signalés dans une zone retirée sur les rives du Tana, le seul fleuve qui ait gardé un niveau d'eau suffisant pendant la sécheresse. Dans ces zones arides, il était impossible de restreindre ou d'empêcher les mouvements de population à l'intérieur du pays ou de part et d'autre des frontières. Lorsque la maladie est apparue, toutes les ressources ont été mises à la disposition du Ministère de la Santé pour lui permettre d'intervenir. Le Ministère a cherché tout d'abord à endiguer la maladie là où elle se manifestait et à l'empêcher de se propager vers d'autres régions du pays et de s'étendre jusqu'aux frontières des pays voisins qui n'étaient pas encore atteints; ensuite, des centres de traitement ont été installés et les mesures de vaccination et d'assainissement ont été intensifiées aux environs des zones affectées de manière à réduire au minimum la morbidité et la mortalité. La surveillance par des équipes de laboratoire, l'action des équipes d'assainissement, la lutte contre les mouches, l'approvisionnement en eau potable et la constitution d'équipes de traitement chargées de s'occuper des populations apparemment saines vivant aux environs des zones touchées ont été renforcés et se poursuivent. Des centres de traitement ont été installés sous tente dans les régions où la maladie a fait son apparition. :

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L'OMS a fourni le premier contingent de vaccin anticholérique ainsi que les seringues et les aiguilles dont elle disposait. On s'est aperçu qu'il ne fallait pas attendre de bons résultats de l'utilisation du Pedojet par un personnel non initié à son fonctionnement et à son entretien. Le Japon et Israêl ont également fourni du vaccin. Le Kenya avait entrepris de produire du vaccin anticholérique mais les travaux en étaient au stade de la détermination de la réponse immunitaire lorsque la maladie a éclaté; heureusement, on avait déjà fabriqué du liquide pour administration intraveineuse et réuni des quantités suffisantes de liquide de réhydratation et d'antibiotiques. La tétracycline s'est révélée efficace. La surveillance du bacille en laboratoire s'est poursuivie et on n'a pas jugé nécessaire de passer au chloramphénicol; toutefois, des préparations de ce produit ont été fabriquées pour être utilisées en cas de besoin. Il était difficile de lutter contre le choléra sans désorganiser certains des services de santé qui n'étaient pas spécialement concernés. Les médecins des sièges administratifs se sont déplacés constamment dans les zones touchées par la maladie, organisant le traitement et la surveillance et établissant des plans de travail pour le personnel. On a demandé aux hôpitaux de se tenir prêts à envoyer certains membres de leur personnel dans toute région qui pourrait en avoir besoin. Le Ministère de la Santé a bénéficié de la coopération d'autres ministères et départements gouvernementaux. La campagne a été grandement facilitée par l'utilisation de petits avions capables d'atterrir sur des pistes rurales de faible étendue, permettant le transport rapide de personnel médical, de fournitures et de matériel. Ces avions avaient été mis à la disposition des services de santé par la Flying Doctor Service, la Kenya Air Force, la Police Air Wing et l'organisation "Wings for Progress". Entre la confirmation du premier cas, au début de mars 1971, et la mi- avril, 449 cas environ ont été traités, dont 115 confirmés bactériologiquement par la mise en évidence du vibrion El Tor (sérotype Inaba). Sur ce nombre, on a enregistré 49 décès dans les centres de traitement ou à proximité, la plupart dans les 24 heures après l'arrivée de l'équipe de traitement; par la suite, les décès ont été très rares, sauf là où les malades avaient tardé à demander une aide médicale ou n'avaient pas été repérés par les équipes de surveillance. On n'a enregistré aucun autre cas clinique entre la mi -avril et le début de mai 1971, époque du départ de la délégation du Kenya pour l'Assemblée de la Santé. La surveillance se poursuit et les équipes de soins et d'éducation sanitaire demeureront en fonctions jusqu'à ce que l'on ait la certitude que la maladie a été éliminée. En Afrique orientale, aucun pays ne peut lutter seul contre le choléra. La coopération entre pays voisins est essentielle pour l'endiguement d'une poussée épidémique ainsi que pour l'application de mesures de surveillance et de prévention. Or, la coordination a été insuffisante lorsque la maladie s'est déclarée voici quelques mois. Le Dr Gekonyo espère que l'Organisation pourra contribuer à l'instauration de la coordination nécessaire entre pays de la même Région et entre pays voisins de différentes Régions de l'OMS. Le Kenya tient à remercier l'OMS pour la collaboration que son représentant a apportée aux services de santé du Kenya et pour son aide, qui s'est traduite notamment par des échanges de vues au Siège et par un concours actif pour remédier à la situation à laquelle le pays a dû faire face. La séance est levée à 17 h.30.

TROISIEME SEANCE Mardi 11 mai 1971, 9 h.30 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

SITUATION DE LA PANDEMIE DE CHOLERA (suite)

Ordre du jour, 2.6

Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) déclare que son pays, comme d'autres pays de l'hémisphère occidental, n'a pas été atteint jusqu'ici par la pandémie puais qu'il a institué certaines mesures de précaution. Des dispositions ont été prises pour agrandir en cas de nécessité les installations de quarantaine et d'isolement. Les infirmières et les médecins, ainsi que le reste du personnel du service d'isolement, ont été vaccinés et il en a été de même des voyageurs à destination des pays infectés. Les certificats de vaccination des voyageurs provenant de ces pays ont été soigneusement vérifiés. De plus, les services sanitaires ont profité d'un stage organisé par l'OPS pour mettre à jour leurs connaissances en matière de techniques de diagnostic. On a parlé de l'inefficacité du vaccin et des mesures de quarantaine. A ce propos, le Dr Henry demande des éclaircissements sur un certain nombre de points. En premier lieu, les pays qui ne disposent pas, en matière d'hygiène du milieu, de moyens aussi développés que ceux qui existent aux Etats -Unis d'Amérique ni d'équipes de surveillance bien formées, doivent -ils renoncer aux mesures de contrôle traditionnelles avant d'avoir amélioré l'assainissement et la surveillance ? En deuxième lieu, l'approche doit -elle être différente selon qu'il s'agit d'un pays comme les Etats -Unis d'Amérique, qui n'est pas infecté, ou d'un pays en voie de développement où se déclare un plus ou moins grand nombre de cas, et faut -il conseiller aux pays infectés exécutant des programmes de vaccination de masse de mettre fin à ces programmes ? Enfin, eu égard au grand effort financier déjà fait ou à faire pour la production et l'emploi du vaccin anticholérique, il importe de déterminer si ce vaccin a un rôle à jouer dans la prévention et l'endiguement des poussées de choléra, ou si son emploi doit être limité au personnel médical, infirmier et auxiliaire des services d'isolement.

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) tient à dissiper tout malentendu qui aurait pu se produire en ce qui concerne la position de sa délégation. Que le choléra soit classé ou non parmi les maladies soumises au Règlement ne change rien au fait que c'est une maladie très grave, cause d'une morbidité et d'une mortalité considérables. Les recherches à son sujet doivent se poursuivre sur le plan de l'immunologie, de la mise au point de nouveaux vaccins, de l'épidémiologie et de la thérapeutique. Il est également indispensable de procéder à une révision constante des mesures anticholériques pour faire en sorte qu'elles soient aussi efficaces que possible. Cependant, c'est un fait que la quarantaine n'a pas suffi à endiguer la pandémie de choléra. La délégation des Etats -Unis espère que la suppression du choléra de la liste des maladies soumises au Règlement sanitaire international de 1969 s'accompagnerait d'une amélioration de la surveillance. D'autre part, il est communément admis que les maladies visées par le Règlement peuvent donner lieu à des sanctions. La crainte de sanctions disparaîtrait ainsi du même coup. Si le stigmate social et économique qui s'attache au choléra et la crainte très réelle de sanctions économiques venaient à disparaître, le problème pourrait être considéré dans son contexte. spécifique. Bien entendu, la délégation des Etats -Unis estime elle aussi que l'assainissement du milieu constitue un objectif encore lointain qu'il sera difficile d'atteindre. Mais puisque la quarantaine ne permet pas d'assurer la protection voulue, il vaudrait mieux consacrer à des tâches d'éducation sanitaire et d'assainissement les fonds utilisés jusqu'à présent pour appliquer des mesures aux frontières. Aussi la délégation des Etats -Unis propose -t -elle que l'OMS entreprenne un réexamen approfondi du statut du choléra en tant que maladie soumise au Règlement au cours de l'année à venir en vue de déterminer si un changement est nécessaire.

Le Professeur OMAR (Afghanistan) déclare que les foyers de la maladie demeurent localisés aux mêmes endroits et que la pandémie a eu pour cause le développement des moyens de transport internationaux, les pays limitrophes des pays atteints étant sous une menace constante. Il serait souhaitable que l'OMS et les organismes bilatéraux concentrent leurs efforts sur les foyers traditionnels de la maladie et les surveillent de façon continue pour mettre en évidence les dangers de poussées futures, ce qui permettrait de prendre des mesures de prévention immédiate. Les foyers pourraient devenir des centres de recherche et d'investigation et les résultats obtenus seraient appliqués partout où sévit la maladie. - 293 -

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Le climat et la géographie de l'Afghanistan ne sont pas favorables au choléra, mais le pays est constamment exposé au risque d'importation du choléra à partir des pays voisins. Le plan d'action national comporte deux phases bien distinctes d'abord, action préventive et préparatoire par l'organisation de séminaires annuels, puis mesures de lutte contre la maladie si des cas sont signalés. La réhydratation est essentielle et, ,à cet égard, l'orateur fait résolument siennes les déclarations du délégué de l'URSS. Il conviendrait que l'OMS aide les pays à fabriquer eux -mêmes le liquide de réhydratation, au lieu d'avoir à l'importer. De plus, étant donné l'importance primordiale de l'assainissement du milieu, il serait bon que l'OMS trouve des moyens simples pour améliorer la situation à cet égard dans les pays en voie de développement. :

Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) estime que la pandémie de choléra a mis en évidence une remarquable unité dans les objectifs et préoccupations au sein de l'OMS, dont l'action l'a vivement impressionné. On n'a peut -être pas suffisamment insisté sur l'état de panique que crée une flambée de choléra; son pays a pu se rendre compte de l'effet d'une menace de propagation du choléra à partir du Kenya. Il y a eu de la part de la population une forte demande de vaccinations, que les services sanitaires de la Tanzanie n'ont pu satisfaire. Sur les conseils de l'OMS, les services de santé ont dit à la population que la vaccination était peu efficace et, en même temps - également sur le conseil de l'OMS - ils ont exigé que les voyageurs et certains travailleurs spécialement exposés soient vaccinés. Cette contradiction n'a pas échappé au public, ce qui n'a pas contribué à améliorer la situation. Le Dr Akim apprécie la décision courageuse prise par les Etats -Unis d'Amérique en matière de vaccination. Il est essentiel que l'OMS prenne une décision nette; si la vaccination n'est vraiment pas utile, il faudrait également cesser de vacciner certains groupes particuliers.

Le Professeur AYE (Côte d'Ivoire) rappelle que le délégué de l'Italie a posé la question de savoir s'il ne conviendrait pas d'utiliser les sulfamides retard au lieu de la tétracycline pour le traitement des porteurs de germes, et cite à ce propos une étude faite dans un village de 500 habitants, près d'Abidjan, où il y a eu un certain nombre de cas de choléra. Cette étude a montré que 20 % des habitants étaient porteurs de germes et que les sulfamides retard assurent une chimioprophylaxie efficace en accélérant le processus de négativation chez les porteurs et en permettant ainsi de réduire la dissémination des vibrions. La méthode devrait être limitée aux localités accusant une haute mortalité. La tétracycline aurait donné des résultats similaires, mais son emploi aurait été plus coûteux et plus difficile. En ce qui concerne les dangers de l'emploi des sulfamides, la délégation de la Côte d'Ivoire estime que la situation est la même que dans le cas des pesticides, et qu'il faudrait adopter une position analogue. Dans les pays de la Région africaine où l'infrastructure sanitaire de base est insuffisante et où la pénurie de personnel qualifié est aiguë, l'état d'urgence que crée une maladie comme le choléra doit inciter à employer les sulfamides, qui réduisent la morbidité et la létalité en limitant la diffusion de la maladie. Le Dr POUATY (République populaire du Congo) déclare que, même si son pays n'a pas été touché par le choléra, des observations lui paraissent s'imposer au sujet de la suggestion tendant à rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement. L'on a parlé de la hantise de sanctions économiques et des difficultés de la notification; le Dr Pouaty pense pour sa part que l'on a surtout pris en considération le fait que les pays qui jouissent d'une infrastructure sanitaire solide et un niveau d'assainissement satisfaisant n'ont rien à craindre du choléra. Le problème est de savoir si les critères sur la base desquels le choléra a été inscrit sur la liste des maladies quarantenaires sont encore valables. Le Dr SAENZ (Uruguay) déclare que, si son pays n'a pas connu de cas de choléra au cours du siècle passé, il n'est pas indifférent à la présente pandémie puisque, comme le prouve la flambée de choléra El Tor en Afrique occidentale, aucun pays ne peut se considérer en sécurité. Bien que le choléra El Tor soit différent du choléra classique à certains égards, il peut avoir néanmoins une issue mortelle. Aussi faut -il maintenir des sauvegardes, et les progrès en matière de traitement ne doivent pas amener à la conclusion qu'il ne s'agit pas d'une maladie grave. Il est certainement difficile d'appliquer des mesures de quarantaine adéquates à une époque de voyages internationaux rapides. Le Dr Sáenz approuve la ligne de conduite adoptée par le Directeur général avec l'appui du Conseil exécutif, puisque l'OMS, en annonçant l'existence du choléra dans un pays dont le gouvernement n'avait fait aucune notification, a permis de suivre le cours de la pandémie et mis les pays limitrophes à même de prendre les mesures de prévention nécessaires. Il faut rendre hommage à l'Organisation pour cette action. Les mesures essentielles à prendre consistent à améliorer le diagnostic bactériologique, l'assainissement du milieu et l'éducation sanitaire générale et à l'école, ainsi qu'à renforcer l'infrastructure tant médicale que paramédicale.

COMMISSION A

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TROISIEME SEANCE

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Certains points demandent une étude plus poussée. Des enquêtes épidémiologiques plus étendues sont nécessaires pour résoudre la question des porteurs, et il faudrait également étudier la question de la résistance du vibrion El Tor à la tétracycline observée au Japon et aux Philippines. Le Dr NUR (Somalie) rappelle que son pays, comme beaucoup d'autres pays africains, a été touché par la pandémie de choléra en 1970 et 1971. Le premier cas s'est produit en décembre 1970 et a été notifié à l'OMS. Par ses propres efforts et avec l'assistance de l'OMS et de pays amis, la Somalie a pu limiter la propagation de la maladie. L'expérience a montré que l'assainissement joue un role majeur dans la prévention du choléra. Les contacts personnels et le partage des aliments sont principalement responsables de la diffusion de la maladie. Le choléra, comme toutes les maladies transmissibles, ne connaît pas de frontières politiques. Aussi, des contacts ont -ils été pris avec les pays voisins à l'échelon des districts et des provinces dès décembre 1970. L'OMS pourrait jouer un rôle important pour faciliter les contacts entre pays voisins, qu'ils appartiennent ou non à la même Région. Le choléra est une maladie dont beaucoup de gens ne comprennent pas bien la nature et, par conséquent, il n'est pas facile aux pays en voie de développement d'exercer la surveillance requise. Aussi, la délégation de la Somalie insiste -t -elle sur la nécessité d'étudier soigneusement la question de l'opportunité de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement. Le Professeur RAJASURIYA (Ceylan) note qu'on a parlé de difficultés rencontrées pour obtenir du liquide de réhydratation en cas d'urgence. Il n'y a pas eu de cas de choléra à Ceylan depuis une trentaine d'années; néanmoins, il aimerait rappeler l'expérience faite de l'emploi d'un liquide naturel de réhydratation qui se trouve facilement dans la plupart des pays d'Afrique et d'Asie. C'est le contenu de la noix de coco jeune, liquide naturel, stérile, ne contenant pas de pyrogènes et enfermé dans un récipient dont la fermeture est naturellement hérmétique. Par sa composition, il est analogue à une solution de glucose à 5 % contenant du potassium, du magnésium et du calcium, et on n'a pas observé de sensibilité à l'égard des minimes quantités de protéines qui s'y trouvent. Chaque noix de coco contient de 500 à 600 ml de liquide. Il faut toutefois y ajouter du chlorure de sodium, qu'on peut se procurer facilement. Des détails complets à ce sujet ont été donnés dans le Ceylon Medical Journal l en décembre 1954. Le liquide, très peu coûteux, se prête immédiatement à la perfusion intraveineuse. On l'a utilisé à Cuba, en Thailande et aux Etats -Unis d'Amérique. L'idée est à recommander aux experts puisque, moyennant l'addition de chlorure de sodium, on obtient aisément un liquide de réhydratation idéal. Le Professeur YANAGISAWA (Japon) déclare que, si le choléra peut être prévenu moyennant de bonnes conditions d'hygiène, il existe certainement à l'heure actuelle de nombreux pays où ces conditions ne sont pas encore réalisées. C'est pourquoi la délégation du Japon ne peut se rallier à la proposition soumise à la séance précédente par la délégation des Etats -Unis d'Amérique. Elle soulignera plutôt la nécessité d'accorder la priorité aux études sur l'amélioration des vaccins et la mise au point de nouveaux médicaments anticholériques; ces études devraient être appuyées et coordonnées par l'OMS. Le Japon n'a eu à notifier que quelques cas importés, malgré la proximité de la zone où sévit la maladie. La vaccination de masse n'est pas pratiquée. En revanche, on a déjà mis sur pied un système de surveillance satisfaisant qui permet de poser rapidement le diagnostic au laboratoire. On a pu ainsi constater qu'il était possible de guérir les cas de choléra au moyen d'une hospitalisation rapide et d'un traitement médical approprié. Les services de santé du Japon attachent une grande importance à la rapidité et à l'exactitude des diagnostics de laboratoire, étant donné que certaines diarrhées présentent des symptômes cliniques analogues à ceux du choléra. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) félicite le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellente documentation qu'ils ont présentée et des promptes mesures qu'ils ont prises pour lutter contre l'épidémie de choléra dans la Région africaine. A cet égard, il remercie tout particulièrement le Directeur régional, qui a organisé des cours pour le personnel des services de santé chargé de combattre la pandémie. Il signale la coopération récemment instituée entre la Sierra Leone et un pays limitrophe pour lutter contre le choléra. Un programme d'action commune a été établi pour les régions frontières et il faut espérer que les résultats seront aussi bons que dans la lutte contre la variole. Au sujet de la proposition de la délégation des Etats -Unis d'Amérique concernant le retrait éventuel du choléra de la liste des maladies soumises au Règlement, la délégation de la Sierra Leone doute fort qu'une telle initiative serve au mieux les intérêts de la santé internationale. On sait maintenant que les trois conditions fondamentales de la lutte anticholérique sont l'amélioration de l'hygiène du milieu, l'existence d'installations adéquates pour un traitement rapide et efficace, et la vaccination de la population exposée. Là où les deux premières conditions ne peuvent être assurées, comme c'est le

1 Ceylon med. J. (New Series), 1954, 2, 251.

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cas pour la plupart des pays en voie de développement, le Dr Cummings ne voit pas comment il est possible d'assouplir le système d'alerte actuellement en vigueur. Si l'on ne rappelle pas à tout moment l'importance de la maladie et le danger potentiel qu'elle représente, on court le risque de voir des populations entières décimées avant qu'on ait compris la gravité de la situation et que l'assistance internationale n'arrive. Le Dr HUSSAIN (Irak) signale que des études récentes ont montré que de nombreux produits alimentaires, notamment des légumes et des fruits, provenant de marchés situés dans des régions d'endémie étaient exempts de vibrions cholériques. Sur le plan épidémiologique, on ne peut justifier les mesures sévères qui ont souvent été prises à l'égard de pays où des cas de choléra avaient été signalés, par exemple l'interdiction d'importer certains produits alimentaires. Ces mesures excessives pourraient faire hésiter les pays à notifier les cas suspects. La délégation de l'Irak demande donc instamment à tous les Etats Membres de se conformer au Règlement sanitaire international, étant donné que des mesures excessives peuvent susciter des difficultés dans le commerce, les voyages et les communications. Le Professeur SHEHU (Nigéria) félicite le Directeur général de son rapport, excellent et parfaitement documenté. Dans l'intervention qu'il a faite au cours de la quatrième séance plénière, le Commissaire fédéral à la Santé du Nigéria a décrit l'état de préparation du pays, l'arrivée du choléra, les mesures de lutte qui ont été prises et les excellents résultats qu'elles ont donnés. Ces mesures sont semblables à celles qu'a évoquées le délégué du Kenya. Le Professeur Shehu confirme qu'au Nigéria le choléra s'est propagé dans presque tous les cas par contact direct. La maladie est arrivée dans le pays pendant la saison sèche, alors que les eaux de surface étaient rares. Le Professeur Shehu s'inquiète de ce qui se passera à la saison des pluies, lorsque les sources normales d'eau de boisson peuvent être facilement contaminées. Il se demande si une épidémie du type classique pourrait se produire. Comme on ne connaît pas la réponse à cette question, la vigilance ne doit pas se relâcher. L'OMS devrait accroître ses livraisons de fournitures et redoubler d'efforts pour mettre au point des vaccins plus efficaces. Le Professeur Shehu est intrigué par la dynamique de l'épidémie, qui a d'abord suivi la côte de l'Afrique du Nord sur la moitié de sa longueur dans une direction est -ouest, puis s'est infléchie vers le sud en direction de l'Afrique occidentale. Y a -t -il une explication à ce fait ? Maintenant que le choléra a atteint le Cameroun, on peut se demander s'il poursuivra sa progression vers l'est à travers l'Afrique centrale, ou s'il suivra la côte en direction de l'Afrique du Sud. Pour finir, le Professeur Shehu déclare qu'il appuie vigoureusement les observations du délégué de la Sierra Leone au sujet de la question du retrait du choléra de la liste des maladies soumises au Règlement. Le Professeur KAMAL (République Arabe Unie) rend hommage aux efforts déployés par l'OMS durant la pandémie de choléra; l'Organisation a fourni une aide à de très nombreux pays dans des délais très rapides. Le Professeur Kamal est d'accord avec le délégué de l'URSS, qui a contesté l'idée que le choléra El Tor serait bénin par rapport au choléra classique. Les personnes qui pensent ainsi ne voient pas la différence essentielle entre les deux époques de l'histoire du choléra. Au cours de la première époque, c'est -à -dire avant 1950, les médecins et les centres de traitement étaient peu nombreux, les méthodes de traitement ne garantissaient pas la guérison, les routes et les moyens de transports étaient médiocres, les gens étaient souvent fatalistes. Tous ces facteurs ont contribué à l'apparente gravité du choléra. Depuis 1950 - seconde époque du choléra - les traitements sont plus efficaces, les médecins et les centres de traitement sont plus nombreux, les routes et les moyens de transport sont meilleurs. Les gens voient leur voisin revenir en bonne santé au bout d'une dizaine de jours, ce qui les encourage à aller se faire soigner dès le début de la maladie. C'est ce qui contribue à créer l'impression que le choléra El Tor est relativement bénin. On a dit qu'il y avait davantage d'infections asymptomatiques dans le choléra El Tor que dans le choléra classique. Quand la septième pandémie a commencé en 1960 -1961, il y a eu un afflux massif de personnel, d'équipement et de fonds de recherche provenant de l'OMS, des Etats -Unis d'Amérique et du Japon; le dépistage d'un nombre plus élevé d'infections asymptomatiques peut donc être dû au progrès des connaissances plutôt qu'aux propriétés du vibrion El Tor. On a également dit que les cas secondaires de choléra El Tor étaient assez rares. Or, dans une vaste épidémie de choléra classique qui s'est déclarée en 1947, puis dans d'autres poussées qui ont eu lieu à Bangkok en 1958 et 1959, on a relevé un seul sujet cholérique dans plus de 90 % des foyers atteints. Le fait qu'il se produise un seul cas par famille est donc une caractéristique du choléra en général et non pas du choléra El Tor. Le Professeur Kamal estime que le choléra causé par l'un ou l'autre vibrion est le même, du point vue de la symptomatologie et de l'épidémiologie. A son avis, les termes "choléra classique" et "choléra El Tor" devraient être remplacés par le terme "choléra à vibrions ", jusqu'à ce qu'on parvienne à distinguer correctement entre vibrions agglutinables et vibrions non agglutinables.

COMMISSION A

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TROISIEME SEANCE

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Quant à l'opinion couramment émise au sujet de l'efficacité du vaccin, le Professeur Kamal appelle l'attention de la Commission sur l'article 63 du Règlement sanitaire international, dont le paragraphe 3 prévoit deux mesures distinctes à l'arrivée selon que les passagers en provenance d'une zone infectée possèdent ou non un certificat de vaccination. Enfin, dans les documents de l'OMS, la pandémie actuelle est qualifiée de "septième ". Le Professeur Kemal soutient que la septième pandémie, qui a commencé en 1960 -1961, s'est terminée en Jordanie en 1966. Au cours des trois années suivantes, il n'y a pas eu de propagation de la maladie vers le nord ni vers l'ouest. La pandémie actuelle a commencé en 1970 et constitue donc la huitième.

Le Dr ANOUTI (Liban) rappelle que, pendant l'été 1970, un certain nombre de personnes atteintes de choléra confirmé par examen bactériologique ont été hospitalisées au Liban, où la maladie était inconnue depuis plusieurs dizaines d'années. Le taux de mortalité pour l'ensemble du pays a été de 4,2 pour 100 000 habitants. La plupart des cas se sont produits dans les régions urbanisées à forte densité de population et dans les régions rurales sous -développées. L'analyse a montré que les adultes de plus de 40 ans étaient les plus touchés, suivis des groupes d'âge de 5 à 9 ans et des jeunes adultes. Les groupes d'âge de 0 à 4 ans et de 10 à 14 ans ont été les moins touchés. Le taux de létalité a été de 11,7 %. Tous les décès ont frappé des malades qui étaient arrivés à l'hôpital dans un état de déshydratation avancé.

Dans tous les cas confirmés par examen de laboratoire, l'agent causal a été Vibrio cholerae, biotype El Tor, sérotype Ogawa. La recherche du vibrion dans les approvisionnements urbains en eau sous canalisation a été constamment négative; par contre, le vibrion a été isolé dans de l'eau de source dans un village. L'examen des eaux d'égouts déversées à la mer a donné 9 résultats positifs sur 47 échantillons. Au début de l'épidémie, les enquêtes ont fait apparaître un nombre considérable de porteurs sains, le pourcentage pouvant aller, dans certains petits échantillons, jusqu'à 10 % parmi les contacts. Par la suite, les porteurs sont devenus rares, et pas un seul n'a pu être dépisté parmi 10 000 voyageurs se rendant en Arabie Saoudite en octobre et novembre 1970. Le Dr Anouti conclut par deux remarques. Tout d'abord, le Liban a été victime du choléra parce que d'autres pays de la Région n'ont pas déclaré la maladie conformément au Règlement sanitaire international. En second lieu, certains pays continuent d'exiger des passagers en provenance du Liban un certificat de vaccination anticholérique et appliquent des mesures qui outrepassent le Règlement. Le Dr Anouti demande instamment à tous les Etats Membres d'appliquer correctement tous les articles du Règlement. Le Dr OULD BAH (Mauritanie) félicite le Directeur général de l'excellent document qu'il a présenté. Jusqu'à présent, la Mauritanie n'a pas été touchée par le choléra, mais les services de santé publique du pays ont éprouvé les plus vives inquiétudes lorsque l'épidémie s'est déclarée en Afrique; ils ont pris des mesures de contrôle à la frontière, pratiqué la vaccination dans les secteurs qui semblaient les plus exposés, et constitué des stocks de liquide de réhydratation, de médicaments et de vaccins. Le Dr Ould Bah remercie tout particulièrement le Bureau régional de l'Afrique pour sa prompte assistance, ainsi que la France et le Maroc pour les fournitures qu'ils ont envoyées. En ce qui concerne la notification, il est essentiel que les Etats Membres respectent le Règlement sanitaire international et notifient à temps les cas de choléra. Cela permettrait aux autres pays de suivre la progression de la maladie et de préparer des mesures de lutte efficaces. Or, il semble y avoir une contradiction dans la résolution EB47.R31, dans laquelle le Conseil exécutif "considère que lorsque le Directeur général, sur la base de données épidémiologiques, cliniques et bactériologiques sûres dont il dispose, a la certitude que le choléra est présent dans un pays, il devrait le notifier à tous les Etats". Le Dr Ould Bah ne voit pas comment le Directeur général pourra obtenir dés renseignements sûrs de cet ordre sans la coopération du pays en cause. Il n'est pas souhaitable que l'OMS agisse au nom des gouvernements; mieux vaut demander à tous les pays de se conformer scrupuleusement au Règlement sanitaire international. Dans les pays en voie de développement, où il y a pénurie de personnel de santé qualifié et où l'infrastructure sanitaire est insuffisante, les activités de surveillance aux frontières sont essentielles pour dépister le premier cas importé de choléra et empêcher la maladie de se propager. En Afrique, à défaut d'une assistance internationale dans le domaine de l'assainissement, il sera difficile d'empêcher le choléra de s'établir à l'état endémique et de le rester longtemps encore. Le Dr Ould Bah a été vivement intéressé par les vues qui ont été exposées par le délégué de l'URSS et par le délégué de la Côte d'Ivoire au sujet de la chimioprophylaxie, étant donné qu'elles ne concordent pas avec l'opinion traditionnelle. L'OMS devrait donc faire une étude comparative sur ce sujet, les informations qu'on possède actuellement étant nettement insuffisantes. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) indique que le seul cas observé au Royaume -Uni était un cas importé et qu'il s'agissait d'ailleurs d'un convalescent. Il craint que les débats de la Commission sur l'opportunité de rayer le choléra de la liste des maladies soumises

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au Règlement ne se prolongent inutilement. Il rappelle aux délégués que la proposition des Etats -Unis d'Amérique avait simplement pour but d'étudier la question et non de prendre une décision immédiatement. Il n'existe pas de vaccin totalement efficace contre les maladies diarrhéiques, mais le délégué de la République -Unie de Tanzanie a eu raison de demander des conseils sur l'emploi des vaccins actuellement disponibles. Quelles que soient les précautions prises, nul pays n'est en mesure d'éviter l'introduction de cas de choléra et, si cela se produit, la propagation de la maladie dépendra en grande partie de la situation sanitaire qui prévaut dans ce pays. Il est peu vraisemblable qu'une épidémie sérieuse se déclare dans un pays comme le Royaume -Uni, mais la population a réclamé des mesures préventives et des dispositions appropriées ont été prises. Souvent, les autorités sanitaires doivent faire face à une panique injustifiée. L'OMS a fait ce qu'il fallait face à la pandémie actuelle et elle pourrait développer son action en informant les pays des mesures à prendre s'ils sont menacés par l'épidémie. Sir George n'est pas favorable à l'idée de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement, à moins qu'il soit prouvé demanière irréfutable qu'il existe d'autres mesures permettant d'informer tous les Etats de la situation exacte, notamment ceux qui sont situés à proximité de pays où la maladie a fait son apparition.

Le Dr TAHIROU BANA (Niger) suggère au Président de clore la liste des orateurs inscrits pour la discussion de ce point de l'ordre du jour. Il en est ainsi décidé.

Le Dr HACHICHA (Tunisie) rappelle que son pays n'a pas été épargné par la pandémie, mais qu'il a pu la juguler immédiatement, grâce à un avertissement de la République Arabe Libyenne, grâce aussi à l'infrastructure sanitaire et aux moyens mis en oeuvre par le Ministère tunisien de la Santé publique pour barrer la route à la progression de la maladie et, enfin, grâce à l'assistance de l'OMS. Il félicite le Directeur régional de la promptitude avec laquelle une aide a été accordée à la Tunisie et à d'autres pays de la Région et remercie les gouvernements amis de leur collaboration. Mieux connu aujourd'hui, le choléra inspire moins de terreur et la présente discussion a été très utile. Le Dr Hachicha s'étonne toutefois de voir certaines délégations estimer que le choléra ne devrait plus être considéré comme une maladie soumise au Règlement. Il est certain que le choléra est une maladie dont on ne peut empêcher l'introduction dans un pays et qu'il revêt certaines formes asymptomatiques, mais il n'en a pas moins un caractère hautement épidémique et particulièrement dangereux dans les régions où les services médicaux sont insuffisants et où l'hygiène laisse à désirer. Dans les pays où de telles conditions prévalent et où il n'est pas toujours possible d'établir une surveillance adéquate, la vaccination demeure une mesure préventive nécessaire, quelle que soit la valeur du vaccin ou la durée de l'immunité qu'il confère. Le Dr Hachicha se demande ce qu'il serait advenu en Tunisie si 3 millions d'habitants sur 5 millions n'avaient pas été vaccinés avec toute la célérité souhaitable. La vaccination, tout au moins celle des populations exposées, et le traitement rapide des cas récents s'imposent tout particulièrement lorsqu'il n'existe pas de laboratoire pour le diagnostic précoce des cas apparents, et surtout des cas infracliniques. Cette remarque ne concerne guère les pays où les conditions du milieu ne favorisent pas la maladie et sa propagation. Le danger d'épidémie est insignifiant dans les pays bien équipés du point de vue de l'hygiène du milieu et le Dr Hachicha fait appel à eux pour qu'ils lèvent les restrictions frappant les voyageurs et les marchandises provenant des pays en voie de développement affectés par le choléra, afin que l'économie de ces derniers ne subisse aucun préjudice. Ainsi, les pays touchés par la maladie hésiteraient moins à notifier les cas. Le Dr Hachicha recommande instamment aux pays en voie de développement d'adopter sans retard des mesures propres à améliorer l'hygiène du milieu. Pour cela, l'assistance de l'OMS et du PNUD serait nécessaire. Ces mesures devraient porter principalement sur les besoins des régions rurales et semiurbaines en eau saine, l'évacuation des eaux usées et des déchets et l'amélioration'des puits et des citernes. Le délégué de la Tunisie espère que l'Organisation voudra bien intervenir afin de persuader les gouvernements d'accorder une haute priorité à l'assainissement et à l'hygiène du milieu. Le Dr SAADA (Syrie) déclare qu'en proposant de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement, sa délégation n'avait d'autre objectif que d'éliminer le risque de panique et d'encourager les gouvernements à déclarer les cas éventuels, ce qui devrait inciter les pays à collaborer entre eux, en vue d'arrêter les mesures propres à juguler toute épidémie. Au cours de la dernière épidémie, la Syrie a utilisé un sérum de fabrication locale. Comprenant 5 g de chlorure de sodium, 4 g de bicarbonate de soude et 1 g de chlorure de potassium, ce sérum a été utilisé en association avec la tétracycline administrée par voie intraveineuse. Aucun décès n'a été enregistré parmi les cas traités. Le Dr AFFARA (République démocratique populaire du Yémen) indique que son pays qui possède un port international n'a pas été affecté par la pandémie. Des mesures strictes de prévention ont été introduites avec l'assistance de l'OMS.

COMMISSION A

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TROISIEME SEANCE

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Il est certes facile pour les pays hautement développés, où l'hygiène est très avancée et qui ont réussi à vaincre les principales maladies transmissibles, d'insister pour que le choléra soit rayé de la liste des maladies visées par le Règlement. Mais dans les pays en voie de développement, l'hygiène du milieu en est encore à ses débuts. Le Dr Affara se rallie à l'opinion des délégués qui recommandent que le choléra demeure une maladie soumise au Règlement jusqu'à ce que tous les aspects de l'infection et des moyens de la combattre aient été pleinement étudiés. Le Dr DORJJADAMBA (Mongolie) souligne que son pays est resté jusqu'ici exempt de choléra, mais qu'il ne faut pas s'en réjouir trop vite, étant donné que la pandémie s'est étendue au -delà des foyers épidémiques et que la Mongolie manque totalement d'expérience en matière de lutte contre cette affection. Sa délégation ne saurait donc souscrire à la proposition de rayer le choléra de la liste des maladies soumises au Règlement. En outre, plusieurs milliers de visiteurs de tous pays, y compris ceux où sévit le choléra, sont attendus en Mongolie pour le cinquantième anniversaire de la Révolution et le Gouvernement manquerait à tous ses devoirs à l'égard de la population s'il négligeait d'appliquer les dispositions du Règlement sanitaire international. Le Dr MAHLER, Sous- Directeur général, invité par le PRESIDENT à répondre aux questions posées par divers membres de la Commission, souligne tout d'abord combien le Secrétariat est sensible aux marques d'appréciation exprimées à l'égard de la collaboration qui s'est instaurée sur le plan régional et interrégional. Un bon esprit de collaboration épargne au Directeur général bien des décisions pénibles. En répondant tout d'abord aux questions sur l'épidémiologie du choléra, le Dr Mahler confirme les propos du délégué de l'Indonésie de nombreux éléments manquent encore pour que l'on puisse exprimer par un modèle mathématique complet et infaillible le comportement de la maladie. Cela dit, le programme de recherches de l'OMS et les contacts auxquels ont donné lieu les demandes d'assistance des pays ont fourni sur le mode de transmission et le rôle des porteurs suffisamment de données pour qu'on dispose de la plupart des éléments nécessaires à l'élaboration d'un modèle qui aiderait à évaluer le rapport coût /avantages de la vaccination, l'efficacité de mesures simples d'assainissement, et les effets du traitement et de l'isolement des malades. Il appartiendra à l'Organisation de déployer de nouveaux efforts pour combler certaines lacunes des connaissances sur l'épidémiologie du choléra. Par exemple, comme l'a souligné le délégué du Nigéria, on ignore encore tout des rapports qui peuvent exister entre la saison des pluies et l'apparition des épidémies de choléra. A Calcutta, l'épidémie de choléra s'est déclarée avant la saison des pluies, alors qu'elle est survenue pendant celle -ci aux Philippines et :

après au Pakistan oriental. On ignore aussi pourquoi le choléra a disparu de Sulawesi en 1961. Le délégué du

Nigéria a également demandé à quoi étaient dus les "bonds" dans la transmission du choléra. Tout ce qu'on sait, c'est que le trafic aérien d'est en ouest a été en partie responsable de la transmission de la maladie en Afrique. Le délégué de la République Arabe Unie estime qu'on a tort de parler de septième pandémie, car il s'agit, à son avis, de la huitième. L'OMS ne voit aucune raison de mettre en doute la continuité de la transmission, bien que la propagation de la maladie ait cessé d'être signalée pendant un intervalle de trois ans; on pourrait peut -être adopter l'expression de "seconde phase de la septième pandémie ". De nombreuses délégations, dont celles d'Israel, d'Italie, du Koweit, de Pologne, de Suisse et d'URSS ont mentionné le rôle que pouvaient jouer les denrées alimentaires dans la transmission du choléra. L'OMS participe depuis bien des années à diverses études visant à simuler une contamination naturelle de toutes sortes de légumes et autres produits alimentaires et on a même utilisé des selles provenant de cholériques pour la détermination quantitative des vibrions, mais, selon les constatations faites, il est peu probable que les denrées alimentaires soient un véhicule de transmission; cela est d'ailleurs confirmé dans le volume récent sur la lutte contre le choléra.' En outre, comme l'a fait remarquer le délégué de l'URSS, aucun rapport national ne fait état d'une épidémie de choléra imputable à l'importation de denrées alimentaires. Cela ne signifie pas que la manipulation des produits alimentaires à domicile ne soit pas un facteur important de transmission. C'en est un. Cependant, d'innombrables échantillons ont été prélevés dans des foyers d'endémicité, par exemple à Calcutta et aux Philippines, et les essais de culture de vibrions à partir de ce matériel n'ont donné aucun résultat. Pour ce qui est de la lutte anticholérique, et en réponse au délégué de la Pologne, le Dr Mahler indique qu'il ressort du seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles2 que le meilleur moyen de prévenir la propagation du choléra consiste à rendre le pays suffisamment résistant, puisque l'introduction de la maladie est inévitable en pratique. Il semble donc que les trois mesures que sont le dépistage précoce, un traitement adéquat et une notification correcte des cas constituent la méthode de lutte la plus efficace, comme cela a été démontré en Tchécoslovaquie et en URSS, pays directement menacés par la maladie. Il est encourageant de constater l Principes et méthodes de la lutte contre le choléra, par divers auteurs (1970), Genève, Organisation mondiale de la Santé, (Cah. Santé publ., N° 40). 2

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 14, p. 136.

300

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

que les mêmes résultats ont apparemment été obtenus dans un pays - le Kenya - où les conditions sociales et économiques sont totalement différentes. L'OMS a participé à de nombreux essais pratiques de divers types de vaccins monovalents et polyvalents ainsi qu'à des travaux de laboratoire sur les anatoxines et les vaccins vivants, y compris ceux qui sont préparés à partir de germes streptomycino- dépendants, mais rien ne permet de penser que les perspectives soient très favorables en ce qui concerne la mise au point d'un meilleur vaccin au cours des cinq prochaines années. A propos de la chimiothérapie, et notamment de l'utilisation de sulfamides plutôt que de tétracycline, le Dr Mahler précise que, les sulfamides étant utilisés contre des infections dangereuses comme la méningite cérébro -spinale, il serait risqué d'y recourir massivement contre le choléra, car ils pourraient avoir des effets adverses et provoquer une résistance du méningocoque. Il semble également qu'il n'existe pas de grande différence de prix entre la tétracycline et les sulfamides lorsque ces médicaments sont achetés en grande quantité. Il ressort très nettement des études faites par l'OMS que les effets de la tétracycline sur les vibrions sont beaucoup plus rapides et plus marqués que ceux des sulfamides. En réponse à une question sur l'utilisation de la noix de coco pour la production de liquide de réhydratation, le Dr Mahler indique qu'il existe un risque que la haute teneur en potassium du lait de noix de coco puisse exercer un effet nocif sur le malade qui en absorbe de grandes quantités. Le délégué de la Trinité -et- Tobago a demandé comment préparer un pays à une éventuelle invasion du choléra. On peut répondre à cela qu'il faut bien informer la population et le corps médical des dangers courus et établir des priorités en ce qui concerne la prévention et les formes possibles de traitement. Il est également souhaitable de former une équipe de surveillance spécialisée dans le dépistage épidémiologique et le diagnostic des cas précoces. Il n'entre pas dans les intentions de l'OMS d'exclure la possibilité d'une vaccination sélective, mais une telle décision doit tenir soigneusement compte de la situation épidémiologique du pays. Un certain nombre de délégations ont exprimé des réserves au sujet du maintien du choléra sur la liste des maladies soumises au Règlement. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique a suggéré que le Directeur général pourrait peut -être entreprendre une étude sur les répercussions possibles de sa suppression de la liste et faire rapport au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, qui communiquerait ensuite son rapport à l'Assemblée de la Santé. Il convient toutefois de noter que le Comité a examiné cette possibilité lors de sa dernière session et qu'il a conclu qu'une telle mesure serait prématurée. Le délégué de la Roumanie s'est interrogé sur l'utilité d'un "certificat d'exception ". A ce propos, le Dr Mahler appelle l'attention des délégués sur la section C du seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, consacrée aux contre -indications de la vaccination dans le cadre des voyages internationaux, où il est recommandé que des informations plus approfondies soient recueillies sur les réactions adverses. L'appendice 3 du rapport du Comité donne une réponse précise, sur le plan juridique, à la question soulevée par le délégué de la République Arabe Unie en ce qui concerne l'application de l'article 63 du Règlement sanitaire international de 1969. Sur la demande du PRESIDENT, le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant pris note de la résolution EB47.R31 adoptée par le Conseil exécutif à sa quarante septième session; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les problèmes actuels qui résultent de la propagation de choléra; Notant les mesures prises par l'Organisation en réponse aux demandes formulées par les gouvernements au cours de cette pandémie; et Consciente du fait que le choléra pose à long terme un problème socio- économique aussi bien qu'un problème de santé publique, 1. FELICITE le Directeur général des mesures qu'il a prises; PRIE le Directeur général 2. de prendre les mesures appropriées pour que l'Organisation soit capable de répondre i) rapidement et efficacement, comme par le passé, aux besoins que continue de créer la pandémie de choléra;

COMMISSION A ; TROISIEME SEANCE

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d'accorder une priorité élevée aux programmes à long terme pour l'amélioration des ii) approvisionnements en eau, de la salubrité du milieu et de l'hygiène personnelle, qui auront pour effet d'empêcher que le choléra devienne endémique dans les zones nouvellement atteintes et, à la longue, d'éliminer cette maladie des foyers endémiques; d'entreprendre de nouvelles études en vue de mettre au point des méthodes plus efficaces iii) pour prévenir et combattre le choléra; iv) d'entreprendre une étude des conséquences du retrait du choléra du Règlement sanitaire international et de présenter un rapport à la prochaine réunion du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Le Professeur HALTER (Belgique) propose d'ajouter un paragraphe invitant les pays qui en ont la possibilité à verser des contributions au fonds bénévole pour la promotion de la santé en vue de développer les activités de prévention et de lutte anticholérique financées par ce fonds. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) appuie cette proposition et indique que son gouvernement a déjà versé une contribution à cet effet au fonds bénévole pour la promotion de la santé. Le Professeur BURGASOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que, puisque la prophylaxie anticholérique par la vaccination est à l'étude depuis plusieurs années et que des progrès ont été réalisés en URSS vers la production d'un vaccin efficace, il serait peut -être souhaitable d'inclure dans le projet de résolution une disposition invitant le Directeur général à prendre les mesures nécessaires pour intensifier la recherche sur les vaccins anticholériques, avec l'assistance des pays qui ont déjà acquis une certaine expérience dans ce domaine. La délégation soviétique partage l'opinion déjà émise, selon laquelle les denrées alimentaires en provenance des pays atteints par le choléra ne jouent aucun rôle dans l'actuelle pandémie. Il suffirait d'inclure dans le projet de résolution une déclaration indiquant que telle est l'opinion de l'OMS pour que les pays intéressés puissent élaborer eux -mêmes leurs propres recommandations. Si cette suggestion n'était pas retenue, le Professeur Burgasov demanderait au Directeur général de bien vouloir effectuer une enquête spéciale à ce sujet, ou de réunir un groupe d'experts chargé de compiler toutes les informations disponibles, en vue d'assurer la levée des restrictions à l'importation des denrées alimentaires, restrictions qui entravent le commerce international. Si cette question était réglée, il serait plus facile à l'OMS d'obtenir des renseignements quant à la physionomie exacte du choléra. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) demande que l'on inclue dans le projet de résolution un rappel plus catégorique de la valeur limitée de la vaccination, afin que les administrations de la santé publique puissent affermir leurs positions à l'égard de ceux qui tirent profit à des fins politiques de la publicité en faveur des vaccinations de masse. Le Professeur SHEHU (Nigéria) se demande s'il ne serait pas nécessaire d'insérer dans le projet de résolution une disposition invitant le Directeur général à intensifier davantage encore l'effort national de production de liquide de réhydratation, d'antibiotiques et de vaccin. La séance est levée à 12 heures.

QUATRIEME SEANCE Mardi 11 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweft)

1.

SITUATION DE LA PANDEMIE DE CHOLERA (suite)

Ordre du jour, 2.6

Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution révisé suivant, préparé par lui -même et amendé par les délégations de la Belgique, de l'Indonésie, du Nigéria et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant pris note de la résolution EB47.R31; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les problèmes actuels qui résultent de la propagation du choléra; Notant les mesures prises par l'Organisation en réponse aux demandes formulées par les gouvernements au cours de cette pandémie; et Consciente du fait que le choléra pose à long terme un problème socio- économique aussi bien qu'un problème de santé publique, 1. FELICITE le Directeur général des mesures qu'il a prises; 2. PRIE le Directeur général de prendre les mesures appropriées pour que l'Organisation soit capable de répondre i) rapidement et efficacement, comme par le passé, aux besoins que continue de créer la pandémie de choléra; étant donné qu'il est clairement établi que le vaccin anticholérique dont on dispose ii) à l'heure actuelle ne présente guère d'utilité comme moyen de prévenir la propagation de la maladie, d'accorder une priorité élevée aux programmes à long terme pour l'amélioration des approvisionnements en eau, de la salubrité du milieu et de l'hygiène personnelle, qui auront pour effet d'empêcher que le choléra devienne endémique dans les zones nouvellement atteintes et, à la longue, d'éliminer cette maladie des foyers endémiques; d'entreprendre de nouvelles études en vue de mettre au point des méthodes plus effiiii) caces pour prévenir et combattre le choléra, y compris des recherches sur la prophylaxie vaccinale et le traitement, en tirant parti de l'expérience acquise par les pays dans ce :

domaine;

d'entreprendre une étude des conséquences du retrait du choléra du Règlement sanitaire international et de présenter un rapport à la prochaine réunion du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles; d'intensifier davantage encore l'effort national de production de liquides de réhydrav) tation, d'antibiotiques et de vaccins; INVITE les pays qui en ont la possibilité à verser des contributions au fonds bénévole pour 3. la promotion de la santé en vue de développer les activités financées par ce fonds; iv) II

Notant que certains pays ont imposé des restrictions injustifiées à l'importation de denrées alimentaires en provenance de pays où des cas de choléra avaient été signalés; Tenant compte des résultats négatifs d'études nombreuses et de longue durée sur le risque d'importation du choléra par des denrées alimentaires contaminées, DEMANDE aux Etats Membres de ne pas mettre l'embargo sur les denrées alimentaires importées. 1

Décision 2.

:

Le projet de résolution est approuvé.

ENVIRONNEMENT DE L'HOMME 2

Ordre du jour, 2.8

Le DIRECTEUR GENERAL, présentant son rapport, rappelle que celui -ci a été préparé en application de la résolution WHA23.6O de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé et, en particulier, des Le projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission après amendement (voir le procès -verbal de la septième séance) et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.26. 2 1

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13. - 302 -

COMMISSION A

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paragraphes 2 et 3 de son dispositif. Pour donner suite aux instructions formulées dans ces deux paragraphes, le Secrétariat a entrepris une étude avec l'aide de consultants. Un rapport préliminaire sur cette étude a été présenté au Conseil exécutif lors de sa quarante- septième session et, après discussion, le Conseil a adopté la résolution EB47.R30. Le rapport soumis à la Commission expose les résultats de l'étude susmentionnée. Sa section I résume tous les principaux points abordés. A propos de la section III (Considérations générales relatives aux effets de l'environnement sur la santé et au rôle de l'OMS), le Directeur général fait observer que, dans le premier alinéa, l'environnement de l'homme est défini comme l'ensemble des facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux qui exercent directement ou indirectement des effets notables sur la santé et le bien -être de l'espèce humaine, considérée à la fois dans son ensemble et du point de vue de l'individu. Le rapport insiste particulièrement sur les moyens qui permettraient de répondre à certains besoins urgents, compte tenu du fait que la résolution WHA23.60 met l'accent sur les problèmes posés par la pollution de l'eau, du sol, des aliments et de l'air, sur les effets du bruit et sur d'autres facteurs du milieu nocifs pour la santé humaine, et compte tenu également des dispositions de la résolution EB47.R30. Les besoins dont il s'agit sont les suivants améliorer la santé dans tous les pays par le contrôle et la protection de l'environnement; développer nos connaissances relatives aux effets nuisibles des facteurs de l'environnement sur la santé; déterminer le plus rapidement possible les niveaux admissibles pour l'homme des polluants et autres facteurs nuisibles de l'environnement; procurer aux Etats Membres un système d'alerte rapide permettant de déceler dès le début toute altération de l'état de santé ou du bien -être d -'une collectivité. Le Directeur général appelle également l'attention sur le paragraphe liminaire de la section IV (Amélioration de la santé par le contrôle et la protection de l'environnement Programme à long terme de l'OMS en matière d'hygiène du milieu) selon lequel "le contrôle et la protection de l'environnement en vue d'améliorer la santé comprennent des mesures préventives et correctives destinées soit à maintenir, soit à améliorer la qualité de l'environnement de l'homme. Ces mesures consistent en i) l'observation courante des agents de pollution et des nuisances présents dans l'environnement, ainsi que des conditions sanitaires; ii) une action législative et une intervention des administrations publiques; iii) l'application de techniques correctives par des organismes publics ou privés, de façon à améliorer la salubrité de l'environnement et à limiter l'exposition de l'homme aux polluants, aux contaminants et aux nuisances ". Dans ce domaine, le rôle de l'OMS est de faciliter et d'intensifier la diffusion et l'application des connaissances relatives aux facteurs de l'environnement de l'homme qui influent sur la santé. La section IV est divisée en trois sous -sections qui concernent respectivement le champ d'activité dans lequel s'exercent le contrôle et la protection de l'environnement en vue d'améliorer la santé, ainsi que les objectifs à long terme; le programme à long terme de l'OMS en matière d'hygiène du milieu; et les priorités dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. La section V traite du développement des connaissances relatives aux effets des facteurs de l'environnement sur la santé. Comme il est noté dans le paragraphe liminaire, il faut disposer de certains moyens si l'on veut connaître les effets sanitaires des facteurs d'environnement avec suffisamment de précision pour pouvoir déceler et combattre des dangers majeurs menaçant la santé et le bien -être. Ces moyens sont i) des indicateurs sensibles de l'altération de la santé et du bien -être (indices épidémiologiques) qui signalent rapidement tout changement survenant dans l'état sanitaire d'une collectivité; ii) un système de détection et de surveillance appliquées à l'environnement permettant de repérer les tendances et les faits nouveaux concernant le milieu dans les régions où l'on suit l'évolution des indices épidémiologiques; et iii) un réseau d'information par l'intermédiaire duquel les données sur les conditions épidémiologiques et sur l'environnement soient rassemblées, exploitées, analysées et interprétées, puis communiquées aux autorités compétentes, en même temps que des recommandations sur les mesures à prendre pour vérifier les interprétations et combattre les effets nuisibles de l'environnement. Les sous -sections A et B concernent respectivement l'établissement d'indices et les rapports de l'action à entreprendre avec les activités courantes de l'OMS. La section VI (Détection et surveillance des influences de l'environnement sur la santé) donne des détails sur ce que l'OMS pourrait faire. Comme il est indiqué au premier paragraphe de la section VII (Collaboration avec d'autres institutions sur les problèmes relatifs à l'environnement), diverses institutions spécialisées ainsi que l'Agence internationale de l'Energie atomique exercent, dans le cadre de leurs mandats respectifs, des activités intéressant l'environnement de l'homme. L'Organisation des Nations Unies, par l'intermédiaire de ses divers organes et de ses établissements subsidiaires, participe à des activités de même nature. Au cours des années, l'OMS a mis au point des arrangements qui lui permettent de fournir à toutes ces organisations les avis et services d'experts dont elles ont besoin sur les aspects sanitaires des problèmes de l'environnement. La section VIII (Conférence des Nations Unies sur le milieu humain, Stockholm, juin 1972) décrit la part prise par l'OMS à diverses réunions de l'Organisation des Nations Unies, et notamment à celle d'un groupe de travail spécial créé par le Comité administratif de Coordination. Elle cite également les thèmes de discussion qui ont déjà été acceptés pour la conférence, à savoir planification et aménagement des collectivités humaines en vue de préserver la qualité de l'environnement; problèmes : : :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

d'environnement posés par l'exploitation des ressources naturelles; détection des polluants et nuisances d'intérêt international, et moyens de lutte; éducation, information et facteurs culturels et sociaux en rapport avec les problèmes d'environnement; développement et milieu humain; enfin, répercussions, pour les organisations internationales, des actions proposées. Comme il est indiqué dans les deux derniers alinéas de la même section, des groupes de travail intergouvernementaux composés de membres du Comité préparatoire, de représentants des gouvernements intéressés et de représentants d'organisations du système des Nations Unies étudieront et prépareront des documents sur la situation actuelle et présenteront des propositions d'action concernant les domaines suivants pollution des mers, critères pour la détection des facteurs d'environnement, pollution du sol, rédaction d'une déclaration, et conservation des ressources naturelles. Les deux premiers domaines intéressent directement l'OMS. L'Organisation s'est également engagée à servir de "point de rassemblement" pour l'élaboration d'une documentation de base sur plusieurs sujets (approvisionnement en eau, évacuation des déchets, effets immédiats et à long terme des polluants sur la santé de l'homme, aspects sanitaires de l'urbanisation, critères, guides et normes pour les niveaux admissibles d'exposition de l'homme aux polluants). Elle fournira aussi à d'autres institutions spécialisées jouant aussi le rôle de "points de rassemblement" dans les domaines de leur compétence une documentation importante sur divers points de l'ordre du jour. La section IX est consacrée aux incidences financières. Comme il est précisé dans le premier alinéa, la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé aura une importante décision à prendre au sujet du rythme qu'il convient d'adopter dans la marche vers les objectifs fixés, car ce rythme dépendra des fonds qui pourront être consacrés au programme en plus des moyens financiers dont on dispose déjà. On trouve en appendice des éléments éclairant certains points exposés dans le rapport, notamment des extraits des procès- verbaux de la discussion qui a eu lieu à la quarante -septième session du Conseil exécutif.- Il est clair que les activités de l'OMS dans le domaine de l'environnement dépendront de la coopération de tous les gouvernements et des institutions nationales et aussi d'une coopération étroite avec les autres institutions directement impliquées. :

Le Dr JURICIC, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à sa quarante -septième session le Conseil a examiné un rapport préliminaire sur les problèmes de l'environnement de l'homme présenté par le Directeur général en réponse à la demande d'un membre du Conseil. Le Directeur général a alors informé le Conseil qu'il soumettrait un rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé conformément à la résolution WHA23.6O. Le rapport préliminaire était fondé sur des consultations qui avaient eu lieu au Siège et sur des avis communiqués par les bureaux régionaux; il avait été préparé avec l'assistance de consultants de divers pays à un moment où les études nécessaires n'étaient pas encore achevées. Si le rapport dont l'Assemblée est maintenant saisie est plus complet, le rapport précédent avait néanmoins donné une idée générale du programme à long terme proposé et une indication du coût approximatif de sa mise en oeuvre. Le Directeur général a précisé que les coûts indiqués n'avaient pas été pris en considération lors de l'établissement du projet de programme et de budget pour 1972.2 L'attention du Conseil exécutif a été appelée sur la nécessité d'étudier les problèmes qui découlent de la présence dans certains déchets industriels de contaminants tels que le mercure et le cadmium, et d'examiner leurs effets sur la flore et la faune marines. La contamination, en effet, ne menace pas seulement l'eau de boisson, mais elle peut aussi s'exercer par le truchement de la chaîne alimentaire qui a son origine aussi bien dans l'eau douce que dans l'eau salée. Le Directeur général a informé le Conseil que l'OMS s'occupe des déchets liquides et solides de toute nature et consacre une attention particulière aux dangers de contamination des eaux douces et des eaux côtières par les déchets de l'industrie et par les insecticides. Le Conseil s'est montré satisfait des activités décrites dans le rapport et, par sa résolution EB47.R30, il a instamment demandé à l'OMS d'accorder une haute priorité aux problèmes de l'environnement de l'homme. Il a également recommandé à l'Assemblée de la Santé d'approuver des activités futures qui permettront à l'OMS de s'acquitter de son rôle directeur en ce qui concerne les problèmes de l'environnement, dans la mesure où ceux -ci affectent la santé de l'homme, notamment en rassemblant et en diffusant des renseignements venant de centres nationaux, en stimulant et en soutenant l'intensification des recherches et en favorisant un accord international sur des critères, guides et normes. Le Conseil a également recommandé que le Directeur général soit prié de continuer à préparer un programme relatif à l'extension future des activités de l'Organisation en vue de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui se tiendra en 1972, et il a prié le Directeur général de faire rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sur les incidences financières du développement des activités qui pourrait être nécessaire dans le programme normal de l'OMS ainsi que sur celles de toutes autres extensions d'activité résultant éventuellement du programme suggéré.

Le Dr TOTTIE (Suède) estime que le programme d'activités de l'OMS dans le domaine de l'hygiène du milieu, tel qu'il résulte de l'excellent rapport présenté à la Commission, est intéressant et prometteur, Voir procès- verbaux du Conseil exécutif, quarante- septième session (EB47 /SR /6 Rev.l, pp. 85 -90; EB47 /SR /7 Rev.l, pp. 95 -99; EB47 /SR /11 Rev.l, pp. 172 -174; EB47 /SR /12 Rev.l, pp. 191 -193). 2 1

Actes off. Org. mond. Santé, 1970, N° 187.

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et il accueille avec une satisfaction particulière le plan remarquablement élaboré qui concerne la participation de l'OMS à la conférence des Nations Unies sur le milieu humain.1 Sa délégation voit bien que certaines des activités proposées dans le rapport du Directeur général représentent un développement d'activités déjà exécutées dans le cadre du travail normal de l'OMS. I1 que est heureux, pour sa part, de noter dans le projet de programme et de budget ordinaire pour 1972 les crédits affectés aux activités intéressant l'hygiène du milieu accusent une augmentation, puisqu'ils passent d'environ US $2,9 millions en 1970 à environ US $4,5 millions en 1973, soit une augmentation annuelle d'environ 20 %.2 Les discussions qui ont eu lieu lors de la séance précédente ont mis en relief l'importance de l'hygiène du milieu, en particulier pour les pays en voie de développement. En ce qui concerne l'avenir, le Dr Tottie se réfère aux trois propositions énoncées .à la section IX (Incidences financières) du rapport. La délégation suédoise estime que la première proposition - selon laquelle des projets devraient être spécialement consacrés aux activités destinées à améliorer les conditions fondamentales d'hygiène du milieu et d'assainissement - est extrêmement importante et devrait bénéficier d'une priorité. Il faudrait envisager de financer la mise en oeuvre de cette propomodifier sition au moyen du budget existant, mais il y a trois autres possibilités d'obtenir des fonds l'ordre des priorités, créer un fonds spécial ou augmenter le budget ordinaire. En ce qui concerne la première, le Directeur général pourrait, le moment venu, envisager d'opérer des réductions dans le projet de programme pour réaliser des économies qui serviraient à financer des activités spécialement consacrées à l'environnement de l'homme. La deuxième possibilité - création d'un fonds spécial pour l'environnement de l'homme - présenterait sans doute des difficultés à l'heure actuelle. Reste la troisième possibilité. Puisqu'il est extrêmement important de commencer le travail sans tarder, la délégation suédoise ne serait pas opposée à une augmentation raisonnable du budget - par exemple d'environ US $200 000 - sans toutefois aller jusqu'au montant de US $1 124 000 proposé dans le rapport du Directeur général en tant que coût estimatif du programme à long terme de l'OMS en matière d'hygiène du milieu.3 Le travail devrait commencer dès que l'on posséderait un plan précis pour les activités :

futures.

Le Professeur HALTER (Belgique) remercie le Directeur général du travail extrêmement important accompli depuis la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé et le félicite de s'être conformé en tous points à la résolution WHA23.60. Le problème de l'environnement de l'homme est aujourd'hui un sujet à la mode. Mais plus on en parle, moins on se rend compte de la gravité du problème. Le Professeur Halter lui -même appartient à un petit pays très peuplé et très industrialisé - la Belgique - où la situation est plus préoccupante que dans beaucoup d'autres pays représentés à la Commission. Ces problèmes ne sont cependant nullement spécifiques à la Belgique. La situation est particulièrement grave pour les pays où le développement risque de se faire rapidement et dans des conditions dramatiques. Le Professeur Halter a eu connaissance de plusieurs cas où une industrie, après avoir vainement cherché en Europe occidentale un milieu capable d'absorber les effluents toxiques qui allaient inévitablement être relâchés dans l'environnement, a décidé d'implanter ses usines dans tel ou tel pays tropical. Le délégué de la Belgique pense en particulier à une usine en cours de construction, qui polluera immanquablement les eaux d'une rivière tropicale au débit pourtant énorme et mettra fin à la pêche, ressource locale importante. Bien d'autres cas analogues pourraient certainement être cités par les membres de la Commission. A cela s'ajoute la pollution due à l'urbanisation, la pollution de l'eau résultant des activités domestiques et la pollution atmosphérique due au développement excessif des moyens de communication. L'environnement montre des signes évidents de saturation. Le problème concerne tous les Etats Membres de l'Organisation, et c'est à eux qu'il appartient de décider du remède. Le rapport soumis à la Commission est très complet et le travail accompli est satisfaisant. L'OMS agit depuis longtemps dans le domaine de la pollution de l'air et de l'eau, dans celui des rayonnements ionisants et dans bien d'autres secteurs apparentés. Mais il est devenu indispensable que ces activités se développent et se développent rapidement. Le Directeur général a proposé un certain nombre de projets entre lesquels il faut choisir et il n'est pas douteux que, si l'Assemblée pouvait lui donner les moyens financiers de réaliser la totalité du programme, il y parviendrait. Néanmoins, il faut opérer des choix; c'est pourquoi le Professeur Halter soulignera un certain nombre de points particuliers. Le délégué de la Belgique a cité le cas d'une industrie qui, n'ayant pas trouvé à s'implanter en Europe, est en train de s'installer en Afrique. Il existe des cas analogues où une industrie insalubre, n'ayant pu obtenir l'autorisation nécessaire dans un pays, a trouvé l'hospitalité dans un pays voisin. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13, appendice 8. 2 3

Actes off. Org. mond. Santé, 1970, N° 187, p. XXIX. Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13, appendice 7, tableau A.

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Le fait qu'une industrie puisse être refusée par un pays, mais acceptée par un autre, est particulièrement préoccupant. Aucun pays, quelles que soient ses dimensions ou sa puissance, ne peut se permettre de définir seul les critères d'hygiène sur la base desquels il acceptera ou refusera l'implantation d'industries. Ou bien ces critères seront trop sévères, et l'industrie émigrera ailleurs; ou bien ils seront trop souples et attireront des industries qui auront été rejetées par d'autres pays. D'autres sources de pollution se développent rapidement - par exemple, les gaz d'échappement des moteurs - mais toutes les formes de pollution se développeront d'une manière chaotique pouvant engendrer une situation discriminatoire si les pays ne se mettent pas d'accord sur les critères et les normes qui constitueront les bases de leur politique. La délégation de la Belgique fait appel à l'Assemblée de la Santé pour qu'en approuvant le programme proposé par le Directeur général, elle lui demande d'accorder la priorité aux sources de pollution qui risquent de créer un jour un état de choses irréversible. Le Professeur Halter suggère que l'Assemblée reconstitue le groupe de travail créé en 1970, auquel pourraient peut -être venir s'ajouter différents pays qui n'avaient pas alors participé aux travaux et qui désireraient le faire aujourd'hui. D'autre part, tous les pays devraient, le plus rapidement possible, élaborer des bases juridiques, sur lesquelles pourraient se fonder certaines actions. A cet égard, le Professeur Halter serait très heureux que soient établis des critères ou des guides susceptibles d'être utilisés par les organisations gouvernementales. Enfin, il faudrait encourager tous les pays à prendre conscience de la situation existant sur leur propre territoire, et les inciter à faire ce que beaucoup de pays ont déjà entrepris, c'est -à -dire à établir des installations de mesure, de détermination et de détection des différents polluants. Une fois que l'on aurait établi les priorités et défini les bases juridiques d'action, on pourrait revenir aux excellentes propositions de programmes présentées par le Directeur général. Elles comportent des recherches concernant les effets de différents polluants sur la santé de l'homme, la mise au point de procédés permettant de limiter ou de supprimer certaines émissions de polluants, et enfin la constitution d'un réseau mondial de surveillance. Les secteurs sur lesquels l'effort devrait essentiellement porter sont la pollution de l'atmosphère, la pollution de l'eau, et, plus particulièrement, la pollution des eaux côtières. Le Professeur Halter propose de constituer un groupe de travail pour aider le Rapporteur à rédiger un projet de résolution. En ce qui concerne le financement, le Professeur Halter appuie la proposition du délégué de la Suède. Il rappelle ce qu'a dit sa délégation au cours de la troisième séance plénière, à savoir que la Belgique est prête, au travers du Ministère de la Santé publique et du Ministère de la Coopération au Développement, à participer au financement des activités dans ce secteur. Le Dr ROBERTSON (Canada) déclare que, depuis dix ans, la dégradation de l'environnement de l'homme est un grave sujet de préoccupation dans le monde entier. La conférence des Nations Unies sur le milieu humain, qui se tiendra à Stockholm en 1972, représente l'aboutissement de ces préoccupations et, de l'avis du Canada, permettra d'accomplir quelques progrès réels à l'échelon national et international. Comme les membres de la Commission le savent sans doute, le Secrétaire général de la conférence est un Canadien, M. Maurice F. Strong, qui est bien connu pour ses travaux dans le domaine de l'aide internationale et du développement. Un des objectifs initiaux de la conférence est d'alerter l'opinion publique quant aux dangers résultant, pour tous les peuples, de la pollution de l'environnement. De nombreux pays, dont le Canada, ont mis en vigueur une législation nouvelle, ou ont établi des ministères chargés de s'occuper des problèmes de l'environnement. Il faut espérer qu'à la conférence de Stockholm les efforts nationaux pourront être coordonnés à l'échelon international. La délégation du Canada pense que la conférence devrait avoir un caractère véritablement mondial, et rallier la pleine participation des pays développés et des pays en voie de développement. C'est pourquoi, indépendamment du rapport national auquel il travaille actuellement sur la demande du Secrétaire général de la conférence, le Canada a offert d'aider les pays en voie de développement à établir leurs propres rapports nationaux, en leur fournissant du personnel et des fonds. De l'avis de la délégation canadienne, les buts du développement économique et de la préservation de l'environnement sont complémentaires et non pas contradictoires, puisque l'un et l'autre tendent à améliorer la qualité de l'existence humaine. La conférence de Stockholm de 1972 constituera un forum, où un travail très utile pourra être fait dans ce sens. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) déclare que, si les problèmes de l'environnement de l'homme ne sont pas aussi graves à Chypre que dans certains pays industrialisés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord, les autorités cypriotes n'en ont pas moins jugé bon de demander à toutes les instances intérressées d'étudier l'ensemble de la question et de coordonner leurs efforts dans un programme global, préparé d'avance, compte tenu des conditions propres à l'ile. Jusqu'à présent, la pollution de l'atmosphère ne pose pas de grave problème à Chypre. Le développement industriel n'a pas progressé suffisamment pour polluer l'atmosphère. Les industries lourdes utilisant du charbon sont rares, et les quelques centres d'industrie lourde qui existent sont situés loin des régions habitées. Le chauffage domestique ne pose pas davantage de problèmes, étant donné le

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type de carburant utilisé. On peut donc affirmer que la concentration de gaz sulfureux dans l'atmosphère que l'on respire n'est pas assez forte pour mettre la santé en danger. Personne, il est vrai, ne peut prédire ce que l'avenir réserve et déjà, dans certaines zones, on peut dire que la pollution constitue plus ou moins une nuisance publique. Ces dernières années, la circulation automobile a atteint une densité qui inquiète les autorités et la population. Bien qu'on n'ait pas mesuré les concentrations d'oxyde de carbone, on ne pense pas que la pollution atmosphérique provenant de cette source soit déjà dangereuse. Mais, étant donné le développement rapide de la circulation automobile, on peut prévoir que les pouvoirs publics seront un jour contraints de prendre des mesures pour protéger l'atmosphère. Les moteurs Diesel posent un problème particulier parce que, indépendamment des émissions de fumées, ils dégagent des odeurs désagréables. Bien qu'il exista des règlements fixant la hauteur des cheminées ou des conduits de fumées pour les bâtiments industriels et domestiques, et interdisant les émissions de fumées, de vapeurs ou de gaz sauf dans certains cas spéciaux en ce qui concerne les véhicules à moteur, la législation est loin d'être efficace. Sur la demande du Ministère de la Santé, un consultant de l'OMS a fait une enquête et a confirmé que, pour le moment, la pollution atmosphérique ne posait pas de problème à Chypre. Néanmoins, pour éviter une dégradation de la situation, il a recommandé qu'un certain nombre de techniciens de l'assainissement aillent faire des stages à l'étranger pour devenir inspecteurs des fumées, et qu'un haut fonctionnaire du Ministère de la Santé poursuive des études d'ingénieur- chimiste axées sur les techniques de la lutte contre la pollution atmosphérique. Les rayonnements ionisants ne sont pas un sujet de préoccupation dans l'ile, étant donné qu'ils ne sont utilisés que dans les hôpitaux et en agriculture; par conséquent, la question des mesures de protection contre les substances radioactives ne se pose pas pour le moment. Cependant, les personnes travaillant dans les départements de radiologie sont surveillées en permanence et les doses de rayonnement qu'elles reçoivent dans le cadre de leurs activités professionnelles sont régulièrement vérifiées. La pollution de l'eau ne pose pas davantage de problèmes à Chypre. Exception faite de quelques torrents de montagne, il n'y a ni cours d'eau permanent, ni lac, ni autres sources d'approvisionnement en eau de surface. Les approvisionnements publics en eau destinés à des usages domestiques proviennent essentiellement de nappes souterraines profondes et de quelques sources naturelles. La question des mesures de protection ne se pose donc pas. Toutefois, les bords de mer sont pollués par les effluents industriels et domestiques et, bien qu'une législation existe pour la prévention de la pollution côtière, elle est inefficace. En ce qui concerne la pollution du sol, Chypre bénéficie en général des avantages d'un sol propre, mais certains facteurs tendent à dégrader l'environnement naturel, Dans certains cas, les déchets d'usines et d'exploitations minières sont rejetés sans traitement préalable et sans discrimination à la mer ou dans des espaces découverts. Egouts publics et usines de traitement des eaux usées font encore défaut. Il a fallu attendre une date récente pour que les pouvoirs publics examinent sérieusement la question; des plans pour un projet d'égouts concernant les villes de Nicosie et de Famagouste ont été proposés. En attendant, les installations d'évacuation des eaux usées restent individuelles. On manque également de méthodes systématiques et scientifiques d'élimination des ordures. Celles -ci sont ramassées régulièrement, mais ne sont pas éliminées de manière méthodique. On espère que les pouvoirs locaux accorderont à la question l'attention qu'elle mérite. Le bruit est considéré comme une nuisance publique et, à ce titre, soumis à des réglementations locales; mais ces réglementations sont inopérantes contre les bruits excessifs provenant de certaines industries, de la circulation automobile, et des avions. On ne pense pas que Chypre sera touchée par le bruit des avions supersoniques, étant donné qu'elle se trouve à l'écart des grandes routes aériennes internationales. En ce qui concerne l'hygiène des denrées alimentaires, un comité spécial a récemment été constitué pour contrôler les industries alimentaires, mesure très importante, puisque le contrôle des aliments périssables d'origine animale, pendant le stockage, le traitement et la vente au public, a une importance capitale pour la santé. On s'occupe de la question des additifs alimentaires et des colorants, et aussi de l'utilisation croissante des insecticides, des pesticides et d'autres produits chimiques pour combattre les maladies végétales, ainsi que le paludisme et diverses autres maladies de l'homme. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) indique que son pays attache une grande importance à la protection de l'environnement et qu'il est prêt à coopérer, à l'échelon international, aux travaux qui seront entrepris en ce domaine. L'URSS peut faire état d'une expérience considérable pour ce qui est de la planification et de l'application à vaste échelle de mesures propres à améliorer l'environnement; ses services de santé ont entrepris de nombreux travaux de recherche et obtenu des renseignements très intéressants qui ont permis de mettre en place un système efficace de services et de mesures de protection de l'environnement. Des normes ont été établies et renforcées dans nombre de cas par des dispositions législatives. Les normes en vigueur en URSS visent à prévenir non seulement les maladies graves dues à l'intoxication par l'environnement mais aussi les troubles qui peuvent résulter de l'action à long terme des polluants; elles sont parfois beaucoup plus strictes que

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celles qui sont appliquées dans d'autres pays. L'URSS est disposée à fournir à l'OMS tous les renseignements relatifs à ces normes et aux méthodes utilisées pour la détection et la mesure de la concentration des polluants dans différents milieux et à participer aux recherches sur les nouveaux polluants et sur l'unification des méthodes adoptées pour déterminer les effets adverses des principales sources de pollution. Elle est prête, en outre, à aider les pays en voie de développement à former des spécialistes de la salubrité de l'environnement et à participer à l'exécution de projets spéciaux pour combattre les facteurs indésirables du milieu. Dans la section III de son rapport, le Directeur général déclare qu'il ne saurait être question pour l'OMS de se charger d'activités qui sont déjà du ressort des autorités nationales. La délégation soviétique estime que ce principe devrait être à la base de toutes les activités de l'Organisation. Il faudrait y ajouter - ce n'est pas moins important - une délimitation précise du rôle de l'OMS et des autres organisations. L'OMS devrait s'attacher en premier lieu à établir des critères et des normes et à formuler des directives pour les mesures préventives, ainsi que le mentionne la section IV, sous -section B, du rapport. Lors d'un premier stade, elle pourrait publier des normes nationales, qui seraient utiles à la conférence organisée à Stockholm en 1972. L'OMS a déjà entrepris l'examen d'ensemble et l'analyse de l'état de l'environnement et des conditions de salubrité, et ces travaux devraient être intensifiés. Il importe néanmoins de ne pas accroître trop rapidement le nombre des sujets sur lesquels on se propose de recueillir des informations. Au premier stade du programme, il serait préférable que l'OMS se borne à étudier un petit nombre de paramètres en vue de mettre au point des méthodes et d'en évaluer l'efficacité à l'échelon mondial. On possède déjà une documentation assez abondante sur quantité d'aspects de la pollution de l'environnement, mais il est regrettable que de nombreux facteurs économiques et sociaux empêchent de prendre des mesures propres à remédier aux inconvénients connus. Les activités dont on pourrait attendre des résultats effectifs dans un proche avenir devraient être choisies selon des critères stricts, comme ceux qui ont été proposés la semaine précédente au cours des discussions techniques sur l'utilisation des examens de masse en santé publique. En ce qui concerne les incidences financières du programme à long terme d'hygiène du milieu qui sont exposées dans un appendice au rapport,' la délégation soviétique considère que les projets dont la réalisation a été prévue pendant la première année sont trop nombreux; en outre, certains ne portent que sur des points marginaux. L'affectation de fonds supplémentaires, même pour des mesures sanitaires de base, ne se justifierait pas, car elle modifierait à peine la situation. Le rapport fait mention des activités entreprises par l'OMS à l'aide de fonds alloués par l'élément Fonds spécial du PNUD, lequel, comme l'indique le projet de programme et de budget, a l'intention de consacrer des sommes considérables à des projets visant à combattre la pollution du milieu, mais les renseignements que donne le rapport sur les travaux prévus sont insuffisants. La délégation de l'URSS considère en outre qu'il est injustifié d'entreprendre dés le début de la réalisation du programme l'élaboration d'indices épidémiologiques, dont il est fait mention dans le tableau B du même appendice. Quant à l'extension des services actuels de traitement et d'analyse des données à l'OMS (tableau C), il conviendrait d'attendre, pour en décider, les conclusions de la présente Assemblée de la Santé concernant l'utilisation en commun des installations de calcul électronique. Enfin, la délégation soviétique considère qu'il n'y a pas lieu de donner une extension trop rapide au programme de l'OMS sur l'environnement de l'homme avant que soient connues les conclusions de la conférence de Stockholm ainsi que celles du colloque de la CEE sur les problèmes relatifs à l'environnement qui se déroule à Prague. Le Dr STREET (Jamaique) adresse des félicitations au Directeur général et à son personnel pour le programme à long terme de détection et de surveillance des effets de l'environnement et le projet de code d'hygiène du milieu. Il constate avec satisfaction que, répondant à une demande de la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé, l'Organisation a traité le problème de façon méthodique et en visant à assurer des conditions de milieu favorables à la santé de l'homme. Toutes les nations conviennent qu'elles doivent travailler ensemble à cette fin; toutefois, les priorités varient d'un pays à l'autre, selon le niveau de développement industriel ou la proximité d'autres pays qui connaissent déjà une industrialisation intensive. Le Dr Street est particulièrement satisfait de l'importance accordée aux mesures fondamentales d'assainissement dans les zones urbaines et les zones rurales (section IV, sous -section A du rapport), qui ont déjà été étudiées à propos de la pandémie de choléra et qui sont également essentielles lorsqu'il s'agit de préserver l'environnement de l'homme d'une contamination. Une infrastructure sanitaire solide est indispensable dans les pays en voie de développement. Il conviendrait de mettre en place des services d'épidémiologie dans les ministères de la santé, et d'améliorer les systèmes de données de morbidité et de couplage des dossiers médicaux. En outre, il faudrait intensifier l'étude des indices épidémiologiques sur une base multidisciplinaire.

1

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13, appendice 7, tableau A.

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Pour garantir un niveau optimal de production industrielle dans le cadre du développement économique, tout en éliminant les facteurs nocifs, il est capital d'édicter des mesures législatives appropriées. Les besoins en matière d'énergie et de production économique et industrielle doivent être mis en regard des impératifs écologiques. La Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement devrait tenir compte de la nécessité d'un équilibre écologique; il faut espérer toutefois qu'il n'en résulterait pas de contraintes fâcheuses de nature à entraver un développement légitime. Le Dr Street a pris note de l'excellent travail accompli par le Comité préparatoire pour la conférence des Nations Unies sur le milieu humain, qui s'est préoccupé des questions intéressant les collectivités humaines ainsi que de la conservation et de l'exploitation des ressources naturelles. Toutefois, comme il l'a déjà signalé, ce sont les mesures fondamentales d'assainissement qui, à ses yeux, revêtent le plus d'importance. La présente décennie ouvre d'immenses perspectives avec la technique des mesures à distance et les satellites pour la détection des ressources terrestres, satellites qui doivent être utilisés à des fins pacifiques et au service du développement. Les universités ont un rôle important à jouer en matière d'éducation sanitaire, et il incombe à l'OMS de souligner la nécessité de l'éducation sanitaire à l'école. Les fondements de l'écologie devraient figurer dans les programmes officiels d'enseignement à tous les niveaux, afin que l'homme acquière une certaine connaissance des facteurs positifs grâce auxquels il parviendra à assurer l'équilibre voulu. Il faudrait créer des départements de génie sanitaire au sein des ministères de la santé et enseigner aux inspecteurs et aux infirmières de la santé publique des techniques simples de laboratoire, auxquelles on n'a pas accordé assez d'attention dans le passé. Les pays en voie de développement devraient recruter des ingénieurs chimistes pour leurs départements de génie sanitaire afin que les travaux d'assainissement et d'approvisionnement en eau potable soient exécutés sur des bases rationnelles. Les objectifs proposés dans le programme à long terme en matière d'hygiène du milieu pour l'approvisionnement en eau des agglomérations urbaines et des zones rurales, tels qu'ils apparaissent à la section IV, sous -section C, du rapport (Priorités dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement), inspirent quelque inquiétude au Dr Street. La répartition des projets entre ces deux groupes de collectivités ne lui parait pas équitable, et il espère que cette question sera examinée avec toute l'attention nécessaire à la conférence de Stockholm. Se référant aux incidences financières du projet de programme du Directeur général (section IX du rapport), le Dr Street indique qu'il ne souhaite pas présenter de suggestions précises, mais qu'à son avis il faudrait examiner la nécessité de créer un fonds spécial. L'Assemblée de la Santé devra prendre une décision, car il lui incombe surtout d'aider le Directeur général à accélérer la réalisation de son programme et à préparer pour la conférence de Stockholm des rapports techniques sur les critères et les normes. Le Dr Street remercie l'OMS de l'aide accordée à son pays pour la formation de spécialistes aptes à résoudre les problèmes de santé liés à l'environnement. La Jamaique met en place des institutions et collabore avec les organisations régionales qui s'intéressent à l'environnement de l'homme. Elle est disposée à fournir à l'OMS les renseignements qui lui seront demandés et qui pourront être utiles à d'autres pays. Quant au rapport du Directeur général, le Dr Street estime qu'il n'est certainement pas trop détaillé et que toutes les informations qu'il contient répondent à une véritable nécessité. En conclusion, le délégué de la Jamaique exprime le souhait que tous les pays seront largement représentés à la conférence de Stockholm et que beaucoup de fonctionnaires de la santé y assisteront. Le Dr JORGENSEN (Australie) indique que sa délégation a étudié le rapport du Directeur général avec un grand intérêt mais non sans quelque inquiétude. Le programme proposé prévoit principalement les activités suivantes mettre au point un système de rassemblement et de diffusion des renseignements; stimuler et soutenir la recherche; favoriser un accord international sur des critères, guides et normes; aider les gouvernements à former du personnel national; créer des services techniques; préparer un programme de développement qui sera examiné par l'Organisation des Nations Unies. Les incidences financières sont exposées dans l'appendice 7 du rapport, les crédits nécessaires étant estimés à US $2 214 700 au total. Le coût estimatif total des activités qui seront proposées lors de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain s'élève à US $2 320 000, comme il est indiqué à la fin de l'appendice 8. Le Dr Jorgensen relate brièvement les difficultés qu'a rencontrées l'Australie lorsqu'elle a abordé le problème de l'environnement de l'homme. Le Département de la Santé du Commonwealth avait convoqué une conférence réunissant des représentants du Cabinet du Premier Ministre, des départements de l'Education et de la Science, des Affaires étrangères, du Travail et du Service national, de l'Industrie primaire, de l'Aviation civile et des Transports ainsi que de l'Organisation du Commonwealth pour la Recherche scientifique et industrielle et d'un grand nombre d'organismes administratifs et scientifiques. Cette conférence a mis en évidence la multiplicité des intérêts interdisciplinaires, et a conduit à la création d'un bureau de l'environnement au sein du Cabinet du Premier Ministre; il a été décidé également d'établir un conseil national de l'environnement. Le Dr Jorgensen pense que l'OMS se trouve dans une situation analogue, à l'échelon mondial. Les autres organismes intéressés sont notamment l'Organisation internationale du Travail, l'Organisation :

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pour l'Alimentation et l'Agriculture, l'Organisation météorologique mondiale, l'Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources, le Programme biologique international et les organes du Conseil économique et social des Nations Unies (par exemple les commissions économiques régionales, le Comité de l'Habitation, de la Construction et de la Planification et le Comité des Ressources naturelles), l'Agence internationale de l'Energie atomique et l'Organisation pour la Coopération et le Développement économiques. Il serait excessivement ambitieux de la part de l'OMS de se lancer dans la mise en oeuvre d'un programme mondial d'hygiène du milieu avant que la conférence des Nations Unies n'ait déterminé, en 1972, la meilleure manière de combiner le savoir et les ressources de toutes ces organisations. Ainsi qu'il est indiqué à la section IX du rapport, la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé aura une décision à prendre au sujet du rythme qu'il convient d'adopter pour le programme relatif à l'hygiène du milieu. Dans la conjoncture présente, la délégation australienne appuierait une résolution qui 1) définia) de rassemblement et de diffusion d'informations; b) d'encouragerait le rôle de l'OMS en matière ment et de soutien en vue de l'intensification de la recherche en ce domaine; c) de recherche d'un accord international sur des critères, guides et normes; d) d'aide à la formation de personnel de santé national; 2) approuverait l'aperçu du document préparé par le Directeur général pour être soumis à la conférence des Nations Unies en 1972, tel qu'il est présenté dans l'appendice 8, et prierait le Directeur général de préparer un document plus détaillé selon ce schéma; 3) prierait le Directeur général de continuer à faire rapport sur les incidences financières pour l'OMS de la mise en oeuvre du programme mentionné au point 2) ci- dessus. : :

Le Dr RACOVEANU (Roumanie) estime que le programme présenté dans le rapport, programme vaste et complet, revêtant un caractère technique approprié, offre aux Etats Membres une véritable source d'inspiration pour l'orientation de leurs propres activités. En mettant l'accent sur le rôle que peut jouer l'OMS pour évaluer les effets de l'environnement sur la santé, le rapport donne - dans ses sections III et V, et les appendices 1 et 3 - un exposé des activités complexes exécutées aux échelons national, régional et international en vue d'instaurer un système mondial de détection et de surveillance. Les suggestions sur la recherche épidémiologique que contient le rapport ont fait l'objet d'une analyse très approfondie en Roumanie, car ce pays s'intéresse à ces questions depuis bien des années. - Amélioration de la santé par le contrôle et L'idée qu'exprime le titre de la section IV du rapport la protection de l'environnement - est à la base du problème examiné. La Roumanie se heurte à de graves difficultés du fait du rythme très rapide de son industrialisation et de son urbanisation, et elle a dû mettre au point un vaste programme d'assainissement de l'environnement. L'existence d'un service d'hygiène du milieu ayant une assez longue expérience et disposant de cadres suffisamment nombreux permet au pays d'agir efficacement dans ce domaine. Certes, les activités de ce service pourraient être améliorées, et le rapport contient de très utiles suggestions à cet égard. Mais les inondations catastrophiques qui se sont produites en mai et juin 1970 n'en ont pas moins démontré que les mesures sanitaires fondamentales assurées par le réseau existant étaient efficaces et que la Roumanie était parfaitement capable d'exécuter des opérations systématiques de surveillance et de détection des effets de l'environnement sur la santé. La délégation de la Roumanie est convaincue que l'expérience acquise dans son pays en matière de formation de personnel médical et auxiliaire pour les services d'hygiène du milieu pourrait être utile à d'autres pays et elle est autorisée à leur donner toutes les indications voulues à ce sujet. L'organisation sous les auspices de l'OMS de cours permanents ou périodiques, éventuellement avec la participation d'autres pays, permettrait de former le personnel nécessaire à la mise en oeuvre de programmes nationaux et régionaux d'hygiène du milieu dans les pays en voie de développement. Parallèlement au projet du PNUD relatif à la pollution de l'air et de l'eau, qui est en cours d'exécution en Roumanie, il serait possible de mettre en oeuvre un projet pilote OMS de détection de la pollution du sol par les métaux, les engrais chimiques, etc. Ce projet permettrait non seulement de déterminer le niveau actuel de pollution, mais aussi d'en suivre l'évolution ultérieure. En Roumanie, des enquêtes épidémiologiques sur les effets de la pollution de l'environnement ont été faites depuis 1954 dans des zones particulièrement affectées par la pollution atmosphérique. Le Dr Racoveanu connaît les difficultés que rencontrent ces enquêtes et apprécie pleinement les efforts qu'a demandés la rédaction de l'appendice 1 du rapport, relatif aux effets connus ou soupçonnés de l'exposition aux agents physiques, chimiques et biologiques et aux influences de l'environnement sur la santé et le bien -être de l'homme. La Roumanie espère pouvoir participer au programme international de détection et de surveillance décrit dans le rapport. Le Dr Racoveanu estime parfaitement possible d'organiser en Roumanie des centres de référence pour l'étude des effets de l'environnement sur la santé, de l'hygiène du milieu dans les petites entreprises industrielles et des malformations congénitales dans leurs rapports avec les conditions écologiques, étant donné l'expérience déjà acquise dans son pays et les installations de recherche médicale dont il dispose. A propos de la section VII du rapport (Collaboration avec d'autres institutions sur les problèmes relatifs à l'environnement), le délégué de la Roumanie désire appeler l'attention du Secrétariat sur

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le fait qu'une collaboration dans ce domaine serait souhaitable avec l'OMM aussi bien qu'avec l'AIEA et la FAO. La Roumanie a largement bénéficié de la collaboration des météorologues pour les études sur la pollution de l'air et de l'eau. Le Dr SAUTER (Suisse) rappelle que, le 6 juin 1971, le peuple suisse sera appelé à voter un article constitutionnel chargeant la Confédération de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l'homme et son milieu naturel. Le terme "milieu naturel" est pris ici dans un sens large et s'applique non seulement à l'air, à l'eau et au sol, mais également à la faune et à la flore. Le rapport du Directeur général présente un très grand intérêt et la délégation suisse se plaît à reconnaître son esprit objectif et sa valeur scientifique, ainsi que le soin avec lequel il tend à définir le rôle que l'OMS est appelée à jouer dans la conservation de l'environnement de l'homme. Ce rapport traite bien entendu de la santé de l'homme, telle qu'elle est définie dans la Constitution de l'OMS, mais il ne faut pas oublier que la santé et le bien -être de l'espèce humaine sont inséparables de ceux des plantes et des animaux, de sa biosphère, et que les effets de la pollution se font sentir sur la flore et la faune beaucoup plus tôt que chez l'homme. La délégation suisse estime qu'il devient de plus en plus difficile de fixer des niveaux admissibles pour l'homme des polluants et autres facteurs nuisibles de l'environnement. Avant de chercher à définir ces niveaux, il convient de défendre le principe selon lequel la pureté de tous les éléments doit être protégée dans toute la mesure du possible, et c'est précisément la tâche de la Commission fédérale suisse de l'Hygiène de l'Air. Plusieurs pays, tels que les Etats -Unis d'Amérique et la République fédérale d'Allemagne, ont récemment édicté des règlements concernant la teneur en substances toxiques des gaz d'échappement des automobiles. Ces décisions témoignent d'une ferme volonté d'améliorer la pureté de l'air dans toute la mesure du possible sans attendre que les dégâts provoqués par ces gaz aient été prouvés. Se référant au déroulement du programme à long terme de l'OMS en matière d'hygiène du milieu (section IV, sous -section B, du rapport), le Dr Sauter remarque, à propos de la planification du programme visant à définir des critères et indices de la qualité de l'air, qu'une intensification des travaux de recherche est prévue entre 1972 et 1976 et que, durant cette même période, on pense obtenir de plus amples renseignements sur les niveaux et les tendances de la. pollution. Or, il faut espérer qu'en 1976 la définition des critères et indices de la qualité de l'air pourra s'inspirer des derniers progrès de la technique, qui seront eux -mêmes le résultat des prescriptions strictes qui doivent être établies sans tarder. Attendre que des effets pathologiques se manifestent serait une attitude qui ne correspond guère aux principes de la Constitution de l'OMS. Une fois que de tels effets seraient effectivement constatés, il serait trop tard pour en éliminer les causes. La Constitution de l'OMS déclare que la possession du meilleur état de santé constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain. Il s'ensuit que l'homme doit également avoir le droit de vivre dans un environnement qui ne mette pas sa santé en danger. C'est ce principe qui doit constituer la base de l'attitude de l'OMS en matière d'hygiène de l'environnement. Le Dr HELLWA (République Arabe Unie) déclare que le rapport soumis à la Commission contribuera à la longue à résoudre le problème vital et complexe que constitue le déséquilibre entre l'homme et son environnement. Dans les pays développés, la dégradation de l'environnement est due au développement excessif de l'activité humaine. En revanche, dans beaucoup de pays en voie de développement et dans les pays en pleine transition, l'homme est à la merci d'éléments du milieu qui sont ses ennemis naturels; il a dû, bon gré mal gré, s'acclimater aux bactéries et aux parasites, et pratiquer la coexistence pacifique avec les moustiques et les mouches. Il est évident que le problème se pose différemment selon qu'il s'agit de régions où l'espérance de vie est de 65 ans et où l'on s'efforce d'épurer l'environnement, ou bien de collectivités où l'espérance de vie ne dépasse pas 45 ans et où c'est l'homme lui -même qu'il faut débarrasser des agents nocifs. A propos de la rubrique "Approvisionnement en eau des zones rurales ", qui figure à la sous section C (Priorités dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement) de la section IV du rapport du Directeur général, le Dr Hellwa désire savoir si l'objectif de la décennie n'aurait pas dû être l'approvisionnement à domicile sous canalisation de plus de 20 % de la population des campagnes. On sait qu'il est possible de venir à bout d'une grande partie des maladies intestinales en améliorant les conditions d'hygiène dans les zones affectées. Le Dr Hellwa pense que l'amélioration de l'hygiène du milieu est fonction de l'hygiène personnelle, qui dépend elle -même de l'éducation sanitaire et de l'accès à une source d'eau saine. Il faudrait au moins installer des fontaines publiques rattachées à un réseau canalisé et qui ne soient pas trop éloignées des habitations, l'idéal étant évidemment que chaque habitation rurale soit raccordée au réseau d'adduction d'eau. L'eau amenée dans chaque foyer sous canalisation est très certainement le meilleur instrument d'éducation sanitaire. Le Dr Hellwa désire savoir quelle place revient à la planification rationnelle des villages parmi les besoins fondamentaux en matière d'aménagement du milieu. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) indique que, dans son pays, le processus d'industrialisation et d'urbanisation rapides ainsi que d'autres facteurs ont malheureusement compliqué encore les problèmes d'hygiène

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du milieu et provoqué certaines modifications dans les rapports entre l'homme et son environnement, ce qui a conduit le Gouvernement à prendre différentes mesures propres à assurer la protection de la santé des populations. Des lois ont été promulguées en 1963 sur la protection de l'air, de l'eau et du sol contre la pollution. Tous les ministères, conseils du peuple et organisations publiques se sont vus dans l'obligation d'adopter des mesures destinées à protéger et à améliorer l'environnement. Le Ministère de la Santé publique est chargé de contrôler la pollution, d'étudier les effets des substances nuisibles sur la santé de l'homme, d'établir des normes d'hygiène et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer des conditions optimales de vie, de travail et de loisir. Le Dr Arnaudov décrit l'organisation qui a été mise sur pied et les mesures adoptées pour venir à bout de cette tâche, lesquelles ont déjà permis d'obtenir certains résultats. La délégation de la Bulgarie estime qu'étant donné l'évolution actuelle de la situation, il importe que l'OMS prenne des dispositions en vue d'assurer des échanges d'informations sur les progrès réalisés dans les pays développés vers la solution du problème de la pollution par les moteurs à combustion interne, pollution qui s'accroit rapidement en raison de l'augmentation du nombre des véhicules à moteur et qui pourrait avoir des conséquences désastreuses si l'on ne réussissait pas à mettre au point un nouveau type de carburant inoffensif. L'OMS se doit aussi d'encourager les échanges d'informations sur le problème du bruit. En Bulgarie, des normes ont été adoptées en ce qui concerne le volume et la durée des bruits dans les habitations, les zones urbaines et les établissements industriels, mais divers facteurs rendent leur application difficile. La lutte entreprise pour assurer à la population un environnement optimal exige une coordination des efforts de tous les pays et l'OMS a un rôle important à jouer en la matière. Pour le R.P. DE RIEDMATTEN (Saint- Siège), prenant la parole sur l'invitation du PRESIDENT avec l'assentiment de la Commission, c'est à juste titre que l'OMS s'intéresse au problème de l'environnement de l'homme, qui devient de plus en plus préoccupant. Mais après avoir entendu les nombreuses déclarations faites lors de diverses conférences, il se demande si l'aspect sanitaire, aussi bien que les aspects éthiques et sociologiques du problème qui intéressent particulièrement le Saint -Siège, ne sont pas quelque peu négligés. Le R.P. de Riedmatten a récemment participé à Prague au colloque de la CEE sur les problèmes relatifs à l'environnement, qui était remarquablement organisé, mais auquel seul un très petit nombre de représentants des autorités sanitaires ont assisté. Lors d'une récente réunion du Comité préparatoire de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain à Stockholm, on a dit que les problèmes sociologiques et culturels liés à l'environnement étaient certes importants, mais qu'il faudrait veiller à ne pas leur consacrer trop de temps. Le R.P. de Riedmatten souligne que l'environnement n'est pas une fin en soi. Il s'agit donc de savoir dans quelle mesure cet environnement sert ou dessert l'homme. On parle beaucoup depuis quelque temps de la qualité de la vie mais s'il est une chose certaine, c'est qu'il faut considérer la qualité de la vie humaine aussi bien sous ses aspects spirituels que corporels. Le problème de l'environnement préoccupe beaucoup de monde, mais certains de ses aspects ne sont pas suffisamment mis en lumière, notamment ses incidences sur la santé physique et mentale de l'enfant. Il convient de ne pas oublier que c'est la génération montante qui sera le plus sérieusement affectée par toute dégradation de l'environnement, et il n'est pas certain que cette génération soit aussi favorisée, sur ce plan, que la génération présente. D'autre part, et étant donné que le problème de l'environnement intéresse chaque individu, il faut accorder une haute priorité à l'éducation de la population. Un autre problème très grave est celui des pays en voie de développement; ceux -ci, en entendant les déclarations faites dans les diverses conférences internationales, pourraient penser que les problèmes de la pollution ne regardent que les pays riches. Le R.P. de Riedmatten cite les paroles prononcées le 8 février 1971, à la seconde session du Comité préparatoire, par M. Maurice F. Strong, qui a affirmé que la crise de l'environnement n'est pas seulement une affaire de pollution industrielle, mais que les problèmes créés dans ce domaine par la misère, le sous -emploi et le sous -développement étaient tout aussi aigus et assurément plus répandus que ceux qui découlent de l'abondance. Ce sont les pauvres qui ont le plus à gagner de l'amélioration de l'environnement et le délégué de la Belgique au colloque de Prague a insisté à bon droit sur le fait que la planification de l'environnement devait être intégrée dans la planification générale du développement. Pour conclure, le R.P. de Riedmatten rappelle que Dieu a non seulement créé la vie, mais qu'il a placé en elle suffisamment de force de survie. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) indique que son pays bénéficie d'un environnement relativement exempt de pollution, par rapport à la situation qui existe dans beaucoup d'autres pays. Les problèmes devant lesquels la Nouvelle -Zélande se trouve placée ont néanmoins leur importance, et ils exigent une solution. Le Département néo- zélandais de la Santé exerce un contrôle étendu sur l'ensemble du pays, et il est chargé de toutes les opérations de détection en ce qui concerne la pollution atmosphérique, les

COMMISSION A

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QUATRIEME SEANCE

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retombées radioactives, la pollution de l'eau, le bruit, les additifs alimentaires, etc. La Nouvelle Zélande est située à l'écart des grands continents et elle assume donc une responsabilité d'autant plus grande dans le maintien pour son environnement de normes satisfaisantes. Lors des débats de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé,' le Dr Kennedy a mentionné qu'une conférence nationale sur le milieu physique se déroulait alors en Nouvelle -Zélande. A la suite de cette conférence, le Gouvernement néo- zélandais a créé un Conseil de l'Environnement, placé sous l'autorité d'un président autonome, qui fait rapport au Vice -Premier Ministre. Outre le Président, le Conseil comprend quatorze membres - dont huit sont élus par les organes locaux et centraux et six désignés par le Gouvernement. Selon son mandat, le Conseil est chargé de procéder à des études, de 1) la préservation fournir des avis et de coopérer avec d'autres institutions. Les études portent sur et le développement de la qualité de l'environnement, conformément aux objectifs fixés par la conférence sur le milieu physique; 2) les orientations générales, les mesures et les ressources nécessaires à la réalisation de ces objectifs; 3) les répercussions sur l'environnement des programmes proposés par d'autres organes du Conseil national pour le Développement. Le Conseil est également chargé de donner des avis aux ministres compétents et au Conseil national pour le Développement, entre autres, sur les modifications qu'il conviendrait d'apporter de temps à autre aux objectifs fixés ainsi qu'aux orientations générales, mesures et ressources nécessaires, et également sur toute question concernant l'utilisation efficace des ressources en vue de préserver et d'améliorer la qualité de l'environnement. Le Conseil de l'Environnement collabore avec le Conseil national pour le Développement afin d'harmoniser les divers objectifs nationaux, notamment ceux qui intéressent le milieu physique. Sans doute les normes et critères d'origine étrangère peuvent -ils servir de guides, mais les conditions locales, en Nouvelle -Zélande, nécessitent souvent des adaptations. Il serait utile d'échanger des informations techniques sur la lutte contre les émissions de polluants dans l'atmosphère, d'établir et de publier des guides sur les critères de la qualité de l'air et d'encourager une collaboration plus étroite, à l'échelon régional, sous forme d'informations, de conférences, etc. La collaboration internationale est également indispensable pour évaluer les risques occasionnés par les bruits et les vibrations, étant donné l'expansion des agglomérations urbaines. Il reste encore beaucoup à faire pour déterminer les niveaux d'intensité sonore acceptables à l'état de veille et de sommeil, et les normes optimales pour le bruit admissible pendant le travail sont elles -mêmes encore à déterminer. Il est urgent de conclure un accord international sur la lutte contre la pollution des mers par le mazout, les eaux usées et les déchets solides évacués par les navires. La Nouvelle -Zélande exige des nouveaux navires battant pavillon néo -zélandais qu'ils contiennent des réservoirs pour les eaux usées, mais la pollution des eaux portuaires ne sera réduite que si les armateurs étrangers adoptent des mesures analogues. La Nouvelle -Zélande appuie l'action de l'OMS, notamment en ce qui concerne la création de centres internationaux de référence pour la réunion et la diffusion de données sur les problèmes de l'hygiène du milieu. Il serait souhaitable que les activités de l'OMS dans le domaine de la lutte contre la pollution fassent l'objet de plus de discussions et d'une meilleure coordination à l'échelon régional et interrégional. :

Le Dr EVANG (Norvège) se déclare extrêmement satisfait du rapport soumis à la Commission, car ce rapport ne s'efforce pas seulement d'apporter une solution à une série de problèmes, il énonce aussi certains grands principes qui doivent permettre à l'OMS d'aborder des problèmes particulièrement critiques aujourd'hui dans certains pays et qui, sans nul doute, le deviendront bientôt dans l'ensemble du monde. Ce rapport tente notamment de définir le rôle de l'OMS au moment où va se tenir à Stockholm la conférence des Nations Unies sur le milieu humain. Comme l'a rappelé le délégué de l'Australie, les organisations qui se préoccupent de questions c'est le cas de six commissions spéciales et de cinq institutions d'environnement sont nombreuses spécialisées des Nations Unies, sans compter d'autres organismes internationaux, parmi lesquels figurent vingt -trois organisations intergouvernementales. Il est donc de la plus haute importance de définir soigneusement le rôle que devra jouer l'OMS. Sur le chapitre des grands principes de l'hygiène du milieu, la partie la plus intéressante du rapport du Directeur général est celle où l'on a essayé d'élargir la notion traditionnelle d'assainissement appliquée essentiellement à la lutte contre la contamination bactérienne, etc., de manière à ce qu'elle englobe la contamination grandissante du milieu provoquée aujourd'hui par les déchets, ainsi que par les herbicides et pesticides utilisés en agriculture. Citant l'appendice 1 du rapport, relatif aux effets connus ou soupçonnés de l'exposition aux agents physiques, chimiques et biologiques et aux influences de l'environnement sur la santé et le bien -être de l'homme, dans lequel sont mentionnés sept groupes de facteurs différents, le Dr Evang constate que c'est la première fois qu'est établie une liste de ce genre. L'appendice 4 indique les interconnexions :

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1970, N° 185, p. 383.

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principales entre les éléments d'un réseau mondial de détection, de surveillance et d'information intéressant l'environnement; l'appendice 8, partie B, section II, donne un aperçu des diverses catégories de paramètres et indicateurs d'environnement. Se référant au cinquième paragraphe du résumé (page 92), qui concerne l'établissement de critères de qualité et de guides pour différents éléments du milieu véhiculant des polluants, le Dr Evang se demande si l'expression "eaux littorales" ne devrait pas être remplacée par le mot "océan" dans la liste de ces éléments, car il y a longtemps que la pollution s'étend au -delà des eaux côtières. Parmi les besoins urgents énumérés à la section III du rapport (page 95) figure la détermination des "niveaux admissibles, pour l'homme, des polluants ". Le Dr Evang pense que l'expression "niveaux admissibles" ne doit plus être utilisée. En effet, un niveau admissible pour l'homme peut très bien ne pas l'être pour les animaux et les végétaux dont il dépend pour subsister. Cette expression s'appliquait à l'origine à des situations locales très particulières, par exemple, en hygiène industrielle, au niveau admissible d'oxyde de carbone dans une aciérie, ou de plomb dans une usine. Si l'on s'en tient à cette notion de "niveaux admissibles ", un produit toxique non décomposé dans la nature risquerait, après un certain nombre d'années, d'entraîner à l'échelle mondiale des conditions écologiques inacceptables. D'ailleurs, qu'entend -on exactement par "niveaux admissibles" ? Existe -t -il un niveau admissible pour la contamination du Rhin par les déchets industriels, domestiques et agricoles (engrais) ? Existe -t -il un niveau admissible pour la décharge de produits toxiques de l'industrie chimique dans la mer du Nord ? Ce problème préoccupe beaucoup l'Islande et la Norvège, à cause de l'importance de la pêche pour ces pays. La notion de "niveaux admissibles" est donc périmée et doit être remplacée par une autre notion, celle du niveau le plus faible possible de libération de produits toxiques dans la nature auquel on puisse parvenir, en l'état actuel du progrès technique. Le Dr Evang ne saurait souscrire à la mention, aux sections V et VI du Résumé, en tant que premier des moyens nécessaires pour instaurer un système d'alerte rapide, d' "indicateurs sensibles de l'altération de la santé et du bien -être" lorsque le système d'alerte en question sera prêt à fonctionner, il sera trop tard pour éviter les dommages causés à la santé. En ce qui concerne la contamination par les métaux, par exemple le mercure et le plomb, il sera trop tard pour agir si l'on attend l'identification des premiers cas d'intoxication chronique révélés par les indicateurs. Non seulement un grand nombre de personnes seraient déjà atteintes, mais il faudrait aussi, pour renverser la situation, vaincre d'énormes obstacles, tout en se heurtant à des intérêts solidement établis. Le Dr Evang pense que le Directeur général pourrait envisager d'introduire dans le rapport les éléments d'une médecine préventive d'un nouveau type. Jusqu'ici, les services de santé n'ont été écoutés que dans la mesure où ils signalaient une maladie déjà identifiée; dans le cas de la pollution, cette identification viendra trop tard. La conception classique de la médecine préventive est en pleine évolution. Les services de santé et les médecins ont appris à combattre certains agents pathogènes il s'agit aujourd'hui de bien comprendre que des agents pathogènes de nature différente, fabriqués par l'homme, polluent et détruisent l'environnement de la même façon que les agents naturels. L'OMS, en sa qualité d'institution internationale technique, est particulièrement bien placée pour aider à surmonter les difficultés inhérentes à cet état de choses et, en adressant ses félicitations au Directeur général pour son rapport, le Dr Evang l'invite à bien vouloir prendre en considération les quelques observations qu'il vient de formuler, ainsi que celles des autres délégués. :

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La séance est levée à 17 h.30.

CINQUIEME SEANCE Mercredi 12 mai 1971, 14 h.35 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite)

Ordre du jour, 2.8

Le Professeur YANAGISAWA (Japon) déclare que le Japon a connu ces dernières années un développement économique et une expansion industrielle considérables qui ont eu des répercussions sérieuses sur l'environnement de l'homme et ont suscité des préoccupations dans toute la population. Le Gouvernement et le peuple japonais s'efforcent maintenant avec détermination de trouver des solutions au problème complexe et difficile que pose la pollution de l'environnement. Quatorze lois et amendements ont été promulgués en 1970 et un projet de loi portant création d'un office de l'environnement est actuellement soumis à la Diète. Ce nouvel organisme, dont la naissance est prévue pour le ler juillet 1971, sera chargé d'unifier les mesures de lutte contre la pollution. La délégation du Japon félicite le Directeur général de son rapportl et considère que trois points mentionnés dans ce rapport méritent de recevoir une attention particulière développement des échanges de renseignements; accumulation de données de base sur la contamination de l'environnement; établissement d'un système de détection et de surveillance. Elle espère que l'OMS' jouera un rôle important et actif au sein de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui aura lieu à Stockholm en 1972. :

Le Dr WAHAB -ARIFF (Malaisie) déclare que son pays doit maintenant faire face à des problèmes de pollution de l'air et de l'eau parce que, il y a plusieurs années de cela, des industries ont été créées sans qu'on procède à un zonage convenable des secteurs industriels, ni qu'on promulgue une législation pour prévenir ou combattre la pollution atmosphérique et le rejet des déchets industriels dans les cours d'eau. En conséquence, les habitants sont maintenant exposés aux fumées irritantes des cheminées d'usines, et dans un Etat l'eau de la rivière est tellement polluée par les effluents d'une usine de conserve d'ananas que les villageois habitant à proximité ne peuvent plus s'y approvisionner en eau de boisson et que tous les poissons et oiseaux ont disparu; en outre, cette eau a une action irritante pour la peau. L'industrialisation rapide, l'urbanisation et le développement agricole, ainsi que l'intensification des exploitations minières, suscitent également des problèmes de pollution dans certaines régions du pays. L'eau a été polluée par les effluents non traités d'entreprises et d'activités de huileries produisant de l'huile de palme et de l'huile de coprah, usines de traitement toutes sortes du caoutchouc, industries chimiques, petites industries, activités domestiques, commerciales et agricoles, exploitations minières. Les côtes aussi sont maintenant polluées par le pétrole. Devant cette situation, le Gouvernement prend des mesures législatives. Il a également engagé un programme de lutte contre la pollution atmosphérique et créé un comité interministériel chargé d'étudier le problème et de prendre des mesures immédiates encas de nécessité. C'est le Ministère de la Santé qui dirige la lutte contre la pollution de l'environnement au moyen des ressources limitées mises à sa disposition. On manque de personnel technique mais, avec l'aide des organisations internationales, on espère développer les activités dans ce domaine. La délégation de la Malaisie a écouté avec le plus grand intérêt ce qu'a dit le déléguésde la Nouvelle -Zélande à propos de l'établissement d'un Conseil de l'Environnement; elle aimerait avoir des précisions à ce sujet en vue de créer un organe analogue. Elle espère que l'OMS fournira des avis d'experts et diffusera des renseignements sur les polluants afin d'aider la Malaisie à établir un programme national de lutte contre toutes les formes de pollution. :

Sir Herbert BROADLEY (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance) apprécie vivement que l'observateur du Saint -Siège ait rappelé la vulnérabilité particulière des enfants vis -à -vis des dangers de l'environnement. Les enfants d'âge préscolaire sont très vulnérables en effet à la malnutrition, à la maladie, et aux risques provenant de l'environnement. Ces risques revêtent diverses formes, dont certaines débordent le cadre des activités du FISE; celui -ci a cependant fourni une aide considérable en ce qui concerne les approvisionnements en eau saine et l'établissement de systèmes sanitaires satisfaisants. Il s'est également occupé activement de développer les distributions de lait de bonne qualité.

1

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13. - 315 -

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La collaboration du FISE et de l'OMS pour le développement des services de protection maternelle et infantile destinés à protéger l'enfant contre les dangers de l'environnement est essentielle, mais il reste beaucoup à faire. La référence à la mortalité infantile, ainsi qu'à la mortalité et à la morbidité périnatales, qu'on trouve dans l'appendice 3 du rapport du Directeur général, montre que l'OMS est pleinement consciente du problème. Le FISE suivra avec le plus grand intérêt la conférence des Nations Unies sur le milieu humain et il est possible qu'il participe à ses travaux; il se tiendra en tout cas prêt à soutenir, en liaison avec l'OMS, l'application des recommandations et mesures destinées à protéger les enfants contre les dangers croissants résultant de la pollution. Le Dr GASHAKAMBA (Rwanda) déclare que, dans les pays en voie de développement, la pollution de l'environnement résulte de mauvaises conditions sanitaires, essentiellement dues à l'ignorance, et que l'éducation sanitaire aurait un rôle essentiel à jouer à cet égard. La construction de latrines est particulièrement importante pour l'amélioration de l'environnement, étant donné que la pollution par les matières fécales est la cause de nombreuses maladies et de nombreuses épidémies. Les pays en voie de développement vont maintenant avoir à affronter le problème de la pollution causée par une industrialisation anarchique. Le problème est d'autant plus grave que les tentatives de lutte sont parfois contrées par les propriétaires qui menacent de transférer leurs usines ailleurs; il en résulte que les nouvelles industries, au lieu d'être pour ces pays une source de revenus, y causent la dégradation de l'environnement. Ce problème est de ceux qui doivent être étudiés par l'OMS, et le Dr Gashakamba exprime l'espoir que l'Organisation établira des normes et des critères applicables à la création d'industries dans les pays en voie de développement, afin d'empêcher une aggravation de la pollution. Le Dr HATIAR (Tchécoslovaquie) rappelle qu'à la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé sa délégation a instamment demandé qu'on se préoccupe davantage de la protection et de l'amélioration de l'environnement. La Tchécoslovaquie possède un vaste réseau de stations sanitaires et d'instituts de recherche qui étudient des questions très variées se rapportant à l'environnement et à ses effets sur la santé de l'homme. Depuis vingt ans, les stations sanitaires enregistrent des données sur les conditions du milieu, la qualité de l'eau, la pollution de l'air et du sol, la radioactivité, le bruit, etc., et, avec l'aide des services d'inspection sanitaire, prennent des mesures pour protéger le milieu et assurer l'application des règlements appropriés. Aux termes de la législation en vigueur, tous les ministères et autres organismes centraux, aussi bien que les entreprises industrielles et les coopératives, sont tenus de prendre les mesures nécessaires pour améliorer et préserver les conditions sanitaires dans les secteurs de leur compétence. La complexité du problème a amené l'établissement, en 1971, d'organismes de coordination dans la République tchèque et la République slovaque. Dans le cadre du programme de développement économique pour 1971 -1975, le Gouvernement a approuvé un programme de recherches qui sera exécuté avec l'aide de l'Organisation des Nations Unies, et qui permettra d'étudier la pollution de l'air, de l'eau et du sol, de former des spécialistes venant de différents pays et d'unifier la nomenclature et les méthodes de recherche. La délégation de la Tchécoslovaquie se félicite du programme à long terme de l'OMS sur l'environnement de l'homme, qui stimulera les efforts faits partout pour la préservation de la santé. Elle considère que ce programme devrait être exécuté par étapes et être entièrement financé sur le budget ordinaire.

Le Dr BUSTAMANTE (Mexique), se référant au rapport du Directeur général et aux explications fournies par le représentant du Conseil exécutif, souligne l'intérêt que porte le Mexique au problème de la pollution. Le Mexique est un pays en voie de développement qui souffre des effets de la dégradation du sol causée par des méthodes agricoles périmées et par l'érosion. A cela s'ajoutent les méfaits de la pollution atmosphérique résultant de l'industrialisation croissante, de la circulation automobile et de la concentration des habitants dans les grandes villes. On a promulgué de nouvelles lois qui modifient la Constitution afin d'habiliter le Conseil général de la Santé à établir les règlements nécessaires pour réduire et prévenir la pollution de l'environnement, et qui énoncent les principes d'un code sanitaire portant sur les aspects physiques, chimiques, biologiques et sociaux de la question, ainsi que sur la détection et la surveillance de la pollution. Ces lois délimitent clairement les domaines de responsabilité. La délégation du Mexique approuve entièrement le projet de résolution mentionné par le délégué de l'Australie ainsi que la déclaration faite par le délégué de la Norvège. Elle appuiera une résolution définissant le rôle de l'OMS dans le rassemblement et la diffusion des renseignements, le développement de la recherche et la promotion d'un accord international sur les principes commandant les mesures à prendre et la formation du personnel de santé.

COMMISSION A

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CINQUIEME SEANCE

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En ce qui concerne le financement du programme de l'OMS, la délégation du Mexique considère que le budget ordinaire ne devrait pas être augmenté pour le moment. On devrait attendre les résultats de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui se tiendra à Stockholm en 1972. Quand le Directeur général aura présenté son nouveau rapport sur la question, on pourra prendre une décision sur les programmes à lancer, sur la répartition des activités entre les différentes orga nisations et sur la tâche incombant en propre à l'OMS. Le Professeur SHEHU (Nigéria) note que le rapport du Directeur général examine en détail les principaux problèmes de l'environnement de l'homme et présente des suggestions sur les mesures que pourraient prendre les pays. Soulignant les problèmes énormes qui se posent aux pays en voie de développement, le Professeur Shehu mentionne la pénurie d'eau potable, même dans les villes, et l'absence de méthodes hygiéniques d'élimination des déchets. Les pays en voie de développement font de leur mieux pour améliorer la situation. S'ils avaient suffisamment d'argent et de personnel, la situation serait tout à ils pourraient alors assurer à leurs populations les distributions d'eau saine, les fait différente réseaux d'égouts, les installations de traitement des déchets et les logements décents dont elles ont besoin. Or, ces pays s'industrialisent et s'urbanisent progressivement et, de ce fait, aux problèmes que posent le sous -développement, la pénurie de main -d'oeuvre qualifiée et le manque d'argent, s'ajoutent maintenant les nouveaux dangers provenant de l'environnement. La délégation du Nigéria approuve l'organisation d'une conférence des Nations Unies sur le milieu humain; elle se rallie à la suggestion faite par le délégué de la Nouvelle -Zélande au sujet d'accords internationaux visant à sauvegarder le milieu humain, mais elle pense qu'il sera difficile d'obtenir que ces accords soient appliqués. Au Nigéria, les industriels ont toujours bafoué les lois contre la pollution et ont négligé la création de services sanitaires dans leurs entreprises. Les navires déversent leurs déchets le long des côtes; les industries polluent sans contrôle l'atmosphère et les :

eaux.

Le Nigéria serait reconnaissant à l'OMS et aux pays amis de l'aider à assainir et à protéger son environnement. Il aimerait également recevoir une aide pour la formation de personnel. Le Gouvernement donne la priorité absolue aux approvisionnements en eau saine et propre et crée actuellement un Conseil national de l'Eau chargé d'assurer la distribution d'eau potable; mais il comprend parfaitement que l'approvisionnement en eau saine doit aller de pair avec l'élimination des eaux usées. Le Professeur CANAPERIA (Italie) déclare que sa délégation s'intéresse particulièrement aux problèmes concernant la pollution qui résulte de l'industrialisation et de l'urbanisation. La situation est devenue critique dans certains pays. Heureusement, les autorités et le grand public ont pris conscience du problème, et des mesures appropriées sont actuellement prises pour essayer d'améliorer l'environnement. Le problème est si vaste qu'il est impossible de parvenir à une solution sans une approche multidisciplinaire engageant la responsabilité de plusieurs organisations nationales et internationales. C'est pourquoi les résultats de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain sont attendus avec impatience. Il faut espérer que les diverses institutions du système des Nations Unies et d'autres organisations intergouvernementales se mettront d'accord sur une action efficace. Le rôle de l'OMS devrait être d'abord de promouvoir et de coordonner des études épidémiologiques sur les effets nuisibles des différents polluants sur la santé. Une deuxième activité de l'OMS pourrait être la détermination du niveau auquel certains polluants deviennent dangereux. A cet égard, au lieu de parler de "niveau admissible" on devrait parler de "niveau maximal ", c'est -à -dire essayer d'atteindre la plus faible concentration de polluant. On pourrait, enfin, établir un ensemble de critères applicables à la qualité de l'environnement et d'indicateurs de pollution normalisés en vue de la préparation d'un code d'hygiène du milieu à insérer dans une sorte de charte universelle. L'assistance fournie par l'OMS aux gouvernements devrait être centrée sur l'éducation sanitaire et la formation de personnel technique qualifié. Pour ce qui est des incidences financières du programme de l'OMS, le Professeur Canaperia estime qu'il ne faut pas augmenter le budget ordinaire de l'OMS. Par ailleurs, il se rallie à la proposition faite par le délégué de la Belgique en vue de constituer un groupe de travail restreint qui aiderait le Rapporteur à préparer un projet de résolution. M. RAMANGASOAVINA (Madagascar) déclare que les problèmes de l'environnement préoccupent tous les pays, qu'ils soient développés ou en voie de développement. Ce qui intéresse principalement les pays industrialisés, c'est la pollution de l'air et de l'eau, la pollution du sol par les déchets industriels et radioactifs, par les engrais et les pesticides, enfin l'effet nocif des bruits et des vibra fions. Les pays en voie de développement sont surtout préoccupés par la contamination biologique des denrées alimentaires et de l'eau et par la pollution du sol par les excreta humains, les eaux usées et les déchets domestiques. La pollution de l'air les intéresse médiocrement. Le problème est de trouver un ordre de priorité qui convienne à tous les pays et d'étudier le mode de financement du programme.

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Le mode de financement de toute mesure prise par l'OMS doit être précisé, puisque certains pays ont déjà du mal à payer leurs contributions. Le financement par voie de contributions volontaires semble être la solution idéale, mais il faudrait d'abord établir les priorités. Les Etats Membres pourraient alors se prononcer sur les prévisions budgétaires qui leur sont soumises pour 1972. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que le rapport du Directeur général marque un changement d'orientation et une accélération du programme OMS d'hygiène du milieu et qu'il met en avant l'idée que les préoccupations relatives à l'environnement sont d'abord et avant tout des préoccupations relatives à la santé et au bien -être de l'homme, car il s'agit là de conditions indispensables à l'amélioration de la qualité de l'existence pour tous les peuples. Le programme à long terme donne à tous les pays l'occasion de participer à l'action de l'OMS et d'en tirer profit en fonction des problèmes d'hygiène du milieu qui leur sont propres. Ce programme souligne la nécessité d'analyser la qualité sanitaire de l'environnement, de renforcer les services d'hygiène du milieu, de planifier et d'organiser des programmes d'hygiène du milieu, de former des spécialistes et de tirer parti des mécanismes de financement pour les projets prévoyant la création de capital fixe. Les activités énumérées dans les programmes proposés s'accordent avec les objectifs fondamentaux et les responsabilités de l'OMS et ne font pas double emploi avec les activités actuellement menées dans les pays. Les Etats -Unis d'Amérique s'engagent à coopérer à l'action entreprise pour réduire ou éliminer les risques que présente l'environnement pour la santé. Il est évident qu'on ne pourra mettre en route un programme efficace que si tous les facteurs énoncés dans le rapport font l'objet d'un examen beaucoup plus approfondi. Lorsqu'il s'agira pour l'OMS d'établir des priorités aux fins des affectations de crédits, elle devra mettre au premier plan les activités visant à éliminer les conditions de milieu qui aujourd'hui même ont des répercussions particulièrement graves et répandues sur la santé de l'homme, son bien -être et la qualité de son existence. Ce n'est qu'après avoir traité les grands problèmes non encore résolus qu'on pourra se tourner vers l'avenir. Le Dr Sencer suggère qu'on garde présents à l'esprit trois facteurs essentiels en établissant des priorités entre les activités d'hygiène du milieu. Tout d'abord, les questions relatives au milieu devraient être insérées dans les programmes existants de l'OMS. Par exemple, les activités de lutte contre le choléra peuvent et doivent servir à instituer et à développer des programmes d'assainissement de base; les activités de lutte antivectorielle doivent être assorties de précautions visant à empêcher qu'elles ne portent préjudice aux populations et ne polluent inutilement l'environnement. En deuxième lieu, l'OMS devrait aider les Etats Membres à faire en sorte que tout programme de développement entraînant une modification de l'environnement prenne dûment en considération les problèmes sanitaires. Par exemple, si l'on établit un plan de construction de barrage, l'administration sanitaire doit participer au projet pour s'assurer que la lutte antivectorielle est bien incorporée dans le plan. Si l'on prévoit la construction d'une usine d'énergie atomique, l'administration sanitaire doit veiller à ce que les mesures voulues de protection des employés et du public soient prises en considération au stade de la conception. En troisième lieu, la santé doit servir de principe directeur dans l'attribution des ressources. Par exemple, l'OMS devrait coordonner et stimuler, par les mesures voulues, les activités de surveillance de la santé humaine, afin de jeter les bases d'un système permettant de déterminer les effets adverses de tel ou tel facteur présent dans l'environnement ou agissant sur celui -ci. La délégation des Etats -Unis d'Amérique note avec inquiétude que l'ordre du jour préliminaire de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain contient peu de chose sur les problèmes de santé. Elle demande instamment au Directeur général de développer aussi rapidement que possible le programme esquissé dans l'appendice B de son rapport et de le diffuser avant la conférence de Stockholm. Les administrations sanitaires pourront ainsi conférer à l'avance avec les délégations envoyées à la conférence, et les convaincre de l'importance primordiale des aspects sanitaires du problème. Il pourrait être utile d'encourager un plus grand nombre de représentants des professions sanitaires à participer activement à la conférence. Il ne faut pas oublier que des centaines de millions d'hommes meurent ou souffrent inutilement de maladies qui sont dues au milieu physique et social dans lequel ils vivent, et qui pourraient être endiguées. Cette idée devrait l'emporter sur toutes les autres dans l'esprit de tous les pays lorsqu'ils prépareront leur participation à la conférence.

Le Professeur NORO (Finlande) félicite le Directeur général et ses collaborateurs de leur rapport impórtant et d'une grande actualité, car il fournit des orientations essentielles nécessaires à la préparation des travaux à venir. Le délégué de la Norvège a déjà exprimé l'opinion des pays scandinaves. A propos du rapport, toutefois, le Professeur Noro se demande si certaines des informations, relatives aux effets des substances toxiques, qui sont données dans le premier tableau de l'appendice 1 au sujet de la pollution de l'air dans les collectivités sont bien exactes. Par exemple, les effets certains ou les effets possibles attribués au monoxyde de carbone n'ont pas été observés en Finlande, même dans le cas des expositions professionnelles, qui sont beaucoup plus importantes. En Finlande et en Suède, les agents de la circulation qui fument beaucoup peuvent présenter un taux de 4 à 7 % de

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monoxyde de carbone dans le sang quand ils prennent leur service, et de 2 à 4 % seulement à la fin de leur service, ce qui semble indiquer que la fumée de cigarette est une source plus importante de monoxyde de carbone que l'atmosphère des villes, même dans les quartiers où la circulation est la plus dense. De même, les effets certains attribués au mercure sont très rares actuellement, même en cas d'exposition professionnelle. A l'OMS, les experts internationaux de la santé doivent examiner très soigneusement les renseignements fournis dans les documents officiels de l'Organisation au sujet des effets de la pollution dans les collectivités. Ce matériel est souvent utilisé par des personnes qui ne sont pas qualifiées pour l'interpréter - jeunes "radicaux ", membres de sociétés de protection de la nature, journalistes - et peut induire en erreur la population, voire susciter une véritable panique, comme cela s'est produit récemment à propos des concentrations de mercure dans le poisson. Il serait bon de vérifier l'appendice 1 du point de vue médical. En ce qui concerne la conférence des Nations Unies sur le milieu humain, le Professeur Noro souligne l'importance des travaux préparatoires. En qualité d'observateur à la conférence européenne sur la conservation de la nature, qui s'est tenue à Strasbourg en 1970 et a porté plus spécialement sur l'aménagement du milieu de demain, il a constaté qu'il y avait fort peu d'experts médicaux, mais que la plupart des délégués avaient pourtant évoqué les aspects sanitaires de la pollution. C'est là un phénomène assez général, du moins en Finlande, où la protection de l'environnement est un des grands sujets d'intérêt. Les biologistes, les chimistes et autres experts, qui semblent en savoir plus que les médecins sur les effets des substances chimiques nouvelles sur la santé, ont plus d'une fois suscité la panique dans la population. Le cas du mercure présent dans le poisson est typique. A la suite de diverses allégations au sujet des intoxications dues au mercure, plusieurs milliers de personnes dont le régime alimentaire contenait une forte proportion de poisson ont été examinées, mais jusqu'à présent aucun signe d'intoxication mercurielle n'a été décelé. Cela dit, on connaît encore insuffisamment les effets à long terme sur l'homme de petites doses de milliers de substances chimiques présentes dans l'environnement. L'OMS est particulièrement bien placée pour rassembler et diffuser les renseignements qui nous manquent dans ce domaine. Il se peut qu'on ait trop tendance à considérer isolément les substances toxiques, et qu'on néglige l'effet cumulé de l'ensemble des facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux de l'environnement. Le rapport aurait dû davantage souligner l'importance des recherches fondamentales sur la pathologie écologique. On possède déjà une excellente documentation sur les maladies professionnelles, qu'il faudrait appliquer à l'hygiène du milieu. Les méthodes de recherche sont en effet fondamentalement les mêmes. Au niveau international, cela demanderait une coopération, notamment entre l'OMS et l'Organisation internationale du Travail, et au niveau national entre les services de santé publique et les services de médecine du travail. Le Professeur BUREMA (Pays -Bas) rappelle qu'à. la huitième séance plénière le délégué des Pays -Bas a déjà indiqué que son gouvernement appuyait le rapport du Directeur général; depuis lors, de nombreux délégués ont souligné son importance. Il s'agit maintenant d'établir des priorités en tenant compte des intérêts différents des pays. Il est particulièrement urgent d'établir des normes internationales. Les normes nationales sont déjà devenues importantes pour le développement industriel des Etats Membres et pourraient fort bien amener une harmonisation spontanée aux niveaux les plus bas. La délégation des Pays -Bas est donc prête à appuyer toute mesure conduisant à une solution rapide du problème. L'environnement de l'homme n'est pas une question nationale; il faut arrêter la pollution de l'air, de la mer et des eaux douces par un accord international. En ce qui concerne le coût du programme, le Gouvernement des Pays -Bas est d'avis qu'il devrait être supporté par le budget ordinaire. Toutefois, comme des retards pourraient en résulter, il est prêt à examiner une solution allant dans le sens qu'a indiqué le délégué de la Belgique.

Le Dr WORM- PETERSEN (Danemark) remercie le Directeur général de son rapport; les autorités sanitaires danoises l'ont soigneusement examiné et ont constaté qu'il étudiait les problèmes de pollution dans leur ensemble et en profondeur. A la différence des habitants de la Nouvelle -Zélande, les Danois sont cantonnés dans un petit coin de terre de l'hémisphère nord complètement entouré par de grands et riches pays industriels qui ont suffisamment démontré leur capacité de provoquer des pollutions à des milliers de kilomètres au -delà de leurs frontières. De toute évidence, les petits Etats Membres ont particulièrement intérêt à ce que s'institue une coopération internationale pour combattre la pollution. Depuis longtemps, l'administration sanitaire danoise travaille dans ce sens et, au cours des dernières années, ses relations internationales se sont étendues à un grand nombre d'organisations. Certes, l'OMS a un rôle à jouer dans cette action et a déjà fait la preuve de sa compétence dans de nombreux secteurs de l'hygiène du milieu. Le rapport du Directeur général ouvre des perspectives sur de nombreux champs d'activité nouveaux où d'autres institutions sont déjà engagées. Comme le problème des organisations internationales a toujours été celui du financement de leurs programmes, le Dr Worm -Petersen craint qu'en éparpillant

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ses activités dans des secteurs où tant d'autres organismes internationaux travaillent déjà, l'OMS ne compromette certaines activités qu'elle est mieux qualifiée que toute autre organisation pour mener à bien et ne puisse tirer parti des progrès accomplis dans le domaine qui est plus particulièrement de sa compétence. Au Danemark, on a constaté, en organisant à l'échelle nationale une action de lutte contre la pollution et de restauration de l'environnement, qu'on avait besoin d'experts qualifiés à la fois dans le domaine de la médecine et dans celui de la biologie, On sait par ailleurs qu'un grand nombre de groupes professionnels nouveaux participent aux activités de recherche et de développement. Comme les médecins - y compris les médecins de la santé publique - ne sont pas particulièrement préparés à s'occuper de l'environnement de l'homme, il est nécessaire de compléter leur formation sur ce point. La situation est nettement exposée dans le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 19701: "Pour pouvoir mener à bien un programme national de protection du milieu, il est évidemment essentiel de disposer d'un personnel de santé publique qualifié; or, dans la plupart des pays, les moyens existants pour la formation aux techniques de lutte contre la pollution du milieu sont insuffisants ... Parmi les principaux sujets traités figuraient notamment l'établissement de systèmes de contrôle de la qualité du milieu, la définition de critères, indices et normes de qualité du milieu, ainsi que les tendances nouvelles de la lutte contre la pollution du milieu, notamment sur le plan législatif." La délégation danoise propose que, dans le programme, les activités de formation (et en particulier la formation d'enseignants) reçoivent une haute priorité et occupent une place plus importante que celle qui lui est faite dans le rapport examiné par la Commission. Il faut également considérer que la lutte contre la pollution mondiale exigera, dans les prochaines années, une part si importante des ressources totales de l'humanité, tant en argent qu'en personnel, qu'il sera peut -être impossible de parvenir aux objectifs voulus. Le Dr Worm -Petersen propose donc que l'OMS fasse porter tous ses efforts sur la promotion de la santé. Si les médecins ne sont pas capables de résoudre à eux seuls les problèmes de l'environnement de l'homme, les connaissances et les compétences médicales ne doivent pas pour autant être reléguées à l'arrière -plan dans ce domaine, la lutte contre la pollution devenant un exercice purement technique. Le rapport très complet du Directeur général pourrait lui -même amener certains lecteurs à craindre que l'OMS ne se concentre trop sur les problèmes purement techniques de la pollution. Au Danemark, on estime que les médecins et les autorités sanitaires doivent faire porter leurs efforts sur la partie proprement médicale du problème de l'environnement. Les autorités sanitaires doivent viser à un niveau aussi élevé que possible de compétences et de connaissances, afin que les médecins appelés à se joindre aux équipes pluridisciplinaires de lutte contre la pollution y apportent leurs connaissances spécialisées, au même titre que les ingénieurs et les biologistes. Si l'OMS éparpille trop ses activités, elle ne pourra peut -être plus maintenir les normes de qualité attendues d'une institution s'occupant des problèmes en rapport avec la santé humaine, et risque alors de perdre son influence. L'ordre du jour proposé pour la conférence des Nations Unies sur le milieu humain confirme le Dr Worm-Petersen dans l'idée que les aspects médicaux ne sont pas suffisamment soulignés. La délégation du Danemark désire vivement appuyer cette nouvelle activité et souhaite qu'elle reçoive une priorité élevée dans le programme général de l'OMS. Elle appuie dans son principe le projet de résolution mentionné par la délégation de l'Australie et appuyé par la délégation du Mexique. Le Dr ELOM (Cameroun) déclare que deux des points particulièrement importants relevés par sa délégation dans le rapport du Directeur général figurent dans les septième et huitième paragraphes de la section III où il est dit, d'une part, qu'il est indispensable d'élaborer un programme complet et intégré d'hygiène du milieu, d'en définir les objectifs et les "produits" ainsi que d'en déterminer les priorités, et, d'autre part, que cette conception globale ne vaut que dans la mesure où l'on dispose d'informations appropriées. Il reconnaît que tous les pays devraient s'attacher à définir des priorités dans les activités d'aménagement du milieu et à répartir les ressources disponibles en fonction de ces priorités. Celles -ci varient d'un pays à l'autre, suivant la situation géographique et le degré de développement socioéconomique et industriel. Pour les pays de la Région africaine, la priorité devrait être accordée aux problèmes touchant la prévention et le traitement des maladies transmissibles, l'approvisionnement en eau des collectivités rurales et urbaines, l'élimination des excreta et déchets divers, l'hygiène du logement, l'hygiène alimentaire et la lutte contre les vecteurs de maladie. Il existe aussi des facteurs nocifs résultant de l'environnement social qui attentent à la santé physique, mentale et sociale des populations, comme par exemple la prostitution et ses corollaires - affections vénériennes, stérilité et avortement - les déséquilibres mentaux, la délinquance juvénile, l'alcoolisme, les toxicomanies, la criminalité, la malnutrition et la faim, facteurs qui résultent le plus souvent du chômage des 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 188, p. 53.

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adultes et de la sous -scolarisation des jeunes filles et des jeunes garçons. Mais la cause première de ces faits, c'est surtout le faible niveau économique des pays et la mauvaise organisation de la société, tant à l'échelon national qu'international. Les pays africains ont déjà attiré l'attention sur le grand danger que constituent pour leur développement social et économique et pour leur capacité financière d'aménager l'environnement humain la détérioration progressive des termes de l'échange, la dégradation des prix des produits tropicaux d'exportation et le coût croissant des articles manufacturés importés des pays industrialisés. Le problème de l'environnement humain doit être envisagé sous tous ses angles, dans une optique globale tenant compte des facteurs sociaux, éducatifs, culturels et économiques et des facteurs délétères liés aux industries et à la technologie, ou tout simplement à la nature écologique de certaines zones géographiques. La délégation camerounaise attache un très vif intérêt à la conférence des Nations Unies sur le milieu humain et se réjouit de voir inscrits à l'ordre du jour de cette conférence des points ayant trait à l'éducation, à l'information et aux aspects sociaux et culturels du problème de l'environnement, aussi bien qu'au problème plus général du développement dans le contexte de l'environnement de l'homme.

Le Dr HAVLASEK (Autriche) constate que plusieurs délégués, en particulier ceux de la Belgique et de la Norvège, ont justement souligné l'importance capitale des problèmes d'hygiène du milieu et le besoin urgent de prendre des mesures immédiates. Le rôle de l'Organisation en ce qui concerne les problèmes de l'environnement de l'homme est nettement défini par sa Constitution. Devant la dégradation du milieu ambiant à laquelle on assiste dans le monde entier et les dangers qui en découlent pour la santé publique, une nouvelle forme d'intervention s'impose, en sorte que l'OMS en est arrivée à un carrefour et à une nouvelle phase de son développement. Le délégué de l'Autriche souscrit aux idées qui se dégagent du rapport du Directeur général et approuve celle d'un programme à long terme d'hygiène du milieu. Il faudrait s'attacher en premier lieu à élaborer des critères d'hygiène du milieu et des principes sur lesquels pourraient s'appuyer des mesures préventives, notamment en ce qui concerne la pollution de l'air et, en deuxième lieu, à préparer un code d'hygiène du milieu. Ces activités relèvent incontestablement des attributions constitutionnelles de l'OMS et n'empiéteraient pas sur les compétences d'autres organisations internationales. Il serait préférable à son sens d'agir sans attendre les résultats de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain. L'Assemblée de la Santé devrait prendre les décisions nécessaires pour permettre à l'OMS d'exercer son action directrice en matière d'environnement, dans la mesure où les problèmes qui se posent affectent la santé de l'homme. Le Dr BRACHOT (Israël) a noté avec intérêt les remarques du délégué de la Nouvelle -Zélande sur les bienfaits de l'isolement en tant que moyen de protection contre la dégradation de l'environnement. Fort peu de nations, malheureusement, bénéficient d'une telle protection. En Israël, on s'attaque le plus souvent aux problèmes à mesure qu'ils surgissent, en s'efforçant de pallier les difficultés les plus aigues, sans pouvoir toutefois faire des plans à l'avance pour éviter des problèmes. Or, il importe de faire de tels plans, non seulement pour prévenir la pollution, mais aussi pour assurer la santé mentale et le bien -être social de l'individu, de la famille et de la collectivité. Les recherches ont été insuffisantes dans le passé et, à l'heure actuelle encore, on ne leur accorde pas la priorité nécessaire. On ne saurait manquer d'être frappé par le fait que les connaissances scientifiques sont encore très limitées en ce qui concerne la plupart des aspects de l'hygiène du milieu. La quasi -totalité des normes et définitions touchant les "niveaux admissibles" de polluants et autres facteurs délétères pour le milieu sont arbitraires et accusent de grandes variations d'un pays à l'autre. Cela est vrai, qu'il s'agisse des agents de pollution présents dans les denrées alimentaires et dans l'air, de l'utilisation des insecticides en agriculture, des connaissances relatives aux conséquences sociales de l'urbanisation rapide ou de la pollution des mers. Or, il est absolument capital que les décisions et les recommandations soient, dans toute la mesure du possible, basées sur des données scientifiques. Sans vouloir apporter de modifications aux recommandations contenues dans la résolution EB47.R30, le Dr Brachot se demande ce que l'on pourrait faire pour inciter les gouvernements à accorder la priorité voulue aux recherches sur les facteurs de milieu dans l'ensemble de leurs programmes de recherche, en sorte que la prochaine décennie puisse devenir une époque d'exploration approfondie et audacieuse des dangers qui menacent le milieu humain.

Le Dr FAKHRO (Bahrein) explique que Bahrein est un très petit pays, où un certain nombre de grandes industries sont en train de se développer rapidement et où la pollution est en passe de poser un problème. Le golfe qui baigne le pays est quotidiennement traversé par de grands pétroliers qui en polluent les eaux et les pêcheurs se plaignent que le poisson devient moins abondant. La difficulté de se baigner dans certaines eaux côtières engendre une certaine agitation sociale. L'industrie du pétrole fait affluer l'argent, mais cette richesse a pour conséquence d'accroître le parc automobile et, du même coup, la pollution due aux véhicules à moteur. La verdure disparaît rapidement de Bahrein par suite

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de l'utilisation abusive des ressources hydriques tant sur le territoire que dans des régions voisines; et, même si l'on mettait un frein à ce gaspillage à Bahrein, il n'est pas sûr que les pays voisins en feraient autant. La vérité est qu'un petit pays ne peut résoudre lui -même les problèmes de santé liés à l'environnement. Si Bahrein, par exemple, appliquait des règles rigoureuses aux industries, les promoteurs ne manqueraient pas de relever que d'autres pays de la zone du golfe n'appliquent pas de telles restrictions. S'il interdisait aux pétroliers de vidanger leurs soutes dans les eaux territoriales, celles -ci continueraient à être polluées par les eaux venant d'autres zones du golfe où pareille interdiction ne serait pas appliquée. On pourrait citer de tels exemples à l'infini. Bahrein ne peut rien tout seul; il a besoin d'une coopération régionale qui, selon lui, devrait être suscitée par l'OMS. D'ailleurs, la coopération régionale ne suffit pas puisque des raisons d'ordre économique, politique et social font qu'il est difficile aux pays de s'entendre sur des critères, des normes et des mesures correctives. Il serait préférable que ce travail d'unification soit fait par l'OMS; plus celle -ci jouera un rôle actif dans ce domaine, plus la tâche de chaque pays sera facile. Le rôle de l'Organisation, tel qu'il est présenté dans le rapport du Directeur général, est capital pour de petits pays tels que Bahrein. La priorité devrait être donnée à l'élaboration de critères applicables à l'hygiène du milieu et de directives pour l'action préventive et à la préparation d'un code d'hygiène du milieu. L'hygiène du milieu forme un très vaste domaine où des conflits peuvent se présenter quant aux responsabilités respectives du ministère de la santé et d'autres ministères industrie, agriculture, économie, travail et affaires sociales. Il serait donc utile de posséder des directives dans ce domaine complexe et délicat. Pour faciliter les efforts des ministères de la santé, il faudrait faire comprendre aux autres ministères et à la population que l'hygiène du milieu ne se limite plus, comme le voulait la conception classique, à un petit nombre de mesures sanitaires. :

Le Professeur BEHM (Chili) constate que le rapport sérieux et clairvoyant du Directeur général a mis en relief deux problèmes dont l'un résulte de la variété des situations rencontrées dans les divers pays et l'autre du champ d'action réduit qui s'ouvre à l'OMS. Dans les pays plus avancés, les problèmes fondamentaux de l'approvisionnement en eau saine et de l'élimination des déchets ont été résolus et le grand problème est celui des effets néfastes de l'urbanisation et de l'industrialisation sur l'homme. Les pays en voie de développement continuent, quant à eux, àse heurter aux problèmes de santé de base. Selon un récent rapport, 49 % des populations urbaines ne disposent pas d'eau potable et 90 % ne sont pas desservies par des égouts. La situation est encore pire dans les zones rurales où les chiffres correspondants sont de 90 et 95 %, ce qui implique de graves dangers pour la santé. Il faut aussi compter avec les dangers qu'engendrent les nouvelles industries et, dans le cas du Viet -Nam, la contamination volontaire de l'environnement par des substances chimiques. Ce fait constitue d'ailleurs une raison de plus de penser que la République démocratique du Viet -Nam devrait être Membre de l'OMS, de façon que ses représentants puissent parler à l'Assemblée des problèmes de leur pays. Du fait que la situation varie tellement selon les pays, l'OMS se heurte au problème que pose l'harmonisation de programmes différents. Il est proposé dans le rapport qu'un montant de US $172 000 soit affecté à l'étude des problèmes relatifs au cancer et aux maladies cardio-vasculaires, qui touchent surtout les pays développés, et un autre montant de US $115 000 à l'étude des problèmes sanitaires courants qui affectent les pays en voie de développement, comme les problèmes de nutrition et les maladies transmissibles. La nécessité d'une intervention de l'OMS est très différente selon qu'il s'agit de l'un ou de l'autre de ces groupes de pays. Dans les pays qui ont des problèmes sanitaires de base, il ne s'agit pas tant d'acquérir des connaissances que de trouver les moyens d'exécuter les programmes sanitaires, ce qui exige l'assistance d'institutions comme la Banque interaméricaine de Développement. C'est à l'OMS qu'il appartient, et même qu'il appartient de toute urgence, de donner toute la publicité voulue à cette situation. L'expérience du Chili montre que lorsque la population participe réellement aux activités de santé, elle y apporte non seulement de la main -d'oeuvre et de l'enthousiasme, mais aussi des idées et même des fonds. Les résultats obtenus dépassent donc ceux de l'éducation sanitaire, qui est reçue passivement; on aboutit ainsi à la constitution d'un groupe de pression en faveur de l'amélioration de la santé publique et une telle méthode mérite d'être largement adoptée dans les pays en voie de développement. La délégation du Chili approuve la proposition d'améliorer la collecte d'informations et la précision des données et d'appliquer aux programmes l'analyse coût /avantages. En effet, les pays en voie de développement ne disposent pas de données exactes sur l'importance de leurs populations ni sur les taux de morbidité et de mortalité qui prévalent chez elles. Le Professeur SENAULT (France) félicite le Directeur général de l'excellente qualité de son rapport, qui exprime avec clarté l'ensemble des problèmes qui se posent.

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Le Gouvernement français a récemment décidé de créer un Ministère de l'Environnement, et l'une des premières préoccupations du Ministre a été d'élaborer une véritable charte de l'environnement. Cette création n'a pas privé le Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale des attributions qui sont les siennes en matière d'environnement dans les grands secteurs de l'hygiène publique. Il est très important que les instances techniques représentées par ce ministère soient directement et exclusivement concernées lorsque les problèmes d'environnement posent une question de santé publique. Cela est également valable à l'échelon international, où il y a peut -être un risque de voir l'OMS dépossédée d'une partie de ses attributions en matière d'environnement au profit d'autres institutions. Sans préjuger les décisions qui seront prises par la conférence des Nations Unies sur le milieu humain, la délégation française reconnaît que le rapport qui a été préparé avec tant de soin pour l'Assemblée de la Santé est certainement de nature à présenter valablement le point de vue de l'Organisation devant cette conférence et à faire valoir l'intérêt que tous les Membres de l'Organisation attachent au problème de l'environnement. La délégation française a étudié avec un intérêt tout particulier l'appendice 2 du rapport, qui a trait au programme à long terme. Cet appendice devrait particulièrement retenir l'attention des membres de la Commission, car il constitue un catalogue des activités que l'Organisation envisage d'entreprendre dans le cadre de son programme à long terme. Il est évident que les nombreuses activités importantes énumérées dans cet appendice devront être classées selon un ordre de priorité, mais la délégation française fait confiance á la sagesse du Directeur général qui saura certainement faire le choix qui s'impose. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), tout en reconnaissant que le rapport est un document intéressant et utile, estime qu'il porte sur un domaine beaucoup trop vaste. Comme l'a indiqué le Dr Evang, il traite non seulement des contaminants biologiques traditionnels, mais encore des résidus des collectivités humaines et des déchets, du bruit et d'autres facteurs nocifs découlant des activités manufacturières de l'homme plutôt que de ses mécanismes corporels. Pour la plus grande partie de la population du globe, la contamination de l'environnement par l'homme lui -même demeure la forme de contamination la plus fréquente et la plus dangereuse, comme l'ont fait ressortir les débats sur le choléra. Il est tout à fait vrai, comme on l'a dit à ce propos, que la première chose à faire est d'assurer un approvisionnement en eau saine et de prendre des mesures simples d'assainissement. Une longtemps pour subir les effets de contaminants de l'environnement à action lente parce qu'elle sera emportée par des maladies dues à d'autres formes de contamination. Toutefois, comme l'a également souligné le Dr Evang, on ne doit pas seulement se préoccuper des effets des contaminants sur l'homme, mais aussi des effets indirects dans la nature, où ces contaminants peuvent détruire d'autres formes de vie indispensables à l'homme. On s'accorde généralement à reconnaître que l'OMS fait partie d'un groupe d'institutions qui doivent toutes participer aux efforts faits pour lutter contre la contamination de l'environnement. La plupart des pays ont réorganisé leur système de lutte et il est certain que les services de santé ne peuvent prétendre avoir la prééminence sur tous les services concernés. La voix du milieu médical doit être entendue et respectée, pas davantage. Mais l'OMS, comme les départements sanitaires nationaux, doit pouvoir émettre des avis décisifs sur certains problèmes de l'environnement, ce qui signifie qu'elle doit être pleinement informée à leur sujet. On risque sans doute de rassembler une masse de renseignements si vaste qu'il sera presque impossible de l'interpréter sur une base mondiale. Certains de ces renseignements ne sont pas encore disponibles, même dans les pays qui possèdent les services les mieux organisés les données sur la morbidité, par exemple, ne sont pas complètes. En outre, la fiabilité de certains renseignements disponibles est sujette à caution. Il semble indispensable de créer avant tout des systèmes de détection nationaux, afin de pouvoir évaluer les données recueillies en fonction de ce qu'on sait à la fois des conditions locales et de la qualité du travail. Comme dans le cas de la détection des réactions adverses aux médicaments, on devra se fonder sur la première évaluation, faite à l'échelon national, des renseignements recueillis localement. Il sera certainement nécessaire d'accorder beaucoup d'attention à la question des paramètres pour savoir lesquels ont déjà été déterminés et sont susceptibles d'être appliqués dans la pratique, et d'élaborer un programme qui ne cherche pas à progresser trop rapidement. C'est ainsi que l'on a procédé pour réunir les renseignements consignés dans le rapport au sujet de l'approvisionnement en eau. Il a fallu longtemps pour élaborer les normes actuellement applicables à l'eau de boisson et il ne faut pas oublier toutes les incertitudes qui entourent encore les échantillonnages et l'application des normes. L'échantillonnage permet seulement de soupçonner la cause, qu'il faut ensuite vérifier. De même, pour la pollution de l'air, les conditions locales modifient considérablement la signification des paramètres considérés; le facteur temps et les conditions météorologiques modifient aussi l'interprétation à donner à des observations particulières. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Il faudra décider du moment et de la mesure dans laquelle des normes deviendront utiles. Le Professeur Halter a suggéré d'élaborer des codes de bonne pratique, et c'est peut -être là la meilleure solution. Le problème est trop complexe pour que de simples indices suffisent à le régler. Il sera extrêmement difficile d'arriver à une normalisation des méthodes, même si les mêmes techniques sont utilisées dans différents laboratoires. On possédera bientôt des résultats beaucoup plus détaillés que jusqu'à présent, recueillis grâce à des analyses des constituants de denrées alimentaires et à des travaux similaires; déjà,par exemple, nos connaissances sur les nitrosamines ou le méthyle mercure présents dans les denrées alimentaires viennent de faire un bond en avant. L'interprétation d'une grande partie des renseignements obtenus sera certainement difficile. Il y aura probablement une longue période de contacts personnels et étroits entre chercheurs ou de visites de consultants. Il est nécessaire, comme on l'a déjà dit, de faire des études épidémiologiques, mais il est aussi nécessaire de chercher dès à présent à lutter contre l'introduction de toute autre nouvelle substance chimique dans l'eau, le sol ou l'air, au moins si elle n'est pas biodégradable. Il importe particulièrement d'éviter de recueillir des masses de renseignements d'exactitude variable, dont la signification est peu connue. Il a fallu trois ans pour lancer le système de détection des réactions adverses aux médicaments et l'entreprise dont on discute en ce moment est non seulement plus complexe, mais beaucoup plus vaste, étant donné qu'elle doit porter sur des populations entières et s'étendre sur de longues années. La conférence de Stockholm sera certainement surchargée de travail si elle essaie de s'attaquer à tous les aspects de la question. Le rapport fournit un point de départ utile, mais il est indispensable de se concentrer davantage sur les objectifs qu'il est possible d'atteindre. L'Organisation ne peut pas partir de l'hypothèse que la prochaine étape sera l'exécution d'un programme complet basé sur le rapport, même immédiatement après la conférence de Stockholm. De toute évidence, elle doit commencer par accumuler autant de renseignements que possible, par exemple sur des découvertes récentes comme celles qui ont trait à la teneur de mercure acceptable dans les poissons, car on constate une très grande variation dans les normes appliquées à cet égard dans les différents pays. Cette variation est tout à fait compréhensible si l'on considère que la consommation de poisson varie d'un pays à l'autre; mais cela souligne la nécessité d'une certaine souplesse en ce qui concerne la concentration, la qualité et le temps. On peut dire, d'une manière générale, que l'OMS a actuellement l'occasion de centraliser, d'analyser et de diffuser des données fondées sur l'expérience de tous les pays et d'obtenir des renseignements sur certains des contaminants de l'environnement récemment mis en évidence - et il serait important de ne pas laisser passer cette occasion - mais qu'elle doit aussi continuer à s'occuper de certains aspects déjà bien connus de la question. Comme le délégué du Danemark, Sir George pense qu'il faudrait accorder davantage d'attention à la formation concernant la partie plus strictement médicale du problème. A son avis, il est bien plus utile de posséder des renseignements exacts et précis venant d'un petit nombre de sources qu'une masse de renseignements vagues émanant de sources multiples parler d'un système mondial de détection et de surveillance, cela fait bien, mais il serait beaucoup plus utile en pratique de disposer d'un système plus sélectif. On aurait tort de négliger un programme fondamental d'assainissement au profit du besoin nouveau et supplémentaire d'élaborer des politiques et pratiques sanitaires judicieuses dans d'autres secteurs. Comme l'a souligné le délégué de la Finlande, on court toujours le danger, en rendant publiques à la légère des estimations quantitatives de risques, de susciter une réaction excessive de la part des populations. Le Dr LEKIE (République démocratique du Congo) précise que la République démocratique du Congo est encore relativement épargnée par les problèmes que pose la pollution artificielle de l'environnement car sa population et ses industries sont assez dispersées. Les polluants industriels rejetés dans le Congo et d'autres grands fleuves sont rapidement dilués et se présentent à des concentrations qui les rendent inoffensifs tant pour les humains que pour les autres êtres vivants. Pourtant, la proportion de ces polluants artificiels ne cesse d'augmenter et il aimerait savoir si l'OMS ne pourrait pas préparer un règlement ou du moins des recommandations précises sur lesquelles pourraient s'appuyer les services de santé des pays en voie de développement lorsqu'ils seraient en pourparlers avec les autorités de leurs pays respectifs au sujet de l'implantation de nouvelles industries. Les services économiques ont en effet beaucoup d'influence dans ces discussions qui se tiennent à l'échelon national. Ce problème ne se pose sans doute pas avec autant d'acuité dans les pays développés, mais les pays en voie de développement doivent faire face à un afflux de nouvelles industries et leurs services de santé devraient pouvoir se faire entendre. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) approuve les déclarations des délégués des pays en voie de développement et en particulier du délégué de la Jamaique. Les pays en voie de développement devraient conserver le sens des réalités et s'occuper de la pollution du sol, qui est à l'origine de maladies telles que l'ankylostomiase, ainsi que de la pollution de l'eau et en particulier de l'eau de boisson. Il est indispensable que tous les habitants de ces pays puissent avoir facilement accès à de l'eau potable.

COMMISSION A

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CINQUIEME SEANCE

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Les pays en voie de développement sont douloureusement conscients de leurs problèmes immédiats qui sont notamment l'évacuation des déchets solides, l'approvisionnement en eau potable et la prévention de la contamination du sol, des puits et des cours d'eau. Toutefois, ils sont aussi préoccupés par les problèmes que la pollution de l'air et des mers pose dans les pays développés car ils savent qu'eux aussi seront bientôt aux prises avec ces problèmes, inséparables de la révolution industrielle. En s'attaquant aux problèmes de l'environnement, les pays en voie de développement devraient agir ils devraient chercher à résoudre leurs problèmes immédiats et urgents et profiter en sur deux plans même temps de l'expérience des pays développés pour prendre des mesures préventives. :

Pour le Professeur RUDOWSKI (Pologne), les observations des orateurs précédents montrent que les problèmes qui se posent et les mesures prises pour y faire face varient d'un pays à l'autre. Sa délégation estime que la confrontation des expériences joue un rôle très utile en favorisant la coopération internationale dans un domaine d'une telle actualité et d'une telle importance pour l'avenir. En présentant le programme complexe d'activités concernant la conservation de l'environnement de l'homme, l'OMS s'est à son avis montrée parfaitement consciente des incidences économiques de ce programme, qui ne devrait pas être financé sur le budget ordinaire. La Pologne a compris très tôt qu'une industrialisation intensive du pays, la reconstruction et l'agrandissement des villes, ainsi que la mécanisation de l'agriculture risquaient d'avoir des effets néfastes sur la santé du peuple polonais, malgré les avantages évidents qu'apporterait le développement économique du pays. Le Parlement polonais a donc adopté une série de lois extrêmement importantes sur la protection de l'environnement humain. Cependant, l'adoption des bases juridiques ne représentait encore manifestement qu'une des nombreuses mesures qui s'imposaient et il a paru indispensable de créer un organisme disposant de tous les moyens nécessaires pour planifier et entreprendre une action cohérente dans le domaine de l'hygiène du milieu. C'est ainsi qu'un organisme central relevant directement du Conseil des Ministres a été créé en Pologne il y a douze ans. Cet organisme est chargé de s'occuper de tous les aspects techniques et économiques de la protection de l'environnement de l'homme. Il ne s'occupait au début que des problèmes liés à l'eau mais, depuis cinq ans, ses activités englobent la pollution de l'air et d'autres questions. Il travaille en étroite collaboration avec les inspecteurs sanitaires du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale, qui est responsable de la politique d'action sanitaire mais non des aspects techniques des programmes, ces derniers étant du ressort de l'Office de Gestion des Ressources en Eau et de Protection de l'Atmosphère. Afin de mieux coordonner les activités relatives à la protection de l'environnement, on a créé en 1970 un comité de coordination placé sous la présidence du Vice -Premier Ministre et auquel sont représentés les ministères chargés des questions économiques et industrielles ainsi que le Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale. d'une part, réparer les dommages déjà Il est devenu manifeste qu'il fallait agir dans deux directions subis par l'environnement et, d'autre part, créer des conditions plus favorables afin qu'il soit dûment tenu compte, lors de la création de nouveaux complexes industriels et de nouvelles villes, des besoins fondamentaux de l'environnement de l'homme. On peut se demander quels sont le rôle et les objectifs propres du Ministère de la Santé. La les autorités sanitaires sont chargées de procéder à une évaluation continue de réponse est simple la situation sanitaire; elles doivent aussi attirer l'attention sur les secteurs où de nouveaux problèmes peuvent se poser et élaborer des normes et des règles minimales applicables aux conditions de vie et de travail. La délégation de la Pologne est convaincue que la mise en oeuvre d'un programme de protection sanitaire et de protection de l'environnement de l'homme ne devrait pas être confiée aux autorités sanitaires mais au gouvernement. La Pologne, que ces problèmes préoccupent profondément, est prête à participer à la préparation et à la mise en oeuvre du programme envisagé. :

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Le Dr EGAS CEVALLOS (Equateur) approuve les observations formulées par le délégué du Chili. L'infrastructure sociale de l'Equateur est dans l'ensemble analogue à celle des autres pays en voie de développement et les problèmes d'écologie humaine qui s'y posent concernent notamment l'approvisionnement en eau, l'évacuation des excreta et la pollution des eaux de surface. Les sources d'approvisionnement en eau et les eaux de surface ont été contaminées lorsque les bananeraies ont été désinfectées voici deux ans. L'Equateur a élaboré d'importants projets d'approvisionnement en eau et de construction d'égouts urbains, mais la question qui se pose est celle de savoir s'il sera possible de réunir les fonds nécessaires à leur exécution. A cet égard, le Dr Egas Cevallos espère que l'OMS pourra resserrer ses liens de coordination avec des organismes extérieurs de financement afin de fournir une assistance plus importante aux pays en voie de développement. L'Equateur envisage de lancer deux projets importants dont bénéficierait la moitié de la population, et il ne peut se permettre d'attendre pendant des années le prêt nécessaire pour en assurer le financement. De plus, les gisements pétrolifères qui ont été découverts dans le nord du pays sont exploités par des compagnies étrangères qui ont négligé de protéger l'environnement. En conclusion, le Dr Egas Cevallos approuve la déclaration du délégué de l'Autriche, qu'il juge très importante.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Professeur SAI (Ghana) fait remarquer que si le rôle joué par l'homme dans l'apparition des problèmes de l'environnement est implicite, il ne serait peut -être pas inutile de l'expliciter. C'est l'homme qui rend toutes les choses possibles, et notamment lui -même - d'où les dimensions de la population mondiale. On peut souligner à cet égard la manière dont s'est répartie la population mondiale et le rythme auquel elle s'accroît. La pollution de l'environnement par les germes et les parasites, ainsi que les problèmes soulevés par leur prolifération ont déjà été mentionnés. Le Professeur Sai se félicite que cet aspect de la question ait été traité dans le rapport. Les points de vue opposés des pays en voie de développement et des pays développés pourraient provoquer de graves dissensions. Certains considèrent les produits chimiques, en particulier ceux qui sont utilisés en agriculture, comme dangereux pour l'homme ou du moins comme l'étant en puissance et l'on va même jusqu'à en préconiser l'interdiction. L'OMS et les délégations présentes à l'Assemblée devraient s'opposer à toute action risquant de créer un mouvement de panique et de favoriser l'adoption hâtive de mesures contre les produits chimiques employés en agriculture, car ce que l'on a appelé la "révolution verte" ne pourrait s'accomplir sans eux. De plus, des firmes de pays développés où des lois ont été adoptées pour prévenir la pollution implantent des industries dans les pays en voie de développement sans se préoccuper des règles qu'elles auraient dû observer sur leur territoire national. C'est à juste titre qu'on attache à l'eau une importance de premier plan. Dans le domaine général de l'hygiène du milieu, il est capital d'accorder toute l'attention voulue à l'inspection et à la formation des inspecteurs. Il faudrait s'efforcer d'augmenter l'efficacité des techniciens de l'assainissement et de leur conférer un statut plus élevé afin que cette activité attire des hommes compétents. Enfin, il sera peut -être nécessaire de mettre sur pied des organisations régionales politiques et techniques pour exécuter certains des programmes qui seront probablement élaborés à la suite de la conférence de Stockholm. Pour le Dr NABEDE (Togo), l'environnement de l'homme dans les pays en voie de développement est conditionné par l'écologie de la région elle -même, le climat pénible et la présence de nombreux vecteurs de maladies transmissibles. A ces facteurs s'ajoute la pollution de l'eau, du sol et des denrées alimentaires par les déjections humaines et animales. L'environnement de l'homme dans les pays en voie de développement commence aussi à subir de sérieuses et fâcheuses transformations à la suite de l'industrialisation et de l'urbanisation. Si rien n'est fait pour freiner cette évolution, les problèmes que connaissent déjà les pays développés pourraient se poser dans un proche avenir dans les pays en voie de développement. Ainsi l'homme serait la victime du progrès au lieu de l'utiliser à son profit. Il importe de tenir compte des différences qui existent entre les Etats Membres de l'OMS du point de vue du niveau de santé des populations et par conséquent des priorités. Certains pays, où le niveau sanitaire est considéré comme satisfaisant, aimeraient que le choléra soit rayé de la liste des maladies soumises au Règlement sanitaire international. Pour d'autres, qui ont dû y faire face pour la première fois et dont les services d'hygiène laissent encore beaucoup à désirer, il est au contraire capital qu'il continue à y figurer. Dans ces pays, les maladies transmissibles, la malnutrition, les mauvaises conditions d'hygiène posent de graves problèmes qu'il est urgent de résoudre et qui exigent des investissements financiers considérables de la part des pays intéressés, si importante que soit l'aide précieuse apportée par l'OMS et les pays amis. Il ne peut y avoir de développement économique et d'élévation du niveau de vie sans la participation effective de l'homme; or, celle -ci n'est possible que si l'homme jouit d'une bonne santé et vit dans un milieu sain. Le développement économique d'un pays est donc fonction du niveau de santé de sa population. Le développement économique implique l'implantation d'industries dans les pays en voie de développement, mais cette expansion de l'industrie exige à son tour que soient créés des services visant à assurer la protection sanitaire de la population. La délégation du Togo espère que l'OMS consacrera toute l'attention voulue à ce problème et définira une politique de formation pour le personnel sanitaire national. Ainsi, les pays en voie de développement pourront veiller à ce que l'implantation de nouvelles industries s'accompagne de mesures visant à assurer l'élimination des polluants et éviter que les maladies professionnelles ne fassent ultérieurement leur apparition. La délégation du Togo appuie la proposition visant à élaborer un code à l'intention de tous les pays, développés et en voie de développement. Elle serait aussi heureuse que des pays disposant de structures sanitaires développées accueillent des stagiaires. Enfin, elle approuve le programme d'hygiène du milieu à long terme proposé par le Directeur général. Le PRESIDENT propose que le groupe de travail chargé d'aider le Rapporteur à rédiger des projets de résolution sur l'hygiène du milieu soit composé de représentants des pays suivants Australie, Autriche, Belgique, Canada, Etats -Unis d'Amérique, Italie, Jamalque, Nigéria, Norvège, Pays -Bas, Pérou, Pologne, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède et Union des Républiques socialistes soviétiques. :

Il en est ainsi décidé.

COMMISSION A

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CINQUIEME SEANCE

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Le Dr SOOPIKIAN (Iran) se réfère aux programmes d'approvisionnement en eau en milieu rural et urbain mentionnés dans le rapport du Directeur général. Compte tenu de l'ampleur du mouvement d'urbanisation, les programmes d'approvisionnement en eau en milieu rural et urbain devraient reposer sur des plans directeurs à long terme plutôt que sur des plans spéciaux à court terme non coordonnés et non reliés les uns aux autres. Il espère que l'OMS attribuera à ces programmes un rang élevé de priorité et qu'elle intensifiera l'assistance qu'elle accorde aux Etats Membres en procédant à des études pré investissement et en élaborant des plans directeurs. Le Dr MOSSI (Niger) souligne que les pays de l'Afrique occidentale sont très sensibles aux différents aspects du problème de l'environnement. La pollution de l'air, de l'eau et du sol exige une action immédiate en Afrique occidentale car dans cette région les campagnes de lutte contre les vecteurs ont déjà entraîné l'apparition de signes d'intoxication du milieu. Si les problèmes de l'environnement varient effectivement d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre, ceux qui revêtent en Afrique occidentale un caractère d'urgence sont, d'une part, le manque d'eau potable et, d'autre part, l'insuffisance des systèmes d'évacuation des déchets. Même les villes où existent des systèmes satisfaisants d'adduction d'eau manquent d'installations d'évacuation des déchets, si bien que l'eau risque d'être contaminée. L'approvisionnement en eau et l'évacuation des excreta devraient recevoir la priorité en Afrique occidentale, ainsi que l'a très bien compris le Bureau régional qui accomplit dans ce domaine une tâche très utile en organisant des séminaires. Toutefois, ces problèmes ne seront jamais résolus tant que l'aide accordée dans ce domaine ne sera pas plus importante. La question des ressources financières est extrêmement sérieuse, car l'effort personnel des habitants ne suffira jamais à résoudre les problèmes que pose, par exemple, la construction de latrines adéquates. L'OMS, la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, le FISE et les Etats amis ne devraient pas se borner à fournir une assistance technique, ils devraient aussi offrir une aide financière. La séance est levée à 17 h.45.

SIXIEME SEANCE

Jeudi 13 mai 1971, 15 h.20 Président :

Dr A. -R. M.AL- ADWANI (Koweit)

1.

ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite) 1

Ordre du jour, 2.8

Le Dr RAMZI (Syrie) estime que le rapport du Directeur général constitue un point de départ qui doit permettre à tous les pays, et notamment aux pays en voie de développement, de planifier leur politique sanitaire à long terme en matière d'hygiène du milieu. En raison de la gravité et de l'ampleur du problème, la Syrie accueille favorablement la suggestion faite par le délégué de la Belgique de créer un groupe de travail. Le Dr KAPLAN, Directeur du Bureau de la Science et de la Technologie, précise que le Secrétariat a pris bonne note de toutes les observations faites par les délégués et qu'il apprécie les suggestions qu'ils ont formulées sur un certain nombre de points. Cette collaboration facilitera grandement la tâche du Secrétariat dans son action à long terme vers les objectifs indiqués par le Directeur général. La question de l'environnement est à la fois vaste et complexe et les problèmes de santé doivent être au centre des préoccupations lorsqu'on s'y réfère. En réponse à la question soulevée par le délégué de la Finlande, le Dr Kaplan confirme que les informations figurant dans l'appendice 1 du rapport seront vérifiées à nouveau et entièrement référencées, avec confirmation scientifique de chaque point traité, avant d'être communiquées à la conférence de Stockholm. Le déclare soumis. rédiger Dr STREET (Jamafque), Président du groupe de travail constitué lors de la séance précédente, que le groupe n'a pas encore réussi à concilier les cinq projets de résolution qui lui ont été Un groupe de travail plus restreint doit se réunir le lendemain au début de la journée pour un texte définitif à l'intention de la Commission.

Le PRESIDENT suggère d'ajourner la suite de la discussion en attendant que le groupe de travail soumette à la Commission son texte définitif. Il en est ainsi décidé (voir le procès -verbal de la treizième séance, section 3). 2.

HYGIENE DU TRAVAIL DANS LES MINES

Ordre du jour, 2.9

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, rappelle que, dès l'origine, l'Assemblée mondiale de la Santé s'est vivement intéressée à la médecine du travail, comme l'indiquent les résolutions et décisions adoptées à ce sujet, plus particulièrement en ce qui concerne la collaboration entre l'OMS et l'OIT à laquelle l'Organisation a toujours attaché une grande importance. En 1970, l'Assemblée de la Santé a adopté la résolution WHA23.47, qui invite le Directeur général à établir avec l'OIT un programme commun pour étudier sous tous leurs aspects les conditions dans lesquelles s'effectue le travail du mineur, spécialement en ce qui concerne la journée de travail; cette même résolution prévoit également de proposer des normes générales, adaptées à chaque région géographique et sociologique, qui puissent servir de base technique pour l'élaboration d'une législation particulière tendant à prévenir les graves maladies qui affectent la santé du mineur. Le Directeur général a eu des consultations à ce sujet avec le Directeur général de l'OIT et les résultats de ces échanges de vues et des études qui ont eu lieu sont résumés dans son rapport.2 Ce rapport traite des conditions de vie, de travail et de santé des mineurs. Il contient notamment un exposé sur les conditions de travail dans les mines souterraines et les exploitations à ciel ouvert, ainsi que des précisions sur l'état de santé des mineurs dans différentes régions du monde; il y est fait mention, notamment, de la situation actuelle des services de sécurité et d'hygiène du travail et de la fréquence des maladies et traumatismes professionnels. Une place est faite également à l'action entreprise par diverses organisations internationales ou autres pour protéger la santé, la sécurité et le bien -être des mineurs; c'est ainsi que sont décrits les services fournis par l'OIT et ceux assurés par l'OMS, de même que la contribution apportée par d'autres organisations, gouvernementales ou privées. L'avenir de l'action internationale est brièvement évoqué, et des propositions concernant les programmes futurs d'action sanitaire de l'OMS destinés aux mineurs sont énoncés. Ces propositions ont

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, 2

annexe 13.

Voir Chronique OMS, 1971, 25, 546. - 328 -

COMMISSION A

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SIXIEME SEANCE

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trait à l'élaboration d'un système normalisé de rapports médicaux sur la santé des mineurs, à l'assistance que l'OIT et l'OMS pourraient fournir aux pays, sur leur demande, dans divers domaines et, enfin, aux principaux secteurs où des recherches devraient se poursuivre. Le Directeur général de l'OMS a décidé, d'accord avec le Directeur général de l'OIT, de soumettre à l'Assemblée de la Santé le programme dont les grandes lignes sont esquissées dans son rapport, en sollicitant les observations et commentaires des délégués. En fait, bon nombre d'activités mentionnées dans ce rapport figurent déjà dans le programme actuel ou dans celui qui est proposé pour 1972. D'autres activités du même genre pourraient être englobées dans les programmes futurs couvrant, par exemple, la période 1973 -1977, et ils représenteraient ainsi un développement systématique de l'action conjointe de l'OMS et de l'OIT dans ce domaine. Les études entreprises jusqu'ici ont nettement fait ressortir l'ampleur et la diversité des problèmes qui se posent, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement, et qui intéressent les petites mines et carrières tout autant que les grandes exploitations. Il est évident que des techniques existent pour résoudre ces problèmes, à condition qu'on veuille bien s'en préoccuper et y affecter des ressources suffisantes. Il serait toutefois nécessaire d'obtenir à leur sujet des informations plus complètes. C'est pourquoi l'une des trois lignes d'action proposées pour l'avenir consisterait à établir un système d'information coordonné et mieux développé sur les conditions exactes de vie, de travail et de santé dans les mines. Les activités dans ce domaine doivent être fondées sur une législation et des règlements appropriés; l'OIT a déjà beaucoup contribué à en établir les éléments de base par ses normes internationales, ses conventions et ses recommandations; il conviendrait sans doute, et c'est là un point essentiel, d'intensifier l'action en vue d'appliquer à l'échelon national ces normes et conventions. Il faudrait enfin organiser des services de médecine du travail, former du personnel à leur intention et entreprendre des recherches dans divers domaines, selon les besoins locaux. Toutes ces activités exigent une coordination sur le plan national comme sur le plan international, car ce domaine se situe vraiment à l'intersection des problèmes du travail et des problèmes de la santé. Le Directeur général, en s'inspirant des débats de la Commission et de la décision de l'Assemblée de la Santé, est prêt à poursuivre l'étude de cette question et à concrétiser plus avant les diverses propositions qui ont été faites. Le Dr ANNONI (Organisation internationale du Travail) tient à souligner non seulement que l'OIT s'intéresse vivement au problème qui fait l'objet du présent débat, mais qu'elle approuve pleinement les informations présentées dans le rapport du Directeur général de l'OMS. Il s'agit là d'un problème important, en raison de la gravité des risques et du nombre élevé de personnes exposées. Comme l'indique le rapport, l'OIT s'est intéressée principalement à deux aspects fondamentaux de la protection de la santé des mineurs, à savoir la prévention des accidents et les problèmes médicaux, en particulier celui de la pneumoconiose. Le rapport définit les domaines dans lesquels une action commune de l'OMS et de l'OIT serait hautement souhaitable et il précise la nature des mesures pratiques qui pourraient être appliquées. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) indique que sa délégation admet pleinement la nécessité d'accorder une attention particulière aux problèmes de santé des mineurs. En Pologne, la protection de cette catégorie de travailleurs fait partie intégrante d'un système national de sécurité sociale qui s'applique à l'ensemble des travailleurs de l'industrie. Un réseau très étendu de services de santé a été créé. Tous les mineurs sont couverts par les services de médecine du travail. Des laboratoires spéciaux des mines sont chargés des contrôles de routine concernant la sécurité et les conditions de travail; la surveillance générale des conditions d'hygiène dans les mines incombe à l'Inspectorat sanitaire d'Etat, créé par décret spécial en 1954, et qui relève du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale. Il existe un certain nombre d'autres dispositions légales s'appliquant à d'autres aspects du problème. L'ensemble constitue ce que l'on pourrait appeler une "charte des mineurs ". Les tâches essentielles des services de santé destinés à cette catégorie de travailleurs sont les surveillance des conditions de travail, au point de vue de la santé et de l'hygiène, et suivantes recommandations en vue de leur amélioration; examen médical des mineurs avant leur engagement et examen périodique ultérieur; soins médicaux aux malades; analyse des informations relatives à la santé des mineurs; et éducation sanitaire. Lors des examens médicaux prophylactiques, on tient compte des risques professionnels tels que les effets de la poussière, du bruit et des vibrations, et aussi des normes sanitaires particulières pour les mineurs de fond. Dans les cas présumés de maladie professionnelle, le travailleur est dirigé sur un dispensaire industriel pour confirmation du diagnostic et l'on décide alors s'il peut ou non continuer son activité. Les cas difficiles sont renvoyés à l'Institut médical des Travailleurs de l'Industrie du Charbon et de la Métallurgie. Les mineurs blessés au cours de leur travail ou dans d'autres circonstances, :

ou souffrant de maladies chroniques, sont acheminés sur un centre de réadaptation où, en plus d'un traitement médical, ils bénéficient également de soins d'ergothérapie. Plusieurs instituts de recherche sont spécialisés dans l'étude des problèmes de santé des mineurs. Les services d'urgence et de sauvetage font l'objet de la plus grande attention et, d'une manière générale, les opérations de sauvetage se poursuivent jusqu'à ce que le dernier homme manquant ait été retrouvé et ramené à la surface.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANEE, PARTIE II

La Pologne est très désireuse de collaborer à l'exécution du programme proposé dans le rapport du Directeur général. Le Dr FELKAI (Hongrie) souligne qu'une grande partie des facteurs adverses de l'environnement auxquels sont exposés les travailleurs des mines existent également, isolément et en plus faible proportion, dans d'autres professions, mais ils exercent dans l'industrie minière un effet cumulatif prolongé. Ce phénomène aboutit à une détérioration de la faculté d'adaptation et de résistance de l'organisme, ce qui provoque la mauvaise santé, la diminution de la capacité de travail, ou même l'invalidité. Les prestations d'assurance -maladie versées aux mineurs sont proportionnellement beaucoup plus élevées en Hongrie que chez les autres travailleurs de l'industrie. Parmi les maladies professionnelles dont souffrent les mineurs, la pneumoconiose, la silicose et la bronchite continuent d'être très répandues. De 1961 à 1970, toutefois, l'incidence de la silicose a nettement diminué en Hongrie, de même que la gravité des symptêmes. Aucun cas de silicose au troisième environ 80 % des cas dépistés étaient au premier degré. Cette degré n'a été signalé ces dernières années; amélioration est due essentiellement à divers progrès techniques. Depuis 1957, les concentrations de poussière dans les mines ont pu être fortement diminuées. L'emploi d'un matériel spécial pour l'élimination des poussières et une classification des mines en fonction de ce risque se sont révélés efficaces. La teneur en poussière est mesurée périodiquement sur le lieu de travail, généralement une fois par mois. Les personnes travaillant dans un endroit particulièrement exposé sont inscrites sur un registre indiquant les concentrations observées. Avant d'être autorisés à travailler, les mineurs subissent un examen médical. Lorsque la concentration de poussière dépasse un certain niveau, ils doivent passer chaque année un examen radiologique. tous travaux, traSelon les résultats de cet examen, les mineurs sont répartis en trois catégories vaux comportant un risque faible ou moyen d'inhalation de poussière, ou travaux de surface exclusivement. Pour éliminer le risque, les travailleurs sont munis, en cas de nécessité, d'un masque filtrant ou d'un appareil respiratoire. Ces mesures peuvent également contribuer à réduire le risque de bronchite, mais étant donné la présence de nombreux facteurs pathogènes encore mal connus, on ne note guère d'amélioration pour l'instant en ce qui concerne la bronchite chronique et les maladies aigues des voies respiratoires. Des installations spéciales de ventilation ont été introduites dans les mines pour atténuer l'effet nuisible de conditions ambiantes particulièrement pénibles et de divers gaz. Les besoins en air sont calculés en fonction du nombre d'ouvriers, du degré de pollution atmosphérique, et du danger de grisou, Le personnel travaillant dans les mines de charbon est toujours muni de masques à gaz destinés à éviter l'intoxication par l'oxyde de carbone. Pour éviter les effets nocifs du travail dans une température élevée, l'horaire de travail est réduit lorsque la température dépasse 26 °C. Lorsqu'elle est supérieure à 28 °C, c'est au médecin de la mine qu'il appartient de fixer l'horaire de travail. Si l'atmosphère est humide et la température basse, les mineurs sont dotés de vêtements protecteurs appropriés. Les travaux physiques pénibles, ou ceux accomplis en position incommode constituent un problème sérieux, mais la mécanisation a permis des progrès considérables dans ce domaine, notamment en diminuant l'effort physique requis. Toutefois, le développement de cette mécanisation a lui -même entraîné d'autres effets nuisibles, provoqués par le bruit et les vibrations. Le niveau sonore de diverses machines dépasse 110 -120 décibels à certaines fréquences. On s'est efforcé, dans la construction des nouvelles machines, de réduire le bruit et les vibrations. Sur certains emplacements de travail particulièrement bruyants, on a doté le personnel de dispositifs individuels de protection. La mesure de l'intensité de l'exposition au bruit, ainsi que l'examen audiométrique des travailleurs sont régulièrement pratiqués sur le lieu de travail. Les affections cutanées, très fréquentes autrefois chez les mineurs, ont notablement diminué. Cela est dO notamment au fait que les travailleurs sont équipés de vêtements spécialement conçus à cet effet, qui sont régulièrement nettoyés, et qu'ils disposent d'installations de douches dans chaque mine. :

Le Dr HELLWA (République Arabe Unie) déclare que si son pays n'a pas une industrie minière très développée, il exploite néanmoins d'assez nombreuses ressources du sous -sol extraction de minerai de fer, d'or, de manganèse, de phosphate et de cuivre; exploitation de carrières de granit, de basalte, de pierre à chaux et autres minéraux. Les études effectuées dans les mines de fer et dans les usines de broyage au sud du pays ont montré que 22,6 % des travailleurs étaient atteints de pneumoconiose aux stades 1, 2 et 3. La concentration des poussières peut atteindre 3000 millions de particules par pied cubique d'air dans les ateliers de broyage et 1700 millions de particules par pied cubique d'air dans les forages à ciel ouvert. De plus, comme ces mines sont situées en plein désert, loin des approvisionnements en eau et sous un climat très chaud, surtout l'été, il arrive que les travailleurs soient frappés de coups de chaleur. Dans les mines de manganèse, plusieurs cas d'intoxication ont été observés en 1957 et les autorités ont recommandé l'adoption de méthodes de forage humides. Il en est résulté une diminution des cas d'intoxication. :

COMMISSION A

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Des enquêtes spéciales ont été effectuées dans différentes mines de phosphate et d'or; elles ont montré qu'indépendamment des affections pulmonaires dues aux poussières, différentes maladies sévissaient à l'état endémique parmi les travailleurs. Ces constatations viennent appuyer les indications données dans le rapport du Directeur général. Aussi la délégation de la République Arabe Unie appuie -t -elle la recommandation contenue dans ce rapport, à savoir qu'il faut examiner tout particulièrement les conditions d'hygiène dans lesquelles travaillent les mineurs et formuler des normes adaptées aux différentes régions géographiques. La santé des mineurs, comme celle des autres secteurs de la population laborieuse, est une responsabilité d'Etat. Il n'en incombe pas moins aux employeurs d'assurer aux ouvriers un milieu physique convenable. Les services de santé de l'Etat et les instances législatives doivent donc prêter une attention particulière à ces catégories professionnelles, qui apportent une contribution essentielle au développement économique et social du pays. La République Arabe Unie compte plusieurs instituts et universités assurant une formation postuniversitaire en médecine du travail. En plus de l'Inspection des Usines et des Mines, il existe un service de médecine du travail au Ministère de la Santé publique. Le Dr SILVA (Nigéria) explique que dans son pays, l'administration des mines est assurée par le Ministère des Mines et de l'Energie. Un service de médecine du travail est actuellement créé au Ministère fédéral du Travail et on peut espérer qu'il améliorera la condition des mineurs. Le Ministère fédéral de la Santé collaborera avec le Ministère du Travail à l'organisation et à l'administration de ce nouveau service. Pour que des améliorations puissent être apportées aux règlements de sécurité, le nouveau service de médecine du travail devra reconsidérer la loi actuelle sur les usines, dont les dispositions sont trop anciennes. On espère que l'OMS et l'OIT pourront prêter leur concours pour ce travail. Le Dr Silva fait observer que, même dans les pays où il existe des réglementations concernant la sécurité dans les mines, les moyens d'assurer l'application des dispositions et le respect des normes restent insuffisants. La situation est d'ailleurs la même pour la plupart des règlements sanitaires le public se préoccupe peu de leur observation et l'on se demande comment cette attitude pourrait être modifiée. On dit que la persuasion vaut mieux que la force, mais cela est -il vrai dans le monde d'aujourd'hui ? Il faut informer les propriétaires de mines, qu'il s'agisse de l'Etat ou d'entrepreneurs privés, des objectifs auxquels tendent les règlements et des effets sur la santé des mineurs - et, indirectement, sur leur productivité - de l'application des normes. Le rapport du Directeur général indique que, dans les mines où des programmes de sécurité et d'hygiène du travail ont été institués, l'incidence des accidents et maladies a diminué. Le Dr Silva espère donc que l'OMS et l'OIT examineront ensemble si l'établissement de normes peut suffire à résoudre le problème. Ason avis, l'application des dispositions concernant la sécurité et la mise en oeuvre des normes sont d'une importance fondamentale pour l'amélioration des conditions de travail des mineurs dans le monde entier. ,

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Le Dr JORGENSEN (Australie) déclare que sa délégation appuie les propositions contenues dans le rapport du Directeur général au sujet des programmes futurs d'action sanitaire destinés aux mineurs. Le Dr Jorgensen note que l'OIT s'occupe depuis longtemps des questions d'hygiène et de sécurité des mineurs et qu'elle a consacré de nombreuses publications aux divers aspects de l'hygiène dans les mines et dans les industries connexes. La délégation de l'Australie appuiera un projet de résolution priant le Directeur général 1) de continuer à coopérer étroitement avec l'OIT pour l'étude des questions d'hygiène et de sécurité des mineurs; 2) d'établir un programme commun avec l'OIT comportant a) des recherches sur les conditions de travail, b) l'établissement de statistiques sur les conditions d'hygiène et de sécurité et c) la formation de personnel qualifié en matière d'hygiène et de sécurité; et 3) de faire rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé sur les répercussions financières de ce programme. L'Australie pourra, dans sa région géographique, aider à former du personnel aux techniques de radiographie et à l'interprétation des radiographies, ainsi qu'aux techniques d'échantillonnage des poussières et d'évaluation des concentrations de poussières sur les lieux de travail. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) juge utile de donner quelques précisions sur les services de santé destinés aux mineurs dans son pays, étant donné qu'elles pourraient aider à établir les normes générales mentionnées dans le rapport du Directeur général. En Tchécoslovaquie, les services médico- sanitaires destinés aux mineurs sont bien développés on compte en effet un médecin pour 1000 à 1200 mineurs travaillant dans les mines souterraines et un médecin pour 1400 à 1600 mineurs travaillant dans les mines à ciel ouvert. Il y a aussi un stomatologue ou dentiste pour 2500 mineurs, ainsi que divers spécialistes et, si des femmes sont aussi employées (mais elles ne le sont jamais à des travaux souterrains), un gynécologue. L'accent est mis sur la prophylaxie. Les mineurs sont soumis à un examen médical très sévère au moment du recrutement, puis à des examens périodiques. On prête une attention toute particulière à la détection des maladies professionnelles comme la silicose, aux troubles causés par les vibrations et par le bruit et, dans les mines d'uranium, à la radioactivité. Dès les premiers signes de mauvaise santé, le travailleur est transféré à un autre poste de travail. Les mineurs dont le salaire est réduit du fait de ce transfert touchent une indemnité, et des pensions d'invalidité sont versées aux mineurs atteints d'une maladie professionnelle. :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LASANTE, PARTIE II

On surveille de près les effets que les machines utilisées dans les mines peuvent exercer sur la santé, notamment par l'intermédiaire des poussières, du bruit et des vibrations. Les machines et les outils doivent être agréés par les autorités de la santé publique, qui fixent également les conditions dans lesquelles ils doivent être employés. La plus grande attention est accordée à la construction et à l'installation des puits de mines, au microclimat régnant dans les lieux de travail et aux mesures tendant à réduire les contraintes physiques, et les maladies professionnelles causées par le bruit, les poussières et les vibrations, Etant donné la gravité des risques de silicose, tous les travailleurs exposés aux poussières sont soumis à une surveillance médicale continue et, à titre préventif, transférés au bout d'une période donnée à un lieu de travail exempt de poussières. Les ouvriers disposent de douches, de cantines et d'autres installations. Les services de santé collaborent étroitement avec les établissements miniers et avec la direction des différentes mines. Les règlements miniers sont établis sur la base des impératifs sanitaires et les services de santé collaborent avec les autorités compétentes à la coordination des recherches. La délégation de la Tchécoslovaquie regrette que la documentation soumise à la Commission ait été fournie tardivement et que certains textes n'existent pas en russe. Le Dr BARRY (Guinée) déclare que son pays est directement concerné par le problème de la santé des mineurs étant donné qu'il compte de nombreuses mines oú sont employés près de 20 000 ouvriers. Le Gouvernement de la Guinée a créé un service national de médecine du travail rattaché à la Direction générale de l'Hygiène publique. Les diverses exploitations - mines de bauxite, carrières de granit, mines de fer, d'or et de diamants sont situées dans différentes parties du pays, et il faut assurer des services de santé prophylactiques et curatifs aux travailleurs et à leur famille. Malgré la mécanisation, les mineurs subissent toujours l'agression des poussières, des particules de poudre de bauxite et de la chaleur. Une enquête médicale effectuée en décembre 1970 sur 1200 travailleurs a permis de dénombrer 60 malades présentant des affections pulmonaires (parmi lesquelles des cas de bronchite et de tuberculose), 42 malades atteints de maladies vénériennes et 50 cas de parasitose intestinale. Il y a eu cinq décès accidentels. A la suite de l'enquête, le directeur du projet a suggéré que l'on soumette tous les travailleurs à un examen médical avant de les embaucher et que l'on fixe leur âge moyen entre 18 et 40 ans. Chaque travailleur recevrait une carte d'identité munie de sa photographie et un livret sanitaire individuel donnant tous les renseignements nécessaires sur son état de santé, Le directeur a aussi recommandé que l'on institue un examen radiologique bimensuel et un examen médical général semestriel, On a établi des normes relatives au logement et à l'eau de boisson, construit des douches et des latrines, et doté les hôpitaux d'un équipement approprié. Dans chaque unité de production, un bureau est responsable de la santé des travailleurs. Un programme éducatif à l'intention des travailleurs a été mis en route et tous les travailleurs ont un mois de congé par an. Le Dr Barry suggère que l'OMS établisse un système normalisé de communication des renseignements médicaux concernant les mineurs afin de faciliter l'institution de programmes préventifs, qu'elle envoie des consultants à court terme, et au besoin un expert, dans les pays en voie de développement pour former sur place du personnel médical et qu'elle fournisse des camionnettes équipées de matériel radiologique et des quantités accrues de différents médicaments, notamment d'antipaludiques, d'antibiotiques et d'analgésiques. Des conserves de viande, de la poudre d'oeuf et du lait en poudre pourraient également être fournis par le Programme alimentaire mondial. Enfin, le Dr Barry suggère que l'OMS intensifie les recherches mentionnées dans le rapport du Directeur général. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) constate que les industries extractives se développent dans le monde entier et que la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a été bien inspirée en demandant au Directeur général d'étudier avec l'OIT le problème de la santé des mineurs. La délégation roumaine est persuadée que les deux organisations ont déjà beaucoup contribué à améliorer les conditions sanitaires des mineurs, mais il résulte clairement du rapport du Directeur général qu'il reste encore beaucoup à faire. Le programme formulé dans ce rapport tend à apporter des solutions à de nombreuses questions qui se posent aujourd'hui dans le domaine de la santé des mineurs. La formation de personnel médical et technique pour les activités d'hygiène du travail devrait bénéficier de l'attention qu'elle mérite. La coopération entre l'OMS et l'OIT n'est pas seulement utile mais nécessaire, de même que la coopération régionale inter -pays. Comme le Dr Racoveanu l'a indiqué lors de la quatrième séance de la Commission, la Roumanie est prête à apporter son aide à tout pays qui la demandera. L'élaboration de recommandations internationales concernant les conditions de travail dans les mines et les mesures socio- économiques visant la protection et la promotion de la santé des mineurs constituent une tâche importante pour l'OMS et l'OIT. Ces recommandations devraient comprendre celles qui figurent déjà dans le rapport du Directeur général et qui concernent notamment un système normalisé

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de rapports médicaux, les concentrations maximales admises pour les poussières et les gaz toxiques, et les conditions atmosphériques dans les mines, toutes questions qui ne font pas encore l'objet d'accords internationaux. Le Dr Racoveanu pense que l'OMS devrait mettre au point une classification des maladies spécifiques des mineurs analogue à celle que l'OIT a établie pour les radiographies des pneumoconioses et qu'elle devrait intensifier les recherches sur ces maladies. Il signale d'autre part que l'OIT, en collaboration avec le Gouvernement de la Roumanie, organisera en septembre 1971 une conférence internationale sur la pneumoconiose à laquelle il espère que l'OMS sera représentée. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) souligne la nécessité de prendre en considération, du point de vue épidémiologique, tous les éléments qui peuvent affecter la santé afin d'évaluer et de distinguer les divers facteurs d'origine professionnelle intervenant dans la pathogenèse des maladies du système respiratoire, de l'appareil digestif et du système neuro -végétatif. Des méthodes très similaires doivent être appliquées à l'étude des problèmes associés à l'exposition de l'homme aux substances toxiques, au bruit et à la poussière au cours de son activité professionnelle et dans un environnement urbain pollué. La délégation italienne approuve le programme proposé dans le rapport du Directeur général et souhaite que l'OMS et l'OIT coopèrent pour encourager les pays à organiser de véritables enquêtes épidémiologiques sur les problèmes de santé de tous les travailleurs, et non pas seulement sur ceux des mineurs. Le Dr LEKIE (République démocratique du Congo) rappelle que lorsqu'on a discuté des problèmes de l'environnement, il a déjà exprimé les craintes de sa délégation au sujet de la puissance des intérêts économiques. Dans son pays, l'industrie minière est en grande partie entre les mains des grandes sociétés. Il faut reconnaître que ces sociétés ont fait de grands efforts pour améliorer la situation sanitaire et sociale des mineurs. Cependant, il y a eu quelques manquements assez importants, et sa délégation suggère que l'OMS adresse aux Etats Membres les recommandations nécessaires et leur demande de veiller à ce que les règlements sanitaires soient appliqués. Sa délégation appuie les recommandations figurant dans le rapport du Directeur général. Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) rappelle que la santé des mineurs est un sujet dont le Gouvernement du Royaume -Uni se préoccupe depuis longtemps. Le travail dans les mines est systématiquement contrôlé par l'Etat depuis un siècle et demi, mais la surveillance spéciale de l'hygiène du travail ne s'applique aux mineurs que depuis un quart de siècle. Le Medical Research Council a créé dans le sud du Pays de Galles un service de recherche sur les pneumoconioses il y a quelque vingt -cinq ans, inaugurant ainsi les études sur la pneumoconiose et la lutte

contre cette maladie dans les mines de charbon. Ces activités, qui ont été poursuivies et intensifiées par des chercheurs et par le service médical du National Coal Board, ont permis d'établir des techniques de base pour la mesure des poussières et leur évaluation radiologique normalisée. Elles ont apporté une nouvelle compréhension de l'épidémiologie de la pneumoconiose chez lesmineurs, ce qui a abouti à l'élaboration d'une politique efficace de lutte contre les poussières et à une réduction progressive et continue de tous les types de pneumoconiose. Le nombre des cas attestés de cette maladie est tombé d'un maximum de 4993 en 1955 à 624 en 1969 soit, en taux pour 1000 travailleurs, de 9,1 à 2,0. Il y a eu un échange régulier d'informations entre les chercheurs travaillant au Royaume -Uni et leurs collègues d'autres pays, et les techniques de recherche ainsi que les méthodes épidémiologiques employées par les premiers ont été largement adoptées ailleurs. On peut penser qu'il se produira d'autres améliorations. Les méthodes utilisées pour étudier et mesurer les poussières présentes dans les mines de charbon évoluent sans cesse. Ainsi, on accorde de plus en plus d'importance, à l'heure actuelle, à la mesure de la masse globale de poussières plutôt qu'à une numération des particules arbitrairement classées selon leurs dimensions. Aussi le temps n'est -il pas encore venu d'adopter des normes internationales de lutte contre les poussières, qui auraient un caractère arbitraire; ce faisant, on risquerait d'établir des normes qui, dans l'état actuel des choses, ne seraient ni réalisables ni applicables. Le Dr Bernard a parlé de la diversité des problèmes qui se posent dans des pays différents. Il y a là une raison de plus pour que l'OMS se montre très prudente avant de chercher à donner une valeur internationale à des critères spécifiques de lutte contre les poussières. Il n'en pourrait pas moins être utile de continuer à étudier de façon sérieuse et systématique les problèmes qui touchent à l'établissement de ces normes et de mettre en commun l'expérience acquise dans tous les pays aux prises avec ce problème. Le Professeur NORO (Finlande) estime que le rapport du Directeur général, s'il illustre la diversité des problèmes d'hygiène du travail qui se posent à propos des mineurs, ne contient pas de statistiques sur la morbidité et la mortalité générales chez les mineurs qui soient à jour et présentées sous une forme utilisable pour des comparaisons sur le plan international, On sait beaucoup de choses au sujet des maladies des mineurs, mais certaines connaissances n'ont pas encore été appliquées. Si l'on pense, par exemple, aux pays en voie de développement, il apparaît qu'une des tâches les plus importantes des organisations internationales devrait être de diffuser des

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

informations pour que les gouvernements de ces pays puissent éviter les erreurs commises par les pays développés en ce qui concerne l'hygiène dans les mines. L'OIT a beaucoup fait pour la santé des mineurs, néanmoins le Professeur Noro aimerait que l'on établisse un rapport élargi où seraient présentées davantage d'informations sur les cardiopathies, les troubles circulatoires et l'influence exercée par différents milieux de travail. Parlant du travail accompli par l'Association internationale pour la Médecine du Travail, organisation non gouvernementale fondée il y a soixante ans et dont il est Président, le Professeur Noro précise que cette association, qui groupe 600 spécialistes de 50 pays, serait heureuse de collaborer avec l'OMS et avec l'OIT. M. JOHNSON (Etats -Unis d'Amérique) signale que le Gouvernement des Etats -Unis a récemment créé un Institut national de Médecine du Travail qui a son siège au Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale. Cet institut travaillera en coopération étroite avec le Département du Travail et il effectuera des recherches, établira des critères, publiera des guides, encouragera les programmes d'enseignement et de formation et recommandera des normes pour la protection sanitaire des travailleurs, notamment celle des mineurs. L'Institut n'ayant été créé qu'il y a peu de temps, la délégation des Etats -Unis d'Amérique espère pouvoir en dire davantage sur ses activités lors de la prochaine Assemblée de la Santé.

Le Dr STREET (Jamalque) déclare que son pays, qui possède des mines de bauxite et des carrières de gypse et d'asbeste, porte beaucoup d'intérêt à la santé des mineurs. Il a été difficile d'obtenir que les mines et les carrières soient convenablement inspectées et que les normes y soient appliquées. Il est certain que de nombreux pays sont aux prises avec les problèmes de la santé des mineurs, mais il estime pour sa part que les divers ministères de la santé n'ont pas toujours pris les décisions nécessaires. Le Dr Street appuie les orateurs qui ont fait valoir que le problème de l'hygiène du travail est lié à celui de l'environnement de l'homme. Sa délégation a pris note de l'expérience acquise par le Royaume -Uni en matière de santé des mineurs, et elle estime que les pays en voie de développement pourraient en bénéficier. Le département de physiologie de l'Université des Indes occidentales a proposé d'exercer une surveillance sur la santé des mineurs travaillant dans les carrières de bauxite et de gypse; une telle action faciliterait l'élaboration de principes directeurs utilisables par d'autres pays. Le Dr Street remercie l'OMS de l'aide qu'elle a apportée à son pays pour créer un laboratoire d'hygiène du travail et le doter de l'équipement nécessaire. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, désire faire quelques remarques générales et répondre ensuite aux points particuliers qui ont été soulevés. En premier lieu, le Secrétariat apprécie beaucoup l'intérêt manifesté pour le rapport présenté à la Commission et les très nombreuses informations qui ont été données sur les orientations particulières de certains programmes nationaux. Il a été soigneusement pris note des offres d'assistance formulées par les délégations de plusieurs pays qui possèdent des services d'hygiène du travail bien développés, qui ont l'expérience de ces problèmes et qui peuvent mettre leurs ressources à la disposition de l'Organisation pour aider les pays qui en auraient besoin. En deuxième lieu, le Secrétariat note avec satisfaction que la Commission a, dans l'ensemble, approuvé le rapport du Directeur général, en particulier les propositions tendant à développer les activités de l'Organisation en ce domaine. Plusieurs délégués ont mis l'accent sur l'importance des normes et sur la nécessité d'intensifier les activités de formation du personnel. L'OIT a, depuis des années, élaboré et adopté un grand nombre de conventions et de recommandations concernant des normes et, dans les années à venir, l'OMS coopérera avec elle à l'établissement d'autres normes. Toutefois, toutes ces normes ne vaudront que dans la mesure où elles seront mises à exécution sur le plan national; les deux organisations se tiendront prêtes à aider les gouvernements à cet égard. Diverses délégations, tant de pays hautement industrialisés que de pays en voie d'industrialisation rapide, particulièrement en Afrique, ont fait l'observation que le rapport du Directeur général n'était pas suffisamment explicite en ce qui concerne la corrélation entre l'hygiène du travail et la santé de la collectivité minière dans son ensemble. Cette question sera traitée plus amplement dans les documents futurs. Il est bien dans la vocation de l'OMS d'aborder le problème sous l'angle de la santé collective au sens large, alors que l'OIT le considère plutôt sous l'angle de la sécurité et des conditions de travail. En ce qui concerne les questions posées sur les possibilités d'assistance technique, il va sans dire que l'OMS fournira une aide au sujet de tous les problèmes mentionnés en donnant des avis sur l'organisation des services et l'application des normes, et également en envoyant des consultants à court terme pour la formation. Tous ces points ont été notés et devraient être mentionnés dans les requêtes que présenteront les gouvernements intéressés par une telle assistance. En réponse à la question posée par le délégué de la Roumanie au sujet de la conférence qui se tiendra à Bucarest sous les auspices de l'OIT, le Dr Bernard précise que l'OMS a participé dès le début à la préparation de cette conférence et qu'elle y prendra une part active.

COMMISSION A

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L'Association internationale pour la Médecine du Travail dont a parlé le délégué de la Finlande est en relations officielles avec l'OMS, et les deux organisations entretiennent une coopération pratique extrêmement suivie. Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA23.47 sur l'hygiène du travail dans les mines; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur ce sujet; Notant les activités déjà entreprises par l'Organisation internationale du Travail et l'Organisation mondiale de la Santé en vue de promouvoir une amélioration des conditions de vie, de travail et de santé des mineurs par l'établissement de normes internationales, l'octroi d'une assistance technique et le développement des recherches à ce sujet; Considérant la nécessité de poursuivre les efforts dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la création à l'échelon national de services de santé pour les mineurs et la formation de personnel, INVITE les Etats Membres 1. a) à prendre en considération les normes internationales existantes en matière de sécurité et d'hygiène dans les mines en vue de les mettre en application; à promouvoir les mesures nécessaires pour établir, avec l'aide de l'Organisation interb) nationale du Travail et de l'Organisation mondiale de la Santé, des services nationaux de médecine du travail; et à former le personnel nécessaire pour ces services; c) PRIE le Directeur général 2. d'étudier les moyens d'établir, en consultation avec le Directeur général de l'Organisaa) tion internationale du Travail, un système normalisé de rapports médicaux sur les problèmes de santé des mineurs; d'accorder toute l'assistance possible aux Etats Membres, dans la limite des ressources b) budgétaires disponibles, en vue du développement de leurs services nationaux de médecine du travail; et de poursuivre et de développer le programme actuel de recherches entrepris par l'Orgac) nisation dans ce domaine, particulièrement en ce qui concerne les problèmes de santé des mineurs dans différents milieux géophysiques et sociaux. : :

Décision 3.

:

Le projet de résolution est approuvé.

1

EFFETS DE L'USAGE DU TABAC SUR LA SANTE

Ordre du jour, 2.10

Le Dr BERNARD, Sous- Directeur général, présente le rapport du Directeur général, qui englobe son rapport à la présente Assemblée de la Santé et, en annexe, son rapport á la quarante -septième session du Conseil exécutif ainsi qu'un rapport de consultants intitulé "Limitation de l'usage du tabac ".2 Le rapport des consultants, qui développe certains points contenus dans le rapport présenté à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé,n'appelle pas de commentaires détaillés. Le Dr Bernard souhaite seulement attirer l'attention sur trois points. Tout d'abord les consultants insistent sur le fait que l'accueil que rencontrera tout programme éducatif dépendra dans une très large mesure de l'attitude des travailleurs sanitaires eux -mêmes. En deuxième lieu, il convient de conjuguer un grand nombre de mesures dont chacune renforcera l'effet des autres, augmentant les chances de réussite du programme. Le troisième point à souligner est l'importance donnée par les consultants à l'action éducative visant les jeunes. C'est de loin la partie la plus développée du rapport et elle montre que l'accent doit être mis de plus en plus sur la véritable prévention à longue échéance que constitue cette action éducatrice. Le rapport se termine par des recommandations détaillées. Le rapport présenté à la quarante- septième session du Conseil exécutif insiste sur les mesures qui ont été prises par les comités régionaux à la suite de décisions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif. Tous les comités régionaux se sont saisis du problème. Le Comité régional de l'Europe et celui des Amériques ont arrêté des mesures faisant suite aux initiatives qu'ils avaient prises l'année précédente, et les autres comités régionaux ont adopté des résolutions concernant en particulier l'abstention de l'usage du tabac au cours de leurs réunions. Ce rapport contient également un certain nombre de propositions du Directeur général concernant une action possible de l'OMS. Le rapport du Directeur général à la présente Assemblée est une brève note de couverture qui indique que le Directeur général a écrit au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies ainsi qu'aux directeurs généraux des institutions spécialisées pour leur demander leur appui. Des réponses ont été reçues de presque toutes les institutions spécialisées, et ces réponses donnent un entier soutien aux points de vue exprimés par l'OMS. Deux institutions soumettront la question à la prochaine

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.27. 2

Voir Chronique OMS, 1971, 25,

482.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

session de leurs organes directeurs; l'article paru dans la Chronique OMS a été reproduit dans le Courrier de l'UNESCO, ce qui lui a permis d'atteindre une audience différente et élargie; la FAO a confirmé qu'elle était à la disposition des Etats Membres pour étudier le problème de la substitution des cultures de remplacement et l'UNESCO a accueilli de façon positive la suggestion du Directeur général concernant les programmes éducatifs à venir. En particulier, le Directeur général de l'UNESCO a donné son accord pour que le problème de la limitation de l'usage du tabac soit inscrit à l'ordre du jour de la consultation OMS/UNESCO sur la planification de l'éducation sanitaire à l'école qui se tiendra cette année. La décision de l'Assemblée de la Santé a donc reçu dans la famille des Nations Unies un écho sympathique et positif. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) rend hommage à Sir George Godber, pionnier du mouvement contre l'usage du tabac, à qui revient le mérite d'avoir été à l'origine de l'adoption de résolutions interdisant de fumer au cours des séances de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif. L'usage du tabac comporte des aspects sociaux et des aspects financiers les aspects sociaux sont bien connus et, pour ce qui est des aspects financiers, il est clair qu'une interdiction totale de fumer aurait des répercussions sur les budgets nationaux. Il y a plusieurs manières de lutter contre les risques que l'usage du tabac fait courir à la santé. Il faudrait apprendre aux jeunes à ne pas commencer à fumer et il faudrait leur faire connaître les effets de l'usage du tabac sur la santé dans les classes de sciences et d'éducation sanitaire ainsi que dans les groupes d'études sociales et d'éducation physique. En deuxième lieu, les travailleurs sanitaires pourraient exercer une influence sur les attitudes et le comportement des individus et de la collectivité, en particulier s'ils donnent eux -mêmes l'exemple en s'abstenant de fumer. En troisième lieu, il serait possible de toucher les adultes par l'intermédiaire de groupements religieux, sportifs, professionnels, culturels, sociaux ou civiques, et également de leur faire prendre conscience des graves conséquences associées à, l'habitude de fumer la cigarette par voie d'affiches ou de tracts, par des conférences et par des films. En quatrième lieu, les moyens d'information s'adressant au grand public pourraient être utilisés pour l'influencer, surtout si l'on obtient le patronage de personnalités respectées. L'une des mesures systématiques prises ainsi aux Etats -Unis d'Amérique est l'obligation, depuis janvier 1966, de faire figurer un avertissement sur chaque paquet de cigarettes vendu dans le pays. Cinquièmement, il faudrait s'abstenir, dans l'intérêt général, de faire en faveur des cigarettes une publicité de nature à atteindre la masse des enfants et des jeunes gens; le fait de fumer ne devrait pas constituer un élément censé engendrer le succès sur le plan mondain ou l'admiration du sexe opposé; il faudrait diffuser des informations authentiques sur le produit en cause et il devrait y avoir de véritables programmes d'éducation sanitaire à l'intention de la jeunesse. Un certain nombre de pays ont d'ailleurs déjà interdit la publicité des cigarettes à la télévision et à la radio. En sixième lieu, on pourrait trouver des moyens de réduire les risques découlant de l'usage du tabac; il faudrait poursuivre les recherches sur la mise au point de cigarettes moins dangereuses et de manières de fumer moins nocives, ainsi que sur la production d'un type de tabac à plus faible teneur en goudron et en nicotine. Les fumeurs devraient être encouragés à réduire leur consommation, à inhaler la fumée moins profondément et moins fréquemment, à fumer une moins grande longueur de chaque cigarette et à fumer des cigarettes moins chargées en goudron et en nicotine. Le Dr Vassilopoulos suggère que l'on prenne certaines mesures, à savoir 1) une action des autorités sanitaires en coopération avec les autorités scolaires, les associations professionnelles de travailleurs sanitaires, les organismes bénévoles et d'autres institutions; 2) une législation rendant obligatoires l'indication, sur les paquets de cigarettes et dans la publicité, de la teneur des produits en goudron et en nicotine, et la mention des risques auxquels les consommateurs exposent leur santé; 3) la réduction et, à plus tong terme, la suppression totale de la publicité, jointe à une attitude exemplaire de la part des travailleurs sanitaires, qui devraient décourager les jeunes de commencer à fumer, démontreraient chaque fois qu'ils en auraient l'occasion les effets nocifs de l'usage de la cigarette et exigeraient que l'action contre l'usage du tabac fasse partie de tous les programmes d'action médico- sanitaires; 4) une action des autorités et des organisations sanitaires pour décourager l'usage de la cigarette dans les hôpitaux et les autres institutions de soins et pour créer des services consultatifs anti -tabac dans les hôpitaux et les département de consultations externes; de même, une action pour inciter tous les travailleurs sanitaires à s'abstenir de fumer et pour donner le maximum de publicité aux dangers inhérents à l'usage du tabac; 5) une action des écoles de médecine et des autres établissements de formation aux disciplines sanitaires afin que les étudiants soient pleinement informés des dangers de l'usage du tabac; 6) une coopération entre les autorités sanitaires et les autorités scolaires afin de préparer, pour les programmes d'éducation sanitaire, des sujets d'étude et des matériels pédagogiques portant sur les dangers de l'usage du tabac pour la santé; 7) une intensification des recherches sur l'efficacité de l'éducation sanitaire; 8) l'inclusion des risques associés à l'usage du tabac dans les programmes d'hygiène du travail exécutés dans les usines et autres lieux de travail; 9) une coopération entre les autorités sanitaires et les autres services officiels, les forces armées, les organisations professionnelles de travailleurs sanitaires, les institutions bénévoles s'occupant de la santé et d'autres organismes tels que les associations religieuses, les clubs sportifs, les divers clubs d'hommes ou de femmes pour des activités visant à faire mieux connaître les dangers de : :

COMMISSION A

:

SIXIEME SEANCE

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l'usage du tabac pour la santé; 10) une étude sur la possibilité de fixer légalement des limites maximales admissibles pour les divers composants des cigarettes. Le Dr SAUTER (Suisse) trouve dans l'excellent résumé des problèmes de l'usage du tabac établi par le Directeur général une confirmation du fait que la lutte contre cet usage ne se situe pas uniquement sur le plan sanitaire. Il a pris connaissance avec un vif intérêt des recommandations des consultants, qui méritent toutes d'être étudiées avec beaucoup d'attention. Toute réclame en faveur du tabac, des boissons alcooliques et des médicaments est interdite à la radio et à la télévision suisses et les autorités suisses examinent en ce moment les questions juridiques que soulève une restriction ou une interdiction de la réclame en faveur du tabac eu égard à la liberté du commerce garantie par la Constitution. La liberté du commerce peut certes être limitée pour des raisons sanitaires, à condition cependant qu'il n'y ait pas de disproportion entre le but que l'on veut atteindre et la sévérité de la mesure envisagée. Dans cet ordre d'idées, les autorités doivent avoir la certitude que la limitation ou l'interdiction de la réclame dans les journaux constitue vraiment un moyen efficace pour atteindre le but visé. La même considération s'applique aux autres propositions contenues dans le rapport des consultants, telles que l'obligation pour les fabricants d'avertir que fumer la cigarette peut être nocif, ou d'indiquer la teneur des cigarettes en goudron ou en nicotine. Cette dernière mesure pourrait être utile du fait qu'elle fournirait aux fumeurs non seulement un avertissement de nature générale, mais une réelle information. En revanche, il serait peut -être dangereux d'instituer un système de taxation différentielle tenant compte de la teneur des cigarettes en goudron et en nicotine, un tel système pouvant avoir pour effet d'encourager les fumeurs à consommer un plus grand nombre de cigarettes moins chargées en goudron et en nicotine et d'un prix moins élevé.

Le Dr SAENZ (Uruguay) rappelle que sa délégation a pris, lors de la réunion du Comité régional des Amériques, une position analogue à celle qui est proposée dans le rapport. Une campagne d'éducation sanitaire a été lancée en Uruguay et le Ministère de la Santé a créé une commission pour l'exécution d'un programme en quatre points. Tout d'abord, le Ministère a adressé au corps médical une lettre lui demandant sa coopération; il a également envoyé deux rapports à tous les médecins, l'un sur les effets de l'usage du tabac sur la santé et l'autre sur la situation actuelle en matière d'usage du tabac. En deuxième lieu, on a entrepris une action pour obtenir la participation des enseignants des écoles primaires et secondaires et des institutions d'enseignement artistique et d'éducation physique. En troisième lieu, des copies de toutes les décisions prises ont été envoyées aux autorités législatives en vue de la coordination de l'action parlementaire avec la campagne nationale. Enfin, la campagne bénéficie de l'appui de la presse, de la radio et de la télévision. La commission a commencé son travail. le 21 juillet 1970 et elle a déjà réussi à réduire la consommation de tabac parmi les étudiants. Une évaluation plus précise des résultats de la campagne pourra être faite quand on possédera les renseignements qui seront fournis par les autorités fiscales et par une enquête dans les centres éducatifs. Le Professeur YANAGISAWA (Japon) estime que le moyen le plus efficace de lutter contre l'usage du tabac est l'éducation sanitaire. Par ailleurs, la délégation japonaise attache une importance particulière aux recherches que l'on fait pour fabriquer des cigarettes à très faible teneur en goudron et en nicotine. D'une manière générale, la délégation du Japon accepte le rapport du Directeur général, mais elle réserve sa position au sujet des recommandations des consultants relatives à une intervention par la voie législative en vue de rendre obligatoire la mention, sur les paquets de cigarettes et dans les annonces publicitaires, des risques que l'usage du tabac présente pour la santé, d'instituer un système de taxation différentielle pour décourager la consommation de cigarettes ayant une teneur élevée en goudron ou en nicotine, et de majorer les taxes sur les cigarettes. Un examen plus poussé est nécessaire pour déterminer si de telles mesures représentent des moyens appropriés et efficaces de décourager les fumeurs. Le Dr FELKAI (Hongrie) déclare que la lutte contre l'habitude de fumer a été engagée en Hongrie sur la base des propositions formulées par l'OMS. Selon une estimation faite en 1970, 36 % des habitants àgés de plus de 12 ans sont des fumeurs réguliers, 44 % fument depuis plus de 20 ans, et 25 % fument depuis 10 à 20 ans. Les ventes de tabac sont en augmentation et la consommation des cigarettes s'est accrue de 47,5 % en 10 ans. Les recherches entreprises sur les raisons pour lesquelles les jeunes acquièrent le goût de fumer ont permis de recueillir certains renseignements. Un facteur qui rend plus difficile la lutte contre l'usage du tabac est que 68 % des jeunes fument régulièrement tout en connaissant les effets nocifs du tabac sur la santé; 21 % des fumeurs ne croient pas qu'il soit dangereux de fumer, en dépit des informations qu'on leur donne. En Hongrie, les jeunes commencent à fumer très tôt et le nombre des jeunes fumeurs augmente on estime qu'en 1970 41 % des fumeurs réguliers faisaient partie du groupe d'age de moins de 50 ans. En outre, 48 % des jeunes qui ont commencé à fumer étant enfants ou adolescents ne désirent pas abandonner le tabac. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Certains résultats ont néanmoins été atteints. Tout d'abord, compte tenu des recommandations émises par l'OMS, on s'est spécialement attaché, au cours des cinq dernières années, à développer l'information et l'éducation de la jeunesse. Un nouveau programme intéressant l'âge qui pose le plus de problèmes - de 11 à 12 ans - donne des renseignements détaillés en vue de la lutte anti- tabac. On a publié du matériel pédagogique pour les éducateurs et une brochure s'adressant à la jeunesse. On a lancé une nouvelle méthode qui, sous forme de jeu, fait découvrir aux enfants, par eux -mêmes, les effets nocifs de l'usage du tabac les enfants se livrent à une série d'expériences et de mesures relatives aux substances qui pénètrent dans l'organisme humain en même temps que la fumée. En deuxième lieu, conformément à l'autre proposition principale de l'OMS concernant la limitation de l'usage du tabac dans les lieux publics, on a organisé en Hongrie, parmi les jeunes, un mouvement tendant à augmenter dans les villes et villages le nombre de locaux, bureaux, salles de réunions, ateliers, etc. où il est interdit de fumer. En troisième lieu, une campagne active contre l'habitude de fumer est menée à l'aide de diverses publications comprenant du matériel auxiliaire utilisé par les médecins qui donnent des cours et pour des réunions de parents, une revue pour la jeunesse, deux ouvrages destinés aux éducateurs et un manuel qui inspire la modération aux fumeurs incapables d'abandonner le tabac. Des films et des dessins animés ont également été produits. La délégation de la Hongrie approuve la proposition selon laquelle on devrait s'efforcer de produire des cigarettes à teneur réduite en nicotine et à filtre plus efficace. Il existe, en Hongrie, un certain nombre de dispensaires spécialisés dans la désintoxication des personnes souffrant d'intoxication nicotinique, mais le traitement n'est pas suffisamment efficace et les personnes qui acceptent de s'y soumettre sont encore peu nombreuses. Il faudrait créer dans le cadre des services sanitaires des possibilités beaucoup plus larges pour ceux qui désirent renoncer à fumer A l'avenir, la lutte contre le tabac devrait être orientée vers la prévention, et vers une action tendant à persuader les fumeurs d'abandonner leur habitude. Une intensification des recherches et des échanges d'information favoriserait un développement de l'éducation sanitaire en cette matière. :

Le Dr FAKHRO (Bahreîn) observe qu'en dépit de son titre - Effets de l'usage du tabac sur la santé -

le rapport contient beaucoup de recommandations qui ne concernent que l'usage de la cigarette. Il estime que, par exemple, dans la première des recommandations des consultants, selon laquelle chaque gouvernement devrait créer une commission centrale ou tout autre organisme approprié, il vaudrait mieux se référer à l'usage du tabac. De même, dans la quatrième recommandation, qui concerne la publicité, il faudrait mentionner les cigares, la pipe, etc. On doit se féliciter du fait que plusieurs pays exigent qu'un avertissement figure sur les emballages; cependant, il est troublant de voir que certains de ces pays n'appliquent cette exigence qu'aux paquets vendus sur le marché national et non aux produits exportés. Il faut espérer que cette pratique contradictoire prendra fin, car il est contraire à l'éthique médicale d'avoir deux poids et deux mesures dans le domaine sanitaire. Le Directeur général a suggéré, dans son rapport à la quarante- septième session du Conseil exécutif, de choisir les moyens de prévenir et combattre l'usage de la cigarette comme thème des discussions techniques qui ont lieu en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé et des sessions des comités régionaux. Le Dr Fakhro approuve cette sugesstion, mais il estime qu'il faudrait, avant d'aborder ce sujet, laisser aux pays le temps d'acquérir une certaine expérience. La séance est levée à 17 h.45.

SEPTIEME SEANCE

Vendredi 14 mai 1971, 9 h.10 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) propose d'ajouter le mot "efficaces" après "vaccins ", au paragraphe 2 v) du dispositif du projet de résolution sur la situation de la pandémie de choléra, afin d'éviter de donner l'impression qu'il y a contradiction entre ce paragraphe et le paragraphe 2 ii) du dispositif. Il en est ainsi décidé. Décisions Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé. 1) Le rapport est adopté (voir page 583). 2) :

2.

EFFETS DE L'USAGE DU TABAC SUR LA SANTE (suite)

Ordre du jour, 2.10

Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) déclare que si le rapport du Directeur général concernant les effets de l'usage du tabac sur la santé constitue un document de référence utile pour ceux qui ont l'intention de lancer des campagnes anti- tabac, certaines des mesures préconisées par les consultants impliquent une action administrative et législative à l'échelon national qui suscite des réserves de la part de son gouvernement. En Tanzanie, le public ignore totalement ce qu'est le cancer du poumon et le corps médical n'a pas à s'occuper de cette maladie. La lutte contre les principales maladies transmissibles demeure le premier souci du Gouvernement. Il serait difficile de persuader l'administration sanitaire et le législateur de modifier l'ordre de priorité actuel. La suggestion du Directeur général concernant la possibilité d'une aide de l'OMS aux Etats Membres, sur leur demande, pour la planification et la mise en oeuvre de programmes de lutte anti -tabac semble impliquer que l'OMS entend prendre l'initiative en la matière et qu'elle incitera les Etats Membres à prévoir des projets dans ce domaine. Le Dr Akim espère que l'on n'accordera pas à cette campagne le la Tanzanie sait par expérience qu'il même statut qu'au programme relatif à la reproduction humaine est difficile d'obtenir une aide bilatérale ou même multilatérale pour un projet intéressant la santé si ce projet ne comporte pas un élément de planification familiale. Un pays comme la Tanzanie, qui connaît ses besoins et leur ordre de priorité, devrait recevoir avant toute autre chose une aide correspondant aux priorités qu'il a établies. :

M. MAGEREGERE (Burundi) estime que les effets de l'usage du tabac sur la santé posent un problème universel. Une campagne de lutte anti -tabac lui parait devoir se heurter à deux obstacles majeurs d'une part, le risque de porter atteinte à la liberté de l'individu et, d'autre part, l'énorme masse des intérêts, tant privés qu'officiels, que représente l'industrie du tabac. La société moderne est trop éprise de liberté individuelle pour accepter des mesures coercitives. Les charges médicales et sociales liées aux effets de l'usage du tabac sur la santé sont supportées par tous; il serait normal d'en faire supporter une plus grande partie par les fumeurs eux -mêmes, au moyen d'une taxation supplémentaire importante du tabac sous toutes ses formes; le produit de cette taxation devrait être consacré intégralement à une amélioration générale des soins médicaux et au financement d'une large campagne anti -tabac pour laquelle seraient utilisés tous les moyens d'information. Etant donné que dans de nombreux pays une partie plus ou moins importante de la population est employée à la culture, à la transformation industrielle et à la commercialisation du tabac, il conviendrait d'étudier soigneusement les possibilités de remplacement de ces activités, en faisant appel au concours de sociologues et d'économistes. Il ne faut pas oublier que les gouvernements eux -mêmes tirent directement ou indirectement des bénéfices considérables de l'industrie du tabac, bénéfices qui dépassent probablement de beaucoup le coût du traitement des victimes du tabac. Les organismes internationaux pourraient être invités à encourager les gouvernements à rechercher d'autres sources de bénéfice. M. Mageregere pense qu'étant donné la vertu bien connue de l'exemple, les mesures éducatives devraient porter tout d'abord sur le personnel sanitaire et les membres du corps enseignant; en outre, on pourrait peut -être tenter un effort particulier pour encourager le sport. Il serait intéressant de connaître les pourcentages de fumeurs chez les sportifs par rapport à ceux que l'on relève chez les :

non -sportifs.

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Le Dr KUMARAPATHY (Singapour) signale que son pays a mis en vigueur, en juin 1970, une législation interdisant de fumer dans les lieux publics et a promulgué, en février 1971, la loi sur l'interdiction de la publicité relative à l'usage du tabac, qui est entrée en vigueur le ler mars 1971. Cette loi considère comme délit le fait de publier une annonce incitant à l'achat ou à l'usage de cigarettes, de cigares, ou de tabac à fumer sous une autre forme. Toutefois elle ne s'applique pas à la publicité insérée dans les journaux et autres publications imprimés ou édités en dehors de Singapour. C'est dans ce domaine que s'impose une coopération internationale. Les fabricants de cigarettes, qui sont le plus souvent des firmes internationales, peuvent en effet se soustraire aux restrictions imposées par un seul pays. Le Dr Kumarapathy pense que les recommandations des consultants concernant les mesures législatives devraient figurer dans toute résolution approuvée par la Commission sur ce point. Il faudrait s'attacher principalement à utiliser un code de pratique uniforme et à éviter que des normes différentes soient appliquées selon le lieu. La coopération peut se traduire également par la production et l'échange de matériel d'éducation sanitaire, audio- visuel ou autre. Le ler janvier 1971, le Gouvernement de Singapour a lancé, au moyen de la radiodiffusion et de la télévision, une campagne d'éducation sanitaire tendant à décourager l'usage du tabac. La résolution EB47.R42 du Conseil exécutif ne mentionne pas ces aspects du problème, et la délégation de Singapour est disposée à appuyer une résolution préconisant une action positive, une coopération internationale en matière de législation et l'échange de matériel d'éducation sanitaire. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense que l'action entreprise par l'OMS depuis deux ans a donné une vive impulsion à une campagne qui pourrait fort bien se révéler en fait plus efficace qu'on ne le pense. La façon dont les Etats Membres y ont souscrit, et notamment ceux pour lesquels la culture du tabac représente des intérêts économiques considérables, a fait grande impression dans le monde entier. On s'est aperçu qu'il était possible de modifier sensiblement l'opinion et les habitudes de la population. Peut -être existe -t -il une "pente sociale" en la matière; si tel est le cas, on pourrait en tenir compte pour rendre la campagne plus convaincante. Dans certains pays, celle-ci a permis tout au moins d'empêcher une augmentation de l'usage du tabac et on a noté un accroissement appréciable du nombre des non -fumeurs. La question n'est plus de savoir si l'usage de la cigarette doit être abandonné volontairement, mais bien plutôt de savoir comment amener les fumeurs à y renoncer. Répondant au Dr Akim, Sir George trouve parfaitement compréhensible que les priorités soient différentes dans les pays en voie de développement et dans les pays d'Europe. Il assure le Dr Akim qu'il ne cherche pas à diriger une part importante des ressources de l'OMS vers la campagne anti- tabac, mais qu'il souhaite simplement étendre au monde entier l'influence de cette campagne. Cette influence s'est déjà fortement manifestée, mais elle doit continuer à s'exercer. Il est exact que les responsables de la publicité en faveur des cigarettes exercent de fortes pressions pour mettre obstacle à la campagne anti- tabac, essayant d'associer l'usage du tabac à des activités agréables et même aux charmes de la vie en plein air. On sait pourtant que l'usage du tabac accélère le processus du vieillissement et joue un rôle dans l'étiologie du cancer et dans la pathologie cardio -pulmonaire. Il réduit également l'espérance de vie et la capacité physique, particulièrement chez les athlètes. De toute évidence, il est absurde de l'associer aux agréments de l'existence et aux activités de plein air. L'OMS devrait user de son influence partout où elle le peut et ne s'arrêter que lorsque l'image fausse de la cigarette considérée comme facteur favorable aux rapports humains aura été détruite. La campagne anti -tabac pourrait être l'une des premières percées importantes de la médecine préventive, retardant ou prévenant l'apparition d'affections malignes et de maladies dégénératives. L'une des découvertes récentes les plus intéressantes de l'épidémiologie est l'identification d'une grande diversité d'effets peu apparents de l'usage du tabac, liés à d'autres facteurs responsables des maladies précitées. Au cours des dix années à venir, on arrivera peut -être ainsi à comprendre beaucoup mieux la pathogénie des maladies chroniques et donc à en prévenir ou en retarder efficacement l'apparition.

Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) indique que certaines mesures ont été prises dans son pays pour sensibiliser le grand public aux dangers de l'usage du tabac. Dans la quasi -totalité des services administratifs, des comités spéciaux ont été créés et ont lancé des campagnes avec la participation active du corps médical. Une campagne anti -tabac à l'échelon national a été proposée, et des dispositions sont prises pour appliquer les recommandations de l'Association médicale polonaise, qui condamne l'usage du tabac. Les risques inhérents à l'usage du tabac ont été passés en revue dans plusieurs publications et les recherches sont intensifiées. La délégation de la Pologne appuie les recommandations faites par les consultants. Il conviendrait de leur donner une large diffusion en veillant particulièrement à ce qu'elles soient communiquées à tous les dirigeants de la profession médicale et à tous les travailleurs médico- sanitaires. La délégation polonaise appuie également les propositions formulées par le Directeur général dans son rapport sur les effets de l'usage du tabac sur la santé.

COMMISSION A : SEPTIEME SEANCE

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La complexité du problème exige la coopération d'un grand nombre d'organisations du système des Nations Unies et il est clair que, dans cet effort collectif, le rôle directeur revient à l'OMS. La délégation polonaise donne un appui total au programme visant à décourager l'usage de la cigarette et soutiendra la mise en oeuvre. Le Dr AUJOULAT (France) fait observer que si l'action éducative dénonçant les méfaits de l'usage du tabac constitue une partie intégrante de l'éducation sanitaire, elle -même élément d'une éducation globale et permanente, il ne suffit pas de l'affirmer pour commencer à résoudre le problème. L'éducation sanitaire en ce domaine se révèle une tâche très délicate. Elle ne doit pas s'adresser uniquement à certaines catégories d'adultes dans lesquelles on compte des fumeurs invétérés ni se limiter à l'utilisation de certains grands moyens d'information; il doit s'agir en fait d'une action à long terme, dirigée en priorité vers la jeunesse. Toutefois, l'expérience démontre que, lorsqu'on cherche à atteindre la jeunesse, on se heurte à des difficultés considérables et qu'il faut renverser trois sortes de "murs ". Le premier est le mur du snobisme, associé à des années de cinéma et de théâtre, qui ont placé la cigarette au centre d'un certain mode de vie, Les femmes, en particulier, voient souvent dans la cigarette un symbole d'émancipation et ont tendance à s'adonner passionnément à l'usage du tabac. Dans ce cas, il s'agit moins de snobisme que d'agressivité ou tout au moins d'une attitude défensive. Le deuxième mur à renverser est le scepticisme à l'égard des effets nocifs du tabac, effets que dénonce maintenant la société occidentale alors qu'elle a cultivé et manufacturé le tabac pendant une si longue période. La jeunesse est parfaitement consciente de cette soudaine volte -face et méprise les inconséquences de la génération précédente. Il n'est pas surprenant que, dans un tel climat, l'exemple des parents, des éducateurs et des travailleurs sanitaires - abstinents de toujours ou fumeurs repentis - n'ait que peu d'effet sur les jeunes. Enfin, on se heurte à un troisième mur, celui de la contestation et de la témérité. Brandir la ou bien le péril leur semble menace d'un péril est rarement de bonne pédagogie vis -à -vis des jeunes lointain, ou il est tentant pour eux de courir l'aventure et de braver le risque. En conséquence, il ne faut pas entreprendre la lutte sans s'être armé dé preuves statistiques irréfutables des dangers de l'usage du tabac. C'est la raison pour laquelle les organismes d'éducation sanitaire fondent partout leurs activités sur les travaux de comités centraux réunissant des spécialistes des maladies respiratoires, des affections cardio -vasculaires, de la toxicomanie et de la sociologie. On s'efforce, en outre, de toucher la jeunesse par le canal de groupements d'autres jeunes. Le Dr Aujoulat annonce que le Bureau de zone pour l'Europe de l'Union internationale d'Education pour la Santé se préoccupera de l'action éducative concernant l'usage du tabac lors de la réunion qu'il tiendra à Dresde quelques jours plus tard. :

Le Dr TEJEIRO (Cuba) vient d'un pays où le tabac est la base d'une production de qualité dont l'exportation revêt une certaine importance économique. Il n'en faut pas moins reconnaître la valeur des résultats de recherches démontrant l'aggravation des maladies respiratoires et des affections cardio -vasculaires qu'entraîne l'usage du tabac. Depuis de nombreuses années, les maladies cardiovasculaires et néoplasiques représentent les deux causes principales de décès à Cuba. En conséquence, les Ministères de la Santé publique et de l'Education ont entrepris la mise en oeuvre d'un vaste programme d'éducation sanitaire. Le Ministère de la Santé publique patronne des programmes de télévision où des médecins expliquent en termes simples les dangers de l'usage du tabac. Les affiches placardées dans les usines, les écoles et d'autres lieux publics exercent également une influence, et l'on encourage le sport. Toutefois, après dix années d'interdiction de la publicité en faveur des cigarettes et des cigares, et malgré des augmentations de prix, on note une progression de la consommation du tabac "Fumer, c'est brûler votre santé ". chez les jeunes. Un nouveau slogan a été lancé La délégation cubaine appuiera toute mesure que prendra l'OMS pour limiter l'usage du tabac. :

Le Dr CUSCHIERI (Malte) annonce que son gouvernement a fait voter par le Parlement une loi réglementant la publicité en faveur du tabac dans l'île et que le Ministère de la Santé a fait usage des pouvoirs que lui conférait la loi pour décréter l'interdiction à la télévision ou dans les cinémas de la publicité en faveur des cigarettes ou des articles destinés aux fumeurs. La loi s'applique également au cigare et à la pipe. Le Gouvernement se propose maintenant de proscrire l'usage du tabac dans les autobus, les cinémas et d'autres espaces clos; il est déjà interdit de fumer dans les hôpitaux. La délégation de Malte estime que l'éducation sanitaire anti -tabac doit toucher les très jeunes enfants, dès l'âge de quatre ou cinq ans. D'autre part, des mesures ont été prises à Malte pour dissuader les gens d'offrir en cadeau des articles pour fumeurs. On s'attache principalement à encourager les parents et les enseignants à donner le bon exemple en s'abstenant de fumer devant les enfants. Le maximum de publicité devrait être donné aux dangers que présente pour la santé l'usage du tabac, et il conviendrait d'étudier, en collaboration avec la FAO, les cultures de remplacement pour les pays producteurs de tabac. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) fait part à la Commission de l'inquiétude qu'a éprouvée sa délégation à la lecture du deuxième paragraphe du rapport des consultants, où il est dit que la consommation du

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tabac augmente rapidemment dans les pays en voie de développement. Il est particulièrement intéressant de noter, dans le rapport, qu'il conviendrait de mettre en regard, d'une part, les avantages économiques qui résulteraient de l'amélioration de la santé due à une réduction de la consommation de tabac et, de l'autre, les pertes et le bouleversement économiques que pourrait entraîner cette réduction. Il est d'ailleurs probable que cela serait plus facile à dire qu'à faire dans les pays en voie de développement, car si les ministères des finances sont généralement en mesure de produire des chiffres indiquant les pertes que l'on pourrait attendre d'une réduction de la production ou de la consommation de tabac, les ministères de la santé éprouveraient peut -être, de leur côté, certaines difficultés à évaluer ce que coûte au pays l'usage du tabac en morbidité et en mortalité, ou encore les avantages économiques qui résulteraient de l'amélioration de la santé publique consécutive à la réduction de cet usage. L'OMS est particulièrement bien placée pour aider les ministères de la santé en leur fournissant les arguments statistiques nécessaires aux campagnes anti- tabac. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) a pris note avec intérêt des observations des délégués du Japon et de la Suisse concernant les mesures législatives recommandées par les consultants. A propos des emballages, il fait remarquer qu'il y a peu de place sur un paquet de cigarettes pour l'inscription d'un avertissement, et que celui -ci devrait nécessairement être très concis au cas où il s'agirait d'une mesure légalement imposée. Mais surtout, il ne faut pas oublier - et l'ancien fumeur qu'est le Dr Kennedy en sait quelque chose - qu'en achetant un paquet de cigarettes, le fumeur invétéré ne prend même plus la peine de regarder l'emballage. Celui -ci n'est donc pas un véhicule satisfaisant pour la propagande anti- tabac.

Sa délégation pense que la préférence devrait être accordée à l'interdiction de toute publicité générale pour les cigarettes et le tabac. Une certaine prudence doit être observée à propos des recommandations sur la majoration des taxes, car cette mesure pourrait aller à l'encontre du but visé et, comme toutes les restrictions imposées par la loi, elle semble avoir une valeur très discutable. En Nouvelle -Zélande, il est interdit de fumer dans les salles de théâtre et les cinémas. A la suite d'un accord tacite, aucune publicité n'est faite à la radio ou à la télévision. Les autorités locales responsables interdisent toutes de fumer dans les transports publics. L'autorisation de fumer dans les hôpitaux est soumise à certaines restrictions et, en accord avec les responsables de l'enseignement public, on réserve dans l'éducation sanitaire une place importante à cette question. Les médecins et pharmaciens collaborent à la campagne en exposant du matériel publicitaire dans les salles de consultations et les pharmacies. Le Dr EVANG (Norvège) est heureux de constater que le mouvement visant à éliminer les risques que présente l'usage du tabac pour la santé gagne en ampleur dans le monde entier. Fumer suppose l'acceptation sociale du comportement du fumeur et la possibilité de se procurer les articles nécessaires, mais en raison d'intérêts solidement établis, on risque de se heurter à certains problèmes nouveaux, peut être encore mal connus de l'OMS, lorsqu'on s'attaque à cette habitude. C'est en 1964 que le Gouvernement norvégien a entrepris sa première campagne nationale contre le tabac et il organise actuellement une action encore plus vaste qui comportera des mesures législatives portant interdiction de la publicité dans tous les imprimés, tels que les journaux et les revues. La radio et la télévision norvégiennes ne diffusent pas d'émissions publicitaires, de sorte qu'il n'y a pas de problème de ce côté -là. En matière d'éducation du public, on insiste surtout sur la nécessité pour les adultes de donner le bon exemple, et les campagnes d'information destinées aux enfants soulignent moins les risques dus à l'usage du tabac que les avantages dont bénéficient ceux qui s'abstiennent de fumer. Le Dr TOTTIE (Suède) fait observer que le rapport soumis à la Commission renferme des recommandations très utiles pour toute action gouvernementale. Il souscrit entièrement aux vues exprimées par Sir George Godber. Il y a quelques années, on a créé en Suède un groupe chargé de collaborer avec les services de santé scolaire et les mouvements de jeunesse afin de rechercher les moyens de convaincre les personnes particulièrement exposées de ne plus fumer. A la suite d'entretiens avec les importateurs et les fabricants de tabac, il a été décidé qu'on ne ferait plus de publicité pour le tabac dans les transports publics à partir du ler janvier 1971 et une collaboration s'est établie entre tous les intéressés en vue de soumettre la publicité existante à un contrôle. Une nouvelle campagne visant à promouvoir le respect pour les non -fumeurs a été lancée, de même qu'une vaste campagne destinée à favoriser le recours à des pratiques moins nocives en matière d'usage du tabac. Des recherches sont également entreprises afin de déterminer les raisons pour lesquelles on contracte, ou non, l'habitude de fumer. A propos des recommandations contenues dans le rapport du Directeur général, le Dr Tottie tient à insister sur la responsabilité du personnel de santé et l'obligation qu'il a de donner le bon exemple. En Suède, on s'efforce de plus en plus de décourager l'usage du tabac dans les réunions publiques, et des pauses sont ménagées pendant les discussions pour permettre aux participants de prendre un peu d'exercice. Il relève que l'inscription sur les paquets de cigarettes d'indications relatives à leur teneur en goudron et en nicotine ne signifie pas grand -chose pour le consommateur moyen et qu'il serait préférable que l'étiquette indique simplement si cette teneur est élevée ou faible.

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Il n'existe pas de publicité à la télévision suédoise, mais certaines formes déguisées de publicité montrant des vedettes du sport ou du cinéma ou des personnalités politiques de premier plan en train de fumer sont infiniment plus dangereuses et il conviendrait d'établir un certain contrôle dans ce domaine. Il est indéniable que certaines personnes, même les plus exposées, éprouvent beaucoup de peine à s'arrêter de fumer; on a essayé de les aider en fabriquant un chewing -gum à l'arôme de tabac, qui est un produit de remplacement inoffensif. Il faudrait aussi développer la recherche afin de mettre au point des filtres réellement efficaces qui diminuent la toxicité des cigarettes. Le Dr Tottie rappelle qu'une réunion extrêmement importante, la deuxième conférence mondiale sur les effets pour la santé de l'usage du tabac, doit se tenir à Londres en septembre 1971. La délégation suédoise approuve l'actuel programme de l'OMS et espère que celui -ci pourra se poursuivre avec, peut -être, des moyens financiers limités, mais un solide appui moral. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) exprime sa satisfaction à l'égard des mesures adoptées par le Directeur général et son personnel pour appliquer la résolution WHA23.32 sur la limitation de l'usage du tabac. Il est particulièrement heureux d'enregistrer l'offre qui a été faite aux Etats Membres de les aider à préparer et à entreprendre des programmes destinés à prévenir et combattre l'usage de la cigarette. Comme l'a déjà fait le délégué de la Trinité -et- Tobago, le Dr Cummings tient à souligner à son tour la mention, dans le rapport des consultants, de l'augmentation de la consommation de cigarettes dans les pays en voie de développement, et du danger qui les guette d'un accroissement de la mortalité et des invalidités dues aux maladies du coeur et des poumons. A titre de mesure préliminaire, le Ministre de la Santé de la Sierra Leone a déposé un projet de loi visant à restreindre la publicité pour les cigarettes et l'on attend à ce sujet la décision du Cabinet. La suggestion du représentant de BahreSn selon laquelle l'avertissement imprimé sur les paquets de cigarettes à propos des dangers du tabac devrait également figurer sur les paquets destinés à l'exportation est intéressante. Pour éviter tout risque de discrimination à l'égard des exportateurs, cette mesure devrait être appliquée universellement, ce qui ne parait pas devoir présenter des difficultés insurmontables. Le Dr JOYCE (Irlande) signale que, l'année précédente, la publicité en faveur de la cigarette a été bannie des écrans de télévision en Irlande et que les crédits destinés à la campagne anti -tabac ont été augmentés. Cette campagne, qui s'adresse plus particulièrement aux jeunes, a non seulement pour objectif de les dissuader de commencer à fumer, mais également de créer un climat propre à démythifier progressivement l'idée selon laquelle fumer la cigarette est à la fois un symbole de maturité et une attitude sociale consacrée par l'usage. Des appels, qui s'adressent plus particulièrement aux jeunes, sont lancés à la radio et dans les journaux et revues. On part du principe que les adultes sont déjà suffisamment informés par divers rapports des risques que l'usage du tabac comporte pour leur santé et le Gouvernement irlandais considère qu'il serait futile de consacrer d'importantes ressources à des efforts destinés à les dissuader de s'y adonner. Le délégué de la Suède a mentionné les effets néfastes que peut avoir l'apparition sur les écrans de télévision de personnalités connues qui fument pendant le programme. L'Irlande a organisé deux la première visait à dissocier, dans l'esprit des jeunes, le fumeur de cigarettes campagnes télévisées du milieu "dans le vent ", et la seconde montrait les exploits de jeunes sportifs irlandais très populaires qui proclamaient que l'usage de la cigarette nuit à une bonne forme physique. :

Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) adresse ses félicitations au Directeur général pour son rapport, et à Sir George Godber pour les efforts qu'il déploie afin de faire mieux connaître les dangers que présente l'usage du tabac. Il est réconfortant de constater que plusieurs délégués ont exprimé leur inquiétude au sujet de ces risques extrêmement graves, qu'il est cependant possible de prévenir totalement. Des progrès notables ont été réalisés dans ce domaine aux Etats -Unis ces dernières années. Aux termes de la loi de 1969, appelée "Public Health Cigarette Smoking Act ", la publicité pour les cigarettes n'est plus autorisée à la radio et à la télévision depuis le ler janvier 1971, et les dispositions ont été renforcées en ce qui concerne l'avertissement qui doit figurer obligatoirement sur tous les paquets de cigarettes vendus aux Etats -Unis. Certes, le délégué de la Nouvelle -Zélande a raison d'émettre des réserves au sujet de ce genre d'avertissement, mais le Dr Merrill pense que, dans un pays comme les Etats -Unis où le tabac représente une industrie importante, cette mesure constitue un progrès indéniable. Les dispositions législatives en vigueur prévoient également qu'un rapport annuel sera adressé au Congrès sur les conséquences de l'usage du tabac pour la santé. Le rapport de 1970 a appelé l'attention du grand public notamment sur l'action entreprise aux Etats -Unis, mais aussi sur les nombreuses contributions importantes apportées par la recherche dans d'autres pays. Les récents progrès accomplis à cet égard ont confirmé les conclusions du rapport de 1964 sur les dangers du tabac et renforcé la volonté de les combattre. On peut constater avec satisfaction que quelques compagnies aériennes ont, de leur propre initiative, décrété qu'on ne pourrait fumer que dans certains compartiments de leurs appareils. Certaines des recommandations figurant dans le rapport du Directeur général qui n'ont pas encore été mises à exécution aux Etats -Unis font actuellement l'objet d'une étude approfondie.

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Le rapport de 1970 sur les dangers de l'usage du tabac pour la santé' apporte de nouvelles précisions sur le rôle de la cigarette dans les maladies cardio -vasculaires et les affections coronariennes. La cigarette a une part beaucoup plus grande que la pollution atmosphérique ou les risques professionnels dans l'apparition des affections chroniques pulmonaires par obstruction. De récents rapports confirment les conclusions antérieures selon lesquelles la cigarette est la cause principale du cancer du poumon chez l'homme; le risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour, l'ancienneté de l'habitude et l'initiation précoce et, en revanche, il diminue lorsqu'on cesse de fumer. D'autres études confirment aussi que la cigarette joue un rôle déterminant dans le cancer du larynx; les risques de mortalité dus à cette forme de cancer sont de six à dix fois plus élevés chez les fumeurs de cigarettes et de trois à sept fois plus élevés chez les fumeurs de cigares et de pipe que chez les non fumeurs On se préoccupe également beaucoup des effets du tabac sur la grossesse. Des informations toujours plus nombreuses recueillies ces dix dernières années tendent à démontrer que les enfants de mères ayant l'habitude de fumer ont, dans l'ensemble, un poids de naissance inférieur à la moyenne. Dès 1967, les femmes enceintes ont donc été avisées de s'abstenir de fumer, bien qu'à l'époque on n'ait pas encore pu établir de manière certaine que l'insuffisance de poids à la naissance avait nécessairement une incidence sur les aptitudes biologiques du jeune enfant. Il est aujourd'hui amplement démontré que le fait de fumer pendant la grossesse exerce un effet préjudiciable sur le foetus en en retardant la croissance. On dispose également depuis quelque temps d'informations sur les fausses couches et les décès néonatals; une enquête a montré que les fausses couches étaient de 20 % plus fréquentes chez les femmes qui fument que chez celles qui s'en abstiennent. L'enquête britannique sur la mortalité périnatale, qui est la plus vaste étude faite à ce jour sur cette question, démontre que la mortinatalité et la mortalité néonatale sont nettement plus élevées dans le cas des mères s'adonnant au tabac que chez les autres. Ces conclusions préoccupent tout particulièrement les Etats -Unis d'Amérique, où un tiers des femmes en âge de procréer fument, proportion qui ne cesse d'augmenter. Bien que les efforts faits pour limiter l'usage du tabac dans l'ensemble de la population aient déjà porté leurs fruits en ce sens que, depuis une dizaine d'années, un nombre toujours, plus élevé d'hommes de moins de 55 ans renoncent à fumer, l'usage du tabac se répand au contraire chez les femmes. Il est particulièrement difficile de faire comprendre aux femmes les risques auxquels elles s'exposent chez elles, les taux de mortalité correspondant à des maladies liées à l'usage du tabac et les taux généraux de mortalité pour toutes les maladies sont d'ordinaire plus faibles que dans la population masculine; comme d'ailleurs l'habitude de fumer est plus récente chez la femme que chez l'homme, il est possible qu'il faille attendre un certain temps pour que les statistiques permettent d'établir avec la même certitude que pour les hommes la réalité des effets nocifs du tabac. On peut déjà constater, cependant, que les taux de mortalité sont plus élevés chez les femmes qui fument que chez les autres. Il est indispensable d'intensifier les recherches sur l'épidémiologie des maladies liées à l'usage du tabac et sur les différences qui peuvent exister à ce sujet entre les divers pays du monde. Le Dr Merrill souscrit entièrement à la suggestion faite par le Directeur général de choisir pour thème des discussions techniques qui auront lieu dans le cadre de l'Assemblée de la Santé et des sessions des comités régionaux l'étude des moyens de prévenir et de combattre l'usage de la cigarette. Il félicite également le Directeur général d'avoir souligné dans son rapport l'importance que peut revêtir l'éducation sanitaire pour éliminer les dangers de la cigarette, notamment en encourageant les jeunes à ne pas en contracter l'habitude. L'OMS est une institution particulièrement bien placée pour les échanges d'informations sur les programmes de lutte anti -tabac et sur leur efficacité; c'est pourquoi le Dr Merrill propose que le Directeur général demande aux Etats Membres de lui faire part des efforts entrepris pour lutter contre l'usage du tabac et des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs énoncés dans le rapport. :

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, déclare que la discussion a apporté au Directeur général et au Secrétariat une base utile pour l'action à venir. L'intervention de Sir George Godber aurait pu servir de préface au rapport du Directeur général, car elle exprime la philosophie qui a inspiré le programme de travail présenté à l'Assemblée de la Santé. Ce programme devait couvrir un éventail de possibilités aussi large que possible, pour que, dans chaque situation nationale, les mesures proposées puissent être adaptées à des contextes nationaux et sociaux différents. Il fallait donc s'attendre à ce que des remarques ou des réserves soient formulées au sujet des propositions contenues dans le rapport du Directeur général. C'est une grande satisfaction pour le Secrétariat de voir que la majorité des propositions a reçu l'approbation de la Commission. Des réserves ont été faites sur la possibilité d'application de certaines mesures, telles que la taxation différentielle et l'impression d'avertissement sur les paquets de cigarettes. Le Secrétariat a pris note de ces observations, mais c'est précisément dans le contexte des différentes situations nationales qu'il appartiendra à chaque pays de prendre ses décisions.

1 Reproduit dans Chronique OMS, 1970, 24, 378.

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Certaines suggestions intéressantes ont été faites. Ainsi le représentant de Bahrein a posé la question de savoir s'il s'agissait de limiter l'usage du tabac en général ou simplement celui de la cigarette. Le but est la limitation de l'usage du tabac en général, mais le rapport soumis à la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé ayant mis en lumière que c'est l'usage de la cigarette qui présente le danger le plus grave, la priorité a été donnée à l'action contre l'usage de la cigarette. Le représentant de Bahrein et le délégué de la Sierra Leone ont déclaré qu'il conviendrait de faire figurer sur les paquets de cigarettes destinés à l'exportation le même avertissement que sur ceux qui sont utilisés dans le pays exportateur; cette suggestion amplifie la recommandation qui figure dans le rapport des consultants. Le délégué du Burundi a souligné le problème des relations entre le sport et l'usage du tabac et a suggéré une éventuelle action éducative dans le cadre des activités c'est là un aspect de la question qui est peut -être abordé d'une façon un sportives de la jeunesse peu passagère dans les rapports et qui mériterait qu'on y insiste davantage. Le délégué de la Suède a parlé des dangers de la publicité indirecte faite à la télévision par des héros populaires fumant la cigarette et le délégué de l'Irlande a dit, de son côté, que dans son pays on a justement eu recours à des personnalités sportives pour décourager l'usage du tabac. Enfin, le délégué des Etats -Unis d'Amérique a présenté des observations très importantes sur l'usage du tabac par la femme enceinte et ses conséquences pour le nouveau -né. Le succès de la campagne d'éducation contre l'usage du tabac dépend en grande partie de la motivation du public. Or, cette motivation est particulièrement forte chez la femme enceinte; celle -ci serait donc particulièrement réceptive à une action éducative dont l'effet pourrait se prolonger au -delà de la période de grossesse. Le Directeur général est parfaitement conscient des aspects économiques du problème qui ont été évoqués par le délégué du Burundi et d'autres délégués, et l'importance de ces questions a été soulignée dans les réponses qu'il a reçues lors de ses consultations avec l'Organisation des Nations Unies et avec d'autres organisations internationales. Les organismes qui s'occupent spécialement de la taxation et des problèmes fiscaux ainsi que des aspects économiques de la production et de la vente du tabac ont déclaré que, bien qu'il s'agisse de problèmes extrêmement complexes, ils étaient prêts à étudier les solutions possibles. La situation particulière des pays en voie de développement évoquée par le délégué de la République -Unie de Tanzanie reste également présente à l'esprit. Certaines des recommandations qui ont été faites ne se réfèrent assurément pas à des pays dans lesquels l'usage du tabac n'est pas encore répandu, mais il ne faut pas perdre de vue que l'usage du tabac augmente dans les pays en voie de développement, et qu'il n'est jamais trop tôt pour prendre des mesures et s'attaquer au problème. Le Directeur général tiendra compte des remarques faites par le représentant de Bahrein et le délégué des Etats -Unis d'Amérique au sujet du choix des effets de l'usage du tabac sur la santé comme thème des discussions techniques à l'Assemblée de la Santé et lors des sessions des comités régionaux. Il évaluera la situation et proposera ce thème au moment qui lui semblera le plus opportun. Enfin, le Dr Bernard est fermement persuadé que l'action entreprise, et qui sera poursuivie, commence à porter ses fruits. :

Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, présente le projet de résolution suivant relatif aux effets de l'usage du tabac sur la santé :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général; Rappelant les résolutions adoptées à ce sujet par la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif, et les divers comités régionaux; Reconnaissant le lien qui existe entre l'usage de la cigarette et le développement d'affections pulmonaires et cardiaques, telles que le cancer du poumon, la cardiopathie ischémique, la bronchite chronique et l'emphysème; Persuadée qu'un effort soutenu de la part des autorités responsables de la santé et de l'enseignement, ainsi que d'autres autorités, est nécessaire pour réduire l'usage de la cigarette et empêcher que cette habitude ne se répande davantage, en particulier chez les jeunes; REMERCIE le Directeur général de son rapport; 1. 2. FAIT SIENNES les recommandations formulées par celui -ci; 3. DEMANDE à tous les Etats Membres et Membres associés d'envisager dans la mesure du possible la mise en oeuvre de ces recommandations; et 4. PRIE le Directeur général de continuer à recueillir des renseignements au sujet des effets de l'usage de la cigai) rette sur la santé et des mesures prises par les pays pour lutter contre cette habitude; de mettre en place les activités destinées à combattre et à prévenir l'usage du tabac ii) en tant que partie intégrante des programmes d'exécution dans la mesure du possible; iii) de continuer à collaborer avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et les organisations non gouvernementales compétentes afin de favoriser une meilleure prise de conscience des risques qu'entraîne l'usage du tabac pour la santé et de prendre toutes mesures qui seraient jugées nécessaires en vue de les réduire; :

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de stimuler la production, la diffusion et l'échange de matériel d'éducation sanitaire visant à décourager l'habitude de fumer; v) de rédiger un code de pratique qui permettra de guider les gouvernements dans la formulation des mesures législatives. iv)

M. HAKIZIMANA (Rwanda) suggère, pour éviter toute confusion, de remplacer les mots "l'usage de la cigarette" par "l'usage du tabac" au paragraphe 4 i) du dispositif. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) rappelle que certaines délégations ont fait allusion aux conséquences économiques d'une diminution de l'usage du tabac et que ces conséquences sont également mentionnées dans la résolution EB47.R42 du Conseil exécutif. L'Indonésie étant pays producteur de tabac, les conséquences économiques qu'elle aurait à subir seraient considérables. C'est pourquoi sa délégation, tout en donnant un appui complet au projet de résolution, aimerait qu'on y ajoute un paragraphe priant la FAO de-consacrer une étude spéciale à la possibilité d'établir des cultures de remplacement. Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) propose d'ajouter au quatrième paragraphe du préambule les mots "et les femmes enceintes" après "en particulier chez les jeunes".

Le PRESIDENT déclare qu'il sera tenu compte de ces suggestions et qu'une version révisée du projet de résolution sera distribuée avant le vote (voir le procès -verbal de la treizième - séance, section 4). 3.

ERADICATION DE LA VARIOLE

Ordre du jour, 2.7

Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, présentant le rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole, rappelle qu'à sa quarante -septième session le Conseil exécutif a prié le Directeur général de faire rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication de la variole. Le rapport demandé constitue l'appendice 13 des Actes officiels N° 190 (page 163). Le rapport maintenant soumis à la Commission expose la situation telle qu'elle se présentait le 4 mai 1971. Le programme intensif d'éradication de la variole a commencé en janvier 1967 et il est maintenant dans sa cinquième année. Depuis 1967, l'incidence de la variole a diminué de plus de 75 %, et cela bien que les notifications soient sensiblement plus complètes dans tous les pays. En 1970, il n'a été notifié que 31 000 cas, soit le total le plus faible jamais enregistré par l'Organisation. En 1967, 42 pays avaient enregistré un ou plusieurs cas de variole, mais 13 pays seulement ont eu à signaler des cas jusqu'à présent pour l'année 1971. Depuis le ler janvier 1971, près de 14 000 cas de variole ont été notifiés, soit à peu près le nombre de cas enregistrés au cours des quatre premiers mois de 1970. Toutefois, en 1971, près de 8000 cas, soit plus de la moitié du total mondial, ont été notifiés par l'Ethiopie, qui n'avait signalé que 722 cas pour toute l'année 1970. On ne s'inquiète pourtant pas de cet accroissement considérable parce qu'en Ethiopie le programme d'éradication n'a été lancé qu'il y a cinq mois et qu'au cours de cette brève période les activités de surveillance se sont développées plus rapidement que dans aucun autre pays. Comme dans l'éradication de la variole l'élément clé est constitué par les activités de dépistage et d'endiguement des poussées épidémiques, les perspectives de succès du programme paraissent plus brillantes que ce n'est le cas dans certains autres pays d'endémicité qui ont mis plus longtemps à reconnaître l'importance vitale de ces activités. Dans le reste du monde, l'incidence de la variole en 1971 a diminué jusqu'à présent de plus de 50 % c'est la réduction d'incidence la plus forte qui ait jamais été observée. D'excellents progrès ont été notés dans la plupart des parties du monde. Dans les Amériques, une unique flambée de 18 cas a été observée depuis novembre 1970. Si la réalisation de l'éradication parait imminente, la poursuite de programmes intensifs de surveillance paraît nécessaire pour détecter les foyers résiduels, si tant est que pareils foyers existent encore. En Afrique occidentale et centrale, aucun cas de variole n'a été dépisté depuis mai 1970, et en Afrique orientale et méridionale, on n'a enregistré des cas que dans trois pays Ethiopie, République démocratique du Congo et Soudan. En République démocratique du Congo, le programme a été extrêmement efficace et on pense que la transmission sera interrompue d'ici quelques mois. Cependant, au Soudan et en Ethiopie, la variole est largement endémique et sa présence compromet sérieusement la situation des pays exempts de la maladie dans l'ensemble de l'Afrique. De nouveaux efforts et un substantiel complément d'aide extérieure devraient être consacrés aux programmes intéressant ces deux pays. Dans. les autres pays d'Afrique, il faut poursuivre les activités de surveillance intensive et de vaccination. En Asie, les progrès les plus notables ont eu lieu à ce jour en Indonésie, au Pakistan oriental et en Afghanistan. En Indonésie, la variole est maintenant limitée à trois provinces et même, en fait, à 35 villages seulement selon les données dont on dispose. Des programmes intensifs spéciaux sont en cours pour parvenir à interrompre la transmission avant la fin de 1971. Au Pakistan oriental, aucun cas n'a été détecté depuis juillet 1970 et en Afghanistan les autorités nationales prévoient la possibilité d'arrêter la transmission d'ici la fin de l'année. En Inde et au Pakistan occidental des programmes énergiques sont en cours d'exécution et l'incidence de la variole diminue. Cependant, lá notification des cas présente toujours des lacunes, ce qui empêche de procéder à une évaluation complète de la situation. : :

COMMISSION A

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SEPTIEME SEANCE

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En ce qui concerne l'ensemble du programme, le Dr Mahler appelle l'attention sur deux points précis d'une importance particulière. En premier lieu, les dons de vaccin restent indispensables. Bien que la production ait augmenté dans les pays d'endémicité, la consommation a suivi le mouvement avec l'accélération du rythme des vaccinations. En deuxième lieu, il faut de nouveau souligner l'importance capitale des activités de surveillance et d'endiguement pour le succès des programmes d'éradication. Reconnaissant ce fait, la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a invité tous les pays à prendre les dispositions appropriées pour améliorer encore la notification des cas et à se fixer comme objectif, à partir de 1970, des enquêtes et mesures d'endiguement immédiates concernant tous les cas et poussées de variole notifiés. Le Dr Mahler est heureux de pouvoir dire que dans tous les pays sauf trois ces recommandations sont complètement appliquées. Dans les trois pays qui ne les ont pas encore mises en oeuvre, on a noté une amélioration considérable des efforts de surveillance; néanmoins, des efforts beaucoup plus importants restent nécessaires. Afin d'appuyer les programmes de surveillance, l'Organisation aide à la mise sur pied de séminaires à différents niveaux et distribue du matériel didactique, notamment des modèles et des accessoires pour l'enseignement, afin de faciliter le diagnostic clinique de la variole. La campagne antivariolique a progressé de la façon la plus encourageante. On pense qu'à la fin de l'année la variole ne touchera pas plus de cinq pays et que, même dans ces pays, l'incidence sera descendue au niveau le plus faible jamais atteint. Toutefois, pour réduire l'incidence à zéro, il faudra consentir des efforts au moins aussi grands que ceux qui ont été faits jusqu'ici. Il faudra, si l'on veut que l'éradication soit un jour une réalité, intensifier encore les activités prévues par le programme. Lé Directeur général a proposé qu'un comité d'experts se réunisse en novembre 1971 pour examiner l'état d'avancement du programme et élaborer des avis sur la stratégie à suivre au cours des prochaines années, qui seront d'une importance décisive. (Voir la suite du débat dans le procès- verbal de la douzième séance, section 4.)

La séance est levée à 11 heures.

HUITIEME SEANCE Vendredi 14 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweit)

1.

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2

Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général; Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget Le PRESIDENT fait remarquer que, réunira pas pendant que la Commission dations formulées par le représentant (Recommandation concernant le montant

conformément à la résolution WHA24.4, la Commission B ne se A étudiera les points 2.2.1 (Examen des remarques et recommandu Conseil exécutif et par le Directeur général) et 2.2.2 du budget effectif et le niveau du budget) de l'ordre du jour.

Le Dr JURICIC, représentant du Conseil exécutif, rappelle que, conformément à la résolution WHA7.37 de la Septième Assemblée mondiale de la Santé et à la procédure habituelle, le Comité permanent des Questions administratives et financières s'est réuni immédiatement avant la quarante -septième session du Conseil exécutif; il a procédé à une analyse approfondie du projet de programme et de budget pour 1972 présenté par le Directeur général dans les Actes officiels N° 187 et a étudié en détail plusieurs questions d'importance majeure. Il a transmis les résultats de ses études au Conseil exécutif, qui a entrepris à son tour d'examiner en détail le projet de programme et de budget pour 1972 compte tenu des conclusions du Comité permanent. Le rapport du Conseil exécutif sur le projet de programme et de budget pour 1972 est reproduit dans les Actes officiels N° 190. Le Dr Juricic présente les grandes lignes du rapport du Conseil exécutif. Comme il est indiqué au paragraphe 58 du chapitre II, les prévisions budgétaires pour 1972 ne tiennent pas compte des répercussions financières qu'aura pour l'OMS l'augmentation des traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures qui a été approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1970 et qui doit prendre effet le ler juillet 1971. L'accroissement de dépenses qui en résulte n'entraînant aucun changement dans le programme proposé par le Directeur général, le Conseil exécutif a fondé son analyse détaillée sur les prévisions contenues dans les Actes officiels N° 187. Comme il est indiqué au paragraphe 59 du même chapitre, les prévisions budgétaires supplémentaires nécessitées par cette augmentation des traitements sont examinées dans la partie 1 du chapitre III du rapport. La partie 1 du chapitre II renferme les observations du Conseil sur le niveau du budget effectif proposé pour 1972 ainsi que sur les principaux postes auxquels se rapporte l'élévation du niveau budgétaire par rapport à 1971. Comme il est indiqué au paragraphe 1 du chapitre II, les propositions initiales du Directeur général, qui s'élevaient à US $79 197 000, ont été portées à US $82 805 000 pour faire face au relèvement des traitements. Ainsi qu'il est précisé au paragraphe 2, le Conseil a noté que près des deux tiers de l'augmentation totale proposée pour 1972 correspondent au maintien de l'effectif du personnel de 1971 et à la poursuite des activités en cours; on voit aussi, d'après le paragraphe 3, que le solde de l'augmentation proposée pour 1972 permettra une expansion modeste de l'aide aux gouvernements et des services fournis par le Siège et les bureaux régionaux. L'analyse détaillée que le Conseil a consacrée au projet de programme et de budget pour 1972 est décrite dans la partie 2 du chapitre II. Le Dr Juricic attire en particulier l'attention de la Commission sur la résolution EB47.R15, reproduite au paragraphe 404 du chapitre II, qui a trait à l'annexe 3 des Actes officiels N° 187 (fonds bénévole pour la promotion de la santé), ainsi que sur la résolution EB47.R16, reproduite au paragraphe 409, qui concerne l'annexe 4 (compte spécial de frais généraux). Le chapitre III'est consacré aux questions d'importance majeure examinées par le Conseil. Au sujet des questions examinées conformément à la résolution WHA5.62 de la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil a indiqué que les prévisions budgétaires devaient à son avis permettre à l'OMS de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles compte tenu du degré de développement auquel elle est parvenue, que le programme annuel était conforme au programme général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé et que le programme envisagé pourrait être exécuté au cours de l'année budgétaire. En examinant les répercussions financières générales des prévisions budgétaires, le Conseil a ensuite étudié un certain nombre de points qui sont énumérés au paragraphe 9 du chapitre III. Se référant plus particulièrement à la participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets exécutés - 348 -

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dans leur pays avec l'assistance de l'OMS, le Dr Juricic fait remarquer que le Conseil a décidé de transmettre cette question à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé pour qu'elle l'examine spécialement et prenne une décision. La Commission pourrait peut -être se pencher sur cette question lorsqu'elle entreprendra l'examen détaillé du programme d'exécution. Le Conseil a également examiné le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1972 et a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption du texte présenté au paragraphe 42 du chapitre III. Le Conseil a jugé que le montant du budget effectif proposé pour 1972 par le Directeur général était satisfaisant. Cependant, compte tenu des discussions qui ont eu lieu au sujet des incidences sur le budget de 1972 du relèvement des traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures, le Conseil exécutif a prié le Directeur général, dans la résolution EB47.R24 (reproduite au paragraphe 47 du chapitre III), de revoir le programme et le budget compte tenu de ces discussions et de faire rapport à l'Assemblée de la Santé sur la possibilité pratique de modifier le programme de façon à réduire les dépenses totales requises. Le Conseil a recommandé à l'Assemblée de la Santé d'approuver pour 1972 un budget effectif de US $82 805 000, sous réserve des réductions qui pourront se révéler possibles à la lumière du rapport du Directeur général. Le DIRECTEUR GENERAL, présentant le projet de programme et de budget pour 1972 contenu dans les Actes officiels N° 187, rappelle que, dans la résolution WHA23.62, la précédente Assemblée de la Santé lui avait recommandé, à titre d'orientation générale, une augmentation budgétaire de l'ordre d'environ 10 % par rapport au budget approuvé pour 1971, sous réserve qu'il ne se produise pas de circonstances exceptionnelles et imprévues qui imposeraient à l'Organisation d'obtenir des ressources additionnelles, et étant entendu en outre que les conséquences budgétaires de toutes décisions prises par d'autres organes du système des Nations Unies qu'elle est présumée appliquer s'ajouteraient au montant déterminé par cet ordre de grandeur. Compte tenu de cette recommandation et des observations formulées par certains Membres, le Directeur général a élaboré, avec l'aide des comités régionaux, des directeurs régionaux et de leurs collaborateurs et du personnel du Siège, un projet de programme et de budget pour 1972 qui, tel qu'il est présenté dans les Actes officiels N° 187, se monte à US $79 197 000, soit une augmentation de 7,79 % seulement par rapport au budget approuvé pour 1971. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé, vers la fin de 1970 et après que les prévisions budgétaires de l'OMS pour 1972 eurent été préparées, de relever à compter du ler juillet 1971 les traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures. Par suite de cette décision, intervenue trop tard pour qu'il soit possible d'en faire état dans les Actes officiels N° 187, le montant total du budget effectif de 1972 s'est trouvé augmenté de US $3 608 000, ce qui donne un nouveau total de US $82 805 000. En outre, la même décision a obligé le Directeur général à établir des prévisions supplémentaires pour 1971, si bien que le montant du budget pour cet exercice a été porté à US $75 215 000. La décision de financer cette augmentation à l'aide du montant disponible des recettes occasionnelles a déjà été approuvée par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Compte tenu du relèvement des traitements, le montant total du budget effectif pour 1972, soit US $82 805 000, représente donc un accroissement de 10,09 % par rapport au budget révisé de 1971. Comme le sait déjà la Commission, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de revoir le projet de programme et de budget pour 1972 et de faire rapport à l'Assemblée de la Santé sur la possibilité pratique de modifier le programme de façon à réduire les dépenses totales requises. Par sa résolution EB47.R24, le Conseil a d'autre part recommandé à l'Assemblée de la Santé d'approuver pour 1972 un budget effectif de US $82 805 000, sous réserve des réductions qui pourraient se révéler possibles à la lumière du rapport du Directeur général. Conformément à cette demande, le Directeur général a passé en revue le projet de programme et de budget de 1972 pour rechercher les possibilités de réduction. Tout en constatant qu'il était tout à fait impossible de réduire les crédits affectés aux programmes dans les pays et extrêmement difficile d'amputer les projets de recherche médicale et les projets interrégionaux par lesquels l'Organisation s'efforce d'aider les pays à résoudre leurs problèmes, il a néanmoins pu identifier quelques domaines d'activité dans lesquels une modification du calendrier des opérations permettrait de réaliser certaines économies en 1972. Les changements qui pourraient être apportés au projet de programme pour 1972 et qu'il soumet à l'examen de l'Assemblée de la Santé sont exposés en détail dans son rapport.1 Les modifications proposées consistent généralement à ajourner, réduire ou supprimer certaines activités et, dans des cas exceptionnels, à imposer un délai supplémentaire d'un mois pour les nominations à des postes nouveaux. Il faut souligner que toutes ces propositions ont été faites après un examen très approfondi et avec beaucoup d'hésitation. Se référant à la réduction de US $137 000 qui serait obtenue par un ralentissement dans l'extension de l'emploi du russe et de l'espagnol, le Directeur général veut espérer que l'Assemblée de la Santé n'interprétera pas cette proposition comme 1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 7.

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signifiant que le Directeur général sous -estime l'importance de l'extension de l'emploi de ces langues; s'il a proposé cette réduction, c'est dans le contexte des difficultés administratives que soulèvent le recrutement, la formation et l'installation du personnel nécessaire. La première phase de l'étape 2 de cette extension n'est pas encore intégralement mise à exécution et le Directeur général ne pense pas qu'un retard d'une année puisse avoir des conséquences fâcheuses. L'application d'un facteur correspondant à un mois supplémentaire d'ajournement pour les nominations à des postes nouveaux ne sera pas sans effet sur les programmes exécutés dans les pays, mais le Directeur général espère que cette mesure paraîtra acceptable; elle ne devrait pas, à son avis, compromettre par trop l'exécution des programmes. La réduction des prévisions relatives au Bureau régional du Pacifique occidental, qui découle de l'évolution de la situation monétaire, représente une réduction véritable, alors que les autres mesures - qui consistent à réduire ou à ajourner l'exécution d'une partie ou de la totalité de certaines activités - auront des incidences budgétaires sur les exercices futurs, sauf dans la mesure où il s'avérerait possible d'entreprendre dès 1971 l'exécution de certaines de ces activités. Au cas où l'Assemblée de la Santé déciderait d'accepter ces suggestions, le montant total du budget effectif pour 1972 serait de US $82 023 000, soit 9,05 % d'augmentation par rapport au budget révisé de 1971. Au sujet de l'utilisation des recettes occasionnelles pour aider à financer le budget ordinaire de 1972, le Conseil exécutif a recommandé de prélever une somme de US $2 000 000, soit le double du montant que le Directeur général avait proposé d'affecter à cette fin dans les Actes officiels N' 187, pour compenser en partie l'augmentation inhabituelle du montant des contributions qui résulterait de la décision prise par l'Assemblée générale des Nations Unies de relever les traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures. Tout en estimant que le montant des recettes occasionnelles utilisées pour aider à financer le budget devrait demeurer constant d'une année à l'autre afin d'éviter des fluctuations trop brusques dans le montant des contributions, le Directeur général comprend parfaitement les raisons qui ont poussé le Conseil à recommander l'utilisation d'une somme de US $2 000 000 en 1972. Il ne voit pas d'objection à cette mesure, étant entendu que l'utilisation d'une somme aussi importante doit être considérée comme exceptionnelle. Il recommande par conséquent à l'Assemblée de la Santé d'approuver pour 1972, compte tenu de l'examen qu'elle aura fait de son rapport et de sa propre déclaration, un budget effectif de US $82 023 000. Il tient à souligner qu'il a proposé ces mesures pour tenir compte des circonstances spéciales à cette année et il espère qu'il n'aura pas, dans l'avenir, à procéder trop souvent à de telles réductions.

M. FURTH, Sous -Directeur général, fait remarquer qu'un document de travail a été distribué, comme les années précédentes, pour faciliter à la Commission la rédaction du projet de résolution dans lequel elle inscrira le montant du budget effectif qu'elle aura approuvé pour 1972 et qui sera ensuite soumis à l'Assemblée plénière. Un espace blanc a été réservé dans le texte du projet de résolution - qui figure dans l'annexe au document de travail - pour que la Commission y insère le montant en question. Pour ce qui est du paragraphe 3) du dispositif du projet de résolution, la Commission notera qu'un montant de US $1 268 600 est disponible par remboursement provenant de l'élément Assistance technique du PNUD, et qu'une somme de US $2 000 000 est également disponible au titre des recettes occasionnelles pour 1972. Ces sommes correspondent à celles que la Commission B a recommandé d'utiliser pour aider à financer le budget de 1972, ainsi qu'elle l'a indiqué dans son premier rapport à la Commission (voir page 587). Conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la décision relative au montant du budget effectif doit être prise à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que les discussions sur le budget ont été ces trois dernières années particulièrement acharnées et pénibles pour tout le monde. Dans le cas du budget à l'examen, l'OMS se trouve devant des difficultés particulières du fait de l'important et inévitable relèvement des traitements dont il a fallu tenir compte dans les estimations budgétaires. Le Conseil exécutif a étudié attentivement la situation et a apporté à l'utilisation des recettes occasionnelles un ajustement qui contribuera dans une large mesure à limiter l'augmentation des contributions des Membres pour 1972, en même temps qu'il a recommandé un arrangement qui a permis d'éviter d'imposer un supplément de contributions pour 1971. Le Directeur général a été invité par le Conseil exécutif à voir s'il y avait dans le programme certaines activités dont l'exécution pourrait être ajournée sans que la mise en oeuvre du programme en soit trop gravement perturbée et de faire rapport sur ce point à l'Assemblée de la Santé. Les suggestions formulées par le Directeur général dans son rapport, si elles étaient adoptées, auraient pour effet de

réduire de US $782 000 le montant du budget de 1972. Le Directeur général a fait tout ce que les membres du Conseil attendaient de lui, et cela sans réduire aucunement les programmes à exécuter dans les pays. La délégation du Royaume -Uni est prête à faire pleinement confiance au jugement du Directeur général quant au choix qu'il a arrêté, et elle lui est reconnaissante du soin évident avec lequel il s'est acquitté de la tâche dont on l'avait chargé. Il y a sans nul doute dans la liste des réductions suggérées par le Directeur général des suggestions pénibles pour certains. C'est le cas, notamment, de

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l'ajournement de la prochaine phase prévue vers l'emploi intégral de l'espagnol et du russe comme langues officielles de l'Organisation. Cette extension prend beaucoup de temps, mais il faut espérer que les Etats Membres intéressés voudront bien accepter, compte tenu des difficultés de la situation présente, cet ajournement d'une année qui est certainement préférable à des restrictions affectant les programmes à exécuter dans les pays. Il y a sans doute des délégués qui pensent que l'on ne doit pas chercher à faire des économies sur le budget, tandis que d'autres auraient souhaité qu'il soit réduit dans de plus grandes proportions. Et tous, bien entendu, préféreraient ne pas être confrontés avec l'éventualité d'une augmentation des contributions aussi importante que celle qui pourrait résulter de la nouvelle situation. Cela étant, Sir George demande instamment aux délégués de faire preuve d'un véritable esprit de compromis en adoptant les réductions qui, de l'avis du Directeur général, pourront être appliquées sans que le programme en soit par trop compromis et d'éviter de se livrer à la recherche d'autres changements qui pourraient être apportés au programme nulle délégation ne pourrait s'acquitter de cette tâche avec la compétence quia guidé le Directeur général dans le choix des réductions qu'il propose. Il est assurément de la plus grande importance que la Commission parvienne, si possible, à une décision unanime et la solution proposée parait la seule praticable. Il serait très regrettable que la Commission s'engage dans un débat du même ordre que ceux qui se sont déroulés aux trois dernières Assemblées de la Santé. La seule voie raisonnable consiste à accepter les estimations budgétaires proposées par le Directeur général dans leur ensemble. Sir George propose donc d'approuver pour le budget effectif le chiffre de US $82 023 000, une fois effectués les ajustements exposés dans le rapport soumis à la Commission. Cette proposition se fonde sur la conviction que le Directeur général lui -même la considère comme un compromis acceptable. :

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) s'associe aux remarques du délégué du Royaume -Uni. Il estime que la tâche de la Commission est rendue particulièrement aisée par le fait que les propositions budgétaires du Directeur général sont très modérées, ce qui atténue les difficultés résultant de la décision prise par l'Assemblée générale des Nations Unies de relever les traitements du personnel. Etant donné que les experts

financiers des gouvernements ont accepté ce relèvement, la Commission B a estimé qu'il ne convenait pas de remettre la question en discussion et il serait hautement souhaitable que la Commission A adopte la même attitude. La délégation des Pays -Bas peut accepter toutes les réductions proposées par le Directeur général sous réserve qu'elles ne compromettent pas l'efficacité de l'Organisation et de ses programmes. Il est indéniable que quelques activités seront affectées par ces réductions. La délégation des Pays -Bas appuiera toutefois les propositions qui ont été formulées, tant par esprit de compromis que dans le but de voir se réaliser un accord unanime. Le Professeur AUJALEU (France) rappelle que c'est Sir George Godber qui, en tant que membre du Conseil exécutif, a pris l'initiative de demander au Directeur général lui -même - qu'il estimait le plus qualifié pour cette tâche - d'essayer de trouver les activités qui pourraient faire l'objet d'économies. Il faut donc se féliciter que la Commission ait pu entendre en premier lieu l'opinion du délégué du Royaume -Uni. L'Assemblée de la Santé peut être reconnaissante au Directeur général d'avoir recherché avec tant de bonne volonté les possibilités d'économies et d'avoir accepté la proposition concernant l'utilisation des recettes occasionnelles. Il est évidemment impossible de satisfaire tous les pays en ce qui concerne le détail des économies et la délégation française est bien placée pour comprendre la déception des délégations s'exprimant en russe ou en espagnol, puisqu'elle -même voit qu'une des réductions envisagées touche la formation des infirmières francophones (Interrégional 0110). Dans la situation présente, toutes les parties intéressées doivent faire preuve de bonne volonté. La délégation française appuiera la proposition de la délégation du Royaume -Uni et votera un budget effectif de US $82 023 000. Le Professeur HALTER (Belgique) s'associe aux orateurs précédents pour remercier le Directeur général de sa coopération. La délégation de la Belgique appuiera elle aussi le montant proposé par la délégation du Royaume -Uni pour le budget effectif. Elle se demande cependant si le Directeur général est d'ores et déjà en mesure de dire si, par suite de la crise actuelle des monnaies, les chiffres indiqués dans le budget sont susceptibles de subir des fluctuations qui échapperaient au contrôle de l'Assemblée de la Santé. La Belgique, qui a l'habitude de verser promptement ses contributions, souhaiterait savoir si une augmentation des obligations pourrait lui être imposée de ce fait. Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne), rappelant qu'il était présent à la quarante septième session du Conseil exécutif, déclare qu'il a pleinement conscience de l'effort considérable fait par le Directeur général pour parvenir aux réductions qui ont été présentées à l'Assemblée. Sa délégation appuiera sans réserve le budget effectif proposé par le Directeur général.

Le Dr STREET (Jamaique) rappelle que sa délégation a de tout temps appuyé tous les programmes de développement, y compris les projets additionnels figurant dans les "pages vertes ". C'est donc avec quelque inquiétude qu'elle envisage les réductions qui pourraient être apportées au programme du

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Directeur général. Elle reconnaît cependant que la situation présente est difficile et elle appuiera donc, bien que sans joie, les réductions proposées par le Directeur général. Le Dr ALAN (Turquie) souscrit au point de vue de la délégation du Royaume -Uni en ce qui concerne le montant du budget effectif. La délégation turque a toujours été opposée à un accroissement annuel du budget supérieur à 6 ou 7 %. Mais, comme l'a souligné le Directeur général, la situation qui se présente cette année est exceptionnelle, et c'est pourquoi la délégation turque approuvera le niveau budgétaire proposé. Il est à espérer que les délégations s'exprimant en russe et en espagnol accepteront dans un esprit de coopération une réduction qui les touche, pour tenir compte de cette situation exceptionnelle. Le Directeur général a souligné qu'il n'était pas dans ses habitudes d'accepter de procéder à des réductions mais il n'est pas non plus usuel que les délégations acceptent une augmentation aussi marquée du niveau du budget effectif. M. VALERA (Espagne) remarque qu'il semble y avoir une quasi -unanimité en faveur du budget proposé par le Directeur général, bien qu'il soit en augmentation d'environ 11 % par rapport à l'année précédente. La délégation de l'Espagne est opposée à toute augmentation excessive du niveau du budget et estime qu'une augmentation doit toujours être déterminée par l'accroissement moyen du produit national brut des pays Membres ou par l'accroissement de leur budget sanitaire. Un certain nombre de délégués ont paru apprécier les réductions qu'il est proposé d'apporter au projet de programme et de budget pour 1972 en annulant, réduisant ou ajournant l'exécution d'activités originellement prévues pour 1972. C'est ainsi qu'ils se sont référés avec une prédilection particulière à l'ajournement - peut -être aux calendes grecques - de l'extension de l'emploi du russe et de l'espagnol dans les réunions. Cependant, le montant total des économies suggérées (US $782 000) ne représente que 1 % environ du montant total du budget; quant à la somme de US $137 000 (coût de l'extension de l'emploi du russe et de l'espagnol), elle représente moins de 0,2 % de ce montant. Or, l'espagnol est utilisé par un nombre considérable de délégations, outre celle de l'Espagne. Si ces délégations souhaitent que l'espagnol soit plus largement employé par l'Organisation, ce n'est pas là un simple caprice de leur part, ou une question de prestige; ce désir correspond aux intérêts mêmes de l'Organisation puisque ces délégations, dont beaucoup représentent des pays en voie de développement, pourraient jouer ainsi un plus grand rôle dans les travaux de l'Organisation. En 1970 déjà, il avait été proposé d'ajourner l'extension de l'emploi du russe et de l'espagnol pour aider au financement d'un projet de pharmacovigilance internationale. Cette proposition lui avait fourni l'occasion de rappeler combien il était important de permettre aux délégations s'exprimant en espagnol ou en russe de jouer un plus grand rôle dans les travaux de l'Assemblée de la Santé ou du Conseil exécutif puisque ces délégations représentaient une grande proportion de l'ensemble de la population du globe, ainsi qu'une importante section du monde médical, toutes considérations qui étaient àla base de la résolution WHA20.21 adoptée en 1967 par la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Etant donné l'importance des langues russe et espagnole pour l'Organisation même et pour le monde médical international, la délégation de l'Espagne, tout en restant opposée en principe à tout accroissement considérable du budget, propose d'inscrire le chiffre de US $82 160 000 dans le projet de résolution dont est saisie la Commission; ce chiffre représente le montant proposé par le Directeur général, augmenté de la somme qui serait nécessaire pour l'extension de l'emploi du russe et de l'espagnol. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Directeur général des efforts qu'il a faits pour atténuer les effets de la récente réévaluation du franc suisse et apprécie l'efficacité administrative qui se reflète dans les réductions suggérées. La délégation des Etats -Unis appuiera le montant de US $82 023 000 proposé pour le budget effectif.

Le Professeur REXED (Suède) déclare que sa délégation félicite le Directeur général des propositions dont il a saisi la Commission, mais qu'elle est préoccupée par le fait que la somme proposée, compte tenu de l'inflation et du relèvement des traitements, représente une augmentation réelle inférieure à celles qui ont été approuvées pour de nombreux exercices antérieurs. L'appendice 5 des Actes officiels N° 190 (page 99) fait apparaître une réduction du nombre des postes à l'OMS entre 1971 et 1972; si, en effet, le nombre des postes imputés sur le budget ordinaire doit légèrement augmenter (de 3220 à 3282), le total général (postes imputés sur le budget ordinaire et sur les autres fonds) tombera, quant à lui, de 4893 en 1971 à 4860 en 1972. Le nombre de postes d'une organisation ne permet certes pas d'apprécier son activité, mais il indique une tendance générale. Or, dans le cas présent, cette tendance va dans le sens d'un plafonnement des activités de l'OMS, après une période d'expansion pendant les années soixante. Et cela au moment où s'ouvre la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. La santé est pourtant un élément essentiel de tout développement. D'une part, l'Assemblée de la Santé a souligné la nécessité de faire davantage dans les domaines de l'hygiène du milieu, de la pharmacodépendance, de l'efficacité et de la sécurité thérapeutiques des médicaments, du contrôle des denrées alimentaires, de l'organisation des services de santé,

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de la formation et de la recherche, de l'éducation sanitaire; d'autre part, la voici qui parle maintenant de surseoir à toute expansion. C'est là se placer devant un véritable dilemme moral. La délégation de la Suède accepte donc bon gré mal gré les propositions budgétaires du Directeur général. Elle est consciente que de bonnes raisons justifient ces propositions, mais elle espère que le Directeur général n'aura plus jamais à en faire de semblables. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que sa délégation ne saurait accepter la proposition qui est faite de retarder l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe. La langue russe est employée non seulement par la délégation de l'URSS, mais aussi par celles de Bulgarie, de Mongolie et de Tchécoslovaquie, de même que par de nombreux experts scientifiques qui s'intéressent aux publications de l'OMS. On demande aux délégations qui parlent le russe de faire preuve de conciliation, mais certaines autres délégations n'ont aucunement manifesté les mêmes dispositions. La contribution annuelle versée à l'OMS par la Tchécoslovaquie représente à elle seule quatre fois le montant des économies qu'on obtiendrait en retardant l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe. Le Dr SILVA (Nigéria) indique que sa délégation est parfaitement consciente de toutes les difficultés inhérentes à la préparation du budget et elle félicite le Directeur général de ses propositions. Toutefois, elle souhaiterait obtenir quelques explications sur la liste des "activités prévues pour 1972 et dont l'exécution pourrait être annulée, réduite ou ajournée "; en dépit de ce titre, en effet, rien n'indique quelle est celle des trois solutions qui a été retenue pour tel ou tel projet. Le Dr Silva regrette de trouver, sous la rubrique "Activités interrégionales ", des services consultatifs pour le paludisme (Interrégional 0070), des programmes de formation à la lutte antipaludique (Interrégional 0079), ainsi qu'un cours sur la planification en matière de santé et de main -d'oeuvre (Interrégional 0439); elle espère que l'exécution de ces projets ne sera pas ajournée trop longtemps, car les services de santé du Nigéria se ressentiraient sérieusement de ce retard. Les centres de recherche et de formation en immunologie (IMM 0007) mentionnés sous la rubrique "Aide à la recherche" jouent également un rôle important dans les recherches sur la transmission du paludisme. La situation actuelle est très difficile. Elle le deviendrait davantage encore pour beaucoup de pays si certains de ces projets étaient ajournés ou annulés. Le Dr EVANG (Norvège) est persuadé que le délégué du Royaume -Uni, en qualifiant de "pénibles" les discussions des années précédentes sur ce sujet, visait les nombreuses occasions où l'Assemblée de la Santé avait été saisie de plusieurs propositions divergentes, dont le nombre allait parfois jusqu'à cinq. En définitive, l'Assemblée a généralement adopté le chiffre le plus élevé qui lui était proposé et le Dr Evang pense que cette décision n'a pas été trop pénible pour la majorité, qui l'a finalement emporté. Aujourd'hui, il est lui -même en proie à une impression pénible, mais pour une autre raison. Il s'associe aux observations faites par les délégués de la Jamaique, des Pays -Bas et de la Suède. Il est disposé à accepter le montant initialement proposé par le Directeur général pour le budget effectif de 1972 (US $82 805 000) et il semble que de nombreuses autres délégations - et peut -être même la majorité - soient du même avis. Toutefois, la Commission a été saisie d'une autre suggestion, visant à réduire de US $782 000 le budget, qui serait ainsi ramené à US $82 023 000. Plusieurs délégations semblent se satisfaire de cette solution, jugeant que la situation actuelle a un caractère exceptionnel. Mais qui pourrait affirmer qu'il n'en sera pas de même ces prochaines années ? L'article 34 de la Constitution prévoit que le Directeur général doit soumettre chaque année au Conseil les prévisions budgétaires de l'Organisation. Le Conseil doit donner son avis et transmettre les propositions du Directeur général, après leur avoir donné ou non son approbation, à l'Assemblée de la Santé qui décide en dernier ressort. Le paragraphe 3 du dispositif de la résolution EB47.R24 recommande à l'Assemblée de la Santé "d'approuver pour 1972 un budget effectif de US $82 805 000, sous réserve des réductions qui pourront se révéler possibles à la lumière du rapport du Directeur général ". En fait, le Conseil a mis le Directeur général dans une position très délicate en lui renvoyant la balle.

Le Professeur VANNUGLI (Italie) se félicite de la procédure qui a été suivie et de l'esprit de collaboration qui a rendu possible la recherche d'un compromis. Il exprime sa désapprobation à l'égard de la procédure suivie lors des précédentes Assemblées de la Santé, où la présentation d'un certain nombre de propositions différentes relatives au niveau du budget avait fait ressembler les débats davantage à une loterie qu'à une discussion entre personnes techniquement qualifiées. L'Italie a souvent demandé qu'une certaine prudence soit observée en matière de budget, et la situation actuelle, marquée par la crise monétaire, exige certainement que l'on se montre très prudent. Il serait impossible d'examiner en détail tous les projets dont l'exécution pourrait être annulée, réduite ou ajournée. Toutefois, à ceux qui se sont inquiétés de l'ajournement ou de l'annulation de projets particuliers, le Professeur Vannugli tient à faire remarquer qu'il s'agit là d'une très petite partie des activités de l'Organisation dans les domaines en cause il existe d'innombrables autres projets concernant la formation à la lutte antipaludique, l'immunologie, etc. De même que, sur le plan national, un administrateur doit maintenir un équilibre entre les besoins et les ressources, l'Organisation doit tenir compte non seulement des besoins mais aussi de la capacité de contribution des Etats Membres. :

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Le Professeur Vannugli comprend les regrets exprimés par certaines délégations au sujet de la proposition tendant à ajourner l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe, d'autant plus que sa propre langue n'est pas utilisée par l'Organisation. Toutefois, il croit savoir que l'introduction de ces deux langues doit se faire par étapes, en commençant par la documentation technique. Cette proposition lui parait excellente car il est certainement beaucoup plus utile d'avoir, en espagnol et en russe, des documents techniques que des documents de conférence. En fait, il est simplement question de ralentir quelque peu la mise à exécution des différentes étapes. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) rappelle que son pays a toujours voté le budget effectif proposé par le Directeur général. Cette année, le Conseil exécutif a invité le Directeur général à y apporter certaines réductions, ce qu'il a fait. De précédents orateurs se sont référés à certains points, qui leur paraissent particulièrement importants, de la liste des activités dont l'exécution pourrait être annulée, réduite ou ajournée. Le Professeur Sulianti regretterait personnellement qu'on supprime certains projets, par exemple ceux qu'a mentionnés le délégué du Nigéria. Comme le délégué de l'Italie, elle est obligée de s'exprimer dans une langue étrangère pendant les débats de l'Assemblée et comprend très bien l'attitude des orateurs qui ont souligné le rôle important des langues espagnole et russe. Toutefois, étant donné les circonstances exceptionnelles, sa délégation se prononce en faveur d'un budget de US $82 023 000. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) joint ses félicitations à celles qui ont déjà été adressées au Directeur général pour ses efforts en vue de réduire le budget sans nuire pour autant à la bonne marche du programme. Les suggestions faites sont très raisonnables et représentent un compromis acceptable. La délégation néo- zélandaise appuie donc pleinement la proposition fixant le budget à US $82 023 000. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation a écouté avec intérêt les observations du délégué du Royaume -Uni et des autres orateurs. Il comprend très bien leur position et celle du Directeur général, qui a accompli cette année un grand pas dans la bonne voie. La délégation soviétique estime que l'orientation générale des activités de l'OMS et les objectifs proposés pour 1972 reposent sur des bases saines, bien que certaines réserves puissent être exprimées quant aux priorités et à l'efficacité de certains programmes. Ces dernières années, l'OMS a beaucoup fait pour améliorer la qualité de ses programmes; néanmoins, certaines activités souffrent encore d'un manque de coordination et d'efficacité. Le Dr Venediktov désire souligner une fois de plus que, de l'avis de sa délégation, le rôle fondamental de l'OMS est d'analyser les grands problèmes internationaux de santé et de leur trouver des solutions, de rassembler les résultats de l'expérience acquise à travers le monde et de les adapter à des situations diverses, et enfin de stimuler la collaboration internationale pour toutes les questions de santé. La tendance actuelle, qui consiste à faire principalement de l'OMS le dispensateur d'une aide technique qui représente aujourd'hui 65 % de son budget - chiffre assurément disproportionné - est erronée à la base. La délégation soviétique reconnaît l'importance de l'assistance technique pour les pays en voie de développement, mais estime que la forme d'aide ainsi apportée par l'OMS ne saurait se substituer aux ressources nationales, ni à l'assistance technique fournie par le PNUD et d'autres fonds des Nations Unies, ni aux autres formes d'aide multilatérale et bilatérale. L'URSS accorde une assistance bilatérale considérable aux pays en voie de développement et elle a l'intention de continuer à le faire. Elle souhaite toutefois que cette aide, comme celle fournie par l'OMS et d'autres organisations internationales, soit telle qu'elle permette à ces pays d'améliorer l'état de santé de leur population le plus rapidement possible et d'éviter beaucoup d'erreurs commises dans le passé par suite de l'insuffisance de la planification des services de santé publique dans un trop grand nombre de pays. Il y a dans le programme proposé un manque d'équilibre entre les divers éléments des activités de l'OMS qui pourrait constituer un obstacle sérieux à la mise en oeuvre d'un développement planifié et susciter certaines illusions quant à la facilité avec laquelle pourront être résolus des problèmes de santé nationaux ou internationaux complexes, ce qui entraînera nécessairement des déceptions. La délégation soviétique s'inquiète de la réduction de certaines autres sources de financement de l'action sanitaire, notamment en ce qui concerne les fonds spéciaux des Nations Unies qui ont été créés en vue d'une assistance technique. Il semble que l'OMS n'ait pas réussi à convaincre les gouvernements de la nécessité urgente de développer leurs services de santé et elle devrait intensifier ses efforts dans ce sens, au lieu de chercher à compenser la diminution des fonds provenant d'autres sources. Un autre sujet de préoccupation est que 70 % environ du budget ordinaire sont consacrés aux traitements des fonctionnaires internationaux. Bien que la délégation soviétique comprenne qu'il est important pour l'OMS d'obtenir le personnel le plus qualifié, elle ne saurait souscrire à l'opinion selon laquelle un accroissement des effectifs entraîne obligatoirement un accroissement des activités. C'est parfois le contraire qui est vrai. L'Organisation doit s'efforcer de rechercher le moyen d'améliorer le travail du personnel sans augmenter les traitements, qui sont déjà très élevés. Le fait que le personnel en poste dans les pays en voie de développement, et parfois même dans d'autres pays, reçoit des traitements beaucoup plus élevés que celui des spécialistes locaux les mieux rémunérés pourrait entraîner de fâcheuses complications.

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Pour les raisons déjà indiquées, la délégation soviétique estime excessive l'augmentation proposée pour le budget de 1972. Le taux d'augmentation du budget de l'OMS continue de dépasser celui du revenu national et des budgets de la santé de la plupart des pays, ce qui entraîne des difficultés dans la mise à exécution des projets d'assistance de l'OMS. L'expansion des programmes doit s'effectuer avec prudence, faute de quoi beaucoup d'entre eux ne seront pas menés à bonne fin. On s'en aperçoit en faisant une comparaison entre le projet de programme et de budget, d'une part, et le rapport financier pour l'année correspondante d'autre part. Nombreux sont les pays qui éprouvent des difficultés à verser leur contribution à l'OMS. Chaque année, environ un tiers des Etats Membres ne peuvent s'acquitter à temps de leurs obligations financières. Le versement rapide des contributions est rendu difficile par le fait que celles -ci doivent être payées en certaines monnaies qui sont soumises à de brusques fluctuations et dont beaucoup de pays ne possèdent pas de réserves suffisantes. La délégation soviétique votera contre le niveau du budget proposé pour 1972. Elle est persuadée qu'il est possible de réaliser des économies qui permettraient non seulement de diminuer le taux d'augmentation du budget, mais également d'accroître l'efficacité de l'action de l'OMS. Bien que la délégation soviétique ne puisse souscrire aux propositions contenues dans le rapport du Directeur général, elle s'abstiendra toutefois, par esprit de conciliation, de présenter une contre -proposition. Le Dr ELOM (Cameroun) appuie sans réserve le budget proposé par le Directeur général pour 1972 et il est heureux de constater que l'unanimité est presque totale à ce sujet. Cette constatation est d'autant plus agréable que l'examen du budget a effectivement donné lieu à des discussions pénibles lors des deux précédentes Assemblées de la Santé. Jusqu'à l'année dernière, les pays en voie de développement avaient un peu l'impression que les pays plus riches, qui versent les contributions les plus importantes à l'OMS, cherchaient à abandonner à leur sort les pays moins favorisés, leur laissant le soin de trouver eux -mêmes une solution à leurs multiples problèmes. Il n'en est rien, heureusement, car l'augmentation du budget qui est proposée dépasse nettement celles des années précédentes. On peut, il est vrai, regretter les propositions qui visent à annuler, réduire ou ajourner certains projets - notamment ceux qui concernent la formation d'infirmières francophones (Interrégional 0110), les services consultatifs pour le paludisme (Interrégional 0070) et les programmes de formation à la lutte antipaludique (Interrégional 0079), ainsi que le séminaire sur la formation d'enseignants pour les écoles de médecine et de sciences connexes de la santé (Interrégional 0638), jugés particulièrement importants au Cameroun car ils sont de nature à endiguer l'exode des cadres médicaux, mais les délégués ne peuvent que rendre justice au bon sens des propositions du Directeur général, d'autant plus qu'elles semblent refléter l'avis du Conseil exécutif. M. BAKRY (République Centrafricaine) estime que l'atmosphère sereine dans laquelle se déroulent les débats est probablement due en grande partie à la qualité du rapport soumis à la Commission et que le Directeur général a préparé à la demande du Conseil exécutif. M. Bakry constate avec satisfaction que presque tous les délégués qui habituellement s'opposent aux augmentations du budget semblent aujourd'hui d'accord pour appuyer les propositions qui leur sont faites. On doit se féliciter de ce que la Commission ne soit pas saisie de plusieurs propositions, comme cela a été le cas dans le passé.

Il est évident que plusieurs projets importants figurent sur la liste des activités dont l'exécution pourrait être annulée, réduite ou ajournée. Certains des regrets exprimés à ce sujet n'ont peut beaucoup de pays, par exemple, cherchent toujours à obtenir les être qu'un caractère nostalgique services d'experts ou de consultants mais ne mettent jamais à profit les conclusions des rapports ou les suggestions de ces experts. On a évoqué aussi l'ajournement de l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe; à ce sujet, M. Bakry désire simplement rappeler aux délégués qu'une bonne santé est - et plusieurs pays attachent une condition indispensable à l'étude de.l'une ou l'autre de ces langues certainement beaucoup plus d'importance à la lutte antipaludique. Des concessions sont nécessaires de part et d'autre. Il est important que le budget en cours d'examen soit suffisamment souple pour permettre au Directeur général de faire face à des situations imprévues telles que l'épidémie de choléra qui s'est déclarée en 1970. En fait, les activités mentionnées par le Directeur général pourraient être simplement réduites ou ajournées, et non pas annulées définitivement. En tout état de cause, M. Bakry se demande si l'une quelconque des délégations qui serait tentée de rejeter les propositions du Directeur général pourrait les remplacer par d'autres suggestions plus acceptables. Sa délégation, pour sa part, appuie entièrement les propositions du Directeur général. :

Le Dr POUATY (République populaire du Congo) exprime ses inquiétudes et non pas une simple nostalgie quant aux propositions visant à annuler, réduire ou ajourner l'exécution de diverses activités interrégionales, notamment celles qui intéressent le paludisme et d'autres éléments du programme. Devant cette action concertée des pays économiquement plus favorisés, il s'en remet à la sagesse habituelle du Directeur général, à qui il appartiendra de décider à cet égard la mesure la plus appropriée, en fonction des besoins de la Région africaine.

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Le Dr FELKAI (Hongrie) s'inquiète de voir le budget augmenter sensiblement chaque année, à un taux dépassant celui du revenu national de nombreux pays, ce qui entraîne pour les gouvernements une charge toujours plus lourde. D'autre part, l'accroissement de l'assistance de l'Organisation aux pays en voie de développement n'est pas proportionnelle à l'augmentation du niveau du budget. A une augmentation de 9 % du budget ne correspond qu'un accroissement de 2,5 % seulement de l'aide aux pays en voie de développement. Il y a à cela deux raisons. Tout d'abord, les ressources matérielles et intellectuelles de l'Organisation ne sont pas consacrées essentiellement à l'exécution de ses tâches principales. Deuxièmement, une proportion importante du budget est absorbée par les traitements de près de 5000 fonctionnaires. La délégation hongroise n'est pas disposée à voter une augmentation supérieure à 7 %.

Le Dr CHATTY (Syrie) déclare que sa délégation, après avoir examiné de manière approfondie les prévisions budgétaires pour 1972, considère que celles -ci sont bien équilibrées et répondent à la plupart des voeux exprimés par les Etats Membres. Il souscrit entièrement aux propositions faites par le Directeur général. A la demande du Conseil exécutif, celui -ci a soigneusement étudié la possibilité de réduire le budget de 1972, en collaboration avec les directeurs régionaux et d'autres experts; c'est pourquoi la délégation de la Syrie accepte et appuie les réductions proposées par le Directeur général. Le Dr STREET (Jamaique) rappelle qu'il a déjà exprimé une sérieuse inquiétude au sujet de la réduction proposée des programmes. Il a noté les observations du délégué de la Suède, qui a montré avec précision ce que seraient les répercussions pour l'OMS des propositions budgétaires du Directeur général La délégation de la Jamaique a étudié avec beaucoup d'attention le problème de la coordination des questions de programme dans le cadre du système des Nations Unies, qui sera examiné plus tard, sous le point 3.19.1 de l'ordre du jour. Le Dr Street souhaite que la Commission envisage les réductions proposées à la lumière du rapport du Directeur général à l'Assemblée de la Santé sur ce point, et en particulier des sections consacrées aux conséquences économiques et sociales du désarmement et de la course aux armements dans le rapport du Directeur général à la quarante -septième session du Conseil exécutif; qui est annexé à ce document. L'OMS'devrait tenir compte de la demande formulée par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 2685 (XXV), à savoir que l'on étudie comment une part convenable des ressources libérées par suite des progrès réalisés sur la voie du désarmement pourrait servir à accroître l'aide au développement économique et social des pays en voie de développement. Le Dr Street est surpris, pour sa part, de voir avec quelle chaleur on discute à l'Assemblée de la Santé d'un budget de quelque US $80 000 000, alors que l'ensemble des dépenses consacrées dans le monde aux armements s'élève à US $204 milliards. Le Dr THIEME (Samoa- Occidental) estime que les propositions budgétaires initiales du Directeur général étaient bien équilibrées, et étant lui -même délégué d'un pays en voie de développement, il n'approuve pas les réductions proposées. Le Samoa -Occidental paie une contribution par habitant plus élevée que celle du plus fort contributeur, mais ne s'en plaint pas en raison des grands avantages que lui apportent les activités de l'OMS. On peut craindre que l'acceptation de ces réductions ne crée un précédent et que le Conseil exécutif ne demande chaque année au Directeur général de suggérer des réductions. Le Dr Thieme propose que le montant du budget pour 1972 soit fixé à US $82 805 000, conformément à la proposition initiale du Directeur général, M. PATHMARAJAH (Ceylan) estime qu'en demandant au Directeur général de proposer des réductions dans le budget, on lui a confié une tâche peu enviable. Certaines de celles qui sont proposées dans son rapport préoccupent vivement les pays en voie de développement. Ce sont notamment celles concernant les activités antipaludiques - services consultatifs et programmes de formation - un groupe d'étude sur les méthodes de traitement des eaux usées et un séminaire sur les problèmes de santé publique posés par la pollution de l'eau. Ces activités sont extrêmement utiles et leur coût total, qui s'élève à environ US $60 000, pourrait être couvert, par exemple, grâce à un nouvel ajournement de deux semaines des nominations à des postes nouveaux. On sait, à Ceylan, quels sont les résultats d'un relâchement dans les activités d'éradication du paludisme alors que la maladie était presque totalement éliminée, un retard dans la mise en oeuvre de nouvelles mesures a entraîné une reprise généralisée de l'incidence. :

Le Dr KOUROUMA (Guinée) rappelle que la question du taux d'accroissement du budget n'est en aucune façon nouvelle pour l'Assemblée de la Santé et que, si l'on accepte cette année de sacrifier certaines activités qui avaient été décidées par des Assemblées antérieures, le problème ne continuera pas moins à se poser. Chaque année, l'augmentation des dépenses provient du développement des programmes, des traitements versés au personnel et des besoins liés au développement de l'Organisation. L'emploi du russe et de l'espagnol comme langues de travail pose un problème extrêmement délicat et ne doit pas être considéré sous l'angle budgétaire. Il a fallu dix ans pour parvenir à la décision

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d'employer ces langues, et il ne serait pas de bonne politique d'en différer maintenant l'application. D'ailleurs, l'Organisation avait des difficultés budgétaires avant qu'il ait été convenu d'utiliser le russe et l'espagnol comme langues de travail; les problèmes actuels ne sauraient donc être rattachés à cette décision. Les contributions des Etats Membres ne sont pas proportionnelles à leurs besoins. Ceux qui versent les contributions les plus élevées ne sont pas ceux qui ont le plus besoin d'assistance. Quoi qu'il en soit, on ne saurait ramener la question des contributions des Etats Membres à un simple problème de les pays en voie de développement ont et auront de plus en plus à apporter quelque chose comptabilité de beaucoup plus important que l'argent. D'une façon générale, l'Organisation devrait avoir pour principe de recourir, pour les services de conseillers ou de consultants, à des experts nationaux connaissant parfaitement les conditions locales. Un expert étranger au pays coûtera toujours beaucoup plus cher, à compétence égale, qu'un expert local. Il y a donc là des possibilités considérables d'économies. La santé des peuples du monde exige très certainement un certain degré d'interdépendance, mais les grandes nations se sont construites grâce à leurs propres efforts. Ce n'est pas en fournissant d'immenses quantités de médicaments et de matériel à des populations mal organisées et sans instruction que l'on préservera la santé, et il est plus important d'apprendre aux gens comment éviter la propagation des maladies infectieuses. Toute aide qui n'aide pas les pays en voie de développement à se passer de l'aide doit être repoussée. C'est en vertu de ce principe que le Gouvernement de la Guinée a refusé 30 bourses qui lui étaient offertes par un pays pour financer des études à l'étranger et a demandé qu'à la place un professeur soit envoyé en Guinée. Lorsque la stratégie du développement sera établie dans cet esprit, des ressources apparaîtront. Par exemple, des économies importantes pourraient être faites en Afrique si les mères nourrissaient leurs enfants au sein au lieu de leur donner des aliments importés à grands frais de l'étranger. Il est indispensable que les Etats Membres trouvent une base d'entente afin de permettre au Directeur général de donner effet aux décisions de l'Assemblée de la Santé. Le Directeur général ne possède pas de baguette magique avec laquelle il puisse faire surgir des millions de dollars pour les activités de l'OMS. On peut se demander toutefois si l'Organisation utilise de façon optimale toutes les ressources disponibles. En 1970 et 1971, US $60 000 environ ont été affectés en Guinée à des projets qui, pour diverses raisons, n'ont pas été exécutés. D'autre part, un institut créé en Guinée avec la coopération de l'OMS et du FISE et capable de produire annuellement 10 millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé possède actuellement un stock de 8 millions et demi de doses. Les besoins du pays s'élèvent au maximum à 3 millions de doses et l'OMS a demandé à la Guinée de livrer 3 millions de doses; mais que va -t -on faire du reste du stock ? Beaucoup de pays ont sans doute besoin de ce vaccin. Il est probable qu'il existe des ressources semblables dans de nombreux pays et que parfois des crédits alloués ne sont pas utilisés; on peut se demander dès lors pourquoi les discussions sur les propositions budgétaires suscitent tant d'acrimonie au sein de l'Assemblée de la Santé. :

Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) déclare que son point de vue est le même que celui qui a été si clairement exprimé par les délégués de la Suède et de la Norvège. Sa délégation n'est pas opposée aux propositions du Directeur général, bien que la décision ait été quelque peu douloureuse. Ces propositions satisfont, semble -t -il, les gouvernements qui versent les plus fortes contributions au budget et on peut espérer qu'en retour ils accepteront, au cours des discussions futures, un rythme plus rapide de développement.

M. HAKIZIMANA (Rwanda) exprime l'espoir que, dans la mesure du possible, on recrutera du personnel national pour les programmes de l'OMS. Le Dr ALDEA (Roumanie) estime que l'atmosphère de la séance montre que les discussions des Assemblées antérieures ont donné de bons résultats. Il a certainement été difficile au Directeur général de suivre les instructions du Conseil exécutif relatives à la réduction des prévisions budgétaires, et la suggestion d'annuler, de réduire ou d'ajourner l'exécution de projets particuliers constitue sans aucun doute un sujet de préoccupation pour un certain nombre d'Etats Membres. On pourrait peut -être transférer ces projets aux "pages vertes ", pour le cas où des économies en permettraient ultérieurement le financement. La délégation de la Roumanie appuiera les propositions contenues dans le rapport du Directeur général. Le DIRECTEUR GENERAL déclare qu'un certain nombre de points appellent des éclaircissements. S'agissant de l'emploi des langues espagnole et russe, il lui parait déraisonnable, de la part du délégué de l'Espagne, d'estimer que la mise en oeuvre des décisions prises par les Assemblées antérieures à cet égard sera repoussée jusqu'aux calendes grecques. Pour des raisons administratives, il sera difficile de passer à la deuxième phase de la deuxième étape en 1972, mais un crédit de US $27 000 a été conservé dans le budget de 1972 pour assurer le maintien de la phase actuelle, et il est entendu que le montant total correspondant à la proposition initiale sera inscrit au budget de 1973. En ce qui concerne les postes de dépenses qui ont été supprimés du budget de 1972, le Directeur général s'est efforcé de perturber le moins possible les activités régionales. Il a été difficile,

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toutefois, de trouver des postes de dépenses dont la suppression ne bouleverserait pas le programme. Les délégués du Nigéria et de Ceylan ont mentionné certaines réductions particulières. Il faut souligner la réduction de US $17 000 sur le crédit destiné aux serqu'il s'agit de réductions peu importantes vices consultatifs pour le paludisme ne représente que 15 % du montant prévu à l'origine et le crédit destiné aux programmes de formation à la lutte antipaludique a été réduit de moins de 10 %. Le crédit prévu pour les centres de recherche et de formation en immunologie est diminué de 20 %, mais cette diminution correspond à un ajournement de la création de nouveaux centres et n'affectera pas le programme en cours d'exécution. Le délégué de Ceylan a indiqué que l'on pourrait faire des économies plus importantes en retardant davantage les nominations à des postes nouveaux. Cet ajournement n'affecterait pas le Siège, mais par contre affecterait directement les activités sur le terrain, puisque c'est dans les Régions que sont prévues les augmentations d'effectif de personnel. Ne voulant pas retarder le déroulement des projets dans les pays, le Directeur général a préféré ne pas proposer des ajournements de plus d'un mois dans les nominations. Le Directeur général souligne que, pour faire ses propositions de réduction du budget effectif de 1972, il n'a pas été soumis à une pression excessive, même de la part du Conseil exécutif. Son souci principal a été que l'augmentation sensible du budget - due en grande partie au relèvement des traitements - risque d'entraîner un accroissement des contributions des Etats Membres, qui frapperait plus durement ceux qui paient de faibles contributions. Il préférerait un accroissement progressif des contributions à une brusque majoration de 13 % pour tous les Etats Membres. Quelques économies sont réalisées chaque année, ainsi que l'a montré le délégué de la Guinée, et l'on espère pouvoir utiliser celles de 1971 au profit de certains projets du budget de 1972. Il arrive cependant que les dépenses dépassent les prévisions. En 1970, par exemple, l'extension de la pandémie de choléra a conduit l'Organisation à dépenser environ US $500 000 qui n'étaient pas prévus dans le budget de cette année. Il a été possible de couvrir ces dépenses additionnelles au moyen d'économies. Ces questions pourront être discutées plus en détail au sein des comités régionaux. Le Professeur Halter a demandé quelles seraient les répercussions de la réévaluation du franc suisse sur les budgets de 1971 et 1972. Il est encore trop têt pour répondre à cette question, mais il est certain que la réévaluation produira certains effets. Le Directeur général espère que l'on fera assez d'économies en 1971 pour couvrir les dépenses additionnelles quels réévaluation pourrait entraîner au cours de cet exercice. Si les crédits prévus au budget ordinaire ne sont pas suffisants, le Directeur général tirera sur le fonds de roulement et fera rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé en 1972. Il n'est pas possible, au stade actuel, d'avancer un chiffre quelconque pour les dépenses supplémentaires de 1971, et l'exercice 1972 pose un problème encore plus complexe. Le Directeur général donne à la Commission l'assurance que, si les conséquences de la réévaluation rendaient impossible l'exécution des programmes approuvés par la présente Assemblée, il ferait rapport à ce sujet au Conseil exécutif en janvier 1972 et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT appelle l'attention des délégués sur le projet de résolution concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1972. Il fait observer que trois propositions ont été présentées sur le montant à insérer dans le paragraphe 1) du dispositif. Il faut donc appliquer l'article 66 du Règlement intérieur, relatif à l'ordre dans lequel les propositions doivent être mises aux voix et l'article 70, qui concerne les questions pour lesquelles la majorité des deux tiers est requise. Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr ZAMMIT TABONA, Secrétaire de la Commission, donne lecture des articles 66 et 70 du Règlement intérieur. Le PRESIDENT déclare que la Commission votera à main levée, tout d'abord sur le montant proposé par le délégué du Samoa -Occidental pour le budget effectif, à savoir US $82 805 000. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 67; nombre requis pour la majorité des deux tiers, 45; contre, 62; pour, 5; abstentions, 22. :

Décision

:

La proposition du délégué du Samoa -Occidental est repoussée.

Le PRESIDENT invite la Commission à voter sur le montant proposé par le délégué de l'Espagne, à savoir US $82 160 000. nombre de Membres présents et votants, 51; nombre requis pour Le résultat du vote est le suivant la majorité des deux tiers, 34; contre, 44; pour, 7; abstentions, 37. :

Décision

:

La proposition du délégué de l'Espagne est repoussée.

Le PRESIDENT invite la Commission à voter sur le chiffre proposé par le délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, à savoir US $82 023 000. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 88; nombre requis pour la majorité des deux tiers, 59; pour, 83; contre, 5; abstentions, 6. :

Décisions 1) La proposition du Royaume -Uni est approuvée. 2) Le projet de résolution est approuvé par la Commission sous la forme suivante :

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COMMISSION A

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que le budget effectif pour 1972 sera de US $82 023 000; 1) le niveau du budget sera égal au montant du budget effectif indiqué ci- dessus au para2) graphe 1), augmenté du montant de l'imposition du personnel et du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et le budget de 1972 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après 3) déduction du montant de US $1 268 600 disponible par remboursement provenant de l'élément i) Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement; du montant de US $2 000 000 disponible au titre des recettes occasionnelles pour ii) 1972.1 : :

M. VALERA (Espagne) explique le vote de sa délégation. Son intention n'était pas de présenter une proposition formelle, mais simplement de souligner la nécessité de rester fidèle aux décisions des précédentes Assemblées de la Santé concernant l'emploi de l'espagnol et du russe comme langues de travail de l'Assemblée de la Santé et du Conseil. Il s'est abstenu de voter sur le deuxième chiffre proposé parce que celui -ci dépasse de beaucoup le niveau pour lequel sa délégation était autorisée à voter. Il s'est prononcé contre les deux autres chiffres, et en particulier contre celui adopté par la Commission non seulement parce que le niveau du budget est trop élevé, mais aussi parce que les réductions apportées dans certains domaines nuiront, à son avis, à l'Organisation. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) exprime son inquiétude devant l'augmentation excessive du budget. A son avis, l'accroissement du budget de l'Organisation devrait correspondre à celui du revenu national des Etats Membres. 2.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 584). La séance est levée à 18 heures.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.28.

NEUVIEME SEANCE Samedi 15 mai 1971, 10 heures Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweït)

1,

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (suite)

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3

Examen détaillé du programme d'exécution

Le PRESIDENT invite la Commission à passer à l'examen détaillé des sections pertinentes du projet de programme et de budget présenté par le Directeur général pour 1972 (Actes officiels N° 187) ainsi qu'à l'étude des observations formulées à son sujet par le Conseil exécutif (Actes officiels N° 190). Les projets de résolutions soumis par un certain nombre de délégations seront examinés avec les sections correspondantes du projet de programme et de budget. Mise en oeuvre du programme Section 4.1 Bureaux des Sous -Directeurs généraux

Il n'y a pas d'observations. Section 4.2

Bureau de la Science et de la Technologie

Il n'y a pas d'observations. Section 4.3

Recherche en épidémiologie et en informatique

Il n'y a pas d'observations. Section 4.4

Organisation des services de santé

Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) appelle l'attention de la Commission sur les activités exercées dans le domaine de la planification, de la programmation, de l'organisation et de l'administration des services de santé et se réfère à ce sujet au cinquième programme général de travail proposé par l'OMS pour une période déterminée (1973 -1977 inclusivement).1 L'importance du problème de l'organisation des services de santé ne cesse de croître et il est de plus en plus nécessaire d'y consacrer des recherches. Toutefois, d'après le rapport du Directeur général sur le coût estimatif des activités de recherche inscrites pour 1971 et 1972 au budget ordinaire sous la rubrique "Activités interrégionales et autres activités techniques - Aide à la recherche" (Actes officiels N° 190, appendice 11, annexe 10), les prévisions d'engagements de dépenses pour les recherches dans le domaine de l'administration de la santé publique ne se montent qu'à US $72 000 pour chacune de ces années. Cette somme paraît peu élevée si on la compare aux montants consacrés à d'autres activités de l'OMS. Le Directeur général a été prié, dans la résolution WHA23.49, de passer en revue le programme de recherches de l'OMS ... afin d'assurer la priorité convenable à l'étude et au développement des systèmes les plus appropriés pour l'organisation des services de santé mis à la disposition de la population, et de faire rapport à ce sujet àl'Assemblée mondiale de la Santé. Le Professeur Brzezinski aimerait savoir si le Directeur général a entrepris des études préparatoires et quels en sont, le cas échéant, les premiers résultats. Il espère que ces études se poursuivront et que les résultats en seront soumis à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pour qu'elle les examine de façon approfondie. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, reconnaît qu'en effet il peut paraître étrange qu'une somme relativement limitée ait été affectée à la recherche sur l'organisation des services de santé. En fait, chaque division de l'Organisations son propre programme de recherches, dont certaines parties ont trait au domaine général de l'organisation des services de santé. Il existe des programmes de recherche opérationnelle pour presque toutes les maladies transmissibles, et leur but est précisément de déterminer comment assurer à la fois un développement optimal des services de santé et une lutte aussi efficace que possible contre ces maladies. Le Directeur général a parfaitement compris qu'il était nécessaire d'intensifier la recherche dans le domaine des services de santé et l'Assemblée de la Santé a approuvé à cette fin la création de la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique. Tout ce qui se fait à l'OMS est en rapport avec l'organisation des services de santé et de nombreux projets exécutés sur le terrain comportent des recherches sur la mise en place de systèmes optimaux de 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 11.

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prestations sanitaires; ces activités figurent chaque fois dans le document budgétaire avec le projet corespondant. La question revêt incontestablement une très grande importance et un effort beaucoup plus intense serait indiqué. Il n'existe pratiquement pas de méthodologie scientifique pour une bonne partie de ces études, mais on espère qu'une coopération entre la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique et d'autres divisions de l'OMS permettra de combler cette lacune. Un groupe de consultants a été chargé de collaborer à l'étude demandée par l'Assemblée dans la résolution WHA23.49 et a établi un avant -projet de rapport; le Directeur général a l'intention d'inviter des spécialistes des questions de santé publique de certains pays Membres à examiner ce rapport avant de le soumettre à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Pour le Professeur SULIANTI (Indonésie), il sera difficile d'élaborer des systèmes efficaces de prestations sanitaires si chaque sujet est étudié séparément. Les services de santé des collectivités, par exemple, doivent être analysés globalement et non faire l'objet de plusieurs études portant chacune sur un sujet distinct. Le Dr MAHLER convient qu'une approche intégrée est souhaitable. C'est justement pour cette raison qu'a été créée la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique. Le Dr Mahler est parfaitement conscient des risques qu'il y a à exécuter des projets axés sur un seul problème de santé, mais l'Organisation ne peut se permettre d'adopter sans être sûre du succès une approche trop générale - pour laquelle la méthodologie de base fait encore défaut - au détriment d'activités plus pragmatiques, orientées vers la solution de problèmes précis. Section 4.5

Santé de la famille

Le Professeur SULIANTI (Indonésie) fait remarquer que les programmes de santé de la famille semblent actuellement être davantage orientés vers la planification familiale et la limitation de l'accroissement démographique que vers de simples objectifs sanitaires. L'OMS devrait prendre une part plus active aux programmes en faveur de la santé de la famille et chercher à persuader les organismes dont la préoccupation majeure est la planification familiale qu'à l'échelon de la collectivité les activités de planification familiale doivent être exécutées par l'intermédiaire des services de santé. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, explique que le Secrétariat a consacré beaucoup de temps l'année précédente à s'efforcer d'établir un mécanisme efficace de coordination et à faire une plus large place aux aspects sanitaires de la question ainsi qu'au rôle des services de santé généraux. Le Dr Mahler n'ignore rien des difficultés rencontrées, mais il estime que l'on progresse peu à peu vers une meilleure orientation des activités.

De l'avis du Dr EVANG (Norvège), le délégué de l'Indonésie a soulevé une question capitale. L'OMS a toujours eu pour politique d'intégrer la planification familiale dans l'activité des services de santé généraux. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) appelle l'attention sur le de services de consultations familiales pluridisciplinaires qui ne blèmes de reproduction, de croissance et de développement humains, aspects psycho -sociologiques de la vie de la famille. Ces services présent, était resté insatisfait. développement rapide, en Italie, s'occupent pas seulement des promais qui s'intéressent aussi aux répondent à un besoin qui, jusqu'à

En réponse à une question du Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) concernant les crédits alloués à l'OMS par le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, les principes régissant ces allocations de crédits et leurs perspectives d'avenir, le Dr MAHLER précise que ces crédits doivent en premier lieu servir au renforcement des services sanitaires de base de façon que ces derniers puissent desservir l'ensemble de la population. Ces fonds, dont le but est de permettre à la population de bénéficier non seulement de services directement liés à la protection maternelle et infantile mais aussi de renseignements sur les structures familiales les plus adéquates, ne sont utilisés par l'OMS qu'à des fins strictement sanitaires. Dans l'état actuel des choses, il y a de bonnes raisons d'espérer que ces crédits continueront d'être alloués à l'OMS pendant cinq ans au moins et qu'ils pourraient même être accrus. L'OMS reçoit aussi des crédits importants pour des recherches sur une large gamme de problèmes concernant la fécondité; apparemment, l'Organisation sera de plus en plus fréquemment en mesure d'obtenir pour ses Etats Membres des fonds destinés à des travaux de recherche opérationnelle sur l'élaboration des stratégies et des tactiques les plus efficaces dans ce domaine. Section 4.6

Enseignement et formation professionnelle

Il n'y a pas d'observations.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Maladies transmissibles

Section 4.7

Le Dr DE ANDRADE SILVA (Portugal) présente un rapport succinct sur une poussée épidémique de fièvre jaune survenue à Luanda, capitale de l'Angola, pendant le premier trimestre de 1971. I1 indique le taux de mortalité en précisant le degré de gravité de la maladie par groupe d'âge et par groupe ethnique. Comme cette épidémie s'est déclarée dans une ville très peuplée, située au carrefour de voies de communication internationales et où le trafic aérien est très important, il était impératif de prendre des mesures de toute urgence. Les campagnes de vaccination et de lutte antivectorielle ont été couronnées de succès et le dernier cas de fièvre jaune a été diagnostiqué le 4 avril. Les autorités sanitaires.de l'Angola se sont conformées à toutes les dispositions du Règlement sanitaire international, y compris la désinsectisation des navires et des aéronefs quittant Luanda. Cette épidémie a été endiguée grâce aux efforts du Gouvernement portugais et sans l'aide de l'OMS. L'équipe spécialisée de l'Ecole nationale de Santé publique et de Médecine tropicale était analogue au service de l'OMS mentionné dans la résolution WHA23.34 et chargé de s'occuper du problème de la fièvre jaune en Afrique. Au cas où son pays n'aurait pas eu ces moyens à sa disposition, l'OMS aurait -elle fourni l'assistance nécessaire à la demande du Gouvernement portugais ? L'application de la résolution WHA19.31 - texte inconstitutionnel et injuste, qui a privé le Portugal de l'assistance technique de l'OMS - fait obstacle à la collaboration entre les pays et pourrait, en fin de compte, favoriser la propagation de maladies aussi dangereuses que la fièvre jaune. Le Professeur CORRADETTI (Italie) fait remarquer qu'il a été noté plusieurs fois, lors d'Assemblées précédentes, que les maladies parasitaires, loin de régresser, gagnaient en importance. Cette situation tient à de nombreux facteurs, dont l'accroissement démographique, le mouvement intensif d'urbanisation et les travaux d'irrigation, qui favorisent une augmentation de la prévalence et de la gravité de ces maladies. La délégation de l'Italie constate avec inquiétude que cette évolution ne s'accompagne pas d'une intensification des travaux de recherche et que les spécialistes scientifiques ou instituts de recherche qui étudient ces problèmes sont actuellement très rares. L'OMS devrait encourager des travaux de recherche fondamentale sur la trypanosomiase, la leishmaniose, l'onchocercose, la filariose, et surtout sur la schistosomiase, et chercher à intéresser à la parasitologie des chercheurs et instituts spécialisés dans la médecine et la biologie. Se référant aux prévisions budgétaires relatives à la section 4.7.9 (Surveillance épidémiologique et quarantaine), le Professeur SULIANTI (Indonésie) demande si, compte tenu du rêle important que joue la surveillance dans la lutte contre les maladies transmissibles ainsi que l'a montré la pandémie de choléra, l'OMS a l'intention de créer des services de surveillance épidémiologique dans les Régions comme elle l'a fait au Siège. Ainsi que l'a constaté sa délégation, il existe des conseillers pour les maladies transmissibles dans les Régions, mais un seul conseiller régional en épidémiologie, celui de la Méditerranée orientale. Lorsque le Gouvernement indonésien a demandé qu'on lui envoie un épidémiologiste pour l'aider à renforcer ses services d'épidémiologie, l'OMS a répondu qu'aucun épidémiologiste général n'était disponible, réponse difficilement conciliable avec la nécessité d'établir des services de surveillance épidémiologique. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) a constaté, en consultant le tableau de la partie II de l'appendice 3 des Actes officiels N° 187 (page XXIX), où sont indiqués les programmes régionaux et interrégionaux par catégories d'activités, que, pour la première fois, le montant des crédits alloués à l'éradication de la variole a été réduit en 1972; de plus, la projection provisoire établie pour 1973 fait apparaître une nouvelle réduction. Cette réduction a -t -elle été décidée parce que le programme se déroule de façon satisfaisante, ou y a -t -il une autre raison ? Le Professeur BABUDIERI (Italie) félicite le Directeur général de donner la priorité, dans le domaine des maladies à virus, au problème de l'antigène Australia, qui revêt une importance extrême pour la prévention de l'hépatite sérique. Deux questions importantes restent sans réponse les fractions déterminantes de cet antigène sont -elles simples ou multiples et l'antigène est -il associé aux deux types d'hépatite virale, ou seulement à l'hépatite sérique ? Ce n'est que lorsque l'on aura trouvé les réponses à ces questions qu'il sera possible de préparer un immunsérum de référence suffisamment sûr et que les différents chercheurs pourront obtenir des résultats comparables. L'OMS devrait encourager les recherches sur les aspects génétiques de l'antigène et sur l'immunsérum, car ces travaux pourraient difficilement être exécutés par un institut national sans l'appui d'une organisation internationale. Le Gouvernement italien a décidé que des épreuves de recherche de l'antigène Australia seraient obligatoirement appliquées à tous les donneurs de sang. On compte utiliser la méthode classique de l'immunodiffusion, mais des études pilotes ont été entreprises pour comparer cette méthode avec les épreuves plus sensibles de fixation du complément et d'hémagglutination. :

COMMISSION A

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NEUVIEME SEANCE

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Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) signale au délégué de l'Indonésie que lorsque la Trinité -et- Tobago a demandé l'aide d'un épidémiologiste par suite de l'augmentation de l'incidence de la fièvre typholde dans le pays, l'OPS a immédiatement répondu à sa requête.

Le Dr HEMACHUDHA (Thallande) déclare que, bien qu'aucun cas de choléra n'ait été enregistré dans son pays depuis 1969, le Gouvernement thallandais suit la situation en ce qui concerne les diarrhées et gastro- entérites dues à Vibrio parahaemolyticus, dont l'incidence a augmenté. Des études épidémiologiques sont en cours. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) aimerait savoir s'il ne serait pas souhaitable, étant donné que les pays ont été encouragés à exécuter en même temps leurs programmes de lutte contre la tuberculose et de lutte contre la lèpre, de fusionner les deux services correspondants du Siège.

Le Dr RANDRIATSARAFARA (Madagascar) a noté que les sections du projet de programme et de budget pour 1972 relatives aux maladies transmissibles, et notamment les sections 4.7.1 (Tuberculose), 4.7.2 (Maladies vénériennes et tréponématoses) et 4.7.7 (Lèpre), ainsi que la section 4.9 (Eradication du paludisme), concernaient l'information, la recherche et la surveillance, c'est -à -dire des questions purement théoriques. Les pays en voie de développement comme le sien connaissent à peu près l'incidence des maladies transmissibles et, à son avis, ils ont plus besoin de moyens de lutte que d'informations. Madagascar a récemment demandé à l'OMS de lui fournir de la Nivaquine pour la prophylaxie du paludisme. On lui a fait observer qu'il fallait au préalable présenter une requête en vue de l'envoi d'un consultant à court terme qui déterminerait sur place si cette mesure était justifiée. L'OMS apporte -t -elle ou non une aide sous forme de médicaments 7 Jusqu'à présent, Madagascar s'est toujours adressée dans ce domaine à d'autres organisations ou à des pays amis. Le Dr RACOVEANU (Roumanie), notant la recrudescence des maladies vénériennes que l'on signale dans de nombreux pays, souligne que le développement des voyages internationaux a favorisé certaines conditions épidémiologiques qui pourraient se traduire par une nouvelle progression de ces maladies. Il importerait donc de prendre certaines mesures, et tout d'abord de revoir l'Arrangement international de Bruxelles de 1924, qui ne s'applique actuellement qu'aux gens de mer et qui devrait pouvoir être appliqué à toutes les personnes travaillant dans le domaine des transports internationaux, qu'il s'agisse de transports fluviaux, aériens, routiers ou ferroviaires. En outre, les capitaines des navires devraient être tenus, en arrivant dans les ports, de déclarer les cas de maladies vénériennes enregistrés à bord, pour que les malades puissent bénéficier d'un traitement précoce. Les marins qui demandent à se faire soigner pour ces maladies sont fort peu nombreux aujourd'hui en Roumanie, mais il est possible que le nombre de marins effectivement atteints soit plus élevé et que certains malades négligent de se faire soigner. La coopération internationale en ce qui concerne le dépistage des sources d'infection et des contacts est actuellement trop limitée et la notification se fait quelquefois par des voies plus ou moins détournées, ce qui entraîne des retards dans l'application de mesures importantes destinées à prévenir la propagation de la maladie. Il faudrait par conséquent élaborer un règlement régissant l'application de ces mesures à l'échelon international. Enfin, l'OMS devrait favoriser les échanges d'informations entre pays, en particulier dans le domaine de l'éducation antivénérienne. Le Dr ARMED (République Arabe Unie) approuve la déclaration du Professeur Corradetti qui a notamment insisté sur la nécessité de poursuivre des recherches dans le domaine des maladies parasitaires. La schistosomiase sévit actuellement sous l'une ou plusieurs de ses formes dans presque tous les pays d'Afrique; on a constaté que certaines espèces de schistosomes, qui, pensait -on, affectaient uniquement les animaux, pouvaient également s'attaquer à l'homme; de plus, la forme urinaire de la maladie, qui, jusqu'à très récemment, était considérée par certains experts comme bénigne et limitée, se révèle aujourd'hui dangereuse. C'est pour ces raisons et compte tenu des importants travaux d'irrigation en cours en Afrique qu'il faudrait accorder la priorité, dans le domaine des parasitoses, à la recherche sur la schistosomiase. Le Professeur RUDOWSKI (Pologne), se référant aux observations du Professeur Babudieri, déclare que sa délégation ne verrait pas sans quelques réserves la mise en oeuvre d'un projet spécialement consacré à l'antigène Australia, parce que les recherches effectuées par de nombreux centres dans ce domaine sont déjà très avancées et que leurs résultats sont communiqués à l'occasion de diverses conférences internationales. Des renseignements précieux ont par exemple été donnés lors d'une conférence qui s'est tenue à Munich en 1969. Les autorités sanitaires polonaises appliquent déjà des épreuves de recherche de l'antigène Australia à tous les donneurs de sang; cette méthode présente un intérêt incontestable puisqu'elle permet de déceler les porteurs éventuels et de réduire les risques d'apparition d'hépatite sérique à la suite de transfusions sanguines.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr WAHAB -ARIFF (Malaisie) indique que la prévalence de l'hépatite sérique semble avoir augmenté dans son pays lors des campagnes de vaccination de masse contre le choléra, et il aimerait savoir si d'autres pays, notamment ceux qui utilisent pour la vaccination des seringues à jeter, ont réussi à éviter ce genre de difficultés. L'OMS devrait donner des conseils aux pays dans ce domaine.

Le Dr ELOM (Cameroun), se référant aux cours sur l'épidémiologie de la tuberculose et la lutte antituberculeuse (Interrégional 0113, Actes officiels N° 187, page 479), précise que deux médecins camerounais ont déjà assisté à ces cours deux ans plus tôt et demande si ceux qui suivent ces cours peuvent être considérés comme des phtisiologues confirmés après trois mois seulement d'enseignement. Il aimerait savoir s'il ne serait pas possible d'étendre la durée du cours à un an au moins, de façon à donner aux stagiaires les compétences techniques nécessaires à l'exécution des programmes antituberculeux. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT, répondant, sur l'invitation du PRESIDENT, à la question posée par le délégué du Portugal, précise que, s'il a bien compris, il s'agit de savoir si, en présence d'une situation épidémiologique sérieuse dans les territoires sous administration portugaise en Afrique, les dispositions de la résolution WHA23.34 adoptée par la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé sur la fièvre jaune en Afrique étaient annulées par les dispositions des résolutions WHA19.31, WHA20.38 et WHA21.34 qui ont trait à la suspension de l'assistance technique au Portugal. On peut trouver la réponse à cette question dans des déclarations faites par le Directeur général en 1967 et 1968.

La réponse donnée en 1967 figure à la page 100 des Actes officiels N° 160. Dans le rapport du Directeur général sur l'application de la résolution WHA19.31 reproduit à l'annexe 14, il est dit ce qui suit "... il asemblé qu'il convenait de donner à l'expression "assistance technique "... le sens qui lui est habituellement attribué dans le contexte des activités de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, c'est -à-dire renforcement des économies nationales par une aide directe et des conseils, ou par des mesures propres à faciliter des investissements nouveaux ". Le Directeur général a précisé en outre "qu'une certaine latitude doit lui être laissée quant à l'application de ces dispositions dans les situations d'urgence qui constitueraient à son avis un grave danger pour la santé publique ou en cas de catastrophe exigeant l'organisation de secours sanitaires pour les victimes ". Cette déclaration a été rappelée par le Secrétariat au cours des discussions qui ont eu lieu à la douzième séance de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques lors de la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé (page 515 des Actes officiels N° 161). En 1968, lors de la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a fait une déclaration, à la dixième séance de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, sur l'application de la résolution WHA19.31; on en trouvera le texte à la page 554 des Actes officiels N° 169. Le Directeur général a notamment précisé que, bien que la question ait été longuement examinée par chacun des comités régionaux intéressés, le Secrétariat devait "néanmoins faire face à un problème qui présente la plus haute importance pour l'action future de l'Organisation dans les différentes parties du monde qu'il concerne" et qu' "il serait pratiquement impossible de donner suite aux instructions de l'Assemblée concernant les programmes de lutte contre les maladies transmissibles, qui ne se limitent pas à un seul pays et ont une portée régionale ou même mondiale, si l'OMS se trouvait dans l'incapacité de mener son action dans toutes les régions du globe ". Le Directeur général a encore ajouté "L'aide que fournit l'OMS à un territoire donné est une aide qui s'adresse à la population autochtone, quelque soit son gouvernement ... Pour protéger efficacement les populations des pays limitrophes et la population autochtone des territoires visés, l'OMS doit trouver un moyen de mener à bien les campagnes contre les maladies transmissibles ". : : :

En réponse au délégué de l'Indonésie, le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, fait remarquer que la plupart des épidémiologistes reçoivent une formation axée sur une maladie donnée, qui tend à leur donner une optique quelque peu unilatérale. Toutefois, l'OMS s'emploie activement à élargir la formation des épidémiologistes chargés de s'occuper des maladies transmissibles. L'Organisation esttoujours prête à fournir des avis aux pays pour la création de services généraux d'épidémiologie. Il existe dans la Région africaine deux centres régionaux d'épidémiologie chargés précisément de conseiller les pays au sujet de la mise en place de services'..d'épidémiologie; la Région des Amériques bénéficie des services de conseillers spécialisés dans les maladies transmissibles et le délégué de la Trinité -etTobago a d'ailleurs signalé qu'un épidémiologiste avait été envoyé dans son pays sur la demande du Gouvernement; la Région de l'Asie du Sud -Est dispose de deux conseillers en matière de maladies transmissibles et d'une équipe régionale de surveillance épidémiologique; quant à la Région du Pacifique occidental, elle compte deux conseillers pour les maladies transmissibles et une équipe régionale pour les activités de surveillance épidémiologique. Etant donné la conjoncture actuelle en ce qui concerne le recrutement d'épidémiologistes généraux, il est en effet possible que l'OMS ne soit pas en mesure de fournir immédiatement des épidémiologistes possédant les qualifications voulues, mais l'Organisation s'efforce depuis longtemps d'encourager la mise en place, au sein des ministères de la santé, de services épidémiologiques reposant sur des bases suffisamment larges.

COMMISSION A

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NEUVIEME SEANCE

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Se référant aux observations formulées par le délégué de l'URSS, le Dr Mahler précise que les crédits prévus pour le programme d'éradication de la variole ont été réduits entre 1972 et 1973 à cause du recul spectaculaire de la variole dans la Région des Amériques. Les pays Membres de l'Organisation devront cependant fournir des efforts particuliers pour veiller à ce que le programme continue de progresser vers l'éradication définitive sans se ralentir. Répondant à la question posée par le délégué de l'Italie au sujet de l'hépatite, le Dr Mahler fait remarquer que l'OMS a entrepris en 1970 des travaux intensifs visant à établir des sérums de référence sûrs et qu'il y a tout lieu d'espérer qu'un réactif sûr pourra être distribué aux Etats Membres dans un assez proche avenir pour le dépistage des porteurs de l'hépatite parmi les donneurs de sang. De nombreux travaux donnent cependant à penser que l'antigène Australia n'est associé qu'à l'hépatite sérique. Répondant au délégué de la Pologne, selon lequel il risque d'être trop tard pour que cette question puisse être utilement intégrée au programme de recherches de l'OMS, le Dr Mahler signale que l'Organisation entretient depuis 1965 des contacts étroits avec le chercheur qui a découvert l'antigène Australia. Le délégué de la République -Unie de Tanzanie a dit que l'intégration devrait commencer à l'échelon le plus élevé, et que l'OMS devrait donner l'exemple en fusionnant les services de la Tuberculose et la Lèpre. En fait, il est procédé à un échange permanent d'informations sur l'expérience acquise en matière de lutte antituberculeuse et antilépreuse et rien ne s'oppose à ce que l'approche appliquée aux travaux d'épidémiologie tuberculeuse et aux opérations de lutte contre la tuberculose soit également adoptée pour la lèpre. Le délégué de Madagascar a demandé s'il était possible de recevoir des fournitures sans qu'un expert ait été auparavant chargé de dresser le bilan des besoins. Cela est en effet possible, ainsi que le montrent de nombreux exemples; l'OMS doit cependant assumer ses responsabilités techniques à l'égard d'organisations comme le FISE, et veiller à ce que les fournitures données par ces organismes soient utilisées correctement. Plusieurs délégués ont insisté sur la nécessité de renforcer le programme de recherches sur les maladies parasitaires. Il existe cependant une différence importante entre 1960 et 1971. La plupart des programmes de recherches figurent à la section "Activités interrégionales et autres activités techniques" et seront donc examinés lorsque la Commission abordera cette rubrique. L'OMS est parfaitement consciente de la gravité de la situation en Afrique et elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir des ressources d'organismes extérieurs comme le PNUD afin de renforcer le programme de recherches sur les parasitoses en Afrique. Des résultats appréciables ont été obtenus dans certains domaines, par exemple dans les programmes concernant la trypanosomiase et les problèmes de santé soulevés par les lacs artificiels. Pour ce qui est de la question du délégué de la Malaisie, l'OMS ne dispose pas de données permettant de confirmer que l'hépatite est fréquemment transmise par la vaccination. Le fait est que l'hépatite est déjà si largement répandue dans les pays où l'on mène des campagnes de vaccination de masse qu'il est difficile de déterminer l'origine de la maladie. Il reste que l'Organisation a aidé les pays à pratiquer des centaines de millions de vaccinations et que si elles avaient posé un problème sérieux sur ce plan, il aurait certainement été porté à son attention. Pour répondre à la question du délégué du Cameroun, il faut préciser que si l'OMS veille à ce que les médecins qui suivent ses cours aient des connaissances de base dans le domaine de la tuberculose, son but est de former les cadres clés des programmes nationaux de lutte antituberculeuse à l'épidémiologie, à la planification et à l'évaluation des activités. Comme l'OMS et les Etats Membres ont élaboré une technique qui peut être appliquée par des auxiliaires, on demande essentiellement aux médecins de diriger les opérations plut8t que d'effectuer des travaux cliniques. La difficulté vient de ce que nombre de pays ne peuvent se permettre de se séparer de leurs médecins pour les envoyer à ces cours. A en juger par les activités menées dans un certain nombre de pays, les personnes qui ont été formées en vue de diriger les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose répondent à un besoin réel et sont capables d'accomplir un travail tout à fait correct. Section 4.8 Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle

Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) rappelle que, dans la résolution WHA23.12,la Vingt- Troisième

Assemblée mondiale de la Santé a prié instamment les pays qui fabriquent des insecticides de continuer à mettre ceux -ci à la disposition des pays en voie de développement aux fins de la lutte antipaludique. La délégation des Etats -Unis d'Amérique reconnaît que les restrictions imposées à l'emploi du DDT ont inquiété les autorités intéressées, qui ont craint que ce produit ne soit retiré du commerce international. Si les Etats -Unis ont pris les mesures que l'on sait, c'est qu'ils n'ont plus besoin de DDT pour prévenir la propagation des maladies transmises par des vecteurs. Cela ne signifie nullement qu'ils limiteront les livraisons de DDT aux pays qui l'utilisent pour la lutte antipaludique. Le Gouvernement des Etats -Unis approuve le contenu de l'appendice 14 des Actes officiels N° 190 sur la place du DDT dans les opérations contre le paludisme. Il aimerait cependant savoir comment progressent les travaux visant à mettre au point d'autres méthodes de lutte contre les vecteurs.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, souligne l'importance de la déclaration du délégué des Etats -Unis sur la fourniture de DDT pour les campagnes de lutte antivectorielle. A cet égard, il appelle l'attention de la Commission sur l'une des conclusions du rapport présenté à l'appendice 14 "Les pulvérisations de DDT à l'intérieur des locaux d'habitation, dans le cadre des opérations de routine de lutte antipaludique, ne créent pas de risques sérieux pour l'homme et pour la faune sauvage. La cessation de l'emploi de cet insecticide dans les programmes de lutte antipaludique pourrait avoir des conséquences dangereuses, et elle n'est pas justifiable dans l'état actuel de nos connaissances. L'Organisation doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l'on continue à disposer du DDT pour ces programmes ". Le Directeur général a souligné cette conclusion lorsqu'il a présenté son rapport annuel, au cours de la troisième séance plénière, et la déclaration du délégué des Etats -Unis d'Amérique est donc particulièrement bienvenue. Des travaux de recherche ont effectivement été entrepris pour mettre au point d'autres méthodes de lutte antivectorielle, et notamment des méthodes de lutte biologique. :

M. WRIGHT (service de la Biologie des vecteurs et de la lutte antivectorielle) explique que le programme de recherches de l'OMS sur les méthodes de remplacement applicables à la lutte antivectorielle se compose de deux parties. La première englobe la lutte génétique contre les moustiques. Cette partie du programme progresse rapidement et donne des résultats encourageants. L'OMS a entrepris en Inde, avec la coopération du Gouvernement et à l'aide des fonds du compte spécial pour la recherche médicale, un projet de recherche destiné à établir si la lutte génétique contre les moustiques peut permettre d'enregistrer un résultat concret au bout de quelques années. Ces recherches portent principalement sur trois types de moustiques, les vecteurs de la filariose, les vecteurs de la fièvre jaune et de la dengue, et les vecteurs du paludisme. Le projet est entré dans sa deuxième année d'exécution et les recherches visant à identifier, parmi les diverses techniques disponibles, celles qui peuvent être utilisées sur le terrain ont déjà beaucoup progressé. En 1972, on envisage de procéder sur le terrain à un essai de faible envergure pour déterminer les techniques à appliquer à la lutte contre chacun des trois types de moustiques précités dans le cadre d'opérations expérimentales à grande échelle qui se dérouleront dans des zones totalisant 250 000 personnes. Les résultats des essais à long terme doivent permettre d'établir si l'une des méthodes expérimentées se prête aux conditions opérationnelles des pays en voie-de développement. La deuxième partie du programme porte sur l'utilisation de prédateurs, de parasites, de champignons et de virus pour la lutte contre les insectes dont la présence constitue un problème de santé publique. Les recherches en cours montreront si l'une de ces méthodes de lutte biologique est ou non utilisable en pratique. Trois méthodes font l'objet d'étUdes préliminaires dans trois régions du monde différentes; c'est ainsi qu'en 1972 et 1973 l'OMS envisage de procéder à des essais sur l'emploi d'un parasite pour la lutte contre les anophèles au Nigéria et d'un prédateur pour la lutte contre Aedes aegypti en République -Unie de Tanzanie. On étudiera également les possibilités qu'offrent les poissons larvivores contre les moustiques dans des zones bien circonscrites pour la protection de populations particulières. Les bases du programme recommandé par l'Assemblée de la Santé sont donc maintenant solidement établies et le programme ira s'élargissant à mesure que les connaissances s'accumuleront et que des crédits deviendront disponibles. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) se déclare satisfaite du rapport du Directeur général sur la place du DDT dans les opérations contre le paludisme (appendice 14 des Actes officiels N° 190). L'Indonésie poursuit un programme intensif de lutte antipaludique sans autre aide extérieure que l'assistance technique de l'OMS. Quand le Ministère de la Santé a présenté une demande de crédits au Gouvernement central en vue de l'achat de DDT, la question s'est posée de savoir s'il fallait ou non employer cette substance, étant donné les mesures d'interdiction dont elle avait récemment fait l'objet. Le rapport du Directeur général a donc été d'un très grand secours à son pays et la délégation de l'Indonésie tient à exprimer sa satisfaction devant l'assurance donnée par la délégation des Etats -Unis d'Amérique qu'il sera toujours possible de se procurer du DDT, et ce, à un prix non prohibitif - le prix a augmenté de US $50 par tonne en 1970 par rapport au prix de 1968. Section 4.9 Eradication du paludisme

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) remarque que, comme les années précédentes, certains des crédits affectés au renforcement des services de santé de base figurent sous la rubrique "Paludisme" dans les Actes officiels N° 187. Comme la délégation soviétique et d'autres l'ont déjà affirmé, cette présentation empêche d'avoir une idée claire du programme d'éradication du paludisme de l'OMS. Les programmes de renforcement des services de santé de base, dont l'importance est primordiale, ne soulèvent naturellement aucune objection, mais il serait préférable d'en indiquer le coût séparément.

COMMISSION A

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Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) rappelle que l'OMS, conformément à la stratégie mondiale révisée adoptée par la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, a continué à accorder une assistance technique pour l'étude des incidences socio- économiques du paludisme et de son éradication, et qu'elle doit établir une méthodologie pour l'évaluation des programmes en cours. Ce travail d'analyse et d'évaluation multidisciplinaires constitue une activité d'importance majeure pour l'Organisation, car il n'existe pas d'autre moyen de déterminer les conditions qui doivent être remplies pour lancer les programmes d'éradication et les mener à bonne fin. En Roumanie, l'école de paludologie a démontré à maintes reprises le rôle essentiel que jouent des services de santé de base capables, au moment opportun, d'assumer les taches d'un réseau de lutte antipaludique et de maintenir les résultats obtenus. L'OMS poursuit ses efforts pour que pareils services, dotés de personnel recruté à l'échelon local, soient mis sur pied dans les pays en voie de développement. Parallèlement à cette action, l'application de mesures antipaludiques peut aider à rompre le lien entre le paludisme et le sous-développement, ouvrant ainsi la voie à l'amélioration des conditions socio- économiques et rendant finalement possible la mise en oeuvre d'un programme d'éradication du paludisme. A l'heure actuelle, moins de deux ans après l'adoption de la stratégie mondiale révisée, les succès obtenus sont assez limités, parce que l'on se trouve dans une période de transition caractérisée par la recherche de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes. Les résultats majeurs de l'après- guerre s'expliquent par l'utilisation des insecticides dans des pays ayant atteint un certain niveau de développement social et économique et disposant d'une organisation sanitaire efficace; les retards et les échecs sont apparus lorsqu'on a essayé de lancer des programmes d'éradication dans des zones où le développement social et économique était moins avancé. La stratégie révisée tend à l'institution d'une nouvelle théorie de l'éradication, plus souple, et fondée sur toute une gamme de mesures extrêmement efficaces adaptables aux diverses conditions. Certaines des nouvelles méthodes en étant encore au stade expérimental, l'OMS doit continuer ses efforts de recherche dans le domaine de l'immunologie, du diagnostic en laboratoire et de la chimiothérapie antipaludique. La Roumanie elle -même exécute un programme de recherches intensives dans ce domaine. Elle considère qu'à l'heure actuelle la principale tâche de l'OMS doit être de continuer à fournir une assistance technique à l'échelle mondiale et d'empêcher l'apparition d'un sentiment d'indifférence ou de complaisance devant les succès enregistrés jusqu'ici. Il n'a pas encore été possible d'éliminer les principaux foyers de paludisme sur le continent africain. Il faudra donc recourir à de nouvelles méthodes. On ne fera de réels progrès vers la solution de ce problème mondial que lorsque l'on disposera d'une stratégie adaptable aux conditions humaines et écologiques les plus variées et fondée non pas sur une méthode unique mais sur toute une gamme de méthodes hautement efficaces. Le Professeur CORRADETTI (Italie) indique que sa délégation a tout d'abord été surprise de constater qu'aucun document spécial sur le paludisme n'avait été soumis à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, alors qu'il s'agit d'un problème de santé extrêmement important pour les pays en voie de développement. Elle s'est ensuite rendu compte que le Directeur général voulait revoir en 1971 l'ensemble du problème du paludisme dans l'optique de la nouvelle stratégie, en examinant particulièrement le cas des pays où il n'est pas possible de réaliser l'éradication avec les moyens dont on dispose actuellement. C'est ce que confirme le fait qu'une conférence interrégionale du paludisme est prévue pour 1972 (projet Interrégional 0687, page 479 des Actes officiels N° 187). Il faut espérer que cette conférence sera une réussite et permettra au Directeur général de faire un rapport circonstancié sur la question à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le Professeur Corradetti note que le but des programmes de formation à la lutte antipaludique décrits à la même page du volume cité est analogue à celui des programmes entrepris auparavant pour la formation d'agents de l'éradication du paludisme. Comme la lutte antipaludique représente pour l'OMS une activité à long terme, la délégation de l'Italie s'attendait à ce que l'Organisation s'attache à préparer de véritables paludologues pouvant assumer des responsabilités internationales, c'est -à -dire des spécialistes compétents en matière d'épidémiologie, de parasitologie, d'anatomopathologie, d'entomologie, d'immunologie, de biochimie, de génétique, de génie sanitaire, d'administration de la santé publique et de sciences sociales. De toute évidence, il est impossible d'acquérir cette formation de base en une période de trois à six mois. L'OMS devrait renoncer à considérer que les problèmes compliqués posés par le paludisme peuvent être résolus par un personnel ne possédant pas un tel ensemble dequalifications. La délégation de l'Italie a rappelé lors d'Assemblées de la Santé antérieures que de nombreuses écoles très actives de paludologie, en Europe principalement, avaient dû fermer leurs portes faute de crédits après la deuxième guerre mondiale, parce que tout le monde croyait qu'il serait possible de venir à bout du paludisme en quelques années. La suppression de ces écoles a entraîné la disparition progressive des paludologues. La campagne antipaludique connaîtra certainement une crise si l'on ne prend pas de dispositions pour remédier à la pénurie de spécialistes. Ce problème est étroitement lié à la nécessité d'entreprendre des recherches fondamentales, l'idéal étant que l'enseignement et la recherche soient interdépendants.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

La recherche fondamentale par opposition à la "recherche appliquée ", qui a trait aux travaux sur le terrain, est négligée. Il est pourtant indéniable que la recherche fondamentale permet dans bien des cas de réaliser des économies. Ainsi, les recherches fondamentales de génétique et de biologie menées en laboratoire ont permis de distinguer six espèces chez le moustique autrefois désigné sous le nom d'Anopheles maculipennis, et le Gouvernement italien a pu réaliser des économies considérables en concentrant les activités d'éradication du paludisme sur les zones affectées par les deux espèces dangereuses. L'introduction d'un parasite ou d'un prédateur dans une zone impaludée pour essayer de lutter biologiquement contre le vecteur local fournit un autre exemple de l'utilité de la recherche fondamentale. En effet, si l'on introduit directement le nouvel organisme dans la zone visée sans recherches préalables en laboratoire, en se contentant d'attendre les événements, on constatera peut -être que le parasite ou le prédateur ne se propage pas dans la région; on en conclura que l'espèce en question ne peut survivre dans ce nouvel environnement, l'essai sera abandonné et l'argent dépensé l'aura été en pure perte. Mais on peut adopter une autre méthode, qui consiste à soumettre le parasite ou le prédateur que l'on veut utiliser à une série d'expériences écologiques en laboratoire. Grâce aux cellules climatisées, il est possible de reproduire en laboratoire les conditions de température, d'humidité, et autres caractéristiques d'un milieu naturel particulier, ce qui permet de déterminer à l'avance si le parasite ou le prédateur pourra y survivre et s'y reproduire. Dans l'affirmative, on peut aussi calculer son taux de reproduction et le comparer avec celui du moustique hôte. Si l'on constate qu'un faible pourcentage seulement de l'espèce en cause peut résister à des conditions nouvelles qui lui sont défavorables, on peut élever leurs descendants sous pression sélective en reconstituant le climat qui existe dans la zone impaludée. De cette manière, on pourra produire une souche du parasite ou du prédateur qui sera capable de se propager dans le milieu visé. De toute évidence, cette deuxième méthode sera très peu onéreuse et fournira les données nécessaires pour déterminer si l'opération sur le ter rain a des chances de réussir, si elle est vouée à l'échec ou encore si elle pourrait réussir dans certaines conditions. En tout état de cause, cette méthode plus scientifique permettra d'économiser des fonds qui, autrement, auraient été gaspillés. Le Professeur Corradetti est donc inquiet de voir que la somme de US $119 000 que l'on envisage de consacrer à la recherche fondamentale sur la lutte antipaludique en 1972 (Actes officiels N° 187, page 488, projets MAL 0065, 0066 et 0067) ne représente qu'environ 1,5 % du total de US $7 951 901 proposé pour l'action antipaludique au cours de la même année (Actes officiels N° 187, page XXXIX). Il exprime le voeu que l'OMS consacre à l'avenir une somme plus élevée à la recherche fondamentale. Revenant sur la question posée par le délégué de Madagascar, le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, déclare que la question de l'aide au Gouvernement malgache est du ressort du Bureau régional de l'Afrique et que le Directeur régional ne manquera pas de l'étudier avec attention. En général, bien qu'en pareil cas l'assistance de l'OMS soit d'ordre essentiellement technique, l'Organisation n'exclut pas la possibilité de fournir des produits antipaludiques si cela est nécessaire mais elle n'a pas les moyens financiers de le faire sur une grande échelle. Elle peut aussi aider les gouvernements á définir leurs besoins en vue de recevoir une aide bilatérale, comme elle l'a d'ailleurs déjà fait dans le passé. En ce qui concerne la remarque du délégué de l'URSS, le Dr Bernard souligne que tous les fonds apparaissant sous la rubrique "Paludisme" sont affectés à la lutte antipaludique. Les fonds affectés au développement des services de santé de base figurent sous la rubrique "Organisation des services de santé ".

Quant aux considérations émises par les délégués de l'Italie et de la Roumanie, il convient de les rapprocher des observations formulées à propos du paludisme pendant la discussion générale en séance plénière sur le rapport du Directeur général et pendant le débat en commission sur le niveau budgétaire, ainsi que de la mention faite par plusieurs délégués, en particulier le délégué de Ceylan, de la nécessité de continuer à consacrer des crédits suffisants à la campagne antipaludique. Le délégué de l'Italie s'est déclaré surpris que le Directeur général n'ait pas présenté un rapport particulier sur l'éradication du paludisme. En fait, ce rapport existe il a été soumis à la quarante- septième session du Conseil exécutif et constitue l'appendice 14 des Actes officiels N° 190. Le délégué de la Roumanie craint que le programme antipaludique ne fasse l'objet d'indifférence ou de complaisance. Il ne faudrait pas interpréter le réexamen de la stratégie d'éradication du paludisme et la plus grande souplesse apportée au programme pour lui permettre de s'adapter au développement social et économique des pays, à leurs ressources et à leurs priorités comme un affaiblissement de la lutte entreprise dans le cadre du programme d'éradication établi en 1955 par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Rien ne serait plus dangereux. Le Dr Bernard est heureux que les commentaires faits au cours de la discussion lui aient donné l'occasion de préciser la position de l'Organisation. On relève dans le projet de programme et de budget, et en particulier parmi les activités interrégionales, de nombreux exemples de l'attention constante qui est accordée au développement du programme d'éradication du paludisme. Le danger réel, en cas de relâchement des efforts, serait une remise en cause des gains acquis. A cet égard, il convient de rappeler les remarques des lauréats du Prix de :

COMMISSION A

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NEUVIEME SEANCE

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la Fondation Darling en séance plénière et celles qu'a faites au cours de la séance précédente de la Commission le délégué de Ceylan, dont le pays a été frappé par une grave épidémie à un moment où l'on pouvait considérer que le paludisme en avait été pratiquement éliminé. Le devoir de l'OMS, c'est d'aider les gouvernements à éviter de telles catastrophes. On considère trop souvent que les services de santé de base sont une panacée pour tous les problèmes, y compris celui du paludisme; mais si de tels services sont essentiels au déroulement initial d'une campagne antipaludique et au maintien des résultats obtenus, ils ne peuvent à eux seuls résoudre les problèmes de la mortalité et de la morbidité dues au paludisme, qui sont encore très élevées dans dé nombreux pays. Il est indispensable d'entreprendre des activités spécifiquement antipaludiques, dans le cadre des services de santé de base, selon ce qui aura été déterminé après évaluation du problème en fonction des conditions nationales et locales. Le paludisme est un sujet de préoccupation non seulement pour l'OMS, mais aussi pour les organisations d'aide multilatérale et bilatérale telles que le FISE et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Le Directeur général espère que ces organisations continueront à apporter leur soutien à la campagne d'éradication du paludisme, sous sa forme révisée, et c'est le voeu qu'il a formulé lors de la récente session du Conseil d'administration du FISE réunie en avril 1971 à Genève. Ce dernier a indiqué que, bien qu'envisageant une réduction de son assistance à la campagne antipaludique, il reconnaissait la nécessité d'adapter l'aide aux besoins des pays en fonction d'évaluations faites conjointement par l'OMS et le FISE. Il convient de se féliciter de l'aide bilatérale envisagée par certains pays, comme la République fédérale d'Allemagne, qui vient d'offrir une aide substantielle sous forme d'insecticides de remplacement aux pays d'Amérique centrale notamment. C'est donc par une action continue et coordonnée sur le plan international que l'on pourra, espère -t -on, assurer aux programmes nationaux le soutien qui leur est encore extrêmement nécessaire. Enfin, le Dr Bernard déclare que le Directeur général attache aussi une grande importance à la question de la recherche, mentionnée par les délégués de l'Italie et de la Roumanie. Les crédits alloués à la recherche fondamentale dans le budget sont peut -être peu élevés, mais il ne faut pas oublier que leur but est de soutenir et de stimuler l'action des institutfons nationales de recherche. Section 4.10

Protection et promotion de la santé

Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie), se référant à la section 4.10.7 (Maladies cardio -vasculaires), note que l'hypertension artérielle est considérée comme un grave problème de santé publique dans un grand nombre de pays. Il se félicite de voir que le programme de 1972 prévoit des recherches dans ce domaine et il espère qu'elles se poursuivront par la suite. Il souligne également la nécessité d'entreprendre des recherches sur la sénescence. La vieillesse devient de plus en plus un important problème social et sanitaire dans de nombreux pays et les maladies cardio -vasculaires représentent l'un des plus graves problèmes intéressant les personnes âgées. Aussi des études sur les rapports entre la vieillesse et les fonctions cardio -vasculaires, portant aussi sur les mesures prophylactiques, devraient -elles être incluses dans les futurs programmes de travail.

Se référant à la section 4.10.2 (Médecine du travail), le Dr OKEZIE (Nigéria) estime que cette discipline doit englober l'ensemble des problèmes de santé de toutes les personnes occupant un emploi rémunéré et ne pas se limiter à la prévention des maladies et des accidents professionnels. La population active des pays en voie de développement où l'industrialisation est en plein essor, comme le Nigéria, souffre d'un mauvais état de santé généralisé. Comme le reste de la collectivité, et faute de programmes de prévention sur les lieux de travail, les travailleurs sont à la fois affectés par des maladies endémiques, transmissibles et nutritionnelles, et gravement exposés aux facteurs nocifs que comporte leur activité, situation qui a des répercussions sur leur productivité et sur le bien -être de leur famille. Ces travailleurs représentent une large fraction de la collectivité, et dans beaucoup de pays en voie de développement les autorités sanitaires n'ont pas pu jusqu'ici les faire bénéficier même des services préventifs de base. Au Nigéria, les services de médecine du travail se limitent à des visites d'inspection dans les usines, portant sur la sécurité des machines et l'hygiène industrielle superficielle, et il n'est pas certain que ces services soient efficaces. Un certain nombre de difficultés les empêchent de s'occuper de tous les problèmes de santé qui se posent aux travailleurs. Il y a en premier lieu pénurie de perdans de nombreux pays africains, il n'existe qu'un ou deux médecins et très peu sonnel qualifié d'infirmières spécialisés dans la médecine du travail. Deuxièmement, il n'y a pas de programmes préventifs entrepris systématiquement contre les maladies transmissibles et les troubles nutritionnels. Troisièmement, il existe un grand nombre de petites industries qui sont incapables d'assurer elles -mêmes des services de santé à leurs travailleurs, parce que leurs ressources sont limitées. Quatrièmement, la plus grande partie de la population vit de l'agriculture et forme de petits groupes disséminés difficiles à atteindre. Elle est exposée aux produits chimiques utilisés en agriculture ainsi qu'aux zoonoses. :

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Cinquièmement, il n'y a pas de coordination entre les services d'inspection et les programmes nationaux de santé, et l'inspection est peu efficiente. Enfin, la législation adoptée dans ce domaine a été empruntée à des pays plus industrialisés, et ne convient pas aux conditions des pays moins industrialisés, où elle est difficile à appliquer. En l'absence de services spécialisés efficaces, c'est aux services nationaux de santé que revient la tâche de plus en plus lourde de s'occuper des accidents du travail. Cette situation présente de nombreux inconvénients et il faudrait prendre des mesures d'urgence pour y remédier. C'est ce qui a incité la délégation du Nigéria à se joindre à celles du Ghana, du Kenya, de la Nouvelle -Zélande et de l'Ouganda pour soumettre un projet de résolution portant sur les programmes de médecine du travail (voir ci- après).

La séance est levée à 12 h.15.

DIXIEME SEANCE Lundi 17 mai 1971, 9 h.55 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (suite)

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3

Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Mise en oeuvre du programme (suite) Section 4.10

Protection et promotion de la santé (suite)

Se référant à la section 4.10.2 (Médecine du travail), le PRESIDENT rappelle qu'à la séance le délégué du Nigéria a fait mention d'un projet de résolution sur les programmes de précédente médecine du travail. Les coauteurs de ce projet en ont revu le texte, qu'ils soumettent à la Commission sous la forme suivante :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant la nécessité toujours plus grande de créer et de promouvoir des services de médecine du travail dans les pays en voie d'industrialisation rapide; Notant la grave pénurie de personnel qualifié en médecine du travail, notamment dans les pays en voie d'industrialisation rapide; Notant le défaut de directives dont les autorités sanitaires pourraient s'inspirer pour encourager le développement des services de médecine du travail dans le cadre des programmes de santé publique, 1. RECOMMANDE que les comités régionaux analysent, lors de leurs sessions de 1971, les moyens par lesquels les services de médecine du travail pourraient être développés dans les pays en voie d'industrialisation rapide; et 2. PRIE le Directeur général de soumettre à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé un rapport présentant les mesures que l'Organisation mondiale de la Santé pourrait utilement prendre en vue d'aider les services nationaux de santé à instituer et promouvoir des programmes de médecine du travail, et notamment à accélérer la formation de leur personnel national.

Le Dr GESA (Ouganda) fait observer que les divers pays en voie de développement présentent de nombreux traits communs en ce qui concerne la situation de leurs programmes de médecine du travail et les conditions sanitaires de leur population laborieuse. En Ouganda, la population active, qui travaille dans de multiples entreprises relevant de la petite industrie ou de l'industrie familiale, se trouve exposée à de nombreux risques du fait de ses conditions de travail et elle souffre non seulement de maladies professionnelles mais aussi de maladies transmissibles et de troubles de la nutrition. L'agriculture occupe elle aussi une abondante main -d'oeuvre, et le progrès rapide des activités industrielles ne s'accompagne pas d'un développement équivalent des services de médecine du travail dans le cadre des services de santé publique. Il en résulte que, du point de vue de la santé et du bien être, les travailleurs restent pratiquement à l'écart du reste de la collectivité, les services que leur assure l'administration publique se bornant à une inspection routinière des dispositifs de sécurité et ne prenant pas en considération l'état de santé général des individus. Les pays en voie de développement ne veulent pas répéter les erreurs commises par les pays développés lorsqu'ils se sont industrialisés et ont organisé leurs services de médecine du travail. Ils considèrent que, dès le début, tout ce qui intéresse la santé des travailleurs - c'est -à -dire non seulement les maladies ou les accidents professionnels mais tous les facteurs de morbidité, puisque aussi bien la santé humaine est indivisible - devrait relever de la compétence des services de santé nationaux. Etant donné que ces pays manquent de personnel sanitaire, ils ne peuvent se permettre de cloisonner les services ou de les laisser se chevaucher. Trop de médecins employés dans l'industrie se bornent à administrer des remèdes palliatifs sans s'occuper de déceler les causes du mal ou de le prévenir, et lorsque des travailleurs tombent gravement malades ou sont frappés d'une grave incapacité, tout le poids du traitement ou de la réadaptation repose sur le service de santé publique. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) estime qu'il faudrait insister davantage sur le fait que la médecine du travail vise au bien -être de tous les travailleurs et que sa sphère dépasse largement la prévention de certains dangers professionnels. Elle embrasse tous les problèmes de santé de la population active - qui représente en moyenne 35 % de la population mondiale, et de 27 % à 55 % de la - 371 -

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population des pays en voie de développement. C'est pourquoi les services de médecine du travail sont le plus efficaces lorsqu'ils font partie des services de santé de base. Il en est d'ailleurs ainsi dans beaucoup de pays en Nouvelle -Zélande, par exemple, ils sont intégrés à ces services depuis quinze ans, après avoir fonctionné d'une manière autonome dans le cadre de l'administration de la santé. Cependant, cette intégration appelle une formation spéciale du personnel sanitaire et requiert des laboratoires spécialement aménagés et solidement appuyés par un laboratoire central. Une telle organisation peut desservir de nombreux organes administratifs également intéressés par les problèmes de la population laborieuse ministère du travail, des mines, de l'agriculture, etc. Elle permet d'économiser le personnel médical et auxiliaire, d'étendre les services de médecine du travail à tous les travailleurs, y compris ceux qui appartiennent à des groupes peu nombreux ou dispersés, et de faire bénéficier toute la population active des services de santé généraux. Elle offre aussi de meilleures possibilités de carrière au personnel de médecine du travail du fait qu'il exerce son activité dans un cadre plus vaste. Il est important de bien spécifier, par des accords appropriés, les modalités de la coopération avec les autres départements intéressés. On doit se souvenir que la mauvaise santé, plus que les maladies professionnelles au sens strict, est la grande responsable des journées de travail perdues. : :

Le Professeur SAI (Ghana) souscrit au projet de résolution en soulignant que la santé du travailleur, de celui qui gagne le pain du ménage, ne doit pas être dissociée de celle de toute la famille. Lorsqu'on élabore des programmes de médecine du travail, il ne faut pas oublier que la santé de chaque travailleur reflète bien davantage les conditions dans lesquelles il a été élevé et vit à présent que les conditions dans lesquelles il travaille. C'est pourquoi le partage actuel des fonctions relevant de la médecine du travail entre le ministère du travail et le ministère de la santé n'est pas satisfaisant. Le Dr ELOM (Cameroun) appuie le projet de résolution, qui traduit les préoccupations exprimées par de nombreux délégués, notamment ceux des pays en voie de développement, qui voient des industries s'installer sur leur territoire sans que les précautions nécessaires soient prises pour protéger la santé des travailleurs. Le problème essentiel est de promouvoir une législation sanitaire et des services médicaux pour les travailleurs de ces pays, et cela quelle que soit la cadence de l'industrialisation. Le Dr Elom propose donc de supprimer des deux premiers paragraphes du préambule et du paragraphe 1 du dispositif le qualificatif "rapide" placé après le terme "industrialisation ". Le Dr EVANG (Norvège) considère qu'il était grand temps de se saisir de ce problème. Dans la plupart des pays européens et dans quelques autres, la division entre' les services de santé généraux et les services de médecine du travail remonte à l'époque de Bismarck, et il n'y a aucune raison pour que les pays qui développent aujourd'hui leurs industries commettent l'erreur de perpétuer cette division. Le Dr Evang n'a cependant pas l'intention d'entrer aujourd'hui dans le vif du sujet puisque le projet de résolution laisse aux comités régionaux le soin d'en discuter lors de leurs sessions de 1971.

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) comprend fort bien que les auteurs du projet de résolution aient voulu lier étroitement les services de médecine du travail aux services de santé généraux, mais il estime qu'une direction unique n'est pas le seul moyen d'assurer aux travailleurs les soins médicaux dont ils ont besoin. Ayant constaté que l'un et l'autre système parfaitement, il se demande s'il est juste de soutenir que les gouvernements pouvait fonctionner devraient adopter l'un plutôt que l'autre. Il est tout à fait possible d'organiser un service de médecine du travail dans le cadre du ministère de l'emploi et de la main -d'oeuvre, comme c'est le cas au Royaume -Uni.

Sir George, qui appuie par ailleurs le projet de résolution, suggère d'y faire mention de l'OIT, qui s'occupe aussi du problème. Il juge en outre souhaitable de modifier le préambule pour ne pas laisser entendre que la seule façon d'obtenir le résultat souhaité est d'encourager le développement des services de médecine du travail dans le cadre des programmes de santé publique. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) appuie le projet de résolution tel que le délégué du Cameroun a proposé de le modifier. A ses yeux, cependant, le texte devrait pouvoir être interprété comme signifiant que les comités régionaux et les pays en voie de développement ont le choix entre plusieurs mécanismes en ce qui concerne les prestations de médecine du travail. La résolution proposée laisse d'ailleurs le champ ouvert aux différents pays pour conduire leurs activités de diverses manières et au rythme qui leur convient.

Le Dr STREET (Jamaîque) considère que le problème de l'environnement professionnel constitue un aspect essentiel du problème de l'environnement de l'homme. Il souhaiterait voir institutionnaliser la médecine du travail dans les ministères de la santé, ce dont on ne s'est pas suffisamment préoccupé jusqu'à présent. C'est pourquoi il accueille avec faveur le projet de résolution, qui trace la ligne d'action que l'OMS devrait suivre dans les circonstances présentes.

COMMISSION A

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DIXIEME SEANCE

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Le Dr GESA (Ouganda), revenant sur la question de savoir si les services de médecine du travail devraient faire partie des services de santé généraux ou fonctionner à part, souligne que son pays, comme du reste les autres pays en voie de développement, n'ignore pas les difficultés qui s'attachent normalement à assurer une consultation prompte et fructueuse entre des départements distincts. Lorsque consultation il y a, rien ne garantit qu'elle aboutira à un accord sur les questions cruciales; si l'on parvient à un accord, il n'est pas dit que des mesures seront prises avec toute la célérité requise; et quand des mesures sont prises, nul ne peut être certain qu'elles seront toutes coordonnées. Les pays en voie de développement n'ont pas le temps de peser différentes méthodes et de les mettre à l'essai. Le mieux est d'adopter un système qui supprime tout chevauchement et permette d'utiliser à plein le peu de main -d'oeuvre disponible. Le Dr Gesa accepte l'amendement proposé par le délégué du Cameroun et fait sienne la suggestion du délégué du Royaume -Uni à l'effet de mentionner l'OIT. Il pense que l'on pourrait donner satisfaction "Soulignant l'importance de la à cette délégation en ajoutant au préambule un paragraphe ainsi conçu coordination, d'une part entre tous les services gouvernementaux concernés par la médecine du travail à l'échelon national et, d'autre part, entre l'Organisation mondiale de la Santé et les autres institutions du système des Nations Unies, notamment l'Organisation internationale du Travail, dans le domaine de la médecine du travail, ". :

Le Dr OKEZIE (Nigéria) souscrit aux amendements proposés par le délégué du Cameroun et le délégué de l'Ouganda. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que l'amendement du Dr Gesa répond à la nécessité de faire mention de l'OIT.

Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) appuie le projet de résolution. Il partage le point de vue du délégué de la Norvège sur la division entre les services de santé généraux et les services de médecine du travail, division qui a des effets négatifs en Italie. Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé par les délégués du Cameroun et de Décision l'Ouganda, est approuvé.l :

Le Professeur PRAWIRANEGARA (Indonésie), se référant à la section 4.10.3 (Santé mentale), pense que l'on devrait mettre davantage l'accent sur la prévention des troubles mentaux et que l'éducation de de en hygiène mentale devrait être intégrée dans l'activité des L'Indonésie serait reconnaissante à l'OMS de publier des manuels de santé mentale à l'intention des médecins et du personnel paramédical. De l'avis du Professeur Prawiranegara, l'enseignement des principes fondamentaux de l'action préventive en psychiatrie devrait faire partie de la formation du personnel paramédical et auxiliaire. En ce qui concerne la section 4.10.4 (Nutrition), le délégué de l'Indonésie insiste pour que l'on fasse une plus grande place aux directives concernant les enfants d'âge préscolaire, qui constituent le groupe le plus vulnérable et dont la croissance est déterminée par des facteurs psychiques, physiques, biologiques, sociaux et économiques. En fait, le développement de l'enfant d'âge préscolaire conditionne l'avenir de toute une génération. En ce sens, que l'on ait pu élaborer des aliments riches en protéines autorise bien des espoirs, mais lancer de nouveaux produits alimentaires ne va pas sans de nombreux problèmes qui touchent, par exemple, à l'accueil que leur fera le public, au coat de production et à la commercialisation. Dans un pays en voie de développement comme l'Indonésie, les conditions économiques et sociales empêchent d'introduire de nouveaux aliments riches en protéines s'ils ne peuvent être traités localement et rallier les suffrages des collectivités rurales. Un traitement de masse centralisé de ces produits est donc peu indiqué si l'on veut les répandre dans la population rurale. Pour ce qui est de la section 4.10.6 (Cancer), le Professeur Prawiranegara signale que les laboratoires indonésiens qui s'occupent des problèmes de nutrition ont découvert que le tabac et les cigarettes avaient une teneur en aflatoxine qui dépassait la dose admissible. Or, les recherches menées dans d'autres pays ont montré qu'il y avait un rapport entre cette substance et le cancer du foie. C'est pourquoi l'Indonésie souhaiterait que l'OMS entreprenne de nouvelles études sur l'aflatoxine présente dans le tabac et les cigarettes. Le Dr RACOVEANU (Roumanie), se référant à la section 4.10.5 (Radiations et santé), présente, au nom de sa délégation et des délégations de l'Autriche, de la Belgique, de l'Italie, de la Pologne, de la République fédérale d'Allemagne, de la Tunisie, de la Turquie et de l'URSS, le projet de résolution suivant, qui concerne le développement de l'utilisation médicale des radiations ionisantes :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.30.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1970; Consciente de l'inquiétude qui se manifeste devant l'exposition sans cesse croissante de la population aux rayonnements du fait de l'usage grandissant des radiations ionisantes en médecine à des fins de diagnostic et de traitement; Considérant qu'à cette exposition médicale croissante peuvent s'ajouter d'autres sources d'irradiation à la suite des emplois pacifiques de plus en plus nombreux de l'énergie nucléaire et notamment des radio -isotopes; Reconnaissant qu'une augmentation de l'exposition de la population aux rayonnements augmente la probabilité d'effets biologiques délétères affectant aussi bien les générations futures que la génération présente; Considérant par ailleurs l'importance du rôle des radiations ionisantes en médecine préventive et curative, l'amélioration de la santé qui en résulte et le nombre de vies qui peuvent être ainsi sauvées; Désireuse d'améliorer la situation présente et d'obtenir dans l'utilisation médicale des radiations ionisantes le meilleur rapport possible entre les avantages et les riques, 1. INVITE les Etats Membres i) à collaborer à des études épidémiologiques destinées à améliorer les connaissances sur les effets des radiations ionisantes utilisées en médecine; ii) à promouvoir des études visant à améliorer les méthodes et les techniques relatives à l'utilisation médicale des radiations ionisantes, tant du point de vue de l'efficacité que de la réduction de l'exposition des populations aux rayonnements, et à introduire ces amélioration: dans la pratique médicale; et iii) à organiser des services de protection radiologique compétents en matière d'utilisations médicales et autres des radiations ionisantes, à des fins de consultation, de contrôle et d'inspection; 2. PRIE le Directeur général i) d'étudier la question de l'utilisation optimale des radiations ionisantes en médecine et les risques résultant pour la santé d'un emploi excessif ou impropre des rayonnements; ii) d'élaborer un programme d'activités axé sur la rationalisation de l'emploi médical des radiations ionisantes et sur l'amélioration des techniques et de l'équipement utilisé à des fins de diagnostic et de traitement, y compris la dosimétrie clinique et la protection radiologique; et iii) de faire rapport à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur l'étude et le programme d'activités susmentionnés. : :

Le Dr ionisantes l'OMS elle Protection

Racoveanu ajoute que l'important problème que constitue l'usage grandissant des radiations en médecine, avec les conséquences biologiques qui en découlent, devrait être étudié par -même, indépendamment des travaux déjà entrepris par la Commission internationale de radiologique. :

Décision

Le projet de résolution est approuvé.'

Le Dr JORGENSEN (Australie) précise, à propos de la section 4.10.8 (Immunologie) et des activités concernant la standardisation biologique évoquées aux pages 95 et 96 du Rapport annuel du Directeur général (Actes officiels N° 188), que les épreuves immunologiques prennent de plus en plus d'importance, comme en témoigne l'épreuve de dépistage du cancer du côlon récemment mise au point, pour laquelle on utilise des antigènes foetaux. Cette épreuve permettrait, semble -t -il, de déceler cette forme particulière de cancer à un stade plus précoce que d'autres méthodes. Des laboratoires travaillent sur des étalons de référence pour la recherche immunologique au Royaume -Uni, au Canada, aux Etats -Unis d'Amérique et peut -être ailleurs. L'OMS pourrait jouer un rôle important en coordonnant les recherches sur ces étalons de référence de manière à les uniformiser au niveau international. Le Dr Jorgensen pense que le Directeur général devrait peut -être envisager la possibilité d'une coopération internationale, éventuellement en établissant un comité d'experts qui serait chargé d'étudier la question des étalons immunologiques de référence. Revenant à la section 4.10.4 (Nutrition), le Professeur SAI (Ghana) remarque que le problème de la malnutrition protéino -calorique dans le monde ne semble pas diminuer d'importance. Il existe un cercle vicieux constitué par la malnutrition, les infections, de mauvaises conditions d'hygiène, un haut niveau de fécondité, une mortalité infantile élevée et la misère en général. Il est indispensable 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.31.

COMMISSION A

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DIXIEME SEANCE

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que les ministres de la santé fassent valoir tout particulièrement cet argument auprès des responsables de la planification économique. Le Professeur Sai a lui -même constaté ces derniers temps que beaucoup de vulgarisateurs répandaient une idée erronée, à savoir que l'on aurait tendance à surestimer le rôle des protéines dans la malnutrition du nourrisson et de l'enfant et qu'en réalité ce seraient les calories qui font la différence entre une bonne nutrition et la malnutrition. Dans certaines régions, on a tenté de résoudre le problème des protéines en utilisant des suppléments alimentaires riches en acides aminés, des préparations protéiques d'organismes unicellulaires, ainsi que des concentrés de protéines de poisson, même dans des pays où le poisson n'est pas abondant; cependant, il est maintenant évident que le problème des protéines ne peut être résolu indépendamment de celui de la nutrition considéré dans son ensemble. Il n'en faut pas moins souligner le rôle primordial que jouent les protéines, et il est d'ailleurs à noter que les besoins à cet égard des enfants vivant dans les zones tropicales sont encore mal connus. Chez un enfant sujet à des infections périodiques au cours desquelles il n'a guère d'appétit, la baisse du taux de protéines peut être si importante qu'aucun des aliments recommandés en raison de leur teneur satisfaisante en protéines ne peut ramener ce taux à la normale. Quant à certaines préparations spécialement préconisées, elles ne peuvent être absorbées en assez grande quantité pour nourrir un enfant comme il se doit. Les pays qui fabriquent des aliments pour nourrissons composés de céréales auxquelles on doit ajouter du lait devraient reconsidérer leur politique d'exportation vers les pays où le lait est rare. Dans tous les pays en voie de développement, à mesure que la situation s'améliore en ce qui concerne l'apport en calories, et cela grâce aux progrès enregistrés dans la production de céréales, la production de légumes - qui, par le passé, étaient les compléments protéiniques essentiels du régime alimentaire diminue de façon alarmante, d'où un déséquilibre au niveau de la production. Il s'agit sans doute d'un problème agricole mais, en raison de ses répercussions sur la santé, l'OMS doit prendre conscience des risques qu'engendre une telle tendance et s'efforcer de rétablir l'équilibre ainsi rompu. Les spécialistes de la nutrition qui travaillent en Afrique constatent avec inquiétude que les ministères de la santé et de l'agriculture n'accordent pas encore la place voulue à la nutrition, en dépit de tous les efforts déployés par les organisations internationales. Il reste beaucoup à faire dans les pays en voie de développement pour connaitre l'incidence, la prévalence et les principaux facteurs étiologiques de la malnutrition avant de pouvoir appliquer des mesures appropriées. On manque même de critères satisfaisants pour le diagnostic. L'intensification des activités nationales dans les pays en voie de développement, telle que la préconise le Professeur Sai, est subordonnée dans une large mesure à l'appui des services responsables de la nutrition au Siège et dans les bureaux régionaux. Le Professeur Sai s'étonne que le service de la Nutrition au Siège ne soit pas plus important. Conscient des problèmes financiers et autres qui se posent, il ne proposera pas une résolution formelle sur ce sujet, mais il invite instamment l'OMS à envisager les moyens de renforcer le plus rapidement possible son service de la Nutrition. Toutes les organisations du système des Nations Unies sont maintenant appelées à jouer un rôle actif pour combler le déficit en protéines et l'OMS, en tant qu'autorité responsable de la santé, doit songer à assumer pleinement son rôle dans cet effort mondial. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, rappelle qu'au cours de la neuvième séance, le délégué de la Yougoslavie a mentionné, d'une part, la question de l'hypertension artérielle et, de l'autre, la nécessité d'entreprendre des recherches sur les problèmes des personnes âgées. Les activités de l'Organisation dans le domaine des maladies cardio -vasculaires se sont développées, en particulier pour ce qui touche à l'hypertension des réunions ont été organisées sur ce sujet et des études épidémiologiques longitudinales ont été faites dans un certain nombre de pays. Si les activités de l'OMS concernant l'hypertension proprement dite ne sont pas identifiées comme telles dans toutes les parties du document budgétaire, elles figurent au programme de nombreuses réunions, notamment de réunions de chercheurs, et l'OMS accorde toute son attention à ce problème. Le Secrétariat a pris note des remarques relatives aux problèmes des personnes âgées. C'est là un sujet qui préoccupe beaucoup le Directeur général, non seulement du point de vue des maladies cardio -vasculaires, mais aussi pour tout ce qui est des aspects biologiques plus généraux du processus de vieillissement, de ses différentes manifestations biologiques et de ses conséquences pour la santé publique. A propos de la médecine du travail, le délégué de l'Ouganda a soulevé un point concernant le travail dans l'agriculture et les petites industries. L'OMS joue un rôle actif dans ces deux domaines; en ce qui concerne l'agriculture, elle a organisé un certain nombre de séminaires et de cours de formation en collaboration avec la FAO. Elle a par ailleurs publié diverses études consacrées à ce problème, sur lequel il importe d'attirer l'attention du personnel médico- sanitaire. On doit aussi rapprocher de cette activité les travaux entrepris par l'Organisation dans le domaines des pesticides, en particulier sur la toxicité des pesticides utilisés en agriculture. Pour ce qui est des petites industries, des projets de recherche sont en cours dans des pays de plusieurs régions du monde; des séminaires nationaux sont prévus dans la Région du Pacifique occidental en 1972 et, récemment, une consultation s'est tenue au Siège pour délimiter le problème et voir de quelle manière l'Organisation :

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

pourrait intensifier ces études. Sous la rubrique des activités interrégionales et de l'aide à la recherche figurent également quelques exemples de projets financés par l'OMS dans ce domaine. Le délégué de l'Indonésie a souligné qu'il fallait fournir aux médecins et au personnel sanitaire des manuels traitant des problèmes de santé mentale, et l'on a pris bonne note de cette observation. En ce qui concerne la présence d'aflatoxine dans le tabac et les cigarettes, ainsi que sa corrélation éventuelle avec le cancer du foie, le Dr Bernard peut indiquer que l'aflatoxine fait l'objet de recherches actives au Centre international de Recherche sur le Cancer, á Lyon. A sa connaissance, on ne possède pas encore de données sur le le point spécifique soulevé par le délégué de l'Indonésie, mais la question sera portée à l'attention du CIRC. Le délégué de l'Indonésie a, d'autre part, mentionné le problème de la nutrition et la réponse du Dr Bernard vaudra également à l'égard des remarques du délégué du Ghana. L'OMS ne peut que souscrire à toutes les observations qui ont été formulées à ce sujet. Son programme en matière de nutrition est l'un de ceux qui reçoivent la plus haute priorité. Il fait une place de tout premier plan à la malnutrition protéinique, tant du point de vue des recherches entreprises sous l'égide de l'OMS que du point de vue des programmes pratiques menés dans les Régions, dans les pays ou sur le plan interrégional. La collaboration de l'OMS avec d'autres organismes des Nations Unies en vue d'augmenter la production de protéines constitue un élément particulièrement important. L'enfant d'âge préscolaire fait l'objet d'une attention spéciale. Sur le plan interrégional et régional, les activités consacrées aux troubles nutritionnels des enfants appartenant à ce groupe d'âge comprennent.des séminaires ainsi que des recherches épidémiologiques, et des services consultatifs sont fournis aux pays. La coopération avec le FISE revêt un intérêt tout particulier à cet égard. Les possibilités d'action de l'OMS dans le domaine de la nutrition sont évidemment proportionnelles aux ressources disponibles; toutefois, par suite de la priorité qui a été donnée aux programmes de nutrition, le pourcentage que représentent les activités de nutrition dans le budget de l'OMS a doublé au cours des douze dernières années. Le nombre des spécialistes de la nutrition employés sur le terrain par l'OMS s'est accru sensiblement, dans les limites permises par le budget. La dernière question à laquelle le Dr Bernard désire répondre concerne le problème soulevé par le délégué de l'Australie, problème qu'a évoqué le délégué du Royaume -Uni au cours de la quatrième séance plénière et qui concerne l'immunologie et la standardisation des réactifs de base pour la recherche immunologique. L'attention de l'OMS a été attirée sur ce problème, et des conversations ont eu lieu avec certaines des organisations non gouvernementales intéressées, notamment l'Union internationale des Associations d'Immunologie ainsi que son Comité de Standardisation. L'OMS étudie actuellement les moyens par lesquels elle pourrait aider à promouvoir ces activités, dont le besoin et l'intérêt sont incontestables. Elles ne font pas partie intégrante du programme de standardisation biologique de l'OMS parce que celui -ci doit, par nécessité, se concentrer sur les substances les plus largement utilisées en santé publique pour le diagnostic, le traitement et la prévention. Les étalons de référence pour la recherche n'en sont encore qu'à leurs débuts, mais ils ne manqueront pas de se développer et de se diversifier à l'avenir; c'est pourquoi, même s'ils n'entrent pas actuellement dans le programme d'activité de l'OMS, ils constituent un problème auquel l'Organisation accorde l'attention voulue. Section 4.11

Pharmacologie et toxicologie

Se référant à la section 4.11.5 (Pharmacodépendance), le Dr EVANG (Norvège) appelle l'attention des membres de la Commission sur le document de travail dans lequel le Directeur général a soumis à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, pour information, certaines observations qui lui ont été adressées par l'Organisation des Nations Unies et par d'autres institutions à propos du projet de programme et de budget pour 1972. Il est dit notamment, dans la lettre écrite au nom du Secrétaire général de l'Organisation des "Par exemple, le traitement de la pharmacodépendance, outre ses importants aspects Nations Unies médicaux et paramédicaux, suppose des services de réadaptation et de réintégration sociale que l'Organisation des Nations Unies est appelée à fournir en coopération, entre autres, avec l'OIT et pour lesquels, espère -t -on, les crédits nécessaires seront fournis par le Fonds pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, qui vient d'être créé ". Le dernier paragraphe de la même lettre est rédigé en ces termes "Afin de mieux tenir compte des considérations qui précèdent et sur lesquelles est fondée la collaboration entre nos deux organisations, nous pensons qu'il conviendrait peut -être à l'avenir de préciser, dans la description des fonctions de l'OMS en la matière, que les programmes de "traitement" et les "avis" (points 2), 3) et 5) de la section 4.11.5) portent surtout sur les aspects médicaux et paramédicaux de ces activités." temps Peut -être n'est -ce qu'un problème de terminologie. Mais, après avoir examiné il y a quelque ces points précis avec des représentants de l'organisme des Nations Unies qui s'occupe de la pharmacodépendance, le Dr Evang craint que ce ne soit pas le cas. La position prise dans cette lettre par l'Organisation des Nations Unies sur le sujet semble reposer sur un malentendu encore très répandu, et qui veut qu'il existe pour les malades victimes de la pharmacodépendance un traitement type semblable à celui qui est appliqué pour des maladies telles que la pneumonie ou la typholde, c'est -à -dire que le : :

COMMISSION A

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malade est conduit à l'hôpital, soigné et renvoyé chez lui, la responsabilité du centre hospitalier s'arrêtant là. Dans le domaine des maladies à composantes mentales et sociales, domaine qui s'étend rapidement, cette conception traditionnelle de la responsabilité des services de santé est tout à fait dépassée. La désintoxication à l'hôpital ou dans un établissement similaire d'un sujet pharmacodépendant n'est que la première phase du traitement, et certainement pas la plus importante ni la plus difficile. Dans le cadre des services de santé mentale, il est indispensable de prévoir une longue période de traitement continu, qui pourra durer plusieurs années et consistera à soutenir le sujet, à lui donner une formation professionnelle et à le réintégrer dans la société, de préférence sous la responsabilité de l'équipe de travailleurs sanitaires qui sera intervenue durant la première phase du traitement. De l'avis du Dr Evang, il n'y a donc aucune raison de modifier les termes de la section 4.11.5 des Actes officiels N° 187 dans le sens indiqué par la lettre dont il a cité deux extraits. Si l'on envisage d'apporter des modifications, elles devraient en fait aller dans le sens opposé. A cet égard, le Dr Evang appelle l'attention des membres de la Commission sur le dix -huitième rapport du Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance, rapport qui a été publié en 19701 et dans lequel le Comité d'experts a émis un point de vue identique à celui du Dr Evang. Le Professeur REXED (Suède) déclare que les travaux en matière de pharmacologie et de toxicologie sont extrêmement importants. La Commission, qui s'est beaucoup préoccupée de l'environnement de l'homme, ne doit pas négliger le milieu interne de l'homme au moment même où de plus en plus de drogues sont absorbées par des gens qui cherchent un remède à toutes sortes de maux réels et imaginaires. A l'avenir, il faudra se soucier davantage de l'interaction des différents travaux entrepris en pharmacologie et en toxicologie; les problèmes relevant de ces deux disciplines ne doivent pas être considérés comme distincts les uns des autres, mais bien comme interdépendants. Le Professeur Rexed espère que l'OMS pourra intensifier ses activités tout en les coordonnant. Compte tenu des nouveaux traités internationaux concernant les drogues, il est nécessaire d'élargir et d'approfondir l'action de l'OMS. Se référant à la section 4.11.3 (Efficacité et sécurité thérapeutiques des médicaments), le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) précise que le contrôle de l'efficacité et de la sécurité des médicaments a pour but de garantir au médecin et au consommateur que les médicaments mi en vente sur le marché sont aussi efficaces et sûrs que le déclare le fabricant. Or, il n'est pas simple de contrôler tous les médicaments mis en circulation; cela demande du temps et beaucoup d'argent. Si une préparation pharmaceutique fabriquée par une certaine firme se révèle efficace et sûre, cela ne signifie pas nécessairement que la même préparation fabriquée par une autre compagnie sera également efficace et sûre. Les ingrédients inactifs entrant dans les préparations, tels que les agents dispersants et les aromatisants, peuvent jouer à cet égard un rôle déterminant. Si le contrôle de la sécurité et de l'efficacité d'un produit était pratiqué dans le pays de fabrication sur la base de méthodes et de critères fixés par l'OMS, il n'aurait pas besoin d'être répété dans le pays importateur. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que le point soulevé par le délégué de la Norvège revêt une grande importance. Il est évident que l'aspect social de la réadaptation est très important dans le cas des toxicomanes, plus encore que dans tout autre secteur de la santé mentale. Aussi, les termes utilisés dans le projet de programme et de budget pour 1972 ne doivent -ils pas être modifiés. Au cours de la huitième séance plénière, le délégué de l'Iran a demandé des renseignements à propos de l'usage de l'héroîne au Royaume -Uni. Depuis l'introduction du nouveau système au Royaume -Uni, il y a trois ans, le nombre des hérolnomanes a considérablement diminué; les quantités d'hérolne prescrites représentent aujourd'hui environ un tiers de ce qu'elles étaient il y a deux ans et demi. Le nombre d'héroinomanes de moins de 20 ans en 1970 a beaucoup diminué par rapport à 1969. La méthode que l'on applique consiste à substituer la physeptone à l'héroine, mais cette substance a elle -même été moins largement utilisée en 1970. Ce sont les services de santé mentale qui sont responsables de cette amélioration. En ce qui concerne les observations faites par le délégué de Chypre, il est vrai que la sécurité et l'efficacité des médicaments vendus à l'étranger doivent être vérifiées dans le pays d'origine, mais il faut également tenir compte de la durée du stockage et des conditions de transport. Il reste donc nécessaire de prévoir des moyens de contrôle hors du pays de fabrication.

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, précise, pour répondre aux délégués de la Norvège et du Royaume -Uni, qu'il n'est nullement dans l'intention de l'OMS de modifier la présentation du projet de programme et de budget pour 1972, présentation qui est considérée comme rendant compte de la façon la

1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1970, N° 460.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

plus précise de la portée des travaux de l'Organisation dans le domaine de la pharmacodépendance. En toutes occasions, et en particulier lors de la session spéciale de la Commission des Stupéfiants qui a eu lieu au mois de septembre 1970, les représentants de l'OMS ont souligné clairement les interrelations entre la prévention, le traitement et la réadaptation ainsi qu'entre les aspects sanitaires et sociaux du problème. Les commentaires et les conseils des délégués de la Norvège et du Royaume -Uni à cet égard viennent à point nommé confirmer la position prise par le Directeur général. Bien entendu, cela ne signifie pas que l'OMS n'est pas prête à coopérer très étroitement avec les autres organes intéressés des Nations Unies. Une action coordonnée est en effet indispensable pour résoudre les problèmes en cause. Lors de l'examen du rapport sur la pharmacodépendance, le Dr Bernard donnera des précisions sur le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues ainsi que sur les possibilités qui sont offertes à l'OMS de l'utiliser (voir page 431). En ce qui concerne la question soulevée par le délégué de la Suède à propos de l'interdépendance entre les diverses activités relevant de la Division de la Pharmacologie et de la Toxicologie, le Dr Bernard précise qu'une coordination est déjà instituée. Les différentes unités et fonctions apparaissent peut -être sous des rubriques séparées, mais il est en fait impossible, au niveau de l'exécution du programme, de séparer par exemple l'efficacité et la sécurité thérapeutiques des médicaments, la pharmacovigilance et le contrôle de la qualité des médicaments, qui forment trois domaines complémentaires. Le personnel technique responsable des différents secteurs travaille en équipe. Le Dr Bernard a pris note des remarques faites par les délégués de Chypre et du Royaume -Uni à propos du contrôle de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, problème qui est du reste évoqué dans le rapport du Directeur général sur ce point de l'ordre du jour. Section 4.12 Hygiène du milieu

Le PRESIDENT rappelle à la Commission que son débat sur l'environnement de l'homme n'a pas épuisé la question de l'hygiène du milieu. En outre, il lui reste à examiner le projet de résolution préparé par le groupe de travail. Le Dr RUTASITARA (République -Unie de Tanzanie) fait observer que, dans la section 4.12.1 (Elimination des déchets), il est dit que l'une des fonctions du service est de définir les problèmes posés par la gestion des déchets, notamment ceux qui sont directement liés à l'extension des zones métropolitaines, c'est -à -dire des zones urbaines. Or, dans un pays comme la Tanzanie, le problème le plus important actuellement est celui de l'aménagement du milieu dans les zones rurales où la gestion des déchets n'est pas possible. Il espère que l'OMS pourra donner des avis et fournir une assistance dans ce domaine.

Se référant à la section 4.12.4 (Approvisionnements publics en eau), le Dr ONNO (Australie) signale que le Territoire du Papua et de la Nouvelle- Guinée compte 2 250 000 habitants, dont plus de 90 % vivent dans les campagnes. Comme dans la plupart des autres pays, la population émigre vers les villes, qui sont en pleine expansion, ce qui accroit les besoins en eau. La situation est particulièrement aigus à Port Moresby, qui connaît une longue période sèche de huit mois et où la consommation d'eau dépasse 2 millions d'hectolitres par semaine. L'approvisionnement en eau ne se fait pas de la même façon dans les zones urbaines et dans les campagnes. A Port Moresby et à Goroka, l'eau, qui provient de rivières, est entièrement traitée. A Lae, Rabaul, Madang et dans d'autres villes, la population stocke l'eau de pluie dans des réservoirs individuels, tandis que les établissements et les usines utilisent essentiellement de l'eau obtenue par forage. Cependant, l'approvisionnement est souvent insuffisant au cours des longues saisons sèches et il faut améliorer la sitúation pour que les villes puissent continuer à se développer. Le procédé traditionnel, qui consiste à transporter l'eau dans des récipients depuis la rivière, le marais ou la source les plus proches, est encore utilisé dans de nombreux villages du Territoire où l'on se soucie peu de la qualité de l'eau et où les maladies d'origine hydrique sont fréquentes. Par l'intermédiaire du Département de la Santé publique, l'administration encourage activement l'adoption de méthodes nouvelles d'approvisionnement en eau, notamment l'utilisation des eaux souterraines par le moyen de puits ou de sources protégés et la collecte des eaux de pluie dans des citernes en tôle galvanisée placées sur les toits ou dans des réservoirs en béton. Dans les zones urbaines, l'approvisionnement en eau relève des Départements des Travaux publics du Commonwealth et du Territoire, tandis que, dans les zones rurales, cette tâche incombe aux conseils locaux. Le personnel du Département de la Santé publique contrôle les ouvrages moins importants - en particulier les puits et réservoirs dont le prix de revient est inférieur à $500 - qui sont aussi les plus nombreux; le contrôle des projets plus complexes est confié aux ingénieurs du Département des Travaux publics. Au cours des douze derniers mois, l'administration a dépensé près de $200 000 pour des travaux d'approvisionnement en eau dans les zones rurales. Une équipe comprenant un géologue fait actuellement une enquête portant sur l'ensemble du Territoire afin de formuler des recommandations pour l'alimentation de tous les villages, compte tenu de l'importance de la population et des disponibilités en eau de chaque collectivité. Bien que l'équipe travaille depuis quatre ans, elle n'a encore couvert que moins de la moitié du Territoire.

COMMISSION A

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DIXIEME SEANCE

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Dans le Territoire du Papua et de la Nouvelle- Guinée, il reste donc à terminer l'enquête sur l'approvisionnement en eau, à assurer une alimentation en eau de bonne qualité aux 14 000 villages répartis dans les zones rurales, et à approfondir les recherches sur les moyens pratiques et économiques qui permettraient de fournir une eau saine et assez abondante aux zones où se posent des problèmes spéciaux, notamment les atolls, les régions montagneuses, les zones côtières qui sont inondées chaque année et les régions où la saison sèche est longue. Le Dr IZMEROV, Sous -Directeur général, répondant au délégué de la République -Unie de Tanzanie, précise qu'en matière d'élimination des déchets l'OMS a essentiellement pour fonction de donner des avis et une aide pour la planification, l'exécution, l'organisation et la gestion de grands programmes de collecte, de traitement, de réutilisation ou d'élimination des déchets solides et liquides, y compris les eaux pluviales, et cela non seulement dans les zones urbaines, mais aussi et tout particulièrement dans les zones rurales. Une autre de ses fonctions se rapporte aux problèmes directement liés à l'extension des zones métropolitaines, et intéresse donc spécialement les populations urbaines. Le Dr Izmerov remercie le délégué de l'Australie des renseignements qu'il a fournis au sujet du Territoire du Papua et de la Nouvelle -Guinée. Dans le domaine de l'approvisionnement en eau, il importe tout particulièrement de tenir compte des problèmes des zones rurales, ainsi que l'ont indiqué plusieurs délégués. L'OMS attache une grande importance à la question de l'approvisionnement en eau des collectivités.

Section 4.13

Statistiques sanitaires

Il n'y a pas d'observations. Section 4.14

Bureau des Publications et Traductions

Il n'y a pas d'observations. Section 4.15

Coordination et évaluation

Le Professeur SULIANTI (Indonésie) déclare que sa délégation juge très importantes les fonctions de la Division de la Coordination et de l'Evaluation, en particulier le travail d'évaluation du programme qui fournit au Directeur général les éléments qui lui permettent de prendre des décisions et notamment d'adresser des rapports et des au concernant l'ensemble exécutif et à l'Assemblée de la Santé ainsi que des directives au personnel. L'Assemblée de la Santé consacre beaucoup de temps à l'examen du projet de programme et de budget présenté par le Directeur général. Afin que les Membres puissent discuter de ce projet en pleine connaissance de cause, la délégation de l'Indonésie propose qu'à partir de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général soumette un bref exposé sur chaque programme dont l'exécution est prévue dans les pays et à l'échelon inter -pays ou interrégional, en expliquant quels sont ses objectifs et quel rôle est dévolu à l'OMS dans leur réalisation. Les Membres pourront ainsi déterminer si le programme annuel est en harmonie avec le cinquième programme général de travail pour la période 1973 -1977, sur lequel l'Assemblée de la Santé est appelée à se prononcer à sa présente session. Le Directeur général pourrait également mentionner, dans cet exposé, les activités entreprises par d'autres organisations internationales et bilatérales en relation avec les objectifs du programme considéré. Le soin de rédiger ces exposés pourrait être confié à la Division de la Coordination et de l'Evaluation. Avant 1969, l'assistance de l'OMS en Indonésie consistait en une série de projets qui n'avaient guère de rapports entre eux. Depuis cette date, avec le début du plan quinquennal de développement du pays, le Ministère de la Santé a établi un plan directeur pour le renforcement des services de santé dans lequel sont indiqués les objectifs à atteindre et les grandes lignes du programme à appliquer à cette fin. L'OMS et le FISE apportent une assistance, de même que quelques Etats amis. Le Gouvernement suisse, par exemple, fournit une aide pour la mise sur pied du laboratoire national de santé publique, tandis que le Gouvernement des Pays -Bas soutient l'action de santé publique et les activités de planification, de recherche et de formation. Tous les projets procèdent du plan directeur et en font partie intégrante. Le DIRECTEUR GENERAL déclare qu'il étudiera la proposition de la délégation de l'Indonésie et verra ce qu'il est possible de faire pour le programme de 1973. Le Dr SCEPIN (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie la proposition du délégué de l'Indonésie, dont l'adoption contribuerait à améliorer les éléments d'information dont dispose l'Assemblée de la Santé. Section 4.16 Interprétation

Il n'y a pas d'observations.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur les paragraphes 30 à 38 du chapitre III des Actes officiels N° 190 dans lesquels sont rapportés les débats de la quarante- septième session du Conseil exécutif sur la participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS. Le Conseil s'est demandé si l'Organisation devait continuer à recueillir des renseignements à ce sujet et à les inclure dans le projet annuel de programme et de budget, et il a décidé de renvoyer la question à l'Assemblée de la Santé pour décision. Le Président invite les membres de la Commission à réfléchir à la question. Si la Commission souhaite mettre fin à la pratique actuellement suivie, il faudra adopter à cet effet une résolution abrogeant la résolution WHA22.27. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la douzième séance, page 396.)

Le PRESIDENT invite ensuite la Commission à poursuivre l'examen du projet de programme et de budget pour 1972. Comités d'experts Il n'y a pas d'observations.

Bureaux régionaux et annexe 2 - Activités régionales

:

Résumé

et détail des prévisions

Le Dr SCEPIN (Union des Républiques socialistes soviétiques), se référant au tableau figurant aux pages 107 à 109 des Actes officiels N° 187, fait observer que si les sommes allouées par le FISE pour les projets sanitaires qu'il soutient conjointement avec l'OMS sont considérables, elles pourraient atteindre un niveau encore plus élevé que celui qui est indiqué dans le tableau. L'OMS est en effet la seule institution spécialisée qui assume l'entière responsabilité financière du personnel technique affecté aux projets bénéficiant d'une assurance conjointe du FISE et de l'OMS. Toutes les autres utilisent à cette fin les fonds alloués par le FISE. Il serait souhaitable que les deux organisations envisagent la possibilité pour l'OMS de faire de même; si elles pouvaient parvenir à un arrangement satisfaisant à cet égard, des crédits du budget ordinaire de l'OMS seraient libérés pour d'autres activités. Il va de soi que l'OMS continuerait d'assumer la responsabilité technique des projets soutenus conjointement par les deux organisations. Sir Herbert BROADLEY (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance) confirme que, pour les projets exécutés conjointement avec d'autres organisations, le FISE a conclu des arrangements, toujours en vigueur, aux termes desquels il prend à sa charge une partie des dépenses afférentes au personnel technique recruté par l'autre partie. Ce n'est pas le cas pour les activités entreprises conjointement avec l'OMS. Sir Herbert pense qu'il convient de laisser au FISE et à l'OMS le soin d'examiner la suggestion du délégué de l'URSS. Il est toutefois à noter que le Conseil d'administration du FISE vient d'allouer US $54 millions, c'est -à -dire la presque -totalité des ressources dont il dispose, pour l'exécution de nouveaux projets en 1972. Il serait donc impossible pour le moment de modifier les arrangements passés avec l'OMS. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle qu'à l'origine les arrangements conclus entre l'OMS et le FISE correspondaient exactement à ceux qu'il est maintenant suggéré d'adopter; le FISE remboursait á l'OMS les dépenses afférentes au personnel technique affecté aux projets communs. Par la suite, la question a été réexaminée à l'OMS, et la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé est parvenue à la conclusion qui figure au paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA5.71, 'aux termes duquel elle "approuve le principe selon lequel l'OMS doit, dans les limites de ses ressources financières, assumer la responsabilité d'engager le personnel technique nécessaire pour les activités communes entreprises à l'avenir ". Si cette décision de l'Assemblée de la Santé est appliquée depuis 1952, c'est parce que la contribution qu'apporte le FISE sous forme de fournitures et de bourses d'études locales vient compléter les activités de l'OMS. Si l'on demandait maintenant au FISE de rétribuer le personnel technique, il devrait réduire cette contribution en conséquence. Le Directeur général est naturellement prêt à réexaminer la question avec le FISE et à revenir aux arrangements en vigueur avant 1952 si l'Assemblée de la Santé lui donne pour mandat de le faire. Le Dr SCEPIN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que, compte tenu des explications fournies par le Directeur général, sa délégation ne présentera pas de projet de résolution à ce sujet. Il pense toutefois qu'il serait utile que les représentants de l'OMS et du FISE examinent la question; bien des années se sont écoulées depuis que la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a pris sa décision, et il serait peut -être possible d'apporter certaines modifications aux arrangements passés entre les deux organisations. Région de l'Asie du Sud -Est

Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, indique que, d'après le résumé figurant à la page 297 des Actes officiels N° 187, le montant total des prévisions d'engagements de dépenses au titre du budget ordinaire pour la Région de l'Asie du Sud -Est s'élève à US $8,2 millions

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environ en 1972, soit une augmentation de quelque 8 % par rapport à 1971. La majeure partie de cette augmentation concerne les activités dans les pays, c'est -à -dire l'assistance directe fournie aux gouvernements sur leur demande. Le même tableau donne des renseignements sur les activités financées par d'autres sources que le budget ordinaire. Les chiffres indiqués ne sont pas aussi définitifs que ceux dont il vient d'être fait mention car, dans certains cas, on ne connait pas les intentions précises des gouvernements en ce qui concerne l'utilisation de l'aide du PNUD. Les prévisions indiquées sont fondées sur les renseignements reçus des autorités sanitaires des pays de la Région par l'intermédiaire des représentants de l'OMS. Dans plusieurs cas, ces autorités n'ont pas pu obtenir que les ministères de la planification ou de la coordination accordent un rang de priorité élevé à leurs propositions, lesquelles n'ont par conséquent pas été transmises au PNUD. Dans le cas des activités financées par le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, les chiffres ne donnent sans doute pas une idée exacte de la situation actuelle, les activités entreprises au titre de ce programme se développant rapidement. Le Fonds est en train d'établir ses propres méthodes de programmation et des missions exploratoires ont été envoyées dans divers pays; il ne fait pas de doute que ces activités préparatoires aboutiront à la mise en oeuvre d'un programme qui prendra très rapidement de l'ampleur dans au moins trois pays de la Région, à savoir Ceylan, l'Indonésie et la Thallande. Il a été demandé à l'OMS de participer très activement à des missions exploratoires parrainées par d'autres organisations, dont l'Organisation des Nations Unies et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement. Le programme du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a déjà fait l'objet d'un examen serré et minutieux de la part du Comité régional, du Comité permanent des Questions administratives et financières du Conseil exécutif et du Conseil exécutif lui -même. Toutes les propositions dont la Commission est saisie sont le résultat de consultations détaillées et permanentes qui ont eu lieu avec des représentants des gouvernements, et le Dr Gunaratne est tout à fait certain qu'en ce qui concerne le budget ordinaire, le projet de programme et de budget établi pour la Région reflète de façon aussi précise que possible les demandes et les besoins des Etats Membres. Il n'y a pas eu de changements considérables ou spectaculaires dans la tendance générale des propositions, ni dans les priorités que continuent d'indiquer les gouvernements. 'Ces dernières ont été réaffirmées et renforcées lors des discussions sur le programme général de travail pour une période déterminée qui ont eu lieu au Comité régional à la lumière de résolutions antérieures de l'Assemblée de la Santé et du Conseil. Il ne fait aucun doute que l'enseignement et la formation professionnelle occupent le premier rang des priorités pour tous les pays de la Région. Les prévisions d'engagements de dépenses pour ces activités sont près de deux fois supérieures à ce qu'elles étaient il y a quatre ans, mais il faut aussi considérer que le chiffre indiqué ne reflète qu'une fraction des activités d'enseignement et de formation professionnelle, presque tous les projets soumis à l'examen de la Commission comportant un élément d'enseignement ou de formation. Si la lutte contre les maladies transmissibles, qui englobe les actions de grande envergure menées contre le paludisme, la variole et le choléra, représente encore une proportion très importante (35 %) du total des prévisions présentées par le Bureau régional, celui -ci entend faire porter l'essentiel de ses efforts sur le programme relatif aux services de santé publique. Toutes les activités qui relèvent des services de santé de base comportent un important élément d'enseignement et de formation professionnelle et un élément sans cesse plus important de lutte contre les maladies transmissibles, notamment si l'on considère les activités de surveillance épidémiologique dont la poursuite est indispensable pour consolider durablement les résultats des campagnes de lutte et d'éradication dirigées contre certaines maladies. En ce qui concerne l'hygiène du milieu, à laquelle se rattachent les points 2.8 et 3.16 de l'ordre du jour de la présente Assemblée, les activités financées au moyen du budget ordinaire progressent considérablement et il y a lieu d'espérer que le PNUD continuera d'accorder son intérêt et son appui pour les activités pré -investissement intéressant de vastes projets de développement. A sa vingt- troisième session, le Comité régional de l'Asie du Sud -Est a demandé de façon très pressante au Directeur régional d'inclure dans son projet de programme et de budget deux éléments qui sont maintenant inscrits dans l'annexe 6 des Actes officiels N° 187 (page 608) parmi les projets additionnels demandés par les gouvernements. Il s'agit de deux projets inter -pays, dont l'un concerne l'organisation d'un symposium sur l'épidémiologie des maladies vénériennes et la lutte contre ces affections (SEARO 0214) et l'autre le recrutement d'un économiste en vue du renforcement et du développement des services de santé (SEARO 0148). Le Dr Gunaratne est heureux d'informer la Commission que, grâce à une réaffectation judicieuse et précoce des économies réalisées, il sera possible d'exécuter ces projets dès 1971. Le symposium se tiendra en Thallande en décembre et le recrutement de l'économiste est en bonne voie. Bien que les activités entreprises dans la Région se soient notablement accrues ces dernières années, il n'a pas été proposé d'augmenter dans une mesure parallèle les effectifs du Bureau régional au titre du budget ordinaire.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) a écouté avec beaucoup d'intérêt les observations du Directeur régional. C'est lui -même qui a suggéré de recruter un économiste. Il indique qu'un institut de médecine du travail, dont les activités porteront essentiellement sur l'enseignement et la recherche, a été créé à Ahmadabad sous les auspices du Conseil indien de la Recherche médicale. Le Dr Shrivastav suggère que l'OMS accorde son attention aux études sur la médecine du travail qu'entreprendra l'Institut et qu'elle lui donne son appui dans les années qui viennent. La délégation indienne soumettra à l'OMS, au nom du Conseil indien de la Recherche médicale, une proposition qui, espère -t -elle, sera dûment prise en considération. Le Dr HEMACHUDHA (ThaYlande) rend hommage au Directeur régional et à ses collaborateurs pour l'intérêt soutenu et actif qu'ils portent aux programmes de santé en Thallande, notamment en aidant à organiser des études et enquêtes sur les services de santé publique du pays. De telles études sont indispensables à la planification et au développement de ces services; il faut donc espérer qu'elles prendront davantage d'ampleur à l'avenir. Le Bureau régional participe très activement à l'organisation de séminaires et de cours portant sur des questions très diverses. La délégation de la Thallande se demande toutefois si l'on a jamais envisagé ou tenté d'entreprendre des enquêtes de contrôle ou des analyses coût avantages pour évaluer les résultats de ces activités. Le Dr Hemachudha pense que l'OMS ne devrait pas se contenter d'une action uniquement destinée à créer des motivations, mais qu'elle devrait s'efforcer d'obtenir des résultats plus concrets et se tenir prête à fournir aux pays participants le soutien nécessaire sur le plan de l'exécution. Il est encourageant de noter que le Bureau régional réoriente actuellement son assistance en vue de doter la Région d'une infrastructure sanitaire efficace et fonctionnelle. Une telle politique vient en temps opportun et mérite d'être pleinement soutenue. Le Dr Hemachudha demande instamment à l'OMS d'accorder davantage d'attention aux problèmes de santé de base et, en ce qui concerne la The/lande, il considère qu'il y aurait lieu de mettre au point un système plus efficace de services de santé de base, d'améliorer les statistiques démographiques et sanitaires, de renforcer l'éducation sanitaire et de mettre sur pied, à l'intention du personnel de santé, des cours de formation répondant aux besoins réels du pays. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) formule des observations au sujet des programmes inter -pays. Les membres de la Commission qui ont eu l'occasion d'aller en Indonésie ont sans doute eu connaissance de la suggestion du Président Suharto tendant à ce que son pays participe au projet KISS, initiales qui signifient coordination, intégration, simplification et centralisation. Revenant sur les exposés que le Directeur régional a faits devant le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé au sujet des efforts que l'on déploie actuellement pour renforcer les services de santé de base, le Professeur Sulianti appelle l'attention de la Commission sur les projets inter -pays concernant la tuberculose, l'immunologie, l'épidémiologie, le renforcement et le développement des services de santé, la protection maternelle et infantile, les statistiques démographiques et sanitaires - notamment la réorganisation des relevés et rapports relatifs à la santé rurale - etc. De l'avis de sa délégation, tous ces projets ont des points communs et devraient être intégrés au plan de renforcement et de développement des services de santé de base. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) signale que le centre d'enseignement infirmier patronné par l'OMS à Wellington a ouvert ses portes en janvier 1970 à la suite d'un accord passé avec le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est. Ce centre a pour objet d'assurer le perfectionnement d'infirmières de la Région qui ne peuvent être admises à suivre des cours menant à un diplôme officiel dans leur propre pays ou dans d'autres pays. Le centre est normalement ouvert aux infirmières de niveau intermédiaire responsables de salle, infirmières diplômées, monitrices et infirmières de la santé publique. En 1971, cependant, il a accueilli plusieurs infirmières occupant des postes importants, dont une dans les services centraux de son propre pays. Les élèves, dont l'âge varie de 25 à 48 ans, ont un niveau d'instruction et de formation aussi étendu que varié. L'un des avantages de ce programme est que la connaissance de l'anglais n'est pas exigée. Quatorze semaines sont consacrées à l'étude de l'anglais courant, et l'enseignement de cette langue se poursuit durant tout le reste de l'année par des leçons intensives; en 1970, 700 heures ont été consacrées à l'étude de l'anglais. L'enseignement infirmier comprend un minimum d'instruction théorique, suivi de stages pratiques. Les élèves apprennent à comprendre l'intérêt que présentent les associations nationales d'infirmières en assistant aux réunions de l'Association néo- zélandaise des Infirmières et elles sont amenées à prendre conscience de la nécessité d'organiser la profession dans le cadre d'une législation adéquate en assistant aux séances du Parlement pendant lesquelles des questions sanitaires et connexes sont débattues. Le centre constitue un milieu où des personnes de nombreuses races différentes vivent et travaillent en commun, et il aide les infirmières vivant en Nouvelle -Zélande à mieux comprendre leurs propres problèmes. :

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Le Dr SHAH (Népal) annonce que son pays établit, avec l'aide du FISE et de l'OMS, un plan directeur pour le développement de ses services de santé en s'efforçant d'en coordonner tous les éléments. Le Népal est reconnaissant à l'OMS de cette assistance. Le Dr DORJJADAMBA (Mongolie) déclare que plusieurs projets mis en oeuvre en Mongolie - lutte antituberculeuse, soins infirmiers, formation de personnel, lutte contre les maladies transmissibles et les maladies cardio -vasculaires, etc. témoignent de la fructueuse coopération entre son pays et l'Organisation. Le Dr Dorjjadamba aimerait avoir des précisions au sujet des projets concernant l'hygiène du milieu (approvisionnement public en eau), l'attribution de bourses d'études pour former du personnel à l'administration de la santé publique et à l'organisation des services de soins médicaux, et l'enseignement médical (Mongolie 0005, 0006 et 0200) pour compléter les indications figurant dans les Actes officiels N° 187. La Mongolie n'a pas l'intention d'entreprendre une multitude de projets dans des domaines divers. Elle espère toutefois bénéficier de l'appui de l'OMS pour résoudre les problèmes urgents qui se posent à ses services de santé. Il serait souhaitable que l'OMS envisage la possibilité de coordonner et de comparer les données relatives à des projets analogues exécutés dans les divers pays de la Région afin de permettre aux pays de comparer les résultats obtenus. Le Professeur RAJASURIYA (Ceylan) remercie le Directeur régional et l'OMS pour l'aide que son pays a reçue au cours de l'année écoulée. Le paludisme a été enrayé grâce au précieux concours de l'OMS et la lutte antilépreuse se poursuit, également avec l'aide de l'OMS. Le Professeur Rajasuriya tient à remercier également le Gouvernement néo- zélandais de l'assistance qu'il lui a apportée pour la formation d'infirmières dentaires. Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, se référant à la déclaration du délégué de l'Inde, déclare que le Bureau régional est conscient de l'importance que présente l'Institut de Médecine du Travail d'Ahmadabad et espère avoir l'occasion de collaborer étroitement avec cet institut si celui -ci en formule la demande. Pour ce qui est des points soulevés par le délégué de la Thallande, le Dr Gunaratne indique que, lorsque l'économiste dont le recrutement a été suggéré pa -r le délégué de l'Inde aura pris ses fonctions, le Bureau régional sera mieux en mesure de procéder à des enquêtes de contrôle et à des analyses coût/ avantages. Le délégué de l'Indonésie a évoqué les programmes inter -pays, et le Dr Gunaratne est entièrement d'accord avec le Professeur Sulianti quant à l'importance du développement des services de santé de base. Le

Bureau régional suivra cette question avec attention. Le Dr Gunaratne a noté avec satisfaction les remarques du délégué de la Nouvelle -Zélande, Le Bureau régional est extrêmement heureux de collaborer avec le Gouvernement néo -zélandais aux activités du centre d'enseignement infirmier de Wellington. Les cours organisés par ce centre sont très utiles aux gouvernements de la Région et ceux -ci apprécient vivement les possibilités de formation qui leur sont ainsi offertes. Quelques élèves, bien que connaissant très peu d'anglais, apprennent rapidement cette langue grâce aux cours intensifs organisés par le centre. Se référant à la déclaration du délégué du Népal, le Dr Gunaratne indique que le Bureau régional s'intéresse vivement au plan directeur établi par le Gouvernement népalais et qu'il souhaite voir s'élaborer des plans du même type dans d'autres pays de la Région. Il espère que, lorsque tous les pays auront mis au point de telr plans, ceux -ci fourniront au Bureau régional les indications nécessaires sur les priorités adoptées par les gouvernements. Le Bureau régional est heureux de collaborer à l'exécution des projets de la Mongolie, en particulier pour ce qui concerne l'hygiène du milieu. Il est extrêmement difficile de recruter des consultants dans ce domaine, mais le Dr Gunaratne a récemment consulté le Ministère de la Santé de la Mongolie et proposé de désigner un spécialiste compétent qui serait chargé de formuler des recommandations complémentaires sur la tâche à entreprendre. En ce qui concerne le projet d'enseignement médical également mentionné par le délégué de la Mongolie, une équipe a été envoyée dans le pays et, à la suite des recommandations qu'elle a formulées, des bourses d'études ont été accordées et des cours ont été organisés sur place. Au sujet de la formation de personnel à l'administration de la santé publique et à l'organisation des services de soins médicaux (projet Mongolie 0200), le Dr Gunaratne indique qu'il a déjà engagé des pourparlers en vue de l'octroi des bourses d'études et que l'OMS et le Bureau régional prennent les dispositions voulues pour apporter une aide complémentaire au cas où des économies seraient réalisées. La séance est levée à 12 h.35.

ONZIEME SEANCE

Lundi 17 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr E. DUHR (Luxembourg)

1.

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (suite)

Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Région africaine

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3

Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, déclare qu'afin d'épargner le temps de l'Assemblée il mettra simplement l'accent sur quelques caractéristiques des prévisions de programme et de budget pour la Région africaine. Il est prévu de consacrer plus de 41 % du budget de 1972 à l'administration de la santé publique, en particulier au développement des services de santé de base, dont l'impérieuse nécessité est apparue encore plus clairement depuis l'installation du choléra en Afrique. Plus de 17 % des dépenses seront affectées au développement des ressources humaines, par la voie d'une formation professionnelle adaptée aux réalités locales; néanmoins, le Dr Quenum est parfaitement conscient de l'insuffisance des ressources disponibles dans ce domaine. Il appelle l'attention de l'Assemblée sur les activités inter -pays, comme le symposium sur les méthodes de planification de la main -d'oeuvre appliquées à l'équipe sanitaire (projet AFRO 0246), et les services consultatifs en matière d'administration hospitalière, de législation sanitaire et de laboratoires de santé publique (projets AFRO 0248, 0256 et 0249). Les prévisions actuelles ne permettront pas à la Région africaine de disposer du minimum requis pour faire face à des problèmes nouveaux comme celui du choléra, mais le Dr Quenum fait confiance à l'action catalytique que représente la contribution de l'Organisation. Pour le Dr SOW (Mali), le programme esquissé par le Directeur régional correspond bien aux besoins des pays. Au cours de l'année 1970, l'épidémie de choléra a fait ressortir la nécessité de disposer de bons services de santé de base. projets ou par l'OMS au se déroulent d'une manière satisfaisante. Le programme d'éradication de la variole entre dans la phase d'entretien; il faut donc recourir à une stratégie différente de celle des campagnes de masse menées dans la phase d'attaque. Un nouveau projet pour 1972 prévoit d'apporter un soutien à l'Ecole des Assistants médicaux de Bamako, dont le programme est particulièrement bien adapté aux besoins du pays. Le Dr Sow insiste sur le fait qu'il est préférable de former les travailleurs sanitaires dans leur propre pays, en partie à cause du problème que pose l'installation définitive de certains jeunes dans les pays étrangers où ils ont reçu leur formation. Rapide, mais solide, la formation sur place fournira les cadres qui font tant défaut dans les zones rurales. Le Dr Sow exprime sa confiance au Directeur régional, quia su parfaitement adapter sa stratégie aux situations nouvelles. Le Dr LEKIE (République démocratique du Congo) donne pour preuve de l'intérêt que l'Organisation porte aux problèmes de son pays l'aide dont bénéficient divers programmes développement des services de santé de base, renforcement des services épidémiologiques. campagne d'éradication de la variole et formation de personnel sanitaire de toutes catégories. Sans y mettre la moindre intention critique, il voudrait poser une question. La livraison du matériel fourni par l'OMS connaît des retards considérables. Par exemple, les véhicules destinés à la campagne d'éradication de la variole sont arrivés avec un retard de six mois au minimum sur les dates prévues. Le Dr Lekie demande donc s'il serait possible d'accélérer ces expéditions. :

Le Dr ELOM (Cameroun) félicite le Directeur régional et ses collaborateurs de leur excellent travail. Sans vouloir entrer dans le détail des projets mis en oeuvre au Cameroun qui, dans l'ensemble, se déroulent de façon satisfaisante, il souligne l'importance de ceux qui ont trait à l'hygiène du milieu, au développement des services de santé de base et à la formation de personnel. Au Cameroun, la formation du personnel repose essentiellement sur le Centre universitaire des Sciences de la Santé de Yaoundé. La section médicale de ce centre s'est ouverte en 1969 et fonctionne convenablement grâce au concours de l'OMS, d'autres institutions et de pays amis, auxquels le Gouvernement du Cameroun est profondément reconnaissant. Quant à la section destinée à former du personnel paramédical et des cadres techniques médico- sanitaires, son établissement devra probablement être retardé de deux ans, en partie à cause de la pénurie d'enseignants nationaux et de matériel didactique. Le Dr Elom espère que l'OMS ainsi que les institutions et les gouvernements qui accordent leur soutien au Centre feront tout ce qui est en leur pouvoir pour fournir des bourses d'études et du matériel d'enseignement. - 384 -

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Il porte un intérêt tout particulier au projet inter -pays qui a pour objet la création de centres d'enseignement infirmier supérieur pour les pays africains de langue française, de même qu'aux projets ayant trait à l'organisation de conférences- ateliers sur les méthodes d'enseignement médical et à la formation d'enseignants aux techniques pédagogiques modernes.

Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone), se référant à l'organisation d'un service épidémiologique (projet Sierra Leone 0030), demande quand sera remplacé le statisticien qui a quitté récemment son poste. En outre, il voudrait savoir si le centre de formation de techniciens à la réparation et à l'entretien du matériel médical (projet AFRO 0231) a été créé et, dans l'affirmative, oú il se trouve.

Le Dr OULD BAH (Mauritanie) constate que l'excellent rapport du Directeur régional reflète bien lea besoins réels des Etats Membres de la Région. Les priorités sont bien définies le Directeur régional a insisté plus particulièrement sur le développement des services de santé de base, sur la formation de diverses catégories de personnel et sur les activités inter -pays. Ces priorités ont été fixées en étroite collaboration avec les Etats Membres. Il remercie le Dr Quenum et tous ses collaborateurs de leur précieuse assistance et réaffirme la confiance de son gouvernement dans le Bureau régional. :

Le Dr GASHAKAMBA (Rwanda) rappelle que; parmi les opérations soutenues par l'OMS au Rwanda, figurent la lutte antituberculeuse et l'éradication de la variole. Le programme antivariolique est sur le point d'entrer dans la phase d'entretien et il est possible qu'un soutien supplémentaire soit nécessaire à cette occasion, de même que pour l'amélioration des distributions d'eau dans les villes. Le Dr WONE (Sénégal) rend hommage au Bureau régional pour l'efficacité et la rapidité avec lesquelles il a fait face à l'épidémie inattendue de choléra en Afrique. A la huitième séance plénière, le Ministre de la Santé du Sénégal s'est inquiété de la réduction des crédits prévus pour le développement des services de santé de base (projet Sénégal 0026). Mais après une lecture plus attentive du projet de programme, le Dr Wone se rend compte que cette réduction est largement compensée par l'aide que fournira le FISE; l'augmentation de ressources qui en découle aidera à faire face aux problèmes que posent le choléra et toutes les maladies endémiques. Comme le délégué de la Sierra Leone, le Dr Wone demande des éclaircissements au sujet du centre de formation de techniciens à la réparation et à l'entretien du matériel médical. Ces techniciens sont très rares et s'il est important d'obtenir du matériel, il l'est tout autant de pouvoir l'entretenir convenablement. Y a -t -il des plans définitifs pour l'établissement de ce centre, à quel endroit sera -t -il installé et quelles seront les conditions d'admission ? Le Professeur SHEHU (Nigéria) croit pouvoir dire que les instituts de formation d'enseignants mettent pleinement à profit les programmes de bourses, étant donné leur souci de former des enseignants nationaux. Toutefois, lorsque ces instituts connaissent des difficultés financières, il leur serait plus facile d'obtenir les bourses dont ils ont besoin si celles -ci étaient inscrites séparément dans le projet de programme et de budget. D'autre part, on peut s'étonner qu'un centre pour les maladies transmissibles qui est presque achevé ne soit pas mentionné dans le projet de programme et de budget. M. RAMANGASOAVINA (Madagascar) remercie l'Organisation pour l'aide importante et croissante qu'elle fournit à l'Afrique et en particulier à Madagascar. Il constate que les fonds attribués à la Région africaine au titre du budget ordinaire sont passés de US $9 600 000 en 1970 à plus de US $11 000 000 pour 1972. Pour la même période, l'aide de l'OMS à Madagascar est passée d'environ US $95 000 à plus de US $126 000. En 1972, ces crédits seront affectés à l'administration de la santé publique, á l'enseignement et à la formation, et à l'hygiène du milieu. Le Dr BARRY (Guinée), après avoir remercié le Directeur régional et ses collaborateurs de l'intérêt qu'ils portent au renforcement des services de santé en Guinée, va passer en revue les programmes d'assistance bilatérale et multilatérale en cours dans son pays. Dans le cadre d'un projet de développement des services de santé de base, on s'emploie à renforcer l'infrastructure sanitaire en formant des cadres capables d'assurer la protection sanitaire de toute la population. En 1971, le programme antipaludique a été un peu ralenti par les difficultés rencontrées pour la création d'un laboratoire de référence. Cependant, un paludologue et un chef de laboratoire envoyés par l'OMS sont promptement entrés en action et s'efforcent d'organiser le travail. Quatorze techniciens sortis de l'Ecole nationale secondaire de la Santé ont été affectés au programme antipaludique et ont reçu un complément de formation sur le terrain. Le matériel de laboratoire et les véhicules destinés au programme ont été livrés, et des locaux provisoires ont été aménagés. Il reste à affecter au projet un entomologiste Grâce à l'assistance efficace d'un ingénieur sanitaire de l'OMS, l'hygiène et la salubrité de la capitale font l'objet d'une étroite surveillance, de même que l'approvisionnement en eau des zones rurales, des écoles et des camps militaires. Le programme d'éradication de la variole, commencé en 1967, a enregistré un succès sans précédent; aucun cas de variole n'a été signalé depuis février 1969. Comme la fourniture de vaccin doit cesser en 1971, la Guinée a de prendre des dispositions en vue de poursuivre les opérations par ses propres

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moyens. Grâce à l'assistance de l'OMS et du FISE, l'Institut de Kindia est en mesure de produire annuellement 10 millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé d'excellente qualité. Il dispose actuellement d'un stock de 8,5 millions de doses dont le pays n'a pas besoin. Aussi le Dr Barry prie t-il l'OMS de faire le nécessaire pour que ce surplus soit utilisé dans d'autres régions. Le Dr TITUS (Libéria) remercie le Directeur général et le Directeur régional de l'aide rapide et efficace que l'Organisation a fournie pour lutter contre le choléra, former du personnel, et faire avancer les programmes antipaludique, antivariolique et antirougeoleux. Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, assure les délégués qui ont présenté des observations et des suggestions qu'il en sera tenu compte lorsque seront définitivement fixés les détails du programme pour 1972. Il est vrai que le retard dans les livraisons de matériel, dont a parlé le délégué de la République démocratique du Congo, est un problème chronique, mais le Dr Quenum l'étudiera à nouveau et fera tout ce qui est en son pouvoir pour améliorer la situation. Le délégué de la Sierra Leone peut être assuré qu'un remplaçant a déjà été désigné pour le statisticien qui est récemment parti. Le projet inter -pays concernant un centre de formation de techniciens à la réparation et à l'entretien du matériel électromédical est encore à l'étude. Un consultant s'est rendu dans un certain nombre de pays pour analyser la situation et le problème semble beaucoup plus complexe qu'on ne le pensait au départ. Il ne s'agit pas de créer un centre où serait installé un appareillage complexe, mais de constituer une équipe mobile qui assurera la réparation du matériel médical et préparera du personnel national à prendre la relève. Quelques bourses d'études pourront être accordées pour permettre à des agents locaux d'apprendre à manipuler et à réparer les appareils. Le pays où l'équipe aura sa base sera choisi en fonction de l'infrastructure existante, et l'on tiendra également compte de considérations économiques. Ce choix sera en fait sans grande importance puisqu'il s'agira de facilités mises à la disposition de tous les pays de la Région. Région des Amériques Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, rappelle qu'à la quarante- septième session du Conseil exécutif il a expliqué comment le programme pour 1972 avait été préparé et fait rapport sur le choix des projets et la répartition des crédits. Les délégués trouveront ces renseignements, ainsi que le résumé des discussions du Conseil, aux paragraphes 219 à 269 du chapitre II des Actes officiels N° 190. Il souhaite maintenant exposer une nouvelle série de faits qui conduiront peut -être à de nouveaux projets pour l'année à venir. Comme le Dr Horwitz l'a dit à la quarante- septième session du Conseil, les gouvernements ont approuvé, pour déterminer l'assistance qu'ils sollicitent de l'OMS et de l'OPS, un système de projections sur quatre ans. Après avoir analysé la situation sanitaire à partir des renseignements disponibles, on identifie les problèmes essentiels, on établit des prévisions de tendance et l'on dresse un état des ressources nécessaires en hommes, en matériel et en fonds. Les demandes d'assistance adressées à l'OMS et à l'OPS sont élaborées sur ces bases. La méthode a été mise à l'essai pour la période 1971 -1974, et l'on espère pouvoir l'appliquer pour la période quadriennale 1972 -1975, en s'inspirant du programme général de travail de l'Organisation et de ses éléments. On essaie ainsi de mieux harmoniser l'assistance des institutions internationales et les décisions des gouvernements. En outre, il faudra élaborer pour l'avenir des méthodes permettant d'établir les possibilités de réalisation de chaque projet Les progrès considérables qui ont pu être accomplis dans l'éradication de la variole et que l'on doit en grande partie aux efforts du Ministère de la Santé du Brésil ont mis en évidence la nécessité d'instituer des systèmes de surveillance épidémiologique dans tous les pays. En 1971, il n'a été diagnostiqué que dix -huit cas de variole au Brésil alors même que le dépistage devenait plus intense et plus régulier. C'est dire que les 80 millions de personnes vaccinées possèdent un haut degré d'immunité. Il a été proposé que les gouvernements de la Région organisent ou renforcent la surveillance épidémiologiques de la variole car, selon toute probabilité, la transmission de la maladie pourra être interrompue dans les Amériques dès 1972. Les mêmes dispositions s'imposent pour toutes les maladies transmissibles les plus répandues. Le Bureau régional a été doté d'un service technique qui prépare, de concert avec le Département des Statistiques sanitaires, des directives destinées à faciliter les activités d'assistance de l'Organisation. Grâce aux efforts personnels du Directeur général et à la générosité du Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne, l'insecticide OMS -33 sera largement utilisé dans les zones impaludées de l'Amérique centrale afin de provoquer une chute verticale de l'incidence de la maladie. En appliquant cette nouvelle stratégie au Brésil et en intensifiant les efforts déployés au Mexique, on pourra faire en sorte que 75 % des zones impaludées du continent entrent dans la phase de consolidation ou d'entretien en 1973. En mars 1971, une mission du PNUD a fait le bilan du travail réalisé par le Centre panaméricain des Zoonoses au cours des cinq dernières années, et étudié la proposition selon laquelle l'aide du

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PNUD à cet organisme international serait maintenue pour cinq ans de plus. La quatrième réunion des ministres de l'agriculture, tenue en avril à Lima sous l'égide de l'OPS, s'est prononcée pour une participation à l'autofinancement de ce centre d'un montant annuel initial de US $300 000. La grave épidémie d'encéphalomyélite vénézuélienne qui a fait son apparition dans la plupart des pays riverains du Pacifique au cours des cinq dernières années a incité le Gouvernement du Venezuela à établir - en collaboration avec l'Organisation - un laboratoire chargé de produire du vaccin pour les animaux et éventuellement pour l'homme; on espère qu'il pourra commencer à fonctionner dès 1972. Il y a quelques jours, la Banque interaméricaine de Développement a approuvé l'attribution d'un crédit de US $300 000 pour la formation de spécialistes de la production industrielle et du contrôle de la qualité des vaccins contre la fièvre aphteuse. Cette somme servira à attribuer des bourses d'études et à équiper un bâtiment spécial que le Gouvernement du Brésil met à la disposition du Centre panaméricain de la Fièvre aphteuse, administré par l'OPS. La XVIIIe Conférence sanitaire panaméricaine/vingt-deuxième session du Comité régional des Amériques a traité des rapports entre l'homme et son environnement. Entre les trois possibilités que lui proposait le Secrétariat, il s'est prononcé pour l'approvisionnement en eau d'une nouvelle tranche de 30 % de la population urbaine et de 80 % de la population rurale, pour l'installation de réseaux d'égouts encore plus étendus, pour l'identification des problèmes de pollution de l'eau, de l'air et du sol, et pour des mesures propres à empêcher l'extension de cette pollution; enfin pour une assistance devant permettre de résoudre les problèmes sociaux et psychologiques liés aux facteurs du milieu. Le Comité a prié le Bureau régional d'établir une projection des problèmes et des programmes pour la période 1970 -1979 et il a choisi la "Pollution de l'environnement" comme thème de ses discussions techniques en 1971. Au début d'avril 1971, un accord a été conclu avec le Gouvernement du Pérou au sujet du Centre panaméricain de Génie sanitaire et des Sciences de l'Environnement. Ce centre constituera le pivot du réseau panaméricain de surveillance de la pollution atmosphérique (on compte que, dès la fin de 1972, il n'y aura pas moins de 100 stations de contrôle); il s'occupera aussi de contrôle de la pureté de l'eau, aidera à la mise en valeur des bassins fluviaux et remplira des fonctions de recherche et d'enseignement. Pour ce qui est des activités du Programme alimentaire mondial dans les Amériques, sur un total de 92 projets en cours en janvier 1971, 67 avaient la santé pour objectif de premier ou de second rang. Un guide sur la planification et l'évaluation de ces activités a été préparé et soumis pour examen au Siège de l'OMS. En ce qui concerne les maladies chroniques, le cancer et les affections cardio -vasculaires figurent parmi les cinq causes principales de décès dans de nombreux pays. Les épidémiologistes nécessaires pour déterminer l'incidence de ces maladies et élaborer des programmes de lutte font grandement défaut. Un projet régional de formation spécialisée a été préparé, qui accorde une importance toute particulière à la recherche dans les domaines où les pays rencontrent le plus de problèmes. On espère que le PNUD apportera une contribution financière à ce projet. Dans huit pays d'Amérique latine se déroule une enquête sur la consommation de cigarettes. Une enquête analogue sur l'usage de la marijuana et d'autres substances psychotropes a été prévue; on espère qu'elle pourra être financée par le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Faute de renseignements sers dans ce domaine, il est difficile d'élaborer des programmes de prévention et de traitement. En revanche, on possède des données sur l'alcoolisme, mais les fonds alloués aux projets de lutte contre ce mal sont sans commune mesure avec son incidence élevée. En 1971 et dans les années qui suivront, la formation en planification sanitaire sera diversifiée par l'organisation de cours sur la programmation des investissements, l'analyse financière, le diagnostic par secteur et par institution, etc. Un premier cours supérieur sur la stratégie de la planification sanitaire sera donné et le Département de l'Information du Centre panaméricain de Planification sanitaire entrera en activité. Comme le Conseil exécutif en a déjà été informé, c'est dans l'optique d'une formation axée sur le développement qu'est conçue la préparation des travailleurs sanitaires, professionnels et auxiliaires, dans les Amériques. Le Bureau régional continuera donc de donner des avis dans les domaines suivants études de personnel et estimation des besoins futurs; définition des objectifs de l'enseignement et élaboration des programmes d'études; sciences du comportement et méthodes d'enseignement correspondantes; ateliers de relations humaines et de pédagogie médicale. Au début de 1971, une réunion de sept semaines sur l'enseignement des sciences de la santé s'est tenue au siège du BSP/Bureau régional des Amériques à Washington; quinze directeurs d'écoles de médecine, de santé publique, d'odontologie et de soins infirmiers y ont pris part. A l'aide d'un modèle, ils ont déterminé comment l'enseignement doit être organisé, compte tenu de la situation actuelle en Amérique latine et dans la région des Caraîbes. Le Conseil exécutif a été informé que la Banque interaméricaine de Développement avait approuvé un prêt de US $2 000 000 pour l'extension du programme de manuels médicaux, au titre duquel on a déjà distribué à cent dix centres universitaires 58 025 textes d'anatomopathologie, de biochimie, de psychologie et de pharmacologie. :

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Vers le milieu d'avril 1971, un groupe d'étude s'est réuni à Washington pour élaborer un système modèle de soins infirmiers, qui doit être mis à l'épreuve dans un pays intéressé. On espère que ce système permettra d'assurer une coordination plus étroite entre les soins infirmiers et le plan sanitaire national, ainsi qu'une diversification et une amélioration des services offerts, en fonction des besoins et de la demande. Le Directeur régional est heureux d'annoncer que le Gouvernement dutanada a réaffirmé son intention de devenir Membre de l'OPS. Etant donné le niveau élevé de santé et de bien -être atteint par ce pays, sa participation à l'oeuvre de l'OPS complétera ce qu'il fait déjà en tant que membre de l'organisation régionale de l'OMS pour les Amériques. Les données permettant d'évaluer dans quelle mesure les buts du programme décennal de santé publique de la Charte de Punta del Este ont été atteints sont maintenant réunies. Le document, qui devrait être publié en cours d'année, servira de base pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Son examen par le Comité régional permettra aux ministres de décider s'il convient de fixer des objectifs pour la décennie, tant en ce qui concerne les problèmes à long terme que ceux découlant des progrès accomplis. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) indique que son pays doit faire face à la fois à des problèmes nouveaux, comme les maladies chroniques, le cancer et les accidents, et à des problèmes anciens, comme les maladies transmissibles, et notamment le paludisme. Le Gouvernement fait actuellement un grand effort pour augmenter le budget des services antipaludiques et réorganiser leurs activités, afin de réduire l'incidence de la maladie. Avec une population de 50 millions d'habitants et un taux d'accroissement de 3,5 %, le Mexique connaît aussi un sérieux problème de nutrition. Dans le domaine de la santé mentale, on s'efforce de transformer les anciens établissements de soins et d'en construire de nouveaux. Des dispensaires pour le traitement des malades mentaux sont en voie de création dans tout le pays. Certaines substances psychotropes utilisées à des fins rituelles, en des occasions spéciales, sont maintenant connues dans le monde entier; il en résulte un afflux de jeunes en provenance de l'étranger, qui perturbe gravement les structures culturelles dans les régions écartées. Le Dr Bustamante souligne pour terminer que son gouvernement s'efforce de coordonner les activités du secteur de la santé avec celles des institutions de sécurité et de prévoyance sociales. Le Dr BICA (Brésil) remercie le Directeur général et le Directeur régional, au nom de son gouvernement, du soutien que l'Organisation apporte au Brésil, notamment pour les campagnes d'éradication de la variole et du paludisme. Le Dr EGAS CEVALLOS (Equateur) déclare que l'Organisation panaméricaine de la Santé a considérablement aidé son pays, surtout depuis 1967, date de création du Ministère de la Santé, qui s'est employé à développer des services jusqu'alors très rudimentaires. Avec l'aide de l'OMS et de l'OPS, le Gouvernement exécute en ce moment une série de programmes, dont l'un des principaux concerne la médecine rurale. De nouveaux et grands progrès ont été enregistrés dans le domaine de l'assainissement; on espère qu'en 1972, avec l'aide que doit continuer d'apporter l'OMS, il sera possible d'alimenter en eau de boisson un autre million d'habitants des régions rurales aussi bien qu'urbaines. L'Equateur a alors qu'avant également reçu une aide considérable pour la formation de personnel de santé publique 1968, 30 % seulement des provinces disposaient d'un personnel convenablement formé, cette proportion est maintenant voisine de 90 %. Grâce à l'OPS, la formation de médecins a reçu elle aussi une vigoureuse impulsion. Le Dr Egas Cevallos remercie en outre le FISE qui, en deux ans, n'a pas fourni moins de US $300 000 pour la création d'équipes médicales dans le cadre du programme d'action sanitaire rurale. En plus des projets importants proposés pour 1972, le Dr Egas Cevallos estime qu'il faudrait envisager une étude du bassin de la Guayas, semblable à celle du bassin du Sao Francisco au Brésil. Il demande également que l'Organisation soutienne le développement scientifique en Equateur, en inscrivant à son budget de 1972 des crédits pour la création d'un centre de recherche sur les rickettsioses et d'un centre de fabrication de substances biologiques; le Directeur régional a été saisi d'une demande détaillée à cet effet. Enfin, le Dr Egas Cevallos souligne qu'il est important de fournir à l'Equateur, vu son stade de développement actuel, des services consultatifs techniques en administration de la santé publique. :

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Le Dr SAENZ (Uruguay) évoque en particulier l'avancement satisfaisant de projets concernant l'assainissement et l'approvisionnement en eau (Uruguay 2100), les services de santé (Uruguay 3100) et les statistiques sanitaires (Uruguay 3500). L'établissement du centre latino- américain pour les problèmes relatifs à la période périnatale et au développement humain (Uruguay 4102) a comblé une aspiration très ancienne. Le Gouvernement de l'Uruguay espère que ce centre ne servira pas seulement à former des spécialistes pour l'ensemble du continent, mais qu'il contribuera directement à faire diminuer le taux de mortalité infantile. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) rappelle qu'il a déjà exprimé sa reconnaissance à l'Organisation pour avoir si promptement envoyé l'épidémiologiste qui était demandé d'urgence par son gouvernement aux

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fins d'une enquête sur l'actuelle poussée de fièvre typhoYde. Tout est mis en oeuvre pour surmonter les obstacles et le Dr Henry espère qu'avec le soutien continu de l'Organisation, on parviendra à élever comme il convient le niveau de santé de son pays. Le Dr DE USTARAN (Argentine) signale qu'une collaboration étroite existe entre l'OPS et son gouvernement, et réaffirme l'intérêt et le soutien de son pays pour des projets régionaux tels que le Centre panaméricain des Zoonoses et le Centre latino- américain d'Administration médicale, situés l'un et l'autre en Argentine. Le Dr AGUILAR (El Salvador) se félicite de l'aide fournie par l'OMS et l'OPS à son gouvernement ainsi que pour différents autres pour l'évaluation du plan sanitaire national entrepris en 1964, projets tels que l'évaluation de la campagne de lutte contre le paludisme, le développement des services infirmiers et la formation de personnel de santé auxquels le FISE a, lui aussi, apporté sa contribution. Il remercie également le Centre de Lutte contre les Maladies, aux Etats -Unis d'Amérique, qui a collaboré à la lutte contre l'épidémie de dysenterie dont plusieurs pays de l'Amérique centrale ont souffert. Cet organisme qui a fourni les services d'un épidémiologiste, maintiendra son aide en 1972. Le Dr Aguilar mentionne d'autre part l'important travail actuellement effectué par le centre de recherches sur le paludisme pour l'Amérique centrale et tient tout particulièrement à exprimer sa reconnaissance à la République fédérale d'Allemagne, qui a fait don d'une importante quantité d'insecticides. On se trouve ainsi mieux armé pour lutter contre le paludisme qui continue de représenter un sérieux danger pour la santé en El Salvador. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) fait l'éloge de l'OMS et l'OPS pour la souplesse avec laquelle elles répondent à l'évolution des besoins sanitaires et félicite le Directeur régional de sa réélection, qui témoigne du remarquable succès de ses efforts.

Le Dr ECHEZURTA (Venezuela) remercie l'OMS et l'OPS, au nom de sa délégation, de l'aide qu'elles ont fournie pour la réalisation de différents programmes dans des domaines comme la santé publique, l'assainissement, l'administration de la santé publique, les soins infirmiers, la nutrition et la formation de personnel de santé. Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, remercie les délégués de leurs paroles aimables et des voeux de succès qu'ils lui ont adressés pour l'avenir. Il a pris bonne note des programmes auxquels s'intéressent les gouvernements, notamment de ceux qu'a proposés le délégué de l'Equateur, et il étudiera les moyens de les réaliser, dans les limites dés ressources budgétaires et de la politique de l'Organisation. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) appelle l'attention de la Commission sur le fait que le Canada est devenu membre de l'OPS et souhaite à ce pays une sincère bienvenue dans cette organisation. Région européenne

Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, indique que le programme proposé pour la Région européenne en 1972 a été discuté de manière approfondie à la vingtième session du Comité régional et analysé par le Conseil exécutif à sa quarante- septième session. Ce programme se compose, comme ceux des années antérieures, de projets intéressant individuellement les pays et d'un programme inter -pays. Les projets par pays sont ceux qu'ont demandés les gouvernements, qui font ainsi appel au budget ordinaire de l'OMS, en fonction de leurs besoins respectifs.. Il s'agit soit de projets généraux comportant uniquement des bourses d'études, soit de projets (les plus importants au profit de l'Algérie et du Maroc) se rapportant à des domaines particuliers tels que l'éradication du paludisme, la lutte contre les maladies transmissibles et la formation de personnel national. Parmi ces projets, on en trouve un nombre croissant qui sont financés par l'élément Fonds spécial du PNUD et dont beaucoup ne figurent pas dans les Actes officiels N° 187 car, depuis que ce volume est sorti des presses vers la fin de 1970, le PNUD a approuvé plusieurs demandes. A l'heure actuelle, le coût total des projets du Fonds spécial approuvés pour la Région européenne s'élève à environ US $3 000 000 pour 1971 et 1972, soit un montant très supérieur à celui qui figure dans les Actes officiels N° 187. Pour illustrer la variété des domaines techniques auxquels se rapportent ces projets, le Dr Kaprio mentionne un centre scientifique d'hygiène et d'épidémiologie en Bulgarie, un institut de technologie en Algérie pour la formation de personnel paramédical, et un centre fédéral de recherche et d'études de développement en matière de lutte contre la pollution du milieu en Tchécoslovaquie. Ainsi, en plus des études de faisabilité qui aident les gouvernements à obtenir des prêts pour la mise en place de distributions d'eau, d'égouts, óu de systèmes d'élimination des déchets solides, l'OMS peut utiliser des fonds du PNUD pour apporter aux plans nationaux de développement des institutions une aide qui, par son ampleur, contribue réellement au progrès rapide de la science et de la technologie ainsi qu'au renforcement des ressources humaines. Le Bureau régional a pu jusqu'à présent, mais avec des difficultés croissantes, supporter le fardeau administratif de ces projets supplémentaires, qui lui ont appris par ailleurs à travailler en coopération étroite avec les sept représentants du PNUD en poste dans différents pays de la Région. En ce qui concerne le programme inter -pays, il semble que les pays développés

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tirent profit d'une participation régulière aux réunions de l'OMS, ainsi que l'a souligné le Professeur Aujaleu dans le discours qu'il a prononcé lorsqu'il a reçu la Médaille et le Prix Léon Bernard au cours de la sixième séance plénière. Pour les projets inter -pays, les Etats Membres de la Région européenne ont approuvé un système de programmation à long terme qui, moyennant consultation des gouvernements, garantit l'exécution du programme pour au moins trois ans dans tous les domaines, et pour une période plus longue encore dans le cas des maladies cardio -vasculaires, de l'hygiène du milieu et de la santé mentale, secteurs pour lesquels ont été établis des programmes spéciaux de longue durée. Pour les maladies cardio -vasculaires, un second programme quinquennal est en préparation, sur la base des directives données par le Comité régional à sa vingtième session. En ce qui concerne la lutte contre la pollution du milieu, un programme décennal a été entrepris en 1971. L'exécution de ce programme pourra être activée si l'OMS reçoit des fonds supplémentaires pour les travaux d'hygiène du milieu en général et si des contributions volontaires sont versées pour promouvoir telle ou telle activité inscrite au programme de longue durée. Le Dr Kaprio remercie les gouvernements qui ont aidé le Bureau régional de l'Europe à accélérer les programmes de lutte contre la pollution de l'environnement et ceux concernant la santé mentale. Le programme de longue durée en hygiène du milieu est déjà bien lancé, avec ses comités de planification, ateliers et conférences sur la pollution de l'eau. Une importante conférence sur la lutte contre la pollution de l'eau en Europe se tiendra à Bucarest en 1971, et un certain nombre d'activités complémentaires seront entreprises en 1972, comme il ressort des Actes officiels N° 187. Un groupe de travail sur l'étude des tendances et faits nouveaux en matière de lutte contre la pollution atmosphèrique s'est tenu en janvier 1971, et trois pays ont déjà demandé que cette partie du programme soit accélérée afin d'assurer l'établissement de critères et de directives répondant aux besoins des pays européens. En ce qui concerne l'élimination des déchets, une réunion s'est tenue aux Pays -Bas pendant la présente Assemblée de la Santé. Le Bureau régional collabore étroitement avec la Commission économique pour l'Europe (CEE), le Conseil de l'Europe, et le Conseil d'Aide économique mutuelle, à l'étude de plusieurs aspects de la lutte contre la pollution de l'environnement. La formation de personnel pour l'hygiène du milieu a également reçu une priorité élevée. Le cours de génie sanitaire donné en russe sera maintenu en 1972 et l'on continuera également de soutenir les établissements francophones de formation dans ce domaine; enfin, un programme de formation interrégional est en cours à Rabat. Dans le cadre du programme de longue durée concernant la santé mentale, des réunions ont déjà eu lieu en 1971 sur les problèmes de statistiques, de personnel et de pharmacodépendance. Si l'on tient compte, d'une part, des discussions techniques qui se dérouleront en 1971 à l'occasion de la vingt et unième session du Comité régional et qui porteront sur les moyens de prévenir et de combattre la toxicomanie et, d'autre part, de la coopération internationale entre l'OMS et l'Organisation des Nations Unies et de la possibilité d'un financement par l'ONU, on peut escompter des progrès très nets en épidémiologie et en éducation sanitaire en ce qui concerne l'alcoolisme et surtout la pharmacodépendance. Le Bureau régional continue d'organiser et d'exécuter des projets visant à renforcer les services sanitaires de tous les pays de la Région, en s'attachant tout spécialement à la planification, à l'évaluation, à la recherche opérationnelle et à l'utilisation des ordinateurs dans les services de santé publique. On trouve des exemples de ce type de projets dans le programme inter -pays pour 1972. Ces activités forment une séquence logique dans le cadre des orientations à long terme dont sont convenus les gouvernements de la Région. Le Bureau régional s'est déjà occupé en 1971 de la suite à donner aux recommandations de l'Assemblée concernant, d'une part, les effets de l'usage du tabac sur la santé et, d'autre part, la coordination des mesures de prévention des accidents de la circulation. Si aucun projet n'a été élaboré dans ces deux domaines pour 1972, c'est qu'il appartient maintenant aux gouvernements de prendre certaines mesures; cependant, une nouvelle intervention du Bureau régional pourrait être nécessaire en 1973. Pour terminer, le Dr Kaprio remercie les administrations sanitaires des Etats Membres de la Région européenne, qui ont grandement facilité la réalisation du programme du Bureau régional. Le Dr EVANG (Norvège) rappelle que le Comité régional de l'Europe groupe une trentaine de pays appartenant à trois continents différents et présentant une très grande diversité à de nombreux égards : superficie et caractéristiques, degré de développement industriel, situation politique et sociale, religion et langue. Cette diversité crée des problèmes particuliers mais, en même temps, permet des échanges d'idées extrêmement féconds. La délégation norvégienne est très satisfaite de la manière dont le Directeur régional et ses collaborateurs font face à une situation très complexe, et les félicite de la façon dont sont menés les programmes à long terme concernant les maladies cardio -vasculaires, la lutte contre la pollution de l'environnement et la santé mentale. Elle note avec satisfaction que le Directeur régional se propose d'élargir les activités des services de santé dans ces domaines, conformément à la définition de la santé figurant dans la Constitution de l'OMS. Comme le coût des services de santé augmente très rapidement en Europe comme partout ailleurs, une priorité élevée est accordée à la recherche opérationnelle en santé publique, et le Dr Evang espère que l'expérience acquise par la Région européenne pourra, dans ce domaine également, être utile à d'autres Régions.

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Le Dr PISTOLI (Albanie) déclare que sa délégation propose de supprimer le projet Albanie 0006 (Production de vaccins) et de transférer les fonds correspondants au projet Albanie 0200 (Bourses d'études). Le Dr ALDEA (Roumanie) dit que son gouvernement a noté avec satisfaction l'intérêt du Bureau régional pour les problèmes prioritaires de la Région, notamment formation et utilisation rationnelles du personnel médical, maladies cardio -vasculaires, hygiène du milieu, santé mentale et utilisation de la recherche opérationnelle en santé publique. Dans tous ces domaines, les pays Membres reçoivent une aide efficace du Bureau régional. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) fait en particulier l'éloge des projets inter -pays concernant l'enseignement et la formation professionnelle, qui prennent à l'heure actuelle une importance spéciale en raison des modifications profondes que subit l'enseignement médical. Il appelle l'attention du Directeur régional sur le fait qu'on ne s'est pas jusqu'à présent préoccupé, dans la Région, d'intégrer les projets se rattachant à la santé de la famille, en un tout harmonieux. Pédiatres, gynécologues, généralistes et chirurgiens ont toujours abordé isolément les problèmes relevant de leur spécialité. Ces dernières années cependant, les services de consultation médicale pour la famille ont obtenu un très grand succès en Italie et leur développement, qui se poursuit spontanément, prouve bien qu'ils répondent à un besoin social réel. Ces services sont en général pluridisciplinaires et l'on s'y efforce de diagnostiquer et de traiter en équipe les problèmes de la vie familiale. Il est maintenant reconnu que les problèmes familiaux ne se rapportent pas seulement à la planification familiale ou à la reproduction humaine, à la croissance et au développement, mais qu'ils présentent également des aspects psycho- sociaux, culturels et mentaux qui ont une grande influence sur la santé de la collectivité au vrai sens du terme. L'usage qui est fait des tranquillisants et d'autres drogues montre bien que ces problèmes sont du domaine médical aussi bien que strictement pharmacologique. L'Organisation devrait étudier ce que supposent des services combinés de ce genre sur le plan des connaissances et de la formation, et chercher à déterminer les effets qu'ils peuvent avoir sur la santé de la famille au sein de la collectivité. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) note avec satisfaction la somme de travail consacrée au programme inter pays. Il fait l'éloge du Bureau régional pour la souplesse de son organisation qui lui permet d'affronter les problèmes à mesure qu'ils surgissent. Dans la Région européenne, les problèmes de l'environnement sont particulièrement urgents. Lors d'un colloque de la CEE sur ces problèmes, qui eut lieu la semaine précédente à Prague, on a discuté des aspects économiques de la protection de l'environnement contre la pollution. En outre, les participants ont demandé instamment qu'il soit dûment tenu compte des critères sanitaires établis par l'OMS.

Le Dr BLAGOJEVIC (Yougoslavie) félicite le Directeur régional d'avoir préparé un programme très complet et très constructif, particulièrement en ce qui concerne les activités inter -pays, qui répondent bien aux problèmes sanitaires actuels de la Région européenne. Sa délégation approuve l'ensemble du programme et félicite le Directeur régional pour la tâche accomplie. Le Dr ALAN (Turquie) rend hommage au Directeur régional et à ses collègues pour leur travail et remercie le Directeur régional du souci qu'il a manifesté lors du tremblement de terre dont la Turquie a été récemment victime. Le Dr CUSCHIERI (Malte) exprime la reconnaissance de son pays pour l'assistance qu'il reçoit, notamment en matière de services psychiatriques, de formation du personnel infirmier, de services de statistiques sanitaires et d'épidémiologie générale. Le Dr AYRAMIDIS (Grèce) dit toute la gratitude de son gouvernement pour les possibilités qui lui sont offertes de mettre au point des programmes d'assainissement, de lutte contre la pollution de l'air, etc. Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) est profondément reconnaissant au Bureau régional de l'aide constante dont bénéficie son pays. Le projet de programme pour la Région européenne en 1972 est bien équilibré et correspond bien aux besoins régionaux. Le Dr AUJOULAT (France) félicite le Directeur régional du programme qu'il a élaboré pour 1972; c'est une parfaite illustration du rôle que l'OMS peut jouer dans une Région industrialisée et développée comme l'Europe. Le Dr JOYCE (Irlande) félicite le Directeur régional et ses collaborateurs d'aborder les problèmes sanitaires dans une optique prospective.

Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, indique qu'il s'entretiendra avec le délégué de l'Albanie de la proposition qu'il a faite. Comme le délégué de l'Italie, il estime qu'il serait nécessaire d'adopter, dès à présent, une approche plus intégrée dans la prestation des services de santé, en considérant l'être humain non

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seulement comme individu mais aussi comme membre de la cellule familiale et membre de la société. Il suivra avec intérêt les expériences faites en Italie. Le programme d'hygiène du milieu demande un complément d'examen et le Dr Kaprio note avec plaisir que le colloque réuni à Prague par la CEE a renvoyé à l'OMS l'étude des aspects sanitaires de la pollution de l'environnement. Le Directeur régional constate que, d'une manière générale, les activités inter -pays bénéficient d'un soutien considérable, et il est heureux que l'Organisation ait pu renforcer certains programmes nationaux, notamment à la faveur de projets du PNUD. Il remercie tous les délégués d'avoir exprimé leur approbation pour le travail du Bureau régional. Région de la Méditerranée orientale Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, rappelle que le programme dont le financement doit être assuré par le budget ordinaire en 1972 accuse une augmentation générale de 8,5 %. Cette augmentation ira pour 95 % aux activités dans les pays. Des crédits sont prévus pour un total de 217 projets, dont 33 nouveaux. Comme il ressort du tableau figurant à la page 398 des Actes officiels N° 187, la lutte contre les maladies transmissibles représente toujours près de 28 % du programme, l'éradication du paludisme et celle de la variole représentant les deux tiers de ces activités. Si, par comparaison avec les années précédentes, l'assistance dans ce domaine est en légère diminution, c'est que les pays assument maintenant la responsabilité de certains programmes. Il n'y a pas de changement important dans les crédits destinés au Bureau régional par rapport à 1971, car une certaine stabilité des effectifs a pu être obtenue; en revanche, le personnel des projets devra être renforcé et il sera peut -être nécessaire d'augmenter le nombre des représentants de l'OMS dans les pays où l'Organisation a un vaste programme d'assistance. La répartition des ressources budgétaires tient compte des sensibles différences de développement général et de besoins entre les divers pays de la Région. Seize de ces pays ont des plans sanitaires dont la qualité s'améliore constamment à mesure que les planificateurs disposent d'un personnel mieux formé et plus nombreux ainsi que de données plus sûres. C'est là une tendance particulièrement opportune, étant donné les nouvelles méthodes de programmation par pays appliquées dans le cadre du système des Nations Unies. On constatera que le programme de la Région reflète déjà une expansion des projets financés par l'élément Fonds spécial du PNUD et par le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population. Bien entendu, la collaboration avec le FISE, la FAO, l'UNESCO et les Commissions économiques des Nations Unies pour l'Afrique et pour l'Asie et l'Extrême- Orient sera maintenue. Il va sans dire que la coopération des ministères de la santé et des gouvernements est essentielle si l'on veut que les projets d'action sanitaire obtiennent une juste part des ressources supplémentaires fournies par les institutions et les Commissions économiques en question. Quelles que soient les différences dans les priorités nationales, tous les pays de la Région aspirent à améliorer et à élargir leurs services de santé de base en accordant une attention particulière aux zones rurales et à la formation du personnel sanitaire. L'approvisionnement en eau et l'amélioration de l'hygiène du milieu constituent aussi une préoccupation générale. L'importance croissante attribuée à l'enseignement et à la formation professionnelle correspond à une nécessité vitale, vu la pénurie persistante de personnel médical et paramédical. Dans la Région, la proportion moyenne médecins population reste d'environ 1 pour 4000, ce qui est insuffisant, d'autant plus que ce chiffre tient compte des données relatives à des pays disposant d'un personnel médical plus nombreux et à des zones urbaines privilégiées. La situation est plus grave encore pour la proportion infirmières population, qui est seulement d'une infirmière qualifiée pour 10 000 habitants. On peut noter toutefois une expansion et une amélioration des écoles de formation médicale et paramédicale de la Région. Actuellement, il y a 43 facultés de médecine et la création de facultés nouvelles est à l'étude en Arabie Saoudite, en Irak, en Israél, en Jordanie, au Kowett, en République Arabe Libyenne et au Soudan. Des conférences et des séminaires consacrés à l'enseignement et à la formation professionnelle, en particulier à l'enseignement médical, sont prévus pour 1972. Les aspects de l'enseignement qui ont été discutés à la conférence de Téhéran en 1970 - enseignement des sciences fondamentales et de la pédiatrie, formation centrée sur la collectivité pour les étudiants en médecine, sont tous devenus des éléments organisation de bibliothèques médicales et formation des enseignants importants du programme régional en matière d'enseignement et de formation. On espère que le programme de formation postuniversitaire soutenu dans la Région contribuera à résoudre le problème de "l'exode des cerveaux" qui, tout en restant sérieux, commence à perdre de son acuité. Le Directeur régional tient à mentionner l'essor de deux associations médicales régionales l'Association des Ecoles de Médecine du Moyen- Orient et l'Association des Ecoles de Santé publique, cette dernière englobant aussi des écoles de Régions voisines. Le programme de bourses d'études pour la Région de la Méditerranée orientale, au titre duquel 514 bourses ont été attribuées en 1970 pour un coût total d'environ US $1 500 000, bénéficiera en 1972 d'une dotation encore plus importante, puisqu'elle atteindra US $1 750 000. De nombreux pays de la Région ont conscience des contraintes qu'une croissance démographique rapide impose au développement économique et adoptent des politiques de régulation démographique. Sur demande, des projets de planification familiale bénéficient d'une assistance de l'OMS dans le cadre du :

COMMISSION A

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ONZIEME SEANCE

393

développement des services de santé généraux, en particulier des services de protection maternelle et infantile. L'accent est mis également sur la formation du personnel nécessaire et sur la recherche. Dans ce domaine, l'Iran, l'Irak, le Pakistan, la République Arabe Unie et la Tunisie demandent une aide au Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population. Pour terminer, le Directeur régional appelle l'attention sur le programme inter -pays et ses divers éléments, en particulier sur les projets concernant l'enseignement et la formation. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) note avec satisfaction que le Directeur régional se propose d'accorder une haute priorité à l'enseignement et à la formation professionnelle dans le programme de la Région. Chypre attache aussi une grande importance à l'hygiène du milieu et son gouvernement espère que son projet d'amélioration de l'assainissement sera réalisé en tant que mesure capitale de prévention du choléra et d'autres maladies transmissibles. Le Dr SOOPIKIAN (Iran), le Dr BAHRI (Tunisie) et le Dr BRACHOT (Isra01) félicitent le Directeur général et le Directeur régional de l'excellent travail accompli dans la Région de la Méditerranée orientale, ainsi que du programme élaboré pour 1972. M. HASSAN (Somalie) tient à remercier le FISE de sa coopération et est heureux de noter qu'un projet portant expressément sur les problèmes de santé des nomades a été inscrit au programme de 1972. Le Dr AL- AGHBARI (Yémen) exprime l'espoir de voir le Centre de Santé et Institut de Formation des Personnels sanitaires de son pays bénéficier d'une assistance accrue; il souligne que son gouvernement a rempli à temps tous ses engagements. Le Dr RAMZI (Syrie) remercie l'OMS de son rôle dans l'accord tripartite entre l'Organisation, la Syrie et le FISE pour le développement des services de santé de base, ainsi que de l'assistance accordée à la Faculté de Médecine d'Alep et à l'Institut technique de Damas. Le Dr TERREFE (Ethiopie) remercie le Bureau régional d'avoir si promptement donné suite à la demande d'assistance de son pays pour la lutte contre la pandémie de choléra en 1970 et de l'aide accordée pour l'éradication de la variole. Il exprime l'espoir de voir la Faculté de Médecine d'AddisAbéba bénéficier d'une assistance complémentaire pour l'organisation d'uri programme d'enseignement du génie sanitaire. Le Dr HUSSAIN (Irak) dit toute l'importance que revêt pour son gouvernement la participation de l'OMS à la création d'un office national d'approvisionnement en eau des zones rurales en Irak ainsi qu'à l'élaboration d'un plan directeur pour l'alimentation en eau et à la formation du personnel nécessaire. Le Gouvernement a créé une fondation sanitaire rurale et l'OMS contribue au développement des services de santé ruraux ainsi qu'à la formation de personnel. Le Dr AL -AWADI (KoweYt) fait observer qu'au KoweYt, où l'on emploie du personnel paramédical venant d'autres pays de la Région, d'importantes différences sont apparues en ce qui concerne les niveaux de formation. Comme la Région possède plusieurs écoles de formation paramédicale, il demande si le Directeur régional ne pourrait pas envisager de mettre au point un programme de formation type ou d'organiser un séminaire sur les programmes d'études de ces écoles, afin d'atteindre un plus haut degré d'uniformité. Le Dr Al -Awadi s'associe aux observations du délégué de la Somalie concernant le projet relatif aux problèmes de santé des nomades dans la Région. Enfin, il demande au Directeur régional d'accorder une haute priorité à la satisfaction des énormes besoins sanitaires du Sultanat d'Oman, nouveau Membre de l'Organisation et de la Région, et de continuer à aider les Etats du Golfe qui ne sont pas encore indépendants.

Le Dr HASAN (Pakistan) estime que l'assistance dont bénéficie son pays devrait être ajustée pour tenir compte de la récente réorganisation administrative; en particulier, le programme d'éradication de la variole a dB être révisé en fonction des besoins de quatre provinces nouvellement créées et le rang de priorité accordé à la médecine du travail a été relevé en raison des progrès de l'industrialisation. Il ajoute que, les frais de transport ayant augmenté, les crédits relatifs aux fournitures et au matériel devraient être doublés. Comme l'a dit le Directeur régional, l'Association des Ecoles de Santé publique de la Région développe ses activités dans de bonnes conditions, mais le Gouvernement du Pakistan serait reconnaissant à l'OMS si elle pouvait subventionner la participation aux réunions de l'Association. Le Dr FAKHRO (Bahrein) recónnait qu'on a raison de mettre l'accent sur l'enseignement et la formation et sur l'administration de la santé publique dans le programme de la Région; il espère néanmoins que la santé mentale ne sera pas nég ligée. Comme le délégué du KoweYt, il estime qu 'une haute priorité doit être accordée aux besoins sanitaires du Sultanat d'Oman. Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, remercie les délégués de leurs paroles d'encouragement; il a pris note de toutes les observations qui ont été faites et en tiendra compte dans l'exécution du programme.

394

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Directeur régional donne l'assurance que les besoins du Sultanat d'Oman et des autres Etats du Golfe continueront de recevoir toute l'attention voulue. Une assistance a déjà été accordée à ces pays, en particulier pour la lutte contre les maladies transmissibles, sous la forme de visites de consultants. La question des programmes d'études des diverses écoles de formation du personnel paramédical et auxiliaire est complexe, mais elle sera examinée de près. Région du Pacifique occidental Le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, déclare que le projet de programme pour la Région en 1972 continue de refléter les grandes priorités en matière d'assistance. La plus grande proportion des fonds a été allouée à l'administration de la santé publique, qui englobe notamment le développement des services de santé de base, les services de laboratoire et la réadaptation. De nombreux projets ont été intégrés dans les services de santé généraux et, de ce fait, bénéficient dans bien des cas d'un soutien accru, par exemple ceux qui ont trait à la santé maternelle et infantile. Plusieurs gouvernements ont présenté des demandes d'assistance au titre du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population et, à l'échelon inter -pays, divers projets éducatifs de groupe, dont certains n'avaient pas été négociés à temps pour être inscrits dans le projet de programme et de budget de 1972, seront néanmoins entrepris dès 1971. Le Directeur régional note que les autorités sanitaires nationales sont conscientes de la recrudescence des maladies vénériennes. Des missions de consultants et des bourses d'études sont demandées pour aider à déterminer l'étendue du problème et à organiser des activités de formation. Les programmes d'organisation et de développement des services de laboratoire et de formation de personnel de laboratoire font également l'objet d'une attention particulière. Ils fourniront les bases nécessaires pour assurer la surveillance épidémiologique. Le programme de 1972 prévoit en particulier un séminaire auquel participeront des spécialistes et des administrateurs ou bien des directeurs de laboratoires centraux de santé publique. Les gouvernements assumant progressivement la responsabilité des programmes dirigés spécifiquement contre certaines maladies, on se préoccupe maintenant des problèmes d'hygiène sociale et de médecine du travail résultant d'une industrialisation rapide et l'on a prévu des séminaires nationaux consacrés à ces problèmes. Les centres de formation de la Région vont être renforcés pour pouvoir assurer sur place la formation du personnel médical et paramédical qui fait tant défaut. Un centre régional a été créé à Manille pour former des anesthésistes et l'on a dressé les plans d'un centre régional de formation d'enseignants et d'un centre de formation d'inspecteurs des médicaments. Les activités visant à améliorer l'hygiène du milieu seront intensifiées conformément au voeu exprimé par le Comité régional à sa vingt et unième session; à cet égard, la première étape du programme régional sera constituée par des visites de consultants qui recueilleront des renseignements dans les pays. Dans l'élaboration du programme et du budget de 1972, tout le possible a été fait pour que les projets d'assistance correspondent aux besoins les plus urgents. Les gouvernements ont montré beaucoup de compréhension en acceptant que des activités qui ne pouvaient pas être assurées dans le cadre du budget soient inscrites dans les "pages vertes ". Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) déclare que son gouvernement a été particulièrement satisfait du développement donné au programme d'enseignement et de formation professionnelle dans la Région et qu'il se félicite de la visite de quatre mois faite par un consultant en Nouvelle -Zélande; une fois imprimé et mis en vente, le rapport de visite a rencontré un tel succès que la première édition en est épuisée. A propos du projet Viet -Nam 0038, relatif à un Institut national de Santé publique, il faut noter que l'Institut, aux travaux duquel le Gouvernement néo- zélandais a l'honneur d'être associé, a déjà commencé de fonctionner dans des locaux provisoires; il est bon de savoir qu'il est maintenant possible aux entrepreneurs de soumissionner pour la construction des bàtiments de l'Institut. Le Dr Kennedy évoque également la collaboration de son pays à la formation d'infirmières dentaires pour le programme de soins dentaires aux enfants de Saigon; c'est la cinquantième année du programme néo- zélandais, dont beaucoup d'autres pays ont bénéficié.

Le Dr THOR PENG THONG (République Khmère) déclare que l'assistance accordée à son pays a été souvent entravée par des actes d'agression commis contre le peuple khmer. Un télégramme reçu le jour même signale encore une attaque d'ambulance au cours de laquelle le malade et des membres du personnel médical ont été blessés. Il est particulièrement réconfortant d'apprendre que l'OMS est prête à adapter son programme d'assistance à la situation, et qu'une équipe ayant à sa tête le Directeur régional lui -même se rendra à Phnom -Penh pour prendre les dispositions nécessaires. La séance est levée à 17 h.45.

DOUZIEME SEANCE Mardi 18 mai 1971, 9 h.30 Président :

Dr E. DUHR (Luxembourg) puis

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Koweit)

1.

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (suite)

Ordre du jour, 2,2 Ordre du jour, 2.2.3

Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Région du Pacifique occidental (suite)

Le Dr KUMARAPATHY (Singapour) et le Professeur YANAGISAWA (Japon) adressent au Directeur régional du Pacifique occidental et à ses collaborateurs leurs félicitations au sujet du travail accompli pendant l'année passée et du programme régional bien conçu qui a été établi pour l'année prochaine. Le Dr CRUZ (Philippines) estime que les traits les plus importants de l'excellent programme prévu pour la Région du Pacifique occidental en 1972 sont la réorganisation des soins médicaux et l'assistance aux autorités sanitaires pour l'élaboration de programmes nationaux. Le Dr ONNO (Australie) déclare que le paludisme reste l'une des principales causes de morbidité et de mortalité dans le Territoire du Papua et de la Nouvelle-Guinée, puisqu'il vient au troisième rang des maladies traitées dans les hôpitaux, après la pneumonie et les affections intestinales aiguës, et au quatrième rang comme cause de décès dans les hôpitaux. On estime qu'il demeure le problème de santé publique le plus. grave en Nouvelle- Guinée; une somme de Aus $1 700 000 - soit 10 % du budget de la santé du Territoire - lui est affectée. Le programme antipaludique actuel fait suite aux projets pilotes exécutés de 1957 à 1959. Bien que la transmission de la maladie n'ait jamais été interrompue, ces projets ont montré qu'il était probablement possible d'éradiquer le paludisme, du moins dans certaines régions du pays, en pratiquant des pulvérisations de DDT à effet rémanent dans tous les bâtiments. Au cours des années suivantes, certains succès ont été enregistrés dans les zones où avaient eu lieu les pulvérisations, mais on a vu apparaître une opposition tenace contre celles -ci dans certains groupes de population, et une expansion excessive des activités ainsi que le manque de personnel ont fait que le programme a connu des revers dans certaines zones. Des reconnaissances géographiques sont actuellement en cours dans toutes les zones d'opérations et on enseigne au personnel l'utilité de ces travaux pour les pulvérisations. Dans les régions où le personnel est insuffisant, on a entrepris des activités de formation, et on s'abstiendra de toute nouvelle expansion des activités jusqu'à ce que la situation se soit améliorée. Des opérations sont en cours dans 14 des 18 districts; elles protégeront environ 50 % de la population. Les indices plasmodiques, qui avaient été ramenés précédemment à 20 % environ de leur valeur primitive, restent dans toutes les zones supérieurs à 10 %, sauf dans les zones montagneuses, certaines îles et certains petits secteurs ici et là. On pense que l'intensification des opérations et un effort plus poussé en éducation sanitaire permettront d'obtenir un nouvel abaissement des indices, et que la population se montrera moins réticente. Toute la population des zones impaludées peut facilement obtenir des médicaments antipaludiques dans les hôpitaux et les établissements sanitaires. En 1971, les dépenses consacrées à ces médicaments se sont élevées à $60 000. Une assistance est fournie par deux consultants de l'OMS (un paludologue et un économiste) dont on attend le rapport. Si la planification générale des activités antipaludiques est du ressort du siège central de Port Moresby, chaque district opérationnel a son propre service placé sous la direction technique d'un chef des opérations antipaludiques, responsable devant le siège par l'intermédiaire de l'administrateur sanitaire du district. Ce dernier, à qui il incombe de coordonner toutes les activités de santé publique, est directement responsable du fonctionnement du service antipaludique dans le district dont il a la charge.

Tous les grands hôpitaux des districts opérationnels possèdent des services de diagnostic du paludisme. La notification a été réorganisée et permet maintenant de recueillir les données nécessaires pour évaluer les opérations et en faire le point. Toutes les données recueillies sur le terrain sont d'abord classées au centre de district et les lames de sang sont examinées dans les laboratoires de district; 10 % des lames négatives sont transmises à un service central de vérification et d'évaluation. - 395 -

396

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

En ce qui concerne la formation, le Dr Onno précise que les cours ont été réaménagés et qu'à l'avenir les cours destinés aux chefs d'équipe et d'escouade auront lieu, non pas à l'école nationale du paludisme, mais à l'échelon du district; ces cours seront suivis d'examens organisés à l'extérieur. Quant aux recherches en matière de pulvérisations, le Dr Onno déclare qu'à la suite d'un accroissement de la résistance au DDT chez les punaises de lit, on a fait l'essai d'un mélange contenant du malathion de première qualité et donnant une concentration finale de 0,5 % de ce produit dans la pompe. Cette formule a donné d'excellents résultats. Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) déclare que tous les projets soutenus par l'OMS dans son pays sont administrés par le service sanitaire national. Cette solution a été couronnée de succès, puisque les activités sanitaires sont ainsi coordonnées, et il est plus facile d'inclure certaines activités dans le plan quinquennal de développement économique entrepris par le Gouvernement. A part l'assistance fournie par l'OMS, le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population a récemment approuvé une demande d'assistance financière pour la mise en oeuvre d'un projet de planification familiale dans le cadre du programme de santé maternelle et infantile. Ce projet devrait aider le pays á abaisser son taux élevé de natalité, qui entrave le développement économique.

Le Dr YEN (Chine) note qu'un certain nombre d'activités sanitaires de base ont été entreprises dans la Région depuis quelques années, y compris des projets relatifs aux services de santé locaux et aux laboratoires; ces services de santé de base ont permis à beaucoup de pays de maîtriser certaines maladies. En Chine, par exemple, il n'y a plus de cas indigène de variole, de choléra, de paludisme et de rage. Toutefois, il reste à établir un programme de longue haleine pour la promotion de l'hygiène du milieu; un tel programme exigera un important appui financier et un nombreux personnel technique. Le Dr Yen estime que le projet de programme et de budget de 1972 pour la Région du Pacifique occidental est satisfaisant et correspond aux besoins de la plupart des Etats Membres. L'importance attachée en 1972 à la promotion de l'enseignement, et notamment aux bourses d'études, impose une charge accrue au budget. La délégation de la Chine est néanmoins favorable à cette orientation, parce qu'elle aura pour effet de renforcer les administrations sanitaires nationales. Le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, apprécie la diligence et le soin avec lesquels le Gouvernement de l'Australie cherche à endiguer le paludisme dans le Territoire du Papua et de la Nouvelle- Guinée, En réponse à ce qu'a dit le délégué de l'Australie au sujet du programme antipaludique concernant ce Territoire, il croit savoir que le rapport des consultants envoyés Territoire vers la fin de 1970 a été présenté aux autorités de Canberra et de Port Moresby. Il s'assurera qu'il en est bien ainsi, car il a lui -même insisté pour que le rapport soit présenté avant la fin de février 1971 Le Dr Dy remercie les divers délégués qui ont félicité le Bureau régional de son travail et il transmettra leurs remarques à ses collaborateurs. Le Dr Al- Adwani assume la présidence.

Participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS (suite de la dixième séance, page 380) Le PRESIDENT désire, avant que la Commission ne passe à l'examen des activités interrégionales, lui demander si elle est disposée à adopter une résolution s'inspirant de la discussion qui a eu lieu á la quarante- septième session du Conseil exécutif, au cours de laquelle des doutes ont été exprimés quant à l'utilité de continuer à demander aux gouvernements d'indiquer á l'Organisation leurs participation financière aux projets soutenus par l'OMS. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) pense qu'une des raisons pour lesquelles il est demandé aux gouvernements de fournir les chiffres en question est de s'assurer qu'ils ont prévu les crédits budgétaires nécessaires. Son gouvernement s'est efforcé de préparer les statistiques demandées et de les présenter à l'OMS, mais, malgré les directives données, il n'a pas été en mesure de le faire. Il pense que ces chiffres sont inutiles et qu'on ne devrait pas demander aux gouvernements de les fournir.

Le PRESIDENT prie le Rapporteur de préparer un projet de résolution tenant compte des observations faites; ce texte sera distribué ultérieurement (voir procès -verbal de la treizième séance, section 2). Activités interrégionales et autres activités techniques Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) évoque le programme de recherche à long terme de l'OMS. Il se rend bien compte qu'un tel programme ne constitue par le principal objectif de l'Organisation, mais il désire souligner que le manque de connaissances reste un obstacle fondamental à la lutte contre de nombreuses maladies. Tous les services de santé publique devraient faire bénéficier les populations dont ils ont la charge des connaissances acquises en médecine, en psychologie et dans les domaines apparentés, afin de leur garantir le meilleur état de santé possible. La promotion et la protection de la santé dans le monde entier ne peuvent être assurées que par une bonne organisation et par une recherche intensive, facteurs fondamentaux pour la résolution des grands problèmes sanitaires.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

397

La délégation de la Pologne a mentionné en de précédentes occasions, et aussi à la présente Assemblée de la Santé, la nécessité de mettre sur pied dans tous les pays des systèmes sanitaires nationaux efficaces et d'entreprendre des recherches en matière de services de santé des collectivités, conformément à la résolution WHA23.61. Après examen du programme à long terme de l'OMS, la délégation insiste sur le fait que la plus haute priorité devrait être attribuée dans ce programme à la recherche biomédicale sur les problèmes pour lesquels une collaboration mondiale est d'une importance primordiale. Au sujet du programme de recherche médicale de l'OMS au cours des prochaines années, la délégation Premièrement, le programme de recherche biomédicale de la Pologne formule les observations suivantes devrait aboutir à un programme général et être intégré dans le programme d'assistance technique, pour que les Etats Membres puissent obtenir une assistance du plus haut niveau possible. Deuxièmement, en raison de son caractère international, le programme de recherche de l'OMS est hautement spécialisé. Troisièmement, le projet de budget relatif à la recherche médicale ne représente que 6 % du budget ordinaire; de ce fait, il sera difficile de résoudre des problèmes de recherche médicale qui exigent une expérience et une coopération mondiales. Toute réduction du budget de la recherche serait au plus haut point inopportune, et le Professeur Rudowski prie le Directeur général d'étudier toutes les sources possibles de financement pour augmenter ce budget. Quatrièmement, l'étude détaillée du programme de il devrait être orienté en premier recherche montre que celui -ci n'est pas suffisamment concentré lieu vers les projets qui méritent une haute priorité du point de vue international, par exemple ceux qui concernent l'hygiène du milieu, la santé de la famille, etc. :

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Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) demande - au sujet des projets interrégionaux relatifs à l'enseignement et à la formation professionnelle, cités à la page 484 des Actes officiels N° 187 - si le placement des boursiers entre dans les fonctions de la division du Siège chargée de l'enseignement médical. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) insiste sur l'importance de la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles et note avec satisfaction que le Directeur général a inscrit parmi les activités interrégionales un séminaire sur les méthodes applicables á la surveillance épidémiologique (Interrégional 0537); la délégation de l'Indonésie souhaiterait recevoir certaines informations au sujet de l'ordre du jour de ce séminaire et savoir où il aura lieu. Au cours de séminaires précédents du même type, l'accent a été mis sur les méthodes de laboratoire et le Professeur Sulianti demande si le prochain séminaire s'occupera également des méthodes permettant de familiariser le personnel médical supérieur avec les conceptions modernes de la surveillance épidémiologique et de la collecte d'informations aux fins de la surveillance. Le Dr MAHLER, Sous- Directeur général, précise que le séminaire en question réunira des médecins particulièrement qualifiés et qu'il aura lieu à Prague. On espère en retirer des idées sur les voies dans lesquelles il conviendrait de guider les Etats Membres de l'OMS et sur les systèmes d'information requis pour mettre les administrations de la santé publique en mesure de prendre des décisions raisonnables en matière de maladies transmissibles et pour procurer des renseignements utiles aux services sanitaires. Jusqu'à présent, les systèmes statistiques traditionnels n'ont fourni que relativement peu d'éléments pour la prise de décisions dans le domaine de la santé publique.

Le DIRECTEUR GENERAL donne au délégué de la Pologne l'assurance que bonne note sera prise de ses recommandations. Parlant du montant limité du budget de la recherche, il rappelle que le rôle de l'OMS n'est pas de faire elle -même de la recherche, mais de stimuler celle -ci. On attend de ces fonds une action catalytique, c'est pourquoi ils sont modestes. Néanmoins, les crédits alloués à la recherche augmentent et l'OMS s'efforce de stimuler en particulier la recherche dans les domaines liés aux grandes options de son programme. L'Organisation cherche à inciter les gouvernements à entreprendre des recherches dans certains domaines auxquels ils portent parfois eux -mêmes peu d'intérêt, mais qui présentent un intérêt universel. Elle favorise la création de centres de recherche en vue de résoudre les problèmes des pays en voie de développement, qui manquent de ressources, de matériel et de personnel. L'OMS encourage aussi la création d'instituts de recherche dans diverses régions du monde et elle s'efforce de faciliter par le moyen de subventions les travaux de recherche et le perfectionnement des jeunes chercheurs, ainsi que de stimuler la recherche fondamentale. Les observations du délégué de la Pologne seront prises en considération plus en détail par le Secrétariat, qui cherchera à déterminer les améliorations que l'on pourrait apporter aux projets de recherche. Répondant au délégué de la République -Unie de Tanzanie, le Directeur général précise que le placement des boursiers dépend en premier lieu du gouvernement qui a demandé la bourse; il faut noter que les gouvernements ont leurs préférences en cette matière.

398

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Les bureaux régionaux placent les boursiers provenant d'autres Régions, et le service des Bourses d'études au Siège cherche à régler les problèmes de placement qui ne peuvent pas être résolus par les bureaux régionaux. 2.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission.

Décision 3.

:

Le rapport est adopté (voir page 584). Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (reprise du débat)

Examen détaillé du programme d'exécution (reprise du débat) Fonds bénévole pour la promotion de la santé

Le PRESIDENT rappelle la discussion qui a eu lieu à la quarante- septième session du Conseil exécutif et dont il est fait état aux paragraphes 394 à 404 du chapitre II des Actes officiels N° 190. Le Conseil a adopté la résolution EB47.R15, qui contient un projet de résolution dont l'adoption est recommandée à l'Assemblée de la Santé et qu'il prie le Vice -Président de lire. Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de résolution.

Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R15 est approuvé.1 :

Compte spécial de frais généraux Le PRESIDENT rappelle la discussion qui a eu lieu à la quarante- septième session du Conseil exécutif et dont il est fait état aux paragraphes 405 à 409 du chapitre II des Actes officiels N° 190. Le Conseil a adopté la résolution EB47.R16, recommandant à l'Assemblée de la Santé d'adopter un projet de résolution, qu'il prie le Vice -Président de lire. Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de résolution.

Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R16 est approuvé.2 :

Projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1972 Le PRESIDENT appelle l'attention sur le deuxième rapport de la Commission B à la Commission A, qui contient le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1972 (voir page 587). La Commission a terminé l'examen du budget ordinaire et la résolution portant ouverture de crédits peut être complétée par les chiffres que le Secrétaire va indiquer. Le Dr ZAMMIT TABONA, Secrétaire de la Commission, donne lecture des chiffres suivants à inscrire dans les espaces en blanc de la partie II de la résolution portant ouverture de crédits :

4. 5. 6.

7.

8. 9.

10.

Maladies transmissibles Hygiène du milieu Services de santé publique Protection et promotion de la santé Enseignement et formation professionnelle Autres activités Bureaux régionaux

$ $ $ $ $

$ $

915 085 18 635 5 809 8 356 12 454 7 100 16 6

623 378 023 723 515 791 697

soit un total de $75 357 750, qui figure déjà à la fin de la partie II.

Décision Le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1972, ainsi complété, est approuvé,3 :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.43, 2

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.44. 3

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.42.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

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Centre international de Recherche sur le Cancer Le Professeur HALTER (Belgique) rappelle que la Belgique s'est associée au Centre international de Recherche sur le Cancer en 1970. Les pays pour lesquels le cancer constitue une préoccupation essentielle mettent beaucoup d'espoir dans le Centre pour trouver une solution à certains de leurs problèmes. L'annexe 5 des Actes officiels N° 187 dont la Commission est saisie indique le montant des prévisions budgétaires du Centre pour 1971, mais certaines parties du projet de budget ordinaire de l'OMS pour 1972 prévoient également des crédits pour la recherche et d'autres travaux sur le cancer. Le Professeur Halter se demande s'il ne serait pas possible de préparer un document où apparaîtrait le total des dépenses faites en matière de cancer, aussi bien par le Centre lui -même que par l'OMS. Au moment où certains chefs de gouvernements prennent des attitudes plus positives à l'égard de la recherche sur le cancer, il serait utile de savoir exactement quelle est la part d'efforts que l'OMS fait dans ce domaine. La Belgique se réjouit de s'associer à l'action menée contre le cancer et le Professeur Halter espère que d'autres pays adhéreront également au Centre car c'est seulement par un effort commun qu'on arrivera à obtenir de véritables résultats. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) déclare que son pays, qui fait partie du Centre depuis sa fondation, est très satisfait des activités de celui-ci. Le Centre ne cherche pas à empiéter sur les sa tâche est surtout de remplir un vide. Certaines recherches activités nationales ou internationales ne peuvent être faites que par un effort de coopération internationale, et en particulier les recherches sur l'épidémiologie du cancer; mais le succès de ces travaux n'est possible que si un nombre suffisant de pays y participent. Le Professeur Paccagnella espère que le nombre des membres du Centre continuera à augmenter. :

Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) déclare que son pays se félicite également de participer à l'activité du Centre. Des experts et des institutions spécialisées de son pays travaillent en contact étroit avec lui. Le Dr Zoller espère que d'autres pays y adhéreront pour contribuer à rendre son travail encore plus efficace. Le DIRECTEUR GENERAL, répondant au délégué de la Belgique, indique que le Secrétariat étudie la manière la plus satisfaisante de présenter l'ensemble des dépenses relatives au cancer; il espère fournir ce renseignement dans le projet de programme et de budget pour 1973. Le Dr HIGGINSON, Directeur du Centre international de Recherche sur le Cancer, s'adresse à la Commission sur l'invitation du Président. Certes, le rôle et la valeur d'une organisation internationale de recherche au budget très modeste peuvent être mis en doute à un moment où plusieurs pays consacrent des fonds de plus en plus importants à la recherche sur le cancer, mais le Conseil de Direction et le Conseil scientifique du Centre estiment que celui -ci, du fait même de son caractère international, est incomparablement bien placé pour développer les recherches sur le cancer de l'homme, identifier les facteurs cancérogènes présents dans l'environnement, exploiter les différences géographiques naturelles dans l'incidence du cancer et recueillir des données. On a des raisons de penser que 80 % des cancers de l'homme sont dus directement ou indirectement à des facteurs de l'environnement et peuvent donc, en théorie, être évités. L'extrapolation aux humains des résultats obtenus dans les expériences sur le cancer des animaux reste décevante. en premier lieu, éviter les doubles Les activités du Centre sont régies par deux grands principes emplois dans des domaines efficacement couverts par des institutions nationales de recherche; en deuxième lieu, retenir comme critères de base, pour l'application d'un programme donné, le contenu et la valeur scientifiques de celui -ci. L'objectif est de réunir des données et de mener des recherches actives, ce qui suppose une intégration croissante des programmes de laboratoire et des activités sur le terrain ainsi que, quand la chose est possible, l'application de techniques complexes de laboratoire aux études épidémiologiques sur l'homme. Les activités relatives à l'élaboration de techniques normalisées de diagnostic et de traitement restent de la compétence du service du Cancer de l'OMS. la collecte de données sur les taux d'incidence Parmi les activités générales du Centre figurent du cancer dans quelque soixante -dix collectivités, pour servir de base à des études de corrélation et à des enquêtes à long terme sur l'introduction d'éléments cancérogènes dans l'environnement; une étude sur la possibilité de mesurer les produits chimiques cancérogènes dans l'environnement en certains endroits importants, afin de déterminer la quantité totale de substances cancérogènes à laquelle sont exposés l'individu ou la collectivité; et la publication de normes relatives aux méthodes d'analyse. Ces données sont indispensables pour toute forme d'étude étiologique comparative aussi bien que pour l'organisation d'un système de détection ou de surveillance des substances cancérogènes dans l'environnement. On trouvera d'autres détails à ce sujet dans les rapports annuels du Centre sur les années 1968 à 1970. Le Centre exécute également des programmes concernant certains problèmes particuliers et notamment le cancer de l'oesophage, le cancer du foie, le rôle des virus dans le cancer, et les pesticides. :

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Il a publié ses conclusions préliminaires sur la possibilité de réaliser un système de détection des substances cancérogènes dans l'environnement. Si l'on reconnaît l'intérêt qu'offrirait un système d'enregistrement des malformations congénitales, les problèmes logistiques qui se posent dans le cas du cancer sont grands en raison de la longue période de latence de la maladie et de son origine multifactorielle. Le coût d'une telle détection serait considérable, d'autant plus qu'on commence seulement à s'occuper de la détermination des niveaux de substances cancérogènes dans l'environnement. Une série de monographies, actuellement en préparation, est consacrée à un certain nombre de substances chimiques importantes auxquelles l'homme est exposé et en évaluera le potentiel cancérogène. La production de ces monographies est lente en raison du peu de crédits dont on dispose pour cela et de la pénurie d'experts. Les études sur l'environnement chimique et biologique devraient être également utiles pour d'autres maladies au sujet desquelles on soupçonne que la toxicité chronique des substances chimiques peut jouer un rôle, par exemple les malformations congénitales, le vieillissement prématuré et les maladies du métabolisme. Le Centre poursuit un programme actif de bourses d'études et a déjà organisé avec succès trois cours sur l'épidémiologie du cancer à Lyon et en Asie. Il coopère avec une cinquantaine de laboratoires de recherche dans des pays participants et dans d'autres pays. Il a constaté avec satisfaction que la communauté scientifique est prête à coopérer et à fournir des ressources; cependant, l'insuffisance du budget n'a pas permis d'exploiter pleinement ces possibilités. Le Dr Higginson remercie les Gouvernements de la Côte d'Ivoire, de l'Iran, du Kenya, du Sénégal et de Singapour de l'aide qu'ils ont fournie. Le Centre est également reconnaissant au Gouvernement français d'avoir fait don de nouveaux locaux, qui devraient être prêts en 1972. Le Centre est persuadé que les décisions relatives à l'aménagement du milieu devraient être basées sur des données concrètes et qu'une véritable prévention exige la découverte de l'agent causal. Son programme devrait aider les autorités à obtenir des données adéquates, à prendre un risque calculé et à ne pas prendre de mesures inutilement restrictives au sujet des substances chimiques de l'environnement; il devrait également faciliter l'élaboration de normes communes à différents pays sur les substances cancérogènes du milieu. Le Centre fournira des données à cet égard mais il ne prendra aucune décision ni ne proposera de mesures législatives. Le Centre entretient d'excellentes relations avec les services compétents de l'OMS et il fait d'ailleurs partie intégrante de l'Organisation. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que le Directeur et le personnel du Centre font un travail remarquable dans des conditions difficiles ils assurent des activités qu'il ne serait pas possible d'exercer où que ce soit, en l'absence de la coordination que peut seule établir une telle institution. Le Dr Sencer espère vivement que d'autres pays adhéreront au Centre pour augmenter son efficacité et son rendement. :

Projets additionnels demandés par les gouvernements et non inclus dans le projet de programme et de budget Il n'y a pas d'observations. 4.

ERADICATION DE LA VARIOLE (suite de la septième séance, section 3)

Ordre du jour, 2.7

Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) déclare que la variole a été éradiquée il y a vingt ans au Mexique, où le dernier cas remonte à 1951. Les épidémies ont été jugulées plus rapidement dans les régions côtières et dans les régions très chaudes faiblement peuplées; l'éradication a été plus lente dans les régions chaudes fortement peuplées; elle a été plus laborieuse dans les zones tempérées; quant aux régions montagneuses froides, la maladie y est restée endémique pendant de longues années. Le rapport du Directeur général permet d'espérer qu'on arrivera malgré les difficultés à extirper la variole de la surface de la planète dans les quelques années qui viennent en mettant systématiquement à profit les ressources techniques et scientifiques existantes, dûment coordonnées par l'OMS. Il faudra attendre au moins deux ans après la découverte du dernier cas de variole pour pouvoir affirmer à coup sûr que le cycle tragique de la mort et de la maladie a enfin été brisé. Le Dr Bustamante estime néanmoins qu'il ne serait pas prématuré de suggérer, en premier lieu, que la Commission envisage de recommander au Directeur général de créer au Siège de l'OMS un tableau d'honneur de l'éradication de la variole où seraient inscrits les noms de tous les pays où la variole a été éradiquée, avec la date correspondante, deuxièmement que l'Assemblée de la Santé célèbre, le moment venu, l'achèvement du programme d'éradication de la variole en rendant hommage à tous ceux, experts et travailleurs de la santé publique notamment, qui ont oeuvré au cours des siècles pour libérer l'humanité de cette cause de pauvreté, de maladie et de mort, et enfin que les Etats Membres soient instamment invités à affecter les ressources humaines et autres ainsi libérées à la surveillance épidémiologique, à l'éducation sanitaire et à d'autres activités sanitaires urgentes.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

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Le Dr BICA (Brésil) souligne que, si l'incidence de la variole a pu être réduite de plus de 75 % en Amérique du Sud, c'est grâce au programme d'éradication mené au Brésil, seul pays des Amériques où subsiste la variole endémique. De 1964 à 1968, le nombre annuel moyen de cas a oscillé entre 3000 et 4000. En 1967 et en 1968, il a respectivement été déclaré 4513 et 4372 cas mais, en 1969, le chiffre est monté à 7407, valeur la plus importante enregistrée depuis 1962. Cette forte augmentation du nombre de cas déclarés s'explique par l'intensification et le développement des activités de surveillance qui, à la faveur d'enquêtes menées sur le terrain, ont révélé un grand nombre de cas importés supplémentaires. Bien que l'année 1970 ait été marquée par un renforcement de la surveillance, accompagné d'une multiplication des enquêtes sur le terrain, l'incidence est tombée au niveau exceptionnellement bas de 1771 cas. Fait particulièrement important et sans précédent, l'augmentation saisonnière qui s'observe normalement entre juillet et novembre ne s'est pas produite. De novembre 1970 à avril 1971, ii n'a été déclaré que 19 cas, qui ont été découverts par un vaccinateur vers la fin de la campagne de vaccination systématique conduite dans des secteurs à risque élevé et qui sont apparus dans deux groupes éloignés de moins d'un kilomètre l'un de l'autre. Bien que la poussée se soit produite dans une région fortement peuplée, la transmission a été très faible. Quoique la campagne nationale contre la variole ait été mise en route en 1962, l'insuffisance des ressources a empêché jusqu'en 1966 de la conduire d'une manière réellement efficace. En 1967, le Gouvernement a accordé un appui financier suffisant et a réorienté la campagne dans le sens de l'éradication. Il a signé un accord avec l'OMS et l'OPS, dont l'aide technique et matérielle a contribué à accélérer et à développer la campagne d'éradication et en a ainsi favorisé le succès. Au cours des deux dernières années, le programme national d'éradication de la variole a été intensifié et 52,5 millions de personnes ont été vaccinées, contre 18,8 seulement pendant les deux années 1967 et 1968. A ce jour, on a vacciné au total 79,3 millions d'individus, soit environ 85 % de la population totale du pays. L'évaluation indépendante et continue de la couverture vaccinale a fait apparaître des taux de couverture de 80 à 90 % chez les enfants de moins de quatre ans et de plus de 90 % chez les enfants d'âge scolaire, avec des taux de prise de plus de 95 % chez les primovaccinés. La phase d'attaque a été terminée en avril 1971 dans 22 Etats et 4 territoires. La population de quelques Etats de la région du nord -est, qui comptent 10,1 millions d'habitants, est actuellement revaccinée. La campagne a commencé dans cette région le 27 avril et doit occuper 250 journées de travail. Des programmes spéciaux de surveillance soutenus par l'Etat ont été entrepris dans 19 des 22 Etats et comportent, chaque fois qu'un cas suspect est découvert, l'exécution d'enquêtes immédiates et l'application de mesures d'endiguement. Les activités de surveillance se déroulent aux trois échelons central (ou national), intermédiaire (région ou Etat) et local. Il existe actuellement 2760 postes de notification dans tous les Etats et territoires, non compris la région de l'Amazone. On s'attend à ce que l'interruption complète de la transmission soit réalisée en 1972. Les trois principaux laboratoires de production de vaccin antivariolique du Brésil ont préparé environ 75 millions de doses de vaccin desséché en 1970. Pendant la phase d'attaque des premiers mois de 1970, qui s'était accompagnée d'une intensification des activités, il s'est produit une pénurie momentanée de vaccin, à laquelle ont permis de remédier des livraisons de l'OPS, de l'OMS et du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique, auxquels le Brésil est sincèrement reconnaissant de cette aide. Le Dr SÁENZ (Uruguay) indique que la variole n'est pas endémique en Uruguay. Avec l'aide de l'OPS et de l'OMS, il a été établi un plan de vaccination et de revaccination qui couvre plus de 74 % de la population et qui doit finalement s'élever à 80 %. L'actuelle situation sanitaire satisfaisante de l'Uruguay va bientôt être renforcée grâce à deux accords qui doivent être conclus avec les deux pays limitrophes, le Brésil et l'Argentine. L'Uruguay substitue actuellement au vaccin glycériné un vaccin lyophilisé fabriqué par l'Institut bactériologique, et il est reconnaissant à l'OMS de lui avoir procuré le matériel nécessaire. M. NGOUOTO (République populaire du Congo) a noté dans le rapport que le nombre de pays où sévit la variole ne cesse de diminuer. C'est un motif de satisfaction pour tous les pays et en particulier pour ceux qui ont souffert d'épidémies de variole. La République populaire du Congo n'a connu aucun cas de variole depuis près de dix ans, grâce à un programme rigoureux de vaccination poursuivi avec une aide bilatérale et le concours de l'Organisation de Coordination pour la Lutte contre les Endémies en Afrique centrale (OCEAC). En 1970, 622 309 personnes ont été vaccinées par les équipes itinérantes. Il serait regrettable que l'état de couverture vaccinale auquel de nombreux pays sont parvenus ne puisse être maintenu dans les années qui viennent par suite d'une cessation de l'aide bilatérale. Il est important que l'OMS étudie sérieusement la possibilité d'agir en tant qu'intermédiaire permanent entre les pays qui ont besoin d'une assistance et les pays qui peuvent en fournir une dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles particulièrement graves. En effet, il vaut mieux agir d'une manière constante que d'attendre des flambées épidémiques.

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Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) exprime sa satisfaction du succès de la campagne antivariolique et des progrès impressionnants réalisés en si peu de temps. La Sierra Leone est l'un des vingt pays de l'Afrique occidentale et centrale qui participent à un programme régional combiné d'éradication de la variole et de lutte antirougeoleuse, mené sous les auspices communs de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Le programme a commencé dans la Sierra Leone en 1968 et, en avril 1969, la transmission était complètement interrompue dans le pays. Le programme mené en Afrique occidentale et centrale doit son succès au respect de cette vérité fondamentale que la variole ignore les frontières politiques chacun des vingt pays en cause a consulté ses voisins, si bien que ce sont des efforts concertés qui ont été déployés contre le fléau dans les régions frontières. Le Dr Cummings espère que l'OMS prendra bonne note de l'intérêt qu'il y a à aborder les problèmes de lutte et d'éradication dans une perspective régionale et qu'elle priera le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique de poursuivre,sa précieuse intervention en étendant son programme à d'autres maladies transmissibles - la tuberculose par exemple - qui affligent encore les régions africaines. Il souligne que son gouvernement est très reconnaissant au Gouvernement des Etats -Unis de tout ce qu'il a fait, et il espère que, malgré certains bruits laissant supposer le contraire, ce gouvernement trouvera le moyen de poursuivre et de développer le programme en question. La délégation de la Sierra Leone est heureuse de savoir qu'on s'efforce d'éradiquer la variole dans les deux pays d'Afrique où la transmission persiste. Elle espère que ces efforts seront intensifiés et couronnés de succès le plus rapidement possible, compte tenu de l'objectif mondial du programme. Se référant ensuite au Relevé épidémiologique hebdomadaire du 7 mai 1971,1 dans lequel il est fait état de la découverte chez l'homme d'une maladie, évoquant la variole, qu'on croit avoir été transmise par un virus très proche de celui du monkeypox, le Dr Cummings demande si le Directeur général pourrait expliquer les répercussions de cette découverte pour l'avenir du programme d'éradication. :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) déclare que son pays a entrepris en 1962 un programme national d'éradication de la variole grâce auquel la morbidité variolique est tombée de 17,9 à 1,80 pour 100 000 de 1963 à 1970, tandis que la mortalité par variole reculait de 5,67 à 0,32 pour 100 000. Il y a toutefois des régions où la déclaration des cas et la surveillance ne sont pas aussi satisfaisantes que le souhaiterait le Gouvernement. Les autorités sanitaires compétentes ont eu à plusieurs reprises des échanges de vues à ce sujet avec l'OMS pour voir comment il serait possible d'améliorer la situation. Pour ce qui est de la production de vaccin antivariolique lyophilisé, la capacité actuelle de l'Inde est de 60 millions de doses par an, mais on espère arriver à 120 millions à la fin de la période couverte par le plan en cours. L'Inde a profondément apprécié l'aide et les avis qu'elle a reçus de l'OMS et du Gouvernement de l'URSS, qui lui ont procuré du vaccin à un moment où elle en avait le plus grand besoin. Une des leçons que l'Inde a tirées de son expérience des quelques dernières années est que c'est une erreur d'appliquer à la variole la même terminologie que celle qui est employée pour d'autres maladies transmissibles comme le paludisme. Quelques délégués ont parlé au sein de la Commission de "phase d'attaque ", de "phase de consolidation" et de "phase d'entretien "; or, dans un grand pays comme l'Inde, avec ses quelque 40 millions de naissances par an, ce qu'il faut c'est une "phase d'attaque" continue. A la lumière de cet enseignement, l'Inde a modifié sa stratégie et, au lieu de couvrir toute la population du pays, elle concentre son effort sur le groupe d'âge 1 -14 ans. La réalisation d'une couverture immunitaire de 90 à 95 % dans ce groupe d'âge permettra non seulement de combattre et d'éradiquer la variole, mais aussi de ne pas étaler des ressources limitées sur un territoire et une population aussi grands que ceux de l'Inde. Le Dr KIVITS (Belgique) constate que, d'après le rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole, il y a eu seulement environ 30 800 cas de variole dans le monde en 1970 et qu'on prévoit, sur la base des tendances actuelles de l'incidence, la déclaration de 25 000 cas environ en 1971. Le nombre des pays où des cas ont été déclarés n'a été que de treize en 1970 et l'on espère qu'il ne sera plus que de cinq en 1971. Les progrès réalisés depuis 1958, année où l'Assemblée de la Santé a parlé pour la première fois d'entreprendre la campagne, et surtout depuis 1967, année où le programme d'éradication a été lancé, sont assurément remarquables, et de chaleureuses félicitations sont dues aux services de l'OMS et aux administrations sanitaires nationales. Le Dr Kivits estime cependant nécessaire de mettre en garde l'Assemblée de la Santé contre un optimisme exagéré. Il n'est pas exclu qu'il existe de nombreux cas ignorés dans diverses régions du monde. Si l'on examine attentivement l'extrait du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 7 mai 1971, on constate qu'il s'exprime de façon plus réservée et plus prudente que le rapport du Directeur général. Il y appara1t notamment que dans un pays de l'Amérique du Sud on s'inquiète de ce qui peut se passer dans les zones situées à l'intérieur, où la surveillance est moins complète.

1 Relevé épidém. hebd., 1971, 46, 185.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

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Pour l'Afrique, on signale des cas d'une maladie encore un peu mystérieuse, à laquelle faisait allusion le délégué de la Sierra Leone, qui s'est produite chez des habitants non vaccinés de villages écartés situés dans des zones de forêt tropicale humide. Dans un autre pays d'Afrique, on signale que les activités de surveillance et de notification ne sont pas encore suffisamment développées pour qu'on puisse affirmer avec certitude que les zones écartées sont exemptes de la maladie. On attire aussi l'attention sur le fait qu'il faut que les pays d'Afrique exercent une grande vigilance pour dépister les cas importés et assurer par la vaccination un haut niveau d'immunité. Dans un pays d'Asie, on note que les déclarations sont toujours très tardives et incomplètes, De plus, le succès spectaculaire des campagnes comporte lui -même un danger, à savoir que, la menace immédiate étant écartée, les administrations sanitaires relâchent leur vigilance et cessent d'entretenir l'état d'immunité des populations par la répétition périodique des vaccinations et surtout par la vaccination des enfants nés depuis les campagnes de masse. Le délégué de la République populaire du Congo a attiré l'attention sur ce point. L'exemple des petites épidémies de variole qui sont survenues ces dernières années en Europe à la suite de cas importés doit faire songer à la menace qui pèse encore et qui pèsera encore longtemps sur des pays où les services de santé ne sont pas pleinement développés et où les contacts entre les habitants sont beaucoup plus étroits. L'OMS devrait donc attirer l'attention de tous les pays sur la nécessité d'entretenir l'immunité de la population et de vacciner les jeunes enfants, ainsi que l'a souligné le délégué de l'Inde. C'est là une des tâches des services de santé de base, mais, là où ces services ne sont pas suffisamment denses, il faudra maintenir sur pied des équipes spéciales de vaccination. Quant à la Belgique, elle continuera de fournir du vaccin lyophilisé; outre les 820 000 doses qu'elle a déjà livrées, elle mettra un million de doses à la disposition de l'OMS. M. MAGEREGERE (Burundi) déclare que la campagne de masse d'éradication de la variole au Burundi se déroule conformément aux accords signés par le Gouvernement du Burundi et l'OMS en novembre et décembre 1967. Un médecin de l'OMS est venu au Burundi pour diriger le projet, qui devait commencer au début de 1969. A l'origine, on avait prévu que le programme consisterait à vacciner tout d'abord la population des provinces frontières, mais malheureusement quelques flambées de variole survenues en 1969 et en 1970 ont bouleversé le programme. Il était en effet inconcevable de vacciner les populations de régions indemnes alors que la maladie sévissait dans d'autres régions. Néanmoins, une fois que les habitants des zones contaminées ont été vaccinés, il a été possible de procéder plus rapidement que prévu, de sorte qu'à l'heure présente les opérations sont presque terminées. On a pratiqué 415 055 vaccinations en 1969, 1 829 770 en 1970 et 505 214 pendant le premier il est très trimestre de 1971. Le taux des primovaccinations varie suivant les provinces et les âges élevé chez les enfants du premier âge - environ 90 % - et plus bas chez les adultes. Le taux de prise des primovaccinations est excellent partout. La couverture vaccinale se révèle dans l'ensemble satisfaisante, oscillant entre 85 et 95 %. On espère pouvoir terminer la phase d'attaque au début de juin au plus tard; ensuite, on passera à la phase d'entretien sous la responsabilité des services de santé :

locaux.

Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) estime, d'une part, que le rapport du Directeur général est excellent, et, d'autre part, que les résultats atteints grâce à la campagne d'éradication de la variole sont proprement stupéfiants. Des éloges particuliers sont dus aux vingt -neuf pays où la variole sévissait au début de la campagne et qui en étaient devenus exempts en 1970. Non moins important est le fait que les systèmes de surveillance continuent de fonctionner efficacement dans les pays en question, comme en témoigne la découverte dans trois pays - grâce aux méthodes de surveillance - de cas de monkeypox. L'éradication doit toutefois être intégralement réalisée, ce qui n'est pas encore le cas. Il est donc essentiel d'intensifier les efforts entrepris. Comme le souligne le rapport, deux pays d'Afrique continuent de représenter une menace pour le reste du continent, d'où la variole a été éradiquée. Le Dr Sencer est heureux de noter que le Directeur général est pleinement conscient du problème. Dans la lutte contre les maladies infectieuses, il est nécessaire d'agir avec souplesse pour adapter son action à l'évolution des circonstances et pour affecter les ressources disponibles à la couverture des besoins les plus pressants. A mesure que l'OMS s'approche de l'objectif de l'éradication, une telle souplesse et plus nécessaire que jamais, et la délégation des Etats -Unis d'Amérique espère que le Directeur général trouvera le moyen de redistribuer constamment les ressources en vue de cet objectif. Toute organisation a besoin de remporter des succès, et l'éradication de la variole pourrait être une des plus grandes victoires de l'histoire de la médecine.

Le Dr TERREFE (Ethiopie) trouve qu'il est encourageant de constater les progrès remarquables qui ont été réalisés depuis le lancement de la campagne d'éradication de la variole en 1967. En Ethiopie, le programme d'éradication a commencé en janvier 1971, et il résulte clairement du rapport du Directeur général que plus de 50 % de tous les cas déclarés au cours du premier trimestre de l'année se situaient en Ethiopie. Le programme relève du Ministère de la Santé publique, qui bénéficie d'une aide technique de la part de l'OMS; il utilise les services de fonctionnaires sanitaires, de techniciens de l'assainissement et d'infirmiers du Ministère, ainsi que de volontaires du Peace Corps des Etats -Unis d'Amérique. Chaque fois qu'un nouveau cas est signalé, une enquête est entreprise par

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une équipe de surveillance. Ailleurs, la surveillance ést intensifiée à mesure que l'on découvre de nouveaux cas, soit indigènes, soit importés d'une autre région. Des vaccinations ont été faites par les équipes de surveillance pour endiguer les poussées épidémiques de variole. Tous les sujets contacts sont vaccinés et les chefs locaux et les autorités locales ont reçu pour instruction de notifier sans retard tous autres cas suspects qui viendraient à être découverts dans la région. Aussi le nombre étonnant de cas déclarés qu'indique pour l'Ethiopie le tableau de la page 192 du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 7 mai 1971 reflète -t -il non pas une soudaine recrudescence de la variole, mais une surveillance intensive qui comprend des enquêtes porte -à -porte approfondies et l'identification de tous les maillons de la chaîne de transmission. Le Dr BARRY (Guinée) rappelle que la décision de déclencher une campagne mondiale d'éradication de la variole en 1967 a été prise environ dix ans après le dernier pic de recrudescence de la maladie. Comme beaucoup d'autres pays, la Guinée a été très éprouvée par la variole. Une campagne de vaccination combinée contre la variole et la rougeole a été lancée en 1967 sur une population totale de 3 500 000 habitants, environ 2 068 000 ont été vaccinés en 1968, environ 1 394 000 en 1969 et environ 1 458 000 en 1970. On n'a pas enregistré d'accident. Le succès des opérations de masse est éloquemment démontré par la chute rapide du nombre de malades dépistés 1525 cas en 1967 et pas un seul depuis : :

1969.

La Guinée dispose en permanence, dans chacune de ses régions médicales, d'une équipe de lutte contre les grandes endémies qui est prête à intervenir sur tous les points du secteur et qui est chargée de la vaccination de tous les nourrissons et de la population flottante. Le projet d'éradication doit prendre fin le 30 juin 1971, mais toutes les dispositions nécessaires seront prises pour assurer la poursuite de programmes de surveillance épidémiologique et de planification des activités pour les années à venir. Le nombre de vaccinations prévues atteint près de 2 000 000 en 1971, plus de 2 000 000 en 1972 et près de 1 400 000 en 1973. Un réseau de services de santé couvrant la totalité du territoire, une éducation sanitaire populaire au service d'un dépistage efficace, une surveillance épidémiologique attentive et des mesures d'hygiène du milieu devraient garantir une protection suffisante, y compris contre le monkeypox qui peut être transmis par les singes peuplant la grande zone forestière limitrophe de la Sierra Leone, du Libéria et de la Côte d'Ivoire. Grâce à l'aide fournie par l'OMS et le FISE pour améliorer l'Institut de Kindia, la Guinée est en mesure de produire annuellement 10 millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé. M. SHAH (Népal) indique que le Népal a commencé son programme d'éradication de la variole en 1966/1967 et espère le terminer en 1978. Il procède lentement, en s'attaquant pour commencer aux zones d'endémie. M. Shah reconnaît que, comme l'indique le Directeur général dans son rapport, le système de notification et de surveillance censé couvrir l'ensemble du pays n'est pas satisfaisant. Cela est dû en grande partie aux difficultés de communication dans un pays essentiellement constitué de régions montagneuses et de vallées profondes. Aussi, le Gouvernement du Népal négocie -t -il avec divers organismes l'utilisation d'un hélicoptère afin d'accélérer les opérations. Le Népal est très reconnaissant à l'OMS de l'aide qu'elle lui a apportée; M. Shah rappelle d'autre part que le Japon a fourni au Népal un lot de vaccins il y a environ deux ans. Le Professeur SULIANTI (Indonésie) félicite le Directeur général de son rapport et des résultats atteints. Le tableau qui figure à la page 188 du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 7 mai 1971 montre l'incidence de la variole en Asie. A la suite d'une vaste enquête menée en Indonésie en 1968, il est apparu que le chiffre de 13 478 cas donné dans la colonne 1967 pour l'Indonésie devrait être probablement multiplié par dix. Compte tenu de ce fait, la diminution de l'incidence de la variole au cours des trois dernières années a en fait été beaucoup plus forte que ne l'indique le rapport du Directeur général. Le programme a essentiellement consisté à élever le niveau immunitaire de la population par des vaccinations systématiques, des vaccinations de masse et la campagne dite "de récupération ", spécifiquement orientée vers les individus n'ayant jamais été vaccinés. Ces efforts ont abouti à une réduction de la morbidité variolique. L'Indonésie a néanmoins constaté que ce n'est pas à ces activités qu'est due l'interruption complète de la transmission, mais bien à l'introduction de mesures rigoureuses de surveillance et d'endiguement. Ainsi, les cas observés dans l'île de Sulawesi et la province occidentale de Java, dont il est fait état dans le tableau qui figure à la page 192 du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 7 mai 1971, se sont produits dans des secteurs où la population jouissait d'un niveau immunitaire élevé. Si, dans un programme de lutte contre une maladie donnée, la diminution de l'incidence de cette maladie peut être considérée comme un succès, le but d'un programme d'éradication est d'aboutir à une incidence nulle. Comme l'a dit le Dr Mahler, la découverte des quelques cas qui subsistent est souvent aussi difficile et même plus difficile que la réduction de l'incidence de la maladie au début d'un programme d'éradication. A ce propos, le Professeur Sulianti souligne l'importance de la résolution EB45.R20, par laquelle le Conseil exécutif a invité tous les pays "à se fixer comme objectif .., des enquêtes

COMMISSION A

:

DOUZIEME SEANCE

405

et mesures d'endiguement immédiates concernant tous les cas et poussées de variole notifiés ". Il convient d'ajouter que les pays ne devraient pas trop compter sur les campagnes de vaccination courantes.

Le Dr TATOCENKO (Union des République socialistes soviétiques) déclare que sa délégation a constaté avec satisfaction, à la lecture du rapport du Directeur général, que l'incidence de la variole dans le monde avait considérablement diminué. La délégation de l'URSS attache une grande importance au programme d'éradication de la variole; si ce programme est couronné de succès, outre les bienfaits qui résulteront de l'élimination de la variole, il aura servi à apporter la preuve qu'il est possible d'extirper une maladie de la surface de la planète. La délégation de l'URSS a été heureuse d'apprendre que, si les montants qu'il est prévu d'affecter à l'éradication de la variole pour 1972 et 1973 ont été réduits, c'est en partie en raison des résultats favorables qui ont été obtenus. Elle estime néanmoins que l'OMS se propose peut -être un peu trop tôt de réduire ses activités dans ce domaine. Les déclarations faites par les membres de la Commission ont montré que la phase d'attaque du programme, pendant laquelle il est procédé aux vaccinations de masse, ne suffit pas à elle seule à garantir l'éradication de la variole il faut pourvoir à la vaccination systématique de tous les nouveau -nés et à la mise en place d'un système de surveillance épidémiologique. L'aptitude des services épidémiologiques d'un pays à s'acquitter de leurs responsabilités peut se mesurer d'après le degré d'efficacité de la surveillance épidémiologique de la variole. Les pays qui ont considérablement progressé dans la voie de l'éradication ou qui se sont libérés de la variole devraient vouer un soin particulier au renforcement de leur surveillance épidémiologique. Il ressort du rapport que des foyers d'endémie variolique subsistent dans les Régions de la Méditerranée orientale et de l'Asie du Sud -Est. Le Dr Tatocenko est certain que le Directeur général et les directeurs régionaux continueront d'accorder une attention spéciale aux programmes entrepris dans les pays intéressés. La délégation de l'URSS est convaincue que le Directeur général pourra annoncer de nouveaux succès à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. L'intéressante discussion à laquelle les membres de la Commission ont procédé avec beaucoup de réalisme a prouvé combien il était utile de maintenir la question à l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé jusqu'à ce que ce programme ait été totalement couronné de succès. :

Le Professeur YANAGISAWA (Japon) déclare qu'il a étudié le rapport du Directeur général avec un vif intérêt et qu'il a grandement apprécié les efforts déployés et les résultats acquis à la faveur des activités menées par l'OMS et les pays qui collaborent à l'entreprise. Le rapport apporte la preuve que, sur le plan épidémiologique, les programmes OMS d'éradication de la variole sont valables. Toutefois, la délégation du Japon estime qu'il y a lieu de renforcer les activités de vaccination antivariolique par les activités courantes des services de santé de base dans les pays pour maintenir l'immunité, étant donné que le développement et l'accélération des déplacements entre pays augmentent les risques d'importation de la variole à partir de zones infectées. Il convient d'ailleurs de peser les avantages attendus de la vaccination par rapport aux réactions secondaires - encéphalite postvaccinale notamment qui peuvent en découler. La délégation du Japon espère que l'OMS encouragera et soutiendra des études destinées à améliorer la sécurité des vaccins et des méthodes de vaccination. Ces problèmes perdraient évidemment de leur acuité si l'éradication de la variole venait à être réalisée dans un proche avenir; aussi le Professeur Yanagisawa espère -t -il que le programme d'éradication de la variole de l'OMS sera intensifié davantage encore avec la coopération des Etats Membres de l'Organisation. Le Dr ECHEZURIA (Venezuela) déclare que l'excellent rapport du Directeur général montre combien satisfaisants ont été les résultats obtenus dans la campagne mondiale d'éradication de la variole, surtout depuis 1966. Au Venezuela, il n'y a pas eu de cas indigène de variole depuis plus de seize ans. Les onze derniers cas signalés en 1959 s'étaient produits parmi des nomades à la frontière du Brésil. L'éradication de la maladie a été rendue possible par la vaccination systématique de 80 % de la population tous les cinq ans. En d'autres termes, on a mené à trois reprises des opérations de primovaccination et de revaccination générale qui ont touché 80 % de la population urbaine et de la population rurale, soit environ 10 millions d'individus. Les efforts se concentrent actuellement sur la primovaccination des enfants de moins de cinq ans et sur la revaccination des enfants d'âge scolaire. La surveillance épidémiologique est assurée par la visite d'un épidémiologiste auprès des cas notifiés, suivie d'examens de confirmation en laboratoire. Le Dr LEKIE (République démocratique du Congo) dit que, jusqu'en 1970, son pays avait été un de ceux qui étaient le plus frappés par la maladie, situation qui n'a cessé d'inquiéter le Gouvernement; celui -ci, conscient du danger que la République démocratique du Congo risquait de constituer pour ses voisins et même pour des nations plus éloignées, a institué avec l'aide de l'OMS une vigoureuse campagne d'éradication de la variole à laquelle ont été affectés, sur le budget national, des montants importants qui sont passés de US $50 000 au début du programme à US $684 000 en 1971,

406

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Bien que la phase d'attaque ne doive prendre fin que dans quatre mois, le nombre annuel des cas de variole est déjà tombé de près de 4000 en 1968 à 724 en 1970, et la morbidité au cours des quatre premiers mois de 1971 doit atteindre au maximum une cinquantaine de cas. Il est certain que le total des cas notifiés en 1971 ne dépassera guère 200, malgré l'amélioration considérable du système de déclaration. Cela est dû au fait que le Gouvernement met systématiquement en place un dispositif d'entretien comprenant une surveillance minutieuse de la maladie dans chaque province dès le passage des équipes d'attaque. En ce qui concerne la prévalence de la variole dans la République démocratique du Congo, le système actuel de déclaration pècherait plutôt par excès, en ce sens que des affections éruptives sont parfois diagnostiquées comme variole par des non -médecins alors que les services de santé s'aperçoivent ensuite qu'elles n'avaient rien de commun avec la variole; les analyses de laboratoire effectuées par l'infirmière de l'OMS pour les services de santé du pays confirment cette opinion. Au cours de la phase d'attaque du programme, le virus variolique a été isolé dans quatorze prélèvements sur les vingt -deux qui ont été faits. A mesure que s'approchait la fin de la phase d'attaque, quarante prélèvements examinés dans les mêmes conditions se sont révélés négatifs; pour quelques -uns de ces cas, le laboratoire a diagnostiqué la varicelle mais jamais la variole. 5.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission.

Décision

:

Le rapport est adopté (voir page 584). La séance est levée à 12 h.25.

TREIZIEME SEANCE Mardi 18 mai 1971, 15 h.20 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (KoweTt)

1.

ERADICATION DE LA VARIOLE (suite)

Ordre du jour, 2.7

Le Dr HACHICHA (Tunisie) félicite l'OMS d'avoir renforcé son programme d'éradication de la variole et exprime ses remerciements pour les dons de vaccin lyophilisé dont son pays a bénéficié en 1970. L'amélioration très nette de la situation permet d'espérer que le programme d'éradication sera couronné de succès et que l'incidence de la maladie continuera de diminuer. La Tunisie est restée indemne de variole depuis plusieurs dizaines d'années, à la suite de campagnes systématiques de vaccination exécutées par des équipes mobiles d'infirmières. Aucun effet secondaire n'a été observé avec l'emploi du vaccin lyophilisé. La délégation de la Tunisie se joint aux délégations de la Belgique et de l'URSS pour souligner qu'il convient de développer les activités de surveillance afin de maintenir la population en état d'immunité permanente. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que, si la campagne d'éradication confirme les espoirs qu'elle suscite depuis deux ou trois ans, certains gouvernements pourraient être appelés à prendre une décision dès 1973 ou 1974 quant à l'opportunité de poursuivre la vaccination des enfants. Cette vaccination n'est pas sans provoquer parfois des effets secondaires. Chaque année, en Grande -Bretagne, on enregistre cinq ou six cas d'encéphalomyélite postvaccinale, une douzaine de cas, ou même davantage, de vaccine généralisée, et probablement deux ou trois décès. Des accidents de cette nature incitent toujours les pays à abréger leur programme de vaccination s'il n'y a pas de risque immédiat et réel de maladie. Il appartient à l'OMS d'indiquer clairement à quel moment la vaccination pourra être interrompue; Sir George estime qu'un comité d'experts devrait se prononcer nettement sur ce sujet d'ici deux ou trois ans. A propos du très grand succès rencontré par le programme d'éradication de la variole, Sir George voudrait aussi rappeler que de nombreux délégués pensaient que cette campagne avait été lancée trop hâtivement. Il est clair aujourd'hui que cette crainte était injustifiée.

Le Dr JOYCE (Irlande) déclare qu'il n'y a pas eu un seul cas de variole dans son pays depuis plus de cinquante ans et que l'hôpital spécial réservé aux varioleux est demeuré inoccupé. L'année dernière, cet hôpital a été affecté á une autre utilisation et l'on a envisagé de le remplacer par un bâtiment provisoire. Après avoir pris connaissance du rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole, le Dr Joyce a l'intention de conseiller à son gouvernement de renoncer à cette idée et d'employer les fonds disponibles à d'autres activités plus utiles. Le Professeur KAMAL (République Arabe Unie) indique que, malgré la vaccination obligatoire des jeunes enfants à l'âge de trois mois, des épidémies de variole n'ont pas cessé de frapper son pays jusqu'en 1945; ainsi, l'épidémie de 1943, 1944 et du début de 1945 avait atteint quelque 17 000 personnes. En 1946, le système de vaccination a été modifié. Les districts ont été divisés en quatre secteurs et des équipes spéciales ont procédé chaque année à la vaccination d'un quart de la population. De 1946 à ce jour, aucun cas indigène de variole n'a été notifié, sauf en 1957 où six cas se sont déclarés parmi les contacts d'un étudiant venu d'un pays voisin situé à l'est. Il n'y a pas eu d'autres cas, et cette poussée épidémique ne s'est pas propagée à d'autres secteurs du territoire national. En 1959, on a enregistré quarante cas importés parmi des pèlerins originaires d'Afrique occidentale qui se rendaient à La Mecque par voie de terre; cette fois non plus, la maladie ne s'est pas propagée dans la population. L'année passée, on a fait une enquête assez sommaire sur la situation; on a choisi pour cela des villages où des vaccinations avaient été faites de un à quatre ans auparavant, et l'immunité de la population a été calculée d'après le pourcentage des prises à la revaccination. Les réactions positives étaient de l'ordre de 10 à 15 % dans les villages vaccinés deux ans auparavant, et de 20 à 22 % dans ceux où cette opération avait été effectuée trois ans auparavant. Ce pourcentage dépassait 80 dans les villages où les vaccinations remontaient déjà à quatre ans, ce qui montre bien que l'immunité diminue rapidement à partir de la troisième année qui suit la vaccination. Le Dr SILVA (Nigéria) se déclare très satisfaite de la diminution de l'incidence de la variole au cours des deux dernières années, notamment en Afrique. Le fait qu'aucun cas n'a été signalé en Afrique centrale et occidentale depuis mai 1970 est dB à la conjugaison des efforts d'organismes nationaux et internationaux, notamment de l'OMS. Le programme initial mis à exécution en Afrique occidentale touche bientôt à sa fin mais, si l'on veut maintenir la faible incidence actuelle de la variole, il est - 407 -

408

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLER MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

indispensable de poursuivre dans tous les pays de l'Afrique occidentale et centrale les opérations de surveillance et de vaccination systématique. A l'origine, le programme devait prendre fin en juin 1971, mais il a été prolongé jusqu'au mois de décembre de la même année en raison de circonstances imprévisibles. Une équipe venue des Etats -Unis d'Amérique s'est rendue au Nigéria il y a quelques semaines pour procéder à une évaluation de la situation et elle a décidé que la phase terminale du programme devrait être prolongée de deux ans au -delà de la date initialement prévue. Les objectifs des programmes d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole ne pourront être atteints que si l'aide accordée par le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique n'est retirée que progressivement. Une interruption trop rapide de cette assistance créerait des difficultés insurmontables, notamment en raison de la présence de foyers d'endémicité en Afrique orientale. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, exprime les remerciements de l'OMS aux nombreux délégués qui ont bien voulu lui accorder leur appui moral et matériel. Il estime que la prudence est de mise lorsqu'on envisage l'orientation à donner au programme, et c'est pourquoi l'Organisation a progressivement modifié sa stratégie au cours des quatre dernières années. Le comité d'experts que le Directeur général doit réunir en 1971 étudiera précisément les nouvelles modalités d'action. Il examinera notamment le problème de l'interruption des vaccinations, qui a été soulevé par le délégué du Royaume -Uni.

Le Dr HENDERSON (service de l'Eradication de la variole), répondant à la question posée par le délégué de la Belgique, indique que lorsqu'on a lancé le programme, on estimait que la proportion des cas de variole notifiés dans les zones d'endémicité était inférieure à 5 %. Les nouvelles enquêtes effectuées récemment ont montré qu'à l'heure actuelle plus de 30 % des cas sont déclarés. Dans les grands secteurs qui sont restés indemnes de variole depuis plus d'un an et dans lesquels un système de surveillance assez efficace a pu être mis en place, on peut raisonnablement penser qu'il n'y a effectivement pas eu de cas, puisque la variole se transmet d'un individu à l'autre et que la chaîne de transmission ne doit pas être interrompue. C'est du reste pourquoi le programme d'éradication a été axé sur la nécessité d'interrompre cette chaîne de transmission. Les observations faites depuis quatre ans en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud ont montré que ce résultat pouvait être obtenu en deux ans, ou même moins, lorsque les pays procédaient aux investigations nécessaires en cas de flambée épidémique et appliquaient des mesures de surveillance efficaces. Le programme de vaccination a aussi pour objet de faciliter l'interruption de la transmission. S'il existe des cas notoires où la transmission s'est maintenue en dépit de mesures qui avaient atteint 92 % de la population, on connaît en revanche d'autres situations où l'interruption de la transmission a été obtenue alors que 30 % seulement des habitants avaient été vaccinés. A propos des observations du délégué de l'Inde, le Dr Henderson fait état des difficultés qui ont été rencontrées du fait qu'une grande partie de la terminologie du programme actuel avait été reprise des précédents programmes. L'OMS a ainsi été amenée à définir la phase d'attaque comme la phase durant laquelle un pays exécute un certain nombre d'activités qui doivent se poursuivre jusqu'à la disparition complète de la maladie. La phase suivante est la phase d'entretien. Revenant sur la remarque du délégué de la Sierra Leone concernant le monkeypox, le Dr Henderson précise que le rapport du Directeur général mentionne six cas de cette maladie qui sont survenus en Afrique occidentale et centrale. Un cas supplémentaire a été notifié depuis la préparation du rapport. Tous ces cas étaient localisés dans des villages isolés de la forêt tropicale humide où les habitants consomment fréquemment la chair du singe. On a pu isoler chez les malades un virus qui est semblable à celui de la variole, mais qui s'en distingue néanmoins. Bien que, ces quatre dernières années, quatre prélèvements aient été opérés sur des varioleux dans la région, on n'a pas isolé d'autres spécimens de virus de monkeypox. Aucun des sept cas susmentionnés n'a transmis l'infection à d'autres sujets humains. Ainsi, malgré la présence de nombreux sujets sensibles dans toutes les régions considérées, il ne s'est pas produit de transmission d'homme à homme. Le virus de monkeypox a été découvert en 1968 et, depuis cette date, on a pu observer une dizaine de poussées épidémiques parmi des colonies de singes; aucun cas humain n'a été décelé parallèlement. Cette maladie a surtout sévi chez les singes de Malaisie, pays où aucune épidémie de variole ne s'est produite depuis plus de dix ans. Toutes les régions où l'on a décelé la présence de virus du monkeypox étaient déjà libérées de la variole et le sont restées. Ces diverses constatations donnent à penser que le monkeypox ne pose qu'un problème mineur. Les recherches à son sujet se poursuivent néanmoins et il importe de rester en alerte afin de déceler sur place les cas éventuels et de vérifier s'il n'existe pas de risques de propagation de la maladie. A propos des observations du délégué du Mexique concernant l'orientation future du programme, le Dr Henderson indique que l'OMS évite de faire des prévisions à trop long terme afin de ne pas perdre de vue les objectifs immédiats. Il n'ignore pas que dans certains pays le programme de surveillance de la variole a servi de base à des programmes plus vastes englobant plusieurs maladies transmissibles. Dans quelques pays libérés de la variole, le personnel initialement affecté au programme de vaccination antivariolique opère maintenant d'autres vaccinations.

COMMISSION A

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TREIZIEME SEANCE

409

Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'éradication de la variole; Notant que l'effort d'éradication marque d'importants progrès dans l'ensemble du monde, au point qu'actuellement la variole à l'état endémique n'existe que dans moins de dix pays; Persuadée qu'un effort renouvelé et intensifié est maintenant nécessaire pour atteindre dans un délai aussi bref que possible l'objectif de l'éradication mondiale; et Notant le rôle décisif qu'ont joué dans l'interruption de la transmission de la variole l'amélioration des déclarations et les mesures de surveillance et d'endiguement, PRIE tous les pays de veiller en priorité à perfectionner encore la déclaration des cas et à 1. organiser les mesures immédiates d'enquête et d'endiguement efficace en cas de toute poussée épidémique de variole; et INVITE instamment les gouvernements des Etats Membres à fournir aux pays où l'endémicité 2. subsiste encore l'aide supplémentaire dont ils ont besoin pour intensifier leurs programmes en Cours.

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation appuie le projet de résolution mais souhaiterait y ajouter un paragraphe invitant le Directeur général à faire rapport à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur le déroulement du programme d'éradication de la variole. Décision 2. :

Le projet de résolution, ainsi amendé par le délégué de l'URSS, est approuvé.

1

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972 (suite de la deuxième séance, section 1)

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3

Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

Participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS (suite) Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA22.27; Ayant reconsidéré l'utilité de demander aux gouvernements, pour inclusion dans le projet annuel de programme et de budget, des renseignements estimatifs sur leur participation financière à l'exécution des projets soutenus par l'OMS dans leurs pays et territoires, et tenant compte des observations présentées à ce sujet par le Conseil exécutif à sa quarante -septième session; et Reconnaissant que de nombreux gouvernements sont dans l'impossibilité de fournir ces renseignements, DECIDE de mettre un terme au rassemblement et à la présentation dans le document budgétaire de renseignements sur la participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus par l'OMS.

Décision 3.

:

Le projet de résolution est approuve.2 Ordre du jour, 2.8

ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite de la sixième séance, section 1)

Le PRESIDENT rappelle qu'un groupe de travail restreint a de résolution sur ce point de l'ordre du jour. Le projet qui a eu lieu au sein de la Commission. Cette dernière est également amendements proposés par les délégations de l'Australie et de

aidé le Rapporteur à préparer un projet été établi reflète le long débat qui a saisie d'un document où figurent les la Suède.

Le Dr STREET (Jamaique), Président du groupe de travail, signale que le groupe restreint, comprenant quatre des dix -sept délégués dont se composait le groupe initialement constitué, a établi un projet de résolution sur la base des cinq projets initiaux et l'a soumis ensuite au groupe de travail. Le Dr Street précise que des opinions divergentes se sont exprimées au sein du groupe de travail à propos du sixième alinéa du préambule et du paragraphe 3 d) du dispositif. Le groupe ayant

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.45. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.46. 2

1

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

estimé que ces divergences devaient être signalées à la Commission, les passages en cause ont été mis entre crochets dans le texte du projet de résolution. Ce texte est libellé comme suit :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA23.60 qui priait le Directeur général d'élaborer et de soumettre à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé un programme à long terme d'hygiène du milieu; Considérant les discussions qui ont eu lieu sur ce sujet à la quarante- septième session du Conseil exécutif et la résolution EB47.R30 qui en est résultée; Ayant examiné le rapportl du Directeur général préparé en application des résolutions WHA23.60 et EB47.R30; Soulignant que l'OMS a vocation pour se préoccuper des effets adverses de l'environnement sur la santé humaine et qu'elle assume des responsabilités dans ce domaine, qui devrait occuper une place de première importance lors de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui se tiendra à Stockholm en juin 1972; Préoccupée du fait que des centaines de millions de personnes perdent la vie ou la santé à cause de maladies, pourtant évitables, que provoque le milieu dans lequel elles vivent; Soulignant la nécessité pour l'Organisation mondiale de la Santé de conserver et de renforcer le rôle directeur que lui assigne sa Constitution en matière de protection de la santé humaine contre les facteurs nocifs C présents et futurs,- de l'environnement; Notant que l'une des grandes difficultés auxquelles se heurtent de nombreux Etats Membres dans leurs efforts pour combattre la pollution de l'environnement réside dans l'absence de critères et de guides qualitatifs et quantitatifs ayant fait l'objet d'un accord international, qui puissent être incorporés dans des codes de bonne pratique pour la préservation de la qualité de l'environnement et dont il faudrait tenir compte dans la prise des mesures visant à protéger la santé des populations; Reconnaissant que ces critères, guides et codes de bonne pratique doivent présenter assez de souplesse d'adaptation aux conditions locales et doivent pouvoir faire l'objet de révisions et de modifications à mesure que les données scientifiques seront disponibles; Persuadée néanmoins qu'une certaine harmonisation s'impose pour éviter les discordances pouvant résulter de décisions, portant sur des situations semblables, qui accorderaient trop de poids aux facteurs économiques à court terme et trop peu aux considérations de santé; Persuadée en outre que des experts pourraient se mettre d'accord sur des codes de bonne pratique qui comprendraient certains critères et guides établis à titre provisoire, 1. REMERCIE le Directeur général, APPROUVE la teneur du rapport et souscrit aux propositions présentées pour un programme à long terme de l'OMS sur l'environnement de l'homme, l'accent étant mis particulièrement sur les besoins suivants améliorer les conditions fondamentales d'hygiène du milieu et d'assainissement dans tous a) les pays, et notamment dans les pays en voie de développement, spécialement en ce qui concerne l'approvisionnement en eau potable en quantité suffisante et le traitement hygiénique des déchets; b) établir et promouvoir des accords internationaux sur les critères, guides et codes de bonne pratique applicables aux facteurs d'environnement reconnus nuisibles à la santé, en particulier dans les cas d'exposition professionnelle et en ce qui concerne l'eau, les denrées alimentaires, l'air et les déchets, et recueillir des données complémentaires sur les niveaux et tendances correspondants; c) stimuler le développement et la coordination de la surveillance sanitaire épidémiologique par diverses méthodes parmi lesquelles figureraient des systèmes de détection du milieu, en coordination avec d'autres activités nationales et internationales, de manière à fournir des données de base sur les effets nocifs - réels ou présumés - que l'environnement peut avoir sur la santé de l'homme; développer la connaissance des effets des facteurs d'environnement sur la santé de d) l'homme en centralisant et en diffusant des renseignements, en encourageant, en soutenant et en coordonnant les recherches et en aidant à former du personnel; RECOMMANDE aux Etats Membres d'accorder une importance primordiale aux considérations rela2. tives à la santé lorsqu'ils prépareront leurs contributions à la conférence des Nations Unies sur le milieu humain qui doit se tenir à Stockholm en 1972; 3. PRIE le Directeur général de réaliser ce programme aussi complètement que possible dans le cadre du budget ordia) naire de l'Organisation; b) de soumettre à la conférence sur le milieu humain qui doit se tenir à Stockholm en 1972 le programme que l'OMS est capable de réaliser dans le domaine de l'environnement, en s'inspirant de l'annexe 9 du rapport du Directeur général2 de manière que les fonds qui seraient : :

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13. 2

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 13, appendice

8,

p. 119.

COMMISSION A

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TREIZIEME SEANCE

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rendus disponibles à la conférence et seraient attribués à l'OMS permettent à l'Organisation d'effectuer les travaux nécessaires; de faire rapport à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt c) Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis et sur toutes incidences financières supplémentaires; de lancer un appel pour obtenir des gouvernements et d'autres sources des contributions ZÉà) volontaires en vue d'accélérer le rythme des efforts et de développer les activités, qui sont actuellement limitées par l'insuffisance des fonds, notamment en ce qui concerne l'établissement des critères et guides relatifs à la qualité de l'air et de l'eau. 7 Les délégations de l'Australie et de la Suède ont proposé des amendements au projet de résolution. Le premier concerne la première phrase du paragraphe 1 du dispositif, qu'elles souhaitent voir modifier comme suit :

REMERCIE le Directeur général du rapport et des propositions présentées pour un programme à 1. long terme de l'OMS sur l'environnement de l'homme, l'accent étant mis particulièrement sur les besoins suivants ... :

Elles suggèrent d'autre part de modifier le paragraphe 3 a) du dispositif comme suit a)

:

de poursuivre le programme existant dans la limite du niveau budgétaire fixé pour 1972, éventuellement complété par les contributions bénévoles qui pourraient être reçues. et le paragraphe 3 c) du dispositif comme suit c) :

de continuer à étudier le rôle de l'OMS en matière d'hygiène du milieu et de faire rapport à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis et sur les conséquences financières de tous nouveaux développements proposés. Le DIRECTEUR GENERAL propose d'apporter une légère modification de forme au texte du projet de résolution. Le Secrétariat de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain a attiré son attention sur le paragraphe 3 b) dont l'une des phrases est ainsi rédigée "... les fonds qui seraient rendus disponibles à la conférence ". Il propose que cette phrase soit modifiée comme suit les fonds qui seraient rendus disponibles par suite de la conférence ". : :

Le Professeur HALTER (Belgique) souligne que le projet de résolution est le résultat d'un compromis. Les délégations des Pays -Bas, de la Belgique et d'autres pays auraient préféré des propositions plus précises. C'est à la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé que le problème a été soulevé pour la première fois. La Vingt -Troisième Assemblée de la Santé a prié le Directeur général de préparer un rapport qui a été soumis au Conseil exécutif en janvier 1971. Si les délégations sont satisfaites des efforts du Directeur général, reconnaissent l'importance du rôle de l'Organisation et de la contribution qu'elle pourrait apporter à la conférence de Stockholm en 1972 et estiment, enfin, qu'il convient d'accélérer le rythme des travaux de l'OMS dans ce domaine et d'établir des normes internationales pour éviter les discriminations défavorisant en particulier les pays en voie de développement, elles devraient voter pour le projet de résolution non modifié. Pour le Dr BOXALL (Australie), tout le monde reconnaît l'importance de l'environnement de l'homme et l'Assemblée voudra sans doute adopter une résolution adaptée à l'importance du sujet. Les amendements proposés par les délégations de la Suède et de l'Australie sont uniquement destinés à clarifier certains points. Ces délégations désirent en effet que soit supprimé le mot "souscrit" dans le paragraphe 1 du dispositif afin d'éviter toute confusion possible sur le sens de ce terme. Le paragraphe 3 a) du dispositif serait modifié pour définir avec précision ce qui se passerait en ce qui concerne le budget de 1972. La Commission a déjà décidé d'affecter un budget de près de US $6 000 000 au programme d'hygiène du milieu et l'amendement permettrait de préciser que ce montant ne sera pas augmenté par imputation sur le budget ordinaire. Le paragraphe 3 c) du dispositif a été complété afin qu'il y soit fait référence aux développements nouveaux qui seraient proposés. Les auteurs de ces amendements espèrent que leurs propositions seront acceptées et considérées comme une formulation plus précise des voeux de l'Assemblée. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) dit que sa délégation soutiendra le projet de résolution préparé par le groupe de travail, mais il préférerait que le cinquième alinéa du préambule et notamment le membre de phrase "maladies, pourtant évitables, que provoque le milieu" soit formulé de façon plus précise. En effet., ce n'est pas le milieu qui est à blâmer, mais la détérioriation de celui -ci. Par ailleurs, les auteurs du projet de résolution demandent beaucoup au Directeur général et peu de chose aux Etats Membres. Le paragraphe 2 du dispositif devrait donc être modifié afin que soit également souligné le rôle qui revient aux Etats Membres dans les tâches mentionnées aux paragraphes 1 b), 1 c) et 1 d) du dispositif.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Il déclare ne pas avoir d'opinion au sujet des amendements aux paragraphes 1 et 3 a) du dispositif proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède, mais il appuie l'amendement qui concerne le paragraphe 3 c) du dispositif. Le Dr KUMARAPATHY (Singapour) approuve pour l'essentiel le projet de résolution préparé par le groupe de travail. Toutefois, les principes fondamentaux qui devraient être à la base de tout programme d'amélioration de l'environnement en sont absents. L'objectif ultime des activités humaines est d'offrir une vie meilleure à l'humanité. La plupart des participants à la conférence de Stockholm n'auront pas de qualifications dans le domaine de la médecine, et l'OMS est donc appelée à apporter une contribution irremplaçable. Il aimerait que le préambule du projet de résolution indique plus clairement que l'objectif fondamental de toutes les activités visant à améliorer l'environnement est de relever le niveau de santé de l'humanité. Le Dr ALAN (Turquie) partage le point de vue du délégué de la Roumanie en ce qui concerne la mentian relative au milieu humain dans le cinquième alinéa du préambule, et celui du Directeur général en ce qui concerne le paragraphe 3 b) du dispositif. Il n'a aucune préférence pour les termes entre crochets du sixième alinéa du préambule, mais il souhaiterait que l'on conserve le paragraphe 3 d) du dispositif. Etant donné l'importance que la délégation de la Turquie attache aux considérations budgétaires, elle serait favorable aux-amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède. Le Dr EVANG (Norvège) est conscient de l'importance de la question, mais il estime qu'on lui a déjà consacré suffisamment de temps. Il votera en faveur du projet de résolution préparé par le groupe de travail, après incorporation de la modification suggérée par le Directeur général et des mots entre crochets. En ce qui concerne les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède, il ne voit pas pourquoi on a jugé opportun de soulever ces questions au stade actuel. Le verbe "souscrire ", par exemple, est couramment employé dans les résolutions et son sens est parfaitement clair. Se référant ensuite à l'amendement proposé pour le paragraphe 3 c) du dispositif, il fait observer que la Constitution de l'OMS assigne un rôle important à l'Organisation dans la défense du milieu ambiant et qu'au cours des années l'Organisation lui a consacré des ressources financières et humaines considérables, sans tenir compte de l'origine naturelle ou humaine des facteurs nuisibles liés au milieu. Le Dr DE USTARAN (Argentine) estime que le rôle directeur de l'OMS dans l'étude des problèmes liés à l'environnement de l'homme est nettement formulé dans le paragraphe 3 du dispositif. La délégation de l'Argentine soutiendra les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède puisqu'ils doivent permettre de maintenir les dépenses dans les limites du budget de 1972. Elle restera ainsi fidèle à son principe d'éviter les augmentations excessives du budget de l'Organisation. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) se déclare favorable au projet de résolution tel que les délégations de l'Australie et de la Suède proposent de l'amender. Dans sa teneur actuelle le texte pourrait donner l'impression que l'OMS peut faire et fera davantage que cela n'est effectivement réalisable avant la conférence de Stockholm.

Le Dr TOTTIE (Suède) estime que le rôle de l'OMS dans l'étude des problèmes liés à l'environnement de l'homme est une question extrêmement importante. Il lui parait que les divergences de vues exprimées au cours de la discussion ne sont pas fondamentales, mais intéressent dans une large mesure le calendrier des activités. L'importance de l'aspect sanitaire des problèmes de l'environnement est fortement soulignée dans les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède et dans le paragraphe 3 b) du dispositif tel que le Directeur général propose de la modifier. L'Organisation ne doit pas adopter une position trop rigide sur la question avant la conférence de Stockholm. Dans l'ensemble, il semble que le projet de résolution, après incorporation des amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède, soit le texte qui reflète le mieux les vues de la Commission. Le DIRECTEUR GENERAL estime que le groupe de travail a fait un effort considérable pour parvenir à un accord. Il lui paraît que les points soulevés par les délégués de la Roumanie et de Singapour sont couverts dans le texte tel que le groupe l'a préparé. D'une part, il ressort implicitement de ce texte que les gouvernements devront prendre une part active aux activités mentionnées aux paragraphes 1 b) et c) du dispositif si les objectifs définis dans ces mêmes paragraphes doivent être réalisés. Quant à l'importance des aspects sanitaires, dont le délégué de Singapour a fait état, elle est mentionnée dans le quatrième alinéa du préambule où il est question des "effets adverses de l'environnement sur la santé humaine ", domaine qui "devrait occuper une place de première importance lors de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain ". Si le Directeur général prend maintenant la parole, c'est surtout pour indiquer qu'à son avis le projet de résolution, y compris le paragraphe 3 d), est le plus conforme aux intérêts de l'OMS. Il ne lui semble pas que les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède apportent une quelconque amélioration. D'une façon générale, ils traduisent essentiellement des préoccupations

COMMISSION A : TREIZIEME SEANCE

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d'ordre budgétaire. Toutefois, la suppression du terme "souscrit" qui a été proposée parait refléter une préoccupation plus profonde. On ne peut pas considérer que l'amendement proposé pour le paragraphe 3 a) du dispositif améliore le texte initial, étant donné que l'OMS devra préparer son projet de programme et de budget pour 1973 avant la conférence des Nations Unies sur le milieu humain, laquelle se tiendra en juin 1972. De même l'amendement proposé pour le paragraphe 3 c) n'a guère de portée étant donné que si, comme on l'a laissé entendre, les décisions prises à la conférence des Nations Unies doivent être déterminantes, il serait plus logique de demander au Directeur général de faire rapport à la cinquante et unième session du Conseil exécutif, en janvier 1973, et à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé en mai de la même année. Le Directeur général espère donc que la Commission approuvera le projet de résolution préparé par le groupe de travail, y compris les membres de phrase entre crochets, et qu'elle rejettera les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède, lesquels ne portent pas uniquement sur des questions budgétaires. Le Dr RAMZI (Syrie) partage le point de vue du délégué de la Belgique et souligne que le projet de résolution présenté par le groupe de travail n'expose que les besoins minimums en la matière. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) se déclare favorable au projet de résolution, y compris les passages qui figurent entre crochets. Il suggère de modifier l'ordre des termes dans la deuxième partie du paragraphe 1 b) du dispositif, qui deviendrait "... en particulier en ce qui concerne l'eau, les denrées alimentaires, l'air et les déchets, et dans les cas d'exposition professionnelle, et recueillir des données complémentaires sur les niveaux et tendances correspondants ". :

Le Dr inquiétude exerce des interprété

SHRIVASTAV (Inde) approuve l'esprit du projet de résolution, mais il ressent quelque au sujet du terme "souplesse" utilisé au huitième alinéa du préambule. Le secteur industriel pressions considérables sur les gouvernements; le mot pourrait être isolé de son contexte et d'une façon qui enlèverait aux critères leur efficacité.

M. JOHNSON (Etats -Unis d'Amérique) estime que les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède n'apportent pas de directives nettes au Secrétariat. Le rapport du Directeur général a décrit avec précision et concision ce que devait être le rôle de l'OMS dans le domaine de l'environnement. La résolution WHA23,60 se proposait essentiellement d'inciter l'OMS à recenser et à évaluer les activités d'hygiène du milieu en cours et à définir des programmes à long terme. Ce recensement des activités a déjà eu un effet salutaire et la plupart des programmes d'hygiène du milieu de l'Organisation ont été regroupés sous la responsabilité d'une seule division, ce qui permettra à l'OMS de mener une action plus efficace dans ce domaine. Les amendements proposés demandent que l'on continue d'étudier le rôle de l'OMS dans le domaine de il convient maintenant de passer à l'action. l'hygiène du milieu. Ces études ne sont plus de saison Il ne s'agit pas d'établir un système complexe de surveillance et de collecte des données qui serait exploité exclusivement par ou pour l'OMS, mais simplement de recommander une coordination plus efficace des activités de l'OMS et des autres institutions. L'Organisation a déjà mis sur pied des programmes dans la plupart des domaines que mentionne le rapport du Directeur général, tels que la lutte antivectorielle, la construction de systèmes d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets, la pollution de l'eau et de l'air, et les rayonnements ionisants. Ils comprennent la préparation de publications et l'élaboration de normes internationales, des études par des comités d'experts et des projets de recherche, L'OMS a également créé des centres de référence, dont elle soutient les activités. En conclusion, M. Johnson souligne que le rapport du Directeur général ne propose pas d'activités nouvelles mais réaffirme la responsabilité fondamentale de l'OMS dans certaines branches de l'hygiène du milieu. Le projet de résolution approuve ces activités et recommande d'en poursuivre l'expansion. La délégation des Etats -Unis d'Amérique appuie donc ce projet. :

Le Professeur SENAULT (France) déclare que la délégation de la France votera en faveur du projet de résolution et des amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la terminologie employée dans le projet de résolution préparé par le groupe de travail n'est pas parfaitement claire. Il a été difficile, par exemple, de traduire en russe l'expression "qualité de l'environnement ", qui peut être comprise de diverses façons. De même, le cinquième alinéa du préambule, où il est dit que l'OMS est "préoccupée du fait que des centaines de millions de personnes perdent la vie ou la santé à cause de maladies, pourtant évitables, que provoque le milieu dans lequel elles vivent ", n'est pas assez précis; pratiquement toutes les maladies sont dues à des facteurs de milieu, de sorte que le paragraphe n'apporte pas grand- chose. Les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède sont acceptables, bien que, comme l'a relevé le Directeur général, ceux qui concernent les sous -paragraphes a) et c) du paragraphe 3 du dispositif n'apportent guère d'éléments nouveaux.. Par contre, l'amendement proposé pour le

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VINGT-QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

paragraphe 1 porte sur le fond et la délégation de l'URSS votera en sa faveur car, ainsi qu'on l'a dit au cours de la discussion sur l'environnement de l'homme, un grand nombre de propositions du Directeur général ne pourront pas, pour des raisons pratiques, être mises en oeuvre immédiatement. Il est regrettable que le texte russe du projet de résolution n'ait pas repris le terme employé dans l'article 2 i) du texte russe de la Constitution de l'OMS ( "hygiène du milieu" dans le texte français), mais la délégation russe ne proposera pas d'amendement pour corriger ce point. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) se demande pourquoi les délégations de l'Australie et de la Suède, qui faisaient partie du groupe de travail chargé d'élaborer le projet de résolution sur l'environnement de l'homme, ont ensuite soumis des amendements à ce texte. La délégation des Pays -Bas partage le point de vue des délégués de la Belgique et de la Norvège, ainsi que celui du Directeur général, et estime que la discussion ne devrait pas être prolongée davantage. Le Dr AL -AWADI (Koweft) estime, comme le délégué de la Belgique et le Directeur général, que les amendements proposés sont restrictifs et n'améliorent en rien le texte du projet de résolution. Il votera donc en faveur du texte présenté par le groupe de travail, avec l'amendement proposé par le délégué de l'Italie.

Le Dr BOXALL (Australie), se référant aux remarques du délégué de l'URSS, indique que les amendements proposés contiennent effectivement des expressions que beaucoup de délégués n'approuvent pas; la délégation de l'Australie les a néanmoins acceptés dans un esprit de compromis. A propos de l'observation du délégué des Pays -Bas, il explique que le groupe de travail était saisi de cinq projets de résolution. Pour arriver à un compromis, les textes proposés par le Royaume -Uni, l'Australie et la Suède ont été réunis en un seul mais, sur le conseil du Secrétariat, ils ont été présentés sous la forme d'amendements au projet de résolution proposé par le groupe de travail. Il est exact que la proposition visant à supprimer le mot "souscrit ", dans le paragraphe 1 du dispositif, est dictée moins par des considérations financières que par la question du calendrier des opérations. M. F. Strong, Secrétaire général de la conférence des Nations Unies sur le milieu humain, s'est rendu dans un certain nombre de pays et a obtenu des gouvernements l'assurance qu'ils attendraient les résultats de la conférence de 1972 avant d'engager une action quelconque. Il serait très regrettable que l'OMS entreprenne seule la tâche gigantesque envisagée dans le rapport du Directeur général; il faudrait qu'elle coordonne ses efforts avec ceux d'autres institutions et organismes. Les autres amendements proposés ne tendent qu'à préciser la façon dont les choses devraient se développer d'ici au mois de janvier 1973, époque à laquelle le Conseil exécutif serait invité à réexaminer la question à la lumière des événements les plus récents. Le DIRECTEUR GENERAL explique que si le Secrétariat a conseillé aux délégations de l'Australie et de la Suède de présenter leurs propositions sous forme d'amendements au projet de résolution, c'est parce qu'une minorité de membres du groupe de travail n'avait pu accepter le texte du projet de résolution et qu'en conséquence le groupe se trouvait dans l'impossibilité de terminer sa tâche. Le Directeur général se déclare surpris des observations faites par le délégué de l'Australie à propos de la visite de M. Strong. La coordination relève du Comité administratif de Coordination (CAC), organe qui se réunit sous la présidence du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et dont le Directeur général est lui -même membre. Le CAC ne s'est réuni qu'assez récemment, à la fin du mois d'avril. Bien que M. Strong ait pris part à la réunion, le CAC n'a pas été saisi des renseignements que le délégué de l'Australie vient de donner. Le CAC, outre son groupe sur l'environnement, a créé un groupe de travail spécial pour la conférence sur le milieu humain, aux travaux duquel l'OMS participe activement et qui a pour fonction de coordonner les préparatifs de la conférence au niveau des divers secrétariats; il serait donc grave que des membres des Nations Unies, tout en connaissant parfaitement l'existence de cet organe de coordination, prennent des mesures sans le consulter. Le Directeur général tient à souligner que le programme envisagé par l'OMS n'a aucun caractère secret - il se trouve d'ailleurs exposé dans un document public - et qu'il n'est nullement en contradiction avec les efforts déployés par l'OMS pour assurer la coordination dans le cadre du système des Nations Unies. Le Dr JOYCE (Irlande) signale que sa délégation votera pour le projet de résolution tel qu'il a été préparé par le groupe de travail. Elle souhaite en particulier que le paragraphe 1 b) du dispositif du projet de résolution reste inchangé. ,Le Dr BOXALL (Australie) réaffirme que M. Strong s'est bien rendu en Australie et a déclaré qu'il avait également pris contact avec d'autres gouvernements. Il importe au plus haut point de ne rien négliger pour assurer une bonne coordination et, de cette façon, une exécution aussi efficace que possible du programme. Répondant au Directeur général en ce qui concerne la solution adoptée par le groupe de travail, le Dr Boxall fait observer que les amendements qui avaient été proposés par la minorité n'ont pas été mis aux voix dans le groupe et il demande qu'ils le soient maintenant.

COMMISSION A

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Le Dr EVANG (Norvège), prenant la parole pour une motion d'ordre, demande la clôture du débat en vertu de l'article 61 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Aucun délégué ne se prononçant contre la clôture, le PRESIDENT déclare le débat clos. Il met aux voix les amendements proposés par les délégations de l'Australie et de la Suède. Décision :

Les amendements sont repoussés par 47 voix contre 18, avec 9 abstentions.

Le PRESIDENT met aux voix le texte du projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme préparé par le groupe de travail, y compris les membres de phrase entre crochets. Décision 4. :

Le projet de résolution est approuvé par 58 voix, sans opposition, avec 19 abstentions.' Ordre du jour, 2.10

EFFETS DE L'USAGE DU TABAC SUR LA SANTE (suite de la septième séance, section 2)

Le PRESIDENT rappelle que les membres de la Commission se sont mis d'accord pour que le projet de résolution présenté par le Rapporteur soit amendé de manière à tenir compte des observations faites par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, de l'Indonésie et du Rwanda. Il invite la Commission à examiner le projet de résolution amendé, qui est rédigé comme suit :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général; Rappelant les résolutions adoptées à ce sujet par la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif, et les divers comités régionaux; Reconnaissant le lien qui existe entre l'usage du tabac et le développement d'affections pulmonaires et cardiaques, telles que le cancer du poumon, la cardiopathie ischémique, la bronchite chronique et l'emphysème; Persuadée qu'un effort soutenu de la part des autorités responsables de la santé et de l'enseignement, ainsi que d'autres autorités, est nécessaire pour réduire l'usage du tabac et empêcher que cette habitude ne se répande davantage, en particulier chez les jeunes et les femmes enceintes, REMERCIE le Directeur général de son rapport; 1. FAIT SIENNES les recommandations formulées dans ce rapport; 2. DEMANDE à tous les Etats Membres et Membres associés d'envisager dans toute la mesure du 3. possible la mise en application de ces recommandations; et 4. PRIE le Directeur général i) de continuer à recueillir des renseignements au sujet des effets de l'usage du tabac sur la santé et des mesures prises par les pays pour lutter contre cette habitude; de mettre en bonne place, en tant que partie intégrante des programmes d'exécution ii) chaque fois que possible, les activités destinées à combattre et à prévenir l'usage du tabac; iii) de continuer à collaborer avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et les organisations non gouvernementales compétentes afin de favoriser une meilleure prise de conscience des risques qu'entraîne l'usage du tabac pour la santé, de prendre toutes mesures qui seraient jugées nécessaires en vue de les réduire et, en particulier, d'attirer l'attention de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture sur la nécessité de consacrer une étude à la possibilité de diversifier les récoltes dans les régions de culture du tabac, compte tenu de la diminution attendue de la consommation de tabac; de stimuler le renforcement des activités d'éducation sanitaire et notamment la iv) production, la diffusion et l'échange de matériel éducatif visant à décourager l'habitude de :

fumer;

de rédiger un code de pratique qui puisse guider les gouvernements dans l'élaboration de mesures législatives tenant compte des effets de l'usage du tabac sur la santé. v)

Le Dr ALAN (Turquie) précise que sa position, qui est d'ailleurs bien connue de l'Assemblée de la Santé, reste inchangée et qu'il ne peut par conséquent donner son appui au projet de résolution. Décision :

Le projet de résolution est approuvé par 46 voix, sans opposition, avec 2 abstentions.2

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.47. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.48. 2

1

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

5.

INNOCUITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS; CONTROLE DE LA QUALITE DES MEDICAMENTS; MISE EN ROUTE DE LA FABRICATION DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DANS LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT

Ordre du jour, 2.12, 2.14 et 2.15

Le PRESIDENT propose que les points 2.12, 2.14 et 2.15 de l'ordre du jour soient examinés ensemble, étant donné qu'ils sont étroitement liés les uns aux autres. Il en est ainsi décidé.

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, déclare à propos du point 2.12 de l'ordre du jour que le Directeur général a préparé le rapport sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments pour donner effet à la résolution WHA22.41 de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. Ce rapport passe rapidement en revue différents aspects du contrôle des médicaments, énonce des lignes générales d'orientation pour la création d'un organisme national de contrôle et ébauche le rôle possible de l'OMS. Le Conseil exécutif a estimé que les activités de l'Organisation dans ce domaine peuvent grandement contribuer à promouvoir l'efficacité et la sécurité d'emploi des médicaments, notamment en ce qui concerne l'établissement de normes de base acceptables sur le plan international pour l'enregistrement des médicaments, l'impulsion à donner au développement de réglementations nationales pour le contrôle des médicaments, la création d'organismes nationaux de contrôle des médicaments et la formation de leur personnel. Par sa résolution EB47.R29, le Conseil a prié le Directeur général de faire à.nouveau rapport sur ce sujet à l'Assemblée de la Santé, et le rapport qui est soumis à la Commission fait suite à cette demande Se référant au point 2.15 de l'ordre du jour, le Dr Ehrlich indique qu'en application de la résolution WHA22.54 de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a présenté un rapport sur la marche à suivre pour continuer la collaboration entre l'Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel (ONUDI) et l'Organisation mondiale de la Santé en ce qui concerne la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement. Ce 1) considérations générales; 2) bases de la coopération entre l'ONUDI rapport comprend quatre parties et l'OMS; 3) domaine d'action de l'OMS; 4) activités communes de l'ONUDI et de l'OMS situation actuelle et perspectives d'avenir. En conclusion, le Dr Ehrlich appelle l'attention de la Commission sur les recommandations du Conseil exécutif contenues dans la résolution EB45.R28. : :

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, fait observer que le rapport sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments examine systématiquement les principaux aspects de la réglementation du contrôle des médicaments, les lignes générales d'orientation pour la création d'un organisme national de contrôle et l'aide que l'OMS peut apporter aux gouvernements désireux de développer leurs activités en ce domaine. Il a été décidé de traiter simultanément de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments etdu contrôle de leur qualité, ces deux aspects étant indissociables dans un programme national de contrôle. Le rapport insiste sur l'information relative aux médicaments destinés, d'une part, aux médecins, et d'autre part, au grand public. On sait à ce propos que l'Assemblée de la Santé a déjà adopté une résolution sur les principes éthiques qui doivent régir la publicité concernant les préparations pharmaceutiques. Enfin, le rapport mentionne brièvement la question du coût des médicaments, point essentiel dans la réglementation et le contrôle. La Commission voudra probablement attacher une importance particulière à l'action que pourrait entreprendre l'OMS pour aider les gouvernements à créer des organismes nationaux de contrôle. Le deuxième rapport soumis à la Commission concerne le contrôle de la qualité des médicaments. Il a pour but de porter à la connaissance de l'Assemblée de la Santé les dispositions prises en application de la résolution WHA22.50 de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, qui recommandait l'adoption de "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" et d'un système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international.' En 1970, le Directeur général a demandé une nouvelle fois aux Etats Membres de faire connaître leur point de vue sur les textes en question et de formuler des suggestions pour les améliorer. Les opinions, les réserves et les suggestions qui ont été exprimées sont exposées dans le rapport du Directeur général. Il ressort des réponses reçues jusqu'ici que les Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments sont considérées comme une base de travail utile, sous réserve de certaines améliorations possibles. Les suggestions visant à améliorer ce texte ont été soumises à la fin d'avril au Comité d'experts des Spécifications relatives aux Préparations pharmaceutiques, qui les a presque toutes reconnues opportunes et en a fait une analyse détaillée dans une annexe à son vingt -quatrième rapport. Aucune des modifications proposées ne porte véritablement sur le fond. En revanche, les observations reçues des Etats Membres au sujet du système de certification indiquent que celui -ci devrait être profondément remanié. Il semble que l'attestation A 1 Actes off. Org. mond. Santé, 1969, N° 176, annexe 12, parties 1 et 2.

COMMISSION A

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certifiant que le fabricant respecte les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité soit, dans l'ensemble acceptable, mais que l'attestation B concernant des lots individuels de médicaments ne soit guère utilisable sous sa forme actuelle. Le Secrétariat se propose de faire une étude approfondie sur la base des suggestions reçues, des modifications qui pourraient être apportées au système de certification. Le rapport mentionne deux autres points qui méritent une attention spéciale; il s'agit, d'une part, des activités de formation organisées par l'OMS en matière de contrôle de la qualité des médicaments et, d'autre part, des efforts entrepris pour créer des services de laboratoire nationaux ou régionaux de contrôle de la qualité des médicaments. Les progrès réalisés sur ce dernier point ont été lents, mais on ne doit pas sous -estimer les difficultés. La création d'un laboratoire national ou régional, là où il n'en existe pas encore, est une opération qui demande du temps. De plus, pressés de satisfaire d'autres besoins nationaux extrêmement urgents, les gouvernements ne sont souvent pas en mesure d'accorder une priorité suffisante à la création d'un laboratoire de contrôle de la qualité dans les demandes qu'ils adressent, par exemple, au PNUD. Les Directeurs régionaux ont toutefois signalé qu'il se dessine actuellement une évolution encourageante, certains gouvernements ayant entrepris d'aider d'autres pays, à titre bilatéral, à créer des laboratoires de contrôle. Enfin le rapport du Directeur général sur la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement traite de la situation dans les pays et de la coopération entre l'ONUDI et l'OMS. Il définit les bases de cette coopération, précise le domaine d'action de l'OMS et expose la situation actuelle et les perspectives d'avenir quant aux activités communes des deux organisations. L'OMS se félicite de la façon dont cette coopération s'est instaurée. L'ONUDI a d'emblée attaché une grande importance au développement de l'industrie pharmaceutique. L'OMS assume à cet égard des responsabilités bien précises, qui portent sur l'évaluation des besoins des pays en matière thérapeutique et l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, sur le contrôle de leur qualité et sur les recherches intéressant ces divers secteurs. L'annexe au rapport traite des médicaments de la médecine traditionnelle. On se souviendra que cette question a été soulevée au moment de l'adoption de la résolution WHA22.54 par la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. Le Secrétariat estime qu'il s'agit là d'un sujet complexe et délicat. Ii convient en effet de distinguer, d'une part, entre les médicaments de la médecine traditionnelle et la pratique même de la médecine traditionnelle et, d'autre part, entre les diverses formes de la médecine traditionnelle, qui vont des pratiques purement empiriques faisant intervenir des recettes ou des cérémonials souvent gardés secrets jusqu'aux formes organisées comportant des pharmacopées, des écoles et parfois des productions semi- industrielles de médicaments. Il faut reconnaître l'existence de la médecine traditionnelle, puisque des millions de personnes à travers le monde n'en ont pas d'autre à leur disposition. Sa valeur sur le plan psychosomatique est indéniable et son efficacité thérapeutique ne doit pas être négligée. Elle s'inscrit dans un contexte social, culturel et religieux qui, pour de larges populations du monde, est lié à l'espérance de vie et de santé. L'OMS a le devoir d'assurer une sorte de rencontre entre la pharmacologie moderne et la médecine traditionnelle et d'intégrer, si possible, cette dernière à l'organisation d'une production pharmaceutique moderne dans les pays en voie de développement. Lorsqu'elle a examiné le problème de l'innocuité, de l'efficacité et du coût des médicaments, la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé a souligné non seulement les risques mais également le gaspillage liés à certaines méthodes traditionnelles. Il faut que ces méthodes soient maintenant développées de façon économique. Des efforts se poursuivent actuellement dans ce sens dans les pays d'Asie et d'Afrique. Des pharmacologistes tout à fait compétents et éminents se penchent sur cette question et leurs travaux sont publiés; le besoin de recherches est reconnu. Il y a là une tâche de longue haleine à laquelle l'OMS compte se consacrer au cours des mois et des années à venir, comme l'Assemblée de la Santé lui a demandé de le faire. Le Professeur REXED (Suède) estime que les activités de l'OMS dans le domaine du contrôle des médicaments sont déjà très avancées et se développent de façon rationnelle. Toutefois, étant donné les énormes difficultés que soulèvent la production et le contrôle des médicaments, la délégation de la Suède estime que l'Organisation devrait consacrer une part encore plus importante de ses ressources à cette question. Tout d'abord, elle devrait entreprendre une étude de l'efficacité des médicaments existants en vue d'éliminer ceux qui font double emploi et ceux qui sont inefficaces. En outre, elle devrait décourager l'abus des médicaments. Il conviendrait de procéder à une investigation approfondie de la consommation des médicaments, et ceci d'autant plus que la pharmacologie moderne a révélé l'existence de différences importantes d'individu à individu dans les effets obtenus. En outre, beaucoup de médecins ont tendance à prescrire trop de médicaments. Un effort est nécessaire en matière d'information, d'éducation et de recherche. L'OMS doit s'orienter dans cette voie et promouvoir la formation professionnelle en pharmacologie clinique. Elle accomplit déjà une oeuvre utile en matière de pharmacovigilance internationale, mais la portée de ce programme devrait être considérablement élargie et il faudrait assurer des services plus rapides d'analyse et d'information.

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Il importe également d'intensifier les efforts pour l'essai des préparations nouvelles que l'industrie pharmaceutique déverse sans cesse sur le marché. En dépit du contrôle exercé par les autorités nationales, il arrive encore que des médicaments soient mis en vente avant que tous les risques aient pu être éliminés. Le Professeur Rexed mentionne enfin la tendance, qui existe chez les médecins comme chez les malades, à trop attendre des médicaments et à les considérer non pas seulement comme des instruments thérapeutiques, mais également comme des moyens d'agir sur le tempérament individuel et de vivre mieux. La délégation de la Suède, conjointement avec la délégation des Pays -Bas, propose le projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions antérieures de l'Assemblée relatives à la pharmacologie et au contrôle des médicaments, en particulier les résolutions WHA22.50, WHA16.36, WHA17.39, WHA23.48, WHA23.13 et WHA23.42; Convaincue que les questions relatives à la découverte, à la production et à la distribution des médicaments, au contrôle de la qualité, de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, à la surveillance des réactions adverses et à la pharmacodépendance, doivent être envisagées comme un tout; Constatant que les progrès constants des sciences médicales et le développement de l'industrie pharmaceutique amènent à découvrir des médicaments nouveaux et plus efficaces; Consciente de la nécessité croissante pour le médecin qui prescrit des médicaments de connaître et d'apprécier pleinement leurs effets, leurs réactions secondaires et leurs éventuelles interactions; Considérant qu'il est du devoir de l'Organisation mondiale de la Santé de contribuer à tenir les autorités nationales de santé et le corps médical au courant de cette évolution par le moyen d'activités accrues d'information et d'éducation en matière de pharmacothérapie; Considérant en outre qu'il est nécessaire de mettre au point les méthodes les plus efficaces pour l'exercice de cette responsabilité par l'Organisation, SE FELICITE de l'importance accrue qui est accordée à la pharmacologie et au contrôle des 1. médicaments dans le programme de l'OMS et des travaux en cours dans ces domaines, et 2. PRIE le Directeur général d'étudier, compte tenu de la nécessité d'une approche globale en moyens qui permettraient au mieux à l'Organisation mondiale Santé face à ses obligations dans ce domaine et d'élargir ses activités en fonction des besoins, et l'invite à faire rapport à ce sujet à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif.

Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) déclare qu'il faudra bien, comme l'a souligné le Professeur Rexed, affronter le problème de la multiplication continuelle du nombre de médicaments mis en circulation. Certains des nouveaux médicaments sont très utiles ils ouvrent des perspectives nouvelles en matière de traitement ou viennent compléter ou remplacer des médicaments déjà en usage; par contre, d'autres font double emploi et rendent le choix difficile pour le praticien. L'OMS devrait donner la priorité à la question de l'innocuité et de l'efficacité, encourager les recherches et aider les pays à organiser des services nationaux. Elle devrait également promouvoir les activités d'information auprès des étudiants en médecine aux niveaux universitaire et postuniversitaire et du personnel paramédical. En particulier, la pharmacologie clinique devrait être enseignée dans toutes les universités. La conférence atelier sur l'enseignement de l'épidémiologie organisée récemment en Pologne par l'OMS, et qui a permis d'élaborer un nouveau manuel destiné aux professeurs d'épidémiologie, pourrait servir de modèle, dans le cadre de l'aide fournie par l'Organisation dans le domaine de l'enseignement, pour la mise au point de directives applicables à l'enseignement d'autres disciplines, et notamment de la pharmacologie. Le rapport du Directeur général sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments souligne à juste titre la responsabilité des organismes de contrôle, gouvernementaux ou non. Il est évident qu'il faut créer des organismes de ce genre lorsqu'ils n'existent pas encore; on pourrait étudier plus en détail les modalités techniques et envisager des caractéristiques structurelles un peu différentes selon les besoins des pays oè les services seront créés. Les activités proposées par l'OMS dans la dernière partie du document sont judicieusement choisies. La Pologne est disposée à donner des avis sur les aspects administratifs et techniques de l'enregistrement et du contrôle des médicaments, et elle est prête à participer au projet OMS de pharmacovigilance internationale dans sa phase actuelle. Si un plus grand nombre de pays agissaient de même, on disposerait plus rapidement de données utiles. :

Le Dr RATSIANDAVANA (Madagascar) souligne que différents gouvernements ont, dans beaucoup de cas, adopté une législation similaire en matière d'efficacité et d'innocuité des médicaments. On sait que l'efficacité et l'innocuité peuvent varier considérablement sous l'effet de facteurs nutritionnels, climatiques, écologiques et autres, mais on ne doit pas perdre de vue qu'elles varient également d'un lot de fabrication à l'autre selon les conditions de conservation des médicaments. Dans les pays tropicaux, les préparations pharmaceutiques peuvent se détériorer rapidement.

COMMISSION A

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Les prix des médicaments sont aussi sujets à des variations très importantes et, à Madagascar, on s'est aperçu que le coût d'un traitement médicamenteux était largement fonction du médecin prescripteur. Aussi a -t -on pris des mesures, dans les hôpitaux, pour que les prescriptions soient faites d'après une liste officielle de médicaments recommandés, ce qui facilite le travail du médecin et celui de la pharmacie centrale d'approvisionnement. La délégation de Madagascar estime que le système actuel de certification est satisfaisant, avec cette réserve que les pays qui sont obligés d'importer des médicaments devraient pouvoir assurer eux mêmes le contrôle des produits à l'arrivée. Madagascar possède un laboratoire de contrôle des médicaments doté d'un personnel qualifié et du petit matériel nécessaire, mais non du gros équipement technique pourtant indispensable. La création d'industries pharmaceutiques dans les pays comme Madagascar est particulièrement utile pour aider à maintenir les coûts à un niveau compatible avec les ressources des gouvernements; cependant, les médicaments de fabrication locale ne seront pleinement acceptés que si les utilisateurs peuvent avoir la certitude que ces produits ont été préparés en conformité avec les règles de bonne pratique. De sérieuses recherches scientifiques devraient être consacrées aux médecines traditionnelles, dont la valeur est indéniable; il serait notamment utile de former des botanistes et d'autres chercheurs pour les pays en voie de développement. La séance est levée à 18 h.30.

QUATORZIEME SEANCE Mercredi 19 mai 1971, 9 h.5 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

INNOCUITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS; CONTROLE DE LA QUALITE DES MEDICAMENTS; MISE EN ROUTE DE LA FABRICATION DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DANS LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT (suite)

Ordre du jour, 2.12, 2.14 et 2.15

Le Dr EVANG (Norvège) constate que la consommation de médicaments synthétiques devient un problème de plus en plus grave. Dans les pays développés, où elle ne cesse d'augmenter, elle pose des problèmes économiques croissants aux services de santé. Dans certains pays, un pourcentage non négligeable des lits d'hôpitaux sont occupés par des personnes qui ont absorbé des doses excessives de certains médicaments synthétiques. Il n'est pas rare que ce taux atteigne 4 à 5 % dans les salles spécialisées. En ce qui concerne les pays en voie de développement, on ne dispose pas de beaucoup de renseignements, mais il faut espérer qu'il sera possible de recueillir des données sûres dans tous les pays, suivant les plans établis, afin d'en savoir davantage à l'avenir sur la situation dans les pays en voie de développement. L'OMS a déjà pris des mesures dans ce sens. Le Dr Evang propose d'apporter un ou deux amendements mineurs au projet de résolution présenté par les délégations des Pays -Bas et de la Suède. Tout d'abord, au premier alinéa du préambule, il conviendrait d'ajouter les résolutions WHA20.34 et WHA21.37 à celles qui sont déjà mentionnées. Ensuite, le paragraphe 2 du dispositif devrait être complété par les mots "et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ". La Norvège a toujours porté un grand intérêt au problème des médicaments et sa délégation n'est pas tout à fait satisfaite des progrès accomplis par l'OMS en matière de normes. Lors de la Conférence internationale de la Santé, à New York, en 1946, il avait été prévu que l'article 21 de la Constitution serait appliqué, mais cela n'a pas été le cas, bien que le Directeur général ait été invité à examiner comment le Règlement sanitaire pourrait être mis en oeuvre. Certes, chacun se félicite de l'activité de l'OMS en ce domaine, mais il est utopique de vouloir créer des laboratoires de contrôle des médicaments dans tous les pays, ce qui entraînerait un énorme gaspillage d'énergie humaine et d'argent. La Constitution de l'Organisation prévoit un mode d'action plus rationnel dans le domaine du contrôle de la qualité des médicaments; et le Dr Evang ne doute pas que l'OMS examinera la question. Ce sujet est à la fois intéressant et déprimant à cause des nouveaux problèmes de pharmacodépendance qui surgissent. Il est très préoccupant de voir les enfants et la jeunesse se tourner vers des substances qui engendrent une dépendance. Bien qu'il n'ait pas d'arguments scientifiques à avancer à cet égard, le délégué de la Norvège est convaincu qu'on accorde une trop grande valeur aux médicaments et que la consommation excessive qu'en font les adultes peut jouer un grand rôle dans l'attitude de la société face aux substances à l'égard desquelles une dépendance se crée. Il entend par dépendance non seulement le fait que les individus deviennent esclaves des substances en question, mais aussi leur conviction que ces produits peuvent modifier leur personnalité. L'OMS devrait s'intéresser à l'aspect éducatif du problème. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) appuie le projet de résolution déposé par les délégations des Pays -Bas et de la Suède. Sa décision se fonde sur l'expérience acquise en Roumanie en matière de contrôle de la qualité des médicaments, sur le fait que son pays est en train de mettre sur pied un système de surveillance de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, et sur l'intérêt spécial que les responsables roumains portent à la certification internationale des produits pharmaceutiques. Le Sous- Directeur général a parlé de la médecine traditionnelle et de ses effets curatifs. La délégation de la Roumanie est convaincue que tous les pays, et en particulier les pays en voie de développement, possèdent dans leur flore naturelle une abondance de plantes médicinales relativement peu connues. La Roumanie déploie des efforts intensifs pour explorer ce domaine. Elle est prête à faire bénéficier de ses découvertes l'OMS et les pays qui le désirent.

Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie), évoquant l'énorme quantité de médicaments très actifs produits au cours des vingt -cinq dernières années, souligne combien il est nécessaire d'en contrôler convenablement l'efficacité et l'innocuité. Le Gouvernement bulgare a mis sur pied un système de contrôle qui permet d'utiliser les médicaments les plus efficaces et les plus sûrs. C'est le Ministère de la Santé publique, secondé par un certain nombre d'institutions, qui est responsable du contrôle de la qualité des médicaments. Tous les nouveaux produits sont mis à l'épreuve par la commission ministérielle des substances médicinales. Si les résultats sont satisfaisants, le Ministère donne son approbation pour un essai - 420 -

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clinique, qui doit porter sur trente malades répartis entre au moins trois centres de soins ou dispensaires. Lorsqu'on a recueilli des données suffisantes sur l'efficacité et l'innocuité du médicament, on en autorise la production et l'administration. L'Institut de Contrôle des Médicaments de l'Etat procède à des vérifications de routine sur les médicaments, y compris les produits importés; il dirige et assiste les laboratoires qui procèdent aux analyses, et, par l'intermédiaire d'organes subsidiaires, assure l'inspection périodique des centres de production. Tous les deux ou trois ans, la commission des substances médicinales réexamine la liste des médicaments autorisés à la lumière des renseignements fournis par l'OMS et par d'autres pays, et elle y apporte les modifications qui s'imposent. En ce qui concerne l'aide à apporter aux pays en voie de développement en matière de production pharmaceutique, la délégation de la Bulgarie estime qu'il faut donner la priorité aux médicaments destinés à combattre les maladies transmissibles. La Bulgarie, qui dispose d'une industrie pharmaceutique bien établie et de larges possibilités de recherche et de formation, leur offre volontiers sa collaboration. Le Dr HATIAR (Tchécoslovaquie) précise que, dans son pays, un système de contrôle de la qualité des médicaments fonctionne depuis 1953, couvrant à la fois l'industrie pharmaceutique, les médicaments préparés dans les officines et les produits en vente dans tout le pays. Seuls les médicaments approuvés par le Ministère de la Santé peuvent être fabriqués ou importés. Néanmoins, si rigoureux que soit le contrôle, il ne peut assurer la qualité des médicaments si les fabricants ne respectent pas les règles de bonne pratique. L'industrie pharmaceutique tchécoslovaque a suivi les recommandations de l'OMS à ce sujet et un programme quinquennal ayant pour objet d'améliorer les qualifications du personnel chargé du contrôle de la qualité, les méthodes appliquées et les spécifications a été mis sur pied. La délégation de la Tchécoslovaquie aimerait que l'OMS formule des recommandations dans les domaines suivants contrôle des appareils et des emballages du point de vue de la stérilité; méthodes types employées pour tester la stabilité des médicaments; emploi de l'ordinateur et des méthodes statistiques. Le plan relatif à la certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international aidera à protéger les pays importateurs, et en particulier ceux qui ne sont pas équipés pour procéder eux -mêmes au contrôle. La délégation de la Tchécoslovaquie est très satisfaite de l'extension donnée par l'OMS à la Pharmacopée internationale et de sa mise à jour, qui, à son avis, contribueront à améliorer le contrôle de la qualité des médicaments. :

Le Dr FELKAI (Hongrie) indique qu'en Hongrie les préparations pharmaceutiques ne peuvent être mises en circulation que lorsqu'on a fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité. Elles doivent subir des épreuves pharmacologiques, toxicologiques, chimiques, technologiques et de stabilité, ainsi que des essais cliniques destinés à mettre en évidence leurs effets secondaires. Les épreuves pharmacologiques et cliniques font aussi l'objet d'une réglementation détaillée. La loi régissant l'approbation des médicaments a été communiquée à l'OMS et la délégation de la Hongrie ne voit pas d'inconvénient à ce qu'elle soit diffusée. Afin d'assurer l'usage correct des médicaments et d'empêcher la diffusion de renseignements erronés, les fabricants sont tenus de soumettre à l'Institut national de Pharmacie le texte de toute la documentation d'information. Seuls les textes approuvés par cet institut peuvent être imprimés et distribués aux médecins et aux pharmaciens. Tous les textes relatifs à une préparation pharmaceutique, môme les plus courts, doivent comprendre tous les détails voulus sur les ingrédients actifs, les indications, les effets secondaires et les doses. La publicité est limitée à la presse médicale. Il est interdit de faire de la publicité dans la presse, à la radio, ou à la télévision, même pour les médicaments en vente libre. Depuis 1967, un système de surveillance des réactions adverses aux médicaments, qui sera développé en 1971, fonctionne en Hongrie. La participation de tous les membres du corps médical sera assurée et le questionnaire de l'OMS sera mis en circulation. La délégation de la Hongrie est d'avis que l'étude des interactions médicamenteuses et la collecte de données sur ces interactions doivent être incluses dans le système de pharmacovigilance. Dans beaucoup de pays, le très grand nombre de préparations pharmaceutiques qui contiennent des associations de médicaments sont une source de réactions indésirables. L'OMS devrait organiser et diriger la collecte et l'évaluation scientifique des données ainsi que la communication des résultats aux ministères de la santé.

La délégation de la Hongrie approuve pleinement le rapport du Directeur général sur le contrôle de la qualité des médicaments. Les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité sont appliquées depuis longtemps dans l'industrie pharmaceutique hongroise. La Hongrie a adressé à l'OMS ses remarques au sujet de ce texte et a notamment proposé un certain nombre de modifications. Il conviendrait que les activités éducatives en matière de contrôle de la qualité des médicaments soient intensifiées. La Hongrie accueillerait volontiers des candidats venant des pays en voie de

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développement et désireux d'obtenir des bourses à court ou à long terme pour étudier son système de contrôle des médicaments et apprendre à contrôler la qualité des produits pharmaceutiques. La délégation hongroise souscrit à l'idée de créer des laboratoires régionaux. La Hongrie est prête à apporter son concours à l'établissement et au développement de laboratoires régionaux en fournissant du personnel hautement qualifié et expérimenté. De plus, elle est toute disposée à prêter son assistance pour la création de laboratoires de contrôle nationaux. Elle approuve pleinement le rapport du Directeur général sur la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement ainsi que les recommandations de la réunion d'experts de l'ONUDI sur la création d'industries pharmaceutiques dans les pays en voie de développement, qui s'est réunie à Budapest en mai 1969. Ce groupe a estimé que la mise en route de la fabrication des produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement exigeait examen, étude et préparation approfondis. La Hongrie est prête à participer aux travaux préparatoires et à offrir les services d'experts très qualifiés pour épauler l'OMS en ce domaine. La délégation de la Hongrie estime que l'OMS doit soutenir l'effort des pays en voie de développement en ce qui concerne les systèmes de contrôle et d'enregistrement des produits pharmaceutiques. Cette aide pourrait faire partie des activités communes, actuelles et futures, de l'ONUDI et de l'OMS. La thérapeutique moderne repose essentiellement sur les médicaments synthétiques, mais le rôle des plantes médicinales n'en reste pas moins fort appréciable. Les pharmacopées les plus modernes aussi bien que la Pharmacopée internationale contiennent des ingrédients actifs isolés à partir des plantes médicinales et des dérivés de ces plantes. Ces dernières jouent un rôle encore plus important dans les pays en voie de développement; elles constituent la base de la médecine dite traditionnelle. Des arguments d'ordre scientifique et économique militent en faveur du maintien de cette médecine traditionnelle, même à l'avenir, lorsqu'une industrie pharmaceutique moderne aura été implantée dans ces pays. L'OMS peut aider les pays en voie de développement à cultiver et à traiter des plantes médicinales d'efficacité reconnue, à élaborer des méthodes d'isolement des éléments actifs et à contrôler la qualité des plantes et des produits dérivés. Elle devrait fournir des occasions d'étudier la culture et le traitement des plantes médicinales, ainsi que le contrôle des éléments actifs isolés. La Hongrie est prête à organiser des cours pour étudiants des pays en voie de développement sur la culture des plantes médicinales, leur traitement et la recherche en ce domaine, car toutes les conditions nécessaires sont réunies sur son territoire. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) estime que les principes relatifs au contrôle des médicaments qui sont exposés dans le rapport du Directeur général sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments - contrôle de la production, règles relatives à l'information et à la publicité, et fixation adéquate des prix - sont essentiels à un bon programme national de contrôle des produits pharmaceutiques. Sa délégation est d'avis que les règles régissant le contrôle de médicaments encore à l'étude devraient viser également à en limiter la distribution de manière que les malades soient à l'abri de médicaments nouveaux, non éprouvés. Le Dr Steinfeld se félicite de voir l'importance attachée à l'efficacité comparée et à l'innocuité comparée des médicaments, mais il ne faut pas oublier que les jugements comparatifs impliquent le calcul estimatif du rapport avantages risques pour l'ensemble de la collectivité aussi bien que pour tel ou tel secteur de la population. La recherche sur les produits pharmaceutiques doit être entourée de solides garanties. Dans ce domaine, l'approbation du gouvernement devrait être obligatoire. Elle se fonderait sur les éléments données pharmacologiques et toxicologiques précliniques acceptables, évaluation des qualifisuivants cations des chercheurs proposés, existence d'un plan approuvé pour toute étude sur l'homme et consentement écrit des sujets, et exposé complet des résultats. Il faudrait envisager de créer dans les institutions et ailleurs des comités chargés d'examiner les propositions d'essai de médicaments sur les malades suivis dans ces institutions, afin de sauvegarder leurs intérêts et leur bien -être. Les changements de dénomination des médicaments, qui sont généralement aussi importants que la dénomination initiale, devraient être soumis à l'approbation préalable du gouvernement, et non pas simplement à notification préalable. Il est de la plus haute importance de distinguer entre les médicaments à mettre en vente libre et les médicaments à distribution restreinte. Il faut que la distinction entre ces deux catégories soit suffisamment claire pour éviter tout problème d'ordre médical ou juridique. Ne devraient être mis en vente libre que les médicaments qui sont relativement non toxiques, même en cas d'ingestion massive, fortuite ou non, qui ne sont pas prescrits pour des états graves, et qui ne sont pas destinés à un usage prolongé. Les médicaments vendus uniquement sur ordonnance ne devraient évidemment pas faire l'objet d'une publicité s'adressant au grand public. La délégation des Etats -Unis d'Amérique approuve sans réserve l'avis selon lequel il importe avant tout que le service national de contrôle des médicaments soit doté d'un personnel de qualité, impartial et dévoué. Il faut aussi que l'organisme auquel appartient la décision soit totalement indépendant à l'égard de l'industrie - que celle -ci relève du secteur public ou du secteur privé - et que des dispositions appropriées prévoient la possibilité de soumettre les cas litigieux à une instance d'appel. Il est inutile de souligner l'importance de l'enseignement et de la formation dans les domaines spécialisés touchant à l'industrie pharmaceutique pharmacologie, toxicologie, contrôle de la qualité de la fabrication, et, surtout, thérapeutique. :

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En matière de médicaments, l'efficacité et l'innocuité sont les deux éléments primordiaux à prendre en considération. Le prix n'a rien à voir avec l'enregistrement des produits pharmaceutiques comme sûrs et efficaces encore que, si deux médicaments d'efficacité et d'innocuité égales sont disponibles dans un cas donné, le prix puisse jouer un rôle au stade de la prescription. Le Dr Steinfeld espère que, dans toute la mesure du possible, on pourra maintenir le droit du médecin à décider en dernier ressort du produit à administrer. Le passage du rapport qui traite de la mission dont l'OMS pourrait être chargée sur le plan international en'ce qui concerne la sécurité d'emploi des médicaments et leur efficacité est un premier pas vers l'adoption de mesures garantissant l'efficacité et l'innocuité des produits pharmaceutiques utilisés conformément à leur destination. La délégation des Etats -Unis appuie le projet de résolution proposé par les délégations des Pays -Bas et de la Suède. Toutefois, comme le titre "Contrôle de la qualité des médicaments" ne recouvre pas totalement le contenu, il propose de le modifier comme suit "Qualité, innocuité et efficacité des médicaments et pharmacologie ". :

M. MAGEREGERE (Burundi) déclare qu'au Burundi, pays en voie de développement, l'absence de contrôle de la qualité des médicaments se fait durement sentir. C'est la raison pour laquelle le Gouvernement envisage de créer un laboratoire qui aura à vérifier la qualité des médicaments à leur arrivée et à déceler les altérations éventuelles du fait du transport et du stockage, qui se font parfois dans de mauvaises conditions. Au stade actuel de développement du pays, l'étude de l'efficacité et de l'innocuité des médicaments présente moins d'intérêt puisque le Burundi ne possède ni laboratoires producteurs ni laboratoires de recherche. La seule activité possible en matière pharmaceutique est la préparation de médicaments à partir de substances envoyées en vrac. Il serait encore prématuré de prévoir au Burundi la création d'un organe national de contrôle et d'enregistrement des médicaments; ce serait trop coûteux par rapport aux services que l'organe de contrôle pourrait rendre étant donné le faible développement des laboratoires pharmaceutiques tant publics que privés. Quant au rôle possible de l'OMS, il devrait surtout consister à favoriser des contacts au niveau régional. Le Dr JORGENSEN (Australie) explique que le Département de la Santé de son pays a préparé, en collaboration avec les départements de la santé des différents Etats fédérés et avec l'industrie pharmaceutique, un code de bonne pratique applicable à la fabrication des médicaments en Australie. Ce code, qui est conforme aux principes exposés dans les recommandations de l'OMS, en diffère cependant par l'arrangement général ainsi que par la plus grande spécificité de maintes dispositions. A l'heure actuelle, un document aussi précis ne serait peut -être pas utilisable dans tous les pays, encore que, si l'on cherche à obtenir une acceptation générale des attestations certifiant que le fabricant respecte les règles de bonne pratique, il vaut mieux que ces dernières comportent des stipulations spécifiques et détaillées plutôt que des déclarations générales de principe. Le Dr Jorgensen estime donc qu'à une époque ultérieure, lorsqu'on aura acquis plus d'expérience dans l'application internationale des règles de l'OMS en matière de bonne pratique, on pourra envisager une révision complète du document, de façon à ce qu'il contienne des stipulations plus précises. La rigueur avec laquelle les règles de bonne pratique sont mises en application et leur interprétation par les inspecteurs peuvent varier d'un pays à l'autre, même lorsqu'elles sont suffisamment détaillées; il faudra donc favoriser les contacts entre les organes nationaux d'inspection afin de garantir une interprétation et une application uniformes. Le rôle que joue l'OMS en la matière est très utile. Il serait bon de préparer un autre rapport ou de compléter le document actuel afin de couvrir la production des substances biologiques. Pour ce qui est du système de certification, le Dr Jorgensen indique que son pays ne pourra fournir la liste complète des fabricants qui respectent les règles de bonne pratique tant que toutes les entreprises australiennes n'auront pas été inspectées. Cette liste pourra sans doute être établie d'ici un an ou deux. Dans sa forme actuelle, l'attestation relative à l'observation des règles de bonne pratique n'est pas entièrement satisfaisante. L'expression "autorisé(e) à fabriquer des produits pharmaceutiques" est trop vaste, car il peut fort bien arriver qu'un laboratoire soit en mesure de fabriquer une catégorie particulière de produits, mais n'ait pas les compétences ou l'équipement requis pour en produire une autre. Une autorisation spéciale devrait figurer sur l'attestation s'il se trouve, parmi les produits fabriqués, des antibiotiques, des substances présentes en microdoses (moins de 5 mg de produit actif) ou des substances stériles. L'attestation concernant des lots individuels dont le numéro doit être mentionné est peu pratique, car cette exigence implique qu'on reprenne pour chaque lot l'examen de tout le dossier. Pour peu que le nombre de lots soit élevé, cette formule demanderait aux inspecteurs un temps considérable. Il faudrait modifier le texte de l'attestation de manière qu'elle s'applique à la certification d'un produit particulier. La délégation de l'Australie souscrit au projet de résolution proposé par les délégations des Pays -Bas et de la Suède.

Le Professeur PRAWIRANEGARA (Indonésie) juge les rapports sur la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement et sur le contrôle de la qualité des médicaments particulièrement intéressants pour sa délégation. L'Indonésie est en effet un pays en voie

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de développement qui a entrepris la fabrication de préparations pharmaceutiques et qui commence à instituer un contrôle de la qualité des médicaments. Depuis 1965, le Gouvernement indonésien encourage les investissements étrangers dans la fabrication de produits pharmaceutiques en vue de réduire le prix des médicaments et d'établir sa propre industrie. Jusqu'en 1965 en effet, les produits pharmaceutiques étaient soit préparés à partir. de substances importées en vrac, soit importés sous forme de produits finis. L'implantation d'usines pharmaceutiques étrangères en Indonésie est soumise à deux conditions l'usine en question doit utiliser aussi longtemps qu'elle fonctionne dans le pays au moins un ingrédient de base produit en Indonésie et elle doit former du personnel national. Les demandes doivent être approuvées par le Directeur général de la Pharmacie, mais la décision finale appartient au Bureau des Investissements étrangers. Comme le contrôle de la qualité ne peut s'effectuer correctement, faute de personnel et de laboratoires, les médicaments importés doivent être accompagnés d'un certificat d'innocuité et de pureté délivré par la maison mère à l'étranger. Le Directeur général de la Pharmacie est habilité à prendre les mesures nécessaires en ce qui concerne la sécurité d'emploi des médicaments. Le Professeur Prawiranegara remercie l'OMS d'avoir aidé son pays à instituer le contrôle des médicaments en accordant des bourses d'études et en envoyant des consultants sur place. La recherche pharmaceutique est forcément limitée en Indonésie. Etant donné la situation actuelle en matière de contrôle des médicaments, le Gouvernement indonésien serait très reconnaissant à l'OMS de continuer à centraliser les données et de l'informer de la législation étrangère relative aux médicaments, ainsi que du retrait du commerce des médicaments jugés peu sûrs. :

Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) estime que les rapports du Directeur général sur l'innocuité, l'efficacité et le contrôle des médicaments soulignent les problèmes auxquels se heurtent de nombreuses administrations sanitaires, faute de personnel convenablement formé. Les programmes du type que décrivent les rapports ne peuvent être exécutés que si l'on dispose d'un nombre suffisant de cliniciens et de pharmaciens compétents. C'est pourquoi le Dr Zoller'appuie le projet de résolution présenté par les délégations des Pays -Bas et de la Suède, tel qu'il a été amendé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique. Néanmoins, le Dr Zoller a l'impression que la position des délégués est quelque.. peu contradictoire. D'un côté, ils demandent à l'OMS d'accroître ses activités et de développer son action; de l'autre, ils ont opté pour un budget effectif restreint. A la suite du voyage que le Directeur général a fait en République fédérale d'Allemagne, le Gouvernement a institué des cours de pharmacologie clinique de trois semaines; ces cours, qui débuteront en 1972, seront organisés en liaison étroite avec l'OMS sur une base internationale ou interrégionale; ils se conformeront aux principes exposés dans le rapport du Directeur général sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, où il est notamment fait référence à l'organisation de conférences ateliers, de séminaires et de symposiums, à l'intention de fonctionnaires gouvernementaux, sur l'enregistrement des médicaments, les principes de l'évaluation préclinique et clinique, et la surveillance des médicaments commercialisés. Le Dr Zoller espère que la République fédérale d'Allemagne sera en mesure de développer ses programmes nationaux et de fournir une aide supplémentaire à l'OMS. Le Dr EL- KATTAN (République Arabe Unie) déclare que la consommation de médicaments, qui va croissant, est d'une importance capitale. Pour savoir s'il y a ou non abus, il faut connaître la consommation de médicaments dans chaque pays et les relations de cette consommation avec les services de santé. La République Arabe Unie a constaté que le meilleur moyen de parvenir à ce résultat consistait à classer les médicaments par catégories thérapeutiques. La classification adoptée comporte 44 groupes principaux, Cette méthode a permis de faire passer le nombre des médicaments vendus dans le commerce de 13 000 en 1960 à 1925 en 1970. La délégation de la République Arabe Unie n'ignore pas que d'autres pays ont établi de leur côté des classifications reposant sur des bases analogues et qu'une classification provisoire est préparée par l'OMS. L'Organisation pourrait, sur la base d'une étude comparative, établir une classification officielle que les Etats Membres pourraient adopter. Les résultats des enquêtes précliniques et cliniques exigées par les autorités gouvernementales, de même que l'approbation et le retrait de certains médicaments, devraient être communiqués à l'OMS, qui pourrait ainsi transmettre les renseignements reçus à tous les Etats Membres.

Le Dr ANOUTI (Liban) déclare que, comme presque tous les pays tributaires de la production pharmaceutique étrangère, le Liban souffre d'un grand afflux de spécialités pharmaceutiques de toutes origines. Cet afflux ne permet pas d'assurer une stabilité réelle; les produits surgissent et disparaissent en un laps de temps très court. Des produits basés sur des substances actives acceptées dans les pharmacopées internationales sont conditionnés et étiquetés sous des noms de marque, et exportés sous des noms commerciaux autorisés dans les pays d'origine. Le Liban a décidé d'accepter à l'importation les spécialités pharmaceutiques dont la vente est officiellement autorisée dans les pays d'origine, mais les attestations reçues de ces pays ne semblent pas offrir toutes les garanties prévues par la législation libanaise. D'autre part, la question du prix de vente des spécialités pharmaceutiques préoccupe profondément et depuis longtemps les autorités libanaises. Celles -ci ont cru apporter certaines garanties en alignant le prix des spécialités pharmaceutiques vendues au Liban sur le prix de vente au public dans les pays d'origine. Mais il semble que

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la vente des spécialités pharmaceutiques au public dans certains pays d'origine n'est sujette à aucun contrôle officiel et que la cupidité des fabricants et parfois des importateurs peut se donner libre cours. D'où les difficultés qu'il y a à établir un prix de vente. Les autorités libanaises ont fait confiance aux laboratoires de production, pensant qu'ils se conformaient rigoureusement aux conditions d'hygiène et de préservation prévues dans les pharmacopées internationales, et notamment contrôlaient leurs produits tant au départ de l'usine que durant leur circulation sur le marché. Or, il semble que rares soient les laboratoires qui observent strictement ces conditions. La santé publique dépend donc de la conscience des fabricants. Dans ces conditions, il est impossible au Liban de réglementer le commerce des produits pharmaceutiques comme il le faudrait. Ailleurs, une situation analogue a souvent abouti à la nationalisation du commerce pharmaceutique, qui permet d'appliquer des contrôles rigoureux. Le Liban espère surmonter ces difficultés grâce à son système de sécurité sociale et de santé, qui prend en charge la fourniture des produits pharmaceutiques à la majeure partie de la population. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) note avec intérêt l'attention que l'OMS continue de prêter au problème des médicaments, de leur innocuité, de leur efficacité et de leur qualité. Le problème est rendu plus difficile encore par la fréquence avec laquelle de nouveaux médicaments analogues par leur action apparaissent sur le marché, chacun prétendant être supérieur aux autres. Le Dr Henry demande comment le gouvernement d'un pays importateur de médicaments séparé des pays producteurs par des distances considérables peut protéger sa population contre les assertions d'une industrie dont les buts et les intérêts ne coincident pas toujours avec ceux des pays importateurs. La question du contrôle de la qualité des médicaments a beaucoup inquiété la Trinité -et- Tobago ainsi que d'autres territoires de la zone des CaraTbes, et la révision du système de certification, qui est évoquée dans le rapport du Directeur général sur ce point, sera certainement la bienvenue. La Trinité -et- Tobago a constitué un organisme gouvernemental chargé de délivrer les visas pour les nouveaux médicaments importés dans le pays. Un médicament importé doit avoir obtenu un visa de vente dans le pays fabricant, critère qui figure dans le rapport du Directeur général. Cependant, les conditions de transport et de stockage peuvent causer la détérioration prématurée des médicaments avant qu'ils ne soient utilisés à des fins thérapeutiques. La meilleure solution serait qu'ils soient contrôlés sur place par le consommateur ou en son nom. Malheureusement, ces essais demandent un personnel compétent et des laboratoires bien équipés qui, justement, font défaut. Le manque d'installations permettant d'assurer le contrôle de la qualité conduit à d'autres problèmes. Par exemple, quand deux maisons offrent le même produit à des prix différents, faut -il considérer que le produit le plus coûteux est le meilleur ou bien, comme le Ministère des Finances de la Trinité -et -Tobago a tendance à le suggérer, que le produit le meilleur marché est bien assez bon et qu'on pourra en acheter une plus grande quantité ? Un tel dilemme ne pourra être résolu que lorsqu'il existera des installations permettant de contrôler la qualité des médicaments dans les pays consommateurs. Comme l'a indiqué le délégué de la Norvège, on peut se demander si des importations de médicaments destinés à une population d'un million d'habitants justifient la création et le maintien d'un laboratoire de contrôle. D'autres pays de la zone des CaraTbes se heurtent à des problèmes analogues et l'Organisation panaméricaine de la Santé s'intéresse vivement à ces questions. La Trinité -et- Tobago a participé à un séminaire de l'OPS organisé au Venezuela; par ailleurs, lors d'une conférence récente des ministres de la santé des CaraTbes, un comité a été constitué pour étudier la possibilité d'établir un laboratoire commun de contrôle de la qualité. Le Dr Henry estime que la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement devrait être envisagée à l'échelon régional. La délégation de la Trinité -et- Tobago appuie le projet de résolution soumis par les délégations des Pays -Bas et de la Suède.

Le Dr GUTIÉRREZ MUÑIZ (Cuba), parlant de la mise en route des industries pharmaceutiques, déclare que l'industrie pharmaceutique est devenue dans les pays développés un secteur économique très important qui réalise de gros bénéfices. La majorité des habitants du monde ne peuvent se procurer les médicaments dont ils ont besoin à cause de leur prix élevé. Il est donc important que les produits pharmaceutiques soient fabriqués sur place dans les pays en voie de développement, puisque les prix des produits importés sont trop élevés et que les pays ne peuvent prendre aucune mesure en ce qui concerne le contrôle des prix et de la qualité. Les progrès techniques que l'industrie pharmaceutique a accomplis dans la seconde partie du siècle n'empêchent nullement les pays en voie de développement d'établir pareille industrie dans leur propre pays. La fabrication de produits pharmaceutiques n'exige pas toujours un équipement compliqué et un personnel hautement spécialisé. On peut utiliser les ressources flore, minéraux et produits d'origine animale. La production et la distribution doivent naturelles être contrôlées par les gouvernements, parce que dans la plupart des pays elles sont jusqu'à présent entre les mains de l'industrie privée, qui en a retiré d'énormes bénéfices au détriment de la santé de bien des gens. L'établissement d'une industrie pharmaceutique dans les pays en voie de développement revêt une importance capitale, et le Gouvernement de Cuba se prononce énergiquement en sa faveur. L'OMS et l'ONUDI peuvent jouer un rôle important dans l'amélioration de la santé, notamment dans les pays en voie de développement, en aidant à mettre sur pied cette industrie. :

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Le Dr Gutiérrez souligne que les gouvernements doivent jouer un rôle directeur dans la création de l'industrie pharmaceutique nationale. A Cuba, les produits pharmaceutiques sont fournis gratuitement aux malades hospitalisés et aux personnes atteintes de maladies infectieuses, ainsi que lorsqu'il s'agit de prévention. Ils sont fournis à un prix très modique aux malades ambulatoires et aux enfants. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) est entièrement d'accord avec les délégués de la Suède, de la Norvège et des Etats -Unis d'Amérique. Le délégué de l'Australie a souligné un point important au sujet des règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité. Les Etats Membres doivent s'attendre à des modifications de détail dans le sens suggéré par ce délégué et à divers autres égards. Le Gouvernement du Royaume -Uni a lui -même soumis un certain nombre de suggestions en vue de la révision de ces règles. Sir George se demande si le projet de résolution déposé par les délégations des Pays -Bas et de la Suède, qu'il approuve dans l'ensemble, ne pourrait pas être plus énergique. L'avant- dernier alinéa du préambule pourrait peut -être se terminer par les mots "en développant les moyens de diffusion de l'information sur la pharmacothérapie et de formation permanente en pharmacologie clinique ". Sir George estime, comme le délégué de la Norvège, qu'il n'est pas justifié de créer dans tous les pays des installations complexes pour les épreuves de laboratoire, en raison de leur coût et de l'impossibilité d'obtenir les avis spécialisés nécessaires. Les pays devraient se grouper pour mettre sur pied ces installations. L'essentiel pour assurer l'innocuité et l'efficacité des médicaments est d'organiser un bon contrôle au stade de la fabrication. Les autorités sanitaires doivent faire en sorte que le contrôle des médicaments soit assuré par les fabricants eux -mêmes. Plusieurs délégués ont mentionné le problème particulier que pose l'efficacité comparée des médicaments. C'est là une question qu'il faut aborder avec le plus grand soin. En ce qui concerne la surveillance des réactions adverses aux médicaments, Sir George Godber déclare qu'en Grande -Bretagne le caractère incomplet des notifications préoccupe les autorités; on s'efforce actuellement d'obtenir des rapports complets des hôpitaux et des services de district dont on peut attendre en toute sécurité des renseignements exacts. L'abus des médicaments trouve son origine dans une thérapeutique mal comprise. En 1970, les autorités sanitaires de Grande -Bretagne ont eu à faire face au problème de l'abus des injections intraveineuses de barbituriques, pratique extrêmement risquée qui a maintenant presque entièrement cessé parce que la population en a compris le danger. Les divers pays pourraient prendre des dispositions nouvelles pour obtenir du corps médical qu'il coopère volontairement à la limitation de l'emploi de certains médicaments pouvant faire l'objet d'abus, comme les amphétamines. Dans certaines parties de la Grande -Bretagne, l'utilisation de ces médicaments a été réduite; certains sont absolument impossibles à obtenir. Une législation sera mise en oeuvre à bref délai pour habiliter les autorités à intervenir auprès des médecins qui prescrivent des médicaments du groupe des amphétamines. Un autre point important est l'éducation sanitaire relative aux médicaments, Au Royaume -Uni, la plupart des hospitalisations pour intoxication médicamenteuse sont le résultat de la consommation accidentelle de doses excessives de médicaments prescrits ou de la consommation accidentelle de médicaments par des enfants. Il faut prévoir un conditionnement sûr et mettre en garde la population. Sir George appuie les conclusions des rapports soumis à la Commission et le projet de résolution présenté par les délégations des Pays -Bas et de la Suède. :

Le Dr SAUTER (Suisse) déclare que le contrôle de la qualité des médicaments, qui englobe le contrôle de l'innocuité et de l'efficacité, pose toujours le problème de l'essai de nouveaux médicaments sur l'homme. Ce n'est pas seulement une question de pharmacologie clinique, mais aussi d'éthique médicale et de responsabilité civile ou pénale. Sur ce sujet, l'Académie suisse des Sciences médicales vient de publier, à l'intention du corps médical, certains principes dont la rédaction a été confiée à une commission d'experts, composée non seulement de médecins, mais aussi de juristes et de représentants d'autres disciplines scientifiques. Le Dr Sauter espère que l'OMS continuera de s'occuper de ce problème, qui est compliqué et délicat. Le Dr BARRY (Guinée) déclare que son pays a toujours accordé la priorité à l'organisation, à l'équipement et à l'infrastructure de ses services de santé publique. Le service pharmaceutique national est une entreprise d'Etat. La Faculté de Médecine enseigne la pharmacologie et l'Ecole nationale de la Santé forme des agents paramédicaux pour les services de laboratoire. Chaque arrondissement possède sa pharmacie qui reçoit directement de l'entreprise nationale Pharma- Guinée sa commande de médicaments et de matériel. En exécution des résolutions adoptées par la conférence nationale de la santé de 1969, où a été prononcée une déclaration qui est devenue une véritable charte nationale de la santé, la Guinée a conclu avec les laboratoires de divers pays développés des accords commerciaux pour la fourniture de produits pharmaceutiques. La pharmacie d'Etat est le seul organisme habilité à importer des médicaments et à approvisionner les pharmacies d'arrondissement, et un contrôle efficace est exercé sur

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l'utilisation rationnelle de ces produits. La délivrance des ordonnances est également contrôlée et la liste des produits autorisés est révisée chaque année; leurs prix sont uniformes sur tout le territoire national. Le personnel qualifié du service pharmaceutique national comprend deux pharmaciens guinéens qui ont bénéficié de bourses accordées par la République Démocratique Allemande, huit boursiers nationaux formés en Algérie, et un pharmacien de la République Arabe Unie. Trois autres pharmaciens sont diplômés de l'Ecole de Médecine de Dakar. L'entreprise nationale Pharma- Guinée possède un laboratoire d'analyse, un laboratoire de toxicologie, un laboratoire de produits galéniques, une section fabriquant de la quinine et enfin une section contrôlant l'innocuité des médicaments, qui est également chargée de veiller à l'application de la législation sur le trafic et l'usage des drogues, lesquels sont sévèrement punis par le Code pénal. Grâce à l'aide fournie par l'Union des Républiques socialistes soviétiques, la Guinée vient d'inaugurer un laboratoire universitaire complètement équipé d'un matériel tout à fait moderne et disposant des techniciens nécessaires. Ce laboratoire, ainsi que l'Institut de Recherche biologique de Kindia qui bénéficie d'une aide de l'OMS et du FISE, seront d'une grande assistance pour la recherche scientifique en Afrique occidentale. A propos de la médecine traditionnelle, le Dr Barry souligne qu'on étudie actuellement les ressources naturelles du pays du point de vue des possibilités thérapeutiques qu'elles offrent. Dans le cadre de la formation du personnel de santé, des spécialistes en acupuncture et massages ont été formés auprès des équipes médicales chinoises qui travaillent en Guinée depuis 1967. Il convient de noter, en ce qui concerne les laboratoires de contrôle, que le Conseil supérieur de la Santé publique de l'Organisation des Etats riverains du Sénégal doit incessamment décider du lieu d'implantation d'un laboratoire de ce type dont les activités s'étendraient à la pharmacologie et à la médecine traditionnelle. Il s'agit d'un projet intéressant qui mérite d'être soutenu par l'OMS. La délégation de la Guinée est favorable à l'établissement dans chaque pays d'un laboratoire de contrôle des produits pharmaceutiques, à la formation de personnel dans cette branche et à la diffusion de renseignements sur le sujet dans un grand nombre de langues. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) déclare que le problème des réactions adverses aux médicaments prend de plus en plus d'importance. La question de savoir comment limiter la consommation inutile de médicaments sans compromettre un traitement médical motivé, qui bien souvent sauve des vies, n'a été résolue par aucun pays. Les documents soumis à la Commission apportent une contribution à la coopération internationale sur le sujet, puisque tous les pays sont plus ou moins dépendants les uns des autres, et que des normes et des méthodes communes sont de la plus haute importance tant pour les pays développés que pour les pays en voie de développement. Les recherches cliniques sur les médicaments et les essais de médicaments sont très importants. Il se pose des problèmes de tous ordres - éthique, pratique, économique - à propos des essais cliniques de médicaments nouveaux sur l'être humain; et il est absolument nécessaire que l'OMS entreprenne une étude plus approfondie du problème. Le Dr Ammundsen souligne, combien il est important de donner à la pharmacologie clinique le statut de spécialité médicale. Cette discipline doit avoir sa place dans les services hospitaliers, ainsi que dans la pratique générale de la médecine et dans l'administration de la santé publique. Le premier cours postuniversitaire sur le sujet a débuté au Danemark en 1970 et un groupe d'experts a été constitué pour élaborer les voies et les moyens par lesquels la pharmacologie clinique pourrait être insérée dans le système sanitaire danois aussi bien que dans la structure universitaire. La délégation du Danemark appuie le projet de résolution soumis par les délégations des Pays -Bas et de la Suède. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) assure l'OMS de toute la gratitude de son gouvernement pour l'aide qu'elle lui a fournie sous forme de services d'experts, d'équipement médical et de bourses d'études en vue de l'établissement dans le pays d'un laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments. Dans le même ordre d'idées, il convient de signaler qu'une loi est entrée en vigueur à Chypre sur le contrôle des prix des produits pharmaceutiques. Si les épreuves visant à établir l'innocuité et l'efficacité sont effectuées par le pays où le médicament est fabriqué selon les méthodes et critères définis par l'OMS, elles n'ont pas besoin d'être répétées par le pays importateur, ni par les laboratoires fabriquant le produit dans d'autres pays. Pareil système sera très utile aux pays qui n'ont pas encore établi de laboratoires de contrôle de la qualité des médicaments, ou qui, comme Chypre, ont pu établir de tels laboratoires, mais ne possèdent que des ressources humaines et matérielles limitées pour vérifier la qualité des produits pharmaceutiques importés. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques), se référant à la mise en route de la fabrication de produits pharmaceutiques dans les pays en voie de développement, déclare que la plupart de ces pays doivent importer des médicaments à un prix très élevé; par conséquent, il est extrêmement important pour leur développement économique qu'ils puissent créer des industries pharmaceutiques nationales. La priorité devrait être accordée à la fabrication des médicaments les plus utilisés dans la pratique médicale. La création d'installations pour préparer et conditionner

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les médicaments ne suffit pas, puisqu'elle ne supprime pas la nécessité d'importer les substances indispensables. Le développement d'une industrie pharmaceutique dépend dans une large mesure de l'existence dans le pays môme des matières premières nécessaires. La délégation de l'URSS pense en conséquence qu'une aide aux pays pour l'étude de cet aspect de la question devrait être ajoutée aux secteurs de responsabilité de l'OMS cités dans le rapport du Directeur général. Depuis vingt ans, l'URSS aide un grand nombre de pays, dans le cadre d'accords bilatéraux, à établir une industrie pharmaceutique, à fabriquer une large gamme de substances médicamenteuses et à construire des usines de matériel médical; les autorités compétentes de l'URSS ont donc maintenant une grande expérience de l'élaboration et de la mise en oeuvre de projets de cet ordre. Un point à considérer est la nécessité de fabriquer des produits que les gens aient les moyens d'acheter. Passant à la question de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, le Dr Tatoêenko déclare que sa délégation est satisfaite du rapport soumis à la Commission. Les recommandations qu'il contient sont judicieuses et conformes aux pratiques suivies en Union soviétique. En URSS, le contrôle de la qualité s'effectue sous la responsabilité du Ministère de la Santé. Des règles très strictes régissent les essais cliniques et l'enregistrement des, médicaments nouveaux, qu'ils soient fabriqués sur place ou importés, et un contrôle rigoureux est maintenu sur les établissements qui font des essais cliniques. Un médicament doit être approuvé et enregistré par le Ministère de la Santé avant de pouvoir être utilisé. En Union soviétique, les médicaments ne font l'objet d'aucune publicité, mais un service a été créé pour fournir aux agents des services médicaux et pharmaceutiques des renseignements sur les médicaments nouveaux. Le Dr Tatoêenko relève dans le rapport du Directeur général que l'OMS communique aux gouvernements toutes décisions par lesquelles les autorités sanitaires interdisent ou limitent l'emploi d'une préparation pharmaceutique. Ce travail est utile et mérite d'être appuyé. Cependant, comme certains délégués l'ont déjà souligné, il n'est guère possible que les centaines de médicaments nouveaux soient éprouvés dans plus qu'un petit nombre de pays. Beaucoup de pays voudraient profiter des moyens de contrôle existant à l'étranger. Aussi la délégation de l'URSS est -elle d'avis que l'OMS devrait centraliser les renseignements sur l'enregistrement des médicaments provenant des pays qui possèdent les moyens de contrôle nécessaires, pour en faire profiter les pays qui en sont dépourvus. La délégation soviétique estime en outre que l'OMS devrait publier une liste des pays qui reconnaissent et appliquent les règles de bonne pratique, ainsi que le système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international, pour, aider les pays importateurs à fixer leur choix sur les préparations qu'ils désirent acheter. Ces deux propositions font l'objet d'un amendement présenté par la délégation soviétique sous forme de deux paragraphes qui seraient ajoutés au dispositif du projet de résolution déposé par les délégations des Pays -Bas et de la Suède et qui auraient la teneur suivante :

PRIE le Directeur général d'envisager la création d'un système de rassemblement et de 3. diffusion des informations concernant les résultats des essais d'innocuité et d'activité des médicaments nouveaux, ainsi que la possibilité de faire enregistrer ces médicaments dans les pays équipés des moyens nécessaires, afin que ces renseignements puissent être utilisés par les autorités sanitaires des pays importateurs de produits pharmaceutiques; PRIE en outre le Directeur général de publier la liste des pays dont les autorités gouver4. nementales responsables du contrôle de la qualité des médicaments reconnaissent et appliquent les "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" ainsi que le système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international, conformément aux recommandations formulées par la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA22.50. La délégation de l'URSS accepte les autres amendements qui ont été proposés à ce texte. Le Professeur BABUDIERI (Italie), appuyant le projet de résolution, précise que les médicaments exportés par son pays sont soumis à une réglementation régissant leur qualité et leur efficacité. Il souligne que les nouveaux médicaments synthétiques peuvent être dangereux et suggère que le Directeur général soumette un rapport sur la question à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Le Dr ELOM (Cameroun) constate que la notion de l'inefficacité de certains médicaments est venue compléter dans les rapports celles de l'innocuité, de la toxicité et des réactions adverses. Cela était bien nécessaire, car certains pays ne peuvent se permettre de consacrer des sommes importantes à l'achat de médicaments inefficaces, qui de surcroît peuvent être dangereux pour la santé ou entraîner des abus et des toxicomanies. Se référant au système d'information adopté par l'OMS, le Dr Elom exprime le voeu que ces renseignements précisent les noms sous lesquels sont connus les médicaments jugés inefficaces et dangereux. Cette mesure facilitera le contrôle. Le Gouvernement du Cameroun communique les renseignements qu'il reçoit de l'OMS à tous les médecins et pharmaciens du pays.

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Tous les produits pharmaceutiques importés par le Cameroun sont contrôlés par un comité technique créé par le Ministère de la Santé. Mais il est de plus en plus difficile de contrôler le trafic illicite des produits qui viennent des pays voisins où leur vente est libre. En ce qui concerne le contrôle de la qualité, la délégation du Cameroun prend note de l'aide que l'OMS pourrait offrir aux Etats Membres pour la mise sur pied de laboratoires de contrôle et l'octroi de bourses d'études. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation partage l'avis du délégué du Danemark.

Elle approuve quant au fond les deux paragraphes que la délégation de l'URSS suggère d'insérer dans le dispositif du projet de résolution, et accepte le paragraphe 4 tel qu'il est rédigé. Mais, en "et de faire rapport ce qui concerne le paragraphe 3 du dispositif, elle propose d'y ajouter les mots à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur les possibilités de réalisation d'un tel système et sur ses conséquences financières ". Pour bien montrer que les autorités gouvernementales de son pays adhèrent aux principes adoptés par l'OMS pour la production des médicaments, le Dr Sencer indique que des représentants du Gouvernement et de l'industrie pharmaceutique des Etats -Unis d'Amérique participeront à un symposium international sur les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments qu'organise à Genève en automne 1971 la Fédération internationale de l'Industrie du Médicament. L'ordre du jour pour le symposium a été établi sur la base des douze principaux points contenus dans les "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" élaborées par l'OMS. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) propose de remplacer les mots "et à la pharmacodépendance ", au deuxième alinéa du préambule, par les mots "y compris le potentiel de pharmacodépendance ".

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, se référant au paragraphe 3 du dispositif proposé par la délégation de l'URSS et complété ensuite par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, déclare que le Directeur général n'aura aucune difficulté à préparer un rapport sur le système recommandé et ses conséquences financières. En ce qui concerne le paragraphe 4, également proposé par la délégation de l'URSS, tous les efforts seront faits pour publier une liste des pays appliquant les règles de bonne pratique, mais il est évident que les seuls renseignements que le Directeur général pourra communiquer seront ceux que les Etats Membres eux -mêmes lui fourniront. Pour les obtenir, il pourra envoyer une lettre -circulaire aux Etats Membres et ensuite diffuser les réponses reçues, soit dans une autre lettre circulaire, soit dans la Chronique OMS, mais la liste ne contiendra que les informations fournies par les gouvernements, avec les limites que cela comporte. D'ailleurs, comme il a été indiqué au cours de la discussion, le système de certification et les règles de bonne pratique demandent déjà à être modifiés. Le Directeur général étudiera la meilleure manière de donner suite à la demande qui lui est faite.

Le Dr Bernard remercie les délégués de leurs remarques et suggestions, extrêmement intéressantes, qui seront de la plus grande utilité pour la poursuite du programme. Le Dr AUJOULAT (France) estime que la deuxième partie du paragraphe 3 du dispositif proposé par la délégation de l'URSS ( "ainsi que la possibilité de faire enregistrer ces médicaments dans les pays équipés des moyens nécessaires ") est moins claire en français qu'en anglais. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT assure le Dr Aujoulat que le texte français sera aligné sur le texte anglais.

Le Professeur REXED (Suède) déclare que le délégué des Pays -Bas et lui -même acceptent les amendements proposés, qui clarifient et améliorent leur texte.

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense qu'il sera difficile d'établir la liste - même à la lumière des discussions qui se sont déroulées au sein de la Commission demandée dans le paragraphe 4 du dispositif, quand ce ne serait que parce que les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments peuvent encore être modifiées. A son avis, il serait préférable de prier seulement le Directeur général de faire rapport à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur la possibilité de publier une telle liste. En effet cette liste n'aurait que peu d'utilité, à moins de porter sur l'application de règles plus proches de leur forme définitive que les règles actuelles.

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait savoir que sa délégation accepte l'amendement proposé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique au paragraphe 3 du dispositif. Après avoir entendu les remarques formulées par le Dr Bernard au sujet du paragraphe 4 du dispositif, il se déclare d'accord pour la publication dans la Chronique OMS d'une liste des pays établie sur la base des réponses des Etats Membres à une lettre -circulaire du Directeur général. Contrairement au délégué du Royaume -Unit il pense que la publication d'une telle liste, même dans les circonstances présentes, sera d'une certaine utilité à l'Assemblée de la Santé la prochaine fois qu'elle étudiera la question.

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Le PRESIDENT annonce que le Secrétariat établira un projet de résolution révisé incorporant les amendements proposés au cours de la discussion (voir procès -verbal de la quinzième séance, section 1). 2.

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr DUHR (Luxembourg), Vice -Président, donne lecture du projet de cinquième rapport de la Commission.

Décision 3.

:

Le rapport est adopté (voir page 584). Ordre du jour, 2.13

PHARMACODEPENDANCE

Le PRESIDENT invite les membres de la Commission à étudier le projet de résolution suivant, présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, de l'Inde, de la Jamafque, de la Norvège, de la Nouvelle -Zélande, de la Suède et du Venezuela :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Observant que le phénomène de la toxicomanie et de l'abus des drogues, stupéfiantes ou non, qui engendrent la dépendance prend rapidement figure de grand problème mondial de santé, avec des conséquences néfastes pour toute la trame sociale, culturelle, politique, économique et éducative de la communauté mondiale; Reconnaissant que la recherche de solutions efficaces exige les efforts coordonnés des organisations et institutions internationales, des Etats Membres, des autorités régionales et locales et de la population elle -même; Affirmant qu'il est du devoir de l'Organisation mondiale de la Santé d'assurer une impulsion, des avis autorisés et une assistance technique à la communauté mondiale et aux Etats Membres dans les domaines du traitement, de la réadaptation, de l'éducation, de la prévention et de la recherche; Invitant instamment les Etats Membres à agir et à collaborer en favorisant l'institution de programmes nouveaux et améliorés de traitement, de réadaptation, d'éducation et de prévention au niveau national et local; Rappelant la résolution WHA23.42; Rappelant en outre la résolution 2719 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies et se félicitant de la création du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la pharmacodépendance et sur les activités de l'Organisation dans ce domaine, 1. FELICITE le Directeur général de son rapport et approuve l'expansion du programme qu'il propose, notamment le. rassemblement et l'échange d'informations, l'analyse de tous les facteurs, médicaux, sociaux, culturels et économiques qui contribuent à la pharmacodépendance, l'organisation de programmes de recherche et de formation, l'évaluation des programmes en cours et la préparation de nouvelles activités; 2. AFFIRME que, la santé publique étant sérieusement mise en cause par la pharmacodépendance, l'Organisation mondiale de la Santé a un rôle important à jouer dans toute action internationale concertée contre l'abus des drogues; 3. RECOMMANDE que l'Organisation mondiale de la Santé continue à coopérer et à collaborer avec d'autres institutions et organismes du système des Nations Unies dans la préparation et l'exécution de programmes internationaux et, sur demande des gouvernements des Etats Membres, apporte son aide pour la mise au point de procédures pour la coordination des programmes nationaux de lutte contre l'abus des drogues; 4. PRIE le Directeur général de soumettre aussitôt que possible des projets et programmes au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, en recherchant un appui financier pour l'expansion du programme au Siège et dans les Régions; 5. PRIE le Directeur général de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à sa quarante- septième session le Conseil exécutif a étudié deux points touchant à la pharmacodépendance. En application des résolutions WHA7.6 et WHA18.46 des Septième et Dix -Huitième Assemblées mondiales de la Santé, le Directeur général a informé le Conseil des mesures prises en vertu de l'article 3 de la Convention unique sur les stupéfiants concernant le classement des substances aux termes d'accords internationaux. Le Conseil a noté dans la résolution EB47.R27 que le Directeur général, sur l'avis d'experts, avait adressé au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies trois notifications concernant le propiram. D'autre part, conformément à la résolution WHA23.42, le Directeur général a soumis au Conseil un rapport sur les faits nouveaux survenus depuis la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, intitulé "Pharmacodépendance et usage abusif des drogues - Activités de l'OMS ". Ce rapport contenait notamment des propositions concernant des activités nouvelles. Les Etats Membres avaient été invités à

COMMISSION A : QUATORZIEME SEANCE

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communiquer à l'Organisation des renseignements sur l'action entreprise ou prévue afin de promouvoir la mise en place de services destinés à lutter contre la pharmacodépendance et d'indiquer la nature et l'étendue des données disponibles sur les facteurs tenant à l'homme et au milieu qui sont associés aux divers types de pharmacodépendance. Des renseignements utiles avaient été reçus sur ces deux points et l'on pouvait compter en recevoir d'autres à temps pour les soumettre à l'examen de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil a donc invité le Directeur général, dans sa résolution EB47.R26, à soumettre à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé un rapport mis à jour en tenant compte des remarques et suggestions formulées au cours des débats du Conseil ainsi que de tous renseignements supplémentaires disponibles et il a en outre, dans cette mame résolution, présenté à l'Assemblée de la Santé pour examen un projet de résolution sur la question. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, indique que le rapport du Directeur général sur la pharmacodépendance1 reprend l'essentiel des renseignements communiqués au Conseil exécutif à sa quarante septième session en y ajoutant les faits nouveaux qui se sont produits depuis lors. La manière dont le Directeur général envisage de donner suite à la résolution WHA23.42 de la Vingt- Troisième Assemblée de la Santé y est précisée et la deuxième partie donne un aperçu des activités en cours, en insistant sur celles qui sont particulièrement importantes, comme la réunion en août 1970 du Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance,2 la réunion en décembre 1970 d'un groupe scientifique OMS sur l'usage du cannabis,3 et la réunion qui doit avoir lieu en 1971 d'un groupe d'étude sur la jeunesse et les drogues. Ces indications sont suivies de quelques brefs renseignements sur les bourses d'études, les activités régionales et interrégionales et la recherche. Dans le cadre de la collaboration entre l'OMS et d'autres organismes des Nations Unies, en particulier la Commission des Stupéfiants et la Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies, deux faits importants se sont produits. En premier lieu, une session extraordinaire de la Commission des Stupéfiants s'est tenue en septembre- octobre 1970, et à l'issue de cette réunion une recommandation relative à la création d'un Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues a été adressée au Conseil économique et social.4 Celui -ci a entériné la recommandation de la Commission des Stupéfiants et l'Assemblée générale des Nations Unies, à sa vingt- cinquième session, s'est déclarée favorable à la création du Fonds et a prié le Secrétaire général de prendre immédiatement des dispositions en vue de la mise en oeuvre des décisions prises par le Conseil économique et social.5 Le Fonds a maintenant été créé et un représentant personnel du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a été chargé de l'administrer, en liaison avec la Division des Stupéfiants et avec les institutions spécialisées intéressées. Le Directeur général a déjà pris contact avec ce représentant personnel du Secrétaire général et a discuté avec lui de la participation de l'OMS aux activités qui seront financées par le Fonds. Il faut espérer que cette collaboration sera très positive, en ce qui concerne tant le financement d'activités relevant des attributions particulières de l'OMS - prévention, traitement, réadaptation, etc. - que'le financement d'activités pour l'exécution desquelles l'OMS collaborera étroitement avec la Division des Stupéfiants de l'ONU et avec d'autres institutions spécialisées telles que l'UNESCO et l'OIT. Le deuxième événement important est la conférence sur les substances psychotropes qui s'est tenue à Vienne en janvier- février 1971 et au cours de laquelle une nouvelle Convention sur les substances psychotropes a été adoptée. L'OMS a pris une part active à cette conférence, dont il est fait état dans le rapport du Directeur général. Le point essentiel intéressant l'OMS est l'article 2 de la Convention, qui concerne les procédures applicables à l'inscription d'une substance à l'un des tableaux annexés à la Convention et qui, de même que l'article 3, définit le rôle incombant à l'OMS en la matière. La conférence a également adopté deux résolutions :6 la résolution I invite les Etats à appliquer provisoirement les mesures de contrôle prévues dans la Convention en attendant son entrée en vigueur et prie le Secrétaire général de transmettre cette résolution au Conseil économique et social, à l'Assemblée générale des Nations Unies et à l'OMS; la résolution II invite l'Assemblée mondiale de la Santé à encourager la recherche sur les substances moins dangereuses capables de remplacer les drogues amphétaminiques. La dernière partie du rapport du Directeur général porte sur le projet d'expansion du programme de l'OMS dans le domaine de la pharmacodépendance. Les activités proposées dans ce cadre comprennent le rassemblement et l'échange de données sur la prévalence et l'incidence de la pharmacodépendance 1

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 10. Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1970, N° 460. Rapport en préparation. :

2 3

Conseil économique et social. Documents officiels Supplément N° 12 (E/4931; E/CN.7/532, pp. 28 -29. 5 6

4

Reprise de la quarante -neuvième session,

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 10, appendice. Document ECOSOC E /CONF.58 /5 (polycopié).

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

ainsi que sur les facteurs associés tenant à l'homme et au milieu,et des études épidémiologiques sur la pharmacodépendance et sur l'évolution de la consommation de drogues et des différents aspects sanitaires et sociaux du problème dans un certain nombre de pays et dans des contextes socio- culturels variés. Un programme d'activités détaillé est en cours de préparation. Son exécution nécessitera le concours d'un certain nombre de centres répartis dans différentes régions du monde; ces centres serviront de points d'appui pour étudier le problème, créer des possibilités de coopération entre les différents pays, et mettre sur pied un réseau coordonné d'informations, d'échanges et d'études. Au Siège et dans les Régions, les services devront être renforcés et il faudra créer une unité centrale qui recueillera et analysera les données en recourant aux méthodes les plus modernes de l'épidémiologie et de l'informatique, L'accent doit être mis plus particulièrement sur deux caractéristiques des activités proposées. En premier lieu, ces activités devront s'exercer largement sur le plan régional et national. Comme on a pu le constater lors de l'examen du projet de programme et de budget pour 1972, le Bureau régional de l'Europe a déjà entrepris des travaux fort utiles dans ce domaine et s'est vu proposer plus de projets qu'il ne peut en financer. Le Directeur régional pour les Amériques a indiqué qu'il avait fait des plans en vue de procéder à des études dans des pays choisis. Les autres Directeurs régionaux, avec qui le Directeur général s'est entretenu de la question, ont manifesté un désir semblable d'entreprendre des activités dans ce domaine. Devant un problème dont les aspects sont si complexes et si multiples, ce n'est qu'en obtenant l'accord et le soutien des Etats Membres que l'on pourra arriver à réunir les données qui permettront d'évaluer sur le terrain les différentes solutions applicables à la prévention, au traitement et à la réadaptation. En deuxième lieu, les conséquences de la pharmacodépendance pour la santé ne pouvant être dissociées de ses conséquences sociales, les activités proposées font une large place à la coopération entre les divers organismes compétents. Une étroite collaboration a été établie et maintenue avec la Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies et avec l'UNESCO, l'OIT et la FAO, et l'OMS compte participer aux programmes d'action concertée qui seront entrepris par toutes ces organisations. Les ressources nécessaires pour financer ces programmes proviendront dans la mesure du possible du budget ordinaire de l'Organisation, mais aussi du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Il n'est malheureusement pas encore possible de donner des chiffres ou des renseignements détaillés sur le programme, car celui -ci est encore en cours d'élaboration. Mais il est indispensable d'agir vite et l'Organisation compte, dans les semaines qui suivent, concrétiser ce programme, sur le plan de l'OMS et d'une action concertée plus large, et le mettre aussitôt à exécution. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) souligne que, dix ans plus tôt, le problème de la pharmacodépendance, pour autant qu'on le mentionnât, ne touchait qu'un petit nombre de pays et un petit nombre de personnes et portait essentiellement sur l'usage de dérivés de l'opium. Aujourd'hui, le problème a pris les proportions d'une pandémie, et aux opiacés s'est ajoutée toute une gamme de substances, stupéfiantes ou non, auxquelles s'adonnent de très nombreux jeunes. Depuis cinq ans, la maladie a gagné des centaines de milliers d'enfants et de jeunes adolescents; elle ne conna£t pas de frontières géographiques. Aux Etats -Unis d'Amérique, on ne produit pas d'opium, et la fabrication de l'héroTne est interdite; pourtant, la toxicomanie demeure un grave problème. Le Dr Steinfeld rappelle la déclaration qu'a faite le Président des Etats -Unis d'Amérique, le 28 avril 1970, au cours de la semaine de prévention de la toxicomanie "L'abus des drogues qui constituait essentiellement, voici dix ans, un problème de police local représente maintenant une menace sérieuse pour des millions d'Américains. Aux Etats -Unis, le nombre de personnes s'adonnant aux stupéfiants est évalué à des centaines de mille, et les effets de leur toxicomanie débordent de loin le cadre de leur propre vie. "Les statistiques n'expriment qu'une partie de la tragédie de la toxicomanie. L'existence brisée de jeunes Américains, les espoirs anéantis de leurs parents, l'effondrement de la structure sociale - car les toxicomanes passent inévitablement au crime pour satisfaire une habitude coûteuse -, tels sont les tragédies individuelles, les désastres humains qui montrent, dans leur réalité brutale, les effets de l'abus des drogues sur les individus et éventuellement sur notre nation." Dans la seule ville de New York, on compte 100 000 personnes utilisant régulièrement des opiacés, principalement de l'héro£ne; 43 % ont moins de 25 ans et 13 % moins de 20 ans; plus de 1000 personnes meurent chaque année de maladies associées à l'usage de stupéfiants. Dans une grande ville des Etats -Unis, on a compté en 1970 soixante décès dus à l'utilisation de stupéfiants, contre un il y a dix ans. Dans une importante clinique psychiatrique de l'est du pays, plus de 50 % des malades sont actuellement des adolescents atteints de toxicomanie, alors qu'il n'y en avait aucun il y a dix ans. En 1936, 16 % seulement des personnes prenant des opiacés avaient commencé avant l'âge de 20 ans; en 1966, 53 % des malades admis au Centre de Désintoxication de Lexington (Kentucky) avaient moins de 19 ans. Une étude effectuée dans une école de l'est des Etats -Unis a montré que 27 % des élèves de "neuvième" (15 ans) consommaient soit des drogues, soit des drogues et de l'alcool, et que 24 % buvaient de l'alcool. Dans la première catégorie, environ 10 % faisaient l'expérience de la drogue en respirant de la colle, 7 % prenaient des stimulants, 5 % de la méthamphétamine, 5 % des barbituriques, 8 % de la codé!ne, 4 % de l'opium ou ses dérivés, 3 % de l'hérofne, 3 % des tranquillisants, 15 % de la marijuana, :

COMMISSION A

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QUATORZIEME SEANCE

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8 % du hachisch, 5 % de la mescaline, 5 % du LSD et 4 % de la cocaine. Ces chiffres montrent comment le problème de la drogue a évolué. Devant l'ampleur du problème, le Gouvernement des Etats -Unis a récemment mis en vigueur une législation nouvelle et complète destinée à traiter et à réadapter les toxicomanes ainsi qu'à tenter de régler le problème de l'approvisionnement en substances faisant l'objet d'un usage abusif Le problème le plus actuel est celui du polytoxicomane, qui recourt à différentes substances chimiques produisant chacune un effet et une réaction spécifiques. Le polytoxicomane a lui -même changé depuis dix ans. Il est plus jeune, il se fait traiter plus tôt, et il apparaît dans des couches sociales où normalement la toxicomanie est rare. Ce phénomène a des répercussions sur l'organisation des traitements, étant donné que le polytoxicomane peut nécessiter un traitement plus complet que l'hérotnomane. A l'heure actuelle, on peut distinguer aux Etats -Unis quatre groupes parmi les sujets qui ont recours aux drogues ceux qui veulent faire une expérience, ceux qui s'adonnent à la drogue pour se distraire ou parce qu'ils se trouvent avec d'autres qui le font, les toxicomanes avérés, et les toxicomanes dysfonctionnels et polytoxicomanes. Le problème ne se limite pas aux Etats -Unis, il a atteint des proportions mondiales. Le Comité de la Santé publique du Conseil de l'Europe a déclaré en 1970, dans son rapport au Conseil, que la dépendance à l'égard des drogues et leur usage abusif posaient un sérieux problème social, économique et médical dans la plupart des pays européens. Il relevait six augmentation de l'incidence chez les jeunes; nouvelles formes de pharmacodépentendances apparentes dance, et notamment augmentation de l'administration de stimulants par voie intraveineuse; augmentation rapide de l'abus de drogues bien connues; fréquence croissante des dépendances multiples, dont le taux est estimé à 50 % au moins chez les sujets pharmacodépendants; nombre croissant de femmes dépendantes à l'égard des drogues et augmentation rapide de l'alcoolisme. Le Comité a déclaré en outre que le nombre des cas de toxicomanie non déclarés était considéré comme extrêmement élevé dans tous les pays, et qu'il était estimé à environ dix cas pour un cas déclaré. L'Assemblée mondiale de la Santé, l'Assemblée générale des Nations Unies, la Commission des Stupéfiants de l'ONU et d'autres organismes sont actuellement saisis du problème; son caractère international, a trouvé une expression concrète dans l'adoption de la Convention sur les substances psychotropes et dans l'établissement du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Comme l'indique le rapport du Directeur général, bien des aspects de l'effort total mené pour combattre la dépendance à l'égard des drogues ne sont pas du ressort de l'OMS - par exemple la limitation ou l'élimination de l'approvisionnement. Le rôle de l'Organisation a été admirablement énoncé par le Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance dans son dix -huitième rapport :1 : :

"Tant que la demande de drogues capables de faire naître la dépendance ne sera pas notablement réduite, il est vain de penser que le résultat souhaité pourra être atteint par de simples mesures restrictives au stade de la distribution. Pour diminuer la demande, il n'existe que d'une part la prévention, qui vise à réduire l'intérêt porté à la drogue par deux méthodes les utilisateurs potentiels, et d'autre part le traitement et la réadaptation efficaces des sujets pharmacodépendants." :

La Commission des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies a déclaré qu'il était vain d'essayer de réduire l'impact de la toxicomanie si l'on n'avait pas une idée précise du nombre et des caractéristiques des toxicomanes. En d'autres termes, un programme national préparé avec réalisme doit tenir compte de la nature des drogues en cause, de l'ampleur du problème, du contexte social et culturel, des traditions et des possibilités économiques, ainsi que des influences s'exerçant sur le comportement individuel et collectif, notamment chez les jeunes. Le Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance a justement recommandé que des recherches de cet ordre soient entreprises. Le rôle de l'OMS a été énoncé par la Vingt- Troisième Assemblée de la Santé dans sa résolution WHA23.42. Le Professeur REXED (Suède) déclare que le problème de la pharmacodépendance suscite des préoccupations dans le monde entier. La description de la situation aux Etats -Unis que la Commission vient d'entendre illustre parfaitement le problème, qui prend aussi des proportions alarmantes dans d'autres pays, surtout en Europe. Ces dernières années, la Suède a dû mener un combat particulièrement difficile contre l'usage croissant des stimulants. On a institué des mesures de lutte, de prévention et de traitement et l'on espère avoir stoppé l'extension de cet usage, mais le problème n'a pas disparu et reste sérieux dans les villes. Parmi les -faits nouveaux et inquiétants figurent la propagation de l'usage du cannabis, dont beaucoup de jeunes veulent faire l'expérience, la récente augmentation des expériences faites avec du LSD et l'apparition d'un groupe de jeunes s'adonnant aux opiacés. La délégation de la Suède se réjouit donc des efforts déployés par l'OMS pour intensifier et développer son programme en matière de pharmacodépendance. Il est très important de multiplier les avis scientifiques; le rapport du groupe scientifique OMS sur l'usage du cannabis2 et les travaux

1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1970, N° 460, p. 2

5.

En préparation.

434

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

de groupes analogues sur différents aspects du problème de la pharmacodépendance, par, exemple, sont extrêmement utiles et il faudrait continuer de travailler dans ce sens pour asseoir le futur programme sur des bases scientifiques solides. Il est encourageant de constater que le Bureau régional de l'Europe entreprend un programme de longue durée pour combattre la pharmacodépendance, et il faut espérer que des programmes coordonnés analogues, couvrant les divers aspects du problème, notamment les aspects préventifs et thérapeutiques, seront lancés dans les autres Régions. Le Professeur Rexed a entendu avec satisfaction le Dr Bernard mentionner ce genre d'activités. En ce qui concerne le projet de résolution dont la délégation de la Suède est l'un des coauteurs, le Professeur Rexed tient à souligner deux points. Tout d'abord, il y a maintenant deux conventions la Convention unique sur les stupéfiants, qui traite de la coopération internationale dans le domaine des stupéfiants classiques, et la Convention sur les substances psychotropes, qui a trait aux autres drogues agissant sur le système nerveux et susceptibles d'engendrer la dépendance. Dans les deux cas, l'OMS a un rôle très important à jouer, qui est clairement défini dans la Convention unique. La Convention sur les substances psychotropes déclare que l'appréciation et les recherches de l'OMS seront déterminantes en matière scientifique; autrement dit, dans pratiquement tout le domaine de la pharmacodépendance, l'OMS sera l'organisme à qui incombera au premier chef la responsabilité de déterminer les produits devant faire l'objet d'un contrôle international, ainsi que les mesures de contrôle, de prévention et de traitement nécessaires. Le Professeur Rexed a assisté à la conférence de Vienne sur les substances psychotropes et a constaté avec satisfaction que presque tous les participants avaient souligné le rôle que devait jouer l'OMS. Sa délégation espère que l'OMS développera ses activités dans ce domaine et répondra aux espoirs que tous les pays placent en elle. Sans cette coopération, la Commission des Stupéfiants ne pourra obtenir de bons résultats. A cet égard, le Professeur Rexed appelle l'attention de la Commission sur les paragraphes 2 et 3 du dispositif du projet de résolution, soulignant le rôle directeur qui incombe à l'OMS. Le second point que le Professeur Rexed tient à souligner concerne le paragraphe 4 du dispositif, paragraphe important puisqu'il ouvre la possibilité d'utiliser le nouveau Fonds de manière à développer les activités de l'OMS plus rapidement qu'il ne serait possible autrement. La coopération entre l'OMS, l'UNESCO, la FAO et les autres organismes s'intéressant à la question revêt une importance capitale pour la lutte contre la pharmacodépendance. Le Professeur Rexed pense à une action concertée sous les auspices des Nations Unies, Le Gouvernement suédois s'est prononcé en faveur de la création du Fonds et il est prêt à y contribuer. Le Professeur Rexed espère que de nombreux pays feront de même pour permettre au Fonds d'aider réellement à développer les activités des institutions spécialisées et d'autres organisations internationales. Bien que de nombreux pays soient conscients du problème et s'efforcent d'y faire face, l'optimisme n'est pas de mise. L'abus des drogues se développe; des forces puissantes et bien organisées travaillent contre ceux qui essayent de combattre ce fléau. Un effort concerté est nécessaire pour résoudre le problème. :

La séance est levée à 12 h,30,

QUINZIEME SEANCE Mercredi 19 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr A. -R. M. AL- ADWANI (Kowelt)

1.

INNOCUITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS; CONTROLE DE LA'QUALITE DES MEDICAMENTS; MISE EN ROUTE DE LA FABRICATION DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DANS LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT (suite de la quatorzième séance, section 1)

Ordre du jour, 2.12, 2.14 et 2.15

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner un projet de résolution relatif au contrôle de la qualité des médicaments; il s'agit d'un texte présenté par les délégations des Pays -Bas et de la Suède, avec les amendements proposés par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, de la Norvège, du Royaume Uni et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions antérieures de l'Assemblée relatives à la pharmacologie et au contrôle des médicaments, en particulier les résolutions WHA16.36, WHA17.39, WHA20.34, WHA21.37, WHA22.50, WHA23.13, WHA23.42 et WHA23.48; Convaincue que les questions relatives à la découverte, à la production et à la distribution des médicaments, au contrôle de la qualité, de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, à la surveillance des réactions adverses, y compris le potentiel de pharmacodépendance, doivent être envisagées comme un tout; Constatant que les progrès constants des sciences médicales et le développement de l'industrie pharmaceutique amènent à découvrir des médicaments nouveaux et plus efficaces; Consciente de la nécessité croissante pour le médecin qui prescrit des médicaments de connaître et d'apprécier pleinement leurs effets, leurs réactions secondaires et leurs éventuelles interactions; Considérant qu'il est du devoir de l'Organisation mondiale de la Santé de contribuer à tenir les autorités nationales de santé et le corps médical au courant de cette évolution en développant les moyens d'information sur la pharmacothérapie et de formation permanente en pharmacologie clinique; Considérant en outre qu'il est nécessaire de mettre au point les méthodes les plus efficaces pour l'exercice de cette responsabilité par l'Organisation, SE FELICITE de l'importance accrue qui est accordée à la pharmacologie et au contrôle des 1. médicaments dans le programme de l'OMS et des travaux en cours dans ces domaines; PRIE le Directeur général d'étudier, compte tenu de la nécessité d'une approche globale en 2. cette matière, les moyens qui permettraient au mieux à l'Organisation mondiale de la Santé de faire face à ses obligations dans ce domaine et d'élargir ses activités en fonction des besoins, et l'invite à faire rapport à ce sujet à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; PRIE le Directeur général d'envisager la création d'un système de rassemblement et de diffu3. sion des informations concernant les résultats des essais d'innocuité et d'activité des médicaments nouveaux et l'enregistrement de ces médicaments dans les pays dotés des moyens nécessaires, afin que ces renseignements puissent être utilisés par les autorités sanitaires des pays importateurs de produits pharmaceutiques, et de faire rapport à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur les possibilités de réalisation d'un tel système et sur ses conséquences financières; PRIE en outre le Directeur général de publier la liste des pays dont les autorités gouverne4. mentales responsables du contrôle de la qualité des médicaments reconnaissent et appliquent les "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" ainsi que le système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international, conformément aux recommandations formulées par la Vingt Deuxième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA22.50.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité.

1

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.56. - 435 -

436

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

2.

PHARMACODEPENDANCE (suite de la quatorzième séance, section 3)

Ordre du jour, 2.13

Le PRESIDENT rappelle qu'un projet de résolution présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, de l'Inde, de la Jamaique, de la Norvège, de la Nouvelle -Zélande, de la Suède et du Venezuela a été soumis à la Commission à la séance précédente. En outre, la délégation de la Belgique propose que, dans le paragraphe 3 du dispositif de ce projet, on ajoute après les mots "exécution de programmes internationaux" le membre de phrase suivant "notamment avec l'UNESCO pour ce qui concerne les méthodes les plus efficaces d'information et d'éducation de la population et en particulier de la jeunesse "; et que la dernière partie du paragraphe 3 du dispositif soit convertie en un paragraphe distinct ainsi libellé "4. RECOMMANDE que l'OMS apporte son aide aux gouvernements des Etats Membres, sur leur demande, pour la mise au point de procédures pour la coordination des programmes nationaux de lutte contre l'abus des drogues." Les paragraphes 4 et 5 seraient alors numérotés 5 et 6. :

:

Le Dr JOYCE (Irlande) félicite le Directeur général de son rapport sur la pharmacodépendance.1 D'après les informations disponibles, il semble que la pharmacodépendance menace d'augmenter en Irlande, les drogues en cause étant principalement la marijuana et le LSD. La consommation d'amphétamines a considérablement régressé depuis l'entrée en vigueur du règlement sur les amphétamines (1969) et elle n'atteint plus aujourd'hui que 5 à 7 % de son niveau antérieur. Au cours d'une réunion que le Département irlandais de la Santé a tenue récemment avec tous les milieux médicaux intéressés, ceux -ci ont déclaré n'être pas entièrement satisfaits des résultats obtenus. Un problème subsiste en effet celui que posent notamment les personnes d'âge moyen qui prennent des amphétamines comme modérateur de l'appétit et contractent une dépendance à l'égard de ces substances. A propos de la résolution II de la conférence des Nations Unies pour l'adoption d'une convention sur les substances psychotropes, qui concerne la recherche sur les drogues amphétaminiques, le Dr Joyce cite les conclusions d'un article publié récemment dans une revue médicale irlandaise par un éminent confrère qui s'intéresse tout spécialement à la thérapeutique : :

"Le bien public exige que les médicaments, en particulier ceux qui engendrent la dépendance, soient prescrits avec beaucoup de prudence. Les amphétamines engendrent la dépendance dans 20 à 60 % des cas et les symptômes de sevrage exigent généralement un traitement hospitalier car ils persistent pendant des mois. L'agressivité et la violence qui caractérisent les psychoses de type amphétaminique réclament des soins très particuliers. Nous devons donc nous demander sérieusement s'il est justifié de prescrire des amphétamines dans quelque cas que ce soit. Il est généralement admis qu'elles ne doivent pas être employées comme tonique, comme modérateur de l'appétit ou contre la dépression chez les névrosés. A l'heure actuelle, les seules indications admissibles sont la narcolepsie (affection très rare, probablement mieux traitée par le méthylphencolate), certains troubles du comportement chez l'enfant, et une dépendance stable à l'égard d'une petite dose constante." La délégation de l'Irlande approuve le projet de résolution des sept délégations et n'a pas d'objection aux amendements proposés par le délégué de la Belgique. Le Dr ALAN (Turquie) appuie chaleureusement l'expansion du programme proposée dans la troisième partie de l'excellent rapport du Directeur général. L'abus des drogues ne pose pas actuellement de problème social en Turquie mais, puisqu'il vaut mieux prévenir que guérir, le Gouvernement turc attache une très grande importance à la question. En présentant le rapport du Directeur général, le Dr Bernard a souligné deux faits importants la création du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, auquel la Turquie a déjà apporté une contribution, et la réunion à Vienne d'une conférence des Nations Unies chargée d'élaborer une convention sur les substances psychotropes. Le délégué de la Turquie estime satisfaisantes les conclusions de cette conférence. Il appartient maintenant à l'OMS de s'occuper des substances psychotropes, aussi bien que des stupéfiants, et l'on peut être assuré que le Directeur général accordera toute l'attention voulue à ce problème. La délégation de la Turquie s'associe à celles qui ont approuvé, à la séance précédente, les deux résolutions adoptées par la conférence de Vienne, résolutions dont la délégation turque à cette conférence était coauteur. Pour ce qui est du projet de résolution dont la Commission est saisie, les amendements suivants lui paraissent indiqués : :

1) après le sixième alinéa du préambule, qui se termine par les mots "Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues ", ajouter l'alinéa suivant Accueillant avec satisfaction le fait qu'une nouvelle Convention internationale sur les substances psychotropes ait été adoptée à Vienne :

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N' 193, annexe 10.

COMMISSION A

:

QUINZIEME SEANCE

437

2)

3)

après le paragraphe 5 du dispositif, ajouter les deux paragraphes suivants INVITE instamment les Etats Membres qui ne l'ont pas déjà fait à adhérer à la Convention 6. sur les substances psychotropes; et INVITE les Etats Membres, dans la mesure de leurs possibilités, à appliquer provisoirement 7. les mesures de contrôle énoncées dans la Convention sur les substances psychotropes en attendant son entrée en vigueur. a en bas de page, ajouter la note suivante: -Document ECOSOC E/CONF.58/6 (20 février 1971). :

Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) remercie le délégué des Etats -Unis d'Amérique de sa description impressionnante de la situation. Il est important que les administrations de la santé, en plus de leurs activités spécifiques, donnent clairement leur appui aux organes chargés d'appliquer la loi. A une époque où il se trouve des médecins pour apporter une caution pseudo- scientifique à presque toutes les attitudes imaginables - et notamment pour soutenir que les gens ont le "droit" de se rendre compte par il faut que les autoeux -mêmes et de prendre librement position vis -à -vis du problème de la drogue rités de police et de douane en particulier soient soutenues par les autorités sanitaires pour mener fermement la lutte contre le trafic illicite des drogues. Le Département de la Santé néo- zélandais collabore actuellement à un programme de formation des cadres de la police, des douanes et de la police militaire. Il était représenté à la conférence de Vienne et il a accueilli avec satisfaction la Convention sur les substances psychotropes, tout en regrettant que l'accord international ne se soit pas traduit par un instrument plus fort.

Le Dr JORGENSEN (Australie) informe la Commission que son gouvernement a créé en 1969 un Comité national permanent de Lutte contre la Pharmacodépendance, qui a pour tâche d'assurer la coordination de toutes les mesures relatives au problème de la drogue en Australie. Des programmes d'éducation du public, de traitement et de réadaptation des intoxiqués, de recherche et d'action préventive ont été élaborés. Dans le cadre de la prévention, il a été mis en place un système de surveillance qui permet de détecter les irrégularités, incohérences et variations des tendances en matière de drogue et de les porter à la connaissance des autorités compétentes. Des amendements prévoyant des peines plus lourdes pour les trafiquants de drogues seront apportés à la législation. La délégation de l'Australie appuie fermement l'élargissement du programme de l'OMS et le projet de résolution sur la pharmacodépendance dont la Commission est saisie. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) souligne que le problème de la pharmacodépendance, tel qu'il est présenté dans le remarquable rapport du Directeur général, est devenu un problème de santé publique dans de nombreux pays. Au début de l'année, l'Assemblée nationale roumaine a voté une nouvelle loi sur le contrôle des stupéfiants qui renforce la réglementation de l'usage des drogues. Le Ministère de la Santé est habilité à décider des drogues qui peuvent âtre employées à des fins médicales, seul usage licite en Roumanie. La loi prévoit aussi des mesures contre l'entrée, le transit et la diffusion illicites des drogues. La délégation de la Roumanie souscrit au projet de résolution sur la pharmacodépendance. Le Dr SEMUKHA (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), prenant la parole sur l'invitation du PRESIDENP, déclare que la Ligue se préoccupe depuis longtemps des moyens de prévenir l'abus des drogues et la pharmacodépendance en 1924 déjà, le Conseil général de la Ligue avait adopté une résolution relative à une campagne contre les drogues et les produits toxiques. Plus récemment, des discussions sur ce thème ont eu lieu lors d'un séminaire tenu en 1963, pendant la Conférence internationale de la Croix -Rouge réunie à Istanbul en 1969, et à l'occasion des réunions du Comité consultatif de la Jeunesse et du Comité consultatif de la Santé et des Affaires sociales de la Ligue en 1966, 1968 et 1970. Il a été jugé nécessaire que les Sociétés de la Croix- Rouge, en coopération avec les autorités sanitaires et les autres organismes intéressés, participent plus activement à la prévention et à la réadaptation, car non seulement l'augmentation de la pharmacodépendance prend des proportions alarmantes en particulier chez les jeunes, mais encore il y a d'importantes lacunes à combler en ce qui concerne la recherche coordonnée, la collecte de renseignements à jour et l'étude des effets à long terme de bien des drogues nouvelles. La Ligue attache la plus haute importance aux mesures préventives visant à limiter les dommages et à informer le public des réels dangers que représente l'abus des drogues. La Croix -Rouge est l'une des plus grandes forces humanitaires au monde et la Ligue estime qu'il est de son devoir d'étendre son râle d'auxiliaire des autorités sanitaires aussi bien dans cet aspect de la médecine préventive et de la réadaptation que dans d'autres. Elle préparera, à l'intention des sociétés nationales, des recommandations concernant leur participation à ce genre d'activité et examinera le problème lors de la Conférence de la Jeunesse qui doit se tenir au Mexique en octobre 1971. Les membres des Sociétés de la Croix -Rouge sont prêts à participer à des campagnes éducatives menées par les autorités sanitaires et par d'autres organisations, ce qui est bien naturel de la part d'institutions médico- sociales bénévoles. :

Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) constate que le râle de l'OMS prend de plus en plus d'importance devant la menace croissante que représente la pharmacodépendance dans le monde entier. Le rapport du Directeur

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

général montre que beaucoup d'organisations internationales participent à la campagne contre les substances psychotropes. Etant donné la situation géographique du Mexique et la variété de ses conditions de climat et de terrain, il est difficile au Gouvernement de combattre le trafic national et international de la drogue. Cependant, malgré ces difficultés, le Gouvernement mexicain collabore à cette fin avec la Commission des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies et avec l'Organe international de Contrôle des Stupéfiants. En outre, la police fédérale et les autorités sanitaires et agricoles du Mexique s'emploient, avec celles des pays voisins, à entraver le trafic de la drogue surtout en bordure de la très longue frontière avec les Etats -Unis d'Amérique, et à empêcher la culture de plantes comme la marijuana sur le territoire national. Au Mexique, l'usage de la drogue a connu trois étapes. En premier lieu, il y a eu l'usage religieux et rituel des substances psychotropes, dont le Dr Bustamante a déjà parlé. Ensuite, la marijuana a été consommée dans les classes du bas de l'échelle sociale. Enfin, on en est malheureusement arrivé au stade où ces substances sont utilisées par les jeunes de toute condition, et, depuis peu, les marchands de drogues s'intéressent même aux écoliers. Le Dr Bustamante estime que les principales causes du développement de l'usage des drogues sont, d'une part, le trafic intense dont ces substances font l'objet et, d'autre part, l'activité que déploient les marchands pour faire de nouveaux adeptes. Actuellement, le Gouvernement mexicain fait porter son effort principal sur l'étude épidémiologique de la dépendance à l'égard des substances psychotropes. S'inspirant des méthodes appliquées au Royaume Uni, il s'efforce de convaincre le corps médical de ne pas employer de substances engendrant la dépendance et d'en prescrire le moins possible. En outre, un chapitre du code sanitaire est consacré aux substances psychotropes et aux stupéfiants. La délégation du Mexique appuiera le projet de résolution soumis à la Commission, ainsi que les amendements proposés par le délégué de la Belgique. Le Dr KIVITS (Belgique) déclare que sa délégation, comme tant d'autres, s'afflige de voir l'abus croissant qui est fait des substances hallucinogènes, en particulier par les jeunes, et se réjouit du renforcement de la collaboration internationale dans ce domaine, notamment de la création du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. La prévention de l'usage des drogues et de la toxicomanie est avant tout une tâche d'information et d'éducation qui incombe non seulement aux parents, aux éducateurs et aux mouvements de jeunesse, mais encore aux gouvernements et aux organisations internationales. Le délégué de la Belgique a appris avec plaisir que la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge se proposait de s'associer à cette tâche. En matière d'information, les techniques et les méthodes sont, cependant, de la plus grande importance et, pour les mettre au point, il faut tenir compte des indications des psychologues et des sociologues. Il est satisfaisant d'apprendre par le rapport du Directeur général qu'un groupe d'étude sur la jeunesse et les drogues sera réuni en 1971. Les jeunes aspirent aux sensations neuves et ont le goût du risque; le fruit défendu est toujours tentant. En Belgique, une campagne maladroite et des mesures répressives ont conduit paradoxalement à une augmentation de la consommation de drogues. C'est l'UNESCO qui semble être l'institution spécialisée la plus qualifiée pour donner des directives sur les méthodes d'information et d'éducation des jeunes. La délégation de la Belgique appuie sans réserves le projet de résolution proposé par les sept délégations, mais souhaite qu'on le complète par les amendements dont elle est l'auteur. Le Dr PARRA -GIL (Equateur) déclare que son pays, signataire lui aussi de la Convention de Vienne, a commencé d'appliquer une série de mesures efficaces. Une loi relative aux stupéfiants et substances psychotropes a été votée et un département national de contrôle de la drogue a été institué, avec l'aide consultative de l'Organisation des Nations Unies. Vu la gravité du problème que posent la pharmacodépendance et l'abus des drogues, la délégation de l'Equateur approuve le projet de résolution des sept délégations ainsi que les amendements proposés par la délégation de la Belgique.

Mlle SHILLETTO (Jamalque) déclare que sa délégation s'inquiète vivement de l'usage et de l'abus des drogues par les jeunes, ce qui l'incite à approuver le projet de résolution soumis à la Commission, avec les amendements proposés par la délégation de la Belgique. De son côté, elle propose de compléter l'un de ces amendements en ajoutant, à la fin du paragraphe 3 du dispositif "et avec la FAO pour ce qui concerne l'étude des cultures de remplacement et les aspects économiques, notamment, de la :

commercialisation ".

Le Dr SILVA (Nigéria) souligne que la dépendance à l'égard de l'amphétamine, en particulier parmi les jeunes, pose un problème de plus en plus grave dans son pays et qu'un nombre croissant de jeunes sont hospitalisés en raison d'un usage prolongé de la drogue, spécialement en période d'examens. De même, les populations rurales en font un usage croissant et il est très difficile de maîtriser la situation car la drogue est vendue illégalement. Le Gouvernement a revu la législation relative au groupe des amphétamines et a limité l'importation de ces substances à de petites doses. Le problème ne pourrait que s'aggraver si la production d'amphétamines augmentait. La délégation du Nigéria appuie le projet de résolution soumis à la Commission et demande qu'on y ajoute un paragraphe réclamant des mesures propres à décourager l'accroissement de la production d'amphétamines.

COMMISSION A

:

QUINZIEME SEANCE

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Le Dr AL -AWADI (Koweït) remercie les délégations des Etats -Unis d'Amérique et de la Suède de leurs lumineux exposés sur la triste situation de certains jeunes dans les sociétés prospères. A son avis, le mal décrit est la conséquence naturelle d'un comportement commun à beaucoup d'hommes la recherche de nouvelles satisfactions des sens dans tous les domaines. Jusqu'à un certain point, chacun a sa part de responsabilité dans les forces qui influencent aujourd'hui la jeunesse, mais c'est le devoir des médecins et des agents de la santé publique de dresser un puissant barrage moral pour faire échec aux tendances actuelles. Au Koweït, les cas avérés de pharmacodépendance sont encore peu nombreux, mais on dépense de plus en plus d'argent pour les tranquillisants, et les statistiques des hôpitaux psychiatriques accusent une certaine augmentation du nombre des personnes pharmacodépendantes. D'autre part, il existe au Koweït un problème spécial qui n'a pas encore été mentionné, à savoir que certains jeunes sont en train de contracter une dépendance à l'égard de l'inhalation d'essence. Le Dr Al -Awadi aimerait entendre les observations d'autres délégations ou du Secrétariat à ce sujet. Il approuve le projet de résolution des sept délégations ainsi que les amendements proposés par les délégations de la Belgique et de la Turquie. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie le projet de résolution soumis à la Commission et les divers amendements proposés. Au Royaume -Uni, le problème de la drogue a fait son apparition depuis sept ou huit ans, avec l'abus de l'héroïne. Des médecins avaient prescrit l'héroïne à des intoxiqués, en espérant gagner ainsi leur confiance et, finalement, les amener à limiter leurs prises. Mais les choses sont allées de mal en pis car les intoxiqués se sont mis à vendre illégalement la plus grande partie de l'héroïne ainsi obtenue. Depuis trois ans, une nouvelle législation dispose que seuls les médecins possédant une licence spéciale sont habilités à prescrire l'héroïne, et cela uniquement dans des centres spécialisés. Il s'est révélé difficile de connaître exactement le nombre des intoxiqués. Le Ministère l'estime à environ 1500, mais la presse va jusqu'à 20 000 ou 30 000. Lorsque les centres spéciaux de traitement ont été créés - et il est probable que tous les intoxiqués s'y sont rendus - le nombre total était inférieur à 1200. Il n'y a jamais eu plus de 150 héroïnomanes hospitalisés à la fois. La première année, la quantité d'héroïne délivrée dans les centres spécialisés était de 3000 grammes par mois; en 1970, les prescriptions n'ont représenté qu'un tiers environ de ce poids, la réduction ayant été rendue possible par l'emploi de la méthadone; la dépendance à l'égard de la méthadone n'a pas posé de problème. De l'avis de Sir George, on peut considérer que la situation est maîtrisée puisque le nombre annuel de nouveaux intoxiqués est aujourd'hui le tiers environ de ce qu'il était deux ans plus tôt. Il reste néanmoins essentiel de veiller à ce que les intoxiqués ne puissent obtenir que la dose minimale d'héroïne dont ils ont besoin. Au Royaume -Uni, un quart des 1200 intoxiqués enregistrés reçoit régulièrement de l'héroïne dans les centres spécialisés. Le vrai problème tient aux drogues autres que l'héroïne, par exemple la méthamphétamine. Au Royaume -Uni, les médecins ont volontairement cessé de prescrire ce composé, ce qui n'a eu aucune conséquence sérieuse. De même, on a volontairement renoncé à employer la phenmétrazine. Sir George estime que les amphétamines sont encore trop souvent prescrites et que leur utilisation clinique est peu justifiée. Le Gouvernement du Royaume -Uni est sur le point de promulguer une nouvelle législation aux termes de laquelle on pourra faire appel à un groupe d'experts pour juger si un médecin a prescrit de l'amphétamine de manière inconsidérée et au besoin lui interdire de continuer d'en prescrire. De nombreux médecins ont déjà accepté de renoncer aux amphétamines dans la pratique générale (par exemple, Ipswich est devenue une ville sans amphétamines) et la quantité d'amphétamines prescrite a été réduite de moitié. Sir George insiste sur le fait qu'il faut être très vigilant en ce qui concerne les autres substances généralement prescrites aux personnes qui désirent perdre du poids. Les injections intraveineuses de barbituriques représentent elles aussi un problème, mais les médecins commencent à prescrire d'autres sédatifs moins dangereux. En ce qui concerne l'usage du cannabis, on en parle beaucoup mais on manque de bases scientifiques pour se prononcer valablement. La publicité dont bénéficie actuellement ce produit encourage les jeunes à l'utiliser. Il est important de lutter contre l'abus des drogues en général, mais l'essentiel est de trouver le moyen de convaincre les jeunes de ne pas y goûter.

Le Professeur VANNUGLI (Italie) fait à son tour l'éloge du rapport du Directeur général qui donne un aperçu très équilibré du travail que l'OMS a accompli jusqu'ici et de ce qu'elle compte faire à l'avenir. Le grave problème posé par la pharmacodépendance ne pourra être résolu qu'avec la collaboration et la participation active de diverses disciplines. Le délégué de l'Italie approuve le projet de résolution et les amendements qui s'y rapportent, en particulier pour ce qui est de la coopération avec d'autres organisations. Lorsqu'on doit prendre des décisions au sujet de la pharmacodépendance, il faut toujours consulter les autorités de la santé publique. Les intoxiqués sont des malades et ils doivent être traités comme tels; mais leurs problèmes sont d'un ordre très particulier et leur traitement nécessite des centres spécialisés et du personnel dévoué, ayant reçu une formation particulière. Pour ce qui est des mesures

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préventives, les informations inexactes peuvent faire plus de mal que de bien, ainsi qu'on l'a fait remarquer; il appartient donc aux autorités sanitaires de veiller à ce que le public reçoive des informations exactes. Le but final est la réadaptation de l'intoxiqué, souci qui doit apparaître dans toutes les mesures de répression et de contrôle de l'abus des drogues engendrant la dépendance. Le Professeur YANAGISAWA (Japon) fait siennes les observations du délégué des Etats -Unis d'Amérique. Il espère que l'OMS jouera un rôle de premier plan dans la prévention et l'éradication du mal. Au Japon, le problème est sans doute moins grave qu'aux Etats -Unis d'Amérique, mais il n'en est pas moins préoccupant. En ce qui concerne le projet de résolution, il conviendrait peut -être de spécifier dans le paragraphe 5 du dispositif que le Directeur général fera rapport à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif. Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) indique que, dans son pays, on ne rencontre que des cas sporadiques d'abus des drogues et de pharmacodépendance; sa délégation reconnaît toutefois la gravité du problème auquel les autres pays ont à faire face et elle est prête à appuyer le projet de résolution Pour bien montrer son désir de collaborer à la lutte contre l'abus des drogues, le Gouvernement polonais a d'ailleurs accepté d'organiser, en coopération avec l'OMS, un premier cours interrégional consacré aux programmes nationaux relatifs à la dépendance à l'égard de l'alcool et des drogues. Ce cours aura lieu en Pologne en septembre 1971. La délégation de la Pologne souscrit au projet de résolution et aux amendements dont il est assorti, en particulier à ceux qu'a proposés la délégation de la Turquie. Le Dr TRAZZINI (France) fait observer que le problème de la toxicomanie n'a pas encore pris en France des proportions aussi alarmantes que dans d'autres pays, mais il y présente les mêmes caractéabaissement de l'âge des intoxiqués, utilisation du cannabis, escalade dans l'emploi des ristiques drogues, etc. Le Gouvernement français a récemment révisé sa législation en matière de pharmacodépendance. La nouvelle loi de décembre 1970 prévoit non seulement des mesures de prévention et de cure, mais aussi une aggravation des peines encourues pour trafic de drogue et, notamment, la faculté pour les autorités de perquisitionner à toute heure du jour et de la nuit. Lorsque la justice est saisie d'un cas d'intoxication par la drogue, elle en informe automatiquement les autorités sanitaires responsables, qui sont alors chargées d'assurer à l'intoxiqué un traitement approprié et une désintoxication, auquel cas on surseoit à l'action judiciaire. Si un intoxiqué demande à faire une cure volontairement, son anonymat est préservé. Les prestations sont entièrement gratuites, et l'on crée des centres de prévention et de réadaptation dans les grandes villes. Les médecins, le corps enseignant et les travailleurs sociaux reçoivent des informations sur la drogue, mais non le grand public. Le Dr Trazzini rappelle qu'une loi antérieure interdit formellement la fabrication, la détention et l'usage thérapeutique de l'héroYne, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Quant aux amphétamines, elles ne sont délivrées que sur ordonnance. La délégation française appuiera le projet de résolution et les amendements proposés par les délégations de la Belgique et de la Turquie. :

Le Dr HACHICHA (Tunisie) souscrit aux observations des précédents orateurs. Bien que la Tunisie ne soit guère touchée, elle doit être vigilante, surtout en raison de l'extension actuelle du tourisme Les autorités sanitaires et judiciaires ont pris toutes les mesures préventives nécessaires, mais l'action éducative est tout aussi importante et c'est elle qui a donné en Tunisie les meilleurs résultats. La délégation de la Tunisie approuve le projet de résolution et les amendements proposés. Le Dr WAHAB -ARIFF (Malaisie) déclare que l'abus qu'un comité interministériel a été créé pour y faire pays serait heureux de recevoir l'aide des organismes La délégation de la Malaisie appuie le projet de des drogues devient préoccupant en Malaisie et face. Etant donné la difficulté du problème, son internationaux. résolution proposé par les sept délégations.

Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) estime qu'en plus des mesures sociales et éducatives il faut prévoir des sanctions pénales. Bien que l'Arabie Saoudite soit encore exempte du fléau, elle n'en a pas moins promulgué les lois nécessaires. Le Dr CAMERON (service de la Pharmacodépendance), répondant au délégué du Koweit, indique que l'inhalation d'essence se pratique aussi dans d'autres pays, comme celle d'autres solvants, mais on manque de données sûres concernant la prévalence et l'incidence de cette forme de toxicomanie. le projet Le PRESIDENT rappelle que la Commission est saisie de deux projets de résolution contenu dans la résolution EB47.R26 du Conseil exécutif, et le projet présenté par sept délégations à la séance précédente. Elle votera d'abord sur le deuxième de ces projets, amendé par les délégations de la Belgique, de la Jamaique, du Japon et de la Turquie. Avant de passer au vote, le Président demande si les auteurs du projet de résolution acceptent les amendements proposés. :

COMMISSION A : QUINZIEME SEANCE

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Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique), au nom des délégations de la Suède et des Etats -Unis, accepte ces amendements.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) exprime lui aussi son accord au sujet des amendements proposés. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation souscrit, en principe, au projet de résolution et aux amendements proposés, à l'exception de celui qu'a présenté le délégué de la Jamalque et qui prévoit une collaboration avec la FAO en ce qui concerne les cultures de remplacement. A son avis, la question des cultures de remplacement relève uniquement de la FAO et il ne voit pas ce que l'OMS pourrait faire en l'occurrence, si ce n'est attirer l'attention de la FAO et des autorités nationales compétentes, Se référant au paragraphe 4 du dispositif du projet de résolution, il rappelle que, comme l'a dit le Sous -Directeur général, plusieurs gouvernements ont déjà sollicité de l'OMS une aide qu'elle n'a pu accorder faute des fonds nécessaires; en outre, on trouve dans le rapport du Directeur général des propositions concernant l'expansion du programme de l'OMS. Aussi vaudrait -il peut -être mieux libeller ainsi ce paragraphe :

PRIE le Directeur général d'appeler l'attention du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues sur les projets et les programmes que l'OMS pourrait entreprendre. Dans sa forme actuelle, le paragraphe donne l'impression que l'Assemblée de la Santé invite le Directeur général à préparer de nouveaux programmes et à les soumettre pour approbation, non pas à l'Assemblée, mais au Fonds. Le Dr BERNARD. Sous- Directeur général, répondant à la première observation du Dr Tatocenko, fait remarquer que l'OMS n'est pas directement impliquée dans les études mentionnées, qui relèvent en fait l'Organisation harmonisera simplement ses propres efforts avec ceux de ces de la FAO et de l'UNESCO institutions, selon les besoins, de la même manière qu'elle s'est mise en rapport avec la FAO au sujet des cultures pouvant remplacer celle du tabac. Quant à la deuxième observation du Dr Tatocenko, l'intention du Directeur général est de soumettre, le plus rapidement possible, le projet de programme de l'OMS au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Ce programme comprendra des activités déjà prévues mais qu'il n'a pas été possible de financer sur le budget ordinaire, de même que de nouvelles activités conçues dans la perspeclarge exposée dans la troisième partie du rapport du Directeur général. C'est ainsi qu'il tive faudra renforcer les services compétents du Siège et des bureaux régionaux de l'OMS, aider les laboratoires et centres collaborateurs, financer les études épidémiologiques et soutenir les enquêtes dans les pays, etc. Les propositions du Directeur général au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues engloberont toutes ces activités. :

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques), tout en appréciant les explications données par le Dr Bernard, continue de penser que le paragraphe 4 du dispositif devrait être rédigé différemment de manière que l'on comprenne bien que les projets et les programmes que le Directeur général est invité à soumettre au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues sont ceux qui ont été examinés par la présente Assemblée de la Santé. Le PRESIDENT, constatant que l'accord général est maintenant fait sur la forme à donner au projet de résolution, propose que la séance soit suspendue pour permettre d'incorporer à ce projet les divers amendements qui ont été proposés, tant oralement que par écrit. La séance est suspendue de 16 h.15 à 16 h.55.

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Observant que le phénomène de la toxicomanie et de l'abus des drogues, stupéfiantes ou non, qui engendrent la dépendance prend rapidement figure de grand problème mondial de santé, avec des conséquences néfastes pour toute la trame sociale, culturelle, politique, économique et éducative de la communauté mondiale; Reconnaissant que la recherche de solutions efficaces exige les efforts coordonnés des organisations et institutions internationales, des Etats Membres, des autorités régionales et locales et de la population elle -même; Affirmant qu'il est du devoir de l'Organisation mondiale de la Santé d'assurer une impulsion, des avis autorisés et une assistance technique à la communauté mondiale et aux Etats Membres dans les domaines du traitement, de la réadaptation, de l'éducation, de la prévention et de la recherche; Invitant instamment les Etats Membres à agir et à collaborer en favorisant l'institution de programmes nouveaux et améliorés de traitement, de réadaptation, d'éducation et de prévention au niveau national et local;

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Rappelant la résolution WHA23.42; Rappelant en outre la résolution 2719 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies et se félicitant de la création du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues; Accueillant avec satisfaction le fait qu'une nouvelle Convention internationale sur les substances psychotropes ait été adoptée à Vienne;1 et Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la pharmacodépendance et sur les activités de l'Organisation dans ce domaine, 1. FELICITE le Directeur général de son rapport et approuve l'expansion du programme qu'il propose, notamment le rassemblement et l'échange d'informations, l'analyse de tous les facteurs, médicaux, sociaux, culturels et économiques qui contribuent à la pharmacodépendance, l'organisation de programmes de recherche et de formation, l'évaluation des programmes en cours et la préparation de nouvelles activités; 2. AFFIRME que, la santé publique étant sérieusement mise en cause par la pharmacodépendance, l'Organisation mondiale de la Santé a un rôle important à jouer dans toute action internationale concertée contre l'abus des drogues; RECOMMANDE que l'Organisation mondiale de la Santé continue à coopérer et à collaborer avec 3. d'autres institutions et organismes du système des Nations Unies dans la préparation et l'exécution de programmes internationaux, notamment avec l'UNESCO pour ce qui concerne les méthodes les plus efficaces d'information et d'éducation de la population et en particulier de la jeunesse, et avec la FAO pour ce qui concerne l'étude des cultures de remplacement et les aspects économiques, notamment, de la commercialisation; 4. RECOMMANDE que l'OMS apporte son aide aux gouvernements des Etats Membres, sur leur demande, pour la mise au point de procédures pour la coordination des programmes nationaux de lutte contre l'abus des drogues; PRIE le Directeur général de soumettre aussitôt que possible au Fonds des Nations Unies pour 5. la Lutte contre l'Abus des Drogues des projets et programmes compatibles avec les grandes orientations et les programmes approuvés par l'Assemblée mondiale de la Santé, en recherchant un appui financier pour l'expansion du programme au Siège et dans les Régions; PRIE le Directeur général de faire rapport à ce sujet à la quarante- neuvième session du 6. Conseil exécutif et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; 7. INVITE instamment les Etats Membres qui ne l'ont pas déjà fait à adhérer à la Convention sur les substances psychotropes; et 8. INVITE les Etats Membres, dans la mesure de leurs possibilités, à appliquer provisoirement les mesures de contrôle énoncées dans la Convention sur les substances psychotropes en attendant son entrée en vigueur. Décision 3. :

Le projet de résolution est approuve.

2

SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr WONE (Sénégal), Rapporteur, donne lecture du projet de sixième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 585).

4.

CLOTURE DE LA SESSION Après l'habituel échange de politesses, le PRESIDENT déclare achevé le travail de la Commission A. La séance est levée à 17 heures.

1 Document ECOSOC E /CONF.58 /6 (20 février 1971).

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.57.

2

COMMISSION B

PREMIERE SEANCE Jeudi 6 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

OBSERVATIONS PRELIMINAIRES DU PRESIDENT

Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres et des Membres associés, aux représentants des diverses organisations internationales ainsi qu'au Dr Ehrlich, représentant du Conseil exécutif, qui participera aux travaux de la Commission conformément aux dispositions des articles 43 et 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Il remercie les délégués de l'honneur qu'ils ont fait à son pays et à la Région européenne en le portant à la présidence de la Commission. 2.

ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR

Ordre du jour, 3.1

Le PRESIDENT donne lecture de l'article 36 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé concernant l'élection du vice -président et du rapporteur. Il indique que, dans son troisième rapport (voir page 583), la Commission des Désignations a proposé le Dr Bédaya -Ngaro (République Centrafricaine) pour le poste de vice -président. Décision :

Le Dr Bédaya -Ngaro est élu vice -président par acclamation.

Le PRESIDENT rappelle que la Commission des Désignations a, dans ce même rapport, désigné le Dr Dolgor (Mongolie) comme rapporteur. Décision : Le Dr Dolgor est élu rapporteur par acclamation. 3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA COMMISSION

Le PRESIDENT déclare que, conformément à l'article 82 du Règlement intérieur, la Commission suivra les règles régissant la conduite des débats et lé vote en séance plénière. Les articles 49 à 81 du Règlement intérieur s'appliquent particulièrement aux travaux de la Commission. Le mandat des commissions principales est exposé dans la résolution WHA23.1. Conformément aux dispositions de cette résolution, la Commission doit en avoir terminé avec les points 3.2, 3.4, 3.11, 3.12 et 3.14 de l'ordre du jour avant que la Commission A puisse s'occuper du point 2.2 de l'ordre du jour (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1972). De plus, le Conseil exécutif, à sa quarante -septième session, a formulé au sujet de la méthode de travail de l'Assemblée de la Santé certaines recommandations qui, si elles sont acceptées, auront des répercussions sur un autre point de l'ordre du jour. Le Président propose donc que la Commission examine d'abord le point 3.5 (Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé), puis, dans l'ordre, les points suivants 3.12 (Examen de la situation financière de l'Organisation) ainsi que ses cinq subdivisions; 3.2 (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971); 3.4 (Utilisation du fonds spécial du Conseil exécutif); 3.11 (Barème des contributions) et ses quatre subdivisions; 3.14 (Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical). :

Il en est ainsi décidé. 4.

METHODE DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Ordre du jour, 3.5

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, présente la question. Il. rappelle que la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé a examiné les recommandations du Conseil exécutif sur la méthode de travail révisée de l'Assemblée de la Santé et qu'elle a adopté dans ses résolutions WHA23.1 - 443 -

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et WHA23.2 une série de mesures visant à permettre une répartition plus souple des points de l'ordre du jour entre les commissions principales et à équilibrer ainsi leurs travaux. Les mandats des deux commissions principales ont été redéfinis de manière à mieux répartir les travaux entre celles -ci. A cette fin, il a été décidé que la Commission du Programme et du Budget et la Commission des Questions administratives, financières et juridiques seraient remplacées respectivement par la Commission A et la Commission B, la première étant principalement chargée des questions de programme et de budget et la seconde des questions administratives, financières et juridiques. L'Assemblée de la Santé a décidé en outre que les discussions techniques continueraient à se tenir à la fin de la première semaine de l'Assemblée et qu'aucune des deux commissions principales ne se réunirait à ce moment ou pendant les séances plénières de l'Assemblée de la Santé, ceci pour permettre à tous les délégués, et notamment á ceux qui appartiennent à des délégations comptant un nombre limité de membres, d'être présents à la discussion générale en séances plénières sur les rapports du Conseil exécutif et le Rapport annuel du Directeur général et d'assister aussi aux discussions techniques. L'Assemblée a, de plus, prié le Conseil exécutif de réexaminer á la lumière de l'expérience acquise la méthode de travail de l'Assemblée de la Santé ainsi révisée et de faire rapport à ce sujet á la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. En conséquence, le Conseil a examiné la question à sa quarante- septième session et a conclu que la nouvelle méthode de travail s'est traduite par une meilleure répartition des travaux entre les deux commissions principales et a permis à l'Assemblée de la Santé, malgré l'accroissement de ses tâches, de mener à bien ses travaux plus efficacement en l'espace de trois semaines. Il est implicite, dans la résolution EB47.R38 du Conseil (Actes officiels N° 189, page 23), qu'en raison des résultats satisfaisants obtenus il n'y a pas lieu d'apporter de nouveaux changements à la méthode de travail avant d'avoir acquis une plus grande expérience à ce sujet, Le Conseil a également examiné la question de la suppression dans l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé d'un point distinct relatif à l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir. Il a étudié ce point à la lumière de la décision prise par l'Assemblée dans sa résolution WHA22.53 sur la planification à long terme dans le domaine de la santé, la programmation biennale et l'améliorat.ion du processus d'évaluation, laquelle stipulait qu'à titre de première mesure en vue de l'établissement d'un système de programmation biennale, le projet annuel de programme et de budget devrait comprendre, à partir de 1971, un appendice contenant une projection pour la deuxième année à venir. Cette projection devrait être fondée sur les renseignements disponibles au moment de l'établissement du projet de programme et de budget touchant les priorités que les gouvernements comptent accorder aux futurs projets bénéficiant du soutien de l'OMS, ainsi que sur d'autres éléments d'information tels que la tendance observée dans l'évolution des besoins qui commandent les principales activités de l'Organisation. Le Conseil a conclu que la suppression, dans l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé, du point distinct concernant l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir permettrait d'éviter qu'il n'y ait deux discussions sur le même sujet. Il a donc décidé de recommander à l'Assemblée de la Santé d'éliminer ce point de son ordre du jour, étant entendu que l'ordre de grandeur du budget serait étudié à propos de la projection des prévisions pour le budget de l'année suivante, qui figure dans l'appendice 3 des Actes officiels N° 187, et que le Directeur général pourrait tenir compte des opinions exprimées par les Membres au cours de la discussion lorsqu'il formulerait ses prévisions budgétaires définitives, Le Conseil a en outre étudié un rapport préparé par le Corps commun d'inspection et intitulé "Rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé ". Ce rapport est soumis à la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sous le point 3.19.3 uniquement pour l'information des délégués. Le Conseil n'a pas reçu le rapport á temps pour pouvoir l'étudier de façon approfondie et il souhaite le faire avant de formuler des recommandations à l'intention de l'Assemblée de la Santé. Il a toutefois prié le Directeur général de mettre en oeuvre, en attendant, les recommandations qu'il estime applicables. La séance est levée à 15 h.5.

DEUXIEME SEANCE Lundi 10 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr S. BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) puis

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

METHODE DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE (suite)

Ordre du jour, 3.5

M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) demande si, pour faciliter le travail de la Commission A, la Commission B ne devrait pas se prononcer immédiatement sur la recommandation du Conseil exécutif visant à éliminer de l'ordre du jour en tant que point distinct "l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir ".

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, signale que si la Commission accepte la recommandation du Conseil, celle -ci prendra effet dès la présente session de l'Assemblée. En l'absence d'autres observations, le PRESIDENT déclare que la Commission parait dans son ensemble disposée à se rallier aux recommandations du Conseil exécutif sur ce point. Il conviendra donc de le premier indiquant l'accord de la Commission avec la recommanpréparer deux projets de résolution dation présentée par le Conseil dans la résolution EB47.R38, et le second évoquant les conséquences qui en résulteront pour le mandat de la Commission A. Ces projets de résolution seront préparés par le Rapporteur et distribués pour examen (voir section 4 ci- après). :

2.

EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIERE DE L'ORGANISATION

Ordre du jour, 3.12

M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant le point 3,12, déclare qu'une fois de plus le Directeur général est en mesure de déclarer que la situation financière de l'Organisation demeure saine. Le recouvrement des contributions au 31 décembre 1970 atteignait 94,94 % du montant total dû par les Membres pour le financement du budget effectif de l'année 1970. Pour les années 1968 et 1969, les pourcentages correspondants étaient, respectivement, de 96,14 et 85,30. Au 25 avril 1971, 25 Membres étaient redevables d'arriérés pour l'exercice 1970, 15 d'entre eux pour la totalité et 10 pour une partie de leur contribution. En outre, 12 Membres étaient également redevables d'arriérés pour tout ou partie de leurs contributions d'une ou plusieurs années antérieures à 1970. Depuis le 25 avril 1971, 5 pays ont versé leurs arriérés de contributions pour 1970. A l'heure actuelle, 20 Membres seulement sont redevables d'arriérés pour 1970, dont 14 pour la totalité et 6 pour une partie du montant de leur contribution. Les paiements d'autres arriérés ont ramené, à 11 le nombre des Membres redevables d'arriérés pour tout ou partie de leurs contributions pour les années antérieures à 1970.

Le total des contributions recouvrées pour 1970 s'élevait, au 30 avril 1971, à 96,80 % des montants fixés pour le financement du budget effectif de cet exercice. Entre le ler janvier et le 25 avril 1971, les paiements d'arriérés de contributions pour les années antérieures à 1970 se sont élevés à US $88 963. Pendant la même période, il a été recouvré au total US $1 305 518 pour les arriérés de contributions dus au titre de tous les exercices. Pour ce qui est des opérations du budget ordinaire de 1970, les engagements de dépenses se sont élevés à US $67 190 630, soit 99,32 % du budget effectif, Etant donné que les recouvrements de contributions pour 1970 n'atteignaient que 94,94 % au 31 décembre 1970, il y avait, à la fin de l'année, un découvert de trésorerie de US $2 747 671 qu'il a fallu couvrir au moyen d'un prélèvement sur le fonds de roulement. Depuis le ler janvier 1971 jusqu'à aujourd'hui, une somme de US $1 283 809 a été reçue pour le règlement d'arriérés de contributions au titre de l'exercice 1970, ce qui a ramené à US $1 463 862 le montant dû au fonds de roulement. Les dépenses engagées en 1970 sur des fonds autres que ceux du budget ordinaire ont été les suivantes environ US $2 500 000 sur les comptes spéciaux du fonds bénévole pour la promotion de la santé; environ US $5 500 000 de l'élément Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement, non compris la subvention de US $1 268 624 versée au budget ordinaire en remboursement des dépenses d'administration et des services d'exécution de ce programme; et environ US $5 200 000 de l'élément Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement. En outre, environ US $5 300 000 d'autres fonds ont été mis à la disposition de l'Organisation, dont US $786 000 du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, US $2 176 000 au titre des activités :

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du Centre international de Recherche sur le Cancer, environ US $2 000 000 au titre d'autres activités remboursables et des fonds en dép8t, US $238 000 du fonds de roulement des ventes et US $100 000 du fonds spécial du Conseil exécutif. Au total, l'Organisation mondiale de la Santé a financé en 1970, au moyen des divers fonds qu'elle gère directement, des activités représentant une dépense d'environ US $85 700 000, non compris le remboursement des emprunts contractés pour le bâtiment du Siège, ni l'augmentation du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. Le Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional des Amériques a engagé environ US $13 400 000 sur le budget ordinaire de l'OPS et légèrement plus de US $5 000 000 sur les autres fonds mis directement à sa disposition. En bref, les activités que l'Organisation mondiale de la Santé a exécutées au moyen des fonds gérés directement ou indirectement par elle ont coûté environ US $105 000 000. Le fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical a été créé par la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé en 1966. Jusqu'au 30 avril 1971, 17 pays avaient fait appel à ce fonds, avec un total de 184 demandes représentant une somme globale de US $1 557 000, soit 7,31 fois la dotation du fonds depuis sa création. La Commission aura noté à la lecture du rapport du Directeur général sur les recettes occasionnelles qu'au 30 avril 1971 le montant disponible était de US $4 471 213. Le Directeur général et le Conseil exécutif ont recommandé que l'Assemblée de la Santé affecte cette somme au financement des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 - qui se montent à U5 $1 740 000 - et au remboursement d'une somme de US $100 000 au fonds spécial du Conseil exécutif. Le Conseil exécutif a recommandé d'affecter un total de US $2 000 000 au financement du budget de 1972 et le Directeur général a recommandé que le solde des recettes occasionnelles disponibles au 30 avril 1971, qui s'élève à US $631 000, soit affecté au fonds immobilier. Le Sous- Directeur général appelle l'attention des membres de la Commission sur le fait que la plupart des chiffres qui ont été cités dans ce bref exposé de la situation financière de l'Organisation - par exemple ceux qui concernent le recouvrement des contributions, les arriérés dont des Membres restent redevables, les engagements de dépenses, les recettes occasionnelles disponibles, etc. - figurent soit dans le Rapport financier pour 1970 (Actes officiels N° 191), soit dans d'autres documents dont la Commission est saisie. 3.

RAPPORT FINANCIER SUR LES COMPTES DE L'OMS POUR L'EXERCICE 1970, RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ET OBSERVATIONS Y RELATIVES DU COMITE SPECIAL DU CONSEIL EXECUTIF

Ordre du jour, 3.12.1

Le PRESIDENT rappelle que l'une des fonctions de l'Assemblée mondiale de la Santé, telle qu'elle a été définie par l'article 18 f) de la Constitution, est de "contr8ler la politique financière de l'Organisation" et que les paragraphes 11.5 et 12.4 du Règlement financier s'appliquent particulièrement au point de l'ordre du jour dont la Commission est saisie. En outre, il appelle l'attention sur le Rapport financier pour 1970 et sur le Rapport du Commissaire aux Comptes (qui tous deux figurent dans les Actes officiels N° 191), ainsi que sur le premier rapport du Comité spécial du Conseil exécutif.' Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, présente le premier rapport du Comité spécial du Conseil exécutif. M. BREIE, Commissaire aux Comptes, prend la parole sur l'invitation du PRESIDENT. Il a examiné le premier rapport du Comité spécial que vient de présenter le représentant du Conseil exécutif et il a pris note, en particulier, du paragraphe 8 qui se réfère à une résolution de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé priant le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées sur la gestion et l'administration de l'Organisation. Il a procédé à la vérification des comptes en se conformant strictement aux "Principes applicables à la vérification des comptes ".2 Il a également inséré dans son rapport des observations concernant l'administration et la gestion. De telles observations rentrent bien dans le mandat du Commissaire aux Comptes puisque, même si sa principale fonction est de vérifier les comptes, ses remarques sur l'administration et la gestion se situent "dans le cadre de la vérification des comptes ", selon les termes employés par le Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires. Le Commissaire aux Comptes a examiné spécialement la façon dont le traitement électronique des données est utilisé à des fins administratives et financières, et il a constaté que le système fonctionne de manière satisfaisante. Il ne s'étendra donc pas sur ce sujet. Il a examiné et réglé avec les fonctionnaires intéressés des questions techniques mineures, mais n'a rien relevé qui soit suffisamment important pour valoir d'être mentionné. L'examen a été fait de manière approfondie par des spécialistes 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 3. 2

Documents fondamentaux, 22e éd., pp. 80 -81.

COMMISSION B

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attachés à son propre service. Il a aussi examiné les méthodes appliquées pour les achats, notamment par les services des fournitures au Siège et dans les Régions, et il a pu constater que les règles et les directives adoptées par l'Organisation avaient été respectées. (L'Administration recherche actuellement dans quelle mesure les services d'achats pourraient être décentralisés, et c'est à elle qu'il appartiendra de se prononcer en la matière.) Il apparaît donc clairement que, sur le traitement électronique des données et sur les méthodes appliquées pour les achats, il peut émettre des commentaires favorables; s'il avait trouvé matière à critique, il n'aurait pas manqué d'en faire état dans son rapport. Le Comité des Commissaires aux Comptes de l'Organisation des Nations Unies a décidé qu'à compter du ler janvier 1971 il n'effectuerait plus de vérifications intéressant la gestion à proprement parler. Cette décision a été publiée dans un rapport du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires signalant que le Comité des Commissaires aux Comptes avait décidé de modifier la portée de ses opérations en éliminant, à partir du ler janvier 1971, les vérifications sur les questions de gestion ou de mise en oeuvre des activités. Le Comité continuera néanmoins, lorsqu'il y aura lieu, à formuler des observations sur les questions de gestion dans le cadre de ses rapports ordinaires sur la vérification des comptes. M. Breie rappelle que cette conception est en accord avec les vues qu'il avait lui -même exprimées l'année précédente devant la Commission et que le groupe de vérificateurs extérieurs avait également approuvées lors de sa douzième réunion ordinaire, en 1970. Le Comité consultatif pour les Questions administratives (CCQA), réuni à Londres en avril 1971, est arrivé à un accord sur des dispositions types pour les articles des règlements financiers relatifs à la vérification des comptes. En ce qui concerne la portée des opérations de vérification, le CCQA a souligné notamment que les observations intéressant l'administration et la gestion doivent résulter de la vérification normale des comptes, et que le Commissaire aux Comptes ne procéderait à une vérification de la gestion au sens strict que s'il en était expressément prié. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) constate, d'après le Rapport du Commissaire aux Comptes (Actes officiels N° 191) et le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif, que la situation financière de l'Organisation est jugée plus satisfaisante qu'en 1969. Néanmoins, le recouvrement des arriérés de contributions pose un problème permanent et le nombre des gouvernements redevables d'arriérés de contributions ne cesse de croître. Six Etats Membres doivent à l'Organisation un tel arriéré de contributions que les dispositions de l'article 7 de la Constitution concernant les privilèges attachés au droit de vote pourraient leur être appliquées. Cette situation appelle une fois de plus l'attention sur la rapidité excessive du taux d'accroissement du budget ordinaire de l'OMS, évolution qui semble résulter d'une tendance générale de l'OMS à augmenter chaque année son assistance technique directe aux pays, au détriment de ses fonctions consultatives dont l'importance est primordiale. Depuis 1960, le budget de l'Organisation a plus que quintuplé, et ce rythme dépasse celui de la croissance du revenu national. Une autre tendance inquiétante est la réduction des sommes allouées à l'OMS par le Programme des Nations Unies pour le Développement, le FISE et d'autres organisations. En 1972, par exemple, le Programme des Nations Unies pour le Développement a l'intention de réduire sa subvention à l'OMS de 20 % par rapport à 1971. Il semble que ce soit là l'indice d'une crise de confiance et qu'il y ait lieu d'examiner comment l'OMS pourrait convaincre les pays de ne pas diminuer les demandes qu'ils adressent au Programme des Nations Unies pour le Développement et à d'autres organisations, mais bien plutôt de les augmenter. La situation est aggravée par la nécessité de faire face à des prévisions budgétaires supplémentaires. Certes, ces prévisions supplémentaires pourraient être financées par le prélèvement de un ou de deux millions de dollars sur les recettes occasionnelles, mais une telle mesure ne mettrait pas les Etats Membres à l'abri d'une augmentation ultérieure de leur contribution. Le, Professeur Lisicyn estime que la Commission devrait prendre très sérieusement en considération les recommandations énergiques formulées par le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées ainsi que par d'autres organismes des Nations Unies en ce qui concerne l'amélioration des procédures bugdétaires et administratives et la recherche de ressources complémentaires pour financer les activités de l'OMS sans recourir à un accroissement du budget ordinaire. Le chiffre de 4,23 % afférent aux dépenses d'administration est modeste. On peut se demander, toutefois, s'il représente réellement la totalité des dépenses d'administration; par exemple, les dépenses afférentes au Bureau de Liaison avec l'Organisation des Nations Unies à New York ne figurent pas sous la rubrique "Services administratifs" dans le projet de programme et de budget pour 1972. Le Professeur Lisicyn rappelle qu'à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, en 1970, sa délégation avait prié le Directeur général d'élaborer une définition des "dépenses d'administration ", et il demande instamment à la Commission d'accorder une attention particulière au mode de présentation des prévisions budgétaires, en s'inspirant de certaines recommandations intéressantes figurant dans les documents dont est saisie la Commission. Enfin, bien que sa délégation ne voie pas d'objection de principe aux recommandations formulées à propos du point 3.5 de l'ordre du jour - Méthode de travail de l'Assemblée' de la Santé - il regrette que la Commission se soit prononcée sur ce point presque sans discussion et sans avoir fait de propositions concrètes.

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M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) a constaté avec satisfaction que le Rapport financier pour 1970 (Actes officiels N° 190) était prêt au début d'avril, c'est -à-dire beaucoup plus tôt que l'année précédente. Il espère que le Secrétariat poursuivra ses efforts pour produire les documents aussi tôt que possible de manière que les délégations aient le temps de les examiner plus à fond. M. Eye se félicite vivement du fait que la situation financière de l'Organisation, ainsi que le démontre un examen attentif des Actes officiels N° 191, demeure saine. Il accueille avec satisfaction l'insertion dans le Rapport financier du tableau 8 qui, pour la première fois, présente un état apuré et consolidé du compte pour les recettes occasionnelles. Il est également satisfait des appendices 2 et 3 relatifs à l'exécution du budget ordinaire qui présentent maintenant les activités du programme par Régions et indiquent les prévisions budgétaires initiales et les prévisions révisées, ce qui permet de mieux étudier l'efficacité administrative. Le Gouvernement des Etats -Unis souhaiterait savoir de quelle façon et à quel stade les prévisions révisées ont été calculées. Le Gouvernement des Etats -Unis estime que le Rapport du Commissaire aux Comptes, tel qu'il est présenté dans les Actes officiels N° 191, ne contient pas les observations approfondies et détaillées sur l'administration de l'Organisation que les résolutions WHA22.4 et WHA23.5 avaient demandées. M. Eye espère que de telles observations seront présentées à l'avenir. Il n'ignore pas que la conception de la nature essentielle de la vérification des comptes n'est pas la même aux Etats -Unis d'Amérique et en Europe; mais le Commissaire aux Comptes est la seule personne qui puisse représenter les Etats Membres pour évaluer l'efficacité d'une organisation et l'efficience de son administration, et M. Eye tient à souligner que le Commissaire aux Comptes est responsable avant tout vis -à -vis des Etats Membres qui l'ont désigné pour ces fonctions. Il est très satisfait de la nouvelle présentation du Rapport financier et ne doute pas que les méthodes d'administration financière des travaux de l'OMS ne cesseront de s'améliorer.

Le Dr BOXALL (Australie) souligne qu'il faudrait que les documents de l'Assemblée parviennent aux délégués avant que ceux -ci ne quittent leur pays, ce qui leur donnerait le temps de mieux se préparer aux réunions, de consulter les experts des services gouvernementaux et leur permettrait de participer plus efficacement aux discussions. L'Australie est particulièrement défavorisée à cet égard en raison de la distance qui la sépare de Genève; aussi le Gouvernement australien appréciera -t -il tout ce que l'on pourra faire pour accélérer l'expédition des documents de travail. Se référant à l'état I du Rapport financier, qui montre l'actif et le passif de l'Organisation, le Dr Boxall indique que son gouvernement serait heureux d'avoir davantage de renseignements sur les placements de l'OMS type de valeurs, monnaie des dépôts à court terme, etc. Ces renseignements pourraient peut -être figurer dans un tableau ajouté au Rapport. :

Le Professeur VANNUGLI (Italie) déplore que le Rapport financier ne contienne aucune définition des dépenses administratives, car il est difficile de ce fait d'apprécier la proportion que ces dépenses représentent dans l'ensemble du budget. L'appendice I par exemple (Actes officiels N° 191, page 63) indique que les dépenses engagées en 1970 pour les services administratifs s'élèvent à US $4 162 929, ce qui n'est pas un chiffre très élevé par rapport à l'ensemble du budget. Il est évident, toutefois, que les quelque US $6 000 000 mentionnés en regard de la rubrique "Bureaux régionaux" concernent également les dépenses administratives. Pour éviter tout malentendu quant au type de dépenses que recouvrent les différentes rubriques des tableaux, il faudrait définir clairement les critères adoptés pour l'ensemble du rapport. Le Professeur Vannugli estime qu'il faut faire appel le plus possible aux recettes occasionnelles pour aider au financement du budget ordinaire de l'Organisation. Le Dr OLGUIN (Argentine) est heureux de noter que la situation financière de l'Organisation demeure satisfaisante. Le fait que le programme prévu ait été très largement exécuté est en soi une preuve d'efficacité et de saine gestion. Il est évidemment des cas où les projets n'ont pu être exécutés, mais ces cas sont dus tout autant à des obstacles apparus dans les pays demandeurs qu'à des difficultés provenant de l'administration de l'OMS. Le Dr Olguin se déclare très satisfait de la présentation du Rapport. Les trois parties dont il est traditionnellement composé et les divers appendices donnent suffisamment d'indications sur les diverses activités de l'Organisation. La délégation de l'Argentine, comme beaucoup d'autres, éprouve quelque inquiétude devant la diminution des fonds que le Programme des Nations Unies pour le Développement affecte aux projets sanitaires tant au titre de son élément Fonds spécial que de son élément Assistance technique. Bien que l'affectation des crédits résulte des priorités établies par les pays demandeurs, l'OMS a un rôle important à jouer en recommandant les projets qu'elle juge les plus souhaitables et en contribuant ainsi à ce qu'une plus grande proportion des fonds du PNUD soit affectée à des programmes de santé. Il est extrêmement important que les contributions soient payées rapidement puisqu'elles financent la majeure partie du budget de l'Organisation. On peut comprendre que des difficultés puissent parfois entraîner des retards dans leur règlement, mais il est paradoxal que ces retards soient le plus souvent le fait de pays qui ont le plus grand besoin de s'appuyer sur la coopération internationale. Il faut donc encourager le plus possible les gouvernements à régler leurs arriérés de contributions.

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La délégation de l'Argentine partage le point de vue des délégations qui attachent de l'importance aux observations que le Commissaire aux Comptes aurait à formuler sur l'administration et la gestion de l'Organisation. Le Commissaire aux Comptes a expliqué que s'il n'avait pas présenté d'observations, c'est parce qu'il n'avait pas eu de critiques à formuler. La délégation de l'Argentine estime néanmoins qu'une déclaration expresse en ce sens aurait donné plus de valeur au Rapport. Enfin, la délégation de l'Argentine se joint aux délégations qui ont exprimé le voeu que les documents de travail soient expédiés plus tôt, notamment lorsque les pays - c'est le cas de l'Argentine sont très éloignés du point de distribution; des améliorations à cet égard donneront aux délégués plus de temps pour étudier les questions et leur permettront de contribuer plus utilement aux débats. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) rend hommage à M. Siegel et à Miss Newton pour le travail qu'ils ont accompli lors des sessions antérieures de la Commission. I1 est convaincu que M. Furth assumera avec beaucoup de compétence la succession de M. Siegel. La délégation des Pays -Bas est satisfaite des renseignements qui sont fournis, mais elle souhaite également que les documents soient distribués plus tôt; il y a déjà eu une notable amélioration en 1971, ce dont il faut se réjouir. A propos des arriérés de contributions, le Dr Hoogwater souligne qu'en raison des taux d'intérêt élevés qui se pratiquent partout dans le monde, il est indispensable que les contributions soient versées sans retard. Il faudrait inviter tous les Etats Membres à payer leurs contributions, comme certains le font déjà, au cours des deux premiers mois de l'année. Il serait utile, par ailleurs, que le Secrétariat donne à la Commission les renseignements dont il peut disposer au sujet des répercussions de la très récente réévaluation du franc suisse sur la situation financière de l'Organisation. Le Dr CAYLA (France) rappelle que dans sa résolution WHA23.5 la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées sur la gestion et l'administration de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Comité spécial du Conseil exécutif, dans son premier rapport, a reconnu que le Commissaire aux Comptes avait soulevé quelques questions, mais il a paru regretter que le Commissaire aux Comptes n'ait pas formulé de plus longs commentaires. Peut -être le Commissaire aux Comptes est -il maintenant en mesure de présenter des observations plus détaillées sur l'administration de l'Organisation.

Le Dr BAIDYA (Népal) déplore que la documentation parvienne si tard aux destinataires et il suggère que deux jeux de documents soient expédiés, l'un au Département de la Santé et l'autre au Bureau de l'OMS au Népal, afin que son gouvernement ait quelque chance de recevoir au moins l'un des deux suffisamment à l'avance. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) s'étonne que le délégué des Etats -Unis d'Amérique ait cru devoir reprocher au Commissaire aux Comptes la brièveté de ses commentaires. Puisque celui -ci a été invité à présenter des observations uniquement lorsqu'il le jugerait utile ou nécessaire, on doit certainement lui laisser le soin de décider quels sont les points qui exigent, ou non, des observations détaillées.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) note avec satisfaction que les versions anglaise, française et espagnole du Rapport financier du Directeur général et du Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'année 1970 ont été adressées aux gouvernements plus tôt que les années précédentes. Cependant, bien que le document ait été publié en avril 1971, les membres de la délégation soviétique ne l'ont eu entre les mains qu'à leur arrivée à l'Assemblée et ils n'ont donc pas eu le temps de l'étudier en détail. La délégation soviétique renouvelle donc la demande qu'elle a faite au cours d'assemblées antérieures, à savoir que l'on étudie la possibilité de distribuer le document, sous une forme plus simple, plus tôt qu'on ne l'a fait jusqu'ici. Le Professeur Lisicyn ne partage pas le point de vue du délégué du Royaume -Uni à propos du Rapport du Commissaire aux Comptes et il s'associe aux délégations qui ont exprimé le voeu que le Commissaire aux Comptes présente des observations plus détaillées sur les aspects financiers des activités de l'OMS. Il rappelle que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques de la Vingt Deuxième Assemblée mondiale de la Santé et la Commission B de la Vingt- Troisième Assemblée avaient envisagé de constituer un groupe spécial de représentants des gouvernements qui serait chargé d'examiner en détail le Rapport financier et de formuler des suggestions concernant le financement de divers aspects de l'activité de l'Organisation. Il avait été finalement décidé de ne pas créer ce groupe. Le Corps commun d'inspection a, toutefois, recommandé que les commissaires aux comptes présentent des observations sur la gestion financière des diverses institutions. S'adressant au Sous -Directeur général chargé des services administratifs et financiers, le Professeur Lisicyn demande s'il serait possible de formuler des critères qui permettraient au Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées. Il serait intéressant, par exemple, de connaître le point de vue du Commissaire aux Comptes sur des questions telles que le taux de croissance du budget de l'OMS et les raisons qui le justifient, ainsi que sur les objectifs et les possibilités de l'Organisation, compte tenu de ce que font d'autres organisations internationales.

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La délégation de l'URSS partage le point de vue exprimé par le délégué de l'Italie au sujet des dépenses administratives. Aussi longtemps que l'OMS n'aura pas défini les dépenses administratives, la question se posera de savoir si les dépenses sont, ou non, trop importantes par rapport aux activités techniques de l'Organisation. Le PRESIDENT déclare en guise de conclusion que si le Secrétariat est parvenu à améliorer dans une très large mesure la présentation et la distribution des documents, un effort encore plus grand doit être fourni dans ce domaine pour que les documents parviennent assez tót aux gouvernements. M. BREIE, Commissaire aux Comptes, répète qu'il n'a pas eu d'observations détaillées à présenter sur les deux questions particulières mentionnées dans son Rapport. L'étude du traitement électronique des données a été confiée à des spécialistes qui appartiennent à son propre personnel et il n'a pas relevé d'éléments prêtant sérieusement à la critique. Il en a été de même lorsqu'il a passé en revue les services de fournitures. Sur ce point, l'Administration étudie actuellement un aspect particulier, celui du degré de décentralisation à envisager, et elle prendra elle -même ses décisions. M. FURTH, Sous -Directeur général, répond aux questions posées par les délégations. En premier lieu, à propos de l'expédition tardive des documents, notamment de ceux qu'a mentionnés le délégué des EtatsUnis d'Amérique, il explique que le rapport sur les recettes occasionnelles et sur la position du compte d'attente de l'Assemblée n'a pas été distribué avant le ler mai afin que l'on puisse y inclure les données les plus récentes concernant le compte d'attente. Les documents concernant le fonds immobilier et le bâtiment du Siège ont été retardés du fait que les négociations entre le Directeur général et les autorités suisses au sujet de la vente du terrain ne se sont terminées que le 7 mai. Plusieurs délégations ont parlé de la composition des dépenses administratives et les délégués de l'Italie et de l'URSS ont suggéré que l'on établisse une définition des dépenses relatives aux services administratifs. En consultant les Actes officiels N° 14 qui contiennent les rapports du Conseil exécutif sur sa première et sa deuxième session, on trouve que cette question a fait l'objet d'une discussion approfondie qui a abouti à l'adoption, par le Conseil, d'une définition longue et détaillée. Cette définition, semble -t -il, n'a pas été révisée depuis lors. A la suite de certaines recommandations du Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, la question est maintenant étudiée à l'échelon inter -institutions dans le cadre du système des Nations Unies. Les conclusions de ces échanges de vues seront soumises au Conseil exécutif en temps opportun. A propos des retards intervenus dans le paiement des contributions, M. Furth rappelle que le Directeur général s'est maintes fois montré préoccupé des difficultés qui en résultent pour l'Organisation et, par conséquent, n'aurait certainement pas d'objection à ce que la Commission exprime son inquiétude à ce sujet dans un projet de résolution qu'elle soumettrait à l'Assemblée de la Santé. Le délégué des Etats -Unis a aussi mentionné la question des prévisions révisées et a demandé comment elles étaient calculées. Ces prévisions sont établies par le Directeur général en raison de la nécessité d'ajuster les programmes aux besoins du moment sans dépasser le montant total approuvé pour le budget. Les ajustements sont généralement apportés à la suite de négociations avec les gouvernements, qui modifient parfois l'ordre des priorités établies pour l'assistance de l'OMS lorsqu'il apparaît nécessaire d'accélérer ou de différer l'exécution de certains projets ou d'obtenir des bourses d'études qui n'étaient pas prévues pour certaines institutions. Ces prévisions révisées sont soumises aux comités régionaux et au Conseil exécutif. Répondant au délégué de l'Australie, M. Furth déclare qu'il serait possible en effet de donner des informations plus détaillées dans les futurs rapports financiers sur les placements opérés par l'Organisation et précise que la majeure partie, sinon la totalité, des investissements à court terme sont faits en dollars. Le délégué des Pays -Bas a demandé que le Secrétariat donne son opinion sur les répercussions éventuelles de la réévaluation du franc suisse qui vient d'avoir lieu. Le Directeur général étudie actuellement cette question et il souhaitera probablement exposer lui -même le résultat de son étude en temps opportun.

Le PRESIDENT, considérant que les délégués n'ont plus de questions à poser au Secrétariat, invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant :

La Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1970, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels N° 191; et Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1970.

COMMISSION B

:

DEUXIEME SEANCE

451

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense qu'il serait opportun de compléter le dispositif du projet de résolution pour tenir compte du voeu exprimé par les nombreuses délégations qui souhaiteraient trouver des renseignements plus détaillés dans le Rapport du Commissaire aux Comptes. Il propose donc d'ajouter, après les mots "pour l'exercice financier 1970" le membre de "et prie à nouveau le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus phrase suivant détaillées au sujet du Rapport financier ". :

Le Dr CAYLA (France) appuie la proposition de l'URSS. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) suggère que si l'on accepte "dans la mesure où il l'amendement proposé par le délégué de l'URSS, on y ajoute également les mots :

l'estime nécessaire ".

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) déclare que le Commissaire aux Comptes a déjà fait rapport sur les points qu'il a jugé opportun de signaler à l'attention de la Commission. La délégation des Pays -Bas est satisfaite du rapport sous sa forme actuelle. Le rôle du Commissaire aux Comptes est d'indiquer les points faibles et ce serait pour lui une perte de temps que de faire un rapport détaillé sur des questions qui ne lui paraissent pas appeler d'observations particulières.

Le PRESIDENT suggère que les auteurs de l'amendement le soumettent par écrit. Il en est ainsi décidé (voir section 5 ci- après).

La séance est suspendue à 16 h.20 et reprise à 16 h.35, sous la présidence du Dr Bauhofer (Autriche). 4.

METHODE DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE (reprise du débat)

Ordre du jour, 3.5

Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA23.1 et WHA23.2; et Ayant examiné la résolution EB47.R38, SOUSCRIT à la conclusion du Conseil selon laquelle la méthode de travail révisée qui a été 1. appliquée à partir de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, conformément à la décision de l'Assemblée de la Santé, s'est traduite par une meilleure répartition des travaux entre les deux commissions principales et a permis à l'Assemblée de la Santé, malgré l'accroissement de ses tâches, de mener à bien ses travaux en l'espace de trois semaines; 2. DECIDE de ne pas apporter à la méthode de travail révisée d'autre modification que celle qui est prévue au paragraphe 3 ci- dessous; 3. DECIDE de supprimer de son ordre du jour en tant que point distinct l'examen de l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir et d'étudier cette question lors de l'examen du niveau du budget effectif pour l'exercice financier; NOTE que le Conseil a décidé de maintenir à l'étude la méthode de travail de l'Assemblée de 4. la Santé; et PRIE le Conseil exécutif de faire rapport, en tant que de besoin, sur les autres mesures qui 5. permettraient d'améliorer encore les méthodes de travail de l'Assemblée de la Santé.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité.1

Le PRESIDENT invite le Rapporteur à présenter le projet de résolution relatif aux modifications que l'adoption de la résolution précédente entraînerait pour le mandat de la Commission A. Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

1.

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA20.3, WHA23.1 et EB47.R38; et Se référant en outre à la résolution WHA24.3, DECIDE ce qui suit La Commission A a pour mandat 1) d'entendre les observations et recommandations du Conseil exécutif, présentées par a) le représentant du Conseil, sur les questions suivantes i) aptitude des prévisions budgétaires à permettre à l'Organisation mondiale de la Santé de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles, compte tenu du degré de développement auquel elle est parvenue; : : :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.3.

452

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II ii) conformité du programme annuel avec le programme général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé; iii) possibilité d'exécuter, au cours de l'année budgétaire, le programme envisagé; et iv) répercussions financières générales des prévisions budgétaires (l'étude de cette question sera accompagnée d'un exposé général des renseignements sur lesquels se fondent les considérations formulées); b) d'entendre les observations et recommandations du Directeur général; de recommander le montant du budget effectif; c) d'examiner en détail le programme d'exécution; d) e) de recommander la résolution portant ouverture de crédits, après avoir inséré les montants afférents aux sections du programme d'exécution dans le texte qui lui est adressé par la Commission B; et f) d'étudier toutes autres questions que pourra lui renvoyer l'Assemblée de la Santé; 2) La Commission B a pour mandat a) d'examiner la situation financière de l'Organisation, notamment i) le Rapport financier et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice précédent; ii) l'état des contributions et des avances au fonds de roulement; et iii) la situation du compte d'attente de l'Assemblée et de tous autres fonds de nature à influer sur la situation financière de l'Organisation; b) de recommander le barème des contributions; c) de recommander, s'il y a lieu, la résolution relative au fonds de roulement, notamment le montant à fixer pour ce fonds; d) d'examiner les parties du budget contenant des prévisions autres que celles qui ont trait au programme d'exécution et de faire rapport à ce sujet à la Commission A; e) d'examiner le texte de la résolution portant ouverture de crédits, d'y insérer les montants afférents aux sections autres que celles du programme d'exécution et de faire rapport à ce sujet à la Commission A; et f) d'étudier toutes autres questions que pourra lui renvoyer l'Assemblée de la Santé; 3) La Commission B ne se réunit pas lorsque la Commission A s'occupe des points a), b) et c) du paragraphe 1) ci- dessus, et la Commission A ne se réunit pas lorsque la Commission B s'occupe du point d) du paragraphe 2) ci- dessus; 4) La Commission A ne s'occupe pas des points b) et c) du paragraphe 1) ci- dessus tant que la Commission B n'en a pas terminé avec les points a) et b) du paragraphe 2) ci- dessus; enfin, 5) si, exceptionnellement, les installations existant lors d'une session de l'Assemblée de la Santé ne permettent pas que le débat sur le Rapport annuel du Directeur général ait lieu en séance plénière, l'examen de ce rapport (non compris le Rapport financier annuel) a lieu à la Commission A et est ajouté aux attributions de cette commission; 2. DECIDE de nouveau que les discussions techniques continueront de se tenir à la fin de la première semaine de l'Assemblée et qu'aucune des deux commissions principales ne se réunira à ce moment ou pendant les séances plénières de l'Assemblée de la Santé. : :

Le Dr CAYLA (France) estime souhaitable de remplacer le texte du paragraphe 1.1) c) du dispositif par le texte suivant "d'examiner et de recommander le montant du budget effectif ". Cet amendement est destiné à aligner le texte du projet de résolution sur celui de la résolution qui vient d'être approuvée par la Commission et qui, au paragraphe 3 de son dispositif, indique que l'examen de l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir se fera lors de l'examen du niveau du budget effectif pour l'exercice financier. :

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, explique que le projet de résolution à l'étude traduit une décision prise par le Conseil exécutif. Il pense que l'on pourrait donner suite à la proposition du Dr Cayla en ajoutant au paragraphe 1.1) f) du dispositif un membre de phrase conçu dans le sens suivant "notamment les projections budgétaires pour la deuxième année à venir ", de manière à couvrir l'examen de l'ordre de grandeur du budget. :

Le Dr CAYLA (France) insiste sur le fait qu'en application du paragraphe 3 du dispositif de la résolution qui vient d'être approuvée, l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir doit être étudié au moment de l'examen du niveau du budget effectif pour l'exercice financier. C'est ce qui justifie son amendement au paragraphe 1.1) c) du projet de résolution dont la Commission est maintenant saisie. Le Dr BOXALL (Australie) suggère de libeller comme suit le texte du paragraphe 1.1) c) du dispositif "d'examiner et de recommander le montant du budget effectif et les projections budgétaires pour la deuxième année à venir ". :

COMMISSION B

DEUXIEME SEANCE

453

Le DIRECTEUR GENERAL comprend le point de vue du délégué de la France, mais fait observer qu'il n'est pas possible d'étudier sérieusement une projection pour la deuxième année à venir tant que le programme de l'année suivante n'a pas été examiné. L'intention du Conseil exécutif a été de fournir au Directeur général une projection pour la deuxième année à venir à titre d'indication. Si cette orientation devait être donnée au moment où l'on établit le plafond du budget, il s'agirait d'un exercice purement financier, sans aucun rapport avec le programme et sa projection pour la deuxième année à venir. Le Professeur AUJALEU (France) pense que la discussion repose peut -être sur un malentendu. La Commission est tenue, aux termes mêmes du paragraphe 3 du dispositif de la résolution qui vient d'être approuvée, d'étudier l'ordre de grandeur projeté du budget pour la deuxième année à venir à un moment bien déterminé. Si elle estime maintenant que le moment indiqué dans ce paragraphe ne convient pas, il faudrait qu'elle remette la question en discussion.

Le DIRECTEUR GENERAL précise qu'il cherche à éviter qu'un ordre de grandeur ne soit fixé avant que le programme ait été examiné. Le Conseil exécutif a accepté que la projection soit considérée comme une indication à l'intention du Directeur général, sans qu'un montant ne soit fixé. Il serait contraire à la Constitution que l'Assemblée arrête le montant réel du budget pour la deuxième année à venir puisque le budget est un exercice annuel. Le Professeur AUJALEU (France) déclare qu'en proposant son amendement sa délégation a simplement cherché à assurer une certaine cohérence entre la résolution déjà approuvée et celle qui est à l'étude. D'après ce que le Directeur général vient de dire, il semble qu'il y ait une erreur dans le libellé de la résolution adoptée; il conviendrait donc peut -être d'en réétudier le texte, avec le concours du Rapporteur. Le DIRECTEUR GENERAL pense que le représentant du Conseil exécutif devrait aussi participer à la discussion. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) déclare que sa délégation est prête à accepter l'amendement présenté par la délégation française sous sa forme originale. Sinon, il craint que la discussion ne se prolonge et ne se complique par trop. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) pense qu'il s'agit en grande partie d'un problème de sémantique en effet, envisager l'ordre de grandeur du budget pour l'exercice ultérieur équivaut à établir en termes financiers une projection du programme. En fait, c'est au paragraphe 1.1) d) du dispositif, qui concerne l'examen du programme d'exécution, qu'il conviendrait d'apporter un amendement, car il est possible d'y mentionner le programme pour le second exercice ultérieur sous forme de projection budgétaire. :

M. AITKEN (Jamaique) considère comme irréfutable la logique de la position française. La résolution déjà adoptée a précisé le moment où aurait lieu l'examen du budget pour le second exercice ultérieur, ce qui doit être dit explicitement ou implicitement dans la résolution à l'étude. Il propose que le paragraphe 1.1) c) du dispositif soit amendé comme suit "de recommander le montant du budget effectif après examen de la question ". :

Le PRESIDENT propose que la question soit renvoyée à un petit groupe pour être étudiée avec le Rapporteur, le représentant du Conseil exécutif et un membre du Secrétariat, et que la Commission remette à plus tard l'examen du projet de résolution. Il en est ainsi décidé (voir le procès -verbal de la troisième séance, section 1). 5

RAPPORT FINANCIER SUR LES COMPTES DE L'OMS POUR L'EXERCICE 1970, RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ET OBSERVATIONS Y RELATIVES DU COMITE SPECIAL DU CONSEIL EXECUTIF (reprise du débat)

Ordre du jour, 3.12.1

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution déjà présenté au cours de la séance, ainsi que l'amendement proposé par les délégations de la France, de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, et qui consiste à ajouter à la fin de la résolution les termes :

" ... et prie à nouveau le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées au sujet du Rapport financier dans la mesure où il l'estime nécessaire."

Le Dr CHATTY (Syrie) indique que sa délégation aimerait se joindre à celles qui ont proposé l'amendement, mais qu'il faudrait donner certaines précisions sur la manière dont la Commission souhaiterait que le Commissaire aux Comptes présente des observations plus détaillées. Il semble que, dans l'amendement proposé, le début et la fin du texte soient contradictoires. Le Dr ROUHANI (Iran) déclare que sa délégation souscrit aux observations présentées plus têt par le Commissaire aux Comptes, qui jouit de la le délégué des Pays -Bas. Cet amendement est ambigu confiance de la Commission, a déjà toute liberté pour faire les observations qu'il juge nécessaires. :

454

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Si la Commission n'est pas satisfaite, elle doit le dire clairement. Quant à la délégation de l'Iran, elle appuie entièrement le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur le Rapport financier et le Rapport du Commissaire aux Comptes.' Le Professeur AUJALEU (France) rappelle que la Vingt -Deuxième et la Vingt -Troisième Assemblée de la Santé avaient été saisies d'une proposition tendant à constituer un groupe de représentants de six ou huit Etats Membres de l'Organisation qui se joindrait au Commissaire aux Comptes pour étudier les questions financières actuellement confiées à ce dernier. La délégation française avait combattu cette proposition, car elle est d'avis que le Commissaire aux Comptes ne doit rien perdre de son indépendance et doit faire le travail lui -même. Etant donné cependant que cette mesure a été écartée à la condition que le Commissaire aux Comptes commente plus largement la gestion, et afin d'éviter un retour à la suggestion originale, la délégation de la France approuve la proposition tendant à ce que le Commissaire aux Comptes soit invité à développer ses observations.

M. BRADY (Irlande) pense que la résolution à l'étude n'a pas d'autre objet que d'entériner le Rapport du Commissaire aux Comptes; l'amendement proposé est à la fois superflu et contradictoire. Si la Commission désire modifier le mandat du Commissaire aux Comptes ou les instructions qui lui sont données, le projet de résolution n'est pas l'instrument approprié pour le faire. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que l'amendement, tel qu'il est proposé ou peut -être avec quelques modifications rédactionnelles, n'empiète pas sur le mandat du Commissaire aux Comptes, puisqu'il traduit tout simplement le souhait de nombreux délégués de voir le Commissaire aux Comptes, en raison de ses connaissances et de son expérience, commenter de façon plus détaillée les questions relatives au Rapport financier du Directeur général. Toutefois, il n'est pas d'accord avec le délégué de la Syrie pour que l'on précise les questions à propos desquelles il faut donner d'autres informations, car cela porterait atteinte à l'indépendance du Commissaire aux Comptes, qui doit pouvoir décider seul. Le Professeur VANNUGLI (Italie) donne l'appui de sa délégation à l'amendement. Les membres de la Commission ne sont pas tous des experts financiers, et il serait bon d'avoir davantage de renseignements dans le Rapport du Commissaire aux Comptes. Ainsi, au paragraphe 13.2 de ce rapport (Actes officiels N° 191), il aurait été intéressant d'avoir certains détails sur l'utilisation de l'ordinateur à des fins administratives et financières, ainsi que sur les raisons pour lesquelles le Commissaire aux Comptes a jugé satisfaisantes les conditions dans lesquelles ces travaux ont été menés. De même, au paragraphe 13.4, il aurait été utile de décrire un peu en détail les méthodes suivies pour l'achat de fournitures et de matériel. Etant donné que le Commissaire aux Comptes est un expert en la matière, de nombreux membres de la Commission aimeraient qu'il fasse certaines suggestions, et c'est ce que rappelle l'amendement proposé. Le Dr CHATTY (Syrie) précise qu'il n'avait pas voulu dire que l'amendement devrait spécifier les renseignements que le Commissaire aux Comptes serait prié de fournir. Il pense que le texte de la résolution, tel qu'il se présente actuellement, est satisfaisant et que l'amendement n'est pas nécessaire. Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) estime que, compte tenu des explications fournies par les délégations de la France et de l'URSS, l'amendement a tout à fait sa raison d'être. A son avis, l'expression "à nouveau" est inappropriée et devrait être supprimée.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) et le Professeur AUJALEU (France) acceptent la suppression proposée par le Dr Bédaya -Ngaro. Le 'PRESIDENT met aux voix l'amendement proposé, qui consiste à ajouter au projet de résolution la phrase suivante :

" ... et prie le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées au sujet du Rapport financier dans la mesure où il l'estime nécessaire." Décision :

Le projet d'amendement est approuvé par 55 voix contre 9, avec 9 abstentions.

Le PRESIDENT propose ensuite à la Commission d'approuver la résolution ainsi amendée. Décision :

Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé, est approuvé à l'unanimité.2 La séance est levée à 17 h.50.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 3.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.5.

2

TROISIEME SEANCE Mardi 11 mai 1971, 9 h.30 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

METHODE DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE (suite de la deuxième séance, section 4)

Ordre du jour, 3.5

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution présenté lors de la séance précédente et en particulier sur le nouveau libellé du paragraphe 1.1) c) du dispositif préparé par le Rapporteur à la lumière de la discussion. Il demande au Rapporteur de le présenter. Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, indique qu'en consultation avec les délégués de la France, de la Jamalque et de l'Australie, le représentant du Conseil exécutif et le Directeur général, il a modifié le paragraphe 1.1) c) en lui donnant la teneur suivante :

d'examiner et de recommander le montant du budget effectif et d'examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur; c)

Le PRESIDENT demande si quelqu'un a des observations à présenter. Le Dr HASAN (Pakistan) propose que, dans la deuxième moitié du paragraphe modifié, le mot "examiner" soit remplacé par le mot "déterminer ". Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) fait remarquer que seul le Directeur général est habilité de par la Constitution à proposer les prévisions budgétaires, ainsi que cela a été bien précisé au cours de la discussion sur l'ordre de grandeur du budget. La Commission ne pourrait par conséquent que "discuter" la projection des prévisions budgétaires; il accepte cependant le mot "examiner" à titre de compromis.

En réponse à une question du PRESIDENT, le Dr HASAN (Pakistan) annonce qu'il ne maintient pas sa suggestion.

Décision 2.

:

Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié, est approuvé.1 Ordre du jour, 3.12.2

ETAT DU RECOUVREMENT DES CONTRIBUTIONS ANNUELLES ET DES AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT Le PRESIDENT invite le Sous -Directeur général à présenter la question.

M. FURTH, Sous -Directeur général, déclare que depuis le 25 avril 1971, date d'établissement du relevé indiquant l'état des encaissements de contributions, l'OMS a reçu les contributions du Burundi, de la Colombie, de l'Ethiopie, du Japon, du Kowelt, du Lesotho, de Madagascar et de la Malaisie. De plus, le Costa Rica, Chypre, le Mali, le Niger et le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord ont versé une partie de leurs contributions pour 1971. Le montant total de ces contributions versées intégralement ou en partie s'élève à US $3 022 703, soit 4,24 % du total des contributions pour 1971. Ainsi, les encaissements des contributions fixées pour 1971 s'élèvent à US $21 060 782 à la date du 11 mai 1971, ce qui représente 29,51 % du montant total des contributions fixées pour 1971. Se référant à l'état du recouvrement des avances au fonds de roulement, M. Furth précise qu'en plus des pays énumérés, le Japon a versé son avance, soit US $47 000, depuis le 25 avril 1971. Au sujet de l'état des contributions pour lesquelles l'Assemblée de la Santé a autorisé des arrangements spéciaux par ses résolutions WHA9.9, WHA15.9 et WHA19.29, il annonce que la Bolivie a versé US $5000 depuis le 25 avril 1971,à titre d'acompte sur les arriérés payables en 1968. Se référant enfin aux arriérés de contributions dus au titre du budget effectif pour les années antérieures à 1971, il signale que depuis le 25 avril 1971 le Burundi, la Colombie, le Costa Rica, la Guyane, le Mali et l'Equateur ont versé une partie ou le solde de leurs arriérés, soit un montant total de US $111 517.

M. VALERA (Espagne) mentionne les difficultés croissantes que rencontrent tous les Etats Membres pour assurer le financement du budget toujours croissant de l'OMS. Les retards observés dans le versement des contributions ne cessent d'augmenter d'année en année. D'ailleurs la Commission va examiner,

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.4. - 455 -

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

sous le point suivant de son ordre du jour, le cas de cinq Etats Membres qui sont redevables d'arriérés dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution. Ce nombre élevé constitue un signal d'alarme qui devrait inciter à maintenir l'accroissement du budget dans des limites raisonnables, de façon que le paiement des contributions ne représente pas pour les Etats Membres une charge si lourde qu'ils sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir s'acquitter à temps de leurs obligations financières envers l'Organisation. M. Valera espère que les prochains budgets seront mieux adaptés aux possibilités financières des Etats Membres et que les pays redevables d'arriérés seront de ce fait moins nombreux. En l'absence d'autres observations, le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant sur la demande du PRESIDENT :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement au 25 avril 1971, tel qu'il ressort du rapport du Directeur général; 2. APPELLE L'ATTENTION des Membres sur le fait qu'il est indispensable qu'ils versent leur contribution annuelle le plus tôt possible au cours de l'exercice financier de l'Organisation, afin que le programme approuvé pour l'année puisse être exécuté conformément aux plans; 3. INVITE instamment les Membres redevables d'arriérés à s'efforcer de les liquider en 1971; et 4. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres redevables d'arriérés en leur signalant que de nouveaux retards pourraient avoir des conséquences financières graves pour l'Organisation. 1.

Décision 3.

:

Le p roj et de résolution est approuvé. pprouvé.

1

MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION

Ordre du jour, 3.12.3

Présentant la question à la demande du PRESIDENT, le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'en application de la résolution EB47.R63 le Comité spécial du Conseil exécutif s'est réuni le 3 mai 1971 pour examiner la question dont est saisie la Commission. Le Comité spécial a noté que cinq Membres étaient en cause, mais que plusieurs d'entre eux avaient fait des efforts pour s'acquitter de leurs arriérés ou avaient communiqué à l'Organisation des plans qui leur permettraient de les liquider dans un certain délai. En conséquence, le Comité a recommandé qu'aucune décision ne soit prise pour priver la Bolivie, El Salvador, le Paraguay et Hatti de leur droit de vote à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, pour les raisons exposées dans les paragraphes 4, 5, 6 et 8 respectivement du rapport du Comité.2 Le Dr Ehrlich appelle l'attention des membres de la Commission sur le cas de la République Dominicaine, dont la situation est exposée dans le paragraphe 7 du rapport du Comité. La mesure préconisée dans ce paragraphe a été appliquée et la réponse de la République Dominicaine, sous forme d'une lettre de l'Ambassadeur, Représentant permanent de la République Dominicaine auprès des organismes internationaux à Genève, est reproduite dans un rapport du Directeur général dont la Commission est saisie.3 La Commission B doit donc maintenant décider s'il y a lieu d'accepter l'assurance contenue dans cette lettre et de ne pas priver la République Dominicaine de son droit de vote à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. M. FURTH, Sous -Directeur général, ajoute que les entretiens mentionnés au paragraphe 2 du rapport du Directeur général3 ont eu lieu au milieu d'avril 1971 entre le Directeur régional pour les Amériques et, d'autre part, le Secrétaire d'Etat aux Relations extérieures et l'Ambassadeur de la République Dominicaine auprès de l'Organisation des Etats américains. Les représentants de la République Dominicaine se sont déclarés préoccupés par la situation et ont indiqué qu'ils s'efforceraient d'obtenir que des dispositions soient prises pour régler la question le plus tôt possible. Le représentant de l'OMS en République Dominicaine a eu par la suite d'autres entretiens avec le Chef du Secrétariat de la Présidence de la République Dominicaine, lequel a également indiqué que des mesures seraient prises pour effectuer un versement.

M. VALERA (Espagne) fait savoir que sa délégation approuve les recommandations du Comité spécial du Conseil exécutif en ce qui concerne la Bolivie, El Salvador, le Paraguay et Haiti.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.8. 2 3

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 4, partie 1. Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 4, partie 2.

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

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Au sujet de la République Dominicaine, la délégation espagnole estime tout à fait satisfaisante l'attitude du Gouvernement de cet Etat. La lettre de l'Ambassadeur, Représentant permanent de la République Dominicaine, et les renseignements fournis par le Secrétariat de l'OMS au sujet des assurances données par le Gouvernement au représentant de l'OMS, constituent une garantie suffisante de l'intention qu'a ce gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin au non paiement de contribution depuis 1965. Se référant à la déclaration qu'il a faite au début de la séance, M. Valera ajoute qu'il est certainement désagréable pour un Etat Membre, comme cela doit l'être assurément pour la République Dominicaine, de se voir empêcher par sa situation intérieure de verser sa contribution et de ne pas pouvoir prélever, sur les fonds dont il a besoin pour des fins plus urgentes, une somme dont le montant - US $27 880 pour1970 - peut sembler faible à un plus grand pays. La délégation espagnole estime que la réponse du Gouvernement de la République Dominicaine est satisfaisante jusqu'à présent et invite la Commission B à recommander que la République Dominicaine ne soit pas privée de son droit de vote à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr OLGUIN (Argentine) rappelle que sa délégation a déjà souligné l'importance qu'elle attache au versement rapide des contributions, mais elle a également mentionné les difficultés que peuvent avoir les Etats Membres, dans certaines circonstances, à régler leur contribution. Il est persuadé que si certains pays sont redevables d'arriérés, c'est à cause d'une situation locale qui, pour différentes raisons, règne depuis un certain temps. Le Conseil exécutif a montré qu'il comprenait ces situations en formulant des recommandations très nettes au sujet de l'attitude que l'Assemblée devait adopter envers les pays faisant des efforts pour s'acquitter de leurs arriérés ou communiquant à l'Organisation des plans qui leur permettraient de liquider ceux -ci dans un certain délai. La délégation argentine estime, eu égard aux renseignements fournis dans le rapport du Directeur général et à ceux qui ont été exposés oralement, que la République Dominicaine s'est maintenant elle aussi conformée aux conditions posées et ne devrait donc pas être privée de son droit de vote. M. DIACONU (Roumanie) suggère que l'Organisation reste en contact avec le Gouvernement de la République Dominicaine afin de trouver une solution et que la République Dominicaine ne soit pas privée de son droit de vote à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Le Professeur VANNUGLI (Italie) rappelle que la Commission s'est souvent trouvée en face d'une situation analogue et a dû examiner, conformément au paragraphe 2 de la résolution WHA8.13, s'il y avait lieu ou non de suspendre le droit de vote d'Etats Membres redevables d'arriérés de contributions. Or l'Assemblée de la Santé n'a encore jamais eu à appliquer cette mesure extrême, car il a toujours été possible de faire progresser la solution par le moyen de contacts directs. Il se joint donc aux orateurs qui l'ont précédé et suggère que la Commission recommande une décision analogue à celles qui ont été prises les années précédentes, au lieu de prendre des mesures qui risqueraient de créer des difficultés considérables. Le PRESIDENT propose que le Rapporteur prépare un projet de résolution que la Commission étudiera ultérieurement. Il en est ainsi décidé (voir le procès -verbal de la quatrième séance, section 2). 4. i

RAPPORT SUR LES RECETTES OCCASIONNELLES ET POSITION DU COMPTE D'ATTENTE DE L'ASSEMBLEE

Ordre du jour, 3.12.4 et 3.12.5

Invité par le PRESIDENT à présenter ces deux questions, M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que le rapport du Directeur général contient tous les renseignements disponibles au 30 avril 1971. A cette date, le montant des recettes occasionnelles disponibles était de US $4 471 213. Les recommandations du Conseil exécutif au sujet de leur utilisation figurent dans le rapport et la Commission a surtout pour tâche de décider du montant qu'elle désire recommander à l'Assemblée d'affecter au financement du budget de 1972. Une somme globale de $1 268 600, qui doit être versée à l'OMS en remboursement des dépenses afférentes à l'élément Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement, sera disponible pour contribuer au financement du budget de 1972. Au montant de US $557 148 représentant le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée au 30 avril 1971 est venu s'ajouter un montant de US $16 410 reçu au 11 mai 1971.

Le PRESIDENT demande si la Commission est prête à recommander occasionnelles soient affectés au financement du budget de 1972, à pour aider à amortir la brusque augmentation des contributions des exercice du relèvement des traitements du personnel des catégories

que US $2 000 000 de recettes titre de mesure exceptionnelle, Etats Membres résultant pour cet professionnelles et supérieures.

Le Dr LAYTON (Canada) note que le solde des recettes occasionnelles actuellement disponible s'élève à US $631 213. Le Directeur général recommande à l'Assemblée de la Santé d'affecter au fonds immobilier un montant de US $631 000. Or il reste un solde de US $213 et le Dr Layton se demande si ce montant ne devrait pas être ajouté au montant de US $631 000 figurant en regard du poste "Virement au fonds immobilier ".

458

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. FURTH, Sous -Directeur général, pense que si la Commission désire formuler une proposition en ce sens, le Directeur général n'y verra certainement pas d'objection. Mais comme le fonds immobilier fait l'objet d'un point distinct figurant à l'ordre du jour de la Commission B, il semble que celle -ci aura l'occasion de discuter plus amplement de la question lors de l'examen de ce jour.

M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) note que toutes les utilisations recommandées des recettes occasionnelles figurant à la fin du rapport dont la Commission est saisie font l'objet de points distincts de l'ordre du jour. Il se demande donc s'il ne conviendrait pas d'en discuter au moment de l'examen des points de l'ordre du jour qui s'y rapportent. Par ailleurs, de nombreux projets doivent être étudiés à propos du fonds immobilier. Il semble donc qu'en recommandant, au stade actuel des discussions, le virement d'une somme globale à ce fonds on ne laisserait aux délégations aucune autre solution que d'appuyer ou de rejeter tous ces projets en bloc, alors qu'ils doivent être examinés un par un, compte tenu de la résolution WHA23.14, portant création du fonds immobilier.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle les remarques qu'il a formulées à la séance précédente et dit qu'en principe il n'est pas souhaitable de prélever une somme si élevée sur les recettes occasionnelles, d'autant qu'il s'agirait là, comme il est dit dans le rapport du Directeur général sur les recettes occasionnelles, d'une mesure exceptionnelle. Etant donné toutefois que les prévisions budgétaires supplémentaires ne semblent pas devoir diminuer, la délégation soviétique appuiera la proposition d'utiliser une somme de US $2 000 000 prélevée sur les recettes occasionnelles pour contribuer au financement du budget de 1972, afin d'éviter d'imposer aux Etats Membres des charges financières supplémentaires. Le Professeur Lisicyn est d'accord avec le délégué des Etats -Unis d'Amérique pour penser que, comme l'ordre du jour comprend des points distincts portant sur les autres utilisations recommandées pour les recettes occasionnelles, il ne convient pas d'examiner celles -ci en détail au stade actuel. Le Dr CAYLA (France) voudrait savoir si les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 ne vont pas devoir être modifiées du fait de la réévaluation du franc suisse. Le DIRECTEUR GENERAL indique que les modifications entraînées par la réévaluation des monnaies pourront être examinées lors de la discussion du point suivant de l'ordre du jour. Le PRESIDENT indique que l'essentiel de la discussion qui vient de se dérouler fera l'objet'du projet de premier rapport de la Commission B à la Commission A. 5.

PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1971

Ordre du jour, 3.2

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, 'présente la question et rappelle qu'à sa quarante- septième session le Conseil exécutif a examiné les prévisions budgétaires supplémentaires destinées à couvrir l'augmentation des traitements et indemnités du personnel des catégories professionnelles et supérieures qui doit entrer en vigueur le ler juillet 1971. Cette augmentation a été approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1970, et il n'était pas possible de prévoir cette somme de US $1 740 000 au moment où le projet de programme et de budget pour 1971a été préparé. Ces prévisions supplémentaires ont fait l'objet d'un rapport du Directeur général, qui constitue l'annexe 5 des Actes officiels N° 189. Dans la résolution EB47.R7, le Conseil exécutif a approuvé la recommandation formulée par le Directeur général concernant le financement de ces prévisions supplémentaires à partir des recettes occasionnelles et il a recommandé à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver les prévisions supplémentaires pour 1971 et de modifier en conséquence la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1971.

Le DIRECTEUR GENERAL, se référant à la question soulevée par le délégué de la France à propos de l'effet de la réévaluation du franc suisse et du flottement de certaines autres monnaies, a précisé que la situation n'était pas claire pour l'instant et qu'elle devrait être analysée de plus près. Le Secrétariat fera de son mieux pour réaliser des économies en 1971. Si la situation devient sérieuse, il sera nécessaire d'utiliser le fonds de roulement, sur lequel le Directeur général est autorisé à prélever jusqu'à US $250 000 pour des dépenses imprévues et extraordinaires. Le Directeur général espère pouvoir trouver la totalité des montants nécessaires pour 1971 en réalisant des économies à l'échelle mondiale. Toutefois, les problèmes soulevés par cette réévaluation sont à la fois d'une grande complexité et d'une portée considérable. Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB47.R7 Décision est approuvé.1 :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.10.

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

459

6.

PREMIER RAPPORT A LA COMMISSION A

Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission à la Commission A. Décision 7. :

Le rapport est adopté (voir page 587). Ordre du jour, 3.4

UTILISATION DU FONDS SPECIAL DU CONSEIL EXECUTIF

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, présente la question et indique que le fonds spécial du Conseil exécutif, d'un montant de US $100 000, a été utilisé pour l'achat de vaccins anticholériques et de liquide de réhydratation, en raison de circonstances imprévues dues à l'apparition du choléra dans certains pays. Le Conseil exécutif a donc recommandé, dans la résolution EB47.R8, que l'Assemblée autorise le Directeur général à virer au fonds spécial du Conseil exécutif US $100 000 de recettes diverses afin de rembourser au fonds les dépenses encourues. Décision :

Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB47.R8

est approuvé .1 8.

BAREME DES CONTRIBUTIONS

Ordre du jour, 3.11 Ordre du jour, 3.11.1

Réexamen de la méthode d'établissement du barème

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, précise que le Directeur général a soumis à la quarante- septième session du Conseil exécutif un rapport sur le réexamen de la méthode d'établissement du barème des contributions (Actes officiels N° 189, annexe 13). Après avoir étudié ce rapport, le Conseil exécutif a recommandé, dans la résolution EB47.R51, l'adoption d'une résolution par l'Assemblée de la Santé. Si cette résolution est adoptée, le barème des contributions applicable par l'OMS sera fixé sur la base du dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies, et avalisera le principe en vertu duquel la contribution d'un Etat Membre ne doit pas dépasser 30 % du total; cet objectif sera atteint progressivement, à mesure que la quote -part du plus fort contributaire sera réduite dans le barème de l'Organisation des Nations Unies et que des Etats qui ne sont pas Membres de l'Organisation des Nations Unies seront admis à l'OMS. M. WATANABE (Japon) dit qu'en principe sa délégation n'est pas opposée à ce que le barème de l'Organisation des Nations Unies serve de base pour le barème de l'OMS, puisqu'il s'agit là sans doute de la norme la plus pratique. Il faudrait toutefois se prémunir contre toute augmentation brutale de la contribution d'un Etat Membre d'un exercice au suivant, ce que ne prévoit pas la méthode suivie actuellement par l'Organisation des Nations Unies. M. DIACONU (Roumanie) précise que sa délégation est consciente du fait que les propositions concernant le barème des contributions pour 1972 s'inspirent des résolutions adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé et par l'Assemblée générale des Nations Unies. Or, la contribution du Gouvernement de la Roumanie à l'Organisation des Nations Unies est restée au taux de 0,36 % depuis 1968 et n'a pas été modifiée par la résolution 2654 (XXV) de l'Assemblée générale qui fixait le barème pour les années 1971, 1972 et 1973, alors qu'il est maintenant proposé de faire passer cette contribution à l'OMS de 0,32 % à 0,33 %. Cependant, le pourcentage des contributions n'a subi aucun changement ou a même été diminué pour la majorité des Etats Membres de l'OMS, y compris ceux dont la contribution est restée inchangée dans le barème de l'Organisation des Nations Unies. Le Gouvernement de la Roumanie estime d'ailleurs qu'il faudrait tenir compte des pertes considérables subies à la suite des catastrophes naturelles qui ont frappé son pays en 1970. Aussi a -t -il demandé à la vingt- cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies une réduction de sa contribution, demande qui est actuellement étudiée par l'organe approprié de l'Organisation des Nations Unies. M. Diaconu aimerait que le taux de la contribution de la Roumanie à l'OMS reste fixé à 0,32 %, et que, si l'Organisation des Nations Unies accepte de le réduire, l'OMS en fasse autant. Le PRESIDENT déclare que les observations de la délégation roumaine seront prises en considération lors de l'examen du point 3.11.4 de l'ordre du jour concernant le barème des contributions pour 1972. Il invite la Commission à examiner la résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption par l'Assemblée de la Santé dans le paragraphe 2 du dispositif de la résolution EB47.R51. M. DIACONU (Roumanie) précise qu'il prendra simplement acte de la méthode proposée pour l'établissement du barème des contributions; en effet, il ne sait pas si l'augmentation de la contribution due par son gouvernement s'explique par l'application de cette méthode ou par un autre facteur.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.11.

460

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. FURTH, Sous -Directeur général, fait observer que le réexamen de la méthode d'établissement du barème des contributions n'affecte pas la contribution de la Roumanie pour 1972.

Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB47.R51 est approuvé.1 :

Contributions des nouveaux Membres pour 1971

Ordre du jour, 3.11.2

Le PRESIDENT signale que la question de l'admission de nouveaux Membres n'a pas encore été soulevée en séance plénière; toutefois, la Commission peut dès maintenant envisager le taux de la contribution de la Gambie, qui est devenue Membre de l'OMS en avril 1971. M. FURTH, Sous -Directeur général, présente le rapport du Directeur général sur la contribution de la Gambie pour 1971 et appelle l'attention de la Commission sur la résolution dont l'adoption est proposée dans le rapport.

Le Dr ADESUYI (Nigéria) et le Dr NALUMANGO (Zambie) se félicitent de l'entrée de la Gambie à l'OMS et approuvent le taux proposé pour sa contribution. Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que la Gambie est devenue Membre de l'Organisation en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS le 26 avril 1971; Rappelant que la Huitième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA8.5, a décidé que le barème de l'Organisation des Nations Unies servirait de base pour fixer le barème des contributions applicable par l'OMS; et Rappelant en outre que la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé a décidé, dans sa résolution WHA22.6, qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE 1) que la contribution de la Gambie pour 1971 sera calculée au taux de 0,04 %; 2) que la contribution de la Gambie, devenue Membre de l'Organisation mondiale de la Santé le 26 avril 1971, sera réduite à un tiers de 0,04 % pour l'année 1971. :

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.2

Le PRESIDENT signale que l'examen du point 3.11.2 de l'ordre du jour ne sera clos que lorsque le point 1.11 (Admission de nouveaux Membres et Membres associés) aura été examiné par l'Assemblée en séance plénière.

Contribution de la Rhodésie du Sud

Ordre du jour, 3.11.3

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, explique que le Directeur général a présenté, à la quarante- sixième session du Conseil exécutif, un rapport sur la manière de régler à l'avenir le problème de la contribution de la Rhodésie du Sud, compte tenu de la communication reçue le 22 mai 1969 du Département de la Santé et de la Sécurité sociale du Royaume -Uni. Après avoir examiné ce rapport, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB46.R20, qui prévoit qu'à compter de 1972 le montant de la contribution annuelle au budget ordinaire fixée pour la Rhodésie du Sud sera inscrit chaque année dans la section intitulée "Réserve non répartie" de la résolution portant ouverture de crédits. Dans sa résolution, le Conseil exécutif a en outre prié le Directeur général de faire connaftre toute modification qui interviendrait dans la situation relative aux contributions de la Rhodésie du Sud. M. GUTTERIDGE, Directeur du Service juridique, répondant à une question du Dr ADESUYI (Nigéria) à propos du statut de la Rhodésie du Sud au sein de l'Assemblée de la Santé, précise que la question de la Rhodésie du Sud a été soulevée à la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé en 1969. Dans ses lettres concernant la contribution de la Rhodésie du Sud, le Gouvernement du Royaume -Uni a fait savoir au Directeur général que la qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud devait être considérée comme en suspens, c'est -à -dire que la jouissance dudit statut par ce territoire était suspendue, et le délégué du Royaume -Uni a redonné ces précisions à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques lors de la même Assemblée. Aucune des délégations alors présentes n'a fait de commentaires à ce propos. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.12.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.13.

2

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

461

En 1970, dans sa résolution 277 (1970), le Conseil de Sécurité des Nations Unies a demandé aux Etats Membres d'obtenir la suspension du statut de Membre associé de la Rhodésie du Sud dans les institutions de la famille des Nations Unies, et le Directeur général a rendu compte au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies des déclarations faites par le Gouvernement du Royaume -Uni. De plus, à l'appendice 1 des Documents fondamentaux, qui donne la liste des Membres et des Membres associés de l'OMS, il a été inséré en bas de page une note indiquant que la qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud est considérée comme étant en suspens. Le PRESIDENT invite la Commission a examiner le projet de résolution dont l'adoption a été recommandée par le Conseil exécutif au paragraphe 2 du dispositif de la résolution EB46.R20. Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB46.R20 Décision est approuvé.1 :

Barème des contributions pour 1972

Ordre du jour, 3.11.4

M. FURTH, Sous -Directeur général, fait observer qu'à chaque session de l'Assemblée il est nécessaire de fixer le barème des contributions pour l'année suivante, conformément à l'article 56 de la Constitution. Les décisions adoptées antérieurement sur la question font l'objet des paragraphes 2.5) et 3 de la résolution WHA8.5 de la Huitième Assemblée mondiale de la Santé ainsi que de la résolution WHAl2.7 de la Douzième Assemblée. L'OMS a pour politique de prendre comme base le barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies, en lui apportant tous les changements qui sont nécessaires de manière à l'adapter à la composition de l'OMS, et la Commission vient d'approuver l'adoption d'une résolution qui entérine ce principe. Le barème le plus récent des contributions à l'Organisation des Nations Unies pour les exercices 1971, 1972 et 1973, qui figure dans la résolution 2654 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies, constitue la base du barème applicable par l'OMS pour les exercices 1972, 1973 et 1974. Le projet de résolution qui est soumis à la Commission pour approbation contiendra le barème des contributions à l'OMS pour 1972, avec des modifications le cas échéant. Le taux de la contribution de la Gambie venant d'être approuvé, les contributions de quatre la contribution de l'Irlande passera de 0,14 % à 0,13 %, Etats Membres seront quelque peu réduites celle du Mexique de 0,80 % à 0,79 %, celle de la Roumanie de 0,33 % à 0,32 % et celle de l'Union des Républiques socialistes soviétiques de 12,81 % à 12,80 %. :

M. DIACONU (Roumanie) remercie le représentant du Secrétariat et prend note de ses explications. M. RENLUND, Directeur de la Division du Budget et des Finances, répondant à M. OULD JIDDOU (Mauritanie), qui a demandé pourquoi l'entrée de la Gambie à l'OMS entraînait une réduction de la contribution des quatre pays susmentionnés et non pas d'autres pays, précise que le calcul du barème des contributions applicable par l'OMS fait intervenir, outre les chiffres indiqués dans le barème, un certain nombre d'autres décimales; or, sur la base de ces décimales, les quatre pays en question sont ceux dont le taux approche le plus de la limite. Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution sur le barème des contributions pour 1972. 2

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé. La séance est levée à 11 h.50.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.14. 2

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de

la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.15.

QUATRIEME SEANCE Mardi 11 mai 1971, 14 h.40 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie) présente le projet de premier rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 585). Ordre du jour, 3.12.3

2.

MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION (suite de la troisième séance, section 3)

Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapportl du Comité spécial du Conseil exécutif sur les Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution; Notant avec regret et préoccupation que la Bolivie, El Salvador, Hatti, le Paraguay et la République Dominicaine sont redevables d'arriérés tels que l'Assemblée se voit obligée d'examiner, conformément à l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu de suspendre le droit de vote de ces Membres; Tenant compte des efforts faits par la Bolivie, El Salvador, Hatti et le Paraguay pour liquider leurs arriérés; Notant la proposition faite par Hatti pour le règlement de ses contributions impayées; Notant la communication de la République Dominicaine selon laquelle les dispositions nécessaires sont actuellement prises pour effectuer un paiement; et Rappelant les dispositions de la résolution WHA8.13, 1. DECIDE de ne pas suspendre le droit de vote de la Bolivie, d'El Salvador, d'Hatti, du Paraguay et de la République Dominicaine à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé; 2. ACCEPTE la proposition d'Hatti pour le règlement de ses contributions impayées, c'est -à -dire : affecter le versement de US $6280 reçu le 23 avril 1971 à la contribution de 1971, nonobstant les dispositions du paragraphe 5.6 du Règlement financier; liquider le solde de la contribution de 1971 au moyen de huit versements mensuels de US $3000 chacun; liquider l'ensemble des arriérés de contributions relatifs à la période de 1962 à 1970 en vingt versements annuels égaux, le premier versement étant constitué par la somme de US $6655,55 versée en décembre 1970; 3. DECIDE que si Hatti se conforme aux arrangements spécifiés au paragraphe 2 ci- dessus, il ne sera pas nécessaire pour les Assemblées ultérieures d'appliquer les dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13 et que, nonobstant les dispositions du paragraphe 5.6 du Règlement financier, les paiements de contributions d'Hatti pour l'année 1972 et les années suivantes seront affectés à l'année considérée; et 4. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés.

Le Dr CAYLA (France) suggère, en consultation avec le délégué de la Belgique, que dans le texte français le deuxième paragraphe du préambule commence par les mots "Notant avec regret et inquiétude ". Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, déclare que la modification proposée du texte français n'entraîne aucun changement pour le texte anglais, et que le texte français sera modifié selon la demande du délégué de la France. M. URQUIOLA (Philippines) constate que Hatti a proposé un arrangement pour liquider son arriéré de contributions et demande quels arrangements ont été pris par les autres pays nommés dans le projet de résolution. M. FURTH, Sous -Directeur général, explique qu'un télégramme a été reçu le 26 avril 1971 du Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale d'El Salvador annonçant que le Ministère des Finances prenait des dispositions en vue du virement de la contribution pour 1969, qui parviendrait 1

Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 4. - 462 -

COMMISSION B

:

QUATRIEME SEANCE

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bient8t à l'OMS. En octobre 1970, le Paraguay a réglé le solde de sa contribution pour 1967 et la Bolivie a versé très récemment une somme de US $5000. Décision 3. :

Le projet de résolution est approuvé.1 Ordre du jour, 3.14

FONDS DE ROULEMENT POUR LE MATERIEL D'ENSEIGNEMENT ET DE LABORATOIRE DESTINE A L'ENSEIGNEMENT MEDICAL

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, explique que, conformément à la résolution WHA19.7, le Directeur général a préparé un rapport sur le fonctionnement du fonds de roulement qui figure dans les Actes officiels N° 189, annexe 6. Le Conseil exécutif a également réexaminé la question et adopté la résolution EB47.R9 qui recommande à l'Assemblée de la Santé d'adopter une résolution maintenant le fonds de roulement au même niveau, le Conseil estimant qu'il n'y avait pour le moment aucune raison de l'augmenter. Le Dr DOLGOR (Mongolie) exprime sa gratitude à l'OMS au sujet du fonds de roulement, très utile aux pays qui éprouvent des difficultés pour se procurer du matériel d'enseignement. Il appuie la proposition du Conseil exécutif selon laquelle le fonds devrait rester à son niveau actuel de US $400 000, puisque ce montant correctement utilisé serait suffisant, à moins qu'il n'y ait augmentation du nombre des demandes. Si cela venait à se produire, la question d'un éventuel relèvement du montant du fonds pourrait être examinée par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R9 Décision est approuvé.2 :

4.

REEXAMEN DU FONDS DE ROULEMENT

Ordre du jour, 3.13.1

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle que dans la résolution WHA23.8 la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé avait fixé le montant du fonds de roulement pour 1971 à US $11 millions, s'écartant ainsi du principe antérieur selon lequel la dotation du fonds de roulement devait représenter chaque année un pourcentage déterminé du budget effectif. Par la même résolution, le Conseil exécutif était prié de réexaminer le fonds de roulement à la première session qu'il tiendrait en 1971 et de faire rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Afin d'aider le Conseil exécutif à procéder à cet examen, le Directeur général lui a présenté un rapport qui figure dans les Actes officiels N° 189, annexe 10. Après une étude approfondie, le Conseil exécutif s'est rallié à la recommandation du Directeur général tendant à maintenir en 1972 le fonds de roulement au même niveau qu'en 1971. Le Conseil exécutif a également recommandé qu'un nouvel examen du fonds de roulement ait lieu à l'occasion de sa première session de 1972 et qu'un nouveau rapport soit présenté à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. En conséquence, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB47.R45, soumettant à l'Assemblée de la Santé un projet de résolution qu'il lui recommandait d'adopter. Le Dr CAYLA (France) déclare qu'il approuve les termes du projet de résolution, étant bien entendu que le fonds de roulement ne saurait être utilisé qu'aux fins spécifiées par l'Assemblée de la Santé. M. FURTH, Sous -Directeur général, confirme que le fonds de roulement ne pourra être utilisé qu'aux fins autorisées par la résolution, si celle -ci est approuvée par l'Assemblée de la Santé.

Le projet de résolution recommandé par le Conseil dans sa résolution EB47.R45 est Décision approuvé.3 :

5.

AVANCES PRELEVEES POUR LIVRAISON DE FOURNITURES D'URGENCE AUX ETATS MEMBRES EN VERTU DE LA RESOLUTION WHA23.8

Ordre du jour, 3.13.3

M. FURTH, Sous -Directeur général, explique que, par la résolution WHA23.8, la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a autorisé le Directeur général à adancer sur le fonds de roulement toutes sommes qui pourraient être nécessaires pour la livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres contre remboursement et l'a prié de faire rapport chaque année à l'Assemblée de la Santé sur ces avances (résolution WHA23.8, partie C, paragraphe 1.3) et paragraphe 2.2)). Le Directeur général a autorisé en 1970 une avance de US $25 000 pour la livraison de fournitures d'urgence au Gouvernement de l'Arabie Saoudite. Cette avance a été remboursée en 1970.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.9. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.16. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.17. 3

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. Furth donne lecture à la Commission du projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE du rapport sur les livraisons de fournitures d'urgence à des Etats Membres, présenté par le Directeur général conformément aux dispositions de la résolution WHA23.8.

Décision 6.

:

Le projet de résolution est approuvé.1 Ordre du jour, 3.18

TRAITEMENTS ET INDEMNITES AFFERENTS AUX POSTES NON CLASSES

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, indique que le Conseil a examiné un rapport du Directeur général annonçant qu'à sa vingt- cinquième session l'Assemblée générale des Nations Unies avait décidé d'augmenter de 8 % les traitements du personnel des catégories professionnelles et des postes non classés, après incorporation du montant correspondant à deux classes de l'indemnité de poste. Cette décision résulte des recommandations formulées par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI) à la suite de l'examen de la situation des traitement qu'il a fait pendant l'été de 1970. La Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé s'attendait à une telle évolution, le Directeur général ayant indiqué que le CCFPI allait entreprendre de réexaminer la question des traitements et qu'une augmentation de l'ordre de 5 à 9 % était probable. L'article 3.2 du Statut du Personnel, adopté par la Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, dispose que "le système de traitements et indemnités sera fixé par le Directeur général qui suivra, essentiellement, les échelles de traitements et indemnités des Nations Unies... ". Les Etats Membres ont en effet jugé important de maintenir un régime commun de traitements et d'indemnités applicable par l'Organisation des Nations Unies et par toutes les institutions spécialisées. Le Conseil exécutif a décidé d'approuver la décision du Directeur général concernant l'application de l'augmentation aux traitements des postes Pl à D2 et a confirmé les amendements apportés par le Directeur général au Règlement du Personnel fixant le barème des traitements pour ces catégories. Il a noté que la recommandation du CCFPI et la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt- cinquième session s'appliquaient également aux postes non classés et, en application de l'article 3.1 du Statut du Personnel, il a adopté la résolution EB47.R5 recommandant à l'Assemblée de la Santé l'adoption d'une résolution, afin d'apporter les ajustements appropriés aux traitements du Directeur généraux et des Directeurs général Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) tient à rappeler aux délégués que la question débattue n'est pas simple et que la décision qui interviendra ne fait aucun doute si l'on considère les recommandations de l'Organisation des Nations Unies sur le sujet. L'augmentation des traitements du personnel va avoir des répercussions considérables sur le budget de l'Organisation. Quand la question a été discutée à la quarante- septième session du Conseil exécutif, la proposition d'augmenter les traitements n'a pas été appuyée à l'unanimité; d'ailleurs, la question n'a recueilli l'unanimité, ni à l'Organisation des Nations Unies, ni dans d'autres organisations internationales. C'est ce qui ressort du rapport relatif à la session du CCFPI qui figure en appendice à l'annexe 3 des Actes officiels N° 189. Certains membres du CCFPI n'ont pas appuyé l'augmentation immédiate des traitements du personnel, et l'un d'eux a proposé que la question soit soumise à un groupe d'experts. L'Agence internationale de l'Energie atomique a déclaré que le niveau actuel des traitements ne lui créait pas de difficultés pour recruter ou retenir le personnel professionnel dont elle a besoin. De plus, les barèmes de traitements de l'Organisation des Nations Unies sont supérieurs à ceux des administrations nationales de nombreux pays. Le Professeur Lisicyn a tenu à rappeler ce qui s'était passé à la session du CCFPI sur les traitements des administrateurs et des fonctionnaires de rang supérieur pour montrer que l'OMS pourrait elle aussi trouver le personnel dont elle a besoin et lui permettre d'aborder avec plus de précaution une question qui a certaines répercussions financières.

Le Dr EHRLICH,représentant du Conseil exécutif, reconnaît que le sujet a fait l'objet de discussions considérables au Conseil exécutif et que des arguments ont été avancés contre l'application par l'OMS du barème adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies; mais la majorité a estimé que l'Organisation devrait appliquer ce barème comme elle l'avait fait jusqu'à présent. Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation est prête à accepter la recommandation; toutefois, pour bien montrer que l'Assemblée prend cette décision pour se conformer à une décision de l'Assemblée générale des Nations Unies, il propose que le paragraphe du préambule de la résolution EB47.R5 soit introduit dans le projet de résolution mis en discussion, dont il constituerait le premier paragraphe du préambule :

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.18.

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COMMISSION B

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QUATRIEME SEANCE

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"Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une augmentation de 8 % du barème des traitements bruts pour les postes des catégories professionnelles et les postes non classés, après incorporation dans le traitement de base de l'indemnité correspondant à deux classes aux fins de l'ajustement de poste, avec effet le ler juillet 1971." Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) déclare qu'il est entièrement d'accord avec le délégué de la France et qu'il appuie l'amendement qu'il a proposé d'introduire dans le projet de résolution. Il est difficile de rouvrir le débat, puisque l'Assemblée générale des Nations Unies a pris sa décision après avoir entendu les points de vue des experts sur le sujet. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation appuiera le projet de résolution tel qu'il a été amendé par le délégué de la France; mais il tient à souligner que tout le système des traitements et émoluments de l'Organisation des Nations Unies est entièrement faussé. En 1936, la Société des Nations a adopté la formule Noblemaire, selon laquelle le barème des traitements des fonctionnaires internationaux était aligné sur les barèmes des administrations nationales les mieux rétribuées. Or, en 1970, le Comité consultatif de la Fonction publique internationale a constaté qu'alors que l'administration des Etats -Unis d'Amérique était la mieux rétribuée, les traitements du personnel de l'Organisation des Nations Unies à New York étaient de 12 à 36 % supérieurs à ceux de leurs homologues des Etats -Unis. L'Assemblée générale des Nations Unies a néanmoins décidé d'augmenter de 8 % le barème des traitements des catégories professionnelles à titre de mesure intérimaire et a

créé un comité spécial de onze experts pour étudier le problème du régime des traitements. Deux des institutions spécialisées envisagent de ne pas appliquer le régime commun des Nations Unies. L'Assemblée mondiale de la Santé devra désormais examiner très soigneusement la situation des traitements ainsi que le rapport du comité spécial lorsqu'il sera prêt. Le Dr OLGUÎN (Argentine) déclare que cette situation résulte du fait que l'Organisation mondiale de la Santé applique le régime commun, ce qui l'amène à aligner ses barèmes de traitements sur ceux de l'Organisation des Nations Unies. L'amendement proposé par le délégué de la France fait apparaître nettement ce point; c'est pourquoi la délégation de l'Argentine l'appuiera. Le Dr Olguin demande au représentant du Secrétariat s'il est exact que l'augmentation des traitements, du fait qu'elle prend effet en juillet, entraînera pour le budget de 1971 une augmentation de US $1 740 000. M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que les crédits prévus pour l'augmentation des traitements et incorporés dans les prévisions budgétaires supplémentaires approuvées par la Commission à la séance précédente s'élèvent à US $1 740 000. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie le projet de résolution tel qu'il a été amendé.

Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R5, Décision et tel qu'il a été amendé par le délégué de la France, est approuvé.' :

La séance est levée à 15 h.45.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.19.

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CINQUIEME SEANCE

Mercredi 12 mai 1971, 14 h.35 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 585). :

2.

BATIMENT DU SIEGE

BESOINS FUTURS

Ordre du jour, 3.17

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à sa quarante -septième session le Conseil a été saisi d'un rapport du Directeur général sur ce sujet.l Dans ce document, le Directeur général indiquait qu'il s'était efforcé en vain d'obtenir des terrains pour l'agrandissement du Siège et qu'il avait en conséquence, en décembre 1970, prié les autorités fédérales suisses d'entamer la procédure d'expropriation. Vu cette situation, le Conseil a adopté la résolution EB47.R33, dans laquelle il notait les efforts poursuivis et exprimait l'espoir qu'une solution satisfaisante pourrait être trouvée. Le rapport du Directeur général appelait en outre l'attention du Conseil sur la nécessité de construire un deuxième bâtiment temporaire pour faire face aux besoins de bureaux supplémentaires en attendant que soit construite une extension permanente du bâtiment du Siège, ainsi que sur le besoin de places de parking supplémentaires résultant de l'augmentation de l'effectif du personnel et de l'usage croissant de véhicules privés. Pour répondre à ces besoins, le Directeur général proposait la construction sur le terrain du Siège d'un nouveau garage souterrain, au- dessus duquel serait construit un bâtiment temporaire analogue à celui de l'avenue Appia. Après avoir longuement examiné et discuté la nécessité de ces installations supplémentaires ainsi que les méthodes de financement possibles, le Conseil a été amené à reconnaître que l'expansion continue du programme de l'Organisation exigeait des locaux administratifs additionnels et aussi que l'accroissement de l'effectif du personnel nécessitait, soit des installations de parking supplémentaires, soit d'autres moyens de transport. S'agissant du financement, il a été indiqué au Conseil que les places dans le futur garage seraient louées au personnel comme elles le sont dans le garage existant, et que la construction pourrait vraisemblablement être financée au moyen d'un emprunt qui serait remboursé par les loyers perçus sur les places. Le Conseil a prié le Directeur général de présenter un rapport complémentaire sur la question à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant le rapport du Directeur général à l'Assemblée de la Santé,2 indique que ce document traite trois points qui sont à considérer ensemble l'achat d'un terrain pour la construction d'un futur bâtiment permanent, la construction d'un bâtiment provisoire supplémentaire, et la construction d'un nouveau garage souterrain. En ce qui concerne le premier point (paragraphe 2 du rapport), le fait nouveau d'importance est qu'après quelque quatre années de négociations difficiles, l'OMS est maintenant assurée d'obtenir le terrain où sera édifié un nouveau bâtiment permanent. Elle pourra donc, dans les mois qui viennent, aller de l'avant et faire procéder aux enquêtes topographiques, aux sondages d'essai ainsi qu'à d'autres études préliminaires, à partir desquels le Directeur général espère être en mesure de présenter à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé des propositions précises touchant le nouveau bâtiment permanent du Siège. Toutefois, il est évident que ce bâtiment ne sera pas disponible avant environ quatre ou cinq ans, et que pendant ce temps le besoin de locaux additionnels, déjà signalé au Conseil exécutif, deviendra encore plus pressant. Il faut donc trouver une solution provisoire, et à cet égard les avantages présentés par la construction d'un bâtiment temporaire par rapport à la location de bureaux sont les mêmes qu'en 1967, époque à laquelle l'Assemblée de la Santé s'est prononcée pour la construction du bâtiment temporaire qui existe maintenant. Les loyers demandés à Genève pour des bureaux sont tels que le coût de la construction d'un bâtiment temporaire représente seulement le` montant de quelque cinq ou six années de loyer. :

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 2

193, annexe 5, appendice 1.

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 5.

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COMMISSION B

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CINQUIEME SEANCE

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Le Directeur général a proposé au Conseil, et désire maintenant proposer à l'Assemblée la construction d'un autre bâtiment temporaire du même type que celui de l'avenue Appia. Comme l'indique le rapport, un appel d'offres a été lancé en vue de fournir à l'Assemblée des renseignements aussi précis que possible. Les offres ont été demandées sur la base de plusieurs solutions possibles, avec le souci de trouver la meilleure, compte tenu de l'esthétique, des exigences pratiques et du coût de la construcEtant donné que le bâtiment serait édifié suivant le principe de la modulation, le coût par tion. bureau serait essentiellement le même quelle que soit la solution adoptée; pour les raisons exposées dans son rapport, le Directeur général estime qu'il serait préférable de construire un bâtiment allongé, à deux niveaux, plutôt qu'un bâtiment moins long, à trois étages; la dépense additionnelle est peu importante et s'explique par le fait que cette solution assurerait au stade initial de la construction quelques bureaux de plus. Pour ce qui est du troisième point, comme le Directeur général l'a expliqué au Conseil exécutif, le besoin de places supplémentaires de parking est aussi grand que celui de bureaux; il est en effet évident qu'on ne peut prévoir de nouveaux locaux pour un personnel accru sans prévoir le parcage de leurs automobiles; or si le Siège de l'OMS a ce grand avantage d'être situé dans un endroit quelque peu rural et écarté, il a aussi l'inconvénient de ne pas offrir une très grande souplesse en matière de parking et l'on en est maintenant au point où le nombre de véhicules crée de gros risques de circulation. A la suite des débats du Conseil, le Directeur général propose pour le garage un système d'auto- financement, selon lequel le coût de la construction serait couvert par un emprunt que les loyers perçus sur les places permettraient d'amortir en une vingtaine d'années. Comme l'indique le plan de financement,' la participation financière de l'Organisation consisterait uniquement à avancer pendant les dix premières années suivant l'emprunt des montants très modestes pour couvrir la différence entres les versements à affecter au titre de l'amortissement et les recettes fournies par la location des places. D'autre part, dès 1983, le garage deviendrait une source de recettes pour l'Organisation. En conclusion, la Commission pourrait désirer recommander à l'Assemblée de la Santé l'adoption d'une résolution qui aurait la teneur suivante :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant le nouveau rapport du Directeur général sur les besoins futurs de locaux au Siège et les indications qu'il contient sur l'état présent des négociations concernant l'acquisition d'un supplément de terrain; Notant que le Conseil exécutif a examiné à sa quarante- septième session les propositions présentées à l'époque par le Directeur général et a adopté à ce sujet les recommandations figurant dans les résolutions EB47.R32 et EB47.R33; Reconnaissant que des bureaux supplémentaires temporaires sont maintenant nécessaires d'urgence en attendant la construction d'une extension permanente du bâtiment du Siège; et Reconnaissant aussi la nécessité de prendre des dispositions pour créer des places de parking supplémentaires d'une manière qui ne porte pas gravement atteinte à l'aspect du bâtiment du Siège, AUTORISE, conformément aux termes de la résolution WHA23.14, la construction d'un bâtiment 1. supplémentaire temporaire à usage de bureaux selon la proposition faite par le Directeur général, à financer sur le fonds immobilier; pour une somme estimative d'environ US $ AUTORISE le Directeur général 2. à entreprendre la construction d'un garage souterrain supplémentaire, dans les conditions a) proposées, pour une somme n'excédant pas US $1 lOO 000; à négocier les emprunts nécessaires pour financer cette construction selon le plan qu'il b) a proposé, le remboursement devant en être effectué au moyen des recettes locatives des garages ,

existants et du garage projeté; au cours de la première moitié de la période d'amortissement de l'emprunt contracté pour c) la construction du garage, à compenser, au moyen des recettes occasionnelles accumulées à la fin du précédent exercice financier, la différence entre les recettes locatives et le service de cet emprunt (intérêt et principal), cette dépense de l'Organisation étant récupérée sur les recettes locatives au cours de la deuxième moitié de la période d'amortissement, après quoi la totalité des recettes locatives du garage constituera une source supplémentaire de recettes occasionnelles à la disposition de l'Organisation; PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport au Conseil exécutif, à sa quarante neuvième session, et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, au sujet des plans concernant l'extension permanente des locaux du Siège. 3.

M. VALERA (Espagne) indique qu'après une étude approfondie du rapport, la délégation espagnole, qui a suivi avec une attention soutenue l'exposé du Secrétariat, se voit obligée d'exprimer certaines réserves au sujet du rapport que le Directeur général a présenté en application de la résolution WHA23.7 de l'Assemblée de la Santé et des résolutions EB47.R32 et EB47.R33 du Conseil exécutif. La délégation

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 5, appendice 2.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

espagnole conçoit des inquiétudes croissantes en voyant grossir le budget de l'OMS, et M. Valera reprendra la question en détail lorsque la Commission abordera l'examen du projet de budget pour 1972. Pour ce qui est du point en discussion, il semble donc extrêmement inopportun d'envisager l'achat d'un nouveau terrain et la construction d'un autre bâtiment provisoire; la circonspection s'impose à l'égard d'opérations de ce genre, car il est très difficile de revenir sur les décisions prises. M. Valera ne doute pas que l'OMS soit une organisation efficace, mais il pense néanmoins que ses entreprises pourraient être rationalisées par une firme d'experts -conseils en gestion dont les recommandations pourraient permettre une réduction de personnel, qui a été rendue possible par ce moyen dans d'autres grandes institutions. Si aucune étude de ce genre n'a encore été effectuée à1'OMS, le délégué de l'Espagne estime qu'elle devrait être entreprise d'urgence eu égard à la difficulté, propre à une telle organisation, d'obtenir de son fonctionnement un rendement maximum. La délégation espagnole ne peut pas non plus approuver la construction d'un garage souterrain, et elle estime que si quelque chose doit être fait à cet égard, il convient d'utiliser, au moins provisoirement, l'espace offert par les jardins actuels; cependant, M. Valera croit qu'une bonne régulation de la circulation des voitures aux heures de pointe ferait déjà beaucoup. Il résume son intervention en déclarant que la délégation espagnole se verra obligée de voter contre le projet de résolution. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) dit que sa délégation a soigneusement étudié le rapport du Directeur général et qu'il lui est apparu que si les travaux de construction et les effectifs du personnel envisagés se traduisent dans les faits, il en résultera une augmentation substantielle du budget. Le Gouvernement polonais est très préoccupé par le taux d'accroissement du budget de l'Organisation et la délégation polonaise a fait observer à plusieurs reprises que l'augmentation dont il s'agit était excessive et ne trouvait pas une pleine justification dans les besoins du programme. A son avis, il existe d'autres moyens de satisfaire les besoins croissants des Etats Membres que d'augmenter continuellement le personnel de l'OMS, et le nouveau projet de programme général de travail pour la période 1973 -1977 fournit certaines indications à cet égard. On pourrait par exemple concentrer les efforts sur les projets de haute priorité, sur la coordination, sur une mise en oeuvre plus efficace du programme, et l'on pourrait d'autre part étudier les moyens d'améliorer le rôle des bureaux régionaux. La délégation polonaise conçoit par conséquent de très grands doutes quant aux propositions relatives aux nouveaux bâtiments du Siège. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) estime qu'il ne faut pas perdre de vue qu'une organisation comme l'OMS est inévitablement appelée à prendre de l'extension, à la fois parce que son action s'adresse à la population mondiale et que celle -ci s'accroît, et aussi - fait plus important - parce que les autorités sanitaires du monde entier ont de plus en plus souvent affaire à des problèmes qui relèvent d'une action plus vaste que la leur, par exemple la pollution de l'environnement. Il était donc parfaitement prévisible que l'OMS aurait un jour besoin de nouveaux bâtiments, et il est souhaitable, étant donné la situation immobilière à Genève, que le terrain additionnel nécessaire soit acquis le plus rapidement possible. En ce qui concerne le garage souterrain, le Dr Hoogwater estime que ce que l'Organisation demande à la Commission est plutôt l'autorisation de le construire que les fonds requis à cette fin, ceux -ci devant être fournis par un emprunt. La question à poser au Secrétariat par la Commission est donc de savoir si la construction pourra être financée par les loyers perçus sur les places de parking, et la réponse est déjà donnée. En ce qui concerne le bâtiment temporaire supplémentaire, le Dr Hoogwater est d'avis que, puisqu'il était prévisible que l'OMS aurait besoin de locaux additionnels, la Commission doit, ou bien dire à l'Organisation que son personnel est trop nombreux et qu'il y a un gaspillage de fonds, autrement dit débattre ce qui laisse à désirer, ou bien admettre qu'un bâtiment supplémentaire est inévitable, et ne discuter que la question de savoir s'il doit s'agir d'une construction à deux ou à trois niveaux. Les deux termes de l'alternative sont acceptables, mais puisque, lors de la discussion du Rapport annuel du Directeur général en séance plénière, aucune délégation n'a soulevé la question du personnel ou celle de l'efficacité de l'Organisation, la Commission devrait se limiter à accepter l'un des deux types de bâtiments temporaires proposés, le choix définitif de celui -ci ou de celui -là devant dépendre du nombre d'années pendant lesquelles le bâtiment est destiné à être utilisé. Le Dr Hoogwater est d'avis que si la construction temporaire ne doit servir que pendant un temps relativement court, le choix n'est pas très compliqué; si au contraire il s'agit de nombreuses années, le point de vue esthétique doit être pris en considération.

M. PALACIOS (Mexique) indique que son gouvernement est très préoccupé par les augmentations du budget de l'Organisation; et en particulier par l'accroissement des coûts administratifs. En conséquence, sa délégation votera contre le projet de résolution. Le Professeur AUJALEU (France) dit que sa délégation est une de celles qui ont le plus de préoccupations au sujet du niveau budgétaire de l'Organisation mais que, dans le cas considéré, elle rejoint entièrement les suggestions du Directeur général. En fait, il s'étonne que l'on mette en cause la réalisation d'un deuxième bâtiment permanent puisque la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a voté

COMMISSION B

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CINQUIEME SEANCE

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une résolution (WHA23.17) exprimant son souci de voir l'Organisation acquérir le plus rapidement possible le supplément de terrain nécessaire. Logiquement, l'étape suivante doit être la construction de bureaux supplémentaires sur cet emplacement. La difficulté d'acquérir du terrain dans le canton de Genève et la répugnance qu'inspirent au caractère suisse et notamment genevois les procédures d'expropriation sont bien connues, et puisque la décision d'aller de l'avant a déjà été prise, il faut maintenant en accepter les conséquences. Pour sa part, le Professeur Aujaleu est intimement persuadé que le nouveau bâtiment envisagé est nécessaire. Ayant parcouru, il y a quelques années, le bâtiment existant, avec d'autres membres du Conseil exécutif, ils se sont rendu compte de la situation et ont fait au Directeur général certaines recommandations, dont la plupart ont été suivies; une de leurs suggestions - utiliser l'espace sous les bureaux du bâtiment du Conseil exécutif - qui n'avait pas été retenue à l'époque est en voie de réalisation. L'Organisation a donc besoin maintenant d'un nouveau bâtiment permanent, mais comme sa construction demandera un certain temps - encore que l'on puisse espérer qu'il sera plus rapidement édifié que le premier - la solution évidente pour la période intermédiaire de quatre ou cinq ans est un bâtiment temporaire. La location de bureaux est trop onéreuse, et à cela s'ajoute la gêne apportée au fonctionnement de l'Organisation lorsque les bureaux sont dispersés dans la ville. En conséquence, le Professeur Aujaleu souscrit à l'idée d'un bâtiment temporaire à deux niveaux longeant le parking actuel. Quant au garage souterrain, il rappelle qu'il l'a longuement défendu au Conseil exécutif; il continuera d'ailleurs à le faire, d'autant plus que la dépense initiale sera finalement couverte par les recettes provenant des loyers perçus sur les places. Il estime, aussi, qu'il faudrait envisager de louer les places en surface. Enfin, et c'est là une considération dont on s'est entretenu à la Commission A, l'environnement doit être non seulement sain mais encore agréable, ce qui doit faire préférer de beaucoup le garage souterrain. Le Professeur Aujaleu demande donc aux délégués de bien réfléchir à leurs objections, compte tenu du fait que la conception d'un bâtiment supplémentaire a déjà commencé à passer dans les faits après des négociations délicates et difficiles. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) estime que la question doit être envisagée globalement et qu'on ne peut la disjoindre de celle du fonds immobilier (point 3.15 de l'ordre du jour). Dans les entreprises que se propose l'OMS, trois aspects retiennent l'attention de la délégation des Etats -Unis premièrement la forme; deuxièmement, le financement; troisièmement, le fond. M. Eye fait remarquer que nombre de délégations présentes ont pris part, lors de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, à la rédaction de la résolution WHA23.14, dans laquelle on distingue trois parties la première partie, où il est pris acte du rapport du Directeur général et de la nécessité de créer un fonds immobilier; le paragraphe 2 du dispositif, qui concerne les affectations de crédits au fonds; et le paragraphe 3 du dispositif, qui autorise le Directeur général à utiliser le fonds pour financer l'entretien, les grosses réparations, l'acquisition de terrains et la construction de bâtiments. Cette résolution fournit donc le moyen de traiter simplement une série d'opérations, en finançant chacune d'elles séparément à partir du fonds immobilier. La présente Commission, toutefois, doit considérer - sous deux points différents de l'ordre du jour - d'une part, une affectation de crédits au fonds et, d'autre part, trois projets de résolutions distincts donnant quatre autorisations plus une autorisation d'emprunt. M. Eye propose donc que l'on s'en tienne plutôt à la méthode suivie pour établir la résolution WHA23.14. En dépit du fait que le projet de résolution indique que le coût du garage souterrain serait "auto amorti", la délégation des Etats -Unis, après avoir étudié le plan de financement, déduit qu'un montant de US $92 717, destiné au financement du prêt, devra être prélevé sur les recettes occasionnelles d'ici à 1983, alors que l'OMS est déjà à court de fonds. Il y a déjà un certain temps que la délégation des Etats -Unis demande que les recettes occasionnelles soient chiffrées à l'avance et intégrées au budget, mais cette suggestion a jusqu'ici été regardée avec méfiance par le Directeur général, au nom de la prudence. C'est donc avec plaisir que M. Eye constate que le Directeur général envisage maintenant d'hypothéquer ces recettes douze à treize ans d'avance, mais il n'est pas pour autant satisfait car sa délégation pensait que l'argent serait utilisé pour le programme d'exécution et non pour la construction d'un garage. Il estime que l'auto -amortissement de celui -ci devrait être assuré dès le départ et que tottt déficit éventuel devrait être couvert par les loyers perçus sur les places. En ce qui concerne l'acquisition de terrain, M. Eye croit comprendre que son financement a déjà commencé avec l'affectation d'un montant au fonds immobilier par la résolution WHA23.15. Il croit également comprendre que l'OMS ne peut obtenir de locaux supplémentaires au Palais des Nations, qu'il serait peu pratique d'utiliser les bâtiments provisoires du Petit -Saconnex que le départ del'Organisation internationale du Travail rendra libres, qu'il ne sera pas possible de louer des locaux dans le nouveau bâtiment de cette organisation et qu'aucune autre institution spécialisée ne peut en fournir à l'OMS. Compte tenu du prix exorbitant des terrains à Genève, il aimerait recevoir une confirmation sur ces différents points. : :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. HASSAN (Somalie) est d'avis que la prudence commande que les ressources financières de l'Organisation soient employées au mieux. Il ne voit pas pourquoi elles ne seraient pas utilisées pour acheter des terrains avant que les prix montent. Il ajoute que ses préférences vont à un bâtiment temporaire à deux étages plutôt qu'à trois. Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) fait observer qu'en dépit des objections soulevées ou des doutes émis par les différentes délégations, aucune n'a vraiment mis en question la nécessité d'une extension des bâtiments du Siège. On peut estimer que les arguments avancés en faveur de l'extension des bâtiments à usage de bureaux et des places de parking sont concluants. Le seul point difficile restant le financement, le délégué de la République Centrafricaine se demande si les arguments formulés contre le projet de résolution ne préparent pas une attaque contre les propositions budgétaires. Il demande donc instamment aux délégations d'attendre que le moment approprié soit venu pour exprimer leurs préoccupations quant aux dépenses futures, et de se borner jusque -là à discuter les moyens de répondre aux besoins de locaux supplémentaires. D'ailleurs, puisque le Directeur général a d'ores et déjà été autorisé à traiter de l'achat des terrains avec les autorités fédérales suisses, il n'est pas possible à la Commission de remettre cette décision en question. En ce qui concerne la construction du garage souterrain, le Dr Bédaya -Ngaro demande aux délégués de bien vouloir se mettre à la place des usagers; à son avis, un garage souterrain supplémentaire est nécessaire tant du point de vue humain que de celui de l'environnement. Pour ce qui est du projet de résolution, le Dr Bédaya -Ngaro remarque que l'emploi de termes tels que "somme estimative d'environ ", au paragraphe 1 du dispositif, "n'excédant pas" au paragraphe 2. a) et "emprunt" au paragraphe 2. c), devrait suffire à donner satisfaction aux délégués qui ont demandé une plus grande souplesse dans les propositions. D'autre part, le paragraphe 3 du dispositif indique clairement que la question de l'acquisition d'autres locaux n'est pas nouvelle.

Le Dr LAYTON (Canada) reconnaît, bien que sa délégation ait toujours manifesté de l'appréhension à l'égard de l'augmentation progressive du budget, qu'en l'occurrence le Directeur général a trouvé le moyen le moins pénible du point de vue financier de traiter le problème des locaux supplémentaires. Comme l'a fait observer le délégué des Pays -Bas, l'achat d'un terrain est indispensable à l'extension du Siège et constitue même, ainsi que l'a souligné le délégué de la Somalie, un bon placement dans la mesure où il évitera à l'Organisation de dépenser beaucoup plus dans quelques années. Au Conseil exécutif, le Dr Layton s'est déclaré opposé au projet de contruction d'un garage souterrain, mais il s'est finalement rendu aux raisons données par le Sous -Directeur général, en particulier celle du risque d'accidents de la circulation. Les arguments avancés pour la construction d'un bâtiment temporaire sont tout à fait valables. Le Dr Layton partage les vues du délégué des Etats -Unis d'Amérique quant à l'opportunité d'utiliser les recettes occasionnelles, qui autrement auraient contribué à réduire les contributions des Etats Membres. Il s'était d'abord demandé si l'on ne pourrait pas faire appel au fonds de roulement, mais après avoir étudié le Règlement financier il est d'avis que ce n'est pas possible. On peut cependant conclure du paragraphe 6.5 du Règlement financier que le fonds de roulement est indirectement utilisé à cette fin, étant donné que le revenu des placements du fonds est d'abord crédité aux recettes diverses et que celles -ci sont à leur tour créditées aux recettes occasionnelles. Le Dr Layton demande s'il serait possible de passer un contrat prévoyant des prix fixes - ou tout au moins une augmentation annuelle maximale - de façon à éviter l'escalade des coûts qui s'est produite dans le cas du bâtiment principal. La délégation canadienne félicite le Directeur général du projet proposé et espère que des événements imprévus ne viendront pas le bouleverser. Le Dr DE CONINCK (Belgique) souscrit aux vues exprimées par les délégués des Pays -Bas et de la France. Comme tout ce qui grandit, l'OMS ne peut être enfermée dans un espace trop restreint. Sa délégation éprouve quelque appréhension à l'idée d'un bâtiment temporaire, car bien souvent le temporaire devient définitif. Il préférerait de beaucoup voir les fonds utilisés à la construction d'un bâtiment permanent, maintenant que, grâce aux efforts incessants de son Directeur général, l'Organisation dispose enfin-d'un terrain. il l'a exprimée au cours des En ce qui concerne le garage souterrain, son opinion est bien connue discussions relatives au bâtiment du Siège et n'y reviendra pas. :

M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) dit que sa délégation souscrit pleinement aux vues exprimées par les délégués des Pays -Bas et de la France. Il donne son appui à toutes les propositions du Directeur général exposées dans le rapport.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation ne méconnaît pas les difficultés que soulève la question considérée, et qu'elle est consciente de la nécessité d'aboutir à une décision. L'observation du délégué de la Belgique à propos du temporaire qui dure longtemps pourrait s'appliquer à l'ensemble du problème des locaux du Siège. Ce problème, que l'on considérait comme momentané et

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qui devait trouver sa solution définitive dans la construction du bâtiment du Siège, a été évoqué à chaque Assemblée de la Santé au cours des dernières années. Moins de cinq ans après l'achèvement de ce bâtiment permanent on a fait valoir la nécessité d'un bâtiment temporaire, et voici maintenant la Commission saisie de propositions concernant un autre bâtiment temporaire et un garage. De plus, selon les renseignements donnés par le Sous- Directeur général et figurant dans le rapport du Directeur général, la construction de ce bâtiment temporaire prendra plusieurs années et il faudra tous les ans réviser les coûts en hausse. Ce problème perpétuel des locaux absorbe dans une trop grande mesure le temps et les fonds qui pourraient être plus utilement consacrés à la solution des problèmes sanitaires. Le Professeur Lisicyn apprécie la peine prise par le Directeur général pour étudier la situation de manière très approfondie. Cependant, nombre de questions, certaines de caractère général et d'autres de nature particulière, restent sans réponse. Au cours d'une précédente Assemblée de la Santé, un délégué avait demandé au Directeur général de lui citer un pays où le ministère de la santé fût aussi confortablement logé que l'OMS. Selon le rapport du Directeur général, l'effectif du personnel du Siège est d'un peu plus de 1200 personnes; la délégation de l'Union soviétique estime que pour un tel effectif les bâtiments actuels suffisent amplement. Lors des débats relatifs à la construction du bâtiment du Siège, il avait été fait mention de la loi de Parkinson; quelle que soit la mesure dans laquelle on agrandira les locaux de l'Organisation, suffira -t -elle jamais à l'accroissement du personnel ? La construction d'un garage, qui coûtera US $1 100 000 et peut -être davantage, n'est pas le seul moyen de résoudre le problème du parking. Le Professeur Lisicyn partage les préoccupations du délégué des Etats -Unis d'Amérique, étant donné qu'en fait l'emprunt envisagé proviendra du budget ordinaire. Le plan de financement montre que son remboursement s'échelonnera sur plus de vingt ans et que, pendant ce temps, les montants alloués à cette fin ne serviront pas à l'action sanitaire. La délégation soviétique n'est pas opposée à l'idée d'un emprunt, mais elle considère que la période de remboursement est trop longue. Ne pourrait -on envisager un remboursement échelonné sur un plus court laps de temps et qui serait intégralement couvert par les recettes locatives, sans qu'on ait besoin de recourir aux recettes occasionnelles ? Le Professeur Lisicyn se demande également si toutes les possibilités d'utiliser les terrains dont dispose l'OMS ont été étudiées, et si les parkings ne pourraient pas être réorganisés de manière à gagner de la place. Il apparaît que presque chaque membre du personnel possède une voiture; mais est -il indispensable que toutes soient garées au voisinage du bâtiment de l'OMS ? Le problème du transport des travailleurs se pose dans toutes les grandes villes, et l'on pourrait étudier ce qui a été fait ailleurs pour le résoudre. La délégation de l'Union soviétique est donc d'avis que l'on n'a pas pris toutes les mesures possibles pour éviter une extension des locaux, qu'un deuxième bâtiment temporaire n'est pas absolument nécessaire, que le mode de financement envisagé pour la construction du garage n'est pas satisfaisant; et qu'enfin une sorte de "planification familiale" ne serait pas mauvaise pour limiter l'accroissement du personnel de l'OMS. Le Professeur VANNUGLI (Italie) se résigne à l'inéluctable action de la loi de Parkinson. On a d'abord fait un bon investissement en achetant un terrain, puis, comme les investissements ne sont pas l'affaire de l'OMS, il a fallu construire un bâtiment et le remplir. Si, comme l'indique le paragraphe 7 du rapport du Conseil exécutif, on estime à 75 le nombre des bureaux dont on aura besoin au cours des deux prochaines années pour faire face aux exigences à court terme, alors les exigences à long terme, par exemple dans dix ans, seront impressionnantes. On s'est interrogé sur le sens exact du mot temporaire appliqué à un bâtiment. De l'avis du Professeur Vannugli, un bâtiment temporaire est, en fait, un bâtiment permanent. Comme il ressort des récentes mesures prises en Italie, le Gouvernement est en faveur d'une politique de décentralisation. Une politique analogue a été adoptée par l'OMS. Si l'on considère l'ampleur des agrandissements proposés pour le Siège, le délégué de l'Italie se demande ce que sera l'accroissement des services dans les Régions. La délégation d'Italie est disposée à appuyer toutes propositions dont on pourra montrer qu'elles sont de nature à contribuer à améliorer quantitativement et qualitativement les services rendus par l'Organisation. En ce qui concerne la question du garage, l'opinion du Professeur Vannugli n'est plus celle qu'il avait exprimée au moment de la construction du bâtiment provisoire de l'avenue Appia; le souci d'éviter la pollution de l'environnement lui fait maintenant préférer un garage souterrain. Le DIRECTEUR GENERAL remercie les délégués de leurs observations sur l'importante question des futurs bâtiments du Siège. Trois points ont été discutés l'acquisition d'un terrain, la nécessité de prévoir des bureaux supplémentaires et la construction d'un nouveau garage souterrain. Pour ce qui est du premier de ces points, la remise en question du principe de l'acquisition d'un terrain est due à un malentendu de la part de certains délégués. En effet, la résolution WHA23.17 (Actes officiels N° 184) autorise le Directeur général à acquérir un supplément approprié de terrain au Siège par voie d'achat ou autrement. Il est donc incontestable que le Directeur général est habilité à acquérir le terrain, au sujet duquel il a mené des négociations avec le Gouvernement suisse, ainsi qu'il en a rendu compte au Conseil exécutif. Le Canton de Genève est parvenu maintenant à la phase finale des négociations pour l'acquisition du terrain, qu'il revendra à l'OMS. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Plusieurs délégués ont demandé si des bureaux supplémentaires étaient vraiment nécessaires. Le Professeur Aujaleu, en sa qualité de Président du Comité permanent du Bâtiment du Siège, a fait il y a quelques années une étude détaillée de la répartition du personnel dans le bâtiment du Siège. Toutes les recommandations qui ont été formulées au sujet de l'utilisation des locaux ont été appliquées et l'on est arrivé au point où il n'y a plus aucune possibilité d'y installer du personnel supplémentaire. On a évoqué à ce propos la planification familiale. Le Directeur général se permet de faire remarquer que la planification familiale ne dépend pas d'une seule personne, mais dépend de deux personnes enl'occurrence elle dépend du Secrétariat, d'une part, et des gouvernements, d'autre part. Le Secrétariat ne peut pas maintenir ses effectifs à un chiffre rigoureusement limité si les gouvernements, de leur côté, décident continuellement que l'Organisation doit entreprendre des programmes nouveaux et étendre ses activités. Il ne faut pas perdre cet élément de vue si l'on veut établir pour l'avenir des plans solides. Dès qu'on a commencé, en 1958, à étudier en détail les plans du bâtiment du Siège, il avait été clairement entendu qu'il faudrait construire une extension après un certain nombre d'années. On avait admis alors qu'il s'écoulerait entre dix et vingt ans avant que la construction d'une extension devienne nécessaire, mais il est évident qu'il faut réviser cette hypothèse en tenant compte du fait que l'Assemblée de la Santé a décidé dès l'année suivante que l'Organisation entreprendrait un programme intensifié de recherches. Par la suite, beaucoup d'activités nouvelles - concernant par exemple les maladies cardio -vasculaires, le cancer, la génétique, la reproduction humaine et l'immunologie ont été ajoutées à celles qui existaient déjà et qui n'ont pas été interrompues, car il était évidemment impossible de ne pas poursuivre des programmes comme ceux portant sur le paludisme, la tuberculose, les maladies vénériennes, l'hygiène du milieu et la nutrition. Ces activités supplémentaires ne pouvaient être entreprises sans augmentation du personnel.' Pour ce qui est des effectifs du personnel de l'Organisation, point qui a fait l'objet de certaines observations, il convient de préciser que les dépenses de personnel ne sont pas imputées en totalité au budget ordinaire de l'Organisation. L'OMS emploie par exemple du personnel qui est payé au moyen des fonds du Programme des Nations Unies pour le Développement, dont on admet en général qu'ils devront être augmentés, voire doublés, d'ici quelques années. Les activités de l'OMS au titre du PNUD sont actuellement relativement modestes, mais on espère qu'elles prendront beaucoup d'extension. Il est clair aussi qu'en raison de la création du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, la recherche dans le domaine de la reproduction humaine, qui est une des fonctions du Siège, devra être amplifiée car des fonds seront ainsi mis à la disposition de l'OMS. Plus récemment a été institué le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues et l'OMS intensifie sa participation à l'effort international sur ce front. Il y a aussi la question de l'environnement humain, domaine où, comme le Directeur général l'a dit à une séance précédente, il estime que l'OMS a un rôle important à jouer. Ce problème la concerne certainement et il y aura lieu seulement de déterminer à quel rythme le programme d'hygiène du milieu de l'OMS doit se développer. Outre des activités nouvelles comme celles de la protection du milieu, l'OMS devra élargir son action en matière d'approvisionnement en eau et d'élimination des eaux usées. Elle négocie actuellement avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement au sujet de la possibilité d'étendre à d'autres régions du monde le programme qui a été si heureusement mené dans les Amériques avec le concours de la Banque interaméricaine de Développement. L'Organisation a certainement besoin de personnel pour mener à bien les tâches qu'elles a entreprises. Un délégué a demandé si l'Organisation avait étudié la possibilité d'améliorer ses mécanismes administratifs. Le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé n'ignorent pas qu'au cours des deux dernières années, le Directeur général a fait une étude des services du Siège et s'est efforcé de procéder à des regroupements afin d'éviter autant que possible de recruter du personnel supplémentaire pour faire face aux nouvelles tâches réclamées de l'OMS. Il est notoire que l'Organisation a toujours mené elle -même ses enquêtes de gestion. On peut douter qu'il soit utile d'engager à cette fin des consultants extérieurs, d'autant plus que l'expérience que d'autres organisations ont faite à cet égard n'a pas été favorable. Une question a été posée au sujet de la distinction à faire entre bâtiments temporaires et bâtiments permanents. Dans le cas présent, le Directeur général pense que le bâtiment temporaire sera nécessaire et, par conséquent, qu'il durera jusqu'à ce que le nouveau bâtiment permanent soit achevé. Si l'on commence immédiatement l'étude des plans et si la prochaine Assemblée de la Santé les examine, il ne sera pas possible, à son avis, que le nouveau bâtiment soit prêt avant six ou sept ans. On a parlé de la possibilité d'utiliser des bureaux dans le bâtiment de l'Organisation des Nations Unies. Or il se passera des années avant que le bâtiment soit terminé, car la construction est assez lente en Suisse. D'autres délégués ont parlé de la possibilité d'utiliser des bureaux dans le nouveau bâtiment de l'OIT. Or la construction du bâtiment de l'OIT ne se déroule pas selon les prévisions et les espoirs que l'on nourrissait au sujet de son achèvement n'ont cessé de s'effriter au cours des derniers mois. De l'avis du Directeur général, la solution la plus rationnelle et la moins coûteuse pour l'OMS consiste en la construction d'un bâtiment temporaire qui permettra d'attendre l'achèvement du bâtiment permanent. Il est indispensable d'utiliser au maximum le terrain que l'OMS occupe actuellement, en particulier en ce qui concerne les places de parking. Certains délégués s'étonnent que tant de membres du personnel aient une voiture, même dans les catégories inférieures; ce fait n'a pourtant rien de choquant, vu le niveau de vie auquel on souhaite voir accéder tous les humains. Il n'appartient pas au Directeur général :

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de décider qui peut avoir une automobile et qui ne doit pas en avoir. Le problème des transports publics est particulièrement épineux à Genève. En raison de la situation du Siège, les transports en ce lieu ne sont nécessaires que pour le personnel de l'Organisation et les quelques habitants des rares maisons voisines. L'OMS ne se trouve pas au centre d'une ville, dans un quartier bien desservi par les transports publics. En outre, le personnel n'habite pas nécessairement à Genève; ceux qui vivent à lacampaLes solutions adoptées dans les grandes villes, qui comporgne doivent pouvoir atteindre le Siège. tent des métros et des transports publics destinés à de nombreux usagers, ne sont absolument pas applicables à Genève. On pourrait envisager de supprimer les jardins qui entourent le bâtiment du Siège et, au risque de lui donner l'aspect d'un aéroport ou d'une grande gare, parquer en surface toutes les voitures. L'Assemblée peut adopter cette solution si elle le désire, mais le Directeur général ne la préconise pas. Dans l'impression générale que donne un bâtiment, le décor extérieur joue un rôle aussi important que l'architecture. On pourrait trouver des places de parking supplémentaires en surface, mais ce serait détruire un ensemble harmonieux qu'apprécient non seulement les membres du Secrétariat, mais aussi les représentants des diverses nations du monde qui visitent l'Organisation et le public en général. De plus, la Ville et le Canton de Genève y attachent du prix. C'est une des raisons pour lesquelles le Canton aide l'Organisation à acquérir un terrain supplémentaire, afin que soit épargné un bâtiment que l'on juge très beau. Il n'y a pas d'autre solution que celle d'un garage souterrain. Le Conseil exécutif n'a pas voulu accepter une première suggestion prévoyant le financement de la construction du garage sur les recettes occasionnelles et il a prié le Directeur général de trouver un autre mode de financement. C'est de là qu'est né son rapport à l'Assemblée de la Santé. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique s'est déclaré satisfait que l'on propose d'avancer des fonds prélevés sur les recettes occasionnelles pour l'amortissement du garage. Ce qui est proposé, c'est d'avoir recours aux recettes occasionnelles accumulées à la fin de l'exercice, comme il est indiqué dans le rapport. Il y aura toujours des recettes occasionnelles, ainsi que l'a fait remarquer le délégué du Canada, tant que l'Organisation aura un fonds de roulement, même si les taux d'intérêt baissent parce que l'argent est moins cher qu'il n'a été pendant quelques années. Il importe de bien comprendre le rôle que joueront les recettes occasionnelles. S'ils consultent le plan de financement du garage projeté, les délégués verront que des fonds seront prélevés sur les recettes occasionnelles pendant dix ans, mais que la somme prélevée annuellement sera au maximum de US $17 944. Il n'est pas prévu de retraits plus importants pour le financement du garage. Après quelques années, le garage produira des recettes et si, comme on peut l'espérer, l'Organisation dure encore vingt ans et davantage, les bénéfices tirés du garage continueront d'être une source de recettes occasionnelles pendant de nombreuses années. Au début, le Directeur général n'était pas partisan d'un emprunt, mais lorsque l'étude a été faite conformément à la demande du Conseil exécutif, il est arrivé à la conclusion que la solution proposée était raisonnable, qu'elle épargnerait l'actuel bâtiment du Siège et les terrains existants, qu'elle ne coûterait à l'Organisation qu'une somme modeste pendant une période déterminée et deviendrait ensuite une source de recettes. Il est très difficile de prévoir les besoins futurs de l'Organisation; du fait du grand essor des sciences et de la technique et des besoins croissants dans maints secteurs de la médecine, il est évident que nul ne peut prédire ce que sera la croissance de l'Organisation à l'avenir. Toutefois, cette croissance se fera hors du Siège plutôt qu'au Siège. Un certain développement des services centraux est néanmoins inévitable. La seule chose que l'on puisse faire est de fonder les prévisions sur la meilleure information possible dont on dispose actuellement. Il est impossible de prédire à quelles exigences nouvelles et pressantes l'Organisation devra faire face il y a cinq ans, l'OMS ne pouvait même pas discuter de la planification familiale et il n'y avait pas de crise de l'environnement. Un délégué a posé une question au sujet de l'utilisation des locaux qui ont été occupés par Sir Robert Jackson et ses collaborateurs. Il ne faut pas oublier que l'OMS a dû déplacer d'Alexandrie (Virginie) le personnel chargé de la surveillance internationale des réactions adverses aux médicaments. On lui a alloué la place encore disponible dans l'actuel bâtiment provisoire. Si les délégués veulent bien faire le tour des bâtiments de l'OMS et ouvrir les portes des bureaux, ils verront que le personnel n'est pas logé confortablement. L'Organisation en est au point où elle doit installer son personnel de la catégorie professionnelle, même de classe P.4,dans des locaux de 1,90 x 5 m, ce qui est la dimension des modules. Le Directeur général prie d'être excusé d'avoir parlé longtemps, mais il était important que les délégués se rendent bien compte que l'Organisation a besoin de locaux pour son personnel si elle doit poursuivre ses activités actuelles et élargir son action dans certains des domaines cités. On pourrait évidemment fixer une limite aux activités de l'Organisation; la planification des programmes futurs doit reposer sur les instructions et les voeux des gouvernements et sur l'aptitude de l'OMS à mener à bien les tâches qui lui sont confiées. Le Directeur général hésite à demander des fonds pour des choses qui ne sont pas directement au service des pays du monde, mais l'OMS doit avoir du personnel pour accomplir ses tâches et lui -même ne peut en avoir la responsabilité s'il ne dispose pas des ressources nécessaires. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. BROWN (Australie)demande, à propos du paragraphe 1 du dispositif du projet de résolution, si la Commission peut indiquer dès maintenant un chiffre précis sans connaître ni la situation du fonds immobilier, ni les autres obligations qui seront imposées au fonds pour l'acquisition de terrain ou pour d'autres fins. Le plan de financement du garage projeté indique que, pendant la période 1972 -1993, le montant des recettes locatives sera de Fr.s. 326 400.- par an. En fait, il faudra probablement relever le prix de location vers 1984. Mieux vaudrait que l'Assemblée ne s'engage pas en arrêtant une somme fixe jusqu'en 1993

Le paragraphe 2 du rapport vise les négociations pour l'achat de terrain et il y est indiqué "I1 ne reste plus qu'à mettre au point les modalités exactes de la transaction." Quelle procédure sera suivie lorsque ces modalités auront été mises au point ? Seront -elles soumises au Conseil exécutif ou à l'Assemblée de la Santé, ou le Directeur général mènera -t -il lui -même la transaction à terme ? Le Secrétariat pourrait peut -être donner une idée du prix probable. :

Le Professeur AUJALEU (France) dit avoir bien compris que le chiffre de Fr.s. 326 400.- est un chiffre de départ et qu'il augmentera évidemment au fur et à mesure de l'élévation générale du coût de la vie, de sorte qu'en fait la dépense sera probablement amortie en dix ans. M. FURTH, Sous -Directeur général, expose qu'en ce qui concerne la mise au point des modalités de la transaction, le Directeur général espère pouvoir présenter à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé des propositions précises relatives à l'extension permanente du bâtiment. Pour ce qui est du prix du terrain, l'Organisation a maintenant la certitude de pouvoir acquérir le terrain qui lui sera revendu par les autorités locales, mais de nombreuses modalités restent à mettre au point et il n'est pas possible d'indiquer un chiffre précis. De plus, en l'état actuel des délicates négociations finales, il vaudrait mieux ne pas discuter publiquement du prix d'achat du terrain. En ce qui concerne la possibilité d'une augmentation des recettes locatives des garages, il est certainement raisonnable de s'attendre à ce que les loyers suivent l'élévation générale du coût de la vie au cours des vingt prochaines années. Le montant des recettes locatives, estimé à Fr.s. 326 400.- par an, a été calculé sur la base d'un loyer moyen estimé à Fr.s. 40.- par mois par emplacement. Comme il est indiqué dans le rapport du Directeur général sur les recettes occasionnelles, rapport que la Commission a déjà examiné, un montant de US $631 000 est disponible pour être affecté au fonds immobilier par prélèvement sur les recettes occasionnelles. Par conséquent, si la recommandation du Directeur général tendant à affecter ce montant au fonds immobilier est adoptée, le fonds disposera de moyens suffisants pour financer soit la première solution (US $530 000), soit la deuxième solution (US.$600 000).

Le DIRECTEUR GENERAL estime, au sujet de la question soulevée par le délégué de l'Australie, qu'il est pleinement autorisé par la résolution WHA23.17 concernant l'acquisition de terrain à acquérir le terrain et que, quant au prix, le fait que c'est le Gouvernement du Canton de Genève qui vend le terrain à l'OMS constitue une sécurité. S'il avait des doutes au sujet du prix, il ne prendrait pas la responsabilité de présenter ses propositions au Conseil exécutif ou à l'Assemblée. L'Organisation achète le terrain au Canton et cela constitue la meilleure assurance d'un prix équitable. En réponse à une question posée par le Dr DE CONINCK (Belgique), le DIRECTEUR GENERAL confirme que lorsque les recettes locatives des garages dépasseront les dépenses et deviendront ainsi des recettes occasionnelles, il ne manquera pas de l'indiquer dans ses rapports au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. Le Dr DE CONINCK (Belgique) propose d'ajouter à la fin du paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution les mots suivants :

et sur le financement de la construction du garage souterrain, ainsi que sur le remboursement de l'emprunt contracté à cet effet." Le Professeur AUJALEU (France) propose que cette addition fasse l'objet d'un paragraphe spécial. Le Dr DE CONINCK (Belgique) accepte cette proposition. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) appelle l'attention des délégués sur la deuxième partie de l'alinéa c) du paragraphe 2 du dispositif. Puisque l'examen d'un rapport sur les recettes occasionnelles est toujours inscrit à l'ordre du jour de la Commission, le délégué des Pays -Bas ne croit pas que l'addition proposée par le délégué de la Belgique soit nécessaire.

Le Dr DE CONINCK (Belgique) répond qu'il s'agit là de deux point différents. Le Directeur général a répondu sur le premier point. Quant au deuxième, le délégué de la Belgique a proposé une addition au projet de résolution pour avoir la certitude que le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé seront tenus au courant de la situation pour ce qui est du financement de la construction et du remboursement de l'emprunt.

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CINQUIEME SEANCE

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Le PRESIDENT fait observer qu'il n'y a pas d'opposition à l'amendement proposé par le délégué de la Belgique. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) propose de passer au vote. Il s'agit d'autoriser le Directeur général à engager la foi et le crédit des Membres de l'Organisation pendant les vingt -deux prochaines années.

Le Dr LAYTON (Canada) suggère que l'amendement proposé par le délégué de la Belgique forme un alinéa du paragraphe 3 du dispositif, qui se lirait alors ainsi :

3.

PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport au Conseil exécutif, à sa quarante neuvième session, et à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur le financement de la construction du garage souterrain, ainsi que sur le remboursement 1) de l'emprunt contracté à cet effet; et au sujet des plans concernant l'extension permanente des locaux du Siège. 2) :

Le Dr DE CONINCK (Belgique) et le Professeur AUJALEU (France) acceptent cette proposition. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique), en réponse à une observation faite par le Professeur AUJALEU (France), reconnaît qu'une fois arrêtées les conditions d'un emprunt elles le sont pour toute la durée de la période considérée. Il se préoccupait surtout d'avoir l'assurance que la Commission autorise le Directeur général à conclure un contrat valable.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) voudrait entendre répondre à serait -il possible d'amortir l'emprunt pour la construction du garage en une la question qu'il a posée période plus courte et entièrement au moyen des loyers payés par les automobilistes, afin d'éviter la nécessité d'avoir recours aux recettes occasionnelles. :

Le DIRECTEUR GENERAL répond qu'à la demande du Conseil exécutif une étude a été faite des moyens de financer la construction et d'amortir la dépense en des délais divers. On a estimé qu'un délai d'amortissement de vingt ans était le plus raisonnable, compte tenu d'un loyer mensuel de Fr.s. 40. -, prix qu'il est actuellement jugé équitable de faire payer au personnel. Ce chiffre correspond à une augmentation, car le prix du loyer n'est actuellement que de Fr.s 25. -. L'adoption d'un délai d'amortissement plus court obligerait à relever davantage le prix de location. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution révisé avec insertion de la somme de US $600 000 au paragraphe 1 du dispositif et remplacement du paragraphe 3 par le texte amendé. Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé, est approuvé par 56 voix contre 4, Décision avec 4 abstentions.1 :

La séance est levée à 17 h.35.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.22.

SIXIEME SEANCE Jeudi 13 mai 1971, 15 h.15 Président

: Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN- ORIENT

Ordre du jour, 3.10

Le PRESIDENT souhaite la bienvenue à trois éminents représentants du groupe de travail établi par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 2656 (XXV) pour étudier toutes les questions relatives au financement de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient S.E. l'Ambassadeur Akwei (Ghana), Vice -Président du groupe de travail, S.E. l'Ambassadeur, Zein (Liban), Représentant permanent du Liban auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève, et M. le Ministre -Conseiller Ravn (Norvège), Rapporteur du groupe de travail. :

Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination et de l'Evaluation, présente le rapport du Directeur général sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient. Il explique qu'on y trouve le compte rendu de toutes les activités entreprises depuis l'adoption de la résolution WHA23.52. La première section rappelle les résolutions adoptées par les Vingt et Unième, Vingt -Deuxième et Vingt- Troisième Assemblées mondiales de la Santé et cite le paragraphe 5 du dispositif de la résolution WHA23.52 sur la base duquel le rapport a été établi. La deuxième section indique la manière dont le rapport a été préparé et les sources d'information qui ont été utilisées. En ce qui concerne la situation sanitaire des réfugiés de Palestine en général - y compris ceux qui vivent dans les territoires occupés de la rive occidentale du Jourdain et de la zone de Gaza - le Dr Bellerive renvoie au rapport annuel du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA pour l'année 1970. Seuls les Gouvernements d'Israel et de Jordanie ont répondu à la demande de renseignements supplémentaires qui a été adressée aux gouvernements s'intéressant au problème des réfugiés palestiniens. La troisième section donne une définition des termes "personne déplacée" et "réfugié déplacé ", afin de faciliter la compréhension du texte. La quatrième section mentionne les événements qui ont influé sur les services de santé de l'UNRWA, en particulier l'apparition du choléra à la fin de l'année précédente, et la situation politique avec les répercussions qu'elle a eues dans la région. La cinquième section appelle l'attention sur la crise financière que traverse l'UNRWA depuis un certain nombre d'années et sur les mesures que le Directeur général a prises pour améliorer une situation qui se dégrade de jour en jour. A la suite d'un appel lancé en 1969, le Directeur général a adressé en mars 1971 une nouvelle communication à tous les Etats Membres de l'Organisation ainsi qu'à toutes les organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS, afin d'essayer d'obtenir une aide financière supplémentaire pour les réfugiés palestiniens. En plus de la réponse de la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, il a reçu après la date d'établissement du rapport une réponse du Gouvernement du Maroc et du Comité international de la Croix -Rouge, ce dernier indiquant que, tout en ayant conscience de la gravité de la crise que traverse l'UNRWA, il regrette de ne pas être en mesure de remédier aux difficultés financières de l'Office. L'Organisation a en outre été informée indirectement que le Gouvernement de la Norvège avait décidé de faire une contribution Spéciale à l'UNRWA d'environ US $143 000, dont US $42 000 devaient être exclusivement réservés à la participation de l'UNESCO aux services d'enseignement de l'UNRWA. Une annexe au rapport expose succinctement les activités médico- sanitaires exercées en Jordanie et en Syrie.

Le PRESIDENT invite le Dr Sharif, Directeur du Service de Santé de 1'UNRWA, à prendre la parole. Le Dr SHARIF (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient) déclare que le ler mai 1971 a marqué la fin de la vingt et unième année d'activité de l'UNjtWA. Conformément au mandat qui lui a été confié par l'Assemblée générale des Nations Unies, l'Office a fourni des services de secours, des services de santé et des services d'enseignement aux réfugiés de Palestine inscrits sur ses listes et ayant droit à son assistance. Ces réfugiés vivent en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans les territoires occupés de la rive occidentale du Jourdain et de la zone de Gaza, et ils sont actuellement au nombre de 1 500 000. Depuis la création de l'UNRWA, en 1950, l'action médico- sanitaire de l'Office est placée sous la direction technique de l'OMS aux termes d'un accord conclu entre les deux organismes. L'UNRWA est reconnaissant à l'OMS de l'aide qu'elle lui a fournie et de l'étroite coopération qu'elle lui a assurée. - 476 -

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Connaissant par expérience la complexité du problème et les besoins des réfugiés palestiniens, qui sont nombreux, économiquement dépendants, et cantonnés dans des limites géographiques étroites, l'UNRWA a mis au point un programme d'action sanitaire à long terme. L'Office est surtout guidé par le souci de protéger la santé des réfugiés en développant son programme jusqu'à créer un service sanitaire global, reposant essentiellement sur les soins aux familles et sur une bonne hygiène du milieu. Il s'est donné pour politique d'assurer des prestations d'un niveau semblable à celui que les gouvernements des pays d'accueil assurent dans le secteur public. Le rapport annuel pour 1970 du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA donne une description détaillée des services de santé fournis par l'UNRWA. Ces services portent surtout sur les soins médicaux préventifs et curatifs, l'hygiène du milieu et l'alimentation d'appoint; ils sont relativement peu coûteux, puisque, tout compris, leur coût ne dépasse pas 1,7 US cents par personne et par jour. Des prestations médico- sanitaires sont assurées par 110 unités périphériques complètes; 89 d'entre elles sont administrées par l'UNRWA, 8 relèvent des autorités sanitaires et 13 d'organisations bénévoles. consultations médicales, fourniture de Les services externes assurent différentes prestations médicaments, piqûres, pansements, traitements ophtalmologiques, certains soins dentaires. Les services de laboratoire sont assurés par les laboratoires de biologie médicale de l'UNRWA, qui sont rattachés aux principaux centres de santé, et par des laboratoires subventionnés. Les consultations de spécialistes, les examens radiologiques et autres prestations spécialisées sont également subventionnés. Il existe en outre onze dispensaires pour diabétiques et trois dispensaires pour les malades atteints de cardiopathies rhumatismales. A l'exception des consultations dentaires, dont le taux a augmenté de 6 %, tous les autres services externes ont enregistré une diminution du nombre de patients. Les soins hospitaliers sont assurés dans des hôpitaux publics et privés ou dans ceux gérés par des organisations bénévoles et des universités. La proportion de lits d'hôpitaux mis à la disposition des réfugiés est de 136 pour 1000 personnes. Un programme de réadaptation médicale et un "fonds de secours d'urgence" assurent une certaine aide aux personnes ayant besoin de soins hospitaliers hautement spécialisés, dans les cas où l'on ne peut faire appel à d'autres sources philantropiques. Dans le domaine de la médecine préventive, les maladies transmissibles font l'objet d'une surveillance régulière, au moyen de relevés hebdomadaires dressés par les centres sanitaires, d'enquêtes et d'études spéciales. Entre la mi -août et la fin de l'année, le choléra El Tor a gagné les zones 109 à Gaza, 45 sur la d'opération de l'UNRWA. Au total, 177 cas ont été enregistrés parmi les réfugiés rive occidentale du Jourdain, 13 en Syrie, 7 au Liban et 3 en Jordanie orientale. Il y a eu 7 décès 4 sur la rive occidentale, 1 à Gaza, 1 au Liban et 1 en Syrie. En consultation avec les gouvernements intéressés, l'UNRWA a engagé une action vigoureuse pour prévenir et combattre la maladie, notamment en intensifiant l'éducation sanitaire, en renforçant les mesures d'assainissement, l'hygiène des denrées alimentaires et la vaccination anticholérique. La vigilance est maintenue et l'on a établi des plans d'urgence pour le cas où de nouvelles poussées surviendraient. Aucun cas d'autres maladies quarantenaires n'a été signalé. L'UNRWA exécute, en collaboration avec les autorités sanitaires, un programme de vaccination systématique complété par des campagnes périodiques. La primovaccination des nourrissons, ainsi que les vaccinations de rappel appropriées, sont pratiquées contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la variole, les maladies intestinales et, lorsque c'est possible, contre la rougeole; l'incidence de la plupart de ces maladies transmissibles a considérablement régressé au cours des années. L'Office a continué de fournir des soins complets aux mères et aux enfants dans 79 de ses centres de protection maternelle et infantile. Cette action est complétée par celle d'organismes bénévoles; il faut citer à cet égard le projet de santé UNRWA /Suède consistant à apprendre aux filles des écoles préparatoires de Gaza à s'occuper des enfants. Les soins aux mères comprennent les soins prénatals, l'assistance d'une sage -femme traditionnelle ou d'un autre agent qualifié lors de l'accouchement, les soins post partum à la mère et les soins au nouveau -né. L'administration de sulfate ferreux aux femmes enceintes a été instituée partout à titre prophylactique. Dans le cadre du programme systématique de protection des nourrissons et des enfants, on suit l'état nutritionnel des enfants de moins de deux ans en relevant, tous les mois ou tous les deux mois, le pourcentage des nourrissons présentant une insuffisance pondérale. On s'efforce d'étendre ces services à tous les enfants d'âge préscolaire. L'hygiène scolaire est assurée par les centres sanitaires de l'Office, qui sont secondés par des équipes d'hygiène scolaire. Des enquêtes sont effectuées sur des problèmes particuliers et l'on exécute, en cas de besoin, des programmes de grande envergure, par exemple, le programme de prophylaxie ou de traitement du goitre par l'iode dans la région de Damas, et le projet pilote de traitement de l'ascaridiase appliqué à toute la population de Gaza - exécutés l'un et l'autre en 1970. L'éducation sanitaire continue d'occuper une place primordiale dans les activités sanitaires de l'Office et utilise un abondant matériel visuel, notamment des calendriers. La célébration de la Journée mondiale de la Santé a été l'occasion de distributions d'affiches et de brochures, ainsi que de causeries faites par les médecins. : : :

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Le personnel infirmier se compose essentiellement d'auxiliaires encadrées par des infirmières qualifiées. Elles travaillent dans les centres sanitaires de l'Office, les salles de maternité, les hôpitaux et les centres de réhydratation et de nutrition. Ces centres sont maintenant au nombre de 17 et sont équipés de 198 lits. Le service d'hygiène du milieu continue de s'occuper en premier lieu de l'assainissement de base, pour empêcher que la propagation de certaines maladies transmissibles ne soit favorisée par l'insalubrité du milieu. En 1970, les conditions de vie se sont améliorées dans les camps d'urgence, surtout en Jordanie orientale, où les tentes ont été remplacées par des abris préfabriqués et où l'on a construit de nouvelles conduites pour l'écoulement des eaux de ruissellement et des latrines publiques s'évacuant dans des fosses septiques. L'Office encourage les réfugiés à construire eux -mêmes des latrines publiques. La lutte contre les insectes et contre les vecteurs se poursuit et certains camps possèdent des installations supplémentaires telles que des salles de douches et des abattoirs. Le programme de nutrition et d'alimentation d'appoint de l'Office vise essentiellement à protéger les groupes les plus vulnérables de la population réfugiée, notamment les enfants à l'âge de la croissance et du développement, les femmes enceintes ou allaitantes, les tuberculeux non hospitalisés, certains malades et les réfugiés déplacés. Cette action est particulièrement importante, car la ration de base de l'UNRWA ne contient ni produit frais, ni protéines d'origine animale, et n'apporte que 1500 calories environ par jour. De toute manière, du fait de l'insuffisance des stocks, la ration de base n'est fournie qu'aux personnes qui en ont le plus besoin, soit environ 60 % des réfugiés. Le programme d'alimentation d'appoint comporte la distribution de lait écrémé reconstitué et d'un mélange de farine de mals, de soja et de lait écrémé (CSM), de vitamines et de rations supplémentaires de produits secs, ainsi qu'un repas chaud servi au milieu de la journée. En cas de besoin, un appoint de protéines est distribué à certaines catégories de réfugiés. Un programme très actif d'éducation sanitaire et de formation spécialisée se poursuit. La formation de base relève du Département de l'Education de l'Office, tandis que la formation en cours d'emploi du personnel sanitaire de l'Office est du ressort du Département de la Santé. L'Office accorde des bourses pour des études universitaires de médecine, d'art dentaire, de chimie, de pharmacie, de chirurgie, de chirurgie vétérinaire et d'autres disciplines apparentées. En 1970, il a également organisé, dans ses propres centres de formation professionnelle, des cours pour aides -pharmaciens et pour techniciens de laboratoire, et subventionné des cours de soins infirmiers et de physiothérapie. Les dépenses afférentes aux services de médecine et d'hygiène du milieu - y compris les dépenses courantes - se sont élevées à US $6 288 000, ce qui représente 13 % du budget total de l'UNRWA, qui était en 1970 de US $47 938 000. Les services d'alimentation d'appoint sont administrés par le Département de la Santé, mais relèvent des services de secours; leurs dépenses ont donc été inscrites sous ce dernier poste. Si l'on ajoute aux dépenses afférentes aux services de santé US $2 678 000 pour l'alimentation d'appoint, on obtient un pourcentage légèrement supérieur à 18 %. Au cours des dernières années, l'UNRWA a connu des difficultés financières croissantes, qui ont pris l'année précédente les proportions d'une véritable crise, l'Office ayant un déficit de US $4 200000. (La question est exposée en détail dans le rapport du Directeur général sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient.) Pour cette raison, le programme sanitaire de l'UNRWA, non seulement ne peut se développer, mais risque même d'être réduit. Il faut espérer que les efforts internationaux actuellement déployés permettront de réunir les fonds nécessaires pour apporter au programme d'action sanitaire les améliorations dont il a grand besoin. Le PRESIDENT invite M. Akwei, Vice -Président du groupe de travail établi par l'Assemblée générale des Nations Unies pour examiner les questions relatives au financement de l'UNRWA, à prendre la parole. M. AKWEI est heureux de pouvoir participer au débat sur la question de l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient. Des représentants des délégations du Liban et de la Norvège et lui -même ont été chargés d'une mission urgente par l'Organisation des Nations Unies, dans le cadre des responsabilités qu'elle assume vis -à -vis des réfugiés palestiniens au Moyen -Orient. La question des réfugiés constitue un élément important du problème politique extrêmement complexe sur lequel se penchent actuellement d'autres instances, mais que les participants à l'Assemblée de la Santé ne sont pas appelés à examiner. Leur préoccupation essentielle doit être de s'assurer que, sur le plan pratique et humain, les réfugiés palestiniens, qui sont au nombre d'un million et demi, reçoivent l'aide minimale leur permettant de mener une vie décente. C'est là une tâche qui incombe à la communauté internationale, comme l'ont confirmé de nombreuses résolutions adoptées au cours des vingt dernières années par l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de Sécurité. Tout au long de cette période, l'Organisation des Nations Unies s'est efforcée, par l'intermédiaire de l'UNRWA, d'assurer les services nécessaires à l'entretien de toute une population. Les fonds dont dispose 1'UNRWA pour s'acquitter de cette responsabilité ont progressivement diminué, à tel point que l'Office se voit maintenant dans l'obligation de réduire ses programmes d'enseignement et de santé. Depuis sept ans, l'UNRWA fonctionne avec un déficit annuel qui l'a obligé à épuiser en grande partie ses réserves. En 1970, son déficit s'est monté à US $6 500 000. Il faut donc dans l'immédiat combler ce déficit, de manière que l'UNRWA puisse continuer à assurer les services nécessaires

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aux réfugiés. En raison de la gravité de la situation, l'Assemblée générale à sa vingt -cinquième session a créé un groupe de travail chargé d'examiner les questions relatives au financement de l'UNRWA, à court et à long terme. Ce groupe de travail est composé de représentants des pays suivants Etats -Unis d'Amérique, France, Ghana, Japon, Liban, Norvège, Royaume -Uni, Trinité -et- Tobago et Turquie, qui représentent toutes les régions géographiques du monde. Sur la recommandation du groupe, le Président de la vingt -cinquième session de l'Assemblée générale et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies ont lancé des appels afin que des contributions plus importantes soient versées à l'UNRWA. Egalement grâce à l'action du groupe, le Conseil économique et social a récemment adopté à l'unanimité la résolution 1565(L), dans laquelle il invite instamment les Directeurs de toutes les institutions spécialisées à envisager les moyens d'apporter toute l'aide possible aux réfugiés palestiniens et de donner dans leur rapport annuel des renseignements sur les possibilités actuelles et futures d'assistance aux réfugiés, de façon à soulager l'UNRWA du fardeau financier qui pèse sur lui. M. Akwei a pour mission de souligner l'urgence de la crise, de consulter l'OMS afin de savoir par quels moyens nouveaux elle pourrait aider l'Organisation des Nations Unies à s'acquitter de ses responsabilités, et enfin de demander qu'une aide soit accordée immédiatement dans le domaine sanitaire. M. Akwei tient à souligner que la résolution du Conseil économique et social à laquelle il vient de faire allusion permet non seulement d'aider l'UNRWA en tant que tel, mais aussi d'apporter une assistance aux réfugiés par d'autres moyens. Le groupe de travail pense qu'il existe divers moyens d'apporter une aide indirecte, de manière à éviter tout problème constitutionnel. La résolution du Conseil économique et social a pour objectif d'assurer que cette assistance parvienne bien aux réfugiés, et que l'UNRWA soit ainsi soulagé de son fardeau. Elle implique que les organisations de la famille des Nations Unies devraient envisager l'opportunité d'inclure des estimations appropriées dans leur budget de manière à aider les réfugiés de Palestine. Bien que les contributions bénévoles aient été extrêmement utiles par le passé, l'expérience montre qu'elles ne peuvent assurer la stabilité financière de l'Office. Après avoir examiné les sources d'où provenaient jusqu'ici les fonds de l'UNRWA, le groupe de travail créé par l'Organisation des Nations Unies a constaté que 94 % des ressources étaient constitués par des contributions bénévoles versées par des gouvernements, 3 % par les contributions d'organisations non gouvernementales et de particuliers, 1 % par les contributions d'institutions de la famille des Nations Unies, telles que l'UNESCO et le Programme alimentaire mondial, et 2 % par d'autres fonds. Il ressort de cette analyse que si l'OMS apporte une aide très appréciée en matière sanitaire, elle pourrait peut -être faire davantage. A cet égard, il convient de rappeler, comme l'a dit le Directeur du Service de Santé de 1'UNRWA dans son rapport annuel pour 1970, que les circonstances ont amené l'Office à adopter une politique excluant toute amélioration ou extension des services, à quelques exceptions près. Or, ce qu'il faut, c'est développer les services de santé essentiels et non pas les réduire; telle est la direction dans laquelle marchent d'autres organisations comme l'UNESCO et l'OMS. Le groupe de travail a été informé qu'en plus de ce que l'OMS fournit actuellement à l'UNRWA, il faudrait des fournitures médicales pour un montant de US $225 000 et des services professionnels représentant quelque US $1 000 000 par an. Le groupe est persuadé que la présente session de l'Assemblée de la Santé pourra faire face à la situation. Le groupe de travail, s'attaquant sur un large front aux problèmes financiers qui assaillent l'UNRWA, s'engage dans des voies jusqu'alors inexplorées. Il a renouvelé ses appels aux gouvernements, qui contribuent le plus au budget de l'UNRWA. Une douzaine d'entre eux ont déjà décidé d'accroître leur il s'agit de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la Finlande, de la contribution France, de l'Irlande, du Luxembourg, du Maroc, du Nigéria, de la Norvège et de la Suisse. Cet exemple mérite d'être suivi. Etant donné que les organisations de la famille des Nations Unies sont la deuxième source de fonds par ordre d'importance, le groupe de travail estime que ces organisations pourraient accroître lacontribution qu'elles versent actuellement au budget de l'UNRWA, et qui ne se monte pour l'instant qu'à 1 %. Les institutions spécialisées, qui s'efforcent de répondre aux besoins des hommes du monde entier, ne peuvent rester insensibles aux souffrances qu'endurent les réfugiés palestiniens. Le groupe de travail envisage aussi d'autres mesures en vue d'accroître les contributions des organisations non gouvernementales. Pour conclure, M. Akwei exprime l'espoir que le débat aboutira à une résolution qui servira la cause des réfugiés et des personnes déplacées. Les délégués des Etats Membres de l'OMS ayant fait preuve d'une grande solidarité avec l'Organisation des Nations Unies en apportant leur soutien politique aux services rendus par l'UNRWA, M. Akwei espère que cette solidarité se manifestera également sur le plan humanitaire, c'est -à -dire dans un domaine où l'OMS joue un rôle important. :

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Le Dr ANOUTI (Liban) présente un projet de résolution sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient. Ce projet, qui est présenté par les délégations de l'Inde, de Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, est rédigé comme suit :

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; Ayant conscience de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme; Rappelant les résolutions WHA21.38, WHA22.43 et WHA23.52 sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient; Ayant examiné le rapport du Directeur général et le rapport annuel du Directeur du Service de Santé de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient (UNRWA); Rappelant en outre la résolution 9 (XXVII) de la Commission des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies; Notant que le Commissaire général de l'UNRWA a souligné que toute nouvelle dégradation des services de santé déjà très sommaires assurés aux réfugiés dont il a la charge compromettrait la santé des réfugiés et de la population au sein de laquelle ils vivent; Rappelant la résolution 2672 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies dans laquelle celle -ci a appelé l'attention sur la situation financière de l'UNRWA, qui demeure critique, et sur les graves effets de cette crise sur les activités sanitaires de l'UNRWA; Notant en outre que les rapports publiés par des organisations compétentes révèlent que les autorités d'occupation s'opposent à la distribution de médicaments par le Comité international de la Croix -Rouge aux habitants des territoires occupés, 1. REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exige que ceux -ci soient rétablis immédiatement dans leur droit à retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies; 2. FAIT APPEL à Israel pour qu'il respecte la Convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui prévoit des dispositions essentielles pour la protection de la santé physique et mentale des habitants des territoires occupés; 3. APPELLE L'ATTENTION sur le fait que les violations par Israel des droits humains fondamentaux des réfugiés, personnes déplacées et habitants des territoires occupés constituent un sérieux obstacle à la santé de la population des territoires occupés, situation dont la prolongation exigerait que l'Organisation envisage d'appliquer l'article 7 de sa Constitution; 4. FAIT APPEL à Israel pour qu'il s'abstienne de toute entrave aux activités du Comité international de la Croix -Rouge dans les territoires occupés; 5. EXPRIME sa gratitude au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, au Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, aux institutions spécialisées et aux autres organisations qui viennent en aide aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants des territoires occupés dans le Moyen -Orient; et 6. PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé a) de prendre toutes autres mesures en son pouvoir pour sauvegarder les conditions sanitaires parmi les réfugiés, les personnes déplacées et les habitants des territoires occupés du Moyen Orient; b) de poursuivre et de renforcer sa coopération avec le Comité international de la Croix Rouge pour fournir une aide matérielle et humaine à la population des territoires occupés; c) de présenter un rapport d'ensemble à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur l'état de santé physique et mentale de la population des territoires occupés; d) de signaler la présente résolution à l'attention de toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales intéressées. :

Le Dr Anouti annonce également un projet de résolution proposé par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, trois pays qui sont représentés dans le groupe de travail créé par l'Assemblée générale des Nations Unies; le texte en sera distribué ultérieurement (voir le procès -verbal de la septième séance, section 2). Le Dr Anouti précise que sa délégation est cosignataire des deux projets de résolution parce qu'elle estime qu'ils sont complémentaires. Le premier projet traite surtout des aspects sanitaires et humanitaires de la vie des réfugiés, des personnes déplacées et des habitants des territoires occupés dans le Moyen- Orient. En le proposant, la délégation du Liban désire insister sur le fait qu'il est nécessaire d'appliquer les résolutions déjà adoptées sur la question par les Nations Unies, l'Assemblée de la Santé et d'autres organismes internationaux et aussi d'appliquer la Quatrième Convention de Genève. Quant au second projet, il concerne un aspect bien déterminé de la question des réfugiés, à savoir la crise financière dont souffre l'UNRWA depuis de longues années. Le Dr Anouti fait observer que le Directeur général n'a pas manqué de mettre l'accent sur ces besoins dans tous ses rapports, et en particulier dans celui de 1971. L'Assemblée générale des Nations Unies a envoyé à Genève un groupe de travail chargé de collaborer avec le Directeur général et l'Assemblée de la Santé pour trouver des solutions adéquates à cette crise, Pour conclure, le Dr Anouti invite tous les Etats Membres à appuyer les deux projets de résolution.

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Le Dr MAJALI (Jordanie) pense, du fait que la Jordanie a accueilli la majorité des réfugiés palestiniens et des personnes déplacées venues de la rive occidentale du Jourdain, qu'il est de son devoir de préciser certains aspects de la question devant la Commission. Ces malheureux, dont la santé physique et mentale ainsi que le bien -être social sont l'objet du débat, se divisent en quatre groupes les réfugiés, les réfugiés déplacés, les personnes déplacées et les habitants des territoires occupés. Le Dr Majali déclare qu'en 1948 l'agression sioniste a poussé un demi million de Palestiniens à fuir leur foyer et leurs terres pour se regrouper dans des camps de réfugiés surpeuplés situés sur les deux rives du Jourdain. L'UNRWA était chargé de s'occuper d'eux en attendant que soient mises en oeuvre les nombreuses résolutions dans lesquelles l'Organisation des Nations Unies demandait qu'ils puissent retourner dans leur patrie. Les réfugiés ont continué d'affluer avec les années et, depuis 1967, des milliers de personnes ont encore été forcées de quitter Gaza et la rive occidentale pour gagner la rive orientale du Jourdain. L'UNRWA continue de fournir des services aux personnes déplacées, tandis que le Gouvernement de la Jordanie, dont les ressources sont limitées, doit assurer des secours et des soins médicaux constants. Les habitants des territoires occupés, eux, ne relèvent que de la puissance d'occupation; or, celle ci applique des moyens tels que les sanctions collectives, la déportation, l'arrestation arbitraire, l'expropriation et la confiscation des biens, l'expulsion du personnel médical, ainsi que d'autres mesures destinées à chasser la population et modifier le caractère des territoires arabes occupés. La Commission se doit de reconnaître que, face au refus des agresseurs de respecter la Charte des Nations Unies, le droit international et la Convention de Genève, la communauté internationale doit agir afin de garantir le respect des droits fondamentaux de la population des territoires occupés. En matière de soins médicaux, l'UNRWA ne peut assurer aux réfugiés que le strict nécessaire et ses fonds limités l'empêchent d'améliorer les services ou de mettre sur pied un programme progressif. Le Commissaire général de l'UNRWA a déclaré que tout abaissement des normes mettrait en péril la santé des réfugiés et celle de la collectivité en général. Le Dr Majali demande à toutes les délégations d'apporter leur aide à l'UNRWA afin que celui -ci puisse développer et améliorer ses services de santé. La délégation de la Jordanie appuie le premier projet de résolution, car elle estime que c'est le minimum que l'Organisation puisse faire. :

Le Dr CHATTY (Syrie) rappelle que dans la résolution WHA23.52 la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de lancer un appel, dans le monde entier, pour que soient fournis au Comité international de la Croix -Rouge les moyens d'accorder une aide matérielle et humaine aux habitants des territoires occupés dans le Moyen- Orient et de prendre toutes autres mesures en son pouvoir pour sauvegarder les conditions sanitaires parmi les réfugiés, les personnes déplacées et les habitants des territoires occupés. Le rapport du Directeur général sur la question est d'une excellente qualité et montre nettement que l'OMS, le Comité international de la Croix -Rouge, l'UNRWA, certains gouvernements et d'autres organisations humanitaires ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour protéger la santé des personnes en cause. On ne peut cependant s'empêcher de constater que la situation de ces personnes ne s'est pas améliorée et qu'elle s'est même aggravée dans de nombreux cas, et bien que l'assistance accordée jusqu'ici soit fort appréciée, il est évident qu'elle ne suffit pas. Le Gouvernement syrien est fort préoccupé par l'aggravation de la situation ainsi que par le fait que plusieurs organisations ont signalé que les autorités d'occupation s'opposaient à la libre entrée des fournitures médicales et de l'aide matérielle dont ont tant besoin les populations des territoires occupés. Et pourtant tous ces secours sont indispensables pour améliorer la santé et les conditions morales de vie sous l'oppression d'un régime militaire brutal qui impose un couvre -feu pendant la plus grande partie de l'année. La situation financière difficile dans laquelle continue à se trouver l'UNRWA fait peser une menace grandissante sur son programme sanitaire, mais l'on doit reconnaître que, sous la direction du Dr Sharif, l'Office s'est acquitté de son mieux de ses responsabilités sanitaires malgré des crédits très limités. La délégation syrienne considère que la Commission devrait féliciter le Directeur général de son rapport et l'approuver. Mais il faut aussi déplorer publiquement la situation inhumaine qui est faite à la population déplacée dans le Moyen -Orient, et demander au Directeur général qu'il poursuive l'oeuvre humanitaire que chacun apprécie. Le Dr Chatty appuie les deux projets de résolution qui font l'objet de la discussion et exprime le voeu qu'ils soient, à un stade quelconque, fusionnés en un texte unique.

M. HASSAN (Somalie) indique que sa délégation est l'un des coauteurs du projet de résolution traitant de l'aide sanitaire aux populations déplacées dans le Moyen -Orient et des efforts personnels que celles -ci doivent faire. Le Commissaire général de l'UNRWA ayant souligné que toute nouvelle dégradation des services de santé existants compromettrait la santé de toute la population dans les zones en cause, l'OMS ne peut rester silencieuse devant la situation critique des réfugiés, surtout si l'on considère que le refus des autorités d'occupation d'autoriser la distribution des médicaments est contraire à la Constitution de l'Organisation. Le Dr ROASHAN (Afghanistan) déclare que sa délégation appuie le premier projet de résolution et désire que son nom soit ajouté à la liste des coauteurs.

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M. EL REEDY (République Arabe Unie) insiste sur le fait que la question discutée est, aux yeux de sa délégation, de caractère humanitaire et non politique et que c'est bien ainsi que doit la considérer la société civilisée que représentent les médecins réunis pour l'Assemblée de la Santé. La situation des deux catégories de personnes en cause - réfugiés et personnes déplacées d'une part, et habitants des territoires occupés d'autre part - fait l'objet d'une législation internationale. En ce qui concerne la première catégorie, l'Organisation des Nations Unies n'a cessé de réaffirmer que les réfugiés ont un droit inaliénable à retourner dans leurs foyers. L'UNRWA n'est pas une institution permanente, mais simplement un organisme temporaire créé pour fournir un minimum d'assistance sanitaire aux réfugiés jusqu'à ce qu'ils puissent exercer le droit en question. Comme ils en sont empêchés, l'existence de l'UNRWA se prolonge année après année. Il n'est donc pas surprenant que l'Office se trouve dans une crise financière, surtout si l'on sait qu'il y a sur la rive occidentale du Jourdain de vastes camps bien équipés que les réfugiés ont utilisés pendant quelque dix -sept ans et dans lesquels ils ne sont pas autorisés à revenir, et deuxièmement que la destruction systématique des camps se poursuit à Gaza et ailleurs. On a aussi signalé que les autorités d'occupation s'opposaient à l'entrée des fournitures dans les territoires occupés. La deuxième catégorie de personnes se trouvant dans les territoires occupés relève de la Quatrième Convention de Genève, qui régit très clairement la manière dont les habitants des territoires occupés doivent être traités par les autorités d'occupation. Isragl a signé cette Convention, mais déclare maintenant systématiquement qu'il n'est pas lié par cet accord, malgré les résolutions adoptées par les Nations Unies et la Commission des Droits de l'Homme. La Quatrième Convention de Genève ne porte pas seulement sur le statut juridique de ces populations, elle prévoit en outre des dispositions pour la sauvegarde de la santé publique. Et pourtant, en 1970, la Revue internationale de la Croix -Rouge a signalé des violations de ces dispositions en ce qui concerne les hôpitaux, la distribution des denrées alimentaires, des médicaments, etc. De l'avis du délégué de la République Arabe Unie, l'OMS doit jouer un rôle important dans le redressement de la situation malheureuse qui s'est installée, parce qu'elle est, d'une part, un instrument du droit international et, d'autre part, une organisation humanitaire. La résolution adoptée en 1970 par la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé au sujet des souffrances des réfugiés et des personnes déplacées n'a pas été respectée et la Quatrième Convention de Genève n'est toujours pas appliquée. Il faut redresser cette situation. La délégation de la République Arabe Unie estime donc que les dispositions du premier projet de résolution représentent le strict minimum que puisse faire l'OMS. Le Dr BRACHOT (Isragl) estime qu'une fois de plus l'Assemblée a servi de plateforme pour une attaque politique dirigée contre Isragl, qui a fait l'objet d'accusations et d'allégations insensées. Toutes les déclarations selon lesquelles il y aurait une aggravation de la situation sanitaire sont contraires à la vérité, comme le montre le rapport du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, où il est écrit que l'Office a bénéficié de la collaboration étroite des gouvernements intéressés et que l'on peut affirmer avec une certaine satisfaction que les services de santé ont été maintenus à un niveau raisonnable; et que malgré la situation financière précaire de l'Office, quelques modestes améliorations ont pu être apportées dans les services et dans leurs prestations. Les faits qui vont être cités montrent qu'il est absolument faux de prétendre que les services de les zones de Judée et de Samarie ont été déclarées exemptes de paludisme; santé se sont détériorés la mortalité infantile dans ces zones est tombée à 29,5 pour 1000; près d'un millier de malades en provenance des territoires occupés par Israel ont été traités dans des hôpitaux israéliens, où ils ont fait l'objet de traitements très poussés, y compris des interventions de chirurgie cardiaque et pulmonaire, et le traitement des tumeurs. Tous les tuberculeux qu'il a fallu hospitaliser l'ont été dans des hôpitaux israéliens. En outre, Isragl a, pendant la guerre civile en Jordanie, mis à la disposition du Gouvernement jordanien des lits d'hôpitaux, des équipes médicales et des fournitures et des denrées alimentaires. Toute personne impartiale venant en Isragl constatera que la population des territoires occupés y circule librement. Des milliers d'habitants de ces territoires viennent travailler en Isragl et le :

niveau des revenus a sextuplé. Dans un rapport médical du Comité international de la Croix -Rouge, il est affirmé qu'Isragl respecte les obligations qui lui incombent aux termes des articles 55 et 56 de la Convention de Genève. Isragl regrette profondément que la situation financière de l'UNRWA soit si difficile et espère qu'un moyen sera trouvé pour l'aider à poursuivre son oeuvre importante. La délégation israélienne est absolument opposée au premier projet de résolution et estime que l'Assemblée s'acquitterait mieux de ses obligations si elle se bornait à s'occuper des problèmes médicaux et sanitaires.

Le Dr IBRAHIM (Irak) remercie le Directeur général et le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA de leurs rapports. La délégation irakienne s'associe aux déclarations faites par les délégués de la République Arabe Unie et de la Jordanie, dont il s'abstiendra de répéter les arguments. Le projet de résolution soumis à la Commission est le minimum que puisse faire l'Assemblée de la Santé. Au cours des trois années passées, l'Assemblée de la Santé a adopté sur la question trois résolutions dont aucune

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n'a été appliquée. Il est grand temps que l'Assemblée trouve les moyens de faire respecter ses résolutions, en appliquant l'article 7 de sa Constitution. La question continuera à être discutée par la Commission tant que l'agression se perpétuera et que les territoires palestiniens seront occupés. Le Dr KOUROUMA (Guinée) déplore que la résolution relative aux réfugiés et aux personnes déplacées présentée par la délégation guinéenne, avec d'autres, à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé n'ait pas été appliquée et qu'en conséquence il faille entendre une fois de plus les mêmes arguments et les mêmes discussions. Le problème deviendra de plus en plus difficile avec le temps, tant sur le plan des conditions de vie des populations concernées que sur celui des incidences financières. Il est un peu stupéfiant d'entendre les auteurs des conditions difficiles dans lesquelles vivent les réfugiés affirmer à nouveau leur position en répétant les mêmes arguments. On a dit que les revenus avaient sextuplé. On a parlé, d'autre part, des tortures exécutées avec la participation de personnel médical et paramédical et de la répression policière s'exerçant dans les centres de traitement. La délégation guinéenne, bien que ne figurant pas parmi les coauteurs du premier projet de résolution, l'appuie sans réserve; sa portée est toutefois inférieure à celle de la résolution adoptée par la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé et elle mérite d'être renforcée par une condamnation sans équivoque des criminels qui infligent de telles souffrances à autrui. Il importe de ne pas s'accoutumer à la situation pour finir par la trouver normale. Trop de gens se désintéressent de ce qui ne les concerne pas directement. Il ne semble pas utile de prolonger la discussion et, pour éviter une réédition des discussions enflammées de la précédente Assemblée de la Santé, le délégué de la Guinée propose que la Commission arrête les débats et vote sur le projet de résolution. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, renvoie les membres de la Commission à l'article 61 du Règlement intérieur qui régit les motions de clôture des débats. Le Dr LECLAIR (Canada) estime que la Commission a eu très peu de temps pour étudier le projet de résolution dont elle est saisie et n'a même pas encore pris connaissance du texte du deuxième projet de résolution portant sur la même question. Il propose donc l'ajournement plutôt que la clôture du débat. Le Professeur AUJALEU (France) appuie cette proposition.

En réponse à une question du Dr KOUROUMA (Guinée), le DIRECTEUR GENERAL explique qu'il était envisagé de présenter un deuxième projet de résolution après consultation avec des représentants de l'Organisation des Nations Unies. Il ne sera pas possible de le faire si le débat est clos. Il suggère donc d'ajourner le débat jusqu'à ce que les délégués aient pu prendre connaissance des deux projets de résolution qui portent tous deux sur le point de l'ordre du jour actuellement étudié. Le Dr KOUROUMA (Guinée) reconnaît qu'il est préférable d'ajourner le débat. Décision :

La motion d'ajournement du débat est adoptée.

(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la septième séance, section 2.) 2.

FONDS IMMOBILIER

Ordre du jour, 3.15

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle que dans son rapport sur la question à la quarante -septième session du Conseil exécutif le Directeur général a indiqué quelle était en janvier 1971 la situation en ce qui concerne les engagements relatifs aux points pour lesquels la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé avait affecté au fonds immobilier un montant de US $3 000 000. La Commission est maintenant saisie d'un rapport du Directeur général sur la situation actuelle du fonds immobilier.l En présentant un rapport au Conseil exécutif en janvier, le Directeur général avait pour objectif principal d'indiquer quels seraient les besoins de crédits auxquels le fonds immobilier devrait faire face au cours de la période comprise entre juin 1971 et mai 1972. Ces crédits étaient destinés à la construction d'un deuxième bâtiment temporaire à usage de bureaux au Siège et d'un nouveau garage souterrain, questions qui ont été discutées par la Commission à sa cinquième séance. Après avoir débattu ces questions, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB47.R32, laissant à l'Assemblée le soin de décider de la meilleure manière de financer ces travaux. Par sa résolution EB47.R34, le Conseil exécutif a aussi recommandé à l'Assemblée de la Santé d'affecter au fonds immobilier le solde de recettes occasionnelles disponible au 31 décembre 1970, qui une somme était évalué à l'époque à US $161 000, pour faire face aux besoins des douze prochains mois de US $110 000 doit financer l'agrandissement du Bureau régional à New Delhi (comme en a déjà été informée la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé) et une somme de US $50 000 doit payer les frais estimatifs des relevés et études qui constitueront la base indispensable des plans préliminaires de construction de locaux permanents pour le Siège. :

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 6.

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. FURTH, Sous -Directeur général, précise que, comme indiqué dans le rapport du Directeur général dont est saisie la Commission, la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a affecté au fonds immobilier une somme de $3 000 000, alors qu'un montant estimatif d'environ US $3 500 000 est nécessaire pour financer les opérations suivantes règlement du litige avec la Compagnie française d'Entreprise; acquisition de terrains pour le Siège; construction de logements supplémentaires pour le personnel de Brazzaville et agrandissement du bâtiment du Bureau régional de Brazzaville. Trois de ces opérations ont déjà été exécutées ou ont déjà été l'objet d'engagements. Le litige avec la Compagnie française d'Entreprise a été réglé par prélèvement d'un montant de US $655 140; pour la construction de logements supplémentaires à Brazzaville, il a été nécessaire d'engager US $870 000, et la construction d'une extension du bâtiment du Bureau régional de Brazzaville est maintenant estimée à US $505 000. Les sommes engagées à ce jour pour ces trois opérations se montent donc au total à US $2 030 140. Il reste donc, sur les US $3 000 000 initialement affectés par l'Assemblée au fonds immobilier, une somme de US $970 000 pour l'acquisition de terrains pour le Siège. Bien que la question de l'achat de terrains supplémentaires n'ait pas encore été réglée et que le coût exact de ces terrains ne soit donc pas encore connu, on peut, sans crainte de se tromper, prédire que l'opération absorbera la totalité des US $970 000 réservés à cette fin dans le fonds immobilier. Les délégués se souviendront que les besoins estimatifs présentés par le Directeur général à la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé étaient de US $1 500 000. Par la résolution WHA23.17, l'Assemblée a déjà autorisé le Directeur général à acquérir un supplément approprié de terrains au Siège. En conséquence, il ne reste plus aucune réserve disponible dans le fonds immobilier pour faire face aux besoins de la prochaine période de douze mois qui sont décrits dans la section 4 du rapport du Directeur général. La Commission vient de s'occuper de la question du bâtiment du Siège et d'approuver à ce titre la construction d'un deuxième bâtiment temporaire à un coût estimatif de US $600 000. Comme indiqué dans le rapport, il faut prévoir une somme supplémentaire pour financer les études préliminaires qu'il est indispensable de faire avant de pouvoir présenter des propositions en vue de la construction de locaux permanents. Le coût estimatif de ces études s'élève à US $50 000. Il faudra aussi agrandir le bâtiment du Bureau régional à New Delhi et le montant estimatif de la somme nécessaire est de US $110 000 - chiffre indiqué à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé et à la quarante -septième session du Conseil exécutif. Enfin, il faut prévoir une autre petite somme destinée à financer l'achat de terrains pour la construction de logements pour le personnel du Bureau régional de l'Afrique. Cet achat reviendra à US $15 000 - c'est -à -dire moins de US $1 le mètre carré. La Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a donné son autorisation pour l'exécution de la première étape d'un programme de construction de logements; selon les estimations actuelles concernant l'augmentation du personnel, la deuxième étape devra se dérouler de 1974 à 1978. Le programme de construction entraînera l'occupation complète du terrain à usage d'habitations que l'Organisation possède à Brazzaville et la densité de construction risque d'être un peu trop élevée. Heureusement, le propriétaire d'un terrain adjacent vient d'indiquer qu'il est prêt à en vendre une parcelle à l'Organisation; l'achat de cette parcelle faciliterait l'exécution de la phase actuelle du programme de construction, en permettant d'espacer suffisamment les logements, tout en garantissant le terrain nécessaire pour l'agrandissement futur. Les besoins estimatifs représentent au total US $775 000. Cette somme dépasse le montant du solde des recettes occasionnelles disponibles, qui s'élève à US $631 000, mais les besoins indiqués ne représentent dans certains cas que des estimations purement indicatives - par exemple le coût des études pour l'agrandissement du Siège et le coût du programme de construction du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est. D'autre part, les chiffres donnés représentent le total des engagements estimatifs; mais il est très possible que les décaissements effectifs au cours de la prochaine période de douze mois soient légèrement inférieurs. C'est pourquoi le Directeur général recommande à l'Assemblée d'affecter au fonds immobilier un montant de US $631 000 seulement. :

Le PRESIDENT soumet à la Commission le projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note du rapport du Directeur général sur l'état du fonds immobilier et sur les imputations à prévoir sur ce fonds pendant la période de douze mois s'ouvrant le ler juin 1971, DECIDE d'affecter au fonds immobilier un montant de US $631 000 à prélever sur les recettes occasionnelles.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.' :

Le PRESIDENT soumet ensuite à la Commission le projet de résolution suivant

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.23.

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note de la proposition du Directeur général concernant l'acquisition d'une petite parcelle supplémentaire de terrain pour agrandir l'emplacement réservé à la construction delogements pour le personnel du Bureau régional de l'Afrique, AUTORISE l'imputation de cet achat sur le fonds immobilier, conformément aux dispositions de la résolution WHA23.14.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.' :

Le PRESIDENT propose enfin à la Commission le projet de résolution suivant

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant la proposition du Directeur général concernant l'agrandissement du bâtiment du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est, rendu nécessaire par l'intensification des activités de ce bureau, AUTORISE l'imputation de cette construction sur le fonds immobilier, conformément aux dispositions de la résolution WHA23.14.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.2

M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation se serait abstenue s'il y avait eu un vote effectif. La séance est levée à 17 h.30.

l Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.24. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.25. 2

SEPTIEME SEANCE Vendredi 14 mai 1971, 9 heures Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, présente le projet de troisième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 586). Ordre du jour, 3.10

2.

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN- ORIENT (suite)

Le PRESIDENT appelle l'attention des membres de la Commission sur deux projets de résolution. L'un de ces projets, présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, de Koweft, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, a été lu à la Commission à la précédente séance. L'autre projet, présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, est ainsi libellé :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA23.52 sur l'assistance sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées, dont le paragraphe 5 b) du dispositif prie le Directeur général de prendre toutes mesures en son pouvoir pour sauvegarder les conditions sanitaires parmi les réfugiés et les personnes déplacées dans le Moyen -Orient; Vu la résolution 2656 (XXV) adoptée le 7 décembre 1970 par l'Assemblée générale des Nations Unies, qui prévoit notamment la création d'un groupe de travail chargé d'étudier le financement de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient;

Vu la résolution 2728 (XXV) du 15 décembre 1970 par laquelle l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé le premier rapport du groupe de travail et fait siennes les recommandations du groupe, et a notamment exhorté à cette occasion tous les organismes du système des Nations Unies à étudier les moyens par lesquels ils pourraient appuyer des activités en faveur des réfugiés ou entreprendre de telles activités; Vu la résolution 1565 (L) du 6 mai 1971 par laquelle le Conseil économique et social se félicitait notamment des contacts pris avec l'Organisation mondiale de la Santé pour obtenir le maximum de services possible et priait les chefs des secrétariats des institutions spécialisées de continuer à étudier les moyens d'apporter toute l'assistance possible aux réfugiés de Palestine; Notant avec satisfaction le rapport présenté par le Directeur général; Reconnaissant que l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient est dans une situation financière critique qui compromet les services déjà sommaires assurés aux réfugiés de Palestine; Rappelant que la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; et Convaincue qu'une aide matérielle et humaine accrue est une nécessité urgente pour soulager les souffrances des réfugiés dans le Moyen- Orient, en particulier dans le domaine de la santé, 1. PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé d'intensifier et d'élargir le programme OMS d'assistance sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient en le portant à un montant d'au moins un million de dollars; et 2. DECIDE qu'une aide d'urgence de la plus grande ampleur possible sera donnée, en attendant, aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que la politique des Etats -Unis est de chercher un règlement équitable et durable au Moyen- Orient. Cela suppose qu'une solution satisfaisante soit apportée au problème des personnes déplacées et des réfugiés dans le Moyen- Orient. Les Etats -Unis d'Amérique sont très satisfaits des progrès récemment réalisés au Moyen- Orient grâce à des efforts internationaux dans lesquels ils ont joué un rôle actif; ils regretteraient de voir ces efforts compromis d'une quelconque manière par des décisions prises à l'Assemblée de la Santé sur une question qui est beaucoup plus politique que médicale. Certaines parties du projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweft, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la - 486 -

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Somalie et de la Yougoslavie ont certainement un ton politique. Par conséquent, dans l'intérêt d'un règlement juste et équitable du problème, la délégation des Etats -Unis demande l'ajournement du débat sur la résolution. Cela permettra aux négociations en cours de se poursuivre sans interférences et, il faut l'espérer, de parvenir plus rapidement à une solution. Le PRESIDENT déclare considérer que la motion de la délégation des Etats -Unis est prévue par l'article 60 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé et demande au Secrétaire de la Commission de donner lecture de cet article.

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, donne lecture de l'article 60. Le Dr AL -AWADI (Koweit) rappelle qu'à la séance précédente la délégation de la Guinée a proposé l'ajournement du débat sur le point considéré, or la Commission poursuit maintenant le débat. Le Dr Al -Awadi est très perplexe devant la motion de la délégation des Etats -Unis d'Amérique et espère qu'il ne s'agit pas d'une motion d'ajournement. Il ne pense pas que l'article 60 soit ici applicable. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa motion vise à ajourner l'examen du projet de résolution. Il s'agit d'une motion de fond, dont le texte sera distribué, et non d'une motion de procédure. Elle constitue une résolution distincte visant à renvoyer la décision à la prochaine Assemblée de la Santé. Le SECRETAIRE déclare que le projet de résolution de la délégation des Etats -Unis d'Amérique sera rédigé et distribué dans les langues de travail. Le PRESIDENT déclare qu'entre -temps les débats se poursuivent.

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas), présentant une motion d'ordre, déclare que la situation n'est pas claire. La délégation des Etats -Unis d'Amérique propose d'introduire une résolution visant à ajourner le débat; par conséquent, la Commission devra certainement ajourner le débat jusqu'à ce qu'elle puisse discuter ce projet de résolution. Le DIRECTEUR GENERAL explique que, puisque le délégué des Etats -Unis n'a pas demandé la suspension ou l'ajournement du débat, mais a indiqué son intention de proposer une résolution, la discussion doit se poursuivre jusqu'à ce que cette résolution soit présentée. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) exprime l'avis que la Commission ne peut voter que sur les deux projets de résolution qui ont été déposés. Elle vient seulement d'être informée du projet de résolution du délégué des Etats -Unis d'Amérique et le Dr Hoogwater se demande s'il sera possible de procéder au vote dans la journée.

Le DIRECTEUR GENERAL souligne que la Commission ne peut pas procéder à un vote sur la résolution qui sera proposée par le délégué des Etats -Unis d'Amérique tant qu'elle n'aura pas été distribuée; or, elle peut l'être d'un moment à l'autre durant cette séance. D'autre part, elle vise exclusivement le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, et la Commission a d'autres questions à discuter, qui sont tout à fait indépendantes de la résolution des Etats -Unis d'Amérique. M. EL REEDY (République Arabe Unie) considère que la motion d'ordre dont on discute actuellement concerne l'intention d'introduire une résolution. Pour le moment, le projet de résolution annoncé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique n'a pas été déposé et on ne peut en discuter dans l'abstrait. M. El Reedy partage donc entièrement l'avis du Directeur général et considère que la discussion doit se poursuivre comme s'il n'y avait pas eu d'interruption. Le Professeur SAI (Ghana) déclare que la délégation du Ghana voudrait rappeler à l'Assemblée de la Santé que les buts et objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé sont simples et sans détour. Le soulagement des souffrances humaines, la prévention des maladies et la promotion de la santé ét du bonheur de l'homme ont toujours été au premier plan des préoccupations des délégués. Il est vrai que, pour prendre des mesures de prévention et de protection efficaces, il faut analyser soigneusement la marche à suivre. Cependant, la délégation du Ghana est convaincue que dans ce travail d'analyse et de déduction, il faut s'abstenir de porter des jugements de valeur et des appréciations morales et de faire des déclarations qui ne peuvent que gêner la concertation et l'action internationale efficace qui est si nécessaire. En tant que médecins, les délégués ne portent jamais de jugement moral sur leurs patients. Ils doivent éviter de le faire à propos des collectivités et des nations. Le problème des réfugiés est un problème grave, et le Ghana, dont l'Ambassadeur Akwei est Vice -Président du groupe de travail des Nations Unies pour 1'UNRWA, désire vivement amener l'Assemblée de la Santé à explorer les méthodes et les moyens à mettre en oeuvre pour renforcer les activités de l'OMS destinées à préserver la santé des réfugiés. C'est uniquement avec cet objectif humanitaire en vue que la délégation du Ghana, conjointement avec les délégations du Liban et de la Norvège, présente à la Commission le deuxième projet de résolution. Cette résolution cherche à obtenir des fonds pour des mesures - c'est peut -être le plus important d'urgence immédiates et elle demande un plan portant sur une

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période suffisamment longue pour sauvegarder les conditions sanitaires des réfugiés et explorant toutes les modalités de financement. L'idée n'est pas de demander immédiatement US $1 000 000, mais de donner au Directeur général le temps de trouver des fonds. Les statistiques établies à partir dès renseignements fournis par l'UNRWA montrent une augmentation du nombre des réfugiés, à la fois dans les anciens camps et dans les camps d'urgence - augmentation qui pourrait dépasser de plus de 12 000 personnes l'accroissement naturel. La lutte contre les insectes vecteurs de maladies, les programmes d'alimentation d'appoint, l'épidémiologie, la lutte contre les maladies transmissibles, la vaccination, la protection maternelle et infantile, l'éducation sanitaire, pour ne pas parler des soins médicaux qu'il faut maintenir, sont autant de secteurs où l'action entreprise doit de toute urgence être développée et intensifiée. Tout cela suppose un financement approprié des activités menées par l'OMS et une souplesse dans la planification que le Directeur général ne pourra avoir que si ce projet de résolution est adopté par l'Assemblée de la Santé. Le Dr CHATTY (Syrie) considère que l'ajournement de toute décision sur le premier projet de résolution, comme le propose le délégué des Etats -Unis d'Amérique, ne fera que politiser la question, et il demande à ce délégué de différer plutôt sa proposition jusqu'à la prochaine Assemblée de la Santé. La délégation de la Syrie appuie le projet de résolution présenté par le Ghana, le Liban et la Norvège; quand il aura été approuvé par la Commission, la délégation de la Syrie appuiera alors le projet de résolution présenté par l'Afghanistan, l'Inde, le Koweit, le Liban, la Mauritanie, le Pakistan, la Somalie et la Yougoslavie. Si le délégué des Etats -Unis d'Amérique veut bien faciliter cette procédure en remettant sa proposition à l'année prochaine, la Commission pourra poursuivre ses travaux plus rapidement. Le Dr MELLBYE (Norvège) déclare que les nombreux problèmes auxquels se trouvent confrontées les personnes déplacées dans le Moyen -Orient sont un sujet de préoccupation pour son gouvernement, qui cherche les moyens d'améliorer le sort de ces malheureux. Le problème fondamental est politique, mais il se pose aussi des problèmes médicaux et sociaux et en s'occupant de ces derniers on n'aggraverait pas le problème politique fondamental. Au cours d'une réunion tenue en avril, les ministres des affaires étrangères des pays scandinaves ont souligné la gravité de la crise financière que traverse actuellement l'UNRWA et ont insisté sur l'importance d'une aide accrue et immédiate de la part des gouvernements et des organisations privées. Le Gouvernement norvégien a décidé de verser à l'UNRWA de nouvelles contributions, portant le total de celles -ci à US $450 000 en 1971. Le peuple norvégien a consacré, par l'intermédiaire d'organisations privées, plus de US $1 000 000 à l'aide aux réfugiés dans diverses parties du monde. La délégation de la Norvège s'est jointe à celles du Ghana et du Liban pour proposer le deuxième projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr BÉDAYA -NGARO (République Centrafricaine), rappelant qu'au cours de la séance précédente la Commission était presque parvenue à un accord sur ces questions, suggère la possibilité d'opérer une fusion des deux projets de résolution présentés plutôt que d'ajourner l'un d'eux.

Le Dr SCEPIN (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie les orateurs qui ont soutenu que la situation des réfugiés est la conséquence de la politique agressive d'Israel, ce pays n'ayant pas tenu compte des résolutions des Nations Unies et ayant chassé un million et demi d'Arabes de leurs terres. La délégation soviétique donne un appui complet au projet de résolution présenté par l'Afghanistan, l'Inde, le Koweit, le Liban, la Mauritanie, le Pakistan, la Somalie et la Yougoslavie. Elle estime d'autre part que les conséquences financières du problème des réfugiés devraient être supportées par l'agresseur et non pas par une institution spécialisée. Le problème des réfugiés ne peut pas être résolu par US $1 000 000, et on aurait tort de vouloir créer l'impression qu'il pourrait l'être. Il faudrait mettre en oeuvre des moyens plus radicaux. Aussi sa délégation n'appuiera -t -elle pas le projet de résolution proposé par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. Le Dr Scepin espère que la position de sa délégation sera correctement interprétée, puisqu'on sait bien que l'Union soviétique aide sur une base bilatérale les victimes de l'agression. Le Dr AL -AWADI (Koweït) estime que l'aide envisagée par la Commission ne représente qu'un montant minime en comparaison de ce qui serait nécessaire pour aider les personnes déplacées et celles qui vivent sous une domination brutale dans les zones occupées. Les considérations politiques sont du ressort des Nations Unies, qui ont adopté de nombreuses résolutions sur la situation, et la táche de l'Organisation mondiale de la Santé est simplement de tendre la main pour sauvegarder la santé de gens qui souffrent des actions d'un pouvoir usurpateur. Le délégué d'Israel a dit que les conditions sont bonnes dans les zones occupées et que la population de Gaza jouit de la liberté de mouvement. Cependant le rapport du Directeur général fait état de fréquents couvre -feux à Gaza et le Gouvernement du Koweit sait, d'après des renseignements qu'il tient de ses propres sources, qu'en fait le couvre -feu est continu. L'imposition de restrictions par les autorités a également abouti à une pénurie de personnel médical.

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Le projet de résolution dont la délégation du Koweit est l'un des coauteurs ne prévoit qu'une aide fort simple, et pourtant il y a une motion tendant à l'ajourner. La délégation du Koweit refuse de discuter un tel ajournement, qui relève uniquement de la politique. Aucun passage de la résolution n'a un caractère politique; elle est parfaitement claire et représente le minimum que sa délégation puisse accepter. Le Dr Al-Awadi appuie également le projet de résolution présenté par le Ghana, le Liban et la Norvège puisque, même si la somme de US $1 000 000 est peut -être insuffisante, elle aiderait l'UNRWA à surmonter ses graves difficultés actuelles. La délégation du Koweit n'acceptera en aucune circonstance que la question soit ajournée à un an. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que la question de la collaboration de l'OMS avec l'UNRWA a été évoquée au cours de la séance précédente par M. Akwei, représentant de l'Organisation des Nations Unies, et également au cours de la présente séance par le délégué du Ghana à propos du projet de résolution dont la délégation de ce pays est l'un des coauteurs. L'OMS coopère étroitement avec l'UNRWA depuis 1948, fournissant une partie de son personnel depuis 1949 et l'aidant dans toute la mesure de ses moyens. A l'heure actuelle, l'OMS assure à l'UNRWA les services d'un administrateur de la santé publique (le médecin -chef de l'UNRWA), deux médecins, un ingénieur sanitaire et une infirmière de la santé publique, et le montant prévu à cet effet par le projet de budget pour 1972 est de US $125 360. De plus, l'OMS a aidé l'UNRWA dans des cas d'urgence. En 1970, au cours de l'épidémie de choléra, l'OMS a fourni des approvisionnements d'un coût de US $20 000. Le Directeur général est reconnaissant au délégué du Ghana d'avoir dit, en parlant de la somme de US $1 000 000, que les délégués qui ont proposé la résolution avaient pensé à un objectif à long terme et qu'ils souhaitaient que le Directeur général cherche à obtenir l'argent nécessaire, non pas du budget ordinaire (on manquerait un peu de réalisme en pensant que l'OMS pourrait augmenter son budget de.US $1 000 000), mais en essayant d'obtenir, à l'instar de ce qu'ont fait d'autres institutions, des contributions volontaires pour améliorer les services de santé de 1'UNRWA. Si telle est l'intention des signataires du projet de résolution, le Directeur général voit la situation plus clairement qu'il ne l'a vue lorsqu'il a pris connaissance du projet. Il est certain que, s'il s'agit d'un problème permanent (alors que ce ne devrait pas en être un), l'OMS sera amenée petit à petit à fournir des fonds de son propre budget. Mais à l'heure actuelle, la seule suggestion qu'il puisse faire, du moins pour 1972, est que le Directeur général lance un appel d'une forme différente de celui qu'il a lancé précédemment. Il devrait demander, non pas qu'on augmente les fonds de l'UNRWA, mais ceux des services de santé de l'UNRWA, comme l'a fait le Directeur général de l'UNESCO au cours des derniers mois pour le programme d'enseignement de l'UNRWA. Le Directeur général de l'UNESCO, croit -il savoir, a pu obtenir une somme appréciable grâce à des contributions volontaires. Le Dr CAYLA (France) estime que l'essentiel est d'aider les réfugiés et les personnes déplacées dans le Moyen -Orient, et c'est pourquoi ses observations porteront sur le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. Il avait à l'origine l'intention de demander une explication sur ce projet de résolution, mais le Directeur général, avec sa clarté habituelle, a déjà fourni les informations nécessaires. Celles -ci aident beaucoup à interpréter les paragraphes du dispositif du projet de résolution et le Dr Cayla propose que le préambule fasse allusion aux observations du Directeur général. Le PRESIDENT demande aux auteurs du projet de résolution s'ils acceptent cet amendement. Le Professeur SAI (Ghana) observe qu'à sa connaissance, quand on lit une résolution, il faut toujours lier les paragraphes du dispositif à ceux du préambule. Mais si l'addition proposée rend le projet de résolution plus clair et plus complet, sa délégation l'acceptera. Le Dr MELLBYE (Norvège) et le Dr ANOUTI (Liban) acceptent également cette proposition. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) déclare qu'après une étude attentive, sa délégation appuiera le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, pour les raisons déjà exposées par d'autres orateurs. Pour ce qui est du projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, il se demande si la mesure proposée peut être considérée comme appropriée et suffisante pour résoudre le problème. Le Dr TARCICI (Yémen) déclare que le problème dont est saisie la Commission concerne la santé physique et mentale de près de deux millions de personnes qui souffrent d'une occupation militaire. Pour permettre à l'Organisation de les aider, deux projets de résolution ont été présentés à la Commission. Celle -ci devrait procéder à un vote sans tarder. La Commission vient maintenant d'apprendre que la délégation des Etats -Unis d'Amérique va présenter un autre projet de résolution. Toute marque d'intérêt pour les problèmes des réfugiés et des personnes déplacées dans le Moyen- Orient est la bienvenue et si le projet de résolution en question avait pour objet de hâter l'amélioration de leur situation, la délégation du Yémen n'y verrait

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que des avantages. Toutefois, à ce qu'il vient d'entendre, il semblerait que le but du projet de résolution soit d'ajourner toute décision à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. On ne devrait pas prolonger d'un an de plus les souffrances de personnes qui sont réfugiées depuis plus de vingt -deux ans, et sous une occupation militaire depuis plus de quatre ans. Aussi le délégué demande -t -il instamment à la délégation des Etats -Unis de renoncer à son projet de résolution dans lequel la délégation du Yémen, de même que les réfugiés, ne peuvent voir autre chose qu'une manoeuvre politique, visant à empêcher l'OMS d'accomplir sa mission humanitaire. Il convient de procéder sans attendre au vote sur les deux projets de résolution en présence. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que la délégation des Etats -Unis apprécie à leur juste valeur les éclaircissements donnés par le Directeur général au sujet de l'assistance de l'Organisation aux réfugiés et aux personnes déplacées. Après tant d'années de soutien donné par les Etats -Unis à l'UNRWA et aux réfugiés et après tous leurs efforts pour trouver une solution au Moyen- Orient, le Dr Steinfeld estime que les Etats -Unis n'ont de leçon à recevoir de personne en ce qui concerne leurs intentions passées et présentes. La délégation américaine repousse toute allégation dans ce sens. C'est pour aider à résoudre le problème que la délégation des Etats -Unis a proposé son projet de résolution.) Certaines propositions, aussi bien intentionnées soient -elles, peuvent se révéler négatives et aboutir à un accroissement des tensions plutôt qu'à des solutions. La proposition de la délégation des Etats -Unis est positive, et son adoption, sans empêcher une discussion sur les besoins sanitaires des réfugiés et des personnes déplacées, permettrait d'éviter une discussion de caractère politique qui pourrait être préjudiciable aux personnes mêmes qu'il s'agit d'aider. Le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège ne porte que sur les aspects humanitaires et sanitaires du problème. Il serait utile d'avoir à ce sujet des éclaircissements écrits du Directeur général. Les Etats -Unis considèrent avec la plus grande compréhension la situation difficile dans laquelle se trouve l'UNRWA, et l'on sait qu'ils sont depuis de longues années le principal appui du programme de l'Office. La délégation des Etats -Unis approuve également l'idée que l'OMS pourrait entreprendre une action pour aider l'UNRWA, en lançant par exemple, selon la suggestion du Directeur général, un appel à des contributions volontaires ou bien en modifiant certaines priorités de santé publique dans la zone intéressée. Le difficile problème des soins à assurer aux réfugiés dans les camps de l'UNRWA pourrait être abordé de diverses manières - peut -être par des programmes de santé publique élaborés ensemble par l'OMS, le PNUD et les pays hôtes. Le problème de l'UNRWA a des racines profondes qui ne relèvent pas de la responsabilité de l'OMS. L'Organisation devrait contribuer d'une manière appropriée à fournir aux réfugiés l'assistance essentielle en matière de santé publique. Cependant, la délégation des Etats -Unis ne peut pas accepter que le fardeau financier de cette tâche soit assumé par l'OMS aux dépens d'autres programmes essentiels d'action sanitaire. La Commission a appris quels sont les nombreux besoins des personnes dont s'occupe l'UNRWA en ce qui concerne notamment la nourriture, l'abri, l'enseignement et la protection sanitaire. En se concentrant sur les aspects sanitaires du problème, comme c'est l'obligation de l'OMS, et en le faisant dans les limites de ses moyens, le Directeur général trouvera certainement la meilleure manière de mettre en oeuvre les ressources de l'Organisation. La structure de l'OMS offre un mécanisme efficace pour déterminer les besoins sanitaires spécifiques de la région et la meilleure manière d'y faire face. Le Directeur général et le Directeur régional, en consultation avec les pays de la zone intéressée, pourraient étudier telles révisions du programme et des priorités qui contribueraient à la réalisation des objectifs de l'Organisation. La délégation des Etats -Unis estime que cette manière de procéder fournirait les meilleurs moyens de faire face aux besoins immédiats et à long terme. Le Directeur général ne manquera pas de coordonner toute action de l'OMS à cet égard avec celle qui pourrait être entreprise par d'autres institutions du système des Nations Unies. Une fois encore, le souci des Etats -Unis d'Amérique est d'aider à résoudre les problèmes qui se posent dans la région en cause, et non pas de les exacerber.

Le Dr IBRAHIM (Irak) estime que la proposition des Etats -Unis d'Amérique tendant à ajourner la discussion de la question qui fait l'objet de l'un des projets de résolution introduit un élément politique dans les délibérations de la Commission. Comme l'a dit le délégué du Koweit, ce projet de résolution a un caractère purement humanitaire. Rappelant les vues exprimées la veille par le délégué de

Le projet de résolution distribué au cours de la séance est ainsi conçu La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE de reporter à une Assemblée mondiale de la Santé ultérieure l'examen de la question soulevée dans le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie au titre du point de l'ordre du jour intitulé "Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans :

1

le Moyen -Orient ".

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la Guinée et par lui -même, le Dr Ibrahim déclare qu'à son avis l'action proposée par ce projet de résolution représente la meilleure voie pour l'Organisation. Aussi sa délégation votera -t -elle contre le projet de résolution des Etats -Unis d'Amérique et en faveur des deux autres projets.

Le Dr ALAN (Turquie) se prononce pour le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège et tendant à intensifier l'aide de l'OMS à l'UNRWA. La délégation turque a toujours été en faveur d'une coopération étroite et d'une assistance entre les divers organismes du système des Nations Unies. Elle appuie les deux projets de résolution, puisque le devoir de l'OMS est de prêter assistance et de contribuer à améliorer la situation sanitaire dans la région. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) propose un amendement au projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. Cet amendement permettra peut -être à d'autres délégations d'accepter le projet et tiendra compte de ce qu'a dit le Directeur général. Le premier paragraphe du dispositif pourrait être ainsi rédigé :

PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé d'intensifier et d'élargir substantiellement l'assistance sanitaire de l'OMS aux réfugiés et personnes déplacées dans le 1.

Moyen- Orient;

Cela permettrait d'éviter toute référence à une somme déterminée - que l'on ne peut garantir pour l'instant - et à un "programme d'assistance sanitaire ", puisque cette assistance ne sera pas nécessairement fournie dans le cadre d'un programme inscrit au budget ordinaire. Pour autant que cet amendement soit apporté au projet et que, comme l'a proposé la délégation de la France, il soit fait mention des explications du Directeur général dans le préambule, la délégation du Royaume -Uni se prononcera en faveur de ce projet de résolution. Elle devra toutefois s'abstenir à propos du deuxième projet de résolution. Le PRESIDENT désire savoir si les auteurs du projet de résolution acceptent l'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni. Le Professeur SAI (Ghana) rappelle qu'en présentant le projet de résolution, il s'est efforcé de souligner que l'intention des auteurs était de donner au Directeur général une certaine latitude pour la mise au point des plans concernant les besoins sanitaires des réfugiés à court et à long terme. Or, cette latitude ne peut être assurée que si des fonds sont disponibles en quantité suffisante et, puisque l'aide aux réfugiés repose sur la collaboration entre l'OMS et 1'UNRWA, il serait bon que le Directeur général ait une idée de la période au cours de laquelle il serait appelé à accorder une assistance sanitaire accrue à l'UNRWA, et que l'UNRWA sache à l'avance quelles modalités d'assistance sanitaire elle pourra recevoir. C'est pourquoi le Professeur Sai pense qu'il n'est pas inutile de fixer un objectif financier et demande au délégué du Royaume -Uni de reconsidérer sa position. Pour répondre au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, qui a fait observer qu'une somme de US $1 000 000 était bien peu de chose en regard des besoins des réfugiés, le Professeur Sai rappelle que le budget de l'OMS a toujours été très faible par rapport aux besoins sanitaires du monde; toutefois, l'OMS s'est attaquée courageusement à la tache et s'est servie de son budget comme catalyseur dans de nombreuses régions. Usant de son influence, elle amorce d'autres activités et peut amener d'autres organismes à verser des fonds, de telle sorte qu'à la fin les crédits engagés par l'OMS, lorsqu'ils sont bien utilisés, portent davantage de fruits que leur montant ne permettait d'espérer. C'est parce qu'ils savent que l'OMS est très compétente en matière de planification et parce qu'ils sont conscients de son rôle de catalyseur que les auteurs du projet de résolution ont fixé un objectif financier. Sur l'invitation du PRESIDENT, le SECRETAIRE précise que l'amendement proposé par la délégation de la France concerne le cinquième paragraphe du préambule du projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. Il a été accepté par ces délégations et sera rédigé comme suit :

Notant avec satisfaction le rapport présenté par le Directeur général et les commentaires fournis par celui -ci sur les modalités de financement auxquelles il pourrait recourir; L'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni n'a pas été accepté par les auteurs du projet.

Le Dr ADESUYI (Nigéria) rappelle qu'à l'origine l'UNRWA a été chargée d'une mission temporaire qui concernait un problème limité, mais qu'avec le temps l'Office a dû faire face à des problèmes d'importance croissante sur une base quasi permanente. Le Gouvernement du Nigéria a déjà accru la contribution qu'il verse à l'UNRWA, et c'est pourquoi il pense, avec le Directeur général, qu'il faut lancer un appel afin d'obtenir des contributions bénévoles. Le problème soumis à la Commission concerne des vies humaines et s'aggrave de jour en jour; aussi faut -il agir immédiatement. Pour le Dr Adesuyi, les deux projets de résolution ne sont pas contradictoires. En tant que médecins, les membres de la Commission savent qu'il faut non seulement guérir mais aussi prévenir toute

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il

réapparition du mal. Le projet de résolution proposé par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, et que le Dr Adesuyi accepte, vise une action curative en ce sens qu'il propose un remède dans l'immédiat. L'autre projet de résolution cherche à prescrire des mesures préventives en demandant aux organismes internationaux et aux gouvernements de respecter les traités internationaux et les résolutions des organisations internationales. Etant donné que le problème des réfugiés et des personnes déplacées dans le Moyen- Orient gagne en ampleur et que la situation ne peut que s'aggraver, la délégation du Nigéria appuiera les deux projets de résolution. Le Dr CHATTY (Syrie) rappelle que le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège concerne l'intensification et l'expansion de l'assistance sanitaire fournie par l'OMS aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient. L'importance des moyens financiers à utiliser est une autre question. Le projet ne contient aucune référence politique et n'implique aucune manoeuvre politique. Tel qu'il se présente, il fait référence aux résolutions 2656 (XXV) et 2728 (XXV) adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies le 7 décembre 1970 et le 15 décembre 1970, respectivement, ainsi qu'à la résolution 1566 (L) adoptée le 6 mai 1971 par le Conseil économique et social. Le Dr Chatty propose donc que le projet de résolution soit mis aux voix. Lorsque ce projet aura été approuvé, la Commission devra passer à l'examen de l'autre projet de résolution, qui n'a, lui non plus, aucune connotation politique. Le Dr Chatty espère pouvoir en convaincre la Commission, à défaut de quoi il s'efforcera de faire adopter le projet par la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Il espère que les précisions qu'il a données à propos des deux projets de résolution permettront à la délégation des Etats -Unis d'Amérique de reconsidérer sa position. Le Professeur SAI (Ghana) approuve la procédure envisagée par le délégué de la Syrie. M. HASSAN (Somalie), qui est l'un des huit cosignataires du premier projet de résolution, déclare qu'après avoir entendu les observations du délégué de la République Centrafricaine, il appuie sa proposition visant à créer un groupe de travail qui aura pour tâche de fondre les deux projets de résolution en un seul. Mlle SIMBOLOTTI (Italie) déclare qu'elle appuie la proposition faite par la délégation du Royaume Uni. Tout en étant consciente de la nécessité d'intensifier les efforts en vue d'accorder une assistance sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées, sa délégation préférerait une résolution rédigée en des termes plus souples et ne mentionnant pas une somme fixe. Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) pense que, puisque les Etats -Unis d'Amérique proposent un projet de résolution reportant la discussion à plus tard, il vaudrait mieux voter séparément sur les deux autres projets de résolution. Il retirera donc sa proposition initiale, qui tendait à établir un groupe de travail chargé d'amalgamer les deux projets, et il remercie le délégué de la Somalie de lui avoir apporté son soutien.

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) se déclare en faveur de la proposition faite par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. Il importe, dans la mesure du possible, de faire l'unanimité sur le problème dont est saisie la Commission. Etant donné que l'amendement proposé par le Royaume -Uni est de nature à y contribuer, la délégation des Pays -Bas appuiera cet amendement.

Le Professeur REXED (Suède) précise que sa délégation approuve entièrement le projet de résolution proposé par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, étant donné que la tragédie qui se déroule dans les zones où vivent les réfugiés et les personnes déplacées touche la communauté internationale dans son ensemble. Il importe de prévenir toute détérioration de la situation, qui pourrait mettre en danger la santé des réfugiés. L'opinion publique suédoise, de même que le Gouvernement de la Suède, sont très préoccupés par cette situation. Lors d'une réunion qui a eu lieu au début de l'année, les ministres des affaires étrangères des pays scandinaves se sont mis d'accord pour souligner que les gouvernements et les organismes privés devaient accroître sans retard leurs contributions à l'UNRWA, de manière que l'Office puisse continuer son oeuvre humanitaire sans avoir à réduire ses activités. La délégation de la Suède appuiera donc le projet de résolution tel qu'il est rédigé. Il faut que l'OMS établisse un programme bien déterminé, comme le font les autres institutions spécialisées. Comme le délégué de la Syrie, le Professeur Rexed pense qu'il faut mettre aux voix le plus vite possible ce projet de résolution, afin de simplifier les travaux de la Commission. Le Dr KOUROUMA (Guinée) rappelle qu'il a été décidé, à la séance précédente, de reporter le vote jusqu'à ce que le texte de ce projet de résolution ait été distribué. Sa délégation a accepté de retirer sa motion de clôture de manière que la Commission puisse être mieux informée avant de prendre une décision. Aussi a -t -il été surpris que la délégation des Etats -Unis d'Amérique présente soudainement un projet de résolution visant à reporter l'examen de la question à une session ultérieure de l'Assemblée de la Santé. Accepter ce projet de résolution équivaut à rejeter les deux autres mais, contrairement aux deux derniers projets, le projet des Etats -Unis ne contient aucun préambule spécifiant les raisons de l'action envisagée.

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La Commission a pu entendre les représentants de l'UNRWA et du groupe de travail des Nations Unies, et toutes les délégations s'accordent à penser que la question brûlante de l'aide humanitaire à accorder aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient doit être résolue sans passion. Personnellement, le Dr Kourouma a été troublé de recevoir un projet de résolution qui semblait dicter une action à sa conscience - à moins que l'on veuille se passer de sa voix. Il ne saurait, en toute sincérité, se prononcer sur ce document sans être informé des raisons qui ont poussé la délégation des Etats -Unis d'Amérique à présenter le projet de résolution. Il pense cependant qu'à ce stade le même souci anime la délégation des Etats -Unis d'Amérique, auteur du projet de résolution, et les auteurs des deux autres projets, à savoir trouver un terrain d'entente permettant à la Commission de soumettre à l'Assemblée de la Santé un projet de résolution qui aide à atteindre les objectifs visés, c'est -à -dire garantir la sécurité, assurer un niveau minimal de santé physique, mentale et sociale, et un optimum de bien -être aux réfugiés et personnes déplacées ainsi qu'aux habitants des zones occupées, sans discrimination, sans acrimonie et sans aucune passion. S'il en est ainsi, toute considération politique mise à part, le Dr Kourouma propose, de manière à éviter toute controverse, que le délégué des Etats -Unis d'Amérique retire son projet de résolution. Il suggère ensuite que les auteurs des deux autres projets de résolution se mettent d'accord pour fondre les deux projets en une seule résolution qui sera approuvée par la Commission. Le Dr Kourouma se réserve la possibilité d'intervenir à nouveau, si cela est nécessaire, à propos de cette résolution unique, s'il est décidé de procéder ainsi. M. MALIK (Inde) rappelle que les problèmes des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient sont depuis longtemps un grave sujet de préoccupation; il est particulièrement important que ces malheureux sachent qu'on ne les oublie pas. La délégation de l'Inde appuie donc le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, considérant que la somme d'au moins US $1 000 000, qui est mentionnée dans le projet, doit être considérée comme un objectif et servir à l'OMS d'indicateur quant à l'ampleur du programme à préparer. M. Malik exprime l'espoir que le projet de résolution sera approuvé sans modification. La séance est levée à 10 h.50.

HUITIEME SEANCE

Samedi 15 mai 1971, 10 heures Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN- ORIENT (suite)

Ordre du jour, 3.10

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, appelle l'attention sur l'amendement au projet de résolution des délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège qui a été proposé par la délégation de la France et accepté par les auteurs du projet de résolution primitif. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) tient à dissiper un malentendu qui semble s'être produit à propos du projet de résolution présenté par sa délégation. La délégation des Etats -Unis a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'il importe que l'Assemblée de la Santé se consacre aux questions sanitaires et laisse à d'autres organes le soin de s'occuper des questions politiques. Le Gouvernement des Etats -Unis porte un intérêt profond aux problèmes sanitaires et humanitaires mondiaux tels que celui de la détresse des réfugiés dans le Moyen- Orient. Il a prouvé cet intérêt par l'attention qu'il a portée à ces problèmes et par l'aide financière et autre qu'il a fournie; les Etats -Unis ont versé plus de 50 % des contributions reçues par l'UNRWA. Le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège est clairement inspiré par le souci des aspects sanitaires et humanitaires du problème qui se pose dans le Moyen -Orient. Le Dr Steinfeld souligne que sa délégation donne son appui au projet de résolution, eu égard aux explications que le Directeur général a fournies à la séance précédente sur le financement des contributions en dehors du budget ordinaire. Le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie traite au contraire de questions politiques et d'allégations qui ne sont pas de la compétence de l'OMS. Le Dr Steinfeld reconnaît cependant que ce projet de résolution contient aussi certaines dispositions relatives à des considérations humanitaires et auxquelles sa délégation peut donner son appui. Le Dr Steinfeld ne veut pas ajouter aux difficultés du débat et il retire donc le projet de résolution des Etats -Unis. En application de l'article 64 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, il demande que le projet de résolution présenté par huit délégations soit mis aux voix paragraphe par paragraphe, afin que sa délégation puisse se prononcer en faveur de tous les paragraphes qui ont trait à des questions sanitaires et humanitaires.

M. LAPOINTE (Canada) exprime la reconnaissance de sa délégation à celles du Ghana, du Liban et de la Norvège pour avoir appelé l'attention de l'Assemblée de la Santé sur les difficultés financières de l'UNRWA. Son pays a souvent manifesté son intérêt en faveur de l'action de l'Office et il a décidé récemment d'augmenter de US $360 000 sa contribution à l'UNRWA, ce qui porte le montant total de la contribution du Canada pour 1971 à US $1 300 000. La rédaction du projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège ne permet malheureusement pas de savoir si l'intensification des efforts du Directeur général en faveur des réfugiés dans le Moyen -Orient impliquerait un amendement ou une addition au budget ordinaire. La délégation du Canada est heureuse que le Directeur général ait expliqué sa position dans la déclaration qu'il a faite à la séance précédente, de sorte qu'elle peut maintenant se prononcer en faveur de la modification proposée par le délégué de la France. Elle estime nécessaire que le texte du projet de résolution mentionne le fait que la question se situe en dehors du cadre du budget ordinaire. Le délégué du Canada éprouve certains doutes quant à l'opportunité de fixer un objectif de US $1 000 000, chiffre que d'autres orateurs ont jugé trop bas. I1 pense que le projet de résolution pourrait obtenir plus facilement un appui unanime s'il était rédigé en termes généraux stipulant que le Directeur général doit intensifier ses efforts le plus possible et si un chiffre précis n'y était pas indiqué. Toutefois, si d'autres délégations tiennent à ce qu'un objectif chiffré figure dans le texte, la délégation du Canada ne s'y opposera pas. Pour ce qui est du projet de résolution présenté par huit délégations, la délégation du Canada approuve qu'il y soit question de la détresse des réfugiés dans le Moyen -Orient, mais elle regrette - 494 -

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que certains paragraphes aient des implications politiques et juridiques, ce qui l'obligera à s'abstenir dans le vote sur l'ensemble du texte ou à formuler ses objections si le vote a lieu paragraphe par paragraphe. M. ABSOLUM (Nouvelle- Zélande) fait des observations sur le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège. A son avis, le rapport entre le paragraphe 1 du dispositif et le cinquième alinéa du préambule tel qu'il a été modifié sur proposition du délégué de la France n'apparaft pas assez clairement. Il propose aux auteurs du projet de résolution l'amendement suivant au paragraphe 1 du dispositif :

PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé de chercher et mettre en oeuvre les moyens de réaliser une expansion de son programme d'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient (selon les lignes exposées par le Directeur général au cours de la discussion sur ce sujet à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé) en le portant à un montant d'au moins un million de dollars. Le délégué de la Nouvelle -Zélande estime que cet amendement dissiperait tous les doutes que les délégués des Etats -Unis d'Amérique et du Canada ont évoqués et qui pourraient subsister.

Le Dr AFFARA (République démocratique populaire du Yémen) estime que le projet de résolution présenté par le délégué des Etats -Unis d'Amérique et tendant à ajourner l'examen de la question soulevée dans le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweït, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie aurait pour effet, comme d'autres orateurs l'ont déjà souligné, de faire entrer des considérations politiques dans le problème. A la séance précédente, le délégué du Koweït a rappelé à la Commission la détresse des réfugiés dans le Moyen -Orient, en citant des déclarations officielles figurant dans les rapports du Directeur général de l'OMS et du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA. Le problème est urgent et ne peut pas être reporté d'un an. Le délégué de la République démocratique populaire du Yémen est donc heureux que le délégué des Etats -Unis ait retiré son projet de résolution. Sa délégation votera en faveur des deux projets de résolution restants. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), se référant à l'amendement que le délégué de la France propose d'apporter au projet de résolution présenté par le Ghana, le Liban et la Norvège, propose d'ajouter, après les mots "auxquelles il pourrait recourir ", les mots "en dehors du budget ordinaire ", de sorte que le cinquième alinéa du préambule serait rédigé comme suit :

Notant avec satisfaction le rapport présenté par le Directeur général et les commentaires fournis par celui -ci sur les modalités de financement auxquelles il pourrait recourir en dehors du budget ordinaire; M. Roffey espère que sa proposition sera approuvée puisqu'elle donnera satisfaction aux délégués des Etats -Unis d'Amérique et du Canada sans qu'il soit nécessaire de modifier le paragraphe 1 du dispositif. Il espère aussi qu'elle pourra être acceptée par les auteurs du. projet de résolution, qui aura l'appui de sa délégation. Le Professeur SAI (Ghana), le Dr ANOUTI (Liban) et le Dr MELLBYE (Norvège) acceptent l'amendement proposé par le délégué du Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord. Le Dr GEORGIEVSKI (Yougoslavie) déclare insister pour l'adoption du texte intégral du projet de résolution dont sa délégation est l'un des coauteurs. Ce projet de résolution réclame ce qui a déjà été réclamé les années précédentes à l'Assemblée de la Santé et aux réunions d'autres institutions spécialisées, en particulier que les réfugiés soient autorisés à retourner dans leurs foyers. C'est là une condition essentielle d'une vie normale et d'une bonne santé. Le projet de résolution demande également à un gouvernement qui continue à occuper un territoire qui ne lui appartient pas de respecter les dispositions de la Quatrième Convention de Genève de 1949. Il demande à Israel de faciliter les activités du Comité international de la Croix -Rouge et prie le Directeur général de prendre des mesures appropriées. Le projet de résolution vise des questions sanitaires et non l'aspect politique du problème. M. EL REEDY (République Arabe Unie) déclare que sa délégation est très reconnaissante au délégué des Etats -Unis d'Amérique, qui a agi d'une manière constructive en retirant son projet de résolution. Il désire rassurer les orateurs qui ont exprimé des craintes au sujet d'éventuelles implications politiques que contiendraient certains paragraphes du projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweït, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie; il n'en est rien, loin de là. Il n'est fait aucune allusion aux aspects politiques de le droit des réfugiés à l'occupation et le projet de résolution ne vise que deux buts humanitaires retourner dans leurs foyers et l'application de la Quatrième Convention de Genève de 1949. Le droit des réfugiés à retourner dans leurs foyers est une question purement humanitaire et de des hommes, des femmes et des enfants vivent sous la tente et leur droit de vivre et santé publique d'être en bonne santé est menacé. La Quatrième Convention de Genève relève du droit international : :

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humanitaire; vingt de ses articles concernent la santé et trente à quarante de ses articles concernent les secours et l'assistance aux populations de territoires occupés. Si le délégué d'Israel avait déclaré catégoriquement que son gouvernement appliquerait les résolutions adoptées par les Nations Unies en permettant aux réfugiés de retourner dans leurs foyers et qu'il appliquerait la Quatrième Convention de Genève à laquelle il est partie, il aurait été possible de retirer le projet de résolution et de prendre acte publiquement de l'engagement d'Israël. Comment l'OMS pourrait -elle se taire alors que les conditions dans lesquelles les populations vivent dans les territoires occupés sont bien connues ? Le Gouvernement d'Israël a répondu à une demande de renseignements du Directeur général en promettant d'envoyer copie des rapports établis par les agents de liaison pour les questions de santé auprès des autorités militaires, mais il n'en a rien fait. Or, c'est l'OMS qui a le droit de demander des renseignements d'ordre sanitaire au sujet d'une population privée de ses autorités légitimes. La délégation de la République Arabe Unie appuie le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, tel qu'il a été amendé avec l'accord des auteurs, aussi bien que le projet de résolution auquel il s'est déjà référé. Le Dr BRACHOT (Israel) estime que le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweït, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie est un document déplorable dont l'adoption ne ferait pas honneur à l'Assemblée de la Santé. Ce texte n'est rien d'autre qu'un exercice de propagande politique. En réalité, les conditions sanitaires des réfugiés dans les territoires occupés par Israel sont bien supérieures à celles des réfugiés dans les pays arabes. Les niveaux des soins médicaux, de l'assainissement et de l'hygiène sont d'une façon générale supérieurs en Israël, et c'est un fait amplement attesté par les documents de l'Organisation mondiale de la Santé. L'allégation selon laquelle les conditions sanitaires se seraient détériorées dans les territoires administrés par Israel a été réfutée dans les rapports du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA et du Comité international de la Croix -Rouge - le délégué d'Israël cite à ce sujet la Revue internationale de la Croix -Rouge, numéro de septembre 1970, page 490. Les enquêtes faites par les délégués du Comité international de la Croix -Rouge ont permis de constater que les hôpitaux et les polycliniques n'ont jamais cessé leurs activités, que le personnel médical peut travailler sans entrave et qu'aucune épidémie n'a été observée. Les approvisionnements en médicaments ayant été trouvés insuffisants, le Gouvernement israélien a autorisé le Comité international de la Croix -Rouge à en distribuer. En 1969, les délégués ont constaté que la situation non seulement était redevenue normale, mais encore s'était améliorée à la suite de certaines mesures prises par la puissance occupante. Parmi ces mesures figuraient le retour de neuf médecins palestiniens, une augmentation des traitements des médecins destinée à faire face à celle du coût de la vie, des visites hebdomadaires d'équipes de médecins israéliens à l'Hôpital El Arish et l'affectation d'un hélicoptère au transport des cas d'urgence dans des hôpitaux israéliens. Une nouvelle polyclinique et une école d'infirmières ont été ouvertes à Gaza et plus de 30 000 personnes ont été vaccinées en 1968 et 1969. La délégation d'Israel estime que la plainte concernant le refus de médicaments offerts par le Comité international de la Croix -Rouge devrait en bonne logique être adressée au Gouvernement du Pakistan - un des auteurs du projet de résolution - qui a eu sans doute ses bonnes raisons pour prendre sa récente décision à cet égard. On a fait beaucoup de bruit au sujet de difficultés auxquelles la Croix -Rouge se heurterait en Israël, mais le Comité international de la Croix -Rouge a, d'après son propre rapport, obtenu l'application effective de la Convention de Genève dans les territoires occupés, ce qui fait justice de l'allégation mensongère qu'implique le paragraphe 4 du dispositif de la résolution. Les paragraphes 1 et 3 cherchent à lier les conditions sanitaires des réfugiés aux objectifs politiques des Etats arabes et c'est là une manoeuvre politique qui n'a rien à voir avec les travaux de l'Assemblée de la Santé. Les délégations qui ont exprimé tant d'inquiétudes au sujet des conditions sanitaires de réfugiés dans les territoires sous contrôle israélien n'ont rien dit au sujet des effusions de sang et des destructions qui ont eu lieu en 1970 dans les camps de réfugiés en Jordanie où, selon M. Yasser Arafat, 3440 réfugiés ont été tués et 10 840 ont été blessés par l'armée jordanienne. Le Dr AL -AWADI (Koweït) conteste l'assertion selon laquelle la situation sanitaire serait meilleure dans les camps de réfugiés des territoires sous contrôle israélien que dans d'autres camps. Les faits et les chiffres prouvent qu'il en est autrement. Selon le rapport du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, il y a eu 109 cas de choléra parmi les 270 000 réfugiés qui sont à Gaza, alors qu'il n'y a eu que 45 cas parmi les 225 000 qui sont sur la rive occidentale et 3 cas seulement parmi les 473 000 qui sont sur la rive orientale. Au Liban, il y a eu 7 cas parmi 152 000 réfugiés et en Syrie il y a eu 13 cas parmi 143 000. Le Comité international de la Croix -Rouge a éprouvé des difficultés à enquêter sur les cas qui se sont produits en Israel et le Dr Al -Awadi se demande combien de cas n'ont pas été dépistés. Il invite le délégué d'Israël à déclarer solennellement que son gouvernement acceptera la Convention de Genève et qu'il permettra aux Palestiniens de retourner dans leurs foyers. Sa délégation retirera dans ce cas le projet de résolution.

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HUITIEME SEANCE

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Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que sa délégation partage l'inquiétude unanime au sujet de la situation sanitaire des réfugiés dans le Moyen -Orient, dont le rapport du Directeur général donne un tableau très net. Sa délégation votera le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, en prenant en considération les déclarations faites par le Directeur général au sujet du financement de l'assistance. I1 appuie la demande de la délégation des Etats -Unis d'Amérique tendant à ce que le vote sur l'autre projet de résolution ait lieu paragraphe par paragraphe. Le Dr BÉDAYA -NGARO (République Centrafricaine) remercie la délégation des Etats -Unis d'Amérique d'avoir retiré le projet de résolution qu'elle avait présenté à la séance précédente. Il propose que, pour aligner sur le texte anglais le texte français du projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweft, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, le mot "signaler" soit remplacé par le mot "porter" au paragraphe 6 d) du dispositif. La délégation de la République Centrafricaine, se fondant sur les arguments développés par les délégations du Nigéria et de la Yougoslavie, appuie les deux projets de résolution soumis à la Commission.

Le Dr BRACHOT (Israel), répondant aux allégations du délégué du Kowett au sujet de l'incidence du choléra dans les territoires sous contrôle israélien, déclare que le nombre des cas de choléra ne correspond pas à la situation sanitaire générale d'une population. A Jérusalem, où le niveau des soins médicaux est très élevé, il y a eu 250 cas de choléra. De plus, on sait fort bien à l'Organisation mondiale de la Santé qu'Israel notifie absolument tous les cas qui se produisent, ce que ne font pas de nombreux pays dont les délégations accusent Israel. Le PRESIDENT annonce qu'il va mettre les projets de résolution aux voix et il demande au Secrétaire de la Commission de les résumer. Le SECRETAIRE expose que le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège a fait l'objet de deux amendements, l'un proposé par la délégation de la France et l'autre par la délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, tous deux acceptés par les auteurs du projet. En outre, la Commission est saisie d'une suggestion faite par la délégation de la Nouvelle -Zélande, que les auteurs ne peuvent accepter. Le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Kowelt, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie n'a pas fait l'objet d'amendements mais le texte français a été aligné sur le texte anglais par le remplacement du mot "signaler" par le mot "porter ", au paragraphe 6 d) du dispositif. La délégation des Etats -Unis d'Amérique, appuyée par la délégation de l'Argentine, a demandé que le projet de résolution soit mis aux voix paragraphe par paragraphe, en application de l'article 64 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé.

M, MALIK (Inde) déclare que, dans le texte anglais du projet de résolution dont sa délégation est un des auteurs, il y a lieu de remplacer, au premier alinéa du préambule, le mot "restoration" par le mot "attainment ", afin de suivre de près le texte de la Constitution de l'OMS. Il présente cette rectification au nom de tous les auteurs du projet de résolution. M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) déclare que, compte tenu de l'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni au projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, il retire l'amendement suggéré par sa propre délégation.

Le PRESIDENT annonce que s'il n'y a pas d'opposition, la Commission va voter d'abord sur le projet de résolution présenté par les délégations du Ghana, du Liban et de la Norvège, modifié par les amendements des délégations de la France et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. Décision Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié, est approuvé par 73 voix, sans opposition, avec 3 abstentions. :

Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation a voté le projet de résolution en raison de son but uniquement humanitaire, malgré la précision du montant de US $1 000 000 qu'elle aurait préféré ne pas voir figurer dans le texte. Le Dr DE CONINCK (Belgique) déclare que sa délégation a voté le projet de résolution mais aurait également préféré qu'il ne soit pas fait mention de la somme de US $1 000 000. La Belgique ne considérera pas ce montant comme étant un engagement contraignant pour les futures contributions-volontaires. Mlle SIMBOLOTTI (Italie) déclare que sa délégation a été heureuse de voter pour le projet de résolution avec la modification résultant de l'amendement proposé par la délégation de la France, mais qu'elle aurait préféré que la mention du montant de US $1 000 000 ne figure pas dans le texte. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.32. 1

498

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le PRESIDENT annonce qu'il va maintenant appeler la Commission à voter sur le projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Inde, du Koweit, du Liban, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, avec la modification proposée par le délégué de l'Inde. Il demande s'il y a opposition à la motion de la délégation des Etats -Unis d'Amérique tendant à ce que le projet de résolution soit mis aux voix paragraphe par paragraphe. Le Dr AL -AWADI (Kowelt) propose que cette question soit mise aux voix.

Le PRESIDENT appelle la Commission à voter sur la proposition tendant à la mise aux voix du projet de résolution paragraphe par paragraphe. Décision :

Il y a 31 voix pour, 31 voix contre et 14 abstentions; la proposition n'est pas adoptée.

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) demande une interprétation du vote. Il pense que le vote a porté sur la proposition de la délégation du Koweft tendant à voter sur l'ensemble du projet de résolution et que le résultat du vote signifie que la proposition tendant à la mise aux voix paragraphe par paragraphe l'emporte.

M. GUTTERIDGE, Directeur du Service juridique, expose que la question est réglée par l'article 64 du Règlement intérieur. La motion mise aux voix portait sur le vote par division du projet de résolution et cette motion n'a pas été adoptée. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que l'article 64 stipule que, s'il est fait objection à la demande de division, la motion de division est mise aux voix.

Le PRESIDENT déclare que l'article 64 et la dernière phrase de l'article 81 sont applicables et qu'il va maintenant mettre aux voix l'ensemble du projet de résolution, avec la modification proposée par le délégué de l'Inde. Décision :

Le projet de résolution est approuvé par 37 voix contre 4,

avec 37 abstentions.1

Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation aurait préféré un vote paragraphe par paragraphe, parce qu'elle aurait alors pu approuver certains paragraphes. Ne pouvant voter de cette manière, sa délégation s'est abstenue. Le projet de résolution contient certains points qui ne sont pas de la compétence de l'Organisation mondiale de la Santé et certaines affirmations qui exigeraient vérification.

M. STANCA (Roumanie) déclare que sa délégation a voté pour le projet de résolution. Son gouvernement estime qu'il est nécessaire, pour restaurer une paix durable dans le Moyen -Orient, de tenir compte des aspirations nationales de la population palestinienne. D'autre part, il réserve sa position au sujet de l'application de l'article 7 de la Constitution. M. CHISALA (Malawi) déclare que sa délégation s'est abstenue dans le vote sur le projet de résolution parce qu'elle estime que la vocation de l'Organisation mondiale de la Santé est humanitaire, tandis que la teneur de la résolution est politique. Le Dr GUEYE (Sénégal) déclare que sa délégation a voté pour le projet de résolution, mais qu'elle n'est pas en faveur de l'application de l'article 7 de la Constitution. Le Dr BARRAUD (Haute -Volta) expose qu'à la lecture du projet de résolution sa délégation n'y voit aucun aspect qui ne soit humanitaire; par conséquent, adoptant la même position que l'année précédente, elle a voulu réaffirmer son vote d'alors, puisque le projet de résolution est rédigé dans les mômes termes que la résolution adoptée en 1970. C'est pourquoi la délégation de la Haute -Volta demande aussi que les moyens nécessaires soient trouvés pour fournir une aide accrue aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient,

Mlle SIMBOLOTTI (Italie) déclare que sa délégation aurait bien voulu voter pour le projet de résolution et que, si les divers paragraphes avaient été mis aux voix séparément, elle aurait pu en approuver la plupart. Elle comprend parfaitement la nécessité de garantir une aide sanitaire adéquate aux réfugiés et l'importance d'assurer à cette fin le plein respect de la Convention de Genève et des fonctions assignées à la Croix -Rouge par le droit international humanitaire. Toutefois, la délégation italienne s'est abstenue dans le vote sur l'ensemble du projet parce qu'il se réfère à des résolutions qui ne rencontrent pas l'accord de son gouvernement et parce qu'il contient des affirmations et des assertions qui ne sont pas incontestables du point de vue international, comme celles qui figurent au paragraphe 3 du dispositif. Le Dr CASTILLO (Venezuela) déclare que sa délégation s'est abstenue dans le vote parce qu'à son avis le texte du projet de résolution sort du cadre des buts et objectifs de l'OMS.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.33.

COMMISSION B

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HUITIEME SEANCE

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Le Dr ADESUYI (Nigéria) déclare avoir été heureux de voter pour le projet de résolution, mais ne pas avoir approuvé la décision de voter sur l'ensemble du projet. Il aurait préféré la mise aux voix paragraphe par paragraphe car il aurait voulu faire deux réserves s'il l'avait pu. La première réserve concerne le paragraphe 3 du dispositif la délégation du Nigéria ne peut approuver, dans les circonstances considérées, l'application de l'article 7 de la Constitution. La deuxième réserve concerne le paragraphe 4 du dispositif la délégation du Nigéria ne peut l'approuver parce que son gouvernement estime que tout gouvernement a le droit de décider quelles organisations seront autorisées à agir sur son territoire ou sur un territoire placé sous son contrôle. Il y a des organisations véritablement internationales que tout le monde respecte et accueille volontiers, mais il y en a d'autres qui ne sont internationales que de nom et ne le sont ni par leur constitution ni par leurs activités et que des gouvernements peuvent, pour ce motif, ne pas vouloir : :

accepter.

Le Dr DE CONINCK (Belgique) exprime à son tour le regret que le projet de résolution n'ait pas été mis aux voix paragraphe par paragraphe, parce que, comme la délégation de l'Italie, la délégation belge aurait pu donner son appui à certains paragraphes. La délégation belge estime que l'article 7 de la Constitution n'est pas du tout applicable au pays considéré et elle ne peut donc approuver le paragraphe 3 du dispositif. En ce qui concerne le paragraphe 4 du dispositif, la délégation belge estime que le Comité international de la Croix -Rouge est une organisation totalement indépendante de l'OMS et des Nations Unies et sera gênée plutôt qu'aidée par la résolution telle qu'elle a été votée. M. EL REEDY (République Arabe Unie) remercie, au nom de ses concitoyens vivant dans les territoires occupés d'Egypte et de ses frères vivant dans d'autres territoires occupés et dans les camps de réfugiés, les délégués qui ont approuvé le projet de résolution. C'est un geste humanitaire de la part de la plus haute instance de la profession médicale. M. El Reedy remercie aussi de nombreux délégués qui se sont abstenus parce qu'il est certain que, si le projet de résolution n'a pas reçu leur voix, il a néanmoins reçu leur approbation intime. Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que sa délégation s'est abstenue dans le vote sur le projet de résolution parce qu'elle estime que certains paragraphes contiennent des éléments politiques qui outrepassent les buts sanitaires et humanitaires de l'Organisation. Il regrette que le projet n'ait pas été mis aux voix paragraphe par paragraphe, parce que sa délégation aurait alors pu voter pour les paragraphes traitant exclusivement de questions humanitaires et sanitaires. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation aurait également aimé avoir la possibilité de voter pour les considérations humanitaires figurant dans plusieurs paragraphes du projet de résolution. Toutefois, plusieurs autres paragraphes, en particulier le paragraphe 3 du dispositif, ont des implications qui sortent du cadre de la compétence et de la responsabilité particulières de l'Organisation, et la délégation des Etats -Unis a donc dû voter contre le projet de résolution. Comme d'autres délégués qui ont pris la parole avant lui, le Dr Steinfeld aurait aimé pouvoir exprimer l'opinion de sa délégation d'une manière plus détaillée grâce à un vote par division. Le Professeur SAI (Ghana) remercie la Commission d'avoir approuvé à la quasi- unanimité le projet de résolution dont sa délégation était un des auteurs. Sa délégation a dû, à son regret, s'abstenir dans le vote sur l'autre projet de résolution, parce que, comme il l'a dit à une précédente séance, il faut, dans les questions de santé publique, prendre en considération les réalités politiques, mais il faut s'abstenir sur le plan international de porter des jugements de valeur et des jugements moraux qui risquent d'apporter de la confusion. Si le projet de résolution avait été mis aux voix paragraphe par paragraphe, le Professeur Sai aurait pu approuver les dispositions qu'il estime de nature à favoriser la collaboration internationale.

Le Dr MIKEM (Togo) déclare que sa délégation n'a pas pu voter pour le projet de résolution, malgré les considérations humanitaires figurant dans certains de ses paragraphes, parce que ce texte contient des dispositions qui dépassent le cadre des activités de l'Organisation. Le Dr Mikem aurait pu lui aussi voter pour certains paragraphes s'ils avaient été mis aux voix séparément. M. KANDEMIR (Turquie) déclare que sa délégation a voté pour le projet de résolution en raison des aspects humanitaires du problème et parce qu'elle connaît bien les difficultés auxquelles l'UNRWA se heurte actuellement. Toutefois, la délégation turque réserve sa position au sujet du paragraphe 3 du dispositif. Le PRESIDENT déclare la discussion close et remercie les membres de la Commission de leur coopération.

500

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

2.

CONTRIBUTIONS DES NOUVEAUX MEMBRES POUR 1971

Ordre du jour, 3.11.2

M. FURTH, Sous- Directeur général, présente la question. Il expose quelle est la situation en ce qui concerne la contribution du Sultanat d'Oman, ainsi qu'il est indiqué aux sections 1, 2 et 3 du rapport du Directeur général. Il suggère que, tenant compte de ces considérations, la Commission voudra peutêtre recommander que la contribution du Sultanat d'Oman pour 1971 et 1972 soit établie à un taux à fixer par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, que la contribution soit calculée à un taux provisoire de 0,04 % pour ces deux années, sous réserve d'un alignement ultérieur sur le taux définitif lorsque celui -ci aura été fixé par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, et que la contribution du Sultanat d'Oman soit réduite à un tiers de 0,04 % pour 1971. Il appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Sultanat d'Oman est devenu Membre de l'Organisation le 13 mai 1971; Rappelant que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE 1) que la contribution du Sultanat d'Oman pour 1971 et 1972 sera établie à un taux à fixer par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; 2) que la contribution du Sultanat d'Oman sera calculée à un taux provisoire de 0,04 % pour ces deux années, sous réserve d'un alignement ultérieur sur le taux définitif lorsque celui -ci aura été fixé par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; et 3) que la contribution du Sultanat d'Oman sera réduite à un tiers de 0,04 % pour 1971. :

Décision

:

Le projet de résolution est approuve.l La séance est levée à 11 h.50.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.34.

NEUVIEME SEANCE

Lundi 17 mai 1971, 10 heures i

Président

:

Dr S. BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine)

1.

SEIZIEME RAPPORT DU COMITE DE LA SURVEILLANCE INTERNATIONALE DES MALADIES TRANSMISSIBLES'

Ordre du jour, 3.7

Le PRESIDENT, ouvrant la discussion sur le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, rappelle au Comité que la section de ce rapport qui concerne le choléra a déjà été examinée par la Commission A au titre du point 2.6 de l'ordre du jour et qu'une résolution a été adoptée à ce sujet (voir page 279). Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, présente le rapport. L'organe considéré s'est réuni pour la première fois sous son nouveau nom de Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Pour la première fois aussi, il a été saisi d'un différend conformément à l'article 112 du Règlement sanitaire international de 1951. Grâce à la bonne volonté des parties en cause qui ont eu recours aux bons offices de l'Organisation, le différend a pu être réglé à l'amiable dans le cadre du Règlement. L'application du Règlement sanitaire international pendant la période du ler juillet 1968 au 30 juin 1970 a de nouveau montré combien il est nécessaire que les Etats Membres tiennent le, Directeur général au courant de la situation pour ce qui est des maladies soumises au Règlement et des exigences formulées à l'égard des personnes effectuant des voyages internationaux, Un certain nombre de gouvernements ont éprouvé des difficultés à appliquer le Règlement en l'absence de données épidémiologiques officielles venant d'autres pays. La liste complète des Etats et territoires qui ont fourni des renseignements relatifs à des cas de maladies quarantenaires ou à l'application du Règlement figure au paragraphe 16 de la section A du rapport. Quelques points sont à noter touchant des maladies soumises au Règlement autres que le choléra. La surveillance constante exercée en vue de dépister précocement l'apparition de la peste dans de nouvelles zones ou son extension à partir de foyers connus n'indique pas que cette maladie représente à l'heure actuelle un problème majeur pour les échanges commerciaux et les voyages internationaux. La question de la variole sera examinée sous le point 2.7 de l'ordre du jour. Les Etats Membres ont rarement mentionné le typhus à poux et la fièvre récurrente à poux qui ne sont pas soumis au Règlement sanitaire international de 1969 mais demeurent sous surveillance en vertu de la résolution WHA22.47. On continue à signaler des difficultés à propos des droits sanitaires. Quelques pays perçoivent encore des droits excédant les dispositions de l'article 101 du Règlement sanitaire international de 1951 (article 95 du Règlement sanitaire international de 1969). Le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles a examiné la question des contre -indications à la vaccination lors de voyages internationaux, notamment en ce qui concerne la variole. Il a estimé que la pratique de divers pays qui dispensent de la vaccination antivariolique les enfants en bas âge pourrait être adoptée ailleurs. Comme l'avait demandé le Comité de la Quarantaine internationale à sa quatorzième session, on a étudié plus avant les dangers que pourrait comporter l'emploi croissant des conteneurs dans les transports internationaux. Il a été décidé que l'OMS devrait être promptement informée de tout cas où des conteneurs seraient susceptibles de contribuer à la transmission internationale d'agents ou de vecteurs de maladies; il semble néanmoins que le risque soit moindre avec les conteneurs qu'avec les méthodes de transport classiques. Le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles a félicité le Directeur général de l'élaboration d'un manuel relatif à la lutte antivectorielle dans les ports et aéroports et a souligné l'importance des cours 'de formation organisés pour le personnel des administrations sanitaires qui participe à de telles activités. La question de la désinsectisation des aéronefs sera examinée au titre du point 3.8 de l'ordre du jour (voir section 2 ci- dessous). Les observations du Comité au sujet des réserves formulées par des Etats Membres au Règlement sanitaire international de 1969 sont reproduites sous le titre "Position des Etats et territoires" à la section G du rapport. La République Arabe Unie a maintenant retiré les réserves qu'elle avait soumises; son nom ne doit donc plus figurer parmi ceux des Etats qui ne sont pas liés par le Règlement sanitaire international de 1969.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 14. - 501 -

502

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) félicite de son rapport le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. La Bulgarie est en faveur de toutes les mesures recommandées par le Comité. Elle estime que tous les gouvernements doivent être informés de la présence du choléra dans un pays donné, que celui -ci ait signalé ou non à l'OMS l'apparition de la maladie sur son territoire. La Bulgarie s'inquiète de ce que certains pays ne notifient pas ou notifient avec retard les poussées de choléra. Une autre source de préoccupation est le nombre croissant de personnes qui entreprennent des voyages internationaux sans être munies de documents attestant qu'elles ont été vaccinées contre le choléra et la variole. En Bulgarie, on a dénombré en 1969 et 1970 plus de 34 000 personnes se trouvant dans ce cas. Les autorités bulgares continuent à exiger des certificats de vaccination anticholérique de tous les voyageurs arrivant de pays infectés. Dans la pratique, il est impossible de vérifier d'où viennent les voyageurs, puisque ce renseignement ne figure pas sur les passeports. Le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles devrait veiller à l'application de l'article 31 du Règlement sanitaire international de 1969, en particulier par les pays où il y a une épidémie d'une maladie soumise au Règlement. Tous les Etats Membres devraient être informés de l'expérience acquise en 1970 dans la lutte anticholérique. La Bulgarie partage l'opinion du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles quant à la nécessité d'intensifier la collaboration internationale pour combattre les maladies soumises au Règlement et d'autres affections transmissibles; elle est prête à soutenir de son mieux toutes les mesures que le Comité prendra à cette fin. Le Dr MATUNDU -NZITA (République démocratique du Congo) félicite de son rapport le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Le paragraphe 36 de la section A fait état de la notification par le Gouvernement belge d'un cas de variole ayant son origine dans la République démocratique du Congo. Le Dr Matundu -Nzita a vérifié personnellement l'authenticité de cette information; il donne l'assurance que des mesures seront prises pour intensifier la surveillance de manière que de tels incidents ne puissent se reproduire. Au paragraphe 40, une communication du Gouvernement de la Zambie signale 14 cas de variole originaires de la République démocratique du Congo. Ainsi qu'il est indiqué à très juste titre, la perméabilité de la frontière est telle qu'on peut difficilement déterminer si les individus en cause sont des Zambiens ou des Congolais. Le Dr Matundu -Nzita espère que la Zambie, comme d'autres Etats voisins - la République populaire du Congo et la République Centrafricaine entrera en contact direct avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour prendre des dispositions concertées concernant le trafic frontalier. Le Gouvernement du Burundi a déclaré (paragraphe 49) que certains agents de la quarantaine de la République démocratique du Congo exigent des certificats de vaccination antivariolique datant de moins d'un an. Ici encore, la difficulté tient au problème des frontières communes. La vaccination antivariolique est obligatoire dans la République démocratique du Congo et l'obligation entre en vigueur province par province. Dans le cas des frontaliers, il est souvent nécessaire d'exiger que tous soient vaccinés parce qu'on peut difficilement distinguer les ressortissants du Congo de ceux du Burundi. Le Dr Matundu -Nzita confirme que le Ministère de la Santé publique de son pays accepte la durée de validité (trois ans) du certificat international de vaccination antivariolique et l'a fait savoir aux agents de la quarantaine. A propos du choléra, le délégué de la République démocratique du Congo a noté avec un intérêt particulier le passage de la section B du rapport où le Comité exprime la préoccupation que lui inspirent les mesures excessives appliquées par un certain nombre d'Etats contre des personnes, des marchandises et des moyens de transport provenant de pays où se trouvaient des circonscriptions infectées. Dans certains cas, de telles mesures ont été prises à l'encontre de pays complètement indemnes de choléra. Par exemple, des navires congolais ont été mis en quarantaine par un pays européen bien que leurs papiers aient été en règle et qu'il n'y ait pas eu de choléra en République démocratique du Congo, la raison donnée étant que les bâtiments en question avaient traversé des zones suspectes d'infection. Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a riposté en mettant en quarantaine des navires du pays en question, pour les mêmes motifs. Il a revu à ce sujet des protestations de l'Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime. Le Dr Matundu -Nzita pense que de tels malentendus ne devront plus se produire à l'avenir. En ce qui concerne les contre -indications à la vaccination qui font l'objet de la section C du rapport, la République démocratique du Congo a enregistré plusieurs cas de femmes venant d'Europe munies d'un certificat d'exemption de la vaccination antivariolique pour cause de grossesse. Le Gouvernement ne dispose pas d'informations assez convaincantes sur la question. Le Dr Matundu -Nzita aimerait donc que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles fournisse de plus amples explications; en attendant, son pays continue à exiger un certificat ce vaccination antivariolique des femmes enceintes.

Le Dr CHATTY (Syrie) remercie, lui aussi, le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles de son rapport et prie le Directeur général d'assurer une large diffusion aux vues exprimées dans le paragraphe v) de l'extrait de ce rapport déjà publié dans le rapport du Conseil

COMMISSION B

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NEUVIEME SEANCE

503

exécutif à sa quarante- septième session.1 On y trouve une description excellente et raisonnable de la forme actuelle de la maladie, description qui devrait guérir le public des craintes superstitieuses héritées du passé et servir de base pour toute mesure prise contre le choléra El Tor.

Le Dr CIMICKY (Tchécoslovaquie) dit que son pays est partisan du recours à la surveillance épidémiologique pour prévenir la propagation des maladies transmissibles dangereuses. Il est évident qu'avec l'augmentation du nombre des voyageurs et la vitesse accrue des déplacements, la quarantaine et les autres mesures répressives appliquées naguère en vertu de conventions et de règlements sanitaires internationaux sont périmées. Désormais, c'est aux autorités sanitaires nationales qu'il incombe avant tout de dépister, d'endiguer et d'empêcher de se répandre les maladies transmissibles. Le nouveau Règlement sanitaire international entré en vigueur le ler janvier 1971 est plus simple que celui qu'il a remplacé et correspond à la situation actuelle. Si le nombre des maladies soumises au Règlement a été ramené à quatre, des disposions ont été prises pour exercer une surveillance épidémiologique internationale sur cinq autres paludisme, typhus à poux, fièvre récurrente, poliomyélite et grippe. Pour qu'une telle surveillance soit efficace, une coopération internationale constante est essentielle. La Tchécoslovaquie, qui a aidé à promouvoir le concept de surveillance épidémiologique internationale, participe aux activités nécessaires. Ainsi, au cours des quatre dernières années, des séminaires internationaux organisés conjointement avec l'OMS ont eu lieu à Prague. De plus, l'une des trois banques OMS de référence pour les sérums est installée dans la capitale tchécoslovaque et contribue à la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles en examinant des sérums humains et animaux provenant de divers pays d'Europe, d'Asie et d'Afrique. :

Le Dr NCHINDA (Cameroun) juge excellent le rapport présenté par le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles et se félicite, en particulier, que le différend qui s'est élevé au sujet de l'application du Règlement ait pu être réglé à l'amiable. Il espère que tout différend futur sera réglé de la même manière. Il serait bon que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles ou le Secrétariat formulent des recommandations précises touchant les contre -indications à la vaccination en matière de voyages internationaux, car les pratiques varient beaucoup suivant les pays. Au Cameroun par exemple, où aucun cas de variole n'a été signalé depuis deux ans, les femmes enceintes et les nourrissons sont normalement englobés dans les opérations de vaccination antivariolique de masse, les autorités sachant que la mortalité due à la variole est particulièrement élevée dans ces deux groupes. Ailleurs, ces groupes sont dispensés de la vaccination antivariolique. De telles différences créent des difficultés pour les personnes effectuant des voyages internationaux. Le personnel médical qualifié est sans doute au courant des contre -indications, mais les contrales dans les ports et les aéroports sont confiés à des agents paramédicaux à qui il faut donner des instructions claires et précises. Le Dr Nchinda espère que le Comité d'experts de la Variole dont la réunion doit avoir lieu prochainement fera des recommandations qui seront largement appliquées. Le délégué du Cameroun a noté avec plaisir que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles a décidé de ne pas recommander que le choléra soit rayé de la liste des maladies soumises au Règlement. Il espère que le Comité maintiendra son attitude, pour les raisons qui ont déjà été exposées à la Commission A. On a dit aux pays en voie de développement que les méthodes les plus efficaces pour combattre le choléra sont des mesures d'assainissement satisfaisantes, un bon approvisionnement public en eau et une couverture sanitaire adéquate de la population qui garantisse une surveillance épidémiologique efficace et le prompt traitement des cas, mais les pays en voie de développement ne disposent pas encore des moyens requis, Il serait donc prématuré de rayer le choléra de la liste alors que certains pays le subissent pour la première fois et tentent au moins de mettre l'épidémie actuelle à profit pour apporter des améliorations à leurs systèmes d'approvisionnement en eau et à leur politique d'assainissement du milieu, Le Dr ADESUYI (Nigéria) félicite de son rapport le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Sa délégation partage l'opinion du délégué du Cameroun quant aux exemptions de vaccination antivariolique et aimerait que des directives analogues soient données au sujet de la vaccination antiamarile, En ce qui concerne les mesures anticholériques à appliquer aux voyageurs, le Dr Adesuyi voudrait soulever la question du remplacement de l'examen de selles par l'administration de doses appropriées de tétracycline pendant les trois jours qui précèdent immédiatement le départ. En 1971, 35 000 pèlerins se sont rendus du Nigéria en Arabie Saoudite. Tous devaient être en possession d'un certificat international de vaccination ainsi que d'un certificat attestant que les cultures de selles étaient négatives et devaient avoir résidé cinq jours durant dans une zone indemne de choléra. Il n'est pas facile de procéder rapidement à untel nombre d'examens de selles et les pèlerins peuvent de toute façon être infectés après le prélèvement des échantillons. L'OMS, consultée sur la possibilité de recourir au traitement

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 190, appendice 12, annexe 1.

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

à la tétracycline, a jugé cette solution acceptable, mais le Gouvernement de l'Arabie Saoudite n'a pas répondu avant la fin du pèlerinage aux propositions que le Nigéria lui a faites à ce sujet. Il est particulièrement regrettable que des mesures anticholériques soient appliquées à l'ensemble d'un pays lorsque seule une zone limitée est touchée. Il faut espérer que tous les pays tiendront compte des recommandations du Comité à cet égard. Le Dr BOXALL (Australie) fait l'éloge du rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Il désire formuler quelques remarques, bien que l'Australie ne soit pas liée par le Règlement sanitaire international de 1969. Depuis le ler mai 1971, l'Australie n'exige plus de certificats de vaccination contre le choléra, mais elle a l'intention d'appliquer des mesures de surveillance aux voyageurs venant de zones infectées. L'Australie admet six contre -indications à la vaccination antivariolique la grossesse; l'eczéma évolutif ou latent; l'agammaglobulinémie et l'hypogammaglobulinémie; les antécédents de dermatite exfoliative, d'encéphalite généralisée vaccinale ou postvaccinale et de vaccine progressive; les antécédents de traitement par des immunosuppressifs; la cachexie associée à une tumeur maligne ou á une autre maladie organique grave. L'Australie exempte également de la vaccination les enfants de moins d'un an ainsi que les personnes voyageant par mer à condition qu'elles soient en possession avant l'embarquement d'un certificat indiquant qu'elles sont atteintes d'une affection rendant la vaccination antivariolique inoppor:

tune..

Les voyageurs qui arrivent en Australie sans certificat valable de vaccination antivariolique sont mis en quarantaine, à moins qu'ils ne viennent de régions reconnues indemnes de la variole, comme l'Amérique du Nord. C'est précisément á cause du problème de la variole et du fait qu'une forte proportion de sa population n'est pas protégée que l'Australie n'a pas pu devenir partie au Règlement sanitaire international de 1969. Les autorités australiennes prennent des mesures visant á détruire les vecteurs à proximité des aéroports. Par ailleurs, elles ne perdent pas de vue les possibilités de dangers que peut présenter l'emploi des conteneurs, mais elles n'ont éprouvé jusqu'ici aucune difficulté dans ce domaine. M. PATHMARAJAH (Ceylan) signale une erreur dactylographique dans la version anglaise du tableau annexé au rapport et montrant les cas importés de maladies quarantenaires. Dans la quatrième colonne du tableau et dans la section 3 concernant la variole,' il faut lire "Colombo" et non "Colombia ". Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) dit qu'un contrôle de routine pratiqué en 1970 dans l'un des ports de son pays a révélé qu'une population de puces de rongeurs était infectée par le bacille de la peste. Le Gouvernement des Etats -Unis a alors demandé le concours de l'OMS conformément au paragraphe 3 de l'article 11 du Règlement sanitaire international de 1969. Le Dr Sencer est heureux de remercier l'Organisation qui a envoyé rapidement un consultant chargé d'aider les services intéressés.

Le Dr CASTILLO (Venezuela) félicite le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles d'avoir présenté un rapport complet et en tous points excellent. Il demande si le manuel sur la lutte antivectorielle dans la protection sanitaire internationale dont il est question dans le rapport traitera de la plupart des maladies transmises par des vecteurs ou simplement des principales d'entre elles, telles que le paludisme, la fièvre jaune, la maladie de Chagas et l'onchocercose. Le Dr BAIDYA (Népal) souhaiterait vivement que des éclaircissements soient donnés sur les contre indications à la vaccination antivariolique. Le Dr WAHAB -ARIFF (Malaisie) appelle l'attention sur le paragraphe 26 de la section A du rapport, où il est indiqué que la République du Viet -Nam a notifié 3526 cas de peste bubonique, dont 166 mortels, au cours de la période 1968 -1969. La Malaisie n'est pas éloignée du Viet -Nam et ses ports reçoivent de nombreux bateaux venant de ce pays. Aussi la délégation de la Malaisie tient -elle tout particulièrement à ce que l'importance de la surveillance de la peste ne soit pas négligée. Il convient notamment de souligner l'intérêt des activités de formation pour renforcer la vigilance antipesteuse dans les ports et les aéroports.

Le Dr HASAN (Pakistan) félicite le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles d'avoir présenté un rapport aussi documenté. Il a noté avec plaisir, en particulier, la recommandation du Comité touchant la position adoptée par le Pakistan en ce qui concerne la fièvre jaune, qui figure au paragraphe e) de la section G du rapport. Le Pakistan attache une grande importance à la question de la fièvre jaune en raison de la réceptivité de l'ensemble du pays; les vecteurs abondent et l'introduction du virus pourrait entraîner de terribles ravages dans la population non immune. Le Gouvernement se doit de rester très vigilant à l'égard de l'importation de la fièvre jaune. C'est pourquoi il avait formulé une réserve concernant la

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 14, appendice 1.

COMMISSION B

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définition de la zone infectée donnée à l'article 1 du Règlement sanitaire international de 1969. La Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a examiné les réserves déposées par le Gouvernement du Pakistan et a été d'avis que le problème pourrait être résolu par une réserve au paragraphe 1 de l'article 3 et au paragraphe 1 de l'article 4 plutôt qu'à l'article 1. Le Gouvernement a estimé que sa demande serait partiellement satisfaite par l'acceptation d'une telle réserve. Toutefois, il tient à se réserver le droit non seulement de considérer l'ensemble d'un pays comme infecté lorsqu'un cas aura été enregistré dans une partie du territoire, mais encore de considérer un pays comme infecté même si les conditions énoncées au paragraphe 2. b) de l'article 7 sont remplies. Le Gouvernement du Pakistan a donc adressé au Directeur général une communication suggérant que l'Assemblée de la Santé avait peut -être agi par omission en ne retenant pas la deuxième partie de la réserve du Pakistan, puisqu'elle avait accepté des réserves analogues d'autres pays. Le Dr Hasan est heureux de constater que le Directeur général a soumis la question au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, qui s'est prononcé en faveur de la réserve du Pakistan au paragraphe 2. b) de l'article 7. I1 espère que les délégués approuveront la recommandation du Comité et accepteront la réserve proposée. Le Dr RANDRIATSARAFARA (Madagascar) félicite le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles de son excellent rapport. Si Madagascar ne figure pas sur la liste des pays qui ont notifié des maladies quarantenaires de 1968 à 1970, c'est que le pays en a été pratiquement indemne. Il y a eu seulement deux cas importés de choléra en 1970, et aucun cas de variole n'a été enregistré depuis longtemps; la vaccination antivariolique systématique est cependant maintenue. En ce qui concerne la peste, on a observé quelques poussées de très faible ampleur et limitées à deux ou trois foyers nettement circonscrits; inaccessibles aux touristes, mais oú du personnel et du matériel sont disponibles pour combattre la maladie. Le délégué de Madagascar évoque le problème qui se pose lorsque des personnes obligées dans un bref délai d'entreprendre un voyage doivent subir plusieurs vaccinations. Un certain laps de temps est requis entre la vaccination antivariolique et la vaccination antiamarile, mais on ne sait pas très bien quel délai respecter entre la vaccination antivariolique et la vaccination anticholérique. Certains recommandent môme de procéder à ces deux dernières vaccinations simultanément. Il existe, bien entendu, des contre -indications à la vaccination, mais il est indiqué dans le rapport que vingt -neuf pays n'exigent pas de certificat de vaccination antivariolique pour les enfants en bas âge. Le délégué de Madagascar estimerait plutôt nécessaire de vacciner ces enfants, d'autant qu'ils sont moins exposés au risque d'encéphalite ou d'autres complications. 11 est question, dans le rapport, de l'absence de toute référence à la désinsectisation des personnes dans la définition de la désinsectisation, à l'article 1 du Règlement sanitaire international. Il est arrivé que des incidents se produisent pendant la désinsectisation des aéronefs parce que des passagers considéraient les opérations comme une atteinte á leur honneur. Le Dr Randriatsarafara se demande donc comment pourrait âtre réalisée la désinsectisation des personnes. M. FINDLAY (Sierra Leone) félicite le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles de l'excellent rapport, si détaillé, qu'il a présenté. Le Gouvernement de la Sierra Leone est très reconnaissant de l'assistance, sous forme de services d'experts et de fournitures, que l'OMS et un certain nombre de pays amis lui ont apportée rapidement pendant l'épidémie de choléra de 1970. Il y a eu là une manifestation éclatante d'une coopération internationale qui, si elle était étendue à d'autres domaines, serait extrêmement fructueuse. Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite), se référant aux observations du délégué du Nigéria, précise que depuis le début de 1970 son pays avait fait connattre par la voie diplomatique et par l'intermédiaire de l'OMS ses exigences en matière de contrôle sanitaire. Il avait indiqué en outre que tout pèlerin venant d'un pays infecté par le choléra devrait passer cinq jours dans une zone indemne du pays, conformément au Règlement sanitaire international. Ces précautions sont indispensables pour protéger l'Arabie Saoudite et le monde en général. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) se joint, au nom de sa délégation, aux orateurs qui ont fait l'éloge du rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Les cas importés de variole en Belgique, en République fédérale d'Allemagne et en Arabie Saoudite que signale le rapport s'expliquent probablement dans une large mesure par une vaccination ou une revaccinationinadéquates et par l'emploi du vaccin liquide, qui perd rapidement son activité lorsqu'il n'est plus sous réfrigération. Il importe d'insister sur la nécessité de contrôler les résultats de la vaccination ou de la revaccination avant de délivrer un certificat. La délégation soviétique partage l'opinion des délégués qui estiment nécessaire d'entreprendre une étude sur les contre -indications à la vaccination, non seulement contre la variole, mais encore contre le choléra et contre la fièvre jaune, et de mettre au point un modèle de certificat de contre indication.

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Elle souhaite, d'autre part, que l'OMS continue à étudier la possibilité de publier un catalogue des cachets employés dans les différents pays pour les certificats internationaux de vaccination antivariolique, étant donné les difficultés qui sont apparues dans ce domaine. Le Professeur Lisicyn approuve les observations du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles concernant le choléra et, notamment, la recommandation visant à maintenir le choléra sur la liste des maladies soumises au Règlement. Il serait bon que le Comité confirme la nécessité de contr8ler les résultats de la vaccination anticholérique, même s'il n'est pas prouvé de façon certaine que cette vaccination confère une protection effective, Selon le Dr KUMARAPATHY (Singapour), l'article 92 du Règlement sanitaire international de 1969, qui indique en détail la manière de remplir un certificat de vaccination, marque un progrès sur l'article correspondant du Règlement antérieur. Un examen des certificats de vaccination présentés par les voyageurs arrivés à Singapour par voie aérienne de 1969 à avril 1970 a montré qu'une proportion notable (10 à 15 %peut -être) de ces certificats n'étaient pas correctement remplis ils ne portaient pas la signature d'un médecin ou la date était inexacte. De telles erreurs peuvent résulter du fait que le médecin laisse à un subalterne le soin d'établir le certificat. Les certificats mal remplis, que présentent aussi bien des voyageurs arrivant de pays très développés que d'autres en provenance de pays en voie de développement, ne sont évidemment pas valables aux termes du Règlement sanitaire international. Les administrations sanitaires nationales devraient faire comprendre aux médecins qu'il leur incombe de délivrer des certificats de vaccination conformes aux stipulations du Règlement. Les compagnies aériennes considèrent qu'elles n'ont aucune responsabilité à cet égard, si bien que toutes les difficultés qu'entraîne la présentation d'un certificat incomplet retombent sur le malheureux voyageur. Dans ces conditions, on peut se demander quel crédit il convient d'accorder aux certificats de vaccination. :

Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, dit que les observations formulées au cours du débat seront communiquées au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles. Le Comité s'occupera notamment, lors d'une de ses prochaines sessions, des contre -indications à la vaccination. L'Organisation, qui a pour tache de fournir au Comité les renseignements techniques nécessaires, étudie depuis un certain nombre d'années différents aspects de ce problème complexe, en menant des recherches ou en réunissant des comités d'experts. En 1971, un comité d'experts doit discuter des contre -indications à la vaccination antivariolique. Bien qu'il ne soit pas prouvé que des vaccinations simultanées présentent un danger pour l'individu en bonne santé, on doit toujours tenir compte de la possibilité de contre -indications. Il est souhaitable, si l'on dispose du temps et des moyens nécessaires, d'administrer les vaccins viraux à des intervalles d'au moins trois semaines. Le délégué du Nigéria a parlé de l'emploi de la tétracycline pour la prophylaxie du choléra; cette méthode se justifie parfaitement du point de vue technique. Se référant à la question soulevée par le délégué de la Malaisie, le Dr Mahler rappelle que l'OMS a organisé un certain nombre de séminaires régionaux et interrégionaux sur la surveillance de la peste. En 1972, un séminaire itinérant sur cette maladie doit avoir lieu en URSS, pays où existe un système très développé de surveillance de la peste. En outre, un groupe de consultants qualifiés est à la disposition de tout pays qui souhaite renforcer son programme de surveillance.

Le Dr LAYTON (Canada), se référant au paragraphe 22 de la section A du rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, précise que ce qu'il va dire n'implique aucune critique des observations formulées par le Comité. Il n'est pas lui -même expert en matière de quarantaine et de surveillance des maladies transmissibles, et il était absent à l'époque du regrettable incident relaté dans ce paragraphe. Les autorités fédérales du Canada et les autorités sanitaires de la ville de Vancouver et de la province de la Colombie britannique ont collaboré pour faire face à la situation.

C'est sans doute par erreur que le Gouvernement canadien a invoqué à ce sujet l'article 28 du Règlement sanitaire international de 1951. Le paragraphe 1 de l'article 44, mentionné par le Comité, stipule que "... tout navire ou aéronef qui, à l'arrivée, refuse de se soumettre aux mesures prescrites ... est libre de poursuivre immédiatement son voyage ". Or le capitaine du S.S..ORONSAY a d'emblée manifesté le désir d'entrer dans le port. Il semble que les dispositions prises aient été conformes à l'esprit du Règlement et soient de bonne pratique en santé publique. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) tient, en sa qualité de membre du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, à assurer le délégué du Canada que le Comité n'a jamais eu l'intention de critiquer son gouvernement. Au contraire, il a été reconnu que les dispositions prises résultaient d'une coopération entre la compagnie de navigation et les autorités provinciales et fédérales et elles ont été jugées louables.

Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant

:

COMMISSION S

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; et 1. ADOPTE le seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies 2. transmissibles.

Décision 2.

:

Le projet de résolution est approuvé.

1

DESINSECTISATION DES AERONEFS

Ordre du jour, 3.8

Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, présente la question. La Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé avait été informée que l'industrie aéronautique signalait certaines difficultés techniques tenant aux effets défavorables possibles du dichlorvos sur la navigabilité des aéronefs. Afin de laisser le temps nécessaire pour résoudre ces difficultés, l'Assemblée de la Santé a recommandé, dans sa résolution WHA23.58, que la date d'entrée en vigueur de la désinsectisation par vapeurs soit retardée d'un an et reportée au 31 décembre 1971. L'OACI et l'OMS ont alors mis au point un programme de recherches visant à vérifier la sécurité d'emploi du système de désinsectisation par vapeurs. Dans le cadre de ce programme, toute une série d'études ont été entreprises par l'Administration fédérale de l'Aviation des Etats -Unis d'Amérique et par le Centre de Lutte contre les Maladies du Service de la Santé publique des Etats -Unis à Atlanta, qui est un centre international OMS de référence. Ces études sont énumérées dans le rapport soumis à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, qui donne également un résumé des travaux effectués jusqu'à la mi -avril 1971 par un groupe de laboratoires collaborateurs. On a fait savoir à l'OMS que des progrès notables avaient été accomplis mais qu'il ne serait pas possible d'arriver à des conclusions définitives quant à la sécurité d'emploi du dichlorvos pour la désinsectisation des aéronefs avant la fin de 1971. Les recherches sur l'innocuité du dichlorvos pour l'homme sont terminées; elles ont confirmé l'opinion exprimée antérieurement par des comités d'experts ce produit, utilisé dans les conditions prévues pour la désinsectisation des aéronefs, est de l'OMS inoffensif pour l'homme. Le principal problème qui reste à résoudre est celui de l'action corrosive possible du dichlorvos sur les composants métalliques des cellules d'aéronefs. On espère que les investigations en cours seront achevées à temps pour qu'un rapport complet et des recommandations puissent être soumis au Comité de Navigabilité de l'OACI en novembre 1971. Selon les données communiquées par les laboratoires collaborateurs au Comité de Navigabilité, l'OACI déterminera si elle est en mesure de recommander à l'Assemblée de la Santé d'approuver l'utilisation du système de désinsectisation par vapeurs de dichlorvos, ou si de plus amples recherches sont souhaitables. Il semble donc que la date effective de mise en application du système doive être différée pour le moment. L'OACI et l'OMS presseront les laboratoires collaborateurs de ne rien négliger pour résoudre les difficultés qui subsistent. En attendant, il faudra continuer à pratiquer la désinsectisation "cales enlevées" ou la désinsectisation au sol. L'adoption générale de la désinsectisation par vapeurs se trouvant retardée, l'OMS a entrepris une série de recherches en vue de mettre au point des techniques améliorées pour le traitement par aérosols des grands aéronefs modernes. On étudie en particulier certains composés nouveaux très actifs et inoffensifs à base de pyréthrotdes. Les essais se font au cours de vols internationaux réguliers d'avions commerciaux transportant des passagers; ils ont permis dé découvrir une nouvelle formulation d'aérosols - à la fois très efficace du point de vue biologique et bien acceptée par les voyageurs pour la désinsectisation "cales enlevées" de tous les appareils à réaction fabriqués actuellement. Avant d'aller plus loin, on soumettra les résultats des recherches aux membres du Tableau d'experts des Insecticides pour avis technique. :

Le Dr CAYLA (France) estime que le rapport du Directeur général résume de façon excellente la situation en matière de désinsectisation des aéronefs ainsi que les travaux des laboratoires collaborateurs. D'autres recherches sur la toxicité cumulative du dichlorvos et ses effets en altitude sont nécessaires cette question est particulièrement importante pour la sécurité des équipages d'aéronefs, qui seraient exposés plus fréquemment que les passagers aux vapeurs du dichlorvos. L'attention des services de santé publique français a été attirée sur des propriétés mutagènes que certaines expériences auraient mises en évidence. Le Gouvernement français pourrait communiquer à l'OMS les références pertinentes. On a agi sagement en prévoyant un délai pour des recherches complémentaires. Toutefois, rien n'exclut la possibilité que le dichlorvos ne se montre pas efficace dans tous les cas et qu'une résistance n'apparaisse. La Commission devrait donc examiner dans un esprit critique s'il est raisonnable, :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.35.

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d'une part, d'obliger les compagnies aériennes à installer un nouvel appareillage spécialisé et, de l'autre, de renoncer totalement à la désinsectisation par aérosols, méthode dont l'efficacité ne cesse de croître. Le Dr Cayla félicite l'OMS d'avoir entrepris des recherches tendant à améliorer les techniques de désinsectisation par aérosols. Si ces travaux aboutissent, on pourra, avec les mêmes appareils, appliquer différents insecticides, ce qui serait impossible avec le matériel de désinsectisation par vapeurs. Il faudrait aussi faire des recherches concernant l'apparition possible d'une résistance au dichlorvos chez certains insectes vecteurs; on a constaté en particulier que les mouches domestiques et certains Culex étaient moins sensibles et commençaient même à présenter une résistance à ce produit. Etant donné que des études se poursuivent, la décision sur les méthodes de désinsectisation des aéronefs devrait être différée jusqu'à la prochaine Assemblée de la Santé. i

Le Dr AVILES (Nicaragua) déclare que sa délégation est opposée à la désinsectisation des aéronefs en cours de vol, sous quelque forme que ce soit. Bien que les résultats des études et des travaux décrits dans le rapport du Directeur général semblent indiquer que ce type de désinsectisation ne pose pas de problème, le Comité de Navigabilité de l'OACI a recommandé de différer l'adoption du système. La délégation du Nicaragua souscrit à cette recommandation, en grande partie parce qu'on n'a pas tenu compte des effets psychologiques. Tout en partageant les craintes du délégué de la France quant aux effets physiques du dichlorvos sur les équipages exposés à de fréquentes applications d'insecticide, le Dr Avilis estime que les réactions psychologiques des passagers et des équipages sont plus importantes encore. Une désinsectisation efficace peut être pratiquée au sol dans un avion vide, ou immédiatement avant le décollage; les seuls problèmes qui se posent alors concernent le matériel et l'équipage. Le fonctionnement d'un aéronef est commandé par des cerveaux, humains et électroniques, et l'on ignore dans quelle mesure un insecticide peut agir sur les uns et les autres. Le Dr Avilis a personnellement constaté que la diffusion d'un insecticide, même en petites quantités, dans un aéronef en vol peut causer des vomissements et des chocs émotifs chez les voyageurs; il faut accorder à ces facteurs toute l'importance qu'ils méritent. Le Dr CIMICKY (Tchécoslovaquie) précise que sa délégation, si elle approuve l'adoption de la désinsectisation par vapeurs des aéronefs, estime que le 31 décembre 1971 ne convient pas comme date d'application à cause des difficultés techniques liées à l'installation du matériel requis. Elle recommande en conséquence que l'OMS invite instamment l'OACI á persuader ses membres de prendre le plus rapidement possible les mesures voulues et qu'en attendant on utilise des aérosols de DDVP. La délégation tchécoslovaque propose que la date d'entrée en vigueur de la désinsectisation par vapeurs soit fixée au 31 décembre 1972; l'OMS aurait ainsi le temps de mener l'action nécessaire auprès de l'OACI qui, de son côté, pourrait aider les autorités sanitaires dans leurs négociations futures avec les compagnies aériennes nationales. i

M. GONZALEZ VALDIVIESO (Venezuela) dit que sa délégation, après avoir pris connaissance des renseignements excellents présentés dans le rapport du Directeur général ainsi que de la documentation antérieure sur la question, est d'avis qu'il n'y a pas lieu de différer l'entrée en vigueur de la désinsectisation par vapeurs et que la date fixée par la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, c'est -à -dire

le 31 décembre 1971, doit être maintenue. Les études entreprises ont donné des résultats parfaitement satisfaisants. Si l'application du système était de nouveau retardée, les aéronefs fabriqués pendant la période intérimaire ne seraient pas nécessairement équipés du dispositif de vaporisation. Or il est à la fois plus économique et plus commode d'installer ce dispositif pendant la construction d'un avion qu'après sa mise en service. En outre, si l'on considère la situation des pays qui ont éradiqué Aedes aegypti et qui sont menacés d'une réintroduction de l'insecte par la voie aérienne, on conçoit clairement que tout retard dans l'adoption d'un système efficace de désinsectisation des aéronefs entrafnerait de grands dangers et des difficultés sur le plan local. D'autre part, les aéronefs légers, qui se multiplient plus rapidement que les gros appareils à réaction et qui accomplissent un grand nombre de vols de courte durée (à la fois nationaux et internationaux), sont souvent de ce fait de plus importants transporteurs d'arthropodes. Il faut donc insister spécialement sur la nécessité d'adapter les systèmes de désinsectisation aux petits aéronefs de toutes catégories, bien qu'il soit évident qu'on aura beaucoup de difficultés pour rendre de tels systèmes obligatoires et surveiller la désinsectisation de ces aéronefs. Enfin, la délégation vénézuélienne aimerait savoir si la vaporisation de dichlorvos sera acceptée sans réticences, étant donné le coût des installations requises et les doutes qui subsistent quant à l'efficacité du système. Pour sa part, elle estime que le système est efficace et que son emploi dans les aéronefs selon les modalités préconisées éliminerait les problèmes psychologiques auxquels on a fait allusion tout en permettant une désinsectisation complète de l'intérieur des avions, alors que les traitements actuels par aérosols n'assurent qu'une désinsectisation partielle. Le Dr ALAN (Turquie) partage entièrement les vues du délégué de la France concernant la très importante question de la résistance des vecteurs au dichlorvos et la nécessité de poursuivre les

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recherches dans ce domaine. Il souscrit également aux observations du délégué du Nicaragua qui a évoqué les aspects psychologiques du problème. A la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé il avait souligné que l'exposition répétée aux vapeurs de dichlorvos pouvait présenter des dangers pour les équipages et préconisé qu'on fasse montre d'une grande prudence pour l'utilisation du système tant qu'on n'aurait pas la nette certitude de son innocuité pour la santé des voyageurs et du personnel navigant. Le Dr Alan considère que la prudence s'impose toujours et il appuie la suggestion tendant à renvoyer la question à la prochaine Assemblée de la Santé. ,

Le Dr SILBERSTEIN (IsraBl) félicite le Comité de Navigabilité de l'OACI d'avoir établi un rapport si complet et se joint au délégué de la France pour recommander la circonspection ainsi que de plus amples recherches sur le sujet. La variabilité biologique des êtres humains étant probablement bien supérieure à la variabilité des matériaux inanimés, qui ont apparemment fait l'objet d'une expérimentation poussée, il semble que les essais, limités à huit volontaires dont un seul présentait une tendance aux allergies, devraient se poursuivre et porter sur un nombre considérablement plus élevé de personnes connues comme prédisposées aux allergies. S'il est à présumer que, même dans ces conditions, des résultats favorables n'excluraient pas toute possibilité d'accident allergique, la situation serait néanmoins beaucoup plus satisfaisante qu'elle ne l'est actuellement. Le Dr Silberstein estime que, dans l'ensemble, une attitude très prudente doit être adoptée à l'égard du dichlorvos et qu'il faut différer la décision définitive sur la question. Le Dr OLGUIN (Argentine) rappelle que sa délégation avait jugé intéressant le système de désinsectisation automatique au dichlorvos et avait voté pour qu'il soit utilisé dès que possible. Cependant, elle croit aujourd'hui nécessaire de surseoir à cette mesure devant les risques d'effets toxiques et corrosifs qui ont été récemment mis en évidence. Pour soucieuse qu'elle soit de voir appliquer sans délai des décisions qui sont censées avoir été prises sur des bases scientifiques, la délégation argentine sait pertinemment que la recherche peut toujours apporter de nouveaux éléments d'appréciation amenant à réviser des notions antérieures. Le rapport du Directeur général indique une fois encore la nécessité d'un délai supplémentaire. Le Dr Olguin reste convaincu de l'efficacité d'une méthode tout à fait applicable, mais il estime que la prudence s'impose puisque les risques d'effets adverses n'ont pas été entièrement écartés. C'est pourquoi l'OMS devrait, à son avis, entreprendre des recherches pour dissiper au plus vite les craintes qui subsistent quant aux dangers susceptibles de menacer aussi bien l'homme que le matériel, sans parler de l'éventualité d'une résistance des insectes, qui serait à elle seule tout un problème. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) félicite l'OMS du travail qu'elle a accompli en collaboration avec l'OACI. Il croit savoir que les constructeurs des aéronefs les plus modernes et les plus grands conçoivent leurs modèles de façon qu'un dispositif de désinsectisation puisse être installé sans que ,l'on ait à transformer les plans. Il aimerait toutefois avoir l'avis du Secrétariat à ce sujet. D'autre part, comme nul n'ignore les dangers que présentent les aérosols pour l'homme, le Dr Sencer demande combien de bidons il faudrait pour désinsectiser un avion de la taille du Boeing 747. Le fait que la Commission discute aujourd'hui des problèmes de désinsectisation est en lui -même l'aveu que l'OMS a échoué dans un domaine fondamental de la santé publique. Au lieu d'avoir à s'occuper des nouvelles méthodes de désinsectisation, la Commission devrait pouvoir étudier les moyens de maintenir les ports et les aéroports à l'abri des insectes vecteurs d'importance épidémiologique si les aéroports étaient exempts de vecteurs, il n'y aurait aucun besoin de procéder à des désinsecti;

i

sations.

Le Dr ALDEA (Roumanie) note que la discussion a mis en lumière deux points sur lesquels les membres l'efficacité et la nocivité du dichlorvos. Pour le de la Commission ne sont pas tous d'accord premier point, il est clair que les études en cours doivent être complétées. Le second point présente les dangers pour l'homme et les effets sur le matériel. Le dernier élément, toutefois, un double aspect est peut -être d'une importance secondaire pour l'OMS étant donné que les constructeurs et les compagnies aériennes s'emploient à étudier l'action corrosive sur les matériaux. L'Organisation doit donc concentrer ses efforts sur la nocivité du produit pour l'homme et sur son efficacité contre les insectes. En Roumanie, on a observé un abaissement temporaire de la cholinestérase chez des travailleurs fréquemment exposés aux insecticides. Cette constatation est certainement d'une grande portée en ce qui concerne le personnel navigant, qui risque d'avoir des réactions aigues ou intenses. C'est pourquoi la délégation roumaine est tout à fait d'avis de retarder, comme il est suggéré dans le rapport du Directeur général, la date d'entrée en vigueur de la désinsectisation par vapeurs. ;

Le Dr GUEYE (Sénégal) tient à apporter deux précisions concernant l'usage du dichlorvos, car il estime qu'il faut ici beaucoup de prudence. Au Sénégal, oú le dichlorvos a été utilisé comme insecticide dans les maisons, on a constaté, comme ailleurs, une baisse d'activité de la cholinestérase chez les individus exposés, bien que l'on n'ait observé aucun signe clinique, Le Dr Gueye se joint donc aux membres de la Commission qui ont demandé instamment que l'emploi du dichlorvos pour la désinsectisation par vapeurs soit différé jusqu'à ce que l'on ait déterminé les normes techniques et les limites de toxicité du produit.

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En second lieu, le délégué du Sénégal pense qu'il conviendrait d'étudier le dichlorvos dans la perspective d'une résistance possible des insectes, même si le produit s'est révélé satisfaisant à cet égard pendant un temps donné. M. WRIGHT (service de la Biologie des vecteurs et de la Lutte antivectorielle) croit utile, pour répondre à certaines des questions qui ont été posées par les délégations, de replacer la question dans son contexte historique en rappelant les étapes qui ont conduit l'OMS à envisager l'emploi du diffuseur de dichlorvos. Au cours des années écoulées depuis qu'une méthode de désinsectisation aérienne a été mise au point pour la première fois, l'Organisation s'est efforcée de trouver un système qui soit efficace et sûr et qui - chose très importante - n'entrave pas le trafic international. On a essayé tout d'abord de traiter les aéronefs à l'arrivée, mais cela retardait les avions modernes. On a ensuite effectué des désinsectisations en vol, pour constater que, sauf dans le cas du dichlorvos, le procédé était inefficace. Enfin, on a tenté d'opérer au sol et à vide. Toutefois, les sérieuses objections soulevées par les compagnies aériennes elles -mêmes (vu le bref temps de rotation - 30 à 40 minutes qui leur est habituellement imparti) ont incité 1'Organisation à rechercher un autre système qui puisse satisfaire toutes les parties. C'est ainsi que l'on a conçu la méthode "cales enlevées ", comportant la diffusion d'un aérosol après la fermeture des portes et avant le décollage. Cette méthode s'est montrée efficace jusqu'à un certain point mais, comme il a été indiqué, certaines formulations incommodent des passagers, Après avoir étudié les conditions de sécurité pour l'homme au cours de recherches fort coûteuses, les laboratoires collaborateurs ont recommandé le système aujourd'hui en discussion. Les rapports du Comité d'experts des Insecticides mettent d'ailleurs en évidence l'importance considérable des travaux accomplis et apportent une réponse à quelques -unes des questions soulevées par les délégations. Tout d'abord, en ce qui concerne les effets psychologiques sur l'équipage, M. Wright rappelle que, là encore, c'est le Comité d'experts qui a approuvé l'emploi du dichlorvos) à la suite d'essais sur un grand nombre de volontaires, exposés pendant de longues périodes à de fortes doses du produit. Non seulement on a examiné leur état général, mais on a pesé les risques d'un abaissement de la cholines térase et procédé, en collaboration avec l'Administration fédérale de l'Aviation des Etats-Unis d'Amérique, à de nombreux tests psychologiques et physiologiques pour déterminer si l'exposition nuisait à l'efficience des pilotes. Aucun effet adverse n'a été observé. Des discussions avec les associations de pilotes n'ont amené que deux autres questions pouvait -il y avoir danger en haute altitude ? Y avait -il à craindre un effet cumulatif ? Des essais ont été effectués, dont les résultats sont mentionnés dans le rapport du Directeur général. S'il est vrai que les tests en haute altitude ont porté sur un nombre limité de volontaires, il n'en reste pas moins qu'aucune réaction fâcheuse n'a été décelée. On dispose, par ailleurs, de nombreuses données indiquant qu'il y a très peu de risques que l'homme accumule cet insecticide dans son organisme. A cet égard, il faut tenir compte du dosage, car dans bien des cas où ont été observés des effets adverses, tels qu'une baisse de la cholinestérase par suite de l'utilisation du produit dans des habitations ou des lieux publics, les doses étaient massives, alors que dans les aéronefs les quantités employées se chiffrent en microgrammes par litre d'air. On a ainsi calculé qu'il suffirait d'à peine plus d'un gramme de dichlorvos pour désinsectiser tout l'intérieur d'un avion aussi grand que le Boeing 707. Le Comité d'experts a également prêté une très grande attention aux possibilités d'action mutagène du dichlorvos pour en venir à la conclusion que toutes les données publiées jusqu'à présent ne modifiaient pas l'opinion exprimée dans son rapport. En ce qui concerne l'efficacité du dichlorvos, on ne peut plus la mettre en doute après huit années de recherches d'une ampleur considérable menées par l'OMS dans les conditions mêmes d'un aéronef en service. Quant à l'apparition d'une résistance, il ne faut pas oublier que la méthode a été conçue pour deux types de moustiques seulement, contre lesquels le dichlorvos n'est pas ordinairement utilisé aux fins de programmes généraux de lutte. Aedes aegyti et différentes espèces d'anophèles seront exposés au dichlorvos, mais il est fort douteux qu'ils acquièrent une résistance du fait de l'exposition dans un aéronef, de même que le cas est très improbable dans les aéroports et à leur voisinage pour les raisons indiquées. Du reste, l'Organisation cherche à créer artificiellement une résistance en exposant en laboratoire des populations de moustiques au dichlorvos afin de voir si, dans des conditions normales de pression, ce phénomène pourrait se produire. On n'a rien observé de tel jusqu'à :

présent.

1 Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn.,1967, N° 356.

COMMISSION B

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NEUVIEME SEANCE

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Il a été demandé si des compagnies aériennes ou des constructeurs pensaient installer le dispositif spécial requis dans les aéronefs avant que ceux -ci ne sortent de l'usine. M. Wright confirme qu'il en est bien ainsi. En fait, un certain nombre de compagnies attendent que l'Organisation prenne une décision définitive avant d'adopter des procédés routiniers de vaporisation. D'autres réservent leur décision jusqu'à ce que l'on se soit prononcé sur la possibilité de mettre au point une méthode de diffusion plus simple et moins coûteuse; d'autres encore attendent que l'on ait élaboré un système pour les petits avions, ou que l'on parvienne à une totale automatisation du système, puisqu'il s'agit en dernier ressort de concevoir un mécanisme à toute épreuve qui puisse satisfaire les services de quarantaine dans le monde entier. Touchant la quantité d'insecticide et la somme de travail nécessaires pour désinsectiser un aéronef de la taille du Boeing 747, M. Wright signale que l'on a procédé récemment à toute une série d'essais pour déterminer si certains des nouveaux pyréthroldes étaient plus efficaces que ceux qui sont actuellement en usage. Il a été constaté que le traitement par aérosols d'un Boeing 747 nécessitait quatre bidons d'environ 20 centilitres chacun, employés par quatre hôtesses. Quant aux effets psychologiques sur les passagers, le grand avantage du dichlorvos est qu'il est inodore et invisible. Les passagers n'ont donc même pas à savoir que l'on procède à tel moment à la désinsectisation de l'appareil. Au sujet des relations entre l'OMS et l'OACI, M. Wright dit que le concours de cette dernière organisation a été l'un des grands motifs d'encouragement au cours des deux années écoulées et que l'OACI a montré un vif intérêt pour les aspects tant techniques que chimiques du problème. Lorsque les résultats de toutes les recherches seront disponibles, ils seront examinés par l'OMS et par le Comité de Navigabilité de l'OACI, qui les étudiera en détail du point de vue de la sécurité aérienne, et un document commun sera soumis à une prochaine Assemblée de la Santé. Si les deux organisations adoptent alors le dispositif, il appartiendra à l'OACI de s'assurer qu'il ne présente, une fois installé, aucun risque pour l'appareil et à l'OMS de vérifier qu'il ne met pas en danger les passagers et les membres de l'équipage. Le Dr CAYLA (France) remercie le représentant du Secrétariat des réponses détaillées qu'il a données aux questions qui avaient été posées, mais il voudrait revenir sur le problème de l'apparition éventuelle d'une résistance au dichlorvos. Pour tous les insecticides, on est passé par une période d'euphorie où l'on croyait une résistance impossible. Puis, lorsque le phénomène a été observé chez la mouche domestique et chez Culex, on a persisté à penser que Aedes et les anophèles y échapperaient. Or tel n'a pas été le cas. De plus, le Dr Cayla s'étonne de ce que M. Wright ait pu dire que le dichlorvos n'était employé qu'à l'intérieur des aéronefs, puisque ce produit est largement commercialisé et utilisé dans les habitations pour détruire les insectes domestiques. C'est du reste à cette occasion - croit -il - que l'on a pu observer la résistance de Musca domestica et de Culex au dichlorvos. Sans vouloir jouer les prophètes de malheur, le Dr Cayla tient à souligner que, si l'on ne peut affirmer que Aedes et les anophèles deviendront nécessairement résistants à leur tour, il n'en est pas moins indispensable de pousser plus avant les recherches sur la question. Il faut certes espérer que le dichlorvos est absolument sans danger pour les aéronefs comme pour les passagers et l'équipage, mais il serait grave que ce produit se révèle aussi tout à fait inoffensif pour les vecteurs eux -mêmes. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) se joint aux délégués qui ont incité à la prudence. Malgré l'optimisme du représentant du Directeur général qui a dit, en substance, que tous les problèmes techniques, psychologiques et médicaux étaient pratiquement résolus, les enseignements que l'on a pu tirer en URSS de l'application d'insecticides montrent la nécessité d'étudier les faits plus avant, ce que confirment du reste les interventions d'autres délégués, de celui de la France en particulier. Il serait tout à fait déraisonnable de prendre une décision hâtive. C'est pourquoi la délégation soviétique se prononce pour le renvoi de la question à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Des renseignements plus précis pourront être alors fournis sur tous les points qui ont été soulevés. Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

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La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général relatif aux études qui se poursuivent sur le système de désinsectisation par vapeurs; Se félicitant des efforts faits pour résoudre les problèmes techniques qui se posent; et Notant que le rapport final ne sera pas disponible avant que la série d'essais en cours ne soit achevée, DECIDE que la date d'entrée en vigueur du système de désinsectisation par vapeurs sera encore 1. retardée jusqu'à ce que les essais soient achevés et les problèmes techniques résolus; et 2.

REITERE la recommandation adressée aux Etats Membres dans la résolution WHA23.58 et tendant à ce que, pendant la période intérimaire, la méthode de désinsectisation "cales enlevées" et la désinsectisation par aérosols à l'arrivée au sol soient les méthodes agréées pour la désinsectisation des aéronefs et que les administrations sanitaires mettent tout en oeuvre pour que, pendant cette période intérimaire, la méthode "cales enlevées" soit appliquée d'une manière efficace.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.1

La séance est levée à 12 h.35.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.36.

DIXIEME SEANCE

Lundi 17 mai 1971, 14 h.40 Président :

Dr S. BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine)

1.

ETUDE ORGANIQUE SUR LES SERVICES DE DOCUMENTATION MEDICALE OFFERTS AUX ETATS MEMBRES

Ordre du jour, 3.9.1

Le PRESIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter la question. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, indique qu'à sa quarante- septième session le Conseil exécutif a été saisi de renseignements de base fournis par le Secrétariat au sujet de l'étude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres. Le Conseil a estimé qu'étant donné la complexité du sujet, il faudrait plus d'un an pour mener à bien cette étude et qu'un groupe de travail devrait être chargé d'étudier la question en détail et de faire rapport au Conseil. Le groupe de travail a étudié les documents déjà préparés, mais il a estimé qu'ils n'étaient pas suffisants pour permettre au Conseil d'achever l'étude organique. Il a donc été recommandé de demander à l'Assemblée de la Santé d'accorder une année de plus au Conseil exécutif pour finir son étude et d'inviter les membres du groupe de travail et du Conseil à envoyer, au cours de cette période, des observations sur le document établi par le Secrétariat. En outre, les membres du groupe de travail soumettraient au Secrétariat une liste de questions à poser aux Etats Membres sur l'utilité que présentent pour eux les services de documentation médicale offerts par l'OMS. Le Secrétariat rédigerait ensuite un nouveau projet d'étude qu'il soumettrait à l'examen du groupe de travail, après quoi celui -ci ferait rapport à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif, en sorte que l'étude pourrait être présentée à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé en mai 1972. La résolution EB47.R48 du Conseil exécutif contient un projet de résolution que le Conseil recommande à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter.

En l'absence d'observations, le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif Décision dans la résolution EB47.R48 est approuvé.1 :

2.

PROCHAINE ETUDE ORGANIQUE

Ordre du jour, 3.9.2

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle que le Conseil a été saisi de ce point en application de la résolution WHA9.30 par laquelle l'Assemblée avait décidé que le sujet des études organiques serait choisi au moins un an à l'avance. Tout en tenant compte du fait qu'il avait lui -même recommandé de prolonger d'un an le délai d'achèvement de l'étude en cours, le Conseil exécutif a décidé qu'il était souhaitable de choisir un deuxième sujet pour l'étudier simultanément. Il a examiné plusieurs sujets suggérés par le Directeur général, à savoir portée des systèmes d'information dans les activités de l'OMS, rôle des sciences de gestion dans l'administration de la santé publique et emploi des ordinateurs dans les programmes de l'OMS - ainsi qu'un autre sujet proposé par un membre du Conseil méthodes pour promouvoir le développement des services de santé de base. Dans sa résolution EB47.R49, il a recommandé à l'Assemblée de la Santé de choisir le dernier de ces sujets pour l'étude organique et de prier le Conseil de faire rapport sur cette étude à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; il a aussi établi un projet de résolution en ce sens à l'intention de l'Assemblée de la Santé. : :

Décision En l'absence d'observations, le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB47.R49 est approuvé.2 :

3.

APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU RAPPORT SUR LES CONSEQUENCES FINANCIERES DU PROGRAMME POUR L'OMS :

Ordre du jour, 3.16

Le Dr IZMEROV, Sous -Directeur général, rappelle l'importance que les Etats Membres ont toujours attachée à l'approvisionnement public en eau. La résolution la plus récente sur cette question est la résolution WHA23.36 dans laquelle l'Assemblée de la Santé a, une fois de plus, souligné l'importance de l'approvisionnement en eau pour la santé des populations, recommandant aux Etats Membres d'intensifier

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.37. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.38. - 513 2

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

leurs efforts en vue d'identifier les problèmes d'approvisionnement public en eau, en tant que première étape essentielle pour l'élaboration de programmes nationaux dans ce domaine et priant le Directeur général d'intensifier l'assistance fournie aux Etats Membres à cet égard et de faire rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sur les conséquences financières du programme pour l'OMS. Dans son rapport, le Directeur général a décrit le rythme actuel de développement de l'approvisionnement en eau des zones urbaines et des zones rurales. Il est apparu, cependant, que ce rythme ne serait pas assez rapide pour satisfaire les espérances des gouvernements et des populations au cours de la deuxième décennie pour le développement. L'Organisation se trouve donc devant l'alternative suivante soit continuer, avec les ressources dont elle dispose, à fournir aux Etats Membres toute l'assistance possible, soit accélérer son programme d'assistance en accroissant substantiellement les ressources financières qu'elle lui consacre, c'est -à -dire en donnant la priorité dans son programme à la réalisation des objectifs de la deuxième décennie pour le développement en ce qui concerne l'approvisionnement en eau. Le Directeur général a exposé dans son rapport les répercussions financières du programme pour l'OMS et l'accroissement des dépenses de l'OMS jusqu'en 1980. En conclusion, le Dr Izmerov rappelle à la Commission que la deuxième décennie pour le développement connaît déjà des difficultés pour ce qui touche au programme d'approvisionnement en eau. Il ne fait aucun doute que, si les Etats Membres veulent atteindre les objectifs fixés pour la décennie, ils devront intensifier considérablement leurs efforts, et que l'accélération du programme aura des incidences financières pour l'OMS. :

Le Dr GUEYE (Sénégal) se félicite des progrès qui ont été accomplis dans l'exécution du projet d'approvisionnement en eau de Dakar et des environs réalisé avec l'aide du PNUD /FS. Il est cependant apparu depuis peu, et surtout depuis qu'a éclaté la pandémie de choléra, qu'il faudrait maintenant se concentrer de plus en plus sur l'approvisionnement en eau des zones rurales. A cet égard, le Sénégal aurait besoin de l'assistance de l'OMS, surtout pour obtenir les services d'ingénieurs sanitaires l'approvisionnement en eau des zones rurales pose en effet des problèmes très différents de ceux que l'on rencontre dans les zones urbaines, et il est parfois très difficile de trouver des solutions. C'est ainsi, par exemple, que l'on a essayé la chloration de l'eau des puits; mais si la qualité de l'eau s'est trouvée effectivement améliorée, ce résultat n'a duré que quelques heures. Le Gouvernement du Sénégal espère qu'avec les installations dont on est en train de doter Dakar et ses environs, il sera possible de maîtriser rapidement les épidémies de maladies d'origine hydrique, en particulier de choléra, mais il craint que l'on ne puisse faire de même dans les zones rurales à moins que des plans adéquats d'approvisionnement en eau ne soient établis d'urgence pour ces zones. Le Dr Gueye demande donc que l'on entreprenne une étude de l'approvisionnement en eau dans les secteurs ruraux de l'Afrique. :

Le Dr ADESUYI (Nigéria) félicite le Directeur général pour les plans tels qu'ils sont décrits dans son rapport. Le Gouvernement du Nigéria est soucieux d'assurer un bon approvisionnement en eau tant aux collectivités rurales qu'aux collectivités urbaines. Dans les zones urbaines, le réseau de distribution d'eau devient rapidement insuffisant en raison du rythme sans précédent de l'industrialisation, de sorte que l'on connaît actuellement de graves pénuries d'eau même dans des secteurs où l'approvisionnement était naguère suffisant. Le Dr Adesuyi se félicite donc de voir que l'OMS offre ses services pour exécuter des études préinvestissement qui permettront d'attirer des capitaux intérieurs et étrangers et de les investir dans les installations d'approvisionnement en eau des zones rurales et urbaines. Il espère que le Nigéria pourra bénéficier de ces services pour améliorer l'approvisionnement en eau des zones urbaines en cours d'industrialisation rapide. Au Nigéria, 80 % de la population vit cependant dans les campagnes et il est indispensable de doter les zones rurales non seulement d'une alimentation en eau, mais d'autres services fondamentaux, tels que l'électricité, afin d'y retenir les travailleurs ruraux et empêcher l'exode des populations vers les villes. Le Dr Adesuyi exprime l'espoir que cet objectif pourra être atteint avec l'aide de l'OMS, du PNUD et d'autres institutions. Le Dr BAIDYA (Népal) reconnaît, comme les délégués qui ont pris la parole avant lui, l'importance de l'approvisionnement en eau potable et de l'évacuation hygiénique des eaux usées pour la lutte contre les maladies infectieuses et la réduction de la mortalité infantile. Le Gouvernement népalais envisage de mettre en place, avec l'aide du PNUD, des systèmes de distribution d'eau potable et des réseaux d'égouts dans le Grand Kathmandou et à Bhaktapur, pour desservir au total une population de 500 000 personnes. Les installations actuelles ont été construites il y a à peu près un siècle pour une population d'environ 80 000 personnes. La situation de l'approvisionnement en eau s'est améliorée en 1967 grâce à l'aménagement d'une nouvelle source d'eau réalisé avec l'assistance - fort appréciée - du Gouvernement de l'Inde. Des études préinvestissement en vue de la construction d'un système de distribution d'eau et d'un réseau d'égouts se poursuivent actuellement avec l'assistance de l'OMS et du PNUD et doivent se terminer en 1973. Le Gouvernement de l'Inde, assisté de l'OMS et du FISE, aide le Népal à mettre sur pied des

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petites installations d'approvisionnement public en eau et il a déjà fourni une assistance pour l'approvisionnement en eau de cinq autres villes. Le Gouvernement népalais s'efforce, avec l'aide du FISE, d'alimenter en eau les villages plus importants, et les panchayats locaux participent aussi à l'exécution

des projets. Au nom de son gouvernement, le Dr Baidya remercie de leur aide toutes les institutions internationales et leur demande de continuer à prêter leur concours. Le Dr CIMICKY (Tchécoslovaquie) déclare que sa délégation s'est toujours intéressée aux problèmes de l'approvisionnement public en eau dans le monde, en particulier dans les pays en voie de développement, car la Tchécoslovaquie elle -même ne possède pas asseYz de ressources en eau pour faire face à ses besoins futurs. Au cours de la décennie écoulée, le Gouvernement a multiplié ses efforts pour assurer à la population un approvisionnement suffisant en eau et il a créé un certain nombre d'institutions chargées de s'occuper systématiquement de tous les aspects du problème de l'eau de boisson et de l'eau nécessaire à divers usages. La Tchécoslovaquie est bien connue parmi les Etats Membres de l'OMS pour avoir un grand nombre de spécialistes de l'approvisionnement en eau et de l'hydroéconomie. C'est après la Seconde Guerre mondiale que des centres de recherche et des bureaux d'études modernes, des instituts universitaires et tout un réseau de laboratoires de contrôle de la qualité de l'eau ont été créés en Tchécoslovaquie pour assurer le contrôle de la qualité de l'eau et la surveillance de tout le système d'approvisionnement. La Tchécoslovaquie a également élaboré ses propres normes pour l'approvisionnement public en eau, normes qui sont appliquées sur toute l'étendue du territoire national. Les autorités sanitaires tchécoslovaques sont disposées à faire profiter l'OMS de toute l'expérience et des connaissances qu'elles ont acquises en matière de normes, de contrôle et de surveillance de la qualité de l'eau. Le Dr NCHINDA (Cameroun) souscrit à ce qu'a dit le délégué du Nigéria au sujet de l'importance de l'approvisionnement en eau des zones rurales et des zones urbaines, notamment au sujet des problèmes qui se posent lorsque l'industrialisation et l'urbanisation rapides rendent insuffisante la capacité des réseaux de distribution d'eau des zones urbaines. Le Cameroun connaît les mêmes 'difficultés. Le Gouvernement du Cameroun attache donc une attention particulière à l'extension des réseaux de distribution d'eau dans les villes et à l'amenée d'eau sous canalisations dans les zones rurales. Le Cameroun a récemment reçu un prêt de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement pour l'agrandissement du réseau d'alimentation en eau de deux grandes villes. Il a aussi reçu une importante assistance technique à titre bilatéral pour l'approvisionnement en eau des zones rurales, notamment des Gouvernements du Canada et de la Suisse. Toutefois, ces efforts ne sont pas encore suffisants et il reste de très vastes zones, surtout dans les campagnes, où l'eau dont disposent les populations n'est pas potable mais provient uniquement de puits, de cours d'eau ou de fleuves pollués. Le troisième plan quinquennal de développement du pays fait une très large place aux approvisionnements en eau de bonne qualité dans les grands centres urbains, où les réseaux existants doivent être agrandis, ainsi que dans les collectivités rurales importantes, qui groupent plus de 85 % des habitants du pays. Le Ministère de la Santé a recommandé que l'on investisse des fonds très importants dans ces travaux, mais le problème du financement continue à se poser. Le Gouvernement du Cameroun pense qu'il devrait pouvoir compter sur un maximum de coopération et d'assistance de la part des organisations internationales pour l'approvisionnement en eau, car l'eau est un élément indispensable pour la vie humaine, et l'OMS devrait donc pouvoir placer le programme d'approvisionnement en eau parmi ses activités prioritaires. Le Dr Nchinda invite donc instamment la Commission à recommander à l'Assemblée de la Santé de se prononcer pour un programme accéléré. Il a aussi constaté avec plaisir que l'Organisation pourrait apporter une plus grande aide pour l'exécution d'études préinvestissement relatives à l'approvisionnement public en eau, et le Gouvernement camerounais espère pouvoir bénéficier de cette aide. L'OMS ne doit cependant pas se contenter d'apporter une assistance pour la mise en place des installations; elle doit aussi s'occuper de la formation du personnel nécessaire à leur fonctionnement. Le Dr OLGUIN (Argentine) joint sa voix à celle des délégués qui, avant lui, ont souligné l'importance de l'approvisionnement public en eau. Dans toutes les Régions, des programmes sont en cours et, dans les Amériques, on s'est fixé pour objectif d'alimenter en eau 50 % de la population rurale d'ici 1980. Ces programmes seront certainement très onéreux, surtout si l'on choisit la solution idéale du branchement dans chaque habitation; la Région des Amériques vient d'obtenir une importante contribution financière de la Banque interaméricaine de Développement. L'OMS a un rôle fondamental à jouer aussi bien pour l'exécution des études préinvestissement que pour la mise en oeuvre ultérieure des projets, et elle peut s'en acquitter en foúrnissant des services consultatifs et en s'occupant de la formation. Ce dernier aspect devrait d'ailleurs être mis en avant dans le programme de l'Organisation, étant donné la pénurie actuelle de techniciens et d'ingénieurs spécialisés dans l'approvisionnement en eau. Il importe aussi d'obtenir l'assistance d'organismes internationaux de financement, en raison du volume des dépenses à long terme afférentes à la réalisation du programme, pour laquelle il est indispensable que toutes les parties intéressées oeuvrent en commun à tous les échelons, celui de la nation,

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de la province, de la localité et de la collectivité. L'expérience a montré que les programmes qui sont entrepris avec la participation de la collectivité donnent les meilleurs résultats et contribuent le plus à accroître la proportion de la population desservie. Le Professeur PRAWIRANEGARA (Indonésie) rappelle qu'au cours de la discussion générale sur le Rapport annuel du Directeur général, sa délégation a déjà souligné l'importance du rôle que le Gouvernement de l'Indonésie attribue à l'approvisionnement en eau de bonne qualité pour la promotion de la santé et de la situation sociale et économique de la population. Consciente, cependant, des limitations financières qui interviennent en ce domaine, en particulier pour l'approvisionnement en eau des zones urbaines en Indonésie, elle a noté avec intérêt qu'au cours de la deuxième décennie pour le développement, l'OMS envisage d'engager un montant total d'environ US $26 millions en neuf ans pour réaliser un programme accéléré d'assistance qui devrait permettre aux Etats Membres d'atteindre les objectifs fixés en matière d'approvisionnement dans le même laps de temps. Il faut espérer que les négociations qui se déroulent actuellement avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement et l'Association internationale de Développement auront pour résultat d'augmenter les ressources de l'Organisation et d'accroître sa capacité d'aider les Etats Membres à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau des zones urbaines. Au nom de son gouvernement, le Professeur Prawiranegara remercie le Gouvernement australien de l'assistance bilatérale qu'il a accordée à son pays pour l'approvisionnement en eau des zones urbaines. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) demande si, depuis la distribution du rapport du Directeur général, de nouveaux renseignements ont été reçus sur l'évolution des négociations avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement. Il note dans ce rapport qu'il faudrait au total 136 fonctionnaires supplémentaires pour assurer l'exécution d'un programme accéléré, alors que 19 nouveaux postes seulement sont prévus pour 1972. Il semble qu'il serait extrêmement important d'obtenir l'aide de quelque organisme extérieur, telle la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, pour permettre à l'OMS de progresser vers les buts très utiles qui sont exposés dans le rapport. Etant donné l'apport financier considérable qui serait requis pour l'exécution du programme accéléré, le délégué des Etats -Unis pense que l'on parviendrait plus facilement à convaincre les organismes bailleurs de fonds de l'utilité des programmes d'approvisionnement public en eau si les ministères de la santé veillaient à faire inclure ces programmes dans les demandes d'assistance adressées au PNUD et, ce faisant, indiquaient avec précision quels sont les problèmes de santé que ces programmes sont destinés à atténuer.

Le Dr CASTILLO (Venezuela) s'associe au délégué de l'Argentine pour souligner l'importance du sujet et la valeur de la coopération des institutions financières et techniques. Cependant, il ne suffit pas de construire des installations plus ou moins coûteuses selon l'importance de la population à desservir; il faut encore convaincre les habitants d'utiliser le nouveau système d'approvisionnement et non les anciens points d'eau contaminés, qu'il leur arrive de préférer. Il faut aussi prendre des dispositions pour assurer l'entretien des installations. La meilleure solution consiste à affecter en permanence un personnel qualifié, rémunéré par la collectivité des usagers; à défaut d'une telle mesure, on risque de perdre l'investissement initial ou d'encourir des frais inutiles pour des réparations. Au Venezuela, un système qui a donné de bons résultats dans la pratique, en particulier dans les collectivités rurales de moins de 5000 habitants, consiste à créer un conseil administratif, généralement composé de trois personnes, dont le médecin de la santé rurale qui relève du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale; c'est ce conseil qui perçoit les taxes destinées à couvrir la rémunération du personnel et l'entretien des installations et qui supervise le personnel responsable du service. Le Dr FAKHRO (Bahrein) déclare qu'on observe à Bahrein une augmentation assez continue de la salinité des eaux d'alimentation, ce qui représente une menace, non seulement pour le développement agricole du pays, mais aussi pour l'approvisionnement en eau de boisson. Le Gouvernement de Bahrein envisage donc sérieusement d'entreprendre le dessalement de l'eau et espère que la première phase des études sera terminée en 1975. Les organisations du système des Nations Unies s'étant engagées à s'occuper de l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de l'extension des réseaux d'alimentation au cours de la deuxième décennie pour le développement, le représentant de Bahrein aimerait savoir ce que l'OMS fera pour aider à résoudre le problème de la salinité des eaux. Il n'en ignore pas la complexité et pense que sa ,solution dépend essentiellement de l'amélioration de la technologie du dessalement. Il serait heureux de connaître le point de vue du Secrétariat sur ce point. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) ne conteste pas l'importance du programme ni la nécessité de lui accorder-un rang élevé de priorité. Selon le projet de programme et de budget pour 1972 (Actes officiels N° 187), les crédits alloués au programme sont passés de quelque US $95 000 en 1970 à US $103 000 en 1972. Or, il est indiqué dans le rapport du Directeur général qu'un programme accéléré représenterait pour l'OMS un accroissement de dépenses dont le montant total serait de US $908 500 en 1972. Il se demande d'où viendra cet argent et si l'on disposera du personnel nécessaire pour intensifier le programme dans la mesure prévue en 1972.

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Le Dr STREET (Jamaïque) dit que s'il y a dans la Région des Amériques des pays, y compris la Jamaïque, qui ont dépassé les objectifs fixés pour la première décennie pour le développement, il semble que certains d'entre eux y soient parvenus uniquement sur le plan des installations réalisées, mais non quant à la qualité de l'eau distribuée, qui est un sujet d'inquiétude. Le délégué de la Jamaïque remercie le FISE et l'OMS des efforts qu'ils ont déployés en commun pour aider son gouvernement et, rappelant l'inquiétude que les maladies d'origine hydrique ont suscitée en 1970 à la Jamaïque, il remercie l'Organisation d'aider son pays à organiser des séminaires sur la qualité de l'eau. Etant donné l'importance de l'eau pour la santé publique et la participation étroite et bienvenue de l'OMS aux travaux de la décennie hydrologique internationale, le Dr Street craint que les objectifs fixés pour l'approvisionnement en eau des zones rurales au cours de la deuxième décennie pour le développement ne soient trop modestes et qu'ils ne se répercutent sur la programmation par pays établie par le PNUD ainsi que sur les relations avec les banques et les autres institutions qui s'occupent des études technico- économiques préalables à l'amélioration quantitative et qualitative de l'approvisionnement en eau. En conclusion, le délégué de la Jamaïque se déclare satisfait de l'accent mis sur l'approvisionnement public en eau et souhaite qu'à l'avenir la documentation destinée aux éventuels bailleurs de fonds soit rendue plus persuasive. M. TAYLOR (Libéria) dit que l'approvisionnement en eau potable des zones urbaines et rurales figure parmi les activités de développement prioritaires du Gouvernement du Libéria. Il est encourageant de voir que l'OMS peut faire appel à des sources internationales de financement pour étendre son assistance aux Etats Membres et l'on doit insister pour que les pays en voie de développement se fixent des objectifs compatibles avec ceux de la deuxième décennie pour le développement. Le Dr GEORGIEVSKI (Yougoslavie) déclare que son pays est un pays en voie de développement, qui compte plus de 20 millions d'habitants et de nombreux problèmes, y compris des problèmes d'approvisionnement en eau. En Yougoslavie comme dans quelques autres pays en voie de développement, un grand nombre de travailleurs sont partis sans leur famille travailler dans des pays plus développés. Ils paient des impôts dans ces derniers pays tandis que leur famille, demeurée dans le pays en voie de développement, y consomme sans produire et profite de services dont le coût est supporté par les travailleurs qui n'ont pas quitté le territoire national. On peut donc se demander s'il ne serait pas possible de négocier avec les pays développés d'accueil un arrangement aux termes duquel ces derniers rembourseraient une certaine proportion des impôts qu'ils ont perçus des travailleurs, ce remboursement pouvant prendre la forme d'une contribution plus importante aux programmes d'approvisionnement public en eau réalisés dans le pays d'origine des travailleurs. Mme ABRAHAM (Ethiopie) constate que de nombreux pays en voie de développement n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour résoudre le problème de l'approvisionnement en eau potable de leur population et elle invite l'OMS et le FISE à accroître leur assistance dans ce domaine. Le Dr HELLWA (République Arabe Unie) indique que si une forte proportion de la population de son pays, dans les villes comme dans les zones rurales, est alimentée en eau de bonne qualité provenant de sources souterraines, de nombreux habitants du delta du Nil ne disposent que d'eau de surface chlorée. Il fait siennes les remarques du délégué de la Jamaïque concernant l'importance du contrôle de la qualité de l'eau pour l'approvisionnement public en eau. La chloration de l'eau n'est pas une garantie de salubrité, puisque certains micro -organismes survivent à ce traitement. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas), se référant au problème fondamental du financement de l'approvisionnement public en eau, pense que si des garanties étaient données par les pays développés, les pays en voie de développement pourraient obtenir plus facilement les fonds nécessaires pour accélérer leurs programmes. Les remarques du délégué de la Yougoslavie, pour pertinentes qu'elles soient dans une large mesure, ne tiennent pas compte du fait que les travailleurs saisonniers envoient une grande partie de leur salaire à leur famille restée dans le pays d'origine.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime qu'il faudrait se préoccuper davantage des activités de recherche se rapportant à l'approvisionnement public en eau. Il ne pense pas tant aux problèmes techniques posés par la construction des systèmes de distribution d'eau et à l'étude des sources d'eau qu'à l'étude de la qualité de l'eau et à la poursuite des recherches en vue de l'établissement de normes applicables à l'eau. Celles -ci devraient tenir compte de la situation géographique, des conditions locales, de la contamination bactérienne et de la composition chimique de l'eau, ainsi que d'un certain nombre d'autres aspects auxquels les instituts de recherche de différents pays, y compris l'URSS, s'intéressent actuellement. En Union soviétique, de nombreux instituts et laboratoires de recherche, et même une académie spéciale, sont chargés d'étudier ces questions. A cet égard, il est indispensable de déterminer quel type de consultants il faut envoyer aux gouvernements pour leur donner des avis sur des problèmes particuliers; dans la plupart des pays, on a le plus souvent recours à des ingénieurs sanitaires, mais la délégation soviétique pense qu'il faudrait faire appel également

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à des médecins de la santé publique, car le problème de l'approvisionnement en eau est étroitement lié à la qualité de l'eau de boisson, laquelle relève plutôt de la santé que du génie sanitaire. L'aspect le plus complexe du programme d'approvisionnement en eau tient à son financement. L'OMS fait certes des efforts pour résoudre ce problème mais, comme l'indique le rapport du Directeur général, le montant total des dépenses que l'OMS devrait engager pour un programme accéléré d'assistance visant à permettre au pays d'atteindre les objectifs fixés pour l'approvisionnement en eau dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement ne représente que 0,29 % des coûts estimatifs de construction. Même si les ressources consacrées par l'Organisation au programme étaient multipliées plusieurs fois, elles seraient encore bien trop limitées pour exercer une action quelque peu importante. Le fait que les ressources mises à la disposition de l'OMS par le Programme des Nations Unies pour le Développement et par d'autres organismes tendent à diminuer ne doit pas être perdu de vue. Le Professeur Lysicin attire l'attention des membres de la Commission sur l'avant- dernier paragraphe de la section du rapport qui traite des "Conséquences financières pour l'OMS", où les ministères de la santé sont instamment invités à faire le nécessaire pour que les projets d'approvisionnement public en eau soient inclus dans les programmes d'assistance aux pays établis par le PNUD, car ce serait là un des meilleurs moyens de résoudre le problème du financement. Enfin, le délégué de l'URSS tient à souligner, sans vouloir analyser les causes de cette situation, que la plupart des projets d'approvisionnement public en eau sont concentrés, jusqu'à présent, dans certaines parties du monde. Or, à son avis, les demandes formulées par les pays d'Afrique et d'Asie du Sud -Est en vue d'obtenir une assistance accrue sont justifiées, car ces pays n'ont pas moins besoin que d'autres d'entreprendre des projets d'approvisionnement en eau. Le Dr GEORGIEVSKI (Yougoslavie) fait observer, en réponse au délégué des Pays -Bas, que les travailleurs saisonniers sont imposés dans les pays où ils travaillent sur le montant de leur revenu net, quelle que soit la proportion de ce revenu qu'ils envoient à leurs familles restées dans le pays d'origine alors que, pour sa part, ce dernier pays ne peut percevoir d'impôts directs sur ces familles. Il semble donc que les pays qui sont impliqués dans des situations de ce genre pourraient signer entre eux des accords en vertu desquels une partie des impôts perçus sur les travailleurs saisonniers pourrait être versée au pays d'origine. Le Dr IZMEROV, Sous -Directeur général, répond à quelques -unes des questions soulevées au cours de la discussion. L'accroissement des dépenses de l'OMS pour 1972, estimé à US $908 500, auquel a fait allusion le délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du-Nord, n'est pas imputé sur le budget ordinaire. Il représente plutôt des voeux et des espoirs. Cet argent pourrait provenir de n'importe quelle source, par exemple des banques de développement et du compte spécial pour l'approvisionnement public en eau. Il existe au Siège de l'OMS un service spécial chargé de la planification préinvestissement, qui aide les pays à faire des études menant à la formulation de projets bancables, et le Programme des Nations Unies pour le Développement peut aussi apporter aux pays une aide de même ordre.

Le délégué du Venezuela a raison de souligner que l'éducation sanitaire de la population joue un grand rôle dans l'approvisionnement public en eau. L'Organisation a déjà très souvent sollicité et obtenu la participation de la population pour l'exécution de projets d'approvisionnement en eau des zones rurales. Elle a également organisé un séminaire dans la Région africaine sur la manière d'approvisionner une population en eau. En réponse à l'observation du délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, le Dr Izmerov précise que l'une des tâches de l'OMS consiste à faire des recommandations sur la qualité de l'eau de boisson et qu'elle a déjà publié des normes européennes et internationales applicables à l'eau de boisson. Les travaux dans ce sens doivent se poursuivre. Répondant au délégué de Bahrein qui a demandé ce que l'OMS faisait en ce qui concerne le dessalement de l'eau, le Sous -Directeur général indique que l'Organisation patronne un projet de recherche dont le but est de juger de la qualité de l'eau dessalée du point de vue de la santé publique. L'Organisation accepte avec plaisir l'offre faite par le délégué de la Tchécoslovaquie de mettre à sa disposition des experts pour l'exécution de projets d'approvisionnement en eau. Le Dr CAYLA (France) se demande s'il est opportun de faire des emprunts en s'adressant à des sources extrabudgétaires pour 1972. Un emprunt doit être remboursé et les charges financières que cela entrai nerait seraient lourdes. La constitution du capital nécessaire pour financer les projets d'approvisionnement public en eau requiert de l'ingéniosité et de l'imagination. Le délégué de la France voudrait savoir comment le financement pourra être assuré. Le Dr IZMEROV, Sous -Directeur général, précise que certaines des sources envisagées sont indiquées dans la résolution WHA23.36, qui recommande aux Etats Membres de tirer pleinement parti de l'aide qui peut être obtenue auprès d'organismes multilatéraux et bilatéraux.

Le PRESIDENT informe la Commission que le Rapporteur prépare sur la question un projet de résolution qui lui sera présenté ultérieurement (voir le procès -verbal de la onzième séance, section 4).

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DIXIEME SEANCE

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4.

RAPPORT ANNUEL DU COMITE MIXTE DE LA CAISSE COMMUNE DES PENSIONS DU PERSONNEL DES NATIONS UNIES POUR 1969

Ordre du jour, 3.20.1

M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant la question, déclare que le rapport annuel du Comité mixte de la Caisse pour 1969 a été soumis à la vingt -cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il a donc ainsi été mis à la disposition des gouvernements. La seule mesure que l'Assemblée mondiale de la Santé doive prendre consiste à prendre note du rapport; aussi la Commission voudra -t -elle peut -être adopter le projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de l'état des opérations de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, tel qu'il apparaît dans le rapport du Comité mixte de la Caisse pour 1969 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général.

Décision 5.

:

Le projet de résolution est approuvé.

1

NOMINATION DE REPRESENTANTS AU COMITE DES PENSIONS DU PERSONNEL DE L'OMS

Ordre du jour, 3.20.2

Le PRESIDENT déclare que la Commission doit désigner un membre et un membre suppléant pour faire partie du Comité des Pensions du Personnel pendant trois ans. Conformément à la pratique établie, elle les choisira parmi les membres du Conseil exécutif. Il invite la Commission à proposer des candidatures. Le Dr DE CONINCK (Belgique) propose de nommer les membres du Conseil exécutif désignés par le Gouvernement de la Trinité -et- Tobago et par le Gouvernement de la Thailande. En l'absence d'autres nominations, le PRESIDENT déclare que le nom des deux Etats Membres qui viennent d'être désignés sera inséré dans un projet de résolution sur lequel l'Assemblée sera appelée à se prononcer.2 6.

CHOIX DU PAYS OU DE LA REGION OU SE TIENDRA LA VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE

Ordre du jour, 3.6

Présentant la question, le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, rappelle qu'aux termes de l'article 14 de la Constitution, dont il donne lecture, l'Assemblée doit choisir le pays ou la Région dans lequel se tiendra sa prochaine session annuelle. M. FURTH, Sous -Directeur général, informe la Commission qu'aucune invitation n'a été reçue; la Commission voudra donc peut -être recommander à l'Assemblée que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé soit tenue en Suisse.

Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Vu les dispositions de l'article 14 de la Constitution relatives au choix du pays ou de la Région oú se tiendra la prochaine Assemblée mondiale de la Santé, DECIDE que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé aura lieu en Suisse. Décision 7. :

Le projet de résolution est approuvé.3 Ordre du jour, 3.19.1 et 2.5

COORDINATION AVEC L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, LES INSTITUTIONS SPECIALISEES ET L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE QUESTIONS DE PROGRAMME; ET STRATEGIE A ADOPTER DANS LE DOMAINE DE LA SANTE PENDANT LA DEUXIEME DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT :

Le PRESIDENT rappelle aux membres de la Commission que, sur la recommandation du Bureau, l'Assemblée a décidé que le point 2.5 de l'ordre du "Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement" (point proposé par le Gouvernement de la

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.39. Le projet de résolution suivant a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.40 La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement de la Trinité -et- Tobago est nommé membre du Comité des Pensions du Personnel de l'OMS, et que le membre du Conseil désigné par le Gouvernement de la Thailande est nommé membre suppléant, ces nominations étant valables pour une période de trois ans. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.41. 3

2

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Suède), serait examiné en même temps que le point 3.19, "Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique ". Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, se référant aux décisions prises par le Conseil à sa quarante- septième session au sujet de trois importantes questions de programme, indique que le Conseil a étudié le rapport du Directeur général sur le programme d'action commune à entreprendre avec la FAO pour préparer une méthodologie et des critères à utiliser dans les opérations de surveillance des zoonoses et d'évaluation des programmes de lutte contre ces maladies, rapport qui avait été demandé par les résolutions WHA22.35 et EB45.R4. Le Conseil exécutif a estimé que cette question méritait un examen plus détaillé et, dans sa résolution EB47.R44, il a décidé de renvoyer l'examen de cette question à sa quarante- neuvième session. Lorsqu'il a examiné le projet de programme et de budget pour 1972, le Conseil exécutif était saisi d'un rapport du Directeur général concernant le programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires et les activités connexes de l'OMS, conformément à la demande qu'il avait lui -même formulée à sa quarante cinquième session.' Dans ce rapport, le Directeur général appelait l'attention sur les activités de l'OMS en matière de protection des denrées alimentaires, exécutées directement ou par l'intermédiaire du programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires, et notamment sur celles qui touchent aux additifs alimentaires et aux résidus de pesticides; il soulignait aussi l'intérêt, pour les autorités sanitaires, d'une action internationale dans le domaine de la prévention et de la détection des effets nuisibles provoqués par les polluants chimiques du milieu. Les débats au sein du Conseil ont fait ressortir l'importance que les gouvernements attachent à ces activités, non seulement pour l'élaboration de législations nationales, mais également pour la protection de la santé publique, ainsi que la nécessité pour l'Organisation de continuer à agir aussi rapidement et efficacement que possible dans ce domaine. Le Directeur général a présenté au Conseil un rapport détaillé sur les décisions prises par des organismes du système des Nations Unies qui avaient des incidences directes sur l'activité de l'Organisation et appelaient un examen particulier du Conseil. Dans sa résolution EB47.R60, le Conseil a pris note du rapport du Directeur général et a exprimé sa satisfaction de ce que l'Organisation coopère de plus en plus avec l'Organisation des Nations Unies, les autres institutions spécialisées et l'AIEA, ainsi qu'avec des programmes des Nations Unies tels que le FISE, le Programme alimentaire mondial et le PNUD, en vue d'atteindre des objectifs communs. Il a également prié le Directeur général de poursuivre ses efforts dans ce sens. Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination et de l'Evaluation, présentant le rapport du Directeur général sur la coordination avec d'autres organisations - Organisation des Nations Unies, institutions spécialisées et Agence internationale de l'Energie atomique - rappelle que ce rapport a déjà été soumis au Conseil exécutif, qui en a pris note. Le volume même de ce rapport montre bien que les résolutions de l'Assemblée générale qui appellent une action complémentaire ou concertée des membres du système des Nations Unies, et en particulier des institutions spécialisées, sont de plus en plus nombreuses. Sur environ cent résolutions concernant le programme qui ont été adoptées par le Conseil économique et social et l'Assemblée générale, plus de la moitié intéressent directement l'OMS ou requièrent sa coopération sous une forme ou une autre. Le Dr Bellerive évoque ensuite les trois grandes parties du rapport qui, avec le Rapport annuel du Directeur général, dresse un vaste tableau des activités de coordination, passées et futures, de l'OMS Reprenant un certain nombre de points traités dans le rapport, il rappelle que l'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif ont passé en revue les mesures prises par l'Organisation pour participer à l'élaboration de la stratégie de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Le texte intégral de la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie est annexé au rapport. Les prolongements de l'action prévue pour cette décennie sont vastes et d'autres documents soumis à l'Assemblée mentionnent cette entreprise commune. En outre, la question dont le Gouvernement de la Suède a proposé l'examen (point 2.5 de l'ordre du jour) mettra certainement en évidence d'autres aspects du problème. Le Dr Bellerive appelle ensuite l'attention de la Commission sur un document de travail, qui a été distribué pour l'examen du point 2.2.3 de l'ordre du jour et qui contient les observations de quelques -uns des organismes du système des Nations Unies sur le projet de programme et de budget de l'OMS pour 1972. Conformément à un accord conclu l'année précédente au sein du Comité administratif de Coordination et approuvé par le Conseil économique et social, ces observations ont été transmises à toutes les organisations du système des Nations Unies dont les programmes sont en quelque façon affectés par les activités qu'envisage l'OMS qui, de son côté, a fait connaître ses propres observations sur les projets de programme et de budget d'autres organisations. En outre, les organes directeurs des institutions spécialisées ont été invités à envisager la possibilité d'entreprendre des études sur l'utilisation du personnel de leurs secrétariats, et les chefs des secrétariats de ces institutions ont été invités à prendre toutes les dispositions possibles pour assurer une utilisation maximale du personnel. Le Directeur général a informé la Commission, au cours de la présente session, des initiatives 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 190, chapitre II, paragraphe 162, et appendice 16.

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qu'il a prises à cet égard au cours des deux dernières années. Un certain nombre d'améliorations et de modifications ont été apportées à la structure du Secrétariat en vue d'atteindre ces objectifs. Les organismes du système des Nations Unies ont porté de plus en plus d'attention, au cours des dernières années, au problème des protéines. L'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif ont été régulièrement tenus au courant des activités, sans cesse plus importantes, du Groupe consultatif des Protéines. Cet organe est toujours placé sous le patronage conjoint de l'OMS, de la FAO et du FISE, mais sa composition a été élargie - elle comprend maintenant d'autres membres du système, notamment l'Organisation des Nations Unies elle -même - et, à l'avenir, il servira de groupe consultatif pour la question des protéines auprès de l'ensemble du système des Nations Unies. Le Directeur général a poursuivi les consultations avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies sur toutes les questions relatives aux protéines, conformément aux termes de la résolution WHA22.56, et il a pris des dispositions pour renforcer la collaboration de l'OMS avec d'autres membres du système en vue de développer et d'améliorer l'utilisation des ressources en protéines. Le Secrétaire général de.l'Organisation des Nations Unies a réuni un groupe d'experts indépendants qui ont été chargés de préparer un rapport concis sur le problème des protéines afin de donner effet à la résolution 2684 (XXV) de l'Assemblée générale; le Directeur général avait préparé un document de base à l'intention de ce groupe d'experts et il s'est fait représenter à sa réunion. Le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé seront tenus au courant de l'évolution de cette question. Le problème de l'assistance en cas de catastrophe naturelle reçoit aussi une attention croissante de la part de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS ainsi que d'autres organisations directement intéressées. Devant l'ampleur de certaines catastrophes récentes, l'Organisation des Nations Unies a été amenée à reconsidérer le rôle qu'elle peut jouer en de semblables circonstances. Le Directeur général a participé à l'élaboration d'un rapport que le Secrétaire général présentera au Conseil économique et social lors de sa session de juillet 1971. Pour respecter l'esprit de la résolution WHA23.41, le Directeur général a soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies un mémorandum préliminaire sur les droits de l'homme et le progrès scientifique et technique. Ce mémorandum a été ultérieurement examiné par la Commission des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies, à sa vingt- septième session, et il a été bien accueilli. D'autres consultations ont eu lieu depuis, à la suite desquelles le Directeur général de l'OMS et le Directeur général de l'UNESCO sont convenus que les deux organisations apporteraient conjointement leur patronage à une table ronde sur les progrès de la biologie et de la médecine et sur leurs prolongements sociaux et éthiques, table ronde qui sera organisée par le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales en juin 1972. La Commission des Droits de l'Homme a exprimé le voeu que lui soit présenté, dans deux ans environ, un nouveau document qui examinerait en détail, à la lumière des progrès scientifiques et techniques, un certain nombre de problèmes sanitaires liés à la protection des droits de l'homme. Se référant aux pays et peuples coloniaux et à l'apartheid, le Dr Bellerive souligne que le Directeur général a tenu, pour l'information de l'Assemblée de la Santé, à reproduire le texte intégral ou de larges extraits des résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies qui invitent l'OMS à coopérer avec l'Organisation des Nations Unies pour aider les réfugiés des territoires coloniaux d'Afrique et qui demandent aux institutions spécialisées de soutenir les peuples qui luttent pour se libérer du régime colonial et d'élaborer - avec la collaboration active de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) et, par l'entremise de celle -ci, avec les mouvements nationaux de libération - des programmes concrets visant à aider les peuples des territoires mentionnés, en particulier les peuples des régions libérées desdits territoires. Depuis longtemps déjà, l'Organisation collabore efficacement avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, lui apportant systématiquement son concours lorsque celui -ci est demandé; elle a ainsi pris part à des missions, fourni des avis sur l'état sanitaire et les conditions d'hygiène dans les camps installés pour les réfugiés des territoires coloniaux d'Afrique et participé, dans la mesure des ressources dont elle disposait, à l'octroi de bourses d'études ou à d'autres programmes d'enseignement et de formation. Toutes les demandes présentées jusqu'ici par le Haut Commissariat ont été entièrement satisfaites. Le Directeur général exprime le voeu que l'Assemblée de la Santé lui fournisse des directives sur la conduite à tenir à l'égard de certains problèmes et il réaffirme son désir de prendre toutes les mesures possibles pour répondre aux voeux du Conseil économique et social et de l'Assemblée générale des Nations Unies en ce qui concerne la décolonisation et l'apartheid. Comme le Conseil exécutif n'a pu examiner le rapport du Directeur général que quelques jours, il en a pris note et l'a transmis à l'Assemblée de la Santé pour qu'elle l'examine plus à fond. Deux des demandes exprimées concernent plus spécialement l'assistance aux mouvements de libération nationale et la possibilité d'assurer, là où c'est nécessaire et opportun, la participation des chefs des mouvements de libération des territoires coloniaux de l'Afrique aux conférences, séminaires et autres réunions régionales. Pour certaines des questions mentionnées dans les dernières résolutions de l'Organisation des Nations Unies, l'OMS s'est mise en rapport avec l'OUA afin d'obtenir des renseignements complémentaires. Le rapport du Directeur général mentionne également la création d'un corps de volontaires des Nations Unies, question que le Conseil a examinée brièvement à sa quarante- septième session. Ce projet

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d'emploi de volontaires, qui est encore à sa phase initiale, a été placé sous la responsabilité du Directeur du PNUD. Le nombre des projets soutenus par l'OMS qui sont approuvés par le Conseil d'administration du PNUD a été modifié à la suite des décisions prises par ce conseil à sa session de janvier 1971. L'OMS a maintenant été désignée comme agent d'exécution pour 47 projets sur un total de 1363 projets approuvés; de ce fait, elle s'est vu confier la responsabilité de fonds s'élevant au total à US $41 500 000 au titre de l'élément Fonds spécial, soit 3,17 % de l'ensemble du programme de l'élément Fonds spécial, et non 3,5 %, chiffre communiqué à la quarante- septième session du Conseil exécutif. La participation de l'OMS a toujours été relativement modeste, et elle pourrait devenir plus importante si l'on reconnaissait davantage le role de la santé dans le développement général des pays. L'adoption de nouvelles procédures est envisagée au sein du PNUD et le Conseil d'administration a été invité à présenter un nouveau projet de statuts à l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de 'sa vingt- sixième session qui s'ouvrira en septembre 1971 ou à une session ultérieure. Pour l'examen du point 3.19.2 de son ordre du jour, l'Assemblée de la Santé est saisie d'un rapport sur l'étude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement, rapport qui avait déjà été présenté au Conseil exécutif et qui donne des renseignements de base complets sur la question. La dernière partie du rapport du Directeur général rend brièvement compte de la coopération entre l'OMS et quelques autres institutions spécialisées et l'AIEA. L'Assemblée de la Santé sera certainement intéressée par les renseignements concernant le renforcement récent de la coopération avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, notamment dans les domaines de l'utilisation des ressources en eau, de l'évacuation des matières usées et des aspects sanitaires des problèmes de population. Le Dr STREET (Jamaïque) se félicite de noter que la coopération entre l'OMS et les autres organisations du système des Nations Unies s'intensifie. La délégation de la Jamaïque souscrit pleinement à la résolution EB47.R60, dans laquelle le Conseil exécutif a exprimé sa satisfaction à l'égard de cette évolution. Il ne fait aucun doute que le monde entre dans une décennie extrêmement importante et il était particulièrement opportun de procéder à une étude de la capacité du système des Nations Unies. Il convient de rappeler que cette décennie a également été désignée comme la décennie du désarmement. Il est essentiel d'établir une liaison entre la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et la décennie du désarmement et de prendre des mesures efficaces pour coordonner les initiatives pertinentes qui seront prises par les organismes du système des Nations Unies. On devra s'efforcer par tous les moyens de soutenir les activités de planification à l'échelon national afin d'assurer à toutes les populations un niveau de vie aussi élevé que possible. Conformément aux objectifs qu'elle s'est donnés, l'OMS a un rôle unique à jouer dans le cadre des plans pour la nouvelle décennie. Elle peut faire beaucoup pour faire prévaloir le bon sens dans le monde et elle se doit de saisir toutes les occasions qui lui sont offertes d'agir en ce sens. Des ressources qui sont actuellement dépensées pour des armements pourraient être orientées vers des réalisations économiques et sociales et, en premier lieu, affectées à des projets sanitaires. Il importe de définir plus exactement ce que l'on entend par progrès. Puisque le Directeur général devra présenter un rapport à l'Assemblée générale de 1973, le moment est venu de chercher à définir, dans ce contexte, les moyens de libérer des ressources nouvelles et de susciter des motivations plus agissantes pour faire droit aux besoins essentiels dans le domaine de la santé. Une description logique de la situation serait d'une aide substantielle pour toutes les négociations. Se fondant sur ces considérations, et conjointement avec les délégations de la Barbade, de l'Inde, de l'Indonésie, du Kenya, de Malte, du Pakistan, du Samoa -Occidental, de la Sierra Leone, et de la Trinité -et- Tobago, la délégation de la Jamaïque propose l'adoption du projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA17.45 de mars 1964, par laquelle l'Assemblée mondiale de la Santé priait l'Organisation des Nations Unies d'insister auprès de la Conférence du Comité des Dix -Huit Puissances sur le Désarmement pour que celle -ci examine attentivement et rapidement les propositions qui lui ont été soumises et qui recommandent l'affectation des ressources libérées par les réductions des budgets militaires à des projets visant à développer économiquement et socialement tous les pays et toutes les régions profondément touchées par la pauvreté et par le sousdéveloppement, ce qui leur permettrait d'atteindre un état de complet bien -être physique, mental et social; Rappelant en outre la résolution 1026 (XXXVII) adoptée le 11 août 1964 par le Conseil économique et social sur les conséquences économiques et sociales du désarmement et, plus particulièrement, sur l'affectation à des besoins pacifiques des ressources libérées par le désarmement, et dans laquelle le Conseil se félicite de ce qu'un accord soit intervenu entre le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et les directeurs généraux des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique en vue d'une coopération dans la préparation de toutes les études relatives à des programmes de travail concertés; et

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DIXIEME SEANCE

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Rappelant, d'une part, la résolution 2602 E (XXIV) adoptée le 16 décembre 1969 par l'Assemblée générale, qui déclare la décennie commençant en 1970 décennie du désarmement et qui recommande qu'on envisage d'utiliser une partie substantielle des ressources libérées à la suite des mesures prises dans le domaine du désarmement pour promouvoir le développement économique des pays en voie de développement, et en particulier leur progrès scientifique et technique, ainsi que, d'autre part, la résolution 2626 (XXV) adoptée le 24 octobre 1970 par l'Assemblée générale au sujet de la stratégie internationale du développement, qui dispose qu'il doit y avoir un lien étroit entre la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et la décennie du désarmement; Prenant note de la résolution 2685 (XXV) adoptée le 11 décembre 1970 par l'Assemblée générale au sujet des conséquences économiques et sociales du désarmement, qui prie les Etats Membres, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique, ainsi que d'autres organismes des Nations Unies, de communiquer au Secrétaire général leurs observations et recommandations, afin que celui -ci puisse, après consultation d'un groupe d'experts, présenter un rapport à ce sujet à l'Assemblée générale de 1973 par l'intermédiaire du Conseil économique et social; Inquiète de la prolifération continue des armements dans le monde et de l'importance des ressources et des investissements qui sont engagés dans cette voie; Considérant le grand nombre des, projets de développement intéressant la santé qui ne peuvent être exécutés faute de ressources; Notant que le prochain programme général de travail de l'Organisation mondiale de la Santé s'ouvre en 1973, année au cours de laquelle le Secrétaire général doit faire à l'Assemblée générale des Nations Unies le rapport ci- dessus mentionné; et Consciente de l'opportunité d'encourager la collaboration internationale dans toutes les activités susceptibles de favoriser la paix, la justice, le progrès et la prospérité, et d'assurer l'avènement d'un monde plus stable et plus sûr où les peuples de toutes les nations puissent vivre en harmonie, PRIE le Directeur général a) de collaborer avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies dans l'exécution du plan d'action défini par la résolution 2685 (XXV) de l'Assemblée générale; et à cette fin b) d'entreprendre au moment approprié une étude des moyens par lesquels les ressources dégagées par des mesures progressives de désarmement pourraient être utilisées pour renforcer les activités nationales et internationales dans le domaine de la santé. :

Le Dr Street fait observer que les auteurs du projet de résolution se sont abstenus de demander expressément au Directeur général de présenter un rapport distinct à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif, ce qui en fait aurait été souhaitable, car le Directeur général sera déjà occupé à préparer le rapport qui lui a été demandé par la résolution de l'Assemblée générale et il pourra donc informer l'Assemblée de la Santé de l'état d'avancement de ce travail. Le Professeur SAI (Ghana) déclare que la question à l'examen appelle une étude approfondie. Se fondant sur sa propre expérience, le Professeur Sai tient à souligner - étant l'un des experts consultés par le Secrétaire général pour préparer la stratégie internationale du développement - que, dans le domaine de la nutrition comme dans tous les domaines, toute initiative des organismes du système des Nations Unies doit être soutenue par un effort parallèle à l'échelon national. En raison des buts humanitaires qu'elle s'est fixés, l'OMS, en sa qualité de membre du système des Nations Unies, a le devoir de donner effet à la résolution de l'Assemblée générale relative à l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux par les institutions spécialisées et les organismes internationaux du système des Nations Unies. Le Professeur Sai a déjà eu l'occasion de souligner que les activités sanitaires, dans l'ensemble de l'Afrique et plus particulièrement dans certaines régions, ne pourront être totalement coordonnées que si les services techniques offerts par l'OMS sont en harmonie avec les réalités politiques exprimées par l'OUA. C'est pourquoi la délégation du Ghana a préparé, conjointement avec les délégations du Nigéria et de la Zambie, un projet de résolution que la Commission voudra bien examiner et qui pose deux questions parfaitement claires. Tout d'abord, l'Assemblée souhaite -t -elle que des consultations aient lieu avec l'OUA au sujet de l'assistance que l'OMS pourrait apporter, dans sa sphère de compétence, aux mouvements africains de libération par l'intermédiaire de l'OUA ? Et, en second lieu, l'Assemblée de la Santé souhaite -t -elle que des consultations aient lieu avec l'OUA sur la possibilité d'assurer la participation de représentants des mouvements de libération aux conférences, séminaires et autres réunions régionales organisés par l'OMS en Afrique ? Sans vouloir entrer dans des considérations politiques, la délégation du Ghana exprime le voeu que l'Assemblée de la Santé répondra affirmativement à ces questions. (Voir la suite du débat dans le procès- verbal de la onzième séance, section 5.)

La séance est levée á 17 h.30.

ONZIEME SEANCE

Mardi 18 mai 1971, 9 h.10 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

EXAMEN DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1972

Ordre du jour, 3.3 Ordre du jour, 3.3.1

Réunions constitutionnelles

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, dit qu'en ce qui concerne les prévisions budgétaires pour les réunions constitutionnelles, le Conseil n'a aucune observation à ajouter à celles qui figurent aux pages 26 et 27 des Actes officiels N° 190. Aucun poste régulier n'étant prévu au titre des sections de la résolution portant ouverture de crédits qui concernent ces réunions, les montants indiqués ne sont pas modifiés par l'augmentation des traitements des catégories professionnelles et supérieures. Décision :

Les prévisions budgétaires pour les réunions constitutionnelles sont approuvées. Ordre du jour, 3.3.2

Services administratifs

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, précise qu'à la suite de l'examen des prévisions budgétaires relatives aux services administratifs, y compris les services communs, auquel il a procédé, le Conseil n'a aucune observation particulière à formuler. Décision :

Les prévisions budgétaires pour les services administratifs sont approuvées. Ordre du jour, 3.3.3

Autres affectations

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, n'a aucune remarque spéciale à faire au nom du Conseil en ce qui concerne la section 8 (Bâtiment du Siège Remboursement des prêts). Aucun poste régulier n'étant prévu au titre de cette section, les montants indiqués ne sont pas modifiés par l'augmentation des traitements des catégories professionnelles et supérieures. :

Décision

:

Les prévisons budgétaires pour les autres affectations sont approuvées. Ordre du jour, 3.3.4

Texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'après avoir examiné le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1972 (Actes officiels N° 190, pages 89 -91), le Conseil a recommandé à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver, pour cette résolution, un texte différent de celui qui est proposé dans les Actes officiels N° 187 aux pages 14 et 15. Les modifications recommandées intéressent la partie II de la résolution qui, jusqu'à présent, comprenait trois Mise en oeuvre du programme, Bureaux régionaux et Comités d'experts. Il est proposé de la sections subdiviser désormais en sept nouvelles sections Maladies transmissibles, Hygiène du milieu, Services de santé publique, Protection et promotion de la santé, Enseignement et formation professionnelle, Autres activités et Bureaux régionaux. Le Conseil estime que l'adoption de cette formule marquerait un progrès vers une présentation des activités de l'OMS davantage axée sur le programme, le Directeur général restant habilité à opérer entre les sections des virements jusqu'à concurrence de 10 %. La nouvelle section 9 ( "Autres activités ") couvrirait les grandes catégories d'activités telles que biologie, pharmacologie et toxicologie, maladies non transmissibles et statistiques sanitaires, ainsi que celles des activités qu'on peut difficilement classer sous l'une des grandes rubriques du programme et pour lesquelles des crédits sont prévus dans le budget aux titres suivants Bureaux des Sous -Directeurs généraux, Bureau de la Science et de la Technologie, Recherche en épidémiologie et en informatique, Bureau des Publications et Traductions, Coordination et évaluation, et Services communs. Les autres sections nouvelles correspondent aux grandes rubriques suivantes du programme Maladies transmissibles, Hygiène du milieu, Services de santé publique, Protection et promotion de la santé, Enseignement et formation professionnelle. Chacune d'elles indiquerait le montant total des prévisions afférentes aux diverses activités groupées sous la rubrique pertinente dans le projet de programme et de budget. Les catégories d'activités entre lesquelles se subdivise chaque grande rubrique pourraient, bien entendu, varier de temps à autre selon l'évolution technique et les besoins de l'Organisation. Tout changement de ce genre serait mentionné dans le projet annuel de programme et de budget. : : : :

Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) est en faveur du nouveau texte que le Conseil exécutif a proposé pour la résolution après une longue et minutieuse étude. Cette formule lui parait de nature à renseigner davantage les Etats Membres sur le programme et à assurer plus de souplesse dans l'exécution - 524 -

COMMISSION B

:

ONZIEME SEANCE

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de celui -ci, sans empêcher le Directeur général de lancer de nouvelles activités et d'opérer des virements lorsque les priorités dans le domaine de la santé l'exigeront. Son adoption représenterait un pas en avant dans la bonne direction et ne rendrait pas le budget complexe au point de nuire à une gestion efficace.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie, lui aussi, la proposition dont la Commission est saisie. Soulignant l'importance de la nouvelle subdivision de la partie II ( "Programme d'exécution "), il exprime l'espoir que le Conseil exécutif et le Directeur général poursuivront l'oeuvre si heureusement entreprise à la quarante- septième session du Conseil; on pourrait, en effet, chercher à détailler encore plus et à mieux renseigner encore sur les dépenses prévues par l'OMS au titre du programme d'exécution. Comme l'indique le paragraphe 41 à la page 90 des Actes officiels N° 190, certains membres du Conseil ont préconisé une subdivision plus poussée de la partie II de la résolution afin de préciser la nature de l'aide fournie par l'Organisation, ou au moins de distinguer nettement entre l'assistance directe aux gouvernements et les autres services dispensés. Selon le même paragraphe, il a été demandé que la répartition des crédits entre ces deux formes d'aide fasse l'objet d'un tableau spécial joint à la résolution. Si le Professeur Lisicyn comprend bien le passage pertinent du rapport du Conseil, le Directeur général ne s'est pas opposé à cette demande. Or le tableau souhaité ne figure pas dans le document de travail qui contient le texte recommandé par le Conseil exécutif pour la résolution portant ouverture de crédits. La délégation soviétique est d'avis que ce tableau devrait être présenté. A ce propos, le Professeur Lisicyn appelle l'attention sur le paragraphe C du projet de résolution, grâce auquel il serait plus facile au Directeur général d'opérer des virements entre les sections de la partie II. Le DIRECTEUR GENERAL dit que si l'on compare le projet de résolution reproduit à la page 14 des Actes officiels N° 187 à celui qui figure à la page 90 des Actes officiels N° 190, on verra que le premier lui laisserait une plus grande possibilité d'agir avec souplesse. Lors de la discussion au Conseil exécutif, il a reconnu que le moment était venu où s'imposait une subdivision de la section "Mise en oeuvre du programme" de la partie II, certains gouvernements estimant que les montants à virer éventuellement d'une autre section à celle -ci étaient trop considérables pour que le Directeur général prenne seul la décision. L'opinion personnelle du Directeur général est que la nouvelle formule représente une amélioration et lui permettrait suffisamment de souplesse dans l'exécution. Cependant, au cours de la discussion au Conseil, il a été suggéré de diviser la section considérée en trois sous "Assistance directe aux gouvernements" et "Autres services sections, avec pour chacune deux colonnes dispensés au titre du programme ". Le Directeur général a alors fait observer au Conseil que, si cette suggestion était adoptée, les possibilités de souplesse se trouveraient réduites encore plus - trop, à son avis. En outre, cela transformerait de façon très sensible l'aspect de la résolution portant ouverture de crédits à laquelle les délégations étaient habituées et qui ne donnait qu'un chiffre global pour la section "Mise en oeuvre du programme ". En réponse au délégué de l'URSS qui vient d'évoquer la question, le Directeur général se réfère au paragraphe 41 de la page 90 des Actes officiels N° 190. Comme le précise le paragraphe 42, le Directeur général, après un nouvel échange de vues au Conseil, s'est engagé, non à joindre une annexe ou un appendice à la résolution portant ouverture de crédits, mais à inclure à l'avenir dans le projet annuel de programme et de budget un tableau indiquant la répartition des fonds entre les activités menées au titre du programme à l'échelon central, y compris la recherche, et les activités dans les pays. Les rubriques de ce tableau pourraient être modifiées en fonction de l'évolution de la situation. :

M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), le Projesseur AUJALEU (France) et le Dr DE CONINCK (Belgique) se déclarent en faveur du texte de résolution recommandé par le Conseil exécutif.

Le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972 Décision recommandé par le Conseil exécutif est approuvé. :

M. FURTH, Sous -Directeur général, donne lecture des chiffres que la Commission a approuvés et qui seront transmis à la Commission A dans le deuxième rapport de la Commission B à cette commission pour être insérés dans la résolution portant ouverture de crédits.1 2.

DEUXIEME RAPPORT A LA COMMISSION A Le PRESIDENT soumet à la Commission le projet de deuxième rapport de la Commission à la Commission A.

Décision 1

:

Le rapport est adopté (voir page 587).

Le projet de résolution portant ouverture de crédits, tel qu'il a été complété par la Commission A à sa douzième séance (voir page 398), a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de cette commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.42.

526

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

3.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 586). :

4.

APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU RAPPORT SUR LES CONSEQUENCES FINANCIERES DU PROGRAMME POUR L'OMS (suite de la dixième séance, section 3)

Ordre du jour, 3.16

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution que le Rapporteur a établi à la suite de la discussion à la séance précédente, et qui est conçu comme suit :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général intitulé "Approvisionnement public en eau - Rapport sur les conséquences financières du programme pour l'OMS"; Considérant le rythme actuel du développement de l'approvisionnement en eau des zones urbaines et des zones rurales, l'actuel programme OMS d'assistance aux Etats Membres, les objectifs proposés pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et les conséquences financières de l'adoption d'un programme accéléré destiné à atteindre ces objectifs; et Notant avec satisfaction les rythmes croissants de l'assistance fournie par le Programme des Nations Unies pour le Développement en vue d'études de préinvestissement concernant la production de projets acceptables tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines, et l'augmentation pour la construction des prêts - de sources internationales, régionales et bilatérales d'approvisionnements en eau, PREND NOTE du rapport du Directeur général en reconnaissant que la mise en oeuvre du programme 1. accéléré proposé dans le rapport aiderait considérablement les gouvernements à atteindre leurs objectifs nationaux au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; RECOMMANDE aux Etats Membres 2. d'envisager d'aborder les problèmes des approvisionnements en eau urbains et ruraux i) suivant l'approche rationnelle exposée dans le rapport du Directeur général; que les ministères de la santé continuent à jouer leur rôle directeur dans la promotion ii) et la stimulation de mesures tendant à améliorer les programmes d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts; que, dans les plans nationaux de développement économique et dans la programmation par iii) pays au titre du PNUD et d'autres formes d'assistance, il soit pleinement tenu compte des besoins en matière d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts; PRIE le Directeur général 3. de continuer à attribuer une haute priorité à l'assistance aux pays Membres en voie de i) développement pour améliorer leurs approvisionnements en eau, tant urbains que ruraux, notamment en ce qui concerne la formation de personnel; d'intensifier les efforts tendant à promouvoir les activités de recherche et de déveii) loppement qui conduisent à la mise au point de méthodes plus efficientes et plus économiques pour la planification, la conception et l'exploitation des réseaux d'approvisionnement public en eau, tant urbains que ruraux; de continuer à aider les Etats Membres à dégager et à utiliser toutes les sources iii) possibles d'assistance technique et financière afin de leur permettre d'atteindre leurs objectifs nationaux d'amélioration des approvisionnements publics en eau, tant urbains que ruraux, au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; de faire rapport sur la situation à l'Assemblée mondiale de la Santé. iv) :

:

Le Professeur AUJALEU (France) approuve quant au fond le projet de résolution. Malheureusement, la forme, en français, laisse beaucoup à désirer. Il prie donc le Secrétariat d'établir une nouvelle version française. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, promet que le nécessaire sera fait. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) suggère de remplacer au paragraphe 2.ii) du dispositif les mots "... que les ministères de la santé continuent à jouer leur rôle directeur ..." par "... que les départements qui ont des responsabilités en matière de santé continuent à déployer des efforts ... ". Dans bien des cas, en effet, l'approvisionnement public en eau ne relève pas du Ministère de la Santé qui ne saurait jouer un rôle directeur à cet égard.'

Le Dr BAIDYA (Népal) et le Dr HASAN (Pakistan) appuient l'amendement proposé par le délégué du Royaume -Uni car, dans leurs pays, ce n'est pas le Ministère de la Santé qui s'occupe de l'approvisionnement public en eau.

COMMISSION B

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ONZIEME SEANCE

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Selon le Dr SILBERSTEIN (Israël), ce qu'on souhaite, c'est que les autorités sanitaires prennent l'initiative de stimuler l'amélioration de l'approvisionnement public en eau. Ce faisant, elles assumeront un rôle directeur, même si la responsabilité de la planification et de l'exécution technique des programmes ne leur incombe pas. Le Professeur SAI (Ghana) partage l'opinion qui vient d'être exprimée. Au cours de la discussion qui a abouti à l'établissement du projet de résolution, il a été souligné que les autorités sanitaires devraient invoquer des arguments relatifs à la santé et à la maladie pour convaincre les responsables de la nécessité d'agir rapidement en matière d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts. Il importe de maintenir l'idée qu'un rôle consultatif et directeur revient aux autorités sanitaires. Peut -être les délégations du Royaume -Uni et de la France pourraient -elles se concerter pour améliorer la rédaction du projet de résolution. Le Dr STREET ( Jamaique) est du même avis que les délégués d'Israel et du Ghana. Le problème qui se pose tient à ce que l'importance réelle d'un bon approvisionnement en eau est mal comprise dans de nombreux pays à cause de la dispersion des responsabilités concernant les divers programmes d'adduction d'eau et de construction d'égouts. Le paragraphe 2.ii) du dispositif correspond exactement à ce que l'on tente de faire à la JamaYque.

Le SECRETAIRE a pris note des observations formulées par les délégations. Il suggère d'élaborer officieusement un amendement tenant compte de toutes les opinions exprimées. Le PRESIDENT déclare que la discussion reprendra lorsque la version révisée du projet de résolution sera prête (voir procès -verbal de la douzième séance, section 2). 5.

COORDINATION AVEC L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, LES INSTITUTIONS SPECIALISEES ET L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE QUESTIONS DE PROGRAMME; ET STRATEGIE A ADOPTER DANS LE ATOMIQUE DOMAINE DE LA SANTE PENDANT LA DEUXIEME DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT (suite de la dixième séance, section 7) :

Ordre du jour, 3.19.1 et 2.5

Le PRESIDENT rappelle qu'à la séance précédente deux projets de résolutions ont été présentés, l'un par le délégué de la JamaYque, l'autre par celui du Ghana. Il invite le délégué de la Suède à en présenter un troisième relatif au point 2.5 de l'ordre du jour. Le Professeur REXED (Suède) se réfère à la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies proclamant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement à dater du ler janvier 1971 et adoptant, pour cette décennie, une stratégie internationale du développement. Le Gouvernement suédois estime que cette résolution met au pied du mur le système des Nations Unies dans son ensemble et les Etats Membres en leur offrant la possibilité de collaborer à une entreprise d'importance internationale. La stratégie internationale qui a été définie fournit un cadre meilleur que celui qui existait jusqu'alors pour les activités du système des Nations Unies et des gouvernements intéressés; elle contribuera probablement à l'intensification de l'action menée sur les plans national et international pour résoudre les problèmes que connaît actuellement le monde. On trouve, d'ailleurs, énoncés dans le texte pertinent, des principes généraux dont l'application permettra de suivre systématiquement les progrès accomplis, d'identifier les échecs et leurs causes et de recommander, selon le besoin, de nouvelles mesures ou de nouveaux objectifs. L'OMS a aidé l'Organisation des Nations Unies à déterminer les objectifs sanitaires de la décennie. La résolution WHA22.55 a indiqué les priorités mondiales à respecter pour la promotion de la santé et le rapport que le Directeur général a présenté à la quarante- septième session du Conseil exécutif relate ce qui a été fait pour assurer dans le domaine considéré la coopération avec d'autres organisations. Au paragraphe 18) c) de la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies se trouve mentionné l'objectif suivant :

"Chaque pays en voie de développement devrait élaborer un programme de santé cohérent pour prévenir et traiter les maladies et pour relever le niveau général de santé et d'hygiène." Il conviendrait d'élaborer un schéma de stratégie sanitaire impliquant une étroite coopération aux échelons national et régional en plus de celle qui existe déjà à l'échelon international. Le Gouvernement suédois souligne la nécessité de continuer à rechercher l'instauration d'une planification réaliste à long terme tant pour les pays que pour les Regions, en vue d'utiliser au mieux les ressources financières disponibles. Les aspirations qu'exprime la décennie pourront être satisfaites si les activités prioritaires reçoivent l'attention qu'elles méritent, si les efforts sont concentrés et coordonnés, et si les pays en voie de développement se montrent eux -mêmes résolus à remplir les obligations que leur impose la stratégie. L'Assemblée de la Santé a toujours insisté sur les liens entre la santé et le développement économique et social. Tout porte à croire qu'en mettant au point et en perfectionnant une stratégie sanitaire, l'Organisation contribuera à améliorer la stratégie d'ensemble pour le développement économique

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et social général. Le Gouvernement suédois attribuant une importance primordiale aux facteurs sociaux dans toute stratégie, il considère aussi comme primordial le rôle à jouer par l'OMS. Les buts principaux qu'on doit se proposer pour l'élaboration et la planification des activités de l'OMS, ainsi qu'aux fins du processus d'évaluation inhérent à la conception même de la décennie, peuvent s'énoncer comme a) analyser la situation dans les pays en voie de développement et identifier les principaux suit obstacles, tant internes qu'externes, au progrès socio- économique; b) faciliter l'application de la stratégie et élargir les secteurs d'entente et d'accord; c) promouvoir une approche intégrée touchant les efforts nationaux et internationaux en vue du développement socio- économique; d) assurer au sein du système des Nations Unies des possibilités de discussions sur les politiques de développement; et e) stimuler l'intérêt du public pour le développement. Les pays qui, comme la Suède, s'intéressent beaucoup à l'assistance aux pays en voie de développement, jugent de la plus haute importance que les énergies, les connaissances et les moyens financiers consacrés aux programmes de développement soient utilisés de manière optimale. Ils sont aussi très favorables à la suggestion selon laquelle (paragraphe 43 de la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies) chaque pays économiquement avancé devrait s'efforcer de faire en sorte qu'au milieu de la décennie, son aide officielle au développement des pays en voie de développement ait atteint un montant minimum de 0,7 % de son produit national brut. Le Gouvernement suédois approuve donc sans réserve les mesures déjà prises par l'OMS en ce qui concerne la stratégie et il espère qu'elle ne négligera rien pour élargir à tous les niveaux sa coopération avec les autorités nationales et avec les autres organismes du système des Nations Unies. A son avis, on devrait aussi, de concert avec le système des Nations Unies et les Etats Membres, trouver des moyens de renforcer la participation de l'OMS à l'évaluation. C'est dans cet esprit que la délégation de la Suède présente le projet de résolution suivant qui est proposé par elle et par les délégations du Ghana, de l'Inde et de la Yougoslavie : :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique pour les questions de programme; Reconnaissant l'importance de la décision prise par l'Assemblée générale dans sa résolution 2626 (XXV), par laquelle elle a institué, une stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (1971 -1980); Notant les mesures prises par le Directeur général pour coopérer avec les autres institutions du système des Nations Unies à l'élaboration de la stratégie internationale pour la décennie; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'assurer un développement socio- économique équilibré; Soulignant la contribution capitale que les programmes de santé peuvent apporter à ce développement; Tenant compte du programme général de travail pour une période déterminée adopté par l'Assemblée mondiale de la Santé; et Rappelant la teneur des résolutions WHA20.52, WHA20.53, WHA22.55 et WHA23.43, 1. NOTE avec satisfaction le rapport du Directeur général sur la coordination avec d'autres organisations du système des Nations Unies pour les questions de programme; 2. REAFFIRME qu'il est nécessaire que les Etats Membres attribuent à la santé la place qui lui revient dans le développement socio- économique; et PRIE le Directeur général 3. 1) d'élaborer, sur la base du cinquième programme général de travail, un schéma de stratégie sectorielle dans le domaine de la santé, en l'adaptant aux objectifs et aux principes fondamentaux de la stratégie internationale du développement et en cherchant à susciter une mobilisation des ressources par ailleurs limitées vers des secteurs bien déterminés de l'action de santé; de continuer à élaborer et à perfectionner des objectifs et des indicateurs quantitatifs 2) pouvant servir à évaluer les progrès réalisés dans l'action de santé, une telle évaluation pouvant être utilisée si nécessaire pour adapter la stratégie au cours de la décennie, à la lumière des faits nouveaux qui se présenteront; 3) de collaborer avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, ainsi qu'avec le Conseil économique et social et l'Assemblée générale des Nations Unies, en vue des examens globaux biennaux concernant l'application de la stratégie et, à cette fin, de participer aux activités du Comité administratif de Coordination dans la mesure où elles visent la réalisation des objectifs de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; 4) de faire rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé sur les mesures prises et sur les progrès accomplis dans l'application générale de la stratégie, notamment en ce qui concerne les réalisations accomplies dans le domaine de la santé. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT suggère aux auteurs du projet de résolution d'apporter une légère modification au paragraphe 3.3) du dispositif. Elle consisterait à remplacer le texte actuel par "3) de

COMMISSION B

:

ONZIEME SEANCE

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continuer à collaborer ... et, à cette fin, de continuer à participer ... ". En effet - et l'Assemblée de la Santé ne l'ignore pas - le Directeur général collabore déjà avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le Conseil économique et social et l'Assemblée générale. De plus, le Directeur général est membre du Comité administratif de Coordination et participe aux activités de celui -ci, quel que soit le sujet discuté.

Le Professeur REXED (Suède) accepte la modification suggérée par le Directeur général adjoint. Le Professeur AUJALEU (France) est d'accord sur le fond du projet de résolution, mais désire proposer quelques changements de forme. Au paragraphe 3.3), le membre de phrase qui suit les mots "Comité administratif de Coordination" devrait être supprimé parce qu'il semble dire que le Directeur général participe aux activités du Comité uniquement pour les questions intéressant la décennie. Au paragraphe 3.2), l'expression "perfectionner des objectifs" n'est pas acceptable. Le Professeur Aujaleu préférerait "2) de continuer à fixer d'une manière aussi précise que possible des la rédaction suivante :

objectifs ... ".

Au paragraphe 3.1), on paraît opposer la stratégie "sectorielle" à la stratégie "internationale" dont elle est, en fait, un élément. Il conviendrait donc de remplacer "internationale" par "générale ". En outre, la fin de ce paragraphe, à partir des mots "... et en cherchant ... ", n'est pas très claire en français; le Professeur Aujaleu suggère d'écrire "... et en s'efforçant d'affecter les ressources dont dispose l'Organisation à des secteurs prioritaires bien déterminés de l'action de santé ". :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT a déjà rappelé que le Directeur général est membre du Comité administratif de Coordination, participe à toutes ses activités et est représenté dans tous ses sous -comités. En conséquence, il serait peut -être plus rationnel de supprimer le dernier membre de phrase du paragraphe 3.3) comme l'a proposé le délégué de la France. Quant à "perfectionner des objectifs ", l'emploi de cette expression discutable est sans doute dû à la difficulté de traduire l'anglais "refine targets". Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) rappelle qu'à la précédente Assemblée de la Santé elle s'était déclarée préoccupée de voir que les problèmes relatifs aux services sanitaires et médicaux n'étaient pas traités de manière adéquate dans la documentation de base préparée pour la vingt -cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies au sujet des droits de l'homme et des progrès de la science et de la technique. Elle est donc reconnaissante au Directeur général d'avoir réagi rapidement en donnant des précisions sur ces divers points dans son rapport. Les indications ainsi fournies seront utiles tant au cours des discussions à l'Assemblée générale que pour tous ceux qui s'intéressent au respect de la personne humaine et à la protection de ses droits en cas, par exemple, de transplantation d'organes, d'application de certaines autres techniques chirurgicales, ou d'organisation d'expériences sur des volontaires. Le délégué du Danemark note, d'ailleurs, que le Dr Bellerive, lorsqu'il a présenté le rapport, a exposé les grandes lignes d'un programme d'action future propre à garantir que, pour tous ces problèmes délicats et prêtant à controverse, l'OMS jouera pleinement le rôle qui lui revient dans le cadre de la coopération avec l'Organisation des Nations Unies. Le Dr NALUMANGO (Zambie) dit que sa délégation est l'un des auteurs du projet de résolution sur l'Afrique australe dont le texte est le suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies relative à l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux par les institutions spécialisées et les organismes internationaux du système des Nations Unies, ainsi que les dispositions applicables des résolutions 2621, 2678, 2679, 2706, 2707 et 2708 de la vingt- cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies; Notant en outre les demandes contenues dans les paragraphes 5, 6 et 10 de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale; Rappelant les résolutions WHA16.43, WHA17.50, WHA18.40, WHA18.48, WHA19.31, WHA2O.38 et WHA21.34; Rappelant en outre que, depuis l'adoption des résolutions pertinentes, aucune assistance technique n'a été fournie au Gouvernement de la République d'Afrique du Sud et aux territoires sous administration portugaise en Afrique, et que la qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud est considérée comme en suspens depuis 1969; Rappelant l'accord de relations conclu entre l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation de l'Unité africaine en application de la résolution WHA22.16; et Se félicitant de l'aide apportée par le Directeur général au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en sa qualité de Président du Comité administratif de Coordination pour ce qui est de l'application des résolutions pertinentes des organes principaux des Nations Unies, 1. NOTE avec satisfaction qu'une collaboration efficace s'est instituée entre l'Organisation mondiale de la Santé, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et l'Organisation des Nations Unies elle -même sur les problèmes concernant les réfugiés des pays et territoires d'Afrique australe;

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NOTE en outre avec satisfaction que le Directeur général a collaboré avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et fourni les renseignements qui devront figurer dans le rapport d'ensemble sur les mesures prises par les institutions spécialisées et autres organismes du système des Nations Unies pour donner effet à la Déclaration ci- dessus mentionnée, conformément à la demande contenue dans la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale; et 3. PRIE le Directeur général de continuer à étudier, en consultation avec l'Organisation de l'Unité africaine dans le cadre de l'accord de relations et dans la mesure qui lui paraîtra souhaitable, la contribution que l'Organisation mondiale de la Santé pourrait apporter dans l'accomplissement des demandes contenues dans les paragraphes 5, 6 et 10 de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale et dans les dispositions pertinentes d'autres résolutions, et de soumettre à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif des propositions relatives aux activités que l'Organisation pourrait entreprendre en réponse aux demandes de l'Assemblée générale des Nations Unies. 2.

Le délégué de la Zambie espère que cette résolution pourra obtenir l'approbation générale. La situation politique des pays non libérés d'Afrique australe ayant déjà été discutée dans d'autres réunions internationales, il n'en parlera pas. Le projet de résolution qu'il présente vise uniquement un objectif humanitaire aider les réfugiés de la région en cause. :

Le Dr OLGUIN (Argentine) souligne qu'il importe de faire en sorte que l'élément sanitaire ait sa place permanente dans tout programme bien équilibré de développement. A cet égard, le rapport du Directeur général est précieux parce qu'il définit les grandes lignes de la politique sanitaire que l'OMS doit coordonner à l'échelon international. Le projet de résolution sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, proposé par les délégations du Ghana, de l'Inde, de la Suède et de la Yougoslavie, traduit les principes ainsi énoncés en recommandations pratiques très claires. Le délégué de l'Argentine appuie en général les amendements proposés à ce texte. Toutefois, à propos de la suggestion du délégué de la France tendant à remplacer au paragraphe 3.1) du dispositif "stratégie internationale" par "stratégie générale ", le Dr Olguin fait observer que la première de ces expressions figure dans la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) demande aux auteurs du projet de résolution sur la stratégie sanitaire (délégations du Ghana, de l'Inde, de la Suède et de la Yougoslavie) s'ils n'accepteraient pas de modifier le paragraphe 3.4).en parlant des progrès réalisés "dans la mise en oeuvre des aspects sanitaires de la stratégie ". S'occuper, comme le prévoit le texte actuel, des progrès accomplis "dans l'application générale de la stratégie" entraînerait trop de travail pour le Secrétariat.

Le Dr NCHINDA (Cameroun) félicite le Directeur général de son rapport détaillé. Si l'on veut que la décennie des Nations Unies pour le développement soit couronnée de succès, il faut, de toute évidence, que l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées coopèrent étroitement à la mise en oeuvre des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale des Nations Unies. Lorsqu'ils ont adopté la stratégie pour la deuxième décennie, qu'on a appelée la décennie du désarmement, 127 Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies se sont engagés à appliquer une politique visant à porter le taux moyen de croissance annuelle des pays en voie de développement à 6 % au moins pour le produit national brut et à 3,5 % pour le revenu par habitant. Cela suppose que les Etats Membres établissent des programmes qui respectent les priorités voulues et soient compatibles avec les moyens disponibles, lesquels sont très limités dans les pays en voie de développement. Cela suppose aussi qu'existe le degré requis de coopération entre les pays et entre les organisations internationales. Les objectifs envisagés ne seront jamais atteints s'il subsiste une disparité aussi voyante qu'aujourd'hui en fait de richesses, de milieu et, par conséquent, de conditions sanitaires. Quelques questions mentionnées dans le rapport, comme celles de l'environnement humain et des stupéfiants, ont déjà été examinées à l'Assemblée en cours ou les années précédentes. Celle de la décolonisation et de l'abolition de toutes les formes d'apartheid et de discrimination raciale intéresse tous les membres de l'Organisation de l'Unité africaine, pour qui le progrès social des Etats africains et la possession par leur population du meilleur état de santé possible sont incompatibles avec la politique que pratiquent actuellement les régimes au pouvoir en Afrique du Sud, en Rhodésie du Sud, au Mozambique et en Angola. Les mesures répressives appliquées dans ces pays créent des problèmes de réfugiés, avec tous les risques qui en découlent pour la santé publique. La délégation du Cameroun se joint à celles du Ghana, du Nigéria et de la Zambie pour proposer le projet de résolution relatif à l'Afrique australe, dont le texte se borne à rappeler des résolutions antérieures de l'Assemblée générale des Nations Unies et de l'Assemblée de la Santé concernant la question et à prier l'OMS d'aider à satisfaire les demandes formulées aux paragraphes 5, 6 et 10 du dispositif de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le projet de résolution vise des objectifs purement humanitaires et sa présentation a été motivée par les graves problèmes de santé publique qui se posent.

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M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) dit que sa délégation est en faveur du projet de résolution sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, sous réserve des modifications de rédaction à l'étude. Un autre projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement a été présenté à la séance précédente par les délégations de la Barbade, de l'Inde, de l'Indonésie, de la Jamaique, du Kenya, de Malte, du Pakistan, du Samoa -Occidental, de la Sierra Leone et de la Trinité -et- Tobago. De nombreux délégués connaissent par expérience les effets des armements et de la guerre. La délégation des Etats -Unis appuie sans réserve ce projet de résolution. Quant au projet de résolution concernant l'Afrique australe, il soulève un problème qui s'est déjà posé à d'autres occasions. Le Gouvernement des Etats -Unis a dû voter contre la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies et contre d'autres résolutions mentionnées dans le nouveau projet, parce que ces textes demandaient aux institutions spécialisées de prendre des mesures dépassant leur compétence et souvent contraires aux dispositions de leurs constitutions; en fait, ils invitaient les institutions spécialisées à se mêler de questions politiques sans rapport avec leurs fonctions techniques. La délégation des Etats -Unis ne saurait appuyer l'extension des activités de l'OMS qu'envisage ce projet de résolution mais, s'il était adopté, elle examinerait individuellement chacune des suggestions formulées dans l'étude proposée.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) félicite le Directeur général de son rapport qui fournit quantité de renseignements et mérite d'être étudié avec la plus grande attention. A propos du projet de résolution sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, il convient de rappeler que l'Union soviétique est toujours prête à contribuer effectivement à la réalisation des objectifs humanitaires énoncés dans la Charte des Nations Unies. Elle est convaincue que le monde moderne ne saurait continuer à tolérer les pénibles conditions socio- économiques dans lesquelles vivent et travaillent encore des centaines de millions de personnes. D'autre part, elle a pleinement conscience des difficultés qu'éprouvent les pays en voie de développement à affermir leur économie, promouvoir le progrès social et développer leurs services de santé. Ces pays ont droit à des compensations pour les torts que leur ont causés les anciennes puissances coloniales. La position du Gouvernement de l'URSS quant à la stratégie à adopter pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement est définie dans un document que huit Etats socialistes ont présenté à la vingt- cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies. On y précise qu'il serait injustifiable de considérer comme également engagées, en ce qui concerne le retard économique des pays en voie de développement, la responsabilité des Etats socialistes - qui ne cessent d'oeuvrer pour la libération politique et économique de ces pays - et celle des puissances coloniales - qui ont exploité pendant des siècles ces populations et manifestent encore des tendances néo- colonialistes. Les Etats socialistes n'ont nullement l'obligation de consacrer chaque année 1 % de leur produit national brut à l'aide aux pays en voie de développement. Toutefois, dans l'intérêt de la solidarité internationale, l'URSS est disposée à intensifier sa coopération avec ces pays dans les domaines économique, technique et autres, selon les mêmes modalités que jusqu'ici. Passant au projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, le Professeur Lisicyn dit que l'Union soviétique ayant, comme chacun le sait, lancé et constamment défendu l'idée d'un désarmement complet, sa délégation comprend parfaitement les motifs des auteurs du projet. Cependant, il y a encore des conflits, comme la guerre d'agression déclenchée en Indochine par les milieux impérialistes des Etats -Unis. La course aux armements, qui coûte des millions de dollars, se poursuit toujours. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique), prenant la parole pour une motion d'ordre, déclare que le délégué de l'URSS a soulevé des questions sans rapport avec le point en discussion; la délégation des Etats -Unis se réserve le droit de réponse.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), poursuivant ses observations sur le projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement, souligne que les conditions actuelles dans le monde rendent assez douteux qu'on puisse utiliser des ressources financières libérées par le désarmement. La délégation soviétique s'abstiendra donc lors du vote sur ce texte. Elle fera de même pour le projet de résolution concernant la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. La délégation soviétique apprécie vivement les principes humanitaires dont s'inspire le projet de résolution relatif à l'Afrique australe; elle appuiera ce texte. Le Dr ADESUYI (Nigéria) précise que le projet de résolution sur l'Afrique australe, au nombre des auteurs duquel figure sa délégation, vise à assurer l'application de résolutions adoptées antérieurement à ce sujet par l'Assemblée générale des Nations Unies. Dans le rapport du Directeur général, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a fait observer que "l'action des chefs des secrétariats dépendait de décisions de politique générale et de l'autorisation expresse des Etats Membres agissant par l'intermédiaire des organes directeurs ou des organes délibérants intéressés ". En outre,

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VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

il y est précisé que le Directeur général s'est déclaré prêt à entrer en contact avec l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) au sujet de toute forme d'assistance à fournir par l'OMS, si le Conseil lui recommande de prendre une telle initiative et si l'Assemblée de la Santé donne son assentiment. Les auteurs du projet de résolution proposent que l'Assemblée de la Santé donne au Directeur général les directives nécessaires pour qu'il puisse assumer des tâches qui, il l'a confirmé, correspondent à ses intentions et relèvent de sa compétence. Sans doute tous les Etats Membres n'ont -ils pu appuyer les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies que mentionne le premier alinéa du préambule du projet, mais, puisque ces textes ont été adoptés à une majorité écrasante, il incombe à tous d'examiner comment leur donner effet. La présente proposition n'ayant trait qu'aux aspects humanitaires du problème de l'Afrique australe, le Dr Adesuyi espère que toutes les délégations seront en mesure de lui apporter leur soutien. M. BROWN (Australie) rappelle que, lorsqu'il a présenté le projet de résolution relatif à la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, le délégué de la Suède a attiré l'attention sur la résolution 2626 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies, dans laquelle il est dit au paragraphe 18) c) que chaque pays en voie de développement devrait élaborer un programme de santé cohérent. L'Assemblée de la Santé est du même avis que l'Assemblée générale des Nations Unies il importe au plus haut point que les pays établissent eux mêmes leurs plans et le succès dépend de l'exécution à l'échelon national. Or il ne semble pas que cette idée soit suffisamment explicitée dans le projet de résolution, qui devrait mentionner l'assistance et les encouragements que l'OMS a fournis ou fournira aux pays en voie de développement pour la mise au point de programmes de santé cohérents sans lesquels toute stratégie mondiale demeurerait inefficace. Passant au projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, M. Brown est heureux de noter que le texte proposé prierait le Directeur général d'entreprendre une étude "au moment approprié ". Les ressources de l'Organisation sont déjà utilisées dans une forte mesure, et le délégué de l'Australie ne souhaite pas qu'on les détourne aux fins d'une étude prématurée concernant une éventualité peut -être assez lointaine. D'autre part, il pense que le dernier alinéa du dispositif doit s'entendre comme visant une partie des ressources et non leur totalité. :

Le Professeur REXED (Suède) estime qu'il ne faut rien négliger pour aider les pays à orienter vers le domaine productif de la santé les ressources absorbées par des armements improductifs. La délégation suédoise appuie le projet de résolution sur la question et espère que le Directeur général pourra suggérer des initiatives utiles. Le projet de résolution concernant l'Afrique australe présente de l'importance du point de vue humanitaire. Il est fort satisfaisant de constater la collaboration efficace qui existe entre l'OMS, l'OUA et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. La délégation suédoise pense que l'OMS doit prêter son concours, mais elle pourrait plus facilement appuyer le projet de résolution si certaines modifications étaient apportées au paragraphe 3 du dispositif. Le Professeur Rexed suggère d'insérer après "en consultation" les mots "si besoin est ". Par ailleurs, le paragraphe 10 de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies a surtout trait à d'autres aspects du problème; supprimer la mention qui en est faite rendrait plus manifestes les objectifs humanitaires visés. Ces amendements pourraient aider d'autres délégations à appuyer ce projet de résolution. M. KEITA (Guinée) souligne, à propos du projet de résolution relatif à l'Afrique australe, qu'on demande à l'OMS de faire en sorte, avec la collaboration de l'OUA, que les aspects de santé publique de résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies soient pris en considération, afin que ces résolutions puissent être pleinement appliquées et que les populations encore soumises à la domination étrangère puissent jouir d'un optimum de santé. Cette proposition ne semble comporter aucun élément qui soit en désaccord avec l'esprit de la Constitution de l'OMS ou de nature à gêner certaines délégations. Il n'est évidemment pas toujours possible d'obtenir pour une résolution l'unanimité des suffrages et les délégations ont le devoir de faire connaitre la position de leurs gouvernements. Cependant, lorsqu'un texte est adopté à la majorité, tous les Etats Membres se trouvent liés; sinon, aucune décision ne serait exécutoire. Cette remarque vaut aussi pour les résolutions de l'Organisation des Nations Unies dont les aspects sanitaires et humanitaires concernent l'OMS. Un passage du projet de résolution parait quelque peu préoccupant. Le quatrième alinéa du préambule rappelle "que, depuis l'adoption des résolutions pertinentes, aucune assistance technique n'a été fournie au Gouvernement de la République d'Afrique du Sud et aux territoires sous administration portugaise en Afrique, et que la qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud est considérée comme en suspens depuis 1969 ". La délégation guinéenne avait pensé pourtant que l'accord conclu entre l'OUA et l'OMS et la mise en place d'un comité de libération au sein de l'OUA constituaient une garantie suffisante pour permettre à l'OMS d'apporter l'aide nécessaire aux combattants de la liberté et aux populations civiles sans que, pour autant, cette aide ne contribue à renforcer encore la position du Gouvernement portugais, de celui de l'Afrique du Sud et des régimes similaires. Un autre aspect, plus grave, est que les oppresseurs adoptent une politique néo- colonialiste ils construisent des bâtiments où sont admis des combattants de la liberté blessés, afin de donner à l'opinion internationale l'impression qu'au fond :

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les gens ne sont pas si malheureux. En outre, d'autres gouvernements les soutiennent en secret, notamment sur le plan financier. Sans cela, comment le Portugal, qui est lui -même un pays sous -développé, pourrait -il pratiquer une politique néo- colonialiste ? Si l'OMS doit fournir une aide, il faut que celle -ci profite aux populations elles -mêmes et soit accordée dans l'esprit de la Constitution de l'OMS et de la Charte de l'OUA. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) regrette d'avoir à élever une protestation contre les propos qu'a tenus le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et qui étaient parfaitement déplacés à la séance en cours. La délégation des Etats -Unis d'Amérique a d'abord pensé rappeler certains faits historiques récents de nature à faire voir les choses sous un jour différent, mais elle a décidé de se borner à exprimer l'espoir qu'on se dispenserait à l'avenir de telles allégations diffamatoires. M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) dit que sa délégation est tout à fait en faveur de l'objectif que vise le projet de résolution sur les conséquences économiques du désarmement. Elle sait, toutefois, que l'utilisation à des fins pacifiques des ressources libérées par le désarmement figure depuis un certain temps à l'ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations Unies et a fait l'objet de nombreux rapports. L'Assemblée générale, qui a adopté une résolution priant le Secrétaire général de faire étudier par un groupe d'experts les conséquences économiques et sociales prévisibles, suit manifestement de très près l'évolution de la question. L'OMS, qui a déjà suffisamment de tâches à accomplir, ne devrait pas se charger d'établir un rapport (comme l'envisage l'alinéa b) du dispositif), à moins que l'Assemblée générale ne le lui demande dans le cadre d'un examen d'ensemble. C'est pourquoi, si la délégation néozélandaise appuie le projet de résolution, elle appelle l'attention sur les mots "au moment approprié "; à son avis, ce moment n'est pas encore venu. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) appuie, au nom de sa délégation, le projet de résolution sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. La rédaction pourrait en être améliorée, mais aucune modification de fond ne s'impose. Le délégué de l'Australie a très justement souligné qu'il incombe aux gouvernements des pays en voie de développement d'élaborer eux -mêmes leurs programmes de santé. Cependant, ils ne seront à même de le faire que s'ils sont pleinement informés par l'OMS de l'assistance qui peut leur être fournie. La délégation néerlandaise est également en faveur du projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement. Il importe au plus haut point que, dès qu'un accord international sera intervenu, les budgets militaires soient réduits et les ressources ainsi libérées utilisées pour fournir davantage d'assistance aux pays en voie de développement. Les Pays -Bas, d'ailleurs, considèrent que, de toute façon, cette assistance doit être accrue. Enfin, la délégation néerlandaise s'abstiendra lors du vote sur le projet de résolution concernant l'Afrique australe, qui mentionne un certain nombre de résolutions susceptibles de donner lieu à un débat politique; les débats de ce genre doivent être évités dans les institutions spécialisées..

M. FINDLAY (Sierra Leone) note avec plaisir, en sa qualité de coauteur du projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, qu'il semble y avoir accord unanime quant à la nécessité d'affecter à l'amélioration de la santé toutes les ressources qui deviendront disponibles. Le Professeur AUJALEU (France) pense que le projet de résolution concernant la stratégie à adopter dans le domaine de la santé devrait maintenant, avec les modifications qui lui ont été apportées, donner satisfaction à tous; en particulier, le texte révisé fait allusion au problème soulevé par le délégué de l'Australie. La délégation française appuie le projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement. Elle relève, toutefois, qu'aux termes de l'alinéa b) du dispositif, le Directeur général serait prié d'entreprendre une étude des moyens par lesquels les ressources que dégagerait le désarmement pourraient être utilisées "pour renforcer les activités nationales et internationales dans le domaine de la santé ". N'y aurait -il pas là une atteinte aux prérogatives des gouvernements ? Mieux vaudrait peut -être supprimer les mots "nationales et ". En ce qui concerne enfin le projet de résolution relatif à l'Afrique australe, la délégation française à l'Organisation des Nations Uniess'est abstenue lors du vote sur les résolutions mentionnées dans le premier alinéa du préambule. Pour les raisons qu'ont parfaitement exposées les délégués des Etats -Unis d'Amérique et des Pays -Bas, la délégation française s'abstiendra lors du vote sur le projet de résolution dont la Commission est actuellement saisie. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago), dont la délégation figure parmi les auteurs du projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, estime que ce texte ne prête pas à controverse. Il va de soi que les ressources libérées par le désarmement devront être employées à d'autres fins. Or on connatt tant de programmes qui seraient nécessaires - par exemple, en matière d'assainissement et de nutrition - et qui ne peuvent actuellement être mis en oeuvre faute de fonds. L'objectif du projet de résolution est de conserver à l'OMS le rôle directeur qu'elle a assumé en ce qui concerne l'utilisation des ressources mondiales au bénéfice de l'humanité tout entière.

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A propos des remarques formulées par les délégués de la Nouvelle -Zélande et de l'Australie, le Dr Henry appelle l'attention sur le paragraphe 2 du dispositif de la résolution 2685 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies qui prie les Etats Membres, les institutions spécialisées, l'AIEA et d'autres organismes du système des Nations Unies de communiquer au Secrétaire général leurs observations et recommandations.

M. DARSA (Indonésie), se référant au projet de résolution sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé, souligne que, de toute évidence, la réussite des programmes sanitaires dépend de l'établissement de plans par les pays eux -mêmes. A son avis donc, l'amendement proposé par le délégué de l'Australie n'appelle aucune objection. Dans le projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement, l'alinéa b) du dispositif a un caractère conditionnel "au moment approprié" signifie au moment que le Directeur général jugera approprié. Aussi M. Darsa lance -t -il un appel aux délégués de la Nouvelle Zélande et de l'Australie pour qu'ils appuient cette proposition. :

Le Professeur SAI (Ghana) précise, à propos du projet de résolution concernant l'Afrique australe, qu'il désire éviter autant que possible de soulever des questions politiques à la Commission. Il tient, toutefois, à rappeler au délégué des Etats -Unis d'Amérique que ce pays et le Ghana ont, dans le passé, eu affaire aux mêmes maîtres; les chasser d'Amérique a coûté beaucoup de sang, mais leur départ du Ghana a été obtenu sans trop de dégâts, grâce aux Etats -Unis d'Amérique et au fait qu'eux -mêmes participaient à une nouvelle conscience internationale qui se forgeait au sein des Nations Unies. On demande aux délégués d'appliquer deux poids et deux mesures. Alors qu'ils ont adopté une résolution concernant les réfugiés du Moyen -Orient, on vient leur dire que, dans le cas présent, il s'agit d'un problème intérieur. D'autre part, l'Organisation des Nations Unies a invité le Directeur général à prendre certaines mesures; l'Assemblée doit manifestement l'aider à le faire. Ceux qui ont parlé de "problème intérieur" ont peutêtre oublié les frontières absurdes qui existent en Afrique. Ils ont l'air de considérer que l'OMS doit rester dans l'expectative tandis que des épidémies se propagent et ne pas fournir d'aide à un pays avant qu'il n'ait accédé à l'indépendance. Le Dr DE CONINCK (Belgique), rappelant l'une des remarques faites par le délégué de l'Australie au sujet du projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, suggère que, dans le texte français de l'alinéa b) du dispositif, on remplace "les ressources" par "des ressources ", ce qui correspondrait mieux à l'anglais "any resources". A l'Assemblée générale des Nations Unies, lors des débats qui ont abouti à l'adoption de la résolution 2685 (XXV), la délégation belge a déclaré estimer qu'en l'absence d'indications sur le début du processus de désarmement, il était prématuré de discuter l'affectation des ressources qui seraient disponibles en conséquence de celui -ci. De plus, la Belgique considère que l'aide au développement n'est pas nécessairement conditionnée par la libération de ressources provenant d'un désarmement éventuel. Cependant, puisqu'il est précisé à l'alinéa b) du dispositif que l'étude envisagée sera entreprise "au moment approprié ", la délégation belge appuiera le projet de résolution. Le Dr ADESUYI (Nigéria), prenant la parole en sa qualité de coauteur du projet de résolution relatif à l'Afrique australe, accepte l'amendement du délégué de la Suède au paragraphe 3. M. JEREMIC (Yougoslavie) dit que sa délégation appuiera le projet de résolution sur les conséquences économiques et sociales du désarmement, ainsi que le projet concernant l'Afrique australe. Le Gouvernement yougoslave a toujours défendu l'idée de désarmement. M. Jeremic cite le paragraphe 5 de la déclaration que l'Assemblée générale a adoptée par sa résolution 2627 (XXV) à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation des Nations Unies "Nous faisons appel à tous les gouvernements pour qu'ils déploient résolument de nouveaux efforts en vue de faire des progrès concrets vers la suppression de la course aux armements et vers la réalisation de l'objectif final, le désarmement général et complet sous un contrôle international effectif ". Le délégué de la Yougoslavie demande au Secrétariat si, ou quand, l'alinéa b) du dispositif du projet de résolution aura des incidences financières pour l'OMS. :

M. DE ALCAMBAR PEREIRA (Portugal) déclare que la délégation portugaise votera contre le projet de résolution relatif à l'Afrique australe, même avec l'amendement proposé par le délégué de la Suède. Ses arguments sont d'ordre technique plutôt que politique. Elle a longuement réfléchi sur la subordination des institutions spécialisées aux décisions de l'Organisation des Nations Unies et a de sérieux doutes quant à la nécessité pour ces institutions d'obéir aux décisions politiques, et parfois démagogiques, de l'Assemblée générale. D'après la Constitution de l'OMS, l'Assemblée de la Santé se compose de délégations de gouvernements souverains, qui décident en toute autorité et ne sont liés par aucune obligation de subordination. C'est pour cela que l'application des décisions de l'Organisation des Nations Unies a souvent posé des problèmes à certaines délégations, car il n'est pas sûr que ces décisions doivent être appliquées par l'Assemblée de la Santé, qui est souveraine et où sont représentés des gouvernements indépendants. La coordination des travaux des instances internationales du système des Nations Unies se fait par l'intermédiaire de divers comités, dont le CAC. Celui -ci a pour tâche de voir dans quelle mesure

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les décisions de l'Organisation des Nations Unies peuvent être appliquées et, vice versa, dans quelle mesure les autres organes du système peuvent suivre les décisions des institutions spécialisées. Le CAC se réunit fréquemment et le Directeur général de l'OMS prend part à ses réunions. Le projet de résolution dont la Commission est saisie tend à demander au Directeur général de sortir des limites fixées par le CAC et d'entreprendre une action dans un certain sens. La délégation portugaise estime qu'il n'appartient pas à l'OMS de dicter au Directeur général ce qu'il doit faire dans l'exercice de ses fonctions de coordination avec les autres organes du système des Nations Unies. Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) désire suggérer une modification au projet de résolution relatif à l'Afrique australe. A son avis, le quatrième alinéa du préambule pourrait être supprimé ou, éventuellement, remplacé par un autre soulignant qu'aucune suite concrète n'a été donnée aux résolutions mentionnées. En effet, ces résolutions, qui sont énumérées au troisième alinéa, n'ont pas trait à l'assistance que vise expressément le texte actuel du quatrième alinéa. De plus, ce dernier ne trouve pas sa conséquence dans le dispositif où rien n'est dit du type d'assistance en question.

Le Professeur SAI (Ghana) précise que, si le quatrième alinéa du préambule a été inclus dans le texte, c'est pour indiquer que, l'OMS ne fournissant pas d'assistance technique à leurs gouvernements, les populations des pays considérés ne reçoivent aucune aide. Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) souligne que sa suggestion s'inspire uniquement d'un souci de logique.

Mlle SIMBOLOTTI (Italie) annonce que sa délégation votera pour les projets de résolutions sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé et sur les conséquences économiques et sociales du désarmement. Concernant ce dernier projet, elle s'associe aux orateurs qui ont souligné l'importance de la formule "au moment approprié" employée à l'alinéa b) du dispositif. La délégation italienne s'abstiendra lors du vote sur le projet de résolution relatif à l'Afrique australe parce que le texte mentionne d'autres résolutions auxquelles l'Italie n'a pu donner son agrément M. NGOUOTO (République populaire du Congo) appuie la suggestion du délégué de la République Centrafricaine tendant à supprimer le quatrième alinéa du préambule du projet de résolution relatif à l'Afrique australe. Le Dr BARRAUD (Haute -Volta) note que le rapport du Directeur général, qui aborde des domaines nombreux et variés, traite en particulier du progrès de la santé dans les pays en voie de développement. Il constate avec plaisir que l'accent est mis sur l'importance de la contribution possible à cet égard des pays avancés, et que le Directeur général propose à l'Assemblée de prendre des décisions qui lui permettent de collaborer étroitement avec l'OUA. La délégation de la Haute -Volta votera pour les projets de résolutions sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé et sur les conséquences économiques et sociales du désarmement. En ce qui concerne le quatrième alinéa du préambule du projet de résolution relatif à l'Afrique australe, on doit faire en sorte que l'assistance fournie par l'OMS passe par l'intermédiaire de l'OUA. Le Dr Barraud ne croit pas nécessaire, en fait, de se référer à la situation évoquée dans l'alinéa en question, d'autant que l'assistance ne doit être apportée qu'à ceux qui la demandent. On a dit que l'OMS n'avait pas le droit de s'occuper de la situation dans les pays qui sont encore sous domination étrangère Le délégué de la Haute -Volta pense, au contraire, que l'OMS, l'Organisation des Nations Unies et les autres organismes du système des Nations Unies doivent s'efforcer par tous les moyens possibles d'aider les populations de ces pays.

En réponse à une question du PRESIDENT, le Dr STREET (Jamalque) déclare accepter la proposition du délégué de la France tendant à supprimer les mots "nationales et" dans l'alinéa b) du dispositif du projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement. Les auteurs de ce projet vont se réunir en vue de mettre au point un texte révisé qui puisse recueillir l'unanimité des suffrages. Le Dr BELLERIVE, question posée par le l'alinéa b) du projet l'Organisation et que Directeur de la Division de la Coordination et de délégué de la Yougoslavie relative aux incidences de résolution en question, dit qu'il n'y aura pas l'étude envisagée pourra être faite dans le cadre La séance est levée à 12 h.30.

l'Evaluation, répondant à la financières éventuelles de de dépenses supplémentaires pour du budget ordinaire.

DOUZIEME SEANCE Mardi 18 mai 1971, 15 h.20 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

COORDINATION AVEC L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, LES INSTITUTIONS SPECIALISEES ET L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE QUESTIONS DE PROGRAMME; ET STRATEGIE A ADOPTER DANS LE DOMAINE DE LA SANTE PENDANT LA DEUXIEME DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT (suite)

Ordre du jour, 3.19.1 et 2.5

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, rappelle tout d'abord que plusieurs amendements ont été proposés au projet de résolution relatif au point proposé par le Gouvernement de la Suède "Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement". Il donne lecture du texte révisé suivant du projet de résolution en question présenté par les délégations de la France, du Ghana, de l'Inde, de la Suède et de la Yougoslavie, dans lequel on s'est efforcé d'incorporer les diverses opinions exprimées :

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique pour les questions de programme; Reconnaissant l'importance de la décision prise par l'Assemblée générale dans sa résolution 2626 (XXV), par laquelle elle a institué une stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (1971- 1980); Notant les mesures prises par le Directeur général pour coopérer avec les autres institutions du système des Nations Unies à l'élaboration de la stratégie internationale pour la décennie; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'assurer un développement socio- économique équilibré; Soulignant la contribution capitale que les programmes de santé peuvent apporter à ce développement; Notant en outre que le volume des ressources rendues disponibles à cette fin par l'entremise des institutions à caractère multilatéral pour l'assistance financière et technique sera augmenté dans toute la mesure du possible; Tenant compte du programme général de travail pour une période déterminée adopté par l'Assemblée mondiale de la Santé; et Rappelant la teneur des résolutions WHA20.52, WHA20.53, WHA22.55 et WHA23.43, 1. NOTE avec satisfaction le rapport du Directeur général sur la coordination avec d'autres organisations du système des Nations Unies pour les questions de programme; 2. REAFFIRME qu'il est nécessaire que les Etats Membres attribuent à la santé la place qui lui revient dans le développement socio- économique et que les efforts déployés par les pays en voie de développement pour élever leur niveau de santé reçoivent un soutien aussi complet que possible de la part des pays développés; PRIE le Directeur général 3. 1) d'élaborer, sur la base du cinquième programme général de travail, un schéma de stratégie sectorielle dans le domaine de la santé, en l'adaptant aux objectifs et aux principes fondamentaux de la stratégie internationale du développement et en cherchant à affecter des ressources suffisantes à des secteurs bien déterminés de l'action de santé; 2) de continuer, en consultation avec les gouvernements intéressés, à fixer d'une manière aussi précise que possible des objectifs et des indicateurs quantitatifs servant à évaluer les progrès réalisés dans l'action de santé, une telle évaluation pouvant être utilisée si nécessaire pour adapter la stratégie au cours de la décennie, à la lumière des faits nouveaux qui se présenteront; 3) de continuer à collaborer avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le Conseil économique et social et l'Assemblée générale des Nations Unies, et en particulier dans le cadre du Comité administratif de Coordination, en vue des examens globaux biennaux concernant l'application de la stratégie; et 4) de faire rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé sur les mesures prises et les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des aspects sanitaires de la stratégie. :

- 536 -

COMMISSION B

;

DOUZIEME SEANCE

537

Le Secrétaire informe ensuite la Commission que, depuis la précédente séance, le délégué de la JamaTque, au nom des autres coauteurs (les délégations des pays suivants Barbade, Inde, Indonésie, Kenya, Malte, Pakistan, Samoa -Occidental, Sierra Leone et Trinité -et- Tobago), s'est entretenu avec les délégations qui avaient soulevé diverses questions au sujet du projet de résolution relatif aux conséquences économiques et sociales du désarmement. En conséquence, le texte révisé suivant du projet de résolution est soumis à la Commission :

La Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA17.45 de mars 1964, par laquelle l'Assemblée mondiale de la Santé priait l'Organisation des Nations Unies d'insister auprès de la Conférence du Comité des Dix -Huit'Puissances sur le Désarmement pour que celle -ci examine attentivement et rapidement les propositions qui lui ont été soumises et qui recommandent l'affectation des ressources libérées par les réductions des budgets militaires à des projets visant à développer économiquement et socialement tous les pays et toutes les régions profondément touchées par la pauvreté et par le sous -développement, ce qui leur permettrait d'atteindre un état de complet bien -être physique, mental et social; Rappelant en outre la résolution 1026 (XXXVII) adoptée le 11 août 1964 par le Conseil économique et social sur les conséquences économiques et sociales du désarmement et, plus particulièrement, sur l'affectation à des besoins pacifiques des ressources libérées par le désarmement, et dans laquelle le Conseil se félicite de ce qu'un accord soit intervenu entre le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et les directeurs généraux des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique en vue d'une coopération dans la préparation de toutes les études relatives à des programmes de travail concertés; et Rappelant, d'une part, la résolution 2602 E (XXIV) adoptée le 16 décembre 1969 par l'Assemblée générale, qui déclare la décennie commençant en 1970 décennie du désarmement et qui recommande qu'on envisage d'utiliser une partie substantielle des ressources libérées à la suite des mesures prises dans le domaine du désarmement pour promouvoir le développement économique des pays en voie de développement, et en particulier leur progrès scientifique et technique, ainsi que, d'autre part, la résolution 2626 (XXV) adoptée le 24 octobre 1970 par l'Assemblée générale au sujet de la stratégie internationale du développement, qui dispose qu'il doit y avoir un lien étroit entre la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et la décennie du désarmement; Prenant note de la résolution 2685 (XXV) adoptée le 11 décembre 1970 par l'Assemblée générale au sujet des conséquences économiques et sociales du désarmement, qui prie les Etats Membres, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique, ainsi que d'autres organismes des Nations Unies, de communiquer au Secrétaire général leurs observations et recommandations, afin que celui -ci puisse, après consultation d'un groupe d'experts, présenter un rapport à ce sujet à l'Assemblée générale de 1973 par l'intermédiaire du Conseil économique et social; Inquiète de la course éperdue aux armements et de l'importance des ressources et des investissements qu'elle absorbe; Considérant le grand nombre des projets de développement intéressant la santé qui ne peuvent être exécutés faute de ressources; Notant que le prochain programme général de travail de l'Organisation mondiale de la Santé s'ouvre en 1973, année au cours de laquelle le Secrétaire général doit faire à l'Assemblée générale des Nations Unies le rapport ci- dessus mentionné; et Consciente de l'opportunité d'encourager la collaboration internationale dans toutes les activités susceptibles de favoriser la paix, la justice, le progrès et la prospérité, et d'assurer l'avènement d'un monde plus stable et plus sûr où les peuples de toutes les nations puissent vivre en harmonie, PRIE le Directeur général de collaborer avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies dans l'exécution du plan d'action défini par la résolution 2685 (XXV) de l'Assemblée générale.

Enfin, les délégations du Ghana, du Nigéria et de la Zambie, qui avaient déjà soumis un projet de résolution sur l'Afrique australe, en ont préparé la version révisée suivante :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Notant la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies relative à l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux par les institutions spécialisées et les organismes internationaux du système des Nations Unies, ainsi que les dispositions applicables des résolutions 2621, 2678, 2679, 2706, 2707 et 2708 de la vingt- cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies; Notant en outre les demandes contenues dans les paragraphes 5, 6 et 10 de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale; Rappelant les résolutions WHA16.43, WHA17.50, WHA18.40, WHA18.48, WHA19.31, WHA20.38 et WHA21.34;

538

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Rappelant l'accord de relations conclu entre l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation de l'Unité africaine en application de la résolution WHA22.16; et Se félicitant de l'aide apportée par le Directeur général au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en sa qualité de Président du Comité administratif de Coordination pour ce qui est de l'application des résolutions pertinentes des organes principaux des Nations Unies,

NOTE avec satisfaction qu'une collaboration efficace s'est instituée entre l'Organisation mondiale de la Santé, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et l'Organisation des Nations Unies elle -même sur les problèmes concernant les réfugiés des pays et territoires d'Afrique australe; NOTE en outre avec satisfaction que le Directeur général a collaboré avec le Secrétaire 2. général de l'Organisation des Nations Unies et fourni les renseignements qui devront figurer dans le rapport d'ensemble sur les mesures prises par les institutions spécialisées et autres organismes du système des Nations Unies pour donner effet à la Déclaration ci- dessus mentionnée, conformément à la demande contenue dans la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale; et PRIE le Directeur général de continuer à étudier, en consultation si besoin est avec 3. l'Organisation de l'Unité africaine dans le cadre de l'accord de relations et dans la mesure qui lui paraîtra souhaitable, la contribution que l'Organisation mondiale de la Santé pourrait apporter pour la réalisation des fins humanitaires exposées dans les paragraphes 5, 6 et 10 du dispositif de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale et dans les dispositions pertinentes d'autres résolutions, et de soumettre à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif des propositions relatives aux activités que l'Organisation pourrait entreprendre en réponse aux demandes de l'Assemblée générale des Nations Unies. 1.

Le PRESIDENT invite la Commission à prendre position sur le projet de résolution soumis par les délégations de la France, du Ghana, de l'Inde, de la Suède et de la Yougoslavie sur la stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Décision :

Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité.1

Le PRESIDENT invite la Commission à formuler des observations sur le projet de résolution soumis Barbade, Inde, Indonésie, Jamaîque, Kenya, Malte, Pakistan, par les délégations des pays suivants Samoa- Occidental, Sierra Leone et Trinité -et- Tobago, sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'AIEA (questions de programme, conséquences économiques et sociales du désarmement). :

M. DE ALCAMBAR PEREIRA (Portugal), M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), le Dr CRUZ (Cuba), le Dr CASTILLO (Venezuela) et le Dr OLGUÎN (Argentine) annoncent qu'ils s'abstiendront de voter sur le projet de résolution.

M. GOMEZ (Colombie) réserve sa position car il n'a pas eu le temps d'étudier suffisamment le document. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas), présentant une motion d'ordre, propose que le projet de résolution soit mis aux voix.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé par 58 voix, sans opposition, avec 11 abstentions.2

Le Dr DE CONINCK (Belgique) explique que sa délégation s'est abstenue de voter sur le projet de résolution révisé parce qu'il mentionne dans son dispositif la résolution 2685 (XXV) de l'Assemblée générale au sujet de laquelle il a fait connaître sa position à la séance précédente. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) indique délégation, exprimée à la séance précédente, sur la version originale du projet de les conséquences économiques et sociales du désarmement, n'a pas changé. Toutefois, du dispositif de cette version a été supprimé dans le texte révisé, sa délégation a en vue de préserver l'unanimité. que l'opinion de sa résolution concernant puisque l'alinéa b) voté pour celui -ci

Le PRESIDENT invite alors la Commission à présenter des observations sur le projet de résolution révisé concernant la coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'AIEA (questions de programme, Afrique australe), qui a été proposé par les délégations du Ghana, du Nigéria et de la Zambie). 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.49. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.50. 2

COMMISSION B

:

DOUZIEME SEANCE

539

Le Professeur SAI (Ghana) déclare que, sur la suggestion du délégué de la Suède, sa délégation est prête à supprimer, dans le deuxième alinéa du préambule et le troisième paragraphe du dispositif du projet de résolution révisé, la mention du paragraphe 10 de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale, en vue de réaliser un accord sur l'ensemble de la résolution, puisque le but visé est de souligner les aspects sanitaires et non les aspects politiques de la situation à cet égard. Les auteurs du projet de résolution ont accepté tous les amendements proposés et le Professeur Sai espère que toutes les difficultés qui pouvaient s'opposer à l'acceptation du projet de résolution ont été éliminées. Le Dr ADESUYI (Nigéria) et le Dr NALUMANGO (Zambie) confirment qu'ils acceptent ces changements. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que sa délégation s'abstiendra de voter sur le projet de résolution.

Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) félicite les auteurs du projet de résolution de leur esprit de coopération et annonce qu'il votera en faveur de ce texte. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) signale que sa délégation maintient la position qu'elle a prise à la séance précédente. La teneur de la résolution 2704 (XXV) de l'Assemblée générale et de quelques autres résolutions qui sont mentionnées échappe à la compétence de l'Assemblée de la Santé puisque ces textes se rapportent à des aspects politiques qui ne correspondent pas aux fonctions techniques de l'Assemblée de la Santé. En conséquence, la délégation des Etats -Unis d'Amérique s'abstiendra de voter sur le projet de résolution. Décision :

Le projet de résolution est approuvé par 48 voix contre une, avec 24 abstentions.1

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) explique que sa délégation s'est abstenue pour les raisons qu'elle a indiquées à la séance précédente. Il tient cependant à préciser que son gouvernement appuiera toute mesure prise par le Directeur général pour aider les réfugiés en quelque lieu du monde qu'ils puissent se trouver. 2.

RAPPORT SUR LES CONSEQUENCES FINANCIERES APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU DU PROGRAMME POUR L'OMS (suite de la onzième séance, section 4) :

Ordre du jour, 3.16

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, rappelle que la Commission a été saisie, à la précédente séance, d'un projet de résolution préparé par le Rapporteur sur cette question. Le délégué de la France a demandé que le projet de résolution fasse l'objet en français d'une retraduction qui suive de plus près le texte anglais, lequel lui apparaît acceptable quant au fond; cette traduction sera soumise à la délégation française dès qu'elle sera prête. Le Secrétaire rappelle en outre que des objections ont été élevées par un certain nombre de délégations contre la rédaction du paragraphe 2.ii) du dispositif; la nouvelle rédaction suivante a été préparée en conséquence :

que les ministères qui ont des responsabilités en matière de santé continuent à jouer leur rôle directeur dans la promotion et la stimulation de mesures tendant à améliorer les programmes d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts. Le projet de résolution, sur lequel un accord général s'est fait par ailleurs, est donc soumis à la Commission sous la forme ainsi amendée. En réponse à une question posée par le Dr DE CONINCK (Belgique), M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) confirme que la rédaction proposée par le Secrétaire lui parait offrir un compromis raisonnable puisqu'elle comporte la notion de ministères responsables, même si ces organes ne sont pas qualifiés de ministères de la santé.

Le Dr KOUROUMA (Guinée) estime qu'il serait important de remanier le projet de résolution de façon à bien préciser que la recommandation s'adresse aux ministères ayant compétence pour s'occuper de la question, quelle que soit leur dénomination. Tout le monde reconnaît l'importance vitale de l'approvisionnement en eau, au sujet duquel il existe entre les pays des différences considérables dans les niveaux de développement; ce qu'il importe de souligner avant tout, c'est la question de priorité. Le Dr CAYLA (France) estime qu'il serait préférable d'avoir par écrit la retraduction française du projet de résolution et tout amendement proposé par le délégué de la Guinée avant de passer au vote. Le PRESIDENT annonce que la Commission reprendra l'examen du projet de résolution un peu plus tard pendant la séance, lorsque les amendements suggérés auront été distribués (voir section 5 ci- dessous).

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquiëme rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.51.

1

540

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

3.

ETUDE DE LA CAPACITE DU SYSTEME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT

Ordre du jour, 3.19.2

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, présente la question. Il indique que le rapport du Directeur général sur l'étude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement a été présenté au Conseil exécutif à sa quarante- septième session et contient un résumé des principaux points sur lesquels un accord de principe a été réalisé au Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le Développement.l Le Conseil exécutif s'est félicité du "consensus" approuvé par le Conseil d'administration du PNUD à sa dixième session2 et a exprimé sa satisfaction de voir reconnaître dans le consensus que "le rôle des organismes des Nations Uriies dans l'exécution des programmes nationaux est celui d'associé dans une entreprise commune du système des Nations Unies tout entier, sous la direction du PNUD ". Le Conseil s'est félicité de la collaboration continue du Directeur général au cours de l'étude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement et a noté qu'à sa 1714e séance, le Conseil économique et social a recommandé à toutes les organisations chargées de l'exécution de projets du PNUD de réviser leur structure administrative au siège, à l'échelon régional et à l'échelon local, en vue de l'adapter à l'expansion de leurs activités opérationnelles financées par le PNUD, compte tenu des décisions pertinentes du Conseil d'administration du PNUD. Le Dr Ehrlich appelle l'attention de la Commission sur la résolution EB47.R53 du Conseil exécutif. Le Dr MOCHI (service des Programmes coopératifs de développement) signale que, depuis que le Conseil exécutif a adopté la résolution EB47.R53, le Conseil d'administration du PNUD a tenu sa onzième session au cours de laquelle il a approuvé des propositions détaillées pour les programmes nationaux et inter -pays, pour l'utilisation de chiffres indicatifs de planification et pour le renforcement des bureaux du PNUD dans les pays. Le Conseil d'administration a aussi approuvé un certain nombre de modifications de la structure du PNUD au siège de celui -ci, y compris la création de quatre bureaux régionaux qui ont commencé à fonctionner le 3 mai 1971. D'autre part, le Bureau consultatif inter organisations a examiné avec le Directeur du Programme certains des changements résultant de l'application du consensus approuvé par le Conseil d'administration du PNUD à sa dixième session. En juin 1971, lors de sa douzième session, ce conseil passera de nouveau en revue ces diverses questions et en examinera d'autres concernant l'exécution et l'évaluation des programmes bénéficiant de l'aide du PNUD, y compris quelques -unes de celles qui sont mentionnées dans la résolution recommandée à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R53, par exemple la question des frais généraux. M. BROWN (Australie) estime que les gouvernements devraient faire connaître leur intérêt pour l'étude sur la capacité, en ce qui concerne non seulement les débats du Conseil d'administration du PNUD, mais aussi la coopération entre les organisations elles- mêmes. Le rapport Jackson, que tout le monde connaît maintenant, contient de nombreuses propositions, dont beaucoup prêtent à controverse. Certes, ce rapport ne constitue pas le dernier mot en matière d'évaluation de la capacité du système des Nations Unies pour le développement, mais il importe de ne pas perdre de vue ses recommandations, lesquelles visent à tirer du système un rendement maximum. Dans la résolution dont le Conseil exécutif recommande l'adoption par l'Assemblée de la Santé, il est demandé au Directeur général de continuer à coopérer avec le Directeur du PNUD et avec d'autres institutions et organismes des Nations Unies. La délégation australienne espère que l'OMS coopérera aussi étroitement que possible. La résolution souligne aussi les points importants qui ressortent de l'étude sur la capacité; c'est pourquoi cette délégation l'appuiera. M. Brown espère que le Secrétariat pourra signaler des progrès substantiels à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution que le Conseil exécutif, dans sa résolution EB47.R53, a recommandé à l'Assemblée de la Santé d'adopter.

M. ANNABI (Tunisie) note que, dans le paragraphe 3.b) du dispositif du projet de résolution recommandé, le Directeur général est prié de faire rapport au Conseil économique et social. Il se demande si ce rapport sera présenté pendant l'année en cours ou après la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, car il croit que le document à l'examen n'est soumis à l'Assemblée actuelle que pour information. Le Dr MOCHI (service des Programmes coopératifs de développement) précise que le rapport sera soumis à la session d'été du Conseil économique et social pendant la présente année et fera partie du rapport analytique habituel du Directeur général sur l'activité de l'Organisation pendant l'année écoúlée.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 8. 2

Document ECOSOC E /4884/Rev.l.

COMMISSION B

:

DOUZIEME SEANCE

541

M. MALIK (Inde) déclare que sa délégation appuiera la résolution recommandée, mais, en ce qui concerne la demande adressée au Directeur général au paragraphe 2 du dispositif de "prendre toutes mesures propres à assurer que les frais d'exécution ou frais généraux ... soient convenablement couverts par le PNUD ", il estime qu'il convient de se montrer prudent car ces frais sont souvent très élevés. Il faut absolument s'efforcer de les réduire. Le Dr MOCHI indique que le niveau des frais généraux est actuellement étudié par les organisations avec le PNUD et que l'on espère parvenir à un résultat satisfaisant pour les deux parties. Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R53 est approuvé.1 :

4.

COORDINATION AVEC L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, LES INSTITUTIONS SPECIALISEES ET L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE QUESTIONS ADMINISTRATIVES, BUDGETAIRES ET FINANCIERES :

Ordre du jour, 3.19.3

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, expose qu'à sa quarante- septième session, le Conseil a examiné une grande variété de sujets relatifs à cette question et adopté plusieurs résolutions. Conformément aux résolutions WHA21.33 et EB45.R33, le Directeur général a fait rapport au Conseil, à sa quarante- septième session, sur les faits nouveaux survenus en matière de coordination pour les questions administratives, budgétaires et financières au sein du système d'organisations des Nations Unies. Le rapport du Directeur général traitait des questions suivantes rapport du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires (CCQAB), qui se compose lui -même de deux rapports, un sur les budgets administratifs des organisations, et l'autre sur les questions générales de coordination; remboursement de l'impôt sur le revenu; et régime commun des traitements et indemnités. Après avoir examiné le rapport du Directeur général, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB47.R54; le Dr Ehrlich signale en particulier à l'attention des membres de la Commission le paragraphe 1 du dispositif de cette résolution. Le Conseil exécutif a également examiné le rapport préparé par le CCQAB sur les procédures d'administration et de gestion relatives au programme et au budget de l'Organisation mondiale de la Santé, à la suite de sa visite à l'Organisation en mai 1969.2 Le Conseil a noté que le rapport du CCQAB3 avait été présenté à la vingt- cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies et que celle -ci n'avait formulé aucune recommandation précise, priant simplement le Secrétaire général de porter le rapport, accompagné des vues exprimées par les membres de la Cinquième Commission de l'Assemblée générale, à l'attention des organes délibérants de l'Organisation mondiale de la Santé. En conséquence, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif les déclarations faites par les délégués qui étaient intervenus sur le rapport au cours du débat à la Cinquième Commission.4 (Le rapport du CCQAB et les vues exprimées à la Cinquième Commission ont été communiqués à l'Assemblée de la Santé pour information.) Les conclusions du Conseil exécutif sont reproduites dans sa résolution EB47.R55. Le Conseil a aussi examiné un rapport sur la mise en oeuvre des recommandations du Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées. I1 a rappelé que la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé avait reconnu, dans sa résolution WHA23.31, que l'Organisation avait mis en oeuvre toutes les recommandations ne nécessitant pas de consultations inter -institutions, à l'exception d'une partie de la recommandation 29 sur les indicateurs financiers à long terme, et pris note que le Directeur général continuait de collaborer à la poursuite de l'étude sur les recommandations qui exigent des consultations inter -institutions et ferait rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé dans la mesure où la situation le justifierait. La résolution correspondante du Conseil exécutif porte la cote EB47.R56. Le Conseil exécutif a également étudié les rapports préparés par le Corps commun d'inspection sur les activités de celui -ci de juillet 1969 à juin 1970; sur les activités et les opérations de l'Organisation des Nations Unies au Népal; et sur les activités des organismes des Nations Unies dans certains pays d'Amérique centrale. Le Conseil a entendu les commentaires et observations du Directeur général à ce sujet et a noté que, conformément à la procédure révisée pour la transmission des rapports du Corps commun d'inspection, approuvée par le Conseil économique et social, le Directeur général avait transmis :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.52. 2 3 4

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 9, partie 1, Document ONU A/8031.

Voir les procès- verbaux des 1404e, 1408e et 1417e réunions de la Cinquième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies.

542

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

ses commentaires préliminaires aux organes et organismes intéressés par les rapports du Corps commun d'inspection dans le délai de trois mois suivant la réception de ceux -ci par l'Organisation. La résolution correspondante du Conseil exécutif est la résolution EB47.R58. Le Conseil a par ailleurs examiné un rapport du Corps commun d'inspection qui ne concernait que l'OMS et s'intitulait "Rapport sur une rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé ". Comme les membres de la Commission se le rappelleront à la suite de la discussion du point 3.5 de l'ordre du jour, "Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé ", ce rapport n'a pas été reçu à temps pour que le Conseil puisse examiner à fond les commentaires du Corps commun d'inspection et du Directeur général; aussi le Conseil désire -t -il achever l'étude du rapport avant de présenter une recommandation à l'Assemblée de la Santé. Ce rapport est donc essentiellement soumis à l'Assemblée de la Santé pour son information. La résolution correspondante du Conseil exécutif porte la cote EB47.R43. Le rapport sera soumis de nouveau à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; d'ici là, le Conseil aura terminé son étude et formulé ses recommandations. Le Conseil a encore étudié la question du maintien en fonctions du Corps commun d'inspection au -delà du 31 décembre 1971, date à laquelle prendra fin la période de quatre ans pour laquelle le Corps commun a été initialement créé. L'Organisation a participé aux travaux du Corps commun d'inspection pendant toute cette période. A sa vingt- cinquième session, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé, dans sa résolution 2735 A (XXV) de maintenir en fonctions le Corps commun d'inspection, sur la base expérimentale existante, pour une période de deux ans au -delà du 31 décembre 1971, et a recommandé aux autres organismes des Nations Unies participant au système d'inspection de prendre des mesures appropriées à cette fin. Le Conseil a recommandé les mesures appropriées pour l'OMS dans sa résolution EB47.R59. Enfin, le Conseil exécutif a examiné le rapport du Directeur général sur la coopération inter organisations en matière d'ordinateurs. La résolution correspondante porte la cote EB47.R57. Le Dr Ehrlich croit savoir que, depuis que cette résolution a été adoptée, certains faits nouveaux sont survenus, sur lesquels le Secrétariat fournira les renseignements nécessaires.1 Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, informe celle -ci que les dépenses relatives au Corps commun d'inspection sont réparties entre les organisations participantes selon une formule établie par le Comité consultatif pour les Questions administratives et approuvée par le CAC. D'après cette formule, les dépenses entraînées par le Corps commun d'inspection doivent être réparties entre les organisations participantes sur la base des dépenses totales faites par elles au moyen de fonds de toutes origines pendant l'année précédente. La part de l'OMS a été de US $31 090 en 1968, US $34 831 en 1969, et US $39 044 en 1970, ce dernier chiffre représentant 10,67 % du total imputable à l'ensemble des organisations. Pour 1971, le total des dépenses du Corps commun d'inspection est estimé à US $430 400 et pour 1972 à US $448 300. Le CCQAB a recommandé à l'Assemblée générale des Nations Unies, à sa vingt- cinquième session, la création à Genève d'un groupe inter -organisations chargé d'étudier les questions générales de coordination, particulièrement en ce qui concerne la production de documents à l'intérieur du système des Nations Unies. Cette recommandation a été approuvée par la Cinquième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le Directeur général a fait savoir au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies que l'OMS participerait volontiers aux travaux de ce groupe inter -organisations, dont les réunions ont d'ailleurs commencé le mois dernier. M. FURTH, Sous -Directeur général, passe brièvement en revue les faits survenus dans l'utilisation inter -organisations des installations communes de traitement de l'information. Le ler mars 1971, le Centre international de Calcul (CIC) est entré en activité. Il dispose d'un budget annuel total de US $1 600 000, dans lequel la part de l'OMS est de 30 %, soit US $480 000. Le Directeur général a couvert cette dépense au moyen d'une réaffectation de crédits déjà alloués au titre du traitement de l'information pour les services contractuels et les services de personnel. Aucun crédit supplémentaire ne sera donc nécessaire en 1971 et 1972. L'ordinateur de l'OMS en tant que tel a cessé son activité le ler mars 1971, remplacé par le Centre international de Calcul, qui est installé dans les locaux de l'OMS. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) déclare que son gouvernement considère comme très utiles les rapports du Corps commun d'inspection. Il pense que, sous la pression du travail au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé, ces rapports ne reçoivent peut -être pas toute l'attention qu'ils méritent. D'autre part, le Gouvernement des Etats -Unis désire féliciter l'OMS de la position de pointe qu'elle occupe dans le domaine du traitement de l'information par ordinateur. L'Organisation des Nations Unies et le PNUD l'ont suivie en se joignant maintenant à elle pour former le Centre international de Calcul; il faut espérer que des mesures seront prises pour encourager d'autres organisations à participer à celui -ci. M. Eye attire l'attention de la Commission sur la résolution 1547 (XLIX) adoptée par

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 9, partie 2.

COMMISSION B

:

DOUZIEME SEANCE

543

le Conseil économique et social à sa quarante- neuvième session. Dans cette résolution, le Conseil économique et social invite les organes directeurs des institutions spécialisées à envisager de prendre des dispositions en vue d'études sur l'utilisation du personnel de leur secrétariat et il recommande au Secrétaire général et aux chefs de secrétariat de ces institutions de prendre toutes les dispositions possibles, y compris des mesures de réaffectation du personnel existant en fonction des programmes prioritaires, en vue d'assurer une utilisation maximale de ce personnel. M. Eye demande si cette question a été suffisamment étudiée au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé et il aimerait avoir l'assurance qu'une étude interne est faite au Secrétariat de l'OMS. Le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique préconise par ailleurs un acheminement progressif vers une présentation commune des budgets des organisations du système des Nations Unies.

Le Dr OLGUIN (Argentine) estime que le processus de coordination, qui vise à rationaliser l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, est une question d'une grande importance, comme le montre la décision de l'Assemblée générale de maintenir le Corps commun d'inspection en fonctions pendant deux autres années. Comme le délégué des Etats -Unis d'Amérique, le Dr Olguin félicite l'OMS de l'initiative qu'elle a prise pour la coordination des installations de traitement de l'information, qui promet d'être à la fois économique et efficace. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), soulignant l'importance des questions dont il est rendu compte à la Commission, espère que l'on accordera davantage d'attention à la mise en oeuvre des recommandations faites à l'OMS et qu'à l'avenir les documents soumis à la Commission sur le sujet à l'examen seront présentés de manière à bien mettre en lumière les questions qui ont une incidence directe sur les activités de l'OMS. Il est évidemment impossible de commenter toutes les questions traitées dans les documents soumis à la Commission; le Professeur Lisicyn se bornera donc à quelques exemples qui, de l'avis de sa délégation, sont particulièrement significatifs. On note, dans le rapport du CCQAB à la vingt -cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies sur les budgets d'administration des organisations,' que les budgets de l'OMS pour 1970 et 1971 ont augmenté plus vite que ceux des autres organisations. Le CCQAB a formulé à ce sujet un certain nombre de recommandations. Le rapport du CCQAB sur son examen des procédures d'administration et de gestion relatives au programme et au budget de l'Organisation2 contient un certain nombre de recommandations concernant le travail de l'OMS et attire l'attention sur certains défauts. Par exemple, au paragraphe 11, le Comité consultatif déclare "au cours des dix dernières années on [a, eu tendance à ajouter des services aux différentes divisions de façon quelque peu arbitraire et désordonnée ". Une autre remarque importante concerne les programmes régionaux qui, de l'avis du CCQAB, ne sont pas suffisamment revus par le Directeur général et l'Assemblée de la Santé, de sorte que le travail dans les Régions n'est pas pleinement soumis à un contrôle central. Il en est de même de l'évaluation des projets qui, comme l'a souligné le CCQAB, est normalement faite par des équipes internes d'experts. Le CCQAB a également présenté des remarques sur le fait que le Directeur général décide du montant des sommes affectées aux Régions à titre conditionnel avant que l'Assemblée de la Santé n'ait adopté la recommandation sur l'ordre de grandeur du budget pour l'exercice en question. Il ressort du paragraphe 28 du rapport que des critiques ont été faites au sujet de la procédure suivie à l'OMS pour apporter des changements dans les projets et transférer des fonds d'un projet à un autre sans l'autorisation du Conseil exécutif et de l'Assemblée de la Santé. L'opinion du CCQAB est partagée par certains délégués qui sont intervenus à ce sujet à la présente Assemblée de la Santé. Les observations du Professeur Lisicyn s'inspirent du désir de souligner non seulement que l'OMS doit mettre à profit les recommandations du CCQAB et d'organismes analogues, mais aussi que, si le Conseil exécutif et le Directeur général tiennent compte des recommandations formulées, celles -ci permettront d'améliorer la réalisation et le financement des activités de l'OMS. :

M. BROWN (Australie) considère la création du Centre international de Calcul comme une initiative très intéressante et demande si l'équipement loué que l'OMS utilisait jusqu'à présent a cessé son activité et si l'on a installé un nouvel ordinateur. L'un des avantages du nouveau centre serait de permettre aux organisations participantes de mettre en commun certaines catégories d'informations et d'éviter ainsi des doubles emplois. M. Brown demande s'il existe un service commun à Genève pour l'échange des informations contenues dans les dossiers de données de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS. Il suppose que, si l'OMS fournit les installations dans ses locaux, il est tenu compte de ce fait dans la contribution de 30 % fournie par l'OMS pour le financement du Centre. Il demande si des propositions ont été faites pour baser les contributions futures sur le temps d'ordinateur effectivement

1

Document ONU A/8155. Document ONU A/8031,

2

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

utilisé par chaque organisation participante. Enfin, il aimerait savoir si le Centre continuera à bénéficier des recettes occasionnelles que l'OMS recueillait précédemment en louant du temps d'ordinateur à des utilisateurs extérieurs. M. DARSA (Indonésie) a été intéressé par les observations du Corps commun d'inspection sur les méthodes de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé; en particulier, les inspecteurs ont noté que l'OMS n'a pas encore trouvé le moyen de donner toute la suite voulue aux demandes que les Etats Membres formulent à chaque Assemblée mondiale de la Santé pour qu'il soit répondu à la nécessité d'organiser un débat sur les programmes futurs. Il aimerait savoir quelles décisions le Conseil exécutif a prises pour traduire dans les faits l'opinion exprimée par le Corps commun d'inspection que l'Assemblée de la Santé devrait trouver le moyen de jouer un rôle directeur dans la formulation des plans à moyen terme et à long terme. Il aimerait avoir des renseignements sur le cycle budgétaire biennal qui, de l'avis du Corps commun d'inspection, permettrait de réaliser de substantielles économies. La délégation indonésienne souscrit à la recommandation 2 f) du Corps commun d'inspection les grands thèmes retenus par le Conseil exécutif pour la discussion générale et les suggestions concernant les méthodes qu'il serait souhaitable de suivre pour ce qui est des références aux activités nationales devraient être communiqués aux Etats Membres aussitôt que possible. Enfin, M. Darsa demande des précisions sur la déclaration du Corps commun d'inspection selon laquelle la méthode suivie pour rassembler les informations concernant les activités nationales pourrait être améliorée. :

M. FURTH, Sous -Directeur général, déclare que l'ordinateur de l'OMS a cessé en fait son activité. C'est maintenant l'ordinateur du Centre international de Calcul. Bien qu'il soit installé, au moins initialement, dans le bâtiment de l'OMS, il n'est plus à celle -ci. Un comité de gestion, au sein duquel l'OMS est représentée, a été chargé de diriger le Centre. Celui -ci travaillera en étroite collaboration avec le bureau inter- organisations, organisme responsable de l'établissement de systèmes d'information de gestion et de fichiers communs de données pour les diverses organisations du système des Nations Unies La part de l'OMS dans le financement du Centre s'élève à 30 % du total. L'OMS n'a pas été indemnisée pour le fait que l'ordinateur est installé dans ses locaux, mais elle bénéficiera, si cette installation est enlevée, de l'espace rendu ainsi disponible. Un système commun de financement a été adopté; aucun loyer n'est versé à l'OMS par les organisations participantes mais toute organisation extérieure qui utilisera l'ordinateur en paiera un. Ce loyer sera crédité aux organisations participantes proportionnellement à leur contribution. Le partage des dépenses entre les organisations participantes sera fondé à l'avenir, bien entendu, sur leur pourcentage d'utilisation du temps de l'ordinateur. Pour ce qui est des questions mentionnées par le délégué de l'Indonésie au sujet du rapport du Corps commun d'inspection sur la rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé, le Sous -Directeur général déclare que l'ensemble de ce rapport est actuellement en cours d'examen par le Conseil exécutif et que celui -ci en discutera pendant la session qu'il tiendra immédiatement après l'Assemblée de la Santé. Le Conseil désirera probablement prendre note des remarques faites par le délégué de l'Indonésie et en tenir compte. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique a déclaré que l'on n'accordait pas assez d'attention aux rapports du Corps commun d'inspection. Le rapport relatif à l'Assemblée mondiale de la Santé sera examiné par le Conseil exécutif, tandis que les autres ont fait l'objet de commentaires étendus du Directeur général, lequel continuera à prêter l'attention voulue aux rapports futurs du Corps commun. Le même délégué a mentionné aussi la résolution du Conseil économique et social sur l'utilisation rationnelle du personnel. Le Directeur général suit cette question de près, ainsi que les rapports et recommandations de divers organismes. Les résultats de cet examen seront portés en temps utile à l'attention du Conseil exécutif et de l'Assemblée de la Santé.

M. MALIK (Inde) remarque, au sujet du rapport du CCQAB sur les budgets administratifs des diverses institutions,) que celui -ci porte sur la rationalisation des pratiques administratives; il est toutefois important d'éviter à cet égard une attitude rigide; il faut tenir compte des besoins de chaque institution. En effet, chacune doit trouver sa voie propre pour atteindre ses objectifs. M. Malik est d'accord avec le délégué des Etats -Unis d'Amérique pour penser que les rapports du Corps commun d'inspection sont extrêmement utiles. Peut -être ne leur accorde -t -on pas une attention suffisante et l'on pourrait en faire l'objet d'un point distinct de l'ordre du jour lors des sessions futures. Le SECRETAIRE indique que les rapports du Corps commun d'inspection ont fait l'objet d'un point distinct de l'ordre du jour du Conseil exécutif. Tous les rapports de ce genre sont transmis in extenso au Conseil avec les commentaires du Directeur général et ils sont distribués aux Etats Membres de la même manière que tous les autres documents du Conseil exécutif. Tous sont examinés de manière approfondie

1 Document ONU A/8155.

COMMISSION B

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par le Conseil. D'autre part, il est toujours tenu compte de notes officieuses préparées par le Corps commun d'inspection pour le Directeur général et relatives à l'aspect personnel et humain des problèmes. D'autre part ces rapports, accompagnés des commentaires et observations du Directeur général, sont envoyés au Comité du Programme et de la Coordination du Conseil économique et social, ainsi qu'au Conseil lui -même.

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur la résolution EB47.R59 dans laquelle figure la résolution que le Conseil recommande à l'Assemblée de la Santé d'adopter sur le maintien en fonctions du Corps commun d'inspection. Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB47.R59 Décision est approuvé à l'unanimité.1 :

Le PRESIDENT donne ensuite lecture du projet de résolution suivant

:

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Vu les résolutions EB47.R43, EB47.R54, EB47.R55, EB47.R56, EB47.R57 et EB47.R58 relatives à la coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique sur les questions administratives, budgétaires et financières; Ayant entendu les rapports du représentant du Conseil exécutif et du Directeur général à ce sujet,

APPROUVE les observations et conclusions du Conseil exécutif à ce sujet. Décision 5, :

Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité.2 :

RAPPORT SUR LES CONSEQUENCES FINANCIERES APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU DU PROGRAMME POUR L'OMS (reprise de la discussion)

Ordre du jour, 3.16

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, déclare que celle -ci est saisie d'un projet de résolution révisé que proposent les délégations de la Belgique, de la France et de la Guinée, et dont le texte est le suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général intitulé "Approvisionnement public en eau - Rapport sur les conséquences financières du programme pour l'OMS"; Considérant le rythme actuel du développement de l'approvisionnement en eau des zones urbaines et des zones rurales, l'actuel programme OMS d'assistance aux Etats Membres, les objectifs proposés pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et les conséquences financières de l'adoption d'un programme accéléré destiné à atteindre ces objectifs; et Notant avec satisfaction les rythmes croissants de l'assistance fournie par le Programme des Nations Unies pour le Développement en vue d'effectuer des études de préinvestissement concernant l'établissement de projets acceptables tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines, ainsi que l'augmentation des prêts - de sources internationales, régionales et bilatérales - pour l'approvisionnement en eau, PREND NOTE du rapport du Directeur général en reconnaissant que la mise en oeuvre du 1. programme accéléré proposé dans le rapport, aiderait considérablement les gouvernements à atteindre leurs objectifs nationaux au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; RECOMMANDE aux Etats Membres 2. que les problèmes urbains et ruraux d'approvisionnement en eau soient abordés selon i) l'approche rationnelle exposée dans le rapport du Directeur général; que les ministères qui ont des responsabilités en matière de santé continuent à ii) déployer les efforts de promotion et de stimulation tendant à améliorer les programmes d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts; qu'il soit pleinement tenu compte des besoins en matière d'approvisionnement iii) public en eau et de construction d'égouts dans les plans nationaux de développement économique et dans la programmation par pays au titre du PNUD et d'autres formes de coopération; :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.53. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.54. 2

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3.

PRIE le Directeur général i) de continuer à attribuer une haute priorité à l'assistance aux pays en voie de développement pour améliorer leurs approvisionnements en eau urbains et ruraux, notamment en ce qui concerne la formation du personnel; ii) d'intensifier ses efforts tendant à promouvoir les activités de recherche et de développement pour mettre au point des méthodes plus efficaces et plus économiques de planification, de conception et d'exploitation des réseaux d'approvisionnement public en eau, tant urbains que ruraux; iii) de continuer à aider les Etats Membres à rechercher et à utiliser toutes les sources possibles de coopération technique et financière afin de permettre à ces Etats d'atteindre leurs objectifs en matière d'amélioration des approvisionnements publics en eau, tant urbains que ruraux, au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; iv) de faire rapport sur la situation à l'Assemblée mondiale de la Santé. :

M. FINDLAY (Sierra Leone) indique que sa délégation appuie le projet de résolution ainsi amendé. Il suggère que, à la première ligne du paragraphe 1 du dispositif, on remplace le mot "en" par "et" entre les mots "Directeur général" et "reconnaissant ". Au paragraphe 3.iv) du dispositif, il faudrait insérer "Vingt- Cinquième" avant "Assemblée mondiale de la Santé ". Il en est ainsi décidé.

Décision 6.

:

Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé à l'unanimité,' Ordre du jour, 2.4

PROGRAMME GENERAL DE TRAVAIL POUR UNE PERIODE DETERMINEE (CINQUIEME PROGRAMME GENERAL DE TRAVAIL, POUR LA PERIODE 1973 -1977)

Le PRESIDENT annonce qu'il a été décidé de transférer de la Commission A à la Commission B le point 2.4 "Programme général de travail pour une période déterminée (cinquième programme général de travail, pour la période 1973- 1977)" et le point 2.11 "Formation de personnel sanitaire national ", de manière à mieux répartir le travail entre les commissions. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, explique qu'aux termes de l'article 28 g) de la Constitution, le Conseil exécutif est tenu de soumettre à l'Assemblée de la Santé un programme général de travail s'étendant sur une période déterminée. Le Conseil exécutif a chargé un groupe de travail composé de cinq de ses membres de mettre au point un document relatif à ce programme de travail, en tenant compte des observations du Conseil exécutif, pour le soumettre à l'Assemblée mondiale de la Santé. Le groupe de travail s'est réuni du 11 au 13 mars de cette année et a mis au point un tel document à l'intention de l'Assemblée de la Santé.2 Ce document spécifie les critères en fonction desquels il convient d'examiner les programmes, projets et activités de l'OMS. Ceux -ci devront correspondre aux principales fonctions de l'Organisation, répondre à des critères précis en ce qui concerne la qualité de la planification et de la gestion, porter essentiellement sur les sujets d'intérêt majeur dans le domaine de la santé, et être assortis de buts spécifiques précis. Cette approche systématique offrira aux Etats Membres à la fois un instrument de gestion et une méthode objective de mesure. La séance est levée à 18 h.1O.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.55. 2

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 11.

TREIZIEME SEANCE

Mercredi 19 mai 1971, 9 h.10 Président :

Dr F, A. BAUHOFER (Autriche)

1.

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, présente le projet de cinquième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 586). Ordre du jour, 2.4

2.

PROGRAMME GENERAL DE TRAVAIL POUR UNE PERIODE DETERMINEE (CINQUIEME PROGRAMME GENERAL DE TRAVAIL, POUR LA PERIODE 1973 -1977) (suite)

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que la planification á long terme des activités de l'OMS a été, ces dernières années, étudiée de façon très approfondie par le Conseil exécutif et par l'Assemblée de la Santé, parce que la nécessité en a été de mieux en mieux comprise. De l'avis de sa délégation, le cinquième programme général de travail, pour la période 1973 -1977,1 tient compte comme il convient des quatre précédents programmes ainsi que des dispositions de la résolution WHA23.59. Il reflète bien les tendances actuelles de la situation sanitaire mondiale et indique correctement les orientations que l'Organisation doit suivre dans l'accomplissement de sa tâche importante. Cependant, certains problèmes auraient pu être présentés d'une manière différente et le Dr Venediktov espère que les retouches de style nécessaires seront apportées à la version finale. Au dernier paragraphe du cinquième programme général de travail, on peut lire qu'il est souhaitable que ce programme soit revu par le Conseil exécutif à des intervalles appropriés. Le Dr Venediktov comprend par là non pas que le programme lui -même sera modifié, mais que le Conseil fera le point des progrès accomplis dans sa réalisation, afin d'assurer, par le prochain programme général, la continuité de l'oeuvre entreprise. La délégation de l'Union soviétique approuve sans réserve le cinquième programme général et votera pour son adoption. Le Dr ALDEA (Roumanie) constate que le cinquième programme général de travail appelle l'attention de l'Assemblée de la Santé sur l'une des plus importantes activités de l'OMS, à savoir l'appréciation de la situation sanitaire mondiale, la détermination des principales tendances dans la conception de l'action de santé et le choix des problèmes prioritaires qui requièrent une solution. La décennie en cours est une période de transformation sociale où des nations luttent pour leur indépendance et leur développement, ce qui suppose de grands efforts pour assurer la meilleure utilisation possible des produits nationaux, c'est -à -dire pour le niveau de bien -être des peuples. Le degré de développement économique et social et la situation sanitaire varient d'une région du monde à l'autre, mais le thème de la Journée mondiale de la Santé de 1969 - "Santé, travail et productivité" - est devenu un principe de développement social et économique plus ou moins reconnu dans tous les pays. Ainsi, l'on voit s'imposer graduellement á travers le monde l'idée que chaque Etat, par l'attention qu'il accorde à la protection de la santé, détermine la structure de la morbidité et de la mortalité qui sont le tribut levé par la maladie sur le revenu national d'un pays. Par suite de l'industrialisation, de l'urbanisation et du progrès technologique, les administrations sanitaires nationales doivent tenir compte d'un grand nombre de facteurs nouveaux. C'est pourquoi dans la planification de l'action de santé, qui doit devenir partie intégrante de la planification nationale, il est de la plus haute importance d'apprécier exactement la situation sanitaire mondiale, de discerner la dynamique et de prévoir l'évolution de la morbidité et d'identifier les problèmes prioritaires. Trois aspects principaux sont á prendre en considération dans la planification sanitaire nationale 1) l'orientation des programmes, compte tenu de la situation sanitaire du moment, des tendances futures, et de l'importance sociale et économique des différentes maladies, les priorités étant déterminées sur la base d'analyses coat/avantages et coût efficacité; 2) la formation de personnel sanitaire à tous les niveaux, selon l'ordre de priorité attribué aux programmes, sans perdre de vue la possibilité d'intégrer de plus en plus ces programmes dans la planification du développement national; 3) l'implantation progressive des moyens matériels qu'il est possible d'intégrer sans dépenses inutiles dans un système unifié dont le développement qualitatif aussi bien, que quantitatif puisse être assuré. :

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 11.

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Dans les efforts qu'ils déploient pour améliorer leurs services sanitaires, les Etats Membres se trouvent souvent en face de problèmes que l'expérience d'autres pays et l'assistance de l'Organisation pourraient les aider à résoudre plus efficacement. Il s'agit notamment d'identifier, dans une région donnée, les problèmes prioritaires pour la solution desquels on a créé des conditions propres à assurer les meilleurs rapports cont/avantages par des programmes conjugués ou des actions synchronisées; de mettre en place les meilleurs dispositifs administratifs concevables en fonction du niveau de développement économique et de l'état des ressources; d ' élaborer des législations sanitaires nationales et internationales;

d'exploiter les techniques modernes d'enseignement pour la formation du personnel sanitaire aux différents niveaux; d'aménager des systèmes d'information qui assurent la comparabilité internationale des indices d'efficacité; d'organiser les divers types de services sanitaires de manière à obtenir l'efficacité maximale au moindre coût; d'enrichir la documentation scientifique, etc. Le cinquième programme souligne à juste titre "qu'un effort national efficace est le facteur déterminant du développement des services de santé nationaux ". Par conséquent, l'activité principale de l'OMS dans les années qui viennent devrait consister à venir en aide aux Etats Membres en mettant à leur disposition l'information et les moyens d'analyse et de synthèse qu'elle possède. Les vastes programmes de prophylaxie entrepris par toutes les administrations sanitaires nationales supposent un diagnostic précoce de la maladie. Par ses comités d'experts, l'OMS peut apporter une aide réelle en établissant des critères uniformes pour le diagnostic clinique et le diagnostic de laboratoire de certaines maladies importantes. Les travaux de recherche biomédicale dans des secteurs de pointe comme l'enzymologie, la biologie moléculaire et la microscopie électronique ont considérablement élargi les limites du pathologique, ce qui entraîne un accroissement considérable des frais médicaux. Il appartient à l'OMS de dire dans quelle mesure les investigations de masse devraient mettre à profit les méthodes de recherche les plus fines pour l'étude des déviations possibles par rapport à la norme. Dans beaucoup d'Etats Membres, il se fait d'innombrables travaux de recherche sur différents aspects de la protection de la santé. Il serait donc extrêmement utile que l'OMS puisse devenir un centre d'échange et d'analyse des résultats ainsi obtenus. Dans ce domaine, on obtiendrait un meilleur rendement à bien moindres frais si l'OMS cessait de soutenir de si nombreux programmes parallèles. La même remarque vaut pour la fourniture du matériel éducatif destiné à la formation des personnels sanitaires, y compris les moyens audio- visuels et la documentation. Si l'OMS concentrait son attention sur quelques projets prioritaires qui seraient sélectionnés à la faveur d'analyses coût avantages et coût/ efficacité, et dont l'évaluation serait faite tous les deux ou trois ans, elle pourrait tout à la fois élargir ses activités et réduire les contributions de ses Membres. En particulier, l'accroissement de l'aide matérielle pour les programmes de développement du personnel sanitaire contribuerait dans une mesure importante à l'amélioration de la situation sanitaire mondiale. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) dit que le cinquième programme général est fondé sur les propositions et recommandations des Etats Membres et adapté aux besoins régionaux. De l'avis de la délégation polonaise, le choix des grands objectifs tient judicieusement compte de l'ensemble des facteurs qui déterminent la situation sanitaire mondiale. Ainsi, on a eu raison de mettre l'accent sur les problèmes posés par l'accroissement démographique et par la dégradation du milieu. Dans les circonstances présentes, l'adhésion au principe qui veut que la santé soit un des droits fondamentaux de l'homme impose la plus large coopération possible aux services de santé publique de tous les pays. En dernier ressort, c'est des Etats Membres que dépend la réalisation du cinquième programme général. Il y a certes lieu d'entreprendre des activités interrégionales, régionales et inter -pays, mais les efforts nationaux directs sont ceux dont l'importance est vraiment décisive. La délégation polonaise reconnaît que l'OMS devrait faire porter principalement son attention sur la coordination des activités internationales pour le développement des services de santé, sur la planification à long terme et sur l'établissement d'un ordre de priorité des problèmes sanitaires mondiaux. A son avis, il est également très important de rassembler, d'analyser et de diffuser des renseignements à jour; l'information sanitaire émanant de l'OMS favorise beaucoup la coopération, puisqu'elle facilite les échanges d'expérience et l'uniformisation des critères. L'exploitation des ordinateurs et des systèmes modernes de communication offre la possibilité d'une coopération internationale plus étroite en ce qui concerne l'analyse et l'évaluation de la situation sanitaire mondiale, l'étude des méthodes de planification sanitaire et l'élaboration d'une législation internationale relative aux grands problèmes de santé. Pendant la période couverte par le cinquième programme général, l'une des fonctions essentielles de l'OMS sera d'aider à la formation de personnel spécialisé dans l'application de l'informatique à l'amélioration des services de santé. La délégation polonaise appuie sans réserve le projet de cinquième programme général de travail. Le Dr KLIVAROVA' (Tchécoslovaquie) considère le cinquième programme général de travail comme un excellent exposé des tâches sanitaires auxquelles doivent faire face les pays développés, ainsi que des besoins des pays en voie de développement; il correspond bien aux décisions qui ont été prises au sujet des fonctions de l'Organisation.

COMMISSION B

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La délégation tchécoslovaque est heureuse de noter qu'on a mis l'accent sur la nécessité d'assurer la protection sanitaire de l'ensemble de la population, notamment celle des groupes vulnérables. Elle est également satisfaite de l'importance attribuée aux problèmes de santé des populations rurales des leur productivité est capitale pour l'écopays en voie de développement et à ceux des travailleurs nomie de tous les pays et ils sont exposés à des risques professionnels. Le délégué de la Tchécoslovaquie souligne l'importance de certains des sujets retenus dans le santé de la famille, problèmes des personnes âgées - à propos programme général, en particulier desquels son pays compte bénéficier de l'expérience collective des experts d'autres nations - et formation de personnel, sans laquelle le développement des services nationaux de santé serait impensable. Il faut aussi noter avec satisfaction que le cinquième programme fait une place toute particulière à la lutte contre le paludisme, la variole, le choléra et la fièvre jaune, maladies qui, vu la rapidité des transports modernes, sont une menace universelle, ainsi qu'à la prévention du cancer et des affections cardio -vasculaires, domaines dans lesquels la recherche exige la coopération de tous les pays du monde. Sont également indispensables des recherches concertées sur les problèmes liés aux troubles mentaux, à l'alcoolisme et à la pharmacodépendance, que les changements de structure des populations ont portés au premier plan des préoccupations, et sur les problèmes d'hygiène du milieu, car il n'est pas de pays qui puisse à lui seul élaborer les paramètres pour toutes les nouvelles substances ayant des effets sur l'environnement de l'homme. Afin que le programme général de travail puisse être efficacement réalisé, la délégation tchécoslovaque juge essentiel d'établir des programmes généraux pour chacune des Régions de l'OMS. Elle votera pour l'adoption du cinquième programme général de travail. : :

Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation approuve le rang de priorité attribué aux différentes activités et constate avec plaisir que des buts spécifiques ont été définis pour les programmes. Elle espère qu'à l'avenir on fixera de tels buts à tous les programmes, en chiffrant autant que possible les rythmes d'exécution à observer. Les projets nouveaux devraient être organisés conformément aux critères énoncés dans la section 7 du programme de travail, critères qui devraient également servir à l'évaluation des projets en cours. Le cinquième programme général fait à juste titre une place importante à la planification. Il est en effet généralement admis que, pour tirer le plus grand profit de ressources limitées, il est essentiel d'appliquer des méthodes de programmation efficaces, de définir des objectifs en termes quantitatifs et d'évaluer systématiquement le travail accompli. Au cours de la discussion générale sur le Rapport annuel du Directeur général, en séance plénière de l'Assemblée, un des membres de la délégation des Etats -Unis d'Amérique s'est efforcé de dresser un tableau indiquant le thème principal traité par chaque pays. Dans les cas où deux thèmes différents recevaient le même poids, ces deux thèmes étaient retenus. Le résultat de l'analyse indique que les maladies transmissibles sont au premier rang des préoccupations dans 51 pays, le développement des services de santé dans 24, la formation du personnel dans 10 et l'hygiène du milieu dans 9. Si l'on compare ces thèmes principaux avec les objectifs essentiels qui sont définis dans le cinquième programme général de travail, on constate qu'il y a maintenant concordance générale pour le choix des priorités entre l'OMS et ses Etats Membres. La délégation des Etats -Unis appuie chaleureusement le programme proposé. i

Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que sa délégation souscrit au cinquième programme général de travail; le système des programmes de travail portant sur une période déterminée permet à l'OMS d'adapter son action à l'évolution des circonstances et aux progrès socio- économiques. Le cinquième programme général de travail repose sur des critères de faisabilité et prévoit une évaluation quantitative des activités. Il comporte également une appréciation réaliste des capacités financières et administratives de l'Organisation, compte tenu des besoins prioritaires à l'échelon des Régions et des pays

C'est un programme bien structuré dont les buts spécifiques répondent aux impératifs de la planification à long terme, si indispensable dans le secteur sanitaire. Pour le délégué de l'Argentine, une évaluation périodique des programmes est indispensable si l'on veut pouvoir procéder aux ajustements nécessaires pour obtenir de bons résultats. Il faut également tenir compte des caractéristiques, ressources et besoins nationaux. L'activité de l'OMS en tant qu'organisme coordonnateur de l'assistance internationale est un complément indispensable des programmes sanitaires nationaux dans les pays qui ne disposent pas de moyens suffisants pour résoudre efficacement leurs problèmes de santé. Cependant, l'assistance internationale ne saurait remplacer les efforts nationaux, comme le souligne avec juste raison le cinquième programme général de travail. L'un des traits saillants du cinquième programme général consiste dans la décentralisation des activités de l'OMS, réparties en projets interrégionaux, projets inter -pays et projets dans les pays. Il n'est pas rare que, faute de moyens techniques, des pays se trouvent dans l'impossibilité de bénéficier de la collaboration internationale. Aussi le délégué de l'Argentine tient -il à souligner

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qu'il importe au plus haut point de renforcer les services de santé et de former du personnel sanitaire sans lesquels la solution des problèmes de santé est inconcevable. Un rang de priorité élevé doit être accordé aussi aux problèmes de l'environnement envisagés aussi bien du point de vue de l'influence de l'homme sur son milieu que du point de vue de la protection de l'homme contre ce qui l'entoure, compte tenu en particulier des immenses capacités d'adaptation de l'organisme humain. Le Dr RUTASITARA (République -Unie de Tanzanie) dit qu'il est fait état, à la section 8 du programme de travail, de la situation défavorable dans laquelle se trouvent les collectivités rurales des pays peu développés - des difficultés d'accès les empêchant de recevoir leur juste part de services sanitaires; on peut y lire que l'OMS aidera les gouvernements à trouver des solutions appropriées. Le délégué de la Tanzanie tient justement à souligner l'importance du problème des transports dans les pays en voie de développement. Il sait que dans ces pays le FISE collabore avec l'OMS à assurer des moyens de transport pour l'action sanitaire rurale, mais il se demande ce qu'est le rapport coût avantages pour cette forme d'assistance. Dans les pays en voie de développement, les difficultés de transport ajoutent à l'acuité des problèmes sanitaires il y a des localités où il est impossible de faire atterrir un hélicoptère et où les routes sont en si mauvais état qu'il est impossible d'acheminer les fournitures médicales en cas d'épidémie. Dans la République -Unie de Tanzanie, la campagne d'éradication de la variole a été considérablement entravée par les difficultés de transport du personnel. Pour atteindre les groupes isolés, les travailleurs sanitaires sont souvent contraints à des marches pouvant durer jusqu'à six heures et l'on peut se demander si les vaccins conservent leur activité après une si longue exposition aux conditions tropicales. Pour pallier le manque d'hôpitaux et de centres ruraux de santé, la plupart des pays en voie de développement ont organisé des formations mobiles. D'ordinaire, les équipes sanitaires mobiles comprennent chacune un médecin, une infirmière et un agent de la santé publique. Les plus avancés des pays en voie de développement ont mis sur pied des systèmes de soins dans lesquels les médecins se déplacent par avion, tandis que d'autres ont organisé des réseaux de télécommunications permettant aux spécialistes d'entrer directement en contact avec le personnel médical en poste dans les régions rurales. Le cinquième programme général de travail fait maintes allusions à l'utilisation des ordinateurs, mais il n'y est nulle part proposé de renforcer des services comme ceux que vient de mentionner le Dr Rutasitara. L'ordinateur a peut -être des applications intéressantes dans les pays développés, mais il ne serait guère utile dans les pays en voie de développement. Il faut espérer que l'OMS recherchera activement des moyens de rendre plus efficaces les services de santé ruraux des pays en voie de développement. Le cinquième programme général envisage également de former des éducateurs sanitaires parmi le personnel sanitaire local. Le délégué de la République -Unie de Tanzanie espère que, pour les programmes qu'elle entreprend dans les pays en voie de développement, l'OMS pourra utiliser les services du personnel sanitaire formé sur place à mesure qu'il deviendra disponible, car il est très coûteux d'avoir recours à des experts de l'extérieur. :

Le Dr STREET (Jamaique) déclare que sa délégation approuve le projet de cinquième programme général de travail de l'OMS mais tient à préciser certains points. Comme le délégué de la Tanzanie l'a fait observer, il est difficile de mettre sur pied des services de santé dans les collectivités rurales, et l'OMS se doit d'aider les pays à résoudre ce problème de façon satisfaisante, comme il est dit à la section 8 du programme de travail. Par ailleurs, la remarque du délégué de la Tanzanie concernant les communications, qu'il s'agisse de moyens de transport, de radio ou de télécommunications, est tout à fait justifiée. Comme le cinquième programme général de travail cofncide avec le milieu de la décennie pour le développement, il faut espérer que l'OMS ne prendra pas de retard dans les trois premières années de la décennie. Dans le cadre des programmes généraux précédents, l'OMS s'est employée essentiellement à coordonner les activités de santé publique à travers le monde, à mettre sur pied des services sanitaires de base et à lutter contre les maladies transmissibles, ainsi qu'à soutenir les gouvernements dans tout ce qui touche à l'action de santé. Comme le délégué de l'Union soviétique l'a souligné, l'étape suivante doit consister en un effort commun de planification sanitaire reposant sur une étude des différents systèmes, ce qui devrait conduire à un accord sur des normes et critères valables pour l'organisation des services de santé dans le monde entier. Etant donné que le cinquième programme général de travail met l'accent sur la planification sanitaire - activité essentielle pour tous les pays mais plus particulièrement pour les pays en voie de développement il est indispensable de former des administrateurs de la santé publique qui soient en mesure de planifier et de gérer un réseau de services de santé et d'assurer la meilleure utilisation possible des ressources disponibles. Dans le passé, la planificaton sanitaire a été par trop négligée; avec le soutien constant de l'OMS, elle pourra devenir partie intégrante de l'action des ministères de la santé, c'est -à -dire un moyen d'identifier les secteurs où des progrès sont nécessaires. L'éducation sanitaire est, elle aussi, très importante pour les pays en voie de développement; c'est en faisant comprendre aux enfants - dès l'âge préscolaire - ce que représente la santé que l'on

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parviendra le mieux à élever le niveau sanitaire. Toutefois, pour y parvenir, il faut mieux être renseigné sur les niveaux de vie que l'on désire atteindre et sur les niveaux de santé correspondants. les rapports entre, d'une part, la programmation par pays Autre thème du programme de travail et les activités régionales et, d'autre part, les directives établies par le Siège; c'est là une question directement liée à la capacité des institutions spécialisées du système des Nations Unies d'assurer le progrès par leurs efforts conjugués. On attend de l'OMS qu'elle joue un rôle de premier plan dans les programmes concernant l'environnement de l'homme. Elle devra accorder une plus grande attention aux problèmes d'hygiène du travail, étant donné que, dans le milieu où il travaille, l'homme est exposé à des dangers résultant de certaines modifications du milieu. Aussi le Dr Street estime -t -il que le dernier paragraphe de la section 8.d) relative à la promotion de la salubrité de l'environnement, qui expose le rôle potentiel de l'OMS, ne va pas suffisamment au fond du problème si l'on tient compte de la résolution adoptée par la Commission A sur l'environnement de l'homme. Le Dr Street n'est pas satisfait de la deuxième phrase de ce paragraphe, où il est dit que les cinq prochaines années ne constitueront sue la phase initiale des études complexes concernant les divers aspects de la pollution. Ainsi rédigée, cette phrase donne une impression d'insuffisance car il incombe à l'Organisation de s'attaquer résolument au problème. Enfin, le Dr Street approuve entièrement ce qu'a dit le délégué des Etats -Unis d'Amérique à propos des buts spécifiques du programme; il aimerait que le cinquième programme général de travail soit porté à la connaissance des nouveaux Membres de l'Organisation, de manière qu'ils sachent ce que peut être le rôle de l'OMS dans le cadre de leurs programmes nationaux et puissent déterminer avec l'Organisation les meilleurs moyens de coordonner les activités de santé publique, compte tenu de leurs besoins. Telle est en effet la meilleure façon de définir les buts d'un programme ou de les ajuster une fois fixés. :

Pour le Dr ADESUYI (Nigéria), les principes énoncés dans la section 5 du cinquième programme général de travail sont la preuve évidente que celui -ci répond aux besoins réels des divers pays et portera sur les grands domaines d'activité qui, à l'expérience, se sont révélés les plus féconds. La souplesse inhérente au nouveau programme, et son adaptation aux diverses caractéristiques régionales ainsi qu'aux différents besoins des pays, sont également indéniables. En ce qui concerne les principaux objectifs du programme, tels qu'ils sont définis à la section 8 du rapport, le Dr Adesuyi rappelle que le renforcement des services de santé est à lui seul le principal facteur de promotion de la santé; aussi l'organisation des services sanitaires de base doit -elle faire partie intégrante des plans généraux de développement économique et social de chaque pays. De nombreux pays en voie de développement ont tendance à accorder la priorité à des projets économiques pouvant produire d'importants bénéfices qui serviront à financer des services sociaux. A mesure que ces projets prennent forme, il importe d'accorder la priorité voulue au secteur sanitaire. Le Dr Adesuyi se réjouit de constater que le cinquième programme général de travail met l'accent sur l'aide aux régions rurales, où le développement des services de santé se heurte à des obstacles tels que difficultés d'accès, manque de télécommunications, etc. La délégation du Nigéria note avec satisfaction que l'OMS est prête à soutenir l'étude de ces problèmes et la recherche d'autres moyens d'assurer le contact avec les collectivités rurales isolées en attendant que des formules classiques soient adoptées dans le cadre du développement général des pays. C'est à juste titre que le programme souligne combien il importe de mettre en place des politiques nationales en matière de médicaments, afin que les pays en voie de développement puissent mieux lutter contre la prolifération de produits dont il n'est pas toujours facile d'évaluer la qualité, l'activité et la toxicité. S'agissant du développement des personnels de santé, le Dr Adesuyi est heureux de constater que l'OMS se rend bien compte que les pays doivent de toute urgence adapter aux besoins locaux leurs systèmes éducatifs, leurs programmes d'études, leurs méthodes et moyens d'enseignement; en outre, on a raison de mettre l'accent sur la notion de formation en équipe des travailleurs sanitaires. Dans les régions qui connaissent une grave pénurie de médecins, la formation de ces derniers est liée à celle du personnel auxiliaire qui travaillera avec eux et sous leur direction. Il faut prévoir la formation continue des travailleurs auxiliaires ainsi que l'encadrement nécessaire, afin que puissent être maintenues des normes de travail satisfaisantes. Le Dr Adesuyi note également avec plaisir que la formation des professeurs de médecine et de sciences sanitaires connexes recevra une priorité élevée et que l'on s'emploiera tout particulièrement à adapter les méthodes d'enseignement les plus récentes aux ressources disponibles. La délégation du Nigéria désire souligner à nouveau que toutes les réductions de programme que pourraient nécessiter les charges supplémentaires de l'Organisation en matière de traitements ne devront en aucun cas affecter les secteurs essentiels que sont le développement des services sanitaires de base et la formation des personnels de santé. En ce qui concerne la prévention et l'endiguement des maladies, le Dr Adesuyi demande instamment que les succès obtenus en Afrique occidentale dans l'éradication de la variole et la lutte contre la rougeole, grâce au programme soutenu conjointement par l'OMS et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, ne soient pas compromis par un retrait prématuré de l'aide accordée. Il convient de renforcer les activités de surveillance et d'endiguement dans les zones couvertes par le

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programme, de manière à empêcher toute détérioration de la situation. Le Dr Adesuyi note avec satisfaction que l'on approfondira les recherches sur diverses maladies transmissibles, notamment sur le choléra. Le Gouvernement du Nigéria espère que les travaux de l'équipe de recherche sur la méningite cérébro -spinale, qui séjourne actuellement dans le nord du Nigéria, ouvriront des possibilités de maîtriser cette maladie, qui pose un grave problème en Afrique occidentale. Pour ce qui est de la promotion de la salubrité de l'environnement, notamment de l'approvisionnement public en eau, le Dr Adesuyi espère que l'OMS coopérera avec les gouvernements afin d'améliorer les conditions générales du milieu. A propos du quatrième critère énoncé à la section 5 du rapport (principes régissant le programme), le Dr Adesuyi exprime l'espoir que l'OMS aidera les Etats Membres à chiffrer les caractéristiques et les buts spécifiques, ainsi qu'à évaluer les progrès accomplis pendant et après l'exécution du cinquième programme général de travail. Le Dr KHALLAF (République Arabe Unie) constate que, de toute évidence, il est difficile de préparer un tel programme pour des pays ayant atteint des stades de développement très différents. Après avoir pris connaissance du rapport, la délégation de la République Arabe Unie est certaine que les activités de l'Organisation ne dépasseront pas les besoins réels de la plupart des Etats Membres. Elle est également amenée à demander au Conseil exécutif et au Directeur général d'établir des prévisions plus lointaines concernant les problèmes sanitaires de base, comme l'a tout particulièrement recommandé la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. En ce qui concerne la section 6 du rapport (fonctions de l'OMS), le Dr Khallaf rappelle l'importance que revêt la formation des administrateurs de la santé et soulève la question des analyses cota/ efficacité et coût avantages. Il convient de mentionner à ce propos trois points essentiels. Tout d'abord, il faut s'attaquer au problème universel de l'accroissement constant du coût des soins médicaux, et proposer des solutions; ensuite, il faudrait faire une analyse coût avantages des programmes de médecine préventive, de manière à convaincre les autorités financières nationales d'investir davantage dans la prévention des maladies, ce qui portera des fruits sur le plan économique; enfin, il conviendrait de déterminer, par une analyse coût efficacité de l'ensemble du programme de l'OMS, la mesure dans laquelle l'Organisation atteint effectivement ses objectifs. Toujours à la section 6 du rapport, à propos de l'adoption de conventions et d'accords internationaux, il est dit que le droit conféré à l'Assemblée de la Santé par les articles 19 et 21 de la Constitution de l'OMS a été rarement exercé et que l'on a préféré parvenir à un accord entre les Etats Membres; comme il s'est établi un climat de meilleure compréhension entre les Etats Membres après quelque vingt -cinq années de réunions de l'OMS, la délégation de la République Arabe Unie aimerait que l'on donne maintenant effet aux deux articles mentionnés. En matière de coordination de la recherche, le cinquième programme de travail envisage des mesures classiques - réunions de comités d'experts et de groupes scientifiques, échanges de documentation, etc. Or la délégation de la République Arabe Unie pense que l'OMS est maintenant en mesure de prendre davantage d'initiatives en ce qui concerne l'organisation de recherches sur les problèmes de santé les plus importants, et qu'elle devrait inviter divers instituts et pays Membres à effectuer ces recherches en coopération avec elle et sous sa direction générale. L'un des meilleurs moyens de venir en aide aux Etats Membres, en particulier aux Etats nouvellement indépendants, c'est de leur expliquer clairement de quelle manière ils peuvent obtenir l'assistance nécessaire de l'OMS et des autres institutions spécialisées. Pour le Dr FELKAI (Hongrie), la situation sanitaire mondiale exige que, partout dans le monde, les principes de l'hygiène et de la médecine soient appliqués sur le plan pratique et institutionnel, à deux niveaux. D'une part, il existe certaines activités qui ne peuvent être menées à bien que dans le cadre de la coopération internationale, qu'il s'agisse d'organiser la protection sanitaire internationale, d'élaborer des nomenclatures et des normes uniformes, d'assurer la formation supérieure des personnels de santé, de coordonner la recherche scientifique dans le secteur médical, et d'améliorer l'hygiène du milieu. D'autre part, il est nécessaire de développer les services de santé de base, dans les divers pays. Puisque la situation sanitaire d'un pays dépend des initiatives de l'Etat et de la collectivité, ainsi que de l'application des découvertes les plus récentes dans les établissements médicaux, les caractéristiques de l'organisation et des méthodes utilisées sont fonction de la situation politique, économique, sociale et culturelle du pays. De même, la situation sanitaire dans le monde dépend de trois facteurs interdépendants situation dans les différents pays, relations bilatérales et multilatérales entre les pays, et activité des organisations intergouvernementales et non gouvernementales s'occupant des questions de santé. L'OMS ayant un rôle prédominant à jouer dans l'action sanitaire internationale et sur le plan de la coordination, il faut qu'elle sache avec précision où en sont les services de santé dans le monde tout entier, ce qu'indique par exemple le quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde; les informations reçues de 114 pays qui ont servi à l'élaboration du rapport ont aidé l'Organisation à établir son cinquième programme général de travail. :

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Les rapports sur la situation sanitaire dans le monde font bien ressortir les différences qui existent entre les problèmes des pays développés et ceux des pays en voie de développement. Ainsi, la proportion des "plus de 65 ans" a fortement augmenté dans les pays développés, faisant passer au premier plan les problèmes de gériatrie et la question des maladies chroniques et dégénératives, tandis que dans les pays en voie de développement, où les enfants représentent la moitié de la population, les conséquences d'une vie difficile du point de vue politique, économique, social et culturel se reflètent dans la situation sanitaire. La malnutrition, les maladies dues à la pollution du milieu, le paludisme, la variole, la syphilis, la tuberculose et la lèpre sont les problèmes essentiels. C'est précisément dans les pays en voie de développement que les services de santé sont les moins satisfaisants, parce que les techniciens spécialisés et les auxiliaires manquent, que le réseau d'établissements de santé est insuffisant et que les crédits font défaut. En application de la résolution WHA22.53, on a procédé à l'analyse des observations et des recommandations formulées par les Etats Membres sur les questions de planification sanitaire à long terme et sur l'établissement d'un nouveau programme de travail; cette analyse a montré que les pays en voie accroissement rapide de de développement doivent faire face à trois grandes catégories de problèmes la population, pénurie de ressources financières et matérielles, et manque d'informations sur les méthodes et principes qui permettraient d'adapter la planification sanitaire aux besoins particuliers des différents pays. Dans les précédents programmes généraux de travail, on avait surtout mis l'accent sur la consolidation des services de santé nationaux, sur la formation spécialisée et postuniversitaire, sur la lutte contre les maladies transmissibles et certaines maladies non transmissibles, sur les consultations concernant l'action sanitaire internationale en général, sur la coordination de la recherche dans les sciences médicales et sur la coordination entre l'action sanitaire et les autres activités économiques et sociales. Ces activités conservent certes leur intérêt, mais à des degrés variables pour les pays en voie de développement et les pays développés. Lorsqu'on analyse les facteurs qui pourraient provoquer une grave crise sanitaire dans le monde, il ne faut pas oublier que la santé est la résultante de toute une série de facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels et que les pays capitalistes développés n'ont pas rempli leurs obligations financières vis -à -vis de leurs anciennes colonies, ce qui aurait permis à celles -ci d'élever leur niveau de santé. Si l'on fait l'inventaire de l'aide que peut offrir l'OMS, il apparaît de façon évidente que l'augmentation annuelle du budget de l'Organisation dépasse de beaucoup l'accroissement des revenus nationaux, et que l'aide accordée aux pays en voie de développement n'est pas proportionnelle à ces augmentations annuelles. Cela s'explique par le fait que les forces matérielles et intellectuelles n'ont pas été suffisamment concentrées sur les tâches essentielles et que les dépenses d'administration absorbent une trop grande proportion du budget. Pour terminer, le Dr Felkai espère qu'à l'avenir des renseignements plus détaillés seront donnés sur l'avancement des projets les plus importants, que davantage de projets seront achevés dans un laps de temps bien déterminé, que moins de projets nouveaux seront entrepris et que les structures de l'OMS seront réorganisées sur des bases rationnelles et économiques. :

Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) déclare que sa délégation approuve les propositions relatives au cinquième programme général de travail, car elles constituent un bon point de départ pour la planification à long terme au sein de l'OMS. Toutefois, si l'on rapproche ces propositions de la résolution WHA23.59 concernant le programme de travail et de la résolution WHA22.53 concernant la planification à long terme et l'évaluation, il semble que certains points aient été laissés dans l'ombre. Le Dr Kruisinga demande s'il ne serait pas possible de fournir à la prochaine Assemblée de la Santé un autre document sur la planification à long terme, puisque la planification est par définition une activité continue. Le nouveau document (ou un additif au présent document) devrait donner plus de détails sur les programmes à long terme dans des domaines précis, comme cela a été fait dans la Région européenne pour la lutte contre les maladies cardio -vasculaires, pour l'hygiène du milieu et pour la santé mentale. Il voudrait savoir également quels sont, de l'avis du Secrétariat, les domaines qui se prêtent le mieux à des programmes à long terme (abstraction faite des programmes d'éradication déjà adoptés) et mentionne à ce propos la protection de l'environnement de l'homme. Il souhaite que soit présenté un document donnant des détails sur les incidences financières de programmes à long terme dans des domaines bien déterminés et demande pour quel domaine particulier il serait possible d'évaluer avec le plus de précision le coût des activités futures de l'OMS. Le Dr Kruisinga rappelle qu'au cours de la discussion sur la résolution WHA23.59, à la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation des Pays -Bas avait demandé que soient entreprises des analyses coot/avantages et coût efficacité qui renseigneraient sur les tendances futures du développement social et permettraient de discerner au mieux le rôle de catalyseur que l'OMS pourrait jouer dans l'amélioration du bien -être et l'accroissement du revenu national de ses Membres. Ces analyses seraient également d'une grande utilité pour les autorités nationales qui fixent les politiques et prennent les décisions financières, en particulier celles qui concernent le maintien de leur soutien à l'OMS. Les conclusions du cours supérieur de planification sanitaire qui s'est tenu à Moscou en 1969 sous les auspices de l'OMS pourraient également servir à orienter les activités au Siège de

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l'Organisation. Le Dr Kruisinga demande pour terminer si, à l'avenir, les documents ne pourraient pas donner davantage de renseignements sur ces questions car les études coat/efficacité sont très intéressantes pour les Etats Membres qui seraient reconnaissants à l'OMS d'élargir son activité dans ce domaine. Le Dr CAYLA (France) relève, à propos de la lutte contre la maladie, question sur laquelle il désire s'arrêter en particulier, qu'il est dit à la section 6 du document que l'on "étudiera également la possibilité d'établir des nomenclatures acceptables sur le plan international pour les signes et les symptômes de maladies en prévision d'une application des ordinateurs à la pratique clinique (diagnostic et traitement) ". Il souligne qu'on ne pourra traiter une information de façon utile que si cette information est complète, précise et bien définie; cela est également vrai des applications en médecine clinique et pour la surveillance des maladies. Il sera certainement très difficile d'établir des nomenclatures internationales pour les signes et symptômes de maladies, mais les résultats en vaudront la peine. Comme cela sera plus difficile encore pour les maladies non transmissibles, il faudrait commencer par les groupes de maladies non transmissibles qui sont actuellement très répandues, par exemple les maladies cardio -vasculaires, les affections chroniques des voies respiratoires, les affections rénales, le diabète et les troubles mentaux. De telles nomenclatures, même si elles n'étaient qu'en nombre limité au début, seraient très utiles sur le plan international car elles compléteraient la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès, dont l'utilité n'est plus à démontrer. D'une façon générale, la délégation française approuve le projet de programme de travail et est prête à l'accepter. Le Dr SILBERSTEIN (Israel) dit que sa délégation aurait aimé que l'on mette davantage l'accent sur les nombreux problèmes d'organisation auxquels ont à faire face les pays dont la population vieillit rapidement. Ces problèmes peuvent sembler peu intéressants aux pays dont les préoccupations sanitaires immédiates sont très différentes, mais beaucoup de ces pays devront peut -être affronter les problèmes du vieillissement plus tôt qu'ils ne le pensent. Le Dr Silberstein songe non pas tellement aux problèmes posés par le cancer, les maladies cardio -vasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires, qui touchent les personnes âgées plus que les jeunes, mais bien plutôt à l'exécution des recherches et à l'organisation des services qui permettraient aux personnes âgées de vivre mieux dans un monde en constante évolution technique et d'assumer dans la collectivité un rôle correspondant vraiment à leurs capacités. Certes, de nombreux pays ont mis au point des programmes et organisé des services qui pourraient servir d'exemple aux autres, mais il semble que l'OMS, de même qu'elle a reconnu les besoins sanitaires particuliers des nourrissons et des enfants dans un contexte de croissance et de développement, devrait maintenant se préoccuper davantage des problèmes sanitaires de la période de sénescence, cette période critique de la vie d'un être humain où la santé et les fonctions essentielles commencent à décliner. Si elle ne le fait pas à temps, un grand nombre de pays devront s'attaquer sans son aide aux problèmes posés par le vieillissement des populations et risqueront par conséquent de faire de mauvais choix d'objectifs, de priorités ou de solutions. Le Professeur HALTER (Belgique) déclare que sa délégation souscrit au programme de travail proposé - dans lequel on a réussi à traiter à la fois les problèmes des pays développés et ceux des pays en voie de développement - et compte bien qu'il sera réalisé. Une certaine appréhension se manifeste en Belgique, où les frais de protection de la santé augmentent si rapidement qu'ils risquent d'absorber un jour la totalité du revenu national. Au cours de la discussion générale sur les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général, en séance plénière, le Ministre de la Santé publique de Belgique a déjà évoqué ce problème et souligné combien il est difficile de décider des principaux objectifs d'une politique nationale de la santé. Dans le cadre du programme proposé, il serait souhaitable de revoir la notion de "bien- être" incorporée dans la définition de la santé que donne la Constitution de l'Organisation. Etant donné qu'une situation de crise risque d'apparaître au cours des cinq années couvertes par le programme général de travail, il serait bon d'entreprendre des études le plus tôt possible afin que les pays développés - les plus menacés pour le moment - ne se trouvent pas dans l'obligation de faire appel à l'aide de l'OMS. Le problème découle essentiellement du développement de la médecine préventive au cours des dernières décennies; la médecine curative restera indispensable, et son champ ne saurait être réduit. Le Professeur Halter suggère que le Directeur général réunisse un groupe de sociologues, d'économistes, de biologistes et de médecins qui serait chargé de faire le point de la situation et de proposer de nouveaux moyens d'action dans le domaine de la protection de la santé. Le Dr GUEYE (Sénégal) déclare que sa délégation appuie le programme de travail proposé. Se référant à l'avant- dernière phrase du paragraphe concernant le paludisme (section 8,c) du document), le Dr Gueye fait observer que le sens n'en est pas très clair, et que l'on pourrait peut -être la modifier comme suit "Dans beaucoup de pays, les objectifs et les mesures antipaludiques devront être précisés dans les programmes sanitaires inclus dans un plan à long terme de développement économique et social si l'on veut que l'interruption de la transmission du paludisme, une fois obtenue, puisse être maintenue." :

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Le Dr DOLGOR (Mongolie) estime que le programme de travail montre que les activités de l'Organisation sont orientées dans la bonne direction. Il reste à réaliser ce programme, ce qui dépend aussi bien des pays Membres que de l'OMS elle -même. Les cinq domaines principaux mentionnés sous la rubrique "Développement des ressources en personnel" sont tous importants, mais le Dr Dolgor aimerait avoir des éclaircissements sur ce que l'on entend par "enseignement orienté vers la formation d'équipes sanitaires ". Le délégué de la Mongolie souligne qu'il est nécessaire de renforcer le contrôle des projets exécutés dans les pays, projets qui font partie du programme général, afin de s'assurer que l'aide fournie par l'OMS est utilisée au mieux. Les pays en voie de développement adressent à l'OMS de nombreuses demandes d'assistance - peut -être pas toujours dans les domaines oú elle serait le plus utile et il est essentiel de veiller à ce qu'il n'y ait aucun gaspillage. A cette fin, il faut assurer un contrôle, à trois niveaux différents. Tout d'abord, un contrôle est nécessaire de la part du ministère de la santé du pays intéressé; le Dr Dolgor invite les Etats Membres à veiller tout particulièrement à cet aspect de leurs responsabilités, à faire plus fréquemment le point des progrès accomplis dans le cadre des projets soutenus par l'OMS et, s'ils constatent des difficultés, d'en informer immédiatement l'OMS. Ensuite, il y a le contrôle incombant aux bureaux régionaux, qui, de l'avis du Dr Dolgor, remplissent leur tâche de façon satisfaisante. C'est en réalité le troisième type de contrôle - celui du Siège - que la délégation de la Mongolie aimerait voir s'exercer plus directement. Certes, cela implique davantage de voyages en mission, mais le Dr Dolgor pense que les résultats justifieraient les dépenses supplémentaires. Il est extrêmement important pour l'activité de l'OMS que les responsables du Siège soient parfaitement au courant de ce qui se fait sur le terrain. Le Dr Dolgor n'ignore pas que l'Organisation des Nations Unies a créé un Corps commun d'inspection, mais celui -ci ne s'occupe pas souvent des travaux de l'OMS. Le Dr Dolgor demande au Directeur général d'envisager la possibilité de créer à l'OMS un corps d'inspection ad hoc, composé de quelques membres seulement, qui serait chargé d'analyser le travail accompli dans les différents pays. Ce groupe pourrait comprendre un chef de service du Siège, un membre du Conseil exécutif et un fonctionnaire régional. Si la Commission et le Directeur général accueillent favorablement cette suggestion, la délégation de la Mongolie en fera une proposition officielle qu'elle soumettra à la prochaine Assemblée de la Santé. Le Professeur SAI (Ghana) pense que le problème de la nutrition n'a pas été suffisamment mis en relief; or un bon état nutritionnel est la condition essentielle de la santé et de l'efficacité dans le travail. Pour ce qui est des remarques du délégué de la République -Unie de Tanzanie concernant l'emploi des ordinateurs, il est vrai qu'il ne faut pas pousser les pays en voie de développement à utiliser prématurément les calculatrices électroniques. Par une publicité insistante, on a déjà voulu les persuader qu'ils avaient besoin de toutes sortes d'appareils complexes et de multiples médicaments. La question a d'ailleurs été examinée en 1970 lors d'une conférence du Conseil de la Recherche médicale d'Afrique orientale. De toute évidence, ce qu'il faut éviter, c'est l'introduction de deux ou trois systèmes d'ordinateurs différents dans un pays qui ne possède même pas le personnel qualifié capable d'exploiter un seul système. En réalité, l'ordinateur est un outil nécessaire lorsqu'on envisage de développer les services statistiques ou d'entreprendre des études coût efficacité. Il reste à savoir comment l'utiliser pour en tirer le meilleur parti possible. Pour le Dr NCHINDA (Cameroun), le programme de travail analyse de façon remarquable les problèmes si divers que les différents pays considèrent comme prioritaires ici, c'est l'explosion démographique ou l'utilisation des ordinateurs, ailleurs la sous -population et l'infécondité, ailleurs encore, la pharmacodépendance ou la mortalité infantile. Au Cameroun, les problèmes que doivent affronter les services de santé sont énormes. La priorité la plus haute est accordée au développement des services sanitaires de base, l'accent étant mis davantage sur l'action au niveau de la collectivité que sur les soins individuels. Au second rang viennent l'enseignement et la formation professionnelle, car le pays manque de personnel qualifié. En troisième lieu, on s'emploie tout particulièrement à développer les services de protection maternelle et infantile, car le taux de mortalité chez les nourrissons est extrêmement élevé. A l'amélioration de la santé de l'enfant sont étroitement liés la lutte contre les maladies transmissibles et l'approvisionnement en eau de boisson saine. La récente flambée de choléra a bien montré qu'il fallait améliorer l'hygiène du milieu et la distribution d'eau. D'autre part, l'éducation sanitaire a sa place dans tous les programmes de santé, car c'est là le seul moyen de mobiliser la participation de la collectivité. Enfin, on s'efforce de mettre sur pied des services statistiques et d'évaluer l'efficacité des services de santé Tous ces problèmes, et beaucoup d'autres encore, sont bien présentés dans le programme de travail, auquel la délégation du Cameroun souscrit en espérant que les efforts conjugués de tous les pays, avec l'assistance de l'OMS, permettront de le mener à bien et d'élever ainsi le niveau de santé de tous les peuples du monde. :

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M. PATHMARAJAH (Ceylan) se rend bien compte que la régulation de la fécondité ne saurait être pour l'OMS un objectif fondamental, mais rappelle pourtant que l'explosion démographique pose un grave problème à de nombreux pays en voie de développement, qui peuvent difficilement supporter lesconséquences économiques d'un tel phénomène. La santé de la famille, qui n'est que brièvement mentionnée à la section 8.a), devrait être, au cours des cinq années à venir, l'une des préoccupations majeures de l'OMS et des autres organismes intéressés. En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, il est dit à la section 8.c) qu "'on accordera une attention particulière, pendant la période considérée, au paludisme, à la variole, au choléra et à la fièvre jaune ". Ce sont là, bien sûr, des domaines prioritaires, mais il est un autre problème qui préoccupe de plus en plus de nombreux pays dans la région du monde où se trouve Ceylan. Avec la libéralisation des sociétés humaines et le développement des transports à bon marché, il est apparu en Asie un phénomène jusque -là inconnu l'afflux de "hippies ". Certains de ces jeunes sont à l'origine de deux problèmes nouveaux le trafic de la drogue et l'incidence accrue des maladies vénériennes. Comme les choses pourraient bien s'aggraver encore, il conviendrait que l'OMS s'en préoccupe, en coopération avec les autres organisations intéressées. Le Dr Pathmarajah estime donc que les maladies vénériennes devraient être mentionnées dans la phrase citée. Par ailleurs, il semble que l'on ait laissé dans l'ombre le problème de la réadaptation des enfants arriérés mentaux. A la section 8.c), il est bien fait mention d'infirmités sensorielles comme la cécité et la surdité, mais il ne faut pas oublier que le nombre des enfants atteints de mongolisme, de paralysie spasmodique ou d'autres formes d'arriération mentale est en augmentation. Les institutions qui s'occupent d'eux sont rares et coûteuses, et les parents qui se débattent dans les difficultés ont droit à la sympathie de tous. Aussi l'OMS devrait -elle s'occuper davantage de promouvoir la recherche et les autres formes d'assistance dans ce domaine. : :

Le Dr ROASHAN (Afghanistan) dit que sa délégation est consciente des problèmes complexes que pose l'établissement d'un programme de travail répondant aux besoins très divers des pays, et souscrit entièrement à celui qui est proposé. Il souligne l'importance d'une planification sanitaire systématique, en particulier dans les pays en voie de développement, dont beaucoup n'ont pas encore l'infrastructure sanitaire qui leur permettrait d'assurer la protection des populations rurales. L'OMS se doit donc de concentrer ses efforts sur la formation des personnels de santé publique que suppose une telle infrastructure. Une attention particulière doit également être accordée à l'exécution des programmes, phase importante de l'effort de planification. Enfin, le Dr Roashan souligne l'importance de la recherche scientifique et, en particulier, de la recherche opérationnelle. Le Dr ROUHANI (Iran) déclare que sa délégation appuie sans réserve le programme de travail proposé. Comme son collègue de la République -Unie de Tanzanie, le délégué de l'Iran estime que la protection de la santé des populations rurales est un des problèmes essentiels auxquels ont à faire face les pays en voie de développement, et il relève avec satisfaction dans le rapport que l'OMS aidera les pays à trouver des solutions appropriées. D'excellents résultats ont été obtenus en Iran grâce à la création de la Légion de la Santé. Mme ABRAHAM (Ethiopie) est heureuse de constater que l'Assemblée de la Santé a centré ses préoccupations sur la formation de personnel national, de manière à répondre aux besoins que comporte le développement des services de santé. Elle désire rappeler aux représentants des organisations internationales et aux délégués des pays développés que l'aide internationale et bilatérale reste un facteur décisif pour l'amélioration quantitative et qualitative de la formation des personnels de santé. A ce propos, Mme Abraham tient à exprimer les remerciements de son gouvernement pour l'aide qu'il reçoit de l'OMS et du FISE. M. FINDLAY (Sierra Leone) dit que sa délégation souscrit au programme de travail proposé, qui tient compte de l'ensemble des besoins prioritaires des Etats Membres. En ce qui concerne les pays en voie de développement, la réalisation des objectifs visés pour la période considérée dépendra de l'assistance qui sera fournie par l'OMS et d'autres institutions internationales. Le Dr MIKEM (Togo) déclare que si l'on veut que les pays en voie de développement puissent tirer le meilleur parti possible de leurs ressources limitées, il faut accorder la priorité aux activités évaluation du niveau de santé des populations de ces pays, définition des problèmes de suivantes santé publique, élaboration d'un modèle d'équipe de planification et d'évaluation au niveau des autorités centrales et organisation de services statistiques pour la collecte, l'analyse et l'interprétation des données sanitaires et démographiques. :

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil' exécutif, remercie les délégués des éloges qu'ils ont faits du programme de travail à l'étude. Cela est particulièrement encourageant car ce programme s'oriente dans une direction assez différente de celle des précédents programmes généraux de travail.

COMMISSION B

:

TREIZIEME SEANCE

557

Plusieurs délégués ont souligné l'importance de la planification à court terme aussi bien qu'à long terme, de l'exécution effective des programmes prévus et du travail d'évaluation. Lors de la préparation du programme général de travail, le Conseil a toujours gardé présente à l'esprit l'importance fondamentale de la planification et de l'évaluation pour chaque programme. Le Conseil estime que les études coût avantages sont inséparables de l'évaluation générale qui fait partie intégrante du programme de travail envisagé. De même, il considère l'établissement de normes comme un secteur important auquel l'OMS doit accorder toute l'attention voulue. Les délégués de la Jamalque et du Sénégal ont proposé certaines modifications au texte; il sera tenu compte de leurs suggestions lors de la mise au point du texte définitif. Le délégué de la République -Unie de Tanzanie, notamment, a fait quelques observations sur la section relative aux services ruraux de santé. Le Conseil n'a pas voulu proposer de solutions précises, car la situation varie trop d'un pays à l'autre, mais il a tenu á indiquer les domaines sur lesquels l'attention de l'OMS devrait se porter. Le délégué des Pays -Bas a souligné qu'il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de planification à long terme. D'après le dernier paragraphe du rapport, il semble bien qu'on ait tenu compte de cette nécessité et le Conseil a toujours estimé que le programme de travail quinquennal doit s'insérer dans un plan à long terme. Certains délégués ont regretté que l'accent n'ait pas été suffisamment mis sur tel ou tel aspect du programme. Or, il faut reconnaître que la tâche du Conseil était difficile car, dans bien des secteurs, les besoins sont illimités alors que les ressources, elles, sont limitées. Le Conseil s'est donc efforcé de tracer un cadre dans lequel des décisions rationnelles puissent être prises quant à l'affectation de ces ressources. L'accent sera mis ultérieurement sur l'un ou l'autre aspect du programme à mesure que la situation évoluera. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que c'est l'article 28 g) de la Constitution qui donne pouvoir au Conseil exécutif de préparer le programme général de travail. En ce qui concerne l'amendement proposé par le délégué du Sénégal pour l'avant- dernière phrase de la section 8.c), le Directeur général précise qu'il ne devrait pas être difficile de faire concorder les textes anglais et français. Les efforts du Conseil exécutif ont été payants puisqu'ils ont permis de limiter le programme à quatre grandes options, en évitant de présenter un catalogue où toutes les activités seraient énumérées et affectées de rangs de priorité différents. Plusieurs délégués ont mentionné des domaines précis sur lesquels, à leur avis, il faudrait mettre l'accent, mais si l'on examine attentivement le texte, on s'aperçoit que certains de ces domaines sont effectivement couverts. Le Directeur général a pris note de la proposition du délégué des Pays -Bas qui souhaite voir établir, conformément aux résolutions WHA22.53 et WHA23.59, des projections pour certaines des activités du Siège, comme cela a été fait dans la Région européenne, ce qui implique que des priorités seront fixées et que l'on fera une étude à long terme des diverses activités, notamment par le moyen d'analyses coût efficacité et coût /avantages. Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, présente le projet de résolution suivant :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Vu l'article 28 g) de la Constitution; Ayant examiné le programme général de travail pour la période 1973 -1977 tel qu'il a été préparé par le Conseil exécutif à sa quarante- septième session; et Considérant que ce programme énonce, dans leurs grandes lignes, des directives générales appropriées pour la formulation des programmes annuels de la période envisagée, APPROUVE le programme général de travail pour la période 1973 -1977 tel qu'il a été préparé par le Conseil exécutif à sa quarante -septième session.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.1

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) tient à remercier personnellement le Directeur général et ses collaborateurs de tout ce qu'ils ont fait pour aider le Conseil exécutif à préparer le cinquième programme général de travail. Ce programme n'est certes pas parfait, mais la délégation de l'URSS estime que les délibérations de la Commission ont permis d'éclaircir certains points et de préciser les orientations que l'Organisation doit suivre dans ses activités. Le programme est acceptable à la fois pour les pays socialistes, les pays en voie de développement et les pays capitalistes très développés. Certains pensent peut -être que chaque pays interprète le pro gramme selon ses besoins, mais le Dr Venediktov est convaincu que cela n'est pas le cas puisqu'aussi

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.58.

558

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

bien, dans le domaine de la santé publique, les intérêts de tous coincident. En travaillant ensemble, les pays arriveront plus rapidement à résoudre leurs problèmes. On a souvent dit de l'Organisation mondiale de la Santé qu'elle est l'une des institutions les plus efficaces du système des Nations Unies. De l'avis du Dr Venediktov, cela est tout à fait vrai, car en santé publique, plus que dans tout autre domaine, les pays possédant différents systèmes de gouvernement sont prêts à collaborer, à oublier les différences qui les séparent. Il est tout à fait approprié qu'un accord unanime se soit fait sur un programme aussi satisfaisant. Certes, il reste beaucoup à faire, mais le Dr Venediktov est persuadé que tous coopéreront pleinement pour assurer la réalisation du programme. La séance est levée à 12 h.3O.

QUATORZIEME SEANCE

Mercredi 19 mai 1971, 14 h.30 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL

Ordre du jour, 2.11

Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, présente la question. En application des résolutions WHA21.20, EB45.R29 et WHA23.35, le Directeur général avait soumis au Conseil exécutif à sa quarante -septième session un rapport sur la formation de personnel sanitaire, professionnel et auxiAyant passé en revue l'expérience acquise par l'Organisation et les conclusions des comités liaire. régionaux, le Conseil exécutif a estimé qu'il fallait continuer d'aider les Etats Membres à former leurs propres effectifs sanitaires.A ses yeux, la formation n'est pas une fin en soi, mais bien un élément des plans nationaux de santé, qui sont eux -mêmes un élément des plans de développement. Il faut donc que la formation soit adaptée aux besoins et ressources de chaque pays. Les vues du Conseil exécutif sont exposées dans le rapport du Directeur général.1 Le Dr IZMEROV, Sous -Directeur général, rappelle qu'en 1968 l'Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA21.20, avait prié le Directeur général de soumettre un rapport sur les mesures concrètes qui paraîtraient indiquées de la part de l'OMS pour développer l'aide à la formation de personnel sanitaire national à tous les niveaux. Parmi ces mesures figurait l'étude de la question par les comités régionaux. Les résultats des analyses faites par les comités régionaux, ainsi qu'un aperçu des discussions techniques de 1970, ont été présentés dans un rapport du Directeur général à la quarante -septième session du Conseil exécutif. Le Conseil a alors prié le Directeur général de soumettre à la présente Assemblée mondiale de la Santé un rapport exposant ses vues. Ce rapport, que la Commission a maintenant sous les yeux, contient en outre les recommandations formulées par le Comité mixte FISE/OMS des Directives sanitaires à sa dix -huitième session, en février 1971. Ces recommandations ont été approuvées par le Conseil d'administration du FISE en avril 1971. La collaboration entre le FISE et l'OMS dans le domaine de la formation de personnel sanitaire se développe de manière fructueuse. Le rapport du Directeur général énonce également un certain nombre de principes fondamentaux en soulignant notamment qu'il est nécessaire de prévoir les besoins futurs pour adapter les systèmes de formation aux conditions nationales, de ménager une étroite collaboration entre les institutions médicales et scientifiques à tous les niveaux, et de former des enseignants et du personnel auxiliaire. On y trouve aussi des indications sur les ressources supplémentaires qui pourraient être mobilisées, en particulier par le moyen de fonds bénévoles. L'OMS collaborera étroitement avec l'UNESCO, le FISE, le PNUD et d'autres organisations internationales au titre de l'effort commun de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement.

Le PRESIDENT indique que la Commission est saisie d'un projet de résolution proposé par les délégations de la Bulgarie, de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Il invite le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques à présenter ce projet de résolution, qui est ainsi libellé :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport concernant la formation de personnel sanitaire national que le Directeur général a établi en application de la résolution WHA23.35 et compte tenu de la discussion qui a eu lieu à la quarante -septième session du Conseil exécutif; Réaffirmant les conclusions formulées par les Vingt et Unième, Vingt -Deuxième et Vingt Troisième Assemblées mondiales de la Santé dans les résolutions WHA21.20, WHA21.47, WHA22.51, WHA22.55 et WHA23.35, à savoir que l'extrême pénurie de personnel médical et auxiliaire est l'un des principaux obstacles au développement de services de santé efficaces dans de nombreux pays du monde et que la formation du personnel sanitaire national et son utilisation rationnelle peuvent exercer une influence décisive sur le progrès des systèmes nationaux de protection et de promotion de la santé des populations, CONSIDERE qu'en dépit des difficultés qui se présentent le problème de la formation du 1. personnel médical et auxiliaire nécessaire, en particulier dans les pays en voie de développement, peut et doit recevoir une solution dans un délai historiquement bref;

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 12. - 559 -

560 2.

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

ESTIME qu'une condition indispensable pour atteindre cet objectif est d'assurer, dans la plus large mesure possible, la collaboration et la coordination des efforts des Etats Membres et des organisations internationales compétentes, sur une base bilatérale, multilatérale, régionale et mondiale, en vue de tirer le meilleur parti, dans l'intérêt des pays en voie de développement, de toutes les possibilités et ressources existantes, ainsi que de l'expérience accumulée en matière de formation de personnel sanitaire national de différents niveaux et de différentes catégories; SOULIGNE l'importance 3. premièrement, d'une planification à long et à court terme de la formation du personnel i) sanitaire national selon les besoins objectifs et les ressources socio- économiques disponibles de chaque pays; deuxièmement, du développement et du renforcement prioritaires des établissements de ii) formation nationaux et d'Etat (écoles de médecine) de telle sorte qu'ils soient intégrés dans les structures sanitaires et éducatives du pays et offrent des conditions optimales pour la formation d'un personnel médical recruté dans toutes les couches et tous les groupes sociaux de la population, en vue de satisfaire le plus complètement possible les besoins en prestations médicales des populations urbaines et rurales; et troisièmement, de la mise en place d'un système souple de formation du personnel de iii) santé qui tienne compte, d'une part, des acquisitions contemporaines de la science et de la technique et, d'autre part, des méthodes les plus modernes d'organisation du processus d'enseignement; qui associe de façon optimale l'enseignement des bases de la médecine et de la biologie d'une part, et la formation professionnelle et spécialisée du personnel d'autre part; et qui prenne également en considération aussi bien les normes internationales fondamentales applicables à l'enseignement médical que les particularités locales à travers lesquelles se reflète la situation sanitaire de la population et des services de santé publique dans les divers pays et régions; DEMANDE à tous les Etats Membres d'accorder une attention prioritaire, dans leurs plans de 4. développement économique et social, aux questions soulevées par la formation et l'emploi du personnel médical et auxiliaire national pour leurs propres besoins et, lorsque cela est possible, pour les besoins d'autres pays, ainsi qu'à la nécessité de donner aux membres de ce personnel une orientation sociale correcte pour qu'ils participent activement à l'oeuvre des organes et institutions sanitaires et servent les intérêts de la population de leur pays et de l'ensemble de la société; PRIE le Directeur général d'intensifier l'étude que l'OMS poursuit depuis cinq ans sur les 5. critères à appliquer pour apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux dans différents personne qui, après avoir pays, en fondant cette étude sur la définition suivante du "médecin" achevé ses études secondaires, suit le cours prescrit de médecine dans une faculté, une école ou un institut de médecine reconnu par les autorités compétentes du pays où se trouve cet établissement, qui, parvenue avec succès au terme de ce cours, est capable, grâce aux connaissances et au savoir -faire acquis de cette façon, de procéder à la prévention, au diagnostic et au traitement de la maladie chez l'homme, en exerçant son jugement de façon indépendante et sans contrôle, et qui est légalement habilitée par l'Etat à pratiquer la médecine; 6. PRIE en outre le Directeur général de continuer à étudier, à résumer et à publier toutes les données disponibles sur les a) plans et programmes d'études des facultés, écoles et instituts de médecine dans divers pays, en vue d'élaborer ultérieurement un plan d'études optimal qui pourrait être très utile aux nouveaux établissements d'enseignement médical, en particulier dans les pays en voie de développement; de continuer, en application de la résolution WHA22.51, à étudier le phénomène constitué b) par les départs de personnel professionnel et technique qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés ( "exode des cerveaux "), qui risque de porter gravement préjudice à la formation de personnel sanitaire national pour les pays en voie de développement et aux perspectives de la collaboration internationale dans ce domaine; de continuer à prêter une attention particulière, dans les plans et programmes de c) travail à long et à court terme de l'OMS concernant la formation de personnel médical et auxiliaire national, à la question de la formation continue de ce personnel et à celle de la préparation des enseignants appelés à exercer dans les établissements d'enseignement médical des pays en voie de développement; de maintenir et d'étendre la collaboration avec les gouvernements de tous les Etats d) Membres, avec les institutions spécialisées des Nations Unies et, au premier chef, le FISE, le PNUD et l'UNESCO, de même qu'avec d'autres organisations internationales, en ce qui concerne la formation de personnel sanitaire national pour les pays en voie de développement; de faire rapport régulièrement au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la e) Santé sur les progrès accomplis dans ce domaine. : : :

COMMISSION B : QUATORZIEME SEANCE

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Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que le projet de résolution, dont sa délégation est l'un des coauteurs, pourra aider à résoudre le problème de la formation de personnel sanitaire national. Il appelle l'attention de la Commission sur certains points du projet de résolution que sa délégation juge particulièrement importants. Le deuxième alinéa du préambule confirme les conclusions des trois précédentes Assemblées de la Santé et souligne nettement que l'extrême pénurie de personnel médical et auxiliaire est l'un des principaux obstacles au développement de services de santé efficaces dans de nombreux pays. Selon le Directeur général, c'est là le problème de santé international N° 1, opinion que la délégation soviétique partage entièrement. Aux termes du paragraphe 1 du dispositif, l'Assemblée mondiale de la Santé émettrait l'avis que le problème de la formation peut et doit recevoir une solution dans un délai historiquement bref, c'est -à -dire plus rapidement que cela n'a été le cas dans les pays développés. Pour atteindre cet assurer un maximum de collaboration et de objectif, il y a une condition indispensable à remplir coordination entre tous les organismes internationaux, nationaux, publics et privés qui s'occupent de à savoir une la question. Une deuxième condition est exposée dans le paragraphe 3 du dispositif planification à long et à court terme qui soit conforme aux besoins et aux ressources de chaque pays. Le développement et le renforcement des établissements de formation nationaux et d'Etat sont au premier rang des priorités. Ces établissements doivent offrir des conditions optimales pour la formation de jeunes gens recrutés dans toutes les couches sociales. Tout en sachant fort bien que, dans de nombreux pays, il existe des institutions privées d'enseignement, le Dr Venediktov estime que les pays en voie de développement doivent voir dans l'enseignement d'Etat la meilleure solution à leurs problèmes. Un autre point important est que, malgré tout ce qui a été dit récemment de la nécessité de former les individus en fonction des tâches qu'ils auront à accomplir dans leur propre pays, il n'en est pas moins essentiel d'observer certaines normes générales dans l'enseignement médical, faute de quoi les pays en voie de développement se trouveraient dotés de médecins insuffisamment instruits et de ce fait incapables de travailler avec des spécialistes formés dans d'autres pays. La raison d'être du paragraphe 4 du dispositif est de souligner que c'est aux Etats Membres eux mêmes qu'il appartient de jouer le rôle décisif dans la recherche d'une solution au problème de la formation de personnel médical et auxiliaire national. Dans le paragraphe 5 du dispositif, le Directeur général est invité à intensifier l'étude des critères à appliquer pour apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux des différents pays. La délégation de l'URSS estime que cette étude doit être accélérée car le temps presse. Dans l'équipe sanitaire, c'est le médecin qui jouera le rôle essentiel. Or, si l'on ne se met pas d'accord sur la définition du terme "médecin ", on ne pourra jamais non plus se mettre d'accord sur la composition d'une équipe sanitaire. C'est pourquoi l'on s'est efforcé de donner, également dans le paragraphe 5 du dispositif, une définition du terme "médecin ". Dans le paragraphe 6 du dispositif, le Directeur général est prié de continuer à étudier, à résumer et à publier toutes les données disponibles sur les plans et programmes d'études des écoles de médecine dans divers pays, en vue d'élaborer ultérieurement un plan d'études optimal dont tous les pays puissent s'inspirer. L'alinéa b) propose que soit continuée l'étude de l'exode de personnel qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés, question complexe qu'il faut éclaircir si l'on veut que les pays en voie de développement puissent garder leur personnel. Dans l'alinéa c), le Directeur général est prié de continuer à prêter une attention particulière à la formation continue du personnel national, et, dans l'alinéa d), d'étendre la collaboration avec tous les Etats Membres et avec les organisations internationales. Le Dr Venediktov espère que le Directeur général pourra présenter à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé un rapport sur les progrès accomplis dans ce domaine. Un certain nombre d'amendements au projet de résolution ont été proposés par la délégation de la France. La délégation de l'URSS accepte que les mots "personnel médical et auxiliaire" soient remplacés par les mots "personnel sanitaire ", pour autant que cette expression désigne bien toutes les personnes - médecins, infirmières, feldchers, ingénieurs sanitaires, etc. - qui participent aux programmes de : :

santé.

Quant à la proposition de supprimer du paragraphe 3 du dispositif les mots "et d'Etat" et "(écoles de médecine) ", la délégation soviétique consent à la suppression de "(écoles de médecine) ", mais désire que soient maintenus les mots "et d'Etat", cela pour les raisons déjà exposées. Dans ce même paragraphe, l'expression "personnel médical" peut être remplacée par l'expression "personnel sanitaire" et, dans le paragraphe 4 du dispositif, les mots "organes et institutions sanitaires" par le mot "services ". En revanche, la délégation de l'URSS ne peut accepter de modifier le paragraphe 5 du dispositif "en fondant cette étude sur la définition du médecin telle de manière qu'il se termine par les mots qu'elle résultera des suites données à la résolution WHA22.42 "; toutefois, si la définition du terme "médecin" était retenue, elle pourrait accepter qu'il soit fait mention de la résolution WHA22.42. :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLER MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Enfin, la délégation soviétique accepte les amendements au paragraphe 6 du dispositif, à savoir, à l'alinéa b), le remplacement des mots "formation de personnel sanitaire national" par "services sanitaires ", et, à l'alinéa c), celui des mots "appelés à exercer dans les établissements d'enseignement médical des pays en voie de développement" par "appelés à exercer dans les établissements de pays en voie de développement chargés de la formation de ce personnel ". Le Professeur AUJALEU (France), justifiant les amendements proposés par sa délégation, explique qu'il convient de remplacer les mots "personnel médical et auxiliaire" par "personnel sanitaire" parce que, dans de nombreux pays, le dentiste, le biologiste et l'ingénieur sanitaire, par exemple, ne sont pas considérés comme des auxiliaires du médecin mais bien comme des personnes possédant leur propre capacité professionnelle. En ce qui concerne les mots "et d'Etat", il lui parait difficile de réserver l'assistance aux seuls établissements d'Etat. Il existe des établissements privés qui pourraient recevoir une aide avec l'accord des gouvernements intéressés. En les excluant, on porterait préjudice à la conception libérale que se font de l'enseignement un certain nombre de pays. En outre, certains établissements publics ne sont pas des établissements d'Etat. D'autre part, le Professeur Aujaleu a des doutes sur la définition du mot "médecin" qui est donnée dans la résolution; il voudrait savoir si elle résulte bien de la résolution WHA22.42. Le Directeur général sera à même de le dire à la Commission puisqu'il a été prié de formuler une définition du terme après avoir consulté divers experts. Si le Directeur général approuve la définition donnée dans le projet de résolution, la délégation de la France retirera son objection. Le DIRECTEUR GENERAL craint qu'il n'y ait un malentendu en ce qui concerne la définition du Il a consulté toutes les personnalités inscrites au Tableau d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire et a reçu un assez grand nombre de réponses. Il s'est aussi adressé au Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, mais n'a pas encore de formule définitive à proposer. Il serait difficile de donner une définition formulée par les représentants des gouvernements sans avoir entendu l'opinion des représentants de la profession en cause. Voilà où en sont les choses et c'est là l'origine du malentendu, car il est indispensable de consulter les associations professionnelles avant de proposer une définition à l'Assemblée mondiale de la Santé. terme "médecin ".

Le Professeur SAI (Ghana) se bornera pour le moment, dans ses observations sur le rapport du Directeur général, à dire combien il apprécie les progrès accomplis. Parlant à la fois en tant que représentant d'un pays en voie de développement et en tant que personne qui s'est particulièrement intéressée à la question de la formation du personnel sanitaire et à la définition du terme "médecin ", il félicite le délégué de l'URSS de l'initiative qu'il a prise en présentant son projet de résolution, qu'il approuve entièrement quant au fond. En revanche, il estime qu'il conviendrait de revoir la forme de plusieurs passages. En dehors de certaines retouches mineures, il y aurait avantage à remanier le texte des paragraphes 5 et 6 du dispositif. En particulier, il serait malavisé pour l'OMS de préconiser une définition quelconque du "médecin" alors que l'on ne s'est pas encore mis d'accord sur ce qu'il faut entendre par "études secondaires "; il serait donc préférable de ne pas inclure la définition du médecin dans ce paragraphe 5. Il serait également préférable de supprimer dans le paragraphe 6 du dispositif la mention d'un "plan d'études optimal ", bien que le délégué de l'URSS ait expliqué que ce plan pourrait être adapté aux circonstances. Le Professeur Sai attire l'attention de la Commission sur l'extrait de la résolution de l'UNESCO cité à la section 1.1 du rapport du Directeur général. Un énoncé général analogue, qui correspondrait mieux aux buts de l'OMS, serait peut -être dans le projet de résolution à l'étude plus indiqué qu'une référence expresse à l'élaboration d'un plan d'études en tant que tel. Quant à l "'exode des cerveaux" dont il est question au paragraphe 6.b) du dispositif du projet de résolution, c'est un phénomène qui nuit en fait davantage à la formation dans les pays en voie de développement qu'aux services sanitaires mêmes; il serait donc préférable de conserver le texte initial. Etant donné les nombreuses suggestions qui ont été faites, le Professeur Sai pense qu'il serait bon de charger un petit groupe de rédaction de mettre au point un texte que l'ensemble des délégués pourraient accepter. Il remercie les auteurs du projet de résolution du réel effort que leur proposition représente. Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) dit que les buts et les exigences de la formation sanitaire sont bien indiqués dans le rapport du Directeur général, ainsi que les différences locales de circonstances qu'il convient de prendre en considération. La délégation du Royaume -Uni a étudié avec un grand intérêt le projet de résolution soumis à la Commission. Elle se félicite des nombreuses initiatives que ses auteurs prennent dans ce domaine. Comme l'a dit le délégué du Ghana, il y a certaines ambigu!tés dans la version anglaise du projet, encore que les amendements proposés par le délégué de la France en aient éliminé une partie. Le Dr Brotherston pourrait suggérer dès à présent un certain nombre de retouches mais il pense qu'il sera préférable de le faire au sein d'un petit groupe de rédaction, comme cela a été proposé. On devrait arriver ainsi à mettre rapidement au point un texte révisé que sa délégation sera heureuse d'appuyer.

COMMISSION B : QUATORZIEME SEANCE

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Le Dr SOOPIKIAN (Iran) tient à souligner une vérité que nul n'ignore, à savoir que les programmes de formation de personnel sanitaire national sont seulement un moyen efficace d'assurer des prestations médicales et non une fin en soi. Il ne faut donc pas les élaborer sans tenir compte de l'évolution constante des besoins sanitaires nationaux et seule une planification rationnelle à long terme, fondée sur une analyse réaliste des fonctions à remplir pour atteindre les objectifs sanitaires nationaux, permettra d'éviter que ne surgissent des difficultés. Cette approche présente en fait une importance particulière pour les pays en voie de développement où les ressources en personnel qualifié sont dans bien des cas désespérément rares. Bien que l'importance d'une planification des effectifs sanitaires soit évidente, il existe dans le monde de nombreux pays où elle a malheureusement fait défaut. De plus, dans les pays à économie mixte où coexistent un secteur privé et un secteur public, une sérieuse étude prospective de l'offre et de la demande de personnel sanitaire, compte tenu en particulier de la demande solvable effective, constitue une étape essentielle vers une planification judicieuse. Pour éviter ce qu'on appelle l' "exode des cerveaux ", il convient aussi de tenir compte de l'équilibre des personnels sanitaires dans l'ensemble des plans nationaux de développement économique et social, sur une base annuelle aussi bien qu'à long terme. Afin que l'accent soit convenablement mis sur ce point, la délégation iranienne propose un amendement au premier alinéa du paragraphe 3 du dispositif, qui serait alors libellé comme suit "premièrement, d'une planification à long terme du personnel et de l'enseignement et d'une planification à court terme de la formation du personnel sanitaire national selon les besoins objectifs et les ressources socio- économiques disponibles de chaque pays ". :

Le Professeur MONEKOSSO (Cameroun) dit qu'il est heureux de noter qu'une attention prioritaire sera accordée à la formation de personnel sanitaire national dans le contexte de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. En un sens, parler de cette question est pour lui un devoir puisqu'à l'heure actuelle se déroule au Cameroun une expérience unique en matière de formation de personnel sanitaire national, grâce à une aide considérable fournie par le PNUD et l'OMS, ainsi que par les Gouvernements français et canadien et un certain nombre d'autres gouvernements; le Cameroun compte aussi recevoir l'aide du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique. La formation de personnel sanitaire au Cameroun tient dûment compte des circonstances locales. Elle est assurée dans un centre universitaire des sciences de la santé. C'est surtout grâce à l'appui de l'OMS et à l'action énergique du Gouvernement camerounais que le pays a pu s'assurer une aide matérielle pour l'exécution de ce projet. Rappelant les principes fondamentaux de l'élaboration des programmes d'enseignement et de formation qui sont énoncés dans la section 3 du rapport du Directeur général, le Professeur Monekosso déclare que son pays s'efforce de les observer le plus rigoureusement possible afin de mettre au point les méthodes les plus appropriées à sa situation particulière. Sans pouvoir compter sur un succès total, le Cameroun est optimiste quant aux résultats à attendre. Le Professeur Monekosso approuve les réserves qui ont été formulées par un certain nombre de délégations anglophones. Il pense même que, sous sa forme actuelle, le projet de résolution est trop exclusivement axé sur les besoins des pays en voie de développement et qu'il serait souhaitable d'y apporter certains amendements tenant compte des besoins des pays développés. Il appuie donc la suggestion faite par le délégué du Ghana de créer un petit groupe de rédaction à cette fin. A son avis, la définition du "médecin" qui figure au paragraphe 5 du dispositif du projet de résolution est acceptable sur le plan international, mais l'absence de définition n'empêcherait pas la formation de médecins de se poursuivre dans les pays. Il invite instamment le Directeur général à continuer ses consultations en la matière et espère qu'elles aboutiront bientôt à la mise au point d'une définition à laquelle chacun puisse souscrire. Au sujet des travaux sur les plans et programmes d'études mentionnés dans le paragraphe 6.a) du dispositif, le Professeur Monekosso se demande si les analyses envisagées, qui iraient au -delà d'un répertoire succinct, seraient nécessairement utiles aux pays en voie de développement. Quant à la question de l' "exode des cerveaux ", évoquée au paragraphe 6.b), il lui semble qu'elle relève essentiellement de la compétence des pays eux- mêmes, qui doivent essayer de prendre les dispositions nécessaires pour empêcher le personnel qualifié d'émigrer. Comme l'a dit le Directeur général, il n'existe pas, pour la formation du personnel sanitaire, de formule unique qui puisse convenir à tous les pays; il est toutefois évident qu'il convient d'élaborer des principes d'application universelle, ainsi que des principes applicables à certaines régions, de manière à fournir un point de départ aux pays. En l'absence de tels principes généraux, les études suivies par les ressortissants de pays en voie de développement dans les pays développés leur enlèvent souvent tout désir de rentrer chez eux. Il est donc urgent d'organiser des discussions sur une formation sanitaire multiprofessionnelle qui puisse être assurée dans les pays où les besoins sont les plus grands. Le Cameroun a décidé, quant à lui, de former un nouveau type de personnel sanitaire pour les services de santé complets et intégrés dont le pays a nettement besoin. Le Dr LAYTON (Canada) apprécie beaucoup la manière dont la formation a été envisagée et souscrit aux conclusions du rapport du Directeur général. Se référant à la section 5.2, qui traite des programmes coopératifs FISE /OMS d'enseignement et de formation, il indique que sa délégation est

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particulièrement satisfaite de savoir que le Conseil d'administration du FISE a approuvé les recommandations du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires. La délégation canadienne a soigneusement étudié la version anglaise du projet de résolution et regrette de ne pouvoir l'approuver. Par exemple, il serait préférable de transformer les trois premiers paragraphes du dispositif en considérants et de ne conserver que'les paragraphes 4, 5 et 6 dans le dispositif. Le Dr Layton est en faveur des amendements proposés par la délégation de la France, notamment en ce qui concerne la définition du "médecin ", et approuve l'explication donnée par le Directeur général à cet égard. Il espère qu'un petit groupe de rédaction pourra se réunir et trouver une solution acceptable pour tous. Le Dr FAKHRO (Bahrein) suggère, à propos de la section 3.3 du rapport concernant la technologie pédagogique et l'information, qu'outre les diverses mesures mentionnées, l'OMS étudie la possibilité de mettre sur pied un système qui permettrait aux particuliers dans le monde entier de faire don de livres et de périodiques aux bibliothèques et instituts. De grandes quantités de périodiques et d'ouvrages excellents sont probablement jetés alors que certaines bibliothèques nationales en sont gravement démunies. A son avis, on obtiendrait sans doute beaucoup plus de documents de cette façon que par toutes les voies officielles. Il serait donc utile que l'OMS fasse des recherches pour déterminer l'importance de ce potentiel et les moyens de l'exploiter. On pourrait aussi inviter les éditeurs à faire don d'une petite fraction de leur production à des bibliothèques et institutions nationales. Il est suggéré dans la section 5.3 que des contributions privées aux fondations pour la santé mondiale soient reçues par l'intermédiaire de la Fédération des Fondations pour la Santé mondiale. Le Dr Fakhro est tout à fait d'accord sur cette procédure. En outre, les associations médicales et sanitaires nationales pourraient peut -être se charger de la liaison avec leurs membres et d'autres particuliers qui voudraient faire des dons. Malgré les difficultés pratiques à surmonter, l'OMS devrait étudier la possibilité d'exploiter cette source de fonds très prometteuse, qui témoignerait combien est essentielle la solidarité entre médecins, infirmières et autres personnels sanitaires. Le Dr Fakhro rappelle qu'il est prévu qu'au cours du cinquième programme général de travail pour une période déterminée l'Organisation aide à implanter et développer dans les Régions des établissements d'enseignement de conception moderne, situés en des points stratégiques. Il approuve chaleureusement cette politique, car non seulement ces établissements dispenseront une formation de haute qualité, mais aussi ils contribueront beaucoup à l'élévation du niveau des autres institutions d'enseignement deg Régions. Il faut espérer que leur organisation tiendra compte des caractères propres à chaque Région sans s'écarter pour autant d'aucune norme internationale essentielle. Un document de travail sur cette question, s'il pouvait être examiné dans un proche avenir, serait extrêmement utile pour tous ceux qui s'occupent de la formation de personnel sanitaire et servirait de base pour d'utiles discussions au sein des comités régionaux, où serait prise en considération l'expérience acquise à la faveur de projets comme celui du Cameroun. Le Dr Fakhro exprime l'espoir que la Région de la Méditerranée orientale, qui forme un ensemble assez harmonieux du point de vue culturel, sera choisie pour y créer de tels établissements. Au cours de précédentes Assemblées de la Santé, on a souligné à maintes reprises la nécessité d'évaluer la qualité de l'enseignement médical et paramédical offert dans les divers Etats Membres. La mise au point d'un système d'évaluation dont pourraient se servir les ministères de la santé, lorsqu'ils cherchent à évaluer l'enseignement médical dispensé dans d'autres Etats Membres, contribuerait grandement à la solution d'un important problème dans le domaine de l'enseignement sanitaire. Le PRESIDENT pense qu'il serait bon qu'à l'occasion d'une courte pause les délégations de l'URSS, de la France, du Ghana et du Royaume -Uni se réunissent officieusement pour se mettre d'accord sur une nouvelle version du projet de résolution. Il en est ainsi décidé.

La séance est suspendue de 14 h.lO à 14 h.4O.

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, informe les membres de la Commission que le groupe de rédaction officieux s'est mis d'accord sur un texte révisé du projet de résolution, qui sera distribué le plus tôt possible au cours de la séance. Le Dr MATUNDU -NZITA (République démocratique du Congo) souligne que la formation du personnel sanitaire est sans conteste un facteur de réussite essentiel dans la promotion de la santé. L'épidémie de choléra en Afrique a été particulièrement désastreuse pour son pays car, selon les renseignements reçus du Bureau régional, il a fallu employer pour la combattre des fonds qui étaient destinés à des bourses d'études, ce qui a un peu ralenti l'exécution du programme de formation de techniciens de l'assainissement. C'est pourquoi le délégué de la République démocratique du Congo appuie l'appel que le Directeur général a lancé aux Etats Membres, plus particulièrement à ceux qui fournissent une aide bilatérale, afin qu'ils versent une contribution au fonds bénévole pour la promotion de la santé de l'OMS.

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Bien que n'ayant pas encore eu la possibilité de voir le texte révisé du projet de résolution, le Dr Matundu -Nzita tient à souligner qu'il est difficile d'établir une définition du "médecin" qui soit universellement acceptable, comme devrait l'être celle du paragraphe 5 du dispositif du texte initial. C'est à chaque Etat qu'il appartient de fixer les conditions d'admission dans ses facultés de médecine. Il serait donc prudent de consulter tous les pays avant d'adopter une définition. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) dit que les vues qui sont exposées dans le rapport du Directeur général correspondent dans une grande mesure à celles de la délégation bulgare. La formation de personnel sanitaire national est certainement le plus important de tous les problèmes sanitaires, car de sa solution dépend celle de tous les autres. En Bulgarie, les crédits nécessaires à la formation du personnel médical et auxiliaire sont prévus dans le plan général d'Etat et régulièrement alloués, si bien qu'à l'heure actuelle le pays possède des effectifs qui suffisent presque à ses besoins et permettent même d'accorder une aide bilatérale à d'autres pays. La Bulgarie possède trois instituts de médecine qui forment des médecins, des stomatologues et des pharmaciens, ainsi qu'un institut d'enseignement postuniversitaire spécialisé. Certes, il subsiste encore des problèmes, notamment ceux que posent l'utilisation optimale des médecins et la formation de personnel auxiliaire et d'ingénieurs sanitaires. Comme les avis sont partagés quant à la formation des médecins généralistes, la délégation bulgare estime que l'OMS jouerait un rôle utile en assurant un échange d'expérience dans ce domaine. Il faudra longtemps pour résoudre le problème des équivalences de titres et de diplômes médicaux, mais une fois qu'il aura été résolu, la coopération internationale dans le secteur sanitaire sera grandement facilitée. A cet égard, le Dr Arnaudov pense qu'il serait bon que l'OMS établisse un programme optimal d'études médicales et fixe des critères permettant de déterminer les connaissances minimales que doivent posséder les étudiants en médecine pour recevoir leur diplôme. La Bulgarie est prête à collaborer à ce travail. La délégation bulgare juge satisfaisante la version révisée du projet de résolution que vient de rédiger le groupe de travail et demande instamment aux membres de la Commission de l'approuver. Le Dr TEJEIRO (Cuba) déclare qu'un bref aperçu des efforts déployés par Cuba montrera l'importance que revêt la formation de personnel sanitaire pour les pays en voie de développement qui veulent élever le niveau de santé de leur population tout entière. Le Dr Tejeiro expose donc les progrès accomplis dans la formation de médecins, d'infirmières, de techniciens sanitaires et de travailleurs auxiliaires de toutes catégories, tâche à laquelle la priorité a été attribuée dans le cadre du programme général d'enseignement de son pays. Bien que Cuba compte actuellement un médecin pour 1000 habitants et espère porter ce taux à 1 pour 670 au cours de la présente décennie, les besoins restent énormes sur le plan qualitatif et quantitatif, car Cuba est l'un de ces pays en voie de développement dont les besoins sanitaires constituent la principale préoccupation de l'Organisation. S'efforçant avec enthousiasme d'atteindre les objectifs sanitaires qu'il s'est fixés, Cuba coopérera à tout effort international visant à abréger la formation du médecin et à en améliorer le programme. Le Dr RANDRIATSARAFARA (Madagascar) explique que si sa délégation s'est abstenue de présenter des observations sur le programme général de travail pour la période 1973 -1977, qu'elle a pourtant approuvé, c'est parce qu'elle considère que ce programme a des liens étroits avec le problème de la formation puisqu'il comporte des aspects techniques tels que la planification scientifique et l'établissement d'objectifs chiffrés. En fait, la pénurie de personnel ne se limite pas au domaine de la santé publique. Madagascar, qui forme lui -même une partie de son personnel, a également envoyé des boursiers à l'étranger, principalement en France, chaque fois que cela était possible. En conséquence, il y a à Madagascar des médecins possédant un diplôme d'Etat français, d'autres un diplôme universitaire local confirmé en France et d'autres un diplôme décerné à Tananarive; en outre, dans certaines localités, ce sont des infirmiers qui font fonction de médecin. La situation est assez analogue en ce qui concerne les sages -femmes et les infirmières, dont certaines sont bénévoles et n'ont reçu aucune formation théorique. La spécialisation est toujours régie par les normes françaises, mais on peut également y accéder localement par voie de concours. Certains étudiants acquièrent leur spécialisation à l'étranger en suivant des stages de trois á six mois. A Madagascar, le problème n'est donc pas tellement celui des équivalences internationales de diplômes médicaux, mais plutôt celui de la diversité des diplômes et de l'intégration de personnels diversement formés dans la structure sanitaire nationale. Le Dr Randriatsarafara exprime l'espoir qu'en s'efforçant de former rapidement du personnel sanitaire, on n'en viendra pas à négliger certains autres aspects du problème. La délégation de Madagascar aimerait qu'il y ait non seulement des normes internationales concernant le contenu de l'enseignement médical mais également des normes nationales. M. BURTON (Barbade) félicite le Directeur général de son rapport, dont la section 4, relative au développement des activités inter -pays et interrégionales, l'intéresse tout particulièrement. Il serait impossible à chacun des pays des Carafbes d'organiser des cours locaux pour former les catégories

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supérieures de personnel sanitaire, mais la coopération inter -pays n'est heureusement pas négligée; à titre d'exemple, on peut mentionner l'expansion de l'Université des Indes occidentales, qui cherche les moyens de développer ses programmes universitaires et de mettre sur pied des programmes postuniversitaires. A l'heure actuelle, comme il n'y a pas de possibilités de formation médicale postuniversitaire dans la zone, les jeunes médecins doivent aller se spécialiser ailleurs et souvent ne reviennent pas. Bien que le rapport dentiste /habitants soit de 1 pour 20 000, il n'y a pas d'école dentaire à la Barbade; la Jamaique tente actuellement une expérience de formation d'infirmières dentaires selon les formules adoptées en Nouvelle -Zélande. Lorsqu'on organise un enseignement, il est essentiel de faire en sorte que les cours soient d'un niveau suffisant pour attirer le personnel qu'on se propose de former. A cet égard il y a eu collaboration régionale, surtout par l'intermédiaire de l'OPS, dans des domaines comme la formation de techniciens pour les laboratoires d'analyses médicales, d'assistants d'archivistes médicaux, etc., mais il reste encore beaucoup à faire. On espère voir se développer cette coopération grâce au secrétariat de la conférence des ministres de la santé des Caraïbes qui vient d'être créé et doit être aidé par l'OPS. Certaines catégories de personnel pourront être formées localement dans chaque territoire, mais des normes régionales seront toujours utiles. M. Burton estime que, dans la plupart des disciplines, quatre catégories de personnel sont nécessaires assistants, agents pleinement qualifiés, personnel d'encadrement et instructeurs /administrateurs; dans certains cas, il peut naturellement y avoir association de fonctions. A propos de la formation de nouvelles catégories de personnel sanitaire, M. Burton demande instamment à l'Organisation de ne pas négliger les catégories traditionnelles qui ont toujours leur place dans les services de santé publique. A son avis, il est inutile de continuer simplement à condamner l' "exode des cerveaux ", que la délégation de la Barbade accepte comme un fait comme la Barbade forme un contingent d'infirmières égal au double de ses besoins, il pourrait se poser un problème de plein emploi si toutes ces infirmières restaient dans le pays. La Barbade accueillera avec reconnaissance toutes les formes d'aide, notamment les services de professeurs hautement qualifiés. Selon M. Burton, chaque pays devrait établir un état de ses besoins. A la Barbade, le plus urgent est de former des professeurs. A ce propos, il tient encore à faire l'éloge de l'excellente exposition de matériel audio- visuel qu'on peut voir au Siège de l'OMS. La délégation de la Barbade pourra probablement appuyer le projet de résolution à l'étude; M. Burton pense toutefois, comme le délégué du Cameroun, que la résolution devrait tenir compte davantage de la situation dans les pays développés. : :

Le Professeur HALTER (Belgique) appelle l'attention sur l'importance toute particulière qu'il faut accorder au maintien d'un équilibre raisonnable entre le personnel dirigeant de l'équipe sanitaire d'une part, et le personnel auxiliaire et le personnel d'exécution d'autre part; on s'aperçoit souvent que des défections de dirigeants sont dues au fait qu'ils n'étaient pas appuyés par une équipe convenablement intégrée.

Il est donc essentiel, lorsqu'on prépare un programme de formation, de considérer le programme dans son ensemble et de faire en sorte que le pays obtienne non seulement des médecins, mais également des infirmières et autres auxiliaires nécessaires à l'action médico- sociale. Il est également nécessaire d'assurer un statut, une rémunération et des conditions de travail tels que les personnes ayant une vocation pour l'action sanitaire achèvent leurs études et désirent rester membres de l'équipe sanitaire. Dans les pays développés eux -mêmes, le rôle des différents membres de l'équipe sanitaire est parfois si mal défini dans le cadre de la structure médico- sociale et plus généralement de la structure sociale que des personnes qui reçoivent telle ou telle forme d'enseignement médical s'imaginent être dirigées sur une voie entièrement différente de celle qu'elles suivent réellement. A ce propos, le Professeur Halter décrit les difficultés du jeune médecin brusquement lancé dans la pratique générale à laquelle il n'a pas été préparé et qui, par conséquent, cherche dans la spécialisation une situation financière meilleure, ou tente de s'échapper vers d'autres formes de pratique. Ce sont là des faits qu'il convient de souligner afin que chacun des Etats Membres soit conscient des différentes responsabilités qui lui incombent dans la formation du personnel essentiel au succès de tout programme d'action sanitaire.

Le Dr MIKEM (Togo) déclare que sa délégation considère la formation de personnel auxiliaire comme capitale, étant donné la pénurie de personnel pleinement qualifié. Il est entièrement d'accord avec les deux premiers paragraphes de la section 3.1 concernant le rôle important du personnel auxiliaire appelé à relayer les cadres professionnels et à assurer des prestations médico- sanitaires à une plus grande partie de la population. L'OMS a déclaré qu'elle envisageait favorablement le rôle des assistants médicaux dans la mesure où ils peuvent contribuer à améliorer les services de santé et à étendre leur couverture géographique. Il semble cependant que, faute de définitions précises, une certaine confusion règne quant au rôle de ces assistants. Le Dr Mikem serait reconnaissant à l'Organisation de définir clairement l'assistant médical, ce qui permettrait sans doute de faire tomber les oppositions qui

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subsistent dans certains milieux où l'on ne voit pas bien le rôle de cette catégorie de personnel dans l'équipe de santé. Au moment où le Togo établit sa première faculté de médecine et reçoit les premiers médecins nationaux formés à l'étranger, le Gouvernement togolais aimerait que, conformément au paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA22.42, on définisse sans tarder le "médecin ", ce qui l'aiderait à résoudre les problèmes posés par l'intégration de médecins diversement formés dans l'organisation sanitaire du pays. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) estime, comme le délégué du Cameroun, que le rapport du Directeur général serait plutôt trop axé sur les besoins des pays en voie de développement. Les pays développés connaissent, eux aussi, une pénurie de médecins compétents, et tous les pays souhaitent intensifier leur effort de formation. Il n'y a en réalité qu'une différence de degré. La perte d'un seul professeur dans un pays en voie de développement retarde les programmes de plusieurs années. Il est donc important que le personnel de santé publique possède les motivations voulues, aussi bien qu'une formation adéquate. La délégation de la Trinité -et- Tobago approuve dans l'ensemble les objectifs du projet de résolution et se réjouit de constater qu'un accord général concernant un texte définitif est maintenant en vue

Pour terminer, le Dr Henry tient à remercier les Etats Membres qui ont appuyé l'élection de la devant faire partie du Conseil Trinité -et- Tobago comme Membre habilité à désigner une personne exécutif. Le Dr ONNO (Australie) déclare que quinze catégories de personnel sanitaire national sont actuellement formées dans le Territoire du Papua et de la Nouvelle- Guinée. Aux centres de formation paramédicale de Madang et de Kainantu, l'administration forme des agents sanitaires et des instructeurs d'hygiène. Des techniciens médicaux, des techniciens de radiologie et des moniteurs (pour la préparation à l'Ecole de Médecine) sont formés d'autre part à l'Ecole de Médecine du Papua, à Port Moresby. Depuis le début de 1971, la Faculté de Médecine de l'Université du Papua et de la Nouvelle -Guinée a pris en charge la formation des médecins, qui relevait auparavant du Département de la Santé publique. L'Ecole dentaire de Port Moresby forme des dentistes, des techniciens dentaires et des assistants dentaires. Vingt -cinq consultants de l'OMS et plusieurs consultants de la Commission du Pacifique sud ont participé au programme national d'action sanitaire au cours des deux dernières années; cette assistance est grandement appréciée. L'administration gère en outre cinq écoles d'infirmières générales et onze écoles d'aides soignantes. Le Conseil des Soins infirmiers du Papua et de la Nouvelle- Guinée et le Département de la Santé publique travaillent depuis quelque temps à une révision des programmes de formation infirmière dans le Territoire. En mars 1970, le Conseil des Soins infirmiers s'est prononcé pour une structure à infirmières qualifiées, infirmières auxiliaires et aides soignantes. Au cours d'une trois degrés conférence -atelier, tenue en octobre et novembre 1970, les programmes des cours ont été établis. Le Département de la Santé publique a l'intention d'organiser à partir de 1971 un cours supérieur de soins infirmiers de santé publique. Le personnel opérationnel et le personnel de laboratoire nécessaires au programme de lutte antipaludique sont formés à l'Ecole nationale du Paludisme de Kundiawa. Un cours destiné à former des éducateurs sanitaires diplômés est maintenant donné à l'Institut d'Education sanitaire de Port Moresby. Le Dr Onno termine en déclarant que sa délégation appuie, pour l'essentiel, le projet de résolution en cours de révision. :

M. NIELSEN (Danemark), se référant à la section 5.3 du rapport du Directeur général, informe la Commission que le Gouvernement danois organise depuis un certain nombre d'années des cours postuniversitaires régionaux dans différents domaines sanitaires. Ces cours, d'abord financés par le PNUD, le sont maintenant en vertu d'un accord direct entre le Gouvernement danois et l'OMS. Les membres de la Commission trouveront, aux pages 568 et 569 des Actes officiels N° 187, des précisions concernant les cours qui seront financés en 1972 sur le compte spécial pour contributions diverses à objet désigné, auquel le Gouvernement danois fait des versements. M. Nielsen se félicite de l'harmonie et de l'efficacité qui ont présidé aux négociations entre le Gouvernement danois et l'OMS. Fort de cette expérience satisfaisante, le Gouvernement danois recommande aux autres Etats Membres de conclure des accords analogues pour la formation de personnel sanitaire national. La délégation danoise souscrit sans réserve aux dispositions de fond du projet de résolution que la Commission examine. Le Dr BAIDYA (Népal) félicite le Directeur général de son rapport et se réjouit des suggestions faites à la section 1.4 pour arrêter l "'exode des cerveaux ".

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Au Népal, les travailleurs paramédicaux - infirmières, aides -infirmières /sages -femmes et techniciens de laboratoire - sont actuellement formés avec l'aide de l'OMS et du FISE. Récemment, le Gouvernement a mis au point une politique générale de formation qui distingue trois niveaux celui du certificat (équivalent de l'actuel niveau de formation du personnel paramédical), celui du diplôme et celui du grade universitaire. Le Dr Baidya remercie l'OMS et le FISE de leur assistance et exprime l'espoir qu'elle sera maintenue. La délégation du Népal appuie elle aussi les dispositions essentielles du projet de résolution. :

Le Dr KASUGA (Japon) souscrit au principe énoncé dans le premier paragraphe de la section 3.1 du rapport du Directeur général, selon lequel les pays développés ont également besoin de former d'importants contingents d'auxiliaires. Le Japon possède déjà des effectifs considérables dans cette catégorie de personnel, mais l'expansion des programmes d'action sanitaire les a rendus insuffisants sur le plan qualitatif aussi bien que quantitatif. Grâce à l'éducation sanitaire, la population a pris davantage conscience de ses besoins en matière de santé; d'autre part, sa structure a changé par suite de l'accroissement des groupes d'âge supérieurs. En outre, la dégradation de l'environnement entraîne de nouveaux risques pour la santé. L'institution d'une assurance médicale nationale a facilité le recours aux soins médicaux, mais toujours plus de personnel sanitaire se sent attiré par le travail en milieu hospitalier, au détriment de l'action de santé publique. Devant cette situation, le Gouvernement du Japon a élaboré un programme visant à accroître les effectifs de personnel médical et paramédical, et il a l'intention de réformer l'enseignement médical afin de l'axer sur les besoins de la collectivité, comme il est suggéré dans la section 1.1 du rapport du Directeur général. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Directeur général de l'exposition de matériel audio- visuel présenté au Siège de l'OMS. Il est particulièrement heureux de constater que l'accent a été mis sur la simplicité de ce matériel, qu'il soit destiné aux pays développés ou aux pays en voie de développement. Le Dr Sencer félicite également le Directeur général d'avoir entrepris la tâche délicate que représente l'évaluation à l'échelle mondiale du vaste programme de bourses d'études de l'Organisation. A partir des données présentées, il est toutefois difficile de comprendre parfaitement quels sont les critères du jugement porté sur les résultats des efforts dans ce domaine. Il semblerait à première vue qu'il faille examiner la question de manière plus approfondie, afin d'établir, pour l'octroi des bourses, de nouveaux critères tenant compte de l'évolution des tendances et des priorités dans la formation du personnel de santé. Cela ne veut pas dire que le nombre de bourses d'études attribuées chaque année devrait être réduit, car les besoins sont incontestablement très supérieurs aux ressources. Pour le moment, la primauté de la formation d'enseignants sur celle de praticiens doit être le thème dominant. Enfin, le lieu de formation doit être choisi avec soin aussi proche que possible du lieu d'origine du boursier, il doit présenter des conditions aussi semblables que possible à celles dans lesquelles l'intéressé sera plus tard appelé à travailler. :

Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) déclare qu'étant donné les transformations rapides que subissent la pathologie, les soins médicaux, les services de santé et les structures sociales et économiques, c'est d'un type nouveau de personnel sanitaire que l'on a besoin, et non pas seulement de contingents plus nombreux de personnel des catégories traditionnelles. Cela suppose non seulement des écoles et des professeurs plus nombreux, mais aussi des écoles différentes et des programmes universitaires et postuniversitaires d'une conception nouvelle et soigneusement étudiés. La médecine somatique tient encore dans l'enseignement une place trop importante pour que la formation dispensée réponde pleinement aux objectifs de l'Organisation, tels qu'ils sont énoncés dans sa Constitution. De plus, alors que les médecins exercent essentiellement au domicile des malades, dans les écoles, les usines, etc., leur formation est assurée en grande partie, sinon exclusivement, à l'hôpital. A propos de la section 4 du rapport du Directeur général, relative au développement des activités inter -pays et interrégionales, le Professeur Paccagnella déclare que les échanges de données d'expérience et d'informations sur les résultats obtenus sont d'une grande importance pour tous les Etats Membres, et l'OMS a ici un rôle fondamental à jouer. Pour ce qui est de la formation de professeurs des sciences de la santé, évoquée à la section 3.2, la délégation italienne aimerait recevoir des renseignements complémentaires sur les centres d'excellence et en particulier sur les critères appliqués pour l'évaluation, le choix et l'utilisation de ces établissements aux niveaux inter -pays et interrégional. Les facultés de médecine italiennes étudient actuellement de nouveaux programmes et de nouvelles formes d'enseignement, ainsi que de nouveaux types de relations avec les hôpitaux et les services de santé locaux, en vue de l'organisation d'études extra -muros. La délégation italienne est heureuse de pouvoir dire que les rapports et autres publications sur la question de la formation sont très appréciés dans les facultés de médecine, où il est particulièrement important que l'influence de l'OMS se fasse sentir étant donné qu'en Italie ces facultés sont autonomes. On va progressivement vers une intégration des services de santé publique et des établissements d'enseignement, bien que ce ne soit pas au sens où l'entend le troisième alinéa du paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution soumis à la Commission.

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Le Professeur Paccagnella ajoute que, comme chacun sait, l'élément primordial en santé publique est le personnel. Un grand nombre des difficultés auxquelles se heurtent les hôpitaux et les services de santé résultent de l'insuffisance quantitative et qualitative du personnel sanitaire, mais il y a aussi d'autres problèmes. Aussi les innovations se heurtent -elles souvent à une résistance d'origine culturelle. i

Le Dr BEDAYA -NGARO (République Centrafricaine) note que, dans le projet de résolution soumis à la Commission, au premier alinéa du paragraphe 3, la planification est qualifiée de "à long et à court terme ". Il se demande si ce renversement de l'ordre habituel est voulu. Le projet de résolution envisage tous les aspects de la formation de personnel sanitaire national , mais celui du financement; c'est pourquoi le Dr Bédaya -Ngaro passe sous silence le problème essentiel suggère qu'on ajoute, au paragraphe 6 du dispositif, un dernier alinéa priant le Directeur général de poursuivre ses efforts en vue de mobiliser des ressources additionnelles pour le programme. A son avis, la définition du "médecin" donnée dans le projet de résolution est fort satisfaisante; même s'il est impossible pour le moment d'établir une définition acceptable pour tous, on devrait dresser une liste des termes désignant les diverses catégories de personnel sanitaire dans les différents pays, avec leurs définitions. Cela faciliterait les relations entre les Etats Membres. :

Le Dr CHATTY (Syrie) approuve la suggestion du délégué des Etats -Unis d'Amérique; en effet, il faudrait augmenter le nombre des bourses pour études de santé publique et diminuer celui des bourses pour études cliniques. Par contre, il n'est pas d'accord pour que des considérations géographiques viennent limiter le choix du lieu de formation. De telles limitations ne peuvent que nuire au programme de bourses d'études de l'Organisation. Le Dr Chatty souscrit sans réserve aux amendements proposés par le délégué de la France au projet de résolution; en effet, il a lui -même une formation liée à la culture médicale française et modifiée par la nouvelle culture médicale d'outre -atlantique. En ce qui concerne le rapport du Directeur général, le Dr Chatty informe la Commission qu'avec l'aide du Directeur général et du Directeur régional et l'appui financier du PNUD, une école de médecine axée sur la collectivité a été ouverte à Alep il y a trois ans, et qu'une autre école analogue doit être créée d'ici peu. Il espère que l'assistance du PNUD et de l'OMS sera maintenue. Quand les trois écoles de médecine du pays seront entièrement organisées, elles contribueront certainement à améliorer les qualifications et à augmenter les effectifs du personnel de santé. On espère que la troisième école de médecine pourra effectuer des recherches médicales d'un niveau élevé. Le Dr KLIVAROVÁ (Tchécoslovaquie) déclare que depuis vingt -cinq ans la Tchécoslovaquie consacre tous ses soins à la formation de médecins et de personnel sanitaire de niveau moyen. Les résultats sont bons et le pays compte maintenant un médecin pour 450 habitants. La délégation tchécoslovaque souscrit à la conception de l'équipe médicale formulée dans le rapport du Directeur général et reconnaît qu'il faut répartir judicieusement les fonctions entre les différents membres de cette équipe. Récemment, la Tchécoslovaquie a organisé des cours de deux ans pour préparer le personnel subalterne à décharger les infirmières de certaines tâches ne nécessitant pas des qualifications complètes. Si les professeurs nommés dans les facultés de médecine des universités tchécoslovaques ne possèdent pas de formation pédagogique spéciale, une préparation pédagogique est obligatoire pour les enseignants du personnel sanitaire de niveau moyen, pour les professeurs de spécialités médicales et pour ceux qui sont chargés de la formation pratique. En outre, une formation continue est prévue pour les médecins et pour le personnel de niveau moyen. La Tchécoslovaquie a organisé des cours pour étudiants en médecine originaires des pays en voie de développement et envoyé des professeurs dans certains pays pour aider à former sur place des médecins. La délégation tchécoslovaque pense qu'il serait utile que l'OMS rassemble et publie des données sur les programmes d'études que suivent dans les divers pays les personnels de santé de différentes catégories et de différents niveaux. Il faudrait également accélérer les travaux sur les critères à appliquer pour l'équivalence des titres et diplômes médicaux. Le Dr Klivarová souligne d'autre part les sérieuses répercussions financières de l' "exode des cerveaux" pour les pays en voie de développement; sa délégation estime que l'OMS est bien placée pour élaborer et recommander des mesures de prévention à cet égard. La délégation tchécoslovaque, qui est l'un des auteurs du projet de résolution à l'étude, peut accepter tous les amendements proposés par la délégation française, à la condition que la question de la définition du "médecin" soit inscrite à l'ordre du jour de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.

Le Professeur RAJASURIYA (Ceylan) se réfère à la section 1.4 du rapport du Directeur général, où est déplorée la migration du personnel de santé à sens unique, qui apporte des avantages considérables aux pays d'immigration et cause une perte proportionnelle aux pays délaissés, lesquels sont justement les moins à même de supporter une telle perte. Ceylan appartient au second groupe, que le Dr Rajasuriya préfère appeler "surexploités" plutôt que "en voie de développement ", vu qu'à Ceylan l'exploitation

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dure depuis près de cinq siècles. Une première école de médecine avait été créée en 1870 et une seconde l'a été voici dix ans. En conséquence, le nombre de médecins formés chaque année est passé d'environ 150 à plus de 200, ce qui est juste suffisant pour un pays de 12 millions d'habitants. Or, l'année dernière, 101 jeunes médecins ont démissionné des services de santé de l'Etat pour aller travailler à l'étranger. Tous ces médecins ont fait leurs études aux frais de l'Etat, qui devrait donc recevoir une compensation des pays où ils ont émigré. Ceylan affecte environ 30 % de son budget national à la santé et à l'éducation, mais ne tient pas à ce que d'autres pays plus prospères bénéficient de cet effort. Le rapport du Directeur général suggère que les pays qui exercent une attraction sur le personnel de santé des pays en voie de développement fassent tout leur possible pour réduire l' "exode des cerveaux ", en n'acceptant les travailleurs sanitaires de ces pays que pour leur permettre de se perfectionner et en collaborant avec ces pays à l'organisation de leur enseignement postuniversitaire. C'est là, certes, une bonne suggestion, mais on pourrait également dédommager les gouvernements des pertes de médecins que leur cause l' "exode des cerveaux ". Un certain pays développé organise régulièrement des examens pour les médecins de Ceylan. Les nombreux médecins ceylanais qui s'y présentent réussissent presque tous. Il faut noter enfin que 1' "exode des cerveaux" touche aussi les infirmières. Le Professeur BRZEZINSKI (Pologne) déclare qu'en tant que coauteur du projet de résolution, la délégation polonaise tient à remercier tous les délégués qui ont apporté d'utiles contributions aux débats. La résolution représente un grand pas en avant vers la solution d'un problème très important pour la protection et la promotion de la santé. Le Dr FELKAI (Hongrie) souligne les relations qui existent entre la formation des enseignants et la préparation des médecins. Dans la majorité des pays, on réforme actuellement l'enseignement médical en vue de le rendre plus efficace. La formation clinique en particulier doit être interprétée au sens large et comprendre l'expérience pratique acquise non seulement à l'hôpital, mais également dans les différents services faisant de la médecine préventive - dispensaires, services de prévoyance sociale, services de médecine industrielle, etc. En Hongrie, les facultés de médecine assurent une formation de base générale, qui peut être suivie, soit de cours de spécialisation d'une durée de trois à quatre ans, soit de cours de recyclage répétés tous les deux ou trois ans. Grâce à l'assistance de l'OMS, de nombreux professeurs d'université ont pu étudier la formation des médecins dans différents pays. La délégation hongroise souscrit aux conclusions du rapport du Directeur général et souhaite coopérer à leur mise en oeuvre. Elle approuve le projet de résolution proposé par la délégation de l'URSS et les autres coauteurs, ainsi que les différents amendements qui ont été proposés. Le Dr KOUROUMA (Guinée) reconnait que les délégués qui ont pris la parole avant lui ont fait d'importantes observations sur la formation du personnel sanitaire dans leurs pays, mais il se trouve que la Guinée appartient à un groupe différent. Or, les conditions locales sont d'une importance capitale. En effet, l'enseignement ne doit pas être considéré comme une fin en soi, mais comme un interlude après lequel on retourne à la vie normale. Il ne faut donc pas qu'il soit coupé de la vie. Le personnel sanitaire de la Guinée doit affronter les problèmes d'une région tropicale, récemment libérée, et démunie des installations appropriées, où, contrairement à ce qui se passe dans les pays industrialisés, 90 % de la population est rurale et habite dans des villages très dispersés, pourvus de moyens de communications extrêmement limités. La plupart des habitants sont illettrés et les taux de morbidité et de mortalité, notamment la mortalité infantile, sont très élevés. Le but est donc d'assurer des services sanitaires à l'échelle nationale, la santé étant entendue au sens très large de la définition adoptée par l'OMS. Toutefois, la santé ne saurait être dissociée des notions de progrès et de travail. Une personne en bonne santé est donc une personne capable de travailler et de contribuer au progrès général de la société à laquelle elle appartient. On a abordé le problème de la définition du mot "médecin "; le Dr Kourouma estime que ce problème pourra être traité plus tard. Il faut d'abord considérer l'objectif qu'on désire atteindre, à savoir, dans le cas présent, la santé de la population laborieuse des régions rurales. L'idéal serait de réduire la mortalité infantile à zéro en amenant la population à modifier son mode de penser, son comportement et ses conditions d'existence, de manière qu'elle ne puisse plus être victime de la maladie. Des diverses ressources naturelles dont on dispose, la principale est la main -d'oeuvre, qui dépend en fin de compte de la santé de la population enfantine; c'est de là que doivent partir les efforts de tous les pays en voie de développement. Pour cette raison, il faut que tous les médecins et tous les professeurs travaillant en Afrique tropicale aient reçu une bonne formation en pédiatrie sociale. Telle est l'expérience de tous les grands pays industriels; ils ont commencé par réduire la mortalité infantile, et la Guinée a fondé ses méthodes de formation sur cette expérience. Au début, les étudiants ont été envoyés dans divers pays étrangers, d'où beaucoup ne sont pas revenus. D'autres ont été formés en Guinée, mais dans des internats, isolés de la vie du pays, et souvent par des professeurs étrangers. Les résultats étaient donc les mêmes que s'ils avaient été envoyés à l'étranger. Or, il faut que les jeunes médecins soient formés sur place, de manière à ne pas perdre le contact

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avec la société rurale d'où ils viennent. Le but numéro un de la Guinée a été de former du personnel de niveau moyen, puis d'élever progressivement le niveau de l'enseignement. De cette façon, elle a pu remplacer progressivement tout le personnel expatrié. Pour ce qui est de la formation des médecins, il a été décidé d'assurer une formation médicale complète, plutôt que de former des assistants médicaux. Les auxiliaires médicaux sont eux aussi importants. Il a fallu également donner une certaine formation de base aux sages- femmes traditionnelles, les seules qu'on trouve dans les régions rurales. Il est indispensable que les étudiants en médecine soient initiés aux méthodes d'enseignement et à l'administration; il faut également qu'ils connaissent bien la structure des services de santé dans lesquels ils sont appelés à travailler et la législation de leur pays. Les problèmes d'éthique professionnelle ont aussi une grande importance. En Guinée, les étudiants en médecine, une fois qu'ils ont obtenu leur diplôme, ne sont pas autorisés à travailler dans la capitale, mais sont envoyés dans les régions rurales. Ils sont également tenus de suivre périodiquement des cours de recyclage. Pour pouvoir servir le peuple, les médecins doivent partager sa vie. La séance est levée à 18 h.30.

QUINZIEME SEANCE Jeudi 20 mai 1971, 9 h.35 Président :

Dr F. A. BAUHOFER (Autriche)

1.

FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL (suite)

Ordre du jour, 2.11

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution révisé proposé par les délégations de la Bulgarie, du Canada, de la France, du Ghana, de la Pologne, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, de la Tchécoslovaquie et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Il est conçu comme suit :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport concernant la formation de personnel sanitaire national que le Directeur général a établi en application de la résolution WHA23.35 et compte tenu de la discussion qui a eu lieu à la quarante- septième session du Conseil exécutif; Réaffirmant les conclusions formulées par les Vingt et Unième, Vingt -Deuxième et Vingt Troisième Assemblées mondiales de la Santé dans les résolutions WHA21.20, WHA21.47, WHA22.51, WHA22.55 et WHA23.35, à savoir que l'extrême pénurie de personnel sanitaire est l'un des principaux obstacles au développement de services de santé efficaces dans de nombreux pays du monde et que la formation du personnel sanitaire national et son utilisation rationnelle peuvent exercer une influence décisive sur le progrès des systèmes nationaux de protection et de promotion de la santé des populations, CONSIDERE qu'en dépit des difficultés qui se présentent le problème de la formation du 1. personnel sanitaire nécessaire, en particulier dans les pays en voie de développement, peut et doit recevoir une solution dans un délai considérablement plus court que ce ne fut le cas dans les pays développés; ESTIME qu'une condition indispensable pour atteindre cet objectif est d'assurer, dans la plus 2. large mesure possible, la collaboration et la coordination des efforts des Etats Membres et des organisations_ internationales compétentes, sur une base bilatérale, multilatérale, régionale et mondiale, en vue de tirer le meilleur parti, dans l'intérêt des pays en voie de développement, de toutes les possibilités et ressources existantes, ainsi que de l'expérience accumulée en matière de formation de personnel sanitaire national de différents niveaux et de différentes catégories; SOULIGNE l'importance 3. premièrement, d'une planification à court et à long terme de la formation du personnel i) sanitaire national selon les besoins objectifs et les ressources socio- économiques disponibles de chaque pays; deuxièmement, du développement et du renforcement prioritaires des établissements de ii) formation d'Etat et des autres institutions de formation de telle sorte qu'ils soient intégrés dans les structures sanitaires et éducatives du pays et offrent des conditions optimales pour la formation d'un personnel sanitaire recruté dans toutes les couches et tous les groupes sociaux de la population, en vue de satisfaire le plus complètement possible les besoins des populations urbaines et rurales; et troisièmement, de la mise en place d'un système souple de formation du personnel de iii) santé qui tienne compte, d'une part, des acquisitions contemporaines de la science et de la technique, et, d'autre part, des méthodes les plus modernes d'organisation du processus d'enseignement; qui associe de façon optimale l'enseignement des bases de la médecine et de la biologie d'une part, et la formation professionnelle et spécialisée du personnel d'autre part; et qui prenne également en considération aussi bien les normes internationales fondamentales applicables à l'enseignement médical que les circonstances à travers lesquelles se reflète la situation sanitaire de la population et des services de santé publique dans les divers pays et régions; DEMANDE à tous les Etats Membres d'accorder une attention prioritaire, dans leurs plans de 4. développement économique et social, aux questions soulevées par la formation et l'emploi du personnel sanitaire national pour leurs propres besoins et, lorsque cela est possible, pour les besoins d'autres pays, ainsi qu'à la nécessité de donner aux membres de ce personnel une orientation sociale correcte pour qu'ils participent activement à l'oeuvre des services et institutions de santé publique et servent les intérêts de la population de leur pays et de l'ensemble de la société; :

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PRIE le Directeur général d'intensifier l'étude que l'OMS poursuit depuis cinq ans sur les critères à appliquer pour apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux dans différents pays et de proposer, à l'intention de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, une définition du mot "médecin" comme suite à la résolution WHA22.42; 6. PRIE en outre le Directeur général de continuer à étudier, à résumer et à publier toutes les données disponibles sur les a) plans et programmes d'études des facultés, écoles et instituts de médecine dans divers pays, en vue d'élaborer ultérieurement des programmes types d'études de base qui pourraient être très utiles aux nouveaux établissements d'enseignement médical, en particulier dans les pays envoie de développement; de continuer, en application de la résolution WHA22.51, à étudier le phénomène constitué b) par les départs de personnel professionnel et technique qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés ( "exode des cerveaux "), qui risque de nuire à la formation de personnel sanitaire national et aux services sanitaires des pays en voie de développement ainsi qu'aux perspectives de la collaboration internationale dans ce domaine; de continuer à prêter une attention particulière, dans les plans et programmes de travail c) à court et à long terme de l'OMS concernant la formation de personnel sanitaire national, à la question de la formation continue de ce personnel et à celle de la préparation des enseignants appelés à exercer dans les établissements d'enseignement médical des pays en voie de développement; de maintenir et d'étendre la collaboration avec les gouvernements de tous les Etats d) Membres, ainsi qu'avec les organisations internationales et, au premier chef, le FISE, le PNUD et l'UNESCO, en ce qui concerne la formation de personnel sanitaire national pour les pays en voie de développement; de faire rapport régulièrement au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé e) sur les progrès accomplis dans ce domaine. 5. :

Le Dr HASAN (Pakistan) dit que le rapport du Directeur générall fait bien ressortir le souci qu'a l'OMS de répondre aux besoins en personnel sanitaire qualifié, notamment dans les pays en voie de développement. Comme l'a fait remarquer le délégué de l'Iran, c'est par la planification qu'il faut commencer. Le Pakistan, comme d'autres pays, manque de planificateurs sanitaires et la délégation pakistanaise aimerait que l'OMS organise à l'échelle régionale des cours de planification appliquée aux problèmes de personnel. Le Dr Hasan désire également souligner l'importance qu'il y a à préparer des programmes de cours de moindre durée pour les qualifications médicales de base, car il serait nécessaire de former des médecins plus rapidement. Les programmes actuels comprennent toute une série de sujets qui n'ont guère d'importance dans la pratique. Le délégué du Pakistan espère qu'il sera possible, après avoir étudié divers types fondamentaux de programmes, d'envisager l'adoption d'une formule permettant de réduire la durée des études. A ce propos, il indique qu'il préfère le libellé initial du paragraphe 6.a) du dispositif du projet de résolution. il faut veiller à ce que le meilleur usage soit fait des possibilités de Autre point important formation qu'offre l'OMS. Il arrive de temps à autre qu'un étudiant pakistanais envoyé à l'étranger au titre d'une bourse de l'Organisation ne travaille pas de façon satisfaisante mais que le Gouvernement n'en sache rien tant que ses études ne sont pas terminées. Le Gouvernement pakistanais fait tout son possible pour trouver des candidats prometteurs, mais il arrive que les attraits de la vie dans les pays développés détournent les étudiants de la voie qu'ils s'étaient fixée. Une recommandation faite lors d'une réunion de groupe dans la Région de la Méditerranée orientale à Alexandrie en 1970 préconisait que l'OMS prenne des dispositions pour que des rapports sur le travail des boursiers soient établis une ou deux fois par an par les directeurs des études, notamment si les cours durent deux ou trois années. Un formulaire simple, qui n'imposerait aucun surcroît de travail aux professeurs, mais qui permettrait de remplacer les étudiants qui ne donnent pas satisfaction, avait été mis au point. Le Gouvernement pakistanais n'a pas encore reçu de rapport établi suivant ce modèle. :

Le Dr DORJJADAMBA (Mongolie) estime que le degré de préparation du personnel sanitaire d'un pays et la mesure dans laquelle il permet de répondre aux besoins donnent une bonne idée du niveau de développement des services de santé et de leur qualité. Soulignant l'importance de la formation du personnel sanitaire national pour le développement des services de santé, le Dr Dorjjadamba dit qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que les différents aspects de la question aient fait l'objet de nombreux débats lors des Assemblées de la Santé et des discussions techniques. Quelles que soient les difficultés à surmonter, les pays en voie de développement devraient continuer à s'efforcer de former leur corps médical national dans leur propre pays. Seules des études faites dans

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 193, annexe 12.

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leur patrie donneront aux étudiants la possibilité de se familiariser avec la pathologie et avec les problèmes physiologiques propres à la population dont ils auront à s'occuper, et d'acquérir toute l'expérience clinique nécessaire. L'OMS se doit d'aider les pays en voie de développement à former du personnel médical national; elle pourrait s'acquitter de cette responsabilité en fournissant des services de consultants et l'appui matériel nécessaire pour mettre sur pied des écoles de médecine; il ne suffit pas d'accorder des bourses. Il existe en Mongolie un Institut de Médecine comprenant cinq facultés. Le pays compte 17,9 médecins pour 10 000 habitants. Tous les professeurs de l'Institut de Médecine sont des ressortissants mongols. Il importe qu'au moment où un pays a résolu le problème de la formation de son personnel de santé, les services sanitaires aient atteint un degré suffisant de développement; en d'autres termes, il doit exister un vaste réseau de services curatifs et préventifs où les médecins et les autres membres des professions sanitaires pourront trouver du travail. Une des causes de l "'exode des cerveaux" dont souffrent les pays en voie de développement réside peut -être dans l'absence de pareilles possibilités d'emploi. Sans vouloir minimiser la valeur d'une formation médicale acquise à l'étranger dans des pays développés ayant une vaste expérience et d'anciennes traditions, les autorités mongoles sont convaincues, sur la base de près de trente années de pratique, qu'un pays a tout intérêt à former ses médecins sur place. En sa qualité de professeur à l'Institut de Médecine, le Dr Dorjjadamba ne doute pas que la formation médicale dispensée en Mongolie est du même niveau que celle que l'on peut recevoir ailleurs. Il n'en reste pas moins nécessaire, comme on l'a fait observer, d'élaborer des critères, des normes et des programmes généraux pour régler la question de l'équivalence des titres. S'il est préférable de former le corps médical dans le pays même, il se justifie sans doute d'envoyer des pharmaciens, stomatologues et spécialistes de la santé publique expérimentés poursuivre leurs études dans des pays disposant de moyens techniques de formation très perfectionnés. Quant à la formation supérieure du personnel très spécialisé, ainsi que des professeurs de l'Institut de Médecine, la Mongolie a pour politique d'envoyer les intéressés dans des institutions et laboratoires des pays développés, bien que tous les services voulus existent sur place. Elle fait grand cas de l'assistance accordée par l'OMS à cet égard. La délégation mongole appuie sans réserve le projet de résolution révisé concernant la formation de personnel sanitaire national. Le Dr BARRAUD (Haute -Volta) déclare que le problème de la formation de personnel sanitaire national revêt un caractère d'urgence puisque c'est d'elle que dépend le développement des services de santé d'un pays. L'élévation du niveau de santé est liée au développement économique, et sans ressources suffisantes l'action sanitaire ne peut faire aucun progrès. Le Dr Barraud est heureux de constater que le projet de résolution révisé énumère les difficultés à surmonter et propose explicitement des voies et moyens pour y parvenir. Les cadres de la Haute -Volta en cours de formation dans les facultés ne sont pas en nombre suffisant et leur effectif est encore réduit du fait de l "'exode des cerveaux ". C'est pourquoi le Dr Barraud se prononce en faveur de la formation des jeunes médecins dans les facultés locales du régionales qui, malheureusement, ne forment actuellement que des généralistes. La formation de spécialistes ne pourra intervenir que lorsque les cadres seront en nombre suffisant, soit que les étudiants qualifiés entreprennent immédiatement de se spécialiser, soit que des bourses soient accordées aux praticiens ayant exercé un certain nombre d'années dans leur pays. La délégation volta!que remercie l'OMS d'octroyer des bourses pour des études spécialisées en chirurgie, pneumophtisiologie, rhumatologie, biologie, parasitologie et cardiologie. La Haute -Volta dispose d'une école d'infirmiers, d'infirmières et de sages -femmes; des auxiliaires médicaux sont formés sur place. Les cours durent trois années et on organise périodiquement des cours de recyclage pour permettre au personnel de suivre les progrès de la médecine. Le délégué de la Haute -Volta votera pour le projet de résolution révisé.

Le Dr OLGUÎN (Argentine) a pris note avec satisfaction de la collaboration qui s'est établie entre le FISE et l'OMS en ce qui concerne les programmes de formation. La formation aux professions médico- sanitaires est un élément essentiel de la planification sanitaire et de l'utilisation rationnelle des ressources humaines dans les plans nationaux de développement. Une orientation correcte et une planification réaliste permettront de surmonter les graves déficiences qui existent en matière de personnel de santé. La formation du personnel de santé revêt une importance fondamentale pour l'organisation et le développement de l'infrastructure sanitaire. Elle devrait englober, outre la formation initiale, un système permettant de tenir le personnel de tous les niveaux au courant des progrès de leur discipline pendant toute la durée de leur carrière, selon une formule qui tire pleinement parti de l'expérience qu'ils acquièrent dans l'exercice de leur profession. Il est essentiel d'agir à l'échelon national. Chaque pays a ses propres besoins, ses propres conditions de travail et même sa propre pathologie. Des agents formés sur place auront plus de chances de bien connaître les conditions locales, de travailler efficacement et de rester à leur poste.

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La formation du personnel dans le pays même est un moyen d'éviter l "'exode des cerveaux ". Une assistance internationale n'en est pas moins nécessaire pour compléter les efforts déployés dans les pays. Les fonds consacrés à la formation par des organismes internationaux au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement viendront renforcer dans une large mesure l'action entreprise à l'échelon national. Comme l'ont déjà indiqué certains orateurs, la formation du personnel de santé doit faire l'objet d'une planification à long terme complétée par des programmes à court terme. Les établissements d'enseignement et les universités devraient s'intéresser activement aux problèmes de santé pour que les étudiants soient mieux préparés. Le Dr Olguin considère qu'il faudrait utiliser davantage les services des experts nationaux dans leur propre pays et en particulier dans les régions les moins développées du territoire national. Les spécialistes nationaux connaissent mieux les problèmes et peuvent être employés à moindre frais, un expert étranger ayant besoin d'un certain temps pour s'adapter aux conditions locales et acquérir les connaissances de base nécessaires. Le délégué de l'Argentine appuiera le projet de résolution révisé.

Le Dr ADESUYI (Nigéria) explique que son pays ne compte que 3000 médecins pour une population de 60 millions d'habitants et qu'il s'intéresse donc de très près au grave problème de la formation du personnel de santé. Pendant de longues années, les médecins nigérians ont été formés à l'étranger on trouve des étudiants nigérians dans les écoles de médecine de la plupart des pays du monde, tant pour suivre les cours menant au doctorat que pour y acquérir une formation spécialisée de niveau post universitaire. Le Dr Adesuyi exprime sa gratitude aux pays qui viennent en aide au Nigéria en accueillant ses étudiants. Depuis vingt ans le Nigéria a entrepris un programme intensif de formation du personnel sanitaire sur place. Le nombre d'écoles de médecine est passé de un à quatre et une cinquième école ouvrira ses portes dans le courant de l'année. Un programme de formation de cette envergure soulève des problèmes économiques et le Dr Adesuyi appuie la proposition, faite par le Directeur général dans son rapport, d'utiliser les installations des services de santé nationaux pour assurer la formation des étudiants. Outre qu'il facilite le développement rapide des programmes de formation, ce système garantit aussi que le personnel de santé sera formé dans le milieu et avec les ressources dont il devra s'accommoder lorsqu'il pratiquera sur le terrain. Le manque de professeurs pose un problème plus grave encore que les difficultés économiques. La délégation nigériane approuve le Directeur général d'avoir accordé un degré élevé de priorité à la question dans son rapport. Le Nigéria doit lancer en 1971 un programme de formation postuniversitaire de cinq ans dans le but de former des consultants pleinement qualifiés, dont il espère faire ultérieurement des professeurs de médecine, Il aura besoin à cet égard d'une assistance matérielle, certes, mais aussi des services de professeurs et de chargés de cours recrutés à court et à long terme. La délégation nigériane se prononce en faveur du projet de résolution révisé. :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) dit que les programmes de formation du personnel de santé ont été développés en Inde depuis le début du premier plan quinquennal en 1950. On comptait à cette époque 30 écoles de médecine qui, chaque année, accueillaient 2500 étudiants, le nombre total des diplômes décernés étant de 2800. A l'heure actuelle on compte 95 écoles de médecine, qui accueillent annuellement 12 000 étudiants en première année et décernent par an 8500 diplômes de médecin. On espère y ajouter dix écoles de médecine supplémentaires avant la fin du quinquennat. Malgré cette augmentation, on ne compte encore qu'un médecin pour 5000 habitants, l'objectif, modeste, étant fixé à un médecin pour 3500 habitants. 80 % des habitants vivent dans les villages contre 20 % dans les Le corps médical est mal réparti villes, alors que la proportion est inversée dans le cas des médecins. Cette situation tient à toutes sortes de facteurs et le Gouvernement s'efforce d'attirer les médecins dans les zones rurales en améliorant leurs conditions de travail et en leur offrant une rémunération plus intéressante. Malheureusement - et c'est important - l'enseignement de la médecine est axé sur la ville et concerne dans une large mesure les soins dispensés dans des hôpitaux fort bien équipés, disposant de services de laboratoire capables d'effectuer des travaux très complexes. Le médecin moyen n'est ni formé ni préparé pour exercer de façon satisfaisante en milieu rural. Un bon service de santé doit tenir compte des caractéristiques sociales du milieu qu'il dessert et s'adapter à l'évolution des besoins. Aussi est -il préférable d'employer des experts nationaux plutôt que des experts étrangers. Malheureusement, l'enseignement médical n'a guère changé en quarante ans si ce n'est dans la mesure où il a incorporé les connaissances scientifiques nouvelles. Les étudiants qui terminent leurs études ne manquent pas seulement des compétences pratiques nécessaires; l'attitude correcte pour dispenser des soins de santé axés sur la collectivité dans des zones rurales où une croissance démographique rapide a encore augmenté leurs responsabilités leur fait également défaut. Ce dont on a besoin c'est d'un type de médecin radicalement nouveau. On constate en outre un déséquilibre potentiel entre spécialistes et omnipraticiens. La tendance actuelle va dans le sens d'une spécialisation de plus en plus poussée, à cause des stimulants que représentent une rémunération plus élevée et un plus grand prestige. En Inde, près de la moitié des :

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VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

8500 médecins formés chaque année font une spécialisation dans le pays et un millier de plus vont faire des études postuniversitaires à l'étranger. Il ne faudra plus attendre longtemps pour que le déficit d'enseignants dans les écoles de médecine et de spécialistes dans les hôpitaux soit plus que comblé, puisque chaque année 5000 médecins reçoivent leur titre de spécialiste. L'Inde a commencé à expérimenter un nouveau plan destiné à desservir les villages et à former des médecins spécialement pour les besoins des régions rurales le système de l'hôpital mobile. Douze unités de soins, comprenant chacune cinquante lits installés sous tente, ont été mises sur pied jusqu'ici et on se propose d'y ajouter vingt -quatre unités au cours du présent quinquennat. Chaque unité relève d'une institution médicale. Ces unités ne se bornent pas à dispenser des soins médicaux et à apprendre à donner des soins, elles s'occupent également de problèmes d'assainissement, de nutrition, de prévention des maladies transmissibles et de planification familiale. Ce plan permet aux professeurs expérimentés de se familiariser avec les conditions existant dans les villages. Bref, l'Inde fait un effort résolu pour corriger les lacunes dont souffre la formation du personnel de santé. La délégation indienne approuve dans l'ensemble le projet de résolution révisé. Le Dr Shrivastav propose toutefois de supprimer du paragraphe 2 du dispositif les mots "de toutes les possibilités et ressources existantes, ainsi que" et d'y ajouter les mots "moyennant la fourniture de ressources supplémentaires". :

Le Dr ALDEA (Roumanie) traitera de la formation du personnel sanitaire national dans l'optique du cinquième programme général de travail, qui couvre les années 1973 à 1977. Il est évident qu'il faut planifier la formation du personnel médical en tenant dûment compte du niveau technique et scientifique de la médecine moderne ainsi que des besoins sanitaires et de la structure socio- économique de chaque pays. La médecine contemporaine n'a pas pour seul objet les soins aux malades, elle se doit également de sauvegarder et d'améliorer le niveau de santé des gens sains, de prévenir les maladies et de réadapter les handicapés. Elle intéresse aussi bien la collectivité que l'individu; elle est à la fois prophylactique et curative, et doit s'adapter aux particularités des milieux ruraux et urbains. L'acte médical est le résultat d'un effort d'équipe. Dans cette perspective, la Roumanie s'est attachée à former le nombre requis de médecins aux différents niveaux, notamment en stomatologie, en pédiatrie et en médecine générale. Pour résoudre les problèmes de l'assistance sanitaire en milieu rural, l'enseignement universitaire a été adapté aux réalités et relié à la pratique directe en polyclinique et en dispensaire. La formation des spécialistes nécessaire dans les polycliniques et les hôpitaux comprend deux périodes d'internat dans les hôpitaux universitaires, l'une après les études à la faculté et l'autre ( "secondariat ") y faisant suite directement ou s'effectuant après un stage de deux à trois ans en milieu rural. La spécialisation ultérieure et le perfectionnement sont organisés depuis plus de vingt ans dans le cadre de l'enseignement postuniversitaire sous la direction coordonnée du Ministère de la Santé et du Ministère de l'Enseignement. La sélection des cadres pour l'enseignement et la recherche ainsi que la promotion du personnel du réseau de services curatifs et préventifs s'effectuent par concours. Etant donné l'avalanche d'informations et les mutations qui caractérisent la médecine contemporaine, les efforts individuels ne suffisent plus pour se tenir au courant. Un recyclage périodique est donc organisé pour tous les cadres médicaux à un intervalle de cinq ans au maximum. Puisque la spécialisation et le perfectionnement incessants des cadres constituent une préoccupation

permanente de toutes les administrations sanitaires nationales et que chaque pays a accumulé une certaine expérience en la matière, une des tâches prioritaires de l'Organisation devrait être, dans l'effort général déployé en vue de trouver des formules nouvelles aussi efficientes que possible pour la formation du personnel de santé, de recueillir une très large gamme de renseignements sur l'expérience des divers Etats Membres. Les publications de l'OMS qui contiennent des informations détaillées et à jour sur les programmes d'enseignement médical - Répertoire mondial des écoles de médecine, Répertoire mondial des écoles de santé publique, Répertoire mondial des écoles de pharmacie, Etude sur la nature et le rôle des examens dans l'enseignement médical,1 etc. - sont du plus haut intérêt. Le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe a également édité un nombre important de rapports de groupes de travail sur les problèmes de l'enseignement médical. La direction du Bureau régional mérite des félicitations pour les travaux réalisés dans ce sens, qui représentent une contribution fondamentale à la solution du problème capital que pose la protection de la santé. La délégation roumaine appuie sans réserve le projet de résolution révisé et, rappelant que son pays a figuré au nombre des Etats qui ont proposé les résolutions adoptées à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, point de départ du texte actuel, le Dr Aldea demande que la Roumanie puisse se joindre aux délégations qui présentent le projet dont la Commission est saisie.

Charvat, J., McGuire, C. & Parsons, V. (1970) Etude sur la nature et le rôle des examens dans l'enseignement médical, Organisation mondiale de la Santé, Genève (Cah. Santé publ., N° 36).

1

COMMISSION B

:

QUINZIEME SEANCE

577

M. PATHMARAJAH (Ceylan) explique que, comme dans d'autres pays en voie de développement, le principal problème que connaît Ceylan en matière de formation médico- sanitaire ne porte pas sur la formation effective des médecins praticiens et des auxiliaires. En fait, Ceylan a une longue tradition dans le domaine de l'enseignement médical et n'éprouve aucune difficulté à former assez de médecins pour répondre à ses besoins et à ceux de quelques autres pays. Le problème est qu'une bonne partie de l'effectif, formé aux frais de l'Etat, quitte Ceylan pour des pays développés où la rémunération et d'autres conditions de travail sont plus avantageuses. Le projet de résolution soumis à la Commission souligne l'aspect "formation" du problème, mais ne traite pas suffisamment de l "'exode des cerveaux ", Le paragraphe 6.b) du dispositif invite bien le Directeur général à étudier ce phénomène, mais cela ne saurait suffire. Ceylan a perdu 300 médecins en cinq ans et 101 en 1970 seulement. Certes, c'est aux gouvernements qu'il appartient au premier chef de prendre des mesures pour arrêter cette émigration, et le Gouvernement ceylanais a décidé la semaine précédente de promulguer une législation à cet effet. Il n'en reste pas moins que le projet de résolution dont est saisie l'Assemblée de la Santé gagnerait beaucoup en utilité si le Directeur général recevait plus de pouvoirs pour proposer dans l'étude envisagée des moyens de mettre fin à l "'exode des cerveaux ". La délégation ceylanaise ne déposera toutefois pas de propositions formelles d'amendement dans ce sens. Cela dit, pour souligner l'urgence de la question et en vue d'obtenir des résultats à bref délai, M. Pathmarajah propose de modifier comme suit l'alinéa e) du paragraphe 6 du dispositif :

de faire rapport au Conseil exécutif en 1972 et de présenter un rapport provisoire à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis dans ce domaine. e)

Le délégué de Ceylan appuie l'amendement au paragraphe 2 du dispositif proposé par la délégation de l'Inde. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), commentant certains points soulevés au cours du débat, précise que le projet de résolution dont sa délégation est l'un des coauteurs a pour objet d'aider l'Organisation à trouver des solutions au problème de la formation de personnel sanitaire national. Son premier but est sans aucun doute de servir les intérêts des pays en voie dedéveloppement où, l'expérience l'a appris, le problème est le plus aigu. La situation dans les pays développés, y compris l'URSS, n'a rien de préoccupant. Il existe 674 000 médecins en Union soviétique - un médecin pour 300 à 400 habitants - et chaque année 45 000 nouveaux médecins terminent leurs études. En outre, l'URSS, pays qui héberge de nombreuses nationalités, se félicite très vivement d'avoir pris des dispositions dès le début pour former des médecins originaires de toutes les républiques fédérées et autonomes et appartenant à toutes les minorités ethniques. En ce qui concerne l "'exode des cerveaux ", la délégation soviétique se rend bien compte du préjudice que l'émigration de médecins et d'infirmières dont la formation a été financée par l'Etat pose aux services de santé publique. Les pays en voie de développement subissent une double perte; d'une part, ils sont privés, à une étape critique de leur développement, des services de personnes dont ils ont assuré la formation, et d'autre part, ces personnes ont occupé dans les établissements d'enseignement des places qui auraient pu être réservées à des éléments fidèles au travail dans leur pays. Le Dr Venediktov approuve tout ce qui a été dit de l "'exode des cerveaux ", mais il estime que puisque le Directeur général a déjà commencé à étudier cette question très complexe aux conséquences très profondes, il suffit de le prier d'en poursuivre l'examen. Lors de la séance précédente, certains orateurs se sont demandé si le projet de résolution apporterait une aide réelle aux pays en voie de développement. Le Dr Venediktov pense que ce sera le cas, parce qu'il prévoit un échange d'informations, Il est essentiel pour tous les pays de connaître l'expérience des autres, qu'ils veuillent en faire ou non usage. On a également dit qu'il n'était ni urgent ni important d'élaborer une définition du "médecin ". Pour le délégué de l'Union soviétique, la discussion a démontré le contraire. Il l'a dit à la séance faute d'une telle définition, il serait impossible de s'entendre sur la composition de précédente l'équipe sanitaire, étant donné les doutes qui subsisteraient quant au rôle du médecin - principal membre de l'équipe - et des autres éléments qui la constituent. Quelles que soient les réserves formulées, le Dr Venediktov estime que des programmes d'études optimaux préparés par l'OMS seraient utiles aux pays. La délégation soviétique espère que le Directeur général pourra contribuer dans une large mesure à la solution de tous les problèmes auxquels il a fait allusion. Le Dr Venediktov ne peùt accepter les amendements proposés par les délégations de l'Inde et de Ceylan. L'amendement proposé par la délégation indienne au paragraphe 2 du dispositif implique que l'Assemblée de la Santé juge nécessaire de prévoir des ressources supplémentaires; or, on voit mal d'où ces ressources pourraient venir. Quant à l'amendement soumis par la délégation ceylanaise au paragraphe 6.e) du dispositif, il obligerait l'Assemblée de la Santé à adopter chaque année un nouveau texte pour prier le Directeur général de faire rapport sur les progrès accomplis. Dans sa forme actuelle, le texte prévoit que le Directeur général fera régulièrement rapport aux sessions du Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé, y compris, bien entendu, les sessions de 1972. :

578

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

La délégation soviétique serait heureuse de compter la Roumanie au nombre des coauteurs du projet de résolution. Le Dr BELKEZIZ (Maroc) dit que la formation de personnel sanitaire national est la condition du succès de toute politique de développement des services de santé, qu'il s'agisse des pays développés ou des pays en voie de développement. Elle doit être planifiée avec soin tant sur le plan de la qualité de l'enseignement et du nombre de cadres formés que de l'utilisation qui en sera faite. La formation médicale doit être adaptée aux réalités nationales et seule une faculté nationale permet de familiariser le médecin avec les problèmes et difficultés qu'il aura à affronter. Le Gouvernement marocain a donné la priorité à l'enseignement dans tous ses plans de développement. La Faculté de Médecine créée à Rabat en 1962 a déjà formé son centième médecin et à la fin de 1971 elle aura, espère -t -on, une capacité de formation de 100 médecins par an. Mais les besoins se font chaque jour plus importants et plus différenciés et les plans établis avec l'aide de l'OMS pour la création d'une deuxième faculté, à Casablanca, sont déjà très avancés. La multiplicité des systèmes d'enseignement montre qu'aucun pays n'a trouvé la formule idéale. Un séminaire sur l'enseignement médical a été organisé au Maroc en 1970 avec l'aide de l'OMS et une mission marocaine a visité le Brésil, la Colombie et les Etats -Unis d'Amérique pour étudier différents types de formation médicale. La formation du médecin doit être adaptée à son milieu; aussi le Maroc a -t -il introduit dans le programme des cours des notions de santé publique et communautaire. Dès la première année, les étudiants font un stage de deux mois dans un centre de santé ou une circonscription sanitaire, où ils participent à l'action menée pour dépister et combattre les maladies transmissibles, aux activités de protection maternelle et infantile, etc. Des exposés quotidiens leur sont faits par des responsables de la santé publique sur la sociologie, les statistiques, l'économie sanitaire et d'autres sujets. A la fin de leurs études, les étudiants sont envoyés dans des communes rurales où ils continuent leur apprentissage tout en apportant leur contribution au développement des services de santé. Un encouragement particulier est donné à ceux qui s'intéressent à la santé publique un prix récompense la meilleure thèse faite sur un problème prioritaire pour le pays. Des séminaires régionaux sont périodiquement organisés pour aider les médecins à accroître leurs connaissances et leurs compétences. Le médecin doit travailler au sein d'une équipe et tous les médecins sont appelés à former des agents sanitaires. Une attention particulière a été accordée au personnel infirmier, aux sages -femmes et aux auxiliaires, sans lesquels les services de santé ne peuvent fonctionner, et plusieurs écoles nouvelles ont été créées pour assurer leur formation. Toute l'importance voulue est attachée au perfectionnement du personnel et à la possibilité de promotions internes, en vue de l'encourager à s'améliorer. Des comités de formation professionnelle ont été mis sur pied dans le cadre de la régionalisation des services de santé publique; les services de santé centraux fixent annuellement le programme de travail et des séminaires trimestriels sont organisés pour suivre l'évolution de la situation, :

Le Professeur SAI (Ghana) propose de clore le débat.

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, appelle l'attention de la Commission sur l'article 61 du Règlement intérieur. Personne ne demandant la parole contre la motion de clôture du débat, le PRESIDENT met la motion aux voix.

Décision

:

La motion de clôture du débat est adoptée par 51 voix contre 1, avec 6 abstentions.

Le SECRETAIRE rappelle à la Commission que deux amendements ont été soumis au projet de résolution, l'un par l'Inde, l'autre par Ceylan. En outre, la Roumanie a été ajoutée à la liste des coauteurs de ce projet.

M. PATHMARAJAH (Ceylan) retire son amendement, étant entendu que le mot "régulièrement" à l'alinéa e) du paragraphe 6 du dispositif sera interprété comme signifiant "au moins une fois par añ ".

Le PRESIDENT met aux voix l'amendement proposé par la délégation de l'Inde.

Décision

:

L'amendement est rejeté par 47 voix contre 2, avec 11 abstentions.

Le PRESIDENT met ensuite aux voix le projet de résolution révisé.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé par 57 voix, sans opposition, avec une abstention.1

Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) explique qu'il a voté en faveur du texte français. Il y a une divergence entre les textes français et anglais au deuxième alinéa du paragraphe 3 du dispositif, où on

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA24.59.

COMMISSION B

;

QUINZIEME SEANCE

579

"... as an integral part of public health and educational systems ... ", et en français lit, en anglais de telle sorte qu'ils soient intégrés dans ..." :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) explique qu'en proposant son amendement sa délégation a considéré qu'il allait dans le sens du texte initial et qu'il n'introduisait aucun élément de controverse. Il s'agissait uniquement, dans son esprit, de couvrir d'éventuelles ressources supplémentaires aussi bien que les ressources existantes. 2.

SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr DOLGOR (Mongolie), Rapporteur, donne lecture du projet de sixième rapport de la Commission. '

Décision

:

Le rapport est adopté (voir page 587).

3.

CLOTURE DES TRAVAUX Après l'échange habituel de civilités, le PRESIDENT déclare terminés les travaux de la Commission B. La séance est levée à 11 h.l5.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

Les textes des résolutions recommandées dans les rapports des commissions et ultérieurement adoptées sans changement par l'Assemblée de la Santé ont été remplacés par les numéros d'ordre (entre crochets) sous lesquels ils sont publiés dans la partie I (Actes officiels N° 193, pages 1 à 35).

COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS

PREMIER RAPPORT'

52410 :

- 5 mai 19717

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 5 mai 1971. Barbade, Birmanie, Chili, Espagne, Gabon, Les délégués des pays suivants étaient présents Honduras, Hongrie, Irlande, Kowelt, Liban, Malaisie et Nigéria. M. T. J. Brady (Irlande) a été élu président, le Dr J. B. Biyoghe (Gabon) vice -président rapporteur. et le Dr J. Anouti (Liban) La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Les pouvoirs des délégués et représentants des Membres et Membres associés énumérés ci -après ont été trouvés en bonne et due forme; la Commission propose donc à l'Assemblée d'en reconnaltre la Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Barbade, validité Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (République démocratique du), Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Isradl, Italie, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, Koweit, Laos, Lesotho, Liban, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Libyenne, République Arabe Unie, République Centrafricaine, République de Corée, République démocratique populaire du Yémen, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, République populaire du Congo, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchécoslovaquie, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yougoslavie, Zambie, ainsi que Bahrein et Qatar. 1. :

La Commission a examiné les notifications reçues du Cameroun, de la Gambie, du Libéria, du Mali et du Tchad qui, bien que donnant la composition de leur délégation, ne peuvent être considérées comme constituant des pouvoirs officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande à l'Assemblée de la Santé de reconnaftre provisoirement à ces délégations le plein droit de participer à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels. 2. 3. La Commission formule l'espoir que les délégations dont les pouvoirs ont été acceptés provisoirement soient munies de pouvoirs établis conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée et ce avant la fin de la session.

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa sixième séance plénière. - 581 -

582

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

4. Le délégué de la Hongrie a contesté les pouvoirs déposés au nom de la République de Chine. Les délégués de la Birmanie et du Chili ont fait une déclaration similaire. Le délégué de la Hongrie a contesté la validité des pouvoirs présentés par le Viet -Nam car, selon l'opinion de son gouvernement, le régime de Saigon ne représente pas le peuple sud -vietnamien.

DEUXIEME RAPPORT1

52415 M. T. 1.

- 11 mai 19717

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 11 mai 1971 sous la présidence de J. Brady (Irlande).

La Commission a examiné les pouvoirs du Libéria, du Mali et de la République Dominicaine, et les a trouvés en bonne et due forme. Elle propose donc à l'Assemblée d'en reconnaître la validité. 2. La Commission a examiné la notification reçue d'Haiti qui, bien que donnant la composition de sa délégation, ne peut être considérée comme constituant des pouvoirs officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande à l'Assemblée de la Santé de reconnaître provisoirement à cette délégation le plein droit de participer à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels.

COMMISSION DES DESIGNATIONS

PREMIER RAPPORT2

524/7 - 4 mai 19717 La Commission des Désignations, composée des délégués des pays suivants Burundi, Congo (République démocratique du), Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, France, Indonésie, Iran, Islande, Lesotho, Luxembourg, Mexique, Népal, Nouvelle -Zélande, Philippines, République fédérale d'Allemagne, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Somalie, Soudan, Syrie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Yougoslavie, s'est réunie le 4 mai 1971. Le Dr D. D. Venediktov (Union des Républiques socialistes soviétiques) a été élu président. Conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la Commission a décidé de proposer à l'Assemblée la désignation de Sir William Refshauge (Australie) pour le poste de président de la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. :

DEUXIEME RAPPORT2

.524/8 - 4 mai 197 Au cours de sa première séance, tenue le 4 mai 1971, la Commission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les désignations suivantes :

M. B. M. Leseteli (Lesotho), Dr A. Todorov (Bulgarie), Vice -Présidents de l'Assemblée Dr J. I. Diaz- Granados (Colombie), Dr A. N. Ansari (Pakistan), Dr S. Phong -Aksara (Thailande); Président, Dr A. -R. M. Al- Adwani (Koweit); Commission A Commission B Président, Dr F. A. Bauhofer (Autriche). : : :

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance plénière. 2

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

583

En ce qui concerne les postes de membres du Bureau à pourvoir par voie d'élection conformément à l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la Commission a décidé de proposer les Burundi, Canada, Congo (République démocratique du), Cuba, délégués des quatorze pays suivants Etats -Unis d'Amérique, France, Irak, Malaisie, Népal, Nigéria, Panama, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Union des Républiques socialistes soviétiques. :

TROISIEME RAPPORT1

5249 - 4 mai 197 Au cours de sa première séance, tenue le 4 mai 1971, la Commission des Désignations a décidé de proposer à chacune des commissions principales, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les désignations suivantes pour les postes de vice -président et de rapporteur: Vice -Président, Dr E. Duhr (Luxembourg); Rapporteur, Dr I. Wone (Sénégal); Commission A Vice -Président, Dr S. Bédaya -Ngaro (République Centrafricaine); Rapporteur, Commission B Dr P. Dolgor (Mongolie). : :

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

RAPPORT2 Z7:24/14 - 10 mai 19717

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Au cours de sa séance du 10 mai 1971, le Bureau de l'Assemblée, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, a établi la liste suivante de douze Membres, dans l'ordre alphabétique anglais, liste qui doit être transmise à l'Assemblée de la Santé en vue de l'élection annuelle de huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif :

Afghanistan, Danemark, Equateur, République fédérale d'Allemagne, Hongrie, Italie, Lesotho, Monaco, Syrie, Thailande, Trinité -et- Tobago, Uruguay. Le Bureau de l'Assemblée a recommandé ensuite les noms des huit Membres suivants, dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif :

Equateur, Lesotho, Thailande, Trinité -et- Tobago, Uruguay, Danemark, Syrie, Italie.

COMMISSION A

PREMIER RAPPORT3

52423 - 14 mai 19717 La Commission A a tenu ses première, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième séances 10, 11, 12 et 13 mai 1971 sous la présidence du Dr A. -R. M. Al- Adwani (Koweft). Conformément aux propositions de la Commission des Désignations, le Dr E. Duhr (Luxembourg) a été élu vice -président et le Dr I. Wone (Sénégal) rapporteur. les 6, 1

Voir pages 279 et 443.

2 3

Voir le compte rendu in extenso de la dixième séance plénière, sections 2 et 5. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière.

584

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Elle a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

2.6 2.9

Situation de la pandémie de choléra CHA24.2 7 Hygiène du travail dans les mines C HA24.217

DEUXIEME RAPPORT'

5i24/24 Rev.1 - 15 mai 19717 Au cours de sa séance du 14 mai 1971, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante Budget effectif et niveau du budget pour 1972 2WHA24.2 7 :

TROISIEME RAPPORT

2

52426

- 18 mai 19717

La Commission A a tenu ses septième, huitième, neuvième, dixième et onzième séances les 14, 15 et 17 mai 1971. Au cours de ces séances, la Commission a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes Programmes de médecine du travail 2WHA24.37 Développement de l'utilisation médicale des radiations ionisantes .WHA24.317 :

QUATRIEME RAPPORT2

52428 Rev.1 - 19 mai 19717 Au cours de sa douzième séance, tenue le 18 mai 1971, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972 rHA24.417

CINQUIEME RAPPORT3

524/29 - 19 mai 19717 Au cours de ses douzième et treizième séances, tenues le 18 mai 1971, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes Programme et budget pour 1972 Fonds bénévole pour la promotion de la santé 5HA24.4.7 Programme et budget pour 1972 : Comte spécial de frais généraux /HA24.447 Eradication de la variole /HA24.4/ Participation financière des gouvernements à la mise en oeuvre des projets soutenus : :

par l'OMS 5HA24.4.7 Problèmes de l'environnement de l'homme / HA24.4i Effets de l'usage du tabac sur la santé .51BA24.487

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière. 2 3

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa seizième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dix -septième séance plénière.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

585

SIXIEME RAPPORT'

524/31 - 20 mai 19717 Au cours de ses quatorzième et quinzième séances, tenues le 19 mai 1971, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes : Contrôle de la qualité des médicaments (qualité, innocuité, efficacité des médicaments et pharmacologie) 5HA24.567 Pharmacodépendance 5HA24,527

COMMISSION B

PREMIER RAPPORT2

.524/16 - 11 mai 19717 La Commission B a tenu ses première, deuxième et troisième séances les 6, 10 et 11 mai 1971, sous la présidence du Dr F, A. Bauhofer (Autriche). Sur la proposition de la Commission des Désignations, le Dr S. Bédaya -Ngaro (République Centrafricaine) a été élu vice- président et le Dr P. Dolgor (Mongolie) rapporteur. Elle a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.5 3.12.1

Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé .5HA24.3 et WHA24.17 Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1970, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif .HA24.17

DEUXIEME RAPPORT3

.524/18 - 12 mai 19717 Au cours de ses troisième et quatrième séances, tenues le 11 mai 1971, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement LWHA24.7 Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à 3.12.3 l'application de l'article 7 de la Constitution 5HA24.7 Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1971 LWHA24.17 3.2 Utilisation du fonds spécial du Conseil exécutif 5HA24.117 3.4 Réexamen de la méthode d'établissement 5HA24.117 3.11.1 Barème des contributions Gambie §HA24.117 Contribution des nouveaux Membres pour 1971 Sous le point 3.11.2 Contribution de la Rhodésie du Sud 5HA24.1j7 3.11.3 Barème des contributions pour 1972 .5HA24.17 3.11.4 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à 3.14 l'enseignement médical /HA24.1.7 Réexamen du fonds de roulement LWHA24.117 3.13.1 Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, 3.13.3 en vertu de la résolution WHA23.8 5HA24.117 Postes non classés 511A24.17 3.18 Traitements et indemnités 3.12.2 :

:

:

1

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dix -septième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa onzième séance plénière.

2 3

586

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

TROISIEME RAPPORT'

52425

- 14 mai 19727

Au cours de ses cinquième et sixième séances, tenues les 12 et 13 mai 1971, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.17 3.15

Bâtiment du Siège Besoins futurs 2WHA24.2 7 Fonds immobilier Trois résolutions ont été adoptées sur ce point de l'ordre du jour Affectation de crédits au fonds immobilier ./HA24.2 7 1) 2) Logements supplémentaires pour le personnel du Bureau régional de l'Afrique .5HA24.2j7 3) Agrandissement du bâtiment du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est .HA24.2Ç : :

QUATRIEME RAPPORT2

.524/27 - 18 mai 19717 Au cours de ses septième, huitième, neuvième et dixième séances, tenues les 14, 15 et 17 mai 1971, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.10

Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient .5HA24.32 et WHA24 .3 7

3.11.2 3.7 3.8 3.9

Contribution des nouveaux Membres pour 1971 .HA24.3.7 Seizième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles 511A24.3 .i7

3.20

Désinsectisation des aéronefs 5HA24.3.7 Etudes organiques du Conseil exécutif 3.9.1 Etude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres 51A24.3.77 Prochaine étude organique rWHA24.387 3.9.2 Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies 3.20.1 Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1969 5HA24.3 7 3.20.2 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS 511,924.407 Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale

3.6

de la Santé 2WHA24.47

CINQUIEME RAPPORT3

524/30 - 19 mai 197 Au cours de ses onzième et douzième séances, tenues le 18 mai 1971, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

2.5

Stratégie à adopter dans le domaine de la santé pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (point proposé par le Gouvernement de la Suède) 511A24.497

' Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière. 2 3

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa seizième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dix -septième séance plénière.

Î

RAPPORTS DES COMMISSIONS

587

3.19

3.16

Coordination avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Ener ie atomique 3.19.1 Questions de programme LWHA24.50 et WHA24.517 3.19.2 Etude de la capacité du système des Nations Unies pour le développement ./HA24.5 7 Questions administratives, budgétaires et financières / HA24.53 et WHA24.517 3.19.3 Rapport sur les conséquences financières du programme Approvisionnement public en eau pour l'OMS 2WHA24.5.7 :

SIXIEME RAPPORT

52432 - 20 mai 1977 Au cours de ses treizième, quatorzième et quinzième séances, tenues les 19 et 20 mai 1971, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

2.4 2.11

Programme général de travail pour une période déterminée (cinquième programme général de travail, pour la période 1973 -1977) /HA24.57 Formation de personnel sanitaire national SHA24.527

RAPPORTS DE LA COMMISSION B A LA COMMISSION A

PREMIER RAPPORT

2

524/A/13 - 11 mai 19717 La Commission B a examiné, àla lumière d'un rapport du Directeur général,3 le montant des recettes occasionnelles disponibles, constituées par les recettes diverses et le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée. La Commission a également pris en considération le remboursement provenant de l'élément Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement. A la suite de cet examen, et considérant la nécessité d'éviter une augmentation inhabituelle des contributions des Etats Membres pour financer les prévisions supplémentaires dues au relèvement des traitements du personnel des catégories professionnelles et supérieures décidé par l'Assemblée générale des Nations Unies, la Commission B recommande à la Commission A qu'une somme de US $3 268 600 prélevée sur les recettes occasionnelles soit utilisée pour aider au financement du budget de 1972. remboursement provenant de l'élément Assistance La somme de US $3 268 600 se décompose comme suit US $1 268 600; recettes diverses technique du Programme des Nations Unies pour le Développement US $2 000 000. disponibles : :

:

DEUXIEME RAPPORT4

[A24/A/18 Rev.l - 19 mai 19717

Conformément au mandat qui lui est donné par la résolution WHA24.4 de l'Assemblée de la Santé, la Commission B informe la Commission A que les montants suivants devraient être insérés dans les parties I, III, IV et V de la résolution portant ouverture de crédits pour 1972 :

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dix -septième séance plénière, 2 3 4

Voir procès -verbaux de la Commission A, huitième séance, section 1. Voir procès- verbaux de la Commission B, troisième séance, section 4. Voir procès- verbaux de la Commission A, douzième séance, section 3.

588

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE

PARTIE II

Section

Affectation des crédits

Montant US $

PARTIE I 1.

:

REUNIONS CONSTITUTIONNELLES 523 394 267 410 139 200

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux Total de la partie I PARTIE III :

930 004

SERVICES ADMINISTRATIFS 5

11.

Services administratifs

229 046

Total de la partie III PARTIE IV 12. :

5

229 046

AUTRES AFFECTATIONS 506 200

Bâtiment du Siège

:

Remboursement des prêts

Total de la partie IV PARTIE V 13. :

506 200

IMPOSITION DU PERSONNEL 9

Virement au fonds de péréquation des impôts

900 660 900 660

Total de la partie V

9

Compte tenu de la recommandation la partie II de la résolution portant recommande à la Commission A le texte chiffres acceptés par la Commission B

du Conseil exécutif visant à diviser en sept sections distinctes ouverture de crédits (Programme d'exécution),1 la Commission B suivant de résolution portant ouverture de crédits, avec les inscrits aux endroits appropriés comme il est indiqué :

La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1972, un crédit de US $97 182 920 se répartissant comme suit :

A.

Section

Affectation des crédits

Montant US $

PARTIE I 1.

:

REUNIONS CONSTITUTIONNELLES 523 394 267 410 139 200

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux Total de la partie PARTIE II :

I

930 004

PROGRAMME D'EXECUTION2 16 915 623 6

4. 5.

6.

7. 8. 9.

10.

Maladies transmissibles Hygiène du milieu Services de santé publique Protection et promotion de la santé Enseignement et formation professionnelle Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II

085 378

18 635 023 5 809 723 8 356 515 12 454 791 7 100 697 75 357 750

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N° 190, p. 90. 2

Voir procès- verbaux de la Commission A, douzième séance, section 3.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

589

Section

Affectation des crédits

Montant US $

PARTIE III 11.

:

SERVICES ADMINISTRATIFS 5 229

Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV :

046

5

229 046

AUTRES AFFECTATIONS 506 200

12.

Bâtiment du Siège

:

Remboursement des prêts

Total de la partie IV Budget effectif (parties I, PARTIE V 13. :

506 200 82 023 000

II,

III et IV)

IMPOSITION DU PERSONNEL 9

Virement au fonds de péréquation des impôts Total de la partie V PARTIE VI :

900 660

9

900 660

RESERVE 5

14.

Réserve non répartie Total de la partie VI TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

259 260

5

259 260

97 182 920

Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe A de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1972. Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1972 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir parties I, II, III et IV. B. :

Nonobstant les dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier, le Directeur général est autorisé à opérer des virements entre les sections de la partie II (Programme d'exécution) jusqu'à concurrence d'un montant ne dépassant pas 10 % du crédit ouvert à la section qui subit le prélèvement. Au -delà des 10 % susmentionnés, les virements qui seraient nécessaires peuvent être opérés conformément aux dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier. Tous les virements opérés entre sections feront l'objet d'un rapport au Conseil exécutif à sa session suivante C.

D.

Les crédits votés au paragraphe A seront fournis par les contributions des Membres, après déduction i) du montant à recevoir de l'élément Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement à titre de remboursement, soit US $ 1 268 600 ii) de recettes diverses à concurrence de US $ 2 000 000 :

Total

US $ 3 268 600

Le total des contributions à la charge des Membres s'élève donc à US $93 914 320. Pour le calcul des sommes effectivement dues, le montant du crédit de chaque Membre au fonds de péréquation des impôts viendra en déduction de sa contribution, sous réserve que le crédit d'un Membre qui impose ses ressortissants sur les émoluments reçus de l'OMS sera réduit du montant estimatif des remboursements que l'Organisation devra faire à ce titre.1

1 Ce projet de résolution a été adopté sous le numéro d'ordre WHA24.42.

INDEX

AASHI, J. M. (Arabie Saoudite), 1 Abate (OMS -786), 69 ABDULAHAD, P. (Tchad), 16 ABDUL- GHAFFAR, H. (Arabie Saoudite), 1 ABEBE, K. (Ethiopie), 5, 170 ABHAY, K. (Laos), 9 ABOAGYE -ATTA, J. K. Y. (Ghana), 6 ABRAHAM, Mme S. (Ethiopie), 5, 517, 556 ABSOLUM, B. W. P. (Nouvelle -Zélande), 11, 495, 497, 533

Accidents, 129, 388 dus aux véhicules à moteur, 35, 159, 390 du travail, 329, 332, 370, 371 Activités interrégionales et autres activités techniques, 396 -397 ACUÑA- MONTEVERDE, H. R. (Mexique), 10 Acupuncture, 427 Additifs alimentaires, 75, 143, 186, 307, 313, 520 ADDOR, A. (Haïti), 7 ADESUYI, S. L. (Nigéria), 11, 261, 460, 491, 499, 503, 514, 531, 534, 539, 551, 575 Administration et gestion de l'OMS, voir Procédures administratives et financières Adolescents et jeunes gens, 145, 177, 335, 336, 337338, 341, 342, 343, 345, 420, 432, 437, 438, 439

rougeole, 55, 107, 124 -125, 162, 184, 201, 551 tuberculose, 49, 402 variole, 48, 55, 62, 107, 162, 184, 201, 402, 551 AGHBARI, M. K. AL- (Yémen), 18, 393 AGUILAR RIVAS, A. (El Salvador), 5, 389 AHMED, A. A. (République Arabe Unie), 13, 363 Aide d'urgence, 153, 155, 364, 489, 521 fonds spécial, proposition, 141 fournitures, 463 -464 Air, pollution, 229, 305, 306 -307, 310, 311, 312, 315, 316, 317, 318, 319, 321, 325, 327, 330, 387, 390, 391 système de surveillance proposé, 51, 89, 185 AITKEN, P. W. (Jamaique), 8, 453 AKIM, N. B. (République-Unie de Tanzanie), 14, 272, 294, 339, 357, 363, 396, 397 AKWEI, R. M. (Organisation des Nations Unies), 19, 478 AKYOL, Mme TUrkân (Turquie), 16, 65 ALAMI, A. (Maroc), 10 ALAN, T. (Turquie), 17, 261, 289, 352, 391, 412, 415, 436, 491, 508 Albanie, 166-167, 391 Alcool et alcoolisme, 177, 387, 390, 432, 433, 440, 549

Adventistes du Septième Jour, mission (léproserie), 49

ADWANI, A. -R. M. AL- (Koweit), Président de la Commission A, 9, 22, 185, 273, 278, 279, 326, 346, 348, 358, 360, 371, 378, 380, 396, 398, 409, 415, 416, 430, 435, 436, 440, 441 Aedes, unités de recherche, 43 Aedes aegypti, 169, 510, 511 éradication et lutte contre, 69, 95, 101, 116, 158, 177, 366, 508 Aéronefs, désinsectisation, 505, 507 -512 AFFARA, A. S. (République démocratique populaire du Yémen), 13, 96, 298, 495 Afghanistan, 147 -149, 294, 346 Aflatoxine, 373, 376 Afrique australe, 529 -535, 538 -539 Afrique, Bureau régional, locaux et logements, 484, 485 Comité régional, 202 Afrique du Sud, 227, 529, 530, 532 Afrique, Région, 54, 76, 105, 384 -386 Agammaglobulinémie, 504 Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), 92, 303, 310, 311, 464 coordination, questions administratives, budgétaires et financières, 541 -545 questions de programme, 519 -523, 527 -539 Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, assistance, 88, 129, 152, 156 éducation sanitaire, 82 paludisme, 81, 152, 369 protection maternelle et infantile, 81, 82, 165

ALDEA, M. (Roumanie), 14, 112, 141, 217, 357, 391, 509, 547, 576 Algérie, 153 -154, 389 Allergies, 509 ALNOURI, I. A. (Irak), 8 Amérique centrale, institut régional de formation du personnel paramédical, proposition, 101 -102 Amériques, Comité régional, 387 Directeur régional, 42 Région, 386 -389

Voir aussi Organisation panaméricaine de la Santé AMIRAHMADI, A. N. (Iran), 8 AMMUNDSEN, Esther (Danemark), 4, 427, 529 Amphétamines, 426, 431, 432, 436, 438, 439, 440 ANDREASSON, R. (Association internationale de Médecine des Accidents et du Trafic), 20 Anémies, 178 Anesthésie, formation, 69, 394 Angola, 185, 362, 530 ANNABI, S. (Tunisie), 16, 540 ANNONI, A. (Organisation internationale du Travail), 19, 329 Anophèles, 366, 510, 511 unités de recherche, 43 Anopheles albimanus, 128 Anopheles maculipennis, 245, 250, 368 ANOUTI, J. (Liban), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 9, 22, 71, 108, 188, 192, 297, 424, 479, 489, 495 ANSARI, A. N. (Pakistan), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 11, 22, 154, 168, 272 Antibiotiques, 72, 288, 292, 301, 423 Apartheid, 227, 521, 530 Arabe, langue, emploi, 175

- 591 -

592

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Arabie Saoudite, 126 -127, 297, 392, 440, 463, 503504, 505 ARCHIBALD, C. H. (Trinité-et- Tobago), 16 Archives médicales, 159, 243, 308 cours, 69 Voir aussi Rapports médicaux Argentine, 176, 389, 401 Armes chimiques et bactériologiques (biologiques), 56, 145 ARMSTRONG, B. A. (Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle), 19 ARNAUDOV, D. (Bulgarie), 2, 112, 311, 420, 502, 565 Arrangement de Bruxelles de 1924, extension proposée, 363

ASANTE, K. B. (Ghana), 6 Ascaridiase, 477 Asie du Sud -Est, Bureau régional, locaux, 483, 484, 485 Asie du Sud -Est, Conférence ministérielle pour le Développement économique, 120 Organisation des Ministres de l'Education, 120 Asie du Sud -Est, Région, 120, 380 -383 Assainissement, 75, 79, 88, 96, 99, 124, 128, 149, 201, 282, 286, 291, 293, 294, 295, 297, 308, 309, 318, 323, 324, 388, 391, 393, 477, 478, 503

Assemblée mondiale de la Santé, documents, 448, 449, 450, 542, 544 méthode de travail, 110, 266, 270, 271, 276, 443445, 447, 450 -453, 455, 542, 544 Vingt-Cinquième, lieu de réunion, 519 Association internationale de Développement, 516 Association internationale de Médecine agricole, 42 Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical, 42 Association internationale pour la Médecine du Travail, 334, 335 Association internationale pour les Résidus solides et le Nettoiement des Villes, 42 AUDEOUD -NAVILLE, Anne (Association internationale des Femmes Médecins; Association médicale mondiale; Fédération mondiale pour la Santé mentale), 20, 21 AUGER, R. (Canada), 3 AUJALEU, E. J. (France), 6, 113, 132, 272, 351, 453, 454, 468, 474, 475, 483, 525, 526, 529, 533, 562 lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard, 129 -136 AUJOULAT, L. P. (France; Union internationale d'Education pour la Santé), 6, 21, 341, 391, 429 Australie, 309, 396, 423, 437, 504 Autriche, 285 Auxiliaires sanitaires, formation, 41, 50, 68, 174, 183, 184, 195, 199, 239, 393, 394, 426, 478, 551, 559, 566, 568, 574, 578 institut régional centraméricain de formation, proposition, 101 -102 AVILÉS, O. (Nicaragua), 11, 508 Avions, bruit, 307 AWADI, A. R. A. AL- (Kowe5t), 9, 288, 393, 414, 439, 487, 488, 496, 498 AYÉ, H. (Côte d'Ivoire), 4, 27, 29, 30, 31, 32, 124, 294

BAKRY, P. F. (République Centrafricaine), 13, 87, 288, 355 BALENCIE, Mlle J. (France), 6 BALOG, J. (Hongrie), 7 BANIC, P. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 20 Banque interaméricaine de Développement (BID), 152, 159, 322, 387, 472, 515 Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), 69, 159, 309, 327, 472, 515, 516, 522 Banques de référence pour les sérums, 503 Banques du sang, 73, 126 Barbade, 99 -100, 566 Barbituriques, 426, 432, 439 BARCLAY, E. M. (Libéria), 9 BARRAUD, A. (Haute -Volta), 7, 161, 498, 535, 574 BARRE, Mlle K. (Somalie), 15 BARRY, A. (Guinée), 7, 332, 385, 404, 426 BASSHAR, S. (Soudan), 15 Bâtiment du Siège, voir Siège de l'OMS BAUHOFER, F. A. (Autriche), Président de la Commission B, 2, 22, 142, 273, 278, 443, 451, 453, 454, 455, 457, 458, 459, 460, 461, 475, 476, 484, 485, 486, 487, 489, 491, 497, 498, 499, 525, 526, 527, 538, 545, 546, 559, 572 Baygon (OMS -33), 152, 386 BCG, vaccin et vaccination, 55, 57, 66, 85, 128, 153, 167 BEDAYA- NGARO, S. (République Centrafricaine), Vice Président de la Commission B, 13, 22, 445, 446, 450, 451, 454, 470, 488, 492, 497, 501, 518, 519, 535, 539, 569 BEHM ROSAS, H. (Chili), 3, 322 Belgique, 46 -48, 305, 399, 403, 438, 502, 505, 554 BELKEZIZ, 0. (Maroc), 10, 578 BELLANTI, F. (Italie), 8 BELLERIVE, A. (Directeur de la Division de la Coordination et de l'Evaluation), 476, 520, 535 BELLINGHEN, J. P. VAN (Belgique), 2 BELMAHI, A. (Maroc), 10, 67 BENADOUDA, A. (Algérie), 1 BEN HAMIDA, M. (Tunisie), 16 BENZITOUNI, O. (Algérie), 1 BERNARD, L. (Sous- Directeur général), 328, 334, 335, 344, 366, 368, 375, 377, 416, 429, 431, 441 BERTSCHINGER, J. -P. (Suisse), 15 Bibliothèques médicales 392, 564 BICA, A. N. (Brésil), 2, 388, 401 Bilharziose, voir Schistosomiase BITARIHO, C. (Burundi), 3, 89 BITHO, M. (Togo), 16 BIYOGHE, J. B. (Gabon), Vice -Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 6, 22 BLAGOJEVIC, Zora (Yougoslavie), 18, 391 BLANPAIN, J. (Belgique), 2 BLEIKER, M. A. (Union internationale contre la Tuberculose), 21 Blennorragie, 75, 95 BLOOD, B. D. (Etats -Unis d'Amérique), 5 BOERI, E. (Monaco), 10 BOJADZIEVSKI, T. (Yougoslavie), 18 BOLKANY, A. EL- (Ligue des Etats arabes), 20 BONHOFF, R. W. (Association du Transport aérien international), 20 BONO, O. (Tchad), 16 BORN HONG KEATH, T. L. (République Khmère), 14 BOSQUET, F. (Belgique), 2 Bourses d'études, 199, 357, 385, 392, 397 -398, 568, 569, 573 BOXALL, J. S. (Australie), 1, 411, 414, 448, 452, 504 BRACHOT, D. (Israël), 8, 255, 289, 321, 393, 482, 496, 497

AYRAMIDIS, D. (Grèce), 6, 391

BAASHER, T. (Soudan), 15, 179 BABUDIERI, B. (Italie), 8, 291, 362, 428 BADAWI, I. A. (République Arabe Unie), 13, 123, 235, 262

Bahrein, 161, 321-322, 516 BAHRI, M. (Tunisie), 16, 393 BAIDYA, B. R. (Népal), 11, 449, 504, 514, 526, 567

INDEX

593

BRADY, T. J. (Irlande), Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 8, 22, 454 BRAGGIOTTI, D. Chadwick (Organisation des Etats américains), 20 BRATTSTROM, S. (Suède), 15 BRAUN, E. (Mexique), 10 BREIE, L., voir Commissaire aux Comptes BREMOND, J. E. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 21 Brésil, 116 -117, 386, 388, 401 BREWAH, L. A. M. (Sierra Leone), 15, 48 BRILLANTES, H. J. (Philippines), 12 British Leprosy Relief Association, 49 BROADLEY, Sir Herbert (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), 19, 315, 380 Bronchite, 330 BROTHERSTON, J. H. F. (Royaume-Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14, 333, 562 BROWN, A. D. (Australie), 1, 474, 532, 540, 543 BRUCE -CHWATT, L. J., lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling, 244 -245, 246 -249 Bruit et vibrations, 307, 312, 313, 316, 317, 329, 330, 331 -332, 333 BRZEZINSKI, Z. J. (Pologne; Association internationale d'Epidémiologie), 12, 20, 329, 359, 360, 468, 489, 548, 570 BTESH, S. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 20 Budget, 123, 464, 525, 543 augmentation, 61, 77, 93, 122, 173, 182, 186 -187, 230, 352, 355, 356, 359, 412, 447, 449, 455456, 468, 470, 543, 553 cycle biennal, 544 de 1970, 445 pour 1972, financement par les recettes occasionnelles, 350 niveau, 265, 348 -359, 424 prévisions supplémentaires, 349, 446, 447, 458, 465 projection des prévisions pour la deuxième année à venir, 257, 276, 444, 452 -453, 455 Voir aussi Programme et budget; Résolution portant ouverture de crédits pour 1972 Bulgarie, 60 -61, 311 -312, 389, 420 -421, 502, 565 Bureau consultatif inter- organisations (BCI), 540 Bureau de l'Assemblée, composition, 22 constitution, 33 rapport, 583 Bureau de Liaison de l'OMS avec l'ONU, New York, 447 Bureaux régionaux, 180, 304, 448, 468, 555 Voir aussi sous les différentes Régions BUREMA, L. (Pays-Bas), 12, 319 BURGASOV, P. N. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 290, 301 BURKE, J. (Belgique), 2 BURRENCHOBAY, R. (Maurice), 10 BURTON, C. A. (Barbade), 2, 565 Burundi, 90 -91, 403, 423, 502 BUSTAMANTE, M. E. (Mexique), 10, 388, 389, 400, 437 BUSTAMANTE, T. (Equateur), 5, 316 BUTTET, Mlle C. (Suisse), 15 .

Cameroun, 53 -54, 286, 355, 364, 384, 428 -429, 503, 515, 555, 563 Canada, 51 -52, 264, 306, 388, 494, 506 CANALES, C. H. (Nicaragua), 11, 151

CANAPERIA, G. A. (Italie; Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses), 8, 21, 317

Cancer, 134, 178, 221, 373, 374, 376, 387, 388, 482, 549

broncho -pulmonaire, 339, 340, 341, 344 recherche, 242, 399 -400 Voir aussi Centre international de Recherche sur le Cancer CANDAU, M. G., voir Directeur général Cannabis, 433, 439, 440 Voir aussi Marijuana Capacité du système des Nations Unies pour le développement, étude sur, 123, 522, 540 -541 Caraibes, région, 565 -566 conférence des ministres de la santé, 100, 425, 566 Voir aussi Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des Caraibes CÁRCAMO, T. H. (Honduras), 7, 101 Cardiopathies, voir Maladies cardio -vasculaires CARRERAS MARTÎ, M. (Costa Rica), 4 CASSON, P. (Organisation des Nations Unies), 19 CASTILLO, D. (Venezuela), 17, 498, 504, 516, 538 CATES jr, J. M. (Etats -Unis d'Amérique), 5 CAYLA, J. -S. (France), 6, 449, 451, 452, 458, 462, 463, 464, 489, 497, 498, 507, 511, 518, 539, 554 CELADA, M. (Mexique), 10 Centre international de Calcul (CIC), 542, 543 -544 Centre international de l'Enfance, 153 Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), 75, 178, 376, 399 -400, 446 Centre latino- américain d'Administration médicale, 176, 389 Centre latino- américain pour les Problèmes relatifs à la Période périnatale et au Développement humain, 388 Centre panaméricain de Génie sanitaire et des Sciences de l'Environnement, 387 Centre panaméricain de la Fièvre aphteuse, 387 Centre panaméricain de Planification sanitaire, 387 Centre panaméricain des Zoonoses, 176, 386 -387, 389 Centres et laboratoires de référence, 29, 72, 73, 182, 310, 313, 353, 358, 507 Centres universitaires des sciences de la santé, 49, 384, 563 Certificats internationaux de vaccination, 506 choléra, 55, 94, 283, 286, 502, 503 variole, 502, 504, 505, 506 CESKA, F. (Autriche), 2 Ceylan, 168 -170, 295, 356, 369, 381, 383, 569 -570, 577

CHAIGNEAU, H. J. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 21

CHANG, C. K. (Chine), 3 CHANG SING PANG, J. J. S. (Pays -Bas), 12 CHARBONNEAU, P. (France), 6 Charles, Sir John (Président de la Douzième Assemblée mondiale de la Santé), hommage rendu à la mémoire, 30, 132 -133

Cachexie, 504 Cadmium, toxicité, 304 CAIRES, R. DE (Etats -Unis d'Amérique), 5, 549 Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, rapport annuel du Comité mixte pour 1969, 519

Cambodge, représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 112, 113, 166, 228 Voir aussi République Khmère CAMERON, D. C. (service de la Pharmacodépendance), 440

Charte de Punta del Este, 388 CHATTY, Mlle D. (Syrie), 16 CHATTY, Dia E. (Syrie), 15, 356, 453, 454, 481, 488, 492, 502, 569 CHENG, P. (Chine), 3, 109 CHESTNOY, Y. P. (Organisation internationale du Travail), 19 Chili, 146, 250, 322 Chine, 151, 288, 396 représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 104, 108, 109, 112, 113, 114, 141, 165

594

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

CHISALA, R. P. (Malawi), 10, 85, 223, 498 Chisholm, Brock (premier Directeur général de l'OMS), hommage rendu à la mémoire, 30, 44, 146 Chloramphénicol, 84, 292 Chloration de l'eau, 283, 514, 517 Choléra et choléra El Tor, 29, 41, 42, 47, 50, 60, 66, 67, 74, 77, 79, 94, 102, 120, 122, 123, 151, 155, 186, 229, 265, 279 -302, 318, 355, 358, 459, 502, 503 -504, 506, 549 chimiothérapie et chimioprophylaxie, 286, 288, 291, 292, 294, 295, 297, 298, 300 contamination des denrées alimentaires, 283, 284, 290, 291, 296, 299, 301 cours et séminaires, 87, 102, 103, 183, 280, 283, 289, 293, 295 liquide de réhydratation, 55, 174, 280, 288, 290, 292, 294, 295, 300, 301, 459 notification, 282, 284, 285, 286, 287, 288, 289, 290, 294, 297 porteurs et formes asymptomatiques, 280 -281, 290, 294, 295, 297, 299 recherche, 282, 285, 288, 290, 293, 295, 300, 301 Régions, africaine, 48, 53, 55, 62, 76, 87, 92, 99, 103 -104, 105, 107, 118, 125, 139, 156, 162, 173 -174, 183 -184, 202 -203, 280, 285 -286,

Comité international de la Croix -Rouge, 256, 476, 481, 482, 495, 496, 499 Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, rapport annuel pour 1969, 519 Comité mixte des Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants, 519 Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, 559, 564

Comités d'experts, 39-40, 41, 135, 548 éradication de la variole, 347, 407, 408, 503, 506 étalons immunologiques de référence, proposition, 374

288, 289, 291 -292, 294, 295, 296, 297, 299, 384, 385, 386, 502, 505, 514, 564 corps régional d'intervention, proposition, 285 Asie du Sud -Est, 58, 81, 149, 169, 285, 295, 299, 363 européenne, 60, 66, 142, 154, 167, 289, 297 Méditerranée orientale, 50, 79, 84, 89, 126, 167, 171, 175, 183, 185, 195, 196, 282, 283, 284, 288, 294, 295, 297, 298, 299, 393, 476, 477, 489, 496, 497 Pacifique occidental, 73, 283 -284, 295, 299, 396 terminologie, 296 Voir aussi Vaccins et vaccinations Cholinestérase, abaissement dû aux insecticides, 509, 510 CHOPRA, N. N. (Organisation internationale de Normalisation), 21 CHUN, B. H. (République de Corée), 13 CHUNG, W. Y. (République de Corée), 13 Chypre, 89, 282, 301, 306 -307, 393, 427 Cigarettes, voir Tabac, effets sur la santé

fièvre jaune, 72 insecticides, 507, 510 paludisme, 245, 246 pharmacodépendance, 170, 377, 431, 433 spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques, 416 Comité spécial pour la révision du régime des traitements des Nations Unies (comité des onze), 465 Comités régionaux, 42, 335, 364, 559, 564 Commissaire aux Comptes, 446 -447, 450 mandat, 448, 449, 451, 453 -454 rapport pour 1970, 446 -451, 453 -454 Commission A, bureau, 22, 33, 279 mandat, modifications, 445, 451 -452 ordre du jour, 23 -24 rapports, 252 -253, 255, 257, 258, 259, 339, 359, 398, 406, 430, 442, 583 -585 Commission B, bureau, 22, 33, 443 mandat, modifications, 452 ordre du jour, 24 -25 rapports, 194, 209, 252, 255 -257, 258 -259, 259 -260, 462, 466, 486, 526, 547, 579, 585 -587 à la Commission A, 459, 525, 587 -589 Commission des Désignations, bureau, 22 élection, 31 rapports, 32 -33, 582 -583

Commission des Droits de l'Homme, ONU, 482, 521 Commission des Stupéfiants, ONU, 28, 376, 378, 431, 433, 434, 438 Commission de Vérification des Pouvoirs, bureau, 22 constitution, 30 rapports, 108 -115, 192, 581 -582

CIMICK, J. (Tchécoslovaquie), 16, 503, 508, 515 Classification internationale des Maladies, 554 Cocaïne, 433 Codéine, 432 Codex Alimentarius, 178 Commission, 56 Colle, inhalation, 432 Collectivités, services de santé, 93, 95, 123, 361, 391, 397 Voir aussi Hygièue et médecine sociales; Services de santé publique Colonialisme, 521, 523, 529 -530, 531, 532 Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, 447, 450, 541 Comité administratif.de Coordination (CAC), 28, 303, 414, 520, 528 -529, 534 -535, 542

Commission du Pacifique Sud, 567 Commission économique pour l'Afrique (CEA), 392 Commission économique pour l'Amérique latine (CEPAL), 146

Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient (CEAEO), 392 Commission économique pour l'Europe (CEE), 213, 390 colloque sur les problèmes de l'environnement, Prague (1971), 52, 308, 312, 391, 392 Commission internationale de Protection radiologique, 374

Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI), 464, 465 Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et financières (CCQAB), 446, 447, 541, 542, 543 Comité consultatif pour les Questions administratives (CCQA), 447, 542 Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, 66, 287, 288, 300 seizième rapport, 280, 282, 285, 287 -288, 289, 299, 501 -507

Communication, sciences et techniques, 34, 35, 45, 160, 548 Voir aussi Informatique COMPAORÉ, K. P. (Haute -Volta), 7 Compte d'attente de l'Assemblée, 450, 457 -458 Compte spécial de frais généraux, 398 Compte spécial du programme contre le choléra, 284, 301 Compte spécial pour contributions diverses à objet désigné, 567 Compte spécial pour l'approvisionnement public en eau, 518

Compte spécial pour la recherche médicale, 366 Compte spécial pour l'éradication de la variole, 122 CONCEV, V. T. (Bulgarie), 2 Conférence africaine du Paludisme, deuxième, Lagos (1955), 245 Conférence internationale de la Santé, New York (1946), 420

INDEX

595

Conférence mondiale sur les effets pour la santé de l'usage du tabac, deuxième, Londres (1971), 343 Conférence sanitaire panaméricaine, XVIIIe, 387 Conférence sur le Paludisme en Afrique équatoriale, Kampala (1950), 245, 246 Congo, République démocratique du, 117 -118, 324, 346, 384, 386, 405 -406, 502, 564 CONINCK, J. DE (Belgique), 2, 470, 474, 475, 497, 499, 519, 525, 534, 538 Conseil centraméricain de Santé publique, 101 Conseil d'Aide économique mutuelle, 390 Conseil de la Recherche médicale d'Afrique orientale, 72, 555 Conseil de l'Europe, 390, 433 Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS), 521, 562 Conseil économique et social, 214, 219, 310, 479, 520, 540, 545 Conseil exécutif, 353, 464 Comité permanent des Organisations non gouvernementales, 42 Comité permanent des Questions administratives et financières, 38, 348 Comité permanent du Bâtiment du Siège, rapport final, 39 Comité spécial, 449, 456 élections, 192 -194, 207 -208, 271 -273

Costa Rica, 127 -129 Côte d'Ivoire, 124 -125, 294, 404

COTTIER, F. (Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux), 21 Cour internationale de Justice, 221 COX, P. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 20 Croix -Rouge, 437, 496, 498 Voir aussi Comité international de la Croix- Rouge; Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge CRUZ, A. H. (Philippines), 12, 264, 395 CRUZ CRUZ, L. (Cuba), 4, 538 Cuba, 137 -138, 341, 426, 565 CUÉNOD, J. (Haut Commissariat pour les Réfugiés), 19 Culex, 508, 511 CUMMINGS, E. C. (Sierra Leone), 15, 295, 324, 343, 385, 402 CUMPLIDO- jr, F. (Brésil), 2 CUNHA, C. F. FERNANDES DA (Brésil), 2 CUNHA, R. VIEIRA DA (Brésil), 2 CUSCHIERI, A. (Malte), 10, 93, 341, 391 CVETKOV, S. (Bulgarie), 2, 221 Cybernétique médicale, 221 Cyclamates, 56, 74

fonds spécial, 446, 459 quarante- sixième et quarante-septième sessions, rapports, 38 -42, 44 -107, 116 -129, 137 -187, 194 -207, 260

Voir aussi Etudes organiques Conseillers régionaux, 362, 364 Consultants, services de, 355, 357, 363, 365, 383 Conteneurs, 501, 504 Contributions, 265, 350 -351, 355, 357, 358, 447, 457 barème, pour 1972, 459, 461 réexamen de la méthode d'établissement, 459-460 Membres redevables d'arriérés, 445, 447, 455 -457, 462 -463

pour 1971, 39 nouveaux Membres, 460, 500 recouvrement, 445, 448, 449, 450, 455 -456 Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (Quatrième Convention de Genève, 1949), 79 -80, 256, 480, 481, 482, 495 -496, 498

Danemark, 319 -320, 427, 567 DANG VAN DAI (Viet -Nam), 17 DAOUD, S. (Irak), 8 DARSA, I. (Indonésie), 7, 534, 544 DASS, K. K. (Inde), 7, 149 DAWSON, A. W. (Samoa -Occidental), 15 DDT, 29, 43, 98, 245, 248, 250, 365 -366, 395 résistance des vecteurs, 128, 147, 396 toxicité, 56 Debré, Robert, 133 -134 DECAZES, Comte E. (Ordre de Malte), 18 Décennie des Nations Unies pour le développement, deuxième, 28, 30, 170, 187, 267, 303, 309, 311, 388, 514, 516, 517, 518, 550, 559, 563, 575 stratégie à adopter dans le domaine de la santé, 519 -523, 527 -539

Convention sur les substances psychotropes, 66, 178, 431, 433, 434, 436, 437, 438 Convention unique sur les stupéfiants, 40, 178, 430, 434

Coopération et coordination, inter -organisations, 28, 148, 303 -304, 311, 376, 414, 490, 519 -523, 527539, 540, 541 -545, 548, 561 inter -pays, 36, 56, 70, 87, 120, 139, 161, 173, 180, 186, 280, 283, 284, 292, 295, 313, 332 rôle de l'OMS, 70, 121, 141, 155, 172, 177 -178, 180, 187, 295, 308, 312, 313, 317, 319, 322, 341, 374, 375, 413, 432, 434, 552 Voir aussi Institutions spécialisées; Organisation des Nations Unies; Programmes, coordination Coopérative pour l'Aide américaine au Monde entier (CARE), 128, 129 Coqueluche, 58 Corée, représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 104, 112, 115 CORNAZ, Mlle M. -L. (Conseil international de l'Action sociale), 20 Corps commun d'inspection, 270, 271, 444, 449, 541542, 543, 544, 555 CORRADETTI, A. (Italie), 8, 362, 367 lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling, 244 -246, 250 -251

première, 28, 517 Décennie hydrologique internationale, 517 Déchets, élimination, 100, 105, 201, 282, 298, 304, 307, 317, 320, 325, 378, 379, 390 guides OMS, 35 Voir aussi Eaux usées Déchets et effluents domestiques et industriels, pollution par, 304, 307, 314, 315, 317, 324 Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, 523, 529 -530 Déclaration universelle des Droits de l'Homme, 480 DELAFRESNAYE, J. F. (Union internationale contre le Cancer), 21 DELBARRE, F. (Ligue internationale contre le Rhumatisme), 21 DEMBEREL, B. (Mongolie), 11, 77, 222 Dengue, 366 Denrées alimentaires, contamination, 283, 304, 317, 319, 321, 324, 326, 520 hygiène, 143, 144, 148, 307, 320, 477 transport international, aspects sanitaires, 283, 284, 288, 290, 291, 296, 299, 301 Dentistes, formation, 565, 566, 567, 574 Déontologie médicale, 243, 426, 521, 529, 571 Dépenses d'administration, 61, 445, 447, 448, 449, 468, 543, 553 Dépistage, voir Examens de masse en santé publique Dermatoses, 330, 504 Désarmement, 70, 142, 145, 356, 522 -523, 531, 532, 533, 534, 535, 536, 538 Voir aussi Armes chimiques et bactériologiques (biologiques)

596

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Asie du Sud -Est, 59, 81, 149, 514 -515, 516, 518 européenne, 515, 517 Méditerranée orientale, 97, 126 -127, 171, 195, 392, 393, 516, 517 Pacifique occidental, 103, 144, 284, 378 -379 Voir aussi Chloration de l'eau; Dessalement d e l 'eau Eau, pollution, 229, 289, 296, 297, 304, 305, 307, 310, 312, 313, 315, 316, 317, 319, 324 -325, 326, 327, 356, 387, 390, 517 Voir aussi Maladies transmises par l'eau Eau potable, 59, 90, 134, 152, 167, 195, 201, 229, 296, 298, 304, 315, 317, 322, 324, 327, 388, 514, 515, 516, 517, 518, 555 Eaux usées, évacuation et traitement, 72, 81, 100, 116, 139, 158, 195, 282, 298, 307, 317, 322, 325, 327, 356, 387, 514 -515, 527, 539 ECHEZURIA, E. (Venezuela), 17, 389, 405 Education sanitaire, 34 -35, 47, 242, 265, 283, 290, 293, 294, 309, 311, 316, 317, 322, 363, 400, 426, 516, 518, 550, 570 consultation OMS /UNESCO (1970), 336 dangers inhérents à l'usage du tabac, 336, 337, 338, 339, 340, 341, 342, 344, 345 Régions, africaine, 88, 99, 139, 157, 173, 179, 291, 332, 404, 555 Amériques, 69, 128, 152 Asie du Sud -Est, 81, 169, 382 européenne, 285, 329, 390 Méditerranée orientale, 79, 440, 477, 478 Pacifique occidental, 395, 567 EGAS CEVALLOS, O. (Equateur), 5, 325, 388 EGLI, J. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 20 EHRLICH jr, S. P. (représentant du Conseil exécutif), 18, 416, 430, 443, 452, 456, 458, 459, 460, 463, 464, 466, 483, 513, 520, 524, 540, 541, 546, 556, 559

Désinsectisation, 505 aéronefs, 505, 507 -512 Dessalement de l'eau, 516, 518 Développement économique et social, aspects sanitaires, 30, 34, 79, 167, 176, 179, 248, 326, 367, 527 -528, 547, 551, 553, 574 Diabète, 87, 94, 477 DIACONU, I. (Roumanie), 14, 457, 459, 461 DÎAZ- GRANADOS, J. I. (Colombie), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 4, 22, 272 DIBA, A. (Iran), 8 Dichlorvos, 507, 508, 509, 510, 511 Dieldrine, résistance des vecteurs, 147 DILL -RUSSELL, P. W. (Royaume -Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord), 14 DINA -LOBÉ, M. (Organisation des Nations Unies), 19 DINU, Mme F. (Roumanie), 14 Diphtérie, 178 Directeur général, 22, 42, 207, 271, 272, 273, 274, 276, 302, 349, 357, 379, 380, 397, 399, 411, 412, 414, 453, 458, 471, 474, 475, 483, 487, 489, 525, 557, 562 amendement au contrat, 254 Voir aussi Rapport annuel pour 1970 Directeur général adjoint, 130, 188, 192, 233, 279, 364, 528, 529 Discrimination raciale, 227 Discussions techniques, 444 Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, 39 Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, 37, 39, 67, 266, 270 rapport du Président général, 237 -244 Dispensarisation, 240 DITTERT, J. (Organe international de Contrôle des Stupéfiants), 19 DJIMÉ, P. (Tchad), 16 Documentation médicale, services offerts aux Etats Membres, 134, 160, 513 DOLGOR, P. (Mongolie), Rapporteur de la Commission B, 11, 22, 451, 455, 456, 459, 462, 463, 466, 486, 506, 511, 519, 526, 547, 555, 557, 579 DOLLINGER, A. (Organisation des Nations Unies), 19 DOMBO, S. D. (Ghana), 6, 138 DONZÉ, W. (Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève), 28 -29 DORJJADAMBA, S. (Mongolie), 11, 112, 299, 383, 573 DOROLLE, P. M., voir Directeur général adjoint Doxycycline, 90 DRION, R. (Pays -Bas), 12 Drogues, abus, voir Pharmacodépendance Droits de l'homme, 480, 482, 521, 529 Droits sanitaires, 501 DUCHOSAL, P. W. (Société internationale de Cardiologie), 21 DUHR, E. (Luxembourg), Vice -Président de la Commission A, 9, 22, 339, 398, 406, 430 DUNBAR, J. A. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 20 DUPONT -WILLEMIN, A. (Guatemala), 7 DY, F. J. (Directeur régional pour le Pacifique occidental), 394, 396 Dysenterie bacillaire, 284, 389

Eau, approvisionnement public en, 304, 309, 311, 317, 322, 323, 327, 503, 552 conséquences financières du programme OMS, 513 -518, 526 -527, 539, 545 -546

formation de personnel, 69, 90, 515 recherche, 517 -518

ELOM, E. N. (Cameroun), 3, 286, 320, 355, 364, 372, 384, 428 El Salvador, 389 Emmaüs -Suisse, 88 EMMOU, C. (Côte d'Ivoire), 4 Encéphalite postvaccinale, 405, 504, 505 Encéphalomyélite, 387, 407 Energie nucléaire, 318 Enfants, abus des drogues et médicaments, 420, 426, 432, 438 arriération mentale, 556 dangers de l'environnement, 312, 315 -316 nutrition, 128, 373, 375, 376, 477 Voir aussi Fonds des Nations Unies pour l'Enfance; Protection maternelle et infantile Enseignement et formation professionnelle, 29, 35, 41, 61, 65, 67 -68, 77, 83, 120, 121 -122, 124, 135, 143, 147, 185, 186, 230, 239, 266, 310, 372, 373, 397, 547, 548, 549, 551, 553, 556 évaluation des programmes, 559 -579 formation d'enseignants, 155, 355, 385, 392, 551, 559, 566, 568, 574, 575 Régions, africaine, 49, 55, 57, 72, 77, 86, 88, 91, 92, 103, 104, 105, 107, 125, 140, 157, 163, 174, 179, 184, 199, 384, 385, 386, 427, 521, 555, 565, 570, 574 Amériques, 100, 138, 152, 158, 159 -160, 176, 387, 388, 389, 565 -566 Asie du Sud -Est, 80, 81, 164, 381, 382, 568 européenne, 153, 389, 391, 565, 567, 569, 578 Méditerranée orientale, 84 -85, 97, 148, 155, 161, 168, 172, 175, 179, 183, 195, 196, 392, 393, 478, 564 Pacifique occidental, 119, 143, 394, 396, 567, 568

Régions, africaine, 72, 82, 90, 105, 139, 201, 291, 320, 327, 385, 514, 515, 517, 518, 555 Amériques, 116, 152, 158, 325, 387, 388, 515, 516, 517

Voir aussi Bourses d'études et les différentes professions

INDEX

597

Enseignement médical, 41, 65, 67, 391, 397, 463, 559 -579

équivalence des titres et diplômes, 560, 561, 565, 569, 574 Etude sur la nature et le rôle des examens dans 1', 576

Régions, africaine, 77, 82, 103, 125, 140, 201 -202, 385, 426, 571, 574, 575 Amériques, 388, 565 -566 Asie du Sud -Est, 169 -170, 383, 570, 574, 575 -576, 577

européenne, 65, 153, 569, 570, 576, 577, 578 Méditerranée orientale, 50, 179, 183, 195, 196, 392, 393, 569 Pacifique occidental, 119, 568 Voir aussi Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire; Médecin, définition Environnement de l'homme, 27 -28, 29, 35 -36, 40, 42 -43, 47, 51 -52, 64, 70, 141, 143, 153, 170, 177 -178, 184, 185, 186, 221, 229, 265, 302 -238, 372, 387, 409 -415, 549, 550, 551, 553 aspects culturels et sociologiques, 312, 320 -321, 387 colloque (CEE), Prague (1971), 52, 308, 312, 391, 392 conférence européenne sur la conservation de la nature, Strasbourg (1970), 319 groupe de travail spécial du CAC, 303, 414 système mondial de détection et de surveillance sanitaires, proposition, 134, 303, 306, 310, 314, 315, 318, 324, 399 -400

FARÁDI, L. (Hongrie), 7, 181, 193, 210 FASSI, N. EL- (Maroc), 10 Fécondité, 44, 361 Fédération des Fondations pour la Santé mondiale, 564 Fédération internationale de l'Industrie du Médicament, 42, 429 Fédération mondiale des Associations de la Santé publique, 42 FELKAI, D. (Hongrie), 7, 330, 337, 356, 421, 552, 570 FERNAND -LAURENT, J. (France), 6, 214 FERRER ANGUIZOLA, O. (Panama), 12 FETISOV, N. N. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17 Fièvre aphteuse, 387 Fièvre hémorragique, 149, 229 Fièvre jaune, 72, 76, 92, 98, 124, 156, 158, 163, 185, 362, 364, 366, 504 -505, 549 Voir aussi Aedes aegypti; Vaccins et vaccinations Fièvre récurrente, 501, 503 Filariose, 149, 169, 366 FILIPINETTI, G. G. (Saint- Marin), 18 FINCH, R. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5 FINDLAY, M. A. O. (Sierra Leone), 15, 533, 546, 556 Finlande, 318 -319 FISSENKO, V. (Organisation des Nations Unies), 19

FLEURY, C. (Suisse), 15, 283 FOFANA, B. (Mali), 10, 54, 213 FOG, J. (Danemark), 4 Fondation Darling, remise de la Médaille et du Prix, 244 -251

Voir aussi Milieu humain, conférence de Stockholm Epidémiologie, 55, 58, 72, 152, 158, 171, 178, 285, 296, 340, 344, 364, 389, 391, 399, 432 centre OMS de recherches, Téhéran, 170 Voir aussi Surveillance épidémiologique Epidémiologie et Informatique, Division de la Recherche en, 360 -361

Fondation Dr A. T. Shousha, attribution de la Médaille et du Prix, 188 -191 Fondation Léon Bernard, attribution de la Médaille et du Prix, 129 -136

Equateur, 325, 388, 438 Ergothérapie, 329 Espagnol, langue, emploi, 349 -350, 351, 352, 353, 354, 355, 356 -357, 359 ESPINO- GONZÁLEZ, J. M. (Panama), 12, 113 ESQUIVEL, V. M. (El Salvador), 5 Essence, inhalation, 439, 440 Etats du Golfe, 393, 394 Etats -Unis d'Amérique, 63 -64, 281, 287, 318, 334, 343 -344, 365, 429, 432 -433, 465, 486, 490, 494, 504, 534 Ethiopie, 171 -172, 245, 250, 346, 393, 403 -404 Etudes organiques du Conseil exécutif, coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, 266 méthodes pour promouvoir les services de santé de base (prochaine étude), 513 services de documentation médicale offerts aux Etats Membres, 513 Europe, Bureau régional, 432, 433, 434 Région, 389 -392 EVANG, K. (Norvège), 11, 144, 313, 342, 353, 361, 372, 376, 390, 412, 415, 420 Examens de masse en santé publique, 67, 178, 237 -244 Exode des cerveaux, 99, 140, 392, 560, 561, 562, 563, 566, 567, 569 -570, 574, 575, 577 EYE, R. F. W. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 448, 453, 458, 465, 469, 475, 485, 531, 533, 539, 542

Fondation Rockefeller, 245 Fondations Raoul Follereau, 162 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 301, 398, 445, 564 Voir aussi les différents comptes spéciaux Fonds de roulement, 458, 470 dotation, 38 -39, 463 prélèvements, 358, 445, 463 -464 recouvrement des avances, 455 -456

Fonds de roulement des ventes, 446 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, 446, 463 Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, 376, 378, 387, 431, 432, 433, 434, 436, 438, 441, 472 Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), assistance, 88, 91, 97, 99, 106, 129, 143, 156, 162, 198, 282, 327, 365, 380, 392, 447, 520, 550 approvisionnement en eau, 59, 81, 103, 171, 315, 514 -515, 517

FAIN, M. G. AL- (Qatar), 18 FAKHRO, A. M. (Bahrein), 18, 160, 321, 338, 393, 516, 564 Famille, santé de la, 44, 69, 72, 89, 123, 144, 151, 164 -165, 361, 372, 391, 549, 556

assainissement, 315 éducation sanitaire, 139 enseignement et formation professionnelle, 65, 80, 157, 172, 195, 389, 556, 559, 563 -564, 568 hépatite infectieuse, 62 laboratoires de santé publique, 171, 427 lèpre, 49, 81 nutrition, 50, 152, 195, 315, 376 paludisme, 65, 148, 152, 369 protection maternelle et infantile, 81, 148, 157, 165, 316 services de santé publique, 58, 82, 161, 183, 184, 379, 383, 385, 388, 393 tuberculose, 49, 81 vaccins, 58, 153, 357, 386, 404 Voir aussi Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, 44, 59, 165, 361, 381, 392, 393, 394, 396, 445, 472

598

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Fonds en dépôt, 446 Fonds européen de Développement (FED), 88, 162 Fonds immobilier, 446, 450, 474, 483 -485 dotation et financement, 457 -458, 469, 483 -484 FORSTING, 0. (Danemark), 4 Fournitures et matériel, 363, 365, 368, 384, 386, 393, 479, 481, 482 achats par l'OMS, méthodes appliquées, 447, 450, 454

Groupe de Vérificateurs extérieurs des Comptes, 447 Groupe d'étude sur la jeunesse et les drogues, 431, 438

Groupe scientifique sur l'usage du cannabis, 431, 433 GUEYE, I. (Sénégal), 15, 498, 509, 514, 554 GUIGA, DRISS (Tunisie), 16, 49 GUILLEN, F. (Pérou), 12 Guinée, 111 -112, 196 -207, 280, 332, 357, 385 -386, 404, 426 -427, 570-571

Voir aussi Aide d'urgence France, 130 -131, 323, 440 FRANCIS, L. (Canada), 3 FURTH, W. W. (Sous- Directeur général), 350, 445, 450, 455, 456, 458, 460, 461, 462, 463, 465, 466, 474, 484, 500, 519, 525, 542, 544

GUNARATNE, V. T. Herat (Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est), 380, 383 GUTIÉRREZ MUNIZ, J. A. (Cuba), 4, 109, 137, 216, 425 GUTTERIDGE, F. (Directeur du Service juridique), 460, 498

HACHICHA, T. (Tunisie), 16, 298, 407, 440 Gabon, 156 -157 Gambie, 44, 140 -141 GAMBOA, F. (Chili), 3

HADJ -LAKEHAL, B. (Algérie), HAIDASZ, S. (Canada), 3

1

GANAO, D. -C. (République populaire du Congo), 14 GARBA- JAHUMPA, I. M. (Gambie), 6, 140 GARCES, D. (Colombie), 4 GARCIA ORCOYEN, J. (Espagne), 5 GARNIER, J. C. (Fédération internationale pour le Planning familial), 21 GARRIDO GARZ6N, R. (Espagne), 5 GASHAKAMBA, M. (Rwanda), 14, 316, 385 Gastro- entérite, 129, 138, 178, 363 Gaz toxiques, 330, 333 GECIK, K. (Tchécoslovaquie), 16 GEKONYO, J. D. (Kenya), 9, 291 GÉLINAS, J. (Canada), 3 Génétique humaine, 151, 160, 221 Voir aussi Reproduction humaine Genève, allocution du Président du Conseil d'Etat, 28 -29

HAKIZIMANA, J. (Rwanda), 14, 57, 346, 357 HAKKANEN, M. (Finlande), 6, 233 HALTER, S. (Belgique), 2, 301, 305, 351, 399, 411, 554, 566 HAMMOND- QUAYE, N. F. (Ghana), 6 HANNAN, F. T. (Organisation météorologique mondiale), 19

HANTCHEF, Z. S. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge; Société internationale de Transfusion sanguine), 21

HARINGTON HAWES, D. G. (Fédération internationale des Hôpitaux), 21 HARLEM, O. K. (Association médicale mondiale), 20 HASAN, S. (Pakistan), 11, 112, 393, 455, 504, 526, 573

Voir aussi Convention relative á la protection des personnes civiles en temps de guerre (Quatrième Convention de Genève) Génie sanitaire, 309 formation, 50, 55, 66, 68, 105, 116, 307, 326, 390, 393, 564 Gens de mer, 363 GEORGIEVSKI, N. (Yougoslavie), 18, 186, 495, 517, 518 GERBI, F. EL- (République Arabe Libyenne), 13 Gériatrie et gérontologie, 47, 369, 375, 549, 553, 554

GERRITSEN, W. B. (Pays -Bas), 12 GESA, J. H. (Ouganda), 11, 71, 371, 373 Gestion, principes et techniques de, 29, 159, 238, 248, 266 Voir aussi Procédures administratives et financières de l'OMS Ghana, 139 -140, 285, 534 GILBERT, M. (Ordre de Malte), 18 GIORGIS, S. H. (Ethiopie), 6 Glomérulonéphrite, 158 GODBER, Sir George (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14, 74, 223, 235, 272, 276, 297, 323, 340, 350, 372, 373, 377, 407, 412, 426, 429, 439, 449, 451 Goitre, 477 GOMEZ, N. (Colombie), 4, 538 GONIK, A. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 20 GONZALEZ GALVEZ, E. (Panama), 11, 94 GONZÁLEZ VALDIVIESO, F. E. (Venezuela), 17, 508 GOYI, F. (République populaire du Congo), 14 GRABER -DUVERNAY, Marie -Thérèse (Saint-Siège), 18 GRACHT -CARNEIRO, Mme E. VAN DER (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 20 Grèce, 391 Grippe, 75, 95, 503

HASSAN, O. A. (Somalie), 15, 84, 114, 216, 393, 470, 481, 492 HATIAR, I. (Tchécoslovaquie), 16, 214, 316, 421 Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, 521, 532 Haute -Volta, 161 -163, 574 HAVLASEK, R. (Autriche), 2, 285, 321 HEGGEMSNES, J. B. (Norvège), 11 HEINONEN, 0. P. (Finlande), 6 HEINRICI, S. -E. (Suède), 15 HELLBERG, J. H. (Commission médicale chrétienne), 20 HELLWA, E. M. E. (République Arabe Unie), 13, 311, 330, 517 Helminthiases, 88, 157, 477 HELOISE, Mme C. M. (France), 6 HEMACHUDHA, C. (Thailande), 16, 363, 382 HENDERSON, D. A. (service de l'Eradication de la variole), 408 HENRY, M. U. (Trinité -et- Tobago), 16, 158, 293, 341, 363, 388, 425, 533, 567 HENTSCH, Mlle Y. (Ligue des Sociétés de la Croix Rouge), 21 Hépatite, infectieuse, 62, 149, 160 sérique, 362, 363 -364, 365 Héroine, 377, 432, 433, 439, 440 HERRERA -ROA, F. (République Dominicaine), 13 HERWITZ, Mlle A. (Conseil international des Infirmières), 20 HESSE, R. (Etats -Unis d'Amérique), 5 HIGGINSON, J. (Directeur du Centre international de Recherche sur le Cancer), 399 HILLEBOE, H. E., Président général des discussions techniques, 237, 270 HOLM, J. (Union internationale contre la Tuberculose), 21

Honduras, 101 Hongrie, 181 -182, 330, 337 -338, 421 -422, 570 HOOGWATER, J. H. W. (Pays -Bas), 12, 351, 449, 451, 453, 455, 465, 468, 474, 487, 492, 517, 533, 538, 539

INDEX

599

Hôpitaux, 73, 84, 99, 100, 117, 119, 180, 384, 477, 568

questions de programme, 303, 356, 431, 432, 434, 519 -523, 527 -539

mobiles, 150, 576 HORWITZ, A. (Directeur régional pour les Amériques), 386, 389 HOUNSOU, J. (Dahomey), 4 HRKOTAC, S. (Tchécoslovaquie), 16 HSIUNG, Y. (Chine), 3 HUSSAIN, M. A. (Irak), 7, 296, 393 Hygiène dentaire, voir Santé dentaire Hygiène du milieu, 43, 47, 57, 64, 151, 177, 283, 287, 298, 303, 378 -379, 549, 550, 552 critères, guides et normes, 304, 306, 307 -308, 309, 310, 311, 312, 313, 314, 316, 317, 319, 321, 322, 323 -324

réexamen de l'étude organique, 266 Irak, 79, 392, 393 Iran, 170, 189, 190 -191, 393, 556 Irlande, 343, 407, 436 ISABELLE, G. (Canada), 3 ISHIBASHI, U. (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 21 Islande, 314 Israël, 255 -256, 321, 392, 476, 482, 488, 495, 496, 497

Italie, 245, 250 -251, 361, 362, 368, 391, 399, 428, 568 IVERSEN, T. (Norvège), 11 IZMEROV, N. F. (Sous- Directeur général), 379, 513, 518, 559

formation du personnel, 50, 55, 66, 68, 307, 308, 309, 310, 316, 317, 318, 320, 324, 326, 387, 390

indices épidémiologiques, 303, 308, 314, 317 informations scientifiques et techniques, rassemblement et diffusion, 303, 304, 309, 310, 313, 315, 316, 319, 323 -324 nomenclature et terminologie, 314, 316, 317 programme OMS à long terme, 302 -328, 409 -415 financement, 304, 305, 306, 308, 309, 310, 316, 317, 318, 319, 325 recherche, 52, 304, 306, 309, 310, 311, 316, 319, 321, 387 Régions, africaine, 53, 103, 106, 139, 173, 286, 288, 291, 384, 385, 404, 555 Amériques, 70, 100, 116, 158, 176, 387, 388 Asie du Sud -Est, 381, 383 européenne, 66, 153, 305, 310, 390, 391, 392 Méditerranée orientale, 50, 126, 148, 167, 392, 393, 477 Pacifique occidental, 144, 394, 396 Voir aussi Assainissement; Environnement de l'homme; Pollution du milieu Hygiène et médecine sociales, 120, 130, 136, 394 Hygiène industrielle, 70, 179, 314, 336, 369 Hypertension artérielle, 369, 375 Hypogammaglobulinémie, 504

Jackson, R., rapport (étude sur la capacité du système des Nations Unies pour le développement), 123, 522, 540 -541

JAGATSINGH, K. (Maurice), 10, 178 JAKOVLJEVIC, D. (Yougoslavie), 18, 369 Jama£que, 68 -70, 309, 334, 517, 566 JANSSENS, P. G. (Belgique), 2 Japon, 295, 315, 440, 568 JEANRENAUD, L. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 21

JEREMIC, L. (Yougoslavie), 18, 224, 534 Jeunesse, voir Adolescents et jeunes gens JIMENEZ, G. (Mexique), 10 JIMENEZ CANTÚ, J. (Mexique), 10, 45 JIMENEZ PINOCHET, O. (Chili), 3, 146 JOHNSON jr, C. C. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 334, 413 JOHNSON, D. J. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14 Jordanie, 196, 255, 297, 392, 476, 477, 478, 481, 482, 496 JORGENSEN, D. M. (Australie), 1, 309, 331, 374, 423, 437 Journée mondiale de la Santé, 87, 94, 477, 547 JOURNIAC, H. P. (France), 6 JOYCE, J. C. (Irlande), 8, 343, 391, 407, 414, 436 JURICIC, B. (représentant du Conseil exécutif), 18, 38, 282, 304, 348

IBANDA, D. F. (Ouganda), 11 IBIAMA, A. A. (Nigeria), 11 IBRAHIM, M. (Irak), 8, 113, 213, 234, 272, 482, 490 IGNATIEFF, G. (Canada), 3 IMAM, O. (Soudan), 15, 234 Immunologie, 75, 182, 353, 358, 362, 504 étalons de référence pour la recherche en, 374, 376 Incaparina, 127 Inde, 149 -150, 245, 280, 299, 346, 366, 382, 383, 402, 575 -576

KACIREK, J. (Haut Commissariat pour les Réfugiés), 19 KALONDA, P. (Congo, République démocratique du), 4, 117

Indonésie, 58 -59, 285, 299, 346, 366, 373, 379, 381, 382, 404, 423 -424, 516 Industrialisation, voir Urbanisation et industrialisation Informatique, 238, 432 Voir aussi Ordinateurs Insecticides, 29, 72, 186, 365 -366, 386 pollution du milieu, 304, 307, 321 recherches sur la toxicité, 507, 509, 510, 511 résistance des vecteurs, 507 -508, 509, 510, 511 Voir aussi Désinsectisation; Paludisme, insecticides Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des

KAMAL, A. M. (République Arabe Unie), 13, 296, 407 KANAGARATNAM, K. (Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement), 19 KANDEMIR, N. (Turquie), 17, 499 KAPLAN, M. (Directeur du Bureau de la Science et de la Technologie), 328 KAPRIO, L. A. (Directeur régional pour l'Europe), 389, 391 KAREFA- SMART, J. (Commission médicale chrétienne), 20 KARL, H. (République fédérale d'Allemagne), 13

Carabes, 159 Institutions spécialisées, 212, 214, 216, 221, 223, 228, 235, 270, 303, 313, 317, 335, 354, 464, 479, 489, 495, 534, 540 Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances, 447, 450, 541 coordination, questions administratives, budgétaires et financières, 541 -545

KARLOVAC, M. (Yougoslavie), 18 KASUGA, H. (Japon), 9, 567 KATTAN, M. EL- (République Arabe Unie), 13, 424 KEITA, S. (Guinée), 7, 532 KENNEDY, D. P. (Nouvelle- Zélande), 11, 312, 342, 354, 371, 382, 394, 437 Kenya, 103 -104, 291 -292, 300 KHALLAF, A. -G. (République Arabe Unie), 13, 233, 552

KHOLY, A. EL (République Arabe Unie), 13 KHOURY, Y. (Ligue des Etats arabes), 19 KIDRON, M. R. (Israel), 8 KIM, C. M. (République de Corée), 13

600

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

KIRCA, A. Colkun (Turquie), 17 KIRIMLY, H. (Arabie Saoudite), 1 KIRSCHEN, Mlle C. (Belgique), 2 KISKU, A. K. (Inde), 7 KIVITS, M. (Belgique), 2, 402, 438 KLIVAROVÂ, Eliska (Tchécoslovaquie), 16, 109, 331, 353, 548, 569 KNABE, H. (Association internationale de Médecine agricole), 20 KOCH, A. (Ordre de Malte), 18 KOSONEN, T. (Finlande; Association médicale mondiale), 6, 20 KOSTRZEWSKI, J. (Pologne), 12, 92, 284, 291 KOTSOKOANE, J. R. L. (Lesotho), 9 KOURDI, Mme'R. (Syrie), 15 KOUROUMA, B. (Guinée), 7, 110, 196, 217, 232, 234, 356, 483, 492, 539, 570 Kowelt, 185 -186, 288, 392, 393, 439 KRISHNAN, N. (Inde), 7 KRUISINGA, R. J. H. (Pays -Bas), 12, 553 KRUJA, R. (Albanie), 1 KUMARAPATHY, S. (Singapour), 15, 286, 340, 395, 412, 506

LISICYN, Ju. P, (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 447, 449, 451, 454, 458, 464, 470, 475, 505, 511, 517, 525, 531, 538, 543 LISTON, J. M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14 LOPEZ, Mlle M. C. (Venezuela), 17 LOUS, P. (Danemark), 4 LSD, 433, 436 LUCAS, F. (Etats -Unis d'Amérique), 5 LUN WAI (Birmanie), 2

Madagascar, 105 -106, 363, 368, 385, 419, 505, 565 MAGEREGERE, I. (Burundi), 3, 339, 403, 423 MAGNUS, O. (Ligue internationale contre l'Epilepsie), 21

MAHLER, H. (Sous- Directeur général), 299, 346, 360, 361, 364, 397, 408, 501, 506, 507 MAJALI, A. S. (Jordanie), 9, 195, 481 MAJID BIN ISMAIL, H. A. (Malaisie), 10 Maladies cardio -vasculaires, 69, 134, 221, 334, 340, 341, 343, 344, 369, 375, 387, 390, 391, 477, 482, 549

KUMBU, R. (Congo, République démocratique du), 4 KUSEVIC, V. (Organisation des Nations Unies), 19

Laboratoires de santé publique, 55, 70, 72, 93, 104, 126, 148, 158, 171, 175, 195, 288, 384, 394, 396, 477

LAGOA, F. de Paula DA ROCHA (Brésil), 2, 116 Lait, 315, 375, 478 LAMBO, T. A. (Nigéria), 11 LANG, E. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 20 LANGLO, K. (Organisation météorologique mondiale), 19

Maladies chroniques et dégénératives, 134, 151, 220, 333, 340, 388, 553, 554 Maladies diarrhéiques et intestinales, 74, 146, 148, 149, 202 -203, 282, 291, 295, 298, 363 Voir aussi Dysenterie; Gastro- entérite Maladies parasitaires, 76, 88, 128, 129, 332, 362, 363, 365 Maladies professionnelles, 328, 329, 330, 331, 369, 371

Langues employées, 175, 349 -350, 351, 352, 353, 354, 355, 356 -357, 359

Laos, 228 LAPOINTE, P. A. (Canada), 3, 494 LARRAIN, L. M. (Chili), 3 LAYTON, B. D. B. (Canada), 3, 264, 272, 457, 470, 475, 506, 563 LEAVELL, H. R. (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 21 LEAVITT, M. D. (Etats -Unis d'Amérique), 5 LECHAT, M. F. (Belgique), 2 LECHUGA HEVIA, C. M. (Cuba), 4 LECLAIR, M. (Canada), 3, 50, 483 LEE, T. Y. (Chine), 3 Législation sanitaire, 41, 92, 139, 217, 220, 316, 372, 384 LEIGH, D. (Association mondiale de Psychiatrie), 20 LEKIE, R. (Congo, République démocratique du), 4, 324, 333, 384, 405 LENDRUM, B. S. (Nouvelle -Zélande), 11 Lèpre, 49, 81, 88, 98, 156, 158, 169, 178, 365, 383, 553

Maladies transmises par l'eau, 69, 72, 280, 514, 517 Maladies transmissibles, 35, 64, 83, 84, 124, 141, 151, 177, 220, 221, 222, 238, 240, 249, 362 -365, 397, 421, 549, 553, 556 Régions, africaine, 71 -72, 76, 86, 88, 90, 91, 98, 103, 117, 118, 124 -125, 139, 156 -157, 162, 320, 402, 555 Amériques, 69, 95, 100, 116, 129, 138, 152, 158, 176, 388 Asie du Sud -Est, 149 -150, 381

européenne, 153, 389 Méditerranée orientale, 171, 180, 195, 392, 394, 477

Pacifique occidental, 73, 143 Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles; Surveillance épidémiologique Maladies vénériennes et tréponématoses, 74 -75, 95, 145, 157, 332, 363, 381, 394, 556 Voir aussi Pian Malaisie, 118 -119, 283 -284, 315, 364, 408, 440, 504 Malathion, 396 Malawi, 85 -86

LESETELI, B. M. (Lesotho), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 9, 22, 81 Lesotho, 81 LEUENBERGER, M. (Association mondiale vétérinaire), 20 LE VAN LOI (Viet -Nam), 17 LEVENTAL, Z. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 20 Liban, 297, 424 -425, 476, 477, 496 Libéria, 386, 404, 517 Ligue des Etats arabes, 235 Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, 437, 438, 476 Ligue internationale contre l'Epilepsie, 42

Mali, 55, 384 MALIK, P. M. S. (Inde), 7, 493, 497, 541, 544 MALMSTROM, G. (Suède), 15 Malnutrition, 100, 172, 553 protéino- calorique, 44, 137, 374 -375, 376 Malte, 93 -94, 341, 391 Manganèse, toxicité, 330 MANGER -KOENIG, L. VON (République fédérale d'Allemagne), 13, 56 MANSVELT, A. (Pays-Bas), 12 MANUWA, Sir Samuel (Nigéria), 11 Marijuana, 432, 436, 438 MARINI BETTOLO, G. (Italie), 8 MARIOTTI, L. (Italie), 8 Maroc, 67 -68, 389, 476, 578 MARQUET, F. (Monaco), 10 MARQUET, J. -Ch. (Monaco), 10 MARTI, C. (Confédération mondiale de Physiothérapie), 20

INDEX

601

MARTI, R. (Comité international de la Croix -Rouge), 20

MASON, Sir Frederick (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14 MASSENHOVE, Mlle G. VAN (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 20 Matériel électromédical, entretien et réparations, 158 -159, 385, 386 MATUNDU -NZITA, S. (Congo, République démocratique du), 4, 502, 564 Maurice, 178 -179 Mauritanie, 184, 228, 297, 385 MAYZ LYON, J. J. (Venezuela), 17 McGILVRAY, J. C. (Commission médicale chrétienne), 20 MEARNS, A. W. (Barbade), 2 MEAS AN (République Khmère), 14 Médecin, définition du, 560, 561, 562, 563, 564, 565, 566, 569, 570, 577 Médecine du travail, 70, 72, 328, 329, 331, 332, 369373, 375, 382, 383, 393, 394, 549, 551 Voir aussi Mines, hygiène du travail Médecine préventive, 47, 103, 156 -157, 166, 167, 171, 172, 247, 314, 340, 437, 552, 554 Médecine traditionnelle, 417, 419, 420, 422, 427 Médicaments, 144, 151, 180, 418, 428 contrôle de la qualité, 40, 59, 72, 148, 150, 171172, 185, 186, 229, 416 -430, 435, 551 formation de personnel, 40, 394, 417, 421, 422, 427, 429 laboratoires nationaux et régionaux, 417, 420, 422, 425, 426, 427, 429 règles de bonne pratique applicables à la fabrication et au, 59, 150, 265, 416 -417, 419, 421, 423, 426, 428, 429 efficacité et sécurité thérapeutiques, 40, 59, 77, 83, 150, 186, 221, 229, 377, 378, 416 -430, 434, 551

comité consultatif, proposition, 150 recherche, 170, 417, 419, 420, 421, 422, 427, 436, 437, 549 Voir aussi Pharmacodépendance; Pharmacovigilance; Produits pharmaceutiques; Stupéfiants; Substances psychotropes Méditerranée orientale, Bureau régional, 392 Région, 257, 392 -394 MEILLON, J. (France), 6 MELAMED, M. ( Israel), 8 MELLBYE, F. (Norvège), 11, 488, 489, 495 Membres de l'OMS, 55 -56, 61, 78, 85, 104 -105, 111, 122, 124, 141, 147, 150, 154, 165 -166, 173, 181, 182, 183, 187, 204, 228, 262, 265 examen des demandes d'admission, 209 -236 MENDOUGA, J. (Cameroun), 3 Méningite cérébro -spinale, 63, 76, 552 Mercure, toxicité, 56, 75, 304, 314, 319, 324 MERRILL, M. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 343, 346 Mers, pollution, 75, 304, 307, 313, 314, 315, 317, 319, 321, 322, 325 Mescaline, 433 Méthadone, 65, 439 Mexique, 45, 316, 386, 388, 400, 438 MICHELI, A. D. (Comité international de la Croix Rouge), 20 MIKEM, D. P. (Togo), 16, 98, 288, 499, 556, 566 Milieu humain, conférence des Nations Unies sur le, Stockholm (1972), 28, 42, 52, 143, 303 -304, 305, 306, 308, 309, 310, 312, 313, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 323, 324, 326, 328, 411, 412, 413, 414 groupe de travail spécial (CAC), 303, 414 Voir aussi Environnement de l'homme MILLET (Belgique), 2

Mines, hygiène du travail, 328 -335 critères et normes, 328, 329, 331, 333, 334 formation de personnel, 329, 331, 332, 334 recherche, 329, 331, 332, 333 conditions atmosphériques et température, 330, 333 MINVIELLE, Denise (France), 6 MIR KHAN, M. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 19 Misereor, 88 MISHERGHI, A. Y. (République Arabe Libyenne), 13, 166 MISHTOWT, G. I. (Etats -Unis d'Amérique), 5 MISOMALI, Y. H. (Malawi), 10 MOCHI, A. (service des Programmes coopératifs de développement), 540, 541 MOFIDI, Ch. M. M. (Iran), 8 lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha, 188 -191 MOLAPO, J. L. (Lesotho), 9, 224 MONEKOSSO, G. L. (Cameroun), 3, 563 Mongolie, 78, 299, 383, 574 Monkeypox, 402, 403, 404, 408 Monnaies, fluctuations, 351, 352, 353, 355, 358, 449, 450, 458 MONTENEGRO, Mlle H. (Bolivie), 2 MORA B., L. F. (Panama), 12 MORENO MEJIA, B. (Colombie), 4 MORET, P. (Société internationale de Cardiologie), 21 MORF, R. (Conseil international des Unions scientifiques; Union internationale de Chimie pure et appliquée), 20, 21 MORGAN jr, R. E. (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 21 MORIYAMA, K. (Japon), 9 MORK, T. (Norvège), 11 MOSSI, A. (Niger), 11, 106, 327 MOTTOLA, C. DI (Costa Rica), 4 Mouches domestiques, 291, 508, 511 Moyen -Orient voir sous Réfugiés et personnes déplacées Mozambique, 530 MULIKITA, F. M. (Zambie), 18 MULLER, A. (Association internationale de Logopédie et Phoniatrie), 20 MUNGER, J. -Ch. (Saint- Marin), 18 MUSSO, E. D. (Ordre de Malte), 18 MUSTAFA, I. (Irak), 7, 79

NABÉDÉ, A. (Togo), 16, 326 NABULSI, A. (Jordanie), 9, 234 NALUMANGO, M. M. (Zambie), 18, 91, 460, 529, 539 NAMÉCHE, L. (Belgique), 2, 46 NANNETTI, G. (Colombie), 4 NASHER, T. M. (Yémen), 17, 194 NASSER, Mlle S. (Syrie), 16 NCHINDA, T. C. (Cameroun), 3, 503, 515, 530, 555 NDIAYE, M. (Sénégal), 15 N'DIAYE, M. (Haute -Volta), 7 N'DIAYE, S. (Association du Transport aérien international), 20 N'DOW, P. J. (Gambie), 6 NEMICHE, D. (Algérie), 1, 153 Népal, 80 -81, 383, 404, 514 -515, 541, 568 NETO, W. L. Pereira DE SOUZA (Brésil), 2 NGOUBOU, B. (Gabon), 6, 155 NGOUOTO, C. (République populaire du Congo), 14, 104, 113, 401, 535 NGUYEN KIEN NGOC (Viet -Nam), 17 NHONOLI, A. M. (République -Unie de Tanzanie), 14 NICAISE, F. (France), 6 Nicaragua, 151 -153 NICOL, C. S. (Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses), 21 NIELSEN, F. (Danemark), 4, 567

602 i

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

NIERLE, P. (Union internationale des Architectes), 21 Niger, 106 -107, 289 Nigeria, 61 -63, 245, 246, 296, 317, 331, 353, 366, 369, 408, 438, 391, 503 -504, 514, 552, 575 NIOUPIN, B. (Côte d'Ivoire), 4 Noblemaire, principe, 465 Nomades, problèmes de santé, 393, 405 Normes alimentaires, 56 programme commun FAO /OMS, 520 Normes internationales, formulation, 134, 229, 557 Voir aussi sous Hygiène du milieu NORO, L. (Finlande), 6, 318, 333 Norvège, 314, 342, 420, 476, 488 Nouvelle- Guinée, voir Papua et Nouvelle- Guinée Nouvelle -Zélande, 312 -313, 342, 372, 382, 383, 394, 437

allocution du Directeur général de l'Office des Nations Unies á Genève, 27 -28 Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances, 447, 450, 541 Comité des Commissaires aux Comptes, 447 conférence sur le milieu humain, Stockholm (1972), 28, 42, 52, 143, 303 -304, 305, 306, 308, 309, 310, 312, 313, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 323, 324, 326, 328, 411, 412, 413, 414 conférence sur les substances psychotropes, Vienne (1971), 431, 434, 436, 437 coordination, questions administratives, budgétaires et financières, 541 -545 questions de programme, 303, 356, 376, 390, 431, 432, 434, 519 -523, 527 -539

NOVIKOV, N. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17 NUR, M. A. (Somalie), 15, 295 Nutrition, 44, 50, 72, 99, 103, 105, 127, 128, 152, 153, 159, 168, 172, 202, 373, 374 -375, 376, 388, 389, 477, 478, 555 centre latino- américain d'information, futur, 176 Voir aussi Additifs alimentaires; Denrées alimentaires; Protéines

réexamen de l'étude organique, 266 création d'un corps de volontaires, 191, 521 -522 Voir aussi Décennie des Nations Unies pour le Développement; Programme des Nations Unies pour le Développement Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 43, 72, 186, 310, 311, 336, 341, 346, 438, 441 assistance, 41, 92, 105, 127, 152, 202, 375, 392, 520

Obstétrique, voir Sages -femmes OCAMPO, J. (Mexique), 10 Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient (UNRWA), 79, 160, 183, 196, 255 -256, 476 -482 groupe de travail chargé d'examiner le financement, 479, 480 financière, 476, 478, 479, 480, 481, 482, 488, 489, 490, 494 Office suédois pour le Développement international, 44

OKAWA, Y. (Japon), 9, 114, 223 OKERO, I. 0. (Kenya), 9, 103 OKEZIE, J. O. J. (Nigeria), 11, 61, 272, 369, 373 OLGUIN, V. V. (Argentine), 1, 175, 222, 448, 457, 465, 497, 499, 509, 515, 530, 538, 543, 549, 574 Oman, voir Sultanat d'Oman OMAR, A. (Afghanistan), 1, 114, 147, 192, 293 Onchocercose, 99, 162, 201 ONNO, J. (Australie), 1, 378, 395, 567 ONYANGO, Z. (Kenya), 9 Ophtalmies, 477 Voir aussi Trachome Opiacés, 432, 433 Ordinateurs, 243, 308, 542, 544, 548, 550., 554, 555 Voir aussi Traitement électronique des données Ordre du jour, 23 -25 adoption, 36 -37

programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires, 56, 520 Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel (ONUDI), 40, 416, 417, 422, 425 Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), 69, 152, 212, 214, 219, 336, 392, 436, 438, 441, 476, 489, 521, 559 Organisation des services de santé, 360 -361 Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (OMCI), 502 Organisation internationale de Normalisation, 42 Organisation internationale du Travail (OIT), 309, 319, 328, 329, 331, 332, 333, 334, 372, 376 Organisation météorologique mondiale (OMM), 310, 311 Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), 147, 264, 386, 387, 388, 389, 425, 446, 566 unité d'essai des insecticides, 69 Organisation pour la Coopération et le Développement économiques (OCDE), 310 Organisations non gouvernementales, 42, 479 ORLICH, J. L. (Costa Rica), 4, 127 ORLOV, D. A. (Union des Républiques socialistes soviétiques)., 17

répartition des points, 37, 188, 257, 269, 273, 276, 546

suppression d'un point, 269, 444, 445 Organe international de Contrôle des Stupéfiants, 438 Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), 184 Organisation de Coordination pour la Lutte contre les Endémies en Afrique centrale (OCEAC), 157, 401 Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), 507, 508, 511 Organisation de l'Unité africaine (OUA), 197, 285, 521, 523, 530, 532, 533, 535 Organisation des Etats riverains du Sénégal, 197, 427 Organisation des Nations Unies, 50, 70, 124, 153, 169, 197, 210, 211, 212, 214, 216, 217, 221, 222, 223, 224, 225, 226, 228, 235, 256, 266, 270, 303, 313, 316, 335, 345, 348, 349, 354, 433, 438, 459, 461, 464, 465, 478, 481, 482, 488, 534

ORTIZ RODRÍGUEZ, F. (Cuba), 4 OSIECKI, J. (Pologne), 12 OSMAN, A. H. (Soudan), 15 OTHMAN, M. B. (République Arabe Libyenne), 13 OUASSA, A. (Dahomey), 4 Ouganda, 71 -73, 371 OULD BAH, A. (Mauritanie), 10, 297, 385 OULD JIDDOU, A. (Mauritanie), 10, 113, 183, 461 OVALLE, J. M. (Chili), 3 OXFAM (Comité d'Oxford pour les Secours aux Victimes de la Famine), 82

PACCAGNELLA, B. (Italie), 8, 333, 361, 373, 391, 399, 413, 568, 578 Pacifique occidental, Bureau régional, 350 Directeur régional, 42 Région, 120, 394 -396 PAHLSSON, Mlle I. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 21 Pakistan, 155, 299, 346, 393, 504 -505, 573 PALACIOS TREVIÑO, J. (Mexique), 10, 468 Paludisme, 366, 503, 553 attestation de l'éradication, 89, 138, 178 chimiothérapie et chimioprophylaxie, 105, 152, 156, 245, 250, 367, 395

INDEX

603

éradication et lutte antipaludique, 29, 151, 265, 355, 366 -369, 549

Régions, africaine, 58, 62, 76, 88, 91, 98, 105, 156, 161, 174, 178, 184, 185, 201, 245, 246, 247, 367, 385, 386 Amériques, 96, 116, 128, 138, 152, 158, 177, 386, 387, 389 Asie du Sud -Est, 80 -81, 149, 169, 356, 366, 369, 383

européenne, 65 -66, 67, 166, 185, 389 Méditerranée orientale, 50, 84, 97, 126, 147 -148, 196, 392, 482 Pacifique occidental, 395 -396, 567 stratégie mondiale révisée, 247, 249, 367, 368 formation, 84, 353, 355, 356, 358, 367, 395, 396, 567

Voir aussi Enseignement et formation professionnelle, évaluation des programmes Peste, 73, 149, 501, 504, 505, 506 symposium, Pacifique occidental (1970), 74 Pesticides, 72 pollution du milieu, 43, 186, 307, 313, 317, 375, 399, 520 Voir aussi Insecticides PETROVSKIJ, B. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 120 PHAM VAN TRINH (Viet -Nam), 17 Pharmaciens, formation, 422, 424, 427, 565, 574 Pharmacodépendance et abus des drogues, 28, 35, 43, 65, 66, 74, 117, 120, 145, 151, 159, 170, 177, 178, 185, 376 -378, 390, 391, 417, 420, 424, 426, 428, 430 -434, 436 -442, 549, 556

centre régional, Lagos, 62 immunologie, 367 insecticides, 43, 98, 250, 365 -366, 369, 386, 389, 395

résistance, 128, 147, 152, 396 recherches, 71, 160, 245 -251, 353, 367 -368, 369, 389

services consultatifs, 353, 355, 356, 358 vaccination, essais, 245 Panama, 95 -96, 113 Papua et Nouvelle- Guinée, 378 -379, 395 -396, 567 PARADE, P. L. (France), 6

programme à long terme, Région européenne, 432, 434 rassemblement et échange de données, 431 -432 réadaptation, 65, 437, 440 Voir aussi Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues Pharmacologie clinique, 417, 418, 424, 426, 427 Pharmacologie et toxicologie, 376 -378 Pharmacopée internationale, 421, 422 Pharmacovigilance, système international, 134, 150, 265, 417 -418, 421, 428

Parisot, Jacques, 133 PARK, T. J. (République de Corée), 13, 115 PARMALA, M. (Finlande), 6 PARRA -GIL, F. (Equateur), 5, 438 Pasteurellose, 184 PATHMARAJAH, A. (Ceylan), 3, 231, 263, 356, 504, 556, 577, 578 PATRNOGIC, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 19 PAVEC, A. (France), 6 Pays -Bas, 178

Philippines, 280, 291, 299 PHONG -AKSARA, S. (Thallande), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 16, 22, 137, 163 PHOUTTHASAK, P. (Laos), 9 Physeptone, 377 Pian, 88 PISTOLI, C. (Albanie), 1, 108, 165, 215, 391 Planification à long terme dans le domaine de la santé, 60, 77, 123 -124, 142, 444, 553, 557, 561, 563

Pays en voie de développement, assistance aux, 29, 34, 86, 122, 134 -135, 146 -147, 177, 182, 187, 210, 230, 249, 251, 289, 297, 322, 354, 355, 356, 357, 375, 517, 528, 532, 533, 550, 554, 555, 556 enseignement médical, 569, 574, 577 hygiène du milieu, 288, 294, 298, 306, 308, 310, 322, 324, 325, 326 produits pharmaceutiques, fabrication, 40, 72, 107, 116, 416, 417, 419, 421, 422, 423 -424, 425, 427 -428

Voir aussi Programme général de travail pour une période déterminée Planification familiale, 44, 58 -59, 64, 66, 79, 81, 124, 128, 139, 143, 144, 148, 149, 150, 159, 164165, 169, 361, 391, 392 -393 Planification sanitaire nationale, 27, 36, 43, 83, 120, 229 -230, 237 -238,

547 -548, 553, 556, 561

importation, 180, 363, 419, 424, 425, 426, 427 services de santé de base, 155, 552, 553 vaccins, production, 62, 280 Peace Corps des Etats -Unis d'Amérique, 403 PEDERSON, Mlle B. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 20 Pédiatrie sociale, 133 -134, 570 Pèlerinages de La Mecque, 105, 126, 407, 503, 505 Pénicilline, 75 Pensions, voir Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies; Comité mixte des Pensions du Personnel de l'OMS PEREIRA, F. DE ALCAMBAR (Portugal), 12, 534, 538 PÉREZ GALLARDO, F. (Espagne), 5 PÉREZ-HERNÁNDEZ, E. (Espagne), 5 Pérou, 245, 250, 387 PERRET, J. -P. (Suisse), 15 Personnel de l'OMS, 84, 352, 468, 472, 541 recrutement, 349 -350, 354, 358 répartition d'après la nationalité, 150 Voir aussi Règlement du personnel; Traitements, indemnités et prestations Personnels de santé, études sur, 169, 387 planification, 353, 384, 548, 563, 573, 575, 576 utilisation, 29, 35

Régions, africaine, 85, 91 Amériques, 69, 96, 387, 389 Asie du Sud -Est, 170, 379 Méditerranée orientale, 50, 79, 97, 148, 392 Plantes médicinales, culture et utilisation, 420, 422 cours proposés, 182, 422 PLETSCHER, Mlle E. (Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical), 20 Plomb, toxicité, 56, 314 Pneumoconiose, 329, 330, 333 Poliomyélite, 95, 116, 118, 138, 178, 185, 503 Voir aussi Vaccins et vaccinations Polluants, mesure de la concentration et niveaux d'exposition, 304, 306, 307 -308, 311, 314, 317, 321

Pollution du milieu, 28, 29, 35, 36, 45 -46, 47 -48, 51 -52, 71, 75, 77, 116, 120, 121, 144, 145, 153,

177, 265, 285, 303, 305, 306, 308, 310, 311, 313314, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 323, 326, 333, 387, 389, 390, 391, 392, 520, 551, 553 Voir aussi Air, pollution; Eau, pollution; Hygiène du milieu; Mers, pollution; Sol, pollution Pologne, 92, 325, 329, 340, 363, 391, 440 Population Council, 165 Populations, dynamique, 28, 165, 179, 556 Voir aussi Planification familiale Portugal, 184 -185, 362, 529, 533 suspension de l'assistance technique, 362, 364, 532 POSTERNAK, Mme Y. (Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale), 20

604

VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

POUATY, R. (République populaire du Congo), 14, 294, 355

Poussières, 185, 329, 330, 331, 332, 333 Pouvoirs, vérification, 110, 113, 114 -115 Voir aussi Commission de Vérification des Pouvoirs POZARSKIJ, V. W. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17 PRAWIRANEGARA, D. D. (Indonésie), 7, 373, 423, 516 Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, 22 discours, 34 -36

Publicité, produits pharmaceutiques, 59, 229, 416, 421, 428 tabac, 94, 336, 337, 338, 340, 341, 342, 343, 345 PURANANDA, Mlle D. (Thailande), 16 Pyréthroîdes, composés insecticides, 507, 511

Qatar, 174 -175 QHOBELA, Q. M. (Lesotho), 9

élection, 32 Voir aussi REFSHAUGE, Sir William Président de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de de la Santé, allocution, 29 -30 Voir aussi AYE, H. Principes et méthodes de la lutte contre le choléra, 283, 287 Procédures administratives et financières de l'OMS, 266, 446 -447, 448, 449, 454, 472, 541, 543, 544 Produits pharmaceutiques, coût, 180, 416, 417, 419, 424, 425, 427, 428 fabrication, 40, 72, 171, 222, 229, 416, 417, 419, 421, 422, 423 -424, 425, 427 -428

Quarantaine, mesures de, 285, 286, 289, 290, 293, 294, 502, 503, 504 Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles QUENUM, A. A. (Directeur régional pour l'Afrique), 384, 386 QUINTANA, P. DE LA (Espagne), 5

publicité, 59, 229, 416, 421, 428 système de certification de la qualité, 416 -417, 419, 421, 423, 425, 428, 429 Programmation biennale, 444 Programme alimentaire mondial (PAM), 59, 70, 82, 97, 148, 195, 282, 332, 387, 520 Programme biologique international, 310 Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 50, 97, 153, 155, 156, 186, 195, 282, 298, 310, 354, 381, 386, 387, 392, 447, 448, 472, 490, 516, 517, 518, 520, 522, 540 -541, 559, 563, 569 élément Assistance technique, 80, 81, 169, 445, 457 élément Fonds spécial, 79, 106, 139, 171, 308, 389, 392, 445, 514, 522 Voir aussi Capacité du système des Nations Unies pour le développement Programme et budget, 520, 524 -525 mode de présentation, 447, 448, 525, 541 pour 1972, examen et approbation, 38, 54, 282, 304, 305, 348 -400, 409, 524 -525 réductions proposées, 349 -350, 350 -351, 352, 353, 354, 356, 357, 358, 359 programmation biennale, 444

RACOVEANU, N. (Roumanie), 14, 310, 332, 363, 373, 411, 420, 437 RADI, A. S. (Ligue des Etats arabes), 19 Radiations et santé, 305, 307, 313, 316, 318, 331 Radiations, utilisations médicales, 92, 373 -374 Radiographie, 331 RAEYMAEKERS, Mlle J. -M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 20 Rage, 29, 72, 396 Voir aussi Vaccins et vaccinations RAJASURIYA, K. (Ceylan), 3, 168, 295, 383, 569 RAMANGASOAVINA, A. (Madagascar), 10, 105, 317, 385 RAMAYON, R. A. (Argentine), 1 RAMZI, N. (Syrie), 15, 283, 328, 393, 413 RANDRIATSARAFARA, G. (Madagascar), 10, 363, 505, 565 Rapport annuel du Directeur général pour 1970, examen, 42 -107, 116 -129, 137 -187, 194 -207

Rapport financier, 38 exercice 1970, 446 -451, 453 -454

Rapports médicaux, 329, 332, 333 Rapports sur la situation sanitaire dans le monde, 552 -553

projets additionnels, 351, 357, 394 Programme général de travail pour une période déterminée, cinquième (1973- 1977), 39, 60, 92, 121, 123, 182, 360, 379, 386, 546 -558, 564, 565, 576 quatrième (1967- 1971), prorogation jusqu'én 1972, 39

Programmes, coordination, 28, 34, 36, 354, 379 évaluation, 123, 238, 367, 379, 540, 543, 549, 552, 557 priorités, 34 -35, 144 -145

Projets, analyse des systèmes, 119, 170 participation financière des gouvernements, 348 -349, 380, 396, 409 Propiram, 430 Protection et promotion de la santé, 369 -376 Protection maternelle et infantile, 55, 64, 66, 73, 81, 85, 96, 116, 128, 137, 143 -144, 148, 151, 152, 153, 157, 164 -165, 201, 316, 477, 555 intégration des programmes de planification familiale,

50, 79, 159, 165, 179, 361, 393, 396 Voir aussi Enfants Protéines, Groupe consultatif FAO /FISE /OMS, 72, 521 Voir aussi Malnutrition protéino- calorique Psychiatrie, services, 391 Publications de l'OMS, 40, 41, 93, 117, 135, 271, 283, 353, 568, 576

RATSIANDAVANA, G. (Madagascar), 10, 418 RAVNE, P. G. (Organisation des Nations Unies), 19 RAWABDEH, A. -R. (Jordanie), 9 Réadaptation médicale, 92, 93, 159, 201, 329, 394, 437, 477, 556 REAFAI, A. M. AL- (Kowett), 9 Recettes occasionnelles, 446, 448, 457 -458, 469, 474 utilisation, 447, 448, 469, 470, 473, 474, 483 pour le budget de 1972, 350, 457, 458 Recherche médicale, 52, 116, 120, 135, 138, 160, 172, 182, 184, 185, 190 -191, 222, 229, 242, 353, 360, 362, 363, 365, 366, 376, 393, 396 -397, 399 -400, 548, 549, 556 coordination, 151, 552, 553 services d'information, 142, 548 Recherche opérationnelle, 170, 360, 361, 390, 391, 556 RECINOS MAZARIEGOS, C. A. (Guatemala), 7 Recueil international de Législation sanitaire, 41, 120, 217 REEDY, A. R. EL (République Arabe Unie), 13, 256, 482, 487, 495, 499 REFSHAUGE, Sir William (Australie), Président de l'Assemblée de la Santé; Président du Bureau de l'Assemblée, 1, 22, 32, 34, 130, 188, 243, 244, 257, 265, 269, 273, 276, 278 Réfugiés et personnes déplacées, 56, 150, 155, 180, 521, 529 -530, 534, 539 dans le Moyen -Orient, aide sanitaire, 79 -80, 124, 160 -161, 175, 180, 183, 195, 196, 255 -256, 476483, 486 -499

intensification de l'assistance de l'OMS, 486, 491, 492, 494, 498

INDEX

605

REGAMEY, R. H. (Association internationale des Sociétés de Microbiologie), 20 Régionalisation, 120, 180 Règlement du personnel, amendements, 39, 464 Règlement sanitaire international, de 1951, 501, 506 règlement d'un différend, 501, 503 de 1969, 29, 134, 265, 286, 501, 503 proposition de rayer le choléra de la liste des maladies qui y sont soumises, 283, 288, 289, 291, 293, 294, 295, 296, 297 -298, 299, 300, 326, 503, 506 réserves, 501, 504 -505 Réhydratation, liquide voir sous Choléra Relevé épidémiologique hebdomadaire, 156, 171, 284 RENLUND, E. (Directeur de la Division du Budget et des Finances), 461 Répertoires OMS d'établissements d'enseignement, 576 Reproduction humaine, 44, 151, 391 Voir aussi Génétique humaine République Arabe Libyenne, 167 -168, 392 République Arabe Unie, 123, 124, 330 -331, 393, 407, 424, 501, 517 République Centrafricaine, 87 -88, 288, 502 République de Corée, 115, 143 -144 République Démocratique Allemande, 56, 61, 78, 79, 85, 93, 97, 104 -105, 111, 112, 122, 138, 141, 147, 154, 166, 173, 181, 182, 183, 187, 262 examen de la demande d'admission en qualité de Membre de l'OMS, 210 -234 République démocratique du Viet -Nam, 111, 112, 113, 138, 141, 147, 154, 166, 227, 322 République démocratique populaire du Yémen, 96 -97, 298 République fédérale d'Allemagne, 210, 211, 212, 213, 214, 215, 216, 217, 219, 222, 223, 224, 225, 226, 227, 228, 229, 230, 231, 399, 424, 505 République Khmère, 83 -84, 114, 394 République populaire de Chine, 55 -56, 79, 85, 108, 111, 112, 138, 147, 154, 181, 183, 187, 227, 262 République populaire démocratique de Corée, 56, 79, 111, 112, 113, 141, 147, 154, 166, 227 République populaire du Congo, 104 -105, 294, 401, 502 République -Unie de Tanzanie, 76 -77, 294, 339, 366, 379, 396, 550 Résolution portant ouverture de crédits pour 1972, 398, 524 -525

ROY, M. (Canada), 3 Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, 75, 235, 297 -298, 333, 372, 377, 407, 426, 439, 460 ROYO LINARES, E. (Panama), 12 RUDOWSKI, W. J. (Pologne), 12, 114, 215, 325, 340,

363, 391, 396, 418, 440 RUMSFELD, D. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5 Russe, langue, emploi, 349 -350, 351, 352, 353, 354, 355, 356 -357, 359 RUTASITARA, W. K. (République -Unie de Tanzanie), 14, 378, 550 RWAKIHEMBO, U. K. (Ouganda), 11 Rwanda, 57 -58, 385

SAADA, M. (Syrie), 15, 182, 224, 298 SABA, Mlle G. V. (Argentine), 1 SACKETT, D. (Canada), 3 SACKS, M. R. (service de la Coordination des

programmes), Secrétaire de la Commission B, 22, 445, 462, 483, 487, 491, 494, 497, 519, 526, 536, 539, 542, 544, 545 i SÁENZ SANGUINETTI (Uruguay), 17, 294, 337, 388, 401 Sages -femmes, 84, 93, 106, 477, 565, 571, 574, 578 SAI, F. T. (Ghana; Fédération internationale pour le Planning familial), 6, 21, 285, 326, 372, 374, 487, 489, 491, 492, 495, 499, 523, 527, 534, 535, 539, 555, 563 Saint -Siège, 312 SALEM, M. A. (République démocratique populaire du

Yémen), 13, 235 SALIBA, E. (Malte), 10 Samoa -Occidental, 102 -103, 228, 396

Réunions constitutionnelles, 524 Revue internationale de la Croix -Rouge, 482, 496 REXED, B. (Suède), 15, 352, 377, 417, 429, 433, 491, 527, 529, 532 RHEE, S. H. (République de Corée), 13, 143 Rhodésie du Sud, 227, 460 -461, 529, 530, 532 Rickettsioses, 388 RICO -AVELLO, C. (Espagne), 5 RIEDMATTEN, R. P. H. DE (Saint- Siège), 18, 312 RILLIET, B. (Fédération internationale du Diabète), 21 RIMESTAD, I. (Etats -Unis d'Amérique), 5 RIZK, Y. (République Arabe Unie), 13 ROASHAN, G. R. (Afghanistan), 1, 481, 556 ROBERTSON, J. S. (Canada), 3, 306 ROCK jr, R. B. (Etats -Unis d'Amérique), 5 RODRIGUEZ CASTELLS, H. M. (Argentine), 1 RODRIGUEZ LOPEZ, O. (Uruguay), 17 ROFFEY, H. N. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14, 445, 465, 470, 491, 495, 516, 525, 526, 530, 538, 539 RONCO, A. C. (Uruguay), 17 Rongeurs, 184, 504 ROSE, P. B. (Canada), 3 Rougeole, 55, 107, 124 -125, 140, 162, 166, 184, 201, 386, 408, 551 Voir aussi Vaccins et vaccinations ROUHANI, M. (Iran), 8, 453, 556 Roumanie, 142, 310, 333, 363, 367, 420, 437, 459 -460, 509, 576

SAMPAIO, A. AMARAL DE (Brésil), 2 SAMPAIO, A. A. DE CARVALHO (Portugal), 12, 184 SAND, E. A. (Belgique), 2 SANDOR, L. (Hongrie), 7 Sang, voir Banques du sang; Transfusions sanguines Santé dentaire, 152, 477 formation, 100, 383, 394 Santé maternelle et infantile, voir Protection maternelle et infantile Santé mentale, 69, 100, 134, 170, 373, 376, 377, 388, 390, 391, 393, 549, 556 Santé publique, administration, 96, 104, 147, 160, 241 -242, 360, 383, 384, 385, 388, 389, 393, 394 formation d'administrateurs, 392, 550, 552 Voir aussi Services de santé publique Santé publique et armes chimiques et biologiques, 145 Santé publique, formation en, 65, 68, 74, 106, 116, 143, 148, 239, 388, 393, 394, 556, 569, 574 centre international, proposition, 143 Santé publique vétérinaire, 72, 159 Santé rurale, 73, 119, 144, 148, 149, 176, 180, 388, 393, 549, 550, 551, 556, 557, 575, 576 Santé scolaire, 49, 342, 477 SARDON BIN HAJI JUBIR (Malaisie), 10, 118 SARFATIS, D. (Grèce), 6 SAS, J. (Hongrie), 7 SAUTER, A. (Suisse), 15, 311, 337, 426 SAYAH, M. (Tunisie), 16 (Iran), 8 SCEPIN, 0. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 379, 380, 488 SCHALIJ, Mlle J. (Pays -Bas), 12 SCHAMIS, G. J. (Organisation des Etats américains), 20 SCHEPISI, A. (Italie), 8 SCHINDLER, Anne -Marie (Association internationale des Femmes Médecins), 20 SCHIRMER, H. (République fédérale d'Allemagne), 14 Schistosomiase, 97, 99, 157, 177, 363 SCHNIPPENKOETTER, S. (République fédérale d'Allemagne), 13, 211, 232 SAYAR, G. -A.

606

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II SIJAONA, L. Nangwanda (République -Unie de Tanzanie), 14, 76 SILBERSTEIN, J. ( Israël), 8, 509, 527, 554 Silicose, 330, 332 SILVA, Marianne A. (Nigéria), 11, 331, 353, 407, 438 SILVA, M. A. DE ANDRADE (Portugal), 12, 362 SIMBOLOTTI, Mlle G. (Italie), 8, 492, 497, 498, 535 Singapour, 286, 340 Situation financière de l'OMS, examen, 56, 445 -446, 448, 449 placements, 448, 450 SIWABESSY, G. A. (Indonésie), 7, 58 SLEIJFFERS, P. D. M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 20

SCHOU, C. (Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes), 19 SCHRAEPLER, H. A. (République fédérale d'Allemagne), 14

Sciences de la santé, 387, 568 Centre universitaire, Yaoundé, 384, 563 SEMUKHA, V. I. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 21, 437 SENAULT, R. (France), 6, 322, 413 SENCER, D. J. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 287, 318, 365, 400, 403, 429, 504, 506, 509, 516, 568 Sénégal, 173 -174, 385, 509, 514 Série de Rapports techniques, rapports des comités d'experts, 40 Sérums antiophidiens, 128 Sérums, banques de référence, 503 SERVANT, J. (Agence internationale de l'Energie atomique), 19 Services administratifs, 266, 447, 448, 450, 524 Voir aussi Procédures administratives et financières de l'OMS Services de santé publique, 43, 71, 77 -78, 80, 83, 86, 120, 121, 124, 221, 354, 371 -372, 373, 548, 549, 550, 551, 552, 553, 568 intégration des programmes antipaludiques, 248, 367, 369

principes fondaientaux et méthodes de développement, 61, 155, 172, 513 Régions, africaine, 49, 53 -54, 57, 63, 82, 86, 87 -88, 90, 91, 98 -99, 105, 106, 117, 139, 157, 161, 163, 184, 200, 201, 384, 385, 404, 555 Amériques, 95, 101, 127, 138, 146, 152, 176, 388 Asie du Sud -Est, 58, 78, 149, 169, 381, 382, 383 européenne, 67, 92, 93, 166, 172 -173, 185, 222, 390 Méditerranée orientale, 84, 97, 148, 172, 180, 183, 196, 392, 393, 477, 479, 482 Pacifique occidental, 119, 143, 394, 396 Voir aussi Collectivités, services de santé; Santé publique, administration; Santé rurale Services de Secours catholiques, 49, 82 SHAH, J. B. (Népal), 11, 80, 404 SHAH, N. K. (Népal), 11, 383 SHAHEEN, W. M. Z. (Qatar), 18, 174 SHAHGHOLI, M. (Iran), 8, 169 SHARIF, M. (Office de Secours et de Travaux des Nations Unis pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche Orient), 19, 476 SHEHU, U. (Nigéria), 11, 296, 301, 317, 385 SHEMTOV, V. (Israël), 8 SHERIF, A. A. (République Arabe Libyenne), 12 SHERIFIS, M. (Chypre), 4 SHILLETTO, Mlle F. M. (Jamatque), 8, 438 SHRIVASTAV, J. B. (Inde), 7, 382, 402, 413, 441, 575, 579

SOBOTKOVA, Anna (Tchécoslovaquie), 16 Société des Nations, 465 Soins infirmiers, 80, 84, 92, 93, 100, 106, 140, 196, 351, 355, 388, 389, 391, 392, 478, 565, 567, 570, 574, 578 centres d'enseignement, 382, 383, 385 Soins médicaux, organisation, 92, 93, 100, 129, 147, 149, 158, 383, 395, 477, 550 Voir aussi Hôpitaux Soins postnatals, 165 Sol, pollution, 304, 307, 310, 312, 316, 317, 324 -325, 326, 327, 387 SOLARI TUDELA, L. (Pérou), 12 Somalie, 84 -85, 295 SOMOGYI, J. C. (Union internationale des Sciences de la Nutrition), 21 SOOPIKIAN, G. (Iran), 8, 327, 393, 563

SIDERIUS, P. (Pays -Bas), 12 Siège de l'OMS, acquisition d'un terrain, 39, 450, 466, 468, 469, 470, 471, 473, 474, 484 bâtiments temporaires, 466, 467, 468, 469, 470, 471, 472, 483, 484 besoins futurs en bureaux, 466 -475, 483 garage souterrain supplémentaire, financement, 466, 467, 468, 469, 470, 471, 473, 474, 475, 483 règlement du litige avec la Compagnie française d'Entreprise, 484 remboursement des emprunts contractés pour le bâtiment, 446 structure du Secrétariat, 363, 365, 521, 540, 543, 553

Sierra Leone, 48 -49, 295, 343, 385, 386, 402, 404, 505 SIEVE, Mme A.'(Fédération internationale pour le Planning familial), 21 SIGURDSSON, P. (Islande), 8 SIGURDSSON, S. (Islande), 8

Soper, Fred, 133 Soudan, 179 -181, 346, 392 SOW, D. (Sénégal), 15, 173 SOW, O. (Mali), 10, 384 SPAANDER, J. (Pays -Bas), 12, 391, 414 SPALATIN, G. (Italie), 8 STAHL, J. (Tchécoslovaquie), 16 STANCA, I. G. (Roumanie), 14, 498 Standardisation biologique, 75, 374, 376 JTASTN, J. (Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique), 20 Statistiques démographiques et sanitaires, 50, 134, 383, 385, 386, 390, 391, 555, 556 STEINFELD, J. L. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 63, 114, 224, 271, 276, 293, 352, 372, 389, 422, 432, 441, 486, 487, 490, 494, 498, 499, 524 STEMPEL, 0. VON (République fédérale d'Allemagne), 13 STENBJERRE, H. (Danemark), 4 STEPCZYNSKI, S. (Organe international de Contrôle des Stupéfiants), 19 STILON DE PIRO, M. (Organisation internationale du Travail), 19 Stimulants, 432, 433 ST. JOHN, M. 0. (Trinité -et- Tobago), 16 STREET, S. P. W. (Jamaîque), 8, 68, 308, 328, 334, 351, 356, 372, 409, 517, 522, 527, 550 Streptocoques, infections à, 158 Structure du Secrétariat, voir Siège de l'OMS Stupéfiants, 28, 66, 117, 170, 221, 432, 433, 434, 436, 438 cultures de remplacement, 438, 441 Voir aussi Commission des Stupéfiants; Convention unique sur les Stupéfiants; Organe international de Contrôle des Stupéfiants Substances biologiques, production, 388 Substances psychotropes, 28, 66, 117, 150, 387, 388, 436, 438 Convention de Vienne (1971), 66, 178, 431, 433, 434, 436, 437, 438 Suède, 318 -319, 342 -343, 433, 434, 492, 528 Suisse, 28, 29, 311, 337, 426 Sulfamides, 291, 294, 300

INDEX

607

Sulforméthoxine, 125 SULIANTI, Julie (Indonésie), 7, 285, 301, 339, 346, 354, 361, 362, 366, 379, 382, 397, 404 Sultanat d'Oman, 161, 186, 228, 393, 394, 500 examen de la demande d'admission en qualité de Membre de l'OMS, 234 -236, 269 rattachement à une Région de l'OMS, 257 SUNAKORN, B. (Thaflande), 16 Surinam, 177 Surveillance épidémiologique, 41, 64, 90, 141, 149, 156, 162, 176, 249, 280, 284, 287, 288, 289, 292, 293, 297, 300, 347, 362, 364, 381, 384, 386, 394, 397, 400, 401, 403, 404, 405, 407, 408, 477, 503, 551 -552, 554

TOTTIE, M. (Suède), 15, 304, 342, 412 Toxicomanie, voir Pharmacodépendance et abus des drogues Trachome, 148, 166, 168 Traitement électronique et analyse des données, 243, 308, 446, 450, 454, 542, 543 Voir aussi Ordinateurs Traitements, indemnités et prestations, 38, 39, 254, 348, 349, 350, 351, 352, 354, 356, 358, 457, 458, 464 -465, 541 TRAN MINH TUNG (Viet -Nam), 17,

examens de masse, 67, 178, 237 -244 SYMONDS, J. R. (Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche), 19 Syphilis, 75, 95, 166, 553 Syrie, 183, 283, 298, 393, 476, 477, 496, 569 SZMITKOWSKI, T. (Saint- Siège), 18

73, 110 Tranquillisants, 391, 432, 439 Transfusions sanguines, 182, 362, 363, 365 TRAORÉ, L. (Haute -Volta), 7 TRAZZINI, M. (France), 6, 440 Tréponématoses, voir Maladies vénériennes et tréponématoses; Pian TRESKOV, V. G. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 109 Trinité -et- Tobago, 158 -160, 293, 363, 388 -389, 425 TRUONG MINH CAC (Viet -Nam), 17 Trypanosomiase, 58, 71, 88, 98, 118, 156

TABA, A. H. (Directeur régional pour la Méditerranée orientale), 392, 393 Tabac, effets sur la santé, 75, 265, 319, 335 -346, 373, 376, 387, 390, 415 des femmes enceintes, 344, 345 thème de discussions techniques, 338, 344, 345 production, 339, 340, 341, 342, 345, 346 publicité, 94, 336, 337, 338, 340, 341, 342, 343, 345

recherches, 336, 337, 338, 343 taxation, 337, 339, 342, 344, 345 TABBAA, A. S. (Arabie Saoudite), 1, 125, 440, 505 Tableaux d'experts, 39 -40 formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire, 562 insecticides, 507 TAHIROU BANA (Niger), 11, 289, 298 TALMA, C. E. (Barbade), 2, 99 TAN TECK KHIM (Singapour), 15 TARCICI, A. (Yémen), 18, 489 TATOCENKO, V. K. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17, 307, 362, 366, 405, 409, 413, 427, 429, 441 TAYLOR, H. Q. (Libéria), 9, 517 Tchécoslovaquie, 172 -173, 299, 316, 331 -332, 389, 421, 503, 515, 518, 569 TEJEIRO FERNÁNDEZ, A. (Cuba), 4, 272, 341, 565 TEMBO, D. L. (Zambie), 18 TERADA, K. (Japon), 9 TERREFE, D. (Ethiopie), 5, 393, 403 Tétracycline, 84, 286, 288, 292, 294, 298, 300, 503504 ,

TSANGA, Mme D. (Cameroun), 3, 53 TSUNASHIMA, M. (Japon), 9 Tuberculose, 135, 240, 365, 553 cours interrégional, 364, 365 Régions, africaine, 49, 55, 57, 72, 88, 98, 103, 106, 118, 157, 162, 178 -179, 184, 201, 385 Amériques, 96, 128, 158 Asie du Sud -Est, 81, 169 européenne, 66, 67, 166 -167 Méditerranée orientale, 84 -85, 97, 126, 148, 196, 482

Pacifique occidental, 73, 143 Voir aussi BCG Tunisie, 49 -50, 298, 393, 407, 440 Turquie, 60, 65 -66, 289, 391, 436 Typho!de, 82, 102 -103, 158, 284, 363, 389 Typhus à poux, 76, 501, 503

ULUÇEVIK, T. (Turquie), 17 Union des Républiques socialistes soviétiques, 120121, 281, 290, 299, 301, 307, 354, 428, 488, 506, 517, 577 Union internationale d'Education pour la Santé, 341 Union internationale des Associations d'Immunologie, 75, 376 Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources, 310 Urbanisation et industrialisation, 36, 304, 305 -306, 311, 315, 316, 317, 321, 322, 325, 326, 372, 514, 515

506

résistance de Vibrio cholerae, 291, 295 The/lande, 164 -165, 363, 381, 382 Thant, U (Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies), 27 THEIN AUNG (Birmanie), 2 THIEME, J. C. (Samoa -Occidental), 14, 102, 356, 396 THOMPSON, A. H. (Jamaique), 9 THOR PENG THONG (République Khmère), 14, 82, 114, 394 TIGYI, J. (Hongrie), 7 TITUS, J. B. (Libéria), 9, 386 TODD, M. C. (Etats-Unis d'Amérique), 5 TODOROV, A. (Bulgarie), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 2, 22, 60 Togo, 98 -99, 288, 566 TONGUE, A. (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 20 TONGUE, Eva (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 20 TORRES- GOITIA, J. (Bolivie), 2

URCUYO, F. (Nicaragua), 11 Urétrite non gonococcique, 75, 88 URQUIOLA, R. A. (Philippines), 12, 462 Uruguay, 337, 388, 401 USTARAN, J. K. DE (Argentine), 1, 389, 412 -

VACALOPOULOS, D. (Grèce), 6 Vaccinations, contre -indications, 286 -287, 300, 501, 502, 503, 504, 505, 506 hépatite sérique, 364, 366 Vaccine, 407, 504 Vaccins et vaccinations, choléra, 55, 60, 62, 65, 85, 151, 154, 182, 280 -281, 284, 286, 287, 288, 290, 292, 293, 294, 295, 297, 298, 300, 301, 364, 459, 477, 505, 506 diphtérie, tétanos, coqueluche, 58, 167, 477 encéphalomyélite, 387 fièvre aphteuse, 387 fièvre jaune, 55, 124, 163, 505 exemption, 503

608

VINGT- QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Virus et virologie, 72, 93, 399 Voies respiratoires, maladies, 52, 129, 330, 331, 332, 333, 340, 341, 343, 344 Volontaires des Nations Unies, corps de, 191, 521 -522 VONCKEN, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 19 VONSEE, R. (Pays -Bas), 12, 177 VUYLSTEEK, K. (Belgique), 2

Vaccins et vaccinations (suite) fièvre typhoîde, 152, 158, 284, 477 grippe, 65, 75 méningite cérébro- spinale, 63 poliomyélite, 55, 95, 118, 167, 185, 477 rage, 29, 72, 85, 155 rougeole, 55, 65, 118, 124-125, 166, 167, 201, 404, 477 typhus, 90 variole, 55, 57, 86, 122, 124, 167, 182, 185, 198, 201, 347, 357, 385 -386, 401, 402, 403, 404, 405, 407, 408, 477, 502, 503, 505 exemption, 501, 502, 503, 504 interruption, 407, 408 Voir aussi BCG; Certificats internationaux de vaccination VALERA, E. (Espagne), 5, 352, 359, 455, 456, 467 VALLADARES ARRIAGADA, H. (Chili), 3 VANNUGLI, R. (Italie), 8, 114, 353, 439, 448, 454, 457, 471 VARGA- PERKE, J. (Hongrie), 7 Variole, 29, 58, 74, 120, 182, 185, 553 programme d'éradication, 47, 65, 77, 89, 122, 155, 265, 346 -347, 400 -409, 549

réduction de crédits, 363, 365, 405 Régions, africaine, 48, 55, 57, 61 -62, 72, 77, 88, 90, 98, 103, 107, 118, 124, 140, 156, 162, 184, 201, 346, 384, 385, 386, 401, 402, 403, 404, 405 -406, 407 -408, 502, 503, 505, 550, 551 Amériques, 116, 346, 365, 386, 388, 400, 401, 405 Asie du Sud -Est, 81, 148, 149, 346, 402, 404, 405 européenne, 67, 185, 229, 407, 505 Méditerranée orientale, 85, 97, 126, 148, 171, 175, 346, 392, 393, 403-404, 405, 407, 505 Pacifique occidental, 396 terminologie, 402, 408 Voir aussi Vaccins et vaccinations VASIL'EV, L. Ja. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17 VASSILOPOULOS, V. P. (Chypre), 4, 89, 129, 282, 301, 306, 336, 393, 427 Vecteurs, lutte contre, 169, 245, 318, 320, 365 -366, 478, 501, 504, 509 lutte biologique, 366, 368 lutte génétique, 43, 149, 245, 366 Voir aussi Désinsectisation VEGA, W. V. (Philippines), 12 Véhicules à moteur, accidents dus aux, 35, 159, 390 pollution de l'air, 306, 307, 311, 312, 316, 318319, 321 VENEDIKTOV, D. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), Président de la Commission des Désignations, 17, 22, 32, 225, 232, 270, 272, 354, 547, 557, 561, 577 Venezuela, 387, 389, 405, 516 Vérification des comptes, méthodes, 447, 448 Vice-Présidents de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, 22 élection, 32 VIEL, B. (Fédération internationale pour le Planning familial), 21 Viet -Nam, 73 -74, 228, 394, 504

WAHAB BIN M. ARIFF, A. (Malaisie), 10, 283, 315, 364, 440, 504 WALLAU, T. (République fédérale d'Allemagne), 14 WAN PUTEH BIN WAN M. SAMAN (Malaisie), 10 WARBURTON, Mlle A. M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 14 WATANABE, O. (Japon), 9, 459 WEI, J. -L. (Chine), 4 WEIHE, W. H. (Société internationale de Biométéorologie), 21 WIELAND, H. (Pérou), 12 WINSPEARE GUICCIARDI, V. (Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève), 27 -28 WINTERS, J. H. M. (Fédération internationale pharmaceutique), 21 WONE, I. (Sénégal), Rapporteur de la Commission A, 15, 22, 300, 302, 335, 345, 359, 385, 409, 442 WORM -PETERSEN, J. (Danemark), 4, 319 WRIGHT, J. W. (service de la Biologie des vecteurs et de la lutte antivectorielle), 366, 510

YANAGISAWA, K. (Japon), 9, 295, 315, 337, 395, 405, 440 YEBOAH, B. K. (Ghana), 6 Yémen, 194 -195, 393

YEN, C. H. (Chine), 3, 151, 288, 396 Yougoslavie, 517 YULIN, V. A. (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), 19

ZAHN, Mlle E. (Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical), 20 ZAIROV, K. S. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 17 Zambie, 91 -92, 502

ZAMFIRESCU, M. (Roumanie), 14, 286, 367 ZAMMIT TABONA, V. E. (service de l'Evaluation du programme), Secrétaire de la Commission A, 22, 358, 398 ZECEÑA FLORES, R. (Guatemala), 7 ZEIN, S. EL- (Organisation des Nations Unies), 19 ZIELINSKI, H. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 21

représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 104, 109, 110, 112, 113, 114, 228 VIGNES, C.-H. (Service juridique), Secrétaire de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 22 Vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, 123, 181

ZINDEL, D. G. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 20 ZLATIC, S. (Yougoslavie), 18 ZOFKA, B. (Société internationale de Cardiologie), 21 ZOLLER, B. E. (République fédérale d'Allemagne), 13, 351, 399 424 Zoonoses, 41, 72, 520 Voir aussi Centre panaméricain des Zoonoses ZOUPANOS, T. (Organisation des Nations Unies), 19 ZUPPINGER, A (Société internationale de Radiologie) , .

21

ZVARA, V. (Tchécoslovaquie), 16, 172

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения