Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1977, vol. 52, 15 [full issue]

Всемирная организация здравоохранения
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WkfyEpldem. R te.- Relevé epidém. hebd.; 1977, 52, 133-140

No. 15 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ G E N ÈV E

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address; EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 2Ç150 Genève suivi de ZCZC et FRAN pour une réponse en français

15 APRIL 1977

52nd YEAR — 52e ANNÉE HUMAN RABIES RAGE HUMAINE

15 AVRIL 1977

A Problem of Imported Disease in Developed Countries Although there have been two well-documented cases of recovery from human rabies, the disease in man must be considered as fatal. In countries with a reliable diagnostic service, the disease in man can be prevented in most cases by vaccination of exposed persons. In the Federal Republic of Germany, where every year between 4000 and 8 000 rabid animals are diagnosed and more than 6 000 exposed persons are vaccinated, only three human deaths due to rabies contracted in the country have been recorded in the last seven years (Table J ). Of these a 22-year-old man was not treated

Problème posé par l’importation de la rage dans les pays développés Quoique l’on connaisse deux cas bien prouvés de guérison, la rage humaine doit être considérée comme mortelle. Dans les pays possédant de bons services de diagnostic, la maladie humaine peut être évitée dans la plupart des cas par la vaccination des personnes exposées. En République fédérale d ’Allemagne, où l’on diagnostique chaque année de 4 000 à 8 000 cas de rage animale et où plus de 6 000 personnes exposées sont vaccinées, on n ’a enregistré, ces sept dernières années, que trois décès humains dus à la rage contrac­ tée dans le pays (Tableau 1), à savoir: un homme de 22 ans qui

Table 1. Human Rabies, Including Imported Cases, Federal Republic of Germany, Sweden and United Kingdom, 1970-1976 Tableau 1. Rage humaine, comprenant les cas importés, République fédérale d’Allemagne, Suède et Royaume-Uni, 1970-1976 imtr* *** Date of Death Date de décès * Incubation Period Période d’incubation Clinical Illness Biung Animal Maladie clinique Morsure de:

Federal Republic o f Germany République fédérale d ’Allemagne Federal Republic of Germany République fédérale d ’Allemagne Sweden Suède Federal Republic of Germany République fédérale d’Allemagne Federal Republic of Germany République fédérale d’Allemagne Federal Republic of Germany République fédérale d ’Allemagne Federal Republic of Germany République fédérale d ’Allemagne United Kingdom Royaume-Uni United Kingdom Royaume-Uni Federal Republic of Germany République fédérale d ’Allemagne United Kingdom Royaume-Uni Federal Republic of Germany République fédérale d ’Allemagne

25.1.1971 7.4.1972 27.2.1974 6.3.1974 15.5.1974 14.6.1974 15.6.1975 28.6.1975 8.7.1975 16.7.1975 18.6.1976 4.9.1976

36 36 32 5 71 22 29 22 37

52 44

Male Homme Male Homme Male Homme Male Homme Female Femme Male Homme Male Homme Male Homme Male Homme Male Homme Male Homme Male Homme

(approx.) 50 days (environ) 50 jours 87 days 87 jours (approx.) 45 days (environ) 45 jours 12 days 12 jours 48 days 48 jours 155 days 155 jours (approx.) 78 days (environ) 78 jours (approx.) 50 days (environ) 50 jours 51 days 51 jours 62 days 62 jours (approx.) 300 days (environ) 300 jours 28 days 28 jours

19 days 19 jours 8 days 8 jours 13 days 13 jours 22 days 22 jours 5 days 5 jours 26 days 26 jours 28 days 28 jours 22 days 22 jours 35 days 35 jours 8 days 8 jours 4 days 4 jours 17 days 17 jours

dog chien dog chien dog chien fox renard fox renard cat chat dog chien dog chien dog chien dog chien dog chien dog chien

Epidemiological notes contained in this number;

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro;

Food Poisoning, Human Rabies, Influenza, M alaria, Polio­ myelitis, Salmonella Surveillance, Smallpox, Surveillance of Haemolytic Disease due to Rh Incompatibility, Taeniasis and Echinococcosis. List of Newly Infected Areas, p. 140.

Grippe, intoxication alimentaire, paludisme, poliomyélite, rage humaine, surveillance de la maladie hémolytique due à l’in­ compatibilité Rb, surveillance des salmonella, téniase et échi­ nococcose, variole. Liste des zones nouvellement infectées, p. 140.

Wkly Eptdem. R te.: No. 15-15 Apnl 1977

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Relevd épidern. htbd.: N° 15 - 15 avril 1977

after exposure, a five-year-old boy was bittea in the face and died after receiving ten doses of Hempt type vaccine, and in the case of a 71-year-old woman vaccination was stopped after six injections. Information has been received from a number of sources giving details of an additional nine cases of rabies in humans in Western European countries since 1970 and, in all these instances, the ex­ posure occurred abroad ( Table 1). Of five patients who died in the Federal Republic of Germany, only one had received treatment as recommended by WHO.1 The other four cases, all imported, had not been treated in the country where exposure had occurred. As the United Kingdom is free of rabies, one of the cases which oc­ curred there provided good evidence of an incubation period of nearly 12 months. These imported cases stress not only the need for adequate diag­ nostic facilities in any country in which there is a risk of exposure, but also the vital importance of post-exposure-treatment. Effective surveillance is essential as a basis for field measures to combat rabies in vector species. ■ 1WHO Technical Report Senes, No, 523, 1973

n ’avait pas été traité après exposition; un garçonnet de cinq ans qui avait été mordu à la face et mourut après avoir reçu dix doses de vaccin du type Hempt; et une femme de 71 ans, chez qui la vaccina­ tion fut interrompue après six injections. Des renseignements ont été reçus de plusieurs sources, fournissant' des détails sur neuf cas supplémentaires de rage humaine signalés depuis 1970 dans des pays d ’Europe occidentale. Dans tous ces cas, l’exposition avait eu lieu à l’étranger (Tableau 1 ). Sur cinq sujets décédés en République fédérale d ’Allemagne, un seul avait été traité conformément aux indications de l’OMS.1 Les quatre autres cas, tous importés, D’avaient pas été traités dans le pays oit l ’expo­ sition s’était produite. Comme le Royaume-Uni est exempt de rage, on a pu mettre en évidence une période d ’incubation de près de 12 mois chez l’un des cas enregistrés. Ces cas importés montrent non seulement qu’il doit y avoir des services de diagnostic dans tous les pays où existe un risque d ’expo­ sition, mais aussi que le traitement post-exposition est d ’importance vitale Une surveillance efficace est la base essentielle de la lutte sur le terrain contre la rage chez les espèces vectrices. 1OMS Série de Rapports techniques N° 523, 1973

(fiased on/D ’après: Information provided by J. W, Frost and G. Wachendôrfer Staatliehes Veterinâr-Untersuchungsamt, Frankfurt, Federal Republic of Germany.) E ditorial N o t e : In recent years six cases of human rabies have been reported in France and all have been due to infection which occurred abroad. In Switzerland no imported cases have been detected but there have been two recent indigenous human infections.1 1 See No. 8, p 80. N ote de la R édaction : Six cas de rage humaine ont été signalés en France ces dernières années; tous résultaient d’infections contrac­ té® à l ’étranger. En Suisse, on n ’a décelé aucun cas importé, mais il y a eu récemment deux infections humaines indigènes.1 1 Voir N» 8, p. 80.

SALMONELLA SURVEILLANCE U nited K in g d o m (Scotland). — During 1975 an increase of 100%

SURVEILLANCE DES SALMONELLA R oyaume -U n i (Ecosse). — Au cours de l’année 1975, l’incidence

des cas de salmonellose notifiés à l ’Unité des maladies transmissibles (Ecosse) par les laboratoires médicaux d’Ecosse a augmenté de 100% (1157 cas au lieu de 580 en 1974). Le nombre d ’isolements signalé par t e laboratoires vétérinaires s’est également accru dans des proportions considérables (1069 au lieu de 809). La présente analyse ne porte pas sur t e infections dues à S. typhi et S . paratyphi. En ce qui concerne t e salmonelloses humaines, l’augmentation de 1975 a été due à une poussée générale de l’incidence d ’une vaste gamme de sérotypes, notamment S. typhimurium, S . heidelberg et S. agona. A travers tout le Royaume-Uni, S. typhimurium demeure le sérotype le plus fréquemment signalé, bien que ces dernières années il ait représenté moins de 50% des isolements de tous les sérotypes. Sur 607 épisodes signalés en 1975 (351 en 1974), 20 se sont produits dans des collectivités, cinq dans des hôpitaux et un dans un asile de vieillards; on a dénombré 90 épisodes familiaux et 491 cas isolés. Des salmonelloses se sont déclarées chez des vacanciers et des voya­ geurs arrivant d ’outre-mer; 53 cas de ce genre on tété notifiés au cours de l’année. De la volaille infectée a été considérée comme la cause de l ’infec­ tion dans cinq des 26 poussées qui sont apparues dans des collecti­ vités et des institutions, d’autres viandes étaient à l’origine de l’infection dans quatre poussées, du lait cru dans trois, et des cre­ vettes dans une. Le véhicule de l’infection dans huit autres épisodes n ’a pas pu être déterminé et les cinq poussées hospitalières paraissent toutes avoir été dues à une contamination dans t e salles. Sixteen deaths associated with salmonella infections were reported, Seize décès ont été signalés; 14 se sont produits chez des personnes 14 of which involved elderly persons over 60 years o f age. The de plus de 60 ans. Les sérotypes isolés étaient S. typhimurium (sept serotypes isolated were S. typhimurium (seven cases), S. heidelberg cas), S. heidelberg (cinq cas), S. panama (trois cas) et S. agona (un (five), 5. panama (three) and S. agona (one). cas). In veterinary salmonellosis, an increase occurred in the number of En ce qui concerne t e salmonelloses vétérinaires, le nombre des isolations of S. typhimurium, S. dublin, and all other serotypes, to a isolements de S. typhimurium, de S. dublin et de tous les autres séro­ level similar to that previously observed in 1973. types a augmenté et a atteint un niveau semblable à celui qui avait été observé en 1973. For the third successive year, S. typhimurium (506 isolations) was Pour la troisième année consécutive, S. typhimurium (506 isole­ isolated more frequently from animal sources than S. dublin (228), ments) a été isolée plus fréquemment chez l’animal que S. dublin and was again responsible for more incidents of infection—S. typhi­ (228) et a de nouveau été responsable d ’un plus grand nombre d ’incidents: 159 épisodes associés à S. typhimurium, 101 à S. dublin, murium (159 incidents), S. dublin (101), followed by S. heidelberg six à S. heidelberg et cinq à S. montevideo. (six) and S. montevideo (five). Thanks to extensive monitoring o f the environment, 346 isolations Grâce à une vaste surveillance de l’environnement, on a pu of salmonella were obtained from various sources such as human and obtenir 346 isolements de salmonella d ’origines diverses: produits alimentaires pour l’homme et l'animal, abattoirs, égouts, cours animal foodstuffs, abattoirs, drains and water-courses. d ’eau. (Based on/D’après: Communicable Diseases Scotland, 76/45.) occurred in the incidence of cases o f salmonella infection reported to the Communicable Diseases (Scotland) Unit by medical laboratories in Scotland (1157 compared with 580 during 1974). A considerable increase also occurred in the number o f isolations reported by veterinary laboratories (1 069 compared with 809). Infections due to S. typhi and S. paratyphi are not included in this analysis. In human salmonellosis, the increase in 1975 was due to a general upsurge in the incidence of a wide range of serotypes, in particular S. typhimurium, S. heidelberg and S. agona. As has been the experience throughout the United Kingdom, S. typhimurium con­ tinues to be the most commonly reported single serotype, although in recent years it has been responsible for te s than 50% of the isolates of all serotypes. Of 607 incidents of infection reported during 1975 (351 in 1974), 20 were community outbreaks, five were in hospitals, and one was in an old folks’ home; 90 occurred as family episodes and 491 were single cases. Salmonella infection continued to be reported among holiday-makers and other travellers from overseas; 53 such cases were notified during the year. Infected poultry was incriminated in five of the 26 community and institutional outbreaks, other meats in four, raw milk in three, and prawns in one. The vehicle of infection in eight of the other episodes was not known, and the five hospital outbreaks all appeared to be due to ward cross-contamination.

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MALARIA A ustralia . — During 1975, a record number o f 247 cases of malaria were reported to the Central Register of malaria cases. Of these, 242 were imported, four were introduced and one was induced (congenital). There was one death from malaria, the first since 1969.

PALUDISME A ustralie . — En 1975, un nombre record de 247 cas de palu­ disme a été signalé au Registre central du paludisme. Sur ce total, 242 étaient des cas importés, quatre des cas introduits et un était un cas provoqué (congénital). Il y a eu un cas mortel, le premier depuis 1969.

Table l. Classification of Malaria Cases Entered in the Central Register, Australia, 1969-1975 Tableau 1. Classement des cas de paludisme inscrits au Central Register, Australie, 1969-1975 Classification — Classement 1969 1970 Number of Cases — Nombre de cas — — — 1971 1972 1973 ■.... ------------ --------—■ 1974 1975 Total

Imported — Cas importés .................... Induced — Cas p r o v o q u é s .................... Introduced — Cas i n t r o d u i t s ................ Indigenous — Cas indigènes.................... Unknown — Origine inconnue . . . .

164 0 1 0 1

197 0 0 1 1

216 0 0 2 2

169 1 0 0 0

182 - 1 1 7 3

201 0 0 0 0

242 1 4 0 0

1371 3 6 10 7

T o ta l......................... .....................................

166

199

220

170

194

201

247

1 397

In 1975, as in previous years, the majority of the cases were male (77 %). The percentage o f females is similar to that observed in 1974, i.e. 23% of 26%. The number of cases in the age group 0-10 (26 cases) is considerably higher than in previous years. Three were infants and one of these was a case of congenital vivax malaria which was not diagnosed until five months after birth. In 1975, o f the 246 cases for which the parasite species was reported, 223 (90%) were infectious with P. vivax, 22 with P. falci­ parum (9 %) and one with P. malarias. The distribution of cases by age groups is given in Table 2.

Comme les années précédentes, la grande majorité des sujets atteints en 1975 étaient de sexe masculin (77%). Le pourcentage de cas pour le sexe féminin, soit 23 %, était proche de celui observé en 1974 (26 %). Le nombre correspondant au groupe d ’âge 0-10 ans, soit 26 cas, est beaucoup plus élevé que ceux des années précédentes. Trois cas se sont produits chez des enfants en bas âge et l’un d ’entreeux était un cas congénital à P. vivax qui n ’a été diagnostiqué que cinq mois après la naissance. Sur les 246 cas enregistrés en 1975 et pour lesquels l’espèce para­ sitaire a été indiquée, 223 (90%) étaient dus à P . vivax, 22 à P. falci­ parum (9 %) et un à P. malarias. La distribution des cas par groupe d’âge est indiquée dans le Tableau 2.

Table 2. Distribution of Malaria Infections by Age, Australia, 1974-1975 Tableau 2. Distribution des cas par groupe d ’âge, Australie, 1974-1975 Y Années 0-10 11-20 Age Croups m Years — Groupes d’âge en années 21-30 31-40 41-50 51-60 60 indicated Age non indiqué Total

1974 1975

. . . . . . . . . . . ............................... ... .

15 26

26 38

99 126

38 29

12 14

5 5

4 5

2 4

201 247

O f the 247 cases, 91.5% occurred among civilians and 8.5% among army personnel. The countries of origin o f the 242 imported cases were as follows: Papua New Guinea, 117 cases; New Hebrides, 15; East Timor, 43; Indonesia, 16; Malaysia, 4; Philippines, 1; Laos, 1 ; Thailand, 2; India, 4; Sri Lanka, 2; Pakistan, 2; from non specified countries of South-East Asia, 22; South America, 1; Africa, 8; four cases were from unknown origin.

Parmi ces 247 cas, 91,5% ont été signalés dans la population civile et 8,5% dans le personnel des forces années. Les pays d ’où provenaient les 242 cas importés étaient les suivants: PapouasieNouvelle-Guinée, 117 cas; Nouvelles-Hébrides, 15; Timor oriental, 43; Indonésie, 16; Malaisie, 4; Philippines, 1 ; Laos, 1 ; Thaïlande, 2; Inde, 4; Sri Lanka, 2; Pakistan, 2; pays non précisés de l ’Asie du Sud-Est, 22; Amérique du Sud, 1; Afrique, 8; quatre cas étaient d ’origine inconnue. Mortalité et morbidité dues à P. falciparum Sur les 143 cas à P. falciparum déclarés au cours de la période 1969-1975, deux ont été mortels (un en 1969 et un en 1975), ce qui aurait pu être évité si le diagnostic exact avait été posé assez tôt. D ’une étude sur le temps écoulé entre le début de l’atteinte et l’établissement du diagnostic, pour 178 cas survenus en Australie en 1975 et pour lesquels on dispose de renseignements, il ressort que 24,7% ont été diagnostiqués le jo u r même de l’atteinte et 50% trois jours après; le dernier cas n ’a été diagnostiqué qu’au bout de 22 jours. L’intervalle moyen pour tous ces cas est de quatre jours. En ce qui concerne les infections à P. falciparum, l’intervalle moyen entre le début de l’atteinte et le diagnostic est de 6,2 jours. Il y a eu un cas de paludisme cérébral chez un malade pour lequel le diagnostic n ’a été posé que 11 jours après l’atteinte et qui avait été soigné jusque là sans succès par les antibiotiques. Il faut se rap-

Mortality and Morbidity due to P. falciparum Among the 143 P. falciparum cases notified during the period 1969-1975, two deaths were reported (one in 1969 and one in 1975), which could have been avoided by a correct early diagnosis. A study regarding the interval between the onset o f attacks and the making of diagnosis in 178 malaria cases occuring in Australia iq 1975 and for which information is available, indicates that 24.7% were diagnosed on the day of onset and 50% by the third day after onset; the last case was not diagnosed until 22 days had elapsed. The mean period for all these cases was four days. Regarding P. falciparum infections only, the mean period from onset to diagnosis was 6.2 days. One case, diagnosed 11 days after onset, was by then suffering from cerebral malaria having been unsuccessfully treated with antibiotics. It must be remembered that falciparum malaria is a very good mimic o f other diseases. This

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case counters the suggestion that delay in diagnosis is attributable to delay in seeking medical attention. It is pointed out that any delay in seeking medical advice may also be regarded as inadequate health briefing by the medical practitioner consulted by the pro­ spective traveller.

peler, à ce propos, que les manifestations du paludisme à P. falci­ parum sont très semblables à celles d'autres maladies. Ce cas infirme l’hypothèse selon laquelle le retard du diagnostic viendrait de ce que le malade a tardé à se faire soigner. Il est à remarquer que tout retard dans la demande de consultation médicale peut aussi, être révélateur d ’une insuffisance des conseils sanitaires reçus du médecin par le voyageur avant son départ pour un pays impaludé.; Régions réceptives au paludisme Dans la région d ’Australie réœptive au paludisme (au nord du 19° de latitude sud), 44 cas ont été signalés en 1975. C ’est la région où sévissait autrefois le paludisme avant l’éradication. On y trouve encore des anophèles vecteurs, de sorte que la transmission du palu­ disme pourrait être rétablie à partir de cas importés. Les trois cas introduits (provenant de cas importés) se sont pro­ duits dans l’île Damley en trois jours, au début de mars (4, 5 et 6 mars). Aucun des malades ne s’était rendu dans des zones impa­ ludées, mais de nombreux habitants de cette île étaient allés en Papouasie-Nouvelle-Guinée au mois de février. L ’un des trois cas à P, falciparum a aboutit à la mort huit jours après l’atteinte et 1e diagnostic a été fait par examen d ’une coupe du cerveau. Un traitement radical de masse a été organisé pour l’ensemble de la population de l’île et pour les habitants de l’île Stephen, qui est très proche. Une application de DDT a été faite sur les îles Damley, Murray, Yorke et Stephen. Aucun autre cas de paludisme n ’a été signalé pour cette épidémie malgré un dépistage intensifié. A la suite de cet épisode, un système a été institué sur toutes les îles du Détroit de Torres pour identifier tous les arrivants en pro­ venance de Papouasie-Nouvelle-Guinée, examiner un étalement de, sang prélevé sur chacun et administrer de la chloroquine et de la, primaquine une fois par semaine à titre de traitement radical pour les habitants des îles et de traitement présomptif pour les visiteurs. Les activités de vigilance sont très bien organisées dans toutes les' zones réceptives et on s’efforce toujours de réduire leur vulnérabilité en appliquant, selon le cas, le traitement présomptif ou le traitement radical et leur réceptivité par des mesures antivectorielles.

Malaria Receptive Areas In the malaria-receptive area o f Australia (north of 19®S latitude) 44 cases were reported in 1975. This is the area in which malaria occurred in the past before it was eradicated. In this area, anopheline malaria vectors are still present so that transmission o f malana could be restablished from imported cases. The three introduced cases (originating from imported cases) occurred on Darnley Island over a period o f three days early in March (4th, 5th and 6th). None o f these people had visited mala­ rious areas but many residents o f the island visited Papua New Guinea in February. One o f the three cases due to P. falciparum was fatal eight days after onset, the diagnosis being made on examination of a brain section. Mass radical treatment was given to the whole population and to the residents of nearby Stephen Island. One spray application of DDT was carried out on the Islands of Darnley, Murray, Yorke and Stephen, No further cases o f malaria were reported in this outbreak despite intensified case detection. Following this episode a malaria procedure was set-up on all Torres Strait Islands to identify all arrivals from Papua New Guinea, examine a blood film from them and administer chloro­ quine and primaquine weekly as a course o f radical treatment for island people and presumptive treatment for visitors. Vigilance activities are very well developed in all receptive areas and attempts continue to be made to reduce vulnerability (by giving a course of presumptive or radical treatment as appropriate) and receptivity by anti-vectorial activities.

(Based on/D’après: Central Register o f Malaria Cases, School of Public Health and Tropical Medicine, Sydney, Australia.)

TAENIASIS AND ECHINOCOCCOSIS Cysticercosis of cattle and swine is a serious impediment to the development of a sound livestock industry in those areas of develop­ ing countries in which it is endemic, and in addition there are the pathological consequences to humans affected specifically by Cysticercus cellulosae. The within country movement of humans and livestock associated with international traffic, such as migrant labour and trade, could contribute to the spreading o f cysticercosis to many areas in which this parasite is not presently endemic, especially if the standard treatment o f sewage is unreliable. Hydatidosis is still rampant in many parts o f the world and there is an urgent need to refine diagnostic procedures and develop nonsurgical means of prevention and/or treatment of the disease in humans. Similarly it is important to implement measures to prevent the disease in animals which leads in many countries to heavy losses of badly needed protein. In June 1976, a joint FAO/UNEP/WHO consultation was held in Nairobi, Kenya, with a view to the eventual planning of suc­ cessful control programmes for these two parasitic zoonoses.1 Anyone engaged in any capacity in this field, be it administrative, laboratory, epidemiological, environmental or socio-economic, is invited to contact Dr. I. Mann the FAO/UNEP/WHO consultant.1 A reference library is being established and any relevant material such as statistical data, scientific reports, either published or un­ published, would be greatly appreciated. 1 The Report of the Joint FAO/UNEP/WHO Consultation on Field Control of Taeoiasu and Echinococcosis <s available from Dr. i. Mann, Consultant FAOI UNEP/WHO. United Nations Environment Programme, P.O. Box 30552, Nairobi, Kenya.

TÉNIASE ET ECHINOCOCCOSE La cysticercose des bovins et des porcins, outre qu’elle entrave sérieusement le développement de l ’élevage dans les parties des pays en voie de développement où elle est endémique, compromet la santé des humains spécifiquement parasités par Cysticercus cellu­ losae. Les migrations intérieures d ’humains et de bétail associées au trafic international — travailleurs migrants et commerce en parti­ culier — pourraient favoriser l’extension de la maladie à de nom­ breuses régions où le parasite n ’est actuellement pas endémique, surtout si le traitement des eaux usées laisse à désirer. L ’hydatidose sévit encore dans de nombreuses parties du monde; aussi est-Q urgent de perfectionner les méthodes de diagnostic comme de mettre au point (tes moyens non chirurgicaux de prévention et/ou de traite­ ment de la maladie chez l’homme. Il est également important d ’appliquer des mesures de prévention contre la maladie animate, qui entraîne dans de nombreux pays des pertes importantes de pro­ téines, dont la population a le plus grand besoin. En juin 1976, s’est tenue à Nairobi, au Kenya, une consultation conjointe FAO/PNUE/OMS consacrée à la planification de pro-, grammes de lutte efficace contre ces deux zoonoses parasitaires.1 Tous ceux qui sont engagés dans ce domaine, sur quelque plan' que ce soit — administratif, de laboratoire, épidémiologique, envi­ ronnemental ou socio-économique — sont invités à se mettre eq ‘ contact avec le D r I. Mann, consultant FAO/PNUE/OMS.1 Une bibliothèque de référence est en cours d’établissement, et to u t/ matériel approprié, tel que données statistiques ou rapports srien- j tifiques, publiés ou non, sera reçu avec reconnaissance. /’/ ‘ Le Report o f the Joint FAOIUNEPIWHO Consultation in Field Contrai « /; Taeniasis and Echinococcosis (Rapport de la Consultation conjointe FAO/PNUJ3/ OMS sur la Lutte contre la Témase e| l’Echinococcose) peut être obtenu (en anglais uniquement) auprès du Dr I. Manu, consultant FAO/PNUE/OMS, Programme des Nations Unies pour l’Environnement, P.O, Box 30552, Nairobi, Kenya.

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SURVEILLANCE OF HAEMOLYTIC DISEASE Rh INCOMPATIBILITY

DUE TO

SURVEILLANCE DE LA MALADIE HÉMOLYTIQUE DUE À L’INCOMPATIBILITÉ Rh E tats -U nis d ’A mérique . — D ’après le rapport succinct récem­ ment publié par le Centerfo r Disease Control sur la surveillance de la maladie hémolytique Rh en 1974, les sources d ’information ont généralement signalé pour les divers Etats et pour l’ensemble du pays une diminution de l’incidence de cette maladie et de la mortalité infantile qu’elle provoque ainsi qu’un usage accru de l’agent préven­ tif, l’immunoglobuline R h (IgRh). Toutefois, dans cinq des dix divisions de recensement, on n ’a pas observé la baisse régulière pré­ cédemment notée de la mortalité due à cette affection. La maladie hémolytique Rh du nouveau-né, résultant d’une incompatibilité foetomaternelle1dans le cas d’une femme R h — anté­ rieurement sensibilisée, se caractérise par une hémolyse entraînant de l’anémie, de l’hyperbilirubinémie et de l’oedème. Selon le nombre d ’hématies détruites, les manifestations peuvent aller d ’une anémie bénigne chez un nouveau-né à une anasarque grave chez un mort-né. Aux Etats-Unis, la maladie peut être prévenue depuis 1968, année où l’IgRh a été homologuée. Si cette substance est administrée dans les 72 heures suivant la fin de la grossesse à une femme Rh — ayant porté un foetus R h + , elle inhibe la réponse maternelle en anticorps anti-Rh. L’emploi généralisé et régulier de l'IgRh peut faire prati­ quement disparaître la sensibilisation de la mère au facteur Rhésus et donc la maladie hémolytique Rh du nouveau-né. D ’après le rapport, les responsables du programme national de surveillance des anomalies congénitales (BDMP) ont constaté que l’incidence de la maladie hémolytique Rh était passée de 45 pour 10 000 naissances totales (naissances vivantes et mortinaissances) en 1970 à 23 en 1974, soit une réduction de 49%. (Le BDMP est la source la plus importante de données collectées et codées de manière uniforme sur les nouveau-nés sortant des hôpitaux du pays.) Si l’on considère les chiffres du BDMP comme représentatifs de la situation pour la population totale des Etats-Unis, on peut estimer que 16 000 enfants ont souffert de la maladie hémolytique R h en 1970 et 7 000 en 1974. Trois Etats (Californie, Connecticut et New Jersey) sur les quatre où existent des programmes spéciaux de collecte et de communication de données sur l’incidence de la maladie ont signalé des diminutions analogues pour la même période. Aux Etats-Unis, la mortalité infantile due à la maladie hémo­ lytique du nouveau-né n 'a cessé de baisser depuis plus de 20 ans, la proportion de la mortalité infantile totale qu’elle représente ayant été de 2,4% en 1950, de 1,2% en 1968, de 0,6% seulement en 1974. 11 ressort des données d’état civil enregistrées par les Etats que, pour l’ensemble du pays, le nombre des décès d’enfants de moins d’un an causés par la maladie hémolytique du nouveau-né9 est passé de 941 (2,7 pour 10 000 naissances vivantes) en 1968 à 320 (1,0 pour 10000 naissances vivantes) en 1974. Cependant, trois des dix divi­ sions de recensement et 21 Etats ont signalé pour 1974 des taux plus élevés que ceux de 1973. (Les taux sont restés inchangés dans deux divisions de recensement). Tandis que l’incidence de la maladie et la mortalité foetale et infantile qu’elle provoque diminuaient, le nombre des femmes Rh — susceptibles de recevoir de l’immunoglobuline Rh qui en ont effecti­ vement reçu a augmenté. D ’après les données provenant de cinq Etats où l’affection considérée fait l’objet de programmes de sur­ veillance, le taux d ’utilisation de l’IgRh (rapport entre le nombre des doses d ’IgRh distribuées et le nombre des femmes qui auraient dû en recevoir) a monté. Pour l ’ensemble du pays, le taux estimatif d ’utilisation * est passé de 79% en 1973 à 80% en 1974. Ce dernier chiffre a été déterminé d’après les renseignements fournis par les cinq producteurs d ’IgRh qui ont distribué 357 814 doses en 1974. Des données préliminaires indiquent que 403 866 doses ont été distribuées en 1975. 1Mire Rh — et foetus Rh-F. ‘ Tous les décès attribués à la maladie hémolytique étant pratiquement dus à l ’incompatibilité Rh (plutôt qu’à des incompatibilités concernant le système ABO ou d'autres), ces données sont utiles pour dégager les tendances nationales de la mortalité par maladie hémolytique Rh. *Y compris l'administration après un avortement aussi bien qu’après un accou­ chement à terme.

U nited S tates of A merica . — State and nationwide data sources generally report a decreasing incidence of Rh haemolytic disease and infant mortality and an increasing use of the preventive agent, Rh immune globulin (RhIGj, according to the recently released Center for Disease Control Rh Haemolytic Disease Surveillance Summary for 1974. In five of the ten census divisions, however, the previously observed steady decline in Rh disease mortality was absent.

Rh haemolytic disease o f the newborn which results from an Rh incompatible pregnancy1 of a previously sentized Rh — woman, is characterized by red blood cell haemolysis resulting in anaemia, hyperbilirubinaemia, and oedema. Depending upon the amount of red blood cell destruction, the disease may range from mild anaemia in newborn infants to severe hydrops in stillborn1 infants. The disease became preventable in the United States in 1968 when RMG was licensed for use. If administered to R h — women with R h + foetuses within 72 hours of pregnancy termination, RhIG suppresses the maternal anti-Rh antibody response. The widespread and regular use of RhIG can virtually eliminate maternal Rh sensitiza­ tion, thereby eradicating Rh haemolytic disease of the newborn. According to the report, the nationwide Birth Defects Monitor­ ing Programme (BDMP) registered a decline in the incidence of Rh haemolytic disease from 45 per 10 000 total births Give births and stillbirths) in 1970 to 23 per 10 000 total births in 1974, a 49% reduction in incidence. (BDMP is the largest single source of uniformly collected and coded hospital discharge data on newborn infants in this country.) If one assumes that the BDMP figures are representative o f the entire United States population, an estimated 16 000 infants were affected with Rh haemolytic disease in 1970 and 7000 in 1974. Three states—California, Connecticut, and New Jersey—o f the four with special programmes for collecting and reporting data on Rh haemolytic disease incidence reported similar declines for the same period. In the United States infant mortality caused by haemolytic disease of the newborn has declined consistently for over two decades. In 1950, the disease accounted for 2.4%, in 1968 1.2% and, by 1974, only 0.6 % o f total infant mortality, D ata from states’ viral records show that nationwide infant mortality due to haemolytic disease of the newborn9 has declined from 941 deaths in 1968 (2.7 per 10 000 live births) to 320 (1.0 per 10 000 live births) in 1974. However, in contrast to 1973, three o f the ten census divisions and 21 states re­ ported increased rates in 1974. (The rates of two census divisions remained the same.)

While R h haemolytic disease incidence and infant and foetal mortality have been declining, the number o f eligible R h — women who have received R h immune globulin has been increasing. According to data from five states with Rh disease surveillance programmes the RhIG utilization rate—the ratio o f the number o f RhIG doses distributed to the number of women who should have received RhIG—has increased. Nationally, the estimated RhIG utilization rate* * has increased from 79% in 1973 to 80% in 1974. The 1974 figure was based on data supplied by the five globulin producers, who distributed 357 814 doses o f RhIG that year. Preliminary data straw that 403 866 doses o f RhIG were distributed in 1975.

‘ R h — woman with an R h + foetus. *Since virtually all mortality from haemolytic disease is due to Rh incompati­ bility (rather than ABO or other blood incompatibilities) these data are useful in observing the national Rh haemolytic disease mortality trends. *Includes use after abortions as well as after term deliveries.

(Morbidity and Mortality, 1976,25, No. 42; US Center for Disease Control.)

Wkly Epidem. Ree.: No. 15 -15 Apnl 1977

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Relevé epukm. hebtL: N“ 15 - 15 avril 1977

FOOD POISONING DUE TO MUSSELS F r a nc e . — Four associated cases of food poisoning were re­

INTOXICATION ALIMENTAIRE PAR LES MOULES F r a nc e . — Quatre cas d'intoxication alimentaire collective ont

ported on 3 November 1976 in the Moselle area and were caused by consumption of mussels containing mytilotoxin. They were part of an outbreak o f poisoning which, in addition to France, affected Switzerland, Italy and Belgium together with the mussel-producing region in Spain (Vigo district). As it was in Marseilles that the first cases occurred, it was the poison control centre in that city which first established the diagnosis and, after ascertaining the origin o f the incriminated mussels, had them withdrawn from the market. The epidemiological survey carried out by the French network of poison control centres in cooperation with the poison control centres of Zurich, Milan, Brussels and Madrid produced the following con­ clusions, announced on 3 November: Poison control centres at: Marseilles, 17 cases; Nancy, 3 cases; Lyons, 1 case; Paris and surrounding area, 7 cases; Toulouse, 2 cases; Montpellier, 3 cases; Zurich, 23 cases; Milan, 3 cases. To these figures must be added those which have been notified to us by the Depanmental Directorates of Health and Welfare Services and by the Ministries of Health of Spain and Belgium: France (south-west, west and north), 13 cases; Belgium, 1 case; Spain, about 27 cases among the rural population o f Vigo where there are many mussel breeders. The measures taken in Spain—a ban on harvesting of seafoods in the region concerned and on movement of those products out o f the said region—and in France—a ban on importation o f mussels from the region concerned and seizure of stocks that were already in France—enabled the area affected by this poisoning, which was benign in all the French cases, to be kept to a minimum. Assays of mytilotoxin performed on the mussels confiscated showed concentrations ranging from 200 to 14800 units per 100 grams.

été signalés le 3 novembre 1976 en Moselle. Ils avaient été provoqués par la consommation de moules contenant de la mytilotoxme. Ils doivent être reliés à un accident toxique qui a touché en plus de la France, la Suisse, l’Italie, la Belgique ainsi que la zone de production des moules en Espagne (région de Vigo). Les premiers cas étant apparus à Marseille, c’est le Centre antipoisons de cette ville qui fut le premier à poser le diagnostic et, apres avoir déterminé la pro­ venance des moules en cause, à les faire retirer de la vente. L ’enquête épidémiologique effectuée par le groupement français des centres antipoisons avec la collaboration des centres antipoisons de Zürich, Milan, Bruxelles et Madrid, fait ressortir les données suivantes au 3 novembre: Centres antipoisons de: Marseille, 17 cas; Nancy, 3 cas; Lyon, 1 cas; Paris et région, 7 cas; Toulouse, 2 cas; Montpellier, 3 cas; Zurich, 23 cas; Milan, 3 cas. A ces chiffres il convient d ’ajouter ceux qui nous ont été communi­ qués par les directions départementales de l’action sanitaire et sociale et par les Ministères de la Santé d ’Espagne et de Belgique: France (sud-ouest, ouest et nord), 13 cas; Belgique, 1 cas; Espagne, 27 cas environ parmi la population rurale de Vigo où se trouvent de nom­ breux mytiliculteurs. Les mesures prises en Espagne: interdiction de la récolte des fruits de mer dans la région concernée et interdiction de la circulation de ces produits à partir de ladite région, et en France: l ’interdiction d ’importation des moules de cette provenance, avec saisie des stocks qui se trouvaient déjà en France, ont permis de limiter l ’extension de cette intoxication, qui a été bénigne pour l’ensemble des cas français. Des dosages de mytilotoxine effectués sur des moules saisies ont révélé des taux variant de 200 à 14 800 unités par 100 grammes.

(Based on/D ’après: Bulletin hebdomadaire d ’information épidémiologique, Ministère de la Santé, France, No. 44, 1976,) POLIOMYELITIS Sw ed en . — For the first time since 1963 indigenous poliomyelitis has been reported from Sweden. The two cases, which occurred over a period of three weeks, were both in girls, two years of age, with no history of vaccination against poliomyelitis. The first case had slight paralysis, and the second, which was identified as a result of an epidemiological investigation, was aparalytic. They lived in Jama, a small community with a population o f 5 000 some 45 km from Stockholm. The date of onset of the first case was 21 January and of the second, 11 February 1977. Both cases were excreting poliovirus type 2. The second case was a close contact of the index patient’s brother, who was also found to be excreting poliovirus type 2. Both patients’ families were active in anthroposophy, a lifestyle according to which the adherents were experimenting with “natural” medicine, sewage disposal, biodynamic agriculture, etc. and had their own community school. This school is visited each year by up to 3 000 lecturers and students. They come from all over Europe and many of them ate unvaccinated. Anthroposophy does not officially oppose immunization but many of its followers are unvaccinated or only immunized against tetanus.

POLIOMYÉLITE Suède . — Pour la première fois depuis 1963, la poliomyélite indi­

The father of the index case had been travelling in Europe up to December 1976, while two foreign students were with the family from mid-November to the end of December. More than 70 of the 180 pre-school and school-age children attending the anthroposophy community school had no previous immunization against poliomyelitis. Immunization levels against poliovirus type 2 in other community schools in Jama exceeded 99%. Investigation of 300 contacts of cases has revealed that 17 children and nine adults were excreting type 2 poliovirus. Two children and six adults had a history of some immunization with killed or live poliomyelitis vaccine. This incident indicates that unvaccinated clusters of people of this kind are highly vulnerable to poliovirus infection. There is very little possibility of any natural infection in early life, because of the overall high rate of immunization in the surrounding com­ munity, and preliminary results of antibody tests confirm this fact.

gène a été notifiée en Suède. Dans les deux cas signalés, survenus au cours d ’une période de trois semaines, il s’agissait de fillettes de deux ans qui n ’avaient pas été précédemment vaccinées contre la poliomyélite. La première a été atteinte de paralysie légère et la seconde, identifiée grâce à une enquête épidémiologique, ne présentait pas de paralysie. Les deux fillettes habitaient Jam a,’ petite ville de 5 000 habitants, à une cinquantaine de kilomètres de Stockholm. Le premier cas est apparu le 21 janvier 1977 et le second le 11 février. Les deux malades excrétaient du poliovirus type 2. La seconde malade avait été en contact étroit avec le frère de la pre­ mière et celui-ci excrétait, lui aussi, du poliovirus type 2. Les parents des deux malades sont des adeptes du mode de vie’ «anthroposophique» qui préconise la médecine «naturelle», rélimination naturelle des déchets, l’agriculture biodynamique, etc., et 3 existe à Jam a une école pour les enfants de cette collectivité. Cette école est visitée tous les ans par des conférenciers et étudiants, dont le nombre peut aller jusqu’à 3 000, qui viennent de toute l’Europe et dont beaucoup ne sont pas vaccinés. L ’anthroposophie n ’est pas officiellement opposée à la vaccination, mais beaucoup de ses adeptes ne sont pas vaccinés ou ne le sont que contre le tétanos, Le père de la première malade avait voyagé en Europe jusqu’en ’ décembre 1976 et deux étudiantes étrangères avaient séjourné dans la famille de mi-novembre à fin décembre. Plus de 70 des 180 enfants d ’âge préscolaire et scolaire qui fré­ quentaient l’école de la communauté d’anthroposophes n ’avaient jamais été vaccinés contre la poliomyélite. Dans les autres écoles de Jârna, le taux d ’immunisation contre le poliovirus de type 2 était supérieur à 99%. Une enquête sur 300 contacts des deux malades a révélé que 17 enfants et neuf adultes excrétaient du poliovirus type 2. Deux enfants et six adultes avaient été antérieurement immunjrés avec un vaccin antipoliomyélitique tué ou vivant. Cet incident montre que certains agrégats de population non vaccinés sont hautements réceptifs à l’infection par le poliovirus. Ces personnes ont très peu de chances d’être infectées naturellement au début de leur vie, en raison du taux général élevé de vaccination dans la communauté environnante, et ce fait est confirmé par les résultats préliminaires de l’étude des anticorps.

(Morbidity and Mortality, 1977, 26, No. 9; US Center for Disease Control.)

n i y Epidem. Rec.: No. 15-15 April 1977

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Reteve epiciém. kebd.: N" 15 -15 avril 1977

INFLUENZA U nited S tates of

GRIPPE — L ’impact épidémiologique global de la grippe a été faible et il n ’y a pas eu d ’élévation de la mortalité. Cependant, dans de nombreux Etats, on a cette saison isolé le virus lors de cas sporadiques ou de poussées limitées de grippe à A/ Victoria/3/75. Quelques variants du virus H3N2 du type A/Texas/ 1/771 ont été identifiés dans cinq Etats à l’occasion de petites poussées parmi des militaires et de cas sporadiques dans la popula­ tion civile. Le taux d ’atteinte dans les deux bases militaires a été d ’environ 5%. Des tests d ’inhibition de l’hémagglutination (IH) pratiqués avec des sérums de furets ont fait apparaître ces variants comme un groupe hétérogène rappelant généralement les souches A/England/864/75 isolées l’année dernière en Europe, en Asie méri­ dionale et occidentale et dans les Antilles. Des titres de 1:40 ou plus pour les anticorps IH contre A/Texas/1/77 ont été observés chez 73 % des personnes ayant reçu aux Etats-Unis un vaccin inactivé et pré­ sentant une élévation marquée des anticorps IH contre la souche vaccinale. Dans les deux bases militaires où ont eu lieu des poussées dues à A/Texas/1/77, un vaccin contenant A/Victoria/3/75 avait, depuis le début de la saison, été administré à une certaine proportion de la population. Il a conféré contre l’infection par A/Texas/1/77 une protection d ’un niveau élevé qu’on a estimé se situer entre 73 % et 81 %. Etant donné ces constatations, une réunion s’est tenue le 12 avril au Bureau o f Biologies des Etats-Unis pour examiner l’importance épidémiologique de A/Texas/1/77. Les participants ont estimé que cette souche ne risquait guère de représenter une grave menace épidémiologique, cela pour les raisons suivantes: 1) jusqu’à présent, elle a été associée à des poussées limitées parmi dies mili­ taires; 2) le taux d ’atteinte dans les populations en question a été faible. En outre, compte tenu des résultats sérologiques et des taux de protection, il était à présumer qu’un vaccin inactivé contenant A/Victoria/3/75 assurerait une protection adéquate contre A/Texas/ 1/77. La vaccin inactivé, dont les participants à la réunion ont recommandé l’emploi aux Etats-Unis d ’Amérique pendant la saison 1977-1978, a la même composition que celui qui a été proposé par TOM S;9 il contient les antigènes suivants: souche ressemblant à A/Victoria/3/75 (H3N2) souche ressemblant à B/Hong Kong/5/72. E tats-U nis d ’A mérique .

A m erica . — The overall epidemiological

impact of influenza has been low and excess mortality has not been recorded. There have however been isolations from sporadic cases and limited outbreaks of influenza A/Victoria/3/75 in many States this season. Some variants of H3N2 virus characterized by A/ Texas/1/77* 1*have been identified in five States in association with limited outbreaks among military personnel and sporadic cases in the civilian population. The attack rate in the two military camps was approximately 5%.1 In haemagglutination-inhibition (HI) tests with ferret sera, these variants form a heterogeneous group which generally resemble the A/England/864/75 strains isolated last year in Europe, southern and western Asia and the Caribbean. Of in­ dividuals who have received inactivated vaccine m the USA and who showed significant H I antibody rise to the vaccine strain, 73% developed HI antibodies to A/Texas/1/77 at titres of 1:40 or higher. In the two military camps in which there were A/Texas/1/77 out­ breaks, a proportion of the population had received a vaccine con­ taining A/Victoria/3/75 during the current season. The vaccine provided a high level of protection against infection with A/Texas/ 1/77 which was estimated at between 73 %-S 1 %. In view of these findings a meeting was held at the Bureau of Biologies, USA, on 12 April, to discuss the epidemiological significance of A/Texas/1/77. It was agreed that this strain was not likely to represent a serious epidemiological threat for the following reasons : (1) until the present tine it has been associated with limited outbreaks in military popula­ tions; (2) the attack rate in these populations has been low. It was further agreed that, based on the serological findings and protection rates, an inactivated vaccine containing A/Victoria/3/75 should be expected to provide adequate protection against A/Texas/1/77. The composition of the inactivated vaccine recommended at this meeting for use in the United States of America for the season 19771978 is the same as that proposed by W H O 2 and contains the following antigens:

A/Victoria/3/75 (H3N2)-like strain B/Hong Kong/5/72-like strain. ' 1 See No. 12, p. 114 1 See No. 4, p. 41.

‘ Voir N« 12, p. 114 * Voir N» 4, p. 41.

SMALLPOX SURVEILLANCE

The most critical areas for verification of interruption of smallpox transmission are now considered to be southern Ethiopia, north-eastern Kenya, and Somalia. Special case search activities, which are to last six months, started in mid-March. No. of weeks since last known case Nb. de semaines écou­ lées depuis le dernier cas connu

Ethiopia — Ethiopie.................................. K e n y a ....................................................... Somalia — S om alie.................................. SURVEILLANCE DE LA VARIOLE

35 10 0

^ On considère maintenant que, pour la vérification de l'interruption de la transmission, les zones les plus importantes sont le sud de l’Ethiopie, le nord-est du Kenya et la Somalie. Des activités spéciales de recherche des cas, qui doivent durer six mois, ont commencé à la mimars. SMALLPOX Som alia . — In week number 15, intensified surveillance activities

VARIOLE S omalie . — Au cours de la quinzième semaine de Tannée, des

have resulted in the detection o f 13 smallpox cases in southern Somalia: five in Bakool Region adjacent to Ethiopia, five in Bay Region, one in Middle Shebelle Region, and two in Lower Shebelle Region. The dates o f onset of rash ranged from 18 March to 1 April. Ten were definitely not previously vaccinated, and except for two cases in Lower Shebelle and one in Bakool, all were adulte. National teams with three WHO epidemiologists are engaged in urgent investigation of chains of transmission, containment mea­ sures, and search for undetected cases, although operations are hampered by heavy rains.

activités de surveillance intensifiée ont permis de déceler 13 cas de variole dans le sud de la Somalie: cinq dans la région de Bakool limitrophe de l’Ethiopie, cinq dans la région de Bay, un dans la région du Shebelle Moyen et deux dans la région du Shebelle Inférieur. Les dates d ’apparition de l’éruption s’échelonnaient entre le 18 mars et le 1er avril. Dix cas n ’avaient incontestablement pas été vaccinés auparavant; tous les malades étaient des adultes, sauf deux dans le Shebelle Inférieur et un dans le Bakool. Des équipes nationales travaillant avec trois épidémiologistes de TOMS procèdent d’urgence à une enquête sur les chaînes de transmission, les mesures d ’endiguement et la recherche de cas non décelés, mais les opérations sont entravées par de fortes pluies.

W ktyE pldern. Rtc,: No. IS - IS April 1977 VACCINATION CERTIFICATE REQUIREMENTS FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1977 publication

— 140 —

Enlevé épldém. hcbd.: N° IS - IS avril 1977

CERTIFICATS DE VACCINATION EXIGÉS DANS LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendements à la publication de 1977

Costa Rica Delete all information regarding smallpox and insert: Smallpox. — ® Vaccination certificates are required from travellers who, within the preceding 14 days, have been in Bangladesh, Ethiopia, India, Mozambique, Nepal and Somalia.

Costa Rica Supprimer tous les renseignements concernant la variole et insérer: Variole. — ® Les certificats de vaccination sont exigés des voyageurs qui, dans les 14 jours précédents, ont séjourné au Bangladesh, en Ethiopie, en Inde, au Mozambique, au Népal et en Somalie.

Dominican Republic Delete all information regarding smallpox and insert. Smallpox. — ® A certificate is required from travellers who, within the preceding 14 days, have been in a country any part of which is infected.

République Dominicaine Supprimer tous les renseignements concernant la variole et insérer Variole. — © U n certificat est exigé des voyageurs qui, dans les 14 jours précédents, se sont trouvés dans un pays dont une partie est infectée.

DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS — MALADIES SOUM ISES AU RÈGLEMENT Notifications Received from 7 to 14 April 1977 —■Notifications reçues du 7 au 14 avril 1977 C D P A Cases — Cas Deaths - Décès Port Airport Aéroport Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles i Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres revisés s Suspected cases— Cas suspects ' ine total number or cases ana aeains repanea wr each country occurred in infected areas already pub» lished, or in newly infected areas, see below { ?<Q ia les cas et décès notifiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans "des zones nouvellement infectées» voir ci-dessous.

PLAGUE — PESTE Africa — Afrique C ZAÏRE — ZAÏRE D 5.IV

CHOLERA1 — CHOLÉRA1 Africa — Afrique C LIBERIA — LIBERIA

D

1-28.H

K ivu Province

62 present/présente1 MALAWI

0 0 0

Beni Territory . . . .

Z7.m-2.IV

1 Rodent plague/Peste des rongeurs.

13 32 C D 3-9.IV 13-19JH

YELLOW FEVER — FIÈVRE JAUNE America — Amérique c

20-26.m

PERU — PÉROU

D 16-20211

Asia — Asie BURMA — BIRMANIE

Arakan Division Akyab District . . . Mandalay Division Mandalay D. : Mandalay Mandalay Division Mandalay D. : Mandalay Pegu Division Prom eD .: Prome , . Shan State Taunggyi District . .

1 0 31 27.III-2IV

19 0 6-122II 23 0 Asia — Asie BURMA — BIRMANIE C D 3-9.iv

Huanuco Department Leoncio Prado Province Crespo Castilla District SMALLPOX — VARIOLE Africa — Afrique SOMALIA — SOMALIE

1

1

C B 10-16.IV

jgay R egion

10

2

3 18 MALAYSIA — MALAISIE

0 1 1

27.m-2.1V

1 0 1 0

27.m -2.iv

18

B a id o a ......................... Bakool Region H u d d u r........................ Lower Shebelle Region Middle Shebelle Region

9 1 2 1

0 0 0 0

Newly Infected Areas as on 14 April 1977 — Zones nouvellement infectées au 14 avril 1977 For criteria used in compiling this list, see No. 49,1976, page 378 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 49,1976, à la page 378. The complete list of infected areas was last published in WER No. 13, page 122. It should bo brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete hst is usually published once a month. PLAGUE — PESTE Africa — Afrique „ ZAÏRE — ZAÏRE Kivu Province Beni Territory Asia — Asie BURMA — BIRMANIE Shan State Taunggyi Distria CHOLERA — CHOLÉRA ,, . ... Africa — Afrique MALAWI Central Region Ncheu District Southern Region Chikwawa District Mwanza District La liste complète des zones infectées a paru dans le REH N* 13, page 12L Pour sa mise à jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lots oh figurait les listes de zones à ajouter et à. supprimer. La liste complète est généralement publiée une fois par mois. Asia — Asie _ BURMA — BIRMANIE Mandalay Division Mandalay D.: Mandalay Tamil Nadu State North Arcot District Thanjavur District MALAYSIA — MALAISIE Sabah , , « . Labuan District SMALLPOX— VARIOLE Africa — Afrique SOMALIA — SOMALIE Lower Shebelle Région MiddleShebelle Region *

Areas Removed from the Infected Area lis t between 7 and 14 April 1977 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 7 et 14 avril 1977 For criteria used la compiling this list, see No. 49,1976, page 378 ■ — Les critères appliqués pour la compilation de cçtte liste sont publiés dans le N° 49, 1976, à la page 378. PLAGUE — PESTE America — Amérique ____ __ UNITED STATES OF AMERICA ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE Colorado State Moffat County Asia — Asie BURMA - BIRMANIE Magwe Division MagvreDrs.net Mandalay Division Kyauksè D.: Kyauksè Mymgyan D.; Myingyan CHOLERA — CHOLÉRA Africa-Afrimm MALAWI Southern Region Mangochi District Nsanje Disuia SOUTHERN RHODESIA RHODÉSIE DU SUD w . Monlcoland Chtpinga Dtstnct

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения