New global effort to eliminate Chagas disease Partners set out new strategy against the “kissing bug” WHO launched a new effort to eliminate Chagas disease by 2010 during a meeting of disease experts and partners held at WHO headquarters in Geneva on 4 July. The strategy is designed to answer key questions about the treatment and control of Chagas disease, and to coordinate global efforts towards the prevention of transmission through a new WHO Global Network for Chagas Elimination. The network, which is comprised of technical groups of experts, will focus on several key aspects of the problem of Chagas disease, including: – strengthening epidemiological surveillance and information systems; – preventing transmission by blood transfusion and organ transplantation in endemic and non-endemic countries; – identifying a diagnostic test(s) for screening and diagnosis of infections; – expanding secondary prevention of congenital transmission and case management of congenital and non-congenital infections; and – promoting a consensus on adequate case management. Chagas disease is a serious, potentially life-threatening illness caused by the protozoan parasite Trypanosoma cruzi. It is mainly transmitted by large blood-sucking insects, sometimes known as “kissing bugs”, which often colonize the homes of poorer rural communities in Latin America. The parasite can also be transmitted by blood transfusion or organ transplant from infected donors, and occasionally by transplacental passage from infected RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, Nos 28/29, 20 JUILLET 2007
Les partenaires mondiaux relancent la lutte contre la maladie de Chagas Définition d’une stratégie pour éliminer la maladie Un nouvel effort pour éliminer la maladie de Chagas d’ici 2010 a été annoncé le 4 juillet 2007 lors d’une réunion d’experts et de partenaires qui s’est tenue au Siège de l’OMS à Genève. La stratégie définie a pour but de répondre à des questions essentielles au sujet du traitement et de la maîtrise de la maladie de Chagas et de coordonner les efforts mondiaux visant à prévenir la transmission à travers un nouveau réseau mondial pour l’élimination de la maladie de Chagas. Composé de groupes techniques dirigés par des experts, le réseau mondial de l’OMS se concentrera sur plusieurs aspects fondamentaux de la maladie de Chagas, à savoir: – le renforcement des systèmes d’information et de surveillance épidémiologique; – la prévention de la transmission par transfusion sanguine et transplantation d’organes dans les pays où la maladie est endémique et dans ceux où elle ne l’est pas; – la mise au point d’un ou de plusieurs tests de diagnostic pour le dépistage et le diagnostic des infections; – l’élargissement de la prévention secondaire de la transmission congénitale et de la prise en charge des cas d’infections congénitales et non congénitales; – la promotion d’un consensus sur une bonne prise en charge des cas. La maladie de Chagas est une maladie parasitaire grave, parfois mortelle, provoquée par un protozoaire (T. cruzi), qui se transmet principalement par de gros insectes hématophages appelés triatomes ou réduves, souvent présents dans les maisons dans les communautés rurales pauvres d’Amérique latine. Mais le parasite peut également se transmettre par transfusion sanguine ou transplantation d’organes de donneurs infectés et occasionnellement d’une mère infectée à son enfant par passage 259
mother to new-born baby. Early symptoms include fever, fatigue, swollen glands and heart pain, but in later years the infection can lead to chronic debilitation caused by progressive destruction of the heart muscle. Chagas disease occurs mainly in Latin America where, during the 1980s, over 20 million people were thought to be infected. Since then, Latin American countries have made enormous efforts to control the infection, and current estimates suggest that <8 million people remain infected. In some regions, particularly in the southern cone countries of South America, the chronic infection can also give rise to severe intestinal problems requiring complex corrective surgery. The infection is no longer confined to the Americas because of blood transmission and organ transplantation. Cases have been identified in non-endemic countries in Europe, and in Canada and the United States. In keeping with the goal of eliminating Chagas disease by 2010, the WHO Global Network for Chagas Elimination will develop a five-pillar strategy before the end of this year. The efforts to eliminate Chagas disease are enhanced by the pharmaceutical industry, which is providing financial support to the network, along with donations of 1 of the 2 drugs known to be effective for the treatment of the disease. The establishment of the network occurs in the broader context of WHO’s renewed fight against neglected tropical diseases. The prospects for reducing the burden caused by these diseases have changed dramatically in the past few years. While Chagas disease is controlled in many countries in the Americas, commitment must be strengthened as elimination of the disease is now attainable. Cases identified in non-endemic countries have demonstrated the need to globalize efforts. The WHO Region of the Americas has achieved remarkable success in eliminating vector-borne transmission of Chagas disease. Much remains to be done, however, to reduce the risk of transmission to recipients of blood or blood products obtained from migrants from areas endemic for Chagas disease, and to ensure screening and diagnosis of congenital Chagas disease. The Pan American Health Organization (PAHO) has worked with the countries on subregional initiatives to prevent, control and treat Chagas with key partners, including Japan International Cooperation Agency (JICA), Agence Canadienne de Développement International (ACDI), Agencia Española de Cooperación Internacional (AECI), Médecins Sans Frontières (MSF), and International Development Research Centre (IDRC). The success of PAHO in controlling Chagas disease is a significant contribution to the global strategy to eliminate this debilitating disease. The new WHO Global Network for Chagas Elimination will ensure leverage and expansion of the successes in Latin America. Earlier this year, WHO, together with partners from across the public, private and nongovernmental sectors, launched a campaign to address neglected tropical diseases. An estimated 1 billion people are affected by one or more of these diseases. Very often the victims are among the poorest populations. Ⅲ 260
transplacentaire. Les premiers symptômes sont la fièvre, la fatigue, une adénopathie et des douleurs cardiaques mais au fil des ans, l’infection peut conduire à une maladie débilitante chronique provoquée par la destruction progressive du muscle cardiaque. Elle sévit surtout en Amérique latine où, au cours des années 80, plus de 20 millions de personnes auraient été infectées. Depuis, les pays d’Amérique latine ont déployé des efforts considérables pour lutter contre l’infection, à tel point que les estimations actuelles laissent supposer que <8 millions de personnes seraient actuellement infectées. Toutefois, l’infection n’est plus confinée à cette région en raison de la transmission sanguine et des greffes d’organes. Des cas ont été recensés dans des pays où la maladie n’est pas endémique en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.
Dans la perspective de l’élimination de la maladie de Chagas d’ici 2010, le réseau mondial de l’OMS élaborera d’ici la fin de l’année une stratégie en 5 points. Les efforts visant à éliminer la maladie de Chagas sont appuyés par l’industrie pharmaceutique qui fournit un soutien financier au réseau et qui fait don d’un des deux médicaments connus pour être efficaces contre la maladie.
La création du réseau mondial OMS de lutte contre la maladie de Chagas intervient dans le contexte plus large du renouvellement des efforts de lutte de l’OMS contre les maladies tropicales négligées. Les perspectives concernant la réduction de la charge de morbidité entraînée par ces maladies ont totalement changé ces dernières années. Alors que la maladie de Chagas est maîtrisée dans de nombreux pays des Amériques, il conviendrait de renforcer l’engagement en faveur de l’élimination de cette maladie, désormais possible. Les cas recensés dans les pays où la maladie n’est pas endémique ont montré la nécessité d’un effort mondial. La Région OMS des Amériques a obtenu des succès remarquables en ce qui concerne l’élimination de la transmission vectorielle de la maladie de Chagas. Mais il reste beaucoup à faire pour réduire le risque de transmission aux receveurs de sang ou de produits sanguins prélevés sur des migrants en provenance de zones d’endémie et pour garantir le dépistage et le diagnostic de la maladie congénitale. L’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) a travaillé avec les pays à la mise en place d’initiatives sous-régionales destinées à prévenir,maîtriser et traiter la maladie de Chagas avec des partenaires clés dont l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA), l’Agence canadienne de Développement international (ACDI), l’Agencia Española de Cooperación International (AECI), Médecins Sans Frontières (MSF), le Centre de recherches pour le développement international (IDRC) et d’autres. Les succès remportés par l’OPS dans la lutte contre la maladie de Chagas constituent une contribution importante à la stratégie mondiale visant à éliminer cette maladie débilitante. Le nouveau réseau mondial de l’OMS pour l’élimination de la maladie de Chagas permettra de mettre à profit et d’étendre les succès remportés en Amérique latine. Au début de cette année, l’OMS a lancé avec ses partenaires des secteurs public, privé et non gouvernemental une campagne de lutte contre les maladies négligées. On estime qu’1 milliard de personnes seraient touchées par une ou plusieurs de ces maladies, les victimes appartenant souvent aux populations les plus pauvres. Ⅲ WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NOS. 28/29, 20 JULY 2007