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Examen mondial des politiques en matière de nutrition 2016-2017 : progrès réalisés par les pays pour créer des environnements politiques propices à la promotion de la nutrition et de régimes alimentaires sains : résumé

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1 1 PROGRÈS RÉALISÉS PAR LES PAYS POUR CRÉER DES ENVIRONNEMENTS POLITIQUES PROPICES À LA PROMOTION DE LA NUTRITION ET DE RÉGIMES ALIMENTAIRES SAINS EXAMEN MONDIAL DES POLITIQUES EN MATIÈRE DE NUTRITION 2016-2017 RÉSUMÉ 2Examen mondial des politiques en matière de nutrition 2016-2017 : progrès réalisés par les pays pour créer des environnements politiques propices à la promotion de la nutrition et de régimes alimentaires sains. Résumé [Global nutrition policy review 2016-2017: country progress in creating enabling policy environments for promoting healthy diets and nutrition. Summary] ISBN 978-92-4-001814-3 (version électronique) ISBN 978-92-4-001815-0 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé 2020. Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence CC BY-NC-SA 3.0 IGO. 2CONTEXTE ET MÉTHODES Quelles qu’en soient les formes, la malnutrition est un grave problème de santé publique à l’échelle mondiale. De plus en plus souvent, les conditions de la dénutrition, de la surcharge pondérale, de l’obésité et des maladies non transmissibles liées à l’alimentation coexistent au sein des pays, des communautés et des foyers, et un même individu peut y être confronté au cours de sa vie. Toujours responsable de près de la moitié des décès chez les enfants de moins de cinq ans, la dénutrition empêche aussi les enfants de réaliser l’ensemble de leur potentiel en matière économique, sociale, éducative et professionnelle. De même, la surcharge pondérale, l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation – qui concernent un nombre croissant d’enfants et d’adultes – entraînent une mortalité prématurée et l’apparition précoce de maladies associées à des niveaux d’incapacité élevés. Le premier Examen mondial des politiques en matière de nutrition (premier examen) a été réalisé en 2009-2010. Il a servi de document de référence pour le Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2012, et accompagné de six cibles mondiales en matière de nutrition à atteindre à l’horizon 2025. En 2014, les États Membres et la communauté mondiale ont pris l’engagement de mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes dans la Déclaration de Rome sur la nutrition (résultant de la deuxième Conférence internationale sur la nutrition). Cet élan s’est poursuivi, aboutissant en 2015 aux objectifs de développement durable pour 2030. Avec les objectifs de développement durable 2 et 3, la communauté internationale s’est engagée à mettre fin à toutes les formes de malnutrition, à améliorer la nutrition et à permettre à tous de vivre en bonne santé (y compris en réduisant la mortalité due aux maladies non transmissibles). Enfin, la période 2016-2025 a été proclamée Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition. Le deuxième Examen mondial des politiques en matière de nutrition (deuxième examen) se fonde sur les résultats d’une enquête complète relative aux politiques, aux mécanismes de coordination, aux moyens et aux mesures existant dans ce domaine. Cet examen a été réalisé entre juillet 2016 et décembre 2017 ; 176 États Membres (91 %) et un territoire y ont pris part.1 Les résultats de l’enquête ont été analysés et comparés entre les Régions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Une analyse modulaire croisée a porté sur l’environnement politique de différents groupes de pays, tenant compte de leur situation vis- à-vis des cibles mondiales en matière de nutrition – « en bonne voie » pour atteindre ces cibles ou « en retard ». Ensuite, les résultats du deuxième examen ont été comparés avec ceux du premier pour mettre en évidence les domaines dans lesquels des progrès satisfaisants avaient été réalisés, et ceux pour lesquels il faudrait consentir des efforts plus importants en vue d’atteindre les cibles mondiales pour 2025 et 2030. Les résultats du deuxième examen contribueront au suivi des progrès réalisés pour honorer les engagements prévus dans la Déclaration de Rome ; ils serviront également de données initiales pour la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition 2016-2025. Les pays peuvent aussi utiliser ces résultats afin d’élaborer des engagements concrets, mesurables, réalisables, pertinents et assortis de délais, en vue d’accélérer les mesures et les progrès pour atteindre les cibles mondiales. Les principaux résultats décrits dans le présent résumé se fondent sur le résumé d’orientation du rapport, et comprennent une sélection de présentations graphiques. La version intégrale du rapport comporte des informations et une analyse plus détaillées, et des informations par pays sont disponibles dans la base de données mondiale sur la mise en œuvre des actions en matière de nutrition (GINA). 1 Ci-après, pour mentionner les résultats, le terme « pays » désigne les États Membres et les territoires. 4PRINCIPAUX RÉSULTATS Politiques, stratégies et plans en matière de nutrition Sur les 167 pays qui ont mentionné des politiques, des stratégies et des plans relatifs à la nutrition, 89 % disposaient de politiques globales ou spécifiques. Soixante-dix-sept pour-cent d’entre eux avaient publié leurs politiques après 2011 (après le premier examen) et 34 % (notamment près de la moitié des pays de la Région africaine de l’OMS), après 2015 (à savoir, après la deuxième Conférence internationale sur la nutrition). Toutefois, sur les 149 pays qui disposaient de politiques en matière de nutrition, 39 % seulement les avaient assorties de plans opérationnels chiffrés. Plus de la moitié des 167 pays ont inclus l’ensemble des cibles mondiales en matière de nutrition dans leur politique nationale. La plupart ont inclus les cibles relatives à la surcharge pondérale chez l’enfant (78 %) et à l’allaitement maternel exclusif (71 %) (Figure 1) ; c’est dans la Région européenne de l’OMS que s’observaient les lacunes les plus importantes (par exemple, seulement 40 % des pays de cette Région disposaient d’objectifs sur l’allaitement maternel exclusif). Le retard de croissance figurait dans près de la moitié des 46 plans de développement mentionnés, mais d’autres cibles mondiales en étaient souvent absentes, malgré leur importance pour la productivité et pour d’autres objectifs de développement. Sur les 76 politiques mentionnées en matière de maladies non transmissibles, un cinquième seulement comportait des objectifs sur l’allaitement maternel exclusif ; cela montre que l’utilité d’une nutrition optimale, assurée à un stade précoce pour prévenir l’obésité et les maladies transmissibles liées à l’alimentation, est insuffisamment reconnue. Les politiques relatives à la nutrition se sont améliorées depuis le premier examen, un nombre croissant d’objectifs et de cibles spécifiques, assortis de mesures, figurant dans les politiques nationales, notamment en matière de retard de croissance, d’allaitement maternel et d’enrichissement des aliments (Figure 2). La progression la plus importante est l’inclusion, dans les politiques nationales, des questions de la surcharge pondérale et de l’obésité de l’adulte dans la Région OMS de la Méditerranée orientale, de l’enrichissement des aliments dans la Région européenne et de la supplémentation en zinc dans la Région de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, une attention moindre est accordée à certains domaines. Par exemple, dans la Région du Pacifique occidental, le nombre de pays ayant inclus des objectifs, des cibles et des mesures relatifs à la dénutrition et à l’apport en vitamines et en minéraux est en régression. FIGURE 1 INCLUSION, DANS LES POLITIQUES NATIONALES DE 167 PAYS, D’OBJECTIFS, DE CIBLES OU D’INDICATEURS LIÉS AUX CIBLES MONDIALES EN MATIÈRE DE NUTRITION 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Retard de croissance Anémie chez la femme Faible poids de naissance Surcharge pondérale chez l’enfant Allaitement maternel exclusif Émaciation Région OMS de la Méditerranée orientale (n=19) 63 % 63 % 63 % 58 % 68 % 74 % Région OMS des Amériques (n=28) 68 % 50 % 57 % 89 % 86 % 57 % Région européenne de l’OMS (n=43) 19 % 14 % 19 % 88 % 40 % 14 % Région OMS de l’Asie du Sud-Est (n=11) 91 % 91 % 82 % 73 % 9 1 % 91 % Région OMS du Pacifique occidental (n=26) 50 % 50 % 58 % 81 % 69 % 38 % Région africaine de l’OMS (n=40) 90 % 78 % 65 % 90 % 88 % 78 % Total (n=167) 59 % 51 % 54 % 78 % 71 % 53 % 4 5 8% 3 % -5 % 2 % 2 % -4 % 2 % 6 % -2 % 9 % 19 % -1 % -20 % -10 % 0 % 10 % 20 % 30 % 40 % FIGURE 2 COMPARAISON DES MESURES ET DES OBJECTIFS NATIONAUX MENTIONNÉS DANS LE PREMIER ET DANS LE DEUXIÈME EXAMEN MONDIAL DES POLITIQUES EN MATIÈRE DE NUTRITION Retard de croissance chez l’enfant Émaciation chez l’enfant Faible poids de naissance Surcharge pondérale et obésité de l’enfant Surcharge pondérale et obésité de l’adulte Allaitement maternel Alimentation complémentaire Supplémentation en vitamine A Supplémentation en fer et en acide folique Supplémentation en zinc Enrichissement des aliments Nutrition et infections 51 % 59 % 50 % 53 % 59 % 54 % 78 % 80 % 75 % 77 % 76 % 85 % 66 % 62 % 37 % 39 % 50 % 49 % 22 % 28 % 48 % 67 % 46 % 44 % PREMIER EXAMEN DEUXIÈME EXAMEN 123 pays au total ont répondu aux questions de la rubrique relative aux politiques lors du premier examen, contre 167 lors du deuxième examen. Mécanismes de coordination en matière de nutrition Sur 169 pays, 80 % ont indiqué disposer de mécanismes de coordination en matière de nutrition, à savoir, de groupes ou d’organisations multisectoriels qui supervisent, coordonnent ou harmonisent les activités relatives à la nutrition (par exemple, conseils, équipes spéciales et organismes consultatifs nationaux chargés des questions de nutrition). Toutefois, des lacunes demeurent ; par exemple, dans les Régions OMS de l’Europe et du Pacifique occidental, près d’un tiers des pays ne disposent pas de mécanismes de ce type. Le plus souvent, le ministère de la santé est le département qui coordonne les initiatives (Figure 3), mais il est fréquent que d’autres ministères (par exemple, agriculture, éducation et affaires sociales) et certains partenaires non gouvernementaux (secteur privé, organisations non gouvernementales – ONG – Nations Unies) jouent aussi un rôle. Dans le premier examen, sur 90 pays, 17 % seulement disposaient d’un mécanisme de coordination au sein d’instances supérieures des pouvoirs publics (par exemple, services du Président ou du Premier Ministre) ; dans le deuxième examen, cette proportion avait progressé, et représentait 30 % des 105 pays ayant fourni des informations détaillées (Figure 4). Cela dénote une prise de conscience croissante de la nécessité de mener des stratégies multisectorielles pour lutter contre toutes les formes de malnutrition et contre les maladies non transmissibles liées à l’alimentation, ces stratégies nécessitant à leur tour une direction politique de haut niveau pour faciliter la coordination et la coopération (verticale et horizontale) entre les nombreux secteurs et niveaux intéressés. 6FIGURE 3 LIEU OU SECTEUR OÙ SONT LOCALISÉS LES MÉCANISMES DE COORDINATION DANS LES 105 PAYS AYANT FOURNI DES INFORMATIONS DÉTAILLÉES 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Services du Président ou du Premier Ministre Ministère de la planification Ministère de la santé Ministère de l’agriculture Ministère de l’éducation Autre Région africaine de l’OMS (n=24) 54 % 13 % 71 % 21 % 8 % 25 % Région OMS du Pacifique occidental (n=11) 27 % 9 % 82 % 9 % 9 % 18 % Total (n=105) 30 % 6 % 81 % 17 % 9 % 26 % Région OMS des Amériques (n=19) 11 % 5 % 89 % 32 % 16 % 32 % Région OMS de la Méditerranée orientale (n=17) 12 % 6 % 88 % 0 % 6 % 24 % Région européenne de l’OMS (n=24) 29 % 75 % 17 % 0 % 25 % 0 % Région OMS de l’Asie du Sud-Est (n=10) 50 % 0% 90 % 20 % 20 % 30 % -20 % -10 % 0 10 % 20 % 30 % 40 % FIGURE 4 COMPARAISON DES MÉCANISMES DE COORDINATION MENTIONNÉS DANS LE PREMIER ET DANS LE DEUXIÈME EXAMEN MONDIAL DES POLITIQUES EN MATIÈRE DE NUTRITION 76 % 17 % 6 % 86 % 19 % 100 % 58 % 68 % 30 % 53 % 48 % Dispose de mécanisme de coordination Services du Président ou du Premier Ministre Ministère de la planification Ministère de la santé Ministère de l’agriculture Gouvernement Nations Unies ONG Donateurs Universités Secteur privé PREMIER EXAMEN DEUXIÈME EXAMEN ONG, organisation non gouvernementale. Au total, 119 pays ont fourni des informations sur les mécanismes de coordination en matière de nutrition lors du premier examen, et 169 ont répondu lors du deuxième examen. Quatre-vingt-dix pays ont fourni des informations détaillées sur la localisation et les membres des mécanismes de coordination lors du premier examen, et 105 lors du deuxième. 0 % 4 % -2 % 3 % 6 % 13 % -5 % 2 % 6 % 3 % Lo ca lis at io n du m éc an is m e de c oo rd in at io n M em br es d u m éc an is m e de c oo rd in at io n 0 % 80 % 30 % 6 % 81 % 17 % 100 % 61 % 70 % 36 % 59 % 51 % 6 7 Moyens consacrés à la nutrition Sur 159 pays, 96 % ont indiqué disposer de nutritionnistes ou de diététiciens formés, mais les densités de ces spécialistes étaient peu élevées (notamment dans la Région africaine de l’OMS) ; six pays ne disposaient d’aucun professionnel de la nutrition, et pour les 126 pays qui ont fourni des informations, la médiane était seulement de 2,3 professionnels formés à la nutrition pour 100 000 personnes (Figure 5). Sur 156 pays, 74 % proposaient une formation de niveau supérieur sur la nutrition, et 90 % proposaient aux professionnels de la santé une formation initiale et une formation en cours d’emploi sur la nutrition de la mère, du nourrisson et du jeune enfant, même si le nombre d’heures consacrées à cette matière dans le programme de formation initiale était généralement inférieur à celui prévu dans les programmes de formation de l’OMS sur l’allaitement maternel. FIGURE 5 RÉPARTITION DES DENSITÉS DES PROFESSIONNELS DE LA NUTRITION (PROFESSIONNELS DE LA NUTRITION POUR 100 000 PERSONNES) DANS LES 126 PAYS AYANT FOURNI DES INFORMATIONS DÉTAILLÉES 80 60 40 20 0 Région OMS des Amériques (n=24) Région OMS de la Méditerranée orientale (n=17) Région européenne de l’OMS (n=25) Région OMS de l’Asie du Sud-Est (n=8) Région OMS du Pacifique occidental (n=18) Total (n=126) Région africaine de l’OMS (n=34) Minimum 0 0 0 0 0 0 0 1er quartile 0,2 2,0 1,0 0,2 0,5 2,2 0,6 Médiane 0,9 3,8 5,0 1,4 1,6 4,2 2,3 3e quartile 2,1 20,9 7,6 10,9 5,2 7,5 6,6 Maximum 8,4 69,8 20,2 30,6 16,7 27,5 69,8 Mesures concernant la nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant Les mesures relatives à la nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant sont apparues comme les interventions les plus couramment mises en œuvre dans le premier et dans le deuxième examen. Des conseils en matière d’allaitement maternel existaient dans 99 % des 165 pays (Figure 6), et dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est, la plupart des pays incluaient l’ensemble des pratiques recommandées pour l’allaitement maternel2 dans leurs activités de conseil. Dans les autres Régions de l’OMS, les recommandations nationales différaient parfois des recommandations internationales sur la durée de l’allaitement maternel exclusif et prolongé. En outre, sur 162 pays, 71 % seulement avaient déjà mené l’initiative des hôpitaux « amis des bébés », et sur 157 pays, 69 % seulement disposaient de protocoles sur l’alimentation du nourrisson dans les situations difficiles. Dans toutes les Régions de l’OMS, à l’exception de la Région africaine, les directives nationales sur l’allaitement 2 À savoir, début de l’allaitement maternel dans l’heure qui suit la naissance, allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois et poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans et au-delà. 8maternel dans le contexte du VIH portaient plus souvent sur l’alimentation de substitution que sur la promotion et le soutien de l’allaitement maternel. Les mesures réglementaires destinées à protéger l’allaitement maternel, notamment à mettre en œuvre et faire appliquer le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et la Convention sur la protection de la maternité de l’Organisation internationale du Travail, sont très insuffisantes. Sur 158 pays, 93 % ont indiqué apporter des conseils sur l’alimentation complémentaire, et sur 161 pays, 94 % menaient des activités de surveillance et de promotion de la croissance. Par ailleurs, la plupart des pays utilisaient les normes de croissance de l’enfant définies par l’OMS comme référence pour surveiller la croissance de tous les enfants, sauf dans la Région européenne de l’OMS, où moins de la moitié des pays utilisaient ces normes. Mesures concernant les programmes sur la santé et la nutrition à l’école Sur 160 pays, 89 % ont indiqué disposer d’un programme quelconque sur la santé et la nutrition à l’école (Figure 7). Toutefois, la plupart des volets spécifiques des programmes sont en nette régression depuis le premier examen. Dans les Régions OMS des Amériques, de l’Europe et du Pacifique occidental, les programmes sur la santé et la nutrition à l’école visaient généralement à faire reculer ou à prévenir la surcharge pondérale et l’obésité, alors que dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est, ils visaient généralement à faire reculer ou à prévenir la dénutrition. Ces programmes peuvent avoir une double utilité, s’ils portent à la fois sur la dénutrition et sur la surcharge pondérale et l’obésité. L’inclusion de l’éducation nutritionnelle au nombre des matières enseignées est le volet le plus fréquent des programmes sur la santé et la nutrition à l’école (61 %), suivie de la formation du personnel des écoles (56 %). Plus de la moitié des pays disposaient de normes ou de règles relatives aux aliments et aux boissons dans les écoles (54 %), fournissaient des repas scolaires (54 %) ou assuraient un accès gratuit à l’eau (53 %). La fourniture de repas scolaires était très courante dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est ; néanmoins, tous les pays fournissant des repas scolaires ne disposaient pas de normes ou d’orientations en la matière. FIGURE 6 MISE EN ŒUVRE DE MESURES CONCERNANT LA NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET LE JEUNE ENFANT DANS 167 PAYS 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Surveillance et promotion de la croissance 94 % Conseils en matière d’allaitement maternel 99 % Initiative des hôpitaux « amis des bébés » 71 % Alimentation du nourrisson dans les situations difficiles 69 % Conseils en matière d’alimentation complémentaire 93 % Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Surveillance et promotion de la croissance : 161 pays, conseils en matière d’allaitement maternel : 165 pays, initiative des hôpitaux « amis des bébés » : 162 pays, alimentation du nourrisson dans les situations difficiles : 157 pays, conseils sur l’alimentation complémentaire : 158 pays. 8 9 Les autres mesures destinées à encourager des régimes alimentaires sains ou à améliorer l’offre d’aliments et de boissons à l’école étaient moins fréquentes. Par exemple, 18 % des pays seulement interdisaient les distributeurs automatiques, 24 % disposaient de normes visant à réglementer la commercialisation des aliments et des boissons dans les écoles, et 30 % disposaient de programmes de distribution de fruits et de légumes. À peine plus de la moitié des pays assuraient la fourniture de fruits et de légumes à l’école, en les mettant au menu des repas ou via des programmes de distribution. Toutefois, les choix étaient parfois peu judicieux en termes de santé : plusieurs pays fournissaient uniquement des jus de fruits, dont la teneur en sucres libres est souvent aussi élevée – et parfois, plus élevée – que celle des boissons sucrées, notamment des boissons sans alcool. La surveillance de la croissance (43 %), le déparasitage (36 %) et la supplémentation en micronutriments (19 %) sont les services les plus fréquemment assurés à l’école en matière de santé et de nutrition. FIGURE 7 APPLICATION DE PROGRAMMES SUR LA SANTÉ ET LA NUTRITION À L’ÉCOLE DANS 160 PAYS 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Ex ist en ce d ’u n pr og ra m m e su r l a sa nt é et la n ut rit io n à l’é co le Fo rm at io n as su ré e au p er so nn el d es é co le s ( à sa vo ir, le s e ns ei gn an ts e t l e pe rs on ne l d es c an tin es ) No rm es o u rè gl es re la tiv es a ux a lim en ts e t a ux b oi ss on s d an s l es é co le s In te rd ic tio n de s d ist rib ut eu rs a ut om at iq ue s d an s l es é co le s Cu isi ne e t c an tin e ré po nd an t à d es n or m es d ’h yg iè ne a cc ep ta bl es Fo ur ni tu re d e re pa s s co la ire s, pr og ra m m e d’ al im en ta tio n sc ol ai re Pr og ra m m e de d ist rib ut io n de fr ui ts e t d e lé gu m es à l’é co le Pr og ra m m e de d ist rib ut io n de la it à l’é co le D ist rib ut io n de ra tio ns à e m po rte r à l'é co le Su pp lé m en ta tio n en m ic ro nu tri m en ts (p ar e xe m pl e. : fe r, vi ta m in e A) D ép ar as ita ge In cl us io n de l’é du ca tio n nu tri tio nn el le d an s l e pr og ra m m e sc ol ai re Éd uc at io n nu tri tio nn el le d an s l es a ct iv ité s p ér isc ol ai re s Éd uc at io n ph ys iq ue d an s l e pr og ra m m e sc ol ai re No rm es re la tiv es à la c om m er ci al isa tio n de s a lim en ts e t d es b oi ss on s n on a lc oo lis ée s Su rv ei lla nc e de la c ro iss an ce d es e nf an ts à l’é co le Ac cè s g ra tu it à l’e au p ot ab le à l’é co le In st al la tio ns sa ni ta ire s a da pt ée s à l’é co le Ja rd in s d ’é co le 89 % 56 % 54 % 18 % 52 % 54 % 30 % 26 % 9 % 19 % 36 % 61 % 29 % 54 % 24 % 43 % 5 3 % 54 % 40 % 10 Mesures concernant la promotion de régimes alimentaires sains et la prévention de l’obésité et des maladies non transmissibles liées à l’alimentation Les pays étaient plus enclins à appliquer des programmes éducatifs ou à diffuser des informations qu’à améliorer l’offre alimentaire. Par exemple, le recours à l’étiquetage nutritionnel et les campagnes médiatiques étaient plus fréquents que les politiques fiscales ou la réglementation de la commercialisation auprès des enfants (Figure 8). La mesure la plus largement appliquée – les conseils nutritionnels sur les régimes alimentaires sains – visait à la fois à encourager et à dissuader (par exemple, augmenter l’apport en fruits et en légumes et réduire l’apport en graisses, sucres et sel/sodium). En revanche, de manière générale, les campagnes médiatiques visaient uniquement à encourager certains comportements (par exemple, augmenter l’apport en fruits et en légumes). Au total, sur 155 pays ayant fourni des informations, 77 % disposaient de directives diététiques. Sur 153 pays, 81 % avaient recours à l’étiquetage nutritionnel. Sur 152 pays, 72 % menaient des campagnes médiatiques. Enfin, sur 155 pays, 83 % assuraient des conseils nutritionnels. Les directives diététiques étaient monnaie courante dans toutes les Régions de l’OMS, sauf dans la Région africaine où elles étaient moins fréquentes. L’étiquetage nutritionnel est l’intervention qui s’est le plus développée depuis le premier examen, et la plupart des pays ont indiqué y avoir recours. Néanmoins, les nutriments à inclure obligatoirement sur l’étiquetage nutritionnel ne correspondaient pas toujours à ceux prévus par les directives du Codex en la matière. Les pays ne recouraient pas souvent aux systèmes d’étiquetage sur la face avant de l’emballage ni à l’affichage d’informations concernant les menus, qui peuvent être très efficaces pour diffuser des informations nutritionnelles, même si l’étiquetage sur la face avant de l’emballage était plus largement utilisé dans la Région européenne de l’OMS. S’agissant des pays qui ont fourni des informations pour chacune des mesures étudiées, sur 143 pays, 43 % seulement disposaient de politiques sur la reformulation, sur 139 pays, 19 % interdisaient les acides gras trans, sur 142 pays, 30 % réglementaient la commercialisation auprès des enfants, sur 133 pays, 14 % imposaient un contrôle de la taille des portions, et sur 143 pays, 27 % disposaient de politiques fiscales. Les mesures visant à interdire ou éliminer pratiquement les acides gras trans industriels étaient généralement obligatoires, et s’appliquaient souvent à l’ensemble des produits alimentaires, et dans tous les environnements. Quant à la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées auprès des enfants, elle ne s’applique la plupart du temps qu’aux enfants de moins de 12 ou 13 ans, ce qui représente une lacune importante. En outre, pour moins de la moitié de ces politiques, il est recouru aux modèles de profils nutritionnels afin de définir les aliments et les boissons auxquels s’appliquent les mesures réglementaires, alors que cinq Régions de l’OMS sur six ont élaboré ces modèles à l’intention des pays. La taxation des boissons sucrées était la mesure fiscale la plus répandue, mais rares étaient les pays qui définissaient des bases de taxation de façon minutieuse pour inciter les consommateurs à choisir certains produits en raison de leur prix, et encourager ainsi des comportements plus sains. Par exemple, certains pays ne ciblaient qu’un type de boissons sucrées, et excluaient de la base de taxation des boissons sucrées à forte teneur en sucres libres, telles que les boissons sucrées à base de lait ou les jus de fruits (100 %). 10 11 FIGURE 8 FIGURE 9 MISE EN ŒUVRE DE MESURES DESTINÉES À PROMOUVOIR DES RÉGIMES ALIMENTAIRES SAINS ET À PRÉVENIR LA SURCHARGE PONDÉRALE ET L’OBÉSITÉ DANS 163 PAYS SUPPLÉMENTATION EN VITAMINES ET EN MINÉRAUX ET GROUPES CIBLES DANS 164 PAYS 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % D ire ct iv es di ét ét iq ue s Ét iq ue ta ge nu tr iti on ne l Supplémentation en vitamines et en minéraux pour les femmes enceintes Supplémentation en vitamines et en minéraux pour les femmes en âge de procréer Supplémentation en vitamines et en minéraux pour les enfants Al lé ga tio ns co nc er na nt la va le ur n ut rit iv e et le s bi en fa its p ou r la s an té Re fo rm ul at io n In te rd ic tio n de s ac id es g ra s tra ns Po lit iq ue s fis ca le s Ré gl em en ta tio n de la co m m er ci al isa tio n de s a lim en ts e t de s b oi ss on s n on al co ol isé es a up rè s de s e nf an ts C on trô le d e la ta ill e de s po rt io ns C am pa gn es m éd ia tiq ue s C on se ils s ur la n ut rit io n et le s ré gi m es al im en ta ire s 81 %77 % 90 % 58 % 43 % 19 % 27 % 30 % 14 % 83 % 72 % 72 % 39 % Mesures concernant l’apport en vitamines et en minéraux De nombreux programmes de supplémentation en vitamines et en minéraux étaient appliqués pour les femmes enceintes (90 % des pays sur un total de 155) et pour les enfants (72 % des pays sur un total de 148), mais sur les 150 pays ayant fourni des informations, 39 % seulement appliquaient des programmes ciblant les femmes en âge de procréer, ce qui n’est peut-être pas suffisant pour atteindre la cible mondiale visant à réduire l’anémie de 50 % pour ce groupe de la population (Figure 9). Pour les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer, les programmes de supplémentation les plus fréquents concernaient le fer et l’acide folique. Le remplacement de la supplémentation en fer par l’utilisation d’associations de micronutriments en poudre pour les enfants est l’évolution la plus remarquable depuis le premier examen ; elle fait sans doute suite à la publication de recommandations relatives à ces associations en 2011. S’agissant des mesures destinées à enrichir les aliments, 80 % des pays ont mentionné l’iodation du sel sur un total de 148, et sur un total de 144 pays, 52 % ont mentionné l’enrichissement de la farine de blé (en général, en fer et en acide folique) (Figure 10). Quant à l’enrichissement des aliments de base (farine de blé, farine de maïs et riz), il s’agissait d’un enrichissement en fer et en acide folique dans la plupart des pays. Le recours à l’enrichissement de la farine de blé, du sel, du riz et de l’huile a légèrement progressé depuis le premier examen. Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Directives diététiques : 155 pays, étiquetage nutritionnel : 153 pays, allégations concernant la valeur nutritive et les bienfaits pour la santé : 142 pays, reformulation : 143 pays, interdiction des acides gras trans : 139 pays, politiques fiscales : 143 pays, réglementation de la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées auprès des enfants : 142 pays, contrôle de la taille des portions : 133 pays, campagnes médiatiques : 152 pays, conseils sur la nutrition et les régimes alimentaires : 155 pays. Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Supplémentation en vitamines et en minéraux pour les femmes enceintes : 155 pays, supplémentation en vitamines et en minéraux pour les femmes en âge de procréer : 150 pays, supplémentation en vitamines et en minéraux pour les enfants : 148 pays. 12 FIGURE 10 FIGURE 11 APPLICATION DE DIFFÉRENTS PROGRAMMES D’ENRICHISSEMENT DES ALIMENTS DANS 155 PAYS MISE EN ŒUVRE DE MESURES DESTINÉES À PRÉVENIR ET À TRAITER LA MALNUTRITION AIGUË DANS 152 PAYS 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % En ric hi ss em en t de la fa rin e de b lé Distribution alimentaire Traitement de la malnutrition aiguë modérée Traitement de la malnutrition aiguë sévère En ric hi ss em en t de la fa rin e de m aï s ou d e la se m ou le d e m aï s En ric hi ss em en t du ri z En ric hi ss em en t de l’ hu ile En ric hi ss em en t du s el En ric hi ss em en t de s co nd im en ts En ric hi ss em en t du s uc re 51 % 61 % 14 % 10 % 31 % 80 % 7 % 11 % 65 %60 % Mesures concernant la prévention et le traitement de la malnutrition aiguë Des programmes de distribution alimentaire – en particulier des programmes d’aide alimentaire dans les situations d’urgence et des programmes de distribution d’aliments pour les nourrissons et les jeunes enfants – ont été mentionnés par 61 % des pays sur un total de 140, notamment dans la Région africaine de l’OMS (Figure 11). Le traitement de la malnutrition aiguë modérée a été mentionné par 60 % des pays sur un total de 141, notamment dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est. La promotion et le soutien de l’allaitement maternel et les conseils nutritionnels étaient les volets les plus courants des programmes de traitement. Quant au traitement de la malnutrition aiguë sévère, il a été mentionné par 65 % des pays sur un total de 137, notamment dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est. De nombreux pays qui appliquent des programmes de traitement de la malnutrition aiguë sévère disposent de protocoles ; toutefois, un tiers seulement avaient été publiés ou révisés depuis 2013, date de la mise à jour des lignes directrices de l’OMS sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère. Le traitement de la malnutrition aiguë sévère et modérée s’est considérablement développé depuis le premier examen. Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Distribution alimentaire : 140 pays, traitement de la malnutrition aiguë modérée : 141 pays, traitement de la malnutrition aiguë sévère : 137 pays. Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Enrichissement de la farine de blé : 144 pays, enrichissement de la farine de maïs ou de la semoule de maïs : 136 pays, enrichissement du riz : 137 pays, enrichissement de l’huile : 141 pays, enrichissement du sel : 148 pays, enrichissement des condiments : 138 pays, enrichissement du sucre : 142 pays. 12 13 Mesures concernant la nutrition et les maladies infectieuses Les mesures concernant la nutrition et les maladies infectieuses étaient très variables d’une Région de l’OMS à l’autre, en fonction de la charge épidémique de ces maladies. Sur 137 pays, 61 % assuraient des soins et un soutien nutritionnels aux personnes vivant avec le VIH/sida (notamment dans les Régions OMS de l’Afrique et des Amériques), et sur 138 pays, 50 % assuraient ces services aux personnes atteintes de tuberculose évolutive (en particulier dans la Région africaine de l’OMS) (Figure 12). Les conseils nutritionnels représentaient l’élément le plus fréquent des mesures de soins et de soutien nutritionnels destinées aux personnes vivant avec le VIH, aux personnes atteintes de tuberculose évolutive ou aux personnes co-infectées. Sur 139 pays, 50 % menaient des campagnes de déparasitage, notamment dans les Régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est. Ces campagnes impliquaient souvent l’administration d’anthelminthiques et une information sur la santé et l’hygiène, mais prévoyaient plus rarement la mise en place de conditions d’assainissement appropriées. FIGURE 12 MISE EN ŒUVRE DE MESURES CONCERNANT LA NUTRITION ET LES MALADIES INFECTIEUSES DANS 148 PAYS 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Soins et soutien nutritionnels dans le contexte du VIH Soins et soutien nutritionnels dans le contexte de la tuberculose Déparasitage 61 % 50 %50 % Progrès réalisés pour l’application des programmes nutritionnels La mise en œuvre de mesures nutritionnelles a globalement progressé dans tous les domaines, sauf pour les programmes sur la santé et la nutrition à l’école, où l’on constate une régression considérable depuis le premier examen (Figure 13). Les progrès les plus importants concernent l’étiquetage nutritionnel, les conseils nutritionnels dans le cadre des soins de santé primaires et les campagnes médiatiques sur les régimes alimentaires sains et la nutrition. La supplémentation en fer pour les enfants a reculé – notamment dans les Régions OMS de l’Afrique, de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental – ce qui est probablement lié au recours accru aux associations de micronutriments en poudre, suite à la publication, en 2011, de lignes directrices de l’OMS relatives à cette supplémentation. VIH : virus de l’immunodéficience humaine Nombre de pays ayant fourni des informations sur chaque mesure. Soins et soutien nutritionnels dans le contexte du VIH : 137 pays, soins et soutien nutritionnels dans le contexte de la tuberculose : 138 pays, déparasitage : 139 pays. 14 FIGURE 13 COMPARAISON DES MESURES NUTRITIONNELLES MISES EN ŒUVRE, MENTIONNÉES DANS LE PREMIER ET DANS LE DEUXIÈME EXAMEN MONDIAL DES POLITIQUES EN MATIÈRE DE NUTRITION -10 % -10 % PREMIER EXAMEN DEUXIÈME EXAMEN 0 % 30 %30 % 1 % 6 % -27 % -10 % -19 % -29 % -26 % -1 % -10 % -24 % -14 % -20 % 8 % 3 % 30 % 32 % 29 % 15 % 13 % 13 % 2 % 1 % 4 % 0 % 7 % 9 % 5 % 31 % 9 % 9 % 14 % -2 % -1 % 7 % 24 % 20 % -2 % -13 % 4 % 2 % -12 % -3 % 2 % Promotion de l’allaitement maternel 98 % 99 % Communication sur les changements de comportement et/ou conseils pour améliorer l’alimentation complémentaire 87 % 93 % Formation sur la nutrition assurée au personnel des écoles 83 % 56 % Interdiction des distributeurs automatiques dans les écoles 28 % 18 % Cuisine et cantine répondant à des normes d’hygiène acceptables 71 % 52 % Programmes de distribution de fruits et de légumes à l’école 59 % 30 % Programme de distribution de lait à l’école 52 % 26 % Distribution de rations à emporter 10 % 9 % Supplémentation en micronutriments 29 % 19 % Déparasitage 34 % 36 % Normes relatives à la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées auprès des écoliers 48 % 24 % Surveillance de la croissance des enfants 57 % 43 % Accès gratuit à l’eau potable 73 % 53 % Directives diététiques fondées sur les aliments 59 % 67 % Directives diététiques fondées sur les nutriments 29 % 32 % Conseils nutritionnels dans le cadre des soins de santé primaires 53 % 83 % Étiquetage nutritionnel 49 % 81 % Campagnes médiatiques sur les régimes alimentaires sains et la nutrition 43 % 72 % Réglementations relatives à la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées auprès des enfants 33 % 30 % Reformulation des aliments et des boissons 28 % 43 % Suppression des acides gras trans/réduction de la teneur en acides gras trans dans les aliments transformés 11 % 24 % Politiques fiscales 14 % 27 % Fer et acide folique pour les femmes enceintes 72 % 74 % Calcium pour les femmes enceintes 19 % 20 % Iode pour les femmes enceintes 14 % 14 % Supplémentation au moyen d’associations de micronutriments pour les femmes enceintes 24 % 28 % Acide folique (avec ou sans fer) pour les femmes en âge de procréer 27 % 34 % Fer pour les enfants 40 % 28 % Vitamine A pour les enfants 43 % 52 % Zinc pour les enfants 21 % 26 % Micronutriments en poudre pour les enfants 5 % 36 % Iodation du sel 71 % 80 % Enrichissement de la farine de blé 43 % 52 % Enrichissement de la margarine/du beurre 33 % 31 % Enrichissement de l’huile 17 % 31 % Enrichissement du sucre 12 % 11 % Enrichissement du riz 3 % 10 % Promotion et mise en place du clampage tardif du cordon 34 % 32 % Traitement de la malnutrition aiguë modérée 36 % 60 % Traitement de la malnutrition aiguë sévère 45 % 65 % Distribution d’aliments de complément 44 % 31 % Soins et soutien nutritionnels aux personnes vivant avec le VIH/SIDA 57 % 61 % Campagnes de déparasitage 48 % 50 % N ut ri tio n et m al ad ie s in fe ct ie us es Pr év en tio n et tr ai te m en t d e la m al nu tr iti on a ig uë Ap po rt en v ita m in es et e n m in ér au x Ré gi m es a lim en ta ire s sa in s et pr év en tio n de l’o bé sit é et d es m al ad ie s no n tra ns m iss ib le s lié es à l’a lim en ta tio n Pr og ra m m es s ur la s an té et la n ut rit io n à l’é co le Nu tri tio n ch ez le no ur ris so n et le je un e en fa nt 14 15 Questions transversales Dans l’ensemble des Régions de l’OMS, la plupart des pays ont indiqué qu’il incombait au gouvernement de mettre en œuvre, de financer et d’assurer le suivi de tous les volets des programmes nutritionnels, ou qu’il prenait part à ces activités (Figure 14). Le ministère de la santé était l’acteur principal, suivi du ministère de l’éducation (Figure 15). D’autres ministères – chargés notamment de l’alimentation, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et du travail – jouaient un rôle moins important. Les partenaires non gouvernementaux (par exemple, institutions des Nations Unies, ONG, organisations de la société civile et secteur privé) jouaient un rôle dans toutes les Régions de l’OMS, même si ce rôle n’était pas le même pour tous les volets des programmes nutritionnels. Dans toutes les Régions de l’OMS, le système de santé était le principal cadre utilisé pour mener de nombreuses interventions nutritionnelles. Toutefois, la majorité des pays recouraient aussi à d’autres cadres, tels que les écoles, les communautés et les magasins (y compris les marchés et les pharmacies), ou intervenaient lors de différents processus ou étapes du système alimentaire. Les pays pourraient faire un meilleur usage de ces différents moyens pour accélérer encore la mise en œuvre de mesures sur une plus grande échelle afin de promouvoir la nutrition et les régimes alimentaires sains. La plupart des pays appliquaient des programmes nutritionnels ciblant les 1000 premiers jours de vie et au - delà (à savoir, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, les nourrissons et les jeunes enfants, les enfants en âge préscolaire et scolaire). Toutefois, les pays pourraient promouvoir des régimes alimentaires sains de façon plus efficace en ciblant certaines périodes critiques, comme la période qui précède la conception, l’enfance et l’adolescence. Le suivi de la couverture des interventions était répandu dans toutes les Régions, des données de couverture étant souvent recueillies de façon systématique, et via des enquêtes. En revanche, les pays disposaient généralement moins souvent de données relatives à la couverture des interventions qui visent à promouvoir des régimes alimentaires sains pour prévenir la surcharge pondérale, l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation. La plupart des pays ont indiqué mettre en œuvre des mesures réglementaires relatives aux programmes sur la santé et la nutrition à l’école, à la promotion de régimes alimentaires sains et à l’amélioration de l’apport en vitamines et en minéraux, et assurer le suivi de ces mesures. Un grand nombre de pays ont instauré des dispositifs de suivi formels ; ils pourraient s’en servir aussi pour d’autres interventions réglementaires. Les dispositifs de suivi portaient essentiellement sur la bonne application et sur l’imposition de sanctions en cas d’infraction (sauf dans la Région OMS du Pacifique occidental), une attention moindre étant accordée à la diffusion publique des résultats du suivi ou d’informations sur les sanctions. La majorité des pays ont indiqué procéder à l’évaluation des programmes nutritionnels (par exemple, au moyen d’études d’impact, d’une évaluation des processus et d’une analyse du rapport coût/efficacité), notamment dans la Région africaine de l’OMS, et en particulier pour les interventions concernant la nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant, et l’apport en vitamines et en minéraux. Sida : syndrome d’immunodéficience acquise ; Examen : Examen mondial des politiques en matière de nutrition ; VIH : virus de l’immunodéficience humaine. Nombre de pays inclus dans l’analyse :1 • nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant : 104 pays pour le premier examen et 167 pour le deuxième ; • santé et nutrition à l’école : 83 pays pour le premier examen et 160 pour le deuxième ;2 • régime alimentaire sain et prévention de l’obésité et des maladies non transmissibles liées à l’alimentation : 105 pays pour le premier examen et 163 pour le deuxième ;3 • supplémentation en vitamines et en minéraux : 83 pays pour le premier examen et 164 pour le deuxième ; • enrichissement des aliments : 86 pays pour le premier examen et 155 pour le deuxième ; • clampage du cordon en temps voulu : 104 pays pour le premier examen et 137 pour le deuxième ; • prévention et traitement de la malnutrition aiguë : 104 pays pour le premier examen et 152 pour le deuxième ; et • nutrition et maladies infectieuses : 104 pays pour le premier examen et 148 pour le deuxième.4 1 Ces chiffres concernent les pays qui ont répondu aux questions de chaque rubrique du questionnaire, et peuvent donc varier légèrement pour chaque question posée dans l’enquête. Le chiffre exact est indiqué dans les sections précédentes. 2 La supplémentation en micronutriments à l’école dans le deuxième examen a été comparée à la supplémentation en vitamine A à l’école dans le premier examen. 3 Les mesures de suppression des acides gras trans des aliments transformés/de réduction de la teneur en acides gras trans mentionnées dans le premier examen ont été comparées à l’interdiction des acides gras trans et à la reformulation des aliments et des boissons pour en réduire la teneur dans le deuxième examen. Les mesures destinées à supprimer le sel/sodium dans les aliments transformés ou à en réduire la teneur, mentionnées dans le premier examen, ont été comparées à la reformulation (quel qu’en soit le type) dans le deuxième examen, car il s’agissait du nutriment le plus courant pris en compte dans les pays qui ont fourni des informations détaillées sur le type de reformulation. 4 Le déparasitage (tous groupes confondus) dans le deuxième examen a été comparé au déparasitage des enfants âgés de 0 à 2 ans dans le premier examen. 16 Environnements politiques adaptés pour atteindre les cibles mondiales en matière de nutrition La plupart des pays disposent actuellement de politiques pour atteindre les cibles mondiales en matière de nutrition. Toutefois, dans nombre de pays, les progrès nécessaires pour atteindre ces cibles ne sont pas accomplis. Dans les pays concernés par le retard de croissance, l’anémie et l’émaciation, l’environnement politique était plus adapté que dans les pays qui ne l’étaient pas, mais ce constat n’était pas valable pour l’allaitement maternel exclusif. En outre, la plupart des pays « en bonne voie » pour atteindre les cibles mondiales (par exemple, réduire le nombre de cas de retard de croissance et réduire l’anémie, parvenir à des taux élevés d’allaitement maternel exclusif et faire baisser les taux d’obésité chez les enfants) avaient des environnements politiques plus adaptés que les pays « en retard » pour la réalisation des cibles. Par exemple, les pays en bonne voie pour l’objectif de l’allaitement maternel exclusif étaient plus souvent dotés de protocoles sur l’alimentation du nourrisson dans les situations difficiles et de réglementations sur la commercialisation des substituts du lait maternel. Aucun pays n’était en passe d’atteindre l’objectif relatif à l’anémie, mais c’est dans les pays où les mesures d’enrichissement des aliments de base en fer étaient plus fréquentes que l’on constatait des progrès (Figure 16). La mise en œuvre est un autre problème – les pays dont les politiques prévoyaient des mesures utiles n’appliquaient pas toujours ces dernières. 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Nutrition et sécurité sanitaire des aliments Santé Agriculture Éducation Planification/budget/finances Affaires sociales FIGURE 15 ASSOCIATION DES MINISTÈRES AUX DIFFÉRENTS PROGRAMMES NUTRITIONNELS APPLIQUÉS DANS LES 127 PAYS AYANT FOURNI DES INFORMATIONS DÉTAILLÉES 6 % 6 % 98 % 13 % 6 % 3 %7 % Nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant (n=108) 10 % 96 % 11 % 5 % 5 % 6 % 17 % Apport en vitamines et en minéraux (n=83) 88 % 8 % 3 % 3 % 5 % 7 % 2 2 % Malnutrition aiguë (n=60) 98 % 2 % 0 % 18 % 4 % 15 % 0 % Nutrition et maladies infectieuses (n=55) Commerce/industrie/travail Programmes sur la santé et la nutrition à l’école (n=85) 75 % 7 % 14 % 5 % 13 % 5 % 76 % Régimes alimentaires sains (n=90) 22 % 20 % 4 0 % 9 % 10 % 13 % 93 % FIGURE 14 ASSOCIATION DES PARTENAIRES AUX DIFFÉRENTS PROGRAMMES NUTRITIONNELS APPLIQUÉS DANS LES 129 PAYS AYANT FOURNI DES INFORMATIONS DÉTAILLÉES 100 % 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % Nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant (n=113) 98 % 59 % 73 % 49 % Programmes sur la santé et la nutrition à l’école (n=88) 10 0 % 38 % 40 % 31 % Régimes alimentaires sains (n=96) 10 0 % 50 % 56 % 43 % Apport en vitamines et en minéraux (n=90) 53 % 41 % 39 % 98 % Malnutrition aiguë (n=64) 34 %52 %63 % 98 % Nutrition et maladies infectieuses (n=62) 10 0 % 63 % 63 % 23 % ONG, organisation non gouvernementale. Gouvernement Nations Unies ONG Secteur privé 16 17 49 % 35 % 69 % 30 % 15 % 7 % 87 % 82 % 97 % 88 % 67 % 45 % 90 % 69 % 33 % 23 % 79 % 46 % 79 % 36 % 69 % 38 % 46 % 21 % 67 % 73 % FIGURE 16 ENVIRONNEMENT POLITIQUE DANS 138 PAYS EN RETARD, EN DÉPIT DE CERTAINS PROGRÈS RÉALISÉS POUR ATTEINDRE LA CIBLE MONDIALE DE RÉDUCTION DE L’ANÉMIE DE 50 % CHEZ LES FEMMES EN ÂGE DE PROCRÉER, OU EN L’ABSENCE DE PROGRÈS3 3 Sur les 39 pays de la catégorie « En retard, certains progrès réalisés », 21 se trouvaient dans la Région africaine de l’OMS, 11 dans la Région OMS des Amériques, un dans la Région OMS de la Méditerranée orientale, deux dans la Région européenne de l’OMS, deux dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est et deux dans la Région OMS du Pacifique occidental. Sur les 99 pays de la catégorie « En retard, absence de progrès ou aggravation », 17 se trouvaient dans la Région africaine de l’OMS, 11 dans la Région OMS des Amériques, 15 dans la Région OMS de la Méditerranée orientale, 30 dans la Région européenne de l’OMS, huit dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est et 18 dans la Région OMS du Pacifique occidental. En retard, certains progrès réalisés (n=39) En retard, absence de progrès ou aggravation (n=99) Objectif concernant l’anémie Mesure concernant la supplémentation ou l’enrichissement en fer Mesure concernant le déparasitage Mesure concernant le clampage du cordon en temps voulu Existence d’un mécanisme de coordination en matière de nutrition Formation des agents de santé à la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant Protocole sur l’anémie Supplémentation en fer/fer et acide folique pour les femmes enceintes Supplémentation en fer/fer et acide folique pour les femmes en âge de procréer Enrichissement des aliments de base en fer Obligation d’enrichir les aliments de base en fer Mesure concernant le déparasitage Protocole sur le clampage du cordon en temps voulu Po lit iq ue s M es ur es C oo rd in at io n M oy en s 20 %0 % 40 % 60 % 80 % 100 % 18 RECOMMANDATIONS Les analyses présentées dans le deuxième examen montrent que malgré les nombreuses avancées réalisées depuis 2009-2010, date du premier examen, les politiques laissent toujours à désirer et les problèmes demeurent. De là la nécessité de prendre d’autres mesures au niveau national, notamment les mesures ci-après : • Renforcer les politiques nationales pour remédier aux problèmes nutritionnels, et consentir des efforts supplémentaires pour chiffrer et financer ces politiques afin qu’elles puissent se traduire en mesures opérationnelles, en définissant clairement les responsabilités. • Améliorer la cohérence entre les politiques de différents secteurs pour agir en synergie afin d’apporter des solutions aux problèmes nutritionnels. • Associer tous les secteurs et partenaires intéressés à la mise en œuvre de mesures nutritionnelles en les incitant à recourir à toute la gamme des moyens disponibles pour cela, assurer l’efficacité des mécanismes de coordination en instaurant ceux-ci au sein d’instances politiques supérieures pour faciliter une collaboration multisectorielle et une cohérence des politiques entre les secteurs, en mettant en place des garanties contre les conflits d’intérêts potentiels lors de l’élaboration et de l’application de programmes nutritionnels. • Responsabiliser davantage pour mener des interventions nutritionnelles de qualité. • Accroître le développement des moyens consacrés à la nutrition, notamment en formant davantage de professionnels spécialisés en nutrition pour la santé publique, et en assurant à tous les agents de santé de première ligne une formation sur les mesures nutritionnelles essentielles. • Poursuivre l’institutionnalisation des conseils en matière d’allaitement maternel et d’alimentation complémentaire en veillant à ce que les services obstétricaux tiennent compte des besoins des nouveau - nés, ainsi qu’au moyen de protocoles sur l’alimentation du nourrisson dans les situations difficiles. • Développer les services pour englober tous les stades de la vie, notamment la conception et la grossesse chez les femmes et l’adolescence chez les filles, en prévoyant des mesures nutritionnelles essentielles. • Renforcer les programmes sur la santé et la nutrition à l’école pour que celle-ci prenne en compte la nutrition, et que les politiques, les programmes, les environnements et les services scolaires soient conçus pour promouvoir des régimes alimentaires sains et encourager une bonne alimentation. • Continuer à élaborer et mettre en œuvre des mesures législatives et réglementaires, à assurer leur suivi et à contrôler leur application, pour améliorer l’environnement alimentaire et promouvoir ainsi des régimes alimentaires sains. • Mettre en place des stratégies complètes adaptées au contexte pour remédier aux carences en vitamines et en minéraux au moyen d’approches générales et d’approches ciblées, et s’attaquer aux causes profondes du problème, telles que les mauvaises conditions d’assainissement et d’hygiène. • Au besoin, appliquer des programmes de prévention et de traitement de la malnutrition aiguë, en veillant à ce qu’ils ne risquent pas d’aggraver la surcharge pondérale et l’obésité au sein des communautés. • Si nécessaire, intégrer les questions de nutrition dans les programmes sur les maladies transmissibles pour sortir du cercle vicieux de la malnutrition et des maladies infectieuses. 18 19 20 978 92 4 001814 3

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения