Contact Organisation mondiale de la Santé Département Coopération avec les pays et collaboration avec le système des Nations Unies Avenue Appia 20 1211 Genève 27 (Suisse) Téléphone : +41 22 791 21 11 Télécopie : +41 22 791 31 11 http://www.who.int P R É S E N C E D E L’O M S D A N S L E S P A YS , T E R R IT O IR E S E T Z O N E S Ι R A P P O R T 2019 WHO/CCU/19.01 Rapport 2019 Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones
Rapport 2019 Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones WHO/CCU/19.01 © Organisation mondiale de la Santé 2019 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY-NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci-dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. 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Photos et figures : OMS Conception graphique et mise en page : L’IV Com Sàrl, Suisse Imprimé en Suisse Table des matières AVANT-PROPOS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v RÉSUMÉ D’ORIENTATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . vi INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Vue d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Méthodologie de collecte de données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Limites du rapport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1. QUI NOUS SOMMES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.1 Organisation mondiale de la Santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.1.1 Gouvernance et structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.1.2 Bureaux régionaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 1.1.3 Bureaux de pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 1.1.4 Bureau de l’OMS couvrant plus d’un pays, un territoire ou une zone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 1.1.5 Pays et zones couverts par les bureaux régionaux de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1.1.6 Bureaux auxiliaires dans les pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1.2 Nos ressources humaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 1.2.1 Direction des bureaux de l’OMS dans les pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 1.2.2 Situation des chefs de bureau de l’OMS par intérim . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 1.2.3 Répartition par sexe des chefs de bureau de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 1.2.4 Région d’origine des chefs de bureau de l’OMS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 1.2.5 Âge et retraite des chefs de bureau de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 1.2.6 Durée de service des chefs de bureau de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 1.2.7 Effectifs de l’OMS dans les pays, territoires et zones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 1.2.8 Effectifs de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 1.2.9 Répartition par sexe du personnel de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 1.2.10 Diversité des effectifs de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 1.3 Nos infrastructures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 1.3.1 Lieu d’implantation des bureaux de pays de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 1.3.2 Capacité de communication de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 1.3.3 Échange d’informations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 1.3.4 Accès à des espaces aménagés pour l’allaitement maternel dans les bureaux de pays de l’OMS. . . 22 2. NOTRE ACTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 2.1 Contribution aux politiques, stratégies et plans nationaux de santé visant à converger vers la CSU, à faire en sorte que chacun vive en bonne santé et à répondre aux situations d’urgence sanitaire . . . . . . 27 2.2 Stratégie de coopération avec les pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 2.3 Mécanismes de suivi conjoints entre les gouvernements et l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 2.4 Appui à la mise en œuvre des objectifs de développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 2.5 Appui de l’OMS dans les situations d’urgence sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 2.6 Appui à la coordination du secteur de la santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 3. COMMENT NOUS TRAVAILLONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 3.1 Soutien technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 3.2 Financement de l’action de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 3.2.1 Disponibilité des fonds au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 3.2.2 Répartition des fonds de base par priorité et intervention programmatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 3.2.3 Sources de financement des activités de l’OMS au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 3.2.4 Répartition et dépenses des fonds prévus au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 3.2.5 Mobilisation de fonds pour soutenir les ressources humainest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 iii 4. NOS PARTENAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 4.1 Collaboration avec le système des Nations Unies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 4.1.1 Appui aux coordonnateurs résidents des Nations Unies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 4.2 Collaboration au sein des équipes de pays des Nations Unies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 4.2.1 Participation de l’OMS aux comités directeurs conjoints au niveau national ou des Nations Unies . . 59 4.2.2 Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 4.2.3 Participation de l’OMS aux groupes thématiques des équipes de pays des Nations Unies . . . . . . . . 61 4.2.4 Participation de l’OMS aux opérations et opportunités harmonisées des Nations Unies . . . . . . . . . . 62 4.2.5 Participation de l’OMS aux activités conjointes organisées par le bureau du coordonnateur résident du système des Nations Unies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 4.3 Fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4.4 Participation de l’OMS aux initiatives mondiales en matière de santé au niveau des pays . . . . . . . . . . . . . 65 4.4.1 L’OMS et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme . . . . . . . . . . . . . . 65 4.4.2 L’OMS et Gavi, l’Alliance du vaccin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 4.4.3 Coopération Sud-Sud et coopération triangulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 5. LES RÉSULTATS DE NOS ACTIVITÉS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Étendre la couverture sanitaire universelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Faire face aux situations d’urgence sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Promouvoir un meilleur état de santé et un plus grand bien-être . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 ANNEXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Annexe 1: Liste des États Membres et des Membres associés de l’OMS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 Annexe 2: Bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Annexe 3: Nombre et catégories d’employés travaillant dans les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 Annexe 4: Subventions du Fonds mondial dont l’OMS est un sous-bénéficiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Annexe 5: Liste des pays (dans lesquels l’OMS est présente) éligibles au soutien de Gavi, l’Alliance du vaccin pour les nouveaux vaccins en 2018 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 Annexe 6: Coûts prévus et fonds disponibles pour les activités de l’OMS dans les pays, territoires et zones . . . 111 iv Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Avant-propos La mesure ultime du succès de l’OMS n’est pas tant le nombre de rapports que nous publions ni le nombre de réunions que nous tenons, mais la différence que nous faisons en améliorant la santé des populations dans le monde. C’est pourquoi l’obtention d’un impact dans les pays est l’essence aussi bien du treizième programme général de travail de l’OMS (treizième PGT) que des objectifs de développement durable (ODD). Les cibles du « triple milliard » énoncées dans le treizième PGT nous invitent à privilégier l’obtention de résultats en faveur des personnes que nous servons et à optimiser l’emploi des ressources que nos donateurs mettent à notre disposition. En vue de soutenir ces efforts, l’OMS amorce une transformation globale afin de donner à l’Organisation tout entière – et particulièrement à nos bureaux de pays – les moyens de faire une différence quantifiable au niveau des pays. Il est impossible de résumer concrètement le travail extraordinaire que l’OMS effectue chaque jour à travers le monde, mais le rapport 2019 sur la présence de l’OMS dans les pays donne un excellent aperçu général de l’action que l’Organisation mène dans 149 pays, territoires et zones, à travers ses six Régions. Le rapport de cette année est le premier qui tente de fournir des informations complémentaires sur le rôle que les bureaux de pays jouent auprès des gouvernements et des partenaires pour atteindre les objectifs de développement durable et soutenir les initiatives de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire. Le même rapport présente également plusieurs histoires de pays qui mettent en lumière les réalisations dans chacune des cibles du « triple milliard ». Certes, nous avons enregistré des avancées notables, mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Le monde continue de dévier dangereusement du cap fixé en ce qui concerne les objectifs de développement durable, et nous avons beaucoup de travail à faire pour aider les pays à se mettre sur la bonne voie et à y rester. L’un des principes des objectifs de développement durable et du treizième PGT est qu’ils s’adressent à tous les pays, riches comme pauvres. L’OMS a quelque chose à offrir à chaque pays, car aucun système de santé n’est parfait. Notre nouveau processus de dialogue sur les politiques à mener est conçu pour nous doter d’un mécanisme solide, reposant sur des données et sur des projections solides, ce qui nous permettra d’identifier les faiblesses des systèmes de santé et de recommander des solutions de politique générale pour y remédier. Nous améliorons aussi la façon dont nous définissons les « biens mondiaux », notamment les normes et les standards, afin de mettre au point des produits de la plus haute qualité répondant aux besoins des pays. La nouvelle structure alignée de l’OMS nous aidera à travailler de façon plus harmonieuse à tous les trois niveaux de l’Organisation dans le but d’obtenir les résultats escomptés. Toutefois, l’OMS à elle seule ne saurait obtenir des résultats au niveau des pays. Le partenariat est donc d’essence. Une plateforme essentielle pour renforcer la collaboration dans la communauté sanitaire mondiale se trouve être le plan d’action mondial pour la santé et le bien-être de tous, lancé l’année dernière et qui sera soumis à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2019. L’OMS est heureuse de diriger l’élaboration de cet instrument novateur, dans lequel 12 institutions mondiales de santé et de développement ont pris l’engagement d’harmoniser leurs pratiques opérationnelles, de trouver des voies et moyens d’accélérer les progrès et de fixer des étapes intermédiaires communes au cours desquelles nous serons tenus de rendre compte de nos actes. Le défi consiste maintenant à traduire les bonnes intentions, les promesses audacieuses et les documents ambitieux en un changement concret porteur de transformation. J’ai bon espoir que les prochaines éditions de ce rapport mettront en lumière des résultats encore plus probants dans la poursuite de notre mission qui est de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables. Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général Organisation mondiale de la Santé Avant-propos Ι v Résumé d’orientation Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la santé est considérée comme vitale pour l’avenir de la planète. Parmi les objectifs de développement durable (ODD), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est engagée à réaliser l’ODD 3, toutes les parties prenantes étant appelées à « permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être pour tous à tout âge » ; c’est elle qui mène et coordonne l’action pour la santé dans le monde, en tant qu’institution spécialisée du système des Nations Unies, et qui aide les pays à atteindre l’ensemble des cibles des ODD liées à la santé. En sa qualité d’organisation intergouvernementale, l’OMS est dotée d’une gouvernance constituée de l’Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et des comités régionaux. Le Secrétariat, à la tête duquel se trouve le Directeur général, comprend les bureaux de pays, les bureaux régionaux, le Siège et les bureaux associés. Chacun des six bureaux régionaux est dirigé par un directeur régional. L’OMS est l’une des organisations du système des Nations Unies dont les effectifs sur le terrain sont les plus importants. Elle collabore avec ses 194 États Membres dont chacun est rattaché à l’une des six Régions ; elle compte 149 bureaux dans les pays, territoires et zones et son personnel, grâce à un large réseau de compétences, apporte un appui aux pays par un dialogue de politique générale, une assistance technique dans les domaines stratégiques et un soutien opérationnel là où le contexte l’exige. L’OMS a placé les pays résolument au centre de ses préoccupations. Dans son programme de transformation, elle accroît ses efforts pour continuer à renforcer le rôle moteur des bureaux de pays, offrir une dotation en personnel répondant aux besoins et optimiser les outils et processus pour améliorer son efficience et son efficacité. Les autres niveaux de l’Organisation ont par ailleurs aidé les bureaux de pays à renforcer leur capacité à avoir un impact plus prononcé dans chaque pays. L’engagement de l’OMS aux côtés des États Membres et des partenaires aboutit à la mise en place d’une plateforme technique solide lui permettant de jouer avec impartialité un rôle fédérateur pour la santé et d’être un coordonnateur de la santé apportant son soutien aux autorités nationales. Illustrant l’action de l’OMS dans les pays telle que l’envisage le Directeur général, le rapport 2019 sur la présence dans les pays fournit des éléments précisant : ce qu’est l’OMS, ce qu’elle fait, avec qui elle collabore et avec quelles ressources. Comparativement au rapport 2017, celui de cette année contient aussi des informations sur : le soutien apporté par les bureaux de pays aux gouvernements et aux partenaires en vue de la réalisation des ODD ; l’appui apporté aux initiatives de coopération Sud- Sud et/ou triangulaire ; la collaboration de l’OMS avec le système des Nations Unies ; et une sélection de comptes rendus classés par priorité stratégique du treizième PGT se rapportant à des pays où les équipes de l’OMS contribuent à changer le système de santé et la vie des gens. L’information contenue dans le rapport est issue d’une enquête en ligne sur la présence dans les pays menée auprès des 149 chefs de bureau de l’OMS en 2018, du Système mondial de gestion de l’OMS et d’autres systèmes et sources internes et externes de données. Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la santé est considérée comme vitale pour l’avenir de la planète. Parmi les objectifs de développement durable (ODD), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est engagée à réaliser l’ODD 3, toutes les parties prenantes étant appelées à « permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être pour tous à tout âge » ; c’est elle qui mène et coordonne l’action pour la santé dans le monde, en tant qu’institution spécialisée du système des Nations Unies, et qui aide les pays à atteindre l’ensemble des cibles des ODD liées à la santé. vi Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones En janvier 2019, l’OMS a ouvert un nouveau bureau de pays en Grèce et huit bureaux au niveau infranational dans différents pays où elle entendait renforcer sa présence sur le terrain. L’Organisation est représentée dans les six Régions par 123 chefs de bureau de pays, territoires et zones et par 26 chefs de bureau par intérim – ce qui indique au passage combien il importe d’améliorer la planification de la relève dans les bureaux. La diversité progresse au sein de la direction de l’OMS aussi bien en ce qui concerne la représentation des femmes que la répartition géographique. En 2017, le Directeur général a annoncé la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante au Siège composée à 60 % de femmes. Au niveau des pays, on observe une tendance analogue et la proportion des femmes parmi les chefs de bureau est passée à 39 % alors qu’elle n’était que de 33 % dans le rapport 2017. La proportion des chefs de bureau venant d’une autre Région a augmenté dans cinq des six Régions. La proportion des chefs de bureau en poste en dehors de la Région de leur pays d’origine est passée de 18 % en 2010 à 28 % en 2019 – atteignant presque l’augmentation cible de 30 %. On constate aussi que plus de 60 % des chefs de bureau sont âgés de 56 ans ou plus. De 2019 à 2025, neuf chefs de bureau devraient partir à la retraite chaque année. Depuis que l’accent est mis sur l’impact dans les pays, les effectifs de l’OMS augmentent à ce niveau, aussi bien en ce qui concerne la catégorie professionnelle et les services d’appui que les titulaires de contrats ne conférant pas le statut de membre du personnel. Au 31 décembre 2018, l’OMS comptait 3956 membres du personnel au niveau des pays dans les six Régions, 9 % de plus que le chiffre indiqué dans le rapport 2015. Parmi les effectifs au niveau des pays, 20 % appartiennent à la catégorie professionnelle et de rang supérieur (1 point de pourcentage de plus comparativement au rapport 2017), 30 % sont des administrateurs recrutés sur le plan national (2 points de pourcentage de plus comparativement au rapport 2017) et 50 % des membres de la catégorie des services généraux (3 points de pourcentage de moins comparativement au rapport 2017) ; la tendance à une proportion plus élevée de membres du personnel de la catégorie professionnelle est donc maintenue. En ce qui concerne les locaux occupés par les bureaux de l’OMS dans le monde, 69 % sont gratuitement mis à la disposition de l’Organisation. On compte 28 bureaux de pays dans des locaux communs des Nations Unies (19 %), alors que l’OMS est propriétaire ou locataire à titre indépendant de 10 % des bureaux de pays. La capacité de communication institutionnelle de l’OMS s’améliore progressivement et la proportion des agents de communication à plein temps est passée de 41 % à 44 % entre les rapports 2010 et 2019. L’OMS a recours de plus en plus à des médias numériques pour améliorer sa diffusion aux parties prenantes, 89 % des bureaux de pays déclarant disposer d’un site Web spécifique au pays et 49 % utiliser Facebook parmi les réseaux sociaux. La coopération technique est apportée sur la base de plans de travail biennaux établis dans le cadre des stratégies de coopération avec les pays et d’accords de collaboration biennaux (dans la Région européenne uniquement) – et des plans d’appui aux pays ont été établis pour le budget programme 2020-2021. On compte actuellement 83 stratégies de coopération avec les pays en cours d’application et 26 accords de collaboration biennaux en place, alors que dans le cas de 24 autres pays, territoires et zones ces instruments sont en cours d’élaboration ou d’actualisation, conformément aux priorités stratégiques du treizième PGT. Des mécanismes communs de l’OMS et des gouvernements sont utilisés pour améliorer la mise en œuvre, le suivi et la notification concernant la coopération technique ; 89 % des bureaux de pays font part de l’existence de tels mécanismes contre 83 % dans le rapport 2017. Les bureaux de l’OMS dans les pays aident les gouvernements et les partenaires à atteindre les objectifs de développement durable en contribuant aux plateformes nationales de coordination pour les ODD, aux activités de plaidoyer, à la mobilisation des ressources, à la coordination pour fixer les cibles nationales, ainsi qu’au suivi et à l’évaluation. Une forte proportion des bureaux de l’OMS dans les pays indique avoir apporté un soutien technique à l’intégration des ODD dans les plans, politiques et programmes nationaux (89 %). Ce soutien est conforme à la stratégie de collaboration de l’OMS visant à promouvoir la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Au cours de la période visée par le rapport, l’OMS a pu intervenir avec succès dans des urgences de santé publiques et des situations d’urgence humanitaire et aider les pays à renforcer leur capacité nationale de préparation, qui joue un rôle essentiel dans la mise au point de ripostes efficaces. En 2017-2018, 901 nouvelles situations d’urgence Résumé d’orientation Ι vii sanitaire survenues dans 162 pays, territoires et zones ont été signalées à l’OMS. Tous les bureaux de pays ont indiqué avoir fourni au moins une forme d’appui aux autorités nationales ou à des partenaires au titre de la préparation aux situations d’urgence, de leur prévention, de leur détection et de la riposte au cours de cette période. À la suite des événements survenus pendant la période – comme l’ouragan Irma dans les Caraïbes et le cyclone Donna dans le Pacifique ainsi que l’épidémie due au virus Ebola en République démocratique du Congo – les bureaux de l’OMS aux Bahamas, à Cuba, à Vanuatu, au Nigéria et en République démocratique du Congo, entre autres, ont dit avoir apporté un appui sous de multiples formes dans le cadre de la riposte à des situations d’urgence et de la prévention de flambées de maladies. Depuis 2010, l’ensemble des 196 États Parties au Règlement sanitaire international (2005) (RSI (2005)) ont présenté au moins un rapport au Secrétariat en utilisant le questionnaire pour le rapport annuel des États Parties. Au niveau mondial, des progrès ont été signalés pour l’ensemble des 13 principales capacités, surtout en ce qui concerne la surveillance, les laboratoires et la coordination pour le RSI, les moyennes globales semblant toutefois indiquer que des efforts nouveaux et durables s’imposent en matière d’événements chimiques, de capacité aux points d’entrée et de situations d’urgence radiologique. Tout au long de la période 2016-2018, des évaluations externes conjointes des principales capacités au titre du RSI (2005) ont été menées à bien dans 91 pays au total (39 de la Région africaine, 4 de celle des Amériques, 8 de celle de l’Asie du Sud- Est, 13 de la Région européenne, 16 de celle de la Méditerranée orientale et 11 de celle du Pacifique occidental). Pour renforcer la capacité des bureaux de pays à assurer une coopération technique efficace répondant aux besoins, les bureaux régionaux de l’OMS et le Siège ont apporté un soutien technique croissant aux bureaux de pays afin que les États Membres soient mieux en mesure de mettre en œuvre leurs politiques, stratégies et plans nationaux. Parallèlement à la volonté de l’OMS de mettre les pays au centre de ses préoccupations, les demandes visant à bénéficier d’un soutien technique sont elles aussi plus nombreuses. Entre janvier 2017 et le 31 juillet 2018, il a été fait état de 5870 missions pour appuyer les bureaux de pays dans les six Régions. Au total, 68 % de ces missions ont fait suite à une demande d’un bureau de pays, ce qui est révélateur d’une tendance croissante à un appui répondant à une demande. Entre les rapports 2015 et 2019 sur la présence dans les pays, on a observé une augmentation de 17 % des missions d’appui faisant suite à une demande d’un bureau de pays. Les domaines les plus souvent mentionnés étaient les maladies transmissibles et les systèmes de santé ou la couverture sanitaire universelle, 54 % des missions concernant ces domaines. Conformément à la vision du Directeur général exprimée dans le treizième PGT concernant le transfert de moyens supplémentaires aux pays, les ressources allouées aux pays augmentent progressivement. Un montant total de US $2,48 milliards a été affecté à l’action de l’OMS au niveau des pays dans le cadre du budget programme de l’OMS ; ce chiffre représente 79 % du total des coûts prévus au cours de l’exercice 2018-2019, ce qui fait ressortir certains décalages entre le budget prévu et le montant effectif des fonds dont les pays ont pu disposer. Près de 60 % de ces fonds ont cependant été alloués à la lutte contre la poliomyélite, aux programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et aux programmes spéciaux, laissant 42 % (US $1036 millions) pour la coopération technique exécutée par les programmes de base. Au 31 décembre 2018, c’est-à-dire au milieu du biennium, 55 % des fonds distribués pour l’exercice 2018-2019 avaient été dépensés au niveau des pays. Le Gouvernement des États-Unis d’Amérique, l’Union européenne, Gavi, l’Alliance du vaccin, le Gouvernement du Royaume- Uni (DFID) et le Gouvernement japonais figurent parmi les principaux bailleurs de fonds au niveau des pays. Dans le cadre de l’équipe de pays des Nations Unies, l’OMS a participé à un stade précoce à la réforme des Nations Unies à ce niveau afin de renforcer l’efficacité de la présence des Nations Unies dans les pays à l’appui de leurs efforts en vue de la réalisation des ODD. Avec le plan d’action mondial relatif à l’ODD 3, l’OMS s’occupera encore davantage de la coordination de la santé, notamment aux côtés des organismes des Nations Unies au niveau des pays. La collaboration de l’OMS avec l’équipe de pays des Nations Unies dans le cadre du système des coordonnateurs résidents des Nations Unies comprend : la participation à des initiatives comme les comités d’orientation communs pays/Nations Unies ; les groupes thématiques communs/sur les résultats ; le groupe des innovations institutionnelles ; viii Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones et l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement en ce qui concerne les ODD. Au total, 128 bureaux de pays ont indiqué avoir participé à l’élaboration d’un plan cadre. La plupart des priorités des stratégies de coopération avec les pays sont reflétées dans le plan cadre, qui utilise les synergies entre ces deux cadres stratégiques et l’action de l’OMS et des Nations Unies. Néanmoins, 24 % des bureaux de l’OMS sur le terrain ont déclaré que le plan cadre concernant le pays dont ils s’occupaient reflétait l’ensemble des priorités visées dans la stratégie de coopération avec les pays. Comparativement au rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays, on observe une augmentation de 11 points de pourcentage (81 % dans le rapport 2019 contre 70 % dans le rapport 2017) des bureaux de l’OMS sur le terrain faisant état d’une participation à l’un au moins des services et opérations communs des Nations Unies. Les bureaux de l’OMS dans les pays participent de plus en plus au groupe thématique sur la santé/sur les résultats, avec une augmentation de 11 points de pourcentage comparativement au rapport 2017 des membres du personnel de bureaux de l’OMS présidant ou coprésidant le groupe, ce qui est révélateur d’un niveau croissant de coopération. L’intégration et la coopération sur le terrain ont acquis une importance primordiale depuis l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’OMS continue de diriger ou de codiriger les mécanismes de coordination avec les gouvernements. Les bureaux de pays ont indiqué jouer un rôle croissant de chef de file dans 70 % des pays, territoires et zones au sein de tels mécanismes. Ces plateformes de coordination offrent un pôle de dialogue entre les organisations multilatérales, bilatérales et non gouvernementales. Les fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies, tels que le fonds du programme « Unité d’action des Nations Unies »/fonds d’affectation spéciale multidonateurs et le fonds pour les objectifs de développement durable, sont des partenariats au titre desquels le système des Nations Unies, les autorités nationales et les partenaires financiers établissent un fonds commun utilisant le modèle de « gestion canalisée des fonds ». Les bureaux de l’OMS dans 24 pays, territoires et zones reçoivent un soutien financier de ces fonds. En 2018, l’OMS et le Fonds mondial ont signé un nouveau cadre stratégique de collaboration pour renforcer la coordination et l’efficacité de l’appui conjoint aux pays. Les bureaux de l’OMS dans l’ensemble des 113 pays, territoires et zones susceptibles de recevoir des subventions du Fonds mondial ont été associés à un aspect au moins de la procédure. En tout, 52 bureaux de pays ont déclaré avoir servi de sous-bénéficiaire pour la réception de subventions du Fonds mondial visant à renforcer les programmes et systèmes nationaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et concernant des domaines d’action pertinents. Le niveau d’action concernant le soutien technique et le renforcement des capacités pour l’accès, la mise en œuvre et la notification des subventions du Fonds mondial a généralement progressé dans les bureaux de pays, particulièrement en ce qui concerne le nombre des pays qui sont des membres actifs du mécanisme de coordination avec les pays. L’OMS et Gavi, l’Alliance du vaccin sont des partenaires qui cherchent à améliorer l’accès des enfants à des vaccins nouveaux et sous-utilisés. Entre les rapports 2017 et 2019 sur la présence dans les pays, le nombre de bureaux de pays de l’OMS indiquant avoir contribué à faciliter l’accès à des subventions de Gavi, l’Alliance du vaccin et à leur mise en œuvre est resté inchangé (73, soit 49 %). La participation à certains éléments de la procédure de financement n’a généralement pas bougé non plus. On note toutefois une augmentation de près de 50 % du nombre de bureaux de pays acheminant les fonds pour les subventions en espèces. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 réaffirme la nécessité de renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire ainsi que la coopération régionale et internationale sur l’accès à la science, à la technologie et à l’innovation pour la réalisation des ODD. La moitié des bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones des six Régions déclarent avoir appuyé au total 241 initiatives de coopération Sud-Sud et/ou triangulaire. Le treizième PGT met l’accent sur l’impact dans les pays – alors que sa mise en œuvre commençait en janvier 2019, un effort a été consenti pour réunir des données d’expérience, des témoignages et des réalisations de pays afin d’illustrer la contribution apportée par l’OMS à la protection et la promotion de la santé ainsi qu’aux moyens de servir les plus vulnérables. Plus de 200 comptes rendus de Résumé d’orientation Ι ix réalisations et de progrès dus aux bureaux de pays et à la collaboration avec d’autres organisations du système des Nations Unies ont été diffusés par ces bureaux dans le cadre de la collecte de données en vue de l’établissement du rapport 2019 sur la présence dans les pays. Parmi les témoignages relatifs aux succès de l’OMS dans les pays recueillis en 2018, plus d’un tiers concernaient des contributions à l’amélioration de la couverture sanitaire universelle et au renforcement du système de santé des pays, ce qui illustre bien le niveau des efforts essentiels consentis dans la perspective de l’objectif du triple milliard énoncé dans le treizième PGT – 1 milliard de personnes supplémentaires bénéficiant de la couverture sanitaire universelle, 1 milliard de personnes supplémentaires mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire et 1 milliard de personnes supplémentaires bénéficiant d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être. Plus de 60 % des témoignages relatifs à la collaboration interinstitutions et aux partenariats se rapportaient à la promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie, ce qui montre bien que des efforts doivent être consentis en dehors du secteur de la santé pour assurer une mise en œuvre efficace du troisième milliard qui consiste à améliorer la santé des populations, afin que 1 milliard de personnes supplémentaires puissent bénéficier d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être. x Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Introduction Introduction Vue d’ensemble Le rapport sur la présence dans les pays est un document établi tous les deux ans par le Département Coopération avec les pays et Collaboration avec le système des Nations Unies. Il est le fruit de l’action commune du Réseau des unités d’appui aux pays – qui regroupe les points focaux des six bureaux régionaux – et des chefs des bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones ainsi que des départements compétents du Siège de l’OMS. Le rapport 2019 sur la présence dans les pays vise à recueillir un large éventail d’informations pertinentes donnant un aperçu du travail de l’OMS sur le terrain. Il s’articule comme suit : 1 1 Qui nous sommes : l’OMS, son personnel et ses locaux – infrastructures, leadership, capacités et ressources au niveau des pays ; 2 Notre action : l’activité de l’OMS au niveau des pays dans le cadre de la stratégie de coopération avec les pays, de la réalisation des objectifs de développement durable et des efforts de préparation et de riposte aux situations d’urgence sanitaire, entre autres domaines ; 3 Comment nous travaillons : le soutien technique fourni par les instances régionales, infrarégionales et le Siège, et considérations financières, y compris le budget, le financement et les dépenses des bureaux de pays ; 4 4 Nos partenaires : la collaboration avec les organisations partenaires à l’intérieur et hors du système des Nations Unies, coordination au niveau des pays, contribution à la mise en œuvre d’initiatives mondiales favorisant la santé et promotion de la coopération Sud-Sud et triangulaire ; 5 Activités et résultats accomplis par les bureaux de l’OMS dans les pays : questions concernant des priorités stratégiques telles que l’élargissement de la couverture sanitaire universelle, la riposte aux situations d’urgence sanitaire et la promotion d’un meilleur état de santé et du bien-être. Complétant les informations fournies par l’édition de 2017, le présent rapport dresse un état des lieux de la présence et des résultats de l’OMS dans les pays dans le cadre du treizième programme général de travail, tout en gardant à l’esprit que l’année 2019 est une année de transition pour sa mise en œuvre. Il analyse plus en détail les capacités des ressources humaines des bureaux de pays de l’OMS, la contribution de l’OMS aux objectifs de développement durable et l’engagement de l’OMS dans la coopération Sud- Sud et triangulaire. Méthodologie de collecte de données Les informations contenues dans le présent rapport ont été recueillies comme suit : • une enquête sur la présence de l’OMS a été menée en ligne avec la participation des 149 chefs de bureau de l’OMS dans les pays en 2018 ; • les données du système mondial de gestion de l’OMS (informations sur les ressources humaines et les finances) et de la base de données du Département Coopération avec les pays et Collaboration avec le système des Nations Unies sur les chefs de bureau de l’OMS dans les pays ont été prises en compte ; • des informations ont été obtenues auprès des départements concernés, par exemple, le groupe Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, ainsi que les unités de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Les données ont été recueillies dans le cadre d’une enquête mondiale quantitative et qualitative transversale menée auprès de tous les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones. L’enquête a également été traduite en français et en espagnol, ce qui a permis aux chefs des bureaux de pays de fournir des informations dans la langue de leur choix. L’enquête a été menée auprès des 149 chefs de 2 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones bureau de pays des six Régions, avec un taux de réponse de 100 %. Limites du rapport Les données et la version provisoire du présent rapport ont été soumises aux Régions et aux différents départements du Siège de l’OMS pour examen et validation. Si toutes les précautions voulues ont été prises pour garantir la qualité et la cohérence des données, le processus de collecte et d’analyse des données ainsi que la rédaction présentent des faiblesses. En effet, les différents chefs des bureaux de l’OMS dans les pays ont répondu eux-mêmes à l’enquête, sans qu’aucun autre mécanisme ne puisse vérifier l’exactitude des données rapportées. Cette manière de procéder peut éventuellement entraîner de légères inexactitudes lors de l’analyse ou de l’interprétation de données qui n’ont pas pu être expliquées en détail. Il convient également de mentionner que si l’instrument d’enquête était accompagné d’instructions détaillées et d’un glossaire, il est toutefois possible que les questions n’aient pas été interprétées de manière cohérente ou uniforme. Pour éviter ces écueils, des contacts réguliers ont été maintenus avec les six bureaux régionaux par l’intermédiaire du Réseau des unités d’appui aux pays, ce qui a permis de répondre clairement aux questions lors de l’envoi du formulaire d’enquête en ligne. Faute de réponse à certaines questions, des contacts directs ont été établis, le cas échéant, avec les bureaux de l’OMS dans les pays concernés. Introduction Ι 3
Qui nous sommes 1. « La santé est un droit humain. Personne ne devrait contracter une maladie ou en mourir du simple fait qu’il/elle est pauvre ou ne peut avoir accès aux services dont il/elle a besoin ». dr tedros a. ghebreyesus, directeur général de l’oms 1. Qui nous sommes 1.1 Organisation mondiale de la Santé L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est une agence spécialisée des Nations Unies qui agit en tant qu’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international. Elle a été créée en 1948 et son siège se situe à Genève (Suisse). La Constitution de l’OMS est entrée en vigueur le 7 avril 1948, date qui marque aujourd’hui la Journée mondiale de la Santé chaque année dans le monde. 1 1 La Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé est entrée en vigueur le 7 avril 1948. Document disponible à l’adresse suivante : https://www.who.int/governance/eb/who_constitution_fr.pdf (consulté le 7 février 2019). Figure 1. Treizième programme général de travail 6 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones L’OMS œuvre dans le domaine de la santé publique en assumant les six fonctions essentielles reflétant l’esprit de la Constitution de l’OMS qui ont été définies pour la première fois dans le onzième programme général de travail. Toujours d’actualité, elles sont réitérées dans le treizième programme général de travail 2019-2023. Elles engagent l’OMS à : 1 jouer un rôle moteur dans les domaines essentiels pour la santé et établir des partenariats lorsqu’une action conjointe est nécessaire ; 2 établir les priorités de la recherche et encourager la production, l’application et la diffusion de connaissances dignes d’intérêt ; 3 fixer des normes et des critères, encourager et surveiller leur application ; 4 définir des politiques conformes à l’éthique et fondées sur des données probantes ; 5 fournir un soutien technique, se faire l’agent du changement et renforcer durablement les capacités institutionnelles ; 6 surveiller la situation sanitaire et évaluer les tendances dans ce domaine. Le treizième programme général de travail énonce la vision et l’orientation stratégique de l’OMS pour 2019- 2023 en décrivant la manière dont l’Organisation procédera pour l’appliquer et mettre en place un cadre permettant de mesurer les progrès accomplis dans ce sens. Le treizième programme général de travail s’articule autour de trois priorités stratégiques interdépendantes visant à permettre à chacun de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous, à tout âge : la promotion de la couverture sanitaire universelle, la réponse aux situations d’urgence sanitaire et l’amélioration de l’état de santé des populations. Ces priorités stratégiques supposent trois réorientations stratégiques, lesquelles reposent elles-mêmes sur cinq réorientations institutionnelles, comme indiqué dans la figure 1. 1.1.1 Gouvernance et structure Placé sous la direction du Directeur général, le Secrétariat de l’OMS se compose essentiellement de 149 bureaux situés dans les pays, territoires ou zones, de six bureaux régionaux et d’un Siège (voir figure 2). Il est constitué de 194 États Membres et de deux États Membres associés (Porto Rico et Tokélaou). On trouvera à l’annexe 1 la liste des États Membres et des Membres associés de l’OMS. L’Assemblée mondiale de la Santé est l’organe décisionnel suprême de l’OMS. Sa principale fonction est d’arrêter la politique de l’Organisation. Elle nomme le Directeur général, contrôle la politique financière de l’Organisation, examine et approuve le projet de budget programme. Elle examine également les rapports du Conseil exécutif2, à qui elle donne des instructions pour des questions pouvant nécessiter des mesures, des études, des enquêtes ou des rapports supplémentaires. Le Conseil exécutif a pour fonction d’appliquer les décisions et les directives de l’Assemblée mondiale de la Santé, de lui donner des conseils et de faciliter son travail. Les comités régionaux de l’OMS se réunissent chaque année pour définir les politiques et approuver les budgets et les programmes de travail de chacune des six Régions de l’OMS. Chaque session examine les besoins et les défis particuliers de la zone géographique représentée par la Région en matière de santé publique. 2 Le Conseil exécutif comprend à tout moment 34 experts de la santé nommés par les États Membres. 1. Qui nous sommes Ι 7 3 Il existe également plusieurs bureaux sous-régionaux ou dispersés sur le plan géographique. Figure 2. Les trois niveaux de l’OMS3 Figure 3. Carte de la présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones (*)y compris un bureau local de l’OMS dans un territoire ou une zone Siège de l’OMS Antenne relevant du Siège de l’OMS Bureaux régionaux Pays, territoire ou zone disposant d’un bureau de pays WHO Headquarters HQ outpost offices Global Service Centre in Kuala Lumpur, Malaysia, houses the administrative services of the Secretariat WHO office at the United Nations, in New York, represents the interests of WHO at the UN These are located in Addis Ababa, Ethiopia; Bangkok, Thailand; and Brussels, Belgium and managed, respectively, by the WHO Regional Office for Africa, WHO Regional Office for South-East Asia and WHO WHO Regional Offices 149 WHO offices in countries, territories and areas Outpost offices managed by regional offices 2 field offices in territories and areas 147 WHO country offices WHO country offices covering more than one country, territory or area WHO Centre for Health Development in Kobe, Japan, conducts research on the consequences of social, economic and environmental change and their implications for health policies Regional Office for the Europe. Some sub-regional offices related to WHO Region Office for the Eastern Mediterranean are located in Amman, Jordan. Further sub-regional offices in the African Region are located in Harare, Libreville and Ouagadougou. Geneva, Switzerland WHO suboffices in countries Antennes princ pales Antennes administrées par les bureaux régionaux Bureaux régionaux de l’OMS Siège de l’OMS Genève (Suisse) • Le Centre mondial d services de l’OMS à Kuala Lumpur (Malaisie), qui abrite les services administratifs et le Secrétariat • Le Bureau de l’OMS auprès de l’Organisation des Nations Unies, sis à New York, qui représente les intérêts de l’Organisation au sein des Nations Unies • Le Centre OMS pour le développem nt sanitaire à Ko (J o ), qui mène des recherches sur les co é uences des changements sociaux, économiques et environnementaux, ainsi que sur leurs implications sur les politiques de santé Ces bure ux, situés à Addis Abeba (Éthiopie), à B ngkok (Thaïlande) et à Bruxelles (Belgique), sont gérés respectivement par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, le Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est et le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe. Certains bureaux sous-régionaux relevant du Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale se situent à Amman (Jordanie) D’autres bureaux sous-régionaux de la Région africaine se situent à Harare, Libreville et Ouagadougou. Bureaux de pays couvrant plus d’un pays, un territoire ou une zone Bureaux subsidiaires de l’OMS da s les pays 147 bureaux de pays 2 bureaux locaux situés dans des territoires et zones 149 bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones 8 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 1.1.2 Bureaux régionaux Les États Membres de l’OMS sont regroupés sous six Régions, dont chacune dispose d’un bureau régional. 1.1.3 Bureaux de pays En sa qualité d’institution spécialisée du système des Nations Unies, l’OMS dirige et coordonne l’action dans le domaine de la santé mondiale et soutient les pays dans leurs efforts visant à atteindre tous les objectifs de développement durable liés à la santé dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Avec 149 bureaux situés dans des pays, territoires et zones, l’OMS est l’un des organismes dont la présence est la plus étendue dans le monde. Pour soutenir efficacement les États Membres, l’OMS a mis en place l’un des plus vastes réseaux de bureaux de pays du système des Nations Unies. Ces bureaux, dotés d’infrastructures et de ressources humaines et financières, constituent la base de l’appui de l’OMS aux États Membres ; ils fournissent une plate-forme permettant de nouer une coopération efficace, à même de faire progresser le programme mondial d’action sanitaire tout en contribuant aux politiques, stratégies et plans de santé nationaux. Tableau 1. Bureaux régionaux de l’OMS, leur lieu d’implantation et les États Membres couverts Région Bureau régional Lieu d’implantation Nombre d’États Membres concernés Région africaine Bureau régional de l’Afrique Brazzaville (Congo) 47 Région des Amériques Bureau régional des Amériques Washington (États-Unis d’Amérique) 35 Région de la Méditerranée orientale Bureau régional de la Méditerranée orientale Le Caire (Égypte) 21 Région européenne Bureau régional de l’Europe Copenhague (Danemark) 53 Région de l’Asie du Sud-Est Bureau régional de l’Asie du Sud-Est New Delhi (Inde) 11 Région du Pacifique occidental Bureau régional du Pacifique occidental Manille (Philippines) 27 Total 194 Ouverture d’un nouveau bureau de pays de l’OMS à Athènes (Grèce) en 2018 En juin 2018, l’OMS et le Ministère grec de la santé ont inauguré le nouveau bureau de pays de l’OMS à Athènes. Le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et la Directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, la Dre Zsuzsanna Jakab, se sont joints au ministre de la Santé grec, le Dr Andreas Xanthos, pour assister à l’ouverture officielle. Le nouveau bureau marque l’approfondissement de la coopération bilatérale entre l’OMS et la Grèce, dans le prolongement de ce qui a été accompli jusqu’ici. 1. Qui nous sommes Ι 9 1.1.4 Bureaux de l’OMS couvrant plus d’un pays, un territoire ou une zone Certains bureaux de pays de l’OMS soutiennent les activités de l’OMS hors des frontières des pays dans lesquels ils sont situés. Le tableau ci-dessous présente les bureaux de l’OMS qui fournissent un soutien à plus d’un pays, un territoire ou une zone. 4 Le Directeur de la Division Soutien technique dans le Pacifique/ représentant de l’OMS dans le Pacifique-Sud coordonne les programmes internationaux de l’OMS dans le Pacifique en travaillant avec les représentants de l’OMS au Samoa et dans les Îles Salomon, ainsi qu’avec les attachés de liaison de l’OMS à Kiribati, en Micronésie septentrionale, aux Tonga et à Vanuatu. Tableau 2. Bureaux de pays de l’OMS couvrant plus d’un pays, un territoire ou une zone Région Bureau de l’OMS Autres pays, territoires et zones couverts Région africaine Madagascar (situé à Antananarivo) Île de la Réunion (Département français d’Outre-mer) Région des Amériques Bahamas (situé à Nassau, à New Providence) Îles Turques-et-Caïques Bureau de coordination OPS/OMS des Caraïbes orientales (situé à Bridgetown, Barbade) Antigua-et-Barbuda, Anguilla, Îles Vierges britanniques, Dominique, Montserrat, Grenade, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Saint-Kitts-et-Nevis et les départements français des Caraïbes (Guadeloupe, Martinique, Guyane française et la partie française de Saint-Martin) Jamaïque (Kingston en Jamaïque) Bermudes et Îles Caïmans Trinité-et-Tobago Aruba, Curaçao et Saint-Martin, ainsi que les communes spéciales du Royaume des Pays-Bas dans les Caraïbes (Bonaire, Saba et Saint- Eustache) Région du Pacifique occidental Malaisie, Brunéi Darussalam et Singapour (situé à Kuala Lumpur) Brunéi Darussalam, Malaisie et Singapour Samoa américain, îles Cook, Nioué et Tokélaou (situé à Apia) Samoa, Samoa américain (États-Unis d’Amérique), îles Cook, Nioué et Tokélaou (Nouvelle-Zélande) Division Soutien technique dans le Pacifique/ Bureau du représentant de l’OMS pour le Pacifique-Sud (situé à Suva, aux Fidji)4 Fidji, Polynésie française (France), Commonwealth des îles Mariannes du Nord (États-Unis d’Amérique), Nouvelle-Calédonie (France), Nouvelle-Zélande, Nauru, Palaos, Îles Salomon, Tuvalu, Wallis-et- Futuna (France) et Îles Pitcairn (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) Le Directeur de la Division Soutien technique dans le Pacifique/ représentant de l’OMS dans le Pacifique-Sud coordonne les programmes internationaux de l’OMS dans le Pacifique en travaillant avec les représentants de l’OMS au Samoa et dans les Îles Salomon, ainsi qu’avec les attachés de liaison de l’OMS à Kiribati, en Micronésie septentrionale, aux Tonga et à Vanuatu. Micronésie septentrionale (Bureau de liaison de pays situé à Palikir, sur l’île de Pohnpei, dans les États fédérés de Micronésie) États fédérés de Micronésie, Îles Marshall et Palaos Dans la Région de la Méditerranée orientale, en raison des situations d’urgence sanitaire en cours dans plusieurs États Membres, les bureaux de l’OMS dans certains pays apportent un appui logistique et opérationnel aux pays voisins ou proches. À titre d’exemple, le bureau de pays de l’OMS en Afghanistan a un bureau de liaison à Islamabad (Pakistan) ; le bureau de pays de la Somalie a un bureau de liaison à Nairobi (Kenya) ; enfin, le bureau de pays du Yémen a un bureau de liaison à Djibouti (Djibouti) et un autre à Amman (Jordanie). 10 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 1.1.5 Pays et zones couverts par les bureaux régionaux de l’OMS L’OMS n’est pas physiquement présente dans chacun de ses 196 États Membres, Membres associés et zones. Elle apporte à 36 d’entre eux un soutien technique et normatif par l’entremise de ses différents bureaux régionaux et bureaux-siège. Tableau 3. État Membre, Membre associé ou zone de l’OMS où il n’existe pas de bureau OMS Région États Membres, Membres associés et zones Région des Amériques Canada, États-Unis d’Amérique et Porto Rico Région de la Méditerranée orientale Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït et Qatar Région européenne Andorre, Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Israël, Italie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Saint-Marin, Suède, Suisse et Royaume-Uni Région du Pacifique occidental Australie, Guam (États-Unis d’Amérique), Japon, Région administrative spéciale de Hong Kong (Chine), Région administrative spéciale de Macao (Chine) et République de Corée 1.1.6 Bureaux auxiliaires dans les pays Dans certains pays, des bureaux auxiliaires aux bureaux de pays sont créés pour soutenir la mise en œuvre des activités de terrain d’un programme donné ou pour améliorer la couverture des activités de l’OMS dans des pays très étendus d’un point de vue géographique, des pays faisant face à des situations d’urgence complexes ou des pays en proie à des flambées de poliomyélite. Un bureau auxiliaire est en principe situé au niveau infranational et dirigé par un membre du personnel de haut rang, qui rend des comptes au chef de bureau de l’OMS dans le pays. Les chefs de bureau de pays délèguent généralement à ces fonctionnaires l’autorité nécessaire pour assumer efficacement leurs fonctions, conformément au mandat de l’OMS et en vertu du Statut du personnel et du Règlement du personnel. L’OMS compte 147 bureaux auxiliaires répartis dans 32 pays ; parmi ceux-ci, 81 se situent dans la Région africaine, 10 dans la Région des Amériques, 39 dans la Région de la Méditerranée orientale, six dans la Région européenne, neuf dans la Région de l’Asie du Sud-Est et deux dans la Région du Pacifique occidental. Depuis le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays, neuf bureaux auxiliaires ont été ouverts et un a fermé. Quatre nouveaux 1. Qui nous sommes Ι 11 Tableau 4. Nombre de bureaux auxiliaires de l’OMS et leur lieu d’implantation dans les pays par Région Région Pays, territoire ou zone Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires Région africaine Nigéria 37 Chacun des 37 États fédérés, y compris le territoire de la capitale fédérale Abuja République démocratique du Congo 11 Kinshasa, Matadi, Bandundu Ville, Kananga, Mbuji Mayi, Lubumbashi, Bukavu, Goma, Kindu, Kisangani et Mbandaka Soudan du Sud 10 Tous les chefs-lieux des 10 États que compte le pays Tchad 6 Abéché, Sarh, Moundou, Mongo, Mao et Ndjamena République-Unie de Tanzanie 5 Zanzibar, Tanga, Dodoma, Mwanza et Iringa Kenya 4 Garissa (couvrant la province du Nord-Est), Embu, Eldoret et Nakuru République centrafricaine 3 Bambari, Kagabandoro et Bouar Guinée 2 Nzérékoré et Guéckédou Éthiopie 1 Région Somali Ghana 1 Tamale Ouganda 1 Moroto Région des Amériques Barbade 7 Antigua, Dominique, Grenade, Saint-Kitts-Et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint- Vincent-et-les-Grenadines et Anguilla Guatemala 1 San Marcos Mexique 1 Tuxtla Gutiérrez (Chiapas) Paraguay 1 Filadelfia, Boqueron (Chaco paraguayo) Région de la Méditerranée orientale Afghanistan 8 Jalalabad, Gardez, Herat, Kandahar, Bamyan, Kunduz, Balkh and Badakhshan Soudan 6 El-Fasher, Nyala, Geneina, Kassala, Kadugli et Damazine Irak 5 Erbil, Dohuk, Sulaimaniyah, Basrah et Bagdad (sous l’égide du Ministère de la santé) Pakistan 4 Lahore, Karachi, Peshawar et Quetta Somalie 4 Nairobi (bureau de liaison), Hargeisa (couvrant le Somaliland), Garowe (couvrant le Puntland) et Baidoa (couvrant l’État du Sud-Ouest) République arabe syrienne 4 Qamishly, Alep, Homs et Latakia Yémen 4 Aden, Al Hodeïda, Ibb (couvrant Ibb et Taïz) et Sadaa Libye 2 Benghazi, Sabah Cisjordanie et bande de Gaza 2 Ramallah, Gaza Région européenne Ukraine 4 Donetsk, Kramatorsk, Luhansk et Severodonetsk Bosnie-Herzégovine 1 Banja Luka Turquie 1 Gaziantep Région de l’Asie du Sud-Est Inde 7 Toutes les sept métropoles régionales du pays Indonésie 2 Jakarta Région du Pacifique occidental Philippines 1 Davao Ville Viet Nam 1 Ho Chi Minh Ville bureaux auxiliaires ont été ouverts dans la Région africaine (trois au Kenya et un en Éthiopie) ; un dans la Région des Amériques (Paraguay) ; trois dans la Région de la Méditerranée orientale (deux en Libye et un en Somalie) ; et un dans la Région européenne (Ukraine). En Ouganda, l’un des deux bureaux auxiliaires a été fermé (le tableau 4 montre la répartition de ces bureaux par Région). 12 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 1.2 Nos ressources humaines 1.2.1 Direction des bureaux de l’OMS dans les pays En général, les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires ou zones ont à leur tête des chefs de bureau. Dans le présent rapport, le terme « chef de bureau » est employé pour désigner : le Représentant de l’OMS ; le Représentant de l’OPS/OMS ; l’attaché de liaison ; le responsable du bureau de liaison. Si les Régions utilisent différents termes (tableau 7) pour désigner ce poste, les rôles et responsabilités qui y sont rattachés ont toutefois été uniformisés dans toute l’Organisation. Profil d’un chef de bureau de l’OMS En tant que représentant désigné du Directeur général agissant sous la supervision du Directeur régional, le chef de bureau de pays est le plus haut responsable de l’OMS au niveau d’un pays. Il est responsable de la direction, de la gestion, de l’exécution et de la coordination des fonctions stratégiques et opérationnelles de l’OMS dans le pays d’affectation, qui visent à obtenir des résultats sanitaires conformément aux priorités nationales, aux engagements régionaux et mondiaux, au programme général de travail de l’OMS et aux ODD. Le chef de bureau est un intermédiaire crédible, digne de confiance et neutre, mais aussi un leader efficace, influent et responsable dans le domaine de la santé au niveau des pays, qui travaille dans différents secteurs et à tous les niveaux de gouvernement, ainsi qu’en collaboration avec l’équipe de pays des Nations Unies, d’autres partenaires, des organisations non gouvernementales, la société civile et des acteurs communautaires. Soutenu par tous les niveaux du Secrétariat, le chef de bureau assume avec la plus grande efficacité ses différents rôles en ce qui concerne la politique, l’appui technique, la diplomatie, la gestion et le plaidoyer. 5 Les fonctionnaires chargés de Bahreïn, des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar ne sont pas considérés comme des chefs de bureau de pays. 6 Les responsables des bureaux de liaison sont des administrateurs recrutés sur le plan international. Le chef du bureau de pays de l’OMS représente le Directeur général et le Directeur régional compétent dans son pays d’affectation, où il est responsable de tous les aspects des activités de collaboration menées par l’OMS. En général, ses rôles et responsabilités comprennent : • le pouvoir de rassemblement, la représentation, l’établissement de partenariats et la sensibilisation ; • la coopération technique, le conseil et le dialogue en matière de politiques ; • l’administration et la gestion. Leur mandat précis, revu dans le sens de refléter les ODD, le treizième programme général de travail et la réforme des Nations Unies, est disponible sur demande. En janvier 2019, 123 chefs de bureau de pays nommés et 26 chefs de bureau par intérim représentaient l’OMS dans ses six Régions, comme indiqué dans le tableau 5. 1.2.2 Situation des chefs de bureau de l’OMS par intérim Dans toutes les Régions, de 2015 à 2019, le nombre de chefs de bureau de pays par intérim est passé de 18 à 26, ce qui fait ressortir la nécessité de recruter en temps utile des chefs de bureau et d’améliorer la planification de la succession afin de garantir la présence ininterrompue d’un chef à la tête Tableau 5. Chefs de bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones, par Région (à l’exclusion des chefs de bureau par intérim) Région Représentant de l’OMS Représentant de l’OPS/OMS Représentant de l’OMS ou chef de bureau de pays Autres Remarques Total Région africaine 31 31 Région des Amériques 24 24 Région de la Méditerranée orientale5 14 1 La mention « autres » désigne le chef du Bureau de l’OMS pour la Cisjordanie et la bande de Gaza 15 Région européenne 13 16 29 Région de l’Asie du Sud-Est 11 11 Région du Pacifique occidental 11 2 La mention « autres » désigne les administrateurs du Bureau de liaison en Micronésie septentrionale et à Vanuatu6 13 Total 80 24 16 3 123 1. Qui nous sommes Ι 13 de chaque bureau de pays. Comme le montre le tableau ci-dessous, la plus forte augmentation du nombre de chefs de bureau par intérim a été observée dans la Région africaine. AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Figure 4. Nombre de chefs de bureau de pays de l’OMS par intérim par Région, 2015-2019 0 2 4 6 8 10 12 14 16 2015 2017 2019 8 7 16 2 1 3 4 4 3 1 4 2 1 1 0 2 2 2 1.2.3 Répartition par sexe des chefs de bureau de l’OMS L’OMS est déterminée à promouvoir l’égalité des sexes au sein de son personnel. Toutefois, les progrès accomplis dans ce sens ont été lents et la proportion Figure 5. Proportion de femmes au sein des chefs de bureau de pays de l’OMS, 2010-2019 (à l’exclusion des chefs de bureau par intérim) (%) 30 32 34 36 38 40 2010 2012 2015 2017 2019 31 39 34 3333 14 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones de femmes nommées au poste de chef de bureau de pays est restée inférieure à 40 % de 2010 à 2019. À l’heure actuelle, la Région européenne est la seule Région où plus de 50 % des chefs de bureau de pays sont des femmes (59 %), suivie par la Région des Amériques (48 %) qui a enregistré une augmentation de six points de pourcentage depuis le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays. Sur la même période, la proportion de femmes assumant le rôle de chef de bureau de pays dans la Région africaine est passée de 23 % à 32 %. Alors que le nombre de femmes à la tête d’un bureau de pays a doublé dans la Région de la Méditerranée orientale depuis le rapport 2017, passant de trois à six, il n’en reste qu’une dans la Région de l’Asie du Sud-Est et trois dans la Région du Pacifique occidental. Femmes Hommes Figure 6. Proportion d’hommes et de femmes au sein des chefs de bureau de pays de l’OMS, dans le monde et par Région (%) 1.2.4 Région d’origine des chefs de bureau de l’OMS En 2012, dans le but de promouvoir la diversité régionale, le Directeur général, en concertation avec le Groupe de la politique mondiale de l’OMS, a décidé qu’au moins 30 % des chefs de bureau de l’OMS dans les pays devaient être originaires d’une Région autre que celle où ils sont affectés. La proportion de chefs de bureau de l’OMS affectés dans une Région autre que leur Région d’origine a augmenté à l’échelle mondiale, passant de 18 % en 2010 à 28 % en 2019. Leur répartition varie grandement suivant les Régions : 67 % des chefs de bureau travaillant dans les Régions de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental sont originaires d’autres Régions, contre 10 % dans la Région africaine et 7 % dans la Région européenne. Tableau 6. Nombre de chefs de bureau travaillant hors de leur Région OMS d’origine (à l’exclusion des chefs de bureau par intérim) Région Nombre de bureaux de pays de l’OMS Nombre de chefs de bureau de pays travaillant hors de leur Région OMS d’origine Région africaine 47 3 Région des Amériques 27 7 Région de la Méditerranée orientale 18 10 Région européenne 31 2 Région de l’Asie du Sud-Est 11 4 Région du Pacifique occidental 15 8 01/03/2019 Total 1/1 Global 61% 39% AFR 68% 32% AMR 52%48% EMR 60% 40% EUR 41% 59% SEAR 91% 9% WPR 77% 23% Total 61 % 39 % 9 1. Qui nous sommes Ι 15 1.2.5 Âge et retraite des chefs de bureau de l’OMS Plus de 60 % des chefs de bureau de pays sont âgés de 56 ans ou plus. La proportion de chefs de bureau de pays se situant dans la tranche d’âge de 56 à 60 ans était la plus élevée dans les six Régions. À compter du 1er janvier 2019, l’OMS a relevé l’âge réglementaire du départ à la retraite à 65 ans pour tous les membres du personnel. Tous les membres du personnel ayant atteint l’âge de la retraite, c’est- à-dire 60 ou 62 ans en 2017 ou 2018, ont pris leur retraite de l’OMS, sauf cas exceptionnels. De ce fait, on prévoit que neuf chefs de bureau de pays en moyenne partiront à la retraite chaque année de 2019 à 2025. Par Région, cela représente 33 % des chefs de bureau de pays de l’OMS travaillant actuellement dans la Région européenne, plus de 50 % de ceux affectés dans les Régions des Amériques, de la Méditerranée orientale, de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental, et 66 % de ceux de la Région africaine. AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Figure 7. Répartition par âge et par Région des chefs de bureau de l’OMS (à l’exclusion des chefs de bureau par intérim) 0 2 4 6 8 10 12 14 16 36-40 41-45 46-50 51-55 56-60 61-62 63-65 1.2.6 Durée de service des chefs de bureau de l’OMS Les chefs de bureau sont recrutés par voie de concours. En général, ce sont des fonctionnaires de haut rang qui ont travaillé pour l’OMS pendant un certain temps et qui justifient d’au moins dix ans d’expérience professionnelle aux niveaux national et international. Plus des trois quarts des chefs de bureau de pays ont travaillé plus de 11 ans au sein de l’OMS et trois comptent plus de 26 années de service. La durée de service la plus fréquente en tant que membre du personnel se situe entre 11 et 15 années. Plus de 60 % des chefs de bureau de pays assument ce poste depuis cinq ans ou moins. Sept ont été représentants de l’OMS pendant plus de dix ans et sept ont exercé leurs responsabilités dans différents lieux d’affection pendant une période allant de 16 à 20 ans. 16 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Figure 8. Nombre de chefs de bureau de l’OMS par années de service en tant que membre du personnel de l’Organisation (gauche) et par années de service en tant que chefs de bureau de l’OMS (droite) 07/05/2019 HWOs service-length-1 1/1 < 5 6-10 11-15 16-20 21-25 > 26 2 4 25 10 3 3 3 9 4 3 3 2 11 3 2 7 12 9 2 2 3 3 4 7 3 2/22/2019 HWOs tenure-1 1/1 <5 6-10 11-15 16-20 29 13 20 38 10 11 10 8 9 12 3 1.2.7 Effectifs de l’OMS dans les pays, territoires et zones Comme indiqué dans la figure 9 ci-dessous, l’OMS compte quatre catégories de personnel au niveau des pays, à savoir : les administrateurs recrutés sur le plan international ; les administrateurs recrutés sur le plan national ; les membres du personnel des services généraux recrutés sur le plan local ; et les personnes titulaires de contrats qui ne leur confèrent pas le statut de membre du personnel. 1.2.8 Effectifs de l’OMS au niveau des pays Au 31 décembre 2018, l’OMS comptait un effectif total de 3957 membres du personnel travaillant au niveau des pays dans ses six Régions, ce qui représente une hausse de 9 % par rapport à 2015 (3614). À ces fonctionnaires s’ajoutaient 5738 personnes titulaires de contrats qui ne leur confèrent pas le statut de membre du personnel. Près de la moitié de ces fonctionnaires travaillaient dans la Région africaine (46 %) ; 19 % étaient employés dans la Région de la Méditerranée orientale ; 11 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est ; 9 % dans la Région des Amériques et la Région du Pacifique occidental ; et 6 % dans la Région européenne. Parmi les membres du personnel en poste au niveau des pays, 20 % font partie de la catégorie professionnelle et de rang supérieur, 30 % sont des administrateurs recrutés sur le plan national et 50 % appartiennent à la catégorie des services généraux, ce qui indique que la proportion de membres du Figure 9. Catégories de personnel de l’OMS Administrateurs recrutés sur le plan international • Les administrateurs recrutés sur le plan international conformément au Règlement du personnel de l’OMS peuvent être envoyés dans n’importe quel lieu officiel d’affectation hors de leur pays d’origine. • Ils exercent des fonctions professionnelles exigeant des connaissances, de l’expertise et de l’expérience générales à caractère international. Administrateurs recrutés sur le plan national • Les administrateurs recrutés sur le plan national sont des ressortissants du pays dans lequel ils vont servir ; ils sont recrutés suivant la procédure de recrutement local et ne peuvent pas être envoyés dans un lieu d’affectation hors de leur pays d’origine. • Ils exercent des fonctions au niveau professionnel nécessitant des connaissances, de l’expertise et de l’expérience locales à caractère national. Membres du personnel de la catégorie des services généraux • Les membres du personnel des services généraux occupent les postes de commis, gardiens et employés subalternes suivant l’article 1310 du Statut du personnel. • Tous les postes de la catégorie des services généraux peuvent être pourvus suivant la procédure de recrutement local et doivent être occupés, autant que possible, par des personnes recrutées localement dans la zone située aux environs immédiats de chaque bureau. Personnes titulaires de contrats ne leur donnant pas le statut de membre du personnel • Les bureaux de pays de l’OMS recrutent des prestataires qui ne sont pas membres du personnel pour mener des activités précises pour une durée déterminée dans le cadre d’un programme, par exemple, l’éradication de la poliomyélite et la gestion des situations d’urgence. • Le statut des personnes qui ne sont pas membres du personnel est différent de celui des fonctionnaires internationaux ou du personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan national. 1. Qui nous sommes Ι 17 personnel relevant de la catégorie professionnelle continue de croître au niveau des pays (cette catégorie est passé de 11 % en 2010 à 47 % dans le rapport 2017 sur la présence dans les pays). La proportion de membres du personnel relevant de la catégorie professionnelle et de rang supérieur varie, allant de 12 % dans la Région africaine à 50 % dans la Région des Amériques, et s’élève à 26 % dans la Région du Pacifique occidental ; à 24 % dans la Région de la Méditerranée orientale ; à 21 % dans la Région européenne ; et à 19 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est. Le ratio des membres du personnel de la catégorie professionnelle par rapport aux membres du personnel de la catégorie des services généraux est souvent inférieur dans les pays où l’OMS mène un grand nombre d’activités opérationnelles. 1.2.9 Répartition par sexe du personnel de l’OMS au niveau des pays Des 3956 membres du personnel de l’OMS au niveau des pays, 62 % sont des hommes et 38 % des femmes, contre 64 % et 36 % respectivement lors du rapport 2017 sur la présence dans les pays. Dans les Régions, jusqu’à 70 % du personnel des bureaux de pays sont des hommes : c’est le cas dans la Région africaine et la Région de la Méditerranée orientale. Dans toutes les Régions, la proportion de personnel masculin augmente lorsque l’on considère la catégorie professionnelle par rapport à l’ensemble du personnel, à l’exception d’une baisse de 1 % dans la Région de la Méditerranée orientale. Ceci est encore plus prononcé lorsque la catégorie professionnelle et de niveau supérieur est considérée isolément, la différence étant supérieure à 20 % dans la Région européenne. Toutefois, une légère augmentation de la proportion de femmes cadres a été observée de 2017 à 2019 dans la Région africaine, la Région de la Méditerranée orientale et la Région du Pacifique occidental. 1.2.10 Diversité des effectifs de l’OMS au niveau des pays Le treizième programme général de travail oriente les priorités et l’action de l’OMS dans leur ensemble ; cependant, l’orientation et l’approche particulières qu’emploie le Secrétariat dans sa collaboration avec chaque pays restent flexibles afin de tenir compte du contexte et de la capacité de chaque pays, de sorte à fournir un appui pertinent et efficace. Dans certains contextes, cet engagement se situera plus en amont (politique, stratégique et normatif) et dans d’autres plus en aval, l’accent étant mis sur l’assistance technique et le renforcement de la prestation de services. Dans de nombreux pays, cet engagement supposera une combinaison d’approches et l’orientation de l’appui de l’OMS évoluera au fil du temps. Les capacités des équipes de pays de l’OMS doivent être adaptées à l’exercice des fonctions essentielles de l’Organisation et aider l’État Membre à atteindre ses priorités nationales. Plusieurs initiatives recentrant les efforts sur l’amélioration de l’impact de l’OMS dans les pays ont été lancées afin de restructurer les bureaux de pays de l’OMS et de renforcer leurs capacités. Les stratégies de coopération de l’OMS avec les pays et les plans d’appui aux pays font partie des outils stratégiques et opérationnels que l’OMS utilise au Figure 10. Composition du personnel de l’OMS dans les six Régions, par catégorie de personnel et sexe Femmes Hommes Services généraux Administrateurs recrutés sur le plan national Membres du personnel de la catégorie professionnelle et de rang supérieur AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Répartition du personnel de l’OMS dans les pays, par catégorie Administrateurs recrutés sur le plan national Catégorie des services généraux Catégories professionnelle et de rang supérieur 52 % 40 % 30 % 68 % 62 % 53 % 67 % 40 % 40 % 71 % 67 % 72 % 55 %74 % 70 % 69 % 42 % 29 % 26 % 30 % 31 % 71 % 58 % 45 % 29 % 33 % 29 % 33 % 60 % 60 % 47 % 38 % 32 % 70 % 60 % 48 % 18 % 23 % 34 % 30 % 39 % 25 % 26 % 19 % 24 % 50 % 12 % 54 % 32 % 53 % 51 % 49 % 40 % 21 % 18 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones niveau des pays pour définir les priorités et identifier l’avantage comparatif de l’OMS ainsi que ses lacunes éventuelles en matière de capacités. Les examens fonctionnels des bureaux de pays et le programme de transformation actuel offrent d’autres possibilités de rationaliser et de perfectionner les compétences des bureaux de pays. La présente section décrit la situation actuelle de la capacité des pays en ce qui concerne des secteurs de programme particuliers. Au total, 140 (94 %) des 149 bureaux de pays de l’OMS ont déclaré disposer de ressources humaines chargées des questions programmatiques et techniques dans au moins l’un des secteurs de programme indiqués dans la figure 11, tandis que 56 bureaux de pays de l’OMS (38 %) ont déclaré être dotés de capacités dans les sept domaines d’action. Plus de 84 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré disposer de ressources humaines chargées des questions liées aux systèmes de santé, à la couverture sanitaire universelle et à la lutte contre les maladies transmissibles, voire 100 % dans la Région des Amériques et la Région de l’Asie du Sud-Est. Tous les bureaux de pays de l’OMS situés dans la Région des Amériques ont également indiqué disposer de ressources humaines capables de faire face aux situations d’urgence sanitaire, d’autant que de nombreux pays de cette Région, en particulier les Caraïbes, sont exposés aux phénomènes météorologiques extrêmes. Dans la Région africaine, les bureaux de pays de l’OMS ont déclaré disposer du plus haut niveau de capacité en ressources humaines dans le domaine technique de la lutte contre les maladies transmissibles, en phase avec la lourde charge de morbidité que les maladies transmissibles font peser sur la Région. Les systèmes de santé et la couverture sanitaire universelle étaient le domaine technique pourvu du plus haut niveau de capacités en ressources humaines dans la Région de la Méditerranée orientale grâce à des efforts de longue haleine en faveur du renforcement des systèmes de santé et de l’équité en matière de santé dans la Région. Figure 11. Proportion de bureaux de pays de l’OMS déclarant disposer de ressources humaines chargées des questions programmatiques et techniques dans divers secteurs de programme (%) 09/05/2019 Chapter-1-Fig 11 1/1 55% 91% 43% 74% 89% 70% 81% 56% 83% 33% 89% 94% 72% 61% 73% 100% 82% 91% 91% 82% 82% 96% 100% 81% 100% 96% 89% 89% 42% 55% 13% 58% 55% 58% 48% 60% 87% 60% 80% 87% 87% 80% Maladies transmissibles Systèmes de santé / couverture sanitaire universelle (CSU) Situaons d’urgence sanitaire Maladies non transmissibles Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie Résistance aux an microbiens Effets du changement clima que sur la santé 85 84 79 74 73 62 47 1. Qui nous sommes Ι 19 Parmi les bureaux de pays de la Région européenne de l’OMS, 58 % ont déclaré disposer de capacités de réponse aux situations d’urgence sanitaire et de lutte contre les maladies non transmissibles, ces dernières constituant un domaine d’action prioritaire dans de nombreux pays, tandis que d’autres renforcent leur capacité de réponse face à l’arrivée d’un nombre croissant de réfugiés ou de migrants. Enfin, 87 % des pays de la Région du Pacifique occidental disposent de capacités en matière de lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, de renforcement des systèmes de santé et de promotion de la couverture sanitaire universelle. Comme pour les différents domaines techniques, il est tout aussi important de disposer d’un certain niveau de capacité et de compétence dans les processus fonctionnels permettant aux équipes des bureaux de l’OMS d’exécuter les fonctions essentielles de l’Organisation. La majorité des bureaux de pays de l’OMS disposent des capacités voulues en matière de dialogue stratégique et d’analyse des politiques, conformément à l’approche d’intégration de la santé dans toutes les politiques ; c’est le cas notamment de tous les bureaux de pays de la Région des Amériques et de la Région de l’Asie du Sud-Est. Plus de 85 % des bureaux de pays de l’OMS ont également des capacités en matière d’achats, de logistique et de gestion de projets ou de programmes. Dans les Régions, entre 61 % et 96 % des bureaux de pays de l’OMS disposent de capacités de collaboration multipartite pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable ; ce chiffre atteint 80 % ou plus dans la Région des Amériques, la Région de l’Asie du Sud-Est et la Région du Pacifique occidental. Cent vingt bureaux de pays de l’OMS (81 %) ont des capacités dans au moins cinq compétences fonctionnelles, tandis que 44 bureaux de pays de l’OMS (30 %) ont des capacités dans au moins neuf des 10 rôles soulignés. 1.3 Nos infrastructures 1.3.1 Lieu d’implantation des bureaux de pays de l’OMS Dans les 149 pays, territoires et zones dans lesquels l’OMS est physiquement présente, différents types de locaux sont mis à la disposition des bureaux. Ceux-ci comprennent différentes catégories, à savoir les bureaux de pays, les bureaux auxiliaires et les Figure 12. Proportion de bureaux de pays de l’OMS déclarant disposer de capacités sur le plan des compétences fonctionnelles (%) AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Participation communautaire Données / Traitement de l’information / Statistiques sanitaires Égalité entre les sexes, équité et droits humains Suivi et évaluation Collaboration entre de multiples parties prenantes en vue de l’atteinte des ODD Communication stratégique et compétences en matière de négociation Mobilisation de ressources et rédaction de propositions Gestion des projets Achats et logistique Approche de la santé dans toutes les politiques / Approche de la santé dans toutes les politiques Région Bureaux de pays Territoires Locaux communs des Nations Unies Région africaine 47 12 Région des Amériques 27 1 Région de la Méditerranée orientale 17 1 (Cisjordanie et bande de Gaza) 3 (y compris Tripoli) Région européenne 30 1 (Pristina) 8 Région de l’Asie du Sud-Est 11 2 Région du Pacifique occidental 15 2 Total 147 2 28 Tableau 7. Nombre de bureaux de l’OMS dans les pays et les zones situés dans des locaux communs des Nations Unies 20 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones bureaux locaux. La majorité des locaux (69 %) à travers le monde sont mis à la disposition de l’OMS gratuitement ; ces bureaux sont généralement situés dans les locaux du Ministère de la santé ou à proximité. Enfin, 28 bureaux de pays sont hébergés dans des locaux communs des Nations Unies (19 %) et 10 % dans des locaux appartenant à l’OMS. 1.3.2 Capacité de communication de l’OMS au niveau des pays L’OMS reconnaît qu’une communication efficace, intégrée et coordonnée est essentielle à la réalisation de son objectif, qui consiste à bâtir un avenir meilleur et plus sain pour la population du monde entier. Les deux tiers des bureaux de pays de l’OMS (66 %) ont indiqué disposer d’un personnel spécialement chargé de la communication, dont les deux tiers à temps plein et 24 % à temps partiel, tandis que les 10% restants sont externalisés. Plus de 80 % des bureaux de pays de l’OMS situés dans la Région africaine, dans la Région des Amériques et dans la Région de l’Asie du Sud-Est ont un personnel spécialement chargé de la communication, dont 13 % à 62 % à temps plein suivant les Régions. La proportion du personnel de communication à temps plein est passée de 41 % à 44 % depuis le rapport 2010 sur la présence dans les pays et a doublé dans les Régions de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental. Des augmentations ont également été Région Bureaux auxiliaires et locaux Locaux communs des Nations Unies Région africaine 60 9 Région des Amériques 0 0 Région de la Méditerranée orientale 33 9 Région européenne 7 4 Région de l’Asie du Sud-Est 489 2 Région du Pacifique occidental 3 1 Total 592 25 Tableau 8. Nombre de bureaux auxiliaires et locaux de l’OMS situés dans des locaux communs des Nations Unies Figure 13. Proportion de bureaux de pays de l’OMS déclarant disposer d’un personnel de communication (%) Temps plein Temps partiel Externalisation Non disponible 11/03/2019 Fig 13 1/1 0% 20% 40% 60% 80% 100% AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 61% 55% 33% 13% 45% 40% 15% 15% 44% 74% 18% 40% 9% 15% 9% 7% 15% 15% 22% 13% 27% 13% 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % 6 5 % 33 13 45 40 % 15 22 1 13 27 3 9 15 % 9 15 % 5 44 74 % 18 4 1. Qui nous sommes Ι 21 signalées dans la Région des Amériques et dans la Région européenne. 1.3.3 Échange d’informations Les bureaux de l’OMS dans 133 pays, territoires et zones (89 %) ont indiqué s’être dotés d’un site Web consacré à leur pays dans le but d’informer leurs partenaires. Au moins 83 % des bureaux de pays de l’OMS dans chaque Région ont indiqué disposer d’un site Web dédié à leur pays, ce chiffre ayant atteint 100 % dans la Région de la Méditerranée orientale. L’utilisation des réseaux sociaux permet aux bureaux de pays de l’OMS d’orienter le public vers des sites Web proposant des contenus plus détaillés et fiables. De nouvelles plateformes de réseaux sociaux apparaissent et celles employées à l’heure actuelle évoluent constamment pour tirer parti des nouvelles technologies de vidéo, de diffusion et autres qui permettent à leurs abonnés de mieux participer au dialogue. L’OMS cherche à se tenir constamment au fait des évolutions et à identifier les domaines à améliorer. Les bureaux de l’OMS dans 91 pays, territoires et zones (61 %) ont déclaré avoir au moins un compte officiel sur les réseaux sociaux, tandis que 23 bureaux de pays de l’OMS (15 %) en possèdent au moins trois. Les bureaux de pays de l’OMS sont plus susceptibles d’avoir signalé l’existence d’un compte Facebook ou Twitter (respectivement 48 % et 42 %) et au moins 10 % ont également déclaré utiliser YouTube et Instagram ou Flickr. Au moins 39 % des bureaux de pays de l’OMS dans chaque Région ont au moins un compte sur un réseau social et les taux de participation les plus élevés ont été rapportés dans la Région des Amériques (85 %) et la Région de la Méditerranée orientale (72 %). 1.3.4 Accès à des espaces aménagés pour l’allaitement maternel dans les bureaux de pays de l’OMS L’allaitement maternel donne aux enfants le meilleur départ dans la vie. Un peu moins de la moitié des bureaux de pays de l’OMS ont indiqué disposer de locaux adaptés permettant à leurs employées d’allaiter (49 %) ; ce chiffre varie entre 58 % et 67 % dans la Région des Amériques, la Région de la Méditerranée orientale, la Région européenne, la Région de l’Asie du Sud-Est et la Région du Pacifique occidental, contre 21 % dans la Région africaine. Figure 14. Proportion de bureaux de pays de l’OMS déclarant disposer d’un site Web dédié à leur pays ou de comptes officiels sur les réseaux sociaux (%) 06/03/2019 Fig 14 1/1 Website Facebook Twitter YouTube Instagram/Flickr Other local social media Google+/Google Play 89 48 42 11 10 5 1 Sit Web Twitter YouTube Instagram/Flickr Autres réseaux sociaux locaux Google+/Google Play Facebo k 22 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 05/03/2019 Q4 1/1 AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 21 67 61 58 64 60 Overall 49 Figure 15. Proportion de bureaux de pays de l’OMS déclarant disposer de locaux adaptés pour permettre à leurs employées d’allaiter (%) Total 1. Qui nous sommes Ι 23
Notre action 2. 2. Notre action Pour obtenir des résultats dans chaque pays, l’OMS engage un dialogue de politique générale et fournit un appui stratégique, une assistance technique et un soutien opérationnel aux États Membres en fonction de leurs besoins. L’OMS est un partenaire de confiance des ministères de la santé et s’emploie à renforcer durablement les capacités institutionnelles nécessaires pour protéger la santé, assurer la sécurité des personnes et servir les personnes vulnérables dans chaque pays. La collaboration de l’OMS auprès du Ministère de la santé se traduit principalement par une contribution aux politiques, stratégies et plans nationaux de santé visant à favoriser la CSU et à assurer la protection financière ; son rôle dans la mobilisation et la coordination du secteur de la santé pour obtenir de meilleurs résultats au niveau des pays ; sa participation aux examens annuels conjoints du secteur de la santé ; ses conseils en matière de politique et son soutien technique visant à faciliter la réalisation des trois priorités du treizième programme général de travail ; la mobilisation de ressources pour la santé. Outre les ministères de la santé, l’OMS collabore avec d’autres ministères et entités gouvernementales au-delà du secteur de la santé, notamment des parlementaires et des chefs d’État, en les encourageant à engager une action multisectorielle visant à réduire les facteurs de risque et à améliorer la santé, ce qui constitue l’un des piliers de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 dans son ensemble. Travailler avec des ministères autres que celui de la santé est une solution de plus en plus reconnue et encouragée, car elle permet d’améliorer les résultats sanitaires pour des problèmes liés à des facteurs de risque et à des questions relevant de secteurs autres que celui de la santé. La collaboration de l’OMS avec un large éventail de partenaires est la clé pour obtenir les meilleurs résultats possibles pour la santé publique mondiale. Au niveau des pays, l’OMS collabore avec les institutions des Nations Unies, les organismes bilatéraux et multilatéraux, les fonds et fondations, les organisations non gouvernementales et les communautés pour la planification, la mise en œuvre et le suivi de programmes visant à améliorer la santé. Rôles et fonctions des bureaux de pays de l’OMS Formuler des solutions politiques • Diriger le dialogue sur les politiques de santé et donner des conseils en matière de politiques aux homologues et partenaires nationaux • Inciter les pays à participer à l’élaboration de politiques et de stratégies régionales et mondiales Montrer la voie à suivre • Promouvoir l’intégration de la santé dans toutes les politiques ainsi que le dialogue pour une collaboration intersectorielle et multipartite • Diriger l’action de l’OMS en collaboration avec les institutions des Nations Unies de sorte à intégrer les priorités nationales en matière de santé dans le programme de développement et le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) • Mobiliser et coordonner la réponse sanitaire en cas d’urgence • Jouer un rôle moteur dans le renforcement des capacités des pays en ce qui concerne la diplomatie de la santé afin d’accroître la participation aux processus nationaux et internationaux et d’améliorer la gouvernance mondiale en matière de santé Fournir un appui technique et renforcer les capacités • Promouvoir l’élaboration d’une stratégie de coopération avec les pays et sa mise en œuvre • S’occuper de la mise en place et de la facilitation de la coopération technique • Assurer la mise en œuvre et le suivi des engagements internationaux, des conventions et des instruments juridiques • Diriger les interventions et actions d’urgence en cas de crise ou de situation d’urgence Surveiller les tendances en matière de santé • Assurer pour le compte de l’OMS le suivi et l’évaluation des politiques et programmes au niveau national Définir des normes • Prêter assistance aux pays qui cherchent à adapter et à mettre en œuvre les lignes directrices, les outils et les méthodes • Contribuer à la définition de normes mondiales en diffusant des données factuelles recueillies dans les pays Façonner le programme de recherchea • Promouvoir la recherche et renforcer les capacités de recherche dans les pays • Soutenir et, le cas échéant, entreprendre des recherches opérationnelles en veillant à ce que leurs résultats soient utilisés • Contribuer à la mise en commun des connaissances sur les pratiques exemplaires 26 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 2.1 Contribution aux politiques, stratégies et plans nationaux de santé visant à converger vers la CSU, à faire en sorte que chacun vive en bonne santé et à répondre aux situations d’urgence sanitaire Les politiques, stratégies et plans nationaux de santé jouent un rôle essentiel dans la définition des besoins de santé de la population d’un pays, de sa vision, de ses orientations et de ses investissements pour améliorer la santé et réaliser les objectifs de développement durable. Au cours de la période considérée, une politique, une stratégie ou un plan national de santé valable était en place dans 124 pays, territoires et zones (83 %) où l’OMS a un bureau. Tous les pays de la Région de l’Asie du Sud- Est disposent actuellement d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan national de santé actualisé, de même que plus de 80 % des pays de la Région africaine, de la Région des Amériques, de la Région européenne et de la Région du Pacifique occidental. Les bureaux de l’OMS dans 147 pays, territoires et zones ont indiqué avoir joué un rôle dans le lancement, l’élaboration, la mise en œuvre ou le suivi d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan national de santé, présentement ou par le passé. En fonction du contexte national, l’OMS joue divers rôles d’appui aux politiques, stratégies et plans nationaux de santé, parmi lesquels le renforcement des capacités nationales de mise en œuvre est l’activité la plus fréquemment citée par les bureaux de pays (89 % des pays, territoires et zones). Les autres rôles qu’ils assument sont présentés dans la figure 16 ci-dessous. Dans 105 bureaux de pays (70 %), l’OMS a assumé au moins cinq de ses six rôles actifs. Participation active (par exemple, collaboration avec le Ministère de la santé ou autre ayant abouti à la formulation d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan de santé au niveau national) Participation active à la mise en œuvre d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan de santé au niveau national Renforcement des capacités nationales en matière d’analyse, de formulation, de suivi et d’examen des politiques Renforcement des capacités nationales en ce qui concerne la mise en œuvre d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan de santé au niveau national Amélioration de la gouvernance nationale du secteur de la santé par le biais d’un dialogue soutenu, inclusif et efficace sur les politiques de santé Principal partenaire technique pour l’analyse de la situation Non impliqué Un organisme partenaire participe aux réunions pour l’élaboration des politiques, des stratégies ou des plans de santé au niveau national (sans toutefois fournir un soutien actif) 05/03/2019 Q7 1/1 100% SEAR 89% AMR 90% EUR 50% EMR 93% WPR 81% AFR AFR 18% 17% 17%16% 15% 14% 3% EMR 17% 17% 16%16% 15% 14% 3% EUR 20% 17% 17% 17% 13% 13% 2% 1% SEAR 17% 17% 16%16% 16% 12% 7% WPR 18% 16% 16%16% 15% 14% 4% AMR 17% 17% 17%16% 14% 13% 3% 1% Proportion of countries, territories and areas where the WHO is physically present with a valid national health policy, strategy or plan Figure 16. Proportion de bureaux de pays de l’OMS dans chaque Région déclarant soutenir activement une politique, une stratégie ou un plan de santé au niveau national (%) Proportion de pays, territoires et zones où l’OMS est présente physiquement et participe à une politique, à une stratégie ou à un plan de santé valable au niveau national 8 %9 9 8 1 1 1 7 1 1 1 1 1 16 6 1 % 2. Notre action Ι 27 Figure 17. Appui des bureaux de pays de l’OMS à la mise en œuvre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac Les bureaux de pays de l’OMS en action : la mise en œuvre de la CCLAT Plusieurs bureaux de pays de l’OMS ont activement participé à de nombreux aspects de la mise en œuvre de la CCLAT. Leurs interventions ont notamment consisté à soutenir une étude économique sur le tabac et la fiscalité à l’appui de la ratification de la CCLAT au Maroc et à déployer des experts techniques internationaux pour la mise en œuvre effective du projet CCLAT 2030 en Jordanie. Il est essentiel d’avoir un impact durable. Le Bureau de l’OMS en Fédération de Russie a abordé cet aspect en menant des campagnes de sensibilisation et en diffusant des données factuelles pour faire en sorte que la lutte antitabac reste une priorité gouvernementale de haut niveau dotée d’un financement garanti. Le bureau de l’OMS en Slovénie s’est engagé dans une analyse de la situation et a promu le dialogue politique entre les parties prenantes en surveillant les violations et en évaluant son impact. Le bureau de l’OMS en Géorgie s’est fortement impliqué en faveur de la promulgation et de l’application d’une législation moderne pour la lutte antitabac. Il a prêté assistance à des ONG en vue de l’organisation d’un voyage d’étude et de l’engagement d’une collaboration avec des parlementaires de différents pays, ce qui a permis aux décideurs d’acquérir de l’expérience. En collaboration avec ses partenaires, l’OMS a mené une intense campagne de communication qui a contribué de manière décisive à obtenir un appui solide de la part du public en faveur des mesures de lutte antitabac. Le soutien sans relâche de l’OMS et la collaboration multisectorielle visent à accroître l’impact et à prévenir toute ingérence de la part de l’industrie du tabac. Un rapport de l’OMS et de ses partenaires sur l’investissement dans la mise en œuvre de la CCLAT a joué un rôle important dans l’adoption de la législation antitabac en Géorgie et dans le renforcement de la collaboration intersectorielle au niveau national. The Framework Convention on Tobacco Control (FCTC) and the Protocol to Elimincate Illicit Trade in Tobacco Products Actions in Member States that are Parties Providing multi-level assistance to facilitate policy dialogue and to ensure full implementation of the Convention; collecting contributions from the Parties and encouraging them to join the Protocol to Eliminate Illicit Trade in Tobacco Products. Supporting the preparation of progress reports on treaty implementation. Actions in Member States that are Parties WHO country offices Actions in relation to the Convention's Secretariat Facilitating the communication with Parties' governments; working to integrate the Convention in the UN system at country level (UN funds, UN RC System, UNDAF), supporting need assessment missions and meeting with experts. Actions in Member States that are not Parties Providing support and advocacy to encourage the country to join the Convention. Countries with a WHO country office which have ratified the FCTC Countries without a WHO country office which have ratified the FCTC The FCTC has been ratified in 91% of the 149 countries, territories and areas where the WHO is physically present. WHO country offices play active roles to ensure ratification and implementation. A high level of ratification across a wide geographical spread is evident, with over 80% of countries, territories and areas within each region having ratified the FCTC, including 100% in the Western Pacific Region. An additional 37 countries, territories and areas where the WHO is physically present have ratified the Protocol to Eliminate Illicit Trade in Tobacco Products as of October 2018. La Convention-cadre pour la lutt antitabac (CCLAT) et le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac La CCLAT a été ratifiée dans 91 % des 149 pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente. Les bureaux de pays de l’OMS veillent activement à garantir sa ratification et sa mise en œuvre. On constate un niveau élevé de ratification sur étendue géographique, plus de 80% des pays, territoir s t zones de chaque Région ayant ratifié la Convention-cadre, dont 100% dans la Région du Pacifique occidental En octobre 2018, 37 pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente avaient ratifié le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Mesures prises en ce qui concerne le Secrétariat de la Convention Faciliter la communication avec les gouvernements des Parties ; œuvrer à l’intégration de la Convention dans le système des Nations Unies au niveau des pays (fonds des Nations Unies, système des coordonnateurs résidents des Nations Unies, PNUAD) et soutenir les missions d’évaluation des besoins ainsi que les réunions avec des experts. Pays doté d’un bureau de l’OMS qui ont ratifié la CCLAT Pays dépourvus de bureau de l’OMS qui ont ratifié la CCLAT Mesures prises dans les États M mbres non par ies à la CCLAT Fournir un appui au pays et y mener une campagne de sensibilisation pour l’encourager à adhérer à la Convention. Mesures prises dans les États Membres parti s à la CCLAT Fournir une assistanc à plu ieurs niveaux pour faciliter le dialogue de politique générale et assurer la pleine mise en œuvre de la Convention ; collecter les contributions des Parties et les encourager à adhérer au Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Soutenir l’établissement de rapports de situation sur la mise en œuvre des traités. Bureaux de pays de l’OMS 28 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Les bureaux de pays de l’OMS ont joué un rôle clé dans l’application des traités de l’OMS, tels que la Convention-cadre pour la lutte antitabac, premier instrument de l’OMS adopté en vertu de l’article 19 de sa Constitution. Les différents types d’action entrepris par les bureaux de pays de l’OMS pour faciliter la mise en œuvre de la CCLAT sont décrits en détail dans la figure 17. 2.2 Stratégie de coopération avec les pays Une stratégie de coopération avec un pays représente la vision stratégique de l’OMS à moyen terme qui guidera les travaux entrepris dans ce pays et en partenariat avec lui. Elle transpose le treizième programme général de travail dans le pays et tient compte des programmes nationaux pour la santé et le développement1. À la lumière des besoins en matière de santé et d’un dialogue stratégique avec les États Membres et les partenaires travaillant dans le pays, la stratégie de coopération identifie un ensemble de priorités convenues conjointement sur lesquelles reposera la collaboration avec l’OMS pendant une période de quatre ou cinq ans ; celle- ci portera sur des domaines dans lesquels l’OMS jouit d’un avantage comparatif, de sorte à obtenir des résultats pour la santé publique. Conformément à la réorientation stratégique de l’OMS en faveur de meilleurs résultats dans chaque pays, les stratégies de coopération avec les pays comprennent également un cadre d’impact dans les pays, qui est aligné sur le treizième programme général de travail et qui porte sur les priorités définies conjointement. C’est sire que les stratégies de coopération avec les pays jouent un rôle unique et crucial : elles sont l’expression publique de la chaîne de résultats de l’OMS au niveau des pays. Elles apportent également un soutien essentiel au processus de planification opérationnelle bisannuelle de l’OMS, notamment en ce qui concerne les plans d’appui aux pays. Le rôle d’une stratégie de coopération avec un pays est de répondre de manière stratégique aux priorités particulières d’un pays en mobilisant les ressources institutionnelles nécessaires à la réalisation de ses 1 L’expression « programme national de santé et de développement » est employée ici pour décrire l’ensemble des priorités du pays en matière de santé qui sont généralement énoncées dans les stratégies, les politiques, les plans et les documents de vision mis au point par les gouvernements. Il s’agit souvent de politiques et de plans de santé nationaux, de plans de développement durable, de politiques et de plans d’autres secteurs ayant des conséquences sur la santé, du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (ou équivalent) et de documents définissant la vision du gouvernement. Stratégie de coopération avec les pays : l’analyse mondiale 2017 en bref L’analyse mondiale 2017 des stratégies de coopération de l’OMS avec les pays, examen mené tous les trois ans, a révélé que la promotion de la CSU par le biais du renforcement des systèmes de santé était la pierre angulaire des activités de l’OMS au niveau des pays et était reconnue comme un objectif prioritaire dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 récemment adopté. Des mesures destinées à promouvoir la CSU étaient présentes dans 84 % des 64 stratégies de coopération avec les pays qui ont été examinées. La lutte contre les risques liés aux situations d’urgence et la gestion des crises (78 %), l’application du RSI (2005) – 69 % – et le renforcement des capacités d’alerte et de riposte (61 %) étaient les priorités stratégiques et domaines prioritaires les plus cités dans les stratégies de coopération avec les pays examinées en 2017, suivis des systèmes de surveillance des maladies et d’alerte précoce (52 %, dans le contexte des situations d’urgence). Conformément aux recommandations de la précédente analyse mondiale de l’OMS, la plupart des stratégies de coopération avec les pays comprennent désormais une priorité stratégique concernant l’évaluation des risques, la préparation, l’alerte et les interventions en cas d’épidémie ou de situation d’urgence et la fourniture d’un appui ferme à la mise en œuvre du RSI au niveau national. Douze (19 %) des 64 stratégies de coopération avec les pays qui ont été examinées au cours de l’analyse mondiale de 2017 accordaient la priorité à des solutions reposant sur des interventions transversales. Trente-cinq (95 %) d’entre elles traitaient des déterminants sociaux de la santé, 89 % de l’équité, 86 % des problématiques de genre et 65 % des droits humains. Suite au lancement des ODD en 2016, les stratégies de coopération avec les pays ont été orientées ou réorientées de sorte à définir un axe stratégique pour la réalisation des ODD au niveau des pays, tout en encourageant également la mobilisation de plusieurs secteurs en faveur de la santé, pilier essentiel des ODD et du treizième programme général de travail. Les stratégies de coopération avec les pays servent également à définir la coopération technique et fournissent une plate-forme pour intégrer des problématiques, qu’elles concernent la santé ou non. Les pays à revenu élevé, dont certains sont des donateurs et des défenseurs de la santé et du développement dans de nombreux pays en développement, ont de plus en plus recours aux stratégies de coopération, ce qui permet de mieux structurer le partenariat avec l’OMS. politiques, stratégies et plans de santé nationaux ainsi qu’en déterminant les mesures à prendre pour atteindre ses objectifs nationaux en matière de santé au titre des objectifs de développement durable. Les figures 18 et 19 résument les caractéristiques des stratégies de coopération avec les pays et leurs liens avec le programme général de travail de l’OMS. 2. Notre action Ι 29 Figure 18. Fonctions et caractéristiques des stratégies de coopération de l’OMS avec les pays Figure 19. Processus de planification du treizième programme général de travail et liens avec les stratégies de coopération avec les pays Rapport sur l’impact dans le pays La SCP en tant que cadre stratégique pour mettre en œuvre le treizième PGT dans le pays Treizième programme général de travail Programme national de santé et de développement STRATÉGIE DE COOPÉRATION DE L’OMS AVEC LE PAYS PNUAD Plan d’assistance aux pays + Plan des RH + Budget Produits, activités et cibles (des 3 niveaux pour concrétiser les priorités des pays et atteindre les cibles d’impact définies dans la SCP) Indicateurs et cibles du cadre d’impact Priorités stratégiques et résultats connexes Programme de développement durable à l’horizon 2030 9 résultats connexes It is tailored to the country's CAPACITY and CONTEXT Provides a FLEXIBLE time frame, adaptive to changing CIRCUMSTANCES It is a tool for TRANSPARENCY: CCS evaluation focuses on how the country and WHO collaborated to achieve local targets It is the basis for bottom-up PLANNING, guides BUDGET DECISIONS and directs RESOURCES to programmes and Member States ALIGNS country priorities to GPW 13 and WHO leadership priorities Identifies health NEEDS and PRIORITIES in line with the country's development agenda Promotes country OWNERSHIP in achieving the SDGs Creates opportunities for COLLABORATION with non-state stakeholders Country Cooperation Strategy What is it for ? Promotes health issues in the UNDAF, harmonizing it with other UN Agencies and the SDGs Links to the COUNTRY SUPPORT PLAN, using it as the results chain to measure CCS IMPACT and WHO's CONTRIBUTION Identifie les BESOINS et les PRIORITÉS en matière de santé, conformément au programme de développement du pays ALIGNE les priorités du pays sur le treizième programme général de travail et les priorités de leadership de l’OMS Sert de base pour une PLANIFICATION ascendante, éclaire les DÉCISIONS BUDGÉTAIRES et oriente les RESSOURCES vers les programmes et les États Membres Adaptée aux CAPACITÉS et au CONTEXTE des pays Promeut les questions de santé dans le cadre du PNUAD, en cohérence avec les autres institutions des Nations Unies et les ODD Crée des ssibil és de LABORATION avec des acteurs non gouvernementaux Encourage L’APPROPRIATION par les pays sur la voie de la réalisation des ODD révo t un calendrier SOUPLE, adapté à l’évolution de la SITUATIO iée au PLAN D’APPUI AUX PAYS et l’ utilise dans le cadre d’une chaîne de résultats pour surer L’IMPACT de la str tégie de coopération avec le pays et la CONTRIBUTION de l’OMS l s’agit d’un outil de TRANSPA E CE : l’évaluation de la stratégie de coopération avec le pays vise à déterminer comment le pays et l’OMS ont collaboré pour atteindre les cibles l cales À quoi sert une stratégie de coopération avec un pays ? 30 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Au 31 octobre 2018, 133 pays, territoires et zones dans lesquels l’OMS est physiquement présente (72 %) étaient dotés de stratégies de coopération valables, d’accords de collaboration biennaux ou avaient entrepris leur élaboration ou leur mise à jour. On dénombre actuellement 83 stratégies de coopération de pays valables, contre 62 lors du rapport 2017 sur la présence dans les pays, à une période où de nombreux pays ont renouvelé leurs stratégies pour les aligner sur les objectifs de développement durable. Les bureaux de pays de l’OMS dotés de stratégies de coopération valables représentent 77 % (36) de la Région africaine, 63 % (17) de la Région des Amériques, 22 % (4) de la Région de la Méditerranée orientale, un établissement de la Région européenne, 91 % (10) de la Région de l’Asie du Sud-Est et tous les bureaux de la Région du Pacifique occidental2. La proportion de pays, de territoires et de zones dotés de stratégies de coopération valables a 2 La stratégie de coopération avec le Viet Nam est énoncée dans un document interne du programme unique des Nations Unies. augmenté de plus de 50 % dans la Région africaine et la Région des Amériques depuis le rapport 2017. Un nombre croissant de pays de la Région européenne disposent d’une stratégie de coopération, dont six pays à revenu élevé (Belgique, Chypre, Italie, Malte, Portugal et Suisse) et un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure dans lequel l’OMS est physiquement présente (Fédération de Russie). En outre, 26 pays de la Région européenne disposent d’accords de collaboration biennaux valables. Sur les 83 pays, territoires et zones dotés d’une stratégie de coopération valable et pour lesquels des données supplémentaires sont disponibles, 94 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré l’avoir utilisé pour mener des activités de sensibilisation aux problèmes de santé et aligner les ressources financières et humaines sur les priorités du pays, et 93 % pour mieux harmoniser l’action des bureaux de pays de l’OMS avec celle de leurs partenaires. Figure 20. Couverture des stratégies de coopération avec les pays valables et des accords de collaboration biennaux dans les États Membres dotés d’un bureau de l’OMS 01/05/2019 Figure 20 1/1 AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 109 des 149 États Membres dans lesquels l’OMS possède un bureau sont dotés d’une stratégie de coopération avec l’OMS valide, d’un accord de coopération biennal ou d’un instrument équivalent conclu avec le Ministère de la santé 109 Région Pays dans lesquels l’OMS est présente et qui disposent d’une SCP ou d’un BCA valide AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 36 17 4 27 10 15 Total 109 2. Notre action Ι 31 Au sein de chaque Région, les stratégies de coopération avec les pays ont été utilisées dans ces trois objectifs dans plus de 85 % des cas, voire 100% pour la Région de la Méditerranée orientale, la Région européenne et la Région de l’Asie du Sud-Est. Parmi les bureaux de pays de l’OMS dotés d’une stratégie de coopération avec les pays valable, 87 % ont indiqué qu’ils l’utilisent pour mobiliser des ressources, tandis que 85 % l’utilisent pour fournir des informations sur les priorités des bureaux de pays de l’OMS lors des visites ou des missions effectuées dans les pays, et 73 % pour donner des orientations concernant le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD). Les 83 bureaux de pays de l’OMS indiquent qu’ils utilisent la stratégie de coopération avec les pays pour au moins un de ces objectifs et 43 bureaux déclarent l’utiliser pour les six objectifs à la fois. Figure 21. Principaux domaines où la stratégie de coopération avec les pays est utilisée, selon les informations fournies par les bureaux de pays de l’OMS présents dans les Régions Les stratégies de coopération avec les pays sont examinées par les bureaux de pays de l’OMS en collaboration avec les gouvernements et les organisations partenaires, afin de s’assurer qu’elles reçoivent un soutien optimal et de permettre que les priorités soient mises à jour, le cas échant. Il est indiqué que ces examens ont lieu principalement à mi-parcours (39 %) ou à la fin de la période d’application de la stratégie de coopération avec les pays (28 %), pour les stratégies actuellement valables. À l’échelle régionale, les examens sont le plus souvent effectués à mi-parcours dans la Région africaine, la Région des Amériques, la Région européenne et la Région du Pacifique occidental ; à la fin de la période d’application de la stratégie de coopération avec les pays dans la Région de la Méditerranée orientale ; et à fréquence égale, à mi-parcours et tous les deux ans, dans la Région de l’Asie du Sud-Est. Figure 22. Fréquence d’examen des stratégies de coopération avec les pays actuellement valables (en pourcentage) Au moins une fois par an Tous les deux ans À mi-parcours À la fin de la période d’application de la stratégie de coopération avec les pays Répartition générale de la fréquence d’examen de la stratégie de coopération avec les pays (Rapport 2017) Répartition générale de la fréquence d’examen de la stratégie de coopération avec les pays (Rapport 2019) 10 % 41 % 32 % 17 % 13 % 20 % 28 % 39 % ressources human pays missions informations sur les visites Fournir pays PNUAD informer alignement partenaires hiérarchisation mobilisation de resource planification la sensibilisation financière Appui 32 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones En comparaison avec le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays, il y a eu une légère orientation vers l’examen annuel (+3 points de pourcentage) et l’examen biennal (+2 points de pourcentage) dont les délais sont plus courts, ce qui donne à penser que la fréquence des examens a augmenté. 2.3 Mécanismes de suivi conjoints entre les gouvernements et l’OMS Le nombre de bureaux de pays de l’OMS déclarant qu’il existe un mécanisme conjoint OMS/ gouvernement destiné à améliorer la mise en œuvre, le suivi et la présentation de rapports sur la coopération technique de l’OMS a augmenté de façon régulière, passant de 77 % à 89 % entre les rapports 2015 et 2019 sur la présence de l’OMS dans les pays. Le taux de couverture demeure systématiquement élevé dans les Régions, 84 % à 94 % des pays des six Régions indiquant disposer actuellement d’un mécanisme de suivi. Figure 23. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS déclarant qu’il existe un mécanisme de suivi conjoint OMS/gouvernement 05/03/2019 Extra 1/1 80 85 90 Country presence report year 2015 2017 2019 77 83 89 Il est indiqué que la majorité des examens de suivi sont effectués tous les six mois (37 %) ou tous les ans (33 %), ces délais étant aussi les plus fréquents dans chaque Région, à l’exception de la Région du Pacifique occidental, où les examens sont le plus souvent effectués tous les trois mois. AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Figure 24. Nombre de bureaux de pays de l’OMS indiquant avoir réalisé un examen de suivi à différents intervalles de temps Rapport sur la présence de l’OMS dans les pays 2. Notre action Ι 33 2.4 Appui à la mise en œuvre des objectifs de développement durable Suite à l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’OMS fournit aux gouvernements et aux partenaires un appui en ce qui concerne l’élaboration des outils techniques, des orientations et des plans de mise en œuvre nationaux et régionaux nécessaires. L’OMS joue également un rôle déterminant dans la création de groupes consultatifs chargés de coordonner ces activités d’une manière efficace et reposant sur des bases factuelles. L’ODD 3 constitue le principal des 17 objectifs de développement durable à atteindre et met clairement l’accent sur la santé, bien que la plupart des autres objectifs aient également un lien avec la santé. Au total, plus de 50 indicateurs des objectifs de développement durable ont été convenus à l’échelle internationale, afin de mesurer la situation et les progrès accomplis concernant les résultats sanitaires, les déterminants de la santé ou la prestation de services de santé. Dans plus des trois quarts des pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente (149), les gouvernements ont mis en place un mécanisme national de coordination des ODD, qui permet de poursuivre la mise en œuvre et le suivi des ODD. Deux tiers d’entre eux ont déclaré que le gouvernement effectue un suivi périodique de l’état d’avancement des plans nationaux de mise en œuvre des ODD ou des plans d’intégration des ODD dans les plans et les programmes existants, tandis qu’un peu moins de la moitié soumet chaque année un rapport au Forum politique de haut niveau des Nations Unies. Avec le plan d’action mondial sur les ODD approuvé par 12 organisations membres ou non membres du système des Nations Unies, les bureaux de pays de l’OMS disposeront d’un cadre qui leur permettra de coordonner l’action des partenaires et des gouvernements et d’accélérer la mise en œuvre de l’ODD 3 dans les pays. Figure 25. Nombre de bureaux de pays de l’OMS déclarant que des mesures prioritaires ont été prises par les gouvernements pour accélérer la mise en œuvre des ODD 01/05/2019 Figure 25 1/1 Échelle mondiale 114 100 66 34 149 149149149 AFR 37 34 24 8 AMR 6 15 18 21 EMR 13 7 6 6 EUR 26 17 9 7 SEAR 10 9 6 3 WPR 12 10 6 4 Suivi périodique de l’état d’avancement des plans nationaux de mise en œuvre des ODD et des plans d’intégration des ODD dans les plans existants Mécanisme de coordination des ODD mis en place Rapport annuel au Forum politique de haut niveau des Nations Unies Autre 34 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones À l’échelle mondiale, 93 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré militer en faveur de l’intégration des ODD dans les plans nationaux, ce qui est également le cas pour plus de 80 % des bureaux de pays de l’OMS dans chaque Région et de 100 % des pays de la Région européenne où l’OMS est physiquement présente. Un pourcentage élevé de bureaux de pays de l’OMS a également déclaré fournir un soutien technique pour l’intégration des ODD dans les plans, les politiques et les programmes nationaux (89 %), ainsi que conseils, facilitation et/ou coordination en matière de définition d’objectifs et/ou d’indicateurs nationaux (87 %), cette dernière approche étant utilisée par tous les pays de la Région de l’Asie du Sud-Est. Les bureaux de pays de l’OMS s’emploient Conseils, facilitation et coordination en matière de définition d’objectifs et d’indicateurs nationaux Plaidoyer en faveur de l’intégration des ODD dans les plans nationaux Soutien technique en vue de l’intégration des ODD dans les plans nationaux Appui pour les évaluations et la présentation de rapports Promotion de la formation d’alliances et de l’adoption d’une approche multisectorielle Appui pour la mobilisation de ressources Renforcement des capacités en vue de l’adoption d’une approche multisectorielle Autre Figure 26. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS par Région soutenant la mise en œuvre des objectifs de développement durable au moyen de différentes approches également à promouvoir la formation d’alliances et l’utilisation d’une approche multisectorielle (74 %), à fournir un appui pour les évaluations, la présentation de rapports (70 %) et la mobilisation de ressources (51 %) et à renforcer les capacités en vue de l’utilisation d’une approche multisectorielle (50 %). Par ailleurs, les bureaux de pays de l’OMS assument des fonctions d’appui tels que récolter des fonds pour la mise en œuvre de l’ODD 3 et établir un système de coordination infranational. Les équipes de pays de l’OMS de 43 pays (29 %) ont déclaré assumer les sept fonctions mentionnées, relatives à la mise en œuvre des objectifs de développement durable, tandis que 89 % assument au moins quatre de ces fonctions. 2. Notre action Ι 35 2.5 Appui de l’OMS dans les situations d’urgence sanitaire L’un des trois piliers du treizième PGT concerne la gestion des situations d’urgence sanitaire – 1 milliard de personnes supplémentaires mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire. L’OMS joue un rôle essentiel, s’agissant de constituer et de maintenir les capacités nationales résilientes nécessaires pour protéger le monde contre les épidémies et les autres situations d’urgence sanitaire ; et faire en sorte que les populations touchées par les situations d’urgence aiguës et prolongées aient rapidement accès aux services de santé essentiels d’importance vitale, qui englobent la promotion de la santé et la prévention des maladies. En conséquence, les bureaux de pays de l’OMS jouent un rôle important, celui d’aider les États Membres à se préparer aux situations d’urgence ayant des conséquences sur la santé publique, à y faire face et à s’en relever. Le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire regroupe les ressources consacrées aux flambées épidémiques et aux situations d’urgence aux trois niveaux de l’Organisation, en vue de permettre une plus grande vitesse, de la souplesse et un impact rapide. En 2017-2018, 901 nouvelles situations d’urgence sanitaire ont été enregistrées dans le système de gestion des événements de l’OMS. Ces événements se sont produits dans les 162 pays et zones mentionnés dans le tableau 9. L’action des bureaux de pays de l’OMS : mise en œuvre des ODD en Bulgarie L’OMS a facilité le dialogue de politique générale autour de la mise en œuvre de la stratégie sanitaire nationale 2020 de la Bulgarie, axée sur la réalisation du cadre politique de l’OMS pour la santé et le bien-être, à l’appui du programme des ODD. Les participants à l’atelier ont élaboré un cadre pour la réalisation des ODD en Bulgarie grâce à une collaboration multisectorielle et un engagement actif. Dans le secteur de programme des politiques sanitaires nationales, l’accord de coopération bilatérale (2018-2019) définit les principaux aspects de l’appui fourni par l’OMS en vue d’améliorer la capacité de gouvernance des pays pour formuler, appliquer et examiner des politiques sanitaires nationales ; promouvoir et renforcer l’information sanitaire et l’analyse des données, ainsi que l’échange d’informations ; et renforcer les capacités nationales en matière d’application des connaissances et d’utilisation de données factuelles dans l’élaboration de politiques. À la demande du Ministère de la Santé, le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, par l’intermédiaire du bureau de pays de l’OMS en Bulgarie, a fourni une assistance technique visant à renforcer les capacités techniques en matière d’examen des politiques, via une formation sur la cartographie des données factuelles qui orientera le prochain examen de la stratégie sanitaire nationale 2020. Hormis la méthodologie de cartographie des données factuelles sur mesure qui a été élaborée, un outil en ligne a été mis au point dans la langue nationale, afin d’accroître la sensibilisation au processus de collecte de données factuelles. Un appui a également été fourni sous forme d’avis d’experts en ce qui concerne le processus de cartographie des données factuelles recueillies pendant la mise en œuvre de la stratégie sanitaire nationale 2020, mené par le groupe technique national. Ces avis avaient pour but de s’assurer que la méthodologie serait utilisée de façon appropriée et que le rapport sur la cartographie des données factuelles serait utile. Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous En dépit de toutes les actions menées relativement aux objectifs de développement durable, il apparaît clairement que trois ans après leur lancement, le rythme d’avancement devrait être rapidement accéléré, si l’on veut atteindre les ODD d’ici 2030. Conscients du défi que cela représente, en 2018, la Chancelière allemande, Angela Merkel ; le Président Nana Akufo-Addo du Ghana, et la Première ministre norvégienne, Erna Solberg, ont adressé une lettre commune au Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui demandant de diriger l’élaboration d’un Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous. En consultation avec 12 autres organisations agissant dans le domaine de la santé mondiale, l’OMS a accepté ce défi. Le Dr Tedros a présenté un cadre du Plan d’action mondial lors du Sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Berlin en octobre 2018. Le Plan d’action final sera lancé à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2019. Le cadre d’action du Plan propose trois approches stratégiques à tous les acteurs concernés à l’échelle mondiale, régionale, nationale et locale, qui permettront d’honorer l’engagement historique de s’unir pour la santé et le bien-être de tous, à savoir : 1. Aligner – Mieux coordonner l’action, afin de réduire les doubles emplois et d’améliorer l’efficacité, 2. Accélérer – Utiliser sept domaines d’innovation transversaux pour accélérer les progrès : 1) le financement durable ; 2) les systèmes de santé de première ligne ; 3) la participation des communautés et de la société civile ; 4) les déterminants de la santé ; 5) la recherche-développement, l’innovation et l’accès ; 6) les données et la santé numérique ; 7) la programmation innovante dans les États fragiles et vulnérables et pour l’intervention en cas de flambée épidémique. 3. Être redevable – Évaluer les résultats et lier plus étroitement les investissements aux résultats. 36 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Région Nombre de nouvelles situations d’urgence sanitaire Région africaine 283 Région des Amériques 249 Région de la Méditerranée orientale 100 Région européenne 96 Région de l’Asie du Sud-Est 73 Région du Pacifique occidental 100 Tableau 9. Nombre de nouvelles situations d’urgence sanitaire survenues à l’échelle mondiale en 2017-2018 Sur les 901 événements, 676 (75 %) étaient de nature contagieuse (y compris les zoonoses) ; 86 (10 %) étaient des catastrophes ; 47 (5 %) étaient liés à la sécurité sanitaire des aliments ; 2,4 % étaient de nature indéterminée et les 70 événements restants (8 %) étaient liés à une carence radiologique ou nucléaire, liée à un produit ou un produit chimique, d’ordre sociétal ou nutritionnel. Au cours de la même période, 191 évaluations rapides des risques ont été effectuées, 124 ont été publiées dans le site RSI d’information sur les événements et 189 éditions du bulletin d’information sur les flambées épidémiques ont été publiées dans le site Web de l’OMS. Le taux de probabilité que des situations d’urgence sanitaire surviennent et leurs causes varient à l’échelle mondiale et les bureaux de pays de l’OMS doivent s’adapter et réagir en fonction du contexte. L’évaluation externe conjointe est un processus volontaire, contributif et multisectoriel qui permet d’évaluer la capacité des pays à prévenir les situations d’origine naturelle ou liées à des événements délibérés ou accidentels présentant un risque pour la santé publique, à les détecter et à y réagir rapidement, afin de déterminer la situation de chaque pays et d’encourager la progression vers la mise en œuvre effective du RSI. Celui-ci est un instrument juridique international qui a pour but d’aider la communauté internationale à prévenir les risques préoccupants pour la santé publique susceptibles de traverser les frontières et de menacer les populations du monde entier, et à y faire face. 2. Notre action Ι 37 Capacités essentielles requises en vertu du Règlement sanitaire international (2005) Depuis 2010, les 196 États Parties ont rapporté au moins une fois au Secrétariat qu’ils avaient utilisé le questionnaire relatif à l’établissement de rapports annuels par les États Parties. En 2018, une nouvelle version du questionnaire a été introduite. Au 28 janvier 2019, 154 (79 %) des 196 États Parties avaient soumis le questionnaire envoyé en juin 2018 ; par Région, 47 (100 %) États Parties de la Région africaine, 26 (74 %) de la Région des Amériques, 14 (67 %) de la Région de la Méditerranée orientale, 40 (73 %) de la Région européenne, 11 (100 %) de la Région de l’Asie du Sud-Est et 16 (59 %) de la Région du Pacifique occidental, avaient soumis leur questionnaire. Des informations détaillées sur les rapports annuels présentés par États Parties en 2018 sont disponibles dans le site Web de l’Observatoire mondial de la Santé.3 Au niveau mondial, des progrès ont été signalés pour les 13 capacités principales, notamment en ce qui concerne la surveillance, les laboratoires et la coordination pour le RSI, mais les scores moyens globaux indiquent qu’il est urgent de redoubler d’efforts dans les domaines des événements d’origine chimique, des capacités aux points d’entrée et des situations d’urgence radionucléaire.4 Évaluation externe conjointe au titre du RSI Entre 2016 et 2018, des évaluations externes conjointes des capacités essentielles requises en vertu du RSI (2005) ont été menées dans 91 pays (AFR : 39 ; AMR : 4 ; EMR : 16 ; EUR : 13 ; SEAR : 8 ; et WPR : 11). 3 http://apps.who.int/gho/data/node.main.IHR00ALLN?lang=en 4 Selon l’analyse des informations communiquées par 129 États Parties au 21 janvier 2019. Figure 27. Nombre de pays par Région ayant effectué une évaluation externe conjointe 2016 2017 2018 Les rapports d’évaluation externe conjointe sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.who.int/ihr/procedures/ mission-reports/en/. 38 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Élaboration d’un plan d’action national Au total, 74 % des pays qui ont effectué des évaluations externes conjointes ont élaboré ou sont en train d’élaborer un plan d’action national pour la sécurité sanitaire. Le plan d’action national pour la sécurité sanitaire est un processus de planification pluriannuel, propre aux pays, qui peut permettre d’accélérer la mise en œuvre des capacités essentielles requises en vertu du RSI et qui repose sur l’approche « Une seule santé » et sur une approche « pangouvernementale » englobant l’ensemble des risques. Il définit les priorités nationales en matière de sécurité sanitaire, rassemble les secteurs, identifie les partenaires et distribue les ressources en vue du développement des capacités relatives à la sécurité sanitaire. Par ailleurs, le plan d’action national pour la sécurité sanitaire permet la mise en place d’un processus global qui englobe toutes les initiatives de préparation en cours dans le pays et d’un mécanisme de gouvernance national pour la gestion des risques associés aux urgences et aux catastrophes. Depuis 2016, l’OMS collabore étroitement avec de nombreux pays et partenaires pour les aider à élaborer et mettre en œuvre le plan d’action national pour la sécurité sanitaire. Ainsi, le nombre de pays dotés d’un plan d’action national pour la sécurité sanitaire est passé de deux en 2016, à 16 en 2017, puis à 27 en 2018. En février 2019, 24 autres pays étaient en train d’élaborer des plans. Action des bureaux de pays de l’OMS : intervention dans les situations d’urgence sanitaire à Cuba L’ouragan Irma, l’un des plus dévastateurs de l’histoire de l’Atlantique, a frappé Cuba en septembre 2017 en tant qu’ouragan de catégorie 5. Sur plus de 900 kilomètres, Irma a quasiment tout détruit sur son passage, y compris les infrastructures de la plupart des provinces et de La Havane, la capitale cubaine. Les autorités ont demandé qu’une assistance leur soit prêtée pour répondre aux besoins sanitaires de la population, notamment pour reconstruire plus de 1000 établissements de santé touchés par la catastrophe, assurer la continuité des services de santé et prévenir les flambées de maladies d’origine hydrique ou à transmission vectorielle. Le bureau de pays de l’OMS a travaillé en étroite collaboration avec le Ministère de la santé, afin de s’assurer qu’une réponse efficace serait apportée et que des ressources conséquentes seraient mobilisées par le Bureau régional des Amériques et l’Organisation panaméricaine de la Santé. Des réunions quotidiennes avec les autorités nationales ont permis que des informations soient fournies en temps utile, pour appuyer les interventions menées par le secteur de la santé. En outre, le Bureau régional des Amériques et l’Organisation panaméricaine de la Santé ont coordonné les efforts sanitaires du Fonds des Nations Unies pour la population et d’autres partenaires. Plus de US $3,5 millions ont été mobilisés pour reconstituer les stocks de médicaments, de matériels anti-vecteurs et de fournitures médicales. Grâce à cette intervention et au soutien opportun apporté par l’OMS au Ministère de la santé, aucune épidémie n’a été signalée dans les zones touchées par l’ouragan, et la population cubaine touchée a pu continuer à bénéficier de soins de santé de qualité. Figure 28. Situation du plan d’action national pour la sécurité sanitaire Nombre de pays ayant élaboré un plan d’action national pour la sécurité sanitaire en 2016-2018 Nombre de pays supplémentaires qui élaborent un plan d’action national pour la sécurité sanitaire en 2019 Les plans d’action nationaux pour la sécurité sanitaire achevés sont disponibles à l’adresse suivante : https://extranet.who.int/sph/publications. 2. Notre action Ι 39 Entre 2017 et 2018, tous les bureaux de pays de l’OMS ont apporté un appui aux gouvernements en ce qui concerne la préparation aux situations d’urgence, leur prévention et leur détection, ainsi que la riposte à celles-ci (voir la figure 29). La forme d’appui la plus fournie pendant cette période consistait à renforcer les capacités de base minimales en matière de préparation aux situations d’urgence et de gestion des risques liés aux catastrophes (87 %). Figure 29. Nombre de bureaux de pays de l’OMS par Région déclarant avoir apporté différents types d’appui en matière de préparation aux situations d’urgence, de prévention et de détection des situations d’urgence et de riposte aux situations d’urgence. Évaluation et notification de la préparation à tous types de situations d’urgence (y compris la présentation annuelle de rapports d’évaluation externe conjointe au titre du RSI, la détection de demandes d’activation des dotations de fonds, la vérification des situations d’urgence sanitaire potentielles et l’évaluation des risques liés à celles-ci) Développement d’outils, de produits et d’interventions innovants pour faire face aux risques infectieux majeurs Mise en œuvre de stratégies de prévention visant des maladies prioritaires à potentiel pandémique ou épidémique (y compris le choléra, la fièvre jaune, la grippe) Atténuation et réduction du risque d’apparition ou de réapparition d’agents pathogènes hautement menaçants Prestation de services de santé essentiels et renforcement du système dans les environnements fragiles, touchés par des conflits et vulnérables Riposte à des situations d’urgence sanitaire aiguës en exploitant les capacités nationales et internationales Renforcement des capacités de base minimales en matière de préparation aux situations d’urgence et de gestion des risques liés aux catastrophes Appui pour la préparation opérationnelle à la gestion des risques et vulnérabilités identifiés 02/05/2019 AFR 1/1 AFR 42 40 23 41 31 24 39 43 40 47 Bureaux de pays de l’OMS 02/05/2019 AFR 1/1 AMR 6 27 25 25 14 23 19 21 27 23 Bureaux de pays de l’OMS 02/05/2019 AFR 1/1 EMR 8 18 17 18 14 12 10 14 15 15 Bureaux de pays de l’OMS 02/05/2019 AFR 1/1 EUR 9 9 4 6 31 18 10 17 21 15 Bureaux de pays de l’OMS 02/05/2019 AFR 1/1 SEAR 4 9 4 11 11 10 11 10 10 11 Bureaux de pays de l’OMS 02/05/2019 AFR 1/1 WPR 6 7 7 4 15 13 11 10 13 11 Bureaux de pays de l’OMS 40 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Il s’agissait aussi de la forme d’appui la plus fréquemment offerte dans la Région africaine, la Région des Amériques, la Région européenne et la Région du Pacifique occidental, et 100 % des bureaux de pays de l’OMS de la Région des Amériques ont déclaré participer à cette activité. Tous les bureaux de pays de l’OMS de la Région de l’Asie du Sud-Est ont déclaré avoir apporté un appui au pays en évaluant et en notifiant la préparation aux situations d’urgence tous risques, en mettant en œuvre des stratégies de prévention visant des maladies prioritaires à potentiel pandémique ou épidémique et en soutenant la capacité opérationnelle à gérer les risques et vulnérabilités identifiés. Tous les bureaux de pays de l’OMS de la Région de la Méditerranée orientale ont déclaré avoir fourni un appui sous forme de détection, de vérification et d’évaluation des risques liés aux situations d’urgence sanitaire potentielles. Plus d’un tiers (36 %) des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré avoir participé à au moins huit des neuf activités mentionnées de préparation aux situations d’urgence, de détection de ces situations et de riposte à celles-ci entre juillet 2017 et août 2018, à savoir 55 % des bureaux de pays de la Région de l’Asie du Sud-Est et plus de 40 % des bureaux de pays de la Région africaine, la Région des Amériques et la Région du Pacifique occidental. 2.6 Appui à la coordination du secteur de la santé Le soutien apporté par l’OMS au niveau des pays a notamment pour but de rassembler les partenaires et d’agir comme un intermédiaire neutre entre eux et d’aider le gouvernement à coordonner le secteur de la santé de manière efficace. L’article 33 de la Constitution de l’OMS prévoyant que le Directeur général ou son représentant (le bureau de l’OMS) peut entrer directement en rapport avec les divers départements et ministères gouvernementaux, cela permet d’adopter une approche pangouvernementale, le bureau de l’OMS devant tenir le Ministère de la santé au courant des activités menées avec d’autres départements gouvernementaux. Les bureaux de pays de l’OMS de 106 pays territoires et zones (71 %) où l’OMS est physiquement présente ont déclaré qu’il existait un mécanisme de coordination du secteur de la santé dirigé par le gouvernement. Dans les pays où un mécanisme de coordination du secteur de la santé dirigé par le gouvernement a été mis en place, 57 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré jouer au moins un rôle de chef de file ou de coordonnateur, le plus souvent en tant que coprésident avec le Ministère de la santé ou d’autres partenaires. Figure 30. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS signalant l’existence d’un mécanisme de coordination du secteur de la santé dirigé par le gouvernement dans chaque Région 08/05/2019 Q19 (chp 2) 1/1 AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 77% 67% 78% 58% 91% 67% 23% 33% 22% 42% 9% 33% Échelle mondiale 71% 29% 71 77 67 % 78 % 91 % 67 % 2. Notre action Ι 41 Figure 31. Nombre de bureaux de pays de l’OMS participant à des mécanismes de coordination du secteur de la santé dirigés par le gouvernement 01/05/2019 Figure 31 1/1 Échelle mondiale 51 40 23 20 11 AFR 16 13 7 7 6 AMR 8 7 5 1 1 EMR 10 4 3 3 2 EUR 11 6 5 1 SEAR 6 5 2 1 1 WPR 6 4 2 2 Coprésidence avec le Ministère de la santé ou d’autres partenaires Participation (sans rôle de chef de file ou de coordonnateur) Autre Secrétariat pour le mécanisme de coordination Présidence ou présidence tournante 42 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Comment nous travaillons 3. L’OMS répond aux besoins des pays en leur apportant un appui multiforme, incluant des missions d’appui et du financement. L’une des réorientations stratégiques du treizième PGT consiste spécifiquement à améliorer l’impact sur la santé publique dans tous les pays, moyennant une approche différenciée basée sur les capacités et la vulnérabilité des pays. 3. Comment nous travaillons Cela nécessite que l’OMS se concentre davantage et soit plus efficace en ce qui concerne les opérations menées dans les pays, collabore étroitement avec les partenaires, participe au dialogue sur les politiques, fournisse un appui stratégique et une assistance technique et coordonne la prestation des services, en fonction du contexte national. La figure suivante présente les différents aspects de cette réorientation stratégique. Figure 32. L’amélioration de l’impact dans tous les pays en tant que réorientation stratégique Placing countries at the centre Ground the strategic vision at country level Ensure better impact Engage in upstream or downstream actions according to the context Build a platform for leadership and coordination Strengthen country office capacity L’OMS placera clairement les pays au centre de son action. Cette réorientation stratégique est l’épicentre du treizième PGT et guidera tous les niveaux de l’Organisation. L’OMS renforcera son action au niveau des pays, quelle que soit la situation qui y prévaut, en vue d’améliorer l’impact. Dans certains contextes, cette collaboration se fera davantage en amont et concernera les politiques et les aspects stratégiques et normatifs ; ailleurs, elle interviendra plus en aval, en mettant alors l’accent sur l’assistance technique et le renforcement de la prestation de services. Pour renforcer l’action de l’OMS au niveau des pays, plusieurs éléments doivent être combinés : leadership des bureaux de pays de l’OMS, structure des effectifs adaptée aux tâches à accomplir, délégation d’autorité appropriée et processus opérationnels propices à l’efficacité et à l’efficience. L’OMS doit veiller à ce que de solides moyens techniques soient en place, et organiser et coordonner l’action de nombreux partenaires à l’appui des autorités nationales. COUNTRIES AT THE CENTER Flexibility Health leadershipBottom-up planning COUNTRIES AT THE CENTRE Policy dialogue partner Strategic supporter Technical assistance partner Service delivery coordinator • Strengthen the normative function of WHO secretariat • Better tailor country expertise • Align with global priorities • Adapt policy dialogue to the maturity of the health system • Focus on country needs with a bottom-up approach • Solve bottlenecks • Attract financing • Build more robust institutions • Provide relevant support in weaker health systems and in vulnerable contexts • Guide and support countries experiencing protracted crises at the subnational level with appropriate presence on the ground • Provide strategic support to strengthen health systems • Help maximize performance in terms of results, equity and financial sustainability • Advise on Universal Health Coverage • Support the country with multilevel action (in-country, national, regional, and HQ level) • Strengthen service delivery in the most fragile settings • Coordinate the health cluster and the Humanitarian Response Plan • Operate through a combination of national and subnational presence Cette deuxième réorientation stratégique se fonde sur deux fonctions essentielles de l’OMS : définir des politiques conformes à l’éthique et fondées sur des données probantes, d’une part ; et, d’autre part, fournir un appui technique, se faire l’agent du changement et renforcer durablement les capacités institutionnelles. Les quatre approches du soutien de l’OMS au niveau des pays qui sont présentées ci-dessous servent de guide. • Renforcer les fonctions normatives du Secrétariat de l’OMS • Mieux cibler l’expertise dans les pays • S’aligner sur les priorités mondiales • Adapter le dialogue sur les politiques à la maturité du système de santé • Mettre l’accent sur les besoins des pays grâce à une approche ascendante Construire une plateforme pour le leadership et la coordination Améliorer l’impact Mener des actions en amont ou en aval en fonction du contexte Placer les pays au centre Enseigner les bases d la vision stratégique au niveau des pays Renforcer les capacités du bureau de pa s • Fournir un appui stratégique en vue de renforcer les systèmes de santé • Améliorer au maximum les performances du point de vue des résultats, de l’équité et de la viabilité fi ancière • Prodiguer des conseils sur la couverture sanitaire universelle • Appuyer le pays en menant des actions à plusieurs niveaux (national, régional, Siège) • Surmonter les obstacles • Mobiliser du financement • Érige des institutions plus robustes • Apporter le soutien approprié aux systèmes de santé plus fragiles et dans des contextes vulnérables • Guider et soutenir les pays confrontés à des crises prolongées au niveau sous-national par une présence appropriée sur le terrain • Renforcer la prestation de services dans les contextes les plus fragiles • Coordonner le groupe sectoriel pour la santé et le plan d’action humanitaire • Intervenir en associant présence nationale et présence locale Souplesse Planification ascendante Leadership en matière de santé Partenaire d’assistance technique Pourvoyeur d’appui stratégique Coo donnateur d la prestation de services Partenaire du dialogue sur les politiques PAYS PLACÉS AU CENTRE 44 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 3.1 Soutien technique L’une des fonctions essentielles et l’un des avantages comparatifs de l’OMS consistent à fournir un soutien technique de haute qualité aux trois niveaux de l’Organisation, afin de catalyser le changement et de mettre en place des capacités institutionnelles durables au niveau des pays, de manière à avoir un impact sur la santé. Les bureaux de pays de l’OMS ne sont pas toujours en mesure de répondre efficacement à l’éventail des besoins des pays en matière de soutien et à l’ensemble de leurs besoins dynamiques et changeants. Apporter un « soutien technique » sous forme de soutien technique et normatif fourni par les bureaux régionaux et le Siège est une approche reconnue et essentielle qui permet d’offrir un appui souple aux pays dotés des compétences et de l’expertise appropriées au bon moment. Les membres du personnel des trois niveaux de l’Organisation participent à des missions et à d’autres formes d’assistance technique afin de collaborer avec les pays, les territoires et les zones où l’OMS œuvre à l’application des politiques, des stratégies et des plans sanitaires nationaux élaborés sur la base des ODD et du treizième PGT, et afin que ces derniers collaborent entre eux. Figure 33. Les trois niveaux d’interaction de l’OMS Regional officesCountry officesHeadquarters Au cours de la période de l’enquête, les bureaux de pays ont reçu l’appui des bureaux régionaux et du Siège dans des domaines tels que le dialogue sur les politiques ; l’adaptation des politiques, stratégies, outils et directives mondiales et régionales au contexte national ; ainsi qu’une assistance sur le terrain pour l’élaboration de documents nationaux ; l’organisation de réunions ou de séminaires techniques ; la formation et les consultations et l’action en cas d’urgence. Entre janvier 2017 et le 31 juillet 2018, 5870 missions d’appui au total ont été menées afin de soutenir les bureaux de pays de l’OMS des six Régions. Au total, 68 % de ces missions ont été initiées par les bureaux de pays de l’OMS, ce qui indique que la tendance à fournir un appui axé sur la demande est à la hausse. Le nombre de missions d’appui initiées par les bureaux de pays de l’OMS a augmenté de façon régulière, passant de 51 % en 2013-2014 à 68 % en 2017-2018. Figure 34. Tendance des missions initiées par les bureaux de pays de l’OMS entre 2013 et 2018 (en pourcentage) 01/03/2019 Extra 1/1 50 55 60 65 70 2013-2014 2015-2016 2017-2018 51 68 63 Siège Bureaux de pays Bureaux régionaux 3. Comment nous travaillons Ι 45 Comme le montre la figure 35, la tendance des missions de soutien appuyées par les bureaux régionaux est à la hausse (57 % en 2017-2018, contre 49 % en 2013-2014). Le Siège a organisé 19 % des missions d’appui menées en 2017-2018, ce qui représente une légère augmentation globale par rapport à 2013-2014 (18 %), mais une baisse par rapport à 2015-2016 (22 %). Figure 35. Pourcentage des missions d’appui menées par niveau de l’Organisation en 2013-2018 Siège Bureau régional Bureau sous-régional (le cas échéant) Visite conjointe par le Siège et le bureau régional (et/ou le bureau sous-régional) 01/03/2019 Mission trend 1/1 10 20 30 40 50 60 2013-2014 2015-2016 2017-2018 18 19 22 13 10 8 49 57 52 20 14 19 En ce qui concerne les bureaux de pays de l’OMS des six Régions, la majeure partie de l’assistance technique est fournie par le bureau régional correspondant (70 % pour la Région des Amériques, 60 % pour la Région de la Méditerranée orientale, 79 % pour la Région européenne, 54 % pour la Région de l’Asie du Sud-Est et 46 % pour la Région du Pacifique occidental). Dans la Région africaine, alors qu’une grande partie de l’appui est fournie par le Bureau régional (39 %), par rapport aux bureaux sous-régionaux des autres Régions, les bureaux sous- régionaux de la Région africaine jouent le rôle le plus important en ce qui concerne les missions. La Région africaine est aussi celle qui reçoit le plus de soutien des missions conjointes, comparativement aux autres Régions. Le nombre relativement élevé des missions d’appui menées dans les pays de la Région européenne est dû à un modèle propre à la Région selon lequel le personnel du Bureau régional fournit une assistance technique aux pays, au lieu d’avoir un spécialiste de chaque domaine technique dans chaque bureau de pays. Les missions d’appui liées aux maladies transmissibles représentaient le pourcentage le plus élevé (33 %) de l’ensemble des missions d’appui. Les systèmes de santé/la couverture sanitaire universelle représentaient le pourcentage le plus élevé (25 %) de missions d’appui de la Région de la Méditerranée orientale et la deuxième raison générale la plus importante (21 %) pour laquelle les missions étaient menées dans les pays. Le nombre de missions d’appui liées à des situations d’urgence sanitaire a augmenté dans toutes les Régions, sauf dans la Région du Pacifique occidental, depuis le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays, avec une augmentation de 54 % dans la Région africaine. Alors que le rapport 2019 sur la présence de l’OMS dans les pays couvre une période d’enquête légèrement plus courte, un nombre croissant de missions d’appui a été signalé par les bureaux de pays de l’OMS dans les Régions des Amériques et de l’Asie du Sud-Est. Catégories de missions d’appui menées par l’OMS dans les pays : déjà alignées sur les trois priorités stratégiques du treizième PGT Couverture sanitaire universelle Renforcer les systèmes de santé afin de progresser vers la CSU, en garantissant un accès équitable à des services de santé abordables. S’employer à accroître et maintenir l’accès à la prévention et au traitement du VIH, de la tuberculose, du paludisme et des maladies tropicales négligées, ainsi qu’aux soins liés à ces maladies, et à réduire les maladies évitables par la vaccination. Meilleure protection face aux situations d’urgence sanitaire Aider les pays à se préparer et à faire face aux situations d’urgence sanitaire, y compris aux événements climatiques extrêmes et aux flambées épidémiques. Meilleur état de santé et plus grand bien-être Aider les pays à prévenir et traiter les maladies non transmissibles et à chercher des solutions au-delà du secteur de la santé. S’attaquer aux risques environnementaux, agir sur les déterminants sociaux de la santé et traiter les préoccupations concernant l’égalité des sexes, l’équité et les droits de l’homme. 46 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Figure 36. Nombre de missions d’appui menées par différents niveaux de l’Organisation auprès des bureaux de pays des six Régions Figure 37. Répartition des missions d’appui menées auprès des bureaux de pays de l’OMS par Région et par domaine d’activité AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Nombre de visites au bureau de pays effectuées pour chaque domaine/catégorie d’activité Maladies transmissibles Systèmes de santé/CSU Maladies non transmissibles Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie (par exemple SRMNE, déterminants sociaux de la santé, santé et environnement) Situations d’urgence sanitaire, RSI (2005) Visite conjointe du Siège et du bureau régional Siège Bureaux sous- régionaux (le cas échéant) Bureau régional Pourcentage de missions d’appui dont il est indiqué qu’elles ont été initiées par les bureaux de pays de l’OMS 75 % 67 % 72 % 74 % 64 % 53 % 36 % 33 % 28 % 26 % 25 % 47 % 3. Comment nous travaillons Ι 47 3.2 Financement de l’action de l’OMS au niveau des pays L’OMS a besoin de financements prévisibles et souples pour fournir une assistance technique de haute qualité aux États Membres et obtenir des résultats pour les populations au niveau des pays. La présente sous-section fournit des informations détaillées sur les fonds dont l’OMS dispose pour financer ses programmes dans les pays, les territoires et les zones, ainsi que sur leur provenance, la répartition et l’état des dépenses pendant la période visée par le rapport. 3.2.1 Disponibilité des fonds au niveau des pays Au 31 décembre 2018, US $2,48 milliards étaient disponibles pour les activités menées par l’OMS au niveau des pays au titre du budget programme de l’OMS, soit 79 % du total des coûts prévus pour l’exercice biennal 2018-2019 et une augmentation de 20 % par rapport à l’exercice 2016-2017. Sur ce montant, 58 % des fonds (US $1,44 milliard) ont été alloués aux programmes de lutte contre la poliomyélite, aux programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et aux programmes spéciaux, et 42 % des fonds (US $1,036 milliard), aux programmes de base. Termes clés Contributions fixées Fonds versés par les États Membres et les États Membres associés pour financer le budget programme. Leur montant est calculé en fonction de la population et de la richesse des pays. Contributions volontaires de base Fonds totalement souples au niveau du budget programme ou très souples au niveau des catégories. Contributions volontaires Contributions versées par les États Membres (et d’autres partenaires) en plus de la contribution fixée. Les fonds affectés à des objets désignés constituent la majeure partie du budget. Segment de base Segment du budget pour lequel l’OMS a le contrôle stratégique et opérationnel exclusif des activités connexes qui sont menées. Coûts prévus Montant alloué dans le budget. La Région africaine et la Région de la Méditerranée orientale ont reçu 75 % de la totalité des fonds (US $1,86 milliard) et 88 % des fonds alloués aux programmes de lutte contre la poliomyélite, aux programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et aux programmes spéciaux. La Région de la Méditerranée orientale a reçu 57 % des fonds alloués aux programmes de lutte contre la poliomyélite, aux programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et aux programmes spéciaux, dans la mesure où cette Région compte deux pays où la poliomyélite est endémique et sept pays prioritaires1 confrontés à des situations d’urgence de niveaux 2 et 3. Depuis 2017, le nombre de pays où la poliomyélite est endémique est passé de trois à deux, les fonds alloués à la lutte contre la poliomyélite ayant joué un rôle décisif dans l’éradication de la maladie. La Région de l’Asie du Sud-Est a reçu 10 % de la totalité du budget programme, tandis que la Région européenne et la Région du Pacifique occidental ont toutes les deux reçu 7 % du budget, et la Région des Amériques, 2 % du budget. Figure 38. Part des fonds disponibles allouée par segment (en pourcentage) Segment de base Programmes de lutte contre la poliomyélite, programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et programmes spéciaux AFR AMR EMR EUR SEAR WPR S’agissant de la dotation des fonds réservés aux programmes de base, les bureaux de pays de la Région africaine ont reçu la plus grande part (37 %), suivis par la Région de la Méditerranée orientale (20 %), la Région de l’Asie du Sud-Est (17 %) la Région du Pacifique occidental (14 %), la Région européenne (8 %) et la Région des Amériques (4 %). La dotation plus importante dont bénéficie la Région africaine est conforme à l’exercice biennal précédent et 1 Irak, Libye, République arabe syrienne, Somalie, Soudan, territoire palestinien occupé et Yémen. 46 % 84 % 20 % 49 % 74 % 88 % 54 % 16 % 80 % 51 % 26 % 12 % 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % 48 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones reflète l’engagement de l’Organisation, désireuse de s’attaquer à la charge de morbidité plus élevée et aux difficultés dues aux systèmes de santé fragiles de cette Région. 3.2.2 Répartition des fonds de base par priorité et intervention programmatiques La plus grande part des fonds destinés aux programmes de base et alloués aux bureaux de pays par priorités et opérations programmatiques a été affectée aux maladies transmissibles, à l’exclusion de la poliomyélite (34 %), aux services institutionnels et fonctions d’appui (19 %), aux systèmes de santé (16 %), aux situations d’urgence sanitaire (14 %), à la promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie (10 %) et aux maladies non transmissibles (8 %). Cette répartition concorde avec les données sur les missions d’appui, qui montrent que les maladies transmissibles et les systèmes de santé sont les catégories de missions les plus fréquemment menées auprès des bureaux de pays. La part des fonds allouée aux bureaux de pays pour les maladies transmissibles est passée de 29 % à 34 %, et celle des situations d’urgence sanitaire, de 10 % à 14 % par rapport à l’exercice biennal 2016-2017. 3.2.3 Sources de financement des activités de l’OMS au niveau des pays Le budget programme de l’OMS est financé à la fois par les contributions fixées et par les contributions volontaires. Les contributions fixées sont des cotisations que les États Membres paient en leur qualité de membre de l’OMS. Les États Membres (et autres partenaires) peuvent verser des contributions volontaires en plus des contributions fixées. Celles-ci sont totalement souples au niveau du budget programme ou très flexibles à l’intérieur des catégories. Les contributions volontaires à objet désigné représentent la plus grande part des fonds alloués aux activités des bureaux de pays de l’OMS (82 %), dont 37 % sont versés par des États Membres (en plus de leur quote-part), 11 % par des institutions du système des Nations Unies, 10 % par des fondations philanthropiques, 7 % par des partenaires, 6 % par des organisations non gouvernementales et 10 % par d’autres sources. Les contributions fixées ont représenté 14 % de la totalité des fonds alloués aux activités menées dans Figure 39. Comparaison de la répartition des fonds du programme de base par catégorie (en pourcentage) Maladies transmissibles Services institutionnels et fonctions d’appui Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire Systèmes de santé Maladies non transmissibles Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie 2016-2017 2018-20192018–20192016–2017 3. Comment nous travaillons Ι 49 les pays, la répartition entre contributions volontaires et contributions fixées en tant que sources de financement pour l’OMS étant restée constante au cours des quatre derniers exercices biennaux. Les 4 % de fonds restants distribués au milieu de l’exercice biennal ont été affectés aux dépenses d’appui au programme. Les institutions qui, selon les bureaux de pays de l’OMS, constituent les trois principaux donateurs Région Donateur le plus fréquent Deuxième donateur le plus fréquent Troisième donateur le plus fréquent Région africaine Gouvernement des États-Unis (17) Alliance Gavi (14) Gouvernement du Royaume-Uni (12) Région des Amériques Gouvernement du Canada (7) Gouvernement du Royaume-Uni (6) Union européenne (5) Région de la Méditerranée orientale Gouvernement des États-Unis (9) Union européenne (8) Alliance Gavi (3) Gouvernement du Japon (3) Région européenne Union européenne (9) Gouvernement des États-Unis (5) Alliance Gavi (4) Fonds mondial (4) Gouvernement du Japon (4) Région de l’Asie du Sud-Est Alliance Gavi (6) Gouvernement des États-Unis (5) Fonds mondial (4) Région du Pacifique oriental Gouvernement des États-Unis (9) Gouvernement de la République de Corée (7) Gouvernement d’Australie (6) Tableau 10. Donateurs désignés par les bureaux de pays de l’OMS comme faisant partie des « trois premiers » donateurs ; le chiffre entre parenthèses correspond au nombre de bureaux de pays de l’OMS qui reçoit des fonds du donateur dans la Région qui leur ont fourni un appui financier en 2017-2018, figurent au tableau 10. Le gouvernement des États-Unis a été désigné comme le donateur le plus fréquent et fait partie des trois premiers donateurs pour l’ensemble des bureaux de pays de l’OMS et pour la Région africaine, la Région de la Méditerranée orientale et la Région du Pacifique occidental. Les États-Unis sont suivis par l’Union européenne, qui figure parmi les trois premiers Figure 40. Les cinq principales institutions qui financent l’action de l’OMS dans des pays à l’échelle mondiale The Government of the United States of America is reported to be among the top three donors to 49 out of 149 WHO country offices. The European Union is reported to be among the top three donors to 35 out of 149 WHO country offices. It is the most frequent donor in the European Region, the second most frequent in the Eastern Mediterranean Region, and the third most frequent in the Region of the Americas. Gavi, The Vaccine Alliance, is reported to be among the most frequent donors to 33 WHO country offices. It is the most frequent donor to country offices in the South-East Asia Region, the second most frequent in the African Region, and the third most frequent in the Region of the Americas and the European Region. The Government of the United Kingdom is reported to be among the top three donors to 25 WHO country offices, reportedly the second most frequent donor in the Region of the Americas and the third most frequent in the African Region. The Government of Japan is reported to be among the top three donors to 18 WHO country offices, being the third most frequent donor in Eastern Mediterranean Region and European Region. Quarante-neuf des 149 bureaux de pays de l’OMS indiquent que le gouvernement des États-Unis d’Amérique figure parmi leurs trois premiers donateurs. Trente-cinq des 149 bureaux de pays de l’OMS indiquent que l’Uni européenne figure parmi leurs trois premiers donateurs. Elle est aussi le donateur le plus fréquent pour la Région européenne, le deuxième donateur le plus fréquent pour la Région de la Méditerranée orientale et le troisième donateur le plus fréquent pour la Région des Amériques. Trente-trois bureaux de pays de l’OMS in iquent que Gavi, l’Alliance du vaccin figure parmi leurs donateurs les plus fréquents. Elle est le donateur le plus fréquent pour les burea x de pays de la Région de l’Asie du Sud-Est, le deuxième donateur le plus fréquent pour la Région africaine et le troisième donateur le plus fréquent pour la Région des Amériques et la Région européenne. Vingt-cinq bur aux de pays de l’OMS indiquent que le gouverne e t du Royaum -Uni figure parmi leurs trois premiers donateurs. Selon les informations fournies, il est aussi le deuxième donateur le plus fréquent pour la Région des Amériques et le troisième donateur le plus fréquent pour la Région africaine. Dix-huit bureaux de pays de l’OMS indiquent que le gouvernement du Japon fait partie de leurs trois premiers donateurs. Il est aussi le troisième donateur le plus fréquent pour la Région de la Méditerranée orientale et la Région européenne. 50 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones donateurs pour 35 bureaux de pays de l’OMS et constitue le donateur le plus fréquent pour la Région européenne. L’Union européenne fait aussi partie des premiers donateurs pour toutes les Régions, à l’exception de la Région du Pacifique occidental. Au moins un bureau de pays de l’OMS de chaque Région a indiqué que Gavi, l’Alliance du vaccin, le gouvernement des États-Unis, en particulier l’USAID, et le gouvernement du Royaume-Uni, plus précisément le Department for International Development (DFID), figurent parmi ses trois premiers donateurs. 3.2.4 Répartition et dépenses des fonds prévus au niveau des pays En ce qui concerne le versement des fonds aux Régions par rapport au budget prévu au milieu de l’exercice biennal, la Région européenne avait reçu 88 % des fonds, la Région de la Méditerranée orientale, la Région de l’Asie du Sud-Est et la Région du Pacifique occidental avaient reçu 80 % à 85 % du budget prévu, et la Région africaine et la Région des Amériques avaient reçu 70 % à 75 % des fonds. Cela représente une légère baisse par rapport à la même période de l’exercice biennal 2016-2017 pour la Région africaine, la Région de la Figure 41. Fonds prévus, versés et dépensés par Région au milieu de l’exercice biennal, soit au 31 décembre 2018 (US $ milliards) AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Fonds prévus Fonds versés Fonds dépensés 3. Comment nous travaillons Ι 51 Méditerranée orientale et la Région européenne ; une augmentation de deux à cinq points de pourcentage pour la Région de l’Asie du Sud- Est et la Région du Pacifique occidental, et une augmentation de 30 points de pourcentage pour la Région des Amériques. Au 31 décembre 2018, soit au milieu de l’exercice biennal 2018-2019, cinquante-cinq pour cent des fonds versés au titre de l’exercice biennal 2018-2019 avaient été dépensés au niveau des pays, comme pour l’exercice précédent. Les bureaux de pays de l’OMS de la Région de l’Asie du Sud-Est ont déclaré avoir mobilisé des sommes variées. Quatre bureaux ont déclaré avoir mobilisé entre US $1 million et US $5 millions, tandis que quatre autres bureaux ont déclaré avoir mobilisé plus de US $10 millions, à savoir le Bangladesh, l’Inde, l’Indonésie et le Myanmar. 3.2.5 Mobilisation de fonds pour soutenir les ressources humaines Au cours de l’exercice 2017-2018, 81 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré avoir mobilisé des ressources financières pour soutenir les activités liées aux ressources humaines et programmatiques. Figure 42. Au 31 décembre 2018, soit au milieu de l’exercice biennal 2018-2019, cinquante-cinq pour cent des fonds versés au titre de l’exercice biennal 2018-2019 avaient été dépensés au niveau des pays, comme pour l’exercice précédent. 83% 89% 100% 100%48% 93%83 % 89 % 100 % 48 % 100 % 93 % 52 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Figure 43. Nombre de bureaux de pays de l’OMS ayant déclaré avoir mobilisé des montants de ressources variés Moins de US $1 million Entre US $1 million et US $5 millions Entre US $6 millions et US $10 millions Au-dessus de US $10 millions Le montant déclaré des ressources mobilisées par les bureaux de pays de l’OMS pour financer leurs activités liées aux ressources humaines ou programmatiques entre janvier 2017 et le 31 décembre 2018, se situait le plus souvent entre US $1 million et US $5 millions (33 %), puis à moins de US $1 million (28 %). Les écarts entre Régions sont évidents, un tiers des bureaux de pays de l’OMS de la Région de la Méditerranée orientale ayant déclaré avoir mobilisé plus de US $10 millions. 3. Comment nous travaillons Ι 53
Nos partenaires 4. Comme il est indiqué dans les réorientations stratégiques du treizième PGT, l’OMS fera valoir le rôle vital de la santé en encourageant les partenariats à tous les niveaux de gouvernement, au sein du système des Nations Unies et avec un ensemble d’acteurs non étatiques, dont la société civile et les collectivités, au niveau des pays. L’OMS est consciente que collaborer « Si nous voulons vraiment servir l’humanité, nous avons besoin de collaboration et de partenariats ». dr tedros a. ghebreyesus, directeur général de l’oms 4. Nos partenaires avec des partenaires de tous les secteurs est essentiel si l’on veut améliorer l’impact sur la santé dans tous les pays. Plus précisément, au niveau des pays, le Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous1 offre à l’Organisation une occasion supplémentaire de collaborer avec différents partenaires, dont des organismes bilatéraux et multilatéraux, le système des Nations Unies, des fonds et des fondations, des organisations non gouvernementales et des organisations de la société civile, afin de tirer parti de l’expertise disponible et de fournir un appui cohérent en vue de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. 1 Le Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous est une initiative lancée par 12 organisations agissant dans le domaine de la santé mondiale et dirigée par l’OMS, qui a pour but d’aider les pays à prendre des mesures pour atteindre les ODD liés à la santé. Il sera lancé en septembre 2019, à l’Assemblée générale des Nations Unies. https:// www.who.int/fr/sdg/global-action-plan 56 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones L’approche de l’OMS consistant à établir des partenariats au niveau des pays peut être classée en différentes catégories, à savoir : • la collaboration avec les gouvernements ; • la collaboration avec le système des Nations Unies ; • engagement avec des acteurs non étatiques et des initiatives mondiales en matière de santé ; • la collaboration avec des organismes bilatéraux ; ainsi que • la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire. Les bureaux de pays de l’OMS travaillent et collaborent aussi sur des questions liées à la santé avec d’autres organisations intergouvernementales et partenaires sous-régionaux. 4.1 Collaboration avec le système des Nations Unies La collaboration de l’OMS avec le système des Nations Unies a été renforcée, notamment dans le contexte des objectifs de développement durable et de la réforme du système des Nations Unies pour le développement. Grâce à divers mécanismes de coordination du système des Nations Unies mis en place aux trois niveaux de l’Organisation, l’OMS continue à soutenir ses États Membres afin qu’ils réalisent les priorités nationales en matière de santé et encouragent l’obtention de meilleurs résultats sanitaires. Cette approche s’accompagnant sur la collaboration traduit également la volonté de l’OMS d’accroître la cohérence, l’efficacité et l’efficience des résultats. Dans le treizième PGT, l’OMS a clairement déclaré qu’elle était résolument favorable à la proposition du Secrétaire général de l’ONU visant à garantir l’unicité dans l’action, en vue d’accroître l’efficience et l’efficacité des activités opérationnelles menées par les Nations Unies dans les pays et, partant, d’accompagner les pays dans les efforts qu’ils font pour atteindre les objectifs de développement durable. Les activités menées au niveau des pays sont essentielles pour progresser dans la concrétisation des priorités, et des plateformes telles que le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement, l’« Unicité dans l’action » et les groupes sectoriels pour la santé en matière d’interventions d’urgence offrent des moyens d’accorder une place à la santé Réformes du système des Nations Unies pour le développement Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 définit des objectifs nouveaux et ambitieux pour les peuples du monde et modifie la manière dont les Nations Unies travailleront ensemble pour réaliser un plan d’action mondial d’une ampleur sans précédent. Comme elle l’a déclarée dans le treizième PGT, l’OMS est résolue à contribuer au succès de ce processus de réforme des Nations Unies et y voit une occasion de placer la santé au centre de l’action du système des Nations Unies au niveau des pays, en vue d’atteindre les ODD. Afin de mener efficacement ce processus de réforme et de tenir ses promesses, l’OMS renforcera la responsabilisation mutuelle des membres des équipes de pays des Nations Unies et demandera des comptes à ses chefs de bureau et coordonnateurs résidents afin qu’une plus grande priorité soit accordée à la réalisation des ODD liés à la santé dans les plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) et qu’une approche multisectorielle et intégrée soit adoptée à cet effet. L’appui offert par l’OMS aux États Membres, y compris sa présence dans les pays, demeure assujetti à une demande directe du pays hôte. La présence de l’OMS dans les pays est déterminée par des discussions bilatérales avec le gouvernement hôte et correspond aux priorités en matière de santé convenues, ainsi qu’à un budget alloué, conformément aux discussions menées au sein des organes directeurs et du Groupe de la politique mondiale. On estime que pour que le rôle joué par l’OMS au niveau des pays soit renforcé, un engagement ciblé et solidaire dans plusieurs domaines sera nécessaire. Afin de veiller à placer la santé au centre du processus de développement et de renforcer le rôle joué par l’OMS dans l’amélioration des résultats sanitaires, les coordonnateurs résidents des Nations Unies peuvent faire progresser l’action de l’Organisation en préconisant une approche multisectorielle pour résoudre des problèmes transversaux liés au programme des ODD ; en exploitant au maximum les points d’entrée de l’OMS dans les secteurs ayant une incidence sur les résultats sanitaires et en renforçant la cohérence et la responsabilisation des Nations Unies en ce qui concerne les ODD liés à la santé dans le contexte du PNUAD. Repositionner le PNUAD devrait permettre d’atteindre plusieurs objectifs et contribuer à mettre en œuvre les ODD de manière efficace et à atteindre les objectifs nationaux en matière de santé. L’OMS appuie l’augmentation de l’efficacité, la réduction des coûts et l’établissement de partenariats avec d’autres institutions des Nations Unies, lorsque cela est justifié d’un point de vue financier. L’OMS utilise déjà des services communs dans la plupart de ses bureaux de pays. Les éléments clés de la collaboration de l’OMS avec le système des Nations Unies sont les suivants : • réserver une place à la santé dans les débats et les décisions des organismes intergouvernementaux des Nations Unies ; • contribuer à un système des Nations Unies cohérent et efficace aux niveaux mondial, régional et national ; • assurer un rôle de chef de file en ce qui concerne les efforts humanitaires liés à la santé, notamment en dirigeant le groupe de responsabilité sectorielle Santé ; et • encourager la formation d’alliances et des approches interinstitutionnelles afin de résoudre les problèmes liés à la santé. 4. Nos partenaires Ι 57 06/05/2019 Figure 44 1/1 70% AFR 48% AMR 91% SEAR 72% EMR 53% WPR 35% EUR Répartition en pourcentage de la durée pendant laquelle l’OMS a agi en qualité de coordonnateur résident 0 20 40 60 80 100 % Moins de trois mois Entre trois et six mois Plus de six mois 86 8 6 06/05/2019 Figure 44 1/1 70% AFR 48% AMR 91% SEAR 72% EMR 53% WPR 35% EUR Répartition en pourcentage de la durée pendant laquelle l’OMS a agi en qualité de coordonnateur résident 0 20 40 60 80 100 % Moins de trois mois Entre trois et six mois Plus de six mois 86 8 6 et d’adopter des approches multisectorielles afin d’améliorer les résultats sanitaires. 4.1.1 Appui aux coordonnateurs résidents des Nations Unies En tant qu’institution spécialisée des Nations Unies, l’OMS est résolue à intervenir en tant que membre de l’équipe de pays des Nations Unies dans le système des coordonnateurs résidents, afin de soutenir la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le système des coordonnateurs résidents vise à rassembler les différentes institutions des Nations Unies dans le but d’améliorer l’efficience et l’efficacité des activités opérationnelles au niveau des pays. Les coordonnateurs résidents dirigent l’équipe de pays des Nations Unies et lui permettent d’occuper une position stratégique pour soutenir les priorités, les stratégies et les plans de développement nationaux, et ce rôle est essentiel pour que le système des Nations Unies puisse faire avancer le Programme de développement durable à l’horizon 2030 dans chacun des pays qu’il sert. L’OMS collabore avec les coordonnateurs résidents pour renforcer les capacités des équipes de pays des Nations Unies dans le domaine de la santé, sachant que sa Constitution lui donne pour mission d’agir en tant qu’autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international. Les bureaux de pays de l’OMS ont signalé la présence d’un coordonnateur résident dans 85 % des pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente. Entre octobre 2016 et le 31 octobre 2018, les bureaux de l’OMS ont joué le rôle de coordonnateur résident par intérim dans 88 des 149 pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente, selon les indications des bureaux de pays de l’OMS. Dans 86 % (76) de ces pays, ce rôle a été assumé pendant moins de trois mois, alors que dans 5 % des pays, il a duré plus de six mois, ce qui montre une augmentation dans les deux cas, en comparaison des données du rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays. Dans 26 % (24) des pays disposant d’un coordonnateur résident, les bureaux de pays de l’OMS ont indiqué avoir contribué financièrement au fonctionnement du bureau du coordonnateur résident. Figure 44. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS par Région déclarant que le bureau de l’OMS a joué le rôle de coordonnateur résident à un moment donné au cours de la période d’enquête et durée moyenne de la mission 58 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 4.2 Collaboration au sein des équipes de pays des Nations Unies L’action de l’OMS est le plus efficace lorsqu’elle intervient dans les pays en tant que membre du système des Nations Unies. Par l’intermédiaire de ses bureaux de pays, l’OMS participe activement aux activités conjointes des Nations Unies visant la réalisation des ODD, dans le contexte des priorités nationales. L’équipe de pays des Nations Unies constitue la plateforme par laquelle l’OMS : • renforce le dialogue entre les fonds, les programmes et les institutions spécialisées du système des Nations Unies ; • encourage une réponse multisectorielle aux défis sanitaires ; • mobilise des ressources supplémentaires pour atteindre les objectifs nationaux en matière de santé. Il existe une équipe de pays des Nations Unies dans 91 % (135 sur 149) des pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente. Il existe une équipe de pays des Nations Unies dans tous les pays, territoires et zones de la Région africaine, de la Région de la Méditerranée orientale et de la Région de l’Asie du Sud-Est, dans 93 % des pays, territoires et zones de la Région des Amériques, dans 74 % des pays, territoires et zones de la Région européenne et dans 73 % des pays, territoires et zones de la Région du Pacifique occidental. L’OMS est la seule institution des Nations Unies présente dans un pays de la Région des Amériques et dans huit pays de la Région européenne. 4.2.1 Participation de l’OMS aux comités directeurs conjoints au niveau national ou des Nations Unies Les comités directeurs des Nations Unies/nationaux conjoints constituent un mécanisme qui permet une collaboration efficace entre le gouvernement et les institutions des Nations Unies en vue de la réalisation des objectifs de développement nationaux. Ces comités existent dans 76 (51 %) pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente. Les bureaux de pays de 68 pays, territoires et zones ont déclaré participer au comité directeur conjoint. 4.2.2 Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement Le PNUAD est l’instrument dont se sert l’ONU pour planifier et mettre en œuvre ses activités de développement dans chaque pays, en vue de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Il décrit la réponse collective et cohérente que propose le système des Nations Unies aux priorités de développement nationales. Le PNUAD est parfois appelé plan des Nations Unies pour le développement ou plan unique du système des Nations Unies. L’OMS participe activement à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi du PNUAD, influence sa dimension sanitaire et aligne sa stratégie de coopération avec les pays sur celui-ci. Figure 45. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS indiquant la présence d’équipes de pays des Nations Unies et leur participation à différentes activités Équipe de pays des Nations Unies Équipe de gestion des opérations Coordonnateur résident des Nations Unies Groupes de travail thématiques/groupes des résultats PNUAD ou équivalent Programme de communication conjoint des Nations Unies Mobilisation conjointe des ressources Programmes conjoints Mission politique/de maintien de la paix 01/03/2019 Q23 1/1 AMR 0 50 100 96 93 93 93 89 63 63 44 19 AFR 0 50 100 100 98 98 94 91 79 70 62 23 EMR 0 50 100 100 100 100 94 83 78 78 44 44 EUR 0 50 100 74 61 61 58 58 48 35 32 10 SEAR 0 50 100 100 100 100 100 100 73 73 36 9 WPR 0 50 100 87 87 73 73 67 67 47 33 4. Nos partenaires Ι 59 Le PNUAD ou un document équivalent est mentionné dans 130 (87 %) des 149 pays, territoires et zones où l’OMS est physiquement présente et dans plus de 90 % des pays, territoires et zones de la Région africaine, la Région des Amériques, la Région de l’Asie du Sud-Est et la Région du Pacifique occidental. Les bureaux de pays de l’OMS de 128 pays (98 % des pays dotés d’un PNUAD) ont déclaré avoir participé à l’élaboration du PNUAD et contribuer à son suivi et son évaluation. En alignant sa stratégie de coopération avec les pays et les accords de coopération biennaux, et en contribuant à façonner la dimension sanitaire du PNUAD, l’OMS souhaite offrir aux pays un appui mieux coordonné et intégré en vue de la réalisation des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 liés à la santé. Afin de répondre aux priorités de développement nationales d’un pays de manière intégrée et cohérente, l’équipe de pays des Nations Unies identifie des priorités stratégiques (parfois appelées résultats, domaines, piliers ou groupes) dans le PNUAD. Ces piliers, définis par le Programme de développement durable à l’horizon 2030, traduisent la situation du pays et sont alignés sur les priorités et les besoins nationaux. Dans certains pays, le PNUAD comporte des piliers spécifiques en ce qui concerne la santé. Afin de s’assurer que les pays obtiennent de meilleurs résultats sanitaires, la stratégie de coopération avec les pays et la dimension sanitaire du PNUAD ont été harmonisées et se renforcent mutuellement. Sur les 130 pays, territoires et zones dotés d’un PNUAD, 31 (24 %) des bureaux de pays de l’OMS correspondants ont déclaré que le PNUAD traduit toutes les priorités de la stratégie de coopération avec les pays et 93 (72 %) ont déclaré qu’il en traduit certaines. Le PNUAD traduit tout ou partie des priorités de la stratégie de coopération avec les pays dans 100 % des pays, territoires et zones dotés d’un PNUAD dans la Région des Amériques, la Région de la Méditerranée orientale, la Région de l’Asie du Sud-Est et la Région du Pacifique occidental, dans 93 % des pays, territoires et zones dotés d’un PNUAD dans la Région africaine et dans 83 % des pays, territoires et zones dotés d’un PNUAD dans la Région européenne. Les bureaux de pays de l’OMS ont indiqué que la santé est intégrée dans le PNUAD au niveau des résultats (107 pays) et au niveau des produits (103 pays). L’intégration de la santé dans le PNUAD a augmenté par rapport aux données du rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays aux quatre niveaux, avec une augmentation de 7 % de l’intégration au niveau des résultats et de 22 % au niveau des produits. Au niveau mondial, la couverture sanitaire universelle est la priorité sanitaire la plus fréquemment intégrée dans le PNUAD (87 %). Figure 46. Nombre total de PNUAD par Région ; à l’élaboration, au suivi, à l’évaluation et au niveau d’alignement sur la stratégie de coopération avec les pays desquels le bureau de pays de l’OMS a participé Le PNUAD traduit certaines priorités de la stratégie de coopération avec les pays Le PNUAD traduit toutes les priorités de la stratégie de coopération avec les pays Le PNUAD ne contient aucune des priorités de la stratégie de coopération avec les pays AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 60 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Au niveau régional, la couverture sanitaire universelle est la priorité sanitaire la plus fréquemment intégrée dans le PNUAD dans la Région des Amériques, la Région de la Méditerranée orientale, la Région européenne et la Région du Pacifique occidental. La priorité « Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie » a été incluse dans 82 % des PNUAD. Les priorités « Maladies non transmissibles » et « Maladies transmissibles » ont été incluses dans les PNUAD de 78 % des pays, territoires et zones ; 80 % de ces pays, territoires et zones ont inclus ces deux priorités dans leur PNUAD et mettent l’accent sur les nombreux environnements qui sont confrontés au double fardeau des maladies transmissibles et des maladies non transmissibles. L’intégration de la résistance aux antimicrobiens dans le PNUAD en tant que problème de santé est passée de 15 % dans le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays à 24 % au cours de la période de notification actuelle. 4.2.3 Participation de l’OMS aux groupes thématiques des équipes de pays des Nations Unies En vue de promouvoir une approche intégrée, les équipes de pays des Nations Unies créent des groupes thématiques ou des groupes des résultats auxquels l’OMS participe activement. Ces groupes fonctionnent comme un mécanisme de coordination au niveau opérationnel qui contribue à l’atteinte des résultats visés par le PNUAD et couvre des domaines variés allant de la santé aux droits de l’homme, en passant par l’environnement. L’OMS participe à plusieurs groupes thématiques et des résultats et y joue un rôle de chef de file. Selon les bureaux de pays de l’OMS, c’est le groupe thématique sur la santé qui enregistre le plus haut niveau d’implication (91 % des pays dotés d’une équipe de pays des Nations Unies). Il est suivi par le groupe sur la réduction des risques de catastrophe, le groupe sur l’égalité des sexes et le groupe sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable (79 %), le groupe de suivi et d’évaluation et le groupe sur la nutrition/la sécurité sanitaire des aliments (74 %). Entre 55 % et 60 % des bureaux de l’OMS dans des pays dotés d’une équipe de pays des Nations Unies ont déclaré participer à des groupes thématiques traitant de l’accès aux services sociaux ou à la protection sociale, de l’environnement, des droits de l’homme et de l’eau et l’assainissement. Selon les informations reçues, dans 77 % des pays, territoires et zones, le groupe thématique sur la santé est présidé ou coprésidé par l’OMS, ce qui représente une augmentation de onze points de pourcentage par rapport aux données du rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays. Figure 47. Nombre de bureaux de pays de l’OMS indiquant que la santé a été intégrée à différents niveaux du PNUAD Plan de travail conjoint Niveau des résultats Niveau des produits Groupe des résultats 4. Nos partenaires Ι 61 En outre, l’OMS a présidé ou coprésidé un nombre croissant de groupes thématiques liés à la santé, si l’on compare les données des rapports de 2017 et de 2019 sur la présence de l’OMS dans les pays communiquées par les bureaux de pays de l’OMS. La participation globale à cinq des groupes thématiques ou des résultats a augmenté entre les deux périodes de notification, les augmentations les plus importantes ayant été enregistrées par le groupe de suivi et d’évaluation (+12 points de pourcentage) et le groupe sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable (+10 points de pourcentage). 4.2.4 Participation de l’OMS aux opérations et activités harmonisées des Nations Unies Les bureaux de pays de l’OMS de 81 % des pays, territoires et zones ont déclaré qu’ils participaient à au moins une des opérations et activités communes des Nations Unies, contre 70 % dans le rapport 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays. Il s’agit le plus souvent de services de sécurité (79 % ; 46 % des bureaux de pays de l’OMS faisant des contributions en nature), suivis par les achats locaux (39 %), les voyages (30 %) et les services administratifs (29 %). Huit bureaux de pays de l’OMS (cinq de la Région africaine, deux de la Région de la Méditerranée orientale et un de la Région du Pacifique occidental) ont déclaré avoir participé à au moins neuf des dix activités. Table 11. Nombre de bureaux de pays de l’OMS déclarant participer à des opérations et activités communes des Nations Unies Région No m br e d e bu re au x d e pa ys d e l ’O M S Se rv ice s d e sé cu rit é Ac ha ts lo ca ux Vo ya ge s Se rv ice s ad m in ist ra tif s Te ch no lo gi e d’i nf or m at io n Lo gi st iq ue et tr an sp or ts TI C Ba nq ue Re ss ou rc es hu m ai ne s Au cu ne Au tre AFR 47 39 27 19 19 18 18 16 13 14 3 8 AMR 27 10 6 9 2 6 1 3 4 1 10 1 EMR 18 17 8 7 10 7 10 8 6 7 1 1 EUR 31 17 10 3 5 5 6 6 7 1 3 5 SEAR 11 9 3 3 3 1 0 2 1 1 1 1 WPR 15 9 4 3 4 2 3 2 1 3 2 0 Nutrition Disaster Risk Reduction Monitoring and Evaluation Gender Access to services and social protection Water and sanitation Environment Human RightsHealth SDG implementation Figure 48. Groupes thématiques/des résultats de l’équipe de pays des Nations Unies auxquels les bureaux de pays de l’OMS ont déclaré qu’ils participent Santé Nutrition Accès aux services sociaux/à la protection sociale Suivi et évaluation Mise en œuvre des ODD Droits de l’homme Réduction des risques de catastrophe Eau et assainissement Environnement Égalité des sexes 62 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 4.2.5 Participation de l’OMS à des activités conjointes organisées par le bureau du coordonnateur résident du système des Nations Unies La détermination de l’OMS à œuvrer dans le cadre de l’initiative « Unis dans l’action », et au titre du système des coordonnateurs résidents des Nations Unies, se traduit également par sa participation à des activités conjointes organisées par le bureau du coordonnateur résident dans les pays. Au total, 132 bureaux de pays de l’OMS ont déclaré participer ou contribuer en nature à des activités conjointes organisées par le bureau du coordonnateur résident des Nations Unies. Ce chiffre inclut tous les pays, territoires et zones de la Région de la Méditerranée orientale, de la Région de l’Asie du Sud-Est et de la Région du Pacifique occidental ; 98 % des pays, territoires et zones de la Région africaine ; 70 % des pays, territoires et zones de la Région des Amériques ; et 74 % des pays, territoires et zones de la Région européenne. Plus de 60 % des bureaux de pays de l’OMS ont déclaré qu’ils participaient à des évaluations conjointes et à des groupes de communication conjoints. Un taux supérieur à 75 % a été déclaré en ce qui concerne la participation à des groupes 4. Nos partenaires Ι 63 Figure 49. Pourcentage de bureaux de pays de l’OMS par Région déclarant qu’ils participent ou contribuent en nature à des activités conjointes organisées par le bureau du coordonnateur résident des Nations Unies Participation (%) Contribution en nature (%) AFR SEAR WPR Opérations communes Services de sécurité des Nations Unies Comité du dispensaire des Nations Unies Stratégie conjointe de mobilisation des ressources Groupe de communication conjoint Évaluations conjointes Bureau du coordonnateur résident en fonction (par exemple, locaux du coordonnateur résident) de communication conjoints et des évaluations conjointes dans la Région africaine et la Région de la Méditerranée orientale. Les activités de mobilisation des ressources menées conjointement par l’ONU et l’OMS génèrent des ressources additionnelles qui permettent de remplir les engagements pris par l’ONU dans le PNUAD. Divers mécanismes ont été mis en place pour mobiliser conjointement des ressources au niveau des pays. Les bureaux de pays de l’OMS rapportent qu’une mobilisation des ressources conjointe a été effectuée dans 46 % des pays, territoires et zones où l’OMS est présente. Onze bureaux de pays de l’OMS ont déclaré avoir participé aux sept activités mentionnées à la figure 49, la majorité de ces bureaux ayant participé aux services de sécurité (79 %) ou à un groupe de communication conjoint (66 %). 4.3 Fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies Les fonds d’affectation spéciale pluripartenaires ou multidonateurs sont des partenariats qui permettent au système des Nations Unies, aux autorités nationales et aux partenaires financiers de créer un fonds commun s’accompagnant sur le modèle de la « gestion canalisée des fonds ». Ces fonds peuvent être créés de différentes manières et avoir une orientation thématique ou géographique. Ces fonds de financement commun ont des stratégies d’orientation communes, à savoir :2 • que des parties prenantes de divers ordres sont impliquées dans le processus de prise de décisions, • qu’ils s’appuient sur les structures existantes (au lieu de créer des structures parallèles) ; • qu’ils renforcent l’efficacité de l’aide en menant des interventions coordonnées et harmonisées ; • qu’ils sont totalement transparents et responsables en ce qui concerne le financement, la gestion et la mise en œuvre ; • qu’ils sont axés sur l’obtention de résultats efficaces et efficients. Les fonds d’affectation spéciale pluripartenaires ou multidonateurs sont généralement créés dans le but de financer les priorités stratégiques nationales et/ou mondiales définies dans les plans nationaux 2 Ces informations proviennent du portail du Bureau des fonds d’affectation spéciale pluripartenaires (http://mptf.undp.org/) ou stratégiques du PNUAD, dans l’initiative « Unis dans l’action » ou dans des cadres stratégiques similaires. L’OMS, en tant qu’institution des Nations Unies, participe à l’élaboration des PNUAD au niveau des pays et peut solliciter des fonds, le cas échéant, lorsque des fonds d’affectation spéciale pluripartenaires ou multidonateurs sont disponibles dans les programmes nationaux. Les bureaux de pays de l’OMS de 24 pays, territoires et zones ont reçu des fonds provenant de fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies tels que le Fonds du programme « Unité d’action des Nations Unies »/Fonds d’affectation spéciale multidonateurs et le Fonds pour la réalisation des objectifs de développement durable. Figure 50. Nombre de bureaux de pays de l’OMS déclarant avoir reçu des fonds provenant de fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies AFR AMR EMR EUR SEAR WPR En mai 2018, l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’OMS ont signé un mémorandum d’accord portant sur les modalités de fonctionnement du Fonds d’affectation spéciale pluripartenaire pour la santé. Ce fonds permettra aux partenaires de mettre en commun leurs ressources et d’appliquer le Plan d’action quinquennal « S’engager pour la santé », qui est le fruit d’un partenariat entre l’OIT, l’OCDE et l’OMS destiné à aider les pays à investir dans les effectifs en santé et en services sociaux nécessaires pour parvenir à la couverture sanitaire universelle et atteindre les objectifs de développement durable. 64 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones 4.4 Participation de l’OMS aux initiatives mondiales pour la santé au niveau des pays Les partenaires de développement jouent un rôle de plus en plus important dans la promotion et la protection de la santé de la population d’un pays. Les initiatives mondiales pour la santé sont des initiatives humanitaires qui œuvrent dans la mobilisation et le déblocage de fonds supplémentaires pour lutter contre des maladies infectieuses comme le sida, la tuberculose et le paludisme ; pour la vaccination et pour le renforcement des systèmes de santé dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’OMS reconnaît l’importance de ces contributeurs à la santé et au développement d’un pays et donne la priorité à une collaboration étroite avec eux. L’un des objectifs de cette collaboration est d’appuyer le Ministère de la santé et le secteur de la santé en général, afin de mobiliser des ressources financières suffisantes pour les programmes de santé. L’existence d’un mécanisme de coordination de l’intervention des donateurs a été signalée par 89 (60 %) bureaux de pays de l’OMS dans le monde et entre 39 % et 77 % des bureaux de pays de l’OMS dans chaque région. Ces plateformes de coordination comprennent des partenaires de développement bilatéraux, des organismes multilatéraux, des fonds et des fondations philanthropiques, des organisations non gouvernementales et la société civile, le secteur privé et les institutions académiques. L’OMS joue un rôle de chef de file soit en assurant soir la présidence, soit la coprésidence ou encore la présidence tournante du mécanisme de partenariat dans 62 (70 %) des pays, territoires et zones dotés d’une plateforme de coordination de l’action des donateurs dans le secteur de la santé, tandis qu’elle assure le secrétariat dans 31 pays (35 % du total) et est simple membre participant dans 22 autres pays (25 % du total). 4.4.1 L’OMS et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) est l’un des principaux bailleurs de fonds pour la prévention et la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. L’OMS est le seul partenaire technique du Fonds mondial qui possède une expertise dans les domaines du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi qu’en ce qui concerne le renforcement des systèmes de santé, sans oublier la santé reproductive et la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. L’OMS dispose d’un bureau dans chaque pays bénéficiant d’une subvention du Fonds mondial, Figure 51. Proportion des bureaux de pays de l’OMS ayant signalé l’existence d’un mécanisme de coordination de l’intervention des donateurs et nombre de bureaux de pays de l’OMS jouant divers rôles dans le mécanisme de coordination Président de la présidence tournante Secrétariat du mécanisme de coordination Coprésident avec d’autres partenaires Participant mais aucun rôle de direction ou de coordination Autre 60 % 24 % 8 % 7 % 8 % 5 % 7 % 4. Nos partenaires Ι 65 cette portée mondiale étant essentielle non seulement pour avoir un impact sur la prévention et la lutte contre les trois maladies ciblées par le Fonds mondial, mais aussi pour renforcer les systèmes nécessaires afin de fournir des services essentiels et d’atteindre les populations vulnérables. Reconnaissant le rôle crucial que le financement du Fonds mondial joue dans le cadre de la lutte contre les maladies et du renforcement des systèmes de santé, les bureaux de pays de l’OMS travaillent en partenariat et en étroite collaboration avec les gouvernements et les partenaires pour avoir accès aux ressources financières du Fonds mondial et les utiliser. Les pays considèrent l’OMS comme leur première source d’information et principal soutien technique. Dans 113 pays, territoires et zones disposant d’un bureau de l’OMS et remplissant les conditions requises pour bénéficier des subventions du Fonds Cadre stratégique de collaboration entre l’OMS et le Fonds mondial L’OMS et le Fonds mondial partagent un engagement commun en faveur de la couverture sanitaire universelle et les ODD. En 2018, afin de renforcer et d’optimiser davantage le partenariat entre les deux organisations, un cadre stratégique de collaboration a été conclu. Le Cadre est conçu pour améliorer la collaboration et la communication entre l’OMS et le Fonds mondial dans plusieurs domaines politiques, techniques et programmatiques de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et pour aider les pays à mettre en place des systèmes de santé, à améliorer la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, et la santé des adolescents, et à agir sur les déterminants généraux de la santé. Les principes convenus pour ce partenariat ont été définis et comprennent l’accent mis sur les pays et le partenariat ; l’égalité des sexes et les droits de l’homme ; le respect du mandat de chacun ; la mise en œuvre reposant sur des bases factuelles ; l’harmonisation entre les organismes et au sein de celles-ci ; la transparence et la responsabilisation. Les chefs des deux institutions doivent se réunir chaque année, mais un comité directeur conjoint et des groupes de travail se réuniront périodiquement pour examiner les progrès accomplis et appuyer la mise en œuvre. Figure 52. Pourcentage de pays éligibles au Fonds mondial dans lesquels l’OMS dispose d’un bureau et aide le gouvernement à accéder aux subventions et à les utiliser Membre actif du Mécanisme national de coordination. Mise à jour des plans stratégiques de lutte contre les maladies Faciliter un dialogue national global sur le VIH, la tuberculose, le paludisme et le renforcement des systèmes de santé afin de déterminer les éléments transversaux de l’enveloppe d’allocation du Fonds mondial Note de synthèse de la demande de financement ou élaboration d’une proposition Actualisation de l’épidémiologie des maladies et des principales tendances en matière de couverture des interventions. Rapports sur le suivi et l’évaluation des progrès et des résultats des subventions Négociation et mise en œuvre des subventions pour la prestation de services Achat de fournitures et d’équipements médicaux et de santé publique Gestion du personnel technique de l’OMS financé par le Fonds mondial Mise en œuvre des activités financées par le Fonds mondial pour les bureaux de pays de l’OMS 94 % 63 % 72 % 55 % 73 % 93 % 66 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones mondial, l’OMS a fourni un soutien technique et/ou un renforcement des capacités pour permettre aux pays d’accéder aux subventions du Fonds mondial, de les mettre à contribution dans des programmes et en rendre compte. Les bureaux de pays de l’OMS sont le plus souvent des membres actifs du Mécanisme national de coordination (89 %) et de la mise à jour des plans stratégiques de lutte contre la maladie (88 %), plus de 80 % d’entre eux facilitant également la mise en œuvre d’une stratégie globale de lutte contre la maladie. Faciliter un dialogue national global sur l’infection à VIH, la tuberculose, le paludisme et le renforcement des systèmes de santé afin de déterminer les éléments transversaux de l’enveloppe d’allocation du Fonds mondial L’OMS soutient également l’élaboration de propositions de financement et la mise à jour des données épidémiologiques et des tendances de couverture des interventions. Quinze bureaux de pays de l’OMS ont déclaré être engagés dans les 10 rôles mis en évidence à la figure 52. Les bureaux de pays de l’OMS dans 52 pays, territoires et zones ont déclaré avoir été sous-bénéficiaires d’au moins une subvention du Fonds mondial, dont 29 ont reçu une subvention pour plus d’un programme. La tuberculose est le principal programme par lequel les bureaux de pays de l’OMS agissent en tant que sous-bénéficiaires (63 %), suivis du VIH/sida (60 %), du paludisme (42 %) et renforcement des systèmes de santé (23 %) et la SRMNI (6 %). La proportion de bureaux de pays de l’OMS dans chaque région agissant en tant que sous- bénéficiaires des subventions du Fonds mondial était de 80 % dans la Région du Pacifique occidental, 64 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est, 44 % dans la Région de la Méditerranée orientale, 26 % dans la Région africaine et la Région européenne, et 19 % dans la Région des Amériques. L’OMS et le Fonds mondial ont mis en place un partenariat durable et à long terme pour promouvoir la prévention et la lutte contre les épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme. Dans le cadre de ce partenariat, d’importantes ressources financières ont été mobilisées et dépensées pour renforcer la capacité des pays à élaborer des propositions de subventions stratégiques et axées sur les résultats et à mettre en œuvre efficacement les subventions approuvées. Cette collaboration s’articule autour des éléments clés suivants : • l’assistance technique dans le pays ; Figure 53. Répartition mondiale et régionale des programmes du Fonds mondial pour lesquels le bureau de pays de l’OMS a reçu une subvention subsidiaire 02/05/2019 Figure 53 1/1 Échelle mondiale 33 31 22 12 10 3 AFR VIH/sida Autres HSSPaludisme Tuberculose SRM... AMR Paludisme Tuberculose VIH/sida EUR Tuberculose VIH/sida HSS Autres EMR Autres HSS PaludismeTuberculose VIH/sida SEAR HSS Paludisme Tuberculose VIH/sida WPR Tuberculose VIH/sida PaludismeHSS SRMNE Autr... Le bureau de pays de l’OMS est un bénéficiaire secondaire des financements du Fonds mondial AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Total Autres HSS Paludisme SRMNE Tuberculose VIH/sida 6 5 4 1 4 7 0 0 4 0 2 2 2 1 3 0 7 7 1 3 0 0 7 4 0 1 4 0 4 3 1 2 7 2 9 8 10 12 22 3 33 31 Tuberculose VIH/sida Paludisme HSS Autres SRMNE 4. Nos partenaires Ι 67 • le renforcement des capacités des prestataires d’assistance technique par l’intermédiaire des bureaux régionaux ; et • l’assurance de la qualité de l’assistance technique fournie. Les membres du personnel de l’OMS au niveau des pays, des régions et du Siège apportent un soutien inestimable pour aider à attirer des ressources financières essentielles du Fonds mondial pour les organisations publiques et de la société civile. Plus de 400 membres du personnel de l’OMS apportent une contribution directe et indirecte significative dans ce sens. Le Fonds mondial appuie les ministères de la Santé dans la mise en œuvre efficace des subventions. 4.4.2 OMS et Gavi, l’Alliance du vaccin Gavi, l’Alliance du vaccin (encore désignée ci-après « Gavi »), est une alliance internationale créée en 2000 afin d’assurer aux enfants vivant dans les pays les plus pauvres du monde, un meilleur accès aux vaccins nouveaux ou sous-utilisés. L’OMS est l’un des principaux acteurs politiques et partenaires d’exécution de Gavi. Les vaccins contribuent à améliorer la santé des populations et à assurer une couverture sanitaire universelle tout au long de la vie, et l’OMS a mis au point une approche stratégique de la vaccination qui sera alignée sur le treizième PGT, l’un des domaines prioritaires étant l’impact de la vaccination dans les pays. L’objectif ultime est d’aligner pleinement la mise en œuvre du treizième PGT de l’OMS sur l’approche ascendante du cadre de collaboration des partenaires de Gavi. Gavi entend concentrer son soutien sur les pays les plus pauvres du monde, les revenus nationaux déterminant l’éligibilité. Les bureaux de pays de l’OMS dans 73 (49 %) pays, territoires et zones ont indiqué avoir contribué à l’accès et à la mise en œuvre des subventions Gavi, le même nombre que dans le rapport sur la présence de l’OMS dans les pays en 2017. Plus de 90 % de ces bureaux soutenaient la programmation, la planification et la mise en œuvre ou appuyaient l’établissement de rapports et le suivi. La majorité (84 %) des bureaux de pays de l’OMS impliqués dans l’appui des subventions Gavi ont indiqué qu’ils jouaient au moins cinq des rôles soulignés à la figure 54. Sur le terrain, Gavi compte beaucoup sur la collaboration avec les six bureaux régionaux de l’OMS et les bureaux de pays dans les pays qui bénéficient de l’appui de Gavi. Cet appui est fourni par l’intermédiaire : • des groupes de travail régionaux qui coordonnent l’appui aux programmes pays par l’intermédiaire un groupe restreint de partenaires généralement dirigé par l’OMS et l’UNICEF ; Figure 54. Bureaux de pays de l’OMS qui ont déclaré avoir aidé les États Membres à accéder aux subventions Gavi et à les mettre en œuvre, avec a) % des bureaux de pays de chaque région participant et b) % des bureaux de pays ayant déclaré avoir fourni différents types d’appui Appui à la programmation, à la planification et à la mise en œuvre. Établissement de rapports et suivi Demande pour l’introduction de nouveaux vaccins Membre du Comité de coordination interinstitutions (CCI) et/ou du Comité de coordination du secteur de la santé (CCSS) ou équivalent Préparation et communication des évaluations conjointes Élaboration de la proposition Appui à la transition de l’appui Gavi Canalisation du financement des subventions en espèces Autre 83 % 22% 44 % 26 % 82 % 40 % 68 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones • des bureaux de pays de l’OMS qui travaillent en étroite collaboration avec les autorités sanitaires nationales et leurs organisations partenaires pour identifier les priorités sanitaires nationales, formuler des politiques et soutenir la vaccination et le développement du système de santé ; et • des bureaux de l’OMS, qui apportent par ailleurs un appui aux autorités sanitaires des pays pour qu’elles puissent rédiger des demandes d’appui adressées à Gavi, puis élaborer un plan d’action en vue de l’introduction des vaccins. En outre, les membres du personnel de l’OMS fournissent un soutien technique pour la mise en œuvre des programmes de vaccination, y compris le stockage et la logistique, ainsi que le suivi et l’évaluation des vaccins et du matériel après leur introduction. 4.4.3 Coopération Sud-Sud et coopération triangulaire Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 réaffirme la nécessité de renforcer la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire (CSST), tout comme la coopération régionale et internationale en matière d’accès à la science, à la technologie et à l’innovation, afin de réaliser les objectifs de développement durable. La coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire sont également reconnues comme l’un des moyens permettant de renforcer l’appui international à la mise en œuvre du développement des capacités dans les pays en développement pour appuyer les plans nationaux de réalisation de tous les objectifs de développement durable. Le treizième programme général de travail souligne que l’OMS aidera à mettre au point et à généraliser des solutions novatrices grâce à des approches telles que la coopération Sud-Sud. À l’échelle mondiale, la moitié des bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones des six Régions ont déclaré appuyer un total de 241 initiatives de coopération Sud-Sud et/ou de coopération triangulaire. La proportion la plus élevée d’appui Figure 55. Nombre de bureaux de pays de l’OMS dans chaque région ayant déclaré soutenir les initiatives relatives à la coopération sud-sud et à la coopération triangulaire AFR AMR EMR EUR SEAR WPR Bureaux de pays de l’OMS non impliqués dans l’appui au CSST Figure 56. Proportion des bureaux de pays de l’OMS ayant déclaré soutenir les initiatives relatives à la CSST et nombre d’autres initiatives dans la Région AFR AMR EMR EUR SEAR WPR 07/05/2019 Figure 56 1/1 0 20 40 60 80 100 Nombre d’initiatives Pr op or tio n d es p ay s s ou te na nt le s C SS T d an s c ha qu e R ég ion 0 20 40 60 80 100 241 Véritable nombre d’initiatives CSST 4. Nos partenaires Ι 69 des bureaux de pays aux initiatives relatives à ce type de coopération a été signalée dans la Région des Amériques (78 %), suivie par la Région de l’Asie du Sud-Est (64 %), la Région du Pacifique occidental (60 %), la Région africaine (55 %), la Région de la Méditerranée orientale (28 %) et la Région européenne (19 %). Parmi les pays, territoires et zones qui ont appuyé les initiatives relatives à la CSST, 50 bureaux de pays de l’OMS (68 %) ont déclaré soutenir des initiatives liées aux maladies transmissibles, suivis par le renforcement des systèmes de santé et la couverture sanitaire universelle dans 35 bureaux de pays de l’OMS. (47 %). Les initiatives relatives aux situations d’urgence Timor-Leste, Sri Lanka : renforcement de la gestion des programmes de vaccination Le système de santé au Timor-Leste est relativement sous-développé en raison de plusieurs années de conflit. Une grande dispersion géographique de la population rend difficile la mise en œuvre d’un programme de vaccination adapté aux besoins. Conjuguée à la capacité limitée du système de santé et au manque de personnel de l’unité de vaccination (PEV), la cessation de l’appui de Gavi à la fin de 2019 est considérée comme un grand défi à relever. Pour limiter les dégâts au cours de cette période de transition, il était urgent de développer les capacités au sein de l’unité PEV et du ministère de la Santé. Le Sri Lanka, qui avait également souffert des effets d’un conflit interne, a cessé de bénéficier en 2016 de l’appui que lui apportait Gavi, l’Alliance du vaccin, et a pris le contrôle de son propre programme élargi de vaccination avec un financement gouvernemental intégral. En juin 2017, en marge de la réunion de l’OMS SEAR ITAG, Gavi, l’OMS, le Sri Lanka et le Timor-Leste se sont rencontrés et ont eu une discussion préliminaire sur la façon dont les deux pays pourraient établir un partenariat pour renforcer les programmes de vaccination dans les deux pays. La collaboration Sud-Sud est devenue la solution proposée. L’OMS, l’UNICEF et Gavi soutiennent les deux nations dans leur partenariat de jumelage. Dans le cadre de ce programme, les professionnels de santé du Timor-Leste apprennent directement de leurs pairs du Sri Lanka. Pour le Sri Lanka, ce programme a été l’occasion de mettre en évidence les points forts de son programme de vaccination aux niveaux mondial et régional. Elle a également renforcé ses capacités en matière de mentorat et d’accompagnement dans le cadre du programme élargi de vaccination, avec la possibilité de futurs accords de jumelage avec d’autres pays. Grâce à ce partenariat mutuel, en très peu de temps, les deux pays sont sur le point d’offrir aux femmes et aux enfants le bien-être et une bonne couverture santé. Timor-Leste est à présent le troisième pays à avoir éliminé la rubéole et la rougeole en Asie du Sud. À l’issue de ce programme de jumelage, une collaboration horizontale, en particulier entre pays du Sud sera reconnue comme une solution efficace pour d’autres pays confrontés au renforcement des capacités et au développement des systèmes de santé. Figure 57. Nombre de bureaux de pays de l’OMS par Région accompagnant les initiatives relatives à la CSST dans divers domaines techniques Maladies transmissibles Situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international (2005) Systèmes de santé et couverture sanitaire universelle. Maladies non transmissibles Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie Autres 07/05/2019 Figure 57 1/1 Échelle mondiale 50 35 28 23 22 12 AFR 19 12 10 8 5 3 AMR 15 11 7 7 3 3 EMR 5 4 3 2 1 0 EUR 5 3 2 1 1 0 SEAR 7 3 3 3 3 1 WPR 5 4 4 4 3 0 07/05/2019 Figure 57 1/1 Échelle mondiale 50 35 28 23 22 12 AFR 19 12 10 8 5 3 AMR 15 11 7 7 3 3 EMR 5 4 3 2 1 0 EUR 5 3 2 1 1 0 SEAR 7 3 3 3 3 1 WPR 5 4 4 4 3 0 70 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones sanitaire et au Règlement sanitaire international (RSI) ont été soutenues par 28 bureaux de pays (38 %) ; suivies par les maladies non transmissibles dans 23 pays (31 %) ; et par la promotion de la santé tout au long de la vie, dans 22 pays (30 %). L’orientation principale des initiatives varie d’une Région à l’autre. Les pays de la Région des Amériques étaient les plus susceptibles d’avoir déclaré soutenir des initiatives liées aux systèmes de santé, à la couverture santé universelle et aux maladies transmissibles. La Région africaine a également indiqué que le type d’initiatives le plus communément soutenu par les pays concernait les maladies transmissibles, les situations d’urgence sanitaire et l’application du RSI. Les initiatives menées dans la Région de la Méditerranée orientale, dans la Région de l’Asie du Sud-Est et dans la Région du Pacifique occidental se sont aussi concentrées sur les maladies transmissibles, tandis qu’elles ont essentiellement porté sur les maladies non transmissibles dans la Région européenne. Plus des trois quarts des bureaux de pays de l’OMS ont signalé l’existence d’initiatives relatives à la CSST, notamment moyennant une assistance technique, tandis que 74 % ont fourni un soutien par la formation et le renforcement des capacités, 47 % par l’établissement de plateformes et de réseaux de partage de l’information, tandis que 32 % ont apporté un concours financier et du matériel et 18 % ont contribué en fournissant d’autres services. La coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire ont été intégrées dans les politiques et programmes de l’Organisation et sont devenues un moyen de réaliser les objectifs de développement durable liés à la santé. Toutefois, compte tenu de l’importance et de la contribution de la CSST à la protection et à la promotion de la santé dans les pays en développement, cette forme de coopération doit être encore renforcée et les bureaux de pays de l’OMS doivent disposer de ressources pour en assurer la promotion. Figure 58. Nombre de bureaux de pays de l’OMS accompagnant les initiatives relatives à la CSST, par type d’appui fourni 07/05/2019 Figure 58 1/1 AFR 10 6 6 19 18 21 AMR 12 8 3 18 17 6 EMR 3 3 3 4 13 EUR 4 3 4 4 25 SEAR 4 2 1 7 5 4 WPR 2 2 1 5 7 6 35 24 13 56 55 Échelle mondiale Formation et renforcement des capacités Soutien technique Autres types d’appui Soutien financier et matériel Mise en place de plateformes et de réseaux de partage de l’information 4. Nos partenaires Ι 71
Les résultats de nos activités 5. 5. Les résultats de nos activités Reflétant le but énoncé dans la Constitution de l’OMS1, qui est « d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible », le treizième PGT place les pays au centre de l’action de l’OMS. Le fondement de l’action de l’OMS s’articule autour de l’objectif 3 de développement durable, intitulé « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge ». Pour garantir sa réalisation, le treizième PGT s’est fixé l’objectif ambitieux du « triple milliard » : • Couverture sanitaire universelle – 1 milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’une couverture sanitaire universelle ; • Situations d’urgence sanitaire – 1 milliard de personnes supplémentaires mieux protégées contre les situations d’urgence sanitaire ; • Des populations en meilleure santé – 1 milliard de personnes supplémentaires bénéficiant d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être. En mettant l’accent sur les personnes les plus vulnérables, le treizième PGT s’efforce également de « ne laisser personne de côté ». Pour atteindre les objectifs ambitieux du treizième PGT, l’OMS a entrepris un certain nombre de réorientations stratégiques afin de mieux cibler ses activités dans les pays et d’en accroître l’efficacité et l’impact, en travaillant en étroite collaboration avec ses partenaires, en engageant un dialogue sur les politiques avec les États, en fournissant un appui stratégique et une assistance technique, et en 1 La Constitution de l’OMS, est entrée en vigueur le 7 avril 1946, disponible à l’adresse : https:// www.who.int/governance/eb/who_ constitution_en.pdf (consulté le 2.7.2019). assurant la coordination de la prestation des services, selon le contexte du pays. Dans 149 bureaux répartis dans les pays, territoires et zones, le personnel de l’OMS, appuyé par six bureaux régionaux et le Siège, fournit aux ministères de la Santé des conseils stratégiques et une assistance technique dans de nombreux domaines, y compris l’élargissement des services essentiels de prévention, de traitement et de soins pour obtenir de meilleurs résultats sanitaires pour les populations. Pour mettre en valeur les résultats du travail des bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones, plus de 200 expériences nationales et exemples de réussite concernant le rôle des équipes de l’OMS sur le terrain ont été compilés à partir de ses bureaux extérieurs. Ces articles mettent en lumière les progrès accomplis dans toute une série de catégories, notamment « Maladies transmissibles », « Maladies non transmissibles » ou encore « Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie » (y compris la santé sexuelle et reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, les déterminants sociaux de la santé, la santé et l’environnement), les systèmes de santé et la couverture sanitaire universelle, les situations d’urgence sanitaire et le Règlement sanitaire international (tous ces articles seront bientôt disponibles sur le portail du rapport sur la présence de l’OMS dans les pays). À titre d’illustration, on trouvera ci-dessous une sélection de récits portant sur les pays dans l’ensemble des régions de l’OMS et couvrant les trois priorités stratégiques du treizième PGT. Figure 59. Résultats prioritaires stratégiques du treizième PGT – promouvoir la santé, préserver la sécurité mondiale et servir les personnes vulnérables PROTECTION FACE AUX SITUATIONS D’URGENCE • Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire • Prévention des épidémies et des pandémies • Détection et prise en charge rapides des situations d’urgence sanitaire MEILLEUR ÉTAT DE SANTÉ ET PLUS GRAND BIEN-ÊTRE • Prise de mesures en vue d’agir sur les déterminants sociaux de la santé • Réduction des facteurs de risque moyennant une action multisectorielle • Action engagée pour promouvoir des environnements sains et l’approche de la santé dans toutes les politiques COUVERTURE SANITAIRE UNIVERSELLE • Amélioration de l’accès à des services de santé essentiels de qualité • Réduction du nombre de personnes confrontées à des difficultés financières • Amélioration de l’accès aux médicaments, vaccins, produits de diagnostic et dispositifs essentiels pour les soins de santé primaires 74 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Fi gu re 60 . E xe m pl es d ’ac tiv ité s d es b ur ea ux d e p ay s d e l ’O M S d an s l e m on de 5. Les résultats de nos activités Ι 75 L’essence même de la couverture sanitaire universelle est un système de santé fort et résilient, centré sur la population et fondé sur les soins primaires. L’OMS aide les pays à progresser sur la voie d’une couverture universelle en matière de santé et à faire en sorte que tous les individus et toutes les communautés aient Étendre la couverture sanitaire universelle accès à des services de promotion, de prévention, de guérison, de réadaptation et de soins palliatifs qui répondent à leurs besoins et qui sont de qualité suffisante pour être efficaces, sans exposer l’usager à des difficultés financières. ACCÈS AUX SERVICES ET PERSONNEL DE SANTÉ DE QUALITÉ ACCÈS AUX MÉDICAMENTS, AUX VACCINS ET AUX PRODUITS DE SANTÉ DIALOGUE SUR LES POLITIQUES RELATIVES À LA GOUVERNANCE ET AU FINANCEMENT SYSTÈMES D’INFORMATION SUR LA SANTE DIALOGUE SUR LES POLITIQUES 76 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones ÎLES SALOMON Région du Pacifique occidental Le Ministère de la santé et des services médicaux a établi le Plan stratégique national de santé 2016-2020 (PSNS) et le Gouvernement des Îles Salomon a décidé que la politique de délimitation des rôles est le principal mécanisme de mise en œuvre pour rendre opérationnel le PSNS et progresser vers une couverture sanitaire universelle. Historiquement, la prestation des services n’a pas été prise en compte, d’autant plus que 80 % de la population vit dans des régions rurales et éloignées. La politique de délimitation des rôles fait la promotion de soins intégrés et centrés sur le patient grâce à des paquets de services offerts à chacun des six niveaux de service et dans chacun des établissements, ainsi que grâce à des circuits de transfert. Les paquets de services comprennent des considérations relatives au personnel, à l’équipement, aux médicaments essentiels, aux lignes directrices et aux services d’appui clinique à chaque niveau. L’OMS a répondu aux besoins des pays et contribué à l’établissement de partenariats solides dans le domaine de la santé et à la mobilisation et à la coordination de toutes les ressources disponibles. Le bureau de pays de l’OMS compte en ce moment un programme d’appui continu au ministère de la Santé alors qu’il s’engage à mettre en œuvre dans les années à venir la politique de délimitation des rôles. Après des consultations menées par les planificateurs nationaux et provinciaux de la santé dans le cadre de cette politique de délimitation des rôles, le personnel local et les communautés disposent à présent d’une référence commune pour déterminer la gamme et la qualité des services qu’ils sont en droit d’attendre et de fournir. Cette politique fournit une feuille de route pour la réalisation d’une couverture sanitaire universelle pour le pays. Problématique : mettre en œuvre le PSNS pour réaliser la couverture sanitaire universelle Mesure : promouvoir la décentralisation de la prestation des services Résultat : une référence commune sur l’étendue et la qualité de l’offre et de la demande de services de santé ACCÈS AUX SERVICES ET QUALITÉY 5. Les résultats de nos activités Ι 77 ARGENTINE Région des Amériques Le Campus virtuel de santé publique argentin de l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS) joue un rôle stratégique pour les professionnels et les agents de santé. Avec un total de 79 296 personnes inscrites, la plateforme offre un large éventail de cours, de ressources, de services et d’activités éducatives, ainsi que la gestion de l’information et des connaissances en santé. Ce Campus virtuel est constitué d’un réseau de personnes, d’institutions et d’organisations engagées qui collaborent dans un objectif commun de renforcement des capacités en santé publique. Il s’agit d’un outil important résultant de l’effort conjoint du Ministère de la santé et du développement social (MSSLD) et de l’OPS/OMS pour former des professionnels de la santé publique. L’Observatoire national des ressources humaines pour la santé du Ministère de la santé et du développement social soutient la gestion du Campus virtuel et conçoit et promeut des cours en fonction de ses besoins, en coordination avec l’OPS/OMS. Rien qu’en 2017, plus de 30 cours ont ainsi été dispensés par l’intermédiaire du pole argentin du campus virtuel OPS/OMS, notamment des cours sur la gestion des soins primaires, l’établissement de dossiers de santé électroniques, les pratiques en matière de santé environnementale, la surveillance des maladies non transmissibles, les vaccins dans les pratiques médicales et les principaux aspects des médicaments essentiels. En 2017, plus de 19 000 personnes ont suivi des cours d’auto-apprentissage ou de tutorat dans le pays. La plupart de ces cours ont été élaborés grâce à la contribution du gouvernement. En conséquence, le Campus virtuel OPS/OMS est devenu une ressource clé pour l’apprentissage et la collaboration en Argentine et a servi à renforcer le rôle de direction et de gouvernance des autorités sanitaires nationales. Problématique : offrir une plateforme de formation en santé publique aux professionnels de la santé Mesure : création d’un campus virtuel pour dispenser des cours Résultat : renforcement des ressources humaines pour la santé PERSONNELS DE SANTÉ 78 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones INDE Région de l’Asie du Sud-Est En Inde, on estime à 40 millions le nombre de personnes infectées par l’hépatite B et à environ 6 millions celles infectées par l’hépatite C, avec 184 000 décès annuels dus à des complications, soit le double du nombre total de décès dus au VIH et au paludisme. En 2017, le gouvernement indien a réagi à cette crise de santé publique en offrant un traitement national gratuit contre l’hépatite C au moyen d’antiviraux génériques à action directe (AAD). Cette décision a été prise en se fondant sur des résultats d’un programme pilote de traitement de l’hépatite C dans l’État du Pendjab et de deux analyses économiques réalisées avec le soutien technique de l’OMS, notamment une analyse coût-efficacité du traitement par AAD et une analyse du coût du traitement de l’ensemble des médicaments à partir du projet pilote. Les résultats ont montré qu’un protocole thérapeutique de 12 semaines en recourant aux AAD coûterait US $300 et que ce plan continuerait d’être rentable avec le temps. De juin 2016 à septembre 2018, plus de 50 000 patients atteints d’hépatite C ont commencé le traitement gratuit au Pendjab et le taux de guérison a dépassé 92 %. Les médicaments génériques étant désormais fabriqués en Inde, ils sont devenus abordables et le coût d’un traitement de 12 semaines est passé de US $300 à US $70. Le programme de médicaments génériques s’est appuyé sur un modèle décentralisé de prestation de services appelé ECHO, dans le cadre duquel les médecins des hôpitaux tertiaires assurent la supervision et le suivi, via WhatsApp, des médecins des hôpitaux de district. Les patients sont surveillés et ceux qui présentent une suppression virale reçoivent un certificat attestant qu’ils sont guéris. Problématique : les hépatites B et C constituent un problème de santé publique Mesure : fournir des données probantes sur le rapport coût-efficacité du projet pilote Résultat : pilotage du projet dans la région du Pendjab avec 92 % de taux de guérison ACCÈS AUX MÉDICAMENTS, AUX VACCINS ET AUX PRODUITS DE SANTÉ 5. Les résultats de nos activités Ι 79 RWANDA Région africaine Plus de 80 % de la population rwandaise éprouvait des difficultés à accéder aux soins de santé en raison de difficultés financières. Le Rwanda a mis en place une assurance santé communautaire (CBHI) pour faire face à ce problème, mais a dû faire face à certaines difficultés en cours de route. La collecte des primes, l’atteinte de niveaux de recouvrement optimaux, une prime forfaitaire régressive et un important déficit financier dans la couverture des frais de remboursement aux fournisseurs de la CBHI ont été autant de défis. L’OMS a collaboré avec ses partenaires pour soutenir les autorités et élaborer des documents et des lois sur le financement de la santé et les politiques et lois relatives au fonctionnement de la CBHI, afin de promouvoir le renforcement des capacités institutionnelles et pour catégoriser les personnes et les systèmes de financement de la santé par le biais d’examens de systèmes de financement socioéconomiques de santé. Le bureau de pays de l’OMS a également plaidé en faveur d’un accès équitable aux soins de santé, d’une protection financière, d’un appui politique pour transférer la CBHI du Ministère de la santé/districts à l’Office rwandais de sécurité sociale (RSSB) ; il a en outre œuvré pour la mobilisation de ressources par le biais du Plan d’aide au développement des Nations Unies. Depuis le transfert de la CBHI à RSSB, la couverture est passée de 76 % à 81 % et l’utilisation est passée de 0,9 à 1,72 visite par personne et par année. La situation de la protection contre les risques financiers s’est améliorée, avec une diminution de plus de 1,5 % du nombre de ménages confrontés à des dépenses de santé élevées et une diminution des inégalités entre les ménages les plus pauvres et les plus riches et/ou entre les ménages urbains et ruraux. Problématique : obstacles financiers à l’accès aux soins de santé Mesure : Soutenir la mise en place d’une assurance maladie à base communautaire Résultat : des améliorations dans les domaines suivants : couverture, taux de visite et protection financière GOUVERNANCE ET FINANCEMENT 80 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones TADJIKISTAN Région européenne Reconnaissant que la collecte de données exactes et actualisées est essentielle à l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles pour parvenir à une couverture sanitaire universelle, l’OMS a fourni un appui à l’Agence de statistique placée sous la présidence de la République du Tadjikistan pour recueillir des données fiables sur des domaines clés tels que l’utilisation des services de santé, les besoins non satisfaits et la charge financière. Les travaux portaient sur la mise à jour du module sur la santé de l’Enquête sur le budget des ménages (EBM) et sur la formation approfondie de plus de 100 enquêteurs de l’Agence de la statistique. La série de formations s’est déroulée en juillet 2018 et portait essentiellement sur le renforcement des capacités des enquêteurs, aux niveaux national et régional, à collecter des données sur l’utilisation des services de santé et les dépenses des ménages dans le cadre de l’EBM mené de manière régulière. Au cours de la formation, les intervieweurs ont reçu des conseils sur le traitement des données tirées des questionnaires et sur le travail sur le terrain à l’aide de l’application d’interview sur place assistée par ordinateur (IPAO). L’inclusion du questionnaire révisé du module santé dans l’EBM normal permet de relier les données sur l’utilisation et les dépenses de santé à des informations détaillées sur la consommation des ménages, y compris les coûts associés à l’invalidité. Ces données ont permis de renforcer l’analyse des dimensions relatives à l’équité et à la pauvreté et des aspects pertinents de la protection financière par ménage. Elle a également permis de calculer le fardeau des dépenses de santé et d’estimer l’impact des dépenses de santé élevées. Problématique : amélioration de l’élaboration de politiques reposant sur des bases factuelles Mesure : formation de 100 employés de l’Agence de la Statistique dans la collecte des données relatives aux services de santé Résultat : renforcer la capacité à étudier les aspects relatifs à l’équité et à la pauvreté en matière de santé SYSTÈME D’INFORMATION SANITAIRE 5. Les résultats de nos activités Ι 81 TUNISIE Région de la Méditerranée orientale Le manque d’une vision cohérente du secteur de la santé a constitué un défi important pour la réalisation de la couverture sanitaire universelle en Tunisie. L’un des objectifs de la révolution du jasmin en Tunisie était de créer de meilleures conditions de vie, notamment un meilleur accès à des services publics de qualité, plus de responsabilité et une société plus ouverte où les populations influencent plus directement l’élaboration des politiques. Le bureau de pays de l’OMS a contribué à la mise en place d’un mécanisme novateur de participation citoyenne appelé « dialogue sociétal en santé » afin de définir une vision commune de l’élaboration des politiques en faveur d’une couverture sanitaire universelle et suivra sa mise en œuvre en mi-2018. Sept documents stratégiques thématiques ont été élaborés dans le cadre du dialogue et couvrent les thèmes suivants : soins centrés sur les personnes, déterminants de la santé et action multisectorielle, financement de la santé, médicaments et dispositifs médicaux, santé numérique, recherche en santé et gouvernance du secteur de la santé. Des débats autour de ces documents stratégiques ont été organisés avec l’appui du bureau de pays de l’OMS. Le processus participatif du dialogue sociétal et son appropriation par les différents acteurs, dont la société civile, est un exemple de démocratie de la santé qui peut inspirer d’autres pays. La Tunisie s’achemine également rapidement vers une vision techniquement solide et cohérente ainsi que vers la formulation de politiques qui guideront le secteur de la santé pendant de nombreuses années à venir. Problématique : améliorer l’élaboration participative des politiques en vue d’une couverture sanitaire universelle Mesure : contribuer à la mise en place d’un mécanisme de participation citoyenne Résultat : production de documents stratégiques pour une vision cohérente DIALOGUE SUR LES POLITIQUES 82 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones La menace d’épidémies et d’urgences est universelle et chaque pays est vulnérable à un ou plusieurs types d’situations d’urgence sanitaire. L’OMS travaille avec les États Membres et ses partenaires selon une approche « tous risques » en matière de préparation aux situations d’urgence sanitaire, de prévention, de détection et de gestion des risques, d’intervention et de rétablissement. Cela se fait par la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (RSI,2005) et du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe. En répondant aux situations d’urgence, l’OMS joue un rôle central au niveau des pays comme chef du groupe de responsabilité sectorielle Santé dans Faire face aux situations d’urgence sanitaire l’action humanitaire. Les activités de l’OMS dans le domaine des situations d’urgence recoupent également les deux autres priorités stratégiques du treizième PGT. Par exemple, dans le cadre de la priorité stratégique santé et bien-être, l’atténuation des changements climatiques et des maladies sensibles au climat est essentielle à la prévention des urgences. De même, dans les pays fragiles et touchés par des conflits, l’OMS met l’accent sur la prévention de l’effondrement des systèmes de santé, le maintien des services essentiels et la reconstruction des systèmes de santé après les crises. ACCÈS AUX AUX TRAITEMENTS VITAUX EN CAS DE CRISE HUMANITAIRE ATTÉNUATION DES RISQUES DE MALADIES INFECTIEUSES COMBLER LES LACUNES CRITIQUES DANS LA PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE 5. Les résultats de nos activités Ι 83 YEMEN Région de la Méditerranée orientale Près de 16,4 millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé de base au Yémen. Pour répondre à ce besoin massif, l’OMS, les partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé et d’autres acteurs du secteur de la santé fournissent des services de santé malgré la situation sécuritaire critique, les difficultés logistiques et l’effondrement du système sanitaire. L’OMS et les partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé ont renforcé leur présence pour répondre aux besoins croissants en matière de santé, atteignant 9,5 millions de bénéficiaires sur les 10,4 millions de personnes ciblées. Pour ce faire, des interventions préventives et curatives ont été menées dans 1708 établissements de santé par 239 équipes médicales mobiles d’urgence (EMMT). L’OMS et d’autres partenaires du secteur de la santé ont intensifié la réponse opérationnelle globale face aux épidémies de maladies infectieuses. Au plus fort de l’épidémie de choléra, l’on dénombrait 229 centres de traitement de la diarrhée dotés d’une capacité d’hospitalisation et 1095 centres de réhydratation orale pour la détection précoce, le traitement et le transfert des cas graves de choléra. Des équipes d’intervention rapide (EIR) ont été mises en place dans les 333 districts du Yémen. L’OMS a appuyé le travail technique et opérationnel de la riposte pour contenir les épidémies et renforcer les capacités locales au niveau des gouvernorats et des districts et au niveau des communautés. Malgré toutes les difficultés, notamment l’accès aux zones touchées par le conflit, il a été possible, avec l’appui de l’OMS, de sauver ou d’améliorer la vie d’au moins 9,5 millions de personnes en 2017. Problématique : les besoins de santé dans un contexte de crise humanitaire Mesure : coordination et appui du groupe sectoriel pour la santé Résultat : contenir les épidémies et fournir des services essentiels, atteindre 9,5 millions de personnes dans le besoin ACCÈS AUX TRAITEMENTS VITAUX EN CAS DE CRISE HUMANITAIRE 84 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones OUGANDA Région africaine L’Ouganda a été confronté à des épidémies de maladies émergentes ou réémergentes qui constituent des menaces pour la santé publique, telles que la fièvre de Marburg, la fièvre jaune, la méningite, l’hépatite B, l’hépatite E et le choléra. Ces épidémies sont dues à un mauvais dépistage des maladies, à des ruptures de stocks de médicaments, au non-respect des traitements, à une formation inadéquate, au manque d’équipement nécessaire, à la faible fonctionnalité du système de santé et à la mauvaise prestation des services. Le bureau de pays de l’OMS a contribué à résoudre ces problèmes en renforçant les capacités essentielles de prévention, de détection, de notification, d’évaluation et de riposte en cas d’urgence de santé publique. Le Ministère de la santé a renforcé la préparation aux situations d’urgence et la surveillance intégrée des maladies. Il existe à présent un centre d’opérations d’urgence et une infrastructure de laboratoire améliorée. Toutefois, malgré ces améliorations, une évaluation externe conjointe a montré que l’Ouganda disposait d’une capacité démontrée de 20 %, une capacité développée de 40 % et une capacité limitée de 30 % des indicateurs fondamentaux de l’évaluation externe conjointe. Ce renforcement de la capacité du système a permis de détecter et de réagir rapidement à la fièvre de Marburg, qui a été contenue en 42 jours. Les lignes directrices sur le choléra ont également permis d’éviter la propagation de l’épidémie. Le renforcement des systèmes de santé en Ouganda a également contribué à contenir la fièvre hémorragique de Crimée-Congo sans causer de décès. Toutes ces mesures ont renforcé le système de santé, diminué la morbidité et réduit la mortalité associée. Problématique : contenir des épidémies réémergentes Mesure : renforcer les capacités de suivi et de riposte face aux épidémies Résultat : des confinements plus rapides avec peu ou pas de morts ATTÉNUER LES RISQUES LIÉS AUX MALADIES INFECTIEUSES 5. Les résultats de nos activités Ι 85 ROUMANIE Région européenne L’épidémie de rougeole en cours en Roumanie a commencé en janvier 2016. Depuis lors, l’OMS, en étroite collaboration avec l’UNICEF, a fourni un appui important au pays afin de stopper l’épidémie qui représente une grave menace de santé publique non seulement pour le pays mais pour la Région. Une assistance technique a été fournie par l’OMS, en étroite collaboration avec le Bureau régional et le Siège, pour l’élaboration d’un plan de communication visant à assurer la protection des personnes identifiées comme étant les plus vulnérables, y compris celles qui sont les plus exposées à l’infection. Dans le cadre de la réponse à l’épidémie, une enquête a été menée pour identifier les principales raisons pour lesquelles les parents ne vaccinent pas leurs enfants. L’OMS et l’UNICEF ont aidé le Ministère de la santé à préparer des activités supplémentaires de vaccination dans le pays pour stopper l’épidémie de rougeole. Avec l’appui de l’OMS et dans le cadre de la préparation de la campagne contre la rougeole, un plan de communication a été élaboré à partir des données de l’enquête. Grâce à des activités de formation, un plus grand nombre de nationaux sont désormais en mesure de renforcer leur capacité de communication autour des risques en cas d’épidémie. Le projet de plan d’intervention en cas d’épidémie a été élaboré en collaboration avec le Centre européen de lutte contre les maladies et a appliqué la méthode de l’examen à postériori de l’OMS. La pénurie de vaccins a été examinée et des domaines à améliorer ont été identifiés en vue de renforcer la capacité d’achat de vaccins du Ministère de la santé. Les dispositions de la loi sur la vaccination ont été revues avant le débat public prévu. Problématique : faire face à l’épidémie de rougeole Mesure : fournir une assistance technique pour l’élaboration d’un plan de communication Résultat : renforcement de la capacité d’intervention en matière de communication autour des risques RÉPONSE À UNE ÉPIDEMIE 86 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones MYANMAR Région de l’Asie du Sud-Est Au Myanmar, le 24 juillet 2017, le Ministère de la santé et des sports a notifié au bureau de pays de l’OMS 13 cas de grippe H1N1. L’OMS a apporté un soutien important au ministère de la Santé sous la forme d’activités de lutte contre la grippe A (H1N1) pdm09. Au 5 janvier 2018, le Ministère de la santé et des services sociaux avait signalé 406 cas de grippe H1N1 confirmés en laboratoire, pour 60 décès, dont 38 étaient probablement dus à la grippe et 22 à la grippe avec comorbidités. Le bureau de pays de l’OMS a apporté son appui aux autorités nationales pour qu’elles puissent endiguer la flambée épidémique de grippe H1N1 en mettant à leur disposition des experts techniques du SEARO, du bureau de pays de l’OMS et de l’Université nationale de Singapour en matière de prise en charge de la grippe et de gestion des cas cliniques. Le soutien technique de l’OMS était primordial pour la coordination des vaccinations contre la grippe, la caractérisation virale, la gestion des données et la coordination avec les partenaires afin de garantir une réponse globale. L’OMS a également fourni des outils essentiels de prévention et de diagnostic, tels que des vaccins antigrippaux, des réactifs de laboratoire et des équipements de protection individuelle. Le renforcement des capacités des professionnels de la santé publique en matière de communication autour des risques a été mis en œuvre en étroite collaboration avec le Ministère de la santé. La collaboration entre le Ministère de la santé, l’OMS et les partenaires de développement a permis de réduire considérablement le nombre de cas de grippe A (H1N1) pdm09 confirmés en laboratoire et de décès depuis la mi-août 2017. Cette tendance à la baisse des diagnostics montre que le Myanmar a réussi à maîtriser la situation en peu de temps. Problématique : faire face à la flambée de grippe H1N1 Mesure : assurer la gestion ; mettre à disposition l’expertise, le soutien technique et les outils essentiels Résultat : situation maitrisée en très peu de temps RÉPONSE À UNE ÉPIDEMIE 5. Les résultats de nos activités Ι 87 BAHAMAS Région des Amériques Le bureau de pays de l’OMS collabore avec les autorités sanitaires nationales et l’Agence nationale de gestion des situations d’urgence des Bahamas et des îles Turques-et-Caïques pour se préparer et réagir face aux catastrophes et aux situations d’urgence. Une assistance technique a été fournie aux deux pays pour élaborer des plans de préparation et d’intervention en cas de tout type de situation d’urgence. Les Bahamas et les îles Turques-et-Caïques sont très vulnérables aux catastrophes liées aux conditions météorologiques en raison de leur situation géographique, de leur faible superficie, de leur faible altitude et de la vulnérabilité de leurs zones côtières. Les îles ont été touchées par les ouragans Irma et Maria en 2017, qui ont endommagé les infrastructures et causé des pertes économiques. Le bureau de pays de l’OMS a offert des fournitures pour la purification de l’eau et la lutte antivectorielle après les ouragans et a fait don de fonds pour des matériaux de construction destinés à réparer un dispensaire sur l’île Ragged, aux Bahamas. Des ressources humaines ont été mises à disposition pour appuyer les centres d’opérations d’urgence dans les deux pays et pour évaluer les dommages causés aux établissements de santé. Une formation a été dispensée aux intervenants d’urgence et aux coordonnateurs sur les « premiers secours psychologiques » et les « systèmes de gestion du commandement des incidents » dans les îles Turques-et-Caïques. Des acquisitions d’équipements ont été effectuées pour améliorer la communication et les capacités opérationnelles du centre d’opérations d’urgence dans les deux pays. Aux Bahamas, des consultants ont été chargés d’aider à l’évaluation des risques pour la santé et des équipements d’analyse de la pollution atmosphérique ont été offerts au Ministère de l’environnement en réponse à une autre situation d’urgence provoquée par un incendie à la décharge de New Providence, en 2017. Problématique : améliorer la préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes Mesure : mettre à disposition des ressources humaines, financières et en nature Résultat : amélioration de l’infrastructure et du capital humain pour faire face aux situations d’urgence COMBLER LES LACUNES CRITIQUES DANS LA PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE 88 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones VANUATU Région du Pacifique occidental Le paludisme était autrefois l’une des principales causes de morbidité et de mortalité à Vanuatu. Le bureau de pays de l’OMS à Vanuatu est le principal partenaire technique à long terme pour la lutte antipaludique. Il contribue à la mobilisation des ressources, à la planification stratégique, aux évaluations sur le terrain telles que la surveillance des vecteurs et la recherche de cas, le suivi et l’évaluation, la supervision et la distribution de moustiquaires. En conséquence, l’incidence du paludisme a diminué de 95 % au cours des 10 dernières années. Une étape importante a été franchie : la province de TAFEA a été déclarée exempte de paludisme en 2017. Plusieurs autres provinces sont sur la bonne voie, mais le principal défi est la disponibilité décroissante du financement. Vanuatu est classé par les Nations Unies comme le pays le plus à risque d’être gravement touché par des catastrophes naturelles. Le bureau de pays de l’OMS, qui assure la coprésidence du groupe de responsabilité sectorielle Santé, a aidé le secteur de la santé à faire face aux nombreuses catastrophes survenues à Vanuatu, notamment le cyclone tropical Pam en 2015, le cyclone Donna en 2017, les tremblements de terre et, plus récemment, une grave éruption volcanique qui a nécessité le déplacement de 10 000 personnes de l’île affectée. Entre autres activités, le bureau de pays de l’OMS a aidé à la réalisation d’études d’impact et d’enquêtes nutritionnelles, à la formation des agents de santé et à la mise en place d’une surveillance syndromique pour la détection des épidémies parmi les populations affectées et déplacées. D’autres formes d’appui ont consisté à coordonner le groupe de responsabilité sectorielle Santé, à créer des équipes médicales d’urgence et à gérer les données. L’appui du bureau de pays de l’OMS a considérablement renforcé l’intervention du secteur de la santé dans ces situations d’urgence. Problématique : lutte contre le paludisme et réponses aux urgences Mesure : partenaire technique pour la lutte contre le paludisme et coprésident du groupe sectoriel pour la santé Résultat : diminution de 95 % de l’incidence du paludisme au cours des 10 dernières années et renforcement des interventions d’urgence dans le secteur de la santé COMBLER LES LACUNES CRITIQUES DANS LA PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE 5. Les résultats de nos activités Ι 89 L’OMS contribuera à améliorer la santé et le bien- être des populations grâce à cinq plateformes interconnectées (gauche). Chacune d’entre elles présente des défis considérables pour la santé des populations au XXIe siècle et nécessite une action multisectorielle pour s’attaquer aux déterminants de Promoting better health and well-beingPromouvoir un meilleur état de santé et un plus grand bien-être la santé. Grâce à une approche intégrée entre les unités techniques et les niveaux de l’Organisation, l’OMS dispose d’un avantage comparatif unique pour œuvrer avec les gouvernements et les partenaires dans ces cinq domaines. ACCÉLÉRER L’ACTION SUR LA PRÉVENTION DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET PROMOUVOI R LA SANTÉ MENTALE AMÉLIORER LE CAPITAL UMAIN TOUT AU LONG DE LA VIE EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LA SANTÉ ÉLIMINER ET ÉRADIQUER PLUS VITE LES MALADIES TRANSMISSIBLES S’ATTAQUER À LA RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS 90 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones BURUNDI Région africaine Le cancer du col de l’utérus est la principale cause de décès par cancer chez les femmes au Burundi. Les services de dépistage du cancer sont encore très médiocres et la détection et le traitement des lésions précancéreuses sont quasi inexistants. Les registres des personnes atteintes du cancer ne sont pas encore institutionnalisés. Le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) s’est révélé efficace pour prévenir le cancer du col de l’utérus. En 2016, le bureau de l’OMS au Burundi a plaidé pour un financement et mobilisé avec succès US $161 882 auprès de Gavi, l’Alliance du vaccin afin de mener à bien un projet de démonstration visant à introduire le vaccin dans deux districts pilotes. Cette étape a été très utile pour générer des données factuelles sur la faisabilité de l’introduction du vaccin, pour galvaniser l’appui politique et pour mobiliser des ressources supplémentaires susceptibles d’étendre l’intervention à l’échelle nationale. L’OMS a mené des activités de plaidoyer de haut niveau, qui ont abouti à l’engagement de la Première dame du Burundi dans l’introduction du vaccin contre le VPH en 2016. La préparation et l’organisation technique de cette activité ont été confiées au programme élargi de vaccination. L’OMS a fourni un soutien technique pour la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation, la documentation des résultats de la campagne et a facilité le décaissement des ressources. Au total, 91 % de filles âgées de 9 à 13 ans dans les écoles et les communautés environnantes ont été protégées après avoir reçu les première et deuxième doses en 2016 et 2017. Suite à cette intervention réussie, les autorités nationales sont maintenant engagées et Gavi a exprimé sa volonté d’examiner une demande de financement du Burundi pour étendre la vaccination contre le VPH à tout le pays à partir de 2019. Problématique : réduire les cas de décès suite à un cancer du col de l’utérus Mesure : plaidoyer, mobilisation des ressources et appui technique Résultat : 91 % de filles âgées de 9 à 13 ans ont reçu le vaccin anti-VPH en deux temps AMÉLIORER LE CAPITAL HUMAIN TOUT AU LONG DE LA VIE 5. Les résultats de nos activités Ι 91 PARAGUAY Région des Amériques Le Paraguay est confronté à des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale et entend réduire le nombre de femmes qui meurent pendant l’accouchement chaque année. Le taux actuel de mortalité maternelle enregistré (TMM) au Paraguay est de 81,8 pour cent mille naissances vivantes (mesuré en 2016). Le Paraguay a organisé la « Mobilisation nationale pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale 2014-2018 ». Dans ce cadre, la coopération technique de l’OPS a porté essentiellement sur l’amélioration de composantes telles que le renforcement du réseau intégré de services de santé, la surveillance de la santé maternelle et néonatale, le développement des compétences et des capacités des ressources humaines dans le domaine mère-enfant des trois niveaux de soins et le renforcement du système d’information stratégique en santé. Ce programme a donné lieu à d’importants progrès, tels que le renforcement des services de santé familiale avec des équipements, des fournitures et du matériel de base, l’amélioration du système d’information sur la mortalité et le renforcement des capacités d’analyse. Le programme a également renforcé la capacité des ressources humaines en matière de soins de santé complets, ce qui a rendu possible la coopération technique et financière dans les hôpitaux et les unités de soins primaires des communautés difficiles à atteindre. Au total, 6663 professionnels et techniciens de la santé ont été formés à ce jour. En conséquence, le nombre de décès maternels enregistrés au cours des trois dernières années a diminué de 10 %, ce qui montre que la mobilisation nationale pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale 2014-2018 a été efficace pour sauver la vie des femmes et des nouveau-nés au Paraguay. Problématique : réduire la mortalité maternelle Mesure : renforcer la surveillance, la capacité et l’intégration des services Résultat : Réduction de 10 % du nombre de décès maternels au cours des trois dernières années AMÉLIORER LE CAPITAL HUMAIN TOUT AU LONG DE LA VIE 92 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones LITUANIE Région européenne La Lituanie se caractérise par un taux élevé de consommation d’alcool, des habitudes de consommation excessive d’alcool et des taux élevés de mortalité et de morbidité imputables à l’alcool. Dans les dernières évaluations comparatives des risques, la Lituanie se classait au premier rang de tous les pays de l’Union européenne et au sixième rang de tous les pays de la Région européenne de l’OMS pour ce qui est de la mortalité imputable à l’alcool, et au premier rang pour les années de vie corrigée des effets de l’alcool sur l’invalidité. Le principe des « options les plus rentables » est un concept créé par l’OMS décrivant des interventions fondées sur des données probantes, très rentables et réalisables pour réduire l’impact des facteurs de risque de maladies non transmissibles. À l’heure actuelle, la Lituanie met en œuvre les trois considérées comme « les plus rentables » en matière de lutte contre l’usage nocif de l’alcool, à savoir l’augmentation des taxes, la limitation de la disponibilité et l’interdiction de la commercialisation et de la publicité, ainsi que d’autres changements de politique, dont les principaux sont mis en œuvre entre 2016 et 2018. Le bureau de pays de l’OMS en Lituanie a contribué à ce processus en donnant constamment la priorité à la question de la consommation d’alcool et des effets qu’elle provoque dans le cadre des accords de coopération biennaux et en fournissant en permanence des conseils stratégiques et un soutien technique pour sensibiliser le public et partager les données et les bonnes pratiques. En 2017-2018, avec l’avènement de nouveaux dirigeants politiques dans le pays et un engagement renouvelé en faveur de l’introduction de mesures pertinentes de lutte contre la consommation d’alcool, l’OMS a saisi cette occasion pour aider le gouvernement et le Parlement à introduire des politiques de lutte contre la consommation d’alcool. Avec le soutien technique et politique de la Région et du Siège, le bureau de pays de l’OMS s’est activement engagé dans un dialogue sur les politiques à mettre en œuvre et une communication stratégique avec les parties prenantes nationales. Il a clarifié l’approche de l’OMS en matière d’estimation de la consommation d’alcool et mis en évidence les méfaits et le fardeau d’une consommation élevée d’alcool sur la santé, malgré l’opposition de l’industrie de l’alcool et des groupes d’influence. Il a été jugé essentiel de surveiller et d’évaluer l’application de la politique de lutte contre la consommation d’alcool et son impact sur la santé. Actuellement, le bureau de pays de l’OMS soutient la réalisation d’une étude visant à évaluer rigoureusement ces politiques. Problématique : réduire l’abus d’alcool Mesure : plaidoyer, dialogue sur les politiques et évaluation des politiques relatives à des problèmes de santé imputables à l’alcool Résultat : les pouvoirs publics accordent la priorité aux politiques de lutte contre la consommation d’alcool ACCÉLÉRER L’ACTION SUR LA PRÉVENTION DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET PROMOUVOIR LA SANTÉ MENTALE 5. Les résultats de nos activités Ι 93 SAMOA Région du Pacifique occidental Dans la résolution 50.29 de l’Assemblée mondiale de la Santé, les États Membres sont invités instamment à éliminer la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique. En réponse, l’OMS a lancé son Programme mondial pour l’élimination de la filariose lymphatique (GPELF) en 2000 dans le but d’éliminer la transmission et de soulager la souffrance causée par la filariose lymphatique à l’horizon 2020. En 1999, les enquêtes de référence PacELF à Samoa ont révélé un taux de prévalence de l’antigène de 4,52 %. La stratégie d’administration massive de médicaments (AMM) en vue de l’interruption de la transmission de la filariose lymphatique consiste en cinq à six cycles annuels de traitement à grande échelle de toutes les personnes concernées dans les localités touchées par l’infection. Afin d’accélérer l’élimination de la filariose lymphatique à Samoa, le Ministère de la santé a adopté la nouvelle stratégie de traitement recommandée par l’OMS en 2017 pour mettre en œuvre l’AMM avec trithérapie du 14 au 26 août 2018 au niveau national. L’OMS a apporté une assistance technique et un concours financier à chaque étape de la campagne d’AMM à Samoa. La raison d’être et le but de l’assistance de l’OMS sont de trois ordres : arrêter la transmission de la filariose lymphatique et prévenir de nouvelles infections d’ici à 2020 ; assurer la fourniture de soins de base aux personnes vivant avec un handicap dû à la filariose lymphatique ; améliorer la surveillance après l’administration massive de médicaments en vue de sa validation au plus tard en 2024. Les résultats préliminaires constatés sur l’île de Savaii montrent une couverture élevée de plus de 90 % de l’ensemble de la population visée. Les résultats pour les îles Upolu et Apia devraient se situer dans une fourchette similaire. L’administration massive de médicaments sera répétée en 2019 et si les campagnes d’AMM de 2018 et 2019 sont couronnées de succès, le Samoa sera déclaré exempt de filariose lymphatique par l’OMS. Problématique : éliminer la filariose lymphatique Mesure : fournir une assistance technique et financière Résultat : la prestation des soins de base a atteint 90 % de la population visée ÉLIMINER ET ÉRADIQUER PLUS VITE LES MALADIES TRANSMISSIBLES QUI ONT DE LOURDES CONSÉQUENCES 94 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones DJIBOUTI Région de la Méditerranée orientale En 2017, Djibouti a connu une épidémie de paludisme, comme l’a confirmé le bureau de pays de l’OMS. Le bureau de pays de l’OMS a appuyé le programme de lutte contre le paludisme visant à réduire l’incidence du paludisme en aidant à former 170 agents de santé au diagnostic du paludisme, à la prise en charge et à la mobilisation communautaire. Pour renforcer la prévention du paludisme, 203 000 moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée ont été distribuées dans les zones les plus touchées. Le nombre de cas de paludisme a été ramené en dessous du seuil épidémique grâce à l’intervention du bureau de pays de l’OMS. Sur l’ensemble des cas de paludisme confirmés à Djibouti, 87 % ont reçu le traitement de première intention et 20 000 cas ont été traités efficacement. Au total, 91 788 tests rapides ont été fournis et utilisés. Par ailleurs, la participation du bureau de pays de l’OMS a permis de renforcer la capacité nationale de lutte antivectorielle contre le paludisme en termes d’équipement nécessaire et d’appui aux personnels de santé. Problématique : faire face à une épidémie de paludisme Mesure : assurer la formation et mettre à disposition des moustiquaires Résultat : réduction du nombre de cas en dessous du seuil épidémique ÉLIMINER ET ÉRADIQUER PLUS VITE LES MALADIES TRANSMISSIBLES QUI ONT DE LOURDES CONSÉQUENCES 5. Les résultats de nos activités Ι 95 MALDIVES Région de l’Asie du Sud-Est Dans le cadre du Programme commun des Nations Unies sur le développement à faibles émissions et favorisant la résilience aux changements climatiques (LeCRED), le bureau de pays de l’OMS a collaboré avec six autres agences des Nations Unies dans le but d’aborder les questions liées au changement climatique et à la santé. Les activités de gestion des déchets et de lutte antivectorielle figuraient parmi les domaines les plus difficiles où les possibilités de tirer parti des avantages comparatifs de chaque organisme étaient évidentes. Après la cartographie des activités, le bureau de pays de l’OMS a donné la priorité à l’élaboration d’activités de gestion des déchets médicaux qui demeurent un domaine négligé dans l’approche globale de gestion des déchets. Après avoir accepté de mettre en œuvre des activités de lutte antivectorielle avec ses partenaires, le bureau de pays de l’OMS a fourni une assistance technique pour mettre au point une technologie de gestion des déchets médicaux. À mesure que les travaux avançaient, l’on a noté que le pays ne disposait pas d’une politique, d’un plan stratégique et d’un plan opérationnel de gestion des déchets médicaux. Le représentant de l’OMS a dirigé les discussions de haut niveau portant sur le développement avec le ministre de la Santé. L’équipe du bureau de pays de l’OMS a ensuite mobilisé une assistance technique de haute qualité auprès du bureau régional, qui a appuyé l’identification d’un expert approprié pour poursuivre le développement du plan et a établi des sites pour une gestion appropriée des déchets médicaux avec un autoclave à l’hôpital régional et un autoclave de bureau dans chacun des 11 établissements de santé de l’île comme exemple d’application de la politique. Profitant de l’occasion, le bureau de pays de l’OMS a réuni différentes agences pour participer à des éléments de la campagne tels que les activités de communication, la facilitation de la participation des groupes de femmes des îles et la mobilisation des conseils locaux tandis que le bureau de pays de l’OMS a mobilisé le personnel des hôpitaux et des centres de santé pour participer à la campagne lancée par le ministre de la Santé et le ministre d’État chargé de l’Environnement et de l’Énergie en présence du chef des conseils locaux, des membres des atoll et conseils des îles, et plusieurs représentants communautaires. Compte tenu des effectifs limités du bureau de pays de l’OMS, le travail conjoint avec les agences des Nations Unies a permis de mobiliser différents partenaires et parties prenantes et, surtout, d’encourager la participation de la communauté. Problématique : développer la résilience face au changement climatique Mesure : mobiliser une assistance technique de haute qualité et amener d’autres agences des Nations Unies à travailler ensemble Résultat : obtenir à la fois une participation de haut niveau et des communautés EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LA SANTÉ 96 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexes Annexe 1 Liste des États Membres et des Membres associés de l’OMS Porto Rico Tokélaou É TAT S M E M B R E S A S S O C I É S Afghanistan Albanie Andorre Angola Antigua-et-Barbuda Argentine Arménie Australie Autriche Azerbaïdjan Bahamas Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Belgique Belize Bénin Bhoutan Bolivie (État plurinational de) Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Brunéi Darussalam Bulgarie Burkina Faso Burundi Cabo Verde Cambodge Cameroun Canada République centrafricaine Tchad Chili Chine Colombie Comores Congo Îles Cook Costa Rica Côte d’Ivoire Croatie Cuba Chypre République tchèque République populaire démocratique de Corée République démocratique du Congo Danemark É TAT S M E M B R E S Djibouti Dominique République dominicaine Équateur Égypte El Salvador Guinée équatoriale Érythrée Estonie Eswatini Éthiopie Fidji Finlande France Gabon Gambie Géorgie Allemagne Ghana Grèce Grenade Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guyane Haïti Honduras Hongrie Islande Inde Indonésie Iran (République islamique d’) Iraq Irlande Israël Italie Jamaïque Japon Jordanie Kazakhstan Kenya Kiribati Koweït Kirghizistan République démocratique populaire lao Lettonie Liban Lesotho Libéria Libye Lituanie Luxembourg Madagascar Malawi Malaysia Maldives Mali Malte Îles Marshall Mauritanie Maurice Mexique Micronésie (États fédérés de) Monaco Mongolie Monténégro Maroc Mozambique Myanmar Namibie Nauru Népal Pays-Bas Nouvelle-Zélande Nicaragua Niger Nigéria Nioué Norvège Oman Pakistan Palaos Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Pologne Portugal Qatar République de Corée République de Moldova République de la Macédoine du Nord Roumanie Fédération de Russie Rwanda Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Vincent-et-les Grenadines Samoa Saint-Marin Sao Tomé-et-Principe Arabie saoudite Sénégal Serbie Seychelles Sierra Leone Singapour Slovaquie Slovénie Îles Salomon Somalie Afrique du Sud Soudan du Sud Espagne Sri Lanka Soudan Suriname Suède Suisse République arabe syrienne Tadjikistan Thaïlande Timor-Leste Togo Tonga Trinité-et-Tobago Tunisie Turquie Turkménistan Tuvalu Ouganda Ukraine Émirats arabes unis Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord République-Unie de Tanzanie États-Unis d’Amérique Uruguay Ouzbékistan Vanuatu Venezuela (République bolivarienne du) Viet Nam Yémen Zambie Zimbabwe 98 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 2 Bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones R É G I O N A F R I C A I N E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation Pays, territoire, zone Lieu d’implantation Algérie Alger Lesotho Maseru Angola Luanda Libéria Monrovia Bénin Cotonou Madagascar Antananarivo Botswana Gaborone Malawi Lilongwe Burkina Faso Ouagadougou Mali Bamako Burundi Bujumbura Mauritanie Nouakchott Cabo Verde Praia Maurice Port Louis Cameroun Yaoundé Mozambique Maputo République centrafricaine Bangui Namibie Windhoek Tchad N’Djamena Niger Niamey Comores Moroni Nigéria Abuja Congo Brazzaville Rwanda Kigali Côte d’Ivoire Abidjan Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé République démocratique du Congo Kinshasa Sénégal Dakar Guinée équatoriale Malabo Seychelles Victoria, Mahé Érythrée Asmara Sierra Leone Freetown Eswatini Mbabane Afrique du Sud Pretoria Éthiopie Addis Abeba Soudan du Sud Juba Gabon Libreville Togo Lomé Gambie Banjul Ouganda Kampala Ghana Accra République-Unie de Tanzanie Dar es-Salaam Guinée Conakry Zambie Lusaka Guinée-Bissau Bissau Zimbabwe Harare Kenya Nairobi B U R E A U X D E L’O M S Annexes Ι 99 Annexe 2, suite R É G I O N D E S A M É R I Q U E S Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Argentine Buenos Aires Bahamas Nassau, New Providence Barbade Bridgetown Belize Belize City Bolivie (État plurinational de) La Paz Brésil Brasilia Chili Santiago Colombie Bogotá Costa Rica San José Cuba Havane République dominicaine Saint-Domingue Équateur Quito El Salvador San Salvador Guatemala Ville de Guatemala Guyane Georgetown Haïti Port-au-Prince Honduras Tegucigalpa Jamaïque Kingston Mexique Ville de Mexico Nicaragua Managua Panama Ville de Panama Paraguay Asunción Pérou Lima Suriname Paramaribo Trinité-et-Tobago Port-of-Spain Uruguay Montevideo Venezuela (République bolivarienne du) Caracas R É G I O N D E L A M É D I T E R R A N É E O R I E N TA L E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Afghanistan Kabul Djibouti Djibouti Égypte Le Caire Iran (République islamique d’) Téhéran Iraq Bagdad Jordanie Amman Liban Beyrouth Libye Tripoli Maroc Rabat Oman Muscat Pakistan Islamabad Arabie saoudite Riyad Somalie Mogadiscio Soudan Khartoum République arabe syrienne Damas Tunisie Tunis Cisjordanie et bande de Gaza Jérusalem Yémen Sana’a B U R E A U X D E L’O M S 100 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 2, suite R É G I O N E U R O P É E N N E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Albanie Tirana Arménie Erevan Azerbaïdjan Baku Bélarus Minsk Bosnie-Herzégovine Sarajevo Bulgarie Sofia Croatie Zagreb République tchèque Prague Estonie Tallinn Géorgie Tbilissi Grèce Athènes Hongrie Budapest Kazakhstan Astana Kirghizistan Bichkek Lettonie Riga Lituanie Vilnius Monténégro Podgorica Pologne Varsovie Kosovo Pristina République de Moldova Chisinau République de Macédoine du Nord Skopje Roumanie Bucarest Fédération de Russie Moscou Serbie Belgrade Slovaquie Bratislava Slovénie Ljubljana Tadjikistan Douchanbe Turquie Ankara Turkménistan Achgabat Ukraine Kiev Ouzbékistan Tachkent R É G I O N D E L’A S I E D U S U D - E S T Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Bangladesh Dhaka Bhoutan Thimphou République populaire démocratique de Corée Pyongyang Inde New Delhi Indonésie Jakarta Maldives Male Myanmar Yangon Népal Katmandu Sri Lanka Colombo Thaïlande Nonthaburi Timor-Leste Dili R É G I O N D U PA C I F I Q U E O C C I D E N TA L Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Cambodge Phnom Penh Chine Beijing Kiribati Tarawa République démocratique populaire lao Vientiane Malaisie Kuala Lumpur Micronésie (États fédérés de) Palikir Mongolie Oulan-Bator Papouasie-Nouvelle-Guinée Port Moresby Philippines Manille Samoa Apia Îles Salomon Honiara Pacifique Sud Suva Tonga Nuku’alofa Vanuatu Port Villa Vietnam Hanoi B U R E A U X D E L’O M S Annexes Ι 101 Annexe 2, suite R É G I O N A F R I C A I N E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Angola Luanda 0 L’Angola ne compte pas de bureaux auxiliaires, mais un bureau dans chacune des 18 provinces du pays, dont le lieu d’implantation se trouve dans chacun des 18 directions sanitaires provinciales. Les bureaux sont dotés des commodités nécessaires à leur fonctionnement, à savoir un véhicule, un chauffeur, du personnel technique ayant des connaissances épidémiologiques ou en matière de surveillance. République centrafricaine Bangui 3 Bambari, Kagabandoro et Bouar Tchad N’Djamena 6 Abéché, Sarh, Moundou, Mongo, Mao et N’Djamena République démocratique du Congo Kinshasa 11 Kinshasa, Matadi, Bandundu Ville, Kananga, Mbuji Mayi, Lubumbashi, Bukavu, Goma, Kindu, Kisangani et Mbandaka Éthiopie Addis Abeba 1 Région de Somali Ghana Accra 1 Tamale Guinée Conakry 2 Nzérékoré et Guéckédou Kenya Nairobi 4 Garissa (desservant la Province du North Eastern), Embu, Eldoret, Nakuru Nigéria Abuja 37 Dans chacun des 37 États fédérés, y compris dans le Territoire de la capitale fédérale à Abuja Soudan du Sud Juba 10 Dans toutes les capitales des 10 États que compte le pays Ouganda Kampala 1 Moroto République-Unie de Tanzanie Dar es-Salaam 5 Zanzibar, Tanga, Dodoma, Mwanza et Iringa B U R E A U X A U X I L I A I R E S D E L’O M S R É G I O N D E S A M É R I Q U E S Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Barbade Bridgetown 7 Anguilla, Antigua, Dominique, Grenade, Saint-Kitts, Sainte-Lucie et Saint-Vincent Guatemala Ville de Guatemala 1 San Marcos Mexique Ville de Mexico 1 Tuxtla Gutiérrez Chiapas Paraguay Asunción 1 Boqueron, Filadelfia in El Chaco Paraguayo 102 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 2, suite R É G I O N D E L A M É D I T E R R A N É E O R I E N TA L E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Afghanistan Kabul 8 Jalalabad, Gardez, Herat, Kandahar, Bamyan, Kunduz, Balkh et Badakhshan Iraq Bagdad 5 Erbil, Dohuk, Sulaimaniyah, Bassora et Bagdad (au sein du Ministère de la santé) Jordanie Amman 0 Centre régional EMRO pour l’action environnementale (CEHA), Centre régional EMRO pour l’éradication de la poliomyélite et les situations d’urgence Libye Tripoli 2 Benghazi, Sabah Pakistan Islamabad 4 Lahore, Karachi, Peshawar et Quetta Somalie Mogadiscio 4 Nairobi (bureau de liaison), Hargeisa (desservant le Somaliland), Garowe (desservant le Puntland), et Baidoa (desservant l’État de South Western) Soudan Khartoum 6 El-Fasher, Nyala, Geneina, Kassala, Kadugli et Damazine République arabe syrienne Damas 4 Qamishly, Aleppo, Homs et Latakia Cisjordanie et bande de Gaza Jérusalem 2 Ramallah, Gaza Yémen Sana’a 4 Aden, Al Hodeida, Ibb (desservant Ibb et Taiz) et Sadaa B U R E A U X A U X I L I A I R E S D E L’O M S R É G I O N E U R O P É E N N E Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Bosnie-Herzégovine Sarajevo 1 Banja Luka Turquie Ankara 1 Gaziantep Ukraine Kiev 4 Donetsk, Kramatorsk, Luhansk et Severodonetsk R É G I O N D E L’A S I E D U S U D - E S T Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Inde New Delhi 7 Dans tous les sept pôles régionaux du pays Indonésie Jakarta 2 Jakarta R É G I O N D U PA C I F I Q U E O C C I D E N TA L Pays, territoire, zone Lieu d’implantation du bureau Nombre de bureaux auxiliaires Lieu d’implantation des bureaux auxiliaires de l’OMS Philippines Manille 1 Davao Vietnam Hanoi 1 Ho Chi Minh Annexes Ι 103 Annexe 3 Nombre et catégories d’employés travaillant dans les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones R É G I O N A F R I C A I N E Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Algérie 15 2 7 6 Angola 53 12 15 26 Bénin 25 1 9 15 Botswana 15 1 7 7 Burkina Faso 32 3 9 20 Burundi 25 3 7 15 Cameroun 28 1 11 16 Cabo Verde 8 1 3 4 République centrafricaine 36 8 10 18 Tchad 58 13 10 35 Comores 16 0 5 11 Congo 23 0 9 14 Côte d’Ivoire 34 3 11 20 République démocratique du Congo 90 12 35 43 Guinée équatoriale 8 0 3 5 Érythrée 19 1 6 12 Eswatini 16 1 5 10 Éthiopie 131 15 59 57 Gabon 17 1 5 11 Gambie 16 1 5 10 Ghana 29 1 10 18 Guinée 34 3 9 22 Guinée-Bissau 11 2 2 7 Kenya 47 5 20 22 Lesotho 14 2 4 8 Libéria 32 5 5 22 Madagascar 27 3 9 15 Malawi 24 0 12 12 Mali 26 4 8 14 Mauritanie 22 3 8 11 Maurice 9 1 2 6 Mozambique 29 3 13 13 Namibie 18 3 4 11 Niger 40 4 15 21 Nigéria 403 34 144 225 Rwanda 21 2 10 9 Sao Tomé-et-Principe 7 0 3 4 104 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 3, suite R É G I O N D E S A M É R I Q U E S Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Argentine 11 4 2 5 Bahamas 3 2 1 0 Barbade 24 17 1 6 Belize 3 1 1 1 Bolivie (État plurinational de) 14 7 1 6 Brésil 63 24 24 15 Chili 7 1 2 4 Colombie 15 6 3 6 Costa Rica 6 3 1 2 Cuba 1 1 — — République dominicaine 11 7 1 3 Équateur 14 5 4 5 Salvador 12 8 0 4 Guatemala 15 7 1 7 Guyane 10 3 4 3 Haïti 17 10 0 7 Honduras 16 8 3 5 Jamaïque 10 6 1 3 Mexique 15 9 2 4 Nicaragua 11 3 3 5 Panama 11 8 1 2 Paraguay 12 8 1 3 Pérou 22 14 2 6 Suriname 5 3 1 1 Trinité-et-Tobago 10 7 0 3 Uruguay 12 6 3 3 Venezuela (République bolivarienne du) 13 5 2 6 Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Sénégal 16 1 6 9 Seychelles 6 1 2 3 Sierra Leone 56 18 14 24 Afrique du Sud 36 7 9 20 Soudan du Sud 73 23 19 31 Togo 17 2 3 12 Ouganda 46 3 20 23 République-Unie de Tanzanie 42 4 17 21 Zambie 32 2 16 14 Zimbabwe 40 2 12 26 R É G I O N A F R I C A I N E Annexes Ι 105 R É G I O N D E L A M É D I T E R R A N É E O R I E N TA L E Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Afghanistan 105 23 19 63 Djibouti 10 3 0 9 Égypte 17 1 7 9 Iran (République islamique d’) 18 1 4 13 Iraq 66 21 16 29 Jordanie 16 4 3 9 Liban 9 1 2 6 Libye 23 11 4 8 Maroc 10 1 3 6 Oman 9 1 0 8 Pakistan 127 38 31 58 Arabie saoudite 8 3 1 4 Somalie 56 25 13 18 Soudan 57 7 11 39 République arabe syrienne 61 5 22 34 Tunisie 14 2 1 11 Cisjordanie et bande de Gaza 25 4 8 13 Yémen 123 29 29 65 Annexe 3, suite 106 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones R É G I O N E U R O P É E N N E Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Albanie 6 1 3 2 Arménie 8 1 3 4 Azerbaïdjan 6 1 2 3 Bélarus 5 1 2 2 Bosnie-Herzégovine 7 2 1 4 Bulgarie 3 1 1 1 Croatie 2 0 1 1 République tchèque 2 1 0 1 Estonie 2 0 1 1 Georgia 9 1 5 3 Grèce 1 1 0 0 Hongrie 3 1 1 1 Kazakhstan 5 1 2 2 Kirghizistan 17 2 9 6 Lettonie 1 0 1 0 Lituanie 2 0 1 1 Monténégro 2 0 1 1 Pologne 3 1 0 2 Kosovo 0 1 3 4 République de Moldova 7 0 5 2 République de Macédoine du Nord 6 1 2 3 Roumanie 3 1 1 1 Fédération de Russie 9 1 4 4 Serbie 9 2 3 4 Slovaquie 2 1 0 1 Slovénie 3 1 0 2 Tadjikistan 17 2 8 7 Turquie 37 13 11 13 Turkménistan 7 1 2 4 Ukraine 35 10 14 11 Ouzbékistan 18 2 9 7 Annexe 3, suite Annexes Ι 107 R É G I O N D E L’A S I E D U S U D - E S T Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Bangladesh 63 13 19 31 Bhoutan 15 2 3 10 République populaire démocratique de Corée 7 7 0 0 Inde 88 10 48 30 Indonésie 52 10 16 26 Maldives 21 3 4 14 Myanmar 54 12 8 34 Népal 50 7 15 28 Sri Lanka 28 3 8 17 Thaïlande 28 7 5 16 Timor-Leste 22 7 4 11 Annexe 3, suite R É G I O N D U PA C I F I Q U E O C C I D E N TA L Pays, territoire, zone Total des effectifs Personnel de la catégorie professionnelle recruté sur le plan international Administrateurs recrutés sur le plan national Personnel de la catégorie des services généraux Cambodge 46 13 11 22 Chine 31 5 14 12 Kiribati 2 0 0 2 République démocratique populaire lao 51 12 17 22 Malaisie 7 1 1 5 Micronésie (États fédérés de) 2 1 0 1 Mongolie 16 1 6 9 Papouasie-Nouvelle-Guinée 37 14 4 19 Philippines 28 7 8 13 Samoa 9 1 2 6 Îles Salomon 12 6 0 6 Pacifique Sud 44 14 9 21 Tonga 4 1 0 3 Vanuatu 11 5 1 5 Vietnam 45 9 13 23 108 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 4 Subventions du Fonds mondial dont l’OMS est un sous-bénéficiaire Région Pays VIH/sida Tuberculose Paludisme SRMNE Renforcement des systèmes de santé Région africaine République démocratique du Congo Madagascar Malawi Nigéria Sénégal Soudan du Sud Région de la Méditerranée orientale Afghanistan Iran (République islamique d’) Iraq Liban Somalie Soudan République arabe syrienne Tunisie Région européenne Ukraine Région de l’Asie du Sud-Est Bangladesh République populaire démocratique de Corée Inde Indonésie Népal Myanmar Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Région du Pacifique occidental Cambodge Kiribati République démocratique populaire lao Micronésie (États fédérés de) Mongolie Papouasie-Nouvelle-Guinée Îles Salomon Pacifique Sud (Fidji) Tonga Vietnam Annexes Ι 109 Annexe 5 Liste des pays (dans lesquels l’OMS est présente) éligibles au soutien de Gavi, l’Alliance du vaccin pour les nouveaux vaccins en 2018 Région Pays Région africaine Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun République centrafricaine Tchad Comores Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Érythrée Éthiopie Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Kenya Lesotho Libéria Madagascar Malawi Mali Mauritanie Mozambique Niger Rwanda Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Soudan du Sud Togo Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Région Pays Région des Amériques Haïti Région de la Méditerranée orientale Afghanistan Djibouti Pakistan Somalie Soudan Yémen Région européenne Kirghizistan Tajikistan Région de l’Asie du Sud-Est Bangladesh République populaire démocratique de Corée Myanmar Népal Région du Pacifique occidental Cambodge 110 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Annexe 6 Coûts prévus et fonds disponibles pour les activités de l’OMS dans les pays, territoires et zones Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Algeria 3 354 850 2 979 382 89 Angola 24 299 010 17 693 432 73 Bénin 8 200 207 5 351 466 65 Botswana 3 445 319 3 037 354 88 Burkina Faso 11 273 270 8 124 304 72 Burundi 6 660 682 5 587 156 84 Cameroun 17 577 558 13 326 433 76 Cabo Verde 4 730 065 3 448 769 73 République centrafricaine 18 572 844 15 069 549 81 Tchad 30 803 324 21 304 288 69 Comores 3 414 705 2 176 013 64 Congo 26 769 904 5 693 820 21 Côte d’Ivoire 12 252 284 7 286 136 59 République démocratique du Congo 181 951 333 143 081 603 79 Guinée équatoriale 4 484 128 3 454 689 77 Érythrée 7 355 205 4 484 026 61 Eswatini 4 780 486 3 561 213 74 Éthiopie 53 761 403 43 172 305 80 Gabon 4 692 818 4 085 179 87 Gambie 3 751 184 2 170 860 58 Ghana 12 116 486 8 969 669 74 Guinée 16 349 029 10 726 905 66 Guinée-Bissau 5 535 346 4 182 410 76 Kenya 32 290 476 21 948 090 68 Lesotho 3 734 509 2 811 489 75 Libéria 14 428 682 11 661 850 81 Madagascar 16 366 539 14 370 110 88 Malawi 8 916 737 6 177 910 69 Mali 14 870 265 11 481 693 77 Mauritanie 8 798 427 6 406 695 73 Maurice 2 283 500 2 216 480 97 Mozambique 21 562 163 21 558 333 100 Namibie 9 235 202 4 011 953 43 Niger 24 563 396 16 650 933 68 Nigéria 274 225 293 230 135 696 84 Rwanda 8 145 971 6 429 951 79 Réunion 137 635 — — R É G I O N A F R I C A I N E Annexes Ι 111 Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Sainte-Hélène 27 000 — — Sao Tomé-et-Principe 2 538 691 1 950 664 77 Sénégal 9 342 428 4 497 119 92 Seychelles 1 897 998 1 453 667 77 Sierra Leone 24 530 437 22 524 940 92 Afrique du Sud 11 132 639 9 286 472 83 Soudan du Sud 53 479 013 41 280 367 77 Togo 5 774 562 4 302 253 75 Ouganda 32 264 856 17 162 892 53 République-Unie de Tanzanie 24 230 131 11 608 319 48 Zambie 14 482 869 11 815 824 82 Zimbabwe 18 242 013 14 258 706 78 Annexe 6, suite R É G I O N A F R I C A I N E 112 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Antigua-et-Barbuda 11 033 129 090 1170 Argentine 1 366 845 1 124 521 82 Bahamas 522 520 320 000 61 Barbade — — — Belize 552 109 268 000 49 Bolivie (État plurinational de) 4 206 424 2 148 605 51 Brésil 7 222 510 5 304 093 73 Chili 1 814 720 883 100 49 Colombie 5 469 985 3 676 606 67 Costa Rica 528 520 638 200 121 Cuba 1 680 281 1 274 856 76 Dominique 180 555 292 533 162 République dominicaine 4 240 384 2 705 569 162 Équateur 4 099 095 2 368 657 58 El Salvador 1 159 984 532 800 46 Guatemala 5 013 879 3 148 302 63 Guyane 1 699 937 946 642 56 Haïti 10 699 476 6 478 422 61 Honduras 3 181 013 2 149 729 68 Jamaïque 1 953 417 1 162 255 59 Mexique 3 419 410 2 375 101 69 Nicaragua 1 995 827 1 080 370 54 Panama 521 229 579 600 111 Paraguay 820 959 924 635 113 Pérou 3 001 846 2 349 296 78 Saint-Kitts-et-Nevis — 112 600 — Sainte-Lucie 22 288 115 050 516 Saint-Vincent-et-les Grenadines 121 622 72 900 60 Suriname 1 256 805 584 385 46 Trinité-et-Tobago 819 424 811 100 99 Uruguay 169 640 276 000 163 Venezuela (République bolivarienne du) 5 925 824 7 340 856 124 R É G I O N D E S A M É R I Q U E S Annexe 6, suite Annexes Ι 113 Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Afghanistan 157 135 700 119 155 728 76 Bahreïn 155 200 81 819 53 Djibouti 6 392 200 3 651 229 57 Égypte 11 798 300 8 509 450 72 Iran (République islamique d’) 7 988 500 3 867 272 48 Iraq 110 262 700 94 300 408 86 Jordanie 10 154 800 5 713 004 56 Koweït 172 000 60 331 35 Liban 21 098 700 14 236 270 67 Libye 26 599 700 19 313 886 73 Maroc 5 176 085 4 287 802 83 Oman 2 836 700 2 147 231 76 Pakistan 257 405 000 191 394 534 74 Qatar 432 800 321 881 74 Arabie saoudite 4 298 800 3 047 146 71 Somalie 62 832 300 42 188 661 67 Soudan 62 733 100 43 565 790 69 République arabe syrienne 105 299 661 76 488 688 73 Tunisie 4 123 500 2 706 712 66 Émirats arabes unis 326 900 174 838 53 Cisjordanie et bande de Gaza 27 218 000 22 310 493 82 Yémen 373 507 300 369 137 766 99 Annexe 6, suite R É G I O N D E L A M É D I T E R R A N É E O R I E N TA L E 114 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Albanie 1 831 260 1 457 596 80 Arménie 3 145 420 2 320 690 74 Azerbaïdjan 1 207 745 887 159 73 Bélarus 3 199 699 2 569 017 80 Bosnie-Herzégovine 3 416 290 2 609 555 76 Bulgarie 1 043 872 824 894 79 Croatie 968 792 675 620 70 République tchèque 972 651 691 455 71 Estonie 784 164 434 453 55 Géorgie 3 964 069 3 070 140 77 Grèce 2 373 327 2 138 895 90 Hongrie 1 148 856 939 293 82 Kazakhstan 3 752 448 2 591 150 69 Kirghizistan 9 416 911 8 125 086 86 Lettonie 552 689 332 185 60 Lituanie 1 423 195 1 114 997 78 Malta 70 894 60 108 85 Monténégro 864 005 460 531 53 Pologne 844 397 651 686 77 Portugal 67619 — — Kosovo 3 143 169 2 357 184 75 République de Moldova 6 276 964 4 756 292 76 République de Macédoine du Nord 1 701 757 1 326 068 78 Roumanie 2 519 260 1 624 509 64 Fédération de Russie 5 970 404 4 597 918 77 Serbie 5 901 876 4 806 787 81 Slovaquie 960 705 795 682 83 Slovénie 1 046 199 606 170 58 Tadjikistan 7 676 342 5 559 447 72 Turquie 83 390 473 85 718 788 103 Turkménistan 3 890 947 2 664 082 68 Ukraine 19 590 756 13 983 726 71 Ouzbékistan 6 389 891 6 602 945 103 R É G I O N E U R O P É E N N E Annexe 6, suite Annexes Ι 115 Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus reçus Bangladesh 49 640 875 43 834 788 88 Bhoutan 4 861 688 4 016 623 83 République populaire démocratique de Corée 17 377 145 15 462 803 89 Inde 93 858 328 81 296 126 87 Indonésie 28 943 767 25 001 023 86 Maldives 4 553 397 4 179 797 92 Myanmar 30 521 648 23 331 055 76 Népal 19 131 618 13 459 360 70 Sri Lanka 7 662 773 6 776 800 88 Thaïlande 12 136 200 9 861 971 81 Timor-Leste 10 900 823 9 625 720 88 Annexe 6, suite R É G I O N D E L’A S I E D U S U D - E S T 116 Ι Présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones Pays, territoire, zone Coûts prévus pour 2018-2019 Répartition (au 31 décembre 2018) Proportion des coûts prévus American Samoa 69 000 69 000 100 Brunéi Darussalam 36 000 36 000 100 Cambodge 18 823 279 13 752 325 73 Chine 20 350 734 15 822 108 78 Commonwealth des Îles Mariannes du Nord 37 000 37 000 100 Îles Cook 363 660 413 994 114 Fidji 4 714 772 4 232 239 90 Polynésie française 53 628 36 000 67 Guam 36 000 36 000 100 Kiribati 1261 550 965 027 76 République démocratique populaire lao 17 868 331 14 625 881 82 Malaisie 1 964 802 1 935 218 98 Îles Marshall 348 925 282 951 81 Micronésie (États fédérés de) 2 026 031 1 949 584 96 Mongolie 6 385 632 5 224 683 82 Nauru 126 000 101 000 80 Niue 94 000 94 080 100 Pacific Island Countries 19 260 182 17 580 263 91 Palau 181 000 124 000 69 Papouasie-Nouvelle-Guinée 35 398 591 34 000 257 96 Philippines 14 608 471 12 730 708 87 Samoa 3 385 657 3 321 791 98 Singapour 37 000 37 000 100 Îles Salomon 11 685 543 12 021 731 103 Tokelau 92 941 95 973 103 Tonga 1 000 414 1 167 082 117 Tuvalu 125 976 107 360 85 Vanuatu 4 470 244 4 279 321 96 Vietnam 22 382 432 17 256 130 77 R É G I O N D U PA C I F I Q U E O C C I D E N TA L Annexe 6, suite Annexes Ι 117 Notes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 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