onchocerciasis control programme in the vorta River Basin area Programme de Lutte contre I'onchocrrcose dans Ia Région du Bassin de la volta JOTNT PROGRAMME COMMMTEE Office of the Chairman JPC.CCP COMITÉ CONJOINT DU PROGRAMMEBureau du Président JPcs. 1 0(A) (ocP/EAC5.4) ORIGINAL : ANGLAIS Septembre 1984 I COMITE CONJOINT DU PROGRA},IME Cinquiène session Niamey,3-6dé cembre 1984 Point 10 de l'ordre du JOur provlsolre DEVOLUTION - RAPPORT DE SITUATION Définition Dans le contexËe du Progran'me de Lutte contre lronchocercose (OCp),la dévolution peut être définie conrme étant le processus par lequel la responsabilité de certaines des activités du Prograume sera progressivement ass 'mée par les pays participants, dès que leurs structures sanitaires auront acquis 1a capacité technique, organisationnelle et financière voulue. Au début 1a coordination de ces activités continuera dtêt,re assurée par OCp,puis deviendra 1a responsabilita dtun organisme interpays approprié qui mettra en oeuvre des mesures de lutte contre 1e vecteur lorsque cela sera nécessairepour éviter toute recrudescence de la maladie. Rapport de la Miss lon preparatoire drAssistance aux gouvernements Le rapport de la Mission préparatoire dtassistance aux gouvernements,présenté en 1973, définissait la stratégie et formulait le plan draction en vue du lancement du Programe de Lutte contre lrOnchocercose et énonçait lesbesoins afférents êu Progr:nrrne pour sa durée prévue de 20 ans. On pÀnsait que d'ici 1993, dernière année d'oCP la ualadie serait maîtrisée mais nonéradiquée. Les activités drentretien à long terme et. 1e transfert futur du Progranme aux Pays participants nrétaient pas envisagés. Orril est désormais reconnu que faute drinstituer une surveillance continue et de prévoir des Doyens de lutte une fois ocP arrivé au Eerme de son mandat, la maladie risquerait de sévi r de nouveau dans la region. Rapport de 1a Cornmission i ndépendante Ce problème a Pour 1a première fois été mis en lumière dans le rapport de la Comission indépendante (1981). Etudiant les perspectives à long rerme du Progra*e, la Cornmission a souligné qutil fallait étendre ltaire actuelle du Progranrme pour diminuer ltimpact de la réinvasion à partir de ltextérieur et Eettre au point de nouveaux médicaments pour disposer dtune deuxième ligne drattaque contre la maladie, mais que la sécurité ne pourrait être definitive- IDent garantie que si les pays participants se chargeaient de maintenir les activités de surveillance, la coordinaÈion de ces activités et la mise en venue des mesures de lutte antivectorielle éventuellement nécessairesrétant assurées par un organisme interpays. La Commission a également insisté pour que Ia dévolution se fasse progressivement. soigneusement planifiée et efficacement exécutée, la dévolution donnerait aux pays concernés une plus grande autosuffisance, ce qui serait déjà en soi un important résultat. 4 IJPC5.1O(A) (ocP/EAc5 .4) Page 2 Comité consultatif drexperts Ces opinions ont été pleinement approuvées par les organes statutaires du Programe. Le Comité consultatif drexperts (CCE) à sa deuxième session, en 1981, a souligné Ia nécessité drintensifier le progr"m-e de formation dtOCP en vue de la dévolution. 11 a estimé que les activités de surveillance du vecteur ne devraient être transférées aux pays gue pendant 1a phase drenEretien dtOCP et devraient être intégrées à long Èerme dans 1es prograrmes de santé nationaux. Depuis, le CCE a continué de stoccuper de la question de la dévolution à chacune de ses sessions. En 1982, Ie CCE a recounandé à OCP drentreprendre des études pour déterminer 1e type drinfrastructure à établirpour assurer les services de surveillance et drentretienridentifier les ressources repuises à une telle infrastructure, établir des normes et des méthodes au sein de ltUnité drévaluation épidémiologique et de lrUnité de lutte contre 1e vecteur en vue de la mise sur pied drun système dtalerte avancée. Le CCE a estiné que lrinfrastructure Ia plus efficace pourrait être représenÈée par une unité de surveillance et de lutte pluri-pathologique. A sa quaÈrième session, en 1983, le CCE, notant 1es progrès satisfaisants réalisés jusque 1à, a lsssrnmandf quten préparant la dévolution, on tienne soigneusement compte dtun certain nombre de facteurs qui sont 1es suivants: les é1éments du progrânrme qui seront transférés, les critères de ce choix, 1'ordre dans lequel le transfert se fera et les dé1ais nécessaires; - la nécessité dtétablir des critères et des normes auxquels devront satisfaire les structures nationales des pays participants avant que 1es activités visées puissent être transférées, ce qui garantira que ltefficacité et lrefficience des activités du Prograrme ne pâtiront pas de Ia dévolution; - la nécessité d'engager pleinement les pays participants dans 1e processus du transfert à tous Les stades, de 1a planification à ltapplication; la nécessité drétablir et de mettre en place les infrastructures physiques ainsi que les compétences gestionnaires nécessaires avant que ne comnence le processus de dévolution; - 1a relation entre la dévolution et les prograruoes de lutte pluri- pathologiques; les soins de santé primaires et 1es progranrnes de développement I - le rô1e que devront jouer les Comités nationaux pour la lutte contre lrOnchocercose et les instituts de recherche universitaires et autres des pays participants; - 1a nécessité de former du personnel naÈional qui soit en mesure drassumer la responsabilité des opérations du Progrenrme; il faudra aussi concevoir et mettre en oeuvre des systèmes de carrière adêquats; à tJPC5 . 10 (A) (0cP/EÀc5.4) Page 3 - la nécessité de reconnaître que les mesures de IuÈte adoptées, ou la non-adoption de mesures de Lutte, par un pays participant, peuvent avoir des effets importants sur la lutte contre la maladie dans les autres pays; - la mise sur pied et re maintien dtun service interpays qui sroccuperaitde cerÈaines activités après 1e retrait drOCp; - 1es moyens de négocier efficacement - en veillant à assurer 1a pour- suite de la lutte contre Ia maladie - la phase critique "introduction -retraitrr de la dévolution pendant Laque1le OCP se retirera progressive- ment tandis que 1es pays participants assumeront de façon croissantela responsabilité des opérations. Coqité des agences parrainantes Dans ses délibérations, le comité des agences parrainantes (cAp) a lui aussi accordê lratÈention voulue à Ia dévol-ution. Au début de 1983,il a soulignéque la dévolution était le facteur le plus important à prendre en considérationdans le contexte de 1rélaboration de la stratégie à Long Terme pour leProgranrne. 11 a reconnu que 1es pays ne seraient pas tous prêts à assumer laresponsabilité de la totalité (ou de la majorité) des activités. à un momenrdonné et quer bien que la Co*ission indépendante ait prévu que la dévolutionaurait lieu autour de 1990-1993, les travaux préparatoires divraient êtreentrepris inrnédiatement. A la fin de 1983, notant les remarquables résultats drocp, le cAp afait savoir au Comité conjoint du Progranme (CcP) que Ie progranme allaitatteindre vers 1e milieu de La troisiène phase financière un stade où, dans son aire initiale, un minimum dropérations de luÈte serait nécessaire, mais où i1 faudrait poursuivre les activités de surveillance et drautres activitésdrentretien. En conséquence, le transfert dractivités appropriées aux paysparticipants semblait prus irminent qu'on ne 1'avait pensé jüsque 1à. Bienque la dévolution risque drentrafner des charges supplémentàir"" pour les paysparticipants, le cAP a estimé qutil convenait dtanaiyser conment elle pourraitdevenir un facteur bénéfique pour ce6 pays dans le cadre de leur progràme dedéveloppement généra1. Comité conjoint du Progranure A sa deuxième session, en 1981, 1e ccp, tout en approuvant, lridée de1a dévolution telLe qurelle lui était présentée par 1a comaission indépendante,estimé qu'i1 fallair accorder plus drattention à Ia possibilité d'unedévolution progressive. I1 a reconnu 1a nécessité drun financement extérieurpour promouvoir la dévolution et les activités connexes et pour permettreque la fotmation voulue soit donnée au personnel de santé à tous 1es niveaux. En 1982' le CCP a de nouveau souligné lrimportance du transfert progressifde responsabiiités aux pays participants, ce transfert étant essentiei pourle succès à long terme du Prograume et étant le complément nécessaire deËoute extension des opérations. 11 a estimé que 1a dévo1uÈion devait être1iée au système des soins de santé primaires. a a JPC5. r0(À) (ocP /EAc5 . 4) Page 4 Comités nationaux pour 1a lutte contre ltOnchocercose Lors de 1a rêunion des Comités nationaux pour la lutte contre lrOnchocercose, en 1982, les déléguês ont affi:mé qutil appartenait aux pays participants de reprendre les activités du Prograrmne pour assurer le maintien des résultats acquis et 1a poursuite des projeEs de développement. Toutefois, les pays ont demandé instanrnent quron ne les laisse pas face à une situation qurils nrétaient pqq en m€rure de maintenir. Il-s ont jugé utile dtorganiser des discussions techniques en vue de préparer un calendrier, de mettre au point les méthodes à employer et dtidentifier Ies mesures à prendre irnmédiatement dans le domaine de la formation ainsi que les moyens propres à assurer une prise en charge efficace par 1es services nationaux. Lors de Ia réunion suivante, en 1983, les Comités ont continué dtétudier 1es conséquences de 1a dévolution pour 1es pays participants, le niveau dractivité prévu dans ces pays ainsi que 1e type de structure nationale nécessaire et la fo:me que devrait prendre Itorganisme interpays. A ce sujet, i1 a été suggéré qutil pourrait stagir drune forme rnodifiée de lractuel OCP plutôt que drun organisme absolument nouveau. Le Progranrme Pour sa part, le Programe a donné suite aux diverses demandes et recomandations de ses organes statutaires. Le Directeur du Prograrnne a eu des consultations régulières avec le Siège de 1tOMS, le Bureau régional de ltAfrique et 1es pays participants pour dêterminer 1es lignes d'action le plus efficaces. Afin dtassurer Ia pleine collaboration des pays participants et leur engagement dans chaque étape du processus de dévolution, chaque pays a été invité è désigner deux fonctionnnaires supérieurs coutroe points focaux. Un groupe de travail composé drun expert de chaque Pays participant sfest réuni en novembre L982 et a étudié 1es conséquences de 1a dévolution pour les pays et élaboré 1es recourandations suivantes: I A lrintention dtOcP - élaborer une technologie facilement applicable; identifier le niveau des activités d'oCP dans chaque pays; définir 1es structures nationales envisagées, leur rôle et leurs besoins probables; étudier Ies mécanismes nationaux et Ie type de soutien requis I ét,udier les niveaux acceptables pouvant être maintenus par 1es Pays en cas de réinvasion ou de recolonisation; estimer 1a capacité de ces pays d'intégrer 1es activités dtOCP et les risques encourus; évaluer 1es perspectives dtaide internaEionale; déterminer le niveau drévaluation épidémiologique actuellement maintenu par OCP dans chaque pays et la particiPation possible de ressortissants nationaux à ces études; établir une mission dtévaluation chargée de se rendre dans chacun des pays participants pour effecteur les tâches sus-mentionnées ' àt préparer des recomandations acceptables par Eoutes les Parties concernées; I tJPC5 . 10 (A) (ocP/EAC5.4) Page 5 - charger un groupe de travail, composé de techniciens de chacun des pays participants, drétudier l-es critères et les normes requises pour le transfert dractivités d|OCP aux pays participants, et préparer Ie mandat de missions futures chargées dtétudier 1a capacité de chaque pays de reprendre ces activités. A 1 | intention des pays partici pants - prendre un engagement politique ferme à lrégard de la dévolution et formuler une politique nationale claire en vue de la prise en charge des responsabilités; - choisir Ie personnel qualifié nécessaire et constituer un secrétariat; - établir les structures nationales requises; - définir lronchocercose conrme une priorité dans le cadre des services de santé nationaux; - réorganiser et renforcer le Comité national pour 1a Lutte contre lrOnchocercose; - étudier Ia possibilité de collaboration entre pays dtun même bassin fluvial; - maintenir Ia méthodologie d|OCP après la dévolution; A lfintention de I|OMS (Bureau régional de 1'Afrique) - augmenter le nombre de bourses drétude; - fournir un soutien aux techniciens nationaux dans le cadre de projeÈs interpays; - aider à établir des structures pour 1a surveillancel - permettre au Progrr*e spécial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales, à la Division du Paludisme, etc. de participer à f intégration des activités drOCP dans les systèmes de santé nationaux. Des rêunions internes auxquelles ont participé des membres du personnel technique d'OCP onE été organisées en vue de définir les nonnes et les critères qui devront être atteints avant qutune activité déterminée puisse être transférêe. En ce qui concerne la surveillance hydrobiologique, des équipes expérimentêes appartenant aux instituts nationaux des pays concernés seront déjà chargées de 1téxécution du progrnms pr§!'u eÈ de recueillir 1es données requises, sous la coordination dtOCP. La surveillance épidémiologique pourrait être 1a prochaine activité transférée mais 1à encore, une coordination centrale est nécessaire pour assurer 1a comparabilité des données. Toutefois, a JPcs . 10 (A) (ocP/EAc5 .4) Page 6 il a été souligné quten attendant OCP devait continuer dtassurer 1tévaluation critique de 1tévolution de Ia maladie a1lanÈ de pair avec 1a lutte efficace contre Ia vecteur. En raison de sa complexité et de la demande continue de renseignemsngs indispensables pour 1a mise en oeuvre rapide de mesures appropriées contre 1e vecteur, la surveillance entomologique doit être la dernière activité à transférer et cela seulement lorsque 1a situation locale apparaitre sûre après plusieurs années dans 1a phase drentretien. La forme à donner à ltorganisme interpays qui assumera un rôle similaire à celui d'OCP en ce qui concerne 1a coordination des activités dans les divers pays et la prise des mesures de lutte antivectorielle qui se révèleraient nécessaires est actuellemenE étudiée par 1e Programe avec ltaide dtun consultant. Le Prograrrne a organisé un deuxième groupe de travail composé nationaux qui ont préparé un mandat à lrintention des équipes devant al1er dans chaque pays participant évaluer le potentiel de celui-ci à asstmer la responsabilité de différentes activités, étudier les structures disponsibles et identifier le cas échéant 1es lacunes éventuelles et les besoins en matière de formation. Cette étude intensive de recherche et développement a démarré au début de 1984; e1le est exécutée progressivement Pays par Pays Par une équipe composée dtun consultant et dtun membre du personnel qui sont en liaison avec 1es deux fonct.ionnaires supérieurs nor*tés conrme points focaux dans le pays visité et auxquels se joint dtun des deux points focaux dtun pays voisin. Lorsque ces visites seront terminées, 1téquipe rédigera un raPport qui sera examiné dans le cadre dtune réunion conjointe des points focaux, fournissant ainsi des directives quant au type drassistance dont ces Pays auronE besoin pour renforcer leurs structures de santé nationales de manière qutelles puissent assurer la poussuite des activités drentretien. En attendant, 1e Prograrrne a recruÈé un autre consultant chargé dtaider à établir un prograrmre de bourses et drétudes de formation qui seront offertes' par f intermédiaire du Prograurne, aux pays concernés pour la période 1984-1993. Ce programne doit couvrir une vaste gEIIIme de disciplines - entomologie' épidémiologie, ophtalmologie, hydrobiologie, statistiques, économie sanitaire, sociologie et gesÈion - qui seront toutes nécessaires aux pays non seulement pour assumer la responsabilité des activités qui leur seront transférées, mais aussi pour les aider à poursuivre ensuite leur déveloPPement. Le Prograrure et 1es pays concernés ont reconnu qutil importait de charger un groupe indépendant de déterminer le moment où certaines activités pourraient être confiées aux autorités nationales. 11 a été jugé que le mieux serait de confier ltapplication et la surveillance du transfert même des activit6s d'OCP aux pays à un groupe composé de membres aPPartenant aux deux organes statutaires, à savoir le Comité consultatif drexperts et le Comité conjoint du Prograrmre. I I' È IJPc5.10(A) (ocP/EAC5.4) Page 7 L t avenir La Stratégie à Long-Terme actuellement mise au point pour emener le Prograrme jusqutau moment où ses objectifs auront été atüeints, aboutira naturellement à la dévolution de la poursuite des activités nécessaires pour empêcher toure recrudescence de la maladie. Le calendrier de Ia dévolution varie considérablement drune zone à ltautre, mais étant donné 1e succès continu de 1a lutte contre le vecteur dans 902 de ltaire du Programre, la dévolution pourrait bien, corrrne 1ra fait, observer le cAp,être plus irminente quton ne lravait prévu. Pour toutes ces raisons, le procegsus de dévolution doit être progrerrrnétrès soigneusement et coordonné avec 1a capacité dtabsorpEion des pays concernés qui doivent continuer de participer à chaque étape du processus. La manière donE celui-ci est exécuté, ctest-à-dire en étroite collaboration entre le Progr:*e, les pays participants et les organes statutaires, est euffisrmsnt souPle pour convenirà chaque pays, couple tenu de ses conüraintesparticulières et de son progrârïnie de santé naüional. ,
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Dévolution - rapport de situation
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