African Programme for Onchocerciasis Control (APOC) Programme africain de lutte contre I'onchocercose JAF-FAC ' d JOINT ACTION FORUM Office of the Chairman FORUM D'ACTION COMMUNE Douzième session Dar-es-Salaam. Tanzanie. 5-8 décembre 2006 FORUM D'ACTION COMMUNE Bureau du Président JAFI2/INF/DOCI ORIGINAL : ENGLISH Octobre 2006 Point l7 de l'ordre dujour provisoire + lù R;APPORT D'ACTTVITES DES ZONES D' INTER\TENTIONS SPECIALES DE L'EX-OCP(Janvier - Août 2006) Septembre 2006 : JAFl2/INF/DOCI Page i soMilluRE A. ACTTVTTE§ENTOmOTOGTQUES 1. Lutte antivectoielle eUou situation entomologique au Togo et au Bénin 1.1 Réseau d'Evaluation Entomologique I I I 1 1 2 2 I 1.2 Hydrologie1.3 Traitements larvicides............... 2. Résu/fafs de la lutte antivectoielle..... 2.1 Taux de piqûre et transmission... B. RESUITAT§ DES AGTIVITE§ TIDC D. REUNIONS ..........13 1. Réunion annuelle de revue et de planification des activités des S/Z (Ouagadougou, 9-1 1 november 2005) 2. Réunion tipartite entre S,ghf Sayers lntemational (SS/), les représentants des pays ef /es responsab/es des programmes nationaux de lufte contre I'onchocercose (PNLO) de la Siena Leone, de la Guinée et du Liberia (26 janvier)......... ..... Atelier sur/es opérations de lutte contre l'onchocercose sur les affluenfs de I'Oti au Bénin et au Togo et dans /e ôassrn principaldu Haut Ouémé au Bénin (Ouagadougou, 1- 2 marc 2006)....... Réunion annuelle du Comité Consultatif Spécial(CCS) des SIZ (Ouagadougou, 1 3-1 6 juin 2006)....... 5. Deuxième rencontre tnnsfrontalière Nigeria - Bénin sur la lutte contre I'Onchocercose tenue à Abeokuta, Etat d'Ogun (Nigeia, 17-20 juillet 2006)........... /J 6. Deuxième rencontre tripaftite entre les Coordonnateurs Nationaux de la lutte contre l'Onchocercose despays de I'Union du Fleuve Mano.......... 16 E. APPUT DE UAPOG AUX §lZ .................16 F. APPUI DES I.A IIIREGTION DE§ §IZ AUX ZONE§ NON§IZ... ...............17 G. PARTENARUIT AVEC l.E§ ORGANISATIONS NON GOUVERNEMTAI..ES DE DEVELOPPEIIENT(oNGD).... ..........17 3. 4. 13 I4 .14 .15 îJAFI2IINF/DOCI Page I A. ACilVlTE§ ENTOMOTOGIQUES lntroduction Trois évènements majeurs on marqué l'exécution des activités entomologiques dans les Zones d'lnterventions Spéciales (SlZ) en 2006: (i) le nouveau contrat aérien pour la période 2006-2007 n'est pas encore signé, (ii) l'arrêt définitif des traitements aériens et au sol dans le bassin du Haut Ouémé (recommandation faite pendant un atelier organisé à Ouagadougou, les 1-2 Mars 2006, soutenue par le Comité Consultatif Spécial des SIZ en juin 2006 et approuvé par la direction des SIZ), et (iii) le renforcement de la surveillance entomologique au Bénin. Les activités se sont déroulées dans de bonnes conditions et cela a été possible grâce à la disponibilité des ressources (techniques, logistiques, administratives et financière), et aussi grâce à l'accord passé entre l'Organisation et la compagnie d'hélicoptères chargée des traitements larvicides, pour la poursuite des activités conformément aux termes du contrat précédent, en attendant la signature d'un nouveau contrat. 1. Lutte antivectorielle eUou situation entomologique au Togo et au Bénin 1.1 Réseau d'Evaluation Entomologique Cette activité concerne les bassins fluviaux de la Kéran, Kara et Mô au Togo et celui du Haut Ouémé au Bénin. Concernant les affluents de l'Oti, tous les 11 points de capture, dont 4 qui sont visités hebdomadairement (points A), ont été maintenus. Cependant, dans le bassin du Haut Ouémé, trois points seulement ont été maintenus, suite à la réduction de la couverture larvicide. Au niveau de ces trois points, des captures/dissections sont organisées toutes les deux semaines. Outre les captures normalisées, des captures en vrac ont été organisées de juin à Octobre 2006 à Wari-Maro et Bétérou (deux des trois points de capture du Bénin) pour évaluer la prévalence de l'infection en utilisant la méthode du pool screening. 1.2 Hydrologie La pluviométrie de janvier à août 2006 a été déficitaire par rapport à celle de 2005 dans les bassins de I'Otiet du haut Ouemé Notons que le haut Ouémé et tous ses affluents ont cessé de couler depuis la fin du mois de janvier 2006. La Kara et la Mô ont arrêté de couler en février. Seules !'Oti principal dont l'écoulement est maintenu par le barrage de Kompienga et la Kéran ont eu un écoulement permanent. Le déficit pluviométrique enregistré a entraîné un retard de deux mois dans la reprise des écoulements de la Mô et de la Kara. Ces rivières ont effectivement commencé à couler respectivement la 1"'" et la 2d semaine du mois de mai. Le haut Ouémé et ses affluents ont repris leur écoulement en début du mois de juin. Un total de 11 échelles de crue a été qxploité cette année pour suivre la situation hydrologique. 1.3 Traitements larvicides La fin de I'instabilité sociale au Togo a permis de mener les activités d'épandage de larvicides aériens et au sol sans écueil en 2006. ll est à noter que 90% des circuits de JAF12IINF/DOC1 PageZ traitements aériens ont été supervisés par des observateurs OMS en vue d'atteindre le maximum d'efficience. o Le Gontrat aérien Le premier contrat de trois ans signé entre I'OMS et la Compagnie Evergreen Helicopter lnt. (EHl) pour assurer les traitements larvicides sur les affluents de I'Oti et du Haut Ouémé entre 2003 et 2005 a pris fin en décembre 2005. Les négociations pour la signature du second et dernier contrat de deux ans (2006-2007) sont en cours. Les deux parties ont convenu de poursuivre les activités sur la base de I'ancien contrat, en attendant la finalisation du nouveau contrat. Heures de vol utilisées pour !e traitement Iarvicide { a Un total de307.2 heures de vol (dont 9.1 heures pour l'identification aérienne des villages, hameaux et groupes spécifiques inaccessibles par voie terrestre et 298.1 heures pour les traitements des affluents de I'Oti) a été utilisé contre 392.8 heures pour la même période en 2005. Cette différence de 85.6 heures de vol par rapport à 2005 est le résultat de plusieurs facteurs dont le faible taux d'utilisation des heures de vol allouées aux équipes nationales du Togo et du Bénin pour les activités de reconnaissance aérienne ; à cela, il faudra également ajouter I'assèchement précoce et prolongé de la Mô et de la Kara et les suspensions dues à I'excellente situation entomologique o Laryicides utilisés ïous les six insecticides disponibles ont été utilisés conformément à la technique de rotation des larvicides élaboré par I'ex-OCP. Ainsi, 1.279 litres de temephos , 25.371 litres de BtH14, 230 litres de permethrine, 996 litres de pyraclofos et 466 litres de etofenprox ont été épandus entre janvier et août 2006 dans le bassin de l'Oti. Durant la même période en 2005, un total de 2.767 litres de temephos (dont 29o/o épandus sur I'Ouémé), 22.172litres de BtH14 (dont 8% épandus sur l'Ouémé), 723 litres de permethrine (100% utilisés sur I'Ouémé), 2.201 litres de pyraclofos (dont 28% utilisés sur l'Ouémé), et 679 litres de etofenprox (21o/o épandus sur I'Ouémé) ont été utilisés. 2. Résultats de la lutte antivectorielle Le TIDC a été mis en place dans I'aire de I'OCP en 1997, et utilisé parallèlement à la lutte anti-vectorielle comme une seconde stratégie de lutte contre I'onchocercose. Depuis 2003, les deux méthodes de lutte ont été renforcées dans les SIZ au Togo et au Bénin. Ainsi, les résultats obtenus en ce qui concerne la transmission dans la zone SIZ sont en fait le résultat d'une lutte intégrée : traitement larvicide et traitement à l'ivermectine sous directives communautaires. 2.1 Taux de piqûre et transmission L'analyse de l'évolution des taux annuels de piqûre (TAP) et des potentiels annuels de transmission (PAT) dans les bassins de la Kéran, Kara, Mô et du haut Ouemé pendant la période SIZ (2003-2006) et la période OCP en relation avec les différentes phases opérationnelles fait ressortir les points suivants: JAFl2/INF/DOCl Page 3 2.1.1 Affluent de I'Oti Taux de piqûre moins important sur la réduction des TAP au niveau des affluents de l'Oti en fonction de leur situation géographique (Fig.1a à 1d). maîtrisés de 2002 à août 2006 au niveau des bassins de la Kéran et de la Kara. A I'exception du pic obtenu dans les deux bassins en 2003 ( dû à la pluviométrie exceptionnelle enregistrée et à la rupture de stock des insecticides de hautes eaux), le taux d'agressivité est resté identique voire inférieur à celui de la période OCP qui avait bénéficié d'une plus large couverture larvicide (Fig.1a, 1b). larvicides dans I'aire d'extension sud en fin 2001 a entraîné une forte augmentation de la densité simulidienne dès 2002 à Bagan et à Mô à Mô (cours inférieur et moyen de la rivière). La situation a été relativement bien contrôlée à partir de 2003 malgré la contamination du bassin par des femelles exogènes; une forte réduction des taux annuels de piqûre est même notée à Bagan en 2005 (Fig. 1c) niveau de tous les bassins. Les taux de piqûre enregistrés sont en deçà des taux obtenus pendant la même période au cours des trois années précédentes. Transmission les PATs ont commené à évoluer véritablement autour du seuil de 100 à partir de 2000. De 2002 à 2005, les PATs à Titira ont régressé de 153 à 35 avec une fluctuation de 128 notée en 2004. Au cours de la même période, les PATs à Tapoundé sont passé deZT à 42 en 2004 et 2005 ; un pic de 1 09 a été enregistré en 2003 (Fig.1a) Pendant la période de janvier à août 2006, deux femelles infectieuses ont été enregistrées à Titira correspondant à un PAT brute de 14. Les PATs à Tapoundé et à Kouporgou sont nuls. La situation entomologique est excellente dans ce bassin. Les PAT à Landa Pozanda sont restés en dessous du seuil de 100 depuis 2000. A Sarakawa Kpelou, cette situation encourageante a été enregistrée depuis 199a (Fig.1b) Pendant la période de janvier à août 2006, aucune femelle infectieuse n'a été enregistrée dans le bassin de Ia Kara. Les PATs à Landa Pozanda, Sarakawa Kpélou et Sikan sont nuls La situation entomologique est excellente dans la partie supérieur de ta rivière à Aléhéridé depuis plusieurs années. De 2002 à 2005, les PATs ont évolué entre 0 et 28. JAFI2/INF/DOCl Page 4 Sur le cours moyen et inférieur de la rivière, les PATs qui étaient inférieurs au seuil de 100 de 1999 à 2001 , ont largement dépassé ce seuil suite à I'interruption des traitements dans les zones forestières au Ghana. Fort heureusement, le renforcement des activités de lutte (TIDC et épandages de larvicides) a permis de rattraper la situation en 2004 et 2005 ; pendant cette période les ATPs à Mô ont variés de 60 à 0 et à Bagan de 29 à 28 (Fig.1c,1d). Pendant la période allant de janvier à août 2006, aucune femelle infectieuse n'a été capturée dans le bassin. Les PAT à Bagan, Mô et Aleheride sont nuls. Dans I'ensemble, il y a une amélioration de la situation entomologique dans les bassins fluviaux de la Kéran, de la Kara et de la Mô. Fig.l: Évolution des paramètres entomologiques (TAP-PAT) dans le bassin de l'Oti r-TITIRA(l(EMÀ0 ,' ü1wr- EffiE!- AIR m b- r.rr$a PozANrA (x ial l=mE+nl muùda@ A1' 1fû laoo rtôo 1400 I lo0 l2oa I l0a I 000 t00 400 t00 400 100 400 100 200 100 0 æ æ ts 1ææ s0 0 2S æ !m t@ m 0 ztû æ0q) rSdE 1000 wt 1&1il 1?In 1to 1@ E DO m E !o æ m N tæ 0 ATP 2300 2100 2200 2000 ltoo ta00 t/aü, 1200 l0oo to0 t00 400 200 0 ATPAER 3t 000 c. IâGAN (rcl raltld +llt ^æ ([Af-E!Cf,E(i/P) ülwil IAPId+Ii GÎMqE l@4ü taSO 'lO0 lgo ü, zn il 150 Ito 0 5mo0 alroo0 t0000 2«ro0 10æ0 0 500 Haut Ouémé La situation entomologique dans le cours supérieur de I'Ouemé était satisfaisante à la fermeture de I'OCP en décembre 2002. Cette zone a été ajoutée à la SIZ au Bénin, en vue d'éviter d'éventuelles contaminations des cours supérieurs des affluents de !'Oti par des femelles infectieuses qui pourraient provenir du haut Ouemé. Notons qu'à la fin de I'OCP les traitements larvicides ont été interrompus dans le cours moyen et inférieur de l'Ouémé. Les PAT qui étaient de 98 et 49 à Bétérou et Wari-Maro respectivement en 2002, ont évolué concomitamment avec les densités simulidiennes de 1 16 et 136 en 2003, à 264 et 253 respectivement en 2005, malgré le maintien d'une bonne couverture larvicide dans la zone. l! a été décidé lors de I'atelier tenu à Ouagadougou, les 1-2 mars 2006 de cesser le traitement larvicide dans le bassin du Haut Ouémé sur la base d'observations qui semblaient indiquer l'absence d'implication de ce bassin dans la dynamique des populations simulidiennes sur les affluents de I'Oti. Cependant, il a été recommandé que la surveillance entomologique soit renforcée dans le bassin supérieur de I'Ouémé. uï,TiirrE!:l FffirFt'i::t r,|Ftlfiril:t JAFI2iINF/DOCl Page 5 Depuis le renforcement de la surveillance, pendant la période allant de janvier à août 2006, au total 7 femelles infectieuses ont été capturées à Bétérou et 9 à Wari-Maro. Les Taux annuels de piqûre sont de 9.123 à Bétérou et 10.803 à Wari-Maro contre une moyenne de 20.000 à 40.000 avant les traitements. A mi-parcours de la période de forte transmission, les PATs brutes sont déjà supérieurs au seuil de 100 et sont de 135 et174 respectivement à Bétérou et à Wari-Maro. La tendance à la hausse des taux d'infectivité amorée depuis 2003 continue. En attendant le résultat des investigations en cours sur I'origine de ces femelles infectieuses, les résultats partiels disponibles semblent confirmer I'absence ou la très faible implication de ce bassin dans la transmission enregistrée dans I'Oti. En effet alors que les PATs ont dépassé largement le seuil de 100 dans le cours supérieur de I'Ouémé, la transmission est resté faible au niveau des affluents de I'Oti ; on a enregistré seulement un PAT brut de 14 dans les trois affluents de l'Oti. B. RE§UITATS DE§ ACTIVTTES TIDC lntroduction Les activités de renforcement du TIDC sont en cours dans les cinq pays SIZ et le budget réservé à la distribution de l'ivermectine et aux évaluations épidemiologiques a été augmenté en 2006. Les activités de prospection permettent aux équipes nationales de découvrir des nouveaux villages et hameaux et de les inclure dans le TIDC. Le renforcement des prospections, en utilisant les heures de vols économisées (du fait de la suspension des traitements larvicides aériens sur le Haut Ouémé) pour les reconnaissances aériennes, sur les bassins de la Kéran, de la Kara et de la Mô au Togo a largement amélioré I'identification des villages et hameaux ainsi que des groupes spécifiques (nomades Peulhs, orpailleurs, pêcheurs) qui ont été inclus dans le TIDC. Parmi les principaux défis, il y a la répétition de cet exercice sur les bassins supérieurs de la Kéran et de l'Ouémé au Bénin. La meilleure appropriation du programme par les agents de santé à tous les niveaux et I'appropriation de la stratégie par la communauté a été observée essentiellement au Bénin et en Sierra Leone. Cependant, la sensibilisation et la mobilisation doivent continuer à tous les niveaux du système de soins de santé et au sein des communautés vivant dans les zones hyper et méso- endémiques à I'onchocercose afin d'assurer la durabilité. Une série d'ateliers sur le TIDC a été réalisée afin d'encourager les niveaux centraux, districts et périphériques à impliquer davantage les communautés dans la planification et la mise en oeuvre des activités fiOC telles que la sensibilisation, le choix des DC et les mesures incitatives que les communautés voudraient leur donner, la formation et la supervision en cascade, et surtout, une meilleure compréhension de la stratégie du TIDC. La réception de I'ivermectine par les Ministères de la Santé par le truchement des bureaux OMS et le placement des comprimés d'ivermectine dans les centres de santé périphériques, la collecte des comprimés par les communautés à travers les Distributeurs Communautaires se sont nettement améliorés. Au Bénin, l'ivermectine pourra désormais être reçu par le Ministère de la Santé par le canal du Bureau OMS au Bénin sans taxes. Toutefois, les estimations des besoins en ivermectine devra être améliorée. JAF12/INF/DOC1 Page 6 La réorganisation stratégique des activités TIDC en Sierra Leone a été opérée, conjointement avec les autorités sanitaires, SSl, HKl, la Banque Mondiale et la Direction de I'APOC/StZ. Au Togo, au Bénin et en Guinée un traitement biannuel est appliqué et cela se fait habituellement en avril et en octobre. L'organisation d'un second tour de traitements semble difficile pour tous les programmes des SIZ qui appliquent deux tours de traitements. Une enquête sera menée avec les équipes nationales Oncho pour identifier les problèmes et trouver les solutions appropriées à cette situation. TOGO Le TIDC a été organisé comme prévu (2 tours/an) de 2003 à 2005. Les taux de couverture thérapeutique et géographique moyens dans les bassins de la Kéran, de la Kara et de la Mô au Togo de 2003 à 2005 sont consignés dans le tableau 1. La couverture géographique a varié entre 95,52o/o et 99,25% tandis que la couverture thérapeutique s'est maintenue au-dessus de 85%. En 2006, les résultats partiels du premier cycle de distribution disponibles dans 9 districts indiquent une forte couverture : 98,4o/o pour la couverture géographique et 85,1% pour la couverture thérapeutique. La liste des villages sous TIDC a été révisée par le PNLO et une liste standard de 1.042 villages et hameaux a été établie et servira désormais de dénominateur pour la couverture géographique au Togo. La population totale est légèrement supérieure à 816.171 personnes. Les difficultés rencontrées concernaient essentiellement: I'insuffisance de moyens logistiques pour assurer la supervision, insuffisance dans la gestion des données TIDC (collecte, vérification et correction sur le champ des données). Dans certaines communautés des toises inappropriées sont utilisées, et certains DC se plaignent du manque de motivations reçues de la part de leurs communautés. Ces problèmes pourraient expliquer pourquoi il est difficile de réaliser une couverture géographique de 100%. Cependant, le TIDC est intégré dans le système sanitaire à tous les niveaux comme en atteste la qualité des présentations faites par les médecins chefs de district lors des réunions annuelles de revue des activités Oncho au Togo. La collecte et I'analyse des données ainsi que la prise de décision se passent au niveau des districts et des centres de santé périphériques. La question du manque de personnel qualifié, et d'infrastructures appropriées pour la gestion des données a été rapportée par la plupart des médecins chefs de district. ll est nécessaire de Sensibiliser les communautés pour qu'elles s'approprient le TIDC et trouvent les motivations appropriées pour les DC partout où cela est nécessaire. Une évaluation du degré d'appropriation du TIDC devra être réalisée. Encourager le gouvernement et les ONGD à accroître leur soutien aux activités TIDC; ! IJAFl2/INF/DOCl Page 7 Former le personnel à tous les niveaux sur la gestion des données TIDC. Au niveau central, il est également nécessaire de nommer un nouveau gestionnaire des données dans la mesure où celui qui est présentement en service se prépare à aller à la retraite. ldentifier tous les groupes spécifiques et les nouveaux villages et hameaux à traiter. BENIN En 2003, un seul cycle de TIDC a été réalisé en avril du fait d'une épidémie de choléra qui a empêché de réaliser le second cycle de traitement prévu pour novembre. Le TIDC a été organisé comme prévu (2 cycles/an) en 2004 et 2005. ll faut souligner que pendant I'année 2004,le second cycle du TIDC en novembre était couplé au traitement de la FL. Les couvertures thérapeutique et géographique dans les bassins supérieurs de la Kéran et de l'Ouémé de 2003 à 2005 consignées dans le tableau 1, indiquent une baisse de la couverture géographique en 2004 et 2005 tandis que la couverture thérapeutique se maintenait autour de 80%. En 2006, les données du premier cycle de traitement sont encore en cours de collecte par !e PNLO. Les difficultés rencontrées concernent le retard dans la passation de la commande d'ivermectine pour 2005 avec MDP. L'équipe nationale du Togo a dû prêter 1.700.000 comprimés au Bénin pour lui permettre de réaliser le premier cycle de distribution. Depuis lors, la situation s'est améliorée et tout est rentré dans I'ordre. En 2006, la question de l'importation d'ivermectine par le canal du Togo a été résolue par le gouvernement du Bénin. L'intégration du TIDC dans le système de santé est entrain de s'améliorer dans la mesure où de plus en plus de médecins Chefs de District ont compris la stratégie du TIDC et acceptent de la mettre en æuvre. Cela résulte des nombreux ateliers et réunions organisés avec eux par la Direction des SlZ. Cela pourrait résoudre en partie le problème de la baisse de la couverture géographique observée lors des seconds tours de traitement. Le changement perpétuel de Coordonnateurs Nationaux est un problème majeur qui pourrait avoir un impact sur la supervision des activités et la performance générale du Programme au Bénin. ll est également nécessaire que le PNLO dispose d'un recensement fiable de la population, dans la mesure où il est apparu que plusieurs villages des zones méso et hyper endémiques ne sont pas traités. Les heures de vol économisées devraient être mis à profit pour améliorer l'identification des groupes spécifiques ainsi que des villages/hameaux des zones difficiles d'accès. GUINEE En 2003, un seul cycle de TIDC a eu lieu. En 2004,le second cycle de traitement n'a pas pu avoir lieu à cause de la rupture des stocks d'ivermectine, suite à une mauvaise estimation des besoins pour les deux cycles. Les données TIDC entre 2003 et 2005 dans les bassins du Haut Niger-Mafou et du Tinkisso consignées dans le tableaul, indiquent une couverture thérapeutique variant enlre 77 et 80% tandis que la couverture géographique se situe entre 98.8 et lOOo/o. Notons qu'en 2005, de nouveaux villages ont été découverts et intégrés dans le TIDC. n JAFl2/INF/DOCI Page 8 Les résultats du premier tour de traitement en 2006 donnent une couverture géographique de 100o/o et une couverture thérapeutique de BO.2o/o. Parmi les difficultés mentionnées depuis quelques années, il y a: la réception tardive de l'ivermectine, les défaillances dans la collecte des données TIDC ainsi que dans la supervision des DC par les infirmiers chefs de centres de santé périphériques. Le problème de motivation des DC n'a pas encore trouvé de solution. La réponse des DC est très positive, mais il est nécessaire de poursuivre la sensibilisation des communautés et des DC sur la question. Le PNLO a fait beaucoup d'efforts pour surmonter plusieurs de ces difficultés. En particulier, la distribution de certificats de satisfecit aux DC a largement amélioré leur appropriation du programme. GHANA Les limites des SIZ dans le bassin fluvial de la Pru ont été modifiées depuis 2003 passant de cinq districts avec 280 villages en 2003 à quatre districts en 2004. En 2005, les exercices de re-définition de la zone SIZ du bassin de la Pru donnent un total de 247 communautés réparties sur 7 districts. Suite aux recommandations de la réunion de revue et de planification de 2005, le PNLO a fourni une nouvelle liste des districts mais la liste des communautés n'est pas encore prête. Pour aider à réorganiser le TIDC au Ghana, la Direction des SIZ a récemment soutenu l'organisation d'un atelier sur la stratégie TIDC à Sunyani. La Direction d'APOC/SlZ(Directrice) prévoit de mener une visite de plaidoyer auprès des plus hautes autorités dans un proche avenir. SIERRA LEONE En 2003, les résultats partiels du TIDC donnent des taux de 28.3% pour la couverture géographique et 34o/o pour la couverture thérapeutique. Par ailleurs, quelques 3.042 personnes ont été traitées dans le camp de réfugiés de Bandajuma. En 2004, les résultats partiels du TIDC indiquent des taux de couverture thérapeutique et géographique de 22.5o/o et28o/o respectivement. En 2005, le processus de réorganisation stratégique du TIDC en Sierra Leone a été mené à terme grâce aux efforts conjoints des autorités sanitaires, de SSl, de HKl, de la Banque Mondiale et du Management APOC/SlZ. Du fait du démarrage tardif des activités TIDC (août 2005) et des difficultés à accéder aux fonds promis par I'un des partenaires, les activités planifiées pour 2005 n'ont pas pu être achevées. En 2006, la distribution de l'ivermectine par la méthode TIDC a été réalisée dans les districts de Bonthe et de Pujehun en janvier 2006 et plus tard en mai 2006 dans le District de Moyamba. Les Distributeurs Communautaires (DC), qui sont sélectionnés au sein des communautés assurent la distribution de l'ivermectine. JAFI2/INF/DOCl Page 9 Les neuf autres districts (Bo, Kenema, Kailahun, Kono, Bombali, Tonkolili, Koinadugu, Port Loko et Kambia) ont organisé une Distribution de Masse de l'lvermectine (DMl) en utilisant le Traitement à Base Communautaire par l'lvermectine (TBCI) en mai 2006. Cette décision a été prise par le PNLO conjointement avec les membres des Equipes Cadres de Districts des neuf districts en concertation avec les Partenaires et les membres de I'Equipe "Top Management Team" (TMT) du Ministère de,la Santé à cause des contraintes de temps et de la difficulté à accéder aux fonds pour les rencontres communautaires, le recensement et la formation des DC. Dans la mesure où 800 agents des centres périphériques de santé avaient été formés en 2005, ils ont été sollicités pour conduire la DMI dans leurs districts respectifs. La DMI s'est achevée en fin mai 2006 dans ces districts. Du fait des difficultés rencontrées par le passé par le PNLO pour accéder aux financements de la Banque Mondiale en Sierra Leone, et sur suggestion de la Banque Mondiale, la Direction d'APOC/SIZ a augmenté le budget pour les activités TIDC passant de 108.535 $US à 508.128 $US pour la mise en æuvre des activités TIDC en 2006. Les résultats du TIDC dans les districts de Bonthe, Pujehun et Moyamba sont les suivants : District de Bonthe:32.ÿ17 personnes traitées sur une population totale de 4.429 personnes. Le traitement visait 183 villages. Au total, 90.785 comprimés d'ivermectine ont été utilisés (2.8 par personne traitée). District de Pujehun:91.277 personnes traitées sur une population totale de 131.639 personnes. Le traitement visait 502 villages. Au total, 2æ.976 comprimés d'ivermectine ont été utilisés (2.9 par personne traitée). District de Moyamba: 101.658 personnes traitées sur une population totale de 152.319 personnes. Le traitement visait 1.000 villages. Au total, 293.056 comprimés d'ivermectine ont été utilisés (2.9 par personne traitée). Les résultats de la DMC dans les neuf autres districts sont consignés dans l'annexe 1. ll est bon de noter que les taux de couverture thérapeutique et géographique enregistrés dans les Districts où le TIDC est mis en æuvre sont plus élevés que dans les districts où la stratégie de DMC a été utilisée. T PAYS Scqucnca Annér(mols) Villrgcs Popul.tlon CouYarturu gcogrlp. Couverturc thcrâp. Tot l comprlmés utlllsés Nombrr Comprlmé/ pGÉonnc Nombru dc DCs Nb. oc formé/ ircyclé Prlvus Treités Rcccnséc Tnltéc BENIN 1" tour 2003 (June) 1 470 1 466 533 738 431 995 99.7.4 to-9./ 't 097 002 2.5 140 2' tour 2003 No treat. 2003) 1 470 1 166 533 738 131 995 99,7% @,9v. 't " tour 2004 (ADril) 1 575 1 553 621 680 æ2719 9t,60 to-9% 1 270 261 2.5 I 598 I 598 2'' round 1 627 I 468 627 279 498 908 90,2% 79,5% 1 262723 2,5 1 612 zAryt) 3 202 3 021 1 218 959 1 001 627 9,,,3% @,zx 1'' mund 2005 't ô't5 I 557 ô52 081 531 197 96.4% 41,5% 1 331 ()43 5 1 000 2'' round 2005 1 615 1 521 649 288 531 192 91,2* t1,9% 1 372 179 2,6 zan5) 3 230 3 074 1 301 369 1 0ô2 6C9 95,3% c1,7% En cours 2006 GUINEE " tour 2003 (ADril) 2 112 2 385 893221 69/t 4O0 9E.9% Tf ,70h 2028287 .9 2'tour 2003 No trêat. z@:t) 2 112 2 385 893 221 694 tKN sa,9 77,7% lour 4 (Aoril) 2 111 21æ 47202'.1 d87 æ2 99.91É 7C.E% 1 903 503 2A 4 306 4 306 t lour 2004 (Nov.) 2 111 1 003 a72021 167 598 11.6% 19.2% 607 533 3,6 4 306 /t 306 20u) 4 822 111 1 744 012 wrgao 70,7% 19,æ/o 1" tour (oartiel) 2005 2 117 2 117 a67 7t5 686 600 100.1 79.1.4 1 857 3æ 2.7 1392 43?3 2'tour 2005 2 117 2 417 878 700 7't l 399 r(xr% c1,o. 1 844 933 2.6 1373 '2@6) I 63, 18U 1@,U)/o æ,u,ô l" round 2006 2 117 2 117 876 599 702 871 lqr% c0,2% 1 178 TOGO 1" tour 322 1 291 690 935 577 151 97.7% üt,6% 1 638 868 2e t921 176 f lour 2003 (Nov.) 1 525 't 525 715 517 ilo232 1o,J'A E5.9% 1 798 09€ 2,8 /139 2@3) 247 E16 1 l.36 152 1 217 663 gvrt c4,E/o 1'lour 1 545 /tgl 759 918 t3 572 96.C.É u.7% 2 008 032 3,1 2A70 2'lour 29qa (Oc,t.) 1 485 1 102 728 160 626 1't6 91,1X 16.0% I 885 405 3,0 llctn 1 3 030 2 895 1 4EE O7E 1 269 688 95,6% i5,3tt l- lour 2005 10I.2 1 0/t0 t16'.171 19.t!É t5.0.i 2 01A 279 2.9 3 062 2'tour 2005 10.,2 I 028 776706 063 818 9E,f% t5.5% 1 886 5'15 2.8 3 071 Mctn t 20u 2 AôA Nr,22, E5,2/o l" tour 2006 11{,4. 1 126 879 978 7Æ129 9ô,1.4 t5,1% 213/O29 2,9 3 481 GHANA 2003 (Oct- Nov.) 316 316 173 112 126215 t00% 72-t A 339 2t 1 2.7 t6 190 795 .9% 67,C% aâ432/l 2.8 il7 20 4A 15 627 15.1. .3% Pas de trait. 2006 SIERRA LEONE 18 209 1srt ,3.4 u,o% .6 7 ..12 110 Resultats oarliels 2«X (Feb.) I 879 114 338 887 94 785 22.2% 2E,O'L 28/.355 30 4ao Pas de lrait. 2005 Résultat de 3 Disùicls 2006 (Jan.,May) 1 685 1 685 328æ7 225 282 100% 6E.6% 648 8t7 2,9 2 000 JAF12IINF/DOCl Page l0 Tabl. 1: RESULTATS DU TIDC DANS LES PAYS SIZ (2003-2006) c. AcTtvITES D'EVALUATION EPIDEilIOIOGIQUE 1. Sur le bassin de la Kéran Au Bénin A Kouporgou sur le Koumongou, la prévalence de la maladie variait entre 46,5% en 2000 et 16,220/o en 2004, avec une charge microfilarienne communautaire (CMFL) de 0,45mf/b en 2004. En 2005, Taconta était le seul village sur les 7 qui avait été soumis à l'évaluation épidémiologique et qui avait une prévalence de 6,9% avec une charge microfilarienne communautaire (CMFL) de 0.42mflb. L'évaluation épidémiologique n'a pas encore été réalisée en 2006 toyvtnc z(x)ll (Nov.) \ JAFI2/INF/DOC1 Page ll Au Togo A Titira, la prévalence était de 64.50/o, avec une CMFL de 10,98 en 1995. Ce taux de prévalence a chuté pour atteindre 39,1o/o ên 2000 et 22.7o/o en 2003. ll faut noter que la CMFL à Titira a baissé de 0,90mf/b en 2000 à 0,19mf/b en 2003. Les villages autour de Titira avaient également des taux élevés de prévalence (Kpesside ferme: 50% avec une CMFL de 0,34 en 2002, et 11,60/o avec une CMFL de 0,16 en 2005; Kpesside Narita: taux de prévalence de 24,9o/o, avec une CMFL de 0,29 en 2002, et 22,3o/o, avec une CMFL de O,27mflb en 2005). 2. Sur le bassin de la Kara au Togo Les évaluations épidémiologiques menées en 2006 dans 4 villages indiquent une réduction notable du taux de prévalence sur le bassin de la Kara où les résultats ont été mauvais jusqu'à présent (annexe 2). Les taux de prévalence enregistrés sont les suivants: Tougel: le taux de prévalence a baissé de 41,4o/o, Àyêc une CMFL de 1,97mflb en 2000 à28,60/o, avec une CMFL de 0,19mf/b en 2003 puis à 10,8o/o avec une CMFL de 0,04mf/b en 2006. Sakpone: la prévalence a chuté de 37,7o/o, avec une CMFL de 1,44mtlb en 2000, à 16,80/o, avec une CMFL de 0,13mf/b en 2003 puis à 4,5o/o avec une CMFL de 0,28mf/b en 2006. Sikan: la prévalence a baissé de 53,5% avec une CMFL de 3,25mflb en 2000 à 39,9% avec une CMFL de 0,24mflb en 2003 puis à 13o/o avec une CMFL de O,17mtlb en 2006. Kadjol 2: le taux de prévalence a baissé de 29,1o/o, àyêc une CMFL de 0,08mf/b en 2000 à 10.9% avec une CMFL de 0,1Omf/b en 2003, puis à 1o/o "yêc une CMFL de 0,04mf/b en 2006. Deux villages évalués dans ce bassin fluvial sur 4 ont un taux de prévalence en dessous du seuil de 5o/o en 2006. Tous les CMFL de ce bassin fluvial se situent en dessous du seuif de 0.5mf/b. Les deux autres villages ont une prévalence de 10.8% et 13o/o. 3. Sur le bassin principal de l'Oti au Togo Tous les deux villages évalués en 2006 présentent des taux de prévalence en dessous du seui! de 5% (0 et4,5o/o) (annexe 2). 4. Sur la Mô au Togo Les taux de prévalence dans les deux villages sentinelles sur les cours moyen et inférieur de la Mô sont, à Bagan: 2,7o/o avec une CMFL de 0,02mf/b en 2000, et 3,870 en 2005 avec une CMFL de 0,04mf/b, et à Mô: 9olo en 2000 avec une CMFL de 0,05mf/b, et 8,6% avec une CMFL de 0,17mflb en 2005. ll y a une légère augmentation des taux de prévalence, bien qu'ils soient encore inférieurs au seuil de 5o/o à Bagan. A Mô la prévalence dépasse le seuil de 5% et est demeurée pratiquement stationnaire bien que l'on observe une légère augmentation de la CMFL I n JAFl2IINF/DOC1 Page 12 En 2006, les évaluations épidémiologiques menées dans 13 villages ont révélé que 5 villages ont une prévalence en dessous du seuil de 5% (variant de 0% à 3,8%), et 8 villages ont encore des taux de prévalence au dessus de 5% (variant de 5,7Yo à 21,7o/o). Tous les CMFL sont inférieurs à 0,5 mf/b (entre 0 et 0,43 mf/b). Au total, 7 des 13 villages évalués présentent une baisse significative des taux de prévalence. Une légère augmentation de la prévalence est observée dans les autres villages (annexe 2). En conclusion, dans le bassin de la Kara et dans le bassin principal de l'Oti les résultats de l'évaluation épidémiologique de 2006 présentent une régression significative des taux de prévalence. Sur les 6 villages évalués, 4 ont des taux de prévalence inférieurs à 5% (variant entre 0 et 4,5). Deux villages présentent des taux de prévalence de 10,8 o/o et 13%; les taux de prévalence dans ces deux villages étaient respectivement de 41,4o/o et 53,5% en 2000. Dans le bassin de la Mô 53% des villages examinés ont des taux de prévalence au dessus du seuil de 5o/o en 2006 avec des CMFL en dessous du seuil de 0,5mf/b. La prévalence est restée pratiquement identique dans certains villages pendant des années et on observe même une augmentation (Koida 19,8o/o en 2000; 19% en 2003 et 2Oo/o en 2006; village de Mô tel que décrit plus haut). ll s'agit de villages frontaliers sur la Mô. ll convient de noter que le bassin de la Mô situé à la frontière sud des SIZ est régulièrement ré envahi par des femelles exogènes à la période des vents de mousson et aussi la plupart des femelles impliquées dans la transmission sont des espèces forestières. 5. Bassins du Haut Niger/Mafou et du Tinkisso en Guinée En Guinée les SIZ couvrent les bassins fluviaux du Haut Niger/Mafou et du Tinkisso. Dans I'ensemble, les résultats dans ces bassins sont satisfaisants. De 2003 à 2005, un total de 87 villages y ont été évalués et les résultats montrent que: . 36 villages (41 Yo) avaient un taux de prévalence de zéro (0 o/o); . 46 villages (53 %) avaient un taux de prévalence inférieur à 5 %; , 5 villages (6%) avaient un taux de prévalence supérieur à 5 %. Ce sont: Boroto sur le Tinkisso (6,6 %); Walia Dabourou sur le Niger (8,7 o/o)i Mamouria sur le Niger (12 o/o); Herako sur le Mafou (5,3 %) et Serekoroba (5,4 %) sur le Mafou. La CMFL est restée en dessous du seuil de 0,5 mf/b. Le statut positif d'une fillette de 9 ans qui avait été déclarée négative en 2002 dans le village de Yalawa sur le Mafou, et celui d'un jeune home de 20 ans après 3 évaluations successives (1999, 2002, 2005) qui a déclaré avoir pris de I'ivermectine chaque année, est source de préoccupation. Toutes ces observations appellent à une vigilance accrue dans cette zone, et nécessite de plus grands efforts dans la distribution de I'ivermectine afTn d'atteindre le taux de couverture thérapeutique de 80 - 85%. En 2006, les évaluations épidémiologiques menées dans 13 villages (6 villages sur le Mafou/Niger et 7 villages sur le Tinkisso) présentent d'excellents résultats. Les taux de prévalence dans tous les bassins variaient de 0% à 2,9o/o et la CMFL variait de 0 à 0,09 mf/b (annexe 3). JAFI2/INF/DOCI Page 13 6. Sierra Leone Aucune évaluation épidémiologique n'a été réalisée en 2006 dans la mesure où des données 'avant la lutte" ont été collectées et il est important que les efforts de lutte soient bien installés avant d'évaluer l'impact des traitements. 7. Le bassin de la Pru au Ghana: Selon le rapport du Comité Conjoint du Programme (JPC23.4a), à la clôture de I'OCP en 2OO2,la prévalence de l'onchocercose dans le bassin de la Pru était autour de 7,8% avec une CMFL proche de 0 mf/b (résultats de 2001). Les résultats de l'évaluation épidémiologique menée dans le bassin en 2004 montrent que sur les 17 villages sentinelles évalués en 2004 il y avait une tendance à la hausse de la prévalence dans 14 villages. Par exemple, elle allait de 7,7o/o dans le village d'Akrakuba en 2001 à 26,5o/oide 4,8o/o à Asubende en 2000 à 8,8%; de 0,7o/o à Faowomang en 1997 à 6,80/o. A Asubende, 2 garçonnets de la tranche d'âge de 04 ans ont été testés positifs. A Mentukwa, une fillette de la tranche d'âge de 0-4 ans a été trouvée positive. Ceci indique que la transmission de I'Onchocercose se poursuit dans ces deux villages. En 2004, sur les 2.400 personnes enquêtées, 18 étaient aveugles, 19 avaient des déficiences visuelles graves et 13 souffraient de déficiences visuelles. Le plus grand nombre d'aveugles se trouvait dans la tranche d'âge des 11-20 ans. ll n'est pas possible de dire si ces cas de cécité et de déficience visuelle grave sont une conséquence de I'Onchocercose. Ceci ne peut être affirmé que suite à une enquête sur les causes de la cécité dans ces villages. Les résultats de l'évaluation épidémiologique de 2005 sont également alarmants. Sur les 9 villages sentinelles évalués en 2005 la prévalence de l'onchocercose est au dessus du seuil de 5% dans 4 villages. Elle se situe entre 8,1o/o (village de Tanfim) et25,7o/o (village de Damongo Nkwanta). La charge microfilarienne communautaire (CMFL), qui est un indicateur du risque de cécité dans une communauté, est en augmentation, variant de 0,1 lmtlb (village de Tanfim) à 2,65mf/b (Damongo Nkwanta). Cette situation est préoccupante et des etforts doivent être faits pour assurer un traitement régulier à I'ivermectine dans ces communautés. L'évaluation épidémiologique des villages sentinelles n'a pas été réalisée en 2006. D. REUNION§ 1 Réunion annuelle de revue et de planification des activités des StZ (Ouagadougou, 9-1 I november 2005) Parmi les participants à la réunion I'on comptait des coordinateurs Oncho des pays de l'ex-OCP, de représentants des ONG (SSl, HKI et OPC), et le MDSC. L'objectif était de passer en revue tous les aspects de la lutte contre I'onchocercose dans les pays et de s'accorder sur Ies plans à mettre en æuvre pour éviter tout risque de recrudescence de la maladie. Les principales questions qui ont été soulevées lors de ces débats fructueux concernaient: JAFl2IINF/DOC1 Page 14 1) L'intégration autant que possible des programmes Onchocercose et FL au niveau national pour une plus grande efficience et une plus d'efficacité; 2) I'élaboration d'une liste standard de base de tous les villages éligibles au TIDC; 3) la priorité que les pays doivent accorder aux villages sentinelles et la mise sous surveillance des points de capture qui sont sur la liste des sites sélectionnés par chaque pays lors de la clôture de I'OCP; 4) la nécessité pour les pays de solliciter des financements de divers partenaires afin de renforcer le TIDC là où les résultats seraient encore jugés insatisfaisants après la fin des activités des SIZ en 2007; 5) le soutien de toutes les initiatives visant la reprise des activités nationales de lutte contre l'onchocercose basées sur le TIDC en Côte D'lvoire ; 6) la nécessité d'une meilleure délimitation de la zone SIZ au Ghana; l'équipe nationale du Ghana devra fournir les éléments nécessaires à la re-définition des SIZ avant d'entreprendre les prochaines activités TIDC dans le bassin de la PRU; 7) le plaidoyer à mener au plus haut niveau au Bénin pour I'abrogation de la taxe municipale d'hygiène sur l'importation de l'ivermectine dans !e pays; 8) I'invitation du coordonnateur des ONGD aux réunions de revue et de planification des SIZ et des pays de I'ex-OCP; 9) la nécessité d'élaborer une brochure sur les activités de plaidoyer en collaboration avec la Banque Mondiale et HKI pour la mobilisation des ressources dans les pays; 10) la nécessité de renforcer la collaboration entre les partenaires habituels et !'OOAS afin d'assurer une bonne coordination de la lutte contre l'onchocercoses en Afrique de I'Ouest. 2. Réunion tripartite entre Sight Savers lnternational (SSI), les représentants des pays et les responsables des programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose (PNLO) de la Sierra Leone, de la Guinée et du Liberia (26janvier) L'objectif de la réunion était d'améliorer la lutte contre l'onchocercose dans les zones frontalières entre la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia à travers la synchronisation des activités TIDC dans ces zones. Les principales recommandations de cette réunion sont les suivantes: 1) I'harmonisation de la distribution de I'ivermectine dans les trois pays; 2) la tenue d'une rencontre tripartite deux fois par an afin de discuter des réalisations et des problèmes et de faire des recommandations en vue de résoudre les problèmes; 3) la nécessité de renforcer la communication entre les trois pays membres de l'Union du Fleuve Mano par les e-mails, rapports, lettres, et appels téléphoniques. Les partenaires des ONGD ont promis d'appuyer la lutte contre I'onchocercose dans les différents pays de I'Union du Fleuve Mano. 3. Atelier sur les opérations de lutte contre I'onchocercose sur les affluents de l'Oti au Bénin et au Togo et dans le bassin principal du Haut Ouémé au Bénin (Ouagadougou, 1- 2 mars 2006) Les objectifs de l'atelier étaient de passer en revue les activités de lutte contre l'onchocercose menées sur les affluents de I' Oti et dans les bassins du Haut Ouémé depuis 2003, d'examiner les données entomo-épidémiologiques et socio-anthropologiques du TIDC pour une meilleure compréhension de I'impact des opérations de lutte et de proposer les activités appropriées à mener dans les bassins avant la clôture du programme SIZ en 2007. Suite aux présentations faites par le Management APOC/SIZ et à d'intenses discussions, les experts ont tiré les conclusions et recommandations suivantes : JAF12/INF/DOCI Page 15 1) l'interruption de la lutte antivectorielle dans le bassin du Haut Ouémé pour la période 2006 - 2007. Seules les activités de surveillance seront maintenues dans le bassin à travers les captures/dissections, I'identification morphologique des mouches adultes, l'identification cytologique des larves et le pool screening pour suivre le niveau d'infection dans les vecteurs; 2) les recherches à mener pour identifier I'origine des simulis infectées; 3) la poursuite du traitement larvicide sur les affluents de l'Oti, tout en maintenant un haut niveau de distribution de l'ivermectine; 4) l'utilisation des économies faites sur les larvicides non utilisés et sur les heures de vol sur I'Ouémé, pour I'identification des villages endémiques non traités et une cartographie détaillée des peuplements en vue de renforcer le TIDC et assurer par conséquent une couverture géographique de 100o/o; 5) la nécessité de renforcer le TIDC à travers la formation et le recyclage d'un plus grand nombre de DC et d'adopter la stratégie de traitement des hameaux, d'intensifier la sensibilisation, la mobilisation des communautés et plaider auprès de la communauté pour améliorer I'assiduité du traitement à long terme en apportant un meilleur appui en terme de supervision du système de santé. 6) la nécessité de renforcer les activités d'évaluation épidémiotogiques dans les SIZ afin d'assurer un suivi longitudinal de l'impact des activités de lutte sur la transmission, d'utiliser le modèle Onchosim pour prédire la situation épidémiologique après 2007; 7) la nécessité de continuer le plaidoyer auprès des gouvernements et des PNLO, intégrer le TIDC dans les systèmes nationaux de santé ; I'organisation de rencontres transfrontalières entre le Bénin et le Nigeria. Le rapport complet figure en !'annexe 4. 4. Réunion annuelle du Comité Consultatif (Ouagadougou, 13-16 juin 2006) Spécial (CCS) des SIZ La réunion a vu la participation de tous les membres du comité et des trois programmes, à savoir: APOC, SIZ et MDSC. Les questions débattues concernaient l'évaluation des activités présentées par les coordonnateurs, la gestion technique et administrative des activités au niveau du Management APOC/SlZ. Les membres du Comité ont fait des observations et des recommandations à la Direction des SlZ, au MDSC et aux autorités sanitaires des pays des SlZ. Ces recommandations portent essentiellement sur: 1) la préparation de la cessation des activités des SIZ; 2) les ressources humaines et matérielles requises pour le bon fonctionnement du laboratoire de biologie moléculaire du MDSC et un groupe de travail sur la technique du pool screening et son applicabilité au contexte opérationnel; 3) l'intégration des programmes de lutte contre l'onchocercose et les programmes de lutte contre la Filariose Lymphatique (FL), à différents niveaux, selon les pays; 4) le renforcement des activités TIDC dans les SIZ et Ia poursuite des efforts pour documenter sur les personnes qui restent positives bien qu'elle prétendent prendre de I'ivermectine régulièrement; 5) le maintien de l'évaluation entomologique conventionnetle dans le bassin du Haut Ouémé et l'organisation d'une étude sur l'origine des simulies qui envahissent le bassin de manière saisonnière; 6) le problème des changements fréquents de Coordonnateur National Oncho et le non respect du Ministère de la Santé de ses engagements budgétaires; 7) la nécessité pour la Directrice de I'APOC d'effectuer une visite de plaidoyer auprès des plus hautes autorités dans un proche avenir au Ghana. 5. Deuxième rencontre transfrontalière Nigeria - Bénin sur la lutte contre l'Onchocercose tenue à Abeokuta, Etat d'Ogun (Nigeria, 17-2Ùjuillet 2006) Le Ministère Fédéral de la Santé de la République du Nigeria, en collaboration avec le Ministère de la Santé de la République du Bénin, et la Direction d'APOC/SIZ a organisé la JAFI2IINF/DOC1 Page 16 deuxième rencontre entre le Nigeria et le Bénin sur la lutte contre I'Onchocercose à Abeokuta, dans l'Etat de Ogun au Nigeria du 17 au 2}juillet 2000. Parmi les principaux résultats de cette réunion on peut citer la création d'une équipe conjointe de suivi, l'élaboration d'un plan d'action des activités synchronisées, l'élaboration d'un canevas pour répertorier les communautés au niveau des LGA et Communes frontalières, et l'élaboration d'un plan stratégique pour la surveillance épidémiologique et entomologique du côté nigérian de la frontière. Les principales recommandations étaient les suivantes: 1) la nécessité d'organiser la surveillance épidémiologique et entomologique le long de la frontière nigériane; 2) la nécessité pour le gouvernement et les projets d'identifier et mobiliser au niveau interne des sources durables de financement pour la mise en oeuvre des activités TIDC dans les zones frontalières; 3) la nécessité pour les projets TIDC de soumettre à leurs services nationaux avant le mois de novembre 2006 une liste exhaustive et fiable des communautés frontalières et de leurs populations; 4) la tenue d'une réunions des acteurs une fois par an au niveau local entre les communes et districts voisins des deux pays; 5) le renforcement de la supervision et du suivi au Nigeria et au Bénin afin de réaliser et rendre pérenne une couverture géographique de 100% et une couverture thérapeutique de 85%; 6) la prochaine rencontre transfrontalière se tiendra en République du Bénin en juillet 2007. 6. Deuxième rencontre tripartite entre les Coordonnateurc Nationaux de Ia lutte contre l'Onchocercose des pays de I'Union du Fleuve Mano La rencontre s'est tenue au Liberia les 1- 2 août 2006 tel que recommandé lors de la première rencontre tenue en Sierra Leone. Parmi les participants il y avait des représentants de SSI Sierra Leone, SSI Liberia, SSI Guinée, le Secrétariat de la Union du Fleuve Mano(UFM), la représentation de I'OMS au Liberia, et I'Equipe des Cadres Supérieurs (Top management Team) du Ministère de la Santé du Liberia. Pendant les deux jours qu'a duré la rencontre, les recommandations faites étaient relatives à: 1) la collaboration entre les trois pays dans la mesure où ils rencontrent des problèmes similaires; 2) l'organisation d'une surveillance conjointe dans les zones frontalières et le partage des résultats de cette surveillance; 3) les traitements synchronisés par ivermectine dans les 3 pays ou au moins dans les zones frontalières.; 4) l'invitation du Coordonnateur National de la Côte d'lvoire à la troisième rencontre; 5) la 3"'" rencontre aura lieu en Guinée en janvier 2007. E. APPUI DE L'APOC ATX SIZ + La Directrice de I'APOC assure la supervision générale des activités financières, administratives et techniques des SlZ. + Les SIZ bénéficient d'un considérable appui administratif et technique du personnel commis par I'APOC. + La Directrice de I'APOC et le Coordonnateur du Bureau APOC de la Directrice guident et coordonnent toutes les activités SlZ. JAFI2/INF/DOCl Page 17 + L'APOC met son savoir-faire à la disposition des SIZ pour Ia mise en place d'une banque de données des activités TIDC, des évaluations entomologiques et épidémiologiques dans les SlZ. ll a également contribué à l'élaboration d'un document de réorganisation stratégique du TIDC en Sierra Leone. F. Appur orpur DtREcTloN DEs srz Atx zoNEs NoN§rz La direction des SIZ apporte un appuitechnique dans les domaines suivants: Assistance technique dans I'organisation des activités de surveillance, ainsi que la collecte et la gestion des données dans les zones non-SlZ au Togo, au Bénin, au Ghana et en Guinée. L'organisation annuelle de réunions de revue et de planification auxquelles sont conviés les coordonnateurs nationaux Oncho des six pays non-SlZ. Cela les aide à faire le point sur les activités menées dans chaque pays depuis la clôture de I'OCP, et à partager les expériences entre eux et avec les autres participants. Participation aux réunions annuelles de revue des activités de lutte contre I'onchocercose au Togo et à l'évaluation organisée par SSI sur la pertinence et I'efficience de I'appui de SSI au programme de lutte contre l'onchocercose au Togo. Contribution à la réalisation d'un film documentaire sur I'onchocercose dans les zones endémiques du Togo. G. PARTENARUTT AVEC l.E§ ORGANI§ATIONS NON GOI,VERNEITENTAI F§ DE DEVELOPPEMENT (ONGD) HKI continue de soutenir les activités IEC du TIDC qui concerne la distribution de la vitamine A et du fer dans plusieurs pays de l'Afrique de I'Ouest dont la Guinée, la Côte d'lvoire, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Sierra Leone. SSI soutient activement les activités TIDC, particulièrement dans le domaine de la formation/recyclage, supervision et fourniture de moyens logistiques aux équipes des pays de I'ex-OCP dont le Bénin, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. ll est prévu d'étendre cet appui à la Guinée Bissau. OPC soutient activement les activités TIDC en Guinée, au Mali et au Sénégal. ANNEXE§ aJAFl2/INF/DOC1 Page I Annexe 1: RECAPITULATIF DE LA DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE EN SIERRA LEONE ( MAt 2006) Koinadugu ANNEXE 2: EVALUATION EPIDEMIOLOGTQUE DANS LES STZAU TOGO 6/05/2006 District Population totale enregistrée Population Traitée Couv Thér. (Yo) Nbre total de villages Villages Traités Couv Géo. (Yo) Comp. utilisés Comp. restants Comp périm/ perdu Kailahun '177 903 91 874 51.6 570 312 54.7 263 005 0 42 Bombali 270 48 170 035 62.9 1000 637 63.7 463 281 0 67 Port Loko 283 635 159 170 56.1 920 546 62.3 450 698 0 45 Kambia 148 053 8/.914 57.3 490 289 62 239 031 0 26 151 483 85 785 56.6 516 296 57.4 238 695 0 30 210 403 101 379 48.1 631 324 51.3 288 046 0 u Kono 191 179 108 005 56.5 620 365 58.9 304 053 0 49 Kenema 312 500 117 021 37.4 752 302 47.3 335 216 0 67 Bo 367 001 193 861 52.8 1,267 674 53.2 569 102 0 u FOPUL ITOI{ EV LUIflOil M mot 2000OATE§ vtl-t GEs cooE CEI{TRE DE s xlE olSTRICT' PREFECTURE REGIONS BA§Slt{S R.canaaa Errdn- Potlü[ PraY CIFL tilu Ptav 23t05tî2006 Betto 5950 Trndrasse Sotouboua Ccntrale Mô 56 + 1 21.7tL 0./t3 39.0% 39.t% 23t05t 2006 N.boun- l(oura 5945 Tindhsé Sotouboua Ccntralê Mô t I 269 l5 S.7t/. 0.12 OY. 21lO5nOO6 Moulsoukoudiou 5914 Tindiasse Sotouboua Ccntrale l(pâ!sa-kouc ,lt3 ,00 0.Orf 0./a 21l05nOO6 Gnézrrne s950 Boulohou Sotouboue Crntrale Kpa3sa-koue 329 1U 0 o.a 0.00 1.6% 25lOSnOO6 l(oida 5940 Boulohou Sotouboua Ccntelê Kpacse-koue .163 209 46 20.oy. 0.33 19.ÿ/. TctréEhékou 59/t1 Boulohou Sotouboua Ccntrelê Kpessa-kouc 28i 20E 18 8.1'/. 0.10 17.O% 2t.ltL Agbarnessournou 5951 Boulohou Sotouboua Ccntrale Koassâ-koue 266 164 6 3.E% 0.0E 5.0'/. 15.1.11 Tcàidoue 5946 Oiarkpânge Sotouboua Ccnf.lc MÔ 73 3 0 0! 0.00 0t/. 27105n006 Sskpaqninka 5943 Boulohou Sotouboua Ccnt elê Mô 129 77 7 12-O% o-32 2r,o% 27tO5nOæ Mrtchetom Boulohou Sotouboua Ccntrelc Mô .t30 110 11 10.1U. 0.26 27-æÀ 6.1t/. 2üO5nOO6 B.ndâ 5954 Boulohou Sotouboua Ccntrelc Mô 263 1U 21 11.9.4 0.19 37.OU. 9,5% 31/05/2005 l(rtche -Konkombe 1162 Baohan Baaser lGra Mô 33r r90 2.7. 0.10 1.9% 31/05/2006 D.ntchcassi 59.t8 Beghan Baerar Kare Mô 3 153 13 8,9./. 0.00 2.1.4 1 cr /0€/2006 Posrao 5616 Nândouta Dankpcn Kâra oü 235 t6t 7 l-s% 0,08 lcr /06/2006 Kpétab 5618 loétrb Danko.n Kâre ori 197 103 0 OU. o.22 0% oaæn006 Tougucl 5620 PolY G lGukâ Dankpcn l<eÊ lGra 173 111 12 t0.E? 0.04 28.6tL a1-1.À 0206/2006 Sâkponé 5628 Poly G Koukâ Dankpcn Kara lGra as7 2t5 I 1.s% 0.j 37.7% 0ÿ0612006 Siken 5630 NallEn Dankpcn Kâra l(.ra 353 190 21 13-O.A 0,17 03/06f2006 K.dir 2 5629 Namon Dankocn Kere Kâra 397 176 2 1.O.À 0.0a POPUI-ATION EVALUATION 2006 20ollEnminéc Po3ltlv. Pév CI/lFL PÉv DATES VILI.AGES CODE BASSINSCENTRE DESANTE Rcænsac 117 86 0 0,0 0,00 0,0Kinrèdougouba 1082 csu lNio",Kouroussa lxo*or"r" 226 134 0 0'0 0,00 0,0Bankan csu lr.r,s",Kouroussa lxorror""" 1-1Kouroussela 10a7 lNioerSanouiana lKouroussa 172 I 0.7 0.0.3 279 3 1 0.0/3 0.6937 lNiqerPessaYa lFaranah I 2. o_ 1.3Feroro I 058 Doueko lKouroussa lMafou 165 Benânkôro )ôuâkô lKouroussa lMafou 225 ,191 o. 0.r 0.6 ,| o-o7 l-4Bessi 922 lTinkissoKenkarE loabola 4l w 895 lTinkissossikirim lDabola 371 286 o.7 0.Orf 0.0 Sonfara 1225 loinsuiraye lrinm..o csu Dinouirave 354 216 0 0,0 0,00 t,5 I o_ o-o5 o-7Fatafino 1233 N'Bonè lDinouiraye lTinkisso 4:, 889 N'Bonè lDinouirave lTinkisso 30, 207 0.0 0. 0.0 Thiankouwé 923 loinguiraye lrinrir.oCSUDinôuiÉvê 171 130 0 0'0 0,00 2r5 597 394 o o,o 0-00 0.0 lurl-06 1227 Cisséla lKouroussa lTrnkrsso JAFl2/INF/DOCI Page II ANNEXE 3: EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS LES SIZ EN GUINEE ANNEXE 4 : RECOMMANDATIONS DE L,ATELIER SUR LES AFFLUENTS DE L'OTI ET DU HAUT OUEME (Ouagadougou, 1-2 mars 2006) Les objectifs de I'atelier sont Passer en revue les activités de lutte contre I'onchocercose qui ont été menées dans les bassins fluviaux de Kera, Kara, Mô et du Haut Ouémé depuis 2003 Examiner les données TIDC, entomo-épidémiologiques et socio- anthropologiques pour mieux cerner I'impact des opérations de lutte a) b) c) Proposer des activités appropriées à mener dans les bassins avant la clôture du Programme SIZ Les recommandations formulées par les experts lors de !'atelier sont TRAITEMENT PAR L'IVERMECTINE SOUS DIRECTIVES COMMUNAUTAIRES (TtDC) Recommandation N" 7 : Renforcer le TIDC au Togo et au Bénin, tel que recommandé par ce groupe et par le comité de revue à mi-parcours, à travers : La formation/le recyclage de plus de D.C. et I'adoption de la stratégie de traitement par hameau ; L'intensification de la sensibilisation communautaire ; !a mobilisation et le plaidoyer en vue d'améliorer I'assiduité au traitement à long terme ; La fourniture du soutien en supervision par le système de santé; { O a a )JAFI2/INF/DOCl Page III LUTTE ANTIVECTORIELLE Recommandation N" 2 : lnterrompre la lutte antivectorielle dans le bassin du Haut Ouémé (au Bénin) pendant !a période 2006 - 2007. Utiliser les heures de vol économisées pour identifier les villages endémiques non traits et effectuer la cartographie détaillée des habitations isolées afin de renforcer Ie TIDC et d'assurer une couverture géographique de 100o/o. Recommandation Â1o3 ; Pour ce qui est des bassins fluviaux de Keran, Kara et Mo (KKM) (au Togo et au Bénin), le groupe recommande que la lutte antivectorielle se poursuive jusqu'en fin 2007 étant donné qu'elle fournit autant de protection que possible contre la transmission. S U RV E I LLA N C E/ EVA L U AT I O N Recommandation N"4 : Renforcer la surveillance entomologique surveillance dans le bassin fluvial du Haut Ouémé (au Bénin) en poursuivant les activités de monitorage entomologique (capture/dissection, pool screening, identification morphologique de simulies adultes et identification cytologique des larves). Recommandation rVoS .' Renforcer les activités d'évaluation épidémiologique dans les bassins fluviaux de KKM (Togo et Bénin) afin d'assurer : . Le suivi longitudinalde I'impact des activités de lutte sur la transmission ; o Déterminer la prévalence de l'onchocercose au niveau des groupes spécifiques (à titre d'exemple les nomades le peuhls, les orpailleurs,'les pêcheurs, et au niveau des communautés nouvellement identifiées) Recommandation rvo 6 ,' Etant donné la situation épidémiologique et entomologique qui prévaut, !e groupe recommande que !a Direction des SIZ explore les avantages éventuels à tirer de I'utilisation du Modèle Onchosim pour prédire la situation épidémiologique au-delà de l'année 2007 en se basant sur les interventions proposées par le groupe et par la Revue à mi-parcours des SlZ. DIRECTION DES SIZ Recommandation N" 7: Le groupe a estimé que le CAP CSA devrait reconnaître la nécessité de préserver les acquis des SlZ, et surtout de renforcer le TIDC étant donné que la situation épidémiologique en fin 2007 risque de ne pas être compatible avec les objectifs et les attentes globaux de I'ex-OCP. Le risque de recrudescenoe est perçu comme étant une menace à I'aire de l'ancien programme, risque qui est trop élevé par rapport aux options de lutte pour être négligé à cette étape (vu les conditions JAFl2/INF/DOCI Page IV géographique et sociologique, la proximité des frontières et la migration des populations.) L'atelier recommande qu'il soit exploré des opportunités de financement des activités post-SlZ afin de maintenir le TIDC renforcé par la mise en æuvre des budgets pays ou avec le soutien externe, par exemple les ONGD. En outre, le groupe recommande que l'estimation du coût des activités en cours soit effectuée et que les opportunités d'intégration des approches à I'avenir soient explorées. Recommandation rVo I .' La Direction des SIZ prendra les mesures nécessaires pour mettre en æuvre le plan d'action 2006 - 2007 élaboré au cours de I'atelier. t J
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Rapport d’activités des Zones d’Interventions Spéciales de l’EX-OCP : janvier-août 2006
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