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Gestion d’un programme national de lutte contre l’onchocercose : guide pratique pour la formationet la conduite du travail sur le terrain; volume 5, manuel à l’usage des coordonnateurs nationaux

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GESTION D’UN PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Guide Pratique pour la Formation et la Conduite du Travail sur le Terrain Volume 5, Manuel à l’usage des Coordonnateurs Nationaux ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Programme de Lutte contre l’Onchocercose en Afrique de l’Ouest (OCP) Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose TABLE DES MATIERES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux i TABLE DES MATIERES VOLUME 5, MANUEL À L’USAGE DES COORDONNATEURS NATIONAUX............I ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ...................................... i TABLE DES MATIERES................................................................................. I ABBRÉVIATIONS ET ACRONYMES....................................................... III GLOSSAIRE .................................................................................................. IV COMMENT UTILISER CE MANUEL ..........................................................V 1. L’ ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE ...............................1 SYMPTÔMES ET SIGNES DE L’ONCHOCERCOSE .................................................4 TRAITEMENT DE L’ONCHOCERCOSE.................................................................8 LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE.................................................................10 2.1 COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE ......................15 2.2 VOS RESPONSABILITÉS DANS LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE ...................................................................................26 2.3 MATÉRIEL NÉCESSAIRE POUR UNE SORTIE.........................34 SUR LE TERRAIN.........................................................................................34 2.4 EXEMPLAIRES DE FICHES DE SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE ...................................................................................40 RÉSULTAT DE RECENSEMENT............................................................41 3.1 COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE..........................45 ENTOMOLOGIQUE ......................................................................................45 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ABBREVIATIONS ET ACRONYMES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux ii 3.2 VOS RESPONSIBILITÉS DANS LA ...............................................56 SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE ......................................................56 3.3 EXEMPLAIRES DE FICHE DE SURVEILLANCE .........................64 ENTOMOLOGIQUE ......................................................................................64 4.1 COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC ...................67 4.2 VOS RESPONSIBILITÉS DANS LE PROGRAMME TIDC.........74 4.3 MOTIVATION DES DISTRIBUTEURS COMMUNAUTAIRES..83 4.4 EFFETS SECONDAIRES DE L’IVERMECTINE ............................86 4.5 EVALUATION DU TIDC ....................................................................89 4.6 EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE...........................................................................................97 5.1 LA SAISIE ET L’ANALYSE DES DONNÉES DE LA SURVEILLANCE..........................................................................................107 5.2 SUITE À DONNER AUX RÉSULTATS DU TRAITEMENT DES DONNÉES DE LA SURVEILLANCE ........................................................109 6.1 UNE SUGGESTION D’EMPLOI DU TEMPS ANNUEL............117 6.2 ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE....................................................................................120 6.3 NOTES CONCERNANT LA FORMATION....................................127 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ABBREVIATIONS ET ACRONYMES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux iii Abbréviations et acronymes Sigle Anglais Signification Sigle Français CDD Distributeur Communautaire DC CDTI Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires TIDC CMFL Charge Microfilarienne Communautaire CMFC DEC Diethyl carbamazine DEC IEC Information, Education, Communication IEC OCP Programme de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest OCP WHO Organisation Mondiale de la Santé OMS Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose GLOSSAIRE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux iv Glossaire Centrale d’achat des médicaments : l’agence chargée de la commande des médicaments pour tous les services de santé de l’Etat ou du pays. Laboratoire de biologie moléculaire : un laboratoire tenu par OMS/OCP au service de la sous-région ouest-africaine et basé à Ouagadougou au Burkina Faso. Les différents niveaux organisationnels du service de santé Terme utilisé dans ce manuel Signification Termes équivalents dans d’autres pays Direction nationale logée au sein du Ministère de la santé, dans la capitale. la région c’est le niveau organisationnel juste au-dessous de la direction nationale ; une région se compose de plusieurs districts sanitaires. le département le district c’est l’unité de base de la structure organisationnelle des services de santé ; elle possède habituellement des médecins, un petit centre hospitalier ainsi que différents autres services médicaux la sous-préfecture le sous-district/le centre sanitaire c’est le niveau juste au-dessous du district - chaque sous-district possède habituellement un centre sanitaire et dessert un certain nombre de villages. la commune Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT UTILISER CE MANUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux v Comment utiliser ce manuel Si vous êtes responsable au niveau national de la gestion de la lutte contre l’onchocercose dans votre pays, ce manuel vous est destiné. Son objectif est de fournir les connaissances nécessaires dont vous avez besoin pour mener à bien le travail de «Coordonnateur national de la lutte contre l’onchocercose». Pour utiliser ce manuel, commencez avec cette page. Elle vous guidera à travers tout le processus de la gestion de la lutte contre l’onchocercose dans votre pays. Votre travail de coordonnateur de la lutte contre l’onchocercose a quatre composantes principales : 1. La surveillance épidemiologique et entomologique Vous surveillez la situation de l’infection au moyen de cette activité. Pour en savoir plus sur la manière dont fonctionne la surveillance épidémiologique, reportez-vous à la section 2.1. Pour en savoir plus sur votre rôle dans la surveillance épidémiologique, reportez-vous à la section 2.2. Pour en savoir plus sur la manière dont fonctionne la surveillance entomologique, reportez-vous à la section 3.1. Pour en savoir plus sur votre rôle dans la surveillance entomologique, reportez-vous à la section 3.2. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT UTILISER CE MANUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux vi 2. Le Traitement à l’Ivermectine sous Directives communautaires (TIDC) Vous luttez contre la transmission de l’infection au moyen de cette activité. Pour en savoir plus sur la manière dont fonctionne le TIDC, reportez-vous à la section 4.1. Pour en savoir plus sur votre rôle dans le TIDC, reportez-vous à la section 4.2. 3. L’utilisation des données de la surveillance dans la lutte contre la transmission. Vous identifier les cas de recrudescence de l’infec- tion au moyen de cette activité. Pour savoir comment réagir par rapport aux résultats de la surveillance , reportez-vous à la section 5.2. 4. La gestion générale du Programme Vous avez la charge de gérer ces activités. Pour savoir comment élaborer un plan de travail annuel, reportez-vous à la section 6.1. Peut-être n’êtes-vous responsable que de la lutte contre l’onchocercose, ou peut-être êtes vous également responsable de la lutte contre d’autres maladies, par exemple la schèstosomiase, la trypanosomiase et le ver de guinée. Dans un cas comme dans l’autre, ce manuel vous sera utile. Pour en savoir plus sur l’onchocercose et sa prise en charge, reportez-vous à la Section 1. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT UTILISER CE MANUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux vii Il est important de souligner que ce manuel ne donne que des suggestions, des exemples et des directives. Dans la mesure où votre pays est unique et possède ses propres structures et ses traditions, c’est à vous de concevoir votre propre méthode de lutte contre l’onchocercose. Vous pourrez le faire en adaptant les idées contenues dans ce manuel pour répondre à votre situation spécifique. Vous vous servez uniquement de ce dont vous avez besoin ! Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 1 1. L’ Onchocercose et sa prise en charge L’Onchocercose est une maladie causée par le micro filaire appelé Onchocerca volvulus, qui envahit les tissus sous-cutanés du corps humain. Cycle de vie de l’Onchocerca Volvulus Le ver femelle produit des millions de microfilaires qui migrent vers la peau de la personne infectée. Lorsque la mouche pique de nouveau un être humain, les larves sont injectées dans la peau de cet individu. Elles se développent jusqu’au stade adulte dans les tissus sous-cutanés de la nouvelle victime, et en l’espace d’un an environ, commencent à produire de nouveaux microfilaires. Le ver adulte vit environ 14 ans. Les microfilaires se développent à l’intérieur de la simulie en passant par trois stades successifs. Au dernier stade, les larves migrent des muscles thoraciques et vont se loger dans la tête, au niveau de la trompe de la mouche. La femelle de la mouche appelée «Simulium» (ou simulie) a besoin de repas sanguins pour pouvoir pondre ses oeufs. Lorsqu’elle pique une personne infectée, elle ingère certains des microfilaires avec le sang. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 2 Simulie prenant un repas sanguin Peau d'une personne infectée Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 3 Cycle de vie de la simulie Oeufs de simulies accrochés à une branche Après avoir pris un repas sanguin, la simulie pond ses oeufs sur des supports dans les eaux à écoulement rapide (ruisseaux, rivières, rivières et fleuves). Les oeufs éclosent et les larves vivent dans l’eau, en s’accrochant aux supports tels que : feuilles, brindilles et cailloux. Elles ont besoin d’une eau riche en oxygiène pour se développer, raison pour laquelle la mouche pond ses oeufs au bord des cours d’eau à débit rapide. Après être passées par quelques stades larvaires et au stade de nymphe, les mouches adultes émergent de l’eau 7 à 10 jours après la ponte des oeufs. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 4 La mouche femelle adulte pond un grand nombre d’oeufs tous les 4 à 5 jours durant sa courte vie. Avant chaque ponte, il lui faut un repas sanguin. Elle va donc piquer plusieurs êtres humains, dans un intervalle d’une semaine environ. Cela fait d’elle le vecteur idéal pour le parasite. Les simulies préfèrent manifestement vivre aux abords des cours d’eau, et c’est là précisément que se rencontrent la plupart des cas d’onchocercose (d’où son ancien nom de «cécité des rivières»). Cependant, une mouche peut voler jusqu’à cent kilomètres ou plus, surtout si elle est poussée par des vents forts. Symptômes et signes de l’onchocercose Presque tous les symptômes et signes de l’onchocercose sont causés par les microfilaires et non par le ver adulte. • Le symptôme le plus courant, est le grattage qui est causé par la réaction du corps humain aux microfilaires morts dans la peau. Il est sévère et continuel jour et nuit. Cela conduit aux signes cliniques suivants : ! la dermatite onchocerquienne sous forme de petites papules ! la ‘peau de lézard’ sous forme de surfaces rugueuses ! la ‘peau de léopard’ sous forme de zones de dépigmentation (notamment aux membres inférieurs). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 5 Symptômes et signes de l’onchocercose Grattage Dermatite onchocerquienne "Peau de lézard" "Peau de léopard" Nodule sur le front Perte de la vue Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 6 • Au fur et à mesure que le nombre de microfilaires s’accroît dans le corps, un nombre de plus en plus important d’entre eux vont se loger dans les yeux. Finalement, toutes les parties de l’oeil sont affectées par l’inflammation, la détérioration des tissus et de nombreuses cicatrices. Cela conduit à une perte progressive de la vue et à terme, à une cécité irréversible, souvent vers l’âge de trente cinq ans. • Les vers adultes peuvent causer la formation de nodules indolores sous la peau. Ces nodules sont particulièrement fréquents au-dessus des parties osseuses du corps telles que le crâne ou le pelvis. • Les grattages constants (entraînant un manque de sommeil), la perte progressive de la vue, et l’effet de la charge parasitaire élevée dans le corps afffectent considérablement la qualité de vie des victimes. Elles deviennent affaiblies, débilitées et déprimées. Chez les jeunes enfants, une charge parasitaire élevée peut entraver la croissance et le développement, conduisant à un syndrome clinique appelé «crétinisme onchocerquien». Cette maladie a conduit à l’abandon de nombreux bassins fluviaux fertiles par les populations, entraînant de graves conséquences économiques pour les pays concernés. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 7 Diagnostic de l’onchocercose Le diagnostic peut se faire de deux manières : • En prélevant deux petits fragments de peau ou biopsies cutanées (respectivement au-dessus des crêtes iliaques gauche et droite) que l’on examine au microscope. On peut alors observer facilement les microfilaires vivants sortant des morceaux de peau. • En appliquant un pansement imbibé d’une solution de DEC (diethyl-carbamazine) sur la peau au-dessus des crêtes iliaques gauche et droite. Après 24 heures, on examine la peau sous les pansements pour voir s’il y a eu une reaction inflammatoire (mais attention : une infection par Mansonella streptocerca produit également une réaction positive). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 8 Application d'un pansement à la DEC Traitement de l’onchocercose Avant 1987, il n’existait aucun traitement à grande échelle efficace connu. Un médicament appelé diethyl-carbamazine (DEC) fut essayé, mais il avait de nombreux effets secondaires graves. Le seul médicament dont nous disposons actuellement est l’ivermectine. C’est un composé non toxique et bien toléré : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 9 Mectizan ou Ivermectine, médicament utilisé pour traiter l'onchocercose Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 10 • Il est très efficace comme microfilaricide. Pour cette raison, il soulage immédiatement les démangeaisons et entraine une guérison rapide des lésions oculaires. Il produit ces effets bénéfiques en étant administré uniquement une fois par an. • Toutefois, il ne tue pas le ver adulte, quoiqu’il semble diminuer la fertilité du ver femelle. Lutte contre l’onchocercose Pour lutter contre la maladie, il nous faut briser son cycle de transmission (homme → mouche → homme). Deux moyens sont utilisés à cet effet : 1. Traitements larvicides L’objectif ici est d’éliminer le vecteur Simulium en tuant ses larves : ! Chaque rivière où il se reproduit doit être identifiée et un insecticide pulvérisé sur chaque gîte de reproduction dans ces rivières une fois par semaine. ! Cette opération a été le plus souvent effectuée par hélicoptère mais également par traitement au sol et en pirogue. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 11 Traitement par hélicoptère Traitement au sol Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 12 Traitement par bateau ! Le processus doit être poursuivi pendant au moins 15 ans, jusqu’à ce que tous les vers adultes soient morts et que personne au sein de la population n’héberge plus de microfilaires vivants sous la peau. 2. Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC). L’ivermectine est administré à toute la population des zones affectées une fois par an (parfois deux ou même trois fois par an) : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 13 ! Cette administration quoique peu fréquente est suffisante puisqu’elle tue tous les microfilaires et diminue la fertilité du ver femelle pour une assez longue période. ! En conséquence, la transmission du parasite est réduite de 75 % (mais n’est pas totalement arrêtée). ! L’administration du médicament se fait avec la participation des villageois eux-mêmes. Distribution de l'ivermectine dans la communauté ! Les personnes atteintes de la maladie cutanée et oculaire ressentent normalement un certain soulagement (bien que certaines lésions soient irréversibles). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose L’ONCHOCERCOSE ET SA PRISE EN CHARGE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 14 ! Mêmes les personnes bien portantes doivent être traitées puisque même si leur charge parasitaire est basse, elles peuvent toujours être une source d’infection pour les autres. ! Notez que le meilleur moment pour administrer le traitement à l’ivermectine est juste avant la période de transmission maximum dans l’année, habituellement la saison des pluies durant laquelle la population simulidiennne explose. Le traitement larvicide constitue la méthode la plus sûre et la plus efficace d’élimination de la maladie : ! Le TIDC aide le traitement larvicide à produire ses effets plus rapidement, mais il n’est pas suffisant par lui-même pour assurer la maîtrise de la maladie là où sa prévalence est élévée. ! Dans les situations où la charge parasitaire est basse, le TIDC sera probablement suffisant, mais il sera indispensable de poursuivre le traitement annuel pendant plusieurs années. Depuis 1974, le Programme de Lutte contre l’Onchocercose (OCP) a utilisé ces stratégies pour combattre la maladie en Afrique de l’Ouest - d’abord par les traitements larvicides seuls, puis plus tard en y associant le TIDC. A présent, nous avons abouti à une situation où la maladie ne constitue plus une menace pour la santé publique. De plus, plusieurs milliers d’hectares de terres fertiles dans les bassins des rivières ont été recolonisés. Après 2002, les traitements larvicides cesseront et le TIDC sera la seule méthode de lutte utilisée. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 15 2.1 Comment fonctionne la surveillance épidémiologique active de l’onchocercose Il est très important de savoir si les mesures de lutte produisent ou non les effets escomptés. Cela peut se faire de deux manières : par la surveillance épidémiologique et entomologique. Les deux moyens se complètent ; nous avons besoin des deux moyens pour savoir réellement ce qui se passe. La section suivante explique ce qu’est la surveillance épidémiologique active. La surveillance «épidémiologique» signifie observer le comportement de l’infection chez les populations humaines. La surveillance épidémioligique «active» signifie aller à la recherche spécifique de l’infection dans la population pour savoir quelle quantité de cette infection y est toujours présente1. 1 Dans la surveillance épidémiologique «passive», nous attendons que les patients infectés viennent à nous pour ensuite rapporter le niveau d’infection constaté. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 16 L’OCP a sélectionné dans chaque bassin de rivière touché par l’infection, des villages spécifiques à cet effet ; ces villages sont appelés «villages sentinelles» parce que tout comme la sentinelle ou le veilleur, ils nous avertissent dès que quelque chose ne va pas. Les populations de ces villages sont contrôlées à intervalles réguliers : • Dans les bassins autrefois traités par les épandages larvicides, en vue d’éliminer la simulie ; ce contrôle se fait : Tous les trois ans • Dans les bassins jamais traités avec des épandages larvicides, mais uniquement par l’ivermectine, ce contrôle se fait :Tous les cinq ans L’objectif de ces contrôles est de vérifier l’évolution de la charge parasitaire de la population. Cela peut se faire de deux manières : • En prélevant des «biopsies cutanées ou ‘fragements de peau’ «chez chaque personne âgée de plus d’un an dans le village et en les examinant au microscope (on prélève une biopsie au- dessus de chaque crête iliaque). • En administrant le test de pansement à la DEC (diethyl carbamazine) à toutes les personnes âgées de 5 à 20 ans dans le village (le pansement est appliqué à la peau au-dessus de la crête iliaque et la lecture de la réaction se fait 24 heures après. Dans les deux cas, l’objectif de l’examen est de savoir combien de personnes sont toujours porteuses du parasite ou ont été ré-infectées par celui-ci. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 17 A l’heure actuelle, la biopsie cutanée demeure la méthode de choix. Vous serez informés dès que le test de pansement à la DEC sera prêt pour remplacer la biopsie cutanée. Il est essentiel d’utiliser le même village à chaque contrôle. Par exemple : • En 1998, le village A a 12 personnes ayant des biopsies positives et le village B en a seulement 5. Nous pouvons donc penser que la situation est pire dans le village A. • Cependant, nous savons qu’en 1995 le village A avait 23 biopsies cutanées positives tandis que le village B en avait seulement 2. Cela signifie qu’en réalité, la situation dans le village A connaît une grande amélioration, alors que le village B lui, a un problème ! Il est possible qu’il existe un problème au niveau du bassin de la rivière où se trouve le village B. Nous savons tout cela uniquement parce que nous avons examiné ces deux villages auparavant. Jusqu’à présent, l’OCP a organisé l’examen des «villages sentinelles» tous les trois ans. Cependant, l’OCP prendra fin en 2002 et les services de santé des 11 pays où il intervient devront prendre en charge cette activité de «surveillance/évaluation épidémiologique». C’est seulement à cette condition que nous pourrons assurer la détection immédiate de la maladie, si elle réapparaissait, ce qui permettrait de la maîtriser grâce au TIDC. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 18 Quelques notions statistiques importantes à connaître Voici la définition de quelques termes utilisés pour présenter les informations recueillies par la surveillance épidémiologique et que vous devez absolument connaître. Prévalence Définition : C’est la proportion des individus d’une communauté qui sont porteurs de l’infection (comme attesté par une «biopsie cutanée» positive ou un «test de pansement à la DEC» positif). Unité d’expression : % Signification : indique le niveau actuel de l’infection dans la population donnée. Incidence Définition : C’est la proportion des individus d’une communauté qui sont devenus infectés au cours de l’année écoulée (comme attesté par deux «biopsies cutanées» négatives ou deux «tests de pansement à la DEC/négatifs antérieurs mais qui sont maintenant positifs ; ou dans le cas d’un enfant né après le début des opérations de lutte qui est maintenant positif. Unité d’expression % Signification : indique si le niveau de l’infection diminue (c’est ce que nous voulons) ou augmente (ce qui signalerait alors qu’il y a danger). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 19 CMFC (charge microfilarienne communautaire) Définition : C’est le nombre moyen de microfilaires observé par la biopsie cutanée pour cette communauté. Unité d’expression : mf/s (microfilaires par biopsie) Signification : ce chiffre donne une indication claire de l’intensité de l’infection chez les personnes infectées - il est donc une mesure plus affinée de la «prévalence». Critères de sélection des villages pour la surveillance épidémiologique Au fil des ans, l’OCP a mis au point des critères rigoureux pour la sélection de certains villages appropriés comme «villages sentinelles» ; ces villages doivent : • Avoir connu un niveau élevé d’infection onchocerquienne dans le passé. • Etre situés près d’un gîte important de reproduction de simulies. • Etre de la «première ligne» c’est-à-dire qu’il ne doit y avoir aucun autre village entre eux et le gîte de reproduction des simulies dans la rivière. • Ne pas être trop grands. Leur population devrait tourner autour de 200 à 300 habitants. • Avoir une population stable. Il ne doit pas y avoir beaucoup de sorties ou d’entrées dans le village. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 20 Il est très important de connaître ces critères. Bien que les 11 pays continueront d’utiliser les mêmes villages sentinelles ou villages indicateurs identifiés par l’OCP, il se pourrait qu’ils aient à en sélectionner davantage avec le temps. Cela pourrait être le cas lorsque : • les villageois refusent de continuer à coopérer (lorsqu’ils sont fatigués des biopsies» qui, il faut le rappeler, sont douloureuses. • Un village ne répond plus aux critères fixés (par exemple lorsqu’une migration importante a eu lieu, ou lorsqu’un nouveau village a été construit entre l’ancien village et la rivière). Dans ces cas, il vous faudra remplacer l’ancien village par un autre, qui lui est proche, dans le même bassin, et qui répond aux critères fixés ci-dessus. Effet de l’ivermectine sur les résultats des biopsies cutanées et des tests de pansement à la DEC Comme nous le savons, l’ivermectine tue et fait disparaître les microfilaires qui sont dans la peau d’une personne porteuse du ver adulte. S’il y a eu un cycle de traitement dans le village peu de temps avant l’évaluation épidémiologique, tous les résultats seront négatifs (parce que les tests sont destinés à détecter les microfilaires qui se trouvent dans la peau). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 21 Il peut s’agir de «faux négatifs» parce qu’il se pourrait que beaucoup d’habitants du village soient toujours porteurs des vers adultes qui eux, restent vivants. Lorsqu’une évaluation épidémiologique est prévue dans un village, il est essentiel qu’elle ne soit pas effectuée avant une période de douze mois après le dernier cycle de traitement à l’ivermectine. Dès que l’évaluation est terminée, le prochain cycle de traitement peut avoir lieu immédiatement dans le village concerné. Effet de la migration sur la surveillance épidémiologique Dans plusieurs régions de l’Afrique, il existe une tradition de migration. Cela signifie que des personnes peuvent quitter un village où l’onchocercose existe toujours pour se rendre à un autre village où la maladie n’existe plus. Plus longtemps ces personnes infectées restent dans cette région, plus de chances il y a pour qu’elles deviennent des sources d’une nouvelle transmission de la maladie. Cependant, s’il s’agit d’une courte visite, les chances d’une reprise de la transmission sont très minimes. Lorsqu’un test de biopsie cutanée est positif, il est essentiel d’établir «l’historique de migration» de la personne concernée. Il faut donc avoir un entretien avec cette personne afin d’obtenir les informations suivantes : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 22 • Le nom de la personne (tous les noms possibles) • Le «numéro individuel» de la personne porté sur la fiche de surveillance • Le lieu de naissance de la personne. • Tous les endroits où la personne a séjourné : ! depuis le dernier examen (si elle en a eu un) ! ou durant les 10 dernières années écoulées (s’il s’agit d’un premier examen) • Lorsque vous notez le lieu de résidence passé, assurez-vous de bien spécifier : ! le nom du village ! le sous-district ! le district ! la région ! le pays Ceci pour permettre de localiser le village. S’il s’avère que la personne est nouvellement arrivée d’une autre région, il y a des chances qu’elle ait contracté la maladie là-bas. Dans ce cas : • il faut traiter immédiatement la personne avec de l’ivermectine pour qu’elle ne soit plus contagieuse. • Le fonctionnaire responsable de la lutte contre l’onchocercose dans le pays d’origine de cette personne doit en être immédiatement informé. Un rapport complet (tel que décrit ci- dessus) doit lui être envoyé. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 23 Que faire si vous êtes le fonctionnaire responsable qui reçoit une telle notification ? • Il se peut que la personne en question vienne d’un village sentinelle où vous avez récemment effectué une évaluation de surveillance et connaissez la situation (quoique ceci soit très peu probable). Dans ce cas vous notez le statut de la personne dans votre régistre. • Il se peut que la personne vienne d’un bassin où la lutte n’a pas toujours donné des résultats satisfaisants, et où l’on sait que des nouveaux cas d’infection continuent de se produire. Dans cette situation, un nouveau cas détecté ne justifié en rien un changement dans les méthodes de lutte utilisées. • Il se peut que la personne vienne d’un bassin que l’on croyait indemne de l’infection. Dans ce cas, il vous faut effectuer une évaluation épidémiologique dans ce village et les villages environnants. L’équipe de surveillance épidémiologique Lorsque les activités de surveillance sont planifiées au début de chaque année, il est essentiel d’avoir une équipe de personnes capables d’effectuer correctement cette surveillance. Quels doivent être les membres de cette équipe ? La composition de l’équipe dépendra de la méthode que vous voulez utiliser : celle de la «biopsie cutanée», où celle du «pansement à la DEC». Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 24 • chaque ‘équipe de la biopsie cutanée’ se compose de trois membres : ! un technicien de biopsies (qui prélève les biopsies) ! un microscopiste (qui examine les biopsies) ! un recenseur (qui fait les enregistrements des données du recensement et exécute les autres tâches administratives). • chaque ‘équipe de pansement à la DEC’ se compose de deux membres: ! un poseur de pansements (qui prépare les pansements et les pose sur les personnes à examiner) ! un recenseur (qui fait les enregistrements et les autres tâches administratives). Notez que les membres de chaque équipe peuvent apprendre à alterner entre eux ces différentes fonctions sur le terrain (à l’exception de l’examen au microscope qui nécessite une spécialisation). Où trouver ces personnes pour former l’équipe ? • Au fil des années écoulées, l’OCP a formé dans chaque pays plusieurs équipes pour la surveillance au moyen du «test de pansement» à la DEC et de celui de la «biopsie cutanée». Il vous faut compiler une liste de ces personnes dans votre pays, avec les détails sur leurs noms et les moyens de les contacter. • Si vous ne parvenez plus à localiser ces personnes formées ou si leurs nouvelles fonctions ne leur permettent pas de quitter leur travail pour faire partie d’une équipe de surveillance, il vous faudra prendre les dispositions nécessaires pour que d’autres personnes soient formées pour les remplacer. Il existe des manuels de formation à cet effet. La formation devra être dispensée par des personnes déjà expérimentées dans la méthode de la «biopsie cutanée» ou du «test de pansement à la DEC». Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ACTIVE DE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 25 • Dans le but d’avoir toujours à votre disposition un pool de personnes qualifiées, il est suggéré que chaque année vous envoyiez sur le terrain, un ou deux nouveaux membres avec l’équipe de surveillance pour un apprentissage sur le tas. De quoi les membres de l’équipe auront-ils besoin pour leur travail? Ils auront besoin d’un certain nombre d’équipements et d’un budget : • l’equipement dont ils auront besoin est décrit à la section 2.3. L’utilisation de cet équipement est expliquée en détail dans les manuels de formation sur les méthodes de la «biopsie cutanée» et du «test de pansement» à la DEC. • Il vous faut élaborer un budget pour leur travail au début de chaque année. Il est facile de calculer : ! les distances à couvrir (pour les frais de carburant) : consulter les archives des activités passées ou une carte à jour du pays. ! Les per diem à allouer : travailler sur la base de trois à quatre villages à couvrir par semaine (selon leur taille et les distances qui les séparent). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 26 2.2 Vos responsabilités dans la surveillance épidémiologique Votre responsabilité première est d’assurer que la surveillance épidémiologique pour la lutte contre l’onchocercose est systématiquement effectuée chaque année à au moins un site dans chaque bassin de rivière dans votre pays. Cette responsabilité est expliquée plus en détail ci-dessous. Votre responsabilité secondaire est d’interpréter les résultats de la surveillance épidémiologique et de prendre les mesures qui s’imposent. Cette responsabilité est expliquée plus en détail dans la section 5.2. En tant que gestionnaire de la première responsabilité (c’est-à-dire s’assurer que la surveillance épidémiologique soit effectuée), vous devez : 1. Planifier cette surveillance. 2. Diriger la surveillance. 3. Vérifier la surveillance. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 27 1. Vous planifiez la surveillance comme ceci : • Au début de chaque année, vous devez planifer en détail la surveillance sur toute l’année. Cela signifie que vous devez préparer une liste avec tous les détails nécessaires. Voici en exemple un plan détaillé pour deux bassins à surveiller : Bassin village à évaluer date proposée pour l’évaluation date de l’évaluation précédente date de la dernière distribution d’ivermectine* Ouémé Aguigadji 2ème semaine de mars 2000 Mars 1997 Mars 1999 Alibori Pétankou 2ème semaine de mars 2000 Septembre 1996 Aucune * Noter que si les villages sont situés dans une zone où le programme TIDC est opérationnel, la planification doit être faite une année à l’avance, parce que l’évaluation ne peut être faite qu’àprès au moins une année après le traitement à l’ivermectine. Vous utilisez ce plan pour guider la personne qui sera responsable de l’organisation et de l’envoi effectif des équipes de surveillance sur le terrain (voir ci-dessous). Pour voir un exemple de calendrier annuel de travail de surveillance, se reporter à la section 6.1. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 28 • Il vous faut élaborer chaque année un budget pour la surveillance épidémiologique. Pour voir un exemple de budget pour votre travail de surveillance épidémiologique, se reporter à la section 6.2. 2. Vous dirigez la surveillance comme ceci : • Il vous faut désigner l’équipe qui va effectuer la surveillance pour cette année : ! selon la situation dans votre pays, vous pouvez décider de diriger les activités de surveillance vous-même, ou bien vous pouvez déléguer ce rôle à la personne responsable de la lutte contre l’onchocercose au niveau régional (à condition d’être sûr que cette personne possède l’expérience et le savoir-faire nécessaires à cet effet). ! Vous devriez avoir hérité d’une liste de personnes ayant fait ce travail auparavant qui ont reçu la formation et ont l’expérience nécessaire. Si le pays est très grand, il vous faudra peut-être désigner plus d’une équipe. Les caractéristiques des membres de l’équipe sont données dans la section 2.1. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 29 Ils travailleront selon le calendrier que vous avez préparé pour l’année à savoir quelques semaines tout au plus. Dans la mesure où ils pourraient avoir été transférés dans d’autrs unités du service de santé, il vous faudra peut-être négocier leur détachement à votre section (ou à la région) pour la période des activités de surveillance. • S’agissant du transport, de l’équipement et du matériel nécessaires, vous devrez vous assurer que l’équipe de surveillance épidémiologique a à sa disposition tout ce dont elle a besoin pour faire le travail : ! Les moyens de transport devront être prévus longtemps à l’avance avec le Ministère de la santé. ! L’équipement et le matériel nécessaires pour la surveillance sont énumérés dans le document X. Vous trouverez qu’ils sont stockés quelque part (il peut y avoir un ou plusieurs magasins selon la taille de votre pays). Assurez-vous que ces magasins sont bien tenus : Il devrait y avoir une personne responsable du magasin. Il devrait y avoir un régistre d’inventaire du magasin. Toute sortie ou entrée d’équipement ou de matériel du magasin doit être enregistrée. Le magasin doit être fermé à clé. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 30 ! Notez que pour le moment, vous utiliserez la méthode de surveillance par la «biopsie cutanée/test de pansement à la DEC». Pour plus d’informations sur l’équipement nécessaire pour la surveillance épidémio- logique, reportez-vous à la section 2.3. • Il vous faudra peut-être prévoir un peu de formation chaque année. Vous allez probablement hériter d’une situation où vous avez un certain nombre de personnes qui savent comment exécuter correctement la surveillance épidémiologique. Cependant, en raison du mouvement normal et des affectations des fonctionnaires, le besoin de former de nouvelles personnes peut se présenter. Les manuels de formation nécessaires sont disponibles aussi bien pour la méthode de la «biopsie cutanée» que pour le «test de pansement à la DEC». Si vous decidez qu’une telle formation est nécessaire, il vous faudra l’inclure dans le budget. Pour plus d’informations sur la formation, reportez-vous à la Section 6.3. • Vous êtes déjà en possession de la liste (et d’une carte) des villages sentinelles de votre pays. Tous les deux ans, vous devez réviser votre liste (et votre carte) des villages sentinelles ou doit se dérouler la surveillance. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 31 Il se pourrait qu’il y ait un ou plusieurs villages qui refusent de continuer à coopérer en raison des inconvénients et de la douleur causés par la «biopsie cutanée» de tels villages devront être remplacés par d’autres. Les critères de sélection de nouveaux villages sentinelles sont donnés à la section 2.1. • Dans votre rapport annuel au Ministère de la santé, vous devez inclure un bref passage sur la surveillance épidémiologique. 3. Vous vérifiez la surveillance comme ceci : • Le principal moyen de vérifier la surveillance est la réception et l’analyse des données envoyées par les différentes équipes après leur retour du terrain. Vous devez examiner attentivement tous les rapports (voir la section 2.4) pour vérifier qu’ils sont complets. Ainsi, il vous sera possible d’identifier : ! Les membres des équipes qui semblent avoir des problèmes avec le travail. ! les villages où le programme connait des difficultés (faible acceptation de la biopsie cutanée», niveau élevés de migration, etc.). Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 32 Vous saisissez également les résultats de la surveillance sur votre ordinateur afin de déterminer la prévalence, les CMFC et l’incidence (voir section 2.1). Cela vous permettra de savoir si la situation est stable dans chaque bassin ou bien s’il existe de nouveaux facteurs qu’il faut étudier plus en profondeur (voir section 5.2). Pour voir des exemplaires des formulaires utilisés dans la surveillance épidémio- logique, reportez-vous à la section 2.4. • Un autre moyen de vérifier la surveillance épidémiologique consiste à superviser les équipes pendant qu’elles sont sur le terrain. Si vous avez pleinement confiance en ces équipes, vous pouvez décider que cela n’est pas nécessaire ; cependant, si ces équipes sont nouvelles et que vous n’êtes pas tout à fait sûr de leur compétence, il vous faudra prévoir dans votre budget un montant pour de telles visites. Si vous êtes responsable de plus d’un programme, vous pouvez décider de combiner cette supervision avec une visite de supervision d’un autre programme. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 33 • Voici une liste de contrôle de ce que vous devrez faire lors de cette supervision : • Avoir un entretien avec le responsable régional en charge de la lutte contre l’onchocercose : ! Est-il/elle bien au courant des activités de l’équipe ? ! A-t-il/elle des suggestions à faire sur la manière de travailler de l’équipe ? • Avoir un entretien similaire avec le responsable de la lutte contre l’onchocercose au niveau du district. • Avoir un entretien avec le chef de l’équipe de surveillance : ! Est-il/elle satisfait(e) du travail de son équipe ? ! Quels sont les problèmes rencontrés et comment ces problèmes sont-ils résolus ? • Observer les membres de l’équipe au travail : ! Passer quelques temps avec chacun des trois membres : le «recenseur»,le «technicien de biopsie» le «microscopiste». Utiliser les informations contenues dans leurs manuels de formation pour voir s’ils exécutent le travail correctement. ! Discuter avec eux des problèmes qu’ils rencontrent et rechercher ensemble les solutions. • Avoir un entretien avec les notables du village et les villageois eux-mêmes : ! Comprennent-ils pourquoi on vient les examiner périodiquement ? ! Est-ce que les membres de l’équipe sont polis avec eux ? ! Quels problèmes ont-ils ? ! Sont-ils prêts à continuer de recevoir l’équipe d’examen tous les trois ans ? Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 34 2.3 Matériel nécessaire pour une sortie sur le terrain Pour une sortie sur le terrain, il est nécessaire d’emporter le matériel suivant : 1. Matériel principal Pour le recensement ! 1 table pliante et une chaise ! 1 crayon de papier ! Un nombre suffisant de formulaire de recensement N602 ! Des copies de toutes les anciennes données concernant le village en question, dans leurs boîtes Pour la tente d’isolement (où les pansements seront appliqués): facultatif ! 1 table pliante et une chaise Pour le point de traitement à l’ivermectine ! 1 table pliante et une chaise ! 1 stock d’une boîte de comprimés d’ivermectine (3 mg) Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 35 Pour les besoins personnels Pour chaque membre de l’équipe : ! un lit de camp, un matelas en mousse ou autre ! des draps ! une moustiquaire ou une tente sous laquelle dormir ! un lot d’ustensiles pour les repas ! un sac de voyage avec vêtements, matériel de toilette, etc… Pour l’équipe: ! un bidon de 50 litres, plein d’eau ! un réchaud à pétrole ou à gaz (deux foyers) ! 3 lampes à pétrole ! 10 litres de pétrole ! casseroles, poêles, couteaux, cuillères ! cuvettes pour la vaisselle ! détergent liquide Pour le véhicule ! Une roue de secours supplémentaire ! Un cric et une clé de roue ! Les outils habituels de dépannage de véhicule ! 25 litres d’essence/huile de diesel ! 1 litre d’huile à moteur Une boîte à pharmacie pour les premiers soins Chaque équipe doit inventorier ce qu’elle peut rassembler comme médicaments et fournitures médicales. Dans les pays où le recouvrement des coûts est pratiqué, il peut ne pas être possible d’obtenir du tout de médicaments. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 36 Voici une liste de ce qui pourrait être utile (il vaudra mieux prévoir un peu que rien) : ! aspirine (comprimés) ! paracétamol (comprimés et sirop) ! chloroquine (comprimés) ! penicilline VK (comprimés et sirop) ! un antibiotique à large spectre tel que le cotrimoxazole ou l’ampicilline (capsules ou sirop) ! métronidazole (comprimés) ! tétracycline (capsules) ! un flacon de solution antiseptique (par exemple chlorhexidine) ! une crème antiseptique (par exemple, povidone iodine) ! une crème fongicide (par exemple, la pommade de Whitfield) ! un diurétique thiazidique (comprimés) ! aminophylline (suppositoires et comprimés) ! bandes pour pansement ! bandes en gaze et tampons en coton ! bandes adhésives 2. Equipement spécifique à l’utilisation de la méthode de la «biopsie cutanée» Pour un examen microscopique ! 1 table pliante et une chaise ! 1 parapluie ! 1 microscope binoculaire ! des pinces courbes d’horloger ! 1 montre ou chronomètre (réglé(e) exactement sur la même heure que la montre du technicien qui fait les biopsie cutanées) Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 37 ! un certain nombre de plaques de microtitrage contenant chacune 96 puits à fond arrondi disposés en 8 rangées de 12 portant les numéros de séries A1 à A12, B1 à B12, etc. ! de la solution saline ! 1 seringue et une aiguille hypodermique de taille 1. ! 1 rouleau de ruban adhésif (aussi large que possible). ! des fiches d’examen microscopique : ∙ Fiche de recensement N602. ∙ Fiche d’enregistrement des resultats. ∙ Fiche d’examen microscopique (OCP/D3). ∙ Fiche d’examen Parasitologique :1ère et 2ème partie. ∙ Résumé des fiches des nouveaux cas. ! un stylo à bille noir. ! de l’eau et du détergent. ! Pour la microscopie après 24 heures l’équipement additionnel suivant est nécessaire : ∙ 1 pipette d’Eppendorf (50) avec au moins 40 embouts à usage unique. ∙ Six lames cerclées . ∙ 2 plateaux à lames. ∙ 1 stylo feutre ∙ 1 stylo à bille rouge (de façon à ce que les résultats soient faciles à distinguer de ceux de l’examen des biopsies fait 30 minutes après le prélèvement qui eux, sont marqués en noir) Pour la biopsie cutanée ! Au moins 15 pinces scléro-cornéennes de Holth, de 2,5 cm de diamètre. ! Une lancette. ! Au moins 15 courbes d’horlogers. ! 1 stylo à bille. ! Une montre et un chronomètre ! Une bouteille compte-gouttes contenant de l’eau distillée. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 38 ! Des tampons en coton imbibés d’alcool. ! Au moins 10 lames cerclées à réceptacles peu profonds formés de 12 anneaux en céramique disposés en 3 rangs de quatre. ! Au moins quatre plateaux à lames pouvant contenir chacun 3 lames cerclées. ! On a également besoin d’un matériel de stérilisation comprenant : ∙ Un fourneau ou réchaud à gaz. ∙ Un stérilisateur à pression en aluminium. ∙ Trois plateaux à instruments. ∙ Pinces de stérilisation et petites pinces. ∙ Suffisamment de gaz pour le réchaud. 3. Equipement spécifique à l’utilisation de la méthode du ‘test de pansement’ Préparation de la solution de DEC à 20% ! Du lait Nivéa ! De la Diethyl carbamazine (DEC) en poudre (cristaux). ! Une balance chimique. ! Une éprouvette-mesure. ! Une bouteille ou un verre en plastique de contenance un litre (avec un bouchon ou un couvercle hermétique) Préparation du pansement à la DEC ! La solution de DEC à 20 %. ! Quelques feuilles de papier filtre Watman n°3. ! Un crayon et une règle. ! Une paire de ciseaux (convenables pour couper du papier ou du tissu). ! Des pinces Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MATERIEL NECESSAIRE POUR UNE SORTIE SUR LE TERRAIN Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 39 ! Plusieurs rouleaux de sparadrap à l’oxyde de zinc, large de 50 mm, perforé (les perforations sont essentielles en climat chaud, pour permettre à la peau de respirer et de demeurer sèche). ! Un petit bol. Application des pansements ! Les pansements à la DEC que vous venez de préparer. ! Des tampons de coton hydrophile. ! Une solution d’alcool à 80 %. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLAIRES DE FICHES DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 40 2.4 Exemplaires de fiches de surveillance épidémiologique Les fiches suivantes sont couramment utilisées : Fiche Utilisée pour la ‘Biopsie cutanée’? Utilisée pour le ‘Test de pansement à la DEC’? Fiche de recensement N602 oui oui* Fiche d’enregistrement des résultats du recensement oui oui Fiche d’examen microscopique (OCP/D3) oui non Fiche d’enregistrement des résultats de l’examen parasitologique (1ère et 2ème partie) oui oui Fiche de récapitulation des nouveaux cas oui oui *Notez que cette fiche a été conçue pour une utilisation avec la méthode de la «biopsie cutanée». Les rubriques dans deux des colonnes doivent être changées pour que la fiche soit adaptée pour une utilisation avec la méthode du «test de pansement à la DEC». Des copies de ces différentes fiches vous sont présentées ci-dessous. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLAIRES DE FICHES DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 41 RÉSULTAT DE RECENSEMENT Nom du village: Naga Numéro du village: 105 Date: 21/2/96 FAM. Total 1 2-3 4 5 6 7 Aveugle 1 52 18 5 9 7 2 11 - 2 24 17 - 1 2 1 3 - 3 1 - - - - 1 - - 4 7 5 2 - - - - - 5 3 - - - - - 3 - 6 6 4 - - - - 2 - 7 8 1 3 - 1 1 2 - 8 11 5 1 2 1 - 2 - 9 3 - 1 - - 1 1 - 10 6 1 - 2 2 - 1 - 11 21 13 2 2 3 1 - - 12 12 3 3 4 - - 2 - 13 7 4 - 1 1 - 1 - 14 6 3 - 2 - 1 - - 15 5 4 - - - 1 - - 16 3 1 1 1 - - - - 17 1 - - - - 1 - - 18 3 1 1 1 - - - - 19 3 - 3 - - - - - 20 1 1 1 - - - - - 21 7 3 2 - - - 2 - 22 11 7 1 - 1 1 1 - TOTAL 201 91 25 25 18 11 31 0 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MICROSCOPIC EXAMINATION FORM - FORMULAIRE D’EXAMEN MICROSCOPIQUE (OCP/D3) Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 42 Microscopiste : Kafundo Nom du village : Moungou Numéro : 147 Date : 27/4/1984 Microscopist : Name of village : Number : Numéro Number Numéro Number 81 15 15 101 H6 0 121 A11 0 141 C2 0 82 G2 0 102 H7 0 122 A12 0 142 C3 0 83 G3 0 103 4 2 123 B1 0 143 C4 0 84 G4 0 104 H8 0 124 B2 0 144 C5 0 85 G5 0 105 5 1 125 10 17 145 2 3 86 G6 0 106 H9 3 126 B3 0 146 C6 0 87 G7 0 107 H10 0 127 B4 0 147 C7 0 88 G8 0 108 H11 0 128 B5 0 148 48 102 89 G9 0 109 H12 0 129 B6 0 149 C8 0 90 G10 0 110 A1 0 130 B7 0 150 C9 0 91 G11 0 111 A2 0 131 50 31 151 C10 0 92 G12 0 112 A3 0 132 B8 0 152 C11 0 93 H1 0 113 A4 0 133 43 38 153 C12 0 94 9 4 114 A5 0 134 11 3 154 0 2 95 3 1 115 A6 0 135 B9 0 155 D1 0 96 H2 0 116 A7 0 136 B10 0 156 1 3 97 H3 0 117 A8 0 137 B11 0 157 D2 0 98 H4 0 118 A9 0 138 B12 0 158 D3 0 99 1 5 119 A10 0 139 C1 0 159 D4 0 100 H5 0 120 12 18 140 1 8 160 D5 0 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose RESULTATS DES EXAMENS PARASITOLOGIQUES : 1ère PARTIE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 43 Nom du village: NAGA Numéro du village: 105 Date: 21/2/96 Age M F 0 - 4 0-0-0-0-0-0- 0/6 0-0-0-0- 0/4 5 - 9 0-0-0-0-0- 0/5 0-0-0-0- 0/4 10 - 14 0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0- 0/14 0-0-0- 0/3 15 - 19 3/29-2/6-13/26-0-0-0-0-0-0-0-0- 3/11 0/5-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0- 1/11 20 - 29 8/6-19/27-3/1-0-0-0-0-0-0-0- 3/10 7/18-3/3-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0- 2/14 30 - 49 2/3-2/4-0-0-0-0- 2/6 1/2-20/28-12/4-19/8-0-0-0-0-0- 4/9 >50 0/4-1/6-1/1-34/45-18/41-0-0-0-0 5/9 10/47-4/2-1/0-25/31-80/52-37/46-63/24-0-0- 7/9 M: 13/61 T: 27/115 F: 14/54 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose RESULTATS DES EXAMENS PARASITOLOGIQUES : 2ème PARTIE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 44 VILLAGE: Naga NO: 105 DATE: 21/2/96 EXAMINES POSITIFS PRÉVALENCE AGE M F M F M F TOTAL 0 - 4 6 4 0 0 0% 0% 0% 5 - 9 5 4 0 0 0% 0% 0% 10 - 14 14 3 0 0 0% 0% 0% 15 - 19 11 11 3 1 27,2% 9,1% 18,2% 20 - 29 10 14 3 2 30,0% 14,3% 20,8% 30 - 49 6 9 2 4 33,3% 44,4% 40,0% 50+ 9 9 5 7 55,6% 77,8% 66,7% 61 54 13 14TOTAL 115 27 21,3% 25,9% 23,2% Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 45 3.1 Comment fonctionne la surveillance entomologique Il est très important de savoir si les mesures de contrôle fonctionnent. Il y a deux façons de procéder : la surveillance épidémiologique et la surveillance entomologique. Les deux sont complémentaires, car les deux nous sont nécessaires pour avoir une photo complète de la situation. Cette section traite de la surveillance entomologique. La surveillance 'entomologique' signifie observer l'évolution de l'infection chez les populations d'insectes, en l'occurrence les simulies qui transmettent l'infection. Pourquoi la nécessité d'une surveillance entomologique ? La femelle de la simulie est très efficace pour trouver le parasite dans la peau d'une personne infectée. Il y a belle et bien la preuve que les mouches peuvent trouver des microfilaires à des niveaux d'infection plus bas que ne le peut la 'biopsie' ou le 'test de pansement'. Cela veut dire que, d'une manière générale, la surveillance entomologique est plus sensible que la surveillance épidémiologique. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 46 Jusqu'ici l'OCP effectue constamment la surveillance entomologique. Cependant l'OCP sera à son terme en l'an 2002, et les services de santé des 11 pays où il est opérationnel devront prendre le relai de cette activité. C'est à cette condition que nous pouvons avoir la certitude qu'en cas de recrudescence l'infection sera détectée tôt, et il sera alors possible de la combattre au TIDC. En résumé, les objectifs de la surveillance entomlogique sont les suivants : Comparer l'actuel niveau d'infectivité des simulies à celui d'avant (au moment où le traitement larvicide a pris fin par exemple). Servir d'indicateur pour mettre en action des recherches épidémiologiques plus intenses. Comment trouver le parasite chez les simulies ? Lorsque la femelle de la simulie pique une personne infectée, elle ingère les microfilaires avec le sang. Les microfilaires se devéloppent en plusieurs stades larvaires à l'intérieur de la simulie jusqu'à ce que les larves dites "du stade infectieux 3" se retrouvent dans la tête de la mouche. C'est là où nous les trouvons. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 47 Avant, on les trouvait par examen microscopique de la tête des mouches. Cet examen était effectué sur le site, près des points où l'on capturait les mouches. Maintenant par contre nous faisons l'analyse de l'ADN chez les larves trouvées dans les têtes des mouches. Ceci se fait au Laboratoire de Biologie Moléculaire, à Ouagadougou, au Burkina Faso: ∙ Les mouches entières sont envoyées en gros lots au laboratoire. ∙ Au laboratoire, les têtes sont séparées des corps et examinées ensuite. ∙ Cette technique requiert un minimum de 8.000 mouches que chaque 'point de capture' doit envoyer (voir ci-dessous). Une statistique importante à connaître Il y a une statistique importante que vous devez connaître, laquelle est utilisée pour présenter les informations concernant la surveillance entomologique : Le taux d'infectivité Définition : la proportion de simulies femelles contenues dans un lot ramené d'un site donné et porteuses de larves infectieuses (tel que prouvé par l'examen de l'ADN). Unité d’expression : %o (par mille femelles capturées). Signification : indique le niveau actuel de l'infection chez les mouches. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 48 Le taux d'infectivité pour chaque site vous sera communiqué à partir de Ouagadougou, ce n'est donc pas nécessaire que vous le calculiez vous- même. L'équipe de surveillance entomologique Lorsque les activités de surveillance sont planifiées au début de chaque année, il est essentiel d'avoir une équipe de personnes capables d'effectuer correctement cette surveillance. NOTEZ : L'équipe telle que décrite ci-dessous est l'équipe habituelle. Elle peut varier légèrement d'un pays à un autre, mais les tâches restent les mêmes. 1. L'entomologiste médical national " Cette personne est habituellement basée au siège du Ministère, et doit s'occuper de tous les aspects de la surveillance entomologique dans votre pays. 2. Les membres de l’équipe sanitaire du district " L’infirmier/l’infirmière du centre sanitaire le plus proche du site de la capture : supervise et encourage les captureurs ( voir ci-dessous) lors des visites de routine; reçoit et emballe les flacons de mouches ; expédie les mouches au District. " Le fonctionnaire du district chargé de la lutte contre les maladies : mobilise les villages pour la désignation des captureurs ; supervise l’infirmier/l’infirmière et les captureurs lors des visites de routine ; reçoit et emballe les flacons de mouches ; expédie les mouches à l’entomologiste national, au siège du ministère. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 49 3. Les captureurs Il faut capturer les mouches. Le meilleur moyen de le faire, c’est d’utiliser des gens qui jouent deux rôles à la fois : " Ils servent d’appât : ils exposent une partie de leur corps (habituellement le partie inférieure des jambes) aux mouches qui s’y posent au moment où elles se préparent à les piquer . " Ils servent de captureurs : ils prennent rapidement les mouches qui se posent sur eux, évitant ainsi d’être piqué par les mouches et les mettent dans de petits flacons contenant 70 % d’alcool. La technique n’est pas difficile à apprendre. L’entomologiste médical national de votre pays est en mesure de donner une formation sur demande. Du fait qu’il faut capturer les mouches sur les sites situés dans des zones rurales isolées, les captureurs qui conviennent le mieux sont des gens originaires des villages proches du site. Cela est d’autant plus important que la capture s’étend sur plusieurs mois. Dans le passé, l’OCP employait des gens comme captureurs. Chaque pays doit maintenant décider de ce qu’il veut faire : " Il n’y a pas moyen que l’on demande des services gratuits aux villageois. Pour faire la collecte du minimum requis de 8000 mouches à un site, cela prendra deux à quatre jours de travail par mois pendant six mois, pour couvrir la période de transmission maximale qui est aussi un moment d’activité agricole intense. Egalement, dans beaucoup de cas les sites se trouvent à plusieurs kilomètres des villages. L’expérience avec le TIDC montre que c’est trop de travail pour n’importe qui pour que l’on ne soit pas payé. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 50 " Les villageois doivent donc être payés pour leur travail. Il est probablement mieux de payer les collecteurs de mouches à la fin du travail chaque année ; toutefois chaque pays devra décider du montant à payer, quoi payer et quand. Le type d’argent doit être pris en compte dans le budget chaque année, car chaque site doit faire l’objet d’études. Où trouver ces gens ? " Pendant ces dernières années, l’OCP a formé des équipes dans votre pays pour la collecte massive de simulies. Vous devez faire une liste de ces personnes dans votre pays : leurs noms et leurs contacts. " Dans certains districts vous trouverez des gens qui savent faire ce travail, mais dans d’autres il faudra former le personnel : ! Un manuel de formation est disponible pour vous à cet effet. ! La formation doit être assurée par les gens ci-dessus mentionnés, qui savent déjà comment faire ce travail (tel que l’entomologiste médical national). ! Il faudra inscrire la formation dans le budget. De quoi les membres de l'équipe auront-ils besoin pour leur travail ? Ils auront besoin d'un équipement et d'un budget . " L'équipement est simple : ! Des boîtes avec couvercles ( les petites pour capturer les mouches, et les grandes pour conserver et envoyer les mouches). ! Alcool de 70°. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 51 ! Du papier , des crayons et autres pour enregistrer les captures (section 3.3) ! Du matériel pour faire des colis. " Il vous faut élaborer un budget pour leur travail au début de chaque année. " Il est facile de calculer : ! le coût annuel pour l'envoi des mouches à Ouagadougou. ! les per diem à allouer aux captureurs (si c'est prévu ainsi) : travailler sur la base de 20 jours par site de capture. Où et quand se fait la prise des mouches ? Où ? De la même façon que la surveillance épidémiologique couvre chaque bassin du pays, ainsi en est-il également de la surveillance entomologique. Au fil des années l'OCP a identifié des sites qui donnent de bons résultats, et les critères suivants ont été mis au point pour la sélection des 'points de capture': " Ils doivent être situés dans une zone où il y a potentiellement un grand risque de transmission de l'infection. " Ils doivent être des gîtes importants et productifs. " Ils doivent être facilement accessibles pour ceux qui vont capturer les mouches et ceux qui vont faire la collecte des mouches capturer auprès des captureurs. " Ils doivent être accessibles pendant la période de transmission maximale. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 52 " Ils doivent être proches d'un village sentinelle (ou tout au moins proche d'une région dont l'activité humaine est substantielle). Pour chaque pays un ensemble de points de capture a déjà été identifié. Ces derniers peuvent être toujours utilisés, à moins qu'il y ait de bonnes raisons de changer. Nous savons que nous utilisons toujours les mêmes villages pour les études épidémiologiques pour permettre de faire des comparaisons valides d'une année à l'autre. De la même façons nous utilisons les mêmes points de capture pour la surveillance entomologique, année après année. QUAND ? A quel moment de l'année se fait la capture ? La population de simulies dans une région donnée varie beaucoup tout au long de l'année. Le danger de transmission de l'infection est évidemment plus grand lorsque la population de simulies est plus forte (normalement pendant la saison pluvieuse quand les conditions de reproduction de la mouche sont optimales). C'est raisonnable de capturer les mouches à des intervalles réguliers pendant la période où leur population est à son plus haut niveau de croissance : de la sorte nous avons plus de chances d'avoir celles qui sont infectées ; Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 53 Cette 'période de transmission maximale' varie d'un pays à un autre, mais habituellement dure environ six mois. Votre entomologiste médical national vous dira quelle est cette période. Notez qu'elle peut être différente selon les différentes parties du pays. Dans la pratique, cela veut dire qu'à chaque 'point de capture' les mouches doivent être prises une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines, pendant les six mois de transmission maximale, pour avoir un total qui ne soit pas inférieur à 8000 mouches. Il serait bien indiqué de remettre à chaque captureur un calendrier de la capture. Quelle doit être la fréquence de la capture ? • Si la situation est stable (avec un taux d'infectivité en dessous de 0,5%o): l'examen de chaque site se fait tous les TROIS ans. • Si la situation indique des niveaux élevés d'infection par la simulie (avec un taux d'infectivité de plus de 0,5%o): l'examen du site se fait ANNUELLEMENT. IL EST IMPORTANT DE NOTER A CE NIVEAU QUE L'ORGANISATION ET LES STRUCTURES DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE PEUT VARIER D'UN PAYS A UN AUTRE. LES INFORMATIONS ET STRUCTURES DÉCRIES DANS CETTE SECTION SONT DONNÉES POUR SERVIR DE LIGNES DIRECTRICES SEULEMENT. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 54 Comment se fait l'envoi des mouches à Ouagadougou à partir du site de capture ? Toutes les mouches capturées en une séance sont anesthésiées en versant de l'alcool de 70° dans le flacon qui les contient (l'alcool les conserve aussi pour le long voyage jusqu'à Ouagadougou). Un morceau de papier est aussi placé dans le flacon portant les informations suivantes écrites au crayon : sur le site de capture nom du point de capture numéro de code du point de capture* nom du bassin nombre de mouche à l’intérieur du flacon date de la capture * s’il y en a au village Au niveau de la sous- région et du district Un autre flacon est utilisé pour garder les mouches prises à chaque capture de la journée. A la fin de la journée le captureur les emmène à la maison et enregistre la prise du jour dans le formulaire 'Annexe2' ( voir Section 3.3). Les flacons contenant les mouches doivent être gardées à un endroit convenu, où ils seront en sécurité et au frais, jusqu'à ce que la période de transmission soit écoulée, et alors les 8000 mouches ou plus sont prêtes à être envoyées. Un des captureurs emmène les mouches au centre de santé local. L'infirmier ou l'infirmière qui les reçoit informe le responsable de la lutte contre les maladies au niveau du district de l'arrivée des mouches. Les flacons sont soigneusement emballés et envoyés au siège du district, et de là au coordonnateur national de la lutte contre l'onchocercose au siège national. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 55 au siège du ministère à Ouaga Le coordonnateur national de la lutte contre l'onchocercose ré-emballe très soigneusement les flacons pour éviter qu'ils ne se cassent pendant le transit. Il utilisera les systèmes de transport commercial disponibles ( route ou voie aérienne) pour les envoyer au Laboratoire de Biologie Moléculaire à Ouagadougou. Il sera plus économique d'envoyer beaucoup de lots ensemble. L'examen est effectué et les résultats renvoyés au coordonnateur national. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 56 3.2 Vos responsibilités dans la surveillance entomologique Vous avez un collègue important dans cette activité: votre entomologiste médical national. Cette personne en fait doit avoir l'entière responsabilité de la surveillance entomologique pour l'onchocercose et vous coopérez avec elle pour remplir cette responsabilité. Vous trouverez ci-dessous les détails du travail concerné. Votre première responsabilité est d'interpréter les résultats de la surveillance entomologique et de prendre les mesures qui s'imposent. Cette responsabilité est traitée intégralement dans la Section 5.2. Cependant en tant que responsable général de la lutte contre l'onchocercose vous devez veiller à ce que l'entomologiste médical national fasse ceci : 1. Qu'il/elle planifie la surveillance 2. Qu'il/elle dirige la surveillance 3. Qu'il/elle vérifie la surveillance. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 57 1. VOUS PLANIFIEZ LA SURVEILLANCE COMME CECI : • Au début de chaque année la surveillance pour cette année doit être planifiée en détails. Ce plan guide quiconque ayant la responsabilité d'organiser la collecte des simulies sur chaque site. Vous avez ici un exemple se rapportant à deux bassins : bassin point de capture/ Près du village Près du centre sanitaire district sanitaire dates proposées pour la surveillance année de surveillan- ce antérieure Ouémé Vloko Adakplamé Kétou Mars - Sept. 2001 1998 Alibori Kossougou Partago Kandi Mai - Oct. 2001 1998 Pour voir l’exemple d’un calendrier annuel de travail de surveillance entomologique, se reporter à la Section 6.1. • Il vous faut annuellement un budget pour la surveillance entomologique. Pour voir l’exemple d’un calendrier annuel de travail de surveillance entomologique, se reporter à la Section 6.2. 2. VOUS DEVEZ DIRIGER LA SURVEILLANCE COMME CECI : • Vous devez organiser la collecte effective des simulies pour chaque site à partir du plan de cette année. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 58 ∙ Vous devez effectuer une visite sur chaque site un mois avant le début de la collecte afin de faire les préparatifs nécessaires avec le villageois qui fera la prise ; avec l'infirmier ou l'infirmière du centre médical qui appuiera l'opération ; et avec le chef de district qui assurera la supervision. ∙ Voici une liste de contrôle des préparatifs que vous devez entreprendre sur chaque site : Vous devez désigner dans le village la personne/ les personnes qui va /vont capturer les mouches. Vous devez élaborer avec cette personne un emploi de temps détaillé de la collecte qui prend en compte toute la période de la collecte. Vous devez laisser avec cette personne assez de matériel (flacons, alcool, crayon et papier). Vous devez voir la question du paiement que requiert la capture: combien, à qui et quand. Vous devez former le captureur si besoin est. Vous devez décider du lieu où les flacons contenant les mouches de chaque jour vont être conservés (chez le captureur ou au centre médical local). Vous devez examiner la question de l'envoi des échantillons à la capitale: qui le fera, et comment, et à quelle fréquence. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 59 ∙ Ces préparatifs annuels doivent être dirigés par votre médecin entomologiste national. Il/elle peut effectuer personnellement la visite ou il/elle peut le faire faire par la personne chargée de la lutte contre l'onchocercose au niveau régional (à condition que cette personne ait l'expérience et le savoir-faire nécessaires). Vous pouvez le faire vous-même si l'entomologiste ne peut pas. • Concernant le transport et le matériel, vous devez veiller à ce que tous ceux qui sont impliqués dans cette opération aient ce dont ils ont besoin pour faire le travail : ∙ Les réservations de transport doivent être faites bien en avance avec le Service de Santé. ∙ Une liste du matériel nécessaire pour la surveillance est donnée à la Section3.1. Vous trouverez qu'il est emmagaziné quelque part (il peut y avoir un magasin ou plus, selon la taille de votre pays). Veiller à ce que les magasins soient bien gérés. Il doit y avoir un responsable du magasin. Il doit y avoir un enregistreur pour le magasin. Toute entrée et sortie d'équipement ou de matériel au niveau du magasin doit être enregistrée. Le magasin doit être maintenu fermé. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 60 • Les échantillons de mouches doivent être envoyés pour examen au Laboratoire de Biologie Moléculaire. Ceci peut se faire : ∙ Tout à la fois, à la fin de la saison de la collecte. ∙ Petit à petit, au fur et à mesure que la saison évolue. Dans l'un ou l'autre cas, les flacons doivent être très soigneusement emballés et de très bonnes dispositions prises pour l'envoi (par route ou par avion). Le formulaire 'Inventaire du matériel entomologique envoyé' (voir Section 3.3) doit être joint à chaque lot qui est envoyé. • En ce qui concerne la formation, vous allez probablement hériter d'une situation où il existe beaucoup de villageois captureurs qui savent déjà faire le travail. S'il y a un besoin pour de nouveaux captureurs, le savoir-faire est très facile à acquérir; donc de nouveaux villageois captureurs peuvent être formés rapidement lors de la première visite de l'année dans le village. Un budget supplémentaire n'est pas nécessaire pour cela. Pour plus d’informations relatives à la formation, se reporter à la Section 6.3 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 61 • Vous devez avoir une liste (ou un plan) des points de capture dans votre pays. Tous les deux ans vous devez revoir votre liste (ou plan) de points de capture où devra s’effectuer la surveillance. Il peut arriver qu'un site ne réponde plus aux critères (voir Section 3.1), et qu'il faille désigner un nouveau site à sa place. • Dans votre rapport annuel au ministère de la Santé, vous devez inclure un bref passage sur la surveillance entomologique. 3. VOUS DEVEZ VERIFIER LA SURVEILLANCE COMME CECI: • Le moyen principal de vérifier la surveillance est la réception des échantillons de simulies des équipes, au moment où ils sont envoyés depuis le terrain. Vous devez examiner attentivement le rapport journalier du captureur (voir Section 3.3, pour vérifier qu'un nombre suffisant de mouches ont été capturées sur chaque site. Ainsi, vous pouvez aisément identifier les villages où il y a des problèmes de capture. Pour voir des examplaires des formulaires utilisées dans la surveillance épidémiologique, reportez-vous à la Section 3.3. • Un autre moyen de vérifier la surveillance entomologique est la supervison des villageois sur le site au cours de la capture. Cela peut se faire par : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 62 ∙ Le médecin entomologiste (disons une fois par saison) ∙ Le/ la responsable de la lutte contre l'onchocercose au niveau du district (à chaque fois qu'il visite le centre médical pour une supervision de routine). ∙ L'infirmier/ l'infirmière du centre sanitaire local (chaque fois qu'il/ elle visite le village du captureur). Voici une liste de contrôle de ce qu'il faut vérifier lors de ces visites: Au niveau du village: ! Le captureur respecte-t-il l'emploi de temps ? ! Les mouches sont-elles correctement conservées ? ! Quels problèmes le captureur rencontre-t-il? Comment peut-on les résoudre ? Au niveau du centre sanitaire/ du sous-district. ! L'infirmier/ l'infirmière vérifie-t-il/elle régulièrement le travail du captureur ? ! L'infirmier/ll'infirmière est-il/elle satisfait(e) des performances du captureur ? ! Les échantillons sont-ils correctement conservés et expédiés ? Au niveau du district: ! La supervision de la surveillance entomologique est-elle incluse dans la supervision intégrée routinière des centres sanitaires ? ! Quels problèmes le superviseur du district a-t-il relevé ? Comment peut-on les résoudre ? ! Les échantillons sont-ils correctement conservés et expédiés? Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 63 Les frais de transport pour une telle supervision doivent être pris en compte dans le budget. • Puisque vous êtes en dernier lieu responsable de cette activité, vous devez avoir des contacts réguliers avec votre médecin entomologiste national pour vous assurer que le système fonctionne bien. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLAIRES DE FICHE DE SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 64 3.3 Exemplaires de fiche de surveillance entomologique 1. Feuille d’enregistrement journalier pour les captureurs : CAPTURE DU SIMULIUM DAMNOSUM POUR LA DETECTION ENTOMOLOGIQUE DE LA RECRUDESCENCE Pays : Région : District : Bassin : Point de capture : date de capture nombre de femelles capturées observations Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLAIRES DE FICHE DE SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 65 TOTAL Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLAIRES DE FICHE DE SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 66 2. Fiche d’inventaire jointe au materiel entomologique INVENTAIRE DU MATERIEL ENTOMOLOGIQUE EXPEDIE Expéditeur: ______________________________________ Destination: _____________________________________ description nombre d’échantillons observations Copies à : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 67 4.1 Comment fonctionne le programme TIDC Le programme TIDC n'est pas très compliqué. Cependant pour son efficacité : • 100% des villages situés dans ces zones doivent participer. • Au moins 65% des habitants de chaque village doivent faire le traitement. • Le traitement doit se faire une fois (dans certains cas deux fois ou trois fois) l'an. Si ces objectifs ne sont pas atteints, il peut y avoir une recrudescence de l'onchocercose. Un peu d'histoire : comment a-t-on démarré le programme TIDC au sein des communautés? Le fonctionnaire responsable de la lutte contre l'onchocercose dans le district recevait une liste de villages où le TIDC était nécessaire. Il/elle ensuite contactait le coordonnateur national de la lutte contre l'onchocercose pour que des cours de formation soient organisés à l'intention des infirmiers/infirmières de tous les centres sanitaires du sous-district qui étaient en service dans ces villages. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 68 1. Une première visite pour expliquer le programme et solliciter la coopération des villageois dans «le traitement sous directives communautaires". L'approche était polie et respectueuse, sachant que les structures de l'autorité villageoise sont différentes selon les différentes sociétés. Avec l'accord des autorités villageoise une assemblée de village était tenue au cours de laquelle le programme était expliqué en détail. Si les villageois consentaient à participer, on leur demandait de choisir deux distributeurs en leur sein. On s'accordait sur la date de la prochaine visite. 2. A la seconde visite, les distributeurs recevaient une formation et dans la foulée tous les villageois éligibles recevaient chacun une dose d'ivermectine. Si pour une raison quelconque les distributeurs cessaient de faire le travail, les mêmes deux visites devaient être effectuer de nouveau, pour identifier et former un nouveau groupe de distributeurs. Le fonctionnement normal du programme TIDC ll y a trois niveaux d'agent responsable du TIDC dans le district : au siège ∇ # le fonctionnaire chargé de la lutte contre l'onchocercose au sous-district ∇ # les infirmiers/infirmières des centres sanitaire Le district au village : # les distributeurs villageois Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 69 Une fois que les distributeurs sont formés et en place, chacun doit accomplir les tâches suivantes: • les distributeurs villageois (Distributeurs communautaires - DC) ! aller chercher l'ivermectine au centre médical quelques semaines avant sa prise ! informer la communauté si l'échéance est arrivée ! recenser annuellement les familles ! remettre la quantité exacte de pilules à tout un chacun ! traiter les effets secondaires ! remplir les fiches de santé et les remettre au centre médical ! commander le nombre exact de pilules pour la prochaine fois. Pour savoir d’avantage comment motiver les DC, se reporter à la Section 4.3. • l'infirmier/l'infirmière du centre médical ! s'occupe de tous les aspects relatifs à la commande d'ivermectine (réception des estimations des villages, leur vérification, leur classement) ! reçoit des villages les rapports pour chaque cycle de distribution et les regroupe dans son rapport annuel à envoyer au district ! effectue une visite dans chaque village à l'approche de la période de distribution pour vérifier que tout va bien ! effectue une visite dans le village qui semble avoir des problèmes ! appuie et encourage les distributeurs ! motive de nouveau le village et forme de nouveaux distributeurs là où les distributeurs ont cessé leur travail. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 70 • le fonctionnaire chargé de la lutte contre l'onchocercose dans le district : ! s'occupe de tous les aspects relatifs à la commande d'ivermectine (réception des estimations des sous-districts, leur vérification, leur classement pour le prochain cycle) ; ! reçoit des sous-districts les rapports pour chaque cycle de distribution et les regroupent dans son rapport sur ce cycle à envoyer au Ministère ; ! effectue des visites dans les sous-districts pour une supervision de routine du TIDC, et particulièrement ceux qui semblent (par suite d'une mauvaise couverture) avoir des problèmes ; ! appuie et encourage le personnel du centre sanitaire ; ! aide à former le nouveau personnel du centre sanitaire de la région; apprête la logistique pour la formation aux niveaux du village et du centre médical /sous-district. Faut-il une fréquence d' une ou de deux fois (ou trois fois) l'an? Ce moyen par lequel l'ivermectine est administré dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose est déterminé par les prévisions d'une simulation de l'infection à l'ordinateur mise au point par l'OCP à Ouagadougou. C'est ce programme (appelé ONCHOSIM) qui nous précise que si nous voulons limiter la transmission de l'infection au moyen de l'ivermectine, 65% de la population doit prendre le médicament. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 71 Cependant ONCHOSIM nous dit que dans certains cas, l'ivermectine doit être pris deux fois l'an (ou même trois fois), dans certaines circonstances : • une fois l'an Dans les zones où l'infection n'a pas été combattue par un traitement larvicide (pour éliminer les simulies) car le niveau d'infection n'était pas tellement élevé. Dans ces cas vous voulez bien donner l'ivermectine juste avant la période de transmission maximale de l'année, normalement en saison pluvieuse, lorsqu'il y a explosion de la population de simulies. • deux fois l'an (ou plus) Dans les zones qui étaient traitées au larvicide pendant beaucoup d'années, mais dont l'infection demeure, ou là où l'infection est de retour, après avoir disparu pendant un moment (c'est un cas dit de 'recrudescence de l'infection'. Habituellement deux cycles par an sont nécessaires avec six mois d'intervalle. Dans certains cas très spécifiques, l'OCP peut donner des instructions pour trois cycles par an qu'il juge nécessaires. A quel moment de l'année doit s'effectuer la distribution ? C'est une question importante et vous devez prendre la décision en faisant très attention. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 72 De façon idéale, nous aimerions que la distribution ait lieu juste avant la saison pluvieuse (c'est-à-dire le moment de la transmission maximale de l'infection par les simulies). C'est parce que le niveau de microfilaires à l'intérieur de la peau tombe à zéro immédiatement après la prise de l'ivermectine, donc la transmission est réduite au minimum. D'autre part, nous devons prendre en compte les réalités de la vie au village. La grande majorité des DC sont des agriculteurs qui pratiquent la culture de subsistance. Pour eux le moment idéal de distribution est l'intervalle allant des récoltes à la nouvelle saison des cultures. Cela les arrange de deux façons : 1. Ils ne perdent pas de temps loin de leurs travaux champêtres : en période de cultures et en période de récoltes, leur temps est économiquement précieux pour eux et leurs familles. 2. Pendant la saison sèche la plupart des gens sont à la maison dans la journée, ce qui facilite la tâche aux DC. Pendant les saisons des cultures et des récoltes, beaucoup de membres de la famille dans le village ne sont pas à la maison pendant la journée. Cela veut dire que les distributeurs communautaires doivent retourner après des heures, même dans l'obscurité. Certaines familles quittent même complètement leur maison pour aller habiter près de leurs champs. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose COMMENT FONCTIONNE LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 73 Nous vous suggérons donc ce qui suit : Pour une distribution par an : Pour deux distributions par an : cela doit s'effectuer pendant la période comprise entre les récoltes et les cultures. une a lieu entre les récoltes et les cultures, l'autre a lieu exactement six mois après Les périodes de cultures et de récoltes peuvent être différentes selon les différentes parties du pays. Vous devez demander l'assistance de vos collègues qui sont au niveau du district afin de fixer le meilleur moment pour chaque district. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 74 4.2 Vos responsibilités dans le programme TIDC Votre responsabilité globale est de prendre les dispositions qui s'imposent pour qu'il y ait un taux de couverture d'au moins 65% de la population totale dans les zones qui doivent être sous traitement à l'ivermectine. Comme vous le savez, ceci est un grand travail qui nécessite annuellement des centaines d'agents de santé et de villages et des milliers (même des millions) de doses d'ivermectine. Vous savez comment fonctionne le programme. En tant que directeur général du processus, vous devez : 1. planifier le programme. 2. diriger le programme. 3. vérifier le programme. 1. Vous devez planifier le programme comme ceci : • Au début de chaque année vous devez planifier de façon détaillée les distributions de l'année. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 75 • Cela veut dire que devez apprêter une liste contenant les détails nécessaires que vous pouvez envoyer à chaque région. Voici un exemple pour deux districts sanitaires: district sanitaire planification des distribu- tions par année centres sanitaires pratiquant le TIDC nombre de villages pratiquant le TIDC population approxima tive Kétou Mars Adakplamé Idigny Illikinou Kpankou Odométa Okpométa 8 6 9 14 9 5 6 500 5 000 7 500 9 500 12 000 3 000 Nikki Mars Septembre Biro Gnanhoun Kassakpéré Nikki Centre Ouénou Sérékalli Suya 5 12 7 5 16 14 7 3 500 9 000 7 500 4 000 13 500 11 500 4 500 Dans votre pays, il se peut que vous héritiez d'une situation où il y a des districts sanitaires avec une distribution par an et d'autres avec deux ou même trois par an. Pour voir l’exemple d’un calendrier annuel pour votre travail TIDC, se reporter à la Section 6.1. • Vous devez élaborer le budget pour le programme TIDC annuellement. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 76 Pour voir l’exemple d’un budget annuel pour votre travail, se reporter Section 6.2. • Vous devez superviser la commande annuelle d'ivermectine auprès de Merck pour votre pays. La façon de faire cette commande varie d'un pays à un autre : Cela se fera habituellement dans le cadre des mécanismes de commande à l'intérieur du système étatique. Les besoins des villages sont transmis aux centres médicaux, qui les transmettent aux districts, etc. Votre tâche consiste à travailler avec les dépôts Pharmaceutiques Centraux de votre pays pour vérifier que : " les quantités sont réalistes (vérifier encore les données que vous avez dans les rapports des districts). " la commande est suffisante pour tous les cycles de traitements de l'année (s'il y en a plus d'un dans votre pays). " la commande est faite au bon moment. Le produit a une durée de vie limitée en entreposage, par conséquent il doit parvenir au pays deux ou trois mois avant le début de la distribution. Il se peut que dans votre pays vous ayez hérité d'une situation où vous faites les commandes vous-même, du fait de l’inefficacité du système étatique. Dans ce cas : " vous recevez les quantités des régions/ districts: vous devez vous assurer que vous en avez reçu la totalité et que les quantités sont réalistes. " ensuite vous faites, par le biais des Dépôts Pharmaceutiques Centraux, la commande auprès du fournisseur (Progamme de Don Mectizan) aux Etats- Unis. " vous planifiez avec les Dépôts Pharmaceutiques Centraux la reprise de votre commande dès que possible Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 77 2. Vous dirigez le programme comme ceci : • Vous devez faire le nécessaire pour la tenue annuelle d'une petite formation. Vous allez probablement hériter de la situation suivante : ∙ la plupart (sinon tous) des villages ont déjà des distributeurs formés. ∙ la plupart (sinon tous) des centres sanitaires de ces zones ont des infirmiers/infirmières qui savent comment former les distributeurs villageois. Du fait du fonctionnement normal et des mutations de personnel il y aura néanmoins un petit besoin constant d'une nouvelle formation, aussi bien pour les distributeurs que pour leurs formateurs (les infirmiers/infirmières des centres sanitaires). Votre budget devra couvrir à la fois la formation des infirmiers/infirmières des centres sanitaires dans un lieu central du district, et la formation des distributeurs villageois dans leurs villages. Les manuels de formations nécessaires pour ces deux niveaux sont disponibles. Pour davantage d’informations sur la formation, se reporter à la Section 6.3. • Par rapport à l'information, l'éducation et la communication (IEC), vous devez rencontrer une ou deux fois l'an la division IEC du ministère pour discuter de la diffusion des messages IEC à travers le réseau. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 78 Le programme TIDC fait beaucoup de IEC à son compte (par l'intermédiaire des distributeurs villageois), donc il se peut que vous en ayez besoin seulement en cas de nouveau développement tel qu'une recrudescence dans une zone donnée. Ils peuvent aussi aider en intégrant des messages sur l'onchocercose dans les programmes d'éducation habituels, dans les établissements scolaires par exemple, pour que la culture collective soit imprégnée de l'information vraie sur l'infection. • Il se peut que vous ayez besoin de l'appui d'organisations non gouvernementales qui aident ou (sont désireuses d'aider) pour le TIDC. Leur appui se présente particulièrement sous trois angles : ∙ Elles financent la formation et le suivi des distributeurs villageois (et parfois demandent à faire eux-même la formation). ∙ Elles font la distribution de l'ivermectine qui a été commandée. ∙ Elles fournissent du matériel et de l'expertise pour l'information, l'éducation et la communication concernant l'infection. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 79 Vous devez organiser régulièrement des rencontres avec elles pour vous assurer qu'elles satisfont aux exigences du programme TIDC ; pour vous assurer qu'il n'y a pas une réplique du programme étatique ; pour vous assurer qu'elles utilisent le même système d'information que les districts lorsqu'elles vous envoient leurs rapports ; pour vous assurer que lorsqu'elles se retirent, le système étatique reprend leurs zones à temps. • Vous devez traiter les rapports reçus des districts sur les cas documentés d'effets secondaires liés à l'ivermectine (les districts ont reçu des instructions pour vous les communiquer).Vous faites des copies et vous les envoyer directement à Merck aux Etats-Unis, à l'adresse suivante : Dr Philippe Gaxotte Laboratories Merck Sharp and Dohme-Chibret 106, Avenue Jean Moulin 78170 La Celle Saint Cloud France Tel : 33-1-30-82-1037 ; Fax :33-1-30-3087-0635 Vous vous rendrez compte que ces rapports vous parviennent rarement et qu'il est nécessaire de rappeler au personnel du district la nécessité de rechercher les effets secondaires. Une copie de ce type de rapport est présentée à la Section 4.6. Pour davantage d’informations concernant les effets secondaries de l’ivermectine, se reporter à la Section 4.4. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 80 • Tous les deux ans vous devez revoir votre liste des villages où le TIDC doit avoir lieu. Vous envoyez des copies des sections pertinentes de votre liste principale aux districts sanitaires, où votre substitut les vérifiera à l'aide des noms figurant sur les rapports courants des sous-districts, avant de vous les retourner. • Vous joignez une brève section sur le TIDC dans votre rapport annuel au Ministère. 3. Vous devez vérifier le programme comme ceci : • Vous devez recevoir et analyser les rapports sur le TIDC en provenance des districts. Ils vous les envoient après chaque cycle de traitement (une fois ou deux fois par an, ou même trois fois). Vous devez utiliser les informations qui y sont contenues pour : ∙ tenir des statistiques annuelles pour le pays, ∙ identifier les districts où le programme connaît des problèmes (taux de couverture bas ou décroissants). Il vous faudra mener des enquête dans les districts sur les problèmes de couverture pour identifier les causes du problème et d'y remédier. Pour davantage d’informations concernant l’évaluation du TIDC, se reporter à la Section 4.5. Pour des exemples de formulaires utilisés pour les rapports du TIDC, se reporter à la Section 4.6. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 81 • Lors de vos visites de supervision routinière dans les districts, vous devez inclure des activités de supervision spécifiques pour vérifier la qualité du programme TIDC. Nous vous suggérons ici une liste de contrôle de votre visite (au minimum une, étant donné que vous aurez probablement plusieurs autres programmes à superviser aussi) : • Une discussion avec le fonctionnaire chargé de lutte contre l'onchocercose au niveau du district est nécessaire pour : ! Vérifier avec lui d’une manière complète les derniers rapports des sous-districts : où sont les villages qui ne sont pas couverts et pourquoi ils ne le sont pas ? ! Vous renseigner sur les problèmes qu'il rencontre et voir avec lui les mesures concrètes de résolution. ! Surtout, vérifier si lui et son équipe supervisent aussi les activités TIDC lorsqu'ils sont en visite dans les centres sanitaires dans le cadre de la supervision intégrée. • Il vous faut visiter les dépôts pharmaceutiques, et discuter avec le fonctionnaire responsable au sujet des commandes et des livraisons de l'ivermectine pour le district. • Il vous faut visiter un ou deux sous-districts qui rencontrent des problèmes et discuter avec le personnel chargé de l'exécution du TIDC là-bas : ! Focalisez-vous sur les villages qui ne sont pas couverts, les raisons pour lesquelles ils ne le sont pas et les solutions possibles. ! Discutez des approvisionnements en ivermectine et de la supervision villageoise. ! Vérifiez la fréquence de supervision du personnel du district et s'ils font la supervision du TIDC également. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose VOS RESPONSABILITES DANS LE PROGRAMME TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 82 Naturellement vous devez élaborer annuellement un budget pour les dépenses encourues au titre des visites de supervision. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MOTIVATION DES DISTRIBUTEURS COMMUNAUTAIRES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 83 4.3 Motivation des distributeurs communautaires Des études ont montré que la majorité des DC sont contents de faire le travail de distribution comme volontaires. Toutefois dans certains cas leur motivation est affectée : • Quand le village est grand et que les maisons sont très éparses de sorte que les DC doivent parcourir une longue distance à pied et il faut une semaine ou plus pour terminer la distribution. • Quand il y a plus d'une distribution par an, de sorte que les distributeurs (qui sont surtout des agriculteurs) doivent faire la distribution pendant la saison des cultures ou celle des récoltes. • Là où il y a d'autres programmes qui octroient des primes réelles à ceux qui travaillent pour eux au niveau du village. Dans ces cas, il est nécessaire de soutenir et de maintenir la motivation des DC. Voici des suggestions sur la façon dont cela doit se faire : • recyclage régulier : réunir les DC une fois par an pour partager les expériences et apprendre davantage concernant leur travail. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MOTIVATION DES DISTRIBUTEURS COMMUNAUTAIRES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 84 • appui et supervision réguliers : l'infirmier/l'infirmière ne manque pas de visiter et d'encourager les DC lors des visites de routine. Il/elle les visite aussi lors de la distribution de l'ivermectine pour les encourager et leur apporter des conseils • distribution gratuite de T-shirts et de casquettes : ceci permet d'identifier les DC au sein de la communauté et montre que le travail qu'ils font est bien apprécié. • 'Un tableau d'honneur' national : ceci est gardé au Siège et porte les noms de ceux qui font un travail bénévole pour la lutte contre la cécité des rivières. Les DC savent que leurs noms sont écrits sur ce tableau et honorés. • aide en matière de transport : dans certains cas, pour ceux qui doivent visiter plusieurs hameaux, campements ou fermes au sein de leurs communautés. Cela peut se faire sous forme d'une bicyclette (gardée au centre sanitaire pour l'usage de tous les DC de cette zone), ou de frais d'essence pour qu'ils puissent louer un cyclomoteur. Il faut toujours demander aux organisations villageoises de donner l'argent pour cela, mais si elles ne peuvent pas (ou refusent de) le faire le service de santé devra probablement trouver cet argent. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose MOTIVATION DES DISTRIBUTEURS COMMUNAUTAIRES Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 85 Chaque pays doit décider de la façon de motiver ses propres DC. La décision doit être prise à la lumière : • des circonstances particulières de chaque région. • du type de primes que les autres programmes donnent. • des contraintes budgétaires. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EFFETS SECONDAIRES DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 86 4.4 Effets secondaires de l’ivermectine Ils sont généralement modérés, et sont causés principalement par la réaction du corps aux millions de microfilaires morts par suite de la prise du médicament. Ce qui constitue un signe que le traitement a fait son effet. Il est intéressant de noter que les membres de la communauté ont spontanément cette même perception. Dans la grande majorité des cas, les effets secondaires apparaissent dans les 24 heures suivant la prise du médicament, puis disparaissent spontanément, sans traitement supplémentaire, en un jour ou deux. Les effets secondaires les plus courants sont : Les grattages Ils peuvent être très violents mais ils ne durent que quelques jours. Ils sont considérés comme graves s’ils empêchent la personne de travailler ou de dormir. Dans ce cas, il faut les traiter avec un antihistaminique. Un Oedème Il est parfois généralisé mais habituellement il est localisé en un endroit du corps, souvent le visage, et souvent sous forme de nodule. Il disparaît quelques jours plus tard. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EFFETS SECONDAIRES DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 87 Il est considéré comme étant grave s’il gêne le mouvement normal de la partie du corps affectée. Il faut alors administrer de l’aspirine à la personne. La fièvre Elle est souvent modérée et de courte durée. Elle est considérée comme grave si elle dure plus d’une journée. Dans ce cas le patient devrait subir un examen plus approfondi en vue de déceler la cause réelle de cette fièvre (par exemple le paludisme). La douleur Elle peut être localisée dans n’importe quelle partie du corps, dans les parties oedemaciées, gagner les articulations ou prendre la forme d’un mal de tête. Si elle est sévère, il faut la traiter avec de l’aspirine. Des vertiges ou une syncope Ils se produisent assez rapidement après la prise de l’ivermectine. Il faut dans ce cas encourager le patient à se reposer et à absorber beaucoup plus de liquides. La diarrhée Elle se produit très rarement. Si elle est sévère, il faut la traiter avec les solutions habituelles de réhydratation. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EFFETS SECONDAIRES DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 88 Toutes les réactions sévères doivent si possible, faire l’objet d’une consultation par un médecin ou un infirmier dans un centre de santé. Il existe un formulaire spécifique qui doit être rempli dans ce cas. Ce formulaire sera envoyé aux fabricants de Mectizan pour enregistrements dans leurs dossiers. Il existe aussi des «effets secondaires» positifs du comprimé. Il élimine les vers intestinaux ; les gens dorment mieux (moins de grattage) ; et il y a aussi une sensation de mieux-être (cela est peut-être due aux parasites moins nombreux et au plus long sommeil). Comme conséquence, l’ivermectine a, d’un certain côté, acquis la réputation d’accroître la performance sexuelle ! Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 89 4.5 Evaluation du TIDC Quand nous considérons la surveillance (épidémiologique et entomologique), nous pensons en terme de la situation dans les bassins : qu’est-ce qui arrive au parasite là-bas ? Pour le TIDC, nous devons penser à la couverture au niveau des districts sanitaires : quelle proportion de la population qui doit être mise sous traitement à l’ivermectine là-bas l’est effectivement ? Le chiffre magique est 65 % : un minimum de 65 % de la population totale d’une zone doit prendre l’ivermectine annuellement, si la transmission du parasite doit être maintenue à un bas niveau (par «population totale», nous désignons tout le monde et non seulement ceux qui ont été retenus pour recevoir l’ivermectine). Si vous avez atteint ce chiffre, c’est que vous êtes en train de faire un bon travail. Bien sûr des chiffres plus élevés seraient mieux : c’est possible d’aller jusqu’à 85 %. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 90 Votre système d’information pour le TIDC Pour le moment, vous allez faire fonctionner un système d’information parallèle pour le TIDC en dehors du système d’information normal du service de santé. La responsabilité du système d’information vous incombe. Cela fonctionne comme ceci : Les distributeurs villageois distribuent l’ivermectine une ou deux fois par an. Ils font chaque fois un recensement. Un mois après chaque distribution, ils remettent les carnets de recensement à l’infirmier /l’infirmière du centre sanitaire du sous- district. Le village (distributeur) • L’infirmier/l’infirmière du centre sani- taire résume les données des villages dans un «Rapport du sous-district pour chaque cycle de traitement à l’ivermectine» (Section 4.6) Ce formulaire doit aussi contenir les noms et les populations totales des villages qui selon les estimations doivent être soumises au traitement à l’ivermectine, mais ne le sont pas pour une raison ou une autre. C’est très important, autrement il est impossible de calculer le taux de couverture. Il/elle envoie le formulaire rempli à votre substitut au niveau du district, c’est-à-dire la personne chargée de la lutte contre l’onchocercose là-bas. le sous-district (infirmier du centre sanitaire) Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 91 • Cette personne du district résume les données des sous-districts dans un «rapport du district pour chaque cycle de traitement à l’ivermectine» (Section 4.5). Ce formulaire aussi doit contenir des informations démographiques détaillées des villages refractaires, pour la même raison. Il/elle vous envoie le formulaire rempli pour chaque cycle de traitement le district (fonctionnaire chargé de la lutte contre l’onchocercose) • Au niveau national, vous vous servez des formulaires des districts pour calculer le taux de couverture national en utilisant un «rapport national sur chaque cycle de traitement» (Section 4.6). Le bureau national (vous) La prise de décision à partir des données Une fois que vous recevez les données des districts, vous les vérifiez pour voir si : • les données des villages refractaires sont incluses • les calculs ont été faits correctement. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 92 Vous pouvez maintenant voir aisément dans quels districts il y a les problèmes suivants : • ceux où le pourcentage de la population couverte est inférieur à 65 % • ceux où le taux de couverture est en baisse par rapport aux cycles précédents. Le calcul des statistiques nationales Vous faites maintenant votre rapport national pour chaque cycle de traitement en résumant tout simplement les données du district et en calculant les pourcentages. 1. Premièrement, surtout vous devez calculer le pourcentage de la population couverte : nombre de personnes effectivement traitées dans tous les villages qui doivent être mis sous traitement à l’ivermectine population totale pour tous les villages qui doivent être sous traitement à l’ivermectine X 100 Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 93 2. Deuxièmement, vous pouvez calculer le pourcentage des villages couverts : Nombre de villages où le TIDC a effectivement eu lieu Nombre total de villages qui doivent être mis sous le traitement à l’ivermectine X 100 3. Troisièmement, vous pouvez calculer le nombre total de comprimés d’invermectine (3 mg) qui ont été distribués, utilisés, jetés et celui encore en stock. Il peut arriver que dans votre pays, vous avez des zones avec différents nombres de cycles de traitement par an. Alors, vous avez les options suivantes : 1. Notation séparée du taux de couverture pour chaque cycle. Bien sûr pour chacun de ces calculs, vous utiliserez comme dénominateur «la population totale qui est censée recevoir le traitement pour ce cycle». 2. Si vous voulez avoir un chiffre annuel pour le pays (pour votre rapport au ministère par exemple), vous devez faire ce qui suit : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 94 cycle nombre de personnes effectivement traitées dans tous les villages qui doivent être couverts par le TIDC pour ce cycle de traitement population totale pour tous les villages qui doiventêtre couverts par le TIDC pour ce cycle de traitement 1 2 3 a b c A B C couverture nationale par an (%) = a + b + c X 100 A + B + C L’importance de la ‘liste des villages’ Pour que cette évaluation soit significative, il est tout à fait essentiel pour chaque personne prenant part au programme de savoir quels villages sont concernés par le TIDC et selon quelle fréquence. " vous héritez de l’OCP, des listes détaillées de sous-districts et leurs villages, qui nécessitent le traitement. Egalement, l’OCP vous dit pendant combien de temps il faut continuer à traiter ces villages. " Les infirmiers/infirmières des centres sanitaires auront leurs listes de village à traiter ; cela avait été décidé au moment de leur formation. Il est important de noter que ces listes ont été trouvées incomplètes, car il arrive souvent que des villages soient écartés par erreur. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 95 Il faut donc discuter de cette question à chaque visite de supervision dans les centres sanitaires. " S’il y a une recrudescence dans votre pays vous devez ajouter à votre liste les villages se trouvant dans les zones de recrudescence. Les centres sanitaires de la zone concernée doivent recevoir de vous leurs nouvelles listes. " Il est important de savoir que les populations connaissent des changements et se déplacent, parfois de façon étonnamment rapide. Il vous faut tenir constamment votre liste à jour. Vous ne pouvez pas vous rendre personnellement dans chaque sous-district, alors vous devez demander à votre substitut au niveau régional ou du district de le faire à votre place tous les ans ou tous les deux ans. Il/elle utilisera les formulaires du rapport annuel du sous-district (voir Section 4.6) à cet effet. En même temps, il/elle vérifiera si les listes des villages du sous-district sont à jour et prennent en compte tout village qui doit être couvert par le TIDC. Les problèmes courants rencontrés avec le TIDC Pourquoi obtenons-nous des taux de couverture bas ? A partir de son expérience sur des années, l’OCP a relevé les problèmes courants suivants : Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EVALUATION DU TIDC Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 96 Les problèmes liés à l’approvisionnement en ivermectine : ∙ pas d’arrivage d’ivermectine : la chaîne de commande et/ou de livraison s’est brisée quelque part entre le centre sanitaire et les dépôts pharmaceutiques centraux. ∙ arrivage d’une trop petite quantité d’ivermectine : les distributeurs villageois ont mal fait le recensement ou ils ont fait une erreur dans le calcul du total dont ils avaient besoin. ∙ retard de l’arrivage d’ivermectine. Le choix du mauvais moment de l’année pour le traitement: ∙ au moment où les gens sont occupés pour les cultures et les récoltes. ∙ au moment où les gens sont en migration ou se déplacent. • des gens qui refusent de prendre l’ivermectine. • des distributeurs qui n’ont pas été formés correctement. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 97 4.6 Exemples de feuilles de registre d’inventaire de l’ivermectine 1. Exemple de registre d’inventaire de l’ivermectine pour un sous-district Centre de santé de Kérou Registre d’inventaire de l’Ivermectine Comprimés reçus Comprimés livrés date reçus de N° du borderea u de livrai-son Quanti té Livrés à N° du reçu Quanti té Solde Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 98 2. Commande d’ivermectine d’un sous-district pour chaque traitement NOTEZ : • Ceci est un formulaire «maison» que l’on peut utiliser là où il n’y a pas de formulaire officiel du service de santé ; on pourrait utiliser pour la commande d’ivermectine. • Le même formulaire, légèrement adapté, peut être utilisé pour le district. COMMNANDE D’IVERMECTINE POUR L’ANNEE _________ MOIS _________________________________________________ Sous-district:____________________________________________ District:________________________________________________ Quantité d’ivermectine reçue l’année dernière Quantité distribuée aux villages Quantité restant en stock Pour poursuivre nos activités actuelles, nous avons besoin de _____ comprimés supplémentaires. Nom de l’infirmier du centre de santé faisant la commande : Signature: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 99 3. Exemple de format de reçu pour la livraison de l’ivermectine à un village CENTRE DE SANTE DE KEROU N° du reçu : Nombre de comprimés d’ivermectine reçus : Nom de l’infirmier livrant l’ivermectine : Signature de l’infirmier : Nom de la personne faisant la réception : Adresse de la personne faisant la réception : Signature : Date : Notez que ceci est un formulaire «maison». 4. Rapport sur les effets secondaires graves enregistrés Un rapport doit être rédigé par les infirmiers(e)s du centre sanitaire pour chaque cas d’effets secondaires graves observé ou qui leur est rapporté par les distributeurs villageois. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 100 Ce rapport doit être envoyé au bureau du district, puis au bureau régional/national. Ce dernier transmettra l’information au fabricant Merck aux Etats Unis. RAPPORT D’EFFETS SECONDAIRES GRAVES CAUSEES PAR L’IVERMECTINE 1. Information sur le patient Nom: Age: Sexe: Village d’origine : Sous-district: District: Etat de santé avant la prise du médicament : Bon $ Moyen $ médiocre $ Quelles autres maladies a-t-elle ? Autres médicaments que prenait le patient avant l’administration de l’ivermectine ? 2. Information sur le traitement par l’ivermectine Date de la prise de l’ivermectine : Taille du Patient: Nombre de comprimés donnés: Etait-ce la première fois que le patient prenait de l’ivermectine? Oui $ non $ 3. Description des effets secondaires Date du début des effets secondaires: Description des effets secondaires: Traitement des effets secondaires: 4. Qu’est-il arrivé au patient par la suite Est-il allé à l’hôpital? Oui $ non $ Si oui, que s’est-il passé à l’hôpital? Le patient est-il décédé ? Oui $ non $ Nom de l’infirmier(e) du centre sanitaire faisant le rapport: Signature: Centre sanitaire: District: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 101 5. Formulaire de rapport annuel de village NOTEZ : Si les distributeurs villageois sont lettrés, ils peuvent apprendre facilement à produire ce rapport eux-mêmes, évitant ainsi à l’infirmier(e) du centre sanitaire de nombreux problèmes. PROGRAMME DE TIDC: RAPPORT ANNUEL DE VILLAGE Année et mois : Village: District: Sous-district/ centre sanitaire: Nom(s) du (des) distributeur(s) communautaires: Nombre d’habitants: Nombre de personnes traitées: Nombre de personnes non traitées : avec 1 comprimé enfant de moins de 5ans avec 2 comprimés femmes enceintes avec 3 comprimés personnes très malades avec 4 comprimés refus du traitement TOTAL TRAITE absents TOTAL NON TRAITE Ivermectine utilisé : nombre de comprimés restant au début de l’année nombre de comprimés donnés aux villages nombre de comprimés utilisés nombre de comprimés perdus/abîmés nombre de comprimés restant Nom de l’infirmier du centre de santé faisant le rapport: Signature: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 103 6. Formulaire de rapport annuel de sous-district NOTEZ : Il se peut que dans votre pays un formulaire légèrement différent soit utilisé. Cependant, il devrait contenir les mêmes informations PROGRAMME TIDC : RAPPORT ANNUEL DE TIDC Année et mois de traitement : Sous-district: District: Nom du village population recensée population traitée couverture : % de la population traitée quantité d’ivermecti- ne reçue quantité d’ivermecti- ne utilisée quantité d’ivermecti- ne perdue/ abîmée quantité d’ivermecti- ne restante NOTEZ : Si un village n’a pas pris part au programme, remplir le formulaire en écrivant son nom et sa population, remplir les autres cases si possible. Nom de l’infirmier faisant le rapport: Signature: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 104 7. Rapport annuel de district NOTEZ : Il se peut que dans votre pays un formulaire légèrement différent soit utilisé. Cependant, il devrait contenir les mêmes informations. PROGRAMME TIDC: RAPPORT ANNUEL DE DISTRICT Mois et année de traitement : District: Région: Villages sous TIDC quantité d’ivermectine Sous- district Nombre total de villages Nombre total de villages sous TIDC % de villages sous TIDC Popula- tion totale Popula- tion traitée % de popula- tion traitée reçue utilisée perdue/ abîmée Restant TOTAL Nom du responsable de district faisant le rapport: Signature: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose EXEMPLES DE FEUILLES DE REGISTRE D’INVENTAIRE DE L’IVERMECTINE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 105 8. Rapport national du TIDC NOTEZ : Il se peut que dans votre pays un formulaire légèrement différent soit utilisé. Cependant, il devrait contenir les mêmes informations. PROGRAMME TIDC: rapport national Mois et année de traitement : Villages sous TIDC quantité d’ivermectine District sanitaire Nombre total de villages Nombre total de villages sous TIDC % de villages sous TIDC Popula- tion totale Popula- tion traitée % de popula- tion traitée reçue utilisée perdue/ abîmée Restant TOTAL Nom du responsable du district faisant le rapport: Signature: Date: Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose LA SAISIE ET L’ANALYSE DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 107 5.1 La saisie et l’analyse des données de la surveillance Une fois la surveillance épidémiologique achevée, les informations que vous avez recueillies dans les villages-sentinelles doivent être analysées. Cela veut dire que vous devez les traiter pour nous fournir les statistiques dont nous avons besoin pour répondre à des questions et prendre des décisions : • l’infection est-elle maîtrisée ? • si elle ne l’est pas, que faut-il faire et où ? Dans vos bureaux vous trouverez un ordinateur qui avait été installé grâce à l’OCP. • Cet ordinateur est muni du logiciel nécessaire (programme d’ordinateur) dont vous avez besoin pour analyser les informations qui sont recueillies pendant la surveillance épidémiologique. • Il doit y avoir aussi dans les bureaux, une personne qui a été formée pour faire ce travail (peut-être que vous même avez reçu cette formation). Un manuel de formation est disponible à cet effet. Cette personne saisira les nouvelles informations de la surveillance sur votre ordinateur. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose LA SAISIE ET L’ANALYSE DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 108 Pour davantage d’informations concernant la formation, se reporter à la Section 6.3. Dans l’ordinateur vous trouverez toutes les informations qui ont été recueillies pendant la surveillance épidémiologique dans votre pays, depuis le début du programme de lutte. Désormais, chaque fois que vous faites la surveillance épidémiologique, vous devez ajouter les nouvelles informations à celles qui sont déjà là. Il vous fournira alors les informations suivantes : • La prévalence de l’infection dans chacun des villages où l’étude vient de s’achever. • La charge microfilarienne communautaire (CMFC) dans chacun de ces villages.. • La prévalence et la CMFC pour toutes les dates précédentes lorsque la surveillance épidémiologique était faite dans ces villages. • Enfin, l’incidence de l’infection dans chacun des villages (c’est-à-dire le taux de nouvelles infections). Si l’incidence est supérieure à 1,0 % par an, cela veut dire qu’il y a une recrudescence de l’infection. L’ordinateur vous présente ces informations : • sur une carte (donnant la localisation exacte de chaque village) • et sous forme de courbe (indiquant les variations de la prévalence et de la charge microfilarienne au fil des ans) Vos responsabilités sont : • vérifier que les informations ont été saisies correctement. • lire et noter les résultats de l’analyse et prendre les mésures nécessaires (voir section 5.2) Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 109 5.2 Suite à donner aux résultats du traitement des données de la surveillance ‘Situations résiduelles insatisfaisantes’ et ‘recrudescence’ Il est important de saisir la différence qui existe entre ces deux concepts: • A la fin de 2002, il y aura des zones où l’infection demeure et où le danger de transmission est toujours réel - c’est une situation résiduelle insatisfaisante. Ces localités doivent être surveillées de près et le TIDC doit être maintenu pour le moment. • L’infection disparaîtra d’autres zones d’ici à la fin de 2002. Mais quelques années plus tard, la surveillance montrera que la transmission a resurgi. C’est une recrudescence. Le TIDC doit redemarrer dans ces zones. Définition formelle de la ‘recrudescence’ • C’est la présence de nouvelles infections chez les résidents depuis la cessation des traitements larvicides à un taux d’incidence* de 1,0-1,5%, determinée sur une période d’études de 3 à 4 ans. Définition de ‘nouvelles infections’ • Les infections chez des enfants nés après le début du programme de lutte contre l’onchocercose. • Les infections chez des adultes qui ont précédemment été trouvés négatifs en deux études consécutives avec au moins deux ans d’intervalle. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 110 * Ce calcul est automatiquement effectué pour vous si vous traitez vos données de la surveillance sur un logiciel que l’OCP a mis à votre disposition (voir Section 5.1) La continuation du TIDC • A la passation définitive de responsabilité pour la lutte contre l’onchocercose (en décembre 2002), il sera conclu un accord entre l’OCP et chaque pays, portant sur les points de capture et les villages-sentinelles qui vont être utilisés pour la surveillance entomologique et la surveillance épidémiologique respectivement. • En même temps, il sera conclu un accord entre l’OCP et chaque pays portant sur les zones où le TIDC doit avoir lieu et pour combien de temps. Les villages de ces zones étaient pris en compte parce qu’ils répondaient à un ou plusieurs des critères d’inclusion du TIDC suivants: La Charge Microfilarienne Communautaire (CMFC) est égale ou supérieure à 5 mf/s. Le taux de nodules de 20% chez 50 hommes ‘stables’ du village (‘stables’ désignant ceux qui habitent là plus ou moins permanemment pendant 20 ans). Prévalence de microfilaires dans les biopsies cutanées (ou sur le test de pansement) de l’ordre de 40% ou plus. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 111 • Chaque pays poursuit donc la surveillance et le TIDC. Toutefois, au fil du temps, des changements devront avoir lieu par rapport au TIDC : certaines zones pourront cesser de l’appliquer et d’autres pourront commencer à l’appliquer. Le plan de travail de la page suivante vous guidera dans ces décisions. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 112 Prise de décision concernant la lutte contre l’onchocercose Zone avec TIDC Faire annuellement la surveillance entomologique et épidémiologique de chaque bassin • Tous les ans dans chaque bassin, mais tous les 3 ans à chaque site • ceci est entrepris afin de suivre l’évolution de la situation pendant que le TIDC se poursuit sans changement. re-évaluez le TIDC à la date indiquée: • date fixée par l’ OCP en 2003 ou • 15 ans après une recrudescence mauvais résultats: " accroissement de la prévalence " taux d’incidence > égal à 1,0% " taux d’infectivité > égal à 1.0‰ bons résultats: " dimunition de la prévalence " taux d’incidence inférieur à 1,0% " taux d’infectivité inférieur à 0,5‰ continuer le TIDC pendant 15 ans cesser le TIDC Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 113 Zone sans TIDC Faire annuellement la surveillance entomologique et epidémiolo- gique de chaque bassin. " faire tous les deux ans dans chaque bassin, mais tous les 3 ans dans des villages/sites de capture spécifiques " MAIS si le taux d’infectivité est compris entre 0,5 et 1,0‰, faire la surveillance entomologique à ce site annuellement jusqu’à ce qu’il redevienne ‘normal’ Résultat entomologique : résultat épidémiologique : normal taux d’infectivité inférieur à 0,5 anormal compris entre 0,5 et 1,0 ‰ ou >1,0 ‰ anormal taux d’incid. >1,0% normal taux d’incidence inférieur à 1,0 % Etude épidémiologique concentrique et détaillée/cartographie de la zone Cette activité est décrite ci-dessous mauvais résultats dans certains villages: " accroissent de la prevalence " taux d’incidence > ou = 1.0% bon résultat dans tous les villages: " aucun village ayant de mauvais résultats épidemiologiques Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 114 TIDC 2 fois par an dans les villages indiqués par les résultats de l’étude " la 1ère ligne des villages ayant de bons résultats est aussi concernée par le traitement Etude épidémiologique concentrique et détaillée/ cartographie de la zone Ce type d’étude est entrepris si les résultats de la surveillance montrent qu’il y a risque d’une transmission nouvelle de l’onchocercose dans une zone donnée : • Résultats entomologiques d’un point de capture : taux d’infectivité supérieur ou égal à 1,0‰. • Résultats épidémiologique d’un village-sentinelle : taux d’incidence supérieur ou égal à 1,0%. A la suite de ces résultats, vous devez faire une étude épidémiologique complète de la zone : • vous pouvez utiliser les méthodes de la ‘biopsie cutanée’ ou du ‘test de pansement’. • vous commencez par examiner la première ligne ou le premier anneau de villages autour du point où le mauvais résultat avait été trouvé. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 115 Si tous ces derniers ont un bon résultat (faible prévalence, charge microfilarienne communautaire inférieure à 5 mf/s ou test de pansement indiquant 0-1) vous ne devez plus continuer. • Si l’un ou l’autre de ces villages a un mauvais résultat, vous poursuivez l’étude de la première ligne ou du premier anneau de villages autour de ce dernier. • vous continuez ainsi jusqu’à ce que tous les villages de la nouvelle «première ligne» aient de bons résultats. Les villages suivants ont été soumis au TIDC pendant 15 ans : 1. Tous ceux ayant de «mauvais résultats» : • une CMFC supérieure ou = 5 mf/s • une prévalence supérieure = 40% 2. Ceux ayant de «bons» résultats situés au milieu de ceux ayant de «mauvais» résultats. 3. La première ligne de villages qui ne répondent pas aux critères ci- dessus. L’assistance pour ces décisions La décision de démarrer le TIDC (et par conséquent la lutte) dans de nouvelles zones ou de les cesser dans les zones existantes est pour autant difficile qu’elle est importante. Il est donc souhaitable que vous consultiez des collègues et des experts lors de la prise de ces décisons. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose SUITE A DONNER AUX RESULTATS DU TRAITEMENT DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 116 En particulier, le personnel du «Centre sous-régional pour la surveillance et la lutte pluripathologique» qui est en projet seront en mésure de vous aider. Ce centre sera basé à Ouagadougou au Burkina Faso à partir de la fin de 2002. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose UNE SUGGESTION D’EMPLOI DU TEMPS ANNUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 117 6.1 Une suggestion d’emploi du temps annuel Voici l’exemple d’un emploi de temps qu’en tant que directeur vous pouvez utiliser comme guide dans votre travail de lutte contre l’onchocercose. J a n F e v . M a r s A v r il M a i J u i n J u i l. A o û t S e p t. O c t. N o v . D e c . surveillance épidémiologique • faire le programme pour l’année prochaine - • constituer et informer les équipes - • Vérifier le transport, l’équipement, le matériel - • choisir les villages sentinelles pour la prochaine 2ème année - • avertir les districts de ne pas administrer de l’ivermectine aux villages-sentinelles l’année pro- chaine - • recevoir et analyser les rapports - • revoir la liste des villages- sentinelles - Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose UNE SUGGESTION D’EMPLOI DU TEMPS ANNUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 118 J a n F e v . M a r s A v r il M a i J u i n J u i l. A o û t S e p t. O c t. N o v . D e c . surveillance entomologique • avoir une rencontre avec le médecin entomologiste - - - - - - - - - - - - • Choisir des sites de capture pour l’année prochaine - • visiter les sites au début de la saison de la collecte - - • recevoir les échantillons définitifs - - • expédier les échantillons au laboratoire de Biologie Moléculaire - • revoir la liste des points de capture - TIDC • faire un plan détaillé des distribu- tions TIDC de l’année prochaine - • réunion trimestrielle avec les ONG - - - - • préparer/ vérifier la commande de l’ivermectine - - • avoir une rencontre avec le coor- donnateur national IEC pour le programme de l’année prochaine - • analyser les rapports TIDC des districts, prendre les mesures appropriées - - Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose UNE SUGGESTION D’EMPLOI DU TEMPS ANNUEL Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 119 J a n F e v . M a r s A v r il M a i J u i n J u i l. A o û t S e p t. O c t. N o v . D e c . utilisation des données de la surveillance • interpréter les données de la surveillance pour identifier les cas de recrudescence (s’il y en a) - - • programmer une surveillance épidémiologique intense (si nécessaire) - - • interpréter les données de la surveillance pour ajuster le TIDC (décider d’arrêter ou de continuer) - Divers faire un rapport annuel - • préparer le budget pour la prochaine année - • programmer la formation de l’année - • faire la formation - • effectuer les visites de supervision dans les régions - - - - Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 120 6.2 Elaboration du budget pour la lutte contre L’onchocercose Il est évident que les besoins exacts du programme seront différents d’un pays à l’autre. Cependant votre budget annuel devra ressembler à peu près à ceci : Budget pour la lutte contre l’onchocercose pour 2001 1. TIDC 1.1 formation des infirmiers(ières)/du personnel au niveau du district • transport/ carburant • matériel • per diems 1.2 formation/ recyclage des DC • transport/ carburant • per diems 1.3 supervision des DC 1.4 supervision des infirmiers(ières) 1.5 motivation des DC 2. Surveillance épidémiological 2.1 visites sur le terrain (surveillance et supervision) • transport/ carburant • per diems 2.2 formation • transport/ carburant • matériel • per diems 2.3 matériel 2.4 équipement Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 121 3. Surveillance entomologique 3.1 matériel 3.2 émoluments des collecteurs villageois 3.3 visites pour la supervision et la collecte : • transport/ carburant • per diems 3.4 expédition des échantillons au laboratoire de Biologie Moléculaire 4. Divers 4.1 fourniture de bureau et papeterie 4.2 le matériel et activités IEC 4.3 symposiums et ateliers TOTAL Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 122 Voici les détails de ce budget : 1. Pour le TIDC élément du budget détails explication formation/ recylcage des infirmiers ou infirmières et du personnel du district matériel de formation transport/ carburant per diems Dans chaque zone, il y a des mutations régulières du personnel, ce qui veut dire que de nouveaux infirmiers/nouvelles infirmières sans formation sur le TIDC sont affecté(es) dans les centres sanitaires. En plus, les infirmiers/infirmières qui ont été formé(es) il y a longtemps, ont besoin d’un recyclage. Il y a aussi des changements du personnel du district (lequel est chargé de la supervision de la lutte contre l’onchocer- cose). Vous devez élaborer le budget pour une formation annuelle par région pour prendre en charge ces personnes. Formation/ recyclage des D.C. Matériel de formation transport/ carburant per diems Quoique le taux de renouvellement des DC soit bas, le recyclage annuel est un puissant moyen de motivation (particulièrement s’il a lieu dans une localité centrale). Si votre pays décide de le faire, il vous faut élabo- rer un budget pour que chaque centre sanitaire puisse organiser une session annuelle de recyclage pour ses DC. supervision des DC transport/ carburant Chaque cycle de livraison nécessite 3 visites dans les villages : pour faire la livraison de l’ivermectine ; pour vérifier la livraison en cours; pour récupérer les rapports. Les infirmiers/infirmières des centres sanitaires peuvent profiter d’autres visites dans les villages (par ex. Pour le PEV) pour superviser le TIDC, mais l’expérience a montré qu’ils doivent effectuer au moins une visite spéciale TIDC dans chaque village à chaque distribution. vous devez élaborer le budget du carbu- rant nécessaire pour ces visites. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 123 supervision des infirmiers /infirmières des centres sanitaires transport/ carburant Il est convenu que la supervision du TIDC sera intégrée à la supervision normale qu’effectue le personnel du district lorsqu’il visite les centres sanitaires. L’expérience a cependant montré qu’une ou plusieurs visites spéciales sont nécessaires pour le TIDC : par exemple pour faire la livraison de l’ivermectine, pour récuperer les rapports ou pour effectuer le suivi des problèmes. Il vous faut élaborer un budget pour le carburant nécessaire pour ces visites. motivation des DC formation, visites transport/ carburant, cadeaux, etc cela dépend de ce que votre pays décide de faire. Que ce soit la formation, les bicy- clettes ou les t-shirts, cela coûtera de l’argent. Il vous faut élaborer le budget pour supporter le coût de l’activité de motivation pour laquelle vous avez opté. Pour davantage d’information concernant la motivation des DC, se reporter à la Section 4.3. 2. Pour la surveillance épidémiologique élément du budget détails explication visites de terrain pour la surveillance transport/ carburant per diems lorsque vous planifiez la surveillance, vous déterminez exactement les villages que vous allez couvrir cette année. Pour calculer les distances à parcourir (pour l’essence) : consulter les dossiers antérieurs ou une car- te actuelle du pays. Pour calculer les per diems à allouer : travaillez sur la base de la couverture hebdomadaire de trois villages (en tenant compte de leur taille, de la dis- tance entre les différents villages). Il vous faut élaborer un budget pour le carbu- rant et les per diems nécessaires pour ces tournées. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 124 Visites de terrain pour la supervision transport/ carburant per diems il peut y avoir nécessité de superviser les équipes qui sont sur le terrain, particulière- ment si elles n’ont pas d’expérience. Si vous estimez qu’il y a cette nécessité, il vous faut déterminer quand et pendant combien de temps, et ensuite vous devez élaborer un budget pour le carburant et les per diems nécessaires pour ces tour- nées. Formation transport/ carburant matériel per diems il y a beaucoup de personnes dans votre pays qui ont été formées pour la surveillan- ce épidémiologique. Cependant, il peut arriver que vous en manquiez ou que vous sentiez le besoin d’une formation en cours d’emploi. Si vous décidez que la formation est nécessaire, il vous faut élaborer un budget pour deux ou trois sessions de formation par an pour votre pays. matériels pour les deux méthodes : «biopsie cutanée» et «test de pansement» Le matériel nécessaire est présenté à la Section 2.3. De nouvelles dotations peuvent être nécessaires. Il vous faut élaborer un budget pour supporter le coût de ce que vous décidez de remplacer. équipement pour les deux méthodes «biopsie cutanée» et «test de pansement» Le matériel nécessaire est présenté à la Section 2.3. De nouvelles dotations peuvent être nécessaires. Il nous faut élaborer un budget pour supporter le coût de ce que vous décidez de remplacer. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 125 3. Pour la surveillance entomologique élément du budget détails explication émoluments pour les captureurs payés si le travail est fini et jugé satisfaisant vous savez combien de sites vous allez couvrir cette année. Vous savez combien de captureurs vont être placés par site. Il vous faut élaborer le budget pour les émolu- ments de chaque captureur. Visites de terrain pour faire la supervision, la formation, la collecte transport /carburant per diems lorsque vous planifiez la surveillance vous déterminez exactement quels gîte vous allez couvrir cette année. Chacun nécessitera un certain nombre de visites : pour mettre les captureurs au travail ; pour les superviser et faire la collecte de ce qu’ils ont obtenu pour dater ; faire la collecte finale et paiement. Pour calculer les distances à parcourir (pour l’essence) : consultez les dossiers antérieurs ou une carte actuelle du pays. Pour calculer les per diems : travailler sur la base de la couverture hebdomadaire de cinq sites (en tenant compte de leur taille, des distances entre les différents sites). Il vous faut éla- borer le budget pour le carburant et les perdiems nécessaires pour ces tournées. Expédition des échantil- lons matériel, frais de timbres/ frêt Vous allez utiliser du matériel d’emballage et de l’argent pour les frais de timbres ou de frêt pour les échantillons lorsque vous les envoyez à Ouagadougou. Il vous faut éla- borer le budget pour le matériel d’embal- lage et les frais de timbres postaux. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose ELABORATION DU BUDGET POUR LA LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 126 4. Divers Ce point peut comprendre ce qui suit : élément du budget explication fournitures de bureau et papeterie vous aurez besoin de la papeterie et des fournitures habituelles (photocopies, affranchissage etc, ). Il vous faut élabo- rer le budget pour ce dont vous avez besoin. matériel et activités IEC il se peut que vous décidiez de la néces- sité d’éditer et de distribuer du matériel IEC au bénéfice d’un groupe particulier de votre pays. Il vous faut élaborer le budget pour ce que vous envisagez faire. Symposiums et ateliers il se peut que vous envisagiez une ren- contre du personnel régional ou du district pour planifier et évaluer. Il vous faut élaborer le budget de ce que vous envisagez de faire (transport/carburant et perdiem. L’appui en matière de financement des ONG et des programmes bilatéraux . Présentement des ONG et d’autres sponsors apportent une aide financière pour les activités de la lutte contre l’onchocercose, particulièrement le TIDC et l’IEC, dans beaucoup de pays. En guise d’exemples, vous avez Helen Keller International (HKI) le Christoffel Blindenmission (CBM) et Sight Savers (SS). Vous pouvez présenter le budget à des sponsors potentiels pour discuter des activités qu’ils aimeraient financer. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose NOTES CONCERNANT LA FORMATION Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 127 6.3 Notes concernant la formation Quelques points importants concernant la formation Deux choses sont nécessaires pour faire correctement un travail : 1. Les personnes faisant le travail doivent avoir le savoir-faire pour le faire correctement. 2. Il leur faut aussi des ressources telles que le transport, l’équipement, le matériel. C’est une erreur courante que de croire que tout ira bien dans la mesure où les gens ont été formés pendant qu’on néglige de procurer les ressources nécessaires pour le travail. Pendant la formation les apprenants doivent apprendre deux choses : 1. Ils doivent apprendre le savoir - faire dont ils ont besoin pour le travail. 2. Ils doivent apprendre certaines réalités ou savoir pour pouvoir comprendre, pourquoi ils doivent appliquer le savoir - faire. C’est une erreur courante que d’enseigner seulement le savoir et d’espérer que le savoir-faire suivra d’une manière ou d’une autre. Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose NOTES CONCERNANT LA FORMATION Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 128 Pour apprendre correctement un savoir-faire deux étapes sont nécessaires : 1. La démonstration : quelqu’un qui a déjà le savoir-faire l’applique pour que tous voient . 2. La mise en pratique du savoir-faire sous supervision avec feedback pour que l’apprenant puisse tirer des leçons de ses erreurs et s’améliorer de ce fait. C’est une erreur courante que de penser que les gens apprendront à exécuter un savoir -faire si je leur en parle pendant assez longtemps. Le matériel de formation Un certain nombre de manuels de formation ont été écrits et sont disponibles pour votre usage. Si vous n’en avez pas vous pouvez demander au centre Sous-Régional de Surveillance et de Lutte Pluripathologique (à Ouagadougou, Burkina Faso) de vous les envoyer. sujet traité par le manuel groupe cible Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires distributeurs au niveau du village Traitement à l’Ivermectine sous Directive Communautaire professionnels de la santé au niveau du district - formateurs de distributeurs au niveau du village Gestion d’un Programme de lutte contre l’onchocercose NOTES CONCERNANT LA FORMATION Volume 5, Manuel à l’usage Des Coordonnateurs nationaux 129 Surveillance épidémiologique d’un village (méthode de pansement à la DEC) professionnels de la santé au niveau du district Surveillance épidémiologique d’un village (méthode de biopsie cutanée) professionnels de la santé au niveau du district Surveillance entomologique pour les programmes nationaux de lutte contre l’onchocercose professionnels de la santé au niveau du district et au niveau national Traitement des données du terrain agents d’information sanitaire au niveau national

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения