SURVEILLANCE SU M M A R IE S FROM TH E C EN TER S FOR D ISE A SE CONTROL United States of America. —The Centers for Disease Control (CDC) have been actively involved in disease-surveillance activ ities since the formation o f the Communicable Disease Center in 1946. The original scope of the National Surveillance Program included the study o f malaria, murine typhus, smallpox, psitta cosis, diphtheria, leprosy, and sylvatic plague. In 1954, a surveil lance section was established within the Epidemiology Branch o f CDC, primarily concerned with planning and conducting con tinuing surveillance and making periodic reports. Over the years the surveillance activities of CDC have expanded to include not only new areas in infectious disease but also programmes in human reproduction, environmental health, chronic diseases, risk reduction, and occupational safety and health. Ongoing evaluation of these programmes has led to new methods of data collection and analysis and has prompted examination of how data are dissemi nated to the public health community. With a view to timely publication, uniformity in the acquisition, evaluation and reporting of data and to encourage the use of these data, the CDC Surveillance Summaries are published on a quar terly basis. This does not mean that the summaries are limited to quarterly data and m fact annual data are probably more typical. The Annual Summary of the Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) complements rather than serves as the cumula tive summary of the quarterly publications. A recent edition of CDC Surveillance Summaries (MMWR Vol. 33/No. 1SS) lists the 50 surveillance programmes from abor tion to water-related disease outbreaks conducted by CDC with the names of the responsible CDC branch and the reference to the most recent surveillance report or summary. It also includes detailed summaries on the following topics: Behavioural risk factor surveillance, 1981-1983 Much of the morbidity and mortality in the United States today is related to life-style and behaviour, and the prevalence of risk behaviours can vary greatly between states and by demographic characteristics. For example, overweight is more prevalent in the eastern states; more men than women report high overall levels of alcohol consumption and young men are particularly at risk for excessive drinking. The significant amount of state-to-state variation shown by the initial surveys supports the need for continued surveillance. Behavioural Risk Factor Surveys (BRFS) focus on health risk behaviour rather than disease status as the outcome variable. Because much of the morbidity and mortality in the United States today is chronic and develops over an extended period, current
R ÉSU M É S D ES A CTIV ITÉS D E SURVEILLANCE D E S C EN TER S FOR D IS E A S E C O N T R O L Etats-Unis d’Amérique. — Les Centers fo r Disease Control (CDC) ont pris une part active aux activités de surveillance des maladies depuis la création du Centre des maladies transmissibles en 1946. Initialement, le programme national de surveillance devait porter sur le paludisme, le typhus murin, la variole, la psittacose, la diphtérie, la lèpre et la peste sylvatique. En 1954, a été créée auprès de la Division d’Epidémiologie des CDC, une section spéciale ayant pour charge essentielle d’organiser et d’assurer la surveillance continue ainsi que de produire des rapports périodiques. Au cours des ans, les activités de surveillance des CDC ont été étendues non seulement à d’autres maladies infectieuses mais aussi à des programmes relatifs à la reproduction humaine, à l’hygiène du milieu, aux maladies chroniques, à la réduction des risques ainsi qu’à l’hygiène et la sécurité du travaiL L’évaluation de ces programmes, qui se poursuit actuellement, a conduit à l’adoption de nouvelles méthodes de collecte et d’analyse de données et suscité l’étude des conditions dans lesquelles les informations réunies sont diffusées dans l’ensemble des services de santé publique. Pour assurer la publication des données en temps opportun, normaliser les méthodes de collecte, d’évaluation et de notification et encourager leur utilisation, les CDC font paraître trimestriellement une publication inti tulée CDC Surveillance Summaries. Cette périodicité n’implique d’ail leurs pas que seules les données trimestrielles soient récapitulées, car en fait, les données annuelles sont probablement plus typiques. En outre, le résumé annuel du Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) n’est pas un simple récapitulatif des publications trimestrielles, mais un ouvrage de complément. Un récent fascicule des CDC Surveillance Summaries (MMWR Vol. 33/N° 1SS) donne la liste de 50 programmes de surveillance se rap portant à des sujets qui vont de l’avortement aux foyers de maladies hydriques, mis en œuvre par les CDC, avec indication du nom de la branche des CDC responsable et renvoi au dernier rapport de surveillance ou résumé paru. Il contient aussi une récapitulation détaillée des ques tions suivantes: Surveillance des facteurs de risque liés au comportement, 1981-1983 Le mode de vie et le comportement jouent aujourd’hui un rôle impor tant aux Etats-Unis sur le plan de la morbidité et de la mortalité, et la fréquence des comportements à risque peut varier beaucoup d’un Etat à l’autre et en fonction des particularités démographiques. Par exemple, l’excès de poids est plus fréquent dans les Etats de l’est; on trouve plus d’hommes q ue de femmes qui font une consommation excessive d’alcool, et parmi eux, une majorité d’hommes jeunes. Les variations importantes observées d'un Etat à l’autre lors des enquêtes initiales soulignent la nécessité d’une surveillance continue. Dans les enquêtes sur les facteurs de risque liés au comportement, la variable retenue est le comportement à risque davantage que la patho logie elle-même. Du fait du caractère chronique de la morbidité et la mortalité aux Etats-Unis et de leur évolution généralement lente, on a I n f n f iM h f t n s ^ ii^ w m A ln g u ju e r CQDlCQUCS f t DUED^TO;
Epidem iological notes contained in this issue. /f-lactamase-producing Neisseria gonorrhoeas (PPNG), dengue haemorrhagic fever, Expanded Programme on Immunization, influenza, surveillance summaries from the Centers for Disease Control. List of infected areas, p. 106.
Dengue hémorragique, grippe, Neisseria gonorrhoeae productrices de /Martamase (NGPP), programme élargi de vaccination, résumés des activités de surveillance des Centers for Disease Control Liste des zones infectées, p. 106.
WklyEpdem Rec No 1 4 - 3 April 1985
- 102 -
Retn4 épidém hebd N° 14 - 5 gvnl 1983
behaviour is likely to be associated with future disease status. The one-time surveys reported are currently being extended into an ongoing Behavioural Risk Factor Surveillance System that will provide continued state-level information. This information will allow states to identify their particular high-risk groups, define baseline prevalence estimates for the risk factors, and track tem poral trends in rates. These efforts should enhance the develop ment and monitoring o f prevention programmes in the future.
It may also be possible to detect long-term trends in behavioural risk factors at the national level Continued surveillance may permit companson of trends in behaviour with morbidity and mortality in the United States. As the m-depth analyses proceed, it will probably become apparent that many o f the individual health behaviours are part o f more complex patterns and that risk in one category is associated with a high likelihood o f other types of nsk behaviours. Continued analysis of the BRFS data should enhance our understanding of the complex interactions among health behaviours and thereby encourage attempts at more effective pre vention.
tendance à établir une relation entre le comportement actuel et l’état de santé futur. On s’achemine vers le remplacement des enquêtes ponc tuelles dont il est rendu compte par un système permanent de surveillance des facteurs comportementaux de risque qui fournira une information continue au niveau des Etats. Ces données permettront aux Etats d’iden tifier leurs propres groupes à haut nsque, de définir les données de réfé rence permettant d’évaluer la prévalence des facteurs de nsque et de déterminer les tendances des taux. Ces efforts devraient favoriser le développement et la surveillance des programmes de prévention dans l’avenir. Il serait peut-être possible aussi de dégager la tendance séculaire, au niveau national des facteurs de risque liés au comportement. Une sur veillance continue pourrait permettre d’établir une comparaison entre l’évolution des componements et les taux de morbidité et de mortalité aux Etats-Unis. Au cours des enquêtes approfondies qui ont été entre prises, on sera probablement amené à constater que beaucoup des com portements individuels en matière de santé s’insèrent dans un schéma plus complexe et qu’un nsque d’un type particulier est très probablement associé à d’autres types de comportements dangereux. Une analyse con tinue des résultats des enquêtes sur les facteurs de risque comportemen taux devrait permettre de mieux comprendre les interactions complexes entre les divers comportements ayant une incidence sur la santé et encou rager ainsi les efforts en vue d’une prévention plus efficace. Surveillance de la mortalité maternelle, 1974-1978 Le nombre de décès maternels indiqués dans ce rapport (2 555, soit 15,8 pour 100 000naissances vivantes) eslde21% plus élevé que celui que donne le National Centerfor Health Statistics (NCHS) dans des relevés de statistiques démographiques nationales relatifs à la même pénode. La différence résulte en grande partie du recours à la définition plus large du décès maternel donnée dans la Neuvième Révision de la Classification internationale des maladies (CIM-9). (Les données sur la mortalité natio nale pubhées par le NCHS pour 1974-1978 étaient basées sur la CIM-8.) Toutefois, aux Etats-Unis, le dénombrement des décès maternels, même lorsqu’on se fonde sur la définition la plus large, peut donner un chiffre très inférieur à la réalité. Une surveillance attentive de ces décès en Géorgie et dans le New Jersey semble indiquer qu’ils ont été bien souvent mal reconnus ou classés, principalement parce que le certificat de décès n’indiquait pas la relation temporelle ou causale entre la grossesse et le décès. Bien que le taux de mortalité maternelle décline, on commue à penser que 75% des décès maternels pourraient être évités et que par conséquent la mortalité pourrait encore être réduite. Un accès plus facile et un recours plus fréquent aux services de planification familiale et d’assistance pré natale pourraient abaisser le taux global de mortalité maternelle. Par ailleurs, un meilleur traitement des complications de la grossesse pourrait également favoriser cette diminution. Ces observations donnent à penser que, judicieusement appliquée, la technologie médicale existante pourrait permettre d’éviter la plupart des décès maternels aux Etats-Unis. L’analyse de la mortalité maternelle a d’importantes conséquences pour les objectifs sanitaires nationaux. L’un de ceux-ci est de ramener le taux de mortalité maternelle à 5 pour 100 000 naissances vivantes d’ici 1990. Pour fixer cet objectif, on s’est basé sur le taux de mortalité mater nelle de 9,6, relevé en 1978. Selon l'analyse des CDC, le taux de mortalité maternelle pour cette année-là s’est établi en réalité à 13,5, et dépasse par conséquent de 41% celui sur lequel on s’était basé. 11 apparaît donc que des efforts accrus doivent être faits pour atteindre l’objectif fixé. La dengue aux Etats-Unis en 1982 Au cours de la dernière décennie, on a assisté dans la plupart des zones tropicales à une recrudescence des épidémies de dengue. Ce phénomène est dû en partie à l’accroissement du nombre de voyages par avion, qui créent des conditions idéales pour la propagation des virus de la dengue entre les grandes concentrations de population. La prévention de la dengue dépend du succès de la lutte menée contre son principal vecteur, le moustique Aedes aegypti. Parallèlement à l’accroissement des épidémies dans les zones tropicales, on a enregistré une augmentauon du nombre des cas de dengue importés aux Etats-Unis. Beaucoup de ces cas sont importés dans des Etats où l’on trouve des moustiques capables de trans mettre l’infection, ce qui rend d’autant plus nécessaire une surveillance efficace, particulièrement pendant les périodes de recrudescence dans les zones tropicales. En 1982,144 cas de maladie présentant l’apparence de la dengue ont été signalés aux CDC par 28 Etats et par le district de Columbia. Les per sonnes soupçonnées d’être infectées avaient voyagé dans de nombreuses régions d’Asie, du Pacifique et des Caraïbes, d’Aménque centrale, d’Amérique du Sud et d’Afrique. Il a été confirmé que dans cas, importés dans 14 Etats, il s’agissait bien de la dengue. Huit de tes cas confirmés avaient été importés dans des Etats du sud où un autre vecteur potentiel Ae. triseriatus, est commun. Les virus importés appartenaient aux types 1, 2 et 4
Maternal mortality surveillance. 1974-1978 The number of maternal deaths included in this report (2 555 or 15.8 per 100 000 live births) is 21% higher than the number pub lished by the National Center for Health Statistics (NCHS) in national vital statistics reports for the same period. A large part of this difference results from the use of the broader definition of maternal death in the Ninth Revision of the International Clas sification of Diseases (ICD-9). (The National Mortality Data pub lished by NCHS for 1974-1978 were based on ICD-8.) However, even using the broader definition, there may be a substantial undercounting of maternal deaths in the United States. Intensive surveillance of maternal deaths m Georgia and New Jersey sug gests that there has been a marked failure to identify' and classify maternal deaths properly, principally through failure to indicate on the death certificate the temporal or causal relationship of the pregnancy. Although maternal mortality has declined, 75% of maternal deaths are still considered preventable, suggesting that further decreases are feasible. Increased access to and utilization o f family planning and prenatal services might reduce overall maternal mortality rates. Improved management of pregnancy complica tions could further reduce rates o f maternal death, th ese obser vations suggest that existing medical technology, if appropriately applied, can prevent most maternal deaths in the United States. The analysis of maternal mortality has important implications for national health objectives. One o f these objectives is to reduce the maternal mortality rale to 5 per 100 000 live births by 1990. The baseline for this goal was a reported maternal mortality rate of 9.6 for 1978. CDC analysis shows a maternal mortality rate of 13.5 for that year, 41% higher than that baseline. In view of this, increased efforts may be required to achieve the stated objec tive. Dengue in the United States, 1982 In the past decade, epidemic dengue activity has mcreased in most areas o f the tropics. In part, this reflects an increased fre quency of air travel, which provides the ideal mechanism for movement o f dengue viruses between population centres of the world. Preventing dengue depends on controlling its principal vector mosquito, Aedes aegypti. Concurrent with the increased epidemic activity in the tropics has been an increase in numbers of imported cases of dengue into the United States. Many of these cases are imported into states where competent mosquito vectors are found, underscoring the need for effective surveillance, espe cially during periods of increased dengue activity in the tropics.
In 1982, 144 cases o f dengue-like illness were reported to CDC by 28 states and the District of Columbia. The travel history of persons with suspected infection included all parts of Asia, the Pacific and Caribbean Islands, Central and South America, and Afnca. Forty-five cases, imported in 14 states, were confirmed as dengue fever. Eight o f these confirmed cases were imported into southern states where Ae. aegypti, the principal vector of dengue, is still found. Most of the remaining cases occurred in the eastern half of the United States, where another potential vector, Ae. trisertatus, is common. The virus types imported were dengue 1, 2, and 4.
Wkly Eptdern. Rec. No. 1 4 -5 Apnl 1985
-
103
-
Relevé épidéni hebd, N® 1 4 - 5 avril 1985
Plague in the United States, 1983 The widespread occurrence of plague in animals and the record number of 40 human plague cases in 1983 show a continuation of the extensive epizootics in the south-west that were responsible for 17 of 19 cases reported in the United States in 1982. The factors and interactions responsible for increased human exposure in 1983 are not well understood. One reasonable hypothesis is that prolonged cool, moist weather in spring and early summer increased the longevity o f adult vector fleas, thus giving them more time to incubate the organism, find a new host, and transmit the disease. The unusually mild winter preceding the plague season may have contributed to greater survival (over-wintering) of rodent populations, thus providing a larger host population base entering the cool spring/summer plague amplification season. It has also been postulated that increased exposure o f the popu lations of the areas concerned may have occurred because a reduc tion in federal entitlement programmes caused them to rely more on hunting to provide food for themselves and their sheep dogs. This theory is supported somewhat by the fact that 5 of the plague cases in 1983 were acquired by direct contact with animals while hunting rather than by the usual flea-bite source o f infection.
The possibility o f plague pneumonia and the occurrence of undiagnosed and untreated fatal cases continue to be of particular concern to public health officials. About the same number of patients (4) developed pneumonic plague in 1983 as in any of the past 8 years, but the proportion was sharply lower (10% in 1983, compared with an 8-year annual average o f 22%). Four of the 6 patients who died in 1983 did so less than 24 hours after plague was suspected or specific therapy was started. Two o f those 4 had been ill for 3 to 4 days.
La peste aux Etats-Unis, 1983 La large dissémination de la peste chez les animaux et le nombre record de 40 cas de peste humaine enregistrés en 1983 témoignent de la persis tance dans le sud-ouest d’épizooties étendues qui ont été responsables de 17 des 19 cas notifiés aux Etats-Unis en 1982. On ne sait pas au juste à quels facteurs ou interactions attribuer ce regain d’exposition humaine à l’infection constaté en 1983. Il n'est pas exclu qu’une période prolongée de temps frais et humide au printemps et au début de l’été ait accru la longévité des puces vectrices adultes, augmentant ainsi la durée de la période propice à l’incubation de l’infection, à la recherche d’un nouvel hôte et à la transmission de la maladie. En outre, l’hiver anormalement doux qui a précédé la saison pendant laquelle la peste est apparue peut avoir fkvorisé la survie des populations de rongeurs, accroissant ainsi le nombre des hôtes présents au début de la période de temps frais du printemps et de l’été pendant laquelle la peste se propage. On a aussi émis l’hypothèse que les populations des zones concernées auraient pu être plus exposées à l'infection du fait qu’une réduction de certaines presta tions fédérales les auraient obligés à recourir davantage à la chasse pour assurer leur alimentation et celle des chiens de berger. Cette théorie est quelque peu étayée par le fait que dans 3 des cas de peste enregistrés en 1983, la contamination était due à un contact direct avec des animaux lors de parties de chasse et non aux piqûres de puces qui sont généralement à l’origine des infections. Le risque de peste pulmonaire et l’apparition de cas mortels non décelés ou traités commuent à beaucoup préoccuper les services de santé publique. Le nombre des personnes atteintes de peste pulmonaire en 1983 (4) a été à peu près le même qu’au cours de chacune des 8 dernières années, mais la proportion des cas de peste ayant évolué vers la peste pulmonaire a été nettement inférieure ( 10% en 1983 contre 22% en moyenne dans les 8 années précédentes). Quatre des 6 patients décédés en 1983 sont morts moins de 24 heures après que la possibilité d’une atteinte de peste eut été envisagée ou qu’une thérapie spécifique eut été instituée. Deux de ces 4 patients étaient malades depuis 3 ou 4 jours.
(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, Vol. 33/No. ISS, CDC Surveillance Summaries; US Centers for Disease Control.)