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Global Advisory Committee on Vaccine Safety, 3-4 December 2009 = Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale, 3-4 décembre 2009

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Global Advisory Committee on Vaccine Safety, 3-4 December 2009 The Global Advisory Committee on Vac­ cine Safety (GACVS), an expert clinical and scientific advisory body, was estab­ lished by WHO to deal with vaccine safety issues of potential global importance in­ dependently from WHO and with scien­ tific rigour.1 GACVS held its twenty-first meeting in Geneva, Switzerland, during 3-4 December 2009.2 3 The committee re­ viewed the safety of pandemic A (H1N1) influenza vaccines and the safety profile of a meningococcus A conjugate vaccine that will soon be deployed in sub-Saharan Africa. The committee also discussed the use of bacille Calmette-Guérin (BCG) vac­ cine in areas with a high prevalence of infection with human immunodeficiency virus (HIV) and reviewed progress with global monitoring of adverse events fol­ lowing immunization (AEFI). Safety of pandemic A (H1N1) influenza vaccines

Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale, 3-4 décembre 2009 Le Comité consultatif mondial de la Sécurité vaccinale (GACVS), composé de spécialistes des questions scientifiques et techniques, a été créé par l’OMS pour traiter, en toute indépendance et avec la rigueur scientifique voulue, des problèmes de sécurité vaccinale pouvant avoir une importance mondiale.1Le GACVS a tenu sa vingt et unième réunion à Genève (Suisse) les 3 et 4 décembre 2009.2 Il a examiné l’innocuité des vaccins contre la grippe pandémique A (HINI) 2009 ainsi que le profil d’innocuité d’un vaccin antiméningococcique A conjugué qui sera déployé sous peu en Afrique subsaha­ rienne. Le Comité s’est également penché sur l’utilisation du BCG (bacille de Calmette et Guérin) dans les zones à forte prévalence de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et a examiné les progrès de la surveillance mondiale des manifestations postvaccinales indésirables (MAPI). Innocuité des vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 3 4 6 01.2010 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

Since its emergence in March 2009, influenza A (H1N1) 2009 virus has caused significant morbidity and mortality. For example, the United States Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estimates that in the USA there have been about 100 000 hospi­ talizations and nearly 4000 deaths caused by pandemic (H1N1) 2009 virus during the pe­ riod April to 17 October 2009. In response to the pandemic, >30 pandemic (H1N1) 2009 vaccines have been developed and licensed. Since September 2009, >50 countries have implemented immunization programmes targeting various populations. These popula­ tions include health-care workers, children, pregnant women, and individuals with cer­ tain underlying medical conditions, includ­ ing chronic lung disease, diabetes, and heart disease, as well as those whose immune sys­ tems are compromised.3 ,4 From 21 September to 2 December 2009, tens of millions of doses of the pandemic 1 See No. 4 1 ,1 9 9 9 , pp. 3 3 7 -3 3 8 . 2 GACVS invited additional experts to present evidence on the safety of meningitis conjugate vaccines. These experts included people af­ filiated with the Ministry of Health, the Agence pour la Médecine Préventive, Ouagadougou (Burkina Faso) and the Programme for Appropriate Technology in Health, Ferney-Voltaire (France). 3 See No. 30, 2009, pp. 3 0 1 -3 0 8 . 1 See No. 49, 2009, pp. 5 0 5 -5 1 6 .

Depuis son apparition en mars 2009, le virus grippal A (HINI) 2009 a entraîné une morbi­ dité et une mortalité importantes. Par exem­ ple, les Centers for Disease Control and Preven­ tion (CDC) estiment qu’aux États-Unis il y a eu près de 100 000 hospitalisations et 4000 décès dus au virus pandémique entre avril et le 17 octobre 2009. En réponse à la pandémie, >30 vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009 ont été mis au point et homo­ logués. Depuis septembre 2009, >50 pays ont mis en œuvre des programmes de vaccination ciblant des populations diverses. Il s’agissait notamment des personnels de santé, des enfants, des femmes enceintes et des person­ nes souffrant de certaines affections - maladie pulmonaire chronique, diabète et cardiopathie - ainsi que des personnes immunodépri­ mées.3 ,4 Entre le 21 septembre et le 2 décembre 2009, des dizaines de millions de doses de vaccin contre ' Voir N °41, 1999, pp. 337-338. 2 Le GACVS a invité d'autres experts à présenter des données relatives à l'innocuité des vaccins antiméningococciques conjugués. Parmi eux figu­ raient des personnes affiliées au Ministère de la Santé, à l'Agence pour la Médecine préventive de Ouagadougou (Burkina Faso) et au Program­ me de technologie appropriée pour la santé, Ferney-Voltaire (France). 3 Voir N" 30, 2009, pp. 301-308. 1 Voir N" 49, 2009, pp. 505-516.

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(H1N1) 2009 vaccine were administered, thereby providing the basis for this first safety review by the GACVS. The review is mainly based on passive surveillance data.5 Under the coordination of WHO, there is an unprecedented, ongoing exchange of safety information among regulatory and public health authorities from many countries around the world. Pandemic influenza vaccines include live attenuated vaccines, inactivated unadjuvanted vaccines (split, subunit virion, or whole virion) and inactivated adjuvanted vaccines (split or sub-unit virion). At the time of the GACVS review, it was estimated that nearly 150 million vaccine doses had been distributed in many countries around the world. Approximately 30% of those 150 million doses are adjuvanted vaccines. No unexpected safety concerns have been identified for any of the pandemic (H1N1) 2009 vaccines. Product labelling for each vaccine contains a summary of expected side-effects.6 In the ongoing immunization campaigns, deaths in temporal association with vaccination have been reported in many countries. Given the large number of people who have been vaccinated, it is expected that deaths that were unrelated to vaccination would occur in temporal association with vaccination.7 Investigation of deaths that have been reported after immunization have identified that the cause of death has been unrelated to vaccination in all but a few instances. There have been a few individual reports of deaths associated with anaphylactic reactions to vaccination. Immediate hypersensitivity reactions have been reported after the use of all types of pandemic (H1N1) 2009 vaccines. These events include urticaria, angioedema and anaphylaxis, with reactions ranging from mild to serious. The overall reporting rates for anaphylaxis range from 0.1 to 1.0 per 100 000 doses distributed. Anaphylaxis is a known, potentially life-threatening adverse effect of all vaccines and is a very rare event. Nonetheless, immunization providers must be prepared to recognize and appropriately treat such reactions.8 Although some cases of Guillain–Barré syndrome have been reported after receipt of pandemic (H1N1) 2009 vaccines, the evidence to date is reassuring, with no increase in reporting rates above what is expected, based on background rates. Active surveillance for GBS has been instituted in several countries and should provide additional information by the first quarter of 2010. Concerns have been raised about the use of adjuvanted pandemic vaccines in patients with immune disorders, such as immunodeficiency, autoimmune disorders and 5

la grippe pandémique A (H1N1) 2009 ont été administrées, ce qui a été le point de départ de ce premier examen de l’innocuité par le GACVS. Cet examen repose principalement sur les données de la surveillance passive.5 Avec la coordination de l’OMS, on assiste à un échange permanent et sans précédent de données relatives à l’innocuité entre les autorités de réglementation et de santé publique de nombreux pays. Les vaccins contre la grippe pandémique comprennent des vaccins vivants atténués, des vaccins inactivés sans adjuvant (sous-unité, à virion fragmenté ou entier) et des vaccins inactivés avec adjuvant (sous-unité ou à virion fragmenté). Au moment de l’examen par le GACVS, il a été estimé que près de 150 millions de doses avaient été distribuées dans de nombreux pays. Il s’agissait pour environ 30% de vaccins avec adjuvant. Aucun problème inattendu d’innocuité n’a été recensé pour aucun des vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009. L’étiquetage des produits pour chaque vaccin renferme un résumé des effets secondaires prévisibles.6 Dans le cadre des campagnes de vaccination en cours, on a signalé dans de nombreux pays des décès associés dans le temps à la vaccination. Compte tenu du grand nombre de personnes vaccinées, on s’attend à ce que des décès non liés à la vaccination puissent être associés dans le temps à la vaccination.7 L’enquête menée sur les décès signalés après la vaccination a permis de déterminer que la cause du décès n’était pas liée à la vaccination dans pratiquement tous les cas. Il y a eu quelques rapports faisant état de décès associés à une réaction anaphylactique à la vaccination. Des réactions d’hypersensibilité immédiate ont été signalées à la suite de l’injection de tous les types de vaccins contre la grippe pandémique (H1N1) 2009; elles se manifestent par de l’urticaire, un angiœdème et une anaphylaxie et montrent toute la gamme de réactions bénignes à graves. Le taux de notification général de l’anaphylaxie est compris entre 0,1 et 1,0 pour 100 000 doses distribuées. L’anaphylaxie est un effet indésirable connu, potentiellement mortel, de tous les vaccins et est un événement très rare. Néanmoins, les agents chargés de la vaccination doivent être préparés à reconnaître et à traiter convenablement ces réactions.8 Bien que certains cas de syndrome de Guillain-Barré aient été notifiés après l’administration du vaccin contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009, les données disponibles à ce jour sont rassurantes, aucune augmentation du taux au-delà de ce à quoi on peut s’attendre n’ayant été observée, par rapport au taux de base. Une surveillance active du syndrome de GuillainBarré a été instituée dans plusieurs pays et devrait fournir des informations supplémentaires au premier trimestre 2010. L’utilisation de vaccins avec adjuvant chez des patients présentant des troubles de l’immunité à une immunodéficience, à des maladies auto-immunes ou à des transplantations a suscité 5

Passive surveillance refers to a system designed to collect adverse events that follow vaccination. This type of surveillance typically relies on health professionals noting and reporting to the appropriate authority adverse events that occur in individuals after vaccination. This system relies on spontaneous reporting by health-care staff. By contrast, active surveillance is a mechanism through which specific health conditions are monitored through a systematic and continuous review of medical records. The committee noted the recent warning from the European Medicines Agency (EMEA), after review of data from an ongoing clinical trial submitted by the manufacturer, that a higher proportion of young children may experience fever after their second dose of an adjuvanted pandemic influenza vaccine, Pandemrix, than after their first dose. The EMEA recommended that prescribers and parents should monitor the temperature of the vaccinated child and, if necessary, take measures to lower the fever. Additional information is available at: http://www.emea.europa.eu/ pdfs/general/direct/pr/78440409en.pdf (accessed January 2010). Black S et al. Importance of background rates of disease in assessment of vaccine safety during mass immunisation with pandemic H1N1 influenza vaccines. Lancet, 2009 (doi:10.1016/S0140-6736(09)61877–8). The Public Health Agency of Canada identified a higher-than-normal rate of anaphylaxis (4.1/100 000 doses distributed) linked to one particular lot of the adjuvanted pandemic (H1N1) 2009 vaccine. Pending further investigation of adverse event reports linked to the lot, unused vaccines from this lot were withdrawn from use on 24 November 2009.

On entend par surveillance passive un système destiné à recenser les manifestations indésirables consécutives à la vaccination. Ce type de surveillance repose généralement sur la notification par les professionnels de santé à l’autorité compétente des manifestations indésirables survenant après une vaccination. Ce système repose donc sur la notification spontanée par le personnel de santé. Par opposition, la surveillance active est un mécanisme qui permet de suivre une situation sanitaire particulière grâce à un examen systématique et continu des dossiers médicaux. Le Comité a noté la récente mise en garde de l’Agence européenne du Médicament (AEM) après l’examen des données d’un essai clinique en cours soumises par le fabricant, à savoir qu’une proportion plus élevée de jeunes enfants peuvent présenter de la fièvre après l’administration de la deuxième dose de Pandemrix d’un vaccin contre la grippe pandémique avec adjuvant que lors de l’administration de la première. L’AEM a recommandé aux prescripteurs et aux parents de surveiller la température de l’enfant vacciné et, si nécessaire, de prendre des mesures pour la faire baisser. On trouvera davantage d’informations sur le site http://www.emea.europa.eu/ pdfs/general/direct/pr/78440409en.pdf (consulté en janvier 2010). Black S et al. Importance of background rates of disease in assessment of vaccine safety during mass immunisation with pandemic H1N1 influenza vaccines. Lancet, 2009 (doi:10.1016/S01406736(09)61877-8). L’Agence de Santé publique du Canada a observé un taux d’anaphylaxie supérieur à la normale (4,1/100 000 doses distribuées) lié à un lot particulier de vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009 avec adjuvant. En attendant un examen plus approfondi des notifications de manifestations indésirables concernant ce lot, les vaccins non utilisés de ce lot ont été retirés le 24 novembre 2009. Weekly epidemiological record, No. 5, 29 january 2010

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solid organ transplants. To date, post-marketing surveillance has not found evidence for causality of any safety issues in such patients. Viral infections, such as influenza, can lead to severe complications in immunocompromised patients. Thus, the benefit of pandemic (H1N1) 2009 vaccines, adjuvanted or unadjuvanted, far outweighs the potential risks in these patients. Programmatic errors have also been reported, including erroneously administering other drugs instead of vaccine, or errors in mixing adjuvant and antigen components as required for some of the vaccines. Immunization programmes should take appropriate measures to prevent such errors. In summary, GACVS concluded that: 1. Ten weeks into the worldwide immunization campaign against pandemic (H1N1) 2009, the GACVS reviewed the safety of pandemic (H1N1) 2009 vaccines currently in use. To date, the safety data are reassuring. 2. Most of the adverse events that have been reported after immunization have not been serious. To date, no unexpected safety concerns have been identified. 3. Reporting mechanisms have been enhanced. Ongoing vaccine safety monitoring (pharmacovigilance) is critical, including regular information-sharing with WHO by national regulatory and health authorities. Most of the safety information to date is from passive surveillance. Data from active surveillance will be assessed as they become available.3

certaines préoccupations. À ce jour, la surveillance postcommercialisation n’a pas révélé de données établissant une causalité entre ces affections et des problèmes d’innocuité chez ces patients. Les infections virales comme la grippe peuvent entraîner des complications graves chez les patients immunodéprimés. C’est pourquoi l’avantage que présentent les vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009, avec ou sans adjuvant, l’emporte de loin sur les risques potentiels chez ces patients. Des erreurs programmatiques ont également été signalées, notamment l’administration par erreur d’autres médicaments à la place du vaccin, ou des erreurs lors du mélange de l’adjuvant et de la fraction antigénique qui n’a pas été réalisé dans les conditions requises pour certains vaccins. Les programmes de vaccination devraient prendre les mesures voulues pour éviter de telles erreurs. En résumé, le GACVS a conclu ce qui suit: 1. Dix semaines après le début de la campagne de vaccination mondiale contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009, le GACVS a examiné l’innocuité des vaccins utilisés. À ce jour, les données sont rassurantes. 2. La plupart des manifestations indésirables signalées après la vaccination n’ont pas été graves. À ce jour, aucune préoccupation inhabituelle relative à l’innocuité n’a été signalée. 3. Les mécanismes de notification ont été renforcés. La surveillance constante de l’innocuité des vaccins (pharmacovigilance) est essentielle, et notamment l’échange régulier d’informations entre les autorités nationales ou les autorités sanitaires et l’OMS. La plupart des informations ayant trait à l’innocuité à ce jour proviennent de la surveillance passive. Les données provenant de la surveillance active seront évaluées dès qu’elles seront disponibles.3

Review of safety profile on meningococcal A conjugate vaccine from clinical trials The committee was given an overview of the MenAfriVacTM vaccine clinical safety data and risk management plan. This is a lyophilized meningitis A conjugate vaccine developed by the Meningitis Vaccine Project. Each dose of 0.5ml vaccine contains: PsA10 µg, TT conjugate 10–33 µg, aluminium phosphate adjuvant 0.3mg Al3+ and thiomersal 0.01%. Four clinical trials have evaluated the reactogenicity and safety of MenAfriVacTM, and 2  additional trials are ongoing. The phase I study was conducted in 18–34 year-old volunteers in India; Phase II and II/III studies, to assess the safety and immunogenicity of the vaccine, were performed in 1–29 year-old people in Africa and India. To date, a total of 1126 subjects have been followed to evaluate the safety and immunogenicity of the MenAfriVacTM vaccine. The subjects in the trials were followed for AEFI for at least 1 month after vaccination and for serious adverse events up to at least 1 year after vaccination. MenAfriVacTM vaccine did not cause any adverse reactions beyond 4 days post immunization; the adverse events observed were comparable between study and control vaccine groups, except for injection site tenderness which was more common (13%) among those in the MenAfriVacTM vaccine group. No particular safety concerns were identified in any of the age groups evaluated. None of the 137 serious adverse events (including 14 deaths) reported in the vaccine studies were assessed to be related to the study vaccines. The committee highlighted issues yet to be addressed with respect to use of the vaccine. These included the need for booster doses, their effect on carriage, interactions with EPI if given to infants and the possibility of serotype replacement. There are no data on the effects of the vaccine in special groups such as those HIV-infected and those severely malnourished. releve epidemiologique hebdomadaire, No 5, 29 janvier 2010

Examen du profil d’innocuité d’un vaccin antiméningococcique A conjugué à partir d’essais cliniques Le Comité a ensuite eu une présentation succincte des données relatives à l’innocuité clinique du vaccin MenAfriVacTM et du plan de gestion des risques. Il s’agit d’un vaccin antiméningococcique A conjugué lyophilisé mis au point par le Projet vaccin méningite. Chaque dose de 0,5 ml de vaccin contient: 10 µg de PsA, 10 33 µg de conjugué, 0,3 µg d’Al3+ (adjuvant: phosphate d’aluminium) et 0,01% de thiomersal. Quatre essais cliniques ont évalué la réactogénicité et l’innocuité du MenAfriVacTM, et 2 autres essais sont en cours. L’étude de phase I a été conduite chez des sujets âgés de 18 à 34 ans en Inde; les études de phases II et II/III, destinées à évaluer l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin, ont été effectuées chez des volontaires âgés de 1 à 29 ans en Afrique et en Inde. À ce jour, un total de 1126 sujets ont été suivis afin d’évaluer l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin MenAfriVacTM. Les manifestations postvaccinales indésirables ont été suivies chez les sujets faisant l’objet de ces essais pendant au moins 1  mois après la vaccination, les manifestations graves l’étant pendant au moins 1 an après la vaccination. Le vaccin MenAfriVacTM n’a pas entraîné de réaction indésirable au-delà de 4  jours après la vaccination; les manifestations indésirables observées étaient comparables pour le groupe d’étude et le groupe témoin, à l’exception d’une douleur au point d’injection, plus courante (13%) dans le groupe vacciné par MenAfriVacTM. Aucun problème particulier d’innocuité n’a été recensé dans aucune des classes d’âge évaluées. Aucune des 137 manifestations indésirables graves (y compris 14 décès) signalées dans les études vaccinales n’a pu être reliée aux vaccins étudiés. Le Comité a insisté sur les questions qui restaient à traiter concernant l’utilisation du vaccin, à savoir la nécessité de doses de rappel, leur effet sur le portage, les interactions avec les vaccins du PEV si le vaccin est administré à des nourrissons et la possibilité de remplacement du sérotype. On ne possède pas de données sur les effets du vaccin dans des groupes particuliers tels que les personnes infectées par le VIH ou souffrant de malnutrition sévère. 31

The committee also reviewed the safety profile of other meningococcal conjugate vaccines. Pre- and post-licensure data for meningococcal conjugate vaccines have not shown marked differences between the vaccines, and reported serious adverse events are rare. Based on potential safety signals that were identified with other meningococcal conjugate vaccines, the pharmacovigilance for the meningococcal A conjugate vaccine should pay specific attention to anaphylactic reactions, severe cutaneous reactions, nephrotic syndrome, meningitislike symptoms, myocarditis and Guillain–Barré syndrome. These other vaccines differed from MenAfriVacTM with respect to the excipients in the vaccine, particularly aluminium phosphate and thiomersal. Establishment of proactive pharmacovigilance, with a risk management programme that includes safety evaluation during a phased roll-out, should therefore be an essential component of introduction plans for this new vaccine. The committee concluded that available data for MenAfriVacTM vaccine do not indicate any special cause for concern. However, further studies, particularly postmarketing surveillance, are needed to better assess the safety profile of the vaccine.

Le Comité a également examiné le profil d’innocuité d’autres vaccins antiméningococciques conjugués. Les données antérieures et postérieures à l’autorisation de mise sur le marché des vaccins antiméningococciques conjugués n’ont pas fait apparaître de différence marquée entre les vaccins et rares ont été les manifestations indésirables graves signalées. Sur la base des signaux possibles d’innocuité recensés pour d’autres vaccins antiméningococciques conjugués, la pharmacovigilance exercée sur le vaccin antiméningococcique A conjugué devrait prêter une attention plus particulière aux réactions anaphylactiques, aux réactions cutanées graves, au syndrome néphrotique, aux symptômes évoquant une méningite, à la myocardite et au syndrome de Guillain-Barré. Ces autres vaccins se distinguaient du MenAfriVacTM pour ce qui est des excipients qu’ils renfermaient, en particulier le phosphate d’aluminium et le thiomersal. La mise en œuvre d’une pharmacovigilance précoce, assortie d’un programme de gestion des risques comportant une évaluation de l’innocuité au cours du déploiement progressif de ce nouveau vaccin, devrait donc être un élément essentiel des plans d’introduction. Le Comité a conclu que les données disponibles pour le vaccin MenAfriVacTM ne faisaient apparaître aucune cause de préoccupation particulière. Toutefois, de nouvelles études, en particulier sur la surveillance postcommercialisation, seront nécessaires pour mieux évaluer le profil d’innocuité du vaccin.

Use of BCG vaccine in HIV-infected infants Additional data from studies in Argentina and South Africa confirm the significantly high risk of disseminated BCG (dBCG) disease in HIV-positive infants, with rates approaching 1%. Other studies have shown that infection with HIV severely impairs the BCG-specific T-cell responses during the first year of life. Thus, BCG may therefore provide little, if any, protection against tuberculosis in HIV-infected infants. Considering the significant risk of dBCG disease, these data strongly support the WHO recommendation of not giving BCG to children who are known to be infected with HIV. Additional data suggest that highly active antiretroviral therapy (HAART) may reduce the rate of dBCG disease and that this benefit may be greater than the increased frequency of the immune reconstitution inflammatory syndrome that is observed in BCG-vaccinated HIV-infected children receiving HAART. The new data do not provide arguments for modifying the current policy recommended by WHO,9 which has also been supported by recent statements from the International Union Against Tuberculosis and Lung Disease and the Childhood TB Subgroup of the WHO DOTS Expansion Working Group.10 The operational difficulties in implementing the WHO recommendations were noted, in particular the delayed vaccination approach,11 which might be possible to implement only in situations where: good TB and HIV surveillance systems for pregnant women and infants existed; where strategies for the prevention of mother-to-child transmission of HIV were operating optimally and were closely linked to well functioning EPI programmes with good followup of all infants; and in situations where HAART coverage for mothers and children is high. Disseminated BCG diseases have mainly been reported from Argentina and South Africa, countries that use the Pasteur and Danish strains respectively. Countries with good HIV and tuberculosis reporting systems, such as Brazil and Thai9

Utilisation du BCG chez les nourrissons infectés par le VIH Des données supplémentaires provenant d’études menées en Afrique du Sud et en Argentine confirment le risque important de BCGite disséminée chez les nourrissons VIH-positifs, avec des taux proches de 1%. D’autres études ont montré que l’infection à VIH altère gravement les réponses en lymphocytes T spécifiques du BCG pendant la première année de la vie. Ainsi, le BCG ne confère peut-être qu’une faible protection, voire aucune protection contre la tuberculose chez les nourrissons infectés par le VIH. Compte tenu du risque important de BCGite disséminée, ces données ne font que conforter la recommandation de l’OMS de ne pas administrer le BCG aux enfants dont on sait qu’ils sont infectés par le VIH. D’autres données laissent à penser que le traitement antirétroviral hautement actif (TAHA) permet peutêtre de réduire le taux de BCGite disséminée et que cet effet positif pourrait être plus important que ne l’est l’augmentation de la fréquence du syndrome inflammatoire de restauration immunitaire observée chez les enfants infectés par le VIH et vaccinés par le BCG qui reçoivent un TAHA. Les nouvelles données ne fournissent pas d’arguments en faveur d’une modification de la politique actuelle recommandée par l’OMS,9 qui est également confortée par les récentes déclarations de l’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, et du sous-groupe Tuberculose de l’enfant du groupe de travail de l’OMS sur l’extension de DOTS.10 Il a été pris note des difficultés opérationnelles de la mise en œuvre des recommandations de l’OMS, en particulier de la vaccination retardée11 qui pourrait n’être applicable que dans les situations: où il existe de bons systèmes de surveillance de la tuberculose et du VIH chez les femmes enceintes et les nourrissons; où les stratégies de prévention de la transmission mère-enfant du VIH fonctionnent de manière optimale et sont étroitement liées à des programmes du PEV efficaces, assortis d’un bon suivi de tous les nourrissons; et dans les situations où la couverture par le TAHA des mères et des enfants est élevée. La BCGite disséminée a principalement été signalée en Argentine et en Afrique du Sud, pays qui utilisent les souches Pasteur et danoise, respectivement. Les pays dotés de bons systèmes de notification du VIH et de la tuberculose, comme le Brésil et la Thaïlande, 9

See No. 3, 2007, p. 22. International Journal of Tuberculosis and Lung Disease, 2008;12:1376–1379. The current WHO recommendation is that for infants born to HIV-infected mothers where early HIV diagnostic testing can be performed, BCG can be deferred until diagnostic testing results are available.

Voir No 3, 2007, p. 22. International Journal of Tuberculosis and Lung Disease, 2008; 12:1376-1379. L’OMS recommande actuellement que, pour les nourrissons nés de mères infectées par le VIH chez qui un dépistage diagnostique précoce du VIH peut être effectué, le BCG puisse être reporté jusqu’à l’obtention des résultats du test. Weekly epidemiological record, No. 5, 29 january 2010

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land, have not reported dBCG cases to the extent that the other 2 countries have. These last 2 countries use less reactogenic BCG vaccines (i.e. Japanese and Moreau vaccines) and whether strain is important in the genesis of dBCG in HIV infected children merits further evaluation.

n’ont pas signalé autant de cas de BCGite disséminée que les deux pays précédents. Ils utilisent des BCG moins réactogènes (vaccins Japanese et Moreau) et il conviendrait d’étudier de manière plus approfondie si la souche utilisée est importante dans la genèse de la BCGite disséminée chez les enfants infectés par le VIH.

Strengthening global monitoring of adverse events following immunization Recommendations from the 2006 WHO Consultation on Global Monitoring of AEFI emphasized the need for strengthening vaccine pharmacovigilance within the WHO Programme for International Drug Monitoring with respect to data quality in AEFI reporting, data transmission by countries, and the processing and analysis of data, including timely signal detection and action. A previously identified key area for action by the subgroup on AEFI Monitoring was to consider what types of methods are best for detecting vaccine safety signals. To facilitate this, the Uppsala Monitoring Centre (UMC) – the WHO Collaborating Centre for International Drug Monitoring – has provided access to their complete dataset. Preliminary analyses were done using data on vaccines alone as well as including data on both drugs and vaccines and stratifying analyses by age. GACVS reviewed the preliminary analyses and was encouraged by the potential of using this system for signal detection. Further work on methodology is required and will be further reviewed by GACVS in 2010. The proliferation of vaccine products in the past decade, which are often not clearly identified in AEFI reports, has made interpretation of AEFI reports increasingly complex. In addition, there is a need to include non-antigenic vaccine components in safety assessments. Current vaccine nomenclature and conventional classification systems do not provide adequate differentiation of vaccine products. Therefore, GACVS has recommended, as a priority, the development of a vaccine dictionary that will allow differentiation of different formulations of vaccines from different manufacturers. UMC and WHO propose to include in the database additional vaccine characteristics, including antigen production and strain, dosage amount, carrier protein, adjuvants, non-antigenic components, generic abbreviation and market authorization holder. The dictionary structure is expected to be finalized by early 2010 and the full dictionary released by autumn 2010. Progress continues to be made in the development of the WHO Global Network for Postmarketing Surveillance of Prequalified Vaccines. This project provides a direct means to increase the quantity and quality of AEFI data submitted to UMC. Additionally, the experience and knowledge gained in planning, initiating, supporting and maintaining this project will provide valuable insight into potential needs, gaps, barriers and strengths related to AEFI reporting by other countries, and will inform strategic decisions in refining the workplan of the Subgroup on AEFI Monitoring for the next 2 years. 

Renforcement de la surveillance mondiale des manifestations postvaccinales indésirables Les recommandations de la consultation OMS de 2006 sur la surveillance mondiale des MAPI ont souligné la nécessité de renforcer la pharmacovigilance s’agissant des vaccins dans le cadre du Programme OMS de pharmacovigilance internationale pour ce qui concerne la qualité des données de notification des MAPI, la transmission de ces données par les pays, leur traitement et leur analyse, notamment la détection et l’action précoces. Le domaine d’action essentiel du sous-groupe chargé de la surveillance des MAPI était déjà d’étudier les types de méthodes les mieux adaptées pour détecter les signaux d’alerte relatifs à l’innocuité des vaccins. Pour faciliter cette démarche, le centre de surveillance d’Uppsala (UMC) – centre collaborateur de l’OMS pour la pharmacovigilance internationale – a donné accès à la totalité de sa base de données. Des analyses préliminaires ont été effectuées au moyen des données sur les seuls vaccins et des données portant à la fois sur les médicaments et les vaccins, en stratifiant les analyses par âge. Le GACVS a passé en revue les analyses préliminaires et s’est dit encouragé par les possibilités d’utilisation de ce système pour la détection de signaux. Des travaux plus approfondis en matière de méthodologie s’imposent et ils seront à nouveau passés en revue par le GACVS en 2010. La multiplication au cours de ces 10 dernières années des produits vaccinaux qui ne sont pas toujours clairement identifiés dans les notifications de MAPI, a rendu l’interprétation de ces notifications de plus en plus complexe. De plus, il convient d’inclure des constituants autres qu’antigéniques dans les évaluations de l’innocuité des vaccins. La nomenclature actuelle des vaccins et les systèmes de classification classiques ne permettent pas de suffisamment différencier les produits vaccinaux. C’est pourquoi le GACVS a recommandé d’élaborer en priorité un dictionnaire des vaccins qui permettrait de distinguer les diverses formulations des vaccins des différents fabricants. L’UMC et l’OMS proposent d’inclure dans la base de données des caractéristiques supplémentaires des vaccins, y compris la méthode de production d’antigènes et la souche, la quantité par dose, la protéine porteuse, les adjuvants, les constituants non antigéniques, l’abréviation générique et le détenteur de l’autorisation de mise sur le marché. Les grandes lignes du dictionnaire devraient être finalisées début 2010 et les travaux terminés à l’automne 2010. Des progrès continuent d’être faits en ce qui concerne la mise sur pied du réseau mondial OMS de surveillance des vaccins présélectionnés après leur mise sur le marché. Ce projet offre un moyen direct d’accroître la quantité et la qualité des données sur les MAPI soumises à l’UMC. De plus, l’expérience et les connaissances acquises lors de la planification, de la mise en route et du suivi de ce projet offriront des renseignements précieux quant aux besoins potentiels, aux lacunes, aux obstacles et aux atouts de la notification des MAPI par d’autres pays, guideront les décisions stratégiques et permettront d’affiner le plan de travail de ce sous-groupe chargé de la surveillance des MAPI au cours des 2 prochaines années. 

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения