Onchocerciasis Control Programme in lYest Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest 'o'XIlo"?i,t%fi,:îyMlrrEE JPC - CCP coMIrE *il1?lil,3'YJ,TSfRAMME ,' I I I COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Douzième session Rivad. l-4 décembre l99l Point 7 de I'ordre du iour orovisoire COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Rapoort de la douzième session Ouaeadoueou. l0-14 iuin l99l Table des matières JPCI2.3 (ocP/EAC /9t.1) ORIGINAL: ANGLAIS Septembre l99l Pases Liste des participants Résumé d'orientation 2 5 A. B. c. D. E. F. G. H. I. J. K. L. M. N. o. P. a. R. Ouverture de la session Adoption de I'ordre du jour . Suite donnée aux recommandations de la onzième session du Comité Questions découlant de la onzième session du CCP Informations sur des questions administratives et financières Rapport de la douzième session du Groupe écologique Examen des opérations de lutte antivectorielle . Examen des activités d'évaluation et de surveillance épidémiologique Lutte contre la maladie avec I'ivermectine Dévolution Examen du Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose Examen du Projet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase Priorité en matière de recherche . . . Composition du CCE par rapport à la dévolution . Divers Date et lieu de la treizième session du Comité Adoption du rapport Clôture de la session . . . . Annexe I : Rapport de la douzième session du Groupe écologique . ï:iiî:- 1i???-i;;;) 8 8 9 9 9 l0 t2 l5 t7 l9 2t 23 24 26 26 27 27 27 28 o I I{ JPCl2.3 (ocP/EAC l9t.r) pa9e 2 LISTE DES PARTICIPANTS Membres Dr Y. Aboagye-Atta, Resident Medical Officer, Department of Health and Nuclear Medicine, Ghana Atomic Energy Commission, P.O. Box 80, Leqon, Accra, Ghana Professeur B. Adjou-Moumouni, Carré 816, Aidjedo, e@, Bénin Dr A.D.M. Bryceson, Hospital for Tropical Diseases,4 St Pancras rrVay, London NWI OPE, Royaume Uni Professeur T.A. Freyvogel, Institut tropical suisse, Socintrasse 57, CH-4002Bàle, Suisse Dr N.G. Gratz, Chemin du Ruisseau 4,1291Commuqnv, Vaud, Suisse Dr C. Lêvèque, Directeur de Recherches, ORSTOM, Muséum National d'Histoire Naturelle, Laboratoire d'Itchtyologie, 43 rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05, France Professeur D.H. Molyneux, School of Tropical Medicine, Pembroke Place, Liveroool L35 QA, Royaume- Uni (Vice-Président) Professeur A.S. Muller, Academic Medical Centre, Department of Social Medicine, University of Amsterdam, l5 Meibergdreef, ll05 AZ Amsterdam, Pays-Bas (Président) Dr J.L. Stockard, l7 Angel Wing Drive, Hilton}Iggg!-ls!êld, South Carolina 29926, Etats-Unis d'Amérique Membre co-ooté Dr A.D. Franklin, l4 Impasse de la Cave, 77100 Meaux, France Oreanisation mondiale de la Santé Dr E.M. Samba, Directeur du Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou, Burkina Faso Dr H. Agoua, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou Dr L.K.B. Akpoboua, Unitê de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako, Mali Dr O. Ba, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaqadoueou Dr C. Back, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bouaké Dr D.A.T. Baldry, Bureau de Liaison, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Siège de I'OMS, Genève Dr Y. Bissan, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako M. D.A. Boakye, Consultant, Cytotaxonomiste, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, ha.re. Dr B.A. Boatin, Chef, Unité d'Evaluation épidémiologique, Programme de Lutte contre I' Onc hoce rcose, g.u.a.gad.@,ggu Dr D.A. Carvalho, Chef, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou I I t ) IJPCI2.3(ocP/EAc/91.t) page 3 Dr O.W. Christensen, Consultant, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, @1fu Dr Y. Dadzie, Unité d'Evaluation épidémiologique, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou Dr D.B. Evans, Economiste de la Santé, Programme spécial de Recherche et de Formation concernant les maladies tropicales, Genève Dr C. D. Ginger, Administrateur du Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, @èy3 Dr P. Guillet, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako M. P.A. Kaboré, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou M. G. Koulischer, Chef, Administration et Services de Soutien, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Qg!!g@.gqu, Dr R. Le Berre, Chef, Unité de Lutte contre la Filariose, Division de la Lutte contre les Maladies tropicales, Genève Dr D. Quillévéré, Chef, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouasadoueou Dr C. Ravaonjanahary, Conseiller régional, Vector Biology and Control, AFRO, Brazzaville Mlle M.L. Ravelonanosy, Chargée de Programme, Bureau du Directeur, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, QUêgA.dqUggU Dr J.H.F. Remme, Programme spécial de Recherche et de Formation concernant les maladies tropicales, Genève Dr D. Sangaré, Unité d'Evaluation épidémiologique, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako Dr A. Setététi, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako M. J.E. Senghor, Chargé de I'Information, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Qugggdgggog Dr E. Soumbey-Alley, Chef, Unité de Biostatistique et Informatique, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Qgaggdggggu Dr A.W. Tiemtoré, Coordonnateur de la Dévolution, OMS/AFRO, Ouasadousou M. L. Yaméogo, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou M. D.G. Zerbo, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, (gg M. J.B. Zongo, Unité de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouasadoueou 1 JPCl2.3 (ocP/EAC /9t.t) page 4 Comité des Aeences oarrainantes M. B. Benton, Coordonnateur Onchocercose, Division Population et Ressources humaines, Département du Sahel, Banque mondiale, l8l8 H. Street N.lY., Washineton D.C.20433, Etats-Unis d'Amérique Autres oarticioants M. E. Nikiéma, Directeur général de I'Office national de I'Aménagement des Terroirs (ONAT, ex- AVV), B.P. 524, Ouaeadoueou M. J. Somé, Sociologue, Chef des Services des Etudes, ONAT (ex-AYV), B.P. 524, Ouaeadousou I I IJPCl2.3(ocP/EAc/9t.t) page 5 RESUME l. La douzième session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue à Ouagadougou au siège du Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) du l0 au l4 juin 1991. Une séance informelle d'information a eu lieu le 8 juin et une visite a été effectuée dans une zone de repeuplement le 9 juin. 2. Lors de I'ouverture de la session le Comité a noté qu'une fois de plus les opérations du Programme se sont bien déroulées sans problème important de réinvasion et de résistance aux insecticides. Sur le plan financier, le Programme a continué d'être préoccupé par les fluctuations du pouvoir d'achat du dollar américain. Les développements positifs relatifs à la dévolution sont concrétisés par la création d'une unité de dévolution au sein de I'OCP et d'un groupe spécial chargé de la dévolution, ainsi que I'affectation à Ouagadougou d'un coordonnateur de la dévolution de I'OMS/AFRO. 3. En ce qui concerne la onzième session du Comité conjoint du Programme (CCP), le CCE a été informé que Ie CCP a accueilli le rapport de I'Equipe chargée de la Revue externe et endossé ses recommandations. Le CCP a également approuvé la redéfinition de I'objectif du Programme proposée par le CCE ainsi que les plans de dévolution de quatre Pays participants. Un avant-projet du Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière a été bien reçu par le CCP et le document a été mis à jour pour prendre en compte les commentaires et les suggestions du CCP et de I'Equipe chargée de la Revue externe. 4. Concernant les questions administratives et financières, le Comité a été informé que les mesures rigoureuses d'économie ont été maintenues et que, malgré le taux de change défavorable du dollar américain/CFA, I'année 1990 a été bouclée avec un solde non utilisé de US $337.892. Le Plan d'Action et Budget pour 1992 est en cours d'éhboration sur la base des traitements larvicides, concentrés sur une partie de I'aire initiale, la zone d'extension sud et le sud de la zone d'extension ouest, ainsi que de la distribution à grande échelle de I'ivermectine. Des principes de gestion de base continuent d'être appliqués aux activités du Programme qui s'efforce de les disséminer par I'organisation de séminaires et la préparation d'un manuel. La technologie informatique est également utilisée de façon croissante. 5. En passant en revue le rapport de la douzième session du Groupe écologique (Annexe I), le CCE a exprimé sa satisfaction et son appréciation du travail accompli. Le CCE a endossé la recommandation du Groupe relative à la surveillance du milieu aquatique et a reconnu la nécessité de poursuivre la recherche de nouveaux larvicides opérationnels. Tout en reconnaissant que les milieux terrestre et aquatique de I'Afrique de I'Ouest souffrent de nombreux impacs nuisibles, le CCE est d'accord avec le Groupe écologique que les causes de tels problèmes ne peuvent être attribuées au Programme. En outre le CCE a rappelé que le mandat du Groupe écologique est limité à I'environnement aquatique et que, comme suggéré par le CCP, des questions générales sur I'environnement doivent être coordonnées par le Comité des Agences parrainantes (CAP) dans le cadre du développement socio- économique. 6. En dépit de I'accroissement de la quantité de larvicides utilisés pour couvrir une zone plus étendue, le nombre d'heures de vol nécessaires aux opérations d'épandageaété maintenu au même niveau que celui de I'année précédente. La stratégie de rotation des insecticides établie a été exécutée et raffinée davantage pour aider à optimiser les opérations aériennes. Le dispositif d'épandage des larvicides a fonctionné de façon sûre et efficace et les relations avec la compagnie chargée des opérations aériennes ont été bonnes. Le phoxim a été ajouté à I'arsenal des larvicides opérationnels du Programme. Le schéma de la résistance aux insecticides est resté le même pour les produits existants ; pour la première fois un cas de résistance au pyraclofos a été noté. La réinvasion a été maîtrisée grâce à des traitements larvicides dans les zones d'extension. Le CCE a également noté I'importante contribution apportée âux activités opêrationnelles par la recherche appliquée dans le domaine de la taxonomie des vecteurs, de la dynamique de la transmission et de la résistance aux insecticides. Les activités de surveillance entomologique ont continué de fournir un appui essentiel au volet épidémiologique du Programme, ainsi que des informations qui aident à déterminer les critères pour la cessation des traitements larvicides. t JPCt2.3 (ocP/EAC /9t.1) page 6 7. Le CCE a souligné la nécessité de poursuivre la recherche de nouveaux larvicides et de formulations améliorées en entretenant des bonnes relations continues avec I'industrie des insecticides, ce qui aidera à assurer le maintien du flux de composés potentiels au Programme. 8. La situation entomologique de la Sierra Leone a été discutée en vue de la stratégie de lutte antivectorielle à introduire dans la zone à S. soubrense 'Bn dans le sud du pays. Le personnel du Programme-a été obligé de suspendre temporairement les opérations dans cette zone mais il a été encourage a reprendre ces opérations dès que possible afin de déterminer la stratégie la plus appropriée à mettre en oeuvre dans cette situation épidémiologique unique. 9. Lors de I'examen de l'évaluation épidémiologique des activités de surveillance, le CCE a été informé que la cartographie épidémiologique, essentielle à la planification des stratégies de lutte et à la sélection judicieuse des communautés à couvrir par la distribution de I'ivermectine, est maintenant achevée. On a maintenant dressé la carte de toute I'aire de I'OCP. 10. En ce qui concerne les activités liées à I'ophtalmologie, le CCE a appris que les études en cours indiquent que I'onchocercose oculaire ne constitue pas un problème important de santé publique dans les communautés ayant une charge microfilarienne de la communauté (CMFL) inférieure à 5 mflbiopsie cutanée. I l. Les observations épidémiologiques qui servent à déterminer les prises de décisions pour la cessation des traitements larvicides ont été présentées en relation avec les prévisions des modèles, et leur rôle important a été souligné. La recherche d'un outil de diagnostic pour le dépistage précoce de I'onchocercose indique un progrès remarquable dans la mise au point de réactifs immunodiagnostiques potentiels. Plusieurs antigènes avec des sensibilités variant entre très bonnes et excellentes, mais ayant des spécificités faibles, ont été identifiés. Dans un proche avenir, il faudra tester I'antigène potentiel sur le terrain. A cet égard, I'OCP sera bien placé pour jouer un rôle. Les études sur les sondes ADN ont montré que la classification d'O. volntlus par la sonde ADN correspond bien avec les schémas de I'onchocercose oculaire dans le Programme. L'OCP se prépare maintenant à utiliser des sondes ADN pour les études épidémiologiques. 12. La distribution "activen à grande échelle de I'ivermectine a été poursuivie par les équipes épidémiologiques dans les zones où I'onchocercose est mal maîtrisée, dans les zones de réinvasion, dans les zones d'étude et, en complément de la lutte antivectorielle, dans le sud de I'extension ouest. Aucun problème majeur n'a surgi concernant I'acceptabilité, la toxicité, les effets indésirables ou la résistance des parasites. 13. Après I'administration de trois doses annuelles d'ivermectine, on a constaté une amélioration ou un arrêt de I'onchocercose oculaire. En termes cliniques, ceci correspond à la situation réalisée après dix années de lutte antivectorielle. t 14. La distribution npassive" de I'ivermectine par les formations sanitaires nationales ou les ONG a été poursuivie à des degrés divers dans cinq Pays participants. D'autres études sont requises pour déterminer les méthodes de distribution les meilleures et les plus appropriées. 15. La distribution de I'ivermectine a rendu inutile la méthode standard de la surveillance épidémiologique (biopsies cutanées). Ce problème souligne la nécessité d'un test immunodiagnostique efficace. 16. Le modèle informatique a prédit que la distribution à grande échelle de I'ivermectine pourrait maîtriser la transmission en cas de recrudescence si certains critères précis de surveillance et de distribution du médicament étaient remplis. La prédiction souligne I'importance de transférer ces compétences durant h dévolution. t JPCl2.3(ocP/EAc /9t.1) page 7 17. Le CCE a reçu les informations les plus récentes sur les développements dans le domaine de la dévolution et est heureux d'apprendre que I'OMS/AFRO a nommé récemment un coordonnateur OMS de la dêvolution basé dans le bureau du Représentant de I'OMS à Ouagadougou. Par ailleurs, le Directeur du Programme a créé une unité de dévolution au siège de I'OCP qui travaillera en étroite collaboration avec le coordonnateur de la dévolution. En outre, un groupe spécial sur la dévolution a étê creé, composé du Conseiller régional de I'OMS/AFRO sur les maladies parasitaires, du coordonnateur de la dévolution, d'un représentant de I'OCCGE et des membres de I'unité de dévolution de I'OCP. 18. A sa session de décembre 1990, le CCP a examiné et endossé les plans nationaux de dévolution élaborés par quatre Pays participants de I'aire initiale du Programme qui est ainsi entièrement couverte par de tels plans. L'aide bilatérale pour leur exécution tarde à venir. Le Programme a élaboré une série de manuels relatifs à la dévolution et a poursuivi ses efforts dans le domaine de la formation. 19. Le CCE a félicité le Programme et I'OMS/AFRO sur leur collaboration étroite toujours grandissante en faveur du processus au niveau national de la dévolution et a reconfirmé que le rôle du CCE dans ce domaine est de donner des conseils techniques d'ensemble plutôt que de scruter les plans individuels des pays. 20. La fusion de I'OCP et du volet macrofilaricide de TDR/Filarioses a été achevée avec succès. Le nouveau projet Macrofil est géré par I'Administrateur de I'OCT. La contribution budgétaire de TDR a été Oéfinie et différenciée de celle de [OCP. 21. La, mise au point des composés CGP 6140 (Amocarzine) et CGP 18041 de Ciba-Geigy a accusé quelques retards mais ces produits restent les espoirs immédiats pour un macrofilaricide. De nouveaux composes prometteurs du benzimidazole obtenus des centres universitaires, I'UMF 07E et I'UMF 289, feront I'objet de recherche aussi poussée que le permettra le budget mais ils ne seront pas prêts pour I'essai clinique avant 1993, au plus tôt. En attendant, le criblage des composés de I'industrie a été intensifié et des recherches universitaires, limitées, soutenues afin de Oéfinir des cibles pour I'industrie. 22. En attendant la disponibilité de nouveaux composés pour des essais chez I'homme, le Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de I'Onchocercose (OCRC) à Hohoe étudie I'effet de I'ivermectine associée à d'autres médicaments. Le CCE a demandê à t'ocRC d'étudier immédiatement chez les onchocerquiens le rôle macrofilaricide éventuel de fortes doses d'ivermectine, comme on I'a découvert dans la filariose lymphatique. 23. La mise au point de médicaments est chère, risquée et le résultat incertain. Une grande partie du travail du projet Macrofil relatif à la mise au point pré-clinique d'un macrofilaricide devra être effectuée, par des laboratoires travaillant sous contrat, selon les besoins. Le moment et le niveau des essais cliniques requis dépendront de la disponibilité et de la nature des composés. Pour ces raisons, il est difficile de préparer un budget précis et il faudra une souplesse dans sa gestion. 24. Le CCE a reçu un projet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière (1992-1997) dans lequel ont été incorporés les commentaires faits par le CCE à sa session de 1990 sur un projet précédent, et par le CCP durant sa session de décembre 1990. Le CCE a noté que le projet de Plan d'Opérations rentre dans le cadre de la stratégie à long terme de I'OCP et des conseils opérationnels qu'il a donnés. Le CCE a endossé le projet entièrement. 25. Le CCE a examiné les besoins en recherche et a confirmé ses recommandations précédentes à savoir : d'accorder la plus haute priorité à ta recherche de nouveaux larvicides et de formulations améliorées de ceux qui existent, à la mise au point d'un macrofilaricide, et à l'élaboration d'une épreuve de diagnostic appropriée permettant h détection précoce de I'infection. t JPCt2.3 (ocP/EAC /et.t) page 8 A. OUVERTURE DE LA SESSION 26. La douzième session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue au siège du Programme de Lutte contre I'Onchocercose (OCP) à Ouagadougou du l0 au l4 juin 1991. 27. En ouvrant la session, le Directeur du Programme a souhaité chaleureusement la bienvenue aux membres du CCE, notamment à un nouveau membre, le Professeur B. Adjou-Moumouni, et à un membre co-opté, le Dr A.D. Franklin. Il a également été heureux de présenter au Comité le Dr A.W. Tiemtoré, le coordonnateur de h dévolution de I'OMS/AFRO nouvellement nommé et basé à Ouagadougou. 28. Le Directeur du Programme s'est féücité de la façon dont le programme a progressé au cours de I'année écoulée. Il n'y a p"r eu d'importants problèmes opérationnels. Un progrès.appréciable a-été.fait en parachevant le piojet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière, qui a déjà été vu en avant-première par certains donateurs dont les réactions communiquées au Directeur du Programme et à la Banque mondiale ont été encourageantes. 29. Le Directeur du Programme a également été heureux des développements nouveaux et positifs concernant la dévolution pendant I'année écoulée, notamment, la création d'une unité de dévolution de I'OCP, composée de cinq professionnels pris dans d'autres unités du Programme, avec la possibilité de recruter des consultants pour couvrir certains domaines spécialisés de la santé publique. Cette mesure importante souligne I'accent qui sera mis sur la dévolution durant toute la quatrième Phase financière pour s'assurer que I'objectif du Programme sera atteint. Dans ce contexte, le Directeur du Programmé a souligné I'importance de la reiponsabilité nationale dans la dévolution et le rôle constitutionnel de fbfvfs/nÈnO dans I'appui aux Pays participants pour renforcer leur capacité à assumer h dévolution dans leurs systèmes de prestation de services de santé. 30. Dans son allocution liminaire, le président du CCE a remercié le Directeur du Programme et son personnel pour la session informelle d'information organisée à I'intention du Comitê deux jours auparavanr. Il a également exprimé la gratitude du CCE à M. E. Nikiéma, ONAT (ex-AVY), et au personnel de I'OCP pour les excellentes dispositions prises pour les visites aux zones de repeuplement de Linoghin et de Rapadama le 9 juin. B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 31. L'ordre du jour suivant a étê adopté par le Comité: A. Ouverture de la session B. Adoption de I'ordre du jour C. Suite donnêe aux recommandations de la onzième session du Comité D. Questions découlant de la onzième session du CCP E. Iàformations sur des questions administratives et financières F. Rapport de la douzième session du Groupe êcologique G. Examen des opérations de Lutte antivectorielle H. Examen des activitês d'évaluation et de surveillance êpidêmiologique I. Lutte contre la maladie avec I'ivermectine J. Dévolution K. Examen du Projet de Chimothérapie de I'Onchocercose L. Examen du Projet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière (1992-1997) M. Priorité en matière de recherche N. Composition du CCE par rapport à la dévolution O. Divers P. Date et lieu de la treizième session du Comité Q. Adoption du rapport R. Clôture de la session t ttPctz.3 (ocP/EAc /9t.t) page 9 C. SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA ONZIEME SESSION DU CCE 32. Le Directeur du Programme est entièrement satisfait du fait que des actions appropriées de suivi ont été prises pour les recommandations de la onzième session du CCE. Ceci a été justifié lorsque le Comité a examiné les points de I'ordre du jour. D. QUESTIONS DECOULANT DE LA ONZIEME SESSION DU CCP 33. Leprésident a informé le Comité que le CCP a accepté le rapport de t'Equipe chargée de la Revue externe et a endossé ses recommandations qui, dans une large mesure, colncident avec celles formulées par le CCE durant ses récentes sessions. Plus particulièrement, le CCP a souscrit à la déclaration de i'Equipe qui indique qu'une période de l4 ans de traitement larvicide est requise pour men€r à bien la lùtte aniivectorielle ce qui nécessite la prolongation des opérations du Programme au-delà de 1997 dans les zones d'extension. Une autre recommandation, à savoir : que les disciplines représentées dans la composition du CCE reflètent de plus en plus I'importance grandissante de la dévolution, figure dans l'ôrdre du jour de la présente session du Comité comme un point séparé. 34. Par ailleurs, le CCP a endossé la proposition du CCE visant à la redéfinition de I'objectif du Programme et a approuvé la liste des priorités concernant les recherches financées par I'OCP, établie par le CCE à sa session de 1990. 35. Quatre Pays participants de I'aire initiale du Programme ont présenté leurs plans de dévolution qui ont tous été endossés par le CCP, et des discussions sur la nécessité d'obtenir de I'aide des donateurs pour leur exécution ont suivi. 36. Le CCP a examiné une proposition d'affecter les contributions à des activités spécifiques du Programme désignées par des donateurs individuels et a conclu que la politique actuelle de contributions'non liées" doit être poursuivie. 37. Le CCP a reçu un projet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière (1992-t997). Plusieurs participants ont émis un avis très favorable à son exécution. E. INFORMATIONS SUR DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES Economies réalisées 38. Les mesures rigoureuses d'économie prises depuis 1987 concernant les opérations et I'administration ont continué d'être appliquées et de donner de bons résultats. Le budget pour 1990 a été préparé sur la base d'un taux de change de CFA 338 pour un dollar américain mais a été exécuté à un iaui moyen de CFA 274.Malgrêcette tendance défavorable,l'année 1990 a été bouclée avec un solde non utiiisé de US $337.892. Les directives globales d'économie ont été renouvelées dès le début de 1991, faisant comprendre à tout le personnel h nécessité d'une rigueur financière tout en gardant clairement à I'esprit I'objectif du Programme. Budeet oour 1992 39. Le budget proposé pour I992, d'un montant total de US $32,5 millions, rentre dans le cadre du plan d'Opéiations pour la quatrième Phase financière. En ce qui concerne les activités de lutte antivecto;ielle, le budget a pris en compte I'option recommandée par le CCE et approuvée par le CCP en 1990, à savoir : traitemens larvicides dans I'aire initiale du Programmer dans I'extension sud et dans la pârtie sud de I'extension ouest, et la distribution à grande échelle de I'ivermectine, en I'absence de traitements larvicides, dans le nord de I'extension ouest. L'effectif du personnel de I'OCP, qui s'est stabilisé en 1990 et l99l après des réductions drastiques de 1987 à t989, subira une légère réduction en 1992 (6,796 par rapport à tggt). JPCt2.3(ocP/EAc /et.t) page l0 Activités sénérales 40. Les activités de I'Unité d'Administration et Services de Soutien s'appuient de plus en plus sur des principes de base de management qu'elle s'efforce de disséminer dans toute I'aire du programme, en particulier par I'organisation de séminaires et l'élaboration d'un manuel. L'informatique, utilisée dans le domaine des finances depuis 1988, est appliquée dans le traitement de diverses activités des services du personnel et d'approvisionnements, et en voie d'être introduite à la gestion des pièces de rechange des véhicules. F. RAPPORT DE LA DOUZIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE 41. Le rapport de la douzième session du Groupe écologique joint en annexe I, a été présenté au CCE par le Dr C. Lévèque, président du Groupe écologique. 42. Le CCE a été informé que le Groupe écologique a confirmé son consentement à I'utilisation du pyraclofos après avoir analysé les résultats des études complémentaires effectuées en Côte d'Ivoire (Marahoué et Bandama Blanc) et au Ghana (Pru). Le Groupe a également approuvé I'utilisation du phoxim, en remplacement du chlorphoxim et a noté que seuls les organophosphorés sont disponibles actuellement pour le traitement des cours d'eau à Aes OéUits de 15 à Z0 m3/s. En conséquence le Groupe a demandé d'intensifier les efforts en vue d'obtenir des molécules chimiques et de nouvelles formulations à partir d'autres familles chimiques (pyréthrinoides synthétiques, carbamates, etc.) pour éviter les problèmes majeurs qui surgiraient si la résistance au pyraclofos, au phoxim et au téméphos venait à se développer simultanément. Le Groupe a rappelé que la perméthrine ne doit être utilisée que pour un nombre limité de cycles de traitement pour des cours d'eau à forts débits. 43. Le président du Groupe écologique a rappelé au CCE la présentation qu'il a faite à h onzième session du CCP, dans laquelle il a souligné qu'il faudra se pencher sur les problèmes de I'environnement, non seulement pour des raisons d'éthique, mais surtout en raison de I'importance économique de leur effet sur les ressources animales aquatiques dont pourraient disposer les populations humaines riveraines de la savane. La situation est particulièrement grave, puisque la sécheresse des années 70 a provoqué I'abaissement de la nappe phréatique et la diminution marquée de la durée générale de l'êcoulement des cours d'eau de la savane; quelques-uns qui étaient pérennes sont maintenant devenus saisonniers. 44. L'analyse détaillée des résultats des essais à court terme des différents insecticides sur la faune non cible est en cours. Il est nécessaire d'étudier dans quelle mesure ces observations permettent de prédire I'impact à long terme des insecticides concernés, prenant en considération I'association de différens facteurs qui, probablement, auront une influence sur la dynamique des différents organismes du milieu aquatique. 45. Le Groupe a été informé de la cessation des opérations de traitement larvicide dans un certain nombre de cours d'eau de I'aire initiale du Programme et a réitéré sa recommandation de continuer la surveillance pendant 2 à 3 ans après la cessation des traitements, afin d'évaluer le potentiel et la rapidité de recolonisation de ces cours d'eau. En outre, le Groupe a identifié les recherches qu'il faudra poursuivre à savoir : l'évaluation physico-chimique de la qualité des eaux des cours d'eau de I'aire du Programme et I'utilisation des modèles de prédiction pour évaluer le devenir d'un insecticide particulier dans I'environnement sur la base de ses caractéristiques physico-chimiques. 46. Le CCE a discuté I'impact secondaire du Programme, tel que perçu par Koeman et Dejoux dans leur rapport présenté à la douzième session du Groupe écologique (voir Annexe I, paragraphe 68), et a noté que les milieux terrestre et aquatique de I'Afrique de I'Ouest souffrent de nombreux impacts nuisibles (déforestation, pollution industrielle, pesticides agricoles, etc.). Toutefois, ces problèmes, présents ou potentiels, ne sont pas imputables au Programme, bien que dans certains cas le succès du Programme ait permis I'installation des populations dont les activités ont, inévitablement, un impact sur I'environnement. t t- JPCl2.3 (ocP/EAC /et.t) page I I 47. Le mandat actuel du Groupe écologique ne concerne pas I'environnement terrestre. Dans cette perspective, le CCP a encouragé te Comité des Agences parrainantes (CAP) à se pencher sur les p.oUtèmes plus généraux de I'environnement et le Groupe écologique serait heureux de donner des conseils au CAP sur la base de ses propres expériences sur le terrain. 48. Le Groupe a beaucoup apprécié la participation efficace des équipes nationales à la surveillance du milieu aquatique et espère àu'une telle expertise nationale pourra être utilisée dans d'autres types d'études sur I'environnement dans le cadre de la dévolution. 49. Reconnaissant que les questions plus vastes concernant I'environnement, en particulier I'impact des activités humaines sur l'écosystème terrestre, sont hors du mandat du Programme, le CCE a exprimé I'espoir que de telles queitions pourront être adressées aux agences spécialisées appropriées par I'intermédiaire du CAP. 50. Le sujet des niveaux de sensibilité aux insecticides des organismes non cibles a été discuté et le CCE a nôté qu'une clarification est nécessaire. Soumis à des traitements larvicides à long terme certains org"nir-., non cibles pourraient avoir développé une tolérance ou une résistance à quelques- uns des insecticides utilisés systématiquement. Si cela a vraiment eu lieu, il est important que le Programme en soit conscient pour deux raisons. Premièrement, une baisse de la sensibilité de certains organismes pourrait influencer les tests de toxicité de nouveaux larvicides et de nouvelles formulations et fausser les résultats. Deuxièmement, une baisse de la sensibilité pourrait augmenter la valeur de la survie des organismes concernés, ce qui pourrait être important dans le contexte général de la préservation de I'environnement. Bien qu'il sera difficile d'étudier de tels phénomènes, en partie à cause du manque de techniques d'étude appropriées, le personnel du Programme essaiera de recueillir les informations nécessairei pour lui permettre d'entreprendre un programme d'essai approprié. 51. Le CCE a été informé que des efforts ont été déployés pour obtenir une meilleure compréhension du comportement et du devenir de la perméthrine en milieu aquatique, en examinant des informations recueillies hors de I'aire du Programme dans des opérations de traitement larvicide identiques à celles de I'OCP. A ce jour, la seule information disponible concerne les traitements à la perméthrine- du fleuve Sanaga aù Ca*eroun. Après trois années de traitement de ce cours d'eau, il y a eu de légères modifications de la structure et de la composition des communautés benthiques non cibles et une réduction réversible de la sensibilité de la population simulidienne cible- à la perméthrine. Toutefois, le Sanaga est un grand cours d'eau à fori Oébit (minimum 400 m3ls) et la couverture par la perméttrrin e t êtê tirnitéu à un bief de 30 km à partir d'un seul point de traitement. Par conséquent, il a été très difficile de faire une comparaison significative entre les observations faites sur le Sanaga et celles faites dans I'aire du Programme. 52. LeCCE a noté la recommandation du Groupe écologique concernant la nécessité d'un niveau plus élevé d'identification taxonomique des chironomidae mais a remarqué que cette famille est plus complexe que S. damnorum s.l. sur le plan taxonomique. 53. Le CCE a été informé d'une visite sur le terrain effectuée par trois membres du Groupe écologique en Sierra Leone, durant laquelle la situation faunistique des cours d'eau a été évaluée. La préseicè d'affluents non traités ayant une faune variée et abondante a été soulignée. Il a également êté noté que I'ichtyofaune des cours d'eau de la Sierra Leone diffère peu de celle rencontrée dans les cours d'eau de I'est de la Guinée. Les invertébrés et I'ichtyofaune ont été échantillonnés et les prélèvements sont en cours d'analyse. 54. le CCE a exprimé sa satisfaction de la qualité du rapport de la douzième session du Groupe écologique et a féticité les équipes hydrobiologiques du Programme et des Pays participants pour le travail qu'elles ont effectué. JPCt2.3 (ocP/EAC /9t.1) page 12 G. EXAMEN DES OPERATIONS DE LUTTE ANTIVECTORIELLE Vue d'ensemble 55. Le CCE a été informé des activités de I'Unité de Lutte antivectorielle (VCU) durant I'année écoulée. Les points saillants ont été I'interruption des traitements larvicides dans plus de 70% de I'aire initiale, le raffinement plus poussé de la stratégie de rotation des insecticides en utilisant six produits (avec I'introduction du pyraclofos et le remplacement du chlorphoxim par le phoxim), la maîtrise de la réinvasion en provenance de Sierra Leone et le succès des premières opérations de traitement larvicide de grande envergure dans le nord de la Sierra Leone. La transmission a été bien maîtrisée dans le Programme. Aucun traitement larvicide n'a été effectué dans le nord de la zone d'extension ouest. 56. Des évaluations entomologiques de post-contrôle ont été poursuivies dans I'aire initiale et, à I'exception du Banifing IV (Mali), les résultats ont été en général très bons, démontrant une transmission nulle ou des niveaux très bas de transmission (8 simulies infectées sur 18.000 pares à Nabéré sur la Bougouriba ; l8 simulies infectées sur E.140 aux rapides de Zongoiri sur la Volta blanche). 57 . Le CCE a noté que pour des raisons opérationnelles, la limite ouest de la zone opérationnelle de I'est (EOA) a été déplacée vers I'ouest de sorte que la zone comprend maintenant le bas Bandama, le Nzi et la Comoé (Côte d'Ivoire). Il y a eu quelques problèmes localisés de traitement dans la zone opérationnelle de I'est, mais dans I'ensemble la rotation des six larvicides a été effectuée avec succès et les PAT ont généralement été inférieurs à t00. La forme beffa de S. soubrense s'est infiltrée dans les bassins des fleuves Okpara et Ouémé à partir du Nigéria et a causé quelques transmissions locales, mais elle a été empêchée de se déplacer davantage dans I'aire du Programme. La Sota a également été traitée par intermittence, chaque fois qu'un appareil de traitement se trouvait dans les environs. Globalement, il y a eu une amélioration sensible de la maîtrise de la réinvasion. 58. Dans la zone opérationnelle de I'ouest (WOA) de bons résultats ont également été obtenus. Les opérations de traitement larvicide en Sierra Leone ont empêché la réinvasion de la Guinée et du sud- ouest du Mali pour la deuxième année consécutive et il y a eu des baisses spectaculaires de la transmission dans les deux zones (auparavant fortement réenvahies). Dans le sud de la Sierra Leone, une attaque larvicide vigoureuse avait été lancée contre S. soubrense 'B', mais a été interrompue récemment pour des raisons politiques. 59. Le CCE a également reçu des résumés des activités relatives à la recherche appliquée concernant I'identification des simulies adultes, la cytotaxonomie (visant à une meilleure compréhension des déplacements des populations et de la résistance aux insecticides), la surveillance du comportement des nouveaux larvicides en milieu aquatique, et la recherche de nouveaux insecticides et de formulations améliorées de ceux qui existent. D'autres détaits sur les activités de recherche sur les insecticides figurent dans I'annexe I, section D. Traitements larvicides 60. Le CCE a noté que quelque 20.000 km de rivières ont été traités pendant la saison des pluies, utilisant six différents larvicides en alternance, à savoir le Bacillus thuin§ensis H- l4 (8.r. H- l4), le téméphos, le chlorphoxim/phoxim, le pyraclofos, le carbosulfan et la perméthrine. Durant la saison sèche, pas plus de 2.000 km de rivières sont traités, utilisant essentiellement le B.r. H- 14. Comme par le passé, I'utilisation en alternance des larvicides a été entreprise pour venir à bout de la résistance aux insecticides chez les populations dans lesquelles elle est déjà apparue, pour empêcher le développement de la résistance, pour éviter la détérioration de l'écotope aquatique, et pour réduire les coûts. En outre, différents composés sont appliqués en fonction de leur activité à des débits différents. Yoir Annexe l, figure l. t JPCr2.3(ocP/EAc /9t.t) page 13 61. La quantité totale des larvicides utitisés en 1990 était de 6l9.OOO litres, ce qui représente une augmentation de 103.000 litres par rapport à t989, due essentiellement à I'utilisation prolongée du B.r. H-14 par suite du démarrage tardif de la saison des pluies. L'emploi des insecticides a compris: - temephos - chlorphoxim - pyraclofos: I I O.OOO litres/an utilisé en rotation dans 80% de -l'aire du Programme(emploi optimal pour un débit supérieur à S0 m3ls) 2O.OOO litres/an (emploi optimal pour un aéUit ae t5-150 m3ls) 3.000 litres en 1990, sa première année d'utilisation opérationnelle (emploi optimal pour un OéUit Ae l5-l50 m3/s) - carbosulfan: 36.000 litres/an (emploi optimal pour un aéUit Ae 70-t50 m3ls) - perméthrine: 44.OOO litres/an (emploi optimal pour un débit supérieur à 150 m3/s) - B.t. H-14: 406.000 litres/an sur les cours d'eau à faibte débit, inférieur à t5 m3ls. Effets des traitements larvicides sur les oooulations simulidiennes 62. Le CCE a reconnu que la situation est entièrement satisfaisante dans I'aire initiale du Programme après la suppression de la transmission grâce aux traitements larvicides. Dans la zone d'extension ouest, il y a eu une baisse spectaculaire de la réinvasion à h suite des traitements larvicides en Guinée et en Sierra Leone, ce qui confirme la réalité des axes de la réinvasion de I'aire centrale. Malheureusement, la situation politique de la Sierra Leone a imposé I'interruption des traitements larvicides dans les zones sud et les effets restent à voir. Heureusement, §. soubrunse "B' n'est pas une espèce migratoire et un effort sera fait pour l'éliminer saisonnièrement si I'accès à la zone est possible en 1992, bien que la zone pourrait être recolonisée à partir du Libéria. La question spécifique de la lutte contre S. soubrense "B" est examinée plus en Oétail ci-dessous. 63. Comme prévu, les populations simulidiennes sont revenues à des niveaux de pré-contrôle dans certaines parties de I'aire centrale où l'épandage de larvicides a été interrompu. Cependant, il est très rare de trouver des simulies infectantes. Le CCE a endossé la cessation de l'épandage dans les zones où le nombre des larves L3 est inférieur au seuil déterminé par le modèle informatique. L'attention du Comité a été attirée sur le fait que le retour des populations simulidiennes est devenu un problème de nuisance pour les colons de ces zones. Le traitement au sol a été proposé pour supprimer ces populations simulidiennes dans les zones ayant une importance économique particulière. Le Programme a élaboré un manuel pour guider le personnel national dans ce type de traitement. Cependant, même le traitement au sol nécessite le développement de services d'appui et doit rentrer dans le cadre du développement des services de lutte contre les maladies transmises par des vecteurs ainsi que de I'expertise dans chaque pays. Problèmes de résistance des simulies aux insecticides 64. La résistance des populations de S. fumnosum s.s. et de S. sonctipauli au téméphos et au chlorphoxim/phoxim a persisté dans le sud-est de la Côte d'Ivoire. Le CCE est également inquiet de la baisse de la sensibilité de S. fumnosum s.s. au pyraclofos, rencontrée dans une zone où la sensibilité au téméphos/chlorphoxim est limitée. 65. Le CCE a noté qu'un vide opérationnel pourrait se développer dans la stratégie de rotation des larvicides pour les cours d'eau ayant un débit intermédiaire, particulièrement dans les zones de résistance au téméphos. Le débit serait trop faible pour permettre I'utilisation de la perméthrine et du carbosulfan et trop fort pour permettre I'emploi du B.t H-14. Les seules options seraient les autres organophosphorés, le pyraclofos et le phoxim. Toutefois, il faudrait utiliser ces composésjudicieusement pour réduire au maximum les risques d'une résistance croisée à ces produits. JPCt2.3(ocP/EAc/9t.t) page 14 Recherche sur la résistance aux insecticides 66. Le CCE est convenu que pour la maîtrise de la résistance, la plus haute priorité est d'encourager I'industrie des pesticides à mettre au point de nouveaux composés qui seraient efficaces contre les populations simulidiennes résistantes aux organophosphorés et qui écarteraient tout risque de voir se développer chez ces populations une résistance croisée aux nouveaux composés. Il est également important de mettre au point des formulations plus sélectives et plus efficaces des larvicides actuellement utilisés, et d'accélérer le criblage d'autres pyréthrinoïdes et de carbamates potentiels de remplacement. 67. Le CCE a été informé que I'Unité de Recherche sur les Insecticides de VCU (IRU), Bouaké, a récemment effectué le contrôle de la qualité des larvicides et a reçu une coopération considérable de la part des fournisseurs dans les cas où des problèmes de qualité des produits ont été identifiés. Le CCE a jugé qu'il est important de continuer ce contrôle afin de maintenir I'industrie des insecticides consciente de la nécessité de fournir des produis de la plus haute qualité et conformes à la demande. 68. Le CCE a reconnu que moins qu'un macrofilaricide soit disponible avant la fin du programme, la nécessité de disposer de larvicides efficaces et acceptables pour I'environnement demeure ; il faudra donc continuer et même augmenter I'appui à I'IRU pour lui permettre d'accélérer le criblage de nouveaux composés et de formulations améliorées. En outre, tous les efforts devront être déployés pour encourager une étroite coopération avec I'industrie des insecticides afin de s'assurer d'un flux de larvicides potentiels pour le criblage. 69. Le CCE a été informé que le Programme coopère avec I'Institut Pasteur de Paris où des recherches sur le génie génétique du B.t. H-14 impliquant le clonage des gênes de toxines et de protoxines sont en cours. Ces recherches devront être encouragées puisqu'elles pourraient aider à déterminer les toxines qui sont les plus actives contre les larves des simulies et, ainsi, faciliter la mise au point de formulations de B.t. H-14 plus efficaces. 70. Le CCE a noté avec satisfaction qu'une brochure est en cours d'élaboration expliquant les activités de I'IRU et les caractéristiques optimales des larvicides. Elle doit être finalisée dès que possible et distribuée largement à I'industrie des insecticides. Ooérations aériennes 71. Le CCE a noté que les opérations aériennes ont été effectuées de façon satisfaisante durant I'année écoulée et a féticité le Programme de la manière dont elles ont été gérées. Le nombre d'heures de vol a été maintenu approximativement au même niveau que celui de 1989 malgré I'extension de la zone sous traitement larvicide et I'augmentation sensible de la quantité de f.r. H- l4 utilisée en t990. Il a également noté que les systèmes de largage des insecticides ont fonctionné efficacement durant I'année écoulée et que les relations entre le Programme et la compagnie aérienne chargée des épandages aériens ont été satisfaisantes. Cependant les fréquens changements de pilotes à la base d'Odienné constituent un problème permanent. Activités entomoloeioues 72. Les différentes méthodes d'identification de Simulium, y compris un nouveau programme d'analyse morphométrique, sont de plus en plus employés. Des progrès considérables ont également été réalisés dans la connaissance de la corrélation de la sensibilité des insecticides/la résistance des simulies et des cyto-espèces particulières. L'informatisation des données sur leur distribution, abondance, capacité vectorielle et sensibilité aux insecticides contribue beaucoup aux opérations de lutte antivectorielle. L'introduction d'une technique d'identification des parasites par des sondes ADN prévue à I'IRU devrait fournir I'occasion d'employer la même méthodologie pour I'identification des simulies, étant donné que des sondes pour certaines cyto-espèces existent déjà. Le CCE a noté ces développements avec satisfaction. 3JPCt2.3 (ocP/EAC /9t.t) page 15 Le oroblème de Simulium soubrense "B" 73. Les problèmes liés à S. soubrense nB" en Sierra Leone ont été discutés longuement par le CCE. La situation épidémiologique de la zone où ce vecteur est présent est caractérisé par I'hyperendémicité avec des CMFL élevées et une forme cécitante (Sierra Leone) de I'onchocercose. La transmission a lieu principalement entre mai et juillet, période durant laquelle il y a des PAT extrêmement élevés, à cause de la capacité vectorielle remarquable de S. soubrense nB". Le Programme s'est proposé d'attaquer cette population en avril 1991, en espérant parvenir à une élimination temporaire et saisonnière mais cela n'a pas été possible. Le CCE a reconnu que dans cette zone la lutte antivectorielle pose un problème à cause des grands cours d'eau pérennes à OéUits exceptionnellement élevés qui ne peuvent être traités au.B.r. H- 14. Ceci limite le choix d'insecticides et présentera des contraintes environnementales et de coûts si la perméthrine et le carbosulfan devaient être utilisés. Ceci signifiera la dépendance aux organophosphorés principalement, ce qui accélérera l'émergence de la résistance. Même si cette espèce est éliminée de la Sierra Leone, elle pourrait facilement y retourner en s'infiltrant à partir des zones non traitées du Libéria ou même être remplacée par la forme 'Menankaya", un vecteur efficace rencontré en Sierra Leone au nord de la limite de distribution actuelle d,e S. soubrenJe "8". 74. Le Comité est conscient des coûts des traitements larvicides dans cette zone ($1,3 million par an) et du fait que la maîtrise de la transmission pourrait ne pas être réalisable étant donné la capacité vectorielle exceptionnelle de cette simulie. Par conséquent, le Comité a endossé la stratégie du Programme qui consiste, si cela est possible, à essayer d'éliminer S. soubrense "B" en avril 1992. Ceci permettra d'évaluer I'efficacité des traitements larvicides à une période pendant laquelle on sait que la transmission est maximale, puis d'interrompre les traitements larvicides lorsque la transmission aura été sensiblement réduite. En attendant, il faudra faire des efforts pour obtenir des informations sur la dynamique de transmission de cette espèce. Si les traitements larvicides s'avèrent impossibles, la distribution de I'ivermectine sera alors le seul moyen de lutte. H. EXAMEN DES ACTIYITES D'EVALUATION ET DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Eoidémioloeie 75. Le CCE a noté que l'établissement de cartes épidémiologiques a été entrepris dans les zones d'extension notamment dans les bassins des fleuves Bafing (Mali), Bakoye (Guinée), Sewa et Bagbe(Sierra Leone), Zou, Ouémé et Mono (Togo et Bénin). Au cours de ce travail, plus de 490 villages ànt été examinés. Ainsi toute I'aire du Programme est maintenant couverte par des cartes épidémiololiques permettant d'identifier les zones où il faudra entreprendre les traitements à grande échelle à I'ivermectine ; le CCE a jugé cette réalisation très louable. 76. Des évaluations épidémiologiques de post-contrôle ont également été faites dans I'aire initiale du Programme et les résultats sont généralement bons. Trois zones ont eu des résultats différents des tendances générales. Il s'agit de la zone du Banifing IV où la présence de nombreux Onchoceroues d'origine animale explique, vraisemblablement, la différence entre les résultats entomologiques et les résultats épidémiologiques ; la portion centrale du haut Bandama Blanc où it y a un pnénàmène de migration impliquant des pêcheurs entre cette zone et le sud de la Côte d'Ivoire ; et Kouno sur la Sissili où la construction d'un barrage a créé de nouveaux gîtes responsables d'une transmission locale. Le CCE a apprécié le travail accompli et a suggéré que d'autres études soient faites pour clarifier la situation de la migration. 77. En ce qui concerne d'autres méthodes de diagnostic, le CCE a noté le progrès considérable dans le domaine de I'immunodiagnotic. Les résultats présentés ont montré que les antigènes testés ont des sensibilités très élevées mais des spécificités plutôt faibles ; il faudra que le Programme se préparepour I'essai sur le terrain des antigènes potentiels. Le Programme collabore dans ce domaine avec TDR et cette collaboration est vue comme étant très positive et à encourager. JPCI2.3 (ocP/EAC /9t.1) page 16 78. Quant au moyen simple, rapide et non invasif de diagnostic, les résultats du diagnostic communautaire utilisant la palpation des nodules ont montré la bonne corrélation entre la prévalence des nodules décelables à la palpation et la CMFL ainsi qu'entre un observateur et un autre. Le CCE a reconnu que bien que cette méthode de diagnostic soit de peu d'importance pour le Programme, elle pourrait être très utile dans des zones d'endémicité hors de I'aire de I'OCP pour I'identification des communautés qui devront être traitées régulièrement à I'ivermectine. 79. Des études de suivi sur les effets à long terme du traitement à grande échelle par I'ivermectine sur I'onchocercose oculaire à Asubendé ont démontré la régression des lésions oculaires du segment antérieur de I'oeil et I'arrêt du développement des lésions du segment postérieur chez les personnes qui ont reçu trois doses annuelles d'ivermectine, confirmant ainsi les observations précédentes. Certains membres de la communauté n'ont pas reçu les trois traitements consécutifs, ceci comprend des personnes qui étaient absentes au moment de la distribution du médicament ou ont été écartées du traitement à causes des critères d'exclusion. Le nombre des personnes concernées étant faible, il n'a pas été possible d'évaluer I'impact du traitement sur leurs yeux. Le CCE a demandé instamment que les études ophtalmologiques de suivi soient continuées et que I'impact des traitements à I'ivermectine tant réguliers qu'irréguliers soit évalué. 80. Le Programme a défini des valeurs des seuils pour un traitement à grande échelle par I'ivermectine pour lutter contre la morbidité oculaire dans deux conditions différentes. Dans les zones soumises à la lutte antivectorielle, toutes les communautés ayant une CMFL de l0 microfilaires ou plus par biopsie cutanée sont traitées. Ce seuil est réduit à une CMFL de 5 mflbiopsie cutanée en I'absence de lutte antivectorielle. Les valeurs de ces seuils ont été estimées par extrapolation à partir des données recueillies dans les communautés ayant des CMFL beaucoup plus élevées. Il faudra donc valider, et si nécessaire, raffiner ces valeurs. Des études ophtalmologiques ont ainsi été planifiées pour recueillir des données dans 40 villages de savane ayant une CMFL de 3-10 mflbiopsie cutanée répartis dans I'aire du Programme, afin de déterminer la charge oculaire de la maladie dans les communautés ayant de faibles intensités d'infection (voir également les paragraphes 90 et 92). E I . Les résultats préliminaires de six villages ayant une CMFL de 3 ,2 à 8,2 mf /Viopsie cutanée ont indiqué que les lésions oculaires onchocerquiennes sont rares dans des communautés ayant une CMFL inférieure à S mflUiopsie cutanée. Le CCE a reconnu I'importance de telles études pour la définition des seuils d'endémicité en vue de la distribution à grande échelle de I'ivermecrine et a suggéré de lier ces études à d'autres sur les paramètres épidémiologiques qui pourraient être utilisés pour simplifier le diagnostic communautaire de I'infection. Le CCE a noté qu'une réunion conjointe de I'OCP et de TDR se tiendra en novembre l99l pour examiner de telles questions qui, en fait, s'appliquent plus à la lutte contre I'onchocercose ailleurs que dans I'aire du Programme. 82. Le CCE s'est félicité des efforts de collaboration entre le Programme et I'Université d'Alabama à Birmingham, Etats-Unis d'Amérique, qui, avec I'appui financier de TDR, a démontré une forte corrélation entre la classification par sonde ADN d'On chæerca volwtlus et les schémas de I'onchocercose oculaire dans I'aire du Programme. Le CCE a reconnu I'importance de cette conclusion pour le Programme et a noté avec satisfaction qu'un laboratoire de sondes ADN est sur le point d'être établi dans I'aire du Programme. Le CCE a également noté que ce développement est un autre exemple de I'efficience de l'étroite collaboration entre IOCP et TDR. t3. Le CCE a exprimé sa préoccupation au sujet de la méthode de stérilisation et de rotation des pinces de cornéo-sclérotomie utilisées pour les biopsies cutanées. Le personnel du Programme a expliqué que la pratique des biopsies cutanées a été considérablement réduite et que la technique de la stérilisation a été revue. Modélisation apoliouée E4. Le CCE a été informé que la modélisation épidémiologique a été largement utilisée pour étudier le phénomène de recrudescence de I'onchocercose dans les zones qui ont été soumises à la lutte antivectorielle pendant une période donnée. Une attention particulière a été accordée aux questions relatives à ta détection et à la maîtrise de la recrudescence. , JPCl2.3(ocP/EAc /et.r) page l'l 85. Les conclusions indiquent que I'ivermectine maîtriserait presque toujours la transmission durant la recrudescence, si la distribution annuelle pour une période de l5 ans est commencée lorsque I'incidence de la biopsie cutanée positive aura atteint 1,5% par an. L'incidence pourrait être détectée par des enquêtes effectuées tous les trois ans dans les villages à haut risque. A des niveaux plus bas (< I%) I'intervention serait souvent inutile, alors qu'à des niveaux plus élevés (> 2%) il serait de plus en plus probable que I'intervention échoue. Le risque de manquer ce niveau pourrait être réduit par des enquêtes plus fréquentes et la chance d'une intervention réussie pourrait être augmentée par une distribution semestrielle de I'ivermectine. Si une distribution semestrielle est envisagée, I'intervalle entre les enquêtes pourrait être repoussé à 5 ans. Ces prédictions basées sur des simulations indiquent que, dans le contexte de la dévolution, il est très probable que I'ivermectine soit une méthode utile pour la maîtrise de la transmission pourvu que la surveillance et la capacité d'assurer la distribution de I'ivermectine soient bien maintenues. 86. Le CCE a réitéré sa recommandation précédente à savoir qu'en cas de recrudescence à un site de I'aire centrale, le Programme devrait tester les prédictions du modèle relatives à la détection et à la maîtrise de la recrudescence. Il faudra également élargir le modèle pour y inclure I'immunodiagnostic afin de prédire sa valeur potentielle pour la surveillance épidémiologique de la recrudescence. 87. En outre, le CCE a noté d'autres applications du modèle pour l'étude des niveaux acceptables de I'infectivité du vecteur après la cessation des traitements larvicides. Une série de simulations récentes a confirmé que le niveau de I'infectivité du vector serait élevé et inacceptable lorsqu'il dépassait 0,8% - 1,3% de son niveau de pré-contrôle dans les foyers holo-endémiques. Ce niveau a été traduit en un seuil opérationnel. Des graphiques pour I'analyse séquentielle des données entomologiques ont êté préparés afin de permettre une prise de décision immédiate, de reprendre les traitements larvicides dès que les valeurs du seuil auront été dépassées. 88. Le CCE a également été informé que les activités relatives à la modélisation épidémiologique ont été appliquées systématiquement aux études d'analyse des tendances épidémiologiques. La constitution d'un sous-modèle pour la maladie oculaire est en cours et un projet de sous-modèle est à I'essai. I. LUTTE CONTRE LA MALADIE AVEC L'IVERMECTINE 89. En 1990, la distribution active de I'ivermectine a été effectuée dans 1702 villages, essentiellement par le personnel national des services de santé avec I'appui du personnel de I'OCP. Pour une population totale de 255.485 personnes le taux de la couverture a été Oe 64%. La distribution faite par des ONG, principalement dans I'extension ouest, a porté le nombre total des personnes traitées à 280.000. 90. Dans le sud de I'extension ouest, I'ivermectine a été donnée, en complément de la lutte antivectorielle, à toutes les populations à risque de la cécité onchocerquienne, à savoir les communautés ayant une CMFL de l0 mf/biopsie cutanée et plus, une CMFL de l0 mf/biopsie cutanée constituant le seuil au dessous duquel la cécité due à I'onchocercose de savane devient insignifiante. 91. L'ivermectine a été donnée à ta.OOO personnes dans I'extension sud dans les bassins de la Pru (Asubende), du Mono et de I'Ouémé, et dans I'aire centrale dans les zones de réinvasion et les zones mal maîtrisées. 92. En I'absence de lutte antivectorielle une CMFL de 5 a été choisie pour la distribution de I'ivermectine. Ce niveau a été adopté à la réunion du Groupe spécial en juin 1990, des recherches sur le terrain ayant indiqué que parmi les aveugles onchocerquiens dans une zone endémique 80% appartiennent à des communautés ayant une CMFL supérieure à t0 et 17% à des communautés avec une CMFL de 4 à 10. 93. Le taux le plus élevé d'acceptation du traitement (jusqu'à 70%) a été constaté dans les zones hyperendémiques et le taux le plus bas (56%) dans les zones ayant le plus bas niveau d'endémicité. Ce constat pourrait avoir des implications pour I'utilisation à tong terme de I'ivermectine dans la lutte contre la maladie. JPCt2.3 (ocP/EAC /9t.t) page 18 94. La distribution active de I'ivermectine n'a rencontré aucun problème majeur en termes d'acceptation du traitement, de toxicité, de réactions indésirables, d'inactivité du médicament ou de résistance des parasites. Juste avant le renouvellement du traitement annuel après trois doses à Asubende la charge microfiarienne de la peau a continué de régresser jusqu'à 25% du niveau de pré- traitement alors qu'elle tombait virtuellement à zéro immédiatement après chaque traitement. 95. Il est devenu clair que le traitement annuel suffit pour maîtriser les manifestations oculaires de I'onchocercose. Après le premier traitement à I'ivermectine, les charges microfilariennes de I'oeil sont tombées à20%, ont très peu augmenté durant I'année suivante et ont continué de diminuer chaque année avec chaque nouveau traitement, atteignant l0% des niveaux de pré-traitement avant la quatrième dose. L'iridocyclite s'est arrêtée et n'est pas réapparue, et un pourcentage de la kératite sclérosante a régressé. Les lésions du segment postérieur de I'oeil se sont stabilisées. A cet égard trois ans de traitement à I'ivermectine ont réalisé l'équivalent de l0 ans de lutte antivectorielle. 96. La distribution de I'ivermectine dans le sud de I'extension ouest a invalidé la méthode standard de surveillance épidémiologique après la lutte antivectorielle. Pour que les études sur I'incidence puissent être évaluées de façon significative, il faudra traiter les individus ayant une biopsie cutanée négative par un placebo, plutôt qu'à I'ivermectine, et Merck Sharp et Dohme devra être contacté pour un approvisionnement en comprimés de placebo. 97. Le traitement passif à I'ivermectine par les formations sanitaires nationales identifiées et les ONG a été effectué au Mali, en Sierra Leone, en Guinée, au Sénégal et au Burkina Faso. Le niveau de I'activité a varié entre les pays, et la Guinée-Bissau n'a pzts encore commencé la distribution par les 14 centres identifiés. Les raisons de cette variabilité de la réponse et la meilleure méthode de distribution dans chaque pays devront être étudiées. A cet égard, le CCE a endossé les recommandations de la Revue externe relatives à la recherche sur les systèmes de distribution des médicaments, leur acceptabilité et leur acceptation. 98. D'autres problèmes relatifs à la distribution passive, qui ont été identifiés et qu'il faudra résoudre, sont la mauvaise rétro-information sur les personnes traitées et les dates des traitements ainsi que I'effet négatif sur l'évaluation épidémiologique dans les villages indicateurs de I'aire centrale si I'ivermectine devrait y être distribuée de façon passive. Le traitement passif à I'ivermectine dans I'aire centrale par des ONG pourrait masquer des cas de recrudescence. 99. Le CCE a noté la difficulté rencontrée par I'OCP dans I'identification de zones appropriées pour I'administration répétée de I'ivermectine à des intervalles de 3 à 4 mois dans le cadre de la lutte contre la transmission, comme recommandé par le CCE et la Revue externe. Toutefois, des études sur les effets d'une distribution qui serait entreprise trois fois et deux fois par an sont prévues respectivement à Rio Corubal (Guinée-Bissau) et à tutat<o (Sénégal). Dans le premier foyer une évaluation entomologique complète sera faite ; dans le deuxième une évaluation entomologique ne pourra être effectuée que si une sonde ADN peut être utilisée pour différencier les larves d'Onchocerca bovin (L3 infectantes) des larves d'Onchocerca volvulus humain chez les simulies. Le CCE a approuvé l'étude de Rio Corubal, et a recommandé que l'évaluation entomologique de l'étude de Mako attende la mise au point d'une sonde appropriée. I00. Le CCE a reçu I'assurance que les ministères de la santé et les ONG entretiennent de bonnes relations avec le Comité Mectizan et qu'aucun problème ne devrait se poser durant h dévolution. Il a noté que MRC (Royaume-Uni) ne pourra pas achever le programme de distribution de I'ivermectine proposé dans sa zone d'étude en Sierra Leone. Le Programme assurera donc la couverture de cette zone. l0l. Le Comité a étê informé que les critères d'exclusion changent, en particulier pour les mères qui allaitent I'exclusion est réduite à une semaine. Les enfants de moins de cinq ans pourraient recevoir I'ivermectine si le traitement est indiqué. La nécessité de la pesée avant le traitement et de la surveillance de 36 heures après le traitement est à l'étude ; cependant le CCE a estimé qu'il est prudent que le Programme maintienne ces restrictions. JPCr2.3(ocP/EAc /9r.r) page 19 102. Le CCE a noté l'établissement d'essais en laboratoire pour suivre le développement de la résistance des microfilaires à I'ivermectine et a demandé qu'un rapport sur I'efficacité du système et la façon dont il sera lié au terrain soit présenté à sa prochaine session (voir également le paragraphe 132). 103. Finalement, le CCE est convenu que le terme 'distribution à grande échelle" est préférable à 'distribution de masse'. J. DEVOLUTION 104. Après les déclarations préliminaires du Directeur du Programme sur la création de I'Unité de Dévolution de I'OCP et sur I'affectation à Ouagadougou du Coordonnateur de la Dévolution de I'OMS/AFRO, des informations supplémentaires ont été données au CCE sur les récents développements dans le domaine de la dévolution. Ont été d'une importance particulière I'examen des quatre plans nationaux par le CCP, en décembre 1990 et leur approbation par le CCP, achevant ainsi I'élaboration des plans de dévolution pour toute I'aire initiale du Programme. 105. L'Unité de Dévolution de I'OCP, qui est chargée d'appuyer les Pays participants dans I'exécution de leurs plans nationaux, organisera des formations continues pour le personnel national de santé impliqué dans les activités liées à la dévolution, diffusera des informations se rapportant à la dévolution et traitera des questions concernant le développement socio-économique dans les zones libérées de I'onchocercose. 106. Un autre développement important est I'implication de plus en plus active de I'OMS/AFRO dans ce domaine. Ainsi, pour donner davantage d'attention au cadre institutionnel de la dévolution, une réunion conjointe de coordination de IOMS/AFRO et de I'OCP a eu lieu à Brazzaville, en février 1991. A cette réunion, des dispositions ont été prises pour la création du poste de Coordonnateur de la Dévolution de I'OMS/AFRO qui est basé dans le bureau du Représentant de IOMS à Ouagadougou avec un bureau au siège de I'OCP, et Ia définition des termes de références du Coordonnateur. Un Groupe spécial sur la dévolution a également été créé, composé du Conseiller régional de I'OMS/AFRO sur les maladies parasitaires, du Coordonnateur de la Dévolution, d'un représentant de I'OCCGE, et des membres de I'Unité de DÉvolution de I'OCP. Ont également été examinées les fonctions des équipes nationales de prévention et de lutte contre les maladies qui comprendront la préparation de cartes de tous les districts concernés, mentionnant le nombre d'habitants, le personnel médical et paramédical, les infrastructures sanitaires, etc. ; I'inventaire du personnel formé, des fournitures et des équipements ; et la préparation des estimations budgétaires, assorties de leurjustification, pour la prévention et la lutte contre les maladies. Un canevas standardisé pour la compilation de telles informations est à la disposition des Pays participants. 107. Sur le plan budgétaire/financier, le Directeur du Bureau régional de I'OMS pour I'Afrique a recommandé aux pays concernés de réserver cinq pour cent de leurs budgets de I'OMS pour les activités liées à la dévolution. En outre, le Directeur régional a affecté les fonds nécessaires pour I'emploi immédiat du Coordonnateur de la Dlvolution et ses dépenses opérationnelles. 108. Les membres du CCE ont exprimé leur satisfaction concernant le progrès accompli et leur appréciation à tous les partenaires impliqués dans le processus de la dévolution pour les efforts considérables déployés et pour les réalisations évidentes signalées depuis sa onzième session. En examinant plus en détail le progrès fait au cours de I'année passée, le CCE a suivi le canevas qu'il a adopté en 1990 et tel que présenté en Annexe II du rapport de la onzième session. Pavs oarticioants 109. Les approches nationales de la dévolution varient dans la direction des efforts, dans le progrès et dans la disponibilité de ressources. Cependant, dans tous les plans la surveillance et la lutte contre I'onchocercose ont été intégrées dans d'autres programmes nationaux de lutte contre les maladies importantes sur le plan de la santé publique, et des dispositions sont prévues pour faire face à toute recrudescence éventuelle de I'onchocercose. A cet égard, les membres du CCE ont exprimé leur JPCt2.3(ocP/EAc /9t.1) page 20 préoccupation concernant la rareté des informations précises sur les infrastructures des services nationaux de santé. I10. Tous les Pays participants ont effectué des activités de distribution de I'ivermectine, soit seuls soit avec la participation de I'OCP. Le Programme a, à cet égard, recommandé que les équipes nationales entreprennent la surveillance active et le traitement à grande échelle. Dans tous les Pays participants, les équipes nationales ont été formées pour effectuer la surveillance active, c'est-à-dire la confirmation du diagnostic par I'examen de la biopsie cutanée pour la recherche de microfilaires. Une telle surveillance sera entreprise tous les trois ans dans les villages indicateurs. La formation du personnel de santé de la périphérie pour la surveillance passive, dont la valeur devra cependant être évaluée davantage, est en cours. Dans tous les cas diagnostiqués par présomption au niveau périphérique, le malade sera dirigé vers un centre de santé où le personnel médical qualifié décidera de la nécessité ou non de la confirmation du diagnostic par la recherche de microfilaires dans les biopsies cutanées. I I l. Le CCE a félicité I'OCP pour ses efforts touchant la mobilisation du personnel national dans les programmes des Pays participants pour l'évaluation épidémiologique et la distribution de I'ivermectine. ll2. Le CCE a noté avec satisfaction le rapport de la réunion annuelle conjointe des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose organisée par le Programme et qui, entre autres, a fourni une occasion pour la coordination et le suivi des activités nationales liées à la dévolution. Toutefois, le CCE a noté avec regret qu'aucun des Pays participants n'ait encore étaboré des programmes de formation. En outre, tous les pays de I'aire initiale de I'OCP ont déclaré qu'à ce jour, les ONG ont été peu impliquées dans la dévolution. Dans la zone d'extension ouest, certaines ONG ont été actives dans la distribution de I'ivermectine dans quelques-uns des pays. ll3. La plupart des pays ont utilisé la radio,la télévision, des projections de films, des conférences, des discussions de groupes, le théâtre, des chants, etc. dans leurs efforts d'assurer une couverture élevée du problème de I'onchocercose dans la population cible. I14. Le CCE a été informé que le Directeur du Programme a fait appel aux services d'un sociologue de I'Office de I'Aménagement des Terroirs (ONAT), Burkina Faso, pour entreprendre des études anthropologiques dont les conclusions devront, appliquées à l'éducation pour la santé, conduire à la prise de conscience par les communautés de la possibilité de la reprise de la transmission de I'onchocercose ainsi qu'à la pleine participation des communautés aux activités de surveillance et de lutte. Rôle de I'ocP ll5. Un manuel pour formateurs sur l'évaluation de la lutte contre I'onchocercose, le traitement à grande échelle par I'ivermectine, la surveillance des effets secondaires, etc. a été fourni aux Pays participants et des copies des matériels utilisés pour la formation, tels que des diapositives et des transparents, sont à la disposition des formateurs. En outre, des directives pour le diagnostic et le traitement, avec un accent particulier sur le diagnostic clinique y compris les signes de I'infection précoce, seront incorporées dans des manuels de formation. Par ailleurs, I'OCP a commencé à prendre des mesures pour standardiser les méthodes d'enregistrement de la distribution passive de I'ivermectine et a envoyé les formulaires appropriés aux pays, pour commentaires, avant de préparer la version définitive. I 16. En ce qui concerne la formation, il a été demandé aux pays de soumettre des listes du nombre du personnel à former, le lieu et la date des cours de formation mais jusqu'ici la réponse a été très faible. Néanmoins, le CCE a encouragé le Programme à poursuivre ses efforts dans ce domaine et a demandé que des projections du type, du niveau et du nombre de personnes à former (y compris la formation universitaire) d'ici 1997 soient élaborées et soumises au CCE en 1992, pour examen. Le CCE a demandé également qu'une publication, qui sera mise à jour selon les besoins, soit préparée sur le nombre des personnes formées et leurs lieux de travail ainsi que sur les besoins en ressources humaines pour la dévolution. JPCl2.3(ocP/EAc /9t.r) page 2l l17. Le Président a noté que le CCE appréciera de recevoir à sa prochaine session, un rapport traitant des incertitudes actuelles concernant la meilleure façon d'entreprendre la surveillance passive au niveau national et son rôle dans la détection de la recrudescence. Un autre rapport sur les modes de distribution de I'ivermectine dans les zones non soumises aux traitements larvicides sera également le bienvenu. Rôle de I'oMS/AFRo I18. Le CCE est heureux d'apprendre la participation active de I'OMS/AFRO dans le domaine de la dévolution, concrétisée par la nomination du Coordonnateur de la Dévolution de I'OMS et la création d'un Groupe spécial sur la dévolution, et a exprimé sa confiance en la collaboration toujours grandissante entre I'OMS et I'OCP en faveur des activités nationales de dévolution. Financement des plans de dévolution I19. Le CCE a été informé que le financement bilatéral des activités nationales de dévolution progresse à pas lents. Déveloooements connexes 120. Le CCE a été informé d'un effort à grande échelle de recherche opérationnelle sur la distribution de I'ivermectine au Nigéria. Ce programme intéresse I'OCP et des efforts sont déployés pour suivre son développement. Le programme implique des évaluations rapides des communautés ; des efforts pour assurer I'acceptation d'un calendrier de traitement couvrant de nombreuses années; la comparaison des stratégies de distribution, avec une préférence pour le système des soins de santé primaires ; et la surveillance de la disponibilité du méAicament au niveau des villages. l2l. Le Directeur général de I'ONAT (ex-AYV) a fourni au CCE des détails sur le programme de développement rural de I'ONAT au Burkina Faso et sur les acquis réalisés par les populations qui sont installées dans les zones libérées de I'onchocercose. il a été suggéré que quelques-unes des initiatives incitées par I'ONAT, telles que celles pour I'auto-financement des soins de santé, pourraient être utilisées pour encourager et aider les communautés rurales africaines à devenir plus autonomes. 122. Suite à ses discussions sur les questions liées à la dévolution, et après avoir examiné attentivement son rôle dans ce domaine, le CCE a reconfirmé ses fonctions consultatives tout en soulignant qu'il n'est pas équipé pour analyser en détail les plans de dévolution des pays. K. EXAMEN DU PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSE 123. Un rapport écrit sur les activités du Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose (OCT) a été envoyé aux membres du CCE. L'Administrateur d'OCT a fait un rapport verbal sur certains aspects de ce rapport. 124. Le transfert des projets de TDR couvrant la lutte contre les filarioses au Projet "Macrofil" a été achevé, mais les projes de TDR et d'OCT resteront identifiés et financés séparément. Au fur et à mesure que des composés seront identifiés pour le développement plus poussé, une décision sera prise concernant le programme qui devra être chargé de ce développement. L'OCT est le partenaire principal dans ce nouvel arrangement, mais le CCE a été rassuré que pour I'Administrateur d'OCT les avantages I'emportent sur tout travail supplémentaire qu'il implique. Le CCE est heureux de noter qu'à ce stade préliminaire la collaboration est satisfaisante. 125. Sur la base des données actuellement disponibles, I'amocarzine (CGP 6140) pourrait convenir pour combattre la recrudescence de façon expérimentale dans de petits foyers, mais ne pourra pas être utilisée avant que des données complètes sur son efficacité et sur sa toxicité à partir des essais en Amérique latine soient rendues publiques par Ciba-Geigy. Le CCE a noté les difficultés rencontrées JPCt2.3 (ocP/EAC /9t.r) page 22 par I'Administrateur d'OCT dans I'obtention de ces données et a considéré aussi bien une demarche personnelle auprès de Ciba-Geigy qu'un contact de haut niveau par I'OMS. Ces discussions devront tenir compte des contrats légaux en place pour le développement d'autres composés. 126. Un autre composé de Ciba-Geigy,le CGI 18041, progresse bien; le médicament est maintenant disponible en gros et les études pré-cliniques touchent à leur fin. Le CCE a noté que les rapports toxicologiques sont attendus à ta fin de 1991, ce qui permettra de procéder à un essai clinique de Phase I en I992, si les résultats sont favorables. 127. lJn autre groupe de composés en voie de développement, I'UMF 078 et I'UM 289, ont été actifs expérimentalement, respectivement par voie intramusculaire ou orale, contre les filaires lymphatiques chez les chiens. Les profils pharmacologiques et toxicologiques indiquent que la mise au point de ces produits prometteurs mérite d'être poursuivie. Toutefois, les composés proviennent des recherches universitaires et n'ont pas encore été pris en main par I'industrie pharmaceutique. L'Unité de Développement de Produits (PDU) de TDR a pris en main I'UMF 07E pour son développement et pourrait à I'avenir aider à financer les études qui seront requises avant I'utilisation clinique. Cependant, à I'heure actuelle, tous les coûts relatifs au développement devront être à la charge du Projet nMacrofil", qui utilisera les services de sociétés de recherche travaillant sous contrat. Le CCE a noté que la date la plus rapprochée prévisible pour les études cliniques en Phase I des composés de fUMF sera 1993. 128. Des accords juridiques avec plusieurs sociétés pharmaceutiques internationales ont conduit à un nombre croissant des composés (environ 500 en 1990-91) à faire passer par les systèmes de criblage de'Macrofil'. Les contraintes du criblage du flux de composés comportent la nécessité d'augmenter la capacité de criblage, la pression sur le temps de I'Administrateur du Projet et la rigueur des conditions juridiques imposées par I'OMS. 129. Conformément aux recommandations du CCE et afin de faciliter la liaison avec I'industrie pharmaceutique, un Groupe de travail scientifique financé conjointement par I'OCT et TDR s'est réuni pour discuter et identifier des cibles chimiothérapeutiques appropriées pour lesquelles des composés d'inhibition pourraient être obtenus. Il est également probable que cette réunion provoque des demandes à'Macrofil" pour des subventions de recherche en l99l-1992. 130. Des essais cliniques sont en cours au Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de I'Onchocercose à I'hôpital de Hohoe, Ghana, pour étudier I'utilisation de I'albendazole conjointement avec I'ivermectine. Le CCE a noté que des études cliniques sur la filariose lymphatique indiquent que de fortes doses d'ivermectine pourraient avoir une activité macrofilaricide et a recommandé que des études comparables soient entreprises instamment sur I'onchocercose. l3l. En ce qui concerne la localisation des centres supplémentaires d'essais cliniques, il a été noté que I'aire de I'OCP en Afrique de I'Ouest et les centres utilisés auparavant en Amérique latine pourraient devenir inappropriés d'ici quelques années à cause des activités de lutte antivectorielle et des traitements à I'ivermectine. Le Cameroun et le Nigéria sont les pays qui vraisemblablement auront des centres cliniques appropriés pour des études chimiothérapeutiques. 132. Des études hors de I'OCT sur le développement de h résistance à I'ivermectine par les nêmatodes (pas des filaires) indiquent qu'un haut niveau de résistance est un événement rare, et qu'il est peu probable qu'elle se développe chez les onchocerquei qui ont un long.cycle de vie. Néanmoins, ôonformément aux recommandations du CCE, un système est en voie d'établissement pour détecter une résistance éventuelle à I'ivermectine par I'injection de microfilaires provenant de I'homme dans les simulies après une courte incubation in vitro en présence de I'ivermectine. Le CCE a recommandé que le Programme examine la meilleure façon d'utiliser cet outil dans son programme de surveillance. 133. Le CCE a noté qu'un déficit budgétaire allant jusqu'à US $555.000 est possible pour I'OCT en 1991, malgré une contribution de US $430.000 faite par TDR. Le Directeur du Programme a.accepté d'accordeiune priorité aux besoins financiers de I'OCT en 1991, si des économies sont réalisées dans d'autres domaines de I'OCP, puisque la communauté des Donateurs a mis I'accent sur la flexibilité JPCIZ.3(ocP/EAc /9t.t) page 23 dans les besoins financiers de I'OCP. L'Administrateur du Projet OCT a déclaré que, si des fonds supplémentaires étaient mis à disposition, soit maintenant soit durant la quatrième Phase financière, il seiait possible d'élargir le programme de criblage des composés ; de lancer des resynthèses chimiques plus tôt (elles sont coûteuses puisqu'une grande quantité de chaque composé est requise pour le crible Onchocerca/bovins) ; d'entreprendre des essais pré-cliniques synchrones par opposition aux essais séquentiels ; de soutenir un plus grand nombre de projets de recherche visant des cibles biochimiques; et à'impliquer un plus grand nombre de centres d'essais cliniques une fois qu'un médicament a été identifié par les études pré-cliniques (voir également le paragraphe 137). L. EXAMEN DU PROJET DE PLAN D'OPERATIONS POUR LA QUATRIEME PHASE FINANCIERE (1992- 1997) 134. Le CCE a examiné une version révisée du projet de Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière (lgg2-1997) qui tient compte des suggestions et des commentaires faits par le CCE à sa onzième session sur un projet précédent, et par le CCP à sa onzième session. Le document reflète également les recommandations formulées par I'Equipe chargêe de la Revue externe. 135. Le CCE a endossé la stratégie de la lutte contre I'onchocercose dans les différentes zones du Programme, telle que définie dans le Plan d'Opérations, et a souligné la nécessité de maintenir les traitements larvicides dans les régions endémiques des zones d'extension, y compris les zones où les simulies savanicoles migratrices constituent une menace pour I'aire initiale du Programme. Le CCE a également souligné la nécessité de poursuivre le traitement à I'ivermectine, pour une période de 5 à 6 ans, dans les zones d'extension soumises à la lutte antivectorielle afin de réduire la morbidité et la pathologie oculaires. nprès cette période, la lutte antivectorielle pourra empêcher la réapparition des lésions oculaires. La stratégie qui consiste à utiliser I'ivermectine seule concerne des zones qui ne sont pas des sources de réinvasion de I'aire centrale et où les traitements larvicides sont difficiles techniquement et trop coûteux. I36. Le CCE a félicité le Programme pour un document excellent, bien équilibré et compréhensif qui prend en compte les divers aspects de toutes les activités du Programme. Les membres du CCE ont proposé des modifications du texte qui renforceront davantage le projet, avant son examen par le CAP, la réunion des Donateurs et le CCP, dans le courant de I'année. 137. Le CCE a noté que le budget proposé pour la période 1992-1997 ne tient pas compte des imprévus si le Programme devait être confronté à des développements techniques ou économiques inattendus. Le représentant de la Banque mondiale a rappelé au CCE que la planification financière pour la quatrième Phase financière comporte la retenue d'une réserve minimale de US $10 millions dans le Fonds pour I'Onchocercose afin de couvrir de tels développements inattendus. Bien que cette réserve soit considérée adéquate pour couvrir des imprévus dans des circonstances normales, elle ne sera pas suffisante en cas de développements extrêmes tels que ceux qui ont eu lieu durant la troisième Phase, notamment l'étendue de la résistance aux insecticides et la forte baisse de la valeur du dollar américain. Le Programme continuera donc à fonctionner avec un budget serré. A cet égard, le CCE a noté que les besoins budgétaires du Programme pourraient subir des modifications pour faire face à la nécessité d'une évaluation supplémentaire des macrofilaricides potentiels prometteurs et a recommandé que de tels besoins soient satisfaits daris les contraintes budgétaires. 138. Le CCE a également noté que le budget pour la quatrième Phase financière est basé sur les économies financières provenant de I'harmonisation des conditions d'emploi dans toute I'aire du Programme. Le CCE a exprimé son soutien à I'harmonisation de I'emploi, dès que possible durant la Phase, tout en reconnaissant la difficulté que le changement général des conditions du personnel entraînera. 139. Le CCE a considéré que le Plan d'Opérations pour la quatrième'Phase financière est un successeur logique des phases financières précédentes et qu'il est conforme à la Stratégie à long terme de I'OCP. Le Plan a souligné la nécessité de poursuivre I'excellence technique, appuyée par des t JPCr2.3(ocP/EAc/et.r) page 24 contrôles rigoureux de la gestion. Le CCE a rappelé que le succès ultime du Programme dépendra du maintien de ces qualités qui ont assuré au Programme I'appréciation des Pays participants et des Donateurs. Le CCE a exprimé sa confiance en la capacité du Programme de maintenir son engagement relatif aux priorités techniques nécessaires pour atteindre I'objectif à tong terme, malgré les contraintes financières. M. PRIORITES EN MATIERE DE RECHERCHE 140. Le CCE a exprimé sa satisfaction concernant le progrès réalisé en matière de recherche, rapporté dans les publications scientifiques et tel que décrit précédemment dans le rapport de la onzième session du CCE, dans la Revue externe du Programme de Lutte contre I'Onchocercose (1990), dans le rapport de la douzième session du Groupe écologique de 1991, et dans le rapport de la réunion technique annuelle interne à OCp de 1991. Le CCE considère que toutes les recommandations précédentes, contenues dans ces documents, sont toujours valables, se concentrant essentiellement sur la recherche de nouveaux larvicides et de formulations améliorées de ceux utilisés actuellement, sur la recherche d'un macrofilaricide et sur le développement d'une épreuve immunodiagnostique appropriée. Durant les discussions, référence a été faite également au Plan d'Opérations pour la quatrième Phase financière (1992-1997) dans lequel tous les poins mentionnés ci-dessus ont été soulignés. l4l. Le CCE a endossé les recommandations en.matière de recherche contenues dans le rapport de la douzième session du Groupe écologique (voir Annexe I) et a recommandé que, dans d'autres domaines, la plus haute priorité soit accordée : (a) à la recherche intensive de nouveaux larvicides, en particulier des pyrêthrinoides synthêtiques utilisables pour des débis de I'ordre de l5-70 m3ls, et dont I'impact sur la faune non cible soit moindre que celui de la perméthrine, et l'évaluation de composés potentiels et de formulations améliorées des produits existants ; (b) à la recherche d'un macrofilaricide appropriê pour la distribution à grande êchelle, avec un accent sur le suivi des composés prometteurs, et des études sur I'effet d'une posologie de forte dose de I'ivermectine sur les vers adultes d'O. volwtlus ; (c) au développement d'une êpreuve immunodiagnostique simple, mais rêvélatrice et spécifique, qui facilitera le diagnostic prêcoce de nouveaux cas pour aider à h détection opportune de la recrudescence et à l'évaluation de la mortalitê ou du dommage causê aux vers adultes par la chimiothérapie. 142. Les autres recommandations du CCE concernant la recherche appliquée sont présentées ci- dessous sous les grands titres : lutte antivectorielle, différentiation des souches des onchocerques, autres méthodes de diagnostic de I'onchocercose, effets de I'ivermectine, modélisation épidémiologique, et recherche opérationnelle. Lutte antivectorielle 143. En ce qui concerne les larvicides, des études sont requises sur les mécanismes de la résistance des insecticides chez Simulium damnosum, y compris une évaluation de I'applicabilité des essais biochimiques développés pour la détection des mécanismes de la résistance chez d'autres diptères. Des études sont nécessaires également sur I'influence de la qualité des eaux sur la performance des larvicides. Ceci impliquera la détermination des propriétés physico-chimiques de I'eau des cours d'eau (température, particules en suspension, turbidité, etc.) et leur relation avec I'efficacité et la portée des larvicides. , JPCl2.3(ocP/EAc /9t.t) page 25 144. En relation avec la cessation des opérations de traitements larvicides, il faudra effectuer des études sur la dynamique des populations des organismes aquatiques non cibles des rivières qui ne sont plus sous traitèment larvicide. Le rôte des refuges aquatiques dans le repeuplement de telles rivières par les organismes non cibles devra être déterminé. 145. Pour améliorer les méthodes existantes servant à h détermination de la distribution, de la capacité vectorielle et de la sensibilité aux insecticides des différentes espèces simulidiennes, d'autres étuaes utilisant la technologie des sondes ADN sont requises pour améliorer I'identification des espèces. Différentiation des souches des onchoceroues 146. Utilisant les sondes ADN, il est important de mettre au point des méthodes pour distinguer avec précision O. volwtlus des espèces filariennes animales chez les simulies, pour détecter la transmission àt pour différencier les souche s d'O. volwrlus. Des études sont également requises sur la caractérisation des souches d'O. volvulus qui sont responsables de I'onchocercose cécitante dans le sud de la Sierra Leone, et de la forme de I'onchocercose moins cécitante dans le nord du pays. Autres méthodes de diaenostic de I'onchocercose 147. Les études devront être poursuivies pour valider, ou invalider la palpation des nodules en tant que méthode simple et non invasive pour le diagnostic communautaire de I'onchocercose. Effets de I'ivermectine 148. Des études sont nécessaires pour évaluer I'effet des traitements multiples à I'ivermectine sur la transmission et sur les adultes d'O. volwtlus. Il faudra entreprendre de telles études tant dans I'aire du Programme qu'ailleurs dans les zones où il n'y a pas eu de lutte antivectorielle. Modélisation épidémiolosioue 149. Il faudra étendre et raffiner les applications de la modélisation épidémiologique aux simulations de détection et de maîtrise de la recrudescence, à I'impact de la migration humaine sur le risque et la dynamique de la recrudescence, à la valeur potentielle de I'immunodiagnostic, à la modélisation de I'onchocercose oculaire et à I'effet d'une intervention avec un macrofilaricide. Recherche ooérationnelle 150. Des recherches sont requises pour déterminer les stratégies les plus appropriées pour la prévention et la détection de la recrudescence. Ces recherches impliqueront des évaluations du risque, la surveillance de la population, l'éducation en matière de santé publique, la participation des communautés et l'élaboration de rapports sur les phénomènes liés à la recrudescence. l5l . I faudra également faire des études sur la distribution de I'ivermectine, en mettant I'accent sur les aspecs de la testion, I'acceptabilité, I'acceptation du traitement par rapport à I'endêmicité et l'état du programme de lutte. Des évaluations devront être faites du coût et de I'efficacité de différents systèmes de distribution de I'ivermectine et de différentes stratégies de surveillance. 152. Des études socio-anthropologiques sont nécessaires pour déterminer les raisons de la faible acceptation du traitement par I'iveràectine, I'acceptabilité de la biopsie cutanée dans les communautés choisies pour la surveillance, et la relation entre le personnel chargé des activités liées à la lutte contre I'onchocercose et les populations locales. JPCt2.3(ocPlEAc /9t.t) page 26 Remaroue sénérale 153. Le CCE s'est félicité de l'étroite collaboration entre I'OCP et TDR. Le Comité a reconnu la bonne réaction du Comité d'Orientation sur les filarioses de TDR aux besoins de I'OCP en matière de recherche, et I'appui technique important du personnel de TDR à I'OCp dans les domaines de la recherche et de l'évaluation. Les initiatives de TDR en matière de recherche sur I'immunodiagnostic, les sondes ADN, le diagnostic communautaire, la recherche opérationnelle, et I'analyse du rapport coût/efficacité et sa participation au projet'Macrofil'se sont avérées précieuses et le CCE a vivement encouragé la poursuite de cette fructueuse collaboration au cours des années à venir. N. COMPOSITION DU CCE ET LA DEVOLUTION 154. Le CCE a examiné la composition du CCE à la lumière des recommandations de I'Equipe chargée de la Revue externe qui avaient été approuvées par le CCP. L'Equipe chargée de la Revue externe a suggéré que, compte tenu de I'importance grandissante des questions liées à la dévolution, le CCE soit renforcé par I'inclusion de nouveaux membres ayant une vaste expérience en gestion de la santé publique, en formation, en développement institutionnel et en sciences humaines. 155. Certains membres du CCE ont exprimé leur inquiétude qu'un élargissement du CCE en termes de disciplines représentées pourrait aboutir à des discussions qui ne bénéficieront pas de toute I'attention requise pour être fructueuses. Des discussions réalistes sur la dévolution nécessitent de la part des participants une connaissance approfondie des systèmes de prestation des services de santé des Pays participants et donc des profils pour les membres qui probablement seront quelque peu différents de ceux qui prévalent traditionnellement au sein du CCE. Ils ont donc estimé qu'il serait souhaitable de créer un nGroupe de Dévolution', comparable au Groupe écologique, qui constituerait un sous-comité du CCE, avec un président qui sera en même temps un membre du CCE. 156. D'autres membres du CCE hésitent à ajouter un autre groupe à la structure consultative du Programme et préféreraient un élargissement progressif mais limité du CCE selon les suggestions faites par la Revue externe. 157. Le CCE a finalement observé que quelle que soit I'option adoptée, la préférence devra être donnée aux candidats de sexe fêminin et aux candidats des pays de I'Afrique de I'Ouest. 158. Le CCE a admis qu'il n'appartient pas à ses membres actuels de décider de cette question, mais pense que leurs vues devront être prises en compte lorsque le CAP élaborera le Protocole d'Accord, établissant les dispositions institutionnelles à joindre en annexe à I'Accord relatif au Fonds pour I'Onchocercose pour la quatrième Phase financière. O. DIVERS Visites de terrain des membres du CCE 159. Il a été rappelé aux membres du CCE qu'ils devront informer le Président, dès que possible des dates auxquelles ils seront disponibles pour effectuer des visites sur le terrain, et des thèmes qu'ils souhaiteraient couvrir. Des copies de toutes les correspondances sur ces sujets devront être envoyées au Bureau de Liaison de I'OCP à Genève. Sessions informelles d'information oour la treizième session du CCE 160. Le CCE a exprimé son appréciation au Directeur du Programme et à son personnel pour la façon informelle dont les sessions d'information avaient été organisées, et a demandé à ce que les sessions futures soient organisées de la même manière. Le CCE a demandé également, que dorénavant, les sessions d'informàtion soient organisées de façon à donner au CCE suffisamment d'occasions pour des échanges de vues intensifs avec I'Unité de Dévolution nouvellement créée, en particulier concernant les activités de I'Unité et les développements importants dans le domaine de la dévolution. JPCl2.3(ocP/EAc/9t.t) page 27 P. DATE ET LIEU DE LA TREIZIEME SESSION DU COMITE l6l. La treizième session du Comité consultatif d'Experts se tiendra à Ouagadougou durant toute la semaine commençant le 8 juin 1992, étant entendu que les membres participeront à des sessions d'information tenues par le personnel du Programme au cours du week-end précédent. a. ADOPTION DU RAPPORT 162. Lerapport de la douzième session du CCE a été approuvé par le Comité à la clôture de la session R. CLOTURE DE LA SESSION 163. A la clôture de la session, le président a remercié le Directeur du Programme pour I'excellente façon dont la session a été organisée et conduite. Les membres du CCE ont beaucoup apprécié une visite de terrain à une zone de repeuplement organisée à leur intention ainsi qu'une série bien fournie de documents d'information qui ont facilité les échanges d'informations et de vues, tant durant la session d'information qu'au cours de la session officielle. Finalement, le Président a rendu hommage à I'appui précieux accordé à la session par les interprètes et le secrétaire qui a dactylographié le projet du rapport. JPCI2.3 ocP/EAC/9t.t) page 28 ANNEXE I RAPPORT DE LA DOUZIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE BOUAKE,25 FEVRIER - I MARS I99I TABLE DES MATIERES Paee RESUME DES RECOMMANDATIONS INTRODUCTION ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 3l RAPPORT SUR LES ACTIVITES 3r RECHERCHEDENOUVEAUXLARVICIDES. ......33 RAPPORT SUR LA CONSULTATION CONJOINTE OMS/INDUSTRIE DES PESTICIDES GENÈVE, JUIN I99O 29 A. B. c. D. E. I. J. K. L. M. N. o. .......31 F. G. H. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE ACTIVITES DE SURVEILLANCE DANS L'EXTENSION OUEST ANALYSE DES DONNEES DE DERIVE DE LA SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE LE RAPPORT KOEMAN/DEJOUX SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA ONZTEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE . SUryI DES PUBLICATIONS PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 199l/1992 . . . DIVERS DISPOSITIONS POUR LA PROCHAINE SESSION cIôrunp DE LA SESSION FIGURES I ET 2 APPENDICES I A 7 36 36 39 40 42 45 45 46 47 48 48 49-50 5r-59 JPCI2.3(ocP/EAc /9t.t) page 29 Annexe I RESUME DES RECOMMANDATIONS En terminant ses travaux, le Groupe écologique a considéré utile de résumer ses recommandations selon cinq thèmes principaux- Par conséquent, les résumés de ses recommandations sont présentés ci- dessous sous ces thèmes. L'imoact éventuel des ovréthrinoides svnthétioues l. Réévaluation des pyréthrinoides synthétiques et des composés connexes pour identifier des larvicides opérationnels potentiels en remplacement de la perméthrine et qui pourraient être utilisés à Aes OéUits de l5-70 m3l5 (paragraphe 9). 2- Réévaluation des données actuellement disponibles sur la perméthrine et des essais sur le terrain pour évaluer la durée maximale de son utilisation sans danger (paragraphe 8). Reoeuolement des orsanismes aouatioues non cibles aorès I'arrêt des traitements larvicides 3. Etudes des refuges des organismes aquatiques non cibles (paragraphe 7l). 4. Poursuite de la surveillance de quelques sites de I'aire initiale du Programme durant 2-3 ans après I'arrêt des traitements larvicides (paragraphe 76). 5. Collecte d'échantillons qualitatifs d'invertébrés (paragraphe 78). 6. Enquêtes spécifiques pour évaluer la présence ou I'absence de crustacés pour une comparaison avec les données de base recueillies dans les années 70 (paragraphe 79). Gestion de données 7. Amélioration de la base de données de I'OCP relatives à la surveillance pour qu'elle soit plus conviviale (paragraphe 40). 8. Calcul de routine des déviations standard pour la dérive des invertébrés et les échantillons surber (paragraphe 40). 9. Récupération des données sur la surveillance traitêes par un statisticien externe (Paragraphe 4l ). lO. Consultant pour le développement d'un logiciel pour I'analyse des données relatives à la dérive des invertébrés (paragraphe 55). I l. Etudes de la propension des invertébrés à dériver (paragraphe 57). 12. Comparaison des invertébrés benthiques et dans les échantillons de dérive (paragraphe 58). 13. Comparaison des invertébrés dérivant le jour et la nuit (paragraphe 60). l4 Consultants pour l'évaluation externe des données recueillies et analysées concernant les poissons et celles sur les invertébrés recueillis par l'échantillonnage surber (paragraphe 77). Formation et études suoolémentaires. 15. Formation des hydrobiologistes nationaux en statistiques de base en marge de la réunion annuelle des hydrobiologistes de 1992 (paragraphe 35). 16. Chevauchement des réunions annuelles des hydrobiologistes et du Groupe écologique pour permettre aux membres du Groupe de donner des cours sur les caractéristiques des insecticides et leur comportement en milieu aquatique (paragraphe 35). JPCt2.3(ocP/EAc /9t.t) page 30 Annexe I 17 . Congé exceptionnel de I'hydrobiologiste de I'OCP pour la rédaction des données de la surveillance pour publication et pour une thèse de doctorat. 18. Ditermination de la relation entre le débit des cours d'eau et la dérive des invertébrés (dérive dejour et de nuit, saisonnière et annuelle) (paragraphe 6l). 19. Etudes taxonomiques sur les invertébrés aquatiques (paragraphe 67). 20. Comparaison du temps et de I'efficacitê du tri des échantillons de la dérive par des méthodes différentes (paragraphe 65). 21. L'élaboration par un membre du Groupe d'une proposition de projets de recherche supplémentaires suite au rapport Koeman-Dejoux (paragraphe 72). Recherche de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations. 22. L'OCP doit continuer avec la même intensité, la recherche de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations, et raffiner davantage et élargir son programme d'optimisation des opérations de traitements larvicides (paragraphe 2l). 23. Le pyraclofos est à considérer comme un larvicide opérationnel (paragraphe 25). 24. Le phoxim est à considérer comme un larvicide opérationnel (paragraphe 27). B3. JPCl2.3(ocP/EAc /9t.t) page 3l Annexe I A. INTRODUCTION l. Le Groupe écologique a tenue sa douzième session du 25 février au ler mars l99l à Bouaké, Côte d'Ivoire, sous la présidence du Dr C. Lévêque. Après la clôture de la session officielle, le préria.nt et âeux auties membres du Groupe écologique ont effectué une visite aux sites de surveillance en Sierra Leone (voir section G). 2. Le Dr Samba n'ayant pas pu assister à la session à cause d'autres engagements importants, la session a été ouverte par le Dr D. Quillévéré qui, au nom du Directeur du Programme, a chaleureusement souh"ité t" bienvenui aux membres du Groupe et les a remerciés de leur participation et appui continus. Il a également remercié le personnel du Secteur de Bouaké et I'Unité de Recherche sur les Insecticides des excellentes dispositions prises en un court laps de temps pour abriter la session à Bouaké. La liste des participants et celle des documents de travail figurent respectivement en Appendices I et 2. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR L'ordre du jour, tel que présenté dans la table de matière du présent rapport, a été adopté. C. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE LUTTE ANTIVECTORIELLE. (a) Ooérations et situation entomoloeioue 4. Le Chef de I'Unité de lutte antivectorielle (VCU) a passé en revue les activités de lutte antivectorielle et les résultats entomologiques obtenus en 1990. Les points les plus importants notés par le Groupe étaient les suivants : - arrêt des traitements larvicides dans environ 70% de I'aire initiale du Programme. - pas de traitements larvicides dans la partie nord de la zone d'extension ouest (touchant le Sênégal, le Mali occidental, la Guinée Bissau et la Guinêe occidentale. - dans I'ensemble, en saison sèche (jusqu'en fin 1990), traitement de quelque 2.000 km de rivières principalement avec B.t. H-14, mais aussi avec le carbosulfan sur le bas Bandama quand tés OéUits étaient relativement êlevês etlou pour faire face à des gîtes larvaires complexes. - globalement, en saison pluvieuse (mi- 1990), traitement de quelque 20.000 km de rivieres avec une utilisation appréciable du téméphos dans la zone d'extension Ouest et I'utilisation en alternance maximale de six larvicides opérationnels. - arrêt des traitements larvicides sur le bassin de la haute Comoé/Léraba et celui du haut Bandama. - transmission bien maîtrisée en saison sèche mais parfois pas aussi bien maîtrisée en saison pluvieuse. - absence de réinvasion à I'Ouest pour la deuxième année consécutive (résultat de I'efficacitê de la lutte antivectorielle en Sierra Leone) mais une infiltration à I'Est par des simulies venant des rivières non traitées du Nigeria. 5. Le Groupe écologique a été informé qu'en l99l des efforts seront déployés pour éradiquer saisonnièrement Simulium soubrcnse A. (le vecteur efficace de I'onchocercose cécitante en Sierra Leone) des plus grandes rivières du sud de la Sierra Leone; les traitements larvicides seront également intensifiés dans certaines zones des hautes terres de I'extension ouest en vue de la suppression des JPCl2.3 (ocP/EAC /et.t) page 32 Annexe I populations de S. yahense et S. squarnosum (les systèmes fluviaux du Sassandra, du Kourai, du Milo, du Niandan et du Mono en Guinée et en Sierra Leone); dans I'aire initiale du Programme, des études de post-contrôle seront entreprises pour vérifier que malgré le retour des simulies, la transmission de I'onchocercose est inexistante ou négligeable; d'autres zones où il sera bientôt possible de cesser les traitements larvicides reçoivent une attention considérable de la part du personnel entomologique et épidémiologique. (b) Utilisation en alternance des larvicides 6. Le Groupe a été informé que dans I'aire centrale de I'OCP, la pluviométrie a été sensiblement moindre en 1990 qu'en 1989. Plus à I'Ouest, la pluviométrie a été pratiquement h même pour les deux années. Compte tenu de la faible pluviométrie de 1990, une stratégie classique d'alternance a été systématiquement appliquée, impliquant six larvicides (le téméphos, le phoxim 50%, le pyraclofos, le carbosulfan, la perméthrine et le B.t. H-14). Les objectifs de la stratégie, présentés sous forme de tableau en figure l, étaient de maîtriser la résistance ( et donc de prolonger la vie opérationnelle des différents produits), de réduire les risques d'impact primaire sur les organismes non cibles, et d'obtenir le rapport coût/efficacité optimal pour les opérations aériennes. 7. Il a été expliqué au Groupe qu'avec l'épuisement des derniers stocks de chlorphoxim, un trou important a été crée dans I'arsenal de larvicides du Programme. Ce problèm e t êtê partiellement résolu par : - I'utilisation accrue du B.t H-14 à des débis de 15-50 m3É; - I'utilisation accrue du téméphos jusqu'à I'apparition de la résistance qui a été neutralisée par le B.r. H-14; - I'utilisation accrue de la perméthrine aux hautes eaux, cependant la consommation globale de ce produit a été infêrieure à celui de l9E9 (voir paragraphe 8 ci-dessous). - I'introduction du pyraclofos, qui a donné d'excellents résultats particulièrement pour le traitement des gîtes larvaires vastes et complexes. 8. Le Groupe est très préoccupé par le fait que dans certains cas sa recommandation de 1990 de limiter I'utilisation de la perméthrine à un maximum de six cycles consécutifs n'a pas été respectée, quelques rivières ayant reçues 8 ou 9 cycles consécutifs. Toutefois, le Groupe a été rassuré dans une certaine mesure en apprenant qu'une nouvelle modification de la stratégie classique d'alternance a été introduite dans les situations où cette modification était jugée réaliste. Le but de cette nouvelle stratégie est d'interrompre les cycles de la perméthrine par quelques cycles du téméphos, en vue de diminuer I'impact de la perméthrine sur I'environnement et réduire les possibilités de développement de la résistance. Un bon exemple en est le Dion à Baranama où la séquence suivante a été utilisée dejuin à novembre : B.r. H-14-téméphos-perméthrine-téméphos- interruption des traitements - perméthrine-téméphos-perméthrine-téméphos-perméthrine-téméphos. g. Le Groupe a exprimé sa satisfaction d'apprendre que désormais, et au fur et à mesure de la disponibilité de plus grandes quantités de pyraclofos et de phoxim, I'utilisation de la perméthrine sera sensiblement réduite. Cependant, le Groupe a vivement recommandé que le personnel de I'OCP effectue une réévaluation détaillée des pyréthrinoides de synthèse et des composés connexes en vue d'identifier des larvicides opérationnels potentiels ayant pour la faune non cible une plus grande marge de sécurité que celle de la perméthrine et acceptables pour I'utilisation à Aes AéUits dans la fourchette de l5-70 m3/s. (c) Résistance aux insecticides lO Reconnaissant que la lutte contre la résistance aux insecticides est une importante justification de la recherche active de nouveaux larvicides, le Groupe s'est félicité de recevoir un rapport concis sur la situation actuelle de la résistance. tPctz.3 (ocP/EAC /9t.t) page 33 Annexe I I I . Le Groupe a été informé que 4.049 tests de résistance ont été effectués entre 1980 et 1990 et que toutes les données recueillies depuis 1986 ont été informatisées pour faciliter leurs analyses et I'interprétation globale du problème de la résistance. Ces derniers mois, les essais avec la perméthrine et le carbosulfan ont été intensifiés . Des essais ont également commencé avec le phoxim. 12. Une forte (permanente) résistance au téméphos caractérise toujours les populations vectrices des rivières du sud de la Côte d'Ivoire. On trouve également des foyers de résistance variable saisonniers et clairsemés dans les rivières traitées du bassin du haut Niger (Guinée) et de la Sierra Leone, et dans les rivières non traitées du Mali, du Sénégal et de la Guinée Bissau. L'intensité de la résistance au chlorphoxim a été maximale dans les zones où it y a une forte résistance au téméphos mais s'est produite également dans certaines rivières non traitées de I'extension Ouest. Bien que le phoxim n'a été introOuit que récemment, la résistance à ce produit a été enregistrée dans quelques rivières où il y a eu une résistance au chlorphoxim. D. RECHERCHE DE NOUVEAUX LARVICIDES (a) Criblaee de nouvelles formulations de ^8.t. H-14. 13. Le Groupe a été informé qu'une nouvelle formulation de B.t. H- 14 a été reçue de la firme Becker Microbial Products (BMP) pour une évaluation contre S. datnnosum. Cette formulation a un titre élevé contre les moustiques mais a montré une faible activité contre les simulies. La firme Solvay a soumis plusieurs lots successifs de formulations expérimentales. Le premier lot, reçu en 1989, est très puissant (environ l0 fois les formulations actuelles), et Solvay tente actuellement de produire le même niveau d'activité en utilisant des processus industriels. Les premières séries d'échantillons avaient en une faible activité, mais les plus récentes ont atteint le niveau de toxicité des formulations opérationnelles actuelles, avec une formulation égale à deux fois le niveau actuel. 14. La collaboration avec la société Abbott pour I'amélioration des formulations de B.t. H-14 s'est poursuivie. Des poudres techniques produites par Abbott qu'elle utilise comme normes ont été testées par I'Unité de Recherche sur les Insecticides de I'OCP (IRU) et se sont avérées équivalentes à la norme de IPS82 utilisée par I'OCP, montrant ainsi que les résultas d'Abbott et du Programme sont comparables. Abbott a favorisé le développement d'un système d'essai biologique basé sur un nouveau principe, ce système est toujours en cours d'élaboration mais devrait être opérationnel sous peu. Autrement, le contrôle de la qualité des los opérationnels du Vectobac l2AS a été poursuivi par IRU; le niveau d'activité a été confirmé pour tous les los testés. Les problèmes initiaux rencontrés dans I'aire d'extension étaient imputables au stockage prolongé sur le terrain et des mesures ont été prises pour améliorer le roulement des stocks sur le terrain. 15. Le Dr Armelle Delécluze (Laboratoire du Dr Rapoport, Institut Pasteur) a travaillé sur des souches de B.t. H- l4 qui produisent des toxines individuelles de la préparation normalement produite par le B.t. H-14. Des dispositions sont en cours pour I'essai de ces souches dans des systèmes d'agitateurs en circuit fermé, à I'IRU. L'objectif de ces essais est d'identifier les activités relatives des toxines individuelles contre les larves simulidiennes; éventuellement ceci pourrait servir de nouvelles méthodes d'évaluation des activités plus facilement accessibles que les essais biologiques sur le terrain. (b) Criblaee de nouveaux insecticides et formulations chimioues 16. En qui concerne les insecticides chimiques, il a été expliqué au Groupe qu'en 1990 la priorité a été accordée au phoxim en remplacement du chlorphoxim. Deux nouvelles formulations de phoxim (25 CE et 40 CE) ont été soumises par Bayer; elles se sont avérées équivalentes en auges mais compte tenu de la faible activité du phoxim par rapport au chlorphoxim, seule la formulation de 40 CE a été retenue pour d'autres évaluations en rivière. La formulation commerciale actuelle de 50 CE a également étê réévaluée puisqu'elle est plus facilement disponibte. Des essais en rivière avec le phoxim 40 CE dans I'ouest du Mali (le Bakoye) ont montré que la dose opérationnelle serait au moins de 80 mg/l/s (0,2 I 40 CE par m3ls) avec une portée plutôt faible de 4 km pour un aéUit Oe 50 m3ls. Des essais entrepris plus tard avec la formulation de 50 CE au Burkina Faso (la Volta Noire et la JPCl2.3(ocP/EAC/9t.t) page 34 Annexe I Bougouriba) et en Côte d'Ivoire (le Nzo) ont montré une meilleure performance avec une portée efficace de plus de 5 km à une dose de 80 mgll/s (0,16 150 CE par m3ls). Ces résultats confirment le choix de la formulation de 50 CE pour remplacer le chlorphoxim en I991. 17. Le calendrier de criblage de I'IRU pour les tests en rivière a été modifié en 1990 à cause de la priorité accordée aux formulations de phoxim et des retards accusés dans la livraison de ces formulations à I'OCP. Néanmoins des évaluations en rivière d'une nouvelle micro-émulsion à 20 % de carbosulfan (fournie par FMC) ont été entreprises dans la basse Comoé. Les résultats sur la portée ont montré que cette formulation est au moins aussi efficace que la formulation CE actuelle. D'autres tests sont nécessaires pour une évaluation définitive de la portée de la micro-émulsion. Trouver des rivières appropriées pour des traitements expérimentaux est devenu un problème puisqu'il a été OéciOé de traiter toute I'année les rivières de Guinée et de Sierra Leone; les prospections ont donc été étendues vers la fin de I'année 1990 pour étudier le potentiel des rivières dans I'aire initiale du Programme où les traitements ont cessé. I E. Six nouveaux insecticides ont été criblés en 1990. L'OMS 3050 (un pyréthrinoïde produit par ICI) a montré une faible activité en auge et dans les tests de sensibilité entrepris avec des solutions fraîches avec une proportion élevée de larves moribondes même à de fortes concentrations. Par contre, deux vieilles solutions dérivées ont montré une forte activité et ce phénomène est actuellement à l'étude. L'OMS 3051 (bétacyfluthrine, un pyréthrinoide produit par Bayer) est un larvicide très puissant contre S. fumnosum s.l. mais son impact sur les organismes non cibles reste à évaluer. L'OMS 3052 (un organophosphoré également produit par Bayer) a été rejeté à cause de sa faible activité (quatre fois moins que le téméphos). L'OMS 3054, soumis à la filière générale de développement des insecticides de I'OMS (\YHOPES) par Hoechst, appartient à un nouveau groupe d'insecticides; on n'en a pas encore reçu d'échantillons mais ce composé pourrait avoir un faible potentiel à cause de son mode d'action du type juvenoide, bien qu'il y ait des indications qu'il agira également sur les larves jeunes. D'autres composés juvenoides ont été rejetés dans le passé en partie parce qu'ils n'agissent que sur les larves âgées. L'OMS 3055 (un groupe de composés d'aralkyl-silane) a été soumis également par Hoechst. Ce produit a été tS à t00 fois moins actif que la perméthrine, mais l'évaluation des trois formulations reçues par IRU est en cours. Des essais en rivière seront nécessaires pour une évaluation complète du potentiel de ce produit. Enfin, I'OMS 3056, (groupe de 2-aryl triazole) a été soumis récemment par Camco et les essais préliminaires sont en cours. (c) Orientation des recherches de l'[RU 19. Il a été rappelé au Groupe que compte tenu du fait que le chlorphoxim n'est plus disponible au Programme, un trou opérationnel a été créé dans la stratégie d'alternance des insecticides pour les rivières ayant un débit intermédiaire, en particulier dans les zones de résistance au téméphos où ni la perméthrine, ni le carbosulfan ou le B.t. H-14 pourrait être utilisé (voir paragraphe 7). Par conséquent, les seuls choix possibles au Programme sont les deux organophosphorés, le pyraclophos et le phoxim (voir figure I ). Malheureusement, leur utilisation dans le contexte de la résistance présentera quelques risques. En outre, le coût de I'utilisation de ces produits sera élevé (le pyraclofos est cher et le phoxim a une faible portée). 20. Le Groupe a félicité le personnel du Programme sur les initiatives prises pour lancer des études supplémentaires conçues pour améliorer I'efficacité des opérations de traitement larvicide. Il s'agit particulièrement de : - I'amélioration de I'uniformisation des protocoles des bioessais et de I'analyse des données; un éclaircissement des effets du butoxyde pyperonyl en tant que synergiste du phoxim dans les zones de résistance au phoxim/chlorphoxim; I'optimisation des opérations de lutte par la modélisation des débits des cours d'eau (particulièrement en ce qui concerne les projes d'intégration des bassins fluviaux de Guinée et de I'aire opérationnelle orientale dans la banque de données déjà établie pour la Côte d'Ivoire); JPCl2.3(ocP/EAc /9t.t) page 35 Annexe I - l'élaboration d'un manuel technique sur les traitements au sol (principalement pour le personnel de I'OCP mais d'un intérêt potentiel pour les Pays participants dans le cadre de la dévolution); - la préparation d'un compendium des insecticides testés par I'OCP/IRU pour servir de base à l'évaluation de leur devenir dans I'environnement, en utilisant la théorie de QSAR promue par un membre du Groupe lors de sa onzième session; 21. Le Groupe a recommandé que le Programme continue sans relâche la recherche de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations et que I'optimisation des opérations de traitement larvicide soit raffinée davantage et élargie. (d) Imoact du B.t. H-14 sur la faune aouatioue 22. Le Groupe a été informé que d'autres observations ont encore confirmé la sécurité de 8.r. H- 14 pour les organismes aquatiques non cibles. Appliqué à dix fois la dose normale cette substance a eu très peu dlimpact sauf sur des espèces de chironomidés. Même ainsi, le décrochement des chironomidés était de moins de 20%. Le Groupe est d'accord sur I'utilité de cette information pour le Programme mais considère qu'il n'est pas nécessaire d'effectuer d'autres études sur I'impact du B.r. H-14. (e) Imoact du ovraclofos sur la faune aouatioue. 23. Les résultats des études sur le pyraclofos entreprises depuis 1988, essentiellement dans la Marahoue, en Côte d'Ivoire ont été présentés au Groupe. 24. Il a été noté qu'en janvier l99l,les organismes non cibles étaient beaucoup plus abondants que pendant les mois précédents, en particulier en décembre 1990. Des espèces des Tricorythidés ont également été enregistrées dans les échantillons Surber en janvier l99l -une première depuis 1988-. Bien que tous les résultats obtenus soient encourageants, quelques-uns ont été difficiles à interpréter, probablement à cause de I'utilisation de poisons par les pêcheurs locaux dans la zone d'étude pendant le deuxième semestre de 1990. 25. Le Groupe a conclu que I'impact du pyraclofos sur les organismes non cibles différait peu de celui du chlorphoxim et était acceptable. Le Groupe a donc réitéré la recommandation de sa session de 1990 que le pyraclofos soit employé comme larvicide opérationnel; cette reconfirmation étant basée sur les résultats des activités supplémentaires de surveillance effectuées au cours de I'année passée. (f) Imoact du ohoxim sur la faune aouatioue 26. Le Groupe a noté que bien que les premières études aient démontré que le phoxim appliqué à une forte dose pouvait avoir un effet indésirable sur plusieurs espèces de poissons, les récentes études n'ont démontré aucun impact visible sur les poissons. Cependant, le Groupe a estimé prudent de continuer les observations sur les poissons, bien qu'il n'y ait pas lieu de s'inquiéter de h sécurité des poissons aux dosages normalement utilisés dans le Programme. 27. Le Groupe a recommandé que le phoxim soit utilisé comme larvicide opérationnel en remplacement du chlorphoxim. Cette décision est basée sur I'examen des paramètres physico- chimiques du phoxim, sur les données de la toxicité pour les poissons contenues dans la littérature, sur une évaluation de son mode d'action et sur les résultats des études effectuées auparavant par I'OCP, tout ceci indiquant que le comportement du phoxim dans le milieu aquatique ne devrait pas être très différent de celui du chlorphoxim. Les résultats des essais en mini-gouttières ont confirmé la justesse de cette décision, indiquant même que I'impact spécifique du phoxim sur les invertébrés est moindre que celui du chlorphoxim (voir figure 2). tPct2.3(ocP/EAc/et.t) page 36 Annexe I E. RAppoRT SUR LA CONSULTATTON CONJOTNTE OMS/INDUSTRIE DES PESTICIDES, GENEVE, JUIN 1990. 28. Le Groupe a été informé que cette réunion a été programmée comme une suite à celle tenue en 1983. Les sociétés principales ont été représentées individuellement à la réunion mais I'entité officielle qui les a représentées était le GIFAP (International Group of National Associations of Agrochemical Manufactuiers). Le GIFAP t créé plusieurs 'Comités d'Action à la résistance", dont le rôle est de promouvoir la prolongation de la vie utile des pesticides. Dix-neuf présentations ont été prévues àur"nt la réuniôn, y càmpris une sur I'OCP, une sur le WHOPES (filière générale de développement des insecticides de I'OMS), et une autre sur la relation entre I'industrie et I'OMS. Malheureusement, le programme était très chargé, avec peu de temps libre pour des discussions informelles dans ou hors Ae'ta ütle de conférence; à ciuse de cela des contacts directs avec les représentants de I'industrie ont été timités. La présentation du Dr J. Goose au nom du GIFAP a été d'un intérêt particulier: premièrement, ii a été demandé à t'Otvts d'accorder une plus grande attention à la gestion de la ,érirt.n.., deuxièmement, le Dr Goose a mentionné des déclarations faites dans le passé par I'OMS invitant les gouvernementl et les organisations donateurs à réduire leur dépendance aux insecticides pour la lutte contre les maladies, cà qui n'encourage pas la production de nouveaux- composés par I'industrie. Ces remarques s'appliqueni à I'OMS en général, et non pas à I'OCP qui a été loué au cours de la réunion pour ses réalisations et son attitude. Il y a lieu de mentionner que I'OCP consomme 75% de tous les insecticides utilisés par I'OMS. 29. Le statut du WHOPES qui a été créé en l9E0/82 pour I'homologation par I'OMS de nouveaux produits candidats pour la lutte antivectorielle constitue un sujet de préoccupation. Les restructurations à I'OMS/Genève et la retraite en décembre dernier du Dr Quelennec ont fait que les représentants de I'industrie s'interrogent sur le maintien des liens efficaces entre I'industrie, I'OMS etI'OCP.Il semble évident que I'impalt du WHOPES a diminué ces dernières années, puisque souvent les codes de I'OMS ne figurent plus dans les manuels de référence sur les pesticides ou dans des articles scientifiques. OeJ liens étroits avec I'industrie sont essentiels à la continuité du succès de I'OCp, puisque seule I'industrie peut assurer la disponibilité de larvicides efficaces et acceptablesjurqu'â "" qüe te Programme att;igne ses objectifs . e U suite de la visite du Dr N. Gratz à I'Unité âe Recherche sur lel InsecticideJen févriér 1991, le Programme s'est proposé de préparer une brochure sur I'IRU/OCP, ses réalisations passées, son potentiel actuel de criblage de nouveaux insecticides et les conditions requises pour de nouveaux larvicides antisimulidiens acceptables. L'objectif de cette brochure sera de fairà une grande publicité des activités de I'OCP et de préciser ce que le Programme attend de I'industrie. 30. Le Groupe a apprécié ces informations sur I'industrie de pesticides et a précisé qu'avec I'accent mis actuellement par I'industrie sur les herbicides, il est peu probable que d.e nombreux nouveaux insecticides viennent sur le marché. Les chimistes de I'industrie continueront à accorder une priorité aux molécules des insecticides existants et à leurs modifications mais ne feront pas de gros investissements sur de nouveaux composés. F. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE. (a) Réunion annuelle des hvdrobioloeistes 31. La réunion annuelle des hydrobiologistes chargés de la surveillance du milieu aquatique dans toute l,aire du programme s'est tenue le 2'i et le 22 îTvrier l99l à Bouaké. La réunion a été présidée par [e Dr C. Lévêq-ue; y ont assisté des représentants de I'OCP, des équipes nationales d'hydrobiologie de la Côte d'Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Mali, et de I'ORSTOM. 32. Après avoir examiné les rapports des équipes nationales sur la surveillance, le Groupe a conclu qr;if V -"., un. ".élioration du niveau de la èompétence du personnel concerné. En effet, les données sur la surveillance ont été analysées rapidement et correctement, ce qui a facilité la soumission à temps JPCl2.3(ocP/EAc /9t.t) pa$e 37 Annexe I des rapports. Il est également évident qu'au cours de I'année passée, les équipes nationales ont été mieux'approvisionnéés en données par le service d'hydrobiologie de I'OCP, ainsi qu'en équipements et en fournitures. 33. Le Groupe a noté avec satisfaction que les identifications de base des invertébrés sont effectuées actuellement par des hydrobiologistes nationaux en Côte d'Ivoire et au Ghana, et qu'une collection de référence d'échantillons de dérive et Surber a été étaUtie au siège de I'OCP. Le Groupe a noté également que toutes ses recommandations de 1990 sauf une ont été exécutées. L'exce.ption concerne lJ choix des sites de surveillance dans I'ouest de la Guinée, qui est toujours à l'étude. Mais les hydrobiologistes de la Guinée sont déjà en mesure de proposer qu'un site de surveillance soit établi sur le Makona (une rivière de forêt) qui sera bientôt incluse dans les traitements larvicides. Ils prévoient également de lancer bientôt une étude sur la durée de vie larvaire des Tricorythidés. 34. Le Groupe s'est félicité de recevoir des hydrobiologistes nationaux des suggestions visant I'amélioration de leur efficacité et celle des programmes de surveillance du milieu aquatique, notamment de : (i) leur donner une formation et de la documentation sur les différentes méthodes statistiques requises pour I'analyse des données de la surveillance; (ii) faire une étude sur I'impact de la bioresmêthrine sur les poissons et les invertêbrês (y compris les crustacés); (iii) réévaluer les donnêes de la surveillance des poissons en vue de différencier les impacts individuels des traitements larvicides, de la construction de barrages et des cycles hydrobiologiques; (iv) leur fournir des courbes des effectifs, des poids et de la richesse en espèces pour chaque station de surveillance depuis le début des activités de surveillance, pour leur permettre de faire des analyses prédictives et évaluer les situations actuelles par rapport aux tendances des années précédentes; (v) continuer la surveillance du Baoulé à Missira (Mali) bien que des traitements larvicides n'y soient pas prévus. (vi) tenir un atelier annuel durant lequel un aspect particulier de la surveillance pourrait être traité en profondeur. 35. Les réponses du Groupe à ces questions sont les suivantes : (i) comme première mesure, le Groupe a suggéré de fournir aux équipes nationales des livres standard sur les aspects statistiques de l'écologie des rivières tels que le "guide pour I'analyse statistique des échantillons d'invertébrés benthiques'. Ann. Limnol. 9(2), 1973, pages 79- 120, par J.M. Elliot et H. Dêcamps, disponible également en anglais (Freshwater Biological Association (U.K.) Scientific Publication No25, 1969, by J.M. Elliot). Voir la section (vi) ci-dessous. (ii) une évaluation de la bioresmêthrine sur le terrain n'est pas nêcessaire compte tenu de la recommandation du Groupe d'effectuer une réêvaluation complète de tous les pyrêthrinoides et des composês connexes (voir paragraphe 9); (iii) accord pour la rêêvaluation des données sur la surveillance des poissons. (iv) accord pour la fourniture des courbes des effectifs, des poids et de la richesse en espèces aux équipes nationales; JPCl2.3 (ocP/EAC /et.t) page 38 Annexe I (vi) (v) accord pour la poursuite de la surveillance à Missiri afin d'évaluer I'impact des pratiques de la pêcherie locale. le Groupe a recommandé que durant la prochaine réunion annuelle des hydrobiologistes, deux jours soient mis de côtê pour former les hydrobiologistes nationaux en statistique de base âppropriée à I'analyse des données biologiques. Après avoir reçu la formation thêorique en analyse statistique de base (calcul des moyennes, déviation standard, variance, rêgression simple, etc.), les hydrobiologistes participeront aux exercices pratiques sur des méthodes statistiques plus avancées, par exemple I'analyse factorielle des correspondances. Le Groupe a recommandé également que par la suite les réunions annuelles des hydrobiologistes et les sessions du Groupe écologique se chevauchent pour permettre aux membres du Groupe de donner des cours sur les caractêristiques des insecticides et sur leur comportement en milieu aquatique aux hydrobiologistes nationaux et au personnel de I'OCP. En 1992, des cours de ce genre (sur la toxicologie environnementale, par exemple) pourraient être liés à la formaiion en statistique comme proposê dans la précêdente recommandation. 36. Le Groupe a endossé une suggestion faite par I'hydrobiologiste de I'OCP qu'à I'avenir les hydrobiologistes nationaux présentent les résultats de la surveillance en s'appuyant sur des hydrogrammes et des graphiques indiquant la séquence de I'utilisation des larvicides afin de faciliter leur interprétation. (b) Activités de l'éouioe du Proeramme 37. Le Groupe a encore une fois exprimé sa satisfaction de la façon dont l'équipe d'hydrobiologie de I'OCP a eflectué la surveillance de la faune des invertébrés des cours d'eau en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Mali et au Togo; il est également satisfait des résultats obtenus. 38. Le Groupe a été informé que comme les années précédentes, le site de surveillance d'Entomokro sur la Marahoué (Côte d'Ivoire) a été perturbé par ce qu'on croit être une pollution industrielle. Ce problème a été très grave en février l99l et a rendu très difficile I'interprétation des données de la surveillance. 39. Le Groupe a féticité l'équipe pour les annuaires des données de la surveillance de 1990 et pour ses activités tant dans I'aire initiale de I'OCP que dans I'extension ouest (voir section G. ci-dessous). 40. Tout en notant les améliorations du stockage et du traitement des données sur la surveillance, le Groupe a recommandé que la base de données du Programme soit êtevée à un niveau supérieur e.t que t., piograîlilinforrnàtiques soient entièrement ràrfinés par un programmeur expérimenté (un consultint travaillant avec le personnel du Programme) pour les rendre plus conviviaux. Le Groupe a recommandé également que torsque cette révision sera achevée les déviations standard soient ryii!iliiluurn.nf fournies avec chaque ensemble de valeurs moyennes calculées à partir des échantillons des invertébrés de dérive et Surber. 41. Le Groupe a recommandé que, dès que possible, I'un de ses membres se rende à I'Université de Salford pour iécrp-érer une partie de la base de données sur la surveillance traitée par un statisticien i.àgp.nà.nt. Dès'la réceptiàn de ces données et de toutes les corrélations de débits qui-auront été faitei, le personnel du Programme devra les raffiner, si nécessaire, et les utiliser pour l'élaboration d'un annuaire approprié d'ici juillet 1991. JPCI2.3 (ocP/EAc /9t.t) page 39 Annexe I G. ACTIVITES DE SURVEILLANCE DANS L'EXTENSION OUEST. (a) Surveillance de routine et enouêtes 42. Le Groupe a été informé que l'équipe d'hydrobiologie de I'OCP s'est occupée encore une fois de la surveillance de routine des rivières de la Sierra Leone. Dans la plupart des sites de surveillance il y a eu de bonnes corrélations entre les rêsultats obtenus des échantillons de la dérive de jour et des échantillons Surber, notamment en ce qui concerne I'abondance relative des taxons des différents invertébrés. 43. Outre ces activités de surveillance, des prospections des biefs du Mongo, de la Kaba et du Jong, en Sierra Leone, ont été effectuées à la recherche de sites appropriés pour la surveillance de la faune benthique. Au cours de ces prospections, des études ont été menées sur la dérive de jour et de nuit et sur la faune saxicole (radier). Les résultats indiquent que Magbafat sur la Kaba et Wulai sur le Jong fournissent I'entomofaune la plus intéressante pour une surveillance supplémentaire. (b) Visite oar des membres du Grouoe écoloeioue à des sites de surveillance en Sierra Leone. 44. Du 2 au 6 mars 1991, trois membres du Groupe écologique, accompagnés par deux membres du personnel de I'OCP, ont visité les bassins fluviaux les plus importants en Sierra Leone, y compris trois stations de surveillance, pour évaluer les impacts potentiels de facteurs autres que les traitements larvicides du Programme sur la qualité des eaux des rivières et sur la faune lotique. Au total, neuf sites ont été échantillonnés sur des rivières dans cinq bassins différents couvrant les parties ouest, centrale et est du pays. Cinq de ces sites sont sous traitement larvicide mais quatre ne le sont pas et ces derniers servent de refuges potentiels pour la recolonisation par la faune non cible. 45. Les membres du Groupe ont eu une premiere impression que de nombreuses sources traditionnelles de pollution étaient absentes ou rarement pertinentes dans la zone qu'ils ont visitée (couverte essentiellement par des végétations du type mosaique forêt-savane). On pourrait s'attendre dans cette zone principalement agricole (largement dépendante des arbres fruitiers) pratiquement sans développement industriel, à une utilisation très limitée de pesticides. 46. Par contre, ils ont conclu que la pression humaine sur les ressources en eau est pertinente en termes de charge des cours d'eau en matières organiques (vidanges, lessive et pratiques hygiéniques). Il s'agit notamment de petits cours d'eau et de baies de certaines grandes rivières facilement accessibles, où des signes d'eutrophication étaient visibles dans certains cas. Toutefois, de tels phénomènes étant imputables à la perturbation due à des sources ponctuelles, ils ont une influence spatiale limitée. Le personnel de I'OCP doit donc faire particulièrement attention en choisissant les stations de surveillance hydrobiologique afin d'éviter des difficultés dans I'interprétation des données. 47. Il ressort également que les facteurs principaux ayant un impact dans les rivières de la Sierra Leone sont physiques et étroitement liés aux activités humaines. Les activités extensives d'exploitation d'or et de diamant sont la cause d'un accroissement marqué de la quantité de solides en suspension transportés et de I'accélération du rythme de sédimentation qui, tous les deux, conduiront certainement à des effets aigüs et chroniques directs sur la faune aquatique et sur la structure des habitats. En outre, I'abattage des arbres, notamment dans les galeries forestières, a évidemment abouti à une augmentation de la tèmpérature des eaux des rivières et à l'érosion des bords des rivières. Cela a provoqué des changements des caractéristiques physiques et chimiques des cours d'eau et des modifications de la faune et de la flore aquatiques et terrestres. Malheureusement, à cause de leurs caractéristiques intrinsèques ces deux types d'impact physique pourraient impliquer de longs biefs de certaines rivières mais au cours d'une telle courte visite il n'a pas été possible d'évaluer les phénomènes décrits sur le plan quantitatif. Il n'a pas non plus été possible de définir leur étendue géographique ni d'identifier d'autres types de problèmes de pollution des rivières qui pourraient être pertinents pour l'évaluation de I'impact des opérations de traitement larvicide de I'OCP. JPCl2.3 (ocP/EAC /et.t) page 40 Annexe I 48. Un membre du Groupe écologique a effectué Oes prétèvements qualitatifs de l-2 heures des invertébrés benthiques à truit stations parmi les sites visités, avec un accent particulier sur les Tricorythidés (Ephéméroptères) et les Leptocéridés (Trichoptères). A I'exception du site du Tingi, des prélèvements de dérive ont également été faits, d'une durée de l-2 heures sauf à Njaiama Sewafe sur la Sewa où ils ont été Oe 8 heures.Les échantillons de dérive serviront principalement à l'évaluation des moucherons (Chironomidés, dépouilles nymphales). 49. Un résumé des observations faites sur les invertébrés figure en Appendice 3. Généralement, les quatre sites non traités ont une faune d'invertébrés beaucoup plus variée (y compris les Tricorythidés et, à trois de ces sites, les Leptocéridés) que les cinq sites traitês. Pour ce qui est des effets éventuels des larvicides sur la faune non cible la situation est affectée par les activités minières importantes dans beaucoup de ces rivières. Par exemple, lorsqu'un site non traité tel que le Bankasoka à I'Ouest soumis à une forte utilisation humaine (baignades et lessive) est comparé au site de Gbobora à I'Est où it y a une importante perturbation due aux activités minières, le premier a une faune beaucoup plus variée que le second. Dans tous les sites considérés comme étant pauvres sur le plan faunistique, il y a en général peu d'Ephéméroptères et en particulier très peu de Tricorythidés. 50. Cette étude des invertébrés, bien qu'elle ait été de I'aveu général reconnue hâtive a indiqué I'importance potentielle des cours d'eau et rivières non traités comme refuges en fournissant des sources de recolonisation par la faune non cible. 51. Le président du Groupe écologique a effectué plusieurs prélèvements de poissons (par épervier et filet maillant) aux sites visités dans les bassins du Jong et de la Sewa et a pris note également des espèces des poissons pris par les pêcheurs professionnels locaux. On a pu tirer les conclusions suivantes sur la base des données recueillies : - L'ichtyofaune est comparable à celle qui existe dans I'est de la Guinée, avec des espèces génêralement très diffêrentes de celles rencontrêes dans I'aire initiale du Programme et dans d'autres parties de I'extension ouest (Ichtyborus Eradrilineatus, Mormws topirus et Papyrotanus ofer êtant quelques unes des espèces intéressantes trouvées en Sierra Leone). - beaucoup d'espèces de poissons de petite taille sont présentes et abondantes dans les principaux cours d'eaux traitês; - parmi les espèces prises par les pêcheurs locaux se trouvent des spêcimens individuels ayant une bonne apparence générale. 52. On a donc conclu qu'à ce jour, ni les traitements larvicides ni les perturbations liées à I'exploitation des sédiments pour I'extraction de I'or n'ont visiblement eu d'effets drastiques sur I'ichtyofaune. H. ANALYSE DES DONNEES DE DERIVE DE LA SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE. 53. Le Groupe a rappelé que plusieurs analyses des données de dérive ont été faites à ce jour par le Dr C. Fairhurst et le Dr J.M. Elouard, et plus récemment par deux consultants, le Dr B. Cellot et le Dr B. Hugueny (janvier-février, l99l). Ces analyses ont fourni une base pour les évaluations prétiminaiies dls groupes de données à long terme (1976-1990) sur la dérive de jo.u1 et de nuit des inuertêbrés dans dis bassins fluviaux choisis de I'aire du Programme (la Marahoué à Danangoro et Entomokro, et le Niandan à Sassambaya). Elles ont été utiles et quelques suggestions et recommandations pourront être formulées maintenant concernant I'interprétation et I'importance des données appropriées aux évaluations des effets des traitements larvicides sur la faune invertébrée non cible de I'aire du Programme. Elles sont considérées séparément ci-dessous. JPCI2.3(ocP/EAc /9t.1) page 4l Annexe I (a) Losiciel informatioueamélioré 54. Le Groupe a considéré qu'il y a un besoin croissant pour l'élaboration d'un logiciel permettant de charger, rLtirer et manipuler efficacement des données spécifiques et ordinaires et selon des catégo.Ës iouples et déterminées par les utilisateurs, par exemple, des ensembles d'échantillons et leuri variancei dtun site d'échantillonnage donné à une date donnée par les taxons globaux ou choisis, et d'autres combinaisons de sites, de dates et de taxons. Selon le type de logiciel développé, d'autres analyses efficaces des sujets discutés ci-après devront également être possibles. 55. Le Groupe a donc recommandé que le Programme recrute un consultant pour qu'il passe environ un mois à tiavailler à Ouagadougou avec I'hydrobiologiste afin de mettre au point le logiciel approprié, aux besoins des ùtilisateurs pour permettre une manipulation efficace des données de dérive. (b) Valeur comoarative des données benthioues et de dérive. 56. Le Groupe est d'accord qu'il faudra faire une comparaison plus étroite entre les données benthiques (Sùrber) et les donnéLs de dérive (jour et nuit) pour déterminer clairement si ces dernières fournissent des estimations et des informations non prédites par les premières. Par exemple, tous les taxons ou groupes d'âge au sein des taxons n'ont pas la même propension à dériver dans des conditions normales idans les sites de refuge) et en cas de perturbation (sites traités). Ainsi, bien que la disponibilité des taxons à apparaîtie dans la dérive pourrait bien être annoncée par leur présence dans le benthos (Surber), on ne jeut pas prédire clairement s'ils apparaissent réellement dans la dérive à cause de la perturbation. 57. Le Groupe a donc recommandé que des taxons d'invertébrés soient choisis pour d'autres analyses des données de dérive Uasées sur les prédictions de leur propension à dériver (c'est à dire ceux qui ont une dérive comportementale contre ceux qui ont une dérive accidentelle tels que les Baetidés). L'hydrobiologiste de I'OCP devra, en consultation avec un membre du Groupe, en dresser une liste en se basant sur son expérience et les conseils d'autres experts disponibles. 58. Le Groupe a également recommandé qu'en utilisant des taxons d'invertébrés choisis, catégorisés en ceux dont la déiive est comportementale contre ceux dont la dérive est accidentelle, plusieurs rapports soient examinés pour les ensembles de données des sites d'échantillonnage analysées auparavant par les consultants B. Cellot et B. Hugueny. Ainsi, utilisant les Baetidés comme exemple, une comparâison du benthos à dériver pourrait être faite sur la base de % de Baetidés dans la dérive(total joir et nuit)/% Baetidés (ou comparés au niveau générique) dans le Surber (prédiction à'aug.ent"tion due à la perturbation, c'est à dire prédiction réduite de la dérive du benthos. (c) Comoaraison de la dérive de iour et de nuit 59. Le Groupe a également estimé que la relation entre la dérive de jour et de nuit devra être examinée à ta-tumièie des taxonsqui montrent une dérive dite comportementale (schémas réguliers quotidiens) et ceux qui ont essentiellement une dérive dite accidentelle (schémas stochastiques). Par exemple, les taxons tels que les Baetidae qui démontrent des augmentations statistiquement importantes dans la dérive de nuit par rapport à la dérive de jour, sont vraisemblablement de la catégorie dite comportementale, et passent à un schéma stochastique lorsqu'il y a une perturbation des conditions. Par contre, il est probable que les taxons qui ont une dérive accidentelle, par exemple beaucoup de Tanypodinés et la plupart des coléoptères, montreront une dérive stochastique accrue dans tous les échantillons lorsque le milieu est perturbé. 60. Le Groupe a donc recommandé qu'une comparaison soit faite entre la dérive de jour et de nuit, en termes de taxons ayant une dérive comportementale et ceux ayant une dérive accidentelle sur la base de % Baetidés dàns la dérive de jour/% Baetidés (ou comparés au niveau générique) dans la dérive de nuit (augmentation prédite avec la perturbation accrue due aux traitements pesticides). tPct2.3(ocP/EAc /9t.t) page 42 Annexe I (d) Relation entre débit et dérive. 61. Le Groupe a recommandé que, par rapport à sa recommandation sur la dérive, la relation de fond entre le déUit (QU) et les schémas de la dérive de jour et de nuit, tous les deux saisonnièrement (mensuellement Qmax) et annuellement (annuel Qmax), soit évaluée selon des analyses simples de corrélation de taxons choisis ayant une dérive comportementale et accidentelle. (e) Taxonomie. 62. Conformément au besoin continu d'un niveau plus élevé d'identification taxonomique pour les groupes d'invertébrés non cibles, le Groupe a recommandé qu'un projet de recherche à deux parties soit lancé. 63. La première partie devra traiter de I'analyse des chironomidés basée sur des prélèvements de dépouilles nymphales effectués dans l'échantillonnage normal de dérive ainsi que des prélèvements spéciaux, par exemple, ceux entrepris par des membres du Groupe et par le personnel de I'OCP. 64. La seconde partie devra impliquer des prélèvemens supplémentaires de Leptocéridés (Trichoptères) des sites traités par le Programme et des affluents non traités. Ces échantillons devront être spécifiquement liés à la végétation des forêts galeries. Les Leptocéridés représentent un Broupe de "shredders" qui peuvent servir d'indicateurs de la disponibilité d'une végétation terrestre appropriée des bords des rivières, dont le tapis constitue leur alimentation principale, ainsi que du matériel pour fabriquer leurs habitats. Le groupe est traitable sur le plan taxonomique, comprenant moins de dix espèces dans la majeure partie de I'aire du Programme, mais des espèces ne sont pas normalement prélevées dans le cadre de la dérive (occasionnellement des taxons qui dérivent accidentellement) ou des échantillons Surber des radiers. L'étude de ce groupe et la relation entre les espèces qui le composent et les différents types de végétation terrestre des bords des rivières pourrait logiquement constituer un projet de recherche post-universitaire d'un étudiant. Voir également le paragraphe 7l sous-section (iii). (f) Traitement des échantillons de dérive. 65. Notant que le traitement des échantillons de dérive est un travail laborieux qui prend du temps, le Groupe a recommandé que des essais préliminaires soient faits avec des échantillons sélectionnés de la dérive de jour en comparant le temps et I'efficacitê du tri avec ou sans la fluorescence des colorations vitales (fluorescence sous éclairage à longueur d'ondes courtes). r. LE RAPPORT KOEMAN/DEJOUX (a) Introduction. 66. Le Groupe a passé en revue le rapport Koeman/Dejoux, rappelant que la mission du Professeur J.H. Koeman et du Dr C. Dejoux était une initiative du Gouvernement des Pays-Bas ayant trait aux nouveaux développements dans les priorités relatives à I'aide à laquelle le Directeur du Programme a donné son consàntement en décembre 1989. La mission a visité I'aire du Programme en février 1990 dans le but surtout d'identifier les priorités relatives à la recherche et à la surveillance à entreprendre concernant les impacts primaire et secondaire éventuels du Programme. 67. Il a été rappelé également que la mission a eu des discussions avec le Directeur du Programme et son personnel et a visité plusieurs institutions concernées par la gestion de I'environnement et les progr".-"s de développement au Burkina Faso, en Guinée et au Togo. En outre, la mission a visité un èertain nombre de projets et a discuté de ses conclusions préliminaires avec le Groupe écologique à sa onzième session. JPCl2.3(ocP/EAc /9t.t) p^ge 43 Annexe I (b) Imoact secondaire du Proeramme. 68. En résumé les vues de la mission sur I'impact secondaire éventuel du Programme sont les suivantes: (i) La mission conclut que l'état de I'environnement de I'Afrique de I'Ouest se dêtériore rapidement, mais que comme dans d'autres parties du monde, il y a des différences rêgionales marquées, tant à I'intérieur d'un pays qu'entre pays. L'OCP n'est pas directement responsable d'un impact secondaire éventuel du Programme sur I'environnement. L'OCP lutte contre la maladie et les pays sont responsables de ce qui est fait ensuite. ( ii) (iii) Il faut souligner que la lutte contre I'onchocercose n'est pas le seul facteur qui a motivé le repeuplementdeszonesinoccupéesauparavant.DesétudesfaitesparHervouet(1985,1990) montrent que la relation entre l'êlimination de la maladie d'une part, et l'établissement de nouvelles colonies d'autre part, n'est pas forcément causale. D'autres variables sont les changements climatiques, politiques, et socio-êconomiques, des facteurs culturels et d'autres maladies. (iv) La mission croit que I'OCP a sensiblement accéléré le dévetoppement socio-économique dans certaines zones, notamment dans les régions de repeuplement organisé ou intégrê et dans une faible mesure dans les zones de repeuplement spontané. L'OCP est un bon exemple de programme où les consêquences éventuelles sur I'environnement ont été prises en compte dès le Oébut des opérations. Toutefois, il existe encore beaucoup de programmes en cours d'exécution, à objectif limité, qui ne se préoccupent pas de I'environnement. (v) 69. Le Groupe a souligné que depuis plusieurs années, il a été entièrement conscient de ces questions et de tant d'autres problèmes environnementaux secondaires. Le Directeur du Programme et son personnel, les Agences parrainantes et les Donateurs en sont également conscients. Cependant, le Groupe est obligé aussi de souligner que quelle que soit I'importance de ces questions, se pencher sur elles dépasse le mandat et la compétence du Groupe et du personnel du Programme. Des informations de base sur les nombreux aspects des questions environnementales secondaires manquent en général. Ainsi, il faudra effectuer de nombreuses études diverses; elles nécessiteront des apports d'autres spécialistes de I'environnement ayant une expertise dans des sujets qui ne rentrent pas dans le cadre de la compétence des membres du Groupe écologique. 70. Le Groupe est conscient qu'au cours de sa onzième session, te CCP a encouragé le Comité des Agences parrainantes (CAP) à accorder une plus grande attention aux aspects environnementaux plus uÀtes du repeuplement, du développement et de la gestion des ressources foncières. Dans ce contexte, le CAP passera en revue le rapport Koeman/Dejoux et en discutera avec le Professeur Koeman durant sa 4Eème session en avril 1991, pour clarifier son rôle futurconcernant I'environnement de I'Ouest africain. Le Groupe donnera ensuite des conseils au CAP, sur la base de ses propres expériences et suggérera les domaines où de bonnes données sont disponibles et qu'on pourra exploiter pour des activités de repeuplement et de développement impliquant le développement, la gestion et la protection des ressources en eaux. (c) Imoact orimaire du Proeramme 7l. Le Groupe a passé en revue les recommandations de la mission sur le renforcement des activités de surveillance du milieu aquatique du Programme, sur des recherches supplémentaires et sur la formation du personnel national, dont quelques-unes ont été discutées avec le Groupe durant sa onzième session. Les résumés des discussions du Groupe sur les cinq recommandations de la mission concernant d'autres recherches et la surveillance sont présentés séparément ci-dessous : lPct2.3(ocP/EAc /9t.t) page 44 Annexe I (v) (i) Etude des caractéristioues ohvsico-chimioues fondamentales des rivières des oavs de I'OCP. Le Groupe est du même avis qu'une haute priorité Aoit être accordêe à une telle étude à cause de la pertinence directe des résultats au dêveloppement, à la gestion et à la préservation des ressources en eaux. Des études ont été effectuées dans des zones très dispersêes, mais les résultats n'ont pas étê largement dissêminés. Le Groupe a conclu que ces donnêes soient rassemblées et analysées. Il a soulignê êgalement que des êtudes sur les caractêristiques physico-chimiques fondamentales des rivières de I'OCP sont nécessaires afin d'améliorer les modèles pour l'évaluation de la portée, de la distribution et du devenir des pesticides utilisés par le Programme. (ii) Recherche sur le rôle des sources de oesticides non ponctuelles dans la oollution des cours d'eau. v comoris un inventaire des pesticides aericoles et d'autres déversements chimioues. Le Groupe a souligné que ce sont des tâches énormes. Si des données fiables sur la pollution pouvaient être rassemblées elles seraient très utiles au personnel de I'OCP concernê par la surveillance de la résistance aux larvicides. Concernant I'inventaire des pesticides le Groupe a rappelê qu'en 1984, le personnel de I'OCP a essayê de recueillir les données nécessaires mais a eu beaucoup de difficultés à les obtenir. Le Groupe a souligné également que même si un inventaire complet des pesticides pouvait être réalisê, un tel travail aura comme limitation majeure de ne pas pouvoir préciser en quels lieux les différents pesticides ont été utilisês ou à quelles doses. (iii) Etudes oour amêliorer la taxonomie et l'écoloeie des invertêbrés des eaux douces. Le Groupe est du même avis que ce sont des sujets qui méritent une attention particulière. Un progrès considérable a été fait par des scientifiques travaillant pour le Programme et dans d'autres institutions et universités mais beaucoup reste à faire. Ainsi, conformément au besoin continu d'un niveau ptus élevê d'identification taxonomique des groupes non cibles, le Groupe a présenté une proposition spécifique de recherche, dont les détails sont donnés aux paragraphes 63 et 64. (iv) Etudes sur le comoortement alimentaire et les contenus stomacaux des poissons. Le Groupe a noté que des études ont déjà étê entreprises mais estime des études supplémentaires ne constituent pas une haute priorité. Sans de bonnes donnêes sur la biomasse des poissons il est difficile de comprendre I'utilité de la collecte d'informations supplémentaires sur leur comportement alimentaire. Mais si le Programme considère qu'il est nécessaire de reprendre de telles études, un protocole standard est maintenant disponible pour servir de guide(voir Ie document OCP/VCU /HYBIO/91.3 en appendice 2) Etudes sur les refue,es aouatioues. Durant sa onzième session, le Groupe a recommandé que de telles études soient effectuées (voir I'appendice 3 du rapport de la onzième session du Groupe écologique). Le Groupe n'a donc pas hésitê à rêitêrer sa recommandation prêcédente concernant de telles études et a révisé ses suggestions relatives à la façon de les entreprendre (voir I'appendice 4). 72. En conclusion, le Groupe a recommandé que, comme suivi du rapport Koeman/Dejoux, un de ses membres soit chargé de l'élaboration d'une proposition de projet couvrant des activités de recherche en sus des activités quotidiennes de surveillance et de recherches connexes du Programme, telles que I'analyse physico-chimique des échantillons d'eau, des études sur les refuges et des études sur I'influence de ta végétation de la forêt-galerie sur les communautés lotiques. Ces études supplémentaires de recherche pourraient être exécutées à travers des programmes de collaboration entre I'OCP et d'autres institutions et soumises au programme de recherche de la CEE assorties d'une demande de financement. JPCt2.3(ocP/EAc /9t.t) page 45 Annexe I J. SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA ONZIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGTQUE. 73. Le Groupe a noté avec satisfaction le progrès fait dans I'exécution des l5 recommandations formulées lori de sa onzième session. Les résumés des suites données sont présentés ci-après: Rec.l Rec.2 Rec.3 Les efforts de mise au point de formulations améliorées du B.t. H- l4 ont été intensifiés. Un membre du personnel de IOCP/YCU a participé à la consultation conjointe OMS/Industrie des pesticides qui a eu lieu à Genève en juin 1990. Le pyraclofos est maintenant un larvicide entièrement opérationnel. Rec.4 : Un appui accru a été fourni aux équipes nationales d'hydrobiologie Rec.5 : Une description de I'indice d'Elouard et Simier pour l'évaluation des changements de la structure des communautés est en cours d'élaboration pour publication. Rec.6 : Un protocole révisé pour la collecte des échantillons de dérive a été étaUoré. Rec.7 : Des données de dérive ont été analysées récemment par deux consultants. Rec.8 : La compilation et I'analyse des données de la surveillance se font à Ouagadougou, bien que quelques données soient toujours stockêes à I'Université de Salford (voir Rec.9 ci- dessous). Rec.9 Des dispositions ont été prises pour qu'un membre du Groupe se rende à I'Université de Salford et prenne des mesures pour que les données de la surveillance soient transférées à la banque des données de Ouagadougou. Rec.l0 : Des consultants ont été recrutés pour évaluer les méthodes analytiques Rec.ll: Deux stations supplémentaires de surveillance ont été choisies en Sierra Leone (les rivières Moa et Teye). Rec.l2 : La présence ou I'absence de crustacés est maintenant enregistrée systématiquement pour les sites de surveillance en Sierra Leone. Rec.l3: Une liste des insecticides testés par I'OCP a été dressée. Rec.l4 : L'impact du pyraclofos a été suivi au Ghana. Rec.l5 : Deux ichtyologistes et deux invertébristes de la Sierra Leone ont été formés au Ghana et au siège de I'OCP à Ouagadougou. K. SUIVI DES PUBLICATIONS. 74. Le Groupe a noté avec satisfaction le progrès réalisé dans la publication des données hydrobiologiques par le personnel de I'OCP et ses collaborateurs. Les détails complets sont fournis en appendice 5. JPCl2.3 (ocP/EAC /et.t) page 46 Annexe I L. PROGRAMME DE TRAVATL POUR l99t/1992. 75. Le Groupe a passé en revue les propositions pour la surveillance de routine des poissons et des invertébrés et a endossé les programmes de surveillance pour I'année à venir tels qu'ils figurent aux appendices 6 et 7. 76. Dans le contexte d'une approche à plus long terme de la surveillance du milieu aquatique, le Groupe a recommandé que la surveillance soit poursuivie à certains sites de I'aire initiale du Programme pendant 2 à 3 ans après la cessation des opérations de traitement larvicide afin de déterminer le potentiel de repeuplement des poissons et des invertébrés. Le pont Léraba est un exemple de siteà retenir, avec un échantillonnage bimensuel des poissons effectué toute I'année et un échantillonnage des invertébrés (par Surber) effectué mensuellement du mois de novembre au mois de mars de chaque année. 77. En ce qui concerne l'évaluation externe des activités de surveillance effectuées par le Programme et les équipes nationales d'hydrobiologie, le Groupe a recommandé que deux consultants soient recrutés, chacun pour environ un mois, pour revoir les données recueillies et analysées sur les poissons et les invertébrés prélevés dans les échantillons Surber. 78. Le Groupe a recommandé que I'hydrobiologiste de I'OCP sélectionne des sites d'échantillonnage représentatifs et des programmes appropriés d'échantillonnage pour la collecte de quelques échantillons qualitatifs d'invertébrés. Ces derniers, que le personnel du Programme et les hydrobiologistes nationaux pourraient prélever, fourniraient des informations sur la gamme complète des taxons disponibles aux sites choisis. De telles données serviront à évaluer, par exemple, I'ensemble des taxons disponibles, qui apparaîtront dans la dérive lorsque le milieu est perturbé par des traitements pesticides. Les échantillons pourraient être envoyés à un membre du Groupe pour la caractérisation et la détermination de la propension des différents taxons à apparaître dans la dérive tant dans les conditions normales que lorsqu'il y a une perturbation des conditions des rivières. 79. Reconnaissant qu'il y a une préoccupation internationale grandissante concernant le devenir des crustacés aquatiques africains (connus pour être très susceptibles aux pyréthrinoides), le Groupe a recommandê que des études spécifiques soient entreprises à des sites sélectionnés sur la Marahoué, la fraute Cornæ et la haute Volta Noire pour évaluer la présence ou I'absence des crustacés par rapport aux données de base recueillies dans ces rivières au cours de la surveillance des essais de lutte contre la mouche sétsé durant les années 70. 80. Considérant la perméthrine comme étant probablement le composé le plus actif sur le plan biologique utilisé pôur les opérations de traitement larvicide, le Groupe a recommandé que le progàmme effectue une réévaluation de toutes les données actuellement disponibles sur ce produit et piocède à d'autres essais spécifiques sur le terrain conçus pour évaluer, avec une marge suffisante de sécurité, le nombre maximal de cycles de traitements admissibles pour la perméthrine dans les conditions ôpérationnelles. Si les conàitions hydrologiques le permettent, ces essais pourraient être mieux entrepris sur le Niandan (invertébrés), le Milo (poissons) et le Dion (invertébrés et poissons) dans I'est de la Guinée. 81. Le Groupe a également identifié cinq sujets de recherches supplémentaires pour I'amélioration de la surveillance du milieu aquatique et âe I'interprétation des résultats, qui pourraient être entreprises au cours des 2 à 3 années à venir. Ces études peuvent être reparties entre le service d'hydrobiologie de I'OCP, les équipes nationales, des consultants et des étudiants sous la responsabilité des membres du Groupe. En gros, il s'agit de: (i) la détermination du niveau de toxicité des insecticides sur les poissons avec un accent soit sur les effets des diffêrents produits sur une même espèce de poissons, soit sur les effets d'un produit sur plusieurs espèces de poissons différentes sur le plan écologique; JPCl2.3(ocP/EAc /9r.t) pa$e 47 Annexe I (ii) la détermination de la représentativité des prises de poissons au filet maillant par rapport à I'ichtyofaune qui existe au même site d'étude. Pour cette étude, il faudra identifier de vastes plans d'eau qui pourraient être êchantillonnés au filet maillant et puis traités à la rotenome; (iii) (iv) l'étude des niveaux de résistance des insectes aquatiques aux insecticides utilisés actuellement par le Programme; (v) une étude sur la distribution des diffêrentes espèces de crevettes selon les bassins fluviaux. Dans un premier temps, la Guinêe et la Sierra Leone prêsenteront les conditions les plus favorables pour une telle êtude. M. DIVERS (a) Etude suoérieure pour I'hvdrobioloeiste du Proeramme. 82. Le Groupe a recommandé qu'un congé spécial soit accordé à I'hydrobiologiste du Programme, M. Laurent Yaméogo, pour qu'il passe 3-4 mois en l99l au Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris afin de rédiger des données relatives à h surveillance pour publication et en vue de la soumission d'une thèse de doctorat. (b) Rôle futur du Groupe écoloeioue. 83. La troisième phase du Programme tirant vers sa fin, le Groupe a estimé le moment de sa session actuelle approprié pour pzrsser en revue son rôle durant la quatrième phase financière (1992-1997). 84. Le Groupe a conclu qu'il a toujours un rôle très important à jouer durant et immédiatement après les stades finaux du Programme. Le Programme continuera à utiliser des insecticides chimiques qu'il faudra employer judicieusement à des débits élevés et ces opérations doivent être soumises à I'examen rigoureux du Groupe. Concernant la surveillance des larvicides 'plus doux" et la recherche appliquée, le Groupe a été considéré comme le mécanisme en cours le plus efficace pour la revue des conclusions du Programme et des équipes nationales d'hydrobiologie et I'apport de conseils et d'appui. Le recrutement de consultants, I'alternative la plus évidente, a été considéré au mieux comme une alternative de deuxième ordre. 85. A plus long terme et au fur et à mesure que les opérations de lutte antivectorielle cessent dans un nombre grandissant de vallées fluviales, le Groupe aura un rôle nouveau et important à jouer : aider le Programme et les Pays participants à surveiller la reprise et/ou le repeuplement, par les organismes non cibles, des rivières qui ont été soumises aux traitements insecticides pendant plus d'une décennie. Alors que ce travail s'effectue, le Groupe sera en mesure d'assurer que, lorsque le Programme prendra fin, les Pays participants auront à leur disposition le maximum de données hydrobiologiques pour l'élaboration et I'exécution de programmes de gestion et de préservation des bassins fluviaux. 86. Le Groupe a également considéré qu'il a un important rôle connexe à jouer dans le domaine du renforcement des institutions. Les membres du Groupe, ensemble ou individuellement, sont très bien placés pour aider les hydrobiologistes nationaux en dispensant des cours sur des sujes spéciaux et en rendant visite aux laboratoires nationaux pour apporter une assistance dans I'analyse des donnêes et la résolution des problèmes et des conseils sur la gestion des ressources en eaux. 87. Conformément à ces vues, le Groupe apportera son appui à toutes nouvelles initiatives d'élargissement des programmes de surveillance de I'environnement des Pays participants, par une l'évaluation de I'ichtyofaune des rapides qui ont été soumis aux traitements larvicides depuis les premières années du Programme. Cette évaluation pourrait se faire plus facilement en utilisant les techniques de la pêche électrique; IPCIZ.3(ocP/EAc /9t.t) paSe 48 Annexe I assistance bilatérale et une collaboration avec des institutions dans I'aire du Programme et à I'extérieur. (c) Dr J.-M. Elouard. 88. Le Groupe a noté que le Dr J.-M. Elouard a récemment pris un nouveau poste de I'ORSTOM à Madagascar, ce qui I'empêche maintenant de suivre de près les activités de surveillance du Programme et de participer aux sessions du Groupe écologique. Le Groupe a unanimement exprimé ses ,erercie.entl les plus sincères au Dr Elouard pour son appui au Programme durant plusieurs années et ses contributions à une meilleure compréhension de la faune aquatique de I'Afrique de I'Ouest. (d) Dr M. Yasuno. 89. Le Groupe a regretté que I'un de ses membres, le Dr M. Yasuno, n'ait pas pu participer à cette session du Gioupe écologique. Le Groupe a exprimé I'espoir que le Dr Yasuno pourra assister à la prochaine session pour que tes OétiUérations puissent bénéficier de sa grande connaissance et expérience. N. DISPOSITIONS POUR LA PROCHAINE SESSION (a) Président 90. Le Groupe a annoncé que le Dr C. Lévêque présiderait la treizième session du Groupe (1992) et qu'il représenterait ce dernier à la douzième session du Comité Consultatif d'Experts (alternative: le Dr H. de Iong) et à la douzième session du Comité Conjoint du Programme (alternative: le Professeur D. Calamari). (b) Date et lieu de la treizième session. 91. En considérant les lieux possibles de sa treizième session,le Groupe a souligné I'importance de tenir la session dans une zone de I'aire du Programme où les opérations de traitement larvicide ont cessé pour permettre au membres du Groupe de se rendre facilement à un site de surveillance sur une rivière dans la phase de reprise, par exemple le site du pont routier du Léraba. Le Groupe a donc exprimé I'espoir qu'il sera possible de tenir sa prochaine session à gobo-pioulasso (alternative: Ouagadougou), durant le semaine du 20 janvier 1992. O. CLOTURE DE LA SESSION. 92. Avant la clôture de la session par son président, dans I'après-midi du 28 février, le Groupe a exprimé sa satisfaction de la façon dont le service d'hydrobiologie de I'OCP et les hydrobiologies naiionau* surveillent le milieu aàuatique de I'aire du Programme, et sa conviction que les opérations de lutte antivectorielle du Programme n'ont pas d'impact important sur la faune aquatique. JPCt2.3 (ocP/EAc /et.t) page 49 Annexe I Débit (mÿt) 8.T. H- r4 TEMEPHO§ PHOXIM PYRACLOFOS PERMETHRIN CARBOSULFAN o15 50 70 t50 EI Pas utilisé Légende f Utillsatlon madrsun - Iltilisation posslble Figure 1l EVentail cles utilisations cles lanricicles pa.r 1t0CP selon IeE débits tPct2.3 (ocP/EAC /9t.t) page 50 Annexe I Ecoepbos Carbosulfan E c*o*bor!.u ! Pe-"ettrrtn A ryt"ororo" I rn"-r, o o Figure 2: Analyse factorielle des correspondances appliquée aux résultats des essais en gouttières multiples effectués avec le téméphos, le chlorphoxim, le pyraclofos, le carbosulfan, la perméthrine et le phoxim. (BAE = Baetidae; CAE = Caenidae; CHI = Chironomini; OCL = Orthocladiinae; PSY = Hydropsychidae; TAP = Tanypodiinae; TAT = Tanytarsini; TRI = Tricorythidae). tr PST r t-a lEI o a !u \EAP I A AA o o o o I / CEIa BÀE 0ct io oJ tJPCl2.3 (ocPÆAc/gl.1) page 5l Annexe I APPENDICE I LISTE DES PARTICIPANTS Membres Professor D. Calamari', Institute of Agricultural Entomology, Faculty of Agriculture, University of Milan, via Celoria 2,20133 Milan, Italy Professor K.W. Cummins', Director, Pymatuning Laboratory of Ecology, Department of Biology Sciences, University of Pittsburgh, Pittsbureh, Pennsylvania 21532, USA Dr H. de Iongh, Centre for Environmental Studies, University of Leiden, P.O. Box 9518, RA Leiden, The Netherlands Dr C. Lévêque (Président'), Directeur de Recherches, ORSTOM, Museum National d'Histoire Naturelle, Laboratoire d'Ichtyologie, 43, Rue Cuvier,7523l Ealls, Cedex 05, France Autres oarticioants Dr D. Paugy, ORSTOM, Museum National d'Histoire Naturelle, Laboratoire d'Ichtyologie, 43, Rue Cuvier, 75231Paris, Cedex 05, France Secrétariat Dr K.B. Akpoboua, VCU/OCP,8.P.2279, Bamako, Mali Dr C. Back, VCU/OCP, B.P. 1474, Bouaké, Côte d'Ivoire Dr D.A.T. Baldry', (Secrétariat), OCP, Siège OMS Çrg4gg,, Suisse Mr B. Coulibaly, VCU/OCP, B.P. 549, Ouasadoueou, Burkina Faso Dr P. Guillet, VCU/OCP, B.P. 2279,Bamako Mr P. Poudiougo, VCU/OCP, 8.P.504, Odienné, Côte d'Ivoire Dr D. Quillévéré, VCU/OCP, 8.P. 549, Ouaeadoueou Mr E.J. Senghor, INF/OCP, B.P. 549, Ouaeadousou Dr A.lV. Soumbey, BIS/OCP, B.P. 549, Ouaeadoueou Mr J.M. Tapsoba, VCU/OCP, B.P. 549, Ouaeadoueou Mr L. Yaméogo', YCU/OCP, B.P. 549, Ouaeadousou ' Membres du Groupe écologique et du Secrétariat qui ont effectué une visite sur le terrain en Sierra Leone. JPCt2.3(ocP/EAc /91.t) pa$e 52 Annexe I APPENDICE 2 LISTE DES DOCUMENTS ocP/vcu /EMs/90.4 - Point sur le protocole pour l'échantillonnage de la dérive(L. Yaméogo) ocP/vcu/EMs/90.5 - Surveillance de la faune entomique des cours d'eau traités en Côte d'lvoire et en Sierra Leone (L. Yaméogo) - Condensé du rapport annuel 1989- 1990 (Guinée) Ichtyologie(E. Diop)ocP/vcu /HYBro/gt.1 ocP/vcu /HYBro/90.2 - Condensé du rapport annuel 1989- 1990 (Equipe nationale de Guinée) Biologie des invertébrés (Fanfode Kondé) - Proposition d'un protocole standard pour l'étude du régime alimentaire des poissons dans la zone OCP (D. Paugy) ocP/vcu /HYBro/90. ocP/vcu lHYBro/g0.4 - Surveillance de la faune entomique des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire et en Sierra Leone. Résumé du rapport 1989-1990 (L. Yaméogo) ocP/vcu/HYBro/go.5 - Surveillance du milieu aquatique au Mali. Résumé du rapport N.4 (Mamadou Kossa Traoré) - Rapport de mission en Sierra Leone. (D. Paugy & J.-F. Agnese)ocP/vcu /HYBto/90.6 ocP/vcu /HYBto/90.7 - Résumé du rapport 1989-1990 sur la surveillance ichtyologique. Institut de Biologie aquatique (Ghana) ( E.K.Abban, H.R. Dankwa et P.K. Ofori-Danson) OCP/VCU/HYBIO/90.8 - Résumé du rapport l9E9-1990 sur la surveillance de I'entomofaune Institut de Biologie aquatique (Ghana) (MM.J. Samman & J.S. Amakye) I ocP/vcu/HYBIo/9o.9 ocP/vcu/HYBIo/90.10 ocP/vcu/HYBIo/90.1I ocP/vcu /HYB.to/90.12 ocP/vcu /HYBro/go.t3 ocP/vcu /HYBto/g0.t4 - Surveillance écologique de la faune ichtyologique des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire en 1990. Résumé. (K. Traoré) - Prospection pour la sélection de sites sur le Jong en Sierra Leone (L.Yaméogo) - Toxicité à court terme en gouttières de I'OMS 3050, du phoxim, du chlorphoxim et du vectobac (une formulation du 8.t H-14) sur la faune benthique. (L. Yaméogo) - Annuaire des données hydrobiologiques I. Faune des invertébrés - Annuaire des données hydrobiologiques II. Faune des poissons - Analyse indépendante des données à long terme de la. dérive récoltée dans le cadre de la surveillance des cours d'eau traités par I'OCP.(B. Cellot et B. Hugueny, Consultants) - identification of priority issues with regard to the analysis of the possible primary and secondary impact of OCP. AID ENVIRONMENT.(J.H.Koeman & C. Dejoux. 1990.). Pas de référence OCP JPCt2.3 (ocP/EAC/gr.r) page 53 Annexe I APPENDICE 3 EVALUATIONS QUALITATMS DES INVERTEBRES EN SIERRA LEONE, 3-6 MARS l99l Date Sitel f.-o Rivièrec Bassin Traitements insecticides Autres observations Faune 3 Mars I 29 Bankasoka 3 Mars 2(F) 30 Rokel à Magburaka 3 Mars 3(I) 3l Rokel à Makpankaw 4 Mars 4(F) 29 Pampana a Matotoka 4 Mars 4 Mars Kabankafera Sewa à Njaiama Sewafe 5 Mars 7 Gbobora Tingi Moa en amont du Kenema Témêphos, B.t. H-14, perméthrine Têméphos, B.t. H-14, perméthrine Téméphos, B.t. H-14, perméthrine Nul Téméphos, B.t H-14, perméthrine Nul Nul Téméphos, B.t. H-14, perméthrine Port Loko Nul Creek Beaucoup de baignade et de lessive Beaucoup d'exploitation d'or Beaucoup d'exploitation d'or Beaucoup d'exploitation d'or Beaucoup d'exploitation d'or et de diamant Bonne Tres pauvre Pauvre Très pauvre Bonne Moyenne Moyenne Moyenne I res pauvre Rokel Rokel Jong Jong Sewa Sewa Moa Moa 5 Mars 6 Mars 25 30 26 29 30 5 6 I 9 1I = Site de surveillance des invertébrés. F = Site de surveillance des poissons2Y compris Macrobrachium sp. 3Y compris Caradina sp. JPCI2.3 (ocP/EAC /et.t) page 54 Annexe I APPENDICE 4 PROPOSITIONS REVISEES POUR L'EVALUATION DES REFUGES ANCIENS, PRESENTS ET FUTURS POUVANT SERVIR A LA RECOLONISATION DES PORTIONS DE COURS D'EAU TRAITEES Phase I (1991-1992). Préparer une carte génêrale (comme indiqué au Groupe par le Dr J.F. Walsh) des trois principales zones du Programme - le "centre", le "sud' et I'nouestn. Ces cartes générales doivent être intégrêes aux cartes détaillées sur I'hydrologie et les traitements larvicides et indiquer: I ) les portions de cours d'eau ayant un débit permanent ou saisonnier, 2) les portions de cours d'eau exposées à un traitement continu ou saisonnier 3) la couverture par le téméphos, leB.r. H-14 et autres insecticides. 4) le nombre d'années de traitement. Phase 2 (1992-1993). Analyse dêtaillée (comme dans la phase l) du rêseau fluvial, c'est-à-dire de tous les affluents de la région de la station de surveillance indiquée: Niaka, Entomokro, Danangoro, Nianda, Amou. Phase 3 (1993). Synthèse de toutes les données biologiques concernant les refuges potentiels. Ces catêgories de données regrouperont : I ) toutes les données disponibles sur les cours d'eau et leurs affluents traités ou non traités. 2) les données recueillies avant traitement, là ou elles sont disponibles 3) certaines données recueillies après traitement - lorsque les traitements ont été interrompus. Phase 4 (1994-1995). Analyse dêtaillêe (comme pour la phase 2) de I'ensemble de I'aire du Programme. Cette analyse sera mise à jour chaque année. Il est essentiel qu'elle soit convertie dans le Système d'Information géographique en place (GIS, par exemple ARCINFO). Une fois les cartes converties en numérique, cette approche permettra une manipulation détaillée des données faisant le lien entre d'une part les modifications opêrêes dans I'utilisation des sols et les stratégies de traitement, et de I'autre le potentiel de recolonisation de la faune non cible. Dans le cadre de cette étude, toutes les cartes des sites (voir la phase I ci-dessus) doivent être converties en numérique. La hiérarchie d'une zone de couverture croissante pour un niveau décroissant d'identification doit être site-affluents-bassin. aa JPCt2.3 ocP/EAc/gI.1) page 55 Annexe I APPENDICE 5 SITUATION ACTUELLE DES PUBLICATIONS I Publiées Bigorne(R.)l990-Miseensynonymiede@Pellegrin,l9l9avec Gnathonemus petersii Gunther, 1862 (Teleostei, Mormyridae). eJb:ium, H (2): 125-129 Bigorne (R.) 1989 - Les genres Brienomvrus et Isichthvs (Pisces, Mormyridae) en Afrique de I'Ouest. Rev. Hvdrobiol. troo ., 22 (4): 317-338 Bigorne (R.) 1990 - Révision systématique du genre Pollimvrus (Teleostei, Mormyridae) en Afrique de I'Ouest. Rev. Hvdrobiol. troo.,23 (4): 313-327 Bigorne (R.) and Paugy (D.) l99l - Note sur la systématique des Petroceohalus (Teleostei: Mormyridae) d'Afrique de I'Ouest. Ichthvol. Exolor. Freshwaters,2 (l): l-30 Dejoux (C.) and Elouard (J.-M.), 1989 - 6. Potential impact of microbial insecticides on the freshwater environment, with special references to the WHO/UNDP/World Bank/Onchocerciasis Control Programme. Microbial insecticides Fairhurst (C.P.), Lévêque (C.), Elouard (J.-M.), Paugy (D.) and Yaméogo (L.), 1990 - Ecological effects of larviciding. Proceedings O-Now . Symposium on Onchocerciasis, Acta Leidensia. fl (l and 2), ll3 Ghazai (4.M.), Bénech (V.) and Paugy (D.) - I'alimentation de Brvcinus leuciscus (Teleostei. Characidae) au Mali: aspects qualitatifs, quantitatifs et comportementaux. Ichthvol. Exolor. Freshwaters, 2(l) : 47-54 Hugueny (8.), 1990 - Richesse des peuplements de poissons dans le Niandan (haut Niger, Afrique) en fonction de la taille de la rivière et de la diversité du milieu. Rev.Hvdrobiol.troo ., 23 (4) : 349-354. Lévêque (C.), Paugy (D.) and Teugels (G.G.), l99l - The Fresh and Brackish \ilater Fishes of West Africa, Volume I, Faune trooicale XXVUI, 384 pp. Paugy (D.) and Elouard (J.-M.), 1989 - Recherches hydrobiologiques ORSTOM réalisées dans le cadre du Programme de Lutte contre I'Onchocercose. Bilan bibliographique commenté (1974-1987). Edit. ORSTOM, 145 pp. Paugy (D.) and Guégan (J.-F.), l9E9 - Note à propos de trois espèces d'Hvdrocvnus (Pisces, Characidae) du bassin du Niger, suivie de la rêhabilitation de I'espèce Hvdrocvnus vittatus (Castelnau, l86l). Rev.Hvdrobiol.troo.,22 (l) : 63-69. Paugy (D.), Guégan (J.-F.) and Agnèse (J.-F) 1990 - Three simultaneous and independent approaches to characterize t new species of Labeo. (Teleostei, Cyprinidae) from \ilest Africa. Can. iournal Zool., 68: ll24-ll3l Paugy (D.) and Bénech (V.) 1989 - Les poissons d'eau douce des bassins côtiers du Togo (Afrique de I'Ouest). Rev. Hvdrobiol. troo.,22(4): 295-316 Paugy (D.), Lévêque (C.), Teugels (G.G.), Bigorne (R.) and Romand (R.),1990 - Freshwater fishes of Sierra Leone and Liberiæ annotated checklist and distribution. Rev. Hvdrobiol. trop., 21(é):329- 350. JPCt2.3(ocP/EAc /9t.t) page 56 Annexe I Aooendice 5 Sous Presse Elouard (J.-M.) and Hideux (P.) - Mayflies of West Africa. Thraulobaetodes. an atypic new genus of crawling baetid. Proceedings of the Sixth International Mayflies Conference, Grenada, Spain Elouard (J.-M.), Gillies (M.T.) and Wuillot (J.) - Ephémères d'Afrique de I'Ouest. Le genre Pseudopannota (Baetidae). Rev. Hvdrobiol. troo. Elouard (J.-M.), Yaméogo (L.) and Simier (M.) - Homologie d'évolution de peuplements benthiques soumis aux épandages d'insecticides antisimulidiens. Rev. Sciences de I'eaux. Gillies (M.T.), Elouard (J.-M.) and Wuillot (J.) - Mayflies in \test Africa - The genus Oohelmatostoma (Baetidae). Rev. Hvdrobiol. troo. Lévêque (C.), Paugy (D.) and Teugels (G.G.) - The Fresh and Brackish Water Fishes of \Yest Africa, Volume II, Faune trooicale Yaméogo (L.), Calamari (D.), Grunewald (J.) and Fairhurst (C.P.) - The aquatic monitoring and bioassay component of the WHO Onchocerciasis Control Programme in West Africa. Yerh. Internat. Verein. Limnol. (1991) Yaméogo (L.), Elouard (J.-M.) and Simier (M.) - Typologies des entomocénoses benthiques soumis à des épandages d'insecticides antisimulidiens. Archiv. Für Hvdrobiol. Yaméogo (L.), Tapsoba (J.-M.) and Bihoum (M.) - Short-term toxicity of pyraclofos (a new organophosphorus compound) on the non-target fauna of a tropical aquatic environment. Envir. Toxicol. & Chem. Yaméogo (L.), Tapsoba (J.-M.) and Calamari (D.) - Laboratory toxicity of potential blackfly larvicides on some fish species in the Onchocerciasis Control Programme area (West Africa). Ecotoxicol. Envir. saf.. 21, (1991) En oréoaration Coffman (W.P.), Cummins (K.W.) and lVilzbach (M.4.) - Taxonomic diversity of the Chironomidae (Diptera) in the WHO Onchocerciasis Control Program area, rrVest Africa. Trans. Amer. Ent. Soc. Cummins (K.\Y.) and Wilzbach (M.A.) - Invertebrate populations in refugia running water sites in the 1VHO Onchocerciasis Control Program, lVest Africa. Verh. Internat. Verein. Limnol. Cummins (K.W.), Wilzbach (M.A.), Elouard (J.-M.) and Yaméogo (L.) - Functional organization of runningwaterinvertebrateassociationsineasternGuinea.. Elouard (J.-M.) and Fairhurst (C.) - The aggregation of fresh-water insects from different collection methods in West Africa. Ecoloeia ceneralis Elouard (J.-M.) and Fairhurst (C.) - Utilization of the aggregation index to measure long-term effects produced by the large-scale use of simuliid pesticides in the Onchocerciasis Control Programme. Chemosohere Hideux (P.) and Elouard (J.-M.) - Mayflies of West Africa. The subgenus &§Mp@ (Ephemeroptera : Lephebiidae). Aouatic insects 1 a t a IJPCt2.3 (ocPÆAc/9I.1) page 57 Annexe I Apoendice 5 Paugy (D.) - Les cycles de reproduction de poissons de Baoulé (Ht Senégal, Mali). Rev. Hvdrobiol. troD. Paugy (D.) - Le peuplement ichthyologique du Baoulé (Ht Senégal, Mali) avant son traitement aux insecticides antisimulidiens. Bg. Hvdrobiol. trop. Yaméogo (L.), Calamari (D), Elouard (J.-M.), Guillet (P.), Paugy (D.) and Walsh (J.F.) - Ecological assessment of the OCP use of permethrin. ( I. JPCt2.3 (ocP/EAc /et.t) pa8e 58 Annexe I APPENDICE 6 PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 1991 SURVEILLANCE DES POISSONS a PAYS sTATroN/FLEUVE FREQUENCES D'ECHANTILLONNAGE LARVICIDES PREVUS Côte d'Ivoire Niaka/Bandama Blanc )Gansé/Comoé ) Pont routier/Léraba ) Deux fois par mois Deux fois par mois (8.t. H-14, pyraclofos, phoxim,) (carbosulfan et perméthrine) Aucun traitement Mali Missira/Baoulé Deux fois par mois Aucun traitement Guinée Baranama/Dion ) Mandiana/Sankarani )Boussoulé/Milo ) Deux fois par mois B.t. H-I4, témêphos, phoxim, pyraclofos et perméthrine Ghana Sabari/Otir Asubende/Pru ) ) Deux fois par mois B.t. H-I4, pyraclofos et carbosulfan Sierra Leone Matotoka/Jong Bumbuna/Rokel Kenema/Moa ) ) ) Deux fois par mois B.t. IJ-ta, téméphos, pyraclofos et perméthrine l Mensuel du mois de juin au mois de décembre I tl a a t tI JPCt2.3(oæ/Efuc/gt.t) paSe 59 Annexe I APPENDICE 7 PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 1991 SURVEILLANCE DES INVERTEBRES PAYS srATroN/FLEUVE/CODE FREQUENCES D'ECHANTILLONNAGE LARVTCIDES PREVUS Côte d'Ivoire Danangoro/Marahouê/8 Entomokro /Mtahoué/16 Niaka/Bandama blanc/3 Une fois par mois en nov., B.t. H-14, pyraclofos et phoxim mars et avril, et deux fois par mois en décembre, Janvier et Février Gansê/Comoê/2 Deux fois par mois de septembre à décembre B.t. H-14, pyraclofos, carbosulfan/permêthrine Mali Kokofata/Bakoye/51 Une fois par moisjuin/juillet et décembre/janvier Aucun traitement Guinée Sassambaya/Niandan/6 I Une fois par mois en nov., mars et avril, et deux fois par mois en décembre, Janvrer et tevrrer .8.t H-14, témêphos, pyraclofos perméthrine et phoxim Ghana Bamboi/Volta Noire/I2 Une fois par mois à h saison des pluies après analyse des données de la dérive B.t. H-14 téméphos, pyraclofos et perméthrine Asubende/Pru/20 Une fois par mois en nov., B.t. H-14 and pyraclofos mars et avril, et deux fois par mois en décembre, janvier et février Sierra Leone Musaia/Mongo/73 Une fois en décembre et deux fois par mois dejanvier à avril B.t. H-I4, temephos, carbosulfan et pyraclofos Makpankaw /Seli/l2 Gbanba/Jong/16 Une fois en décembre et deux fois par mois de janvier à avril B.t. IJ-I4, témêphos, perméthrine et pyraclofos
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Comité Consultatif d'Experts: rapport de la session, Ouagadougou 10-14 juin 1991
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