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TRENDS IN FOODBORNE VIRAL DISEASE = LE POINT SUR LES MALADIES VIRALES D’ORIGINE ALIMENTAIRE

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R elevé éptdém . hebd • N ° 5 - 5 fé v rie r 1982

TRENDS IN FQODBORNE VIRAL DISEASE The WHO Food Virology Programme has been compiling infor­ mation concerning the transmission of viral disease through foods, including water, Amongcountries from which outbreaks offoodbome diseases are reported publicly, the viral diseases most often recorded bave been hepatitis A (HA) and, in recent years, acute infectious nonbacterial gastroenteritis (A1NG), Both of these viral diseases appear to be transmitted predominantly by the anal-oral route, with contact transmission most frequent but with foods (including water) serving occasionally as vehicles. Much foodbome disease, however, is not specifically attributable to any etiological agent—most of the foodbome disease of undetermined etiology is gastroenteritis, with no known bacterial pathogens cultured from the stools o f those affected. It is dear that Campylobacter and enteropathogenic Escherichia call are responsible for some of these outbreaks, but viral AING is to be suspected in those instances where the incubation period tenges from 24 to 48 hours. HA and AING lie at opposite ends of the spectrum of onset times for acute viral diseases—onsets o f AING are commonly 24 to 48 hours, whereas the incubation period ofHA ranges from 15 to 50 days with a median o f 28 days. Pathogenesis o f AING appears to take place at the primary site of viral implantation in the intestines and may be quite dependent upon the size of the ingested dose of virus; attack rates are often quite high in recorded outbreaks. Ou the other hand, HA probably begins with an asymptomatic intestinal infection, fol­ lowed by a secondary infection of the liver from which the symptoms result Under these circumstances, there appeals to be a high inci­ dence of inapparent HA infections, and the requirement that virus be produced in the intestines before the liver becomes involved may mean that the probability of overt disease does not depend strongly upon the quantity of virus that has been ingested. It now appears that the virus of HA has been propagated success­ fully in cell cultures. No cell culture has been shown to be capable of repheating the small round viruses that appear to cause the AING that is transmitted through food, so a number of techniques have been developed for detecting these viruses on the basis of their antigenicity. These include immune electron microscopy, radioimmunoassay, and enzyme-linked immunosorbent assay, which are capable of detecting the AING and HA viruses in faecal (and perhaps other clinical) spe­ cimens, or antibodies against these viruses in blood or faeces. Neither these serological procedures nor direct electron microscopy are suffi­ ciently sensitive to detect viruses at the levels occurring in foods as a rule, simply because o f the dilution of the source faeces that is inherent in the contamination process. Even where the means to detect these viruses are available, intensive epidemiological investigation is neces­ sary to justify and explain the laboratory tests.

LE POINT SUR LES MALADIES VIRALES D’ORIGINE ALIMENTAIRE Le Programme OMS de Virologie alimentaire a réuni des informa­ tions sur la transmission des maladies virales par l’eau et les aliments. Dans les pays qui enregistrent des poussées épidémiques de maladies transmises par les alimentSyles maladies virales le plus souvent citées sont l’hépatite A et, ces dernières années, la gastro-entérite infectieuse aiguë non bactérienne. Ces deux maladies virales sont essentiellement transmises par voie oro-anale, et le plus fréquemment par contact, Cependant, beaucoup de maladies d’origine alimentaire ne sont pas imputables à u n agent étiologique précis. Dans la plupart des cas où l'étiologie n’a pu être déterminée et où aucun pathogène bactérien connu n’a pu être cultivé dans les selles des personnes atteintes, U s’agit de gastro-entérite. D est évident que Campylobacter et Escheri­ chia colt entéropathogène sont responsables de certaines de ces pous­ sées épidémiques, mais l’on doit suspecter une gastro-entérite virale dans les cas où la période d’incubation va de 24 à 48 heures. Les périodes d’incubation sont très differentes pour l’hépatite A et pour la gastro-entérite virale : pour cette dernière, elle est en général de 24 à 48 heures, alors que pour l’hépatite A, elle peut aller de 15 à 50 jours, avec une médiane de 28 jours. L’action pathogène de la gastro­ entérite intéresse le site, primaire d'implantation du virus dans les intestins, et peut dépendre de l'importance de la dose de virus ingérée ; les taux d’atteinte sont souvent très élevés lors des poussées épidémi­ ques enregistrées. Au contraire, l’hépatite A se manifeste d’abord par une infection intestinale asymptomatique, suivie d’une infection secondaire du foie, qui est à l’origme des symptômes. Dans ces con­ ditions, il semble que l’incidence des hépatites A inapparentes soit élevée et le fait que le virus doive d ’abord être produit dans l’intestin avant que le foie ne soit touché peu! signifier que la probabilité pour que la maladie devienne patente n’est pas essentiellement fonction de la quantité de virus ingérée. Or, on sait maintenant que le virus de l’hépatite A a été propagé avec succès dans des cultures cellulaires. Aucune culture cellulaire n’a permis de répliquer les petits virus ronds qui semblent être respon­ sables de la gastro-entérite virale transmise par les aliments, aussi a-t-on mis au point un certain nombre de techniques pour dépister ces virus en fonction de leur antigénicité. Ces méthodes, qui comprennent l’immuno-microscopie électronique, le dosage radioimmunologique et le titrage avec immuno-adsorbant lié à une enzyme, permettent de déceler les virus de l’hépatite A et de la gastro-entérite dans des spé­ cimens de matières fécales (et éventuellement d’autres spécimens cli­ niques) ou des anti-corps contre ces virus dans le sang ou les matières fécales. Ces méthodes sérologiques, non plus que la microscopie élec­ tronique directe, ne sont suffisamment sensibles pour dépister les virus aux concentrations auxquelles ils se trouvent en général dans les aliments, et cela en raison de la dilution des selles, inhérente au pro­ cessus de contamination. Même lorsqu’on dispose des moyens de déceler ces virus, des recherches épidémiologiques intensives sont nécessaires pour justifier et expliquer les épreuves de laboratoire. Les Etats-Unis d’Amérique disposent du système de notification et de recherche le plus important pour les maladies transmises par les aliments, et ce sont eux qui produisent la plus grande quantité de statistiques. La majorité des maladies d’origine alimentaire notifiées aux Etats-Unis sont des gastro-entérites d’étiologie indéterminée, dont certaines sont vraisemblablement provoquées par des virus. E>es cas de gastro-entérite due à un virus spécifique transmis par l'eau ont été notifiés mais aucun aliment n’a été mis en cause, encore que, récemment, une triple poussée épidémique de gastro-entérite ait été attribuée, par déduction, à un virus. L'hépatite A continue d’être transmise par les aliments. L'incidence globale de la maladie semble avoir diminué aux Etats-Unis et être devenue moins saisonnière. Les résumés annuels font état d’environ quatre poussées épidémiques d’hépatite A d’origine alimentaire par an. Ces dernières années, les véhicules incriminés ont rarement été des fruits de mer (mollusques bivalves), et j amais l’eau. Il a été démontré que les fruits de mer étaient un véhicule de transmission important de l'hépatite A, en dehors des poussées épidémiques enregistrées il y a quelques années à Boston, mais les statistiques pour l’ensemble du pays indiquent qu’ils ne constituent pas une source majeure d’hépatite A pour la plus grande partie de la population. Le seul autre virus transmis par des aliments enregistré ces dernières années, en dehors des agents responsables de l’hépatite A et de la gastro-entérite, a été l’échovirus 4, propagée par une salade de chou cru et qui avait provoqué au moins 80 cas fébriles chez des personnes qui s’étaient rendues à un pique-nique fie mode de contamination n’avait pu être déterminé). Au Royaume-Uni, où toute maladie d’origine alimentaire doit être notifiée, la gastro-enténte infectieuse aiguë non bactérienne a soulevé récemment un grand intérêt La plupart des cas de gastro-entérite provoqués par des petits virus ronds et certains cas d’hépatite A semblent être transmis par les fruits de mer, et un petit virus rond a été décelé par microscopie électronique dans une huître analysée à la suite d’une poussée épidémique de gastro-entérite. D’autres aliments ont

The United States of America is the country that seems to have the most extensive investigative and reporting system for foodbome dis­ ease and produces the most voluminous statistics. The majority of foodbome disease reported in the USA is gastroenteritis of undeter­ mined etiology, some o f which is most likely caused by viruses. Virus-specific AING has been reported for water in the USA, but not for other foods, though a recent triple outbreak of gastroenteritis was suspected deductively of having been caused by virus. HA continues to be transmitted through foods. The overall ucidence of the disease seems to have decreased in the USA and to have become less seasonal. Approximately four outbreaks of foodbome HA per year appear in the annual summaries—vehicles in recent years have seldom included shellfish (bivalve molluscs) and have not included water at all. Shell­ fish were shown to be an important vehicle for HA outside the context of recorded outbreaks some years ago in Boston, but statistics for the nation as a whole indicate that this food is not a major source o f HA to most of the population. The only other foodbome virus reported in recent years, aside from the agents o f HA and of AING, was echovirus 4, which was transmitted through cole slaw and caused at least 80 cases of febrile illness among those attending a picnic (the mode of contamination could not be determined).

In the United Kingom, where all foodbome disease is reportable, there has recently been much interest in AING. Much AING caused by small round viruses and some HA are seen to be transmitted by shellfish, and a small round virus has been detected by electron microscopy in an oyster tested in association with an outbreak of AING. Other foods have been implicated as the vehicles in some outbreaks of AING; the incidence of virus in the stools of patients m

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these outbreaks bas been much lower than in outbreaks where shell­ fish have been the vehicle. No waterborne viral disease is apparently being recorded. Canada evidently has an effective system for reporting foodbome disease. With this in mind, it is noteworthy that there has been no foodbome viral disease reported there in many years. Australia has been the site of several outbreaks (or one very large one) of AING transmitted through shellfish. The causative agents appear to have been small round viruses of the Norwalk type, but an even smaller round virus (22 to 25 nm) has been seen in some patients’ stools and in the extract o f one o f the oysters tested. Other viruses (echovirus 8 and reo virus) have been detected in bottled oysters implicated in an outbreak of AING; although these viruses were not the cause of the observed disease, they may well be the best available indicators of contamination in shellfish by viruses that do not express themselves in laboratory cell cultures. Outbreak reports and statistics for other countries have not been available to the Food Virology Programme, but one can expect that in developed countries the incidence of HA and AING transmission through foods will depend upon how frequently food is mishandled, how effectively die discharge o f human wastes is controlled, and the degree to which the national cuisine includes raw or lightly cooked shellfish. The situation in developing countries with respect to food­ bome viral disease can only be conjectured at this point, for statistics are generally unavailable. Surveys have shown a very high incidence of enteric virus infections in children under the age o f five years in the developing world. Food and water surely play a role in virus trans­ mission in such settings, but the proportion o f HA and AING that is transmitted by these vehicles may be no greater than in developed countries, in that contact transmission o f these diseases probably predominates in both settings. The key to reducing the enteric viruses in developing countries is the implementation o f safer means for disposal o f faeces and improved community hygiene. The stage may eventually be reached where the rejection of food or water on the grounds o f contamination is not an unthinkable luxury, but this is not possible at this time in many places.

The Food Virology Programme is devoted, among other tasks, to the collection and dissemination of information such as that which is summarized above. Published and unpublished information concern­ ing outbreaks and the general incidence o f foodbome viral disease is badly needed, from as broad an international data base as possible, to aid national planners in all countries. Those willing to share such information through the Programme are requested to send it to the Food Hygienist, Veterinary Public Health, WHO, Geneva. Descrip­ tions of the Food Virology Programme and the services it offers are available from the same office upon request

été impliqués lors de certaines poussées épidémiques de gastro-enté­ rite ; l’incidence du virus dans les selles des patients lors de ces pous­ sées épidémiques a été beaucoup plus faible que lorsque la transmis­ sion avait été imputée à des fruits de mer. Aucune maladie virale d’origine hydrique n’a apparemment été enregistrée. Le Canada dispose à l’évidence d’un système efficace de notifica­ tion des maladies d’origine alimentaire. Il est donc intéressant de noter qu’aucune maladie virale d’origine alimentaire n’a été noufiée dans ce pays depuis plusieurs années. En Australie, on a enregistré plusieurs poussées épidémiques (ou une seule poussée importante) de gastro-entérite transmise par des fruits de mer. Les agents responsables semblent avoir été de petits virus de forme arrondie de type Norwalk, mais un virus rond encore plus petit (22 à 25 nm) a été observé dans les selles de certains malades et dans une huître analysée. D’autres virus (échovirus 8 et réovirus) ont été décelés dans des huîtres en conserve mises en cause lors d’une poussée épidémique de gastro-entérite ; bien que ces virus n’aient pas été responsables de la maladie observée, il se pourrait bien qu’ils soient les meilleurs indicateurs disponibles de contamination de coquillages par des virus qui ne se manifestent pas dans des cultures cellulaires de laboratoire. Le Programme de Virologie alimentaire n’a pas eu connaissance de poussées épidémiques ou de statistiques pour d’autres pays, mais il semblerait que, dans les pays développés, l’inddence de la transmis­ sion de l’hépatite A et de la gastro-entérite par des produits alimen­ taires dépend à la fois de la fréquence des manipulations non hygié­ niques des aliments, de l’efficacité du contrôle de l'élimination des déchets humains et des habitudes alimentaires nationales, selon que les coquillages sont consommés crus ou légèrement cuits. On ne peut à l’heure actuelle qu’émettre des conjectures sur la situation en ce qui concerne les maladies virales d’origine alimentaire dans les pays en développement, pour lesquels on ne dispose en général d’aucune sta­ tistique. Des études ont fait état d’une incidence très élevée des infec­ tions par entéro-virus chez les enfants de moins de cinq ans. Les aliments et l’eau jouent certainement un rôle dans la transmission des virus dans ces pays mais la proportion d'hépatites A et de gastro­ entérites qui leur sont imputables n’est peut-être pas supérieure à celle des pays développés, du fait que dans un cas comme dans l’autre, ces maladies se transmettent surtout par contact Le moyen le plus sûr de réduire la circulation des entéro-virus dans les pays en développement est la mise en œuvre de méthodes plus sûres d ’évacuation des matières fécales et une meilleure hygiène communautaire. Sans doute amverat-on à ce que le fait de rejeter des aliments ou de l’eau parce qu’ils sont contaminés ne soit plus considéré comme un luxe impensable ; mais cela n’est pas encore possible aujourd’hui dans beaucoup d’en­ droits. Le Programme de Virologie alimentaire a pour fonction, entre autres, la collecte et la diffusion d’informations du type de celles qui sont résumées ci-dessus. Les informations publiées et non publiées concernant les poussées épidémiques et l’incidence générale des mala­ dies virales d’origine alimentaire font gravement défaut, et la base de données devrait couvrir le plus grand nombre de pays possible, pour aider les planificateurs de tous les pays. Les personnes désireuses de mettre en commun des informations sont priées de les communiquer au Service de Santé publique vétérinaire de l’OMS à Genève. Une description du Programme de Virologie alimentaire et des services qu’il offre y est également à leur disposition sur simple demande.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения