Recommendations on the Disinsecting of Aircraft 1 The continued growth of commercial air travel is taking place in a world increasingly concerned with the risks and consequences of emerging infectious diseases, including those diseases spread by insect vectors. Since some of these vectors may be introduced by aircraft to areas previously free of them, procedures are in place in many countries to help prevent the spread of these vectors by disinsecting arriving aircraft. The International Health Regulations (IHR) refer to methods for disinsecting aircraft, and it is important that both the effectiveness and the safety of these procedures is considered when establishing disinsecting methods. Public concern for the international spread of infectious diseases, as well as for the exposure of passengers to insecticides, requires that both these aspects be considered from a health perspective. The IHR are currently being revised, and further review of the annex for vector control procedures will take place as part of this revision process. The following information is provided to assist international air carriers and health administrations in carrying out disinsecting procedures on board aircraft. Informal consultations involving several expert organizations and individuals were held in November 1995 with the World Health Organization to consider aircraft disinsection in relation to 3 specific issues: the continued need for disinsecting aircraft; recommended methods for implementing disinsecting procedures efficiently and with a minimum impact on aircraft movement; the chemical agents which could be recommended for these procedures. This informal consultation also produced a list of recommended insecticides for use in aircraft, and a revision/ updating of this list is under consideration. Further information may be sought from WHO Member States regarding aircraft disinsecting practices, as part of the revision of the International Health Regulations process. After a detailed review of scientific and technical information related to the international spread of vector-borne disease and the entomological and toxicological considerations for the control of these vectors, the following were among the conclusions and recommendations made: 1
Recommandations sur la désinsectisation des aéronefs 1 Les voyages aériens ne cessent de se développer en un temps où le monde est de plus en plus préoccupé par les risques et les conséquences des maladies infectieuses émergentes, notamment celles qui ont des insectes pour vecteurs. Certains de ces vecteurs peuvent être transportés par les aéronefs dans des régions où ils étaient jusque-là inconnus, et de nombreux pays ont donc cherché à se protéger en procédant à la désinsectisation des aéronefs à l’arrivée. Le Règlement sanitaire international fait mention de diverses méthodes de désinsectisation des aéronefs; lors de la mise en application de ces méthodes, il faut s’assurer qu’elles soient à la fois efficaces et sans danger. Les préoccupations du public concernant non seulement la diffusion internationale des maladies infectieuses, mais aussi l’exposition des passagers aux insecticides, font que ces 2 aspects doivent être envisagés sous l’angle de la santé. Le Règlement sanitaire international fait actuellement l’objet d’une révision, et l’annexe relative aux méthodes de lutte contre les vecteurs sera révisée à cette occasion. Les renseignements ci-après sont destinés à aider les transporteurs aériens internationaux et les autorités sanitaires à appliquer les méthodes de désinsectisation à bord des aéronefs. En novembre 1995, des consultations informelles entre l’Organisation mondiale de la Santé et un certain nombre d’organismes et d’experts ont étudié 3 points précis: la nécessité de désinsectiser les aéronefs, necessité qui est toujours d’actualité; les méthodes recommandées pour assurer cette désinsectisation de façon efficace, avec le minimum d’incidences sur les mouvements d’aéronefs; les substances chimiques qui peuvent être recommandées à cette fin. Cette consultation informelle a également produit une liste des insecticides dont l’utilisation est recommandée dans les aéronefs, et on considère une possible révision/mise à jour de cette liste. Au cours du processus de révision, du Règlement sanitaire international, de plus amples informations pourraient être obtenues des Etats membres de l’OMS en ce qui concerne les méthodes de désinsectisation en vigueur. Une évaluation approfondie des données scientifiques et techniques relatives à la diffusion internationale des maladies à transmission vectorielle, ainsi que des aspects entomologiques et toxicologiques de la lutte contre les vecteurs, a débouché sur les conclusions et recommandations ci-après: 1
See No. 44, 1987, pp. 335-336.
Voir N° 44, 1987, pp. 335-336.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 15, 10 APRIL 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 15, 10 AVRIL 1998
Conclusions 1. Insects capable of transmitting diseases can be internationally transported by aircraft. 2. Aircraft disinsection can assist in the control of diseases spread by vectors. 3. If disinsecting procedures are carried out correctly, they do not present a risk to human health or the environment.
Conclusions 1. Les aéronefs peuvent transporter d’un pays à un autre des insectes capables de transmettre des maladies. 2. La désinsectisation des aéronefs peut contribuer à la lutte contre les maladies à transmission vectorielle. 3. Si les méthodes de désinsectisation sont appliquées correctement, elles sont sans danger pour la santé ou l’environnement.
Recommendations 1. Surveillance for vectors and vector-borne diseases in and around international airports should be implemented and/or improved. 2. The requirements for disinsecting aircraft should be based on international surveillance information, with the intent to limit these procedures only to those arrivals from areas that can realistically be said to provide an opportunity for the transport of vectors of public health concern. 3. In the guidelines for aircraft disinsecting, recommendations on the use of propellants should be revised in regard to the plans and protocols designed to eliminate the use of halogenated chlorofluorocarbons. 4. Three methods of aircraft disinsection have been found to be effective and are described below:
Recommandations 1. La surveillance des vecteurs et des maladies à transmission vectorielle dans les aéroports et aux environs de ceux-ci doit être mise en œuvre et/ou améliorée. 2. Les critères de désinsectisation des aéronefs doivent être fondés sur les données de la surveillance internationale, de façon à limiter l’application de ces méthodes aux vols en provenance de régions où il existe un risque réel de transport de vecteurs pouvant poser des problèmes de santé publique. 3. Les directives concernant l’utilisation de gaz propulseurs pour la désinsectisation des aéronefs devront être révisées en fonction des plans et protocoles visant à mettre fin à l’emploi des chlorofluorocarbones halogénés. 4. Trois méthodes de désinsectisation des aéronefs se sont révélées efficaces et sont décrites ci-après:
(a) “Blocks away” This procedure takes place, prior to take off after passengers have boarded and the doors have been closed. The aircraft is treated by crew members walking through the cabins and discharging approved single shot aerosols containing quick-acting “knockdown” insecticides at the prescribed dosage. Prior to disinsection, passengers should be advised to close their eyes and/or cover their faces for a few seconds whilst the procedure is carried out if they feel that it may cause them inconvenience. For disinsection to be effective, the aircraft air conditioning system must be turned off whilst spraying is carried out, and the crew must treat all possible insect harbourages including toilets, galleys, wardrobes, etc. Spray cans used must be retained for inspection by the Port Health Authority on arrival. Holds and the flight deck are sprayed prior to departure. The flight deck is sprayed prior to boarding by the crew.
a) «Cales enlevées» Cette méthode est appliquée une fois que les passagers sont à bord, que les portes ont été fermées et que l’aéronef est prêt à décoller. L’aéronef est traité par des membres de l’équipage qui circulent dans la cabine en pulvérisant un insecticide à action rapide («knockdown») à la dose prescrite, à l’aide de bombes aérosols à usage unique de modèle approuvé. Avant la désinsectisation, les passagers seront invités à fermer les yeux et/ou à se couvrir le visage pendant les quelques secondes que dure la pulvérisation s’ils craignent d’être incommodés. Pour que l’opération soit efficace, la climatisation de l’aéronef doit être arrêtée pendant la pulvérisation et l’équipage doit traiter tous les endroits où les insectes sont susceptibles de s’abriter, comme les toilettes, les offices, les vestiaires, etc. Les bombes utilisées doivent être conservées pour pouvoir être inspectées par les autorités sanitaires à l’aéroport de destination. Les soutes et le poste de pilotage seront traités avant le départ, le poste de pilotage étant traité avant l’arrivée de l’équipage.
(b) Pre-flight and top-of-descent spraying This method is similar to “blocks away”, except that the aircraft cabin is sprayed on the ground with an aerosol containing a residual insecticide before passengers board the aircraft. The timing of this spraying allows overhead lockers, wardrobes and toilets to be opened and properly sprayed with minimum inconvenience to passengers. Pre-flight spraying is followed by a further in-flight spray of quick-acting “knockdown” insecticides, carried out at “top-of-descent” as the aircraft starts its descent to the airport of arrival. N. B. 1 – Empty spray cans used by the crew must be retained in the aircraft and delivered to Port Health Authorities on arrival. N. B. 2 – An entry should be made in the aircraft “declaration of health” confirming treatment. 110
b) Pulvérisation avant le vol et en début de descente Cette méthode est semblable à la précédente, si ce n’est que le traitement de la cabine est pratiqué au sol, avant l’embarquement des passagers, à l’aide d’un aérosol contenant un insecticide rémanent. Cette méthode permet d’ouvrir les compartiments à bagages, les toilettes et les vestiaires et de les traiter avec un minimum de dérangement pour les passagers. La pulvérisation avant le vol sera suivie d’une deuxième pulvérisation avec un insecticide à action rapide («knockdown»), pratiquée en cours de vol au moment où l’aéronef amorce sa descente vers l’aéroport de destination. N. B. 1 – Après usage, les bombes vides devront être conservées dans l’aéronef pour être présentées aux autorités sanitaires de l’aéroport d’arrivée. N. B. 2 – Le traitement doit être confirmé par une inscription dans la «déclaration de santé» de l’aéronef.
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 15, 10 APRIL 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 15, 10 AVRIL 1998
(c) Residual treatment With this method, the internal surfaces of the aircraft – excluding food preparation areas – are regularly sprayed with a residual insecticide at intervals based on duration of effectiveness. Any treated surfaces which are subsequently deepcleaned or refurbished must be retreated.
c) Traitement rémanent Cette méthode consiste à pulvériser à intervalles réguliers un insecticide rémanent sur les surfaces internes de l’aéronef, à l’exclusion de celles qui servent à la préparation des repas. La fréquence des applications dépend de la durée d’efficacité de l’insecticide. Ce traitement doit être renouvelé chaque fois qu’une surface traitée subit un nettoyage complet ou une remise en état.