onuJoA&k, NLTMERO HORS SERIE ruIN 2001 PROGRAMME DE TUTTB CONTRE L'ONCHOCERCOSE (OCp) COMITE CONSULTATIF DES EXPERTS EDITORIAL Les latins dans certaines circonstances disaient: «Ad augusta per angusta» ce qui se traduirait par «on arrive au triomphe qu'en surmontant maintes dfficultés». Le Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) a tenu à son siège à Ouagadougou la 2*'* Session de son Comité consultatif d'Fxperts (CCP). Le CCP dans la structure organisationnelle de I'OCP est un pilier dont I'importance de I'armature n'est plus à dérnontrer. Le Comité joue depuis sa création un rôle technique qui permet au Comité conjoint du Programme (CCP) d'orienter au mieux la politique générale et l'exécution des opérations de I'OCP. De 1974 à cejour, ce ne sont pas les dfficultés qui ont manqué. Presque une génération de travail de terrain, de laboratoire, de mobilisation sociale et Jinancière, de concertation et enfin de communication $tnamique ont contribué à imposer le Programme OCP comme un bel exemple de partenariat pour le üveloppement. Des ténèbres et des incertitudes, des populations pauvres et malades peuvent maintenant pousser des cris de triomphe, dans un processus de succès, chaque j our renforcé. A I'image de toute @tilre humaine et à la suite du célèbre roi de Corinthe Sisyphe et son rocher dans la mythologie, les problèmes de santé restent des dé/is perpétuels. L'OCP contrôle ayec satisfaction l' onchocercose. L' ivermectine a pré/iguré le triomphe mais les déJïs intrinsèques à OCP réside dans son succès. Comment trans/ërer un succès sans risquer un retour à la case départ ? Comment les Pays participants sauront sauvegarder les bons résultats du Programme à la fin des opérations ? Quel est le degré de fiabilité des indicateurs de performance au niveau des transferts des acquis de l'OCP ? Nous sommes tous interpellés à une contribution sans faille pour empêcher qu'une victoire ne cède la place à une catastrophe humaine et financière incommensurable. Le Directeur de I'OCP, Le Directeur de I'OCP, Dr Boakye A. Boatin le Dr BoalEe Adwini Boatin, dans son discours d'ouverture a sollicité les conseils de tous les participants, à cet aÿont dernière session statutaire du Comité consultatif d'Experts. A dix-huit mois de la fin du Programme, le chemin peut paraître trop court ou trop long. Ce qui demeure important est l'engagement de chac, , àjouer son rôle dans une détermination effïcace, pour que le chemin de I'excellence sanitaire que I'OCP à tracé, puisse guider d'autres programmes tel que le Centre de Surveillance des Pluri- pathologiques et le Programme APOC. Lo Rétluctiott LES PRELIMINAIRES Cette année, du 4 au 8 juin 2001 dans la salle de conférence de I'OCP, s'est déroulée la vingt-deuxième session du Comité consultatif d'Expert de I'OCP, sous titre la houlette du Professeur Adenike Abiose. Les quarante quatre participants, pendant toute la semaine ont iout mis en æuwe pour faire de cette 22ème session, I'avant dernière avant la clôture du Programme, une rencontre de bilan ,";rs complaisance dans un souci de responsabilité envers les précurseurs du Programme, toutes les parties prenantes et la postérité Sur les douze membres du CCE, onze étaient présents cette année. Trois représentants de I'OMS-AFRO dont le représentant de I'OMS à Ouagadougou, deux participants en provenance de I'OMS Genève, les deux Directeurs cl'irPOC et d'OCP et dix-huit cadres de I'OCP en provenance des Zones Est et Ouest du Programme, ainsi que ceux du siège Ouagadougou. Dès le lundi 4 juin le Directeur de OCP et les chefs d'unités ont fait des présentations préliminaires aux onze membres du CCE. Les questions à approfondir ont été réservées pour les jours suivants. Ceffe entrée en matière à constitué un cadre et une occasion poi,-'les participants de préparer les points qu'ils aimeraient voir développer ou sur lesquels ils souhaiteraient intervenir. DISCOURS D'OUVERTURE Dr Boalcye A. Boatin dans son discours d'ouverture a souligné l'importance de cette sessîon qui constitue l'occasion ultime pour tout changement significatif, 18 mois avant la clôture du Programme. Il o sollicité le partage généreux des expériences dans la tradition des relations du Comité consultatif des d'Experts et de I'OCP. Ce discours met le doigt sur les points essentiels, autour desquels la Direction et OCP souhaitent avoir des conseils et des directives opérationnelles. Mme la Présidente, Membres du Comité Consultatif d'Experts, Chers collègues, Mesdames et Messieurs. Laissez-moi tout d'abord vous dire combien nous sofitmes heureux que vous ayez tous pu trouver le temps de venir à cette session du CCE. Comme vous pouvez le constater, nous avons une salle comble cette année. Nous avons également avec nous jusqu'à huit des onze coordonnateurs /directeurs nationaux de lutte contre I'onchocercose. Nous sommes particulièrement heureux d'avoir parmi nous le Dr Antoine Kaboré de I'OMS/AFRO qui, à mesure que le Programme approche de sa fin, tire celui-ci de plus en plus vers I'orbite du Bureau régional et cela pour des raisons qui deviendront évidentes plus tard. Nous apprécions également la présence du Dr Hacen, le nouveau représentant de I'OMS au Burkina Faso. Maintenant, je voudrais au nom du personnel de I'OCP et de I'APOC joindre ma voix à celle de Mme la Présidente, pour vous souhaiter formellement à tous la bienvenue, à cette session du CCE cette année, et à Ouagadougou. Nous du Programme, nous considérons cette session partic.ilière du CCE comme étant très cruciale. En effet, c'est pour nous peut-être la dernière chance que nous avons de profiter de votre sagesse pour faire des changements significatifs dans nos manières de faire les choses, susceptibles de produire I'impact désiré. Il nous reste l8 mois jusqu' à la fin du Programme et si nous attendons jusqu' à votre prochaine réunion I'année proch"ine, nous aurons très peu de temps pour essayer de mettre en pratique vos conseils. Le Programme a toujours attendu avec intérêt ces interactions avec le CCE. C'est une occasion unique pour nous du personnel, de nous frotter avec les toutes dernières connaissances scientifiques et les riches expériences existant hors du Programme, et desquelles nous pouvons beaucoup apprendre. Nous avons toujours apprécié les riches conseils que nous obtenons de votre sagesse et qui ont aidé le Programme, de beaucoup de manières, à tenir le cap. Comme d'habitude et de la même manière qu'Oliver Twist, nous revenons encore pour demander davantage. Nous avons identifié plusieurs domaines dans lesquels nous aimerions solliciter vos conseils et votre orientation: TRAITEMENTS LARVICIDES POST- OCP L'année dernière vous avez soutenu I'idée de poursuivre les traitements larvicides dans certaines zones spécifiques au-delà de 2002 et certainemerrt durant la saison sèche de 2003. A cet effet vous nous aYez confié la tâche d'examiner soigneusement la faisabilité et I'effrcacité des traitements larvicides au sol. Cette ) tâche a été accomplie. Vous touverez ce qui a été fait à ce sujet dans la documentation qui vous a été distribuée. Ily aura plus de discussions sur cette question. Nous aurons besoin de vos conseils et de votre orientation. XBNODIAGNOSTIC ET SIERRA LEONE Le Programme a entrepris des expériences spéciales de xénodiagnostic pour essayer d'apprendre davantage au sujet de l'impact possible de la suspension des traitements en Sierra Leone, que ce soit les traitements larvicides ou le traitement à l'ivermectine, sur la Guinée, le Mali et au- delà. Nous avons entendu les résultats préliminaires. Nous aimerions avoir vos conseils sur d'autres moyens possibles d'aider à résoudre ce problème. TRAITEMENT A L'IVERMECTII\TE SOUS DIRECTIVES COMMUNAUTAIRES (TIDC) L'installation du TIDC dans les pays a connu divers degrés de succès en termes de couverture géographique et thérapeutique. Le Programme, ainsi que les équipes nationales oncho, a essayé de mettre en pratique plusieurs des suggestions utiles que vous lui avez faites dans le passé. Nous apprécierions toutes autres idées que vous pourriez nous suggérer pour aider le Programme à laisser derrière lui un TIDC viable dans les pays. QUESTIONS TRANSFRONTALIERES Le changement d'approche cette année concernant la réunion des coordonnateurs nationaux semble avoir mis en lumière plusieurs defis importants. Un de ces défis est le caractère transfrontalier de certaines questions épidémiologiques et entomologiques. Il est apparu clairement qu'il y a un besoin d'avoir une approche commune et inter- pays pour résoudre ces questions à I'avenir. Nous serions heureux d'avoir vos propositions à ce sujet. MACROFIL Sous la bannière de Macrofil nous sommes en train d'investiguer la question de la possible résistance à I'ivermectine. En I'absence d'un médicament de substitution à I'ivermectine ou d'un macrofilaricide, la question se pose de savoir que faire si en efftet il y a une résistance à f ivermectine. La solution peut ne pas être aussi simple que d'augmenter la dose ou la périodicité du traitement etc... C'est un sujet complexe, qui aura besoin d'être débattu. Le Programme a entrepris des démarches très décisives en we d'obtenir le test de pansement à la DEC comme test percutané pü le biais d'une société commerciale. I1 y a une bonne volonté de la part de la société en question pour nous aider, mais nous semblons être arrivés à une impasse. Toutes les suggestions quant à la façon d'obtenir que cela se réalise dans les meilleurs délais possibles seront très appréciées. FERMETURE DE L'OCP Quate des huit Coordonnateurs Nationaux présents à la 22b session du Ccc. La retèvc est pour bientÔt. Le Programme a rassemblé quelques idées pour gérer au mieux sa Propre disparition c'est-à-dire sa fermeture à la fin de 2002. Avec I'aide d'un comité mis en place par le Directetr Régional de I'OMS- AFRO, nous avançons dans les preparatifs pour cette échéance. Toutefois, nous aimerions entendre et prendre exemple sur votre expérience de la fermeture d'tut projet ou d'un Programme d'une aussi grande magnitude. Mme la Présidente, j'ai parlé un peu plus longtemps que d'habitude, mais comme je I'ai dit tout à I'heure, nous essayons de tirer le maximum possible de votre Comité cette année, pour nous aider à faire un atterrissage en douceur d'ici la fin de I'année prochaine. Permettez-moi, en terminant, de vous remercier tous à nouveau d'ête venus et de nous avoir apporté un temps relativement plus frais. Je vous remercie. Dr Boalcye A. Boain Directeur, OCP LE POINTS SUR LES RECOMMAN. DATIONS ANTERIEURES Après le Comité consultatif d'Experts de juin 2000, s'est tenue à Yaoundé en décembre de la même année la réunion du Comité conjoint du Programme. A Accra en mars 2001, le Groupe écologique et les Hydrobiologisæs se sont retrouvéi pour leur 22ètt session. Toutes ces tois rencontres ont généré des recommandations. Le Directeur de I'OCP a informé le Comité que pratiquement toutes les recommandations adoptées lors de la session de 2000 du CCE ont été exécutées. Professeur Adenike Abiose, Présidente du Comité a quant à elle, fait le point de l'exécution des recolrmandations du CCP de décembre 2000. Elle a fait référence aux diftrents points soulevés lors de la2f^" session du CCP et de la 6è" session conjointe CCP- FAC. o Le Groupe écologique par la voix du Professeur Vincent Resh recommande une recherche des données sur I'environnement de la période pré- OCP, en déterminant la situation écologique dans les zones libérées de l'onchocercose. La conception par OCP d'une brochure pour Ie grand public a été recommandée par le Groupe écologique. Le Groupe écologique a encouragé le traitement à grande échelle de I'ivermectine et a préconisé le suivi des activités tel que mené en 2000 et ce jusqu'en la fin 2002. RESULTATS DES VISITES DANS QUATRE PAYS Quatre membres du CCE ont visité quelques zones du Programme et ont constaté certaines réalités. Le Dr Bemard Philippon, ancien Chef VCU de OCP exprime des doutes, quant à l'efficacité des traitements au sol pour la lutte antivectorielle dans les cours d'eau à grand débit au Mali. Le Dr Yochi Yamagata ayant lui visité le Togo, souligne des réticences de la part des communautés pour le Traitement à l'Ivermectine sous Directive Communautaire (TIDC). Le scepticisme au départ ferait plutôt place à une acceptation mitigée. En Côte d'Ivoire, le Dr André Yébakima, mentionne I'importance de la participation communautaire et de son appropriation du TIDC. Il recommande un accent particulier sur la surveillance entomologique dans les «zones d'interventions spécifiques» où la résistance de la mouche noire aux traitements défie les prévisions et les efforts. Les résultats d'une étude rnenée par le Professeur Detlef Prozesky sur la motivation des infirmiers au Bénin ont été présentées. La conclusion de cette étude 5 psycho-sociale débouche sur la nécessité d'une recherche opérationnelle qui s'attaque de façon systématique aux questions de motivation des personnes impliquées dans le TIDC. BILAN DBS ACTIVITES (a) La Lutte Antivectorielle Il a été porté à la connaissance des membres du CCE que les résultats de la surveillance entomologique sont globalement positifs. Les interventions dans les zones difficiles ont donné des résultats probants. Des études de terrains et des recherches ont été menées sur les caractéristiques des vecteurs et des populations parasites, afin de déterminer les risques de transmission à la fin des opérations de I'OCP. Les équipes nationales ont été impliquées dans ces activités de recherche. Il est prévu, toujours dans les activités de surveillance entomologique, de former des entomologistes supplémentaires, pour garantir une relève effective et efficace après 2002, c'est-à- dire dans dix-huit mois. L'importance de la surveillance entomologique devrait s'imposer à tous les pays membres, en dépit des bons résultats. Jusqu'à présent, grâce aux interventions de I'OCP, le contrôle du vecteur ressemble à une routine. Quelle garantie avons nous, que les pays membres pourront mener seuls et dès 2003, une surveillance effrcace ? Cela est une question sur un partenariat à renforcer et à tester, dans un processus de responsabilité partagée et consolidée. (b) Planification, Evaluotion et Transfert Soutenir les Pays Participants dans la gestion des activités transférées et les amener à réussir leur appropriation effective des activités de l'OCP est I'objectif principal de cette unité. Le renforcement de la collaboration au niveau du TIDC, l'évaluation épidémiologique et ophtalmologique, la collecte et I'analyse des données constituent les principaux champs d'opération de cette unité. Réussir dans l'exécution d'un programme tel que celui de I'OCP tient de la performance exceptionnelle. Nous n'en voulons pour preuve que le crédit de respect que sa longue évolution impose. Plusieurs programmes et projets sont mort-nés ou ont été extrêment mal gérés dans la sous- région. Ces réalités mettent en exergue le succès de I'OCP, mais souligne aussi le long chemin avec les difficultés inhérentes à une entreprise d'une telle envergure. En dépit des résultats encourageants de cette unité au niveau de la couverture thérapeutique et géographique en TIDC, des efforts restent à faire car plus que dans tout autre domaine, rien n'est jamais acquis définitivement en matière sanitaire. Une attention particulière est toujours de rigueur avec une meilleure implication des parties prenantes. Le Comité consultatif d'Expert, aux vues des résultats actuels,.recommande des traitements larvicides après la fin de l'OCP en décembrc 2002 et ce dans quatre zones spécifiques dont deux en Zone Est et les autres sifuées à I'Ouest. La réussite effective du volet transfert constituera un gage de pérennisation des acquis du Programme. Si après 2002 tout était à recommencer dans la lutte contre l'onchocercose, le mot catastrophe serait un euphémisme. LA SYNTHESE DES TRAVAUX DE GROUPE Le CCE, à travers les trois groupes de travail a essayé de passer au crible les actions à mener, dans les dix-huit mois qui restent à I'OCP. Une attention spéciale à été accordée aux quatre zones d'intervention spécifiques en relation avec une lutte antivectorielle très particulière. Une recommandation a été adoptée pour la poursuite des traitements après 2002 en combinaison avec le TIDC. Le Traitement à l'Ivermectine sous Directive Communautaire a été aussi le centre d'intérêt de ces travaux de groupe. L'intégration mitigée de cette philosophie d'action pour les communautés nécessite une réorientation adaptée des approches, pour une implication et une appropriation dynamique et efficace. Le problème récurrent de la motivation des distributeurs communautaires de l'ivermectine, a été de nouveau évoqué. Tant que ces mêmes distributeurs, les infirmiers, les coordonnateurs et les communautés ne se concerteront pas à ce sujet, la solution prendra encore du temps avec les conséquences que l'on constate. Concernant la surveillance épidémiologique, le CCE après avoir s'examiné la surveillance parasitologique et entomologique a essayé de voir comment cette activité affectait le Programme d'élimination de la filariose lymphatique. Le comité s'est aussi penché sur les problèmes de résistance à l'ivermectine et I'utilisation de la moxidectine. L'usage de I'ONCHOSIM et le cas spécifique de la Guinée-Bissau ont été aussi au centre des discussions. TDR ET MACROFIL Le Dr Hans Remme a fait une présentation des résultats des recherches de TDR sur le traitement sous directives communautaires comparé au traitement de masse par les services réguliers de santé. La recherche s'appliquait à la lutte contre la filariose lymphatique et a démontré une plus grande efficacité du traitement sous directive communautaire. Il a donné au comité des informations, sur des changements organisationnels intervenus au TD& pour une opérationnalité plus dynamique et réaliste. Le Dr Janis Lazdins, Directeur de Macrofil a informé le comité sur les progrès réalisés en études cliniques, en activités pré-cliniques et enfin sur la découverte d'un médicament. Il a signalé qu'une étude spéciale est menée pour déterminer les raisons de non-réponse à f ivermectine pour un petit groupe. Il a conclu en faisant étztde recherches sur des outils de détection de la résistance apparente à I'ivermectine comme cela a été fait pour le développement de la DEC patch test. APOC Le Dr Azndoga Sékétéli, Directeur du Programme Africain de Lutte contre I'Onchocercose (APOC) a informé le Comité consultatif d'Expert sur l'évolution du Programme. Il a füt état des progrès réalisés par le Programme et des preparatifs pour la phase II. Cette phase court de 2002 à 2007 et la période de désengagement est prévue de 2008 à 2010. Le document prograrnme de la Phase II a été conçu en concertation avec tous les partenaires d'APOC selon la philosophie d'action du Programme. Dr Sékétéli Azodoga, Directcur d'APOC. Son expérience sur les activités dc I'OCP a pesé d'un poids précieux lors dc travaux du Comité consultatifdes Experts de cette année 7 FIN DU PROGRAMME OCP En vue de l'échéance du 3l décembre 2002,1e Directeru Régional, Dr Ebratrim Samba a constitué un groupe de travail présidé par le Dr Antoine Kaboré, Directeur de la Lutte contre les maladies transmissibles à I'OMS-AFRO. Ce groupe de travail comporte des responsables de I'OMS-AFRO, d'OCP et d'APOC. Le groupe de tavail est chargé de faire des recommandations sur le redéploiement du personnel quand cela est possible. Il est aussi chargé de gérer les biens meubles et immeubles du Programme. Un premier rapport concernant la fermeture d'OCP est déjà soumis au Directeur Régional. Une deuxième mission du groupe de travail était prévue du 12 au 14 juin juste après le CCE. Le Directeur Régional et le groupe de tavail accordent une place importante à la dimension humaine dans cette opération qui conceme près de 270 membres du personnel. Le Dr Kaboré a fait état du centre de surveillance des pluripathologies de I'OMS-AFRO. Le centre, implanté au siège de I'OCP à une petite équipe qui s'installe progressivement. Un responsable par intérim est déjà nommé en la personne du Dr Sam Bugri. La mission du centre est entre autres responsabilités, de se concentrer sur l'onchocercose, la méningite, le paludisme et VIH-SIDA. Avant la clôture de cette 22ème session du Comité consultatif d'Experts de I'OCP, sous la présidence du Professeur Adenike Abiose, le comité a décidé de tenir sa 23ème session statutaire ùt 23-27 septembre 2002 à Ouagadougou. Une session ad hoc se tiendra au paravent au même lieu et place du I I au 15 mars 2002. INTERVIE\il DU PROFESSEUR ABIOSE Par Paul-Richard Belemgoabga - OCP Professeur Abiose, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous dire quel est votre rôle exact à cette réunion du CCE ? Je suis Professeur Adenike Abiose. Je suis ophtalmologue et le Directeur médical de Sight Care International à Kaduna. Je suis la Présidente du Comité consultatif d'Experts de I'OCP, et à ce titre, j'ai la responsabilité de diriger la réunion. Professeur Adenikc Abiose, Présidente du CCE, a géré d'une main de ma1tre la 22è* session Quels sont les principaux objectifs atteints par les participants et qui sont susceptibles draider l'OCP dans ses préparatifs pour une fin heureuse en 2002 ? D'une manière générale, les participants sont très satisfaits des progrès accomplis par I'OCP et sont unanimes à reconnaître que pour I'essentiel, I'OCP a atteint ses objectifs qü étaient de s'assurer que I'onchocercose ne soit plus un problème de santé publique dans les pays de l'aire du Programme. Cependant, quoique la plupart des zones de I'aire initiale et en fait, la majeure partie de I'OCP, soient complètement libérées de I'onchocercose, les participants ont reconnu qu'il subsiste quelques zones qui ont besoin d'une attention particulière, tant de la part de I'OCP que des pays, afin de s'assurer que la maladie ne réapparaisse de nouveau ; les participants ont également convenu que tout dewait être mis en æuwe pour assurer que cette attention particulière soit effectivement accordée à ces zones. Le rôle important des pays dans le maintien des acquis de I'OCP a également été reconnu. Nous avons eu le privilège d'avoir plusieurs des coordonnateurs et des directeurs nationaux de lutte contre l'onchocercose avec nous durant la réunion. Nous avons pu examiner les diffrcultés auxquelles ils sont confrontés et trouver des solutions qui leur permettront de surmonter ces situations difficiles dans les pays. Naturellement le rôle de coordonnateur national ne peut pas être rempli sans l'appui politique du pays concerné et cette question dewa être poursuivie après la réunion. En plus de ce qui précède, nous avons reconnu que quoique la plupart des activités de lutte contre le vecteur dans le Programme de lutte contre I'onchocercose cesseront, les acquis de I'OCP dewont être maintenus dans plusietus zones pax le traitement à I'ivermectine. En effet, dans certains pays de I'OCP, I'ivermectine est le seul médicament utilisé pour la lutte contre la maladie. Par conséquent, une attention particulière a été accordée aux voies et moyens de s'assurer que la distribution de I'ivermectine est faite efficacement avec trne bonne couverture thérapeutique, une bonne couverture géographique des villages et en s'assurant également que tous ceux qui sont impliqués dans la distribution de I'ivermectine reconnaissent I'importance de cette activité. De plus, dans les zones où I'onchocercose ne constitue plus un problème, c'est-à-dire les zones libérées de la maladie, il est important de continuer la surveillance afin de s'assurer que I'on surveille la maladie et que l'on veille à ce qu'elle n'apparaisse plus de nouveau. Ainsi donc, la surveillance de la maladie durant la periode post-OCP est une activité extrêmement importante qui a eté examinée par le Comité. Enfin, le rôle du Centre de surveillance pluripathologique, une structure qui a déjà commencé à fonctionner dans les locaux de I'OCP, a également été reconnu. Cette structure sera en mesure d'apporter aux diftrents pays un appui pour leurs actiütés en matière de surveillance de I'onchocercose et d'autres maladies telles que le paludisme, le VIIVSIDA et la méningite cérébro-spinale. Tous les membres du CCE, de I'OCP et les coordonnateurs nationaux sont presses de voir ces décisions mises en application de façon appropriée. Ivermectine, surveillance, transfert, TIDC, Iin du Programme OCP. Quelles sont vos réactions à ces réalités ? Iai déjà abordé la plupart de ces questions. Fin du Programme OCP, eh bierl je pense que nous dewions feliciter le Programme d'avoir si bien travaillé que la maladie ne constitue plus un problème et donc, le Programme est en mesure de clore ses activités. Mais la fin de I'OCP ne signifie pas la fin de la lutte contre I'onchocercose. Comme je I'ai dit, il y awa des activités de nettoyage dans certaines zones spécifiques de I'OCP. En plus, les pays ont également une responsabilité de surveillance sinon il est possible que la maladie réapparaisse et nous ne voulons pas que cela se produise. Ainsi la surveillance est une partie très importante des activités post-OCP, surveillance entomologique et suweillance épidémiologique. Et naturellement, le traitement sous directives communautaires par I'ivermectine doit se poursuiwe dans certaines zones du Programme. 9 Pour conclure notre entrevue Dr Abiose, quel est votre dernier mot à la fin de cette réunion importante ? Je pense que cette réunion a été une réunion cruciale. Tous les participants ont reconnu I'importance de cette réunion et s'y sont appliqués, et ils ont pris la réunion très, très au sérieux. Les coordonnateurs nationaux qui doivent prendre la relève de toute la resporsabilité des activités dans les pays se sont également entièrement impliqués lors de cette réunion du CCE. Donc dans I'ensemble, je peux dire que ça a été une réunion très réussie et nous avons abouti à ce eue, de notre aüs, nous pouvons qualifier de recommandations très importantes qui, si elles sont mises en applicatiorl devraient aider I'OCP à réaliser une fin hetueuse et également permettront aux pays de pouvoir prendre leurs responsabilités avec effrcacité après que I'OCP ne sera plus là. Merci beaucoup Mme la Présidente. OR(;ANISATION ]VIONI)IAI,F, DT. [,A SANTE PROGRAMME DE I,UTI-E CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQLTF D[: I-'CIIrESl Rédacteur cn Chef: P.R. Bclemgoabga Traduction: Secrélairc: M. Kahoré V.Y. ( )fori B.P. 549 Ouagadougou - Burkina Faso Tel : (00D26) 34 29 53159160 Fax : (o0D26) 34 28 75 Telex : ONCHO 5241 BF Email : belemgoabeapr@mcho.oms.bf Iilcrne{: http://www-cenatin.bflpnud http://www.who. inÿocp/
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Oncho news : numéro hors série juin 2001
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