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Comité Consultatif d’Experts : rapport de la troisième réunion, Genève, 13-16 septembre 1982

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ocPf EAcf 82.r ORIGINÀL : ANGLAIS It PROGRAMI'{E DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA COMITE CONSTILTATIF D,EXPERTS RapporE de la troislème réunion Genève, 13-16 sepEembre 1982 TABLE DES },IATI.ERES List.e des participants A. Ouverture de la réunion B. Election du Président... C. Adoption de l'ordre du jour .. D. Rapport d'activiEé du Programme E. Examen des activltés de 1'Unité de Lut,t,e antivectorielle F. Rapport du GrouPe écologique G. Rapport sur l-a mise au point de larvicides anEisimulidiens Rés i s Eance Epandage d'adulticides ... Révision du réseau d'évaluaËion entomologique Activités de 1'UniEé d'Evaluatlon épidémiologique Recherche .... H I J K L M N o Pages 3 5 5 5 6 1 9 9 1l_ 11 L2 t2 13 L4 15 L7 19 19 Etudes comPlémenEaires dans la zone d'extension vers le sud Plan d'opération Pour une exEenslon vers 1'ouest .... Rapport du groupe de travail sur Ie projet de chimiothéraple de I'onchocercose Relation entre les différenEes activités du Programme financées hors budget .. Développement économique ... I I I ocP/EAcfBz.L Page 2 P. Autres questlons .... Annexe I Annexe II Annexe III Transfert des responsabilités ... .. DoEation en personnel ..... DéEermination des prioriEés Visites de membres dans 1a zone du Progranrne Dispositions en vue de 1a prochaine réunion . Pages 19 19 20 20 20 2I 22 , Identification des priorités ProposlË,ions relatives à un programme de recherche pour la mise au point d'adulticides . . Relat,ion entre l-es différenfes activités du Programme financées hors budget Annexe IV RapporE de 1a troislème session du Groupe écologique 23 25 35 ocpf r.Kf az.r Page 3 LISTE DES PARTICIPANTS I'lembres professor Guy Camus, Chairman, Technical Advisory CommiEtee, Consultative Group on rnEernational Agricultural Research (FAo),'s,/c Banque mondiale' 66 avenue d'1éna' 75016 Paris, France Dr El1ioE Berg, Elliot Berg Associates, 907 Duke Street, Etats-Unis d'Amérique Dr J. Hamon, Sous-Directeur généra1, Genève Dr E. M. Samba, Directeur, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Haute- Vo1 ta Dr B. Thylefors, Directeur du Programme de Prévention de la Cécité, transmissibles, Genève Dr O. Ba, Parasitologiste, Unité d'évaluation épidémiologique, OCP, Dr D. Baldry, Consultant entomologiste, OCP, Ouagadougou Mlle M. Desbois, Chargée de l'Information, Bureau du DirecEeur, OCP, Alexandria, Virginia 223L4, BP 549, Ouagadougou, Division des Maladies Ouagadougou Ou professor Dr H. J. Diesfeld, Director, Institut fUr Tropenhygiene, Im Neuenheimer Feld 324, 6900 Eer4e1_!ç:e, RFA Professor Dr T. A. Freyvogel, Di-recEeur, InstituE tropical suisse, Socinstrasse 57, 4051 Basle, Suisse Dr Peter Haskell, Director, Centre for Overseas Pest Research, College House, Wrights Lane, London W8 5SJ, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Dr I. S. Lindsay, 1357 Sangster Road, RRI Sidney, British Columbia, Canada V8L 3R9 Dr Pierre l,lercenier, Professeur en Santé publique, Institut de Médecine troPicale, Kronenburgstraat 25, 2OOO Anvers, Belgique Dr A. Morri-son, Health and I^Ielfare Canada, Health Protection Branch, Tunney's Pasture, p.,1r'.!e8, Ontario, Canada KIA OL2 Dr H. M. A. Onitiri, Special Adviser, s,/c Bureau régional de I'Afrique, Programme des NaEions Unies pour 1e Développement, One United Nations Plaza, New York, N.Y. 1OO17, Etats-Unis d 'Amérique professor T. Ajibola Taylor, Director, Institute of Agricultural Research and Training, Moor Plantation, P.M.B. 5029, Ibadan, Nigéria Dr D. E. Weidhaas, DirecEor, Insects affecting }lan and Animals Research Laboratory, P.O. Box t456s, Gai nesvil 1e , Florida 32604, Etats-Unis d'Amérique Groupe écologique Dr Christian Lévâque, ORSTOM, 24, rue Bayard, 75OO8 Paris, France OrganisaÈion mondiale de Ia Santé Dr B. O. L. Duke, Chef. Infections filariennes, Programme des Maladies parasitaires, Genève ocyf ucf az.t Page 4 M. J. Dupuy, Informaticien OCP, Epidémiologie et Statistiques, Genève Dr J. Grunewald, EnÈomologiste, Unité de Lutte anlivectorielle, OCP, Ouagadougou Dr D" Kurtak, Entomologiste, Unité de LuE.te antivectorielle, OCP, Ouaiadougou l,lme M. Lossky, Assistante, Statistiques, OCP, Genève M. J. D. M. Marr, Fonctionnaire de liaison, OCP, Genève I'tlle A. I'laté, Consultant, Bureau du Directeur, OCP, Oqaga4ougotr Dr K. E. l'lott, Chef, Schistosomiase et autres Infect.ions à Trématodes transmises par des Mollusques, Programme des Maladies parasitaires, Genève Dr B. Philippon, Chef, Unité de Lutte antivectorielle, OCP, Ouagadougou M. G. QuéIennec, Entomologi"t./Chiri"te, Développement et Sécurité d'Emploi des Pesticides, Division de 1a Biologie des VecEeurs eE de la Lutte antivectorielle, Genève Mlle M. L. Ravelonanosy, Chargée de Programme, Bureau du Directeur, OCP, Ouagadougou M. K. Supthut, Chef, Administration eE Gestion, OCP, Ouagadougou M. Idrissa Yaya, Chef, Unité de DévelopPement économique, OCP, Ouagadougou M. G. Zerbo, EnEomologiste, Unité de LuEte antivectorielle, OCP, Ouagadougou Observateurs M. Jean-Paul Dailly, Chef de Division, 1818 H. Street N.W., Washington D.C. l,lme A.-M. pement, Programmes d'Afrique de I'ouest, Banque mondiale, 20433, Etats-Unis d'Amérique Demmer, Bureau régional pour 1'Afrique, Programme des NaEions Unies pour le Dévelop- One United Nations PLaza, New York, N.Y. 10017, Etats-Unis d'Amérique II. C. G. Groom, Fonctionnaire principal, Division des Services agricoles, Organisation des Nagions Unies pour 1'Alimentation et 1'Agriculture, Via de1le Terme di Caracalla, OOIOO @, Italie Dr André Prost, Département de la Population, de 1a SanEé et de la Nutrition, Banque mondiale, 18f8 H. Street N.I{., trlashington D. C. 2043 3, E tats- Unis d ' Amér ique Ml1e H. Putz, AssistanÈe d'Opérations, Programme d'Afrique de 1'ouesE, Banque mondiale, 1818 H. SEreet, N.W., Washington D.C. 20433, EEats-Unis d'Amér ique M. L. J. Segal, Chef, Division de 1'Afrique de 1'ouest, Programme des Nations Unies pour le Développement, One UniEed Nations Plaza, New York, N.Y. lOO17, Etats-Unis d'Amérique ocpfEacfaz.r Page 5 \ A. OUVERTURE DE LÀ REUNTON 1. La troisième réunion du Comité consultat,if d'expert.s (CCE) du Programme s'est tenue au Siège de 1'OMS, à Genève, du 13 au 16 septembre 1982. 2. La réunion a étê ouverte par 1e Dr J. Hamon, Sous-Direct.eur général, qui a salué Ies membres du Comité au nom du Dr H. Mahler, DirecE.eur général, et du Dr Comlan A. A. Quenum, DirecÈeur régional pour 1'Afrique. L'actuel Comité ayant été consEitué récemment, le Dr Hamon a spécialemenÈ souhaité 1a bienvenue aux membres assist.ant pour Ia première fois à une de ses réunions. 3. 11 a rappelé au Comité ses responsabilités : considérer le Programme dans le large cadre de ses activités opérationnelles, recommander les mesures qui pourraient être nécessaires pour maintenir ou améliorer 1'efficience des opéraEions et fournir au Comité conjoint une opinion indépendante sur des questions concernant le Programme. 11 a rappelé que le Programme avait reçu un soutien financier p'our les activit,és supplémentaires approuvées par le Comité à sa deuxième session; ces activités onL imposé au Programme un effort accru, néanmoins des progrès ont été réalisés. Des rapports ont été préparés eÈ sont soumis à examen. D'aut,re part, malgré les problèmes que posent en permanence la réinvasion par les vecteurs et leur résistance, 1es opérations se poursuivent avec succès. 4. Le Dr Hamon a rappelé les progrès accomplis dans 1e domaine du soutien à 1a recherche. L'industrie a réagi favorablement en matière de recherche de larvicides de remplacement. On a préparé une proposition concernant Ie développemenE de la chimiothérapie, mais, à supposer qu'un produit satisfaisant soit trouvé, son uÈilisation exigerait le concours des pays parti- cipants. Ainsi se trouve soulignée l.a nécessité de promouvoir la mise en place rapide drun système adéquat de trait,ement des sujet,s infectés dans les pays, probablement en rapport avec les strucÈures qui seront finalement, nécessaires dans chaque pâys pour assurer les activités d'entretien du Programme après le transfert des responsabilités. 5. Il a également rappelé 1'étroite eÈ profitable collaboration du Programme avec 1a Divi- sion OI1S de 1a Biologie des Vecteurs et de la LuEte antivectorielle (VBC), avec le Programme spécial de recherche et. de formation concernant les maladies tropicales parrainé par 1e PNUD, 1'OMS et la Banque mondiale, avec 1'Institut de recherches sur la trypanosomiase et I'oncho- cercose de 1'OCCGE à Bouaké, Côte d'Ivoire, et avec d'auEres organismes, dans I'accompli.sse- ment de ses tâches, parti-culièrement en ce qui concerne le développement des insecticides et de 1a chimiothérapie. 6. Pour ce qui est des diverses activités projetées en matière de larvicides et de chimio- thérapie ou d'extensions vers le sud et 1'ouest, qui entralneraient un effort accru en matière de personnel et de financement, Ie Dr Hamon a estimé que Ie Comité devraiE réfiéchir à leurs interconnexions et déterminer leurs degrés relatifs de priorité pour fournir une base d'orien- taÈion au Comité conjoinE du Programme. 7. QuanE à 1'Organisation, elle atEend du ComiEé qu'il lui apporte le soutien nécessaire eÈ lui fasse des recommandations 1'aidanE à faire en sort,e que le Programme atteigne ses objectifs B. ELECTION DU PRESIDENT 8. Le Professeur T. A. Freyvogel a été élu Président du Comité. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOT]R Le Comité a adopté 1'ordre du jour suivant 1. OuverEure de la réunion 2. Election du Président c 9 ocYf rrcf az Page 6 1 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. L2. 13. L4. 15. Rapporc d'activité du Programme Examen des activiÈés de 1'Unité de LuEte antivectorielle RapporL du GrouPe écologique RapporE sur Ia recherche de nouveaux larvicides anLisimulidiens Proposition d'allègement du réseau d'évaluation enEomologique Bilan des act.iviEés de 1'unité d'Evaluation épidémiologique EË.udes complémenEaires en zone d'exEension vers le sud Plan d'opérations pour une extension vers 1'ouest RapporE du groupe de Èravail du projet de chimioÈhérapie de 1'onchocercose Relation entre 1es différentes activités du Programme financées hors budget Rapports sur 1e développement économique (Bénin, Ghana, Mali) QuesEions diverses ApprobaÈion du rapport D. RAPPORT D'ACTIVITE DU PROGRAMME 10. Le Directeur du Programme a brièvemenE retracé les activités du Programme de Lutt,e contre I'Onchocercose en 1982. 11 a rappelé que celui-ci avait été chargé d'exécuter un cer- tai-n nombre de tâches parEiculières en plus des opérations en coursr à savoir : préparer des proposiEions pour 1'extension vers l'ouesE, intensifier la recherche de larvicides de rempla- cement, améliorer ses capacités de recherche pour observer 1a sensibilit,é des vecteurs au téméphos, au chlorphoxime et à Bacillus thuringiensis H-14 (8.t. H-14), éEudier la capacité vectrice de S soubrense , poursuivre 1'étude des aspects épidémiologiques de 1'onchocercose, formuler un projet de chimiothérapie de 1'onchocercose, aider les pays participants à harmo- niser leurs rapports sur le développement socio-économique et rechercher les voies et moyens propres à faciliter Ie transfert de la responsabilité du Programme aux Pays concernés. Bien que le Programme n'aiÈ disposé que d'un temps limit.é, ces tâches ont Pu être accomplies grâce aux efforts continus d'une équipe dévouée, à la coopération de 1a Division de la Biologie des Vecteurs eE de la Lutte antivectorielle et du Programme spécial de recherche et de formation concernant 1es maladies tropicales dans les questions en rapport avec le développement des insecticides et la chimiothérapie, et grâce à 1'aide de consulÈants. 11. Eu égard au besoin de produits de remplacement, une équipe chargée des essais d'insecti- cides établie au Togo et travaillant en collaboration avec 1'InsEitut de recherches sur Ia trypanosomiase eE 1'onchocercose de I'OCCGE, en Côte d'Ivoire, a activement poursuivi 1'exécu- tion de son programme, en évaluant un nombre croissant de composés de remplacement reçus de l'indusErie. QuaEre produits, un carbamate, un pyréthrotde, un organoPhosphoré et un insecti- cide d'une classe nouvelle se sonE révéIés prometteurs lors des premières phases des essais. L2. Un nouveau chef de l'Unité de Développement économique a été désigné récemment, eE ceEte uniÈé dresse actuellement les plans de ses activités futures. 13. On a commencé à étudier les problèmes associés au transfert de la responsabilité du Programme aux gouvernements nationaux. A 1a suite d'une réponse positive des pays participants, lors de la dernière réunion des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose, des échanges de vues préparatoires ont eu lieu au Siège de 1'OMS, à Genève, et âu Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique, à Brazzaville. Une équipe d'AFRO se rendra prochainement à Ouagadougou pour aider à élaborer 1es modalités du transfert. Toutefois, on en est pour f instant à une phase tout à fait préliminaire d'un processus qui sera de longue haleine. 0 ocpf r.dcf az.t Page 7 L4. Le CCE a félicité 1e Directeur pour les résultats obtenus Par le Prograunne- Mais, Pour convaincants que soient ces résultats, le Comité s'inquiète dans une certaine mesure de la possibilité qu'un volume de travail aussi important, et qui semble augmenter sans cesse, mette excessivement à contribution les ressources humaines du Prograute; des questions ont été posées au sujet d,une éventuelle nécessité - et des possibilités - d'augmenter les effectifs et, en particulier, de renforcer les structures opérationnelles, techniques et gestionnalres' Le Directeur a expliqué que cette question a été examinée avec 1'encouragement de la Banque et que, outre divers postes actuellement vacants, on a dressé la Iiste de divers postes de respon- sabilité pour compléter le niveau supérleur de la gestion. Toutefois, le recrutement de per- sonnes de la compétence requise pour un te1 progranrme présente des difficultés, aussi le Directeur du prograurure a-t-il prié le CCE de I'aider dans toute la mesure de ses moyens à trouver du personnel adéquat (voir également paragraphe 118). 15. A la suite d'une visite faite dans l'aire du Progranrrre, deux membres du Cogrité ont exprimé 1'opinion que tous les membres devraient effectuer de telles visites. Outre qu'el1es aident à mieux.omfrendre 1'ampleur des opérations et 1'efficacité du travail accompli grâce aux activités d'equipes, de te11es visites contribuent à déveloPPer une meilleure appréciation des aspects humanitaires du Programme. E. EXAMEN DES ACTIVITES DE L,UNITE DE LUTTE AMIVECTORIELLE 16. La situation entomologique reste satisfaisante, En 6O.1ours/homme de caPture, au cours de la dernière semaine d'août, on n'a capturé dans toute la Haute-Volta que trois S damnosum alors qtr'on en capturait plusieurs milliers avant le lancement du Progranmre. D'abondantes captures sont toujours enregistrées dans les zones de réinvasion, mais f impact épidémiologique du phénomène se limite à une bande de 3 km de large au maximum à partir du bord des fleuves, où 1e PAT atteint des valeurs allant jusqu'à 8OO; aussi, les villages insÈallés à une certaine distance des cours d'eau sont-ils en sécurité. En 1982, on a enregistré une forte réinvasion, qul a augmenté en avril et mai pour décroltre en juillet et août. L7. Conme d'habituder les activités opérationnelles ont été fortement influencées par les conditions climatiques, ce qui s'est reflété dans les quantités de larvicides requises ainsi que dans 1'évolution et 1'étendue de la réinvasion. Le larvicide B.t. H-14 a été utilisé en épandages opérationnels à la suite de la propagation d'une résistance de S. soubrense au téméphos et au chlorphoxime en Côte d'Ivoire. 18. Le téméphos reste efficace dans 8O 7" de L'aire du Progratrme. Sur certains tronçons de rivière i1 a été possible d'interrompre le traitement pendant des périodes de six semaines dans la Phase II et de sept semaines dans 1a Phase III-Est. 19. L'introduction de la formulation de B.t. H-14 Teknar a posé bien des problèmes opéra- tionnels sérieux, notaument en raison des quantités qu'i1 a fallu appliquer. Dans la formula- tion dont on dispose, la teneur en ingrédient actif est si faible que dans cerEains cas, pour obtenir un niveau d'efficacité analogue, i1 a fallu appliquer 24 fois plus de Teknar que 1'on aurait appliqué d'Abate. On a dû mettre au point de nouveaux tyPes d'équipement d'épandage, et une étroite collaboration entre 1'Unité de Lutte antivectorielle, la compagnie chargée des épandages aériens et un institut de consultation a permis de réaliser des progrès à cet égard. A I'heure actuelle les avions sont équipés de trois, et 1es hélicoptères de deux, types diffé- rents de matérie1 d'épandage, pour faire face à des conditions de traitement différentes. 20. En dépit des difficultés logistiques, on a pu utiliser le Teknar sur une base opération- nel1e dans toute la grande zone de savane de la Côte d'Ivoire, avec des résultats satisfaisants Mais dans la zone forestière située au sudr le débit des cours d'eau était si important que les quantités de Teknar requises dépassaient la capacité des avions disponibles. Aussi a-t-on été obligé d'interrompre les applications de Teknar dans 1a zone méridionale pendant la saison des pluies. Durant cette période on a trai-té au téméphos les cours d'eau de cette zone, consti- tuant des sources majeures de réinvasion par S. damnosum et S. sirbanum vers le nord. ocYf recf a'z.r Page 8 21. Les problèmes de la résistance ont été soigneusement examinés. Une résistance au téméphos et au chlorphoxime n'a été observée que chez S. soubrense et sancti auli , et cetterésistance ne dépassai t pas les frontières de la Côte d, Ivoire, si 1'on excepte une petite section de la Volta Noire, au Ghana où une résistance au seul téméphos a été constatée. AucunéIément ne permet de penser que cette résistance puisse ê tre transmise par hybridation àd'autres espèces. Les aspects biochimiques de la résis tance sont étudiés avec la coLlaborationd'un consultant. On a constaté que 1a résistance au chlorphoxime a diminué dans certainsbassins fluviaux - mais non dans tous - ce qui a permis de réutiliser le chlorphoxime pendant une période expérimentale sur la Marahoué; on a observé une efficaciÈé de 1OO % après lepremler épandage. 22- L'Unité de Lutte antivecÈorielle a aussi entrepris un important programme de recherche opérationnelle sur la sensibilité aux insecticides, les mécanismes de résistance croi-sés,différentes formulations de B.t. H-14, la mise au point de méthodes pour mesurer la sensibilitédes larves au B.t., les essais de nouveaux larvicides, la stabilit.é de Ia résistance, labiologie des espèces vectricesr le phénornène de la réinvasion, etc. Au laboratoire d'Akosombo, en association avec 1'Université du Massachusetts, on a poursuivi les travaux visant à créer une colonie des simulies appartenant à une espèce du complexe S. damnosum. On a pu élever cinqgénérations successives, mais une distorsion dans le rapport nrreiiqrr. a* sexes pose des problèmes. 23. Des études faites avec 1'aide d'un consultant sur la distance de vol des espèces du comPlexe S. damnosum ont fait apparaltre que plusieurs espèces ont la capacité de rester en vol Pendant de longues périodes, couvrant des distances de plusieurs centaines de kilomètres, en particulier si les simulies peuvent prendre des repas de jus sucré et, entre les repas, sedéplacer à 1'aide de vents favorables. 24. On a aussi entrepris des études sur les conditions écologiques, les préférences tro-phiques, la capacité vectrice et le rô1e relatif de S soubrense dans 1a transmission. Ce vecteur est efficace dans les zones de forêt, mais sa capacité vectrice diminue progressivement vers le nord dans la zone de savane; il semble qu'iI y ait des variations géographiques et saisonnières et, dans certaines régions cette espèce n'est pas anthropophile. 25. iê CCE a félicité 1'Unité de Lutte antivectorielle pour le volume et la qualité de son travail. Les opérations de I'unité, appuyées par des activités de recherches pertinentes, contribuent à assurer 1'avenir du Progranmre. Bien des craintes précédeûment exprimées par le Comité sont maintenant dissipées, le Programme s'étant montré capable de s'attaquer avec succès aux nombreux problèmes qui se posent. Le Comité a recourmandé néanmoins, eu égard à la nécessité de modifier 1a stratégie dans Ie sud de 1a Côte d'Ivoire, que soit entrepris un intensif Programne de recherche, d'une durée de trois ans, sur f importance et les conséquences socio-économiques et sanitaires de 1'onchocercose de forât. 11 fait sienne la suggestion de 1'OMS aux termes de laquelle, une fois analysées les données disponibles, on réunirait un nouvel atelier pour déterminer 1es rapports appropriés TAA/PAT dans Ie cas de cette forme de la maladie. 26. En ce qui concerne la recherche, d'une manière générale, les besoins sont importants etcouvrent un large éventail. Le Comité a souligné la nécessité de voir le progranrne poursuivre ses activités de recherche selon un ordre de priorité, en établissant les coàt, p".ai.r".rts eten assurant les crédits budgétaires requis pour 1'exécution des activités (voir paragraphes 71eL 79). 27. Le Comité souhaite encourager une interaction plus étroite entre 1'Unité de Lutte anti- vectorielle et 1'Unité d'Evaluation épidémiologique, qui devraient créer une équipe cormune pour enquêter sur la biologie du vecteur et 1'épidémiologie qui lui est associéeo C'est une tâche d'autant plus importante qu'on a constaté le besoin de réviser progressivement 1e rapport TAA/PAT, et ce rapport pourrait êcre également étudié lors de I'atelier proposé (voir paragraphe 25). F. 28 oæf r,lrcf az.r Page 9 RAPPORT DU GROUPE ECOLOGIQUE Le CCE a examiné le rapport du Groupe écologique (voir annexe IV). 29. Le Comité a exprimé sa saEisfaction au sujet des travaux du Groupe et a accepté ses principales recorulandaEions, à l'exception de cel1e qui concerne la durée de 1a période d'essai précédant 1'agrémenÈ des nouveaux larvicides pour les activités opérationnelles (voir paragraphe 45). G. RAPPORT SUR LÀ I{ISE AU POINI DE LARVICIDES ANTISIMULIDIENS 30. L'OMS a présenté au Comité un rapport détaillé (OCP82.5) sur 1es progrès réalisés dans la recherche de larvicides de remplacement. Après approbation par le CCP des crédlts néces- saires, un progranme d'activités a été lancé en coopératlon étroite avec 1a Division OMS de la Biologie des Vecteurs et de'la Lutte antivectorielle, à C,enève, à laqueIle revient la responsa- bilité d'entrer en contact avec I'industrie et de 1a stimuler. Le lancement de ce Programne a eu des résultats tout à fait positifs. Actuellement, on reçoit un flux croissant de produits envoyés par différentes compagnies pour essai, ce qui est dû au fait que les firmes, après 1'apparition de la résistance au Eéméphos, se rendent compt.e maintenant qu'il existe un marché pour un nouveau larvicide. Les activités entreprises sont décrites ci-après (paragraphes 31-40). 31. Un système lnformatisé qui permettra une exploitaËion rapide des données est en cours d'installation. 32. Un congultant a été recruté pour exarniner 1a bibliographie concernant la biologie des larvee d. §;!ry!!g, leurs habitudes allmentaires et les insecticides précédemment utilisés lors de grandes canpagnes. 33. En mars a eu lieu à Genève une consultation informelle sur la mise au point et 1'évalua- tion de larvicides antisimulidiens pour la lutte contre 1'onchocercose; cette consultation a permis de mettre au point des directives concernant Ies méthodes et les procédures propres à assurer 1e criblage le plus rapide et le plus efficient de composés actifs contre S imul um et ne portanË qu'un minimum de préjudice aux organismes non cibles. 34. I1 a été créé des filières de cormunicatlon pour assurer une circulation satisfaisanÈe des composés et des informations entre les laboratoires d'essais et f industrie Par le truche- ment du Prograrmne et 1a Division de la Blologie des Vecteurs et de Lutte antivectorielle. 35. L'équipe chargée des essais insecticides a été mise en place au Togo et le personnel nécessaire a étê recruté. Cette unité a miseion de tester les composés chimlques en gouttlère et mini-gouttière, alors que de son côté le laboratoire de 1'IRTO, à Bouaké, ne s'occupe que des formulations de B.t., qui parviennent en grand nombre 36. Trente composés chimiques, provenânt de dix-huiE firmes situées à Eravers 1e monde, ont été reçus jusqu'ici. De ces produits, guatre se sont montrés promeËteurs et feront 1'objet de nouveaux tests. Ces produits sont un carbamate (OUS 92), un organophosphoré (OMS 1825), un nouveau composé (OMS 3o2) et un pyréthroïde (oMS 1821). 37. Trois firmes collaborenÈ étroitement avec 1'OMS à la mise au point de formulations de Bacillus thuringiensis H-14 utilisables dans la lutte contre les simulies. Ce larvicide est efficace, mai,s le problème demeure de trouver une formulation à concenÈration adéquate d'ingré- dients actifs et facile à utiliser. 38. Une compagnie spécialisée s'est déclarée prête à coopérer avec 1'Organisation pour 1a mise au point de formulations en microcapsules de tous produits à tester. ocefracfaz.r Page 10 39. Une réunion d'évaluaEion a eu lieu à Ouagadougou en juillet et deux consulËants se sont rendus dans 1'aire du Programne en juillet et aott pour examiner les résultats obtenus et coor- donner 1'action future. Les participants ont souligné la nécessité de maintenir Ies filières de cornmunication (paragraphe 34) pour que f industrie bénéficie d'une rétro-information rapide, ce qui devraiE entretenir son intérêt. 40. Dans 1'aire du Prograrrme, vingt composés ont été éprouvés sur des populations résistantes au téméphos pour déceler une éventuelle résistance croisée. Six de ees produits, c'est-à-dire 1'azaméthifos et le dichlorvos (tous deux organophosphorés), le carbaryl et le propoxur (carba- mates), la deltaméthrine (pyréthroîde) et le méthoxychlore (hydrocarbure chloré), n'ont pas présenté de résistance croisée. Le méthoxychlore, qui est utilisé pour combatÈre 1es simulies dans les zones tempérées, a tait récemment 1'objet d'essais dans de grands cours d'eau tropi- caux, mais ne s'est pas révé1é efficace. 4L. Le Comité a félicité 1'Organisati-on pour les résultats si rapidement obtenus grâce à 1'étroite collaboraËion du Progranrne eÈ de VBC. I1 a reconnu que les quatre composés ayant révélé une utilité potentielle grâce au programme de criblage appartiennent à des groupes chimiques différents, ce qui devrait réduire le risque de propagation de la résistance croisée. En ce qui concerne 1es agents de lutte biologique, B.t. H-14 s'est montré prometteur, mais iI faudra produire des formulations plus concentrées pour que le produit puisse être utilisé Partout à la saison des pluies. Les formulations actuellement disponibles posent des problèmes de logisEique et d'épandage peut-âtre trop importants pour que le Programme puisse Ies résoudre. 42. Le Comité a réaffirmé son opinion, déjà exprimée au paragraphe 111 de son rapport pour 1981' selon laquel1e 1a mise au point de larcicides doit continuer à bénéftcier de la plus haute priorité possible. Une coopération intensifiée avec f industrie est 1'un des éléments les plus importants à ceË égard, et 1e Comité a insisté sur le rôIe d'une collaboration continue. 43. Dans Ie cas de la majorité des composés, il faudra organiser des essals en laboratoire et sur le terrainr pour déterminer 1'efficacité de leur action et leur impact sur les orga- nismes non cibles. I1 faudra également travailler dans les domaines de la formulation des produits, des systèmes d'application, du stockage et des approvisionnements. Cornpte tenu des ressources acEuellernent disponibles et eu égard aux contraintes saisonnières, une période de deux ans au minimum devra s'écouler avant que 1'un quelconque de ces composés solt opérationnel, Ce délai dépendra aussi de la poursuite de Ia collaboration avec f industrie parce qutil est, par exemple, nécessaire de disposer des produits choisis en quantité suffisante. A ce propos, le Comité s'est prononcé en faveur d'une proposition concernant une réunion tripartite (ocp, VBC et industrie) envisagée pour juin 1983. 44. Pour le Comité, il est important de poursuivre la réalisation de certains aspects du pro- gramne de dévelopPement des larvicides conme, par exemple, la mise au point d'un matérieI spécial d'épandage et la surveillance de f impact sur les organisrnes non cibles, en collabora- tion avec des instituts de recherche, cela pour profiter du potentiel d'expertise, des faci- 1ités et de 1'expérience d'éléments extérieurs, et également pour accélérer 1'exécution du pro- gramme de recherche et de développement. 45. Eu égard à la possibilité d'une siÈuation d'urgence et à 1'éventuelle nécessité d'uti- liser des composés n'ayanË pas fait 1'objet d'essais compleEs, le Programme devrait êEre autô- risé à assouplir temporairement 1es spéciflcations relatives aux larvicides, particulièrement en ce qui concerne le dosage et 1'effet sur les organismes non cibles. Toutefois, dans une te1le situation d'urgence, il faudrait solliciter auparavant 1'agrément du CCE et du Groupe écologique (voir paragraphe 29). 46. Le Comité, appuyé par 1e Groupe écologique, avalt déjà fait savoir que la lutte contreles simulies exigerait au minimum troi-s larvicides opérationnels. Toutefois, I'apparition dela résistance et le phénomène de la résistance croisée exigent la mise au poinE continue de nouveaux composés; aussi le Cornité a-t-il reconrnandé de poursulvre le prograrrme de mise aupoint de larvicides aussi. longtemps que ce sera nécessaire. a ocvf ENf az.t Page 11 47. Le Comité s,esE félicit.é des propositions du Progranrne et de vBC concernant la poursuite des travaux sur le comportement alimenEaire des larves de Simulium et 1'examen des propriétés physico-chimiques de formulations efficaces, travaux qui sont imPortants pour 1e progranme de mise au poinÈ de larvicides, y compris 1a mise au Point de formulations micro-encapsulées. Résis tance 4g. Le Comité a noté avec satisfaction les efforts fructueux entrePris par élaborer et mettre en oeuvre un Protocole de tests de sensibiliÈé dans touÈes tionnelles et a recommandé de poursuivre ces efforts ' le Prograrmne Pour les zones opéra- 49. Les travaux entrepris ont permis de clarifier le problème de la résisEance en ce qui concerne 1a sensibilité de certaines cyto-espèces et certains aspecÈs de Ia résistance croisée; i1s ont aussi produit des données précieuses sur tous les larvicides potentiels proposés en vue d'essais dans le cadre du prograrmne de déveloPPement de larvicides. 50. Le Comité a exprimé un intérêE considérable pour le phénomène de la régression de la résistance au chlorphoxime; i1 a reconrnandé que ce phénomène soit observé de près dans une zone d'essais bien déterminée. 51. Toutes les observations onL des incidences considérables sur Ies opéraEions de lutte, aussi bien dans Ies actuelles zones opérationnelles que dans 1es zones proposées pour les extensions, tant vers Ie sud que vers 1'ouest. Le Groupe écologique a formulé à ce sujet certaines reconrnandaÈions visant à éviter le déveloPPement de la résistance. Le Comité s'en préoccupe, et Ie Prograrmne en tienE com?te dans sa planification opérationnelle. Toutefois, Comité a étê informé que 1e Nigéria se propose d'utiliser le téméphos dans ses opérations de lutte et, si une résistance apparaissai-t dans ce pays, cela pourrait créer uItérieurement de problèmes sur le flanc oriental de 1'aire du Prograrmne. 1e 52. Le CCE a égalemeng recomandé d'envisager une alEernance de deux ou plusieurs larvicides dans une zone donnée, sur une base expérimentale, cortrne sEratégie visant à retarder 1'appari- tion de la résistance. En vue d'une utilisation maximale des larvicides actuellement dispo- nibles, il faudrait entreprendre, parallèlemenÈ aux essais concernant la sÈratégie de l'alter- nance des insecticides, des recherches plus poussées sur la résistance au chl-orphoxime. 53. Le Comité a souligné que, si tous les éléments actuellement connus Permettent de penser que l'apparition d'une résistance chez I'espèce vectrice de savane est Peu probable dans I'aire actuelle du Programme, une telle apparition reste possible. Conrne elle auraiE des conséquences catastrophiques pour tout 1e Programme, i1 convient de metEre au PoinÈ un plan de stratégie spécifique afin de faire face à une telle situation si elle se produisait. On pré- pare actuellement 1'esquisse d'un tel plan. 54. Le CCE a précisé que, le personnel étant maintenant en place et les techniques établies, il faudra poursuivre énergiquement 1'étude sur la résistance pendant encore au moins un an. Epandage dr adultici des 55. Le Comité a de nouveau appelé 1'attention sur la nécessité d'étudier les possibilités de lutte contre les simulies adultes. Les techniques de lutte contre les adultes pourraient cons- tituer un complément imporEant, des méthodes actuelles de lutte contre les larves, sans toutefois 1es remplacer, notamment dans 1es zones où, en dépit d'une acEion larvicide efficace, la transmission de I'onchocercose ne peuE pas être interrompue en raison de la présence de simulies adultes part, si des popu entrées dans I'aire du P lations de S. damnosum e rogramrne pendant Ies périodes de réinvasion. D'autre t/o,,, S. sirbanum manifestaient üne résistance auxt-- larvicides actuellement utilisés, une action adulticide pourrait aidant à remédier à une situation aussi fâcheuse. âtre d'une grande utilité en ocpf rlaf az.t Page 12 56 ' Bien que des études aient été faites sur les méthodes de lutte contre res simuliesadultes, et tout en reconnaissant les efforts de I'unité de Lutte antivectorierle pour formulerles plans d'un programe intensifié de recherche appliqué en 1983, le comité a reconrnandé coltne une tâche de haute priorit.é de procéder à un examen plus systématique des connaissancesactuelles avant de passer à la formulation de plans détaillés d'essais sur re terrain. Lespropositions concernant le programne de recherche sur 1es adulticides, déjà préparées et conformes à cette reconrnandation, sont formulées à 1'annexe rr. H. REVISION DU RESEAU D'EVALUATION ENTOMOLOGIQUE 57 . Le Comité a été informé des mesures qui ont abouti à réduire le nombre de points de caPt'ure entomologique qui, initialement de 662, est à présent d.e 325. Le progrartrne a récenunentprocédé à des études statistiques, et une analyse indépendante de la situation a été faite par un consultant Pour déterminer dans quelle mesure il serait possible de remanier Ie réseaud' évaluation entomologique . 58. Le Prograrune a décidé qu'aucune modification ne devrait être envisagée pour 1e momentdans 1es zones affectées soit par la réinvasion, soit par la résistance. Toute réducti-on netoucherait que la grande zone centrale d'environ 426 5oo kmz de 1'aire du progranune où I'inter- ruPtion de la transmission est effective. Dans cette zone, sur un toÈal de 1O7 points de capture considérés, 85 seront maintenus. Certains d'entre eux ne fonctionnercnt plus quel'après-midi, ce qui permettra à la même équipe de couvrir plusieurs points et on installerades pièges I'sentineLlesttdu type Bellec, ou tout autre piège adéquat, près des gîtes larvaires, afin d'obtenir une Preuve complémentaire de la présence des simulies. Cette action sera entre-prise sur une base expérimentale en 1983 avec 1'application simulÈanée de méthodes anciennes aussi bien que nouvelles. 59. D'une manière générale, le CCE s'est déclaré favorable à ce projet, reconrnandant au Programme de procéder aux modifications prévues et de présenter un rapport sur le sujet à saquatrième session. En réponse à diverses questions, i1 a êté précisé que les pièges seront uniquement utilisés sur une base qualitalive pour déterminer la présence ou 1'absence de mouches, que les points de capture seront maintenus aux endroits considérés conrne exposés à un risque potentiel, et que 1es captures effectuées l'après-midi permettent, ce qui est un avan- tage, d'enregistrer 1a présence de mouches nullipares, qui signalerait des traltements défectueux. 60. Le Comité a demandé à quel niveau les acÈivités pourraient être transférées aux autorités locales et si le rapport TAA/PAT actuellement accepté de 1OOO11OO resrait valable; il estpeut-être temps de réviser ce rapport, compte tenu du fléchissement des Èaux d'infection eË,à cet égard, le projet d'atelier mentionné au paragraphe 25 est Èout à fait pertinent. Le Prograrnrne estime aussi qu'une réduction des activités d'évaluation serait en rapport avec 1e futur transfert des responsabilités. I. ACTIVITES DE L'UNITE D'EVALUATION EPIDEMIOLOG]QUE 6f. Le Programme a précisé que 1'année passée 1'Unité d'Evaluation épidémiologique a consacré une grande partie de son temps aux activités de recherche donnant suit.e ainsi à des recomnan- dations du CCE. 62. Pour mieux comprendre les limites Èolérables d'infection, on a entrepris des études sur 1a corrélation entre indices épidémiologiques et indices entomologiques. Les résu1Èats de ces études ont confirmé la nécessité de réexaminer les anciens critères établis pour déclarer une zone donnée ProPre au repeuplement. Néanmoins, i1 convient de clarifier les concepts de trans- mission continue, de transmission résiduelle et de transmission interrompue, et i1 faudrait que ce soit fait avant 1'ouverture de 1'atelier (mentionné au paragraphe 25) qui révisera ces critères. ocpf r,acf az.t Page 13 63. Avec l'entremise de TDR, quatre institutions poursuivent des activités de recherche pour la mise au point d'une méthode d'inrmunodiagnosÈic de I'onchocercose. Le Progranrme collabore à ces travaux en fournissant des échantillons de sérum eÈ de nodules, mais on constate que les progrès sont très lents; il serait certainemenE utile de voir comment on pourrait renforcer et accélérer cette activité. 64. On a continué à étudier la mortalité des vers adultes et on a Èrouvé 69,4 7" de vers femelles morts aux endroits où la Eransmission était interrompue depuis sePt ans. 65. L'O1,1S a informé le Comité de la conclusion, à la suite des progrès réalisés par un labo- ratoirecol1aborateurdans1,entretie.d,9@feme11e@,d'uncontratavecce laboratoire en vue d'études sur la fécondité des vers femelles. 66. Un autre contrat a permis d'isoler, grâce à une technique utilisant. les isoenzymes, cinq souches d'0. volvulus à partir de matériels biologiques recueillis dans 1'aire du Prograrrne. L""p."*iffiÏSmontrentqueseu1e1aIactate-déshydrogénasefaitapparaîtreunediffé. rence entre les souches de forêt et de savane. On s'efforce maintenant de rendre cette méthode plus sensible. Un consultant étudie 1a différenciation des souches Par la coloration histochi- mique des larves infectantes chez les simulies. 57. Le Prograrmne a entrepris une étude sur le taux de mortalité des aveugles dans trois villages du Bénin et dans deux villages de la Haute-Vo1ta. 68. Bien que satisfait des résultats obtenus, le CCE estime que 1'Unité devrait être rapide- ment renforcée; i1 a préconisé le recrutement, dès que possible, d'un chef épidémiologique. 69. En réponse à une question du Comité au sujet de Ia durée prévue des activités du Pro- gramme,comPtetenude1a1ongévitéd'@,i1aétépréciséquecetteduréePourrait être sensiblement inférieure aux prévi-sions initiales, à condition que les mesures de luLte continuent d'être appliquées avec efficacité. J. RECHERCTIE 70. Le Comité consultatif d'experts s'est référé à son ProPre plan général de recherche formulé dans Ie rapPort de sa deuxième session PP. 2l- 23 et appendices I et 2 (document OCpfEACfBL.l). If a confirmé la validité des listes établies et constaté avec satis- faction que 1a plupart des rubriques mentionnées sont étudiées. 7L. Le rapport en question émunérait trois aspects d'extrême importance, à savoir : i) mise au point de larvicides; ii) mise au point de médicaments; iii) mise au point d'une épreuve de diagnostic spécifique utilisable sur le terrain pour le dépistage d'infections onchocerquiennes bénignes ou à leurs débuts. 72. La mise au point des larvicides est traitée à la section G du présent raPPort et celle des médicaments à la section M. En ce qui concerne iii), le Comité encouragera le renforcement des activités de recherche sur les méthodes d'inrnunodiagnostic, mais en collaboration avec TDR. Il faudrait semble-t-i1 fournir plus facilement aux institutions des sérums et d'autres rnatériels. Le Comité reconnaît qu'i1 s'agit 1à d'une tâche fastidieuse et qui prend beaucoup de temps, et a suggéré de recruter, s'i1 le faut, un collaborateur temporaire qui sera chargé de recueillir 1e matérie1 requis en collaboration étroite avec 1'actuelle équipe d'évaluation épidémiologique . 73. Les sujets suivants, qui figurent déjà dans la liste précédente ou s'y ajoutenÈ' ont également retenu 1'attention du Comité : ocpf r,acf az.t Page 14 i.) ii) rrr,) détection des sources de réinvasion; effets des changements de rythme et d'intensité de modifications de la longévité des vers adultes et cation des activités du Programme; comparaison des diverses formes d'onchocercose et, forêt et de la forme de savane; 1a transmissi-on; leur effeE sur la durée et I'appli- iv) en particulier, de 1a forme de v) révision et redéfinition des niveaux de tolérabilité, noÈamnent en ce qui concerne le potentiel annuel de transmission (pat) et 1e taux annuel d'agressivité (TAA). 74. Pour ce qui est de la détection des sources de réinvasion, le Comité a esÈimé que 1es renseignements relatifs aux sources des simulies femelles de réinvasion sont nettement insuffi- sants. Cela s'applique en particulier à la zone ouest du Prograrmre. 11 a été question d'éven- tuelles extensions du Progranrne et de la protection qui en résulterait pour I'aire initiale. On pourra voir à ce propos les sections K et L. 75. I1 a été remarqué qu'une recrudescence soudaine de la transmission dans leszonesprotégées(à 1a suite d'un échec locaI de ÈraitemenÈ) pouvait reproduire artificiellement les conditions de la transmission saisonnière qui prévalent dans 1es zones de savane non traitées. Le Comité a encouraSé 1'équipe d'évaluation épidémiologique à consacrer une attention particulière aux effets de cette .transmission saisonnière et épisodique sur f infection et sur les caractéris- tiques de 1a maladie c}:.ez I'honune. 76. Le Comité a noté avec grand intérêt que Ia longéviEé des vers adultes pourrait être sensiblement plus courte que ce que 1'on pensait à 1'origine. Il a recounnandé d'étudier ce phéno- mène plus à fond, d'élargir l'échantillon sur la base duquel a été établie la valeur donnée par le Prograrmne, et d'étudier les conséquences à en tirer pour la durée du Programme et pour 1'utilisation de Ia chimiothérapie. 77. Selon le Comité, i1 faudrait disposer de plus d'informations sur les diverses formes de 1'onchocercose. I1 estime par ailleurs que la cécité seule n'esÈ pas un paramètre suffisantpour déterminer si la lutte contre la transmission doit être ou non entreprise. Le CCE à noté, en particulier, qu'il n'est pas clair pour 1e moment si les opérations de lutte dans 1es zones de forêt peuvent se justifier. Eu égard à 1'étendue des zones intéressées,le Comité a conclu que 1'équipe d'évaluation épidémiologique devrait être renforcée pour pouvoir entreprendre les investigations requises et en Eirer les conséquences en ce qui concerne Ia politique àpréconiser. 78. Dans 1e même contexte, Ie Comité a étê résolument d'avis qu'iI conviendrait de réviser etde redéfinir de façon adéquate les niveaux de tolérabilité de la transmission, qui ont étédéfinis jusqu'ici, de façon pragmatique, sur la base de 1'expérience acquise dans 1es zones de savane. I1 faudrait considérer 1'opportunité d'appliquer des valeurs différenÈes de pAT et de TAA dans les zones de forêt et dans celles de savane. Aussi le Comité préconise-t-il fortementque 1'atelier proposé au paragraphe 25 considère la réévaluation de ces niveaux. K. EÎUDES COMPLEMENTAIRES DÆ{S LA ZONE D'E(TENSION VERS LE SUD 79. Le Comité a été informé du fait qu'en raison du risque de résistance il n.'y a pas eu, en L982, l'épandage systématique prévu de larvicides. L'évaluation entomologique a continué sur les quelque 70 points de surveillance choisis. Onaentreprisuneétudesurlerôlede S soubren se et de S. sanctipauli en tant que vecteurs dans la zone. Des contrats concernanÈ le progranmre de surveillance aquatique ont été conclus avec des institutions au Bénin et au Togo, et de réels progrès ont été accomplis en ce qui concerne f installation et 1'étalonnage de stations hydrométriqrres.l Les études sur la réinvasion ont été poursuivi-es. Les informations recueillies eË I'expérience acquise devraient maintenant permettre d'entreprendre 1'action larvicide systé- matique qui a éÈé retardée à cause du risque de résistance et des fortes contraintes imposéespar le Groupe écologique en matière d'extensions. 1- Une cartographie de la région montagneuse disponible. en zone d'extension sud est maintenant ocpf trcf az.t Page 15 80. C'esE dans cette région qu'a été insÈa1lée 1'uniÈé chargée des essais d'insecticides, et d'autre part des préparatifs sont en cours pour transférer 1a base des opérations aériennes de Tamalé à Sarakawa, au Togo. 81. Le CCE a confirmé son opinion, exprimée dans son rapport de 1981, paragraphe 50, selon laque1le 1'extension vers 1e sud est techniquemenE désirable, d'une Part comne mesure conÈre la réinvasion de La zone centrale du Prograrme, d'autre part du fait qu'e1le concerne une zone d'onchocercose endémique. Le démarrage des opérations sur le terrain a êté retardé jusqu'à ce que soient remplies ies conditions énoncées par le Groupe écologique concernant 1a possibilité d'utiliser, outre le téméphos, au moins deux autres larvicides. 82. Selon 1e Comité, il convient de poursuivre 1es activités préparatoires dans la zone d'extension vers le sud. 11 approuve l'essai du Teknar, à la fin de 1a saison sèche, sur cerÈains cours d'eau de la zone, en tant que moyen de réduire 1e risque de réinvasion de la partie centrale du Progranmre. La possibilité d'utiliser alternativement en zone d'extension différents larvicides disponibles a aussi été discutée, mais i1 a été recorunandé d'attendre pour cela les résultats donnés par cette méthode en Côte d'Ivoire. L. PLAN D'OPERATION POUR UNE EXTENSION VERS L.OIIEST 83. Le Prograrme a passé en revue le plan d'opérations pour une extension vers l'ouest présentée au Comité dans le document OCP82.3. 84. Ll a rappelé que lorsque le Comité conjoint du Prograume avait examiné le projet Sénégambie en décembre 1981, il avait reconnu que I'onchocercose posait un grave problène dans la région située à l'ouest de la zone du Programme et que pour des raisons tant sanitaires que socio-économiques, 1'extension des opérations de lutte vers l'ouest se justifiait. En consé- quence, le Programme avait été chargé d'étudier et d'apprécier 1a proposition soumise, de recueillir des renseignements supplémentaires dans la région concernée et de préparer un plan d'opérations révisé. 85. Les enquêtes menées en 1982, tant à f intérieur des limites actuelles du Prograrrme que dans la zone d'extension vers 1'ouest proposée, ont mis à jour des renseignenents qui, au moment où 1'étude de faisabilité initiale avait été faite, n'étaient pas disponibles ou n'étaient pas encore pleinement apparents, mais qui revêtent maintenant une teIle importance qu'une approche complètement différente de la lutte contre 1'onchocercose dans la zone d'exten- sion vers 1'ouest s'impose. Les facteurs les plus importants à prendre en considération sont le Èableau incomplet de la distribution des vecteurs, le problèure de la résistance aux insec- ticides en Côte d'Ivoire, les contraintes imposées par f infrastructure et la logistique dans Ia zone d'extension proposée ainsi que les obstacles d'ordre topographique et climatique dans la partie sud de cette zone. 86. Bien que les espèces vectrices de la zone d'extension vers 1'ouest soient les mêmes que dans 1'aire actuelle du Programme, on manque encore de renseignements précis sur Ia répartition de toutes ces espèces. En outre, la capacité vectrice d'au moins certaines d'entre el1es ntest pas encore pleinement établie. Ce que I'on sait, c'est que S. soubrense est très lar geEent répandu dans 1e bassin supérieur du Niger et que son aire de répartition jouxte des parties de la zone du Programte où les larves ont acquis une double résistance au ténéphos et au chlor- phoxime. Aussi, tant que ce problème de résistance n'aura pas été résolu de manière satisfai- sante, toute extension des opérations. de lutte antivectorielle dans le bassin supérieur du fleuve Niger entraînerait des risques injustifiables et pourrait avoir des répercussions graves. 87. Les principales contrâintes liées à f infrastructure et à 1a logistique tiennent à f insuffisance du réseau routier dans bon nombre des parties techniquement critiques de Ia zone d'extension ainsi qu'au mauvais état général de la plupart des routes. La pluviosité étant plus forte dans la partie sud de cette zone (moyenne annuelle de 15OO-28OO rmr contre 7OO-15OO sun dans le nord), l'état des routes y est généralement plus mauvais que dans le nord, surtout Pendant Ia saison des pluies. En conséquence, même si la lutte antivectorielle n'était ocpf r,Nf az. t Page 16 pas entravée par les contraintes techniques susmentionnées, il y aurait de nombreux problèmes logistiques à surmonter dans le sud de Ia zone et il ne serait pas possible de mener des évalua- tions entomologiques à une éche1le suffisarmnent vaste et de manière assez régulière pour satis- faire aux exigences du Progranrne. Parmi les autres facteurs contraignants figure le cumul d'un relief montagneux, de forêts luxuriantes qui bordent les cours d'eau et souvent empêchent qu'on voit ceux-ci lorsqu'on survole la région, et d'une couche nuageuse très basse qui interdirait le vol à basse alritude des appareils d'épandage en certains endroits et le rendrait extrême- ment dangereux en d'autres. Le Prografitrne a reconnu qu'il fallait procéder à une étude plus détaillée de ces obstacles pour identifier les mesures propres à les surmonter. 88' compte tenu de ces facteurs, il a semblé approprié de diviser la zone en plusieurs partiesselon que Ia lutte Peut y commencer à bref délai ou qu'elle n'est pas encore faisable en raisondes contraintes existantes. 11 a été jugé possible d'étendre à brève échéance les opérations deIutte dans 1e nord de la zone (ouest du Mali, une bonne partie de l'est du Sénégal et uneétroite bande frontalière en Guinée) qui est une région essentiellement plate et aride, couvertede savanes sèches où ne se trouvent que les vecteurs savanicoles s. sirbanum et s. damnosurnss: mais dans le sud (c'est-à-dire la majeure parrie de 1a Guinée,trnfrZiffiî.ti"-Iil!]|ao sénéga1, la Guinée-Bissau et une partie de la sierra leone), région de hauts plateauxaccidentés recouverte essentiellement de savanes hurnides et de forêts ombrophiles qui abritent un grand noobre d'espèces vectrices, 1'extension des opérations de lutte ne peut être envisagée àans un avenir irrnédiat. 89. La stratégie proposée consisterait à subdiviser la partie septentrionale en deux zonesdont I'une serait considérée couune zone de phase I (bassin du fleuve sénégal, comprenant essentiellement 1'ouest du Mali) et 1'autre de phase rI (bassin du fleuve Gambie, englobant essentiellement 1'est du Sénéga1), 1a partie méridionale étant provisoirement considérée cogme zone de phase II1. 90. Les activités du Progranrne contrnenceraient dans la zone de phase II une année après 1elancement de la phase I, mais dans ces deux zones les opérations de lutte antivectorielle ne seraient entreprises qu'après deux années d'activités préparatoires au cours desquelles seraient résolus les problèmes logistiques et créées les unités d'évaluation chargées de recueillirpendant une année entière des données de prétraitement, avant le début des opérations'de lutte.En outre, les enquêtes logistiques et techniques seraient intensifiées dans La zone dephase III au cours de cette même période, afin de pouvoir définir une stratégie de lutte appropriée et son calendrier d' exécut ion. 9L. En ce qui concerne 1es besoins en personnel pour 1'exécution des diverses activités requises en vue d'une extension efficace, le Programme et les gouvernements participants se Partageraient la tâche de les satisfaire. La direction et la gestion générales serai-ent assumées par le Progranme qui mènerait toutes les opérations de lutte antivectorielle et se chargerait des évaluations entomologiques. Quant aux évaluations épidémiologiques et aux acti- vités de surveillance de 1'environnement, e1les seront menées par lesgouvernements participants soit individuellement, soit collectivement, en étant, dans I'un ou 1'autre cas, supervisées et coordonnées par 1e Prograuune. En outre, celui-ci fournirait Ie matériel de base etassureraitIa formation des personnels devant composer 1es équipes épidémiologiques et écologiques, puisqueles pays ParticiPants n'ont pas de contrat pour la surveillance de 1'environnement avec uneinstitution spécialisée dans ce domaine. 92. La base opérationnelle principale des activités d'extension serait installée à Bamako, au Mali. 93. Si Ie Groupe écologique approuve la stratégie proposée dans le présent rapport et si le CCP donne son accord pour la réalisation à brève échéance de 1'extension, les activités prépa- ratoires pourraient cornmencer dans la zone de phase I en 1983, 1es opérations de lutte anti- vectorielle démarrant environ deux ans plus tard. ocpf Errcf az.t Page 17 94. Le CCE a étudié les propositions révisées en vue d'une extension vers l'ouest et a rappelé qu'à ses réunions précédentes il avait reconnu que cet.te extension se justifiait à deux fins : a) protéger 1a population de la zone d'extension contre 1'onchocercose; b) protéger l'aire actuelle du Programme contre Ia réinvasion. 95. Le Comité a reconnu qu'il était souhaitable d'étendre les activités du Prograurne vers 1'ouest et a noté que cela était conforme aux vues exprimées par Ie Comité conjoint du Prograrure en 1981. 11 a toutefois noté qu'un volume considérabIe de renseignements nouveaux avait été recueilli depuis sa dernière réunion (renseignements exposés en détail dans le document OCP82.3) et que de ce fait il était nécessaire de reconsidérer certains aspects des propositions détaillées contenues dans ce document. Tout en acceptânt les raisons de 1'échelon- nement des activités proposé dans le plan d'opérations de 1'extension vers 1'ouest, 1e Comité a estimé que, compte tenu des nouveaux renseignenents découlant des faits et événements récement intervenus dans I'actuelle zone du Programme, aucune disposition appropriée n'avait été prise ni pour la mise en oeuvre à courte échéance des activités de lutte dans lrimportante zone d'hyperendémicité de Turkisso, en Guinée supérieure, ni pour ltapplication de mesures ProPres à éliminer les sources à partir desquelles se fait la réinvasion dans la zone actuelle du Prograume. 96. En conséquence, le CCE a recomnandé que le plan d'opérations soit modifié de manière à offrir les options suivantes. 97. L'extension vers 1'ouest devrait cormencer en 1983 avec 1'exécuÈiond'unprogramme prépa- ratoire de deux ans dans la zone I, suivi par un an de lutte darxs cette même zone. A partir de 1983 également, une action serait entreprise progressivement dans la zone est de phase IIT(bassin du Niger) si 1'on disposait de données confirmant que cela pouvait se faire effica- cement et sans danger. A cet égard, i1 conviendrait de tenir compte des opinions du Groupe écologique, des facteurs logistiques et de la nécessité d'éviter 1'apparition d'une résistance chez 1es espèces sensibles. Cette option doterait Ie Prograrme de 1a souplesse requise pour que le personnel opérationnel puisse s'attaquer aux problèEes pratiques au fur et à mesure qu'ils se poseraient. Au bout de trois ans, un bilan serait établi pour voir siles opérations peuvent être étendues à la phase II et au reste de la zone de phase III. M. RAPPORÎ DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LE PROJET DE CHIMIOTTIERAPIE DE L.ONCIIOCERCOSE 98. Le Comité s'est vu présenter un résumé du rapport du groupe de travail sur le projet <le chj-miothérapie de 1'onchocercose (référence OCP82.4). 11 1ui a êtê expliqué que si les structures gestionnaires reflétaient une très étroite association avec les strucÈures de TDR. 1e contrôle financier et administratif des opérations restait détenu par 1e Programme. Les rapports du groupe seraient, cortrne c'est le cas pour les rapporÈs du Groupe écologique, soumis au CCP annuellement, après avoir été examinés par le CCE. 99. Le Comité a confirmé que la mise au point de médicaments était d'une importance primor- diale pour le Prograrune, corrtre 1'ont déjà souligné la Conmission indépendante, le CCP et le CCE. La mise au point et 1'utilisation efficace d'un médicament satisfaisant aux cri-tères fixés pourraient donner aux pays touchés le moyen de maîtriser 1'onchocercose de façon permanente. En éliminant les réservoirs résiduels d'infection, un médicament efficace diminuerait Ia nécessité d'opérations larvicides à long terme intensives et permettrait de fixer un terme précis aux activités à grande échelle du Progranrne. Le Comité a reconnu toutefois qu'il ne serait possible de tirer vraiment profit d'un médicament efficace que si un système adéquat de distribution du médicament était établi dans chaque pays participant. ocpfnacf ez.t Page 18 100. Le Comité a étudié 1'onchocercose (oCP82 .4) , suivantes à ce sujet. le rapporË du groupe de travail du projet de chimiothérapie de et en a recomnrandé 1'adoption, en formulant les observations 1O1. Le Comité approuve I'objectif de ce projet qui est de découvrir et de mettre au poi.nt un médicament str, efficace, peu coûteux et facile à utiliser qui détruirait ou stériliserait définitivement les vers femelles adultes d'Onchocerca volvulus sans susciter en même temps chez Ie malade des réactions allerglques graves consécutives à 1a destruction des micro- filaires. Cet objectif devrait âtre constamment gardé à 1'esprit tout au long du déroulement du projet et mis en relief dans les accords contractuels passés avec des sociétés pharmaceu- tiques, des cenLres universitaires eÈ des chercheurs. 102. Le Comité a souligné que pour aboutir le projet de mise au Point de médicaments devait s'inspirer d'une démarche avant tout soucieuse d'obtenir des résultats et âtre géré sans jamais perdre de vue 1'objectif ultime visé. 11 est essentiel d'associer f industrie pharma- ceutique à cette entreprise afin de pouvoir tirer parti de son exPertise et de son expérience exceptionnelles. I1 faut également tirer pleinement parti de 1'expertise détenue Par les centres universitaires et par 1e Progranrne spécial PNUD/Banque mondiale/OtUS a" recherche et de forma- tion concernant les maladies tropicales (TDR). 1O3. Le Comité a recomtrandé de stimuler 1'effort industriel selon qu'il y a lieu, en fournis- sant une aide financière à un ou plusieurs des éléments de recherche et de développement impliqués dans l'opération. 11 a toutefois estimé que ce soutien ne devalt Pas se substituer à ce que 1es sociétés seraient disposées à faire avec leurs propres moyens, mais devrait compléter leurs efforts. 1O4. Le Comité a approuvé la proposition d'établir deux groupes interdisciplinaires consti- tués chacun de biologistes, de chimistes et de techniciens apparentés, pour que le processus de recherche et de développement progresse aussi rapidement que possible, tout en favorisant en mâme temps 1'éIément de concurrence nécessaire et en évitant d'engager tous 1es moyens dans une seule voie conceptuelle. 105. Le Comité a pris note avec satisfaction de I'intérât actuel apporté au projet par I'industrie pharmaceutique. 11 a également noté qu'i1 ressort des cornmunications sur les résultats de recherches récentes parues dans 1a presse spécialisée et non spécialisée qu'un médicament (f ivermectine) pourrait présenter de f intérôt comme microfilaricide. Bien que les évaluations préliminaires faites par le groupe de travail sur 1e projet de chimiothérapie de 1'onchocercose laissent à penser que ce médicament ne constituera probablement Pas un progrès décisif dans ce domaine, il faut procéder de toute urgence à une évaluation finale de sa valeur. Le Comité a noté que le groupe de travail avait déjà bien avancé dans ce sens. 106. Le Comité a vivement recommandé que la gestion du projet soit telle que des décisions puissent âtre prises rapidement. En mâme temps, ii a reconnu la nécessité de moyens de contrôle adéquats des dépenses de crédits. I1 est essentiel que le Secrétaire du Comité d'orientation qu'i1 est proposé de constituer soit une personne de la plus haute compétence professionnelle. LO7. Le Comité a approuvé la structure de gestion proposée pour le projet, notamment 1e contrôle financer exercé par le Progranrne qui s'appuierait sur I'avis scientifique et Èechnique du Directeur de TDR. Le Conité a recommandé toutefois que, si des conflits surgissaient en ce qui concerne la gestion du projet, il soit fait appel au Directeur généra1 de I'OMS pour les résoudre rapidement. 108. Le Comité a recommandé que le projet soit financé conune proposé dans Ie document afin de lui laisser une marge demanoeuvreindispensable. L'approbation des crédits accordés au projet au-de1à de la période initiale sera subordonnée aux progrès accomplis. ocyf r,ecf az.t Page 19 N. REI"ATION ENTRX LES DIFFERNNTES ACTIVITES DU PROGRAMME FINANCEES HORS BUDGET 109. Le Programme a présenté un document (annexe III) traitant des répercussions possibles des diverses activités extrabudgétaires sur l-e Progranrne et de la relaEion entre ces activités, en accordant une attenÈion particulière au projet destiné à accélérer la mise au point de nouveaux larvicides, à 1'extension vers le sud, à I'extension vers I'ouest, et au projet de chimiothérapie de 1'onchocercose. 11O. Le CCE a conscience de 1'effort accru qui serait imposé au Programrne si toutes les propositions étaient approuvées par Ie CCP. Il est donc impératif d'accorder 1'attention voulue au renforcement de la dotation en personnel, en particulier au renforcenent de 1'effectif de la composante gestion du Programme qui doit être approprié à tout i-nvestissemenE financier supplé- mentaire, afin d'éviter que 1a structure actuelle ne soit sollicitée au-de1à de sa capacité et de son niveau d'efficacité. o. DEVELOPPH"IENT SOCrO-ECONOMTQUE ll1. Le Progranrne a examiné la question du développement socio-économique. Le chef de 1'Unité de Développement économique n'a pris ses fonctions que six semaines avanÈ 1a réunion et est en train de préparer un plan d'action. Trois pays, 1e Ghana, le Bénin et le Mali, ont soumis un rapport comme convenu lors de 1a réunion du CCP. Les rapports biennaux des quatre autres Pays participants seront fournis 1'année prochaine. A 1'avenir, il est prévu que 1'Unité aPPortera une plus grande assistance aux pays participants pour la rédaction de leurs raPPorts. L'Unité planifie actuellement les activités qu'elle devra enÈreprendre dans 1e cadre du mandat. approuvé à la deuxième session du CCE, mais e1le aura besoin de 1'assistance du Comité pour l'élabo- ration d'un plan de travail définitif. I1 a été jugé approprié d'instituer des grouPes de travail pour évaluer 1es problèmes propres à chaque pays, ainsi que les problèmes conrnuns à tous les pays. LL2. Le CCE a rappelé que les Comités nationaux de Lufte contre 1'Onchocercose avaient adopté une proposition tendant à ce que les rapports des pays sur leur développement socio- économique soienE présentés au CCP tous les deux ans. Les rapports du Ghana, du Bénin et du Mali qui seront présentés au CCP en décembre L982 ont été mis à 1a disposition du CCE en même temps que les résumés et comentaires du Progranrne. Le Comité a noËé que ces rapports éEaient conformes au plan généra1 adopté par les Comités nationaux. Outre qu'ils donnent un nouvel accent à la composante sanitaire du développement, ils énumèrent les activités en eorrrs et mettent en relief f importance des activités soci-o-économiques dans la zone de 1'onchocercose et Ia relation entre ces activités eE 1es priorités des pays concernant le dé.ueloppement national général. 1I3. Le Comi.té s'est félicité de 1a nomination récente du nouveau chef de 1'Unité de Dévelop- pement économi.que et a convenu qu'un petit groupe de travail sPécial, comprenant un représen- tant du CCE, pourrait âÈre ctrargé d'aider 1'Unité de Développement économique à élaborer son programne de travail pour 1983 dans le cadre du mandat accepté. Le CCE a également estimé que 1'Unité devrait participer, à titre consultatif, aux travaux des groupes de travail nationaux pour aider les gouvernements à évaluer la mesure dans laquelle ils tirent parti des zones libérées de 1'onchocercose, de f infrastructure en cours de mise en place et des changemenÈs d'attitudes et d'habitudes des populations dans ces zones. 11 a noté que tant 1a FAO que le PNUD ont offert de faciliter 1e travail de 1'unité par I'entremise de leurs adminisErateurs de terrain et de leur personnel technique. P. AUTRES QTTESI]ONS Transfert des responsabilités ll4. Le Comité a noté que les premièresmesures avaient été prises en vue de 1rétude des pro- blèrnes associés au transfert final de 1a responsabilité du Progranrne aux gouverrrements (para- graphe 13). 11 a rappelé que, conformément aux recofltrnandations de 1a Conurission indépendante ocP Pag te1les qu'e11es ont été approtrvées par le CCP, il convenait dtétudier différentes lignesdraction possibles avant de remettre aux pays la responsabilité de la surveillance et du main- tien des acÈivités de lutte. Une Èe11e approche stimpose si lron ne veut pas compromettre les résultats acquis. 115. Dans 1e contexte du transfert des responsabilités, 1e Comité a recorrrnandé au progranrne dtentreprendre des études en vue de la formulation de propositions pratiques concernant le type drinfrastructure à établir à 1réchelon national pour assurer 1es services de surveillance et drentretien, eE dtidentifier les ressources requises par une te11e infrastructure. paral- 1èlement, le Prograrune devrait aussi procéder aux études nécessaires pour élaborer des normes et des uÉthodes au sein des unités épidémiologiques et entomologiques en foncti-on du type de systèmes de détection et dtalerte qutil faudra mettre sur pied pour assurer la proËection des zones liMrées de lronchocercose. En se basant sur une analyse des tâches à exécuter, 1e Comité a considéré que le type drinfrastructure 1e plus efficace pourrait être représenté par une unité de surveillance et de lutte pluripathologique. I1 semble important aussi drétablir des liens interpays entre 1es structures nationales. 116. Le Comité, se penchant sur la question de la chimiothérapie, a reconnu qutun système de distribution adéquat devrait être étab1i dans chaque pays (paragraphe 1OO). Cette entreprise doit être considérée corrne un élément du développement plus large des soins de santé primaires dans les pays participants et, en tant que tel, constituer une responsabilité majeure des gouvernements de ces Pays. Le Progranrne devrait toutefois coopérer, dans toute la mesure pra- tique possible, avec ces gouvernements, avec ItOMS et drautres institutions internationales dans ses efforts Pour assurer cet é1ément des soins de santé primaires dans 1e cadre de son engagement à long terme concernant le transfert de la responsabilité des opérations aux gouver- nements. Le Comité, noEant les mesures déjà prises (paragraphe 13), a recortrnandé de demander à IIOMS dtaider en priorité 1es gouvernements à mettre sur pied ltinfrastructure de santé nécessaire aux pays Èouchés par lronchocercose. Dotation en personnel lL7. Le Comité a vivement reconrnandé que la dotation en personnel du Progranrre soit consi- dérablement renforcée, étant donné que le Progranrne est constanment appelé à étendre ses opé- rations (voir paragraphes 14, 111), à faire face aux nombreux problèmes opérationnels inévi- tables, à multiplier les contacts avec les pays participants et donateurs et les institutions Parrainantes et à sracquitter des tâches additionnelles 1iées à 1a préparation de 1a troisième phase de financement, à 1a planification du transfert des responsabilités et à 1a mise en place de nouveaux types de structures de gestion qui en découlent, etc. Compte tenu de toutes ces resPonsabilités, 1e Directeur a pu constater qurau moins six postes supplémentaires étaient nécessaires dans 1es circonstances actuelles. Détermination des priorités 118. Le Comité srest penché sur la question des priorités qui pourraient être accordées aux diverses activités supplémentaires donÈ devra sracquitter 1e Progranrne. Considérant quraucune des activités proposées ntétait superflue, mais qurelles étaient toutes indispensables au succès ultime du Prograrrane, 1e CCE estime qutil faudrait donner à chacune dtentre elles un appui approprié. I1 a reconnu toutefois que le classement des activités selon un certain ordre de priorité pouvait être utile au CCP. Un tel classement est suggéré dans 1'annexe I. Visites de membres s 1a zone du Proqrarnne 119. Etant donné les résultats positifs des visites faites par certains membres dans la zone du Progranrne, il a étê convenu que tous les membres du CCE devraient srefforcer de se rendre dans cette zone pour observer les opérations, se forger eux-mêmes une impression des activités et évaluer ltimpact du Progranrne avant la prochaine session. Le Progranune prendra contact avec tous 1es membres pour élaborer un calendrier de visites mutuellement acceptable. 'f r,dcf az .r ,e 20 ocpf ucf az 1 Page 2l Dispositions en vue de 1a prochaine réunion I2O. Discutant des dispositions à prendre concernant Ia prochaine session, 1e CCE a étudié la manière dont ses réunions se déroulaient. 11 a été proposé drinscrire à llordre du jour 1es principales questions auxquelles le Progrannre doit répondre plutôt que des sujets déÈerminés, afin que le CCE puisse concentrer son attention sur ces questions et fournir des avis plus pertinents au CCP. Le Comité a décidé quravant la prochaine session une réunion préliminaire aurait lieu avec laparticipation du Président du CCE et dtau moins un autre membre du Comité, en vue drélaborer lrordre du jour dans ce sens. La quatrième session du CCE se tiendra à Ouagadougou du 26 au 30 septembre 1983. ocpf Elcf az.t Page 22 ANNEXE I IDENTIFICATION DES PRIORITES Reconnaissant les contraintes auxquelles pourrait se heurter le Progranune à I'avenir, en ce qui concerne plus particulièrement le recrutemenÈ de personnels adéquaEs et la nécessité de renforcer 1'effectif actuel dans certaines zones clés, et Pour ce qui est de I'obtenEion des crédits nécessaires pour la mise en oeuvre de toutes 1es activités envisagées, le Comité, en réponse à Ia demande formulée par le Sous-Directeur générat dans son allocution d'ouverture, a jugé uÈile de classer ces acÈivités selon un ordre de priorité à I'intention du Progranrne d'une part et du CCP d'autre part. Les membres du ComiÈé se sonE mis d'accord sur I'ordre de priorité suivant : t. 11 convient en toute première priorité de maintenir les opérations en cours et de consolider les résultaEs obtenus dans 1'aire actuelle du Progranure. A cette fin, il faudra accorder I'attenEion voulue à la mise au polnE urgenÈe de larvicides de remplacement et poursuivre les recherches a) sur la résistance afin de pouvoir en empêcher la propagation et. s'assurer que tout nouveau produit mis au poinÈ est utilisable, et b) sur la réinvasion pour essayer d'en contenir f impact plus efficacemenE. 2. 11 importe de reconnattre que si la chimiothérapie vient au second rang d'importance par rapport aux opérations en cours, eIIe doit toutefois occuper 1e premier rang de priorité dahs 1'évolution à moyen et à long terme du Progranune. Seule la chimiothérapie fournira.le seul mécanisme de luEte secondaire approprié pour le Prograrune ainsi qu'un outil valable permettant aux pays particiPants de continuer à lutter contre la maladie une fois que 1e Programme aura réussi à interrompre la transmission et à maltriserl'oncho- cercose dans la zone prescriEe. Un macrofilaricide approprié consEituera aussi le seul moyen de réduire le réservoir de maladie eÈ de raccourcir la durée des activiÈés de luEte antivecEorielle. Etant donné qu'un te1 médicament ne pourrait être disponible que vers la fin du Progranrne actuel, lorsque'les charges parasiEaires seront faibles, il convien- drait d'intensifier les recherches concomitantes visant à mettre au point une technique imunodiagnostique sensible. Dans le. moyen terme, des recherches devraient également êÈre enÈreprises a) sur le rapport tee/fef qui sera essentiel pour Ia planification de 1'effort de lutte continu requis pour mainÈenir 1'endiguement efficace de la maladie, et b) sur la longévité d'O. volvulus adulte, afin de déterminer la durée ulEime du progranune de lutte. 3. Le troisième rang de priorité doit être accordé aux extensions proposées. 11 convient d'en soutenir la mise en oeuvre car les cours d'eau dans ces zones constituent 1es sources majeurgs de réinvasion pour I'aire actuelle du Progranrne, la sécurité ultime dè ceËËe zone et Ie transferE des activités aux pays participants ne pourronE être réalisés que si la zone esÈ protégée de façon adéquate comme 1'a souligné la Commission indépendante. Le Comité reconnaît que la zone d'extension vers le sud esE ce1le où 1'on pourrait passer à I'action dans f immédiat eE recomande donc que les opérations commencent d'abord dans cetÈe zone. (Le Comité a naturellement conscience que cette action doit d'abord satisfaire aux exigences du Groupe écologique, qu'iI approuve, concernant la disponibilité de deux larvicides de réserve.) Conrne la réinvasion semble essentiellement se faire à partir de la zone d'extension vers I'ouest proposée, le Comité reconrnandê, enfin, de prendre des dispositions dans cette zone pour a) la planification des mesures préliminaires en vue de la lutte contre 1'onchocercose et b) f identificaEion des cours d'eau sources de réinvasion et 1'exécuEion d'opérations de lutte en ces endroits. ocpf E^cf ez .t Page 23 ANNEXE II PROPOSITIONS REI.,ATIVES A TJN PROGRAMME DE RECHERCHE POUR LA MISE AT] POINT D.ADULTICIDES 1. Introduction pour conmencer, des petits contrats de recherche seront accordés à des chercheurs ou des institutions possédant les qualifications et 1'expérience requises Pour qu'ils passent en revue les connaissances existântes sur 1es techniques adulticides et les aspects de la biologie des adultes intéressant la lutte adultici<ie et pour qu'ils rassemblent des données sur les adulti- cides proposés. Ensuite, et une fois que les activiÈés susmentionnées auront suffisanment progressé, des essais pratiques de Petite envergure seront planifiés et exécutés dans la zone de réinvasion du progranmre. Lorsqu'un produit approprié répondant aux critères de protection de L'environnement fixés par 1e Groupe écologique aura été trouvé, des essais à plus grande écheIle seront menés sur Ie terrain. s'ils donnent des résultats positifs, Ie produit sera alors considéré comne opérationnel. 2. Point des connaissances Le point des connaissances sur les questi-ons suivantes sera fait : a) Le comportement de repos des simuLies adultes, en particulier de sirbanum. S. damnosum et S b) La répartition locale (utilisation de 1'habitat) de S. damnosum et de S. sirbanum dans leurs habitats d'origine et leurs habitats d'arrivée dans les zones de réinvasion. c) Les techniques adulticides dont on sait qu'elles sont utilisées efficacemeût contre 1es simulies en d'autres lieux géographiques, contre les mouches tsé-tsé et contre les moustiques. d) Les faits nouveaux en ce qui concerne 1e perfectionnement du matérie1 servant pour 1'application des insecticides et les caractéristiques physico-chimiques des gouttelettes d'insecticides produites par un te1 équipement. e) Les effets des adulticides proposés sur les organismes non cibles et sur les agents chargés des applications. 3 Etude en la,boratoire des adultic s oroposés Les épreuves de sensibilité destinées à déterminer les DL5g et DL95 des applications topiques serorlt menées sur une vaste gÉmme de composés proposés. Pour la sélection primaire, on utilisera des produits techniques mais une fois que 1'on aura consÈaté qu'un composé possède une acLivité adulticide, i1 sera soumis à la sélection secondaire sous forme de formulation. A ce niveau, tout sera fait pour exarniner toute une gaûxme de formulations de chaque composé Prometteur. 4. Essais sur le terrain Bien que Ia conduite des premiers essais de petite envergure sur le terrain soit prévue pour la période de réinvasion de 1983, 1a planification détaillée de ces essais n'est pas encore achevée. Les discussions entre le Prograrmne et VBC concernant la mise en oeuvre de ces essais ont atteint un stade avancé. I1 a été considéré que la Faya, affluent de la rive sud du Niger, à quelques kilomètres à 1'est de Banako, convenait pour des essais sur le terrain de techniques adulticides. Chaque année, au début de la saison des pluies, cet affluenÈ est réinfestépar1escytotyPessavanico1esducomp1exe@eti1estd'accèsfaci1e.En ce qui concerne les essais d'adulticides, deux solutions s'offrent : la première consisterait à mener 1es essais en se servant à cette fin des aéronefs de 1a compagnie assurant actuellement les opérations aériennes du Progranune. La deuxième possibilité consisterait à sous-traiter oceftacf az .r Page 24 Annexe lI avec une autre société qui a une grande expérience des opérations d'épandage aérien d'insecti- cides contre les mouches tsé-tsé. Cette deuxième solution pourrait se révéler plus cotteuse au départ, mais permettrait certainement d'obtenir de bons résultats dans des délais plus réduits. Un budget de US $4OO OOO suffirait probablement à financer cette opération durant la première année. Pendant 1a deuxième année, un budget de US $50-1OO OOO suffirait à couvrir 1e cott du transfert de toute nouvelle technologie mise au point à 1a compagnie aérienne desservant actuellement 1e Prograume. ocpf r.Nf ez.r Page 25 ANNEXE III RXI,ATION ENTRE DES DIFFERENTES ACTIVTTES DU PROGRA},IME FITIANCEES HORS B1IDGET A. Introduction 1. De L974 à 1978, le Prograrrune a pris tous 1es ans de ltexpansion à mesure que 1es phases I à Mtaient mises en oeuvre. Depuis 1978, iI 1ui a fallu maintenir les opérations de manière permanente eÈ efficace sur la totalité de lraire actuelle du Prograume. Logiquement, les ressources requises pour ltensemble de cet exercice ne devraient pas dépasser celles qui ont été uEilisées en 1978, sauf si des activités supplémentaires étaient mises en oeuvre ou si des nouvelles contraintes surgissaient. En fait, touÈ porte à croire que Par suite du haut degré drendiguement réa1isé dans 1a nnjeure partie de la zone, 1es activités drentretien Pour- ront comnencer à diminuer progressivement à dater de 1983, ce qui devrait Permettre drécono- miser des ressources. I1 devrait notament y avoir un allègeoent du réseau drévaluation ento- nologique et une interruption périodique et étendue des cycles de Èraitement dans la vaste partie qui nrest touchée ni par la réinvasion ni par la résistance, sans risque de comprometÈre 1es résultaËs acquis. Le taux rée1 de diminution est, à ce stade, matière à conjecture tout comne le niveau des ressources requises pour Les activiÈés d'entretien à mener une fois 1'onchocercose maîtrisée, pour consolider ces résultats. A I'origine, i1 avait été prévu que le Prograruae durerait vingÈ ans, mais si, conrne certaines constatations le suggèrent mainte- nant, le taux de mortalité de O. volvulus adulte est supérieur à ce que I'on pensait en 1974, 1' objectif souhait.é pourrait re atteint plusieurs années avant la date cible, fixée à 1'ori- gine en 1993; le terme des activités pourrait se situer par exemple en 1988. La situation générale concernant le Prograrmne est présentée sous forme,graphique dans la figure 1. 2. En attendant que lrobjectif soit atteint, et pour planifier 1a réduction des opérations dans des linites sans danger et déterminer le niveau des activités drentretien requises, il esÈ indispensable a) que lron procède à la surveillance continue du rapport TAA/PAT en fonction duquel peut être ajusté 1e niveau des activités de surveillance et de lutte antivectorielle, b) que l'unité de Lutte contre 1e Vecteur poursuive ses recherches sur la réinvaEion et la résistance, qui sont les principaux problèoes rencontrés par le Progranure jusqutici, pour pou- voir mieux protéger la zone, c) que les recherches médicales entreprises pour découvrir une uéthode imrunodiagnostique pLus sensible pour le dépistage des infections légères soienE inter,- sifiées et d) que des études régulières soient menées pour déterminer la longévité de O. volvulus adulEe. Ces activités ont déjà démarré sans qutil soit besoin draugmenter beaucoup l-es ressources du Prograume. 3. Outre ces activités opérationnelles et de recherche réguIièresr quaEre grands Projets supplémentaires ont déjà reçu en 1982 un soutien financier substantiel quril e.st proposé de poursuivre. Ce sont les projets suivants : B i) accélération de 1a mise au point de larvicides; ii) extension vers le sud; iii) extens ion vers 1 'oues E; et iv) projet de chimiothérapie de 1'onchocercose. Mise au point drinsectic:k!qe 4. La nécessité de disposer drautres larvicides de remplacement est évidente et lrestdevenue encore plus depuis ltapparition drune résistance au téméphos et au chlorphoxime chez uneespèce du complexe S. damrosum. Sans produits de remplacement, Le Programre est gravement menacé. En fait, si le Progranme ne disposait pas drune garme raisonnable dlinsecticides efficaces, i1 ne pourrait y avoir ni effort de lutte soutenu, ni possibilité drétendre 1es opérations pour pro- téger lraire du Prograune contre 1a réinvasion, ni Prograrrre viable du tout, en fin de coEPte. Cela signifierait non seulement que lton courrait à 1réchec, mais aussi que tous 1es investis- sements consentls jusqutici Ltauraient été en pure perte puisque I-a maladie, en lrabsence drune chioioÈhérapie appropriée, recomnencerait à se répandre. ocef r.acf az .t Page 26 Annexe III 5. 11 ne fait aucun doute que lré1an donné en 1982 à la recherche de laryicides drappoint appropriés doit ètre rneintenu jusqutau moment où le Prograrme disposera drun assez large éven- tail de larvicides drappoinE pour empêcher tout.e propagation de la résistance. Cette activité a demandé en 1982 des ressources supplémentaires qutil faudra renouveler aussi longteups que nécessaire, courne indiqué dans la figure 2. C. Extension vers le sud 6. Des études de base concerrrant llextension vers le sud ont c@lencé en 1978, année où des crédits ont été fournis à cette fin pour 1a première fois. A mesure que 1es ressources néces- saires étaient rassemblées, une cerEaine structure a été établie dans cette zone pour y assurer la surveillance entomologlque. A lravenir il ne faudrait donc, coure ressources coroplémen- taires, que celles qul seront nécessaires pour la mise en oeuvre des opérations de 1uÈte. En attendant que soit confirde la durée de vie d ro volvulus , iI conviendra au départ de toute nouvelle opération de prévoir qutil faudra la soutenir pendant vingt ans. CresË-à-dire que si les opérations de lutte étaient lancées dans la zone drextension vers 1e sud en 1983 (bien que cela semble peu probable étant donné les exigences du Groupe écologique), 1'effort devrait se poursuivre jusqurer. 2@2 (ou 1997 s'il sravère qutune période de lutte plus courte suffirai t) . 7. Cette extension se Justifie en ce sens qulelle permettra de lutEer contre Ie vecteur dans ses habitats écàlogiques contigus au sud. Les ressources requises à cette fin devraienÈ certai- neoent venir en sus du niveau du Prograrrne actuel, rnais à mesure que les acEivités dientretien seront progresslvement réduites, le coût total,de lrextension et du Programe descendra bien- tôtendessous du niveau budgétaire de 1983. Ce qui est dtune plus grande importance, ce sont les avantages qui découleront de cette extension car, grâce au traitement des cours dteau dans le sud, lrimpact de 1a rélnvasion sur le flanc oriental de lraire actuelle du Programe serait grandement atténué, ce qui réduirait drautant les apports nécessaires pour lraction de lutte dans cette zone. Cela pourrait se traduire par liabsorption finale drune grande partie du coût de lrextension dans le coût du Prograuure initial. En outre Ies ressources disponibles pour poursuivre la lutte dans la zone drextension vers le sud seraient utilisabLes par 1e Progranrme ou par llorganisme ou Èoute structure qui lui succédera à partir de la phase drentre- tien en 1993 (ou 1988) pour des traitements aériens drurgence, sans qutil y ait besoin de considérer quril sragit drun service séparé. 8. L'apport de ressources nécessaire pour 1'extension vers le sud est représenté graphique- ment à la figure 3. D. Extension vers 1'ouest 9. Des crédits destinés à 1'exécution d'études concernant 1'extension vers 1'ouest ont été fournl-s directement pour la première fois au Prograurme en 1982. Les propositions soumises mettent en évidence la nécessité de concevoir un prograume d'opérations mises en oeuvre pro- gressivement dans toute la zone pendant une période d'environ six ans. Au cours de cette période, et jusqu'au moment où les opérations de lutte s'étendraient à I'ensemble de la zone d'extension, une augmentation annuelle des ressources serait nécessaire. Si 1a phase I conrmençait en 1983r 1'ensemble de la zone ne serait pas couvert par les opérations de lutte avant 1989. Le comPte à rebours des vingt années de lutte contre 1'onchocercose ne coumencerait qu'à ce moment-Ià, c'est-à-dlre qu'il faudrait financer les opérations jusqu'en 1'an 2OO8 (ou au moins jusqu'en 2OO3 si 1'évaluation épidénioLogique le confirme). 10. Les countentaires (paragraphe 7) concernant 1'extension vers le sud s'appliquent égale- ment à 1'extension vers 1'ouest. Dans ce cas toutefois, 1'apport supplémentaire sera bien plus considérable étant donné la cmplexité de Ia zoner f infrastructure à établir et Ies problèmes logistiques à résoudre. Le Programme pourrait, en revanche, tirer des avantages bien plus imPortants de cette extensi-on, car elle permettrait de mettre fin au phénourène de réinvasion qui est très grave sur le flanc occidental de I'aire actuelle du Programre. Les succès enre- gistrés depuis quelques années dans 80 à 85 % de 1'ai,re du Prograuure pourraient alors être reproduits dans 1'enseuble de cette aire, ainsi que dans la zone d'extension. On peut donc Penser que les ressources totales nécessaires à 1a fois pour 1'aire du Progranrme et la zone d'extension vers 1'ouest descendraient en dessous du niveau requis pour 1'aire du Programe au bout de cinq à slx années seulement d'action de IuÈte sur 1'ensemble de la superficie visée. ocpf EKf ez.t Page 27 Annexe III 11. L'extension de 1a zone des opérations de lutte, Èe1Ie que la demande Ia Conmission indé- pendante, est importante, car sans cette extension il ne Peut y avoir ni arrêt de la réinvasion, ni protection durable de la zone, ni possibillté de mettre fin aux opérations d'entretien dans la zone du Progranure, ni réelte sécurité en ce qui concerne les investissements consentis pour Ie Programme. L2. Les répercussions de 1'extension vers 1'ouest sur 1e Programme sont indiquées dans la flgure 4. E. Chimiothérapie 13. En dernière analyser le seul auxiliaire qui puisse être prescrit coume palliatif éventuel Prograirme serait la chimiothérapie. Seule 1a chimiothérapie offrirait une deuxièmepour le ligne d dernier 'attaque efficace et durable contre la maladie. Au lieu d'atÈe o volvulus disparaisse de 1a population, on Pourrait grâce à ndre passivèment que le cette arme prograuEler 1'utiliser efficacement1'extinction du parasite. En outre, les pays particiPants Pourraient au niveau natlonal pour compléter les opérations de lutte antivectorielle internationales. L4. C'est en 1982 que le Prograume s'est engagé activement dans le domaine de la mise au point d'une chimiothérapie à 1'aide de quelques crédits d'amorçage. I1 est proposé maintenant d'accorder à ces recherches un appui substantiel au cours des'cinq prochaines années, Pour comuencer. Par rapport au coût global Eoyen de Iamise au point et de 1a production d'un médi- cament à 1'heure actueIle, cet appui devrait âtre essentiellement considéré comlrle ayant un rôle catalyseur, c'est-à-dire visant à sensibiliser f industrie pharmaceutique et à susciter une plus large réponse de sa part. Malheureusenent, il est impossible de prograuner la mise au point d'un médicament dans des dé1ais déterminés, et il n'est pas certain que toutes les séries de tests nécessaires aboutiraient à la production finale d'un médicanent acceptable. 15. Au cas, toutefols, où un médicament acceptable deviendrait disponible, cela ne servirait à rien s'il n'existait pas déjà dans les pays un système de distribution adéquat grâce auquel la population touchée pourrait âtre traitée. Le renforcement de cette responsabilité nationale doit donc aller de pair avec la mise au point nême du médicament. 16. En admettant que ce projet de chimLothérapie reçoive un appui à dater de 1983 et qu'un médicament devienne disponible aux fins d'application dans cinq ans, c'est-à-dire en 1988, iI ressort du paragraphe I et de la figure 1 que les avantages qui en découleraient pour le Pro- graume actuel seraient marginaux, surtout s'i1 se confirmait que la durée de vie d 'o volvulus est moins longue qu'on le croyait. Pour que le médicament puisse être utilisé efficacement au cours des derniers stades du Prograumre, i1 faudrait disposer d'une technique iururunodiagnostique plus sensible pour dépister les personnes devant être traitées. L7. La chimiothérapie constituerait le seul et unique moyen de fixer un terme définitif au Prograunoe. Sans chimiothérapie, il n'y aurait ni possibilité de transfert final de toutes les responsabllités (une certaine forme de soutien international pour des opérations d'épandage aérien serait alors nécessaire), ni sécurité définitive (le risque subsisterait toujours d'une réapparition de 1a maladie consécutive à f importation de f infection par des migrants dans la zone libérée), et 1a possibilité de mettre fin aux investissements internationauxseraitcompro- mise coutme 1'a indiqué 1a Coumission indépendante. Tout macrofilaricide adéquat mis au point serait surtout utile dans les zones d'extension proposées vers le sud et vers l'ouest, ainsi que dans toute nouvelle zone de 1utte, où son application pourrait réduire considérablement 1a durée des opérations de lutte antivecÈorie1le grâce à 1'élimination du réservoir du parasite. 18. La relation entre la chimiothérapie et le Programme est indiquée à 1a figure 5 F. Relation entre 1es activités 19. La figure 5 tente de montrer la relation entre ces différentes activités extrabudgé- taires et le Programe actuel et leur impact conjugé sur le programre et leur influence réci- Proque à dater de 1983, année où les ressources requises et 1a prévalence de 1a maladie accu- seront une tendance à la diminution. Conme 1'existence d'une réserve de larvicides serait une nécessité opéraÈionneIle, 1es incidences des opérations de mise au point de ces larvicides ne seront pas étudiées plus en détail ici. ocefzacf az 1 Page 28 Annexe III 20- La mise en oeuvre de I'extension vers le sud et la mise en oeuvre progressive des acti- vités dans 1'extension vers I'ouesÈ entralneraient une augmentation de la prévalence globale enregistrée de 1a maladie qui au lieu d'atteindre 1e point zéro en 1993 ne 1'atteindrait pas avant 2009. Les ressources global-es nécessaires pour 1'extension des opérations ne se situe- raient au-dessus du niveau du Prograrme pour 1983 que pendant un certain nombre d'années,étant donné lue les activités de lutte dans 1'aire initiale du Prograrmne diminueraient natu- rellement par suite de leur réussite continue. Ultérieurement, 1a majeure partie des opérations seraient probablement limitées aux zones d'extension, en raison de la protection qu'elLes assureraient à la vaste zone centrale de base. Le passage aux activités d'entretien pourrait, de ce fait, coutrnencer dans la zone initlale du Programre plusieurs années avant 1a date indiquée dans 1a figure 1 (qui montre ce à quoi on peut s'attendre en 1'absence d'extensj.on des activités de lutte vers 1e sud et vers 1'ouest). Cormre la couverture en applications aériennes de 1a zone initiale du Prograuure pourrait être assurée sur demande par les services opérant dans les zones d'extension, cela diminuerait d'autant 1e volume des ressources qui seraient requises pour les activités d'entretien dans Ia zone du Prograrnne. En outre, tout corllle iI a été possible d'aIléger 1'apport en matière de surveillance et de lutte cinq ans après que les activités de lutte aient été étendues à La totalité de la zone, on pourrait s'attendre à une diminutlon comparable des efforts dans les zones d'extension après une période slmilaire. On pourrait donc prévoir une réduction du volume de 1'appui nécessaire dans la zoned'extension vers le sud à partir de 1988 et dans la zone d'extension vers 1'ouest à partir de 1994, chaque zone, de même que la zone initiale, conservant des services d'entretien à un niveau qui reste à déterminer (et des moyens de lutte de réserve) après que les activités de lutte opérationnelle financées à 1'aide de crédits internationaux auront pris fin (en 2OO2 dans 1'extension sud et en 2OO9 dans 1'extension ouest). Dans 1'état actuel des choses, la seule modification possible de ce calendrier résulterait d'une réduction prouvée de la longé- vité présumée d'o. volvulus qui permettrait à 1a phase d'entretien d'âtre mise en oeuvre quelques années avant les dates mentionnées ci-dessus, 21. La seule activité qui pourrait modifier la situation de manière décisive serait la mise au point d'un macrofilaricide acceptable, à condition toutefois qu'e11e s'accompagne de la mise en place d'une structure nationale adéquate de distribution qui permette de traiter la population. Si f investissement consenti pour cinq ans pour la mise au point d'un médicament donnait des résultats positifs, la fin du Programme initial et des opérations de lutte anti- vectorielle dans 1es zones d'extension serait déterminée par le rythme auquel on pourrait admi- nistrer le médicament progressivement à toute 1a population jusqu'au moment où 1e dernier cas d'onchocercose serait traité. 11 est donc absolument impératif de reconnaltre que le transfert des responsabilités est une activité importante du Programre. A ceÈ égard, iI convient d'encou- rager les pays à mettre sur pied, en association avec leur Programne de soins de santé pri- maires, une structure de surveillance et de lutte pluripathologique chargée de procéder au traitement des malades et d'assurer 1es activités de surveillance requises par 1e Programre. 22. Les relations entre ces activités et leurs conséquences sont indiquées dans la figure 6. 23. Le présent rapport n'a pas traité la question des coûts en tant que facteur de ressources unique, ni tenté d'étudier 1es conséquences de f inflation sur Le budget. I1 suffit de dire que le projet de chirniothérapie tel qu'il est actuellement proposé a un coût équivalent à une année de 1'actuel- budget du Prograuure, mais que les économies qui seraient finalement réalisées, surtout si 1'on tient compte de f inflation, seraient incornmensurables. 11 ne fait pas de doute que la relation entre toutes les activités proposées serait de nature à consolider défi- nitivement les résultats acquis dans Ia zone du Programne et à apporter 1a stabilité et 1e droit d'âtre à I'abri de 1'onchocercose dans cette sous-région. octf rtcf az.r Page 29 Annexe III o,{, ec ôt o, o o, Ëël E ËRÈI E EËsl ** g 'E-= Eg=Btro:c,'UPàE E.= EEE EE.g E;ï I= € g;Ë Ê = 3 Ë =xË6=ÈE Ei = EËg ;.2 .A E'E!'a .Ë 3 3 iEo=EE.2oo90EE i É E :˧=E= = 5 Ë ,=,E H É Ë Es Ë -eËÉË ËEËi E ë Ea= E ar âË ËË= EE Ë =Ë sI5t'éÈLvÈ = 2ô = =i= =.9 = = E ËE §.ËI Ë.§ §Èoo z,o o z, l.liili.l c) :, q, -E .Ee '; .96s(E.(l) 6o,o)O:o6 sr0) 'a ô'o ËSooPË;Y o=â.o () -L.oPCL XEr-E^ I(I)\ 9 r=(J' o^ I(=-§l\ Dt trl E E FT 5 o i @@ (o @ <l@ §l@ o@ ær\EE (o r\ ,l UJ ct, oo G, uJo o J-() zI tu cc z oo u.l Ff ul o UJ = = cc a oÉ, o- si lt- Ei H saSJnossau acualengrd ep xnel ocef ucf az.r Page 3O Annexe III R o l o, .0, cc §t o, i an ul o 6 tro UI u,z o z 6ê- 3 uiI =CNfJ ô- u.llt o(, cÉ UIo o ozI UJ É.Fz oo UJl-FfJ ul o ul = =E o oÉ. ô- N g ll- o o) æ æ / /" (o @ §@ N@ o@ cor\ (o r\ \l f'- ! / ocef r"xcf az .t Page 31 Annexe III R I i No oo @ o) (o cn rl o) t o .= o G oa s a o G CL of|t, UJJ an CE ul z o an z UJFx rtJ anfJÈ rrJtn o C) cc ul C) oI() zI ul crt-z o(J UJFFf,) UJ o UJ = = CE o o(rÀ (!) 9 ll- §tg, o o) I q)\o @C@gI ï I I ( (o @ §@ §a@ o@ @È / I (o r\ slr\ ocef r.rcf az.t Page 32 Annexe III R a I @o (o o Q) .(1, tco)c §o (\lo oo @ o) (o o, I §t o, o o, @ co (o @ \l @ c!@ o@ / i v) u.tf,I ct)É, UI z o 1r,z ul x UJ 3r, D o- UJ 1r, ooÉ.r!() oEozI lt cc z o() ull- l UJ o l! = = cc <, o cc o- \t 0 ll- / ./ ,/ ..t I ( 6L-VL I I I I ) ,/i I ocYf r.rcf az.r Page 33 Annexe III R ?i q) .q) cc N o) o =o o o @ cG o oît o o É ct G s EL C' s o o oE oro '6 o ao g .cl .G oÉt c c, É E ct E o EGOOE E,o '9 Ë=E àE =cErL.-: -E d Eoe €o= .E'i € .=§) t §-EËrc oLcE o.9 Eete o9o .=:'= =Èq § ,6 oo cg o I c\ s o .E' g t! ct CL E .9 o =.E'I CE o o) @@ (o @ sl @ N@ o@ UJ E CE .uJ Il-I =Io UJ o F LLtT o cÉ o- 1r,fJ o- lr|(r) ooÉ, Lr.lo o I ozIJ UJ ccFz o() u,FFf,J 1rI o IU = =E(J o cc CL tr)Itt "I / /" i @r\ (o r\ slr- ocpf rçf az.t Page 34 Annexe III R a I (E 0, o ro o) cr) o, CL v)a q, e ,o, lD (n o,) .s o) o oE(! o. 'I l o. o)) q) D o) 0)oc§ '6 È) q) ! o))(, l U) roo G'o o C') cn o) I g6 C' .J o E o 2 o =, o =otEt esCI C' s := o o oEI ogéo aogÉt c, CL co = .= .E cl o =ETs =,6 E C' = € Ë E' @E Eco oc c,o E6O .9EEêeüt> -J=Et Ee oo .=,< LO ts ËE ooE''r= o9 .-o s ,G oèEg G s EL g oE g D o CL c o ofE'to æ lrJ v,o(JÉ UJooIozI UJ É.Fz oo lrl f UJ o u.l = = É. @(, .o(9É, Eo. 1rJ Éf o o- ah UJ tl.lo o o- oE o- v,u,F tr(J tt, ul o z 9l-) IJ 0c I o) o)@ F @ \ \\ ro @ \ I saleuorleu saJnlsnJlsell u I (ÿ, @ I \\ octf nrcf az.t Page 35 ANNEXE IV PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L.ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA RAPPORT DE LA TROISIE}'IE SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE Table des maLières INTRODUCTION ADOPTION DE L,ORDRE DU JOUR BII-AN DES RECENTES ACTIVITES OPERATIONNELLES BILAN DE LA SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE RAPPORT SI]R LES EFFETS DU CHLORPHOXIME SUR L,ENVIRONNEMEM . . . . RAPPORT DE LA REUNION SUR LES INSECTICIDES ..... RAPPORT STJR LES RIVIERES NON TRAITEES CONSTITUAM DES RETUGES POÎEITTIELS DANS LA ZONE DU PROGBA},IME ETUDE SUR LA CHOLINESTERASE ET LES RESIDUS DE PESTICIDE TRAITE},IENT DES DONNEES ......... AUTRES QUESTIONS .. E levage en laboratoire de S. damnosum s Pages 36 36 36 37 39 39 40 4L 42 42 42 42 42 43 43 Extension proposée vers 1'ouest Structure eE réunions ......... Approbation du rapport ........ C1ôture de la réunion (projet Sénégambie) LISTE DES PARTICIPANTS .. . . . ANNEXE I - PROJET SENEGA}'IBIE 44 45 oclf xrcf az.r Page 36 Annexe IV INTRODUCTION 1' Le Groupe écologique a tenu sa troisième session à ltuniversité agronomique deiüageningen, Pays-Bas, du 22 at 24 mars I9g2. 2. Le Professeur Jan Koeman a été éIu président. membres du secrétariat technique et des conseillers qui au présent rapport. La liste des membres du Groupe, des ont participé à 1a réunion est jointe 3 ADOPTION DE LIORDRE DU JOUR Le Groupe a adopté ltordre du jour suivant : 1. Bilan des récentes activités opérationnelles du prograrnrne 2. Bilan de 1a surveillance du milieu aquatique 3. Rapport sur les effets du chlorphoxime sur lrenvironneroent 4. Rapport de la réunion sur 1es insecticides, Genève 5' RapPort sur les rivières non traitées constituant des refuges potentiels dans1a zone du Programne 6. Etudes sur la cholinestérase et res résidus de pesticides 7. Programne de traitement des données 8. Àutres questions 9 . Approbation du rapport. BIIAN DES RECENTES ACTIVITES OPERATIONNELLES 4. LIOMS a fourni au Groupe écologique les renseigneuents nécessaires concernant lesact ivi tés opérationnelles et tout particulièrement cel1es concernant 1e problèue de larésistance aux ins ecticides. Une résistance au tém6phos est apparue aux Chutes Gauthier, sireparti cu 1 ièrement difficile à traiter, en mai 1980, au bout seulement drun e année de traitenenËCette résistan cêt limitée à la paire d'espèc es cytotaxonomiques Simulium soubrense s anc ti u1i.stest répandue dans tous 1es habitats connus de ces espèces cytotaxonomlques en ted Ivo ].reentre mai 1980 et janvier 19g2. Elle es t restée très stable même après sept mois d'interruptiondu traitement et a eu des conséquences ép i démi o Iogique s 5' come le Groupe y avait consenti à sa deuxième réunion, le téméphos a été remplacépar 1e chlorphoxime dans les zones déjà traitées où 1a résistance était confirmée, et 1esopérations ntont pas été étendues à de nouvelles'zones. Draoût à octobre 19go, lrutilisationdu chlorphoxime a étê interrompue. Les traitements entrepris pendant la période allant droctobre1980 à janvier 1981 ont été efiicaces, mais un lot de chlorphoxime appriqué de mai à août 19g1stest révérê beaucoup moins efficace. Au bout de 15 à 1g mois une double résistance auchlorphoxime est apparue dans tous les sites auties que celui de Bui sur Ia volta Noire. Larésistance croisée à dfautres composés organophosptora" actuellement à 1rétude a également étémise en évidence 10rs de tests effectués à titre expérimental. ocef Yrcf az.r Page 37 Annexe IV Pour la lutte contre les simulies pendant la saison sèche, il stest révélé possible faisante par Bacillus thuringientjl H-14,6de remplacer 1e chlorphoxime de manière très satis qui semble dépourvu de propriétés inacceptables du aucune formulation pleinement satisfaisante ntexis lrapplication pendant 1a saison des plui.es, mais p de B.t. H-14 ont été mises au point et sont à ltes appffiriée pour 1'utilisation généra1isée en 1983. point de vue écologique. Jusqurici tait dans le cormnerce, en particulier Pour lusieurs formulations plus concentrées sai. On espère disposer d tune f ormulatior-t 7 Le Bandama Blanc a été repeuplé par des esp èces forestières de Simulium qui semblent ne pas être anthropophiles. On a également observé récennnent ltapparition par endroits dtespèces savanicoles, mais ce11es-ci seraient sensibles au traitement par 1e téméphos. BIIÀN DE LA SURVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE 8. Le Groupe écologique a été informé des principales questions discutées pendant la réunion des hydrobiologistes qui stest tenue à Ouagadougou en mars 1982. 9. Les hydrobiologistes, passant en revue ltensemble des activités menées dans 1a zone du Progranure, ont étudié en particulier 1es données recueillies pendant trois ans de pré- traitement sur la rivière Pru, au Ghana. Ces données comprennent la liste des différentes espèces de poissons peuplant acLuellement le Pru qui présentent un intérêt économique, et 1e calcul de 1a prise par unité d'effort (p.u.e.). I1 est difficile de bien interpréEer ces données en raison de lrinfluence considérab1e de 1a pêche 1oca1e sur la composition des populations de poissons, influence qutil est impossible dei mesurer avec précision. 10. (a) (b) (c) Les hydrobiologistes ont recoutrnandé les mesures suivantes : 1e recours à 1téchantillonnage systématique au "surber", les échantillons étant pris par paires, d'avai en amont; le maintien de ltutilisation de 1a gouttière dfORSTOM et d!autres substrats artificiels; 1'utilisation dtun macériel de pêche électrique pour faciliter lrinventaire des populations ichtyologiques des cours dteau ; lrinstallation dtun micro-ordinateur pour le traitement des données recueillies 1a publication du catalogue des insectes aquatiques de Côte. dllvoire, et 1a préparation dtun catalogue analogue Pour 1es poissons. (d) (e) (f) 11. Les hydrobiologistes ont également demandé que 1es parties du rapport du Groupe écologique pouvant avoir des répercussions sur le programne de surveillance leur soient cormnuniquées sans dé1ai afinqu'iIs soientinformés et puissent prendre les mesures qui s t imposent. L2. Le rapport conjoint des ichtyologues a également été présenté au Groupe. I1 contenait 1es conclusions suivantes : (a) aucun effet des traitements par 1e téméphos nta été observé dans 1es populations de poissons; aucun changement nra été observé de manière générale sur une période de cinq ans dans 1e taux de 1a prise par unité dteffort (p.u.e.) ; (b) ocef r,acf az.r Page 38 Annexe IV (c) lranalyse factorielle des p.u.e. ne met en évidence aucun changement significatif à moyen terme dans les populations de poissons I 1e coefficient de condition ntaccuse aucune variation importante ; 1es études ont par contre mis en évidence des modifications significatives tenant aux conditions hydrologiques et des variations naturelles des populations depuis 1e début des observations. (d) 13. Le Groupe écologique, rappelant quril avait reconrnandé de créer un poste dthydro- biologiste au Progranrne, stest félicité de voir que 1e poste avait été pourvu. 11 estime toute- fois absoluement indispensable de définir clairernent 1e champ des activités associées à ce poste. I1 a reconnu que lthydrobiologiste devrait servir de coordonnateur, en ce qui concerne tout spécialement le contrôle de 1a qualité pour la collecte et lrenregistrement des données de surveillance, la sélection des pesticides et les résultats de recherche spécifiques . 14. Différents aspects de la surveillance hydrobiologique systématique devront être privilégiés dans différentes zones, compte tenu de la nécessité d'améliorer et de standardiser la qualité générale des données et de combler des vides dans 1e Prograrrne. En Côte drlvoire et au Ghana, où i1 existe des équipes opérationnelles, lrhydrobiologiste devrait assurer 1a supervision globale nécessaire des enquêtes sur les invertébrés et les poissons en a1lant voir une fois par afl chaque équipe. Àu Togo, où 1es équipes ntont pas actuellement dtichtyologue à leur disposition, et au Bénin lthydrobiologiste devrait participer à la surveillance des populations de poissons quatre fois par an. Partout, i1 devrait stoccuper de 1a formation du personnel aux techniques de terrain, ainsi que du recyclage du personnel en cas de modification de ces techniques. 15. Le traitement des données au siège du Progr:nrme acquerrait de lrimportance si un micro-ordinateur y était installé comnne proposé. Lrhydrobiologiste devrait coordonner 1a réception de toutes les données provenant du terrain et leur mise en mémoire sur ordinateur(voir paragraphe 39). 16. Le Groupe a estimé que ltessai de nouveaux insecticides et Ia détermination de leur effet potentiel sur ltenvironnement étaient drune importance te1le.que cette activité devrait être séparée de 1a surveillance de routine et des activités de recherche. L'hydrobiologiste du Progra.urme devrait touÈefois coordonner les évaluaÈions écologiques appropriées qui seront menées à différents stades de la sélection des insecticides. L7. Le Groupe a estimé que lthydrobiologiste devrait activement participer à 1a coordination et, chaque fois que possible, à ltexécution des activités de recherche en cours ainsi qutà 1tévaluation et au développement de nouveaux efforts de recherche. I1 a recorunandé en particulier que des études sur les poissons de radiers soient entreprises à lraide dtun natériel de pêche électrique une fois par an au Ghana et en Côte dtlvoire, et que des études sur la fécondité et lralimentation des poissons soient également menées tous les ans en des sites déterminés. 18. Reconnaissant que 1e prograrrre de travail était trop chargé pour une seule personne, le Groupe a recommandé que lrhydrobiologiste soit secondé par un assistant entomologiste/ hydrobiologiste qui participerait à la sélection de nouveaux insecticides, par un conrnis au traitement des données qui vérifierait 1es données et par des consultants qui, recrutés selon 1es besoins, lui prêteraient leur concours pour drautres activités. 19. Le Groupe écologique srest déclaré satisfait du rapport des ichtyologues. 11 a toutefois recorunandé la prudence dans ltinterprétation des modifications à court terme apparentes dans 1a composition des populations de poissons. 11 a noté que 1a variabilité des données était 1iée à des modifications méthodologiques, à des variations dans les compétences et lrefficacité du personnel ainsi qutau choix des sites de surveillance. La pêche 1ocale, la pollution et 1es perturbations naturelles ont également un effet sur 1es prises. ocef ucf az.r Page 39 Annexe IV 20. Le Groupe écologique srest déclaré en fait très préoccupé des effets de ltemploi de substances chimiques pour 1a pêche que I'on observe de plus en plus fréquenrnent dans de nombreux cours dteau dtAfrique occidentale, et stest inquiété tout particulièrement de tout malentendu que cela pourrait provoquer en rel.ation avec ltutilisation de larvicides anti- simulidiens dans ces mêmes cours dreau. 11 a esrirné qutune étude de cas sur ltemploi signalé du Lindane pour 1a pôche sur 3O km de cours dteau pourrait fournir aux gouvernements de 1a zone du Progranrne une illustration frappante des dangereuses conséquences que des pratiques aussi inconsidérées peuvent avoir porrr lrspvironnement. 21. Le Groupe a approuvé 1.a proposition dtajouter trois tailles de mailles à la batterie de filets maillants utilisés afin de faciliter 1tétude des jeunes poissons et des plus petites espèces . RAPPORT SUR LES EFFETS DU CHLORPHOXIME SUR LIENVIRONNEMENT 22. Les toutes dernières données provenant du terrain ont été reçues et analysées une semaine seulement avant 1a réunion du Groupe écologique, de sorte que celui-ci nta Pas Pu les étudier de manière exhausti-ve. Environ 4OO0 krn de cours dteau ont été traités au chlorphoxime pendant 1a période de pointe drutilisation de ce produit. Àu cours de 1tétude, près de 60 0OO litres de formulation ont été appliqués. On a noté des variations dans 1'efficacité des différents lots de chlorphoxime. On a étudié un mois et cinq mpis après le début du traitement 1es effets du produit sur 1e profil de dérive des organismes non cibles sur 48 heures et on a enregistré dans tous 1es cas une forte dérive nocturne. Les études menées sur 1e taux de colonisation des substrats artificiels flottants ont montré que ce taux était fortement modifié par 1es traitements et que la relation entre 1a densité de Ia coloni- sation et la vitesse du courant était nettement différente de la normale. Après traitement, on a observé une augmentation générale de 1a dérive pour la rnajorité des groupes drinvertébrés certains qui normalement dérivent en petites quantités sont devenus fréquents dans le contenu stomacal des poissons. 23. La saison paraît jouer un rô1e important. Pendant 1a saison sèche, on a observé un taux é1evé de mortalité après dérive associé à un faible potentiel de réinstallation sur de longues étendues de cours dreau où lteau est presque stagnante. Au cours <ie la saison des pluies, 1a mortalité ntest é1evée que près du point drapplication, car en cette saison i1 existe de bonnes possibilités de réinstallation tout 1e long de la partie inférieure des cours d I eau. 24. Lreffet globaI de 1'épandage de chlorphoxime sur 1a faune invertébrée a été jugé négligeable. I1 est généralement plus faible que prévu et même sril est é1evé pour certains Sroupes drinvertébrés, i1 ne peut pas être considéré corrme ttcatasÈrophique". Les systèmes semblent avoir une très grande résistance et lreffet irmnédiat n'est pas très important. La surveillance devrait se concentrer par conséquent sur 1es effets comparatifs à long terme. 25. Le Groupe écologique, tenant compte de lreffet apparenment âcceptable du traitement par 1e chlorphoxime au cours de 1a saison des pluies, est disposé à permettre 1'utilisation drautres substances chimiques dont on sait aussi qutelles provoquent une forte dérive des invertébrés. Ltemploi de ces substances devrait êrre limité à la saison des pluies et se faire avec un maximum de précautions. La décision finale dépendra de la possibilité dtutiliser un produit de remplacement te1 que 1e B.t. H-14 au cours de 1a saison sèche. RAPPORT DE I/. REUNION SUR I,ES INSECTICIDES 26. Le Groupe a êté informé qutun groupe de travail spécial avait été récermnent créé à Genève et chargé dtétudier un progranme accé1éré pour la mise au point dtinsecticides de remplacement. Le Président du Groupe écologique qui avait participé à la réunion en a résumé 1es discussions et conclusions. Le Groupe a trouvé 1e sujet dtune importance tel1e ocef rrcf az.r Page 40 Annexe IV pour lui qutil a demandé que des exemplaires des documents de travail et du rapport final soient envoyés à tous les membres du Groupe écologique pour examen et conmentaires. 27 . Le Grôupe écologique a souligné 1a nécessité de procéder à une évaluation préliminaire des risques des nouveaux larvicides prometteurs et des nouvelles formulations de composés connus. 11 a demandé instarment à être informé des faits nouveaux dès qurils se produisent, notzmment en ce qui concerne 1es conséquences écologiques possibles des larvicides à ltessai. 28. Le Groupe a soutenu la recormnandation du groupe de travail tendant à ce que des essais biologiques préliminaires soient effectués en laboratoire (stade 1), de préférence enÀfrique, sur des espèces dtinsectes non cibles que lton rencontre dans 1a zone du Prograume te1les que Neoperla spio (Plecoptera), Cheumatopsyche digi tata (Trichoptera), Tricorythus sp.(Ephemeroptera), Cricotopus sp. (Diptera) et Zygonyx torrida (Odonata). Parmi les auÈres organismes non cibles qui pourraient être utilisés figurent Macrobrachium (Decapoda) et 1es poissons suivants3Alestes, Tilapia, Barbus et Labeo parvus. Les essais devraient être menés conformément à la méthodologie internationale, en appliquant par exemple 1a méthodologie mise au point par 1a consultation drexperts de la FAO sur 1es critères environnementaux applicables pour lrhomologation des pesticides.l La toxicité à court terme ou aiguë dtun composé pourrait être éva1uée en utilisant un système spécial de gouttière in situ(stade 2) qui permettraiÈ drobtenir des renseignements sur 1e niveau gér,éraT-E-6-*icitê de ce composé par rapport au téméphos. 29. Lorsqurun larvicide susceptible d'être retenu se révè1e prometteur au stade 2, il faudrait étudier son efficacité contre les larves résistantes au téméphos et ses effeÈs sur les organismes non cibles au cours dtessais à éche11e réduite en rivière (stade 3). Le Groupe a souligné que ces essais devaient être accompagnés de recherches hydrobiologiques adéquates. 30. Le Groupe a reconmandé quton le consulte à la fin des essais à échelle réduite(stade 3) et quton lui demande son accord avant de passer à lrutilisation restreinte drun larvicide prometteur pendant deux ans dans le cadre dtun essai de grande envergure dans une zone limitée. Ce nrest qutaprès avoir franchi victorieusement cette dernière épreuve que 1e larvicide pourrait être utilisé opérationnellement dans la zone du Prograurne. 31. Se référant à 1a double résistance manifestée par la paire dtespèces cytotaxonomiques S.soubrense-sanctipauli et à 1a résistance croisée à dtautres composés organophosphorés, le Groupe a recoflImandé une nouvelle fois drattendre de d isposer drau moins deux autres larvicides utilisables opérationnellement en sus du téméphos avant d'étendre 1es opérations de lutte à de nouvelles zones géographiques. A cet égard, le Groupe a pris note avec une certaine inquiétude des plans dtune campagne de lutte de grande envergure contre S.damnosum s.1. au Nigéria à proximité de Ia zone du Prograunne, en utilisant uniquement le ténéphos. RAPPORT SUR LES RIVIERES NON TRAITEES CONSTITUANT DES REFUGES POTENTIELS DANS LA ZONE DU PROGRAMME 32. Le Groupe a pris note avec satisfaction du rapport sur 1es rivières non traitées du système fluvial dans 7a zone du Prograrmne et leurs effets sur ltenvironnement, qui avait été établi à sa demande. Cependant, une évaluation reposant sur 1a proportion des cours dteau traitée par des insecticides nrest qutune première étape dans 1a détermination de lreffet g1obal de ces substances sur ltenvironnernent. I r.r,rr. Plantes, N" à Rome, 4-8 mai 1981, Collection FAO : Production végétale et Protection des 28, l98l . oæf *cf ez.t Page 41 Annexe IV 33. Draccord en cela avec 1es conclusions du rapporl de la réunion des hydrobiologistes de 1982, 1e Groupea estimé qu'i1 fallait srefforcer de mieux évaluer le potentiel biologique des diverses zones des cours dteau corttrne réservoirs d'insectes aquatiques et dtespèces de poissons. 11 a donc recormnandé qutune étude pilote soit rnenée dans 1e Bassin du Bandama en utilisant les données déjà disponibles pour déterminer si lton pouvaiÈ y identifier plusieurs types de zones. A cette fin il far,Cra recueillir r1'autres données sur 1e terrain pour disposer drune base permettânt un jugement équilibré. Le Groupe a exprimé ltespoir qutun rapport préliminaire serait soumis drici octobre 1982. Si les résultats se révè1ent encourageants, 1a méthode pourrait être étendue au Basslri de la Volta Noire, ce qui impliquerait certainement 1a collecte de données supplérnentaires, en particulier dans les zones rarement traitées. 34. On pourrait envisager dtutiliser cette technique pour proceder à 1tévaluation avant traitement dans 1a zone dtextension vers ltouest proposée. De te11es études permettraient de choisir des stratégies de traitement propres à reduire 1es conséquences écologiques générales de la campagne d'épandage de larvieides au cas où 1'alternance des larvicides dans 1e temps et ltespace deviendrait faisable. ETUDES SUR LA CHOLINESTERASE ET LES RESTDUS DES PESTTCIDES 35, Au cours de leur réunion annue11e,1es hydrobiologistes ont suggéré que les analyses chimiques des résidus de téméphos dans Ies tissus des poissons permettraient "1tétablissement de courbes de mortalité en fonction des quantités de téméphos présentes dans 1es organismes, E11es pennettraient êgalement de connaître les seuils provoquant une traumatisation visible des espèces." Le Groupe écologique a noté que dans 1e cas d'exposition aiguë et subaigu?! des poissons a'iz pesticides et à dtautres substances chimiques, i1 n'y a généralement pas de corrélation directe entre 1a concentration de rêsidus dans 1es tissus et 1es organes et le degré de toxicité, car il nty a pas de rlistributioo stable de la substance chimique entre 1es divers tissus et fluides organiques; un équilibre Pourrait exister après exposition à plus long terme des poissons à 1a substance chimique. Même ainsi, i1 n'y a pas d'effets toxiques connus auxquels pcurraient êrre reliées ces ccncenttations. En conséquence, 1es concentrations mesurées ire porir::aient mener qutà une conclusion de caractère qualitatif, à savoir que 1es poissons ont éré exposés au téméphos. 36. Le Groupe écologique â reconmandé que, pour 1e moment, on continue une certaine vérificarion sur 1e terrain de ltactivité acétylchclinesierasique dans Ie cerveau des poissons de zones traitées de façon répétée afin de confirmer 1es résultats obtenus au cours âes ét-rdes préliminaires. Cela permettra aussi de conserver 1a compétence en uatière C'analyse de la cholinestérase pour le cas où de nouveâux larvicides susceptibles dtêtre employés comprendraient des composés orgânophosphorés ou des composés du carbamate. 31. En ce qui concerne 1téventuelle intr:oduction dtautres larvicides, Le Groupe écologique a souligné 1a nécessité de procéder à des mesures chimiques Pour érablir la présence de ces larvicides dans 1teau, leur accumulation possib.le dans 1es biotes et leur distribution dans Itenvironnement. Cette activité devrait faire païLie intégrante du prograrrne de sélection des larvicides. 3g. Le Groupe a également noté qutil ntexistait pas de méthodes simples pour ltanalyse drune vaste gamme de pesticides qui pourraient provenir drarttres sources te11es que lragriculture et I'emploi abusif ile pesticides pour ta pâche. Tl ne serait possible d'entreprendre une analyse significative que stil existait des preuves indirectes que des composés spécifiques sont utilisés. I1 conviendrait aussi de reconnaître que certains de ces pesticides peuvenr être présents dans lteau sans se manifester cotrme résidus dans 1es biotes. Le Groupe écologique a adopté ltopinion des hyrlrobiologistes selon qr:i, pour évaluer toute interférence, if fàuJrait obtenir des renseignements sur 1a présence dtautres pesticides en srenquérant auprès des autorités plutôt quren procédant à lranalyse des tissus des poissons. ocefnacf az .r Page 42 Annexe IV TRAITEMENT DES DONNEES 39. Le Groupe écologique a étudié 1a question du traitement à court et à moyen terme des données hydrobiologiques au sièqe du Programme. 11 a vivement recoûmandé que 1e micro- ordinateur proposé soit installé à Ouagadougou aussitôt que possible pour enregistrer, trier et dépouiller les données avant qu'el1es ne soient envoyées à Genève pour y être stockées. Lranalyse de routine des données devrait être menée à Ouagadougou afin que 1e Prograrune soit averti inrnédiatement de toute modification hydrobiologique. Conrne mentionné dans 1e paragraphe 18, i1 faudrait un corunis au traitement des données pour aider directement lrhydrobiologiste à stacquitter de ces tâches. 40. Lfévaluation indépendante du traitement, de lranalyse et de ltinterprétation des données a êté jugée utile et même essentielle. Le Groupe écologique a recortrnandé par conséquent que cette évaluation, conduire jusqu'ici par 1e groupe de ltUniversité de Salford, continue a 1ui être fournie sur une base biennale par un groupe indépendant. AUTRES QUESTIONS Elevage en laboràtoire de S.damnosum sp 4L, Se référant à son rapport précédent, le Groupe écologique a noté avec satisfaction que des progrès ont été faits en ce qui concerne 1félevage en laboratoire drune espèce du groupe de S.damnosum tant à Akosombo, Ghana, qutà ItUniversité drAmherst, Etats-Unis d'Amérique. I1 a souligné 1a nécessité de soutenir ces recherches et des recherches analogues dans des laboratoire en Afrique et ai11eurs. Extension vers ltouest (projet Sénégambie) 42. Notant que des études ont été entreprises à propos de lrextension proposée des opérations à 1a Sénégambie, le Groupe écologique a recortrnandé que des études hydrobiologiques préliminaires soient menées 1e plus tôt possible pour fournir 1es données de base nécessaires. A cet égard, il a estimé quril serait préférab1e dravoir trois sites bien explorés plutôt qutune prospection générale de toute la zone drextension menée par de nombreuses équipes nationales, et il a proposé de concentrer 1es efforts sur les régions suivantes : (a) Cours moyen de la Gambie par 1réquipe du Sénéga1. (b) Région de Kankan en Guinée (affluent du Niger supérieur) par 1téquipe de Guinée (c) Région de Manantali au Mali (site du barrage de Manantali) par 1'équipe du Mali 43. Tous 1es sites devraient âtre explorés pendant une période minimum de deux ans avant traitement. On trouvera des détails sur 1es enquêtes qutil a été convenu de mener dans ltannexe 1. Structure et réunions 44. Ayant appris que le Comité con-joint du Prograrrne avait convenu à sa deuxième session qutaucun nouvel insecticide ne serait utilisé pour 1es opérations du Prograrmne sans lfapprobation préa1ab1e du Groupe écologique, les membres du Groupe ont estimé que 1a structure et le mode de travail relativement lâche du Groupe ne permettaient pas I'instauration de 1tétroit rapport qui doit exister entre le Groupe et 1e Progranrne ou entre les différents membres du Groupe. En conséquence, afin de pouvoir agir rapidement en face des résultats du prograrme accé1éré de mise au point d'insecticides, 1e Groupe a recortrnandé que son Président soit considéré comme le point focal des contacts directs avec 1e Progranrne et qutil dialogue directement avec les autres mernbres du Groupe pour parvenir à un consensus. Tout en ocef rrcf az.t Page 43 Annexe IV acceptant que la quatrième réunion du Groupe écologique ait lieu en septembre 1983 pour se tenir en étroite liaison avec ce11e du Comité consultatif drexperts, 1e Groupe s'est réservé le droit de demander au Prograrrnne dtorganiser une réunion intermédiaire si des faits nouveaux importants pour les opérations 1'exigeaient. 45. Connne 1a base technique des opérations de lutte antivectorielle est en pleine phase dtévolution par suite de ltapparition dtune résistance et de ltintroduction dtinsecticides de remplacement, le Groupe a exprimé 1e désir dtêtre tenu au courant des modifications qui pourraient se produirê, gure11es résultent dtétudes de surveillance systématique des organismes non cibles ou de 1a mise au point de nouveaux larvicides ou formulations, etc. 46. Le Groupe a insisté pour que 1es méthodes actuelles de surveillance soient maintenues et qutaucune modification nty soit introduite sans qutil ait été préalablement consulté et sans qutil ait donné son approbation. I1 insiste pour quriL en soit de même avant que tout nouvel insecticide soit introduit dans les essais de phase 3 (voir paragraphe 3O). 47. Le Groupe a encore insisté sur 1a nécessité dtâtre fortement représenté au cours de cette importante période aux réunions du CCE et du CCP, et ce, de préférence, par deux membres ; il a suggéré que cette participation se fasse comme suit : Réunion du CCE Réunion du CCP Réunion des Hydrobiologis tes Visite sur 1e terrain Groupe écologique et CCE septembre 1982 décembre 1982 avril 1983 septembre 1983 Genève Bamako Drs Koeman, Lévêque Drs Koeman, Curmnins Ouagadougou Drs Lennon, Harrison Tous les membres du GE Approbation du rapport 48. Le projet de rapport de 1a troisième session du Groupe écologique a été approuvé. C1ôture de 1a réunion 49. Avant que 1e Président ne procède à la c1ôture de 1a réunion, 1es participants 1?ont remercié dravoir si aimablement et si efficacement organisé 1a réunion au Départment de Toxicologie de ltUniversité agronomique de Wageningen. ocPfE}rc/ Bz.t Page 44 Annexe IV LISTE DES PARTICIPANTS Membres du Groupe écologique Dr Kenneth W. CorvaIlis, Professeur Dr J.H. 6703 tlageni ngen, Dr R.E . Lennon, P.0. Box 74, Lincoln, Maine 04557, Etats-Unis drAmérique Lévêque, ORSTOM, 24 rue Bayard, 75008 Paris, FrancexDr C *Dr A.D. Harrison, Biology Department, University of Waterloo, In/ater1oo, Ontârio N2L 3G1, Canada Cunnnins, Department of Fisheries and Wild1ife, Oregon State University, Oregon 97331, Etats-Unis drAmérique Koeman, Département de Toxicologie, Université agronomique, De Dreijen 12, Pays-Bas Secrétariat technique du Groupe écologique Dr Robert Goodland, Ecologiste, Bureau de lrEnvironnement, Banque mondiale, Washington D.C. 20433, Etats-Unis d'Àmérique M. C.G. Groom, Fonctionnaire principal (Programme et Planification), Division des Services agricoles, FAO, Rome OO1O0 Italie Dr J. Grunewald, Entomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Prograrmne de Lutte contre 1 rOnchocercose, Ouagadougou, Haute-Vo1ta M. J.D.!1.Marr, Attaché de Liaison, Prograrme de Lutte contre ltOnchocercose, Organisation mondiale de 1a Santé, 1-2ll Genève, Suisse Dr D. Paugy, Hydrobiologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Prograrrne de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou, Haute-Vo1ta Dr B. Philippon, Chef de ltUnité de Lutte antivectorielle, Progranrne de Lutte "o.ra."l tOnchocercose, Ouagadougou, Haute-Volta Conseil Lers t.emporaires Dr Claude Dejoux, 5 chemin du Moulin, 33260 La Teste' France M. J.I.J. Everts, Département de Toxicologie, Université agronomique, De Dreijen 12, 6703 BC l"Iageningen, Pays-Bas Dr C.P. Fairhurst, Biology Department, Salford University, Salford M5 4WT, Royaume-Uni M. J.F. Wa|sh, Biology Department, Salford University, Salford M5 4ÿJT, Royaume-Uni * Membres suppléants I PROJET SENEGAMBIE Détai1s de recherches proposées 1. Site de 1a Gambie (a) Invertébrés. Enquêtes mensuelles dans un site pour établir la composition de la population, sa variabilité saisonnière, etc. Enquête deux fois Par an sur lrensemble du système afin de vérifier 1a validité des données provenant du site principal, les différences selon les zones' etc. (b) Poissons. Enquêtes trimestriellesdans 3-4 sites fixes. Une enquête générale une fois par ancouvrantlrensemble du système par adjonction aux sites fixes de 4-5 sites supplémentaires. ocPfEAcf 82 ,r Page 45 ANNEXE I Durée du cycle biologique la valeur écologique des cours dteau (c) Projets apparentés. Biologie des poissons, migration, etc. des plus importantes espèces d'invertébrés. Estimation de des portions non traitées Par rapport aux portions traitées(conrne étab1i par le Prograrme). 2. Région de K4nka! (a) Invertébrés. Enquêtes mensuelles dans un site sur 1e Dion - surveillance systématique. Enquâte générale portant sur les cours dteau de lrensemble du bassin supérieur une fois par an. (b) Poissons. Quatre sites à échantillonner tous 1es trois mois. Ces sites seront - situés dans 1a région supérieure du bassin du Niger. Une enquête plus vaste aura lieu deux fois par an et englobera outre ces quatre sites 5 ou 6 autres sites. Cette enquête fournira des données provenant essentiellement de 1raval des sites principaux. 11 faudra le concours dtun expert ou dtun consultant de lrexterieur. 3. Région de Manantali Seules des études sur les poissons y seront conduites selon le nême progrâmme que pour le site de la Gambie - surveillance systématique et enquête généra1e couvranE ltensemble du bassin supérieur une fois par an. i 4

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения