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Dix-neuvième Assemblée mondiale de la Santé, Genève, 3 - 20 mai 1966: partie II: séances plénières: comptes rendus in extenso: commissions, procès-verbaux et rapports

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 3-20 MAI 1966

PARTIE II SÉANCES PLÉNIÈRES Comptes rendus in extenso

COMMISSIONS Procès -verbaux et rapports

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Novembre 1966

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé: AIEA BIT BSP

- Agence internationale de l'Energie atomique

- Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain - Comité administratif de Coordination - Commission économique pour l'Afrique - Commission économique pour l'Europe Commission économique pour l'Amérique latine Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

CAC CEA

CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient CEE

CEPAL CIOMS FAO FI SE

- Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance - Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime Organisation de l'Aviation civile internationale Organisation internationale du Travail

FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies IMCO OACI

OIT

OMM OPS

- Organisation météorologique mondiale

- Organisation panaméricaine de la Santé - Programme élargi d'assistance technique

PEAT

PNUD UIT

- Programme des Nations Unies pour le Développement - Union internationale des Télécommunications

UNCTAD - Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNRWA Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

Les désignations utilisées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

IMPRIME EN SUISSE

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais des Nations, à Genève, du 3 au 20 mai 1966, a été convoquée conformément à la résolution WHA18.25 de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé et à la résolution EB36. R20 du Conseil exécutif (trente -sixième session).

Le compte rendu des débats de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé est publié en deux parties. Les résolutions et les annexes ont paru dans les Actes officiels No 151. Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions ainsi que la liste des délégations, l'ordre du jour et d'autres documents, sont reproduits dans le présent volume.

Index: page 515

TABLE DES MATIÈRES

Pages

Liste des délégués et autres participants Présidence et Secrétariat de l'Assemblée de la Santé et composition de ses commissions

1

21

Ordre du jour

23

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE, mardi 3 mai 1966, 10 heures 1.

Ouverture de la session Allocution du Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève

27 31

2. 3.

Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations

31 31

4. 5.

38

DEUXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mardi 3 mai 1966, 16 h. 30 1.

Premier rapport de la Commission des Désignations Deuxième rapport de la Commission des Désignations

39 39

2.

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 4 mai 1966, 10 h. 30 1.

Discours du Président de l'Assemblée

40 43

2. 3.

Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Programme de travail Rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions

44

4. 5.

44 47

Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965

-V-

Pages

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 4 mai 1966, 14 h. 30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 Communication concernant l'inauguration du bâtiment du Siège Allocution du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

51

2. 3.

56 56

4.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (reprise de la discussion)

58

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 5 mai 1966, 9 h. 30 1.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

73

2.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite)

73 91

3.

Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 5 mai 1966, 15 h. 30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Communication concernant la procédure à suivre pour les élections au Conseil exécutif . .

98 113

2.

.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, lundi 9 mai 1966, 17 heures 1.

Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

113

2.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite)

113

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 11 mai 1966, 9 h. 30 I. 2. 3.

Premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

.

129 131

.

Premier rapport de la Commission du Programme et du Budget

132

4. 5.

Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif .

132

132

6.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif (reprise de la discussion)

135

7.

144

- VI -

Pages

NEUVIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 12 mai 1966, 12 heures 1.

Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling

144

DIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, jeudi 12 mai 1966, 14 h. 30 1.

Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour Deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget

151 151

2.

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 13 mai 1966, 14 h. 30 1.

Troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget Troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Rapport du Président général des discussions techniques

152 152

2. 3.

153

4.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Création d'une Fondation Dr A. T. Shousha : Déclaration du délégué de la République Arabe Unie

156

5.

187

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mardi 17 mai 1966, 20 h. 30 1.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite)

187

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, mercredi 18 mai 1966, 17 h. 30 1.

Quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques . .

201

2. 3.

201 201

.

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 20 mai 1966, 12 heures 1.

Quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget Cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget Sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget Septième rapport de la Commission du Programme et du Budget

206 208 208

2. 3.

4.

209

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE, vendredi 20 mai 1966, 16 heures 1.

Clôture de la session

209

-VII-

PROCÈS -VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE ET DES COMMISSIONS Pages Pages

Bureau de l'Assemblée Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance 219 220 220 223 223 224 224 225 226 226 227 227

Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance Seizième séance Dix -septième séance Dix -huitième séance Dix -neuvième séance

296 306 323 335 353 367 381

390 413 427 440

Commission des Questions administratives, financières et juridiques Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance 443 447 453 461 468 475 480 487 498 504

Commission du Programme et du Budget Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance 228 231 241 249 257 267 281 288

RAPPORTS DES COMMISSIONS Pages

Commission de Vérification des Pouvoirs Commission des Désignations

505

506 507

Bureau de l'Assemblée

Commission du Programme et du Budget Commission des Questions administratives, financières et juridiques

507 509

Commission des Questions administratives, financières et juridiques à la Commission du Programme et du Budget Index

510 515

- VIII -

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ LISTE DES DÉLÉGUÉS ET AUTRES PARTICIPANTS

DÉLÉGATIONS DES ÉTATS MEMBRES AFGHANISTAN

ARABIE SAOUDITE

Délégués

Dr A. R. HAtIMI, Ministre adjoint de la Santé publique (Chef de délégation) Dr G. A. WAHID, Premier Secrétaire du Ministère

de la Santé publique ALBANIE

Délégués: Dr H. MALHAS, Directeur de la Quarantaine et des Services de Santé publique (Chef de délégation) Dr M. A. MUKIM, Directeur des Services de Santé

publique de la Région de La Mecque et des Questions relatives au Pèlerinage Dr M. I. AL AMMARY, Directeur de l'Hôpital du Roi Abdulaziz ARGENTINE

Délégués :

Professeur H. DIBRA, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université de Tirana (Chef de délégation)

M. S. DEDEI, Directeur adjoint du Laboratoire central de Microbiologie, Tirana ALGÉRIE

Délégués: Dr V. V. OLGUÎN, Directeur des relations internationales pour les questions de santé et d'assistance

Délégués:

sociale au Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique (Chef de délégation) M. O. G. GARCÍA PIÑEIRO, Conseiller, Mission per-

M. D. BENTAMI, Ambassadeur; Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations

manente de l'Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève (Chef adjoint) M. A. CROCCO, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de l'Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève AUSTRALIE

Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef de délégation) Dr M. EL- KAMAL, Inspecteur général de la Santé publique Dr A. BENGHEZAL, Directeur de la Santé publique Suppléants:

M. M.

I. MADANY, Directeur de l'Assistance publique et de la Population, Ministère de la Santé Dr A. BENADOUDA, Directeur de l'Institut national

de la Santé publique

M. M. BouzID, Chargé de mission du Bureau d'Etudes, Cabinet du Ministre de la Santé M. M. SIDI- MoussA, Inspecteur de la Pharmacie centrale; Chef du Bureau des Stupéfiants Mme C. SELLAMI -MESLEM, Secrétaire chargée des

Délégués: Sir William REFSHAUGE, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) M. B. C. HILL, Ambassadeur; Représentant permanent de l'Australie auprès de l'Office des Nations

institutions spécialisées et de l'assistance technique au Ministère des Affaires étrangères M. M. BELLAL, Attaché, Division des Organisations

Unies à Genève Dr A. JOHNSON, Chief Medical Officer, Australia House, Londres Suppléants Dr S. G. PRESTON, Chief Medical Officer, Bureau

internationales au Ministère des Affaires étrangères

australien de l'Immigration, Ambassade d'Australie aux Pays -Bas

-1-

2

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

Dr M. RYAN, Chief Medical Officer, Bureau australien de l'Immigration, Ambassade d'Australie en République fédérale d'Allemagne MIIe J. H. BARNETT, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Australie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève AUTRICHE

BRÉSIL

Délégués:

Dr R. DE BRIrro, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Délégués:

Professeur M. J. FERREIRA, Directeur général du Département des Endémies rurales au Ministère de la Santé (Chef adjoint) 1 Professeur A. SCORZELLI, Directeur général du Département de la Santé publique au Ministère

Dr K. SCHINDL, Directeur général de la Santé publique au Ministère fédéral des Affaires sociales (Chef de délégation) M. R. HAVLASEK, Conseiller; Chef de la Section

de la Santé Suppléants: M. F. CUMPLIDO, Ministre, Délégation permanente

de la Législation sanitaire au Ministère fédéral des Affaires sociales M. K. HERNDL, Représentant permanent adjoint de l'Autriche auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Conseiller:

du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Dr M. B. BELCHIOR, Directeur exécutif de la Com-

mission des Questions internationales du Minis-

tère de la Santé BULGARIE

M. F. GEHART, Attaché, Mission permanente de l'Autriche auprès de l'Office des Nations Unies à Genève BELGIQUE

Délégués:

Délégués:

Dr K. IGNATOV, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr D. ARNAUDOV, Directeur de la Division des Relations internationales au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale M. D. STAMBOLIEV, Conseiller, Représentation per-

Professeur J. F. GoossENS, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef de délégation) M. J. DE CONINCK, Conseiller; Chef du Service des Relations internationales au Ministère de la Santé publique et de la Famille Dr M. KIVITS, Médecin -Conseiller au Ministère des

manente de la Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Conseiller :

Dr Lilia IVANOVA, Maître de conférences à la Chaire

Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de l'Assistance technique Conseiller :

d'Hygiène sociale de l'Université de Sofia BURUNDI

M. A. WILLOT, Secrétaire, Mission permanente de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève BIRMANIE

Délégués: Dr P. MASUMBUKO, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr J. NINDORERA, Directeur général du Ministère

de la Santé publique Dr P. NDIKUMANA, Médecin consultant à l'Hôpital

Délégués: Dr THEIN AUNG, Secrétaire, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr PE KYIN, Directeur des Services de Santé

Prince Régent Charles à Bujumbura CAMBODGE

Dr DAW YIN MYA, Statisticien sanitaire à la Direction des Services de Santé BOLIVIE

Délégués: Dr CHHAY HANCHENG, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr KADEVA HAN, Médecin à l'Hôpital Preah Ket

Délégué:

Mea Lea 1 Chef de la délégation à partir du 9 mai.

Dr J. QUINTEROS, Directeur général de la Santé publique

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

3

CAMEROUN

Délégués:

Dr P. A. D. PERERA, Sous -Directeur des Services de Santé (Epidémiologie) CHILI

Dr J. -C. HAPPI, Commissaire général à la Santé publique et à la Population (Chef de délégation) Dr T. C. NCHINDA, Médecin -chef de l'Hôpital de Victoria Dr N. E. ELOM, Sous -Directeur adjoint des Grandes

Délégués:

M. R. HUIDOBRO, Représentant permanent du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève (Chef de délégation)

Endémies et de la Médecine rurale au Commissariat général à la Santé publique et à la Population CANADA

Dr B. JURICIC, Chef du Bureau des Affaires inter-

Délégués:

nationales du Service national de Santé M. C. CORREA, Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève CHINE

Dr J. N. CRAWFORD, Ministre adjoint de la Santé nationale et du Bien -Etre social (Chef de délégation)

M. S. F. RAE, Ambassadeur; Représentant perma-

nent du Canada auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (Chef adjoint) Dr B. D. B. LAYTON, Principal Medical Officer, Section de la Santé internationale, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social Suppléants:

Délégués:

M. T. -C. Liu, Ambassadeur; Représentant permanent de la République de Chine auprès de l'Office

des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Dr C. K. CHANG, Directeur du Département de la Santé au Ministère de l'Intérieur Dr T. C. Hsu, Commissaire à la Santé, Province de Taiwan Conseiller :

Dr J. GÉLINAS, Ministre adjoint de la Santé, Province du Québec Dr M. G. MCCALLUM, Ministre adjoint de la Santé,

Province de l'Alberta Mme M. RIDEOUT, Secrétaire parlementaire auprès du Ministre de la Santé nationale et du Bien -Etre social M. J. MCNULTY, Membre du Parlement

M. Y. -H. Liu, Secrétaire, Mission permanente de la République de Chine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève CHYPRE

M. F. F. HARRIS, Directeur de la Division de la Santé et du Bien -Etre social, Bureau fédéral des Statistiques, Ottawa Dr J. D. RAMSAY, Directeur de la Recherche et de

Délégué:

Dr V. P. VASSILOPOULOS, Directeur général du Ministère de la Santé COLOMBIE

la Planification au Département de la Santé, Province du Saskatchewan Conseillers: Délégués:

M. L. HOUZER, Premier Secrétaire, Mission perma-

Dr J. J. MUÑOZ, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. ACOSTA -BORRERO, Directeur du Ministère

nente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. M. R. PELLETIER, Troisième Secrétaire, Mission

de la Santé publique CONGO (Brazzaville)

permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies à Genève CEYLAN

Délégués: Dr V. T. Herat GuNARATNE, Directeur des Services

Délégués: M. S. -P. GOKANA, Ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales (Chef de délégation)

Dr P. KOUTANA, Directeur de l'Hôpital A. Sicé, Pointe -Noire

de Santé (Chef de délégation)

4

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU

Conseiller :

Délégués:

M. M. TSHISHIMBI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. LEKIE, Médecin -chef de la Section d'Hygiène et Salubrité à la Quatrième Direction de la Santé Dr A. BALIMAKA, Ministère de la Santé publique COSTA RICA

Dr A. BADAROU, Médecin -chef de la Protection maternelle et infantile DANEMARK

Délégués: Dr Esther AMMUNDSEN, Chef du Service de la Santé publique (Chef de délégation) M. J. H. ZEUTHEN, Secrétaire général du Ministère

Délégué: Dr A. FERNÁNDEZ SOTO, Conseiller, Ministère de

de l'Intérieur (Chef adjoint) M. F. NIELSEN, Chef de service adjoint au Ministère de l'Intérieur Conseillers: Dr A. MAHNEKE, Secrétaire du Service de la Santé publique Dr J. MOSBECH, Médecin -chef EL SALVADOR

la Santé publique Conseiller :

Professeur A. DONNADIEU, Ministre plénipotentiaire; Représentant permanent adjoint du Costa Rica auprès des organisations internationales à Genève CÔTE D'IVOIRE Délégués..

Délégué :

Dr A. AGUILAR RIVAS, Directeur du Département

de Planification et de Coordination sanitaires, Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale ÉQUATEUR

Dr K. B. N'DIA, Ministre de la Santé publique et de la Population; Président de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (Chef de délégation)

Dr H. AYE, Directeur de l'Hygiène publique et sociale au Ministère de la Santé publique et de la Population CUBA

Délégués: Dr A. ROLDÓS GARCÉS, Ministre de la Prévoyance

sociale, du Travail et de la Santé (Chef de délégation) Dr J. A. MONTALVAN CORNEJO, Directeur général

de la Santé ESPAGNE

Délégués :

Dr J. M. MIYAR, Vice -Ministre de la Santé publique (Chef de délégation)

Dr R. PEREDA CHAVEZ, Directeur des Relations internationales au Ministère de la Santé publique Conseiller :

Délégués: Professeur J. GARCÍA ORCOYEN, Directeur général M. E. -J.

de la Santé (Chef de délégation) GARCÍA -TEJEDOR, Délégué permanent

adjoint de l'Espagne auprès des organisations internationales à Genève M. E. DE LA MATA GOROSTIZAGA, Secrétaire général

M. J. E. CAMEJO -ARGUDÍN, Ambassadeur; Repré-

sentant permanent de Cuba auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève DAHOMEY

de la Santé Suppléants: Professeur G. CLAVERO DEL CAMPO, Conseiller pour

Délégués :

Dr D. BADAROU, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) M. J. HouNSOU, Conseiller technique au Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales

les questions sanitaires Dr F. PÉREZ GALLARDO, Directeur du Centre national des Virus M. M. JABALA GONZÁLEZ, Secrétaire, Délégation permanente de l'Espagne auprès des organisations internationales à Genève

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

5

ÉTATS -UNIS D'AMÉRIQUE

Délégués:

Dr F. E. LINDER, Directeur du Centre national des Statistiques sanitaires, Service de la Santé

Dr W. H. STEWART, Surgeon General, Service de

la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation)

publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. B. O'CoNNOR, Président du Comité national des Citoyens pour l'Organisation mondiale de la Santé, New York M. J. R. WACHOB, Secrétaire, Mission des EtatsUnis d'Amérique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mlle B. C. GOUGH, Premier Secrétaire, Mission des

Mlle E. A. BROWN, Directeur du Bureau des Affaires

politiques des Nations Unies, Département d'Etat

Dr C. L. WILLIAMS, Directeur adjoint du Bureau

de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Suppléants :

Dr B. D. BLOOD, Chef par intérim des Relations internationales, Bureau de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. H. B. CALDERWOOD, Chargé des questions inter-

Etats -Unis d'Amérique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

ÉTHIOPIE

Délégués:

nationales de santé, Bureau des Affaires économiques et sociales internationales, Département d'Etat Dr M. H. MERRILL, Directeur du Service de Santé de l'Agency for International Development, Département d'Etat Conseillers:

M. Y. TSEGHÉ, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Mme S. ABRAHAM, Directeur général au Ministère

de la Santé publique M. H. GUADEY, Directeur général au Ministère de

la Santé publique

M. J. K. JAVITS, Sénat des Etats -Unis M. H. A. WILLIAMS, Sénat des Etats -Unis M. J. E. FOGARTY, Chambre des Représentants M. R. H. MICHEL, Chambre des Représentants Dr H. BRANSCOMB, Chancelier honoraire de l'Université Vanderbilt, Nashville (Tennessee) Dr B. BUCOVE, Directeur du Département de la

FINLANDE

Délégués: Professeur N. PESONEN, Directeur général du Service

médical national (Chef de délégation) Dr A. P. OJALA, Chef de la Division de la Santé publique du Service médical national Conseillers: M. P. RANTANEN, Secrétaire de cabinet au Ministère

Santé de l'Etat de Washington Dr G. D. DORMAN, Membre du Conseil d'administration de l'Association médicale américaine

Dr J. L. GODDARD, Commissaire à la Food and Drug Administration, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr M. HEAD, Professeur de médecine légale, Ecole de Médecine de l'Université George Washington, Washington

des Affaires étrangères M. E. LIPPONEN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Finlande auprès des organisations internationales à Genève

FRANCE

Dr C. P. HUTTRER, Attaché pour les questions biomédicales à la Mission des Etats -Unis d'Amérique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

Délégués:

Professeur E. AUJALEU, Conseiller d'Etat; Directeur

général de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Chef de délégation) Dr L. -P. AuJOULAT, Ancien Ministre; Directeur du

Dr O. L. KLINE, Commissaire adjoint à la Recherche, Food and Drug Administration, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale

Service de Coopération technique du Ministère des Affaires sociales

6

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Dr J. -S. CAYLA, Inspecteur général; Directeur de l'Ecole nationale de la Santé publique Conseillers:

GRÈCE

Délégués: Dr E. MAVROULIDES, Directeur général du Ministère

hellénique de l'Hygiène (Chef de délégation)

M. J. AUSSEIL, Conseiller des Affaires étrangères au Ministère des Affaires sociales Mlle J. BALENCIE, Secrétaire adjoint des Affaires étrangères Dr Madeleine GuIDEVAUx, Maître de recherches à l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale

Dr G. D. BELIOS, Professeur à l'Ecole d'Hygiène d'Athènes M. G. PAPOULIAS, Délégué permanent adjoint de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève

Dr H. P. JOURNIAC, Chargé de mission, Division de la Santé, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères chargé de la Coopération M. M. LENNUYEUX- COMNÉNE, Premier Secrétaire,

GUATEMALA

Délégués: M. A. DUPONT -WILLEMIN, Consul général; Repré-

Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

sentant permanent du Guatemala auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et de l'Organisation internationale du Travail (Chef de délégation)

Dr J. MEILLON, Chef de la Division des Relations internationales au Ministère des Affaires sociales

Professeur R. SENAULT, Faculté de Médecine de l'Université de Nancy

M. A. L. H. DUPONT -WILLEMIN, Vice -Consul; Délégation permanente du Guatemala auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et de l'Organisation internationale du Travail

Dr J.

BRUNET,

Secrétariat d'Etat aux Affaires GUINÉE

étrangères chargé de la Coopération Délégués: GABON

Délégués:

Dr O. KEITA, Directeur de cabinet au Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr M. BARRYORTH, Chef de la Division dentaire au Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales

M. E. AMOGHO, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation)

Dr B. NGOUBOU, Chirurgien adjoint à l'Hôpital général de Libreville

HAUTE -VOLTA

Délégué: GHANA

Délégués

Dr J. CONOMBO, Chargé de mission au Ministère

de la Santé publique et de la Population et de l'Education nationale

M. E. A. WINFUL, Secrétaire principal au Ministère

de la Santé (Chef de délégation) Dr M. A. BADDOO, Senior Medical Officer, Minis-

tère de la Santé Suppléant:

HONDURAS

Délégués:

Dr K. SAAKWA- MANTE, Directeur de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale Conseiller :

Dr M. BUESO, Sous -Secrétaire à la Santé publique (Chef de délégation) M. F. BARAHONA LÓPEZ, Chef de la Division des Statistiques biologiques M. M. LÓPEZ- CALLEJAS, Directeur du Département

M. A. K. AFFUL, Premier Secrétaire, Mission permanente du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

d'Architecture et des Constructions, Organisation nationale de Protection de l'Enfance, Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

7

HONGRIE

Délégués:

Conseiller: Dr W. AL- KARAGHOLI, Deuxième Secrétaire, Mis-

Dr Z. SzABÓ, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr D. FELKAI, Chef du Département des Relations

sion permanente de l'Irak auprès de l'Office des Nations Unies à Genève IRAN

internationales au Ministère de la Santé Dr G. HAHN, Chef du Département des Statistiques sanitaires au Ministère de la Santé Suppléants:

Délégués: Dr M. SHAHGHOLI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. DIBA, Conseiller technique pour les questions

M. G. BUDAI, Troisième Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères M. J. REGOES, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la Hongrie auprès de l'Office des Nations

Unies à Genève INDE

relatives à l'OMS, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (Chef adjoint) Dr A. NOZARI, Directeur général du Ministère de la Santé; Directeur du Département des Relations sanitaires internationales Conseillers: Professeur H. H. BASSEGHI, Directeur de la Division sanitaire de l'Organisme de Planification

Délégués:

Dr Sushila NAYAR, Ministre de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) Dr A. L. MUDALIAR, Vice -Chancelier de l'Université

de Madras Dr K. N. RAO, Directeur général des Services de Santé

M. M. ASSAR, Directeur général du Département du Génie sanitaire, Ministère de la Santé Dr M. ROUHANI, Directeur des Services de Santé de la Compagnie nationale iranienne des Pétroles Dr M. H. HAFEZI, Conseiller principal du Ministère

de la Santé IRLANDE

Suppléant: M. K. P. LUKOSE, Représentant permanent de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève INDONÉSIE

Délégué:

M. S. P. KENNAN, Représentant permanent de l'Irlande auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève ISLANDE

Délégués: Dr M. EFFENDI RAMADLAN, Directeur du Service

de Santé, Province de Java occidental, Bandung (Chef de délégation)

M. J. P. PUDJOSUBROTO, Conseiller, Ambassade d'Indonésie en Suisse IRAK

Délégués: Dr S. SIGURDSSON, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation) M. J. THORS, Chef de division adjoint au Ministère

de la Santé ISRAËL

Délégués:

Délégués:

M. I. BARZILAI, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr A. L. AL- BADRI, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr S. AL- WAHBI, Directeur de la Santé internationale au Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr J. A. HAMDI, Directeur général de la Santé Suppléant:

Dr R. GJEBIN, Directeur général au Ministère de la Santé (Chef adjoint) 1

M. E. F. HARAN, Conseiller; Chef adjoint de la Mission permanente d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève 1 Chef de la délégation à partir du 9 mai.

Dr A. ARIF, Directeur général par intérim de la Médecine préventive

8

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Suppléants:

Dr S. GINTON, Chef des Relations extérieures au Ministère de la Santé M. M. N. BAVLY, Deuxième Secrétaire, Mission permanente d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève ITALIE

Suppléant: M. S. KANEDA, Premier Secrétaire, Délégation

permanente du Japon auprès des organisations internationales à Genève Conseiller :

M. K. AKIMOTO, Troisième Secrétaire, Délégation

permanente du Japon auprès des organisations internationales à Genève JORDANIE

Délégués: Professeur F. MARTORANA, Directeur du Bureau

des Relations internationales et des Affaires culturelles, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. E. GUIDOTTI, Délégué permanent adjoint de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Professeur R. VANNUGLI, Chef de la Division des Organisations internationales au Ministère de la Santé Suppléants: Professeur G. ALBERTI, Président de la Commission

Délégués

Dr A. ABU -GOURA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. NABULSI, Sous - Secrétaire d'Etat au Ministère

de la Santé Dr I. HIJAZI, Directeur de la Section des Maladies

internes au Ministère de la Santé KOWEÏT

de l'Hygiène et de la Santé du Sénat Professeur G. B. MARINI -BETTOLO, Directeur de

Délégués: M. Y. J. AL- HIJJI, Sous - Secrétaire d'Etat au Minis-

tère de la Santé publique (Chef de délégation) M. N. M. A. AL -JABER AL- SABAH, Représentant

l'Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur B. BABUDIERI, Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur A. CORRADETTI, Chef du Laboratoire de Parasitologie à l'Istituto Superiore di Sanità, Rome M. F. CAPECE GALEOTA, Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève JAMAIQUE

permanent du Koweït auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr A. R. M. AL- ADWANI, Médecin spécialiste, Ministère de la Santé publique Suppléant: Dr A. R. AL- AWADI, Ministère de la Santé publique LAOS

Délégué:

Dr K. SAYCOCIE, Directeur général de la Santé publique LIBAN

Délégués: Dr C. C. WEDDERBURN, Chief Medical Officer, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. P. W. C. BURKE, Secrétaire permanent, Ministère

Délégués:

de la Santé JAPON

Dr H. H. JALLOUL, Directeur de la Prévention sanitaire au Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Mlle J. ABDEL -MASSIH, Chargée de la Section des

Délégués: Dr N. TATEBAYASHI, Directeur du Bureau de l'Assai-

nissement au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. M. NISIBORI, Ministre, Délégation permanente du Japon auprès des organisations internationales à Genève M. Y. SAITO, Chef du Service de liaison pour les Affaires internationales au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale

Relations sanitaires internationales au Ministère de la Santé publique LIBERIA

Délégués:

Dr E. M. BARCLAY, Directeur général du Service de la Santé publique (Chef de délégation) Mme M. E. YAIDOO, Directrice de l'Institut national

Tubman de Formation professionnelle

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

9

LIBYE

MALAWI

Délégués :

Délégués :

Dr O. GIAUDA, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

M. M. Q. Y. CHIBAMBO, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr A. ABDULHADI, Sous -Secrétaire d'Etat au

Ministère de la Santé Dr A. TREISH, Directeur de l'Hôpital central de Tripoli Conseiller :

Dr R. PARK, Secrétaire à la Santé Dr D. CHILEMBA, Services de Santé MALI

M. K. EL MESELLATI, Directeur du Programme d'Eradication du Paludisme au Ministère de la Santé LUXEMBOURG

Délégués :

Dr S. DoLO, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation)

Dr C. Sow, Directeur du Service des Grandes Endémies Délégués :

M. H. MAIGA, Conseiller culturel à l'Ambassade du Mali en France MALTE

M. R. VOUEL, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation)

Dr R. KOLTZ, Directeur de la Santé publique (Chef adjoint)

Délégués :

Dr E. DUHR, Inspecteur de la Santé publique Suppléant :

Dr A. CACHIA -ZAMMIT, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Professeur C. COLEIRO, Chief Government Medical Officer

M. I. BESSLING, Délégué permanent du Luxembourg

auprès de l'Office des Nations Unies à Genève MADAGASCAR

Dr R. TOLEDO, Service médical d'Outre -mer MAROC

Délégués :

Délégués :

M. C. ARIDY, Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr C. V. RANDRIANARISON, Directeur technique des Services sanitaires et médicaux à la Direction générale de la Santé publique M. P. RAKOTOMAVO, Directeur administratif des Services sanitaires et médicaux MALAISIE

Dr L. CHRAIBI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. LARAQUI, Ambassadeur du Maroc en Suisse Dr A. BENYAKHLEF, Secrétaire général du Ministère

de la Santé publique Suppléant: M. A. BENKIRANE, Directeur adjoint de la Division

des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères MAURITANIE

Délégués :

M. BAHAMAN BIN SAMSUDIN, Ministre de la Santé

(Chef de délégation)

Dr M. DIN BIN AHMAD, Directeur des Services médicaux de Malaisie (Malaya), Secrétaire permanent au Ministère de la Santé Dr CHONG CHUN HIAN, Sous -Directeur des Services

Délégués :

M. B. O. M. LAGHDAF, Ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr A. OULD BAH, Médecin -chef d'une circonscription médicale (Chef adjoint) 1

médicaux du Sarawak Suppléant: M. E. J. MARTINEZ, Administrateur principal chargé

Dr N. Rlou, Directeur de la Santé publique 1 Chef de la délégation à partir du 9 mai.

des dossiers médicaux, Ministère de la Santé

10

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

MEXIQUE

NIGERIA

Délégués: Dr P. D. MARTÍNEZ, Sous -Secrétaire au Ministère

Délégués :

de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr E. DE SANTIAGO LÓPEZ, Ambassadeur; Délégué

permanent du Mexique auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Suppléant: Mlle M. A. LÓPEZ ORTEGA, Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères MONACO

Dr A. O. AUSTEN PETERS, Directeur des Services médicaux des Forces armées (Chef de délégation) Dr S. L. ADESUYI, Conseiller médical principal adjoint

Dr G. A. ADEMOLA, Acting Principal Health Officer

Suppléant:

M. G. O. extérieures

I.IEWERE,

Fonctionnaire des Affaires

NORVÈGE

Délégués :

Dr E. BoERi, Conseiller technique du Gouvernement; Délégué permanent de Monaco auprès des institutions sanitaires internationales (Chef de délégation) M. J. -C. MARQUET, Conseiller juridique du Cabinet

Délégués :

Dr T. IVERSEN, Médecin -chef de la Ville d'Oslo (Chef de délégation)

Dr T. MORK, Directeur adjoint du Centre de Recherches sur le Cancer Dr H. H. TJV NN, Médecin de comté Suppléant: Dr O. R. ZAKARIASSEN, Médecin de comté Conseiller :

de S.A.S. le Prince de Monaco MONGOLIE

Délégués : Dr B. DEMBEREL, Vice -Ministre de la Santé publique

(Chef de délégation)

Dr P. DOLGOR, Directeur du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé publique NEPAL

M. M. REED, Conseiller, Mission permanente de la Norvège auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève

NOUVELLE -ZELANDE

Délégué :

Délégués :

Dr B. B. PRADHAN, Directeur médical de l'Hôpital

Bir à Kathmandou NICARAGUA

Dr D. P. KENNEDY, Directeur général du Département de la Santé (Chef de délégation)

M. W. G. THORP, Représentant permanent de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Conseillers : M. K. W. PIDDINGTON, Premier Secrétaire, Mission

Délégué: Dr A. BONICHE VÁSQUEZ, Ministre de la Santé publique

Suppléant:

Dr A. A. MULLHAUPT, Consul du Nicaragua à Genève NIGER

permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. N. H. S. JUDD, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève OUGANDA

Délégués :

M. I. IssA, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Délégués :

Dr T. BANA, Directeur général de la Santé Dr J. KABA, Médecin -chef du département de Niamey

Dr I. S. KADAMA, Chief Medical Officer; Secrétaire

permanent au Ministère de la Santé (Chef de délégation)

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

11

Dr U. K. RWAKIHEMBO, Principal Medical Officer,

Ministère de la Santé Dr J. W. S. KIDZA, Médecin de district, Ministère de la Santé PAKISTAN

Dr E. VAN DER KUYP, Directeur du Bureau de la Santé publique, Surinam PÉROU

Délégué : Délégués :

Dr C. QUIRÓS, Directeur général de la Santé au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale

Dr M. S. HAQUE, Cosecrétaire et Directeur général de la Santé (Chef de délégation) Dr S. MAHFUZ ALI, Sous -Directeur général de la Santé PANAMA

PHILIPPINES

Délégués :

Délégué :

Dr J. C. AZURIN, Directeur du Bureau de la Quarantaine (Chef de délégation)

Dr R. ESQUIVEL, Chef des Services médicaux, Hôpital St Thomas PARAGUAY

Dr A. G. PARDO, Conseiller médical au Départe-

ment de la Santé; Membre de la Commission nationale de la Pollution de l'Air et des Cours d'eau

Délégué :

Dr D. F. LOFRUSCIO, Directeur général de la Santé

POLOGNE

Délégués :

Dr W. TITKOw, Sous - Secrétaire d'Etat au Ministère PAYS -BAS

de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr E. HOWORKA, Professeur de gynécologie; Direc-

Délégués :

Dr A. J. H. BARTELS, Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à la Santé publique (Chef de délégation) Dr J. H. W. HOOGWATER, Directeur général des Affaires internationales au Ministère des Affaires

teur de la IIe Clinique d'Obstétrique et de Gynécologie de l'Académie de Médecine de Poznan M. S. TURBANSKI, Chef de section au Département

sociales et de la Santé publique (Chef adjoint) M. H. SCHRIEMISIER, Ministre de la Santé du Surinam 1 Suppléants :

des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères Suppléants :

M. K. SZABLEWSKI, Premier Secrétaire, Représen-

Dr R. J. H. KRUISINGA, Directeur général de la Santé publique 2 Mlle A. F. W. LUNSINGH MEIJER, Représentant permanent adjoint des Pays -Bas auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Conseillers :

tation permanente de la Pologne auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr A. LELIGDOwIcZ, Conseiller principal au Bureau

des Relations internationales du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Conseiller :

Dr C. VAN DEN BERG, Ancien Directeur général de

la Santé publique M11e J. SCHALIJ, Direction générale des Affaires internationales, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique Dr P. SIDERIUS, Directeur de la Santé publique (Préparations pharmaceutiques) Dr J. SPAANDER, Directeur général de l'Institut national de la Santé publique 1 Parti le 7 mai. 2 Délégué à partir du 7 mai.

Dr Z. BRZEZINSKI, Chef suppléant de la Chaire d'Hygiène générale de l'Académie de Médecine de Varsovie PORTUGAL

Délégués :

Dr Maria Luisa DE SALDANHA DA GAMA VAN ZELLER, Directeur général de la Santé au Ministère de la Santé et de l'Assistance (Chef de délégation) Dr J. FERREIRA DA SILVA, Directeur général de la Santé et de l'Assistance au Ministère d'Outre -Mer (Chef adjoint)

12

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

M. F. DE ALCAMBAR PEREIRA, Représentant permanent du Portugal auprès de l'Office des Nations

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Délégués:

Unies et d'autres organisations internationales à Genève

Dr J. ESPAILLAT, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr J. CASTILLO FRÍAS, Directeur général du Service

Suppléants: Dr A. A. DE CARVALHO SAMPAIO, Inspecteur prin-

national de la Santé Dr E. DE MARCHENA Y DUJARRIC, Représentant permanent de la République Dominicaine auprès

cipal de la Santé et de l'Hygiène Dr L. A. DOS SANTOS GARCIA, Directeur des Services

de la Santé et de l'Assistance du Mozambique Dr A. LOBO DA COSTA, Inspecteur principal de la

de l'Office des Nations Unies et des autres institutions internationales à Genève Suppléants: M. F. PASTORIZA NERET, Premier Secrétaire,

Santé et de l'Hygiène

RÉPUBLIQUE ARABE UNIE

Mission permanente de la République Dominicaine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres institutions internationales à Genève Dr E. MULLER, Consul honoraire de la République Dominicaine à Bâle

Délégués :

Dr M. A. SHOUKRY, Sous- Secrétaire d'Etat à la Santé publique, Ministère de la Santé (Chef de délégation)

Dr H. M. EL -KADI, Sous - Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr I. Z. E. IMAM, Directeur du Centre de Recherches

RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE

sur les Virus, Ministère de la Santé

Délégués: Dr Elisabeth SCHWARZHAUPT, Ministre fédéral de

la Santé (Chef de délégation)

Dr J. STRALAU, Directeur général au Ministère fédéral de la Santé (Chef adjoint) RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Délégués:

Dr Maria F. DAELEN, Chef des Relations internationales au Ministère fédéral de la Santé Suppléants: Dr R. VON KELLER, Ambassadeur; Représentant permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès des organisations internationales à Genève Dr Barbara VON RENTHE -FINK, Directeur de la

M. A. D. MAGALI, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) M. J. -M. WALLOT, Directeur de la Santé publique Conseiller: Dr J. PARAVISINI, Conseiller technique au Ministère

de la Santé publique et des Affaires sociales

Santé publique, Représentant des Administrafédérés

teurs en chef de la Santé publique des Etats Dr H. DANNER, Chef de la Division pharmaceutique au Ministère fédéral de la Santé Professeur S. KOLLER, Institut de Statistiques et de Documentation médicales de l'Université de Mayence Dr H. J. SEWERING, Association médicale allemande Conseillers: M. P. SCHCSNFELD, Premier Secrétaire, Délégation

RÉPUBLIQUE DE CORÉE

Délégués:

M. HA Koo YEON, Ministre, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et Délégation permanente auprès des organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Dr Yom,' KEUN CITA, Directeur du Bureau de la

Santé publique au Ministère de la Santé et des Affaires sociales (Chef adjoint) M. GEE HAHN, Deuxième Secrétaire, Section des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères i Chef de la délégation à partir du 13 mai.

permanente de la République fédérale d'Allemagne auprès des organisations internationales à Genève Mlle M. WANNOW, Attaché, Délégation permanente

de la République fédérale d'Allemagne auprès des organisations internationales à Genève M. H. VOSSHENRICH, Conseiller en matière d'admi-

nistration de la santé publique

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

13

RÉPUBLIQUE -UNIE DE TANZANIE

Conseillers:

Délégués:

Dr C. C.

M. H. MAKAME, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr C. V. MTAWALI, Secrétaire principal au Minis-

tère de la Santé Dr K. HASSAN, Secrétaire principal au Ministère de la Santé et de l'Assurance sociale de Zanzibar ROUMANIE

SPICER, Statisticien médical en chef, Bureau général de l'Etat civil M. P. H. R. MARSHALL, Conseiller, Mission du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

Mlle T. A. H. SOLESBY, Premier Secrétaire, Mission

Délégués:

du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Mme J. M. A. N. HOTCHKISS, Principal Officer, Ministère du Développement outre -mer M. M. REED, Bureau général de l'Etat civil RWANDA

Dr S. IOAN, Ministre adjoint de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. N. ECOBESCO, Représentant permanent par intérim de la Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (Chef adjoint) Dr M. ALDEA, Inspecteur général d'Etat adjoint à l'Inspectorat sanitaire central du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Suppléants:

Délégués: M. J. HAKIZIMANA, Secrétaire général du Ministère

de la Santé publique (Chef de délégation) M. J. -B. BISETSA, Directeur du Secteur médical de Gitarama SÉNÉGAL

Dr C. PoPOVici, Directeur adjoint du Secrétariat et des Relations internationales au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Dr M. PoPESCO, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Conseillers:

Délégués:

Dr I. WONE, Directeur de la Santé publique (Chef de délégation) Dr H. BA, Médecin -chef de la Région du Cap -Vert

SIERRA LEONE

Professeur M. Ciucñ, Membre de l'Académie de la République socialiste de Roumanie M. T. CHEBELEU, Attaché à la Direction des Orga-

Délégués:

nisations internationales, Ministère des Affaires étrangères

M. C. B. ROGERS WRIGHT, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr D. E. BOYE- JOHNSON, Chief Medical Officer

ROYAUME-UNI DE GRANDE - BRETAGNE

SINGAPOUR

ET D'IRLANDE DU NORD Délégués: Sir George GODBER, Chief Medical Officer, Minis-

Délégués:

tère de la Santé (Chef de délégation) Dr J. M. LISTON, Conseiller médical au Ministère du Développement outre -mer M. H. N. RoFFEY, Sous -Secrétaire au Ministère

M. YONG NYUK LIN, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr K. KANAGARATNAM, Directeur adjoint des

Services médicaux (questions de santé) SOMALIE

de la Santé Suppléants: Dr J. H. F. BROTHERSTON, Chief Medical Officer,

Délégués: M. HAJI BASHIR ISMAIL, Ministre de la Santé et du

Département de l'Intérieur et de la Santé de l'Ecosse

Dr T. J. B. GENHEN, Principal Medical Officer, Ministère de la Santé M. J. G. QUINTON, Principal, Ministère de la Santé

Travail (Chef de délégation) M. A. F. ABRAR, Directeur du Département de la Santé (Chef adjoint) Dr M. ALI NUR, Ministère de la Santé et du Travail 1 Parti le 6 mai.

14

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

SOUDAN

SYRIE

Délégués:

Délégués:

Dr A. BUKHARI, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Dr A. -R. AL -AKTA, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr Dia E. CHATTY, Directeur des Affaires sanitaires internationales (Chef adjoint) Dr M. N. RAMZI, Directeur des Affaires sanitaires Suppléant:

Dr M. HAMZA, Sous - Secrétaire adjoint, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr S. M. MUSTAFA, Médecin de province, Ministère

de la Santé SUEDE

Dr M. A. SAEI, Chef de la Santé du Deir ez -Zor Conseillers: Dr M. EL SAYED, Conseiller juridique

Délégués:

Dr A. ENGEL, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) M. L. -A. AsTRÔM,

Sous -Secrétaire

d'Etat au

Ministère des Affaires sociales Dr M. ToTTIE, Médecin principal à la Direction générale de la Santé Conseillers:

Mme M. AKTA, Conseiller en matière de médicaments et de préparations pharmaceutiques TCHAD

Délégués:

M. S. -O. HEDENGREN, Chef de département au Ministère des Affaires sociales M. S. -E. HEINRICI, Chef de la Division des Relations

Dr A. B. KEITA, Directeur de la Santé publique (Chef de délégation)

internationales au Ministère des Affaires sociales M. A. SJtiSTRi)M, Chef de section à la Direction

M. M. GATTA, Directeur de cabinet du Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales TCHÉCOSLOVAQUIE

générale de la Santé M. B. KALFORS, Premier Secrétaire, Délégation permanente de la Suède auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Dr S. A. LINDGREN, Association médicale suédoise

Délégués:

Dr J. PLOJHAR, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

Professeur P. MACÚCH, Premier Vice -Ministre de

SUISSE

la Santé Dr B. DOUBEK, Chef du Cabinet du Ministre de la Santé Suppléant:

Délégués:

Dr A. SAUTER, Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef de délégation) M. R. KELLER, Chef de la Mission permanente de la Suisse auprès des organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr J. -P. PERRET, Médecin- adjoint au Service fédéral

Dr A. PLEVA, Division des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères Conseiller:

de l'Hygiène publique Suppléants: Dr P. KÜRSTEINER, Médecin -adjoint au Service

Dr Helena RASKOVÁ, Professeur de pharmacologie

à l'Université Charles, Prague THAÏLANDE

fédéral de l'Hygiène publique Dr C. FLEURY, Chef de la Section des Maladies infectieuses au Service fédéral de l'Hygiène publique

Délégués: Dr S. PHONG -AKSARA, Sous - Secrétaire d'Etat adjoint à la Santé publique, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation)

M. A. R. HEGNER, Collaborateur diplomatique à la Division des Organisations internationales du Département politique fédéral

Dr B. SUVARNASARA, Directeur général adjoint du

Département de la Santé

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

15

Dr B. SUBHAMANI, Directeur de la Division des Statistiques démographiques, Ministère de la Santé publique Suppléant:

M. M. MOUAKHAR, Attaché, Mission permanente de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse

M. T. HACHICHA, Chef de service au Secrétariat

M. S. VEJJAJIVA, Directeur de la Division de la Santé internationale, Ministère de la Santé publique

d'Etat à la Santé publique

TURQUIE TOGO

Délégués:

Délégués:

Dr T.

Dr J. AMORIN, Directeur de la Santé publique (Chef de délégation) Dr F. G. GLOKPOR, Chef du Bureau d'Etudes à la

ALAN, Directeur général des Relations extérieures au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation)

Direction de la Santé publique TRINITÉ ET TOBAGO

M. D. IDIz, Directeur général adjoint du Ille Département du Ministère des Affaires étrangères Conseillers:

Délégués:

M. M. SIRMAN, Délégué permanent adjoint de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

M. W. A. ROSE, Haut -Commissaire de la Trinité et Tobago au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord (Chef de délégation) Dr L. M. COMISSIONG, Chief Medical Officer, Ministère de la Santé et du Logement Suppléant: M. E. SEIGNORET, Conseiller, Mission permanente

M. O. AKSOY, Premier Secrétaire, Délégation permanente de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève

de la Trinité et Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève TUNISIE

UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES

Délégués:

Professeur B. V. PETROVSKIJ, Ministre de la Santé

Délégués: M. F. ZOUHIR, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation)

de l'URSS (Chef de délégation) Dr D. D. VENEDIKTOV, Vice -Ministre de la Santé de l'URSS (Chef adjoint) 1

M. Z. CHELLI, Ambassadeur; Représentant permanent de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse (Chef adjoint) Dr M. BAHRI, Médecin -Inspecteur divisionnaire

Dr G. A. NOVGORODCEV, Chef du Département

des Relations extérieures au Ministère de la Santé de l'URSS Suppléants:

au Secrétariat d'Etat à la Santé publique Suppléants:

Dr Ju. P. LISICYN, Chef de département, Deuxième Institut de Médecine, Moscou Dr M. A. AHMETELI, Chef adjoint du Département des Relations extérieures au Ministère de la Santé de l'URSS 2

Dr A. DALY, Médecin -Inspecteur divisionnaire; Sous -Directeur des Services médicaux Dr A. R. FARAH, Médecin -Inspecteur divisionnaire;

Chef du Service de l'Administration hospitalière des Programmes et des Statistiques

M. M. F. JuNAKOV, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS

M. S. ANNABI, Chef du Bureau des Relations extérieures au Secrétariat d'Etat à la Santé publique Conseillers

Professeur P. G. SERGIEV, Directeur de l'Institut

Marcinovskij de Parasitologie médicale et de Médecine tropicale

M. R. B. BAWAB, Représentant permanent adjoint de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse

1 Chef de la délégation à partir du 12 mai. 2 Délégué à partir du 12 mai.

16

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Conseillers:

M. A. D. ALE§IN, Département des Relations extérieures au Ministère de la Santé de l'URSS Dr O. G. ANDZAPARIDZE, Directeur de l'Institut

M. LE VAN LOI, Conseiller, Ambassade du Viet Nam en Suisse YEMEN

des Préparations virales, Ministère de la Santé de l'URSS Dr L. JA. VASILJEV, Chef adjoint du Département

Délégués:

Dr M. K. EL WASSY, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

des Relations extérieures au Ministère de la Santé de l'URSS

M. A. TARCICI, Ambassadeur plénipotentiaire; Représentant permanent du Yémen auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe

Dr E. V. GALAHOV, Chef du Département de l'Organisation de la Santé publique dans les pays étrangers, Institut Semasko d'Administration de la Santé publique et d'Histoire de la Médecine, Moscou URUGUAY

YOUGOSLAVIE

Délégués:

Délégués:

Dr C. MIGUES BARÓN, Sous - Secrétaire à la Santé publique (Chef de délégation)

M. D. KOSOVAC, Secrétaire fédéral à la Santé publique et à la Politique sociale (Chef de délégation)

Dr M. J. MAGARIÑOS DE MELLO, Ambassadeur;

Représentant permanent de l'Uruguay auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

Professeur R. GERIC, Secrétaire fédéral adjoint à la Santé publique et à la Politique sociale (Chef adjoint)

M. P. BoscH, Consul général de l'Uruguay à Genève VENEZUELA

Dr S. CVAHTE, Directeur de l'Institut de la Santé publique de Slovénie Conseillers:

M. J. BRAJoviá, Directeur de la Division des Rela-

Délégués: Dr C. L. GONZÁLEZ, Conseiller technique, Ministère

tions internationales du Secrétariat à la Santé publique et à la Politique sociale Dr C. VuKMANOVie, Directeur de la Section des Statistiques sanitaires, Institut fédéral de la Santé publique

de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation)

Dr D. CASTILLO, Médecin adjoint au Directeur de la Santé publique, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Dr J. L. APONTE- VILLEGAS, Médecin en chef des

Mine A. KOVAÓEVIC, Consul de Yougoslavie à Genève

Mme M. KANDIJAS, Premier Secrétaire, Secrétariat

Services régionaux de Santé, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Conseiller :

d'Etat aux Affaires étrangères ZAMBIE

Dr Consuelo NOVEL- GÓMEZ, Deuxième Secrétaire,

Délégués:

Délégation permanente du Venezuela auprès de

l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève VIET-NAM

Dr P. W. MATOKA, Ministre de la Santé (Chef de délégation)

M. J. C. C. P. NGOMA, Secrétaire parlementaire au

Ministère de la Santé Délégués:

Dr M. M. NALUMANGO, Secrétaire permanent au

Ministère de la Santé Conseiller:

Dr NGUYEN BA KHA, Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef de délégation)

Dr NGUYEN VAN THIEU, Adjoint technique du Secrétaire d'Etat à la Santé (Chef adjoint)

Dr P. R. STEPHENS, Directeur adjoint des Services médicaux

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

17

REPRÉSENTANTS DES MEMBRES ASSOCIÉS ILE MAURICE QATAR

M. H. E. WALTER, Ministre de la Santé Dr B. TEELOCK, Principal Medical Officer, Ministère

Dr M. FARID ALI, Directeur des Services médicaux

et de Santé publique

de la Santé OBSERVATEURS DES ÉTATS NON MEMBRES SAINT -MARIN SAINT -SIÈGE

M.

G. -J. FILIPINETTI, Ministre plénipotentiaire; Observateur permanent de Saint -Marin auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et Délégué permanent auprès des institutions internationales à Genève

R.P. H. -M. DE RIEDMATTEN, Conseiller du Centre d'Information des Organisations internationales catholiques à Genève Dr P. CALPINI, Chef du Service de l'Hygiène de l'Etat

M. J. -C. MUNGER, Chancelier du Bureau de l'Observateur permanent de Saint -Marin auprès de l'Office

du Valais, Suisse Dr T. SZMITKOWSKI, Secrétaire général du Centre d'Information des Organisations internationales catholiques à Genève

des Nations Unies à Genève et de la Délégation permanente auprès des institutions internationales à Genève

OBSERVATEURS

ORDRE DE MALTE

M. A. KocH, Ambassadeur; Délégué permanent de l'Ordre de Malte auprès des organisations internationales à Genève

Comte E. DECAZES, Conseiller de légation; Délégué adjoint de l'Ordre de Malte auprès des organisations internationales à Genève Dr M. GILBERT, Secrétaire général du Comité international de l'Ordre de Malte pour l'Assistance aux Lépreux

REPRÉSENTANTS DU CONSEIL EXÉCUTIF

Dr K. EVANG, Président du Conseil exécutif Dr J. WATT, Président du Comité permanent des Questions administratives et financières REPRÉSENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTÉES Organisation des Nations Unies

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient

M. P. P. SPINELLI, Directeur général de l'Office des

Nations Unies à Genève M. G. PALTHEY, Sous -Directeur général de l'Office

Dr M. SHARIF, Directeur du Service de Santé Programme des Nations Unies pour le Développement

des Nations Unies à Genève M. N. G. LUKER, Chargé des relations extérieures, Office des Nations Unies à Genève M. H. GILLE, Chef du Bureau des Affaires sociales, Office des Nations Unies à Genève Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

M. R. P. ETCHATS, Représentant en Europe Comité central permanent des Stupéfiants et Organe de Contrôle des Stupéfiants

M. A. LANDE, Secrétaire du Comité central perma-

Sir Herbert BROADLEY, Consultant du FISE au Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord

nent des Stupéfiants et de l'Organe de Contrôle des Stupéfiants M. J. DITTERT, Secrétaire adjoint

18

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Haut -Commissariat pour les Réfugiés

Prince Sadruddin AGA KHAN, Haut -Commissaire pour les Réfugiés M. J. ASSCHER, Secrétaire du Comité exécutif Organisation internationale du Travail

sion de la liaison avec les institutions internationales, Division de la Liaison entre Services Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

M. P. LEBAR, Chef adjoint de la Division des Relations avec les Organisations internationales Dr A. BURGERS, Section « Sciences de la vie », Département de l'Avancement des Sciences Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement

Dr R. A. MÉTALL, Chef de service en affectation spéciale

M. T. BRATT, Chef du Service maritime, Département des Conditions de Travail et de Vie Dr A. ANNONI, Service de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail, Département des Conditions de

Travail et de Vie Dr M. STILON DE PIRO, Service de la Sécurité sociale, Département des Conditions de Travail et de Vie Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

Dr E. LÓPEZ -HERRARTE, Office européen de la Banque Organisation météorologique mondiale

M. J. R. RIVET, Secrétaire général adjoint Agence internationale de l'Energie atomique

M. G. DELALANDE, Chargé de liaison, Sous -Divi-

Dr G. GÓMEZ CRESPO, Chargé de liaison auprès de l'OMS

REPRÉSENTANTS D'AUTRES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes

Ligue des Etats arabes

Dr C. ScHou, Chef des Services médicaux

Dr N. NABULSI, Directeur du Département de la Santé Dr M. EL WAKIL, Délégué permanent de la Ligue

Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires

des Etats arabes auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr S. BISSISSO, Conseiller à la Délégation perma-

Général- Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général

nente de la Ligue des Etats arabes auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Organisation de l'Unité africaine

Conseil de l'Europe

M. H. PFEFFERMANN, Chef de la Division de la Santé publique

M. J. D. BuLIRO, Sous - Secrétaire général chargé des questions de santé

REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Association du Transport aérien international

Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions affiliées

M. A. LAURENCE YOUNG, Secrétaire

M. R. W. BONHOFF Association internationale de la Fertilité

Dr H. FELDMANN Association internationale des Femmes Médecins

Professeur G. TESAURO, Président Association internationale de Prophylaxie de la Cécité

Dr Renée VOLUTFR DE LORIOL Dr Anne AUDÉOUD- NAVILLE Association internationale des Sociétés de Microbiologie

Professeur D. KLEIN Dr F. AMMANN

Professeur R. H. REGAMEY, Représentant permanent

auprès de l'OMS

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

19

Association médicale mondiale, L'

Fédération internationale de Médecine sportive

Dr J. MAYSTRE, Agent de liaison à Genève Dr G. D. DORMAN Central Council for Health Education

Professeur G. SCHóNHOLZER Fédération internationale des Collèges de Chirurgie

Professeur R. PATRY Fédération internationale des Hôpitaux

Dr A. J. DALZELL -WARD, Directeur médical Comité international catholique des Infrmiéres et Assistantes médico -sociales

M. F. KOHLER, Trésorier Fédération internationale du Diabète

Mlle G. VAN MASSENHOVE, Secrétaire général Mlle L. CHARLES- ROQUES, Délégué auprès de l'OMS Mlle M. HEYMANS Mme E. VAN DER GRACHT Comité international de la Croix -Rouge

Dr B. M. RILLIET, Chargé de liaison Fédération internationale pour le Planning familial

Mme J.

RETTIE,

Secrétaire pour l'Europe et

le

Mlle A. PFIRTER, Chef du Service du Personnel sanitaire M. S. NESSI, Service juridique Confédération internationale des Sages -Femmes

Proche -Orient Mme F. H. DENNIS, Service de l'Information Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies

Professeur J. FERNÁNDEZ GARCÍA Fédération mondiale des Ergothérapeutes

Mlle H. PAILLARD Confédération mondiale de Physiothérapie

M. C. MARTI Mme I. PETERSEN

Mlle I. PÂHLSSON Mlle C. LOMBARD des Sociétés d'Anesthésiologistes

Conférence internationale de Service social

Mme K. KATZKI, Chargé de liaison à Genève Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

Dr M. GEMPERLE Dr G. SZAPPANYOS

Dr Vera WEISS

Professeur G. A. CANAPERIA, Membre du Comité exécutif Dr P. A. MESSERLI, Secrétaire exécutif Conseil international des Inflrmiéres

Fédération mondiale pour la Santé mentale

Dr P. A. VISSEUR, Directeur Dr Anne AUDÉOUD- NAVILLE Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge

Mlle I. HXMELIN

Mlle F. S. BECK Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale

M. C. H. JORDAN, Secrétaire exécutif Dr A. GONIK Fédération dentaire internationale

Dr Z. S. HANTCHEF, Directeur médical Mlle Y. HENTSCH, Directeur du Bureau des Infirmières Professeur A. LIBOV, Conseiller en éducation sanitaire Dr H. ZIELINSKI, Sous -Directeur du Bureau de la Santé et des Affaires sociales

M. N. H. PHILLIPS, Section du Programme de Développement Ligue internationale contre le Rhumatisme

Dr C. L. BOUVIER Professeur L. J. BAUME Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique

Professeur F. DELBARRE, Secrétaire général Professeur H. DE WATTEVILLE, Secrétaire général Dr R. BORTH Ligue internationale des Sociétés dermatologiques

Professeur J. GAY PRIETO, Chargé de liaison

20

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Organisation internationale contre le Trachome

Professeur A. FRANCESCHETTI, Chargé de liaison

Professeur D. KLEIN Dr F. AMMANN

Professeur O. MÜHLBOCK, Président de la Commission de la Recherche Dr J. F. DELAFRESNAYE, Directeur du Bureau de Genève Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses

Société de Biométrie

Professeur G. A. CANAPERIA, Secrétaire général Union internationale de Chimie pure et appliquée

Dr R. BORTH Société internationale de Cardiologie

Dr R. MORT, Secrétaire général Union internationale de Protection de l'Enfance

Professeur P. W. DUCHOSAL, Président Dr P. MORET Société internationale de Criminologie

Mlle A. E. MOSER, Secrétaire général adjoint Mlle N. GAILLARD Union internationale des Architectes

Professeur J. BERNHEIM Société internationale de Transfusion sanguine

Professeur R. FISCHER Union internationale contre la Tuberculose

Professeur C. -E. GEISENDORF, Délégué auprès de l'OMS Union internationale pour l'Education sanitaire

Dr J. HOLM, Directeur exécutif Union internationale contre le Cancer

Professeur T. ANTOINE, Membre du Comité exécutif

Dr L. -P. AUJOULAT, Secrétaire général Mme A. LE MEITOUR -KAPLUN, Haut Conseiller Dr J. FERVEL, Secrétaire exécutif

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ

21

PRÉSIDENCE ET SECRÉTARIAT DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ ET COMPOSITION DE SES COMMISSIONS Président: Dr A. SAUTER (Suisse) Vice-Présidents: :

Bureau de l'Assemblée

Le Bureau de l'Assemblée était composé du Prési-

dent et des Vice -Présidents de l'Assemblée de la Santé, des présidents des commissions principales et de délégués des Etats Membres suivants: Argentine, Congo (Brazzaville), Etats -Unis d'Amérique, France,

Dr K. B. N'DIA (Côte d'Ivoire) Dr A. ROLDÓS GARCÉs (Equateur) Dr Sushila NAYAR (Inde)

Hongrie, Japon, Madagascar, Mexique, Pakistan, République Arabe Unie, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général Commission de Vérification des Pouvoirs

du Nord, Sierra Leone et Union des Républiques socialistes soviétiques.

Président: Dr A. SAUTER (Suisse) Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général COMMISSIONS PRINCIPALES

La Commission de Vérification des Pouvoirs était composée de délégués des Etats Membres suivants: Bulgarie, Danemark, El Salvador, Libye, Malte, Maroc, Nouvelle -Zélande, République Centrafricaine,

Conformément à l'article 35 du Règlement intérieur

Soudan, Thailande, Venezuela et Zambie. Président: Dr D. CASTILLO (Venezuela) Vice -Président: M. F. NIELSEN (Danemark) Rapporteur: Dr A. BENYAKHLEF (Maroc) Secrétaire: M. C. -H. VIGNES, Service juridique Commission des Désignations

de l'Assemblée de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales. Programme et Budget Président: Dr A. NABULSI (Jordanie) Vice -Président: Professeur P. MACÚCx (Tchécoslovaquie) Rapporteur: Professeur M. J. FERREIRA (Brésil) Secrétaire: Dr L. BERNARD, Sous -Directeur général Questions administratives, financières et juridiques

La Commission des Désignations était composée de délégués des Etats Membres suivants: Australie, Birmanie, Brésil, Cambodge, Côte d'Ivoire, Etats -Unis

d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Guinée, Inde, Irak, Iran, Mali, Mexique, Paraguay, Pologne, République Dominicaine, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Somalie, Suisse, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques.

Président: Sir William REFSHAUGE (Australie) Vice- Président: Dr I. WoNE (Sénégal)

Président: Dr S. DOLO (Mali) Secrétaire: Dr M. G. CANDAU, Directeur général

Rapporteur: Dr A. DIRA (Iran) Secrétaire: M. M. P. SIEGEL, Sous -Directeur général

ORDRE DU JOUR ' [A19 /1 et Add. 1, Add. 2, Add. 3 et Add. 4 - ler mars, et 3, 4 et 6 mai 1966] 1. 1.1

SEANCES PLÈNIÈRES

Ouverture de la session Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs

1.2 1.3

Election de la Commission des Désignations Election du président et des trois vice -présidents de l'Assemblée

1.4 1.5 1.6

Election du président de la Commission du Programme et du Budget Election du président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Constitution du Bureau de l'Assemblée

1.7 1.8

Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Inauguration du nouveau bâtiment du Siège Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions

1.9

1.10 1.11

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 [Point supprimé.'

1.12 1.13

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

1.14 1.15 1.16

Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard Approbation des rapports des commissions principales Clôture de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé 2.

1.17

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

2.1

Election du vice -président et du rapporteur

2.2

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 2.2.1 Examen des caractéristiques principales du programme 2.2.2 Recommandation concernant le niveau du budget 2.2.3 Examen détaillé du programme d'exécution Mode de présentation du programme et du budget 2.2.4 1 Adopté aux troisième, huitième et dixième séances plénières.

- 23 -

24

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

QUESTIONS RELATIVES AU PROGRAMME 2.3

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme Programme d'éradication de la variole

2.4 2.5

Rapport sur le Centre international de Recherche sur le Cancer Extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche Système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments

2.6 2.7 2.8

Convention unique sur les stupéfiants de 1961

2.9

Contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques [Point supprimé]

2.10 2.11

Etude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition Programme d'approvisionnement public en eau: Rapport sur l'état d'avancement du programme Rapport sur la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies

2.12 2.13

2.14 2.15

Troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale

2.16

Rapports des comités d'experts COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS

2.17

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de programme

3. 3.1

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES Election du vice -président et du rapporteur Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966

3.2 3.3

Examen du projet de programme et de budget pour 1967, en ce qui concerne: 3.3.1

3.3.2 3.3.3 3.3.4

les réunions constitutionnelles les services administratifs les autres affectations de crédits le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1967 ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET CONSEIL EXÉCUTIF

3.4

Choix du pays ou de la Région oí1 se tiendra la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé

ORDRE DU JOUR

25

QUESTIONS REGIONALES 3.5

Résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 QUESTIONS FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES

3.6 3.7 3.8

Contributions des nouveaux Membres pour 1965 et 1966 Barème des contributions pour 1967

Examen de la situation financière de l'Organisation 3.8.1

3.8.2 3.8.3 3.8.4 3.8.5 3.9

Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1965, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu l'application de l'article 7 de la Constitution Rapport sur les recettes occasionnelles Position du compte d'attente de l'Assemblée

à

Fonds de roulement 3.9.1

[Point supprimé]

3.9.2

Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA18.14 (s'il y a lieu)

3.10

Traitements et indemnités des postes non classifiés 3.10.2 du Directeur général 3.10.1

3.11

Nomination du Commissaire aux Comptes

3.12 3.13

Création et fonctionnement de fondations pour la santé mondiale Création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical

3.14 3.15

Création d'une Fondation Dr A. T. Shousha Bâtiment du Siège 3.15.1 3.15.2

Rapport sur le financement Contributions volontaires des gouvernements

3.16

Centre international de Recherche sur le Cancer: Accord entre l'OMS et le Gouvernement français sur le statut juridique et les privilèges et immunités du Centre COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS

3.17

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions administratives, budgétaires et financières

3.18

Prorogation de l'Accord avec l'UNRWA

26

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

3.19

Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1964 3.19.2 Comité des Pensions du Personnel de l'OMS: Nomination de représentants pour remplacer les membres dont le mandat vient à expiration 3.19.1

POINTS SUPPLÉMENTAIRES 1.

Invitation à tenir la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé hors du Siège 1 (Point proposé par le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique) Normes applicables aux voyages Etude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine 2

2. 3.

(Point proposé par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques) 4.

Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaines (Point proposé par le Gouvernement de l'Ethiopie)

1

Point ajouté à l'ordre du jour en vertu de l'article 12 du Règlement intérieur de l'Assemblée et renvoyé à la Commission

des Questions administratives, financières et juridiques.

2 Point ajouté à l'ordre du jour en vertu de l'article 12 du Règlement intérieur de l'Assemblée et renvoyé à la Commission du Programme et du Budget. 8 Point ajouté à l'ordre du jour en vertu de l'article 12 du Règlement intérieur de l'Assemblée et renvoyé à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques (voir aussi page 503).

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SEANCES PLÉNIÈRES

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE Mardi 3 mai 1966, 10 heures Président: Dr V. V. OLGUÍN (Argentine)

1.

Ouverture de la session Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): La séance

est ouverte. Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, en ma qualité de Président de la Dix -Huitième Assemblée

mondiale de la Santé, l'honneur m'échoit d'ouvrir les délibérations de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai également l'agréable devoir de saluer, au nom de l'Assemblée et de l'Organisation mondiale de la Santé, M. André Ruffieux, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève,

de nouveaux efforts pour améliorer les conditions de santé et de bien -être de nos peuples. Solennelle occasion en vérité, à laquelle donne un éclat particulier la présence de tant de personnalités distinguées, et dont je profite pour transmettre à vous tous le salut de mon gouvernement, de Son Excellence le Dr Arturo Illia, Président de la République argen-

tine, et de Son Excellence le Dr Arturo Oñativia,

nous vaut l'entrée dans l'Organisation, depuis la les lles Maldives et Singapour. Dans cette haute assemblée, nous avons à examiner

Ministre de l'Assistance sociale et de la Santé publique. Je tiens aussi à exprimer la profonde satisfaction que

dernière Assemblée, de deux nouveaux Etats Membres,

M. Edmond Ganter, Maire de Genève, et les autres représentants des autorités cantonales et municipales de Genève; Monsieur le représentant du Secrétaire

l'un des aspects les plus importants des réalisations et des tâches de la science, celui de la santé de l'humanité. Essentiellement, la mission de notre organisation

général de l'Organisation des Nations Unies; les directeurs des institutions spécialisées, leurs représentants et ceux des divers organes des Nations Unies;

est de participer à la coopération internationale, de favoriser le maintien de la sécurité et le renforcement du respect des droits fondamentaux de l'homme et des

les délégués des Etats Membres et les représentants des Membres associés; les observateurs des Etats non Membres, les représentants d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales et les représentants du Conseil exécutif. Il y a un an, dans cette même salle, après une période de labeur intense auquel participèrent les délégations de cent vingt -quatre pays réunies à l'occasion de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, nos délibérations culminèrent en une série d'importantes décisions sur

peuples. Le monde est aux prises avec les grands problèmes, aussi graves que tenaces, que sont la menace constante de la faim, de la maladie, de la mort prématurée, de l'ignorance et de la misère, et aussi l'accroissement rapide de la population, surtout dans les régions peu développées. Heureusement, le fatalisme recule à la faveur de nouveaux idéaux ainsi que des efforts entrepris pour améliorer les conditions de vie de l'homme et lui assurer un niveau d'existence plus élevé. Sous nos yeux se déroule une évolution vraiment transcendante. L'interdépendance entre les pays ne cesse de se resserrer et les diverses nations se sentent de

les problèmes de santé du monde,

synthèse d'idéaux que l'Assemblée sut heureusement conjuguer, expression de progrès et résolution d'agir à l'échelle mondiale. Aujourd'hui, en cette solennelle séance d'ouverture que j'ai l'honneur de présider, je me permets d'évoquer l'honneur que vous me fîtes en m'élisant président de

plus en plus proches les unes des autres. La science et la technique progressent à un rythme exceptionnel, si bien que l'on peut envisager avec réalisme d'étendre les bienfaits de la civilisation à l'humanité tout entière. Mais, paradoxalement, ce progrès, cette élévation

l'Assemblée précédente et de rappeler la décision unanime que nous avions prise de nous lancer dans

- 27 -

28

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

évidente du niveau général s'accompagnent d'une accentuation des écarts entre les conditions de vie des différents peuples. De nouveaux problèmes surgissent et, pour contri-

accomplie. Campagnes de portée universelle, action concrète dans les domaines de la protection et de la promotion de la santé, de l'éradication des maladies, de l'assainissement, de l'enseignement et de la formation professionnelle, des services consultatifs, de l'assistance technique, économique et matérielle,

buer à leur solution, on s'emploie sans relâche à mettre au point de nouveaux systèmes et de nouveaux moyens d'action. Dans cette entreprise, les efforts s'unissent, les volontés se conjuguent. Tout récemment, nous célébrions la Journée

mondiale de la Santé, manifestation qui rappelle éloquemment ce que l'humanité doit à la création d'une institution dont le prestige est à la mesure de ses efforts, de ses objectifs - inspirés par les idéaux les plus élevés

de l'humanité - de l'universalité de sa composition et de l'étendue mondiale de son champ d'action, de la valeur scientifique et des qualités humaines de ses cadres, de l'efficacité de son organisation et de son fonctionnement. Cette institution à laquelle nous appartenons, qui est à nous puisqu'elle groupe nos

voilà autant d'éléments qui caractérisent l'orientation et la portée du programme. Le programme général de travail, fixé pour la première fois par la Troisième Assemblée mondiale de la Santé, est réalisé sur la base du principe de l'universalité, de l'action conjuguée des gouvernements et de l'Organisation, de l'harmonisation des intérêts nationaux et des intérêts de la communauté mondiale, et d'un ordre de priorité raisonné,

en une vaste coordination avec l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions internationales. C'est à la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé qu'il appartint d'assurer la poursuite d'objectifs

pays et qu'en elle nous exprimons nos idéaux et concrétisons nos aspirations, mais qui est aussi au monde, puisque l'esprit et la lettre de sa Constitution sont universels, c'est l'Organisation mondiale de la Santé. Ses réalisations,

déjà bien définis en approuvant le quatrième programme général de travail. Ce fut là une décision importante, vu le nombre croissant d'Etats Membres

qui doivent faire face à des problèmes nationaux difficiles, qui manifestent des aspirations légitimes,

décisions,

expressions diverses

d'idéaux tracent une voie d'importance historique; le travail opiniâtre qu'elle accomplit honore les hommes

qui l'animent, les techniciens qui la servent et ses organes directeurs qui créent et produisent sans relâche,

et qui, en définissant des critères théoriques et des normes d'action, élaborent une philosophie véritable, une doctrine cohérente, une programmatique scientifiquement conçue. L'Assemblée mondiale de la Santé se caractérise elle -même par une hiérarchie très poussée de responsabilités. Après dix-huit sessions, une analyse rétrospective nous permet de nous rendre compte de ce qui a été réalisé. Les progrès de l'humanité, de la science et de la technique ont créé des conditions et des possibilités qui placent l'homme en présence d'une foule de réali-

mais qui possèdent aussi des moyens d'action propres. Ce programme vise essentiellement à renforcer les services de santé, à organiser l'enseignement professionnel et technique, à combattre les maladies transmissibles et non transmissibles, à assurer des services consultatifs et techniques d'intérêt international, à pousser la recherche médicale et à coordonner l'action sanitaire avec d'autres activités économico- sociales.

Son exécution doit être accordée à celle des plans nationaux d'action sanitaire, conçue en vue d'objectifs soigneusement déterminés et périodiquement évaluée en fonction des progrès accomplis et des effets observés.

Cette manière d'envisager les choses a mis en relief

l'interdépendance du facteur santé et des autres facteurs du développement socio- économique; la nécessité d'une planification sanitaire adéquate dans le cadre des efforts entrepris pour résoudre les problèmes de développement; la nécessité pour les services

sations extraordinaires. Les problèmes permanents auxquels se heurtent les sociétés humaines, les graves

conflits qui bouleversent d'importants groupes de populations ont été impuissants à entraver le progrès. Idéal non encore réalisé mais réalisable, l'élévation des

niveaux de vie à travers le monde doit se faire en harmonie avec le développement et l'évolution que je viens d'évoquer; il s'agit de mettre largement à profit

la science et la technique pour concrétiser en des objectifs parfaitement définissables les solutions à apporter à nos problèmes qui, dans bien des cas, exigent simplement que l'on coordonne les efforts et les ressources, en évitant de se laisser détourner du but et en surmontant les obstacles créés par des circonstances particulières.

Depuis la première réunion de l'Assemblée, en 1947, nous avons pu, au cours de dix-neuf années successives, nous rendre compte régulièrement de la valeur de ses décisions et de l'importance de l'oeuvre

de santé d'assumer pleinement leurs responsabilités; l'importance capitale de la surveillance épidémiologique à l'échelon mondial et régional pour l'aboutissement des efforts d'éradication des maladies, le développement satisfaisant des campagnes de lutte et le maintien des résultats obtenus dans les régions traitées avec succès; elle a fait également ressortir la permanence du problème de la variole et l'existence de zones difficiles en matière d'éradication du paludisme, la possibilité d'appliquer à la lutte antituberculeuse les résultats des recherches épidémiologiques, immunologiques et chimiothérapiques, l'importance enfin de la lutte contre la lèpre, les tréponématoses, les maladies vénériennes, le choléra, la peste, la méningite cérébro -spinale et les maladies à virus. La mortalité, la morbidité et l'invalidité associées aux maladies non transmissibles rendent indispensable leur étude épidémiologique et sociologique approfondie

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

29

en vue d'en élucider les divers facteurs étiologiques. Le

grammes sociaux visant à élever le bien -être de la famille et de l'individu; créer et développer des services capables d'assurer ce bien -être, d'analyser et de résoudre les problèmes de population, d'accroissement démographique, de migration et de logement, moyennant une planification scientifique et une administration efficace, la mobilisation des efforts individuels et collectifs pour l'aménagement des installations néces-

cancer, les maladies mentales, les maladies cardiovasculaires, les déficiences alimentaires, l'hygiène du milieu, les problèmes que posent l'urbanisation, l'in-

dustrialisation, la pollution des eaux et du milieu, le logement, l'approvisionnement en eau potable et l'élimination des matières usées, représentent autant de problèmes aussi actuels qu'importants. Un an après la clôture de la Dix -Huitième Assemblée

mondiale de la Santé, en cette journée d'ouverture de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, nous apportons de nos pays un vaste bagage fait de besoins et de possibilités, de problèmes urgents dont la solution se heurte à de multiples difficultés, d'aspirations au bien -être et au progrès face à des ressources limitées, d'idées, d'initiatives et d'opinions critiques, de bilans de ce qui a été réalisé au cours de l'année écoulée, enfin de cet ensemble d'éléments qui symbolisent la situation et les aspirations du monde d'aujourd'hui. Tenant compte des préoccupations que nous exprimons et de l'ceuvre à accomplir, l'Organisation offre

saires et la mise au point de solutions pratiques; organiser des programmes de santé conjugant les efforts nationaux, bilatéraux et internationaux; des programmes de sécurité sociale et de service social, de

protection de l'enfance et des groupes vulnérables; des programmes qui permettent d'attaquer de manière

concrète les problèmes que posent l'urbanisation et l'industrialisation et de prévenir les bouleversements de la société et de la famille qu'implique ce processus; des programmes de nutrition portant notamment sur la modernisation des techniques, la production agricole, la consommation, l'alimentation complémentaire et, d'une façon générale, l'application d'une politique agraire et alimentaire qui concilie les nécessités biologiques de la population avec les exigences

à la présente réunion, en une étude très complète, une documentation réunissant les éléments d'apprécia-

tion qui permettront à l'Assemblée de discuter valablement des problèmes à résoudre et de jeter les bases des travaux futurs. Exposant comme il le fait nos sujets de préoccupation en même temps qu'il analyse les problèmes actuels

de la vie économique; des programmes de développement communautaire conçus pour mobiliser à la base les ressources humaines et matérielles; enfin, des programmes d'assainissement du milieu, d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets. Il nous faut aussi répondre aux exigences en matière

et l'action de l'Organisation au cours de l'année 1965, le Rapport annuel du Directeur général fournit une illustration claire et précise de cette ceuvre et de notre position présente dans le domaine de la santé. L'étude du comportement biologique de l'humanité fait apparaître une certaine unité dans les mécanismes de la maladie et les caractères du processus morbide chez l'être humain, mais étant donné la multiplicité et la diversité des facteurs de milieu, tant physiques

d'enseignement et de formation, ce qui est essentiel non seulement pour l'amélioration des conditions de santé, mais aussi pour l'exercice complet des droits civiques et politiques et des droits humains, pour les échanges culturels et pour le développement économico- social. Fonction essentiellement sociale, l'enseignement exige une orientation nationale qui suppose

la coordination de l'action de toutes les institutions d'enseignement et de l'université, puisque l'effort doit se déployer aussi bien au niveau universitaire qu'au niveau élémentaire. Ainsi, la planification de l'enseignement devra porter sur les disciplines économiquement et socialement utiles et viser à former les travailleurs scientifiques, les enseignants et les techniciens

que sociaux, les problèmes de santé prennent des aspects particuliers, spécialement du point de vue social, et tous ces facteurs ont des incidences profondes

sur l'étiologie des maladies et sur la lutte contre la morbidité. Les troubles de la nutrition, les états de carence, les infections, la tuberculose, les diarrhées infantiles sont

étroitement liés à diverses insuffisances sur le plan économique et social. Les maladies vasculaires, les affections des voies respiratoires, les maladies chroniques et dégénératives, les tensions, les troubles émotionnels, tous ces états apparaissent comme le produit de la civilisation et de l'industrialisation. Les problèmes de santé importants sont en effet liés aux réponses de l'être humain au milieu qui l'entoure, c'est -à -dire

nécessaires, tenir compte en particulier du manque d'écoles de médecine et donner l'assurance que les programmes d'études seront orientés vers la solution scientifique des problèmes actuels et futurs dans le domaine de la santé. Nos programmes devront tendre aussi à améliorer les conditions de travail et d'emploi, de milieu et de vie;

à un ensemble extrêmement varié de

caractéristiques et de conditions dont la perpétuelle évolution impose des adaptations permettant la

subsistance de l'être humain dans des conditions éprouvantes. Pour trouver le moyen d'atteindre un état de santé total, il faut donc que l'on envisage la condi-

tion humaine dans toute sa complexité, que l'on tienne compte des besoins universels, des aspirations et des idéaux de l'homme Ainsi, il nous faut mettre en train d'urgence des pro-

tenir compte des problèmes posés par l'invalidité, la rééducation et la réadaptation sociale; servir à pousser et coordonner les recherches médicales qui seules permettront de répondre à la nécessité fondamentale d'un programme international reposant sur la collaboration avec les institutions régionales et nationales, à développer les activités et services de recherche épidémiologique, à étendre davantage encore le réseau des centres de référence et l'application de la science de la communication dans le domaine sanitaire pour mieux faire face à tous les problèmes dont la solution

dépasse les possibilités des pays, de leurs centres scientifiques et de leurs universités. Ainsi pourra -t -on

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

jeter les bases scientifiques que supposent l'orientation

sociale du développement sanitaire, son adaptation aux structures culturelles et aux conditions de milieu, l'étude des effets du milieu et des possibilités humaines

l'interdépendance de tous les facteurs - socioéconomiques et autres - du développement, car le développement demande des réformes sociales et culturelles, l'amélioration de la santé et le respect du facteur humain. Le jeu de ces rapports quantitatifs et qualitatifs exige une rationalisation des méthodes et se renforce du progrès des idées et de la marche en avant de la science. La planification est ici indispensable pour définir les grandes orientations. L'homme,

d'adaptation, en particulier si nos connaissances sur les conditions anthropologiques, biologiques et culturelles nous apportent les éléments

conceptuels

nécessaires pour la programmation de notre action. La création d'un Centre international de Recherche sur le Cancer à Lyon (France), grâce aux louables initiatives et au soutien de différents gouvernements, ouvre la voie pour une importante action scientifique dans cette discipline. Quant aux programmes de soins médicaux, leur élaboration suppose l'étude des meilleures conditions d'emploi des ressources disponibles et des relations entre les institutions de sécurité sociale et les ministères

qui est à la fois l'artisan et le bénéficiaire de cette oeuvre, lui donne tout son sens et constitue la mesure de son importance. Ce processus bénéficie, dans son organisation et dans

Programme des Nations Unies pour le Développement, programme remarquable par l'assistance qu'il

son exécution technique, de l'important soutien du

de la santé afin que puissent être coordonnées les prestations et rationalisés les services. Ces programmes doivent donc être envisagés en rapport avec la structure socio- économique de chaque pays et avec les tendances de son développement propre. Citons encore le renforcement des services de santé, qui implique la mise en pratique de normes d'organi-

fournit aux paya bénéficiaires et qui, confiant son action sanitaire à l'OMS - autorité statutairement directrice et coordonnatrice - aide puissamment à faire marcher de pair les progrès de la santé et ceux du développement économique et social.

sation et d'administration; l'intégration de la planification des activités sanitaires dans le processus général

Lors de la séance de clôture de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, nous référant à nos positions de principe, nous avons souligné qu'en face de ces exigences, de ce besoin de compréhension et de tolérance mutuelles, de ces responsabilités que nous

de la planification pour le développement à tous les niveaux; la formation et l'entraînement du personnel; le développement des statistiques; le développement des services périphériques et, d'une façon générale, de

assumons en tant qu'acteurs et bénéficiaires, nous devons nous fixer comme règle de préserver le caractère essentiellement technique de l'Organisation pour sauvegarder les principes fondamentaux qui régissent sa mission et éviter les tendances à la politisation qui

l'infrastructure sanitaire; la protection maternelle et infantile, domaine dans lequel on peut conseiller la simplification des pratiques courantes et l'intensification des soins destinés à la mère et à l'enfant; les programmes de santé mentale - étude des conditions effectives de vie, des mouvements de populations, de leur profonde répercussion sur la psychologie de l'individu et sur ses rapports avec la famille et avec la société - problèmes complexes, qui exigent des recherches épidémiologiques, des définitions pratiques, et l'adoption par des organisations sanitaires des techniques propres à la prévention et au traitement des troubles de cette nature.

risqueraient d'altérer l'esprit de sa Constitution. Et cela, sans vouloir en rien déprécier la haute politique, qui est une activité essentielle indissociable de l'être humain, de la vie même des sociétés et des peuples

et à laquelle nous ne pouvons ni ne devons rester étrangers, en tant qu'elle influence les événements les

plus importants et les phénomènes inhérents aux rapports entre individus. Aujourd'hui, réaffirmant ces idées et formant des voeux pour une assemblée féconde en réalisations essentielles,

je demande à Dieu de vouloir bien

Face à la situation démographique mondiale, aux problèmes de la reproduction humaine, qui sont d'un intérêt primordial pour la famille et pour la société, il

éclairer nos esprits et nos pensées afin que, par le moyen de décisions justes, nous posions un nouveau jalon sur le long chemin qui mène à l'élévation et au bien -être de l'homme.

est décidé que l'Organisation fournira des avis

techniques sur les questions de médecine et de santé publique qui se posent. Il convient de citer également l'approvisionnement

public en eau, problème essentiel dont la solution appelle des appuis extérieurs et une active participation

En ce beau pays de Suisse, dont l'accueil nous inspire toujours la même gratitude, et où la vie de l'Organisation a marqué ses étapes successives de réalisation et de progrès, sur ce sol hospitalier s'érige

nationale, particulièrement pour les milieux ruraux. Il faut attacher ici une grande importance à l'intervention des organismes de crédit dans le cadre national, international et bilatéral, à la fixation d'objectifs

majestueusement, comme un symbole de paix et d'humanité, le nouveau Siège de l'Organisation offert à l'admiration du monde. Sa prochaine inauguration est un événement capital, puisque dans cette nouvelle enceinte de l'action internationale, la voix des peuples trouvera une nouvelle résonance et l'effort permanent

accessibles et à l'établissement de programmes réalisables, à la mise en place d'une structure administrative adéquate, à la participation des services de santé publique et à l'assistance internationale. Tout cela exige une action commune et concertée,

en vue du bien général, de l'harmonie et de la paix du monde trouvera un nouveau foyer. En saluant les autorités nationales et internationales, les délégations, Messieurs les observateurs et tous les

et une participation équilibrée tenant compte de

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

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participants à cette assemblée, je tiens à souligner combien j'apprécie l'honneur de présider cette réunion inaugurale et, encouragé par votre présence, de donner le

semaine. Je souhaite que l'esprit international et humanitaire de Genève soit propice à vos délibérations et contribue au succès de vos travaux. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Je vous remercie, Monsieur Ruffieux. 3.

signal des travaux importants auxquels va se

consacrer la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. 2.

Allocution du Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Je donne

Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol) : Nous allons

la parole à M. André Ruffieux, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève.

M. RUFFIEUX, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève: Monsieur le Président de l'Assemblée, Monsieur le Directeur général, Messieurs les Ministres, Mesdames et

passer maintenant à la discussion du point 1.2 de l'ordre du jour provisoire: Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs. L'Assemblée doit constituer la Commission de Vérification des Pouvoirs conformément à l'article 23 du Règlement intérieur de l'Assemblée, dont le texte est le suivant: Une Commission de Vérification des Pouvoirs, composée de douze délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres,

Messieurs les délégués, au nom du Conseil fédéral suisse et des autorités de Genève, j'ai le grand honneur

de vous souhaiter une très cordiale bienvenue dans notre cité à l'occasion de la Dix -Neuvième Assemblée

est nommée par l'Assemblée de la Santé au début de chaque session, sur la proposition du Président. Cette commission élit son propre bureau. Elle examine les pouvoirs des délégués des Membres et des représentants des Membres associés et fait sans

mondiale de la Santé. Genève est heureuse et fière d'accueillir une nouvelle fois dans ses murs ceux qui, toujours plus nombreux, se préoccupent de la santé physique et mentale de la population.

retard rapport à l'Assemblée de la Santé. Tout délégué ou représentant dont l'admission soulève de l'opposition de la part d'un Membre siège provisoirement avec les mêmes droits

que les autres délégués ou représentants jusqu'à ce que la Commission de Vérification des Pouvoirs ait fait son rapport et

Par sa vocation internationale et par la mission qu'elle a remplie au cours des siècles et continue à remplir sur le plan social et humanitaire, Genève est à même d'apprécier la valeur et l'efficacité de votre action dans le monde, action qui se veut toujours plus pénétrante et qui s'exerce dans des domaines toujours plus étendus.

que l'Assemblée de la Santé ait statué.

Dans l'exercice des fonctions que l'article précité confère au Président, je propose à votre approbation la liste suivante de douze Etats Membres: Bulgarie, Danemark, El Salvador, Libye, Malte, Maroc, NouRépublique Centrafricaine, Soudan, Thaïlande, Venezuela et Zambie. velle- Zélande,

La lecture de votre Rapport annuel permet de mesurer l'immense éventail de vos sphères d'interven-

Y a -t -il des objections à cette proposition ? En l'absence d'objections, je déclare que la Commission de Vérification des Pouvoirs est constituée selon la

tion, laquelle ne se limite pas à un rôle préventif et prophylactique, mais s'accomplit sous de multiples formes: recherche scientifique, aide financière à des Etats Membres, cours de formation professionnelle. Elever le niveau de santé de l'ensemble de la population du globe, ainsi peut être défini l'objectif principal que s'est assigné votre organisation. Si ample et si importante est la tâche qu'elle pourrait paraître, à première vue, comme dépassant les forces humaines. Toutefois, les progrès géants réalisés depuis plus de vingt ans dans cette voie, les objectifs intermédiaires déjà atteints, démontrent que l'amélioration des

composition qui vient d'être indiquée. J'invite la Commission à se réunir immédiatement. La séance plénière est suspendue. La séance est suspendue de 10 h. 50 à 11 h. 50. 4.

Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

conditions sanitaires dans le monde n'est pas un postulat irréalisable, mais une mission qui requiert la

Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): La séance est reprise. La Commission de Vérification des Pouvoirs vient

de se réunir sous la présidence du Dr Castillo, du Venezuela. Je prie le Dr Benyakhlef, Rapporteur de la Commission, de bien vouloir monter à la tribune pour donner lecture du rapport.

collaboration pacifique et sans réserve de tous les peuples unis dans un immense élan de solidarité. Puissent les efforts déployés par votre organisation,

les Etats Membres, les délégués, les experts, porter

des fruits toujours plus bénéfiques pour la santé publique. C'est le voeu que je forme à l'ouverture de cette assemblée, qui coïncide avec l'achèvement à Genève du nouveau bâtiment de l'Organisation, dont

Le Dr Benyakhlef (Maroc), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 505). Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Je vous remercie, Dr Benyakhlef. Y a -t -il des délégations qui

l'inauguration officielle aura lieu à la fin de cette

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DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

désirent formuler des observations sur le rapport? Je donne la parole au délégué de l'Albanie. Professeur DIBRA (Albanie): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, depuis Le

sa lutte incessante contre les épidémies et les maladies

qui sévissaient de temps à autre. Aujourd'hui elle constitue et fait partie de l'apanage culturel de la Chine nouvelle. Au cours de ces années, à la suite de l'instauration du pouvoir populaire, parallèlement à l'essor sans précédent de tous les secteurs de la vie du peuple chinois, des conditions très favorables ont été créées pour le progrès ultérieur de la santé et des services médicaux. Témoignant d'un profond respect pour les traditions nationales, le Gouvernement de la République populaire de Chine, depuis 1949, poursuit une politique qui se propose d'amalgamer la médecine moderne à la médecine traditionnelle. La médecine moderne doit étudier à fond la médecine traditionnelle et procéder à son analyse scientifique en vue de l'élever

sa formation, l'Organisation mondiale de la Santé a enregistré des succès remarquables, tant en ce qui concerne l'augmentation du nombre de ses Membres que son activité de coordination des problèmes les plus importants de la santé et notamment des problèmes exigeant une coopération internationale des plus larges. Cependant, elle n'a pas encore atteint entièrement les buts qu'elle s'est fixés lors de sa création. Elle ne revêt pas encore un caractère véritablement universel puisque différents Etats, parmi lesquels la République démocratique allemande, la République démocratique du Viet -Nam et la République populaire démocratique de Corée, n'ont pas encore été invités à y participer comme Etats Membres et ne peuvent par conséquent fournir une contribution

à son niveau et de créer ainsi une nouvelle école chinoise de la médecine. C'est à cette fin qu'a été créée en 1955 dans la République populaire de Chine

l'Académie de Médecine traditionnelle chinoise et qu'ont été ouvertes dans plusieurs villes et régions du pays une multitude d'institutions de recherche scientifique. Grâce aux soins continus que le Gouvernement populaire accorde à la protection de la santé des masses laborieuses en République populaire de Chine, différentes maladies dangereuses qui faisaient rage dans la Chine féodale et semi- coloniale ont disparu. De même, de grands progrès ont été réalisés dans l'organisation et le développement du service médical.

appréciable à son activité. En outre, depuis plus de seize ans, la place de la République populaire de Chine est occupée illégalement par des personnes nommées par la clique de Tchang Kaï -chek qui ne représentent qu'un groupe de traîtres au service de l'impérialisme américain, jetés hors du pays par le peuple chinois et réfugiés à Taiwan sous la protection

des baïonnettes yankees. De cette manière, notre organisation, sous la pression des Etats -Unis d'Amérique, est en train d'oeuvrer en opposition ouverte au préambule de sa Constitution où il est dit que, pour assurer une meilleure santé aux peuples et les faire bénéficier des connaissances médicales, la participation de tous les peuples à son activité est indispensable.

Il n'y a aucun doute que les résultats atteints dans le domaine de la médecine par le grand peuple chinois constituent une contribution appréciable, qui intéresse largement l'Organisation mondiale de la Santé et peut constituer une expérience précieuse pour les peuples du monde entier.

Cependant, par suite de la politique hostile à la République populaire de Chine que poursuivent les Etats -Unis d'Amérique, celle -ci s'est vu dénier le droit

L'Organisation mondiale de la Santé s'est chargée d'une mission importante, capitale. Elle doit procéder à la synthèse des expériences médicales, coordonner les recherches scientifiques et prendre des initiatives

légitime d'occuper la place qui lui revient au sein de notre organisation. Le Gouvernement des Etats -Unis,

guidé par sa profonde haine à l'égard du peuple chinois et de son régime socialiste, a formulé toutes sortes d'accusations fausses, inventé toutes sortes de calomnies en vue de justifier son attitude obstructionniste et sa politique d'agression et de guerre contre le peuple chinois. Malgré les efforts de l'impérialisme américain, la vérité et le droit indéniable du peuple chinois triompheront. Désormais, il est évident pour tous que, dans le monde, il n'y a qu'une seule Chine, la République populaire de Chine, et que seul son gouvernement est le représentant légal du peuple chinois, car il poursuit une politique foncièrement

en vue d'améliorer la santé des peuples. Une telle mission ne peut être accomplie avec efficacité et couronnée de succès en laissant en dehors de l'Organisation un des plus grands pays du monde, dont la population représente environ le quart de l'humanité et bénéficie de traditions médicales plus que millénaires.

Par ailleurs, il est inadmissible de laisser en dehors de notre organisation un peuple qui, par ses connaissances médicales, a rendu des services inappréciables aux autres peuples depuis les temps les plus reculés. La médecine du peuple chinois, à partir de la seconde moitié du VIe siècle jusqu'au VIIle siècle, s'étend au Japon, en Corée, aux Indes, jusqu'en Arabie, et son étude ultérieure par plusieurs pays européens fut un

pacifique, connue de tous les peuples et hommes épris de paix dans le monde entier. Aujourd'hui, aucun problème international important ne peut être résolu et aucune organisation internationale ne peut fonctionner normalement sans la participation des représentants authentiques de l'une des plus grandes puissances mondiales, la Chine populaire.

apport précieux au développement de la science médicale mondiale. Elle représente actuellement la riche expérience acquise par le peuple chinois dans

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

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Messieurs les délégués, la délégation de la République populaire d'Albanie est d'avis qu'il est temps

le devoir de décider à la présente session le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine au sein de notre organisation. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je donne la parole au délégué de la Tchécoslovaquie.

de mettre un terme à l'injustice qu'on continue de commettre aux dépens du grand peuple chinois au sein de notre organisation. Et tout en protestant de la manière la plus énergique contre la présence des représentants de la clique de Tchang Kaï -chek dans cette salle, elle demande avec insistance que les

pouvoirs de leurs plénipotentiaires soient considérés comme non valables. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

Le Dr PLOJHAR (Tchécoslovaquie): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la délégation de la République socialiste tchécoslovaque est d'avis que,

dans l'esprit de notre résolution sur l'universalité de notre organisation mondiale, nous devrions non seulement accueillir avec joie chaque Etat du monde

donne la parole au délégué du Cambodge. Le Dr CHHAY HANCHENG (Cambodge): Monsieur

le Président, honorables délégués, la délégation du Cambodge a plus d'une fois déclaré à cette même tribune que, sans la participation de la République

qui demande son admission à notre organisation, mais engager à la coopération directement et sans distinction tous les Etats qui ne sont pas encore membres de notre organisation.

populaire de Chine à l'oeuvre de l'OMS, aucune coopération vraiment internationale en matière de santé n'est possible. La délégation du Cambodge estime qu'il est intolérable que l'une des plus grandes

A notre dernière assemblée, comme d'ailleurs à plusieurs assemblées précédentes, nous avons traité la question de la représentation légale de la République

puissances mondiales, la République populaire de Chine, ne soit pas représentée à cette Assemblée mondiale de la Santé et que la place qui lui revient de droit soit occupée par les partisans de Tchang Kaï -chek, c'est -à -dire par des personnes privées qui ne représentent qu'elles- mêmes. Le monde entier peut

populaire de Chine dans notre organisation, conformément aux principes fondamentaux de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et à l'esprit qui les a inspirés. La délégation tchécoslovaque

est persuadée qu'il s'agit d'une cause juste et dont le bien -fondé sera finalement reconnu. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol):

constater aujourd'hui les succès vraiment remarquables enregistrés par la République populaire de Chine dans tous les domaines de l'économie, de la science, de la culture, et en particulier de la santé. Depuis plusieurs années déjà, nous assistons dans notre organisation aux efforts, restés jusqu'ici sans succès, en vue d'une représentation de la Chine selon l'esprit de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. Depuis des années, aucune des sessions

Merci. Je

donne la parole au délégué de la Chine. Le Dr CHANG (Chine) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, l'Assemblée entend tous les ans, au sujet de la représentation de la Chine, des observations absurdes semblables à celles que viennent de faire le délégué de l'Albanie et d'autres orateurs. Nous sommes nombreux à nous être demandé pourquoi l'on devrait introduire ainsi une note politique dans les délibérations de l'Assemblée dès le début de sa session, étant

de l'Assemblée n'a permis d'apporter une solution juste et concrète à ce problème. La délégation du Cambodge estime donc qu'il est nécessaire d'examiner

la question de façon approfondie afin de lui donner la solution attendue au cours de la présente session de l'Assemblée mondiale de la Santé.

Le peuple chinois qui, dans son passé millénaire, n'a jamais cessé d'apporter une contribution précieuse

donné surtout que ces polémiques n'ont d'autre fin que de faire de la propagande politique ni d'autre effet que de troubler le fonctionnement normal de notre assemblée. Ma délégation regrette que cela se soit produit une fois de plus.

au trésor de la culture humaine et à la civilisation mondiale, a remporté d'importants succès dans tous les domaines de son activité. La Chine nouvelle, sous la conduite courageuse et clairvoyante de ses leaders, a su réaliser de profondes transformations dans toute la vie du pays et s'est engagée sur la voie de l'édification d'une vie nouvelle, heureuse et prospère.

Comme il en a été ainsi, ma délégation tient à déclarer ce qui suit. Le Gouvernement de la République de Chine, que ma délégation a l'honneur de représenter à l'Assemblée, est le seul gouvernement de la Chine dûment constitué conformément à la Constitution de la République et élu par le peuple de tout le pays. C'est le gouvernement qui est reconnu et accepté comme le seul gouvernement légitime de la Chine par la grande majorité des Etats souverains du monde entier, par l'Organisation des Nations Unies

La délégation du Cambodge affirme que seuls les délégués du Gouvernement de la République populaire

de Chine peuvent représenter la Chine et parler au nom de la Chine et estime que, dans l'intérêt de la réalisation des buts et principes de la Constitution, dans l'intérêt de la consolidation de l'Organisation mondiale de la Santé, dans l'intérêt de la coopération

et par toutes les institutions spécialisées, y compris l'Organisation mondiale de la Santé. C'est aussi le gouvernement qui a été, au nom de la Chine et du peuple chinois qu'il représentait, l'un des premiers à prendre l'initiative de la création de notre organisation;

internationale, l'Assemblée mondiale de la Santé a

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

il en a depuis lors loyalement défendu les objectifs et les principes, et il a participé activement à ses activités diverses en faveur de la santé de l'homme.

des Nations Unies. Concentrons tous nos efforts sur l'objectif urgent énoncé dans notre Constitution et travaillons à assurer à tous les peuples la possession du meilleur état de d'atteindre. santé qu'ils sont capables

Les pouvoirs de ma délégation ont été trouvés en bonne et due forme, comme toujours, par la Commission de Vérification des Pouvoirs. Par conséquent, il ne peut absolument pas y avoir de

contestation au sujet de la représentation de la Chine

Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

ou des pouvoirs de ma délégation à l'Assemblée mondiale de la Santé. porte -parole

donne la parole au délégué du Japon. M. NISIBORI (Japon) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, honorables délégués, le problème de la représentation de la Chine est ,une des questions les plus importantes qui aient été examinées

Aux quelques orateurs qui se sont institués du régime communiste

les

chinois, je

demanderai simplement: Quand et où ce régime a -t -il été élu par le peuple de la Chine conformément aux principes démocratiques ? Quelles preuves viennent

à l'appui de ses prétentions à la légitimité ou à l'appui du peuple ? Si ces orateurs ne peuvent pas donner des réponses satisfaisantes à ces questions, je pense qu'ils n'ont pas le droit de venir prêcher à cette tribune en faveur de ce régime entièrement discrédité. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je donne la parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique.

à chaque session de l'Assemblée générale depuis plusieurs années. C'est un problème qui a des incidences politiques d'une énorme portée et qui exige donc d'être examiné avec le plus grand soin et débattu de manière approfondie à l'organe mondial du niveau le plus élevé, l'Assemblée générale des Nations Unies.

Mlle BROWN (Etats -Unis d'Amérique) (traduction

de l'anglais): Monsieur le Président, les Etats -Unis appuient le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et voteront pour son approbation. Certains orateurs ont exprimé leur opposition à la décision prise par la Commission sur la question de la représentation de la Chine. En l'exprimant, ils ont fait un certain nombre de déclarations auxquelles les Etats -Unis s'opposent fermement. Toutefois, la délégation des Etats -Unis n'y répondra pas et ne s'engagera pas dans un débat sur le fond de cette question politique controversée. L'opinion des Etats -Unis sur cette affaire, sur le fond de la question de la représen-

Nous sommes maintenant réunis ici afin de réaliser le noble objectif de l'OMS: l'amélioration de la santé de l'homme. Nous devons consacrer à cette fin tout notre temps, qui est précieux. Nous ne pouvons nous permettre de le gaspiller à discuter dans cette organisation technique une question politique comme celle de la représentation de la Chine. Je soutiens que le

premier de tous nos devoirs est de nous abstenir d'entreprendre des discussions politiques de ce genre et que nous devons passer immédiatement à l'examen des nombreux et très importants problèmes de fond

qui sont devant nous, ceux de l'amélioration de la santé dans le monde. Cela dit, Monsieur le Président, je tiens à préciser que ma délégation votera pour le rapport présenté par la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui

tation de la Chine, a été exposée à maintes reprises devant les organes politiques de l'Organisation des Nations Unies et d'autres organes appropriés, et les membres de l'Assemblée la connaissent. Pour cette réaffirmerai simplement la position bien connue du Gouvernement des Etats -Unis qui continue à soutenir le droit de la délégation de la République de Chine à siéger à l'Assemblée.

a trouvé en bonne et due forme les pouvoirs de la délégation de la République de Chine. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

donne la parole au délégué de la Mongolie. Le Dr DOLGOR (Mongolie) (traduction du russe): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation de la République populaire mongole appuie

raison et parce que ce n'est pas ici qu'il convient d'engager un débat sur le fond de la question, je

Monsieur le Président, je voudrais dire aussi que mon gouvernement est d'avis que les institutions spécialisées doivent continuer à reconnaître que les questions politiques, notamment celles qui portent sur la représentation des Etats Membres dans les organismes de la famille des Nations Unies, sont au

et que les institutions spécialisées doivent suivre,

premier chef de la compétence de l'Assemblée générale

sans réserve la déclaration faite par le délégué de la Bulgarie dans le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs,1 contestant les pouvoirs du représentant de Taiwan. En vérité, pour que l'OMS devienne une organisation universelle il faut qu'elle comprenne des peuples comme le peuple chinois, c'est -à -dire la République populaire de Chine, composée de nombreux millions d'habitants. Pour que les représentants de la République popu-

laire de Chine puissent occuper la place qui leur revient de droit, il faut nécessairement que les places occupées illégalement à l'Assemblée mondiale de la Santé par la clique de Tchang Kaï -chek soient rendues libres. 1 Voir p. 505.

comme elles l'ont fait jusqu'à maintenant, les principes adoptés par l'Assemblée générale sur ces questions. Enfin, Monsieur le Président, je voudrais lancer un appel: efforçons -nous ici d'éviter des débats sur des questions politiques controversées qui ne relèvent pas de l'Organisation mondiale de la Santé, mais qui sont proprement de la compétence des organes politiques

PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIÈRE

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Nous nous prononçons donc en faveur de la propo-

sition tendant à ce que l'Assemblée n'accepte pas les pouvoirs des représentants de la clique de Tchang Kaï -chek. A ce propos, nous voulons signaler qu'il faut aussi,

République démocratique allemande n'y participent pas officiellement en qualité d'Etat Membre ? L'indis-

cutable degré de développement atteint dans les activités qui visent au bien -être et à la santé des peuples, notamment dans celles qui touchent la santé, ne devrait -il pas être montré aux autres pays aptes à bénéficier de cette expérience ? Nous estimons que tant que cette situation artificielle et tendancieuse

pour que l'OMS soit une organisation universelle, que la République démocratique allemande en soit Membre de plein exercice. Pays développé ayant un service de santé très bien organisé, la République démocratique allemande pourrait apporter un appui considérable aux activités de l'OMS et une aide aux pays en voie de développement. L'existence de la République démocratique allemande indépendante est maintenant reconnue comme un fait incontesté et le moment est venu o i cette république doit occuper sa place légitime non seulement dans les institutions spécialisées, mais aussi à l'Organisation des Nations Unies elle -même. Le prestige et l'universalité de ces organisations en seraient accrus. républiques indépendantes comme la République

se maintiendra, la portée des bienfaits que l'on peut attendre pour toute l'humanité de l'oeuvre de l'OMS demeurera limitée. Nous nous trouvons devant la même situation lorsqu'il s'agit de la République

populaire démocratique de Corée, dont l'absence infirme de façon flagrante les principes dont j'ai fait

état tout à l'heure. En dernier lieu, nous estimons indispensable que participent à cette réunion les représentants du peuple héroïque de la République démocratique du Viet -Nam,

dont les cadres sanitaires pourraient faire entendre au monde un langage accusateur en parlant de causes nouvelles et étrangères de morbidité et de mortalité. Nous aurions par eux connaissance de pollutions et d'intoxications particulières de nature à faire trembler les plus calmes. Nous discuterions des taux élevés de mortalité infantile et de mortalité générale provoqués par les bombardements destructeurs, et nous arriverions à des conclusions qui, peut -être, dépouilleraient de leur dignité bien de ceux qui sont ici présents.

Nous voulons déclarer également que d'autres

populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam doivent aussi être des Membres de plein exercice de l'Organisation mondiale

de la Santé. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Je donne

la parole au délégué de Cuba. Le Dr MIYAR (Cuba) (traduction de l'espagnol): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et estime nécessaire de formuler une série d'observa-

Pour que les buts visés par notre organisation

puissent être atteints, nous estimons indispensable que ces peuples s'acquittent de leur mission. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

délégation de la République de Cuba a écouté le tions fondées sur les principes qui sont à la base de notre organisation. Nous ne pouvons considérer l'activité de l'OMS comme ayant une portée véritablement mondiale alors que restent à l'écart de notre organisation divers pays dont les problèmes de santé sont analogues à ceux de beaucoup d'autres ici représentés et dont les populations peuvent prétendre à la mise en commun de l'expérience acquise dans la lutte contre la maladie

donne la parole au délégué de la France. Le Professeur AUJALEU (France) : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, puisqu'un débat

s'est ouvert sur le problème de la représentation

chinoise, la délégation française tient à confirmer la position qu'elle a déjà prise depuis plusieurs années et selon laquelle la représentation de la Chine devrait

être assurée par une délégation de la République populaire de Chine. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je donne la parole au délégué de la République de Corée. M. HA Koo YEON (République de Corée) (traduction

et contre la mort en quelque endroit que ce soit de la planète. De l'avis de notre délégation, cette assemblée devrait

se demander si, en maintenant à l'écart de façon inexplicable

certains peuples, l'Organisation

agit

conformément aux principes d'universalité et aux principes humains, moraux et sanitaires définis dans sa Constitution et appliqués dans un grand nombre de pays. Si nous ne nous laissons pas abuser par des considérations tortueuses qui visent en fait à faire bon marché des droits légitimes de ces peuples, nous

de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, nous venons d'entendre certains délégués qui ont affirmé que la prétendue République populaire de Chine devrait être invitée à siéger à l'Assemblée.

devons reconnaître à notre grande honte que la

En outre, certains délégués ont parlé aussi de la prétendue République populaire de Corée. Il ne s'agit pas là de propositions nouvelles. En particulier, l'invitation à adresser à la prétendue République populaire de Corée est absolument hors de question. Quant à la représentation de la Chine, on a répété à

réponse est négative. Nos discussions sur les problèmes

de la santé peuvent -elles nous satisfaire quand nous savons que les représentants légitimes du peuple chinois en sont écartés? Comment cette réunion internationale peut -elle arriver à des conclusions sur

l'humanité quand des peuples comme celui de la

l'état de santé de

maintes reprises la même tentative devant diverses conférences internationales, notamment celles des Nations Unies. Comme nous le savons tous, l'Assemblée générale des Nations Unies a rejeté tous

36

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les projets de résolution tendant à remplacer dans les

chinois, qui possède un haut degré de culture et des biens spirituels, notamment des méthodes tradi-

organes des Nations Unies les représentants de la République de Chine par des communistes chinois. Etant donné que l'Assemblée où nous siégeons n'est pas un organe politique, il est regrettable qu'on introduise de nouveau dans nos débats une question présentant un caractère tellement politique. Monsieur le Président, dois-je rappeler une fois de plus à l'Assemblée qu'il s'agit du régime qui a fait

tionnelles d'hygiène présentant un intérêt international, est exclu des travaux de l'Organisation mondiale de la Santé ne peut que nuire à ces travaux.

la guerre directement et délibérément contre mon pays et contre les Nations Unies, au défi et au mépris

de l'autorité des Nations Unies ? De l'avis de ma délégation, ce serait une pure perte de temps que d'examiner la question de l'entrée dans une organisation d'un tel régime qui continue à bafouer l'autorité de la Charte des Nations Unies et qui a pour politique de provoquer le désordre non seulement dans les pays voisins, mais dans le monde entier. Monsieur le Président, étant donné que le mandat et la compétence de notre Assemblée mondiale de la

En raison de ce que je viens de dire, la délégation hongroise ne peut pas approuver la partie du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs qui propose d'accepter les pouvoirs émanant de Tchang Kaï -chek. Ma délégation est d'avis que la Chine de sept cents millions d'habitants ne peut être représentée que par le Gouvernement de la République populaire de Chine et que les délégués de ce gouvernement sont seuls à avoir le droit de faire des déclarations et de prendre des engagements au nom de la Chine. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

donne la parole au délégué de la Roumanie. Le Dr IOAN (Roumanie): Monsieur le Président, qu'aux précédentes sessions, la délégation roumaine voudrait exposer son point de vue au sujet d'un problème qui, dans l'intérêt d'une collaboration internationale plus efficiente encore dans le domaine de la protection de la santé ainsi que dans l'intérêt même de l'Organisation mondiale de la Santé, aurait dû être depuis longtemps résolu de façon positive. Je me réfère à la question de la représentation de la Chine. On constate que le pays dont la population ainsi ,

Santé sont absolument apolitiques, ce serait une erreur que de vouloir examiner sérieusement ici la question de l'entrée des communistes chinois dans l'Organisation. Au jugement de ma délégation, la Chine est représentée ici comme il convient par l'actuelle délégation de la République de Chine qui, depuis la création de l'Organisation, coopère à ses travaux et apporte sa contribution à ses nobles idéaux. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

est la plus nombreuse du monde, la République populaire de Chine, n'est pas représenté ici et ne peut

donne la parole au délégué de la Hongrie. Le Dr FELKAI (Hongrie) (traduction de l'anglais):

prendre part aux travaux de notre organisation, et que sa place est occupée d'une façon illégale par des personnes non habilitées à parler au nom du peuple chinois. La délégation roumaine déclare que le seul gouvernement ayant le droit de représenter la Chine

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs,

dont nous venons d'entendre lecture, nous apprend qu'à la présente Assemblée mondiale de la Santé participent des représentants de cent vingt -quatre pays. La délégation hongroise est satisfaite de voir s'accroître tous les ans le nombre des pays et territoires désireux d'apporter leur concours, en tant que Membres de cette organisation mondiale, aux nobles efforts déployés pour améliorer la situation sanitaire

sur le plan international, y compris à l'Assemblée mondiale de la Santé et dans les autres organes de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que d'assumer des obligations au nom du peuple chinois, est le Gouvernement central de la République populaire de Chine. Le fait que les vrais représentants du peuple chinois sont empêchés systématiquement de

participer aux activités de l'Organisation constitue non seulement un acte d'injustice envers ce grand pays, dont la tradition et la vaste expérience dans le domaine

dans le monde. Il faut considérer cet accroissement comme un fait positif, d'autant plus que la solution des problèmes qui attendent une action de l'OMS exige que cette organisation soit universelle. A ce sujet, je me permettrai d'offrir nos souhaits de bienvenue aux délégations des Iles Maldives et de Singapour. Malheureusement, le rapport de la Commission de

de la protection de la santé sont bien connues, mais aussi une violation directe des principes mêmes sur lesquels repose l'Organisation mondiale de la Santé,

une atteinte grave à son caractère d'universalité tellement indispensable à la réussite des programmes sanitaires sur le plan mondial. L'expérience de la vie internationale prouve combien cette situation est anormale, combien la participation des représentants légitimes de la Chine aux travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé et à la solution

Vérification des Pouvoirs contient une proposition dont l'adoption constituerait un obstacle à l'universalité de l'OMS. On persiste actuellement à refuser

aux représentants de la République populaire de Chine et de ses sept cents millions d'habitants le droit

des nombreux problèmes qui se posent à notre organisation constitue une nécessité impérieuse.

de participer aux travaux de notre assemblée parce que leurs sièges sont occupés par les délégués de Tchang Kaï -chek, qui ne représentent personne. Le fait que le gouvernement d'un peuple comme le peuple

C'est là une nécessité ardente qui ne saurait être ignorée si l'on veut une coopération fructueuse entre tous les pays dans le domaine de la santé, ainsi que l'exige la Constitution même de l'Organisation.

PREMIÉRE SÉANCE PLÉNIÉRE

37

Voilà, Monsieur le Président, les raisons pour lesquelles la délégation de la République socialiste de Roumanie se prononce fermement, ainsi qu'elle l'a fait également aux précédentes sessions, contre la présence illégale et inadmissible des personnes tchangkaïchistes dans cette assemblée et en faveur du

pouvoirs. Cependant, nous sommes convaincus que l'Assemblée mondiale de la Santé n'est pas l'endroit qui convient pour régler pareille question. Nous

rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale de la Santé.

Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

donne la parole au délégué du Congo (Brazzaville). M. GOKANA (Congo, Brazzaville): Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation du Congo (Brazzaville), que j'ai l'honneur de présider, a constaté avec beaucoup de regret l'absence de la Chine populaire: avec ses sept cents millions d'habitants, ses progrès scientifiques considérables dans

de la représentation des Etats doivent être examinées et tranchées par les organes compétents des Nations Unies. D'un autre côté, nous pensons qu'une organisation comme l'OMS, qui se consacre au problème universel de la santé de l'homme, ne peut pas sous -estimer l'importance des problèmes sanitaires qui intéressent six à sept cents millions de personnes vivant en Asie. celle

estimons que les questions purement politiques comme

Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

donne la parole au délégué de la Pologne. M. TURBANSKI (Pologne) (traduction de l'anglais):

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, on sait depuis longtemps quelle est la position bien établie

tous les domaines, la Chine populaire ne saurait

être exclue de l'Assemblée de l'OMS. Nous demandons donc que l'OMS étudie l'admission de la Chine populaire en son sein pour occuper la place qui lui revient de plein droit. Sans la Chine populaire, l'OMS risque de faire fausse route

du Gouvernement de la République populaire de Pologne: seule une délégation nommée par le Gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine peut légalement représenter la Chine à notre

dans sa mission qui est d'assurer la bonne santé physique et mentale de tous les peuples du monde. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol) : Merci. Je donne la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

organisation et à l'Assemblée. La position de mon gouvernement demeure la même. Nous partageons donc la réserve faite par la délégation bulgare au rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

et nous tenons à souligner que notre délégation ne reconnaît pas les pouvoirs des personnes qui prétendent représenter la Chine à l'Assemblée. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

Le Dr LisicvN (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, conformément à la position adoptée par la délégation de l'Union soviétique, position qui a été souvent exposée du haut de cette tribune, la délégation soviétique déclare une fois de plus que les représentants du groupe de Tchang Kaï -chek qui sont présents à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé ne peuvent pas être les représentants légitimes de la République populaire de Chine. Les seuls représentants légitimes de la Chine sont les représentants nommés par le Gouvernement

donne la parole au délégué de Chypre. M. VASSILOPOULOS (Chypre) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, je voudrais remercier, au nom de mon

gouvernement, les membres de la Commission de Vérification des Pouvoirs qui ont accepté mes pouvoirs de représentant du gouvernement légitime de Chypre, le Gouvernement du président Makarios. L'an dernier,

à cette assemblée, le représentant de la Turquie a incité les alliés de son pays à s'opposer à l'acceptation de mes pouvoirs et cette année, bien que la Commission

de la République populaire de Chine. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je

de Vérification des Pouvoirs les ait acceptés une nouvelle fois, le représentant de la Turquie les repousse

donne la parole au délégué de la Turquie.

Le Dr IDIz (Turquie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation turque votera pour le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Toutefois, nous devons nous déclarer fermement convaincus du fait que la délégation de Chypre à l'Assemblée ne représente que la communauté grecque de cette île. D'autre part, au sujet de la question de la représentation des Etats, nous sommes d'avis que les pouvoirs des délégués de la République de Chine sont en bonne

en disant que je représente les Chypriotes grecs. Ce n'est pas vrai. Le représentant de Chypre, le Ministre des Affaires étrangères du gouvernement légitime de Chypre, du Gouvernement du président Makarios, a siégé à de nombreuses réunions du Conseil de Sécurité

des Nations Unies et à l'Assemblée générale des Nations Unies au mois de décembre dernier, et aucun

des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies, même pas la Turquie, n'a contesté les pouvoirs du Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement de la République de Chypre. Je suis donc étonné que le représentant de la Turquie ait soulevé cette question

et critiqué mes pouvoirs pour le motif que je ne représenterais que les Chypriotes grecs. Le Gouver-

et due forme. Nous voterons en faveur de ces

38

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nement du président Makarios représente tout le peuple de Chypre. Je dirai encore ceci: la Turquie a

notre délégation, que sa position au sujet de la reconnaissance des pouvoirs du groupe de Tchang Kaï -chek

un représentant diplomatique à Chypre et, de son côté, Chypre a un représentant diplomatique en Turquie. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci.

demeure sans changement. Nous ne pouvons pas reconnaître ces pouvoirs étant donné que nous estimons, comme nous l'avons déjà déclaré, que seul un représentant nommé par le Gouvernement de la République populaire de Chine peut être le représen-

mettre aux voix le rapport de la Commission de

Mesdames et Messieurs, nous allons maintenant

tant légitime de la Chine dans notre organisation. Nous demandons que cette déclaration soit enregistrée au procès- verbal. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci.

Vérification des Pouvoirs. Les délégués qui approuvent le rapport sont priés de bien vouloir lever les cartons sur lesquels figure le nom de leur pays. Merci. Les délégués qui désirent voter contre l'approbation

Note a été prise de votre déclaration.

du rapport sont priés de lever leur carton. Merci. Ceux qui désirent s'abstenir sont priés de lever leur carton.

Le résultat du vote est contre, 9; abstentions, 4;

le

suivant: Pour, 81; 46.

5.

Election de la Commission des Désignations Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Nous

majorité simple,

Le rapport est donc approuvé. Je donne la parole au délégué de la Yougoslavie.

M. Btwov 5 (Yougoslavie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation yougoslave a voté en faveur du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, mais elle désire que la réserve suivante figure dans le compte rendu. Notre vote en faveur du rapport ne signifie pas

allons passer maintenant au point 1.3 de l'ordre du jour provisoire: Election de la Commission des Désignations.

Les dispositions applicables en l'occurrence sont celles de l'article

24 du Règlement intérieur de

l'Assemblée mondiale de la Santé, dont le texte est le suivant: L'Assemblée de la Santé élit une Commission des Désignations

et ne peut être interprété comme un changement de la position de la délégation yougoslave en ce qui concerne la question de la représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé et, en consé-

quence, la position bien connue de la délégation yougoslave sur la représentation de la Chine dans notre organisation demeure inchangée. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Je donne

comprenant vingt -quatre délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres. Au début de chaque session ordinaire, le Président soumet à l'Assemblée de la Santé une liste de vingt -quatre Membres en vue de la constitution d'une Commission des Désignations. Tout Membre peut proposer des adjonctions à cette liste. Cette liste, telle que modifiée par toute adjonction proposée, est mise aux

voix conformément aux dispositions du présent Règlement intérieur applicables en matière d'élection.

la parole au délégué de l'Algérie. M. BENTAMI (Algérie): Mesdames, Messieurs les

délégués, je voudrais simplement expliquer le vote de ma délégation. La délégation algérienne a voté pour le rejet du rapport de la Commission qui vous a été présenté il y a quelques instants. Ce rejet est motivé en ce qui nous concerne par le fait de l'exclusion de la République populaire de Chine. Si la République populaire de Chine avait été considérée comme

Conformément aux dispositions de cet article, une liste de vingt -quatre Etats Membres a été établie et va être soumise à l'examen de l'Assemblée. Je désire signaler que, dans l'établissement de la liste, on s'est efforcé de donner à la Commission une composition géographique équilibrée en appliquant le même critère de répartition par Région que pour le sélections au Conseil exécutif, qui lui aussi compte vingt -quatre membres. La répartition géographique est la suivante:

Membre et admise au sein de cette assemblée, nous

aurions voté pour l'approbation du rapport de la Commission. Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Merci. Je donne la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

Région africaine, 4 Membres; Amériques, 5; Asie du Sud -Est, 2; Europe, 7; Méditerranée orientale, 4; Pacifique occidental, 2. L'application de ce critère a donné la liste suivante: Australie, Birmanie, Brésil, Cambodge, Côte d'Ivoire, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Guinée, Inde, Irak, Iran, Mali, Mexique, Paraguay, Pologne, Royaume -Uni de

Grande -Bretagne et

Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes

d'Irlande du Nord, République Dominicaine, Sierra Leone, Somalie, Suisse, Tunisie, Union des Républiques socialistes soviétiques. Y a -t -il des délégations qui désirent proposer des adjonctions à la liste ou présenter des observations à son sujet ? En l'absence d'observations, je déclare élue la Commission des Désignations.

soviétiques) (traduction du russe): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation de l'Union

soviétique a voté pour l'adoption de l'ensemble du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs,

mais je voudrais déclarer une fois de plus, au nom de

DEUXIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

39

La Commission se réunira dans la salle XI. Comme vous le savez, l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé définit les attributions de la Commission et dispose que ses propositions doivent être communiquées sans retard à l'Assemblée

Je lève maintenant la séance plénière. La prochaine séance aura lieu cet après -midi à 16 h. 30.

La séance est levée à 13 h. 10.

de la Santé.

DEUXIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Mardi 3 mai 1966, 16 h. 30 Président: Dr V. V. OLGUÍN (Argentine) puis: Dr A. SAUTER (Suisse) 1.

Premier rapport de la Commission des Désignations Le PRESIDENT (traduction de l'espagnol): La séance

de réunion de la plupart de ses assemblées et des sessions du Conseil exécutif.

est ouverte. Au point 1 de l'ordre du jour figure l'examen du premier rapport de la Commission des Désignations, dont le texte est reproduit dans le document A19/6. J'invite le Président de cette commission, le Dr Dolo, à donner lecture du rapport. Le Dr Dolo (Mali), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 506). Election du président de l'Assemblée Le PRÉSIDENT (traduction de l'espagnol): Y a -t -il des délégations qui désirent formuler des observations au sujet du rapport dont il vient d'être donné lecture? En l'absence d'observations et comme il ne semble

Je tâcherai de m'acquitter à votre satisfaction de la haute tâche que vous m'avez confiée et je suis heureux de pouvoir compter sur votre appui. Demain,

je me permettrai de prendre la parole un peu plus longuement pour présenter quelques observations sur

des points qui me paraissent mériter une attention particulière au commencement de cette session.

2.

Deuxième rapport de la Commission des Désignations

Le PRÉSIDENT: J'invite maintenant l'Assemblée à examiner le deuxième rapport de la Commission des

Désignations. Ce rapport figure dans le document A19/7 et je prie le Dr Dolo, Président de la Commission des Désignations, de bien vouloir donner lecture de ce deuxième rapport. Le Dr Dolo (Mali), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 506). Election des trois vice-présidents de l'Assemblée Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dolo. J'invite l'Assemblée

pas qu'il y ait de proposition à formuler, je signale à l'Assemblée que, conformément aux dispositions de l'article 77 de son Règlement intérieur, il ne sera pas nécessaire de procéder à un vote, puisqu'une seule candidature a été présentée. Je propose par conséquent à l'Assemblée d'approuver la candidature présentée par la Commission et d'élire son président par acclamation. (Applaudissements) Le Dr Sauter (Suisse) est donc élu président de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Je le prie de bien vouloir prendre la présidence.

Le Dr Sauter prend place au fauteuil présidentiel. Le PRÉSIDENT: Mesdames, Messieurs les délégués,

à se prononcer successivement sur les désignations qui sont proposées à son suffrage. Nous commencerons par l'élection des trois vice -présidents de l'Assem-

permettez -moi de vous remercier bien sincèrement de l'honneur que vous venez de faire à mon pays en m'élisant à la présidence de la Dix -Neuvième Assem-

blée. Quelqu'un a -t -il une observation à formuler à ce sujet? En l'absence d'observations, je propose à l'Assemblée de déclarer les trois vice -présidents élus par acclamation. (Applaudissements)

blée mondiale de la Santé. J'y vois l'expression de votre sympathie envers la Suisse qui a le privilège d'être le pays hôte de notre organisation, d'être le lieu

Je prie les trois vice- présidents de bien vouloir monter à la tribune pour occuper les places qui leur sont réservées.

40

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Election des présidents des commissions principales

Le PRÉSIDENT: Nous passons maintenant à l'élec-

Je remercie le Président de la Commission des Désignations d'avoir bien voulu donner lecture des rapports. A sa première réunion, le Bureau examinera l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée, la répartition des points de l'ordre du jour entre les deux commissions principales et il établira le programme de travail pour les premiers jours, y compris le programme de travail des discussions techniques. Je rappelle que le Bureau

tion du président de la Commission du Programme et du Budget. La parole est -elle demandée à ce sujet? Y a -t -il une observation ? En l'absence d'observations,

j'invite l'Assemblée à déclarer le Dr A. Nabulsi élu

par acclamation président de la Commission du Programme et du Budget. (Applaudissements) Nous passons à l'élection du président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Y a -t -il des observations ? En l'absence

a la composition suivante d'après l'article 31 du Règlement intérieur: le Président et les Vice -Présidents

d'observations, j'invite l'Assemblée à déclarer Sir William Refshauge, Australie, élu par acclamation président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. (Applaudissements)

de l'Assemblée, les Présidents des commissions principales et les délégués des quatorze pays qui viennent d'être élus pour faire partie du Bureau et qui sont les suivants: Argentine, Congo (Brazzaville), Etats -Unis

d'Amérique, France, Hongrie, Japon, Madagascar, Mexique, Pakistan, République Arabe Unie, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone et Union des Républiques socialistes soviétiques. J'invite le

Constitution du Bureau de l'Assemblée Le PRÉSIDENT: Nous arrivons maintenant à l'élec-

tion des autres membres du Bureau de l'Assemblée. Conformément à l'article 31 du Règlement intérieur, la Commission des Désignations a proposé les noms de quatorze pays dont les délégués, avec ceux qui viennent

Dr Carlos Luis González, Président général des discussions techniques, à bien vouloir assister à la première réunion du Bureau. Je suis heureux de pouvoir vous annoncer que demain après -midi le Secrétaire général de l'Organi-

d'être élus, constitueront le Bureau de l'Assemblée. Ces pays sont énumérés dans le document A19/7. Quelqu'un demande -t -il la parole à ce sujet ? Si personne ne désire présenter d'observations, je déclare

sation des Nations Unies, U Thant, honorera de sa présence notre assemblée et prononcera une allocution.

Mesdames et Messieurs, la séance est levée. La séance est levée d 17 heures.

élus ces quatorze pays.

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mercredi 4 mai 1966, 10 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Discours du Président de l'Assemblée Le PRÉSIDENT: La séance est ouverte. Mesdames et Messieurs les délégués, je vous

remercie chaleureusement de l'honneur que vous m'avez fait en me choisissant comme Président de cette Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé.

C'est en vérité un grand honneur que vous faites à mon pays, c'est une marque de confiance qui témoigne de l'harmonieux accord qui règne entre l'Organisation

Lors de la fondation de l'Organisation, Genève qui avait déjà eu l'avantage d'accueillir la Société des Nations et son Organisation d'Hygiène - réunissait les conditions nécessaires à l'édification de la nouvelle organisation mondiale et à la réalisation de ses tâches. Vingt ans ont passé. L'Organisation mondiale de la Santé a grandi à un point tel qu'elle a dû trouver des locaux supplémentaires hors du Palais des Nations, situés dans différentes parties de Genève. Pendant de nombreuses années de surchauffe dans le domaine de la construction, les conditions de logement précaires ont gêné le travail de l'Organisation. Tous les problèmes qui se sont posés pendant

mondiale de la Santé et la Suisse, qui a le privilège de lui offrir l'hospitalité depuis sa création.

TROISIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

41

cette période et pendant la construction du nouveau

bâtiment ont pu être résolus grâce à un excellent esprit de collaboration entre l'Organisation mondiale de la Santé, le Conseil fédéral suisse, la République

n'est pas le même pour chacun d'entre nous. C'est en cela que réside un danger qui nous est commun: « L'inégalité des divers pays en ce qui concerne l'amélioration de la santé et la lutte contre la maladie, en particulier les maladies transmissibles, est un péril

et Canton de Genève et la Ville de Genève. Aussi aimerais-je que la République et Canton de Genève ainsi que la Ville de Genève soient associées à l'honneur rendu à la Suisse par le choix que vous avez fait. Nous nous félicitons que le problème du logement du Siège ait trouvé maintenant sa solution définitive. Au cours de cette session, nous aurons donc le plaisir d'inaugurer solennellement le nouvel édifice. Cependant, les conditions extérieures et purement techniques dans lesquelles le siège d'une organisation mondiale

pour tous ». C'est pourquoi, dès le début, la lutte contre les maladies transmissibles a été au centre des

activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Dans ce domaine, elle a poursuivi, approfondi et élargi le travail que d'autres organismes internationaux avaient commencé dès le siècle précédent. Mais, alors que les organisations antérieures se cantonnaient dans une politique de défensive, l'Organisation mondiale de la Santé a introduit un nouveau concept: l'éradication. Nous ne saurions contenir notre admi-

doit travailler ne sont pas seules déterminantes.

Il

faut en effet tenir compte d'autres facteurs dépendant du lieu qui, s'ils sont moins visibles, n'en sont pas moins importants pour le fonctionnement du Secré-

tariat, pour la réunion des Assemblées, du Conseil exécutif et des comités d'experts. Les autorités de la Confédération Suisse, de la République et Canton et de la Ville de Genève sont conscientes tout autant du privilège que de l'obligation qu'implique le fait d'héberger une organisation tendant à l'universalité et dont l'activité est capitale pour le développement des peuples et pour leur coexistence pacifique. Elles continueront à conjuguer leurs efforts pour procurer à l'Organisation mondiale de la Santé, dont elles appuient sans réserve les buts et les méthodes, toutes les conditions et l'atmosphère nécessaires à l'accomplissement de sa mission. En tant que Président de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, je vous salue, Mesdames et Messieurs les délégués des Etats Membres et représentants des Membres associés. Par votre intermédiaire, je salue tous ceux qui, dans vos pays, placent leurs connaissances, leur énergie et leur conviction

ration devant la hardiesse des résolutions d'assemblées précédentes. En pleine conscience de l'importance et de la difficulté du problème, elles ont fixé comme but à l'Organisation l'éradication du paludisme et de la variole. La volonté de supprimer la variole et non pas simplement de la combattre résulte de la conviction que la persistance de cette maladie, dont l'éradication a été possible dans des pays entiers,

dans des continents même, est un anachronisme, mais un anachronisme dont nous mesurons toujours mieux la menace, au fur et à mesure que les communications se multiplient et s'accélèrent et que les

migrations internationales de groupes de populations

importants s'intensifient, non seulement de pays à pays, mais de continent à continent.

Ce qui n'avait jamais été fait pour une maladie transmissible a été entrepris maintenant pour la variole: l'élaboration d'un plan qui en prévoit l'éradi-

cation dans un délai déterminé. L'Assemblée qui commence sera appelée à se prononcer à ce sujet. A ce propos, il est intéressant de rappeler ici les leçons

au service d'une grande cause, dans l'espoir de se rapprocher le plus possible du but fixé à notre organisation. Je salue également le Directeur général, les directeurs régionaux et leurs collaborateurs. En votre nom à tous, j'aimerais présenter à mon prédécesseur à ce fauteuil, le Dr Olgufn, un très cordial remerciement pour la manière pondérée, ferme,

décidée et conciliante dont il a dirigé les travaux de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Dans un mois, il y aura vingt ans que se réunissait à New York la Conférence internationale de la Santé chargée d'élaborer la Constitution de notre organisation, Constitution qui fut alors signée par soixante délégations. Le but fixé à l'Organisation par cette Constitution est élevé et il est défini de telle sorte qu'il demeurera toujours un idéal, indiquant ainsi l'objectif vers lequel doivent tendre tous nos efforts. Amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible est en fait un but dont nous tentons de nous approcher ensemble, mais le point de départ

que nous avons tirées du programme d'éradication du paludisme. Un programme d'éradication est bien plus qu'un épisode, car il oblige à mettre sur pied un ensemble de services de santé publique, condition fondamentale à la réussite de la campagne. Lorsque le but est atteint, l'infrastructure d'un tel programme demeurera et pourra être utilisée et développée en vue de la lutte contre les autres maladies. De cette façon, un programme d'éradication devrait mener à des réalisations positives qui dépassent la seule disparition d'une maladie. Les résultats obtenus par l'Organisation mondiale de la Santé dans la lutte contre les maladies transmissibles sont d'autant plus impressionnants que, dans le cas du paludisme, elle n'a, de toute évidence, pas choisi la maladie la plus facile à combattre. Cependant, ici comme ailleurs, le combat, même si dans son ensemble il peut être considéré comme une réussite, ne saurait aller de succès en succès. Il y a des arrêts, il y a même des revers dont les causes peuvent être très diverses. Des moyens financiers insuffisants et les

42

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

difficultés qui en résultent dans le recrutement du personnel et l'acquisition de matériel provoquent des interruptions d'autant plus fâcheuses qu'elles mettent en péril les résultats déjà obtenus. Tout notre effort

doit donc viser à éviter, dans toute la mesure du possible, de telles interruptions. D'un tout autre ordre

instruments, appareils, objets et procédés employés par lui -même et par les autres. 11 peut se rendre compte qu'il a appris presque tout ce qu'il sait par les livres, les actes et les paroles d'autres hommes. » On ne saurait mettre en doute le fait que, dans le

sont les échecs dont la cause réside dans la nature des germes responsables ou de leurs vecteurs. Seule la recherche, en élargissant et en approfondissant les connaissances, permettra de les surmonter. Ce sont des difficultés de cette nature qui nous rappellent constamment combien sont étroitement liés le travail opérationnel pratique et la recherche, combien il est important que la recherche elle -même ne soit jamais négligée dans aucune des phases d'un programme d'éradication. Il est encourageant de constater que ces derniers temps encore, grâce à la recherche, des découvertes ont été faites qui permettent d'escompter de nouvelles possibilités de lutte contre diverses maladies infectieuses ou parasitaires. Dans son discours de clôture, le Président de la Conférence internationale de la Santé de 1946, le Dr Thomas Parran, a ainsi défini l'avenir: «L'Organisation ne se contentera pas d'apporter son aide à la diffusion et à la mise en ceuvre des connaissances scientifiques dont nous disposons actuellement pour combattre la maladie et améliorer la santé; elle encouragera et aidera également les recherches scien-

domaine de l'épidémiologie et de la science de la communication appliquée aux problèmes de santé, l'Organisation mondiale de la Santé occupe une position prépondérante. Elle est en mesure, bien mieux qu'aucune autre organisation, d'exercer une influence dynamique et coordonnatrice sur les autres organismes mondiaux dont les efforts tendent vers le même but. Certes, on sait combien il est difficile de vouloir coordonner la recherche scientifique et l'on

pourrait même être tenté de considérer que toute tentative de coordination est incompatible avec la liberté que le vrai chercheur doit pouvoir revendiquer

pour poursuivre ses travaux uniquement dans la direction qu'il s'est lui -même choisie. Mais la communication, avec toutes les possibilités qu'offre une organisation comme l'Organisation mondiale de la Santé, conduit

à une coordination qui n'impose

aucune restriction à la notion de la recherche. Elle est au contraire le chemin qui permet de surmonter les obstacles dus à la langue, à la diversité des modes d'expression scientifique et aux distances. Elle permet ainsi au chercheur de connaître sa place exacte dans

le domaine de sa recherche et dans les domaines apparentés, d'éviter les efforts inutiles, de savoir ce qui existe déjà et de poursuivre l'édifice ou de combler

tifiques qui s'efforceront de créer des instruments plus puissants ... beaucoup des maux qui coûtent actuellement à l'humanité tant de souffrances et tant de vies - le cancer, par exemple, et les maladies de cceur, les maladies mentales et celles de la dégénérescence - seront certainement les points sur lesquels portera cet effort scientifique international. »

les lacunes. Mais nous nous rendons bien compte aussi qu'il s'agit là d'une tâche longue et difficile et que, dans ce genre d'activités, on ne peut pas s'attendre

à des résultats concrets ou spectaculaires dans un délai aussi bref que pour certaines activités opérationnelles. Et pourtant, c'est cette méthode qui, à longue échéance, promet une économie d'efforts et de moyens

Nous voici maintenant parvenus au moment où l'Organisation mondiale de la Santé est sur le point de franchir un pas important dans son programme de recherche, le pas le plus important peut -être depuis qu'elle existe, afin de réaliser sa mission telle que l'avait prévue le Dr Parran il y a vingt ans. Pour apprécier l'importance du programme des recherches dans le domaine de l'épidémiologie et dans la science de la communication, nous aimerions citer Aldous

permettant d'accéder à de nouvelles connaissances qui, autrement, auraient exigé beaucoup plus de temps. En fin de compte, cette nouvelle activité de recherche

donnera à l'Organisation la possibilité d'examiner d'un oeil critique sa propre activité. Il est question d'entreprendre un projet pilote visant à étudier les effets secondaires indésirables

Huxley lorsqu'il nous dit: « Si nous suivons du

regard toute l'histoire de l'homme sur terre, telle que l'ont dévoilée les travaux des historiens, des archéologues et des anthropologues, nous constatons que tout ce qui réellement mérite d'être considéré comme un progrès a été le résultat de connaissances nouvelles et d'une organisation nouvelle de ces connaissances sous forme d'idées. L'agriculture ... les mathématiques ... la lutte contre les maladies infectieuses et la prolongation de la vie, tout ceci dépendait de l'augmen-

des médicaments. Le rapport relatif à ce projet montre combien l'expérience que l'Organisation mondiale de

la Santé pourrait acquérir en ce domaine sera utile le jour où on lui demanderait de participer à d'autres activités de détection: par exemple, détection des effets nocifs des pesticides ou autres polluants du milieu. Les problèmes auxquels il est ici fait allusion comptent aujourd'hui déjà et compteront bien davantage encore à l'avenir parmi les plus difficiles et les plus complexes dont aient à s'occuper les services de santé publique. Ici encore la coopération internationale est d'une importance décisive non seulement entre pays industrialisés, mais encore avec les Etats

tation des connaissances et d'une meilleure organisation de celles -ci. » Et Robert Oppenheimer de nous dire: « Quels que soient ses travaux et même son domaine d'étude, le savant peut s'apercevoir que sa recherche de la vérité a pour base la communication avec des personnes étrangères, un accord sur

les résultats de l'observation et de l'expérience, et l'adoption d'une langue commune pour parler des

jeunes, ne serait -ce que pour assister ces derniers dans leurs efforts d'industrialisation, et les aider à éviter autant que possible les maux dont souffrent aujourd'hui les pays industrialisés.

,

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

43

Les moyens dont l'homme dispose aujourd'hui peuvent exercer leurs effets d'une manière bienfaisante ou nuisible, non seulement pour notre génération, mais pour les générations à venir. L'homme peut créer des dangers non seulement pour lui -même,

influences de la suggestion collective, ce qui fait courir un bien grand danger à leur santé physique et mentale.

mais pour les éléments vitaux indispensables: l'air, l'eau, la terre, et ceci d'une manière qui pourrait bien être irréversible. Ce sont les responsables des services de santé publique qui, dans une large mesure, peuvent faire reculer ces périls. C'est ici que l'on rencontre l'une des graves préoccupations qui nous sont communes: la pénurie de personnel qualifié est aujourd'hui un problème pour chacun d'entre nous. Elle affecte les pays qui se trouvent sur la voie du développement

Il y a vingt ans que la Conférence internationale de la Santé, à la suite d'une intervention magistrale du Dr Chisholm, qui plus tard devait devenir le premier Directeur général de l'Organisation, a inscrit dans le préambule de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé le principe qui m'a toujours semblé être

l'un des plus précieux: «Le développement

sain de l'enfant est d'une importance fondamentale;

l'aptitude à vivre en harmonie avec un milieu en pleine transformation est essentielle à ce développement. » Comment créer cette aptitude chez le jeune individu ? Je pense qu'une tâche très importante est

et qui ont besoin de personnel technique de toutes catégories et de tous niveaux pour l'élaboration des structures fondamentales de leurs services de santé; elle touche également les pays industrialisés et ceci d'autant plus que leur industrie et leur population s'accroissent rapidement. Si le problème est universel,

précisément de l'amener à dépasser le cadre étroit de sa propre personne et du moment présent, et à penser en fonction de la collectivité et de ceux qui viendront après lui. Je pense qu'il est nécessaire de lui inculquer le respect de chaque vie, ce qui implique le respect de tout ce qui maintient la santé et la vie, le respect des éléments vitaux que sont l'air, l'eau et

il ne se présente pas partout au même niveau.

Il

importe que nous examinions toutes les possibilités

la terre. Plus la population mondiale se multiplie rapidement, plus l'industrialisation s'étend et s'accélère l'urbanisation, plus il devient essentiel dans ce milieu en pleine et rapide transformation de favoriser le développement harmonieux de l'enfant en s'efforçant de lui enseigner le sens des vraies valeurs. Pour ses activités futures, outre les possibilités administratives et techniques dont elle dispose,

de le résoudre, que nous ne nous bornions pas à former un personnel plus nombreux, mais que nous examinions toujours à nouveau les fonctions et la répartition des tâches du personnel de santé publique. Ici encore se manifeste le grand avantage de la régionalisation de l'Organisation mondiale de la Santé; elle peut ainsi envisager les problèmes, même s'ils

sont universels, en tenant compte des conditions particulières à chaque Région, et accorder à chaque Etat l'aide qui correspond à ses besoins particuliers. Cependant, la Constitution de l'Organisation mon-

l'Organisation mondiale de la Santé a en mains un atout essentiel: la confiance de ses Etats Membres. Ce capital de confiance est le fruit des efforts accomplis

jusqu'ici. Le mérite en revient avant tout à son Directeur général. Son Rapport annuel pour l'année 1965 apporte à nouveau le témoignage d'une activité extraordinairement vaste et fructueuse, ainsi que de la tâche accomplie par les directeurs régionaux et tous les collaborateurs de l'Organisation.

diale de la Santé exprime avec netteté, dans son préambule, que le succès ne dépend pas exclusivement du travail des spécialistes, mais, dans une vaste

mesure, d'une opinion publique éclairée. Plus les fonctions des services de santé deviennent compliquées et difficiles, plus cette affirmation se révèle exacte. C'est à juste titre que la Constitution insiste sur le fait qu'« une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d'une importance capitale pour l'amélioration de la santé des populations ». Cette opinion publique éclairée ne peut plus se borner aujourd'hui à ce qui touche à la seule hygiène individuelle. L'éducation sanitaire d'une population signifie bien davantage, aujourd'hui

Cette

confiance, l'Organisation la doit aussi à la haute compétence de ses comités d'experts, à l'excellente qualité de ses publications et à tant d'autres facteurs qui ne peuvent tous être indiqués ici. J'ai la ferme conviction que la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé contribuera pour sa part à maintenir et à raffermir cette confiance en montrant au monde que l'Organisation suit imperturbablement le chemin que

sa Constitution lui a tracé.

et à l'avenir: elle signifie. - et je pense que cela est valable pour tous les pays sans exception - qu'il faut enseigner avant tout à l'individu à estimer à leur juste valeur et à respecter les biens communs qui nous sont confiés et dont nous sommes comptables non seulement vis -à -vis de nous -mêmes, mais aussi vis -à -vis du monde de demain. Nombreuses sont les transformations au sein de la société humaine d'aujourd'hui qui sont susceptibles de favoriser l'apparition de faux critères. L'industrialisation, l'urbanisation et la migration affectent des masses de populations

2.

Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Le PRÉSIDENT:

Nous passons maintenant

au

point 1.8 de l'ordre du jour, qui est l'adoption de l'ordre du jour et la répartition des points entre les commissions principales.

A sa première réunion, le Bureau de l'Assemblée a examiné l'ordre du jour provisoire qui a été envoyé à tous les Membres et Membres associés soixante jours

qui n'y sont pas préparées, car elles sont exposées - désarmées et dépourvues d'esprit critique - aux

44

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

avant l'ouverture de la session. Il s'agit du document A19 /1.1 Le Bureau a également examiné l'ordre du

jour supplémentaire, qui se trouve dans les documents A19 /1 Add.! et Add.2, et qui prévoit l'inclusion des points suivants: Invitation à tenir la Vingt -

12 heures et 14 h. 30 à 17 h. 30. Bureau: séances à 12 heures ou à 17 h. 30 suivant les circonstances. Je présume que l'Assemblée est d'accord avec cet horaire. Le Bureau a confirmé que les discussions techniques se tiendront le vendredi 6 mai, le matin et l'après -midi, et le samedi 7 mai le matin seulement. Des renseignements détaillés sur ces discussions sont contenus dans le document A19 /Technical Discussions /3.

Deuxième Assemblée mondiale de la Santé hors du Siège; et Nonnes applicables aux voyages. Le Bureau a décidé de recommander à l'Assemblée qu'elle adopte son ordre du jour y compris les points supplémentaires, avec toutefois la suppression des trois points suivants: point 1.12, Admission de nouveaux Membres et Membres associés (le cas échéant), qui peut être supprimé étant donné qu'aucune demande

d'admission n'a été reçue; le point 3.9.1, Avances prélevées pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, en vertu de la résolution WHA18.14

4.

Rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions

(le cas échéant), peut également être supprimé, de telles avances n'ayant pas été faites; et le point 2.10, Dénominations communes internationales pour les préparations pharmaceutiques, peut également être retiré de l'ordre du jour, étant donné que le Conseil exécutif a autorisé le Directeur général à prendre les mesures nécessaires. Aucune action n'est par conséquent demandée à l'Assemblée.

Le PRÉSIDENT: Nous passons maintenant au point 1.10 de notre ordre du jour: Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -

sixième et trente -septième session. Je donne la parole

au représentant du Conseil exécutif, le Dr Evang. Le Dr EVANG, Président du Conseil exécutif (traduc-

Je voudrais maintenant demander à l'Assemblée si elle est prête à accepter cette recommandation du Bureau. Avez -vous des remarques à formuler? Il n'y a pas d'observations. L'ordre du jour est donc adopté, ainsi que les points supplémentaires.' Nous passons maintenant à la répartition des points entre les commissions principales. Comme d'habitude, l'ordre du jour qui figure dans le document A19 /1 a

tion de l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de présenter à l'Assemblée les rapports du Conseil exécutif sur

les deux sessions qu'il a tenues pendant les douze derniers mois. Le Conseil exécutif a tenu sa trente -sixième session les 24 et 25 mai 1965, à Genève. Le Conseil a choisi « les problèmes de santé publique posés par l'urbanisation» comme sujet des discussions techniques qui auront lieu à la Vingtième Assemblée

été préparé par le Conseil exécutif. Il indique la

répartition proposée des points entre la Commission du Programme et du Budget et la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Le Bureau recommande cette répartition des points

et il recommande en outre que les deux points de l'ordre du jour supplémentaire soient attribués à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

mondiale de la Santé. Il a nommé le Dr Carlos Luis González comme Président général des discussions techniques qui auront lieu cette année et qui, comme vous le savez, portent sur le sujet suivant: «Etablissement et utilisation des statistiques sanitaires dans les services nationaux et locaux de la santé ». Le Conseil a pris acte de l'intéressant rapport du groupe d'étude sur les cours spéciaux pour le personnel national chargé de hautes responsabilités administra-

Le Bureau recommande que les points suivants soient discutés en séance plénière, comme il est indiqué dans l'ordre du jour: point 1.8, dont nous nous occupons en ce moment -ci, et en outre les points 1.9, 1.10, 1.11, 1.13, 1.14, 1.15, 1.16 et 1.17. L'Assemblée est -elle prête à accepter les recommandations du Bureau pour ce qui a trait à la répar-

tives dans les services de santé. Il a également pris note des méthodes détaillées proposées par le Directeur

général pour exécuter l'étude sur la coordination à l'échelon national en ce qui concerne le programme de coopération technique de l'Organisation dans les pays.

tition des points de l'ordre du jour? Voulez -vous formuler des objections? Il n'y en a pas. Vous en avez ainsi décidé.

3.

Programme de travail

Le Conseil exécutif a tenu sa trente -septième session du 18 au 28 janvier 1966, à Genève. Comme à l'ordinaire, elle a été précédée d'une réunion d'une semaine du Comité permanent des Questions administratives et financières. Le Conseil exécutif a discuté différents aspects de

la question des tableaux d'experts auxquels sont maintenant inscrits plus de deux mille cinq cents noms h.

Le PRÉSIDENT: Le Bureau a décidé que les heures de travail seraient les suivantes : séances plénières ou

réunions des commissions principales: 9

30 à

d'experts de toutes les parties du monde; il a recommandé que les membres de ces tableaux qui atteignent l'âge de soixante -cinq ans ne soient inscrits à nouveau que dans des cas exceptionnels.

' L'ordre du jour, tel qu'il a été adopté, est reproduit à la page 23.

Le Conseil a examiné quinze rapports de comités d'experts. Considérant toute la valeur et toute l'impor-

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

45

tance des rapports des comités d'experts de l'OMS, le Conseil a estimé devoir inviter les comités régionaux

considéré, en parfait accord avec le Directeur général,

à consacrer un certain temps à des échanges de vues sur ces rapports et il a recommandé à l'Assemblée de

que l'exécution de ce programme marquerait une étape importante et essentielle dans l'évolution de l'Organisation. Il a estimé en outre que la mise sur pied d'un tel programme aurait pour effet de fournir à l'OMS les bases scientifiques et méthodologiques qui lui seront nécessaires pour atteindre les objectifs énoncés dans la résolution WHA18.43. L'Assemblée accordera certainement l'attention et le temps voulus à cet important sujet. La question de l'établissement d'un système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments a soulevé un intérêt considérable au sein du Conseil, qui a recommandé à l'attention de l'Assemblée la proposition présentée par le Directeur général. L'OMS est l'organisation compétente pour rassembler les données et en interpréter les résultats, mais le Conseil a recommandé que l'Assemblée

Santé d'adopter une résolution suggérant aux Etats Membres d'instituer, partout où cela sera la

un tableau national d'experts chargés d'examiner les recommandations contenues dans ces possible,

rapports et d'étudier dans quelle mesure elles sont applicables, à lointaine ou à brève échéance, dans la région intéressée.

Le Conseil a examiné un rapport du Directeur général concernant le programme à long terme ayant trait aux dénominations communes internationales pour les préparations pharmaceutiques; il a approuvé

la revision des Directives générales contenue dans l'annexe à la résolution qu'il a adoptée. Le Conseil a également autorisé le Directeur général à effectuer à l'avenir toutes revisions des Directives générales qui

accepte, à titre de mesure provisoire, les facilités généreusement offertes par le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique pour le traitement des données. D'autre part, le Conseil a recommandé que l'Assem-

paraîtraient souhaitables, compte tenu des progrès de la science, des leçons de l'expérience et des sugges-

tions des membres du Tableau d'experts de la Pharmacopée internationale et des Préparations pharmaceutiques désignés pour traiter du choix des dénominations communes. Comme il n'est pas demandé à l'Assemblée de prendre une décision sur cette question pour le moment, le point 2.10 vient, avec votre appro-

blée prie le Directeur général d'entreprendre, selon les modalités indiquées dans son rapport, un projet pilote de recherche en vue d'instituer un système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments.

bation, d'être retiré de l'ordre du jour. Par sa résolution WHA18.46, la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé avait autorisé le

Directeur général: «a) à entrer en consultations

Le Conseil a examiné un rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole; ce rapport a été discuté de manière approfondie à la fois au Comité permanent des Questions administratives et financières et au Conseil. La question du financement

avec les organismes des Nations Unies chargés du contrôle des stupéfiants sur l'opportunité d'amender l'article 3 de la Convention unique à l'effet que les décisions relatives à la mise sous contrôle des drogues soient prises par l'Organisation mondiale de la Santé, et ... b) à continuer d'adresser au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies les notifications que l'OMS est appelée à faire aux termes de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 ».

du programme par le budget ordinaire est traitée dans la résolution EB37.R16 visée ci- après. Le Conseil

a recommandé à l'Assemblée de décider que « les dépenses suivantes pourront être inscrites dans la partie du programme dont l'Organisation assurera le financement par le moyen soit du budget ordinaire, soit du compte spécial pour l'éradication de la variole:

a) toutes fournitures et tout matériel indispensables

Le Conseil, qui avait été saisi d'un rapport du Directeur général, a pris note des mesures envisagées par la Commission des Stupéfiants du Conseil économique et social et a exprimé l'espoir que ces mesures

pour la bonne exécution du programme dans les divers pays; b) tous services qui se révéleraient nécessaires dans les divers pays et que les gouvernements

permettraient d'éviter des délais excessifs dans la mise sous contrôle des stupéfiants dangereux. Par sa résolution WHA18.43, la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé avait prié le Directeur

de ces pays ne seraient pas en mesure de fournir ». Le Conseil a également recommandé à l'Assemblée de prier le Directeur général de prendre, avec la colla-

général « de prendre les mesures nécessaires pour développer les activités et services de recherche de l'OMS qui intéressent l'épidémiologie et l'application des sciences de la communication, ainsi que le système des centres de référence, en vue d'étendre l'action de

boration de tous les Membres, des mesures pour la mise en route d'un programme mondial d'éradication de la variole. Le Conseil était saisi de trois groupes d'amendements au Règlement du Personnel qui lui étaient

soumis pour confirmation en application de l'article 12.2 du Statut du Personnel. Les premiers amendements consistaient en plusieurs révisions de caractère essentiellement rédactionnel que le Directeur général avait faites pendant l'année précédente. Le deuxième

l'OMS dans le domaine de la recherche sanitaire ». En application de cette résolution, le Directeur général

a présenté un rapport que le Conseil a examiné de manière approfondie. Le Conseil a estimé que le moment était venu pour l'OMS d'exécuter un programme de recherche en épidémiologie et sur l'appli-

groupe concernait un amendement à l'article du Règlement relatif à l'allocation pour frais d'études des enfants et portant le montant maximum de cette allo-

cation de la science de la communication à l'étude des problèmes de médecine et de santé publique. Il a

cation de US $600 à US $700, conformément à la décision prise par l'Assemblée générale des Nations

46

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Unies. Le troisième groupe d'amendements donnait effet

à la révision du barème des traitements du

personnel de la catégorie professionnelle et aux modi-

fications apportées aux taux de l'impôt prélevé sur les traitements du personnel et au tableau des ajustements en fonction du lieu d'affectation, conformément

cation de la variole soit imputée sur le budget ordinaire. C'est pourquoi le Conseil a décidé, dans sa résolution EB37.R20, de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé que le budget effectif pour 1967 soit fixé à la somme totale de US $51 615 000

aux recommandations du Comité consultatif de la Fonction publique internationale et du Comité administratif de Coordination. Ces amendements ont été approuvés par la résolution EB37.R3. Le Conseil a confirmé tous ces amendements au Règlement du Personnel sur lesquels il est maintenant fait rapport à l'Assemblée pour information, conformément à l'article 12.2 du Statut du Personnel. On trouvera le texte de ces amendements dans les Actes officiels N° 148, annexe 5. Comme il a été mentionné à propos du point précédent, le Conseil avait été saisi de propositions faites par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale et par le Comité administratif de

de manière à couvrir les dépenses de la première année de participation de l'OMS au programme d'éradication de la variole, dépenses qui s'élèvent à US $2 415 000.

l'Assemblée sur le fait que le plafond du budget effectif pour 1967 tel qu'il est proposé par le Conseil exécutif - lequel a parfaitement compris et appuyé les vues du Directeur général - est, cette année, assez sensiblement plus élevé que les chiffres préliminaires qui figuraient dans les Actes officiels N° 146. Pour faciliter les travaux de l'Assemblée, les délégations qui ne seraient pas parfaitement au courant de cette situation pourraient peut -être examiner la question en temps voulu avant que l'Assemblée ne soit appelée à prendre une décision sur ce plafond.

Je me permettrai donc d'appeler l'attention de

Coordination en vue d'une révision du barème des traitements de base du personnel de la catégorie professionnelle pour tenir compte de l'évolution enregistrée pendant la période 1960 -1965 dans les traitements des administrations nationales. Cette révision du barème des traitements de base était accompagnée

En application de la résolution WHA18.36 et sur la base d'un rapport du Directeur général, le Conseil

d'une proposition de révision des taux de l'impôt prélevé sur les traitements du personnel et des ajuste-

a examiné la question très importante du contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques. Les membres du Conseil se sont accordés à reconnaître que de nouvelles difficultés surgissaient dans ce domaine, que les progrès de la coopération et de la coordination internationales sous la direction de l'OMS étaient assez lents et qu'il fallait donc s'efforcer de renforcer et élargir l'action entreprise. Le Conseil a donc notamment prié le Directeur général de pour-

ments en fonction du lieu d'affectation. Ces propositions avaient déjà été adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et par les autorités compétentes de FUIT, de l'OIT, de la FAO et de l'UNESCO. Le Conseil a approuvé l'intention du Directeur général de donner effet à ces modifications, à l'OMS, à partir du 1er janvier 1966.

suivre l'étude de la question et de faire rapport à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Les délégués auront ainsi toute possibilité d'examiner ces problèmes, de préférence après avoir étudié aussi les vues exprimées par les membres du Conseil lors de sa trente -septième session et des sessions précédentes, lorsque la question viendra en discussion.

Le Conseil a examiné d'une manière détaillée le projet de programme et de budget pour 1967 présenté par le Directeur général dans les Actes officiels No 146. On serait naturellement fondé à considérer ce projet

comme le point le plus important de l'ordre du jour du Conseil exécutif. Sa tâche a été beaucoup facilitée par l'étude préalable fouillée que son Comité permanent des Questions administratives et financières, que présidait avec une haute compétence le Dr James Watt, avait faite de ce projet et par le rapport détaillé qu'il avait présenté. Le Conseil a accepté les prévisions inscrites dans les différentes sections d'ouverture de crédits, telles qu'elles figurent dans les Actes officiels N° 146, mais il a noté que, pour tenir compte des dépenses supplémentaires résultant des augmentations des traitements et indemnités du personnel de la catégorie professionnelle et du personnel occupant des postes non classifiés, qui ont pris effet le ler janvier 1966, le montant total des prévisions de dépenses devrait être augmenté de US $1 958 000 et porté à US $49 200 000. A propos

En application de la résolution WHA15.21, une étude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition a été faite en collaboration avec l'OIT; cette étude est maintenant présentée à l'Assemblée. Le Conseil exécutif a estimé qu'après une longue

période de travaux en comité et après l'envoi de questionnaires aux gouvernements, le moment était venu de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée

mondiale de la Santé de soumettre à une discussion complète tous les aspects de la santé des gens de mer. Le Conseil a également invité les Etats Membres à prendre toutes les mesures possibles pour améliorer les dossiers médicaux des gens de mer, afin d'obtenir des données plus satisfaisantes sur leur mortalité et leur morbidité, et à transmettre systématiquement ces renseignements à l'OMS.

du montant du budget effectif pour 1967 que doit établir la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil a tenu compte du fait que, par sa résolution EB37.R16, il recommandait à la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé que la participation de l'Organisation au programme d'éradi-

Le Conseil a examiné un rapport du Directeur général sur le programme d'approvisionnement public

en eau et, notant les résultats obtenus par l'OMS, avec un personnel et des ressources limités, dans ses efforts pour mobiliser des appuis techniques et financiers en faveur d'enquêtes pré- investissement et de

TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

47

programmes de construction, a reconnu que ces résultats, si appréciables qu'ils soient, ne suffisent pas à répondre aux besoins croissants de populations toujours plus nombreuses, qui s'ajoutent à l'arriéré accumulé au cours des années passées. Le Conseil exécutif propose à l'Assemblée mondiale de la Santé d'adresser aux Etats Membres une série de recommandations tendant à accélérer le développement de cette partie du programme des activités sanitaires. Un nouveau rapport du Directeur général sera présenté à l'Assemblée lorsqu'elle discutera ce point de l'ordre

concours chaque fois que nous serons appelés à le faire.

Participer aux travaux du Conseil exécutif de l'OMS

constitue une expérience unique, stimulante et très encourageante, en raison du caractère spécial du Conseil, de son caractère apolitique, en raison des rapports qu'il entretient avec l'Assemblée, et enfin et surtout, en raison de la qualité remarquable des travaux préparatoires exécutés par le Directeur général et son Secrétariat, notamment par les Directeurs régionaux, et des services dont le Conseil béné-

du jour. Le Conseil a également examiné les diverses décisions de l'Organisation des Nations Unies et du FISE, des institutions spécialisées et de l'AIEA en matière de programme qui intéressent l'activité de l'OMS. A cette occasion, il a étudié un rapport du Directeur

ficie. Comme le montrent ses procès- verbaux,

le

Conseil a procédé au niveau technique à des échanges de vues fructueux empreints d'une grande ouverture

d'esprit, de sorte qu'il a pu, sur presque toutes les questions, trouver un terrain d'entente et éviter de grandes divergences d'opinion.

général sur la fusion du Fonds spécial et du programme élargi d'assistance technique en un Programme des Nations Unies pour le Développement. Il a estimé que l'Organisation devrait, en attendant la suite de l'évolution du Programme, continuer de participer au programme élargi d'assistance technique et au Fonds spécial, qui constituent le Programme des Nations Unies pour le Développement, en vertu des pouvoirs conférés par l'Assemblée mondiale de la Santé au Directeur général et au Conseil exécutif pour assurer la participation de l'OMS au programme élargi d'assistance technique et au Fonds spécial. Le Conseil exécutif a examiné le rapport du Comité permanent des Organisations non gouvernementales

Je me permettrai donc, en terminant, d'exprimer l'espoir que tous les Etats Membres de l'Organisation

auront dès que possible l'occasion de désigner une personne devant siéger au Conseil exécutif.

présenté les rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions. Ces rapports feront l'objet de la discussion générale en même temps

Le PRÉSIDENT: Je remercie le Dr Evang d'avoir

que le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965, de sorte que nous pouvons passer

maintenant au point 1.11 de l'ordre du jour. 5.

sur son examen quadriennal des organisations en relations officielles avec l'OMS et a décidé de maintenir ces relations avec les soixante -six organisations actuellement en relations officielles avec l'OMS.

Rapport du Directeur général sur l'activité l'OMS en 1965

de

Le Conseil a également décidé, par sa résolution EB37.R45, d'établir des relations officielles avec deux organisations non gouvernementales: Association

Le PRÉSIDENT: Je donne la parole à M. le Directeur

général, le Dr Candau. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL (traduction de l'anglais):

internationale d'Epidémiologie, et Fédération internationale pour le Planning familial. Alors que se tient la présente Assemblée, le nouveau bâtiment du Siège est, comme vous le savez, près d'être achevé. La construction a été une opération longue et complexe et l'oeuvre que vous verrez samedi représente un excellent exemple de coopération entre tous les Etats Membres, le Conseil exécutif, le Secré-

tariat, ainsi que l'architecte et les nombreux entrepreneurs qui ont participé aux travaux. A la demande de l'Assemblée, le Conseil exécutif a exercé une surveillance constante et minutieuse sur la préparation

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, mon premier devoir, dont je m'acquitte avec le plus grand plaisir, est de souhaiter la bienvenue aux délégués des nouveaux Etats Membres qui participent pour la première fois aux travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé. Leur collaboration nous est précieuse et nous rapproche de cet objectif final de l'universalité que l'Organisation mondiale de la Santé devra atteindre pour développer son action avec une pleine efficacité.

des plans, l'exécution du travail et le financement. C'est donc avec une grande satisfaction qu'il voit le résultat de ses efforts matérialisé en ce bel édifice. Monsieur le Président, toutes les questions les plus importantes qui ont été passées en revue rapidement

J'ai maintenant l'honneur de soumettre à la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé mon rapport sur l'activité de l'Organisation en 1965. C'est le volume No 147 des Actes officiels. Pour obtenir une vue d'ensemble, il convient de rapprocher

ce document du troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, c'est -à -dire pour la période 1961 -1964, qui est également soumis à l'examen de l'Assemblée. Une étude approfondie de ces documents permet de dégager un certain nombre de conclusions dont, me semble -t -il, notre action future doit s'inspirer.

et d'une manière générale dans le présent rapport seront exposées plus en détail devant les deux commisions principales de l'Assemblée, ainsi que plusieurs autres questions. En qualité de représentants du

Conseil, mon collègue le Dr Watt et moi -même renseignements

Il faut constater en premier lieu que l'immense tâche qui attendait à l'origine l'Organisation mondiale de la Santé, comme d'ailleurs toutes les organisations de la famille des Nations Unies, n'a rien perdu de ses

serons à votre disposition pendant les séances plénières

et les réunions des commissions pour fournir des complémentaires et

prêter

notre

48

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

impressionnantes dimensions. Malgré d'incontestables

et importants progrès accomplis dans le domaine sanitaire depuis vingt ans - et dont certains trouvent leur reflet dans les deux rapports - l'écart qui sépare les pays développés et les pays en voie de développement n'est nullement comblé. Comme le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies l'a souligné à maintes reprises, les disparités ne font même que s'accroître, créant une source permanente d'agitation et de conflits.

tants. La moyenne ou, pour employer la terminologie du rapport, le « mode » régional est d'environ 1 pour 4500.

Dans les Amériques, la disparité est moins grande.

Si l'on excepte les pays du nord de la Région, on trouve un peu partout un rapport de l'ordre de 1 pour 3500.

En second lieu, nous devons conclure des deux rapports que les possibilités d'action sanitaire des pays économiquement et techniquement défavorisés

Quant aux cinq pays de l'Asie du Sud -Est qui ont communiqué des chiffres, ils s'échelonnent entre 1 pour 4600 et 1 pour 41 000. Dans la Région du Pacifique occidental, on retrouve des écarts considérables: de 1 pour 680 à 1 pour 39 000.

ne sont pas pleinement utilisées, tant s'en faut: le développement des services sanitaires de base a été lent, le personnel qualifié reste rare et peu de progrès ont été accomplis vers la planification sanitaire dans le cadre général du développement économique et social.

Cependant, si l'on néglige ces deux cas extrêmes, pour la plupart des pays qui ont fourni des statistiques le rapport se situe aux environs de 1 pour 2500. population bien pourvue en soins médicaux : la plupart des vingt -deux pays qui ont fourni des chiffres

Par comparaison, l'Europe donne l'image d'une

Bien entendu, ces trois facteurs sont indissoluble-

ment liés. Une planification sanitaire complète et valable doit nécessairement se donner pour objectifs le développement des services sanitaires de base et l'expansion des moyens de formation professionnelle du personnel médical et paramédical. Le renforcement des services sanitaires nationaux dépend d'un accroissement important des effectifs de personnel et d'une planification fixant un ordre de priorité pour assurer la meilleure utilisation des ressources disponibles. Enfin, aucun plan n'est possible s'il n'existe pas au moins un noyau de personnel qualifié. Sur tous ces points, il suffit de parcourir les deux rapports pour constater de graves insuffisances. Je

ont plus d'un médecin pour 1000 habitants. Monsieur le Président, l'Assemblée ne me contredira pas si je dis que le problème du personnel médical

et paramédical est l'un de ceux qui continueront à exiger de nous un grand déploiement d'efforts et d'ingéniosité pendant les années à venir. L'expérience accumulée par l'Organisation mondiale

de la Santé m'amène à présenter ici quelques remarques qui, me semble -t -il, pourront être utiles à l'Assemimpossible

blée dans l'examen de ce problème. En premier

lieu, nous ne devons jamais perdre de vue qu'il est de transplanter l'enseignement de la médecine d'un pays développé dans un pays en voie de développement sans lui apporter des adaptations mûrement réfléchies et souvent importantes. Nous devons être prêts à abandonner nos idées reçues et nos préjugés pour mettre nos méthodes et nos tech-

prendrai pour exemple le rapport entre le nombre de médecins et la population, qui est en général considéré comme un assez bon indicateur de l'équipement médico- sanitaire d'un pays. Ce rapport est notoirement faible en Afrique. Alors que la moyenne mondiale est d'un médecin pour 3000 habitants, l'Afrique n'en compte qu'un pour 20 000, si l'on excepte deux pays plus favorisés. La proportion y est parfois beaucoup plus faible: un pays ne possède qu'un médecin pour 76 000 habitants. La pauvreté des moyens de formation professionnelle est un autre facteur alarmant. Dans cette partie du monde qui totalise plus de 200 millions d'habitants, on ne compte actuellement que six écoles de médecine bien équipées

niques en harmonie avec les exigences du milieu physique et social. Il est particulièrement important que les études universitaires de médecine soient axées sur les formes les plus courantes de la morbidité locale, sur les types de cas que le médecin sera appelé

à rencontrer dans la pratique, et sur son rôle de conseiller, de chef d'équipe et d'instructeur vis -à -vis du personnel auxiliaire. Toute notre politique d'ensei-

et fonctionnant normalement. Pour une population équivalente, l'Amérique latine, où la situation ne peut cependant pas être qualifiée de satisfaisante, possède plus de cent écoles de médecine. En Afrique, quatorze pays peuplés chacun de plus de 3 millions d'habitants ne possèdent aucun établissement d'ensei-

gnement et de formation professionnelle doit donc partir d'un principe cardinal: l'importation de personnel étranger ne saurait être qu'un palliatif temporaire, car la seule solution véritable consiste à développer les moyens nationaux de formation. Il en va de même du problème quelque peu épineux

qui se pose à propos du personnel auxiliaire. Qu'il me soit permis tout d'abord d'exprimer une conviction que partageront, j'en suis sûr, les délégués ici présents: dans tous les pays du monde, petits ou grands, pauvres

gnement médical. Semblable situation n'existe que dans deux autres pays du monde. Comme on le verra dans le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, des différences considérables existent entre les onze pays de la Région de la Méditerranée orientale qui ont fourni des rensei-

ou riches, tout individu a droit aux services d'un personnel médical et infirmier pleinement qualifié, et la communauté mondiale a le devoir de faire de ce droit une réalité concrète. Il est en outre parfaitement compréhensible et louable, de la part des gouvernements des pays qui accèdent ou viennent d'accéder

gnements. A une extrémité de l'éventail, on trouve un pays qui possède 1 médecin pour 400 habitants et un autre où le rapport est de 1 pour 800. A l'autre extrémité, un pays n'a que 1 médecin pour 29 000 habi-

à l'indépendance, de vouloir conserver ou rétablir - et si possible dépasser - le niveau qu'atteignaient naguère les services de santé qu'ils ont connus. Il n'en

TROISIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

49

est pas moins vrai qu'étant donné le nombre infime - et même désespérément infime dans un grand nombre de

pays - des médecins, des infirmières et infirmiers des ingénieurs sanitaires et autres membres des services

de santé, il faudra bien du temps pour que ces pays soient en mesure de former le personnel de santé qualifié qui doit suffire à leurs besoins. Il faut incon-

testablement, pour appliquer des programmes de formation, un capital humain et matériel qu'il est impossible de mobiliser dans l'immédiat. Il faut des années pour former les cadres professionnels; ils devront avant toute autre chose avoir eu la formation générale voulue; or, les pays en voie de développement sont loin d'avoir les moyens de la leur assurer, notamment au niveau des études secondaires. En outre, étant

partiels et non coordonnés un effort conforme à un plan préétabli. Dans bon nombre d'entre eux, néanmoins, cet effort de planification est voué à l'échec tant que les services de santé ne conféreront pas à leurs méthodes et pratiques administratives des bases rationnelles et un degré raisonnable d'indépendance et de stabilité. Il est évident, par exemple, que l'effort d'un pays pour mener à bien le programme le mieux conçu demeure, tout comme le soutien que lui accorde l'OMS à cette fin, totalement vain si le personnel

administratif est trop fréquemment renouvelé. On allègue souvent que la politique en usage en matière de personnel et les pratiques administratives - prévisions budgétaires, gestion, fournitures, transports, etc. - ne sauraient être meilleures pour les services de santé qu'elles ne le sont pour les autres services publics d'un pays; mais il ne faut pas non plus qu'elles soient pires. Les échanges de vues qui ont eu lieu entre administrateurs de la santé au cours de divers sémi-

donné la tendance constante à la spécialisation,

il

faut se souvenir qu'il est indispensable de former non seulement des praticiens de médecine générale et du personnel infirmier, mais aussi du personnel de santé

publique, des pédiatres, des bactériologistes et des infirmières /sages- femmes. Nous devons donc nous

demander, non pas si l'on a besoin de personnel auxiliaire de santé, mais, parmi les diverses catégories d'agents auxiliaires, quelles sont celles qui seront indispensables. C'est aux autorités sanitaires des pays intéressés qu'il appartient de répondre à cette question.

naires et cycles d'études organisés dans la Région des Amériques ont montré que l'OMS peut effectivement contribuer à renforcer l'administration des services de santé. L'objectif majeur de l'OMS en matière de santé publique a toujours été d'aider tous les pays, quelles que soient leurs ressources en hommes

Elles seules peuvent décider - en considérant leurs besoins les plus urgents et le type de services de santé

qu'elles veulent se donner - quel est le rôle dévolu à leur personnel auxiliaire. On sait maintenant que, dans l'ensemble, il n'y a de choix pour former ces agents qu'entre deux possibilités: ou bien limiter leur formation à un niveau tel qu'ils ne pourront envisager

d'atteindre un jour le sommet de leur catégorie

professionnelle, ou bien la pousser au contraire au

point de permettre aux plus doués d'entre

et en moyens matériels, à se doter d'un réseau minimum de services essentiels qui leur permette de faire face aux besoins médico- sanitaires fondamentaux de leurs habitants. Pour en revenir au problème général de la planification sanitaire, on notera avec satisfaction dans le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde que quatre -vingt trois pays ont élaboré ou préparent actuellement des plans nationaux et que dans soixante -quinze d'entre eux l'établissement de ces plans se fait en étroite liaison avec les responsables

eux

d'acquérir des qualifications professionnelles complètes. Pour que le personnel auxiliaire rende effectivement les services que l'on attend de lui, il doit être surveillé dans son travail par un personnel pleinement qualifié et avoir systématiquement accès à des cours d'entretien et à des possibilités d'avancement. Le Rapport sur l'activité de l'OMS en 1965 contient de nombreux exemples de l'aide directe qu'ont reçue

de la planification économique et sociale générale. Pour mener à bien pareille tâche, l'une des principales difficultés est de choisir des méthodes efficaces qui impatients d'y parvenir, à faire une étude comparative des méthodes mises au point depuis quelques années.

soient adaptées aux conditions locales. Il y aurait grand avantage sans doute, pour les pays qui sont

Ce n'est pas que l'on ne puisse en inventer encore d'autres, soit en innovant, soit en combinant certaines

en matière d'enseignement et de formation professionnelle les pays désireux de mettre sur pied ou de renforcer leurs services de santé: soutien aux établissements d'enseignement, nombreuses bourses pour des études universitaires et post- universitaires, sémi-

techniques déjà connues. Quoi qu'il en soit, il me paraît évident que l'un des meilleurs moyens dont nous disposons pour encourager et soutenir les efforts de planification nationale consiste à poursuivre l'étude de cette complexe et difficile question.

naires itinérants et autres réunions permettant des échanges de vues sur divers problèmes de santé publique.

Une autre constatation s'impose encore. Quelque méthode que choisisse un pays, il devra nécessairement partir d'une certaine somme de données fonda-

Toute cette aide en faveur de l'enseignement tend essentiellement à renforcer les services de . santé

nationaux. Ceci m'amène à ce qui est et sera toujours davantage le centre de notre effort pour promouvoir

la santé mondiale: la nécessité de concevoir et de mettre en ceuvre les programmes éducatifs, comme du reste toutes les autres activités, dans le cadre général d'un plan sanitaire national à long terme. On ne peut que se féliciter de constater, à la lecture des rapports dont l'Assemblée est saisie, que les pays sont de plus en plus nombreux à préférer à des projets

mentales concernant sa situation démographique et sanitaire, ses ressources naturelles, ses effectifs de personnel médical et paramédical et ses moyens d'enseignement. Plus les statistiques sont complètes, plus il est facile de se faire une idée nette de la situation

sanitaire et du fonctionnement de tel ou tel service de santé. On peut alors dresser des plans détaillés et précis.

Comme les Rapports annuels précédents, celui -ci met l'accent sur l'activité déployée par l'OMS contre

50

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

maladies transmissibles. Une telle insistance s'explique d'elle -même puisque, malgré les campagnes les

des pays et à l'échelon international. Des essais pratiques de vaccins anticholériques ont déjà montré, en Inde et aux Philippines, que les vaccins couramment utilisés ont une activité faible. Certains vaccins produits expérimentalement confèrent une protection élevée mais présentent malheureusement d'autres inconvénients qui tiennent à leurs effets secondaires.

énergiques de lutte et d'éradication entreprises par de nombreux pays, les maladies transmissibles demeurent la plus grande menace contre la santé et le bien -

être des hommes. Il est regrettable que la campagne mondiale d'éradication du paludisme n'ait pas progressé aussi rapidement qu'on l'avait espéré et qu'elle ait été retardée par des insuffisances de nature administrative et financière. Les chiffres les plus récents n'en sont pas moins impressionnants et laissent bien augurer de l'avenir. Leur signification est plus frap-

Les recherches donnent également à penser que le stade prolongé de porteur peut jouer, dans le cas du choléra El Tor, un rôle dans la persistance de l'infection. Il est certain que de nouvelles études sur les propriétés antigéniques des vibrions et sur leurs caractéristiques génétiques permettront seules de

pante encore si l'on tient compte d'un fait souvent négligé, à savoir que les 3 500 000 décès annuels qui étaient la conséquence directe du paludisme au milieu de ce siècle ont maintenant été réduits à moins du tiers de ce chiffre. C'est en effet moins de 1 million

venir à bout d'une maladie qui a envahi pratiquement tous les pays des Régions du Pacifique occidental et

de l'Asie du. Sud -Est et qui, de ce fait, réapparaît après bien des décennies aux portes mêmes de l'Europe

de décès qui sont maintenant imputables au paludisme chaque année. Je n'ai pas besoin d'insister sur la valeur humanitaire d'une telle évolution, mais il vaut peut -être la peine de réfléchir sur les conséquences

et de l'Afrique. II serait superflu, me semble -t -il, d'invoquer de nouvelles preuves pour montrer à quel point nous faisons actuellement une oeuvre nécessaire en essayant de mobiliser toutes les ressources nationales et internationales pour intensifier la recherche médicale.

économiques d'un tel recul de la mortalité. Si l'on considère, d'autre part, la morbidité, on peut conclure

des chiffres précédents que le nombre des cas a été réduit de plus de 200 millions par an, ce qui signifie que 200 millions de personnes ne souffrent plus des atteintes du paludisme ni des incapacités temporaires qui en étaient la conséquence et qui entraînaient des pertes économiques pour l'individu et pour la société entière. Le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde montre que parmi les 700 millions d'habitants des zones initialement impaludées qui sont

Il y a là un problème qui intéresse tout autant les pays en voie de développement que les parties du monde techniquement plus évoluées. La recherche, ainsi que je l'ai montré, est la clé de voûte de la lutte contre les maladies transmissibles. Elle est également la principale voie vers la solution des problèmes posés par les maladies cardio- vasculaires et le cancer. L'augmentation du potentiel de recherche est donc indispensable à l'amélioration de la santé mondiale. Les délégués à l'Assemblée noteront certainement avec satisfaction qu'en 1965 l'OMS a institué 143 nouveaux projets de recherche collective, projets dont le total atteint donc actuellement 381. Ce résultat, cependant, ne doit pas nous suffire, même s'il peut nous encourager. L'expérience de toutes ces années m'a donné la conviction que si nous pouvions accroître nos activités dans le domaine de l'épidémiologie et de la science de la communication, notre programme de recherche s'en trouverait renforcé et consolidé et qu'en outre toutes les autres activités de l'Organisation en tireraient aide et profit. J'espère, Monsieur le Président, que le Rapport sur

actuellement parvenues à la phase de consolidation ou à la phase d'entretien de la campagne d'éradication on comptait naguère au moins 35 millions de cas de paludisme chaque année. Aujourd'hui, ce chiffre est

tombé à 65 000, ce qui représente un énorme gain en santé, en bonheur et en efficacité productive. Nous n'avons pas encore trouvé un moyen précis pour évaluer les pertes économiques dues au paludisme, non plus que les dividendes évidents, mais difficiles à mesurer quantitativement, qui sont à porter au crédit de l'éradication du paludisme. Les quelques évaluations dont on dispose ne peuvent pas être extrapolées à l'échelle mondiale. Cependant, l'histoire de la lutte contre le paludisme au cours des vingt dernières années nous offre maints exemples de

l'activité de l'Organisation en 1965 sera une base utile aux discussions de l'Assemblée. J'ai la certitude que les délibérations qui vont avoir lieu pendant ces quelques semaines se traduiront par des décisions qui permettront à l'OMS de jouer le rôle qu'un monde troublé, affamé et malade attend d'elle. Le PRÉSIDENT: Je remercie le Directeur général de

terres délaissées qui ont été rendues à la culture, d'autres où la production agricole a augmenté, d'autres enfin jusqu'ici inhabitables qui se sont ouvertes au développement. La recherche est un instrument indispensable à la lutte contre les maladies transmissibles. Un excellent exemple en est celui du choléra, maladie qui a malheureusement continué à s'étendre en 1965 en Asie, provoquant de très nombreux décès et entravant le com-

nous avoir présenté son Rapport. La séance est levée. La séance est levée à 12 h. 10.

merce et la circulation des personnes à l'intérieur

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

51

QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE Mercredi 4 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Discussion

générale

des

rapports

du

Conseil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur

sur quelques points particuliers. Ce document souligne à juste titre que l'un des moyens les plus efficaces de

l'activité de l'OMS en 1965 Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance est ouverte. Nous commençons maintenant la discussion géné-

tirer le meilleur parti possible des connaissances et des ressources dont on dispose de nos jours réside dans une planification systématique. C'est là un fait indiscutable, surtout dans les pays en voie de développement, qui risquent souvent de ne pas utiliser leurs ressources, toujours insuffisantes, de la façon la plus

rale sur les points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième 1 et trente -septième 2 sessions, et 1.11, Examen du

Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965. Je voudrais attirer votre attention sur les termes de la résolution WHA 14.51 par laquelle la Quatorzième

Assemblée mondiale de la Santé a décidé que « un seul débat devrait être consacré, en séance plénière, à l'examen du Rapport annuel du Directeur général (non compris le Rapport financier...), sous réserve que les installations le permettent ». Il y a maintenant une

trentaine d'orateurs inscrits sur la liste et il est de mon devoir de vous demander d'être brefs afin que nous puissions terminer notre discussion de ces deux points aussitôt que possible. Je donne maintenant la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le Dr Quirós, du Pérou. Le Dr QUIRÓS (Pérou) (traduction de l'espagnol): Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation péruvienne, je tiens à exprimer nos salutations les plus cordiales aux délégations des pays

rationnelle. En fait, il n'est pas rare de voir dans les services publics des doubles et des triples emplois, en particulier en matière sociale. Comme le Directeur général, nous estimons que la planification est un processus dynamique, ininterrompu et global, au sein duquel le secteur sanitaire ne saurait être isolé des autres programmes de développement. Il nous arrive souvent, à nous qui nous consacrons à la santé publique, de considérer nos programmes comme les seuls vraiment importants et, ainsi, de manquer quelque peu du sens des proportions. Dans d'autres cas, c'est le contraire qui se produit. Ainsi, les économistes voient parfois dans nos activités une grosse

source de dépenses qui n'apporte aucune

contribution au développement du pays. Ces deux points de vue nous paraissent également dignes de considération et une juste appréciation des choses est indispensable si l'on veut utiliser à meilleur escient les ressources disponibles. A notre avis, il convient de démontrer objectivement l'effet des programmes de

santé sur l'économie. Tant que cette démonstration ne pourra pas être faite nettement, nous aurons des difficultés à obtenir les fonds dont nous avons besoin.

représentés dans cette enceinte et à vous féliciter sincèrement, Monsieur le Président, de votre élection méritée et qui traduit bien les sentiments d'amitié et de sympathie que les pays du monde entier éprouvent

Aussi considérons -nous que l'Organisation ne doit ménager aucun effort pour mettre dûment en relief l'importante contribution qu'elle apporte aux programmes de développement des divers pays. Il est indéniable que les programmes de formation professionnelle jouent un rôle essentiel dans l'organisation des services de santé et qu'il est nécessaire de bien connaître les besoins de chaque pays. Au Pérou,

à l'égard de votre pays si beau et si accueillant. Le Pérou tient à remercier tout spécialement votre gouvernement, à cette occasion, du précieux concours

qu'il lui apporte en application des accords d'assistance bilatérale. Une fois de plus, nous avons le plaisir de participer

à cette importante réunion qui, nous en sommes certains, connaîtra sous votre compétente direction tout le succès qu'on peut lui souhaiter pour la santé des peuples du monde. Le Rapport dont nous sommes saisis traite, comme

nous avons effectué, dans le cadre du plan national d'action sanitaire dont l'élaboration est maintenant terminée, un inventaire des ressources humaines disponibles pour les programmes de santé. Cet inventaire nous a permis d'organiser nos activités de forma-

tion professionnelle tout en établissant des normes qui répondent à nos besoins et à nos moyens financiers.

d'habitude, de questions très importantes et nous voudrions présenter ici quelques brèves observations 1 Actes of j. Org. mond. Santé, 145. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 148; 149. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 147.

Peut -être ce problème d'évaluation est -il à la fois le plus ardu et celui dont la solution est la plus néces-

saire pour une meilleure utilisation du personnel. Il est encourageant de constater les succès remportés dans l'exécution du programme d'éradication du

paludisme dans beaucoup de pays du monde, encore que les progrès soient lents dans certaines régions.

52

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Il nous paraît nécessaire d'intensifier les activités si l'on veut atteindre le plus tôt possible les objectifs que

sente. Je ne pense pas qu'elle diffère fondamentalement de celle que connaissent les autres pays en voie

nous nous sommes fixés.

A lire le Rapport dont nous sommes saisis, on constate que les maladies quarantenaires, et en particulier la variole, le choléra, la fièvre jaune et la peste, continuent à soulever de graves problèmes de

de développement. La population du Malawi est estimée à plus de quatre millions d'habitants et le budget de la santé représente moins de £1 200 000, dont la majeure partie est consacrée à nos modestes services curatifs. Il ne reste, en fait, que £70 000 pour

santé. L'OMS devrait à notre avis leur affecter la priorité qu'elles méritent dans le cadre d'une action internationale en faveur de la santé. Les lacunes et les inconnues sont nombreuses dans l'épidémiologie

les mesures de santé publique et le gros de cette somme est absorbé par les traitements du personnel et les dépenses de l'école d'assistants sanitaires. En ce qui concerne le développement de nos services,

de ces affections, surtout du choléra, de la fièvre jaune et de la peste bubonique, et nous pensons qu'il convient à la fois d'entreprendre des recherches pour

nous nous étions proposé au début de doubler le nombre de lits d'hôpitaux en l'espace de cinq à dix ans. Malheureusement, ce n'était tout simplement pas

faire la lumière sur les points obscurs et de nous efforcer de découvrir des moyens pratiques de combattre ces maladies et de les éliminer.

possible en raison de l'augmentation des dépenses courantes. Il semble bien d'ailleurs que, quel que puisse

Le Conseil exécutif a proposé à l'Assemblée d'approuver un programme d'éradication de la variole, accompagné d'une demande de crédits. La priorité qui revient à l'éradication de cette maladie a été maintes fois soulignée et nous estimons que le financement des activités proposées est une nécessité urgente. Les observations touchant le programme d'hygiène

être le facteur de multiplication, le résultat ne serait jamais suffisant. Comment, dans ces conditions, s'occuper des malades, le nombre de lits d'hôpitaux étant déjà très insuffisant? On peut soutenir qu'une efficacité accrue de l'action préventive ne suffirait pas à résoudre rapidement le problème. Par exemple, on estime à 50 000 le nombre des tuberculeux et à 40 000 celui des lépreux, mais il n'y a que quelques centaines

du milieu, notamment dans les régions rurales, nous paraissent intéressantes et nous reconnaissons la nécessité de développer l'action dans ce domaine. Notre pays met actuellement en ceuvre, grâce à un prêt consenti par la Banque interaméricaine de Développement, un plan d'assainissement rural dont les résultats sont très satisfaisants. Je voudrais pour conclure, Monsieur le Président,

de lits à leur disposition dans les hôpitaux et les léproseries. Comme il n'était pas question de pouvoir utiliser des lits supplémentaires, il ne restait apparemment qu'une solution: mettre sur pied un système de traitement à domicile. Nous sommes reconnaissants aux Etats -Unis d'Amé-

exprimer au Directeur général et au personnel de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi qu'au FISE,

rique de nous être venus en aide à cet égard. Nous bénéficions actuellement de l'assistance de quarante volontaires de l'American Peace Corps qui nous ont été envoyés par l'Université de Caroline du Nord après avoir reçu une formation spéciale; ils s'efforcent de développer l'organisation des soins à domicile sur l'ensemble du territoire en apprenant à nos assistants sanitaires et, dans une moindre mesure, à nos assistants

toute la gratitude du Gouvernement péruvien pour l'ceuvre accomplie au

cours de l'année écoulée.

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Quirós. Je donne la parole au délégué du Malawi.

médicaux, tout ce qu'impliquent la prophylaxie et les soins à domicile. A mesure que cette action s'étendra, d'autres activités seront entreprises dans divers domaines: nutrition et prévention de la malnutrition,

M. CHIBAMBO (Malawi) (traduction de l'anglais):

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, permettez d'abord à ma délégation, Monsieur le Président,

de s'associer à tous vos amis pour vous féliciter de votre élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis persuadé que les travaux de ces prochains jours n'auraient pu être placés sous une direction plus compétente que la vôtre, aussi compétente, en fait, que celle du Directeur général, dont le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1965 - exposant comme il le fait les tendances de la situation sanitaire dans leurs aspects

protection maternelle et infantile, vaccination antivariolique, vaccination à triple antigène, enregistrement du poids et de la taille des enfants des écoles primaires et dépistage des maladies qu'ils peuvent présenter. Mais tout cela, Monsieur le Président, avec un budget de £70 000 seulement. Ces mesures gagneront cependant en efficacité, tout en n'exigeant qu'un effort financier minime, lorsqu'elles seront placées sous l'autorité des conseils de district,

actuellement en plein développement. Le lien avec ces conseils présente deux grands avantages. Représen-

les plus divers - est l'un des documents les plus intéressants et les plus utiles qui soient. Vous comprendrez certainement, Monsieur le Président, que ma qualité de représentant d'un pays en voie de développement conditionne ma façon de réagir au Rapport annuel du Directeur général. Avant d'aborder ce que ce rapport signifie pour mon pays, je voudrais dire en quelques mots comment la situation s'y pré-

tant chacun une région et se trouvant toujours en contact étroit avec la population, ils sont à même d'interpréter et d'exprimer l'opinion locale. Ils sont aussi extrêmement bien placés pour s'assurer le concours des habitants. De modestes progrès ont déjà été accomplis puisque quelques centaines de malades peuvent être actuellement soignés sans venir encombrer des hôpitaux surchargés.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

53

Monsieur le Président, il ressort nettement de ce que

je viens de dire que ce n'est pas quarante volontaires et £70 000 qui nous suffiront si nous voulons obtenir davantage que des résultats minimes pour nos quatre millions d'habitants. On se demandera peut -être pourquoi mon gouvernement n'affecte pas plus de crédits à nos services de santé. La réponse est, naturellement,

nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour mettre les recommandations en pratique et nous n'avons pas le temps d'attendre les résultats des projets

qu'il consacre pour ainsi dire chaque centime à la mise en valeur des ressources du pays, et cela à très juste titre si l'on examine les choses posément, puisque c'est dans le développement que réside le seul espoir de

pilotes. Nos difficultés actuelles sont extrêmement simples, elles n'ont rien de compliqué et les mesures techniques qu'elles appellent sont connues. L'essentiel de nos problèmes tient au fait que notre budget ne nous permet d'employer qu'un personnel de santé restreint, et, dans l'immédiat, la seule solution consiste

à en accroître l'efficacité moyennant une formation méthodique et une surveillance étroite, comme celles qu'assurent les volontaires américains du Peace Corps. A mesure que le pays se développera, nous devrions pouvoir augmenter peu à peu nos effectifs, mais, pour le moment, nous employer avec une aide extérieure à élever le niveau de notre personnel et à le rendre ainsi

réunir des fonds suffisants pour assurer des services sociaux adéquats. Cette vérité, notre sage et dynamique

dirigeant, le Dr Kamuzu Banda, l'a perçue dès le début et quiconque nous rend visite et mesure ce qui a déjà été accompli depuis notre accession à l'indépendance, c'est -à -dire en moins de deux ans, comprend immédiatement qu'il a eu raison. Telles sont donc les conditions existant au Malawi. J'en arrive au Rapport du Directeur général. Dans l'Introduction, on peut lire ceci : « L'insuffisance des moyens financiers et le manque de personnel qualifié empêchent la plupart des pays en voie de développe-

plus efficace, voilà à peu près tout ce que nous pouvons faire. Malheureusement, il n'est pas facile d'obtenir de l'aide, hormis celle d'un petit nombre de volontaires dévoués.

J'en arrive ainsi, Monsieur le Président, au point essentiel de mon intervention. L'Organisation mondiale de la Santé a pour mission d'agir en faveur de tous les

ment de faire face aux problèmes de plus en plus complexes et difficiles que pose l'évolution des conditions de milieu. Il faut pourtant trouver des solutions,

pays du monde, mais si l'on considère ce que le Directeur général a déclaré dans l'Introduction à son Rapport, si l'on se rappelle le principe fondamental

sinon la situation sanitaire se dégradera inévitablement. » Voilà ce que dit le Directeur général. Monsieur le Président, le cinquième des principes fondamentaux de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé est le suivant: « L'inégalité des divers pays en ce qui concerne l'amélioration de la santé et la lutte contre les maladies, en particulier les maladies transmissibles, est un péril pour tous. » On

inscrit dans la Constitution et que j'ai cité tout à l'heure, si l'on tient compte enfin des difficultés auxquelles se heurte un pays en voie de développement

comme le Malawi (j'ai tenté de vous les exposer brièvement) et, surtout, des facteurs qui l'empêchent de profiter pleinement des possibilités d'assistance offertes aujourd'hui par l'Organisation mondiale de la Santé, on est amené à se dire qu'à certains égards

peut appliquer ces deux phrases à mon pays. Nous manquons en effet de moyens financiers et de personnel

du moins l'OMS oriente ses efforts vers ceux qui peuvent utiliser son aide au détriment de ceux qui ne le peuvent pas, alors même qu'elle sait parfaitement quels sont les dangers associés à l'inégalité du développement sanitaire dans les différents pays. Loin de moi,

convenablement formé. Dans l'état actuel de notre développement, nos efforts de progrès sanitaire sont énergiques, certes, mais laborieux; c'est le moins qu'on

puisse dire. Risquons -nous donc de devenir «un péril pour tous » puisque notre développement médico-

sanitaire ne pourra être égal à celui des pays plus développés ? Si tel est le cas, que faudra -t -il faire ? Le Directeur général ne répond pas directement à cette question. Avec beaucoup de talent et de clarté, il indique dans son Rapport ce que l'Organisation mondiale de la Santé essaie de réaliser et ce qu'elle réussit

Monsieur le Président, l'intention de ne faire autre chose que critiquer, mais telles sont les pensées qui m'ont assailli tandis que je feuilletais le Rapport du Directeur général. Le PRÉSIDENT: Merci, M. Chibambo. La parole est

au délégué de la Hongrie.

à obtenir par ses multiples activités, mais non ce qu'il reste encore à faire. Monsieur le Président, au stade actuel de notre développement, nous nous

rendons compte qu'il est souvent difficile de profiter de l'assistance que l'Organisation peut offrir. Nous n'avons pas encore assez de candidats qualifiés

à recommander pour des bourses et, parmi ceux qui répondent aux conditions requises, nous devons retenir uniquement les personnes que nous pourrons par la suite employer, restriction qui n'a d'ailleurs rien que de logique. Quant aux services d'experts et plans inter -pays, ils impliquent invariablement des enquêtes

Le Dr SzABÓ (Hongrie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous présenter les félicitations de la délégation hongroise pour votre élection à la présidence de notre Assemblée de la Santé. Je voudrais également saluer le Dr Candau, Directeur général, et ses collègues, ainsi

que les Vice -Présidents et Rapporteurs, et tous les délégués, et souhaiter à notre assemblée un maximum de succès. Le Gouvernement et les médecins hongrois suivent avec beaucoup d'attention les activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous savons qu'en matière

et des projets pilotes. Certes, nous sommes heureux des conseils qui peuvent nous être ainsi donnés, mais

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de santé les progrès dépendent dans une grande mesure de la collaboration internationale, et c'est justement la mission de l'OMS d'organiser une vaste coopération entre les différents pays afin d'élever le niveau sanitaire des populations. Malheureusement, le climat international n'est pas aussi détendu de nos jours qu'on pourrait le souhaiter. Il existe dans le monde des régions où le bien -être et la santé des populations, loin de s'améliorer, subissent jour après jour de graves atteintes. Je pense à l'agression du Gouvernement des Etats -Unis contre le VietNam, aux souffrances et aux pertes infligées au peuple du Viet -Nam, tant au sud qu'au nord. Ne devrions nous pas, nous autres médecins, comme tous ceux qui se vouent à la cause de l'humanité et du progrès, faire

disposition et nous lui avons fait plusieurs offres dans ce sens; nous serions heureux qu'elle les accepte. Nous sommes persuadés que ce n'est pas sans raison

que nous réclamons davantage de postes pour nos médecins dans les services de l'OMS et qu'il serait utile à l'Organisation d'associer un plus grand nombre de spécialistes scientifiques hongrois aux travaux de

ses comités d'experts et de faire plus souvent appel à eux. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation hongroise est convaincue que la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé apportera,

comme celles qui l'ont précédée, une contribution notable à l'amélioration de la situation sanitaire dans le monde. Pour que ses travaux soient fructueux, il

tous nos efforts pour que l'agression, les destructions et les ravages des Etats -Unis prennent fin au Viet -Nam ? Il nous appartient aussi, à nous médecins,

faut que toutes les délégations aient la volonté de collaborer étroitement; si cette condition est remplie, nous aurons fait un pas important sur la voie d'une

de combattre la guerre qui provoque tant de souffrances, de destructions et de morts, de lutter pour qu'elle soit à jamais bannie de la Terre comme moyen de résoudre les différends. Dans son intéressant Rapport sur l'activité de l'OMS en 1965, le Directeur général souligne notamment que les Membres de l'Organisation ont atteint le nombre de cent vingt -cinq au cours de l'année écoulée. Cependant, le progrès vers l'universalité est toujours entravé

meilleure compréhension entre les peuples et nous aurons rendu un grand service à la cause de la paix dans le monde. C'est dans cet esprit qu'au nom de ma délégation et en mon nom propre je souhaite le plus grand succès à cette assemblée. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Szabó. La parole

est au délégué du Chili. Le Dr JURICIC (Chili) (traduction de l'espagnol) : En raison des différences marquées qui existent entre les pays Membres à divers égards - géographie, climat, culture, économie et, de façon générale, écologie - il est fort difficile pour une organisation internationale d'apporter à chacun d'eux l'assistance technique dont

par l'absence de la République populaire de Chine, de la République démocratique allemande, du VietNam du Nord et de la Corée du Nord. En 1965, l'OMS a déployé de grands efforts pour généraliser la planification systématique de l'action sanitaire, aider à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau potable dans les pays en voie de développement et parvenir, par diverses mesures aussi importantes que judicieuses, dont on pourrait multiplier les exemples, à maîtriser et éliminer complète-

ment le paludisme, la variole et d'autres maladies contagieuses ou de masse.

Nous sommes heureux des résultats obtenus par notre organisation, mais nous croyons qu'on aurait pu faire mieux encore, et peut -être même, dans certains

il a besoin, tout en évitant que les programmes se fragmentent en activités multiples mais de faible portée. Je me félicite que, grâce à une élaboration minutieuse des plans et à une excellente structure régionale, l'Organisation mondiale de la Santé ait pu mettre en oeuvre en 1965 un programme bien équilibré qui faisait la part voulue aux besoins priori-

taires immédiats de chaque pays et à leurs besoins estimatifs futurs. Telle est du moins la constatation à laquelle nous arrivons en examinant la participation

cas, atteindre pleinement les buts visés si l'on avait concentré davantage les ressources mentales et matérielles à notre disposition. Nous savons que d'innom-

de l'OMS à l'exécution des programmes médicosanitaires dans notre pays. L'Organisation mondiale de la Santé a souligné avec toute la netteté et l'insistance voulues le rôle dévolu à la planification dans l'amélioration de la santé et dans l'intégration des programmes médico- sanitaires aux plans de développement économique et social. Grâce aux études faites par son Bureau régional des Amériques en collaboration avec certains gouvernements, parmi lesquels il faut mentionner particulièrement celui du Venezuela, il a été possible de mettre au point

brables problèmes restent à résoudre pour que la situation sanitaire des peuples du monde s'améliore vraiment, mais il nous paraît impossible d'augmenter le budget dans toute la mesure nécessaire pour cela.

L'OMS devrait avant tout s'employer à tirer un meilleur parti de son budget actuel et coordonner plus efficacement son action avec celle des différentes organisations et des gouvernements, en vue de régler certains problèmes.

Les relations entre l'Organisation et mon pays se sont encore développées en 1965. Dans le cadre des activités intéressant la formation post- universitaire de spécialistes, l'OMS a organisé à Budapest un cours sur les infections intestinales. Nous sommes prêts à continuer de mettre nos services de formation à sa

des méthodes qui ont été utilisées par divers pays américains et qui, au Chili, ont beaucoup facilité la mise au point du plan décennal d'action sanitaire élaboré avec le précieux concours des consultants de l'Organisation.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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On ne peut qu'applaudir et encourager l'Organisation dans son effort pour améliorer, par le truchement

de la recherche, les méthodes d'établissement des plans de santé publique, ainsi que pour former, au moyen de cycles d'enseignement bien structurés, les planificateurs dont les pays ont besoin. Il est incontestable que la mise en oeuvre des plans de

techniquement possible et pratiquement réalisable. Il existe en Amérique du Sud et sur d'autres continents des foyers d'endémicité qu'il faut absolument éliminer, dans l'intérêt des pays directement touchés comme dans

celui des pays qui, comme le nôtre, ont éliminé la variole de leur territoire. Le Chili consacre des sommes

santé publique exige une bonne organisation de tous les services chargés des divers secteurs du programme, mais, d'autre part, comme le montre fort bien le Rap-

port du Directeur général, un pays n'aura pas de services de santé publique efficaces tant qu'il ne disposera pas d'un effectif minimum de personnel qualifié de toutes catégories.

importantes à maintenir un niveau élevé d'immunité parmi sa population afin de prévenir la réintroduction de la maladie et, étant donné qu'il s'agit d'un risque potentiel, il est impossible de savoir pendant combien de temps encore nous parviendrons à obtenir que les responsables du budget national continuent à considérer ce programme comme prioritaire, alors que nous

manquons de ressources pour nous attaquer plus énergiquement à certains problèmes médico- sanitaires

Au Chili, comme du reste dans beaucoup de pays américains, l'effectif des médecins est certes encore insuffisant, mais on manque plus encore de personnel infirmier dûment qualifié. Le pays compte deux médecins pour une infirmière et emploie un nombre encore

de première urgence. C'est pourquoi, Monsieur le Président, le Chili donnera son appui le plus énergique

important d'auxiliaires n'ayant pas une formation satisfaisante. Nous recevons dans ce domaine une assistance précieuse et efficace de l'OMS et du FISE. De même, nous avons établi pour 1966 un programme qui permettra à notre personnel des catégories professionnelles d'aller perfectionner à l'étranger ses connaissances des disciplines encore peu développées chez

au programme d'éradication de la variole présenté par le Directeur général et fournira pour l'exécuter toute l'aide que lui permettront ses moyens. Malgré la chute spectaculaire de la mortalité tuberculeuse enregistrée depuis quinze ans, cette affection constitue toujours au Chili, comme ailleurs,

nous, et nous comptons obtenir à cette fin l'utile concours des organisations internationales. Je suis particulièrement heureux de mentionner ici l'assistance technique que l'Organisation a fournie à notre pays pour l'aider à établir des projets, puis à soumettre ces projets à des organismes internationaux de crédit et, enfin, à les réaliser soit dans les villes, soit

un problème d'importance, notamment parce qu'elle frappe principalement les adultes en pleine période d'activité productrice. L'aide particulière que notre pays a obtenue du FISE et de l'Organisation mondiale de la Santé pour mettre sur pied un programme pilote de lutte antituberculeuse, de même que les recherches conduites par l'Organisation dans les domaines de la

résistance aux médicaments et du traitement des malades, ouvrent de nouvelles perspectives au succès

dans les campagnes. Le résultat a été remarquable puisque, en matière de services urbains, le Chili a aujourd'hui atteint les objectifs fixés par le plan décennal de l'Alliance pour le Progrès. En outre, avec le soutien financier de la Banque interaméricaine de Développement, nous appliquons actuellement un vaste plan d'extension des réseaux d'approvisionne ment en eau dans nos campagnes.

de la lutte contre cette maladie. En matière de lutte contre la rage, on notera avec intérêt que les expériences faites récemment en Union des Républiques socialistes soviétiques et dont il

est rendu compte dans le Rapport du Directeur

Dans le domaine de l'hygiène industrielle, nous avons reçu de l'Organisation, ainsi que du Programme des Nations Unies pour le Développement, une aide fort utile grâce à laquelle nous avons pu créer l'Institut de Médecine du Travail et de Recherches sur la Pollu-

général confirment les résultats obtenus dés 1955 par Fuenzalida et Palacios, de l'Institut de Bactériologie du Chili. Ces chercheurs avaient en effet préparé sur du tissu cérébral de souris blanches à la mamelle un vaccin à base de virus inactivé qui, après une minutieuse expérimentation sur l'animal et sur l'homme, a été employé exclusivement et systématiquement au Chili à partir de 1962 en médecine humaine et vétéri-

tion de l'Air. Cet institut, qui se livre à d'importants travaux de recherche et qui, en outre, assure la formation du personnel des pays latino- américains, contribue

activement à lutter contre la pollution de l'air

à

naire. Au 31 décembre 1965, on dénombrait déjà 43 508 personnes qui, à la suite d'une morsure, avaient reçu au total 356 963 doses de vaccin. Le Service national de Santé n'a enregistré aucun cas d'encéphalite imputable à ce vaccin. La simplicité de préparation de ce vaccin, son faible prix de revient et son titrage viral élevé, qui dépasse de près de cent fois celui du vaccin préparé sur tissu cérébral de lapin, ont permis de mettre en ceuvre, dans la province de Santiago, un programme de prophylaxie de la rage canine comportant l'élimination des chiens

Santiago, qui est une des villes les plus touchées du continent de ce point de vue, et il est parvenu en peu de

temps à ramener le taux de pollution à 20 % de ce qu'il était à l'origine. Le Chili tient tout particulièrement à ce que les résolutions qu'ont adoptées la Dix - Septième et la Dix -Huitième Assemblée de la Santé au sujet de la variole se traduisent dans la pratique par la création d'un programme d'éradication mondiale. Si tant de pays ont pu, par leurs propres efforts, se libérer de cette maladie, c'est bien que l'éradication en est

errants et une campagne intensive de vaccination. A la suite de cet effort, trente -neuf cas de rage seule-

ment ont été signalés dans la province de Santiago pendant l'année 1965, soit le chiffre le plus faible enregistré depuis 1950, date à laquelle on avait

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

institué un bon régime de notification des cas. Sur l'ensemble du territoire, il n'y a eu en 1965 qu'un seul cas de rage humaine chez un sujet non vacciné. Actuellement, le vaccin de Fuenzalida -Palacios est préparé et utilisé dans d'autres pays sud- américains. Je voudrais enfin, Monsieur le Président, insister sur

l'importance du travail de recherche qu'accomplit l'Organisation dans des domaines essentiels : immunologie, artériosclérose, psychiatrie et neurologie, nutrition, reproduction humaine, pour ne citer que quelques exemples.

le remplacer. D'autre part, il est bien entendu que tous les membres des délégations et les autres participants à l'Assemblée auront accès au bâtiment de l'OMS sur simple présentation de leur carte. En particulier, des places seront disponibles dans la salle du Conseil d'où le déroulement de la cérémonie d'inauguration pourra être suivi sur un écran de télévision.

Ceci dit, je propose à l'Assemblée d'adopter la résolution suivante :

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la santé

Il est vrai, certes, que nous n'appliquons pas dans notre action médico- sanitaire toutes les connaissances

scientifiques que nous possédons, mais il n'est pas moins vrai, Monsieur le Président, que si nous ne parvenons pas à mettre en oeuvre beaucoup de nos programmes ou si nous nous heurtons en les réalisant à certaines difficultés, c'est parce que nous sommes incomplètement renseignés sur la nature profonde

PREND NOTE des arrangements pris pour l'inau-

guration du bâtiment du Siège et approuvés par le Conseil exécutif dans la résolution EB37.R35. Voilà le projet de résolution. Y a -t -il des observations ou des commentaires au sujet de cette résolution ?

Il n'y en a pas. La résolution est adoptée. Et je suspens maintenant la discussion pour accueillir le

des processus qui sont en jeu. On ne consacrera jamais assez de ressources à ce type d'études. Je désire féliciter le Directeur général pour le Rapport remarquable et très circonstancié qu'il nous a présenté

Secrétaire général de l'Organisation des Nations

Unies, U Thant. 3.

sur l'activité de l'Organisation en 1965 et je le prie de nous excuser de n'avoir pu, faute de temps, d'un temps dont nous ne voulons pas priver les autres nous arrêter sur d'autres questions importantes qu'il a traitées. J'adresse enfin à Monsieur Sauter les sincères félicitations du Gouvernement chilien pour la haute délégations,

Allocution du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, nous avons le privilège d'avoir parmi nous aujourd'hui le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, U Thant,

marque d'estime que représente son élection à la présidence de

qui, à l'occasion de son voyage en Europe, a bien voulu s'arrêter quelques heures à Genève et honorer de sa présence notre assemblée. Monsieur le Secrétaire général, j'ai le très grand

notre

assemblée, distinction

bien

méritée et qui s'étend au pays hospitalier dont il est le représentant. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Juricic.

honneur et le très grand plaisir de vous donner la parole.

2.

Communication concernant l'inauguration du bâtiment du Siège

Le PRÉSIDENT: Je voudrais proposer à l'Assemblée d'interrompre maintenant, pour un moment, la discussion générale et de passer au point 1.9 de notre ordre

du jour qui est intitulé « Inauguration du nouveau bâtiment du Siège ». Ce point figure d'ailleurs à l'ordre

U THANT, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Excellences, Mesdames, Messieurs, l'an dernier, à la même époque, j'avais espéré pouvoir m'adresser à l'Assemblée mondiale de la Santé, mais la situation politique avait à la dernière minute exigé ma présence au Siège de l'Organisation des Nations Unies et j'avais dû rentrer

d'urgence à New York. J'en avais été très déçu et c'est pourquoi je suis aujourd'hui doublement heureux

du jour à titre d'information de l'Assemblée. Les arrangements relatifs à l'inauguration ont été annoncés à l'Assemblée dans le Journal de ce matin. Ils ont été pris par le Directeur général conformément au plan approuvé par le Conseil exécutif à sa trente -

de me trouver parmi vous. C'est à un moment d'une importance toute particulière pour l'Organisation mondiale de la Santé que

je prends la parole. L'ambiance de votre nouveau bâtiment sera, je l'espère, très propice à vos travaux et à l'accomplissement de vos tâches. Incontestablement, vous avez ajouté un élément très esthétique au paysage genevois et surtout un symbole de ce souci du

septième session, dans sa résolution EB37.R35. La cérémonie d'inauguration aura lieu le samedi 7 mai, à 16 heures précises. Nous aurions aimé demander à tous les participants à l'Assemblée de se joindre à nous en cette occasion. Cependant, le nombre restreint de places et la nécessité de recevoir également les autorités fédérales, cantonales et municipales et d'autres personnalités nous ont obligés à limiter l'invitation aux chefs des délégations des Membres et Membres associés et aux représentants permanents à Genève. Il va de soi que si un chef de délégation était empêché d'assister à cette manifestation, un membre de sa délégation pourra

monde entier pour la santé qui, aux termes de votre Constitution est « à la base du bonheur des peuples, de leurs relations harmonieuses et de leur sécurité ». Comme nous nous trouvons au Palais des Nations,

je voudrais souligner toute la valeur que j'attache au fait que votre Siège fait maintenant partie de cet ensemble de bâtiments et de jardins conçu avec beaucoup d'imagination créatrice pour incarner l'idée de

QUATRIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

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communauté internationale. A cet égard, nous avons contracté une grande dette de reconnaissance envers le peuple de Genève. Il conviendrait sans doute en cette occasion que je

en plus aux problèmes que posent l'habitat, l'organisation des collectivités et l'urbanisme. Là encore, nos activités sont complémentaires. Dans une allocution qu'il a prononcée à l'occasion de la Journée mondiale

dise quelques mots des rapports entre nos deux organisations, l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation des Nations Unies, que j'ai l'honneur de servir. La semaine dernière, mon collègue et ami, le Dr Candau, se trouvait avec moi à Londres. Avec les chefs des secrétariats des autres institutions rattachées aux Nations Unies, nous participions aux

de la Santé, le Dr Candau a condamné avec force certaines monstruosités des villes nouvelles. Je ne doute pas qu'il saurait décrire avec autant d'éloquence ce que doit être un milieu sain pour le corps et l'esprit. Ce faisant, il pourrait, j'en suis certain, s'appuyer sur l'expérience que nous avons acquise à l'Organisation des Nations Unies dans plusieurs de nos activités en

travaux du Comité administratif de Coordination. Peut -être le titre de cet organe évoque -t -il le climat aride de la bureaucratie: systèmes communs visant, par exemple, à éviter les doubles emplois, les empiète-

matière d'habitation et d'aménagement du milieu. Au cours de l'année écoulée, nos deux organisations ont pris des mesures pour étudier plus à fond les problèmes de population. Des opinions très divergentes ont été émises, je le sais, sur les conclusions auxquelles

ments des uns sur les attributions des autres, etc. Bien sûr, nous devons toujours consacrer du temps à l'étude de problèmes de cet ordre, mais je crois que

aboutiront nos travaux et sur leurs conséquences pratiques, mais je crois que tout le monde s'accorde à reconnaître l'importance du sujet. Si j'en fais état, c'est précisément parce que, sans aucun doute, c'est un domaine où médecins, économistes et sociologues ont beaucoup à apprendre les uns des autres.

le Dr Candau reconnaîtra avec moi que le mot de « coordination » prend de plus en plus une signification toute différente. Nous découvrons en effet que, si chaque organisation a sa propre fonction technique et spécialisée bien définie, nous sommes tous littéralement dépendants les uns des autres. Cela est vrai, naturellement, pour toute la famille des Nations Unies. En examinant les liens qui existent entre l'OMS et l'Organisation des Nations Unies, je suis toujours frappé par cet élément de réciprocité. Prenez, par exemple, l'un de vos grands programmes: l'éradication du paludisme. C'est un lieu commun de dire que sur de vastes territoires à travers le monde tout entier les efforts déployés par les Nations Unies

Tous mes exemples se sont rapportés jusqu'ici à l'action des Nations Unies en faveur du développement économique et social et à l'interdépendance qui existe à cet égard entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS. Je pense qu'il serait facile de dresser une liste analogue à partir des activités politiques de

l'Organisation des Nations Unies, encore que je pense avoir de bonnes raisons de ne pas être trop

en faveur du développement économique et social sont entravés par cette maladie qui, même lorsqu'elle n'est pas mortelle, enlève tant d'années à la vie active d'un homme. Cependant, un programme d'éradication suppose de son côté un soutien économique constant et un système efficace d'administration publique. Les mêmes remarques valent également dans le cas de la

précis. Si vous me permettez de citer à nouveau votre rapport au Conseil économique et social, je vois que certains reculs enregistrés en 1965 dans l'exécution du

programme de l'OMS sont dus pour une part à

l'« instabilité politique ». Mais, comme je l'ai laissé entendre dans mon message de l'an dernier à l'Assemblée mondiale de la Santé, certaines tensions politiques,

recrudescence des maladies épidémiques ou de la résistance aux insecticides ou aux médicaments, problèmes que vous devez actuellement affronter, comme l'indique le rapport présenté cette année par l'OMS au Conseil économique et social. La même conscience de notre interdépendance doit imprégner nos programmes, communs ou distincts,

dont nous devons nous occuper à l'Organisation des Nations Unies, sont elles -mêmes comparables aux troubles qui motivent l'intervention professionnelle du médecin.

d'exploitation des ressources en eau. Je dis bien « communs ou distincts » parce que, j'en suis persuadé, même lorsque nos organisations ne sont pas associées

Dans ces quelques réflexions sur notre tâche commune, j'ai souligné ce qui rappelle en fait la fameuse énigme de la poule et de l'ceuf: il arrive souvent qu'il soit difficile de dire si le succès des activités de l'OMS dépend de celui de l'Organisation des Nations Unies ou si c'est l'inverse. J'espère ne pas vous donner par là l'impression pessimiste que nous sommes enfermés dans un cercle vicieux. Au contraire, c'est une conclu-

dans tel ou tel projet, nous devons être à l'affût des possibilités de contribution réciproque et prêts à saisir les occasions de nous consulter et de collaborer dans l'intérêt mutuel. Ainsi, les débats de l'OMS sur

sion très encourageante que je tire de ce constat d'étroite interdépendance. Une véritable collaboration s'impose naturellement parce que nous devons avancer de concert. Je suis d'autant plus porté à l'optimisme que, comme il ressort de vos débats, la médecine est

l'exploitation des ressources en eau nous ont fort justement mis en garde en montrant qu'il est facile de se lancer dans des entreprises excellentes à certains égards mais qui risquent de créer de nouveaux dangers pour la santé. La Journée mondiale de la Santé avait cette année

au seuil de progrès tout à fait remarquables, liés à divers égards au développement d'autres sciences, dont certaines paraissent à première vue sans rapport avec les questions de santé. Comme vous le savez, les nouvelles possibilités de la science nous enthousiasment nous aussi: voilà donc encore un point où nos chemins se rencontrent. J'aurais souhaité rester plus longtemps à Genève et suivre de plus près les travaux de votre assemblée.

pour thème les risques que présente pour la santé physique et mentale la vie dans des agglomérations mal aménagées ou conçues sans aucun plan d'ensemble.

L'Organisation des Nations Unies s'intéresse de plus

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Je regrette en particulier de ne pouvoir accepter l'aimable invitation du Dr Candau à assister à l'inauguration de votre magnifique bâtiment. J'espère avoir l'occasion de le visiter cet été. Mesdames, Messieurs, à cette Dix -Neuvième Assem-

connaître l'importance de la réciprocité entre l'action

blée mondiale de la Santé je ne peux m'empêcher de penser aux épreuves et aux tribulations qui ont marqué la dix- neuvième session de l'Assemblée

de l'Organisation mondiale de la Santé et celle de l'Organisation des Nations Unies, entre l'évolution économique et sociale et l'amélioration de l'état sanitaire. Ils sont les mieux à même de connaître le cercle vicieux maladie /pauvreté: maladie aggravée par la pauvreté /pauvreté augmentée par la maladie. A diverses reprises, et en particulier lors des discus-

générale des Nations Unies. Nombre de prophètes, à cette époque, avaient annoncé la mort de l'organisation mondiale. D'aucuns, scrutant les nombres, avaient remarqué que la Société des Nations n'avait

sions techniques qui se sont tenues l'an dernier, l'Assemblée a insisté sur la nécessité de prêter toute l'attention qu'elles méritent aux questions sanitaires lors de la planification du développement économique. Certes, nous reconnaissons que l'évolution économique peut et doit faciliter a priori, et dans une large mesure,

vécu que dix -neuf ans, que la raison pour laquelle la dix -neuvième session de l'Assemblée générale ne pouvait se tenir normalement était, comme vous le savez, la controverse sur l'article 19 de la Charte, et ainsi de suite. La conclusion semblait être que si dix -neuf ans est un âge charmant pour une jeune fille ayant toute la vie devant elle, c'est un âge dangereux pour les organisations internationales. Mais nous avons survécu et nous avons continué à progresser depuis ces journées difficiles. Je suis heureux de constater que votre assemblée ne

la solution de bien des problèmes qui se posent à l'administration sanitaire. Cependant l'économiste doit se rendre compte que le développement écono-

mique, l'industrialisation, l'amélioration du niveau de santé urbain, créent de leur côté de nouvelles menaces pour la santé physique et mentale de l'homme.

La multiplication des usines, si les précautions nécessaires ne sont pas prises, risque d'amener une pollution rapide de l'air et de l'eau. Le développement des réseaux hydrauliques et l'aménagement des bassins fluviaux destinés à l'amélioration de l'agriculture ou de la force hydraulique, s'ils sont mal conçus, peuvent entraîner une augmentation catastrophique de maladies graves qui affectent encore la plupart des pays en voie de développement.

rencontre aucun problème de cet ordre à sa dix neuvième session. Et comme la jeune fille dont je parlais il y a un instant, votre organisation est au seuil d'une vie adulte pleine de promesses. N'est -ce pas ce que symbolise votre déménagement imminent dans un nouveau et magnifique bâtiment ? Mesdames, Mes-

sieurs, je vous souhaite le plus grand succès dans l'accomplissement des tâches qui vous attendent et j'exprime l'espoir ardent que votre Dix -Neuvième Assemblée soit l'une des plus fructueuses dans l'histoire de votre organisation. Le PRÉSIDENT: Au nom de l'Assemblée, je remercie le Secrétaire général du discours qu'il vient de pronon-

Je veux enfin citer ici pour mémoire les dangers pour la santé mentale auxquels sont exposés les populations mal préparées aux changements qui se produisent dans un milieu en pleine transformation. Je voudrais, en terminant, assurer le Secrétaire général que nous, les responsables de la santé, nous conti-

nuerons à faire tout de qui est en notre pouvoir pour

cer et des viceux qu'il a formulés pour la réussite de cette session et l'avenir de notre organisation. Les paroles que nous venons d'entendre sont pour nous tous une source de satisfaction et un précieux encouragement. Le Secrétaire général a bien voulu rappeler les liens étroits unissant l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation mondiale de la Santé,

assurer aux populations auxquelles l'Organisation mondiale de la Santé apporte son assistance les meilleures conditions de santé, leur permettant ainsi d'accélérer leur développement économique. Nous souhaitons de tout coeur au Secrétaire général le plus complet succès dans la grande entreprise de paix à laquelle il se consacre et qui est à la fois le but de toutes

qui ont été en se resserrant pendant ces dix -neuf années d'existence commune. Nous pouvons assurer le Secrétaire général que nous n'épargnerons aucun effort pour continuer à contribuer à l'amélioration des rouages de coopération qui existent entre les différentes institutions de la famille des Nations Unies.

nos institutions et la condition sine qua non de notre réussite à tous. Nous savons que le temps du Secrétaire général est précieux, et que d'autres devoirs l'attendent. En votre nom je prends congé de U Thant, et je suspends la séance pour quelques instants. Je prie les délégués de bien vouloir rester à leurs sièges. 4.

Je voudrais également assurer U Thant que les délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui sont

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif

responsables de la santé publique dans leur pays, ont été très sensibles aux paroles qu'il a prononcées sur l'interdépendance des facteurs économiques et du facteur santé. Ils sont en effet les mieux placés pour

et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (reprise de la discussion) Le PRÉSIDENT: La discussion générale est reprise. Je donne la parole au délégué de la Tchécoslovaquie.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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Le Dr PLOJHAR (Tchécoslovaquie): Monsieur le Président, permettez -moi de vous féliciter, au nom de la délégation de la République socialiste tchécoslovaque, à l'occasion de votre élection à la fonction de Président de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé l'idée de la création d'un centre mondial de la recherche et a proposé qu'une partie de ce centre

de la Santé. Je suis persuadé que les débats de notre assemblée mèneront sous votre présidence à une réussite complète.

en Tchécoslovaquie. La création du Centre international de Recherche sur le Cancer offre, à mon avis, une bonne occasion pour une concentration des efforts intensifs dans ce domaine soit établie

si important. Les affections cardio -vasculaires repré-

Monsieur le Président, en tant que membres du personnel de santé, nous avons une haute responsabilité morale du bien -être et du bonheur de l'humanité

sentent un autre problème qui, en perspective, va peut -être se montrer encore plus important. Le prolongement de la phase active de la vie de l'homme

et, souvent, nous déployons tous nos efforts pour sauver une seule vie humaine. Nous ne pouvons pas ignorer, et même perdre de vue, que des principes de

l'humanité et du droit international sont violés: au contraire, nous devons tout faire pour que le danger de guerre et de conflit mondial disparaisse. Ceci correspond aussi à la résolution sur le rôle du médecin

dans des sociétés en bonne voie de développement dépend, sans aucun doute, de la faculté de prévenir l'athérosclérose et de maîtriser son développement éventuel et ses complications au coeur et au cerveau. La situation sociale et économique qui s'améliore et les changements du régime de vie montrent un développement analogue même dans les pays en voie de développement. La concentration des forces de travail, de même que des ressources financières, devrait aider

dans le maintien de la paix que nous avons adoptée ici -même, il y a quatre ans, lors de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le Rapport annuel du Directeur général montre bien que les activités de l'Organisation mondiale de la Santé se sont développées avec succès, et de manière harmonieuse même, au cours de l'année 1965. Il faut exprimer nos remerciements au Directeur général et aux membres de son Secrétariat. Je veux attirer votre attention sur trois points fondamentaux: l'application des connaissances nouvelles de la science médicale en pratique, la recherche médicale, et la formation du personnel de santé. On a montré de manière répétée aux Assemblées mondiales de la Santé que de nouvelles acquisitions de la science médicale, bien que vérifiées de manière irréprochable, sont appliquées avec difficulté et avec des retards plus ou moins grands dans de nombreux pays. Je voudrais démontrer ce fait en citant l'exemple

à résoudre ce problème. Un des chemins que l'on pourrait prendre pour y parvenir serait la fondation d'un centre international pour la recherche sur l'athérosclérose et les cardiopathies ischémiques. Je pense à la recherche de l'étiologie, de la pathogénèse, du traitement et de la prévention, réalisée avec le concours des meilleurs spécialistes en la matière, sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé. Je

rappellerai dans ce contexte une résolution

(WHA18.43) de l'Assemblée mondiale de la Santé de l'an dernier, qui a invité le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé à poursuivre son étude sur le rôle tenu par l'Organisation dans le développement de la recherche médicale, surtout en tenant compte des besoins du monde en ce qui concerne

la création de centres de recherche médicale et des possibilités de liaison de ces centres avec l'Organisation

de la tuberculose, dans le domaine de laquelle on a d'abord élaboré, grâce à l'Organisation mondiale de la Santé, une bonne conception de lutte contre cette maladie dangereuse et aujourd'hui encore si répandue. Je ne crois pas que les ressources budgétaires soient décisives dans la solution de la lutte contre la tuberculose. Il s'agit plutôt d'axer correctement les efforts médicaux, d'utiliser de manière économique les

mondiale de la Santé. La Tchécoslovaquie possède une tradition ancienne dans les recherches dans le domaine des affections cardio -vasculaires et un réseau bien organisé d'instituts

de recherches biomédicales. Nous offrons ces possibilités pour l'établissement du centre international de recherche sur l'athérosclérose et les cardiopathies ischémiques, créé par l'Organisation mondiale de la

Santé ou placé sous ses auspices. Nous sommes persuadés que les spécialistes étrangers se sentiraient

moyens existants de diagnostic, de traitement et de prévention, en assurant, bien entendu, un nombre suffisant de spécialistes qualifiés. Un autre problème, commun au monde entier, est la dispersion des activités scientifiques dans le domaine des sciences médicales. 11 serait utile de s'orienter, en bonne connaissance du but à atteindre, vers les pro-

à Prague bientôt comme chez eux. Le problème principal n'est pas l'aide financière, sur le plan des considérations relatives au centre international de recherche dans le domaine de l'athérosclérose et des cardiopathies ischémiques, car de nombreux pays Membres consacrent de grandes ressources à la recherche dans le domaine des affections cardiovasculaires. Je crois que le problème essentiel consiste

blèmes les plus importants de la santé publique. Nous sommes d'avis que les affections du coeur et des vaisseaux, les tumeurs malignes, certaines maladies infectieuses et parasitaires, de même que les changements du milieu extérieur dus à l'homme de ce siècle, font partie des problèmes universels nécessitant une

à accepter l'idée d'une collaboration internationale dans le domaine de la recherche et à disposer d'un nombre suffisant de cadres scientifiques bien instruits.

solution urgente. C'est la raison pour laquelle la délégation de la République socialiste tchécoslovaque

a soutenu à la Dix -Huitième Assemblée mondiale

J'arrive, Monsieur le Président, au troisième point qui est considéré, de manière générale et avec raison, comme le problème clef devant assurer un développement propice de l'humanité. Le manque de personnel de santé et le problème de l'instruction et de la forma-

60

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tion de ce personnel représentent un problème mondial, bien qu'il prenne un aspect différent dans les pays en

voie de développement et dans les pays parvenus à un niveau élevé de l'évolution économique. Le manque

de médecins n'apparaît pas seulement du point de vue numérique, en raison du rapport entre le nombre des médecins et le chiffre de la population, mais aussi dans la répartition des médecins selon les différentes professions spécialisées; ce phénomène est le plus

moyens possibles pour améliorer et élargir les possibilités de formation en médecine. Outre l'enseignement de la médecine aux étudiants en médecine, il faut élargir la formation post- universitaire des médecins dans les différents pays ou encore créer des centres régionaux de formation post- universitaire. Le manque

actuel de cadres enseignants dans le domaine du perfectionnement des médecins peut être comblé par des spécialistes venus de pays où il y en a un nombre suffisant.

marquant dans le domaine du personnel médical attaché aux disciplines théoriques de la médecine et

la médecine publique. A côté d'une situation pénible dans les pays en voie de développement, à

nous trouvons, dans ce sens, des lacunes bien sensibles

même dans les pays hautement développés. Preuve en est le transfert des médecins, techniciens, hommes de science d'un pays dans l'autre, ce qui s'explique

par des raisons économiques et autres que celles observées lors d'une analyse superficielle.

L'Organisation mondiale de la Santé possède une grande expérience, acquise pendant de longues années, en matière de bourses octroyées au personnel médical et scientifique, surtout dans les pays en voie de déve-

La formation dans le pays même présente plusieurs avantages du point de vue professionnel et psychologique et permet de se concentrer sur les problèmes locaux les plus importants. Le perfectionnement à l'étranger représente un complément de formation fort utile pour des cadres spécialisés, scientifiques et enseignants. Les méthodes modernes de l'enseignement, bien que coûteuses à première vue, permettent d'élargir le nombre des étudiants et d'intensifier les études. Dans la formation post- universitaire des médecins, il s'est avéré utile d'employer des spécialistes

loppement. M. le Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, consacre chaque année une attention toute particulière à cette question, non seulement en raison de son importance et de sa complexité, mais aussi du fait que nous ne pouvons pas nous contenter des résultats acquis. Je suis d'avis

qui travaillent dans le pays, recrutés par l'OMS ou dans le cadre de relations bilatérales. D'autre part, il est utile d'engager des hommes de science et d'autres enseignants pour faire des cours à l'université ou des conférences dans le cadre de la formation post universitaire.

qu'il serait intéressant et utile de faire effectuer par tous les Etats Membres une analyse visant le travail actuel des médecins anciens boursiers de l'Organisation mondiale de la Santé ou d'autres organisations internationales, pour savoir combien de ces médecins travaillent dans le domaine dans lequel ils ont obtenu une formation, après un an, après cinq ans, après dix ans. Sans doute, une telle analyse pourrait améliorer

La République socialiste tchécoslovaque se rend bien compte de cette situation et, dans le cadre de ses possibilités modestes, elle essaie de participer aux domaine. Elle assure volontiers le concours de spécia-

efforts tendant à améliorer la situation dans ce listes pour des activités de consultants et de travail sur le terrain organisé par l'Organisation mondiale de la Santé. Elle accueille de nombreux étudiants étrangers dans ses universités. Elle envoie des spécialistes bien choisis partout où le besoin s'en fait sentir

le choix futur des candidats et permettre la planifi-

cation d'un programme de formation à longue échéance. Je suis loin de vouloir donner des conseils à d'autres

pour un engagement à long terme - qu'il s'agisse de médecins praticiens, de professeurs et de lecteurs

pays. Toutefois, je voudrais partager avec vous les expériences que nous avons faites dans le passé et qui nous ont servi de leçon à nous -mêmes. Après la première guerre mondiale, plus de quatre- vingt -dix jeunes médecins ont eu la possibilité de se former pendant deux ou trois années à l'étranger, surtout dans le domaine de la santé publique. Lorsque nous avons procédé à une analyse, après quinze ans, pour voir combien d'entre eux travaillaient encore dans le domaine pour lequel ils avaient été formés, nous avons dû constater que notre choix des candidats n'avait pas été bon dans de nombreux cas, et que le système de la santé publique de cette époque n'avait pas offert les conditions nécessaires à l'utilisation de spécialistes de talent, surtout dans des disciplines médicales qui n'étaient pas des disciplines cliniques. Nous en avons tiré des leçons et nous sommes prêts à fournir à tout moment à l'Organisation mondiale de la Santé des informations sur l'effet favorable de la formation de jeunes cadres et de l'échange d'expérience entre médecins et hommes de science déjà plus avancés dans leur travail. Il faut utiliser tous les

d'université, d'hommes de science - par l'intermédiaire de l'Organisation mondiale de la Santé ou encore dans le cadre de relations bilatérales. Ainsi par exemple, en 1965, 350 membres du personnel de santé

tchécoslovaque ont travaillé dans vingt et un pays du monde.

Tenant compte de la situation pénible dans le domaine de la santé publique et dans certaines disciplines théoriques, la République socialiste tchécoslovaque collabore avec l'Organisation mondiale de la Santé à la formation des médecins, d'une part sous forme individuelle et, d'autre part, sous la forme de cours: cours portant par exemple sur l'épidémiologie et la clinique de la tuberculose, l'épidémiologie - générale et spéciale - avec orientation spéciale sur des maladies transmissibles (en anglais), et cours de quatre mois (en langue russe) sur l'épidémiologie et la statistique. La médecine clinique et la recherche opérationnelle peuvent se développer avec succès si elles sont fonctionnellement liées à la science théorique. Pour cetté raison, la République socialiste tchécoslovaque a

offert à l'Organisation mondiale de la Santé cinq

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

61

places de boursiers dans un cours d'un an qu'organise

différences

et

des

paradoxes douloureux. ` L'âge

en médecine théorique et en biologie l'Académie tchécoslovaque des Sciences. On ne peut pas se représenter le développement de

atomique est plein de promesses, mais il comporte

la santé publique suivant un rythme adéquat pour les autres disciplines médicales sans une concentration d'efforts à longue échéance et sans une coordination planifiée dans le domaine de la formation des cadres médicaux et scientifiques et sans une évaluation

aussi de sérieux dangers et menaces. Dans notre monde contemporain des hommes meurent parce qu'ils sont sous -alimentés tandis que d'autres sont victimes de la suralimentation. Il est des peuples qui souffrent d'un taux de naissances trop bas et il en est

d'autres qui sont effrayés par les conséquences de l'explosion démographique. L'augmentation de la longévité générale a rendu plus difficiles les problèmes soulevés par les maladies, qui sont souvent une

constante des résultats atteints à tous les niveaux. Je crois que l'Organisation mondiale de la Santé peut

jouer dans ce sens un rôle encore plus décisif qu'il ne l'a été jusqu'à présent. Je souhaite au déroulement de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé que nous puissions tous, dans une entente fraternelle de collaboration internationale, aider dans le monde entier à atteindre le niveau de santé optimum selon la Constitution même de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Plojhar, et je

conséquence de la vieillesse. L'urbanisation rapide, qui peut apporter des avantages certains et nombreux

à une partie de la population, entraîne d'un autre côté le surpeuplement, la pollution de l'air, le bruit, les taudis et une plus grande tension nerveuse. Et nous n'avons énuméré que les conséquences les plus alarmantes de ce développement. Par le fait même que le monde moderne comporte des différences et des divergences si nombreuses et si

profondes, un double devoir s'impose à notre

donne la parole au délégué d'Israël. (Israël): Monsieur le Président, permettez -moi de vous présenter, au nom de ma délégation, les félicitations les plus chaleureuses à l'occaM. BARZILAI

organisation: il lui incombe tout d'abord de combler le fossé qui sépare les sociétés évoluées de celles qui

sion de votre élection en qualité de Président de l'Assemblée. Vous avez le privilège de présider la conférence qui se tient au cours d'une année importante dont la signification restera certainement gravée dans la mémoire de tous ceux qui y participent: c'est l'année de l'inauguration du siège définitif de notre organisation, dix -huit ans après sa fondation, l'année où elle quitte sa demeure provisoire, respectable et

se trouvent au stade de développement, le monde où règne l'abondance de celui qui est gouverné par la pauvreté, les pays au niveau de vie élevé de ceux souffrant de la disette; elle doit ensuite adapter ses plans aux besoins réels des peuples en tenant compte de leur situation, de leurs coutumes, de leurs aspirations particulières. Le fait que le monde soit divisé en pays évolués et en pays en voie de développement constitue l'un des principaux obstacles qui s'opposent aux activités que déploie notre organisation pour la santé de l'humanité

magnifique, du Palais des Nations pour prendre possession de son propre foyer. A l'occasion de cet heureux événement, qui traduit symboliquement la maturité et l'indépendance de notre organisation, j'ai l'honneur de présenter les félicitations et les voeux les plus sincères de mon gouvernement. Tous ceux qui lisent attentivement l'excellent

et, en aidant les pays en voie de développement à atteindre plus rapidement la prospérité économique, nous rendons un service non seulement à ces pays mais à l'humanité tout entière. Il est naturel que l'OMS attache une attention particulière aux problèmes soulevés par les maladies répandues dans les pays en voie de développement, mais qui frappent encore l'humanité tout entière. A vrai dire, la répartition schématique du monde en pays évolués et en pays en voie de développement

compte rendu du Directeur général ne manqueront pas d'être profondément impressionnés par les nombreux succès que l'OMS a obtenus sous la direction éclairée et avertie du Dr Candau. La liste des succès remportés s'étend sur toutes les sphères d'activité de notre organisation: la lutte acharnée et continuelle contre les maladies connues qui assaillent l'humanité depuis de longues années; la lutte contre les maladies contagieuses, le paludisme, la tuberculose, la lèpre,

est un peu trop simpliste, si nous admettons que ceux qui donnent constituent les pays évolués et que ceux qui reçoivent se classent dans la catégorie des pays en voie de développement. Il existe un grand nombre de pays qui se trouvent au milieu; ces pays sont encore en plein développement et jouissent d'une assistance matérielle, mais ils éprouvent néanmoins le besoin de fournir une aide modeste à d'autres pays. Mon pays appartient à cette catégorie. Nous sommes heureux, tout en recevant une aide, que nous savons apprécier comme il convient, de faire profiter d'autres pays, dans la mesure de nos possibilités limitées, de

etc.; les activités relatives aux problèmes de santé publique compliqués et complexes auxquels doit faire face la société moderne, comme la pollution de l'air, le bruit, la radioactivité et enfin les activités de recher-

che très étendues qui s'appuient sur les dernières découvertes de la science et de la technologie. Monsieur le Président, c'est un lieu commun aujourd'hui de dire que notre monde et notre société se distinguent par des tendances contradictoires, des

notre expérience en mettant à leur disposition des spécialistes et en organisant, chez nous, des cours de perfectionnement à l'intention d'étudiants étrangers.

Au cours des dernières années, des centaines de

62

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

médecins israéliens de nombreuses disciplines ont mis leur expérience à la disposition de nombreux pays et des centaines d'étudiants en médecine des pays en voie de développement ont suivi les cours de l'école de médecine de Jérusalem. J'espère que le jour n'est pas loin où, dans la Région où se trouve mon pays - au Moyen- Orient - s'ouvriront entre tous les pays qui en font partie des relations

avons assisté à un processus d'urbanisation rapide accompagné d'une industrialisation dynamique, d'une grande densité de logements, et de communications bruyantes. Tout cela a fait surgir de graves problèmes,

ceux liés à la pollution de l'air, au rythme de vie étourdissant qui cause une tension nerveuse et physique

insupportable. Tous ces facteurs portent atteinte à la santé de la personne humaine et la question se pose: l'homme est -il capable de supporter tout cela?

de collaboration sans discrimination au profit de toute cette partie du monde et de chacun de ces pays.

Mon pays est prêt, à n'importe quel moment, aujourd'hui même, à fournir toute contribution dont il est capable pour mettre cette collaboration en train. Monsieur le Président, le compte rendu du Direc-

Je félicite l'OMS de sa décision de consacrer cette année la Journée mondiale de la Santé au sujet « L'homme dans la grande ville », attirant ainsi notre attention sur les dangers que présentent pour notre santé l'urbanisation rapide et le fait que l'on ne tient pas assez compte de l'avis des experts dans le domaine de la salubrité publique. Et est -ce que je dois ajouter à tout cela les accidents de la circulation qui sèment la mort partout, une mort qui est littéralement causée par les hommes eux -mêmes ? Monsieur le Président, permettez -moi d'attirer votre

teur général mentionne les grands progrès réalisés dans la lutte contre différentes maladies. Le fait que plus des trois quarts des populations qui vivaient dans les régions atteintes par le paludisme soient aujourd'hui libérées de ce fléau montre l'importance du travail accompli par l'OMS. J'espère que bientôt viendra le jour où la tâche sera achevée, où le paludisme sera complètement extirpé et que l'expérience acquise nous permettra de venir à bout de la variole et d'autres maladies. L'expérience acquise dans mon pays prouve que cela n'est pas impossible. Il y a quelques années seulement, mon pays se distinguait par ses marécages infestés de paludisme, mais nous avons réussi à extirper complètement cette maladie. Je n'ai pas l'intention de vous dire ici combien cette lutte contre le paludisme fut dramatique, combien cette lutte a exigé de victimes. Je vous dirai simplement

attention sur un autre point encore qui, je le crois, a une certaine importance pour le travail réalisé pour la santé publique et pour la santé de l'homme. Il n'est

sans doute pas de sphère d'activité où le facteur humain joue un rôle aussi décisif que dans le domaine de la médecine et de la santé. Le Directeur général a

dit que la pénurie de cadres qualifiés constitue la raison fondamentale de la lenteur mise à élever le niveau général de la santé. Ici, les ressources financières

ne sauraient remplacer le travail d'hommes qualifiés. On ne saurait surestimer la valeur des efforts déployés

que je sais quel effort héroïque est nécessaire pour vaincre cette maladie dans le monde entier. Mais je sais aussi que cette victoire sur le mal est possible. Plus difficile encore est la lutte contre la tuberculose,

pour former dans ce domaine des cadres qualifiés. Dans mon pays, la proportion de médecins à la disposition de la population est très élevée, mais nous avons

une maladie dont les microbes pullulent dans l'air et résistent aux agents chimiques destinés à les détruire,

néanmoins jugé utile d'ouvrir une autre école de médecine, afin de garantir à l'avenir également des cadres spécialisés suffisants dans tous les domaines de la médecine. Mais le problème des cadres ne se pose pas seule-

une maladie qui peut échapper à l'examen médical. Si, dans notre pays, nous avons réussi à réduire la mortalité due à la tuberculose à 3,4 pour 100 000 habitants, ce résultat n'est pas seulement encourageant

ment par rapport à la quantité, il se pose aussi du point de vue de la qualité. Nous vivons à l'âge de la spécialisation et de la mécanisation. Les cerveaux électroniques peuvent établir un diagnostic et les médecins d'aujourd'hui se spécialisent dans un domaine restreint. Ils s'efforcent d'acquérir des connaissances de plus en plus grandes dans un domaine

pour nous, mais aussi pour tous les pays où le taux de mortalité à la suite de cette maladie est beaucoup plus élevé.

Si nous signalons avec satisfaction la diminution des taux de mortalité relatifs au paludisme et à la tuberculose dans le monde entier, nous devons nous montrer alarmés par l'augmentation constante des taux de mortalité dus aux maladies cardio -vasculaires et au cancer. Notre appréhension est d'autant plus grande que ce développement est, dans une certaine mesure, une conséquence de la civilisation moderne et même des progrès réalisés par la science. Nous avons réussi à réduire la mortalité infantile et l'homme

de nos jours vit plus longtemps. Mais, d'un autre côté, les maladies qui accompagnent la vieillesse se multiplient et la question se pose de savoir si nous réussirons à garantir une vieillesse agréable dans la bonne santé.

de plus en plus restreint. Le spécialiste ne s'intéresse qu'à son domaine limité. Il se penche sur une partie seulement de l'être humain et le praticien de médecine générale occupe une place de moins en moins essentielle. Aujourd'hui, on ne consacre plus assez de temps au contact direct avec le malade. On n'accorde pas l'importance qu'il mérite à cet aspect. Au cours d'entretiens que j'ai eus avec des professeurs et des étudiants en Europe, aux Etats -Unis et dans d'autres continents, j'ai pu me rendre compte qu'on se montre alarmé dans ces milieux par le fait que les écoles de médecine dispensent aujourd'hui une excellente forma-

Au cours des cinquante dernières années, nous

tion professionnelle, mais n'accordent pas sa juste valeur à l'éducation générale, autrement dit elles

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

63

forment de très bons spécialistes mais ne leur transmettent pas suffisamment une conception humaniste et éthique de leur profession. Et il me semble que l'OMS ferait bien d'accepter, en dehors de toutes les tâches dont elle est déjà chargée, la responsabilité d'exercer une influence sur les méthodes éducatives appliquées dans les écoles de médecine, de sorte que les médecins de l'avenir possèdent une plus grande expérience dans le domaine de la médecine générale et considèrent dans leurs traitements la personnalité humaine entière de leurs malades, attitude qui a distingué la médecine durant de nombreuses générations. Il serait utile aussi que le médecin de demain acquière une conception approfondie de la médecine sociale et de la santé publique, afin qu'il puisse considérer les problèmes de ses malades en rapport avec ceux, plus larges, du milieu dans lequel ils vivent, familial d'abord, social et communautaire ensuite. Monsieur le Président, l'OMS se félicite d'avoir une vocation universelle. Même si certains Etats et populations ne sont pas encore représentés au sein de cette organisation, nous nous devons de leur apporter toute l'aide possible dans la solution de leurs problèmes

déployer de grands efforts et faire preuve de sagesse, de courage et de bonne volonté. Je forme le voeu que ces belles qualités nous servent de guide sur la route, longue et difficile, qui conduit à la santé et au bonheur de l'homme et à l'harmonie entre les peuples. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Barzilai. La parole

est au délégué du Paraguay. Le Dr LoFRUSCIO (Paraguay) (traduction de l'espa-

gnol): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, je tiens avant tout à féliciter

le Dr Arnold Sauter, Directeur du Service fédéral suisse de l'Hygiène publique, de son élection unanime et méritée à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse également mes félicitations aux trois Vice -

Présidents, les Dr N'Dia, Roldós Garcés et Nayar, au Président de la Commission du Programme et du Budget, le Dr A. Nabulsi, au Président de la Commis-

de santé, et ceci tout en espérant que le jour ne soit pas lointain où tous les pays du monde, sans exception, seront représentés dans cette organisation. Il est inconcevable que des centaines de millions d'hommes du peuple chinois et d'autres peuples soient en dehors

sion des Questions administratives, financières et juridiques, Sir William Refshauge, et aux quatorze membres du Bureau de l'Assemblée. Je leur souhaite à tous le succès le plus complet dans leurs travaux. Je veux aussi féliciter sincèrement le Dr Marcolino

du champ d'action, de coopération et d'assistance de l'OMS. Il faudrait donc que nous trouvions les moyens d'assurer que les immenses bienfaits dont chaque pays jouit en étant Membre de l'Organisation puissent profiter à tous les peuples du monde. Monsieur le Président, la lutte pour l'éradication

Candau, Directeur général de l'OMS, du Rapport annuel, riche de substance autant que mesuré, qu'il a présenté à cette assemblée et qui lui vaut mes éloges et mon admiration. Enfin, j'exprime ma profonde reconnaissance pour leur aimable accueil aux représentants des autorités gouvernementales suisses, pour qui l'hospitalité est une religion. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le Paraguay poursuit sa marche dans la voie de la paix et du progrès, comme en témoignent les réalisations

des maladies est aujourd'hui liée à la lutte pour l'éradication des maladies sociales: guerres, course aux armements, oppression de peuples, pauvreté, analphabétisme. Si nous considérons le problème sous cet angle, l'OMS n'est pas seulement un instrument de lutte contre la maladie, mais aussi un instrument précieux pour le renforcement de la solidarité

de son gouvernement. Notre politique, qui repose sur la planification technique à court et à long terme dans tous les domaines, assure aux divers niveaux d'activité la coordination requise pour mettre en oeuvre les projets préparés par les divers Secrétariats

et de la collaboration internationales et pour la consolidation de la paix. Nous sommes en droit d'être fiers des résultats, nombreux et importants, obtenus jusqu'ici, mais l'ordre de grandeur des tâches et des responsabilités que nous devons accepter pour l'avenir découle directement de l'importance de nos réalisations du passé. L'aide aux peuples du monde

d'Etat. C'est ainsi que les plans de santé publique tiennent compte à la fois des voeux de l'administration

sanitaire et des prévisions des autres départements ministériels.

pour lutter contre les maladies et pour améliorer l'état de santé publique constitue une tâche tellement importante et une responsabilité tellement lourde que

Les organismes internationaux, qui suivent sur place le développement des activités sanitaires, nous apportent une collaboration inestimable sous forme d'assistance technique, économique et matérielle, que nous apprécions à sa juste valeur. Je veux saisir cette occasion pour exprimer, au nom du peuple paraguayen, de son gouvernement et de sa délégation, notre reconnaissance la plus sincère à l'Organisation

nous ne devons pas nous attendre à ne remporter que des succès. Les déceptions et les échecs sont inévitables et cela est tout à fait naturel. Il nous reste

encore beaucoup à faire pour achever les projets entrepris, mais nous avons déjà accepté les nouvelles tâches qui nous sont imposées par le développement et le progrès humain. Dans notre travail, nous devons

mondiale de la Santé et à son Bureau régional des Amériques, ainsi qu'au FISE, à la FAO et à l'AID. Notre coopération avec ces institutions devient

chaque jour plus étroite et plus efficace.

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les programmes se déroulent au rythme et avec l'ampleur prévus par le plan biennal établi par le Service de Planification du Ministère de la Santé et approuvé par les autorités supérieures. Il convient de mentionner les projets d'organisation intégrée des centres de santé et de lutte contre les maladies transmissibles, la lèpre, la tuberculose et les affections vénériennes, qui se poursuivent avec l'aide précieuse

de l'Organisation panaméricaine de la Santé et du FISE, le projet de constructions, de fourniture d'équi-

giques dans les zones forestières proches des frontières où les conditions écologiques sont favorables à la transmission de la fièvre jaune, traitement par fumigation aux insecticides des véhicules et embarcations provenant de secteurs suspects, etc. D'autre part, il demanda au Bureau de la zone VI du Bureau sanitaire panaméricain l'envoi d'urgence de soixante mille doses de vaccin antiamaril pour immuniser les habitants de la région menacée et les voyageurs qui la traverseraient. En attendant, on vaccina les groupes les plus exposés grâce à la réserve de deux mille doses qui était disponible. Une nouvelle demande de vaccin par lettre et télégramme fut adressée au Bureau sani-

pement et d'envoi de personnel technique et de matériaux dans les nouvelles zones de colonisation de l'est du pays qui sont d'ores et déjà en plein développement socio- économique, le projet d'appro-

taire panaméricain et à l'Institut Oswaldo Cruz de Rio de Janeiro ; il fallait, en effet, prévoir une extension

visionnement en eau potable des populations de l'intérieur, et l'enquête nutritionnelle effectuée avec l'inappréciable concours du comité interministériel des Etats -Unis d'Amérique pour la nutrition dans le développement national.

des opérations, les passages de frontière étant très nombreux dans la région en cause. On reçut vingt mille doses qui permirent de renforcer l'immunisation

des populations frontalières. Un autre envoi de soixante mille doses parvint ultérieurement par

En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, l'année 1965 a vu, conformément à l'accord conclu avec le FISE, s'intensifier les activités

l'intermédiaire du Bureau de la zone VI du Bureau sanitaire panaméricain, alors que l'intensité de la poussée épidémique avait déjà décru et que la panique

dans les première et cinquième régions sanitaires. Afin d'atteindre plus sûrement les objectifs visés et de mieux évaluer les progrès accomplis, on a créé: a) un comité de coordination du programme de lutte contre les maladies transmissibles; b) un sous -comité de la lutte antituberculeuse; c) un sous -comité de la lutte contre les maladies vénériennes et les infections aiguës; d) un sous- comité de la lutte antilépreuse; et e) un sous -comité administratif. Pour la première fois, ces organes comprennent, en plus des spécialistes du Ministère de la Santé publique et du Bien -Etre social, des représentants d'autres institutions sanitaires nationales telles que les services de santé de l'armée et de la police, ainsi que de l'institut de prévoyance sociale

populaire s'était un peu apaisée. A aucun moment, il n'y eut de cas de fièvre jaune en territoire paraguayen. Il faut se rappeler que la population totale du pays n'atteint pas encore deux millions d'habitants. Sur le plan international, on s'employa à coordonner

dans toute la mesure du possible avec les autorités brésiliennes et argentines les opérations de vaccination à proximité des frontières, et des renseignements furent échangés sur l'évolution de la poussée épidémique. Du 29 au 31 mars se tint à Yguazú (Argentine) une réunion technique à laquelle participèrent des représentants des trois pays intéressés et du Bureau sani-

et de divers hôpitaux et cliniques. Cela permet de coordonner l'application des normes relatives à la lutte contre les maladies transmissibles.

Je crois devoir à ce propos appeler tout particulièrement l'attention sur les mesures qu'a prises le Paraguay lors d'une poussée épidémique de fièvre jaune de brousse dans les zones limitrophes du Brésil et de l'Argentine. Le 4 mars 1966, le Gouvernement

taire panaméricain. Ceux -ci étudièrent la situation et formulèrent des recommandations concernant les moyens d'action aux échelons local et international ainsi que les dispositions à prendre pour produire et obtenir en temps utile du vaccin. Le paludisme représente un sérieux problème sanitaire et il nuit au développement économique et social du pays. Il faut considérer en effet que l'économie

du Paraguay repose essentiellement sur l'agriculture,

paraguayen reçut de l'Organisation mondiale de la Santé à Genève un télégramme signalant le déclenchement de l'épidémie, au sujet de laquelle il possédait déjà des renseignements officieux. Le Ministère de la Santé publique et du Bien -Etre social, agissant en consultation avec les représentants

l'élevage et la sylviculture, que la majorité de la population habite dans les zones rurales, où sévit principalement le paludisme, et qu'en faisant perdre des journées de travail, en décourageant l'immigration dans les zones d'endémicité, et en poussant les habitants à quitter ces zones, le paludisme nous cause de

locaux du Bureau sanitaire panaméricain, arrêta et mit en oeuvre immédiatement des mesures sanitaires d'urgence, ainsi que des recommandations techniques minimales: enquêtes épidémiologiques et entomolo-

lourdes pertes et entrave le développement général. C'est là aussi la rançon du progrès: la construction

de routes et la colonisation attirent la population vers des territoires nouveaux qui, tout en étant poten-

QUATRIÉME SÉANCE PLÉNIÉRE

65

tiellement les plus riches du pays, présentent les

conditions de milieu caractéristiques des parties les plus impaludées d'Amérique. Ainsi, les départements

un cours de formation destiné au personnel déjà employé dans les crèches; un cours de statistique démographique pour le personnel chargé des archives

du Centre -Est (notamment ceux de Caaguazú et d'Alto Paraná) dont la mise en valeur constitue une nécessité impérieuse, sont en même temps le plus important foyer de paludisme du pays. Leur population actuelle, qui est de plus de 350 000 personnes, accuse une nette tendance à augmenter, et 85 % des cas de paludisme dépistés au Paraguay proviennent de cette région. En plus des projets déjà mentionnés, d'autres ont déjà été approuvés, exigeant de la part du Gouvernement paraguayen et de diverses institutions internationales et privées d'importants inves-

cliniques et des registres statistiques; un cours de neuf mois institué cette année pour former des inspec-

teurs de l'assainissement; un cours de perfectionnement en cours d'emploi des agents de l'assainissement

résidant dans les communes rurales; un cours de préparation à l'éradication du paludisme pour médecins, infirmières, assistantes sociales, etc.; un cours sur les maladies transmissibles destiné à des infirmières

auxiliaires. Le personnel administratif et de secrétariat suit régulièrement des cours de perfectionnement en cours d'emploi donnés à l'Ecole paraguayenne d'Administration publique.

tissements qui risquent d'être perdus à cause du paludisme. La construction de nouvelles routes,

L'assistance médicale dépendant des institutions du Ministère de la Santé constitue une activité prioritaire. Elle a assuré environ 600 000 consultations à 250 000 personnes, atteignant ainsi les objectifs du

l'installation de nouvelles colonies agricoles et l'aménagement de la centrale hydro- électrique de l'Acaray vont profondément modifier l'écologie de la région,

créant des conditions extrêmement favorables à un déchaînement rapide du paludisme, qui pourrait faire disparaître toute la population et ruiner tous les efforts accomplis. Le coût de l'éradication sera en dernière analyse très inférieur à celui des pertes que peut causer la maladie. L'éradication pouvant être réalisée en quelques années, les dépenses seront bien inférieures à celles que nécessitent les activités de lutte qui, de par leur nature même, doivent être répétées indéfiniment d'année en année. Dans le domaine de l'assainissement, des opérations

plan de 1965. Les sorties d'hôpital ont atteint un total de 23 000. Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

j'arrive au terme de mon intervention. J'exposerai en détail dans les réunions auxquelles j'aurai l'occasion

de participer le développement de nos programmes dans les divers domaines qui seront examinés. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Lofruscio. La parole est

au délégué de Singapour. M. YONG NYUK LIN (Singapour) (traduction de l'anglais): C'est pour moi un grand honneur que de prononcer le premier discours d'un représentant du Gouvernement et du peuple de Singapour devant cette Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, qui s'ouvre sous de si heureux auspices. Il y a peu de

ont été entreprises dans 39 localités, desservies par 63 inspecteurs et 4 ingénieurs sanitaires; elles intéressent 52 % de la population du pays. En 1965, on a construit 22 puits profonds et 131 puits superficiels et on a remis en état 69 puits communs, ce qui représente au total 222 postes d'eau. Une aide remarquable

a été reçue du FISE, qui a fourni pour US $62 968 de matériel et a contribué pour US $5 700 à la création d'un cours de formation d'inspecteurs sanitaires. L'OMS et l'OPS ont continué à apporter une assistance importante par l'intermédiaire d'un consultant en génie sanitaire affecté au Paraguay. Pour l'année prochaine, on compte poursuivre les cours et organiser le contrôle des denrées alimentaires dans les villes.

temps - à peine deux mois - que nous avons la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, mais Singapour a eu l'avantage d'être associée depuis longtemps à l'OMS, et même à l'organisation qui l'a précédée.

En 1925, il y a plus de quarante ans, le Bureau d'Extrême- Orient de l'Organisation d'Hygiène de

la Société des Nations était établi à Singapour et, en 1947, l'OMS y installait une station d'information

L'Université nationale, l'Université catholique et d'autres écoles forment du personnel spécialisé pour les services de santé. Chaque année, le Ministère de la Santé et d'autres institutions organisent des cours, des séminaires et des stages d'initiation et de perfectionnement. Citons notamment deux cours pour

épidémiologique qui a fermé ses portes en 1961 lorsque l'Organisation a décidé de centraliser cette activité à Genève. En 1956, le bureau du représentant de l'OMS pour la région Malaisie- Singapour -Bornéo

s'était ouvert dans notre ville. Ce n'est que lorsque notre territoire a été intégré dans la Malaisie en 1963 que l'OMS a transféré ce bureau à Kuala Lumpur.

infirmières auxiliaires qui ont formé jusqu'ici 362 stagiaires; un cours de perfectionnement qui, en trois ans, a été suivi au total par 64 infirmières et 59 sages- femmes diplômées; le cours de préparation à la licence en service infirmier et assistance sociale;

Je voudrais dire ici toute notre gratitude pour la généreuse et très utile assistance que l'OMS a accordée

à Singapour pendant de longues années, alors que nous n'étions pas encore Membre de l'Organisation. Si

nos services médico- sanitaires ont

atteint un

66

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

niveau assez élevé, c'est en partie grâce à l'OMS, qui nous a aidés dans toutes sortes d'activités: formation d'infirmières, organisation d'une école post universitaire de santé publique, création d'une école de radiographie, pour ne citer que quelques -uns des projets importants qui ont été menés à bien.

quatre langues officielles, compte tenu de la situation géo- politique de la ville. Soit dit en passant, deux de nos langues officielles - le chinois et l'anglais - sont également langues officielles de la présente Assemblée. Singapour a fait sienne la doctrine du non- engage-

Singapour s'honore également d'avoir été jugée digne d'accueillir dans ses murs un certain nombre de séminaires et de cours de formation de l'OMS; en l'espace des douze derniers mois seulement, nous avons eu un cours sur les méthodes de l'épidémiologie

ment et nous espérons jouir de la paix dans une prospérité croissante, fondée sur une politique de neutralité analogue à celle que professent et que pratiquent avec tant de succès nos distingués amis de Suisse. Nous espérons aussi que Singapour pourra

devenir un jour la Suisse de l'Asie et jouer sur son continent le même rôle que joue en Europe la Confédération suisse. L'action de nos services de santé s'étant améliorée au cours des années, la mortalité a subi à Singapour une baisse considérable. Le taux de mortalité infantile qui, en 1946 (il y a vingt ans), était proche de 90 pour 1000 naissances vivantes est tombé à moins d'un tiers de ce chiffre, soit à 26 pour 1000 en 1965. En 1958, il y a huit ans, notre taux brut de natalité

dentaire, un séminaire sur la protection contre les rayonnements ionisants et un cours de préparation à la lutte antituberculeuse. En outre, le département de bactériologie de l'Université de Singapour fait fonction de centre OMS de référence pour la grippe et la poliomyélite. Enfin, nous sommes fiers de pouvoir dire que trois comités OMS d'experts (hygiène

dentaire, santé des gens de mer, rôle de la sage -

femme) ont compté parmi leurs membres un médecin de Singapour. Permettez -moi d'ajouter qu'en ce moment même le premier séminaire sur l'assistance en cas de catastrophe - sujet qui se rattache aux questions de santé - se tient à Singapour sous le patronage de la section Asie- Pacifique de la Ligue des Sociétés de la Croix -

s'établissait à près de 42 pour 1000, et le taux brut de mortalité aux environs de 7; le taux net d'accrois-

sement naturel était donc de 35 pour 1000. L'an dernier, le taux brut de natalité est tombé à moins de 30 pour 1000 et, le taux brut de mortalité demeurant

Rouge. On le sait, le Comité international de la Croix -Rouge et la Ligue des Sociétés de la Croix Rouge ont, comme notre organisation, leur siège à Genève.

Maintenant que Singapour, dont l'entrée à l'OMS coïncide avec l'époque faste où le nouveau et magni-

fique bâtiment du Siège est inauguré, est devenue Membre de plein exercice de l'Organisation - et je tiens à remercier le délégué de la Hongrie des paroles de bienvenue qu'il nous a adressées hier je voudrais déclarer

solennellement devant cette

auguste assemblée que Singapour apportera toujours son appui le plus complet et sa contribution la plus large à la mise en pratique des nobles principes de l'Organisation, en particulier de celui que notre Constitution énonce en ces termes: «La possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale. »

inférieur à 6, notre taux net d'accroissement naturel s'est situé aux alentours de 24 pour 1000. A notre avis, ce chiffre est encore trop élevé; aussi avons -nous décidé de lancer un plan ambitieux de planification familiale pour la période quinquennale 1966 -1970, en vue de réduire notre taux de natalité actuel de moitié au cours des cinq prochaines années. Nous préconisons à cet égard les dispositifs intrautérins du type stérilet (boucle de Lippes), ainsi que la pilule contraceptive. Une commission de la population et de la planification familiale a été constituée au début de cette année pour diriger l'exécution du plan de cinq ans, et la réaction de la population au cours du premier trimestre s'est révélée des plus

encourageantes; nous nous sentons donc portés à l'optimisme et comptons que notre objectif - réduction de moitié du taux de natalité en cinq ans - sera facilement atteint sinon dépassé. Il y a à Singapour un médecin pour 2000 habitants environ, la proportion de dentistes étant moins satisfaisante: un pour 5500. Nous disposons de deux hôpitaux généraux et, avec nos hôpitaux spécialisés (maladies infectieuses, lèpre, gynécologie et maternité, orthopédie, psychiatrie, tuberculose et maladies véné-

Qu'il me soit permis de dire maintenant quelques mots de la situation à Singapour, pour l'information des délégations ici présentes. A la fois ville et Etat, Singapour est une île de 225 milles carrés, comptant près de 2 millions d'habitants dont la plupart appar-

tiennent à l'un des trois grands groupes ethniques de l'Asie: Chinois, Indiens et Malais. La densité de la population est sans doute chez nous l'une des plus

riennes), nous offrons à la population un lit d'hôpital pour 250 habitants. Notre école de médecine, qui a célébré l'an dernier son soixantième anniversaire, forme des promotions

de plus de cent médecins par an, et de notre école dentaire sortent chaque année une trentaine de chirurgiens- dentistes. Le Gouvernement et l'Université

fortes du monde: près de 9000 habitants par mille carré.

de Singapour sont en train de mettre sur pied un institut des spécialités médicales, en prenant chacun à sa charge 50% des frais; la campagne lancée par l'Université pour réunir des fonds dans le public au

Comme la Suisse, qui nous accueille aujourd'hui, Singapour a quatre langues officielles; mais alors qu'il n'existe pas en Suisse, si je suis bien informé, une langue nationale officielle unique, nous avons, nous, adopté comme langue nationale l'une de nos

bénéfice de cette importante réalisation a été un véritable succès.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

67

Le budget de la santé dépasse US $25 millions pour l'exercice en cours, ce qui représente 15 % du budget national; seul l'enseignement reçoit une part plus importante des fonds publics. Les maladies transmissibles sont assez bien endiguées à Singapour. En 1955, il y a onze ans, l'OMS s'engageait dans la lutte antipaludique à l'échelle mondiale; aujourd'hui, elle poursuit énergiquement son effort d'éradication. A Singapour, nous avons la chance d'être débarrassés du paludisme depuis plus d'une dizaine d'années, mais, situés comme nous le

nos problèmes de santé publique et nous avons lancé, il y a un an et demi, un vaste programme de dépistage comprenant une campagne d'éducation sanitaire

propre à persuader la population que la lèpre peut être guérie. Nous avons eu aussi la satisfaction d'enregistrer une baisse dans l'incidence de la diphtérie et de la polio-

sommes au coeur d'une vaste zone impaludée de l'Asie du Sud -Est, nous ne saurions relâcher notre vigilance: nous demeurons à l'affût des cas importés, et continuons à prendre les mesures antipaludiques qui s'imposent. Depuis le début de l'année en cours, le paludisme a été ajouté aux maladies à déclaration obligatoire. Le thème de la Journée mondiale de la Santé pour

cette année « L'homme dans la grande ville », est particulièrement intéressant pour Singapour. Les grands progrès réalisés ces dernières années en

myélite, les chiffres étant tombés à près du quart de ce qu'ils étaient il y a cinq ans. Cette amélioration tient pour une large part à l'action de nos centres de protection maternelle et infantile et aux campagnes de vaccination de masse contre les deux maladies. Le numéro spécial d'août 1965 de Santé du Monde, consacré à la Région du Pacifique occidental, soulignait que de graves problèmes d'hygiène du milieu préoccupaient les autorités de Singapour. Je suis heureux de pouvoir dire que des mesures énergiques ont été prises en vue de les résoudre : par exemple, on a soumis le colportage, pratiqué par 50 000 petits marchands environ, à la délivrance d'un permis et à certains contrôles et l'on a modernisé et développé les services d'assainissement et de voirie. Nous sommes

matière de logement et de construction en général ont fait surgir chez nous de nouveaux problèmes médico- sanitaires et de nouveaux dangers pour la santé. L'accroissement de la population anophélienne,

résolus à faire de Singapour une ville qui puisse demeurer saine et où l'hygiène du milieu atteigne un niveau élevé. La principale cause de décès est chez nous le cancer.

par exemple, a dépassé depuis longtemps le stade du simple « inconvénient », comme il ressort du nombre croissant des cas de fièvre hémorragique et d'autres maladies transmises par les moustiques. C'est pourquoi nous avons transformé l'ancien département antipaludique en département anti -mous-

Une conférence sur les tumeurs du naso -pharynx, organisée avec un remarquable succès par l'Union internationale contre le Cancer à Singapour en 1964,

a suscité un vif intérêt dans la population, et une société nationale de lutte contre le cancer s'est constituée. Notre nouvel institut des spécialités médicales, dont j'ai parlé tout à l'heure, sera doté d'un matériel de radiothérapie plus moderne qui permettra d'accroître l'efficacité de l'action anticancéreuse. Monsieur le Président, Singapour possède déjà son infrastructure sanitaire. Ce dont nous avons besoin, c'est de développer davantage nos services,

tiques et créé un nouveau service de lutte contre les vecteurs, de manière à coordonner comme il convient nos attaques sur le front anophélien. Il y a dix ans, la tuberculose était la principale cause

de décès à Singapour, où on la considérait, à juste titre, comme le problème de santé numéro 1, mais il n'en est plus de même aujourd'hui: elle n'occupe maintenant que le sixième rang dans la liste des maladies les plus meurtrières. Parmi les divers facteurs auxquels on doit cette amélioration, il faut citer

de manière à pouvoir fournir des soins médicaux complets à toute la population et approfondir notre action de santé publique, répondre à une demande croissante de prestations faisant intervenir des techniques plus complexes et plus délicates, nous adapter à l'évolution des structures sociales de notre collectivité multiraciale, prendre les mesures qu'appelleront éventuellement de nouveaux schémas de morbidité et nous organiser de manière à diagnostiquer et traiter les maladies avant l'apparition des symptômes, moyennant une amélioration de notre équipement et une élévation du niveau d'éducation sanitaire de nos citoyens. Avant de terminer, je voudrais associer ma délégation à celles qui vous ont félicité, Monsieur le Prési-

notamment la vaccination par le BCG de tous les nouveau -nés et de tous les écoliers, un programme énergique de dépistage et de traitement, doublé d'un intense effort des pouvoirs publics en matière d'habitat,

qui a permis de loger convenablement un quart de la population, l'élévation des revenus de la population laborieuse, etc. Par suite du recul de la tuberculose,

une partie du personnel affecté à l'action antituberculeuse a reçu de nouvelles attributions et s'occupe désormais de la lutte contre les maladies du coeur et du thorax. Le choléra El Tor ne nous a pas épargnés en 1963 et 1964, mais, par rapport aux pays voisins, nous avons été privilégiés, le nombre des décès ayant été bien moindre chez nous. La morbidité lépreuse a nettement diminué d'année en année et les places prévues dans notre établissement spécialisé ne sont plus qu'à moitié occupées. Comme la prévalence de la maladie est encore de 2,4 pour 1000,

dent, de votre élection si méritée à la tête de cette éminente assemblée et exprimer les sentiments identiques que j'éprouve à l'égard des autres délégués élus à notre Bureau pour la présente session. Permettez -moi aussi de féliciter chaleureusement le Directeur général et son personnel si compétent des progrès qu'ils ont fait faire à notre organisation pendant une année de plus dans la réalisation de ses nobles

nous continuons cependant à classer la lèpre parmi

desseins. Le Rapport annuel que nous a

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

soumis le Directeur général présente avec netteté et lucidité le vaste éventail des activités sanitaires menées

profondes sur l'orientation des activités de lutte, tant dans les pays en voie de développement que dans

par l'OMS dans le monde entier. Il souligne à juste titre la nécessité de recherches plus poussées pour affronter convenablement les nouveaux problèmes de

santé et met en évidence les besoins élémentaires à satisfaire pour sortir de la situation précaire où se

trouvent depuis si longtemps les pays en voie de développement.

pays économiquement plus développés. A ce propos, il m'est agréable de pouvoir dire que cette maladie ne pose pas de problème à Chypre. Nous n'en avons pas moins entrepris en 1963, avec l'aide de l'OMS et du FISE, un projet pilote visant à en assurer l'éradication totale. Une campagne de dépisles

En ma qualité de nouveau Membre de l'Organisation, j'ai, bien sûr, étudié notre Constitution et je ne pourrais mieux terminer qu'en citant deux des plus importants principes de l'OMS, à savoir: «Les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples; ils ne peuvent y faire face qu'en prenant les mesures sanitaires et sociales appropriées », et « les résultats atteints par chaque Etat dans l'amélio-

tage sera bientôt lancée comme suite à ce projet. Pour ce qui est des maladies infectieuses courantes, nous avons eu la satisfaction d'enregistrer un recul constant de ces maladies. Cela est particulièrement vrai des infections intestinales, qui sont étroitement liées au degré d'assainissement du milieu. Comme on le sait, aucune maladie quarantenaire

ne sévit à Chypre, et l'on n'y connaît pas non plus d'autres maladies meurtrières. L'importance attachée par l'Organisation au rôle des facteurs nutritionnels

ration et la protection de la santé sont précieux pour tous ».

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Yong Nyuk Lin. La parole est au délégué de Chypre. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) (traduction de

dans la santé et la maladie et les considérations formulées par un comité OMS d'experts sur les rapports entre la nutrition et l'infection sont certainement des plus justifiées. Le fait est que le niveau nutritionnel exerce une influence directe sur les mécanismes naturels de défense de l'organisme. Les efforts déployés de concert par la FAO et l'OMS pour déterminer les rations optimales de nutriments essentiels sont donc de la plus grande utilité. L'administration sanitaire chypriote se préoccupe beaucoup du problème de l'hydatidose, maladie par trop répandue dans le pays. A cause de l'instabilité politique, les recommandations de l'expert OMS des zoonoses qui a étudié la situation en 1961 n'ont pas

l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est avec grand plaisir que je me joins aux orateurs précédents pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection. Je suis persuadé que, sous votre direction, une solution sera trouvée ou recherchée avec résolution aux nombreux problèmes de santé dont notre assemblée aura à s'occuper. Je suis également heureux de pouvoir féliciter le Directeur général du Rapport détaillé qu'il nous a fait distribuer sur l'activité de l'Organisation en 1965. Le Rapport donne une idée claire de l'oeuvre accomplie

pu être mises à exécution. Des dispositions ont toutefois été prises en vue d'une campagne contre les échinocoques: on s'efforcera de détruire le réservoir

et des progrès réalisés en matière de santé publique. Il atteste la volonté de l'Organisation de mobiliser

que constituent les chiens errants et de construire des abattoirs convenables.

l'expérience du passé et de coordonner les efforts présents pour une offensive opiniâtre contre les dangers qui menacent la vie et la santé de l'homme. L'importance accordée par le Directeur général à des sujets comme la planification des services de santé,

Le Gouvernement chypriote félicite l'OMS de l'initiative qu'elle a prise en stimulant et soutenant l'élaboration de plans d'approvisionnement public en

eau dans les pays en voie de développement ou l'amélioration des réseaux déjà existants. Une fois de

l'éradication du paludisme et de la variole, l'assainissement du milieu et la recherche témoigne d'une attitude digne de tous éloges. Au cours de sa vie encore relativement brève, l'Organisation a jeté les bases nécessaires pour qu'on puisse raisonnablement s'attendre à juguler ou même extirper entièrement, dans un avenir pas trop lointain, des maladies transmissibles qui sévissent depuis des siècles. C'est ce qu'illustre bien le fait que 51 % de la population des zones primitivement impaludées du

plus, je suis heureux de signaler qu'à Chypre la

situation dans ce domaine est très satisfaisante.

Le réseau d'adduction et de distribution ne dessert pas seulement les villes: il s'étend aussi aux villages.

La question de la pollution de l'eau ne se pose pas chez nous, tous les captages étant faits dans des puits forés à une profondeur considérable. Il n'y a pas d'eau de surface. Il n'y a pas non plus de problème

monde sont aujourd'hui libérés de la menace du paludisme endémique et que d'autres programmes en cours permettront de protéger 600 millions de personnes de plus. A cet égard, je suis heureux de pouvoir indiquer que Chypre est l'un des premiers pays du monde à avoir réalisé l'éradication du paludisme.

de pollution de l'air. Grâce à l'excellence du climat et à l'absence d'industries lourdes, l'atmosphère reste

très propre. Ce n'est que depuis peu que les gaz d'échappement des véhicules à moteur diesel ont commencé de causer quelques soucis dans les secteurs urbains. Il est donc réconfortant de savoir qu'un

spécialiste de la pollution de l'air pour la Région de

Les recommandations du Comité d'experts de la Tuberculose sont de nature à avoir des conséquences

la Méditerranée orientale passera par Chypre au cours de son enquête pour procéder à une étude préliminaire de la situation à Nicosie.

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

69

En revanche, nous sommes en retard pour ce qui est de l'évacuation des eaux et matières usées. Un consultant à court terme de la Région de la Méditerranée orientale est venu examiner la situation et prépare un rapport préliminaire sur la création d'un réseau d'égouts et de stations d'épuration qui, pour commencer, desservirait la ville de Nicosie. On s'efforce actuellement d'organiser un service de

Chypre est un pays trop jeune et trop petit pour apporter une contribution de quelque valeur à la recherche dans ce domaine. A l'heure actuelle, nous tirons profit du vaste fonds de connaissances accumulé

par les pays développés et nous faisons de notre mieux pour augmenter le bien -être de notre population

santé scolaire et je profite de cette occasion pour exprimer notre gratitude aux Membres de l'Organisation mondiale de la Santé et du Conseil de l'Europe qui nous ont conseillés à cet égard. Il est également encourageant de noter que l'enseignement et la formation professionnelle du personnel de santé ont reçu une place de premier plan dans les activités de l'Organisation et qu'une assistance matérielle a été prêtée à plusieurs pays en voie de développement pour les aider à constituer et développer leurs

dans les limites de nos possibilités techniques et économiques, avec la précieuse assistance que nous accordent l'OMS, le FISE, le Conseil de l'Europe, l'AIEA et d'autres organisations, ainsi que divers pays.

Pour terminer, je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui nous aident, en particulier au Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, dont le Directeur, le Dr Taba, s'est vivement intéressé

au développement de nos services de santé. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Vassilopoulos. La parole est au délégué de la Tanzanie. M. MAKAME (République -Unie de Tanzanie) (traMonsieur le Président, Mesdames, Messieurs, permettez -moi tout d'abord de m'associer

propres services de santé. La pénurie de personnel convenablement formé est bien, en réalité, la principale des causes pour lesquelles le niveau de santé ne s'élève pas ou s'élève si lentement dans le monde. De fait, cette pénurie est très aiguë dans la plupart des pays en voie de développement et certains pays développés la connaissent aussi, notamment en ce qui concerne le personnel enseignant. Ce fut là le thème principal des débats organisés à la Conférence

duction de l'anglais):

médicale du Commonwealth britannique qui s'est tenue à Edimbourg en octobre dernier et à laquelle mon pays a participé. A Chypre, la question de l'enseignement médical ne se pose pas. Le pays n'a pas d'écoles de médecine

et tous les médecins sont formés à l'étranger, mais on en compte tout de même 1 pour 1300 habitants. Nous avons d'autre part notre propre école d'infirmières où les études durent trois ans; elle est organisée selon les mêmes principes que les écoles du Royaume -

Uni et suit le même programme. Cette école, je suis heureux de le souligner, a été pleinement agréée par le General Nursing Council of England and Wales. Quant à la formation post -universitaire, elle est assurée grâce à des bourses accordées par le Bureau régional de l'OMS, le Conseil de l'Europe, le Commonwealth britannique et divers gouvernements. Je profite

de cette occasion pour exprimer notre gratitude à tous ces donateurs. Les experts de l'Organisation mondiale de la Santé nous ont rendu des services inappréciables en étudiant sur place divers problèmes et en formulant des recommandations pour la mise en oeuvre de nos programmes d'action sanitaire.

Dans notre pays comme dans le reste du monde civilisé, les tumeurs malignes et les maladies cardiovasculaires sont en progression. II est encourageant

de savoir à ce propos que l'Organisation, en collaboration avec d'autres institutions internationales, a entrepris des recherches sur les terribles dangers que ces maladies représentent. Je suis profondément convaincu - et je ne doute pas que vous partagiez tous ma conviction - que seule la recherche permettra de déchiffrer les énigmes posées par ces affections.

aux orateurs qui vous ont félicité, Monsieur le Président, de votre élection à ce poste élevé. Je ne doute pas que, sous votre direction, les travaux de la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé seront menés avec efficacité et couronnés de succès. Je voudrais maintenant, en quelques mots, exprimer toute la reconnaissance qu'éprouve mon pays pour l'assistance qu'il reçoit de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous avions, naguère, formulé de vives critiques au sujet des activités de l'Organisation dans la partie continentale de la Tanzanie. En fait, il fut un temps où nous nous sommes demandé si l'Organisation avait vraiment à coeur les intérêts des pays en voie de développement. Je suis heureux de pouvoir dire aujourd'hui que nous sommes pleinement satisfaits de l'action menée par l'OMS au cours des deux dernières années, notamment en matière d'enseignement médical. Nous avons créé une nouvelle école de médecine pour laquelle il nous était très difficile, au début, de recruter des professeurs, mais, avec l'aide de l'Organisation, nous avons réussi à constituer un bon noyau d'enseignants, surtout pour les sciences fondamentales. Il nous est agréable de voir ainsi se réaliser quelque chose, alors que précédemment rien ne semblait devoir se produire. Nous sommes extrêmement reconnaissants au Directeur régional pour l'Afrique et au représentant de l'OMS en Tanzanie de l'intérêt personnel qu'ils ont porté à nos problèmes. Je voudrais vous assurer, Monsieur le Président, et vous aussi, Monsieur le Directeur général, que nous n'avons plus la moindre raison d'en vouloir à l'Organisation. J'espère vivement que ce climat de confiance se maintiendra.

Dans la République -Unie de Tanzanie, la lutte antipaludique a pris la forme d'une campagne d'éradi-

cation dirigée par l'OMS dans les îles de Zanzibar

70

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

et de Pemba et d'opérations classiques de destruction des moustiques dans les soixante -dix plus grandes agglomérations urbaines du continent. Malheureu-

centres de santé ruraux sur tout notre territoire, car ces centres forment la base de nos services de protection maternelle et infantile auxquels nous accordons

sement, après huit années de traitement par

les

insecticides à effet rémanent, et malgré les distributions

de médicaments effectuées depuis quelque temps, nous n'avons pas encore réussi à éliminer la maladie de Zanzibar ni de Pemba, encore que le taux d'incidence y soit tombé de 60 -70 % à 1 % environ. Etant donné la faible superficie des deux îles, où les moyens de communication sont bien développés, on ne peut attribuer cet échec à des défaillances administratives ou à l'impossibilité d'atteindre les foyers d'infection; on a plutôt l'impression que les armes actuellement disponibles pour venir à bout du moustique vecteur et du parasite ne sont pas assez puissantes. Si tel est bien le cas dans les conditions favorables qui caractérisent les deux îles, il va sans dire que les chances d'une victoire sur le paludisme dans le vaste secteur continental de la Tanzanie, comme dans une bonne partie de l'Afrique où la maladie est hyperendémique, doivent être nettement plus limitées. On peut donc craindre que l'éradication du paludisme en Afrique ne soit encore qu'une perspective lointaine. Pour faire face au problème, l'Organisation mondiale de la Santé a conçu des programmes pré éradication consistant à améliorer les services de

la plus haute priorité. Si l'on considère les besoins de l'Afrique équatoriale, il nous semble que la première nécessité en matière de paludisme est de développer la recherche, afin de mettre au point des antipaludiques à action prolongée ou des moyens de défense qui permettraient d'éliminer plus efficacement le parasite chez l'homme.

En même temps, il conviendrait de s'employer à intégrer plus étroitement les programmes d'éradication du paludisme dans l'activité des services de santé de base et dans les campagnes contre les autres maladies. Je suis heureux de constater d'ailleurs que l'OMS se rend parfaitement compte de la nécessité d'une coordination des campagnes contre les nom-

breuses affections graves qui sévissent chez nous, comme en témoignent la proposition tendant à élargir l'enseignement dispensé dans les centres de préparation à l'éradication du paludisme de Lagos et de Lomé, ainsi que la décision très opportune de réunir l'an prochain une conférence sur les moyens d'associer plus étroitement les services antipaludiques

santé de base, dans l'espoir de mettre en place un réseau de centres de santé ruraux sur lesquels puissent s'appuyer, le moment venu, de véritables campagnes

et les autres services sanitaires fondamentaux dans la Région africaine. En ma qualité de membre du Comité ministériel d'Afrique orientale pour les Services d'Action sociale

et de Recherche, j'aimerais dire quelques mots de l'Institut de Recherche sur la Bilharziose de Mwanza. Cet institut, placé sous l'égide de l'Organisation des

d'éradication. Ces programmes soulèvent toutefois un certain nombre de questions. S'agit -il de programmes limités dans le temps ? Comment se fera la coordination entre pays voisins ? Quand saurons nous que le réseau de services de santé est assez étoffé

Services communs d'Afrique orientale, a failli être dissous lorsque le dernier directeur a pris sa retraite. J'ai cru comprendre qu'à un certain moment l'Orga-

nisation envisageait d'ajouter deux chercheurs au personnel de l'Institut, mais avait du mal à s'y décider en l'absence d'un directeur. Je profiterai donc de cette occasion pour annoncer qu'un directeur a été nommé, en espérant que l'Organisation continuera de s'intéresser à cet établissement. Puisque nous parlons de la bilharziose, permettez -moi de signaler que le

pour que les campagnes d'éradication puissent commencer ? A ce moment -là, comment saurons -nous si les armes disponibles - insecticides contre le moustique et médicaments contre le parasite chez l'homme - sont assez puissantes pour venir à bout de la tâche

immense qui nous sera demandée ? Les pays aux ressources relativement faibles continueront -ils de

premier rapport du centre commun de recherche

recevoir alors une aide financière pour l'éradication du paludisme ? Poser ces questions nous amène à dire qu'il serait peut -être nécessaire que les administrations sanitaires, en particulier celles des pays africains, examinent attentivement la situation dès à présent et mettent en balance les besoins des campagnes antipaludiques et les nombreuses autres exigences

chimiothérapique OMS /Medical Research Council, installé à Tanga, a été publié et témoigne de la qualité des travaux qui se font dans cette institution. Je tiens à exprimer à ce sujet la gratitude de mon pays envers l'Organisation et le Medical Research Council du Royaume -Uni. le

de l'action de santé. Pour sa part, la Tanzanie reçoit une aide généreuse de l'Organisation mondiale de la Santé et du FISE dans les domaines de la nutrition, des ophtalmies transmissibles, de l'éducation sanitaire, de la lutte contre la bilharziose et de la formation

Pour terminer, je tiens à vous remercier, Monsieur Président, de m'avoir donné la parole, et

vous, Mesdames et Messieurs, de m'avoir écouté avec tant de patience. Nous exprimons aussi nos remerciements à l'Organisation pour toute l'assistance qu'elle nous accorde. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Makame. La parole

du personnel médical et infirmier. Avec les conseils de l'OMS, des mesures préliminaires ont été prises en vue de réaliser l'éradication de la variole, l'arme preuves. De vastes campagnes de vaccination par le

à employer - la vaccination - ayant déjà fait ses

est au délégué de la Yougoslavie. M. KosovAC (Yougoslavie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, je

BCG sont en voie d'organisation. Nous estimons qu'il est tout aussi important de juguler ces maladies que le paludisme. En fait, c'est principalement le FISE qui nous aide à mettre en place un réseau de

voudrais tout d'abord vous féliciter, Monsieur le Président, ainsi que vos collègues les Vice -Présidents,

de votre élection aux hautes fonctions que vous

QUATRIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

71

exercez à la présente Assemblée. Je suis convaincu qu'avec votre longue expérience de notre organisation

vertes scientifiques à la solution des problèmes urgents

vous vous acquitterez de votre tâche avec la plus grande compétence et à l'entière satisfaction de l'Assemblée.

ont été et demeurent l'un des premiers devoirs de notre organisation. Dans le programme pour 1967, le Directeur général propose d'intensifier l'activité de l'OMS conformément aux recommandations et résolutions adoptées.

Je tiens également à féliciter le Directeur général de l'excellent Rapport qu'il a établi sur l'activité de l'Organisation en 1965. Nous sommes heureux de savoir que l'Organisation a obtenu d'importants résultats par les efforts qu'elle a déployés au cours de l'année écoulée. Nous ne pouvons que formuler l'espoir de voir l'OMS persister dans cette voie et obtenir à l'avenir des résultats plus remarquables encore.

En lançant deux nouveaux projets - éradication de la variole et développement des recherches en épidémiologie et dans la science de la communication l'Organisation fera un pas important et nous espérons

-

que l'Assemblée étudiera ces propositions avec le plus grand soin. L'OMS ne pourra atteindre ses objectifs essentiels et s'acquitter des grandes tâches qui lui ont été assignées que si elle dispose de ressources matérielles suffisantes. Il est donc parfaitement normal que le budget de l'Organisation s'accroisse d'année en année. Mais il ne faut pas perdre de vue que les possi-

Nous voyons s'accomplir depuis quelque temps une évolution profonde dans le sens d'une démocratisation des relations internationales. En outre, la volonté des nations de sauvegarder la paix et de mettre leurs ressources matérielles et humaines au service du progrès social, économique et culturel s'affermit de jour en jour. La menace de guerre n'en est pas éliminée pour autant et le recours à la force dans les relations internationales devient de plus en plus fréquent. La politique d'intervention dans les affaires intérieures des autres pays et la pratique de la discrimination raciale ne sauraient être considérées comme des éléments propres à améliorer la collaboration internationale. Les foyers de conflit sont nombreux et une véritable guerre se poursuit au Viet -Nam. Nul ne peut nier que cette situation porte atteinte aux résultats que la coopération internationale avait obtenus jusqu'ici au prix de longs et patients efforts. Aussi la tâche essentielle de la communauté internationale demeure -t -elle la lutte pour la paix et la coexistence pacifique, c'est -à -dire une lutte contre toutes les formes de domination, un soutien actif aux peuples qui combattent encore pour

bilités financières des Etats Membres sont limitées.

C'est pourquoi ma délégation considère qu'il est capital de veiller à ce que les moyens dont dispose l'Organisation soient utilisés de façon rationnelle. Je pense en particulier à la nécessité d'une programmation réaliste et, plus spécialement, d'une réduction des dépenses d'administration. Qu'il me soit permis de souligner une fois encore, Monsieur le Président, tout en approuvant la politique générale de l'Organisation, que les activités de l'OMS devraient à l'avenir viser davantage à résoudre les grands problèmes de santé par les moyens suivants: assistance plus prompte et plus efficace aux pays en

voie de développement, création des bases matérielles nécessaires à la formation du personnel dans ces pays, nouvelles initiatives pour développer les travaux de recherche et mettre les dernières découvertes de la médecine à la portée de tous les pays. Nous sommes convaincus que des efforts dans ce sens seraient soutenus par tous les Membres de l'Orga-

leur indépendance, et l'octroi d'une assistance aux pays moins favorisés afin d'accélérer leur développement économique. Pour sa part, l'Organisation mondiale de la Santé y a largement contribué et il importe qu'elle poursuive ses efforts dans ce sens. C'est seulement ainsi qu'elle pourra atteindre les nobles buts définis dans sa Constitution. La médecine a fait de remarquables progrès et un certain nombre de pays se sont assurés un haut degré

nisation. En outre, ils amèneraient sans aucun doute les nations à coopérer vraiment sur un pied d'égalité

et contribueraient au maintien de la paix dans le monde. Mais pour pouvoir s'attaquer à tous les problèmes qui attendent encore une solution, il faudrait que

de protection médico- sanitaire en se dotant d'un personnel médical adéquat. Cependant, le troisième

l'OMS ouvre ses portes à tous les pays, à toutes les nations disposées à collaborer avec elle et ayant besoin de son aide. Malheureusement, la question de l'universalité de notre organisation est toujours en suspens.

rapport sur la situation sanitaire dans le monde indique que des millions d'individus sont encore privés des prestations sanitaires les plus élémentaires. Dans la plus grande partie du monde, en particulier dans les pays en voie de développement, la situation

Pour terminer, Monsieur le Président, je voudrais exprimer ma profonde conviction qu'iI existe des possibilités encore

insoupçonnées de

développer

est loin d'être satisfaisante surtout pour ce qui est des maladies transmissibles. Les taux de morbidité et de mortalité restent élevés. Il faudrait donc que l'assistance de l'OMS pour la lutte contre ces maladies gagne encore en efficacité et soit plus régulièrement accordée au moment le plus opportun.

davantage l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé et qu'il est de notre devoir de les rechercher pour le bien de l'humanité. Le PRÉSIDENT:

Merci,

parole est au délégué du Népal.

Monsieur Kosovac. La

La science médicale se développe à un rythme très rapide et l'Organisation mondiale de la Santé joue à cet égard un rôle important. L'action en faveur de la recherche et l'application des dernières décou-

Le Dr PRADHAN (Népal) (traduction de l'anglais):

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est pour moi un grand plaisir et un grand honneur que de transmettre les félicitations et les viceux les plus

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sincères du Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal à notre distingué collègue, le Dr Arnold Sauter, pour son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais égale-

puis pour étendre ce genre d'activités au reste du territoire national et développer les services de santé. L'OMS, le FISE et le Gouvernement de Sa Majesté

ment féliciter au nom de ma délégation les Vice Présidents et les autres délégués élus au Bureau de cette assemblée. Depuis notre dernière rencontre

sont sur le point de conclure un accord en vue de renforcer les services de santé du pays, l'objectif principal étant d'implanter les installations de base le plus rapidement possible, compte tenu des ressources financières et techniques disponibles. Ce nouvel

- à la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la nisation sous la conduite efficace du Dr Candau. Notre Directeur général et ses collaborateurs, tant au Siège que dans les bureaux régionaux, méritent à coup sûr les plus vifs éloges. En 1953, nous entrions dans cette grande organisation qu'est l'OMS et, depuis cette date, nous avons bénéficié de son aide généreuse pour développer nos services de santé. En même temps que l'OMS, d'autres institutions et organisations, ainsi que des pays amis,

Santé - une année de plus s'est écoulée pour l'Orga-

accord représente un prolongement et une revision de l'accord antérieurement conclu entre le Gouvernement de Sa Majesté et l'OMS au sujet de la formation d'assistants sanitaires. Le Gouvernement népalais est très reconnaissant au FISE de ses premières interventions en faveur de l'enfance au Népal dans divers domaines intéressant la santé et l'enseignement.

ont offert une large assistance au Gouvernement de

Nous pensons que cet organisme voudra bien nous aider davantage encore à l'avenir, nos besoins devenant de plus en plus grands. La première forme d'aide que nous ayons reçue

Sa Majesté le Roi du Népal. Le FISE, l'AID des Etats -Unis d'Amérique, l'Inde et d'autres pays encore figurent notamment parmi nos bienfaiteurs.

- et nous en profitons encore - se rapporte à la

Les problèmes de santé que l'OMS nous a aidés à attaquer sont très divers. En à peine plus de dix ans,

formation du personnel technique. A ce titre, nous avons bénéficié de l'assistance généreuse de l'AID, du Gouvernement indien et d'autres pays amis. L'OMS pour sa part nous a aidés à établir, diriger et agrandir des écoles d'infirmières et d'agents auxiliaires.

par exemple, un réseau de services de santé a pu être constitué grâce au concours et à l'assistance que le Gouvernement de Sa Majesté a reçus de l'OMS.

Comme tout autre pays tropical ou subtropical, le Népal est gravement atteint par des maladies transmissibles qui peuvent être combattues, telles que le paludisme, la tuberculose, la lèpre, la variole et le choléra. Nous avons déjà avancé de manière appréciable dans la voie de l'éradication du paludisme et les progrès se poursuivent. Contre la tuberculose et la lèpre, la lutte vient à peine d'être engagée. En ce qui concerne la variole, un programme pilote est

dispensaires et d'hôpitaux dispersés dans le pays, mais nous avons pu à ce point renforcer et étendre nos services qu'il n'existe plus aujourd'hui un seul district au Népal qui n'ait son institut de santé. Certes, les

Nous n'avions au départ qu'un petit nombre de

services actuels ne représentent pas encore le

minimum nécessaire, et seule une faible partie de la population peut être desservie, mais ce qui importe, c'est qu'il y ait un noyau à partir duquel les services pourront se développer. Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal se rend parfaitement compte de la nécessité d'une infrastructure sanitaire, et nous savons que le moment est favorable pour la constituer. Nombre d'arguments militent en faveur d'une telle réalisation dont le besoin se fait particulièrement sentir avec le développement

en cours dans la vallée de Kathmandou et nous avons déjà des résultats à inscrire à l'actif du personnel

qui y travaille; ainsi, nous n'avons enregistré cette année qu'un très petit nombre de cas dans la vallée, alors que des épidémies se sont propagées dans toute la partie est du pays et dans la vallée de Trisuli. Le choléra pose un problème difficile. Heureusement,

le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal a reçu de l'OMS à diverses époques des conseils bien nécessaires: des équipes d'experts sont venues étudier

rapide de notre campagne d'éradication du paludisme. Il faut en effet que nous organisions des services de base capables d'assumer, le moment venu, les responsabilités de la phase d'entretien. Si l'infrastructure n'est pas mise en place aussitôt que possible, nous courrons le risque de voir les activités d'éradication se prolonger excessivement ou n'aboutir qu'à un échec. Nous avons reçu en mai et juin 1965 l'équipe

la situation et ont formulé des recommandations très utiles. Pendant l'épidémie de 1958, une équipe de spécialistes du choléra, parmi lesquels se trouvaient le Dr R. Pollitzer et le Dr Zahra, a séjourné au Népal.

indépendante d'évaluation OMS /AID qui nous a apporté à cet égard une contribution importante en faisant le bilan du travail accompli jusqu'ici, en définissant les problèmes à résoudre et en suggérant des moyens d'y parvenir. Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal remercie vivement l'OMS

et l'AID de lui avoir, à sa demande, envoyé cette équipe.

Cette équipe a notamment établi la présence indiscutable de cas de choléra dans notre pays. De même, lors de l'épidémie de 1965, nous avons reçu une aide précieuse du Dr T. Kereselidze, microbiologiste de l'OMS. Depuis, la présence du vibrion El Tor au Népal a été confirmée. La visite du Dr Kereselidze a été suivie de celle du Dr Ramakrishna qui a, lui aussi, formulé des recommandations utiles sur les problèmes posés par le choléra. Pour le moment, une équipe de trois spécialistes - un épidémiologiste,

un bactériologiste et un clinicien - est à l'ceuvre dans notre pays. Nous ne doutons pas qu'elle fera un excellent travail pendant le mois qu'elle passera

De son côté, le FISE nous a prêté son assistance tout d'abord pour ouvrir des centres de protection maternelle et infantile dans la vallée de Kathmandou,

chez nous, et que les résultats de son étude seront

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

73

d'un grand intérêt, non seulement pour le Népal, mais aussi pour d'autres pays. Pour que l'on puisse entreprendre et développer toutes ces activités - lutte contre les maladies transmissibles, création de centres de protection maternelle

spécialisé dans l'enseignement médical pour étudier les installations et les ressources disponibles et faire des recommandations sur les mesures à prendre afin de créer au Népal une école nationale de médecine. Le Gouvernement népalais remercie tous les pays

et infantile, etc. - l'existence d'un réseau de services de santé de base est indispensable. Avec les ressources

limitées dont il dispose, le Gouvernement népalais aurait du mal à organiser une campagne spécialisée pour combattre et extirper chacune des maladies transmissibles qui sévissent dans le pays ou affronter chacun des problèmes de santé publique qui s'y posent.

amis, en particulier l'Inde, qui ont accordé à nos candidats des bourses d'études universitaires, ainsi que ceux dont les bourses ont aidé des médecins népalais à faire des études post- universitaires, notamment le Royaume -Uni.

Notre gratitude va aussi au Gouvernement indien

pour une autre raison: il s'est vivement intéressé à la création d'une école de médecine au Népal et nous

Il est donc essentiel, pour des raisons d'économie et d'efficacité, de fondre tous ces programmes en une

a apporté tout le soutien possible à cet égard. En automne 1965, il a envoyé chez nous un expert qui nous a donné aide et conseils pour l'organisation de cette école. Pour terminer, je voudrais dire combien le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal, comme tous les Etats Membres ici représentés, est fier du bâtiment

seule action menée par un seul et unique service général de santé. A cet effet, il faut au pays un réseau de centres de santé dont le personnel, composé d'auxiliaires convenablement formés, travaillera sous

la direction de médecins: tels sont les conseils des spécialistes.

Pour aider à remédier à la pénurie de médecins, l'OMS et diverses institutions agissant en vertu d'accords bilatéraux ont mis au point un système de

qui abrite désormais le Siège de l'OMS. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Pradhan. J'aimerais proposer à l'Assemblée de terminer ici pour au-

bourses d'études qui nous permet d'envoyer des étudiants à l'étranger. Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal envisage cependant de créer

une école de médecine qui formerait sur place une partie des praticiens dont nous avons besoin. A cet égard, l'OMS nous a envoyé en 1963 un consultant

jourd'hui la discussion générale. La séance est levée.

La séance est levée à 17 h. 30.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

Jeudi 5 mai 1966, 9 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification

des Pouvoirs Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance

remarques, je considère que l'Assemblée est d'accord pour approuver ce deuxième rapport. Le rapport est approuvé. 2.

est ouverte. Le premier point à notre ordre du jour est l'adoption du deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Ce rapport est contenu

Discussion

générale

des rapports

du

Conseil

dans le document A19/9 qui vient d'être distribué. J'invite le Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, le Dr Benyakhlef, à nous donner lecture de ce deuxième rapport.

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT: Nous continuons maintenant la discussion générale sur les points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente - sixième et trente -septième sessions, et 1.11,

Le Dr Benyakhlef (Maroc), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 506) . Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Benyakhlef. Y a -t -il des

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965. Conformément à l'article 58 du Règlement intérieur de l'Assemblée, je me propose de clore la liste des orateurs à la fin de la séance de ce matin. Y a -t -il des objections ? En

remarques au sujet de ce rapport? En l'absence de

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'absence d'objections, la liste sera donc close à la fin de cette réunion. J'aimerais encore une fois demander aux orateurs d'être brefs, afin que nous puissions terminer ce point de l'ordre du jour aussitôt que possible.

des autres programmes de développement socioéconomique; tous ces projets sont liés et chacun d'eux contribue à la bonne marche et à l'expansion des autres, l'existence d'un bon service de santé

étant indispensable pour atteindre les divers objectifs visés.

Je donne maintenant l'Afghanistan. Le glais): Dr

la

parole au délégué de

HAKIIVII (Afghanistan)

(traduction de l'an-

En matière sanitaire, notre troisième plan quinquennal prévoit: 1) la continuation de tous les programmes en cours, notamment en ce qui concerne l'éradication des maladies transmissibles et la médecine

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation du Royaume d'Afghanistan tient avant

tout à féliciter de son élection le Président de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes persuadés que, sous sa direction et son impulsion, l'Assemblée accomplira heureusement la tâche qui lui incombe. Je dois aussi dire combien le peuple et le Gouvernement afghans apprécient la collaboration internationale de l'OMS. C'est avec une profonde satisfaction que mon gouvernement a vu l'OMS et le FISE réaliser d'immenses progrès au cours des quatorze dernières années grâce au Dr Candau et à ses dévoués collaborateurs, auxquels va toute notre gratitude. Il ressort nettement du Rapport annuel complet et détaillé dont nous sommes saisis que l'OMS a fait un excellent travail. L'accent est mis dans ce Rapport

préventive et sociale; 2) l'amélioration des hôpitaux provinciaux, en particulier par l'affectation de spécialistes plus nombreux, et le renforcement des centres provinciaux d'hygiène de la maternité et de l'enfance; 3) l'extension et le perfectionnement du réseau sanitaire

rural, par la création de centres de santé ruraux et l'intégration aux activités sanitaires fondamentales des opérations d'éradication du paludisme dans les zones qui arrivent à la phase d'entretien; 4) la construction et l'entrée en fonctionnement de nouveaux centres de santé dans les régions qui ne bénéficient pas encore de services sanitaires; 5) l'approvisionnement en eau

salubre des hôpitaux et des centres de santé, en vue d'aider à prévenir la diffusion des maladies transmises

par l'eau.

Le Gouvernement afghan ne néglige rien pour assurer l'alimentation en eau salubre des hôpitaux et des centres de santé. Malheureusement, faute de crédits et de matériel, et étant donné la nature rocheuse du sol, il est difficile de forer des puits profonds pour beaucoup d'hôpitaux provinciaux. Aussi, dans la

sur l'amélioration de l'hygiène du milieu, la lutte contre les maladies transmissibles et la formation de personnel. Je suis heureux de féliciter le Directeur général de son remarquable Rapport sur l'activité de l'OMS en 1965; il donne une idée précise de l'ampleur des réalisations de l'Organisation et de ses efforts pour

améliorer la santé des populations dans le monde entier.

plupart des provinces, les centres de santé et les hôpitaux ne disposent -ils pas d'eau potable. Un rang élevé de priorité est accordé au programme, mais le problème ne pourra être résolu si l'OMS ne nous aide

Nous relevons avec plaisir la place faite dans le Rapport aux programmes entrepris dans des domaines

pas à obtenir du matériel de forage de puits. C'est pourquoi nous espérons que l'Organisation mondiale de la Santé, avec qui nous entretenons les meilleures relations depuis 1948, voudra bien nous procurer des services d'experts, des fournitures et du matériel pour l'exécution du programme d'approvisionnement en eau intéressant les centres de santé. Pour conclure, je tiens à déclarer solennellement que la délégation du Royaume d'Afghanistan fera de son mieux pour contribuer au succès de l'Assemblée. Qu'on veuille bien voir dans notre participation aux délibérations un gage de notre esprit de coopération et de solidarité. Tous ceux qui sont aujourd'hui rassemblés dans ce

aussi importants que ceux de l'éradication du paludisme, de la lutte contre les maladies transmissibles, de l'assainissement et de la formation professionnelle. Il s'agit là de problèmes qui restent toujours hautement prioritaires pour nombre de pays dont le mien. Nous sommes extrêmement reconnaissants à l'OMS de l'assistance qu'elle nous prête, en particulier pour

l'éradication du paludisme et de la variole, pour l'Institut de Santé publique, pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance et pour la formation de personnel. Nous espérons continuer à en bénéficier. Je n'ai pas l'intention de décrire l'organisation des services sanitaires en Afghanistan, mais je dois

splendide Palais comptent bien que les travaux de cette auguste assemblée constitueront une fois de plus

profiter au mieux de l'occasion qui m'est offerte. Sans retenir trop longtemps l'attention de l'Assemblée,

un exemple de compréhension et de coopération internationales. Nous espérons que, grâce aux efforts de tous les délégués présents, nous arriverons à forger

je tiens à lui signaler que notre troisième plan quinquennal de développement a déjà été établi et approuvé. Nous souscrivons sans réserve au principe qui veut qu'on ne dissocie pas les activités sanitaires

un jour un monde dans lequel tous les hommes connaîtront la paix, la santé et la prospérité.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

75

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Hakimi. La parole est au délégué de la République fédérale d'Allemagne. Le Dr SCHWARZHAUPT (République fédérale d'Allemagne): Je voudrais tout d'abord, Monsieur le Président, vous féliciter de votre élection honorable à

l'envoi d'experts. Avec la construction de canalisations et d'installations de purification, des réalisations très

cette charge comportant tant de responsabilités. J'ai suivi avec attention le travail de l'Organisation mondiale de la Santé au cours de l'année écoulée. J'aimerais exprimer au Directeur général et à ses collaborateurs ma reconnaissance pour ce Rapport annuel si étendu. Je ne veux relever que quelques

considérables ont été déjà accomplies chez nous pendant ces dernières années, réalisations qui ont exigé des investissements de plusieurs milliards de marks. D'autres investissements sont imminents. Je citerai la région de la Ruhr, peuplée d'une manière dense et hautement industrialisée, où les eaux résiduaires de nombreuses villes et communes du secteur minier et d'innombrables entreprises industrielles se

rassemblent dans la rivière Emscher. L'installation fluviale de clarification qui est projetée là prévoit une épuration biologique intégrale de la rivière Emscher,

points de son contenu qui me paraissent particulièrement importants. Je désire approuver dans toute son ampleur ce qui est exprimé au chapitre 2 au sujet des maladies transmissibles, et ceci pour ce qui est non seulement des

qui atteindra pour près de trois millions d'habitants le rendement d'épuration désiré et un taux d'épuration

de près de 90 %. Cette installation fournira une contribution essentielle au maintien de la pureté du cours inférieur du Rhin, et par conséquent aux objectifs que s'est posés la Commission internationale

dispositions relatives à la lutte contre les maladies transmissibles, mais aussi des mesures de prévention. La lutte en vue de l'éradication du paludisme et de la variole devrait être poursuivie. Il convient cependant

pour la Protection du Rhin contre la Pollution, au sein de laquelle nous collaborons depuis de nombreuses

de continuer à tenir compte en cette matière des incidences de cette lutte sur le budget. Si je puis dire quelque chose à propos de l'expérience acquise dans le domaine des maladies transmissibles dans notre pays, je voudrais souligner qu'en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles ce sont les mesures de prévention de leur apparition et de leur propagation qui sont passées au premier plan de notre législation concernant les épidémies. C'est pourquoi les vaccinations préventives

années, étroitement et avec succès, avec les pays qui sont nos voisins. Comme dans tous les pays industrialisés, la pollution de l'air est devenue un important problème sanitaire. Par la promulgation d'instructions techniques pour le maintien de la pureté de l'air et de la loi relative aux mesures de prévoyance en vue du maintien de la pureté de l'air, les efforts du Gouvernement fédéral pour réduire la pollution de l'air ont abouti à d'importants

progrès, tant dans le domaine du contrôle et de la limitation des émissions en provenance des installations industrielles que dans celui de la surveillance des immixtions. Nous sommes d'avis qu'au -delà de ces dispositions des mesures destinées à diminuer la concentration des substances polluant l'air dans les gaz d'échappement des véhicules automobiles doivent être prises aussitôt que possible. Dans le courant de cette année, nous promulguerons des décrets ayant pour objectif de diminuer ces concentrations d'hydrocarbures et de monoxyde de carbone dans les gaz d'échappement des véhicules automobiles. D'un caractère particulièrement problématique me paraît en l'occurrence la question de savoir quels sont les éléments susceptibles d'être préjudiciables à l'homme, aux animaux et aux plantes que contiennent les gaz d'échappement des véhicules automobiles, même lorsqu'il est fait usage de dispositifs spéciaux de

contre une série de maladies on été adoptées dans notre programme sanitaire: tout citoyen de notre pays a la possibilité de participer à des vaccinations préventives qui sont réalisées gratuitement. Des inhibitions psychologiques ont pu être supprimées en grande partie par l'information et l'éducation sanitaire. Une indemnisation généreuse en cas de dommages imputables à la vaccination est nécessaire. La tuberculose continue à représenter un problème notable. Le rapport sur les tests de tuberculine et les vaccinations préventives par le vaccin BCG demandé par l'Organisation mondiale de la Santé est en cours de préparation. Une augmentation des maladies vénériennes a été observée au cours des dernières années. De nouvelles études sont encore nécessaires pour voir s'il se confirme que les groupes d'âge entre 14 et 18 ans chez les filles et entre 18 et 20 ans dans la jeunesse masculine sont particulièrement touchés par cette augmentation. Il serait précieux pour nous de connaître les observa-

désintoxication. Nous serions extrêmement satisfaits

si l'OMS pouvait intensifier ses travaux dans ce domaine.

tions faites à ce propos dans d'autres pays. Nous nous réjouissons de constater que les travaux

Cette année encore, il me faut évoquer les programmes de formation et de perfectionnement de l'Organisation mondiale de la Santé, qu'il s'agisse des mesures réalisées par l'Organisation seule ou des mesures qu'elle soutient. Un échange d'études entre les différents Etats Membres procure les possibilités d'une coordination souhaitable dans le domaine de

de l'Organisation mondiale de la Santé relatifs

à

l'approvisionnement en eau et à la protection des eaux sont poursuivis énergiquement. Je considère comme extrêmement importants de nouveaux efforts en vue

d'aboutir à un approvisionnement suffisant en eau impeccable du point de vue de l'hygiène. Mon pays a soutenu ces dernières années le programme hydrologique de l'OMS aussi bien financièrement que par

la santé publique, mais sert en même temps à permettre aux peuples de mieux se comprendre mutuellement. Les connaissances que nous avons pu acquérir au cours de la réalisation de ces programmes de l'OMS

76

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ont, notamment, incité mon pays à accorder une attention particulière à la formation et au perfectionnement de ressortissants d'autres pays dans le cadre d'arrangements bilatéraux. Ce faisant, nous attachons du prix à ce que, par ces mesures de promotion, les programmes de formation et de perfectionnement dans les pays d'origine des postulants soient encouragés. Nous ne dérogeons à ce principe que dans le cas de pays ne disposant pas d'institutions d'enseignement

Membres de

l'Organisation,

bien

qu'ils

soient

capables d'apporter à son oeuvre une grande et utile contribution. Messieurs les délégués, l'Assemblée se réunit chaque

année pour passer en revue le travail accompli et dresser les plans d'activités futures destinées à protéger la vie et la santé humaines et à consolider la paix et le bien -être des peuples. Elle s'inspire des principes sacrés

appropriées. Les succès reconnus que nous avons remportés avec ces programmes nationaux encouragent

qui ont présidé à la création de l'OMS et qui, depuis des générations, guident les membres de la profession médicale, celle qui a les préoccupations les plus humanitaires. Avant d'évoquer les problèmes fondamentaux dont

la République fédérale d'Allemagne à avancer avec plus d'énergie encore dans la voie dans laquelle elle s'est engagée. Permettez -moi pour finir de dire quelques mots à

propos du chapitre 9 consacré à la biologie et à la pharmacologie. J'enregistre avec reconnaissance le fait qu'au cours de l'année écoulée l'Organisation mondiale de la Santé se soit efforcée davantage encore d'améliorer un système d'alerte pour les effets secon-

traite le Rapport du Directeur général, la délégation soviétique se doit d'appeler l'attention sur les atteintes flagrantes aux buts et aux principes de l'OMS auxquelles se livre actuellement l'un des Membres de l'Organisation, les Etats -Unis d'Amérique, dont les

dirigeants mènent une guerre barbare contre

le

daires nocifs des médicaments et qu'elle ait inscrit cette question à l'ordre du jour de la présente Assemblée. Dans la République fédérale d'Allemagne, nous nous efforçons de rassembler toutes les observations sur les effets secondaires nocifs des médicaments, afin

Viet -Nam. En tant que médecins et que représentants des Etats Membres de notre noble organisation, nous ne pouvons garder le silence devant un comportement

contraire à l'esprit même de notre profession et de nos activités.

de pouvoir prendre sans délai, le cas échéant, les mesures nécessaires. L'organisation allemande - il s'agit de la Commission des Médicaments de l'Ordre allemand des Médecins à Gottingen - offre avec joie à l'Organisation mondiale de la Santé toute collaboration et tout soutien utiles.

Nous ne savons que trop combien il est difficile dans certains cas de sauver une seule vie humaine. Pourtant, les Etats -Unis d'Amérique font au Viet -Nam

une guerre de destruction massive. Sous l'effet de bombardements concentrés et d'incendies allumés par le napalm, la population pacifique du Viet -Nam

Je ne voudrais pas clore mon allocution sans exprimer au Directeur général et à ses collaborateurs mes remerciements et ma reconnaissance pour le travail

- hommes, femmes et enfants - périt, et tous les êtres vivants sont annihilés sur de vastes superficies du pays. Des armes chimiques sont utilisées en violation formelle des accords internationaux sur l'interdiction des armes chimiques et des gaz toxiques, accords qui portent la signature de représentants des Etats -Unis d'Amérique. Il est bon de rappeler ici ce qu'un Président des Etats -Unis d'Amérique, Franklin Roosevelt, a dit le 9 juin 1943, à propos de la guerre chimique :

accompli pendant l'année 1965. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Schwarzhaupt,

et je donne la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le Professeur PETROVSKLI (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) : Monsieur

«Je ne veux pas croire qu'une nation, même nos ennemis actuels, puisse ou veuille déchaîner sur

le Président, Mesdames, Messieurs, je veux d'abord, tant en mon nom propre qu'en celui de la délégation soviétique, féliciter de leur élection le Président et les Vice -Présidents de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé.

l'humanité une arme aussi terrible et aussi inhumaine.» L'Organisation mondiale de la Santé ne saurait demeurer indifférente au fait que les dernières

Nous souhaitons la bienvenue aux délégués de Malte, du Malawi, des Iles Maldives et de Singapour,

découvertes de sciences admirables et humanitaires comme la chimie, la pharmacologie et la médecine servent non à sauver des vies humaines et à créer des conditions de bien -être général mais à tuer des hommes.

tous Etats devenus Membres de plein exercice de l'OMS. La participation d'un nombre croissant de pays aux nobles activités de l'Organisation est pleinement conforme au principe de l'universalité mentionné au début de son allocution par notre éminent Directeur général, le Dr Candau. On ne peut que regretter que ce principe n'ait pas encore été pleinement appliqué et que plusieurs Etats souverains ne soient pas encore

Enfin, la résolution sur le rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix qu'a adoptée la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé nous

fait une obligation de nous élever contre la guerre d'agression menée au Viet -Nam. Messieurs les délégués, le Directeur général rappelle

dans son Rapport sur l'activité de l'OMS la tâche à laquelle notre organisation a été vouée lors de sa

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

77

création voici dix -huit ans: amener tous les peuples

au niveau de santé le plus élevé possible. Pour y parvenir, il nous faudra encore lutter durement pendant longtemps. La délégation soviétique souhaite présenter quelques

discussions techniques qui ont eu lieu lors de la dernière Assemblée mondiale de la Santé ont été consacrées à ce problème et les participants ont souligné que la planification est d'intérêt vital pour toute la société. Malheureusement, la planification détaillée n'a pas encore trouvé la place qu'elle mérite dans l'activité quotidienne de notre organisation. Il suffit, pour s'en convaincre, d'examiner les résultats de l'étude organique du Conseil exécutif - achevée

observations sur un certain nombre de problèmes fondamentaux qui se posent à l'OMS. Dans le Rapport, une place importante est faite au programme d'éradication du paludisme. Pour évaluer

convenablement les réalisations de l'OMS dans ce domaine, il ne convient pas de se limiter à l'analyse des résultats d'une seule année. Il faut prendre en considération les tendances qui se sont accusées au cours d'une plus longue période. Malheureusement, examinés dans cette perspective, les résultats apparaissent moins encourageants. La décision d'extirper le paludisme a été prise en 1955 et l'on avait prévu d'achever les opérations en dix ans. Plus de dix années se sont écoulées et, bien que presque tous les crédits affectés aient été utilisés, on ne voit pas encore la fin du programme d'éradication. Dans beaucoup de pays,

l'an dernier - sur les méthodes de planification et d'exécution des projets. Apparemment, les défauts de la planification à l'OMS viennent avant tout de ce qu'on ne tient pas suffisamment compte des conditions sociales

et économiques existant en fait dans les

différents pays. Une autre nécessité impérieuse pour l'OMS est une évaluation économique poussée de l'efficacité de ses

travaux. Des calculs provisoires laissent penser que les ressources ne sont pas utilisées de manière assez

une recrudescence de la maladie a été enregistrée et il a fallu recommencer les pulvérisations d'insecticides. Dans d'autres, l'exécution du programme a, en général, été en retard sur les prévisions, etc. Les représentants de l'URSS aux Assemblées précédentes ont plus d'une fois appelé l'attention sur les causes de retard, sur les défauts de planification et sur d'autres éléments.

efficace, étant donné en particulier que le budget ordinaire de l'Organisation a presque quadruplé en dix ans, de 1955 à 1965. L'effectif du personnel au Siège et dans les bureaux régionaux et les dépenses y afférentes ont considérablement augmenté. D'après la théorie du « cercle vicieux », qui est très répandue dans notre organisation, la maladie engendre

la misère qui, à son tour, engendre la maladie. Le point faible de cette doctrine réside dans ce qu'elle assigne une importance indépendante ou, pourrais-je

Chacun de nous devrait méditer la leçon qui se dégage de l'histoire de la campagne d'éradication du paludisme. Messieurs les délégués, l'URSS a proposé en 1958

dire, prédominante, aux maladies, aux services de santé, etc., mais ne tient guère compte du facteur fondamental que constituent les conditions sociales et économiques. Sans doute un taux élevé de morbidité et de mortalité porte -t -il

d'entreprendre l'éradication de la variole, maladie qui constitue dans le monde entier une menace pour la santé. Depuis lors, l'Union soviétique a, au titre d'accords bilatéraux, apporté gratuitement une assistance à un certain nombre de pays d'Asie du Sud -Est et d'Afrique, en leur donnant des millions de doses de vaccin antivariolique et en leur envoyant des spécialistes. Elle continuera à le faire. De plus, pour montrer qu'elle soutient activement les efforts de

gravement préjudices

l'OMS dans ce domaine, l'Union soviétique lui a procuré 25 millions de doses de vaccin antivariolique,

quantité qui a été entièrement utilisée. L'URSS attache beaucoup d'importance à l'extension de l'assistance, tant bilatérale que multilatérale, aux pays en voie de développement. Elle est prête à

l'économie de bien des pays, notamment des pays en voie de développement. Ce serait toutefois simplifier à l'extrême que de voir dans la situation sanitaire un élément de base déterminant la nature de l'économie. La maladie, comme la misère, est engendrée par les conditions sociales et économiques dans lesquelles vit une collectivité. Seules des modifications de ces conditions et l'institution de services sanitaires d'Etat peuvent amener la disparition de la misère et un net recul de la morbidité. A cet égard, l'étude de ce qui s'est fait dans les pays socialistes en matière d'édification et de développement planifié des services de santé représente pour l'OMS une tâche pratique importante.

fournir à l'OMS dans les trois ans qui viennent, à titre de contribution volontaire, 75 millions de doses de vaccin antivariolique, ainsi qu'à mettre à sa disposition des spécialistes hautement qualifiés. Les questions de planification prennent de plus en

à laquelle on ne prête pas encore suffisamment d'attention.

Tout cela montre combien il serait opportun de revoir la stratégie de l'Organisation, ses méthodes de planification et le choix des projets prioritaires. II est manifestement nécessaire d'appliquer plus strictement

plus d'importance dans l'activité de l'OMS. Les .

78

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les principes et les méthodes de base de l'OMS, qui

doit jouer le rôle de centre de consultation et de coordination, de centre d'organisation et de recherche, pour la coopération médicale internationale.

les plus modernes, notamment en mathématiques. A notre avis, l'OMS doit dans ce domaine stimuler et coordonner les recherches médicales et biologiques, fondées sur la science de la communication et l'emploi de techniques nouvelles, que poursuivent divers pays

Je voudrais formuler maintenant quelques observations sur d'autres problèmes que met en évidence le Rapport du Directeur général. Il est dit dans ce Rapport que l'accent a surtout été mis, au cours de l'année écoulée, sur la formation de personnel médical national, dont la pénurie est évidente, notamment pour ce qui est du personnel enseignant qualifié. A cet égard, il serait utile que l'OMS continue à étudier la question des normes des études médicales et de l'équivalence des diplômes. Les difficultés existantes, qui font obstacle au développement de la coopération internationale en matière de formation de personnel, doivent naturellement être réglées à l'échelon national, mais l'OMS, grâce à son prestige et à son expérience, pourrait aider les pays à établir des critères pour déterminer l'équivalence des grades universitaires médicaux. Beaucoup de problèmes de santé publique qui se posent dans les pays en voie de développement, dont ceux que j'ai mentionnés, sont en rapport direct avec les conséquences du colonialisme que l'OMS doit s'employer à faire disparaître, en application de la résolution WHA14.58 de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. Celle -ci a déclaré que l'une des tâches urgentes de l'OMS est d'aider les pays ayant récemment accédé à l'indépendance à remédier aux insuffisances de leur programme sanitaire et à une

disposant des moyens et du personnel nécessaires. Il convient d'assurer une coopération régionale et d'instituer un système d'échanges de renseignements entre plusieurs centres, peut -être entre beaucoup de centres, ce qui exigera un certain temps. C'est pourquoi nous notons avec satisfaction la tendance de l'OMS à

élargir ses contacts avec les institutions de recherche médicale, en particulier en virologie, en cardiologie et dans certains autres domaines. Toutefois, dans l'intensification du programme de recherche, il demeure essentiel de tout faire pour

qu'il soit le plus efficace possible et pour éviter les doubles emplois ou l'utilisation irrationnelle des ressources de l'Organisation. Messieurs les délégués, le nouveau bâtiment du Siège de l'OMS doit être solennellement inauguré pendant cette assemblée. 11 existe une coutume louable: celui qui emménage dans un nouveau logement n'y apporte que ce qu'il a de plus précieux et de plus utile. Ainsi, notre organisation, en s'installant dans son nouveau et magnifique bâtiment, doit laisser derrière elle ses déficiences et ses lacunes et n'y

apporter que ce qu'il y a de mieux dans sa riche expérience.

grave pénurie de personnel médical et sanitaire qualifié. Cinq années se sont écoulées depuis l'adoption de cette résolution. Il serait donc bon que le Directeur général fasse rapport à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats obtenus. L'urgence du problème se trouve confirmée par les nombreux renseignements relatifs aux déficiences toujours sérieuses de la situation sociale et économique

Comme vous le savez, le grand anatomiste bâlois André Vésale avait préconisé la fusion de l'anatomie et de la physiologie. Aujourd'hui, nous devons aller plus loin encore et chercher à associer et à coordonner tous les aspects théoriques et cliniques de la médecine, tout en mettant spécialement l'accent sur les facteurs sociaux et la prophylaxie, car, comme l'a dit si justement le grand chirurgien russe Nikolai Pirogov, l'avenir appartient à la médecine préventive. Le PRÉSIDENT :

et du régime juridique, ainsi qu'au bas niveau de santé, dans les pays et territoires soumis à la domina-

Je

vous

remercie,

Professeur

Petrovskij. Je donne la parole au représentant de l'Ile Maurice. M. WALTER (Ile Maurice) (traduction de l'anglais):

tion coloniale. Rappelons à ce propos la documentation présentée en septembre 1965 au Comité régional

de l'Afrique et la résolution qu'il a adoptée, dans laquelle il proteste contre l'oppression des populations dans les colonies portugaises d'Afrique et dénonce la discrimination raciale si préjudiciable à la santé physique et mentale des autochtones. Personne ne doute plus aujourd'hui de l'importance de la recherche scientifique pour le progrès de la santé publique et de la médecine. La question m'étant très

familière, je voudrais une fois de plus souligner le rôle considérable joué par la recherche dans l'activité au jour le jour de notre organisation. L'avancement

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, je me demande s'il faut ajouter mes félicitations à toutes celles qui ont déjà été adressées à notre Président ou si je ne devrais pas plutôt l'assurer de ma compassion étant donné les lourdes tâches qui l'attendent, surtout après le remarquable discours de l'honorable délégué de l'URSS qui a fait tant de suggestions concernant les changements à apporter à la planification et aux activités de l'OMS.

De toute manière, je dois dire que je me trouve aujourd'hui ici sous de meilleurs auspices que l'an dernier. En effet, si mon pays ne bénéficiait pas alors de la liberté et de l'indépendance, maintenant la date

des sciences oblige les Etats Membres de l'OMS à entreprendre des études faisant appel aux méthodes

CINQUIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

79

en a été fixée et il ne reste plus que des questions de forme, de « procedural arrangement » comme disent

rations obtenues sur le plan médical - et leurs répercussions sur le plan social, voire sur le plan économique - où irons -nous si nous n'avons pas la franchise

les juristes anglais. A moins d'incidents, tout sera réglé d'ici la fin de l'année en cours et nous pourrons jouir du don divin de la, liberté sans immixtion de nos anciens maîtres devenus nos amis. Je me permettrai,

d'évoquer ici, devant le monde, le problème de la planification de la famille, au lieu de parler de reproduction humaine ou de régulation des naissances ? Craindrions -nous de choquer? Il n'est pas question de détruire des vies, ni d'attenter au caractère sacré du mariage ou de l'amour. Il s'agit de porter à la connaissance des peuples du monde des faits qui démontrent que la prospérité et le bien -être ne sont accessibles

à ce propos, de citer Dobson: «Il est bon de parler de l'amitié, d'oublier ses fautes et de se remémorer ses meilleurs moments. » Après cette brève digression, qu'on me pardonnera,

je l'espère, je voudrais rendre hommage à l'Organisation et lui exprimer ma reconnaissance pour l'aide qu'elle a prêtée à l'Ile Maurice ces dernières années. Quelques chiffres témoigneront des résultats pratiques

et bénéfiques de son action dans un pays en voie de développement. A l'Ile Maurice, l'OMS s'est montrée très active dans certains domaines. Je citerai le paludisme, la tuberculose, l'hygiène du milieu et la nutrition. N'oublions pas non plus l'assistance fournie par l'intermédiaire du FISE pour le programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Les statistiques - qui, à en juger par la place qu'on leur fait dans le rapport sur la situation sanitaire dans le monde, sont envisagées avec faveur - montrent que le taux de natalité était à l'Ile Maurice de 43,8 pour 1000 en 1947 et de 46,0 en 1949. C'est alors qu'ont commencé les pulvérisations d'insecticides. Le taux de natalité a immédiatement monté pour atteindre le niveau alarmant de 49,7 en 1950. En 1960, l'OMS a entrepris son programme d'éradication et le chiffre s'est stabilisé

qu'à des individus qui, pour appeler les choses par leur nom, savent quand ils peuvent décider de se reproduire. On a beaucoup parlé de progrès social, de progrès économique, de progrès médical. Tout cela est excellent, mais qu'en reste -t -il - on me pardonnera cette manifestation d'insularité - pour un pays comme le mien qui compte 800 000 habitants pour une superficie de 1865 kilomètres carrés ? Faut -il

demeurer coi et craindre à l'Organisation mondiale de la Santé de dire ce que nous pensons et d'insister sur l'importance de la planification familiale ? Que les individus soient libres, sans doute, mais qu'ils soient avertis des réalités. C'est ici, à mon avis, Monsieur le

Président, qu'il convient de souligner cet aspect des besoins humains, pour reprendre l'expression employée par le Directeur général. C'est la crainte et l'ignorance

(39,3 en 1960, 39,4 en 1961, 38,5 en 1962). Je suis heureux d'annoncer qu'en 1965 le taux de natalité est descendu à 35,5, mais je reviendrai plus tard sur ce point. En ce qui concerne le paludisme, nous en sommes

à la phase d'entretien et nous espérons que très bientôt l'Ile Maurice sera le premier pays de la Région africaine à être déclaré exempt de cette maladie. Pour la tuberculose également, nous comptons pouvoir sous peu nous réjouir de la tenir en échec. Le mois dernier a vu, sur une initiative louable, s'effectuer une enquête dans des écoles choisies pour déterminer si le Gouvernement doit s'inquiéter de la bilharziose. L'existence

qui nous font reculer devant l'exposé des faits. Nous ne voulons imposer d'obligations à personne, mais une fois que les intéressés sauront quels avantages attendre, dans quelles limites se tenir compte tenu de leur budget, ils seront en mesure d'aménager un monde meilleur. Je suis un homme politique. Je reçois chaque matin cinquante à cent personnes. Une femme vient me voir et me dit: « Je n'ai pas pris de thé ce

matin.» «Pourquoi? Votre mari ne

travaille -t -il

pas ? » « Oh si ! » « Combien d'enfants avez -vous ? » « Douze. » Je m'écrie: « Vraiment, douze ! Pourquoi avez -vous douze enfants ? » « C'est Dieu qui nous les

a donnés. » C'est Dieu qui leur permet de naître, Monsieur le Président. Je suis chrétien. Je suis d'une famille chrétienne depuis trois générations. Mon frère est pasteur; mon père était pasteur. Personne ne peut me reprocher d'aborder la question dans un esprit non chrétien. Mais il s'agit de l'un des plus graves problèmes du monde d'aujourd'hui: l'explosion

d'un danger a été reconnue; on a immédiatement désigné une zone dans laquelle on a commencé à détruire les mollusques et à drainer les marais. Nous espérons que ce projet, que patronne l'OMS, donnera avant longtemps des résultats comparables à ceux du programme antipaludique. Il ressort du Rapport soumis à l'Assemblée que les

anémies dues à la malnutrition posent un sérieux problème chez nous. L'OMS nous a aidés aussi très

démographique. Je note avec plaisir que, pour la première fois, la Fédération internationale pour le Planning familial a été invitée à envoyer un observateur

largement dans ce domaine et un professeur de nutrition crée actuellement un service spécialisé au sein du Ministère. Ce sont là, Monsieur le Président, des réalisations valables. Néanmoins, quelles que soient les amélio-

à cette assemblée; c'est au moins un pas dans la bonne direction. Nul ne peut le nier: il faut faire quelque chose. Même la Grande -Bretagne, qui pendant longtemps n'a évoqué que dans les couloirs la planification de la

80

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

en parle ouvertement aujourd'hui. Les Etats -Unis font de même, et je suis sûr que beaucoup d'autres nations aimeraient suivre cet exemple. Sommes -nous ligotés, avons -nous des camisoles de force, que nous ne puissions exprimer notre avis sur

famille,

manière illicite par les représentants de la clique de Tchang Kaï -chek, qui ne sont qu'un jouet dans les mains des Etats -Unis d'Amérique, alors que les vrais représentants du grand peuple chinois sont laissés hors des rangs de notre organisation. Il est évident

une question qui intéresse chaque habitant de ce monde ? L'Inde s'attaque avec énergie et résolution à ce problème par les programmes de planification de la famille qu'elle a entrepris. Il y en a au Pakistan, à Taiwan, en Corée. Or, Monsieur le Président, je

qu'en agissant de la sorte nous ne causons aucun préjudice au peuple chinois, qui à lui seul constitue environ le tiers de la population du globe, mais bien aux intérêts mêmes et au prestige de notre organisation.

Par ailleurs, une telle attitude se trouve en contradiction flagrante avec l'activité de notre organisation et le but suprême qu'elle s'est fixé. L'application

regrette de constater que, dans son Rapport,

le

Directeur général ne dit qu'un mot en passant de la planification de la famille, à propos de la reproduction

rigoureuse de ces principes et

le fonctionnement

humaine. Nous devons prendre le taureau par les cornes. Je suis certain que l'écrasante majorité de l'Assemblée partage mon opinion.

Cela dit, Monsieur le Président, je n'ai que des éloges à adresser au Directeur général pour la manière efficace et compétente dont les activités ont été menées au cours des années écoulées, de la dernière en particulier. Je suis persuadé qu'une étude approfondie du Rapport montrera que rien n'a été négligé en matière de recherche, de santé publique, de médecine curative et préventive. J'exprimerai donc le voeu et l'espoir que cette oeuvre se poursuivra comme par le passé et que

normal de notre organisation exigent qu'on rejette le plus tôt possible les pressions et le diktat des EtatsUnis d'Amérique et qu'on ouvre la voie à la contribution appréciable que peut lui accorder la République populaire de Chine qu'avantagent des traditions médicales millénaires et qui connaît actuellement un développement sans précédent dans ce domaine. Monsieur le Président, la délégation de la République populaire d'Albanie a écouté attentivement le Directeur général, le D'' Candau, et étudié le Rapport

qu'il a présenté sur l'activité de notre organisation au cours de l'année 1965, qui s'étend à divers domaines de la santé. Vous avez suivi les progrès accomplis par

lorsque, dans trois ans, l'Organisation atteindra sa majorité, nous pourrons envisager avec satisfaction le chemin parcouru et avec confiance celui qui nous restera à faire. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Walter. La parole

notre organisation en vue de la coordination des problèmes sanitaires dans le monde. En ce qui concerne

les problèmes qui constituent le domaine même de

l'activité sanitaire, notre pays aussi a obtenu des résultats satisfaisants durant l'année 1965. Un pareil état de choses est dû en premier lieu au soin particulier consacré par mon gouvernement à la protection de la santé de la population et, en deuxième lieu, à l'amélioration des conditions matérielles et culturelles

est au délégué de l'Albanie. Le Professeur DIBRA (Albanie): Monsieur le Pré-

sident, Mesdames et Messieurs les délégués, permettez -moi, au nom de la délégation de la République

populaire d'Albanie, d'apporter mes salutations à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé et d'exprimer mes meilleurs voeux pour le succès de ses travaux. Permettez -moi également, Monsieur le Président, de vous exprimer mes félicitations les plus sincères à l'occasion de votre élection aux plus hautes fonctions de président de cette session. C'est avec une satisfaction toute particulière que nous constatons que les rangs de notre organisation s'élargissent continuellement, du fait même qu'aux travaux de l'actuelle session participent pour la première fois des Membres nouveaux, la République

du niveau de vie de la population, par suite de la réalisation couronnée de succès des plans quinquennaux successifs.

Après avoir posé la prophylaxie comme principe directeur de notre médecine et entrepris une lutte ininterrompue, reposant sur des bases scientifiques, contre les maladies transmissibles et à caractère social,

en 1965, on n'a dépisté que 18 cas de paludisme contre 60 en 1964, et tout laisse prévoir qu'en 1967 l'ultime foyer de paludisme passera à la phase d'entre-

tien. Ce fléau faisait rage avant la libération et la moitié de la population était victime du paludisme. L'Albanie était connue comme le pays le plus atteint par le paludisme en Europe. Depuis 1959, on n'a plus dénombré de cas de syphilis récents, et le trachome est liquidé. En 1965, la diphtérie a subi une baisse de 37 Vo

de Singapour et les Iles Maldives. Je profite de l'occasion pour apporter au nom de la République populaire d'Albanie les salutations les plus cordiales aux représentants dé ces pays Membres nouveaux, tout en leur souhaitant plein succès dans leur activité au sein de notre organisation. Mais en même temps, nous ne pouvons pas ne pas mettre en évidence le fait que, dans beaucoup de tràVaux de l'actuelle session, la place légitime de la

par rapport à 1964. Au cours de cette même année, on n'a enregistré que trois cas de poliomyélite, diagnostiqués seulement du point de vue clinique. Actuellement, en Albanie, la vaccination, la revaccination des enfants contre différentes maladies transmissibles (tuberculose, diphtérie, variole, poliomyélite, coqueluche) est obligatoire et s'effectue selon un schéma préétabli. En 1965, environ 60 000 enfants ont

République populaire de Chine est occupée d'une

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

81

été immunisés contre la rougeole, avec du vaccin vif

préparé en République populaire de Chine.

Les

si importante est du ressort de la Faculté de Médecine de Tirana, qui compte actuellement 1100 étudiants.

incidents post- vaccinaux ont été inexistants, ce qui

nous induit à faire usage de ce vaccin en 1966 à travers tout le pays. Je vous rappelle que, depuis 1955, nous n'avons pas de rougeole en Albanie. Grâce aux mesures prises en 1965, s'ajoutera bientôt au nombre

En 1965, l'effectif du personnel médical s'est accru de 16%, tandis que le personnel paramédical a enregistré une augmentation de 4 % par rapport à

1964. En ce qui concerne l'effectif du personnel médico- sanitaire, on est arrivé aujourd'hui à une proportion d'un médecin pour 1880 habitants, contre

des produits vaccinogènes préparés dans le pays le vaccin BCG. Par suite de l'attention toute particulière accordée par les organismes compétents au problème de l'hygiène sanitaire, la situation s'est améliorée sensiblement et l'on constate actuellement une diminution

un pour 2119 en 1964 et un pour 8527 habitants en 1938. La Faculté de Médecine assure la spécialisation et la

qualification

post- universitaire

du

des maladies transmissibles. Le laboratoire central d'hygiène a été élargi; on a procédé à la spécialisation

des cadres selon les exigences actuelles et à l'achat d'équipement, ce qui permet d'envisager la possibilité de fonder l'institut d'hygiène dans les années prochaines.

personnel médical au moyen de cours dont la durée varie selon les spécialités. Par ailleurs, les différentes chaires de la Faculté effectuent des recherches scientifiques concernant des problèmes importants pour notre pays tels que le goitre endémique, les maladies cardio -vasculaires, les affections gastro -intestinales,

La protection de la santé étant en premier lieu un problème intéressant directement les masses laborieuses, on a déployé en 1965 une activité ininterrompue à l'échelle nationale en vue de pourvoir à l'éducation sanitaire des travailleurs. Le réseau des foyers d'éducation sanitaire s'est sensiblement accru et, sous une direction méthodique, on en ouvre dans les villages, les villes, les quartiers et les centres de travail.

les hépatites, la tuberculose, et d'autres encore. En Albanie, comme on le sait, l'assistance médicale est gratuite. Elle est réalisée par le large réseau d'hôpitaux et de polycliniques, répartis harmonieusement du point de vue territorial et des voies de commu-

En 1965, le nombre des lits dans les institutions médicales est arrivé à une proportion de 5,8 lits pour 1000 habitants, tandis que le nombre des ambulances s'est accru de 6% par rapport à 1964. On a procédé à la construction partielle du centre de lutte contre les tumeurs, et des progrès sensibles ont été réalisés dans la lutte contre le cancer, grâce à l'application de la cobaltothérapie et à une organisation plus rationnelle du travail de dépistage précoce de la maladie. On a voué une attention particulière au cours de ces dernières années au développement des services sanitaires dans les régions rurales, en y améliorant l'organisation et en augmentant le personnel, notamment le personnel médical. En 1965, le nombre des institutions médicales à la campagne s'est accru de 8 % par rapport à 1964. En ce qui concerne l'assistance

nication. Non seulement nos organismes compétents ont voué et vouent actuellement une importance toute particulière à la qualité des services assurés par les polycliniques, mais ils s'efforcent d'élargir également l'assistance médicale au domicile des malades. En d'autres termes, les polycliniques doivent se substituer aux médecins de famille et en assumer les fonctions. Ces mesures, dans leur ensemble, et d'autres, ont eu

pour conséquence l'amélioration de la santé de la population. Quant à la longévité, qui était de 38 ans en 1938, elle est passée à 65 ans en 1965. Le taux de mortalité générale a été de 9 pour 1000, contre 18,7 en 1938 et 10,4 en 1960. Ces quelques chiffres sont un

témoignage éloquent du travail considérable réalisé

par mon pays et de l'essor et du rythme rapide de notre économie et de notre culture. Monsieur le Président, je ne vous ai cité que quelques -unes des réalisations achevées par mon pays en 1965 dans le domaine de la santé. Ces réalisations font partie du plan économique, social et culturel de mon pays, et sont le témoignage et l'expression du soin particulier de mon gouvernement, qui accomplit des efforts pour assurer l'amélioration continue du niveau de vie des masses laborieuses. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les

médicale à la mère et à l'enfant dans les régions rurales, on remarque non seulement une amélioration

de la qualité des services mêmes, mais nous avons préparé également des centaines de médecins, de sages- femmes et d'infirmières. Le Gouvernement accorde des bourses d'études aux fils et aux filles de paysans qui, après avoir terminé leurs études médicales,

délégués, à l'heure où nous voilà réunis et où nous examinons des problèmes d'une importance capitale concernant la protection de la santé des peuples, un des Membres de notre organisation, les Etats -Unis d'Amérique, continue son agression barbare au

rentrent au village pour exercer la profession de médecin, de sage -femme et d'infirmière. La préparation et la spécialisation des cadres a été, est et restera le problème clé de notre médecine, car de sa juste solution dépend directement le couronnement de nos efforts dans cette direction. Cette tâche

Viet -Nam et perpètre depuis longtemps des actes criminels aux dépens de l'héroïque peuple vietnamien.

L'impérialisme américain, ne pouvant se maîtriser dans la réalisation de ses desseins diaboliques, se trouve engagé actuellement au Viet -Nam dans une

82

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

guerre exterminatrice de large envergure et menace gravement la liberté et la vie de l'innocent peuple vietnamien. Par des actes barbares, il soulève l'indignation et révolte outre mesure tous les gens honnêtes à travers le monde. L'impérialisme les

Puisqu'on ne peut évoquer ce document sans s'en rapporter à son auteur, vous me permettrez, au seuil de cette intervention, de rendre un hommage que je

américain a

surpassé de beaucoup les criminels nazis. Il a poussé

choses au point de se servir même des gaz

voudrais élever à la hauteur de ma sincérité à cet apôtre infatigable qui apporte depuis tant d'années son dévouement et sa science à la santé du monde avec un humanisme digne de notre admiration, je veux nommer le Dr Marcolino Candau. D'ailleurs, le Rapport en discussion devant nous justifie éloquemment cet hommage par la hauteur des vues exprimées, par la clarté de l'exposition et surtout par la densité de son contenu. Nous y avons retrouvé en particulier les grandes lignes de l'action sanitaire menée en faveur des pays sous -développés contre les maladies endémo- épidémiques, ces facteurs de notre stagnation sociale et économique: campagnes de lutte et d'éradication, projets pilotes, recherche opérationnelle, planification en vue de l'intégration et,

asphyxiants toxiques et d'autres substances exterminatrices, en violation flagrante des accords internationaux signés par les Etats -Unis eux -mêmes. Par

des bombardements barbares, ils rasent au sol des villes et des villages, y compris des hôpitaux et d'autres institutions médicales, des écoles, des jardins d'enfants,

et, passant outre à tout sentiment humanitaire, ils tuent par milliers des enfants, des femmes et des gens âgés. Alors que l'humanité caressait des espérances à propos des découvertes scientifiques pour alléger ses maux, pour sauver la vie de l'homme et accroître la productivité du travail, les impérialistes américains tirent profit des progrès de la science et s'en servent pour massacrer des malades et pour tuer des innocents. Face à ces méfaits sanglants et à ces actes criminels, notre organisation, qui s'est fixé comme tâche principale la protection de la santé des peuples, peut -elle rester indifférente si elle désire vraiment exercer ses fonctions et apporter une contribution remarquable pour sauvegarder la paix et la sécurité internationale ? Elle doit élever bien haut la voix et faire cause commune avec les forces progressistes du monde en vue de condamner les impérialistes américains et de mettre

par- dessus tout, formation du personnel. C'est avec un sentiment de profonde gratitude que nous évoquons, en cette minute, l'assistance consi-

dérable accordée à nos pays et en particulier à la République du Niger. En effet, avec la coopération de l'Organisation mondiale de la Santé, l'élaboration de nos «Perspectives décennales» et de notre «Plan quadriennal de Santé », en pleine association avec notre planification, a ouvert au Niger des horizons clairs et tracé des voies bien définies. Notre problème majeur à l'heure actuelle réside dans la précarité de certains moyens d'exécution, notamment la pénurie de cadres techniques doublée de l'absence de personnel formé selon les options fondamentales de ce plan : priorité à la médecine préventive et à l'éducation sanitaire. Mais, déjà, sur le plan des soins infirmiers, des jalons importants ont été posés. Notre gouvernement vient d'achever la construction d'une école d'infirmiers et d'infirmières d'Etat remplissant les exigences d'une

un terme à leurs actions barbares. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, je vous remercie une fois de plus de m'avoir patiemment écouté. Puisse cette Dix -Neuvième

Assemblée de la Santé contribuer par ses délibérations à assurer à tous les hommes du monde une vie plus saine et plus heureuse. Le PRESIDENT: Merci, Professeur Dibra. La parole

école moderne et dotée d'un appareil administratif et technique adéquat. Bientôt, avec le dévouement des monitrices de l'OMS et avec le soutien financier

est au délégué du Niger. M. IssA (Niger): Monsieur le Président, la déléga-

du FISE, la première promotion d'infirmiers d'Etat formés au Niger sur les bases de la médecine intégrale

tion du Niger, en applaudissant au choix combien heureux porté par notre assemblée sur votre haute personnalité pour diriger ses travaux, joint ses chaleu-

reuses félicitations à toutes celles qui ont été déjà exprimées à cette tribune et formule le souhait ardent que, sous votre présidence, des décisions concrètes et réalistes nous permettent de continuer notre marche sur les chemins pénibles qui, par la santé, mènent au développement. Messieurs les délégués, c'est un grand honneur pour

recevra ses diplômes. Ce premier pas fait, il nous reste l'amélioration de l'équipement technique de l'école, mais aussi et surtout, il nous reste à former nos cadres médicaux supérieurs à l'esprit et aux méthodes du plan. Car, sans cet enseignement de la santé publique conçue comme science de la prévention

autant que du traitement, l'exécution de notre plan n'atteindra pas les objectifs visés, ce qui constituerait alors une grave menace pour l'avenir de notre plan de développement.

notre délégation et un incomparable privilège pour notre pays, la République du Niger, de participer à ces importants débats sur le Rapport que le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé a bien voulu nous soumettre au sujet des réalisations qui ont marqué l'année.

Bien plus, la grande faiblesse de notre taux de scolarisation, un des plus bas d'Afrique, on peut l'avouer sans honte, impose à notre programme de formation des cadres un rythme si lent que nous devrons, pour des années encore, recourir à l'aide

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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internationale, non seulement pour l'assistance consultative, mais aussi pour des postes d'exécution reconnus

la santé comme une richesse et, dans son plan de développement économique, il a donné un rang élevé de priorité à l'amélioration de la santé publique.

indispensables. C'est là un problème que nous soumettons avec insistance à la méditation de notre assemblée.

Je n'ai pas besoin d'énumérer toutes les formes d'assistance de l'OMS aux pays en voie de développement. En ce qui concerne le Sierra Leone, il convient

A cette préoccupation dominante de la formation professionnelle se rattache celle de l'organisation des services de santé. L'organigramme de nos « Perspectives décennales » menace de demeurer lettre morte

de mentionner le plan sanitaire national de dix ans (1965 -1975), qui a été établi par mon Ministère avec la collaboration de l'OMS et grâce aux fonds alloués par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Nous sommes reconnaissants au Gouvernement des Etats -Unis et à l'Organisation mondiale de la Santé du concours prêté pour la mise

si nous n'arrivons pas à traduire dans la réalité les services de statistique et d'épidémiologie nécessaires

pour rationaliser la lutte contre les maladies infectieuses, si nous ne fondons pas les services d'hygiène de la mère et de l'enfant et d'éducation sanitaire sur les principes orthodoxes de la médecine préventive. Mais, il faut le dire, l'aide de l'OMS à notre pays progresse déjà à notre satisfaction dans le domaine de la lutte antituberculeuse et dans celui de l'assainissement du milieu, et nos projets d'administration de la santé publique et de statistiques médicales ont rencontré l'adhésion enthousiaste de l'Organisation mondiale de la Santé. Malgré l'énormité de nos besoins en personnel et en organisation, malgré la précarité de nos ressources financières, malgré nos multiples difficultés démographiques et climatologiques, c'est donc sur un

au point de ce plan d'importance vitale. Le Sierra Leone se trouve sur la côte occidentale de

l'Afrique; il est limité au nord -ouest, au nord et au nord -est par la République de Guinée, au sud -est par le Libéria, au sud -ouest par l'océan Atlantique. Il a

une superficie de 72 152 kilomètres carrés et une population de 2,8 millions d'habitants. Les problèmes sanitaires sont formidables. Les ressources financières qu'on peut consacrer au développement du pays sont limitées. L'effectif du personnel médical qualifié est tout à fait insuffisant. Il y a pénurie aiguë de toutes

bilan prometteur que s'achève cet exposé de notre situation. Vous comprendrez donc combien le Rapport annuel du Directeur général nous remplit d'espoir, car,

Messieurs les délégués, pour nous, peuples sur la route du progrès, une grande espérance est née avec la création de l'OMS, et les dix -huit années qui

viennent de s'écouler ont raffermi cette espérance d'un monde meilleur dans lequel chaque homme, chaque femme n'aura aucune peine à se reconnaître dans son prochain marqué du sceau de la même dignité, et jouissant du même bien -être physique, mental et social par lequel notre organisation définit la santé. Le PRESIDENT: Merci, Monsieur Issa. La parole est

les catégories de personnel médical. On ne compte qu'environ cent cinquante médecins pour une population de 2,8 millions de personnes. En dépit des difficultés auxquelles mon gouvernement doit faire face, nous sommes résolus à mettre en oeuvre notre plan sanitaire national grâce à nos propres efforts et à l'assistance technique qui nous sera fournie. Ce nouveau plan sanitaire national est à la fois plus complet que les précédents et plus étroitement intégré aux activités envisagées par l'organisme de planification qui s'occupe désormais du développement économique et social. Les objectifs que prévoit le plan pour le Ministère de la Santé peuvent se résumer comme suit: 1) extension

des services de soins médicaux et sanitaires à un nombre plus grand d'habitants du fait de la construction de nouveaux établissements, de l'agrandissement et de l'amélioration de ceux qui existent; 2) formation d'un personnel qualifié pour ces services au moyen de programmes adéquats comportant la construction d'écoles; 3) réduction de la mortalité maternelle et infantile par le renforcement et le développement des services de protection maternelle et infantile; 4) lutte contre les principales maladies transmissibles qui sont, par ordre d'importance décroissante, le paludisme,

au délégué du Sierra Leone. M. ROGERS WRIGHT (Sierra Leone) (traduction de

l'anglais): Monsieur le Président, je veux avant tout vous féliciter d'avoir été choisi pour diriger les travaux de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Je félicite aussi les Vice -Présidents et les Rapporteurs. Nous sommes persuadés que, sous votre impulsion et

la tuberculose, la lèpre, la variole, la rougeole, la coqueluche, le tétanos et la bilharziose; 5) augmentation de l'efficacité des services par des modifications structurelles et autres; 6) coordination des activités et projets sanitaires avec les travaux de l'organisme de planification du développement économique et social.

avec l'aide compétente des Vice -Présidents et des Rapporteurs, une oeuvre notable sera accomplie au cours de cette session. J'apporte à l'Assemblée le salut du Gouvernement et du peuple du Sierra Leone. Mon pays attache une grande importance à ce que fait l'Organisation mondiale de la Santé. Mon gouvernement considère

L'hygiène de la maternité et de l'enfance nous préoccupe au plus haut point et nous ne négligeons

84

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

rien pour protéger les vies précieuses des mères et des enfants. Les services de maternité ont été agrandis et améliorés et, depuis plusieurs années déjà, on forme des sages- femmes assistantes de village. Ces femmes

La variole, en revanche, tient une place importante.

sont recrutées sur place et, après un bref stage de formation accélérée, elles reviennent travailler dans leur localité d'origine. Sans leur compétence et leur dévouement, nous aurions eu à déplorer beaucoup de décès de mères et d'enfants en plus de ceux déjà nombreux qui sont dus à l'insuffisance actuelle des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, faute de ressources financières. Les taux de mortalité

Des poussées sporadiques d'intensité variable se produisent. L'incidence a été forte en 1944, 1945 et 1946, le nombre des cas étant respectivement de 484, 650 et 750. L'année 1957 a vu une grave épidémie: 4846 cas déclarés et 228 décès. Ainsi, depuis des années la morbidité et la mortalité se maintiennent, bien qu'irrégulièrement. Un programme d'éradication totale apparaît nécessaire et les activités menées contre

cette maladie doivent être intensifiées. Il s'agit d'un problème urgent, en particulier pour les pays en voie

infantile au Sierra Leone vont de 105 à 400 pour 1000 naissances vivantes, ce qui représente une perte considérable de vies. Le taux de mortalité maternelle est difficile à calculer. D'après les estimations, il serait d'au moins 6 pour 1000 naissances vivantes. La fréquence des maladies transmissibles n'est pas connue avec exactitude. Les données disponibles sont extraites des relevés des établissements sanitaires. Or,

de développement. La fréquence de la méningite cérébro -spinale aiguë s'accroît; les derniers chiffres estimatifs sont d'environ 500 cas et plus de 200 décès.

Mon gouvernement attache un vif intérêt au programme mondial d'éradication de la variole proposé par l'OMS. La rougeole tue beaucoup d'enfants au Sierra Leone comme dans d'autres pays de l'Afrique; mon gouvernement a entrepris un programme de lutte de petite envergure. Une assistance technique serait nécessaire d'urgence pour mener une action de masse. J'ai donné un bref aperçu de la situation sanitaire du Sierra Leone. Je suis persuadé que la réalisation

chacun sait que le nombre des cas traités dans les consultations externes et les dispensaires des hôpitaux

ne fournit pas un indice réel de prévalence. La bilharziose est très répandue et est devenue un véritable fléau. Le nombre de cas serait d'environ 250 000 à 500 000 dans notre population de 2,8 millions de personnes. Dans quelques secteurs provinciaux, il a fallu fermer provisoirement les écoles en raison d'infections massives aiguës. La « cécité des fleuves » est fréquente dans bien des zones. L'incidence de la tuberculose augmente: il y aurait plus de 100 000 cas.

du plan sanitaire national et l'adoption d'autres mesures tendant à améliorer la santé publique et la prévention permettront à la population d'assurer le développement économique et social souhaité. Mon gouvernement accueillera avec joie et gratitude toute aide que des Etats Membres pourront lui fournir en vue de l'exécution du plan sanitaire national qui contribuera tellement à élever le niveau de santé et de bien -être de mes compatriotes.

On a cherché à combattre la lèpre; d'après une enquête, les cas seraient au nombre d'environ 80 000. La filariose est courante. Quant au paludisme endémique, c'est l'une des constantes de la situation. Le pian est à peu près éliminé. En 1956, lorsque les activités antipianiques ont commencé, une enquête portant sur la moitié de la province septentrionale a révélé, pour 229 469 personnes examinées, 50 560 cas de pian clinique de toutes catégories, soit un taux de

L'Organisation mondiale de la Santé continue à prêter au Sierra Leone une assistance pour l'éradica-

tion du pian qui est maintenant presque achevée, ainsi que pour les projets suivants: enseignement infirmier, formation d'inspecteurs de la santé publique, pré- éradication du paludisme, amélioration des services

22 %. Aujourd'hui, d'après les derniers relevés, la prévalence du pian clinique est d'environ 1 % ou moins

dans l'ensemble du Sierra Leone; celle du pian infectieux est inférieure à 0,07 %. Ces chiffres, du reste, ne cessent de baisser. A l'exception de la variole, les maladies quarantenaires ne posent pas de sérieux problèmes de santé publique. Aucun cas de peste n'a été signalé depuis 1942. Le choléra ne se rencontre pas au Sierra Leone,

de laboratoire, et bourses d'études. Nous lui en sommes reconnaissants, et je tiens à remercier ici l'OMS et le FISE de leur inlassable coopération à l'oeuvre de perfectionnement des services sanitaires du Sierra Leone. Les pays en voie de développement apprécient à sa juste valeur l'activité de l'OMS, et des millions d'êtres espèrent qu'elle continuera à jouer le rôle capital qui est le sien dans l'accélération du progrès sanitaire et l'amélioration des services nationaux de santé. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Rogers Wright.

non plus que le typhus épidémique. La fièvre jaune est endémique, à en juger par les résultats de l'épreuve de protection de la souris. Néanmoins, aucune poussée n'a été enregistrée récemment, bien que le virus et le

vecteur existent l'un et l'autre dans le pays.

La parole est au délégué de l'Inde.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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Le Dr NAYAR (Inde) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, je veux pour commencer me joindre à tous ceux qui ont déjà félicité le Président de son élection si méritée à l'unanimité. J'adresse aussi mes félicitations aux Présidents des deux commissions principales, ainsi qu'aux

Santé et de la Planification familiale. Un ancien Directeur général des Services de Santé des Forces armées a été nommé Haut -Commissaire à la Planification familiale. Les activités ont été intégrées avec celles des services sanitaires de base et des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance à différents échelons. Pour garantir une exécution suivie, six Sous -Directeurs généraux ont été désignés, chargés

délégués de l'Equateur et de la Côte d'Ivoire, mes collègues à la vice -présidence. A ce propos, je remercie l'Assemblée d'avoir élu vice -président un représentant

chacun de deux ou trois Etats. Un Comité interministériel, présidé par le Vice -Président de la Com-

de mon pays. Ma délégation s'associe également à celles qui ont félicité le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellent Rapport présenté et du succès avec lequel les divers projets sanitaires continuent à être exécutés dans différents pays où les conditions sont si variables.

mission de Planification, groupe les Ministres des Finances, de l'Information et de la Radiodiffusion, de l'Alimentation et de l'Agriculture, du Travail et

de l'Emploi, et de la Santé et de la Planification familiale. Il prend des décisions immédiates sur les points importants. Le Conseil central de Planification familiale, auquel appartiennent tous les Ministres de la Santé des Etats, se réunit une ou deux fois par an pour examiner la politique appliquée, les projets entrepris, les réalisations et les lacunes, en vue de donner une impulsion vigoureuse au programme à tous les échelons. Nous voulons, en dix ans, faire passer le taux de natalité de 41 à 25 pour 1000. Toutes les méthodes sont employées: contraceptifs classiques,

Il est encourageant de noter que, d'après le Rapport du Directeur général, l'accent est mis de plus en plus sur la planification à l'échelon national dans les pays où des plans de ce genre n'existent pas encore, ainsi que sur la revision, la réorientation et l'extension des

plans là où il y en a déjà. L'Inde vient d'entrer dans la première année d'exécution de son quatrième plan quinquennal, après avoir mené à bien les trois précédents. Nos plans sont complets et détaillés; le gouvernement central et les gouvernements des Etats participent sur un pied d'égalité à leur établissement. L'exécution, elle, incombe avant tout aux Etats. La coordination est assurée à l'échelon central. Ces plans intéressent tous les domaines de l'activité nationale, l'ordre de

stérilisation - notamment des hommes - et récemment les dispositifs intra- utérins, qui sont devenus très populaires.

Nous notons avec plaisir que l'OMS, le FISE et d'autres organismes internationaux prennent progressivement conscience de l'importance de la planification de la famille pour la santé et le bien -être. Une décision de principe sur le rôle du FISE dans ce domaine doit être prise à la session de 1966 du Conseil d'administration qui se tiendra ce mois -ci. Nous pensons qu'un petit nombre d'enfants est le secret d'un foyer heureux et que cela contribue plus qu'aucun autre facteur à la santé des mères et des enfants. Etroitement lié au problème démographique apparaît le problème de la pénurie des denrées alimen-

priorité dans chacun d'eux étant arrêté en fonction des besoins évalués et des ressources disponibles.

Nous avons obtenu des résultats notables dans la lutte contre les maladies transmissibles et dans la réduction de la mortalité, si bien que le problème démographique, qui était déjà sérieux, s'est encore aggravé. Il s'agit de l'un des problèmes les plus critiques de l'époque. Il y a là un obstacle qui empêche notre peuple d'accéder à des niveaux de vie plus élevés. Une nourriture suffisante, un logement approprié, la

santé, l'instruction et un emploi rémunéré sont des besoins fondamentaux pour tous les êtres humains. En Inde, il naît chaque année 12,5 millions de bébés. Cela représente à peu près la population de la Suisse plus celle de la Suède. Un accroissement démographique annuel de cette importance compense la majeure partie de l'augmentation de la production agricole et industrielle. Comment le niveau de vie pourrait -il monter ? Nous savons que la difficulté doit être résolue par les efforts concertés du Gouvernement, du peuple et des spécialistes scientifiques. C'est

taires et de la malnutrition. L'absence de pluies en Inde l'an dernier a créé une situation sérieuse. La pénurie menace dans tout le pays, mais plus particulièrement dans cent dix districts répartis sur sept Etats. En vue de trouver une solution à long terme, on a cherché à accroître la production alimentaire par divers moyens : développement de l'irrigation à petite ou à grande échelle, conservation du sol, utilisation accrue des engrais, amélioration des semences, crédits agricoles, services de vulgarisation jusque dans les villages, réforme agraire, stimulation

pourquoi mon pays a entrepris un programme national de stabilisation de la population par la planification familiale. Les deux dernières années ont

de l'élevage, création de laiteries et de coopératives.

Une haute priorité est accordée à la production agricole et à la planification familiale. Diverses opéra-

tions de secours - intéressant actuellement environ deux millions de personnes et appelées à en intéresser

vu apporter des modifications considérables et des extensions aux activités de ce genre aux échelons central, régional et des Etats. Un service distinct de la planification familiale a été créé au Ministère de la Santé, qui s'appelle maintenant Ministère de la

plus de huit millions - ont été entreprises pour répondre aux besoins immédiats et une partie des salaires des travailleurs leur est versée en céréales. Un grand nombre de magasins spéciaux vendent des

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

céréales à des prix contrôlés. La Croix -Rouge indienne

et d'autres organismes distribuent du lait, des vitamines et des suppléments protéiques aux enfants, aux femmes enceintes, aux mères allaitantes, aux personnes âgées et aux malades. On s'occupe aussi de vacciner contre le choléra, la fièvre typhoïde, etc., et d'approvisionner en eau potable les zones de pénurie. Nous sommes reconnaissants aux Etats -Unis d'Amérique et à d'autres pays amis de leur aide grâce à laquelle, en dépit des difficultés, il n'y a pas eu de famine. Des progrès ont continué à être réalisés en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles et leur éradication. En mars 1966, à la fin du troisième plan quinquennal, le programme national d'éradication du paludisme en était à la phase d'entretien dans des zones habitées par 52% de la population de l'Inde, à la phase de consolidation dans des zones habitées par si bien que 14 % seulement des habitants demeuraient dans des secteurs se trouvant à la phase d'attaque, principalement dans les régions limitrophes de pays voisins. La campagne intéresse la totalité du

Quatre centres de production de vaccin lyophilisé doivent être créés avec l'aide de l'OMS et du FISE. Deux d'entre eux fonctionnent déjà; les deux autres le feront sans doute sous peu. Néanmoins, il est à prévoir que leur production totale ne suffira pas à répondre aux besoins de la phase d'entretien et qu'il faudra une nouvelle assistance pour développer la production. Nous sommes reconnaissants au Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques de nous avoir donné 450 millions de doses de

vaccin antivariolique pour la phase d'attaque du programme.

En matière de lutte antituberculeuse, les activités consistent surtout en dépistage et en traitement chimiothérapique à domicile, par l'intermédiaire

34 %,

de 426 consultations spécialisées, ainsi qu'en vaccination par le BCG des nourrissons, des enfants et des jeunes adultes. On va entreprendre la vaccination de porte en porte de tous les individus de moins de 20 ans. Il n'est ni possible, ni nécessaire, d'hospitaliser

pays et a été étendue au Sikkim et au Bhoutan au cours de la période d'exécution du troisième plan. Des équipes indépendantes d'évaluation, composées d'experts nationaux et internationaux n'appartenant pas aux services du programme, font des tournées chaque année et nous renseignent sur la façon dont fonctionnent les différents rouages et sur le passage

les 5 à 6 millions de tuberculeux que compte l'Inde d'après les estimations. Pour la lèpre, nous continuons à remonter la pente. Sur 2,5 millions de cas - chiffre estimatif - 0,5 million

sont en traitement. Les efforts sont essentiellement axés sur une action efficace par traitement à domicile dans huit Etats où résident environ 90 % des malades.

d'une phase à une autre. Dans les zones qui en sont à la phase d'entretien, le personnel supplémentaire libéré sert à renforcer les services sanitaires de base, après avoir reçu la formation voulue dans le domaine général de la santé et de la planification familiale. L'intégration des services sanitaires de base prend

Les travaux de Dharmendra sur la prophylaxie par la DDS chez les contacts ouvrent des perspectives nouvelles. La lèpre pourrait bien être jugulée dans un proche avenir. Le programme de lutte contre le trachome intéresse 6,7 millions de personnes, sur un total de 174 millions exposées à la maladie. Des organisations bénévoles

une importance considérable à mesure que l'éradication du paludisme et de la variole se réalise. Les maladies transmissibles étant vaincues l'une après l'autre, les services sanitaires doivent s'attacher de plus en plus à la promotion de la santé et à la planification familiale. Lors de sa dernière réunion, tenue en Afghanistan, le Comité régional de l'Asie du Sud -Est a examiné les divers aspects du problème que pose l'affectation aux services généraux de personnel recruté pour des programmes spéciaux. Je crois que

participent à ce programme. Nous comptons qu'il s'étendra à tous les gens menacés avant la fin du quatrième plan. J'aimerais que l'OMS se préoccupe davantage de la prévention de la cécité dans les divers

pays. Le trachome est une cause majeure de cécité non totale mais partielle et d'atteinte de la vue. Une autre maladie susceptible d'éradication - bien qu'elle ne soit pas transmissible - contre laquelle nous progressons de manière satisfaisante est le goitre. Sur les 40 millions d'habitants de la zone septentrionale

le sujet a aussi été discuté par un comité d'experts en 1965. A mon avis, il a une telle importance qu'il doit continuer à retenir l'attention de l'OMS pendant quelques années encore.

proche de l'Himalaya, 15 millions environ utilisent actuellement du sel iodé provenant des usines installées avec l'assistance du FISE. Cela a beaucoup contribué

à améliorer l'état de santé de la population. La construction par le FISE de neuf autres usines de traitement du sel par vaporisation nous permettra de fournir du sel iodé à tous les habitants des zones où sévit le goitre. On s'efforce d'organiser et d'équiper des centres primaires et secondaires de santé afin d'assurer des

Des progrès appréciables ont été réalisés dans l'exécution du programme d'éradication de la variole,

entrepris en Inde au dernier trimestre de

1962.

Certaines lacunes administratives et opérationnelles

devront être comblées pour qu'on puisse arriver à l'éradication. Nous avons vacciné 85% de la population, les chiffres totaux étant de 56 millions de primo- vaccinations et 378 millions de revaccinations. L'incidence de la variole a beaucoup baissé, mais le

services sanitaires de base à la grande masse des populations rurales. A mesure que des secteurs de plus en plus nombreux entrent dans la phase

pays n'en est pas encore complètement débarrassé.

d'entretien de l'éradication du paludisme et que le programme de planification familiale se réorganise,

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

87

il

est possible d'accroître le personnel des centres

primaires et secondaires. L'effectif des médecins passe

de un à deux par centre, celui du personnel paramédical de huit à trente, et celui des auxiliaires augmente en conséquence. Le nombre des centres secondaires, qui était de trois par centre primaire, est porté à un pour 10 000 habitants et la dotation en lits de chaque centre primaire passe de six à dix. Afin de mieux assurer l'encadrement et la direction du personnel périphérique, ainsi que de permettre une meilleure utilisation des hôpitaux centraux dans l'intérêt des populations rurales, on accroît l'effectif du personnel des hôpitaux et des services sanitaires de district, dont on augmente la mobilité grâce à la fourniture de moyens de transport. Une autre initiative importante dans cette voie est l'association des écoles de médecine avec les hôpitaux de district et les centres primaires de santé voisins. Par ce moyen, non seulement on offre aux habitants de meilleures possibilités de consultation et d'hospitalisation, mais encore on

domaine. Des conférences périodiques permettent des échanges de vue et attirent l'attention sur les besoins urgents; des séminaires, des ateliers, des conférences

par des sommités médicales sont organisés en vue d'améliorer les méthodes pédagogiques. Afin de permettre aux enseignants de bénéficier de l'expérience acquise dans le monde entier, l'Association médicale

indienne doit, avec l'appui du Gouvernement de l'Inde et la coopération de l'Association pour le de l'Enseignement de la Médecine, de l'Académie indienne des Sciences médicales et de la Commission des Subventions universitaires, accueillir à New Delhi en novembre 1966 la troisième conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine. On espère que d'éminents professeurs de médecine

Progrès

du monde entier participeront à cette conférence. Les bourses pour études à l'étranger accordées par l'OMS à des étudiants de pays en voie de développement sont sans aucun doute utiles, mais je crois qu'on obtiendrait de meilleurs résultats en mettant à la disposition de ces pays des professeurs expérimentés, dont il serait probablement plus facile de s'assurer les services en leur offrant immédiatement après leur mise

permet aux étudiants et aux professeurs de mieux connaître les conditions de travail dans les campagnes où la majorité des médecins seront appelés à exercer. Les besoins de la population rurale sont tels que nous envisageons d'ouvrir quelques écoles rurales de

à la retraite des contrats d'un à trois ans. L'objectif modeste que nous nous étions fixé pour

médecine, la première à Sevagram, dernier lieu de résidence du mahatma Gandhi. Par suite du renforcement de l'infrastructure, les activités de lutte contre une quantité croissante de maladies vont être intégrées à celles des services sanitaires de base au lieu d'être confiées à un personnel

la formation de personnel paramédical pendant la période du troisième plan a été largement atteint. Etant donné les faibles ressources disponibles, le quatrième plan quinquennal n'envisage encore que des réalisations limitées; nous comptons former 63 000 inspecteurs sanitaires, 40 000 agents sanitaires

spécialisé. Le processus a déjà commencé en ce qui concerne le trachome, la tuberculose et la lèpre, en plus des responsabilités assignées au personnel de ces services, comme je l'ai déjà indiqué, pour l'entretien de l'éradication du paludisme et de la variole. Cette transformation des services de district et des centres primaires et secondaires exige un effectif considérable de personnel médical et paramédical; aussi une priorité élevée est -elle donnée à la formation et au perfection-

de base, 45 000 infirmières, 4000 infirmières de la santé publique et infirmières visiteuses, 60 000 infirmières /sages- femmes auxiliaires et 250 000 dais ou sages- femmes de village. Le problème des perspectives

de promotion du personnel paramédical qu'a mentionné le Directeur général est très important, mais il continue à soulever de nombreuses difficultés. Je pense que l'OMS pourrait entreprendre une étude détaillée à ce sujet. Il

nement des agents en question. Pour l'enseignement de la médecine, nous avons dépassé les objectifs du troisième plan. Il y a actuelle-

est encourageant de noter qu'en matière de

recherche médicale l'OMS a récemment adopté une politique dynamique, notamment en développant ses activités relatives aux aspects sanitaires des problèmes démographiques, à l'épidémiologie, à la science de la

ment 85 écoles de médecine, alors que 75 étaient prévues; le nombre des étudiants admis chaque année

est de plus de 10 600 au lieu de 8000 et celui des médecins diplômés s'élève au total à 86 000 au lieu

communication et à la lutte contre le cancer. A très juste titre, l'accent a été mis principalement sur les recherches menées en collaboration et le nombre total des projets a été porté à 387. En Inde, au cours de la période d'exécution du troisième plan, les recherches

de 81 000. Au titre du quatrième plan, on prévoit 110 écoles de médecine et 122 000 médecins pour répondre aux besoins du pays. Les spécialistes et professeurs requis pour les écoles de médecine risquant de faire défaut, on favorise la formation post- univer-

ont été orientées surtout vers les maladies transmissibles, les maladies cardio -vasculaires, les médicaments indigènes, la nutrition, la planification familiale et la science de la communication. Le quatrième plan prévoit que les gains acquis seront consolidés et qu'une

sitaire en reclassant certains départements d'écoles de médecine, en créant des établissements spécialisés et en octroyant des bourses d'études à des diplômés. En dehors du Conseil médical de l'Inde qui veille aux

indienne pour le Progrès de l'Enseignement de la Médecine et l'Académie indienne des Sciences médi-

normes de l'enseignement médical,

l'Association

cales ont beaucoup contribué aux progrès dans ce

nouvelle impulsion sera donnée aux recherches, en particulier pour ce qui est de la lutte contre le cancer, des maladies cardiaques et de la physiologie de la reproduction. Nous comptons créer un important réseau de centres de consultations cytologiques pour

88

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

le dépistage du cancer; ces activités seront liées à la campagne pour l'adoption des dispositifs intra -utérins.

Les trois derniers plans ont apporté un ferment intellectuel; il faut maintenant canaliser les forces ainsi stimulées, de manière à favoriser les recherches à long terme coordonnées et intégrées et l'application des résultats aux activités sur le terrain. Nous devons regrouper le personnel et le matériel disponibles afin d'utiliser au mieux les connaissances et les compétences

intéresse tous les pays, mais plus particulièrement les pays en voie de développement qui s'efforcent tellement de réaliser des progrès planifiés dans le minimum de temps possible. Leurs ressources sont limitées et ils

manquent de personnel qualifié, de matériel et de moyens financiers. Nous espérons que les discussions

techniques feront ressortir des méthodes simples et efficaces d'établissement des statistiques sanitaires et que tous les pays participants pourront mettre en oeuvre les recommandations formulées.

existantes. Il y a lieu de développer les activités de recherche dans les écoles de médecine pour initier assez tôt les étudiants aux techniques qui s'y rapportent. Certaines mesures à cet effet sont prévues au quatrième plan quinquennal et nous serons heureux

Les risques d'irradiation continuent à préoccuper vivement les spécialistes de la santé dans le monde

entier. En dépit du traité d'interdiction des essais nucléaires, certains pays continuent à défier l'opinion

de bénéficier d'une assistance de l'OMS dans ce domaine. Pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement, les progrès ont été assez lents; cependant, 501 projets

publique mondiale à cet égard. Même les

essais

urbains d'approvisionnement en eau et d'installation d'égouts, d'un coût d'environ 893 millions de roupies, et 349 projets ruraux, d'un coût de 192,3 millions, ont été exécutés au titre des deux premiers plans. Pendant

souterrains peuvent donner lieu à des accidents de temps à autre: des retombées radioactives peuvent s'échapper par une fissure de la croûte terrestre et compromettre la santé des populations. Les organisations

sanitaires mondiales

doivent

reconnaître

l'existence de ce danger. Je voudrais, au nom de l'humanité, lancer un appel pour l'interdiction totale des essais nucléaires et la garantie que les populations innocentes, hommes, femmes et enfants, du monde entier seront protégées contre les effets néfastes des retombées radioactives. A mon avis, il faudrait un système international de détection de l'étendue et des conséquences de ces retombées; l'OMS pourrait parfaitement s'en charger. Pour terminer, je tiens à remercier les pays et les organisations internationales, gouvernementales ou non, qui nous aident à résoudre les multiples problèmes auxquels nous nous heurtons. Je suis plus que jamais convaincue de l'utilité des programmes et plans

la période du troisième plan, 435 projets urbains, d'un coût estimatif de 910 millions de roupies, et 1506 projets ruraux, d'un coût de 211,7 millions, ont été approuvés; ils en sont à divers stades d'exécution. Néanmoins, les besoins sont si grands qu'en dépit de

tout ce qui a été fait on estime qu'il reste encore à installer des égouts pour 75 % de la population urbaine et des conduites d'eau pour 40 %; les dépenses totales à envisager sont de l'ordre de 10 milliards de

roupies. Les deux tiers environ des habitants des campagnes vivent dans des zones où il est facile de leur fournir de l'eau salubre en creusant des puits. La majorité des localités intéressées en ont déjà été dotées et le quatrième plan quinquennal permettra d'achever les travaux. Pour le tiers restant, qui vit dans des zones montagneuses, des zones côtières, ou des zones de pénurie, il faut amener l'eau par canalisation de sources éloignées et d'accès difficile; cela suppose des installations complexes, des investissements considérables, et l'emploi d'une main- d'oeuvre spécialisée longue à former. On estime que 6 milliards de roupies seront nécessaires pour couvrir les besoins

sanitaires pour amener les peuples des différentes régions du monde à conjuguer leurs efforts en vue d'élever le niveau de santé de l'humanité et ainsi de s'assurer une vie meilleure. Les spécialistes des domaines sanitaires jettent des ponts par- dessus les frontières

nationales et aident ainsi à répandre cette idée de « l'unicité du monde », qui est indispensable à la paix et à la prospérité de la Terre entière. La science nous a donné le pouvoir de venir à bout de la faim,

de la maladie et de la misère. Des organisations comme l'OMS, la FAO, l'UNESCO et d'autres encore cherchent à utiliser ce pouvoir pour le bien de toute

de toutes ces zones défavorisées. Etant donné le caractère urgent et pressant du problème, un peu plus du tiers du budget sanitaire du quatrième plan quinquennal doit être affecté à cette fin. Les réalisations prévues, toutefois, ne représentent qu'une infime

l'humanité. Mon pays, Monsieur le Président, a toujours collaboré de son mieux à cette entreprise et continuera à le faire dans les années à venir.

portion de ce qu'il faudrait. La priorité est donnée aux zones où le choléra, la dracunculose, la filariose, etc. existent à l'état endémique. Je souhaiterais que l'Organisation mondiale de la Santé envisage, pour Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Nayar. Je donne la parole

l'approvisionnement en eau salubre et l'assainissement, un programme international analogue à ce qu'elle a mis en ceuvre pour l'éradication du paludisme et de la variole. Le sujet des discussions techniques de 1966, «Etablissement et utilisation des statistiques sanitaires

au délégué de la Jordanie. Le Dr ABU -GOURA (Jordanie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, honorables délégués,

dans les services nationaux et locaux de la santé »,

au nom de la délégation du Royaume hachémite de Jordanie, je vous offre mes cordiales félicitations, Monsieur le Président, pour votre élection à la

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

89

présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé, et j'offre aussi mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales pour leur élection.

pendant de nombreuses dizaines d'années. Je pense qu'il serait utile de jeter un coup d'oeil rapide sur la situation telle qu'elle se présentait l'an dernier au milieu de juillet, lorsque nous avons reçu des provinces

Je tiens en outre à féliciter le Directeur général pour son Rapport excellent et complet. En présentant des observations sur ce Rapport, je n'examinerai pas les tâches

orientales de l'Iran les premiers rapports sur des cas de vomissements et de diarrhée. Peu après, les examens

nombreuses dont l'OMS poursuit

la

réalisation, comme l'éradication du paludisme, l'ensei-

gnement médical, la planification sanitaire à long

de laboratoire confirmaient qu'il s'agissait du choléra El Tor. On a imposé de strictes mesures de quarantaine et créé des centres de lutte afin d'empêcher la propagation de la maladie dans le reste du pays. Il convient

terme et beaucoup d'autres projets importants. Je soulignerai seulement la menace d'une maladie qui a

de noter

ici

que notre gouvernement a informé

immédiatement l'Organisation mondiale de la Santé

fait une nouvelle apparition aux portes mêmes de l'Afrique et de l'Europe, selon l'expression dont le

de la présence du choléra dans notre pays et que l'assistance de l'Organisation a été la bienvenue. On a pris immédiatement des mesures d'immunisation de masse, d'éducation sanitaire, de dépistage et de traitement des porteurs de germes, d'assainissement du milieu, et l'on s'est efforcé de réduire les déplacements massifs de population dans le pays.

pays. Sur ce point, nous pensons qu'il faut agir

Directeur général s'est servi. Le choléra n'a pas arrêté son invasion et son offensive s'étend à de nouveaux

immédiatement et faire de notre mieux pour arrêter cette invasion. J'espère donc que la coopération et la collaboration entre l'OMS et les pays intéressés se poursuivra. En même temps, nous devrons accorder aux pays menacés toute liberté et les moyens d'agir

selon leurs besoins avec une aide importante de l'OMS.

Tous les malades atteints de vomissements et de diarrhée qui étaient signalés dans le pays ont été isolés comme suspects d'être atteints du choléra El Tor et traités comme tels. En deux mois, environ 40 millions de vaccinations, soit en première soit en seconde injection, ont été administrées dans tout le pays par les soins des centres de santé, des dispensaires

J'espère aussi, Monsieur le Président, que nous donnerons notre appui aux centres de recherche sur le cancer. J'exprime enfin l'espoir que nous oeuvrerons

et de 1800 équipes mobiles. Grâce à ces mesures, l'épidémie était jugulée au milieu de novembre 1965. enregistré.

tous ensemble pour un monde meilleur et un avenir meilleur dans l'intérêt de l'humanité. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Abu- Goura.

Depuis lors, aucun cas de choléra El Tor n'a été Au début de la campagne, la quantité de vaccin fabriqué dans le pays même ne pouvait suffire à une demande sans précédent. Nous avons dû acheter du vaccin par l'intermédiaire de l'OMS. Nos ressources ont été complétées aussi par des dons de vaccin en provenance du Pakistan et des Etats -Unis d'Amérique. Nous sommes extrêmement reconnaissants à ces pays pour la générosité dont ils ont ainsi fait preuve et nous prions leurs délégués d'accepter nos remerciements sincères. C'est une grande satisfaction pour moi de pouvoir dire que notre propre cadence de production de vaccin a été accélérée très vite et que nous sommes actuellement capables de produire une quantité de 1 200 000 doses par jour, ce qui nous met en mesure de pouvoir faire don de notre vaccin à des pays qui en auraient besoin. Des enquêtes ont été effectuées pour déceler éventuellement les porteurs de germes; par exemple, les selles d'environ 23 000 pèlerins de toutes les régions

La parole est au délégué de l'Iran. Le Dr SHAHGHOLI (Iran) (traduction de l'anglais) :

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, au nom de la délégation iranienne, j'ai le grand plaisir de vous offrir, Monsieur le Président, nos sincères félicitations pour votre élection aux hautes fonctions de président de cette assemblée. Nous voulons aussi féliciter nos Vice -Présidents

et exprimer nos vifs

remerciements au Dr Candau, notre Directeur général,

et à son personnel. Le Rapport très complet que le Directeur général a fait sur l'activité de l'Organisation

mondiale de la Santé en 1965 mérite toute notre admiration. Nous avons eu l'honneur d'accueillir le Dr Candau lors de sa visite en Iran l'an dernier et nous

tenons à lui exprimer notre vive gratitude pour tout le bénéfice que nous avons tiré de ses conseils d'expert.

Je saisis l'occasion qui m'est donnée de souhaiter la bienvenue aux nouveaux Etats Membres, Singapour et les Iles Maldives, qui sont entrés dans notre confra-

d'Iran ont été examinées avant leur départ pour La Mecque; aucun n'était porteur de germes. Le Gouvernement iranien est persuadé qu'une collaboration et une coordination sont indispensables à l'échelon international pour l'organisation de la lutte contre le choléra El Tor. En outre, de nombreuses

ternité de nations. Je dois aussi rendre hommage au Dr Taba, notre Directeur régional, pour l'aide inappréciable qu'il nous a apportée pour nos problèmes sanitaires, en général, et pour notre campagne de lutte contre le choléra, plus particulièrement. Je n'entrerai pas dans le détail des nouveaux projets pour l'amélioration de la santé publique en Iran, mais j'en exposerai brièvement quelques points importants. Comme vous le savez, l'année 1965 a vu réapparaître le choléra dans notre pays qui en avait été exempt

observations épidémiologiques montrent clairement

qu'il existe une relation entre le choléra El Tor et d'autres maladies diarrhéiques. Considérant ce fait, nous pensons qu'un comité d'experts devrait être chargé par l'Organisation mondiale de la Santé d'étudier et de recommander des mesures nouvelles afin que les gouvernements n'aient plus à prendre des

90

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mesures extraordinaires qui risquent de désorganiser l'économie du pays et qu'ils n'omettent pas de signaler l'apparition de la maladie à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes heureux que le Directeur général ait particulièrement mis en relief cette impor-

tante question dans son Rapport si complet. Nous demandons également qu'on accorde une attention spéciale à la revision du règlement international applicable aux maladies quarantenaires et qu'on entreprenne à l'échelon interrégional un programme commun de recherches sur le choléra. Je pense devoir mentionner ici le rôle joué par les deux plans jumeaux de la « Légion de la Santé » et de la « Légion de l'Enseignement », qui ont contribué à

national et certaines d'entre elles bénéficient de subventions accordées en faveur de la recherche par l'OMS et les Instituts nationaux de la Santé. Enfin, l'année 1965 a été marquée par un important fait nouveau : la création de l'Ecole de Santé publique à l'Université de Téhéran. Cet établissement regroupe les divers cours de santé publique ainsi que les moyens

dont disposaient tous les organismes intéressés en cette matière. Un cours post- universitaire de génie sanitaire a également été organisé à la Faculté du Génie de l'Université de Téhéran. En terminant, je tiens à affirmer notre confiance dans les principes humanitaires qui guident l'Organisation mondiale de la Santé et notre ferme espoir que

maîtriser si rapidement l'épidémie de choléra dans notre pays. Ces deux plans sont dus à l'initiative de Sa Majesté impériale le Chahinchah. La Légion de la Santé groupe les médecins et techniciens médicaux qui vont faire leur service militaire; après une période

les années à venir verront la réalisation de nos objectifs communs d'éradication de la maladie et de création d'un milieu sain pour les générations futures. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Shahgholi.

initiale de formation, on les envoie, par équipes de quatre, jusque dans les régions reculées du pays. Cette

méthode a permis une amélioration remarquable de la situation sanitaire des zones rurales. L'an dernier, les « légionnaires de la santé » étaient au nombre de 1428, répartis en 350 équipes mobiles dont chacune était dirigée par un médecin et desservait une trentaine de villages. Cette année, le nombre des équipes a été

Mesdames et Messieurs, je vous propose d'arrêter ici la discussion générale pour ce matin. Comme je l'ai annoncé au début de cette séance, je vais maintenant, avec votre accord, clore la liste des orateurs pour la discussion des points 1.10 et 1.11. Le Directeur

général adjoint va nous lire la liste des délégations qui sont inscrites sur la liste et qui n'ont pas encore parlé. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: Voici la liste des

porté à 450. Je recommande vivement l'adoption d'un plan de ce genre aux nations qui ont à faire face à des problèmes sanitaires du même ordre. De même, la Légion de l'Enseignement, composée de diplômés de l'enseignement secondaire dont la présence dans l'année n'est pas indispensable, est répartie dans les villages pour aider à y combattre l'analphabétisme. C'est un fait bien connu que l'ignorance est la grande cause de beaucoup de nos problèmes sanitaires. On compte actuellement 18 000 « légionnaires de l'enseignement » qui participent activement à la campagne nationale d'éradication de l'analphabétisme, en Iran. Notre gouvernement accorde également une grande importance à la promotion de la recherche médicale en Iran. Une somme d'environ 3 millions de dollars est dépensée annuellement par nos instituts qui

pays des délégations qui sont encore inscrites sur votre liste, Monsieur le Président: Etats -Unis d'Amérique, Irak, Suède, Koweït, Tunisie, Malaisie, Ouganda, Ceylan, Cameroun, Bulgarie, République de Corée, Somalie, Pologne, Suisse, Pays -Bas, Cambodge, Côte d'Ivoire, Mongolie, Autriche, Yémen, Brésil, République démocratique du Congo, Mali, République Dominicaine, Mauritanie, Uruguay,

République Arabe Unie, Laos, Argentine, Madagascar, Equateur, Syrie, Tchad, Pakistan, Cuba, Roumanie, Libye, Haute -Volta, Nigéria, Costa Rica, Ghana, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Algérie, Chine, République Centrafricaine, Dahomey, Congo (Brazzaville), Portugal, Viet -Nam, soit au total, si je ne me trompe, quarante -neuf pays.

effectuent des recherches dans les domaines de la médecine et de la santé publique. On élabore actuellement les premiers plans en vue de la création d'une organisation nationale de la recherche scientifique. Le Conseil national de la Recherche médicale sera

l'un des sept conseils de cette organisation et sera chargé de coordonner les travaux de recherche dans le domaine de la médecine et de la santé publique. La plupart des programmes de recherche entrepris dans les diverses institutions iraniennes appartiennent aux groupes de la « recherche en vue d'une action immédiate », des « études de possibilité de réalisation »

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Dorolle.

Y a -t -il encore des additions à faire à cette liste ? Je voudrais prier le Directeur général adjoint de lire les

noms qui seront ajoutés à la liste. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: VOiCi les noms

et de la « recherche appliquée ». On exécute cependant aussi des travaux de recherche pure. De nombreuses recherches sur la peste, la rage, les brucelloses, le paludisme, les maladies diarrhéiques, le trachome, les infections mycosiques, la bilharziose, les maladies cardio -vasculaires, la nutrition, le choléra et les agents

que nous avons cru lire sur les pancartes, sous réserve de rectification : Sénégal, Turquie, Guinée, Maroc,

Libéria, Rwanda, El Salvador, Zambie et Arabie Saoudite.

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie. Je déclare main-

antiviraux ont eu un retentissement sur le plan inter-

tenant close la liste des orateurs.

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

91

3.

Attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard

Le PRÉSIDENT: Nous allons passer maintenant au point 1.15 de notre ordre du jour: Attribution du Prix

de la Fondation Léon Bernard. Je prie le Dr Keita, membre de droit du Comité de la Fondation Léon Bernard, en sa qualité de Vice -Président du Conseil exécutif, de présenter à l'Assemblée les rapports du Comité de la Fondation tels qu'ils sont contenus dans les documents A19/2 et A19/3 que vous avez devant vous.

le Directeur général avait demandé des propositions de candidatures, et il a examiné la documentation soumise à l'appui des candidatures. Le Comité a été vivement impressionné par la

valeur exceptionnelle des candidats proposés, par leurs titres scientifiques éminents, par leur contribution au progrès des sciences médicales et à l'allégement des souffrances humaines. Il a en conséquence

demandé au Directeur général d'appeler l'attention des administrations sanitaires nationales, lorsqu'il les

invitera à nouveau à proposer des candidats, sur l'article 5 des Statuts de la Fondation Léon Bernard aux termes duquel « la même candidature peut être présentée plusieurs fois en cas d'échec ». A l'issue de ses délibérations, le Comité a décidé à l'unanimité de recommander à l'Assemblée mondiale

Le Dr KEITA, Vice -Président du Conseil exécutif,

membre du Comité de la Fondation Léon Bernard: Monsieur le Président, voici le rapport financier sur le Fonds de la Fondation Léon Bernard.

Le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 26 janvier 1966 et a pris note de la situation financière du fonds, présentée par le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé en sa qualité d'administrateur de la Fondation Léon Bernard. Fr.

de la Santé l'attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard en 1966 au Dr Karl Evang pour ses travaux remarquables dans le domaine de la médecine sociale.

La contribution du Dr Evang à la science et à la pratique de la santé publique et de la médecine sociale est exceptionnelle. Sa longue carrière a été essentiellement consacrée à la promotion de la santé publique

s.

Solde au ter janvier 1965 Recettes

13 554,20

Intérêts acquis en 1965. Don anonyme reçu en juillet .

417,50 4 370,25

ainsi qu'à l'amélioration de la situation sociale en général et de celle des travailleurs et des marins en particulier. Depuis le ler janvier 1939, il est Directeur général des Services de Santé de la Norvège. Il a pris une part importante à l'action sanitaire internationale: délégué de la Norvège à la Conférence de Hot Springs en 1943, il a présidé à Rome, en 1949, la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé; de 1946 à 1953, il a été Président du Conseil norvégien pour la Nutrition

1965

Intérêts produits par le don anonyme A déduire: Capital de la Fondation Excédent au 31 décembre 1965 127,15 4 497,40 4 18 17 1

914,90

469,10 000,00 469,10

et de la Commission nationale pour la FAO. Il est inscrit au Tableau d'experts de l'OMS pour l'Adminis-

tration de la Santé publique, et il a pris part, soit

Le Comité s'est félicité qu'un don anonyme de US $1012 ait été fait à la Fondation Léon Bernard et accepté par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R23.

comme président, soit comme membre, à de nombreux

comités d'experts, symposiums et conférences sur l'administration de la santé publique, les programmes de soins médicaux et l'enseignement de la médecine. Il est membre d'honneur de plusieurs sociétés savantes et est l'auteur d'un très grand nombre de publications

Le Comité a noté que la situation financière du fonds permettait de couvrir les frais d'attribution d'un prix en 1966. Je désire également vous présenter le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard, qui s'est réuni le 26 janvier 1966.

remarquables qui montrent l'intérêt qu'il porte aux domaines les plus divers: santé publique, médecine du travail, hygiène du milieu, médecine sociale, génétique, nutrition et administration de la santé publique. Il a présidé les discussions techniques sur la planifi-

Conformément aux Statuts de la Fondation Léon Bernard, le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 26 janvier 1966, sous la présidence du Dr Hurustiati Subandrio, Vice -Président du Conseil

exécutif, en vue de proposer à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé un candidat au Prix de la Fondation Léon Bernard en 1966. Le Comité a pris connaissance des réponses des gouvernements à la lettre du 2 août 1965 par laquelle

cation sanitaire à la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé en 1965 et ses activités sur le plan international ont contribué très largement, au cours des années, à la solution des problèmes sanitaires. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Keita. J'invite l'Assemblée

à examiner tout d'abord le rapport financier sur le Fonds de la Fondation Léon Bernard. Avez -vous des observations à ce sujet? Il n'y a pas d'observations.

92

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

Je considère que l'Assemblée désire prendre note de ce rapport financier. Deuxième partie : Examen du rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard. Y a -t -il des observa-

digne de figurer parmi cette élite prestigieuse dont les noms sont présents à la mémoire de tous et de toutes, c'est bien le Dr Karl Evang, qui a consacré sa vie et

ses activités à la solution de nombreux problèmes médico- sociaux et à la poursuite de l'amélioration de la condition humaine. Le Dr Karl Evang est né à Oslo en 1902, le troisième d'une famille de dix enfants. Il eut la douleur à l'âge de douze ans de perdre son père, Chef de service au Ministère des Affaires étrangères du Gouvernement norvégien, et cette nombreuse famille fut élevée par sa mère qui enseignait dans un lycée. Karl Evang fait ses études à l'Université d'Oslo et obtient son doctorat en médecine en 1929. Pendant quelques années, il exerce la médecine générale et, dès le début des années 1930, il fait partie

tions à ce sujet ? Il n'y en a pas. Je prierai alors le Directeur général adjoint de nous lire le texte d'un projet de résolution qu'il est proposé d'adopter à cette assemblée. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: Monsieur le

Président, il semble que le texte d'une résolution à soumettre à l'Assemblée pourrait être le suivant, traitant des deux rapports: Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

du personnel de l'Hôpital municipal d'Oslo tout en se perfectionnant par la poursuite d'études post -universitaires en Angleterre, en France et en Allemagne.

PREND ACTE des rapports du Comité de la 1. Fondation Léon Bernard; 2.

Par la suite, sa carrière fut surtout celle d'un administrateur de la santé publique et de la médecine sociale.

FAIT SIENNE la proposition unanime de ce comité

concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de

la Fondation Léon Bernard pour 1966; DÉCERNE la Médaille et le Prix au Dr Karl 3. Evang; et 4.

En 1937, il entre au service de l'Etat comme consultant médical à la Direction des Services norvégiens de

l'Inspection industrielle et devient, en janvier 1939, Directeur général des Services de Santé publique. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il accompagne le Gouvernement norvégien en exil. Il organise les services de santé publique des Norvégiens vivant à l'étranger depuis Londres, Washington et Stockholm, et prend part à l'organisation de l'approvisionnement en fournitures médicales et pharmaceutiques des

REND HOMMAGE au Dr Karl Evang pour son inlassable dévouement et son éminente contribution

à la cause de la santé publique et de la médecine sociale.

Tel est, Monsieur le Président, le texte d'une résolution que vous pouvez désirer soumettre à l'approbation de l'Assemblée. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle. Y a -t -il des observations sur ce projet de résolution ? (Applaudissements)

services de la résistance norvégienne. Il contribue aussi, pour la période de l'après -guerre, à la planification des services médicaux et sociaux de son pays, où il rentre après la libération en 1945 et reprend son poste qu'il occupe encore à l'heure actuelle.

Vous avez adopté par acclamation cette résolution et je prierai maintenant le Chef du Protocole de prier le Dr Evang de bien vouloir monter à la tribune.

Le Dr Evang prend place à la tribune. Le PRÉSIDENT: Monsieur le Dr Evang, Mesdames

Au cours des longues années qu'il a passées à la tête de son organisation, le Dr Evang mit à son actif d'importantes réalisations. Entre autres, il crée à l'échelon national un système universitaire de soins hospitaliers et de services préventifs. Dans ce cadre, il développe des services d'hygiène industrielle, de médecine du travail et de réadaptation des diminués physiques ainsi que des services pour la santé mentale. Il organise un enseignement national pour la formation

et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs,

c'est la onzième fois que le Prix de la Fondation Léon Bernard est décerné depuis sa création. C'est en effet en 1937 que le Comité d'Hygiène de la

d'infirmières. Sous son impulsion énergique, la protection maternelle et infantile est considérablement améliorée. Sous l'influence du Dr Evang, les sports et l'activité physique prennent un grand essor dans le cadre de la médecine sociale, non seulement dans

Société des Nations institua le Prix de la Fondation Léon Bernard, à la mémoire d'un des fondateurs de la médecine sociale, pour récompenser les personnalités dont les travaux de recherche ou les réalisations dans le domaine de la médecine sociale seraient jugés particulièrement remarquables. Les dix premiers lauréats étaient sans doute, après Léon Bernard, des pionniers de la médecine sociale.

l'intérêt de le jeunesse, mais aussi dans celui des

Notre assemblée maintient donc sa tradition en décidant d'attribuer le Prix de la Fondation Léon Bernard au Dr Karl Evang, car si quelqu'un est bien

personnes plus âgées et des diminués physiques. La santé des gens de mer est l'un des sujets qui tient le plus à coeur au Dr Evang et, pour la première fois, il crée un système complet d'assurance médicale à l'intention des marins se trouvant à l'étranger. Mais ce n'est pas seulement sur la scène nationale que les talents du Dr Evang s'exercent dans le domaine de la santé. En vrai descendant des Vikings, il a dès sa jeunesse fait de nombreux voyages et les années passées loin de son pays natal ont définitivement influencé sa

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

93

carrière et ont fait de lui une personnalité vraiment internationale. Il représente la Norvège sur la scène internationale depuis 1937. En effet, il assiste à la réunion de la Commission technique de la Société des Nations pour

Il est Président de la Commission sanitaire et sociale norvégienne pour les gens de mer.

l'Etude de l'Alimentation qui siégea à Genève cette année -là, et qu'il devait présider ultérieurement. Plus tard, de 1946 à 1963, il siège au Comité norvégien

Dans le cadre d'un accord tripartite d'assistance conclu entre la Norvège, l'Organisation des Nations Unies et l'Inde, il a assumé la vice -présidence du Fonds norvégien d'Assistance à l'Inde qui a beaucoup

fait pour stimuler l'intérêt porté aux travaux de développement et qui assure depuis 1952 une aide pratique à un programme de mise en valeur économique comportant un élément sanitaire important. Le travail a commencé par le développement de la pêche dans plusieurs villages de l'Etat de Kerala. Par la suite, de petites usines ont été construites sur place, dont l'une fabrique notamment des tubulures et des canalisations qui ont servi à améliorer l'approvisionnement en eau dans les régions environnantes. Les progrès de la pêche ont permis de stabiliser le prix du poisson et il y a tout lieu de penser que l'exploitation de cette intéressante source de protéines a contribué à

pour la Nutrition, qui est un comité national de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation

et l'Agriculture. En 1943, norvégien à

il

avait été

le délégué

la Conférence de Hot Springs, aux

Etats -Unis, qui créa la FAO, et avait représenté son

pays à la Conférence de l'UNRRA à Montréal, en 1944. Il a siégé comme conseiller de la délégation norvégienne à la Conférence de San Francisco, en 1945, lors de l'élaboration de la Charte des

Nations Unies. Mais c'est à partir de 1946 que son activité doit le

conduire vers une association qui sera longue et fructueuse avec l'Organisation mondiale de la Santé, dont il est l'un des fondateurs. Il a joué un rôle actif dans toutes les négociations qui ont préludé à l'élaboration de la Constitution et à la fondation de l'OMS telle que nous la connaissons aujourd'hui. En effet, il est l'un des seize experts désignés par les Nations Unies, qui formèrent la Commission technique préparatoire et se réunirent à Paris le 18 mars 1946 afin de préparer un ordre du jour annoté et les éléments de la Constitution de l'Organisation. Ceux -ci furent étudiés et adoptés à la Conférence internationale de la Santé qui se réunit à New York en juin 1946 et à laquelle il assiste comme délégué de son pays.

améliorer la santé de la population. C'est ainsi que l'on a constaté dans la région un accroissement sensible de la taille moyenne des écoliers. A l'origine, les travaux intéressaient une population d'environ 100 000 habitants, mais ils se sont élargis à près d'un million d'habitants et font désormais partie

intégrante du plan national de développement de l'Inde. L'aspect sanitaire de l'aide internationale a pris

fin au bout de quatorze ans, au cours desquels des fonds norvégiens d'origine publique et privée s'élevant à près de dix millions de dollars ont été investis. Les

services sont désormais assurés par du personnel indien. A l'occasion de ce programme, de gros progrès ont été réalisés dans la solution de certains problèmes:

Le Dr Evang est membre du Comité consultatif permanent de la Nutrition de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture et délégué de la Norvège à la Conférence de la FAO qui se tint à Genève en 1947. Par la suite, il représente la Norvège à la Commission intérimaire de l'Organisation mondiale de la Santé et est élu président de la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé qui se réunit à Rome en 1949. Il est actuellement Président du Conseil exécutif, qu'il représente ici, et nous avons tous suivi avec grand intérêt hier la présentation de son rapport sur les deux dernières sessions du Conseil. Lors de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé en 1965, il fut le Président des discussions techniques, dont le thème était la planification sanitaire.

lutte contre les maladies transmissibles, lutte contre la tuberculose, protection maternelle et infantile, éducation nutritionnelle et assainissement général. Homme aux activités multiples, le Dr Evang joint à ses excellentes qualités d'administrateur un savoir étendu et un esprit scientifique rigoureux. La liste de ses ouvrages publiés comprend plus de

deux cents titres. On y trouve une étude sur les mutations chez Drosophila melanogaster, qui a été écrite alors que l'auteur avait à peine plus de vingt ans.

On y remarque encore la description d'un cas d'une maladie rare, la thrombopénie essentielle, et une étude générale sur la silicose. C'est vers la trentaine que le Dr Evang a commencé à s'intéresser de plus en plus à la médecine sociale, comme en témoignent les titres

des ouvrages qu'il a publiés depuis lors: nutrition, hygiène des gens de mer, administration hospitalière, sécurité sociale, enseignement de la médecine, soins infirmiers, contrôle des naissances, éducation sexuelle,

L'OMS a souvent fait appel à son savoir et à son expérience. C'est ainsi qu'il figure au Tableau d'experts

de l'Administration de la Santé publique. Il a participé à un certain nombre de comités d'experts, de symposiums et de conférences sur l'administration de la santé publique, les programmes de soins médicaux, la formation professionnelle et la santé des gens de mer entre autres. Il a aussi servi comme consultant et visité à plusieurs reprises un certain nombre de pays Membres pour le compte de l'Organisation.

prévention des maladies mentales, lutte contre la tuberculose, dépistage systématique

du

cancer,

contrôle des stupéfiants et des préparations pharmaceutiques, tels sont quelques -uns des sujets dont il a traité à plusieurs reprises. On y reconnaît les problèmes

qui nous préoccupent tous dans nos pays et au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Dans ses

94

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

publications, tout comme dans ses nombreuses activités, il n'a cessé de mettre en relief les vastes responsabilités qui incombent à l'administration

Dr Karl Evang, j'ai l'honneur et le plaisir de vous conférer cette haute distinction.

sanitaire et celle -ci est

il

a contribué à faire comprendre que véritablement une des spécialités du

Le Président remet la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard au Dr Karl Evang. (Applaudissements)

domaine médical.

Ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui ont été frappés par sa remarquable aptitude à mener de front de multiples travaux. Au cours des récentes années, par exemple, il a exercé en Norvège même une très grande activité dans un domaine apparenté à celui que l'OMS a choisi pour servir de thème à la Journée mondiale de la Santé de 1966. En soulignant la nécessité d'une planification à long terme, le Dr Evang a fait valoir qu'il devrait être possible, dans certains pays tout au moins, d'éviter complètement

Le Dr EVANG (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les membres du Comité de la

Fondation Léon Bernard, Messieurs les délégués et amis, dirai-je - vous comprendrez les sentiments de profonde gratitude et de fierté, mais aussi d'humilité, que j'éprouve à cette heure en acceptant le Prix de la

Fondation Léon Bernard. Gratitude et fierté, pour avoir été jugé digne de figurer sur la liste des plus éminents travailleurs dans le domaine de la médecine sociale. Humilité, car le travail d'un homme, tout au

l'apparition de ces zones métropolitaines, de ces énormes agglomérations d'êtres humains, avec tous les risques qu'elles comportent pour la santé. Dans

le grand Oslo de l'avenir, il demande que l'on prévoie, à l'intérieur même de la métropole, des zones protégées qui soient non pas de simples parcs ou espaces verts, mais des superficies suffisamment vastes pour que la

moins dans notre discipline, n'est jamais l'ceuvre d'un seul homme. Et certes vous n'auriez pas dû, Monsieur le Président, m'attribuer le mérite de toutes les heureuses réalisations que vous avez énumérées. Ce mérite revient à tous ceux de mes collaborateurs

nature s'y manifeste sans être gâtée par la main de l'homme, ce qui permettra à tous les citadins, pendant leurs heures de loisir et aux week -ends, d'entrer rapidement et à peu de frais en contact avec la nature et

et amis qui ont accepté de travailler avec moi et qui se sont parfois servis de moi comme d'un outil pour la poursuite de leurs objectifs, plus ou moins volontairement. Il est exact que nous pouvons célébrer ces jours -ci le vingtième anniversaire de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, comme le

ses changeantes beautés et de prendre cet exercice physique que l'on peut considérer lui aussi comme

naturel pour l'être humain. Ce que le Dr Evang

appelle la « lutte contre la décrépitude physique » est à ses yeux une des tâches importantes et urgentes auxquelles les administrations sanitaires doivent s'attaquer. Le Dr Karl Evang est membre de plusieurs sociétés médicales et associations de santé publique, nationales et internationales. 11 est en particulier Honorary Fellow de l'American Public Health Association, de

Président l'a rappelé. C'est le 5 avril 1946 que la Commission technique préparatoire, au terme de dix -huit jours de travaux, à Paris, a présenté un projet

de Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. Vous me pardonnerez donc peut -être si, parmi les précédents lauréats du Prix de la Fondation Léon

Bernard, mes pensées vont aujourd'hui, d'abord et avant tout, vers ceux qui étaient aussi membres de cette Commission technique préparatoire: René Sand,

la Royal Society of Medicine de Londres et de la Royal Society of Health. Mesdames et Messieurs, je crois me faire l'interprète de cette assemblée en lui disant combien nous sommes heureux que le choix du Comité de la Fondation Léon

de Belgique, Président de la Commission, Andrija Stampar, de Yougoslavie, Marcin Kacprzak, de Pologne, et Thomas Parran, des Etats -Unis d'Amérique. Très différents par leur formation, leurs connaissances et leur expérience, les seize hommes qui se sont réunis alors à Paris avaient été choisis hâtivement, je pense, par le Conseil économique et social des Nations

Bernard se soit porté sur lui. En effet, le Dr Karl Evang est l'un des nôtres; depuis la naissance de notre organisation, il n'a cessé d'intervenir dans nos débats avec une fougue, une imagination, un mordant et une jeunesse que les ans ne semblent point altérer. Nous

Unies. La plupart d'entre nous ne s'étaient jamais rencontrés et nous sommes néanmoins parvenus, en un laps de temps très bref, à élaborer un projet qui a été accepté, plus tard dans l'année, à New York, sans trop de modifications. Ce résultat était dû en partie au fait qu'une base concrète de discussion avait été fournie à la Commission technique préparatoire grâce à des aide -mémoire présentés par les membres de la Commission venus de France, du Royaume -Uni, des Etats -Unis et de Yougoslavie, documents qui reflé-

l'admirons et nous le respectons tous. Je me plais à rendre ici hommage à l'indépendance de son esprit, à l'intégrité de son caractère et à sa foncière droiture. C'est toujours avec plaisir et avec une curiosité toujours en éveil que nous écoutons le Dr Evang exposer ses idées généreuses, fruit des réflexions d'un

idéaliste doublé d'un réaliste. Mais je crois que la qualité essentielle de notre collègue et ami Karl Evang, dans notre monde où les techniques menacent souvent d'ignorer et même d'écraser l'homme qu'elles devraient

taient de la manière la plus utile des conceptions nettement différentes d'une constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous n'aurions cependant pas réussi, je pense, si deux autres conditions n'avaient pas été remplies à ce moment. D'abord, la plupart de ces hommes avaient profondément conscience des possibilités qu'offrait une coopération élargie, sur le

servir, est de respecter, selon ses propres mots, « un facteur social essentiel, un élément fondamental:

l'être humain qui peine, qui crée, qui espère et qui lutte ».

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

95 il

plan international, dans le domaine de la santé publique. Leurs vies, leurs activités parfois contrecarrées dans leur propre pays et, enfin et surtout peut -être, l'expérience qu'ils avaient acquise durant la Deuxième Guerre mondiale, avaient donné à la plupart d'entre eux, pour ainsi dire, une attitude révolutionnaire pour ce qui est du champ des activités d'une telle organisation. La deuxième condition qui se trouvait remplie était,

j'étais incapable de m'exprimer en cette langue;

me fut donc impossible d'intervenir d'aucune manière.

Je me souviens encore de la peine profonde, de la colère et de l'humiliation que j'éprouvai, ayant le sentiment d'être solidaire, peut -être parce que je venais d'un petit pays, de mon collègue africain. Cinq ans plus tard seulement, à la Conférence de l'Alimentation et de l'Agriculture qui s'est tenue à Hot Springs pendant la guerre, en mai 1943, nul n'aurait osé, même une minute, refuser de prendre en considération les problèmes sanitaires, nutritionnels et autres des peuples d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud et d'autres parties du monde négligées et sous -développées. En l'espace de ces quelques années, la couleur

bien entendu, qu'il ne s'agissait pas là d'un premier pas. La coopération internationale dans le domaine de la santé avait déjà une longue histoire que je ne puis retracer ici, malgré tout l'intérêt qu'elle offre. Je

rappellerai seulement que le Bureau sanitaire panaméricain, l'Office international d'Hygiène publique et l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations existaient déjà depuis de nombreuses années. Dans

de la peau de l'orateur avait du moins perdu toute importance. L'allusion que vous avez faite, Monsieur le Président, à la Conférence de Hot Springs en 1943, m'a remis en

l'esprit des membres de la Commission technique préparatoire et, je suppose, dans l'esprit de la plupart des administrateurs de la santé dans le monde entier, une cristallisation s'était produite, fondée sur les réalisations et les déceptions, les succès et les échecs de ces prédécesseurs; il était donc possible de se mettre d'accord, pour la première fois, sur la création d'une organisation mondiale unique de la santé. Et permettez -moi de citer aussi, outre les membres de la

Commission technique préparatoire que j'ai déjà nommés, certaines autres personnalités qui ont pris part très activement aux travaux et ont trouvé immé-

mémoire un épisode que j'aimerais aussi rappeler en ce moment. Immédiatement après la Conférence, un petit groupe fut réuni officieusement par le Dr Parran, dans la ville de Washington, pour examiner l'avenir des problèmes sanitaires internationaux. Puisqu'on avait établi les fondations d'une Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture qui se consacrerait aux problèmes de la nutrition humaine et aux problèmes sociaux et économiques étroitement connexes, nous

diatement un terrain d'entente: Martínez Báez, du Mexique, Brock Chisholm, du Canada, Aly Tewfik Shousha, de l'Egypte, Wilson Jameson, du Royaume Uni, et C. Mani, de l'Inde, sans oublier notre excellent

fûmes convaincus que la voie était libre pour la création d'une Organisation mondiale de la Santé indépendante. A titre de curiosité, je mentionnerai bâtiment, le Palais des Nations, qui ne semblait guère

qu'à ce moment je suggérai au groupe que l'on entreprît des négociations pour que l'usage de ce très convoité à l'époque, fût concédé à la future Organisation mondiale de la Santé. Maintenant que j'ai vu le nouveau bâtiment du Siège, je ne regrette pas qu'il n'en ait pas été ainsi. Permettez -moi d'essayer de présenter, en une brève rétrospective, quelques observations sur certains

ami Geraldo H. de Paula Souza, du Brésil. Vous avez aimablement fait allusion, Monsieur le Président, à mon premier contact avec les travaux relatifs à la santé sur le plan international, en 1937. Qu'il me soit permis, ce jour, de relater une anecdote personnelle. J'étais alors un homme jeune, relativement neuf, peu accoutumé aux difficultés, optimiste. Sous la direction très dynamique et intelligente du Dr Rajkmann, qui était aidé par des hommes tels que le Dr Frank Boudreau, le Dr W. Ackroyd, Lord Bruce et l'économiste australien McDougall, l'Organisation

points pour lesquels, à mon sens, nous pouvons voir clairement à quelle allure vont les choses et où, si je puis employer un terme peut -être ambitieux, la « philosophie de la santé » s'est concrétisée davantage

depuis le jour où notre Constitution a été élaborée. Par exemple, nous savons tous par coeur la définition

d'Hygiène de la Société des Nations avait abordé depuis plusieurs années, comme vous le savez, le domaine de la nutrition humaine. On trouvait donc mis en discussion en 1937, dans cette même enceinte, des rapports ayant trait surtout aux conditions

de la santé qui est donnée dans l'introduction à la Constitution de l'OMS : « La santé est un état de complet bien -être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Il nous apparaît plus clairement main-

nutritionnelles de diverses classes sociales dans les pays d'Europe occidentale, fondés dans une large mesure sur les travaux précurseurs de celui qui devait être plus tard le directeur de l'Organisation des Nations

tenant qu'à cette époque qu'une telle définition représente une abstraction, une formulation utile peut -être, mais en même temps un but inaccessible,

Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture et lauréat du Prix Nobel, John Boyd Orr. Un représentant d'un pays d'Afrique apparut, on ne sait comment, à l'une des réunions, et essaya d'exposer les problèmes qui se posaient dans cette partie du monde. Je dis bien « essaya », car personne ne sembla attacher beaucoup d'importance à ce qu'il disait. Les participants attendaient simplement avec une certaine impatience le

un objectif dont nous pouvons nous rapprocher toujours davantage mais que nous n'atteindrons jamais. C'est vrai en ce qui concerne les populations,

je suis sûr que la plupart d'entre vous l'admettront déjà. Mais c'est également vrai pour l'individu. En d'autres termes, aucun individu doué d'une faculté normale d'observation de soi, même s'il est de ceux qui jouissent de la meilleure santé, ne refusera d'admettre que dans des circonstances différentes et plus favo-

moment de continuer à discuter de leurs propres problèmes. A cette époque, je lisais l'anglais mais

rables il aurait pu être dans un état de santé encore

96

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

plus florissant et être capable de vivre plus pleinement, au sens le plus large du terme.

De cela on peut déduire deux conséquences qui, à

sement, est toujours inachevée. Plus vous donnez, plus on vous demande. Ou, pour traduire cela en termes positifs, il semble, en l'état actuel de nos connaissances, que les possibilités d'action offertes à l'homme soient illimitées. D'énormes ressources, d'énormes réserves cachées, sur le plan physique et

mon sens, méritent d'être examinées par nous qui avons reçu mission non seulement d'établir une formule pour l'organisation de services de santé, mais aussi dans une large mesure de façonner dans le détail de tels services qui prennent de plus en plus une importance vitale pour tous. En premier lieu, naturel-

sur le plan mental, attendent impatiemment d'être exploitées, d'abord et avant tout dans les pays en voie de développement, naturellement, mais aussi dans les pays que nous qualifions d'avancés, où seuls quelques individus ont la possibilité de vivre dans des conditions de milieu optimales. Notre tâche est beaucoup facilitée aujourd'hui par

lement, nous constatons que la notion de santé,

comme celle de maladie, est relative. Il n'est pas un individu dont la santé soit si florissante qu'elle ne puisse être améliorée. Nous sommes tous victimes

d'une déficience quelconque et nous devons par conséquent faire l'objet d'une vigilance constante, intelligente et compréhensive. Espérons que nous trouverons tous une famille, un atelier, un groupement, une nation qui admettent cette nécessité. Personnel-

l'existence de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que par la connaissance toujours plus répandue, chez tous les peuples du monde, des possibilités des

services de santé, par l'impatience justifiée de ces

peuples, par leur volonté de ne plus accepter la discrimination, la ségrégation et l'injustice.

lement, j'ai eu cette chance. D'autre part, il n'est pas d'individu malade, estropié, retardé ou atteint de

Avant de poser plus formellement ma question finale - dans quelle mesure l'OMS et sa philosophie ont -elles été capables de suivre ces changements rapides ? - je voudrais m'arrêter un instant sur une considération que j'ai trouvée moi -même extrêmement

troubles fonctionnels qui ne possède des facultés permettant de lui confier une tâche utile et de lui

ménager ainsi la possibilité d'améliorer sa santé et de

renforcer les liens qui l'attachent à la société dans laquelle il vit. Cette relativité de la maladie et de la santé nous réunit tous en une seule communauté. Nous, les prétendus « bien portants », serions sages de ne pas nous tenir trop à distance des prétendus « malades ». Nous ne pouvons libérer notre conscience,

par exemple, en isolant les malades dans des établissements, aussi beaux et aussi bien organisés qu'ils soient. Il y a une note désagréable de discrimination et de ségrégation dans le fait de dresser un mur entre soi -même et le malade, que ce mur soit de ciment,

utile. On pourrait dire que les services de santé, que l'aide que nous sommes en mesure de dispenser aux populations, ont quatre dimensions: la médecine physique ou somatique, je pense que nous savons tous ce que sela signifie; la médecine mentale ou psychologique; la médecine orientée dans un sens sociologique; enfin, ce que j'ai évoqué il y a un moment, les

relations mutuelles entre ceux qui donnent et

ou bien représenté par une connaissance et une clairvoyance spéciales ou par la traditionnelle blouse blanche des médecins et des infirmières. On a pris conscience de cet écueil, comme le prouve très clairement l'exemple de la psychiatrie moderne qui pratique de plus en plus, et avec des résultats très encourageants, la thérapie de groupe, que l'on pourrait appeler aussi la thérapie de communication. Dans le groupe constitué suivant cette formule, aucune distinction n'existe entre le médecin, l'infirmière, le

ceux qui reçoivent. De ces quatre dimensions, les trois premières sont déjà généralement acceptées et deviennent rapidement

la propriété à la fois du monde scientifique et du public profane. La quatrième dimension, cependant, tend à s'affirmer. Je pense que vous avez tous entendu quelque chose de ce genre: on enseigne au médecin à examiner attentivement tout médicament qu'il prescrit à ses malades, ses indications, sa puissance, sa toxicité, ses effets secondaires,

etc. Le médecin connaît ses

psychologue et le malade, il n'y a ni uniforme, ni barrières établies et acceptées, il n'y a que des êtres humains fragiles qui s'ouvrent l'un à l'autre, s'efforcent

médicaments. Seul le remède qu'il donne plus souvent que quoi que ce soit d'autre lui est inconnu: lui -même. Sigmund Freud, l'un des promoteurs de la connaissance du psychisme humain, fut le premier, je pense, les capacités nécessaires à l'analyse,

de découvrir ce qui ne va pas, essaient d'établir un équilibre mental, de fortifier la communauté et par là -même l'individu. Quiconque a fait partie d'un tel groupe a été frappé par la force qui, tout d'un coup, se manifeste comme par enchantement et qui apporte un élément nouveau. Entre parenthèses, n'est -ce pas

à demander qu'un individu qui s'efforce d'acquérir à l'examen

approfondi et à la synthèse du psychisme d'un malade se soumette d'abord lui -même à l'analyse. C'est

seulement par là - affirmait Freud - qu'il sera

là ce que l'OMS cherche à faire sur le plan international ? Cette idée pénètre maintenant petit à petit dans d'autres secteurs de l'activité médicale. Même le malade qui se trouve dans un service de chirurgie a maintenant parfois la chance d'être traité comme un

capable de savoir, avec toute la précision qu'on peut humainement atteindre, ce qu'il fait lorsque, finalement, il saisit et démêle les fils ténus du «conscient» et du « subconscient » de son malade. C'est seulement ainsi qu'il sera capable de juger de l'influence qu'il

individu, non pas seulement comme un «cas» ou même comme un organe. L'autre conséquence qui découle de ce que je disais tout à l'heure est qu'il n'y

a sur son malade. C'est seulement ainsi qu'il sera capable d'éviter d'aggraver la situation en établissant des relations qui ne conviendraient pas en la circonstance. On prend de plus en plus conscience de l'importance

a pas de fin aux améliorations que vous pouvez apporter aux services de santé. Votre oeuvre, heureu-

de cette attitude d'esprit sur le plan général. Il y a quelques années, au service de santé de la Ville de

CINQUIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

97

New York, je voyais une équipe composée d'un psychiatre, d'un clinicien psychologue et d'un spécialiste de la psychiatrie sociale observer par une fenêtre à visibilité unilatérale un autre groupe de même composition qui tentait de résoudre les problèmes thérapeutiques d'une famille en situation difficile. Ceux -là faisaient l'objet d'un contrôle. Il s'agissait

l'Organisation n'avait compris que ce genre d'activités.

Il n'en est pas ainsi. A l'autre extrémité de l'éventail des activités, l'OMS doit perfectionner progressivement ses propres instruments de recherche. Les données scientifiques que l'on réunit dans le monde entier et dont l'OMS dispose ne suffiront pas, à mon sens, aux besoins de l'Organisation, bien qu'elles doivent naturellement constituer la majeure partie des connaissances dans lesquelles nous puisons. De plus, et à des fins spéciales que le Directeur général a très bien définies, l'OMS devrait être capable de servir le

d'un travail de routine: étudier l'influence de l'équipe thérapeutique sur la famille en difficulté.

Si je demandais jusqu'à quel point cet aspect de l'éducation médicale reçoit aujourd'hui l'attention qu'il mérite, la réponse viendrait d'elle -même. Autant

que j'en puisse juger, dans la partie du monde où je vis, beaucoup d'étudiants commenceront à s'occuper d'autres gens appelés malades sans même connaître leurs propres singularités et leurs anomalies, comme nous en avons tous, leurs complexes, leurs préjugés, ces parties de leur personnalité que nous pouvons qualifier de neurotiques. Le premier Directeur général de notre organisation, Brock Chisholm, a mis en évidence dans ses célèbres conférences Allen White certaines des conséquences générales les plus tragiques pour les relations humaines d'un tel manque de maturité.

monde à l'aide de son propre appareil scientifique. Au stade actuel, il semble que le programme de recherche de l'OMS en épidémiologie et dans certaines

autres méthodologies, par exemple l'application des mathématiques et des services de calculatrices électroniques dans le domaine de la santé, soit plus ou moins généralement accepté. C'est là, me semble -t -il, un premier pas seulement qui, logiquement, doit être suivi d'autres tôt ou tard. Comme le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies l'a dit hier avec grande éloquence, les cloisons étanches entre les différentes branches de la science se désintègrent rapidement; en acceptant

Par ces observations, j'ai déjà abordé la question que je veux poser pour terminer: dans quelle mesure l'OMS a -t -elle été capable de suivre le progrès? Remarquablement bien, à mon sens, sur le plan

ce fait dans l'organisation de son programme de recherche, l'OMS a donné une preuve de sa souplesse et de sa vitalité. L'OMS a fourni aussi, au cours des années, d'autres

technique, dans le domaine de la médecine au sens traditionnel. Pour la médecine préventive et curative, la réadaptation, l'éducation sanitaire et l'administration sanitaire, pour toutes ces disciplines, je pense

preuves de sa faculté d'adaptation. Pour n'en citer qu'un exemple de plus, je rappellerai une activité qui,

lorsqu'on a tenté de l'inscrire parmi les travaux

que l'OMS est parfaitement au niveau de l'époque et,

ordinaires de l'OMS en 1952, a menacé de la séparer en deux camps et qui a maintenant été tranquillement

en fait, en avance sur beaucoup de ses Etats

Membres, comme il se doit. L'écologie, de même que

la priorité à accorder aux pays en voie de développement, sont devenues des mots clés importants. Il y

incorporée dans le programme. Je veux parler de l'étude de l'assistance aux Etats Membres pour les problèmes sanitaires relatifs à la reproduction humaine.

a quelques années, au cours d'une discussion

à

l'Assemblée mondiale de la Santé, j'ai déclaré qu'avant

Mon grand souci, en ce qui concerne l'OMS, est qu'il manque encore un pilier à l'édifice. N'est -ce pas caractéristique du dilemme devant lequel nous mêmes et le monde entier nous nous trouvons ? Nous sommes capables de mener à bien la construction d'un magnifique bâtiment neuf doté de toutes les commodités modernes, et en même temps nous acceptons que quatre pays au moins soient écartés de nos travaux pour des raisons purement politiques: la République populaire de Chine, l'Allemagne orientale, la Corée du Nord et le Viet -Nam du Nord. Si, pour des motifs d'ordre politique, d'autres pays subissaient à l'avenir le même sort dramatique et étaient séparés en deux tronçons, devrions -nous toujours, à l'OMS, subir la dictature des politiciens et trouver le moyen d'empêcher une partie du monde de poursuivre sa participation aux activités sanitaires internationales dans le cadre de l'OMS ? Combien de fois un tel fait se reproduira -t -il avant que la création d'une seconde organisation mondiale de la santé en soit le résultat inévitable ? Peu importe ou, plutôt, peu devrait

d'acquérir des connaissances nouvelles il était plus urgent d'utiliser sur le terrain les connaissances existantes. Cela est vrai, je pense, sur le plan général.

Comme d'autres, j'espère que l'OMS ne s'écartera jamais de sa ligne de conduite actuelle d'organisation

travaillant sur le terrain. Nous devons résister à la tentation de nous retirer dans l'atmosphère éthérée, claire et académique du monde scientifique. Nous devrons continuer à concentrer toutes les forces de l'Organisation sur l'aide à ceux qui combattent la maladie là où elle se trouve, sur le terrain, partout. Comme par le passé, l'OMS devra toujours s'occuper

aussi de ce qu'on peut qualifier de travaux « peu ragoûtants », des nids de rats dans les fermes et dans

les ports, des taudis et de la toxicomanie dans les grandes villes, des marais à moustiques et des systèmes

d'égouts dans les zones rurales.

Si l'OMS s'abstenait d'activités opérationnelles directes destinées à soutenir et renforcer l'action des pays ou si elle limitait son intervention, elle risquerait, à mon avis, de se séparer de ses assises et de mettre en péril la confiance que les gouvernements lui accordent actuellement. Les choses auraient été beaucoup plus

importer, pour nous, que le partage d'un pays soit temporaire ou permanent. Comme je l'ai dit, les choses vont vite aujourd'hui. Nous avons été très heureux d'accueillir de nombreux pays nouveaux comme Membres de valeur. Nous avons aussi parfois

simples, Monsieur le Président, si toute la tâche de

98

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

fait face sans aucune difficulté à la situation créée par la fusion d'Etats Membres sur le plan politique, ce qui simplifiait leur représentation à l'OMS. Il est, à mon avis, d'autres difficultés auxquelles l'OMS devra faire front au cours des années à venir. Qu'il me soit permis, en terminant, d'en mentionner quelques -unes. Tout d'abord, les nombreux problèmes

que pose le « travail d'équipe » dans les

services

sanitaires devront être mieux compris. Le terme ancien de « personnel auxiliaire », qui comprenait surtout les infirmières, les inspecteurs sanitaires et les sages femmes, est désuet. Deuxièmement, ce que j'ai appelé la quatrième dimension des services de santé requiert plus d'attention. Troisièmement, il faudra des « règlements de quarantaine internationale », non seulement en ce qui concerne certaines maladies transmissibles, mais aussi pour les médicaments, les additifs alimentaires, les résidus de biocides, etc., qui passent dans le commerce international. Quatrièmement, il faudra lutter contre ce que j'appelle la détérioration physique de l'homme dans notre civilisation. Enfin, des services

sciences de l'ingénieur, l'administration, car, après tout, l'homme qui a reçu une formation médicale est, malgré toutes ses limitations, le seul qui puisse coordonner ces efforts d'une manière efficace et qui ne soit pas trop coûteuse. C'est cela, à mon sens, la médecine sociale, et si vous vous reportez à l'ceuvre de Léon Bernard, vous constaterez qu'il indique très clairement cette voie. Sur le plan économique, l'abîme entre les pays en voie de développement et les pays avancés n'a malheureusement pas été comblé depuis qu'existent les Nations Unies et leurs institutions spécialisées. Nous serons, je crois, plus près de la vérité en disant qu'il s'est élargi. A l'OMS, nous sommes très fiers, et à juste raison, de constater que le tableau est maintenant plus satisfaisant en ce qui concerne la situation sanitaire

et l'amélioration de la santé et que nous préparons donc dans une certaine mesure la voie au progrès social et économique. En réexaminant et en élargissant le champ d'action

indépendants de recherche devront être créés ou développés pour compléter ceux qui existent déjà. Tout cela équivaut, pourrait -on dire, à reviser la définition de ce qu'on entend par médecine et services

des services sanitaires, nous pouvons espérer aussi éviter à certains pays en voie de développement les erreurs que nous avons nous -mêmes commises. Merci, Monsieur le Président. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Evang, et encore une fois nos cordiales félicitations. La séance est levée.

sanitaires. J'estime qu'il est grand temps de le faire et que l'OMS doit en prendre l'initiative. Nous devons revoir nos relations avec certaines disciplines et

activités qui nous touchent de près, la psychologie, l'action sociale, la sociologie et l'anthropologie, les

La séance est levée à 13 heures.

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 5 mai 1966, 15 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Discussion

générale

des

rapports du Conseil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT: La séance est ouverte. Nous conti-

je tiens

Dr Sauter, de son élection, ainsi que nos trois Vice -Présidents. Je voudrais aussi exprimer notre

Au nom de ma délégation et en mon nom propre, à féliciter notre nouveau Président, le

gratitude à notre Président sortant, le Dr Olguín, et le féliciter de l'efficacité avec laquelle il s'est acquitté avec tant de succès de ses fonctions. Il est regrettable que plusieurs représentants aient jugé opportun de soulever ici des questions relatives au Viet -Nam, questions qui n'ont aucun rapport avec les travaux de notre assemblée. Sans vouloir poursuivre une polémique déplacée, je tiens à repousser formel-

nuons la discussion sur les points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions, et 1.11,

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965. Je donne la parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr STEWART (Etats -Unis d'Amérique) (traduction

lement les accusations sans fondement qui ont été lancées ce matin contre mon gouvernement. Ces mêmes attaques, lorsqu'elles ont été portées devant une

de l'anglais): Monsieur le Président, chers amis et collègues, j'ai le grand privilège de transmettre les viceux de mon gouvernement à toutes les nations représentées à cette Dix -Neuvième Assemblée mon-

diale de la

assemblée compétente, ont été réfutées par des explications franches et complètes concernant des faits qui sont connus de tous. Le président Johnson a souligné à plusieurs reprises que l'objectif des Etats -Unis au

Santé.

Viet -Nam est uniquement d'aider un peuple et un

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

99

gouvernement qui sont fermement décidés à s'aider eux- mêmes. Notre objectif demeure un objectif de paix. Nous n'aurons de cesse qu'une paix stable ne soit instaurée en Asie du Sud -Est de manière à permettre aux gouvernements et aux peuples de la Région

ration avec dix-huit pays d'Afrique occidentale, une campagne qui protégerait 105 millions de personnes contre la variole. Cette campagne devra s'intégrer dans les programmes que lancera l'Organisation

de se consacrer à l'amélioration de la condition à toutes les ressources de la diplomatie pour faire passer le problème du Viet -Nam du champ de bataille

mondiale de la Santé pour éradiquer la variole, tant dans le continent africain que dans l'ensemble du monde, au cours des dix années à venir. Parallèlement,

humaine. Mon gouvernement continue de faire appél

nous aidons certains de ces pays à lutter contre la rougeole, maladie qui coûte chaque année la vie à de nombreux enfants. La notion d'éradication n'est pas nouvelle en soi, mais l'espoir et, plus encore, le ferme dessein de la

à la table de conférence. C'est la première fois, Monsieur le Président, que j'ai l'honneur de représenter mon pays à l'Assemblée mondiale de la Santé. Cet événement revêt pour moi une importance toute spéciale, car j'ai toujours été

frappé à la fois par les nobles buts qui animent

l'Organisation et par les progrès remarquables qu'elle moins grand se seraient laissé submerger et décourager

a accomplis pour l'amélioration de la santé des peuples du monde. Des hommes d'un dévouement par des problèmes aussi vastes, mais l'OMS a su vaincre l'ampleur et la complexité de ces problèmes et a poursuivi une carrière marquée par des succès constants et parfois éclatants. Bien plus, je suis convaincu - et mon pays a pris des engagements qui démontrent également sa conviction - que les succès

réaliser sont relativement très récents. A l'échelon il reste à la traduire dans les faits. Cet objectif sera atteint, il n'en faut pas douter: il le sera pour le paludisme, pour la variole et pour beaucoup d'autres maladies qui ne doivent plus se produire. Une à une ces maladies disparaîtront, à mesure que nous saurons mettre nos réalisations à la hauteur de mondial,

de cette brillante carrière ne font que commencer. L'oeuvre si bien entreprise n'en est encore qu'à ses débuts. Grâce à l'OMS, le rêve de l'éradication de la maladie

notre potentiel scientifique. La fièvre jaune représente une de ces maladies qu'on est arrivé à éliminer en pratique dans de nombreuses régions du monde où elle prélevait naguère de lourds tributs en vies humaines. Cependant, sa réintroduction reste menaçante tant que le moustique vecteur, Aedes aegypti, peut continuer à proliférer. L'Organisation mondiale de la Santé, reconnaissant la nécessité d'entreprendre de sérieuses études comparatives des souches d'Aedes aegypti provenant de toutes les parties

est devenu une réalité pour près d'un milliard deux cent cinquante millions de personnes qui n'ont plus à. craindre les attaques débilitantes du paludisme. C'est là une réussite spectaculaire, mais ce n'est là qu'un premier pas. Les Etats -Unis d'Amérique se sont

du monde, a proposé d'utiliser un laboratoire des Etats -Unis comme centre mondial de référence. Nous

sommes heureux et honorés de cette proposition. Toutefois, cette désignation pose un problème impor-

engagés à soutenir le programme d'éradication du paludisme lancé par l'OMS jusqu'à ce que cette maladie soit devenue un souvenir, une curiosité que les médecins de l'avenir ne connaîtront plus que par les manuels d'histoire médicale. Nous participons également à la lutte pour l'éradication de la variole. Thomas Jefferson, troisième Président des Etats -Unis, auteur de notre Déclaration d'Indépendance, homme dont l'esprit était très en avance sur son temps, écrivait il y a plus d'un siècle

tant qui touche à l'entretien de colonies d'Aedes aegypti dans l'hémisphère occidental. En effet, ce vecteur de maladie a été éliminé de vastes régions de l'hémisphère occidental et il fait encore l'objet de nouvelles mesures de lutte, notamment d'une campagne dans la partie méridionale des Etats -Unis. Or,

on a pu soupçonner que certains pays d'Amérique avaient été réinfestés par des moustiques provenant de colonies de laboratoire, ce qui a conduit le Bureau sanitaire panaméricain à demander que l'on supprime les élevages de ce vecteur dans les autres pays américains. Compte tenu de cette décision, les Etats -Unis d'Amérique ne croient pas pouvoir accepter la responsabilité d'entretenir des colonies d'Aedes aegypti et d'assurer des exportations et des importations de ces moustiques tant que les nations américaines n'auront pas fixé en commun, par l'intermédiaire de l'Organisation panaméricaine de la Santé, les conditions dans lesquelles ces colonies de moustiques peuvent être entretenues dans l'hémisphère occidental.

et demi qu'il pouvait prévoir le jour où la variole serait éliminée du monde. La prévision de M. Jefferson ne s'est pas encore réalisée, mais, grâce aux décisions prises l'an dernier par cette assemblée, l'objectif est

maintenant en vue. Il n'y a plus besoin de grande découverte pour l'atteindre : du point de vue scientifique, tous les cas de variole qui se déclarent aujourd'hui sont des cas injustifiés, tous les décès provoqués par cette maladie sont injustifiés. L'Assemblée s'est déclarée fermement résolue à réaliser, en fait, ce que nous sommes en mesure de faire. Mon pays a le plus

vif désir de collaborer avec les autres nations, sous l'égide de l'OMS, pour que la variole soit totalement éliminée en 1975.

Les Etats -Unis ont déjà pris des mesures dans ce sens. Le 25 novembre 1965, le président Johnson a annoncé qu'il se proposait d'organiser, en collabo-

La lutte engagée dans le monde entier contre les maladies transmissibles fait ressortir le besoin d'un approvisionnement suffisant en eau pure. La vague de choléra épidémique qui a déferlé récemment sur des régions jusqu'alors indemnes de cette infection montre bien l'urgence du problème. L'alimentation en eau pure est absolument indispensable à la santé publique. En outre, un programme efficace d'approvisionnement public en eau suscite en général l'intérêt

100

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la population et amène souvent les collectivités à accepter à la longue d'autres mesures d'assainissement qui sont capitales pour la santé publique. L'approvisionnement en eau représente un investissement, non seulement pour la santé publique, mais aussi pour le développement social, industriel et économique d'une région dans son ensemble. Le rapport d'activité que le

encourager la participation de l'OMS dans ce domaine nouveau et important de l'action sanitaire.

De tous les problèmes que doivent résoudre les peuples du monde dans leur recherche d'une vie plus saine et plus productive, aucun n'est plus complexe, plus délicat, ni plus intimement lié aux diverses tradi-

Directeur général a présenté à l'Assemblée sur le programme

d'approvisionnement public

en

eau

tions culturelles du monde que celui posé par la rapidité de l'expansion démographique. Les EtatsUnis d'Amérique, dont la population est d'origines nationales, ethniques et culturelles très variées, sont particulièrement conscients de toutes les difficultés et de tous les aléas auxquels s'expose le chef d'Etat bien intentionné qui cherche à concevoir et à exécuter un programme d'assistance en matière de planification familiale. Pourtant, l'accroissement démographique est une réalité qui ne se laisse pas ignorer et qu'on ne saurait écarter par de simples souhaits. Le président

montre, sans équivoque, la nécessité d'un soutien beaucoup plus étendu si l'on veut atteindre les objectifs que le Directeur général a proposés à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le président Johnson a souvent parlé de l'intérêt qu'il porte aux peuples du

monde qui sont en proie à la maladie, à la misère ou à la famine à cause d'un approvisionnement insuffisant en eau pure. Au mois d'octobre 1965, il a annoncé le lancement d'un programme « L'eau pour la paix » qui constituera un effort massif de collaboration internationale destiné à résoudre le problème de l'alimentation en eau des collectivités humaines. En février dernier, le président Johnson a encore déclaré que l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique allait participer à des programmes mondiaux d'approvisionnement en eau pure en coopérant directement avec les pays en voie

Johnson, regardant la réalité en face, a déclaré à plusieurs reprises depuis deux ans que l'expansion démographique représente « la

plus

importante

gageure » qu'aura à tenir l'humanité d'ici la fin du siècle. Sous la direction du Président, les Etats -Unis

ont donc entrepris un programme qui n'est pas destiné à limiter la population par des méthodes

de développement et avec les organisations internationales pour réduire le tribut prélevé par les maladies diarrhéiques. Nous comptons sur l'Organisation mondiale de la Santé pour prendre la tête de ces efforts concertés et demandons instamment que le programme d'approvisionnement public en eau lancé par l'OMS soit placé parmi les programmes hautement prioritaires. Un problème analogue, dont l'importance ne cesse de croître, surtout dans les pays fortement urbanisés et industrialisés, est celui de la pollution de l'atmosphère. Etant donné la rapidité avec laquelle les villes et les industries se développent dans tous les pays, y compris les moins avancés, ce problème prend maintenant une envergure mondiale. Aux Etats -Unis, on a entrepris depuis dix ans de vastes recherches sur la

autoritaires, mais à mettre à la portée de tous ceux qui le désirent les renseignements qui permettront à chaque couple de décider librement du moment où il souhaite avoir un enfant. Nous voulons que toute la population soit en mesure de prendre cette décision en

toute connaissance de cause. Nous voulons que

chaque enfant soit vraiment désiré. L'an dernier, l'Assemblée mondiale de la Santé a pris une décision historique en adoptant une résolution

demandant au Directeur général de développer davantage le programme qu'il avait proposé dans le domaine des services consultatifs et de référence. Cette mesure constituait une initiative courageuse et nécessaire.

Nous ne devons pas nous en tenir là. Dans un

monde où la famine traque des millions d'êtres vivants

pollution due aux véhicules à moteur, forme de pollution qui se rencontre maintenant dans presque tous les pays du monde. Des méthodes pratiques ont été mises au point pour réduire l'émission d'oxyde de carbone et d'autres gaz provenant de la combustion. Le Gouvernement des Etats -Unis a récemment adopté des dispositions qui réglementeront les émissions de gaz dangereux dues à tous les véhicules à moteur et à

et menace des millions d'individus à naître, nous ne pouvons nous contenter d'exprimer des voeux ou des inquiétudes. Certes, toute avance dans ce domaine doit tenir compte de philosophies et de traditions qui ont des siècles d'existence, mais tout en cherchant à les comprendre et à ne pas leur faire violence, nous ne devons pas les laisser paralyser nos efforts. Il ne s'agit

pas d'imposer mais de donner une possibilité; les méthodes employées ne doivent pas être contraignantes, mais éducatives. Un monde où tout homme et toute femme pourra prendre des décisions éclairées

tous les moteurs d'automobile construits à partir de 1968. Ces normes seront applicables aux véhicules

de fabrication nationale comme à ceux qui seront importés de l'étranger. Etant donné que le lien de causalité entre la pollution de l'atmosphère et diverses maladies est toujours plus évident, le Gouvernement des Etats -Unis souhaite que les autorités de la santé

au sujet de l'agrandissement de sa famille sera un monde où chaque enfant pourra jouir de la santé, se développer harmonieusement et tendre à une vie prospère. L'Organisation mondiale de la Santé peut contribuer à nous conduire tous dans un tel monde. Les grands progrès réalisés au vingtième siècle dans le domaine de la science médicale ont mis à la portée

publique des autres pays et celles de l'Organisation mondiale de la Santé envisagent sérieusement de lancer des campagnes de lutte contre la pollution de l'atmos-

de l'humanité de nouvelles chances de santé et de bien -être. Les réalisations d'ordre social, économique

phère par les véhicules à moteur. Le rôle directeur de l'OMS serait particulièrement opportun dans ce domaine, et les Etats -Unis s'offrent à aider et à

et éducatif ont suscité parmi tous les peuples une aspiration à jouir de la santé. La pente à gravir est pénible, abrupte, semée d'obstacles. Les ennemis de

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

101

toujours, la maladie et la mort prématurée, sont

opiniâtres. Cependant, je suis convaincu que nous pouvons réussir en unissant nos efforts pour une cause commune. Il faut agir ensemble et nous avons prouvé que nous pouvions oeuvrer en commun. Nous avons besoin d'un guide doué d'initiative créatrice et

l'OMS a prouvé qu'elle pouvait être ce guide. C'est pour moi un grand honneur que de dire ici toute la confiance que le Gouvernement des Etats -Unis

la plus importante qui attend une action de l'Organisation. La variole reste menaçante dans le monde. Il est indispensable de réaliser l'éradication totale de cette maladie, non seulement dans les pays où elle existe à l'état endémique, mais aussi dans ceux qui, bien qu'en étant libérés depuis de nombreuses années, doivent continuer à dépenser de l'argent et de l'énergie pour vacciner et revacciner leur population. Au regard des efforts déployés depuis plusieurs années, les progrès sont lents et des foyers endémiques subsistent dans de nombreux pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique

met dans l'Organisation mondiale de la Santé et le complet soutien qu'il souhaite apporter à son action, à un moment où les possibilités d'améliorer la santé de l'humanité sont plus favorables qu'elles ne l'ont jamais été.

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Stewart. Je donne la parole au délégué de l'Irak. Le Dr AL -BADRI (Irak) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, permettez -moi de m'associer aux voeux qui vous ont été adressés à l'occasion de votre

latine. Nous devons nous rendre compte qu'un programme universel d'éradication de la variole représente un investissement sûr et que sa réalisation permettrait, à long terme, des économies considérables. En Irak, la dernière campagne de vaccination antivariolique s'est terminée en 1962/1963 et des préparatifs sont menés pour lancer une campagne de masse pendant l'hiver 1966/1967. Nous utilisons du vaccin liquide ou séché fabriqué dans le pays. Le choléra El Tor a envahi de nouveaux territoires et a même atteint certains pays voisins de l'Irak. Nous avons créé l'an dernier un comité national du choléra pour étudier la question, et des mesures préventives ont été prises d'urgence sur le plan local pour assurer la sécurité des frontières. Nous nous sommes mis en

élection à la présidence de notre assemblée. Au nom du Gouvernement irakien et de ma délégation, je tiens à vous assurer de toute la confiance et de l'appui que nous vous apporterons pour la conduite des travaux. Je tiens aussi à féliciter les trois Vice -Présidents ainsi que les Présidents des commissions. Permettez moi en outre d'adresser des voeux de bienvenue et de succès aux nouveaux Membres de l'Organisation. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le Gouvernement irakien, souhaitant voir la réalisation des objectifs et des principes de l'Organisation et une véritable collaboration internationale dans le domaine de la santé, attend avec impatience le jour où l'OMS groupera tous les pays du monde, sans distinction de systèmes politiques ou sociaux. Notre délégation a

rapport avec l'OMS et les pays voisins en vue de coordonner les efforts des divers gouvernements. En Irak se trouvent de nombreux lieux de pèlerinage qui sont visités chaque année par des milliers de per-

sonnes venant de pays où le choléra existe à l'état endémique; il est ainsi exposé à un grave risque d'infection. Cette situation oblige les autorités sanitaires à appliquer strictement les dispositions du Règlement sanitaire international. L'expérience nous a montré que le Règlement actuel n'est pas suffisant; nous espérons donc que la question sera étudiée par le Comité de la Quarantaine internationale de l'OMS en vue de l'élaboration de nouvelles dispositions qui

déclaré fermement, lors des Quatorzième et Dix-

Huitième Assemblées mondiales de la Santé, qu'elle

croyait à la notion d'universalité qui constitue la pierre angulaire de l'Organisation; nous souhaitons la fin du colonialisme non seulement pour les protectorats arabes, mais dans le monde entier, afin que tous les peuples puissent occuper la place qui leur revient au sein de l'Organisation. Monsieur le Président, je me permettrai d'appeler

donneront aux pays de nouveaux moyens de

se

protéger. Pour répondre aux besoins des services de santé, le

Ministre irakien de la Santé et les autorités de l'Uni-

versité de Bagdad ont pris des mesures propres à accroître les possibilités d'enseignement et de formation. Chaque année, quatre cents étudiants sont admis

l'attention sur une question qui est à l'étude depuis onze ans. Le Comité régional de la Méditerranée

orientale a adopté une résolution demandant au

Directeur général et au Conseil exécutif de prendre les mesures nécessaires pour mettre en vigueur l'usage de la langue arabe dans cette Région. Nous estimons

dans les deux écoles de médecine de Bagdad et de Mossoul. Une troisième école de médecine doit être créée dans le sud de l'Irak. Les moyens de formation du personnel paramédical et du personnel auxiliaire de la santé font également l'objet d'une attention accrue et un accord a été signé l'an dernier avec l'OMS pour créer un centre régional de formation de techni-

qu'il s'agit là d'un point d'une importance capitale dont l'intérêt est aussi grand pour la Région que pour l'Organisation tout entière. La délégation irakienne a étudié avec une grande

ciens de radiologie, qui fonctionne actuellement à Bagdad.

attention le Rapport du Directeur général. Depuis qu'elle existe, l'OMS a accompli des progrès considérables vers la solution des problèmes de santé qui se posent dans toutes les parties du monde. Toutefois, comme le Directeur général l'a souligné, la lutte contre les maladies transmissibles demeure la tâche

Dans la limite de ses ressources, l'Irak a élaboré et mis en oeuvre un plan sanitaire quinquennal reposant sur le principe reconnu que la santé de la nation est la meilleure garantie du développement économique du pays. Une priorité absolue est accordée au développement des services de santé ruraux. Un projet pilote

de formation en matière de santé rurale fonctionn

102

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

actuellement avec l'assistance de l'OMS. Deux projets

et se déclarait convaincue qu'un important moyen de

analogues sont en cours d'organisation, l'un dans le nord et l'autre dans le sud de l'Irak. L'alinéa c) du dispositif de la résolution EB37.R22

combattre l'abus des stupéfiants et autres drogues engendrant le dépendance est offert par les conventions internationales. L'Assemblée reconnaissait aussi que les efforts nationaux pour résoudre ce problème sanitaire étaient souvent insuffisants. La Suède constate malheureusement que les mesures prises uni-

qui recommande la création de laboratoires de référence pour le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques a retenu toute notre attention. Nous avons inscrit dans notre plan économique quinquennal une somme de 400000 livres sterling pour la création d'un laboratoire de santé publique qui comprendra une

quement sur le plan national ne suffisent pas : elle doit faire face à un trafic illicite important aux frontières du pays, trafic qui porte non sur des drogues

section complète de contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques. Nous pensons que cet

soumises au régime de la Convention unique, mais sur des stimulants, sédatifs et hypnogènes qui ne sont pas encore classés comme stupéfiants et qui sont vendus librement dans de nombreux pays.

institut pourrait servir de laboratoire de référence pour la Région et nous espérons que le Directeur général et le Directeur régional voudront bien prendre cette demande en considération. Enfin, je présenterai quelques observations sur le

Le Directeur général a réuni en juillet 1965 un Comité OMS d'experts des Drogues engendrant la Dépendance. Ce comité a recommandé les six mesures ci -après en vue d'améliorer la situation: 1) délivrance

projet de budget de l'Organisation pour 1967. Ma délégation a remarqué avec beaucoup d'inquiétude qu'une augmentation de 11,31 % est prévue par rapport au budget de 1966, sans compter l'inscription

uniquement sur ordonnance médicale; 2) obligation de consigner sur des registres toutes les transactions, du stade de la production à celui de la vente au détail; 3) production exclusivement sous licence ; 4) commerce limité à des personnes autorisées; 5) détention

au budget ordinaire des dépenses relatives au programme d'éradication de la variole, qui porteront cette augmentation à 16,97 %. Ce taux paraît hors de proportion avec le développement naturel de l'Organisation et avec l'augmentation optimale des budgets nationaux des Etats Membres. De plus, seule une faible part de l'augmentation du budget de l'OMS est affectée aux projets à exécuter dans les pays. Je tiens à exprimer au Directeur général ainsi qu'à notre Directeur régional ma reconnaissance très

interdite à toute personne non autorisée; 6) institution d'un système d'autorisations pour les importations et les exportations. Je serais très reconnaissant au

Directeur général de bien vouloir nous informer des réactions auxquelles on peut s'attendre de la

part du

Siège de l'Organisation à ces diverses recommandations. Les documents dont nous avons été saisis indiquent

sincère pour l'assistance et la collaboration qu'ils nous ont accordées pour la mise en oeuvre de projets sanitaires en Irak. Permettez -moi de terminer en offrant à l'Organisation tous nos voeux de réussite pour l'action qu'elle déploie en vue d'assurer la santé et le bonheur de toute l'humanité. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Al- Badri. La parole est

que la collaboration établie entre l'OMS et la Commission des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies a renforcé le contrôle international des sédatifs et des stimulants engendrant la dépendance, puisque par sa résolution 1104 (XL) le Conseil économique et social a créé une sous -commission de la Commission des Stupéfiants qui est chargée spécialement de l'étude

au délégué de la Suède.

de ce problème. Nous attendons les résultats de ces travaux avec beaucoup d'impatience. La délégation suédoise a noté avec beaucoup de satisfaction l'extension du système de détection des réactions fâcheuses aux médicaments et elle appuie la recommandation du Comité d'experts demandant que la tendance d'une drogue particulière à engendrer la dépendance soit signalée comme une réaction fâcheuse. Plusieurs infections transmises par des médicaments se sont déclarées en Suède depuis trois ans. Tel fut le

Le Dr ENGEL (Suède) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, j'ai le grand honneur et le plaisir de vous exprimer, au nom de la délégation suédoise, nos félicitations les plus sincères à l'occasion

de votre élection. Je suis certain que vous remplirez ces hautes fonctions avec toute la compétence que nous attendons de vous. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, comme vous l'avez sans doute remarqué, la délégation

suédoise a souvent exprimé aux réunions de l'OMS

l'intérêt qu'elle attache aux questions touchant le contrôle des drogues. Ainsi, lors de la dernière Assemblée, nous avons appelé l'attention sur l'usage

cas d'une petite épidémie de salmonellose. Cette épidémie a obligé le Service national de la Santé à étudier la fréquence et l'importance de la contamination microbiologique des préparations pharmaceutiques et des produits biologiques. Les résultats de cette étude paraissent présenter un intérêt général

croissant et abusif, surtout parmi la jeunesse, des drogues engendrant la dépendance qui ne sont pas classées internationalement comme stupéfiants. Il y a

pour tous ceux qui ont à surveiller la sécurité des médicaments. Elle montre l'importance d'un choix judicieux des constituants et des solvants en pharmacie.

là un danger pour la santé publique; il constitue un grand problème qui se pose avec une acuité particulière

dans mon pays. La Suède a appuyé, avec d'autres Etats Membres, la résolution WHA18.47 où l'Assemblée notait ce phénomène avec une vive inquiétude

Il convient d'éviter l'emploi de l'amidon de blé ou de pomme de terre qui constitue un excellent terrain de culture pour les micro -organismes. L'étude fait également ressortir la nécessité d'un contrôle micro biologique des médicaments ainsi que d'un contrôle

strict des normes hygiéniques appliquées dans les

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

103

pharmacies et dans les fabriques de produits pharmaceutiques. Ce rapport, publié en anglais, a été distribué à toutes les délégations à la présente Assemblée. Ma délégation est très reconnaissante au Directeur

y sont révélés et analysés avec courage et combien de sérénité.

Sur tous les fronts de la maladie et à travers un nombre impressionnant de programmes, notre organisation s'accroît, s'étend et se diversifie. On est agréablement étonné de l'ampleur des tâches accomplies en une année et du volume des services mis par l'OMS à la disposition des pays qui les ont sollicités.

général de l'attitude ferme qu'il a adoptée au sujet du développement des activités de recherche de l'OMS.

Elle se déclare entièrement en faveur du programme suivi jusqu'ici et de celui qui est envisagé. Il est certain que la mise en place, sous l'égide de l'Organisation,

de moyens de traitement des données permettra d'accroître les activités et les services en matière

Parmi les multiples domaines d'intervention de l'Organisation mondiale de la Santé, ma délégation a été

d'épidémiologie, prise dans son sens le plus large, et d'analyser sous ses multiples aspects l'étiologie de la maladie. Le chapitre que le Directeur général consacre à la recherche dans son excellent Rapport, ainsi que les délibérations du Conseil exécutif, donnent aux lecteurs une impression frappante des nombreuses activités déployées dans la domaine de la recherche en 1965. Jamais les projets collectifs de recherche déjà en cours ou entrepris pendant l'année n'avaient été aussi

particulièrement frappée par l'ampleur de pour les

l'assistance fournie pour la formation du personnel et

spécialement

programmes

d'études

médicales, auxquels l'Organisation a fourni plus de deux cent cinquante professeurs. J'aimerais aussi souligner l'extrême attention que ma délégation apporte à l'avertissement lancé par le Directeur général quant aux risques de dégradation de la situation sanitaire dans la plupart des pays en

nombreux. Le réseau de centres de référence s'est considérablement élargi. Ces deux méthodes de coopération avec des instituts nationaux de recherche et des chercheurs sont très appréciés par la délégation

voie de développement, ce risque étant - nous le savons déjà - engendré par la pénurie de personnel qualifié et, malheureusement, également de moyens financiers.

suédoise; elle y voit la véritable expression de la coordination qu'elle estime fondamentale pour la mise en ceuvre du programme de recherche de l'OM S.

On demeure étonné devant la persistance de par le monde des épidémies et des fléaux sociaux, dans un

siècle qui se veut de libération de l'homme et de progrès de la science. Nous nous trouvons même devant des situations poignantes de personnes souffrant

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Engel. La parole est au délégué de la Tunisie. M. Zouxut (Tunisie): Monsieur le Président, je tiens tout d'abord à vous adresser mes sincères félicitations et celles de ma délégation pour le choix qu'a fait notre

assemblée en vous confiant la lourde tâche de la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Nous éprouvons beaucoup de satisfaction à travailler sous votre conduite et j'aimerais associer

encore de la faim et de la maladie. J'ai, quant à moi, le sentiment que cette situation devrait imposer une évolution urgente des consciences et des méthodes, car nous voilà confrontés avec un problème historique bien complexe, celui de l'inégalité sanitaire entre pays et entre régions. L'inégalité a certes existé tout au long de l'histoire. Toutefois, le fait nouveau du XXe siècle est qu'elle est clairement posée aussi bien aux pays

en voie de développement qu'à la conscience des pays avancés. La lenteur avec laquelle évolue la santé publique dans les premiers, c'est -à -dire les pays en voie de développement, leur donne inévitablement et je préfère, Monsieur le Président, vous le dire très sincèrement - un sentiment de frustration et d'injustice que toute la philosophie de notre organisation s'efforce d'atténuer. Nous connaissons, bien sûr, l'étendue des difficultés à surmonter et des obstacles à vaincre. Nous savons également que l'objectif demeure, pour les pays en voie de développement, d'ériger eux -mêmes leurs propres services médicaux et de compter d'abord sur leurs propres efforts. Mais le retard de certains pays et le déséquilibre que nous venons d'évoquer appellent

à ces félicitations mon hommage personnel à votre pays, cette Suisse accueillante, souriante et laborieuse. Je profite également de cette occasion pour adresser mes félicitations aux Vice -Présidents, ainsi qu'aux membres du Bureau et aux Présidents des commissions.

Je voudrais aussi, Monsieur le Président, vous exprimer mon appréciation pour votre discours qui fait le bilan de l'ceuvre si importante et combien humaine accomplie par notre organisation et lui ouvre des perspectives de jour en jour plus vastes. Certes, nous connaissons toutes les difficultés qui nous attendent, et vous les avez soulignées, Monsieur le Président, mais, comme vous, nous sommes certains

de la part des pays nantis un effort soutenu par l'intermédiaire de notre organisation pour rétablir la justice devant la maladie. Pour rapprocher cet objectif et espérer atteindre cet idéal, ne serait -il pas possible, Monsieur le Président, de lancer cette année l'idée d'une planification sanitaire mondiale à long terme ? Le Directeur général

de la réussite de notre effort, grâce à la solidarité internationale qui se développe et se confirme de plus en plus. Ma délégation a étudié avec une grande attention le Rapport annuel du Directeur général. Encore une fois, les problèmes sanitaires de l'heure, de l'actualité,

104

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

a d'ailleurs bien souligné les avantages de la méthode de planification systématique. De plus, l'Organisation disposera bientôt de moyens nouveaux et puissants

et Messieurs, qu'il me soit permis, au nom de la délé-

gation du Koweït, d'adresser à notre Président nos sincères félicitations pour son élection unanime à ses hautes fonctions et de féliciter aussi les Vice -Présidents

pour le traitement de l'information, les statistiques et la recherche médicale. Serait -il, de ce fait, imprudent

et les Présidents des deux commissions principales.

d'espérer que le Directeur général estime possible et utile cette méthode de planification sanitaire mondiale systématique comme

étant

le

meilleur

moyen

Je profiterai en outre de l'occasion pour exprimer notre reconnaissance au Président sortant, qui a su conduire nos débats avec beaucoup de compétence et de sagesse. Je tiens enfin à remercier le Directeur général de son excellent Rapport si complet. J'espère que l'Assemblée voudra bien m'excuser de faire débuter mon intervention sur une note triste en rappelant la perte cruelle que mon pays a subie en la personne du cheik Abdulla Salem Al Sabah, dont le décès est survenu en novembre 1965 après quinze années d'un règne éclairé pendant lequel il s'était fait le père spirituel de tous les progrès réalisés au Koweït dans tous les domaines et dans celui de la santé en particulier. Heureusement pour son peuple, son successeur, le cheik Sabah Al Salem Al Sabah,

d'exploiter - et je citerai avec sa permission ses propres termes - d'« exploiter au mieux les connaissances acquises et les moyens disponibles ». Je suis persuadé que la planification sanitaire mondiale pourrait valablement intégrer les plans nationaux de santé publique. Il nous appartient, en particulier à nous, pays en voie de développement, de penser d'ores et déjà à éviter l'improvisation et de nous attacher à l'élaboration de plans systématiques de santé publique, avec une description précise de la situation présente et des objectifs à atteindre. L'évaluation des programmes réalisés et l'élaboration de statistiques valables sont les éléments essentiels d'une politique sanitaire sérieuse, et mon pays s'est efforcé, depuis son indépendance, de suivre avec ses modestes moyens cette politique.

possède toutes les grandes qualités de notre regretté souverain et peut en outre être considéré comme le véritable fondateur de nos services sanitaires modernes, auxquels il s'intéresse avec beaucoup d'enthousiasme.

J'espère que notre organisation, avec son sens démontré du renouveau, voudra bien accueillir avec bienveillance cette suggestion purement indicative qui tire sa justification de toute l'admiration que ma délégation éprouve devant l'ampleur des tâches déjà accomplies et de la confiance entière en la vitalité de l'Organisation et la valeur de sa direction. Je voudrais ici exprimer au Dr Candau et à ses collaborateurs, en

Nous sommes certains que Son Altesse travaillera à l'amélioration de l'état de santé de son peuple. Sans vouloir abuser du temps de l'Assemblée, je me permettrai d'exposer certaines activités qui se sont

déroulées dans mon pays. Dans le domaine international, il a été heureux d'accueillir plusieurs réunions régionales ou internationales. Il a prouvé ainsi l'intérêt

particulier au Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, l'admiration de mon pays pour l'oeuvre qu'ils accomplissent et le dévouement qu'ils apportent pour le progrès de la santé mondiale et l'affermissement du caractère universel de notre organisation.

sincère que nous portons à ces assemblées, où de nombreux experts de différents domaines peuvent confronter leurs opinions et échanger les résultats de leurs travaux. Nous espérons, dans cet esprit, favoriser une meilleure compréhension et une collaboration plus étroite entre les différents groupes. La période 1965 -1966 a été très active. Elle a débuté

La Tunisie, qui a eu l'honneur de recevoir cette année la visite du Directeur général et du Directeur régional, et qui se fera elle -même un plaisir de vous recevoir, Monsieur le Président, ne ménagera aucun

par un séminaire sur la tuberculose, qui s'est tenu du 11 au 13 octobre 1965 et auquel étaient représentés

effort pour apporter sa part, sa contribution, à la consolidation de cette oeuvre et à l'épanouissement de notre organisation. Nous espérons ainsi, dans un

l'Irak, l'Iran, le Koweït et l'OMS. Les participants ont étudié les moyens d'instaurer une collaboration plus active. Les problèmes que pose la tuberculose dans cette région ont fait l'objet d'un examen très détaillé.

avenir qui ne soit pas lointain, ensemble, par un effort commun et coordonné, surmonter les difficultés,

Du 14 au 20 mars 1966 s'est tenu à Koweït un séminaire sur l'éducation sanitaire à l'école, auquel ont assisté des participants venus de la Région de la Méditerranée orientale qui ont eu l'occasion de discuter et d'évaluer tous les aspects importants de ce sujet. Plusieurs recommandations ont été adoptées sur des points importants comme la planification en

nous rapprocher des objectifs de notre organisation

et donner à chacun la santé - en d'autres termes, une raison de vivre et d'espérer. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Zouhir. La parole

matière d'éducation sanitaire à l'école et dans la collectivité, le renforcement de l'éducation sanitaire dans les programmes des écoles primaires et secondaires, les méthodes et le matériel employés pour l'éducation sanitaire et la préparation des enseignants

est au délégué du Koweït. Le Dr AL -AWADI (Koweït) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

105

et des travailleurs sanitaires des écoles à leurs futures responsabilités.

d'atteindre les objectifs de l'Organisation. Je vous remercie, Monsieur le Président. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Al- Awadi. La parole est

D'autre part, l'Union des Médecins arabes a tenu cette année à Koweït sa cinquième réunion annuelle, à laquelle ont pris part plus de cinq cents médecins des pays arabes; les discussions ont porté sur les principaux problèmes de santé de la Région et une des

au délégué de la Malaisie. M. BAHAMAN BIN SAMSUDIN (Malaisie) (traduction

recommandations les plus importantes qui ont été faites concerne la planification sanitaire nationale dans les pays de la Région. Il a été demandé aux gouvernements de s'efforcer de mettre en place dans un proche avenir des services sanitaires entièrement nationalisés.

de l'anglais): Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames et

Messieurs, je suis très heureux que nous soyons à nouveau réunis dans cette charmante ville de Genève

La Journée mondiale de la Santé a été célébrée comme à l'accoutumée et l'importance du thème proposé a été soulignée: le Koweït est en effet un pays où l'urbanisation est très accélérée et où la transition entre la vie calme des populations nomades et la vie moderne et agitée a été brusque. On pourrait presque

pour la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Ma délégation veut d'abord saluer tous les collègues et amis qui sont présents à la réunion. Elle vous adresse, Monsieur le Président, ses plus sincères félicitations pour votre élection à vos hautes fonctions.

Nous sommes persuadés que vos connaissances et votre grande expérience vous permettront de mener les débats de cette assemblée à une conclusion heureuse

dire que Koweït est devenue une ville modèle du XXe siècle, mais d'un caractère très particulier, ce qui pose des problèmes difficiles aux hommes progressistes qui l'ont créée. Monsieur le Président, conscient des besoins urgents

et constructive. Je tiens aussi à féliciter, au nom de ma délégation, ceux qui ont été élus pour vous aider dans votre lourde tâche, c'est -à -dire les Vice -Présidents

et les Présidents des commissions. Je suis particulièrement heureux de souhaiter la bienvenue aux deux nouveaux Membres, les Iles Maldives et la République de Singapour, notre voisine et amie. Ma délégation a écouté avec beaucoup d'intérêt le

en personnel médical qui se posent dans le monde entier, le Gouvernement du Koweït a été amené à envisager sérieusement la création d'une école de médecine. Le Bureau régional fait actuellement des études préliminaires et nous espérons pouvoir réaliser nos espoirs. Je voudrais enfin parler de deux questions impor-

compte rendu des progrès réalisés et des objectifs atteints dans les Etats Membres. Visant à l'améliora-

tion et au maintien d'un bon état de santé chez l'individu et par conséquent dans la collectivité, ces succès sont dus surtout au travail acharné d'hommes et de femmes qui participent avec dévouement et silencieusement à l'action sanitaire, soit à l'Organisation mondiale de la Santé, soit dans les services sanitaires nationaux. Ils méritent toutes nos louanges, où qu'ils soient. La Malaisie a continué, pendant l'année écoulée, à faire porter ses efforts sur l'établissement de services préventifs et curatifs dans les zones rurales, où les besoins sont les plus pressants. Mon gouvernement est convaincu que le développement économique dépend du développement sanitaire et que les progrès doivent aller de pair dans ces deux domaines si l'on veut assurer la réussite d'un plan de développement. Le réseau de centres de santé et de dispensaires dans les collectivités s'est étendu rapidement et couvre maintenant la majeure partie de la population, qui n'avait naguère que peu ou pas de services médicaux et sanitaires. Elle bénéficie maintenant des avantages apportés par divers programmes sanitaires, concernant

tantes dont traite le Rapport annuel du Directeur général. Les observations que j'ai à présenter traduisent en fait une appréciation sincère de la façon admirable

dont ce Rapport si complet a été établi.

Je parlerai d'abord de la proposition tendant à lancer un programme mondial d'éradication de la variole et à en inscrire les dépenses au budget ordinaire

de l'Organisation. Malgré le lourd fardeau que ce programme va faire peser sur le budget, je suis persuadé

que ce projet ambitieux entre dans les possibilités de l'Organisation. Je donne à cette proposition mon appui sans réserve.

Je voudrais également dire un mot du programme de recherches envisagé dans le domaine de l'épidémiologie. Ces nouveaux efforts contribueront à une évaluation plus juste des

problèmes mondiaux.

L'action entreprise peut être considérée comme la plus importante des mesures décidées par l'OMS dans ce monde de plus en plus complexe où se forge la destinée de l'homme. J'espère ne pas avoir épuisé la patience de l'Assemblée et je me permettrai, en terminant, d'offrir mes

notamment la protection maternelle et infantile et l'hygiène du milieu. Il devient cependant toujours plus évident que le succès des programmes sanitaires dépend essentiellement de la participation active de la population. Il existe un sérieux problème de transports dans les zones reculées du pays, tant pour la population que

souhaits de bienvenue aux nouveaux Membres de l'Organisation et d'exprimer l'espoir qu'ils lui apporteront un sang nouveau. Je tiens aussi à exprimer mes remerciements au Directeur régional pour la Méditerranée orientale et à son secrétariat pour l'excellent travail qu'ils accomplissent. J'espère de

tout coeur qu'ils accroîtront leurs efforts en vue

pour le personnel médical; ce problème devra être résolu d'une manière ou d'une autre par les autorités

106

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

compétentes si l'on veut que le programme soit appliqué avec efficacité. Il conviendra de renforcer

Plusieurs méthodes ont été élaborées en vue de surmonter les difficultés.

l'éducation sanitaire en vue de favoriser la collaboration mutuelle entre les travailleurs sanitaires et les habitants. Le pays souffre d'une pénurie générale de personnel

En plus des divers projets de santé publique, la Malaisie a entrepris l'exécution d'un programme de constructions hospitalières visant soit à remplacer des hôpitaux anciens, soit à établir de nouveaux hôpitaux dans les zones rurales. Ces derniers, qui représentent de lourdes dépenses pour le Gouvernement, devraient être terminées en 1970. Une expansion analogue des services dentaires et pharmaceutiques est en cours. Il est donc évident que mon gouvernement a déployé de grands efforts en vue d'améliorer la santé des individus comme celle de la population dans son ensemble, de sorte que l'amélioration du niveau de santé ira de pair avec la croissance économique.

sanitaire et médical, bien que la situation s'améliore

peu à peu en ce qui concerne le personnel paramédical; le manque de médecins reste aigu, comme c'est le cas, sans doute, dans tous les pays en voie de développement. Il n'y a guère d'espoir d'obtenir des médecins venant de pays développés, étant donné qu'il ne sont pas assez nombreux dans presque tous les pays. Le Directeur général a exprimé lui -même des

inquiétudes sur ce point, mais aucune suggestion concrète n'a malheureusement été avancée quant aux moyens de résoudre ce grave problème. Ma délégation partage pleinement ces inquiétudes et tient à souligner

Qu'il me soit permis de répéter, Monsieur le Président, que la pénurie de médecins et de personnel qualifié nécessaires à la mise en oeuvre de nos programmes sanitaires représente notre principal problème. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Bahaman bin Samsudin. La parole est au délégué de l'Ouganda.

la nécessité d'accorder la plus haute priorité à ce problème, afin que l'on puisse créer autant d'écoles de médecine qu'il sera possible dans le plus grand nombre de pays, notamment dans les pays en voie de développement. Ma délégation a l'intention de recommander la création d'un fonds spécial de l'OMS à cette fin. Il faudrait déterminer les principes et la politique qui régiraient la répartition d'un tel fonds. On voit mal comment un pays en voie de développement qui souhaite développer ses services de santé pourrait y parvenir sans médecins et personnel

Le Dr KADAMA (Ouganda) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

qualifié. On pourrait ici, je l'espère, demander aux pays développés et privilégiés d'aider ceux qui sont moins bien pourvus en apportant une contribution tant dans le domaine financier que dans celui des ressources humaines qualifiées. Les pays en voie de développement reçoivent déjà une assistance tech-

de la délégation de l'Ouganda, adresser à notre

Mesdames et Messieurs, je voudrais d'abord, au nom élection à la présidence de la Dix- Neuvième Assemblée

Président nos félicitations très sincères pour son mondiale de la Santé. Je suis persuadé que, sous sa conduite éclairée, les travaux de l'Assemblée se

dérouleront avec succès. Qu'il me soit permis de féliciter aussi les Vice -Présidents, ainsi que les Présidents des deux commission principales. D'autre part,

nique par l'intermédiaire de l'OMS et d'accords bilatéraux pour résoudre leurs nombreux et divers problèmes de santé publique, mais il ne faut pas oublier que toutes les sommes d'argent dépensées pour cette assistance l'auront été en vain si l'infrastructure des services nationaux n'est pas renforcée par la formation de ressortissants compétents, qui soient en mesure de continuer l'exécution des programmes lorsque l'assistance prendra fin. Ma délégation estime que l'OMS devrait s'attaquer sérieusement à cette question du manque de médecins et de personnel qui, j'en suis convaincu, constitue le problème clef dans la majorité des pays en voie de développement. Les programmes menés à l'échelle du pays, comme le programme d'éradication du paludisme, se déroulent avec succès en Malaisie orientale, malgré les difficultés

je tiens à exprimer au Dr Olguín, Président sortant, nos plus sincères remerciements pour le travail qu'il a accompli l'an dernier. Je profite de l'occasion pour remercier le Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, de nous avoir présenté un excellent Rapport annuel, qui ne mérite que des compliments. Le Secrétariat et tout le personnel doivent également être félicités et remerciés pour leur

travail soutenu et efficace, dont l'effet se manifeste dans les réalisations accomplies par l'Organisation.

Grâce au Rapport annuel du Directetr général, nous avons une vue détaillée de toutes les activités de

l'OMS dans le monde entier. Chaque année,

les

programmes se multiplient et l'action de l'Organisation

qui surgissent parfois. En Malaisie occidentale, la phase pré- éradication est presque terminée et mon gouvernement devra bientôt examiner les divers éléments qui entrent en ligne de compte pour la mise en oeuvre d'un projet complet d'éradication. La campagne nationale contre la tuberculose a été

s'étend. Malgré cela, les pays qui ont récemment accédé à l'indépendance ont des besoins immenses

qu'ils ont hâte de satisfaire. Le budget actuel de l'Organisation est encore loin de pouvoir satisfaire à toutes les demandes. J'adresserai aussi mes remerciements au Bureau régional de l'OMS, au FISE et aux autres organisations internationales qui ont accordé à mon pays une aide généreuse. Ma délégation est particulièrement heureuse de voir s'agrandir la famille de l'OMS par l'entrée de nouveaux Membres et Membres associés. Nous leur

menée très activement et l'on en attend de bons résultats. Cependant, la population n'a pas participé comme il aurait fallu à certaines phases du programme.

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

107

adressons tous nos voeux de bienvenue et souhaitons qu'ils participent activement aux travaux de l'Organisation en vue d'assurer le bien -être de leurs peuples. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, vous savez tous que les maladies transmissibles ont toujours été un élément important du tableau de la morbidité dans le continent africain, notamment en Ouganda. La plupart des maladies transmissibles qui menacent les populations de ce continent sont transmises par

de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

coïncide avec l'inauguration du nouveau Siège de l'OMS à Genève. Ma délégation ne doute pas du succès des travaux de cette session sous votre conduite éclairée.

Ma délégation tient également à exprimer toute sa reconnaissance au Président et aux Vice- Présidents

sortants, qui ont joué un rôle important lors des

des vecteurs d'espèces diverses. Le paludisme, la maladie du sommeil, l'onchocercose et la bilharziose, par exemple, sont répandus en Ouganda. Le paludisme est une des principales causes de débilité et la cause

indirecte du taux élevé de mortalité infantile. La malnutrition chez les enfants est aussi l'un de nos plus grands problèmes. Toutefois, notre gouvernement est fermement résolu à lutter contre la misère,

débats de la Dix- Huitième Assemblée, et à offrir ses félicitations aux nouveaux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales. Je voudrais m'associer enfin aux remerciements adressés au Secrétariat, dont les services dévoués ont largement contribué à aider le Directeur général dans sa lourde tâche.

l'ignorance et la maladie. Mon pays ne faiblira pas dans sa détermination d'élever le niveau de santé et il accordera une attention toujours accrue à tous les aspects de la santé publique et de la médecine préventive. Le Gouvernement est convaincu qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Il suit une politique d'intégration de la médecine préventive et curative dans les services de santé. Les difficultés sont nombreuses, mais nous espérons, lorsque nous disposerons d'un personnel qualifié suffisant et de nouvelles unités sanitaires, nous rapprocher progressivement de notre

J'ai lu avec un vif intérêt le Rapport à la fois très complet et très bien conçu que le Directeur général nous a présenté sur les nombreuses activités déployées

par l'OMS en 1965. Il ne fait aucun doute que ces réalisations ne sont pas seulement le preuve de l'inspiration créatrice qui a présidé à l'élaboration de

programmes réalistes dont l'application a apporté d'immenses bienfaits à toute l'humanité, mais qu'elles

montrent également un grand discernement dans l'emploi judicieux des ressources financières de

l'Organisation. C'est pourquoi ma délégation tient à féliciter chaleureusement le Directeur général de la

but. En tant que Membre de l'OMS, l'Ouganda s'engage à apporter sa propre contribution à la lutte connaît pas de frontières. Avec votre permission, Monsieur le Président, je voudrais informer mes collègues qu'il y a environ un mois et demi l'Ouganda a été le théâtre d'une catastrophe causée par un tremblement de terre. C'est la partie occidentale du pays qui a le plus souffert. Une

manière magistrale dont

il

nous a présenté son

contre la maladie, notre ennemi commun qui ne

Rapport. Monsieur le Président, je voudrais souligner qu'en

tant que nation nouvelle nous avons le désir ardent de nous familiariser toujours plus avec les nouvelles méthodes de planification sanitaire, car nous nous rendons de mieux en mieux compte qu'une planification sanitaire judicieuse est indispensable pour le développement général, économique, social et culturel

centaine de personnes ont trouvé la mort et des centaines d'autres ont été plus ou moins grièvement blessées. Une grande partie de la population de cette région s'est trouvé sans abri. Au nom de ma délégation,

d'un pays. En cette époque où l'homme parvient à une prospérité économique permanente, où les réali-

sations dues à la science sont sans parallèle dans l'histoire

je tiens à exprimer tous nos remerciements et toute notre reconnaissance aux pays qui nous ont envoyé des messages de sympathie et des dons pour nous aider

de l'humanité, où les machines

et les

à reconstruire la zone sinistrée. Permettez -moi, Monsieur le Président, de terminer mon intervention en souhaitant à l'Organisation que ses efforts soient couronnés de succès et lui permettent ainsi d'atteindre rapidement les objectifs qu'elle s'est fixés.

méthodes de la technique moderne apportent une révolution dans notre mode de vie, on sent bien la nécessité urgente d'une planification adéquate des services de santé publique dans tous les Etats Membres

Le PRESIDENT: Merci, Dr Kadama. La parole est au délégué de Ceylan. Le Dr GUNARATNE (Ceylan) (traduction de l'anglais) :

de l'OMS, comme le Directeur général l'a très justement souligné. Dans cet ordre d'idées, le sujet choisi pour les discussions techniques à la présente session de l'Assemblée, intitulé « Etablissement et utilisation des statistiques sanitaires dans les services nationaux et locaux de la santé » (conformément à la décision prise par le Conseil exécutif à sa trente -quatrième session dans sa résolution EB34.R11), semble particulièrement approprié et opportun.

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, je suis très heureux, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, d'exprimer

à notre Président nos cordiales félicitations pour son élection à ses hautes fonctions. Il est de bon augure que votre élection unanime pour présider les destinées

Je n'ai pas l'intention, Monsieur le Président, de reprendre en détail toutes les questions traitées dans l'excellent Rapport du Directeur général, mais je crois utile toutefois de revenir sur certains sujets importants qui intéressent mon pays au plus haut point. Ma délégation partage pleinement l'opinion selon laquelle « l'insuffisance des moyens financiers et le

108

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

manque de personnel qualifié » empêchent les gouvernements des divers pays de faire face aux problèmes

de base pour assurer efficacement l'exécution du programme d'éradication du paludisme, notamment lorsqu'il passe en phase d'entretien. Pendant les trente ou quarante dernières années, mon pays a pu se doter de services généraux de santé publique couvrant la totalité de la population. Il semble donc posséder l'infrastructure sanitaire nécessaire. Il faudra pourtant

de plus en plus complexes et difficiles que pose l'évolution rapide des conditions de milieu. Mon gouvernement est heureux de noter à ce sujet que l'Organisation des Nations Unies a autorisé les gouvernements à présenter des demandes d'assistance au Fonds spécial des Nations Unies pour des instal-

lations d'approvisionnement public en eau et des réseaux d'égouts. Dans un pays tropical comme le nôtre, où les entérites, les dysenteries et autres maladies

élaborer un plan cohérent qui permette de mettre en oeuvre à tous les niveaux la notion nouvelle d'intégration des services médicaux préventifs et curatifs.

diarrhéiques, l'hépatite infectieuse, la poliomyélite, etc., se propagent surtout par l'eau infectée et

Le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est s'est montré particulièrement intéressé par l'idée de ce service intégré et il fait établir actuellement un plan d'ensemble.

contribuent pour une large part à la surcharge des établissements médicaux, la possibilité de faire appel

au Fonds spécial en vue d'assurer un approvisionnement en eau salubre et en quantité suffisante aurait une influence décisive sur la diminution de la morbidité. Si j'ai pris la liberté d'insister sur ce point, c'est uniquement pour montrer les avantages certains et immenses qui en découleraient pour les onze millions

En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, il

ne faut pas oublier que depuis

plusieurs dizaines d'années, en raison de l'application soutenue de mesures antibactériennes et de l'emploi d'agents thérapeutiques puissants, on assiste au

d'habitants que compte mon pays. Il n'est pas surpeuplé par rapport à sa superficie, qui est d'environ 65 000 kilomètres carrés; il conviendrait de le considérer dans son ensemble lorsqu'on examinera l'attribution de crédits par le Fonds spécial, afin d'assurer la couverture totale de la population au lieu d'établir des plans visant uniquement l'approvisionnement en eau de grandes villes, comme on l'a fait dans le passé. Je demande instamment que la possibilité de financer

remplacement progressif de l'ère des bactéries par celle des virus, contre lesquels il faut lutter par des méthodes modernes et des techniques délicates de nature plus complexe pour ce qui est du diagnostic et des études épidémiologiques. Je pense notamment aux entérovirus, aux arbovirus et aux virus des voies respiratoires, qui sont très nombreux. Ces virus ne

peuvent être étudiés que dans des laboratoires de diagnostic spéciaux dotés d'un personnel très qualifié. Je suis heureux d'annoncer que mon gouvernement a pris des mesures, avec la collaboration et l'assistance de l'OM S, pour créer un de ces laboratoires à Colombo. Les maladies gastro -intestinales constituent à Ceylan un problème important: le cinquième des

un projet couvrant la totalité des onze millions d'habitants que compte notre population soit dûment prise en considération. Actuellement, un programme détaillé de développement de l'approvisionnement en eau a été élaboré pour la zone urbaine entourant la capitale, Colombo; ce programme porte sur cinq ou six ans et prévoit une dépense moyenne annuelle de trente millions de roupies; une demande a été établie en consultation avec l'OMS et doit être présentée au Fonds spécial des Nations Unies, en vue du financement d'une étude pré -investissement et de l'élaboration d'un plan d'ensemble.

admissions dans les hôpitaux et le quart des décès sont dus à ces maladies. Ma délégation est fermement convaincue que la fréquence de ces maladies peut être ramenée à un niveau relativement satisfaisant grâce à des approvisionnements suffisants en eau pure. Je voudrais maintenant, Monsieur le Président,

parler brièvement de certaines des maladies men-

tionnées au chapitre 2 du Rapport du Directeur général.

Si vous le permettez, Monsieur le Président, je voudrais maintenant aborder certaines autres questions particulières qui sont visées dans le Rapport du Directeur général. Le programme national d'éradication du paludisme, qui passe actuellement en phase de consolidation, a

La tuberculose demeure l'un des plus importants problèmes de santé publique dont le Gouvernement ceylanais doive se préoccuper. Depuis qu'elle a été reconnue il y a près de vingt ans comme l'un des grands problèmes de santé publique, de grands progrès

subi un recul très inquiétant: des foyers d'infection localisés sont réapparus dans différentes parties du pays. Cette recrudescence donne lieu à de vives inquiétudes; au moins en ce qui concerne Plasmodium malariae, les opérations de pulvérisations devront certainement être poursuivies sans interruption

ont été réalisés grâce à la création d'hôpitaux et de dispensaires, due en partie à l'aide internationale généreuse fournie par l'Australie, le Canada et le Royaume -Uni. Il faut également souligner le rôle qu'a joué le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est en

lançant un projet pilote dans la province du nord ouest, en collaboration avec le FISE. Le personnel nécessaire a déjà reçu une formation appropriée et le projet pourra être mis en oeuvre au mois de mai de cette année. On espère qu'il permettra de recueillir des renseignements utiles sur l'épidémiologie de la tuberculose. Dans le domaine des filarioses, l'infection à Wuchereria bancrofti est celle qui cause le plus

pendant une durée supérieure à celle qui est normalement admise et il paraît donc nécessaire de procéder à de nouvelles recherches sur l'écologie de ce vecteur. Il ne semble pas, heureusement, que Anopheles

culicifacies ait acquis une résistance au DDT. Mon gouvernement a toujours reconnu la nécessité de planifier et d'organiser les services de santé publique

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÉRE

109

d'inquiétude. Elle est limitée à la région côtière du sud -ouest de l'île et atteint environ deux millions de personnes. Des recherches entomologiques et parasitologiques sont menées activement dans cette zone

à plus forte raison, d'encourager le plus possible de jeunes médecins énergiques à travailler dans le domaine de la santé publique.

et des mesures de lutte sont appliquées (opérations larvicides notamment). Je suis heureux d'annoncer que le taux d'infection due à des filaires est tombé à 1,7 % en 1965, ce qui n'était pas arrivé depuis 1960.

On a récemment développé le programme de soins médicaux à Ceylan, en vue de mettre les services des spécialistes à la portée des masses. Il existe toutefois

Des travaux de recherche sont en cours sur

les

un besoin urgent de médecins administrateurs des hôpitaux. Je tiens à remercier le Directeur régional pour l'aide accordée à Ceylan sous forme de cours d'administration hospitalière, mais il est indispensable

méthodes de lutte génétique contre les vecteurs et sur la transmission congénitale. Mon gouvernement est très reconnaissant aux institutions internationales, notamment l'OM S et le FISE, qui lui fournissent

que ces cours soient continués. Là encore, je soulignerai qu'il est difficile d'attirer le personnel médical compétent vers l'administration des hôpitaux. Comme pour les administrateurs de la santé publique, il paraît nécessaire de trouver les moyens d'inciter les médecins à entrer dans l'administration hospitalière. La demande croissante des admissions dans les établissements médicaux montre qu'il conviendrait de revoir

des services de consultants et du matériel pour ces travaux.

Mon gouvernement est parfaitement conscient du fait que les maladies transmissibles par Aedes aegypti

posent un problème d'une importance croissante. Une poussée de pseudo- dengue s'est produite au cours

de l'année et l'examen des échantillons de sang a révélé la présence d'un virus de chikungunya. Il n'y a pas eu de cas grave de fièvre hémorragique. Nous sommes particulièrement désireux de prendre des mesures en vue d'étudier l'écologie et la répartition d' Aedes aegypti, car il est indispensable de connaître ses formes, sa densité, ses fluctuations saisonnières et son comportement à l'égard des insecticides. Une recrudescence de la poliomyélite a été constatée

l'organisation des services hospitaliers et la coordination des services médicaux et des services de la santé publique. Il serait fort utile que l'Organisation envisage la possibilité d'établir un projet pilote pour l'étude de ces problèmes.

En ce qui concerne l'éducation sanitaire, mon gouvernement estime urgent d'analyser et d'évaluer les progrès réalisés dans ce domaine et il serait heureux d'apporter sa collaboration à l'organisation d'un

au début de l'année; elle a donné lieu à de vives inquiétudes étant donné qu'on avait procédé à des vaccinations depuis l'épidémie de 1962. Un programme a été élaboré en vue de renforcer l'intensité des opérations de vaccination de la population menacée et une

séminaire sur l'éducation sanitaire à Ceylan.

Grâce à une coopération étroite avec le FISE et l'OMS, les programmes de protection maternelle et infantile ont été revisés en vue d'améliorer les services existants. La santé de la mère a fait récemment l'objet

campagne a été lancée en vue de protéger les zones où la fréquence de la maladie a tendance à monter.

d'une attention particulière en raison des aspects sanitaires que comporte la dynamique des populations. Mon gouvernement fournit un appui considérable en

En plus de cette campagne intensive, l'exécution d'un programme régulier de vaccination des nouveau nés se poursuit.

faveur des activités relatives à la planification familiale, dans le cadre des services de santé publique de base.

Parmi les grandes zoonoses, la rage est la seule maladie qui constitue un problème important. La lutte antirabique a été renforcée en 1965: le projet commencé à Colombo a été étendu à l'ensemble de la province occidentale.

Au second rang des maladies qui menacent le plus cruellement la santé de l'homme figure le cancer, dont

la fréquence est

élevée.

L'Institut du Cancer de

Maharagama possède un service de radiothérapie qui

assure le traitement par rayons et le traitement au cobalt; d'autre part, le Gouvernement ceylanais prend

Une analyse démographique des données biostatistiques montre que le pays enregistre des progrès constants dans le domaine des services sanitaires nationaux. Cependant, on s'efforce d'améliorer continuellement

des mesures pour exécuter, en collaboration avec l'Agence internationale de l'Energie atomique, une étude concernant la fréquence du cancer buccal. Conscient de l'insuffisance de l'infrastructure existante pour la prévention et le traitement des maladies mentales, mon gouvernement a récemment

l'organisation des

services

de

santé

publique en nommant de nouveaux médecins de la santé publique. A ce sujet, je voudrais demander à l'OMS d'accorder une assistance plus grande en ce qui

concerne les moyens de formation de ces médecins de la santé publique, car il faut reconnaître que les médecins ne sont guère encouragés à embrasser cette carrière. Il est admis que l'application de règles et de normes

chargé un comité d'étudier les services de santé mentale existants et de faire des suggestions pour l'élaboration d'un programme de santé mentale. Je signalerai que nous avons également demandé au Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est d'envoyer un consultant pour aider ce comité. En application de la résolution WHA18.36 de la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé, le Gouvernement ceylanais a pris des mesures en vue de créer un laboratoire de contrôle de la qualité des

pour déterminer les services de santé et moyens d'action sanitaire à assurer représente une condition essentielle du développement progressif de l'infrastructure sanitaire d'un pays. Il est donc nécessaire,

110

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

préparations pharmaceutiques, importées ou fabriquées sur place, afin qu'elles puissent être soumises à des contrôles fréquents destinés à vérifier les normes de pureté et de stabilité. Le Comité des Ordonnances médicales, créé par le Ministère de la Santé, a continué

à parcourir. Au risque d'avoir à répéter ce qui est déjà si bien exposé dans le rapport du Directeur général, nous voudrions nous permettre cependant de souligner quelques points des plus préoccupants de nos programmes nationaux de santé et d'évoquer les perspectives envisagées à plus ou moins long terme pour y remédier.

à fournir des conseils non seulement sur l'emploi économique et rationnel des médicaments dans les hôpitaux publics, mais aussi sur l'importation de préparations pharmaceutiques à Ceylan. Il a pris des mesures destinées à aider les membres de la profession

médicale en établissant de temps à autre des études sur de nouveaux médicaments qui apparaissent sur le marché. A cet effet, le Comité des Ordonnances médicales publie un bulletin trimestriel intitulé Formulary Notes qui est distribué gratuitement à tous les médecins travaillant dans les établissements médicaux.

Notre problème primordial est l'insuffisance des cadres médicaux, paramédicaux et techniques. C'est pour cette raison que notre priorité actuelle s'inscrit

dans le projet de créer une faculté de médecine à Yaoundé. Cette faculté nous permettra d'atteindre l'objectif modeste assigné par notre plan de vingt ans, à savoir disposer d'un médecin pour 10 000 habitants, soit 700 médecins pour l'ensemble du pays, non pas en 1970 comme le prévoit, à titre d'optimum à cette date dans les pays d'Afrique, l'Organisation mondiale

Le premier numéro de la publication est paru en janvier 1966. Monsieur le Président, je croirais manquer à mon devoir si je ne mentionnais pas, avant de terminer, les immenses services rendus à mon pays par le Dr Mani,

de la Santé, mais en 1980. A ce propos, nous nous félicitons du séminaire qui a eu lieu en mars dernier sous l'égide de l'Organisation

Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est. Par ses efforts inlassables et sa compréhension des problèmes sanitaires ardus et complexes qui se posent dans les

mondiale de la Santé et nous remercions chaleureusement le Directeur régional, le Dr Quenum, d'avoir fait tenir cette rencontre dans notre capitale. Ce

pays de la Région, il les a beaucoup aidés dans les efforts qu'ils déploient en vue d'atteindre leurs nobles objectifs. Ma délégation tient donc à exprimer toute

sa reconnaissance pour les services rendus par le Dr Mani. Pour terminer, ma délégation forme des viceux pour

séminaire nous a confirmés dans notre voie en faisant ressortir de façon éloquente la nécessité de préparer les médecins dans les conditions qui favorisent le plus rapidement et le plus efficacement possible leur adaptation aux contingences locales. Nombreux sont, en effet, ceux de nos médecins qui, formés à l'étranger,

que les discussions de la présente session apportent une amélioration pour l'humanité tout entière. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Gunaratne. La parole est au délégué du Cameroun. Le Dr ELoM (Cameroun): Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation du Cameroun se joint aux précédents orateurs, non pas pour sacrifier à un banal souci de convenances, mais afin de féliciter

ne veulent plus rentrer au pays ou qui s'y trouvent dépaysés techniquement et moralement quand d'aventure ils y reviennent.

Toute l'aide que nous consentirait l'Organisation mondiale de la Santé, de même que l'aide bilatérale qui nous parviendrait d'autres Etats, seraient parti-

culièrement les bienvenues au Cameroun pour la construction de cette faculté de médecine. Parallèlement à la formation du personnel médical, le gouvernement de mon pays met sur pied des écoles d'infirmières et d'infirmiers, de sages- femmes et

en toute sincérité, d'une part le Dr Sauter de son élection unanime à la présidence de la Dix -Neuvième

Assemblée mondiale de la Santé, et, d'autre part, le Directeur général de notre organisation qui nous a présenté un magistral rapport sur la santé du monde

d'aides soignants et les programmes d'enseignement à y dispenser. La lutte contre les maladies transmissibles constitue notre second souci. Si, en effet, certaines de ces affections sont presque éradiquées, comme la trypanosomiase, d'autres par contre restent encore très vivaces et incomplètement prospectées, telles la bilharziose et l'onchocercose. Pour la première citée, favorisée ces derniers temps par la création des étangs de pisciculture qui se multiplient dans notre pays dans

au cours de ces dernières années. Ce rapport

si

complet et si riche d'enseignements trace avec une concision remarquable le profil actuel des services de

santé des pays Membres et relate avec la même précision les résultats acquis dans chaque domaine de leur action. Pour notre part, nous avons pu, en lisant l'analyse générale qui constitue la partie liminaire de ce rapport et en comparant la situation de nos services médicosanitaires avec celle des pays se trouvant dans la même position socio- économique ou écologique que la République fédérale du Cameroun, nous rendre

le cadre du développement communautaire, un plan de

prospection est en cours d'exécution et les

recherches effectuées à Yaoundé par les services de l'Institut Pasteur sur les molluscicides nous permettent d'espérer une action efficace contre cette affection. Quant à l'onchocercose, les travaux que le Dr Duke, expert de l'OMS en simuliologie au Centre de Recherches sur les Helminthiases de Kumba, a menés

compte de nos lacunes et de nos insuffisances et mesurer approximativement le chemin qui nous reste

au Cameroun occidental ont fait le point sur l'impor-

SIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

111

tance de l'endémie, les différences biologiques des vecteurs en savane et en forêt, dont la connaissance est nécessaire à la préparation des techniques de lutte.

mariages entre sujets porteurs de l'hémoglobine SS, mais ceci ne peut constituer qu'une solution palliative et de première urgence. Nous pensons, quant à nous, que les grands centres mondiaux de recherche médicale pourraient inclure cette question dans leur programme de recherche.

Une autre maladie des plus meurtrières et des plus fréquentes dans nos statistiques est le paludisme. En dépit des efforts consacrés depuis 1954 au Cameroun à cette maladie, 25 % des enfants vus au dispensaire de PMI de Douala en ce moment sont encore porteurs

de plasmodiums, dont 65 % d'infestations graves. La campagne nationale de lutte contre le paludisme en est actuellement à la phase de pré- éradication initiale qui doit déboucher en 1968 sur la phase de pré- éradication proprement dite. Le passage à l'éradication, qui pourrait intervenir en 1971 -1972, suppose

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Elom. La parole est au délégué de la République Dominicaine. Le Dr ESPAILLAT (République Dominicaine) (traduction de l'espagnol): Mesdames, Messieurs, la délégation de la République Dominicaine se plaît à féliciter chaleureusement notre distingué collègue, le

résolus un certain nombre de postulats préalables: 1) le développement de l'infrastructure économique du pays: le plan de vingt ans qui propose le doublement, en 1980, du revenu national doit y répondre en principe; 2) l'intégration des services de santé de base

Dr Sauter, pour sa désignation très méritée aux fonctions de Président de cette assemblée; elle exprime aussi ses félicitations au Dr Candau, Directeur général

de l'OMS pour l'oeuvre remarquable que l'Organisation a réalisée en 1965, ainsi qu'en témoigne l'impor-

dans la campagne de lutte et la multiplication des services de santé ruraux; ces projets sont en cours de

réalisation; 3) une aide internationale et bilatérale accrue, surtout en fournitures et matériel (antipaludiques, insecticides); 4) une participation de plus en plus active des populations intéressées à la suite des

tant Rapport dont nous sommes saisis et que nous apprécions à sa juste valeur. Enfin, la délégation dominicaine se fait un plaisir d'adresser à toutes les autres délégations présentes son salut le plus cordial.

Nous tenons en outre à exprimer la gratitude du peuple dominicain à l'OPS /OMS et au FISE pour leur précieuse assistance dans l'exécution de plusieurs programmes médico- sanitaires qu'il a ainsi été possible,

campagnes d'éducation sanitaire; 5) la mise en route dans les pays voisins de programmes parallèles; il

s'agit là d'un impératif absolu qui ne saurait être éludé si l'on veut parvenir au succès de l'éradication.

malgré le conflit que nous venons de traverser, de mener à bien sans interruptions importantes: je pense

Cette coordination des programmes entre pays limitrophes devrait être du reste une règle générale des gouvernements dans la lutte contre toutes les maladies transmissibles, y compris les campagnes contre la variole, la rougeole, la méningite cérébrospinale, les tréponématoses, les maladies vénériennes, la tuberculose et la lèpre. Sur ce point, la République

notamment à l'éradication du paludisme, à la lutte contre la tuberculose, à l'enseignement des soins infirmiers et aux activités d'hygiène du milieu. A tous les pays qui nous ont prodigué leur sympathie durant la tragédie que nous venons de vivre, laquelle semble actuellement près de trouver une solution favorable,

je fais part de notre profonde gratitude et j'exprime la confiance de notre peuple et de notre gouvernement provisoire, que j'ai l'honneur de représenter ici.

fédérale du Cameroun se réjouit du démarrage, en juin 1964, de l'OCCGEAC (Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies dans les pays d'Afrique centrale). Monsieur le Président, honorables délégués, je m'en voudrais de lasser l'attention de cette auguste assemblée par un trop long exposé, mais je ne saurais

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Espaillat. La parole est au délégué de la Bulgarie.

finir cette intervention sans vous parler d'un point important, celui des hémoglobinopathies, notamment

Le Dr IGNATOV (Bulgarie) (traduction du russe): Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

des drépanocytoses, si fréquentes au Cameroun et dans d'autres pays bordant le golfe du Bénin et qui contribuent lourdement à la mortalité infantile dans cette région, surtout lorsqu'elles s'associent

à la

permettez -moi, au nom de la délégation de la République populaire de Bulgarie, d'adresser mes sincères félicitations au Dr Sauter, Président de notre assemblée, ainsi qu'aux Vice -Présidents, et de leur souhaiter plein succès dans l'exécution de leur tâche difficile.

malnutrition, aux helminthiases ou au paludisme, comme c'est le cas le plus fréquent. Le Conseil national camerounais de la Recherche scientifique appliquée a

La mise en oeuvre du programme de l'Organisation

proposé récemment, devant la fréquence de cette affection d'origine génétique, d'instituer un certificat prénuptial obligatoire, susceptible de limiter les

mondiale de la Santé dans un esprit de coopération pacifique entre les peuples des différentes parties du monde pour améliorer et renforcer la santé des hommes représente une tâche noble et hautement

112

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

humanitaire, accomplie en commun par l'équipe de fonctionnaires chargée de l'administration de l'OMS; notre reconnaissance va également à tous ces fonctionnaires, auxquels nous adressons nos voeux de succès.

ni à la médecine du travail et à la médecine préventive en général. C'est là un point qui nous préoccupe depuis

plusieurs années, étant donné que la Région européenne est très industrialisée; l'inscription de ces questions au programme est d'une grande importance

Au sujet des divers projets de santé publique mis en oeuvre dans les pays en vue d'éliminer la maladie et de développer la médecine préventive, nous tenons

pour les pays de la Région. De même, le problème de la lutte antituberculeuse, qui intéresse presque tous les pays, ne nous semble pas occuper une part assez large des activités prévues dans le programme. Nous souscrivons à l'opinion émise par certaines délégations, selon laquelle l'OMS ne fait pas encore suffisamment appel à l'expérience et aux connaissances des experts d'un certain nombre de pays. A notre avis, il est extrêmement important de s'assurer au maximum le concours du personnel et des spécialistes de chaque pays, non seulement parce que le caractère représentatif de l'Organisation l'exige, mais aussi pour mettre à profit, dans l'étude détaillée et la mise en application des différents projets, toutes les expériences positives.

à souligner que l'action de l'OMS devient chaque année plus utile et plus efficace. Il ressort du Rapport du Dr Candau, Directeur général de l'Organisation, que les efforts qu'elle accomplit en vue d'améliorer la

santé et de créer les conditions favorables à son maintien portent fruit dans presque tous les pays. La République populaire de Bulgarie figure parmi

ceux où l'éradication du paludisme a été réalisée. Qu'il me soit permis de féliciter les spécialistes dont les travaux d'évaluation ont donné une large publicité aux résultats durables atteints dans mon pays. L'an dernier, la Bulgarie a été l'hôte d'un des cours

de santé publique organisés par le Bureau régional OMS pour l'Europe. Les représentants des Régions européenne et de la Méditerranée orientale qui ont participé à ce cours ont pu se documenter sur les services de santé publique en Bulgarie, les principes sur lesquels ils reposent, leurs divers éléments et les travaux qu'ils ont accomplis. Notre délégation appuie sans réserve l'opinion professée par l'OMS selon laquelle les pays en voie de développement doivent être les premiers bénéficiaires d'une assistance. Nous sommes fermement convaincus que ces pays ne résoudront leurs problèmes

La délégation de la République populaire de Bulgarie estime entièrement justifiée la demande faite par certains pays, tendant à réexaminer la forme sous laquelle l'aide de l'Organisation est accordée aux pays

en voie de développement, en vue de changer les pratiques actuellement suivies. Il y a lieu d'étudier attentivement s'il ne vaudrait pas mieux pour ces pays, plutôt que d'y envoyer encore de nouveaux experts, leur accorder une aide technique et financière

et fournir le matériel nécessaire à leurs écoles et établissements nationaux d'enseignement et de formation du personnel. Monsieur le Président, l'Organisation mondiale de la Santé s'est fixé des buts hautement humanitaires

sanitaires, qui sont nombreux et urgents, que s'ils forment leurs propres spécialistes et s'ils reçoivent une aide technique et financière. L'assistance reçue par la République populaire de Bulgarie a surtout consisté en l'envoi de boursiers ou de participants aux différents cours, symposiums et séminaires organisés par l'Organisation mondiale de la Santé. Nous tenons à souligner de nouveau la très

qui ne peuvent être atteints que dans la paix, la compréhension mutuelle et la coopération entre les peuples. Elle doit donc contribuer, par ses efforts, à créer les conditions propres à assurer la coexistence pacifique entre les peuples et la liberté de toutes les nations. Nous ne pouvons donc pas rester indifférents

grande utilité du cours sur l'administration de la santé publique, organisé à Moscou, qui est donné maintenant pour la troisième année de suite. Monsieur le Président, notre délégation a étudié soigneusement les prévisions budgétaires de l'Organisation pour 1967, présentées par le Directeur général. Nous estimons que le montant de la différence entre

devant l'agression des Etats -Unis d'Amérique au Viet -Nam et devant l'emploi, pour cette agression, de moyens de destruction massive de la population, devant les bombardements barbares auxquels est soumise la population pacifique de la République démocratique du Viet -Nam, ses villages, ses hôpitaux et ses écoles.

ces prévisions et celles des années précédentes a augmenté considérablement et ne correspond pas à l'accroissement du revenu national de la plupart des Etats Membres. Je saisis cette occasion pour faire quelques observations au sujet du programme de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous estimons que ce pro gramme ne fait pas une place très large aux services de, santé à l'intention des travailleurs de l'industrie,

Le Gouvernement de la République populaire de Bulgarie estime que l'Organisation mondiale de la Santé doit appliquer toujours et pleinement le principe de l'universalité, afin que tous les peuples et tous les Etats du monde y soient représentés. Nous estimons

injustifiable la situation actuelle dans laquelle des pays comme la République populaire de Chine, la République démocratique allemande, la République populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam ne participent pas aux

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

113

activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: L'article 99 du

situation est manifestement incompatible avec les principes de l'OMS et contraire à sa Constitution. Nous nous associons aux délégations qui ont parlé en faveur du principe de l'universalité.

Règlement intérieur se lit ainsi: Au début de chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, le Président invite les Membres désireux de faire des suggestions concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil à adresser

Nous sommes persuadés qu'en faisant appel à l'expérience et aux efforts de tous les peuples dans le

domaine de la santé, l'Organisation continuera à progresser dans l'accomplissement de sa tâche noble et humanitaire. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Ignatov.

leurs suggestions au Bureau de l'Assemblée. Ces suggestions doivent parvenir au Président du Bureau de l'Assemblée au plus tard quarante -huit heures après que le Président, en application du présent article, aura fait cette annonce.

Je propose à l'Assemblée d'arrêter ici la discussion générale pour aujourd'hui. 2.

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle.

Je prie donc les délégués désireux de présenter des suggestions concernant cette élection de bien vouloir

Communication concernant la procédure à suivre pour les élections au Conseil exécutif

le faire avant le lundi 9 mai, à 10 heures du matin, pour permettre ensuite au Bureau de l'Assemblée qui

se réunira le même jour, à midi, de formuler des recommandations à ce sujet à l'intention de l'Assemblée. Les suggestions que vous voudrez bien faire doivent être remises à l'assistant du Secrétaire de l'Assemblée. La séance est levée.

Le PRÉSIDENT: Je voudrais maintenant faire à l'Assemblée une communication importante concernant l'élection des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Puis-je demander au Directeur général adjoint de

nous donner lecture de l'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée ?

La séance est levée à 17 h. 30.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Lundi 9 mai 1966, 17 heures Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions et 1.11,

Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance est ouverte.

Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965.

Je voudrais tout d'abord prier le Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs de présenter à l'Assemblée le troisième rapport de cette commission. Dr Benyakhlef, s'il vous plaît. Le Dr Benyakhlef (Maroc), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du troisième rapport de la Commission (voir page 506). Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Benyakhlef.

Je donne la parole au délégué de la Mauritanie. M. LAGHDAF (Mauritanie): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom

de la délégation mauritanienne, je tiens tout d'abord

à féliciter le Dr Sauter de son élection aux hautes fonctions que lui a confiées notre assemblée. Je voudrais également féliciter le Directeur général de son clairvoyant exposé, qui dénote une connaissance parfaite des problèmes de santé publique de l'Afrique.

Y a -t -il des observations au sujet de ce rapport? Il n'y en a pas. Le rapport est approuvé. 2.

Discussion

générale

des

rapports du

Conseil

La Mauritanie bénéficie sur le plan sanitaire de conditions favorables relevant de facteurs écologiques qui donnent à sa pathologie deux aspects bien distincts. La distribution réduite des vecteurs des maladies transmissibles,

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, nous continuons maintenant la discussion sur le point 1.10,

la dispersion des populations, la nature

114

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sableuse habituelle des sols constituent, sur la plus

Mais il importe surtout de mettre en forme une planification nationale au moment où notre gouvernement va élaborer un nouveau plan quadriennal.

grande partie du pays, les obstacles majeurs à la transmission des épidémies. Dans la zone sud, ces facteurs favorables disparaissent. C'est ainsi que le paludisme, la bilharziose, la lèpre, les filarioses dracunculose en particulier - les maladies vénériennes présentent les mêmes caractères de morbidité

Avec l'appui de l'OMS, nous le souhaitons, nous réaliserons ce projet essentiel. Adaptation, réorganisation, planification ne peuvent aboutir rationnellement sans des études approfondies, souvent prolongées. Pendant ce temps, certains fléaux sociaux continuent à abaisser le niveau de santé.

que partout ailleurs. Seule la tuberculose atteint la même importance sur l'ensemble du territoire. Il semblerait, à l'énoncé de ce succinct inventaire, que nos problèmes soient faciles à résoudre. Il suffirait

La lutte contre le paludisme reste l'apanage de l'équipe OMS installée sur le fleuve et dont les travaux vont entrer prochainement dans une phase nouvelle. Le travail fourni par cette équipe est remarquable par

de combattre, l'une après l'autre, chacune de ces maladies pour arriver tout au moins à annihiler leur progression, sinon à réaliser leur éradication. Malheureusement, il n'en est rien, car la couverture sanitaire

son caractère exhaustif. Nous souhaitons qu'elle le complète par une participation active à la lutte contre le paludisme. Un plan de campagne de vaccinations élaboré en coopération avec l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (AID) nous permettra de combattre la variole et la rougeole. Nous profiterons des moyens logistiques mis à notre dispo-

de toutes les populations reste le problème fondamental. Comment faire bénéficier les populations nomades et semi- nomades de l'action sanitaire au même titre que les populations fixes sans alourdir exagérément les charges de l'Etat aux dépens des autres secteurs sociaux ?

Au lendemain de l'accession de notre pays à l'indépendance, il est vite apparu que notre infrastructure sanitaire présentait des failles importantes. Il fallait parer au plus pressé: donner à notre jeune Etat des ressources hospitalières suffisantes. Tous nos efforts jusqu'à présent ont été consacrés à la réalisation de l'important centre hospitalier de Nouakchott, qui comporte un hôpital parfaitement équipé et une école de formation paramédicale.

sition pour mettre en application notre projet de vaccination générale par le BCG, qui doit mettre un frein à l'expansion de la tuberculose. Dans le secteur médico- social, il nous faut encore

développer les services déjà en place: celui de la protection maternelle et infantile, où des créations importantes ont été réalisées telles que le centre pilote de Nouakchott; celui de la prévoyance sociale dont les résultats spectaculaires sont la fierté de la Mauritanie.

Il nous appartient désormais, par la planification, d'orienter nos activités vers des tâches bien définies qui auront pour objectif la couverture sanitaire aussi totale que possible de la population. Pour les populations nomades, la solution paraît difficile, je l'ai déjà

Je n'aborderai pas le problème de l'approvisionnement en eau, problème vital pour la Mauritanie et

dont l'importance est telle qu'elle nécessiterait un développement qui ne peut entrer dans le cadre de ce

dit. Mais nous pensons qu'une action coordonnée entre les services de santé et les équipes itinérantes, déjà en place, de certains départements ministériels pourrait amener lentement mais sûrement une protection satisfaisante, d'abord à caractère préventif, mais qui pourrait, par la suite et par étapes, se développer vers la médecine curative. La couverture sanitaire des populations fixes trouvera, nous l'espérons vivement, sa solution dans l'implantation des services de santé de base réalisée dans la zone pilote de Rosso sous la conduite du conseiller en santé publique de l'OMS attaché au projet pré -éradication du paludisme.

bref - et déjà trop long - exposé. Tel est le panorama général de la situation sanitaire

en Mauritanie. La Mauritanie est résolue à lutter, à combattre malgré ses modestes moyens, pour atteindre

son objectif: vaincre la misère, la souffrance et la faim.

Avant de terminer, permettez -moi, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, d'adresser mes

remerciements à tous les Etats, les organismes qui soutiennent la Mauritanie dans ses efforts, et de

souhaiter à notre organisation, sous la direction éclairée du Dr Candau, un plein succès dans les lourdes

La réorganisation de notre infrastructure sanitaire doit être une adaptation aux multiples facteurs

tâches qu'elle s'est données. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Laghdaf. Je donne la parole au délégué de la République de Corée.

caractéristiques de notre pays. La première étape de

cette adaptation est concrétisée par le quadrillage régional. Cinq régions sanitaires ont été délimitées, comprenant chacune un hôpital dont l'équipement répond aux besoins des disciplines fondamentales, un centre de protection maternelle et infantile, un centre de médecine mobile dont les objectifs polyvalents

toucheront à la prophylaxie, à l'assainissement, à l'éducation sanitaire, à l'information.

Le Dr. YOUN KEUN CHA (République de Corée) l'anglais) : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, je suis très honoré de participer cette année encore aux travaux de l'Assemblée et de transmettre aux nations représentées à cette Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé les compliments de mon gouvernement. (traduction de

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

115

Au nom de la délégation et du Gouvernement de la République de Corée, je tiens à féliciter notre nouveau Président, le Dr Sauter, et nos Vice -Présidents de leur

ration. Le but visé est de ramener le taux d'accroissement naturel de la population à 2,0 en 1971, alors qu'il était de 2,8 en 1962. Pour cela, il faudra obtenir que 1 300 000 personnes participent au programme, soit

élection. Je rends hommage au Président sortant, le Dr Olguín, pour la compétence avec laquelle il s'est

environ un tiers des couples capables de procréer et

acquitté des fonctions de sa charge. Je tiens enfin à féliciter le Dr Candau de son excellent Rapport si complet sur l'activité de l'Organisation mondiale de

appartenant au groupe d'âge de 20 à 44 ans. Les

la Santé en 1965, que nous avons tous, j'en suis

autorités se sont fixé, à titre d'essai, des objectifs précis à atteindre en 1971: pratiquer un million d'insertions

de DIU et 150 000 vasectomies et maintenir chez 150 000 utilisateurs l'usage régulier de contraceptifs classiques. Le programme a été expliqué au public par des agents de la planification familiale qui ont été adjoints au personnel habituel du réseau national de centres de santé et il a été bien accueilli. On ne dispose pas encore de chiffres valables indiquant une diminution du taux de natalité, mais diverses recherches

certain, étudié avec grand intérêt. Je me permettrai d'attirer votre attention sur quelques points que ma délégation considère comme essentiels pour la santé publique en Corée. Je signalerai d'abord que mon pays a entrepris une planification sanitaire à long terme. A cette fin, le Ministère de la Santé a constitué un service de planification et un comité des directives et de la coordination composé de représentants d'organismes gouvernementaux, notamment du Conseil de la Planification économique, et de représentants de l'OMS, du FISE, de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique et du Nathan Economic Advisory Group.

par sondage d'envergure limitée ont fait apparaître des perspectives encourageantes.

Le Gouvernement coréen a lancé récemment une campagne de lutte contre la tuberculose, qui constitue

Pour contribuer à la réalisation des objectifs du deuxième plan quinquennal de développement économique, qui porte principalement sur l'accroissement

de la production dans les secteurs de l'industrie, de l'agriculture et de la pêche, le plan sanitaire comprend surtout des projets sanitaires intéressant les groupes

en Corée le problème de santé le plus important, et 70 000 contagieux reçoivent actuellement un traitement gratuit à domicile. Afin de faire le point de la situation et de dresser le programme des activités futures, une enquête a été faite l'an dernier dans tout le pays sur la fréquence de la maladie, avec l'aide de

l'équipe régionale consultative de l'OMS pour la tuberculose. L'analyse des résultats est en cours et le rapport sera publié dans deux mois. Il est urgent de prendre des mesures efficaces contre la tuberculose en développant et en renforçant les services déjà créés à cet effet. En ce qui concerne la lèpre, on estime qu'il y a en Corée environ 80 000 lépreux, dont 35 000 sont connus et inscrits. Sur ce dernier chiffre, 8000 sont hospitalisés dans cinq léproseries nationales, environ 12 000 vivent

de population qui se consacrent à ces branches

d'activité. Afin d'assurer des services médico- sanitaires de base

suffisants, l'infrastructure actuelle sera encore renforcée et la priorité sera donnée aux zones où certains groupes de population prédominent. Le plan sanitaire sera partie intégrante du deuxième plan quinquennal général de développement économique: une section

relative aux questions sanitaires est en préparation et elle sera prête à la fin du mois de mai 1966. Un plan sanitaire complet doit ensuite être élaboré avant la fin

dans cinquante -six villages de lépreux et les 15 000 autres sont des malades externes. Le Gouvernement coréen envisage maintenant de faire sortir des cinq léproseries tous les lépreux hospitalisés chez qui

de l'année et sera rattaché au plan national de développement économique. A sa dernière session, tenue à Séoul, en Corée, au

mois de septembre

1965, le

Comité régional du

Pacifique occidental a discuté à fond les rapports entre la santé et les questions démographiques. La dernière Assemblée a aussi fait preuve d'une grande compréhension des problèmes relatifs à la population et à la

reproduction humaine et elle a adopté à l'unanimité de ses Membres, dont le nombre dépassait cent dix, une résolution sur ce sujet. Toutefois, la partie la plus

importante de la résolution n'est pas absolument claire, de sorte que chacun des Membres semble avoir

interprété la résolution à sa façon et qu'il peut en résulter des interprétations différentes de la part des

délégués. Afin de faire un nouveau pas en avant, l'Assemblée devrait maintenant importante question. réexaminer cette

l'évolution de la maladie est arrêtée et qui ne sont pas atteints d'invalidité, et d'utiliser leur capacité de travail à la fois dans leur propre intérêt et dans celui du développement économique du pays. D'autre part, on s'efforce de n'admettre qu'exceptionnellement de nouveaux malades dans les léproseries, afin de pouvoir fermer bientôt l'un de ces établissements. Après avoir mené un projet pilote à bonne fin, le Gouvernement coréen a entrepris un vaste programme de dépistage qui couvre les cinq provinces méridionales du pays où le taux de fréquence semble être le plus élevé; l'exécution en est confiée à des équipes mobiles, dont neuf sont employées par l'administration et dix par des missions. D'après le programme, il est prévu que dans les cinq prochaines années plus de 60 % des cas encore ignorés et plus de 75 % des cas contagieux

Le Gouvernement coréen a entrepris en 1962 un programme actif de planification familiale. Un programme intégré de protection maternelle et infantile et de planification familiale est actuellement en élabo-

auront été dépistés dans cette partie du pays. En traitant régulièrement tous ces malades à domicile et en faisant l'éducation sanitaire des personnes qui sont en contact avec eux, on espère venir à bout du problème au cours des années à venir.

116

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les maladies transmissibles resteront encore pendant

de nombreuses années un grand problème de santé publique. La fièvre typhoïde, la poliomyélite, les dysenteries et les helminthiases sévissent encore dans le pays. Les plans d'approvisionnement en eau potable, de drainage et d'évacuation des eaux usées sont très coûteux. Les autorités s'efforcent néanmoins de déve-

devant le remplacement du Directeur régional pour le Pacifique occidental. Le Dr I. C. Fang se retirera le 30 juin de cette année, après de longues années à ce poste. Il a créé le Bureau régional du Pacifique occidental et s'est voué à l'amélioration de la santé dans cette partie du monde. Il a su mériter le respect sincère de toutes les populations de la Région. J'espère

lopper les systèmes existants ou d'en installer de nouveaux dans les zones urbaines et de construire de petites installations d'approvisionnement en eau sous canalisations dans les zones rurales. L'encéphalite japonaise est connue depuis longtemps comme l'une des maladies mortelles qui menacent les groupes d'âge les plus jeunes. La gravité du problème

que l'impulsion qu'il a su donner au développement des services de santé se maintiendra et que son oeuvre sera poursuivie. Nous sommes en même temps très heureux d'accueillir bientôt le nouveau Directeur régional en la personne du Dr Francisco Dy, qui s'est acquis une

réputation enviable pendant ses longues années de service

exige qu'on déploie davantage d'efforts pour la recherche des méthodes possibles de prophylaxie.

à l'OMS, notamment dans la Région du

Une alimentation saine est l'une des conditions essentielles de la santé. La qualité des produits est également un élément déterminant pour l'exportation des denrées alimentaires et son importance sur le plan économique est évidente. Les autorités coréennes prévoient dans ce domaine diverses mesures : inspection, prélèvement d'échantillons, analyses de laboratoire, éducation sanitaire, de manière que les denrées

Pacifique occidental. Sa carrière passée nous donne l'assurance que son expérience, sa compétence et son autorité contribueront très heureusement à l'amélioration des conditions sanitaires dans la Région. Le Gouvernement coréen et moi -même sommes heureux de l'assurer de notre appui constant. Je suis convaincu

enfin que nous pouvons compter que l'OMS conti-

nuera de nous aider à développer nos nationaux de santé.

services

produites en Corée pour l'exportation et pour le marché intérieur correspondent aux normes internationales. De même, dans le domaine pharmaceutique, elles s'emploient à améliorer la qualité des médicaments fabriqués dans le pays afin de protéger la santé de la population, de réduire les importations et d'augmenter les exportations. Il existe en Corée huit écoles de médecine, dont quatre publiques et quatre privées. Ces écoles forment environ 650 médecins par an. Il y a 10 883 médecins immatriculés, soit un pour 2500 habitants. Pour ce qui est de l'enseignement infirmier, vingt neuf établissements forment environ 800 infirmiers et infirmières chaque année. L'effectif total du personnel infirmier immatriculé est de 9200. Les infirmières peuvent aussi devenir infirmières /sages- femmes avec une année de spécialisation en obstétrique. On compte 5800 sages- femmes immatriculées. En outre, 1720 dentistes, 2700 phytothérapeutes et 8500 pharmaciens sont également immatriculés.

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Youn Keun Cha. La parole est au délégué de la Somalie. M. HAJI BASHIR ISMAIL (Somalie) (traduction de Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, au nom de la délégation somalie, je me permets de féliciter le Dr Sauter de son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée l'anglais) :

mondiale de la Santé. Nous avons été vivement intéressés par les questions soulignées dans son allocution, qui reflétait son éminente personnalité et ses remarquables qualités. Grâce à son expérience, les délibérations de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé seront certainement très fructueuses. Je présente aussi les félicitations de la délégation somalie aux trois Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales. La délégation somalie a beaucoup apprécié l'excellent Rapport, si détaillé, que le Directeur général a présenté sur l'activité de l'OMS en 1965. Comme

Même avec ces effectifs de personnel, il n'est pas facile d'assurer des services médicaux suffisants aux populations rurales les plus éloignées, car les médecins répugnent à exercer dans les zones rurales. Les revenus des travailleurs sanitaires devront être relevés et il serait urgent que le Gouvernement accorde une subvention pour inciter le personnel à accepter des postes dans les zones rurales. Avec le développement des services de santé, un

toujours, ce document a été composé très soigneusement. Mon pays est l'un de ceux que le danger de la variole menace et il donne son adhésion totale aux recommandations faites par le Conseil exécutif à ce sujet. Nous pensons que tout l'argent dépensé pour l'éradication de la variole sera de l'argent bien employé.

grand problème est apparu: comment recruter et retenir le personnel qualifié et comment obtenir les fonds nécessaires pour élever le niveau de santé de la

Avant de donner un bref résumé des activités

sanitaires qui se sont déroulées dans mon pays, je tiens à exprimer, au nom du Gouvernement et de la population de la République somalie, notre gratitude envers les pays amis et l'Organisation mondiale de la

population et même pour le maintenir au niveau qu'il a atteint ? Tels sont, brièvement résumés, les principaux problèmes de santé publique qui se posent en Corée. En. terminant, Monsieur le Président, je dirai que je ne puis m'empêcher d'éprouver des sentiments divers

Santé pour l'aide généreuse que nous avons reçue dans notre lutte contre la maladie. L'Organisation a fait porter particulièrement ses efforts sur la lutte contre les maladies transmissibles, sur l'assainissement

et la protection maternelle et infantile.

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

117

La formation du personnel médical auxiliaire a été développée depuis quelques années grâce à l'appui généreux de l'OMS et du FISE. Comme il n'existe pas en Somalie d'écoles pour former des médecins ou des dentistes, les établissements médico- sanitaires

Avant de terminer, j'exprimerai, Monsieur le Président, ma profonde gratitude à tous les pays amis qui ont bien voulu nous aider en nous envoyant des

médecins et des fournitures médicales de première utilité.

manquent de personnel. Or, il est évident que sans personnel national les services sanitaires ne peuvent véritablement être organisés comme il convient. L'Organisation s'est préoccupée de ce problème et a accordé un certain nombre de bourses pour des études de médecine. Mon pays lui en est reconnaissant, mais il

Enfin, je souhaite à l'Organisation le succès total des efforts qu'elle déploie pour aider les Etats Membres à parvenir au niveau de santé le plus élevé. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Haji Bashir Ismail.

voudrait bénéficier d'un plus grand nombre de

bourses dans ce domaine et préférerait que ses méde-

La parole est au délégué de la Pologne. Le Dr TITKOW (Pologne) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi tout d'abord de vous présenter, Monsieur le Président, les félicitations de la délégation

cins soient formés, plutôt qu'en Europe, dans des pays de notre Région, où les conditions sociales et culturelles diffèrent peu des nôtres. Nous aimerions pouvoir envoyer des boursiers au Pakistan, au Soudan,

en République Arabe Unie et à Beyrouth (Liban). Nous avons maintenant dressé un plan complet d'action sanitaire, pour lequel l'OMS et le FISE nous ont promis une assistance considérable. Ce plan fait

polonaise à l'occasion de votre élection à ce poste important et de vous souhaiter tout le succès possible dans votre tâche difficile et riche de responsabilités.

une place importante à la formation du personnel sanitaire auxiliaire et surtout au développement des services sanitaires régionaux, de district et ruraux. Le FISE a d'ailleurs déjà importé dans le pays suffisamment de matériel pour compléter l'équipement de cinq hôpitaux régionaux et de quatre hôpitaux de district.

Je tiens également à féliciter nos collègues qui ont été nommés vice -présidents de l'Assemblée pour la session. Enfin la délégation polonaise est heureuse de constater que les Iles Maldives et Singapour sont maintenant Membres de l'Organisation et de saluer leurs représentants.

Nous avons entrepris l'organisation d'un service national de distribution de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales afin d'améliorer la qualité des services pharmaceutiques et de rationaliser l'approvisionnement en fournitures médicales dans

Le Rapport présenté par le Dr Candau sur les activités de l'OMS au cours de l'année écoulée mérite

de vives louanges. C'est avec un plaisir tout particulier que je voudrais mettre l'accent sur l'efficacité avec laquelle le Directeur général et ses collaborateurs

l'ensemble du pays. Les activités antituberculeuses ont été intensifiées. Un deuxième centre antituberculeux a été créé; il fait fonction de centre opérationnel

ont su concentrer les activités de notre organisation sur les problèmes essentiels et trouver à ces problèmes une solution heureuse.

et assure en même temps la formation du personnel. Le Gouvernement somali a résolu d'orienter tous ses efforts vers des activités économiques, notamment le développement de l'agriculture et de l'élevage. Certains projets sanitaires, ceux des centres de santé et de démonstration dans les zones rurales, et ceux de l'enseignement infirmier, qui étaient financés par le programme élargi d'assistance technique, vont en souffrir, je le crains, à moins qu'ils ne puissent être compris dans le programme ordinaire de l'OM S. Monsieur le Président, je tiens à redire que notre pays a reçu de l'OMS et de pays amis une certaine aide et des conseils, et que nous leur en sommes très reconnaissants. Mais l'ampleur de nos difficultés et l'insuffisance de nos ressources, tant en fonds qu'en personnel, nous contraignent à demander toujours plus d'assistance aux institutions spécialisées et aux pays amis. C'est pourquoi je prie aujourd'hui le Directeur général et notre Directeur régional, le Dr Taba, de chercher les moyens de répondre aux demandes croissantes que nous devrons continuer à leur adresser jusqu'à ce que nous soyons en mesure de nous suffire.

Cependant, la mise en oeuvre des programmes, dont l'importance et l'utilité ne font aucun doute, ne saurait s'effectuer uniquement par la création continue de nouveaux postes budgétaires, qui ont pour effet l'accroissement rapide du budget et, par voie de conséquence, l'augmentation du montant des

cotisations, déjà très élevé et supérieur au taux de croissance annuel du produit national brut de chaque pays. Une telle situation ne peut que soulever de vives objections. La délégation polonaise ne voudrait pas,

pour trouver une solution à ce problème, s'élever contre des programmes soigneusement élaborés par une équipe d'éminents spécialistes et présentés avec enthousiasme par le Directeur général. On peut se demander, cependant, si ces programmes ne pourraient être réalisés à moindres frais.

Nous ne sommes pas tout à fait convaincus que le facteur économique ait été pris suffisamment en considération lors de l'élaboration de ces programmes.

La possibilité de mobiliser pour la réalisation de nouvelles tâches l'équipe professionnelle et administrative déjà en place a -t -elle été suffisamment étudiée?

Ne serait -il pas possible de trouver des réserves, par exemple en assurant une meilleure coordination entre

118

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les programmes de notre organisation et ceux d'autres institutions spécialisées des Nations Unies ? Les activités des commissions principales de notre assemblée devraient permettre, à mon sens, de diminuer le budget actuel de l'Organisation et de le rendre ainsi plus acceptable. C'est en outre avec plaisir que je rappellerai que le Comité ad hoc institué par l'Organisation des Nations Unies pour analyser la situation financière de cette organisation et de ses institutions

meilleure façon d'obtenir des résultats planifiés est de

tenir compte, dans la réalisation du programme scientifique de notre organisation, des possibilités qu'offrent les pays Membres dans ce domaine. C'est

ainsi que nous pouvons mettre à la disposition de l'OMS les moyens dont nous bénéficions dans les disciplines telles que la cardiologie, l'oncologie et l'hématologie. Pour ce qui est de la cardiologie, nous pourrions collaborer avec l'OMS dans des recherches sur l'épidémiologie, la rééducation et la réanimation. Je voudrais signaler à ce propos que dix centres de réanimation ont été créés récemment dans mon pays. Nous pourrions également entreprendre, en coopération avec l'OMS et avec le Centre international de Recherche sur le Cancer, des études sur des problèmes épidémiologiques, cliniques et biochimiques ainsi que sur des questions d'organisation. A propos du problème de la coopération scientifique,

spécialisées a commencé son travail. La délégation polonaise attache une grande importance aux activités de ce comité. Elle est convaincue que les conclusions

qu'il formulera permettront à l'OMS de trouver des moyens plus efficaces que par le passé pour adapter son budget aux possibilités réelles de ses Membres. Le Rapport du Directeur général met très justement l'accent, nous semble -t -il, sur une des taches auxquelles

notre organisation doit se consacrer en priorité, à savoir la formation et le développement rapides du personnel médical local dans les pays en voie de développement. De toute évidence, les programmes

on est malgré tout contraint de constater non sans amertume que la contribution précieuse que la République démocratique allemande pourrait apporter

qui sont mis en oeuvre dans ces pays avec le seul concours du personnel que l'OMS y envoie à titre temporaire ne peuvent donner que des résultats provisoires. Pour mener à bien une tâche aussi capitale que la formation de personnel local, il est indispensable

aux activités scientifiques de l'Organisation n'a pas été mise à profit jusqu'à présent, parce que la République démocratique allemande n'occupe pas la place qui lui revient de droit parmi les Membres de l'OMS.

d'instaurer, sous l'égide de l'OMS, une coopération aussi large que possible et de tirer parti des moyens et des possibilités qu'offrent tous les pays qui possèdent leurs propres centres de formation. En Pologne, par exemple, les facultés de médecine assurent actuellement la formation de plus de cent soixante étudiants

Ce fait mérite d'autant plus d'être souligné qu'il est contraire au principe d'universalité de notre organisation.

Monsieur le Président, nous sommes réunis ici pour examiner et rechercher les meilleurs moyens de lutter efficacement contre la maladie et contre tout

appartenant à des pays en voie de développement. A ce propos, j'aimerais dire quelques mots des efforts entrepris dans mon pays au cours des dernières

années pour moderniser les études de médecine. Si le développement rapide des sciences médicales donne

au médecin des armes nouvelles, chaque jour plus efficaces, il exige en revanche un remaniement systématique des programmes des cours et l'application de méthodes didactiques toujours plus efficaces. La réforme des études médicales actuellement en cours en Pologne tend à libérer les programmes d'un enseignement traditionnel et bien souvent dépassé, à établir un juste rapport entre les sciences morphologiques et les sciences physiologiques, à introduire de nouvelles disciplines, par exemple la biophysique qui offre de vastes perspectives pour le développement futur de la

ce qui menace la santé de l'homme et sa vie. A ce propos, la délégation polonaise ne peut pas ne pas appeler l'attention de cette honorable assemblée sur des faits qui sont en totale contradiction, non seulement avec les principes élevés et profondément humains énoncés dans la Constitution de notre organisation, mais aussi avec des principes moraux essentiels et universellement reconnus. Il s'agit des actes d'agression des forces armées des Etats -Unis contre le peuple vietnamien. Ces faits suscitent chez tous l'horreur, l'inquiétude et la profonde indignation. La délégation polonaise estime qu'il est de son devoir

de joindre ici même aux protestations du monde entier la voix du peuple polonais qui a lui -même tant souffert des atrocités de la guerre.

médecine, à donner aux études un caractère moins théorique, afin de permettre aux futurs diplômés d'acquérir le maximum de connaissances pratiques. Nous sommes prêts à partager le fruit de nos expériences, aussi modestes soient -elles, et à bénéficier de

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Titkow. Je donne la parole au délégué de la Suisse.

celles d'autres pays en vue d'élaborer le système d'enseignement de la médecine le plus efficacement possible.

M. KELLER (Suisse): La délégation suisse, sur laquelle rejaillit l'honneur que vous a fait l'Assemblée, Monsieur le Président, en vous portant à sa présidence,

C'est avec un vif intérêt que la délégation polonaise

voudrait associer dans le témoignage de ses félicitations les trois Vice -Présidents ainsi que les Présidents des commissions principales. Au nom de la délégation suisse, je tiens à exprimer

a accueilli les propositions du Directeur général au sujet du futur développement des programmes scientifiques. Les nouveaux efforts déployés pour stimuler et coordonner les recherches scientifiques dans le domaine de la médecine sont pleinement fondés. La

notre reconnaissance à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'aide très concrète qu'elle a apportée

SEPTIEME SÉANCE PLÉNIÉRE

119

à notre pays au cours de l'année écoulée et qui va se poursuivre cette année encore. Comme la plupart des

félicitations sincères du Gouvernement du Royaume des Pays -Bas pour votre élection à la présidence de cette assemblée. Je tiens aussi à remercier le Directeur général et son personnel, au nom de mon gouvernement, de l'excellent travail qui a été accompli au cours de l'année écoulée.

pays du monde, la Suisse souffre d'une importante pénurie de personnel infirmier. On ne saurait guère prétendre que le recrutement d'infirmières soit réellement insuffisant dans notre pays; les écoles qui existent

actuellement ont leur capacité mise à contribution en quasi -totalité.

Quelques

écoles

de personnel

auxiliaire se sont créées ces dernières années, mais bien plus au vu des besoins plus ou moins locaux d'un grand hôpital ou d'une région délimitée que d'un plan élaboré avec précision, qui tiendrait compte des exigences et des nécessités générales. Il a été décidé de faire appel aux services de l'Organisation mondiale de la Santé pour effectuer une étude approfondie de la situation générale: recensement des ressources en personnel soignant de toutes catégories, évaluation des besoins en personnel infirmier, étude des fonctions. Avec une célérité et une bienveillance

En ce début de session, nous sommes tous, sans aucun doute, frappés par l'ordre du jour qui nous a été proposé et qui nous conduira certainement à des discussions intéressantes. La délégation des Pays -Bas

est prête à prendre une part active aux échanges de vues. Sans préjuger l'opinion de ma délégation sur les divers points de l'ordre du jour, je voudrais, Monsieur

le Président, présenter quelques observations préalables sur certaines des questions que nous devrons examiner.

La première a trait au budget de l'Organisation. Comme tous les autres pays, les Pays -Bas souhaitent que chaque poste budgétaire soit examiné de très près, surtout parce que le montant du budget de 1967, tel qu'il nous est présenté, dépasse celui de 1966 de près

dont nous lui sommes reconnaissants, le Bureau régional a mis à notre disposition un consultant qui nous aide à organiser et à réaliser cet ensemble de recherches. Cette étude en est encore à ses débuts et

doit s'étendre sur une période de trois ans; nous fondons de grands espoirs sur les conclusions qui en seront tirées. Elle doit nous permettre de décider dans quelles directions intensifier nos efforts pour la construction d'écoles, le recrutement de personnel

de 17 %. Quand nous avons étudié rapidement les raisons de cette augmentation, nous avons constaté que plus d'un million et demi de dollars sont destinés au relèvement des traitements, pensions, etc., et que

des diverses catégories dans une proportion aussi favorable que possible.

près de deux millions et demi sont demandés pour entreprendre la campagne mondiale d'éradication de la variole.

La demande qui porte sur l'augmentation des dépenses de personnel semble raisonnable dans

Dans un autre domaine aussi, nous devons à l'Organisation mondiale de la Santé notre gratitude. Elle a mis à la disposition de l'un de nos cantons les plus importants un autre consultant, qui a participé à la mise au point d'un plan d'organisation hospitalière

sur tout le territoire cantonal. Ces travaux ont été achevés à la grande satisfaction des intéressés, au nom desquels nous exprimons aussi à l'OMS notre reconnaissance.

l'ensemble. J'espère que le Directeur général n'aura pas à soumettre d'autres propositions à cette fin en cours d'exercice. Je crois qu'il a été contraint de le faire l'an dernier, mais nous ne devons pas oublier que des dépenses imprévues ne doivent pas entraîner automatiquement une augmentation du budget pri-

mitif. Dans le cas de l'OMS, la délégation des Pays -Bas estime toutefois que le renforcement de l'effectif du personnel et de sa qualité sont très importants; il ne semble pas que le personnel de l'Organisation soit pléthorique, si l'on considère l'immensité des tâches qui restent à accomplir ou qui ont dû être ajournées jusqu'à présent à cause du manque de fonds et de personnel. Le Gouvernement des Pays -Bas est d'avis que, si les circonstances le permettent, l'action de l'Organi-

Par ailleurs, nous avons lieu d'espérer qu'une découverte suisse, dont l'Organisation mondiale de la Santé a suivi les expériences, va ouvrir des perspectives nouvelles à la lutte contre un des grands fléaux qui affligent encore l'humanité. Après les succès qu'a remportés et que remporte l'Organisation mondiale de la Santé sur le paludisme, le pian, le trachome et combien d'autres encore, une maladie tropicale de plus va devoir engager la lutte avec la science. La bilharziose

sation devra être développée en profondeur et en étendue et porter sur des domaines plus variés. Je crois, Monsieur le Président, que tous partagent cette

- puisque c'est d'elle dont il s'agit - qui affecte deux cents millions d'êtres, est heureusement inconnue en Suisse. C'est donc dans la meilleure tradition de la recherche scientifique que nos savants contribuent à l'accomplissement d'une des grandes tâches que l'Orga-

opinion, parce que nous avons tous conscience de la multitude des problèmes qui restent encore à résoudre.

D'autre part,

il

importe au plus haut point que

nisation mondiale de la' Santé s'est fixées. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Keller. Le délégué

l'Organisation reste aussi efficace qu'elle l'est aujour-

des Pays -Bas a la parole. Le Dr BARTELS (Pays -Bas) (traduction de l'anglais) :

d'hui. Il faut donc avancer prudemment et veiller à n'augmenter notre budget que progressivement. C'est pourquoi l'on peut se demander si l'augmentation de 17 % du budget est réellement indispensable. Nous croyons que l'on pourrait procéder à certaines compressions sans compromettre le succès des activités

Monsieur le Président, je tiens à vous exprimer les

de notre organisation, auxquelles nous attachons tant d'importance.

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

L'une des principales tâches que nous devrons entreprendre est l'éradication de la variole dans tous les pays où ce fléau sévit encore. L'approvisionnement

estimons, pour notre part, que l'action multilatérale d'une des principales institutions des Nations Unies doit prendre le pas, en principe, sur l'aide bilatérale. Sans m'étendre

en vaccins conformes aux normes de l'OMS est l'un des éléments majeurs de la réussite dans ce domaine. Le Gouvernement des Pays -Bas suggère que l'Organi-

davantage sur les mobiles qui

commandent la façon dont on fournit l'assistance aux pays qui en ont besoin, je mentionnerai simplement l'intérêt du caractère apolitique de l'assistance multilatérale.

sation fasse un effort particulier pour assurer aux gouvernements intéressés du vaccin de la qualité voulue en quantités suffisantes pour l'exécution du programme. Monsieur le Président, je voudrais également

A notre

avis,

les observations qui précèdent

s'appliquent également aux mesures qui visent à contenir, lorsque c'est nécessaire, l'accroissement de

formuler une observation qui concerne le rôle de l'OMS « en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international », ainsi qu'il est dit à

la population et à empêcher que la surpopulation n'atteigne un degré de gravité que ne puissent supporter

l'article 2 de la Constitution. Nous estimons que chaque fois que les activités d'autres institutions spécialisées ont des répercussions sur le plan sanitaire, l'OMS doit collaborer activement avec elles. Cela

les pays dont elle menace l'existence même. Nous savons tous que les résultats des campagnes de propagande et d'information lancées dans plusieurs des pays intéressés n'ont pas été très satisfaisants jusqu'à maintenant. Mais nous ne devons pas désespérer et abandonner; nous devons au contraire continuer à conseiller ces pays lorsque nous le pouvons et

s'applique notamment à la nutrition, domaine dans lequel il incombe à l'OMS d'encourager l'adoption de normes internationales et dans lequel les techniques modernes de conservation des aliments, par exemple

tant que nous le pouvons. Le Gouvernement des Pays -Bas est d'avis que l'effort d'information dans les

au moyen des radiations ionisantes, offrent aujourd'hui des possibilités nouvelles. Je voudrais ensuite, Monsieur le Président, appeler votre attention sur l'importante question des services de santé publique. Depuis dix ans, beaucoup de pays ont enregistré un mouvement des taux de mortalité

pays surpeuplés doit viser en premier lieu à faire comprendre aux parents qu'il leur appartient entièrement de décider du nombre de leurs enfants et nous

sommes donc prêts à donner notre appui à des programmes bien compris et raisonnables de planification familiale. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Bartels. Le délégué du

que l'on n'avait pas prévu. L'accroissement de la mortalité due, par exemple, aux maladies cardiovasculaires chez les hommes est apparu d'abord aux Etats -Unis d'Amérique vers 1930, puis au Royaume Uni dix ans plus tard. La tendance observée dans ces

Mali a la parole.

deux pays préfigure à mon avis l'évolution future dans les autres pays. Nous sommes contraints d'admettre que nous ne voyons pour l'instant aucun moyen d'arrêter cet accroissement alarmant. Pour le combattre activement, il faudra aborder le problème sans idée préconçue. Il faudra notamment procéder à une analyse uniforme de la morbidité dans différents

Le Dr DOLO (Mali): Monsieur le Président, la délégation que j'ai l'honneur et le privilège de conduire

voudrait, elle aussi, vous féliciter bien chaleureusement pour votre élection à la magistrature suprême

de cette assemblée. Plus qu'un hommage rendu à votre sympathique personne, à vos compétences, c'est un acte de foi, d'amitié et de reconnaissance universelle à l'égard de votre beau pays, celui -là qui incarne le symbole de la paix et qui oeuvre inlassa-

pays. L'OMS étudie déjà cette possibilité, mais nous pensons qu'il faut intensifier les efforts dans ce sens. Monsieur le Président, je voudrais, pour terminer,

blement, depuis des décades, pour que cette paix règne entre tous les hommes afin que l'homme se préoccupe davantage de l'amélioration constante et progressive de ses conditions de vie matérielles et

présenter une observation sur l'administration de l'assistance aux pays en voie de développement. Le Gouvernement des Pays -Bas est convaincu que l'administration multilatérale par l'OMS de l'aide accordée à ces pays est préférable aux accords bilatéraux conclus entre les pays bénéficiaires et d'autres pays qui sont disposés à les aider dans le domaine médical. J'espère que cette observation ne sera pas mal interprétée. Nous ne sous -estimons pas, bien entendu, les grands efforts que certains pays s'imposent au profit d'autres pays et nous sommes conscients du

morales. Monsieur le Président, l'unanimité qui a présidé à votre élection, tant en commission qu' l'Assemblée plénière, est le gage que tous les délégués

à cette Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé désirent ardemment oeuvrer dans ce sens, et que

l'espoir d'une paix universelle ne sera ni un rêve, ni une illusion fugitive. Messieurs les délégués, c'est ensuite aux honorables

fait qu'il a été possible, grâce à l'aide bilatérale, d'obtenir plus de résultats que l'on n'aurait pu en espérer si l'OMS avait dû agir seule. Pourtant, nous

représentants des nouveaux pays Membres de cette organisation que je voudrais apporter le fraternel salut du peuple et du Gouvernement du Mali; vous venez agrandir le joyeux cercle de famille, cette famille des peuples assoiffés de mieux vivre et à la recherche

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

121

de connaissances et moyens pour atteindre cet objectif à brève échéance. Mais malheureusement, Messieurs

les délégués, ce cercle n'est pas encore fermé : un d'ombre, parce que près de la moitié de la population mondiale n'y occupe point la place qui lui revient de

secteur - et non des moindres - reste couvert droit. On voudrait ne pas voir cette réalité, et l'on nous crie inlassablement que notre organisation est universelle, alors que la grande Chine est toujours absente de ce forum, la Chine populaire avec ses expériences millénaires en matière de santé publique et de médecine, la grande Chine qui, précisément dans ce domaine qui nous concerne, a réalisé des prodiges; elle est en effet le seul pays du monde qui soit parvenu à concrétiser la symbiose harmonieuse de la médecine traditionnelle et de la médecine scientifique, toutes

l'impérialisme comme s'ils n'étaient point des agents pathogènes des plus virulents, des freins puissants à l'épanouissement de la santé physique et mentale de plus des deux tiers de la population mondiale. Non, nous ne pouvons nous confiner en ce simpliste argu-

ment qui voudrait que ce soient là des problèmes politiques à débattre ailleurs; ces problèmes ont bien

leur place dans nos débats, car aucune création humaine n'échappe à la sanction et du politique et de la politique - «la politique est inséparable de la vie », a -t -on coutume de dire; ainsi la politique sanitaire de

tel ou tel pays est inséparable de la politique de ce pays, comme celle de notre organisation est intimement

liée à la politique de l'ONU. Le Secrétaire général de l'ONU, U Thant, n'a pas manqué de nous le dire de vive voix, confirmant ainsi ce qui fut notre position de toujours. Ainsi donc, le succès de telle politique d'un gouvernement ou d'une organisation conditionne de

deux farouchement attelées à la protection et à la promotion de la santé de plus de 700 millions d'âmes, avec les succès éclatants qu'on leur connaît. Restent inoccupées aussi, il faut le dire sans fard, les places qui sont dues à bien d'autres pays dont les

peuples et les gouvernements ont ce droit imprescriptible de participer activement à ces assemblées qui se disent universelles : celle de la République démocratique du Viet -Nam d'abord, qui hélas subit encore les assauts d'une guerre inhumaine; paradoxe de l'être humain et des temps que ces bombardements

facto les résultats de sa politique sanitaire. Bien des exemples vécus par nombre de pays ici représentés étayent cette vérité. La réalité d'une telle connexion, de cette étroite interdépendance, nous la vivons aussi, certes très cruellement, nous, les pays en voie de développement, particulièrement en Afrique. C'est en effet dans cette

partie du monde que l'hydre impérialiste vient de déployer son étendard, fait et défait des gouvernements au mépris de la volonté des peuples, bouleversant sans

aveugles, que ces épandages de gaz toxiques pour détruire l'homme dans un monde où toute son action devrait tendre vers les créations nouvelles concourant à l'épanouissement total de son être en tout lieu de cette planète. Inoccupés aussi demeurent les fauteuils des peuples de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique allemande, où les

discernement des programmes d'action économique

et sociale des plus promoteurs. Peut -on dans ces conditions, quand des responsables déferlent et se succèdent sans délai, concevoir, élaborer et réaliser un plan cohérent d'action sanitaire et sociale, surtout dans des pays où le manque de cadres, de techniciens avisés est des plus criards, et invite à une stabilité, sinon des chefs de département, du moins des administrateurs sanitaires ? On nous demande, c'est le Directeur général qui le

progrès de la science et de la technique médicales sont dignes de célébrité et méritent commentaires et analyse objectifs dans les débats de nos assemblées. Enfin, aujourd'hui comme lors des sessions précédentes, je ne cesserai de stigmatiser cette aberration du Gouvernement Salazar, qui s'obstine désespérément à vouloir resserrer ses griffes de colonialiste impénitent sur les peuples de l'Angola, du Mozambique et de la Guinée -Bissau. Salazar et ses acolytes

restent sourds aux invitations, aux injonctions du Conseil de Sécurité, des Assemblées de l'ONU, suivant en cela le chemin de l'enfer que leur a tracé Verwoerd et ses « aparthéidistes ». Le Comité régional de la Région africaine, à sa réunion à Lusaka, a voulu

déclare dans le préambule de son Rapport d'activité en 1965, de prendre conscience « de la place que [la planification sanitaire] doit tenir dans le développement économique et social général »; nous le voulons bien, mais encore faut- il le pouvoir, car malheureusement, dans les circonstances présentes, vouloir n'est point toujours pouvoir, en tout cas pas

pouvoir dans l'immédiat. Une planification n'est valable et efficace que dans la mesure où elle est assurée d'une continuité d'action, d'une pérennité; elle donnera des résultats fort aléatoires sinon négatifs lorsque les structures politiques et administratives qui la mettent en oeuvre sont caduques et la bouleversent du fait d'actions extérieures dont les intentions malveillantes sont bien connues de nous tous, et c'est ce qui justifie l'inquiétude du Directeur général dans son Rapport d'activité quand il proclame: « L'insuffisance

inviter la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé à prendre ses responsabilités, dans le cadre de la Constitution de l'Organisation. En tout cas, nous, Etats Membres de la Région africaine, ne pouvons tolérer plus longtemps les caprices anachroniques du Gouvernement portugais.

Et l'on voudrait que nous fermions les yeux sur toutes ces anomalies, ces monstres des temps nouveaux, que nous ne dénoncions point devant ce forum l'hydre du colonialisme et le diable du néo- colonialisme et de

des moyens financiers et le manque de personnel qualifié empêchent la plupart des pays en voie de développement de faire face aux problèmes de plus en plus complexes et difficiles que pose l'évolution des

122

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

conditions de milieu. Il faut pourtant trouver des solutions, sinon la situation sanitaire se dégradera inévitablement », ou encore quand il dit: «La planification est, par sa nature, un processus continu d'un intérêt vital et immédiat pour toute collectivité organisée ». Nous des pays africains, nous nous devons

plus accrue, à l'unité plus renforcée, à la solidarité plus humaine et plus conforme aux aspirations des peuples, à un front commun pour la lutte contre la misère et la maladie, contre tout ce qui pourrait porter

atteinte à la dignité de l'homme que tant d'écueils, de stress assaillent et violentent tous les jours, toutes les heures, en tous lieux de cette Terre austère. Monsieur le Président, honorables délégués, je ne

de méditer profondément ces amères vérités si nous voulons assurer l'élévation du niveau de santé et le progrès économique et social de nos peuples, à moins que nous ne voulions nous résigner à faire nôtre cette idée saugrenue que, immatures, nous sommes encore incapables de nous constituer en collectivités organisées, demeurant ainsi à tout moment la proie facile de l'impérialisme et du néo- colonialisme. Mais un fait demeure, et qu'il faudrait rappeler à la mémoire de ceux -là qui se plaisent à nouer et à dénouer les gouvernements en Afrique : c'est que,

puis cependant terminer mon intervention, que je souhaite vous livrer en méditation, sans dire combien j'apprécie toute la clairvoyance, tout le courage, toute la prophétie de notre Directeur général en l'avenir de notre organisation qui oeuvre dans un domaine aussi noble, aussi humain tout court. Je ne puis passer sous silence non plus l'importante et efficace contribution

surtout en matière de santé publique, ce glas que constitue la dégradation de la situation sanitaire dans les jeunes pays, ce glas sonne aussi pour les peuples des autres continents; les conséquences d'une telle situation, leurs peuples risquent de la vivre avec nous, car il n'y a pas de barrière pour les virus et les vecteurs. Honorables délégués, si nous ne prenons garde, si nous n'affrontons les problèmes politiques en général et sanitaires en particulier avec plus d'objectivité, plus de coopération désintéressée, plus de solidarité réelle dans cette humanité embarquée dans la même chaloupe, nous nous trouverons, et à brève échéance, devant la concrétisation de ce cri d'alarme lancé par une voix très autorisée, celle du Président de la Banque mondiale, George D. Woods: «A moins d'un soutien accru, ce que Kennedy appelait la décennie du développement pourrait rester dans l'histoire la décennie de la déception. »

qu'apportent, dans le rythme endiablé de développement de mon pays, et l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation soeur, le FISE, dont je me plais à louer ici, comme chaque année, les efficients services, en complément des efforts et sacrifices que le peuple malien déploie pour se débarrasser des maladies et causes de maladies, dans sa volonté de travailler et de vivre dans la liberté et la dignité. Ces compliments,

je les adresse aussi à l'AID américaine, au Fonds européen de Développement, à la coopération et à l'assistance bilatérale des pays amis, dans la mesure où tous participent à la même efficacité, à la même

volonté de doter l'humanité de conditions de vie meilleures pour tous. Enfin, mes souhaits de prospérité vont particulièrement aux peuples africains, à leurs gouvernements, à leurs responsables sanitaires, afin que très rapidement,

dans le cadre régional de l'Organisation de l'Unité africaine, une conception plus dynamique de l'action économique et sociale porte des fruits plus merveilleux,

Certes, dans le cadre de cette décennie l'OMS envisage bien des projets, des programmes cohérents, du moins à première vue, que le Directeur général a bien explicités dans son Rapport d'activité : formation accrue de personnel qualifié, surtout dans les pays en voie de développement, lutte intensive coordonnée et synchronisée contres les maladies transmissibles, recherche médicale appliquée mieux orientée vers les

dans notre ferme décision de compter d'abord sur nous- mêmes, pour débarrasser l'Afrique et le monde entier des grandes calamités qui concourent à

la stagnation de l'oeuvre de création continue de l'homme: je veux parler particulièrement des maladies transmissibles, dont nous constituons les plus riches réservoirs de virus, et de leurs vecteurs. Messieurs les délégués, c'est en raison des nobles

besoins réels des Etats, action concertée contre les maladies dégénératives et le cancer, adduction d'eau potable et évacuation des matières usées, nutrition, etc.; tout cela est beau, tout cela comble nos espoirs de vie meilleure, mais rappelons -nous, nous surtout des pays en voie de développement, rappelons -nous toujours ce petit mot de Sir Francis Bacon: « Pour

objectifs de notre organisation que je me permets d'évoquer, pour votre méditation, ce manifeste du grand humaniste Raoul Follereau s'adressant aux jeunes du monde, « Un jour de guerre pour la paix », manifeste que plus d'un million de jeunes de tous pays viennent de signer à l'adresse du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, afin que les gouvernements et les hommes prennent conscience, et résolument, «que le glas sonne » pour chacun de nous tous, et qu'un peu plus d'amour, de fraternité, règnent

être un bon petit déjeuner, l'espoir est un maigre souper. » Monsieur le Président, Messieurs les délégués, frères africains, cette note pessimiste n'est point une sonnette

dans l'humanité. Nous serons alors en mesure de vaincre la maladie, l'ignorance et la misère. Je vous remercie de votre bienveillante attention.

d'alarme, moins encore un cri de désespoir, mais plutôt une invitation à la veille continue, à la vigilance

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dolo. Le délégué du Cambodge a la parole. Le Dr CHHAY HANCHENG (Cambodge): Monsieur

Monsieur le Président, la délégation du Cambodge se permet de porter également à la connaissance de l'Assemblée qu'actuellement une campagne de lutte contre la poliomyélite bat son plein; 500 000 doses de

le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi, Monsieur le Président, au nom de ma délégation et en mon nom propre, de vous présenter mes chaleureuses félicitations à l'occasion de votre élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai le grand plaisir également de féliciter le Directeur général de la présentation de son excellent Rapport sur l'activité de l'OMS en 1965. Je tiens enfin à m'associer à l'hommage que les autres délégations

vaccin ont déjà été distribuées pour les enfants de moins de six ans. Nous espérons qu'une couverture totale sera obtenue dans un proche avenir. L'enseignement des sciences médicales et paramédicales a également connu un grand développement. Nous avons notre Faculté de Médecine et également notre Faculté de Pharmacie. Le Cambodge n'a jamais ménagé ses efforts pour améliorer le niveau économique et social de son peuple; il poursuit inlassablement sa politique de stricte neutralité et souhaite vivre en parfaite harmonie et amitié avec tous les pays du monde. Pour terminer, la délégation du Cambodge souhaite

ont rendu à l'Organisation pour ses efforts et ses succès dans son oeuvre d'amélioration de la santé mondiale.

Pour sa part, le Cambodge, sous l'égide de son leader, le prince Norodom Sihanouk, a pu obtenir d'importants résultats dans tous les domaines de l'édification nationale, en dépit de difficultés de tous

plein succès aux travaux de la présente Assemblée, dans sa noble tâche au service de la santé de tous. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Chhay Hancheng. La parole est au délégué de la Côte d'Ivoire. Le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire): Monsieur le Président,

ordres. Depuis son accession à l'indépendance, le Cambodge a fait un grand bond en avant dans le domaine des réalisations d'importance nationale, et notamment dans celui de la santé, grâce à ses propres efforts, grâce à la vigilance de tout son peuple, grâce à la conduite clairvoyante du prince Norodom Sihanouk, grâce surtout à sa solidarité infaillible et à sa politique de paix et de stricte neutralité. En l'espace de plus de dix années, le budget réservé

honorables délégués, permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous adresser les vives félicitations de la délégation ivoirienne pour votre brillante élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis d'avance convaincu que votre compétence et votre objectivité vous amèneront à diriger de manière admirable et

à la santé a presque décuplé, le nombre des lits d'hôpitaux a passé de 2445 à 5839, celui des infirmeries rurales de 103 à 387, celui des postes d'accoucheuses

rurales de 60 à 518, celui des médecins de 77 à 331. La qualité des soins dispensés à nos malades ne cesse de s'améliorer. Les maladies épidémiques sont en voie de disparition. En effet, les efforts ont également porté sur la lutte contre les maladies transmissibles, où des résultats importants ont été enregistrés. Le paludisme à l'état endémique a sévi autrefois sur les deux tiers de la superficie totale du Royaume. Les répercussions sur l'état de santé de la population et sur l'économie nationale sont importantes. Notre gouvernement a intensifié la lutte contre cette maladie avec le concours de l'OMS; les résultats obtenus sont

avec bonheur les travaux de la présente session. J'associe à ces félicitations les autres membres du bureau.

satisfaisants et les indices parasitaires ont pu être ramenés de 50 % à 5 % dans certaines régions jadis réputées très impaludées. Il en est de même pour d'autres maladies transmissibles telles que le pian et la variole qui sont complètement éradiquées. En outre, les services de santé de notre pays ont également mené la lutte contre d'autres maladies telles que la tuberculose, la lèpre, les parasitoses intestinales. Un centre de lutte contre la tuber-

Mes félicitations vont également au Président sortant, le Dr Olguín, dont la pondération et le courage ont permis à la Dix -Huitième Assemblée de prendre des décisions importantes qui marqueront à jamais la vie de notre organisation. La délégation ivoirienne est aussi heureuse et fière de présenter ses fraternelles félicitations au Professeur Alfred Quenum, Directeur régional pour l'Afrique, pour le travail remarquable qu'il y a déjà accompli, et de l'encourager à persévérer dans cette voie pour l'amélioration de l'action sanitaire dans la Région. Je voudrais, au passage, lui dire combien les autorités politiques de mon pays ont hautement apprécié sa visite à Abidjan, en décembre 1965, visite à l'occasion de laquelle nous avons pu examiner de façon fructueuse certains aspects de l'assistance de l'Organisation à la Côte d'Ivoire. Je souhaite que ces contacts puissent se multiplier à l'avenir.

culose a été créé en 1965 avec la collaboration de l'OMS. Nous sommes en train de mener une lutte intensive contre ce fléau. Les résultats sont non moins satisfaisants.

Monsieur le Président, ma délégation a examiné avec un grand intérêt le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1965 présenté par le Directeur général, le Dr Candau. Je lui adresse les chaleureuses félicita-

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tions de ma délégation pour la clarté et la précision de ce document, qui nous a permis de faire une évaluation objective du travail accompli et des résultats obtenus et aussi de mesurer l'effort à entreprendre encore, notamment dans la lutte contre les maladies transmissibles, l'hygiène du milieu, l'organisation et le développement des services nationaux de santé, l'enseignement et la formation professionnelle, la recherche médicale. De l'étude de ce Rapport, il résulte que notre orga-

Etats Membres de notre organisation, et plus spécialement à ceux qui sont en voie de développement. Les maladies transmissibles ont encore occupé une place importante dans les activités de l'Organisation en 1965. L'éradication du paludisme se poursuit, mais peu de progrès ont été accomplis vers une extension du programme à des zones nouvelles, notamment aux

pays de la Région africaine, pour des raisons techniques, administratives et financières.

La lutte antituberculeuse a connu un essor marquant avec les recommandations du Comité d'experts

nisation a, en 1965 comme les années précédentes, aidé ses Membres à exploiter les connaissances acquises

et les moyens disponibles d'une part et, d'autre part, encouragé les recherches scientifiques et techniques capables de donner aux efforts nationaux une efficacité

de la Tuberculose, qui ont amené une revision des méthodes: il en est résulté d'heureuses répercussions sur l'orientation des activités antituberculeuses. L'éradication de la variole, un des objectifs majeurs de notre organisation, progresse lentement, faute de moyens matériels. Ma délégation appelle l'attention de l'Assemblée sur la résolution WHA18.38, et plus spécialement sur les paragraphes 6 et 7 de son dispositif, qui visent à la mise en oeuvre des moyens indispensables à la réalisation de ce programme. Il convient cependant de remarquer que, dans la Région africaine, un effort a été entrepris avec la mise sur pied du projet inter -pays AFRO 143 visant à faciliter la planification, l'exécution et la coordination des programmes dans les Etats. De même, certaines mesures en cours d'étude

accrue. Mais, pour exploiter au mieux ces connaissances et ces moyens disponibles, il apparaît essentiel que tous les Etats - et plus particulièrement ceux des

pays en voie de développement - s'efforcent d'éliminer le principal obstacle au relèvement des niveaux

de santé des peuples du monde: la pénurie de personnel qualifié. Cette situation douloureuse explique l'importance accrue donnée par notre organisation aux programmes d'enseignement et de formation profes-

sionnelle pour la période allant du

1er

janvier au

31 décembre 1965: 255 professeurs mis à la disposi-

tion de 61 Etats Membres, 1749 bourses d'études accordées, lesquelles se répartissent comme suit: Région africaine: 278 bourses, soit 16 %; Région des Amériques: 310 bourses, soit 18 %; Région de l'Asie du Sud -Est: 150 bourses, soit 8,5 %; Région européenne: 471 bourses, soit 27 %; Région de la Méditerranée orientale: 302 bourses, soit 17 %; Région du Pacifique occidental : 238 bourses, soit 13 %.

sont de nature à permettre le développement dans cette Région de la production de vaccin lyophilisé. Après ces observations sur certains points du Rap-

port annuel du Directeur général, permettez -moi, Monsieur le Président, de vous donner un aperçu sommaire de nos activités de santé publique en 1965.

Il convient de remarquer au passage que, sur le total de 278 bourses attribuées à des candidats de la Région africaine, 138 - soit 50 % - le sont pour des sujets d'études portant sur l'organisation sanitaire et les services de santé, 49 - soit 18 % - pour des sujets d'études portant sur les maladies transmissibles, et

Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, je voudrais tout d'abord mentionner notre programme national d'éradication de la variole.

Ce programme se poursuit de façon remarquable selon le plan préétabli, et les résultats éloquents obte-

nus illustrent l'ampleur de l'effort consenti par le Gouvernement ivoirien pour hâter la solution du problème de la variole en Côte d'Ivoire. De 4214 cas de variole déclarés en 1961, nous sommes parvenus en 1965 à 3 cas seulement. Au 31 décembre 1965, le chiffre global des vaccinations réalisées s'élevait à 6 636 000 comprenant la phase d'attaque et la pre-

91 - soit 32 % - pour ceux relatifs à la médecine clinique, aux sciences médicales fondamentales et à l'enseignement paramédical.

Le Directeur général de l'OMS, dans la présentation de son Rapport annuel, a suffisamment mis en relief la pauvreté des moyens de formation existant en

mière phase d'entretien. Au premier trimestre de l'année 1966, la revaccination de la population de la ville d'Abidjan, au titre de la deuxième phase du plan d'entretien, a permis d'atteindre 401 800 sujets. Une législation sanitaire appropriée, actuellement en appli-

Afrique: seules six écoles ou facultés de médecine sont équipées de façon rationnelle. De nombreux établissements d'enseignement des pays en voie de développement rencontrent donc de sérieuses difficultés dans leur équipement. Pour remédier à cette situation, la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé avait demandé au Conseil exécutif d'étudier les possibilités de création d'un fonds de roulement pour l'achat de matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. Ma délégation a pris connaissance avec satisfaction de la résolution EB37.R15 du Conseil exécutif recommandant la création d'un tel fonds qui,

cation, jointe à un contrôle sanitaire renforcé aux frontières, complète et accroît l'efficacité de notre action.

Ma délégation est heureuse et fière de souligner l'intérêt toujours croissant que le Bureau régional de l'Afrique porte à notre programme d'éradication de la variole, intérêt qui se traduit par des missions fréquentes d'experts en Côte d'Ivoire. En ce qui concerne la tuberculose, les résultats d'une enquête exhaustive par des tests tuberculiniques nous

j'en suis convaincu, apportera une grande aide aux

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

125

ont permis de déterminer la tranche d'âge de la population ivoirienne à vacciner de façon systématique. Celle -ci comprend les sujets âgés de 0 à 20 ans, soit 55% de la population. Ainsi 2 000 000 de vaccinations par le BCG sont arrêtées et seront réalisées en trois ans. Dans l'exécution de cette campagne, nous utili-

lidités physiques considérables, puisque, sur les 2564 malades examinés, 1024 - soit 40 % - étaient atteints de sérieuses lésions des mains et des pieds. Deuxièmement, parmi les trois formes cliniques principales de

la lèpre, la forme lépromateuse apparaît comme la plus mutilante avec 73 % d'invalidités, ce pourcentage étant de 41 % pour la forme tuberculoïde et de 28 pour la forme indéterminée. Troisièmement, le coefficient de gravité est plus important chez l'homme que chez la femme. Dans la forme lépromateuse, les inva-

sons en milieu rural un réseau très dense d'équipes spécialisées de notre service national des grandes endémies.

Pour le traitement, nous continuons à assurer une brève hospitalisation initiale de toutes les formes contagieuses. Ceci nous permet de faire une cure intensive de quelques semaines et aussi d'entreprendre l'éduca-

lidités affligent 77 % des hommes contre 66 % des femmes. Il en est de même pour les invalidités de la forme indéterminée avec 31 % chez les hommes contre

tion du malade, indispensable pour la poursuite d'un traitement ambulatoire toujours prolongé au -delà d'un an. Le contrôle des traitements continue à être fait soit par les formations sanitaires, soit, à défaut, par les comités de village organisés sous l'égide de l'Association antituberculeuse de Côte d'Ivoire. Cette formule nous permet de ne pas retarder l'extension du programme de dépistage. Un nouveau centre antituberculeux aux activités analogues à celui d'Abidjan a été ouvert à Bouaké,

24 % chez les femmes. Seule la forme tuberculoïde comporte un taux d'invalidité égal pour les deux sexes et qui s'établit à 41 %. Enfin, les lésions se répartissent

indifféremment aux mains et aux pieds (lésions des mains: 29 %; lésions des pieds: 28 %). Les lésions bilatérales prédominent (61 % des cas). Il faut enfin souligner la gravité des lésions au niveau des membres inférieurs.

dans le Département du Centre de notre pays. Cet établissement prendra en charge tout le programme de lutte antituberculeuse dans cette région.

La morbidité par rougeole décroît régulièrement: 66 700 cas de maladie déclarés en 1962, 35 000 cas en 1964, 26 000 cas en 1965. Ce résultat spectaculaire a été obtenu grâce à l'aide généreuse et massive fournie

La trypanosomiase régresse de manière régulière dans mon pays: 577 nouveaux malades ont été dépistés en 1965. Il faut cependant signaler l'existence de quelques cas sporadiques en rapport avec les mouvements des travailleurs agricoles étrangers, et aussi de petits foyers, spécialement dans la zone forestière du

à mon pays par l'AID des Etats -Unis d'Amérique. Que cet organisme veuille bien accepter ici l'expression de la profonde reconnaissance de tous les enfants de Côte d'Ivoire.

Une des préoccupations majeures de mon pays reste l'onchocercose et la

dracunculose, puisque

sud de la Côte d'Ivoire. Grâce aux nouvelles techniques d'électrophorèse (immuno -électrophorèse et immunofluorescence), nous avons pu améliorer de 50 % le dépistage des malades et revaloriser en même temps le travail des équipes mobiles de prospection. Dans le domaine de la lèpre, le nombre de malades recensés croît faiblement: soit 109 600 cas jusqu'en 1965 et le pourcentage des malades traités oscille autour de 80 %. Trois services modernes de chirurgie réparatrice sont mis à la disposition de nos lépreux. Par ailleurs, nous avons intensifié la réhabilitation sociale des lépreux par la création et l'aménagement de foyers de lépreux, l'établissement de villages de post -cure, la formation artisanale, l'ouverture de

14 700 cas d'onchocercose ont été dépistés en 1964 et 18 200 en 1965. Un recensement général des onchocerquiens a démarré à la fin de l'année 1965. Parallèlement, des recherches sont entreprises pour valoriser le test de Mazotti. Nous expérimentons aussi de nou-

veaux médicaments pour le traitement de l'onchocercose

et de la dracunculose. Les résultats déjà

bureaux d'embauche dans chacun des secteurs de notre service national des grandes endémies. Parallèlement, une enquête sur la fréquence et le degré des invalidités physiques d'origine lépreuse a été réalisée et a porté sur 2564 malades de toutes formes cliniques.

Les conclusions de ce travail peuvent se résumer comme suit. Premièrement, la lèpre engendre des inva-

obtenus sont à la fois encourageants et prometteurs. Dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle, un effort important et admirable est entrepris par mon pays avec l'assistance généreuse et désintéressée de la France. Il me semble superflu de dire ici aux illustres représentants de ce grand pays ami combien la population ivoirienne est sensible et reconnaissante à cette aide. Pour favoriser la formation sur place du personnel technique indispensable, une école nationale d'infirmiers et d'infirmières, ainsi qu'une école nationale de sages- femmes, préparant aux diplômes d'Etat, ont été créées depuis 1960. Ces écoles ont déjà une vocation régionale puisqu'elles reçoivent des élèves originaires de la Haute -Volta, du Niger et du Congo (Brazza-

126

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ville). Une convention franco- ivoirienne établit l'équivalence des diplômes. L'école de médecine, qui se transformera en faculté de médecine en octobre 1966 avec l'arrivée d'un professeur agrégé et de neuf maîtres de conférences agrégés, a aussi une vocation régionale, comme le montre

considérables qui ont été obtenus, n'est pas suffisam-

ment efficace. Une partie importante du monde demeure impaludée.

l'origine des étudiants: sur un effectif actuel de 130 étudiants, 64 sont ivoiriens (soit 49 %), 38 sont français (soit 29 %) et 28 (soit 21 %) sont originaires d'autres pays d'Afrique. En octobre 1966, un centre hospitalier universitaire provisoire fonctionnera dans l'un des grands hôpitaux d'Abidjan en attendant l'ouverture, en 1969, du centre hospitalier et universitaire définitif de Cocody. Un Institut Pasteur et un Institut national de Santé publique en cours de construction viendront bientôt compléter ce complexe destiné à l'enseignement des soins et de la recherche, qui est l'un des plus importants de l'Afrique noire. En terminant, permettez -moi, Monsieur le Président, d'exprimer aux responsables de notre organisation, à ceux du FISE et de la FAO, ainsi qu'à ceux de l'assistance bilatérale ou multilatérale, la profonde gratitude de mon pays pour leur aide variée dans la réalisation de nos différents programmes nationaux de santé publique. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr N'Dia. Le délégué de la Mongolie a la parole. Le Dr DEMBEREL (Mongolie) (traduction du russe):

Pour la variole, il reste encore à autoriser le lancement de la campagne d'éradication. La variole pose toujours un important problème de santé publique dans un certain nombre de pays, notamment dans des pays de la Région de l'Asie du Sud -Est, et l'existence de ces foyers d'infection constitue une menace même pour les pays où la maladie a été éliminée, puisqu'elle

peut se propager au mépris des frontières et n'est guère influencée par les conditions climatiques ou autres. Comme l'expérience l'a montré dans beaucoup

de pays, notamment dans le mien, où l'éradication de la variole a été réalisée il y a déjà longtemps, nous avons maintenant les moyens de vaincre totalement ce fléau de l'humanité. L'action de l'OMS et des autorités

sanitaires de tous les pays du monde doit donc être dirigée vers l'éradication rapide et complète de la variole sur toute la planète et notre délégation approuve le programme prévu par l'OMS à cet effet. La tuberculose continue à poser un grave problème de santé publique tant dans les pays de développement avancé que dans les pays en voie de développement. Nous notons donc avec satisfaction les efforts de l'OM S contre cette maladie. Nous pensons toutefois que son action et les ressources qu'elle lui consacre ne suffi-

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mes-

dames et Messieurs, c'est avec grand plaisir que je félicite le Dr Sauter de son élection à la haute charge de Président de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse aussi mes félicitations aux nouveaux Vice -Présidents de l'Assemblée. Permettez -moi, maintenant, de faire quelques brèves

observations sur certains points du Rapport présenté par le Directeur général, le Dr Candau.

ront pas à vaincre la tuberculose dans tous les pays. C'est donc aux autorités sanitaires nationales qu'incombe l'essentiel de cette lutte et il faut rappeler à ce propos que le problème est lié aux conditions sociales et économiques propres à chaque pays. Nous comprenons parfaitement qu'il faut de l'argent pour élargir les activités de l'OMS. Pourtant, la cadence d'augmentation du budget nous paraît trop rapide et nous pensons qu'il est possible d'utiliser de façon plus rationnelle et plus économique les ressources dont nous disposons. A ce propos, nous voulons souligner que l'OMS doit choisir ses activités

Tout d'abord, je suis heureux de vous féliciter, Dr Candau, de votre Rapport très intéressant et très complet.

avec plus de rigueur et mener son action dans les domaines choisis avec plus d'énergie et d'intensité. Il nous paraît essentiel de chercher les moyens de réduire les dépenses administratives et d'utiliser les fonds ainsi libérés pour financer une assistance directe aux pays en voie de développement.

La lecture de ce document nous montre qu'en 1965

l'Organisation mondiale de la Santé a continué à étendre ses activités en orientant ses efforts surtout vers la lutte contre les maladies transmissibles. Le Rapport financier met en évidence qu'une part considérable du budget de l'Organisation a été consacrée à la lutte contre les maladies transmissibles, le paludisme,

Nous pensons qu'en plus de son programme de lutte contre les maladies transmissibles, d'étude des maladies dégénératives et de recherche, l'Organisation

la variole, la tuberculose, etc. Nous nous réjouissons des succès qui ont été obtenus, mais il faut dire qu'ils

ne sont pas toujours en proportion des ressources utilisées.

doit faire une place encore plus grande à la formation et à la spécialisation du personnel médical. A côté des bourses d'études, les cours de longue durée, comme ceux qui ont été organisés en 1965 en URSS sur l'administration de la santé publique et en Tchécoslovaquie sur les statistiques, sont extrêmement utiles

Par exemple, nous estimons que l'action menée pour l'éradication du paludisme, malgré les succès

dans ce domaine. Nous prions donc le Directeur

SEPTIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

127

général d'étudier la possibilité d'organiser de nouveau des cours de ce genre. L'envoi de consultants de l'OMS pour de longues

donnée sur place à notre personnel avec l'aide des consultants de l'OMS. En outre, en ce qui concerne le développement des

périodes est également très utile pour la formation sur place du personnel national. On peut en espérer d'excellents résultats si les consultants de l'OMS col-

laborent avec les autorités sanitaires nationales à l'élaboration des plans d'action et des programmes d'études destinés au personnel médical et paramédical de catégorie intermédiaire. Nous notons avec beaucoup de satisfaction que le Dr Candau, Directeur général, et le Dr Mani, Directeur régional, tiennent toujours le plus grand compte de nos suggestions et que les programmes de coopération en Mongolie se déroulent avec plein succès. L'an dernier, grâce aux efforts de l'équipe OMS et

services de santé dans notre pays, nous voudrions mentionner qu'au mois d'octobre dernier la République populaire mongole a célébré le quarantième anniversaire de ses services de santé. Bien que quarante ans représentent une durée relativement brève du point de vue de l'histoire, nous sommes parvenus

dans ce laps de temps à des réalisations vraiment importantes en matière de santé publique. Alors qu'avant la révolution, au début du XXe siècle, la Mongolie n'avait pas un seul établissement médical ni

un seul agent sanitaire possédant une formation scientifique, il s'est constitué en ces quarante ans un réseau bien organisé de services médico- sanitaires qui couvre tout le pays. Aujourd'hui, en n'importe quelle région de notre immense pays, la population a accès gratuitement à des soins médicaux spécialisés. D'après les statistiques de 1965, nous avons 91 lits

d'une équipe nationale, on a pu mener à bien une étude sur l'épidémiologie de la brucellose dans diverses

régions de la Mongolie et des recommandations ont été élaborées pour combattre cette maladie. Sur la base des travaux effectués conjointement par l'équipe OMS et l'équipe mongole, un centre national de lutte contre la brucellose a été créé pour poursuivre l'action entreprise dans ce domaine. En outre, sur la suggestion de notre Ministère de la Santé, une équipe de l'OMS et des spécialistes mongols ont entrepris une étude sur l'épidémiologie des maladies transmissibles des enfants, telles que la rougeole, la coqueluche, la diphtérie, etc., et sur les moyens de les combattre. L'exécution du projet Mongolie 3 (Intensification de la lutte contre la tuberculose) a commencé en 1965 et

d'hôpital et 13,5 médecins pour 10 000 habitants, et les crédits affectés aux services de santé représentent 10 % du budget national. Je signalerai un événement qui a marqué l'histoire de nos services sanitaires : l'an dernier, l'autorité légis-

lative suprême, le Grand Khural national, a discuté de la situation sanitaire dans le pays et des moyens de développer encore plus les services de santé publique; il a été décidé d'améliorer la qualité des services médicaux mis à la disposition de la population en intéressant aux programmes à la fois la masse de la population et les organisations publiques et gouvernementales.

une campagne de masse de vaccination par le BCG vient de débuter dans de bonnes conditions. D'autres projets sont maintenant à la phase initiale et nous espérons qu'ils se dérouleront avec le même succès puisqu'ils recevront du Gouvernement et du Ministère de la Santé la même attention et le même appui.

C'est là un exemple convaincant du soin et de l'attention que le Gouvernement consacre aux services de santé du pays. Nous avons entrepris cette année la mise en couvre du quatrième plan quinquennal, qui couvre la période 1966 -1970. Ce plan prévoit l'extension et le renforcement du réseau d'établissements de traitement et de prophylaxie. La qualité des prestations médicales sera

Il convient de signaler que ceux de nos médecins qui ont bénéficié de bourses d'études de l'OMS pour leur formation de base ou pour leurs études post universitaires sont employés dans la branche d'activité à laquelle ils se sont préparés et utilisent les connaissances et compétences ainsi acquises. Ces résultats ont pu être obtenus grâce, d'une part, à l'assistance fournie par l'OMS et, d'autre part, aux efforts constants du Gouvernement et du Ministère de la Santé qui ont permis d'en tirer parti rationnellement.

améliorée considérablement, notamment en ce qui concerne la médecine préventive et la protection maternelle et infantile; enfin, une place importante sera faite

au développement de la recherche médicale en Mongolie.

Pour terminer, je féliciterai les pays qui, de Membres

Etant donné nos besoins en matière de formation de base et de spécialisation des médecins, nous demandons au Directeur général d'étudier la possibilité

d'augmenter le nombre des bourses d'études et de nous aider à améliorer la qualité de la préparation

associés, sont devenus récemment Membres de notre organisation: le Malawi, Malte et la Zambie. Je souhaiterai aussi la bienvenue aux deux nouveaux Membres de l'Organisation, les Iles Maldives et Singapour, en exprimant le viceu que leur collaboration avec l'Organisation et avec tous ses Membres soit fructueuse. En saluant cet événement, je dois souligner aussi que le principe d'universalité, l'un des principes de notre organisation, restera lettre morte tant que l'Organisation n'englobera pas dans son programme d'ac-

128

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tion les pays et les peuples qui n'en font pas encore partie. Nous avons déjà mentionné ce fait à la première séance plénière de l'Assemblée et nous nous joignons aux délégués qui ont exprimé le voeu que la règle de l'universalité soit observée.

Je remercierai le Dr Evang, représentant du Conseil exécutif, de son remarquable rapport sur les trente sixième et trente -septième sessions du Conseil. Enfin, je suis heureux de remercier notre Directeur général, le Dr Candau, de l'excellente revue de l'activité de l'Organisation en 1965, qu'il nous a présentée dans son Rapport.

Je rappelerai aussi que le but hautement humanitaire que l'OMS s'est fixé ne pourra être atteint que lorsque la paix triomphera dans le monde entier. Tous les hommes soucieux de progrès voient avec anxiété

Nous nous réjouissons du fait que le Directeur général et ses collaborateurs ont toujours tenu compte des besoins impératifs des pays en voie de développement et qu'ils les ont aidés en tout temps, en donnant ainsi effet aux résolutions des Assemblées. En outre, et ceci nous paraît un fait important qui mérite d'être souligné, l'OMS, sous la direction du Dr Candau,

et horreur la révoltante agression des impérialistes américains au Viet -Nam. Nous nous trouvons devant un fait: les impérialistes américains utilisent des

moyens chimiques pour étendre la guerre du VietNam; ils détruisent les hôpitaux et autres établissements de soins en bombardant des cités et villages pacifiques. Alors que nous sommes délégués à cette Assemblée mondiale de la Santé pour discuter de la santé et des moyens de prolonger la vie humaine, il existe ailleurs une situation absolument incompatible: la population pacifique du Viet -Nam, qui lutte pour son indépendance et sa liberté, est massacrée sauvagement.

a su choisir des activités qui présentent autant d'intérêt et d'utilité pour les pays en voie de développement que pour les pays de développement avancé. Je rappellerai, dans cet ordre d'idées, le sujet choisi pour la Journée mondiale de la Santé en 1966: « L'homme dans la grande ville ». Il faut citer à ce propos le programme d'intensification de la lutte contre la variole, qui menace conti-

Peut -on concilier cette situation avec les objectifs humanitaires que notre organisation s'est fixés ? Nous estimons que non. C'est pourquoi l'Organisation mondiale de la Santé doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à cette guerre d'agression et promouvoir la paix

nuellement l'humanité. Mon pays prépare actuellement la production de vaccin antivariolique lyophilisé en une quantité qui dépassera les besoins nationaux et permettra à l'Autriche de contribuer aux campagnes de vaccination dans les régions où la maladie est endémique. L'Autriche prend part aussi, dans les limites de ses modestes moyens, aux programmes de développement entrepris dans plusieurs pays. Des élèves infirmières

partout dans le monde, puisque la protection de la santé et l'amélioration du niveau de vie des peuples ne sont possibles que lorsque la paix règne. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Demberel. Je donne encore

de divers pays d'Afrique sont formées en Autriche en même temps que notre propre personnel. Des méde-

la parole au délégué de l'Autriche. Le Dr SCHINDL (Autriche) (traduction de l'anglais):

cins d'Afrique et d'Asie font dans notre pays des études post- universitaires. Une clinique gynécologique en Asie a reçu de notre gouvernement un appui financier, de même qu'un centre de santé qui est en voie de création en Amérique latine. En outre, l'Autriche par-

Monsieur le Président, honorables délégués, j'exprimerai tout d'abord la satisfaction de notre délégation devant l'élection du Dr Sauter à la présidence de notre assemblée. L'allocution qu'il a prononcée dès qu'il a assumé cette fonction nous a permis de mesurer son enthousiasme et sa longue expérience au service de l'Organisation. Madame Grete Rehor, qui a été nommée récemment

ticipe aux activités des Nations Unies à Chypre en y assurant le fonctionnement d'un hôpital de campagne. Si vous me demandiez quel est le problème de santé publique le plus urgent en Autriche, je vous répondrais: le manque de personnel. Je ne songe pas tant aux médecins, dont le nombre est suffisant mais dont la répartition dans les diverses régions de l'Autriche est imparfaite en raison du phénomène universel d'urbanisation. Le véritable problème est la pénurie d'infir-

Ministre des Affaires sociales en Autriche et qui est également chargée de la santé publique, m'a demandé de transmettre à toute l'Assemblée ses compliments et ses meilleurs voeux de succès. Elle espère être elle même présente à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi aussi de m'associer, au nom de mon

gouvernement, aux délégués qui ont pris la parole pour souhaiter cordialement la bienvenue dans notre grande famille à ses deux nouveaux Membres, les Iles Maldives et Singapour.

mières. Cette pénurie n'est pas due à une diminution du nombre de jeunes filles qui choisissent cette profession, mais surtout au fait que les besoins augmentent rapidement d'année en année. C'est là un symptôme d'un phénomène plus vaste, qui est l'évolution rapide du monde d'aujourd'hui. Il découle en particulier de la disparition des familles nombreuses, tandis que la famille restreinte, constituée généralement du

père, de la mère et d'un seul enfant, se rencontre de

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

129

plus en plus souvent. Dans la plupart des cas, les parents ont tous deux une-occupation professionnelle.

Ainsi, en Autriche, 40 % des femmes mariées sont employées dans des usines ou des bureaux, ce qui est le pourcentage le plus élevé en Europe. Il résulte de

complet est indispensable au développement de l'économie nationale et au maintien de la sécurité sociale pour l'ensemble de la population.

Nous savons bien qu'il n'existe pas de remède immédiat à cette situation sociale, mais nous essayons de trouver au moins des solutions partielles aux problèmes complexes que j'ai cités. Nous renforçons les

ce fait de nombreuses difficultés qui ne sont pas encore résolues. Par exemple, dans le cas de maladie,

même bénigne, dans une famille, il faut soit qu'un membre adulte de la famille s'absente de son occupation normale pour prendre soin du malade, soit que le malade soit hospitalisé. Lorsqu'une personne âgée est malade ou simplement affaiblie, il faut que la communauté lui assure une place dans un hôpital ou dans une maison de retraite. Même si la communauté

services de protection maternelle et infantile, nous améliorons les jardins d'enfants et les services d'assistance aux jeunes, nous incitons les jeunes filles à participer bénévolement à l'action sociale, nous construisons pour les vieillards des foyers où ils peuvent s'aider mutuellement.

En indiquant ces quelques activités, Monsieur le Président, j'ai simplement voulu signaler quelques problèmes qui sont particulièrement importants dans mon pays.

peut construire les hôpitaux et maisons de retraite nécessaires, disposant de toujours plus de lits, il n'est

généralement pas possible de recruter le personnel infirmier indispensable au bon fonctionnement de ces établissements. En outre, divers dangers menacent les enfants et les adolescents qui grandissent sans être suffisamment encadrés par la famille. Les problèmes des troubles mentaux, de l'alcoolisme, de la toxicomanie, des maladies vénériennes, de la criminalité et du suicide des jeunes sont liés à ce même phénomène. D'autre part, en ce siècle d'industrialisation et d'urbanisation, il paraît extrêmement difficile de modifier le mode de vie actuel et d'amener, par exemple, les

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Schindl.

Mesdames et Messieurs, je vous propose d'arrêter ici la discussion générale. Il y a encore trente -cinq orateurs sur la liste et si la discussion continue au même rythme que jusqu'ici, il nous faudra encore cinq à six heures pour terminer la discussion générale. Je voudrais donc, une fois de plus, faire appel à tous les orateurs qui restent sur la liste d'être brefs pour éviter autant que possible des séances de nuit. La séance est levée. La séance est levée à 19 h. 30.

femmes mariées à cesser de travailler à l'extérieur pour rester à leur foyer. L'emploi de femmes à temps

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mercredi 11 mai 1966, 9 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance est

Diba (Iran), Rapporteur de la Commission des Le Questions administratives, financières et juridiques, Dr

ouverte. Le premier point à notre ordre du jour est l'approbation du premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

donne lecture du préambule et de la section 1 (Traitements et indemnités: postes non classifiés) du premier rapport de la Commission (voir page 509). Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Diba. L'Assemblée est elle d'accord pour adopter la première résolution con-

II s'agit du document A19/12. Ce rapport n'ayant pas été distribué au moins vingt -quatre heures avant cette séance plénière, il en sera donné lecture, conformément à l'article 52 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Je prie donc le Rapporteur de la Commission,

tenue dans ce rapport et intitulée: «Traitements et indemnités : postes non classifiés » ? Y a -t -il des objec-

tions ? Il n'y en a pas. La résolution est adoptée. Le Diba donne lecture de la section 2 du rapport (Traitement et indemnités: Directeur général). Dr

le Dr Diba, de bien vouloir nous lire ce premier rapport.

130

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT: L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la deuxième résolution intitulée : « Traitement et indemnités: Directeur général » ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée.

Le PRÉSIDENT: A la demande du chef de la déléga-

tion des Etats -Unis d'Amérique, j'ai

le

plaisir de E.

donner maintenant la parole à l'honorable J.

Le Dr Diba donne lecture de la section 3 du rapport

(Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1965, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Conseil exécutif). Le PRÉSIDENT: L'Assemblée est -elle d'accord pour

Fogarty, membre de la Chambre des Représentants et conseiller de la délégation des Etats -Unis d'Amérique, qui désire faire une déclaration au sujet de la

résolution qui vient de vous être présentée par le Rapporteur. Je prie M. Fogarty de venir à la tribune. M. FOGARTY (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Madame et Messieurs les Vice -Présidents,

adopter la troisième résolution intitulée: « Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1965, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Conseil exécutif » ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée.

honorés collègues et amis, si vous voulez bien m'excuser de commencer sur une note personnelle, je dirai

que cette assemblée est la septième à laquelle j'ai l'honneur d'assister en tant que membre de la délégation des Etats -Unis d'Amérique, mais que je n'y avais encore jamais éprouvé le grand plaisir qui m'est donné aujourd'hui.

Le Dr Diba donne lecture de la section 4 du rapport (Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement). Le PRÉSIDENT: Est -ce que l'Assemblée est d'accord

C'est en 1969 que l'Organisation mondiale de la Santé fêtera son vingt et unième anniversaire et atteindra ce qu'on a pu appeler sa «majorité ». Cette même année, par une heureuse coïncidence, sera aussi celle

pour adopter cette quatrième résolution intitulée: « Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement » ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. Le Dr Diba donne lecture de la section 5 du rapport

(Création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné á l'enseignement médical). Le PRÉSIDENT: L'Assemblée est -elle d'accord pour

du centenaire du premier service moderne de santé publique créé aux Etats -Unis d'Amérique, celui de l'Etat du Massachusetts. Le peuple des Etats -Unis serait donc extrêmement heureux si la Vingt -Deuxième

Assemblée mondiale de la Santé pouvait se réunir à Boston. Les membres élus du corps législatif - séna-

adopter cette cinquième résolution intitulée: « Création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical » ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas. La résolution est adoptée. Le Dr Diba donne lecture de la section 6 du rapport (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966).

teurs et représentants - ont exprimé ce désir de la population dans une résolution des deux Chambres adoptée le let mars 1966. Cette résolution, ayant été signée par le président Lyndon B. Johnson, autorise le Gouvernement des Etats -Unis à inviter l'Organisation mondiale de la Santé à tenir la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé à Boston en 1969. J'ai donc l'honneur et le très grand plaisir de transmettre officiellement cette invitation à l'Assemblée. En adoptant cette résolution, le Congrès des Etats-

Le PRÉSIDENT: Conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la décision sur la

Unis exprimait sa conviction que la réunion de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale à Boston aurait de grands avantages mutuels. Les ministres et les directeurs des ministères des cent vingt -six Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé auraient ainsi une excellente occasion de prendre directement con-

résolution dont nous venons d'entendre le projet lu par le Rapporteur doit être prise à la majorité des deux

tiers des Membres présents et votants. Je prie donc les délégués qui sont en faveur de l'adoption de la résolution sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966 de bien vouloir lever leurs cartes. Je vous remercie. Ceux qui sont contre voudront bien lever leurs cartes. Ceux qui s'abstiennent ?

naissance des pratiques médicales et sanitaires, non seulement dans la ville de Boston, mais dans toute la Nouvelle -Angleterre et même sur tout le territoire des

Résultat du vote pour la résolution: pour, 103; contre, 0; abstentions, 4; nombre de Membres présents et votants: 103; nombre de voix requises pour la majorité des deux tiers: 69. La résolution est adoptée. Le Dr Diba donne lecture de la section 7 du rapport (Lieu de réunion de la Vingt- Deuxième Assemblée mon-

diale de la Santé)

.

Etats -Unis. Ils auraient également la possibilité de nouer et de renouer des amitiés avec les grands noms de la médecine et de la santé publique américaines. En outre, nombre d'associations professionnelles et d'organisations municipales ont déjà proposé diverses initiatives qui donneraient à l'Assemblée mondiale de la Santé un haut relief en en faisant l'occasion d'activités professionnelles particulièrement utiles qui pour-

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

131

raient prendre la forme de séminaires, de visites et de réceptions.

L'apport particulier de Boston à la médecine est connu du monde entier. Sa Faculté de Médecine et son centre d'enseignement forment de jeunes médecins et professeurs appartenant à la plupart des pays représentés aujourd'hui dans cette assemblée. Je vous renou-

On a pu dire de Boston que c'était le « centre de l'univers », car c'est de là qu'ont jailli les idées qui ont donné naissance aux Etats -Unis d'Amérique. L'un

de ses éminents citoyens - le juriste, philosophe et écrivain Oliver Wendell Holmes - a composé à sa gloire un hymne où il chante le charme de ses petites rues tortueuses, qui ne l'ont pas empêché «d'ouvrir et de garder ouvertes plus de larges avenues conduisant en droite ligne à la liberté de pensée, d'expression et d'action, qu'aucune autre cité moderne ou antique ». Fondée en 1620, Boston devint dans le Nouveau

velle la cordiale et sincère invitation de la ville de Boston, qui souhaite partager l'honneur de recevoir en 1969 l'Assemblée mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Monsieur Fogarty.

Monde la patrie de paysans pauvres, de débiteurs ruinés, de réfugiés politiques et de non -conformistes

religieux qui fuyaient l'Europe entière et venaient s'installer là, semblables à ceux qui fondèrent dans d'autres régions ce que l'on a appelé les treize colonies. Ces hommes et ces femmes arrivaient démunis de tout,

L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la résolution intitulée: «Lieu de réunion de la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé » ? L'Assemblée est d'accord. La résolution est donc adoptée. Nous devons maintenant approuver ce premier rap-

port dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du premier rapport dans son ensemble ? Il n'y en a pas, et le rapport est approuvé. Deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT: Nous passons au deuxième rapport

mais riches d'espérance et de fierté. Et tandis qu'ils bâtissaient leurs maisons et défrichaient leurs terres, ils édifiaient en même temps des salles de réunions et inventèrent ce que l'on nomme le « town meeting », l'assemblée des citoyens, non seulement à Boston mais

2.

dans toute la Nouvelle -Angleterre. C'est là qu'ils réglaient les affaires de la collectivité, de même que les Nations Unies sont aujourd'hui, en quelque sorte, une

de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, que vous trouverez dans le document A19/14. Je prie le Dr Diba de bien vouloir nous en donner lecture, conformément aux dispositions de l'article 52 du Règlement intérieur. Le Dr Diba (Iran), Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

assemblée mondiale des citoyens où nous débattons des affaires de la planète. Si vous venez en Nouvelle -Angleterre en 1969, et j'espère sincèrement que l'Assemblée mondiale de la Santé voudra bien accepter cette invitation, vous y trouverez non seulement les traces d'un passé vénérable, mais tous les attributs d'une société dynamique et les présages d'un avenir prometteur. Vous verrez également l'une des régions les plus cosmopolites de notre pays. Par la route, Boston est à proximité de Providence,

donne lecture du préambule et de la section 1 (Contributions des nouveaux Membres : 1965 et 1966) du deuxième rapport de la Commission (voir page 509). Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Diba. L'Assemblée est elle d'accord pour adopter la première résolution intitulée: « Contributions des nouveaux Membres: 1965 et 1966 » ? Y a -t -il des objections ? 11 n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. La deuxième résolution contenue dans ce rapport a trait au barème des contributions pour 1967. Je pense que l'Assemblée voudra bien permettre au Rapporteur d'omettre la longue énumération des Membres et des barèmes contenus dans cette résolution et de se contenter de nous donner lecture du début seulement de la résolution.

ma propre ville, capitale de l'Etat de Rhode Island, qui fut fondée en 1636 par Roger Williams pour témoigner «de la miséricordieuse providence de Dieu qui m'a secouru dans ma détresse ». Par avion, on se trouve à

portée immédiate de tous les lieux historiques de la Nouvelle -Angleterre. Où que vous alliez, je peux vous assurer que vous rencontrerez la traditionnelle hospitalité et l'accueil le plus chaleureux.

Permettez -moi de citer pour conclure la savante Encyclopaedia Britannica: La Nouvelle -Angleterre s'est acquis le surnom de

Suisse des Amériques en raison de l'esprit d'indépendance de sa population à l'époque coloniale et révolutionnaire. Elle a conservé ce titre grâce à la beauté de ses paysages, son climat revigorant et la sagesse de ses habitants qui ont su préserver ces ressources naturelles et en faire un centre d'attrac-

Le Dr Diba donne lecture de la section 2 du rapport (Barème des contributions pour 1967), en omettant la

liste des Etats Membres et du pourcentage de leur contribution.' Le PRÉSIDENT: Est -ce que l'Assemblée est d'accord

tion pour les vacances et les loisirs... Depuis la période coloniale jusqu'à l'heure actuelle, elle a été une pépinière d'éminentes personnalités des lettres,

pour adopter cette deuxième résolution intitulée: « Barème des contributions pour 1967 » ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a point. La résolution est adoptée. ' Voir p. 470 et Actes off Org. mond. Santé, 151, résolution WHA19.11.

des arts, des sciences et des techniques, qui ont porté sa culture dans tous les Etats -Unis et lui ont donné un rayonnement sans commune mesure avec sa population ou sa superficie.

132

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr Diba donne lecture de la section 3 du rapport (Normes applicables aux voyages). Le PRÉSIDENT: Est -ce que l'Assemblée est d'accord

tères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine ». Le

pour adopter la résolution intitulée: «Normes applicables aux voyages » ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas. La résolution est adoptée. Nous devons encore approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas. Le rapport est approuvé. Je vous remercie, Dr Diba, de nous avoir donné lecture de ces deux rapports.

texte de cette communication est contenu dans le document mentionné, qui vous a été distribué ce matin. A sa séance du 10 mai, le Bureau de l'Assemblée a recommandé l'inscription de ce point supplémentaire à l'ordre du jour. Il a recommandé en outre de renvoyer ce point à la Commission du Programme et du Budget. Il appartient maintenant à l'Assemblée de se prononcer sur ces recommandations du Bureau. L'Assemblée est -elle prête à les accepter ? En l'absence d'objections, les recommandations du Bureau sont adoptées.

3.

Premier rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT: Nous passons à l'approbation du premier rapport de la Commission du Programme et du Budget. Il s'agit du document A19/13. Ce rapport n'a pas été distribué vingt -quatre heures avant cette séance; il en sera donné lecture également conformément à l'article 52 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Je prie donc le Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, le Professeur Ferreira, de bien vouloir nous lire ce rapport.

5.

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

Le PRÉSIDENT: Nous passons au point suivant, le point 1.13, Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le document A19 /10, qui a été distribué vingt -quatre heures avant la présente séance et dont par conséquent

Le Professeur Ferreira (Brésil), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 507). Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Professeur Ferreira.

il ne sera pas donné lecture, contient le rapport du Bureau de l'Assemblée où figure la liste des douze Membres désignés en application de l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée. En vertu de ce même article, le Bureau a recommandé parmi les douze Membres désignés les noms de huit Membres qui, s'ils étaient élus, assureraient au Conseil une distribution équilibrée. Des délégués désirent -ils formuler des remarques ? Je donne la parole au délégué de la Suisse.

L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la résolu-

tion sur le programme d'éradication du paludisme contenue dans ce premier rapport ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Je soumets main-

tenant à l'Assemblée le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations,

M. KELLER (Suisse): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation suisse est sensible à l'honneur que lui a fait le Bureau de l'Assemblée en

portant le nom de son pays sur la liste des douze Membres dont huit seront appelés à siéger au Conseil exécutif. Toutefois, la Suisse n'est pas candidate. Je vous prie, en conséquence, de ne pas lui donner vos voix.

le rapport est approuvé et je remercie le Professeur Ferreira de nous avoir donné lecture de ce rapport.

4.

Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Monsieur Keller.

La parole est au délégué de la Suède. Le Dr ENGEL (Suède) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, les cinq pays scandinaves attachent une grande importance au principe, maintenant traditionnel, suivant lequel l'un d'entre eux est toujours habilité à désigner un membre du Conseil exécutif, suivant un système de roulement convenu entre ces pays.

Le PRÉSIDENT : Nous passons maintenant au point suivant: Inscription d'un point supplémentaire à

l'ordre du jour. Le document relatif à ce point est le document A19 /1 Add. 4. Le Directeur général a reçu le 5 mai 1966, soit dans le délai fixé par l'article 12 du Règlement intérieur qui est applicable en l'occurrence, une communication de la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques demandant l'inscription à l'ordre du jour de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

La Norvège se retirant cette année, la Suède a en conséquence fait connaître par les voies diplomatiques ' Voir p. 507.

d'un point supplémentaire intitulé « Etude des cri-

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

133

normales son désir de désigner une personne devant faire partie du Conseil. Les délégations du Danemark, de la Finlande et de la Norvège, appliquant l'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée, ont donc suggéré au Bureau de l'Assemblée que la Suède soit habilitée à ce faire. Au nom de mon gouvernement, je tiens à exprimer la gratitude que nous inspire cette initiative amicale.

Si nous nous référons au document de travail remis

par le Secrétariat, nous remarquons que la Région africaine a théoriquement droit à 5,54 sièges, soit au

moins à cinq sièges, la Région européenne à 6,13 sièges, soit au plus à six sièges.

Ainsi que nous pouvons le voir d'après la liste de douze Membres dressée par le Bureau de l'Assemblée, la Suède ne fait pas partie du groupe des huit Membres

La délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord avait apporté son appui à cette observation, qu'elle a qualifiée de pertinente. Au nom des Etats Membres de la Région africaine, nous demanderons au Bureau de la Dix-Neuvième Assemblée

qui, de l'avis du Bureau, assureraient, s'ils étaient élus, une répartition équilibrée au sein du Conseil dans son ensemble. Deux autres pays d'Europe figurent

néanmoins dans ce groupe. Dans ces conditions, le Gouvernement suédois a décidé de retirer cette année sa candidature en faveur de la France et de l'URSS. 11 exprime toutefois l'espoir qu'il recevra l'année prochaine, lorsqu'il posera de nouveau sa candidature, l'appui le plus large.

mondiale de la Santé d'amener le Conseil exécutif à étudier ce problème et à proposer une solution équitable à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. J'invoque à cet effet l'article 24 de la Constitution, qui prévoit une répartition géographique équitable afin d'arriver à une participation équilibrée, compte tenu des pourcentages existant actuellement au sein de notre assemblée et dont j'ai fait mention plus haut. Toutefois, pour la présente session, les Etats de la

Région africaine donnent leur accord aux quotas arrêtés jusqu'à maintenant. Je demande également que cette intervention figure au procès- verbal de notre session.

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Engel. La parole est au délégué du Pakistan. Le Dr HAQUE (Pakistan) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, c'est un grand honneur que nous ont fait plusieurs délégations

Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr N'Dia. La parole est au délégué de la Somalie. M. HA.II BASHIR ISMAIL (Somalie) (traduction de l'anglais): Merci, Monsieur le Président. Si j'ai

en proposant d'élire le Pakistan parmi les Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, et nous sommes très sensibles au geste des nombreux délégués qui sont venus nous faire part personnellement de leur soutien. Toutefois, lorsque nous sommes arrivés, un pays frère qui nous

est très cher, la Somalie, a fait acte de candidature.

demandé la parole, c'est pour remercier le Dr Haque, au nom de la délégation de la Somalie, d'avoir bien voulu soutenir la candidature de notre pays. Je puis

Pour marquer sa bonne volonté, la délégation du Pakistan souhaite donc retirer sa propre candidature au Conseil exécutif, étant entendu que nous la poserons de nouveau l'année prochaine. J'espère qu'alors nous recevrons encore une fois l'appui des délégations qui nous ont promis leurs voix. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Haque. Mes-

assurer le Dr Haque qu'en 1967 la candidature du Pakistan recevra le chaleureux appui de la Somalie. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Monsieur Haji Bashir Ismail. La parole est au délégué du Sénégal.

Le Dr WONE (Sénégal): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, vous remarquerez sur la liste

dames et Messieurs, l'élection aura lieu au scrutin secret. La parole est au Dr N'Dia, Vice -Président.

de douze Membres qui sont proposés le nom du Kenya. Or, la délégation du Kenya n'est pas présente à cette assemblée et le groupe africain au nom duquel j'ai l'honneur de parler a proposé deux noms qui sont déjà retenus parmi les huit. Par conséquent, nous vous

Le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire): Monsieur le Président, honorables délégués, au cours de la réunion du Bureau du 9 mai 1966, la délégation ivoirienne a eu l'honneur, au nom des Etats Membres de la Région africaine, d'attirer l'attention des membres du Bureau sur la répartition par Régions des postes au Conseil exécutif. La répartition actuelle n'est pas équitable. En effet, la Région africaine, avec ses vingt -huit Membres, a quatre postes, la Région de la Méditerranée orientale, avec dix-sept Membres, a également quatre postes et la Région européenne, avec trente trois Membres, a sept postes.

prions de considérer que la candidature du Kenya, même si elle a été proposée par un Membre que nous ne connaissons pas, ne doit pas faire diversion. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Wone. Je vou-

drais maintenant vous rappeler les noms des huit Membres dont le mandat vient à expiration. Pour la Région africaine, ce sont le Mali et le Sierra Leone; pour la Région des Amériques, c'est le Brésil; pour la Région de l'Asie du Sud -Est, c'est l'Indonésie; pour

134

DIX- NEUVILME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

la Région européenne, la Norvège et les Pays -Bas; pour la Région de la Méditerranée orientale, l'Iran et pour la Région du Pacifique occidental, la Nouvelle Zélande. J'invite maintenant le Directeur général adjoint à donner lecture des articles de la Constitution et du Règlement intérieur qui concernent le mode de scrutin. Il s'agit des articles 18 b), 24 et 25 de la Cons-

alors requis de soumettre des propositions de candidats pour les

sièges restant à pourvoir, conformément à l'article 100, le nombre de candidats ainsi désignés ne devant pas excéder le double du nombre des sièges restant à pourvoir.

titution, et des articles 98, 100 et 101 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT :

Monsieur le Président, la situation actuelle nous permettant d'espérer que ces éventualités ne se produiront pas, je me permettrai peut -être de ne donner lecture du reste de l'article que si cela devenait nécessaire.

Les textes que

vous venez de citer, Monsieur le Président, se trouvent

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle.

dans la dix- septième édition des Documents fondamentaux. L'article 18 b) de la Constitution se trouve à la page 6. Article 18: Les fonctions de l'Assemblée de la Santé consistent à .. b) élire les Etats appelés à désigner une person lité au Conseil; .

Mesdames et Messieurs, pour éviter tout malentendu, je répète que les huit noms doivent être choisis parmi les douze Membres proposés par le Bureau, à savoir: Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Kenya, Nigéria, Philippines, Pakistan, Somalie, Suède,

Suisse et Union des Républiques socialistes soviétiques. Le vote ne doit donc porter que sur les Membres

Les articles 24 et 25 de la Constitution se trouvent à la page 8 du même recueil. Ils font partie du chapitre VI intitulé « Conseil exécutif ». Article 24: Le Conseil est composé de vingt -quatre personnes, désignées par autant d'Etats Membres. L'Assemblée de la Santé choisit, compte tenu d'une répartition géographique équitable, les Etats appelés à désigner un délégué au Conseil. Chacun de ces Etats enverra au Conseil une personnalité, techniquement qualifiée dans le domaine de la santé, qui pourra être accompagnée de suppléants et de conseillers.

dont je viens de lire les noms. Je rappelle d'autre part

les déclarations qui ont été faites tout à l'heure par les délégations de la Suisse, de la Suède et du Pakistan, exprimant le désir de leurs pays respectifs de ne pas être considérés comme candidats, ainsi que la déclaration qu'a faite le délégué du Sénégal en ce qui concerne le Kenya. Vous inscrirez donc sur vos bulletins de vote huit

pays. Les bulletins qui contiendraient plus de huit noms ou moins de huit, ou qui feraient état de pays ne figurant pas sur la liste de douze Membres établie

Article 25: Ces Membres sont élus pour trois ans et sont rééli-

gibles; ..

.

Monsieur le Président, la suite de cet article n'est plus applicable à l'heure actuelle. Les articles 98, 100 et 101 du Règlement intérieur, qui se trouvent aux pages 119 et 120 du recueil, sont ainsi libellés: Article 98: A chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, les Membres habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil sont élus conformément aux articles 18b), 24 et 25 de la Constitution.

par le Bureau, seraient nuls. Afin de faciliter votre tâche, les bulletins de vote qui vont être distribués contiennent huit cases. Je vous prie d'écrire un nom dans chaque case.

Les délégations seront appelées à la tribune dans l'ordre alphabétique français. Je vais maintenant tirer au sort une lettre qui indiquera par quel pays com-

mencera l'appel. C'est la lettre « L ». Le Laos sera donc le premier pays à voter. Est -ce que toutes les délégations ont reçu leur bulletin de vote ? Je prie les délégations qui n'auraient pas reçu de bulletin de vote de bien vouloir lever leur carte. Je dois encore désigner deux scrutateurs. Puis -je demander à M. de Coninck (Belgique) et à M. Makame (République -Unie de Tanzanie) de se charger de cette tâche et de monter à la tribune ?

Article 100: Le Bureau de l'Assemblée, compte tenu des dispositions du chapitre VI de la Constitution, de l'article 98 et des suggestions qui lui sont faites par les Membres, désigne douze Membres et en dresse la liste. Cette liste est transmise à l'Assemblée de la Santé vingt -quatre heures au moins avant qu'elle ne se réunisse pour l'élection annuelle des huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil.

Le Bureau de l'Assemblée recommande les noms de huit Membres figurant sur cette liste qui, de l'avis dudit Bureau, réaliseraient, s'ils venaient à être élus, un Conseil comportant dans son ensemble une distribution équilibrée.

Les deux scrutateurs prennent place à la tribune.

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique français comme suit, en commençant par le Laos :

Article 101: L'Assemblée de la Santé élit au scrutin secret, parmi les Membres désignés conformément aux dispositions de l'article 100, les huit Membres habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil. Les candidats obtenant la majorité requise sont élus. Si, après cinq tours de scrutin, un ou plusieurs sièges restaient encore à pourvoir, il ne serait pas procédé à un tour de scrutin supplémentaire. Le Bureau de l'Assemblée serait

Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -

Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay,

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

135

Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Unie, République Centrafricaine, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, République -Unie de Tanzanie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, VietNam, Yémen, Yougoslavie, Zambie, Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada,

au décompte des voix à la salle XI en présence du Dr D'Nia, Vice -Président. Le Dr N'Dia, Vice -Président, et les deux scrutateurs se retirent pour procéder au dépouillement. 6.

Discussion

générale

des

rapports du Conseil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT: Nous allons maintenant continuer la

discussion sur les points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente- septième sessions, et 1.11, Examen du RapYémen.

Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), République démocratique du Congo,

République de Corée, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Koweït. Le PRÉSIDENT: Toutes les délégations ont -elles été appelées à la tribune ? Je prie maintenant le Directeur général adjoint de

port annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965. Je donne la parole au délégué du Le Dr EL WASSY (Yémen) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, c'est pour moi un grand plaisir que de vous féliciter de votre élection à la présidence de l'Assemblée. Par ce choix, l'Assemblée exprime la gratitude et l'admiration sincère qu'elle ressent pour vous -même et pour votre généreux pays, qui a fait

nous donner lecture de l'article 76 du Règlement intérieur. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: Monsieur le Pré-

honneur à ses traditions d'hospitalité en permettant que soit construit, dans ce beau canton de Genève, le nouveau bâtiment du Siège de notre organisation. J'estime qu'il est de mon devoir d'exprimer également les remerciements de la délégation de la République arabe du Yémen à votre prédécesseur, le Dr Olguín, pour le travail exceptionnel et de si haute qualité qu'il a accompli. Avec un plaisir tout particulier, je dirai aussi ma profonde reconnaissance à notre Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs parmi lesquels je dois mentionner tout spécialement notre Directeur régional, le Dr Taba. Permettez -moi, Monsieur le Président, de profiter

sident, l'article 76 du Règlement intérieur figure à la page 115 des Documents fondamentaux, dix -septième édition. Article 76: Lorsque l'Assemblée vote au scrutin secret, le scrutin lui -même et la vérification du nombre de bulletins ont lieu en séance plénière. A moins que l'Assemblée n'en décide autrement, le décompte des votes a lieu dans une salle distincte à laquelle les délégations auront accès. Cette opération se déroule en présence du Président ou d'un des Vice- Présidents de l'Assemblée. En attendant la proclamation des résultats, l'Assemblée peut poursuivre ses travaux.

de cette discussion générale pour parler un peu des réalisations de notre jeune république dans le domaine

de la santé publique et de la prévoyance sociale. Auparavant, j'aimerais rappeler que notre pays, avant sa révolte contre l'ancien régime d'anarchie, souffrait

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle.

Conformément à l'article qui vient de vous être lu, je demanderai au Dr N'Dia, Vice -Président, d'assister

d'une grande pénurie de moyens et connaissait des conditions très précaires. Dans ces circonstances malheureuses, nous avons dû partir pratiquement de zéro, et il nous a fallu surmonter toutes sortes de difficultés

au décompte des votes et ainsi nous serons à même de continuer notre travail. Le décompte des votes aura lieu dans la salle XI. Puis -je rappeler à l'Assemblée que les délégations ont accès à cette salle ? Mais avant que les scrutateurs ne quittent cette salle, je dois

avant de pouvoir atteindre certains de nos objectifs immédiats dans les différents services publics. Monsieur le Président, voici donc, en bref, quelques unes de nos réalisations. L'année dernière, nous avons

leur demander de vérifier en notre présence que le nombre total des bulletins de vote reçus correspond bien au nombre des délégués qui sont venus à la tribune déposer leur bulletin. Les scrutateurs comptent les bulletins de vote. Le PRÉSIDENT: Les scrutateurs annoncent que tout

pu accroître de 860 lits la capacité des hôpitaux en service dans le pays, et nous avons ouvert plusieurs dispensaires et hôpitaux nouveaux. Dans le cadre de notre programme de soins, nous avons pu, pour la première fois dans notre pays, organiser des hôpitaux spécialisés pour les fièvres infectieuses, les maladies pulmonaires, les maladies mentales, la lèpre, la gyné-

est en ordre. Les scrutateurs peuvent donc procéder

136

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cologie et la pédiatrie. C'est à nos yeux un beau progrès, surtout si l'on considère que nos établissements de naguère, aussi petits que modestes, étaient complètement démodés et manquaient de tout. Je suis très heureux de pouvoir annoncer aussi que, pour la première fois, notre pays est exempt de variole. Cette maladie a été éliminée et aucun cas nouveau n'a été signalé depuis 1964. Nous avons obtenu ce résultat

Monsieur le Président, je tiens à remercier ici l'OMS

et le FTSE de l'aide qu'ils nous apportent dans nos programmes de formation, nous permettant ainsi de satisfaire nos besoins de personnel pour les soins infirmiers, les services d'hygiène, les laboratoires et les autres secteurs de l'action de santé. Je tiens à remercier

aussi l'OMS pour son assistance bienveillante dans d'autres domaines. Enfin, j'exprime ma profonde gra-

grâce à la collaboration de l'OMS et des missions médicales de la République Arabe Unie.

titude aux pays amis qui soutiennent notre jeune république dans son développement. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr El Wassy. La parole est au délégué du Brésil. Le Professeur FERREIRA (Brésil) (traduction de l'an-

Pour prévenir autant que possible la propagation du choléra El Tor, qui menaçait tant cette année, nous avons mené à bien une campagne de vaccination de masse contre le choléra. Jusqu'à une époque récente, la lutte contre la tuberculose dépendait dans notre pays des possibilités de traitement. Maintenant, nous avons déjà vacciné au

BCG tous les enfants des écoles ainsi qu'une partie des enfants d'âge préscolaire à Sana, et nous avons effectué une vaste opération de dépistage par l'épreuve

à la tuberculine. Une campagne générale de vaccination par le BCG a été préparée et vient même de commencer sous la direction personnelle du Ministre de la Santé. Nos enfants d'âge scolaire ont maintenant le bonheur de connaître une existence exempte de maladies graves. Nous avons créé un département de la santé scolaire qui dirige vingt et une unités dans trois provinces, et nous espérons que les services médicaux des

glais): Monsieur le Président, je vous remercie. Tout d'abord permettez -moi de vous féliciter de votre élection à la présidence de cette assemblée. Je voudrais faire quelques remarques au sujet des raisons qui ont inspiré l'attitude de la délégation du Brésil au sein de la Commission des Désignations lorsque votre nomination a été approuvée avec chaleur et enthousiasme par un vote unanime. En votant pour vous au sein de cette commission, la délégation brésilienne ne consi-

dérait pas seulement vos qualités personnelles de médecin et de confrère; elle voulait également marquer

toute l'importance de la présente année, qui aura vu la construction et l'inauguration du nouveau Siège de

écoles couvriront très prochainement le pays tout entier.

l'OMS sur le territoire 'de la Suisse, ce pays qui, Monsieur le Président, est symbole de paix, de compréhension et de tolérance. Nous nous réjouissons que

Quant au paludisme, nous en sommes à la phase pré- éradication. Des enquêtes et des études ont été faites dans les zones d'endémie de l'ouest, du nord et du sud du pays où la population reçoit désormais des provisions continuellement renouvelées de médicaments préventifs et curatifs.

ce bâtiment, dans lequel nous serons appelés à travailler à l'avenir et pendant des générations, ait ses assises dans un pays où la liberté et la largeur d'esprit sont des traits fondamentaux. Bien plus, nous espérons que les réunions que nous tiendrons désormais dans ce bâtiment ne se dérouleront pas dans un climat de querelle et de controverse, mais dans l'atmosphère d'une salle d'hôpital où les médecins, penchés sur les malades, examinent leurs problèmes, ceux de leurs familles et ceux de la collectivité tout entière. Cela dit, Monsieur le Président, je voudrais souligner que le Brésil et la délégation brésilienne sont très heureux de donner leur point de vue sur le Rapport du Directeur général pour l'année 1965. Vous vous rappellerez - c'est là un fait bien connu des anciens, mais dont les nouveaux venus sont peut -être moins

Nous nous intéressons de plus en plus aux statistiques sanitaires et l'enregistrement des naissances et des décès a commencé dans tout le pays. Les mesures de quarantaine sont aujourd'hui confiées, dans tous les ports et aéroports, à un personnel compétent et bien entraîné. L'hygiène alimentaire a fait de grands progrès. Tous les lieux publics où se traitent des produits alimentaires, et toutes les personnes qui y sont employées, sont l'objet d'inspections sanitaires régulières. Nous avons aussi la possibilité de réaliser un des rêves de notre population en lui fournissant de l'eau

potable. Les installations de Taïz sont déjà en service, et des installations analogues sont en construction à Sana et dans plusieurs provinces. Les médicaments nous posaient naguère encore des problèmes difficiles. Non seulement nous pouvions douter de la qualité des produits importés, mais encore

conscients- que cette organisation fut fondée en 1945 par un Brésilien. Quand le Dr Karl Evang a parlé de la naissance de l'OMS, il a évoqué la mémoire

nos stocks de médicaments indispensables étaient insuffisants. Aujourd'hui, il existe un institut pour l'importation et la fabrication des produits pharmaceutiques, qui vérifie la qualité des produits importés et nous permet de fabriquer sur place les préparations

du Dr de Paula Souza qui, en 1945, avec le Dr Sze, ont fait valoir la nécessité, dans le cadre des Nations Unies, d'une organisation sanitaire qui n'existait pas à l'époque et en posèrent les fondements. Nous avons eu la chance, depuis lors, de pouvoir réaliser sur un plan très humain une manière de trinité dont le Dr de Paula Souza serait le père, le Dr Chisholm le fils, et le Dr Candau le saint -esprit (avec, dirai -je, un peu de sainteté, mais beaucoup d'esprit). Notre délégation, Monsieur le Président, souhaite également souligner toute l'importance du rapport du

les plus importantes. C'est là un résultat que nous avons obtenu grâce à l'aide généreuse de la République Arabe Unie.

Conseil exécutif présenté par le Dr Evang, avec la

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

137

participation du Dr James Watt, Président du Comité

auguste assemblée, qui se réunit pour la dix- neuvième

permanent, qui montre combien cet élément de la structure de notre organisation est fondamental, tant pour le déroulement de l'Assemblée que pour une meil-

fois, heureuse de constater, de sentir que tant de nations luttent de concert avec elle pour la réalisation de cet idéal qui nous est commun: la santé du monde. Les années passées, il nous est arrivé d'hésiter devant des projets que commandait l'intérêt de notre organisation, et même de les combattre au profit de considérations d'ordre politique. Mon pays déplore amèrement ce comportement et souhaite que, cette année, seuls des intérêts humanitaires décident de la marche de nos débats. Pour sa part, ma délégation déploiera toutes ses forces en vue de faciliter la réalisation de cet objectif. Je profite de l'occasion qui m'est offerte pour saluer

leure compréhension entre l'Organisation et les pays du monde. Mon gouvernement déclare sa grande satisfaction de n'avoir, sur l'ensemble des matières traitées dans le Rapport du Directeur général, que trois points à faire commenter par sa délégation. Les deux premiers sont

les campagnes d'éradication du paludisme et de la variole. Pendant fort longtemps nous avons cohabité avec ces deux maladies sans trop nous poser de ques-

tions et je pense que si la plupart des pays ont été incités à souscrire à cet effort mondial, c'est parce qu'ils auraient honte de continuer à héberger ces maladies sur leur territoire. Je crois que le rôle de l'organisation internationale consiste uniquement à encourager et à aider les pays pour qu'ils s'associent d'eux -mêmes au combat universel contre ces maladies. La plupart des pays qui consacrent maintenant à cette fin des sommes toujours plus importantes n'auraient, que je sache, jamais entrepris cet effort s'ils n'avaient

les nouveaux Membres ici présents, qui nous rejoignent cette année. Que je vous dise enfin un mot très succinct sur les problèmes sanitaires de mon pays. Personnel médical - comme dans tous les pays en

voie de développement, le problème du personnel médical est très épineux. Certes, des progrès considérables ont été réalisés, si l'on pense qu'il y a cinq ans notre pays ne comptait que deux médecins nationaux,

pas été encouragés par l'OMS et par d'autres institutions, comme l'Organisation panaméricaine de la Santé.

Enfin, Monsieur le Président, je voudrais rappeler tout spécialement la participation de ces deux institutions, l'OMS et l'Organisation panaméricaine de la Santé, à la réalisation d'un nouveau rêve qui

contre cent cinquante aujourd'hui. En raison de circonstances historiques, la majorité de ceux -ci ont été formés à l'étranger avec le concours de l'OMS, dont le rôle a été prépondérant, et qui doit être fière d'avoir fourni les bourses nécessaires à la formation de cent trente d'entre eux. Nos trois facultés nationales (Lova nium, à Léopoldville; l'Université officielle du Congo à Elizabethville; l'Université libre du Congo à Stanley-

prend corps dans mon pays, à savoir notre Ecole sent d'un grand bâtiment dont les installations et ancienne aspiration de tous les agents de la santé publique du Brésil: posséder une école où la formation du personnel puisse se poursuivre à tous les échelons.

nationale de Santé publique. Nous disposons à prél'équipement, avec l'assistance de ces deux organisations, permettent à notre pays de répondre à une très

ville) s'efforcent, de leur côté, d'augmenter chaque année le nombre de leurs sortants, tant son t immenses

les besoins dans ce pays où il n'y a encore que 500 médecins pour 15 000 000 d'habitants. C'est donc ici un domaine dans lequel mon pays aura encore besoin de la collaboration étrangère.

Ces trois faits - les campagnes d'éradication du paludisme et de la variole et la participation à la création d'une école de' santé publique - sont des motifs suffisants pour que notre pays se fasse un plaisir d'approuver le Rapport du Directeur général et de lui apporter le plus large soutien. Le PRÉSIDENT: Merci, Professeur Ferreira. Je donne

Le contrôle des maladies transmissibles - je ne m'étendrai pas dans ce domaine, l'un des plus difficiles. Vous savez que depuis longtemps nous luttons contre

la variole, et il n'est pas aisé à un pays sollicité par une rébellion néfaste, sujet par conséquent et par surcroît à de continuels mouvements de populations difficilement contrôlables, de se procurer les moyens nécessaires et de mettre sur pied un programme solide de lutte antivariolique. De leur côté, les autres maladies transmissibles n'échappent pas à cette règle. Malgré ces difficultés, mon gouvernement, qui porte un intérêt tout spécial

la parole au délégué de la République démocratique du Congo. (République démocratique du Congo): Monsieur le Président et honorables délégués, la délégation de la République démocratique du Congo présente au Président et à tous les membres du bureau ses plus chaleureuses félicitations pour leur élection. Nous avons lu avec le plus vif intérêt le Rapport M. TSHISHIMBI

à la santé de ses citoyens, n'a jamais ménagé ses efforts dans ce sens et est parvenu à des projets et réalisations concrets, tant en ce qui concerne la fabri-

cation sur place d'une partie du vaccin lyophilisé devant servir à la campagne d'éradication de la variole que la mise en marche de programmes préparatoires à l'éradication. L'une des difficultés majeures qui se dressent devant nous est constitué par le manque

du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 et nous désirons que cette occasion nous serve pour lui dire cette année encore combien ses mérites nous impressionnent.

de moyens de transport. C'est pourquoi mon pays lance un appel solennel au Directeur général afin qu'il étudie la possibilité de trouver le supplément néces-

Une fois de plus, la République démocratique du Congo est heureuse de se trouver présente dans cette

saires de véhicules qui devraient nous permettre de mener à bien notre programme d'éradication de la

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

variole. C'est à dessein que jusqu'à présent je n'ai pas parlé du nombre de cas de variole. En effet, vous savez combien il est difficile, pour un pays en voie de développement, de donner des précisions dans ce domaine. Généralement, du reste, nos statistiques ne reflètent que l'activité des formations médicales, puisque tous les cas qui n'ont pas demandé leur inter-

A part les facultés, mon pays attache une grande importance à l'enseignement médical technique et paramédical. Cet enseignement, qui existe depuis longtemps, a parcouru un long chemin, depuis celui qui était dispensé sous le régime de la colonisation et qui

vention nous échappent. Que dire, alors, lorsqu'un certain nombre de ces formations restent muettes du fait d'une désorganisation telle que celle qu'entraîne une rébellion ?

s'inspirait essentiellement des besoins et des critères des colonisateurs. En résumé, mon pays a, depuis, décidé de créer un enseignement qui repose sur les bases suivantes: un enseignement national, mais

édifié sur des bases communes ou comparables à celles des autres pays. Vous le devinez, un travail d'une telle ampleur ne se réalise qu'au prix d'énormes diffi-

Néanmoins, pour vous permettre de soupçonner la gravité du problème, je vous citerai les chiffres sui-

vants qui nous sont parvenus pour 1965: près de 4000 cas de variole, dont environ 400 décès. Pour le premier trimestre de l'année en cours, nous venons déjà d'enregistrer deux centaines de cas, dont, hélas, une vingtaine de décès. Par contre, environ un cinquième seulement de la population a pu être vacciné.

cultés, et ceci tant pour la réorganisation des programmes et la préparation des étudiants que pour le recrutement du personnel enseignant. En ce qui concerne les étudiants, les buts ont été atteints par une réorganisation des programmes de l'enseignement

D'autres maladies nous préoccupent également. Mais, afin d'épargner au maximum votre temps si précieux, j'ai décidé d'en limiter la liste et surtout de ne pas entrer dans les détails. Je vous citerai ainsi, parmi elles, la peste, la rougeole, la bilharziose, la lèpre, la tuberculose, la trypanosomiase, les deux der-

secondaire. Par contre, le recrutement du personnel enseignant comporte encore de grosses difficultés, étant donné la pénurie en médecins nationaux qualifiés pour différentes disciplines. L'approvisionnement en produits pharmaceutiques - l'industrie pharmaceutique connaît un nouvel essor dans mon pays, depuis peu. Actuellement, les médica-

nières - surtout la trypanosomiase - bénéficiant actuellement d'un programme de lutte très intensive pour combattre les recrudescences qui ont été enregistrées dernièrement.

Les laboratoires médicaux - nos laboratoires, qui

ont été conçus pour intervenir aussi bien dans le domaine de la médecine préventive et curative que dans celui de la recherche médicale, sont dotés d'un équipement moderne adéquat, mis à part les dégâts qui ont résulté de la guerre civile. La pénurie de personnel qualifié joue également dans ce domaine. Et, encore une fois, le personnel de l'OMS qui est venu à notre secours a permis de réaliser une nette amélioration, après la désorganisation générale qui a suivi l'accession de notre pays à l'indépendance, par suite du départ massif du personnel qualifié qui servait alors. Nous n'avons pas encore de médecins nationaux spécialisés dans ce domaine. A notre avis, le

ments les plus divers, depuis les produits classiques jusqu'aux antibiotiques, sont fabriqués au Congo. Cependant, cette production locale est encore insuffisante et beaucoup de médicaments continuent d'être importés. Il se pose alors à nous, dans ce domaine également, les problèmes habituels des pays en voie de développement. En résumé, nous pensons ici spécialement aux problèmes entourant le contrôle des normes des produits importés, et tant d'autres que, volontairement, je m'abstiendrai de développer, afin de ne pas trop prolonger ce débat. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Tshishimbi. La parole est au délégué de l'Uruguay. Le Dr MIGUES BARÓN (Uruguay) (traduction de l'espagnol): Monsieur le Président, permettez -moi

remède à la situation que nous venons de décrire serait de maintenir en place un contigent de médecins

tout d'abord de vous féliciter chaleureusement, au nom de la délégation de l'Uruguay, d'avoir été choisi pour diriger les débats de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Il faut voir dans votre élection,

de l'OMS pendant quelques années encore, afin de maintenir le niveau actuel des services et de nous permettre, entre -temps, de préparer des nationaux de relève.

L'enseignement médical - pour l'enseignement médical proprement dit, notre pays voit l'avenir avec

je pense, l'expression de la gratitude de tous les pays du monde pour les éminents services que vous avez rendus à la cause de la santé et aussi un hommage à la Suisse, ce beau pays que tout semble désigner pour

beaucoup d'optimisme, puisque les trois facultés existantes nous donnent entière satisfaction, à part les réserves qui ont été émises à l'égard de certaine catégorie de professeurs qui, une fois nantis d'une solide renommée dans leurs branches respectives, recherchent plutôt un transfert dans l'une des universités de leur pays.

que les hommes y viennent chercher ensemble, dans le meilleur esprit de concorde, la solution des difficiles problèmes internationaux. Qu'il me soit permis de rendre également hommage aux mérites incontestés de nos collègues appelés aux postes de vice -présidents de l'Assemblée et à la présidence des commissions.

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

139

Enfin, je voudrais souligner tout spécialement la qualité du Rapport si substantiel et si détaillé dans lequel le Directeur général expose l'aeuvre considérable

ment un département central de protection maternelle et infantile.

Mais cette heureuse réalité n'est pas sans failles. Ces services anciens, s'ils ont naguère suffi à contrôler

que l'Organisation a accomplie au cours de l'exercice 1965, non sans montrer aussi l'ampleur de la tâche

dont elle devra s'acquitter au cours des années à venir.

Nous sommes encore loin du but, mais nous devons

poursuivre notre action sans répit et effacer jusqu'à la moindre trace de toutes les entraves politiques, raciales, philosophiques ou économiques qui pour-

raient nous détourner de notre idéal: donner aux hommes des cinq continents la possibilité de jouir sans restrictions des bienfaits de la santé. C'est là une tâche dans l'accomplissement de laquelle nous devons montrer sans cesse de l'optimisme et de l'imagination,

animés d'une volonté tenace de parvenir au but. On a fort justement dit que parmi ceux qui, dans le monde,

luttent pour la santé il n'y a place ni pour l'immobiliste ni pour le pessimiste. Dans le complexe américain, l'Uruguay est parvenu, avec une organisation déjàvieillie, à un niveau de santé

le bon état de santé de la population, ont été ensuite débordés par des événements nouveaux, lourds de menaces et de dangers pour la santé publique. Je dois dire que l'Uruguay, comme tant d'autres pays, a été victime d'une fausse impression de sécurité lorsque le progrès des campagnes de vaccination et l'emploi des médicaments nouveaux ont fait croire à l'éradication définitive de certaines maladies. Il arrive souvent, lorsqu'on croit à la disparition d'une maladie, que ce soit en réalité le dispositif destiné à la combattre qui disparaisse: les mesures de surveillance cessent d'être appliquées, les crédits sont affectés à d'autres programmes et l'erreur se solde par une remontée des courbes de morbidité et de mortalité. C'est ainsi que quelques foyers de diphtérie se sont manifestés et que la rage, dont la diffusion est favorisée

satisfaisant, qu'attestent éloquemment son taux de mortalité infantile estimé à 43,9 pour 1000 naissances vivantes, et son espérance de vie à la naissance évaluée à 68 ans pour les hommes et à 71 ans pour les femmes.

par l'existence d'importantes frontières communes avec des territoires où elle est endémique, a fait sa réapparition dans le pays, après trente années d'absence dans les statistiques sanitaires. Bien qu'elle n'affecte qu'une zone très limitée, nous avons engagé contre cette maladie une lutte tenace et sans répit avec l'ambition de réaliser à nouveau son éradication, cette fois définitivement. Je tiens à signaler ici que l'Organisation s'est montrée sensible à nos difficultés et nous a généreusement fourni le concours de ses conseillers et l'appoint de ses vaccins et de son matériel.

A force de ténacité, nous avons réussi à vaincre la rage, la diphtérie, la variole, la poliomyélite et, grâce à la collaboration du Bureau sanitaire panaméricain, l'Uruguay est maintenant officiellement inscrit sur le registre des pays qui ont réalisé l'éradication d'Aedes aegypti.

Je voudrais d'autre part signaler à l'attention de l'Assemblée la nécessité de plus en plus urgente

Parallèlement, nous avons mené une lutte efficace contre la tuberculose, dans le cadre d'une campagne unique en Amérique qui s'est traduite par une chute marquée des indices de mortalité. Si nous avons obtenu

d'instituer des plans régionaux de lutte, conçus et dirigés par l'Organisation. Les autorités sanitaires nationales ne parviennent presque jamais à coordonner

leur action avec celle des pays voisins, ce qui rend inutiles tous les efforts tentés pour maintenir indemnes

ces résultats, c'est principalement grâce à l'emploi du BCG, au service de nos dispensaires mobiles et à un

les régions frontières. Il ne serait pas impossible, semble -t -il, de créer le long des frontières des zones de

système d'allocations familiales en faveur des tuberculeux en traitement. A l'heure actuelle, il y a en Uruguay un excédent de lits pour tuberculeux. La diphtérie a perdu chez nous son caractère endémique; nous devons son recul à la vaccination systématique, pratiquée presque toujours au cours de la première année de vie. La mortalité infantile a été ramenée aux taux les plus faibles grâce à un système qui, malgré la complexité de sa structure, permet de contrôler efficace-

neutralisation où l'on mènerait une action sanitaire plus intensive et plus profonde, de manière à protéger

les divers territoires contre le risque d'importation des maladies. C'est la fâcheuse expérience que nous avons faite pour la variole, la rage et la poliomyélite qui nous autorise à formuler cette suggestion.

Notre pays s'est fait l'écho des préoccupations exprimées par l'Organisation devant l'emploi de plus en plus fréquent de produits psychotropes et de barbituriques. Bien qu'il ne s'agisse pas là de stupéfiants au sens de la classification internationale, leur consommation prend un caractère épidémique dans la jeunesse de nombreux pays et, tenant compte de la recommandation formulée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA1 8.47,

ment l'état de santé des mères et des enfants. Il ne faut pas oublier que l'Uruguay ne connaît pas l'explo-

sion démographique qui caractérise les autres pays américains et qu'il doit veiller avec le plus grand soin sur la santé et l'épanouissement du modeste contingent de 60 000 enfants qui naissent chaque année sur son territoire. C'est peut -être ce qui explique la superposition de nos services et l'absence de coordination qu'on peut relever dans notre système, auxquelles nous nous sommes efforcés de porter remède en créant dernière-

le Gouvernement de l'Uruguay a publié un décret rendant obligatoire la prescription médicale pour la vente de ces produits et instituant un registre des importateurs, des producteurs et des commerçants,

140

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ainsi que les mesures appropriées.

de

contrôle administratif

tion du programme d'ensemble afin que le mouvement, dûment institutionalisé, devienne irréversible. Cela

Un autre problème encore nous préoccupe. L'Uruguay consacre une grande partie de son budget de la santé publique à l'achat de médicaments fabriqués sur place ou importés de l'étranger, sans avoir à sa disposition les moyens nécessaires pour en contrôler

montre bien que la nécessité et l'urgence de la planification, notamment dans le domaine sanitaire, sont de mieux en mieux comprises en Uruguay.

Il y a tout lieu de penser que l'élan ne fera que s'intensifier en 1967 et que des réalisations concrètes et ordonnées pourront être enregistrées dès le début de l'année 1968. En d'autres termes, le pays se prépare à prendre sans retard les responsabilités qu'implique ce processus de développement planifié: formation de personnel, création de services statistiques, mise en place de dispositifs administratifs et comptables, et réformes de structure. En adoptant ce plan national de développement où la santé trouve sa place, le Gouvernement de l'Uruguay a manifesté de manière concrète sa volonté de

la qualité ou l'action pharmacologique. Dans ces conditions, ne sommes -nous pas victimes, en tant que pays aux ressources modestes, de mystifications d'ordre commercial ou de manoeuvres d'adultération qui bénéficient d'une totale impunité et devant lesquelles nous sommes désarmés ? La Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé a bien invité, dans sa résolution WHA18.36, les gouvernements à prendre des mesures

permettant d'exercer ce contrôle, mais, étant donné le coût élevé des laboratoires nécessaires à cet effet, cette recommandation risque de ne pas dépasser le stade des bonnes intentions. L'Organisation panaméricaine de la Santé a reconnu l'importance du problème

faire au cours des dix prochaines années un effort considérable pour que l'homme, prisonnier d'une réalité socio- économique tyrannique et parfois décourageante, puisse réaliser dans l'harmonie son idéal de santé et de bien -être. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Migues Barón. La parole est au délégué de la République Arabe Unie.

et a chargé son Directeur d'envisager des formules mieux appropriées en vue de sa solution. A cet égard, Monsieur le Président, je ne crois pas faire preuve d'un égocentrisme excessif en demandant à l'Organisation, au nom des pays de notre zone, qui est la plus méridionale de l'Amérique, qu'un effort soit fait pour créer

un laboratoire régional dans l'un de nos pays afin de contrôler la qualité des préparations pharmaceutiques. Par une décision récente, le Gouvernement de l'Uruguay a fait officiellement connaître au Bureau sanitaire panaméricain son intention d'appuyer une initiative dans ce sens et a offert ses ressources et l'appui de toute sa bonne volonté pour que ce projet se concrétise rapidement. Le Dr SHOUKRY (République Arabe Unie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, j'éprouve un grand au nom de ma délégation, pour le vote unanime qui vous a porté à la présidence de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé et pour la confiance qui vous a ainsi été témoignée, puisque nous sommes convaincus que

Au demeurant, si les questions de prophylaxie et de soins médicaux tiennent une grande place dans nos préoccupations, nous n'oublions pas pour autant l'étude des moyens qui nous permettraient d'assurer à nos contemporains ce niveau de santé et de bien -être dont l'Organisation mondiale de la Santé a fait son objectif essentiel. C'est ainsi qu'en 1962 le Gouvernement de l'Uruguay a constitué une commission interministérielle de développement économique et social, composée des techniciens les plus éminents de notre pays et chargée de procéder aux études préparatoires à l'établissement d'un plan national de développement. Cette commission, qui bénéficie de l'appui d'experts étrangers et d'organismes internationaux, vient de déposer son rapport, qui servira de base à toute une série de mesures de développement national

vous saurez conduire cette assemblée à des débats fructueux et à la formulation de résolutions utiles. Nos compliments vont également aux Vice -Présidents de l'Assemblée ainsi qu'aux Présidents des deux com-

missions principales. Nous voulons aussi exprimer notre profonde gratitude au Dr Olguín, Président de la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé, pour

l'heureuse direction qu'il a su imprimer à notre dernière réunion.

Nous adressons nos sincères remerciements et l'expression de notre admiration au Directeur général, le Dr Candau, pour son Rapport aussi fourni que constructif sur l'activité de l'OMS en 1965. Nous avons

lu le Rapport avec beaucoup d'intérêt, nous en avons apprécié la qualité et nous voudrions présenter quelques observations.

dans tous les secteurs d'activité, dont les objectifs immédiats, à moyen terme et à long terme, couvriront dans leur ensemble une période de dix ans. Ce plan, qui a été approuvé par le Gouvernement, est pour nous l'élément le plus important et le plus positif de la vie

nationale au cours des vingt dernières années. Il va sans dire que le secteur qui nous intéresse ici, celui de la santé, y occupe la place qui lui revient. En ce moment même, une commission de planification sanitaire,

Pour ce qui est de l'hygiène du milieu, il conviendrait de signaler que toutes les zones urbaines dans la République Arabe Unie reçoivent un approvisionnement convenable en eau potable. La consommation quotidienne par habitant au Caire se monte actuellement à 250 litres, à Alexandrie à 220 litres, dans les autres villes à environ 150 litres, et il est prévu d'augmenter ces chiffres de 30%. A la fin du premier plan

quinquennal, près de 90 % de la population rurale était approvisionnée en eau potable, en général par le moyen de fontaines publiques proches des habitations. Au cours du deuxième plan quinquennal, qui a débuté

dépendant du Ministère de la Santé publique et composée de représentants de tous les organismes publics et privés compétents, examine les modalités d'applica-

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

141

en juillet 1965, l'eau potable sera distribuée au restant de la population rurale. Dans le domaine des maladies transmissibles, nous

contacts au moyen d'un vaccin mixte à base de vibrions

avons la satisfaction de pouvoir annoncer que le programme d'éradication du paludisme a été incorporé dans le deuxième plan quinquennal et que son budget

cholériques des formes classique et El Tor. Des examens de selles ont été pratiqués après le retour des pèlerins et durant leur période de quarantaine. Nos laboratoires produisent assez de vaccin pour couvrir les besoins nationaux et pour aider d'autres pays en cas de nécessité.

est approuvé. On attend l'arrivée très prochaine de l'équipe de l'OMS pour rédiger le plan définitif des opérations, compte tenu de la résistance acquise par le vecteur et des résultats obtenus par les mesures de lutte courante, qui ont permis de réduire le nombre des cas de 150 000 en 1959 à 8000 en 1965. En raison du coût élevé du matériel qu'il est indispensable d'importer (environ $20 millions), il est demandé que la parti-

Monsieur le Président, mon pays est convaincu que la recherche est très importante si nous voulons

asseoir sur une base rationnelle et scientifique

la

cipation du FISE soit maintenue à son chiffre initial de $5,2 millions. On étudie actuellement les problèmes

que poseront éventuellement les vecteurs par suite de la construction du grand barrage d'Assouan, et une

solution de nos problèmes de santé publique. Notre Ministère de la Santé compte à présent six instituts de recherche solidement établis: l'Institut de Médecine tropicale, l'Institut d'Ophtalmologie, l'Institut de Lutte contre les Vecteurs, l'Institut de la Nutrition, le Centre de Recherche sur les Virus, et l'Administration des Recherches pratiques à Kalioub. Ces instituts s'occupent essentiellement de recherches appliquées et d'enquêtes épidémiologiques. Des recherches sont également poursuivies dans nos sept facultés de médecine, à l'Institut de Recherche médicale à Alexandrie, à l'Institut supérieur de Santé publique d'Alexandrie et à

station spéciale de recherches sur les vecteurs sera incessamment crée. Elle travaillera en association avec le centre de recherches biologiques dont la construction

est en cours sur le lac Nasser. A cette occasion nous exprimons notre reconnaissance à notre pays frère, la République du Soudan, qui nous a aidés avec enthousiasme et par tous les moyens à prévenir l'introduction d'Anopheles gambiae.

l'Institut de Recherches sur la Bilharziose du Caire, ainsi qu'au Centre national de la Recherche. Un centre national de production des vaccins contre les maladies

à virus et les rickettsioses est en cours de création; il contribuera à éliminer certaines maladies transmissibles qui sévissent dans notre pays et aidera d'autres pays, sur demande, à exécuter leurs programmes d'éradication. Nous apprécions vivement les activités de l'OMS en

Pour la bilharziose, j'aimerais ajouter au Rapport du Directeur général que des mesures sont en cours pour en éviter la diffusion sur les terres nouvellement aménagées. Des essais avec le Bayluscide seront effectués très prochainement dans le gouvernorat du Fayoum, en Haute -Egypte. L'expérimentation de produits plus récents, tels que l'Am- bilhar et l'Abbot A16612, se poursuit à l'Institut de Recherches sur les Maladies tropicales, dans les universités, et à l'Institut supérieur de Santé publique d'Alexandrie. Tous ces

matière de recherche. Ma délégation se déclare en faveur du maintien des efforts actuels de promotion, de coordination et de soutien de la recherche médicale

et de formation de chercheurs. L'aide que l'OMS apportera aux centres de recherche nationaux en leur apportant une assistance technique, en envoyant des consultants à court terme et en organisant plus fréquemment des missions de son personnel technique ne manquera pas de favoriser l'essor de nos recherches. Monsieur le Président, les statistiques démogra-

programmes s'ajoutent aux projets mixtes FISE/ OMS de lutte contre la bilharziose et du centre de formation du personnel dans le gouvernorat de Béhéra en Basse -Egypte.

Quant à la variole, nous avons rendu compte au cours des dernières années de la disparition de cette

phiques ont sonné l'alarme en révélant que notre population augmente à un rythme accéléré. La décision

maladie en République Arabe Unie. Je voudrais préciser que les sept cas signalés en 1961, 1962 et 1963

ont tous été décelés à bord de navires en provenance d'Extrême- Orient, lors de leur passage par le canal de Suez : tous les cas ont été isolés dans le service de la

quarantaine à Suez. Le programme d'éradication se poursuit à l'aide des unités et des centres de santé ruraux, et grâce à une production suffisante de lymphe vaccinale glycérinée ou desséchée. Le vaccin sec

a donc été prise d'introduire un programme de planification familiale, dont la mise en oeuvre a commencé. Notre politique de santé publique peut se résumer en quelques points: 1) améliorer la qualité de tous les services médicaux existants; 2) définir nos principaux problèmes de santé publique et chercher à les résoudre,

notamment pour ce qui est des maladies endémiques comme la bilharziose et le paludisme; 3) étendre les

s'est montré très utile dans les régions chaudes et isolées du pays, où il a été largement utilisé. Notre production nationale nous permettra de participer sur demande au programme d'éradication de la variole. Pour le choléra, il faut se féliciter que le Pèlerinage de 1966 en ait été exempt. Dans la République Arabe Unie, des mesures strictes ont été prises pour assurer la vaccination de tous les pèlerins du pays et de leurs

services médicaux à toutes les parties du pays; 4) mettre les médicaments à la disposition de tous dans l'ensemble du pays, gratuitement ou au prix le plus bas; ce but sera atteint par l'expansion continue de notre production nationale, jusqu'à atteindre un

niveau d'autonomie - actuellement, la production nationale couvre 70 % de nos besoins; 5) augmenter sans relâche les effectifs du personnel médical et en

142

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

améliorer constamment le niveau professionnel par des programmes de formation à tous les échelons; 6) développer de façon continue la recherche médicale,

pays et, bien que le nombre des stagiaires soit encore très modeste, il assurera les qualifications les meilleures dans ce domaine particulier - une compétence comparable à celle que l'on exige en Grande -Bretagne ou dans

de manière à résoudre scientifiquement tous nos problèmes de santé publique. Avant de conclure, ma délégation voudrait s'associer à la déclaration faite par le délégué de l'Irak lorsqu'il a souligné combien il est important d'utiliser l'arabe comme langue officielle dans la Région de la Méditerranée orientale. Cette mesure faciliterait considérablement l'exécution des projets dans la Région. De même,

d'autres pays. Les candidats qui réussiront l'examen recevront leur diplôme de la Royal Society of Health de Grande -Bretagne.

Toujours dans le domaine de la prévention, l'Orga-

nisation a procuré à notre pays une monitrice pour un autre cours, destiné celui -ci aux infirmières communautaires. Il s'agit d'une catégorie d'auxiliaires

lorsque le Comité de la Quarantaine internationale réexaminera les dispositions du Règlement sanitaire applicables au choléra, l'emploi officiel de l'arabe renforcerait l'autorité des pays intéressés pour la mise en vigueur des nouvelles mesures de protection.

comparable aux visiteuses d'hygiène. Ce cours est également le premier du genre dans notre pays. Au cours des douze derniers mois, l'Organisation mondiale de la Santé nous a envoyé des experts pour nous conseiller sur les questions de nutrition, d'édu-

Je voudrais ajouter combien nous savons gré au Dr Taba, Directeur du Bureau régional de la Méditerranée orientale, et à ses collaborateurs de leur collaboration dévouée à la mise en oeuvre des projets de l'OMS dans la Région. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Shoukry. La parole est au délégué de la Zambie.

cation sanitaire, de santé mentale, de variole. Le conseiller pour la variole en Afrique centrale et orientale, le Dr Ladnyi, est venu plusieurs fois en Zambie de son bureau de Nairobi. Il a dirigé un à lancer notre campagne d'éradication de la variole. La baisse de fréquence de cette maladie est véritablement remarquable. Au risque d'abuser de votre patience, je voudrais donner quelques chiffres. En 1964, on avait enregistré 2214 cas, dont 189 mortels. En 1965,

séminaire sur la variole et nous a aidés personnellement

Le Dr MATOKA (Zambie) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, en ma qualité de chef de la délégation de la République de Zambie à la présente Assemblée mondiale de la Santé, j'estime que mon premier devoir, Monsieur le Président, est de vous présenter mes félicitations à l'occasion

il n'y a eu que 528 cas, dont 59 mortels. Cette année, jusqu'à la fin d'avril, 49 cas avaient été signalés, avec 9 décès, selon la répartition suivante: janvier: 19 cas, 4 décès ; février : 24 cas, 3 décès ; mars : 5 cas, 2 décès ;

de votre élection très méritée à la haute charge de Président de l'Assemblée mondiale de la Santé. Par votre entremise, je désire également féliciter vos trois Vice -Présidents de leur nomination.

avril: un cas, non mortel. A ce rythme, nous aurons sensiblement réduit la propagation de cette maladie d'ici la fin de l'année. Au cours de l'année dernière, on a pratiqué près d'un million et demi de vaccina-

tions. On a constaté un fait intéressant, mais hélas ! - affligeant, à savoir que plus de 35 % des cas et presque tous les décès affectaient des enfants de

Monsieur le Président, il n'y a qu'un an que mon pays a accédé à la situation enviable de Membre de plein exercice de cette auguste organisation. Il est donc

moins de 5 ans. C'est donc vers la protection des

naturel que mon apport aux délibérations de cette assemblée commence par une récapitulation des nombreux avantages que mon pays retire depuis un an de sa pleine participation à l'Organisation mondiale de la Santé. En 1964, l'OMS décidait d'installer un représentant

enfants en bas âge que nous orientons actuellement le gros de notre effort. Il y a quelques mois, deux consultants de renommée mondiale sont venus nous conseiller sur l'organisation de l'école de médecine qui doit faire partie de l'Uni-

versité de Zambie. Ces experts, qui nous ont été envoyés par l'Organisation mondiale de la Santé, nous ont permis de préparer les plans de cette école prévu.

pour s'occuper des affaires sanitaires en Afrique centrale et méridionale. A la suggestion de mon gouvernement, le bureau de ce représentant fut établi

beaucoup plus rapidement que nous ne l'avions Sur le plan international, l'Organisation a attribué un certain nombre de bourses à des médecins, infirmières et assistants médicaux de notre pays pour leur

à Lusaka; en 1965, il s'installait tout près de mon Ministère. Cette proximité s'est révélée des plus heureuse, car elle nous permet de rester en contact étroit avec le représentant de l'OMS, le Dr Roberts, pour toutes les questions qui concernent l'Organisation et la Zambie.

permettre d'étudier à l'étranger les techniques les plus récentes, et d'en faire bénéficier nos services de santé. Je pense que les délégués ici présents conviendront qu'il y a là une aide substantielle de la part de l'Organisation.

Depuis longtemps, notre pays avait grandement besoin d'un cours supérieur pour la formation d'inspecteurs de la santé publique puisque, jusqu'ici, nous

avons toujours recouru à du personnel étranger. Nous remercions l'Organisation de nous avoir procuré

un professeur pour le cours destiné aux inspecteurs de la santé publique, qui a commencé cette année en mars. Ce cours est le premier de son genre dans mon

Voyons à présent l'autre côté de la médaille. En quoi la Zambie a -t -elle aidé l'Organisation ? Nous avons versé notre contribution au budget de l'Organisation - et je ne crois pas que nous ayons d'arriéré. Beaucoup d'entre vous se rappelleront qu'au mois de septembre 1965 la Zambie a eu le grand honneur

HUITIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

143

de voir sa capitale Lusaka devenir le siège de la réunion annuelle du Comité régional de l'Afrique. L'Afrique entière y a envoyé ses délégués, parmi lesquels de nombreux ministres. Pour la Zambie comme pour moi -même, cet événement a été un double honneur, puisqu'en ma qualité de Ministre de la Santé de Zambie j'ai été élu président de cette réunion. Nous avons également été honorés par la présence du Dr Candau en personne, notre Directeur général, qui a assisté à la moitié de la session au moins,

malades vivent encore trop loin des centres pour pouvoir les fréquenter régulièrement. Cette même considération est du reste valable pour beaucoup d'autres maladies.

Si vous me le permettez, j'aborderai maintenant une autre question, celle de la pénurie de personnel médical dans les pays en voie de développement, dont la Zambie fait partie. Monsieur le Président, la Zambie doit encore se tourner vers d'autres pays pour

et par celle du Dr Quenum, notre Directeur régional, qui est resté pendant tout le temps de la réunion. Nous aimerions faire davantage pour l'Organisation que simplement recevoir un de ses comités régionaux,

chercher à résoudre son problème de personnel. J'ai parlé précédemment de notre projet de création d'une école de médecine. Les progrès ont été très satisfaisants

mais notre nation n'a encore que dix-huit mois

d'existence et il y a un an seulement que nous sommes

Membre de l'OMS. Je promets cependant qu'avant longtemps nous pourrons donner à l'Organisation plus que nous n'en recevrons. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, nous avons encore bien des problèmes de santé en Zambie.

jusqu'ici et nous avons de bonnes raisons d'espérer que les premiers étudiants en médecine de la Zambie pourront commencer leurs études l'année prochaine et qu'une première promotion de médecins formés dans notre pays sera prête en 1974. Entre- temps, quelque trente -cinq Zambiens poursuivent actuellement des études de médecine dans différentes universités du monde entier.

Il y a un peu plus d'un an, la première école nationale d'infirmières commençait la formation d'infirmières hautement qualifiées, du niveau professionnel des infirmières diplômées d'Etat de Grande Bretagne ou d'ailleurs. Nous avons maintenant soixante -deux jeunes filles qui s'initient aux méthodes

La tuberculose prélève encore de nombreuses vies humaines et elle monopolise un trop grand nombre de nos lits d'hôpitaux, dont l'effectif est limité. Ce n'est que tout récemment que nous avons pu obtenir les services d'un spécialiste de la tuberculose et, dans

ce domaine également, nous recherchons l'aide de l'Organisation. Ce spécialiste a visité nos provinces et, à la suite de ses recommandations, nous allons commencer la formation d'assistants spécialisés dans

la lutte contre la tuberculose et la lèpre qui seront chargés de la surveillance médicale dans les zones

les plus modernes, celles que l'on recommande pour une préparation analogue dans des pays comme la Grande -Bretagne. Nous comptons que nos premières infirmières obtiendront leur diplôme en Zambie en 1968. De grands progrès ont été réalisés dans la formation des auxiliaires. A l'heure actuelle, quatre cents jeunes filles environ se préparent à devenir des

au début, seront affectés dans les hôpitaux d'une province, et leur travail consistera à retrouver tous les malades non déclarés, à s'assurer que les malades externes reviennent régulièrement se faire soigner et à vérifier que tous les contacts des cas connus sont examinés et traités si nécessaire. La lèpre nous cause de vives préoccupations. En 1939, il n'y avait que 250 malades en traitement dans l'ensemble du pays. En 1949, ce chiffre était monté à 1500. Au début de 1962, il y avait 11 000 malades

rurales. Ces agents, dont l'effectif sera de vingt -cinq

infirmières pour nos services locaux. Après un cycle d'études de deux ans, elles auront les connaissances requises des infirmières soignantes, si nécessaires dans tous nos hôpitaux. Parallèlement, la formation des assistants médicaux a été modernisée de façon à répondre à nos besoins actuels. La préparation initiale dure deux ans et suit

un programme analogue à celui des infirmières soignantes. Après quatre ou cinq années d'expérience

en traitement, et ce nombre a beaucoup augmenté au cours des trois dernières années. Aujourd'hui,

pratique dans les hôpitaux ruraux ou de district et dans les centres de santé ruraux, les meilleurs élèves

Cette augmentation considérable du nombre de malades en traitement ne signifie pas nécessairement

18 000 lépreux reçoivent une thérapeutique moderne.

suivront un programme complémentaire de deux ans qui les préparera à devenir des chefs d'unités rurales. En même temps, un programme supérieur intérimaire a été organisé pour les assistants médicaux

que ¡a maladie ait sensiblement gagné du terrain. On peut tout aussi bien supposer que les résultats de plus en plus positifs obtenus grâce aux thérapeutiques modernes incitent des malades toujours plus nombreux à abandonner les remèdes traditionnels en faveur des méthodes scientifiques, d'où l'augmentation observée.

qui avaient suivi l'ancien cycle d'études de trois années et qui paraissaient aptes à recevoir une telle formation. Ainsi, nous serons sûrs que le pays pourra disposer du personnel nécessaire pour diriger le grand

La Zambie est un grand pays. Elle couvre près de

750 000 km2, soit l'équivalent de la France et du Royaume -Uni, en sorte que l'une des difficultés de la

lutte contre la lèpre est la faible densité de la population en dehors des secteurs urbains - environ deux habitants au kilomètre carré dans la plupart des zones rurales. Ainsi, bien qu'il existe actuellement 360 centres de traitement pour malades externes, beaucoup de ces

nombre de nouvelles unités prévues à l'avenir dans les zones rurales. La formation des agents sanitaires a également été intensifiée pour répondre à l'importance accrue que nous accordons aux activités préventives dans les zones rurales. Monsieur le Président, cette longue description de nos programmes de formation peut servir à illustrer nos insuffisances en matière de personnel. Elle montre que, sauf pour les effectifs d'auxiliaires, la Zambie est

144

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

encore loin de posséder les ressources en personnel national dont elle a fondamentalement besoin. Enfin, les événements survenus récemment dans un

109; Somalie, 109; Philippines, 107; Union des Républiques socialistes soviétiques, 107.

pays voisin ont sérieusement perturbé

le rythme

auquel nous espérions doter la Zambie d'institutions

médicales. Je crois que notre organisation se doit d'aider à restaurer la légalité, directement ou indirectement, et de rendre ainsi à la santé notre voisin du sud. Il n'y a pas de doute qu'il s'y trouve un certain nombre de gens qui auraient besoin des services de psychiatres. Nous remercions infiniment les pays

Ont en outre obtenu: le Kenya, 14 voix; la Suède, 5 voix; la Suisse, 5 et le Pakistan, 3 voix. En me basant sur le résultat de ce vote, je propose à l'Assemblée d'adopter une résolution et je prie le Directeur général adjoint de donner lecture d'un projet de résolution. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT:

Monsieur le

qui nous ont aidé à ravitailler le pays en pétrole et autres produits essentiels. Monsieur le Président, permettez -moi, une fois encore, de vous féliciter de votre nomination. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Matoka.

Président, comme de tradition, le nom des pays élus figurera dans l'ordre alphabétique et non plus dans

l'ordre que vous venez de lire, qui était l'ordre de l'élection. Le projet de résolution se lirait ainsi:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

7.

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif (reprise de la discussion)

Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée, ÉLIT les Etats suivants comme Membres habilités

à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif: Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Nigéria, Philippines, Somalie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur Dorolle. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ?

Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, je vais

maintenant vous annoncer le résultat du vote pour l'élection des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, qui est le suivant: Nombre de Membres ayant droit au vote Absents Abstentions Bulletins nuls 116 3

aucune aucun 113 57

Il n'y a pas d'observations. La résolution est adoptée. Je prie le Vice -Président, le Dr N'Dia, et les scrutateurs, M. de Coninck et M. Makame, d'accepter mes

remerciements pour la tâche dont ils viennent de s'acquitter. Mesdames et Messieurs, je vous remercie. La séance est levée.

Nombre de Membres présents et votants Nombre requis pour la majorité simple

Ont été élus les pays suivants: Argentine, 112 voix; France, 112; Birmanie, 111; Dahomey, 110; Nigéria,

La séance est levée à 12 h. 25.

NEUVIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 12 mai 1966, 12 heures Président : Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Remise de la Médaille et du Prix de la Fondation Darling

La Médaille et le Prix de la Fondation Darling, comme vous le savez, sont décernés « pour récompenser des travaux hors de pair concernant la pathologie, l'étiologie, l'épidémiologie, la thérapeutique, la

Le PRÉSIDENT: Mesdames, Messieurs, la séance est ouverte. Nous allons examiner le point 1 .14 de l'ordre du jour. J'ai le très agréable devoir de donner suite mainte nant à la recommandation du Comité de la Fondation

prophylaxie du paludisme ou la lutte contre cette maladie ». Tout en honorant les éminents paludologues qui le reçoivent, le Prix perpétue la mémoire du Dr Samuel Taylor Darling, décédé accidentellement au Liban en 1925 au cours d'une mission accomplie pour la Commission du Paludisme de la Société des Nations. Depuis 1932, année où le Prix Darling fut attribué

Darling qui a demandé que, selon la tradition, la remise du Prix Darling ait lieu au cours d'une séance plénière de notre assemblée.

NEUVIÈME - SÉANCE PLÉNIÈRE

145

pour la première fois, il y a eu neuf lauréats, tous

connus pour leurs remarquables travaux dans

le

domaine de la paludologie. Cette année, le Comité de la Fondation Darling, sur

la proposition du Comité d'experts du Paludisme, a décerné la Médaille et le Prix au Professeur Mihail Ciucá et au Professeur Pëtr Grigor'evi6 Sergiev en reconnaissance de leur importante contribution au progrès de l'épidémiologie du paludisme et de la lutte contre ce fléau. Le Professeur Ciucá est né au mois d'août 1883 en

En 1948, Président de la Commission du Paludisme du Ministère de la Santé de Roumanie, il mit sa vaste expérience au service du programme antipaludique de son pays. Il peut être considéré comme le créateur de l'école roumaine de paludologie, mais le retentissement de ses travaux a largement dépassé les frontières

de la Roumanie et il a profondément influencé les paludologues du monde entier. Le Professeur Sergiev, membre de l'Académie des Sciences médicales de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, deux fois lauréat, en 1946 et 1952,

Roumanie, dans le district de Dorohoi en Moldavie. Il est membre fondateur de l'Académie de la République socialiste de Roumanie, et a été l'objet de nombreuses distinctions de la part de sociétés savantes de

d'un prix national pour ses recherches sur le paludisme, est né en 1893. Il a fait ses études de médecine à l'Université de Kazan où il a obtenu, en 1917, son doctorat en sciences médicales. En 1963, le Professeur Sergiev a obtenu le titre de « héros du travail socialiste » de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

divers pays. Il a commencé ses études en 1901 à la Faculté de Médecine de Bucarest, où il a travaillé dans les laboratoires du Professeur Cantacuzène, et en 1907 il a obtenu son doctorat. Il est rapidement devenu une autorité en matière d'épidémiologie et en 1922 fut nommé professeur d'hygiène à la Faculté de Médecine de l'Université de Jassy, puis, en 1934, professeur de microbiologie à la Faculté de Médecine de Bucarest et Directeur adjoint de l'Institut Cantacuzène.

C'est à Jassy que s'est développé son intérêt pour le paludisme. Il s'y était intéressé dès 1914, alors qu'il travaillait avec Laveran à l'Institut Pasteur de Paris. Nommé membre correspondant de la Commission du Paludisme de la Société des Nations en mai 1924, il fut étroitement associé jusqu'en 1939 aux travaux de cette commission dont il fut le Secrétaire général de 1928 à 1934.

Depuis 1927, le Professeur Sergiev travaille à l'Institut E. I. Marcinovskij de Parasitologie médicale et de Médecine tropicale du Ministère de la Santé de l'URSS, dont il est le Directeur depuis 1934. Depuis plus de quarante ans, le Professeur Sergiev dirige la lutte contre plusieurs maladies infectieuses. Mais c'est surtout le paludisme qui a fait l'objet de ses travaux scientifiques. C'est sur son initiative et sous sa responsabilité directe qu'un vaste dispositif de lutte antipaludique a été mis au point en Union soviétique

en 1949. Incorporé dans le plan quinquennal 19511956 en tant que programme antipaludique national, il a permis d'éliminer pratiquement le paludisme du territoire de l'Union soviétique. Le Professeur Sergiev a publié plus de deux cents articles et ouvrages sur la théorie de l'épidémiologie du paludisme et sur les aspects pratiques de l'éradication de la maladie, y compris la chimiothérapie. Son analyse de la morbidité paludéenne et du paludisme en voie de régression est d'un intérêt tout particulier et

Pendant la période de 1924 à 1934, il entreprit pour le compte de la Commission des enquêtes sur le paludisme dans divers pays d'Europe, du Moyen- Orient

et de l'Extrême- Orient, et a organisé et dirigé des cours internationaux spéciaux sur le paludisme à l'Institut d'Hygiène de Paris en 1929, à l'Institut de Médecine tropicale de Hambourg en 1930, à l'Institut

de Malariologie de Rome en 1932, et au Bureau d'Orient de la Société des Nations à Singapour en 1934.

a servi de base à la planification à long terme des mesures de lutte pour l'ensemble de l'Union soviétique. Il est très connu pour ses recherches sur le paludisme expérimental, et son étude des souches de Plasmodium vivax mérite d'être tout spécialement soulignée.

Membre du premier Comité d'experts du Paludisme de l'Organisation mondiale de la Santé et un des pre-

miers spécialistes inscrits au Tableau d'experts du Paludisme, il n'a cessé de maintenir une étroite participation à l'activité internationale. Sur les quelque trois cents communications scientifiques qui portent la signature du Professeur Ciucá, plus de cent vingt traitent du paludisme, attestant tout

L'activité du Professeur Sergiev ne se limite pas aux

l'intérêt qu'il a porté à l'épidémiologie et au traitement de cette maladie, aux questions de parasitologie et d'immunologie qu'elle pose, à la biologie du moustique vecteur et à l'utilisation des insecticides. Un de ses travaux les plus connus est sans doute son étude sur la malariathérapie dans la syphilis nerveuse.

problèmes de l'épidémiologie, de la parasitologie et de la chimiothérapie du paludisme. C'est à lui que nous devons le perfectionnement de plusieurs appareils pour l'épandage des insecticides employés dans la lutte contre les moustiques, les tiques et autres insectes dans les régions de l'Union soviétique où de grandes usines hydro- électriques ont été construites dernièrement.

Sur le plan international, le Professeur Sergiev a d'abord participé activement aux travaux de la Commission du Paludisme de la Société des Nations,

146

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

puis

a apporté sa collaboration à l'Organisation

mondiale de la Santé. Inscrit au Tableau d'experts du Paludisme en 1958, il a participé aux réunions du Comité d'experts en 1960, 1962 et 1965. Il en a été le Vice -Président et le Président. Enfin, de 1959 à 1963, il a été membre du Comité consultatif de la Recherche médicale de l'Organisation mondiale de la Santé.

d'une part, la critique des méthodes utilisées à cette date, d'autre part, déterminèrent, en 1924, l'organisation de voyages collectifs d'étude effectués par des malariologistes de réputation mondiale appartenant aux différentes écoles de malariologie d'une part, et, d'autre part, l'organisation de missions individuelles de malariologistes spécialistes et du Secrétariat général

Sa vaste expérience pratique et ses travaux de recherche ont assuré au Professeur Sergiev, sur le plan national, un très grand renom. Du fait de sa participation au Comité d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi qu'à toute une série de conférences et de congrès internationaux, le Professeur

de la Commission internationale du Paludisme de la Société des Nations. C'est pendant le second voyage collectif d'étude

en 1925 que les travaux menés sous l'égide de la Société des Nations allaient subir le contrecoup de premiers sacrifices douloureux, soit la mort tragique

Sergiev a exercé sur le plan mondial une grande influence en matière d'éradication du paludisme. Professeur Ciucá, Professeur Sergiev, c'est avec joie que je vous remets cette médaille et ce prix et que je vous en félicite au nom de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé.

de Darling et de deux autres membres du groupe tandis que d'autres membres étaient sérieusement blessés. Qu'il nous soit permis, à l'occasion de cette séance solennelle, de rendre un respectueux hommage

Le Président remet la Médaille et le Prix de la Fondation Darling au Professeur Ciucd et au Professeur Sergiev. (Applaudissements) Le PRÉSIDENT: J'ai maintenant l'honneur de donner

à la mémoire des savants malariologistes qui, en véritable avant -garde, ont été les promoteurs des méthodes techniques permettant d'attaquer scientifiquement les problèmes de santé publique de par le monde. Je citerai en particulier les noms de Darling, Rajchman, Welsch, Cantacuzène, Schüffner, James, Nocht, Brumpt, Marchoux, Marcinovskij, Ottolenghi, Pittaluga, de Buen, Lothian, ce dernier mort au cours

de ce voyage d'étude. la parole au Professeur Ciucá. Le Professeur Ciuc,A:

La mort tragique du grand spécialiste Darling, hautement apprécié par ses collègues du groupe, qui

Monsieur le Président,

tiraient profit de ses connaissances et de sa vaste expérience dans le domaine de l'épidémiologie, de l'entomologie et des opérations antipaludéennes dans

Monsieur le Directeur général, je suis profondément

ému par la haute distinction du Prix Darling, du dixième Prix Darling, qui, en m'étant décerné conjoin-

les pays impaludés des Etats -Unis d'Amérique, a représenté une grosse perte non seulement pour les pays impaludés des Etats -Unis, mais également pour le vaste domaine mondial d'études et de recherches; en 1925, Darling était au zénith de ses hautes capacités de spécialiste et de conseiller expert pour les problèmes du paludisme, ainsi qu'en témoigne d'ailleurs le rapport 1 établi par l'Organisation d'Hygiène de la

tement avec mon grand ami le Professeur Sergiev, honore cette fois l'un des derniers membres survivants

du groupe de malariologistes ayant participé au premier voyage d'étude en 1924 dans les pays paludéens du sud -est européen, qui ont été, il y a quarante -deux

ans, les initiateurs des méthodes scientifiques d'évaluation épidémiologique et d'activité antipaludéenne basée sur des études et des recherches permanentes du complexe local des facteurs épidémiologiques. Cette attribution doit rappeler aux pays impaludés en particulier, ainsi qu'aux administrations sanitaires de par le monde, la gravité exceptionnelle qu'a revêtue ce fléau meurtrier après la Première Guerre mondiale, puisqu'il affectait plus de la moitié de la population du globe, ainsi que l'empirisme à cette époque des méthodes et l'insuffisance des moyens de combattre le paludisme. Dans les graves conditions épidémiologiques, économiques et médico- sociales régnant au lendemain des deux guerres mondiales, la solution du problème paludéen offrait, du fait qu'elle dépassait les moyens techniques et financiers nationaux, l'unique et meilleure occasion d'entraide internationale urgente

Société des Nations. C'est dans cette vaste organisation internationale où j'ai été délégué par mon vénéré maître, le Dr Cantacuzène, pour représenter la Roumanie, que j'ai eu l'occasion d'apporter ma modeste collaboration à l'ceuvre antipaludéenne de la Société des Nations, en participant aux voyages collectifs d'étude et missions individuelles, à l'organisation de cours internationaux de malariologie en Europe et à Singapour en 1937,

à l'organisation de toute urgence d'études préliminaires et de recherches sur l'efficacité et les limites des

médicaments antipaludéens disponibles à cette date - les antipaludiques de synthèse, qui ont fait depuis l'objet de nombreuses préparations, venaient à peine de faire leur apparition en 1925 -, à la création, très importante pour les études, de centres d'impaludation thérapeutique, stimulée par le grand savant S. P. James

grâce à la coordination des efforts sous les auspices des organes internationaux de la Société des Nations de 1924 à 1939, et de l'Organisation mondiale de la Santé de 1947 jusqu'à nos jours. La nécessité d'obtenir de toute urgence des informations et des renseignements exacts sur l'étendue, la distribution et les caractéristiques locales du fléau

qui est venu plusieurs fois en Roumanie et en collaboration avec lequel nous avons organisé les centres 1 Société des Nations, Organisation d'Hygiène (1925) Rap-

port sur le voyage d'étude effectué par la Commission du Paludisme en Palestine en 1925, Genève (C.H. /Malaria /52).

NEUVIÈME. SEANCE PLÉNIÈRE

147

de Socola et de Berceni, des centres parallèles ayant été créés par la suite en Union soviétique, à Moscou et à Léningrad, ainsi que dans d'autres pays. C'est dans ces institutions d'infection expérimentale en vue du traitement des paralytiques que se sont déroulées et se déroulent encore aujourd'hui des recherches expérimentales internationales qui, après avoir été coordonnées par la Société des Nations, le sont maintenant

De 1949 à 1954, l'Organisation mondiale de la Santé patronnait déjà des travaux préparatoires inclus dans le programme afférent aux insecticides et à leurs méthodes d'emploi, dont certains se sont déroulés en

Roumanie dans des stations pilotes. Nous avons

continué à appliquer à titre expérimental la méthode que l'on peut qualifier de méthode roumaine, et qui est liée au climat continental. Elle consiste en une seule

par les services de l'Organisation mondiale de la Santé, et portent surtout sur les facteurs épidémiologiques particulièrement importants dans la création des foyers épidémiologiques de paludisme.

application par année, et bien qu'elle ait été répétée dix -neuf ans de suite dans ces régions pilotes - deux ou trois villages - les vecteurs gardent cependant une

En 1947, la situation épidémiologique était - on peut le dire - plus grave encore qu'après la Première Guerre mondiale. Le Comité intérimaire constitué alors et, par la suite, la Direction du Paludisme et la section de recherche de l'Organisation mondiale de la Santé, allaient procéder d'urgence à une vaste coordination des études et des recherches - ceuvre à laquelle contribua également la Commission panamé-

sensibilité intégrale aux insecticides, au DDT et au HCH.

En 1956 ont été lancés de par le monde de grands programmes d'eradication dans le cadre du programme mondial d'éradication de l'Organisation mondiale de la Santé. Commencé dès le début du mois de mai 1955

sur la base de nos observations, notre propre programme a été ensuite rattaché au programme général de l'Organisation mondiale de la Santé. Les documents pertinents de l'Organisation mondiale de la Santé renseignent suffisamment sur le contenu du programme

ricaine -, à la création de centres de coordination, d'information et de recherche, et à l'organisation d'études épidémiologiques, et assurer la collaboration avec les groupes scientifiques, mener de vastes études sur les insecticides et le comportement des vecteurs locaux en différents pays, ainsi que sur les méthodes d'emploi de ces subtances, qui ont constitué, à cette

d'études et de recherches consacré aux méthodes utilisées pour me permettre de passer sur des détails que vous connaissez certainement tous. Le déroulement des programmes d'éradication du paludisme sur le plan mondial allait démontrer une fois de plus le rôle fondamental - déterminant même - des études et des recherches coordonnées avec les travaux des spécialistes dans le contexte des problèmes

date, une révolution dans l'épidémiologie du paludisme.

En 1950, c'était le cri d'alarme, la constatation des premiers cas de résistance acquise aux insecticides, qui a mis en branle les recherches ultérieures. Il existe de nos jours plusieurs foyers de résistance en Afrique, en Extrême -Orient et dans le Pacifique occidental. Mais, en 1947, la situation épidémiologique de la République socialiste de Roumanie était d'une gravité

du paludisme de par le monde. Je rappellerai que le programme global d'éradication de l'Organisation

mondiale de la Santé, dont la mise en ceuvre a commencé en 1956 dans soixante -trois pays, arrive cette année au terme de sa première décennie. Les résultats qui ont été présentés, année par année, aux Assemblées de l'Organisation mondiale de la Santé montrent les progrès constants enregistrés chaque année. Pourtant, même après quatre ans seulement d'opérations de lutte, certains résultats enregistrés m'ont particulièrement frappé; il s'agit de pays que j'avais visités, où j'avais travaillé moi -même avec le groupe, en Inde, avec sa population de 472 millions

exceptionnelle. De vastes épidémies à falciparum provoquaient sur le littoral des centaines de cas de décès dans des zones villageoises groupant plus de 30 000 habitants. Selon les examens faits, contrôlés par nous -mêmes et par nos collaborateurs, 98 % de la population de certains villages étaient porteurs de parasites. C'est avec l'aide de l'Organisation mondiale

de la Santé et, par la suite, grâce à son intervention auprès de la Croix -Rouge internationale et du Fonds international d'Entraide, que des quantités immenses d'insecticides et de produits antipaludéens de synthèse

de paludéens, et dans d'autres pays présentant un tableau analogue. En 1965, il y avait, en Inde, 170 secteurs dans la phase de consolidation, 142 secteurs dans la phase d'entretien et 393 dans la phase d'attaque.

- ceux qui étaient déjà disponibles à l'époque - ont pu nous être fournies dans un minimum de temps, soit dans l'espace de quatre semaines. Qu'il me soit permis à cette occasion de dire que le peuple roumain de la région de Tulcea, en particulier, et aussi d'autres

régions du pays n'oubliera jamais la rapidité de ces envois qui ont sauvé des dizaines de milliers d'enfants et d'adultes. En même temps, les résultats de recherches coor-

Lorsqu'on a connu la complexité des problèmes de l'Inde, à l'époque à laquelle je me réfère, on se rend compte que le résultat acquis dans le cadre du programme mondial d'éradication du paludisme est merveilleux - le mot n'est pas exagéré. Les derniers résultats présentés à la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé et, maintenant, à la Dix -

données de chimiothérapie, menées sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé à Socola et à Berceni et sur le terrain, et qui ont porté sur toutes les substances connues alors, nous ont permis de nous

Neuvième, sont impressionnants et je n'en citerai que les derniers chiffres que je me permettrai, avec votre autorisation, de faire publier dans tous les pays du monde, paludéens ou non paludéens, pour qu'ils se rendent compte de ce que représente un programme

prononcer sur leur efficacité relative à cette époque et sur les limites de cette efficacité.

d'éradication d'une maladie comme le paludisme. En 1966, sur 1576 millions de personnes qui ont habité

148

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

des pays initialement impaludés, 1214 millions, soit 77 %, vivent actuellement dans des zones où le paludisme a été éliminé ou dans lesquelles des programmes d'éradication sont en cours d'exécution.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie du fond du coeur du grand honneur que vous m'avez fait en me

décernant la Médaille et le Prix de la Fondation Darling.

En présence de ces résultats - déjà dépassés à cette date - je puis affirmer que l'oeuvre spectaculaire de l'Organisation mondiale de la Santé dans l'éradication du paludisme de par le monde représente une réelle et remarquable réponse aux grandes paroles de

Autant qu'à moi -même, cette distinction va aux nombreux paludologues soviétiques qui, tout en poursuivant sans relâche la lutte pour l'élimination totale

Pasteur adressées à la jeunesse médicale et microbiologiste lors de l'inauguration de l'Institut Pasteur en 1888: « La science - flambeau qui éclaire le monde

du paludisme, s'apprêtent maintenant à s'attaquer à d'autres maladies parasitaires. Comme vous l'avez déjà rappelé, Monsieur le Président, je participe depuis 1927 à la campagne

- n'a pas de frontières; les bienfaits de la science appartiennent à l'humanité entière. On ne demande pas à un malheureux souffrant de quel pays il est, à quelle organisation sociale ou religieuse il appartient. Il souffre, il faut le guérir. Est -il menacé par des épidémies,

antipaludique menée par l'Union soviétique. J'ai pris mes premières leçons sous la direction du regretté Professeur Marcinovskij, fondateur de l'Institut sovié-

il faut le protéger. L'humanité profite des travaux qui lui arrivent de tous côtés; ... elle s'empare avec orgueil de toutes les gloires scientifiques nationales. La science doit être la plus haute personnification de la Patrie. »

Seules des méthodes scientifiques ont pu aboutir à l'éradication du paludisme à cette date et peuvent empêcher actuellement sa réinstallation. Au crépuscule de ma modeste activité scientifique,

tique de Parasitologie médicale. Par la suite, j'ai eu la chance d'assister à Paris aux cours organisés par l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations et de travailler avec le Professeur Brumpt. De retour en Union soviétique en 1928, je me suis lancé, avec toute l'énergie d'un jeune médecin, dans l'étude du paludisme dans notre pays. Il faut dire qu'à l'époque la maladie faisait beaucoup de victimes. Les ravages de la guerre civile qui venait

de se terminer et la consolidation du pouvoir des Soviets exigeaient des autorités et de la population un effort considérable sur tous les fronts où la vie s'orga-

appliquée dans la pratique pendant quarante -deux ans, activité vouée entièrement à la sauvegarde de la santé humaine de par le monde et dans mon pays, j'ai l'intuition d'avoir fait tout ce que j'ai pu pour accomplir le devoir sacré aujourd'hui de collaborer, dans les limites de mes pouvoirs, à la victoire de la lutte contre le paludisme, organisée, coordonnée et aidée par la Société des Nations et l'Organisation mondiale de la Santé, victoire obtenue en particulier dans ma patrie, la République socialiste de Roumanie, laquelle est en phase d'entretien depuis le 5 janvier 1965.

nisait. Malgré cette situation défavorable, le Gouvernement soviétique établit, dès les premiers mois qui

suivirent la guerre civile, un service spécial de lutte antipaludique relevant de l'Institut de Parasitologie médicale. C'est que le paludisme, minant comme il le faisait alors la santé et l'énergie de la population, compromettait la restauration de l'économie soviétique

Pour finir mon exposé - bien limité par rapport à l'activité immense et magnifique de l'Organisation mondiale de la Santé sur le plan national et international - permettez -moi de vous exprimer toute ma gratitude pour le grand honneur dont vous me comblez,

et, dans certaines régions, désorganisait l'existence ou empêchait de concentrer les efforts là où ils pouvaient donner les meilleurs résultats. Dans ces conditions, et ne possédant pas alors de moyens d'action aussi puissants que maintenant, nous avons dû commencer par soigner les malades afin de leur rendre la santé et de leur permettre de travailler

honneur qui rejaillit également sur tous mes collaborateurs et sur ma patrie, dont les organes responsables

de la santé du peuple ont mis à la disposition du réseau antipaludéen tous les moyens disponibles pour assurer le déroulement en de bonnes conditions des opérations d'éradication dans la République socialiste de Roumanie. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Monsieur le Professeur Ciucá. Et je donne la parole à Monsieur

utilement. Notre premier travail fut donc de mettre au point un traitement à base de quinine et de divers

produits qui existaient alors, en vue d'obtenir les résultats les meilleurs possible avec le peu de ressources

le Professeur Sergiev. Le Professeur SERGIEV (traduction du russe): Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général,

dont disposait à l'époque l'Etat soviétique. Il faut dire que la mise au point du traitement dit « intermittent » donna de bons résultats en rendant aux malades leur capacité de travail, moyennant une dépense relativement modique. Etant donné les particularités du paludisme en Union soviétique, où il revêt la forme d'une fièvre tierce à Plasmodium vivax, nous avons établi un ensemble de mesures destinées à prévenir les rechutes printanières qui, dans un grand

NEUVIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

149

nombre de cas, se produisaient même après un traitement réussi et l'arrêt de la série d'accès primaires.

Sous cette forme améliorée, le traitement antirechutes se révéla efficace. Il permit, sur la base de l'incidence relevée l'année précédente, de traiter toutes les personnes qui avaient contracté la maladie au cours de cette année, de leur donner des médicaments sans attendre l'apparition des rechutes et de les maintenir

d'immenses marécages, dans les districts ruraux, sur les rives des fleuves, auprès des lacs, etc., nous nous sommes demandé s'il ne serait pas possible de trouver un traitement grâce auquel les malades cesseraient rapidement d'être infectants pour les moustiques.

ainsi constamment en bonne santé. En pratique, on réalisait ainsi la guérison radicale. Au stade suivant, un nouveau produit de synthèse

Ici encore, c'est un produit de synthèse qui nous a fourni la solution - le plasmocide, du groupe des amino -8 quinoléines, mis au point par les chimistes soviétiques. Administré à tous les malades pendant la saison de transmission, il a donné des résultats satisfaisants et extrêmement intéressants. En fait, quelques heures après l'administration de la première dose, le malade cesse d'être infectant pour les moustiques bien qu'il ne soit pas guéri. En effet, le médicament agit sur les stades sexués du parasite, excluant ainsi toute possibilité d'infection du moustique. Nous

est venu compléter notre arsenal chimiothérapique. Le Professeur Ciucá a déjà rappelé que l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations avait créé un groupe spécialement chargé d'étudier l'action des antipaludiques de synthèse. L'Union soviétique faisait

partie des pays poursuivant ces travaux. Dans les conditions très différentes qu'on rencontrait en URSS, selon qu'il s'agissait des régions presque subtropicales ou des parties centrales où seule la fièvre tierce était répandue, nous avons fait de larges recherches scien-

avions ainsi franchi une nouvelle étape dans notre lutte contre le paludisme par l'emploi généralisé de médicaments de synthèse. Parallèlement à ces efforts de chimiothérapie,

tifiques qui ont constitué la base d'un ensemble d'instructions nouvelles proposant des principes et des méthodes de traitement qui ont été distribuées dans le monde entier par la Commission du Paludisme de la Société des Nations. Nous pensons que ces instructions ont permis de rétablir la santé d'un nombre considérable de personnes et de sauver bien des vies humaines.

l'étude du vecteur se développait considérablement sous l'impulsion du grand entomologiste qu'était le regretté Professeur Beklemisev, qui fit beaucoup de travaux sur la théorie et la pratique de la lutte contre les vecteurs du paludisme. Dans ce domaine, on a fait

des études « démographiques » et mis au point des méthodes permettant d'évaluer le résultat des mesures prises d'après la composition par âge des populations de moustiques. La valeur de ces méthodes n'a pas été immédiatement reconnue partout, notamment à une

Plus tard, considérant certaines particularités de l'Union soviétique - je fais ici allusion à la distribution géographique de la fièvre tierce - nous avons constaté qu'il existait, surtout au nord et au centre du pays, une

réunion du Comité d'experts. Mais les faits parlent plus fort que tout: la valeur de certains travaux n'est pas toujours reconnue immédiatement, mais elle finit toujours par s'imposer si elle est scientifiquement fondée.

variété spéciale de la fièvre tierce dans laquelle la maladie ne se déclare que dix à quatorze mois après l'infection; autrement dit, un homme en excellente santé peut brusquement présenter une réaction fébrile et une parasitémie à la saison où les moustiques n'ont pas encore fait leur apparition. Ces infections à vivax,

Après avoir repris cette méthode en Afrique, Gillies et Detinova se virent décerner toutes sortes de prix, dont un notamment leur a été remis lors d'un congrès au Brésil en 1963. Nous avions désormais le moyen d'analyser minutieusement et scientifiquement les progrès que nous accomplissions dans la lutte contre les moustiques vecteurs.

à période d'incubation prolongée, nous ont donné beaucoup de souci; nous avons donc dû concentrer nos efforts sur ces souches et nous avons mis au point un traitement préventif du paludisme printanier.

Dès que le DDT nous eut donné la possibilité d'intervenir dans le mécanisme de transmission de la maladie avec des moyens considérablement accrus, nous avons largement étendu l'aire géographique de notre lutte contre les vecteurs par rapport à ce qu'elle était lorsque nous devions nous contenter de détruire les larves.

Dans les régions où des cas de paludisme à incubation rapide s'étaient déclarés au cours de l'automne de l'année précédente, nous avons calculé, sur la base

du rapport numérique entre les deux formes de paludisme, dans quelle proportion il fallait administrer

à la population un traitement préventif; grâce à ces mesures systématiques, nous avons pu éliminer à la source le risque d'infection. Plus tard, comme il n'existait pas encore de moyens suffisamment efficaces pour éliminer les moustiques vecteurs, surtout dans les régions occupées par

C'est alors qu'on commença vraiment à s'attaquer énergiquement au paludisme. Auparavant, l'asso-

ciation de la thérapeutique et des applications de larvicides nous avait permis de réduire de 25 l'incidence annuelle du paludisme en Union soviétique,

150

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tandis que grâce à l'action rémanente du DDT nous avons pu ensuite juguler le processus épidémique beaucoup plus rapidement. Cette action a porté ses fruits: alors que dans beaucoup de pays la Deuxième Guerre mondiale entraîna

comportant un service du paludisme. Nous prîmes part à ses travaux et à son activité d'assistance internationale. Dès le départ, nous nous sommes élevés contre l'idée qu'il était possible de vaincre le paludisme

une augmentation considérable de l'incidence du paludisme, en URSS la mise en oeuvre de l'appareil

au moyen du seul DDT. L'expérience acquise en Union soviétique nous avait montré à quel point la maladie peut être rebelle et combien les conditions épidémiologiques de la lutte peuvent être complexes. C'est pourquoi, à l'époque où nous avons commencé de collaborer avec l'OMS, nous avons adopté sur certains points une attitude d'amicale critique. I1 me semble qu'elle a largement porté ses fruits puisque, pendant ces dernières années, nous avons trouvé au sein de l'OMS un langage commun et sommes parvenus à une même conclusion - à savoir qu'on ne peut s'appuyer exclusivement sur le DDT et qu'il est tout aussi important de traiter le malade pour l'empêcher d'infecter les moustiques. Outre que le traitement d'un malade au stade aigu permet souvent de sauver sa vie et de restaurer sa santé, du simple point de vue épidémiologique la réduction du nombre des sources d'infection augmente considérablement l'efficacité des

de lutte antipaludique qui existait déjà n'empêcha certes pas une élévation de l'incidence - due aux déplacements massifs de populations qui suivirent l'attaque fasciste contre notre pays - mais on peut tout de même parler de succès puisque l'incidence n'augmenta que de 30 % par rapport à la période d'avant -guerre.

Dès les premiers signes annonciateurs de la fin probable des hostilités, nous nous mîmes au travail avec ardeur et, cinq ans exactement après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le taux de morbidité paludéenne était ramené à un cinquième de ce qu'il était à la fin de la guerre. Durant les cinq années suivantes, il tomba à un centième de cette valeur, si bien qu'en 1955 le paludisme avait cessé d'être une maladie de masse dans notre pays. Ces succès nous amenèrent à envisager l'éradication

applications de DDT. La multiplication des efforts exerce un effet cumulatif; c'est pourquoi l'association des deux méthodes donne maintenant de bons résultats dans de nombreux pays. Permettez -moi d'ajouter une précision. Il y a en effet un point sur lequel j'aimerais qu'il n'y ait aucun malentendu: lorsque nous avançons telle proposition ou défendons telle position, ce n'est absolument pas

du paludisme en Union soviétique. Nous obtînmes l'accord du Ministère de la Santé; le Gouvernement, de son côté, adopta cet objectif et fournit les fonds nécessaires.

C'est ainsi que débuta la campagne d'éradication finale du paludisme. Alors qu'en 1934 on comptait en Union soviétique 15 millions de cas, de 1955 à maintenant il n'y en a eu que 390: 212 cas importés et 160 cas autochtones; autrement dit, alors qu'un habitant sur 12, soit 8 % de la population, était autrefois paludéen, on ne compte plus aujourd'hui qu'un cas pour 1 500 000 habitants. C'est évidemment là une grande réussite que le Gouvernement a sanctionnée

pour minimiser le travail immense et extrêmement important que l'Organisation mondiale de la Santé accomplit en matière de lutte contre le paludisme. Je pense au contraire que le grand mérite de l'OMS est d'avoir posé le problème à l'échelle mondiale. Nous voulons que le travail progresse mieux, plus rapidement

par un décret spécial, récompensant de nombreux paludologues, et nous avons reçu à cette occasion un prix d'Etat de première classe. Je voulais porter à votre connaissance ces résultats

et qu'il repose sur une base scientifique aussi solide que possible. Telle est notre position. C'est pourquoi nous parlons en amis et non en critiques. Ces dernières années ont montré que nous parvenons

obtenus au cours de ma carrière de Directeur de l'Institut de Parasitologie médicale chargé de la lutte antipaludique en Union soviétique; à cette oeuvre, j'ai consacré la plus grande partie de ma vie et de mon temps.

de mieux en mieux à trouver un langage commun. Au dernier comité d'experts, que j'ai eu l'honneur de présider, nous sommes tous tombés d'accord pour estimer qu'on obtiendrait les résultats les plus solides

et les plus satisfaisants en attaquant le processus épidémiologique sur deux fronts: d'une part en luttant contre les moustiques au moyen du DDT et d'autres insecticides, d'autre part en traitant les malades et les

Je voudrais ajouter quelques mots sur notre activité dans le domaine international. Dès 1936, participant aux expériences internationales sur les médicaments de synthèse, je me suis lié d'amitié avec le Professeur Ciucá et nous avons tous deux collaboré au sein de l'Organisation d'Hygiène. La guerre mit fin à ces travaux; tant qu'elle dura, il n'y eut pas de conférence internationale. Quand la

porteurs de parasites pour diminuer le nombre des sources d'infection. Je voudrais, pour conclure, me tourner vers l'avenir. Je suis profondément convaincu que nous l'emporterons sur le paludisme, que celui -ci doit être vaincu et le sera. Mais je crois aussi que cela exigera des efforts

paix revint, l'OMS fut fondée, avec une structure

considérables de nous tous - spécialistes, administrateurs et vous tous, Mesdames et Messieurs, qui

DIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

151

dirigez les services de santé dans vos pays - car, je le répète, nous avons affaire à un ennemi extrêmement rebelle, qui tire parti de tous les points faibles de notre

tactique et de notre stratégie pour percer nos lignes et manifester sa présence par de nouvelles poussées épidémiques.

dans la lutte contre le paludisme, bien que j'aie déjà donné quarante ans de ma vie à cette lutte et qu'il n'y ait pour ainsi dire plus de cas de paludisme en Union soviétique, et je vous assure que je consacrerai toutes mes forces à la victoire définitive sur l'ennemi.

Je vous remercie de l'honneur que vous m'avez accordé et de l'attention avec laquelle vous avez bien voulu m'écouter. Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Professeur Sergiev.

Pour ma part, je considère que, si le Professeur Civa et moi -même avons reçu à cette réunion internationale de hautes récompenses pour notre travail, nous ne devons pas pour autant nous reposer sur nos lauriers. Personnellement, et je crois que le Professeur Civa sera d'accord avec moi, je m'engage à continuer de collaborer avec l'Organisation mondiale de la Santé

Mesdames et Messieurs, je vous remercie. La séance est levée. La séance est levée à 13 heures.

DIXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 12 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour

2.

Deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget

Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance est ouverte. Le premier point à examiner est l'inscription d'un . point supplémentaire à l'ordre du jour. Le document y relatif est le document A19 /1 Add.3.

Le PRÉSIDENT: Le deuxième point à notre ordre du

jour est l'approbation du deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget. Le document y relatif est le document A19/15 qui contient le projet de résolution sur le budget effectif et le niveau

Le Directeur général a reçu, le 29 avril 1966, soit dans les délais fixés par l'article 12 du Règlement intérieur qui est applicable en l'occurrence, une communi-

du budget pour 1967 présenté à l'approbation de l'Assemblée. Ce rapport n'a pas été distribué vingt quatre heures avant cette réunion et, conformément à l'article 52 du Règlement intérieur, il en sera donné lecture. J'invite donc le Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, le Professeur Ferreira,

cation de la délégation de l'Ethiopie demandant que soit inscrite à l'ordre du jour de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé la demande de l'Ethio-

à monter à la tribune et à nous lire ce deuxième rapport.

pie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine de l'OMS. Le texte de cette communication est contenu dans le document que je viens de mentionner et qui vous a été distribué cet après -midi. A sa séance d'aujourd'hui, le Bureau de l'Assemblée a recommandé l'adjonction de ce point supplémentaire

Le Professeur Ferreira (Brésil), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 507). Le PRÉSIDENT: Merci, Professeur Ferreira.

à l'ordre du jour. Il a recommandé en outre de renvoyer ce point à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, et il appartient maintenant à l'Assemblée de se prononcer. L'Assemblée est -elle prête à accepter les recommandations du Bureau pour ce qui a trait à ce point supplémentaire? Je ne vois pas d'objections. Vous avez donc ainsi décidé.

Je vous rappelle que, conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les décisions relatives au montant effectif du budget doivent être prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Nous allons maintenant soumettre le projet de résolution au vote de l'Assemblée. Les délégations qui sont

en faveur de la résolution sont priées de lever leur carte. Avis contraires ? Abstentions ?

152

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le résultat du vote est le suivant: Nombre des Membres présents et votants, 98; nombre requis pour la majorité des deux tiers, 66; ont voté pour, 69; ont voté contre, 29; abstentions, 6. La résolution est donc adoptée. Nous devons encore approuver le rapport dans sa

deuxième rapport de la Commission du Programme et

du Budget ? Il n'y a pas d'objections, le rapport est donc approuvé. La séance est levée. La séance est levée à 15 heures.

totalité. Y a -t -il des objections à l'approbation du

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Vendredi 13 mai 1966, 14 h. 30

Président par intérim: Dr Sushila NAYAR (Inde)

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

2.

Le Président de l'Assemblée m'a demandé de le remplacer cet après -midi. Je saisis cette occasion pour remercier mes collègues des diverses délégations de l'honneur qu'ils m'ont fait en m'élisant à la vice -présidence de sorte que me voici

Troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais): Nous passons au troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juri-

appelée à remplacer aujourd'hui notre Président. Je n'ignore pas, toutefois, que c'est mon pays plus que mon humble personne qu'ils ont voulu honorer et je leur exprime toute la gratitude de ma délégation. 1.

diques. Il en sera également donné lecture, confor-

mément à l'article 52 du Règlement intérieur, mais je donne auparavant la parole à Sir William Refshauge,

qui a une déclaration à faire. Sir William REFSHAUGE (Australie), Président de la Commission des Questions administratives, financières

Troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget PRÉSIDENT PAR INTÉRIM

et juridiques (traduction de l'anglais): Madame la Présidente, je demanderai à l'Assemblée de laisser de

(traduction de l'anglais) : Le L'Assemblée doit s'occuper cet après -midi des rapports

des commissions principales. Le premier point à l'ordre du jour est l'approbation du troisième rapport

côté la section 6 du rapport. On a fait observer au Bureau que la résolution proposée est peut -être incomplète et je souhaite qu'elle soit renvoyée à la Commission. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais): J'invite le Rapporteur de la Commission, le Dr Diba,

de la Commission du Programme et du Budget. Conformément à l'article 52 du Règlement intérieur, lecture va être donnée de ce rapport qui n'a pas été

distribué au plus tard vingt -quatre heures avant la présente séance. J'invite le Rapporteur de la Commission, le Professeur Ferreira, à venir à la tribune pour donner lecture du rapport. Le Professeur Ferreira (Brésil), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture du troisième rapport de la Commission (voir page 508). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

à venir à la tribune donner lecture du rapport, à l'exception de la dernière section dont le Président de la Commission, Sir William Refshauge, vient de parler. Le Dr Diba (Iran), Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

Je vous remercie, Professeur Ferreira. L'Assemblée désire -t -elle adopter le projet de résolution dont elle vient d'entendre lecture, concernant le programme d'éradication de la variole ? La résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver l'ensemble du rapport. Y a -t -il opposition ? Le rapport est approuvé.

donne lecture du préambule et de la section 1 (Fonds de roulement : Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA18.14) du troisième rapport de la Commission (voir page 509). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais): L'Assemblée désire -t -elle adopter cette première résolution dont il vient d'être donné lecture ? Personne

ne s'y oppose ? En l'absence d'opposition, la première résolution est adoptée.

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

153

Le Dr Diba donne lecture de la section 2 du rapport (Nomination du Commissaire aux Comptes). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: Madame la

L'Assemblée entend -elle adopter la deuxième résolution, intitulée « Nomination du Commissaire aux Comptes » ? Personne n'a d'observations à présenter ? Dans ce cas, je déclare adoptée la deuxième résolution.

Le Dr Diba donne lecture de la section 3 du rapport (Nomination du Commissaire aux Comptes). LE PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Présidente, la remarque faite par l'honorable délégué de l'Equateur est parfaitement pertinente. Les résolutions en question portent le titre du point de l'ordre du jour, mais lors de leur impression et de leur publication, la première résolution s'intitulera : « Remerciements au Commissaire aux Comptes sortant », et la deuxième résolution s'intitulera : « Nomination du Commissaire aux Comptes ». Je vous remercie, Madame la Présidente. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

L'Assemblée désire -t -elle adopter la troisième résolution, intitulée « Nomination du Commissaire aux Comptes » ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Le Dr Diba donne lecture de la section 4 du rapport

Je vous remercie, Dr Dorolle. Quelqu'un demande -t -il encore la parole ? En l'absence d'autres observations, je suppose que l'Assemblée désire approuver le rapport,

exception faite de la sixième résolution. Le rapport est approuvé. Je vous remercie, Dr Diba.

(Création et fonctionnement des fondations pour la santé mondiale). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais): 3.

L'Assemblée entend -elle adopter la quatrième résolution, intitulée « Création et fonctionnement des fondations pour la santé mondiale » ? Personne n'a

Rapport du Président général des discussions techniques Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

de remarques ou d'observations à formuler ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée, Le Dr Diba donne lecture de la section 5 du rapport (Création d'une Fondation Dr A. T. Shousha). Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Le point suivant à l'ordre du jour, Mesdames et Messieurs, est le rapport du Président général des discussions techniques. J'invite le Dr Carlos Luis González, Président général des discussions techniques,

à venir à la tribune présenter son rapport. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela), Président général des discussions techniques (traduction de l'espagnol):

L'Assemblée souhaite -t -elle adopter la cinquième résolution, intitulée « Création d'une Fondation

Madame la Présidente, je vous remercie de la possi-

Dr A. T. Shousha » ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée.

Etant donné la déclaration faite par Sir William Refshauge, il n'est pas nécessaire que le Rapporteur donne lecture de la sixième résolution. Nous devons, toutefois, approuver le rapport dans son ensemble, exception faite de cette résolution. Y a -t -il des objections ? J'invite le délégué de l'Equateur à venir à la tribune. Le Dr MONTALVÁN (Equateur) (traduction de l'espa-

bilité qui m'est offerte de présenter à cette séance plénière le rapport des discussions techniques qui se sont déroulées au cours de notre Assemblée de la Santé.

délégués, je me permettrai, pour faire gagner à l'Assemblée un temps précieux, de ne pas en donner lecture intégrale, mais de me borner à en mettre en relief quelques points particulièrement importants. Je rappellerai que le Conseil exécutif, à sa trente quatrième session, avait décidé que le thème des discussions techniques lors de la Dix -Neuvième

Le texte complet du rapport ayant été distribué aux

gnol): L'observation que je me permets de faire au sujet du document à l'examen n'a trait qu'à un point de rédaction. Je remarque en effet que le titre tant du point 2 que

du point 3 du rapport est: «Nomination du Commissaire aux Comptes ». Or, si je comprends bien, le

point 2 concerne la retraite du Commissaire aux Comptes et le point 3 la nomination de son successeur; en effet, le point 2 mentionne le désir de M. Brunskog

Assemblée mondiale de la Santé serait: «Etablissement et utilisation des statistiques sanitaires dans les services nationaux et locaux de la santé ». Afin de préparer le mieux possible la documentation nécessaire aux discussions, le Directeur général a envoyé au début de septembre 1965 aux Etats Membres, aux Membres associés et aux organisations non gouvernementales intéressées un schéma de discussion conte-

de se retirer de l'Organisation, tandis que le point 3 traite de la nomination d'un nouveau Commissaire aux Comptes. Je crois donc qu'il serait utile de changer

nant une série de questions qui devaient servir de base, dans les pays et les organisations, à l'étude des divers aspects du thème général choisi. Dans ce même document, le Directeur général priait les pays de bien

le libellé du point 2. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

vouloir lui communiquer les remarques qu'ils jugeraient utiles sur leurs services respectifs de statistiques sanitaires, concernant leur fonctionnement et la place

Je vous remercie. Je crois que le Directeur général adjoint voudrait dire quelque chose. Dr Dorolle, vous avez la parole.

qu'ils occupent dans l'organisation des services de santé nationaux.

154

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Au 1er mars 1966, des réponses avaient été reçues de soixante -huit gouvernements et de deux organisations non gouvernementales. Ces réponses ont été analysées et brièvement commentées par le consultant

Les réponses des gouvernements font clairement ressortir - et ceci a été confirmé au cours des discus-

sions qui viennent d'avoir lieu à Genève - que, si l'on considère unanimement les statistiques sanitaires comme des instruments essentiels de la planification

nommé par

Directeur général, le Dr John Knowelden, Professeur au Département de Médecine le

préventive et de Santé publique de l'Université de Sheffield, dans un document de base destiné à servir

de matériel de référence pendant les discussions techniques.

Le 9 mars 1966, le document de base a été envoyé par l'OMS aux gouvernements et aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Des renseignements obtenus et de l'analyse faite

et de l'évaluation des services de santé, la situation dans nombre de pays n'en est pas moins nullement satisfaisante, car les statistiques disponibles ne fournissent pas toujours les renseignements voulus et ne sont, en outre, pas suffisamment utilisées par les administrateurs sanitaires. A ce propos, il a été souligné que, dans n'importe quel pays, l'information statistique doit: a) s'adapter aux besoins réels du pays; b) se fonder sur des données dignes de foi, recueillies

dans le document de base susmentionné se sont dégagés quelques points qui ont été considérés comme méritant un examen plus approfondi. Ces points ont été groupés sous cinq rubriques, et présentés sous forme de questions posées aux participants, pour les guider dans leurs discussions. Elles portaient sur le type de

par des moyens compatibles avec les ressources du pays; c) reposer sur des données qui puissent être analysées avec une rapidité suffisante pour parvenir assez vite aux personnes appelées à les utiliser; d) correspondre autant que possible à des méthodes et à des nomenclatures internationalement acceptables,

données statistiques les plus utiles, les méthodes de collecte qui conviennent le mieux, les besoins les plus urgents auxquels les pays ont à faire face en matière de personnel, la place que devraient occuper les services de statistiques dans les services de santé, et les normes auxquelles doivent satisfaire l'enseignement et la formation du personnel aux divers niveaux. En plus de la documentation que je viens d'indiquer, il a été distribué aux participants une bibliographie qui sera certainement très utile pour les personnes qui s'intéressent au problème. Il m'est agréable d'annoncer que les discussions techniques se sont déroulées conformément au programme de travail établi et qu'elles ont été suivies par un nombre assez satisfaisant de participants. En effet,

afin de pouvoir être comparées avec celles d'autres pays.

183 personnes se sont fait inscrire et, après avoir entendu un exposé introductif du Président général des discussions, elles se sont réparties en huit groupes

de travail qui ont examiné, chacun de son côté, au cours des deux séances du vendredi 6 mai, les questions

que je viens de mentionner. Le lendemain matin, soit samedi 7 mai, les huit groupes ont tenu une réunion commune, au cours de laquelle le Président général leur a soumis un document préliminaire résumant les points les plus importants des rapports de groupes. L'examen de ce document préliminaire a suscité des observations supplémentaires très utiles, qui ont

ensuite été incorporées dans un projet de rapport définitif rédigé par les deux Rapporteurs généraux, avec l'aide discussions.

Il a été jugé essentiel que tous les pays disposent de certaines statistiques fondamentales dans les quatre secteurs suivants: démographie; état de santé de la population; ressources des services de santé en personnel, institutions et matériel; enfin, évaluation de l'efficacité de ces services et de leur utilisation par la population. Les participants ont attaché une importance particulière aux statistiques démographiques reposant sur des recensements exhaustifs ou sur des sondages, ainsi qu'à la connaissance du nombre des naissances et des décès, le nombre des naissances étant particulièrement utile lorsqu'on s'attend à des changements rapides de la structure démographique ou lorsqu'on a institué des programmes de planification familiale. Tout en admettant que les statistiques de mortalité et de morbidité fournissent des renseignements sur l'état sanitaire de la population, les participants ont insisté sur le fait que le type de données requises et susceptibles d'être réunies dépend du degré de développement du pays. Ainsi, des statistiques satisfaisantes des causes de décès (qui constituent traditionnellement un élément essentiel des renseignements exigés dans les pays avancés) seraient très difficiles à réunir dans les régions où l'on manque de médecins qualifiés. Pour ce qui est de la morbidité, on a estimé que, dans beaucoup de pays en voie de développement, les données hospitalières devraient être plus largement utilisées, car, bien qu'elles ne donnent pas une image fidèle de la morbidité générale, elles constituent souvent les seules sources sérieuses d'information. Comme la réunion des données pose des problèmes

du consultant et du Secrétaire

des

Conformément à la décision prise au cours de la

séance commune du samedi 7 mai, le projet de rapport définitif a été revisé par les Présidents et les Rapporteurs des groupes de travail; une fois approuvé, il est

devenu le rapport définitif dont le texte - comme je délégués à l'Assemblée.

l'ai dit tout à l'heure - a été distribué à tous les Avec votre permission, Madame la Présidente, j'évoquerai quelques points du rapport définitif qui méritent à mon sens d'être mis en relief.

particulièrement difficiles aux pays en voie de développement, les participants ont estimé qu'il faudrait s'employer activement à mettre au point des méthodes tenant dûment compte de la nécessité de simplifier les

questionnaires et d'éviter de demander des détails inutiles. L'opinion a été émise que, parmi les méthodes

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

155

très perfectionnées en usage dans les pays avancés, plusieurs ne conviennent pas aux pays en voie de développement, de sorte que ceux -ci devraient toujours se garder d'adopter des méthodes de ce genre sans les

urgent de définir clairement les fonctions et les responsabilités du service de statistique au sein de l'administration sanitaire nationale. Il a été souligné qu'actuel-

soumettre à une analyse critique préalable. On a d'autre part fait observer que, sous l'influence de la tradition, les pays avancés accumulent une masse considérable de données qui ne sont pas utilisées complètement ou qui, de toute manière, ne répondent pas entièrement aux besoins de l'époque. On a également souligné qu'un emploi plus large des enquêtes spéciales, au lieu des méthodes classiques de collecte,

lement les services de statistique ne sont pas suffisamment préparés à leur tâche, notamment en ce qui concerne leur rôle dans la planification et l'évaluation est,

des programmes d'action sanitaire. La raison en d'une part, que les administrateurs sanitaires

serait très utile dans tous les pays pour fournir de meilleurs renseignements aux administrations sanitaires dans de nombreux domaines.

Une importance toute spéciale a été donnée à l'intérêt que présentent pour tous les pays les méthodes

n'apprécient pas les statistiques à leur juste valeur et, d'autre part, que très souvent les statisticiens ignorent les problèmes et les besoins auxquels l'administrateur doit faire face. On a fait valoir en outre qu'il faudrait donner une place plus importante au service de statistique dans l'administration de la santé et renforcer les possibilités

de collecte de données statistiques par sondage. D'autre part, il n'est pas toujours possible d'obtenir, comme cela serait souhaitable, des renseignements pour tout un pays ou pour toute une région; il convient donc souvent de rechercher des solutions de remplacement qui, quoique moins satisfaisantes, sont néanmoins valables. C'est le cas de la réunion de données dans des secteurs spécialement choisis ou de l'établissement de zones pilotes. Les participants ont estimé

de contact et de coopération entre ce service et les autres services de l'organisation sanitaire nationale. Pour terminer, je dois évoquer le problème de l'enseignement et de la formation du personnel, problème qui, fort logiquement, a été considéré comme l'aspect essentiel de toute la question. Les participants ont estimé que les activités d'enseignement devraient s'adresser à une grande variété de personnes,

que les avis de l'OMS seraient les bienvenus à cet égard.

La discussion s'est arrêtée un moment sur la question de l'emploi du matériel moderne d'analyse des données. Quelques participants ont estimé que l'OMS pourrait utilement envisager l'opportunité de constituer un service centralisé de calculatrices à l'intention des pays qui n'ont pas assez de ressources pour s'équiper individuellement. Néanmoins, l'avis unanime a été qu'on ne gagnerait rien à traiter par les techniques modernes des données de base de mauvaise qualité, ce qui arrive malheureusement dans bien des

allant des étudiants en médecine jusqu'au personnel spécialisé, lequel comprend non seulement les statisticiens proprement dits (des niveaux professionnel, technique et auxiliaire), mais aussi les personnes chargées de rassembler le matériel de base dans le cadre de leurs activités courantes. Il

a été souligné qu'il conviendrait que l'OMS

régions. De plus, on a insisté sur le fait que les pays pourraient réaliser des progrès considérables dans le développement de leurs statistiques sanitaires sans attendre de disposer de ces installations modernes. En ce qui concerne l'organisation la plus propre à satisfaire aux besoins des services nationaux et locaux de santé, les participants se sont prononcés en faveur d'un service national qui traite les données recueillies

localement; cette solution a le mérite de ne pas disperser le personnel spécialisé, toujours insuffisant, et de permettre une meilleure utilisation d'un matériel coûteux. L'attention a été appelée sur deux nécessités inhérentes à une organisation de ce type: d'une part, il faut tenir compte des différences dans la nature des données requises suivant les conditions locales;

prévoie dans son programme l'organisation de cours traitant des diverses techniques de rassemblement des données et aussi qu'elle élargisse son action éducative de manière à couvrir le vaste domaine des statistiques sanitaires. A cet effet, elle devrait notamment aider à instituer des cours locaux et donner des avis sur les programmes d'enseignement statistique destinés aussi bien aux étudiants en médecine qu'aux fonctionnaires médicaux et sanitaires et aux techniciens statisticiens. Par ailleurs, l'OMS pourrait intervenir utilement en donnant des conseils sur la préparation de manuels pratiques dans ce domaine. Les dernières pages du document qui nous a été distribué énumèrent les noms des participants qui ont généreusement accepté les fonctions de Présidents et de Rapporteurs des groupes de travail et de Rapporteurs pour la rédaction du rapport final, ainsi que ceux des secrétaires de groupe désignés par le Directeur général. Il m'est particulièrement agréable de remercier ici très sincèrement toutes ces personnes de leur précieuse collaboration. Je voudrais signaler particulièrement l'excellent travail accompli par le Secrétaire des discussions techniques, le Dr Logan, et par son adjoint, le Dr Carter, ainsi que par le consultant,

d'autre part, il ne faut pas que les renseignements analysés à l'échelon central parviennent trop lente ments aux divers services qui en ont besoin, notamment aux services de santé périphériques.

le Professeur Knowelden, tant dans la préparation que dans la conduite des discussions.

La préoccupation qui s'est peut -être le plus nettement dégagée des discussions concernait le besoin

Il ne me reste plus, Madame la Présidente, qu'à exprimer ma reconnaissance au Président de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé et au

156

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Conseil exécutif qui m'ont fait l'honneur de m'appeler à diriger ces discussions, au Secrétariat de l'Organisation qui a si largement facilité ma tâche et à vous tous, Messieurs les délégués, qui avez eu la patience de m'écouter. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

à siéger la nuit. J'espère que nous y parviendrons. Nous devons faire de notre mieux. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur la liste, qui est le délégué du Laos, le Dr Saycocie.

Je vous remercie, Dr González. Je suis persuadée de me faire l'interprète de tous les membres de l'Assemblée en vous adressant nos remerciements les plus sincères

Le Dr SAYCOCIE (Laos): Madame la Présidente, Messieurs les délégués, la délégation du Laos voudrait

tout d'abord se joindre aux orateurs précédents pour adresser au Président ses plus chaleureuses félicitations à l'occasion de son élection à la présidence. Que mes

pour la façon remarquable dont vous avez dirigé les discussions techniques en votre qualité de Président général. Votre exposé introductif a inspiré à tous un

félicitations soient également transmises aux Vice Présidents, aux Présidents des commissions principales,

vif enthousiasme pour les travaux qui ont suivi et j'espère que les conclusions de ces débats, que vous venez de résumer parfaitement, seront prises en considération par tous ceux qui s'occupent de l'organisation et de l'administration des services de santé.

aux Rapporteurs et aux membres du bureau de cette session. Nous sommes convaincus qu'avec la grande expérience du Président titulaire et de la Vice Présidente, les débats se dérouleront à la satisfaction générale et que la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé sera couronnée de succès.

Je suis sûre que tous ceux d'entre nous qui ont eu l'avantage de participer aux discussions techniques de cette année sont maintenant plus que jamais convaincus de l'importance des statistiques pour la planification, l'exécution et l'évaluation des programmes sanitaires. Permettez -moi de vous remercier encore. J'invite l'Assemblée à examiner le rapport. Y a -t -il

La délégation laotienne n'a aucune remarque particulière à formuler en ce qui concerne l'examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de

l'Organisation mondiale de la Santé en 1965. Au contraire, elle estime que le Rapport est comme d'habitude très complet et particulièrement bien présenté. La délégation laotienne présente ses plus sincères compliments au Directeur général et à ses collaborateurs pour l'excellent document qu'ils nous ont soumis. En outre, le Gouvernement royal du Laos nous a

des commentaires ou des observations ? Je rappelle que les discussions techniques qui se sont tenues à l'occasion de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé ne font pas partie intégrante de ses travaux. Je suggère que, comme l'ont fait les précédentes

Assemblées, nous prenions note du rapport en remerciant une fois de plus tous ceux qui ont contribué au succès des discussions, et en particulier les Présidents et Rapporteurs des groupes de discussion. L'Assemblée approuve -t -elle cette suggestion? En l'absence d'obser-

chargés, en cette occasion particulière, d'exprimer ses vifs remerciements à l'Organisation mondiale de la Santé, aux autres organisations et aux pays amis qui ont bien voulu nous apporter leur aide généreuse et désintéressée, grâce à laquelle le Royaume du Laos a pu mener à bien la tâche importante qui lui incombait

vations, je déclare que l'Assemblée prend note du rapport.

dans le domaine de la santé publique. Le Laos, malgré des difficultés d'un autre ordre, a pu enregistrer durant 1965 des progrès fort appréciables

4.

Discussion

générale

des

rapports du

Conseil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

dans l'exécution des programmes de lutte et de développement rural, grâce à l'assistance de l'Organisation des Nations Unies, de l'Organisation mondiale de la Santé et des autres institutions internationales. Le Laos, qui a accédé récemment à l'indépendance, a le devoir de concentrer ses efforts dans le domaine

de la santé publique, surtout en ce qui concerne la formation du personnel médical et paramédical. C'est pour cette raison que le Ministère de la Santé publique a envisagé la création d'écoles d'infirmiers et d'infirmières dans les grandes provinces possédant un matériel technique et un corps enseignant permettant de réaliser une telle création. En effet, l'Ecole d'Infirmières de Vientiane ne forme qu'une vingtaine d'infirmières par an, ce qui représente un nombre nettement inférieur aux besoins réels du pays. Il est

Mesdames et Messieurs, nous devons maintenant continuer et, j'espère, achever la discussion des points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions, et 1.11, Examen du Rapport annuel du

Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965. Le Bureau m'a demandé d'appeler l'attention de l'Assemblée sur la situation due au retard que nous avons pris par rapport au programme de travail, tant en séance plénière, dans la discussion des points 1.10 et 1.11, qu'à la Commission du Programme et du Budget. Il nous sera difficile, voire impossible, de

terminer nos travaux dans le délai prévu si nous ne tenons pas de séances de nuit la semaine prochaine. Peut -être, en accélérant les débats et en achevant notre

certain que le programme d'enseignement et la durée des études dans les diverses écoles seront conformes aux principes et aux normes en vigueur à l'Organisation mondiale de la Santé.

tâche plus rapidement, pourrons -nous éviter d'avoir

Le Ministère de la Santé publique a présenté un aide -mémoire de programmes dans le domaine de la santé publique, tels que la création d'un Institut

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

157

Pasteur, dont la nécessité est indéniable tant pour les

besoins de la santé que pour ceux de l'agriculture et des services vétérinaires; la fondation d'un laboratoire national de contrôle et de recherche scientifique; l'établissement d'un laboratoire national de produits pharmaceutiques. Quelques -uns de ces projets ont été déjà étudiés par certains pays amis et nous sommes certains que l'un de ceux -ci verra le jour dans un avenir

l'insuffisance des moyens économiques. Les coûts élevés ne peuvent que nous inciter à rechercher de nouveaux moyens d'action adaptés à nos possibilités. Sans compter que se pose toujours le dilemme suivant: d'une part, nous avons des responsabilités à l'égard des pays aux prises avec des problèmes urgents qui

appellent une solution; d'autre part, notre capacité de les résoudre a ses limites. La solution réside incontestablement dans un équilibre fondé sur une stricte détermination des priorités ; un équilibre entre les actions immédiates et les actions de longue haleine,

très proche. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Saycocie. La parole est maintenant au délégué de l'Argentine, le Dr Olguín. Le Dr OLGUIN (Argentine) (traduction de l'espagnol):

entre les réalisations fondamentales sur le terrain et les travaux scientifiques

au laboratoire, entre la recherche fondamentale et l'application pratique des

résultats de cette recherche; un équilibre entre le maintien indispensable d'une efficacité maximale

Madame la Présidente, nous avons toujours considéré comme un privilège de participer à l'Assemblée

mondiale de la Santé, cette haute instance où l'on travaille à la solution des problèmes intéressant la santé du monde. Ce privilège, nous le ressentons tout

spécialement cette année où, du fait qu'elle avait présidé la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, l'Argentine a eu l'honneur d'ouvrir la session et d'assister à l'élection à la présidence du Dr Sauter, qui possède de si remarquables qualités personnelles, professionnelles et scientifiques et témoigne de la

dans les activités techniques et un ajustement et une rationalisation très strictes sur le plan administratif. Une telle attitude implique une analyse critique en profondeur et une évaluation continue des activités en cours et des activités projetées, des tâches qui nous attendent et des moyens dont nous disposons pour y faire face. Malgré les importants progrès du programme mondial d'éradication, le paludisme continue de poser des problèmes: résistance des vecteurs aux insecticides,

place éminente que son pays, la Suisse, occupe dans le concert de la science et de la santé publique mondiales. C'est pourquoi je désire, au nom de ma délégation et en mon nom propre, adresser au Dr Sauter nos félicitations les plus chaleureuses. Qu'il me soit également permis de vous exprimer

zones difficiles et existence de régions non encore protégées.

à vous -même, Madame la Vice -Présidente, et à Messieurs les Vice -Présidents de l'Assemblée, ainsi qu'aux Présidents et aux Vice -Présidents des commissions principales et aux membres du bureau de l'Assemblée, nos félicitations pour votre élection.

Malgré la diminution de l'incidence mondiale de la variole, il subsiste en Asie, en Afrique et en Amérique des foyers d'endémie qui représentent un risque permanent de réintroduction et de propagation de l'infection. Il est donc indispensable de s'employer solidairement à éradiquer le fléau. La menace que représente actuellement la récente

extension du choléra; l'importance des trypanosomiases qui, en Amérique, sous la forme de la maladie de Chagas, soulèvent de sérieux problèmes sanitaires et socio- économiques, surtout du fait de leurs consé-

Avant de débattre des problèmes de santé et des questions techniques et administratives que soulève leur solution, nous devons réexaminer, comme il nous incombe de le faire périodiquement, la situation devant laquelle nous nous trouvons à cet égard. Il importe que les programmes possèdent une souplesse suffisante, fait que l'Organisation a elle -même mis en lumière; il importe aussi de bien choisir nos domaines d'activité; d'établir des ordres de priorité en tenant dûment compte des situations d'urgence et des conditions techniques propres à assurer des résultats tangibles; enfin, d'envisager les corollaires économiques et sociaux de ces problèmes et de leurs solutions. C'est en considérant méthodiquement l'enchaînement et l'interaction de ces aspects dans l'esprit qui convient que - telle est notre conviction - nous aurons les plus grandes chances d'atteindre nos objectifs en matière de santé et de bien -être social réalisés par l'homme et pour l'homme. Mais, de toute évidence, il s'agit d'un domaine très vaste et, quand on entend agir comme la situation le requiert, on se heurte à des difficultés techniques et

quences cardiaques et en raison de l'absence d'une thérapeutique efficace; l'importance des maladies à virus; les nécessités urgentes dans le domaine de la nutrition qui, sur le plan qualitatif aussi bien que quan-

titatif, constituent pour un grand nombre de pays en

développement un problème majeur de santé publique; les maladies par carence protéique voie de

et vitaminique; les anémies nutritionnelles et le goitre endémique; la morbidité et la mortalité élevées dans la première enfance; les rapports entre la sous -nutrition et les infections; les états de sous- nutrition avec leurs

conséquences physiques et psychiques sur le plan génétique; les problèmes de santé mentale et la nécessité de plus en plus urgente d'envisager non seulement leurs aspects psychiatriques mais également leurs incidences psychologiques, qu'il s'agisse des individus

ou de la collectivité; l'importance de l'assainissement, d'un approvisionnement suffisant en eau potable et de

bons systèmes d'évacuation des matières usées mesures impliquant de grandes exigences en matière d'assistance technique et des ressources financières

matérielles, au manque de personnel qualifié et à

158

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

maintenues à un niveau élevé; la nécessité de la participation de la collectivité, joignant son propre apport sur le plan humain et matériel à celui des gouvernements et des capitaux internationaux; les programmes concernant la recherche médicale, l'activité des centres de référence, la génétique et l'étude de la reproduction humaine et de la dynamique des populations, ainsi que la possibilité d'extension des activités au domaine de l'épidémiologie et de l'application de la science de la

Unies pour le Développement - pour tout cela, j'exprime la reconnaissance de mon gouvernement et notre résolution de continuer, comme nous l'avons fait avec ardeur jusqu'ici, à contribuer avec les moyens dont dispose notre nation à cet effort commun visant à l'amélioration de la santé. Notre pays accomplit sa tâche dans le domaine de la

santé en obéissant au critère et à la doctrine fondamentale de la nécessité d'une participation de tous les secteurs à la planification générale du développement du pays.

communication, voilà, parmi tant d'autres, certains des aspects qu'évoque le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'Organisation en 1965. Rapport complet, objectif et réaliste, qui définit bien

Des programmes généraux s'y déroulent dans le domaine de la promotion de la santé, de la prévention des maladies, des soins médicaux, et de la réadapta-

la situation sanitaire actuelle dans le monde. Face à cet exposé du problème, s'impose évidemment l'urgente nécessité d'intensifier les efforts tendant à résoudre en profondeur les problèmes qui se posent, ce qu'on n'arrivera à faire que si les pays disposent du personnel nécessaire pour s'attaquer aux problèmes, actuels et futurs, du sous -développement, de l'accroissement démographique, de l'urbanisation et de l'industrialisation, s'ils possèdent l'infrastructure nécessaire de services centraux et périphériques, et s'ils disposent

tion, programmes dont beaucoup bénéficient d'une précieuse collaboration internationale et qui, dans le cadre des caractéristiques politico- administratives du pays, de l'organisation fédérale, sont réalisés à

des fonds indispensables pour assurer les conditions de base nécessaires au déroulement des programmes. C'est là une entreprise difficile, certes, mais qu'on arrivera à mener à bien si les pays et l'Organisation mettent en oeuvre des moyens et des efforts techniques

et économiques conjugués et moyennant une coordination et une coopération très poussées avec l'Organisation des Nations Unies et avec d'autres institutions

l'échelon national, régional et même local, et grâce à la collaboration du gouvernement national avec les provinces et les autres institutions de l'Etat. Ils s'allient à une intensification privilégiée des actions tendant à concrétiser, dans un plan de développement adéquat, les mécanismes de la planification aux différents niveaux et à intégrer les activités du Ministère de la Santé publique avec celles des organismes nationaux responsables de l'étude des aspects économiques de la santé et de la coordination du développement économique dans les provinces, le Ministère

spécialisées, une étroite interdépendance entre les services internationaux et le renforcement des services

nationaux, et la recherche d'une coordination avec les activités de caractère économico -social, en collaboration avec les divers groupes d'organismes intergouvernementaux, gouvernementaux et privés. Cette entreprise exige une planification et une programmation correctes, l'amélioration de la structure de base

de la Santé publique participant à l'élaboration de la planification nationale. Entre autres exemples de cette action, je citerai le programme des services de santé publique du nord -

ouest de l'Argentine. Ce programme intégré, qui comprend des activités de caractère régional dans les différents secteurs de la santé et englobe six provinces du nord -ouest, traduit essentiellement la volonté de contribuer à l'orientation du développement équilibré

des services de santé nationaux ainsi que de leurs rouages techniques et administratifs et la formation et le perfectionnement du personnel professionnel et auxiliaire; enfin, elle nécessite des ressources budgétaires suffisantes. Le Rapport du Directeur général, parallèlement à

régional du pays dans le cadre du plan national de développement. Le programme d'approvisionnement en eau potable

la présentation du travail accompli par le Conseil exécutif en vue de l'élaboration mûrement pesée de tout un programme et de tout un budget dans leurs divers chapitres et rubriques, offre à l'Assemblée un précieux instrument de travail pour ses délibérations et pour les décisions qu'elle aura à prendre sur les diverses questions dont elle a la responsabilité. Pour tout cela, pour le travail accompli par l'Organisation,

des populations rurales a pour objectif de ravitailler près de deux millions d'habitants en une période de six années, moyennant un investissement de quarante millions de dollars financé pour moitié par des fonds nationaux, provinciaux et locaux, et pour moitié par la Banque interaméricaine de Développement. On a établi à cet effet un plan national dont l'exécution a été entreprise sous la responsabilité du Ministère national de la Santé publique et auquel les provinces participent, dans le cadre d'un accord spécial.

pour le concours prêté à nos pays, pour l'oeuvre importante que réalise dans notre continent l'Organisation panaméricaine de la Santé/Organisation régionale de l'OMS pour les Amériques; pour la con-

Nous sommes engagés dans l'élaboration d'un mécanisme de développement des recherches en

santé publique - en particulier sous ses aspects épidémiologiques, administratifs et économico- sociaux

tribution des autres organismes internationaux qui collaborent au programme - le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, le Programme des Nations

- orientées vers l'examen des problèmes de santé et menées avec l'aide d'un fonds spécial adéquat. La rationalisation des systèmes de soins médicaux retient toute l'attention des instances nationales, et

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

159

le Ministère national participe activement à la formation et au perfectionnement du personnel professionnel, technique et auxiliaire en encourageant et en soutenant les mesures nécessaires soit dans son propre ressort, soit dans le cadre de l'Université et des autres institutions d'enseignement. L'amélioration des statistiques, le renforcement de la décentralisation exécutive et de la participation du Ministère à l'évaluation des activités des administrations régionales et provinciales et le soutien de ces administrations; l'éradication du paludisme, la lutte contre la tuberculose et la lèpre: tous ces programmes, nous l'avons déjà dit, bénéficient du concours précieux de l'Organisation mondiale de la Santé /Organisation

important dans l'histoire de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Olguín. Je donne la parole à l'honorable délégué de la Roumanie, le Dr loan. Le Dr IOAN (Roumanie) : Madame la Présidente, permettez -moi tout d'abord d'exprimer au nom de la délégation roumaine nos félicitations pour votre élection à cette importante fonction et de vous souhaiter plein succès. Je tiens ensuite à exprimer nos félicitations au Directeur général, le Dr Candau, pour son intéressant

panaméricaine de la Santé, du FISE, de la Banque interaméricaine de Développement et d'autres institutions internationales. Des cas de fièvre jaune sylvatique ont éclaté à la fin de l'année dernière et au début de cette année dans le nord -est du pays et dans les zones limitrophes de pays voisins; cette région constitue une zone géographique et écologique aux caractéristiques uniformes, et la poussée de la maladie était chronologiquement associée à des phénomènes naturels qui ont provoqué d'importantes inondations dans la région. Cette flambée de cas a mis en relief l'intérêt que comporte

Rapport annuel sur l'activité de l'Organisation au cours de l'année 1965. Une grande partie des problèmes

analysés dans le Rapport méritent une attention spéciale; mais vu qu'ils constituent l'objet de discussions détaillées au sein des commissions principales, je ne me référerai qu'à quelques -uns de leurs aspects plus particuliers. Quant à l'ensemble des problèmes que nous aurons à examiner, nous constatons avec satisfaction que,

le fait d'avoir réalisé l'éradication d'Aedes aegypti sur l'ensemble du territoire national. La situation provoquée par ces inondations a permis de constater l'importance des offres de collaboration qui ont été faites par des pays frères et par des organismes internationaux, collaboration dont nous sommes profondément reconnaissants. Les cas de fièvre jaune sylvatique dont je viens de parler ont suscité l'organisation de grandes campagnes de vaccination dans les zones intéressées, avec du vaccin fourni par les

grâce aux efforts des Etats Membres et à l'aide de l'Organisation, on a obtenu dans bien des domaines des résultats remarquables en ce qui concerne l'amé-

lioration de l'état de santé dans le monde. L'étape actuelle du développement de l'Organisation mondiale

de la Santé et les moyens techniques que l'Organisation peut mobiliser permettent d'attaquer pratiquement presque tous les objectifs dans le domaine médical. Une grande partie des résultats acquis au cours de dix -neuf années d'activité, ainsi que la capacité technique atteinte par l'OMS, constituent autant de motifs d'optimisme. Néanmoins, si l'on considère les choses d'un point

instituts de Bogota et de Rio de Janeiro, dont nous nous plaisons à relever l'important concours. Une réunion de nos techniciens avec ceux du Brésil et du Paraguay et avec les experts de l'Organisation panaméricaine de la Santé à Iguazú (Argentine) a jeté les bases d'une action coordonnée à l'égard de tous les aspects de l'épidémiologie, de la prévention et du contrôle, et a confirmé la solidité de la coopération entre nos pays. Nous voudrions également souligner, avant de ter-

de vue critique et réaliste, on arrive à la constation objective que notre organisation ne peut pas accomplir son rôle dans les meilleures conditions. Une importante

partie de l'humanité se trouve encore en dehors des activités de notre organisation, ce qui est contraire au principe de l'universalité inscrit dans la Constitution

de l'OMS. Je me réfère au fait que les représentants de la République populaire de Chine, de la République

miner, l'importance que nous attachons au Centre panaméricain des Zoonoses établi en Argentine, ainsi qu' à la circonstance heureuse que représente le récent renforcement de ce centre sur l'initiative du Gouver-

populaire démocratique de Corée, de la République démocratique allemande et de la République démocratique du Viet -Nam, pays qui, par leurs réalisations sociales et sanitaires, ont le droit légitime de faire connaître leur riche expérience, sont cependant

nement argentin, avec l'importante contribution du Programme des Nations Unies pour le Développement

et de l'Organisation panaméricaine de la Santé; ce renforcement facilitera au Centre l'application des mesures nécessaires pour assumer ses responsabilités à l'échelle continentale.

La délégation argentine forme des voeux pour l'heureux déroulement de l'Assemblée qui, sous la présidence du Dr Sauter et avec l'aide de ses collaborateurs et des autres personnes attachées à l'Assem-

empêchés de participer à nos activités communes, privant ainsi l'Organisation d'un important apport. Un motif de grande inquiétude est l'agression des Etats -Unis d'Amérique au Viet -Nam. L'emploi des forces armées américaines dans les opérations de guerre contre la population pacifique, le bombardement systématique du territoire de la République démocratique du Viet -Nam, créent une situation dangereuse pour la paix et la sécurité des peuples. Seul un climat de paix peut mener à la solution efficace

blée, marquera, nous en sommes certains, un jalon

des problèmes de santé qui nous préoccupent.

160

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Mesdames, Messieurs, je voudrais souligner d'autre part qu'il serait nécessaire de réfléchir plus sérieusement sur la rapidité de l'extension de différents programmes,

que l'entretien des bons résultats obtenus avec une importante aide étrangère ne peut être assuré sans créer et renforcer le réseau sanitaire de base. A cet égard, je voudrais montrer qu'en Roumanie nous avons eu aussi à vaincre de sérieuses difficultés. Il y a vingt ans, nous manquions largement de cadres médicaux et surtout de cadres auxiliaires. Ces cadres étaient concentrés principalement dans les villes. Nous

sur la manière dont ils ont progressé, sur l'équilibre que nous aurons assuré entre les programmes en cours

d'exécution et d'autres programmes nouveaux, afin que, sur la base de cette analyse rétrospective, nous puissions fonder de manière réaliste nos activités futures. Une telle préoccupation découle directement du fait que les ressources de l'Organisation, étant limitées, doivent être utilisées avec le maximum d'efficacité. Il est certain qu'il y a un ordre de priorité, une relation à établir entre les programmes reflétant

ne disposions pas d'unités sanitaires appropriées. On ne pouvait assurer l'accessibilité à l'assistance médicale; on ne connaissait la situation et la dynamique de la morbidité que d'une façon superficielle.

les problèmes d'importance universelle et les programmes destinés à améliorer directement la situation sanitaire des pays Membres. Nous constatons cepen-

dant qu'en ce qui concerne certains programmes auxquels on a consacré d'importantes ressources, par exemple le programme d'éradication du paludisme, nous sommes obligés parfois de faire aussi des appréciations d'ordre négatif, car la progression vers l'éra-

En utilisant d'une manière judicieuse les cadres existants, on a mis l'accent, au cours de la première étape, sur le développement de la formation de nouveaux cadres médicaux. De cette façon, notre pays dispose actuellement d'un médecin pour 680 habitants et plus de 67 % des médecins ont une spécialité bien définie et travaillent dans divers types d'unités médicales.

dication a été plus lente qu'on ne s'y attendait et, dans certaines zones, on a constaté même une régression. Notre expérience nous a montré que seule une base judicieuse du programme d'éradication, en étroite corrélation avec le développement de cadres médico- sanitaires en nombre suffisant dans les territoires respectifs mène au succès et, surtout, à la possibilité de maintenir les résultats obtenus en dépit des difficultés objectives qui peuvent surgir. Sur la base de la riche expérience acquise, notre organisation a l'obligation d'accorder son aide aux Etats Membres, justement pour leur donner la possibilité d'éviter les fautes techniques ou d'organisation qui se sont produites au cours de l'application de certains programmes. Les programmes doivent être fondés, non pas sur le désir d'obtenir le succès, mais sur la certitude de la

Dans la même mesure s'est développé également l'enseignement pour les cadres sanitaires moyens et auxiliaires. On dispose actuellement d'un cadre ayant reçu une formation moyenne et auxiliaire pour 247 habitants. Il faut mentionner le fait que les écoles pour le personnel moyen préparent actuellement, en deux ou trois années d'enseignement, des cadres pour dix sept spécialités différentes. Dans ces conditions, on a pu mettre en fonction, au cours des dernières années,

de fortes unités ambulatoires de type polyclinique et des unités d'hospitalisation complexes pouvant assurer toute spécialisée.

la gamme de l'assistance médicale

Ces facteurs nous ont permis de consacrer nos efforts non seulement à la lutte contre les maladies transmissibles, mais aussi à la lutte contre les maladies

réussite et surtout sur la garantie du maintien des résultats dans le temps. Ce n'est que de cette manière que les investissements effectués seront justifiés sur le plan de l'efficience. La réalisation et l'efficacité de toutes les actions et de tous les programmes sanitaires dépendent en premier lieu du nombre et de la qualité du personnel médico- sanitaire, de l'organisation judicieuse et de la répartition territoriale des services de santé publique. Notre expérience confirme entièrement ce que le Directeur général dit dans l'Introduction de son Rapport, à savoir que, «de tous les éléments de prévision qu'il faut considérer pour mettre en place un réseau de services de santé, le principal est la détermination des catégories de personnel requises, ce qui dicte le programme de formation professionnelle ». D'ailleurs, l'analyse des difficultés auxquelles se heurtent les différents programmes de grande ampleur de l'OMS, et particulièrement le programme d'éradication du paludisme et de la variole, nous montre

chroniques et dégénératives qui, comme c'est le cas dans beaucoup de pays du monde, ont commencé à représenter dans notre pays aussi le poids spécifique le plus important dans la structure de la morbidité et de la mortalité générales. Une évidence statistique sanitaire complète, enrichie par les enquêtes périodiques sur l'état de santé effectuées par des brigades de spécialistes sur de grands échantillons de la population, permet l'étude dynamique de l'état de santé de la population ainsi qu'une orientation judicieuse de la priorité des programmes de protection de la santé. Voilà pourquoi nous considérons comme très justifiée l'appréciation du Directeur général qui, dans

l'Introduction à son Rapport, a montré « qu'il n'y a pas de recette de progrès universellement valable, car il faut dans chaque cas trouver une solution qui

tienne compte du stade de développement socioéconomique, de l'évolution générale de la situation sanitaire et des possibilités d'avenir du pays ». Préoccupés par la nature des problèmes que nous avons l'intention de résoudre par une étroite coopé-

que le principal facteur demeure l'insuffisance des cadres médico- sanitaires. De plus, il faut mentionner

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

161

ration internationale, nous ne devons toutefois pas oublier le complément obligatoire de nos désirs : les ressources en personnel et les ressources matérielles et, finalement, les possibilités budgétaires de Etats Membres.

Le grave avertissement au sujet de l'avenir de la santé

dans les pays en voie de développement dont il fait état nous touche au premier chef et nous sert de leçon. J'y reviendrai tout à l'heure. Nouveau venu dans cet hémicycle, je suis couvert

Nous sommes d'accord que l'Organisation doit se développer et qu'elle doit mettre en oeuvre certains

de confusion par la grandeur et l'importance des choses. Je suis aussi, je dois l'avouer, intimidé par la

impératifs que nous ne saurions ignorer. Mais le problème qui se pose là est celui d'assurer un développement normal et équitable à toutes les activités de l'Organisation, tout en tenant compte du fait que le taux de croissance du budget doit être raisonnable. Nous espérons qu'à l'actuelle session l'esprit de coopération et l'expérience multilatérale des délégations, la compétence technique du Secrétariat et, enfin, notre volonté unanime de surmonter certaines difficultés permettront de trouver des solutions raisonnables aux problèmes qui nous confrontent. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

qualité des personnes qui m'entourent et, après le brillant exposé du Président, je me trouve un peu dans la situation du jeune adolescent très revendicatif, mais aussi bien craintif, en face d'aînés qu'il redoute, sans doute, parce qu'il les connaît peu.

Je vous remercie, Dr loan.

Je me permets de signaler qu'il reste vingt -six orateurs inscrits. Or le Directeur général m'informe

Pourtant, et ceci est un encouragement pour moi, mon prédécesseur, le Ministre de la Santé de Madagascar, lors de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, n'a pas hésité, bien que reconnaissant tous les grands mérites de l'Organisation à laquelle nous avons tous adhéré, à promouvoir l'idée d'une limitation des conseils techniques, compensée par une concrétisation considérablement accrue des moyens matériels mis à notre disposition. Le Ministre de la Santé de Madagascar disposait -il à ce moment -là d'un don d'ubiquité ou de clairvoyance ? Je me permets de le demander, à vous, Monsieur le Directeur général, qui, dès le 22 avril 1966, avez fait paraître dans la presse de l'Organisation mondiale de la Santé une information

qu'au cas où la discussion ne se terminerait pas aujourd'hui une séance de nuit deviendrait inévitable. Peut -être les honorables délégués pourraient -ils consacrer une demi -minute, par exemple, à des félicitations

et se contenter de mentionner quelques programmes.

sous forme d'avertissement disant: «La situation sanitaire risque d'empirer dans les pays en voie de développement ».

On m'informe, en effet, que le texte intégral des discours pourra être imprimé dans les Actes de l'Assemblée si les délégués se contentent de signaler

Il est donc urgent qu'à la faveur d'une dialectique absolument impartiale soient précisées la nature et les

quelques points importants et donnent le reste à l'impression. Bien entendu, c'est entièrement à vous d'en décider, mais je tenais à vous faire part de l'avertissement du Directeur général sur l'obligation de

raisons des écueils multiples qui, dans le passé, ont gêné dans une certaine mesure l'établissement d'une collaboration fructueuse. Personnellement, nous serions

tenir une séance de nuit si nous n'arrivons pas à finir. Je vous remercie.

Je donne la parole au délégué de Madagascar, M. Aridy, Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé. M. ARIDY (Madagascar): Madame la Présidente, Monsieur le Directeur général, mes chers collègues, Mesdames et Messieurs, au nom de mon pays et de la délégation qui le représente, j'ai le plaisir de saluer

tentés d'attribuer la genèse de la grande majorité des obstacles rencontrés à l'observance de ce qui pourrait être appelé peut -être « un dogmatisme intransigeant » de la part de notre organisation. Certes, une doctrine est indispensable à l'élaboration d'un plan de travail; mais elle doit présenter assez de souplesse, tant dans le technique que dans l'administratif ou le financier, pour s'adapter harmonieusement à chacun des pro-

blèmes, souvent très différents, que présentent les divers pays en pleine transformation. Dans l'expectative d'une aggravation de nos problèmes sanitaires, possibilité très valablement exposée par le Directeur général, oublieux provisoirement du passé et, en lieu et place de congratulations certes bien méritées sur les résultats brillants obtenus en cours d'exercice par l'OMS et dont nous sommes profondément reconnaissants, nous devons impérieusement pousser nos investigations sur ce qui est insuffisant, car il est toujours possible de le rattraper. La collaboration internationale entre Madagascar, pays tout nouvellement indépendant, et l'Organisation mondiale de la Santé a débuté en 1960 par l'établissement d'un volumineux document de base, intéressant le présent et l'avenir pour une longue période, indé-

le Président et tous ses collaborateurs dont vous même, Madame la Présidente, et de leur présenter nos chaleureuses félicitations à l'occasion de leur accession à la tête de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé - Assemblée qui marque le retour d'un brillant anniversaire, celui annonçant la vingtième année d'existence de notre organisation. Nous nous associons à tous et à vous -mêmes pour le succès total de votre action dans l'accomplissement de votre lourde tâche. Profitant de l'occasion, j'adresse au Directeur

général, le Dr Candau, toutes mes félicitations les plus sincères pour son Rapport si explicite et qui semblerait n'avoir été rédigé que pour Madagascar.

terminée, de nos actions médicales. Ces premiers

162

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

accords, ces premiers documents de base, étaient -ils autre chose que des directives à long terme sous la forme de conseils ? Avions -nous alors, aux premiers balbutiements de notre indépendance, les capacités techniques, administratives ou financières nous permettant de juger la valeur des documents qui nous étaient présentés, et les conséquences pouvant résulter de cet engagement à long terme pour l'avenir ? Après l'établissement de ces textes de base, est venue, à l'échelon des experts, l'étude des programmes

Les conceptions mondialement prônées étant pratiquement applicables pour la lèpre, nous les avons acceptées en totalité. Si nous avons généralisé au maximum les « papiers sérums », ce n'est pas que nous estimions cette méthode

supérieure aux réactions sur sérum frais, c'est que l'expérience nous a démontré qu'il nous est pratiquement impossible d'avoir des prélèvements de sang valables pour des examens sérieux, après des délais de transport de plusieurs jours dans les pires conditions. A l'usage, ces examens sur «papiers -sérums» nous ont d'ailleurs donné des résultats d'une valabilité d'ensemble indiscutable. Si nous n'avons pas fait supprimer les mesures de surveillance en matière de peste, c'est que nous sommes certains que les réservoirs d'infection existent toujours et que, si l'endémie pesteuse est maîtrisée, elle n'est pas encore supprimée. Si nous ne nous lançons pas dans des essais spec-

d'application dans les diverses disciplines, et alors qu'est -il advenu encore ? D'emblée se sont présentés à nos techniciens des experts porteurs de directives et de programmes, dirions -nous, standardisés. D'emblée,

comme il était à prévoir, les discussions sur le plan technique n'ont pas toujours abouti à une souhaitable identité de vues. Peut -être eût -il été opportun de marier

les expériences des uns et des autres tout en tenant compte de nos possibilités financières, matérielles et en personnel, pour ne laisser dans la technique pure que le meilleur, pour n'adopter que le possible, que le réalisable? Dès lors, ces divergences nous ont défavorisés dans

taculaires de prophylaxie de masse en matière de bilharziose, c'est que, soucieux des deniers publics, nous sommes, dans les conditions actuelles, certains d'aboutir à un échec. Ceci n'implique pas pour autant

une certaine mesure au regard de l'aide matérielle possible de la part du FISE, dans le cadre des accords tripartites.

que nous n'appliquions pas des mesures prophylactiques là où nous l'estimons possible, c'est -à -dire dans des régions particulières forcément limitées. Au rêve, nous avons préféré la réalité; au possible nous avons préféré le réalisable.

Nous bornant ici aux résultats obtenus depuis l'indépendance dans la lutte contre les maladies transmissibles, où en sommes -nous exactement ? Et que nous manque -t -il en fait pour être satisfaits? Si, dans la lutte antipalustre, nous avons persisté envers et contre tous à maintenir les deux mesures prophylactiques - chimioprophylaxie associée à la lutte imagocide - ce n'est pas parce que nous estimions

En somme, nous limitant à ce domaine, dont les problèmes, en fait, sont identiques dans leur ensemble

à ceux que présentent la médecine de soins et les questions médico- sociales, que nous faut -il? Une aide accrue pouvant être obtenue dans la majorité des domaines, les experts OMS venant à des dates prévues

que l'une ou l'autre de ces deux méthodes était la meilleure; parfaitement exécutée, l'une ou l'autre doit forcément conduire à l'éradication totale du paludisme. Mais la perfection étant impossible dans tous les cas, il nous a paru évident que deux défenses conjointes vaudraient toujours mieux qu'une seule. Nous n'avons

à l'avance, dans des délais acceptables, vérifier la qualité des opérations et évaluer les résultats obtenus au prorata des sommes engagées. Très peu de chose, en fait, et administrativement très faisable. Nous avons foi en notre organisation, c'est bien pourquoi nous faisons appel à son esprit de compréhension qui ne s'est jamais démenti dans la personne de ceux qui la représentent. Ainsi donc, nous espérons être entendus dans les

pas obtenu, et nous ne pensons pas obtenir une éradication totale avec les moyens dont nous disposons

actuellement; mais il n'en reste pas moins que nous avons maîtrisé l'endémie palustre sur l'ensemble du pays.

jours à venir afin qu'il nous soit possible de lever certaines hypothèques génératrices d'ajournement et de retard risquant de paralyser dangereusement notre action commune. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Si nous prônons la vaccination antituberculeuse généralisée à toute la population de 0 à 18 ou 25 ans, c'est parce que nos moyens de traitement sont insuf-

fisants et le resteront longtemps encore, et que la vaccination par le BCG est pour nous la seule prophylaxie valable dans les conditions actuelles. Si nous

Je vous remercie, Monsieur Aridy. Je donne maintenant la parole au Dr Montalván, délégué de l'Equateur. Le Dr MONTALVÁN (Equateur) (traduction de l'espagnol): Je

demandons que les nouveau -nés et les nourrissons

soient vaccinés par voie buccale, et non par voie intradermique, ce n'est pas que nous estimions l'une de ces méthodes plus valable que l'autre: c'est que, tout simplement, dans les conditions locales, nous ne pensons pas avoir le personnel suffisant pour effectuer, avec toute la sécurité désirable, des intradermiques aux

tiens tout d'abord à présenter les

tout petits enfants.

félicitations les plus sincères de la délégation équatorienne au Dr Sauter, à l'occasion de son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Ce choix s'explique à la fois par ses éminents titres personnels et par sa qualité de repré-

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

163

sentant du pays si beau et si hospitalier que, pour de multiples raisons, tant d'organisations internationales

pour le Progrès », a mis au point un plan décennal de développement économique et social, dans le cadre duquel un plan d'action sanitaire a été préparé sur la base d'un bilan analytique des ressources disponibles et des besoins à satisfaire pour atteindre des objectifs

- ces organisations dont on pourrait presque dire qu'elles sont le cerveau du monde contemporain ont choisi pour y établir leur siège. Je tiens également

à vous féliciter vous -même, Madame, ainsi que le Dr K. B. N'Dia, de la Côte d'Ivoire, de votre élection aux fonctions de vice -présidents et à exprimer toute

la gratitude qu'éprouve la délégation équatorienne envers les membres de l'Assemblée qui lui ont fait l'honneur de désigner parmi les Vice -Présidents de ce grand forum de la santé mondiale le Dr Alfonso Roldós Garcés, Ministre de la Prévoyance sociale, du Travail et de la Santé de l'Equateur.

déterminés. Le plan de référence, qui est conforme dans ses grandes lignes aux principes de la planification moderne, a mis l'accent, comme on pouvait le prévoir, sur la réorganisation des activités de santé publique qui, à l'heure actuelle, sont assez dispersées et isolées les unes des autres; on entend en effet les intégrer en un solide service national de santé, organisé suivant le principe de la centralisation des grandes décisions et de la décentralisation de l'exécu-

Je me propose essentiellement de commenter le Rapport du Directeur général, et sans doute me permettrez -vous de dire tout d'abord l'admiration que je ressens, admiration devant l'oeuvre magnifique dont témoigne ce document: admiration qui, du reste, ne se teinte d'aucun étonnement puisque, depuis des années, nous avons l'occasion d'apprécier de la façon la plus évidente le progrès et l'élargissement constants des activités et des services organisés par l'OMS sous la sage direction du Dr Marcolino Candau.

tion. On a adopté à cet effet une nouvelle loi sur la structure du service national de santé, la réforme du code sanitaire national et l'assistance sociale, loi que le nouveau gouvernement du pays est résolu à mettre en vigueur avec toute l'énergie nécessaire, dans la mesure où le permettront ses possibilités financières.

Dans l'intervalle, pour autant que l'ont permis les disponibilités financières et les conditions politiques, on a continué à développer les services de santé

Il serait à peu près impossible d'analyser un à un les chapitres d'un document aussi important, tous marqués par l'efficacité et la persévérance qui caractérisent l'action de l'OMS, et plus encore par l'extension et l'approfondissement de ses activités. Cependant

généraux et des programmes spéciaux; je vous en citerai quelques -uns, afin de faire écho, en quelque sorte, aux points importants traités par le Directeur général dans son Rapport, en suivant le même ordre que lui.

on peut observer que chaque année de nouvelles tendances, de nouvelles nuances donnent à ce Rapport

L'éradication du paludisme, sommet de l'effort sanitaire actuel, a trouvé dans l'Equateur un de ses pionniers. En effet, si d'autres pays plus développés et mieux organisés ont obtenu avant nous des résultats remarquables et ont servi d'exemple aux autres, nous avons eu la satisfaction d'entendre le consultant spécial pour le paludisme de l'Organisation panamé-

une physionomie particulière; en effet, le Directeur général s'efforce d'interpréter et d'exécuter les décisions du Conseil exécutif, qui traduisent elles -mêmes les désirs et la volonté de l'Assemblée, organe suprême où s'expriment les aspirations des Etats Membres de

ricaine de la Santé dire à la Treizième Conférence sanitaire panaméricaine, en 1950, que l'Equateur était

l'Organisation. Ce qui - si mon interprétation est juste - constitue la note dominante du Rapport que nous examinons, c'est l'importance de la planification sanitaire, thème des discussions de la dernière Assemblée, certes, mais surtout conception imprimant son sceau propre à toutes les activités de l'Organisation, de même que, depuis quelques années, elle confère un aspect particulier aux services de santé des différents pays.

le pays qui, dans sa législation antipaludique, avait utilisé le premier le mot «éradication» pour désigner l'objectif de sa campagne contre le paludisme. Cette notion, reprise dans une des résolutions de la Conférence, a acquis un statut panaméricain à la conférence de Santiago du Chili, en 1954, avant de devenir véritablement universelle lorsque la Huitième Assemblée mondiale de la Santé l'a adoptée à Mexico en 1955. Depuis lors, bien de l'eau a passé sous le pont, bien des efforts ont été déployés avec succès et, pourquoi ne pas le dire, d'aucuns ont été dépensés en pure perte. Mais je peux dire que, pour notre part, nous avons été

Le fait est que, à mon avis, tous les gouvernements ou la plupart d'entre eux mènent actuellement leurs activités de santé publique, ou du moins se proposent de les mener, selon un plan élaboré avec soin. Ils ne permettent plus que ces activités se déroulent simplement au gré des circonstances et de l'improvisation. Comme les autres pays d'Amérique, l'Equateur,

stimulé par le mouvement de collaboration lancé par le président Kennedy sous le titre d'« Alliance

tenaces (avec des hauts et des bas correspondant à une vie politique mouvementée) et nous continuons à progresser, comme l'atteste le fait que des zones représentant plus de 25 % des régions primitivement impaludées et abritant 52 % de la population touchée en sont déjà à une stade avancé de la phase de conso-

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

lidation, alors que d'autres sont sur le point d'atteindre ce niveau: il ne reste dans le pays que deux foyers à classer parmi les zones difficiles, où divers facteurs,

BCG; à cette fin, nous mettons sur pied, à l'Institut Leopoldo Izquieta Pérez, un laboratoire de production à grande échelle de BCG, desséché pour en faciliter

dont la plupart sont connus, font persister la transmission, le dépistage actif et passif ayant donné 1,1 de cas positifs sur 161 370 lames examinées.

l'emploi. Notre intention est d'exécuter, si possible, un programme de vaccination simultanée contre la variole et la tuberculose: à vrai dire, nous avons été

Nous continuons à croire à la possibilité de l'éradication et notre gouvernement vient de préparer un

parmi les premiers dans le monde à essayer cette formule quand, en 1948, des chercheurs de notre Institut national d'Hygiène ont eu recours à la vaccination associée par scarification avec un succès encourageant.

nouveau plan d'opérations de cinq ans (attaque intensive et consolidation) auquel seront affectés, grâce

à un prêt international, des crédits garantissant le financement intégral du projet, lequel sera exécuté en outre avec l'aide du Bureau sanitaire panaméricain,

L'Equateur a la chance de ne pas connaître le pro-

blème de la bilharziose, la paragonimiase étant la seule infestation à trématodes présentant une certaine importance épidémiologique dans le pays. Nous ignorons également la filariose. En revanche, une maladie assez répandue chez nous est la trypanosomiase américaine ou maladie de Chagas. A ce sujet, je dois répéter

de l'Organisation mondiale de la Santé, du FISE et de l'Agency for International Development des EtatsUnis d'Amérique. Nous souhaitons et nous ferons en

sorte que les spécialistes soient en mesure d'interpréter correctement les phénomènes biologiques en jeu et qu'ils appliquent les méthodes qui nous permettront le mieux de venir à bout de cette entreprise, qui, dans

ce que j'ai déjà dit les années précédentes:

il est

notre pays encore peu développé, comprenant de vastes zones au climat typiquement tropical, a soulevé

extrêmement regrettable que le Rapport du Directeur général de l'OMS passe sous silence cette maladie qui

sévit pourtant dans une grande partie de la Région des Amériques. Aedes aegypti est éliminé de l'Equateur depuis 1953 et, comme il est logique, les maladies associées à la

toutes les difficultés que le milieu peut susciter, à l'exception, heureusement, de la résistance des vecteurs au DDT. Ce produit, en effet, conserve son efficacité et nous n'avons enregistré jusqu'ici, de temps à autre,

présence de ce moustique - fièvre jaune urbaine et dengue - ont également disparu. Nous n'en avons pas moins maintenu en place un système de surveillance, surtout le long de la frontière sud, afin de parer à toute éventualité tant que l'espèce n'aura pas complètement disparu du continent américain.

qu'une résistance de Plasmodium falciparum à la chloroquine, ainsi que je l'ai signalé ici même en 1962.

En tête des autres programmes pour lesquels nous avons bénéficié de l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'Organisation panaméricaine

de la Santé, je mentionnerai en premier lieu l'éradication de la variole, autre grand objectif de l'OMS. Nous pouvons dire aujourd'hui avec satisfaction que grâce à la collaboration étroite, intelligente et dynamique du consultant que nous a envoyé l'Organisation

Toujours dans le domaine des maladies transmissibles, il convient de mentionner les progrès consi-

dérables réalisés dans la lutte contre la lèpre. Notre service spécial organisé avec le concours de l'OPS/ OMS et du FISE a effectué une vaste enquête, couvrant 15 % de la population, sur les cas et leurs contacts et a ainsi dépisté un certain nombre de cas aux premiers stades de la maladie. Les foyers endémiques de peste situés dans l'intérieur

panaméricaine de la Santé et de notre personnel, la variole a pu être extirpée du territoire national en 1964; nous poursuivons depuis lors une campagne de

consolidation en vaccinant toute la population des régions densément peuplées où cela se justifie et en assurant un service permanent dans les centres de santé.

du pays, surtout dans la zone limitrophe du Pérou, ont marqué une recrudescence, de sorte que l'une des provinces côtières a été touchée par l'infection. Nous avons donc intensifié la lutte contre cette maladie et en sommes arrivés à mettre sur pied un programme spécial bénéficiant d'une assistance internationale et présentant toute l'ampleur voulue, afin d'en finir avec cette menace qui pèse constamment sur la santé de la

La lutte antituberculeuse est confiée pour une large part en Equateur à un organisme non gouvernemental

qui agit en harmonie avec le service national de santé; ces dernières années, nous avons assuré l'intégration des services locaux dans une zone de démons-

tration dont je reparlerai. Comme le montrent les statistiques, la mortalité par tuberculose a diminué en Equateur comme dans d'autres pays, mais la morbidité se maintient, tout en se déplaçant vers les

nation. Les accords conclus avec le Pérou au sujet des zones frontières - nos deux pays, si l'on peut dire,

procèdent à des échanges d'infection - renforcent notre espoir d'atteindre cet objectif. La rage, introduite dans le pays en 1941, demeure

zones rurales. Parallèlement aux efforts que nous déployons pour modifier notre stratégie en faisant plus de place à l'action thérapeutique à domicile, nous

un problème important, davantage en raison du caractère dramatique et inexorable de l'infection chez

nous proposons d'intensifier les vaccinations par le

l'homme qu'en raison du nombre de cas - on en a

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

165

déploré douze - nettement inférieur à celui des autres affections. Persuadés que ce problème peut être évité moyennant des mesures radicales, nous avons

d'indiquer ici les efforts faits à cet égard dans notre pays au cours de l'année. En premier lieu, il faut mentionner que, dans le cadre de la refonte des services de santé, on envisage de créer une division qui s'occu-

intensifié la destruction des animaux errants et la vaccination des chiens. A l'heure actuelle, l'Institut national d'Hygiène s'apprête à préparer du vaccin selon la méthode de Fuensalida et Palacios, qui semble

donner des résultats très satisfaisants, tant pour la vaccination de l'homme que du chien. Aux activités de l'Institut national d'Hygiène que j'ai mentionnées en passant, il faut ajouter qu'au cours de l'année écoulée cet organisme a développé ses services au pays en créant des laboratoires annexes dans tous les chefs -lieux de province et dans quelques autres

grandes villes. On est en train de l'agrandir et d'ici deux mois on inaugurera un nouveau bâtiment et des laboratoires qui permettront d'accroître la préparation de produits biologiques nécessaires au pays et d'intensifier le contrôle des denrées alimentaires et des médicaments.

pera exclusivement de la formation et du perfectionnement du personnel à tous les échelons, en s'assurant le concours des diverses subdivisions du service national de santé, et notamment de l'Institut national d'Hygiène, ainsi que d'autres services ou d'établissements d'enseignement, notamment des universités du pays. Des cours plus ou moins limités ou particulièrement urgents sont déjà organisés dans plusieurs de ces établissements, mais, en outre, nous profitons des facilités offertes par l'Organisation panaméricaine de la Santé et par le programme d'assistance technique pour former du personnel à l'étranger.

Parmi les institutions dont nous disposons en Equateur pour nous acquitter de cette tâche, les universités viennent en premier lieu, avec leurs facultés de médecine, leurs écoles d'infirmières, d'ingénieurs, de chimie, etc., et ce qui s'y fait nous intéresse au plus

En ce qui concerne l'hygiène du milieu, outre les fonctions exercées par la division compétente du service national de santé, un grand pas en avant a été accompli avec la création de l'Institut équatorien des Travaux d'Assainissement, destiné essentiellement à créer des services des eaux et des réseaux d'égouts. La loi portant création de cet confère une autonomie suffisante pour lui permettre de s'acquitter de sa tâche avec la souplesse voulue: il est autorisé à conclure des accords avec les municipalités intéressées pour effectuer les travaux nécessaires, l'assainissement étant, chez nous, du ressort des municipalités. L'Institut a commencé à travailler avec un véritable enthousiasme : l'année dernière, il a procédé à des études portant sur

haut point. Comme l'OPS /OMS partage nos préoccupations, elle a veillé à stimuler tout ce qui contribue à l'enseignement médical, offrant des bourses et d'autres facilités d'études, surtout aux futurs médecins et infirmières.

Dans le cadre de la réforme de l'enseignement médical, il convient de mentionner l'organisation dans chaque faculté de médecine, conformément aux tendances modernes, de départements de médecine préventive qui se proposent, par l'entremise des diverses chaires qui leur sont rattachées, de concrétiser

la mentalité préventive dans l'ensemble des études médicales, notamment en instaurant des activités pratiques qui démontreront aux futurs médecins que l'action médicale ne peut pas être individuelle, ni s'arrêter aux aspects curatifs en négligeant les aspects préventifs, de caractère éminemment social.

quarante -cinq réseaux d'adduction d'eau et il en a construit vingt et un, desservant 630 000 habitants. Il a en outre étudié neuf réseaux d'égouts et il en a construit quatre, qui desservent 152 000 habitants. J'ai déjà fait allusion à un programme de démonstration sanitaire. Je voudrais en parler un peu plus en détail, car il représente une expérience que nous jugeons capitale pour le développement des services de santé publique du pays. Mis en oeuvre dans une province étendue, avec une assistance considérable de l'OPS /OMS et du FISE, ce programme est orienté vers l'intégration des services de santé, et cette inté-

Comme vous l'aurez constaté, mon intervention n'a pas eu pour objet de présenter un rapport sur les activités de santé qui se sont développées dans mon pays au cours de l'année écoulée, mais seulement d'appeler votre attention sur certains points saillants.

Par là, j'ai voulu rendre hommage au magnifique Rapport du Directeur général, un peu comme pour illustrer, au moyen d'un échantillon représentatif, à quel point les conceptions actuelles de la santé publique

gration se réalise par une coordination spontanée entre les divers organismes publics et privés exerçant des activités médico- sanitaires, lesquels ont uni leurs efforts sous une direction commune. Huit centres de santé ont été créés dans la zone desservie, peuplée de 676 000 habitants, et tous ces centres sont dotés d'un personnel professionnel et auxiliaire dûment formé.

que le Directeur général sait interpréter et orienter avec une remarquable lucidité se répercutent sur l'activité des services de santé de nos pays et, par voie de conséquence, incitent nos pays à rechercher de plus en plus l'assistance et la collaboration internationales pour développer davantage leur action sanitaire. Permettez -moi enfin, pour terminer ce discours, de ne pas utiliser la formule de remerciement habituelle mais de vous adresser un voeu qui me paraît plus en

Puisque la formation, et en particulier celle du personnel professionnel, est l'élément fondamental du développement des services de santé, je me dois

harmonie avec le caractère de nos activités: « Salut et santé ».

166

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Montalván. Je donne la parole au Dr Chatty, délégué de la Syrie.

particulièrement dans les zones peu favorisées. En Syrie, nous avons été heureux à la fois de bénéficier de l'assistance technique de l'OMS et de constater que les activités se

répartissent de façon équitable et

Le Dr CHATTY (Syrie) (traduction de l'anglais): Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, je ferai de mon mieux pour être bref, mais je vous demande de bien vouloir me permettre d'adres-

ser les sincères félicitations de ma délégation au Dr Sauter pour son élection à la présidence de l'Assemblée. Nos félicitations s'adressent aussi à vous -même, Madame, et aux autres Vice -Présidents, ainsi qu'aux Présidents des deux commissions principales. Je saisis cette occasion pour souhaiter la bienvenue

aux nouveaux Etats qui sont devenus Membres de l'OMS. J'espère que l'Organisation sera vraiment universelle dans un proche avenir et comprendra toutes les nations qui existent au monde.

harmonieuse entre les divers domaines prévus par la Constitution. Au début de l'année, il s'est révélé urgent, du point de vue technique, de reprendre des mesures d'attaque dans certaines zones où s'exécute le programme antipaludique en Syrie. De ce fait, il a fallu doubler les crédits inscrits pour le programme au budget national de 1966. Le FISE n'a pas été en mesure de continuer à apporter au -delà de 1965 sa contribution au programme. L'OMS a alors accepté sans hésiter de se substituer à lui. Cette décision judicieuse et réaliste

a permis de sauver non seulement le programme syrien d'éradication du paludisme, mais encore des programmes analogues de pays voisins. Certains de ces pays ont été occasionnellement obligés de revenir à la phase d'attaque, d'autres ont constaté que des cas de réinfection d'origine interne continuaient à se produire. Dans l'Introduction à son Rapport, le Directeur général a écrit à ce sujet: « D'autre part, certaines opérations ont marqué des temps d'arrêt ou des reculs, en partie à cause de situations politiques instables, mais surtout en raison de facteurs administratifs, opérationnels et socio- économiques et de défaillances du soutien financier. » C'est certainement exact, mais ce n'est pas complet. Il n'est question que

Je tiens, d'autre part, à remercier les membres du Conseil exécutif de leurs intéressants travaux, notamment de ceux de la dernière session. Ma délégation regrette toutefois que le Conseil n'ait pas été en mesure de faire sien le voeu exprimé plusieurs fois par le Sous -

Comité A du Comité régional de la Méditerranée orientale concernant l'adoption de l'arabe comme langue officielle de travail dans notre Région. Nous demeurons persuadés que l'emploi de l'arabe présenterait de grands avantages; aussi poursuivrons nous nos efforts pour mieux exposer notre point de vue au Conseil exécutif et le lui faire partager. Enfin, je désire rendre hommage au Dr Karl Evang pour la façon remarquable et complète dont il a présenté les rapports en discussion. Il a montré encore plus d'éloquence et de profondeur d'esprit dans l'allocution qu'il a prononcée lorsqu'il a reçu le Prix de la

d'un seul aspect du problème; nous croyons que l'autre aspect aussi doit être étudié avec soin, intérêt et diligence. Nous appuyons donc l'observation du

Directeur général, mais nous voudrions en même temps appeler son attention sur l'autre aspect du problème, sur la nécessité d'intensifier les recherches relatives aux difficultés qui se présentent et aux facteurs

Fondation Léon Bernard qui lui était décerné. Le Dr Evang est, depuis la création de l'OMS, l'une des grandes figures de l'Organisation où tous ont apprécié sa brillante intelligence. Je passe à l'intéressant Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation en 1965. J'ai l'honneur et le plaisir de lui dire toute l'estime de ma délégation,

connexes, plus précisément à leur écologie, à leurs

causes, aux raisons de leur apparition et de leur persistance, aux meilleurs moyens de s'y attaquer et au rôle de l'OMS à cet égard. L'ampleur même d'un programme tel que celui de

l'éradication du paludisme exige qu'on prenne en considération des questions bien plus complexes que celles des vecteurs ou de la transmission. L'élément humain compte aussi forcément. Nous avons affaire à des êtres humains, avec leurs tempéraments individuels, leurs milieux sociaux, tout un ensemble de conditions aussi complexe que l'homme lui -même. Les insuffisances qui ont causé certains temps d'arrêt ou reculs dans l'exécution des programmes d'éradication du paludisme dans diverses zones étaient assez visibles et l'on pouvait s'y attendre. C'est pourquoi, afin d'être mieux équipée pour faire face à des difficultés analogues à l'avenir, l'Organisation devrait entreprendre des études et des recherches intéressant les domaines d'action pertinents, que ce soit pour les

dont les éloges s'adressent aussi, tant directement qu'indirectement, à notre Directeur régional et au personnel en poste à Genève ou ailleurs. Les Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé ne peuvent qu'apprécier hautement ses efforts constants pour les aider à appliquer à la solution des problèmes de santé locaux les connaissances spécialisées dont on dispose, pour stimuler la recherche et pour mettre au point des méthodes nouvelles. Certains d'entre eux ont besoin de l'assistance de l'OMS et la reçoivent avec reconnaissance; d'autres notent avec satisfaction que ses fonds sont utilisés efficacement pour améliorer les

conditions sanitaires dans le monde entier et plus

ONZIÈME SÉANCE PLÉNILRE

167

programmes d'éradication du paludisme ou d'autres programmes. Bien entendu, de telles recherches ne suffiront pas à elles seules à éliminer les obstacles, mais nous serons mieux armés pour nous y attaquer et achever la tâche plus vite et à moindres frais. De plus, l'évaluation de chaque programme à tous les stades de son exécution est une nécessité qui ne doit jamais être perdue de vue. Aucun de nous, j'en suis sûr,

Ma délégation partage l'inquiétude que les abus croissants de drogues engendrant la dépendance inspirent à la délégation suédoise. Je saisis aussi cette occasion pour remercier le Dr Engel de son intéressant

exposé sur la contamination des préparations pharmaceutiques et des produits biologiques. Dans le monde entier, les autorités sanitaires

s'alarment de plus en plus de l'extension constante du choléra El Tor. Les craintes ont été particulièrement vives il y a quelques semaines lors du rassemblement

n'ignore que, pour maintenir la santé et la dignité de l'homme, il faut se préoccuper de l'évolution des

comportements humains, ce qui représente déjà un long travail.

saisonnier de gens venant de différentes régions du monde. Fort heureusement, aucune poussée épidé-

Le Rapport du Directeur général traite aussi de l'activité croissante de l'OMS en matière d'enseignement et de formation. Nous sommes reconnaissants de cette intensification constante, mais il est peut -être bon de se rappeler que rien ne sera jamais achevé dans ce domaine. Il y faudra sans cesse des idées nouvelles

mique ne s'est produite, grâce à la vigilance des autorités responsables du pays hôte, ainsi qu'à la persévérance, à la prudence et à la coopération de l'Organisation et des Etats intéressés. Le moment n'est pas encore venu, toutefois, de nous reposer sur

et des crédits de plus en plus importants. Le chemin à parcourir est très long, peut -être sans fin. Les pays les plus avancés eux -mêmes osent dire tout au plus qu'ils se rapprochent d'un équilibre réaliste entre les besoins chaque jour plus grands et les moyens disponibles pour y faire face. Nous reconnaissons la valeur de ce qui a été fait, mais nous voudrions demander au Directeur général de montrer plus d'audace pour que l'Organisation remplisse effectivement sa mission fondamentale. Au cours des siècles, de grands hommes ont construit des pyramides et des monuments colos-

nos lauriers, car nous devrons encore être sur nos gardes et voir s'il n'apparaîtra pas un ou plusieurs cas, ici ou là, du fait de porteurs chez qui souvent « l'excrétion du vibrion El Tor ne dure pas moins de trois ans ». Plusieurs réunions se sont tenues dans notre Région; on y a exprimé l'opinion que l'Assemblée pourrait réexaminer le Règlement en vigueur et modi-

fier certaines de ses dispositions de façon à assurer une protection plus efficace contre la propagation du choléra El Tor. Pour terminer, je me permettrai, Madame la Présidente, d'adresser nos remerciements et nos

saux, mais tous ont échoué pour ce qui est de la diffusion universelle de l'instruction de base. Voici

félicitations au Directeur général et à tous ceux qui ont participé à l'achèvement du nouveau bâtiment du

douze ans, dans cette même salle, ma délégation déclarait devant l'Assemblée de la Santé: « L'attribution de bourses d'études contribue de façon infiniment plus efficace, plus durable et plus générale au développement des services de santé que l'envoi

Siège. Les services de l'OMS y sont maintenant le symbole de la coopération sincère entre toutes les nations en vue installés et ce bâtiment restera

d'améliorer la santé de l'homme sans distinction de

d'équipes d'experts. Ceux qui reviennent dans leur pays après avoir achevé leurs études grâce aux bourses

croyance, de couleur, de condition sociale ou de régime politique. Qu'il soit aussi le symbole de la fraternité entre les nations, qui devra subsister aussi longtemps que la justice, la liberté et la compréhension demeureront le fondement de la paix et de la prospérité. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

obtenues font participer leurs concitoyens aux bienfaits de l'enseignement qu'ils ont reçu à l'étranger et

constituent une réserve de forces qui permet de maintenir l'équilibre entre l'importance ou le nombre des projets et celui des personnes aptes à en assurer

la réalisation. » Je crois que cette observation est aussi valable aujourd'hui qu'il y a douze ans. En Syrie, la nécessité urgente d'accroître le nombre des écoles

Je vous remercie, Dr Chatty. Je donne la parole à Sir George Godber. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais): Madame la Vice -Présidente, j'avais préparé un discours

de médecine s'est imposée à nous voici trois ans. L'OMS nous a envoyé une équipe de conseillers hautement qualifiés. Sur leur recommandation, le Gouvernement a décidé de créer une nouvelle école de médecine à Alep. Ces experts doivent revenir chez nous et nous serons heureux de les accueillir. Nous espérons qu'ils ne seront pas trop déçus. Ils devront se rappeler que nous nous heurtons toujours à deux

assez bref. Je ne crois pas à l'homéopathie, mais je suis heureux de faire le sacrifice de mon discours dans

grands obstacles, le manque d'argent et la pénurie de personnel enseignant qualifié. Les suggestions réalistes qu'ils pourront nous faire sur ces deux points seront les bienvenues et nous les étudierons de manière approfondie.

l'intérêt des autres et, je l'espère, pour votre propre soulagement. Je demanderai donc simplement qu'il figure au compte rendu.

Le texte intégral du discours de Sir George Godber est le suivant:

168

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, ma délégation se joint à toutes celles qui ont félicité le Président de son élection et l'Assemblée

d'avoir fait un choix

si heureux l'année où l'on inaugure le nouveau bâtiment du Siège de l'OMS.

J'adresse aussi mes félicitations au Directeur général

pour son très intéressant Rapport annuel, qui fait le plus grand honneur à lui -même et à ses collaborateurs.

Ceux d'entre nous qui doivent rédiger chaque année des rapports destinés à être publiés savent quel travail cela représente, même lorsqu'il ne s'agit que d'un seul pays. Nous nous demandons parfois si l'usage qui est fait de ces études justifie le mal que nous nous donnons. Néanmoins, le Rapport du Directeur général contient tant d'éléments de valeur que j'ai été frappé une fois de plus de son utilité pour mes collègues et pour moi même. Je ne connais aucune publication qui rassemble

centres de référence de l'OMS s'étende et il importe tout autant que ces centres soient répartis dans de nombreux pays. Le Rapport fait à juste titre mention, à plusieurs reprises, de la question de l'enseignement et de la formation. Nul pays n'a assez de personnel sanitaire; nul n'en aura jamais assez; l'action dans le domaine de la médecine est sans fin; on pourra toujours faire quelque chose de plus. 11 est donc d'une nécessité impérieuse d'éviter aux médecins de perdre leur temps. Or plus du quart de la vie professionnelle d'un médecin,

de son entrée à l'école de médecine à la fin de sa formation, est consacré à apprendre. Nous devons faire en sorte que cette période d'apprentissage soit assez longue, sans l'être trop. La durée de la formation

autant d'indications sur les progrès récents dans le domaine des soins médicaux. Je me demande s'il est lu par autant de médecins et d'autres spécialistes qu'il le mérite et j'espère que le Directeur général voudra bien nous indiquer quel en est le tirage total, c'est à -dire le chiffre des ventes aussi bien que le nombre des exemplaires envoyés aux gouvernements. Le public sait -il suffisamment à quel point l'OMS nous aide tous ? Je suis persuadé que beaucoup de gens

post- universitaire dans toutes les branches de la médecine demande à être revue d'urgence, et cela aussi bien en Grande -Bretagne, où une Commission royale revise actuellement les règles relatives à l'ensei-

gnement de la médecine. J'aimerais également que l'OMS s'intéresse davantage aux professions et techniques paramédicales et aux sciences annexes du domaine sanitaire. Il est grand besoin de coordonner les programmes de formation à cet égard afin de les améliorer et d'éviter toute perte de temps aux professeurs et aux élèves. En Grande -Bretagne, le temps

ne la croient utile qu'aux pays dont les services de santé sont les moins développés. Bien entendu, c'est dans les pays qui connaissent les plus graves difficultés que se justifient le mieux des programmes coûteux par nature. Toutefois, dans chacun des chapitres du

de travail accompli dans les hôpitaux par de tels techniciens - et je ne compte pas les infirmières est presque aussi grand que le temps qu'y consacrent les médecins.

Rapport, il est fait mention d'échanges de renseignements au moyen de réunions, de rapports d'experts, etc., non seulement sur les activités traditionnelles de santé publique, mais encore sur les questions médicales

Je note avec plaisir les nombreuses mentions qui sont faites des méthodes de planification et de la nécessité de mieux préparer les médecins aux tâches d'administration et d'organisation auxquelles il faut que certains d'entre eux se consacrent. Je n'aime pas beaucoup le vocabulaire et la mystique de certains planificateurs - les mots ne remplacent pas l'action mais il y a vraiment là un travail à faire. Nous risquons tous de gaspiller des moyens financiers et des compétences irremplaçables rien qu'en nous en tenant sans

les plus techniques. De tels échanges n'auraient pas lieu s'il n'existait pas une institution internationale qui les organise. En fait, si l'OMS n'était pas là pour s'acquitter de toutes les fonctions qui lui incombent, nous devrions la créer à cette seule fin. La médecine évolue à un rythme qui s'accélère sans cesse. Cette évolution rend de plus en plus importantes les communications sur le plan international. Nombre d'organisations médicales internationales tiennent des réunions où l'on échange des indications sur des sujets

esprit critique à des méthodes traditionnelles. Ce danger menace aussi l'OMS et il convient d'examiner certaines des ornières dans lesquelles nous pouvons nous enliser. La confiance aveugle ne doit pas exister en médecine, pas même en matière d'éradication du paludisme. Ce n'est pas sans quelque sentiment de frustration que je lis, au chapitre 7 des Actes officiels N° 147, que

restreints. Il n'y en a qu'une - l'OMS - qui s'intéresse ou cherche à s'intéresser à toutes les questions.

Il fut un temps où, par « santé internationale », on entendait « mesures de quarantaine », ou guère plus. Ces mesures demeurent indispensables et le Rapport

nous rappelle la nécessité absolue de déclarations rapides et exactes conformément à la Convention, comme, par exemple, lors de la diffusion récente du choléra El Tor. Cependant, il est essentiel aujourd'hui d'échanger des renseignements sur toutes les maladies transmissibles, car le progrès des connaissances concernant l'une d'elles peut aider à en mieux

les rapports de certains groupes scientifiques sont «principalement destinés à informer le Directeur général ». Certains de ces textes sont publiés, mais j'aimerais savoir s'il est possible d'obtenir les autres sur demande, peut -être sous forme de documents polycopiés.

Un sujet très attrayant est mentionné au chapitre 5

où l'on parle d'un « symposium interdisciplinaire international sur les mécanismes neurophysiologiques des différents états de conscience »; cela pourrait avoir des relations avec le comportement aux séances plénières de l'Assemblée. Le Dr Stewart, délégué des Etats -Unis d'Amérique, a exprimé le désir de son pays de favoriser la planification familiale. La planification familiale - par la

comprendre et combattre une autre qui n'a pas encore

été détectée ou qui n'est pas d'importance majeure dans tel ou tel pays. Plus nécessaires encore apparaissent les échanges d'informations sur les maladies non transmissibles et l'étude de leur épidémiologie. Il importe au plus haut point que le réseau des

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

169

famille, mais non imposée à la famille - est aujour-

activités. Et bien que cette appréciation s'adresse à l'ensemble du personnel, je ne puis, quant à moi, ne pas

d'hui de la plus grande importance, dans l'intérêt des générations à venir plus encore que dans celui de la population actuelle du globe. J'appuie tout ce que le Dr Stewart a dit. Nous avons adopté une résolution l'an dernier. Nous ne pouvions compter trouver dans

mentionner ici la très forte impression que me laisse la grande classe des interprètes et des rédacteurs, ni m'empêcher de vous féliciter, Monsieur le Directeur

le Rapport à l'étude que l'indication de travaux

général, d'avoir eu, pour leur choix, la main particulièrement heureuse. Ma délégation tient à dire aussi sa satisfaction des

préparatoires. J'espère que le prochain Rapport contiendra beaucoup plus de choses à ce sujet. L'OMS ne peut tarder davantage à apporter une contribution plus positive à la solution d'un des problèmes sanitaires les plus urgents de notre temps.

services du Directeur régional pour l'Afrique,

le

Enfin, Monsieur le Président, je note avec grand plaisir que l'on a poursuivi très sérieusement les préparatifs en vue d'une intensification notable de la

Dr Alfred Quenum, et à lui dire combien le Sénégal est attentif à ses efforts destinés à nous procurer le meilleur rendement des ressources de l'Organisation. Aux délégués des Etats nouvellement admis dans notre cercle, je suis heureux de souhaiter la bienvenue. Voici que le phénomène irréversible de croissance de l'Organisation amène aujourd'hui à nos côtés Singapour et les Iles Maldives. Ce phénomène est réconfortant et il se poursuivra; il ne s'arrêtera que lorsque tout l'univers se trouvera valablement représenté ici; il ne s'arrêtera que lorsque sera comblé le vide

recherche dans le domaine où seule l'OMS peut exercer convenablement une action stimulante, c'est à -dire dans celui de l'épidémiologie à l'échelle mon-

diale. Nous avons mis longtemps à élaborer un

programme acceptable; je crois viable celui que nous avons maintenant. Dans les limites qui ont été nettement définies, ce pourra être l'une des contributions les plus utiles de l'OMS au progrès de la santé dans le monde. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

immense causé par l'absence de la grande Chine; il ne s'arrêtera que lorsque les peuples de l'Angola, de la Guinée -Bissau, du Mozambique, aujourd'hui martyrisés par le colonialisme portugais, auront récolté les fruits de leur héroïque résistance et, accédant à la souveraineté, viendront en cette enceinte faire entendre leurs voix; il ne s'arrêtera que lorsque les derniers

Je vous remercie, Sir George. Je donne la parole au Dr Wone, délégué du Sénégal.

bastions de l'apartheid se seront écroulés à Pretoria et à Salisbury et que les peuples sud -africain et rhodésien, blancs et noirs, surgissant des ruines pulvérulentes des chimères et des mythes des Verwoerd et des Ian Smith, enverront des délégués bien plus authentiques

Le Dr WONE (Sénégal): Madame la Présidente, le sacrifice consenti par le brillant délégué du Royaume Uni est vraiment trop grand pour le représentant d'un petit pays comme le mien et je voudrais tout d'abord,

que ceux que la réprobation internationale a dû

par mes premiers mots, vous transmettre à tous, honorables délégués, le salut amical et chaleureux que

condamner à déserter notre forum. Madame la Présidente, honorables délégués, tous ces vides déparent l'Organisation et freinent son

le peuple et le Gouvernement du Sénégal formulent pour vous et pour tous les citoyens des Etats que vous représentez. Mon propos sera ensuite destiné à joindre la voix de ma délégation à toutes celles qui l'ont pré-

cédée pour féliciter avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme le Dr Sauter de la brillante élection qui lui confie le soin de diriger les travaux de la Dix -

Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Cet hommage, nous l'adressons non seulement à sa personne, dont tous ici célèbrent la droiture, la compétence et la distinction, mais aussi à son pays si accueillant, si avenant, si attachant. Nos félicitations vont également aux distingués représentants de l'Inde,

se combleront inévitablement parce que, inévitablement, tous les peuples parviendront à leur pleine souveraineté, mais notre assemblée se grandirait et servirait ses buts les plus élevés si elle contribuait à accélérer ce processus en s'opposant énergiquement au colonialisme, à l'impérialisme, au racisme agressif et maléfique et à tous leurs tenants. Madame la Présidente, honorables délégués, ce n'est pas à ce point de la discussion que l'on peut efficience. Ils

tenter de commenter avec quelque originalité le Rapport, pertinent et convaincant, du Directeur général. Tout a été là- dessus excellemment dit par les dizaines d'orateurs qui m'ont précédé et je voudrais

de l'Equateur et de la Côte d'Ivoire, élus en qualité de vice -présidents, ainsi qu'aux Présidents des deux grandes commissions, qui tous partagent avec le Président l'honneur et le poids que l'Assemblée leur a unanimement confiés.

éviter le risque de les mal paraphaser. Je voudrais simplement commenter le bref passage qui traite de l'épidémie de fièvre jaune survenue au Sénégal aux mois de novembre et décembre derniers. Notre pays, en effet, a subi l'automne dernier une

Le Sénégal est heureux d'exprimer cette année encore ses éloges et ses remerciements au Directeur général de l'Organisation, le Dr Candau, pour son Rapport magistral et pour la façon dont il a su gérer, depuis plus d'une décennie, notre organisation, en lui assurant, grâce à son zèle scrupuleux et clairvoyant, une administration fonctionnelle, efficace et impartiale,

brusque résurrection de cette maladie pestilentielle qu'un long silence avait fait prématurément négliger et oublier. Ce brusque « coup de tonnerre dans un ciel serein » est survenu dans des circonstances qui méritent sans doute d'être relatées ici, parce qu'elles sont encore présentes dans plusieurs pays de notre continent, et qu'elles posent un véritable dilemme à nos administrateurs de la santé publique. Les réservoirs de virus amaril existent, en effet, dans plusieurs de nos

et qu'il a su adapter instantanément aux exigences sans cesse accrues et mouvantes de nos multiples

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

pays, nombreux, disséminés et souvent inaccessibles, sinon inidentifiables. Les moustiques vecteurs, et singulièrement les Aedes, existent également, sans que

(rapporté aux 50 000 enfants qui ont été ainsi vaccinés)

la perspective paraisse prochaine de leur destruction généralisée.

Seule la vaccination constitue un rempart efficace. Or, des vaccins existant actuellement, l'un, celui de l'Institut Pasteur de Dakar, facile à se procurer et bon marché, est loin d'être inoffensif en primovaccination, particulièrement chez les enfants, ainsi que mon pays vient d'en faire la pénible expérience. L'autre vaccin, le 17D (souche Rockefeller), d'une grande innocuité, est rare sur le marché mondial, d'un maniement délicat

condamne, me semble -t -il, ce vaccin en dehors des périodes d'épidémie pour cette tranche d'âge et laisse donc entier le dilemme que j'évoquais tout à l'heure. L'Institut Pasteur de Dakar, outre son irremplaçable contribution opérationnelle tout au long de l'épidémie, nous a également servi de support scientifique, et, fonctionnant en qualité de laboratoire de référence de l'OMS pour les arbovirus (pour l'Ouest africain), il a fait preuve d'une haute qualification, qui justifie amplement le choix de l'Organisation. Et nous saluons avec enthousiasme les perspectives prochaines de son

expansion, grâce au concours de l'OMS, qui lui permettra en particulier de multiplier notablement sa capacité de fabrication du vaccin 17D, destiné aux besoins des pays de la Région africaine.

et surtout d'un prix très élevé, qui le met hors de portée pour une campagne de masse dans mon pays. Aussi, en raison des dangers du vaccin de Dakar et du

très net recul de l'endémicité amarile, les Etats de l'Ouest africain, groupés au sein de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies, avaient cru pouvoir recom-

Sur le point de conclure, je m'avise soudain de l'opportunité d'exprimer dans cette enceinte la

reconnaissance de notre gouvernement et de notre service de santé aux Etats qui nous aident de façon décisive à consolider et à étendre notre infrastructure sanitaire: d'une part, à la République française, qui

mander depuis 1959 de ne vacciner qu'à partir de l'âge de dix ans, laissant ainsi une tranche très impor-

tante de la population sans autre protection que sa bonne étoile. C'est ce relâchement, dont des enquêtes sérologiques récentes avaient permis d'observer les effets par la nette diminution du taux de protection,

vient d'achever l'implantation à ses frais de nos services de grandes endémies, et, d'autre part, à la République fédérale d'allemagne, dont le Ministre de la Santé, présent dans cette salle, inaugurera le 25 mai 1966, aux côtés du Président de la République sénégalaise, le nouvel hôpital ultra- moderne de Diourbel, entièrement construit, aménagé et équipé

qui a permis le déclenchement de l'épidémie, à la faveur d'une brusque résurgence du virus chez le réservoir selvatique local. Le bilan de cette poussée, qui a été brève et sévère,

s'est élevé à cent quarante et un décès, dont 90 environ d'enfants âgés de moins de dix ans. Les pouvoirs publics ont pris à cette occasion des mesures très énergiques et un concours international massif et rapide nous a permis de juguler la flambée, de revacciner toute la population adulte du Sénégal et d'entre-

par le Gouvernement de Bonn. Rien ne m'apparaît aussi réconfortant, sur notre planète tourmentée et inquiète, que l'assistance discrète, efficace et désintéressée illustrée par ces exemples.

Madame la Présidente, honorables délégués, le pèlerinage qui, chaque printemps, conduit nos pas sur les bords paisibles du lac Léman, au grand rendez vous du donner et du recevoir, est à nos yeux essentiel

prendre la vaccination au vaccin 17D de toute la population infantile. Cette dernière opération se

poursuit à l'heure actuelle avec des vaccins fournis par l'OMS et des techniciens envoyés par l'assistance technique française. C'est également de l'OMS, de la

France et de l'Institut Pasteur de Dakar, que nous avons, tout au long de l'épidémie, reçu le maximum

pour la compréhension et l'amitié des peuples et des nations et pour leur enrichissement mutuel. En vous remerciant tous de l'avoir enrichie, notre délégation, usant de l'expression sénégalaise traditionnelle, vous dit à tous, simplement, sincèrement: « La paix soit sur vous et sur tous vos peuples. » Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

de soutien matériel, mais nous avons également bénéficié du concours très appréciable de la République

fédérale d'Allemagne, de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, du Gouvernement d'Israël, de la Croix -Rouge internationale et du FISE. Il n'a tenu qu'à nous d'obtenir d'autres concours, tant l'élan de solidarité de tous les Etats représentés à Dakar s'est manifesté avec éclat à l'occasion de cette calamité.

Je vous remercie, Dr Wone. Je donne la parole au Dr Keïta, délégué du Tchad.

La campagne de vaccination entreprise de toute urgence nous ayant amenés dans les premiers jours à vacciner même de jeunes enfants avec le vaccin de

Le Dr KEITA (Tchad) : Madame la Présidente, à l'occasion de votre nomination ainsi que de celle du Président et de tous ses collaborateurs du bureau de cette Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Dakar, nous avons pu nous rendre compte de la réalité et des limites des risques d'accidents neurotropes. C'est ainsi que cent quatre- vingt -onze cas d'encéphalite post- vaccinale ont été hospitalisés à Dakar, avec quatorze décès. Ce bilan assez lourd

j'ai la joie, au nom de la délégation du Tchad que je représente, de vous offrir nos sincères félicitations. Je dois également adresser au Directeur général les éloges les plus flatteurs pour le Rapport complet et très explicite qu'il a présenté sur les activités de l'OMS en 1965.

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

171

Je serai très bref dans mon exposé, qui aura surtout

du Rapport du Directeur général, l'OMS a atteint sa pleine maturité grâce au dévouement inlassable de ses fonctionnaires. Nous aurions préféré qu'il fût possible de réunir l'Assemblée et les deux commissions principales dans le nouveau bâtiment. Nous nous sentons un peu isolés, faute de communications étroites avec le Secrétariat. J'espère que le Directeur général pourra prendre à l'avenir les mesures voulues pour remédier à ce défaut.

trait à la carence et à la formation de personnel médical et paramédical au Tchad. C'est l'essentiel pour nous, et voici pourquoi: au 30 juin 1966, il ne restera

au Tchad que vingt médecins pour quatre millions d'habitants. Je tiens quand même à préciser que l'OMS,

le FISE et le Fonds d'Aide et de Coopération ont fait des efforts dans ce sens, mais hélas il reste beaucoup à faire. Nous n'avons pas d'école de médecine. Nous

avons cependant une école d'infirmiers, dont les élèves sont recrutés au niveau du certificat d'études primaires, et notre effectif total de personnel paramédical est de six cent quatre- vingt -cinq personnes. Je me permets de soulever ce problème devant cette auguste assemblée pour faire appel à toutes les bonnes volontés capables d'assister le Tchad dans son action sanitaire par la fourniture de médecins opérationnels

Le Rapport du Directeur général nous paraît très encourageant. Témoignant d'une vision nette et

pénétrante des choses, il nous présente dans leur perspective réelle les difficultés auxquelles l'Organisation s'est heurtée et les obstacles qui ont été surmontés pour fonder sur une large base l'application des principes fondamentaux de la santé publique dans le domaine de la coopération internationale. La planification économique et sociale systématique en vue d'un développement rapide est difficile. On

(car voici la saison des pluies qui va commencer, et beaucoup de fléaux l'accompagnent); par l'octroi de bourses d'études médicales, car seule l'OMS nous en a donné six en 1965; et, d'autre part, par la fourniture de personnel enseignant pour les deux nouvelles écoles

de personnel paramédical que nous allons créer. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

estime au Pakistan que le pays ne pourra sortir du cercle vicieux de la malnutrition, de l'ignorance et de la maladie que si le taux annuel d'accroissement du produit national brut atteint au moins 7 %. Bien que le développement rapide soulève des problèmes politiques, sociaux et culturels, l'analyse qualitative des besoins fondamentaux de l'homme exige malheureusement une interprétation quantitative et l'accent est invariablement mis sur l'évolution économique, qui seule se prête aisément à la mesure. L'OMS, en raison de la noble mission qu'elle s'est assignée, est à même de stimuler la recherche de solutions nouvelles

Je vous remercie, Dr Keïta. Je donne la parole au Dr Hague, délégué du Pakistan. Le Dr HAQUE (Pakistan) (traduction de l'anglais): Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, j'ai l'honneur, au nom du Gouvernement pakistanais et de ma délégation, de féliciter le Dr Sauter

de son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Ce doit être pour

aux problèmes que pose le financement d'immenses

lui un grand motif de satisfaction, car la présente réunion de l'Assemblée revêt pour son pays une importance particulière. Le Dr Sauter a inauguré officiellement le nouveau bâtiment du Siège, symbole de la coopération mutuelle entre l'OMS et la Suisse. Son élection n'est pas seulement un hommage rendu à ses qualités personnelles d'intelligence et de coeur,

projets de santé publique. On accorde une grande importance à l'effort individuel des pays. Les Etats Membres dont la situation économique est plus favorable que la nôtre peuvent avoir l'assurance que nous désirons vivement assumer nous -mêmes nos responsabilités. Cependant, les circonstances nous ont obligés à conclure que la coopération interna-

tionale dans le domaine sanitaire doit prendre de nouvelles proportions. Il faut élaborer des doctrines neuves pour que les projets sanitaires bénéficient de la

mais aussi un témoignage de la profonde gratitude que les Etats Membres éprouvent envers la Suisse pour le rôle de premier plan qu'elle a toujours joué en matière de collaboration internationale. Je suis persuadé que, grâce à la vaste expérience de son Président, l'Assemblée pourra mener ses travaux à très bonne fin. Je voudrais aussi vous féliciter, Madame la Présidente, ainsi que les autres Vice -Présidents et les Présidents des deux commissions principales. D'autre

part qui doit leur revenir des investissements internationaux dans les pays en voie de développement. Dans cet ordre d'idées, le programme d'éradication

de la variole que le Directeur général a soumis à l'examen de l'Assemblée mérite de retenir particulièrement l'attention. Il prévoit une dépense totale de $180 millions en dix ans. Sur cette somme, $48,5 millions, c'est -à -dire moins de 30 %, doivent provenir de sources extérieures. L'Organisation aurait à fournir

part, nous souhaitons la bienvenue à Singapour et aux Iles Maldives. L'année 1966 marquera une date dans l'histoire de l'Organisation mondiale de la Santé, non seulement parce que le Secrétariat s'est installé dans un nouveau bâtiment, mais encore parce que, comme cela ressort

le tiers de la somme qui doit provenir de sources extérieures, ce qui est considéré comme une part raisonnable. Les quelques malheureux pays où la variole est encore endémique devraient, s'ils acceptaient

la proposition, dépenser à eux seuls, au total, plus

172

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de $130 millions en dix ans. Je me demande s'ils seraient

Enfin, je tiens à dire combien nous sommes reconnaissants de leur aide à l'OMS et aux autres institutions.

à même de le faire, alors que le programme coûteux d'éradication du paludisme et d'autres programmes leur imposent déjà un lourd fardeau financier. Les

Dans la limite de nos faibles ressources, nous continuerons, en association avec ces organismes internationaux, à oeuvrer courageusement et rationnellement pour extirper toutes les causes de misère et de maladie. [Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours que le Dr Haque a prononcé sous forme abrégée.] Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

inviter en outre à contribuer aux $16 millions de devises étrangères dont l'OMS aurait besoin peut représenter la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Serait -ce exagéré que de souhaiter que d'autres pays plus favorisés, qui sont exempts de la variole, partagent cette charge supplémentaire ? Je suis sûr que cette faible contribution de leur part rapporterait beaucoup, tant en économies d'argent qu'en vies épargnées. Pendant l'année écoulée, les services de santé pakistanais ont continué à se développer, malgré des

Je vous remercie, Dr Haque. Je donne la parole au Dr Miyar, délégué de Cuba.

circonstances défavorables. Nous avons établi un projet national de lutte contre la tuberculose, portant sur une durée de vingt ans. L'exécution en a commencé en juin 1965. Nous comptons dépenser plus de 60 mil-

lions de roupies pendant les cinq premières années. Le principe adopté est celui d'une attaque globale. L'efficacité des opérations devrait être beaucoup

Le Dr MIYAR (Cuba) (traduction de l'espagnol): Machine la Présidente, Messieurs les délégués, je tiens à ce que mes premières paroles soient un salut du peuple et du Gouvernement révolutionnaire de Cuba à l'adresse des distingués représentants des pays qui, au sein de l'OMS, se réunissent aujourd'hui pour analyser en détail la situation sanitaire dans le monde, afin de faire converger les efforts communs de toutes les nations sur les problèmes qui affectent à l'échelle mondiale la santé des hommes. Je veux en même temps exprimer nos félicitations au Directeur général pour son brillant Rapport, témoignage objectif

accrue par le développement parallèle des activités de santé publique. Des progrès satisfaisants ont aussi été réalisés en matière d'enseignement de la médecine

et de la santé publique. Un nouvel institut d'études post- universitaires de médecine tropicale et de santé publique tropicale s'ouvrira très prochainement à Dacca.

de tous les événements qui ont affecté la santé du monde en 1965. A vous enfin, Monsieur le Dr Sauter, nous adressons nos compliments pour votre élection méritée à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée

Un programme de masse de planification familiale est en cours. Le crédit prévu à cette fin au troisième

plan quinquennal est le décuple de celui qui était inscrit au deuxième plan. Nous poursuivons énergiquement l'exécution de ce programme et nous comptons qu'il donnera de bons résultats. Il faut se rappeler que le taux d'accroissement de la population, qui varie entre 2,6 et 3 %, annihilerait toutes les augmentations de la richesse nationale que nous cherchons à obtenir par notre travail et nos privations afin d'élever le niveau de vie de la population. Nous estimons que si le taux d'accroissement ne diminue pas, non seulement nous resterons dans une situation économique mauvaise, mais encore nous ne parviendrons pas à mener à bien nos programmes sanitaires. C'est pourquoi je lance à tous les membres de l'Assem-

mondiale de la Santé, élection qui atteste le respect et la considération conquis par votre pays tout au long de son histoire. Une analyse minutieuse du Rapport du Directeur général renseigne sur toute une série de problèmes de santé qui, sous des formes diverses, affectent plus ou moins gravement différents groupes de pays et montrent sans ambiguïté l'existence de deux mondes que séparent nettement leurs niveaux de développement

économique, social et sanitaire. Dans son Rapport, le Directeur général insiste sur les besoins et les problèmes vitaux des pays sous -développés: lutte contre les maladies infectieuses et contagieuses et en particulier contre les maladies quarantenaires, problèmes élémentaires d'hygiène du milieu, nécessité d'une infrastructure médico- sanitaire assurant une couverture minimale et conforme à de sains principes d'organisation et d'administration, pénurie de personnel

blée un appel pour qu'ils étudient ce problème sans passion, et je demande à l'OMS et aux autres institutions d'apporter toute l'aide possible aux pays qui désirent bénéficier d'une assistance dans ce domaine. Avant de terminer, je tiens à exprimer la gratitude de mon gouvernement pour ce que l'OMS fait au

médical et auxiliaire, etc. On trouve aussi dans ce Rapport l'indication d'éléments positifs de développement qui témoignent d'un progrès déj à considérable,

Pakistan. Le Bureau régional de la Méditerranée orientale est dirigé par un savant de grand mérite, qui

et l'exposé d'un programme à réaliser en un temps déterminé, ce à quoi seuls peuvent prétendre des pays hautement spécialisés. Ce Rapport a pour nous le grand intérêt de définir non seulement un plan d'action possible, mais aussi

se montre en outre, ce qui est très rare, capable d'aborder avec chaleur et humanité des problèmes purement scientifiques. Le Dr Taba, je crois, est un scientifique par sa formation et un administrateur par sa vocation et son expérience. Le Pakistan espère

la tâche qui s'impose à l'OMS: provoquer, par son activité systématique, par la coopération internationale et par les efforts de chacun des pays en particulier, le rapprochement des deux mondes évoqués, afin d'éviter

qu'il acceptera de continuer à diriger les activités sanitaires dans la Région de la Méditerranée orientale.

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

173

que le fossé qui les sépare ne se creuse davantage. Et cela sans freiner le développement des plus avancés, mais au contraire en s'efforçant d'accélérer le développement des autres. Nous savons bien qu'étudier un problème ne signifie pas forcément le résoudre, surtout lorsqu'il a des aspects sanitaires qui sont étroitement liés au développement économique et social de chaque pays. La délégation cubaine estime que la cause première et essentielle de maladie et de surmortalité réside dans le sous -développement, né de l'exploitation et de la misère

un taux de 8,6 pour 100 000. Le pourcentage de lames de sang positives est passé de 0,23 % à 0,03 %. Aucun obstacle particulier n'a freiné la succession des cycles de pulvérisations et aucune résistance des vecteurs au

DDT n'a été constatée. En raison du faible taux de lames positives, on a projeté une phase de consolidation dans certaines régions avant les opérations d'éva-

luation assurées par des techniciens spécialisés du BSP durant le premier semestre de 1966. Le programme d'éradication d'Aedes aegypti s'est

auxquelles ont été assujettis de nombreux pays durant

de longues périodes de leur histoire. Cela, nous en avons trouvé confirmation d'un bout à l'autre du Rapport, de même que dans les discours prononcés à cette tribune. La pénurie de ressources économiques, l'analphabétisme, l'insalubrité, la malnutrition et d'autres facteurs encore qui agissent directement sur

poursuivi dans trois provinces du pays où se sont succédé des cycles de contrôle et de traitement insecticide. Dans une autre province, on a commencé les reconnaissances géographiques, les enquêtes entomologiques préalables et le traitement des zones infestées.

la santé de la nation, sont autant d'éléments qui ont créé dans nos pays retardataires un tableau sanitaire nettement différent de celui qu'on trouve dans les pays plus développés.

Le programme national de lutte antituberculeuse à sa deuxième année d'exécution. Dans l'ensemble du territoire cubain, 41 services de radioen est

A propos des ressources humaines par exemple, les chiffres donnés par le Directeur général, puis par les différents délégués, montrent que beaucoup de

graphie (fixes ou mobiles) ont pris 1 032 351 microfilms, chiffre représentant approximativement 25 % des

habitants âgés de plus de 15 ans. On a vacciné par le BCG 178 805 nouveau -nés, soit 69,9 % du total. La

pays connaissent une pénurie aiguë de personnel pour la mise en oeuvre des programmes de santé. La rareté des médecins, des infirmières, des techniciens, etc., est un problème qui ne paraît pas pouvoir trouver une solution rapide et adéquate par une simple évolution proportionnelle. Les déficiences chroniques de l'enseignement, le manque d'enseignants qualifiés

réaction de Mantoux a été pratiquée sur 170 037 enfants d'âge scolaire, dont 91 % ont été revaccinés. On a diagnostiqué 4184 cas nouveaux de tuberculose; 21 941 tuberculeux sont actuellement en traitement dans les dispensaires. L'incidence de la maladie est de 63 pour 100 000 habitants. Au registre national des malades de la lèpre, 4235 personnes étaient inscrites en 1965. On a traité

pour les études médicales supérieures et le nombre insuffisant des écoles de médecine font que ces pays sont enfermés, pour la formation de leur personnel, dans une sorte de cercle vicieux. L'étude des indices, des taux et des causes de morbidité et de mortalité que permet le Rapport du Directeur général incite à orienter dans ce sens une grande partie des efforts de l'OMS, car c'est là l'aspect le plus dramatique de la lutte contre la maladie et la mort. Nous considérons pour notre part que, s'il est par-

94,6 % des lépreux et 6650 contacts. Au cours de l'année, 337 cas nouveaux ont été déclarés, l'incidence étant de 4,5 pour 100 000 habitants. Le meilleur indicateur des progrès de la lutte contre

les maladies diarrhéiques aiguës est fourni par le taux de mortalité. Il a continué à diminuer, atteignant en 1965 le chiffre le plus bas qui ait jamais été enre-

gistré pour ce groupe de maladies dans notre pays. Il y a eu 1977 décès, soit 26,8 pour 100 000 habitants.

faitement vrai que chaque pays doit chercher à résoudre ses propres problèmes par ses propres moyens, l'OMS doit cependant prendre en considération les lacunes les plus graves existant dans certains

La baisse de la mortalité depuis le lancement du programme en 1962 a été de plus de 50 %. Aucun cas de poliomyélite ni de rage humaine n'a

été signalé en 1965. Pour la brucellose humaine, on a compté en tout 19 cas, soit une incidence de 0,3 pour 100 000 habitants. Les chiffres du tétanos ont été légèrement supérieurs

d'entre eux afin de leur fournir, avec la coopération des autres pays, le soutien indispensable pour qu'ils puissent améliorer quelque peu leur situation. Sur le problème du paludisme, le Rapport contient des éléments qui sont de nature à nous préoccuper, car, à côté de quelques pays qui ont réalisé l'éradication,

à ceux de 1964. On a enregistré 502 cas, soit une incidence de 6,7 pour 100 000 habitants. Les programmes d'immunisation se sont poursuivis

il en signale d'autres qui n'ont pu l'entreprendre pour les raisons déjà mentionnées. A Cuba, le programme

à un rythme normal notamment en ce qui concerne le vaccin triple, le vaccin double, l'anatoxine tétanique

d'éradication a été normalement mis en oeuvre au cours de l'année 1965, durant laquelle 125 cas seulement ont été enregistrés, soit 1,7 pour 100 000 habitants, contre 624 cas en 1964, ce qui représentait

et le vaccin antivariolique. La cinquième campagne nationale de vaccination antipoliomyélitique a permis d'immuniser 1 019 461 enfants âgés de 1 mois à 4 ans, soit 97 % de l'effectif total de ce groupe d'âge.

174

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Pour l'hygiène du milieu, le Rapport fait ressortir la politique suivie par l'Organisation, qui est axée principalement sur l'aide aux pays sous -développés. Il est certain que l'assistance technique ou économique ouvre d'intéressantes perspectives, mais il faut recon-

Des études sur l'état de nutrition de la population ont été entreprises au sein de l'Institut national

naître que c'est dans cet important secteur que se manifestent le plus nettement les facteurs économiques

dont j'ai parlé tout à l'heure. L'approvisionnement en eau potable en quantité suffisante et l'installation de systèmes appropriés d'évacuation des matières usées constituent des objectifs communs à tous les pays. A Cuba, l'étude effectuée par le Ministère de la Santé publique sur les conditions d'hygiène dans toutes les localités de plus de 1000 habitants et les recherches de l'Institut de Planification physique du Ministère de la Construction

d'Hygiène, d'Epidémiologie et de Microbiologie par des groupes de travail composés de spécialistes, de personnel ayant reçu des bourses d'études de l'OMS, de biochimistes et de techniciens. Toute l'activité déployée dans le pays en matière sanitaire fait l'objet d'une planification systématique

de la part du Ministère de la Santé publique, qui possède une direction spécialisée se tenant en contact

aident le Gouvernement à fixer l'ordre de priorité pour les investissements en matière d'approvisionnement en eau, d'évacuation des matières usées et de construction de logements. L'administration des services généraux de santé est

étroit avec la Commission centrale du Plan, ce qui assure la coordination voulue entre l'action sanitaire et le développement économique général du pays. A cet égard, nous attachons une grande importance aux progrès réalisés dans le rassemblement, le traitement et l'exploitation des statistiques sanitaires. Les cours suivis par un certain nombre de fonctionnaires grâce à des bourses de l'OPS, les efforts constants qui sont faits pour former des techniciens à tous

les niveaux et l'organisation d'un département de statistique au Ministère sont autant de gages de progrès et de développement. Les services assurés à la population subissent actuellement un changement qualitatif important. Jadis exclusivement orientés vers le traitement des malades, ils commencent depuis l'année dernière

entièrement conforme aux principes énoncés dans le Rapport du Directeur général. On s'emploie surtout à élargir la couverture assurée dans le pays en créant des postes assurant des services intégrés (préventifs

et curatifs) dans les localités qui n'en bénéficiaient pas encore: c'est là une réalisation notable. L'extension

horizontale des services généraux se poursuit parallèlement à la mise en place de services spécialisés.

Il y a à Cuba 150 hôpitaux et 70 dispensaires comprenant au total 49 949 lits, dont 42 162 relèvent

à assurer une protection dynamique à la collectivité. Le travail sur le terrain, intimement lié à l'organisation plus importante. Il communautaire, a paru nécessaire de diviser le territoire en circonscriptions d'une superficie et d'une population déter-

de l'assistance sociale, ce qui représente, pour ces derniers, une proportion de 5,7 pour 1000 habitants. On compte en outre 202 polycliniques, 51 dispensaires

ruraux, 7 laboratoires provinciaux et 16 laboratoires régionaux d'hygiène et d'épidémiologie, 36 centres de consultations dentaires et 398 services de stomatologie.

Le personnel de santé publique en fonction se répartit comme suit: 6815 médecins, soit 9,2 pour 10 000 habitants, 9039 infirmières diplômées, 1492 dentistes, 5299 techniciens.

minées, de telle sorte que la collectivité organisée et nos travailleurs sanitaires puissent appliquer avec efficacité les programmes nationaux de santé. C'est ainsi qu'ont été créés les districts sanitaires et les secteurs qui constituent l'unité territoriale et démographique de base pour le travail sanitaire. Cette décentralisation est actuellement la tâche la plus importante du Ministère de la Santé publique. D'autre part, nous avons travaillé systématiquement

à renforcer les services les plus qualifiés que nous possédions, notamment ceux dont la haute spécialisation

Le budget de la santé publique a été en 1965 de 140 510 645 pesos, soit 5,54 % du budget national.

Le montant des dépenses par habitant a été de 17,84 pesos. Ce budget représente 5,78 fois celui de 1958.

Nous avons donné effet aux indications contenues

dans le Rapport du Directeur général au sujet de l'enseignement et de la formation professionnelle. Le travail éducatif, toujours en accroissement, a constitué en 1965 le complément indispensable de toutes nos activités. Nos deux facultés de médecine

atteint aux niveaux supérieurs de l'activité médicale. Ces services sont progressivement transformés en instituts d'enseignement supérieur et de recherche et travaillent activement à donner à la science médicale la plus haute qualité possible. Madame la Présidente, Messieurs les délégués, je ne puis terminer cette intervention sans évoquer deux problèmes que cette assemblée se doit d'examiner. Je fais allusion tout d'abord au principe de l'uni-

comptent 4516 étudiants en médecine et 472 en dentisterie. L'enseignement y est donné par 388 pro fesseurs -.el chargés de cours. A la fin de l'année universitaire, 326 médecins et 118 dentistes ont reçu leur diplônie. Dans les établissements d'enseignement

de notre organisation, où doivent être représentés tous les peuples qui, par leur travail, se sont fait une place dans le présent et s'en préparent une plus grande dans l'avenir. Leur absence, motivée par des raisons purement politiques, est contraire versalité

aux principes qui sont la raison d'être de l'OMS. Une fois de plus, je répète que nous ne pourrons

paramédical, nous avons formé cette même année 3088 infirmières et autres techniciens.

jamais nous tenir pour satisfaits de notre travail tant que n'y participeront pas la République démocratique

ONZIÉME SÉANCE PLÉNIÈRE

175

allemande, la République populaire de Chine, la

quinquennal - dont ma délégation a parlé à la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé se poursuit de façon satisfaisante. Nous sommes reconnaissants à l'OMS de nous avoir fourni une bonne équipe de planification sanitaire qui nous aide à évaluer les programmes actuels et nous donne des conseils sur les activités à prévoir pour améliorer les

République démocratique du Viet -Nam et la République populaire démocratique de Corée.

Ma seconde observation se rapporte tout aussi directement aux problèmes de santé et de bien -être de l'homme. Je veux parler d'un fléau plus redoutable que la variole, plus meurtrier que le paludisme et plus destructeur que la tuberculose, qui, alors même que nous discutons ici des moyens de soulager les souffrances humaines, s'étend, se propage, prend des formes toujours nouvelles et donne au monde horrifié et indigné le spectacle des méthodes les plus brutales d'extermination. Ce fléau, c'est la guerre. Devant toutes les nations ici représentées, nous prononçons une condamnation indignée contre l'agression barbare dont est victime un petit pays, le Viet -Nam, qui n'a même pas le droit de siéger parmi nous. Au nom de la dignité et de l'honneur des hommes, au nom du respect que méritent tous les peuples, grands ou petits, notre délégation élève ici sa voix pour que l'agression et l'extermination disparaissent de la face du monde. [Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours

services nationaux de santé. Malheureusement, la durée de la mission de cette équipe est trop courte pour permettre une étude approfondie de la situation. Je suis certain que le Directeur général prêtera toute l'attention voulue à ce problème. Conscient de l'importance de l'approvisionnement en eau et de l'évacuation des déchets pour la santé publique, mon gouvernement a ouvert un crédit de £25 millions pour la fourniture d'eau potable dans différents secteurs du pays. Une somme égale a été affectée à l'amélioration des réseaux d'égouts. Le Gouvernement du Royaume de Libye a lancé d'autre part un programme de construction de logements, d'un coût total de £400 millions pour une période de cinq ans. Cela aussi contribuera certainement à l'amélioration de l'hygiène du milieu et à l'élévation des normes de santé publique. Avant de terminer, je voudrais, Madame, par votre intermédiaire, rendre hommage au Dr Candau et au Directeur régional pour la Méditerranée orientale, le Dr Taba, qui s'emploient si judicieusement à réaliser les desseins de l'OMS. Ma délégation exprime enfin

que le Dr Miyar a prononcé sous forme abrégée.] Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Miyar. Je donne la parole au délégué de la Libye, le Dr Abdulhadi. Le Dr ABDULHADI (Libye) (traduction de l'anglais):

Madame la Présidente, pour répondre à votre appel, je me bornerai à m'associer aux félicitations que les orateurs qui m'ont précédé ont adressées aux membres du bureau de l'Assemblée ainsi qu'au Directeur général

toute sa satisfaction et toute sa reconnaissance pour l'aide que l'Organisation mondiale de la Santé fournit à la Libye. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

pour son excellent Rapport sur le travail accompli en 1965.

Je vous remercie, Dr Abdulhadi. Je donne maintenant la parole au délégué de la Haute -Volta, le Dr Conombo. Le Dr CONOMBO (Haute -Volta): Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, honorables délégués,

Ma délégation a noté l'intérêt que l'Organisation porte à la formation de personnel médical et paramédical à l'échelon national, en particulier dans les pays en voie de développment. En Libye, où la pénurie

de personnel technique est grande, nous faisons de notre mieux pour améliorer les services médicaux en recrutant des médecins et des infirmières dans des pays

en abordant pour la première fois les assises de cette haute assemblée, je ne peux que me féliciter de par-

ticiper effectivement à vos travaux, dont l'écho et l'appréciation internationale traduisent bien combien on vous fait confiance de par le monde. Il n'y a aucun doute que la santé de notre monde si vaste et si petit

amis, mais nous avons l'impression de priver par là ces pays d'agents qualifiés. Le Gouvernement libyen fait actuellement construire,

à Tripoli et à Benghazi, deux grands hôpitaux de 1200 lits chacun qui, en plus de leur rôle normal dans

à la fois, si divers et si semblable, dépend pour la grande part de cette haute conception que l'homme a de son semblable et, partant, des moyens et connaissances immenses qu'il met pour le préserver, le conserver et le guérir des troubles morbides qui le guettent à chaque instant. Vu d'ici, l'homme n'est pas un loup pour l'homme. L'excellent Rapport du Directeur général sur l'état sanitaire mondial, rapport dont l'ampleur et le sérieux sont à l'honneur de son auteur, le Dr Candau - à qui j'adresse ainsi qu'à tout son personnel toutes

le domaine des soins curatifs, serviront à former du personnel médical et paramédical. Nous espérons pouvoir bénéficier dans un proche avenir de la précieuse assistance de l'OMS pour créer notre première école de médecine.

Au cours des trois dernières années, grâce au recrutement à l'étranger, mon gouvernement a réussi à augmenter le rapport médecins /population, qui est actuellement de 1 médecin pour 2500 habitants. L'exécution des projets prévus au premier plan

mes vives félicitations en même temps que ma vive admiration - signale à l'attention, en ce qui concerne

176

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

la Haute -Volta, différents points que je voudrais rappeler rapidement.

à une prévalence de 36,8 pour 1000. Le traitement de la maladie se fait presque exclusivement par la DDS,

Une réorganisation du service général de santé est en cours. Une organisation locale en vue de la formation du personnel paramédical est, d'autre part, en gestation; mais nous prierons notre organisation,

comme j'ai eu l'occasion de le dire quelquefois en commission, de nous octroyer quelques bourses et

utilisée le plus souvent sous forme de comprimés. Ceux -ci sont délivrés chaque semaine aux malades par des circuits de traitement dont le réseau couvre pratiquement la totalité du pays. Cependant, dans quelques régions d'accès particulièrement difficile, les comprimés de DDS sont délivrés pour trois mois: ce procédé, qui touche actuellement environ 10 000 malades, a été utilisé en Haute -Volta depuis 1962; en effet, faute de moyens de locomotion, on ne peut que charger des distributeurs occasionnels de passer dans les villages et de distribuer les comprimés. Des

du matériel pour la formation de techniciens de l'administration sanitaire et de spécialistes de laboratoire.

L'alimentation en eau des populations revêt également pour mon pays une importance capitale, mais

c'est faute à la fois de techniciens et de moyens financiers que cette eau indispensable à la santé des 4 500 000 habitants de la Haute -Volta restera encore longtemps un luxe. Que les pays, techniciens et dirigeants de notre haute assemblée, dont la solidarité internationale ne s'est jamais démentie, m'entendent et nous aident. Sans m'attarder à vous décrire les différentes formations fonctionnant en Haute -Volta, je voudrais tout simplement traduire en un mot notre véritable angoisse: la pénurie de médicaments. Médicaments: c'est le mot clé de l'intervention que je fais au nom de la Haute -Volta. Pour le moment, voici, en ce qui concerne la situation sanitaire, les principales affections auxquelles nos

contrôles cliniques récents montrent qu'on pourra certainement étendre ce traitement dans l'avenir. Là aussi, une aide en moyens de transport s'avère nécessaire. En 1965, 83 175 malades ont été « traités au moins une fois », soit 74,7 % des malades à traiter. Les résultats obtenus jusqu'ici nous paraissent extrê-

mement encourageants. En effet, au 31 décembre 1965, nous avions 35 921 malades « en observation sans traitement », c'est -à -dire pratiquement guéris,

ce qui représentait 25,2 % des malades connus. A ceux -ci s'ajoutent 17 921 malades « blanchis », c'est -

à -dire ne présentant plus de signes cliniques, mais n'ayant pas encore la durée de traitement requise pour être déclarés « en observation sans traitement ». Au total donc, au 31 décembre 1965, 53 842 malades, soit 37,8 % des existants, étaient signalés comme n'ayant plus de signe clinique de lèpre.

praticiens livrent chaque jour une lutte sans merci, avec des moyens réduits mais dont la technicité est néanmoins valable.

Je ne parlerai pas de toutes les maladies dont mes collègues africains en général ont pu déjà vous exposer l'ampleur ici, mais je voudrais souligner tout spécialement quelques cas tels que celui de la trypanosomiase. En 1965, 221 nouveaux trypanosomés ont été décou-

Pour ce qui est des tréponématoses, les cas de syphilis endémique signalés dans le nord du pays et de pian dans le sud sont peu nombreux: 2014 cas de syphilis, 266 cas de pian.

En ce qui concerne l'onchocercose, on estime approximativement à 400 000 le nombre de Voltaïques

verts. Le nombre de nouveaux malades continue de décroître régulièrement d'année en année; par exemple, 733 cas en 1957 contre 563 en 1960, 375 en 1963, alors que le nombre de personnes visitées n'a cessé également

atteints par cette maladie et à 40 000 le nombre de cécités dont elle est responsable. Ce chiffre est anormalement bas par rapport à ce que nous constatons dans les villages. L'onchocercose apparaît donc comme

d'augmenter. On est parvenu à un contrôle

très

un des problèmes de santé publique majeurs de Haute -Volta. L'endémie touche tout le sud du pays, au- dessous du parallèle de Ouagadougou, la capitale. Dans beaucoup de régions, il est courant de trouver des villages parasités à 70 et 80 %. Etant donné la biologie du vecteur simulidien, c'est dans ces vallées, donc dans les régions les plus fertiles, que l'onchocercose sévit le plus durement. Voyez la portée

satisfaisant de cette endémo- épidémie. Le travail

accompli ici apparaît remarquable si l'on se souvient qu'en 1940 encore on dépistait 11 000 nouveaux cas de trypanosomiase en Haute -Volta parmi 1 400 000 personnes visitées. La surveillance exercée continuellement par les équipes de prospection du Service des

Grandes Endémies, auxquelles on ne saurait trop rendre hommage, permet de penser que les petits foyers résiduels surtout situés dans la région de Bobo -Dioulasso et de Banfora disparaîtront dans les années à venir, mais nous savons que la tâche qui reste est immense. Quant à la lèpre, on peut maintenant estimer qu'on est parvenu en Haute -Volta à une évaluation correcte de l'endémie lépreuse. Au 31 décembre 1965, 142 109 malades de la lèpre étaient fichés, sur une population recensée de 3 859 176 habitants, ce qui correspond

sociologique. Non seulement beaucoup de populations de ces vallées émigrent vers des régions plus clémentes,

mais celles qui restent sur place doivent prendre en charge un nombre parfois impressionnant d'aveugles. Contre l'onchocercose, après des études préliminaires soigneuses, une campagne limitée vient d'être entreprise, sous l'égide de l'Organisation de Coordi-

nation et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), avec une importante assistance; c}u Fonds européen de Développement,

ONZIÈME SÉANCE. PLÉNIÈRE

177

que je prie ici d'accepter en passant nos remerciements. Cette campagne, qui associe le traitement des malades

par le Trimélarsan à la lutte antilarvaire par le DDT, touche des régions voisines de trois pays: Mali, Côte

d'Ivoire et Haute -Volta. Le champ est vaste,

les

ouvriers et les moyens sont peu nombreux. Quant au trachome, il sévit surtout dans le nord du

pays, au- dessus du parallèle de Ouagadougou. On estime que cette maladie atteint 5 à 10 % de la population de ces régions. Une vigoureuse, action doit être entreprise et nous appelons le reste du monde à notre secours. Des essais limités de traitement systématique sont en cours dans les écoles. En ce qui concerne la tuberculose, des estimations basées sur les analogies avec les pays voisins et des enquêtes tuberculiniques limitées effectuées jusqu'ici permettent de penser qu'il existe en Haute -Volta de 40 000 à 80 000 tuberculeux. Le traitement et l'entretien coûtent cher et nous ne disposons pas des médicaments modernes. Une campagne de vaccination BCG indiscriminée commencera dans le pays en 1966 seulement.

Pour ce qui est de la variole, j'ai eu l'occasion hier de vous indiquer les chiffres. Ils sont dans mon discours, je n'y reviens pas. Enfin, Madame la Présidente, permettez -moi de féliciter le Dr Sauter qui a été élu brillamment à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé et, sachant que toute sa vie est faite de dévouement pour autrui, on pense et on espère qu'il saura encore donner ici la plus haute expression de son altruisme. Nous vous associons de tout coeur, Madame la Présidente, à ces félicitations. J'adresse également

mes vives félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales, ainsi qu'à tout le personnel qui a tant oeuvré pour que nous soyons à même de nous prononcer sur des questions d'une telle importance. Aussi, je remercie infiniment l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Conombo. Je donne la parole au délégué du Nigéria, le Dr Austen Peters. l'anglais) :

Des poussées épidémiques d'autres affections telles que la méningite sont également une cause d'inquiétude

pour notre pays. Pendant les trois dernières années, on a signalé en 1963: 1048 cas, dont 235 décès; en 1964: 1268 cas, dont 240 décès; en 1965: 1294 cas, dont 245 décès. La Haute -Volta paie donc un lourd tribut à cette redoutable maladie. C'est pourquoi des antibiotiques, des sulfamides du monde entier doivent par solidarité converger vers nous. La rougeole a fait l'objet d'une campagne globale de

Le Dr AUSTEN PETERS (Nigéria) (traduction de Madame la Présidente, Mesdames et

Messieurs les délégués, je voudrais, au nom de mon gouvernement, le Gouvernement militaire fédéral du Nigéria, saluer l'Assemblée mondiale de la Santé et féliciter son nouveau Président, le Dr Sauter. Je félicite aussi les Vice -Présidents, les Présidents des commissions et les autres membres du bureau. Ma délégation tient également à remercier le Président sortant, le Dr Olguín, de la remarquable façon dont il a accompli sa mission et contribué au succès de la précédente Assemblée.

vaccination menée de novembre 1962 à mars 1963 grâce à l'assistance des Etats -Unis d'Amérique, campagne qui toucha à la fois 731 546 enfants âgés de 6 mois à 4 ans, et à la suite de laquelle on enregistra une baisse de l'incidence pendant deux années. En 1962, nous avions enregistré 27 797 cas et 1021 décès; en 1963, 7053 cas et 290 décès, tandis qu'en 1964 on a enregistré 5117 cas et 211 décès. Malheureusement, les

Je dois aussi souhaiter une chaleureuse bienvenue aux nouveaux Etats Membres: les Iles Maldives et Singapour. Enfin, je félicite le Directeur général et ses collabo-

vaccins coûtent cher et les vaccinations n'ont pu être continuées à un rythme suffisant: nous n'avons pu en pratiquer que 24 676 en 1963 et 33 652 en 1964. Or, il aurait fallu pouvoir assurer environ 200 000 nouvelles vaccinations par an pour protéger surtout les enfants. Aussi, faute de vaccins, a -t -on encore enregistré au cours de l'année 1965 21 225 cas de rougeole, avec 635 décès. Nous perdons du terrain, mais je pense

rateurs de la compétence avec laquelle le Secrétariat s'acquitte de ses fonctions. C'est la première fois que j'ai l'honneur et l'avantage de représenter mon pays à l'Assemblée mondiale de la Santé.

Je sais être l'interprète fidèle de mon gouvernement

qu'avec l'aide de tous ceux qui sont intéressés à la santé de nos pays et qui sont en mesure de nous aider, nous pourrons combattre à nouveau la maladie. Nous allons d'ailleurs dresser un programme quinquennal. Le Rapport du Directeur général, auquel je me réfère à nouveau, me permet de féliciter tous ceux qui nous ont donné du vaccin: outre les Etats -Unis d'Amérique,

et de mes compatriotes quand je dis que le Nigéria attache un très haut prix à sa qualité de Membre de l'OMS et continuera sans défaillance à soutenir cette noble organisation dans tout ce qu'elle entreprend au service de l'humanité. Pour l'Afrique, et pour le Nigéria en particulier, l'année 1966 est une année marquante et significative.

Le Nigeria possède maintenant un gouvernement nouveau et populaire dont l'installation a notammen permis d'assurer une planification sanitaire plus efficace

à l'échelon national et facilité la réalisation des programmes de santé pour le bien de notre vaste pays tout entier. ' Voir p. 294.

que j'ai cités tout à l'heure, l'AID et également la République fédérale d'Allemagne.

178

.

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Je voudrais rappeler ici que le Nigéria, avec près de 60 millions d'habitants pour une superficie de plus de

Le Nigéria est l'un des vingt -trois pays auxquels l'OMS prête son assistance pour la lutte contre la lèpre. Cette assistance nous est très précieuse et des démonstrations se poursuivent avec succès dans

1 000 000 de kilomètres carrés, est le pays le plus peuplé d'Afrique. Les problèmes de santé y sont multiples et variés. Le chef du Gouvernement, le Major -Général J. T. U. Aguiyi Ironsi, Commandant suprême des Forces années nigériennes et Président du Gouvernement militaire fédéral, a solennellement déclaré son intention de faire une place importante à l'action sanitaire. Depuis le changement de gouvernement, il a parlé à maintes reprises des moyens d'améliorer la santé de la nation, en particulier dans un message radiodiffusé voici quelques semaines à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé, qui a marqué

plusieurs zones pilotes. A Uzoakoli, dans le Nigeria oriental, un centre soutenu par l'OMS travaille à la recherche de nouveaux médicaments antilépreux. Les traitements du personnel représentent $15 734, le coût du matériel et des fournitures $200. En matière d'administration de la santé publique, on s'emploie à organiser les services de santé ruraux notamment dans le sud du pays. Les traitements du personnel envoyé représentent $46 867, le coût du matériel et des fournitures $200.

au Nigéria le début d'une Semaine de l'OMS. Dans l'allocution qu'il a prononcée le 29 avril 1966 devant l'Association médicale nigérienne, il a dit notamment: «La médecine est un art ancien et véné-

L'OMS nous a également procuré du personnel et

du matériel pour des activités dans les domaines suivants: laboratoires de santé publique, services d'épidémiologie, administration de la santé publique, services consultatifs, enseignement infirmier, hygiène sociale et médecine du travail, éducation sanitaire, santé mentale, enseignement et formation professionnelle, statistiques démographiques et sanitaires. Enfin, des bourses pour études post- universitaires de santé publique continueront de nous être attribuées. De tout cela nous sommes infiniment reconnaissants à l'Organisation.

rable. En tant qu'éminents praticiens de cet art, habiles à soulager la douleur et à secourir l'humanité souffrante, l'une de vos principales préoccupations doit être de hausser les compétences techniques de votre profession au niveau le plus élevé possible, de façon à pouvoir non seulement maintenir vos concitoyens en bonne santé, mais encore les rendre pleinement capables de s'acquitter de l'immense tâche de mise en valeur du pays. C'est là un point de la plus haute importance, car la réalisation de nos gigantesques programmes de développement dépend dans une large mesure de la plus grande de nos ressources nationales: les hommes et les femmes du Nigéria. J'espère que dans

Après ce tableau de l'aide que nous avons reçue de l'OMS pour surmonter quelques -unes de nos difficultés, il me reste à parler des tâches qui attendent encore les pays en voie de développement, l'OMS et les pays avancés. Quels sont les principaux problèmes ? D'abord, la

la pratique quotidienne de votre art comme dans vos efforts de perfectionnement scientifique, vous saurez vous attacher autant à la médecine préventive qu'à la médecine curative ». Je saisirai cette occasion pour remercier l'OMS de

mortalité infantile dont le taux, oscillant entre 60 et 80 pour 1000 naissances vivantes au Nigéria, est encore

très élevé en raison principalement de maladies qu'il

serait possible de prévenir. Il s'agit là, sans aucun doute, d'un problème complexe dû en partie à l'ignorance et à la misère, en partie au manque de personnel et de moyens. Au cours de l'année écoulée, notre réseau de centres de santé s'est développé aussi bien en milieu rural que dans les secteurs urbains. Ces centres assurent des services intégrés, à la fois préventifs et curatifs. Nous

son soutien aux divers programmes sanitaires du Nigéria et me permettrai de citer quelques -uns des projets que nous exécutons en coopération avec elle. Des programmes pré- éradication du paludisme sont en cours dans les diverses régions du pays. Nous béné-

ficions pour cela du concours de trois paludologues, trois conseillers en santé publique, deux entomologistes, trois techniciens de laboratoire et trois techniciens de l'assainissement. La valeur de l'aide qui nous est apportée se chiffre à $222 898, plus $32 000 pour le matériel.

sommes reconnaissants à l'OMS et au FISE du matériel qu'ils nous ont fourni pour cela. Nous remercions aussi le Gouvernement de la République

fédérale d'Allemagne qui nous a aidés à installer des centres de santé au Nigéria septentrional. L'infrastructure sanitaire dont dépend le succès de beaucoup de nos programmes s'est ainsi beaucoup améliorée, en particulier en ce qui concerne l'éradication des maladies transmissibles. Nous devons remercier également

Nos projets de lutte antituberculeuse, que l'OMS a fermement soutenus, se poursuivront jusqu'en 1968

et, nous l'espérons, finiront par former un véritable programme national. Ici encore, l'Organisation nous a fourni du personnel, des conseils techniques et des fonds; le Nigéria a reçu de l'aide pour ce programme.

le Gouvernement d'Israël qui nous a apporté une assistance pour la formation de personnel de la catégorie supérieure.

Nous comptons que l'expérience acquise à cette occasion sera susceptible d'application à l'échelle nationale. Les traitements du personnel envoyé représentent au total $49 515, le coût du matériel $100.

Les maladies transmissibles nous posent des problèmes nombreux et difficiles. La rougeole, le pian, la variole, la coqueluche, le trachome, l'onchocercose,

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

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la méningite, d'autres affections encore, sévissent sur notre territoire. Dans nos centres de santé, nous avons

L'amélioration de la santé publique exige aussi la construction de logements de meilleure qualité, l'évacuation des eaux usées et autres déchets et l'appro-

entrepris des programmes de vaccination contre la variole, la coqueluche, le tétanos et, à une moindre échelle, contre la rougeole. Ces programmes, toutefois, demeurent insuffisants pour barrer vraiment la route à ces maladies. Pour l'onchocercose et la méningite à méningocoques, nous ne voyons pas encore de solutions précises. Je suis heureux de signaler en revanche que, dans beaucoup de régions du pays, le pian est devenu d'une

visionnement en eau saine de toute la population. Ces réalisations influeraient directement sur le niveau sanitaire, mais il y a, toutefois, plusieurs autres facteurs dont les effets sont indirects. Je citerai en particulier le développement industriel: sans industries productives, aucun pays ne peut vraiment maintenir ses services sanitaires et autres services sociaux. Je citerai encore l'éducation de base, sans laquelle aucun progrès

importance relativement secondaire grâce à l'action de l'OMS et du FISE. Plus de seize millions de Nigériens ont bénéficié du programme d'éradication. Nous tenons à remercier aussi l'OMS et le Gouvernement des Etats -Unis du projet d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole dans les dix -neuf

réel et durable ne peut être accompli dans d'autres domaines, le développement agricole, indispensable soutien d'une politique valable en matière de nutrition, enfin le développement des transports et des communications, si essentiel pour que l'action de santé puisse

pays d'Afrique occidentale. Cette grande entreprise vise en effet à faire disparaître deux des maladies qui tuent le plus d'enfants dans la Région. Elle nous permettra également de constituer une infrastructure et

atteindre les secteurs les plus reculés du territoire national. Voilà autant de problèmes auxquels les pays en voie de développement doivent faire face tout

d'acquérir une expérience de l'organisation qui nous serviront contre d'autres maladies épidémiques. Comme le délégué des Etats -Unis l'a indiqué, plus de 100 millions de personnes en Afrique occidentale bénéficieront des opérations envisagées. On comprenquand on saura que plus de la moitié de la population en question vit au Nigéria.

en répondant à des besoins sanitaires extrêmement pressants, et cela avec de très maigres ressources. La nécessité d'une assistance est donc évidente dans ces domaines qui sont directement liés à celui de la santé.

L'aide extérieure devrait viser avant tout à mettre les

services nationaux en mesure de résoudre les

dra tout l'intérêt que mon pays porte à ce projet La malnutrition demeure un problème majeur dans les nations en voie de développement. Elle tient surtout à des facteurs socio- économiques. Des débuts

problèmes du pays. En premier lieu, toutes les organisations internationales peuvent contribuer à décourager les coalitions d'intérêts qui s'entendent pour maintenir à des prix très bas, sur le marché mondial, les produits de base des régions en voie de développement. Il ne faudrait pas grand -chose pour que, tout en garantis-

encourageants ont été faits en matière d'éducation nutritionnelle. L'OMS, le FISE, la FAO, l'Université d'Ibadan et l'Université de Londres patronnent ensemble un cours de nutrition d'un an pour ressortissants de pays anglophones. Les études se font en

sant des profits porportionnés aux efforts déployés, on permette aux ressources économiques des pays en voie de développement d'atteindre un niveau tel que ces pays puissent financer la plupart de leurs programmes sanitaires, soit seuls, soit avec très peu d'assistance.

partie à Londres, en partie - notamment pour le stage pratique - à Ibadan, au Nigéria. Nous en sommes très satisfaits. Cependant, il reste urgent de donner une meilleure formation nutritionnelle à tout le personnel paramédical, aux enseignants, aux agents

En second lieu, il conviendrait de donner priorité absolue à la formation de personnel sanitaire à tous les échelons, de telle sorte qu'avec le temps les pays en voie de développement soient en mesure de faire fonctionner leurs services de santé sans aide extérieure. A cet égard, je signalerai que des écoles de médecine

répandues en éduquant les mères, les écoliers, les instituteurs, les travailleurs. Nos projets pilotes de repas scolaires ont obtenu le plus grand succès, apportant aux enfants des écoles une bonne partie de la ration de protéines dont ils ont besoin, mais une assistance nous serait nécessaire pour étendre ce service à tout le pays.

des collectivités, etc. Il faut arriver à ce que les connaissances en matière de nutrition soient largement

ont été créées dans deux des cinq universités du Nigéria. Actuellement, elles peuvent former 100 médecins par an. Etant donné notre population et le fait que l'on compte moins de 2000 praticiens en exercice dans le pays, nous devrons non seulement accroître les possibilités des écoles existantes mais

encore en ouvrir d'autres pour atteindre dans un avenir prévisible la proportion minimale d'un médecin pour 10 000 habitants.

En dernière analyse, rien ne saurait toutefois remplacer le programme de nutrition appliquée qui nous permettra de tirer le maximum de profit des aliments protéiques et autres disponibles localement,

et d'en produire davantage grâce à une vigoureuse politique agricole. Nous sommes reconnaissants au FISE du concours qu'il nous a prêté pour produire dans le Nigéria septentrional le riche aliment d'appoint protéique connu sous le nom d' «Arlac ». Nous espérons obtenir une aide pour le développement de cette production.

Nous remercions sincèrement l'OMS, le FISE et les Gouvernements du Royaume -Uni, du Canada et des Etats -Unis pour l'assistance qu'ils nous ont four-

nie jusqu'ici dans ce domaine. Les possibilités de coopération future restent d'ailleurs très vastes. Je saisirai aussi cette occasion pour remercier le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques qui a récemment offert d'aider le Gouver-

nement nigérien à organiser une troisième école de

180

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

médecine dans une autre de nos universités. Nous serons heureux de voir ce projet se réaliser et nous comptons sur de nombreuses années de collaboration fructueuse à ce sujet.

[Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours que le Dr Austen Peters a prononcé sous forme abrégée.] Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

C'est aussi avec grand plaisir que nous avons accueilli au Nigéria, au cours de l'année écoulée, une

équipe de chercheurs médicaux russes qui ont travaillé aux côtés de spécialistes scientifiques nigériens. Avec tous ceux qui veulent contribuer à l'amélioration

Je vous remercie, Dr Austen Peters. Je donne maintenant la parole au délégué du Costa Rica, le Dr Fernández Soto. Le Dr FERNÁNDEZ SOTO (Costa Rica) (traduction de

de la santé mondiale, nous collaborerons toujours volontiers.

Nos programmes de formation d'infirmières, de sages -femmes et d'autres travailleurs paramédicaux se déroulent de façon satisfaisante. D'ici quelque

l'espagnol): Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, c'est un grand honneur pour moi que d'apporter ici le salut de mon gouvernement à tous les pays représentés à la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Au nom de ma délégation et en mon nom propre, je félicite de leur élection notre nouveau Président, le Dr Sauter, et les Vice -Présidents. Je félicite aussi le Dr Candau, notre Directeur général,

temps, le Nigéria sera à même de fournir tout le personnel de ces catégories pour ses services de santé.

En attendant, il nous faut des experts pour aider à réaliser ces programmes, un plus grand nombre de bourses pour les homologues nationaux qui rempla-

ceront ces experts et des moyens supplémentaires pour développer nos activités dans ce domaine. Nous avons besoin aussi d'appuis matériels et de personnel spécialisé pour les statistiques, la planification et l'éducation sanitaires, ainsi que pour l'indispensable contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques. Dans ces secteurs comme dans les autres, nous serons

de l'excellent Rapport présenté à l'Assemblée et de la compétence avec laquelle il dirige les activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Costa Rica est un pays en voie de développement

qui a connu au cours des dix dernières années une croissance économique assez grande mais irrégulière, parce que tributaire de facteurs extérieurs notamment d'exportations sujettes à des fluctuations marquées - un accroissement démographique important, une concentration de la population et des activités socio- économiques dans des secteurs limités, et une intervention croissante du secteur public dans

heureux de toute coopération et de toute assistance qui nous sera offerte. Je voudrais insister tout particulièrement sur l'importance de la planification et de l'éducation sanitaire dans le développement d'ensemble des services de santé. Une planification adéquate, reposant sur des statistiques appropriées, aidera l'action sanitaire à obtenir la priorité qu'elle mérite dans le programme national de développement. Dans une société où le niveau d'instruction générale est bas et

la stimulation et la réalisation des investissements. Il ressort clairement de la courbe du développement que l'économie nationale n'a maintenu qu'avec

difficulté son rythme d'expansion entre 1950 et 1962

et qu'une tendance défavorable s'est manifestée à partir de 1955, année où les prix du café ont commencé à baisser.

la superstition répandue, l'éducation sanitaire revêt évidemment une importance plus grande qu'ailleurs. Il faut donc que l'exécution de tout projet sanitaire y soit précédée et accompagnée d'une énergique campagne d'éducation propre à gagner la coopération

Le taux d'accroissement démographique annuel est de 3,7 % et la population, qui comptait 1 356 000 personnes au recensement de 1954, a doublé en dix neuf ans. Le recensement de 1963 a révélé que 34,5 des habitations étaient en bon état et 43,8 % en mauvais état, la situation étant plus grave en milieu rural

des masses, sans laquelle la réussite ne peut être garantie. C'est dire que nous sommes résolus à appuyer

tous nos programmes de santé par une vigoureuse action éducative afin de leur assurer le maximum de succès possible. Je ne voudrais pas, Madame la Présidente, retenir

qu'ailleurs; 10% d'entre elles n'avaient pas de poste d'eau et plus de 60 % étaient desservies par des puits

ou des canalisations qui ne répondaient pas aux normes voulues pour que l'eau fût potable. Sur la base du nombre des analphabètes de plus

plus longtemps l'attention de l'Assemblée, mais je tiens à dire que le Gouvernement nigérien a pleinement

de dix ans, le taux d'analphabétisme, à la date du recensement de 1963, s'établissait à 14 % de l'ensemble

conscience de l'immensité des problèmes sanitaires qui se posent à notre peuple. Nous sommes fermement décidés à donner à ces problèmes une solution permanente. Pour cela, nous

de la population. En 1962, le taux de mortalité géné-

rale était de 8,5 pour 1000 et le taux de mortalité infantile de 90,2 pour 1000 naissances vivantes. Les dix principales causes de décès sont restées les mêmes depuis dix ans. Les quatre plus importantes sont la gastro- entérite, les maladies de l'appareil circulatoire, les tumeurs et les pneumonies et broncho-

avons des hommes et des femmes à former, des ressources à mettre en valeur. Ce qu'il nous faut donc,

c'est l'effet catalytique de l'assistance de l'OMS et d'autres organisations internationales ainsi que de pays amis, de façon que nous puissions atteindre nos buts dans les délais les plus brefs. L'expérience que nous avons eue, dans le passé et plus récemment, de la coopération en matière de santé nous laisse espérer que nous y parviendrons.

pneumonies; 42,1 % des décès enregistrés en 1962 leur étaient imputables. En ce qui concerne les maladies transmissibles et les maladies chroniques et dégénératives, la structure

de la population, composée pour plus de la moitié d'enfants de moins de 15 ans, explique un tableau

ONZIEME SEANCE PLÉNIÈRE

18 1

de morbidité assez particulier auquel contribuent aussi un faible niveau d'immunité, un assainissement

Ministère de la Santé publique ont conclu un accord

qui doit permettre d'élargir et de rationaliser les services intégrés de santé offerts à la population. On estime que 80 % des habitants bénéficient des activités coordonnées de la Caisse de Sécurité sociale et du Ministère de la Santé publique. Le Ministère emploie notamment des équipes mobiles qui, dans les zones rurales dépourvues d'établissements permanents, mènent tout à la fois une action préventive, curative et de promotion de la santé. Dans le passé, la multiplicité des institutions et le

défectueux, une nutrition insuffisante, un manque de moyens économiques, une éducation sanitaire laissant à désirer et d'autres facteurs défavorables à la santé. Néanmoins, pour une importante fraction de la population qui a vu s'élever son niveau de vie, la morbidité commence à présenter les caractères correspondant à une plus grande espérance de vie. D'autre part, la modernisation du milieu a apporté de nouveaux éléments, tels qu'une augmentation des accidents et l'apparition de problèmes jusqu'alors inconnus de médecine du travail. Dans ces conditions générales, qui exigent le déploiement maximum des ressources nationales, on a

fait que leurs attributions respectives étaient mal définies avaient empêché de coordonner efficacement les opérations sanitaires. Aujourd'hui, nous sommes en

établi des programmes qui fixent des objectifs

à

train de passer d'un système traditionnel à une planification vraiment méthodique.

atteindre progressivement, compte tenu des moyens disponibles et des besoins. On a établi aussi des normes

Le Ministère de la Santé publique a établi un budget de programme qui fait partie intégrante du budget général de l'Etat. Les méthodes employées appellent peut -être des revisions, mais au moins des principes généraux ont été arrêtés - l'accent étant mis tout particulièrement sur la détermination d'objectifs

de rendement, afin de pouvoir évaluer l'avancement des programmes d'après le nombre des projets menés à bien. De l'avis du Gouvernement du Costa Rica, l'une des principales tâches qui s'imposent actuellement à l'OMS et aux autres institutions spécialisées est de créer des systèmes permettant de coordonner l'action sanitaire dans les pays où les services de santé relèvent

quantitatifs - et l'on a ainsi une base sérieuse pour les ajustements ultérieurs de la programmation sanitaire.

de plusieurs organismes à la fois. En s'appuyant sur des bases solides et réalistes, le Costa Rica pour sa part a entrepris un vaste effort de coordination des activités de santé publique. Voici quelques années, une enquête a été effectuée pour déterminer les priorités à l'échelon national, ce qui a aidé à mieux prendre conscience de la nécessité d'une saine politique budgétaire dans ce domaine.

En ce qui concerne les réformes de structure, l'Assemblée législative est saisie de deux projets de loi tendant à renforcer le Ministère et à favoriser les relations mutuelles entre organismes ayant des objectifs voisins. Pour mieux coordonner tous les services sanitaires, les diverses institutions de médecine préventive dépendant du Ministère ont été placées sous l'autorité

Plus récemment, il a été créé à l'Office national de Planification une haute -commission où sont représentées les institutions les plus importantes en matière

d'une Direction générale des Soins médicaux qui est chargée de toutes les activités intéressant immédiatement la population et qui constitue une nouvelle grande division normative du Ministère de la Santé publique.

sanitaire, y compris le Service national de l'Eau et des Egouts. Les administrations des diverses branches de la santé publique tiennent périodiquement des réunions pour s'entendre sur leurs services de planification, sur leurs

Nous avons entrepris d'autre part un plan de régionalisation, qui s'applique pour commencer à une seule zone. Une deuxième zone a été délimitée et des plans sont en cours d'élaboration pour deux autres, le total des zones prévues étant de cinq. Ce système doit permettre d'éviter les doubles

fonctions, sur la formation de leur personnel, sur l'analyse et, le cas échéant, la réorganisation des statistiques, en vue de reviser les méthodes d'appréciation de la situation sanitaire et d'établir des plans d'action pour chaque branche. En outre, le Bureau de Planification du Ministère de la Santé publique exerce un contrôle général sur l'ensemble du secteur sanitaire et entretient d'étroites relations avec ' les services de l'enseignement, du logement et des transports, dans le cadre de la coordination assurée par l'Office national de Planification. La Caisse de Sécurité sociale du Costa Rica et le

emplois et d'améliorer le rendement des services de santé.

La régionalisation a déjà permis d'établir des relations étroites entre les puissantes organisations centrales et les organismes primaires représentant les collectivités locales. On a pu obtenir ainsi une participation active des populations, notamment aux travaux d'assainissement. Les organismes représentant les collectivités ont passé avec le Ministère des accords prévoyant des apports financiers bilatéraux. Les campagnes de construction

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bIX-NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de latrines lancées à ce titre ont donné des résultats satisfaisants en peu de temps. D'autres progrès très appréciables ont été accomplis en ce qui concerne le niveau général d'immunité.

Cette élection constitue non seulement un hommage

mérité pour une contribution notable à la solution des problèmes sanitaires, mais encore le couronnement

approprié d'une carrière tout entière vouée à l'un des domaines les plus difficiles mais les plus spirituellement

L'un des points sur lesquels on a spécialement insisté est la formation et le perfectionnement - tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger - des agents de toutes catégories qui participent aux programmes sanitaires en constante expansion. Il convient à ce propos de signaler la grande diversité des activités

de cet ordre, leur objet allant de la spécialisation post -universitaire à

la formation

d'accoucheuses

empiriques selon un programme en cours de préparation qui sera mis en application cette année. Je dois aussi mentionner l'appui que nous avons reçu de pays voisins pour la lutte contre les maladies endémiques qui sévissent dans les régions frontières. Des accords ont été conclus avec le Gouvernement du Nicaragua concernant la lutte contre la rage et les mesures à prendre pour l'éradication du paludisme. Avec le Gouvernement du Panama, nous nous sommes

satisfaisants de l'activité humaine. Nous sommes persuadés que, sous son impulsion, c'est avec plus d'espoir, des vues plus nettes et plus larges, et une résolution plus affirmée que l'Assemblée poursuivra ses efforts pour nous rapprocher de notre objectif à tous: libérer l'humanité de la maladie et lui assurer ainsi l'un des biens les plus essentiels au plein épanouissement de la personne humaine. Je féliciterai aussi de leur élection les trois Vice Présidents et les Présidents des commissions. Je désire également exprimer notre reconnaissance au Président sortant, le Dr V. V. Olguín, délégué de

l'Argentine, et à ses adjoints de l'Irak, de la Suède et du Ghana pour tout ce qui s'est fait l'an passé sous leur experte direction.

entendus sur les principes d'action à appliquer dans les zones impaludées contiguës de nos deux pays. Enfin, une coordination générale est assurée avec les autres nations de l'isthme centre -américain pour les différents aspects de l'éradication du paludisme, le problème étant envisagé dans un contexte régional. L'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama doit effectuer en 1966, avec le Gouvernement du Costa Rica, une enquête sur la nutrition et la santé mentale qui sera d'une grande importance. Son intérêt résidera principalement dans les renseignements qu'elle fournira sur les sujets relevant des disciplines en cause. [Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours que le Dr Fernández Soto aprononcé sous forme abrégée.] Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Ma délégation se réjouit de pouvoir souhaiter la bienvenue dans notre grande famille de nations aux Iles Maldives et à Singapour. Enfin, Madame la Présidente, je me joindrai à ceux qui ont adressé des éloges tout particuliers à notre

Directeur général pour le Rapport lucide, concis, complet et équilibré qu'il a présenté sur l'activité de l'Organisation en 1965. En soulignant la nécessité de l'enseignement et de la formation, il a montré, à mon avis, qu'il avait bien pris le pouls des pays en voie de développement. Il est tout à son honneur d'avoir su, parmi l'amas confus de détails réclamant son attention,

discerner l'essentiel, de ne pas avoir laissé les arbres

lui cacher la forêt et d'avoir indiqué l'orientation essentielle au succès de l'Organisation, aux destinées de laquelle il préside avec tant de compétence.

En ce qui concerne le Ghana - et cela est probablement vrai de la plupart des pays en voie de dévelop-

Je vous remercie, Dr Fernández Soto. Je donne main teant la parole à M. Winful, délégué du Ghana.

pement - les deux éléments dont dépend la réussite de tout programme sanitaire sont l'approvisionnement des populations en eau salubre et la formation d'une main- d'ceuvre qualifiée. Sans le premier, toute hygiène

M. WINFUL (Ghana) (traduction de l'anglais); Madame la Présidente, me rappelant que vous nous avez demandé d'être brefs et craignant d'ailleurs que ma voix ne me trahisse, j'avais d'abord envisagé de ne pas lire l'introduction de mon discours. Mais le grand sacrifice consenti par l'honorable délégué du Royaume -

Uni constitue un exemple qui, je pense, mérite d'être suivi, d'autant plus que vous avez, je crois, d'autres obligations, ce soir.

du milieu est impossible; sans la seconde, les plans restent au stade de la planche à dessin. C'est pourquoi ma délégation tient à louer l'OMS et le Fonds spécial des Nations Unies du sens aigu des réalités qu'ils ont montré en établissant un plan directeur pour la distribution d'eau et la construction d'égouts dans la zone métropolitaine d'Accra /Tema. La réalisation de ce plan fera sans nul doute beaucoup pour l'amélioration de l'assainissement et créera ainsi

une base solide pour l'élimination de la plupart des maladies endémiques dont la prévention est possible.

Le texte intégral du discours de M. Winful est le suivant:

Nous comptons voir un jour le projet s'étendre aux zones rurales du Ghana où vivent 80 % de nos concitoyens et où le besoin d'action préventive est le plus grand.

Je tiens avant tout à transmettre à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé le salut du Gouver-

nement et du peuple du Ghana, ainsi qu'à féliciter de son élection le Président de l'Assemblée.

De pénibles expériences nous ont appris qu'il est vain de s'attacher à la médecine curative aussi long-

ONZIÉME SÉANCE PLÉNIhRE

183

temps qu'il n'existe pas de rouages efficaces pour combattre ou prévenir les maladies. Aussi le Ghana s'est -il employé ces dernières années à remédier au déséquilibre hérité d'un passé récent. Bien que l'accent soit mis désormais davantage sur l'action préventive que sur les soins curatifs, des conditions défavorables

que nous recommandons est logique. Si nous n'intensifions pas la formation de personnel local, nous nous trouverons constamment devant les difficultés que soulève l'arrivée d'experts internationaux pour lesquels il

n'existe pas d'homologues nationaux, ce qui est

prévalent presque partout. Nous avons donc encore beaucoup à faire. C'est pourquoi nous avons récemment décidé d'arrêter la construction de nouveaux hôpitaux et de concentrer nos efforts sur la prévention. En créant une infrastructure de services sanitaires fondamentaux convenablement orientés vers la médecine préventive, nous espérons non seulement élever et maintenir le niveau de santé de la population, mais

contraire aux fins visées par l'assistance de l'OMS. Nous ne préconisons pas une sorte d'« endogamie» intellectuelle, mais nous ne pouvons admettre que des techniciens importés ou transplantés soient forcément supérieurs à de bonnes recrues locales. Il y a, d'ailleurs,

un autre danger. Je veux parler de la tentation insidieuse de calquer des institutions étrangères, les copies

ne se distinguant de l'original que par le cadre dans lequel elles se trouvent. Par exemple, on a récemment proposé de créer une école de médecine tropicale dans une faculté de médecine des tropiques. Une école de médecine européenne a certainement de bonnes raisons de prévoir une spécialisation dans un domaine étranger à l'expérience professionnelle normale des médecins européens, mais pourquoi un établissement d'enseignement des tropiques, qui de toute manière est censé s'occuper des maladies tropicales, aurait -il un département spécialisé dans des questions qui, sur le plan local, sont courantes et banales ? Notre jeune école de médecine a un besoin urgent

encore donner plus de vigueur à notre économie. Néanmoins, nous ne saurions y parvenir à nous seuls. Nous avons besoin de la coopération de l'OMS et des institutions spécialisées reliées aux Nations Unies, ainsi que de l'assistance de tous les pays amis. A ce propos, je signalerai que, peu avant de quitter le Ghana, ma délégation a appris que le Gouvernement

des Etats -Unis, en collaboration avec l'OMS, est disposé à offrir à mon pays et à dix -huit autres Etats africains une aide pour un programme de vaccination propre à éliminer la variole et à endiguer la rougeole

dans toute la Région africaine. Nous sommes très sensibles à cette offre et nous y voyons un bon exemple

d'auxiliaires pédagogiques, de manuels et de professeurs des diverses disciplines médicales, notamment

d'association internationale à des fins généreuses. Il faut au monde d'aujourd'hui plus de maturité qu'il

n'en a montré jusqu'ici. En dernière analyse,

les

problèmes des pays en voie de développement ne se posent pas seulement à eux mais à toute l'humanité, car c'est de la volonté commune de les résoudre en temps utile que dépendent la paix et la stabilité du monde.

de pédiatrie, d'anatomie, de physiologie et de microbiologie. En outre, il faut à nos services de santé des professeurs qui forment le personnel médical et paramédical indispensable au succès de nos programmes sanitaires de base. A ce propos, nous nous permettrons de suggérer une utilisation plus efficace des mécanismes de recrutement. Quelques -uns des experts choisis dans le passé

Le Gouvernement ghanéen tient à exprimer sa gratitude à l'OMS et au FISE qui lui fournissent du personnel, du matériel et des conseils techniques, notamment pour l'éradication du paludisme, pour la lutte contre la tuberculose, la bilharziose et la lèpre et pour la formation professionnelle. Je citerai en particulier l'assistance que nous prête l'OMS pour

n'ont apparemment pas compris qu'ils ne pouvaient pas rendre de services effectifs dans un « désert » professionnel. Nous avons vu des spécialistes qui tenaient à l'écart leurs collègues locaux ou affectaient d'ignorer leur existence et s'adressaient systématiquement aux dirigeants, voire au Chef de l'Etat. Cette

attitude est lourde de périls. En dehors même du manque de courtoisie dont elle témoigne, elle engendre

notre programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance et pour la création d'un département d'ensei-

gnement infirmier supérieur à l'Université d'Accra. Ma délégation voudrait insister sur ce dernier projet, car il offre un bon exemple de l'attitude réaliste et pragmatique que nous aimerions voir

fatalement un ressentiment - exprimé parfois, mais le plus souvent contenu - parmi les professionnels locaux, qui estiment tout naturellement qu'ils ont une

contribution à apporter au développement de leur propre pays et doivent donc avoir voix au chapitre. Dans l'ensemble, nous avons été vivement impressionnés par la qualité des experts qu'on nous a envoyés. Beaucoup d'entre eux ont montré une grande compé-

adopter plus souvent. La formation, je le rappelle, est la clé de tous nos programmes, mais il faut qu'elle

soit orientée vers les véritables besoins des pays. C'est manifestement dans le milieu local, qui fournit

tence et un dévouement admirable, ainsi que de la compréhension pour nos objectifs et nos aspirations. Nous pensons, toutefois, que le moment est venu de réexaminer les critères de sélection des conseillers à

un cadre de référence adéquat, que doivent être formés les agents appelés à travailler dans les divers territoires. Cela, bien entendu, n'exclut pas la spécialisation à un niveau technique et professionnel plus élevé, mais il importe de souligner combien la formule

employer en Afrique. Il est arrivé qu'un défaut de compréhension ou de sympathie pour les besoins et

184

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

les aspirations des collectivités africaines, une certaine intolérance, un manque de réalisme ou d'esprit créa-

réapparaît chaque année mais avec une importance moindre en 1966. La peste persiste à l'état endémique

teur fassent gravement obstacle à une coopération fructueuse. Quelquefois, on ne se rend pas suffisamment compte que l'Afrique d'aujourd'hui compte des professionnels et des techniciens qui ont, des conditions locales, une connaissance et une expérience

dans certaines localités reculées, aux conditions de travail très défavorables, avec des poussées et extensions épidémiques. La lutte contre ces maladies a été menée régulièrement chaque année. Le nettoyage complet du foyer reste encore impossible à cause de la situation locale, mais on a noté une diminution nette du ravage de ces maladies.

auxquelles les étrangers pourraient faire utilement appel. D'habitude, il y a peu de difficultés lorsque l'expert international est d'un niveau professionnel convenable. En effet, de tels spécialistes possèdent généralement la maturité, l'esprit de tolérance et l'humilité intellectuelle indispensables pour une véritable association. Madame la Présidente, je vous demanderai de me pardonner si, dans mon désir d'être bref, comme vous l'avez demandé, j'ai brossé des besoins de mon pays un tableau peu équilibré. Pour terminer, Madame la Présidente, permettez moi de vous féliciter à nouveau et de vous souhaiter tous les succès pour la durée de votre mandat. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Le programme d'éradication du paludisme, ayant eu des résultats très encourageants pendant les premières années, doit limiter ses activités à cause de l'insécurité de certaines régions reculées à endémicité très forte. Cependant, les activités antipaludiques continuent à être entretenues pour maintenir le résultat obtenu et pour parer à toute conséquence désastreuse d'un arrêt complet de cette activité. Surtout pendant ces derniers temps, on a pu prouver la présence d'une souche de Plasmodium falciparum résistante vis -à -vis des médicaments antipaludiques de synthèse.

La gravité de la tuberculose a été bien mise en évidence et une campagne de vaccination au BCG, lancée en 1954, a été reprise avec vigueur depuis 1964 dans le but de réaliser un programme de prévention, s'étendant à tous les sujets jeunes. Pour améliorer le

Je vous remercie, M. Winful. Je donne la parole au Dr Nguyen Ba Kha, délégué du Viet -Nam. Le Dr NGUYEN BA KHA (Viet -Nam) : Madame la

Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, permettez -moi d'adresser, au nom de la délégation de la République du Viet -Nam, mes vives félicitations

dépistage, un laboratoire national de référence a été créé à Saigon. Plusieurs dispensaires antituberculeux ont été ou vont être construits. Avec l'aide du FISE, un grand nombre de visiteurs à domicile vont parfaire le traitement ambulatoire. En ce qui concerne les maladies vénériennes, on observe une recrudescence ces dernières années. Nous avons créé un programme de lutte contre ces maladies.

au Dr Sauter à l'occasion de son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de

la Santé, ainsi qu'à vous -même et aux deux autres Vice -Présidents. Mes félicitations vont également au

Nous espérons aussi pouvoir réaliser, dans un proche avenir, avec l'aide des pays amis, un programme d'immunisation contre la poliomyélite.

Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé pour son Rapport sur la situation et les réalisations de notre organisation pendant l'année 1965. La République du Viet -Nam a déployé tous ses efforts pour améliorer ses services médico- sanitaires

Un programme d'implantation de laboratoires de santé publique est en cours pour servir différents programmes de santé publique et pour lutter efficacement contre les maladies transmissibles. L'éducation sanitaire, dont le rôle important dans l'implantation et le développement des programmes de santé est indéniable, étend ses activités en utilisant tous les moyens disponibles, avec la collaboration étroite du département de l'information. L'approvisionnement en eau de la ville de Saigon

demeurés insuffisants à la suite d'une guerre qui a duré plus de vingt ans. Grâce à l'aide généreuse et continue de différentes organisations internationales et de plus de trente pays amis, grâce à la présence de plus de deux cents médecins et de milliers de techniciens

de la santé venant de différentes parties du monde, nous avons pu à la fois répondre aux besoins et réaliser des progrès satisfaisants. Pour résoudre le problème de carence en personnel qualifié, notre pays a envisagé depuis quelques années

sera amélioré à la fin de cette année quand notre Office des Eaux terminera ses travaux, dont le coût total s'élèvera à $30 millions. La population de Saigon,

un programme d'expansion des services d'éducation et de formation du personnel technique. Une troisième et nouvelle faculté de médecine recevra ses étudiants cette année. Deux nouvelles écoles d'infirmiers viennent d'être créées dans les provinces, une autre sera ouverte

l'année prochaine pour la population des hauts plateaux. Le contrôle des maladies transmissibles est toujours notre préoccupation majeure. Depuis 1964, le choléra

qui a quintuplé pendant ces vingt dernières années, aura 120 litres per capita et par jour. Mais dans les régions rurales, la solution réalisable réside encore dans la vulgarisation des puits sanitaires. D'autres programmes sont en cours de réalisation, tels que la protection maternelle et infantile, l'immunisation de masse contre les maladies transmissibles, l'évacuation des ordures dans les grandes collectivités, etc.

Dans le plan de développement communautaire de notre pays pour lutter contre la famine, l'ignorance

ONZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

185

et les maladies, les programmes sanitaires occupent une place importante. Chaque village aura une maternité avec un poste de premiers soins; chaque

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Je vous remercie, Dr Nguyen Ba Kha. Je donne maintenant la parole au Dr Benghezal, délégué de l'Algérie. Le Dr BENGHEZAL (Algérie): Monsieur le Président, la délégation algérienne s'associe pleinement aux

district, un dispensaire et une maternité, avec un nombre suffisant de personnel qualifié. Un système d'évacuation assurera le transport des malades vers les hôpitaux de province où les soins adéquats pourront être prodigués.

voeux sincères et aux félicitations qui vous ont été

Les besoins sont énormes, les ressources limitées. Mais nous sommes confiants en notre avenir, car la présence dans notre pays des différentes organisations internationales et de plus de trente pays amis nous

déjà adressés à l'occasion de votre élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes persuadés que, sous votre autorité, les travaux de notre assemblée continueront à se dérouler dans ce climat paisible, semblable à celui dans lequel nous accueille chaque année Genève. Cette

prouve que nous ne sommes pas seuls dans notre lutte contre les maladies pour apporter une vie saine

et meilleure à notre population. Je me permets de saisir cette occasion pour présenter à l'OMS, aux différentes agences internationales et aux pays amis nos sentiments de profonde reconnaissance. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, je regrette que certaines délégations aient cru devoir évoquer pendant les séances précédentes la guerre au Viet -Nam d'une façon tendancieuse et fausse pour des buts de propagande. Notre délégation

élection témoigne de votre compétence, de votre contribution et de celle de votre pays à l'épanouissement de notre organisation. Nos félicitations s'adressent aussi aux Vice -Présidents, ainsi qu'aux membres du bureau de l'Assem-

blée. Nous rendons aussi hommage au Dr Olguín, Président de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de

la Santé, qui a su s'acquitter de sa mission avec une distinction et une efficacité remarquables. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, le Rapport du Directeur

n'a pas l'intention de les suivre en abordant ici un problème politique qui relève d'autres instances internationales et ne doit pas avoir sa place dans cette

enceinte. Notre délégation se voit cependant dans l'obligation de rétablir la vérité.

Les vrais responsables de cette guerre sont les agresseurs venant du Nord Viet -Nam. Cette guerre subversive, qui nous est imposée, est suscitée, alimentée, équipée et dirigée par le régime communiste du Nord Viet -Nam. Ces agresseurs ont reçu une aide massive de leurs alliés et ont profité des conditions géographiques particulièrement propices aux infiltrations pour procéder à une véritable invasion du Sud Viet -Nam. Pour briser la résistance de la population sud -vietnamienne, ils n'ont pas reculé devant les crimes les plus sauvages: explosion de charges de plastic et de grenades dans les cinémas et les restaurants,

général a retenu toute notre attention. Nous sommes particulièrement conscients des énormes efforts déployés par l'OMS dans notre pays et dans les pays en voie de développement. Comme le Directeur général l'a constaté, ces efforts, s'ils sont immenses, demeurent insuffisants. Il nous appartient de faire un choix et d'accepter que les énormes moyens qui sont utilisés à des fins destructrices soient plutôt utilisés au bien -être de l'humanité tout entière. Tant que les agressions se perpétuent dans certaines contrées,

telles que le Viet -Nam, dont nous tenons à saluer ici

la lutte héroïque, tant que l'on ne reconnaîtra pas à tous le droit de disposer d'eux- mêmes, tant que des pays seront arbitrairement exclus du concert des nations, comme le sont la Chine populaire et d'autres pays, notre action, si exaltante soit -elle, demeurera incomplète.

à la sortie des usines et des écoles; assassinat des journalistes, des instituteurs et du personnel médical; destruction et pillage des dispensaires et léproseries;

minage des ambulances transportant des malades. En une seule année, 1965, le nombre total du personnel

médical tué et kidnappé en plein exercice de ses fonctions s'est élevé à 118. Parmi ces victimes, des infirmiers, sages- femmes, agents de pulvérisation de DDT du programme antipaludique, éducateurs sanitaires, conducteurs d'ambulance, etc. C'est le Sud Viet -Nam qui est la victime de cette guerre provoquée par les Nord -Vietnamiens. C'est sur le territoire du Sud Viet -Nam que les agresseurs nord -vietnamiens sèment chaque jour la terreur, la destruction et le deuil. La lutte de notre armée, de notre peuple et de nos alliés n'a qu'un seul but: arrêter l'agression communiste au Sud Viet -Nam. La paix reviendra dès que le Nord Viet -Nam aura cessé son agression et sa subversion contre le Sud. Madame la Présidente, je vous remercie.

Nous sommes disposés, quant à nous, à nous associer pleinement à toute oeuvre de paix et de solidarité humaine. Le bâtiment à l'inauguration duquel nous avons eu l'honneur d'assister représente pour nous tous le symbole de l'édification commune pour le bien -être

de l'homme. Notre gouvernement a tenu à prendre part à cet important événement en faisant émettre deux timbres -poste qui feront connaître la bienfaisante activité de l'OMS dans les coins les plus reculés de notre pays. Depuis l'indépendance, la situation sanitaire de

l'Algérie demeure une préoccupation majeure pour notre gouvernement; cette situation se caractérise encore par une insuffisance de moyens, qui ne per-

mettent pas de répondre à tous les besoins: qu'il s'agisse de l'infrastructure ou des cadres médicaux ou paramédicaux, la pénurie de personnel spécialisé est

186

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

un lourd handicap, principalement dans les régions

l'éducation sanitaire, de l'hygiène du milieu, de la nutrition, de la lutte contre les maladies transmissibles,

rurales. L'Algérie est décidée à sortir de l'ère des palliatifs et des solutions d'urgence pour reconsidérer

l'organisation de la santé sur son territoire. C'est pourquoi les solutions envisagées en fonction du bilan établi exigent la mise en oeuvre d'une politique sanitaire conforme à nos moyens humains et matériels et

de la lutte contre le paludisme, de la lutte contre la tuberculose, de la lutte contre le trachome (cette action revêt une importance particulière dans notre pays, car nous enregistrons plus de 60 000 aveugles, qui posent des problèmes sociaux et économiques), de la protection maternelle et infantile, de l'installation accélérée de laboratoires régionaux de santé publique. 6)

à nos options socialistes. Le développement de la médecine préventive et la

formation des cadres sont ainsi au centre de nos préoccupations. Parallèlement, et pour réduire les disparités régionales, nos efforts seront concentrés sur les zones rurales jusqu'ici désertées par les médecins

Former les cadres nécessaires dans un secteur aussi

vital. Il nous faut repenser les programmes d'ensei-

et les cadres sanitaires. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les récents textes fondamentaux publiés au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire du 5 avril 1966. Ces textes posent

le principe de la refonte complète des structures existantes sur la base d'une hiérarchisation des unités de soins et d'un quadrillage planifié concernant l'action médico- sociale. L'établissement d'un programme de santé publique suppose une administration sanitaire solide, des structures et des cadres valables. C'est un processus dynamique et continu, qu'il convient d'évaluer en permanence au fur et à mesure de son développement et d'intégrer de façon judicieuse dans le cadre des autres programmes sociaux et économiques destinés à dégager notre pays de son état de sous -développement, comme l'a si bien signalé dans son Rapport le Directeur général de l'OMS. En application de ces textes, les domaines ci -après

gnement et rénover les structures d'accueil pour les adapter à des besoins sans cesse plus grands. Dans cet ordre d'idées, il y a lieu de mentionner l'effort soutenu de notre gouvernement en faveur de la formation et de la promotion de cadres plus nombreux et plus spécialisés. A cet effet, l'enseignement de la médecine a été décentralisé : ainsi, à la Faculté de Médecine d'Alger et à l'Ecole de Médecine de Cons-

tantine est venue s'ajouter l'Ecole d'Oran. Ces deux dernières écoles, qui bénéficient d'une attention particulière de notre gouvernement, empêcheront la satu-

ration de la Faculté d'Alger et permettront à nos étudiants de travailler dans de meilleures conditions. Sur le plan paramédical, nous mettons l'accent sur le développement d'un corps intermédiaire, les adjoints médicaux de la santé publique (les feldchers, en anglais, je crois) appelés à promouvoir notre politique sanitaire sous la direction des médecins de circonscription. Des écoles spécialisées forment également des sages -

feront l'objet d'une attention particulière. Il s'agit pour nous de nous consacrer aux tâches suivantes: 1) Améliorer l'efficience hospitalière en portant nos efforts sur les grands centres hospitaliers pour en faire

de véritables unités de soins, de formation et de recherche. Il apparaît également impérieux de reconvertir les petits hôpitaux en centres de diagnostic et de traitement préventif et curatif. Renforcer les centres de santé, véritables cellules de base de la santé publique, par l'affectation prioritaire à ces centres de médecins et de personnel para 2)

femmes, des infirmières, des accoucheuses rurales et des aides -soignantes. Il nous paraît utile de signaler qu'un service d'administration des soins infirmiers (évaluation des besoins, normes de travail, tâches et

perfectionnement du personnel) a été constitué l'échelon central. 7)

à

médicaI, s'appuyant sur un équipement accru. Le rattachement des centres de santé aux hôpitaux permettra une meilleure liaison entre ces deux unités de soins, qui se compléteront mutuellement. 3)

Pour développer la santé publique, nous renforcerons l'action de l'Institut de la Santé publique en vue de la centralisation de la recherche scientifique pure, de la recherche appliquée dans les zones pilotes, des études des programmes, de la formation et du perfectionnement des cadres.

Tous ces programmes sont en cours d'exécution, en collaboration avec l'OMS, le FISE et les pays amis, ce qui traduit la volonté du peuple algérien de s'ouvrir toujours à une saine coopération, en particulier dans le domaine de la santé. [Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours

Augmenter le nombre des zones pilotes, c'est -à-

dire des régions où seront étudiées, en vue de leur extension, des techniques et des méthodes d'organisation nouvelles. 4)

que le Dr Benghezal a prononcé sous forme abrégée.] Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais):

Développer des équipes itinérantes afin d'apporter Je vous remercie, Dr Benghezal.

même aux foyers les plus reculés les traitements préventifs et curatifs nécessaires.

Intensifier l'action des services préventifs, ainsi que les campagnes de masse, dans les domaines de 5)

Le délégué de la République Arabe Unie souhaiterait dire quelques mots. Je l'invite donc à venir à la tribune.

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

187

5.

Création d'une Fondation D`' A. T. Shousha : Déclaration du délégué de la République Arabe Unie

cières et juridiques. En bref, le Dr Shousha a consacré

Le Dr EL -KADI (République Arabe Unie) (traduc-

tion de l'anglais): Madame la Présidente, je vous remercie de m'avoir donné la parole. Je tenais à exprimer ma reconnaissance aux délégations qui ont approuvé la création d'une Fondation DrA.T.Shousha.

toute sa vie et toute son activité à la promotion de la santé publique tant sur le plan national que sur le plan international. Dans mon pays, on doit notamment l'éradication de la variole aux efforts qu'il a déployés pour développer la production de vaccin. Au nom de ma délégation, je remercie très sincèrement

tous ceux qui ont aidé à créer la Fondation Dr A. T. Shousha. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM (traduction de l'anglais) :

Je ne vais pas retenir trop longtemps l'attention de l'Assemblée, ni retracer la carrière du Dr Shousha, que beaucoup d'entre nous connaissent bien. L'hono-

rable délégué de l'Irak l'a d'ailleurs rappelée hier à la Commission des Questions administratives, finan-

Je vous remercie, Monsieur. La séance est levée. La séance est levée à 18 h. 25.

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mardi 17 mai 1966, 20 h. 30 Président par intérim: Dr K. B. N'DIA (Côte d'Ivoire)

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: La séance est ouverte.

cette assemblée. Qu'il me soit permis également de féliciter les autres Vice -Présidents et les Présidents des commissions principales qui partagent collégialement les responsabilités avec vous.

Le Président de l'Assemblée m'a demandé de le remplacer. J'aimerais saisir l'occasion qui m'est offerte

pour vous dire combien je suis sensible à l'honneur que vous avez fait à mon pays en me nommant vice président de l'Assemblée. Au nom de mon pays et au nom de la délégation de la Côte d'Ivoire à la DixNeuvième Assemblée mondiale de la Santé, je vous adresse mes sincères remerciements. générale

Au Dr Sauter, je voudrais adresser les sincères félicitations du Dahomey et de sa délégation pour son élection à la présidence de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Cette promotion à laquelle l'ont appelé ses compétences et ses talents l'honore, ainsi que nous -mêmes, qui nous considérons comme amis de son beau pays. Honorables délégués, je voudrais saisir ici l'occasion

1.

Discussion

des

rapports du Conseil

exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965 (suite) Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Nous allons maintenant

de vous dire combien le Dahomey a été sensible à l'honneur que vous lui avez fait en l'élisant comme Membre appelé à désigner une personne pour siéger au Conseil exécutif de notre organisation. C'est pour cela que je me permettrai, au nom de mon pays et de sa délégation, de vous exprimer mes remerciements très humbles et très sincères. Mesdames, Messieurs, le rapport du représentant du

continuer et terminer l'examen des points 1.10, Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions, et 1.11,

Examen du Rapport annuel du Directeur

général sur l'activité de l'OMS en 1965. Il reste encore dix orateurs inscrits sur ma liste et je donne la parole au premier d'entre eux, le délégué du Dahomey. Le Dr BADAROU (Dahomey): Monsieur le Président,

Conseil exécutif, le Dr Evang, et celui du Directeur général, le Dr Candau, ont été établis et exposés avec clarté et précision. Ils constituent des documents de

haute valeur dont nous pourrons tirer d'utiles et précieux renseignements. C'est pour cela que notre délégation remercie chaleureusement le représentant du

Conseil exécutif et

le

Directeur général pour la

permettez -moi, au nom de la République du Dahomey

que j'ai l'honneur de représenter ici et en mon nom personnel, de vous féliciter très cordialement et très

fraternellement pour votre élection au bureau de

compétence avec laquelle ils se sont acquittés de leurs hautes fonctions. Mesdames, Messieurs, le Dahomey, comme beaucoup d'autres jeunes Etats, est confronté dans tous les

188

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

domaines avec de multiples difficultés. Dans le domaine

sanitaire en particulier, les problèmes à résoudre sont nombreux et exigent de sérieux efforts. Compte tenu de nos moyens modestes nous avons compris que seule une planification sanitaire réaliste nous permettra de

résoudre par étapes les problèmes qui se posent à nous. Avec l'aide de l'OMS nous établissons actuellement

un plan de développement des services de santé à l'échelle nationale; ce plan a pour but la réalisation d'une couverture totale de la population. Nous envisageons une réorganisation de nos structures administratives et une modernisation et extension de nos services de santé de base en fonction de la priorité que notre

Le problème de l'hygiène du milieu est très étroitement lié à celui de l'éducation sanitaire, que nous voudrions voir se développer plus rapidement dans notre pays et pour laquelle une aide de l'OMS sera sollicitée par notre gouvernement. Nous espérons pouvoir résoudre ces problèmes par une planification qui sera à la mesure des moyens dont nous diposerons. Et c'est pour réaliser ce plan que nous

mettons un accent particulier sur la formation et le perfectionnement du personnel pour lesquels l'assistance de l'OMS et du FISE nous sera nécessaire.

plan quinquennal a décidé d'accorder à la médecine préventive, qui nous apparaît plus efficace et plus rentable dans la recherche de l'amélioration et de la protection de la santé de nos populations. Mais, voulant éviter des erreurs ou tout au moins les limiter, nous ne lancerons notre programme de

C'est sur ces mots que je voudrais terminer mon exposé en vous remerciant, Monsieur le Président, de m'avoir donné la parole et en exprimant ma gratitude aux honorables délégués pour m'avoir accordé leur aimable attention. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Badarou.

La parole est au délégué de la République Centrafricaine. M. MAGALÉ (République Centrafricaine) : Monsieur

modernisation de la totalité de nos services qu'après avoir vérifié son efficacité dans une zone limitée. Dans cette zone de recherche opérationnelle de santé publique, les succès et les échecs de nos efforts nous permettront de tirer des conclusions constructives. Dans l'ordre de priorité qui inspire notre planification sanitaire, nous considérons que le paludisme tient la première place. Dans le cadre du projet pré -éradication du paludisme qui a débuté il y a deux ans au Dahomey, nous pensons qu'il faut viser deux objectifs:

le Président, permettez -moi tout d'abord d'associer mes très vives félicitations à celles que tous les délégués qui ont pris la parole avant moi ont adressées au Président Sauter à l'occasion de son élection à la présidence de notre assemblée. Je saisis cette occasion pour féliciter les trois Vice Présidents et les Présidents de nos deux commissions.

1) le développement des services de santé de base, plateformes et soutiens logistiques d'une bonne planification sanitaire, et 2) la lutte antipalustre proprement dite. Nous estimons que, dans la phase pré éradication initiale, qui se développe actuellement au Dahomey, les activités antipaludiques doivent se limiter au contrôle de la maladie et que tout l'effort doit être dirigé sur le développement et la modernisation de notre service de santé. En dehors du paludisme, nos préoccupations les

Permettez -moi aussi de vous demander d'assurer le Président Sauter de mon entière et parfaite collaboration à tous les travaux qu'il dirige déjà avec toute la compétence et la distinction qu'on lui connaît. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, mes félicitations vont également au Directeur général pour son important et très complet Rapport sur les activités déployées par l'Organisation au cours de l'année 1965. Il n'est que d'examiner la troisième partie de ce Rapport intitulée « Liste des projets » et de comparer cette liste avec celles des années précédentes pour constater l'accroissement considérable en nombre et en variété des activités de l'Organisation. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir augmenter ainsi d'année en année

plus urgentes concernent la protection de la santé de la femme et de l'enfant, l'hygiène du milieu, l'éducation sanitaire, la formation et le perfectionnement du personnel. La femme enceinte et l'enfant jusqu'à l'âge de 5 ans constituent un groupe très vulnérable dans notre pays.

le volume de l'assistance qu'elle apporte à tous les Etats Membres.

Dans notre plan, un effort spécial doit être fait en ce qui concerne le développement et le renforcement des services et des activités de la protection maternelle et infantile. L'OMS et le FISE nous ont déjà promis leur concours dans ce domaine et nous espérons que cette aide pourra s'accroître dans l'avenir.

Pour sa part, mon pays a bénéficié et continue de bénéficier de l'aide de l'Organisation dans plusieurs domaines et je tiens ici à la remercier très sincèrement de cette assistance soutenue. Sans doute nos problèmes de santé publique sont ils sensiblement les mêmes que ceux de la plupart des autres pays de la Région africaine et en particulier de l'Afrique au sud du Sahara, mais nos difficultés à lés résoudre sont certainement plus grandes en raison de la précarité de nos moyens, car, vous le savez, notre situation géographique, au centre de l'Afrique, a été

L'hygiène du milieu représente aussi l'un de nos plus importants problèmes et, là encore, nous exprimons notre reconnaissance à l'OMS et au FISE pour la création de réseaux de distribution d'eau potable. Nous comptons augmenter nos efforts dans ce domaine et intégrer les activités de l'assainissement dans celles des services de santé de base.

jusqu'à ces dernières années un obstacle sérieux au développement de nos ressources et à notre progrès.

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

189

Certes, mon pays a la chance de ne plus connaître, grâce à un contrôle que nous tâchons par nos propres moyens de maintenir aussi efficace que possible, les épidémies meurtrières de variole, de trypanosomiase, de méningite cérébro -spinale, mais le paludisme, les parasitoses intestinales, la lèpre, la tuberculose pour ne citer que ces affections - pèsent très lourdement sur l'état de santé de la population. En ce qui concerne le paludisme, nous nous félici-

opérationnel. Il est d'autre part mentionné sous la rubrique « Hygiène du milieu » qu'un crédit complet est prévu pour un ingénieur sanitaire, mais, d'accord avec moi, il serait prévu un inspecteur sanitaire qui n'y est pas encore. Comme j'ai eu l'occasion de le dire devant la Commission, nous espérons que ce personnel viendra bientôt. Puis -je

à cette occasion, Monsieur le Président,

tons de l'existence à Lomé, au Togo, d'un centre international de préparation à l'éradication du paludisme, où le personnel destiné à la lutte contre cette endémie peut suivre un cours de formation grâce à des bourses octroyées par l'Organisation. Mais, au rythme d'une ou deux par an, le nombre de ces bourses me paraît insuffisant, car, pour envisager une campagne pré- éradication, il convient de disposer d'un personnel

suggérer que des dispositions soient prises par l'Organisation afin que les listes de certaines catégories de conseillers soient plus étoffées pour lui permettre de répondre plus rapidement aux demandes des gouvernements.

Le Rapport du Directeur général souligne aussi comme primordiale la nécessité d'une planification préalable à tout développement des services de santé

qualifié suffisamment nombreux; c'est pourquoi,

si

publique. Cette nécessité n'a pas échappé à mon gouvernement qui a sollicité l'assistance de l'Organisa-

vous le permettez, Monsieur le Président, je suggérerai que des bourses plus nombreuses soient accordées pour cette formation. Le problème des parasitoses intestinales dépend en grande partie, pour ne pas dire complètement, de celui

tion pour l'établissement de ce plan. Nous espérons vivement que cette assistance sera suffisamment diligente pour permettre l'intégration rationnelle de ce plan dans le plan de développement national actuellement à l'étude. Nous souhaiterions que, dans ce plan, une attention

de l'assainissement et de l'hygiène du milieu. En ce domaine également mon pays se réjouit d'être assisté par l'Organisation, qui a mis à sa disposition un ingénieur sanitaire pour spécialiser du personnel et créer une zone pilote d'assainissement. Cette opération, conduite dans de bonnes conditions et qui laissait espérer d'excellents résultats, a été malheureusement arrêtée par la démission de l'ingénieur sanitaire et, faute de disposer d'un successeur immédiat, la forma-

toute particulière soit apportée aux zones rurales défavorisées. Nous avons fait l'an dernier, par nos propres moyens, une expérience de médecine foraine qui a consisté à faire assurer par une unité médicale mobile dans un secteur limité toutes les tâches de santé publique: médecine de soins, protection maternelle et infantile, hygiène du milieu et assainissement, édu-

tion de ce personnel particulièrement spécialisé se trouve compromise. Cette formation professionnelle du personnel, dont l'importance est nettement soulignée par le Directeur général, est une des préoccupations de mon gouvernement. Bien sûr le personnel médical est toujours formé

cation sanitaire. Nous aurions désiré poursuivre et élargir cette expérience, mais les moyens, cependant raisonnables, nous ont fait défaut. Peut -être l'Organisation pourra -t -elle, Monsieur le Président, apporter son soutien à des activités de ce genre dans un pays comme le mien où la couverture médicale est et sera

à l'étranger, grâce à des bourses soit nationales soit internationales. Il en est de même de certaines catégories de personnel paramédical, mais le personnel

encore pendant de nombreuses années nettement insuffisante.

Parmi les nouvelles activités de l'Organisation, j'ai

infirmier est formé à Bangui même. Le niveau de recrutement des élèves infirmiers est encore bien bas

noté aussi celles qui intéressent le domaine de la reproduction humaine. Je voudrais signaler qu'alors que les gouvernements de plusieurs pays du monde se préoccupent de limiter les naissances, celui de mon pays s'inquiète de voir depuis plusieurs années toute une région se dépeupler sans que la dénatalité qui y sévit ait pu être imputée à une morbidité particulière. Des études sont actuellement en cours, pour lesquelles la participation de l'Organisation sera sûrement demandée.

et leur formation encore bien élémentaire. Notre ambition est de relever ce niveau et également cette formation. C'est pourquoi un plan d'opérations a été

mis sur pied avec l'assistance de l'Organisation, laquelle doit mettre à notre disposition le personnel nécessaire pour promouvoir un enseignement infirmier

correct. Mais des difficultés de recrutement ne nous ont pas encore permis de bénéficier de ce personnel enseignant.

En parlant ainsi, Monsieur le Président, je ferai remarquer que je suis modeste et conciliant, car, si l'on se reporte aux Actes officiels No 146, on lit à la page 109, sous le titre « République Centrafricaine »,

rubrique « Soins infirmiers », que deux infirmières monitrices sont prévues, dont l'une est déjà en fonction. Or, je viens de Bangui, et je peux dire que cette infir-

Je ne voudrais pas abuser de votre attention, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, mais je ne voudrais pas terminer mon propos sans dire tout le bénéfice que mon pays a tiré de l'assistance de l'Organisation. La campagne de lutte contre les tréponématoses a ramené l'incidence de ces affections à un taux si bas qu'elles ne constituent plus pour mon pays un

problème de santé publique; la campagne contre la lèpre se poursuit dans de très bonnes conditions et,

mière est en place sur le papier et non sur le terrain

190

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

dès cette année, le nombre des lépreux qui seront consi-

dérés comme guéris dépassera plusieurs milliers; la mission des experts de la tuberculose vient de s'achever et va permettre dès la fin de cette année de faire démarrer la campagne de vaccination par le BCG. Parmi les pays en voie de développement, le mien, Monsieur le Président, Messieurs les délégués, est certainement de ceux qui ont le plus besoin d'être assistés. Convaincu que cette assistance ne lui fera pas défaut, il ne peut que se réjouir de l'ampleur des

que cet organisme international doit faire son possible pour nous procurer la plus grande assistance, car jusqu'ici les programmes d'assistance restent chétifs chez nous. En ce qui concerne les projets sanitaires accomplis, je citerai les suivants. Le pian est presque contrôlé, nos équipes voyant les quelques cas qui se manifestent ici et là de temps en temps. Des études ont été menées concernant l'onchocer-

programmes et de l'accroissement des activités de l'Organisation. Le PRÉSIDENT PAR ville). INTÉRIM:

cose, malgré l'extension des foyers, la première par l'Office de la Recherche scientifique et technique outre-

mer (ORSTOM), la deuxième par la coopération Merci,

Monsieur

Magalé. La parole est au délégué du Congo (Brazza-

M. GOKANA (Congo Brazzaville): Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, permettez -moi de m'associer aux voeux déjà

exprimés par mes prédécesseurs, en adressant au Président, au nom de la délégation du Congo (Brazzaville) que j'ai l'honneur de diriger, mes chaleureuses félicitations pour son élection à la présidence de cette

française, et la troisième par l'OMS. La lèpre est toujours une maladie assez répandue au Congo (Brazzaville), et il n'y a pas eu de diminution de cas depuis qu'un programme de lutte a été mis en vigueur: 17 982 lépreux sont inscrits au 31 décembre 1965, parmi lesquels 4218 en observation sans traitement, et 914 nouveaux cas ont été dépistés en 1965. Pour la trypanosomiase, 476 malades figurent sur les contrôles, dont 423 anciens. Au cours de l'année 1965,

Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Nous espérons, le sachant préoccupé des problèmes

auxquels s'attache l'OMS, qu'il mènera à bien les débats de cette auguste assemblée; nous lui souhaitons

de tout cceur une parfaite réussite dans le déroulement des travaux et leur heureux aboutissement. Notre délégation adresse également ses vives félicitations à vous -même, Monsieur le Président par intérim, aux Vice -Présidents élus avec vous, ainsi qu'aux Présidents des diverses commissions. Nos félicitations vont aussi au Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs pour le brio déployé afin de permettre aux diverses délégations de mieux suivre le déroulement des séances. Nous nous permettons de remercier ici le Dr Alfred Quenum, Directeur du Bureau régional de l'Afrique à Brazzaville, qui a permis et contribué, grâce à ses grandes qualités, au resserrement de l'harmonieux accord existant entre l'Organisation et notre gouvernement. Nous lui renouvelons nos remerciements pour les efforts inlassables qu'il ne cesse de déployer en vue de l'achèvement de la construction du bâtiment devant abriter définitivement le Bureau régional. Monsieur le Président, comme cela est de coutume, permettez -moi de vous faire hâtivement le bilan de nos activités, après lecture du Rapport annuel de l'OMS en 1965 présenté par le Directeur général. Ce rapport a retenu toute notre attention, et si dans l'ensemble beaucoup de projets ont été réalisés par -ci par -là, il reste cependant pas mal à faire, surtout dans nos pays en voie de développement. La République du Congo (Brazzaville) se félicite tout d'abord d'avoir été choisie pour abriter le Bureau régional de l'Afrique de l'OMS, mais nous pensons

79 seulement de ces anciens malades ont été revus, mais 23 378 personnes ont été traitées à la lomidine. Nos efforts de lutte contre les maladies endémiques, telles que le paludisme, la tuberculose, les parasitoses intestinales, les maladies vénériennes, la rougeole, etc., ne cessent de croître, mais nos moyens restent

limités, et seule l'aide que pourrait nous apporter l'OMS nous permettra de mener à bien une campagne plus efficace.

Pour la tuberculose, une enquête avec dépistage et vaccination est en cours. Elle est menée par le centre antituberculeux de Brazzaville. Les premiers résultats ont été consignés dans une statistique établie en 1965 avec l'aide de l'OMS. La bilharziose constitue une menace très sérieuse au Congo (Brazzaville), avec 2267 cas de schistosomiase

vésicale et 67 cas de schistosomiase intestinale. Le centre de l'endémie est la vallée du Niari (régions de Dolisie et de Jacob), où le taux d'infestation est de l'ordre de 90 %. Une prospection effectuée en 1965 par

l'Insitut de Parasitologie de Paris sera reprise cette année, avec des moyens accrus, pour essayer d'évaluer l'extension géographique du foyer qui semble s'étendre. Les principales difficultés rencontrées résident dans: l'absence d'un chef de service des grandes endémies, ces fonctions étant actuellement cumulées avec celles

de directeur de la santé publique; l'importance trop grande de certains secteurs opérationnels, empêchant un contrôle efficace des activités par les médecins -chefs

desdits secteurs; le manque de médecins; le très mauvais état des routes, certaines étant impraticables pendant plusieurs mois chaque année ; l'insuffisance du parc automobile et des autres moyens de transport entraînant des irrégularités dans les circuits de dépistage ou de traitement; l'absentéisme très élevé, rendant inopérantes certaines prospections; l'insuffisance des

DOUZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

191

connaissances professionnelles des équipes mobiles;

c'est pourquoi nous avons prévu pour les années à venir des cours de recyclage périodique à l'Ecole natio-

nale de Pointe -Noire pour tout le personnel paramédical, afin de lui redonner les bonnes habitudes qu'il semble parfois oublier. Parmi les projets en cours, il convient de mentionner les suivants. Après une longue préparation, un accord entre l'OMS, le FISE et le Gouvernement du Congo

Le but à atteindre serait, dans un premier temps, la présence d'un médecin au chef -lieu de chaque préfecture puis, dans un second temps, la présence de deux médecins, dont l'un serait fixe et l'autre serait mobile

et assurerait le contrôle des formations sanitaires, en coopérant par ailleurs étroitement avec le service des grandes endémies. Le Congo (Brazzaville) a opté, pour ses cadres médicaux, pour la formation médicale normale et non pour

(Brazzaville) a été signé, accord qui a permis au conseiller chef de l'équipe d'arrêter un projet (Congo (Brazzaville) 18), qui concerne la planification sanitaire et le développement des services de santé de base. L'inventaire assez détaillé des formations sanitaires

la formation accélérée; c'est ainsi qu'une cinquantaine environ de nos étudiants font leurs études dans des facultés de médecine de France et des pays amis. Cette question de la formation des médecins, nous l'avons soulevée Iors du Comité régional de l'Afrique. Car, pour mon pays, il ne peut y avoir deux médecines, une médecine pour les pays sous -développés d'Afrique

et du personnel a été accompli au cours de l'année 1965. C'est ainsi que, du point de vue de l'organisation, le

Service de Santé de la République du Congo

et puis une médecine pour les pays européens très développés. Nous avons donc demandé que les étudiants en médecine suivent la filière de leurs collègues

(Brazzaville) est constitué présentement par les organes

et établissements dont l'énumération suit. 1) La Direction de la Santé publique qui comprend un service des grandes endémies ainsi qu'une inspec-

d'Europe, qu'après les études secondaires, après le « bachot », pour ce qui est des pays francophones, les

tion des pharmacies, dont l'un des organes est la pharmacie d'approvisionnement.

étudiants abordent les études médicales par la première année de médecine. Parce que pour nous, la médecine ne s'apprend pas pendant les 4e, 5e et 6e années, mais bien au contraire, pendant les trois premières années. Nous tenons donc à ce que l'OMS voie cette question avec intérêt. La création d'une faculté de médecine pour les pays

2) Une école d'infirmiers et infirmières à Pointe Noire formant, après un cycle de deux ans, des infirmiers brevetés recrutés au niveau des classes de 4e. Elle est d'ailleurs appelée, à partir de 1967, à devenir une école où seront formés désormais des infirmiers diplômés d'Etat, des sages- femmes et des assistantes sociales, à l'instar de celle de Brazzaville qui prépare les mêmes personnels, ayant les mêmes diplômes qu'en

de l'Afrique centrale est à souhaiter, car nous avons pu constater que beaucoup de jeunes médecins des pays africains formés en Europe, après l'obtention de leur diplôme de doctorat en médecine, ne veulent pas réintégrer leur pays d'origine, soit parce que les conditions d'existence en Europe sont meilleures, soit parce que, dans nos pays, les soldes accordées aux médecins

France. Nous croyons donc que dans ce domaine l'OMS ne manquera pas de nous apporter son aide efficace.

3) L'Hôpital général de Brazzaville, qui est un établissement autonome de 760 lits.

sont très basses. Dans mon pays, un jeune médecin commence à 90 000 francs. Nous voulons donc que les pays qui nous donnent des bourses, les pays amis, l'OMS, y mettent une condition spéciale: l'étudiant, une fois ses diplômes obtenus, doit obligatoirement retourner dans son pays d'origine. Sinon, nos pays resteront toujours sans médecins, les quelques éléments

4) Un hôpital de 650 lits à Pointe -Noire. 5) Des services de santé préfectoraux groupant 17 centres médicaux, 39 infirmeries, 159 dispensaires, 11 centres de protection maternelle et infantile, des circuits de traitement contre la lèpre, à pied, à bicyclette, par pinasses et voitures, mais malgré tout cela nous n'arrivons pas à atteindre toute notre population dispersée dans les forêts, dispersée dans les savanes. Pour ce qui est du personnel, le nombre des médecins autochtones est très insignifiant. Plusieurs préfectures manquent de médecins. L'assistance technique

qui sortent par ci, par là, préférant rester en France ou dans les autres pays d'Europe. Un programme pour la formation du personnel paramédical est en cours de préparation, en même temps qu'un programme d'éducation sanitaire élaboré en collaboration avec le Ministère de l'Education nationale. On prépare également une infrastructure sanitaire développée s'étendant dans toute la République pour couvrir toute la population, compte tenu des possibilités locales et des aides bilatérales, multilatérales et internationales. Comme vous le voyez, Monsieur le Président, beau-

est fournie en grande majorité par la France et par des pays amis, que nous tenons ici à remercier très sincèrement de l'aide qu'ils nous apportent. L'insuffisance numérique et qualitative du personnel subalterne est indéniable et elle est surtout marquée en milieu rural.

coup de projets restent à réaliser dans mon pays; en plus des plans de campagne pour l'éradication du paludisme, de la variole, une vaccination générale des enfants contre la rougeole et la poliomyélite, la création de nouvelles formations sanitaires entraîne une augmentation des dépenses, aggravant ainsi davan-

192

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tage la situation. Les responsables des services de santé

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Monsieur Go-

de la République du Congo (Brazzaville) sont sou-

kana. La parole est au délégué de la Turquie.

cieux du but à atteindre, qui est celui d'arriver à améliorer la santé du Congolais afin que ce dernier

soit dans un état de complet bien -être physique, mental et social. Ma délégation espère que notre pays recevra une aide matérielle de l'OMS par son bureau régional africain, pour nous permettre de faire face à cette situation. Je serais incomplet dans mon exposé si je passais sous silence les travaux de l'Organisation de Coordi-

Le Dr ALAN (Turquie): Monsieur le Président, je ferai comme le distingué délégué du Ghana, pour suivre le bon exemple donné par Sir George Godber, délégué

du Royaume -Uni, et je vais remettre ma déclaration écrite au Secrétariat afin qu'elle figure dans les comptes

rendus. Je serais très heureux si tous ceux qui sont présents à cette assemblée avaient l'occasion d'y jeter un coup d'oeil.

nation et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies en Afrique centrale, qui envisage

Le texte intégral du discours du suivant:

Dr

Alan est le

la vaccination de toutes les populations des pays Membres pendant une période de cinq ans contre la rougeole, la variole, la fièvre jaune et la poliomyélite. Monsieur le Président, je ne pourrai terminer sans attirer respectueusement votre attention sur le fait que notre assemblée compte actuellement 125 pays adhérents; d'autres pays encore, dont les populations sont parmi les plus nombreuses de la Terre, expriment

Monsieur le Président, c'est un très grand plaisir et un honneur pour moi de m'associer, au nom de la délégation turque, aux orateurs précédents pour adresser au Dr Sauter mes plus sincères et chaleureuses

le désir de se joindre à nous. Malgré leurs cris de détresse, nous fermons les yeux et restons sourds. C'est le cas d'une mère de famille qui se mettrait à bercer son plus bel enfant, laissant de côté le borgne ou l'infirme, issus cependant de ses entrailles. Nous

félicitations pour son élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Le connaissant déjà depuis de nombreuses années, je suis convaincu qu'avec sa vaste expérience dans le domaine de la santé publique, sa grande sagesse et sa haute compétence dans le domaine des activités internationales, les travaux de l'Assemblée seront couronnés de succès.

souhaitons vivement, Monsieur le Président, que des mesures soient prises pour bannir ces agissements

Ayant participé à de nombreuses Assemblées à Genève et connaissant l'hospitalité et l'accueil chaleureux qui nous sont réservés chaque fois par la Suisse,

honteux, inhumains, car la maladie n'ayant pas de frontières, l'assistance et la coopération sanitaires ne devraient pas connaître de barrière. Au nom de mon gouvernement, ma délégation exprime le souhait de voir ces pays devenir dans un proche avenir Membres

de l'Organisation mondiale de la Santé, car il est impensable qu'un pays comme la Chine populaire, qui compte 700 millions d'habitants, et dont les progrès

et particulièrement par le Canton de Genève, c'est un agréable devoir pour moi que d'adresser, par l'intermédiaire du Président, les vifs remerciements et la gratitude de la délégation turque au peuple suisse et aux autorités intéressées. Je me fais un plaisir de féliciter très chaleureusement le Président sortant, le Dr Olguín, de la compétence avec laquelle il a dirigé les travaux de l'Assemblée précédente.

dans tous les domaines scientifiques sont énormes, soit exclu de notre assemblée. Je me permets encore de mettre l'accent sur la situa-

Je ne pourrais laisser passer cette occasion sans féliciter les trois Vice -Présidents de l'Assemblée, les Présidents, les Vice -Présidents et les Rapporteurs des commissions de leur élection à ces hauts postes. C'est un grand plaisir pour la délégation turque de souhaiter la bienvenue aux nouveaux Membres qui ont pris place au sein de notre organisation. Nous accueillons avec grande sympathie cet événement qui rapproche davantage notre organisation de l'universalité. Ma délégation espère et souhaite que les conditions deviennent favorables dans un proche avenir, en vue d'assurer une universalité aussi complète que possible. Etant donné que nous discutons en même temps les rapports du Conseil exécutif, permettez -moi, Monsieur le Président, de remercier au nom de ma délégation le Dr Evang, Président et représentant du Conseil exécutif, de l'excellent exposé par lequel il a présenté les rapports du Conseil exécutif sur ses trente -sixième et trente -septième sessions. Je ne désire pas entrer ici dans

tion alarmante créée au Viet -Nam du Nord par des bombardements barbares des populations civiles, des écoles, des crèches, des hôpitaux, des centres de santé, des léproseries et des sanatoriums. A ces crimes odieux, perpétrés contre l'humanité tout entière, il faut ajouter l'horreur de l'emploi des gaz toxiques contre un peuple

pacifique dont le seul péché est d'avoir choisi une politique qui lui semble la meilleure. La délégation du Congo (Brazzaville), au nom de son gouvernement, demande donc à l'Organisation mondiale de la Santé de faire tout ce qui lui est possible pour mettre fin à tous ces crimes inutiles, qui dénotent le retour d'un nazisme nouveau. Ainsi, les autorités médicales du Viet -Nam

pourront donner à ce valeureux peuple le niveau de santé physique et mentale le plus élevé, noble tâche que

se propose d'atteindre l'Organisation mondiale de la Santé, sans discrimination, pour tous les peuples de la Terre.

le détail de ces rapports, mais je voudrais réserver à ma délégation le droit de prendre la parole au sein des commissions chaque fois qu'elle le jugera utile.

DOUZIÈME SEANCE PLÉNIÈRE

193

Mais, saisissant cette occasion, je me fais un agréable

devoir d'adresser publiquement mes félicitations très cordiales au Dr Karl Evang, à qui le Prix Léon Bernard a été décerné. Travailleur de la santé publique, il a consacré sa vie à améliorer la santé de la population,

non seulement de son pays, mais aussi du monde entier. Comme le Président de l'Assemblée l'a fait remarquer à juste titre, nous écoutons toujours cet orateur éloquent avec beaucoup d'attention et nous apprenons toujours quelque chose de lui. Sa dernière allocution en est un récent exemple. C'est un maître, un maître international de santé publique et nous, les travailleurs de la santé publique, en lui décernant le Prix Léon Bernard, nous nous sommes acquittés d'une des nombreuses dettes dont nous lui sommes redevables.

importance, et le médecin en chef de l'hôpital étant en même temps le directeur de la zone sanitaire. Les zones sanitaires relèvent elles -mêmes du Directeur provincial de la Santé, qui est assisté par des adjoints et des conseillers. Ce service de santé publique a été mis en oeuvre en même temps que le plan en 1963 dans la province turque de Mus, sous forme de projet pilote. Le projet a été étendu à six autres provinces en 1964, à cinq autres en 1965 et à cinq autres encore

en 1966, soit un total de dix -sept provinces, et

il

couvre environ le quart de la population (la Turquie compte soixante -sept provinces). Pourquoi a -t -on dû procéder par étapes à la création du service national de santé publique ? La réponse est simple: c'est à cause de la pénurie de personnel et de l'insuffisance des ressources budgétaires. Ceci m'amène à souligner la haute importance que l'on doit attacher

J'en viens maintenant à notre éminent, dévoué et sympathique Directeur général. Dr Candau, je désire, au nom de ma délégation et en mon nom propre, vous féliciter et vous remercier de votre excellent Rapport et des travaux accomplis en 1965. L'ampleur des activités entreprises n'a pas manqué de frapper les délégations présentes et c'est certes sous votre compétente direction que ces activités ont été menées de la meilleure façon. Je désire également féliciter et remercier tous

à la formation du personnel et à l'accroissement des budgets sanitaires. Dès 1963, on a commencé à créer de nouvelles écoles d'infirmières, de sages- femmes, d'agents sanitaires, de techniciens de l'assainissement, de techniciens de laboratoire, etc.; une deuxième école supérieure de soins infirmiers a également été créée,

toutes ces écoles étant prévues par le plan. Une deuxième faculté de médecine a également été créée

ceux qui ont pris part à ces activités tant au Siège que

dans les Régions, et particulièrement ceux qui travaillent sur le terrain et souvent dans des conditions défavorables.

à Ankara, portant ainsi à quatre le nombre des facultés de médecine. Très récemment, au mois d'avril

Permettez -moi, Monsieur le Président, sans entrer dans les détails, de formuler quelques remarques générales. Dans l'Introduction de son Rapport, le Directeur général dit: « Pour exploiter au mieux les connaissances acquises et les moyens disponibles, l'une des méthodes les plus sûres est la planification systématique ». En effet, avant d'entreprendre toute action, il faut savoir ce qu'il faut faire et pour cela dresser un plan afin d'éviter de disperser les forces. En Turquie, on a commencé en 1961 à élaborer un plan quinquennal de développement dans une perspective de quinze ans, dont le plan sanitaire faisait partie intégrante. Ce plan a été mis en oeuvre en 1963, l'année 1962 étant la période de pré- exécution du plan. Le

dernier, une cinquième faculté de médecine a vu le jour au sein de l'Université Atatürk, dans la province d'Erzeroum. Cette nouvelle faculté présente une particularité. Selon un accord passé entre l'Université

autonome Atatürk et le Ministère de la Santé, les membres du corps enseignant de la faculté de médecine et les médecins du service national de santé travaillent

ensemble et en étroite collaboration, non seulement dans les hôpitaux, mais également dans les unités de santé rurales de la région. Ce système permettra la

formation des futurs médecins au sein du service national de santé et leur préparation à la tâche qui les attend dans la collectivité. Certes, la mise en oeuvre

deuxième plan quinquennal est sur le point d'être achevé et sera prochainement soumis au Conseil supérieur du Plan. Un des buts du plan sanitaire était

d'un tel système de formation n'est guère facile lorsqu'il s'agit même d'une nouvelle faculté de médecine, mais elle devient encore plus difficile si la faculté de médecine est plus ancienne. En effet, ce sont les deux facultés de médecine les plus récentes de Turquie qui collaborent le plus étroitement avec le Ministère de la Santé. Elles ont détaché des membres

de réorganiser les services de santé et de créer un service de base. Le principe était de créer une unité de santé dotée d'un médecin et de deux à trois infirmiers pour desservir une population de 7000 habitants en moyenne, ce chiffre pouvant varier entre 5000 et 10 000 habitants selon les conditions locales. A cette unité de santé sont rattachées quatre ou cinq stations

de leur corps enseignant dans des zones rurales de démonstration créées par le Ministère de la Santé et elles y envoient leurs étudiants en stage. Je me suis permis de signaler ces faits à l'attention des délégués,

sanitaires rurales dotées chacune d'une infirmière/ sage -femme rurale dessservant une population de 2000 à 3000 habitants en moyenne. Quatre ou cinq de ces unités de santé sont rattachées à l'hôpital de zone, chaque province se subdivisant en un plus ou moins grand nombre de zones sanitaires selon son

jugeant que cette expérience de la Turquie pourrait être utile à certaines d'entre elles dans l'éventualité de la création de nouvelles facultés de médecine. Je crois que la préparation du personnel sanitaire pendant sa formation professionnelle à la tâche qui l'attend dans

la collectivité est d'une importance capitale, et là,

194

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'Organisation mondiale de la Santé pourrait jouer un rôle très efficace.

La planification et la formation des cadres sont donc deux éléments essentiels pour la création d'un service de base. Une fois cette base établie, il n'est pas difficile alors de bâtir des « étages » sur celle-ci: les

auprès d'eux de n'avoir pu enregistrer leurs paroles, Mais toutes ces déclarations sont très significatives. Le problème est très important et il est international. Certes, les pays intéressés devront coopérer avec l'Organisation mondiale de la Santé et aussi collaborer entre eux et s'entraider, et ils sont prêts à le faire. Mais,

étages des maladies transmissibles en général, de la tuberculose, des maladies vénériennes, de l'éradication

du paludisme, de l'éducation sanitaire, de l'hygiène du milieu, etc. De cette façon, on arrive à une intégra-

tion assez complète des services de santé publique. Voilà donc la méthode que nous utilisons en Turquie pour l'établissement du service national de santé. Toutefois, il faut sans cesse améliorer les services de santé publique. Tout en ayant exploité au mieux les connaissances acquises, il faut acquérir de nouvelles connaissances, et l'acquisition de nouvelles connaissances ne peut se faire que par la recherche. Or, de nos jours, peu de pays peuvent se livrer à des recherlongtemps, semble -t -il - continuer à encourager et à coordonner les recherches. Je me permets à ce propos

par sa Constitution, l'Organisation mondiale de la Santé est l'organe directeur de toutes les activités sanitaires internationales. La délégation turque est déjà reconnaissante à l'OMS de tout ce qu'elle a fait pour lutter contre cette maladie, mais elle lui serait encore plus reconnaissante si l'Organisation prenait une part plus active pour arrêter la marche du choléra. Avant de terminer, Monsieur le Président, je désire confirmer la confiance qu'éprouve la délégation turque dans les principes de l'Organisation mondiale de la Santé et dans son oeuvre humanitaire. Je souhaite

ches; l'Organisation doit donc - et pour assez de louer le rôle que joue l'Organisation dans ce domaine et je désire déclarer que la délégation turque a toujours accueilli et accueille favorablement l'extension du programme de recherche de l'Organisation. En Turquie, notre Ecole de Santé publique se livre modestement à des recherches opérationnelles et je

un plein succès aux travaux de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Alan. La

parole est au délégué du Libéria. Mme YAIDOO (Libéria) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués et observateurs, Mesdames et Messieurs, c'est pour

manquerais à mon devoir si je n'évoquais pas ici l'appui que l'Organisation apporte à l'Ecole de Santé

nous un grand plaisir que de nous trouver ici en qualité de représentants du Libéria accrédités auprès de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé.

publique d'Ankara, tant pour la formation de ses cadres que dans le domaine de la recherche. Me soumettant à l'appel que vous avez lancé d'être bref, Monsieur le Président, je ne m'étendrai pas sur les différents chapitres du Rapport, bien que l'éradication du paludisme et de la variole, les maladies transmissibles - particulièrement la tuberculose l'hygiène du milieu, l'eau saine et l'air pur, l'éducation sanitaire, les maladies chroniques, la nutrition, les statistiques sanitaires, l'innocuité et le contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques, etc., posent des problèmes qui ont chacun leur importance. Permettez -moi d'aborder un seul problème, le problème du choléra qui se propage rapidement d'une région à l'autre. Le délégué de la Jordanie a souligné

Le président Tubman nous a chargés de vous transmettre ses voeux personnels et ceux du Gouvernement et du peuple du Libéria. Nous exprimerons aussi l'espoir que cette conférence connaisse un plein succès et que les débats de la présente Assemblée contribuent à la réalisation des objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé et à l'amélioration de la santé de l'humanité tout entière. Monsieur le Président, je voudrais que vous disiez

de notre part au Dr Sauter que son élection aux plus

hautes charges de l'Assemblée traduit bien notre affection pour son magnifique pays, qui nous accorde

l'importance de la coopération des pays intéressés avec l'Organisation. Le délégué de l'Iran a suggéré qu'un comité d'experts soit réuni afin d'éviter aux gouvernements d'entreprendre des dépenses énormes pour prendre des mesures qui ne sont pourtant plus nécessaires. Le délégué des Etats -Unis a, et à juste titre, insisté sur l'hygiène du milieu, et particulièrement sur l'approvisionnement en eau saine. Le délégué de la Syrie a exprimé le désir de voir reviser les dispositions du Règlement sanitaire international afin de permettre aux autorités sanitaires de prendre d'autres mesures appropriées pour protéger leur territoire de l'invasion du choléra. Peut -être d'autres délégués ont -ils également abordé le problème: je m'excuse

son hospitalité depuis vingt ans. Ce choix montre également la confiance que nous avons en son intégrité

et en son aptitude à diriger au mieux les débats de l'Assemblée. Veuillez lui transmettre, Monsieur le Président, nos plus sincères félicitations pour l'honneur qui lui a été fait. Ma délégation saisit également cette occasion pour

présenter ses voeux de bienvenue aux Iles Maldives et à Singapour. Mais il est temps d'en venir au Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la

Santé en 1965. Il convient de féliciter le Directeur général et ses collaborateurs de cet exposé si complet

et si objectif sur les travaux de l'Organisation. En

DOUZIÉME SÉANCE PLÉNIÈRE

195

faisant la part des succès et des échecs enregistrés au

cours de l'année, ce Rapport dresse un bilan qui devrait nous encourager à lutter avec plus d'ardeur encore pour atteindre les buts que s'est fixés l'Organisation. Dans le cadre du programme mondial d'éradication du paludisme, nous avons entamé, au Libéria, la phase pré -éradication. Les progrès déjà accomplis sont encourageants. Il est toutefois contrariant de constater

Pour ne pas imposer en plénière le poids d'une longue intervention en faisant la critique du détail, je me permettrai de traiter ici de ce qui me parait être la clé de voûte de toutes les activités de l'Organisation,

je veux parler de la doctrine, ou si vous voulez de la politique générale de l'OMS. Vous savez, Messieurs les délégués, que le but de notre organisation est de mener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé. Et pour atteindre cet objectif, il a été décidé une politique d'assistance

que c'est dans la Région africaine que se trouvent les zones les plus vastes et les populations les plus nom-

breuses encore non protégées par des programmes d'éradication. Nous acceptons naturellement de suivre la nouvelle stratégie mise au point par l'Organisation et nous nous efforçons de mettre sur pied les services sanitaires de base jugés indispensables pour arriver à

technique internationale. Mais, pour être efficace et rentable, cette assistance technique doit englober aussi bien le personnel que le matériel. Or, depuis sa naissance, l'OMS ne pratique en fait que l'assistance

en personnel, qui absorbe la presque totalité du budget. Lorsque vous examinez les différents budgets de l'Organisation, la part de l'assistance matérielle est tellement mince qu'elle est pratiquement inexistante.

l'éradication, mais une évaluation objective de la situation dans notre Région nous conduit à la conclusion que, dans les conditions présentes, de nombreuses années nous séparent encore de la réalisation de nos

objectifs. Nous espérons donc que l'Organisation essayera de trouver des méthodes plus efficaces qui permettraient d'éliminer plus tôt que prévu le fléau du paludisme dans notre continent. Pour terminer, Monsieur le Président, permettez -moi également d'exprimer le voeu que, sous votre conduite

Or, cette politique, sa politique, se pratique depuis bientôt vingt ans. La constatation que vous ferez en jetant un regard sur les 10 % qui constituent le taux normal d'accroissement du budget est que la totalité en est généralement absorbée par les dépenses de personnel, et que presque rien ne va au matériel. Voyez le nouveau budget, celui

les travaux de la présente Assemblée se déroulent dans la bonne entente et aboutissent à éclairée,

de 1967, dont le taux d'accroissement dépasse 17 %: l'essentiel de l'augmentation est consacré à la création

d'heureux résultats. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Madame Yaidoo.

de 69 nouveaux postes, dont 39 pour la nouvelle Division de la Recherche en Epidémiologie et dans la Science de la Communication. Lors de la présentation de la situation financière de

La parole est au délégué de la Guinée.

Le Dr KEITA (Guinée): Monsieur le Président, honorables délégués, au nom de la délégation de la République de Guinée, que j'ai l'honneur de présider, je me dois avant toute chose de vous adresser le salut de mon gouvernement et de mon pays. Monsieur le Président, ce m'est un plaisir, à l'occasion de sa brillante élection à la présidence de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, de

l'Organisation, M. Siegel, citant Héraclite, a lancé cette admirable expression : « Rien n'est permanent, sauf le changement ». Le Sous -Directeur général faisait appel à cette réminiscence dans le cadre d'une évolution et de « la nécessité d'une croissance saine

et harmonieuse et d'une adaptation aux conditions nouvelles ». Je suis d'accord avec la citation de notre éminent financier lorsqu'il parle de changement, mais

vous demander d'adresser à M. Sauter, au -delà des compliments d'usage, les félicitations sincères de ma délégation ainsi que l'expression de ma profonde

au moins que ce changement soit un changement dialectique. Je n'apprendrai à personne la notion et la précision que contient ce vocable. En effet, loin d'un changement mécanique ou accidentel, il y a le changement qui procède de certaines motivations et de certaines forces, je dirai même de certaines volontés.

admiration. Je formule pour lui le souhait de mener à bien cette haute magistrature. J'ai également le grand plaisir d'associer à ces hommages les Vice -Présidents ainsi que les Présidents et Rapporteurs des commissions principales. A cette occasion, j'adresse également aux nouveaux Etats récemment admis au sein de notre organisation mes souhaits de bienvenue ainsi que mes chaleureuses félicitations. Nous avons suivi avec beaucoup d'intérêt l'exposé du Président du Conseil exécutif qui, dans un raccourci admirable, nous a offert l'essentiel de la trente -sixième

Les changements dialectiques permettent d'aller de l'avant, de gagner chaque fois un palier dans le sens du progrès. Ici, le piétinement se caractérise par l'unicité de l'assistance, ou si vous voulez le déséquilibre de l'assistance globale avec une hypertrophie de l'assistance technique « personnel ». Or, le moteur du progrès ne peut être actionné que par la contradiction dialectique que doit nécessairement introduire

et de la trente -septième session. Quant au Rapport du Directeur général, il reste toujours un chef- d'oeuvre, dont l'étude est une occasion d'enrichissement.

l'existence d'une assistance technique « matériel ». En dehors de ce second facteur, qui exprime l'un des aspects principaux de la contradiction, le devenir fond inévitablement dépérissement. se

dans

l'étiolement et le

196

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Pour aller vers le progrès certain, il faut nécessairement créer les conditions par l'organisation d'un développement historique ou d'un développement en spirale qui évite le cercle vicieux et sanctionne

opportune ou occasionnelle, et cela au prix d'une certaine insistance et d'une vigilance accrue. Ce que nous souhaitons, c'est que la masse d'assistance matérielle soit prévue et explicitée dans le budget, même de façon globale et forfaitaire au début, comme sont prévus du côté « personnel » les postes existants

l'ascension. Dans cet ordre d'idées, je dirai que nous devons progresser constamment sur notre ligne

directrice face à nos objectifs. Cette ligne, qui est nécessairement ascendante, doit être influencée par des changements quantitatifs et qualitatifs.

ou à créer. Constitutionnellement, nous sommes en bonne position pour faire évoluer la politique ou la stratégie de l'Organisation. Il n'y a aucune limitation, l'essentiel est d'atteindre rapidement et complètement l'objectif. D'autre part, nous pouvons nous appuyer sur l'exemple

Si donc le budget augmente quantitativement, il faudrait que les activités de l'Organisation gagnent également en dynamisme, c'est -à -dire pratiquement en quantité et en qualité. Messieurs les délégués, le temps est arrivé pour nous de nous pencher sur ce problème crucial de l'évolution

d'un organisme qui fait autorité - celui des Nations Unies. Il s'agit de la résolution 2097 (XX) de l'Assem-

de la politique générale de l'Organisation, de son élargissement aux dimensions d'une assistance globale,

blée générale que je livre à votre audition et à votre lecture: elle est intitulée « Examen et réévaluation du rôle

où un certain équilibre existerait entre l'assistance « personnel » et l'assistance « matériel ». Quand nous avons effleuré ce problème dans une autre instance, il nous a été répondu que l'existence du FISE tendait à satisfaire les besoins matériels et

et des fonctions du Conseil économique et

social ». L'Assemblée générale et le Conseil économique et social (voir sa résolution 1091 (XXXIX)) ont estimé que le développement considérable des activités de l'Organisation des Nations Unies et des institutions

que, d'autre part, l'instauration d'une telle politique allait alourdir le budget. Certes, le FISE rend des services appréciables dans le domaine de l'assistance matérielle. Mais cette assistance, son cadre, sa matière et son volume dépendent de la politique qu'imprime le Conseil d'administration du FISE. Il ressort

qui lui sont reliées, dans les domaines économique et social et dans celui des droits de l'homme, rend nécessaire un examen complet et une réévaluation du rôle et des fonctions du Conseil. L'Assemblée générale a demandé que des propositions détaillées soient soumises au Conseil en juillet 1966, puis à la vingt et unième session de l'Assemblée générale. Il s'agit, à l'instar du Conseil économique et social

nettement que cette intervention du FISE ne peut être que limitée et que l'appoint, en ce qui concerne certains de nos besoins, doit être fait par l'OMS. Je dirai qu'en fait la prévision ou la pratique de l'assistance matérielle ne peut grever le budget de l'Organi-

sation, puisque la masse d'argent qui doit servir à cela proviendrait d'une substantielle économie faite

par la réduction d'un personnel pléthorique par ailleurs. Là aussi il s'agit d'une question d'équilibre.

et de l'Assemblée générale des Nations Unies, de se pencher sur cet important problème afin de promouvoir une politique nouvelle qui rendrait plus efficace l'intervention de l'OMS dans les différents domaines de ses activités. Sur le plan pratique, il est temps que notre organisation fasse peau neuve dans cette période

critique de sa majorité. Elle est à un stade et à un carrefour où elle a l'impérieux devoir de prendre les décisions qui doivent marquer sa nouvelle jeunesse, partant sa vitalité. L'Assemblée doit, non seulement enregistrer cette nouvelle note, mais prendre les dispositions pour une action décisive. Il faut en effet aller vite. Si les décisions ne peuvent être prises tout de suite sur ce problème

En effet, sans cette aide, la plupart de nos programmes seraient exécutés de façon malaisée ou n'arriveraient même pas à un début d'exécution. C'est vous dire, honorables délégués, qu'en tout cas pour les pays en voie de développement, dont les charges

sont à la dimension de leurs besoins immenses et complexes, on a beau dresser des projets mirobolants, les objectifs ne seront jamais approchés si, en plus des

experts et des consultants que l'OMS envoie, ne venait s'ajouter un support matériel. Il faut dire que dans certains pays des programmes

crucial, il est souhaitable que le Secrétariat donne les indications utiles pour la prise en considération de ce désir. Nous pensons que l'attention des délégués a été

suffisamment attirée pour que l'Assemblée ou le Conseil exécutif trouvent la procédure pratique de son étude et de son aboutissement heureux. Nous avons

sont compromis, comme par exemple celui de la variole, car, bien que le personnel (OMS et national) soit en place, il manque au dernier moment le vaccin, les réfrigérateurs et les moyens de transport ainsi que les instruments indispensables à l'opération. Certes, on me dira tout de suite: « mais que cherchez -vous ? »,

le ferme espoir que ce ne sera pas une « bouteille à la mer » et que la Dix -Neuvième Assemblée saura prendre ses responsabilités.

puisque les résolutions actuelles mentionnent dans leur dispositif la possibilité de l'assistance matérielle. Bien sûr, le mouvement est amorcé, mais de manière

encouragements à notre Directeur régional, qui est

Je ne voudrais pas terminer sans adresser nos

en train de faire un excellent travail dans notre Région. Nous voudrions l'assurer ici de notre entier appui.

DOUZIÉME SÉANCE PLÉNIÉRE

197

Il me reste encore un agréable devoir, celui de remercier très

Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Benyakhlef.

chaleureusement cette

dynamique

La parole est au délégué du Rwanda. M. HAKIZIMANA (Rwanda): Monsieur le Président,

équipe du Secrétariat, ainsi que les interprètes et les artisans anonymes dont le travail hautement efficace assure le succès de la présente assemblée. En m'excusant, honorables délégués, d'avoir pris de votre temps, je formule l'espoir qu'à l'occasion de

ses vingt ans l'Organisation mondiale de la Santé

sonnera un nouveau départ pour sa survie et sa pérennité, dans le cadre de sa lutte constante et déterminée pour le meilleur état de santé des peuples de cette magnifique planète. Je vous remercie de votre attention. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Keita. La

honorables délégués, Mesdames et Messieurs, c'est pour la délégation rwandaise un grand honneur de féliciter le Dr N'Dia de son élection à la vice- présidence de cette auguste assemblée. Les félicitations de en

la délégation

rwandaise vont également

et le

premier lieu au Président de l'Assemblée,

Dr Sauter. La délégation rwandaise félicite en même temps Madame la Vice- Présidente. Ses félicitations s'adressent aussi aux Présidents des

parole est au délégué du Maroc. Le Dr BENYAKHLEF (Maroc) : Permettez -moi de vous

différentes commissions.

Après avoir parcouru le Rapport présenté à la Dix -Neuvième

Assemblée

de

la

Santé

par le

présenter, Monsieur le Président, au nom de la délégation du Maroc, mes félicitations pour votre élection à la vice -présidence de la Dix -Neuvième Assemblée. Mes félicitations vont aussi aux autres Vice -Présidents

Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, ma délégation le prie d'agréer

ses sentiments de gratitude pour les efforts qu'il déploie afin d'améliorer la santé de la population des pays en voie de développement. La parole qui m'est accordée est en même temps

et, bien entendu, au Président de la Dix -Neuvième Assemblée, le Dr Sauter. C'est avec le plus grand plaisir que la délégation

du Maroc prend part, comme chaque année, aux travaux de cette assemblée. Je voudrais exprimer ici toute la gratitude du Maroc à l'Organisation mondiale de la Santé. Grâce à son aide, nous avons pu mettre en place l'infrastructure et le personnel capables

une occasion d'exposer brièvement à cette haute Assemblée la situation sanitaire du pays que j'ai le privilège de représenter ici. En effet, le Rwanda, dont la superficie est de 26 338 km2, compte environ 3 000 000 d'habitants. La densité moyenne est d'un peu plus de 100 habitants au kilomètre carré.

d'assurer une continuité dans l'action. Cette phase préliminaire nous a paru indispensable avant de prétendre éradiquer certains fléaux. Nous avons donc préféré le développement de l'ensemble de nos services sanitaires à une action peut -être spectaculaire mais

que nous savions vouée à l'échec, car prématurée. Nous avons préféré une organisation aussi rationnelle

Le Rwanda est heureux d'ignorer la peste, le choléra et la fièvre jaune qui, durant des siècles, comme vous le savez, ont fait payer le plus lourd tribut à l'humanité. L'épidémie de variole n'a plus réapparu depuis 1919 grâce à la vaccination systématique. Depuis quelques années, le vaccin est fabriqué dans un laboratoire local. Le typhus exanthé-

et aussi harmonieuse que possible de nos services de santé. De gros investissements ont été nécessaires pour la formation du personnel de toutes les catégories, aussi bien médical que paramédical. Cette formation prend certes beaucoup de temps, mais déjà nous commençons

à développer en différents points de notre territoire des activités intégrées de santé publique, aussi bien curatives que préventives. Notre but est d'achever l'implantation de notre infrastructure et nous comptons en tirer profit dans une action multilatérale et coordonnée des différents aspects de la santé publique. Cependant, les problèmes que pose une démographie galopante ne sont pas pour faciliter les choses. C'est à

matique qui se manifestait par de petites endémies a disparu depuis 1940 grâce au changement de nature du vêtement et à l'usage des insecticides. La fièvre récurrente, le pian et la trypanosomiase sont en voie de disparition. Le paludisme a subi depuis quelques années une nette régression et a cessé de constituer le problème sanitaire prioritaire. Le danger numéro un qui inquiète les services de la santé de mon pays, c'est la tuberculose. Nous estimons à 50 000 le nombre de personnes qui seraient atteintes

d'une tuberculose évolutive. Le pays ne disposant que d'un seul sanatorium de 180 lits, un seul tuberculeux sur 277 a la chance d'être traité à l'hôpital. Les 3035 lits que comptent ensemble les 20 hôpitaux et 84 dispensaires sont réservés aux malades atteints

l'heure actuelle une de nos préoccupations majeures.

Je ne voudrais pas terminer sans présenter au Directeur général, le Dr Candau, mes félicitations pour le brillant Rapport qu'il nous a présenté et pour la sollicitude qu'il a toujours témoignée en faveur de mon pays.

d'affections courantes. Je note en passant que les maternités totalisent 1062 lits.

Nous sommes convaincus cependant que d'ici quelques années ce fléau sera maîtrisé grâce à l'aide

198

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

que l'Organisation mondiale de la Santé a mise à notre disposition pour obtenir l'immunisation massive

de la population par le BCG, seul moyen de freiner l'expansion de cette maladie. En même temps que la vaccination est poursuivie, le dépistage est opéré par des moyens appropriés. Les malades à lésions évolutives et contagieuses sont envoyés au sanatorium et ceux à lésions bénignes reçoivent un traitement ambulatoire. Ma délégation exprime ses sentiments de gratitude au Dr Quenum, Directeur régional de l'Organisation

spécialisations que requiert la médecine préventive dont l'instauration s'impose aujourd'hui. L'ignorance des mères et le développement encore élémentaire sont la cause de ce qu'un certain nombre d'enfants sont atteints de kwashiorkor. Cet état de choses doit prendre fin dans un avenir peu éloigné parce que le centre pilote de protection de la mère et

de l'enfant initiera les mères rwandaises à mieux nourrir leurs enfants. De plus, les efforts que déploient

le Gouvernement et le peuple rwandais pour le développement amélioreront la situation. Ma délégation remercie encore une fois l'Organisation mondiale de la Santé qui, par le canal du FISE, envoie régulièrement du lait en poudre pour améliorer l'alimentation de ces enfants souffrant de carence. Monsieur le Président de la Dix -Neuvième Assemblée, Monsieur le Directeur de l'Organisation mon-

mondiale de la Santé pour l'Afrique, qui a fait tout ce qui est en son pouvoir pour équiper le centre pilote

antituberculeux de Rwamagana en personnel et en matériel appropriés.

Mon gouvernement s'acquittera avec honneur de son devoir de collaboration étroite avec les techniciens prêtés par l'Organisation mondiale de la Santé. Aussi toutes les mesures ont -elles été prises pour mettre à la disposition de ces techniciens une équipe de nationaux qui, grâce à l'expérience qu'ils auront acquise, pour-

diale de la Santé, ma délégation vous réitère ses sentiments de reconnaissance et vous souhaite plein succès dans vos lourdes tâches. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Monsieur Haki-

suivront cette mission de lutte antituberculeuse. Je me permets d'ajouter que les techniciens offerts par l'Organisation mondiale de la Santé accomplissent leur tâche avec dévouement et que mon gouvernement est satisfait de leurs services.

zimana. La parole est au délégué d'El Salvador. Le Dr AGUILAR (El Salvador) (traduction de l'espa-

gnol): Monsieur le Président, je voudrais avant tout,

au nom de ma délégation, saluer les honorables délégués qui assistent à la présente Assemblée. Permettez -moi aussi de joindre ma voix à celle de mes distingués collègues pour féliciter très chaleureusement

Toujours dans le cadre de l'assistance technique fournie par l'Organisation mondiale de la Santé, un centre pilote de protection de la mère et de l'enfant va bientôt fonctionner à Kibirizi. Un médecin expert est déjà sur place, mais nous attendons impatiemment une infirmière expérimentée pour s'occuper de l'entraînement du personnel autochtone. Ce centre, j'en suis sûr, servira à améliorer la santé de la mère

de son élection bien méritée le Dr Sauter qui, durant de longues années, s'est consacré à préserver la santé des habitants de ce beau pays suisse et qui en outre a participé activement à l'action sanitaire mondiale. Je tiens aussi à féliciter les trois Vice -Présidents et à souhaiter la bienvenue aux délégués de Singapour

et de l'enfant, par toutes les mesures préventives qu'il mettra en ceuvre et les conseils qu'il prodiguera aux mères rwandaises. Le second souci est la pénurie du personnel médical.

et des Iles Maldives, et enfin à saluer l'initiative qui a abouti à la création de la Fondation Dr A. T. Shousha, laquelle honore l'une des figures les plus connues de l'Organisation mondiale de la Santé et de la Région de la Méditerranée orientale. Ma délégation voudrait également exprimer sa gratitude au Dr I. C. Fang, qui s'apprête à goûter un repos bien gagné après les efforts qu'il a déployés pour organiser et coordonner l'action sanitaire dans la Région du Pacifique occidental. Nos félicitations vont aussi au Dr Karl Evang, éminent lauréat du Prix Léon Bernard. Je veux également dire ici, Monsieur le Président,

Je pense que les honorables délégués ne seront pas surpris d'apprendre que mon pays ne dispose que de 29 médecins, dont 4 à l'enseignement, 43 assistants médicaux, 82 infirmiers, 42 infirmières, 10 gardes sanitaires, 188 aides- infirmiers et 87 aides -accoucheuses.

Tout le monde se rend compte que le personnel est loin de suffire pour les soins de santé que réclament les trois millions d'habitants. Pour remédier partiellement à cette pénurie en personnel médical qualifié, deux écoles, l'une d'infirmières et l'autre d'infirmiers, vont ouvrir leurs portes dès septembre. Avec l'école d'assistants médicaux et les deux écoles d'infirmières existantes, nous espérons que d'ici quelques années mon pays sortira de l'impasse parce que la Faculté de Médecine de l'Université nationale de Butare et les écoles médicales fourniront un contingent important

tout le prix qu'attache ma délégation au Rapport présenté par le Directeur général et par le Secrétariat, qui expose le détail des travaux et des efforts accomplis au cours de l'année 1965. Nous apprécions aussi à sa juste valeur l'étude faite par le Conseil exécutif qui, avec patience, minutie et conscience, a analysé et pesé les projets préparés par le Secrétariat. La lecture de cette étude permet de mieux comprendre et de mieux

aux cadres de la santé. Le Ministère de la Santé publique dirigera une partie du personnel vers les

apprécier le Rapport du Directeur général. C'est là

DOUZI);ME SÉANCE PLÉNIÉRE

199

un travail objectif, qui a été magistralement dirigé par le Dr Evang et le Dr Watt. Parmi toutes les activités que soutient l'OMS, il en est, je crois, qui répondent à un besoin commun à la totalité des pays: ce sont la formation du personnel, la statistique et la planification.

dont il a la charge de diriger les débats. Je tiens également à associer ma délégation aux félicitations adressées au Directeur général et à son personnel pour l'excellent Rapport très clair et très complet que nous sommes appelés à examiner à la présente séance. Mesdames et Messieurs, je n'avais préparé qu'un modeste discours d'une demi -heure, mais pour éviter la prolongation des séances de nuit comme celle -ci, je n'en retiendrai que quelques points.

Cette dernière s'impose non seulement aux pays en voie de développement, mais aussi à ceux qui se considèrent comme

avancés, de même qu'à des organisations comme l'OMS /OPS, dont l'aide doit être proportionnée à l'ampleur, à l'importance des problèmes auxquels se heurtent les pays de la Région des Amériques, ainsi qu'aux dangers qu'ils créent et aux sacrifices financiers que leur solution exige.

Le texte intégral du discours du Dr Malhas est le suivant:

Comme j'ai déjà eu l'occasion de mentionner quelques -unes des difficultés sanitaires que connaît

mon pays - dont fera d'ailleurs également état le rapport sur la situation sanitaire dans le monde il ne me reste plus qu'à exprimer notre gratitude pour

l'assistance que nous fournissent l'OMS, l'OPS et le FISE dans toutes sortes de domaines: formation de personnel, planification, lutte contre le paludisme, contre la tuberculose, organisation de laboratoires et

L'Arabie Saoudite se trouve dans une situation unique en ce sens que, chaque année, à une période déterminée, environ 1 600 000 personnes participent à une cérémonie religieuse dans la ville sainte de La Mecque. Les transports internationaux devenant de plus en plus faciles, il est prévu que le nombre des pèlerins augmentera à la cadence de 10 à 15 % par an. Les autorités sanitaires du Gouvernement de l'Arabie Saoudite sont pleinement conscientes de leurs responsabilités envers ces personnes ainsi que de leurs devoirs

approvisionnement en eau. Nous remercions aussi l'Agency for International Development des Etats-

Unis d'Amérique, qui nous a aidés à former du personnel et à créer un service d'unités mobiles qui fonctionnera dans quarante localités et dont les locaux de base seront achevés en 1967 grâce à un prêt de cet organisme, lequel envisage également de nous consentir

sur le plan international. Cette année, on s'est inquiété surtout de la possibilité d'une extension du choléra vers l'ouest à partir des zones d'endémie. Outre les précautions que prend habituellement le Gouvernement en période de pèlerinage, il a été créé une commission centrale du choléra chargée de coordonner toutes les mesures

propres à écarter le risque d'introduction de cette maladie. Le Gouvernement a prévu un budget spécial d'environ $4 000 000 pour les campagnes et les mesures

un autre prêt destiné à renforcer le budget de notre campagne antipaludique. Nos remerciements vont aussi à la République fédérale d'Allemagne pour les fonds qu'elle nous a avancés en vue de transformer trois hôpitaux petits et vétustes en autant de centres de santé situés dans des régions particulièrement défavorisées, et enfin au Brésil, qui nous a fourni du vaccin antivariolique en quantité suffisante pour assurer à notre population un état d'immunité satisfaisant. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, cette

préventives contre cette maladie. Toutes les voies d'accès, que ce soit par air, terre ou mer, ont fait l'objet d'un contrôle sévère. En plus des grands centres de quarantaine déjà en activité, quarante -deux nouveaux centres ont été ouverts, avec toutes les installations nécessaires pour l'isolement et le transport des

collaboration internationale a été pour notre gouvernement un stimulant, puisqu'elle l'a incité à accroître son budget de santé publique, qui, de 23 500 000 unités monétaires locales en 1965, est passé, pour cette année, à 30 000 000.

malades, ainsi que la désinfection et la vaccination. Des règlements très stricts ont été appliqués en ce qui concerne l'hygiène du milieu. L'éducation sanitaire a été intensifiée grâce à la radio, à la télévision et aux émissions en sept langues des unités mobiles de santé. Des centres de réhydratation, des laboratoires

fixes et mobiles et des cours de vaccination ont été

créés. Le poste de quarantaine de Djeddah a été aménagé de manière à pouvoir faire face à toute situation d'urgence. Je suis heureux d'annoncer que, jusqu'ici, aucune maladie quarantenaire n'a encore été signalée en Arabie Saoudite. A cette occasion, je tiens à exprimer ma gratitude et mes remerciements. aux délégués qui, avec le Directeur régional de la Méditerranée orientale, ont rendu hommage à mon pays pour sa vigilance. Monsieur le Président, compte tenu de l'épidémie de choléra El Tor de 1965 et du danger persistant que représente cette maladie, compte tenu aussi des difficultés causées par des rumeurs sans fondements

Le PRESIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Aguilar

Rivas. La parole est au délégué d'Arabie Saoudite. Le Dr MALHAS (Arabie Saoudite) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi de

féliciter le Dr Sauter, en mon nom personnel et au nom de mon gouvernement et de ma délégation, de son élection à la présidence de l'auguste Assemblée

200

t)IX-NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

et par le recours abusif à des mesures excessives, puis-je me permettre de suggérer que le Comité de la

pour les critiques et les différentes suggestions que vous avez présentées; elles seront pour nous tous un

Quarantaine internationale procède à une revision des règles sanitaires prévues pour empêcher la propa-

gation et la transmission de cette maladie ? Nous voudrions souligner qu'il convient d'accorder une attention particulière au respect des règlements internationaux, afin que les gouvernements renoncent à prendre des mesures trop rigoureuses mais ne

moyens de servir l'OMS et de conduire tous les peuples du monde vers l'idéal que s'est fixé notre organisation. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Candau. Nous sommes maintenant en mesure d'exprimer une opinion au sujet du Rapport que le Directeur général a présenté sur l'activité de l'Organisation en 1965. D'après les remarques qui ont été faites et les témoi-

encouragement et nous aideront à trouver les meilleurs

manquent pas en revanche de signaler à temps les cas qu'ils peuvent découvrir. Actuellement, huit projets en cours d'exécution dans le Royaume bénéficient de l'assistance de l'OMS, sans compter plusieurs missions de consultants à court

gnages d'appréciation que viennent de donner les délégués, la présidence conclut que l'Assemblée désire

terme. Le programme national de vaccination de masse contre la variole prendra fin l'année prochaine.

exprimer sa satisfaction de la manière dont le programme a été conçu et exécuté. Je propose donc à l'Assemblée d'adopter le projet de résolution suivant:

Notre pays aura ainsi contribué, dans une mesure non négligeable, à la campagne mondiale. Quant au programme d'éradication du paludisme, il en est maintenant à la phase de consolidation. D'autre part,

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

des cours de biostatistique ont été inscrits au programme de tous les établissements d'enseignement sanitaire.

Monsieur le Président, le roi d'Arabie Saoudite et son gouvernement ont la ferme conviction que veiller

à la santé comme à la paix du monde est une tâche

Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1965, 1. NOTE avec satisfaction la manière dont le programme a été conçu et exécuté en 1965, conformément aux principes établis de l'Organisation; et 2. FÉLICITE

qui incombe à la communauté des nations. Pour terminer, je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance au Directeur régional de la Méditerranée orientale et à son personnel pour leur aide très précieuse. Je tiens aussi à remercier tous les délégués pour leur

le

Directeur

général

du

travail

accompli.

L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Passons maintenant aux rapports du Conseil exécutif. Je désire remercier encore une fois le

dévouement désintéressé et leurs efforts incessants au service de l'humanité. Le PRÉSIDENT PAR INTÉRIM: Merci, Dr Malhas. Nous avons terminé l'examen des points 1.10 et 1.11

Dr Evang de la manière dont il a présenté ces rapports. Les commissions principales ayant maintenant terminé

de l'ordre du jour et je vous remercie tous de votre coopération. Je voudrais demander au Dr Evang, représentant du Conseil exécutif, s'il a des observations à formuler. Merci, Dr Evang. Je donne maintenant la parole au Directeur général. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, il m'est

l'examen de la partie du rapport qui traite du projet de programme et de budget pour 1967, c'est -à -dire les Actes officiels NO 149 (Conseil exécutif, trente -septième

session, partie 1T), nous sommes en mesure d'adopter la résolution habituelle qui prend acte des rapports du Conseil exécutif. le vais vous en donner lecture:

La Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé 1. PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses trente- sixième et trente -septième sessions; et

pratiquement impossible de répondre à toutes les observations qui ont été faites ici. A la très intéressante

discussion que nous avons eue au sujet du Rapport sur l'activité de l'OMS en 1965, soixante- dix -huit délégations ont pris part; c'est là un fait auquel le Secrétariat attache beaucoup d'importance et nous avons pris bonne note de tout ce qui a été dit. Nous sommes très sensibles aux aimables jugements qui ont

2.

FÉLICITE le Conseil du travail qu'il a accompli.

été portés sur le Rapport et le travail du Secrétariat, mais nous vous sommes encore plus reconnaissants

Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Je vous remercie tous d'être venus à cette séance de nuit.

La séance est levée à 22 h. S.

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

201

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Mercredi 18 mai 1966, 17 h. 30

Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs

Le PRÉSIDENT: Mesdames, Messieurs, la séance est ouverte.

Unies pour 1964 ». Y a -t -il des observations ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Nous passons à la quatrième résolution intitulée

« Comité des Pensions du Personnel de l'OMS : Nomination de représentants devant remplacer ceux dont le mandat vient à expiration ». Avez -vous des observations ? Y a -t -il une objection ? I1 n'y en a pas, la résolution est adoptée.

Le premier point à notre ordre du jour est l'approbation du quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. J'invite le Rapporteur de

la Commission, le Dr Benyakhlef, à monter à la tribune pour donner lecture du rapport. Le Dr Benyakhlef (Maroc), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du quatrième rapport de la Commission (voir page 506). Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Benyakhlef. Y a -t -il des

Nous passons à la cinquième résolution intitulée

« Choix du pays ou de la Région où se tiendra Vingtième Assemblée mondiale de la Santé ». Y a -t -il des remarques, des objections ? Il n'y en a pas. La résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques ? Il n'y a pas d'objections, le rapport est approuvé. la

objections à l'approbation de ce rapport ? Il n'y a pas d'objections, le rapport est approuvé. Quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques Le PRÉSIDENT: Nous passons maintenant à l'appro-

2.

3.

Cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

bation du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.' Conformément à l'article 52 du Règlement intérieur, ce rapport ayant été distribué vingt- quatre heures à l'avance, il n'en sera pas donné lecture J'invite donc l'Assemblée a adopter la première résolution contenue dans ce rapport, qui est intitulée « Centre international de Recherche sur le Cancer: Accord entre le Gouvernement de la France et l'OM S

Le PRÉSIDENT: Nous passons maintenant au point suivant de l'ordre du jour. C'est le cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.2 Ce rapport a également été distribué vingt -quatre heures à l'avance. Il n'en sera donc pas donné lecture. J'invite l'Assemblée à adopter la première résolution de ce rapport intitulée « Membres redevables d'arriérés

de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution ». Y a -t -il des remarques ? Y a -t -il une objection ? Il n'y

sur le statut juridique et les privilèges et immunités du Centre ». Y a -t -il des remarques au sujet de cette résolution ? Y a -t -il des objections à son adoption ? Il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. Nous passons à la deuxième résolution intitulée «Prorogation de l'accord avec l'UNRWA ». Y a -t -il des remarques, des objections ? Il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. Nous passons à la troisième résolution intitulée

en a pas, la résolution est adoptée. Nous passons à la deuxième résolution intitulée « Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions administratives, budgétaires et financières ». Y a -t -il des observations ? Y a -t -il une objection ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. 2 Voir p. 510.

« Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations ' Voir p. 509.

202

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Nous passons à la troisième résolution intitulée « Résolution AFR/RC15/R2 adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 ». Y a -t -il des observations ? Le délégué de la Suisse a la parole. Monsieur le Président, M. KELLER (Suisse) Messieurs les délégués, la délégation suisse, se :

sujet, elle doit mettre le poids des problèmes examinés

sur les deux plateaux de la balance. C'est à ce titre que je demande si elle n'aurait pas dû examiner ce problème en commission et voir aussi les sentiments humanitaires à ce niveau. Mais les sentiments humanitaires ainsi exprimés à la dernière heure ne sont à

mon sens qu'une manoeuvre dilatoire; hélas, je ne pense pas que ces sentiments humanitaires soient réellement des sentiments ressentis. Messieurs, honorables délégués, je vous demande

réclamant de l'article 64 du Règlement intérieur de l'Assemblée, demande que la deuxième partie du dispositif soit mise aux voix séparément. Suspendre l'assistance technique au Portugal, c'est la suspendre

de revoir le problème d'autant plus que, si nous considérons le poids de la souffrance que les populations de l'Angola, du Mozambique et de la GuinéeBissau supportent, c'est justement dans les exactions

en fait à l'égard des populations indigènes et des populations voisines, car la maladie, les épidémies ne s'arrêtent pas aux frontières. Appartient -il à cette assemblée de priver d'aide

et dans les brimades au niveau de ces pays qu'elle réside. Même si au début nous décidons aujourd'hui que l'assistance technique sera suspendue, il n'y aura aucun changement parce que les services ainsi fournis à ces pays ne profitent justement pas à ces populations. Donc, tout compte fait, on ne leur porte pas préjudice

des communautés innocentes ? A cet égard, le point 2 du projet de résolution ne va -t -il pas au -delà de la

pensée de ses promoteurs ? C'est mue par cette considération humanitaire que la délégation suisse entend fournir l'occasion d'une dernière prise de conscience en formulant sa demande de division. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. La

en supprimant ces services. Ces populations n'en bénéficient pas et, comme le disait l'honorable délégué du Sénégal, l'assistance technique fournie à ces pays, lorsqu'on y regarde bien, est maigre. Donc, c'est vous

parole est au délégué de la Guinée.

Le Dr KEITA (Guinée): Monsieur le Président, honorables délégués, c'est au nom de ces mêmes sentiments humanitaires que nous vous demandons de revoir le problème qui a déjà été discuté de façon approfondie en commission et voté à une large majorité. Je ne pense pas que nous voulions ici retarder

dire que le Portugal se soucie peu de la santé de ces populations, et c'est là où je voudrais que le délégué de la Suisse pèse bien ce qu'il appelle les sentiments humanitaires.

la solution du problème. Les considérations humanitaires sont ailleurs: là où les gens souffrent, là où les gens sont ségrégués, là où ils n'ont pas de dispensaires à eux puisque les dispensaires et les maternités,

Je vous demande, honorables délégués, qu'on ne s'attarde pas sur ce problème; si nous votons, c'est pour aider justement l'OMS à arriver à une solution pratique, honorable et humaine de ce problème douloureux; je vous demande donc de voter simplement cette résolution qui a été largement discutée sur le plan technique et sur le plan juridique à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Monsieur le Président, je vous remercie. Je pense que j'ai été suffisamment clair pour permettre à l'Assemblée de prendre la décision qui s'impose. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de l'Albanie a la parole.

les hôpitaux qui sont créés sont pour une autre population. Les sentiments humanitaires devraient s'exprimer à l'égard des travailleurs forcés, des esclaves, des pays affamés, du territoire de l'Angola,

là où la mortalité infantile est de 90 %, là où il y a dénatalité.

Les sentiments humanitaires exigent que la politique tout à fait particulière du Portugal s'assouplisse. C'est au nom de ces sentiments humanitaires, honorables délégués, que je prends la parole afin que vous

Le Professeur DIBRA (Albanie): Monsieur le Pré-

sident, Messieurs les délégués, ma délégation fait cause commune avec les pays afro -asiatiques qui ont voté pour cette proposition à une majorité écrasante. J'ai très bien compris les sentiments humanitaires du délégué de la Suisse, mais, si on agit de la sorte, le

puissiez nous aider auprès du Gouvernement de Salazar pour qu'il assouplisse un peu sa politique vis -à -vis des 4 500 000 habitants du Mozambique, des 4 000 000 d'habitants de l'Angola et de la population de plus d'un million de la Guinée -Bissau. Donc,

joug du Gouvernement portugais sur les pays de l'Afrique va devenir plus lourd. Mon pays a été et est contre toute sorte de colonialisme et de néo -colonialisme. Le Portugal appartient à l'Europe, l'Afrique aux Africains.

si nous devons invoquer ici des sentiments de pitié, des sentiments humanitaires, c'est à ce niveau.

Je pense que la Suisse est un pays neutre et, à ce

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

203

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Le délégué du Brésil a la parole.

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle. Donc, l'auto-

Le Professeur FERREIRA (Brésil): Monsieur le Président, honorables délégués, quand j'ai vu monter l'honorable délégué de la Guinée à la tribune, j'ai eu

risation de prendre la parole au sujet de la motion de division n'est accordée qu'à deux orateurs pour et deux orateurs contre. Jusqu'ici, seul le délégué de la Guinée a pris la parole au sujet de la motion de division, et il a parlé contre. Le délégué de l'Albanie

l'espoir que le soir d'aujourd'hui pourrait marquer une date historique dans la vie de cette organisation. Effectivement, la délégation brésilienne a une grande autorité pour parler sur ce sujet puisque le Brésil -

ne s'est pas précisément exprimé sur la motion de division et je voudrais lui demander si son intervention

doit être considérée comme une intervention contre la motion de division. Voulez -vous venir à la tribune, Monsieur le délégué ?

c'est un fait historiquement connu et reconnu - n'a aucune possibilité d'abriter dans ses murs et d'introduire dans sa conduite aucune espèce de restriction raciale, religieuse, économique, à n'importe quel titre. Eh bien, Monsieur le Président, la résolution qui nous

Le Professeur DIBRA (Albanie): Merci, Monsieur le Président. Vous me donnez l'occasion de prendre une seconde fois la parole. Si on fait une division, c'est une division provisoire, c'est une division

est soumise a renvoyé la question de l'abandon du Portugal au Comité régional de l'Afrique. La proposition qui nous a été faite par l'honorable délégué de la Suisse pourrait réellement assouplir ce point. Tout

palliative, mais je crois qu'il faut couper la tête au taureau et qu'il faut prendre des mesures définitives. Si cela convient aux peuples africains, je les suivrai:

le monde veut, en effet, que cette organisation soit une organisation de protection mondiale de la santé, qui ne soit pas capable de prononcer l'exclusion de n'importe quelle région du monde, quelles que soient les conditions raciales, économiques et religieuses. Malheureusement, je crois que mon premier espoir n'a pas été réellement confirmé, mais, quand même, c'est une occasion pour cette assemblée d'améliorer la situation, de faciliter enfin le progrès de l'entente et en ce sens je dis simplement que la délégation brésilienne va voter pour la proposition faite par le délégué de la Suisse, mais elle fait appel à la générosité, à la responsabilité des Membres pour qu'ils donnent leur appui à cette résolution, qui n'est pas une manoeuvre, mais une attitude. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué.

je ne peux pas être plus catholique que le pape. Je vous ai dit que mon pays était et est contre le colonialisme et contre toute espèce de néo- colonialisme, et dans ces conditions je me réserve de voter avec les pays afro -asiatiques.

Le PRÉSIDENT: La parole est au délégué du Mali.

Le Dr Sow (Mali): Monsieur le Président, l'objet de notre intervention est bien d'introduire une motion contre la séparation des différents points du dispositif de la résolution. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Nous

avons donc deux délégués qui se sont exprimés clairement contre la motion de division. Y a -t -il d'autres remarques ? J'ai encore la possibilité de

donner la parole à un orateur qui parle pour la division. C'est tout ce que le Règlement me permet. Monsieur le délégué de l'Algérie, voulez -vous

Messieurs les délégués, je voudrais vous donner lecture maintenant de l'article 64 qui concerne les motions de division d'une proposition. Je prie le Directeur général adjoint de nous lire l'article 64. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT:

monter à la tribune, s'il vous plaît. Monsieur le délégué, je vous rends attentif au fait que, si vous voulez vous exprimer au sujet de la motion de division,

Monsieur le

vous avez la parole si vous parlez en faveur, mais je

Président, l'article 64 du Règlement intérieur de

l'Assemblée que vous venez de citer figure dans les Documents fondamentaux, dix -septième édition, page 112: Tout délégué ou tout représentant d'un Membre associé peut demander que des parties d'une proposition ou d'un amendement

ne peux pas vous la donner si vous parlez contre, puisque deux délégués l'ont déjà fait. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) : Etant donné que la plupart des délégations sont absentes, étant donné que le problème est d'une importance capitale, j'invoque l'article 60 et l'article 62 tendant à l'ajournement du débat sur le point de l'ordre du jour en

soient mises aux voix séparément. S'il est fait objection à la demande de division, la motion de division est mise aux voix. L'autorisation de prendre la parole au sujet de la motion de division n'est accordée qu'à deux orateurs pour et deux orateurs contre. Si la motion de division est acceptée, les parties de la proposition ou de l'amendement adoptées sont mises aux voix en bloc. Si toutes les parties du dispositif d'une proposition ou d'un amendement ont été repoussées, la proposition ou l'amendement est considéré comme repoussé dans son ensemble.

discussion.

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Je prie

le Directeur général adjoint de lire l'article 60 du Règlement intérieur. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT: Monsieur le

Président, l'article 60 du Règlement intérieur figure

204

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

dans

les

Documents fondamentaux,

dix- septième

Ceux qui sont pour la division sont priés de lever leurs cartes. Voulez -vous lever vos cartes suffisamment

édition, à la page 111: Au cours de la discussion de toute question, un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut demander l'ajournement

haut, il est difficile de compter les voix de la tribune. Merci. Que ceux qui sont contre la division veuillent bien lever leurs cartes. Merci. Y a -t -il des abstentions ? Merci.

du débat concernant le point de l'ordre du jour discuté. Outre l'auteur de la proposition, un orateur peut parler en faveur de la proposition et un autre contre celle -ci; la motion d'ajournement du débat est ensuite mise aux voix immédiatement.

Comme le délégué de l'Algérie l'a mentionné, l'article 62 donne à cette motion de suspension du débat le pas sur toutes autres propositions ou motions présentées au cours de la séance, excepté les motions

Voici les résultats du vote: Nombre de Membres présents et votants Nombre requis pour la majorité simple Pour la motion de division .

88

Contre Abstentions

45 33 55 8

d'ordre. Par conséquent, la motion d'ajournement du débat a priorité sur le motion de division qui avait été présentée précédemment. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Dorolle. L'article 60 du Règlement intérieur donne la possibilité à un orateur de parler en faveur de la proposition et à un autre de parler contre elle. Est -ce que la parole est demandée ? Le délégué du Brésil a la parole. Le Professeur FERREIRA (Brésil): Merci, Monsieur le Président. Mes chers collègues, selon le Règlement,

La motion de division est donc rejetée. L'Assemblée doit maintenant s'exprimer sur la résolution dans son ensemble. Je donne la parole au délégué du Nicaragua. Le Dr MULLHAUPT (Nicaragua) (traduction de l'espagnol) : Messieurs les délégués, je désire simplement expli-

quer notre abstention. La délégation du Nicaragua s'est abstenue de voter sur la question qui a été mise aux voix il y a un instant, parce que, à son avis, la Constitution actuelle de l'Organisation ne nous autorise pas à suspendre les droits d'un Etat Membre de l'Organisation.

un orateur peut parler contre et un autre en faveur. Il est évident que le fait d'ajourner la discussion permettrait des conversations, des arrangements éventuels et qu'en conséquence, selon le point de vue qu'a exprimé le délégation du Brésil, cette proposition

Le PRÉSIDENT: Donc, d'après le résultat du vote,

l'Assemblée doit s'exprimer sur la résolution dans son ensemble. Y a -t -il une objection à l'adoption de la résolution? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. Le délégué du Portugal a la parole. M. DE ALCAMBAR PEREIRA (Portugal): Monsieur le

lui conviendrait. Mais comme, par contre, il a été mentionné qu'il pourrait s'agir d'une manoeuvre pour gagner du temps, la délégation du Brésil, parce qu'elle

ne veut pas gagner du temps mais maintenir sa position, parle en faveur de la continuation ou contre la clôture de la discussion. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Le délégué de l'Algérie a la parole. Le Dr BENGHEZAL (Algérie): Etant donné que ma proposition a pu être interprétée comme une manoeuvre

Président, je déclare que j'ai voté contre l'adoption de la motion. Je vous remercie. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Le délégué du Venezuela a la parole. Le Dr CASTILLO (Venezuela) (traduction de l'espa-

et que je n'ai pas l'habitude de manoeuvrer, je retire ma motion d'ajournement. Le PRÉSIDENT: La motion d'ajournement est donc

retirée. Nous avons toujours la motion de division. Deux orateurs ont parlé contre la motion de division, un a parlé pour. J'ai encore la possibilité de donner la parole à un délégué qui parle pour la division. Si la parole n'est plus demandée, nous passerons au vote sur la motion de division. La parole est -elle encore demandée ? Elle n'est plus demandée. Nous mettons donc aux voix la motion de division. Je vous rappelle qu'il est proposé de mettre aux voix séparément le point 2 du dispositif de la résolution.

Monsieur le Président, j'avais pensé que la proposition allait être mise en discussion, puis aux voix, étant donné la nature de cette affaire et son origine. J'aurais alors voté contre, comme je l'ai fait en commission, pour les motifs que j'ai déjà exposés et que je ne répéterai pas ici. En conséquence, la délégation du Venezuela demande qu'il soit précisé dans le compte rendu de la séance qu'elle vote contre la résolution qui vient d'être adoptée. gnol) :

Le PRÉSIDENT: Le délégué de la France a la parole.

Le Professeur AUJALEU (France) : Monsieur

le

Président, c'est à vous que je m'adresse plutôt qu'à

TREIZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

205

l'Assemblée, et je suis dans une situation physique difficile puisque je vous tourne le dos. Un certain nombre de délégués qui ont écouté avec attention les discussions sur le point de savoir si l'on

aux hommes qui ont lutté pour nous donner l'indépendance et, en fait, pour nous libérer du régime colonial. C'est dire avec quelle sympathie nous voyons

voterait par division ou si on ne voterait pas par division s'attendaient à ce que l'on vote tout de même sur l'ensemble de la résolution, et votre précipitation

les efforts de ceux qui mènent un combat analogue. Cette introduction générale m'a paru nécessaire étant donné que, comme je l'ai déjà indiqué, les instructions de mon gouvernement auraient été certainement inspirées des mêmes considérations, n'était la circonstance regrettable qui l'a sans doute empêché de prévoir ce qui vient de se passer. En effet, la question actuellement en discussion est d'une grande importance par ses résonances politiques, internationales et sanitaires. Il y a dans la résolution deux points dont j'ai approuvé l'examen séparé, car ils appellent chacun des considé-

à déclarer qu'elle était adoptée nous a beaucoup surpris. Je proteste, quant à moi, sur le fait que nous n'avons pas eu le temps d'exprimer notre sentiment. Le PRÉSIDENT: Merci, M. le Professeur Aujaleu.

Le délégué de l'Equateur a la parole. Le Dr MONTALVAN (Equateur) (traduction de l'espagnol): Monsieur le Président, je me trouve dans une situation analogue à celle d'autres délégués qui ont déjà pris la parole, et sans doute de certains autres qui ne l'ont pas encore fait. Je pensais que la proposition allait être mise aux voix dans son ensemble et j'avais l'intention d'annoncer à cette occasion que ma délégation s'abstenait. Dans les circonstances actuelles, je me vois obligé de demander la parole pour expliquer

aussi l'attitude que j'adopte ici au nom de mon gouvernement.

Tout d'abord, je dois déplorer que cette rubrique et cette résolution aient figuré dans l'ordre du jour provisoire avec la seule référence d'une résolution votée par le Comité régional de l'Afrique. Dans ces conditions, et malgré la grande importance intrinsèque de l'affaire, l'attention de mon gouvernement n'a pas

été suffisamment attirée et ma délégation n'a reçu aucune instruction. Si l'affaire était venue à l'examen dans d'autres circonstances, elle aurait été étudiée par mon gouvernement de la même manière que les autres questions à l'ordre du jour, et nous aurions reçu des instructions précises, étant donné qu'il s'agit de questions d'une grande importance dans la vie politique des nations. Je n'ai pas besoin de vous dire que le gouvernement de mon pays est profondément anticolonialiste. Il en a fait la preuve dans diverses circonstances et, bien

rations différentes. Tout d'abord, si je tiens compte strictement de la Constitution et des résolutions des assemblées antérieures, je me demande vraiment si nous avons le droit de prononcer l'exclusion dont il s'agit dans la résolution, à supposer même qu'une telle mesure soit de nature à accélérer la libération, éminemment souhaitable, des peuples en question, comme d'ailleurs de tous les peuples qui sont encore soumis au régime colonial. Le second point se rapporte plus directement aux problèmes sanitaires internationaux, puisqu'il s'agit de l'assistance à un pays. Il existe des résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies demandant aux institutions spécialisées de suspendre leur aide au Portugal parce que le gouvernement de ce pays n'a pas accepté les recommandations, les suggestions et les invitations les plus pressantes de l'Assemblée générale. Pourtant, nous pensons toujours qu'il reste peut -être quelque chose à sauver, comme l'a si bien dit le délégué de la Suisse, dans ce qui fait figure de divorce

international.

La

suppression

de

l'aide

technique à un pays est en effet une chose grave. D'ailleurs, les résolutions dont je viens de parler n'ont pas de caractère obligatoire pour les institutions spécialisées. D'autre part, nous avons eu un cas analogue à l'Organisation des Etats américains, lorsque celle -ci a adopté des résolutions dirigées

que je n'aie pas lu le procès -verbal des séances de l'Assemblée générale des Nations Unies où ont été adoptées les résolutions mentionnées dans le document en notre possession, je suis convaincu que les délégués de mon pays à cette haute instance se sont prononcés en faveur de toutes les mesures capables de mettre fin

contre un certain pays qui ne respectait pas la politique internationale convenue entre les Etats du continent. Malgré cela, notre organisation sanitaire n'a pas exclu

ce pays, nous continuons à le considérer comme Membre et à lui fournir l'assistance technique et autre que l'Organisation panaméricaine de la Santé est en mesure de donner. Toutes ces réflexions me sont venues en lisant les

à un régime colonial désormais anachronique. Comme vous le savez, mon pays a connu lui -même une époque coloniale et, s'il est certain que nous conservons les relations les plus cordiales avec la mère

documents de séance, dont l'importance m'apparaît de plus en plus. M. le Président vient de déclarer

que la résolution était adoptée et je crois que de toutes façons le résultat du vote aurait été le même, puisqu'une tendance très nette s'est manifestée ici.

patrie, à qui nous devons notre langue, notre culture et notre civilisation, nous continuons à rendre un culte

206

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Cependant, soit que l'on rouvre la question pour décompter les voix, soit qu'on laisse les choses en l'état, je tiens à déclarer pour le compte rendu que la

La résolution est donc adoptée. Nous passons au point suivant: Quatrième résolution du rapport, intitulée « Bâtiment du Siège: rapport sur le financement ». Y a -t -il des remarques ? Y a -t -il une objection ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Point 5: « Bâtiment du Siège: contributions volontaires des gouvernements ». Y a -t -il des observations ? Y a -t -il une objection ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

délégation de l'Equateur s'est abstenue, malgré la sympathie profonde qu'inspire à son gouvernement toute politique anticolonialiste. Le PRÉSIDENT: Messieurs les délégués, je regrette

d'avoir été trop vite, mais, quand j'ai demandé s'il y

avait une objection, je n'ai vu aucune délégation présenter une remarque; je crois que la situation n'a pas été claire et, par conséquent, me référant à l'article 72 où il est dit que l'Assemblée de la Santé vote normalement à main levée, je propose à l'Assemblée de passer maintenant au vote à main levée sur la résolution dans son ensemble.

Il y a encore un point 6 dans le projet de rapport,

qui est intitulé « Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine ». Vous voyez que l'Ethiopie a demandé que ce point supplémentaire de l'ordre du jour ne soit pas discuté à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé; la Commission des Questions administratives, financières et juridiques n'a donc pas transmis de résolution à cet égard à la réunion plénière, et l'Assemblée plénière prendra note de ce fait.

Les délégations qui sont en faveur de l'adoption de la résolution sont priées de lever leur carte. Les délégations qui sont contre sont invitées à lever leur carte. Je vous remercie. Y a -t -il des abstentions ? Je vous remercie.

Il nous reste maintenant à approuver dans son ensemble le cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Y a -t -il une objection à l'approbation de ce cinquième rapport ? Il n'y en a pas, le rapport est donc approuvé. Merci, Mesdames et Messieurs. La séance est levée.

Le résultat du vote est le suivant: Nombre de Membres présents et votants Nombre requis pour la majorité simple En faveur de la résolution Contre Abstentions

81

41 55

26 15

La séance est levée à 18 h. 30.

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Vendredi 20 mai 1966, 12 heures

Président : Dr A. SAUTER (Suisse)

Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance est ouverte.

Programme et du Budget.1 Conformément à l'article 52 du Règlement intérieur de l'Assemblée, il ne sera pas

Je voudrais tout d'abord vous faire une communi-

donné lecture de ce rapport. J'invite l'Assemblée à adopter la première résolution

cation au sujet de la clôture de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Comme le Bureau l'a décidé, la clôture aura lieu cet après -midi à 16 heures. 1.

contenue dans ce rapport, intitulée « Extension des activités de recherche de l'OMS ». Y a -t -il des observations ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. J'invite l'Assemblée à adopter la deuxième résolution, intitulée « Système international de détection des 1 Voir p. 508.

Quatrième rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT: Nous passons maintenant à l'appro-

bation du quatrième rapport de la Commission du

QUATORZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

207

réactions fâcheuses aux médicaments ». Avez -vous une observation à formuler ? Y a -t -il des objections à l'adoption de la résolution ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. J'invite l'Assemblée à adopter la troisième résolution contenue dans le rapport et intitulée : « Prévention des accidents de la circulation ». Y a -t -il des observations ? Des objections à l'adoption ? Il n'y en a pas,

Le

Professeur DIBRA (Albanie):

Monsieur le

Président, Messieurs et Mesdames les délégués, je vous remercie, Monsieur le Président, de m'avoir donné la parole à cette dernière séance de l'Assemblée de notre organisation. A la séance du samedi 14 mai, on a discuté largement sur la proposition concernant les effets des radiations atomiques. Mon intervention

a été très brève, car c'était la fin d'une journée laborieuse et Messieurs les délégués étaient fatigués. La délégation albanaise a compris le désir sincère

la résolution est adoptée. Nous passons à la quatrième résolution, intitulée « Réadaptation ». Avez -vous des observations ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Cinquième résolution: « Recherches sur les maladies cardio -vasculaires ». Y a -t -il des observations ? Des objections à l'adoption ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. La sixième résolution porte sur les « effets des radiations atomiques ».

de certains pays qui se préoccupent non seulement de la cessation ou de la suspension des essais d'armes thermonucléaires, mais aussi d'un désarmement effectif, de l'interdiction et de la destruction complète et définitive des armes nucléaires.

Monsieur le Président, on a parlé et on parlera toujours du problème du désarmement général et complet; mais ce problème, primordial pour la paix, la sécurité et la santé de notre planète, a été mis en

La parole est au délégué de la Nouvelle -Zélande. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) (traduction de

à chaque assemblée de caractère international - qu'elle soit d'ordre diplomatique, médical ou autre -, mais elle veilleuse. Cette question est soulevée

l'anglais): Monsieur le Président, la délégation de la Nouvelle -Zélande appuie vigoureusement le projet de résolution sur les effets des radiations atomiques figurant au paragraphe 6 du rapport, dont la Commission du Programme et du Budget a recommandé

reste toujours sans issue. Quelques -uns peuvent dire qu'il n'est pas de notre compétence de faire une telle proposition, c'est -à -dire de proposer d'interdire la

l'adoption au cours de cette séance plénière. En

Nouvelle -Zélande, nous continuons d'attacher la plus grande importance à l'application de strictes normes de sécurité pour l'utilisation des rayonnements ionisants. Cela devient plus nécessaire que jamais à une époque où l'utilisation industrielle de l'énergie atomique connaît un développement si rapide. Il y a bien sûr dans le milieu d'autres agents toxiques de nature à menacer la santé publique, mais il existe des motifs particuliers de s'inquiéter des effets des rayonnements, quelle qu'en soit la source, et nous accueillons avec faveur les mesures préconisées par la résolution.

production des armes et de proposer de procéder à un désarmement général effectif, ainsi qu'à l'interdiction et à la destruction complète et définitive des armes thermonucléaires. Je crois que c'est sous ce prisme que nous devons voir la question de la non dissémination des armes nucléaires. La proposition qu'on vient de faire, elle est bonne, mais elle est un peu boiteuse et unilatérale, et elle me semble sans issue. On ne devrait pas se laisser guider, Monsieur le Président, par d'étroites considérations générales et unilatérales, ou par le désir de sauver le prestige des grandes puissances atomiques, car de la sorte nous sommes toujours sous la menace de l'épée de Damoclès.

A ce propos, qu'il me soit permis d'évoquer les conclusions du Comité scientifique des Nations Unies

Nous devons, Monsieur le Président, comme orga-

pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes. Selon le rapport de ce comité sur les retombées radioactives, les rayonnements émis par ces retombées auraient généralement diminué depuis la signature du traité sur l'interdiction partielle des essais nucléaires. Toutefois, la Nouvelle- Zélande étant située dans l'hémisphère austral, nos mesures de retombée font apparaître une évolution différente. Le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande souhaite vivement que cessent le plus tôt possible tous les essais nucléaires dans l'atmosphère. Il ne manquera pas de soutenir sans réserve tout effort qu'entreprendra l'Organisation pour bien faire comprendre l'ampleur des problèmes sanitaires qui résulteraient d'une augmentation des niveaux d'irradiation.

nisation mondiale ayant un caractère universel quoiqu'elle ne soit pas tout à fait universelle - avoir pour mot d'ordre et répéter toujours la citation de Caton : « Delendae toutes les armes thermonucléaires,

delenda la guerre ». En agissant de la sorte, peut -être amènera -t -on les puissances atomiques à écouter sérieusement la voix de la médecine pour le bien de l'humanité et pour un meilleur avenir des générations futures. Sans vouloir entrer dans les discussions politiques,

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Vos

ce projet de résolution sur les effets des radiations atomiques fait allusion aux puissances atomiques nouvelles, les plus jeunes. On parle du « parapluie atomique », comme on l'appelle. Cela révèle le dessein de désarmer les autres pays, tandis que les puissances supernucléaires conserveraient des armes très perfectionnées, qu'elles ont expérimentées et continuent à expérimenter, à perfectionner pour faire

déclarations figureront au compte rendu de cette séance. La parole est au délégué de l'Albanie.

chanter les autres pays et les maintenir en tutelle.

208

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Ainsi, bon gré mal gré, on en revient à la fameuse parole du grand fabuliste français La Fontaine: « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Monsieur le Président, si nous transposons cela

a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

Nous passons à la deuxième résolution, intitulée « Résolution portant ouverture de crédits pour

dans notre langage médical, je dirai que la maladie que sont les effets de l'irradiation atomique exige un traitement étiologique et radical et non un traitement symptomatique et palliatif comme on le propose, sinon je crois qu'on va accroître la résistance et, plus tard, toute thérapie sera décevante. Il faut procéder à l'éradication de la même façon qu'on est en train de le faire pour les maladies transmissibles, pour le paludisme, la variole, dont notre organisation a largement discuté. Donc, il faut éradiquer cette maladie

l'exercice financier 1967 ». Avez -vous des observations ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

Nous passons à la troisième résolution: « Mode de présentation du programme et du budget ». Y a -t -il

des observations ? Y a -t -il des objections ?

Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Vous avez ainsi adopté toutes les résolutions contenues dans ce rapport et il nous reste à approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ?

des effets des radiations atomiques, et cette éradication consiste en ce que je viens de dire: désarmement

Il n'y en a pas, le rapport est approuvé. 3.

général effectif, interdiction et destruction complète et définitive des armes thermonucléaires. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, si vous me permettez une petite allégorie, je dirai que, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les cheveux de Samson sont devenus longs. Je fais allusion

Sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget

non pas au vrai Samson, qui représentait un idéal

de force et de liberté, mais à notre Samson du XXe siècle, au Samson aveugle, obscur, agressif et brutal; et si nous n'essayons pas de couper les cheveux - et la tête - de ce mauvais Samson, nous contentant de les lui arranger, d'en arrondir un peu la coupe pour le rendre moins brutal, soyons sûrs

Le PRÉSIDENT: Nous passons au sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget.' La première résolution est intitulée « Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale ». Y a -t -il des observations ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Nous passons à la deuxième résolution intitulée « Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies». Y a -t -il des observations ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Troisième résolution : « Revision du Règlement de Nomenclature de l'OMS ». Y a -t -il des objections ?

qu'il deviendra plus agressif et plus fort et ainsi, un beau jour, il éclatera en colère, et alors, malheur à l'humanité !

Je termine, Monsieur le Président, en disant que la force doit s'incliner devant le bon sens pour le bien de l'humanité tout entière. Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le délégué. Vos

Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Quatrième résolution: «Convention unique sur les stupéfiants de 1961 ». Y a -t -il des observations ? des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

déclarations figureront également dans le compte rendu de la séance. Y a -t -il d'autres observations ? Y a -t -il une objection à l'adoption de cette résolution ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Vous avez ainsi adopté les six résolutions contenues

Cinquième résolution: «Contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques ». Avez -vous des obser-

dans le quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget et il nous reste à approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ?

Il n'y en a pas, le rapport est approuvé. 2.

Cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget

vations à ce sujet ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Sixième résolution: «Etude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition ». Avez -vous des observations ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

Enfin, la septième et dernière résolution de ce Le PRÉSIDENT: Nous passons au rapport suivant, qui

est le cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget.' J'invite l'Assemblée à adopter la première résolution

rapport, intitulée « Centre international de Recherche sur le Cancer ». Y a -t -il des observations ? Des objection ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

contenue dans ce rapport et intitulée « Programme et budget pour 1967: Fonds bénévole pour la promotion de la santé ». Y a -t -il des observations ? Y ' Voir p. 508.

Il nous reste à approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, le rapport est approuvé. 2 Voir p. 508.

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

209

4.

Septième rapport de la Commission du Programme

et du Budget Le PRÉSIDENT: Nous passons au septième rapport

résolution ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Le Professeur Ferreira donne lecture de la section 4

de la Commission du Programme et du Budget. Ce rapport n'a pas été distribué vingt -quatre heures à l'avance et je prie donc le Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, le Professeur Ferreira,

du rapport (Etude des critères appliqués dans différents pays pour déterminer l'équivalence diplômes de médecine).

les des

de nous en donner lecture. Professeur

Ferreira, vous avez la parole.

Le Professeur Ferreira (Brésil), Rapporteur de la Commission du Programme et du Budget, donne lecture

du préambule et de la section 1 (Programme d'approvisionnement public en eau) du septième rapport de la Commission (voir page 508).

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le Rapporteur. L'Assemblée aura constaté que cette quatrième résolution a été lue avec la petite modification apportée par la Commission du Programme et du Budget et qui ne concerne que le texte français. Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Le Professeur Ferreira donne lecture de la section 5 du rapport (Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de programme). Le PRÉSIDENT: Merci, Professeur Ferreira. L'Assemblée est -elle prête à adopter cette cinquième résolution

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le Rapporteur. L'Assemblée est -elle prête à adopter la première résolution, intitulée « Programme d'approvisionne -

ment public en eau » ? Y a -t -il des observations ? Y a -t -il des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Le Professeur Ferreira donne lecture de la section 2 du rapport (Rapports des comités d'experts).

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le Rapporteur. Y a -t -il une observation au sujet de cette deuxième résolution ? Des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Le Professeur Ferreira donne lecture de la section 3 du rapport (Troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde).

intitulée « Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de programme » ? Y a -t -il une observation ? Une objection ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée.

Il nous reste à approuver le rapport dans son

ensemble. Y a -t -il une objection ? Il n'y en a pas, le septième rapport de la Commission du Programme et du Budget est approuvé, et je remercie le Professeur Ferreira de nous en avoir donné lecture. Mesdames et Messieurs, je vous remercie. La séance est levée. La séance est levée à 12 h. 45.

Le PRÉSIDENT: Merci, Monsieur le Rapporteur. Y a -t -il des observations au sujet de cette troisième

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE Vendredi 20 mai 1966, 16 heures

Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Clôture de la session Le PRÉSIDENT: Mesdames et Messieurs, la séance

clôture de nos assemblées est toujours un moment émouvant, qui marque, mieux que la chaleur des discussions dans les commissions techniques, combien

est ouverte. Quelques délégations ont demandé à prendre la parole. Le premier orateur inscrit sur ma liste est le délégué du Sénégal, le Dr Bâ. Je le prie de bien vouloir venir à la tribune.

les délégués sont attachés à cette organisation qui s'affirme chaque année comme un des symboles les plus vivants de la solidarité internationale et de la fraternité des peuples. Monsieur le Président, l'honneur me revient cette année de m'adresser à vous au nom de l'ensemble des délégations africaines pour vous dire très simplement,

Le Dr BA (Sénégal): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, la

210

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mais très sincèrement, toute notre admiration pour votre haute compétence et votre grande maîtrise dans la direction de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Mais, mieux que ces brillantes qualités qui sont unanimement reconnues, ce que nous apprécions plus encore, c'est le souffle d'humanisme que vous avez insufflé à nos débats, un humanisme à la dimension des grands problèmes qui étaient posés, grâce auquel nous avons réussi facilement et comme fraternellement à contourner bien des obstacles et à résoudre des problèmes délicats du genre de ceux qui, très souvent encore, déchaînent des passions et aiguisent les contradictions. La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé marquera un tournant dans la vie d'une organisation arrivée à maturité. Au moment où dans un monde en

comme il convient, c'est -à -dire très objectivement, les problèmes les plus difficiles, et par- dessus tout grâce à votre volonté de dominer les égoïsmes nationaux et les antagonismes séculaires. En consacrant toute votre science et tous vos efforts au bonheur de l'homme, vous avez bien mérité de l'Organisation mondiale de la Santé. Lentement mais sûrement un souffle nouveau anime

nos assemblées, y apportant toujours plus de compréhension, toujours plus de tolérance, sans qu'à aucun moment la rigueur scientifique soit sacrifiée au sentimentalisme ou à la démagogie. Lentement mais sûrement, on s'habitue à examiner les problèmes

de santé dans toute leur complexité, à considérer l'homme qui souffre dans sa totalité, et cela parce qu'il devient clair pour tous que les facteurs sanitaires

pleine transformation les mythes s'écroulent et les illusions s'estompent, cette session sera pour nous tous une raison sérieuse d'espérer que la noble ambition des Nations Unies se réalisera grâce à la volonté

et les autres facteurs du développement social et économique sont inséparables. Nous saluons cette révolution qui s'accomplit sous nos yeux et restons confiants dans l'avenir de la coopération internationale,

lucide et au courage tranquille d'hommes tels que vous, grâce aussi au mouvement irréversible qui conduit tous les peuples du monde vers toujours plus de justice, toujours plus de liberté et toujours plus de bonheur. Permettez -moi, Monsieur le Président, d'associer dans ces félicitations les autorités fédérales suisses ainsi que celles de Genève, qui n'ont ménagé aucun effort pour assurer un plein succès à l'inauguration du nouveau bâtiment de l'Organisation. Permettez -moi aussi de remercier et de féliciter les Vice -Présidents, les Présidents des commissions principales et celui des discussions techniques, qui ont su vous seconder si brillamment, chacun dans son domaine. Et vous, Monsieur le Directeur général, que vous

qui saura réaliser un vieux rêve de l'humanité: le bonheur pour tous dans la liberté et la fraternité. Honorables délégués, que vous dire encore sinon

exprimer l'espoir que, grâce à vous tous, l'OMS continuera sa marche triomphale vers la réalisation de ses objectifs humanitaires ? Permettez -moi toutefois

de vous remercier tous et de vous féliciter très sincè-

rement pour la contribution positive que vous ne cessez d'apporter à la solution des problèmes sanitaires dans nos jeunes pays et veuillez transmettre à vos gouvernements et à vos peuples l'amitié sincère de l'Afrique en marche. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Bâ. Je donne la parole

au Dr Montalván, délégué de l'Equateur. Le Dr MONTALVAN (Equateur) (traduction de l'espagnol): Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, si j'avais dû procéder

dire encore qui ne soit une répétition d'éloges souvent

si

entendus et

si

éloquemment exprimés ?

Parler de votre compétence devient d'une vulgaire banalité, et je me contenterai de vous souhaiter encore plus de force, encore plus de courage, pour maintenir

sur sa lancée une organisation déjà lourde et qui gardera toujours la marque de votre haute personnalité. Parler de vous, c'est parler aussi de votre Secrétariat, de l'ensemble du personnel visible et invisible dont les talents ne cessent de soulever notre admiration.

à un examen de conscience avant d'accepter la flatteuse distinction que m'ont faite mes éminents collègues

Veuillez transmettre à tous, avec nos félicitations, nos très sincères remerciements. Honorables délégués, les échos du message du Secrétaire général de l'Organisation des Nations

délégués des différents pays de la Région des Amériques, en m'invitant à monter en leur nom à cette tribune dans une circonstance aussi solennelle, je n'aurai pas hésité à me récuser, car, comme vous le

savez mieux que moi, nous comptons parmi les délégués américains des hommes d'un talent plus éminent, occupant de plus hautes fonctions ou représentant des pays plus grands et plus puissants, à qui aurait dû, en toute justice, revenir l'honneur de prendre la parole au nom de notre Région. Je me suis demandé s'ils n'avaient pas été inspirés tout simplement par une considération d'ordre géographique. Vous savez en effet que mon pays, situé comme il l'est au milieu exact du monde et perché sur une cime des Andes, est en mesure, sinon

Unies résonnent encore dans cette salle si chargée d'histoire. Si nous sommes unanimes à reconnaître les

progrès de l'Organisation mondiale de la Santé, si nous sommes heureux de constater que la situation sanitaire dans le monde est en pleine transformation, c'est à vous que nous le devons, à vous qui n'hésitez pas à accepter les charges les plus lourdes, à examiner

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

211

de porter ses regards sur toutes

les latitudes du continent, du moins de percevoir plus facilement la vibration des sentiments de ses peuples, la rumeur de leurs aspirations, le grondement de leurs déceptions et l'écho harmonieux du grand courant d'amitié qui fait battre leurs cceurs. Je me suis demandé ... mais cessons de nous inter-

encore. Ce serait une erreur; il n'y a pas de conflit: il s'agit simplement d'aspirations exprimées, réglementairement, en quatre langues au plus, mais, sentimentalement, sur des tons et avec des résonances très diverses. Ce qui ressemble parfois à une dispute

n'est que la diversité des timbres des instruments, violon, trompette, contrebasse et timbales, dont

roger, car ni vous ni moi ne percerons jamais le secret de l'énigme que constitue ce choix surprenant. C'est que l'Amérique n'est pas seulement un continent,

l'unisson finira par donner la symphonie que nos oreilles aiment à entendre et qui exprime ce qu'il y a de plus noble en chacun. Ainsi, nous avons entendu nos collègues venus des jeunes pays africains revendiquer avec une sympathique

pas seulement un hémisphère, mais une région du monde où les diverses races se rejoignent, s'amalgament

et se fondent en un ensemble de peuples qui, malgré la diversité de leurs stades de développement économique et culturel, ont acquis des caractéristiques communes d'enthousiasme et de générosité. Sans doute est -ce finalement ce qui explique que les délégués

véhémence la réalisation des conditions les plus élémentaires de la santé, alors que, riches de leurs trésors

de culture et de prospérité, les représentants de la vieille Europe ou des Etats -Unis offraient avec une louable générosité l'aide de leur science, de leurs institutions et de leurs ressources humaines et matérielles. Et, entre ces deux extrêmes, se situent tous les autres, qu'ils soient déjà avancés sur la voie du progrès, ou retenus par des péripéties passagères, ou aux prises avec des préjugés sociaux ou des croyances traditionnelles qui entravent encore leur marche vers

à cette assemblée ont désigné le plus modeste d'entre eux pour les représenter le jour où arrive à son terme l'une des plus nobles réunions auxquelles participent les nations du monde animées du plus haut idéal de fraternité universelle. En effet, si le monde contemporain a vu surgir de nombreuses institutions internationales dont l'objet est de rassembler tous les pays pour discuter d'affaires politiques, sociales ou économiques, et pour harmoniser des tendances ou des intérêts parfois antagoniques, dans nos Assemblées mondiales de la Santé seul

la santé. Mais les uns et les autres sont animés du même idéal, de la volonté d'obtenir pour tous le même bien -être.

Cette année comme les précédentes, nous avons traité de divers problèmes qui ont mis en relief cet idéal commun, que soutient peut -être aussi cet égoïsme

s'exprime un idéal, un intérêt commun: la santé universelle, puisque - nous l'avons déclaré chacun à son tour - nous voulons la santé des autres peuples tout autant que celle du nôtre, sachant que l'une ne

auquel n'échappent ni les hommes ni les nations. J'en veux pour exemple les campagnes d'éradication

auxquelles l'Organisation mondiale de la Santé a

attaché son nom. Qu'on vaccine tous les autres peuples, pour que nous n'ayons plus à dépenser d'argent à vacciner le nôtre - à supposer que nous ayons déjà éliminé la variole. Qu'on éradique le paludisme dans le pays voisin, pour que nos moustiques, parfaitement inoffensifs, n'aillent pas s'y

va pas sans l'autre. Bien sûr, si les sièges où nous prenons place sont les mêmes, nos regards ne sont pas tous fixés sur la même perspective. Ce n'est pas tant l'effet du milieu extérieur que celui de notre climat intime, fait de la vivante image de nos peuples, de la conscience de leurs aspirations, de leurs craintes et de tout ce qui leur manque. C'est pourquoi beaucoup d'entre nous

contaminer. Que tous les autres se portent bien, pour qu'ils ne puissent nous communiquer leurs maladies. Que tous les autres jouissent d'un complet bien -être

physique, mental et social, pour qu'ils ne viennent pas nous contester celui que nous nous sommes acquis ou que nous nous efforçons d'atteindre. Tout compte

doivent penser et parler non pas, comme dirait le poète « les pieds dans la fange et le regard vers les étoiles », mais bien plutôt les pieds sur un tapis moelleux et le regard tourné vers les angoisses de ceux qui souffrent de la maladie, de la faim et de la misère.

fait, n'est -ce pas là un bel idéal? N'est -il pas digne d'être ajouté aux Béatitudes du Sermon sur la Montagne ?

Vous voudrez bien me pardonner, Mesdames et Messieurs, si, me laissant porter par les ailes de l'imagination, je me suis quelque peu écarté de ce que vous

Mais nous trouvons à nos côtés ceux qui ont déjà parcouru les sentiers du progrès et qui ont franchi les étapes de la connaissance, du bien -être et de la prospérité. Il est à l'honneur de l'espèce humaine de voir comment ces hommes s'efforcent, avec une largesse parfois mal comprise, d'offrir le surplus de leur savoir et de leur puissance pour aider les autres, les faisant bénéficier de leur potentiel technique et économique. Parfois, on pourrait croire, à nous entendre discuter, que nous nous efforçons de conqué-

auriez voulu m'entendre dire en cette circonstance. Mon excuse est de penser que vous êtes sans doute las

d'avoir entendu, tout au long de tant de séances, le ton aride de nos discussions quotidiennes et l'analyse

prosaïque de nos activités. Néanmoins, je me sens obligé de retracer rapidement les épisodes marquants du voyage qui se termine aujourd'hui.

rir quelque chose de haute lutte dans un combat avec ceux -là mêmes qui donnent et veulent donner plus

Je ne puis moins faire, pour commencer, que de rendre grâces au Ciel de nous avoir fait don d'un climat d'une douceur presque infaillible, qui nous a permis de goûter l'atmosphère hospitalière de cette

212

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ville, symbole universel de la beauté, et de mener à bien nos travaux sous la sûre et ferme direction de

notre éminent Président, aidé avec la plus haute compétence par les Présidents des commissions

d'éviter, là encore, la moindre fausse note dans le concert général. C'est ainsi, en particulier, que les pays de la Région des Amériques, après un rapide échange de vues, ont unanimement choisi un candidat

principales et des discussions techniques qui - grâce aussi à l'efficience jamais démentie du Directeur

pour occuper le siège vacant qui revenait à notre continent.

général et de tous ses collaborateurs - nous ont permis de nous acquitter d'un programme de travail qui a pu parfois nous paraître dépasser la limite de nos possibilités. Il n'est pas question, bien entendu, que je résume ici tout le déroulement de cette assemblée: vous ne le toléreriez pas. Cependant, je voudrais faire ressortir certains faits qui m'ont paru présenter une importance particulière dans la mesure où ils faisaient plus clairement apparaître l'esprit qui nous a guidés tout au long de ces débats. Bien sûr, comme j'ai eu l'occasion de le dire personnellement voici peu, pour tous ceux d'entre nous qui ont déjà entendu et lu les Rapports annuels du Dr Marcolino Candau, notre éminent Directeur

J'attache personnellement une valeur particulière à la passionnante discussion qui a précédé le vote du budget effectif de 1967. Paradoxe apparent, ce sont les pays les moins riches qui ont voté pour l'augmentation du budget, comme pour bien montrer que, quoi qu'il dût en coûter, ils préféraient voir s'élever le montant de leurs contributions plutôt que de rogner sur d'ambitieux programmes d'action sanitaire. Simultanément, d'autres pays plus puissants semblaient se désolidariser de ce mouvement, non pour

épargner des ressources qu'ils déversent beaucoup plus largement dans des programmes bilatéraux, mais parce qu'ils considéraient, d'un point de vue technique, que les programmes envisagés ne pourraient peut -être pas être menés à bien avec l'ampleur que le budget laissait supposer. Un incident, rien de plus, est venu assombrir nos réunions. Mais le ciel le plus beau se couvre parfois de nuages, les roses ont leurs épines et la joie même

général, celui qu'il nous a présenté cette année, si excellent soit -il, n'a pas été une surprise, mais n'a fait que confirmer ce que nous savions de sa compé-

tence et de ses talents. Mais, puisque je suis ici le porte -parole de la Région des Amériques, il me sera permis d'ajouter l'expression de la satisfaction particulière que nous ressentons à penser que ces éloges

verse des larmes qui effacent la douleur. Fasse le Ciel que le souffle de la compréhension dissipe ces nuées et que la splendeur joyeuse du soleil de la liberté

mérités vont à un citoyen d'un pays américain. A ce propos, il faut souligner que, même si ce que l'on appelle la « discussion générale », c'est -à -dire l'audition des commentaires qu'appelle de la part de chaque pays le Rapport du Directeur général, a pu paraître monotone et lassante, elle a été pour nous d'un intérêt et d'une importance considérables, car, à travers elle, nous avons pu entendre s'exprimer directement les aspirations, les inquiétudes et les efforts de chaque

illumine les derniers recoins de la Terre pour y faire mûrir le bien -être. Je ne m'étendrai pas plus longtemps en analyses et en considérations que vous êtes las d'entendre, et ce d'autant moins qu'il vous reste encore à entendre des

paroles plus éloquentes que les miennes. Pourtant, si insuffisante que soit ma voix pour parler au nom de la Région des Amériques avec la résonance et le

brio qui correspondraient à sa grandeur et à son prestige dans le domaine de la culture et de la santé, je me suis efforcé de faire entendre des paroles pleines de sincérité pour vous faire savoir que les Amériques, unies

pays et apprécier ainsi le degré de développement de leurs services de santé, les succès et les échecs souvent communs à nombre d'entre eux, tout en obtenant une idée précise des solutions adoptées à chaque étape du développement, tirant ainsi de précieuses leçons dont nous pourrons nous inspirer pour mieux exercer notre fonction, qui est de mettre l'art et la science de l'administration de la santé publique au service des peuples. Malgré cela, beaucoup de bons esprits ont estimé qu'il y aurait lieu d'adopter une réglementation susceptible d'accélérer et de rendre plus fructueuse cette phase du programme traditionnel des travaux de nos assemblées. Ceux d'entre nous qui sommes des vétérans de ces réunions avons apprécié les heureuses circonstances qui ont entouré l'élection des Etats Membres habilités

depuis longtemps dans un désir commun

d'assurer la santé à leurs peuples, apprécient ces réunions où elles trouvent l'écho de leurs propres aspirations.

Et maintenant qu'il me soit permis, au nom de toutes les délégations des pays de la Région des Amériques qui ont eu la grande satisfaction de participer à cette assemblée, d'exprimer notre profonde gratitude à la Ville, ainsi qu'à la République et Canton

de Genève, qui nous ont comblés de leur généreuse hospitalité. J'adresse nos félicitations au Président de cette assemblée, qui a toujours su guider au mieux nos délibérations, aux Vice -Présidents qui ont eu l'occasion de le remplacer dans ces difficiles fonctions,

à désigner une personne pour siéger au Conseil exécutif. Conformément au règlement, notre Bureau était tenu de présenter une liste de douze pays parmi lesquels l'Assemblée devait en choisir huit, mais les représentants de quatre de ces pays se sont hâtés de retirer leur candidature, témoignant ainsi de leur désir

aux Présidents, Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions principales et des discussions techniques dont la compétence a reçu à juste titre les chaleureux applaudissements des commissions, au Directeur

général, au Directeur général adjoint, aux Sous-

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

213

Directeurs généraux et à tout le Secrétariat, en particulier à ceux qui ont interprété avec tant d'habileté nos interventions, et enfin à tous ceux qui nous ont apporté leur précieuse collaboration dans l'accomplis-

sement de notre tâche. Monsieur le Président, Messieurs les membres du Bureau, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs,

comme l'on dit ici: Santé! Le PRÉSIDENT: Je vous remercie, Dr Montalván, et je donne la parole au Dr Haque, de la délégation du Pakistan. Le Dr HAQUE (Pakistan) (traduction de l'anglais): Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

Mes chers collègues, dans cette organisation, nous avons établi une échelle de valeurs et une éthique qui sont plus précieuses à nos yeux que notre Constitution ou notre Règlement intérieur. Attachons -nous donc, tous ensemble, à les préserver. Chers collègues, vos interventions dans les débats ont été pour nous tous une source d'enseignements qui, j'en suis persuadé, nous aideront beaucoup à arrêter l'organisation future des programmes de l'OMS. En terminant, je souhaiterai à tous les délégués un heureux voyage de retour dans leur pays, ainsi qu'un plein succès dans la réalisation de l'objectif qu'ils se sont fixé: servir l'humanité de leur mieux. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Haque. La parole est au

Mesdames et Messieurs, j'ai le grand plaisir et le grand honneur d'exprimer notre satisfaction devant le succès des travaux de la Dix -Neuvième Assemblée

Dr Benyakhlef, délégué du Maroc. Le Dr BENYAKHLEF (Maroc): Monsieur le Président,

mondiale de la Santé, non seulement en mon nom personnel et en celui de ma délégation, mais aussi au nom des délégations des pays de la Région de la Méditerranée orientale. Tous les membres présents reconnaîtront que

permettez -moi de vous présenter au nom des délégations des pays de la Région européenne nos remerciements sincères et nos très vives félicitations pour la façon magistrale avec laquelle vous avez dirigé nos

l'Assemblée, sous votre direction avisée, a conservé son esprit traditionnel de compréhension et d'étroite collaboration, même lorsque des idées divergentes ou des opinions opposées se sont exprimées, et qu'il a

débats. L'Assemblée mondiale, en vous élisant à l'unanimité à sa présidence, savait par avance qu'un succès total allait couronner nos travaux. Nous devons

été possible, dans presque tous les cas, de trouver des solutions que tous puissent accepter. Au cours des débats, nous avons parfois navigué sur une mer houleuse, mais, grâce à la fermeté avec laquelle vous avez tenu la barre, nous avons pu conduire notre chargement à bon port dans le délai fixé. Je tiens à féliciter les trois Vice -Présidents de l'Assemblée, ainsi que les Présidents, Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions pour la tâche consi-

succès, Monsieur le Président, d'abord à vos qualités personnelles, à votre compétence dans les questions de santé publique, et aussi à votre grande expérience au sein de notre organisation. ce

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé marquera certainement une date mémorable dans les annales de l'Organisation. C'est en effet au cours de cette Dix -Neuvième Assemblée que nous avons eu

dérable qu'ils ont accomplie. Ils vous ont secondé admirablement et ont partagé avec un grand dévouement les difficultés que vous avez dû surmonter.

l'insigne privilège d'assister à l'inauguration de ce fier et audacieux bâtiment qui se dresse majestueusement dans le ciel de Genève et qu'il est presque convenu maintenant d'appeler le « Palais de la Santé ».

Nous sommes fiers, Monsieur le Président, de notre Siège pour lequel votre pays a apporté une si généreuse

J'ai aussi le réel plaisir d'exprimer les éloges de mes collègues ainsi que les miens propres pour l'excellente organisation de l'Assemblée et les moyens

et si efficace contribution. Qu'il me soit permis de saisir cette occasion pour vous prier d'être notre interprète auprès des autorités suisses pour leur exprimer toute notre reconnaissance et notre gratitude. Au cours de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de travail mis à la disposition des délégués par le Secrétariat, sous la direction compétente du Dr Candau.

Le Directeur général et ses adjoints, ses assistants et les Directeurs régionaux ont prouvé une fois de plus, par la précieuse contribution qu'ils ont apportée à nos délibérations, que la grandeur d'une organisation n'est pas due à son nom ou à ses réalisations passées, mais qu'elle est le fruit de l'ardeur et du dévouement

de la Santé, nous avons eu aussi l'insigne honneur de la visite du Secrétaire général de l'Organisation des

Nations Unies -U Thant - qui a bien voulu, par sa présence effective parmi nous, témoigner l'intérêt particulier qu'il porte à l'Organisation mondiale de la Santé.

des hommes et des femmes qui sont à son service. Pour accéder à cette grandeur et la maintenir, un labeur incessant est indispensable. Nous avons la chance immense de posséder une équipe de fonctionnaires dévoués. Je désire transmettre à l'ensemble du Secrétariat, et particulièrement aux interprètes, nos sincères remerciements pour avoir facilité la bonne marche des travaux de l'Assemblée et de ses commissions.

Nous avons, au cours des débats, fait un très large tour d'horizon des principaux problèmes intéressant la santé du monde. Certes, nous n'avions pas la prétention de leur trouver à tous des solutions miraculeuses et immédiates, mais nous contribuons, grâce à une entraide mutuelle, à faire chaque jour un pas en avant et à soulager des misères. Nous avons eu quelquefois des divergences d'opinion, mais nos débats ont toujours été empreints de la sérénité qui a toujours caractérisé notre organisation.

214

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Permettez -moi, Monsieur le Président, d'associer à nos remerciements et à nos félicitations les trois Vice -Présidents, d'y associer également les Présidents des commissions principales, ainsi que tous les

aux Rapporteurs et aux membres des secrétariats de ces organes qui ont accompli un excellent travail pour permettre que nos délibérations se déroulent avec plein succès selon le calendrier prévu. Dans les deux commissions principales, nous avons examiné, au cours de débats qui ont toujours été d'un niveau élevé, de nombreuses questions d'une importance extrême pour l'humanité. Si nous avons pu le faire, c'est grâce aux excellents rapports présentés par le Directeur général, le Dr Candau, envers qui nous avons une grande dette de gratitude. Les délégués des pays de notre Région expriment aussi leurs remerciements au Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, le Dr Mani, pour l'aimable coopé-

membres du bureau qui vous ont secondé dans votre tâche et qui ont contribué au succès de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi, Monsieur le Président, de féliciter particulièrement le Directeur général, le Dr Candau,

et tous ses collaborateurs pour leur remarquable travail, la clarté de leurs rapports et l'oeuvre inlassable

qu'ils mènent en faveur de la santé. J'adresse mes compliments aussi aux représentants du Conseil exécutif à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le Président Evang et le Dr Watt, pour la qualité des rapports qu'ils nous ont présentés. Il m'est particulièrement agréable de saisir cette occasion de renouveler au Dr Evang nos félicitations

ration et la compréhension dont il a toujours fait preuve devant les nombreux problèmes que nous avons à résoudre dans nos efforts pour atteindre nos objectifs qui tendent à améliorer la santé des populations de nos pays. Je tiens aussi à remercier sincè-

pour le choix qui a été fait en lui pour l'attribution de la Médaille et du Prix Léon Bernard, et lui dire combien notre Région est fière de ce choix. Je ne voudrais pas omettre d'associer à nos remerciements et à nos félicitations tous ceux qui ont contribué au succès final de cette assemblée, je veux

rement tous les membres du personnel de l'OMS de leur courtoisie et de leur amabilité de tous les instants. Nous avons eu l'occasion de rencontrer des collègues

venus de toutes les parties du monde et d'échanger nos idées sur des questions d'intérêt commun; nous conserverons de ces relations un heureux souvenir. Permettez -moi, pour terminer, Messieurs les délégués,

mentionner les interprètes qui nous ont permis de nous comprendre, les traducteurs, les secrétaires et tout le personnel de l'Organisation mondiale de la

de vous souhaiter « bon voyage » et de vous dire « au revoir ».

Santé, qui ont souvent passé des nuits blanches pour nous permettre d'avoir des documents sans aucun retard. Je voudrais souhaiter à tous les délégués un bon mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Benyakhlef. La parole est au Dr Perera, délégué de Ceylan. Le Dr PERERA (Ceylan) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués,

Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Perera. La parole est à M. Saito, délégué du Japon. M. SA ITO (Japon) (traduction de l'anglais): Monsieur Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, au nom des pays de la Région du Pacifique

retour dans leur foyer et formuler l'espoir de les retrouver ici au cours de la Vingtième Assemblée

le

occidental, qui sont probablement les plus éloignés de Genève, j'ai l'honneur d'offrir à vous, Monsieur le Président, ainsi qu'aux Vice -Présidents, aux Présidents et aux Rapporteurs des deux commissions principales, nos vives félicitations et nos remerciements

Mesdames et Messieurs, nous voici au terme de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé et le moment est venu de nous séparer. Nous avons travaillé ferme pendant ces trois semaines, mais nous l'avons fait avec sérénité parce que nos débats ont toujours été empreints d'un esprit de compréhension mutuelle, de bonne volonté et de coopération. Je saisis l'occasion qui m'est offerte de vous remercier

sincères pour la compétence et l'impartialité avec laquelle ont été dirigés les travaux de l'Assemblée. Monsieur le Président, nous voici au terme de cette réunion annuelle de l'Assemblée mondiale de la Santé, qui a produit d'utiles résultats que nous devons au dévouement, à la patience et aux efforts

prodigués par chacun d'entre vous au cours des diverses discussions. J'ai l'honneur d'exprimer aussi notre profonde gratitude et nos remerciements au Directeur général et à son personnel, aux interprètes,

très vivement, Monsieur le Président, au nom des délégués des pays de la Région de l'Asie du Sud -Est,

d'avoir dirigé d'une manière digne d'admiration les débats de cette auguste Assemblée. Je désire remercier aussi les trois Vice -Présidents pour le concours compétent qu'ils ont prêté au Président et à l'Assemblée. Nos remerciements s'adressent également

aux fonctionnaires du service des documents et à beaucoup d'autres encore pour leur travail considé-

rable et la compétence avec laquelle ils nous ont aidés pendant la présente Assemblée. Enfin, j'ai l'honneur de dire que nous avons tous apprécié vivement l'hospitalité et la cordialité que les habitants et les autorités de Genève et de la Confédération nous ont témoignées une fois de plus cette année. La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

aux Présidents des deux commissions principales, Sir William Refshauge, Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

et le Dr A. Nabulsi, Président de la Commission du Programme et du Budget, ainsi qu'aux Vice -Présidents,

marque un nouveau jalon dans l'histoire de l'Organisation, avec l'inauguration du nouveau bâtiment du

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

215

Siège et l'addition de nouveaux projets importants à des activités déjà nombreuses. J'espère et suis convaincu que l'OMS continuera de s'acquitter à l'avenir, avec toujours plus de sagesse et de compétence, de sa tâche capitale qui consiste à satisfaire tous les besoins dans le domaine de la santé, en faisant

conditions de logement de plus en plus précaires qui causaient au Secrétariat tout entier des pertes de temps et lui coûtaient des efforts qui pourront être désormais voués à un travail encore plus constructif et productif. Pour tous ceux qui ont visité le nouveau bâtiment,

du monde un lieu de séjour meilleur et plus heureux pour tous les peuples. Le PRÉSIDENT: Merci, M. Saito. La parole est au Dr Plojhar, délégué de la Tchécoslovaquie. Le Dr PLOJHAR (Tchécoslovaquie) : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, au moment de la

le nom de l'OMS restera, à l'avenir, associé à la vision de ce magnifique « Palais de la Santé », bâtiment imposant à la fois par la conception moderne de sa construction, et par la sobriété et la simplicité de ses aménagements. Cette simplicité qui caractérise l'intérieur des bureaux et des halls est très heureusement agrémentée par les magnifiques présents par lesquels les Etats Membres ont voulu affirmer que le Palais de l'OMS est bien leur bâtiment. Par ailleurs, l'Assemblée a décidé d'élargir le champ

clôture de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de

la Santé, permettez -moi de remercier de tout mon coeur vous -même, Monsieur le Dr Sauter, notre Président distingué, Messieurs les Vice -Présidents

d'action de l'Organisation, d'une part, en décidant d'intensifier la lutte contre la variole dont l'éradication est maintenant clairement définie, et, d'autre part, en donnant la possibilité à l'Organisation de s'engager

de l'Assemblée, Monsieur le Directeur général et tous ses collaborateurs, pour leur travail éminent. Ce que nous avons achevé ici, les résolutions que nous

avons adoptées, tout cela est très important pour le progrès de la santé du monde. Nous sommes aussi très reconnaissants au Gouvernement fédéral suisse, au Gouvernement de la République et Canton de Genève et aux autorités de la Ville de Genève pour l'agréable milieu de travail qu'ils ménagent à notre assemblée.

à fond dans le domaine de la recherche épidémiologique et celui de la science de la communication appliquée aux problèmes de santé. L'Assemblée a donc décidé d'éliminer une maladie qui, dans le passé,

Notre activité a été caractérisée par l'esprit de compréhension et de concorde. Nous espérons de tout notre coeur que, dans les années à venir, cet esprit de collaboration amicale dominera tout notre effort, dirigé vers la solution des sérieux problèmes que pose la santé des peuples de notre globe.

a été un des fléaux de l'humanité, qui en est encore affligée. Fléau qui, nous en sommes persuadés, peut et doit être vaincu par les moyens techniques dont nous disposons aujourd'hui. Un autre programme engage l'Organisation dans une activité qui doit lui permettre d'obtenir les connaissances approfondies indispensables pour affronter et maîtriser les maladies

Permettez -moi enfin de vous souhaiter à tous beaucoup de succès dans votre travail. Au revoir, à l'année prochaine. Le PRÉSIDENT: Merci, Dr Plojhar.

qui sont les principales causes d'incapacité et de mortalité dans un nombre toujours croissant de pays.

A première vue, cette stratégie qui, au lieu de respecter le principe de la concentration de tous les moyens vers un seul but, s'attaque en même temps à des problèmes différents, pourrait peut -être prêter à critique. Mais il n'y a, en fait, pas de choix véritable possible; ces deux activités sont le résultat de longs

moment où nos travaux touchent à leur fin, une

Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au

constatation s'impose une fois de plus: bien que nos assemblées se suivent à un rythme rapide, chacune d'elles est beaucoup plus qu'une conférence annuelle pendant laquelle ne sont traitées que des affaires de pure routine. Au cours de l'histoire de notre organisation, il est un fait que chaque Assemblée peut être considérée comme un jalon vers le but que la Constitution nous assigne. Ainsi, la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, elle aussi, s'est caractérisée

travaux de préparation du Directeur général et du Conseil exécutif, et le moment d'agir est incontestablement venu. Ceci d'ailleurs n'a été contesté par personne au moment des discussions. De même, il est incontestable que c'est à l'OMS que revient ici le rôle de coordonnateur de ces activités.

comme les précédentes par certains événements qui auront certainement une influence importante pour l'avenir de l'Organisation.

Mais la double tâche ainsi entreprise, à savoir la mobilisation de tous les moyens techniques dont nous disposons pour l'éradication de certaines maladies et la coordination, à l'échelle mondiale, de la recherche concernant des maladies pour lesquelles nos connaissances sont insuffisantes, exige des moyens financiers

Je ne peux pas ici passer en revue, même très brièvement, les nombreuses décisions auxquelles vos débats ont abouti, mais seulement essayer de souligner un certain nombre de points qui, à mon avis, sont la

marque de la vitalité et de la vigueur sans cesse renouvelées de l'Organisation mondiale de la Santé. Tout d'abord, l'inauguration du nouveau bâtiment du Siège marque la fin d'une étape difficile au cours de laquelle le travail de l'Organisation a souffert des

considérables. Les divergences d'opinion qui se sont élevées au cours de l'Assemblée ne concernaient pas les buts à atteindre mais seulement l'importance des

fonds que les pays Membres croyaient pouvoir investir chaque année pour l'accomplissement de ces tâches.

216

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Il existe nécessairement un conflit entre l'ampleur des buts que se fixe l'Organisation et la nécessité de limiter la participation financière des Etats Membres. C'est un dilemme devant lequel l'Assemblée se trouvera toujours placée. Je désire cependant émettre une note d'optimisme à ce propos. Lors de la discussion du budget, question toujours épineuse, j'ai été très

guide en leur fournissant des possibilités de comparaison avec les autres pays.

Le rapport périodique sur la situation sanitaire dans le monde, le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS, les commentaires des délégations lors de la discussion générale, ainsi que l'étude que nous faisons chaque année du projet de programme et de budget, nous donnent une image frappante de l'immense activité qui se poursuit dans le monde dans le but d'améliorer la santé des populations. Mais en même temps ils nous donnent une vue d'ensemble de tous les besoins qui persistent et qui devront être satisfaits aussitôt que possible. Ces besoins nous apparaissent comme primordiaux, mais l'administrateur sanitaire sait bien que les peuples en voie de développement ont d'autres besoins dans tous les domaines, économique ou social. Ainsi que le soulignait le Secrétaire général U Thant lorsqu'il

réconforté par la bonne volonté de tous dans la recherche d'un accord acceptable pour tous. Cette bonne volonté s'est aussi manifestée ailleurs malgré les divergences d'opinions inévitables. Je tiens à féliciter les membres de l'Assemblée pour la dignité de leurs

interventions. C'est l'attitude constructive, associée à la tolérance, qui donne les meilleures garanties pour

l'avenir de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est une condition indispensable à l'existence même

de notre organisation, qui tend vers l'universalité, si elle veut parvenir à des résultats concrets et durables.

est venu nous apporter lui -même le message de l'Organisation des Nations Unies, il y a une complète interdépendance entre les différents facteurs qui contribuent à l'avancement de tous les pays. Le déroulement de cette assemblée nous a prouvé

Je ne veux citer comme autre exemple que la compréhension mutuelle qui a caractérisé cette année les élections au Conseil exécutif. Les activités nouvelles que nous avons décidé

d'entreprendre nous amènent à nous interroger à nouveau sur le rôle joué par la coopération internationale dans le domaine de la santé. L'extension des activités de l'OMS semble de plus en plus confirmer

que le temps dont nous disposons ne nous permet guère d'arriver à bout d'un ordre du jour très important sans bousculer quelque peu le cours des travaux et ... sans séances de nuit. Je pense qu'il sera nécessaire d'étudier les moyens permettant de faire face à cette situation au cours des prochaines Assemblées. Au terme de cette session, je remercie les Vice Présidents de l'Assemblée, les Présidents, les Vice Présidents et les Rapporteurs des commissions principales qui ont eu à assumer de lourdes responsabilités et qui ont accompli leurs devoirs avec beaucoup de compétence, d'objectivité et d'amabilité. Nos remerciements s'étendent au Président général des discussions techniques et aux présidents des groupes qui ont dirigé la discussion de cent quatre -

son rôle coordonnateur et directeur. Mais on peut se demander quelles en sont exactement les répercussions sur les activités sanitaires nationales. En effet, plusieurs des programmes, qui doivent être considérés parmi les plus importants, ne peuvent

être menés à bien sans une étroite coopération de tous les pays. La lutte contre une épidémie de variole pose un problème qu'il est souvent possible de résoudre

dans le cadre national; mais l'éradication de cette maladie exige un effort commun ayant une direction internationale. Cet effort commun exerce une influence directe sur l'activité des services de santé des pays où la maladie persiste. Et c'est ainsi que se pose le problème de l'interférence d'une activité spécifique entreprise dans le cadre d'un programme international avec toutes les autres activités en cours sur le plan

vingt -trois participants sur un thème aux aspects aussi variés qu'importants. Le succès de cette assemblée a sans nul doute été

grandement facilité par le travail préparatoire que le Conseil exécutif a accompli sous la direction de son éminent Président, le Dr Karl Evang, à qui nous avons eu l'agréable devoir de remettre cette année le Prix Léon Bernard. Je tiens également à remercier le Dr James Watt qui, lui aussi, représentait le Conseil exécutif à cette assemblée. A chaque Assemblée de la Santé, le Directeur général et ses collaborateurs se voient chargés d'une

national, ce qui ne manque pas d'avoir des répercussions financières souvent importantes. Certes, dans les pays Membres, l'Organisation ne

peut ni ne doit se substituer aux services de santé publique ni assumer les responsabilités qui leur incombent. Mais la

collaboration internationale

exerce sur l'activité de ces services une influence, que nous voulons stimulante, en mettant en évidence les problèmes communs aux pays, en permettant leur examen approfondi par des experts compétents et en facilitant leur solution par tous les moyens dont dispose l'assistance multilatérale. L'ceuvre accomplie en commun donne des impulsions nouvelles, provoque automatiquement une autocritique des dirigeants des services de santé vis -à -vis de leur propre rôle et les

tâche administrative et technique de plus en plus difficile. Une fois de plus, l'Assemblée nous a prouvé la compétence du Directeur général, son réalisme sur

le plan technique et son dévouement inlassable au service de la grande cause que sert l'Organisation. Grâce à ses qualités et à celles de son personnel, les problèmes ont été résolus à temps et à la satisfaction de tous.

QUINZIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE

217

Nos remerciements vont aussi au Directeur général

Mes chers collègues, c'est enfin vers vous que vont

adjoint, le D' Dorolle, dont nous connaissons tous

les mérites et la part importante qu'il prend à la bonne marche de l'Organisation, aux Sous -Directeurs

mes sincères remerciements pour l'amabilité et la courtoisie que vous m'avez si unanimement manifestées dans l'exercice de mes fonctions de Président.

généraux, aux Directeurs régionaux et à tous leurs collaborateurs qui, visibles ou invisibles, assurent le l'appareil compliqué et impressionnant désigné si modestement sous le nom de Secrétariat de l'Assemblée. Nos remerciements vont aussi aux interprètes, presque invisibles mais toujours présents, et pour qui nous avons la plus grande admiration. bon fonctionnement de

Encore une fois, je tiens à vous dire en terminant combien j'ai été heureux en constatant que, malgré les inévitables divergences d'opinions sur certains sujets, les décisions prises par l'Assemblée ont été acceptées dans un esprit de cordialité et de coopération

remarquable. L'Assemblée a décidé de tenir sa prochaine session de nouveau en Suisse; il me reste l'agréable devoir de vous dire au revoir et à l'année

Je ne saurais oublier l'appui précieux que nous avons reçu des représentants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, ainsi que d'un grand nombre d'organisations non gouvernementales dont l'assiduité à nos débats manifeste bien l'intérêt qu'elles portent à notre action.

prochaine et de vous souhaiter un bon voyage de retour dans vos pays où vous attendent des tâches nombreuses.

Mesdames, Messieurs, je déclare close la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. La session est close à 17 heures.

PROCÈS -VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE ET DES COMMISSIONS

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE

PREMIERE SÉANCE Mercredi 4 mai 1966, 9 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales

jeudi après -midi, le Président priera les Membres de faire, conformément à l'article 99 du Règlement

Le Bureau décide de recommander à l'Assemblée de répartir les points de l'ordre du jour comme il est indiqué dans l'ordre du jour provisoire (document A19 /1) 1 sous réserve que: 1) les points 1.12 (Admission de nouveaux Membres et Membres associés (le cas échéant)), 2.10 (Dénomi-

intérieur, des suggestions pour l'élection des Etats Membres qui seront habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Ces suggestions devront être soumises au Bureau avant le lundi 9 mai à 10 heures.

nations communes internationales pour les préparations pharmaceutiques) et 3.9.1 (Avances

Après avoir entendu une brève déclaration du Dr GONZÁLEZ, Président général des discussions techniques, le Bureau recommande à l'Assemblée d'approuver le programme exposé dans le document A19 /Technical Discussions /3 pour les discussions techniques qui auront lieu le vendredi 6 mai et le

prélevées pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, en vertu de la résolution WHA18.14 (s'il y a lieu)) qui sont sans objet, soient supprimés; 2) les deux points suivants, contenus dans l'ordre du jour supplémentaire : « Invitation à tenir la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé en dehors du Siège » et « Normes applicables aux voyages », soient renvoyés à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 2.

matin du samedi 7 mai sur « l'établissement et l'utilisation des statistiques sanitaires dans les services

nationaux et locaux de la santé ». Le Bureau recommande que les séances plénières et les réunions de commissions se tiennent de 9 h. 30 à

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Le Bureau fixe l'horaire et l'ordre du jour des séances des mercredi 4 et jeudi 5 mai. A la séance plénière du ' Voir l'ordre du jour définitif aux pages 23 à 26.

12 heures et de 14 h. 30 à 17 h. 30. Le Bureau se réunira quotidiennement, soit à 12 heures, soit à 17 h. 30. La séance est levée d 10 heures.

- 219 -

220

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

DEUXIÈME SÉANCE

Jeudi 5 mai 1966, 17 h. 30 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Après avoir entendu les Présidents des commissions

séance pour épuiser la liste des orateurs. La discussion générale occupera la séance plénière qui aura lieu le

principales exposer la marche des travaux de leur commission, le Bureau fixe le programme des séances du lundi 9 mai. Le PRÉSIDENT signale que quarante -sept délégations

lundi 9 mai de 17 heures à 19 heures; en outre, elle continuera le mercredi 11 mai pendant le décompte des bulletins déposés lors de l'élection des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, et, si le temps disponible le permet, elle se poursuivra immédiatement après l'élection.

ont encore à prendre la parole dans la discussion générale portant sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. Il faut donc compter quelque huit heures de

La séance est levée à 17 h. 45.

TROISIÈME SÉANCE Lundi 9 mai 1966, 12 heures Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Propositions en vue de l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

Le Président propose d'adopter la même procédure

que les années précédentes: après un vote préliminaire, le Bureau dressera d'abord une liste de douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé,

Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT donne lecture de l'article 24 de la Constitution et de l'article 100 du Règlement intérieur

de l'Assemblée de la Santé qui régissent la procédure applicable pour l'élection. Le PRÉSIDENT rappelle que le Bureau est saisi de quatre documents : a) un tableau indiquant la répartition géogra-

puis une liste de huit Membres dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil dans son ensemble, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Le Dr HAQUE (Pakistan) remercie les délégations

qui ont suggéré le nom de son pays; toutefois, sa délégation ne désire pas que la candidature du Pakistan

phique, par Région, des membres du Conseil exécutif et donnant les noms des Etats Membres dont le mandat arrive à expiration en mai 1966; b) une liste, par Région, des Membres de l'OMS qui sont ou ont été habilités à désigner des personnes

soit prise en considération et elle appuie celle de la Somalie. Le Professeur AUJALEU (France) fait observer que le

devant faire partie du Conseil; c)

Bureau n'est pas saisi d'un nombre suffisant de candi-

une liste des Membres dont le nom a été suggéré

conformément aux dispositions de l'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé; d) un tableau indiquant, par Région, la composition du Conseil en 1965 -1966.

datures pour qu'il puisse dresser une liste de douze Membres. Sans doute la procédure prévue par le Règlement intérieur de l'Assemblée n'est -elle guère satisfaisante et conviendrait -il de la modifier, mais, pour l'instant, le Bureau devrait s'efforcer de susciter des candidatures de pays qui, sans désirer voir figurer

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE: TROISIÈME SÉANCE

221

leur nom sur la liste de huit Membres, accepteraient néanmoins d'être inscrits sur la liste de douze Membres. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL précise, pour éviter tout

qui

compte vingt -huit Membres, n'est pas très

malentendu, que les retraits de candidature doivent intervenir au moment des élections à l'Assemblée plénière. Le délégué du Pakistan a seulement entendu exprimer le désir de retirer la candidature de son pays en temps opportun, c'est -à -dire en séance plénière.

équitable. En effet, la Région de la Méditerranée orientale, qui compte dix -sept Membres, en a également quatre, et la Région européenne, avec trente trois Membres, en a sept. Si l'on calculait le nombre des sièges à attribuer à la Région africaine en fonction

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que le Conseil ne compte actuellement aucun ressortissant de l'Afrique orientale; il propose en conséquence d'ajouter sur la liste des noms suggérés celui du Kenya. Sur la proposition du Professeur AUJALEU (France),

du nombre de ses Membres, on arriverait à un total de cinq sièges pour cette Région. Au nom des Membres de la Région africaine, le Dr N'Dia demande donc au Bureau d'attirer l'attention du Conseil exécutif sur ce fait. Le PRÉSIDENT invite le Dr Martínez (Mexique) et M. Makame (République -Unie de Tanzanie) à faire fonction de scrutateurs.

En réponse à M. SAITO (Japon), le DIRECTEUR GÉNÉRAL explique que le Bureau, après avoir dressé

le PRÉSIDENT accepte que le nom de la Suisse soit

porté sur la liste de douze Membres; toutefois, la délégation de la Suisse ne désire pas voir figurer son pays sur la liste de huit Membres. Il donne ensuite lecture d'une communication reçue de la délégation de la Suède, où il est rappelé que les cinq pays de l'Europe du Nord attachent une grande importance au principe suivant lequel l'un de ces pays

une liste de douze Membres, doit voter à nouveau pour établir une liste de huit Membres, sans nécessairement choisir les huit premiers noms de la liste des douze Membres.

Le Bureau procède à un vote au scrutin secret pour établir la liste de douze Membres qui sera transmise à

est constamment habilité à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, suivant un système de rotation admis par ces pays. La Suède avait fait connaître son désir de désigner une personne devant faire partie du Conseil, en remplacement de la personne désignée trois ans auparavant par la Norvège, et les délégations du Danemark, de la Finlande et de la Norvège avaient, en conséquence, suggéré le nom de

l'Assemblée de la Santé. Les pays suivants sont désignés: Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Kenya, Nigéria, Philippines, Pakistan, Somalie, Suède, Suisse, Union des Républiques socialistes soviétiques.

Avant que le Bureau ne passe à l'établissement de la liste de huit Membres, le PRÉSIDENT rappelle que les

délégations du Pakistan, de la Suède et de la Suisse

déclareront en séance plénière que leurs pays ne désirent pas voir leur candidature prise en considération.

la Suède. Toutefois, comme deux autres pays européens qui ne figuraient pas sur la liste aux élections de l'année précédente ont manifesté le désir d'être élus, la Suède a décidé de retirer sa candidature, en espérant que l'année suivante, celle -ci bénéficierait d'un large soutien. Comme douze pays seulement figurent sur la liste des noms suggérés, le Président propose de renoncer au vote préliminaire. Le Professeur AUJALEU (France) estime que ce serait là un précédent dangereux; de plus, un vote préliminaire est utile pour éviter des erreurs au moment

Il est procédé ensuite à un vote au scrutin secret pour dresser la liste des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équitable des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble.

Les pays suivants sont désignés:

Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Philippines, Somalie, Nigéria, Union des Républiques socialistes soviétiques. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT donne lecture du projet de rapport

du scrutin définitif. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL explique que la liste dont le

du Bureau. Le PRÉSIDENT déclare que ce rapport,' qui contient

Bureau est saisi a une valeur purement indicative. Les membres du Bureau peuvent en effet voter pour tout autre Membre de leur choix. Un vote préliminaire donnerait par conséquent d'utiles indications. Le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire) désire fournir dès avant le scrutin des explications de vote. II fait observer que

les noms des Membres proposés, sera transmis à l'Assemblée de la Santé. L'élection aura lieu à la séance plénière du mercredi matin 11 mai. 2.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socia-

listes soviétiques) désirerait savoir quelles considé1 Voir p. 507.

l'attribution de quatre sièges à la Région africaine,

222

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

rations ont dicté l'ordre dans lequel l'Assemblée examine les divers points inscrits à son ordre du jour. En effet, il semble y avoir contradiction entre l'ordre

du moins fixer dès l'abord certaines limites budgétaires. Il suggère la création d'un groupe de travail qui étudierait la procédure d'examen de ces questions. La délégation soviétique serait heureuse de participer à ses travaux. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL souligne que le Secrétariat

des points indiqués dans le Journal de l'Assemblée et celui qui apparaît dans l'ordre du jour de l'Assemblée. C'est ainsi que la Commission du Programme et

du Budget a commencé à étudier des questions de programme, en laissant de côté le point 2.2 (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967). Le Dr Venediktov demande s'il s'agit là d'une procédure traditionnelle. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL

n'a aucune objection à voir modifier la procédure établie. Toutefois, il rappelle que, conformément à la

explique que l'ordre du

jour de l'Assemblée n'indique pas l'ordre dans lequel les divers points viennent en discussion, lequel est fixé par les commissions elles- mêmes. Le point 2.2

résolution WHA15.1 qui fixe la procédure pour la présente Assemblée, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques ne peut se réunir lorsque la Commission du Programme et du Budget examine les points principaux du projet de programme (point b) du paragraphe 1) de la résolution WHA15.1) et recommande le niveau du budget (point e) du paragraphe 1), tandis que la Commission du Programme et du Budget ne peut se réunir lorsque la Commission des Questions administratives, financières et juridiques examine les prévisions autres que celles qui ont trait au programme d'exécution. D'autre part, le paragraphe 4) de ladite résolution prévoit que les points b) et e) du paragraphe 1) ne seront pas

ne peut être abordé tant que l'on n'a pas terminé l'examen des questions (telles que celle des traitements

et indemnités des postes non classifiés) qui ont des incidences sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966. D'autre part, il est important - bien que cela ne soit pas absolument nécessaire - que la Commission du Programme et du Budget examine dès maintenant des questions qui affectent le programme et le budget pour 1967, à savoir le programme d'éra-

examinés par la Commission du Programme et du Budget tant que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques n'aura pas terminé l'étude des points a) et b) du paragraphe 2) (c'est -àdire l'examen de la situation financière de l'Organisation et les recommandations concernant le barème des contributions). Si la délégation de l'Union soviétique désire voir modifier cette procédure, une recommandation pourrait être faite au Conseil exécutif afin qu'il étudie la question et présente des propositions à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) se rallie volontiers à la suggestion de confier au Conseil exécutif l'étude de cette question. Sir George GODBER (Royaume -Uni) estime que le nombre des membres du Conseil n'est pas suffisant, étant donné l'augmentation intervenue dans le nombre des Membres de l'OMS, et que la représentation de la Région africaine y est nettement insuffisante. Il rappelle que d'autres institutions spécialisées ont déjà décidé d'augmenter le nombre des Membres de leur Conseil. A son avis, la procédure d'amendement constitutionnel requise devrait commencer dès après la présente Assemblée de la Santé. Le Bureau fixe le programme des séances du mardi 10 mai. La séance est levée à 14 h. 20.

dication de la variole, l'extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche et le système

international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments. Le Directeur général précise que l'ordre dans lequel l'Assemblée examine les points inscrits à son ordre du jour est dicté par des raisons de commodité, et qu'il ne s'agit pas là d'une tradition. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime qu'il conviendrait de déterminer d'abord les ressources dont l'OMS disposera avant de discuter des programmes eux -mêmes. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL fait observer qu'avant de pouvoir se prononcer sur le niveau du budget pour

1967, l'Assemblée doit prendre une décision au sujet des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966

et du barème des contributions pour 1967. D'autre part, pour ce qui est des questions de programme, le Directeur général souligne que le programme à long terme de l'OMS - c'est -à -dire en fait la politique

générale de l'Organisation - ne devrait pas être arrêté en fonction du montant disponible pour un exercice déterminé.

Le Dr

VENEDIKTOV (Union

des

Républiques

socialistes soviétiques) estime que, même si l'on ne

détermine pas un plafond budgétaire, on pourrait

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE: QUATRIÈME ET CINQUIÈME SÉANCES

223

QUATRIÈME SÉANCE Mardi 10 mai 1966, 12 heures Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

éthiopien; il propose en conséquence de renvoyer au surlendemain les débats sur l'adjonction de ce nouveau point à l'ordre du jour.

Les Présidents des commissions principales exposent

au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. Parlant sur l'invitation du Président, le Dr GONZÁLEZ,

Le Dr EL KADI (République Arabe Unie) et le Dr HAQUE (Pakistan) appuient cette proposition. Après un échange de vues, le Bureau décide d'ajourner sa décision jusqu'au jeudi 12 mai. Le Bureau décide ensuite de recommander à l'Assemblée d'inscrire à son ordre du jour le point proposé par

Président général des discussions techniques, annonce que le rapport final des discussions techniques est en

préparation et qu'il sera présenté à l'Assemblée le vendredi 13 mai.

l'Union des Républiques socialistes soviétiques et d'en renvoyer l'examen à la Commission du Programme et du Budget. 3.

2.

Inscription à l'ordre du jour de points supplémentaires Le PRÉSIDENT déclare qu'il a reçu, dans les limites

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

fixées par l'article 12 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé: a) une communication du Gouvernement de l'Ethiopie, qui sollicite l'inscription à l'ordre du jour d'une demande tendant au rattachement de l'Ethio-

Le Bureau fixe le programme de travail du mercredi 11 mai. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socia-

pie à la Région africaine de l'OMS; une communication de l'Union des Républiques socialistes soviétiques demandant l'adjonction à b)

listes soviétiques), rappelant les débats qui ont eu lieu la veille au Bureau et à la Commission du Programme et du Budget au sujet de l'ordre d'examen des points de l'ordre du jour, propose de recommander au Conseil exécutif d'inscrire à son ordre du jour la question de la procédure d'examen à l'Assemblée de la Santé des questions relatives au programme et au budget de l'Organisation. Après un échange de vues, il est décidé de demander au Directeur général de soumettre au Conseil exécutif cette question à sa trente -neuvième session, en janvier 1967. La séance est levée à 12 h. 40.

l'ordre du jour d'un point intitulé: «Etude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine». Le Dr NABULSI (Jordanie) fait part au Bureau du désir exprimé par le chef de la délégation éthiopienne de voir ajourner de deux jours la décision au sujet de l'inscription du point proposé par le Gouvernement

CINQUIÈME SÉANCE Mercredi 11 mai 1966, 9 heures Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales Les Présidents des commissions principales exposent

Commission des Questions administratives, financières

et juridiques, ainsi que le premier rapport de la Commission du Programme et du Budget. 3.

au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

Le Bureau arrête le programme de travail du jeudi 12 mai.

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de

la Santé le premier et le deuxième rapport de la

La séance est levée à 9 h. 15.

224

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

SIXIÈME SÉANCE

Jeudi 12 mai 1966, 11 h. 40 Président: Dr

A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

pas terminée le vendredi après -midi, il faudra prévoir

des séances plénières de nuit la semaine suivante. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

Les Présidents des commissions principales exposent

au Bureau l'état d'avancement des travaux de leur commission. 2.

Bretagne et d'Irlande du Nord) propose de prier le Directeur général de soumettre au Conseil exécutif la

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

question des discussions générales lors des futures Assemblées de la Santé. A son avis, et comme il l'a déjà déclaré lors d'Assemblées précédentes, il conviendrait de limiter le temps de parole des orateurs. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL explique qu'en effet il serait

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget. 3.

utile que le Conseil exécutif réexamine cette question,

Inscription à l'ordre du jour d'un point supplémentaire Le PRÉSIDENT rappelle que le Bureau doit prendre

car les orateurs qui prennent part à la discussion générale deviennent de plus en plus nombreux à mesure que s'accroît le nombre des Membres de l'OMS. Si les Assemblées de la Santé ne doivent pas

une décision au sujet de l'inscription à l'ordre du jour d'une demande du Gouvernement de l'Ethiopie, tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine de l'OMS. Le Bureau décide de recommander à l'Assemblée d'inscrire ce point à son ordre du jour et d'en confier l'examen à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. 4.

se prolonger au -delà de leur durée actuelle, une limitation du temps de parole des orateurs pourrait être envisagée. Le Dr NAYAR (Inde) reconnaît qu'il importe

d'économiser du temps, mais elle souligne l'intérêt

que présentent les discours prononcés lors de la discussion générale par les délégations des pays devenus récemment Membres de l'OMS. A son avis, de telles interventions apportent d'utiles indications

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Le Bureau fixe le programme de travail de l'Assem-

sur la situation sanitaire de ces pays, et il faudrait éviter de fixer des règles trop rigides en ce qui concerne la limitation du temps de parole. Le Dr HAQUE (Pakistan) suggère de demander aux

blée pour le jeudi après -midi et pour le vendredi 13 mai.

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle que vingt -neuf

orateurs doivent encore prendre la parole dans le cadre de la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour; si la discussion générale n'est

Membres de limiter volontairement la durée de leur intervention pendant la discussion générale. La séance est levée à 12 heures.

SEPTIÈME SÉANCE Vendredi 13 mai 1966, 12 h. 35

Président:

Dr

A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

2.

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

Les Présidents des commissions principales exposent

au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions.

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE: HUITIÈME SÉANCE

225

En ce qui concerne le troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, le DIRECTEUR GÉNÉRAL signale une omission

dans le projet de résolution qui figure sous le point 6 (Bâtiment du Siège).

Il décide d'autoriser les Présidents des commissions principales à fixer à 9 heures l'heure d'ouverture des séances de leur commission, s'ils le jugent nécessaire. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL se déclare préoccupé par le

Le Bureau décide de transmettre ce rapport à l'Assemblée, mais il est convenu qu'en séance plénière

le Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques proposera de

retard des travaux de l'Assemblée; à son avis, le Bureau devrait envisager dès sa réunion du lundi 16 mai la possibilité de convoquer des séances de nuit. Il est décidé qu'à la séance plénière de l'après -midi le Président fera une déclaration afin d'attirer l'atten-

renvoyer le point 6 à la Commission pour nouvel examen. 3. Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

tion des délégations sur la nécessité d'accélérer les travaux de l'Assemblée. La séance est levée à 13 h. 5.

Le Bureau fixe le programme des séances du samedi 14 mai et du lundi 16 mai.

HUITIÈME SÉANCE Lundi 16 mai 1966, 12 h. 50 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

Les Présidents des commissions principales exposent

travaux. D'autre part, dix orateurs doivent encore prendre la parole dans le cadre de la discussion sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. Aussi, le Directeur général propose -t -il de prévoir des séances de nuit pour l'Assemblée plénière le mardi 17 mai et, si nécessaire, pour la Commission du Programme et du Budget le mercredi 18 mai.

au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

Le Bureau fixe le programme de travail pour le mardi 17 mai en prévoyant une séance plénière à 20 h. 30. 11 établit provisoirement l'horaire des séances

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques et le quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget. 3.

du mercredi 18 mai, en précisant que la Commission du Programme et du Budget tiendra une séance de nuit si les nécessités du travail l'exigent. Sur la proposition de Sir George GODBER (Royaume -

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Le DIRECTEUR GÉNÉRAL se déclare vivement pré-

Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord), le Bureau décide, après un échange de vues, de prier le Directeur général de soumettre à l'examen du Conseil exécutif la question de l'augmentation éventuelle du nombre des membres du Conseil exécutif. La séance est levée à 13 h. 10.

occupé par le retard des travaux de l'Assemblée. Nombreux sont les points de l'ordre du jour qui n'ont pas encore été abordés, et qui doivent, à son avis, faire l'objet de discussions approfondies afin que le Secrétariat puisse être guidé efficacement dans ses

226

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

NEUVIÈME SÉANCE

Mardi 17 mai 1966, 12 h. 40 Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

3.

Date de clôture de l'Assemblée de la Santé

Le Bureau décide de fixer lors de sa séance du mercredi 18 mai la date de clôture de l'Assemblée de la Santé. 4.

Les Présidents des commissions principales exposent

au Bureau l'état d'avancement des travaux de leur commission. 2.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Le Bureau fixe le programme de travail du mercredi

Transmission à l'Assemblée de la Santé des

rapports des commissions principales Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la

Santé le cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget, ainsi que le cinquième et dernier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques.

18 mai; il est entendu que la Commission du Programme et du Budget suspendra sa séance de l'aprèsmidi à 17 h. 30 pour la reprendre, si nécessaire, à 20 h. 30. La séance est levée à 12 h. 55.

DIXIÈME SÉANCE Mercredi 18 mai 1966, 12 h. 30

Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux de l'Assemblée de la Santé

Budget, ainsi que le DIRECTEUR GÉNÉRAL, le PRÉSIDENT

propose que la date de clôture de l'Assemblée soit fixée au matin du samedi 21 mai.

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire), Vice -Président de l'Assemblée, informe le

Bureau qu'à la séance plénière de la veille, dont il assumait la présidence, l'Assemblée a terminé l'examen des points 1.10 et 1.11 de son ordre du jour. 3.

Il en est ainsi décidé. Programme de travail de l'Assemblée de la Santé Le Bureau fixe le programme des réunions du jeudi

Le Dr NABULSI (Jordanie), Président de la Commission du Programme et du Budget, expose ensuite l'état d'avancement des travaux de cette commission. 2.

19 mai: il est entendu que la Commission du Programme et du Budget suspendra sa séance de l'après-

midi à 18 heures pour siéger à nouveau le soir à 20 h. 30, s'il est nécessaire.

Date de clôture de l'Assemblée de la Santé

Après avoir consulté le Dr NABULSI (Jordanie),

Président de la Commission du Programme et du

La séance est levée à 12 h. 45.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE: ONZIÈME ET DOUZIÈME SÉANCES

227

ONZIÈME SÉANCE Jeudi 19 mai 1966, 9 heures Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

3.

Programme de travail de l'Assemblée de la Santé

Le Dr NABULSI (Jordanie), Président de la Com-

Après avoir consulté le Dr NABULSI (Jordanie),

mission du Programme et du Budget, expose au Bureau l'état d'avancement des travaux de cette commission. 2.

Président de la Commission du Programme et du Budget, ainsi que le DIRECTEUR GÉNÉRAL, le Bureau

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

fixe le programme des séances du vendredi 20 mai; il est décidé que la séance de clôture de l'Assemblée aura lieu le vendredi 20 mai à 16 heures. La séance est levée à 9 h. 15.

la Santé le sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget.

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de

DOUZIÈME SÉANCE Vendredi 20 mai 1966, 11 h. 40

Président: Dr A. SAUTER (Suisse)

1.

Etat d'avancement des travaux des commissions principales

rement les Présidents des commissions principales d'avoir su mener à bonne fin une tâche qui n'était pas toujours facile. Il remercie également tous les membres

Le Dr NABULSI (Jordanie), Président de la Com-

mission du Programme et du Budget, informe le Bureau que la Commission du Programme et du Budget a terminé l'examen des points inscrits à son ordre du jour et qu'elle a adopté son dernier rapport. 2.

du Bureau, dont les interventions ont toujours été constructives, claires et brèves. Enfin, il exprime sa gratitude au Directeur général et à ses collaborateurs pour l'aide si efficace qu'ils ont apportée au Bureau. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), le Dr CAYLA (France), le Dr OLGUIN (Argentine) et le Dr RAO (Inde) rendent successivement hommage au Président du Bureau ainsi qu'aux

Transmission à l'Assemblée de la Santé des rapports des commissions principales

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le septième et dernier rapport de la Commission du Programme et du Budget. 3.

Présidents des commissions principales et remercient le Directeur général et le Secrétariat de leur collaboration.

Clôture de la session Le PRÉSIDENT remercie les Vice- Présidents de

l'Assemblée de la Santé, et félicite tout particuliè-

La séance est levée à 11 h. 55.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

PREMIÈRE SÉANCE

Jeudi 5 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Observations liminaires du Président

4.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme

Le PRÉSIDENT souhaite la bienvenue aux délégués et en particulier à ceux qui participent pour la première fois aux travaux de l'Assemblée de la Santé; il souhaite également la bienvenue aux représentants de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées,

Ordre du jour, 2.3 Le PRÉSIDENT invite le Dr Kaul, Sous -Directeur général, à présenter le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. 1

de l'Agence internationale de l'Energie atomique et des organisations non gouvernementales. 2.

Election du vice -président et du rapporteur

Ordre du jour, 2.1 Sur la demande du Président, le Dr BERNARD, Sous -

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, présente le rapport chapitre par chapitre. Le chapitre 1, consacré aux progrès d'ensemble,

indique, comme le montrent un graphique et une carte, que 1214 millions d'habitants, soit plus des trois

Directeur général, Secrétaire de la Commission, appelle l'attention de la Commission sur les articles 25

et 36 du Règlement intérieur et donne lecture du troisième rapport de la Commission des Désignations

(voir page 507), dans lequel le Professeur Macúch (Tchécoslovaquie) et le Professeur Ferreira (Brésil) sont proposés respectivement comme vice -président et rapporteur. Décision: Le Professeur Macúch (Tchécoslovaquie) et le Professeur Ferreira (Brésil) sont élus à l'unanimité vice -président et rapporteur respectivement. 3.

quarts de la population des zones primitivement impaludées pour lesquelles on disposait de renseignements, vivent aujourd'hui dans des pays où des programmes d'éradication sont en cours d'exécution

ou ont été menés à bonne fin. Les secteurs où les opérations sont passées aux phases de consolidation et d'entretien depuis 1964 totalisent 105 millions d'habitants. La population vivant dans des zones non encore couvertes par un programme d'éradication du paludisme atteint 362 millions d'habitants, dont 77 millions se trouvent dans des pays qui exécutent un programme par étapes et 184 millions dans des pays qui ont entre-

Organisation des travaux de la Commission

Le PRÉSIDENT indique que le Bureau a demandé à la Commission de siéger de 9 h. 30 à 12 heures et de 14 h. 30 à 17 h. 30. II en est ainsi décidé. Sur la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE donne

pris un programme et une enquête pré- éradication avec l'aide de l'OMS. En 1965, la Bulgarie, la Chine (Taïwan) et la Trinité et Tobago ont été inscrits au registre officiel des pays où l'éradication du paludisme est réalisée. La Jamaïque et la Roumanie en sont à la phase d'entretien, qu'ont

lecture des paragraphes 1), 3) et 4) de la résolution WHA15.1, qui définit le mandat de la Commission. Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

également atteinte de nouveaux secteurs des pays suivants: Albanie, Argentine, Birmanie, Grèce, Inde, Malaisie (Sarawak), Syrie, Venezuela et Yougoslavie.

sur son ordre du jour, qui comprend les points 2.2 à 2.17 de l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé (voir page 23). Il rappelle que l'Assemblée de la Santé a supprimé le point 2.10 (Dénominations communes internationales pour les préparations pharmaceutiques).

Treize pays sont passés de la phase d'attaque à la

1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 14.

- 228 -

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: PREMIERE SÉANCE

229

phase de consolidation et la République Arabe Unie est sur le point d'entreprendre l'exécution d'un programme d'éradication. Un certain nombre de programmes se sont heurtés à des difficultés administratives et techniques et dans certains pays la situation s'est dégradée au cours de l'année; dans la plupart de ces cas, on avait négligé de respecter les critères rigoureux recommandés pour l'arrêt des pulvérisations et le passage à la phase de consolidation, ou bien on avait chargé du dépistage, pour des raisons d'économie mal comprise, un personnel insuffisamment formé. Dans certains pays tels que l'Irak, l'Iran, le Mexique et quelques pays d'Amérique centrale, l'existence de zones difficiles à proximité

L'évaluation précoce de l'efficacité des opérations

d'attaque a retenu l'attention. Le Comité d'experts du Paludisme avait fixé, dans son dixième rapport, 1 certaines normes, à propos de l'application pratique desquelles il a donné des indications plus précises dans son douzième rapport. 2 Des équipes d'évaluation indépendantes composées de personnes qui ne s'occupent pas du programme en cause ont été utilisées en 1965 au Brésil, en Equateur, à Haïti, au Honduras,

à l'Ile Maurice, en Inde, au Népal, au Pérou et en Tanzanie (Zanzibar). Il est admis par tous que les services généraux de santé ont un rôle essentiel à jouer dans l'éradication du paludisme. Dans les Amériques, un séminaire a été organisé au Mexique en 1965, sur le modèle du séminaire qui s'était tenu en 1964. Il s'agissait de stimuler

de zones en phase de consolidation entraîne des entrées constantes de porteurs de parasites, ce qui exige une surveillance très efficace.

l'intérêt et d'attirer l'attention sur la nécessité d'une action conjointe des services généraux de santé et des services d'éradication du paludisme. Le Comité régional de l'Asie du Sud -Est a consacré ses discussions techniques en 1965 à la question de l'intégration des services d'éradication du paludisme

Pour assurer la réussite du programme mondial d'éradication du paludisme, il faut en premier lieu que les gouvernements poursuivent de façon soutenue

les opérations d'éradication jusqu'au succès final et maintiennent la surveillance nécessaire pour empêcher que la maladie ne se réinstalle; il faut en second lieu que les organismes internationaux et bilatéraux four-

nissent une assistance continue aux pays qui entreprennent des programmes d'éradication et aident en outre les pays dont les activités pré- éradication

atteindront en temps voulu un stade tel qu'un programme d'éradication du paludisme pourra être mis en oeuvre si les moyens financiers nécessaires sont assurés.

dans les services généraux de santé, notamment en Inde, où plus d'un tiers de la population est en phase d'entretien. Toutefois, étant donné le haut rendement opérationnel nécessaire au cours du programme, il faut éviter de réaliser cette intégration d'une manière prématurée, c'est -à -dire avant qu'on se soit assuré de la réalisation des objectifs de l'éradication. Les programmes pré- éradication sont mis à profit pour former des auxiliaires et des surveillants en vue

Le chapitre 2 décrit les aspects opérationnels du programme. S'il se pose quelques problèmes techniques, ce sont néanmoins avant tout les faiblesses de

de l'extension des services de santé de base, pour distribuer des médicaments antipaludiques, pour

la planification et de la gestion qui ont continué à ralentir les progrès. D'autre part, le fait que le financement n'a été ni rapide, ni régulier, ni suffisant, a constitué un obstacle majeur. Dans les pays qui ont enregistré des retards ou des reculs importants en 1965, on procède actuellement à une évaluation approfondie du programme en vue d'élaborer un plan de longue haleine avec des objectifs précis.

constituer le service national du paludisme, pour dresser la carte du paludisme et pour étudier l'épidémiologie de la maladie dans toutes les parties du pays.

La durée et la rapidité d'exécution d'un programme pré- éradication dépendent des ressources du pays et de la priorité relative accordée au programme par les pouvoirs publics. Faute de personnel et de ressources, les programmes

La méthodologie des opérations d'attaque n'a pas subi de modifications notables. Le DDT est toujours l'insecticide de choix, bien que quelques programmes

pré- éradication n'ont progressé que très lentement et beaucoup de projets prévus ne sont pas encore entrés dans la phase des réalisations, surtout dans la Région africaine. Le Comité d'experts du Paludisme

procédera à une analyse détaillée de la situation africaine lors de sa prochaine session. Le chapitre 3 traite de l'amélioration des méthodes

se soient heurtés à des difficultés par suite de la mauvaise suspensibilité de la poudre mouillable de DDT. Le problème a été examiné à sa réunion de 1965 par le Comité d'experts des Insecticides, qui a recommandé des spécifications plus rigoureuses.

techniques et de la coordination. Au cours de sa session tenue à Genève en septembre 1965,3 le Comité

d'experts du Paludisme a examiné trois problèmes majeurs: le maintien de l'éradication dans les régions

Dans des régions où des facteurs techniques ont empêché les pulvérisations d'insecticides habituels de donner des résultats normalement satisfaisants, on a augmenté les doses ou multiplié les cycles avec un

où elle a été réalisée, le rôle de la chimiothérapie dans l'éradication du paludisme et l'évaluation de la réponse aux mesures d'attaque initiales. 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1964, 272. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 324. 3 Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 324.

certain succès. La chimiothérapie de masse a été appliquée dans certaines zones de l'Amérique centrale,

mais on a constaté qu'elle est de plus en plus mal accueillie par la population lorsqu'on est obligé de la poursuivre un certain temps.

230

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le chapitre 4 porte sur l'enregistrement des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée. A la fin

régions où la présence de souches résistantes a été établie, il importe d'instituer sans tarder des mesures pour interrompre la transmission par l'emploi d'insecticides à action rémanente. Jusqu'ici, la pharmacorésistance n'a pas fait sérieusement obstacle aux progrès de l'éradication.

de 1965, huit pays avaient été portés au registre officiel, dont trois au cours de l'année; d'autres pays avaient demandé une attestation. Il faut se rappeler que l'attestation n'est qu'un stade comme un autre et que le maintien de l'éradication n'est assuré qu'au prix d'une vigilance continue. Le chapitre 5 examine les mesures prises pour la protection des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée. La transmission peut réapparaître à tout moment à la suite de l'importation de cas dans les zones

Peu de changements sont survenus l'an dernier dans le tableau général de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides. Il n'a pas été signalé de cas de double résistance, mais un fait nouveau enregistré en 1965 est l'apparition d'une résistance au malathion chez Anopheles albimanus dans deux zones des Amériques. Les essais d'insecticides et de matériel

de ce genre, qui représentent actuellement 57 % des zones initialement impaludées du monde. C'est ainsi que plus de 600 cas ont été importés en Europe pendant

la période examinée, dont 407 en provenance de l'Afrique et 111 en provenance de l'Asie. De nombreux pays prennent des mesures de protection spéciales et un certain nombre d'arrangements bilatéraux et

se sont poursuivis. Ils ont porté notamment sur le malathion, qui s'est révélé capable d'interrompre la transmission dans une zone expérimentale de l'Ouganda, sur l'OMS -43, l'OMS -33 et le dichlorvos (insecticide fumigant). Le chapitre 7 rend compte des activités de recherche.

multilatéraux ont été conclus en vue de l'échange de renseignements sur les mouvements de population et les mesures adoptées pour éviter la propagation de

la maladie d'un pays à un autre. Le chapitre 6 fournit des indications sur les problèmes qui entravent l'éradication du paludisme et sur les solutions envisagées. Lorsque la transmission du paludisme ne s'interrompt pas au cours de la phase

En raison de leur rôle important dans la solution des difficultés techniques auxquelles se heurtent les programmes d'éradication du paludisme, et conformément aux recommandations de l'Assemblée

mondiale de la Santé et du Conseil exécutif,

les

recherches sur le paludisme ont été développées, ce qui

d'attaque en dépit d'opérations de couverture totale convenablement menées à l'aide d'un insecticide

a permis d'accorder une plus large place à des problèmes intéressant notamment l'épidémiologie, la résistance du paludisme aux médicaments et le comportement des vecteurs.

rémanent, on se trouve en présence d'une « zone difficile ». La superficie de ces zones est relativement faible et ne représente que 1 % du total des territoires

Le chapitre 8 traite de la formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme. Les centres internationaux de préparation à l'éradication du paludisme ont continué de jouer un rôle important. Quatorze cours ont été suivis par 295 fonctionnaires des services nationaux. Dans le cadre des programmes pré- éradication, beaucoup d'agents des services généraux de santé, aussi bien des fonctionnaires supérieurs

couverts par des programmes d'éradication. Elles présentent cependant une importance sans commune

mesure avec leur étendue, du double point de vue opérationnel et psychologique, et des études intensives sont entreprises pour déterminer les facteurs en cause. Un certain nombre de cas de résistance des parasites

que des auxiliaires affectés à des postes sanitaires, reçoivent actuellement une préparation à l'éradication du paludisme et au dépistage des cas. Plusieurs pays ont déjà pris des mesures pour préparer leur personnel de la santé publique au rôle qui lui incombera pendant la phase d'entretien. Le chapitre 9 donne des précisions sur les services techniques consultatifs de l'OMS et sur le nombre de postes dans les diverses catégories. L'état d'avancement de l'éradication du paludisme par Région et par pays est exposé dans l'appendice au

du paludisme à la chloroquine et à d'autres amino4 quinoléines ont été signalés : une extension de la

résistance à ces médicaments pourrait créer un problème grave. Aussi l'Organisation suit -elle de près l'évolution de la situation et s'efforce -t -elle de vérifier chaque fois qu'elle le peut les notifications de résistance

en appliquant les normes et les techniques recommandées par le groupe scientifique de la résistance des parasites du paludisme aux médicaments 1 et par le Comité d'experts du Paludisme dans son douzième rapport. 2 Dans quelques -uns des cas de ce genre, la pharmacorésistance n'a pas été confirmée. Dans les 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1965, 296. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 324.

rapport, qui contient également des tableaux fournissant un état détaillé de la situation dans chacune des Régions de l'OMS. La séance est levée à 15 h. 15.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DEUXIÈME SÉANCE

231

DEUXIÈME SEANCE

Lundi 9 mai 1966, 9 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite)

En ce qui concerne les Amériques, seuls 205 000 habi-

Ordre du jour, 2.3 Le PRÉSIDENT, après avoir rappelé que le Dr Kaul, Sous- Directeur général, a présenté à la séance précédente le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme, 1 donne la parole au représentant du Conseil exécutif. Le Dr EVANG, Président du Conseil exécutif, appelle

tants de la Colombie ne seraient pas protégés par un programme d'éradication. Les chiffres du tableau en question semblent indiquer que les populations des forêts des vallées du Marañon, de l'Amazone, du Rio Branco, du Rio Negro et de l'Orénoque ne sont pas comprises dans les totaux donnés pour les pays où elles se trouvent situées, à moins qu'une façon de voir

quelque peu optimiste n'ait incité à les compter parmi celles habitant des territoires en phase prépa-

ratoire. D'autre part, 34 millions de personnes en Asie du Sud -Est, 21 millions dans la Région européenne, 78 millions dans la Région de la Méditerranée orientale et 38 millions dans la Région du Pacifique occidental vivent toujours dans des secteurs où

tout particulièrement l'attention sur la résolution EB37.R33, adoptée par le Conseil sur ce sujet. Les débats auxquels a donné lieu le problème de l'éradication du paludisme sont résumés dans les procès verbaux de la trente -septième session du Conseil. 2 Le PRÉSIDENT déclare ouverte la discussion générale.

Le Professeur CORRADETTI (Italie) note qu'à en

juger par le tableau 1 contenu dans le rapport du Directeur général, 3 l'éradication du paludisme dans son ensemble a manifestement avancé de 1962 à 1965.

Néanmoins, les progrès enregistrés sont dus pour la plus grande part au passage de la phase d'attaque à la phase de consolidation ou de celle -ci à la phase d'entretien, et les zones non couvertes par des opérations d'éradication n'ont que très peu diminué.

l'éradication n'a pas commencé. On peut en déduire qu'au moins 350 millions de personnes habitent des zones qualifiées dans le rapport de « non couvertes par un programme d'éradication ». La situation présente en matière d'éradication du paludisme dans le monde, que décrit le rapport, évoluera probablement dans les quelques années qui viennent de telle façon que les zones se trouvant en phase d'entretien ou de consolidation augmenteront progressivement, tandis que celles qui ne bénéficient pas encore d'opérations d'éradication resteront plus ou moins les mêmes.

Au chapitre 2 du rapport, il est précisé que des faiblesses administratives et des insuffisances finan-

cières ont beaucoup contribué aux échecs et aux retards enregistrés. On y laisse même entendre que, dans certains pays, l'exécution d'un programme n'a pas paru présenter un caractère d'urgence particulier.

Des tableaux figurant à la fin de l'appendice du rapport' et indiquant l'état détaillé de l'éradication du paludisme par Région, il ressort que dans la Région

Dans d'autres, une soigneuse planification prévues.

a été

africaine des opérations d'éradication n'étaient en cours, au 31 décembre 1965, que dans les îles entourant

rendue inutile parce que les gouvernements n'ont pas pu fournir les fonds nécessaires pour les opérations

le continent africain et, sur le continent lui -même, dans quelques régions situées, comme l'Afrique du Sud, à la périphérie des territoires impaludés. Le reste du continent, où vivent quelque 150 millions de personnes, demeure encore en dehors du programme.

temps, auraient pu passer pour quasiment hérétiques et qui ont trait notamment au caractère peu approprié des poudres mouillables, à la grande utilité des médi-

On trouve dans le rapport certaines déclarations d'une louable franchise qui, jusqu'à ces derniers

caments pendant la phase d'attaque et à la valeur 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 14.

2 Voir les procès- verbaux de la trente -septième session du Conseil exécutif (EB37 /Min /11 Rev. 1, section 2; EB37 /Min /12 Rev. 1, section 1; EB37 /Min /13 Rev. 1, section 7; EB37 /Min /16 Rev. 1, section 5). 3 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 67. 4 Actes off Org. mond. Santé, 151, 97.

opérationnelle limitée de l'emploi du sel médicamenté. On a enfin reconnu qu'il importe d'examiner une forte proportion de lames pour l'évaluation épidémiologique d'un programme d'éradication du paludisme à chacun de ses stades. Si les comités d'experts avaient souscrit à ces vues dans le passé, il y aurait peut -être beaucoup moins de zones difficiles et bien des dépenses

auraient pu être évitées.

232

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les obstacles rencontrés dans différents pays au cours des phases de consolidation et d'entretien et dont fait mention le rapport montrent bien que la disparition des plasmodiums dans une zone donnée est à la fois difficile et longue à obtenir. A ce propos,

les pays qui arriveront à éliminer le paludisme dans des délais raisonnables ont dans l'ensemble un niveau économique supérieur à celui des pays qui devront en rester à un stade moins avancé. Il est évident que

le Professeur Corradetti rappelle qu'à la deuxième conférence sur l'éradication du paludisme en Europe,

derniers auront besoin non seulement d'une assistance technique, mais encore d'un climat de ces

qui s'est tenue à Tanger il y a quelques années, on avait exprimé l'opinion que la période où l'on touche à l'éradication pouvait se prolonger pendant vingt ans au moins avant que l'absence totale de plasmodiums dans un secteur puisse être considérée comme certaine. Un fait intéressant signalé dans le rapport est qu'on en revient, dans certaines conditions, à des mesures antilarvaires faisant appel à des produits chimiques tels que le vert de Paris ou à des agents naturels tels que le poisson Gambusia affinis. Le retour à ces pratiques, l'emploi successif de divers insecticides et médicaments

sécurité mondiale et de possibilités de financement adéquates pour que l'éradication puisse passer du rêve à la réalité. Le Dr KIVITS (Belgique) rend hommage au Directeur

général pour l'objectivité et la sincérité du rapport qu'il a présenté. L'éradication du paludisme constitue le programme le plus ambitieux et le plus vaste que l'OMS ait jamais entrepris et, chaque année, on fait un pas de plus vers la disparition du fléau mondial qu'est le paludisme. Néanmoins, les progrès sont

et l'association de tous les procédés connus donnent l'impression que, dans les cas en question, les activités

relèvent davantage de la lutte antipaludique que de l'éradication qui, par définition, est limitée dans le temps. Etant donné qu'on a pratiquement renoncé à fixer un terme aux opérations et qu'on a recours à des techniques si variées - dont certaines d'ailleurs s'étaient révélées tout juste efficaces dans le passé on peut se demander en quoi les opérations d'éradication diffèrent vraiment des opérations classiques de lutte. Il convient d'encourager l'OMS à développer les

moins rapides qu'on ne l'avait escompté à l'origine et l'on rencontre des difficultés de plus en plus nombreuses et diverses, d'ordre administratif et financier aussi bien que technique. Les administrations sanitaires

nationales qui ont mis en route des programmes d'éradication ne disposent pas toujours des fonds ni du personnel nécessaires pour les poursuivre convenablement et, dans certains pays, il a fallu revenir

de la phase de consolidation à la phase d'attaque. Ailleurs, des troubles politiques ou sociaux ont entraîné l'arrêt des opérations d'attaque. Dans beaucoup de pays, notamment en Afrique, l'insuffisance

recherches et l'on peut dire que tous les travaux mentionnés dans le chapitre 7 du rapport sont d'une grande importance. Il apparaît, toutefois, plus important encore de raviver l'intérêt mondial pour les études paludologiques après vingt années d'indifférence relative qui ont été fatales tant aux recherches qu'à la formation. Des notions scientifiques qu'on redécouvre

des services sanitaires de base oblige encore à se contenter de programmes pré- éradication. Des difficultés techniques se sont aussi présentées: il apparaît maintenant que la désinsectisation ne suffit pas à elle seule et que l'on conseille actuellement d'y associer les anciennes mesures antilarvaires et la chimiothérapie

de masse. Dans ce dernier domaine, après avoir constaté la résistance de certains plasmodiums aux biguanides et à la pyriméthamine, on découvre que certaines souches de Plasmodium falciparum n'obéissent pas à la chloroquine. Enfin, dans certains cas, les populations à protéger ne se sont pas montrées très disposées à coopérer.

étaient déjà courantes autrefois. Il existe une abondante littérature paludologique en italien, en allemand, en néerlandais, en russe, en espagnol et dans d'autres langues. L'OMS ferait sans doute ceuvre très utile en publiant en anglais des résumés des chapitres essentiels de ces travaux.

Le Directeur général mérite d'être félicité pour la

franchise et le réalisme qu'il a montrés dans son rapport, d'où il ressort que la situation est à la fois grave et difficile. Pour l'avenir, tous les espoirs reposent sur la recherche fondamentale, laquelle pourrait

Toutes ces difficultés ne doivent pas faire perdre courage. Elles devraient, au contraire, renforcer la détermination de l'Organisation et des gouvernements

de mener le programme à bonne fin, d'une part en poursuivant plus énergiquement les opérations et en se conformant plus strictement aux recommandations des experts et, d'autre part, en intensifiant les recherches dans tous les domaines que mentionne le rapport. Peut -être aussi une leçon plus générale peut -elle être tirée de l'expérience acquise. Pour des programmes d'une telle ampleur, la générosité et l'optimisme indispensables au départ doivent s'accompagner d'une conscience lucide des obstacles à surmonter.

fournir de nouveaux moyens de parvenir à l'éradication. Dans l'état actuel des choses, l'objectivité oblige à admettre que, dans les années qui viennent, il y aura encore, à côté de zones où l'éradication aura été réalisée ou qui en seront à la phase d'entretien, des zones difficiles et des zones où les mesures tendant

à l'éradication ne pourront être mises à l'essai que si les conditions changent ou si de nouvelles méthodes de lutte sont mises au point. Fait particulièrement grave,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DEUXIÈME SÉANCE

233

Le Dr NAYAR (Inde) voudrait compléter les indica-

tures. Le FISE prêtera une assistance représentant US $5,2 millions. On compte créer, dans l'ensemble du pays, 72 centres d'éradication du paludisme, dotés de personnel

tions données dans le rapport quant aux progrès de l'éradication du paludisme en Inde.' Depuis la préparation du rapport, plus de cinquante secteurs sont entrés dans la phase d'entretien. Les opérations d'éradication ont été achevées dans des zones habitées

par 52 % de la population; 34 % des Indiens vivent dans des secteurs qui se trouvent à un stade avancé de consolidation et 140/0, principalement des habitants

qualifié, de matériel et de moyens de transport, qui surveilleront le travail de dépistage actif assuré par 2500 postes sanitaires. Le succès dépendra dans une large mesure de la continuité des efforts déployés pour éliminer le réservoir d'infection avant même que

des régions frontières, résident dans des zones où se déroulent des opérations d'attaque. On compte qu'en 1969, 90 % de la population vivront dans des régions

ne commence la phase d'attaque proprement dite.

On se heurte en effet à une forte résistance à la dieldrine et à une très haute tolérance au DDT chez Anopheles pharoensis. Les méthodes classiques de

où des programmes d'éradication du paludisme auront été menés à bien. La situation des 10 % restants dépendra dans une certaine mesure des conditions qui règneront dans les pays voisins. Les conférences

lutte antipaludique ayant permis de réduire notablement le nombre des cas, qui est tombé d'environ 100 000 en 1959 à 8000 en 1965, on pense obtenir de bons résultats en complétant ces méthodes par un service de dépistage actif fonctionnant à plein.

réunies par l'OMS à ce sujet apparaissent ainsi de la plus haute utilité; il faut espérer que, dans l'avenir,

on accordera à ce problème l'attention prioritaire qu'il mérite. Le passage d'un type de service antipaludique à un

autre présente une grande importance et l'aide de l'OMS dans ce domaine est vivement appréciée. L'Inde a mis en place des équipes d'évaluation et applique des règles strictes pour éviter de rétrograder à une phase moins avancée. Des reculs n'ont pu être

évités dans certains cas, mais, dans l'ensemble, les progrès ont été soutenus. On a constitué, pour chaque tranche de 10 000 habitants ou de 2000 familles, des équipes composées d'un homme et d'une femme, qui

aident aussi bien à appliquer les mesures antipaludiques qu'à assurer les services sanitaires de base. Ainsi, les opérations de la phase de consolidation de

La phase préparatoire de trois ans qui commence 1966 doit permettre d'atteindre les objectifs suivants: création d'une inspection de l'éradication du paludisme, transformation de tous les postes de lutte antipaludique en postes d'éradication grâce au recrutement et à la formation de personnel supplémentaire, nomination d'un responsable de la surveillance dans chaque poste sanitaire rural, formation d'inspecteurs sanitaires en vue du contrôle des opérations antipaludiques menées par les centres sanien

taires,

enfin

possibilité d'effectuer

des

examens

l'éradication du paludisme se poursuivent concurremment avec des activités sanitaires fondamentales, ce qui est considéré comme une méthode satisfaisante.

Le Dr Nayar se demande si l'on ne pourrait pas envisager l'élimination totale des moustiques, qui, en plus du paludisme, transmettent diverses autres maladies. Elle n'ignore pas qu'une telle tâche soulèverait des difficultés, mais on pourrait l'entreprendre en faisant appel à différentes méthodes, dont l'emploi d'isotopes radioactifs. L'OMS devrait s'intéresser aux recherches sur ce sujet. Par ailleurs, comme la résistance aux médicaments ne laisse pas d'être inquiétante, la production de quinine se poursuit en Inde comme dans certains autres pays. Le Dr SHOUKRY (République Arabe Unie) indique

microscopiques dans chaque poste. Une campagne spéciale de destruction des larves a été lancée à Assouan en vue d'empêcher l'introduction éventuelle d' Anopheles gambiae après l'achèvement du barrage. Les pulvérisations, qui feront suite aux opérations de la phase préparatoire, commenceront en 1969 ou 1970 pour s'étendre par étapes successives à la totalité du pays. La formation du personnel est assurée depuis 1959 dans un centre régional de préparation à l'éradication du paludisme qui bénéficie de

l'assistance de l'OMS. Le rôle de ce centre dans la préparation du personnel nécessaire pour l'exécution du programme a été très important. Le Dr ALDEA (Roumanie) constate, d'après le rapport dont la Commission est saisie, qu'en dépit des progrès importants réalisés en 1965 - puisque la proportion de la population des zones primitivement

que, dans son pays, le programme d'éradication du paludisme a été inscrit dans le deuxième plan quinquennal dont l'exécution a commencé en juillet 1965.

impaludées qui se trouve maintenant en phase d'entretien ou de consolidation s'est élevée à 57 % du total - le programme d'éradication du paludisme n'a pas donné les résultats escomptés. La lenteur des progrès

Les prévisions budgétaires correspondantes ont été approuvées et l'on attend que l'OMS ait procédé à la revision définitive du programme établi en 1959. Les opérations se dérouleront par étapes et il est prévu qu'elles couvriront l'ensemble du pays au terme de onze années. Le coût total est estimé à US $50 millions,

ne peut être imputée à l'existence des zones dites « difficiles », qui ne comptent que 1 % de la population

dont US $20 millions pour l'importation de fourni1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 91.

des régions couvertes par des programmes d'éradication du paludisme, et il faut plutôt en rechercher la cause dans certaines difficultés d'ordre administratif et technique. La réussite du programme suppose à la fois une connaissance approfondie des caractéristiques

234

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

épidémiologiques de la zone intéressée, l'existence d'une infrastructure sanitaire de base et d'un matériel adéquat. Lancer des campagnes d'éradication sans s'assurer qu'il existe un personnel national suffisant et qualifié ne peut qu'amener des retards, parfois même des reculs dans l'exécution du programme et entraîner

population des zones primitivement impaludées sont maintenant libérés du rique de paludisme endémique. Il est néanmoins regrettable que l'on ait dû reprendre,

les opérations de la phase d'attaque dans plusieurs pays.

L'Organisation fera certainement tout son

par conséquent des dépenses supplémentaires. Une bonne infrastructure sanitaire permet à la fois d'accélérer le déroulement du programme et d'assurer la surveillance épidémiologique. L'expérience a prouvé

possible pour améliorer la situation dans ces pays, d'autant que leurs voisins sont automatiquement menacés.

En Israël, le programme d'éradication du paludisme

- la Roumanie constitue un bon exemple à cet égard - que l'intégration du programme d'éradication du paludisme dans le plan général de santé publique se traduit par des économies appréciables et qu'elle

est dirigé par un organe central et exécuté par des unités spécialisées. La responsabilité du maintien de l'état d'éradication incombe aux fonctionnaires de la santé publique de district; toutefois, les opérations de la phase d'entretien sont soumises à une évaluation continue dans les services centraux. Les immigrants arrivant de pays où le paludisme est endémique, les étudiants étrangers et les voyageurs se rendant dans

élimine une bonne partie des difficultés que peut soulever la phase d'entretien. En l'absence d'une infrastructure sanitaire suffisante, on court toujours le risque de voir réapparaître des foyers lorsqu'on passe du stade pré- éradication à celui de l'éradication et que l'on interrompt les pulvérisations. L'évaluation rigoureuse de tous les facteurs épidémiologiques qui

des zones d'endémie ou en revenant font l'objet

interviennent est donc un élément décisif pour la réussite des opérations.

En Roumanie, le programme en est à la phase

d'entretien et l'on n'a pas enregistré de cas nouveaux, quoique les conditions actuelles dans de nombreux

secteurs du pays favorisent le développement du vecteur. Au cours de ces dernières années, les quelques

d'une attention particulière. Au moment du départ, on les enregistre et on leur donne des instructions sur les mesures préventives à prendre; au retour, ils sont gardés sous surveillance. Afin que les médecins, et notamment les jeunes médecins, soient conscients du risque de paludisme, on fait pratiquer systématiquement des tests spécifiques dans tous les cas inexpliqués de forte fièvre. 11 n'existe plus en Israël que deux foyers d'infection peu importants à proximité des frontières; 4 % des résidents du pays vivent dans

rechutes sporadiques qui se sont produites, de même qu'un petit nombre de cas d'infection post- transfusionnelle et de cas importés, ont tous pu être dépistés

des zones considérées comme étant parvenues à la phase de consolidation; le reste du territoire est déjà

à temps grâce aux moyens de surveillance mis en oeuvre. L'immunofluorescence, appliquée aux donneurs

en phase d'entretien. Aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis trois ans et Israël espère être bientôt déclaré exempt de paludisme, selon les critères établis par l'OMS. Le Dr DAELEN (République fédérale d'Allemagne) déclare que son gouvernement est pleinement conscient de l'importance des efforts déployés par l'OMS en vue de l'éradication mondiale du paludisme. Il ne fait pas de doute que le programme qui vise l'éradication d'un

de sang, a donné des résultats si satisfaisants qu'elle est maintenant utilisée pour le dépistage des porteurs asymptomatiques. Comme mesure supplémentaire de protection, la Roumanie est sur le point d'adopter le

système de la carte d'avertissement s'inspirant du

modèle établi par le Comité d'experts OMS du Paludisme.' En 1965 comme les années précédentes, la Roumanie

a prêté son concours aux activités de l'Organisation dans le domaine du paludisme, à la fois en contribuant

à la recherche et en faisant bénéficier les boursiers OMS de l'expérience acquise par ses spécialistes dans le domaine de l'éradication du paludisme.

des fléaux les plus anciens et les plus répandus de l'humanité a marqué des progrès, encore qu'un certain ralentissement ait été enregistré ces deux dernières années du fait de divers facteurs, qui sont mentionnés dans le rapport du Directeur général. En ce qui concerne les difficultés techniques, il semble que la chimiothérapie, qui fait l'objet de la section 7.4

Compte tenu du fait que le manque de personnel est le principal obstacle au développement du programme d'éradication, le Dr Aldea propose que, dans la résolution que le Conseil exécutif (résolution EB37.R33) a recommandé à la Dix -Neuvième Assemblée de la Santé d'adopter, le paragraphe 5 du dispositif soit complété par l'adjonction des mots: «notam-

ment en ce qui concerne la formation du personnel national ».

du rapport,' pourrait être d'un grand secours. On sait que c'est en République fédérale d'Allemagne qu'ont été découverts, il y a près d'un demi -siècle, les antipaludiques de synthèse, ce qui donne à ce pays une raison de plus d'apprécier le souci qu'a l'Organisation d'intensifier les recherches dans ce domaine. Il est nécessaire de mettre au point de nouvelles préparations destinées à remplacer les composés à action lente qui ne peuvent être utilisés dans les campagnes de masse 2 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 83.

Le Dr G.IEBIN (Israël) relève avec plaisir, dans le

rapport présenté à la Commission, que 57 % de la 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1964, 272, 52 -53.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DEUXIÈME SEANCE

235

et auxquels certains parasites sont devenus résistants. La République fédérale d'Allemagne s'honore également d'une des dernières découvertes dans le domaine

de la chimiothérapie du paludisme; on la doit au Professeur Schulemann, dont les recherches ont été grandement facilitées par l'OMS. Les essais relatifs au RC -12 se poursuivent, en collaboration étroite

des zones où les mesures proposées par le Comité d'experts n'étaient pas suffisamment adaptées au programme d'éradication du pays. Comme le Professeur Corradetti, le Professeur Clavero del Campo estime que les aspects scientifiques et opérationnels de l'évolution du paludisme sont encore

avec des experts des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr Daelen tient à féliciter le Directeur général de la sagesse et de la prévoyance dont il a fait preuve en soutenant les instituts et les chercheurs qui s'intéressent à la chimiothérapie du paludisme. Il faut espérer que le soutien ainsi apporté sera non seulement maintenu mais renforcé.

mal connus, et l'intégration des programmes d'éradication dans les services généraux de santé publique risque d'aggraver cette situation dans de nombreux pays.

Il est indispensable de dresser un plan d'ensemble et d'accorder la plus haute priorité à sa réalisation. Cela suppose une intensification des efforts, non seulement de la part des gouvernements intéressés, mais aussi des organisations internationales. Le programme d'éradication du paludisme de l'OMS a déjà permis d'atteindre des résultats remarquables; l'Organisation doit maintenant poursuivre son action avec réalisme, en cherchant à adapter ses plans aux conditions locales.

Le Dr BAHRI (Tunisie) déclare que la fréquence du paludisme en Tunisie a pu être réduite à un taux assez

bas grâce à un effort soutenu de lutte intégrée. On sait néanmoins que la persistance de foyers résiduels risque de donner lieu à de brusques flambées ou même

à une extension sérieuse de la maladie. Il a donc été décidé de lancer en 1968 une campagne d'éradication reposant sur une bonne infrastructure sanitaire, avec un personnel suffisamment nombreux et qualifié, soit 1400 infirmiers ayant reçu une formation de base en matière d'hygiène du milieu et d'épidémiologie qui

Pour terminer, le Professeur Clavero del Campo tient à exprimer sa reconnaissance à l'Organisation pour l'assistance qu'elle a accordée à son pays : celui -ci a pu être inscrit en 1964 au registre officiel des pays où l'éradication du paludisme a été réalisée. Le Dr DORMAN (Etats -Unis d'Amérique) félicite

seront encadrés par des médecins hygiénistes, des surveillants médicaux et des ingénieurs sanitaires. Une zone témoin de médecine intégrée existe déjà en Tunisie : elle aidera à familiariser ce personnel avec

le Directeur général de l'excellent rapport qu'il a présenté; le Gouvernement des Etats -Unis appuie sans réserves le programme mondial d'éradication du paludisme et considère l'OMS comme l'organisme

les méthodes d'éradication du paludisme. On espère ainsi parvenir aussi rapidement que possible à interrompre la transmission et assurer par la suite une surveillance efficace en vue du maintien de l'éradication. La délégation tunisienne est heureuse d'exprimer au Directeur général et au Directeur régional pour la Méditerranée orientale ses remerciements sincères

compétent pour diriger et coordonner les activités entreprises dans ce but. Il tient également à remercier le FISE de l'assistance qu'il apporte dans ce domaine. Les Etats -Unis d'Amérique continueront à fournir

à certains pays, en vertu d'accords bilatéraux, une aide financière et technique pour l'exécution de leurs programmes d'éradication du paludisme et, selon les ressources dont ils disposeront, accorderont peut -être

pour l'aide que son pays a reçue de l'OMS en ce domaine. Pour le Professeur CLAVERO DEL CAMPO (Espagne), le rapport présenté à la Commission contient une

aussi leur assistance à d'autres pays. La décision dépendra toutefois, dans une large mesure, de l'assurance qu'ils auront de voir les gouvernements intéressés prendre les mesures nécessaires pour mener à bien un programme approuvé par l'OMS et par les représentants des Etats -Unis. Le succès de la campagne d'éradication du paludisme dépend à la fois des efforts accomplis par les gouvernements et de la détermination des équipes nationales de

analyse réaliste de l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme. Il est évident que la tâche de l'Organisation se révèle plus difficile qu'on ne l'avait

prévu à l'origine; peut -être le Comité d'experts du Paludisme a -t -il eu tendance dans le passé à édicter des recommandations trop catégoriques. La délégation espagnole est toutefois heureuse de noter que ce comité se réunira plus fréquemment à l'avenir, car ses conseils sont précieux pour les autorités responsables de

lutte antipaludique dans chaque pays. On trouve d'excellents exemples de programmes bien organisés à Ceylan, en Inde, au Pakistan et au Venezuela, pays qui ont satisfait aux conditions minimales énoncées dans le document publié par l'OMS sous le titre « Manuel pour l'établissement de programmes d'éradication du paludisme ». Dans d'autres pays au contraire, le soutien apporté au programme d'éradication n'a pas été suffisant pour remplir ces conditions. La délégation des Etats -Unis estime que toute déro-

l'éradication du paludisme dans les différents pays. Il est difficile d'établir une distinction nette entre la phase d'attaque et la phase de consolidation et de déterminer par conséquent le moment où l'on doit cesser l'application de

certains insecticides.

Par

ailleurs, les zones dites « difficiles » sont en réalité

gation à ces normes fondamentales, qui ont été

236

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

acceptées par tous les pays, ne peut qu'être préjudiciable au programme d'éradication. Elle insiste donc pour que les critères énoncés dans le manuel mentionné soient strictement observés. D'autre part, en vue d'assurer la continuité des progrès et d'éviter la réapparition du paludisme dans les zones d'où il a été éradiqué, l'OMS se doit de ne ménager ni ses encouragements, ni son assistance en vue de la mise sur pied de programmes dans les pays qui n'en ont pas encore. Le Dr Dorman fait observer que les crédits consacrés à l'éradication du paludisme sont restés pratiquement les mêmes de 1965 à 1967 et qu'il faudra sans doute envisager de les augmenter car un plus grand nombre de pays auront besoin d'aide dans les années à venir.

Avant d'en venir à la phase d'éradication proprement dite, il faut toutefois continuer à administrer des médicaments antipaludiques. En 1964, le Gouverne-

ment français a fourni à cette fin 40 millions de comprimés de Nivaquine et, comme l'attestent les statistiques, les résultats obtenus dans les écoles du nord du pays après distribution de ce produit ont été spectaculaires. Les envois de médicaments, ainsi que d'insecticides, sont précieux et c'est grâce à eux que le Cameroun pourra progresser rapidement et efficacement dans sa lutte contre le paludisme. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) indique à son tour que

la campagne pré- éradication entreprise en Algérie

en 1963 a été un échec total. A l'époque, le pays venait seulement de conquérir son indépendance et les opérations de la campagne pré- éradication ont été

Le Dr ELoM (Cameroun) fait observer qu'il a fallu,

en 1960, se résoudre à constater que les opérations d'éradication du paludisme menées au Cameroun depuis 1954 se soldaient par un échec. Par la suite, le nombre des cas est passé de 390 244 en 1961 - date à laquelle les activités antipaludiques ont été inter-

entreprises dans une très vaste région sans l'appui d'une infrastructure sanitaire appropriée, sans personnel qualifié et sans ressources financières suffisantes,

rompues - à 643 869 en 1963. pré- éradication.

Il

a donc fallu,

en 1962, mettre en oeuvre un nouveau programme Ainsi qu'il l'a indiqué en séance plénière, la situation

toutes conditions indispensables à l'exécution d'une campagne de ce type dans un pays en voie de développement. Heureusement, depuis juin 1965, l'Algérie a pu modifier la politique appliquée dans l'ensemble du pays. Le paludisme sévit surtout dans le nord, où pourtant l'infrastructure sanitaire est relativement développée.

épidémiologique du Cameroun du point de vue du paludisme est encore très préoccupante: à Douala, 25 % des enfants examinés au centre principal de protection maternelle et infantile sont encore porteurs de parasites. On a donc dû modifier en conséquence le programme pré- éradication. Il a, en premier lieu, paru opportun de rebaptiser le « service d'éradication du paludisme », en « service national de lutte contre

Dans l'intérieur, au contraire, les services de santé sont très sommaires et il n'y a ni médecins ni personnel paramédical. C'est pourquoi l'on envisage la possibilité

d'établir des programmes d'éradication régionaux. Dans trois départements, la population est dense et le potentiel économique et agricole relativement élevé. On estime donc que, dans des régions comme celles -là, où les services sont relativement évolués et disposent d'un certain effectif de personnel qualifié, il est possible de mener à bien un véritable programme d'éradication. L'un de ces départements en particulier

le paludisme ». Le programme doit être exécuté en plusieurs phases, qui sont les suivantes: 1966 -1968: pré- éradication initiale; 1969 -1970: pré- éradication

avancée; 1971: phase préparatoire à l'éradication; 1971 -1973: éradication et extension des activités à tout le territoire; 1974: opérations de surveillance dans la première zone. Pour en assurer le succès, divers

est appelé à un grand avenir industriel, mais c'est précisément celui -là qui connaît une endémicité très

élevée. On aura, là encore, l'occasion de constater que la promotion de la santé va de pair avec l'essor économique: puisque des investissements considérables vont être faits dans ce département, le Gouvernement

impératifs devront être respectés: planification des programmes, formation de personnel de toutes catégories, coordination du travail et développement économique, social, industriel et culturel de l'ensemble

de la nation. Le rapport qu'examine actuellement la Commission souligne l'importance à accorder, dans l'exécution d'un programme d'éradication du paludisme, à deux conditions essentielles. La première est une parfaite connaissance géographique et sociologique du pays. Dans cet ordre d'idées, le Cameroun possède maintenant deux zones de démonstration d'action sanitaire et se propose d'en créer par la suite quatre autres destinées au perfectionnement du personnel. La deuxième condition est la synchronisation des programmes d'éradication entre pays limitrophes, et le Cameroun souhaite vivement voir les pays qui sont ses voisins entamer leur campagne d'éradication d'ici deux ans au plus.

se doit d'y entreprendre la lutte contre le paludisme. Comme en outre ce département jouxte la frontière tunisienne, l'Algérie compte fermement trouver la possibilité de conjuguer ses efforts avec ceux du Gouvernement tunisien pour y réaliser l'éradication. L'OMS, qui a de l'éradication du paludisme une immense expérience, doit dissuader tous les pays en voie de développement de se lancer dans des projets ambitieux qui se soldent fatalement par des échecs, comme celui qui a mis un terme à la tentative algérienne. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) s'est félicité de lire

dans le rapport du Directeur général qu'en 1965 l'éradication du paludisme a été réalisée en Bulgarie,

en Chine (Taiwan) ainsi qu'à la Trinité et Tobago.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DEUXIÉME SÉANCE

237

Sur les 1576 millions d'individus habitant les régions primitivement impaludées du monde, 1214 millions (soit 77 %) vivent maintenant à l'abri de l'infection ou habitent des régions où des programmes d'éradi, cation sont en cours d'exécution. Chypre a été l'un des premiers pays à s'affranchir du paludisme, grâce à la campagne qui s'est déroulée entre 1945 et 1950. Le service de santé applique depuis

elle -même. Diverses méthodes et divers produits ont,

d'autre part, été expérimentés afin de déterminer le meilleur moyen d'obtenir l'éradication dans différentes situations épidémiologiques. On a formé à cette fin plus de 4000 agents sanitaires, grâce à l'aide et au soutien constants du FISE et de l'OMS. En 1967, un programme combiné d'attaque sera mis en oeuvre dans toute la région sud. Les recherches ont

un programme d'entretien dont le coût annuel est de 100 000 livres et on n'a pas enregistré de nouveaux cas. Néanmoins, l'intensification du trafic international crée un grave danger de reprise de la transmission par

montré qu'aucune des mesures ou des méthodes étudiées ne suffirait à elle seule à interrompre efficacement ou rapidement la transmission et que le seul

importation de cas étrangers. Pour consolider les résultats de l'éradication, il faut deux catégories de mesures. Premièrement celles qui sont prises à l'échelon

moyen d'y parvenir était de combiner toutes les méthodes, tous les systèmes et tous les produits nécessaires pour chaque type de situation. On a donc prévu

national pour se prémunir contre le rétablissement de la transmission à partir de cas ou de vecteurs importés: à cette fin, un service de surveillance antipaludique

une campagne générale de pulvérisations de DDT dans tout le sud: ce produit donne encore de bons résultats contre les vecteurs locaux et permettra de les éliminer dans une large mesure; en outre, on fait appel aux médicaments pour le traitement suppressif aussi

opère à Chypre depuis l'éradication de la maladie. Deuxièmement, celles qui doivent être prises à

l'échelon international pour éviter la réintroduction de vecteurs : des mesures rigoureuses sont appliquées à Chypre, en particulier pour le traitement de tous les navires et aéronefs par des pulvérisations d'insecticides

bien que pour le traitement radical. Les opérations antipaludiques courantes sont renforcées, quand cela est possible ou nécessaire, par d'autres mesures de lutte contre les moustiques, par exemple les opérations

larvicides, lesquelles ont été reprises dans le sud en 1965. Les résultats déjà acquis sont satisfaisants et font bien augurer du succès final. Le Gouvernement iranien consacre actuellement un budget annuel de $11 millions à l'éradication du paludisme, qu'il considère comme prioritaire par rapport aux

dans les ports et aéroports internationaux. Le Dr NOZARI (Iran) signale qu'en Iran le paludisme est au nombre des grands problèmes de santé publique,

le chiffre de la population fortement exposée ayant atteint, à son maximum, 15 millions d'individus. Le programme d'éradication mis en oeuvre en Iran, qui entre actuellement dans sa dixième année d'opérations,

autres programmes nationaux de santé publique. Il espère une assistance technique et financière des organi-

a déjà coûté plus de $100 millions et a connu des échecs et des succès. Il faut inscrire au passif la résistance d'Anopheles stephensi au DDT et à la dieldrine, et les difficultés dues aux déplacements des tribus et à l'accès malaisé à diverses parties du territoire, circonstances qui sont à l'origine d'un abandon relatif des opérations dans le sud. A l'actif, au contraire, s'inscrivent les mesures d'attaque régulièrement appliquées dans le nord, où vivent les deux tiers de la population, grâce auxquelles les zones libérées du paludisme et celles où l'on a pu entamer la phase

sations internationales pour toutes les phases du programme. Il souhaite notamment que l'OMS continue de

lui prêter son concours pour tout ce qui concerne la recherche et l'étude des méthodes permettant de résoudre les problèmes difficiles.

de consolidation sont de plus en plus étendues.

En 1965, près de huit millions d'individus - soit la moitié de la population exposée - étaient entrés dans la phase de consolidation. Toutefois, la prospérité à laquelle est rapidement parvenue la région nord dès qu'elle a été débarrassée du paludisme a attiré des travailleurs et des colons venant du sud, si bien qu'il a fallu appliquer sur une grande partie du territoire longeant la mer Caspienne des mesures destinées à prévenir une réinfection. C'est ainsi qu'on a dû reprendre les opérations d'attaque dans certaines zones et il se peut qu'on doive les continuer jusqu'à ce que la maladie ait été éliminée dans le sud. On a recherché les moyens de faire face à la situation dans la région sud. L'Institut de Recherches de Santé publique a créé des stations expérimentales et

Le Dr OLGUÍN (Argentine) insiste sur le fait que le paludisme constitue un problème grave de santé publique qui, en raison de ses incidences à la fois pathologiques et socio- économiques, impose une lourde responsabilité aux autorités sanitaires. Il a noté avec satisfaction que le rapport faisait état d'une extension des zones qui sont maintenant libérées du paludisme ou dans lesquelles les diverses phases du programme d'éradication ont été menées à bien. Mais il

subsiste de vastes territoires sur lesquels aucun

programme d'éradication n'a été mis en oeuvre ou qui

en sont encore à la phase pré- éradication, ce qui s'explique certainement par quantité de difficultés techniques et administratives surtout - dont la plus importante est peut -être la pénurie de personnel qualifié et le manque de moyens financiers. C'est là une preuve de plus de la nécessité de planifier toutes les

étapes du programme, seul moyen de garantir une action suivie et une coordination nationale, régionale et internationale des opérations. La coopération régionale, telle que la pratiquent les pays de la Région des Amériques, est importante non seulement pour

constitué des équipes d'enquête sur le terrain qui doivent étudier dans divers secteurs le comportement

financer les campagnes, mais aussi pour entretenir la surveillance constante qui évitera une réintroduction

de l'hôte humain, ainsi que le vecteur et la maladie

du paludisme dans les régions qui en sont libérées.

238

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Dans toutes les activités antipaludiques, et notamment dans celles qui concernent la surveillance, les services nationaux de santé sont appelés à jouer le rôle prin-

cipal. Ce sont là des problèmes qui sont examinés lors des réunions annuelles des directeurs des services

nationaux d'éradication du paludisme. Lors de la réunion tenue en 1965 à Buenos Aires, les participants ont notamment réaffirmé l'importance de l'éducation

ont été interrompues, à certains écueils mentionnés dans la résolution que le Conseil éxecutif a recommandé à l'Assemblée d'adopter (voir résolution EB37.R33). La lutte antipaludique qui, au début du siècle, était limitée à certains secteurs précis, a été étendue aux régions rurales de l'intérieur en 1937

lorsqu'a été lancé le programme général de lutte antipaludique et de santé publique. Ce programme

sanitaire de la population et de la formation du personnel professionnel, technique et auxiliaire, ainsi que la nécessité de remplir toutes les conditions administratives et financières qu'impliquent l'élaboration et l'exécution des programmes. En Argentine, la campagne d'éradication du paludisme se poursuit. Elle a dû être prolongée en raison de certaines difficultés qui ont surgi dans le nord -est,

couvrait un certain nombre d'activités fondamentales de santé publique, celles qui concernent par exemple la protection maternelle et infantile, l'éducation sanitaire et la lutte contre les maladies transmissibles,

mais on espère atteindre les objectifs prévus, avec l'aide du FISE et de l'OMS. Le Dr LOFRUSCIO (Paraguay) s'associe aux obser-

de sorte qu'il s'est créé assez tôt une infrastructure sanitaire qui pouvait soutenir la lutte antipaludique, laquelle comprenait essentiellement, à l'époque, des opérations antilarvaires. Les premières applications d'insecticides remontent à 1946 et elles ont eu des résultats satisfaisants; aussi les pulvérisations ont -elles été progressivement interrompues entre 1951 et 1955. En 1955, une réapparition du paludisme dans les zones

d'hyperendémicité a nécessité la reprise des pulvéri-

vations du délégué de l'Argentine. En janvier 1965, des experts de l'éradication du paludisme, venus du Bureau régional des Amériques, ont de concert avec les spécialistes du Paraguay complètement refondu les plans d'éradication en modifiant radicalement les prévisions opérationnelles, administratives et structurelles. Le Bureau sanitaire panaméricain

sations dans les secteurs touchés. De la sorte, au moment où, en novembre 1958, on a entamé l'exécution du programme d'éradication du paludisme, les opérations d'attaque se sont limitées aux zones d'hyperendémicité, tandis que dans les zones de moindre endémicité, où la transmission avait été durablement interrompue, on s'est limité à des opérations de consolidation.

/Bureau régional de l'OMS pour les Amériques a officiellement approuvé le plan revisé et a signé avec le Gouvernement du Paraguay un accord de coopération en 1966. Le Gouvernement maintient sa contri-

bution financière à l'exécution du programme. En juin 1965, le Conseil d'administration du FISE a approuvé la participation de cet organisme à l'exécution du programme d'éradication au Paraguay, sous réserve que le Gouvernement prenne en charge les dépenses locales. Le montant qui sera fourni par le FISE s'élève à US $265 000 pour la première année et à environ US $1 300 000 pour les huit années du programme; cette aide sera assurée sous la forme de véhicules, d'insecticides, de matériel de laboratoire et de médicaments. Le Gouvernement du Paraguay sollicite également une participation financière de l'Agency for International Development des Etats -Unis

Entre 1958 et le mois de mai 1964, la transmission a été interrompue dans les zones d'hyperendémicité et les réservoirs d'infection ont fortement diminué. Les pulvérisations ont été interrompues dans l'ensemble de ces zones mais, après quelques mois, la transmission

de Plasmodium falciparum a repris dans un secteur circonscrit où l'on a dû en conséquence recommencer les opérations d'attaque. En outre, un problème s'est posé par suite de l'existence de réservoirs jusque -là ignorés de porteurs de P. malariae. Cette réapparition de l'infection à P. malariae après l'interruption des pulvérisations constitue un phénomène nouveau dans

l'éradication du paludisme, surtout dans un pays tropical où la transmission ne connaît pas de variations saisonnières. Il semble donc qu'il y aurait lieu de reviser les critères jusqu'ici admis pour l'interruption

d'Amérique (AID) afin d'obtenir un complément de fonds pour faire face aux dépenses locales. Le programme exécuté au Paraguay s'appuie principalement sur les pulvérisations d'insecticides dans les habitations et le traitement des personnes atteintes. Le service national d'éradication s'emploie à contenir

le paludisme dans des limites telles qu'il n'entrave pas les efforts faits pour la mise en valeur du pays, notamment la construction de routes et le développement agricole, même dans les régions les plus atteintes. Il est indispensable que les opérations intensives d'éradication soient reprises au Paraguay si l'on veut éviter de compromettre le développement économique de la Région des Amériques. Le Dr PERERA (Ceylan) signale que son pays s'est heurté, au moment où les opérations de pulvérisation

des pulvérisations, en particulier dans les pays tropicaux dont la population comprend des réservoirs importants de porteurs de P. malariae. Etant donné cette situation, sur laquelle viennent se greffer des difficultés d'ordre administratif, le Gouvernement de Ceylan accepte les propositions formulées à l'alinéa 2 du dispositif de la résolution que le Conseil exécutif, dans sa résolution EB37.R33,

a recommandé à l'Assemblée d'adopter. Il souhaite également que l'OMS continue d'aider les gouvernements à faire des évaluations annuelles en leur fournissant du personnel et du matériel, et il estime qu'il serait utile de constituer pour chaque Région des tableaux d'experts des techniques d'évaluation. Ceylan possède une infrastructure sanitaire bien organisée, mais il faudrait la renforcer quelque peu

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DEUXIÈME SÉANCE

239

pour qu'elle puisse remplir les conditions qu'exigent les activités de surveillance de la phase d'entretien. Le Dr Perera tient enfin à remercier l'OMS et son Bureau régional de l'Asie du Sud -Est ainsi que les autres organismes gouvernementaux et internationaux qui coopèrent avec Ceylan dans son effort pour réaliser l'éradication du paludisme. Le Dr HAQUE (Pakistan) constate que sous la direction de l'OMS l'éradication du paludisme a fortement

de 1586 millions d'habitants vivant dans des régions impaludées - dans lesquelles la Chine continentale, la Corée du Nord et le Viet -Nam du Nord ne sont pas compris - 1209 millions (soit 76 %) habitent des régions où des programmes d'éradication du paludisme

sont en cours. Il est incontestablement alarmant de penser que 1 % de la population, soit 12 millions d'individus, vit dans des zones difficiles. Le rapport signale également qu'il serait possible, si l'on pouvait localiser assez tôt les zones difficiles, de résoudre les problèmes techniques et administratifs qu'elles posent; or cette condition peut être remplie si l'on procède à l'évaluation continue des programmes et si l'on fait des bilans annuels approfondis de façon à pouvoir modifier selon les besoins les activités du programme d'éradication. On peut juger par là de l'importance que revêtent

progressé. Le Pakistan a la chance de n'avoir eu à résoudre ni problèmes administratifs, ni difficultés techniques majeures; il doit par contre faire face à une grave situation économique. Avec une population

d'environ cent millions d'habitants et un territoire scindé en deux parties, distantes de quelque 2500 km, il doit mettre sur pied deux programmes d'éradication

distincts. Pourtant, le FISE a cessé ses prêts, et les Etats -Unis d'Amérique,

au lieu de subventions,

accordent maintenant des prêts, dont il faut payer les intérêts. En outre, indépendamment du fait qu'il y a une limite au montant qui peut être mobilisé en monnaie nationale, l'explosion démographique absorbe

l'évaluation et les bilans d'opérations dans les programmes d'éradication du paludisme. Lorsqu'on a dressé les plans pour l'établissement du programme pakistanais, on s'est efforcé d'élaborer un processus d'évaluation qui puisse rapidement mettre en évidence les difficultés administratives et techniques, pour que

tout accroissement du revenu national, ce qui non seulement explique la stagnation du revenu individuel, mais encore fait apparaître peu probable que le Gou-

vernement puisse mener à bien ses programmes de santé publique. La priorité est accordée au programme de contrôle des naissances, lequel bénéficie, dans le troisième plan quinquennal, d'un crédit dix fois plus

soient prises les mesures propres à y faire face. Le système d'évaluation continue qui a été prévu fait appel à un personnel spécialisé à tous les échelons, depuis les zones indépendantes jusqu'aux administrations régionales, provinciales et nationales. Outre l'évaluation continue de tous les éléments du programme, laquelle est assurée par le personnel spécialisé

élevé que dans le deuxième. Les planificateurs se trouvent ainsi placés devant la tâche ardue que repré-

sente l'exécution du programme d'action médicosanitaire si l'on songe que 40 % du budget de la santé vont au contrôle des naissances et à l'éradication du paludisme. A cela s'ajoute le fait qu'un programme

et le personnel administratif, on a prévu un système d'évaluation indépendante. Le programme pakistanais comprend deux programmes indépendants pour chacune des provinces géographiquement séparées que sont le Pakistan oriental et le Pakistan occidental. L'administration centrale nationale est responsable de l'exécution de l'ensemble de ce plan, et elle dispose

d'éradication du paludisme ne peut être ni ralenti, ni interrompu: il faut ou bien le mener jusqu'à son terme ou bien y renoncer. En dépit de toutes ces difficultés, le Pakistan a mis en oeuvre un programme d'éradication dont les résultats ont été jusqu'ici positifs. On ne peut songer à cesser les opérations pour cause de pénurie de fonds nationaux étant donné les répercussions que pourrait avoir une telle décision pour les pays voisins du Pakistan, qui ont en commun avec lui quelque 7000 km de frontières. Peut -être, dans ces conditions, l'OMS pourrait elle envisager une réévaluation du programme pakistanais et étudier la possibilité de paiements locaux en

d'un personnel administratif et technique suffisant, dont la direction générale est confiée à un administrateur expérimenté. L'administration centrale a pour rôle essentiel d'assurer une évaluation indépendante continue des programmes du Pakistan oriental et du Pakistan occidental, de façon à déceler les déficiences

techniques et administratives et à y porter remède. En outre, des équipes spéciales sont constituées chaque année pour procéder à une évaluation indépendante lorsque la phase d'attaque est terminée dans une zone et que l'on s'apprête à aborder la phase de consolidation. Ce système s'est révélé extrêmement utile car il permet de se faire une idée précise de l'état du programme et de déterminer les zones difficiles

nature, et non en devises. Autant que le sache le Dr Hague, les pays qui ont réussi à réaliser l'éradication

sont en même temps les moins vastes et ceux qui ont le revenu le plus élevé par habitant. 11 y aurait lieu de se pencher spécialement sur les difficultés auxquelles

se heurtent les grands pays où le revenu par habitant est faible.

Le rapport du Directeur général souligne deux

et les faiblesses du système à temps pour qu'il soit possible d'adopter les mesures appropriées avant de passer à la phase suivante. Les équipes comprennent des membres du personnel national affecté au programme d'éradication (du Pakistan occidental pour le Pakistan oriental et inversement), des experts des services de santé de la province intéressée, des experts de l'institut de paludologie et des instituts de la santé publique pakistanais, des conseillers de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique

problèmes importants. Le premier est d'éviter l'apparition de zones difficiles en procédant à une évaluation

continue des programmes. Comme on peut le lire dans ce rapport, la population des zones difficiles représente 1 % du total de la population couverte par

et de l'OMS (ceux qui sont en poste au Pakistan occidental pour le Pakistan oriental et inversement),

un programme d'éradication. Sur un chiffre global

240

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ainsi que des experts de l'OMS et des experts pakistanais affectés à l'administration centrale nationale du programme. Ces équipes consacrent environ un mois à évaluer la situation dans les zones où la phase d'attaque est achevée. L'ampleur et la durée de leur tâche s'accroissent à mesure qu'augmente le nombre des zones parvenues à ce stade. Il leur faut également procéder à une évaluation dans les zones voisines qui sont à un stade avancé de la phase d'attaque, afin de déceler les points faibles et de juger si la phase d'attaque

à la phase de consolidation, de façon que le service de

santé rural s'organise pendant que progressent les opérations d'éradication. Le Dr Hague est convaincu

qu'on ne pourra obtenir un service de santé rural dynamique qu'en adoptant le système de la couverture totale de la population et en tirant parti au maximum

de la compétence et de l'expérience du personnel employé à l'éradication du paludisme.

peut être abrégée dans l'une d'entre elles - ce qui est fort utile étant donné que les considérations financières comptent pour beaucoup dans la réussite des programmes d'éradication. Le deuxième problème est de consolider les résultats

Le Dr ARIF (Irak) indique que le programme d'éradication du paludisme continue à bénéficier d'une

haute priorité dans son pays. Des pulvérisations d'insecticides à effet rémanent ont été entreprises en 1957 pour protéger les quatre millions et demi d'habitants exposés au risque dans tout le pays. De nouvelles

des campagnes d'éradication au cours de la phase d'entretien. Le rapport 1 signale que, dans certains pays où les services de santé généraux ne sont pas en mesure d'assurer les opérations de surveillance de la

régions ayant atteint la phase de consolidation en 1963, la population des régions en phase d'attaque (pulvérisations à effet rémanent et surveillance active),

phase d'entretien, il faut maintenir en fonction les services d'éradication, ce qui augmente les frais. C'est évidemment là une situation à éviter. Au Pakistan,

qui se chiffrait à 2,8 millions en 1959, n'était plus cette année -là que de 0,4 million. La transmission ayant cependant repris dans certains endroits en 1963,

le plan d'opérations a été revisé en 1964: toute la région nord a été placée en début de phase d'attaque, la région sud en phase d'attaque avancée et la région centrale a été soumise à une surveillance active. Etant donné la situation épidémiologique en 1964, il a été décidé en 1965 d'assurer dans les trois régions divers

on a déjà pris les mesures nécessaires pour créer une

infrastructure sanitaire rurale complète et efficace en incorporant dans les services généraux tous les agents chargés de campagnes d'éradication contre des maladies particulières. Le principe est de mettre sur pied un service de santé rural dynamique dont le personnel pratique la méthode des tournées régulières à domicile, expérimentée dans le programme d'éradication, de manière à couvrir toute la population.

degrés de protection par

les insecticides

à effet

rémanent. En 1957, le DDT avait été utilisé dans tout

le pays mais, en raison de la résistance du vecteur A. stephensi dans la région sud, on s'était servi de la dieldrine en 1958 et au cours des trois années suivantes. Après avoir disparu de la région, A. stephensi s'est de nouveau manifesté à Bassora avec une densité excep-

A cette fin, on a mis en oeuvre dans le district de Dinajpur (zone du Pakistan oriental où les opérations

sont le plus avancées puisqu'elle est déjà parvenue à la deuxième année de la phase de consolidation), un projet pilote dont l'administrateur a la responsabilité de tout l'effectif du personnel de santé. L'intégration du personnel d'éradication dans les services de santé généraux se fera en quatre étapes: association deux par deux des agents chargés de l'éradication du paludisme et des agents sanitaires des services généraux à tous les échelons, suivant le système pratiqué pour

tionnellement élevée et l'on a découvert qu'il était résistant à la dieldrine et montrait une forte tolérance

au DDT. L'Iran, pays voisin, a déjà déclaré zone difficile sa région méridionale; mais la région sud de l'Irak, bien que se trouvant dans une situation assez semblable, n'a pas encore été mise au nombre des zones difficiles parce qu'on pense que la transmission pourra être interrompue par des pulvérisations de DDT.

l'éradication; initiation des agents chargés de l'éradication aux activités des services généraux et réciproquement; permutation des tâches entre agents des services généraux et du service d'éradication; enfin, le moment venu, intégration de la totalité du personnel en vue d'obtenir une structure d'ensemble composée d'agents sanitaires polyvalents. Lorsque ce processus aura été élaboré en détail et qu'un plan précis aura été établi, on projette de l'appliquer dans toutes les zones où le programme d'éradication du paludisme passe de la phase d'attaque 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 72.

L'examen de la situation épidémiologique dans un proche avenir montrera si la transmission est complètement interrompue dans le sud. Il est possible qu'elle persiste à un faible degré et se stabilise, étant donné la forte tolérance du vecteur au DDT et la résistance

possible d'une certaine proportion de la population vectrice à cet insecticide. Le Dr Arif espère que les recherches sur les insecticides seront intensifiées et qu'on découvrira un nouvel agent capable de résoudre le problème de la résistance du vecteur aux insecticides actuellement disponibles. La séance est levée à 12 heures.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TROISIÈME SÉANCE

241

TROISIÈME SEANCE Lundi 9 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite) Ordre du jour, 2.3

La formation de personnel spécialisé a été la préoccupation première du Gouvernement dès la mise

en route du programme. Avec l'aide de l'United States Overseas Mission et de l'OMS, un certain nombre de médecins, d'infirmières et de techniciens ont pu être effectivement formés. Mais, à partir d'août 1960, le service national de l'éradication du paludisme a dû se mettre en veilleuse, le Gouvernement n'étant pas en mesure de fournir le soutien qu'exigeait la réalisation d'un programme d'éradication. On étudie actuellement la possibilité de mettre sur pied à titre expérimental un programme sanitaire polyvalent qui commencerait par des opérations de dépistage de porte en porte dans des zones circonscrites. L'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (AID) a donné une réponse

Le Dr SAYCOCIE (Laos) souligne que, comme on peut s'en rendre compte à la lecture du passage relatif

au Laos dans le rapport sur le programme d'éradication du paludisme,' il n'est pas toujours possible de réaliser les plans établis pour un programme pré éradication soutenu par l'OMS. Au Laos, ce programme a commencé en 1951 avec l'aide financière des Etats -Unis d'Amérique. La campa-

gne dirigée par un paludologue américain assisté de personnel médical fourni par le Gouvernement laotien, n'a permis d'obtenir que des résultats limités jusqu'en 1956, année au cours de laquelle le Gouvernement a signé avec l'United States Overseas Mission un contrat de six ans en vue d'intensifier méthodiquement

encourageante à une demande d'aide et l'on espère que le programme d'éradication du paludisme pourra reprendre au début de l'année budgétaire 1966/1967, du moins dans les régions où règne la sécurité. Au cas où l'AID ne pourrait pas financer le programme, le Dr Saycocie serait heureux de recevoir de l'OMS des avis sur la conduite à tenir. Le Dr JALLOUL (Liban) félicite le Directeur général de son rapport. Il a peu de choses à ajouter au résumé que donne le document de la situation dans son pays, dont les services du paludisme restent constamment en état d'alerte face à la menace permanente de cas importés.

les travaux d'irrigation. La période préparatoire à la

phase d'attaque a commencé d'une manière assez encourageante. De 1956 à 1960, un conseiller technique

de l'United States Overseas Mission, ainsi que le médecin expert et les quatre techniciens thaïlandais qui l'assistaient, ont collaboré avec leurs homologues

laotiens, soit un médecin administrateur secondé par

trois autres médecins du bureau central et par du personnel technique recruté parmi des jeunes gens ayant fait six années d'études primaires suivies d'un cours de formation technique accélérée à l'école de paludologie de Thaïlande. Après quatre années pendant lesquelles les services antipaludiques déployèrent

Il attire l'attention sur le chapitre 3 du rapport, où il

est dit que la première réunion du Conseil de

une grande activité, le Gouvernement est passé en 1961 à la phase d'exécution du programme en faisant entreprendre des enquêtes paludométriques systématiques, des pulvérisations de DDT et des opérations de dépistage. D'autre part, un certain nombre d'études entomologiques ont été faites, mais elles ont donné des résultats peu concluants. D'octobre 1959 à mars 1960 se sont déroulées dans la plupart des provinces des enquêtes et des opérations de pulvérisation, lesquelles ont assuré la protection de 813 000 personnes sur les 1 200 000 que le programme était censé couvrir. Si l'objectif visé n'a pas été atteint, c'est à cause de difficultés administratives

Coordination de l'Eradication du Paludisme Jordanie/ Liban /Syrie a eu lieu en juin 1965. Des réunions de ce genre continueront de se tenir périodiquement aux fins d'échange de renseignements et d'aide mutuelle.

Le Dr Jalloul remercie l'OMS de l'appui qu'elle accorde au programme libanais. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela) félicite le Directeur

général de son rapport, document très objectif qui ne pèche ni par un pessimisme négatif ni par un optimisme sans fondement. Il indique qu'il préfère insister sur ce qui reste à faire au Venezuela plutôt que sur ce qui a déjà été réalisé. La zone actuellement en phase d'attaque représente 4% ce secteur relativement limité ait suscité de si grandes difficultés illustre d'une manière éloquente la loi des rendements décroissants.

et financières, de la détérioration de la situation politique du pays et de l'absence d'une infrastructure sanitaire convenable. ' Actes off: Org. mond. Santé, 151, 95.

des régions primitivement impaludées. Le fait que

242

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Venezuela a tiré de son expérience en matière

qu'une campagne d'éradication est une entreprise difficile, comme l'a relevé le délégué du Venezuela, dont le pays figure parmi les pionniers en matière d'éradication. Si l'entreprise est difficile, c'est avant tout parce qu'elle exige la perfection au cours de toutes

d'éradication du paludisme un certain nombre de leçons intéressantes. La première a trait à l'épidémio-

logie du paludisme, qui n'obéit aucunement à des lois rigides ou orthodoxes. Il convient de s'adapter à une grande diversité de situations, parfois imprévues,

qui appellent de nouvelles mesures, des revisions fréquentes et des décisions rapides. Cette épidémiologie-là n'est pas de celles dont les manuels peuvent rendre compte; seule une expérience journalière sur

ses phases et que l'activité humaine peut rarement atteindre à la perfection. Une grande ténacité est donc nécessaire pour surmonter les imperfections.

Autre point important à

signaler : la nécessité

le terrain permet de la connaître. Bien souvent la solution dépend moins de facteurs économiques que des efforts d'un personnel dévoué et enthousiaste.

d'organiser, en particulier dans les régions rurales, une infrastructure sanitaire capable de servir de base au programme et de poursuivre la campagne lorsqu'elle

Une autre leçon concerne la rançon qu'il a fallu et qu'il faut encore payer pour avoir négligé de s'assurer

la coopération des services généraux de santé dès le déclenchement des opérations. Aujourd'hui encore, le travail de prélèvement de lames de sang dans les zones en phase d'entretien doit être effectué pour la

entre dans sa phase finale de surveillance épidémiologique. Le Dr Montalván doit avouer que dans son pays l'infrastructure n'a pas encore atteint un degré de développement suffisant. Cela étant, il faut ou bien que tout le personnel de la campagne d'éradication du paludisme soit versé dans les services de

moitié dans le cadre d'activités de dépistage actif exercées par du personnel spécialisé, bien qu'il existe un poste de dépistage passif pour 3500 habitants en moyenne.

santé généraux, ou bien que les services de santé donnent la priorité à l'organisation de la campagne pour pouvoir assurer les activités de surveillance et d'évaluation et conserver le bénéfice des résultats acquis. Le Dr Montalván conclut en félicitant l'Organisation de l'oeuvre accomplie.

Le Dr González se réjouit de l'importance accordée à la recherche, notamment en ce qui concerne la mise au point de médicaments à action prolongée et faciles à administrer. Ce problème revêt un intérêt particulier pour son pays. Quand on envisage la politique générale

d'un programme d'éradication, il importe de tenir compte de ce qui est réalisable aussi bien que de ce qui est facile, et de ne pas se laisser éblouir par les succès initiaux. Le Dr MONTALVAN (Equateur) estime que le rapport

sur l'éradication du paludisme à l'échelle mondiale est l'un des plus complets qui aient jamais été présentés.

L'Equateur est l'un des premiers pays à avoir entrepris une campagne d'éradication. Dès le début, il a eu recours aux insecticides à action rémanente, principalement au DDT, et, malgré toutes les difficultés

Le Dr Hsu (Chine) souligne que le rapport expose d'une façon très complète la situation de l'éradication du paludisme dans l'ensemble du monde, les activités en cours et les progrès réalisés. Sa délégation est particulièrement heureuse que, comme le signale le rapport, Taiwan ait été inscrit en 1965 au registre officiel OMS des pays où l'éradication du paludisme a été réalisée; la population des zones primitivement impaludées où l'éradication est maintenant acquise est ainsi passée de 32 millions à 44 mil-

lions de personnes. Au nom de son gouvernement, le Dr Hsu remercie l'Organisation mondiale de la Santé, et en particulier le Bureau régional du Pacifique

rencontrées, ces produits restent l'arme principale de l'éradication. Il ne faut appliquer d'autres méthodes que dans des zones particulières où les moyens normaux ne permettent pas d'obtenir les résultats souhaités. L'utilisation des insecticides à action

occidental, de l'appui qu'elle n'a cessé d'apporter à son pays pendant le déroulement du programme. Il rappelle qu'en 1947, date à laquelle l'action antipaludique a commencé à Taiwan, le nombre annuel des cas était estimé à 1 200 000 pour une population totale de six millions d'habitants, ce qui représentait un cas pour cinq habitants. Après seize années d'efforts déployés par le Gouvernement avec

rémanente a profité à de vastes régions du monde entier; beaucoup d'entre elles ont été entièrement débarrassées du paludisme et d'autres ont atteint la phase de consolidation. Malgré toutes les difficultés économiques et politiques qu'il traverse, l'Equateur a obtenu d'importants résultats, et une vaste zone du pays en est à un stade avancé de la consolidation, qui équivaut presque à l'éradication. Il subsiste toutefois quelques zones difficiles où les problèmes résultent de lacunes administratives attribuables à des difficultés économiques plutôt que d'une résistance biologique. Au lieu d'entrer dans le détail de la campagne entre-

l'aide de l'OMS, la maladie a été complètement éradiquée : aucun cas nouveau n'a été détecté depuis 1962 malgré un dépistage intensif.

Le transfert des opérations de surveillance du service national de l'éradication du paludisme aux services de santé généraux s'est achevé en 1964.

Depuis

prise dans son pays, le Dr Montalván évoquera quelques principes généraux, et tout d'abord le fait

lors, par conséquent, les opérations de surveillance dans le pays tout entier relèvent directement des services de santé locaux. Un des principes qui ont guidé l'organisation du programme d'éradication du paludisme à Taiwan a été celui de la centralisation de la direction et de la décentralisation de l'exécution.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TROISIÈME SÉANCE

243

entièrement mis en place et que les services de santé généraux ont été renforcés, ces derniers sont considérés comme capables de se charger des activités de vigilance au cours de la phase d'entretien.

Maintenant que le réseau de dépistage passif a été

n'est qu'au prix d'une vigilance constante qu'elle a pu atteindre la phase actuelle. Si la vigilance se relâche, de nouveaux cas risquent de survenir même s'il existe

une solide infrastructure sanitaire. Comme on peut s'en rendre compte à la lecture du rapport, la Yougoslavie n'a pas signalé un seul cas de paludisme au cours

Si le Gouvernement a pu remporter ces succès, c'est parce qu'il s'est constamment conformé aux doctrines et aux méthodes définies par l'OMS en 1955 pour l'éradication du paludisme.

de l'année dernière et elle se trouve maintenant en phase d'entretien. Il lui faut cependant maintenir sa vigilance.

Le Dr Hsu souligne l'importance du programme pour le développement économique du pays. Taiwan a réalisé d'immenses progrès au cours des seize dernières années dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et des communications. Le produit national brut s'accroît maintenant à la cadence de 7 % par an.

La campagne d'éradication du paludisme doit se poursuivre avec énergie en s'adaptant aux conditions et aux problèmes nouveaux. L'OMS devrait concentrer ses efforts sur les zones difficiles, notamment en Afrique,

Les économistes sont pleinement conscients de la contribution que le personnel sanitaire a apportée à cette évolution en réalisant l'éradication du paludisme et de l'importance économique des activités sanitaires en général.

ainsi que sur la recherche, qui pourrait aider à surmonter un grand nombre des difficultés techniques et médicales qui ont jusqu'ici entravé la campagne d'éradication. Le Professeur Gerié appuie l'amendement proposé par la délégation de la Roumanie.

Taiwan peut servir d'exemple illustrant la possibilité de l'éradication du paludisme ainsi que le rôle essentiel joué par la coopération internationale. M. MAGALÉ (République Centrafricaine) s'associe

Le Dr ALAN (Turquie) félicite le Directeur général

de son excellent rapport et des activités entreprises par l'Organisation.

La Turquie avait déjà une expérience d'un quart aux félicitations qui ont été exprimées et appuie la proposition faite par la délégation de la Roumanie à la séance précédente en vue d'ajouter au projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R33 un point insistant sur la nécessité d'une assistance accrue pour la formation de personnel national. C'est faute de disposer de personnel qualifié que la République Centrafricaine n'a pu envisager un programme pré éradication. Un centre international de préparation à l'éradication du paludisme a été établi à Lomé (Togo). La République Centrafricaine se réjouit de cette initiative, mais il faut bien dire que ce centre ne forme pas encore du personnel à un rythme suffisant pour répondre aux besoins. M. Magalé espère donc que l'OMS fera un effort supplémentaire pour la formation de personnel, sans lequel l'exécution de programmes bien conçus est impossible.

de siècle de l'action antipaludique lorsqu'elle a transformé, en 1957, son programme de lutte en un programme d'éradication. Cependant, en dépit de cette longue expérience et d'efforts intenses, elle n'a pas encore réussi à extirper la maladie, bien que les plans

initiaux aient prévu que l'éradication pourrait être réalisée au terme de cinq années.

Cette situation est due à des difficultés d'ordre administratif, financier et technique, et il suffit de jeter un coup d'oeil à la partie du rapport consacré à la Turquie 1 pour se rendre compte que ces difficultés

persistent. Il y est dit que les pulvérisations ont été ralenties à cause de difficultés financières et de retards dans les livraisons d'insecticides, circonstances auxquelles s'est ajoutée la pénurie de personnel, le recrutement souffrant beaucoup de l'insuffisance des salaires l'intégration de la campagne dans l'activité des

offerts. Un autre problème important est celui de

Pour l'instant, en République Centrafricaine, les opérations se limitent à des pulvérisations d'insecticides et à la distribution préventive de nivaquine aux

services de santé publique. A cet égard, le Dr Alan appelle spécialement l'attention de la Commission sur le passage suivant dii rapport: Depuis 1963, les services de santé publique auxquels

enfants d'âge préscolaire, dont 80 000 environ ont été protégés de cette manière. Le Gouvernement se propose de faire appel sous peu à l'OMS pour l'étude d'un programme pré- éradication.

s'applique le programme de nationalisation font l'objet d'une réorganisation sur de plus larges bases,

Le Professeur GERIÓ (Yougoslavie) remercie le Directeur général de son excellent rapport, qui clarifie beaucoup les difficultés rencontrées, lesquelles sont

de manière à mettre en place un réseau de centres ruraux, à raison d'un pour 9000 habitants. Cette réorganisation a commencé dans les provinces de

l'est et l'effort entrepris sera poursuivi jusqu'en 1975, date à laquelle on espère que l'ensemble du territoire sera convenablement desservi. Les autorités

tantôt de caractère subjectif et tantôt de caractère objectif. Elles résultent en premier lieu - surtout en Afrique - de l'insuffisance de l'infrastructure sanitaire et, bien souvent, de l'impossibilité d'appliquer les méthodes et les principes convenables en l'absence

s'emploient à intégrer dès le début la lutte antipaludique dans les activités du service de santé nationalisé, mais il est encore trop tôt pour dire si cette intégration s'accomplit de façon satisfaisante.

des ressources financières nécessaires. La preuve a été apportée que l'éradication du paludisme est pleinement réalisable. La Yougoslavie, elle aussi, a eu à faire face à de grandes difficultés et ce

Les centres ruraux mentionnés dans ce passage desserviront en fait 7000 personnes, et non 9000. La 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 93.

244

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Turquie fonde de grands espoirs sur l'intégration des services, qui a déjà commencé à donner de bons résultats. Les difficultés demeurent mais, comme l'a dit le

de district, s'est élevé à 14 000 en 1931, 7000 en 1941,

1000 en 1951 et 300 en 1957. En d'autres termes, le paludisme disparaît progressivement de la zone côtière. Le programme d'éradication a accéléré ce processus,

délégué de la Belgique à la séance précédente,

il

importe de ne pas se laisser décourager pour autant. La délégation turque appuie chaleureusement le programme de recherches exposé dans le chapitre 7 du rapport; elle insiste spécialement sur l'importance de la chimiothérapie, et surtout des médicaments à effet prolongé. Le gouvernement turc continuera de soutenir le programme d'éradication et d'y apporter sa modeste contribution. Le Dr VAN DER KuYP (Pays -Bas) félicite le Directeur

et la zone a pu passer à la phase de consolidation le ler janvier 1961. La troisième zone, la partie septentrionale de l'intérieur, région de savane vallonnée au sud de la zone côtière, occupe 6 % de la surface totale et compte 5 % de la population, pour la plupart des Amérindiens. Sauf en quelques points, le paludisme y est hyperendé-

mique, du fait de la présence d'A. darlingi. La transmission a également été interrompue dans cette région. La quatrième zone, région montagneuse au sud de la ceinture de savane, couvre 60 % de la superficie du pays et est habitée par 7 % de la population. A. darlingi continue aussi d'y sévir et le paludisme à falciparum

général de son rapport; dans l'ensemble, la délégation néerlandaise approuve ses conclusions. Les Pays -Bas, c'est -à -dire le territoire européen du

Royaume des Pays -Bas, en sont actuellement aux stades qui précèdent l'inscription au registre officiel des pays où l'éradication du paludisme a été réalisée. Dans les Antilles néerlandaises, aucun cas de paludisme

y est holoendémique. On a eu recours à plusieurs mesures d'attaque - traitement des habitations par les insecticides rémanents, chimiothérapie de masse et utilisation de larvicides - mais on n'a réussi ni à effectuer un relevé géographique complet, ni à traiter toutes les habitations, ni à assurer une surveillance totale. Qui plus est, la tolérance ou l'immunité ont disparu.

n'a jamais été signalé. La maladie ne sévit, en fait, que dans le territoire néerlandais situé sur le continent américain, le Surinam, pays en voie de développement d'une superficie de 162 000 km2, au climat humide et tropical, dont la densité de population était en 1964 de deux habitants au kilomètre carré, selon le recen-

La cinquième zone est l'arrière -pays montagneux qui longe la frontière brésilienne; elle représente 25

de la superficie totale et un millier d'Amérindiens y vivent. Le paludisme à falciparum y est hyperendé-

sement effectué à cette époque, lequel a également

révélé que 46 % de la population avait moins de 15 ans. Le budget national dépasse nettement 110 millions de florins du Surinam (1 US dollar = 1,85 florin du Surinam), dont plus de 10 millions sont consacrés à la santé publique; près de 600 000 florins vont à la

mique tant chez les enfants que chez les adultes. A. darlingi est le vecteur. C'est un vrai problème que d'exécuter un programme d'éradication du paludisme dans cette région: il n'y a pas de routes, on ignore à la fois le nombre d'Amérindiens nomades isolés et l'emplacement de la plupart des campements où ils

campagne d'éradication, ce qui représente 5,8 % du budget de la santé et 0,54 % du budget global. Le Gouvernement du Surinam a été heureux de pouvoir bénéficier de l'assistance accordée en la matière

s'installent. Les habitations n'ont pas de murs et la population nomade a peur des étrangers. Peut -être le sel médicamenté offrira -t -il la solution. Dans les zones difficiles, les problèmes sont les

par l'OMS, l'OPS et le FISE. La campagne d'éradi-

suivants: le manque de personnel; les difficultés de

cation du paludisme a commencé au Surinam le ler novembre 1957 par des activités préparatoires, et la phase d'attaque a démarré le 5 mai 1958; la campagne emploie 162 agents nationaux. Du point de vue de l'épidémiologie du paludisme, le territoire du Surinam peut se diviser en cinq zones. La première comprend Paramaribo, la capitale, où vit 34 % de la population : le paludisme y apparaît sporadiquement dans les faubourgs, mais le ler janvier 1961 la ville a pu passer à la phase d'entretien.

transport, dues au grand nombre de rapides et de chutes d'eau; la très faible densité de la population (environ 0,2 habitant au km2) qui vit dans des villages

dispersés et des habitations d'accès peu commode; le nomadisme; l'existence de villages sacrés où aucun

étranger ne peut pénétrer et où on ne peut effectuer de pulvérisations; le caractère incomplet des relevés géographiques; la construction de nouvelles habitations et le réaménagement des anciennes après le traitement insecticide; l'utilisation de huttes provisoires

La deuxième zone, bande de plat pays agricole longeant la mer, représente 9 % de la superficie; 54

de la population y habite. Des épidémies catastrophiques de paludisme s'y sont déclarées de temps à autre. Les infections à Plasmodium vivax et malariae y sont les plus fréquentes, encore que P. falciparum

éloignées des villages pour passer la nuit; l'attitude de la population, que la méfiance ou le respect de tabous empêchent de collaborer aux activités; la suppression des effets des pulvérisations par la fumée

ou l'élimination des insecticides sur

les surfaces

soit responsable de 14 % des cas. Le vecteur est Anopheles aquasalis. Le nombre de cas nouveaux dans cette zone, établi d'après les déclarations des médecins

traitées; le nombre insuffisant de postes de dépistage; les retards intervenant dans l'acheminement des lames jusqu'aux laboratoires; les lacunes du dépistage actif;

enfin la possibilité d'une transmission à l'extérieur des habitations par des vecteurs secondaires.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TROISIÉME SÉANCE

245

Environ 93 % de la population n'a plus à souffrir du paludisme endémique, et les régions septentrionale

qu'il serait possible de dépasser le stade de la lutte antipaludique et de parvenir à l'éradication de la maladie.

et occidentale de l'intérieur en sont à la phase de pré -consolidation. Cependant, la transmission demeure très fréquente dans les zones difficiles des parties cen-

Vers 1930, le Brésil a été envahi par Anolpheles gambiae, venu d'Afrique. Cela a coûté au pays des centaines de milliers de vies et le paludisme est devenu

trale et orientale de l'intérieur, et le problème de l'arrière -pays n'a pas encore été envisagé. Les spécialistes de l'OMS qui croyaient que l'éra-

dication pourrait être réalisée au Surinam en 1961 péchaient par excès d'optimisme et leur avis a suscité de faux espoirs; il a également soulevé des difficultés quand il a fallu convaincre le Ministère des Finances de la nécessité de poursuivre les opérations. Cela dit, on a de bonnes raisons de ne pas être trop pessimiste.

l'une des principales causes de décès: en quelques années seulement, 300 000 personnes ont succombé au paludisme dans le nord du pays, alors que cette maladie a rarement une issue fatale. C'est à cette époque qu'on a procédé à l'appréciation des possibilités d'éradication. A. gambiae était une espèce nouvelle et les spécimens importés d'Afrique

par avion étaient peu nombreux. L'attaque a essentiellement porté, non sur la maladie, mais sur le mous-

Un personnel technique compétent de l'OMS est installé sur place, il y a eu un début de collaboration avec le Brésil, la Guyane française et la Guyane britannique, collaboration qui devrait pourtant encore s'intensifier; la continuité des opérations a été assurée grâce au maintien de leur financement par l'Etat; on n'a pas observé jusqu'ici de résistance d'A. darlingi aux insecticides ou des parasites aux médicaments; une grande centrale hydroélectrique a été construite

tique. Au cours des dix années qui se sont écoulées depuis la fin des opérations, on n'a pas découvert un seul anophèle de cette espèce.

Si l'on agit avec détermination et unité de vues, l'éradication pourra devenir une réalité, et il convient de souligner que le monde entier est uni dans cet effort. Il serait regrettable que certaines délégations rentrent dans leur pays avec l'impression que l'éradication est impossible. En fait, elle a été menée à bien dans diverses régions: en Italie, par exemple, pays qui a donné à la maladie le nom qu'elle porte dans la plupart des langues. Le Professeur Ferreira a participé personnellement

sur le cours supérieur du fleuve Surinam et un lac artificiel de 1350 km2 recouvre désormais l'une des anciennes zones difficiles. La population de ces zones accepte le sel chloroquiné et une usine produira du sel médicamenté à partir de mai 1966, ce qui permet de nouveaux espoirs.

pendant quarante ans à la lutte antipaludique au Brésil. Il aurait paru tout à fait vain voici trente ans, alors qu'on ne pouvait appliquer que des méthodes primitives, d'affirmer que de vastes territoires pourraient être un jour débarrassés de la maladie. Mais lorsque des armes vraiment efficaces sont disponibles et que l'éradication peut être tenue pour un problème purement technique, on n'a plus le droit d'affirmer que c'est une utopie: c'est une question de technique, de foi, d'argent et de persévérance. Les pays ne sont d'ailleurs pas seuls dans leur lutte contre le paludisme. Ils peuvent obtenir une assistance de l'OMS et de ses

Le Dr KEITA (Tchad) indique que son pays fait partie des zones difficiles. Le paludisme sévit un peu partout et la lutte est menée de façon élémentaire par l'emploi de DDT dans les centres administratifs, par la chimioprophylaxie dans certaines collectivités telles que les écoles et l'armée, ainsi que, de manière épiso-

dique, dans le reste du territoire par le Service des Grandes Endémies dont les activités ne couvrent malheureusement pas tout le pays. Le Tchad n'a ni programme défini, ni personnel spécialisé, ni moyens financiers. Mais il a une dette de reconnaissance envers

bureaux régionaux, du FISE et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, sans parler de l'aide qu'ils peuvent recevoir au titre d'accords particuliers entre Etats. Lorsque les délégations prendront le chemin du retour, elles se sentiront toutes réconfortées à l'idée que l'OMS appuie leurs efforts. Le Directeur général et le Secrétariat méritent des félicitations, de même que tous ceux qui les aident à remporter la victoire dans le combat très réel qu'ils mènent pour délivrer le monde du fléau du paludisme. Le Dr ScHINDL(Autriche) fait observer que, dans les pays où aucun cas indigène de paludisme n'a été signalé depuis des années, un nouveau danger apparaît du fait de la disparition progressive des médecins qui

le Fonds d'Aide et de Coopération (FAC) qui lui fournit des médicaments antipaludiques. Le Dr Keita peut toutefois signaler au pays voisin, le Cameroun, où des activités d'éradication se pour-

suivent, qu'un consultant de l'OMS est attendu au Tchad pour une évaluation de la situation préliminaire à

la mise en route d'un programme adéquat. Comme la

pénurie de personnel national menace de compromettre le succès d'un tel programme, l'amendement proposé par la délégation roumaine est le bienvenu.

Le Professeur FERREIRA (Brésil) précise que deux grands événements ont marqué l'histoire du paludisme dans son pays. Le Brésil a été l'un des premiers pays à réaliser l'éradication d'Aedes aegypti, réussite remarquable dans un pays de 8 500 000 km2, comptant 80 millions d'habitants. Après ce succès, on a pensé

ont l'expérience de cette maladie: les cas importés risquent de ne pas être diagnostiqués et traités comme il le faudrait. Aussi le Ministère fédéral des Affaires sociales a -t -il demandé aux autorités universitaires

246

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDÏALE DE LA SANTA, PARTIE II

intéressées d'intensifier l'enseignement clinique et

En 1965, les régressions - retour à la phase d'attaque

épidémiologique sur le paludisme donné dans le cadre

du programme d'études médicales, conformément

après un début de consolidation - ont été particulièrement nombreuses.

au paragraphe 6 du dispositif de WHA18.3.

la résolution

Les nouveaux programmes nationaux n'ayant pas été élaborés suffisamment tôt, il se trouve que certains

Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime qu'en examinant le

rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme en 1965, il convient de tenir compte de l'expérience acquise au cours des dix années pendant lesquelles les opérations ont été menées suivant les principes énoncés par le

pays ont déjà réalisé l'éradication alors que d'autres n'ont encore rien entrepris; en fait, loin d'augmenter, le nombre de pays à la phase préparatoire ou à la phase d'attaque diminue. Dans quelques années, on en arrivera inévitablement à voir le fossé s'élargir entre

les pays débarrassés de la maladie et ceux qui n'ont pas entrepris d'action antipaludique.

Comité d'experts du Paludisme dans son sixième rapport, en 1956. Il ne fait pas de doute que des succès remarquables ont été obtenus et que l'OMS a largement contribué à les rendre possibles. Pourtant, si l'on étudie de près le rapport du Directeur général pour 1965, et si on le compare aux rapports des années

Pour apprécier le rôle joué par l'OMS, on s'est fondé sur les résultats obtenus au terme des campagnes

et, en particulier, sur des indices tels que le nombre d'habitants des régions libérées du risque d'infection. Ces chiffres flatteurs viennent dans une large mesure

précédentes, on a l'impression que le programme mondial d'éradication du paludisme passe par une période de crise, car dans certaines régions les progrès

de pays économiquement développés, ainsi que de l'Inde; mais il ne faut pas oublier que ces pays n'ont pas ou guère reçu d'assistance de l'Organisation. La

sont très modestes. Le moment est manifestement venu d'examiner les tâches les plus urgentes et les principaux objectifs du programme, les méthodes et principes suivis, ainsi que le rôle de l'Organisation. Le programme vise avant tout à réaliser l'éradication du paludisme en un laps de temps relativement bref. Actuellement, dix ans après le début des activités, on est encore bien loin de l'objectif final. Personne, par

contribution apportée au succès de l'ensemble du programme par les pays bénéficiant d'une aide de l'OMS n'a pas été très importante jusqu'ici et, dans la plupart des pays qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour entreprendre un programme d'éradi-

cation, comme dans ceux où les méthodes types recommandées par l'OMS se sont révélées inefficaces (par exemple en Afrique tropicale), l'Organisation n'a pas obtenu un véritable succès. Il convient de souligner que l'OMS, toujours limitée faute de relations avec la République populaire

exemple, n'oserait émettre un pronostic quant à la date à laquelle le continent africain sera débarrassé de la maladie. On ne peut poursuivre une campagne d'une telle ampleur contre le paludisme sans se faire une idée claire du but à atteindre et du temps nécessaire pour y parvenir. Il est temps de revoir et de reviser les plans

et les calendriers, afin de les adapter aux réalités en tenant compte de l'expérience acquise et de la situation

actuelle dans le monde. Les méthodes et principes adoptés pour l'éradication du paludisme témoignent d'une simplification excessive

de Chine, la République populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam, n'a pas mené la lutte antipaludique en organisme vraiment mondial. A maintes reprises, la délégation de l'URSS a mis en relief l'impossibilité d'assurer un progrès ininterrompu en Asie sans coordonner les

efforts déployés dans les pays en cause en vue de l'éradication du paludisme. On peut même dire qu'en Asie du sud et du sud -est comme en Afrique, l'absence

des problèmes et sont par trop uniformes, alors que les

conditions diffèrent énormément d'un pays à

d'un front uni constitue le principal obstacle que rencontre le programme.

l'autre. Les nombreuses modifications apportées à la doctrine initiale ont permis de la conserver, mais on ne l'a rendue ni plus universelle ni plus efficace. Les principes dont s'inspire l'organisation des opérations prêtent particulièrement à la critique. Les faits ont établi que les résultats les plus importants et les plus durables ont été obtenus dans des pays tels que la Bulgarie, les Etats -Unis d'Amérique, l'Italie, la Roumanie et l'Union des Républiques socialistes soviétiques, où le programme d'éradication a repré-

On ne saurait tarder davantage à décider des méthodes qui doivent permettre de prévenir les difficultés auxquelles se heurte la campagne mondiale si délicat que soit ce choix. Le Dr Novgorodcev n'est pas opposé au

d'éradication du paludisme,

senté un véritable prolongement de la lutte déjà entreprise. En revanche, dans nombre de pays où la campagne d'éradication a commencé sans qu'on ait l'expérience de la lutte antipaludique, on n'a abouti

programme d'éradication en soi. Mais, depuis le début, la délégation de l'URSS a prévu les difficultés et a fait remarquer qu'une simplification excessive du problème était dangereuse et risquait de conduire à des déconvenues. Il importe de favoriser le plus possible

l'envoi de spécialistes dans les pays, et notamment en Afrique. La délégation soviétique propose de créer une commission composée de spécialistes éminents de dix à quinze pays, qui procéderaient à une analyse

qu'à des résultats instables, provisoires, qui ont souvent été plus difficiles à consolider qu' à acquérir.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TROISIEME SbANCE

249

critique du programme d'éradication du paludisme tel qu'il a été mis en oeuvre dans le monde au cours des dix dernières années, et qui soumettraient à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé des recommandations sur la poursuite des opérations.

concentre dans certains secteurs peu étendus et bien délimités.

Les résultats obtenus au cours de la campagne d'éradication du paludisme peuvent sans doute être attribués aux facteurs énumérés ci- après. Tout d'abord,

La délégation de l'URSS appuie l'amendement proposé par le délégué de la Roumanie; à son avis, il

améliorerait la situation, surtout dans les pays en voie de développement. Le Dr ESPAILLAT (République Dominicaine) indique

les pulvérisations effectuées à l'intérieur des habitations pendant la période 1958 -1963, quoique incomplètes, avaient protégé les zones les plus fortement impaludées; depuis 1964, trois tournées de pulvérisations à couverture intégrale ont été exécutées dans de bonnes conditions techniques et ont préservé toute

qu'à l'origine on estimait que le paludisme affectait 81 % de la superficie totale de son pays et 82 % de la population; les secteurs impaludés comptaient environ

la population menacée; en outre, le DDT, qui est utilisé depuis 1962, s'est révélé efficace pour interrompre la transmission. En second lieu, le traitement radical administré, dès 1964, à tous les cas de paludisme nettement diagnostiqués a joué un rôle déterminant dans le recul de la maladie. En troisième lieu, on a appliqué sans délai des mesures pour mettre fin à la transmission dans les foyers persistants de paludisme. Quatrièmement enfin, la réorganisation du service antipaludique a facilité des interventions rapides sur le plan administratif et technique.

2 932 000 habitants. Dès 1948, on a procédé à des pulvérisations dans les régions les plus touchées. En 1957, un accord relatif à l'éradication du paludisme a été signé entre le Gouvernement, l'OPS /OMS et le

FISE, et les opérations de la phase préparatoire du programme d'éradication ont été entreprises la même

année. En 1958, le pays est entré dans la phase d'attaque, avec des pulvérisations annuelles de dieldrine; celles -ci ont toutefois été interrompues en mars 1960 après qu'on eut constaté chez le vecteur une résistance à cet insecticide. On a alors décidé d'utiliser le DDT à intervalles de neuf mois, les ressources étant insuffisantes pour un cycle semestriel. Malheureusement, pour diverses raisons, les deux premières tournées

Le Dr AUJOULAT (France) rappelle que chaque année, depuis plus de dix ans qu'elle examine l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme, la Commission doit constater qu'en dépit de victoires déjà nombreuses, le but final de la campagne est loin d'être atteint. Dans de nombreux pays, notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en

de pulvérisations se sont étendues sur treize et douze mois, respectivement, et la deuxième n'a permis de traiter que 50 % des habitations. La fréquence des cas de paludisme avait néanmoins diminué en 1961.

Etant donné les insuffisances évidentes du programme, on a suspendu l'exécution de la troisième tournée de pulvérisations de DDT en août 1962 pour pouvoir augmenter les effectifs et donner au personnel l'occasion de se perfectionner. La quatrième tournée

Asie du sud -est, l'éradication est encore incomplète. Même dans les pays où l'éradication est en bonne voie, il subsiste des zones difficiles. Il existe aussi des zones

- la savane africaine par exemple - pour lesquelles il a bien fallu reconnaître que l'on ignore jusqu'aux méthodes propres transmission. à

interrompre

le

cycle

de

a débuté en novembre 1962 mais, les crédits étant encore insuffisants, il a fallu onze mois pour traiter 94,3 % des habitations. Pendant le dernier trimestre de 1963, un plan rationnel a été élaboré et l'on a signé un nouvel accord tripartite prévoyant la création, en

Certains Etats ont admis avoir été présomptueux dans leurs ambitions: ils avaient compté sans la résistance des vecteurs aux insecticides; peut -être avaient -ils sous -estimé la nécessité d'équiper le pays en services de santé de base avant de pouvoir passer de la phase pré- éradication à la phase d'attaque; ou bien ils n'avaient pas évalué avec précision les exigences de la phase de consolidation. Le texte du projet de résolution recommandé dans la résolution EB37.R33 énumère trois obstacles à la

janvier 1964, d'un service national d'éradication du paludisme doté de l'autonomie technique et administrative, d'un budget suffisant, et responsable devant un conseil technique. En avril 1964, après que tout le personnel eut reçu une formation en cours d'emploi, on a entrepris la première tournée de pulvérisations au cours de laquelle la proportion des habitations non traitées n'a pas dépassé 11,2 %. La deuxième tournée de pulvérisations de DDT a commencé en octobre 1964 et s'est terminée en avril 1965, laissant 8,8 % d'habitations non traitées. Après la troisième tournée, qui s'est étendue d'avril à décembre 1965, les pulvérisa-

réussite: déficiences de planification et de gestion, insuffisance de moyens matériels, et enfin, difficultés financières; les facteurs de succès seraient, pour

tions ont été interrompues dans la zone orientale, qui entrera dans la phase de consolidation après une année d'observations épidémiologiques satisfaisantes. L'incidence du paludisme est en nette régression, 84 cas seulement ayant été enregistrés en 1965. De plus,

l'avenir, la persévérance des gouvernements dans leur effort, la vigilance des techniciens et la continuité de l'assistance des institutions unilatérales et bilatérales. La délégation de la France souscrit au texte présenté dans cette résolution ainsi qu'à l'amendement soumis par la Roumanie.

Les fondements techniques de la lutte contre le paludisme ne doivent pas être négligés pour autant. Tout le monde est convaincu maintenant de l'importance de la chimiothérapie dans les zones difficiles, en

on constate depuis quelque temps que la maladie se

association, s'il est besoin, avec des campagnes de

248

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PARTIE n

désinsectisation. Cependant, sur ce point également, des

problèmes inattendus ont surgi: certains pays ont signalé les résultats incomplets obtenus par la distribution systématique de chloroquine. C'est pourquoi l'Assemblée mondiale de la Santé a demandé que des recherches soient entreprises parallèlement aux campagnes de masse de pré -éradication ou d'éradication. Le programme de recherches décrit par le Directeur général et qui couvre l'épidémiologie, l'immunologie et l'entomologie, s'avère extrêmement encourageant.

adopter la méthode «cales enlevées» pour la désinsectisation des aéronefs. Il y a trois ans déjà, le Dr Teelock avait déconseillé à l'OMS de recommander

l'adoption de cette méthode et, malheureusement, l'expérience a prouvé que ses craintes étaient fondées. A deux reprises, les services de santé de son pays ont été induits en erreur par des équipages qui ont déclaré, volontairement ou par ignorance, que leur avion avait

été traité selon la méthode « cales enlevées », alors qu'en réalité les pulvérisations avaient eu lieu quelques instants seulement avant l'atterrissage. L'Ile Maurice

De même, il convient de féliciter l'OMS pour les études relatives à la chimiothérapie, qui ont permis la mise au point et l'essai de plusieurs médicaments très prometteurs. Ces travaux de recherche montrent également à quel point l'OMS sait adapter ses méthodes et ses objectifs en fonction des données techniques les plus sûres et les plus actuelles, et ils attestent la volonté de l'Organisation de poursuivre la campagne jusqu'au succès total. M. GUADEY (Ethiopie) relève que le rapport men-

a donc abandonné la méthode « cales enlevées » et procède maintenant aux pulvérisations lorsque l'avion

arrive dans le pays. En conséquence, le Dr Teelock demande à l'OMS de reconsidérer sa recommandation sur ce point, et il espère que d'autres pays appuieront sa requête.

Le Dr MIYAR (Cuba) indique que, dès 1959, le Gouvernement de Cuba est entré dans la voie de l'éradication du paludisme en effectuant des études préliminaires pour délimiter la zone d'impaludation du pays. En 1961 on est arrivé à la conclusion que

tionne l'Ethiopie parmi les pays de la Région de la Méditerranée orientale qui exécutent un programme pré -éradication.' 11 fait observer que, depuis le début de 1966, l'Ethiopie est entrée dans la phase d'attaque

de son programme d'éradication du paludisme. La zone immédiatement intéressée couvre à peu près le tiers de la superficie totale du pays et compte environ quatre millions d'habitants. On estime que l'éradica-

cette zone s'étendait sur 37 202 km2 et comptait 2 267 000 habitants. Les opérations de la phase d'attaque ont débuté en 1962 dans toute la zone impaludée. En 1965, on a enregistré 125 cas de paludisme, contre 628 en 1964; en 1965 également, 0,03 des lames examinées étaient positives et aucun phéno-

tion du paludisme devrait être achevée en 1979; l'Ethiopie aura alors résolu un de ses problèmes de

mène de résistance n'a été signalé. Au vu de ces résultats, on a entrepris d'évaluer les résultats de la campagne au cours des six premiers mois de 1966 et, dès le 15 mars, il a été décidé, en collaboration avec les experts du BSP, qu'un secteur peuplé de 400 000

santé publique les plus graves. Le Gouvernement de l'Ethiopie est reconnaissant de l'aide inappréciable que lui ont accordée l'OMS

et les Etats -Unis d'Amérique, aide sans laquelle il n'aurait pas été en mesure de s'engager dans une entreprise aussi difficile. Le Dr TEELOCK (Ile Maurice) mentionne qu'aucun

habitants entrerait dans la phase de consolidation. Toute la campagne a été effectuée avec la collaboration de l'OPS et selon les directives et les normes générales définies au cours de diverses réunions de l'OMS. 2.

habitant de son pays n'a été atteint de paludisme depuis janvier 1965. Les recommandations de l'équipe d'évaluation de l'OMS ont déjà été mises en ceuvre.

Ordre des travaux

Le pays doit cependant faire face à deux problèmes principaux; en premier lieu, éviter que la maladie ne soit importée de l'étranger; deuxièmement, prévenir l'introduction de vecteurs du paludisme dans le pays. En ce qui concerne le premier de ces problèmes, le Gouvernement de l'Ile Maurice a été heureux d'apprendre par le rapport de l'OMS que la Réunion

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) intervient à propos de l'ordre du jour. Il estime que la Commission ne devrait pas entreprendre immédiatement l'examen de questions telles que le programme d'éradication de

était sur le point d'entreprendre un programme

d'éradication du paludisme. Il espère, d'autre part, qu'un accord interviendra entre Madagascar et l'OMS pour la mise en ceuvre d'une campagne d'éradication dans ce pays. Le second problème touche le principal vecteur, Anopheles funestus, qui a été éliminé en 1951, mais qui risque constamment d'être réintroduit. A ce propos, le Gouvernement de l'Ile Maurice s'oppose à

la variole (point 2.4) ou l'extension des activités de recherche de l'OMS (point 2.6), car ce sont là des points dont il faut d'abord pouvoir examiner attentivement les incidences budgétaires; à sa prochaine séance, la Commission devrait étudier en premier lieu les questions qui ont peu de répercussions sur le budget de 1967. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

la recommandation de l'OMS tendant à faire

1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 73.

de la Commission, explique que l'on avait pensé que la Commission souhaiterait peut -être examiner les points de l'ordre du jour que vient de mentionner le délégué de la Tchécoslovaquie avant d'en étudier les incidences budgétaires. Selon une autre méthode, la

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATRIÈME SÉANCE

249

Commission pourrait examiner ces points lorsqu'elle discuterait les caractéristiques principales du pro-

étroitement liée à celle du plafond budgétaire et qu'elle devait être examinée attentivement. Le délégué

gramme, objet du point 2.2.1 de l'ordre du jour. Il appartient à la Commission d'adopter la solution qui lui paraît la plus appropriée, et le Secrétariat se conformera à son voeu.

de l'URSS appuie donc la suggestion du délégué de la Tchécoslovaquie et propose que la Commission étudie les autres points de l'ordre du jour, en commençant par le point 2.12, et qu'elle n'aborde l'examen du programme d'éradication de la variole et de l'extension des activités de recherche de l'OMS qu'une fois que le projet de programme et de budget pour 1967

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, rappelle à la Commission que le même problème s'est

posé dès les débuts du fonctionnement de l'Organisation. Deux courants d'opinion s'étaient alors manifestés: selon les uns, l'Assemblée devait d'abord fixer le plafond du budget, puis examiner les points spécifiques de l'ordre du jour; pour d'autres, on ne pouvait demander aux gouvernements d'investir des fonds dans des projets sur lesquels ils n'étaient que peu ou pas renseignés. La procédure que l'on suit actuellement constitue un compromis entre ces deux points de vue.

aura été examiné et approuvé (point 2.2 de l'ordre du jour). Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT fait observer que

l'on s'est efforcé de suivre l'ordre des discussions prévu dans la résolution WHA15.1. Une autre méthode ayant été suggérée par la délégation de la Tchécoslovaquie, il appartient à la Commission de préciser son choix par un vote. Le PRÉSIDENT invite la Commission à voter sur l'ordre de discussion des points proposé dans l'ordre du jour qui lui est soumis.

Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) est d'avis que la Commission

pourrait examiner un certain nombre de points de l'ordre du jour, tels que le programme d'approvision-

nement public en eau (point 2.12) et les points qui viennent ensuite. Il semble que le Conseil exécutif, à sa trente -septième session, ait estimé que la question du programme d'éradication de la variole était

Décision: Cet ordre est approuvé par 58 voix contre 14, avec 10 abstentions.

La séance est levée à 17 h. 5.

QUATRIÈME SÉANCE

Mardi 10 mai 1966, 9 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite)

des dix dernières années pour reviser le programme, menacé de piétiner et de ne jamais aboutir. A l'origine,

Ordre du jour, 2.3

Le Dr QuIRós (Pérou) a relevé, en examinant la 1 qui accompagne le rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme, deux faits qui doivent retenir l'attention. Premièrement, comme l'a déjà signalé la veille le délégué de l'Italie, la transmission persiste sur des territoires très étendus. Deuxièmement, les zones dans lesquelles le programme d'éradication du palucarte

on a dit qu'il devait absolument couvrir la totalité des régions impaludées du monde pour parer à une résistance éventuelle aux insecticides. Aujourd'hui, la

résistance est un fait accompli, qui ne revêt, il est vrai, qu'une importance relative, puisque d'autres problèmes plus graves ont surgi. L'éradication, comme l'a dit le délégué du Brésil, est certainement possible;

disme est le plus avancé et où l'éradication est réalisée se situent pour la plupart hors des régions tropicales et sont celles où les conditions écologiques sont favorables à l'éradication et où les populations sont, dans l'ensemble, stables.

mais il est vain de se perdre en déclarations chimériques et confiantes et d'attendre indéfiniment que les opérations commencent dans les vastes régions où rien n'est encore fait. Les pays dont les programmes en sont à une phase avancée ont le devoir de s'intéresser à la situation du reste du monde. Tout invite à une accélération des programmes. La difficulté fondamentale, on le sait, tient au manque

Le temps est venu de mettre à profit l'expérience ' Actes off. Org. moud. Santé, 151, 66.

de ressources humaines et matérielles. C'est pour cette raison qu'à la Quatorzième Assemblée mondiale

250

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la Santé, en 1961, la délégation péruvienne a proposé l'adoption de la résolution WHA14.38. Elle estimait qu'il était essentiel de définir les tendances du programme d'éradication et de chercher comment utiliser au mieux les ressources disponibles; elle avait prévu et voulait éviter le pessimisme et l'insécurité qui règnent aujourd'hui du fait que l'on n'a pas su faire face aux difficultés économiques et déterminer quel serait le coût exact du programme. Il faut maintenant donner effet à cette résolution, c'est -à -dire évaluer la situation et préciser le coût de ce

Zanzibar des opérations complémentaires, recourant à la chimiothérapie par l'administration d'amodiaquine et de primaquine associées dans le même comprimé. L'insuffisance des résultats obtenus s'explique, d'après le rapport, par le fait que la population n'a pas suivi continuellement le traitement. En fait, la mauvaise volonté qu'elle a manifestée a été la conséquence tout à fait explicable d'une erreur commise au début de la distribution, un certain nombre d'enfants ayant reçu des doses excessives.

qui reste à faire, ainsi que le montant des fonds qui pourront être mobilisés. Le Dr MTAWALI (République -Unie de Tanzanie)

Etant donné que la Tanzanie n'est pas en mesure de réunir les fonds nécessaires pour entamer l'exécution

d'un programme d'éradication du paludisme, elle n'a

d'autre solution que d'instituer, dans le cadre du service national de santé publique, un programme plus lent. Actuellement, l'ensemble du pays se couvre progressivement d'un réseau de centres de santé ruraux,

note, à propos du compte rendu qui est donné dans le rapport au sujet de l'état d'avancement du programme d'éradication à Zanzibar et à Pemba,' que le fait qu'aucune opération d'éradication ne soit en cours sur le territoire continental de la Tanzanie ne doit pas donner l'impression que le Gouvernement ne veut pas entreprendre de campagne. Le paludisme est l'un des plus graves problèmes de santé publique du pays et le Gouvernement est très désireux de l'éliminer; mais les obstacles sont actuellement nombreux. Tout d'abord, ce n'est pas le seul problème grave qu'ait à résoudre le pays. Ensuite, la partie continentale de la Tanzanie est immense et la population très clairsemée; l'entreprise qui consisterait à couvrir l'ensemble du

à partir desquels il sera possible d'organiser la lutte antipaludique et d'autres campagnes. S'il n'en est pas question dans les rapports de l'OMS parmi les programmes pré- éradication, c'est parce qu'il s'agit de services de santé polyvalents. La Tanzanie n'est pas, semble -t -il, le seul pays qui, faute de fonds, soit empêché de mettre en oeuvre un

programme d'éradication. Pour trouver un moyen d'action en pareil cas, il faudrait, de l'avis de certains

des pays qui se trouvent dans cette situation, que l'OMS étudie immédiatement la possibilité de mettre au point d'autres méthodes d'attaque, consistant par

pays selon les méthodes qui ont donné de bons résultats ailleurs serait si gigantesque qu'il faudrait, pour en assurer le succès, prélever des fonds sur le

budget courant des services de santé existants, qui actuellement sont de plus en plus surchargés. Dans ces conditions, le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie ne croit pas pouvoir mobiliser prochainement les fonds nécessaires pour donner effet à la résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption à l'Assemblée dans sa résolution EB37.R33 et aux termes de laquelle les gouvernements qui n'ont pas encore entrepris de programme d'éradication sont

exemple à administrer des antipaludiques à action différée ou à utiliser des processus d'immunisation plus efficaces permettant d'éliminer le parasite chez l'homme. Il faudrait aussi, parallèlement, établir un plan minutieux d'intégration des programmes d'éradication du paludisme dans le cadre des services sanitaires de base. Le Dr Mtawali se félicite donc que l'on

ait prévu pour 1967 une conférence internationale sur le paludisme pour les Régions africaine et de la Méditerranée orientale. Le Dr EFFENDI RAMADLAN (Indonésie) indique que le service

invités à étudier aussitôt que possible la possibilité de le faire. Pour ce qui est de Zanzibar et de Pemba, l'incidence

indonésien d'éradication du paludisme,

du paludisme, après huit ans de pulvérisations à effet rémanent, a considérablement diminué, mais l'éradication n'est pas réalisée, la raison étant, selon le rapport, que la couverture n'a pas été complète. S'il est impossible de réaliser cette couverture totale dans deux petites fractions du territoire pourvues de communications relativement satisfaisantes, comment pourrait -on y parvenir, même avec beaucoup d'argent,

créé en 1959 et converti en 1962 en direction des opérations antipaludiques, est distinct des autres services

du Ministère de la Santé. Il est placé sous l'autorité du Ministre de la Santé, qu'assistent pour cela un directeur technique et un directeur exécutif. L'action

entreprise est concentrée en priorité sur Java, où vivent les deux tiers de la population du pays et où les services de santé ruraux et les moyens de communication sont plus développés que dans les autres îles. Le décret présidentiel du 17 février 1959 - en l'absence

dans la partie continentale, où, sur dix millions d'habitants, 5 % à peine vivent dans des zones urbaines d'accès facile, le reste étant éparpillé sur une superficie

de dispositions législatives - garantit la continuité du programme et le Président a inauguré la phase d'attaque le 12 novembre 1959 en traitant lui -même par pulvérisations une case d'un village du centre de Java. L'anniversaire de ce jour est célébré chaque année

de près d'un million de km2 où les communications sont nettement insuffisantes ?

En raison de l'insuccès partiel des opérations à Zanzibar et à Pemba, on a entrepris au nord de 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, 88.

sous le nom de «Journée antipaludique ». Le programme d'éradication a été divisé en quatre phases : la phase préparatoire, qui doit durer environ

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATRIÈME SÉANCE

251

trois ans; la phase d'attaque, de même durée; la phase de consolidation, pour laquelle on a prévu un an; et la phase d'entretien, au cours de laquelle les opérations

seront progressivement assumées par les services généraux de santé publique. Le programme a été exécuté jusqu'ici en trois étapes successives séparées par des intervalles d'un an; il avait débuté dans quatre secteurs comptant ensemble une population de

sivement sur les ressources propres du Gouvernement indonésien. Malgré les bouleversements sociaux, les déplacements de population et diverses catastrophes telles que des inondations et des éruptions volcaniques, les opérations se poursuivent de façon satisfaisante à

Java. L'état d'esprit est bon et les étudiants - en médecine, notamment - prennent volontiers part au travail dans les zones rurales. Pour les prochaines années, le programme prévoit un déplacement massif vers les îles extérieures. Les agents du service antipaludique sont maintenant intégrés dans les services sanitaires de base. Le programme d'éradication du paludisme est le plus vaste des programmes nationaux de l'Indonésie et il est le troisième au monde par ordre d'importance,

6 500 000 habitants. En 1963, l'ensemble de Java, Bali et la Province de Lampung, au sud de Sumatra, se trouvaient entièrement en phase d'attaque; des pulvérisations d'insecticides assuraient la protection de quarante -deux secteurs peuplés d'environ 64 500 000

habitants. A la fin de 1963, les opérations de surveillance ont commencé dans trente -trois secteurs où vivent au total 57 millions d'individus et le nombre des cas positifs dépistés durant l'année n'a été que de

5040 - soit un cas pour 10 000 habitants. Sur la côte nord de Java, la transmission a été interrompue, sauf dans certaines zones isolées de peu d'étendue où l'on a enregistré occasionnellement une reprise très faible. Néanmoins, il s'est produit pendant l'année 1963 plusieurs épidémies dues au vecteur Anopheles leucosphyrus, à une résistance d'A. aconitus à la dieldrine, et à plusieurs autres facteurs : pulvérisations défectueuses, couverture incomplète, surveillance insuffisante, résistance du vecteur aggravée par les

avec une couverture qui s'étend à soixante millions d'individus. Il est à souhaiter que les opérations ne soient pas entravées par le manque d'insecticides et de médicaments antipaludiques et l'OMS est instamment priée d'apporter son aide pour les approvisionnements nécessaires.

M. DEDEI (Albanie) rappelle qu'avant sa libération

l'Albanie était considérée comme le pays le plus impaludé d'Europe. Ce n'est qu'après s'être affranchie

déplacements de la population et son mode de vie (notamment l'habitude de dormir à l'extérieur des habitations), et, enfin, cas importés. Pour ce qui est des vecteurs, A. sundaicus a manifesté une résistance au DDT sur la côte nord et à la dieldrine sur la côte sud et A. aconitus à la dieldrine dans bien des régions de l'intérieur; dans certaines localités, enfin, les deux vecteurs se sont révélés résistants à la fois au DDT et à la dieldrine. Sur la côte nord de Java, on est parvenu

de l'occupation étrangère qu'elle a pu entreprendre une action efficace contre le paludisme. L'extension et le développement des centres de prophylaxie et des

établissements de soins, qui sont maintenant assez nombreux pour desservir les campagnes, l'augmentation des effectifs médicaux et d'autres mesures encore ont donné à l'organisation sanitaire du pays les bases

indispensables pour lancer un programme de lutte antipaludique qui, en 1958, a été converti en un programme d'éradication. En 1965, sur 125 413 lames de sang examinées, on en a trouvé 18 positives (contre 60 en 1964). Sur ces 18 cas, 14 étaient des infections à Plamodium vivax

à éliminer A. sundaicus en abandonnant le DDT en faveur de la dieldrine. L'évaluation faite durant le second semestre de 1963 a montré que six secteurs de la province centrale et cinq de la province orientale de Java pourraient entrer dans la phase de consolidation en 1964.

dépistées en Albanie centrale dans des zones déjà passées à la phase de consolidation et ils étaient dus à l'existence de quatre foyers très proches les uns des autres. Parmi les autres, dépistés dans des zones en phase d'entretien, trois étaient des infections à P. malariae imputables à la transfusion sanguine et le dernier, qui était une infection à P. vivax, avait été importé de

Au cours de 1963, on a fait le point des rensei-

gnements résultant des enquêtes préalables qui avaient

été faites dans les îles extérieures et l'on a pu établir des prévisions détaillées pour toutes les opérations correspondant à chacune des phases du programme d'éradication envisagé. Les activités pré- éradication devait commencer à Kalimantan et l'OMS a été solli-

citée de prêter son concours pour développer et améliorer les services de santé ruraux de cette île. Alors qu'en 1955 la campagne antipaludique s'était engagée

l'étranger. Etant donné les conditions particulières à l'Albanie, petit pays en voie de développement rapide où interviennent des mouvements de population et d'autres facteurs défavorables, le dépistage passif

continuera dans les zones parvenues à la phase

d'entretien jusqu'à ce que l'éradication complète ait été réalisée, de façon à prévenir toute réintroduction de

avec un effectif d'environ 1500 personnes, dont trois médecins et très peu d'agents qualifiés, en 1963, les opérations étaient conduites par 30 000 agents sanitaires expérimentés, vingt -neuf médecins et soixante six inspecteurs sanitaires. Ce personnel était en grande

l'infection dans les régions où elle n'existe plus. La règle est d'hospitaliser tous les paludéens et de leur administrer un traitement radical. Dans les zones infectées, les prélèvements de lames de sang, la distribution massive de pyriméthamine, et le traitement des habitations par pulvérisations de DDT se poursuivent.

partie composé d'hommes jeunes ayant reçu une formation dans des centres nationaux, ou parfois à l'étranger, grâce à des bourses financées par des organismes internationaux. Pour l'année 1966, il a fallu établir un ordre de priorité, car l'exécution du programme repose exclu-

En 1966, au début de la saison favorable aux épidémies, les résultats du programme d'éradication

paraissent satisfaisants et l'on prévoit que la dernière zone pourrait entrer en phase d'entretien en 1967.

252

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

questions posées au cours de la discussion.

Le Dr KAUL, Sous- Directeur général, répond aux Les

quarante -deux délégués qui ont pris la parole ont donné de précieux renseignements et formulé d'utiles observations. Des débats de ce genre présentent une

importance capitale pour le Directeur général et le Secrétariat lorsqu'il s'agit d'organiser les activités futures; les indications fournies sont d'une valeur inestimable. Il ressort des précisions apportées sur la

l'a indiqué dans sa première intervention, le Comité d'experts du Paludisme doit examiner la situation de l'Afrique à la réunion qu'il tiendra en 1966. On espère qu'il sera possible par la suite de proposer des modifications permettant de définir des objectifs réalisables en ce qui concerne le développement parallèle d'un réseau sanitaire rural et d'une campagne d'éradication du paludisme. Pour l'instant, aucune

situation dans divers pays que, dans l'ensemble, la progression est satisfaisante, même si elle demeure assez lente. Etant donné les succès obtenus, les quelques

date limite n'est fixée pour l'achèvement des programmes pré- éradication et beaucoup de gouvernements, ne considérant pas qu'il y ait urgence, n'accorde pas la priorité à ces programmes et ne leur affectent ni personnel ni autres ressources. On a aussi imputé la lenteur des progrès à des difficultés techniques. En fait, le nombre des zones où il existe de telles difficultés n'a pas augmenté et aucun problème nouveau ne s'est présenté. La résistance des vecteurs n'a guère changé. Les obstacles qui s'opposent

échecs signalés, y compris la lenteur des progrès qui n'a rien d'inattendu -, ne sauraient être vraiment les causes d'alarme qu'un délégué ou deux ont cru y voir. D'autre part, il a été fait mention des avantages qu'un certain nombre de pays ont déjà retirés du programme tant sur le plan de la santé et de l'efficacité

que dans l'ordre économique. On peut certainement conclure que le programme avance bien. rapports. Il faut, naturellement reconnaître que la

à l'interruption de la transmission dans certains secteurs et qui sont dus à des conditions épidémiologiques, écologiques ou humaines, peuvent être jusqu'à un certain point surmontés par une combinaison de mesures. Plusieurs délégués ont cru déceler un retour à d'anciennes méthodes telles que l'application de larvicides. I1 n'en est pas ainsi: en réalité, on utilise à la fois d'anciennes et de nouvelles méthodes

La lenteur des progrès a été évoquée sous trois

tentative d'éradication du paludisme constitue une expérience biologique nouvelle dans laquelle interviennent des êtres humains, des vecteurs et des parasites, et que la réalisation d'un programme de ce genre absolument sans précédent suppose qu'on s'instruise à chaque pas et qu'on améliore les méthodes en conséquence. Comme beaucoup de délégués l'ont rappelé, on savait dès le début que l'éradication n'est pas une tâche facile: l'objectif peut être atteint, mais il convient

pour la phase d'attaque, là où il n'est pas possible d'arriver aux résultats voulus avec les insecticides à action rémanente qui demeurent l'instrument fondamental de l'éradication. L'association de pulvérisations d'insecticides et de distributions de médicaments est aussi de plus en plus employée, non seulement dans les zones difficiles, mais également partout où l'on veut accélérer l'apparition des effets des mesures d'attaque. Enfin, on a parlé, à propos de la lenteur des progrès, des difficultés administratives et financières à l'échelon national. Ici, c'est avant tout aux gouvernements qu'il

que les opérations soient menées à la perfection, qu'une couverture totale soit assurée, qu'on persévère dans l'effort et qu'on mène l'entreprise à terme dans des délais rigoureux; rien de tout cela ne s'obtient aisément. Les quelques difficultés rencontrées ne

doivent pas amener à conclure que les méthodes

appliquées ont un vice fondamental quelconque. La lenteur des progrès a été mentionnée en premier lieu à propos de la stagnation dans des zones où de nouvelles activités auraient dû être entreprises et où les populations ne bénéficient pas encore d'un programme d'éradication. Le cas se présente effectivement,

appartient d'agir et c'est pourquoi l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif adoptent de temps à autre des résolutions invitant instamment les

Etats Membres à continuer de donner la priorité requise à l'exécution du programme antipaludique. L'Organisation est disposée à fournir un appui de plus en plus large, dans les limites de sa compétence et des ressources dont elle dispose, et elle n'hésite jamais à

mais surtout sur le continent africain. Le Dr Kaul rappellera une fois de plus à la Commission que lorsque l'Assemblée mondiale de la Santé a approuvé le programme d'éradication du paludisme en 1955, le continent africain n'a pas été inclus dans les prévisions en raison de deux aspects de la situation, qui

accorder toute l'assistance possible quand on le lui demande. Malheureusement, elle ne possède pas de ressources matérielles ou financières assez importantes;

n'ont d'ailleurs pas changé. D'une part, les services sanitaires de cette partie du monde sont en voie de développement et n'ont pas atteint un niveau suffisant

celles -ci ne peuvent être obtenues que sur le plan national ou dans le cadre d'arrangements bilatéraux. On notera à ce propos que des offres d'aide bilatérale et nationale ont été faites par quelques délégués à la présente Assemblée. Ainsi, la délégation des EtatsUnis a mentionné la possibilité de prêter une assistance bilatérale accrue, qui serait la bienvenue pour de nombreux pays, et pourrait leur rendre de grands services. De son côté, le FISE a beaucoup aidé à exécuter et à consolider le programme dans différentes régions du monde.

pour le lancement d'un programme. De l'autre, les méthodes propres à interrompre la transmission dans

certains secteurs d'Afrique tropicale - les zones de savane - n'ont pas encore été définitivement mises au point; dans un proche avenir, l'OMS exécutera un ou deux projets pilotes dans des zones de savane afin de déterminer s'il faut prévoir des mesures spéciales

pour ces zones. Dans le reste de l'Afrique, les techniques existantes donnent satisfaction; les difficultés tiennent actuellement au manque de personnel, de moyens matériels et de crédits. Comme le Dr Kaul

Un certain nombre de délégations ont souligné la nécessité d'intensifier les recherches. Des études sur divers aspects du problème, y compris les insecticides

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATRIÈME SÉANCE

253

et les agents chimiothérapiques, sont en cours et

à cet effet ne figure dans la résolution EB37.R33 actuellement à l'étude, mais on pourrait en insérer une si la Commission le souhaite. Le PRÉSIDENT rappelle que la Commission est saisie

l'Organisation soutient beaucoup de travaux de ce genre.

On a dit d'autre part qu'il s'imposait de prévoir une évaluation indépendante du programme d'éradication du paludisme. L'OMS a été la première à envisager une telle initiative, qui lui paraît des plus utiles. Le Comité d'experts du Paludisme qui se réunira en 1966 s'occupera d'ailleurs tout particulièrement de l'examen

d'un amendement de la délégation roumaine tendant

à ajouter à la fin du paragraphe 5 du dispositif du projet recommandé à l'Assemblée dans la résolution EB37.R33 les mots suivants: « et, en outre, d'accroître l'aide donnée pour la formation de personnel national; et ».

d'ensemble du programme. En outre, les méthodes et les critères sont constamment revus. Il a été suggéré de lancer une campagne d'éradication des moustiques; c'est là, bien entendu, un point très important. Nul n'ignore que l'éradication d'Aedes

Le Dr AUJOULAT (France) propose d'ajouter à la fin du paragraphe 4 du dispositif du projet de résolution

aegypti et d'Anopheles gambiae a été entreprise au Brésil. De nombreux pays d'Amérique latine s'emploient à éliminer A. aegypti et de vastes secteurs de cette région en ont été débarrassés. A. gambiae a disparu du Brésil et de la Haute -Egypte. Les gîtes larvaires de ces deux insectes sont assez limités puisqu'ils se trouvent toujours à proximité d'habitations humaines. On a constaté toutefois que, s'il est possible d'éliminer A. gambiae lorsque ce moustique

vient d'une autre zone, les moustiques autochtones résistent davantage. Des tentatives d'éradication des anophèles ont été faites à Chypre et en Sardaigne, mais ces moustiques sont réapparus. On s'est servi d'insecticides à effet rémanent, méthode qui exige beaucoup d'argent et de personnel. La résistance aux insecticides pose un sérieux problème que l'Organisation étudie depuis un certain temps déjà. On pourrait y obvier dans l'avenir grâce à des manipulations génétiques; des recherches sur cette technique, employée

contenu dans la résolution EB37.R33 le membre de phrase suivant: et de prendre toutes dispositions pour intensifier au besoin par transfert des moyens financiers appropriés, prélevés sur les fonds affectés à ce programme - la somme des travaux et recherches, notamment d'ordre immunologique, entomologique et chimiothérapique, en vue de donner à la lutte antipaludique une efficacité accrue dans les zones difficiles ou encore soumises à la contamination. La délégation française estime, en effet, que les fonds importants consacrés à l'éradication du paludisme ne pourront pas être utilisés au mieux et que le but du programme ne pourra pas être complètement atteint tant qu'on n'aura pas éclairci les mystères qui subsistent encore concernant le comportement des vecteurs. L'intensification des recherches est donc d'importance primordiale. Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques soviétiques) présente un amendement tendant à ajouter au dispositif du projet de résolution socialistes

en association avec d'autres, sont en cours. Ainsi, des expériences se poursuivent sur la stérilisation par irradiation des moustiques mâles et des essais de petite envergure sur le terrain commenceront dans les années qui viennent. Il est bien évident que des recherches fondamentales sont indispensables avant qu'une campagne d'éradication des moustiques puisse être lancée.

contenu dans la résolution EB 37.R33 un nouveau paragraphe ainsi conçu: 7. ESTIME qu'il serait utile de constituer un comité de spécialistes de différents pays chargé d'analyser l'état d'avancement du programme mondial d'éra-

A propos de la désinsectisation « cales enlevées » des aéronefs, on a mis en doute l'efficacité de cette méthode. Il n'en demeure pas moins que si elle n'est pas appliquée, l'OMS ne peut guère faire autre chose

dication du paludisme et d'étudier les possibilités de développement ultérieur, et prie le Directeur général de prendre les mesures nécessaires pour la constitution et le fonctionnement de ce comité. Cette proposition s'inspire du désir d'aider le Secrétariat à étudier les difficultés qui se sont présentées au cours des opérations d'éradication. Le comité

que de continuer à prier instamment les pays de l'employer. On a mis à l'étude une nouvelle méthode

comportant la production de vapeurs d'insecticide par des appareils installés sur les aéronefs. Les compagnies aériennes l'ont jugée acceptable et des expériences sont en cours. Ce procédé devrait être infaillible.

dont la création est suggérée passerait en revue les progrès accomplis et indiquerait les meilleurs moyens d'en réaliser de nouveaux. Prenant en considération l'opinion des experts qui se sont rendus dans les divers

L'OMS procède périodiquement à l'évaluation et à l'examen critique du programme d'éradication du paludisme. Le délégué de l'URSS a demandé qu'un rapport à ce sujet soit présenté à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Le Directeur général serait heureux de lui donner satisfaction. Aucune disposition

pays et tenant compte de la situation dans les différentes régions du monde, il ferait des recommandations pour la suite du programme ainsi que des suggestions

touchant la recherche et l'application des résultats des travaux de recherche déjà effectués.

254

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

I1 ne s'agit pas de manifester un manque de confiance

envers le Secrétariat, mais de l'aider à envisager les problèmes du point de vue des gouvernements. Le Sous -Directeur général a précisé que le Comité d'experts du Paludisme procède à l'évaluation critique de tous les aspects du programme, mais la délégation de l'Union soviétique pense qu'il serait préférable d'avoir recours à un comité d'un genre différent. En effet, les membres des comités d'experts ne sont pas des

le concours du Comité d'experts tel qu'il existe, sans autres moyens que ceux dont dispose déjà le Directeur général; au besoin, la structure actuelle du Comité d'experts pourrait être modifiée. Le Professeur CORRADETTI (Italie) appuie l'amen-

dement de la délégation de la France. Le Dr MONTALVÁN (Equateur) n'a aucune objection

représentants de gouvernements; ils n'expriment que des opinions personnelles et il leur serait difficile d'exposer les vues des gouvernements intéressés. Si

à l'amendement de la délégation roumaine, qui tient compte des besoins éprouvés par de nombreux pays. Il approuve quant au fond l'amendement proposé

Secrétariat pouvait faire en sorte qu'un comité d'experts s'occupe de tous les obstacles rencontrés par l'Organisation dans l'éradication du paludisme, le

par la délégation de la France, mais pense qu'il y aurait intérêt à remplacer, dans le texte français seulement, les derniers

mots

« encore

soumises

peut -être alors la délégation de l'URSS pourrait -elle accepter qu'on se contente d'un comité de ce genre,

à la contamination » par « encore soumises à la transmission ».

à condition qu'un rapport sur tous les aspects de l'avancement du programme soit présenté à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr NAYAR (Inde) dit que sa délégation appuiera les propositions visant l'intensification des recherches

En ce qui concerne l'amendement de l'URSS, le délégué de l'Equateur s'associe aux opinions exprimées par les délégués de l'Inde et des Etats -Unis d'Amérique.

et des programmes de formation. Elle estime aussi qu'une évaluation est souhaitable, mais ne croit pas qu'il soit nécessaire de créer à cette fin un comité spécial. En fait, le Comité d'experts du Paludisme pourrait charger un sous -comité d'évaluer les programmes et de donner des directives. Le Dr Nayar ne voit aucun inconvénient dans le fait que les membres du comité d'experts siègent à titre personnel ; au

Il semble superflu d'ajouter de nouveaux rouages à ceux qui existent, étant donné notamment que le système actuel, en vertu duquel les experts siègent à titre personnel, leur permet d'arriver plus librement à une opinion scientifique objective. Le Dr Montalván estime, lui aussi, que tout crédit supplémentaire serait plus utilement affecté à la recherche. Le Professeur FERREIRA (Brésil) appuie les obser-

contraire, les gouvernements ont besoin dans de tels

vations des délégués de l'Inde et de l'Equateur. De toute évidence, ce qu'il faut surtout c'est l'avis de spécialistes sur les problèmes qui se posent à propos de l'éradication du paludisme; or des avis de ce genre peuvent être donnés par le Comité d'experts. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

domaines d'être guidés par des avis d'experts et n'importe quel groupe de spécialistes qu'on pourrait constituer exprimerait sans doute les mêmes opinions. Les fonds supplémentaires que la création d'un comité spécial obligerait à dépenser seraient sans aucun doute beaucoup plus utilement employés à l'intensification des activités de recherche et de formation.

de la Commission, suggère que, pour tenir compte de la remarque du délégué de l'Equateur, on mette la version française de l'amendement de la délégation de la France en harmonie avec la version anglaise, en

Le Dr DORMAN (Etats -Unis d'Amérique) appuie vivement l'amendement de la délégation de la Rouma-

remplaçant les derniers mots par « dans les zones difficiles ou dans celles oú la transmission de la maladie existe encore ». Le texte anglais ne serait pas modifié. Le DrAUJOULAT (France) accepte cette modification.

nie. Il est convaincu, en effet, que l'emploi d'agents locaux convenablement formés constitue la méthode de loin la plus satisfaisante. Il votera aussi pour l'amendement proposé par la

délégation de la France qui souligne la nécessité d'intensifier les recherches. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT explique que

En ce qui concerne la proposition de l'URSS, le Dr Dorman reconnaît qu'il faut examiner de près l'évolution des programmes, mais il croit que l'objet de l'amendement soviétique pourrait être atteint avec

l'amendement proposé par la délégation de l'URSS vise à assurer la continuité du contrôle scientifique et technique du programme d'éradication du paludisme. La nécessité de ce contrôle est unanimement

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATRIÈME SÉANCE

255

reconnue, mais sur ses modalités les opinions sont partagées. Il ne sera peut -être pas inutile à ce propos de donner à la Commission quelques précisions sur le rôle du Comité d'experts du Paludisme. Depuis le début de la campagne d'éradication, ce comité, créé par l'Assemblée de la Santé, s'est réuni sept fois. Il se compose de huit ou de neuf experts choisis pour leur compétence dans différentes régions du monde. Beaucoup d'entre eux sont des directeurs de programmes d'éradication dans leur propre pays; les autres sont des entomologistes, des immunologistes, des épidémiologistes ou des spécialistes de la chimiothérapie. Il arrive également qu'un administrateur

préférable de conserver le système actuel. Il y a d'ailleurs parmi les délégués présents à la séance de la Commission plusieurs anciens présidents du Comité

d'experts du Paludisme qúi pourraient certainement témoigner de la valeur de ses travaux. Le Dr OLGUÍN (Argentine) estime que la résolution

EB37.R33, relative à l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme, présente un grand intérêt. En ce qui concerne les amendements dont la Commission est saisie, le Dr Olguin appuie sans réserve celui qu'a proposé la délégation de la Roumanie pour souligner l'importance de la formation du personnel national. Il appuie également l'amendement de la délégation de la France visant à intensifier les recherches scientifiques. Quant au projet d'amendement de l'URSS, il paraît acceptable quant au fond, car il est naturellement

général de la santé publique participe aux travaux.

A côté des réunions du Comité d'experts, deux groupes scientifiques sur la chimiothérapie et sur la résistance des parasites ont siégé respectivement en

1960 et en 1964 et plusieurs conférences ont été convoquées, notamment dans les Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est (1954), les Régions

européenne et de la Méditerranée orientale (1956), à Bucarest (1958), à Bangkok et Bagdad (1957).

En outre, une réunion de coordination a eu lieu en 1962, une réunion sur l'éradication du paludisme en Afrique en 1963 et une réunion d'un comité de coordination pour l'Amérique centrale en 1965. Des pays limitrophes ayant des problèmes communs ont en outre constitué plusieurs autres comités de coordination.

essentiel de faire l'analyse critique et l'évaluation du programme d'éradication du paludisme si l'on veut qu'il se déroule de façon satisfaisante et qu'il atteigne ses buts, mais le Dr Olguín est d'avis que le système actuel prévoit déjà tout ce dont l'Organisation a besoin pour arriver à ses fins et il n'est donc pas partisan de la création d'un nouvel organe pour les activités de lutte ou d'évaluation.

Le délégué de l'URSS a fait justement observer que les membres des comités d'experts parlent en leur nom propre et non en tant que représentants de leurs gouvernements. Il ne peut être question de politique gouvernementale en matière de paludologie: il s'agit uniquement de tirer parti des connaissances scientifiques; ainsi, au cas où l'on désignerait un comité intergouvernemental, il ne pourrait qu'être aussi composé d'experts de première valeur scientifique.

Il remercie le Directeur général adjoint des précisions qu'il a données sur les diverses réunions scientifiques qui ont eu lieu, et rappelle qu'en Amérique latine les directeurs des différents services de la santé publique tiennent des séances régulières auxquelles participent des représentants de l'OMS. Au cours de

programmes d'éradication du paludisme font l'objet d'appréciations critiques et de suggestions visant à améliorer leur exécution. ces rencontres, les

Le problème est de savoir si la solution préconisée

par la délégation de l'URSS aurait un avantage sur ce qui existe. De l'avis du Directeur général adjoint, un nouveau comité risquerait de faire double emploi et d'alourdir encore une machine déjà assez lourde. Toutefois, en vertu de l'alinéa e) de l'article 18 de la Constitution, l'Assemblée a la faculté de créer toute commission nécessaire aux activités de l'Organisation. Mais l'article 13 du Règlement intérieur de l'Assemblée

Le Dr CONOMBO (Haute -Volta) est favorable à l'amendement proposé par la délégation de la Roumanie: il est vain de lancer un programme d'éradication du paludisme si l'on ne dispose pas de personnel

impose au Directeur général de faire rapport à l'Assemblée de la Santé sur les répercussions finan-

qualifié en nombre suffisant; l'Organisation se doit donc d'aider les pays qui souhaitent entreprendre un tel programme à former le personnel nécessaire. Il appuie également l'amendement présenté par la délégation de la France, qui souligne la nécessité des recherches, notamment dans les domaines de l'immunologie, de l'entomologie et de la chimiothérapie. La

cières de toute proposition, avant son examen en séance plénière. Or la proposition de la délégation de l'URSS aurait de sérieuses incidences financières car rien de correspondant n'est prévu au budget ni pour 1966, ni pour 1967. 11 faudrait donc au moins laisser au Secrétariat le temps d'étudier plus avant ces répercussions. En tout état de cause, il semble

résistance ou la diversité des réactions à certains médicaments justifient pleinement ces recherches. D'autre part, si l'on veut réaliser l'éradication complète

du paludisme et utiliser au mieux les ressources disponibles, il est indispensable d'établir les programmes sur une base régionale. A cet égard, le genre de recherches envisagées dans l'amendement français auraient une valeur inestimable.

256

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr Conombo approuve entièrement l'idée qui inspire la proposition d'amendement de l'URSS.

Toutefois, si elle envisage la possibilité de créer un comité de spécialistes, l'Assemblée de la Santé devra tenir compte des pays en voie de développement qui n'ont pu être inclus dans le programme d'éradication

Des trois amendements proposés, le premier, qui émane de la délégation de la Roumanie, insiste sur la nécessité d'assurer la formation de personnel national.

du paludisme parce qu'ils ne disposaient pas de crédits suffisants. En effet, même si ces pays ne participent pas à la campagne d'éradication, ils ont acquis

La délégation de la Turquie, reconnaissant avec la majorité des orateurs précédents qu'il s'agit là d'une question essentielle, appuie cet amendement. La deuxième proposition, faite par la délégation de la France, demande l'intensification des recherches,

au fil des ans une certaine expérience de la lutte antipaludique. Comme ils sont d'autre part très avertis des conditions locales, ils devraient être invités à envoyer leurs experts au comité de spécialistes, qui

ne devrait pas comprendre uniquement des personnalités de renom international. S'il est des pays qui n'ont pu mettre en oeuvre des programmes d'éradication, cela n'est pas dû au

manque d'intérêt de leurs gouvernements, mais à l'insuffisance de leurs moyens matériels et financiers. A cet égard, l'Organisation pourrait peut -être accorder

surtout de celles qui intéressent les zones difficiles. Dans une précédente intervention, le Dr Alan avait appuyé, au nom de sa délégation, le programme de recherches de l'Organisation, notamment en ce qui concerne la chimiothérapie. Etant donné que l'amendement proposé par la délégation française permettra au Directeur général d'intensifier aussi les recherches relatives à l'éradication du paludisme, la délégation de la Turquie se déclare évidemment en sa faveur. Pour ce qui est du troisième amendement, celui de

son assistance à certains organismes régionaux qui s'intéressent à la question et qui pourraient alors, en collaboration avec plusieurs gouvernements, entreprendre une campagne d'éradication couvrant toute une région. Le Dr BAHRI (Tunisie) dit que sa délégation appuie sans réserves l'amendement présenté par la délégation

la délégation de l'URSS, la majorité des orateurs l'ont approuvé quant au fond mais ont exprimé certaines appréhensions au sujet des modalités d'application. Le Directeur général adjoint a expliqué

comment l'OMS analysait l'avancement du programme, par l'intermédiaire de comités d'experts, de conférences internationales, de séminaires, etc. Tout en reconnaissant pleinement la valeur des recommandations formulées lors de ces diverses réunions, le Dr Alan partage l'opinion du délégué de la

de la Roumanie. En ce qui concerne la proposition française, tout en l'approuvant sur le fond, la délégation tunisienne craint qu'elle n'ait pour effet de diminuer l'assistance accordée aux pays en voie de développement. Elle suggère donc de supprimer dans cet amendement le membre de phrase figurant entre tirets, à savoir «- au besoin par transfert des moyens financiers appropriés, prélevés sur les fonds affectés à ce programme - ». En effet, on pourrait peut -être imputer les crédits nécessaires sur un autre chapitre

Haute -Volta sur la composition des comités

du budget ou les ouvrir au titre du programme de recherches médicales de l'OMS. Quant à l'amendement proposé par la délégation de l'URSS, il est également acceptable quant au fond, mais il est à craindre qu'un comité de spécialistes ne

d'experts, et se demande si elle comporte réellement une répartition géographique équitable. La valeur des experts qui participent à ces comités n'est pas contestable, puisqu'il s'agit de personnalités de renom international, mais du point de vue de l'application pratique de leurs connaissances, il serait souhaitable que ces experts puissent se rendre dans les secteurs ruraux et dans les zones difficiles pour se faire une

idée plus juste des conditions locales. Le système selon lequel se fait actuellement l'analyse de l'avancement du programme paraît quelque peu théorique. Le Dr Alan demande donc au délégué de l'URSS s'il serait prêt à accepter que l'on prie le Directeur général d'étudier la question plus à fond et de faire rapport à une session ultérieure de l'Assemblée ou du Conseil exécutif.

fasse double emploi et ne surcharge le mécanisme déjà complexe du service antipaludique de l'Organisation. Le Dr Bahri estime donc, comme le Directeur

général adjoint, que la question demande à être étudiée plus avant.

Le Dr JALLOUL (Liban), souscrivant aux obserLe Dr ALAN (Turquie) est d'avis que le projet de résolution soumis pour adoption à l'Assemblée de la Santé par le Conseil exécutif, dans sa résolution EB37.R33, présente un grand intérêt et englobe presque tous les aspects de la campagne d'éradication du paludisme. Ayant participé à la trente -septième session du Conseil exécutif, au cours de laquelle ce projet de résolution a été rédigé, il est heureux de pouvoir l'appuyer.

vations du Directeur général adjoint, déclare que sa délégation appuie pleinement les amendements proposés par les délégations de la Roumanie et de la France. En ce qui concerne l'amendement présenté par la délégation de l'Union soviétique, il est d'avis

qu'un deuxième comité chargé d'analyser le développement du programme d'éradication du paludisme

serait superflu, car il ferait double emploi avec le Comité d'experts du Paludisme.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: CINQUIÈME SÉANCE

257

Le Dr BA (Sénégal) dit que sa délégation appuie l'amendement de la délégation de la Roumanie et qu'elle est également en faveur de la proposition faite par la délégation française, telle qu'elle serait modifiée si la suggestion de la délégation tunisienne était finalement retenue. Pour ce qui est du projet d'amendement de l'URSS, étant donné que la nécessité d'analyser le programme d'éradication du paludisme est généralement reconnue, il

Le Professeur GOOSSENS (Belgique), prenant la parole pour une motion d'ordre, demande la clôture du débat.

Le SECRÉTAIRE indique que la Commission est maintenant saisie de nouveaux amendements, proposés par les délégations de la Tunisie, de la Turquie et du Sénégal, en plus des amendements présentés par

serait souhaitable de commencer par étudier la

possibilité d'améliorer le système existant. Le Dr Bd se demande donc si l'on ne pourrait combiner les textes proposés par les délégations de la France et de l'Union

les délégations de la Roumanie, de la France et de l'URSS. Il suggère que le Secrétariat se mette en rapport avec les délégations intéressées, afin que les différents textes puissent être présentés par écrit à la prochaine séance de la Commission.

soviétique en ajoutant la phrase suivante à la fin de l'amendement français: «et de veiller plus particulièrement à l'analyse de l'état d'avancement du programme mondial d'éradication du paludisme et à l'étude des possibilités qui s'offrent pour son développement ultérieur ». Le Directeur général pourrait alors examiner si cette recommandation est applicable

Le Dr HAQUE (Pakistan) propose qu'à la fin du paragraphe 6 du dispositif du projet de résolution recommandé pour adoption à l'Assemblée par le Conseil exécutif, dans sa résolution EB37.R33, soit ajouté le membre de phrase suivant: «et d'entreprendre d'aider les pays qui ne reçoivent pas encore d'assistance en ce domaine ». Le PRÉSIDENT demande au Dr Hague de présenter

avec le système actuel et, dans la négative, faire rapport à une session ultérieure du Conseil exécutif ou de l'Assemblée de la Santé.

son amendement par écrit. La séance est levée à 12 heures.

CINQUIÈME SEANCE

Mardi 10 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme (suite)

Il conviendrait donc d'apporter une rectification au rapport du Directeur général. Le PRÉSIDENT dit que la déclaration du délégué de la Côte d'Ivoire sera consignée au procès -verbal. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT désire faire publi-

Ordre du jour, 2.3

Le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire) qui, à la séance précédente, n'avait pu prendre la parole au sujet de la résolution recommandée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R33, à cause de la motion d'ordre présentée par le délégué de la Belgique, tient

à signaler que la phrase du rapport du Directeur

quement des excuses à la délégation belge pour n'avoir

général selon laquelle la Côte d'Ivoire « s'est déclarée dans l'incapacité d'entreprendre un programme pré éradication » ne correspond pas à la réalité. En effet,

pas, à la séance précédente, suggéré immédiatement au Président de donner la parole à cette délégation

pour une motion d'ordre. L'acoustique de la salle n'est pas bonne et le Secrétariat n'avait pas compris que la délégation belge voulait présenter une motion d'ordre; le nom de la Belgique avait été simplement inscrit sur la liste des orateurs. Le Professeur GOOSSENS (Belgique) accepte les excuses du Secrétariat.

un projet de plan d'opérations pour l'éradication du paludisme, élaboré par l'OMS, a été soumis au Gouvernement ivoirien pour étude en 1963. Ce projet a trait essentiellement à la phase pré- éradication. Or le Gouvernement ivoirien estime que l'infrastructure sanitaire existante est suffisante pour permettre le démarrage d'un programme d'éradication proprement dit; il en discute avec l'OMS. A aucun moment, le Gouvernement ivoirien n'a déclaré être dans l'incapacité d'entreprendre un programme pré- éradication.

Le PRÉSIDENT rappelle que des amendements au

projet de résolution contenu dans la résolution

258

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

EB37.R33 ont été présentés par les délégations de la Roumanie, de la France, de l'URSS, de la Tunisie, de la Turquie, du Pakistan et du Sénégal. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, souligne que l'amendement proposé par la délégation de la France, et amendé par le délégué

la condition essentielle de la réussite du programme dans son ensemble. Il faut donc prêter suffisamment d'attention à la planification pour que les efforts d'un

pays ne risquent pas d'être réduits à néant par les défaillances de certains autres. 11 faudrait aussi que les organismes bilatéraux et multilatéraux continuent d'accroître l'aide qu'ils accordent pour les opérations antivarioliques. Cinq

de l'Equateur (voir page 254), vaut uniquement pour le texte français. D'autre part, la délégation de l'URSS a demandé qu'à la première ligne de l'amendement qu'elle a proposé les mots « ad hoc » soient insérés après le mot « comité ». Le PRÉSIDENT demande si les membres de la Commis-

sources possibles de financement des programmes ont été mentionnées: fonds alloués par les gouvernements eux -mêmes; fonds provenant du budget ordinaire de l'OMS, si l'Assemblée mondiale de la

sion sont disposés à passer au vote sur chacun des amendements.

Santé en décide ainsi; contributions des pays au compte spécial pour l'éradication de la variole; sommes fournies en vertu d'accords bilatéraux; et fonds d'institutions internationales telles que le FISE ou l'Organisation des Nations Unies au titre de ses programmes d'assistance technique. Plusieurs membres

Le Dr AUJOULAT (France), appuyé par le Dr NovGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques), suggère que les auteurs des divers amendements

soient invités à se réunir pour se mettre d'accord sur un texte unique. Le PRÉSIDENT propose qu'un groupe de rédaction,

du Conseil ont fait observer que l'échec partiel de certains projets d'éradication était dû au manque de matériel et de fournitures. A ce sujet, le Dr Evang appelle l'attention de la Commission sur le paragraphe 4 du dispositif de la résolution EB37.R16. Comme la Commission le sait, le problème comprend

comprenant les délégués du Brésil, des Etats -Unis d'Amérique, de la France, de l'Inde, du Pakistan, de la Roumanie, du Sénégal, de la Tunisie, de la Turquie et de l'URSS, se réunisse immédiatement pour établir un texte unique tenant compte de tous les amendements proposés. Il en est ainsi décidé. La séance est supendue de 14 h. 55 à 15 h. 35.

trois éléments principaux : les questions techniques, les principes relatifs au financement de la coopération avec les Etats Membres, et les détails du financement lui -même. La Commission voudra sans doute exa-

miner les deux premiers de ces éléments; elle aura l'occasion de le faire en détail lorsqu'elle discutera du projet de budget pour 1967. Etant donné le caractère assez catégorique du paragraphe 1 du dispositif de la résolution WHA18.38, le Conseil exécutif estime que le moment est venu de savoir si les pays ont réellement l'intention de réaliser le programme d'éradication de la variole. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, déclare que les renseignements réunis par le Directeur général en

2.

Programme d'éradication de la variole Ordre du jour 2.4 Le PRÉSIDENT invite le Président du Conseil exécutif

a présenter ses observations sur le programme d'éradication de la variole.

exécution de la résolution WHA18.38 et présentés dans son rapport,2 sans être complets, lui ont suffi pour étudier et évaluer l'action menée dans toutes les régions du monde et pour préparer un programme qui permettrait d'accélérer l'éradication de la variole dans toutes les zones d'endémie. A leurs sessions de 1965, tous les comités régionaux ont adopté à ce sujet des

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, indique que les vues de Conseil exécutif sur la question

sont exprimées dans la résolution EB37.R16. Au cours du débat qu'ils ont consacré à ce sujet,' les membres du Conseil ont souligné que la variole pose un problème sanitaire tant aux pays avancés qu'aux pays

résolutions qui, dans l'ensemble, sont favorables à l'intensification du programme mondial d'éradication

en voie de développement. Ils ont aussi fait observer que, dans quelques pays hautement développés, la vaccination antivariolique est parfois, en raison des complications postvaccinales, à elle seule une cause de morbidité et de mortalité plus importante que la poliomyélite et la diphtérie prises ensemble. Enfin, le Conseil a souligné que la synchronisation des activités d'éradication de la variole dans tous les pays est ' Voir Actes off. Org. mond. Santé, 149, 75 -79.

et soulignent qu'un apport extérieur de fournitures et de services devra être assuré aux pays d'endémie pour compléter leurs propres ressources et garantir que le programme puisse être lancé et mené jusqu'à son terme. La variole est une maladie qui se prête exceptionnellement bien à l'effort d'éradication: elle peut être rapidement dépistée, ses victimes ne peuvent géné2 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 15.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: CINQUIÈME SÉANCE

259

ralement pas transmettre le virus pendant plus de deux semaines et elles sont définitivement immunisées contre toute nouvelle atteinte. Il est possible en outre de réaliser l'éradication de façon relativement simple et directe en immunisant par la vaccination une fraction suffi-

samment importante de la population pour que la transmission soit interrompue. L'étude entreprise a montré que beaucoup de programmes d'éradication n'étaient pas soutenus par un dispositif de surveillance suffisant. Il y aurait donc lieu de renforcer les mesures de cet ordre dans chacun des programmes nationaux. Mais il importe aussi de prévoir des programmes de surveillance à l'échelon régional, car le développement du trafic international et les mouvements constants de

mondial d'éradication, le nombre des cas enregistrés a été voisin de 81 000. Depuis, il a varié d'une année à l'autre, passant par un maximum de quelque 99 000 cas en 1963, pour diminuer de moitié en 1964 et en 1965. L'éradication paraît réalisée en Amérique

du Nord et en Amérique centrale, en Europe, en Afrique du Nord, dans les pays de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental, ainsi que dans certains pays d'Amérique du Sud. Les zones d'endémie comprennent six pays d'Asie, tous les pays d'Afrique

population d'un pays à l'autre favorisent la propagation de l'infection. Le rapport passe en revue les méthodes applicables aux campagnes de vaccination et étudie la possibilité d'utiliser les injecteurs sans aiguille dans des zones convenablement choisies. Les avantages et les inconvénients des diverses formules y sont analysés. Toute campagne demande évidemment à être minutieusement préparée et un programme ne peut être

au sud du Sahara et trois pays d'Amérique du Sud. La transmission de la maladie des pays d'endémie aux pays normalement exempts continue à poser un problème. Le tableau 5 du chapitre 3 indique à titre d'exemple quelle a été en Europe la morbidité variolique imputable à l'importation de cas. On trouve aussi au chapitre 3 un bilan de l'exécution du programme d'éradication, par Région et par pays. Il est indispensable et urgent d'entreprendre un programme d'éradication dans tous les pays d'endémie.

efficace qu'au prix d'une adaptation constante. Il faut aussi s'assurer constamment du degré de couverture effectivement assuré par les opérations de vaccination, tant à l'échelon local qu'à l'échelon national.

Le lancement et l'exécution d'un tel programme demandent un effort maximum de la part de chaque pays, mais une aide peut être assurée par l'envoi de techniciens, de matériel, de vaccin et d'autres fournitures. Il faudra aussi que soit renforcé le personnel de l'Organisation au Siège, dans les bureaux régionaux et dans les pays afin d'assurer le dynamisme, l'orien-

faut s'attendre à les voir varier considérablement

Quant aux modalités des opérations d'entretien, il

d'un pays à l'autre. Mais quelle que soit la formule adoptée, l'essentiel est d'atteindre les populations rurales (en particulier les jeunes enfants), les migrants, et, parmi les populations urbaines, celles des quartiers populeux à niveau socio- économique peu élevé. Autant

que possible, les programmes devront être exécutés en étroite coopération avec les services de santé généraux, qui y gagneront notamment d'acquérir une expé-

rience qui leur sera profitable lorsqu'ils auront à participer à des opérations de surveillance concernant d'autres maladies transmissibles. Le succès du programme d'éradication est lié dans une grande mesure aux possibilités de production de vaccin lyophilisé, infiniment plus stable que le vaccin glycériné et qui, de ce fait, est particulèrement recommandé

tation, la coordination et le contrôle que suppose un effort concerté. On trouvera dans les Actes officiels No 146 (annexe 3, partie VI) le détail des opérations projetées pour 1967. Le vaccin lyophilisé provient soit de laboratoires locaux, soit de dons de l'OMS, soit de contributions offertes par certains pays dans le cadre d'arrangements bilatéraux. On estime qu'en 1967 il faudra environ 55 millions de doses de vaccin. Pour les autres four-

nitures et le matériel (y compris les véhicules, les réfrigérateurs et les articles divers utilisés sur le terrain),

les besoins pour 1967 ont été évalués sur la base de renseignements fournis par un certain nombre de pays.

pour les opérations sur le terrain, surtout en climat tropical. Mais il faut pour le fabriquer des laboratoires bien équipés et un personnel professionnel et technique

Dans plusieurs pays d'Afrique occidentale, on envisage un programme d'éradication assez vaste dont l'exécution serait assurée grâce à un arrangement

ayant de hautes qualifications et un sens élevé des responsabilités. C'est pourquoi il est nécessaire de limiter la fabrication de ce vaccin à quelques établissements relativement importants, dont la capacité de

bilatéral avec les Etats -Unis. En Afrique orientale, un pays a reçu une assistance analogue en vertu d'un accord bilatéral avec l'URSS. Pour sa part, l'OMS aidera les pays d'endémie à préparer leurs programmes

production puisse suffire aux besoins de plusieurs pays.

nationaux d'éradication, soutiendra la collaboration entre gouvernements voisins et coordonnera les efforts sur une base régionale. A mesure que l'aide bilatérale aux pays d'endémie se développera, on pourra envisager une accélération du programme mondial d'éra-

Les tableaux 1 -4 du chapitre 3 du rapport 1 rendent

compte de l'incidence de la variole dans le monde. Pour l'année 1959, celle du lancement du programme 1 Voir Actes off Org. molo!. Santé, 161, 110.

dication. Le Programme alimentaire mondial et la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge ont offert à l'OMS de l'aider dans son entreprise.

260

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II 1) la Ligue peut préparer des recommandations concernant l'éducation sanitaire de la population en matière de vaccination;

Le chapitre 5 du rapport 1 donne des indications sur les perspectives à long terme. Un plan décennal provisoire a été établi d'après ce que l'on sait des plans nationaux, compte tenu des considérations techniques

formulées par le Comité d'experts de la Variole. On espère que ce plan aidera les Etats Membres à préparer et réaliser leurs programmes d'éradication.

toutes les sociétés de la Croix -Rouge peuvent contribuer à populariser la vaccination; 2) 3)

les membres de la Croix -Rouge et les jeunes

Les tableaux 6 à 10 renseignent sur le calendrier probable des programmes nationaux, classés par Région. Le tableau 11 indique le nombre estimatif des vaccinations à pratiquer, avec l'aide internationale,

qui se préparent à suivre leur exemple peuvent participer aux campagnes de vaccination de masse et, s'ils appartiennent à des sociétés exerçant leur activité dans des régions d'endémie, ils peuvent être formés au travail de vaccinateur.

au cours du programme à long terme. Quant aux prévisions de dépenses, les renseignements dont on dis-

pose confirment l'évaluation initiale, à savoir qu'une vaccination reviendra approximativement à US $0,10

On voit donc que les autorités sanitaires peuvent compter sur un concours très efficace de la part des volontaires et des auxiliaires de la Croix -Rouge dans les campagnes de vaccination de masse. Cette activité pourrait être un grand bienfait pour l'avenir de l'humanité. Le Dr GoNZALEZ (Venezuela) dit que sa délégation

et que le coût total des campagnes nationales sera couvert à peu près comme suit : 70 % sur les ressources

nationales et 30 % par l'assistance technique (vaccin, véhicules, fournitures et matériel). Le tableau 12

indique les prévisions de dépenses générales pour chaque année d'exécution du programme. On prévoit que, de la phase d'attaque à la phase d'entretien, un total de 1790 millions de vaccinations seront à effectuer

a écouté avec beaucoup d'intérêt les exposés du Président du Conseil exécutif et du Sous -Directeur général

pour protéger la totalité des populations des pays d'endémie. Le coût global de la campagne est évalué à US $180 000 000, dont la part de l'assistance internationale représentera environ 30 %. Sans un effort beaucoup plus intense et convenablement coordonné et sans un apport substantiel de ressources complémentaires, il ne peut être question de

sur l'éradication de la variole. Le Venezuela a entrepris un programme d'éradica-

tion en 1949, et les derniers cas indigènes ont été enregistrés en 1954. Une petite flambée épidémique provoquée par des cas importés a éclaté en 1962 dans la zone frontière. Elle aurait pu prendre une extension considérable si le pays n'avait pas disposé déjà d'une infrastructure sanitaire efficace. La délégation du Venezuela félicite l'Organisation

réaliser l'éradication globale à brève échéance. On peut toutefois l'envisager si le plan proposé dans le rapport est adopté, si le complément de ressources nécessaires est assuré et si les pays d'endémie prennent d'urgence les mesures voulues pour préparer et financer

des efforts qu'elle tente pour éradiquer la variole, mais elle réserve son opinion quant aux incidences financières du programme. En ce qui concerne les aspects techniques, le délégué du Venezuela souscrit aux considérations générales formulées dans la section 2.1 du rapport et touchant

leurs programmes d'éradication conçus comme des

programmes à long terme comportant un certain nombre d'étapes. Le Professeur LIBOv (Ligue des Sociétés de la Croix -

Rouge) déclare que la Croix -Rouge est une des forces

l'importance des régions rurales aux populations clairsemées en tant que réservoirs d'infection d'où la maladie peut se propager aux villes. Ce sont ces régions qui constituent les principaux foyers de réinfection. Le Dr González insiste sur le rôle décisif des services

humanitaires les plus importantes dans le monde d'aujourd'hui. La Ligue des Sociétés de la Croix Rouge estime qu'un de ses devoirs est d'élargir son action d'auxiliaire des autorités sanitaires dans le domaine de la médecine préventive, notamment pour la lutte contre les maladies contagieuses, et elle est prête à jouer son rôle dans le programme d'éradication de la variole. Des sociétés nationales de la Croix -Rouge, groupant au total 16 millions d'adhérents, existent aujourd'hui

de santé généraux dans les programmes d'éradication

de la variole. S'il est bon que les opérations de la phase d'attaque soient confiées à des formations spécialisées capables de couvrir toute la population en un laps de temps assez court, le meilleur moyen d'éviter les difficultés ultérieures est d'intégrer le plus rapidement possible les activités antivarioliques dans celles des services de santé généraux. Le rapport souligne avec raison qu'il importe d'évaluer les programmes au fur et à mesure de leur déroulement et, pour être objective, l'évaluation doit être assurée indépendamment. L'éradication est certainement réalisable, mais elle n'est pas facile à obtenir. Il ne suffit pas de mener à bien

dans quarante -trois pays où la variole sévit sporadiquement ou constamment. La Ligue leur a demandé

des renseignements sur leur participation au programme d'éradication de la variole; un certain nombre ont répondu qu'elles y ont participé en 1965 et qu'elles continuaient de le faire. La contribution de la Croix -Rouge au programme en question peut prendre les formes suivantes : 1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 151, 117.

la phase d'attaque, il faut encore prévoir une phase d'entretien qui doit se poursuivre jusqu'à ce que la maladie soit éliminée sur de vastes territoires et si possible dans le monde entier.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: CINQUIÉME SÉANCE

261

Le Dr ADEMOLA (Nigéria) remercie l'Organisation

Il ne semble pas qu'on se soit pleinement rendu compte des incidences du programme. Il serait lamen-

du concours qu'elle a apporté au Nigéria dans ses efforts d'éradication de la variole, maladie qui préoccupe beaucoup son gouvernement.

Comme on peut s'en rendre compte à la lecture du rapport, sur 50 550 cas qui se sont produits dans le monde en 1965, 15 875 ont été observés en Afrique,

table qu'après de si grandes dépenses de temps, d'argent, de matériel et d'efforts, le programme échoue à cause de la passivité des populations. Le Dr Ademola invite donc instamment l'OMS à prévoir des crédits suffisants pour que des éducateurs sanitaires

dont 4566 pour le seul Nigéria. Au cours des quatre dernières années, le Nigéria a essayé de constituer une réserve de vaccin en vue de lancer un programme d'éra-

puissent être affectés à chacun de ces grands projets de santé publique et, en particulier, aux programmes d'éradication de la variole et du paludisme; à consti-

dication, mais il s'est heurté à de grandes difficultés concernant le financement de ce programme qui serait appelé à couvrir une vaste région comptant quelque soixante millions d'habitants. Toutefois, en novembre 1965, l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique a offert de soutenir un programme d'éradication pour l'Afrique occidentale dont la campagne nigérienne constituerait l'élément principal. Le Dr Ademola exprime la gratitude de son gouvernement pour la possibilité qui lui a été ainsi offerte de s'attaquer à l'éradication de la variole. Le programme envisagé s'étendrait sur une période de cinq ans et comprendrait trois phases: une phase

tuer une équipe de consultants (anthropologues,

spécialistes de la psychologie appliquée et statisticiens) chargée de déterminer quels sont les obstacles sociaux,

culturels et éducatifs à surmonter avant de pouvoir lancer des programmes de ce genre; à fournir enfin le concours d'experts des moyens de communication pour essayer et fabriquer des aides audio- visuels appropriés et donner des avis pour l'évaluation des programmes ainsi que pour former du personnel local. Les spécialistes des sciences du comportement sont

partout en nombre insuffisant mais c'est tout spécialement le cas dans les pays en voie de développement,

qui seront donc obligés de faire appel au concours de

l'OMS à cet égard. Il est essentiel pour ces pays qu'ils puissent disposer de spécialistes de ce genre dès le stade préliminaire du travail de planification. L'aide de l'OMS sera également nécessaire pour la mise au point des plans d'action et des budgets correspondants.

préparatoire, une phase d'attaque et une phase d'entretien. Des équipes spécialisées procéderaient à des campagnes intensives de vaccination dans diverses régions successivement. Les équipes locales de

travailleurs sanitaires se chargeraient des opérations de nettoyage et de la. vaccination des nouveau -nés. Grâce à l'emploi d'injecteurs sans aiguille, il serait possible de vacciner au moins un demi -million de personnes par an. Cette technique serait appliquée non seulement à la vaccination contre la variole, mais aussi contre la rougeole, autre maladie très meurtrière dans la région. Il faudrait environ soixante -dix équipes de quatre vaccinateurs chacune pour couvrir

Le Professeur SCORZELLI (Brésil) rappelle que le Brésil est l'un des pays où la variole persiste, encore que sa situation à cet égard ne soit pas aussi grave que celle d'autres régions. Néanmoins, la présence de la

maladie dans ce pays constitue non seulement un facteur important en lui -même, mais aussi un élément qui conditionne l'éradication de la variole dans toute l'Amérique du Sud, car le Brésil a des relations étroites

l'ensemble du pays. On espère que les opérations seront synchronisées avec les campagnes entreprises par d'autres pays ouest -africains et que l'ensemble des activités sera coordonné par PAID et l'OMS. Le programme national ne pourra cependant donner tous ses fruits qu'avec la participation de la population.

avec plusieurs de ses voisins. C'est pourquoi il

se

prépare à exécuter un programme d'éradication propre

à éviter toute réintroduction de la maladie dans les pays limitrophes. A ce propos, il faut souligner l'effort que représente la vaccination antivariolique, accompagnée de diverses autres mesures, dans la région très étendue qui borde le Pérou et où la population brésilienne, extrêmement disséminée, ne dépasse pas 15 000 personnes. Le Brésil espère pouvoir, en coopé-

Pour cela, il importe de surmonter des obstacles tels que l'ignorance, la superstition, la paresse, la non déclaration de certaines naissances, les conceptions erronées liées aux échelles de valeurs traditionnelles et la diversité des cultures. C'est dire que l'éducation sanitaire est un élément essentiel de tout programme d'éradication de la variole, surtout dans les pays en voie de développement. Or, on ne lui a pas accordé jusqu'ici

ration avec le Paraguay, l'Uruguay et l'Argentine, lancer en 1966 un programme d'action commune contre la variole. La vaccination antivariolique est pratiquée au Brésil depuis 1804, mais la continuité nécessaire n'a pas été assurée, surtout pour des raisons administratives et psychologiques. L'une de ces raisons est la prédominance de la forme bénigne de la maladie, qui incite les gens à sous -estimer l'importance de la vaccination et de la revaccination. D'autre part, il s'agit de

une importance suffisante. Il importe donc d'entreprendre des recherches sur les attitudes et les croyances

des populations aussi bien que sur l'étiologie,

le

diagnostic, le traitement et la prévention de la maladie. Un vaste travail de recherche serait également nécessaire pour l'essai préliminaire du matériel à employer dans les campagnes d'éducation sanitaire. Très impor-

couvrir un territoire énorme de plus de 8 500 000 kilomètres carrés. Or dans une grande partie du Brésil, la densité de la population est très faible et les habitants ne disposent que de maigres ressources. De nombreux points du territoire ne sont que difficilement accessibles, et par voie fluviale uniquement. Le côté favorable de

tantes aussi sont la formation du personnel médical et paramédical nécessaire et l'ouverture de crédits suffisants.

262

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

cet état de choses est que, dans ces régions, la maladie ne se répand pas aussi facilement que dans les zones à population plus concentrée. En menant un combat

Etant donné la faiblesse de l'infrastructure sanitaire

intensif contre la variole dans les secteurs à forte densité démographique, on parviendra peut -être à faire disparaître le fléau avant même que l'éradication

dans de nombreuses régions du pays, la campagne contre la variole emploie son propre personnel, mais on s'efforce en même temps d'améliorer les services d'infrastructure.

ne soit réalisée selon des critères épidémiologiques rigoureux.

En raison des caractéristiques du pays, et vu la nécessité d'une action rapide, on ne donnera pas une importance exagérée à la constatation épidémiologique

Pour le Brésil, qui a une longue tradition et une grande expérience dans la lutte contre diverses endémies, il n'existe pas de difficultés techniques. Quant aux problèmes matériels et administratifs, ils subissent actuellement d'importantes modifications. Sur le plan stratégique, la planification accorde la

des cas pendant la phase d'attaque. L'effort portera principalement sur la vaccination et la revaccination de masse, l'objectif étant de toucher 80 à 90 % de la population dans chaque région. Plus tard, la phase

d'entretien permettra de déployer une action plus technique. On pourra ainsi consolider et généraliser les résultats

priorité aux régions qui, en raison des migrations internes, pourraient être à l'origine de l'introduction de nouveaux cas dans les autres régions du pays. On vient en outre de modifier la législation pour lui donner

davantage de souplesse et permettre d'utiliser au mieux les ressources disponibles, non seulement pour

déjà obtenus avec la campagne d'éradication qui a débuté au milieu de l'année 1963. Dans certaines régions du pays, environ 80 % des habitants ont déjà été vaccinés. Le nombre des cas connus est en baisse puisqu'il est tombé de 7745 en 1961 à 2120 en 1965. Plus de 24 millions de personnes, sur une population

la lutte contre la variole, mais aussi contre d'autres maladies. Les vaccinations seront intensifiées grâce à l'emploi d'injecteurs sans aiguille; on espère disposer de 150 de ces appareils au cours du mois ou des deux mois qui viennent. L'orateur rappelle à ce sujet qu'une

totale de 90 millions d'habitants, ont été vaccinées depuis 1963. II est bien évident que plus les ressources disponibles seront importantes, plus l'éradication sera rapide. La phase d'attaque sera vraisemblablement

importante expérience pilote a été réalisée au Brésil en collaboration avec des spécialistes du Centre des Maladies transmissibles d'Atlanta (Etats -Unis d'Amérique). Cette expérience a permis de constater qu'avec

terminée d'ici 1968, tandis que la phase d'entretien durera trois ans de plus. Les délais seront d'autant plus brefs que le Brésil pourra compter davantage sur la coopération des organisations internationales et sur le concours des pays qui sont disposés à l'aider. En échange, le Brésil peut fournir du vaccin. Le coût

ces appareils on peut réduire considérablement la durée des opérations tout en en abaissant le coût au quart environ de ce qu'il est selon la méthode habituelle. Sur les 150 injecteurs sans aiguille, 80 ont été

reçus de l'Organisation panaméricaine de la Santé pour être utilisés dans la partie nord -est du pays, 30 ont été donnés par le Gouvernement des Etats -Unis

de l'opération est estimé à US $0,10 par personne, ce qui peut sembler modique mais représente une dépense assez lourde pour un pays qui est aux prises avec de nombreux autres problèmes et qui doit lutter contre diverses maladies endémiques. Le Dr BADDOO (Ghana) félicite le Directeur général de son programme d'éradication de la variole à l'échelle

d'Amérique à l'intention de la vaccination de masse contre la fièvre typhoïde dans les Etats de Guanabara

et de Rio de Janeiro, et 40 ont été achetés par le Ministère de la Santé. Ils seront remis aux équipes opérant dans les régions les plus peuplées, tandis que les méthodes habituelles seront appliquées partout

mondiale. Au Ghana, l'incidence de la variole est en baisse depuis 1963 et le pays est convaincu que la variole est une des maladies qu'il est facile d'éradiquer.

ailleurs. La vaccination de masse contre la fièvre typhoïde (5 500 000 injections effectuées) a permis aux opérateurs de se familiariser avec l'injecteur sans aiguille. Du point de vue épidémiologique, les résultats obtenus ont été excellents. Un opérateur expérimenté

Le Ghana se réjouit du projet tendant à lancer une campagne d'éradication en Afrique occidentale et il est reconnaissant à l'OMS et aux Etats -Unis d'Amé-

rique de leur collaboration. Une vigilance et une surveillance rigoureuses sont nécessaires, mais elles resteraient vaines sans un approvisionnement suffisant en vaccin, en matériel, en véhicules et en moyens de

est capable de pratiquer un millier d'injections par heure.

Le Brésil fabrique des vaccins de bonne qualité qui répondent aux normes de l'OMS. La quasi -totalité du vaccin est du vaccin lyophilisé, préparé dans trois labo-

stockage. Le Ghana prie donc l'OMS d'intensifier son assistance pour l'aider à se procurer le vaccin lyophilisé, le matériel et les véhicules dont il a besoin pour exécuter le programme.

ratoires installés avec l'aide de l'Organisation panaméricaine de la Santé et capables de produire jusqu'à 53 millions de doses par an. Ainsi, la production est suffisante, non seulement pour répondre aux besoins du Brésil, mais encore pour aider d'autres pays.

Le Dr EL KADI (République Arabe Unie) déclare que la variole est éradiquée depuis longtemps dans son pays. Les sept cas qui ont été signalés - un en

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: CINQUIÈME SÉANCE

263

1961, quatre en 1962 et deux en 1963 - ont été dépistés à bord de navires venant d'Extrême- Orient et passant par le canal de Suez et ils ont été mis en quarantaine à Suez. L'éradication a été réalisée grâce à la vaccination

Point n'est besoin de rechercher des justifications dans les économies que réaliseront les pays ayant réussi à éliminer la maladie sur leur territoire. On peut d'ailleurs se demander s'il se trouvera un jour des administrateurs disposés à renoncer à un moyen de protection aussi sûr que la vaccination contre une maladie aussi redoutable et aussi contagieuse. Si ce jour arrive, ce ne pourra être que lorsque la science et la technique auront profondément modifié les

obligatoire au cours des deux premiers mois de la vie et à un programme trimestriel de vaccination.

La production de vaccin, qui atteint 21 millions de doses par an, dont 2 millions sous forme lyophilisée,

permet au pays non seulement de poursuivre son propre programme, mais encore d'approvisionner d'autres pays sur leur demande. Le vaccin lyophilisé s'est révélé très avantageux dans les régions chaudes et isolées, surtout en été.

données du problème.

L'excellent rapport et les comptes rendus de la trente -septième

session

du

Conseil

exécutif ne

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) rappelle que le

problème, ainsi qu'il est dit dans l'introduction au rapport, a déjà fait l'objet de résolutions des Onzième et Dix- Huitième Assemblées mondiales de la Santé (résolutions WHA11.54 et WHA18.38).

Bien qu'aucun cas de variole n'ait été signalé en Tchécoslovaquie depuis 1926, ce pays tient beaucoup à ce que la décision relative au programme d'éradica-

changent rien au pronostic du Professeur Goossens quant au délai qui s'écoulera avant que le dernier cas de variole ne disparaisse de la planète, malgré la simplicité de la technique à mettre en oeuvre. Il est dit dans le rapport qu'en dépit de l'aide apportée par l'OMS, certains pays se heurtent à des obstacles dus au manque de fonds, à la pénurie de personnel, aux erreurs dans la conduite des opérations et aux faiblesses des structures administratives. Il ne faut pas oublier que les moyens mis à la disposition des pays par l'OMS ne représentent qu'une très faible partie de l'effort à fournir par ces pays eux -mêmes, effort qui

tion soit mise à exécution rapidement. La Tchéco-

slovaquie - petite république qui ne compte que quatorze millions d'habitants - dépense chaque année l'équivalent de plus d'un million de dollars des

d'Amérique pour les vaccinations et revaccinations. Il serait très souhaitable que le personnel médical et les ressources matérielles actuellement consacrées à la vaccination antivariolique puissent être libérés pour d'autres activités sanitaires. Le Dr Doubek constate que, dans certains pays, les campagnes d'éradication prévues s'étendront sur une assez longue période. La délégation tchécoslovaque estime pour sa part que la phase d'attaque devrait être abrégée le plus possible par le déploiement Etats -Unis

dépasse souvent leurs ressources, quelle que soit l'aide bilatérale ou multilatérale sur laquelle ils peuvent parfois compter. La lutte contre la variole devrait constituer une des préoccupations majeures de l'Organisation. L'assistance multilatérale autant que bilatérale, notamment sous la forme de vaccin lyophilisé, reste indispensable et doit être généreuse. L'assistance gagnerait en efficacité si elle était adaptée aux possibilités des pays qui en sont les bénéficiaires sans compromettre pour

autant les autres aspects de leur politique sanitaire. Le Dr EL -KAMAL (Algérie) explique que les impor-

d'équipes de vaccination expérimentées. Aussi appuie -t -elle la proposition contenue dans le

rapport du Directeur général et tendant à organiser un programme mondial intensifié de vaccination antivariolique. Cela permettrait d'éliminer la maladie dans certains pays en l'espace de quelques années et éviterait d'avoir à faire chaque année des dépenses

tants mouvements de population qui ont suivi l'accession de l'Algérie à l'indépendance laissaient craindre de graves répercussions sur la situation sanitaire du pays. La migration des populations rurales vers les villes, l'installation dans les plaines de gens venant des régions montagneuses (qui, pendant sept ans, n'ont fait l'objet d'aucune action médicale préventive) n'allaient -elles pas provoquer l'éclosion de maladies épidémiques ? Le risque était d'autant plus grave que de nombreux foyers endémiques existaient alors dans le pays. Cette situation alarmante a incité le Gouvernement algérien et les responsables de la santé publique à entreprendre un vaste programme de vaccination de masse à l'échelle du pays tout entier. C'est ainsi que la lutte contre la variole s'est trouvée placée au premier rang de l'action préventive. L'examen des statistiques permet de se rendre compte de l'importance de l'action entreprise. Pour près de 6 400 000: phis de la moitié de la population algérienne a été vaccinée ou revaccinée. Ces camla période allant du ler janvier 1963 au 31 octobre 1965, le nombre des vaccinations pratiquées s'est élevé à

importantes pour la revaccination. Les fonds que suppose un tel programme ne représenteraient qu'une

petite fraction des sommes engagées chaque année dans des campagnes de revaccination par un certain nombre de pays. Pour le Professeur GOOSSENS (Belgique) l'éradication

de la variole est, avec l'éradication du paludisme, l'objectif le plus ambitieux que l'Organisation se soit jamais fixé. On ne peut que s'en réjouir si l'on considère les ravages que cause cette maladie dans les régions où

elle est endémique. Personne ne contestera l'importance primordiale de l'action que propose l'OMS: il

suffit pour la justifier de se référer aux principes mêmes qui sont à la base de l'Organisation.

264

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

pagnes de vaccination de masse ont été menées à bien malgré les grandes difficultés dues à la pénurie de personnel médical ou paramédical, et les efforts déployés ont été couronnés de succès. En 1963, 1964 et 1965, aucun cas de variole n'a été signalé sur le territoire algérien. Seul le vaccin glycériné ayant été

risque d'importation de la maladie. Afin de conserver l'immunité souhaitable, des campagnes de vaccination

de masse sont entreprises tous les quatre ans. La dernière a eu lieu en 1962 -1963 et la prochaine se déroulera en octobre 1966. On utilise aussi bien du vaccin liquide que du vaccin lyophilisé produit dans le pays. Six injecteurs sans aiguille ont été achetés et seront utilisés au cours de la prochaine campagne de vaccination.

utilisé, ces campagnes n'ont pu se dérouler qu'au printemps et en automne. Comme la nécessité d'employer du vaccin lyophilisé s'imposait pour réaliser l'éradication complète de la variole, les services responsables de la santé publique viennent de fournir à l'Institut Pasteur d'Algérie l'équipement et le matériel nécessaires à la production de ce vaccin, qui commencera en septembre 1966. L'Algérie pourra

Pour éliminer la variole, un effort mondial est indispensable. Il

est dit dans le rapport qu'une 1

somme de US $4 000 000 devrait être fournie sur une base bilatérale ou par d'autres institutions internationales ; cette affirmation appelle des éclaircissements. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal

exécuter de façon rationnelle ses programmes de vaccination et de revaccination et envisage l'avenir avec sérénité. Enfin, en développant sa production de vaccin lyophilisé, elle pourra également répondre

de la huitième séance, section 1.) 3.

aux appels de l'Organisation et contribuer dans la mesure de ses moyens à l'éradication de la variole à l'échelle mondiale. M. TSHISHIMBI

Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme (reprise de la discussion)

(République

démocratique du

Ordre du jour, 2.3. Le PRÉSIDENT invite le Dr Rao, président du groupe

Congo) indique que la République démocratique du

Congo figure parmi les pays les plus touchés par l'endémie variolique; des centaines de citoyens paient chaque année de leur vie le lourd tribut à la maladie,

de rédaction, à présenter son rapport. Le Dr RAO (Inde), président du groupe de rédaction, annonce que le groupe a décidé de recommander à la Commission d'adopter la résolution suivante:

qui connaît aussi des flambées épidémiques. En principe, l'éradication de la variole est beaucoup

plus facile que celle du paludisme, mais la maladie reste endémique parce que l'exécution pratique des projets se heurte à diverses difficultés. La délégation congolaise tient à exprimer son inquiétude au sujet de la recommandation formulée dans le rapport en vue de limiter les centres de production de vaccin lyophilisé, car dans son pays, où une partie essentielle de l'équipement de lyophilisation

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; Notant qu'un seul pays s'est ajouté en 1965 à la 2

est déjà en place et où les programmes de lutte et d'éradication nécessitent de grandes quantités de vaccin, la seule solution réside dans l'intensification et l'amélioration de la production nationale. En outre, la République démocratique du Congo compte sur

liste de ceux qui ont entrepris l'exécution d'un programme d'éradication; Constatant que la progression vers l'éradication

l'OMS pour obtenir des bourses d'études afin de former le personnel national indispensable à cette fin. Bien que le pays de M. Tshishimbi ne compte que 500 médecins pour 15 millions d'habitants, un nombre acceptable de praticiens peut être gardé pour la lutte antivariolique. Ce qui fait défaut, en revanche, ce sont les véhicules. Aussi le délégué de la République démocratique du Congo souhaite -t -il que le projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R16 du Conseil exécutif soit interprétée, quelles que soient les tradi-

du paludisme a été plus lente qu'on ne l'espérait et que, dans plusieurs pays, certaines zones ont même dû être ramenées de la phase de consolidation

à la phase d'attaque; Estimant que l'amélioration des programmes risque encore de se heurter à l'obstacle majeur que constituent les déficiences de planification et de gestion, ainsi que l'insuffisance de moyens matériels,

et que, s'il existe assurément des problèmes techniques, les défaillances administratives et les difficultés financières les compliquent dans bien des cas en retardant l'exécution intégrale des opérations

tions de l'OMS, de manière à comprendre les fournitures de véhicules, faute de quoi des réserves sérieuses seront" à faire quant à l'aboutissement des programmes envisagés. Le Dr HAMDI (Irak) dit que le dernier cas de variole signalé dans son pays remonte à 1957. Cependant, les

d'attaque ou de consolidation; Estimant en outre qu'une conception souple du financement des programmes est essentielle pour résoudre efficacement les problèmes techniques, administratifs et opérationnels; 1 2

lieux de pèlerinage existant en Irak comportent un

Actes off. Org. mond. Santé, 151, 121. Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe

14.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: CINQUIÈME SÉANCE

265

Constatant avec satisfaction que de nouvelles zones se trouvent maintenant en phase d'entretien ou de consolidation, et que deux pays de plus ont été inscrits au registre officiel OMS des zones où l'éradication a été réalisée; et

manière que toutes les activités de cette nature puissent être accélérées dans la mesure du possible, et d'entreprendre d'aider les pays qui ne reçoivent pas encore d'assistance en ce domaine. Le Dr WEDDERBURN (Jamaïque) se demande si le mot «means» après le mot «material », au quatrième alinéa du préambule du texte anglais, est bien nécessaire. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

Reconnaissant que la réussite du programme mondial d'éradication du paludisme dépend en premier lieu de la persévérance avec laquelle les gouvernements poursuivent leurs activités d'éradi-

cation jusqu'au succès final et maintiennent la vigilance nécessaire pour empêcher la réinstallation

de la maladie et, en second lieu, de la continuité de l'assistance des institutions multilatérales et bilatérales, 1.

de la Commission, indique que ce libellé a été repris du projet de résolution initial proposé dans la résolution EB37.R33 du Conseil exécutif. L'expression correspond aux mots français «moyens matériels ».

DEMANDE instamment aux gouvernements des

pays qui n'ont pas encore entrepris l'éradication du paludisme d'accélérer la mise au point de programmes antipaludiques nationaux de façon que l'éradication du paludisme soit réalisée le plus rapidement possible; 2.

Le Dr ADEMOLA (Nigeria) a l'impression qu'on

n'insiste pas assez sur la mise en place de l'infrastructure nécessaire à tout programme d'éradication. Le Dr DORMAN (Etats -Unis d'Amérique) estime que le caractère indispensable de cette infrastructure est implicite dans la mention qui est faite des services sanitaires de base au paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution établi par le groupe de rédaction. Le Dr ADEMOLA (Nigeria) ne pensait pas aux phases

DEMANDE instamment aux gouvernements des

pays dans lesquels des programmes d'éradication sont déjà en cours de les soumettre régulièrement

chaque année à une appréciation critique et de réexaminer et de modifier leurs plans d'action détaillés si cela est reconnu nécessaire pour faire face aux situations nouvelles et surmonter les difficultés d'ordre technique ou administratif; 3.

d'attaque et d'entretien, mais aux stades préliminaires, c'est -à -dire à l'élaboration des plans de la campagne

PRIE les gouvernements de prendre sans délai,

pour la phase d'entretien, des mesures visant à établir des services sanitaires de base s'ils n'existent déjà; 4.

d'éradication. Au Nigeria, par exemple, le « comité de pré- éradication » n'a pas pu envisager de mesures d'éradication faute d'une infrastructure suffisante et de fonds pour la créer. Il conviendrait de mieux reconnaître cette difficulté.

PRIE le Directeur général a) de donner, sur demande, les avis et l'assistance techniques nécessaires pour ces appréciations; b) de prendre toutes dispositions pour intensifier, dans le cadre général

Le Dr HAQUE (Pakistan) juge imprécise la notion

d'infrastructure. Lorsqu'il existe un centre rural de santé pour 50 000 habitants, on considère que l'infrastructure est en place. Mais peut -elle assurer les opérations d'entretien d'un programme d'éradication du paludisme ? En tout état de cause, la constitution d'une infrastructure est en soi une entreprise de longue

du financement du programme d'éradication du paludisme et sans nuire aux opérations sur le terrain, l'ensemble des travaux et des recherches en cours, notamment d'ordre immunologique, entomologique et chimiothérapique, en vue de donner à la lutte antipaludique une efficacité accrue dans les zones difficiles ou dans celles où la transmission de la maladie existe encore; et c) de veiller particulièrement, grâce éventuellement à un comité ad hoc,

haleine, surtout dans un pays en voie de développement. Si un programme d'éradication du paludisme est nécessaire, le personnel qui y est affecté devrait former lui -même l'infrastructure indispensable. M. TsHISHIMBI

à l'analyse de l'état d'avancement du programme mondial d'éradication du paludisme et à l'étude des possibilités de son développement ultérieur; 5.

(République

démocratique

du

Congo) demande comment les mesures prévues au paragraphe 4 du dispositif seront financées. Le comité

PRIE le Directeur général d'intensifier les efforts

de l'Organisation en vue d'obtenir une assistance matérielle pour améliorer l'efficacité des programmes

ad hoc mentionné sous c) n'implique -t -il pas des dépenses spéciales ? Le Dr MONTALVÁN (Equateur) pense que l'on peut

et, en outre, d'accroître l'aide donnée pour la formation de personnel national; et DEMANDE instamment aux gouvernements et aux institutions multilatérales et bilatérales d'assistance de continuer à accorder la priorité aux pro6. -

grammes de pré- éradication et d'éradication, de

distinguer deux types différents d'infrastructure sanitaire: 1) les services sanitaires rudimentaires que suppose un programme de pré- éradication, et 2) le réseau plus complet qui est essentiel dans la phase d'entretien d'un programme d'éradication. En

266

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Equateur, le départ de la campagne a été donné sur la base d'un réseau embryonnaire de services sanitaires ruraux qui, malgré leurs insuffisances, ont été

Le Dr AUJOULAT (France) rappelle que le texte du

capables de poursuivre les opérations jusqu'à un

projet de résolution est, à quelques additions près, celui qui a été proposé par le Conseil exécutif. Le

groupe de rédaction n'a fait qu'y incorporer les divers amendements proposés par un certain nombre de délégations. La création d'un comité ad hoc, qui semble être redoutée par quelques délégués, est pré-

stade qui maintenant autorise l'optimisme; mais ces services ne sont pas outillés pour la phase d'entretien. Le délégué de l'Equateur estime donc que le projet de résolution devrait mentionner les services sanitaires de base nécessaires pour mener à bien le programme d'éradication et /ou la phase d'entretien.

Le comité ad hoc envisagé au paragraphe 4 du

dispositif ne semble pas nécessaire, car ses fonctions feraient double emploi avec celles du Comité d'experts du Paludisme. En revanche, pour répondre au voeu

de la délégation de l'URSS, il conviendrait que le Comité d'experts soit constitué avec le souci de la répartition géographique et de la représentation

sentée seulement comme une éventualité, pour le cas où le Directeur général jugerait nécessaire d'y recourir afin d'analyser de près l'état d'avancement du programme et d'étudier les possibilités de son développement ultérieur. Quant aux propositions qui ont été faites au sujet de l'infrastructure et de la formation de personnel, elles sont déjà contenues dans le texte tel qu'il est présenté. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL déclare n'être pas en mesure

de pays qui en sont à des stades différents de leurs programmes.

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

Bretagne et d'Irlande du Nord) propose d'apporter au paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution un amendement qui, espère -t -il, refléterait les différentes opinions des délégués sur ce qui constitue la

de répondre à la question qui a été posée quelques instants auparavant par le délégué de la République démocratique du Congo concernant le financement du comité ad hoc, car il ne sait ni quelle serait la nature d'un tel comité, ni même s'il sera créé. Au cas où sa création paraîtrait nécessaire, des dispositions devront naturellement être prises pour en assurer le financement. Mais il lui est difficile, en l'état actuel de la question, de savoir ce qui est à envisager. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE rappelle

condition préalable de l'éradication du paludisme. Ce paragraphe pourrait être modifié comme suit:

PRIE les gouvernements de créer sans délai ceux des services sanitaires de base qui sont la condition préalable à l'éradication, dans les pays où ils sont inexistants; Quant au paragraphe 4, sa rédaction est telle que 3.

que des amendements supplémentaires ont été proposés

par les délégués du Royaume -Uni, de l'Argentine et du Nigéria et suggère que la Commission se prononce sur ces trois amendements.

l'on peut compter sur le Directeur général pour régler

au mieux les difficultés que pourrait soulever la constitution éventuelle d'un comité ad hoc. Le Dr OLGUÍN (Argentine) se déclare opposé à la

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, donne lecture du premier amendement, celui du délégué du Royaume -Uni, qui modifierait comme suit le paragraphe 3: 3. PRIE les gouvernements de créer sans délai

création d'un organe spécial, en l'occurrence un comité ad hoc, et propose de supprimer, au para-

graphe 4 c) du dispositif, le membre de phrase «grâce éventuellement à un comité ad hoc », ce qui laisserait aux services existants le soin d'analyser la situation.

ceux des services sanitaires de base qui sont la condition préalable à l'éradication, dans les pays où ils sont inexistants;

Le compte rendu des discussions pourra servir de document de référence lorsqu'il s'agira d'apprécier ce qu'il convient de faire. M. ABRAR (Somalie) partage l'inquiétude du

comme une condition préalable, on lui rappelle commencer une campagne d'éradication du paludisme, on risque de ne jamais entreprendre l'éradication.

Le Professeur FERREIRA (Brésil) déclare qu'en voulant considérer la création de l'infrastructure

l'énigme de la poule et de l'ceuf; s'il faut attendre le développement de services sanitaires de base pour

délégué du Niger au sujet du problème de l'infrastructure. Sa délégation approuve l'amendement proposé par le délégué du Royaume -Uni.

Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement au para-

et de l'Argentine s'ils sont disposés, eux aussi, à accepter cet amendement.

Le PRÉSIDENT demande aux délégués du Nigéria

graphe 3 proposé par le délégué du Royaume -Uni. Décision : L'amendement est approuvé par 75 voix contre 2, avec 11 abstentions. Le Dr KAUL donne lecture du paragraphe 4 c) du dispositif, avec l'amendement proposé par le délégué de l'Argentine, qui tend à supprimer les mots « grâce éventuellement à un comité ad hoc ». Le PRÉSIDENT met aux voix le deuxième amendement proposé.

Le Dr ADEMOLA (Nigeria) juge cet amendement utile, mais insuffisant. Il propose d'insérer, entre les mots « pour » et « améliorer », au paragraphe 5 du dispositif, le membre de phrase « constituer une infrastructure sanitaire et ».

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SÉANCE

267

Décision: L'amendement est approuvé par 39 voix contre 23, avec 25 abstentions.

comité capable d'analyser en détail et avec le plus domaine du paludisme.

grand soin les travaux de l'Organisation dans le Le Dr AUJOULAT (France) indique que sa délégation

Le Dr KAUL donne lecture du paragraphe 5 du dispositif, avec l'amendement proposé par le délégué du Nigéria, qui tend à insérer le membre de phrase « constituer une infrastructure sanitaire et » entre les mots « pour » et « améliorer ». Le PRÉSIDENT met aux voix le troisième amendement proposé. Décision: L'amendement est approuvé par 49 voix contre 3, avec 32 abstentions. Le PRÉSIDENT invite la Commission à se prononcer

s'est abstenue de voter sur l'ensemble de la résolution

parce qu'une certaine confusion lui a paru entourer certains votes, en particulier le vote sur le deuxième amendement. Il demande qu'il soit bien noté que ceux qui ont voté contre l'amendement sont en faveur

du comité ad hoc. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL donne au délégué de la

sur l'ensemble du projet de résolution, tel qu'il a été modifié.

Décision: Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié, est approuvé par 81 voix, sans opposition et avec 8 abstentions.' Le Dr CONOMBO (Haute -Volta) déclare que, pour voter sur le deuxième amendement, il a tenu compte

France l'assurance que c'est bien ainsi que le Secrétariat a compris la situation. Il confirme aux délégués de la Haute -Volta et de l'URSS que leurs remarques seront dûment enregistrées. Personnellement, il ne voit pas exactement quel sens on attachait à la création d'un comité ad hoc et il est prêt à entendre tous autres arguments ou éclaircissements. d'experts, il est sensible au désir formulé par le

En ce qui concerne la composition des comités

des discussions de la séance du matin et considéré comme acquis que les ressortissants des pays en voie de développement et des pays qui n'ont pas encore entrepris de programme d'éradication du paludisme

n'auraient pas été écartés du comité ad hoc. Le PRÉSIDENT donne au délégué de la Haute -Volta

délégué de la Haute -Volta et partage son souci de voir les pays en voie de développement représentés au sein de ces comités. Il ne croit pas toutefois que les experts doivent être des représentants de gouvernements, car dans ce cas ils risqueraient de n'être pas nécessairement des experts. C'est un principe bien

l'assurance que ses remarques figureront au compte rendu de la séance. Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) explique que sa délégation

établi à l'OMS que les experts sont en premier lieu et avant tout des experts et non des représentants de gouvernements. Le Directeur général fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les travaux de l'Organisation dans le domaine de l'éradication du paludisme soient analysés dans les meilleures conditions. 4.

s'est abstenue de voter sur l'ensemble de la résolution

parce qu'elle souhaiterait un comité travaillant sur une base plus large que celle d'un comité d'experts, qui ne représente jamais que les experts. Sans vouloir contester l'utilité du Comité d'experts, elle préférerait un comité capable d'exercer une influence très active

Premier rapport de la Commission

Le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission

sur les travaux de l'Organisation. La délégation de l'URSS n'a pas trouvé l'appui qu'elle escomptait, mais elle espère que tôt ou tard sera constitué un

du Programme et du Budget. Décision ; Le rapport est adopté (voir page 507). La séance est levée à 18 heures.

SIXIÈME SÉANCE Mercredi 11 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 Ordre du jour, 2.2 Examen des caractérisques principales du programme; Recommandation concernant le niveau du budget Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2 Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil 1.

le projet de programme et de budget soumis par le Directeur général dans les Actes officiels NO 146.

Le Dr EvANG, représentant du Conseil exécutif, indique que, conformément à la résolution WHA7.37 et aux usages établis, le Comité permanent des Questions administratives et financières du Conseil exécutif a examiné en détail le projet de programme et de budget

exécutif à présenter les observations du Conseil sur 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.13.

du Directeur général pour 1967 et notamment les questions d'importance majeure, comme le prévoit la résolution WHA5.62; il a étudié les répercussions qu'entraînerait pour les gouvernements le montant

268

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

du budget proposé par le Directeur général, le projet

de résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1967, l'état du recouvrement des contributions et des avances au fonds de roulement, les barèmes de contributions pour les années 1965, 1966 et 1967, le montant estimatif des recettes occasionnelles disponibles et la participation des gouvernements aux dépenses d'exécution des projets bénéficiant dans leur pays de l'aide de l'OMS.

présentation du projet de programme et de budget, et sur la résolution EB37.R29 adoptée par le Conseil à ce sujet. La partie 3 du chapitre III décrit l'examen des programmes et des prévisions d'engagements de dépenses

se rapportant au fonds bénévole pour la promotion de la santé, examen à la suite duquel le Conseil a adopté deux résolutions. Dans la résolution EB37.R16, il recommande que la Dix -Neuvième Assemblée

Le rapport du Comité permanent des Questions administratives et financières a été présenté au Conseil

mondiale de la Santé décide entre autres « que la participation de l'Organisation au programme d'éradication de la variole doit être imputée sur le budget ordinaire de l'Organisation »; dans la résolution EB37.R19, le Conseil exprime l'avis que, «pour assurer l'exécution ordonnée du programme d'éra-

exécutif, qui s'en est inspiré dans son examen des mêmes questions. Le rapport du Conseil exécutif, qui fait l'objet des Actes officiels No 149, se compose de quatre chapitres. Le chapitre I contient des informations de base sur le programme général de l'Organisation, sa structure, les sources de financement de ses activités, les méthodes et pratiques budgétaires suivies dans l'établissement des projets de programme et de budget annuels et la composition du budget ordinaire. Le chapitre II expose la classification et le mode de calcul des prévisions budgétaires. Le Conseil, après avoir examiné les principes et les modalités appliqués

dication de la variole envisagé dans la résolution WHA1 8.38 de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, il conviendrait d'inscrire au budget ordinaire, à partir de 1967, des crédits pour le financement de ce programme ». En conséquence, le Conseil recommande à l'Assemblée de la Santé d'adopter une résolution dont le dispositif serait ainsi conçu: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

dans la classification et le calcul des prévisions, a estimé, comme le Comité permanent, qu'ils étaient satisfaisants. Le chapitre III rend compte de l'examen et de l'ana-

lyse détaillés des prévisions auxquels ont procédé le Comité permanent et le Conseil. Il est à noter que le projet de budget qui apparaît dans les Actes officiels NO 146 ne tient pas compte des conséquences budgétaires qu'auront, en 1966 et 1967, les relèvements des traitements et indemnités du personnel de la catégorie professionnelle et du personnel occupant des postes non classifiés, qui sont entrés en vigueur le ler janvier 1966. Considérant que les augmentations de dépenses en question ne modifiaient pas le programme proposé par le Directeur général dans les Actes officiels No 146, le Comité permanent et le Conseil exécutif ont décidé

EXPRIME l'espoir que des contributions plus 1. importantes seront versées au fonds bénévole pour la promotion de la santé; et INVITE le Directeur général à prendre toutes 2. autres dispositions qui seraient de nature à contribuer à la réalisation effective des programmes Al financer sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé. Le chapitre IV traite des diverses questions d'impor-

d'examiner cette question à part. Elle est traitée dans la partie 1 du chapitre IV des Actes officiels NO 149. La partie 1 du chapitre III expose les observations générales du Comité permanent et du Conseil exécutif sur le budget effectif proposé pour 1967 et les prin-

tance majeure examinées par le Conseil exécutif. Il se divise en quatre parties. La partie 1 est consacrée aux incidences financières de l'augmentation des traitements et indemnités du personnel de la catégorie professionnelle et du personnel occupant des postes non classifiés, ainsi que des normes applicables aux voyages. Le Conseil a confirmé qu'il y aurait lieu d'ajouter au budget effectif de 1967 un montant de $1 958 000 pour financer les ajustements qui ont pris effet le ler janvier 1966.

cipaux postes auxquels se rapporte l'élévation du niveau budgétaire par rapport à 1966. La partie 2 du même chapitre III rend compte de

l'analyse détaillée du projet de programme et de budget à laquelle ont procédé le Comité permanent et le Conseil exécutif et expose les conclusions du Conseil. On notera que le Conseil, suivant en cela le Comité permanent, a estimé que les prévisions données

La partie 2 porte sur les questions examinées par le Conseil conformément à la résolution WHA5.62. Le Conseil a conclu que les prévisions sont de nature à permettre à l'OMS de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles et que le programme proposé pour 1967 est conforme au programme général de travail

approuvé pour la période 1967 -1971. Le Conseil estime que le programme envisagé est réalisable au cours de l'exercice budgétaire, étant entendu qu'en ce qui concerne le programme d'éradication de la variole,

dans chacune des sections de la résolution portant ouverture de crédits sont satisfaisantes. Les conclusions du Conseil relatives au programme d'exécution sont formulées dans les paragraphes 153, 156, 195 et 337. Le Dr Evang appelle l'attention de la Commission sur les paragraphes 333 à 336, consacrés au mode de

son exécution ne pourra être assurée que si, comme l'a recommandé le Conseil, les crédits voulus sont inscrits au budget ordinaire, si les pays intéressés sont

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SÉANCE

269

disposés à participer activement à ce programme et si l'assistance bilatérale nécessaire continue à être fournie. Pour examiner les répercussions financières générales des prévisions budgétaires, le Conseil a étudié le montant des recettes occasionnelles qui seraient disponibles, le barème des contributions, l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement, la participation des gouvernements aux dépenses d'exécution des

d'un crédit ($2 415 000) pour le financement de ce

programme en 1967, ce qui aboutit à un budget effectif de $51 615 000. Il va sans dire que le Directeur

général souscrit pleinement à la recommandation du Conseil exécutif. Si la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé décide de fixer le budget effectif de 1967 à $51 515 000 (montant recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB37.R20 et ajusté pour

projets bénéficiant de l'aide de l'OMS et diverses autres questions. La partie 3 du chapitre IV contient les recomman-

tenir compte de la décision de l'Assemblée de la Santé de transférer du budget de 1967 aux prévisions supplé-

dations du Conseil relatives au texte du projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1967. Les sections de cette résolution qui concernent les « autres dépenses

mentaires pour 1966 les $100 000 affectés au fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire), le niveau budgétaire accuserait une augmentation de $7 033 200, soit 15,81 %, par rapport à 1966, compte tenu des prévisions supplémentaires pour ce dernier exercice. Abstraction faite de certaines dépenses non renouvelées qui représentent une

réglementaires

de

personnel »

seraient supprimées et les dépenses correspondantes

seraient incluses dans les sections consacrées à la mise en oeuvre du programme, aux bureaux régionaux

et aux services administratifs, ce qui permettrait de donner une idée plus claire du coût total de chaque groupe d'activités prévu dans les sections considérées. En revanche, il y aurait une nouvelle section (section 9 : fonds de roulement pour le matériel d'enseignement

diminution de 0,78 %, on notera que cette augmentation est destinée, pour 4,04 %, à maintenir l'effectif du personnel au niveau de 1966 et à faire face à d'autres besoins permanents, pour 3,67 % à renforcer dans une certaine mesure l'aide aux pays, pour 3,45% à d'autres nécessités (dont 2,02 % à des activités recommandées

et de laboratoire) en application d'une recommandation du Directeur général entérinée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R15 à l'effet d'inscrire

par l'Assemblée de la Santé) et pour 5,43 % au programme d'éradication de la variole. Le Directeur général se heurte dans l'établissement des prévisions budgétaires à un problème difficile car il

au budget de 1967 un montant de $100 000 à titre de versement constitutif dudit fonds de roulement. La partie 4, enfin, contient la recommandation du Conseil concernant le budget effectif proposé pour 1967. Ainsi qu'il ressort de la résolution EB37.R20, le Conseil recommande à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver un budget effectif de $51 615 000. Ce montant permettra de financer le coût estimatif des propositions de programme sou-

lui faut à la fois s'efforcer constamment de tenir compte des besoins des différents Etats Membres et tâcher de ne proposer que des augmentations raisonnables pour ne pas demander aux Etats Membres des contributions trop lourdes pour leurs ressources financières. Si élevé soit -il, le budget que le Directeur général pourrait soumettre à l'Assemblée de la Santé ne permettrait jamais de couvrir entièrement les besoins

mises par

Directeur général (compte tenu de l'augmentation des traitements et indemnités du le

personnel de la catégorie professionnelle et du personnel occupant des postes non classifiés) ainsi que les

des différents Etats Membres. En effet, l'activité de l'OMS ne représente qu'une petite fraction de l'ensemble de l'action sanitaire internationale: des sommes considérables proviennent d'autres sources.

frais des opérations de la première année du programme d'éradication de la variole. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL souligne que, comme l'a

Ainsi, les fonds versés aux pays dans le cadre de l'assistance bilatérale dépassent ceux qui sont accordés à l'OMS. Celle -ci s'efforce d'obtenir des crédits suffisants pour aider les pays à décider comment tirer

le meilleur parti possible de la totalité des fonds extérieurs qu'ils reçoivent. Les pays en voie de dévelop-

indiqué le représentant du Conseil exécutif, il n'avait pas été possible, lors de l'établissement du projet de programme et de budget pour 1967 (présenté dans les Actes officiels No 146), de tenir compte des augmentations des traitements et indemnités du personnel de la catégorie professionnelle qui sont entrées en vigueur le ler janvier 1966. Lorsqu'il a examiné les prévisions budgétaires, le Conseil exécutif a constaté que, pour tenir compte de ces ajustements, le montant total du budget effectif nécessaire pour exécuter les programmes

pement ont besoin qu'une organisation internationale les aide à fixer leurs propres priorités et à établir leurs propres plans pour leur permettre, notamment, d'exploiter au mieux les ressources disponibles, d'où

qu'elles viennent. Or, l'OMS ne peut s'acquitter de cette tâche qu'en augmentant son budget. A considérer les diverses parties du programme, on se rend clairement compte que les augmentations demandées pour pouvoir aider utilement les pays sont nettement inférieures à ce que désireraient les gouvernements eux -mêmes. Après avoir assisté aux réunions de trois comités régionaux en 1965, le Directeur général est convaincu qu'aucun pays d'aucune de ces Régions n'estime avoir besoin de moins d'aide

exposés dans les Actes officiels No 146 devrait se monter à $49 200 000, compte non tenu du coût de la première année du programme d'éradication de la variole. A la suite de son examen, le Conseil a décidé de recommander l'inclusion dans le budget ordinaire

270

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

qu'auparavant. Le problème est de savoir comment faire le meilleur usage du peu que l'Organisation peut fournir. Les comités régionaux ont débattu très sérieusement de la nécessité d'adopter une politique nouvelle en matière de dépenses, ce qui montre qu'il n'est pas possible de voir clairement dans chaque cas comment

actuelles, le Directeur général se voit contraint de demander à l'Assemblée de la Santé d'approuver le budget tel qu'il le lui soumet avec l'appui du Conseil

exécutif. Toute compression se traduirait par une amputation des services assurés aux Etats Membres. C'est au cours des quelques années qui viennent qu'il faudra s'efforcer d'aider davantage les pays à résoudre leurs problèmes. Dans de nombreux cas, les moyens nécessaires à cet effet manquent, de telle sorte qu'il faudra trouver de meilleures modalités d'organisation pour apporter des solutions plus efficaces aux pro-

l'argent disponible pourrait être employé au mieux.

Par ailleurs, l'Assemblée mondiale de la Santé s'intéresse à une série de nouveaux projets. A l'échelon central, il existe un programme d'intensification des recherches, qui a été adopté en 1959 et dont, à l'origine, le financement devait être assuré, au moins en partie,

blèmes de santé nationaux. Le Directeur général espère simplement que les pays qui sont en mesure de le faire seront prêts à contribuer, en se rendant compte que leur sacrifice n'est pas proportionnelle ment plus grand que celui que consentent les pays en voie de développement, même si ces derniers versent des contributions plus modestes. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, explique que

par des contributions volontaires, comme ce fut le cas pour d'autres travaux. Or, voici deux ans que l'Assemblée discute des moyens d'asseoir le programme de recherches sur une base plus solide, en profitant au

maximum de l'évolution des connaissances en épidémiologie et des applications des mathématiques à la biologie et à la médecine. L'année dernière, l'Assem-

blée a chargé le Directeur général de prendre les mesures nécessaires au développement des activités et des services de l'OMS en matière de recherches en épidémiologie et dans la science de la communication.

le Secrétariat est prêt à fournir des renseignements complémentaires sur le problème en discussion. Deux

Le Directeur général n'a fait que s'acquitter de ce mandat. Si l'Organisation veut vraiment tirer parti des possibilités qu'offre ce nouveau domaine qui s'ouvre à la connaissance, elle ne doit pas se laisser indûment

autres documents pourraient être utiles à cet égard. Il s'agit d'abord du premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

influencer par des événements qui l'inciteraient à donner à ce programme un soutien financier trop modeste.

De même, l'Assemblée de la Santé a chargé le Directeur général d'entreprendre une action dans le domaine des réactions fâcheuses aux médicaments, à la suite de quoi un projet de financement très modéré a été présenté. La somme prévue est négligeable par rapport à ce qu'il faudrait pour attaquer efficacement le problème dans les pays en voie de développement; c'est pourquoi les propositions actuelles portent

à la Commission du Programme et du Budget (voir page 510) sur les recettes occasionnelles disponibles. L'attention de la Commission est appelée sur le fait que la recommandation de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques contenue dans le deuxième paragraphe de son rapport et concernant l'utilisation des recettes occasionnelles et d'autres recettes dont on dispose pour aider au financement du budget de 1967 comprend $100 000 de plus que

le Conseil et le Directeur général n'avaient été en mesure de recommander lors de la trente -septième session du Conseil exécutif. M. Siegel signale aussi le paragraphe 24 de la page 86 des Actes officiels propose d'utiliser pour aider au financement du

simplement sur un projet pilote qui permettra de démarrer et de définir une stratégie. Il en va de même

No 149, où il est dit que le montant total que l'on

pour les problèmes sanitaires que pose la situation démographique mondiale: le budget de 1967 contient un modeste crédit de $84 500 à ce sujet. Il faut mentionner enfin le programme d'éradication de la variole, dont on discute depuis 1958. A l'origine, on l'envisageait comme une campagne intensive de trois à quatre ans. L'Assemblée est maintenant saisie d'un programme de dix ans. L'expérience antérieure,

budget de 1967 s'élève à $1 325 200, soit $211 800 de moins qu'en 1966. Cependant, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques a considéré qu'il restait environ $100 000 de recettes occasionnelles disponibles et a recommandé dans son rapport qu'une somme de $1 425 200 soit utilisée pour aider au financement du budget de 1967. Pour faciliter le travail de la Commission, le Directeur général présente un projet de résolution s'inspirant du modèle des résolutions adoptées les années précédentes sur le budget effectif et le niveau du budget: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE

notamment celle de l'éradication du paludisme, de l'approvisionnement en eau et de la recherche médicale,

n'autorise pas le Directeur général à recommander qu'un tel programme à long terme soit fondé sur des contributions volontaires.

Tels sont les principaux éléments du programme de l'Organisation qui, avec les augmentations de traitements, obligent le Directeur général à proposer, sous sa responsabilité, un relèvement du budget. De plus, l'évolution normale de l'Organisation ne pourra manquer de nécessiter une augmentation continuelle du budget. Sans doute l'accroissement devra -t -il être plus modeste que cette fois mais, dans les circonstances

1)

que le budget effectif pour 1967 sera de

US$ 2)

...

.

du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1), augmenté du montant des contributions

que le niveau du budget sera égal au montant

qui correspondent à la réserve non répartie; et

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SEANCE 3) que le budget 1967 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après déduc-

271

programme d'éradication de la variole dans le budget

ordinaire et de la mise en train d'une activité pour laquelle l'Assemblée de la Santé a donné son accord :

tion : i)

du montant de US $1 301 560 disponible par

remboursement provenant du Programme des Nations Unies pour le Développement au titre de l'assistance technique; ii)

les services de recherche en épidémiologie et dans la science de la communication. Personne ne contestera l'utilité de ces activités, mais tout n'est -il pas utile en matière de santé ? Le délégué de la France a trois autres observations

du montant de US $123 640 disponible au

titre des recettes occasionnelles pour 1967.

à formuler. Premièrement, aucun pays ne peut se permettre de réaliser dans l'immédiat tout ce qu'il considère comme utile; même les pays les plus riches

Le montant recommandé pour insertion comme montant du budget effectif pour 1967 dans le paragraphe 1) de ce projet de résolution est de $51 515 000,

soit le montant primitivement recommandé par le Directeur général et le Conseil exécutif, déduction faite de $100 000, comme suite à la décision prise en séance plénière de créer le fonds de roulement pour le

doivent limiter leurs dépenses, d'où la nécessité de plans à long terme. Deuxièmement, il semble qu'on ne se soit pas préoccupé suffisamment des priorités lorsqu'on a établi le programme de l'Organisation. Au moment où l'on envisage d'ajouter des activités nouvelles importantes, on doit faire un examen critique des activités déjà entreprises, tant pour éviter de créer des doubles emplois que pour réaliser, si possible, quelques économies. Troisièmement, il est toujours

matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical dès 1966, de sorte qu'il n'y

a pas lieu de prévoir $100 000 à cet effet dans les prévisions de 1967.

Les montants figurant dans le paragraphe 3) du projet de résolution ont été inclus conformément à la

possible de travailler à moindres frais lorsque la nécessité l'exige, comme c'est actuellement le cas. Mais une décision dans ce sens doit presque toujours être imposée de l'extérieur.

recommandation de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques tendant à utiliser les sommes indiquées pour le financement du budget de 1967. Le PRESIDENT déclare ouverte la discussion sur le projet de programme et de budget pour 1967. Le Professeur AUJALEU (France) fait observer que,

Le Professeur Aujaleu pense que les nouvelles activités pourraient être étalées sur plusieurs années s'il le fallait. En ce qui concerne l'éradication de la variole, il est effrayé du nombre d'experts qui a paru relative aux laboratoires la nécessaire de virologie: l'Europe a éradiqué la variole avant même

de savoir qu'elle était due à un virus. On peut certainement faire aussi quelques économies dans l'ensemble

depuis plusieurs années, la délégation française fait connaître ses préoccupations au sujet de l'augmen-

des autres dépenses de l'Organisation et, sans doute, cela apparaîtra -t -il au cours de la discussion. Au stade

tation du budget de l'Organisation. A plusieurs

reprises, elle a émis l'opinion que l'augmentation du budget ne devait pas être supérieure à l'accroissement moyen du revenu national des Etats qui paient les plus fortes contributions, c'est -à -dire qu'elle devait se situer entre 5 et 6 %. L'année précédente, toutefois, elle a voté en faveur du budget proposé pour 1966 bien que l'augmentation fût d'environ 10 %, étant donné que l'OMS n'avait pas encore atteint sa vitesse de croisière et compte tenu de l'immensité des besoins dans le monde. Mais quelle que soit la façon dont on calcule le pourcentage d'augmentation du budget, le montant proposé pour 1967 dépasse de loin ce que la délégation française peut approuver. Une première augmentation fondamentale élève le niveau du budget de $5 068 200, soit environ 11 % de plus qu'en 1966. Un deuxième accroissement, destiné à intégrer le programme d'éradication de la variole au budget ordinaire, porte le budget à $51 615 000

actuel du débat, la délégation française doit déclarer qu'elle ne peut voter un niveau budgétaire aussi élevé. Si l'Organisation continue à passer outre aux avertissements qui lui sont donnés depuis plusieurs années,

le nombre de pays mécontents augmentera. Or, l'Organisation ne peut fonctionner correctement sans

la pleine confiance de tous ses Etats Membres. La délégation française propose donc formellement que le niveau du budget soit ramené à $50 millions. Le Dr PLEVA (Tchécoslovaquie) déclare que la délégation tchécoslovaque a étudié avec attention le projet de programme et de budget du Directeur général pour 1967, qui illustre l'ampleur et le nombre des problèmes dont l'Organisation s'occupe. Il convient de féliciter le Directeur général et son personnel du travail qu'ils ont accompli en préparant ce document.

Le délégué de la Tchécoslovaquie souhaite avant tout, en citant certains chiffres, attirer l'attention sur le taux d'augmentation alarmant du budget de l'Organisation. Malgré les avertissements de nombreux Etats Membres, le budget a atteint un niveau qui se trouve pratiquement au -delà de leurs moyens. Le budget de 1966 a été adopté en dépit du fait qu'il représentait une

(chiffre qui vient d'être légèrement réduit par le transfert de $100 000 aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966). Si donc on fait abstraction

des dépenses réglementaires de personnel pour s'en

tenir aux chiffres comparables, on aboutit à une augmentation de l'ordre de 17 %. Certes, cet accroissement provient essentiellement de l'inclusion du

augmentation de 9 % par rapport à celui de l'année

272

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

précédente. En outre, des prévisions budgétaires supplémentaires ont été présentées depuis afin de faire face aux augmentations des traitements du personnel, de sorte que l'augmentation par rapport à 1965

dans sa totalité le projet de programme et de budget pour 1967. Le Dr JALLOUL (Liban) souligne que le Directeur

s'élève en fait à plus de 12 %. Si le budget recommandé par le Conseil exécutif pour 1967 est adopté, le niveau en sera de près de 17 % supérieur à celui de 1966 et de presque 23 % au- dessus du niveau que

général ne pourrait s'acquitter de toutes les tâches qu'on lui impose sans disposer de fonds suffisants. Si l'on ne s'attaque pas dès maintenant aux problèmes

l'Assemblée de la Santé avait adopté à l'origine pour cette année. Un taux d'augmentation d'une telle importance - qui amène le niveau budgétaire à plus de $50 millions - est inadmissible. On ne saurait certes réfuter l'argument du Directeur général lorsqu'il dit qu'il a inclus dans les prévisions budgétaires des crédits pour de nouvelles activités recommandées par l'Assemblée de la Santé. Le moment

de santé actuels, la situation ne fera que s'aggraver et l'Organisation devra ultérieurement affronter des problèmes plus compliqués. Aussi la délégation libanaise appuie -t -elle le budget recommandé par le Directeur général et le Conseil exécutif. Le Dr ENGEL (Suède) constate avec satisfaction que

semble pourtant venu de se pencher sur la manière dont les recommandations de l'Assemblée de la Santé sont faites. S'il est hors de doute qu'elles sont toutes motivées par un sincère désir d'améliorer le travail de l'Organisation et d'accroître les efforts pour résoudre les problèmes de santé du monde, il n'en demeure pas

la part des contributions volontaires dans le budget diminue d'année en année. Sa délégation a toujours préconisé d'inscrire au budget ordinaire les activités financées par des contributions volontaires. Le Dr Engel a eu l'occasion, en séance plénière, de féliciter le

moins qu'elles sont souvent adoptées, en raison du manque de temps, sans que leur portée soit réellement évaluée et sans que l'on se rende bien compte de leurs

proposé et il a indiqué que son gouvernement approuvait sans réserve l'orientation des activités

Directeur général du programme de recherches

incidences financières, ce dernier aspect étant pour l'heure le plus important. Si le Secrétariat n'est pas en mesure, du fait du volume de travail qui lui incombe

de l'Organisation. Le montant des crédits prévus pour le programme de recherches est également très

pendant la session de l'Assemblée, de préparer des renseignements détaillés sur les charges financières qu'impliquent de telles recommandations, l'adoption de celles -ci devrait être remise à la session suivante. Ainsi seulement serait -il possible d'éviter les surprises désagréables que constituent les augmentations exces-

rassurant. Par ailleurs, on a dit qu'il ne serait pas possible d'utiliser la totalité des fonds affectés au programme d'éradication de la variole. Est -ce bien vrai ?

sives du budget qu'entraîne l'application des recommandations de l'Assemblée. Le problème présente toutefois un second aspect. Le Directeur général a pleine autorité, dans le cadre des

La délégation suédoise espère que le budget recommandé par le Directeur général et le Conseil exécutif ne sera pas diminué si cette réduction devait avoir pour effet de gêner l'action de l'Organisation.

recommandations de l'Assemblée de la Santé, pour revoir les programmes existants lorsqu'il prépare les prévisions budgétaires et il a le devoir de réduire ces programmes et même, si cela s'avère nécessaire, d'y mettre fin afin de maintenir le budget dans des limites qui soient acceptables pour les Etats Membres. Si cela était fait, l'Assemblée de la Santé serait en mesure de consacrer plus de son temps à l'évaluation scienti-

Le Dr JuRICIC (Chili) relève que l'augmentation des traitements du personnel résulte d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies à laquelle il aurait été difficile de ne pas se conformer. L'augmentation de quelque $1 600 000 correspond à une

fique de chacune des activités proposées plutôt que de le passer à discuter de chiffres. Il ne s'agit pas tant de faire en sorte que le programme de l'Organisation augmente uniquement en quantité, en englobant toujours de nouvelles activités pour lesquelles il faut dégager d'importants moyens financiers, que de veiller

extension des activités dans les pays; elle est raisonnable et modeste si l'on considère l'ampleur des tâches de l'Organisation. En outre, $700 000 sont prévus pour le programme de recherches. Un montant d'environ $2 400 000 est destiné au programme d'éradication de la variole. Si l'on analyse ce chiffre, on s'aperçoit que le montant demandé aux

pays exempts de la maladie ne représente qu'une petite fraction des sommes qu'ils dépensent pour entretenir l'immunité de la population et prévenir l'introduction de la variole sur leur territoire, et que la contribution à verser par les pays d'endémicité ne constitue qu'une faible part des dépenses qu'ils consacrent aux activités épidémiologiques et aux soins médicaux. Si l'on tarde davantage à appliquer ce programme, les pays exempts de variole continueront à. payer d'importants montants pour des activités relativement secondaires, alors que ces mêmes fonds pourraient servir à mettre en oeuvre des programmes urgents au bénéfice des pays moins riches. Pour toutes

à la qualité du programme et de tenir compte de la valeur respective des diverses activités qu'il comporte. Depuis plusieurs années, de nombreuses délégations

ont attiré l'attention sur la nécessité d'adopter un taux de croissance modéré. Les chiffres suggérés variaient entre 5 et 7 %, mais ne dépassaient en aucun cas 8 %. Aussi une augmentation de 23 % n'est -elle

en aucune manière conforme au voeu des Etats Membres. Pour cette raison, il

serait extrêmement

difficile à la délégation de la Tchécoslovaquie d'appuyer

ces -raisons, la délégation chilienne se prononce en

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SEANCE

273

faveur du budget recommandé par général.

le Directeur

pays Membres, notamment à ceux dont la situation financière est déjà difficile. Comme l'a déclaré le chef de la délégation yougoslave au cours du débat général, le

Le Dr IVERSEN (Norvège) déclare que sa délégation

budget de l'OMS doit augmenter si l'on veut que l'Organisation progresse. Il faudrait cependant, paral-

votera pour le niveau budgétaire recommandé par te Directeur général et le Conseil exécutif. L'Organi-

lèlement à cette progression, que les méthodes de travail de l'Organisation s'améliorent aussi. La délégation yougoslave est convaincue que l'Organisation possède des réserves qui ne sont pas suffisamment exploitées. Les effectifs du personnel administratif augmentent d'une année à l'autre sans que l'on tente d'améliorer l'efficacité de ce personnel. On note souvent des doubles emplois, et certains des voyages officiels ne sont pas absolument nécessaires. Tout en approuvant le programme dans ses grandes lignes, la délégation yougoslave estime qu'il faut rechercher des

sation ne devrait renoncer à prêter son assistance que s'il y a pénurie de personnel compétent ou de matériel: le manque de fonds ne saurait être invoqué pour réduire son action. On a affirmé que l'OMS ne pourrait exécuter le programme d'éradication de la variole; si c'était le cas, le Directeur général l'aurait dit. L'augmentation proposée imposera un lourd fardeau

au budget national de quelques pays, en particulier des pays en voie de développement. Il importe toutefois de reconnaître qu'une mauvaise santé est souvent

solutions appropriées, tenant compte à la fois des ressources des pays et de la nécessité de développer l'OMS. Il est certainement possible de trouver une solution de compromis qui maintienne le budget dans des limites acceptables pour les Etats Membres. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela) déclare que son pays,

la cause de la misère. L'un des moyens de combler le fossé existant entre pays développés et pays en voie

de développement consiste à améliorer la santé de ces derniers pays et à élever, par ce moyen, la capacité

de travail et le niveau de vie de leurs habitants. Le montant du budget peut paraître élevé, mais il est modeste par rapport aux sommes que les gouvernements consacrent à des projets de nature destructive Le Dr BENGHEZAL (Algérie) fait remarquer que les

problèmes auxquels se heurtent la plupart des pays ayant accédé à l'indépendance au cours des vingt années d'existence de l'Organisation diffèrent complètement de ceux que connaissent les pays développés.

On conseille souvent aux pays en voie de développement de faire le meilleur usage possible de leur budget; ils estiment toutefois que l'Organisation elle même n'utilise pas ses ressources avec le maximum d'efficacité. Par exemple, le personnel de l'OMS est trop important. Ce qui compte surtout pour les pays en voie de développement, c'est la formation de cadres nationaux, mieux placés que des consultants extérieurs

s'il ne figure pas parmi les principaux contributeurs de l'Organisation, est néanmoins préoccupé par les augmentations constantes du budget, particulièrement celles qui se sont produites ces deux dernières années. Le délégué du Venezuela ne désire pas discuter des aspects techniques du problème ni formuler des objections quant au programme qu'il juge satisfaisant; le plus important, néanmoins, pour une administration

de la santé, n'est pas de présenter un programme idéal, mais un programme réalisable. Le Directeur général a parlé de besoins, mais il ne faut pas sous estimer l'exiguïté des ressources disponibles. Un ordre de priorité doit être observé en ce qui concerne les activités sanitaires, et des priorités correspondantes doivent apparaître dans le budget.

pour résoudre leurs propres problèmes de santé pas opposés, en principe, à une augmentation du

publique. Les pays en voie de développement ne sont

budget, mais ils espèrent que les fonds votés seront utilisés avec le maximum d'efficacité, c'est -à -dire pour la formation de cadres et la fourniture de matériel.

Le Dr González se demande si le programme de recherches en épidémiologie et dans la science de la communication ne fait pas double emploi avec des travaux déjà en cours d'exécution. Il considère que, pour cette rubrique, les crédits ouverts dans le budget de 1967 pourraient être inférieurs à $500 000. D'accord avec ce qu'a dit le délégué de la Tchécoslovaquie, au

sujet de l'adoption hâtive des résolutions et de la Le Professeur GERIC (Yougoslavie) indique que depuis plusieurs années son gouvernement vote en faveur du budget proposé par le Directeur général. Le programme élaboré pour 1967 est très bien conçu et englobe des mesures devant permettre d'aborder des problèmes prioritaires. Bien qu'il ait été établi de la façon devenue classique, on y relève trois points qui appellent une attention particulière: l'augmentation des traitements du personnel; le programme d'éra-

nécessité d'en évaluer à fond la portée, il pense que la résolution WHA18.43, qui prévoit le développement

des activités de recherche de l'OMS, pourrait peut être être revisée. En outre, est -il réellement nécessaire

d'affecter quelque $2 400 000 au programme d'éradication de la variole ?

La délégation du Venezuela ne pourra pas voter en faveur du budget recommandé par le Directeur général.

dication de la variole, qu'il est proposé d'incorporer au budget ordinaire; et l'extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche. Il est très difficile de dire sur quels chapitres du budget proposé on pourrait opérer des réductions. Mais le programme impose une charge importante aux

Le Dr IMAM (République Arabe Unie) croit devoir rappeler à la Commission que le monde entier béné-

ficiera de l'éradication de maladies transmissibles telles que la variole et le choléra dans les pays en voie

274

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de développement. L'Organisation devrait néanmoins concentrer ses efforts sur la fourniture de matériel et sur la formation de personnel dans les pays intéressés. L'investissement de fonds dans les programmes

élevées. Le programme d'éradication de la variole prévoit, pour des opérations réparties sur dix ans, des sommes atteignant $180 millions, dont $48 millions

d'éradication sera très rentable. Le programme de recherches proposé aidera également les pays en voie

environ proviendront de l'aide bilatérale et multilatérale, y compris le budget ordinaire. Il s'ensuit que les pays en voie de développement devront trouver, pour la lutte antivariolique seule, environ $130 millions

de développement à résoudre leurs problèmes de santé publique. La délégation de la République Arabe Unie appuie donc le budget proposé par le Directeur général. Le Dr MONTALVAN (Equateur), considérant que le

en l'espace de dix ans. Sachant que les pays exempts

de variole dépensent $70 millions par an pour se protéger de la maladie, le délégué du Pakistan a été déçu d'entendre le Directeur général déclarer que les contributions volontaires pour le programme d'éradication sont minimes. Une contribution volontaire qui représenterait même une faible part de ces $70 millions serait d'un grand secours pour les pays en voie de développement.

programme d'éradication de la variole intéresse de vastes pays en voie de développement, s'associe aux paroles du délégué du Chili. Ce programme présente un intérêt particulier non seulement pour les pays qui ont souffert de la maladie, mais aussi pour ceux qui,

comme la Colombie et le Pérou, bien qu'ils aient éliminé la variole, doivent continuer à exécuter des programmes intensifs de vaccination pour en prévenir la réapparition. Le délégué de l'Equateur souligne l'importance que revêt l'aide aux pays en voie de développement; il estime que l'augmentation budgétaire proposée est justifiée et qu'elle permettra de répondre aux besoins de ces pays. Il conviendrait de remettre à une date ultérieure l'examen des différents postes de dépenses et d'accepter le budget proposé par le Directeur général. Le Dr PERERA (Ceylan) félicite le Directeur général

L'OMS est un catalyseur, et les pays en voie de développement ont commencé, bien que modestement,

à apporter une contribution à la promotion de la santé dans le monde. Le Pakistan, par exemple, dispense déjà une formation médicale à 250 étudiants venus d'autres pays en voie de développement, et il fournit des vaccins contre la variole et le choléra pour les programmes d'éradication des pays voisins. Les charges imposées aux pays développés commenceront donc à s'alléger au cours des années à venir. Le délégué du Pakistan réservera son opinion sur le plafond budgétaire jusqu' à ce que d'autres délégués se soient fait entendre. Une augmentation des contributions volontaires pourrait permettre de réduire le

pour le programme qu'il propose pour 1967. Ceylan est un pays en voie de développement, qui a besoin

de toute l'assistance qui peut lui être accordée. Le programme d'éradication de la variole aurait da être mis en oeuvre depuis longtemps et les pays développés

budget. Cependant, même en l'absence de contributions additionnelles, il demanderait peut -être au Directeur général de réduire les prévisions budgétaires et, si nécessaire, de présenter des prévisions additionnelles, mais il ne lui demandera pas de supprimer des éléments de son projet de programme. Le Dr FELICAL (Hongrie) estime que le budget de

en tireront bénéfice tout autant que les pays en voie de développement. Le Gouvernement de Ceylan appuie donc le projet de budget recommandé par le Directeur général.

1967 marque une extension notable par rapport à celui des deux années précédentes. L'OMS s'acquitte avec toujours plus de compétence des tâches que l'on

Le Dr HAQUE (Pakistan) indique qu'à certains égards le programme proposé par le Directeur général lui semble trop modeste. On a parlé de priorités: pour

attend d'elle. Cependant, bien que son programme s'efforce de définir ces tâches par la voie de l'analyse scientifique, l'exécution en est souvent peu satisfaisante.

les pays soudainement atteints par une épidémie, les priorités fixées perdent leur sens. Récemment, l'Iran a dépensé $10 millions pour combattre le choléra

Les principaux objectifs, tels que l'éradication du paludisme et de la variole, sont définis de façon ration-

après une petite épidémie, tandis que le Royaume Uni et la Suède ont dépensé des sommes considérables pour lutter contre la variole. Les chiffres des effectifs du personnel administratif

de l'Organisation n'ont pas été examinés à fond; on pourrait peut -être arriver à opérer des réductions,

nelle, mais l'exécution en est maintes fois retardée. L'analyse des programmes de l'OMS montre que, pour 1967, environ $29 millions ont été prévus pour des activités sur le terrain et que cette somme est répartie entre plus de vingt chefs d'activité, compte non tenu des travaux de recherche. Si l'on considère que chacun de ces chefs d'activité est censé rendre service à un grand nombre des 123 Etats Membres de l'OMS,

mais la délégation du Pakistan accorde toute sa

confiance au Directeur général et aux membres du Conseil exécutif qui ont soigneusement étudié la question et dont les estimations constituent, sans nul doute, un minimum incompressible. On ne peut donc espérer réaliser des économies appréciables à cet égard.

on constate que la somme qui revient à chaque pays est très faible. L'échec partiel que l'on constate dans

l'exécution des tâches inscrites au programme de l'OMS tient à la fragmentation excessive des crédits disponibles. A l'échelon mondial, il y a encore beaucoup à faire dans le domaine de la santé, où les besoins

Cependant, les dépenses . consacrées par les pays en voie de développement à la santé grèvent de plus en plus lourdement leurs budgets. Comparées à leurs

ressources, les contributions des pays en voie de développement au budget de l'Organisation sont très

et les exigences augmentent avec le développement rapide de la culture générale. La délégation hongroise est d'avis que l'OMS devrait sélectionner les tâches

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SÉANCE

275

essentielles et concentrer sur ces tâches les fonds disponibles. Les activités de l'OMS sont déterminées non par l'ensemble des besoins sanitaires des peuples

Pour couvrir les dépenses prévues, le Directeur général a proposé un budget effectif de $47 242 000, soit $4 800 000 (11,31 %) de plus que le niveau budgétaire approuvé pour 1966. Il ressort de l'appendice 1

du monde, mais par les moyens pécuniaires dont dispose l'Organisation; pour utiliser ces ressources le plus efficacement possible, l'OMS devrait coordon-

ner ses activités avec celles de l'Organisation des

Nations Unies et des institutions spécialisées et s'efforcer de coopérer plus étroitement avec les

administrations sanitaires de chaque pays. Elle ne doit donc pas viser à posséder ses propres instituts de recherche, mais faire exécuter les travaux par les organismes scientifiques nationaux existants. L'appli-

aux Notes sur la présentation du programme et du budget (Actes officiels N° 146, page xxxvii) qu'une augmentation de $1 599 194, soit près d'un tiers de l'accroissement global de $4 800 000, est nécessaire pour maintenir l'effectif du personnel de 1966 et poursuivre les activités en cours, tandis que $1 605 375, soit un peu plus d'un tiers de l'accroissement, serviront à financer une modeste extension des activités dans les

cation de ces principes accroîtrait l'efficacité des programmes et éviterait les augmentations annuelles du budget. La délégation hongroise accepte difficilement la majoration de 17 % du budget pour 1967. Si l'on considère les chiffres donnés pour 1965, il apparaît que des sommes trop élevées ont été consacrées aux dépenses administratives et de personnel. Il faut trouver des moyens de rendre l'Organisation plus efficace tout en réduisant les dépenses administratives et de personnel. Une telle réduction permettrait à l'OMS de fournir une aide accrue aux services de santé publique des pays en voie de développement.

pays demandées par des gouvernements. Le reste de l'augmentation résulte en majeure partie de la mise en oeuvre de résolutions de l'Assemblée mondiale de

la Santé et a trait notamment à la recherche médicale,

à la recherche en épidémiologie et dans la

science de la communication, à la détection des réactions fâcheuses aux médicaments, aux aspects sanitaires de la situation démographique mondiale, à l'éradication de la variole et au renforcement partiel de services existant au Siège et dans les bureaux régionaux, le tout se chiffrant à $1 595 431.

Au nom de la délégation hongroise, le Dr Felkai propose: 1) que l'augmentation annuelle du budget ordinaire ne dépasse pas 4 à 5 %, ce qui correspond aux taux d'augmentation du revenu national dans la majorité des pays; 2) que le programme d'éradication de la variole soit établi pour l'année suivante seulement

Au cours de la trente -septième session du Conseil exécutif, l'attention a été appelée sur plusieurs faits nouveaux qui ont d'importantes répercussions budgétaires. Le premier est l'application du nouveau barème des traitements et indemnités, qui entraîne à elle seule peut regretter $1 un que cela coïncide avec la première année du programme

et non pour dix ans; et 3) qu'une partie de la contribution des Membres au programme d'éradication de la variole soit payable en vaccins. Ces propositions

d'éradication de la variole dont le coût estimatif est de $2 415 000, si bien que le budget effectif de 1967 accuse finalement une augmentation de 16,95 % par rapport à celui de 1966.

visent à permettre à l'OMS de fournir le maximum d'assistance au moyen des ressources dont elle dispose,

et le Dr Felkai espère qu'elles recevront l'appui des Etats Membres et du Secrétariat. Le Dr AL -AKTA (Syrie) partage entièrement l'opinion du Directeur général: toute réduction du budget influerait défavorablement sur les activités de l'OMS, en particulier sur le programme d'éradication de la variole. Ce programme profitera aussi bien aux pays avancés qu'aux pays en voie de développement. Les délégations n'ont certainement pas oublié que la variole

La résolution WHA18.38 relative à l'éradication de la variole est extrêmement précise. La Dix -Huitième

Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général:

de rechercher à nouveau les ressources financières et autres qui sont indispensables pour réaliser

a récemment sévi au Royaume -Uni et dans d'autres régions

économiquement développées.

La

approuve sans réserves le budget proposé par le Directeur général.

Syrie

Le Dr RAO (Inde) annonce que sa délégation appuiera les propositions du Directeur général. Elle a noté que l'accent y est mis sur la lutte contre les grandes maladies transmissibles en vue de leur élimination, sur la recherche, sur l'expansion des services de santé ruraux, sur l'enseignement et la formation professionnelle, et sur l'amélioration de l'administration de la santé publique.

l'éradication de la variole dans le monde, en envisageant notamment celles qui pourraient provenir de contributions bénévoles et de programmes d'assistance bilatérale, ainsi que d'institutions ou de programmes tels que le FISE et le programme élargi d'assistance technique de l'Organisation des Nations Unies; et ... de fournir le surcroît de conseils techniques et de services consultatifs nécessaire pour accélérer le programme, d'aider aussi les pays à se procurer le vaccin, les moyens de transport et le matériel indispensable...

Le Directeur général a souligné que sans des efforts considérablement intensifiés et bien coordonnés,

s'appuyant sur des ressources importantes, l'éradication dans le monde entier ne pourrait être effectivement réalisée dans un avenir prévisible et qu'en conséquence l'exécution du programme de dix ans

276

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

était indispensable. Il a rappelé, en outre, que beaucoup de pays disposés à fournir une assistance bilatérale y mettaient une condition formelle : avoir

moment est venu de redoubler d'efforts pour libérer l'humanité de la variole, du choléra et d'autres maladies transmissibles.

l'assurance que l'OMS collaborerait pleinement à la mise en place des rouages de coordination nécessaires.

Tous les pays, qu'ils soient avancés ou en voie de développement, ressentiront les effets d'une augmentation du budget à cette fin. Des dispositions spéciales, toutefois, pourraient être prises en faveur des pays en voie de développement.

La délégation soudanaise, considérant que, depuis des années, le Directeur général a utilisé les fonds disponibles de la façon la plus satisfaisante et la plus adéquate, appuie le budget tel qu'il est proposé. Le Dr OLGUÍN (Argentine) souligne la grave responsabilité qui incombe à toutes les délégations en ce qui concerne l'approbation du budget, soutien indispensable de tous les programmes et base même de l'activité

S'ils doivent consacrer des fonds à l'éradication de la variole, ils auront à fournir $78 pour chaque dollar provenant du budget de l'OMS. Peut -être convien-

drait-il de prévoir des incitations financières pour ceux où la maladie est endémique et où un programme

de l'OMS. Les propositions qui figurent dans les Actes officiels NOs 146 et 149 sont l'aboutissement d'un travail sérieux et approfondi du Secrétariat et

d'éradication est en cours, comme on l'a fait pour l'éradication du paludisme: les pays qui exécutaient des projets ont bénéficié de crédits venant en déduction

de leurs contributions au titre de la partie correspondante du budget ordinaire, crédits calculés en pourcentages selon un barème dégressif. Le Professeur PESONEN (Finlande) dit que sa délégation comprend parfaitement les immenses difficultés

du Conseil exécutif. La difficulté tient à ce que si tous les pays sont d'accord sur les critères qui ont présidé à l'établissement de ces propositions, ils n'ont pas les moyens de financer les activités prévues. La délégation argentine a déclaré en plusieurs occasions

que, dans une telle situation, la seule solution est que les Etats Membres et leurs administrations de la d'arrêter un ordre de priorité et de prendre toutes les mesures possibles de rationalisation administrative afin d'empêcher une élévation trop marquée du niveau budgétaire. Certes, le Directeur général et le Conseil exécutif ont déjà tenu compte des priorités et prévu certains aménagements administratifs, mais, en dépit de l'importance du programme à exécuter, le Dr Olguín croit que le budget devrait être inférieur au montant proposé à l'Assemblée de la Santé. Le Dr LAYTON (Canada) félicite le Directeur général

santé publique rencontrent pour exécuter les programmes sanitaires nationaux conçus dans l'intérêt de leurs peuples. Le Gouvernement finlandais estime

qu'une fraction très importante du revenu national doit être consacrée aux services de santé et que c'est le meilleur moyen de garantir le développement économique et culturel.

De l'avis de la délégation finlandaise, le montant qu'on propose de consacrer à la recherche en 1967 est assez modeste. Or tout progrès réel vers les objectifs

et ses collaborateurs du projet de programme et de budget qu'ils ont établi. En recevant les Actes officiels No 146 en décembre 1965, le Gouvernement canadien a réagi favorablement aux propositions qui y figurent

de l'OMS dépend des conquêtes de la recherche en médecine et dans les sciences appliquées. En appuyant le projet de programme et de budget,

la délégation de la Finlande entend qu'il soit donné une réponse affirmative à la question que le délégué de la Suède a posée au Secrétariat quant à la possibilité pratique d'utiliser pour l'éradication de la variole le crédit prévu de $2 415 000.

et a admiré la façon dont le Directeur général avait

tenu compte de tous les besoins et de toutes les demandes formulées par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Depuis lors, toutefois, les recom-

mandations supplémentaires faites par le Directeur général et par le Conseil exécutif à sa trente -septième session ont amené le Gouvernement canadien à changer d'attitude. La délégation canadienne s'inquiète de voir proposer dans les Actes officiels No 149 un niveau budgétaire de $51,6 millions qui traduit des accroissements très sensibles. L'un d'eux - l'augmentation des traitements et indemnités recommandée par le Comité consultatif

Le Dr HAMZA (Soudan) félicite de leur élection le

Président de la Commission et ses collaborateurs immédiats.

Ce n'est pas sans déception qu'on constate que les orateurs qui ont succédé au Directeur général n'ont pas eu le même ton encourageant que lui. Nul ne conteste que les problèmes sanitaires, en particulier

de la Fonction publique internationale et qui s'élève

dans le domaine des maladies transmissibles, ne connaissent pas de frontières; la Constitution de l'OMS repose précisément sur ce principe. Il serait regrettable que quelques pays, qui jusqu'à présent ont généreusement soutenu l'action de l'Organisation, se dérobent aujourd'hui. Pour chaque dollar consacré

à près de $2 000 000 - ne prête pas à discussion puisqu'il découle de l'application du régime commun des Nations Unies. Deux autres points, en revanche, ne laissent pas d'être préoccupants. En premier lieu, il faut songer aux conséquences de l'accroissement du

par l'Organisation à la lutte contre les maladies transmissibles, les pays intéressés doivent en dépenser

budget pour les Etats Membres, en particulier les pays en voie de développement, dont les contributions augmenteraient notablement alors que leurs ressources sont limitées. En second lieu, la délégation canadienne n'est pas certaine qu'il serait possible d'exécuter

dix à douze. A mesure que d'anciens problèmes s'estompent, d'autres passent au premier plan. Le

COMMYSStON DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIhe SEANCE

277

effectivement le programme d'éradication de la variole envisagé et d'obtenir des résultats correspondant aux frais encourus, notamment pendant la première année

des opérations. Elle rappelle, à ce propos, que, pour chaque dollar investi par l'Organisation, tout pays où s'exécuterait le programme serait tenu d'engager des dépenses beaucoup plus élevées. On aurait plus de chance d'atteindre à coup sûr l'objectif final en démar-

On voit qu'il est fait mention à la fois des besoins de développement des institutions spécialisées - et personne ne niera qu'ils existent - et des charges qui incombent aux Etats Membres. L'heure est venue de tenir compte de ces facteurs et de chercher à donner

effet à la résolution de l'Organisation des Nations Unies.

Cette résolution renferme aussi un appel à l'écono-

rant plus lentement pendant les premières années qui constitueront la période critique - afin de donner au programme des bases plus solides et des proportions plus maniables. Le Gouvernement canadien est fermement convaincu

mie, et le Professeur Vannugli formulera un voeu analogue. Chaque année, la Commission examine le budget de l'OMS comme un élément isolé. Or on se préoccupe beaucoup aujourd'hui de planification,

que, dans l'intérêt d'un progrès réel de l'OMS et de l'ensemble de ses activités, il convient de diminuer sensiblement

le montant proposé pour le budget

dans la résolution EB37.R20. Le Directeur général trouvera certainement une solution au problème. Naturellement, celle -ci ne devra pas porter atteinte à la poursuite des activités en cours. Aussi le Dr Layton invite -t -il le Directeur général à rechercher et à suggérer des domaines précis où, à son avis, des réductions pourraient être opérées dans le cadre

dans le domaine sanitaire comme dans les autres. Une étude du mouvement du budget au cours des années montre que s'il y a eu de brèves périodes de croissance modérée, la courbe est très irrégulière. Les Etats Membres qui demandent à l'OMS des conseils pour leurs programmes de planification sanitaire ont appris que toute planification à long terme doit tenir compte du développement économique et des ressources. Le programme soumis à la Commis-

général du projet de programme et de budget pour 1967.

sion a trait à une période déterminée, mais rien n'est dit de ses répercussions financières; un programme conçu de cette façon n'est guère réaliste puisqu'il ne prend pas en considération les possibilités effectives de le réaliser. Le moment paraît venu d'effectuer une étude opéra-

Le Dr HI.IAZI (Jordanie) félicite le Directeur général

et ses collaborateurs du projet de programme et de budget qu'ils ont présenté. Après l'avoir minutieusement étudié, la délégation jordanienne est heureuse de pouvoir l'appuyer. Le Professeur VANNUGLI (Italie) rappelle

tionnelle ou financière qui renseigne à l'avance les Etats Membres sur ce à quoi ils peuvent s'attendre, dans cinq ans par exemple, sans engager en rien les futures Assemblées de la Santé, dont chacune sera, bien

à la

Commission que la question de l'accroissement du budget de l'OMS a préoccupé non seulement beaucoup des délégations présentes, mais encore l'organisation « mère », celle des Nations Unies. L'appendice 2 de l'annexe 20 des Actes officiels NO 148 reproduit le

entendu, autonome et libre de prendre toute décision qu'elle jugera appropriée. L'Organisation va se lancer dans des activités nouvelles; on sait ce qu'elles entraîneront pendant les quelques premières années, mais non dans un avenir plus lointain. Le taux d'accroisssement du budget a été évalué de différentes manières. On a dit que, par rapport au

budget effectif de 1966, y compris les prévisions supplémentaires, l'augmentation est d'environ 17 %. Cependant, les deux valeurs ne sont pas comparables puisque tout le monde ignore ce que seront les prévisions supplémentaires pour 1967.

texte d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies créant un Comité ad hoc d'experts, au sujet duquel le Directeur général a déjà fait rapport. Le troisième alinéa du préambule de cette résolution stipule que l'Assemblée générale est compétente: ... pour procéder à un examen global des budgets de l'Organisation et de ces institutions qui porterait notamment sur : Les moyens d'obtenir que les activités de l'Organisation des Nations Unies et des institutions qui lui b)

La délégation italienne ne veut pas prendre une position extrême; elle est prête à aider à trouver une solution de compromis. Elle ne songe pas à réduire notablement le budget, mais à maintenir l'accroissement dans des limites raisonnables. Elle espère qu'une solu-

tion dans ce sens pourra être trouvée et elle s'associe à la demande faite par le délégué du Canada. Le Dr ESPAILLAT (République Dominicaine) appuie

sont reliées aux termes des articles 57 et 63 de la Charte soient poursuivies de la manière la plus efficace et la plus économique en tenant le plus grand compte des besoins du développement ainsi que des charges incombant aux Etats Membres du fait de ces activités,...

le projet de budget proposé par le Directeur général et le Conseil exécutif. L'augmentation prévue exigera des sacrifices de la part des pays en voie de développement, mais ces sacrifices valent la peine d'être consentis. La République Dominicaine souhaite vivement recevoir une assistance pour son programme

d'éradication de la variole. Il n'y a pas eu de cas de

DIX- NEUVIÉME ASSFMBLE MONDIALE DE LA SANT, PARTIE ÍI

variole dans le pays depuis 1921, mais l'indice de protection de la population est bas, ce qui constitue un grand danger, et il est nécessaire de prendre des mesures de prévention. Le Dr FLEURY (Suisse) dit que sa délégation a pris connaissance avec intérêt du projet de programme et

fait d'autres délégations, de reprendre ultérieurement la parole sur la question du niveau du budget. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que toute

organisation menant une action dans le domaine de la santé cherche toujours à obtenir davantage de fonds

de budget pour 1967 tel que le Conseil exécutif l'a recommandé. Elle remercie le Direteur général de son exposé convaincant. Le Gouvernement suisse partage

parce que la tâche à laquelle elle doit faire face dépasse ses moyens. L'OMS n'est toutefois qu'une organisation sanitaire parmi d'autres et elle ne saurait accaparer tous les crédits disponibles. Le délégué de la France a exposé les motifs du malaise ressenti devant l'accroissement du budget, qui est tel que les contributions de 1967 seraient majorées de près d'un quart

le souci de voir réduire le taux d'accroissement du budget, mais pense que cela ne doit pas avoir pour conséquence une diminution d'efficacité. La Suisse approuve l'incorporation du programme

d'éradication de la variole au budget ordinaire et estime judicieux son étalement sur une période de dix ans. Pour garantir à ce programme ses chances les plus grandes, elle accepte l'augmentation de $2 400 000 qui en résulte pour le budget de 1967. D'ailleurs, il serait inconséquent pour l'Assemblée de charger l'OMS de tâches toujours plus nombreuses

par rapport à celles de 1966. Cet accroissement se rapporte essentiellement à trois postes: dépenses de personnel; éradication de la variole; recherche, pour laquelle l'augmentation des crédits demandés est la plus modeste des trois. La délégation britannique estime toutefois que le chiffre proposé assure un bon départ au programme de recherche et qu'il ne sera pas nécessaire de l'augmenter ultérieurement. Le délégué de la République -Unie de Tanzanie a déclaré qu'il était impossible de consacrer des fonds à un programme d'importance majeure, le programme d'éradication du paludisme par exemple, sans porter préjudice à d'autres services sanitaires essentiels.

et importantes tout en lui refusant les moyens de les réaliser.

Le Dr ALAN (Turquie) s'associe aux orateurs pré-

Dans le cas de la variole, il paraît inutile de lancer de

cédents pour féliciter le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellent travail de préparation dont témoigne le projet de programme et de budget pour 1967. Il remercie également le Conseil exécutif de l'examen attentif qu'il a fait de ce projet.

vastes campagnes de vaccination s'il n'existe pas partout une infrastructure sanitaire suffisante pour toucher tous les individus à protéger et pour donner aux campagnes les prolongements voulus. Il convien-

Le compte rendu des travaux des précédentes Assemblées de la Santé atteste que la délégation turque a toujours été partisane d'un accroissement modéré du budget de l'Organisation et qu'elle a toujours voté pour les budgets présentés par le Direc-

drait donc de faire démarrer le programme d'éradication de la variole plus lentement, non seulement pour des raisons financières, mais aussi pour en assurer l'efficacité. Les économies résultant du programme ne seront pas sensibles avant plusieurs années.

A titre de compromis raisonnable, on pourrait ramener le budget de lancement du programme d'éradication de la variole à $1 000 000 de moins que le chiffre proposé par le Directeur général, soit aux trois cinquièmes des prévisions établies. Sans doute il ne serait possible alors d'entreprendre le programme

teur général. Cette fois pourtant, elle n'est pas en mesure d'appuyer celui dont la Commission est saisie et cela pour les raisons qu'ont déjà invoquées les délé-

gations de la France, de la Tchécoslovaquie, de la Yougoslavie, du Venezuela, du Canada et d'autres pays encore. En bon administrateur, le Directeur général a défendu son budget avec éloquence et courage.

que sur une base régionale, mais de toute manière une avance sur l'ensemble du front n'est pas à envisager. En utilisant les recettes occasionnelles pour alimenter le fonds de roulement pour le matériel d'enseignement

Il avait en cela parfaitement raison et ne mérite que des félicitations sincères. Il a fait exactement ce que font, dans leurs pays respectifs, les délégués eux mêmes en leur qualité d'administrateurs de la santé publique. Mais s'ils préparent et défendent leurs budgets, ils n'obtiennent pas toujours ce qu'ils demandent car les ressources de leurs gouvernements n'y suffisent pas. Le budget de l'Organisation a maintenant atteint un niveau tel que bien des Etats Membres ne sont plus en mesure de supporter la charge qui leur est imposée;

et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, l'Organisation réaliserait sur le budget de 1967 une économie de $100 000 et il semble que moyennant un certain nombre d'autres compressions moins importantes il serait possible d'économiser encore $100 000 de plus. La délégation britannique estime donc que le plafond budgétaire pourrait être abaissé d'environ $1,2 million.

M. TURBANSKI (Pologne) rappelle qu'à la Dix Huitième Assemblée mondiale de la Santé la délégation polonaise, sans approuver totalement l'augmen-

la Turquie a, pour sa part, atteint la limite de ses possibilités de s'acquitter de sa contribution. La délégation turque se réserve toutefois le droit, comme l'ont

tation du budget, avait voté pour le chiffre proposé, espérant que le Directeur général s'était engagé sur la bonne voie. Cet espoir a malheureusement été déçu.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SIXIÈME SÉANCE

274

La délégation polonaise a déjà exprimé au cours de la discussion générale l'inquiétude qu'elle ressent devant

pensable à la bonne exécution des programmes. Or il est impossible de choisir entre la recherche et le programme d'éradication de la variole et de décider dans lequel de ces deux domaines des compressions doivent

le budget et son taux d'accroissement. Elle partage entièrement l'avis des délégations qui ont déclaré ne pas être en mesure de voter pour le niveau budgétaire proposé par le Directeur général. Elle estime aussi,

être opérées. La délégation sénégalaise estime donc qu'elle doit appuyer le budget présenté. Le Dr AL -WAHBI (Irak) rappelle qu'à la sixième séance plénière sa délégation a exprimé son inquiétude devant l'augmentation du budget et les causes de cette augmentation. Sans doute l'Organisation doit -elle

comme le délégué de la Tchécoslovaquie, que le Directeur général et le Conseil exécutif devraient se préoccuper sérieusement d'examiner et de reviser la procédure d'adoption des programmes, de façon à éviter des situations comme celle à laquelle on en est arrivé.

suivre son développement normal, mais son budget

n'a pas moins que décuplé depuis l'année de sa

M. BARAHONA LÓPEZ (Honduras) déclare que sa

délégation approuve entièrement le buget et le pro-

gramme d'éradication de la variole. Il n'a pas été enregistré un seul cas de variole au Honduras depuis quarante ans, mais on ne peut pas ne pas être impressionné par les statistiques qu'ont citées les délégués des pays voisins, statistiques dont le caractère alarmant apparaît moins à la lecture que lorsqu'on les entend de

création. Toute organisation est naturellement appelée à prendre de l'extension dans la phase initiale de ses activités, mais pour l'OMS l'année 1967 semble marquer un point critique. Jamais auparavant l'accrois-

sement du budget n'avait été aussi prononcé. Il est vrai qu'il est dû en grande partie aux décisions prises

la bouche des membres de la Commission. Il faut approuver le programme d'éradication de la variole, de façon à pouvoir fournir aux pays intéressés l'aide qui leur est nécessaire. La délégation du Honduras fait toute confiance au Directeur général et à ses collaborateurs et ne doute pas de l'objectivité scientifique avec laquelle ils ont élaboré le programme. Si le Directeur général estime

par l'Organisation des Nations Unies au sujet des traitements et indemnités du personnel. On peut d'ailleurs compter que le Directeur général fera de son mieux pour soulager les Etats Membres en s'efforçant d'abaisser le plafond budgétaire sans nuire à l'exécution du programme. Par exemple, il semble que certaines compressions seraient possibles dans les crédits prévus pour les voyages, qui représentent plus de 10 % des dépenses prévues. Il est certainement de

bonne règle que le personnel fasse des voyages, et certains frais de déplacement sont incontestablement nécessaires, mais le Directeur général pourrait peut -

que rien d'autre ne peut être tenté pour établir un ordre de priorité dans le cadre de son programme, il y a lieu d'accepter le projet de budget tel qu'il est présenté.

être réduire le budget des voyages en mission du personnel et des déplacements de consultants à court terme. Les petites sommes ainsi économisées sous diverses rubriques finiraient bien par représenter un montant appréciable. Ainsi, en remettant à plus tard la création de certains postes nouveaux comme ceux qui sont envisagés aux pages 75 et 78 des Actes officiels NO 146, aux deux sections Hygiène sociale et Médecine

Le Dr BÂ (Sénégal) déclare que la gêne qu'il ressent parfois en abordant la question du budget, étant donné la contribution relativement faible de son pays, s'efface rapidement lorsqu'il considère que l'Organisation a été créée pour le bien de toutes les nations et

qu'un danger qui menace un de ses Membres les menace tous. Chacun des pays Membres est invité à donner selon ses possibilités et demande selon ses besoins. Or les besoins du Sénégal sont immenses. En décembre 1965, une épidémie de fièvre jaune s'est déclarée sur son territoire, donnant l'alarme à tous les pays du monde. Le Gouvernement sénégalais a réussi à circonscrire l'épidémie en decà de ses frontières

du Travail et Gérontologie et Maladies chroniques non transmissibles, on pourrait économiser quelque 35 000 dollars. Quoi qu'il en soit, la délégation de l'Irak n'envisage aucune réduction du programme d'exécution et elle ne voudrait en aucun cas que le lancement du programme d'éradication de la variole soit différé. Le délégué de l'Italie a déclaré qu'il était temps pour

au prix d'un effort national considérable, qui néanmoins n'aurait pas suffi sans l'aide précieuse qui lui a été fournie de sources internationales. Si l'épidémie avait gagné d'autres pays, elle leur aurait coûté très cher. La situation est exactement la même en ce qui concerne la variole.

l'Organisation de faire un examen critique de ses activités. C'est là un problème qui avait été évoqué à la trente -troisième session du Conseil exécutif par le membre désigné par le Japon, qui avait proposé de

créer un groupe d'experts spécialement chargé du travail d'évaluation. A l'époque, le Conseil exécutif avait jugé qu'il fallait pour cela attendre l'achèvement de l'étude organique qu'il avait lui -même entreprise. Aujourd'hui, la délégation de l'Irak souhaite que le Directeur général examine à nouveau cette possibilité. Le Professeur FERREIRA (Brésil) constate que, dans

En outre, l'augmentation du budget reflète dans une large mesure les exigences de l'Assemblée mondiale

de la Santé qui a prié le Directeur général de prendre des initiatives dans certains domaines, ce qui implique qu'il dispose des moyens financiers nécessaires. Certains délégués ont parlé d'ordre de priorité. Mais

la variole est précisément un problème prioritaire, et il en est de même de la recherche, qui est indis-

l'ensemble, les délégués s'accordent à penser que le budget de l'OMS devrait augmenter de façon plus progressive. Il ne faut pas oublier toutefois que le mon-

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DIX- NEUVIiiME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTh, PARTIE II

tant demandé par le Directeur général est commandé par le nécessité d'exécuter des programmes qui ont

fait l'objet d'un débat devant la Commission. En examinant le barème des contributions, on constate que cent onze pays versent une contribution de moins de 1 %, huit une contribution qui se situe entre 1 et 5 % et cinq seulement plus de 5 % du budget annuel. Par conséquent, le plafond budgétaire proposé par le Directeur général n'impose pas un si lourd fardeau

Selon le Dr HOOGWATER (Pays -Bas), la somme de $51 515 000 peut paraître considérable pour le budget de 1967, mais il n'en est rien en réalité si l'on considère les nombreuses tâches dont l'Organisation doit s'acquitter. La délégation des Pays -Bas partage entièrement l'avis exprimé par la délégation du Pakistan au sujet des priorités. Chaque Etat Membre doit naturellement s'assurer qu'il est tenu compte de

à la majorité des Membres. Il est certain que des compressions mineures sont possibles mais il semble que l'Assemblée puisse faire confiance au Directeur général et adopter le chiffre qu'il propose. Le Dr AL -AWADI (Koweït) félicite le Directeur général pour la présentation du budget et déclare qu'étant donné la croissance de l'Organisation, le budget ne peut qu'augmenter. Il est d'ailleurs essentiel que le développement de l'Organisation aille de pair avec les événements mondiaux. Reconnaissant l'action positive de l'OMS dans un certain nombre de domaines

sa contribution à l'oeuvre de l'OMS. Quoi qu'il en soit, les augmentations du budget de l'OMS doivent être progressives et, à cet égard, l'avis de la délégation des Pays -Bas rejoint celui de la délégation du Royaume -

Uni. Il doit être possible d'opérer des compressions sans nuire à l'efficacité de l'action de l'Organisation. Le Professeur GOOSSENS (Belgique) appuie la pro-

position du délégué du Royaume -Uni qui lui paraît

être un excellent compromis entre les deux avis divergents exprimés devant la Commission. En ce qui concerne l'avenir du programme de l'Organisation,

importants, la délégation du Koweït se déclare en faveur du plafond budgétaire proposé par le Directeur général et considère qu'on peut laisser à ce dernier le soin de décider des compressions qui lui paraîtront possibles. Le Dr STEWART (Etats -Unis d'Amérique) s'associe

il estime, comme le délégué de la Tchécoslovaquie,

qu'il y aurait lieu désormais d'établir d'avance le coût estimatif de toute entreprise nouvelle que l'on confie au Directeur général. Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime qu'il est tout à fait sage

aux autres délégations pour féliciter le Directeur général de l'excellente présentation du document budgétaire. Le Conseil exécutif ayant recommandé d'ajouter aux prévisions initiales un crédit destiné à financer les opérations de la première année du programme d'éradication de la variole, le budget total accuse une augmentation de 17 % par rapport à 1966. Cette augmentation est la plus forte qui ait été proposée

de fixer le plafond budgétaire avant de passer à l'examen détaillé du programme d'exécution, car la

Commission peut ainsi juger de chaque poste de dépense dans le cadre général du budget et se prononcer en donnant leur juste poids aux propositions formulées

depuis plusieurs années et elle imposera une lourde charge à beaucoup de pays. La délégation des EtatsUnis reconnaît qu'il est nécessaire d'inscrire au budget de 1967 des crédits pour le programme d'éradication de la variole; elle ne met pas en question l'opportunité de ce programme, mais recommande simplement un

par les divers orateurs. Le Directeur général, qui a présenté un document extrêmement détaillé et bien construit sur son projet de budget pour 1967, pourrait peut -être le revoir en tenant compte de toutes les observations qui ont été formulées et faire alors des propositions supplémentaires. Comme la plupart des orateurs, le Dr Novgorodcev

démarrage plus lent qui, selon elle, ne pourra que conduire à de meilleurs résultats. En outre, il est toujours possible d'opérer des compressions, fût -ce dans le mieux étudié des budgets, et c'est pourquoi la délégation des Etats -Unis propose à titre de compromis que le plafond budgétaire soit fixé à $50 400 000, ce qui permettrait de respecter tous les impératifs du programme général. Sur ce montant, $1 400 000 pourraient être dégagés pour le programme d'éradication de la variole. Le Dr STRALAU (République fédérale d'Allemagne)

trouve que le budget de l'Organisation s'accroît très rapidement, à la différence des budgets nationaux. Un certain nombre de délégués jugent nécessaire de réexaminer l'attitude à adopter à l'égard des augmentations budgétaires et ils ont rappelé à ce propos les conclusions du Comité ad hoc d'experts de l'Organisation des Nations Unies. Il ne faut pas que le budget de l'OMS augmente aussi rapidement. Même dans les pays développés, les budgets de la santé ne connaissent pas une telle expansion car les fonds à consacrer aux services nationaux de santé sont limités. Certains pays développés qui n'ont pas de

déclare que son gouvernement, lui aussi, s'inquiète de voir !augmenter si rapidement le budget annuel. Estimant qu'une légère réduction des prévisions budgétaires d'environ 2 % n'empêcherait pas l'Organisation de mener à bien ses projets, la délégation de la République fédérale d'Allemagne appuie les propositions formulées par les délégués du Royaume Uni et des Etats -Unis d'Amérique.

service national de santé se trouvent même dans

l'impossibilité d'en créer un faute des moyens financiers nécessaires. En outre, il se pose dans certains pays des problèmes de devises, dus à des restrictions des échanges, et ceux qui n'ont pas de réserves d'or sont obligés de payer en devises convertibles, ce qui ajoute à leurs difficultés. Ce que l'on pourrait considérer comme une augmentation relativement faible peut donc devenir pour eux une charge excessive. De

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEPTIÈME SÉANCE

281

plus, les pays appartiennent aussi à d'autres organisations internationales, auxquelles ils versent des contributions qui ne cessent d'augmenter. Les pays développés offrent également, au titre d'accords bilatéraux, une aide médico- sanitaire qui porte parfois sur l'éradication de la variole. Le Dr Novgorodcev partage l'avis des délégués qui ont dit qu'il y aurait intérêt à lancer le programme d'éradication de la variole de façon progressive, afin d'éviter les erreurs commises pour le programme d'éradication du paludisme. Il est persuadé que l'OMS n'a pas encore demandé aux gouvernements s'ils sont

Par exemple, i1 est proposé dans le projet de programme et de budget pour 1967 de créer des services qui, dans une certaine mesure, feront double emploi

avec les services d'épidémiologie et de satistiques. M. Siegel, Sous -Directeur général, a déclaré devant la Commission des Questions administratives, financières et juridiques que le nouveau matériel destiné à l'exploitation des données améliorerait la qualité du travail de l'Organisation dans ces domaines; cela est vrai, mais il n'y a aucune urgence à créer un service spécial à cette fin puisque les résultats escomptés ne

en mesure d'assumer les dépenses supplémentaires que comportera pour eux le programme d'éradication de la variole. Or, faute d'accord sur ce point, il est impossible d'être sûr que les deux millions de dollars proposés seront dépensés avec le maximum de profit. Comme l'a suggéré le délégué de la Tchécoslovaquie, l'OMS doit se garder d'agir de façon précipitée dans ce domaine. Il est préférable de commencer avec des

seront guère tangibles avant deux ans, comme le montrent les expériences faites par un certain nombre de pays. En conclusion, le Dr Novgorodcev pense que, si le Directeur général et le Sous -Directeur général revoient une fois de plus le budget, il leur sera possible, compte

tenu des observations formulées à la Commission, de présenter des propositions supplémentaires constructives. Comme la majorité des délégués, il s'inquiète

moyens limités mais dans de bonnes conditions garantissant un bien plus haut rendement. Enfin, comme l'a dit le délégué de l'Irak, des compressions seraient possibles. Ce délégué a men-

du taux d'accroissement du budget et ne voit guère comment sa délégation pourrait voter pour le projet de budget tel qu'il est présenté par le Directeur général. La séance est levée à 18 h. 35.

tionné les voyages en mission, mais les dépenses pourraient aussi être réduites dans d'autres secteurs.

SEPTIÈME SÉANCE

Jeudi 12 mai 1966, 9 h. 10 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite) Ordre du jour, 2.2 Examen des caractéristiques principales du programme; Recommandation concernant le niveau du budget (suite) 1.

Unis à la séance précédente à l'effet d'adopter un budget effectif de $50 415 000 pour 1967 et de consacrer $1 400 000 environ aux opérations initiales d'un

programme d'éradication de la variole en plus des montants disponibles à cet effet. Cette proposition donne satisfaction à la délégation britannique. Le Dr ADESUYI (Nigeria) prie instamment les membres de la Commission de ne pas perdre de vue que les activités prévues dans le projet de programme et de budget soumis par le Directeur général sont peu de chose par rapport aux besoins impérieux des populations qui sont incapables de résoudre elles -mêmes leurs problèmes en raison de leur misère et de leur mauvais état de santé. Les Etats Membres, et en particulier les pays en voie de développement, attendent de l'OMS qu'elle joue dans ce domaine un rôle de catalyseur. Les pays développés affectent des montants très considérables à l'action médico- sanitaire. Quant

Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2 Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie au nom de sa délégation la proposition I faite par celle des EtatsLa proposition de la délégation des Etats -Unis visait à amender comme suit le projet de résolution préparé par le Directeur général pour faciliter le travail de la Commission (voir page 270) : Dans le paragraphe 1) : inscrire la somme $50 415 000. Insérer un nouveau paragraphe 2) ainsi conçu : 2. DÉCIDE en outre qu'en 1967 le programme d'éradica-

tion de la variole sera entrepris sur un crédit budgétaire

de l'ordre de $1 400 000, qui viendra s'ajouter aux sommes disponibles d'autre part : Renuméroter les paragraphes 2) et 3), qui deviennent 3) et 4).

aux pays en voie de développement, ils fournissent,

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DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

malgré la modicité de leurs ressources, une contribution à l'OMS, pour que leur économie nationale ne soit pas paralysée par un niveau sanitaire déficient.

précédente session. Si l'on tient compte des multiples demandes formulées par la Dix -Huitième Assemblée

mondiale de la Santé, le Directeur général et son personnel ne méritent que des compliments pour la modération et le sens des responsabilités dont ils ont fait preuve en élaborant le budget. Après avoir examiné la question avec soin et pris en considération les diverses opinions exprimées, la délégation australienne a décidé d'appuyer la proposition faite par les délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni.

Le Directeur général ne mérite que des louanges pour l'usage judicieux qu'il fait des crédits limités mis à sa disposition. Enumérant les divers postes où des économies seraient peut -être réalisables, le Dr Adesuyi

fait observer tout d'abord que les augmentations relatives aux traitements du personnel sont inévitables

et ne font que suivre les décisions prises à l'échelon

national. L'augmentation relative aux projets est modique eu égard au champ d'action couvert. La recherche, par exemple, est essentielle et revêt une importance capitale pour tous les aspects du programme. L'existence de la variole devrait faire honte

M. ABRAR (Somalie) félicite le Directeur général et

à tous les pays, étant donné le niveau actuel des connaissances scientifiques, et la délégation nigérienne

le Conseil exécutif du travail qu'ils ont accompli en préparant et examinant le projet de programme et de budget pour 1967. Certes, l'accroissement du budget est considérable, mais le programme comprend nombre

se demande si les pays qui consacrent des sommes astronomiques aux armements ne pourraient pas allouer à l'éradication de la variole l'équivalent des

dépenses faites en un jour à des fins

militaires.

On sait, par exemple, que le Gouvernement iranien a offert à l'UNESCO, pour la campagne contre l'analphabétisme, un montant de $700 000, ce qui représente l'équivalent de ce que le pays dépense en une journée

pour son armement. Il convient de maintenir le programme d'éradication de la variole; le succès de cette campagne profitera aussi aux pays développés qui consacrent des crédits importants à se protéger contre

d'activités importantes, parmi lesquelles figurent la recherche et l'éradication de la variole. En principe, M. Abrar serait heureux de voir baisser le niveau du budget, mais il ne pense pas que ce soit possible sans compromettre des activités extrêmement importantes et incontestablement justifiées. C'est pourquoi, à son avis, il n'y a pas d'autre solution que de voter en faveur du programme et du budget proposés par le Directeur général.

la maladie. Le programme d'éradication doit être préparé avec tout le réalisme possible afin de s'assurer que le meilleur usage sera fait des fonds généreusement fournis, y compris ceux que reçoivent les pays à titre bilatéral. En fait, le montant demandé par le Directeur général pour le programme d'éradication de la variole est peu de chose si on le compare au budget de la santé des différents pays. Le pays du Dr Adesuyi reçoit du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique une aide destinée à la lutte antivariolique et nombreux sont les

Le Dr PoPOVICI (Roumanie) félicite le Directeur général d'avoir présenté le projet de programme et de budget d'une manière telle que la tâche de la Commission s'en soit trouvée largement facilitée. Au cours des dernières années, le budget de l'Organisation a augmenté à un rythme parfois inquiétant.

Il importe d'organiser minutieusement l'expansion indispensable de l'activité de l'OMS destinée à faire face aux besoins croissants des Etats Membres, de manière à tenir dûment compte des ressources disponibles. Le Dr Popovici, comme le délégué de la France, estime qu'il conviendrait de limiter l'accroissement du budget à un pourcentage raisonnable, afin de prendre

pays qui ne peuvent guère agir sans une assistance extérieure analogue. Le Dr Adesuyi prie la Commission

de conserver ces considérations présentes à l'esprit et de ne pas insister pour une réduction des crédits déj faibles qui ont été inscrits au budget en vue de l'éradication de la variole. Le délégué du Nigéria félicite le Directeur général du budget réaliste et équilibré qu'il a présenté et remercie le représentant du Conseil exécutif de ses éclaircissements.

en considération les ressources limitées des Etats contributeurs. Certes, ce n'est pas facile poar le Secrétariat. Peut -être serait -il souhaitable, à l'avenir, d'aider

l'Assemblée à examiner le développement futur et

l'ampleur du programme en lui soumettant pour chaque grande catégorie d'activités plusieurs solutions

Sir William REFSHAUGE (Australie) est préoccupé, comme le sont nombre d'autres délégations, par l'ampleur de l'augmentation du budget de 1967. 11 importe toutefois de ne pas oublier que le budget est, en dernière analyse, l'affaire de l'Assemblée de la Santé, en

possibles, tant opérationnelles que financières, ce qui lui permettrait de choisir le taux d'expansion qui lui paraîtrait le plus approprié. Le délégué de la Roumanie félicite le Directeur général de la façon dont il a présenté les propositions relatives au programme d'éradication de la variole. En fait, il aurait été plus facile de se prononcer sur les activités prévues en matière d'intensification de la recherche médicale si les propositions correspondantes avaient été présentées de la même manière.

ce sens qu'il résulte de décisions prises lors de sa

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEPTIÈME SÉANCE

283

Il est important pour l'OMS de mener une action aussi efficace que possible avec le minimum de frais.

En ce qui concerne la hausse des traitements, le Dr Popovici serait porté à croire qu'une étude des fonctions et une redistribution du personnel permettraient d'entreprendre certaines activités nouvelles sans encourir de dépense supplémentaire. De l'avis de sa délégation, il devrait être possible d'abaisser sensiblement le niveau du budget proposé par le Directeur général sans compromettre les intérêts des Etats Membres.

recherche, qui a déjà porté des fruits appréciables. En fait, une augmentation des sommes consacrées à la recherche pourrait très bien entraîner des économies dans les programmes futurs dirigés contre les maladies transmissibles.

L'attitude des pays développés, débarrassés de la variole, qui offrent des fonds pour l'éradication de cette maladie, suscite une vive reconnaissance chez les pays bénéficiaires. Au Pakistan oriental, le nombre des décès dus à la variole est tombé de 80 000 en 1958 à 18 en 1964 à la suite de la campagne d'éradication.

Le Dr SCHINDL (Autriche) considère que les tâches dont l'OMS doit s'acquitter n'ont pas de limites; aussi la question se ramène -t -elle essentiellement à un problème de possibilité économique. Un budget élevé est acceptable étant donné l'intérêt du travail accompli,

Le danger n'en subsiste pas moins, notamment à cause de la rapidité croissante des transports internationaux, et un programme d'éradication n'apporterait que des avantages à tous les pays. Le délégué de l'URSS a dit que l'augmentation du budget de l'OMS

notamment pour les pays en voie de développement, mais tout budget doit tenir compte des possibilités

ne correspondait pas au taux d'accroissement des budgets nationaux de la santé. Certains pays en voie de développement doivent restreindre leur budget de la santé en période de difficultés économiques. Le Directeur général a fait observer que le programme d'éradication de la variole nécessiterait en dix ans,

financières des pays contributeurs. La délégation délégué des Etats -Unis.

autrichienne appuiera la proposition faite par le

de la part des pays intéressés, une mise de fonds M. SAITO (Japon) déclare que sa délégation attache la plus grande importance à l'éradication de la variole d'environ $120 000 000 en monnaie locale, en plus des

contributions en monnaie convertible à prévoir au budget ordinaire. L'inscription de programmes supplémentaires (tels que le programme du Codex alimentarius en 1965) dans le budget ordinaire et l'augmen-

et a voté pour la résolution WHA18.38 adoptée à ce sujet par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. La Commission est toutefois placée devant un dilemme en ce sens que si les activités que l'OMS pourrait entreprendre sont illimitées, elles doivent être limitées en pratique pour des raisons financières,

tation correspondante des contributions en devises convertibles aggravent de façon disproportionnée les difficultés des pays en voie de développement. C'est

comme l'ont souligné un certain nombre de délégations.

Au sujet de l'éradication de la variole, le délégué du Japon rappelle que dans tout programme d'éradication exécuté à l'échelle mondiale , les pays intéressés supportent fatalement une part considérable de la dépense. Dans l'éradication du paludisme, par exemple, les pays interviennent à raison de 70 environ dans l'ensemble des dépenses, contre 10 pour l'OMS et quelque 20 % provenant des sources d'aide bilatérale ou multilatérale, encore que, de toute évidence, la part des divers pays puisse être diminuée lorsque l'aide bilatérale s'accroît. En fait, tout ce que

pourquoi la délégation pakistanaise préfère la proposition initiale qui figure dans les Actes officiels No 146: continuer à imputer le programme d'éradication de la variole sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé. Le Dr Hague invite instamment les pays développés à verser des contributions volontaires suffisantes pour qu'on puisse exécuter le plus complètement possible le programme d'éradication de la variole. La délégation pakistanaise se voit contrainte d'appuyer la proposition

présentée par les délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni.

l'Assemblée de la Santé peut faire, c'est inviter les gouvernements à engager leurs dépenses dans un programme d'ampleur mondiale, et on ne saurait exiger du Directeur général qu'il obtienne d'eux l'assurance qu'ils le feront effectivement. Aussi est -il souhaitable de faire preuve de réalisme et de commencer par des projets pilotes et des études préliminaires. Peut -être le programme d'éradication de la variole n'a -t -il qu'à

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, a

suivi le débat avec un vif intérêt. Il rappelle que le Conseil exécutif et son Comité permanent des Questions administratives et financières ont bien pensé,

à la session de janvier, que le niveau du budget effectif risquait de soulever des difficultés pour un nombre considérable d'Etats Membres. Le devoir du Conseil exécutif était donc tout tracé: rechercher le moyen de faire des économies en vue de diminuer ce

gagner à démarrer plus lentement, mais dans des conditions plus favorables. Pour toutes ces raisons, la

délégation japonaise se prononce en faveur de la proposition soumise par les délégations des EtatsUnis et du Royaume -Uni.

niveau. La Commission peut être assurée que le Conseil exécutif et son Comité permanent se sont mis à cette tâche avec toute l'énergie et toute la lucidité

De l'avis du Dr HAQUE (Pakistan), il n'est pas question de réduire les montants prévus pour la

technique et financière dont ils étaient capables. Les points dont ils se sont le plus préoccupés sont ceux qui ont été le plus fréquemment mentionnés dans le débat en cours.

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DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Certains des commentaires qui ont été faits pourraient être mal interprétés : on pourrait en déduire que le montant finalement incorporé dans le projet de budget pour 1967 pour l'éradication de la variole a été suggéré par le Conseil exécutif seul, et non par le Directeur général. Pour couper court à tout malentendu, le Dr Evang tient donc à déclarer catégoriquement que, de l'avis du Conseil, le chiffre relatif à l'éradication de la variole a été, comme les chiffres relatifs à d'autres activités, inclus dans les prévisions sur la proposition du Directeur général et approuvé par le Conseil exécutif. Des préoccupations se sont également fait jour, en relation avec le programme d'éradication de la variole, quant à l'examen insuffisant auquel l'Assemblée de la Santé soumettrait les résolutions avant de

certains détails du fonctionnement interne de l'OMS, car il pense que l'Organisation a tout intérêt à recevoir des avis quant à l'orientation de ses travaux. L'administration d'une organisation internationale diffère de l'administration des services sanitaires

nationaux, il importe de s'en rendre compte; les

intérêts et les pressions ne sont pas les mêmes et il convient d'analyser clairement la situation avant de se livrer publiquement à des critiques. En outre, un certain problème de communication se trouve, semble -

t-il, posé en pareille matière, car tous les pays n'ont pas la même conception de ce que couvre la notion de services administratifs. Le Directeur général ne discutera pas du chiffre du

adopter. Le représentant du Conseil exécutif souhaite rappeler à la Commission que lorsque la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a les

budget, qui est minime en regard de la situation mondiale. Il est essentiel néanmoins de prendre en considération ce que les pays sont disposés à payer. Le délégué du Nigéria a fait allusion à un fait au sujet duquel le Directeur général souhaite renseigner la Commission. Il y a juste quinze jours, un pays a offert une contribution volontaire de $700 000 pour une campagne contre l'analphabétisme: dans une lettre

adopté sa résolution WHA18.38, les Etats Membres avaient eu l'occasion d'étudier le problème pendant

plusieurs années, alors que le programme était à l'étude, et que de plus le Directeur général lui avait soumis un rapport traitant des incidences financières des activités envisagées.' Lorsque le Conseil exécutif a pris ses décisions sur le programme d'éradication de la variole, il a tenu le plus grand compte du fait que viennent de rappeler certains délégués, notamment ceux du Nigéria et du

ouverte, Sa Majesté Impériale le Chah d'Iran a informé l'UNESCO qu'il avait décidé de mettre à la disposition de cette organisation l'équivalent des dépenses d'une journée du budget militaire de l'Iran pour la campagne contre l'analphabétisme. Et $700 000

Pakistan, à savoir que des sommes énormes sont consacrées à la prévention de la variole, tant par les pays avancés que par les pays en voie de développement.

ont été versés. Bien d'autres manifestations seraient à signaler. C'est ainsi qu'il y a quelques années, le

Si l'OMS entreprenait un programme d'éradication de la variole et le menait à bien, ces fonds deviendraient disponibles pour d'autres affectations et l'Organisation

Président de la République française a offert une certaine proportion du budget militaire pour des travaux sur le cancer, et que l'année dernière le Président des Etats -Unis d'Amérique a demandé au Congrès l'établissement de textes législatifs tendant à l'amélioration de la situation sanitaire et de l'éducation dans le monde entier. Le choix des meilleurs moyens de distribuer l'aide pose un autre problème

aurait contribué indirectement à créer ce que l'on pourrait appeler un gigantesque fonds de roulement pour l'éradication des maladies. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, répondant aux différentes

et le Directeur général rappelle que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le Président de la Banque internationale pour la Recons-

questions soulevées au cours de la discussion, constate qu'à chaque débat sur le montant global d'un budget,

truction et le Développement et

le

Directeur du

on entend à peu près les mêmes remarques. En fait,

lors de la séance précédente, on a laissé entendre que des améliorations pouvaient être apportées à l'administration de l'OMS. Le Directeur général est disposé à accueillir toutes les critiques directes portant sur le fonctionnement de l'Organisation, mais il tient à rappeler que dans le passé nombre de commissions

Programme des Nations Unies pour le Développement ont souligné qu'il était souhaitable d'intensifier l'action

sur une base multilatérale plutôt que sur une base bilatérale. En réalité, les gouvernements dépensent des sommes plus importantes que celles qui sont en

jeu dans le budget de l'OMS pour la solution des problèmes d'ordre sanitaire et pour la réalisation de divers programmes constructifs. Le problème en

ont effectué des enquêtes sur la marche de l'OMS, qui accepte de bon coeur de telles enquêtes et qui est

prête à adopter toute suggestion constructive. Une

discussion n'est pas une somme d'argent, mais la manière dont les gouvernements entendent distribuer ces crédits, et cet aspect du problème ne doit pas être négligé. Le Directeur général, ès qualités, pense que le budget de l'Organisation doit être aussi élevé que

étude de ce genre est menée actuellement par le Comité ad hoc d'experts de l'Organisation des Nations

Unies, auquel l'OMS a volontiers fourni des renseignements; le Directeur général n'a même pas soulevé la question de la compétence d'un tel comité à examiner 'Voir Actes off. Org. mond. Santé, 143, annexe 19.

possible. Mais il est convaincu qu'il est de l'intérêt de l'OMS d'éviter ce qui pourrait diviser en deux camps les pays développés et les pays en voie de développement.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEPTIÈME SÉANCE

285

La Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a agi avec une grande sagesse en 'demandant l'étude de certains problèmes. La nécessité de la planification

est un but qu'il faut atteindre aussi rapidement que possible, mais le développement normal des services de santé ne doit pas être sacrifié pour autant. Il ne faut pas que les services sanitaires de base aient à souffrir de la priorité accordée à une activité déterminée. Il est facile de créer un climat d'émotion dans un organisme tel que l'Assemblée mondiale de la Santé. Aucun

a été évoquée. Le Directeur général croit pouvoir affirmer que le budget de l'Organisation a suivi un processus normal et régulier de développement. On n'a

enregistré d'augmentations subites que dans les cas où des entreprises qui devaient être financées par des contributions volontaires ont été mises à la charge du budget ordinaire, ou lorsque certains ajustements de traitements se sont révélés nécessaires. Divers projets d'importance secondaire, relatifs notamment à la gérontologie, à l'hygiène sociale et à la médecine du travail, ont été jusqu'ici poursuivis en liaison avec d'autres programmes; ils ne constituent donc pas des activités nouvelles. Ainsi il est évident que rien n'a été laissé au hasard dans le programme et que l'évolution des activités de l'Organisation se fait sans heurts. La décision prise par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé d'intensifier le programme de recherches médicales fut la conclusion logique qui marqua l'approbation officielle de l'action entreprise par l'OMS à petite échelle pendant plusieurs années. Le programme de recherches de l'OMS est modeste et joue principalement le rôle de catalyseur; il s'est néanmoins révélé extrêmement important dans de nombreuses sphères d'activités. Les propositions d'expansion de la recherche médicale que le Directeur général a

pays ne souhaite être qualifié de « pays à variole » ou de « pays à choléra », et les sentiments d'amour propre national et de prestige national sont prompts à intervenir. S'il importe avant tout de créer des services

sanitaires normaux, l'éradication de la variole doit être considérée comme un supplément au programme

normal de ces services en voie de développement et ne doit pas être menée de manière à les entraver ou à les annihiler. Sans un personnel sanitaire suffisant, sans un minimum de services sanitaires, il serait difficile de mener à bonne fin un programme d'éradication de la variole, de même qu'il a été difficile de mener partout à bonne fin un programme d'éradication du paludisme et de même qu'il serait difficile de faire réussir les autres campagnes de masse que la Commission examinera bientôt. On a demandé au Directeur général si l'Organisation

pourrait dépenser une somme de $2 400 000 pour l'éradication de la variole. La réponse est affirmative.

Il ne faut toutefois pas oublier que cette somme ne signifiera rien si les programmes bilatéraux ne se poursuivent pas et si les pays eux -mêmes ne sont pas prêts

récemment avancées n'ont pas été approuvées par l'Assemblée de la Santé, mais celle -ci a finalement conclu qu'il fallait demander au Directeur général de réaliser un programme plus modeste d'activités et de services en épidémiologie et dans l'application des sciences de la communication. En conséquence,

à faire des sacrifices. Quand le Directeur général a soumis son programme au Conseil exécutif, il a expliqué qu'en raison de l'expérience acquise à l'occasion d'autres programmes, il ne croyait pas à la possibilité

de financer l'éradication de la variole en comptant sur des contributions volontaires et qu'il fallait

après avoir procédé aux consultations techniques nécessaires, le Directeur général a présenté un programme minimum qui permettra à l'Organisation de faire quelque chose dans ces domaines sur une base plus solide. Comme le Conseil exécutif en a été informé,

l'intégrer dans le budget ordinaire. Il a présenté au Conseil exécutif des suggestions sur le mode de financement, mais le Conseil ne les a pas acceptées et il n'insistera pas davantage sur ce point. Désormais,

l'Organisation ne dispose pas encore du personnel qui serait capable d'entreprendre les travaux proposés. Si l'action était poussée dans cette voie, l'Organisation en tirerait un énorme bénéfice sur d'autres terrains et

il n'appartient ni à lui -même ni au Secrétariat de trouver la solution du problème ; la décision doit venir des gouvernements eux -mêmes. A l'origine, on avait estimé que le programme pourrait être réalisé en trois

le programme de recherches aurait une assise plus ferme. Cette conclusion est fondée sur l'expérience et a reçu l'approbation du Conseil exécutif. Le Directeur général espère que l'on ne se méprendra pas sur le sens de ses paroles s'il déclare que le lancement d'une campagne d'éradication de la variole,

ans, mais il apparaît que ces prévisions n'étaient pas réalistes si l'on en juge d'après les difficultés que les Etats Membres auraient à surmonter, par exemple pour atteindre les régions reculées. Si l'Assemblée mondiale de la Santé décide d'inclure $2 400 000 dans le budget

ou d'ailleurs d'autres campagnes du même type, ne va pas sans difficultés pour lui. Il est très préoccupé par le niveau de développement de certains services sanitaires nationaux et s'inquiète des répercussions défavorables que de telles campagnes pourraient avoir

pour l'éradication de la variole, le Directeur général et son personnel s'efforceront naturellement d'utiliser

ces fonds au mieux et d'éviter tout gaspillage. Si elle juge bon d'allouer pour la première année une somme moindre que celle qui a été proposée, il croit de son devoir de souligner que les gouvernements devront

sur ces services. L'éradication complète de la variole

se préparer à une augmentation du budget de 1968 pour amener le programme à un niveau raisonnable.

286

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

En statuant sur le niveau budgétaire, la Commission

doit concilier deux soucis contradictoires: l'utilité d'un budget très important et la nécessité de fixer un montant acceptable pour une large majorité d'Etats Membres. Le Directeur général estime ne pas pouvoir

services sanitaires de base. Enfin, tant que la différence, qui va toujours grandissant, entre les pays développés et les pays en voie de développement ne sera pas comblée

recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la proposition de la délégation française. Cette déclaration lui est inspirée par l'intérêt de l'Organisation tel qu'il le conçoit et par son désir d'obtenir l'entière coopération de tous les gouvernements. Le chiffre du budget de 1967 lui paraît être

par l'adoption d'une politique commerciale et économique adéquate, les pays en voie de développement, qui veulent voler de leurs propres ailes et tendent à l'indépendance financière, continueront à dépendre de différentes formes d'assistance, bilatérale et multilatérale.

Lorsque la délégation du Sénégal a insisté, la veille, pour que le budget effectif reste au niveau proposé par le Directeur général, c'est parce qu'elle était sûre que la bonne volonté de tous continuerait à faire progresser la situation sanitaire dans le monde. Même si la santé ne constitue pas le moyen le plus

moins important que l'appui constant de tous les Etats Membres. Le Directeur général ne pense pas que la croissance normale de l'Organisation puisse être assurée par des

efficace d'améliorer le niveau de vie, le Dr Bâ est convaincu que l'OMS fera tout ce qu'il est possible de faire, dans les domaines de sa compétence. Quand bien même le budget effectif pourrait être abaissé au chiffre

augmentations annuelles de l'ordre de 4 à 5 %. Ce taux couvrirait seulement les augmentations statutaires. Pour un développement rationnel des activités, il faut

envisager une augmentation annuelle de 10 à 12 %. Il reste peu de temps pour décider ce que l'Organisation

proposé par les délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni, la délégation du Sénégal s'opposerait à ce que la diminution soit appliquée au programme d'éradication de la variole. La variole est un fléau qui frappe surtout les pays en voie de développement et de nouvelles recherches sont nécessaires pour obtenir des vaccins présentant toutes les garanties, de manière à prévenir les terribles pertes de vies humaines que cause la maladie. Le Dr NOVGORODCEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la Commission

désire réellement accomplir. La décennie pour le développement est à demi écoulée et l'écart s'accentue

toujours davantage entre les pays développés et les pays en voie de développement. Il faut agir pendant les quelques années qui restent, car si on laisse passer la chance, ce sera probablement pour toujours. Le PRÉSIDENT déclare clos le débat général sur la

question et invite la Commission à examiner les propositions qui lui sont soumises. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, rappelle la teneur des ces propositions afin d'en faciliter l'examen. Le Dr AL -WAHBI (Irak) s'associe aux vues exprimées

doit d'abord se prononcer sur le chiffre du budget effectif et plus tard, au cours de l'examen détaillé du programme, déterminer les priorités dans les limites des crédits approuvés. Sa délégation votera pour le plafond budgétaire proposé par la délégation de la France.

par le délégué du Nigéria et par le représentant du Conseil exécutif concernant l'éradication de la variole. Il préfère le budget effectif proposé par la délégation

Le Dr HAQUE (Pakistan) pense que la proposition de la délégation des Etats -Unis tendant à mettre en oeuvre en 1967 le programme d'éradication de la

française, mais il est prêt à accepter le chiffre de compromis proposé par les délégations des EtatsUnis et du Royaume -Uni. Cependant, comme il est radicalement opposé à toute diminution des crédits prévus pour les activités sur le terrain, il ne peut appuyer l'amendement au projet de résolution suggéré par les délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni.

variole en ajoutant un crédit de $1 400 000 aux montants normalement disponibles mérite considération, mais il ne l'appuiera que s'il obtient l'assurance que l'affectation à cette rubrique des crédits mentionnés

n'entraînera pas la diminution d'autres activités. Le Professeur GERIé (Yougoslavie) rappelle qu'à la précédente séance il avait insisté sur la nécessité d'arriver à un compromis sur le niveau du budget effectif. La proposition des délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni semble représenter un tel compromis

D'autre part, il aimerait voir inclure dans une résolution qui recommanderait de fixer le budget effectif à US $50 415 000, une disposition aux termes de laquelle les programmes d'activités sur le terrain ne pourraient être touchés par les réductions. Le Dr BÂ (Sénégal) désire insister sur trois points. Tout d'abord, il faut éviter une confrontation entre les pays en voie de développement et les pays déve-

mais il ne pourra l'appuyer que si la deuxième partie

en est supprimée, car sa délégation est opposée à toute compression des crédits budgétaires prévus pour

le programme d'éradication de la variole.

Si les

loppés. Ensuite, le budget de l'Organisation prévoit des crédits insuffisants pour le développement des

délégations des Etats -Unis et du Royaume -Uni ne croient pas pouvoir éliminer cette partie de leur proposition, la délégation yougoslave votera pour la proposition initiale présentée par le Directeur général et recommandée par le Conseil exécutif.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEPTIÉME SÉANCE

287

Le Dr EL -KAMAL (Algérie) indique que sa délégation

votera pour la proposition initiale du Directeur général, approuvée par le Conseil exécutif. Le Gouvernement algérien accorde une grande importance au programme

d'éradication de la variole et il est prêt à mettre à la disposition de l'OMS, à partir de septembre 1966, du vaccin antivariolique lyophilisé. Il est évident que l'aide étrangère pour le développement des services sanitaires, si précieuse soit -elle pour l'Algérie, ne peut constituer qu'un appoint. Les pays en voie de développement ne vivent pas que de philanthropie, ils doivent

Le Dr Diba appuie en conséquence la proposition tendant à ce que le programme d'éradication de la variole soit imputé à partir de 1967 sur le budget ordinaire. D'autre part, comme toute compression budgétaire entraverait les activités dans les pays, le Dr Diba est en faveur de l'adoption du budget effectif proposé par le Directeur général et recommandé par le Conseil exécutif.

Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela), prenant la parole

compter surtout et avant tout sur leurs propres ressources. Toutes les institutions spécialisées, y compris l'OMS, sont arrivées à une phase critique et la solution ne se trouve pas dans les mots. Quand le problème du

pour une motion d'ordre, invoque l'article 61 du Règlement intérieur pour demander la clôture du débat sur le point de l'ordre du jour à l'examen. Il estime en effet que le problème a été suffisamment débattu pour que tous ses éléments soient maintenant clarifiés.

désarmement sera réglé, tous les autres problèmes seront réglés. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL croit devoir souligner que

Le PRÉSIDENT, constatant qu'il n'y a pas d'objection,

si la proposition de la délégation de l'Irak est approuvée, il se trouvera dans une situation extrêmement

met aux voix la motion de clôture du débat sur les caractéristiques principales du programme et le niveau du budget.

Il ne voit pas comment, sous sa propre responsabilité, il pourra réduire les dépenses d'un difficile.

million de dollars sans réduire en rien les opérations sur le terrain. Si le désir de la Commission est d'assurer la réalisation intégrale des opérations sur le terrain, il vaudrait mieux que l'Assemblée de la Santé approuvât un budget effectif conforme à la proposition qu'il a lui -même formulée et qui a été entérinée par le Conseil exécutif.

Décision : La motion est adoptée par 93 voix, sans opposition et avec 5 abstentions. Le PRÉSIDENT déclare la discussion close.

M. SIEGEL, Sous -Directeur général, après avoir rappelé les diverses propositions dont est saisie la Commission, indique que, conformément à l'article 65

Le Dr DISA (Iran) n'a pas pris la parole plus tôt parce qu'il était convaincu que le budget soumis par le Directeur général et approuvé par le Conseil exécutif avait fait l'objet d'un examen approfondi de la part du Conseil exécutif et du Comité permanent des

du Règlement intérieur de l'Assemblée, elles sont à mettre aux voix dans l'ordre suivant: 1) la proposition de la délégation de la France pour un budget effectif de US $50 000 000; 2) la proposition de la délégation de l'Irak comportant un budget effectif de $50415000, assortie de la condition que les activités sur le terrain ne seront pas réduites; 3) la proposition des délégations

Questions administratives et financières, et que le Directeur général avait alors accepté d'effectuer toutes les économies possibles. Diverses appréhensions ont été exprimées au sujet des répercussions que pourrait

des Etats -Unis et du Royaume -Uni prévoyant un budget effectif du même montant, et ajoutant un para-

avoir un abaissement du niveau du budget sur les activités dans les pays, notamment la lutte contre les maladies transmissibles. En ce qui concerne la variole, la facilité actuelle des transports et des communications

fait planer sur les pays tels que l'Iran, qui ont réussi à éradiquer cette maladie au prix d'un effort prodigieux et de dépenses considérables, une menace qui persistera aussi longtemps que des foyers d'endémie subsisteront

graphe relatif à l'affectation au programme d'éradication de la variole d'un crédit de $1 400 000; 4) la proposition primitive, soit un budget effectif de $51 515 000, soumise par le Directeur général et entérinée par le Conseil exécutif, compte tenu du transfert aux prévisions supplémentaires de 1966 des $100 000 destinés à la création du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire. Aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur, la décision sur le montant du budget effectif exige une

quelque part dans le monde. L'Organisation devrait donc avoir une certaine latitude pour entreprendre un programme d'éradication à l'échelle mondiale. Il ne fait aucun doute que si le programme d'éradication de la variole doit être financé par des contributions

majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Pour ce qui est, en revanche du texte de la résolution, la majorité simple suffit. La Commission jugera peut -être commode de se prononcer d'abord sur le montant du budget effectif et de voter après sur le texte du projet de résolution, paragraphe par paragraphe s'il y a lieu. Il en est ainsi décidé.

volontaires, on se trouvera dans quelques années devant une situation analogue à celle qu'a connue le programme d'éradication du paludisme. Tant que la variole persistera, les pays qui en sont exempts seront obligés de dépenser beaucoup d'argent pour assurer leur protection.

288

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le PRÉSIDENT met d'abord aux voix la proposition

2)

que le niveau du budget sera égal au montant

de la délégation de la France pour un budget effectif de $50 000 000. Le résultat du vote est le suivant: nombre de Membres

du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1),

augmenté du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et 3) que le budget de 1967 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après

présents et votants, 84; majorité des deux tiers, 56; pour, 18; contre, 66; abstentions, 17. Décision: La proposition est rejetée.

déduction i)

Le PRÉSIDENT met aux voix la proposition de la délégation des Etats -Unis d'Amérique, appuyée par les délégations du Royaume -Uni et de l'Irak, pour un budget effectif de $50 415 000. Le résultat du vote est le suivant: nombre de Membres

du montant de US $1 301 560 disponible par

remboursement provenant du Programme des Nations Unies pour le Développement au titre de l'assistance technique; ii) du montant de US $123 640 disponible au titre des recettes occasionnelles pour 1967.

présents et votants, 90; majorité des deux tiers, 60; pour, 36; contre, 54; abstentions, 7. Décision: La proposition est rejetée. Le PRÉSIDENT met aux voix la proposition soumise

Décision: La résolution est approuvée.1 Le Dr HAQuE (Pakistan) explique que s'il a voté pour

par le Directeur général et approuvée par le Conseil exécutif, pour un budget effectif de $51 515 000. Le résultat du vote est le suivant: nombre de Membres

le budget effectif d'un montant intermédiaire proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, appuyée par les délégations de l'Irak et du Royaume -Uni, c'est parce que, tout en étant soucieux de prouver l'intérêt

présents et votants, 86; majorité des deux tiers, 58; pour, 60; contre, 26; abstentions, 12. Décision: La proposition tendant à fixer le budget effectif à $51 515 000 est approuvée.

Le PRÉSIDENT fait observer que, par suite de la décision qui vient d'être prise, les propositions de la délégation de l'Irak et des délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni concernant la résolution à adopter sur le budget effectif deviennent caduques. Il soumet à la Commission le projet de résolution suivant: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE 1) que le budget effectif pour 1967 sera de US $51 515 000;

de son pays pour le programme d'éradication de la variole. il a été obligé de tenir compte de la capacité de paiement du Pakistan. (Voir la suite de la discussion sur le projet de programme et de budget pour 1967 dans le procès -verbal de la neuvième séance, section 2.)

2.

Deuxième rapport de la Commission Sur

l'invitation (Brésil),

du

PRÉSIDENT,

le

Professeur

FERREIRA

Rapporteur, donne lecture du

projet de deuxième rapport de la Commission. Décision: Le rapport est adopté (voir page 507). La séance est levée à 11 h. 25.

HUITIÈME SEANCE Jeudi 12 mai 1966, 16 heures Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Programme d'éradication de la variole (suite de la cinquième séance, section 2) Ordre du jour, 2.4

Il demande sur quelle base on s'est fondé pour avancer qu'il faudrait vacciner la quasi -totalité des

habitants dans les zones de forte endémicité. En Colombie et en Equateur, on est parvenu à réaliser l'éradication en

Le Dr JuRICic (Chili) déclare que les doutes que l'on pouvait avoir au sujet du financement du programme

couvrant

uniformément,

dans

l'ensemble de ces pays, un peu plus de 80 % de la 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.15.

d'éradication de la variole en 1967 ont été dissipés par la résolution adoptée le jour même par l'Assemblée de la Santé. Il ne parlera donc que de quelques aspects techniques du projet présenté.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: HUITIÈME SÉANCE

289

population. Cette question est importante, car les dépenses augmentent selon une progression géométrique et non arithmétique en fonction du pourcentage du nombre d'habitants. 11 est très important de fonder l'évaluation sur les réactions positives plutôt que sur le nombre de vaccinations. Une surveillance permanente est nécessaire pour assurer que les méthodes employées sont correctes

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que le programme en discus-

et que le vaccin est de bonne qualité. Le délégué du Chili connaît deux cas où l'on a découvert que des lots de vaccin lyophilisé qui avaient rempli toutes les conditions d'activité requises lors de tests en laboratoire étaient devenus inactifs deux ou trois mois plus tard. Sans une surveillance permanente de

sion est d'une importance considérable. La question a déjà été discutée précédemment et la décision de tenter l'éradication de la variole a été prise en 1958 sur l'initiative de la délégation de l'Union soviétique, dont la position n'a pas changé. Sa délégation a pris connaissance avec grand intérêt du rapport consacré à la question.' Ce rapport témoigne de l'importance du travail accompli; le problème est bien posé et la méthode envisagée paraît réalisable. L'Union soviétique fournit une aide considérable à toute une série de pays, sur une base bilatérale, pour éradiquer la variole, et les résultats obtenus sont

la vaccination sur place, des centaines de milliers de personnes risqueraient d'être vaccinées avec un vaccin inefficace.

importants. Le Dr Venediktov espère donc qu'on voudra bien l'excuser s'il émet quelques critiques amicales au sujet des propositions soumises à la Commission.

Le délégué du Chili souligne la nécessité d'avoir des laboratoires pour le diagnostic virologique de la variole.

On peut confondre des cas de variole avec des cas de varicelle, et inversement. Il exprime sa confiance dans les résultats du pro-

Tout plan de campagne, en particulier lorsqu'il s'agit de l'éradication mondiale d'une maladie, doit être non seulement précis, mais réaliste et compréhensible pour tous les pays participants, et il doit se fonder

gramme et il espère que le projet présenté par le Directeur général permettra aux pays intéressés de parvenir à réaliser l'éradication de la variole. Le Dr BAHRI (Tunisie) dit que la variole ne pose plus de problème en Tunisie depuis plus de vingt ans

sur des considérations financières, économiques et sociales concrètes, conformément auxquelles le plan détaillé des opérations doit être élaboré. L'Organisation a encore devant elle une lourde tâche. Le programme d'éradication ne pourra être exécuté que si les pays où la variole existe encore consacrent eux mêmes bien des efforts, à l'échelon national, à l'ceuvre d'éradication de la maladie, que si l'on tient compte de toutes les ressources d'aide bilatérale et multilatérale, si on les coordonne et si l'action de direction générale

et qu'aucun cas n'a été constaté depuis 1945. Cela n'empêche pas la Tunisie de continuer à appliquer strictement un programme de vaccination antivariolique obligatoire générale tous les cinq ans et un programme de vaccination annuelle des nouveau -nés. Cette vaccination est intégrée dans les activités de santé publique de base. Elle se fait de porte en porte en milieu rural, et dans les formations sanitaires de base en milieu urbain et suburbain. Dans les écoles primaires, des équipes mobiles vaccinent en même temps au BCG et contre la variole. On opère de préférence avec le vaccin liquide glycériné de l'Institut Pasteur de Tunis. La délégation tunisienne insiste sur l'importance de l'évaluation du pourcentage des réactions positives qui, en Tunisie, atteint 85 à 90 % pour les primo vaccinations. Elle attire l'attention sur la nécessité d'une législation adéquate qui rende obligatoire la vaccination avant l'âge d'un an, à l'entrée des écoles primaires, à l'entrée des écoles secondaires, et ensuite tous les cinq ans. La population tunisienne est consciente de l'impor-

et de coordination confiée à l'OMS est bien conçue. Le rapport contient le calcul suivant: pendant les

dix années d'exécution du programme, $180

il faudra millions, dont 70 % seront à la charge des pays qui entreprendront les campagnes d'éradication de la variole. Le budget de l'Organisation, même en prenant

les chiffres les plus élevés, ne pourrait fournir que 30

des dépenses, soit $48 millions, à raison d'environ $5 millions par an. Si dans cette structure fort complexe on négligeait un facteur quelconque, économique, social ou autre, ou si l'on commettait une erreur, ce n'est pas seulement

un programme régional qui serait menacé, mais le programme mondial d'éradication. A la fin des dix années, par exemple, on pourrait se trouver dans l'impossibilité de diminuer ou d'interrompre les

tance de la vaccination qui a fini par entrer dans les traditions. La vaccination antivariolique est une tâche de longue haleine, ne finissant jamais, toujours et souvent répétée. C'est là que réside la condition du succès.

vaccinations; il pourrait être impossible de terminer la campagne d'éradication dans la limite de ces dix années. L'homme n'est pas infaillible et l'on peut se tromper dans le calcul des ressources, l'évaluation des difficultés, le choix des méthodes. Il est donc nécessaire de revoir d'une manière objective et détaillée

tous les aspects de cette vaste campagne, aspects 1

Actes

of . Org. mond. Santé, 151,

annexe 15.

290

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nationaux, bilatéraux, multilatéraux, et aspects qui ont trait aux activités de l'Organisation. Il serait regrettable de voir, au début de cette campagne, se répéter les erreurs commises lors de l'exécution du programme d'éradication du paludisme.

de vaccination tant fixes que mobiles. Chaque personne

vaccinée est enregistrée et reçoit un certificat qu'elle doit porter sur elle avec sa carte d'identité et présenter sur demande. Au Liban, les campagnes de masse sont organisées

Maintenant que le budget de 1967 est en fait approuvé, il faut prendre les mesures les plus efficaces

pour le déroulement de la campagne dans le cadre des prévisions budgétaires. Il serait judicieux d'organiser, sous l'égide de l'OM S,

soigneusement et les crédits sont prévus à cet effet un an d'avance. En général, chaque campagne ne dure pas plus d'un mois. Il est très important de réduire cette période le plus possible: la population se laisse ainsi plus facilement convaincre, les vaccina-

une conférence sur l'éradication de la variole, avec la participation d'experts, de délégués des ministères de la santé et de représentants d'organismes de la planification ou des finances, afin d'étudier avec soin les ressources dont on dispose et de déterminer quels pays et quels services sont prêts à offrir une aide

teurs ont davantage d'énergie et d'enthousiasme, et les frais sont moindres. Il faut organiser une surveillance continue des gens qui ont échappé à la vaccination et c'est pourquoi la campagne doit se poursuivre au moyen d'unités fixes et mobiles. La variole ayant été éliminée au Liban, le Dr Jalloul exprime l'espoir

que d'autres pays, avec l'aide de l'OMS, pourront parvenir au même résultat. Le Dr SHAUGHOLI (Iran) déclare que les vaccinations

pratique et financière. Le temps ainsi consacré à revoir de nouveau les difficultés techniques, les problèmes d'organisation et les possibilités de collaboration ne serait pas du temps perdu, car il vaut mieux étudier d'avance les moyens de résoudre les problèmes plutôt que d'attendre que la campagne soit déjà bien en cours d'exécution. Comme le chef de sa délégation l'a déclaré, l'Union soviétique a prévu d'offrir une contribution volontaire de 75 millions de doses de vaccin. L'URSS est prête à fournir des spécialistes en nombre voulu pour former le personnel, à organiser sur son territoire un laboratoire ou un centre de référence de l'OMS, à organiser

antivarioliques ont commencé dans son pays il y a bien des années, mais qu'on y a encore connu, jusqu'à il y a huit ans, des épidémies qui causaient de nombreux décès, particulièrement parmi les enfants. Des méthodes énergiques ont été décidées en 1950. Environ 90 % des habitants sont maintenant immu-

nisés. En 1961, la campagne d'éradication a été décentralisée, chaque administration provinciale étant rendue responsable de la vaccination sur son territoire.

des cours de formation du personnel, et à prendre toutes autres mesures qui seraient utiles.

Ces mesures ont été très efficaces et aucun risque d'épidémie ne s'est produit depuis. Les mesures préventives normales continueront d'être prises par les services du réseau qui couvre tout le pays. L'expérience acquise dans le programme de vaccination de masse en Iran pourrait être utile aux pays oh existent des foyers d'endémicité. On s'est servi d'aiguilles à coudre ordinaires, chaque aiguille ne servant qu'une seule fois. Aucun antiseptique n'a été employé au point de vaccination. Des millions de vaccinations ont été effectuées très rapidement sans la moindre difficulté ni complication. La méthode est très simple et très pratique pour les pays en voie de développement. Quoique le degré d'immunité soit actuellement très élevé en Iran, aucun pays ne peut se considérer à l'abri

Au stade actuel de la campagne d'éradication, il faut utiliser au maximum l'expérience acquise par tous les pays dans ce domaine, étudier toutes les possibilités de coordonner les efforts et, après un examen attentif de tous les aspects de la question, mettre en train la campagne. En procédant de la sorte, l'éradication devrait être réalisable. Le Dr JALLOUL (Liban) dit que le Liban est exempt

de la variole depuis 1957, aucun cas n'ayant été signalé depuis cette date. De grands efforts ont été déployés pour arriver à cette fin. Une loi a été votée pour rendre la vaccination obligatoire tous les quatre ans. La première campagne de vaccination de masse a eu lieu en 1957, la deuxième en 1960, la troisième

à moins que des mesures ne soient prises rapidement pour organiser une campagne mondiale, particulièrement dans les pays d'endémicité. A cette fin, l'assistance bilatérale et internationale devra être poursuivie et développée. L'OMS devra coordonner le programme

en 1964, et la quatrième doit avoir lieu en 1968; chaque campagne a touché plus de 80 % de la population. Entre deux campagnes de masse, tous les nouveaunés sont vaccinés avant l'âge de six mois et toutes les

et assurer l'organisation et la direction nécessaires pour qu'une éradication mondiale soit possible. Le Dr SAYCOCIE (Laos) déclare que son pays n'a

personnes qui n'ont pas pu subir la vaccination au cours de la campagne pour une raison quelconque sont suivies et vaccinées.

pas de programme d'éradication de la variole à proprement parler, mais poursuit l'action régulière commencée par les autorités françaises. Elle consiste en campagnes annuelles de vaccination, grâce auxquelles aucun cas de variole n'a été diagnostiqué au

L'éducation sanitaire a été l'un des principaux moyens employés pour convaincre la population de se soumettre à la vaccination. On a organisé des unités

Laos depuis plusieurs années. On peut dire que la maladie a été éradiquée du Royaume. La faible densité

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: HUITIÈME SEANCE

291

de la population et la situation isolée du pays qui le met à l'abri des contaminations extérieures sont des facteurs favorables. Depuis l'accession du Laos à l'indépendance, on a utilisé le vaccin sec produit par les Instituts Pasteur de Saigon, de Phnom -Penh et de Bangkok. Les vacci-

A la lumière de l'expérience acquise dans la campagne d'éradication en Inde, la délégation indienne est pleinement d'accord avec le délégué du Royaume -

Uni pour estimer qu'il sera vraiment très difficile pour les pays en voie de développement de maintenir la situation d'immunité temporairement acquise, s'ils

nations ont été faites tous les ans dans chacune des seize provinces, par deux ou trois équipes composées de deux ou trois vaccinateurs expérimentés. Chacune

ne prévoient pas une organisation solide de leurs services de santé de base. Dans les pays qui ont atteint la phase d'entretien d'un programme d'éradication du paludisme, on doit pouvoir disposer d'agents

de ces équipes couvre une région déterminée, va jusqu'aux villages les plus reculés, d'une manière méthodique et systématique, pour que les visites à un

sanitaires polyvalents et d'un noyau de services de santé de base, capables de poursuivre la lutte contre les

village donné ne soient faites qu'une fois tous les deux ou trois ans. De cette manière, on a pu atteindre

pratiquement la totalité de la population. Les données statistiques de la vaccination sont les sui-

vantes: 1961 - 160000 vaccinations; 1962 - 260000;

maladies transmissibles; lorsque ce programme se trouve encore à la phase d'attaque ou à la phase de consolidation, des agents sanitaires différents seront nécessaires pour le programme d'éradication de la variole; si on entreprend seulement l'éradication de la variole, il ne faut pas oublier que les agents sanitaires employés à cette fin devront ultérieurement former le noyau des futurs services de santé. Dans ce cas, il sera indispensable que les pays où la maladie est endémique reçoivent des conseils techniques appropriés pour la

1963 - 327 000; 1964 - 330 000. L'analyse de ces données montre que la proportion des personnes qui reçoivent la vaccination par rapport à la population totale s'est accrue d'année en année et a atteint plus de 25 % en 1964; c'est dire que la population entière reçoit la vaccination en une période de quatre ans, qu'il s'agisse de primovaccination ou de revaccination. En outre, les services de santé des provinces ont un programme permanent de vaccination dans les écoles et en faveur de tous ceux qui demandent spontanément à être vaccinés. On ne connaît pas la situation exacte parmi la population qui se trouve sous le contrôle du Pathet Lao, mais on pense qu'elle est encore protégée

planification, l'organisation et l'exécution du programme d'éradication, en vue de l'intégration ultérieure

de ce programme dans les activités des services de santé de base. Il est à craindre que les pays en voie de développement ne disposent que de fonds très modestes

et l'OMS a donc le devoir de fournir des conseils appropriés pour qu'on dépense ces fonds en en faisant le meilleur usage. Il faut aussi que les pays en voie de développement puissent profiter de l'expérience des pays qui ont déjà exécuté des campagnes d'éradication.

contre la maladie. Les principales difficultés auxquelles se heurte le Gouvernement laotien sont la situation politique qui ne donne pas aux vaccinateurs la sécurité nécessaire pour se rendre dans certains endroits, le manque de personnel expérimenté et la situation financière, conséquence de la guerre fratricide. Le Dr RAO (Inde) explique que la campagne nationale d'éradication de la variole a commencé en Inde

Le Dr Rao souligne l'importance de l'éducation sanitaire. Dans plusieurs pays où l'on a entrepris des programmes, on a organisé un programme d'éducation sanitaire pour chaque programme de lutte contre une maladie donnée. 11 serait vraisemblablement plus économique d'organiser une éducation sanitaire de base portant sur les méthodes de lutte contre les maladies transmissibles en général et d'y incorporer le programme antivariolique. Le Dr KADEVA HAN (Cambodge) déclare qu'aucun

au dernier trimestre de 1962. A ce jour, environ 434 millions de vaccinations ont été effectuées. En 1962/

1963, on a enregistré 85 496 cas de variole entraînant quelque 26 000 décès et, en 1964/1965, 25 000 cas et

7000 décès. Ces chiffres montrent la valeur de la campagne actuellement en cours d'exécution. On prévoit que la phase d'attaque sera terminée en 1966.

cas de variole n'a été enregistré dans son pays depuis 1960. La vaccination des nouveau -nés et des enfants d'âge scolaire est obligatoire. Des opérations d'entretien sont effectuées à l'occasion de la campagne contre le

L'année 1967 sera consacrée à des opérations de nettoyage et le programme passera à la phase d'entretien en 1968. Le vaccin lyophilisé actuellement employé est fourni

pian qui est menée avec l'aide de l'OMS dans les trois provinces du nord et du nord -est. La production nationale de vaccin antivariolique suffit aux besoins du pays. Les autorités estiment qu'avec un pourcentage

par l'Union soviétique dans le cadre d'un accord bilatéral; 650 millions de doses ont été reçues; le Dr Rao exprime la reconnaissance de son gouverne-

de 80 % de sujets vaccinés, la réapparition de la variole serait chose impossible. La campagne de lutte se poursuit et la surveillance est particulièrement vigilante aux frontières. Le Dr CVAHTE (Yougoslavie) dit que sa délégation est très satisfaite du programme présenté par le Direc-

ment pour cette aide. On cherche à fabriquer le vaccin sur place dans quatre centres, mais il semble que la production sera très inférieure à ce qu'on avait prévu primitivement: les besoins se chiffrent à 180 mil-

lions de doses par an, dont 60 millions seulement pourront être produites dans le pays. On espère que le consultant de l'OMS pourra prendre les mesures nécessaires pour assurer la fourniture du reste.

teur général et qu'elle a approuvé les propositions budgétaires; elle estime cependant qu'il serait très important de faire appel à des fonds bénévoles et à des accords d'assistance bilatérale et multilatérale pour l'éradication de la variole. Plus sera grand le

292

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

succès de l'action entreprise par l'Organisation et plus ses possibilités financières et donc techniques augmenteront.

faisant appel en même temps à l'Organisation des Nations Unies et aux autres organismes internationaux pour obtenir une assistance financière. Le Dr BLOOD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation reconnaît la nécessité d'une direction énergique exercée par l'OMS sur les activités d'éradica-

Le Dr ALDEA (Roumanie) estime que l'étude de la

variole a révélé la possibilité de procéder à son éradication à l'échelon mondial. A la différence des méthodes employées pour lutter contre d'autres maladies, la méthode qui consiste à immuniser un pourcentage suffisant de la population afin d'interrompre la transmission est d'une application relativement simple et facile à contrôler. Il s'agit essentiellement d'un problème d'organisation et le succès des

tion de la variole à tous les échelons, appuyée sur l'assurance que le programme sera poursuivi jusqu'à son achèvement. L'inscription au budget ordinaire des fonds destinés à l'éradication de la variole contribuera beaucoup à en garantir la continuité. Le président Johnson a promis l'appui des EtatsUnis pour réaliser l'éradication de la variole dans le monde entier d'ici 1975. Dans le cadre du programme mondial, les Etats -Unis fournissent une assistance en faveur d'un ensemble de programmes nationaux

opérations dépend de l'aptitude du personnel à

effectuer un grand nombre de vaccinations en peu de

temps. Le Dr Aldea estime donc que les méthodes indiquées dans le rapport sur l'éradication de la variole que le Directeur général a présenté à la trente -

septième session du Conseil exécutif ne sont pas suffisantes; les moyens qui permettent d'effectuer un maximum de vaccinations varient d'un pays à l'autre et suivant les circonstances locales. Trois conditions

de vaccination en Afrique occidentale: les plans d'éradication de la variole en Afrique occidentale, bénéficiant de l'assistance de l'Agency for International

Development des Etats -Unis, ont été préparés en étroite consultation avec l'OMS. Le rôle de coordination attendu de l'Organisation est essentiel. Malgré les mesures coûteuses prises depuis quinze ans, la réceptivité des populations à la variole n'a cessé d'augmenter en raison de la natalité et de la disparition

sont nécessaires pour la phase de préparation et la phase d'attaque de l'éradication de la variole: première-

ment, la formation du personnel, qui sera recruté autant que possible parmi les personnes ayant facilement accès auprès de la population locale; deuxièmement, une campagne préalable d'éducation sanitaire destinée à obtenir la participation active de la population, point sur lequel le Dr Aldea a apprécié l'observa-

tion faite par le délégué du Liban; troisièmement, des mesures assurant l'approvisionnement nécessaire en vaccin. Les administrations sanitaires nationales devront déployer leurs efforts pour que ces trois conditions soient réunies. L'OMS a lancé son programme d'éradication de la

naturelle de l'immunité. Il est essentiel de parvenir sans retard à l'éradication et de mener l'exécution du programme d'une manière régulière, dans la mesure des possibilités des pays intéressés. Le Dr Sow (Mali) félicite le Directeur général d'avoir

dépeint d'une façon très précise dans le rapport sur le programme d'éradication de la variole la situation et les points de vue des pays d'Afrique, notamment en ce qui concerne leurs besoins en personnel, matériel, vaccins et fournitures diverses. Il le félicite aussi de la manière dont il a défendu les propositions budgétaires pour 1967.

variole en 1959. Or les chiffres montrent que, par comparaison avec les quelques 80 000 cas enregistrés en 1959, près de 98 000 cas ont été enregistrés en 1963. A la page 300 des Actes officiels No 119, on voit

La délégation du Mali remercie l'OMS d'avoir

qu'en 1962 on estimait le coût du programme à $10 millions; pour 1967, cette somme est passée à $48,5 millions. Le coût estimatif de $0,11 par immuni-

envoyé un expert pour la campagne d'éradication de la variole dans son pays et d'avoir promis du matériel; elle tient aussi à remercier l'Agency for International Development des Etats -Unis qui s'est engagée a fournir

sation, retenu dans les calculs relatifs au nouveau programme, semble excessif, car toutes les dépenses, sauf le coût du vaccin, seront couvertes par les pays intéressés. Même le prix du vaccin pourrait être réduit par une entente et une collaboration entre les pays producteurs. Le Dr Aldea estime donc nécessaire de réexaminer l'estimation des dépenses à prévoir pour

des vaccins et des moyens de transport pour un programme quinquennal de vaccination combinée antivariolique et antimorbilleuse mis en ceuvre dans

le programme en tenant compte de la possibilité

d'employer du personnel local pour la vaccination et la surveillance. On pourrait organiser avec les cadres des administrations sanitaires nationales des cours sur les méthodes de l'éradication de la variole, ce qui permettrait à l'OMS de réduire les dépenses pour les consultants qui ne sont pas au courant des conditions locales.

Etant donné l'importance de ce programme,

il

faudrait également étudier la possibilité d'affecter à l'éradication de la variole des sommes plus importantes

provenant de contributions volontaires, même au détriment d'autres programmes moins urgents, en

dix -huit pays d'Afrique, ainsi que l'Union des Républiques socialistes soviétiques, la Suisse et les Pays Bas de leurs envois de vaccins. En ce qui concerne la coordination, fonction essentielle de l'OMS comme la délégation des Etats -Unis l'a souligné, le Dr Sow demande si l'éradication de la variole ne pourrait pas être davantage combinée avec des activités préventives, par exemple avec la vaccination antiamarile. Le projet de résolution dont l'adoption est recommandée à l'Assemblée de la Santé dans la résolution EB37.R16 est un motif de grande satisfaction pour la délégation du Mali. Le Dr Sow exprime seulement l'espoir que par les mots « toutes fournitures et tout matériel », qui figurent au paragraphe 4 a) du dispositif de ce projet de résolution, on entend bien les vaccins,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: I-IUITIhME SANCE

293

les moyens de transport et les appareils de réfrigération

dont son pays a grand besoin et que les mots « tous services », qui figurent au paragraphe 4 b) du dispositif,

gation aérienne, pourrait faire son apparition même dans les pays les mieux équipés. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) déclare que sa délé-

englobent la coopération régionale qui est souhaitée par le Directeur régional pour l'Afrique. Le Dr Sow ne doute pas que le Conseil exécutif ait eu pleinement connaissance de ces besoins lorsqu'il a approuvé le projet de résolution, qui recevra le complet appui de la délégation du Mali. Le Professeur BABUDIERI (Italie) donne l'accord

gation approuve les déclarations faites en séance plénière par les délégations du Chili, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Inde et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques sur l'importance du programme d'éradication de la variole. Il rappelle qu'à la Dix Huitième Assemblée mondiale de la Santé la délégation

de principe de sa délégation sur le projet d'intensification de la lutte contre la variole, peut -être la seule

maladie transmissible qu'on puisse éradiquer dans un délai raisonnable, mais il doit être bien entendu que les régions où l'on exécutera des vaccinations de masse pourront disposer d'un équipement suffisant, de services sanitaires de base et de personnel qualifié. Le Professeur Babudieri n'a trouvé dans le rapport du Directeur général sur le programme aucune allusion à la possibilité d'employer, dans certaines conditions,

de la Tchécoslovaquie avait appelé l'attention sur le problème très important des programmes de vaccination antivariolique qu'on devait exécuter pour la seule raison qu'on continuait d'assister fréquemment à des poussées épidémiques. L'intensification de l'action antivariolique de l'OMS est très appréciée, mais le programme exposé dans le

rapport dont est saisie la Commission est loin d'être aussi simple qu'on le prétend. En raison de la pénurie de personnel qualifié, il faudra concentrer les efforts

sur les régions à forte densité de population oú la transmission se poursuit. En Europe, on a déjà identifié dix -huit cas en 1966, contre un seul en 1965. L'importation de la maladie dans des régions indemnes représente une menace permanente pour le programme.

une méthode prophylactique à base d'un nouveau produit antiviral dont l'efficacité a été confirmée au Congrès international des Maladies infectieuses qui

s'est réuni à Munich plus tôt dans l'année. Il est établi que ce produit protège efficacement les personnes non vaccinées qui sont exposées accidentellement à l'infection et qu'il arrête la transmission de la maladie parmi les sujets non immunisés chez lesquels la pro-

tection conférée par le vaccin prendrait effet trop tard.

Le Dr GJEBIN (Israël) souligne qu'une campagne d'éradication de la variole ne devra pas constituer une activité isolée; quel que soit le niveau de développement

Il est essentiel, pour assurer le succès de la campagne, d'utiliser des vaccins répondant aux normes recommandées par l'OMS: c'est particulièrement vrai pour les revaccinations, mais c'est aussi très important lorsqu'on utilise des injecteurs sans aiguille. La délégation des Pays -Bas désire soulever quatre questions touchant le problème en discussion. En premier lieu, se référant aux conclusions du rapport ayant trait aux fournitures de vaccins (paragraphe 2.2),1

elle se demande comment l'OMS pourra favoriser la limitation estimée nécessaire du nombre des centres

de l'infrastructure sanitaire d'un pays donné, la campagne devra être intégrée dans un plan sanitaire général.

de production de vaccin à quelques institutions relativement importantes et expertes dans ce genre de fabrication, qui desserviraient plusieurs pays à la fois. En second lieu, elle voudrait savoir ce que l'OMS compte faire pour développer l'emploi des injecteurs

Le personnel et les moyens de transport pourront et bien souvent devront - être utilisés pour lutter contre d'autres maladies que la variole. Le Dr BENGHEZAI, (Algérie) estime qu'il est erroné de vouloir faire un parallèle, comme l'ont fait certains

sans aiguille (paragraphe 2.4.3 et chapitre 3, sous « Afrique »).2

délégués, entre l'éradication de la variole et celle du paludisme. L'éradication du paludisme est plus complexe. Si l'on a les fournitures et le vaccin, on peut

En troisième lieu, la délégation néerlandaise voudrait

avoir des explications plus détaillées sur le dernier alinéa du rapport,3 où il est dit que si l'exécution du programme était retardée ou prolongée, le coût global

mener une bonne campagne antivariolique avec du personnel très peu qualifié, comme on en a fait l'expérience en Algérie. Avec le concours de la population et surtout du personnel enseignant, on a pu vacciner

deux millions de personnes en l'espace d'un jour, à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé de 1965.

s'en trouverait augmenté. Le Secrétariat pourrait -il préparer une nouvelle mouture des tableaux 11 et 12, présentant une évaluation approximative de l'augmentation de dépense qu'entraînerait un programme plus lent ou de la diminution de dépense qu'entraînerait un

Former un vaccinateur ne demande que quelques heures. Le programme d'éradication de la variole présenté par le Directeur général est un programme qui est à la portée des Etats Membres. L'Algérie, qui a réalisé l'éradication, défend ce programme avec acharnement, par solidarité avec les pays en voie de développement. Il est du

programme plus rapide ? Dans quelle mesure les chiffres des tableaux 11 et 12 représentent -ils des évaluations approximatives ? Enfin, le Dr Kruisinga appelle l'attention des délé-

gués sur le chapitre du premier rapport du Comité d'experts de la Variole4 consacré à la chimiothérapie 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, 108. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, 109 et 112. 3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, 121. 4 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1964, 283.

devoir des pays développés de contribuer à l'éradication d'une maladie très ancienne qui, en une époque de développement des communications et de la navi-

294

D1X-NEUVIhME ASSEMBLE MONDIAt,E DE LA SANT, PARTIE il

où il est recommandé (pages 25 et 34) que, dans les régions d'endémie, les nouveaux médicaments soient soumis à des études comparatives. Cette recommandation du Comité d'experts de la Variole a -t -elle amené l'OMS à prendre certaines mesures? Quelle est actuellement la politique suivie dans ce domaine et la position est -elle toujours la même ? Le Dr ALAN (Turquie) signale que la Turquie se prépare à commémorer le deux -centième anniversaire

population permettrait d'extirper la maladie complètement. On a donc institué au Pakistan oriental un plan de douze ans prévoyant la vaccination de toute la population tous les trois ans et l'évaluation de la situation tous les trois ans également. Le Gouvernement est persuadé en outre que la méthode de porte en porte est la seule qui permette d'assurer l'éradication. La délégation du Pakistan ne pense pas que les populations urbaines doivent être vaccinées en priorité;

dans son pays, en effet, la variole est une maladie rurale. Il est essentiel, dès que l'éradication est acquise

de la date à laquelle Lady Mary Wortley Montagu, épouse de l'ambassadeur du Royaume -Uni en Turquie, expliquait dans une lettre à un de ses amis qu'elle avait observé, en voyageant en Turquie, qu'on utilisait le pus de victimes de la variole pour vacciner les enfants d'une manière très primitive. Après deux siècles de vaccination, la Turquie est exempte de la variole, bien qu'elle ait souffert d'une poussée assez importante en 1943 et d'une poussée localisée en 1957.

ou sur le point de l'être, de créer des laboratoires virologiques en vue de faire la différenciation entre le virus de la varicelle et celui de la variole. Les équipes

d'évaluation devront être composées d'épidémiologistes, de virologues et de personnes ayant l'expérience

de l'éradication de la variole. Les progrès réalisés au

Pakistan oriental sont satisfaisants. On y manque toutefois de tubes de verre scellés et de véhicules, mais on devrait pouvoir mener le programme à bon terme

A cause de cette longue expérience de la maladie, la Turquie attache une grande importance au programme d'éradication de la variole projeté par l'Organisation, dont elle félicite le Directeur général et ses collaborateurs. Elle s'associe néanmoins aux délégués qui ont prié le Directeur général et ses collaborateurs d'apporter le plus grand soin à l'exécution du programme. La Turquie connaît la nature des difficultés et son expérience pourrait être utile. La délégation turque votera pour le projet de résoution. Le Dr HAQUE (Pakistan) indique que si le Pakistan est une région d'endémicité, les cas sont moins nombreux dans la partie occidentale du pays, qui groupe

si l'on reçoit le matériel nécessaire de l'OMS et des pays qui fournissent une assistance bilatérale. Le Dr CONOMBO (Haute -Volta) déclare que la décision prise par l'Organisation d'entreprendre un programme d'éradication de la variole étalé sur dix ans est un fait capital pour la santé du monde. Indépendamment des campagnes de vaccination, il faut que des mesures soient prises pour que le programme

démarre en même temps dans tous les pays d'une même région, afin d'éviter le danger d'importation de la maladie d'un pays d'endémie dans un pays indemne. De plus, des mesures de surveillance doivent être prises dans les aéroports. En Haute -Volta, on a enregistré 1554 cas de variole, dont 123 mortels, en 1962; 335 cas et 19 décès en 1963;

une population de 50 millions d'habitants et qui possède d'assez bons moyens de transport et de communication. A l'occasion d'une enquête sur la tuberculose effectuée au Pakistan occidental, les enquêteurs ont constaté que 80 % des personnes examinées portaient la marque de la vaccination antivariolique. Malgré ce pourcentage élevé, 2000 à 3000

cas de variole se sont déclarés dans cette partie du pays.

8 cas et aucun décès en 1964; 14 cas et aucun décès en 1965. Pendant la même période, les chiffres pour la vaccination antivariolique pratiquée seule étaient les suivants: 1 411 748 en 1962; 1 583 184 en 1963; 1 516 877 en 1964; et 1 353 608 en 1965; il faut y ajouter la vaccination associée antivariolique /antiamarile, pour laquelle les chiffres étaient les suivants : 366 572 en 1962; 271 057 en 1963 et 488 397 en 1964.

Le Pakistan oriental, qui groupe 55 millions d'habitants, est une région de forte endémicité et 80 000 cas y ont été déclarés en 1958. Faute de fonds suffisants,

Malgré l'assistance fournie par les Gouvernements

le programme d'éradication a dû être limité à cette partie du pays. Il a commencé en 1961, avec l'aide de

des Etats -Unis d'Amérique, de la France et de la République fédérale d'Allemagne, ainsi que par le FISE, dont le Gouvernement de la Haute -Volta est extrêmement reconnaissant, le pays, comme beaucoup d'autres pays en voie de développement, manque de laboratoires, d'équipement et de moyens de transport.

l'OMS et du FISE et conformément au plan d'éradication de l'OMS. Chaque maison a été visitée, des cartes ont été instituées pour chaque famille et pour la population mobile, et les 55 millions d'habitants ont été vaccinés. En 1964, 43 cas seulement se sont déclarés, dont 18 mortels, et le Gouvernement espérait

L'augmentation substantielle du budget de l'OMS devrait, comme le Conseil exécutif l'a recommandé, servir à satisfaire ces besoins. L'Organisation devrait aussi s'efforcer de procurer aux pays des injecteurs sans aiguille. La délégation de la Haute -Volta votera pour la résolution dont l'adoption est recommandée dans la résolution EB37.R16.

avoir réalisé l'éradication; espoir de brève durée, cependant, puisqu'en 1965 on a signalé 400 cas au Pakistan oriental. Cette expérience a convaincu le Gouvernement que seule la vaccination de toute la

COMMÍSSION DU PROGRAMMÉ ET DU BUDGET: HUITIgME SÉANCE

295

Le Dr KEITA (Tchad) déclare que la variole est endémique au Tchad. On exécute depuis plusieurs années des programmes de vaccination établis par le Service des Grandes Endémies. Malheureusement, malgré ses six secteurs d'activité, le Service ne couvre pas la totalité du pays. Les nouveau -nés sont vaccinés

M. MAGALÉ (République Centrafricaine) déclare

qu'à l'exception d'une petite atteinte enregistrée en 1962, son pays est exempt de variole depuis plusieurs

années et que ce résultat est à porter à l'actif des campagnes de vaccination de masse effectuées par le Service des Grandes Endémies. Ce service couvre entièrement le pays et, par l'intermédiaire d'une

dans les maternités. Le nombre des vaccinés atteint actuellement 60 % de la population. Il reste encore beaucoup à faire, mais on espère accomplir prochainement un grand pas grâce à l'assistance du Fonds d'Aide et de Coopération de la Communauté française,

dizaine d'équipes médicales mobiles, assure chaque année la visite systématique de toute la population. Des sanctions ont été prévues par une loi votée en

de l'OMS, du FISE et de l'Agency for International Development des Etats -Unis. Cette dernière a déjà à son actif la réalisation d'une campagne contre la rougeole. La non -couverture de tout le territoire par le Service des Grandes Endémies, l'insuffisance des moyens financiers pour l'achat des vaccins et des véhicules et la pénétration aux frontières d'étrangers non vaccinés sont encore les causes des poussées épidémiques qui éclatent au Tchad. On espère cepen-

1963, afin que nul ne puisse se soustraire à cette prospection. Il existe un plan triennal de vaccination. Chacun des secteurs du Service des Grandes Endémies est divisé en trois sous- secteurs et tous les habitants d'un sous -secteur sont vaccinés lors de la visite annuelle

dant que, grâce à l'application de la résolution EB17.R16 et aux efforts d'éradication commencés dans les pays voisins, le Tchad sera prochainement libéré du fléau de la variole. M. HA.II BASHIR ISMAIL (Somalie) dit qu'il ne

de l'équipe mobile. Une surveillance sans relâche est exercée sur tout le territoire et, dès qu'un cas de variole est signalé, une équipe est dépêchée sur les lieux et procède à la vaccination de tout le groupe de population. Cependant, la vaccination systématique grève

lourdement le budget du pays. C'est pourquoi la République Centrafricaine se félicite que l'Organisation

se propose d'augmenter son aide aux pays en leur fournissant des vaccins, du matériel et des moyens de transport.

faudrait pas conclure du fait que son pays ne figure pas au tableau 2 du rapport dont est saisie la Commis-

Le Dr WONE (Sénégal) dit que, grâce à l'aide de

sion que la variole en aurait disparu complètement. La maladie procède par cycles de sept ans; il y a eu des poussées épidémiques en 1944/1945, en 1952 et en 1959. On a également signalé un cas en 1966, mais

l'OMS, son pays a exécuté un plan de lutte antivariolique efficace. Il souhaite que l'Organisation apporte une aide plus importante aux laboratoires de référence, comme ceux de l'Institut Pasteur de Dakar, pour permettre d'abaisser les prix des vaccins

cas de variole en Côte française des Somalis en janvier 1966 mais, grâce aux efforts qui y ont été déployés, la maladie ne s'est pas propagée en Somalie.

il n'a pas été déclaré parce que le diagnostic n'avait pas été établi avec certitude. On a déclaré vingt -six

fabriqués sur place. Le Dr Wone a lu avec intérêt, dans le rapport, que la variole n'existe presque plus en Guinée portugaise. Il est paradoxal que les quelques

cas de variole enregistrés au Sénégal se produisent dans une région très proche de la frontière et les services

Sachant que la maladie est endémique en Ethiopie et au Kenya, la Somalie recherche avec vigilance tous les cas suspects et exécute des programmes de vaccina-

sanitaires nationaux ont dû y être renforcés parce que

tion de masse tous les cinq ou six ans. Le Dr LELIGDOWICZ (Pologne) déclare que sa délégation est d'accord avec les délégués qui estiment

le Sénégal craignait que la variole ne fût importée d'une région où, selon le rapport du Directeur général, la maladie semble ne pas exister.

qu'il est grand temps d'éradiquer la variole dans le monde entier. Aucune autre organisation n'a des moyens comparables à ceux de l'OMS pour mener une campagne mondiale d'éradication. De l'avis de la

délégation polonaise, le rôle de l'OMS doit être de coordonner et de centraliser les activités d'éradication. Les contributions volontaires devraient être accrues. La délégation polonaise a pris note avec satisfaction de la proposition de la délégation de l'Union soviétique qui offre de fournir à l'OMS 75 millions de doses de vaccin ainsi que du personnel qualifié. Elle apprécie

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, déclare que le Secrétariat a pris bonne note des observations des délégués, en particulier de l'insistance avec laquelle ils ont fait valoir la nécessité d'exécuter le programme le plus tôt possible. Le Secrétariat a également enregistré la suggestion selon laquelle il devrait tirer parti de l'expérience de diverses administrations nationales et de celle que l'Organisation a acquise elle -même à l'occasion de l'exécution du programme d'éradication du paludisme. Il semble que les modalités techniques de

l'exécution du programme aient été définies assez clairement. Le Dr Kaul appelle l'attention des délégués sur le rapport du Comité d'experts de la Variole 1 qui, dans le chapitre intitulé « Chimioprophylaxie et 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1964, 283.

également beaucoup la proposition de la délégation des Etats -Unis qui offre de collaborer avec certains pays. Le Dr Leligdowicz est persuadé que de nombreux

autres pays s'associeront à cette action bénévole. La Pologne, pour sa part, aimerait fournir à l'OMS du personnel qualifié.

296

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

chimiothérapie », fait le point de la situation en ce qui concerne les médicaments antiviraux. Il rappelle également le rapport du groupe d'étude sur l'intégration des campagnes de masse contre des maladies déterminées dans l'activité des services de santé généraux.' A la séance précédente, le Directeur général a souligné que, malgré la simplicité des méthodes, parvenir à réaliser l'éradication ne serait pas simple. Les dépenses augmenteront si le programme n'est pas exécuté rapidement. Les campagnes de vaccination devront être répétées si on ne parvient pas à assurer une couverture totale dans un délai de trois à quatre ans. L'offre de l'Union soviétique qui propose de fournir

ce qui est des injecteurs sans aiguille, des laboratoires producteurs de vaccin lyophilisé et de la création de centres de fabrication régionaux plutôt que de centres nationaux, ces questions appellent un supplément d'examen. Avec l'aide du FISE, l'OMS a déjà fourni à plusieurs pays des moyens de fabrication de vaccins.

Le Dr Kaul attire l'attention de la Commission sur la résolution présentée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R16. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) propose d'ajouter au paragraphe 4 du dispositif de la résolution un alinéa c) stipulant que l'OMS devra veiller à un contrôle strict des vaccins.

75 millions de doses de vaccins est accueillie avec grande satisfaction. Maintenant que l'Assemblée a décidé que le programme serait imputé sur le budget ordinaire, l'Organisation pourra, par l'intermédiaire des bureaux régionaux et en consultation avec les comités régionaux, ouvrir les négociations préalables à l'exécution du programme dans toutes les régions

Le Dr KAUL rappelle que l'Organisation a déjà établi, par l'intermédiaire de son Comité d'experts de la Standardisation biologique, certaines normes relatives aux vaccins antivarioliques et qu'elles ont été portées à la connaissance de tous les laboratoires producteurs. Tous les vaccins donnés à l'Organisation sont soumis à des épreuves de contrôle pour s'assurer qu'ils sont conformes à ces normes. L'Organisation fournit aussi des moyens permettant aux pays producteurs de faire soumettre les vaccins à des épreuves de contrôle. L'amendement proposé ne semble donc pas nécessaire. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) retire son amendement.

d'endémie. La préparation du programme et

les

prévisions de dépenses indiquées dans le rapport sont fondées sur l'hypothèse que les dispositions actuellement prises dans le cadre de l'assistance bilatérale seront au moins maintenues, sinon développées. Les offres de vaccin lyophilisé sont les bienvenues, ainsi que toute autre assistance sous quelque forme que ce soit. Le paragraphe 4 du dispositif du projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R16 montre bien que le Conseil exécutif, fort de l'expérience acquise au cours de l'exécution du programme d'éra-

Décision: La résolution dont l'adoption est recommandée dans la résolution EB37.R16 est approuvée.2 La séance est levée à 17 h. 55.

dication du paludisme, sait qu'il faudra fournir aux pays du matériel et des moyens de transport. Pour

NEUVIÈME SEANCE Vendredi 13 mai 1966, 9 h. 30

Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Troisième rapport de la Commission Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Professeur FER -

Extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche Ordre du jour, 2.6 Le PRÉSIDENT pense que la Commission voudra peut -

REIRA (Brésil), Rapporteur, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission. Décision: Le rapport est adopté (voir page 508). 2.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite de la septième séance, section 1) Ordre du jour, 2.2 1 Org. molo[. Saneé Sér. Rapp. techn., 1965, 294.

être, pour accélérer ses travaux, étudier le point 2.6 de l'ordre du jour (Extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche) ainsi que son point 2.7 (Système international de détection des réactions 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.16.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: NEUVIÈME SÉANCE

297

fâcheuses aux médicaments - voir page 306) en même temps que les parties correspondantes des propositions budgétaires relatives au programme d'exécution. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

la communication appliquée aux problèmes de santé; la section 3 expose les mesures à prendre et les objectifs, tandis que les sections 4 et 5 décrivent les rapports qui

de la Commission, présente la documentation correspondant aux points 2.2.3, 2.6 et 2.7 de l'ordre du jour et appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant, relatif à l'extension des activités de recherche de l'OMS, et soumis par les délégations

existent entre la recherche et les systèmes de surveillance et de détection: surveillance des maladies transmissibles, détection des réactions fâcheuses aux médi-

caments, et études diverses sur la dynamique des populations; la section 6 porte sur la recherche opérationnelle. A cet égard, le Directeur général renvoie la Commission aux discussions qui ont eu lieu au Conseil

du Chili, de l'Italie, du Pakistan et de la Somalie: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

exécutif et qui sont reproduites aux pages 21 à 30 des Actes officiels Na 149. Le Comité permanent des Questions administratives

Ayant examiné le rapport que lui a soumis le Directeur général conformément à la résolution WHA18.43, ainsi que la teneur des délibérations qui ont eu lieu au sujet de ce rapport lors de la trente -septième session du Conseil exécutif et celle de la résolution EB37.R13 adoptée par le Conseil à l'issue de ces délibérations, 1.

et financières, après avoir étudié le programme de recherches de l'Organisation, a posé au Directeur général un certain nombre de questions; on trouvera la réponse à ces questions dans le compte rendu in extenso de trois déclarations faites à la trente -septième

session du Conseil exécutif (pages 23 -29 des Actes

officiels No 149), par le Dr Payne, Président du Département d'Epidémiologie et de Santé publique à l'Ecole de Médecine de l'Université Yale, le Professeur Murray Eden, professeur d'électrotechnique à l'Institut de Technologie du Massachusetts et chargé de cours de médecine préventive à l'Ecole de Médecine

PREND NOTE du rapport du Directeur général; et

FAIT SIENNE l'opinion exprimée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R13 selon laquelle l'exécution d'un programme de recherche en épidémiologie et l'application de la science de la communi2.

cation à l'étude des problèmes de médecine et de santé publique selon les modalités proposées par le Directeur général marqueraient une étape importante et essentielle vers la réalisation des objectifs énoncés dans la résolution WHA18.43. Le PRÉSIDENT invite la Commission à étudier section

par section la partie II (Programme d'exécution) des Actes officiels No 146, en commençant par la section 4, Mise en oeuvre du programme.

de Harvard, et par lui -même. Les membres de l'Assemblée de la Santé qui voudront bien se reporter à ces déclarations y trouveront aussi la réponse à bon nombre de leurs propres questions. Comme le Directeur général l'a indiqué la veille, la proposition dont la Commission est saisie découle de discussions antérieures concernant le développement des activités de recherche de l'Organisation. En 1964, l'Assemblée de la Santé a décidé, après avoir examiné un vaste programme de recherche médicale, de s'en tenir à un programme plus modeste. L'ensemble

du problème a été réétudié avec l'aide d'experts du Examen détaillé du programme d'exécution Ordre du jour, 2.2.3 Section 4.1 Bureaux des Sous -Directeurs généraux Aucune observation n'est formulée.

monde entier et l'on est parvenu à la conclusion que la proposition présentée à la Commission constitue un

minimum indispensable au bon fonctionnement de l'Organisation. Pour obtenir des résultats, il faut en effet s'appuyer sur quelque chose. D'ailleurs, c'est non seulement le programme de recherche, mais l'ensemble des services de l'OMS, qui tirera de grands avantages de la présence d'une nouvelle catégorie de personnel.

Section 4.2 Recherche en épidémiologie et dans la science de la communication Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle que son rapport sur

l'extension des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche, élaboré en conformité de la résolution WHA18.43, figure à l'annexe 10 des Actes officiels No 148 (pages 58 -64). Ce rapport traite du développement des travaux de l'Organisation dans le domaine de la recherche, plus particulièrement en ce qui concerne l'épidémiologie et la science de la communication. L'introduction au rapport donne certains renseignements de base et se réfère aux passages pertinents de

Ainsi, une bonne partie des activités de l'OMS reposera sur une base plus solide et, dans les années

à venir, il est fort probable que l'Assemblée de la Santé n'aura qu'à se louer de l'existence de la nouvelle division.

On a parfois exprimé la crainte que les nouvelles activités n'intéressent qu'un petit nombre de pays, mais l'Assemblée se doit de reconnaître que le programme de recherche profitera à tous. Il est évident que l'on a besoin de connaissances nouvelles et l'OMS

la résolution WHA18.43. La section 1 porte sur les recherches épidémiologiques et explique l'importance de celles -ci pour les diverses activités de l'Organisation;

la section 2 porte sur les recherches dans la science de

est l'organisation la mieux placée pour entreprendre des recherches théoriques sur l'épidémiologie, en mettant à profit les découvertes des mathématiques et du calcul automatique. Grâce à la coordination des

298

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

recherches menées par les services du Siège avec l'aide

de spécialistes de l'épidémiologie théorique et de la science de la communication,les travaux seront d'une plus grande efficacité qu'ils ne l'ont été jusqu'à présent.

Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela), malgré les explica-

Pour terminer,

le

Directeur général répète que

l'objet de sa proposition est de faire reposer les activités

de l'Organisation sur une base plus solide, ce qui constitue à son avis la tâche essentielle d'un directeur général.

tions fournies dans les divers documents et dans les déclarations des trois orateurs précédents, ne peut se défendre de certaines appréhensions quant à la proposition dont la Commission est saisie. Tout d'abord, il lui semble que la création de la nouvelle division entraînerait des doubles emplois. Par exemple, dans la section 4.2, page 21 des Actes officiels No 146, l'une des fonctions prévues pour cette

division est la suivante: « 1) élaborer des méthodes pour rechercher et étudier les raisons des différences

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif,

explique que le Conseil, se fondant sur la résolution WHA18.43 et notamment sur le paragraphe 2 de son dispositif, a procédé à un examen approfondi du programme de recherche de l'Organisation. Comme l'a dit le Directeur général, le Conseil a entendu deux hommes de science éminents, le Dr Payne et le Professeur Murray Eden, et tout membre de l'Assem-

entre zones ou groupes qui contrastent par leurs taux de morbidité ». Or une fonction analogue se retrouve à l'alinéa 1) de la section 4.4.4 (Etudes épidémiologiques). Un autre exemple de chevauchement possible est l'analogie qui semble exister entre les fonctions mentionnées aux alinéas 3) et 5) de la section 4.2, qui concernent la dynamique des popula-

tions, et les fonctions prévues à l'alinéa 5) de la section 4.8.8 (Reproduction humaine).

blée de la Santé qui conserverait des doutes sur la

question devrait se reporter au compte rendu in extenso des déclarations faites par ces deux personna-

Le Dr González éprouve également certaines craintes inspirées par le rapport du Directeur général sur l'extension des activités de recherche de l'OMS (annexe 10 des Actes officiels No 148). En effet, le rapport ne contient aucune indication précise quant à l'avenir du programme de recherches de l'Organisation. Or il est important que les pays aient une idée de son rythme de développement, afin que les inciLe

lités ainsi que par le Directeur général. La décision prise par le Conseil exécutif figure dans la résolution EB37.R13.

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie la proposition présentée par le Directeur général et souligne que les propositions soumises aux deux précédentes Assemblées de la Santé paraissaient, aux yeux de sa délégation, dépasser les limites du possible. En revanche, la proposition dont la Commission est maintenant saisie

Directeur général a dit que sa proposition pour 1967

représentait un minimum - le point de départ d'un service de recherche épidémiologique qui se développerait à l'avenir selon un rythme normal. Le Dr González aimerait savoir ce que le Directeur général estimerait être le développement normal de ce service. Se référant à l'intervention d'un orateur précédent,

correspond exactement à l'idée que la délégation du Royaume -Uni se fait du rôle de l'Organisation dans le domaine de la recherche. Comme l'a dit le Dr Evang, les déclarations faites à la trente -septième session du Conseil exécutif par le Directeur général, le Dr Payne et le Professeur Murray Eden fournissent des renseignements très utiles sur le sujet. Le projet proposé vise essentiellement à coordonner

selon lequel l'OMS serait seule compétente pour entreprendre des recherches épidémiologiques, le

Dr González tient à marquer son désaccord: de nombreuses recherches ayant une portée et une importance mondiales ont été faites dans le passé par des institutions nationales, par exemple, dans le domaine de la tuberculose. Enfin, on a parlé de la nécessité de connaissances nouvelles. Celles -ci sont assurément indispensables, mais il est tout aussi important de mettre en application les connaissances acquises et l'OMS devrait par conséquent s'occuper avant tout de cet aspect de la question.

les recherches et à susciter le développement des études épidémiologiques sur le plan mondial. L'OMS est le seul organisme compétent pour mener à bien, d'une manière qui soit acceptable par tous, les travaux d'épidémiologie portant sur des problèmes tels que le lymphome malin en Afrique, les variations d'incidence

de la leucémie, ou la néphrite dans le sud -est de l'Europe. Aucune autre institution ne pourrait faire dans ces domaines autant de progrès que l'OMS, qui

Si l'on prend par exemple le problème que pose l'éradication de la variole, la solution se trouve sur le

peut à la fois coordonner et stimuler les travaux entrepris dans les différents pays et effectuer elle même, s'il y a lieu, des études sur le terrain. La délégation du Royaume -Uni appuie la nouvelle proposition, qui envisage un programme plus modeste, susceptible d'être réellement appliqué. En outre, comme l'a fait observer le Directeur général, le programme de recherches sera utile à tous les Etats

terrain et non dans des modèles mathématiques ou des études épidémiologiques.

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL se rend compte que la

documentation et les déclarations présentées à la trente -septième session du Conseil exécutif peuvent

avoir donné au Dr González l'impression qu'il y aurait un certain chevauchement d'efforts. A son avis, toutefois, cela ne sera pas le cas. Le Dr González

Membres et non pas à quelques pays seulement.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: NEUVIÈME SÉANCE

299

a cité comme exemple les travaux relatifs à la dynamique des populations; il n'y aura là aucun risque de

double emploi, car le personnel intervenant dans chaque cas sera de type différent. Il n'y a non plus aucun risque de double emploi avec le service des études épidémiologiques, qui se compose de médecins et d'épidémiologistes généraux, tandis que la nouvelle division emploiera des mathématiciens, des spécialistes de l'épidémiologie théorique, des sociologues et d'autres spécialistes des sciences humaines. La coordination nécessaire sera évidemment assurée entre les deux services. Il en va de même pour ce qui est de la détection des réactions fâcheuses aux médicaments,

logiques qui se rencontrent dans le contexte épidémiologique de certaines maladies, alors qu'il est relativement facile de le faire pour un organisme international. En d'autres termes, l'OMS est la seule instance capable d'entreprendre les études comparatives que suppose la solution de certains problèmes d'épidémiologie.

Enfin, le Directeur général est pleinement d'accord avec le Dr González sur la nécessité d'appliquer les connaissances existantes. L'OMS a là un rôle important à jouer. Il faut toutefois se rendre compte que, dans bien des domaines, les connaissances actuelles sont insuffisantes pour apporter une solution définitive.

de l'étude des maladies transmissibles et du travail statistique de l'Organisation en général, à propos desquels on a exprimé la crainte d'un certain chevauchement d'efforts dans l'élaboration des méthodes relevant de l'épidémiologie. Là encore, il y a une différence de degré: la division s'occupera davantage de l'édification de bases scientifiques que du problème pratique de l'application des techniques épidémiologiques connues à l'étude de certaines maladies. Toutefois, comme il l'a déjà dit devant le Conseil exécutif, le

C'est le cas par exemple en ce qui concerne la tuberculose et la lèpre. Il incombe à l'OMS de stimuler la recherche pour qu'un jour vienne où tous les pays dont les besoins sont les plus grands et les ressources les plus faibles arrivent à résoudre leurs problèmes. Par conséquent, tout en estimant, comme le Dr González, que l'Organisation se doit d'exploiter les connaissances actuelles, le Directeur général espère que le Dr González

jugera comme lui que l'Organisation a le devoir de chercher à donner des réponses à quelques -uns des problèmes les plus importants. Le Dr BRANSCOMB (Etats -Unis d'Amérique) rappelle

Directeur général est tout disposé à

examiner le problème des risques de double emploi, à définir plus clairement les fonctions des différents services et, s'il y a lieu, à introduire les changements qui seraient nécessaires. Cependant, il lui faudra pour cela un certain temps; en effet, bien qu'à son avis, il n'y ait pas double emploi, il est difficile de donner des exemples précis tant que le travail n'est pas effecti-

que la recherche a toujours été considérée comme une condition essentielle de la réalisation des objectifs de l'Organisation; il restait cependant à définir plus clairement la responsabilité et le rôle spécifiques de

vement commencé. Le problème préoccupe évidemment de nombreux délégués et le Directeur général espère que les assurances qu'il vient de donner les apaiseront. Le Dr González a peut -être mal compris ce que le

l'OMS à cet égard. La délégation des Etats -Unis estime que le Directeur général a maintenant tracé un programme à la fois approprié et réalisable. Comme l'a fait observer le Président de l'Assemblée de la Santé, l'Organisation a peut -être atteint le stade le

Directeur général entend par « besoin minimum ». Il s'agit du minimum requis pour mettre en train des travaux utiles. Jamais le Directeur général n'a voulu donner l'impression que la division se développerait rapidement et que, de ce fait, l'Assemblée de la Santé aurait chaque année à faire face à une augmentation considérable des dépenses. Comme tous les autres services de l'Organisation, la division se développera à un rythme normal - notion qui, bien entendu, est susceptible de diverses interprétations. Certains délégués songent évidemment à l'ampleur du programme qui leur avait été antérieurement soumis; ils peuvent toutefois avoir l'assurance qu'il n'est nullement dans l'intention du Directeur général d'entreprendre quoi

plus important de son histoire en matière de

recherche. Pour cette raison, la délégation des EtatsUnis croit devoir exposer ses vues sur les problèmes d'importance capitale qu'il faudra affronter quand le programme prendra forme. Toute différence d'interprétation concernant les objectifs du programme de recherches devrait être bien précisée dès maintenant. Le problème essentiel est celui de la définition de l'objet du programme de recherches. On a souvent opposé recherche théorique et recherche appliquée, mais il est impossible, et même peu souhaitable,

d'établir une ligne de démarcation rigide entre les deux. Naturellement, l'accent sera mis sur la recherche

que ce soit qui puisse être considéré comme non réaliste. Le programme ne sera élargi que lorsque l'Assemblée de la Santé elle -même en décidera ainsi. Se référant à un autre point évoqué par le

Dr González, le Directeur général souligne que la tâche la plus importante de la division sera la coordination. 11 est incontestable que de nombreuses études épidémiologiques sont entreprises dans diverses parties du monde. Toutefois, aucun pays n'est pratiquement en mesure d'étudier les différentes conditions méso-

appliquée, mais on peut se demander si l'on arrivera à s'assurer les services de savants de première valeur en leur interdisant de s'occuper de problèmes fondamentaux. De même, les problèmes de base auxquels on se heurtera nécessairement dans tout programme de recherche appliquée ne peuvent pas être toujours renvoyés à d'autres organismes. Il faut donc aborder la question d'une manière positive et se mettre d'accord sur les objectifs et la nature du programme de recherche, qui doit tendre à soutenir, renforcer et promouvoir les services que l'Organisation peut

300

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

rendre pour faire avancer l'action sanitaire dans le monde entier. La nouvelle division ne devra pas essayer

Commission est saisie ne devrait pas marquer le début

d'éluder les problèmes pratiques de base pour se concentrer sur les aspects plus théoriques de la recherche. Il n'appartient pas à l'Organisation, dans le cadre de son programme de recherche, de développer des sciences fondamentales telles que l'épidémiologie

d'un programme de recherches qui ne cesserait de s'étendre dans une multiplicité de disciplines médicales.

La délégation des Etats -Unis serait opposée à une telle évolution, non seulement à cause des dépenses qu'elle entraînerait, mais aussi parce que le caractère même de l'Organisation s'en trouverait radicalement changé. Enfin, en appuyant la proposition du Directeur

et les mathématiques, car c'est là la fonction propre des universités et autres centres de recherche. Cette position est implicite dans le rapport du Directeur général, mais, de l'avis de la délégation des EtatsUnis, il faudrait l'exprimer explicitement et en faire un principe directeur pour la mise au point du programme.

général, le Dr Branscomb demande que le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé soient tenus au courant du développement du programme et des recherches entreprises.

A la question de la définition de l'objet du pro-

gramme est liée celle des rapports avec les programmes

Le Dr HOWORKA (Pologne) dit que sa délégation, tout en approuvant la création d'une divi-

de recherche nationaux. Il n'est pas question que la nouvelle division entre en concurrence avec des institutions nationales. Comme le Directeur général l'a dit dans son rapport au Conseil exécutif, les seules recherches que l'OMS puisse estimer justifié d'entreprendre sont celles que les instituts ou les universités des Etats Membres ne peuvent pas effectuer convenablement. C'est pourquoi le Directeur général a proposé des activités de recherche relevant de l'épidémiologie

sion de la recherche en épidémiologie et dans la

science de la communication, est pleinement consciente des difficultés auxquelles le Directeur général se

et de la science de la communication qui porteront sur des problèmes présentant un caractère spécifiquement international ou ne pouvant être résolus convenablement que par une institution comme l'OM S.

Le programme envisagé constituera quelque chose d'unique qui complétera et non répétera ce qui se fait dans les organisations nationales. Il faut espérer que la nouvelle division cherchera à collaborer avec les divers centres déjà à l'ceuvre dans le même domaine en les renseignant sur ses activités et en leur demandant

heurte et se heurtera dans la réalisation de ce projet. Ces difficultés sont de deux sortes. D'une part, l'aide qu'il convient d'apporter d'urgence aux pays en voie de développement risque de dépasser largement les ressources dont dispose l'Organisation; d'autre part, ces ressources sont limitées, principalement du fait qu'il est nécessaire de tempérer l'accroissement des contributions. Selon le programme proposé, il s'agit de mettre sur pied un moyen d'action efficace et rentable, dans un contexte bien défini. Si cet objectif est atteint, les de la nouvelle division auront de profondes

répercussions sur les pays du monde entier, tant développés qu'en voie de développement. Le problème de l'aide directe pourra être réglé de façon plus efficace et plus économique. D'autre part, il sera possible

des avis, surtout en ce qui concerne le recrutement de personnel. La réussite de l'entreprise dépend en fait de la mesure dans laquelle cette collaboration sera assurée. Autre aspect important de la question : la mesure dans laquelle le travail de la nouvelle division sera intégré dans l'ensemble des activités de l'OMS. La délégation des Etats -Unis ne voudrait pas empiéter sur les prérogatives du Directeur général en matière d'organisation interne, mais elle s'inquiéterait beaucoup si le nouveau programme était dissocié du travail des autres divisions. Des problèmes de fond seraient

d'organiser au mieux le développement futur des services médicaux, en particulier pour ce qui touche à l'administration générale, à la formation professionnelle et à l'utilisation des fonds. Il semble à la délégation

polonaise que, parmi les tâches les plus importantes, il faudrait inclure l'amélioration de la structure et des

fonctions de l'OMS; la nouvelle division pourra devenir un instrument extrêmement précieux dont les services sanitaires des différents pays et l'OMS elle même pourront s'aider en vue d'obtenir un maximum de résultats pour un minimum de dépenses.

alors posés en ce qui concerne tant le travail de la nouvelle division que les activités de l'Organisation dans son ensemble. De même, il ne faudrait pas que la création de la nouvelle division signifie la cessation

En outre, la création de la nouvelle division présentera des avantages économiques certains bien que moins évidents. En effet, l'adoption à l'échelle mondiale de conceptions normalisées et simplifiées per-

mettra d'introduire en grand la mécanisation et

des activités de recherche des autres divisions; elle devra entraîner un accroissement et non un amenuisement des recherches, stimuler le travail de recherche dans toute l'OMS. L'Assemblée de la Santé n'a -t -elle

l'automation, sources d'économies appréciables. La division ne disposera évidemment que de ressources limitées car, ainsi que le Dr Howorka

l'a déjà souligné, le montant des contributions ne peut être augmenté au -delà d'un certain pourcentage et il faut répondre d'abord aux besoins immédiats des Etats Membres. Ces deux considérations, l'une d'ordre économique, l'autre d'ordre moral, expliquent pourquoi les activités de l'Organisation doivent être régies par le souci de l'économie, souci qui doit aussi guider l'OMS dans la création de la nouvelle division. C'est donc au sein de l'Organisation elle -même qu'il

pas d'ailleurs écarté l'idée d'un centre de recherche qui serait séparé du reste de l'Organisation ? La délégation des Etats -Unis considère que le programme, tel qu'il est défini, fixe ses propres limites puisqu'il implique, d'une part, le concours des grands

instituts de recherche nationaux et, d'autre part, la nécessité pour l'Organisation de se guider avant tout sur des critères d'efficacité. La proposition dont la

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: NEUVIèME SEANCE

301

faudra chercher les ressources nécessaires à la réalisation du projet. La délégation polonaise a toujours été convaincue que la division de la recherche en épidémiologie et dans la science de la communication offrira de grands avantages sur les plans économique, scientifique et didactique. La Pologne, qui possède des mathématiciens et des médecins éminents, est prête à coopérer étroitement avec la nouvelle division. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) souscrit à la réso-

lution du Conseil exécutif ainsi qu'au programme exposé par le Directeur général. Elle croit utile de dire à ce propos quelques mots de l'expérience de son propre pays. Le Danemark est un

Comme l'a fait remarquer le Professeur Payne, les soixante premières années du vingtième siècle seront considérées comme exceptionnelles pour deux raisons: premièrement, parce qu'elles auront été marquées par un développement scientifique sans précédent dans l'histoire de l'homme; deuxièmement, parce que l'exploitation à court terme et à long terme des connaissances acquises y aura été presque négligeable. Cette observation est extrêmement pertinente. L'Organisation mondiale de la Santé n'est pas simplement un organisme qui prend aux pays avancés pour donner aux pays en voie de développement, car les pays les plus riches ont également besoin de son aide. Si des pays comme le Brésil sont plus spécialement préoccupés

des Etats Membres dont les commissions de la

recherche médicale sont en contact avec le service de l'OMS que le Directeur général a qualifié de noyau de la division. L'idée d'instituer un registre complet de la recherche médicale a d'abord été accueillie avec enthousiasme, mais on discerne maintenant chez les chercheurs danois dont les noms seraient inscrits au

par des problèmes tels que le paludisme et l'helminthiase, les pays avancés, eux, ont à faire face à des problèmes encore plus difficiles: délinquance juvénile,

maladies mentales, maladies professionnelles. Une chose est certaine: le Directeur général, qui comprend tous ces problèmes, prendra soin que la division soit organisée de telle sorte qu'elle puisse rendre service

registre une certaine hésitation à répondre à des questions détaillées sur leurs travaux. Ils craignent peut -être que le registre ne fasse apparaître des doubles

à tout le monde et jouer son rôle dans le développement normal de l'Organisation.

le Danemark jouera pleinement son rôle dans le

emplois, ce qui risquerait d'entraîner la suppression d'une partie des subventions qui leur sont accordées. Le Dr Ammundsen est convaincue que, tôt ou tard, programme envisagé et les observations qu'elle vient

Le Dr OLGUIN (Argentine) rappelle que, dès le début, il a été entendu que le programme de recherches de l'Organisation porterait sur l'étude scientifique des problèmes sanitaires. Il estime pour sa part que l'OMS

de présenter n'avaient d'autre but que de mettre autres pays en garde contre l'erreur qui consisterait à vouloir aller trop vite. Le Professeur SENAULT (France) constate que les

doit orienter principalement son action vers la promotion de la recherche dans les centres nationaux et dans les instituts spécialisés, afin de coordonner l'acquisition et de favoriser l'échange des connaissances. A la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé,

propositions du Directeur général répondent aux demandes qui avaient été faites l'année dernière, notamment par la délégation française. Celle -ci est particulièrement heureuse de voir que le Directeur général a tenu compte d'un certain nombre des réserves qu'elle avait présentées et elle est satisfaite de l'équilibre judicieux qui a été réalisé entre les différentes activités

la délégation de l'Argentine avait souligné l'importance qu'elle attachait au programme et à l'intensification de la recherche en épidémiologie et dans la science de la communication. Il est essentiel pour la recherche et pour l'activité des centres de recherche que les plus larges échanges possibles d'information soient assurés, afin d'éviter les doubles emplois, les travaux inutiles et les gaspillages de fonds ou d'efforts,

constituant le programme de la nouvelle division. Il est évident que l'OMS est la seule organisation capable d'opérer la centralisation indispensable pour parvenir à une coordination efficace dans le domaine de la santé publique. Le projet dont la Commission

et il incombe à l'OMS de participer à cette coordination. Le programme envisagé est un programme important dont la réalisation, telle qu'elle est proposée, semble possible et judicieusement conçue.

est saisie préparera le terrain pour l'évolution de manière dont le Directeur général envisage de le réaliser.

Le Dr HAQUE (Pakistan) se demande pourquoi les

l'action de santé publique dans les décennies à venir et la délégation française se félicite vivement de la

pays en voie de développement sont apparemment

allergiques à l'expression de « centre mondial de recherche pour la santé ». Personnellement, il est

Etant donné, toutefois, les incidences financières d'un tel projet, le Professeur Senault voudrait demander au Directeur général que les dépenses soient étalées sur plusieurs années, de manière à éviter des difficultés dans le développement ultérieur du programme. Le Professeur FERREIRA (Brésil) souligne que la

Commission discute de la création d'une nouvelle division à l'OMS, question qui ne peut manquer d'intéresser toutes les délégations. Les problèmes des pays en voie de développement sont si clairs qu'il est difficile de leur appliquer des méthodes compliquées.

persuadé qu'il n'y a pas à craindre de double emploi puisqu'aucun chercheur ne pourra entamer un travail quelconque sans connaître tout ce qui aura déjà été fait sur le même sujet. D'autre part, il ne fait aucun doute que les centres de recherche nationaux seront prêts à soutenir les efforts de l'OMS. Les Etats -Unis d'Amérique en ont donné une preuve en se déclarant disposés, par exemple, à aider les pays en voie de développement, tels que le Pakistan, à combattre le choléra, la poliomyélite et d'autres maladies. En tant que délégué d'un des pays coauteurs du texte de la résolution WHA18.43 - qui était le résultat

d'un compromis -, le Dr Hague recommande

302

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

instamment que l'OMS serve à cet égard de noyau et que, tout en veillant à éviter les chevauchements d'efforts, elle entreprenne des recherches utiles aux pays en voie de développement. Il estime d'autre part que l'OMS devrait aider les pays en voie de développement à créer et à développer leurs propres services de recherche. Le Dr ALDEA (Roumanie) rappelle les discussions qui ont eu lieu sur le même sujet au sein du Conseil exécutif. L'important dans toute maladie, c'est son étiologie, la combinaison des facteurs internes et

gressent à des vitesses spatiales. Or on peut être certain

que tout le monde souhaite voir l'OMS avancer au rythme des temps modernes. Les objections et les observations présentées aideront le Directeur général à faire de la nouvelle division un véritable centre de recherche au sein de l'Organisation, centre qui sera la base de la coordination internationale en matière de recherche et qui pourra en outre fort bien devenir un centre d'enseignement pour les pays qui veulent développer leur propre effort de recherche. Comme

le délégué du Pakistan et d'autres orateurs, le Professeur Gerié pense lui aussi que la nouvelle division s'emploiera avant tout à résoudre des problèmes qui intéressent particulièrement les pays en voie de développement.

externes qui affectent les mécanismes biologiques. Les recherches étiologiques modernes sont extrêmement complexes car elles exigent l'adaptation de tout un arsenal de méthodes et de disciplines. Mais il y a un autre fait extrêmement important: alors que, selon la conception classique, la spécificité étiologique rendait compte du comportement connu de la majorité

des maladies, même des maladies transmissibles, il est maintenant de plus en plus évident que toutes les maladies ont une étiologie multifactorielle. Le Directeur général a dit qu'il avait l'intention de recourir à des spécialistes de haute valeur, ce qui ne pourra que donner de très bons résultats, mais pourquoi ne pas commencer par faire appel à ceux dont dispose déjà l'Organisation ? A cet égard, le Dr Aldea voudrait, après d'autres orateurs, évoquer la question

En appuyant le projet, le Professeur Gerié tient à donner l'assurance que les institutions de recherche de son pays sont prêtes à collaborer étroitement avec 1a nouvelle division. Il voudrait cependant avoir quelques précisions sur les étapes que l'on prévoit pour son développement: les aspects techniques et financiers du problème intéressent en effet tous les Etats Membres. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socia-

listes soviétiques) indique que sa délégation admet parfaitement que la recherche scientifique soit du nombre des activités principales de l'OMS. La science, qui relevait naguère de la théorie pure, est aujourd'hui une activité extrêmement productive, ayant d'importantes répercussions sur les conditions économiques, sociales et médicales. Cela apparaît avec une netteté

de la coopération entre la nouvelle division et les divisions déjà existantes de l'OMS. Le projet en discus-

sion ouvrira une voie nouvelle et, dans les cas de ce

genre, il est toujours difficile de choisir la route à suivre. Le Dr Aldea partage les craintes du délégué du

Venezuela en ce qui concerne les risques de double emploi. De plus, si les discussions théoriques sont utiles au moment voulu, il ne faut pas perdre de vue les incidences budgétaires du problème. Or des objections ont été élevées à ce propos. Le Dr Aldea pense donc qu'il faudrait examiner les possibilités qui existent déjà au sein de l'Organisation avant de créer une nouvelle division dont les fonctions et les relations avec les autres services de l'OMS n'ont pas encore été clairement définies.

particulière dans l'expérience de l'Union soviétique où le développement des sciences a commencé immé-

diatement après la révolution, à une époque où le pays était économiquement très faible et se trouvait dans une situation extrêmement difficile. Même alors, il était en effet évident que seul un développement économique à base scientifique permettrait d'obtenir de bons résultats. En URSS, c'est un principe reconnu que l'action de santé publique doit avoir un fondement scientifique: il n'y a pas d'autre moyen de mettre sur pied un système

qu'il a vu au Bureau international du Travail, le

Par ailleurs, songeant à un index bibliographique

Dr Aldea préconise l'établissement d'un fichier qui donnerait aux spécialistes de tous les pays une idée des travaux déjà effectués et de leurs résultats. Le Professeur GERIC (Yougoslavie) rappelle qu'en

approprié d'hygiène publique, de soins médicaux ou de lutte contre les maladies importantes. Ce principe devrait être adopté par tous les pays, dès les premiers

stades d'organisation. Les réalisations de l'Union soviétique en matière d'éradication du paludisme, bien avant la découverte du DDT, sont un bon exemple de ce qui peut être fait pour résoudre les problèmes dans un esprit scientifique. Deux autres

tant que membre du Conseil exécutif et du Comité permanent des Questions administratives et financières,

il a souscrit à l'idée de l'extension des activités de recherche de l'OMS. Les remarques et les objections formulées devant le Conseil exécutif se rapportaient principalement au problème de la coordination de la nouvelle division et des services existants, autrement

dit à la nécessité d'éviter les doubles emplois. Ces objections ne touchaient en rien à l'intention générale de la résolution WHA18.43. Selon le Professeur Gerié, l'OMS en est encore au stade artisanal dans la science

maladies offrent également de bons exemples: la poliomyélite, qui a été jugulée, et même extirpée, grâce aux recherches scientifiques effectuées aux Etats -Unis et en URSS ainsi que dans un certain nombre d'autres pays, et la variole, qui n'a été combattue avec succès que lorsque la recherche scientifique a permis de produire du vaccin desséché

qui, étant thermostable, peut être utilisé dans des campagnes de vaccination même sous les tropiques.

de la communication, alors que les techniques de cette science, l'automation et la mécanisation pro-

L'OMS a pour rôle non pas de répéter ce qui se fait dans les centres nationaux, mais de coordonner

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: NEUVIÈME SEANCE

303

les activités et d'organiser des échanges de données d'expérience et des recherches collectives. Les réunions de comités d'experts sont l'une des principales activités

En ce qui concerne les observations du délégué du Pakistan, le Dr Venediktov ne pense pas que quiconque

soit allergique à l'expression « centre mondial de recherche pour la santé »: tout simplement, ces mots ont des significations différentes pour différentes personnes. S'il s'agit d'un centre chargé de coordonner les activités scientifiques, il n'y a rien à redire; mais s'il s'agit d'organisation ou même d'adminis-

scientifiques de l'OMS. Certains comités travaillent de façon intensive et régulière, tandis que d'autres ne se réunissent que rarement; il importe donc, dans l'organisation du programme de recherches de

l'OMS, de continuer à accorder toute l'attention voulue à l'activité des comités d'experts, mais il n'est pas moins important de permettre aux pays en voie de développement de participer aussi complètement que possible aux travaux de recherche. S'ils n'ont pas toujours les moyens de construire de vastes laboratoires,

tration, des difficultés sont à prévoir. En effet, à quoi un centre de ce genre pourrait -il ressembler s'il ne disposait pas de ses propres laboratoires, de ses propres chercheurs, de ses propres instituts ? Et comment les pays en voie de développement, qui ne possèdent pas assez de spécialistes pour leurs propres besoins, pourraient -ils prendre part à ses travaux ?

nombreux sont ceux qui comptent parmi leurs ressortissants d'éminentes personnalités scientifiques, et l'une des principales tâches de l'OMS est d'associer les centres scientifiques des pays en voie de développement à l'effort mondial de recherche. Il serait également utile de revoir périodiquement les plans relatifs aux travaux scientifiques exécutés

Il faut donc faire preuve de prudence si l'on veut éviter de se fourvoyer. Le délégué de l'URSS estime que l'OMS peut sans

sous les auspices de l'OMS. La liste des projets scientifiques comprend beaucoup d'activités intéressantes et importantes, mais aussi des études sur des questions déjà anciennes qui n'y figurent peut -être encore que par la force de l'habitude. Le Dr Venediktov appuie la proposition tendant à créer une nouvelle division et à développer les travaux

crainte s'en remettre aux Etats, qui sont prêts à lui prêter leur concours en matière de recherche et à mettre leurs installations à sa disposition. Pour sa

part, il peut donner l'assurance que l'URSS est disposée à coopérer sans réserves, à offrir les services de ses laboratoires à l'Organisation et à partager avec les autres pays l'expérience de ses chercheurs dans les

disciplines les plus diverses. Dès à présent, l'Union soviétique entamerait volontiers des discussions formelles à cet effet.

de l'OMS dans le domaine de 14 recherche épidémiologique

recherche épidémiologique et la comparaison des taux de morbidité des divers pays peuvent conduire à la solution de problèmes depuis longtemps réfractaires. La science de la communication est extrêmement

et médicale. On sait maintenant que la

Sans préjudice des résolutions qui pourraient être adoptées, le Dr Venediktov pense que le Directeur général et ses conseillers scientifiques devraient étudier

importante, mais il ne faut pas sous -estimer la complexité du sujet. S'il est vrai que les périodiques médicaux se comptent par milliers, il ne faut pas oublier

avec le plus grand soin le compte rendu des débats de la Commission; en outre, ils pourraient peut -être préparer un rapport pour le communiquer aux Etats Membres avant la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Les dépenses à engager seraient considérables, alors

que les renseignements qu'ils contiennent ont au moins un an de retard par rapport aux dernières découvertes. Aussi faut -il mettre au point de nouvelles méthodes pour se procurer les informations nécessaires

que les possibilités de recherche que l'OMS peut d'ores et déjà mettre à profit dans les divers pays sont immenses. Il convient donc de s'employer à tirer le

et il convient à cet égard d'agir avec beaucoup de prudence et de bien étudier tous les aspects du problème. Il est préférable de ne pas aller trop vite, d'éviter de se lancer à la hâte dans certaines activités qui ne seraient pas entièrement justifiées. Le délégué de l'URSS émet également quelques réserves quant à la structure de la nouvelle division et à ses rapports avec les autres services de l'Organisation. D'autres délégations en ont déjà parlé et il ne se propose pas de s'attarder là- dessus, le soin de répartir les tâches appartenant de toute manière au Directeur général. Le Dr Venediktov aimerait cependant avoir quelques indications objectives sur la manière dont le Directeur général compte s'y prendre pour éviter les doubles emplois qui, à première vue, semblent possibles. Il souscrit à tout ce que le délégué des Etats -Unis a dit des chevauchements d'attributions et de l'accroissement

parti maximum de la collaboration internationale, de manière à obtenir les meilleurs résultats possibles pour une dépense donnée. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) indique que sa délégation a étudié de très près la proposition concernant la recherche en épidémiologie et dans la science de la communication; sa conclusion est que le problème a été traité avec réalisme. Il rappelle qu'au début des activités de l'OMS en matière de recherche, on avait beaucoup parlé du risque, pour l'Organisation, d'avancer trop vite dans ce domaine. Le démarrage

modeste que prévoit le projet de programme et de budget mérite donc d'être approuvé, d'autant plus qu'il a été tenu compte de toutes les activités en cours auxquelles il faut absolument éviter de porter préjudice. Si le délégué des Pays -Bas a bien compris, l'Organisation concentrera ses activités dans les domaines où

rapide du budget. Au Conseil exécutif déjà, on avait

fait observer que la nouvelle division risquait de prendre très vite de l'extension et que son budget pourrait s'élever considérablement, ce qui, de l'avis de sa délégation, n'est pas souhaitable.

elle est seule à pouvoir agir efficacement, étant la seule capable, en vertu de sa structure, de rassembler les données scientifiques nécessaires. Les progrès de la nouvelle division seront suivis avec un vif intérêt.

304

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Professeur GOOSSENS (Belgique) est heureux de

constater que le Directeur général a maintenu le programme de recherches dans les limites fixées par les Assemblées précédentes. Il ne fait aucun doute que seule l'Organisation est à même d'assurer l'assimilation et l'utilisation efficaces de l'information disponible en épidémiologie et dans la science de la communication. Le Directeur général ayant donné l'assurance qu'il veillera rigoureusement à éviter les doubles emplois, non seulement avec les centres nationaux, mais également avec les autres divisions de l'Organisation, la délégation belge appuie la proposition qu'il a faite et qui a déjà reçu la sanction du Conseil exécutif.

qu'elle ne se borne pas à une action purement théorique mais qu'elle ait la possibilité d'entreprendre quelques

recherches dans les divers domaines de la santé publique. C'est pourquoi le délégué du Liban insiste pour que l'on crée une division de ce genre, dont la constitution serait un pas en avant sur la voie de la solution des problèmes de santé qui se posent dans le monde, pourvu que l'intensification des travaux de recherche n'entraîne aucun relâchement dans les efforts que l'Organisation déploie par ailleurs. Le Dr MORK (Norvège) fait observer qu'un certain nombre de problèmes théoriques demeurent pendants

Le Dr NAYAR (Inde) déclare que sa délégation appuie elle aussi la proposition visant à intensifier les activités de recherche médicale, plus particulièrement dans les domaines précis qui ont été mentionnés. Elle voudrait toutefois revenir sur certaines observations que sa délégation a déjà eu l'occasion de présenter. Si

en épidémiologie; c'est en particulier le cas pour l'épidémiologie des maladies chroniques en raison, d'une part, du temps prolongé qui s'écoule avant que

n'apparaisse la maladie et, d'autre part, du grand nombre de facteurs en jeu. Aussi convient -il de procéder à des recherches fondamentales sur les moyens mêmes dont dispose la recherche, et notamment l'épidémiologie. Des fonds considérables sont consacrés

la recherche épidémiologique est possible à

l'échelle mondiale, il reste que c'est vraisemblablement à l'échelle régionale qu'elle donne les meilleurs

à ces travaux, mais du fait - partiellement tout au moins - de problèmes méthodologiques, les résultats ne

résultats. Il faudrait donc que ces travaux se fassent surtout par l'intermédiaire des bureaux régionaux, quitte à passer outre aux barrières administratives qui existent actuellement entre les Régions. Il importe d'utiliser davantage les services régionaux, notamment

sont pas toujours proportionnés aux efforts.

Superficiellement, il pourrait sembler que ce problème intéresse surtout les pays développés, qui sont particulièrement touchés par les maladies cardio- vasculaires

ceux qui existent dans les divers pays. Il convient aussi de redoubler d'efforts pour soutenir les activités nationales, étant entendu que c'est l'OMS qui traitera

et, d'une manière générale, les conditions de la vie urbaine, mais en réalité des progrès rapides dans ce domaine permettraient d'épargner aux pays en voie de développement les effets nocifs de l'industrialisation et de l'urbanisation, à une époque où leurs ressources

les données, de manière que le maximum de profit puisse en être tiré. L'Organisation devrait en outre se préoccuper davantage de l'application des résultats de la recherche - qui accuse un très net retard dans certains pays - et ne pas se borner à accumuler une documentation toujours plus importante.

économiques se développent et où leurs conditions de vie se modifient. L'application des méthodes de la recherche opéra-

tionnelle est importante, à la fois pour les Etats Membres et pour l'OMS, car elle permettrait de tirer un meilleur parti des ressources disponibles. Certaines préoccupations ont été exprimées au sujet des rapports entre les instituts nationaux de recherche et la division dont la création est proposée. Ces craintes ne paraissent

Le moment est venu pour le Directeur général d'examiner à nouveau si les comités d'experts ne gagneraient pas en efficacité à travailler plus souvent en dehors du Siège, en particulier lorsqu'il y a intérêt à bien se rendre compte des conditions locales. La délégation indienne est heureuse des assurances données selon lesquelles on évitera les doubles emplois éventuels, mais elle serait encore plus satisfaite si l'on

garantissait que les activités de recherche seront intensifiées dans les pays et que l'OMS ne se contentera pas de recueillir des données, mais s'emploiera à faire appliquer les résultats des recherches, de manière que

pas fondées. La collaboration avec la division peut très bien, en fait, se révéler utile à tous. Le Dr Mork ne pense pas qu'il soit raisonnable de restreindre excessivement le développement de ces recherches avant qu'on ait eu l'occasion d'en étudier l'évolution spontanée.

l'humanité tout entière puisse en tirer parti et que disparaissent progressivement les différences de bien être entre les populations des diverses Régions.

la proposition du Directeur général relative à la création d'une division de la recherche en épidémiologie et dans la science de la communication. Le Dr ALAN (Turquie) a l'impression que la Commis-

La délégation norvégienne est heureuse d'appuyer

Le Dr JALLOUL (Liban) déclare que sa délégation est pleinement convaincue de la nécessité de créer une division de la recherche épidémiologique. Il appuie les suggestions présentées par le délégué des Etats -Unis d'Amérique. La nouvelle division ne doit pas chercher

sion est unanime à reconnaître la grande importance

de la recherche. Le Directeur général a assuré le Conseil exécutif et l'Assemblée mondiale de la Santé qu'il n'y aurait pas de double emploi, et cet engagement peut être pris pour une garantie absolue. Le Dr Alan estime injustifiées les réserves formulées au sujet de la collaboration avec les centres nationaux: l'OMS n'a jamais rencontré de refus de coopérer et des assurances

à se substituer aux centres nationaux de recherche, mais elle doit leur communiquer des renseignements, réunir des données et les diffuser. Il serait souhaitable

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: NEUVIÈME SÉANCE

305

lui ont déjà été données par certains centres. Les centres de recherche capables d'effectuer les travaux envisagés sont peu nombreux. Aussi l'investissement que l'Organisation se propose de faire est -il un des plus rentables

rôle de l'Organisation dans la promotion de la recherche médicale;

qu'elle ait jamais fait. La délégation turque s'associe à celles qui ont mis l'accent sur la nécessité d'un début modeste et souhaite tout le succès possible à la nouvelle division.

Consciente de la contribution considérable que des centres de recherche peuvent apporter au développement de ce type de recherche; et Ayant examiné le programme de l'Organisation dans le domaine des maladies cardio -vasculaires, I. PRIE le Directeur général d'étudier les modalités d'une nouvelle expansion du programme de l'Orga-

Le Professeur BABUDIERI (Italie) se prononce sans réserve pour la proposition de créer une division de la

recherche en épidémiologie et dans la science de la communication. Il espère qu'à l'avenir, lorsqu'on aura acquis assez d'expérience et que l'on sera assuré de bénéficier des fonds indispensables, l'activité de l'OMS dans ce domaine prendra de l'extension. Pour le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie), la création d'une division de la recherche en épidémiologie et dans

nisation dans le domaine des maladies cardiovasculaires et, en particulier, la création d'un centre international OMS de recherche sur l'étiologie, le traitement et la prophylaxie de l'athérosclérose et des cardiopathies ischémiques; et 2.

PRIE le Directeur général de faire rapport à ce

sujet à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

la science de la communication est la suite normale de la demande énoncée dans la résolution WHA18.43.

Il importe d'appliquer les méthodes scientifiques en question aux problèmes internationaux les plus urgents, parmi lesquels figure celui des maladies cardio-

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL propose au délégué de la

vasculaires, dont la délégation tchécoslovaque a déjà parlé en séance plénière. Le Dr Doubek souligne la gravité de ces maladies, qui deviennent un problème universel de santé, comme

Tchécoslovaquie, pour éviter toute confusion, de présenter son projet de résolution lorsque la Commission abordera la section relative aux maladies cardiovasculaires.

le fait ressortir le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde.' Sa délégation préconise avec force, face à cette menace croissante, d'aller au -delà d'une simple extension des travaux en épidémiologie et dans la science de la communication. Des

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) accepte cette proposition (voir page 319). Le Dr EL -KAMAL (Algérie) approuve la proposition

recherches sur l'étiologie de l'athérosclérose et des cardiopathies ischémiques, sous le patronage de l'OMS, pourraient accélérer la solution du problème. Peut -être pourrait -on instituer un centre international

de créer une nouvelle division. L'OMS a le devoir de renforcer les centres nationaux de recherche, en particulier dans les pays en voie de développement. Il est évident qu'il faut éviter les doubles emplois entre la nouvelle division et les autres centres. Pour illustrer les possibilités de collaboration en matière de recherche le Dr El -Kamal cite l'exemple de son pays, qui procède

de recherche sur l'athérosclérose et les cardiopathies ischémiques, comme on l'a fait pour le cancer. Ce centre serait chargé d'encourager et d'entreprendre, moyennant une collaboration internationale, des recherches sur les causes de ces affections, ainsi que sur les moyens de les combattre et de les prévenir. Pour

à des travaux de recherche en collaboration étroite avec la Tchécoslovaquie. La proposition du Directeur général mérite un appui unanime. Le Professeur GARCÍA ORCOYEN (Espagne) donne

la délégation tchécoslovaque, cette question revêt la plus grande urgence; aussi a -t -elle préparé le projet de

son adhésion la plus totale à la proposition du Directeur général. Il se félicite de la manière dont les activités

résolution suivant qu'elle soumet à la Commission:

de recherche se développent à l'OMS. Les centres nationaux de recherche apporteront sans nul doute leur concours sans réserve. Le Directeur général sera certainement aussi heureux dans l'application de sa proposition qu'il l'a été dans son élaboration.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Reconnaissant l'importance que présentent les maladies cardio -vasculaires, notamment l'athérosclérose, et la lutte contre ces affections;

est proposé de créer comme suite à la résolution WHA18.43 s'attachera, entre autres choses, à développer les techniques de la recherche opérationnelle

Le Dr HAQUE (Pakistan) note que la division qu'il

Rappelant la résolution WHA18.43 par laquelle la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de continuer à étudier le 1 Actes off. Org. mond. Santé, 155.

appliquée aux problèmes de santé publique et à étudier les aspects médico- sanitaires de la dynamique des populations : aussi la délégation pakistanaise lui accorde -t -elle une importance capitale. Toutefois, pour soumettre véritablement ces questions et d'autres

306

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sujets du même ordre à une recherche faisant appel à l'épidémiologie, à la science de la communication et aux disciplines biomédicales, il faudrait un véritable

Le Dr ALDEA (Roumanie) propose un amendement

centre mondial de recherche disposant de tous les services nécessaires. Le Dr Haque exprime donc l'espoir que la division proposée constituera le noyau de ce qui sera un jour un centre mondial de recherche pour la santé. Il votera en faveur du projet de résolution dont la Commission est saisie. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL remercie vivement les délégués des vues très intéressantes qu'ils ont exposées.

au projet de résolution proposé par les délégations du Chili, de l'Italie, du Pakistan et de la Somalie. Il s'agirait d'insérer dans le paragraphe 2 du dispositif, après les mots « selon les modalités proposées par le Directeur général », le texte suivant: «et tenant compte des activités déployées par les autres divisions de l'OMS et des besoins des pays Membres ». Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, sans vouloir vraiment

s'opposer à la proposition faite par la délégation roumaine, tient à faire observer avec netteté que la structure technique et administrative interne de

Leurs observations seront dûment prises en considération.

l'Organisation relève uniquement de la compétence du Directeur général, qui rend compte à ce sujet au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé.

Une fois de plus, le Directeur général assure les Etats Membres que des efforts persévérants et vigilants

seront faits pour empêcher tout double emploi au sein de l'Organisation: à son avis, il n'en existe pas à l'heure actuelle. Le Directeur général suivra de près

Le Dr ALDEA (Roumanie), en considération de ce rappel, retire son amendement. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

l'évolution de la situation et fera rapport à ce sujet à la session de janvier 1967 du Conseil exécutif.

La nouvelle division a bien été comprise dans le programme pour 1967, mais les crédits n'ont été demandés que pour huit mois, car il faudra du temps

sur l'extension des activités de recherche de l'OMS, proposé par les délégations du Chili, de l'Italie, du Pakistan et de la Somalie (voir page 297). Décision: Le projet de résolution est approuvé.' Section 4.3

pour mettre les choses en train. C'est pourquoi le Directeur général ne sera pas en mesure de rendre compte en détail des activités de la division à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Il ne pourra exposer alors que les grandes lignes de son développement dans la structure organique du Secrétariat.

Planification et coordination des recherches

Aucune observation n'est formulée. La séance est levée à 12 h. 20.

DIXIÈME SÉANCE Samedi 14 mai 1966, 9 heures Président : Professeur P. MACÚCH (Tchécoslovaquie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite) Ordre du jour, 2.2 de

Il invite la Commission à poursuivre la discussion de la mise en ceuvre du programme telle qu'elle est exposée dans les Actes officiels No 146, Partie II: Programme d'exécution. Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Ordre du jour, 2.2.3 Section 4.4

Système international

détection

des réactions

fâcheuses aux médicaments Ordre du jour, 2.7 Le PRÉSIDENT indique qu'il prend la présidence à la

demande du Dr Nabulsi, Président de la Commission, qui se trouve dans l'impossibilité d'assister à la séance.

Statistiques sanitaires

Il saisit l'occasion qui lui est ainsi donnée de dire combien son pays, sa délégation et lui -même apprécient

Aucune observation n'est formulée. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.34.

l'honneur que la Commission lui a fait en le portant à la vice -présidence.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÈME SÉANCE

307

Section 4.5

Biologie et Pharmacologie

Le PRÉSIDENT attire l'attention de la Commission

sur le point 2.7 de l'ordre du jour concernant un système international de détection des réactions

réactions est sans nul doute urgente, particulièrement en ce qui concerne les réactions graves imprévues. Toutefois, le danger d'une interprétation erronée des

fâcheuses aux médicaments, qui doit être examiné conjointement avec la section du programme consacrée

rapports par des personnes qui ne connaissent pas parfaitement la situation du pays dans lequel les observations ont été recueillies, aussi bien que la nouveauté des méthodes scientifiques qu'il conviendra d'utiliser, requièrent des recherches de caractère opérationnel et méthodologique avant que l'on puisse

à la biologie et à la pharmacologie. Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, rappelle que le Conseil exécutif a étudié la question d'un système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments sur la base de la résolution

établir un système de détection qui constitue une mesure normale de protection de la santé.

Une étude pilote supposerait la répartition des renseignements entre les différents centres nationaux des pays dans lesquels l'étude a été entreprise, ainsi

WHA18.42 et du rapport présenté au Conseil par le Directeur général (Actes officiels No 148, annexe 11). Plusieurs membres du Conseil ont souligné l'impor-

tance du problème ainsi que la complexité de la situation actuelle, qui présente des risques sérieux de maladies provoquées par les médicaments. En réalité, les médicaments doivent être considérés maintenant comme un nouvel élément du milieu chimique dans lequel vit l'homme On a fait ressortir qu'une grande

qu'une coopération entre ces centres, par l'intermédiaire d'un centre de l'OMS doté d'un personnel et d'un équipement suffisants pour le traitement des données et pour l'évaluation clinique et statistique des rapports. L'étude en question indiquerait s'il est possible de prévoir un programme opérationnel plus étendu pour donner plus rapidement l'alarme en cas de réactions fâcheuses aux médicaments, pour attirer l'attention sur les réactions suspectées qui méritent une étude plus approfondie, et pour fournir aux autorités sanitaires nationales une documentation systématique sur les observations qui se rattachent à toute action envisagée pour assurer la sécurité d'emploi des

quantité de médicaments sont utilisés par des gens qui sont normalement en bonne santé aussi bien que par des malades. Il a donc été jugé indispensable que l'OMS trouve le moyen d'entreprendre au moins un début d'action dans ce domaine immense. Le Dr Evang appelle l'attention de la Commission sur la résolution EB37.R14, qui a rapidement obtenu l'agrément du Conseil exécutif. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, rappelle que l'Assemblée de la Santé, depuis sa quinzième session, s'est efforcée continuellement d'élaborer un programme

destiné à assurer la sécurité d'emploi thérapeutique des médicaments. I1 a été décidé qu'un tel programme devrait tendre principalement à l'enregistrement et à l'évaluation systématiques des effets qui, tout en étant inséparablement liés à l'action thérapeutique, ne sont pas voulus par les médecins et sont nocifs pour l'utilisateur du médicament. Des informations sur ces effets devraient être réunies le plus tôt possible afin de permettre qu'un bilan des effets thérapeutiques possibles, c'est -à -dire la comparaison des dangers et des bienfaits

saires pendant la phase initiale du projet pilote constitueraient l'une des tâches de la division de la recherche en épidémiologie et dans la science de la communication, qu'il est envisagé de créer. Cette division travaillerait en liaison étroite avec le service de la Pharmacologie et Toxicologie, qui organiserait et mettrait en oeuvre le système international de détec-

médicaments. Les recherches méthodologiques néces-

tion des réactions fâcheuses aux médicaments. Le groupe scientifique sur la détection internationale des réactions fâcheuses aux médicaments, qui s'est réuni en novembre 1965, a défini une méthode de travail,

notamment en indiquant le genre de rapports que les centres nationaux devraient transmettre au centre

des médicaments, soit établi assez tôt pour prévenir des catastrophes de grande envergure imputables aux médicaments. Plusieurs groupes scientifiques réunis

OMS, les responsabilités des centres nationaux et celles du centre OMS. Les recommandations de ce groupe ont été reproduites dans le rapport complémentaire présenté par le Directeur général au Conseil exécutif (Actes officiels No 148, annexe 11, pages 71 -72).

par le Directeur général durant les trois dernières années ont signalé à ce propos les limitations de l'expérimentation sur l'animal et, partant, la nécessité d'observations sur l'homme, et le rapport du Directeur général au Conseil exécutif résume ces considérations fondamentales. En application de la résolution WHA18.42, le Directeur général a invité en 1965 un groupe de consultants à examiner les problèmes relatifs à l'établissement

Le groupe scientifique a clairement spécifié que, tant à la phase initiale qu'ultérieurement, l'OMS devrait coordonner les activités nationales mais qu'il ne lui appartiendrait pas de formuler des recommandations ni de prendre des décisions sur des questions qui sont

essentiellement du ressort des autorités nationales. Le projet pilote de recherche envisagé exige l'utilisation de calculatrices perfectionnées qui ne pourraient être installées à l'OMS que dans un certain délai. Lors de la Dix - Huitième Assemblée mondiale de la Santé, le Gouvernement des Etats -Unis a proposé à l'Organisation d'utiliser les facilités dont disposent les EtatsUnis pour le traitement de l'information. Les consul-

d'un programme international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments. Ces consultants ont été unanimes à déclarer que l'OMS devrait prendre la responsabilité de l'action, mais que la nature précise d'un tel programme ne pouvait être définie avant que des recherches préliminaires aient été effectuées sous forme d'un projet pilote. La nécessité de déceler les

tants ont recommandé l'acceptation de cette offre. Cette acceptation n'obligerait pas l'OMS à suivre tous les détails du fonctionnement des services chargés

308

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

aux Etats -Unis de la collecte, de l'analyse et de l'interprétation des données ; elle permettrait seulement à

fasse part aux Etats Membres, pour information et décision, des résultats de ces analyses.

l'Organisation d'utiliser d'excellents services de traitement des données. L'équipe internationale de l'OMS serait une entité distincte à laquelle le centre national des Etats -Unis pourrait transmettre des données exactement comme le ferait tout autre centre national. Le Directeur général recommande donc l'acceptation de l'offre des Etats -Unis pour faciliter l'établissement d'un système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments. Le Conseil exécutif a longuement discuté de ce problème à sa trente -septième session, et ses conclusions figurent dans les Actes officiels No 149, pages 30-

Il faut toujours peser l'importance relative de la sécurité d'emploi et du risque, puisque la plupart des médicaments en usage, même l'aspirine, produisent

(au moins chez une minorité de malades) des effets

autres que purement thérapeutiques, qui peuvent être minimes chez certains sujets mais devenir graves chez d'autres. L'Australie a institué un système efficace en application duquel les réactions fâcheuses aux médicaments sont signalées par les médecins et les hôpitaux de tout le pays à un service central de la Direction des Sub-

31, ainsi que dans sa résolution EB37.R14. Le Dr GODDARD (Etats -Unis d'Amérique) félicite

stances thérapeutiques du Département de la Santé du Commonwealth. Ces notifications sont analysées en coopération avec le Comité australien d'Evaluation des Médicaments, qui donne des conseils sur tous les

le Directeur général de la diligence et de l'efficacité avec lesquelles il a donné suite à la résolution WHA 18.42.

aspects du problème de la sécurité d'emploi des médicaments et, en particulier, sur les réactions fâcheuses. Un dispositif de détection est mis sur pied en vue de la participation à un projet pilote envisagé sous les auspices de l'OMS. Conformément à la résolution WHA17.39, les décisions officielles tendant à limiter ou à interdire l'emploi de diverses préparations pharmaceutiques ont été communiquées à l'OMS. Les installations que les Etats -Unis ont offert de mettre à la disposition de l'OMS pour le traitement des données procurées par les Etats Membres contri-

Le Gouvernement des Etats -Unis tient à renouveler son offre de fournir des facilités pour le traitement des données relatives aux réactions fâcheuses aux médicaments. Sa délégation pense, comme le Sous -

Directeur général, qu'il est souhaitable d'envisager actuellement un projet pilote. Il reste beaucoup à apprendre quant à la meilleure façon de recueillir et de diffuser les renseignements et de les évaluer. Le Conseil exécutif doit être remercié de son étude, qui vient à son heure. La délégation des Etats -Unis

bueraient beaucoup à la réussite du projet. Les renseignements que diffuserait l'OMS seraient du

appuie fermement l'élaboration, par l'OMS, d'un système international de détection. Le Dr SCHINDL (Autriche) souligne que les conditions qui règnent actuellement dans le domaine considéré soulèvent plusieurs problèmes que son

plus grand intérêt pour les médecins de tous les pays; ils aideraient sans aucun doute à améliorer les normes

de prescription et donc à protéger les populations contre d'éventuelles réactions fâcheuses. Le projet mérite d'autant plus d'être appuyé que le monde, au cours des vingt dernières années, ne paraît sorti de l'ère de la chirurgie dangereuse que pour entrer dans une ère de pharmacologie dangereuse.

pays aimerait voir résoudre. L'institut de pharmacologie d'une université autrichienne a signalé que les communications de l'OMS concernant les médicaments

Le projet ne serait couronné de succès que si les médecins du monde entier y coopéraient sans réserve

ne contiennent pas suffisamment de détails sur les décisions prises par les Etats Membres au sujet de telle ou telle préparation; aussi a -t -il suggéré que, désormais, les documents pertinents soient mentionnés.

et l'OMS devrait s'employer à stimuler cette collaboration.

Le Dr Schindl citera à titre d'exemple le cas de la méclyzine, sur laquelle apparemment les opinions diffèrent. Il est, bien entendu, indispensable d'éviter toute perte de temps quand un problème sérieux se pose, mais il n'en semble pas moins préférable que,

Le Dr HAQUE (Pakistan) est entièrement partisan du projet pilote proposé. Il souligne les difficultés auxquelles doivent faire face les pays en voie de développement en ce qui concerne les médicaments nouveaux. Au Pakistan, aucune préparation n'est utilisée sans avoir été dûment éprouvée. Il est cependant arrivé que des médicaments importés n'aient pas fait l'objet d'une série complète d'épreuves dans le pays de fabrication parce que la ma-

avant d'alerter les Etats Membres, des experts de l'OMS examinent de manière approfondie les rapports

et la documentation disponible lorsque les informations reçues émanent d'une source unique. Le Dr JOHNSON (Australie) appuie sans réserve le

ladie contre laquelle ils agissent n'y existait pas; en pareil cas, des tests toxicologiques, pharmacologiques et cliniques sont effectués au Pakistan. Le Dr Hague

se demande si l'OMS ne pourrait pas chercher à améliorer cette situation. Le Dr ENGEL (Suède) rappelle que c'est la délégation de son pays qui a, la première, soulevé à l'Assem-

lancement d'un projet pilote de recherche selon les modalités définies par le Directeur général. Il est essentiel que les rapports envoyés soient rassemblés et étudiés de manière que les réactions fâcheuses décrites soient évaluées correctement et que l'on

blée mondiale de la Santé la question des réactions

COMMÍSSÍON DU PROf'iRAMMÉ ET DU BUDGET: DIXILME S4ANCE

fâcheuses aux médicaments. Elle a, en conséquence,

suivi la situation avec beaucoup d'intérêt et tient à dire sa satisfaction des travaux préparatoires effectués

sanitaire du pays avait très vite détectés; par suite, quelques gouvernements ont pris des précautions.

par le Directeur général ainsi que des conclusions auxquelles est arrivé le Conseil exécutif. La délégation suédoise appuiera le projet de réso-

Le Dr Doubek précise qu'il n'est pas opposé au projet. En fait, la Tchécoslovaquie désire y participer.

lution proposé par le Conseil exécutif. Bien que le point n'ait pas à être expressément mentionné dans la résolution, le Dr Engel croit nécessaire d'appeler particulièrement l'attention sur la nécessité d'inclure, dans les rapports concernant les réactions fâcheuses, des renseignements relatifs aux drogues engendrant la dépendance, conformément à la recommandation faite en juillet 1965 par le Comité d'experts des Drogues engendrant la Dépendance. Le Dr DANNER (République fédérale d'Allemagne)

Mme RIDEOUT (Canada) souligne que la prolifération rapide des nouveaux médicaments et l'accroissement de la demande ont entraîné une augmentation concomitante des réactions fâcheuses. Pour l'instant, on ne sait à peu près rien sur les réactions et les risques courus, spécialement en ce qui concerne les associations de produits et les effets chroniques possibles.

La Direction des Denrées alimentaires et des Médicaments du Canada a pris des dispositions pour rassembler les données provenant de rapports sur les

réactions fâcheuses. A la suite d'une réunion de spécialistes scientifiques qui ont évalué les résultats obtenus, il a été décidé de poursuivre dans cette voie en modifiant quelque peu les méthodes. La délégation du Canada sera heureuse de fournir des renseignements sur les activités en question. Les autorités de ce pays

signale que l'Association médicale de son pays a, il y a cinq ans environ, créé un centre de rassemblement des renseignements relatifs aux effets des médicaments, et en particulier aux réactions fâcheuses. Tous les praticiens sont tenus de communiquer leurs observations, et une masse considérable de données a été réunie. Il serait bon que l'OMS institue un système analogue à l'échelle mondiale et le Dr Danner

coopéreront chaque fois que possible avec l'OMS. Le Dr VASILJEV (Union des Républiques socialistes

note avec beaucoup de satisfaction ce qui a déjà été fait.

soviétiques) insiste sur la complexité du problème scientifique que soulève la détection des réactions fâcheuses aux médicaments. La délégation de l'URSS a accueilli avec plaisir les résolutions adoptées à ce sujet par l'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif. Etant donné l'augmentation constante du nombre des préparations pharmaceutiques, il faut étudier plus soigneusement tous les effets secondaires possibles,

La République fédérale d'Allemagne appuie la résolution EB37.R14 et est prête à participer au projet pilote de recherche. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) approuve la position réaliste prise par le Conseil exécutif lorsqu'il a jugé prématuré de parler d'un système mondial de

de sorte que les médecins soient informés de tout danger éventuel.

détection. Le problème en cause est d'une extrême complexité; aussi le Dr Doubek est -il partisan du lancement d'un projet pilote qui pourrait en deux ou trois ans apporter beaucoup de renseignements, en particulier sur l'utilisation des calculatrices, mais il doute que des opérations à l'échelle mondiale soient possibles au bout de cette période, autrement dit que les résultats obtenus présentent de l'utilité pour tous les médecins. On peut se faire une idée des difficultés à prévoir en considérant l'ampleur et la nature de la

Un autre aspect du problème a trait à la qualité des médicaments exportés, en particulier vers les pays en voie de développement. Assez souvent, des laboratoires pharmaceutiques envoient dans ces pays, pour des raisons purement commerciales, des produits de moins bonne qualité que ceux qu'ils vendent chez eux. En URSS, les normes sont les mêmes pour les médi-

caments à exporter que pour ceux qui sont destinés à la consommation nationale. D'autre part, les réactions fâcheuses n'y posent pas un problème aussi grave que

variation des réactions fâcheuses à certaines préparations selon les régions du monde; le délégué de la Tchécoslovaquie cite à ce propos les effets très divers produits par les médicaments antituberculeux. Un autre problème important est de savoir comment

dans quelques autres pays. Néanmoins, un centre chargé de contrôler la sécurité d'emploi de toutes les préparations pharmaceutiques fabriquées en URSS est en cours de création. La délégation de l'Union soviétique suit avec intérêt les travaux des excellents centres nationaux d'étude

réunir dans les plus brefs délais assez d'indications sur des réactions secondaires fâcheuses pour pouvoir recommander des mesures préventives précises. La possibilité de repérer rapidement les complications dépend beaucoup de l'organisation des services de santé. Il y a trois ans, par exemple, la Tchécoslovaquie a signalé à l'OMS les graves effets secondaires de certains sulfamides- retard que l'administration

des effets secondaires qui fonctionnent aux EtatsUnis d'Amérique et au Canada. Elle est toutefois convaincue que la création d'un centre international serait prématurée. Les médicaments employés ne sont pas les mêmes dans tous les pays; l'étude des catalogues

des laboratoires pharmaceutiques fait ressortir des différences dans la forme pharmaceutique même pour

316

bIX- NEUVIiME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANT , PARTIE II

une substance identique. Ces différences concernent la pureté, les additifs utilisés, etc. La situation est encore

le milieu humain et qu'elles ont des effets pharmacologiques, il faut aussi, bien entendu, envisager la

plus complexe pour les médicaments contenant plus

possibilité d'une potentialisation de la toxicité. Le Dr RAO (Inde) se déclare en faveur de la recommandation contenue dans la résolution EB37.R14, de l'acceptation de l'offre des Etats -Unis et des mesures proposées par le Directeur général. La délégation indienne suggère que le projet pilote envisagé comprenne des projets particuliers qui seraient exécutés dans chaque Région.

d'une substance active; or leur nombre ne cesse d'augmenter. Quelques laboratoires pharmaceutiques

tiennent secrète la composition de leurs produits. D'autre part, il y a des médicaments qui se dégradent sous certains climats. Dans quelques cas, enfin, des réactions fâcheuses sont dues non à la substance de base, mais à des additifs. Tout cela semble militer en

faveur d'une action à l'échelon national. Le mieux serait apparemment que l'OMS entreprenne d'abord une enquête sur l'expérience acquise par les centres nationaux et qu'on attende au moins deux ou trois ans pour décider de créer ou non un centre international. Le Dr KENNEDY (Nouvelle- Zélande) rappelle que

L'Organisation doit encourager les Etats à créer des systèmes nationaux de détection et leur donner des conseils à ce sujet. Dans un grand pays comme l'Inde, il faut aussi des centres secondaires pour tenir compte de problèmes tels que la diversité des réactions, dont

dans son pays un système de détection des réactions fâcheuses aux médicaments fonctionne depuis plus d'un an. La Nouvelle -Zélande est donc à même de confirmer l'incontestable valeur d'un tel service pour la santé publique. En vertu de la Loi sur les Denrées alimentaires et les Médicaments, toute préparation pharmaceutique nouvelle ou modifiée doit être signalée au Département de la Santé; 450 environ sont ainsi signalées chaque année. Un tiers à peu près de ces produits sont vraiment nouveaux en ce sens qu'ils n'ont que peu ou pas du tout été employés en clinique. Bien qu'ayant fait l'objet d'études approfondies au moyen d'épreuves de toxicité pour l'animal et d'essais cliniques et expérimentaux d'activité et de toxicité pour l'homme, sur le plan administratif ces médicaments sont consi-

le délégué de la Tchécoslovaquie a fait mention. La thioacétazone, par exemple, a provoqué des réactions très diverses dans le nord et dans le sud de l'Inde en raison des différences entre les habitudes alimentaires, les modes de vie et les degrés de résistance des populations. La question est d'une importance capitale pour

l'Inde, étant donné notamment les carences alimen-

taires dont ce pays est actuellement atteint. Des moyens d'étude existent dans certaines villes, mais ils sont encore insuffisants et les conseils de l'OMS touchant la mise sur pied tant d'un système national que de centres secondaires seraient vivement appréciés.

Le Dr GJEBIN (Israël) pense que le projet pilote envisagé serait d'une plus grande efficacité si le nombre

dérés comme «à l'épreuve» pendant une période indéterminée après leur commercialisation dans le pays.

Le système de détection des réactions fâcheuses constitue un important moyen épidémiologique de conserver ces produits sous surveillance. Les renseignements de source étrangère sont les bienvenus et rendent de grands services. La Nouvelle -Zélande souscrit à l'idée de créer un système international de détection et serait heureuse de coopérer, avec d'autres

Etats Membres dotés de systèmes nationaux de détection, à l'exécution d'un projet pilote qui pourrait aboutir à l'institution d'un système vraiment mondial. Au cours de sa première année de fonctionnement, la Commission néo- zélandaise des Réactions fâcheuses aux Médicaments a étudié des rapports sur les effets dus à une seule préparation. Cependant, elle estime que le problème est complexe et qu'en cas d'utilisation thérapeutique de plusieurs préparations actives, leurs interactions sont d'une grande importance. Lorsque des substances chimiques très actives se trouvent dans

des centres nationaux augmentait et si davantage de pays se conformaient au paragraphe 2 du dispositif de la résolution WHAI 8.42. Le plus important est de savoir comment obtenir les meilleurs renseignements du plus grand nombre de pays. La première chose à faire à cette fin est d'assurer la fiabilité des données en élaborant un cadre méthodologique unique. Peut être pourrait -on charger des experts d'établir un plan préliminaire de collecte des renseignements, conformément aux recommandations de l'OMS à cet égard, et de prêter assistance aux pays dans les commencements de l'organisation des centres nationaux. Ainsi, il y aurait un modèle qui pourrait être adapté aux conditions locales et un service international de détection, uniforme et pratique, serait établi dans des pays représentant un échantillon des nations du monde.

Un projet pilote reposant sur les systèmes appliqués

dans les pays les plus avancés pourrait en effet se révéler impraticable ailleurs. Le délégué d'Israël ne croit pas qu'on puisse envisager avant plusieurs années la création d'un centre

mondial sous les auspices de l'OMS. Aussi l'offre généreuse du Gouvernement des Etats -Unis apparaît elle particulièrement précieuse. Bien entendu, confor-

COMMISSION DU 1 ROGRAMME ET DÙ BUDGET: DIXIhME SÉANCE

iii

mément à la pratique de l'OMS, l'interprétation finale des données présentées ainsi que des résultats de l'analyse incomberait à un groupe international d'hommes de science choisis sur un tableau d'experts. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) note que l'importance du problème va croissant; c'est là une conséquence inéluctable du progrès des recherches pharmaceutiques.

EB37.R14 doit être saluée et appuyée comme une contribution de valeur dans ce sens. Le Dr FELKAI (Hongrie) signale que son pays a participé au rassemblement des données concernant les effets secondaires des préparations pharmaceutiques, en application de la résolution WHA16.36 de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. La partie administrative des travaux nécessaires à cet égard a été confiée à l'Institut national de Pharmacie qui a pris, ces deux dernières années, un certain nombre de mesures portant notamment sur la modification

On risque de voir les fabricants faire accepter des substances dangereuses par une population non avertie. Le seul moyen d'éviter totalement les réactions fâcheuses serait d'interdire les médicaments très puissants. Pour le moment, l'objectif est d'établir un cadre uniforme pour les renseignements relatifs aux réactions fâcheuses et d'adopter des moyens plus efficaces de les

du mode d'emploi de quelques médicaments. En Hongrie, les fabricants sont tenus de soumettre à l'Institut national de Pharmacie toute la documentation relative à l'usage des nouveaux médicaments avant leur mise en circulation. Par l'intermédiaire de sa revue mensuelle sur les préparations pharmaceutiques, l'Institut a assuré à plusieurs reprises une large diffusion aux communications reçues de l'OMS sur des sujets tels que l'emploi

rassembler et de les analyser. A cette fin, les installations de traitement automatique des données, géné-

reusement offertes par les Etats -Unis, seront de la plus haute utilité. Un élément d'importance est la vérification des renseignements dans le pays d'où ils viennent. Une calculatrice permet d'obtenir facilement des informations détaillées, mais elle ne peut pas porter de jugement. Le principal problème réside donc dans l'évaluation des résultats, lesquels doivent être communiqués de façon suivie. Il est difficile aussi, pour quelque médicament que ce soit, de déterminer exactement les quantités

et les dangers des antibiotiques du groupe de la tétracycline, les ordonnances prescrites aux femmes enceintes, ou les effets toxiques découlant de l'emploi prolongé de la phénacétine. Un rapport a été établi

en Hongrie sur les effets secondaires de la sulfaméthoxypyridazine et les renseignements qu'il contient ont été adressés aux Etats Membres.

employées, surtout lorsqu'il s'agit de produits aussi largement utilisés que les progestérones par exemple. Au Royaume -Uni, un système assez simple a été mis sur pied : les médecins mentionnent leurs observations

Depuis dix ans, les médecins hongrois sont tenus de porter à la connaissance des autorités sanitaires tout phénomène ou tout effet secondaire inhabituels résultant de l'emploi de médicaments; on espère améliorer dans un proche avenir ce moyen d'informa-

sur des cartes postales affranchies à l'avance qu'ils envoient à un comité central chargé de l'analyse. Le problème est de faire en sorte que toutes les réactions fâcheuses soient signalées - ce qui, bien entendu, n'est pas le cas. Cependant, tout communiqué qui paraît à ce sujet dans la presse médicale entraîne un accroissement immédiat du nombre des cartes reçues. Il faut donc publier, avec une fréquence suffisante, des rappels qui attirent l'attention des médecins. L'évaluation des données reçues importe également beaucoup; or elle est extrêmement difficile pour bien des médicaments. Comme l'a très justement remarqué le délégué de la Tchécoslovaquie, le problème n'est pas susceptible d'être résolu rapidement. Quelques progrès

tion en envoyant aux médecins et aux pharmacies des questionnaires établis de manière à permettre aux autorités sanitaires et au tableau d'experts d'en tirer des conclusions aussi rapidement, que possible. La délégation hongroise souhaiterait que la collaboration internationale soit renforcée en ce domaine.

L'OMS a le devoir de rassembler, d'analyser et de diffuser auprès des autorités sanitaires nationales des

renseignements relatifs aux meilleures méthodes à utiliser pour l'essai et la mise en circulation des nouveaux médicaments. Il est vrai que la question est mentionnée dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1965 ' mais il serait nécessaire, dans l'intérêt de la santé publique, d'accélérer le développement de la coopération internationale. Le Dr PERRET (Suisse) déclare que sa délégation est en faveur de la proposition visant à entreprendre

ont été réalisés, mais d'autres pourraient l'être grâce à une coopération internationale selon les modalités suggérées dans la résolution EB37.R14. L'Organisation a fait ceuvre utile en cherchant à obtenir une normalisation raisonnable entre les différents pays et une grande partie des études suggérées par le délégué de l'URSS a déjà, en fait, été entreprise par l'OMS.

un projet pilote de recherche sur la détection des réactions fâcheuses aux médicaments; elle est également d'avis que les renseignements recueillis doivent être soigneusement vérifiés avant leur diffusion, et que les données accumulées par le fabricant, même si elles ne tiennent compte que d'un aspect du problème, doivent aussi être prises en considération. Par ailleurs, 1 Actes off. Org. mond. Santé, 147, 69.

Dans tout système de détection, il est essentiel en premier lieu de veiller à ce que les rapports voulus soient effectivement transmis, en second lieu d'analyser convenablement les renseignements reçus. La résolution

312

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTi, PARTIE Il

la délégation suisse estime, comme la délégation

muniquées à l'OMS sont de deux sortes: les résultats

suédoise, que la dépendance engendrée par un médi-

cament donné doit être comptée au nombre des réactions fâcheuses. La même suggestion a d'ailleurs été faite par le Comité d'experts des Drogues engendrant la Dépendance. Pour le Dr OLGUIN (Argentine), les progrès de la chimiothérapie, et certains événements tragiques qui les ont accompagnés, soulignent l'importance du projet envisagé. L'offre des Etats -Unis d'Amérique concernant les installations de traitement de l'infor-

des recherches de laboratoire et les résultats qui proviennent de l'utilisation pratique des médicaments. En ce qui concerne la première catégorie de données, il faudra une certaine standardisation des animaux de laboratoire si l'on veut obtenir des résultats uniformes. Pour la seconde, l'Organisation devra fixer des normes, ou établir un projet de questionnaire pour la notation des observations. Etant donné que de nombreux intérêts contradictoires sont en jeu, les renseignements obtenus devront être considérés comme confidentiels jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise. S'il en était autrement,

mation est particulièrement bienvenue, puisque la coordination et la comparaison à l'échelon international sont absolument indispensables. Toutefois, il faut souligner aussi la contribution que peuvent apporter les centres nationaux et le rôle que doit jouer le corps médical en complétant les informations relatives aux travaux effectués en laboratoire. D'autre part, toute la question est liée de près à l'éducation du public. De même, il est essentiel de prévoir une législation appropriée, coordonnée dans la mesure du possible

l'Organisation pourrait en effet se trouver dans une position délicate vis -à -vis des firmes commerciales intéressées. Il faudra également étudier les moyens d'obtenir des informations dans le cas de contrats

bilatéraux entre pays pour la vente et l'achat de médicaments.

à l'échelon national, et un contrôle administratif. En Argentine, c'est le Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique qui assure le contrôle des préparations pharmaceutiques, par une évaluation technique, des inspections et des examens de laboratoire. L'exécution de cette tâche incombe, parmi

d'autres, à l'Institut national de Pharmacologie et de Standardisation des Préparations pharmaceutiques, créé par une loi. Il existe en outre des lois concernant la valeur technique et la qualité des médicaments; elles sont complétées par des mesures de circonstance sur le prix des médicaments.

Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) déclare que sa délégation se félicite de l'initiative prise par l'OMS au sujet des réactions fâcheuses aux médicaments. Un système national de détection du genre de celui que recommande la résolution WHA18.42 est indispensable dans un pays comme le Danemark. En fait, un comité national composé d'experts éminents est en train d'y être créé et l'on espère qu'il permettra de coopérer avec d'autres pays. Le Dr Ammundsen estime que cette collaboration est le seul moyen d'assurer l'uniformité des données reçues et, par conséquent, d'utiliser au mieux le calcul automatique. Il faut espérer que la recommandation dont la Commission est saisie saura convaincre les autorités finan-

En conclusion, le Dr Olguín suggère de rendre

obligatoire, dans les notices explicatives qui accompagnent les médicaments, l'indication de leur contenu exact et des réactions fâcheuses qu'ils risquent d'en-

cières, tant au Danemark que dans d'autres pays, de la nécessité de l'action envisagée. La délégation danoise est reconnaissante aux Etats -Unis d'Amérique de leur offre relative aux services de traitement de l'information et elle appuie la résolution EB37.R14. Le Dr PERERA (Ceylan) indique que le Ministère de la Santé de son pays a créé un comité chargé de conseiller les médecins employés par l'Etat sur l'emploi rationnel et économique des médicaments. Ce comité

traîner. La délégation argentine est partisane du projet pilote envisagé, dont l'importance a été soulignée avec raison par plusieurs orateurs. Le Dr ALDEA (Roumanie) indique que son pays possède un institut national de recherche et de contrôle pour les préparations pharmaceutiques. Il existe également plusieurs laboratoires auxiliaires, qui procè-

dent au contrôle des médicaments. L'industrie pharmaceutique appartient à l'Etat et aucun produit ne

a récemment institué un sous -comité qui a pour tâche d'étudier les réactions fâcheuses aux médicaments; celui -ci analyse les rapports qui lui parviennent et communique les résultats de ses travaux au Ministère de la Santé et à la Direction des Services de Santé.

peut être fabriqué sans l'autorisation de l'institut national. En ce qui concerne la nécessité de l'information, l'institut rappelle continuellement, dans ses

diverses publications médicales, les réactions fâcheuses provoquées par certains médicaments. Les emballages

Au début de 1966, le Comité a commencé à publier

sont numérotés de manière à permettre de retrouver l'origine du lot en cas d'accident. Le Dr Aldea reconnaît que l'un des éléments les plus importants du système envisagé est la collabo-

une revue, dont 3000 exemplaires environ sont envoyés gratuitement chaque trimestre à tous les médecins au service de l'Etat; cette revue contiendra aussi des renseignements sur les réactions fâcheuses aux médicaments. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, rappelle que

ration entre les centres de recherche nationaux, à laquelle les autorités roumaines sont prêtes à participer. A cet égard, il est certain que l'information joue un rôle essentiel. Les données qui seront corn-

la résolution WHA18.42 prie le Directeur général d'étudier la possibilité de rassembler, d'analyser et de

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÈME SÉANCE

313

diffuser des renseignements sur les réactions fâcheuses

aux médicaments; il souligne à ce propos que les progrès réalisés à l'échelon national ont une importance fondamentale puisqu'ils permettent ensuite de diffuser les renseignements dans le monde entier. Le Directeur général estime que l'OMS a besoin d'acquérir davantage d'expérience: c'est pourquoi un projet pilote a été proposé. La complexité du problème que posent les réactions aux médicaments a été à juste titre évoquée pendant la discussion. L'objectif immé-

pendant la discussion, mais il s'agit là d'un point distinct de l'ordre du jour, que la Commission aura l'occasion d'examiner plus tard si elle le désire. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, donne lecture du projet de

résolution suivant: Santé,

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Ayant examiné les rapports du Directeur général sur le système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments; Rappelant les résolutions WHA15.41, WHA16.36, WHA17.39 et WHA18.42 des Quinzième, Seizième, Dix - Septième et Dix -Huitième Assemblées mon-

diat du projet pilote de recherche est de mettre au point des méthodes de détection appropriées, mais la diffusion générale des renseignements n'est pas envisagée à ce stade. Pour l'instant, l'Organisation ne peut que diffuser les communications reçues des gouvernements en

application de

la

résolution

WHA16.36. Pour ce qui est des drogues engendrant la dépendance, qui ont été mentionnées au cours de la discussion, les effets de ce genre seront évidemment

signalés lorsqu'ils auront été révélés au cours des activités de détection, et les recommandations formulées par les experts seront appliquées.

diales de la Santé, qui soulignent l'importance du rassemblement, de l'évaluation et de la diffusion systématiques de renseignements sur les réactions fâcheuses aux médicaments; Considérant la résolution EB37.R14, relative à un

Certaines questions ont été soulevées au sujet du contrôle de la qualité des médicaments. Comme ce problème fait l'objet d'un autre point de l'ordre du jour, le Dr Kaul ne fera aucune observation à ce sujet pour le moment. En ce qui concerne les études détaillées sur la possibilité d'instituer un système international de détection,

système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments; Convaincue de la nécessité urgente de rassembler et de diffuser à l'échelle internationale des rensei-

gnements sur les réactions fâcheuses aux médicaments; et Tenant compte du fait que l'utilisation des installations disponibles aux Etats -Unis d'Amérique pour le traitement de l'information faciliterait la détection internationale envisagée, 1.

il y a déjà un certain temps que l'Organisation se penche sur la question et bon nombre des études mentionnées par le délégué de l'Union des Républiques

socialistes soviétiques ont déjà été poussées assez loin pour donner une orientation. Par exemple, un groupe scientifique réuni en 1965 pour étudier les méthodes d'application a examiné la nature des données qu'il conviendrait de faire transmettre à l'OMS par les centres nationaux et les responsabilités respectives des centres nationaux et de l'Organisation.

PRIE le Directeur général d'entreprendre un pro-

jet pilote de recherche selon les modalités définies

dans son rapport, en vue d'instituer un système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments; et 2.

Les indications fournies par ce groupe scientifique seront utiles à l'OMS pour entreprendre le projet pilote. Il est un autre aspect du problème, dont la complexité a été soulignée par le délégué du Pakistan et qui retient

ACCEPTE l'offre généreuse du Gouvernement des

Etats -Unis d'Amérique concernant l'octroi, à cet effet, de facilités pour le traitement de l'information. Le Dr VASILJEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la création de centres nationaux

d'ailleurs l'attention du Directeur général: c'est celui

qui se rapporte aux essais visant à déterminer la sécurité d'emploi et l'efficacité thérapeutique des préparations pharmaceutiques. Les conclusions établies

présente une importance capitale. Or le projet de résolution n'en fait aucune mention; la délégation de

l'URSS propose donc d'ajouter, à la fin du paragraphe 1 du dispositif, les mots « en se fondant sur les travaux des centres nationaux ». Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) demande que l'amendement proposé parla délégation de l'Union soviétique soit présenté par écrit. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela) est d'avis que le libellé

à cet égard par un groupe d'experts qui s'est réuni récemment et a énoncé les principes relatifs aux essais précliniques sur la sécurité d'emploi marquent le début

d'un programme présentant un grand intérêt. Dans l'effort qu'elle fait pour contribuer à la mise en route de centres nationaux de détection, l'Organisation ne manquera pas de tenir compte des suggestions avancées au cours de la discussion. Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, fait

observer que le point examiné concerne la détection, sur une base internationale, des réactions fâcheuses aux médicaments. La question du contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques a été évoquée

actuel du paragraphe 1 du dispositif est parfaitement clair et contient à l'adresse du Directeur général une invitation implicite à encourager le développement des centres nationaux. Il demande donc au délégué de

l'Union soviétique de bien vouloir reconsidérer sa proposition afin que la résolution puisse être maintenue sous sa forme actuelle.

314

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr VASILJEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense qu'il pourrait être utile de constituer un petit groupe de travail chargé d'examiner en détail le projet de résolution.

médicaments et », en mettant le verbe au pluriel; et ajouter à la fin du paragraphe 1 du dispositif les mots «en utilisant les renseignements obtenus de centres nationaux ».

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) se demande si l'on ne pourrait pas résoudre la difficulté en remplaçant, dans l'amendement proposé par la délégation de l'URSS, les mots « en se fondant sur les travaux des centres

Décision: L'amendement est adopté par 44 voix contre 4, avec 22 abstentions. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution dont le Rapporteur a donné lecture, ainsi amendé.

nationaux » par les mots « en utilisant les renseignements obtenus de centres nationaux ».

Décision: Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé par 71 voix, sans opposition et avec 3 abstentions.' Section 4.7 Maladies transmissibles

Le Dr ALAN (Turquie) est partisan du projet de résolution sous sa forme initiale et s'associe à l'observation formulée par le délégué du Venezuela. Il est indiqué au paragraphe 2 du rapport complémentaire

du Directeur général au Conseil exécutif (Actes officiels No 148, annexe 11, page 71) que tous les organismes nationaux de détection qui seraient disposés

Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) indique

à propos de la section 4.7.1 (Tuberculose), qu'un crédit qui dépasse à peine $100 000 pour l'année lui paraît insuffisant au regard de l'importance du problème de santé que représente la tuberculose dans le monde et de ses graves répercussions humaines et économiques. Le Directeur général a fait observer, lors d'une séance précédente, qu'il est extrêmement difficile de combattre cette maladie parce que l'on ne dispose pas de médicaments ni de vaccins suffisamment

à accepter les principes, les mesures et les conditions techniques définis dans le rapport devraient être invités

à participer au projet. Il est donc évident que si le Directeur général est prié d'entreprendre un projet pilote de recherche, il sollicitera la collaboration des organismes nationaux. Il semble donc que le projet de résolution couvre tous les aspects du problème. Le Dr JALLOUL (Liban) appuie également le projet de résolution. L'amendement proposé par la délégation

efficaces. Cela est vrai, mais les médicaments et les vaccins ont néanmoins une certaine utilité et permettent

de l'URSS donnerait l'impression que tous les pays possèdent un centre de détection, ce qui n'est pas forcément le cas. Il suggère d'ajouter une phrase indiquant que les pays ne possédant pas de centres sont invités à en créer. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela), soulevant une motion

en tout cas d'abaisser la mortalité tuberculeuse. Il est à souhaiter que le Directeur général fasse une place plus importante à la lutte antituberculeuse dans les prochains budgets. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, déclare qu'il sera pris acte des observations formulées par le délégué

d'ordre, fait observer que la Commission est saisie d'un projet de résolution et d'un projet d'amendement,

et que la question a été longuement débattue. Il demande donc la clôture du débat et la mise aux voix du projet de résolution et de l'amendement proposé. Prenant la parole sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

des Etats -Unis. Il fait néanmoins remarquer que la lutte antituberculeuse n'est pas limitée aux activités du Siège: elle est également menée dans le cadre de programmes locaux bénéficiant de crédits considérables, comme il est indiqué aux pages xx et XXI du projet de programme et de budget. Il n'en pense pas moins, comme le délégué des Etats -Unis, qu'il y a lieu d'intensifier le programme antituberculeux. Le Dr AZURIN (Philippines) signale, à propos de la section 4.7.9 (Quarantaine internationale), un problème qui est particulier à la Région du Pacifique occidental.

Commission, rappelle qu'aux termes de l'article 61 du Règlement intérieur de l'Assemblée deux orateurs peuvent prendre la parole pour s'opposer à la motion de clôture avant qu'elle ne soit mise aux voix. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) appuie l'amendement proposé par la délégation de l'URSS. Le PRÉSIDENT, en l'absence d'opposition à la motion

En 1961, le choléra y a fait son apparition et s'est rapidement propagé en dépit de toutes les mesures adoptées pour le juguler. Le système de déclaration des cas de l'OMS a fonctionné efficacement et tous les pays ont imposé les mesures de restriction prévues par

le Règlement sanitaire international, allant même parfois au -delà des dispositions qu'il contient. Pourtant

de clôture, déclare le débat clos. Il invite la Commission à se prononcer sur l'amendement proposé par le délégué de l'URSS, modifié par

il n'a pas été possible d'arrêter la propagation de l'infection. Certaines des mesures prises ont incontestablement dépassé les dispositions du Règlement sanitaire international et aux Philippines, notamment, ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.35.

le nouvel amendement proposé par le délégué du Royaume -Uni, soit: insérer, au dernier paragraphe du préambule, après les mots «tenant compte du fait que », les mots « la collaboration avec les centres nationaux de détection des réactions fâcheuses aux

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÈME SÉANCE

315

es échanges commerciaux ont souffert de certaines des restrictions imposées par d'autres pays, en particulier sur les importations de denrées alimentaires et de bois et sur les voyages. Ces mesures restrictives étant restées sans effet, il a fallu s'orienter vers d'autres remèdes et il est apparu que la recherche, seule, apporterait une solution ration-

Des symposiums internationaux ont été convoqués spécialement, sous les auspices de l'OMS, à Sofia en 1960 et 1963, puis à Dubrovnik en 1964. Ce problème d'étiologie est primordial et l'OMS pourrait apporter une précieuse contribution en essayant d'obtenir des données sur la morbidité imputable à cette affection dans d'autres régions du monde. Section 4.8

nelle au problème. En 1964, le Gouvernement des Philippines a signé avec le Japon et l'OMS un accord tripartite de recherche visant à élucider diverses questions, à savoir: l'efficacité du vaccin anticholérique, le rôle des porteurs dans la transmission de la maladie et la viabilité du vibrion dans les denrées alimentaires. Aux Philippines, l'expérience a montré que les vaccins actuellement employés ne confèrent qu'une immunité de courte durée et ne sont pas très actifs: la protection de six mois que le vaccin est présumé conférer n'est pas réelle et l'on doit, pour vaincre le

Services de santé publique

Aucune observation n'est formulée. Section 4.9 Protection et promotion de la santé Le Dr BERNARD, Sous- Directeur général, Secrétaire

choléra, travailler à mettre au point un vaccin plus efficace. D'autres faits sont à signaler; par exemple, on a découvert un porteur de choléra qui excrétait des vibrions depuis trois ans; par ailleurs, plusieurs des restrictions prévues par le Règlement sanitaire international pour se prémunir contre la présence éventuelle du vibrion dans les denrées alimentaires ne sont pas justifiées. Il serait urgent de procéder à une revision du Règlement sanitaire international afin de lever certaines des restrictions qui entravent sans raison les échanges commerciaux et la circulation des personnes. Le Dr Azurin remercie l'OMS de la part importante

de la Commission, fait observer que la Commission est saisie d'un certain nombre de projets de résolutions qu'il présentera à mesure que seront examinées les sections correspondantes du document budgétaire. En ce qui concerne la section 4.9.1 (Hygiène sociale et médecine du travail), les délégations de la Finlande, de l'Islande, de la Norvège et de la Suède ont présenté le projet de résolution suivant sur la prévention des accidents de la circulation:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Persuadée que la protection de la population contre les risques de toute nature qui menacent la santé est une tâche importante des administrations sanitaires;

qu'elle a prise au projet de recherche exécuté aux Philippines, avec l'aidede consultants et de spécialistes

dont les services ont été fort appréciés. Il exprime également sa gratitude au Gouvernement japonais pour sa coopération et pour l'aide qu'il a fournie en personnel et en moyens matériels. Il espère que l'OMS publiera dès que possible le compte rendu des recherches effectuées dans le cadre de ce projet.

Le Dr ALDEA (Roumanie), se référant à la section (Surveillance épidémiologique mondiale), revient sur le problème de la néphropathie endémique qu'il a déjà évoqué devant la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Les manifestations cliniques de cette affection, dont certains symptômes ont été notés pour la première fois en 1958, sont l'insuffisance rénale chronique, l'anémie, l'azotémie progressive avec absence d'hypertension artérielle, et l'atrophie rénale entraînant la mort en l'espace de deux à quatre ans. Elle se caractérise par une fréquence anormalement élevée dans un secteur circonscrit et au sein de certaines familles. L'analyse statistique a montré que 4.7.10

Considérant les lourdes pertes qui résultent de l'augmentation constante du nombre des accidents de la circulation; Persuadée qu'il est nécessaire de faire des recherches plus approfondies, sur le plan international, pour préciser le rôle des facteurs humains et médicaux déjà établi par des travaux scientifiques, dans les accidents de la circulation; et Notant avec satisfaction les mesures déjà prises

par l'OMS pour informer les Etats Membres de l'importance du problème, PRIE le Directeur général d'examiner les possibilités qui s'offrent à l'OMS d'intervenir plus acti-

vement dans la prévention des accidents de la circulation, en insistant spécialement sur les aspects

humains et médicaux du problème et sur la coordination des recherches internationales dans ce domaine.

La délégation de la France a proposé d'ajouter au

dispositif de ce texte un deuxième alinéa, rédigé comme suit:

de 1951 à 1966 elle avait atteint entre 8 et 9 % des populations du secteur considéré (dans le reste du pays, le taux moyen a été de 0,1 %). Outre le sud -est de la Roumanie, cette maladie affecte la Bulgarie et la Yougoslavie. Les trois pays ont enquêté en commun sur trois origines possibles de la maladie : étiologie infectieuse, toxique ou allergique. Jusqu'à présent, aucune de ces trois possibilités ne s'est confirmée, mais les recherches se poursuivent.

PRIE en outre le Directeur général de faire connaître au Conseil exécutif et à l'Assemblée le montant des dépenses annuelles supplémentaires qu'entraînerait la mise en oeuvre des possibilités visées à l'alinéa précédent. 2.

Le Professeur PESONEN (Finland.:) rappelle que, dans un grand nombre de pays, on protège les poix,-

316

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

lations contre les maladies infectieuses par des campagnes de vaccination et des mesures d'assainissement.

dans les accidents de la circulation un rôle plus impor-

tant qu'on ne le croit généralement. C'est là un problème qui appelle une étude attentive et détaillée.

Or, tandis que le nombre des décès imputables à des maladies infectieuses décroît sensiblement, surtout dans les groupes d'âge jeunes, on voit apparaître un

danger d'une autre sorte, qui prend rapidement de l'ampleur et provoque dans les mêmes groupes d'âge

plus de décès que toutes les maladies infectieuses réunies. D'après les statistiques disponibles, plus de 100 000 personnes sont tuées chaque année dans des

On est beaucoup trop mal renseigné sur l'action des facteurs humains, bien que les travaux entrepris à ce jour indiquent qu'ils sont d'importantes causes des accidents de la circulation. D'après certaines études, ils interviendraient dans plus de 90 % des cas, mais il ne sera possible de se prononcer définitivement

sur ce point qu'après un examen beaucoup plus approfondi.

accidents de la route et ce nombre ne fait qu'augmenter. Les hommes entre quinze et vingt -cinq ans restent très exposés à ce risque qui, dans les pays où la

Il faut absolument mettre au point des méthodes pour prévenir les accidents de la circulation et mettre un terme à une situation de plus en plus catastrophique. Les méthodes préventives ont déjà fait la preuve de leur efficacité dans de nombreuses situations dangereuses. Les auteurs du projet de résolution estiment que le problème concerne au moins autant les autorités

motorisation est très poussée, représente la cause principale de décès pour ce groupe d'âge, dans lequel

les accidents de la route sont parfois responsables de plus de 30 % des décès. Les statistiques montrent aussi que, pour chaque

personne tuée dans un accident de la route, il faut compter de dix à quinze blessés graves et de trente à quarante blessés légers. Les accidents de la route imposent donc une charge considérable aux services de chirurgie des hôpitaux; les accidentés et les cas d'invalidité permanente occupent une proportion importante des lits d'hôpital et réclament les soins d'un effectif important de personnel médical hautement qualifié. Il semble qu'il n'y ait guère d'espoir de voir cette situation s'améliorer: au contraire, les chiffres les plus récents que donne le Rapport épidémiologique et démographique de l'OMS 1 montrent que la situation se détériore d'année en année. Si l'on

sanitaires que les administrations responsables des communications et des transports. Ils désirent souligner

l'importance du problème pour la santé des populations et demander au Directeur général d'envisager que l'OMS s'emploie plus activement à résoudre ce problème, par exemple en coordonnant les travaux de recherche et les efforts de propagande. Le Dr AJOULAT (France) déclare que la délégation française est pleinement consciente, comme les

auteurs du projet de résolution, de la gravité des

compare le nombre des décès par accident de la

circulation pour la période 1950 -1952 aux chiffres enregistrés dix ans plus tard pendant une période comparable, on constate une augmentation considérable en Angleterre et au Pays de Galles, en Autriche,

problèmes posés par les accidents de la circulation et qu'elle est convaincue de l'utilité qu'il y aurait à ce que l'OMS étudie les aspects humains et médicaux du problème et coordonne les recherches en ce domaine. Elle pense néanmoins qu'il serait souhaitable d'avoir

en Belgique, au Canada, au Danemark, en Ecosse, en Finlande, en France, en Italie, au Japon, en République fédérale d'Allemagne, en Suède, en Suisse et au Venezuela. Quelques pays, il est vrai, échappent à cette tendance catastrophique, en particulier les Etats -Unis d'Amérique. On voit par là, de même que par un certain nombre d'autres faits signalés dans ce

des précisions sur les dépenses supplémentaires à prévoir pour que l'Organisation puisse jouer un rôle plus actif en matière de prévention des accidents de la circulation. C'est pourquoi elle propose d'ajouter un nouvel alinéa au projet de résolution, en espérant que cette proposition sera acceptée par ses auteurs. Le Professeur PESONEN (Finlande), le Dr ENGEL (Suède), le Dr TJONN (Norvège) et le Dr SIGURDSSON

rapport, qu'une action préventive bien conçue peut être efficace; mais il n'en reste pas moins que les décès et les traumatismes graves causés par des accidents de la route continuent à se multiplier et que les autorités sanitaires de la majorité des pays Membres de l'OMS doivent faire face à des difficultés croissantes.

(Islande) acceptent cet amendement. Le Dr LAYTON (Canada) se demande si l'amendement est réellement nécessaire. En effet, l'article 13 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de

Les accidents de la circulation connaissent une grande diversité de causes, dont les aspects médicaux et humains intéressent tout spécialement les autorités sanitaires. Selon une opinion très largement répandue,

la Santé et l'article 18 du Règlement intérieur du Conseil exécutif prévoient l'un et l'autre que le Direc-

teur général doit faire rapport sur les incidences techniques, administratives et financières de tous les points de l'ordre du jour qui sont soumis à l'Assemblée de la Santé ou au Conseil. Le Professeur VANNUGLI (Italie) souscrit aux obser-

l'état de santé du conducteur n'intervient que dans une petite proportion des accidents de la route en comparaison des variations de l'état psychique et du comportement; cependant, aucune recherche sérieuse n'a été entreprise pour vérifier cette opinion. Person-

vations qu'a faites le délégué de la Finlande en pré-

nellement, le Professeur Pesonen est d'avis que les facteurs psychologiques et de comportement jouent 1 Rapp. épidém. démogr., 1965, 18, 101 -161.

sentant le projet de résolution. La prévention des accidents de la circulation revêt une importance capitale. L'idée s'est de plus en plus largement implantée depuis quelques années que, dans la grande majorité des cas, c'est l'homme qui cause les accidents.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÈME SÉANCE

317

Les administrations de la santé publique étudient le problème, de même que l'OMS, le Conseil de l'Europe et de nombreuses organisations non gouvernementales. En Italie, le Ministère de la Santé a créé une division spéciale chargée de s'occuper de tous les problèmes se rapportant à la prévention des accidents de la circulation. Il serait bon que l'OMS soit priée d'évaluer les activités et de dresser une sorte d'inventaire des moyens

délégations de la Finlande, de l'Islande, de la Norvège et de la Suède, et amendé par la délégation

Décision: Le projet de résolution proposé par les

de la France, est approuvé.' Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

sur un projet de résolution relatif à la réadaptation soumis par les délégations de la Finlande, de l'Islande et de la Norvège et ainsi conçu :

qui s'offrent de prévenir ces accidents. On réunirait ainsi des éléments d'information qui pourraient être la base d'une action future.

Pour ce qui est de la prévention, les problèmes

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

peuvent se ranger sous deux rubriques principales : 1) prévention du phénomène accident, et 2) prévention

des conséquences des accidents. Sous la première rubrique se rangeraient les problèmes tels que la sécurité à l'intérieur des véhicules et, sous la seconde,

Rappelant que, selon la définition donnée dans la Constitution, «la santé est un état de complet bien -être physique, mental et social, et ne consiste

pas seulement en une absence de maladie ou

l'action éducative: que faut -il faire ou ne pas faire en cas d'accident, premiers secours, mise en place d'un réseau de postes et de centres de premiers secours.

Des études sont nécessaires; les pays ont besoin de conseils sur ce qu'ils devraient entreprendre, par exemple pour la création de postes et de centres de premiers secours. La délégation italienne appuie le projet de résolution et, comme ses co- auteurs ont accepté l'amendement de la délégation française, elle est prête à faire de même.

d'infirmité »; Notant que les progrès du traitement des maladies et des traumatismes, tout en permettant un accroissement des taux de survie, entraînent une augmen-

tation du nombre des cas de maladies chroniques et des personnes atteintes d'invalidité permanente; Soulignant que la réadaptation contribue à diminuer les conséquences physiques, mentales et sociales des maladies et des traumatismes; et

Prenant note avec satisfaction des mesures déjà prises par l'Organisation dans ce domaine, 1.

Le Dr NAYAR (Inde) appuie sans réserve le projet de résolution. L'amendement proposé par le délégué

PRIE le Directeur général de continuer à recueillir

de la France ne s'impose pas, mais il n'y a aucun inconvénient à l'adopter.

des renseignements sur le besoin de services de réadaptation, la qualité et la quantité des services de réadaptation existants et l'organisation administrative des services de réadaptation dans les différents pays Membres; 2.

Le Dr HAQUE (Pakistan) rappelle qu'à la séance

précédente le Directeur général avait rappelé à la Commission que les fonctions qui lui incombent d'office ne devraient pas être énoncées dans les résolutions. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL indique que l'article 13 du

APPELLE L'ATTENTION sur la nécessité d'organiser

Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, qui est extrêmement important, dispose que, sauf en cas d'urgence, aucune proposition ne peut être examinée par l'Assemblée de la Santé sans que le Directeur général ait fait rapport sur les aspects financiers du problème. L'adoption de l'amendement proposé par le délégué de la France permettrait au Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif

des services de réadaptation non seulement pour les traumatismes et maladies affectant les organes locomoteurs, mais aussi pour les maladies invalidantes, en particulier les maladies mentales et les maladies cardio -vasculaires, et sur les possibilités d'encouragement de ces services par l'Organisation; 3. PRIE le Directeur général, dans l'élaboration du programme de l'Organisation, de tenir compte

de la nécessité de renforcer la formation de personnel médical et paramédical pour aider à l'extension des

services de réadaptation; et 4.

sans avoir à rédiger à la hâte un rapport pour la

APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres SUT

présente Assemblée de la Santé. Pour cette raison, l'amendement lui paraît acceptable. Le Dr HAQUE (Pakistan) se déclare satisfait de cette explication.

l'importance qu'il y a à organiser leurs services de réadaptation en tant que partie intégrante de l'administration sanitaire nationale.

La délégation française a soumis un amendement proposant que, dans le dispositif de la résolution, l'ordre des deux derniers paragraphes soit interverti et que l'on ajoute un paragraphe 5, ainsi conçu:

Le PRÉSIDENT dit que, puisque l'amendement a été accepté par les auteurs du projet de résolution, il demandera à la Commission de se prononcer sur le projet de résolution ainsi amendé.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.36.

318 5.

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE il

DEMANDE au Directeur général de faire connaître

la Santé insiste sur l'importance des maladies chroniques et souligne ce qui suit : « Dans le domaine des statistiques de morbidité, les pays en voie de dévelop-

au Conseil exécutif et à l'Assemblée, avant toute extension des activités de l'Organisation dans ce domaine, ce que seraient les conséquences d'une telle extension pcur le budget de l'Organisation.

pement mettront l'accent sur les maladies transmissibles, tandis que dans les pays avancés on s'occu-

pera davantage des maladies chroniques et des La délégation autrichienne a par ailleurs soumis un amendement proposant d'ajouter dans le paragraphe 1 du dispositif, après le mot «existants », le membre de phrase « les obstacles à une réadaptation médicale efficace », le reste du paragraphe restant inchangé.

incapacités, notamment parmi les vieillards ». Il est à peine besoin d'évoquer la situation que l'on rencontre dans les hôpitaux, où des lits en très grand

nombre sont maintenant occupés par des personnes souffrant de telle ou telle sorte de maladie chronique. Par ailleurs, le nombre des victimes d'accidents graves, déjà considérable, continue d'augmenter rapidement.

Le Dr SCHINDL (Autriche) déclare que les services de santé publique et les services de sécurité sociale se

sont fixé une tâche spéciale, à savoir la réadaptation efficace de toutes les personnes diminuées. En Autriche,

les fonctionnaires sanitaires compétents concentrent actuellement leurs efforts sur l'obtention de la collaboration de la personne la plus importante dans le processus de réadaptation, à savoir l'infirme lui -même.

Il n'est guère surprenant dès lors que les administrateurs sanitaires de certains pays craignent de voir tous leurs lits d'hôpitaux occupés par les victimes d'accidents de la circulation. Il y a aussi divers types de personnes sérieusement handicapées, telles que les

aveugles et les sourds, qui vivent en dehors des

doit être rendu conscient de ses propres responsabilités en ce qui concerne sa santé et sa Celui -ci

hôpitaux. Le Professeur Pesonen n'a pas l'intention de donner une liste complète de toutes les maladies qui peuvent entraîner une invalidité, mais il ne peut s'empêcher de mentionner un groupe souvent négligé,

réadaptation, ainsi que du devoir qui lui incombe de participer activement à cette dernière. Certaines dispositions de la législation sociale (par exemple, le montant de la pension accordée aux invalides après un accident ou à une personne prenant une retraite anticipée) peuvent ne pas toujours encourager ces personnes à participer activement au processus de réadaptation. De plus, selon la législation de certains

à savoir les nombreux sujets atteints de troubles psychiatriques qui ont été gravement diminués par un séjour trop prolongé à l'hôpital et dont très peu reçoivent un traitement de réadaptation. Si cette situation persiste, presque tous les hôpitaux psychiatriques seront encombrés de malades chroniques qui sont absolument hors d'état de réintégrer la collectivité. Il existe de nombreuses méthodes de réadaptation qui

pays, les efforts de réadaptation cessent quand il devient évident que l'invalide est professionnellement irrécupérable. Le Dr Schindl estime qu'il faudrait s'efforcer de conti-

permettraient de prévenir une invalidité complète de ces malades et elles ont été exploitées si efficacement dans quelques pays que le besoin de lits d'hôpitaux y a

nuer à assurer une aide médicale et humanitaire à ces personnes pour leur permettre de mener une existence qui vaille la peine d'être vécue et soit aussi heureuse que possible. C'est la raison pour laquelle la délégation autrichienne a proposé d'ajouter les mots, « les obstacles à une réadaptation médicale efficace » à la troisième ligne du paragraphe 1 du dispositif après

fortement diminué. D'autre part, on pourrait certainement trouver et appliquer de nouvelles méthodes qui permettraient aux malades mentaux de profiter des grands progrès de la science médicale. La réadaptation doit commencer tôt, pendant la phase aiguë d'une maladie et son traitement, et elle devrait se poursuivre durant toute la durée de l'hospitalisation. Elle doit en outre se prolonger jusqu'à ce que l'intéressé ait pu reprendre son activité antérieure dans

le mot «existants ». Le Dr Schindl espère que la Commission jugera cet amendement acceptable.

la société ou qu'il soit en mesure, à la suite d'une période de réorientation, d'occuper un nouvel emploi.

Le processus de réadaptation est complexe et fait Le Professeur PESONEN (Finlande) fait remarquer qu'en matière de réadaptation une très grande importance est accordée à la prévention des maladies et des traumatismes risquant d'entraîner une invalidité perintervenir plusieurs disciplines et des techniques

manente et que des résultats remarquables ont été obtenus. D'autre part, on s'emploie de plus en plus activement à mettre au point des méthode -s et des moyens de réadaptation physique, professionnelle et sociale; mais, en dépit de tout cela, le problème de la réadaptation n'occupe pas encore la place qu'il mérite

différentes. Un travail en équipe est essentiel pour obtenir des résultats aussi satisfaisants que possible pour réadapter l'invalide et, ce qui est également très important, pour empêcher qu'une maladie évolue en invalidité.

Les progrès de la médecine ont permis dans de nombreux pays de prévenir un grand nombre de maladies, mais, , simultanément ils ont créé de nouveaux

dans l'ensemble de l'action de santé publique. Le nombre des personnes âgées est en augmentation dans

problèmes de réadaptation en assurant la survie de malades fortement diminués qui, naguère, auraient succombé. Dans certains pays, les programmes de réadaptation ont atteint un stade avancé, tout au moins pour certains

presque tous les pays du monde et, parallèlement, le nombre des malades chroniques ne cesse de s'accroî-

tre. Le rapport des discussions techniques qui ont eu lieu au cours de la présente Assemblée mondiale de

types. d'invalidité. Ils ont d'importantes répercussións

sociales et économiques du fait qu'ils réduisent la

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÈME SÉANCE

319

durée totale de l'invalidité, font réaliser des économies

sur le coat des soins hospitaliers, les prestations d'assurance- maladie et les pensions d'invalidité et, surtout, rendent assez tôt les malades et les blessés à une vie utile et même productive. Grâce aux progrès de la science médicale, il existe maintenant de nouvelles méthodes de réadaptation dont les bienfaits pourraient

Consciente de la contribution considérable que des

centres de recherche peuvent apporter au développement de ce type de recherche; et

Ayant examiné le programme de l'Organisation dans le domaine des maladies cardio -vasculaires, 1. PRIE le Directeur général d'étudier les modalités d'une nouvelle expansion du programme de l'Orga-

s'étendre à de nouvelles catégories de malades. Il importe donc au plus haut point que l'on s'emploie à améliorer les possibilités de réadaptation médicale. Le Professeur Pesonen espère que le projet de résolution dont la Commission est saisie recueillera une adhésion unanime. Il accepte, pour sa part, les amendements soumis par les délégations de l'Autriche et de la France.

nisation dans le domaine des maladies cardiovasculaires et, en particulier, la création d'un centre international OMS de recherche sur l'étiologie, le traitement et la prophylaxie de l'athérosclérose et des cardiopathies ischémiques; et 2.

PRIE le Directeur général de faire rapport à ce

sujet à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

Le Dr AUJOULAT (France) explique que sa délégation a suggéré d'intervertir l'ordre des deux derniers

paragraphes du dispositif parce que le paragraphe 4 du projet semble lié au paragraphe 2. Le paragraphe additionnel proposé est analogue à celui qui a été ajouté au projet de résolution sur les accidents de la circulation, à la suggestion de la délégation française. Le Dr SIGURDSSON (Islande) et le Dr TJONN (Nor-

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) n'a pas l'intention

de répéter les remarques qu'il a déjà formulées à la séance précédente concernant les maladies cardiovasculaires, qui posent un problème de plus en plus

Sa délégation estime que l'OMS pourrait utilement consacrer une partie de ses ressources à accélérer les recherches dans ce domaine et que l'un grave.

des moyens d'agir dans ce sens serait la création d'un

vège) déclarent que les amendements proposés par les délégations de l'Autriche, et de la France sont acceptables pour eux. Le PRÉSIDENT croit comprendre que les amendements

centre international de recherche sur l'étiologie, le traitement et la prophylaxie de l'athérosclérose et des cardiopathies ischémiques. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) déclare que, tout en

jugeant souhaitable de poursuivre les études sur les maladies cardio -vasculaires, sa délégation pense qu'il serait prématuré de créer un centre international

proposés par les délégations autrichienne et française sont acceptables pour la Commission. Il met aux voix le projet de résolution présenté par

les délégations de la Finlande, de l'Islande et de la Norvège, tel qu'il a été amendé par les délégations autrichienne et française.

du type envisagé dans le projet de résolution. La

Décision: Le projet de résolution est approuvé à l'unanimité avec les amendements proposés.' Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

possibilité d'établir un tel centre doit être examinée beaucoup plus attentivement et il faut solliciter sur ce point l'avis d'experts. Le Dr Spaander demande que la dernière partie du paragraphe 1 du dispositif soit supprimée, c'est -à -dire que le paragraphe se termine après les mots «maladies cardio -vasculaires ».

sur un projet de résolution relatif aux recherches sur les maladies cardio -vasculaires qui a été soumis par

Le Dr NAYAR (Inde) appuie cette proposition, bien qu'elle reconnaisse l'importance des cardiopathies

la délégation de la Tchécoslovaquie à la séance précédente (voir le procès -verbal de la neuvième séance, section 2). Il est ainsi conçu:

ischémiques en tant que cause de morbidité et de mortalité. En étudiant les modalités d'une expansion

du programme de l'Organisation dans le domaine des maladies cardio -vasculaires, le 'Directeur général

La Dix - Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

pourrait accorder une certaine attention au rôle que jouent les huiles hydrogénées et les acides gras saturés

Reconnaissant l'importance que présentent les maladies cardio- vasculaires, notamment l'athérosclérose, et la lutte contre ces affections; Rappelant la résolution WHA18.43 par laquelle la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de continuer à étudier

et non saturés. Le Dr Nayar estime .que l'OMS

devrait favoriser de nouvelles recherches dans différentes régions, réunir des informations et les diffuser, et donner son appui à l'intensification et à l'amélio-

ration des activités déjà entreprises, plutôt que de créer son propre centre.

le rôle de l'Organisation dans la promotion de la recherche médicale; ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.37.

Le Dr ALAN (Turquie) indique que, tout en attachant une grande importance à la recherche dans le domaine médical, sa délégation se rallie à l'opinion des délégués des Pays -Bas et de l'Inde. II propose que le paragraphe 2 du dispositif soit amendé comme suit :

320

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

PRIE le Directeur général de faire rapport à ce sujet et de faire connaître au Conseil exécutif et à l'Assemblée, avant toute expansion des activités de l'Organisation dans ce domaine, ce que seraient les consé-

depuis lors trois rapports sur les effets des radiations

ionisantes, et doit soumettre à la vingt et unième session de l'Assemblée générale des Nations Unies un nouveau rapport donnant une appréciation des risques résultant des explosions en question; Consciente de la portée de l'avertissement contenu dans le second rapport du Comité scientifique pour

quences d'une telle expansion pour le budget de l'Organisation.

Cet amendement permettrait d'harmoniser ce projet de résolution avec les deux autres que la Commission vient d'approuver. Le Professeur GOOSSENS (Belgique) appuie la pro-

position tendant à supprimer la seconde partie du paragraphe 1 du dispositif et approuve l'idée d'amender

l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, à savoir que « les effets de toute augmentation de l'irradiation peuvent ne se manifester pleinement qu'après plusieurs dizaines d'années en ce qui concerne les effets somatiques et après de nombreuses générations en ce qui concerne les lésions génétiques »; Rappelant en particulier la résolution 1762

le paragraphe 2 du dispositif dans le sens indiqué par le délégué de la Turquie. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) indique que la

suppression de la seconde partie du paragraphe

1

du dispositif ne lui paraît pas une solution très satisfaisante; il est néanmoins disposé à accepter cette suppression ainsi que la nouvelle rédaction proposée pour le paragraphe 2 du dispositif. Le PRÉSIDENT pense que, les amendements n'ayant

(XVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies qui condamne tous les essais d'armes nucléaires, et la résolution 2032 (XX) qui fait appel à tous les pays pour qu'ils respectent l'esprit et les dispositions du traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra- atmosphé-

rique et sous l'eau; et Déplorant que, malgré cette résolution, des essais d'armes nucléaires aient eu lieu,

soulevé aucune objection, on peut les considérer comme approuvés. Il en est ainsi décidé.

Décision: Le projet de résolution proposé par la délégation de la Tchécoslovaquie, tel qu'il a été amendé au cours de la discussion, est approuvé.1 Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner le

le Comité scientifique des Nations Effets des Radiations ionisantes d'avoir utilement contribué à faire plus 1.

FÉLICITE

Unies pour l'Etude des

largement connaître et comprendre les effets nuisibles des rayonnements ionisants et leurs niveaux dangereux, et félicite l'Organisation mondiale de la Santé et les autres organismes internationaux qui

projet de résolution sur les effets des radiations atomiques qui a été soumis par les délégations de l'Afghanistan, de l'Argentine, du Brésil, de Ceylan, de l'Ethiopie, du Ghana, de l'Ile Maurice, de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Irak, du Nigéria, de la Norvège, des Philippines, de la République Arabe Unie, de Singapour, du Soudan et de la Yougoslavie et dont la teneur est la suivante:

ont apporté une aide précieuse au Comité scientifique; RÉAFFIRME la résolution WHA13.56 dans laquelle la Treizième Assemblée mondiale de la Santé 2.

souligne qu'il importe que les autorités sanitaires nationales « acceptent le rôle capital qui leur revient et intensifient leurs activités en ce qui concerne les aspects de santé publique des radiations

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente de l'inquiétude croissante de l'opinion

de toutes origines », et la résolution WHA17.47 de la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé

mondiale devant les effets nuisibles résultant pour les générations présentes et futures de l'élévation

des niveaux d'irradiation auxquels l'homme est exposé du fait des essais d'armes nucléaires et thermonucléaires, venant s'ajouter sources de rayonnements; aux

autres

qui «réaffirme la responsabilité de l'OMS, sur le plan international, pour les activités du domaine de la santé qui se rapportent aux rayonnements ionisants, et notamment à la protection contre les risques d'irradiation et aux applications médicales des rayonnements et des isotopes radioactifs »; 3.

INVITE tous les pays à collaborer pour empêcher,

Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies est saisie depuis 1954 de la question de la nécessité urgente de suspendre et de cesser les explosions expérimentales d'armes nucléaires; Notant en outre qu'un Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes a été créé en 1955, qu'il a présenté 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.38.

dans l'intérêt de la santé des générations présentes et futures, toute élévation du niveau de radiations présent dans le milieu; 4.

PRIE le Directeur général, en raison du danger

spécial qui menace la santé des générations présentes

et futures, de poursuivre l'étude approfondie des effets des rayonnements ionisants sur l'homme et de faire rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé à intervalles appropriés, afin de concentrer l'atten-

tion sur les mesures qui s'imposent de la part des Etats Membres; et

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIXIÉME SÉANCE 5.

321

INVITE instamment les Etats Membres à recourir

à l'aide de l'OMS pour le développement et le renforcement de leurs programmes de protection contre les dangers des rayonnements ionisants pour la santé. Le Dr QUIRÓS (Pérou) déclare que sa délégation appuie fermement le projet de résolution. Il profite de cette occasion pour élever contre les expériences nucléaires et thermo- nucléaires une protestation au nom de tous les peuples du monde dont la santé est menacée par ces expériences. La Commission sait que les peuples qui vivent sur la côte sud -ouest de l'Amérique latine courent des dangers particuliers.

projet de résolution, qui tend à réduire et peut -être à éliminer une terrible menace pour la vie humaine, née des temps modernes et plus meurtrière qu'aucune des maladies connues de la science médicale. En fait, la

menace de destruction par la radioactivité tend à annuler tout ce que l'homme a accompli en matière de santé publique et de médecine. La plus grande partie de l'humanité a poussé un soupir de soulagement lorsque a été conclu le traité concernant l'interdiction partielle des essais atomiques, auquel les Philippines, comme tant d'autres pays, ont adhéré; cette mesure a marqué un pas important vers le but final, qui est l'interdiction complète de ces essais.

Malheureusement, certains pays continuent à expérimenter dans l'atmosphère des armes atomiques; ils menacent ainsi le bien -être de l'homme et compro-

Le Dr BA (Sénégal) exprime l'accord de principe de sa délégation avec le projet de résolution; ce projet

mettent les efforts laborieux des Nations Unies qui tendent à enrayer la prolifération des armes nucléaires et à instaurer le désarmement atomique. Ils augmentent la pollution atmosphérique, déjà excessive, due à la

toutefois est incomplet. Le Sénégal, ainsi que l'a proclamé son Président, s'attache dans sa politique générale à une lutte sans relâche pour la paix et, par conséquent, pour le désarmement général et contrôlé. Les sommes énormes consacrées à des engins de destruction pourraient être mieux utilisées dans le cadre d'une coopération internationale constructive. L'existence des armes nucléaires étant en elle -même un danger, le seul moyen efficace de pro-

radioactivité et freinent l'action qui vise à utiliser l'énergie atomique à des fins médicales, industrielles et autres.

L'Assemblée mondiale de la Santé faillirait à sa mission de gardien de la santé humaine si elle n'ajoutait

téger l'humanité est de détruire toutes les armes nucléaires et d'interdire tous les essais nucléaires. Le

pas sa voix autorisée à toutes celles qui condamnent les activités susceptibles d'élever le niveau de radioactivité. En conséquence, la délégation des Philippines

dernier paragraphe du préambule serait incomplet sans une référence à la nécessité de détruire tous les stocks d'armes atomiques. Afin d'abréger la discussion, le Dr Bâ suggère donc de le supprimer; la délégation du Sénégal serait alors en mesure de voter en faveur du

demande instamment que le projet de résolution soumis à la Commission soit approuvé à l'unanimité.

projet de résolution. Le Dr EL -KAMAL (Algérie) approuve lui aussi le projet de résolution dans son principe, mais estime que, tel qu'il est, il peut être considéré comme tendancieux.

M. DEDEI (Albanie) appuie les déclarations formulées par les délégations du Sénégal et de l'Algérie. Le problème du désarmement doit être examiné dans sa totalité. La délégation albanaise est en faveur du désarmement complet, accompagné de la destruction de tous les stocks d'armes nucléaires existants. Tous

La délégation algérienne est prête à voter en faveur de ce projet si l'amendement proposé par le délégué du Sénégal est accepté. L'interdiction partielle des expériences, telle qu'elle est stipulée dans les textes en

les essais, sans exception, doivent être interdits si l'on veut que le monde vive en paix. La délégation albanaise appuie le projet d'amendement qui tend à supprimer le dernier paragraphe du préambule. Le Dr GÓMEZ CRESPO (Agence internationale de

vigueur, n'est pas suffisante. En face des nouvelles techniques mises au point par certains pays et des dizaines d'explosions qui ont eu lieu déjà, on peut se demander si l'explosion chinoise a beaucoup ajouté aux dangers qu'avaient fait naître les précédentes expériences. L'Algérie est en faveur de l'interdiction complète des essais atomiques et de la destruction de tous les stocks nucléaires. Le Dr Sow (Mali) déclare que sa délégation appuie entièrement les vues des délégués du Sénégal et de l'Algérie. A son avis, le dernier paragraphe du pré-

l'Energie atomique) rappelle qu'aux termes de l'article III, A.6 de son Statut, l'Agence internationale de l'Energie atomique est tenue d'établir des normes de sécurité pour toutes les opérations qui sont de sa compétence. Elle a donc adopté des règles de sécurité

pour tous les aspects importants de l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques, depuis

l'extraction de l'uranium jusqu'au maniement des réacteurs nucléaires et au transport des combustibles nucléraires.

ambule n'apporte pas d'éléments nouveaux à la condamnation que l'on peut prononcer contre le principe même de l'utilisation des armes nucléaires. Il demande donc instamment aux auteurs du projet de supprimer ce paragraphe. Le Dr AZURIN (Philippines) indique que sa délégation est heureuse de figurer parmi les promoteurs du

Ces travaux sont effectués, en tant que de besoin, avec la collaboration de la FAO, de l'OIT, de l'OMM et de l'OMS. L'Agence participe également aux travaux du Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes. Il est reconnu que les services de santé publique ont de larges responsabilités en ce qui concerne la pro-

tection contre les dangers d'irradiation. Il en est de

322

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

même pour l'Agence et cette mission ne peut être accomplie que grâce à une coopération étroite à la fois sur le plan national et sur le plan international. La nécessité d'une telle collaboration a été explicitement reconnue par l'Assemblée mondiale de la Santé et par les Directeurs généraux des deux organisations.

Le Dr AUJOULAT (France) indique que sa délégation aurait pu manifester son accord avec le dispositif de la résolution qui vient d'être approuvée, mais qu'elle n'a pas pu voter en faveur de cette résolution parce qu'elle

s'est trouvée quelque peu gênée par certains considérants du préambule et parce que, d'autre part, la France ne s'est pas associée à la résolution 1762 (XVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) signale que l'étude du

S'il n'en est pas fait mention dans le projet de résolution, ce projet sera incomplet et peut -être aussi en

contradiction avec les résolutions adoptées par la Conférence générale de l'Agence. Le Dr NAYAR (Inde), parlant en qualité de coauteur

rapport sur les bases techniques de la réglementation

du projet de résolution, fait observer que le texte contient un rappel des résolutions précédemment adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé, résolutions qui font ressortir clairement l'importance et la

des aliments irradiés, rédigé par un Comité mixte AIEA /FAO /OMS d'experts,2 montre que des techniques nouvelles et prometteuses d'irradiation des aliments pourraient avoir dans un proche avenir une influence notable sur la conservation des aliments. Dans ces conditions, il importe d'avoir l'avis de l'OMS sur les aspects sanitaires de l'alimentation et des programmes de nutrition et sur l'utilisation de nouvelles techniques telles que l'irradiation des aliments. Il est clair qu'une collaboration et une coordination étroites sur le plan national et sur le plan international sont nécessaires en vue d'établir des directives rationnelles en ce domaine relativement nouveau; la coordination

nécessité d'une coopération et d'une collaboration étroites entre les diverses organisations qui ont été mentionnées; le projet répond ainsi à l'objection soulevée par le Dr Gómez Crespo.

En second lieu, les auteurs du projet n'ont voulu mettre en relief que les dangers que fait courir à la santé l'élévation de la radioactivité. Dans ce contexte, il n'y a pas de place pour les considérations relatives au désarmement, complet ou incomplet, si importantes

est également indispensable au sein de l'OMS et entre les diverses organisations intéressées, telles que l'AIEA et la FAO. Si l'on examine les aspects physiologiques, toxico-

qu'elles puissent être. C'est ailleurs qu'il faut porter un tel débat. Quant au dernier paragraphe du préambule, il est emprunté à des résolutions antérieures de l'Assemblée

mondiale de la Santé et les auteurs n'ont jamais eu l'intention d'accuser ou de blâmer un pays ou un autre.

logiques et microbiologiques de l'alimentation, on peut se demander s'il existe à l'OMS un mécanisme interne propre à assurer une coordination entre les travaux relatifs à la pharmacologie et à la toxicologie,

à la santé publique vétérinaire et à la pollution du Le Dr GÓMEZ CRESPO (Agence internationale de

l'Energie atomique) remercie la déléguée de l'Inde de ses explications. Il persiste à croire que le projet de résolution serait plus positif si, dans le texte du dispositif, la nécessité d'une coopération étroite entre l'Agence et l'OMS dans le domaine en question était réaffirmée.

milieu et ceux qui touchent à la nutrition ainsi qu'aux radiations et aux isotopes, dans la mesure où il s'agit du traitement des aliments par les radiations ionisantes. L'évaluation des dangers possibles de la consommation

des aliments irradiés sur le plan général requiert la coopération la plus étroite entre les divisions et les services intéressés.

La délégation néerlandaise a noté avec une grande satisfaction qu'une collaboration a déjà été instituée

Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement tendant

à supprimer le dernier paragraphe du préambule du projet de résolution, comme l'a proposé le délégué du Sénégal, appuyé par les délégués de l'Algérie, du Mali et de l'Albanie. Décision: L'amendement est approuvé par 53 voix contre 12, avec 9 abstentions. Le PRÉSIDENT met alors aux voix le projet de réso-

entre l'AIEA, la FAO et l'OMS dans cette sphère d'activité. On en trouve sans doute l'origine dans la résolution WHA17.47, qui réaffirme la responsabilité de l'OMS sur le plan international pour les activités du domaine de la santé qui se rapportent aux rayonnements ionisants, et qui prie le Directeur général de

poursuivre ses efforts pour assurer la collaboration la plus étroite entre l'OMS et les autres organisations compétentes dans les domaines d'intérêt commun. La délégation néerlandaise a noté également qu'il a été

lution tel qu'il vient d'être amendé. Décision: Le projet de résolution ainsi amendé est approuvé par 76 voix contre 2, avec 2 abstentions.' 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 6 du quatriéme rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.39.

créé à Vienne une division mixte FAO /AIEA responsable des travaux concernant les rapports entre l'énergie atomique et l'agriculture. De plus, le Comité

mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition, si actif et si efficace, établit depuis 1948 des directives pour la solution des problèmes techniques intéressant la 2 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1966, 316.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIÈME SÉANCE

323

nutrition, et c'est dans le contexte des travaux de ce comité qu'a été préparé le rapport technique auquel le délégué des Pays -Bas s'est référé. La délégation néerlandaise attache une grande importance aux

d'êtres humains meurent de faim dans le monde entier. Il est troublant de constater que les prévisions budgé-

taires pour 1967 n'ont augmenté que dans de faibles

recommandations formulées dans le rapport et elle désire souligner le grand intérêt d'une collaboration étroite entre les trois organisations citées pour tout ce qui touche à la conservation et au conditionnement des aliments ainsi qu'à la décontamination du fourrage.

proportions au chapitre de la nutrition, alors que d'autres activités moins essentielles, comme celles qui

se rapportent à l'hygiène dentaire et aux maladies cardio -vasculaires, bénéficient d'augmentations proportionnellement plus élevées. La plupart des pays représentés à la Commission préféreraient, le délégué de l'Algérie en est certain, qu'une attention plus soutenue soit accordée au problème de la nutrition, particulièrement dans les circonstances actuelles où l'espérance de vie ne dépasse pas quarante ans dans les pays moins développés. La séance est levée à 13 h. 40.

L'OMS doit, bien entendu, continuer à jouer un rôle directeur dans ce domaine. Le Dr EL -KAMAL (Algérie) désire attirer l'attention de

la Commission sur l'importance capitale des travaux relatifs à la nutrition, à une époque où des millions

ONZIÈME SEANCE Lundi 16 mai 1966, 9 heures Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

L Quatrième rapport de la Commission Le PRÉSIDENT annonce que le Rapporteur indiquera

Le Dr ALDEA (Roumanie) souligne que l'industrialisation, le développement des villes anciennes et

les titres mais ne donnera pas lecture du texte des résolutions contenues dans le projet de quatrième rapport de la Commission. Le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, donne

lecture de la partie introductive du rapport et des titres des résolutions, qui sont approuvées une à une. Décision : Le quatrième rapport est adopté dans son ensemble (voir page 508). Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite) Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite de la dixième séance) Ordre du jour, 2.2.3 2.

l'apparition de villes nouvelles, créent des conditions telles que certains facteurs de milieu acquièrent un rôle déterminant dans l'évolution de la santé publique. L'accroissement des besoins en énergie électrique a conduit à la construction de centrales thermoélectriques fonctionnant au charbon, dont la combustion dégage de grandes quantités d'oxyde de carbone, d'oxyde d'azote et surtout d'anhydride sulfureux. Il n'est donc pas étonnant que, dans les zones entourant les centrales, la morbidité accuse une prédominance des

maladies bronchopulmonaires chroniques ou aiguës, des ophtalmies, des affections cutanées et des maladies de l'appareil digestif. Les efforts déployés jusqu'ici pour empêcher les gaz délétères de se répandre dans

Section 4.10 Hygiène du milieu Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

l'atmosphère n'ont guère donné de résultats. Etant donné que la recherche médicale n'offre à cet égard que des possibilités très limitées, la délégation roumaine estime que l'OMS devrait chercher à convaincre l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions ainsi que les organismes non gouvernementaux intéressés de la nécessité de collaborer en vue de trouver une solution au problème. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) déclare que sa

de la Commission, fait observer que la question des approvisionnements publics en eau est rattachée à la section sur l'hygiène du milieu, mais pense que les délégations voudront bien réserver leurs observations à ce sujet jusqu'à ce que soit abordé le point 2.12 de l'ordre du jour concernant le programme d'approvisionnement public en eau (voir le procès- verbal de la dix- septième séance, section 1).

délégation est heureuse de constater que le poste de directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu a été pourvu.

Les normes établies par l'Organisation, et notamment les normes internationales pour l'eau de boisson,

324

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

représentent une contribution précieuse. La délégation de la Nouvelle -Zélande serait heureuse de savoir ce qui a été fait au sujet des critères et indices de la pureté

En ce qui concerne le problème de la planification des villes et des villages, soulevé par le délégué du

Nigeria, M. Atkins indique que l'Organisation a entrepris diverses études et qu'elle travaille en collaboration étroite avec le Centre ONU de l'Habitation,

de l'air, définis dans le rapport du Comité d'experts des Polluants atmosphériques.' L'Organisation a -t -elle pris des mesures pour mettre au point et recommander des méthodes uniformes d'échantillonnage et d'analyse

de la Construction et de la Planification pour les questions d'urbanisation et d'urbanisme. Certains travaux de l'OMS sur la planification et la simplification des réseaux d'approvisionnement en eau et d'autres installations sanitaires devraient contribuer à un meilleur aménagement du milieu physique dans les villes et les villages. Section 4.11

de l'air ? Le Dr HAQUE (Pakistan) souligne l'extrême impor-

tance de l'assainissement du milieu pour les pays en voie de développement et demande si des recherches ont été entreprises en vue d'élaborer des méthodes d'assainissement peu coûteuses à l'intention de ces pays. Le Dr ADEMOLA (Nigeria) souscrit aux observations

Enseignement et formation professionnelle

Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) demande

du délégué du Pakistan. Il est extrêmement important de veiller à l'hygiène du milieu dans les pays où les villes et les agglomérations se développent rapidement et où les villages sont construits sans plan préétabli et sans que soient prévues les installations sanitaires élémentaires qui sont une condition de base pour la santé. Peut -on savoir si l'OMS, seule ou en liaison avec d'autres organisations, s'emploie à améliorer la planification des villes et des villages et fournit des conseils techniques à cet égard ? M. ATKINS, Directeur de la Division de l'Hygiène

s'il est bien exact, comme sa délégation croit le comprendre, qu'un peu plus de $3 millions seront dépensés en 1967 pour l'ensemble du programme d'enseigne-

ment et de formation professionnelle. Ce chiffre semble en effet correspondre aux indications données à la page xxx des Actes officiels No 146.

L'Oganisation a fait beaucoup pour la formation des cadres de la santé publique, mais s'est relativement peu occupée de la formation des travailleurs sanitaires des catégories subalternes. Il faudrait peut -être

du Milieu, déclare que le Secrétariat se félicite de l'intérêt que porte la délégation roumaine à la lutte contre les effets toxiques imputables aux centrales thermo- électriques. Par l'intermédiaire de groupes scientifiques et de consultants, l'OMS travaille à établir des directives sur l'intensité, les effets et la prévention de la pollution de l'eau et de l'air par les centrales thermo -électriques. Elle collabore à cette fin avec d'autres institutions, telles que l'Organisation météorologique mondiale.

envisager une série de programmes de formation de masse s'adressant à des milliers d'agents sanitaires et qui devraient évidemment se dérouler à l'échelon

local, selon la formule de la formation en cours d'emploi.

Le Dr RAO (Inde) est aussi d'avis que la formation du personnel sanitaire est l'un des éléments les plus importants de la planification sanitaire nationale. Bien que l'Inde possède de nombreuses écoles de médecine, elle perd un grand nombre de ses médecins faute de pouvoir leur offrir des moyens de formation

Répondant à la question posée par le délégué de la Nouvelle -Zélande au sujet des méthodes de mesure de la qualité de l'air, M. Atkins indique qu'un groupe scientifique étudie actuellement les problèmes de méthodologie. L'Organisation envisage également

d'établir un catalogue plus complet des effets de certains polluants tels que l'anhydride sulfureux et l'oxyde de carbone. Un centre international doit être

créé pour aider à la mise au point de méthodes

post- universitaire, et parce que les conditions sont plus attrayantes dans les pays développés. L'Inde envisage donc la création de centres de formation post -universitaire, mais elle aurait besoin pour cela de personnel international capable d'assurer l'enseignement spécialisé nécessaire. L'OMS devrait veiller à fournir l'appui nécessaire aux centres de formation post- universitaire qui se créent dans les pays en voie de développement. Il faudrait aussi qu'une importance particulière soit

d'échantillonnage et d'analyse de l'air et pour étudier les effets de certains polluants sur l'homme. En réponse à la question du délégué du Pakistan concernant la recherche de méthodes d'assainissement peu coûteuses, M. Atkins rappelle que le budget de 1967 prévoit des crédits destinés à couvrir le coût de certains travaux pour la mise au point de systèmes simples d'approvisionnement en eau, utilisant les matériaux locaux. L'Organisation est consciente de

accordée à la formation du personnel paramédical

dans les pays en voie de développement où l'on compte tout au plus un ou deux agents de cette catégorie pour un médecin. Il est impossible d'assurer de façon durable le bon fonctionnement des services sanitaires sans disposer d'un effectif suffisant de personnel paramédical. La délégation indienne est heureuse que l'Assemblée mondiale de la Santé ait approuvé la création du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical et elle

l'importance de la question et reconnaît qu'il est indispensable d'abaisser les coûts afin de pouvoir satisfaire les exigences sanitaires d'un plus grand nombre de régions. 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1964, 271.

espère que cette institution sera prolongée au -delà de la période initiale de cinq ans.

COMMISSION DU isROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIÈME SÉANCE

J25

Pour le Professeur FERREIRA (Brésil), les programmes

des écoles de médecine devraient faire une plus large place aux activités de santé publique dont beaucoup de médecins se désintéressent. D'une manière générale, il

convient que l'action de l'Organisation dans le

des Etats -Unis sur la lutte contre les maladies transmissibles chez l'homme, et qu'il compte avoir suffisamment d'exemplaires de la version française, qui sortira en septembre, pour en distribuer à toutes les écoles de médecine francophones. Le Dr GJEEIN (Israël) souligne que les programmes d'enseignement médical universitaire et post- universitaire varient considérablement d'un pays à l'autre.

domaine de l'enseignement soit intensifiée. L'OMS rendra au monde de grands services si elle parvient à faire reconnaître la nécessité de l'éducation sanitaire.

Le Dr HAQUE (Pakistan) fait siennes les observations présentées par le délégué de l'Inde. Il existe au Pakistan douze écoles de médecine dont sortent chaque

Il pourrait donc être utile que l'OMS établisse des normes minimales, notamment pour les diplômes de spécialisation. Les étudiants en médecine sont généralement peu avertis des problèmes de santé publique. S'il est important que les pays développés offrent des moyens de formation post- universitaire aux étudiants venant des pays en voie de développement, il est tout aussi essentiel que les médecins venant de ces pays ne restent pas trop longtemps à l'étranger. L'OMS ne pourrait -elle

année un millier de médecins, mais elles ont besoin d'être améliorées. S'il est difficile de trouver du personnel enseignant pour ces écoles, l'OMS en revanche a promis de recruter des professeurs pour les établissements post- universitaires. A cet égard, il faut souligner tout particulièrement l'importance des méthodes d'enseignement: il arrive souvent que des médecins très compétents soient incapables de faire partager à d'autres leurs connaissances. Les pays en voie de développement ont du mal à retenir leurs médecins parce que l'étranger offre de plus grandes possibilités de formation post- universitaire et que la profession médicale est chez eux mal rémunérée. L'OMS ne pourrait -elle s'employer à convaincre les économistes des pays en voie de développement que les médecins doivent recevoir des traitements appropriés ? De même, l'Organisation rendrait un grand service en dressant, à l'intention des économistes de ces pays, un tableau de la somme de travail que l'on peut raisonnablement demander

pas demander aux pays développés

d'obliger les étudiants des autres pays à rentrer chez eux, aussitôt que possible après avoir terminé leur formation ?

Le Dr JALLOUL (Liban) remercie l'OMS de l'aide

qu'elle a accordée à son pays dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle. Une action de santé publique efficace est impossible

tant que la nécessité et l'importance n'en sont pas reconnues. Au Liban, il n'y a pas un jeune médecin sur cent qui s'intéresse à la santé publique, car les activités de santé publique n'ont pas une place assez importante dans les programmes d'études médicales

à un médecin. A l'heure actuelle, le nombre des malades augmente beaucoup plus rapidement que celui des médecins, ce qui a pour effet d'alourdir exagérément la tâche de ces derniers.

Le Dr KEITA (Tchad) indique que son pays ne possède pas d'école de médecine, qu'il compte seulement quatre médecins autochtones et qu'on y trouve au total vingt médecins pour quatre millions d'habitants. Le Dr Keita partage donc entièrement l'avis du délégué du Pakistan sur la somme de travail imposée aux médecins. Il espère que le Directeur régional pour

et une carrière dans cette branche est considérée comme non rémunératrice. En effet, les salaires versés à toutes les catégories de travailleurs de la santé publique sont bas. Des écoles ont été créées pour former des infirmières de la santé publique et des techniciens de laboratoire, mais seuls entrent dans les services de santé publique les diplômés de ces écoles qui ne trouvent pas de travail ailleurs. Une recommandation de l'OMS invitant les gouvernements à augmenter les salaires du personnel des services de santé publique contribuerait à relever le niveau général de ces services. Le Dr BADDOO (Ghana) fait connaître qu'en réponse

l'Afrique accordera une attention particulière aux demandes de bourses présentées par le Tchad pour la formation de médecins.

En ce qui concerne le personnel paramédical, le Tchad ne possède qu'une seule école d'infirmières, dont les programmes ont été mis au point par l'OMS et qui est dirigée par une infirmière monitrice envoyée au titre d'un projet OMS et secondée par deux infirmières françaises. Le Tchad souhaiterait ouvrir deux autres écoles d'infirmières mais le manque de personnel d'encadrement l'en empêche actuellement. Toute

à l'appel lancé l'année précédente par la délégation de son pays, la nouvelle école de médecine qui a été créée au Ghana a reçu des fournitures de livres. C'est de personnel enseignant qu'elle a maintenant besoin. La délégation ghanéenne renouvelle donc sa demande

d'assistance, surtout en ce qui concerne l'envoi de personnel, de matériel d'enseignement et de livres. Le Dr Baddoo s'associe aux orateurs qui ont souligné professionnelle. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes

assistance que pourront lui fournir l'OMS ou la France sera évidemment la bienvenue. Le pays a besoin d'infirmières, non pas tant pour l'exécution de projets mais pour renforcer son personnel soignant. Le Dr CRAWFORD (Canada) annonce que son gou-

l'importance de l'enseignement et de la formation

vernement a fait reviser et traduire en français la brochure publiée par l'Association de la Santé publique

soviétiques) déclare que sa délégation se félicite de l'attention accordée par l'Organisation à la formation du personnel médical supérieur et du personnel paramédical.

26

bik -NEUVI ME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE lI

On sait que l'Union soviétique a acquis une grande expérience dans la formation des médecins, du personnel paramédical et du personnel enseignant, ainsi que dans la formulation de normes de travail pour les professions médicale et paramédicales. La délégation d'URSS pense que l'Organisation pourrait peut -être tirer un meilleur parti de cette expérience. L'Union soviétique est prête à renforcer sa collaboration avec l'OMS pour l'élaboration de programmes permettant de former des médecins compétents et du personnel paramédical qualifié.

Comme les délégués de l'Inde et du Pakistan, le Dr Alan s'inquiète devant l'émigration des médecins:

dans certains pays en voie de développement, les docteurs sont devenus un véritable « article d'exportation ». La Turquie n'échappe pas à cette difficulté.

Le délégué de la Turquie approuve ce qu'a dit le délégué des Etats -Unis quant à la nécessité de former des agents sanitaires subalternes : ainsi, en ce qui concerne le personnel affecté à l'hygiène du milieu,

il convient de former des techniciens de l'assainissement aussi bien que des ingénieurs sanitaires. Comme l'a souligné le délégué du Brésil, la formation en santé publique mérite qu'on lui accorde le plus grand soin: les facultés de médecine ont le tort de ne pas attacher suffisamment d'importance à la formation

Le Dr ALDEA (Roumanie) rappelle que de nombreuses réunions internationales, y compris le Conseil

économique et social de l'ONU et la Conférence générale de l'UNESCO, ont adopté des résolutions visant à augmenter les moyens de formation professionnelle. L'OMS devrait utiliser pleinement toutes les possibilités qu'offre l'application de ces résolutions et coordonner ses activités de formation avec celles des autres organisations.

des étudiants en médecine préventive et en santé publique en général. En avril 1966, une cinquième faculté de médecine a

été ouverte en Turquie, à l'Université Atatürk. Aux termes d'un accord entre l'Université et le Ministère de la Santé, les professeurs à la faculté et les médecins

La compétence des travailleurs sanitaires fait beaucoup pour l'élévation du niveau de vie et pour la

vigueur économique d'un pays.

Si

la Roumanie

n'avait pas lancé sa campagne antipaludique en 1918,

elle aurait enregistré chaque année 300 000 cas de paludisme, dont le simple traitement aurait coûté au total environ 13 millions de lei sur une période de dix ans. En réduisant le nombre des malades atteints de

des services de santé publique travaillent en étroite collaboration, non seulement dans les hôpitaux et consultations externes, mais aussi dans les services de santé ruraux de la région. Cette méthode facilite la formation pratique des médecins dans le cadre des services sanitaires, et les prépare aux conditions futures d'exercice de leur profession. Pareil régime est malheureusement difficile à mettre en vigueur dans les facultés plus anciennes. Cependant, des professeurs des deux écoles de médecine les plus récentes ont été

paludisme, le Gouvernement a économisé près de 42 millions de journées de travail. La capacité de travail

accrue de la population s'est naturellement traduite par une élévation du niveau de vie. On voit donc qu'il

y a tout à gagner à consacrer à la santé le plus de crédits possible. L'OMS devrait donc utiliser toutes les ressources que peuvent fournir les autres institutions et faire à l'avenir, dans ses prévisions budgétaires, une plus large part à l'enseignement et à la formation professionnelle. Le Dr EFFENDI RAMADLAN (Indonésie) déclare que

affectés à des régions rurales et des étudiants y sont envoyés suivre des stages préalables à l'obtention de leur diplôme. Cette méthode de préparation pratique est à recommander et l'OMS pourrait en encourager l'adoption.

son gouvernement n'ignore pas l'importance de la formation du personnel paramédical et souhaite créer

Le Dr WAJID (Afghanistan) partage l'avis des orateurs précédents sur les problèmes de formation du personnel médical et paramédical. Pour attirer de bons éléments vers les services de santé publique, il importe d'accroître le prestige des carrières ainsi offertes. Le Professeur PESONEN (Finlande) estime que l'action

des établissements pour assurer cet enseignement. Il s'efforce actuellement d'incorporer le personnel chargé de l'éradication du paludisme dans les services généraux de santé publique. De nouvelles écoles sont nécessaires pour mener à bien cette tâche. Les cadres des services de santé publique sont de jeunes médecins

de l'OMS en matière d'enseignement et de formation professionnelle est efficace, comme en témoignent les résultats obtenus jusqu'ici. Malheureusement, il s'agit

d'un problème que l'OMS ne peut résoudre à elle seule. L'instruction générale de la population relève

qui ont suivi quatre années de formation spéciale. Un établissement d'enseignement post -universitaire a été ouvert pour donner en deux ans un cours de santé

davantage de la compétence de l'UNESCO, dont l'aide devrait être sollicitée. Le Dr EL -KAMAL (Algérie) observe que le crédit ouvert sous une rubrique importante - l'enseignement de la santé publique - est tombé de plus de $36 000 en 1965 à $34 540 en 1967, ainsi qu'il apparaît à la page 81 des Actes officiels No 146. En Algérie, plus du quart du budget national est consacré à la formation de personnel. Les pays en voie de développement doivent assurer eux -mêmes la formation en santé publique

publique à des médecins et à des travailleurs paramédicaux. C'est le manque d'équipement qui empêche

l'Indonésie d'aller plus loin dans cette voie.

Le Dr ALAN (Turquie) explique que son pays attache la plus haute importance à la formation du personnel sanitaire de toutes catégories. Les bourses d'études de l'OM S sont donc très hautement appréciées.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIhME SÉANCE

327

s'ils ne veulent pas que les étudiants envoyés en stage à l'étranger reviennent trop spécialisés et peu soucieux

de travailler ailleurs que dans la capitale. Un décret récemment promulgué en Algérie interdit pratiquement aux médecins la spécialisation avant l'accomplissement du service civil.

mesure d'apprécier l'efficacité des programmes d'enseignement et d'éviter les erreurs d'orientation. Il faut étudier de façon plus approfondie l'adaptation de l'instruction aux besoins, c'est -à -dire le type de compétences requises, la nature de la mor-

C'est de praticiens de médecine générale que les pays en voie de développement ont besoin. En Algérie, un décret du 4 avril 1966 assimile, du point de vue de la rémunération, les médecins et pharmaciens affectés

bidité, le volume de travail demandé au personnel sanitaire, etc. Sinon, les jeunes médecins seront déroutés par les problèmes que leur poseront les centaines de malades africains qui se pressent dans les consultations. Ils fuiront les campagnes ou en seront chassés et se concentreront dans les villes universitaires,

à l'administration de la santé publique aux chefs de service des centres hospitalo- universitaires. Il faut en effet prendre des mesures de cet ordre pour attirer vers la santé publique un personnel qualifié.

qui sont souvent le seul milieu où ils se sentent à l'aise pour travailler. De même, trop de médecins se spécialisent dans tel ou tel service de soins, dont le prestige particulier n'est que le reflet d'un état de choses

En ce qui concerne le personnel paramédical, les problèmes de recrutement deviennent de plus en plus difficiles. Il a donc fallu décréter une répartition des honoraires versés par les malades dans les consultations

propre aux pays avancés.

externes et unités sanitaires pour améliorer les traitements du personnel paramédical. Les considérations de cet ordre ne doivent pas être perdues de vue par les pays en voie de développement qui désirent attirer des éléments de valeur vers leurs services de santé publique. M. MAGALÉ (République Centrafricaine) est du même avis que les délégués du Pakistan et du Tchad. Dans son pays, il n'existe qu'un seul docteur en médecine pour une population de deux millions d'habitants. Dans une ville de 100 000 habitants, il n'y a même pas un gynécologue. L'assistance technique de la France

Le Professeur SENAULT (France) déclare que la délégation française se plaît à reconnaître les efforts intensifs que déploie l'OMS pour assurer dans tous les pays un niveau élevé de formation du personnel sanitaire. Il reconnaît la nécessité de faire entrer

l'enseignement de la médecine préventive et de la médecine sociale dans le programme des études médicales. En effet, beaucoup d'étudiants s'intéressent surtout au diagnostic et à la thérapeutique, en négli-

geant par trop la prophylaxie qui ne bénéficie pas d'une place suffisante et d'un enseignement suffisamment précoce, même dans les pays où l'on se préoccupe de réformer les études de médecine.

pour la formation de personnel est très appréciée. Une école d'infirmiers a été ouverte; elle délivre vingt

Plusieurs délégués ont déploré que le personnel médical qualifié ne s'installe pas toujours dans les régions où l'on a le plus besoin de lui. Il ne semble pas

à trente diplômes par an. Le manque de personnel enseignant se fait durement sentir; aussi la République

Centrafricaine a -t -elle demandé une aide dans ce domaine au Bureau régional de l'Afrique et au Gouvernement français. Sa délégation se réjouit d'avoir l'assurance de recevoir bientôt satisfaction. On se propose d'agrandir l'école et une aide matérielle de l'OMS serait la bienvenue. Le Dr ADEMOLA (Nigéria) rappelle que la position

à la délégation française que cette question soit .du ressort de l'OMS, qui n'a pas le pouvoir d'obliger les étudiants à rentrer dans leur pays après l'obtention de leur diplôme. Le remède est plutôt à chercher dans des accords entre gouvernements.

Comme le délégué du Nigéria, le délégué de la France souhaite que les programmes d'études soient adaptés aux besoins des pays intéressés. Le fait est que les étudiants étrangers qui viennent en France y acquièrent un savoir médical, mais que ce savoir n'est situation de leur pays d'origine. Le Dr OLGUIN (Argentine) estime que l'enseigne-

dont jouissent les travailleurs de la santé publique dans les pays développés influe profondément sur

pas toujours celui qui conviendrait le mieux à la

l'attitude des médecins dans les pays en voie de

développement. En effet, beaucoup de ceux qui enseignent dans ces derniers ont été formés dans des pays plus avancés où l'action préventive n'est pas toujours suffisamment appréciée ou rémunérée. Il faut également revoir les programmes de formation des médecins, car

ment des notions fondamentales de santé publique doit être donné dès le début des études de médecine et que les facultés doivent réaliser un équilibre harmonieux entre la médecine de soins et la médecine sociale

les étudiants doivent apprendre à accorder la place qu'elle mérite à la médecine préventive. On constate en

effet que beaucoup d'étudiants rentrant d'un stage dans des pays développés ne songent guère qu'à la médecine curative. Il faut donc réorienter leur formation en conséquence. Quant à la formation médicale dans les pays en voie de développement, elle laisse souvent à désirer. Les programmes s'inspirent trop de ce qui se fait dans les pays plus avancés et ne font pas une place suffisante

et préventive. Les catégories de personnel à former doivent varier suivant les situations locales. C'est commettre un gaspillage que d'employer des spécia-

listes pour rendre des services qui pourraient être assurés par un personnel moins hautement qualifié. En Argentine, les jeunes médecins sont envoyés dans une région rurale pour y collaborer à un programme de démonstration ; cette méthode est à recommander, à condition que l'on dispose d'un noyau d'instructeurs. Pour qu'un programme de formation soit efficace, il faut que les écoles de santé publique y collaborent et que des centres scientifiques existent dans les diffé-

à la médecine préventive. Il faut reconnaître franchement que les problèmes de formation varient d'un

pays à l'autre. L'OMS est mieux que quiconque en

32

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PARTIE n

rentes régions. Sur ce dernier point, l'OMS pourrait apporter une aide précieuse. Enfin, il importe de pousser les recherches sur les méthodes d'enseignement et d'associer plusieurs disciplines au déroulement

des études. C'est ainsi que la formation en santé publique exige une action convergente des services infirmiers, des services d'hygiène et du génie sanitaire. Le Dr AGUILAR (El Salvador) déclare que son pays, conscient du fait que la situation sanitaire diffère d'un

exigences de leurs propres pays. Les pays en voie de développement ont besoin de plus d'omnipraticiens ayant reçu une formation dans les trois aspects de la médecine: enseignement, prévention et diagnostic. Jusqu'ici, c'est l'aspect curatif qui a toujours prédo-

miné, d'où les faiblesses des services de santé des pays considérés. Le Ministre de la Santé du Cameroun

pays à l'autre, a élaboré un plan pour le choix du type de personnel médical et paramédical dont il a besoin. Ce n'est pas tant le problème des effectifs qui préoccupe El Salvador que l'orientation et la position

se voit constamment dans l'obligation de souligner que la médecine préventive doit être la première préoccupation des pays en voie de développement,

notamment de ceux qui possèdent un personnel insuffisant.

à assurer à son personnel sanitaire. Le Dr Aguilar partage les préoccupations exprimées au sujet des dangers que présente la formation de personnel sanitaire national à l'étranger. meilleures conditions candidats.

Le Dr HAQUE (Pakistan) rappelle qu'il s'est tenu sous les auspices de l'OMS une conférence sur la médecine préventive. Il pense que la plupart des pays en voie de développement disposent maintenant de professeurs à plein temps pour la médecine préventive et la médecine sociale. Ce qu'il faut maintenant, c'est

On a besoin d'un personnel paramédical plus d'emploi pour attirer des

nombreux et il faut donc assurer à ce personnel de

prévoir une bourse de voyage qui permettrait à un expert éminent de faire des causeries dans les écoles de médecine en attirant l'attention sur l'importance de la santé publique et de la médecine préventive. Le Dr MIYAR (Cuba) déclare que son pays estime que, dans tout programme, une des nécessités les plus importantes est de veiller à ce qu'une place suffisante soit accordée à la médecine préventive, tant au début

Le Dr AL -AKTA (Syrie) dit que son pays manque de personnel médical et paramédical. Il a décidé, il y a quelques années, de créer à Alep une école de médecine d'un niveau comparable à celui de l'école de Damas mais, malgré la bonne volonté qui s'est manifestée, le projet n'avance guère à cause de difficultés financières, techniques et administratives. Toute

aide de l'OMS ou d'organismes d'assistance multilatérale ou bilatérale serait grandement appréciée. Le Dr RAO (Inde) indique que la troisième conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine qui se réunira en Inde en novembre 1966, avec la participation de l'OMS, traitera de l'enseignement de la médecine considéré comme facteur du développement social et économique. Une excellente occasion sera ainsi offerte à tous les pays d'échanger leurs vues sur cette question.

qu'à la fin des études. Lorsqu'elle aide les pays à résoudre leurs graves problèmes, l'OMS devrait se préoccuper, notamment, de faciliter la préparation de programmes de formation. En ce qui concerne la formation du personnel technique et auxiliaire, l'OMS et le FISE devraient unir leurs efforts pour s'assurer que le rythme du développement sera maintenu et même accru. Il est important de donner au personnel moins technique des possibilités de perfectionnement destinées à faciliter sa promotion à des postes supérieurs. A Cuba, par exemple, on a obtenu de bons résultats en donnant au personnel auxiliaire infirmier et autre une formation parallèle à son travail pratique; au bout de deux ans, les intéressés sont en état d'entrer dans des écoles d'infirmières et dans des centres d'enseignement technique. Certains pays préfèrent former leurs médecins chez eux. C'est le cas de Cuba, qui a créé une deuxième faculté de médecine il y a trois ans et envisage d'en

Il y aurait intérêt à ce que le Directeur général convoque un comité d'experts de l'enseignement médical chargé d'examiner la manière d'adapter cet enseignement aux besoins des divers pays en voie de développement en tenant compte des normes minimales admissibles sur le plan international. Une telle initiative paraît nécessaire parce que, dans la plupart des pays en voie de développement, on doit mettre

fonder une troisième l'année prochaine pour faire une plus grande place à certains aspects de l'enseignement encore insuffisamment développés, en particulier

l'accent sur la protection maternelle et infantile, la lutte contre les maladies transmissibles, la planification familiale et la médecine sociale et préventive, notamment sur les qualités de commandement à exiger des cadres médicaux supérieurs. Cette demande devrait

être examinée d'urgence dans le cadre des efforts déployés pour aider les pays à organiser leurs services

dans les sciences de base. Le délégué de l'URSS a souligné que les pays avancés devraient mettre leur personnel à la disposition des pays en voie de développement dans le domaine de la formation professonnelle; Cuba a déjà reçu une aide de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Tchécoslovaquie

de santé. Les besoins en effectifs sanitaires doivent être calculés en fonction des possibilités économiques et du type de personnel à former dans les plus brefs délais.

et de l'URSS. Pour ce qui est du personnel sanitaire spécialisé, il conviendrait d'assurer aux niveaux intermédiaires de l'enseignement une orientation spéciale destinée à acheminer les spécialistes vers la prophylaxie et à les détourner des spécialités cliniques. Le système des

Le Dr ELOM (Cameroun) estime, lui aussi, que les médecins doivent être formés compte tenu des

bourses d'études de l'OMS pourrait être d'un grand

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIÈME SÉANCE

329

tion de la santé publique, Cuba a reçu une aide que, pour l'organisation de ses écoles de santé publique,

secours à cet égard. En ce qui concerne l'administra-

En 1965, ce dernier a consacré $8 millions, soit 36

importante du Bureau sanitaire panaméricain ainsi de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie

de son budget, à des activités auxquelles l'OMS a collaboré.

Comme c'est la première fois qu'il parle en sa qualité de Sous- Directeur général, le Dr Karefa -Smart

et de l'URSS. Enfin, il est essentiel que les pays intéressés conservent les ressources qu'ils ont acquises par leurs propres

espère qu'on lui pardonnera d'outrepasser sa compétence en présentant quelques remarques personnelles.

efforts et que leurs médecins ne soient pas tentés d'aller chercher de meilleures conditions de travail à l'étranger. Le Dr MONTALvAN (Equateur) est d'accord avec le

Il a été heureux d'entendre quelques délégués dire que des erreurs ont été commises dans l'orientation de la formation professionnelle, erreurs évidemment

inévitables pour des raisons historiques, souvent parce que les pays manquaient d'expérience en sortant

délégué de Cuba: les conditions, comme les besoins,

varient d'un pays à l'autre, notamment en matière de personnel. Certains pays ont besoin de plus de personnel spécialisé, d'autres de plus de personnel auxiliaire. Les Actes officiels NO 146 définissent clairement la

de l'ère coloniale. L'enseignement médical est resté longtemps trop étroitement modelé sur celui des pays avancés, car toute déviation par rapport à la tradition était naguère envisagée avec suspicion par la métropole.

fonction de l'OMS et fournissent ainsi une base solide de coopération dans divers domaines. L'OMS devrait aider les pays en fonction de leurs besoins,

Cette ère est maintenant révolue et l'on constate une saine tendance à jeter un regard neuf sur le problème. Il est évident que les méthodes d'enseignement et de formation professionnelle appliquées dans les pays avancés ne sont pas les plus efficaces, par exemple,

dans un pays qui possède un médecin pour deux millions d'habitants. Il existe des pays qui n'ont pas été obligés de suivre des systèmes préétablis et qui ont créé des institutions pour faire face aux besoins

parfois en les encourageant à créer leurs propres écoles, d'autres fois en leur facilitant la formation de personnel à l'étranger. Se fondant sur de précédentes résolutions où l'OMS recommandait l'intégration des divers aspects de la médecine préventive,

locaux. En tout état de cause, si les pays qui ont hérité des défauts de l'ère coloniale se réunissaient en un club officieux, le Dr Karefa -Smart est certain que l'OMS serait heureuse de mettre ses services à leur disposition. C'est en ce sens que, personnellement,

l'Equateur a créé des départements de médecine préventive qui mettront en pratique les principes qu'a

évoqués le Professeur Ferreira, délégué du Brésil, lorsqu'il a souligné l'importance de la médecine préventive à tous les stades de la formation. L'Equateur a besoin des avis de l'OMS pour organiser ses programmes de médecine préventive, comme il a besoin de son assistance technique. Le plan d'action

il voudrait voir l'OMS s'engager. En disant cela, il ne veut pas laisser entendre que les pays en voie de développement ont besoin de personnel de deuxième ordre, mais bien de personnel dont la formation soit

de l'OMS en matière d'enseignement devrait être adapté aux nécessités différentes des divers pays. Le Dr KAREFA- SMART, Sous -Directeur général, indique qu'en plus des quelque trois millions de dollars inscrits au budget ordinaire, des crédits pourraient être

spécialement adaptée à la solution des problèmes médicaux et sanitaires rencontrés sur place. Les déperditions de personnel médical des pays qui envoient leurs étudiants à l'étranger sont faciles à comprendre; on peut difficilement reprocher aux stagiaires de profiter de leur passeport pour se rendre dans des endroits où les postes pour lesquels ils ont été formés sont mieux rémunérés. Section 4.12

consacrés à l'enseignement et à la formation professionnelle au titre des fonds extra -budgétaires, du fonds bénévole pour la promotion de la santé et de diverses activités régionales et interrégionales. Il sera pris note

Services d'édition et de documentation

de toutes les observations présentées au cours de la présente discussion, et le Dr Karefa -Smart voudrait répondre en particulier à quelques -unes des questions qui ont été soulevées. A l'exception peut -être de la lutte contre les maladies transmissibles, ce sont l'enseignement et la formation professionnelle qui se prêtent le mieux à une assistance bilatérale et multilatérale. Le Directeur général serait

Le Professeur CLAVERO DEL CAMPO (Espagne) appelle

heureux de mettre l'aide et le personnel de l'OMS à la disposition de ceux qui concluront des arrangements dans ce sens. Le fonds bénévole pour la promotion de la santé offre un autre moyen financier commode pour ceux qui désireraient contribuer à l'accrois-

l'attention de la Commission sur les mots « selon les besoins », à la section 4.12.1 (Traduction), appliqués aux langues dans lesquelles les documents doivent être traduits. Le deuxième alinéa du préambule de la résolution WHA7.32 indiquait qu'il était souhaitable de prendre de nouvelles mesures « pour que l'espagnol puisse devenir ultérieurement langue de travail de l'Assemblée et du Conseil exécutif ». Bien que l'Organisation ait continué à se développer depuis l'époque où, en 1954, elle a adopté ce texte, aucun progrès n'a été réalisé dans l'emploi de l'espagnol. Les documents officiels paraissent bien dans cette langue, mais ce

sement de l'aide fournie par l'Organisation. L'enseignement et la formation professionnelle sont également du ressort de l'UNESCO et du FISE.

n'est pas le cas des documents de travail. Or, une version espagnole de ces documents serait fort utile pour les délégués des pays de langue espagnole, d'autant

330

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

plus que l'Assemblée de la Santé étudie et discute avec beaucoup de minutie et de précision le libellé de ses décisions. Si le délégué de l'Espagne soulève cette question à la présente session, c'est parce qu'il constate qu'à la section 4.12.1 des crédits supplémentaires sont demandés pour la traduction et qu'à son avis la situation actuelle ne répond pas aux voeux formulés par l'Assemblée de la Santé. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT fait observer que

tion en matière de santé à l'intention des fonctionnaires supérieurs, médecins ou non, qui s'occupent de plani-

fication, d'administration et d'autres activités liées à l'aménagement sanitaire du pays. Le délégué de l'Inde remercie l'OMS de l'assistance technique qu'elle accorde à son pays. L'Organisation

a récemment envoyé en Inde un administrateur sanitaire et le Gouvernement indien compte sur une collaboration accrue qui contribuera au succès de l'institut national. On s'est rendu compte que l'une des principales raisons pour lesquelles certains programmes ne sont

la question soulevée par le délégué de l'Espagne est de nature juridique: elle concerne le Règlement intérieur de l'Assemblée et serait donc du ressort de la Commission des Questions administratives, financières et

pas mis à exécution réside dans un manque de

juridiques. Cependant, même en admettant que les dispositions en vigueur puissent être modifiées, le personnel actuel et les crédits ouverts pour cette section seraient tout à fait insuffisants pour assurer la traduction en espagnol des documents soumis au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. Ce qui se fait à présent est le maximum de ce que prévoyait la résolution WHA7.32, citée par le délégué de l'Espagne. Il serait impossible de faire davantage sans modifier le Règlement intérieur et sans accroître

compréhension de la part des administrateurs. Il s'agit là d'une question très importante et le Dr Rao espère

que l'OMS pourra intensifier son assistance afin d'assurer le succès du'programme de formation. Peut être serait -il utile que l'on détache quelques administrateurs de pays Membres d'une Région donnée qui se rendraient dans un pays en voie de développement de leur propre Région ou d'une autre pour examiner

la façon dont les programmes sont préparés, administrés et mis en ceuvre. Faute d'une étude comparative, il est très difficile aux administrateurs de faire

sensiblement le budget.

comprendre leurs besoins à leurs gouvernements ou de susciter dans d'autres pays un climat d'émulation en faveur du développement de l'action sanitaire. Section 4.17 Fournitures

Section 4.13 Lutte contre les vecteurs Section 4.14 Coordination des programmes

Aucune observation n'est formulée. Formulation et évaluation du programme

Le Professeur FERREIRA (Brésil) souligne les diffi-

cultés que rencontre l'OMS, du fait des formalités Section 4.15

Le Dr RAO (Inde) souligne l'importance de l'évaluation du programme au stade actuel de la décennie des Nations Unies pour le développement. Le Directeur général a indiqué comment les pays en voie de développement devraient formuler leurs plans et il serait temps de procéder à une évaluation afin de déterminer dans quelle mesure les objectifs fixés ont été atteints. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

douanières et d'autres pratiques bureaucratiques, lorsqu'elle veut faire parvenir des fournitures à divers pays. Il lui semble que l'Organisation devrait insister auprès des gouvernements intéressés pour leur faire

comprendre qu'elle ne demande qu'à les aider à se procurer des fournitures et du matériel, mais qu'il ne faut pas lui compliquer la tâche. Le Brésil a besoin de

médicaments et de matériel de laboratoire, mais il est arrivé à plusieurs reprises qu'il ne puisse les obtenir à temps à cause de ses propres règlements.

de la Commission, note que la question soulevée par

le délégué de l'Inde rejoint les préoccupations du Directeur général. Celui -ci est en effet convaincu qu'il

est nécessaire d'évaluer dans quelle mesure les programmes s'approchent de leurs objectifs, non seulement

Section 4.18 Traitement de l'information Section 4.19 Interprétation

en ce qui concerne l'Organisation elle -même et les pays qu'elle sert, mais aussi compte tenu de l'action commune entreprise à l'occasion de la décennie des Nations Unies pour le développement. Le Secrétariat a pris bonne note des vues exprimées par le délégué de l'Inde. Section 4.16 Formation du personnel supérieur

Aucune observation n'est formulée. Bureaux régionaux

Section 5

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

de la Commission, fait observer que la section 5 ne

représente qu'un exposé général des fonctions et responsabilités des bureaux régionaux. Le projet de programme et de budget pour les diverses Régions sera examiné lorsque la Commission abordera l'annexe 2 des Actes officiels No 146.

Le Dr RAO (Inde) dit que sa délégation attache une grande importance à cette question. L'Inde a mis sur pied un institut national d'administration et de forma-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIÈME SÉANCE

331

Section 6 Comités d'experts

Aucune observation n'est formulée. Section 7 Autres dépenses réglementaires de personnel Le PRÉSIDENT explique que cette section est examinée

79 %, servira à renforcer les activités dans les pays. En effet, alors que 453 postes sont prévus pour les activités

dans les pays en 1967, contre 437 en 1966, (sans compter les services de 27 consultants à court terme,

soit deux de plus qu'en 1966), l'effectif du Bureau régional ne subira aucun changement par rapport à l'exercice précédent, comme il ressort du tableau de la

par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Annexe 2 Afrique

page 274. A la page 275, on prévoit un conseiller supplémentaire en statistiques démographiques et sanitaires pour répondre aux demandes et aux besoins

Activités régionales

urgents de nombreux gouvernements de la Région africaine en ce domaine. Le nombre des projets prévus est de 237 en 1967, contre 224 en 1966. Le tableau de la page 275 indique

Le PRÉSIDENT invite le Directeur régional pour l'Afrique à présenter les prévisions budgétaires établies

pour sa Région (Actes officiels No 146, pages 107 à 129 et 271 à 306). Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, indique que le projet de programme et de budget pour

le résumé des activités dans les pays, y compris la République démocratique du Congo. La majeure partie des prévisions pour les activités dans les pays sera encore consacrée à la lutte contre les maladies transmissibles, le paludisme absorbant à lui seul

environ 31 % du budget ordinaire. Il convient cepen-

la Région africaine est le résultat des délibérations de la quinzième session du Comité régional et de l'étude détaillée à laquelle le Conseil exécutif a soumis, lors de sa trente -septième session, les prévisions

dant de noter que le pourcentage des fonds prévus pour les activités antipaludiques en 1967 est inférieur

de 3 % à celui de 1966. Quant aux autres maladies transmissibles, les proportions de crédits qui leur seront consacrées restent sensiblement les mêmes qu'en 1966, bien que les prévisions en chiffres absolus soient plus élevées.

budgétaires présentées par le Directeur général. Les prévisions de dépenses ont été établies sur la base des priorités adoptées en matière de santé publique dans les pays de la Région et compte tenu le plus possible, premièrement, des demandes officielles reçues des gouvernements, deuxièmement, des directives du

quatrième programme général de travail pour la période 1967 -1971 (Actes officiels N° 143, annexe 3)

de formation professionnelle ne donnent pas une idée exacte de l'importance de ces activités dans la Région africaine. Par contre, si l'on tient compte des

Les sommes relativement modestes imputées sur le budget ordinaire pour les activités d'enseignement et

et, troisièmement, du plafond budgétaire fixé par le Directeur général pour le Bureau régional de l'Afrique.

fonds que l'on pense obtenir grâce à l'assistance

Comme l'indique le tableau de la page 271 des Actes officiels No 146, les dépenses totales qu'il est prévu d'effectuer en 1967 dans la Région africaine s'élèvent à $14 034 643, dont $12 844 156 seront

technique, les sommes destinées aux activités de cette nature s'élèvent à $881 177 en 1967 contre $847 474 en 1966. Si l'on ajoute encore les crédits prévus pour les bourses d'études, sans compter les allocations pour

participation aux réunions et séminaires, on arrive au chiffre de $1 103 377, soit environ 10 % du budget

consacrés aux activités dans les pays. Par rapport aux prévisions de 1966, le montant des engagements de dépenses proposés pour 1967 au titre du budget ordinaire accuse une augmentation nette de $708 331, soit d'environ 11,5 %. Cette augmentation tient, premièrement, à l'élévation du coût des postes déjà existants ($312 416, soit une augmentation d'environ 5 %), deuxièmement, à l'extension des services offerts aux gouvernements ($396 415, soit une augmentation de 5,5 %). Les dépenses prévues au titre du budget ordinaire concernent 110 projets, contre 105 en 1966, et 103 bourses d'études dans divers domaines, représentant un coût estimatif de $427 900. Outre les autres fonds extra -budgétaires pour four-

ordinaire et du programme élargi d'assistance technique, alors que le chiffre correspondant était de $830 324 pour 1966.

Les pages 278 à 304 contiennent les prévisions relatives aux programmes à exécuter dans les divers pays et territoires de la Région africaine. Aux pages 304 à 306 figurent les programmes inter -pays, au

nombre de 29 contre 27 en 1966, qui représentent approximativement 13 % du total des prévisions

budgétaires. A ces données chiffrées, le Dr Quenum voudrait ajouter celles correspondant aux engagements de dépenses prévus à l'annexe 3 (fonds bénévole pour

la promotion de la santé) qui atteignent $959 451, dont $672 583 pour l'éradication du paludisme. A l'annexe 4 se trouvent groupés les projets additionnels et les projets de la catégorie II du programme élargi d'assistance technique, qui concernent 25 pays et territoires de la Région africaine et se chiffrent à $1 609 721, ce qui indique le volume des activités qu'il serait souhaitable d'entreprendre si l'on disposait des ressources nécessaires. Les prévisions budgétaires pour 1967 tiennent compte de trois objectifs principaux: 1) priorité à

nitures et matériel qui s'élèvent à $3 011 200 pour 1967, contre $2 854 700 en 1966, toutes les opérations

prévues au titre du budget ordinaire, du programme élargi d'assistance technique, du Fonds spécial des

Nations Unies et des fonds en dépôt, atteindront $11 023 443, ce qui correspond à une augmentation de $845 754, soit 8,3 %, par rapport à 1966. Sur cette augmentation, $171 654, soit 20,3 %, seront consacrés

à l'équipement du nouveau bâtiment du Bureau régional, tandis que le solde de $674 100, soit environ

332

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'enseignement et à la formation professionnelle pour pallier la grande pénurie de personnel sanitaire; 2) développement et renforcement de l'infrastructure sanitaire de base, seul moyen de mener de façon efficace

profitables est si vaste que la mise en route de ces activités n'exige rien d'autre que de l'initiative et un capital humain et financier. L'image traditionnelle d'un continent africain livré aux épidémies et à d'autres

la lutte contre les maladies transmissibles; 3) coordination et intégration des activités à tous les échelons. A cet égard, les programmes inter -pays requièrent de plus en plus d'attention, mais pour que ces programmes soient pleinement efficaces, il faut que les gouvernements eux -mêmes s'attachent davantage à coordonner les programmes sanitaires entre pays voisins, notamment pour la lutte contre les diverses maladies endémo -épidémiques.

maladies mortelles se modifie lentement mais il y a encore beaucoup à faire pour qu'on y voie régner la santé et le bonheur. Si l'OUA a créé une commission spéciale pour l'amélioration de la santé, de l'hygiène et de la nutrition des Africains, c'est qu'elle est consciente de l'immensité de l'ceuvre à accomplir. L'OUA accepte ses responsabilités et fera ce qu'il lui est possible de faire avec le temps et dans les limites des

Le Dr Quenum espère que l'élévation du niveau de santé et le progrès socio- économique qui en dépend

ressources humaines et matérielles. La collaboration d'autres organisations pourrait cependant accélérer

seront, en 1967, l'objet de tous les efforts que seront en mesure de déployer les peuples africains eux- mêmes.

les opérations, et l'OUA continuera à compter sur une coopération maximale de la part de l'OMS pour la prévention des maladies épidémiques et endémiques. M. Buliro fait observer que sur les trente -six Etats

L'aide internationale, aussi utile qu'elle puisse être, n'est jamais qu'un adjuvant et ne saurait remplacer l'effort des pays intéressés.

Membres de l'OUA, deux appartiennent à la Région européenne, six

à la Région de la

Méditerranée

orientale et le reste à la Région africaine de l'OMS.

M. BULIRO (Organisation de l'Unité africaine) rappelle que depuis sa création en 1963 l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) s'est efforcée d'entretenir

L'OUA a demandé dans une résolution que l'on examine la possibilité de grouper tous les Etats africains (à l'exception de l'Afrique du Sud) dans une

des rapports aussi étroits que possible avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées. Elle le fait non seulement parce que les Etats Membres de l'OUA sont aussi Membres de ces institutions, mais aussi parce que ces dernières ont un désir d'assistance relativement sincère et sont exemptes

même Région. Les avantages que présenterait sur le plan administratif l'établissement d'une seule Région

africaine pour tous les Etats africains sont évidents. Actuellement, si l'OUA demande à l'OMS de s'occuper d'un problème, au nom de tous les Etats Membres, elle doit écrire aux trois Régions, dont chacune peut avoir

d'attaches indésirables. En réalité, les relations entre l'OMS et l'OUA remontent plus loin que la création de celle -ci: certains des membres de l'OUA entrete-

à adopter une résolution distincte au sujet de cette demande. Des différences entre les interprétations de la demande et entre les résolutions auxquelles elle

naient depuis longtemps des relations fructueuses avec l'OMS, et l'ancienne Commission de Coopération technique en Afrique au Sud du Sahara (qui a fusionné

donne lieu risquent d'entraîner des retards et de la confusion, et des différences peuvent même se mani-

avec l'OUA) avait établi avec elle une active coopération.

On estime que ces relations devraient être non seulement élargies mais officialisées par un accord négocié; le Directeur général de l'OMS et le Secrétaire général de l'OUA ont échangé des informations préliminaires à cet effet. Le paragraphe 2 du dispositif d'une résolution de la Commission de la Santé, de l'Hygiène et de la Nutrition de l'OUA prie les deux organisations

fester dans la mise en ceuvre d'un même projet. Il pourrait être tenu compte des conditions de milieu et de la propagation des maladies par la création de sous -régions ou de bureaux auxiliaires à l'intérieur de la Région africaine. Lorsque l'OUA a adopté la résolution précitée en novembre 1964, elle a demandé au Directeur général de l'OMS de soumettre la question à l'organe compétent de l'OMS, mais le Directeur

général a exprimé l'opinion qu'il appartenait aux Etats désirant un transfert d'en prendre l'initiative. M. Buliro exprime l'espoir que le problème pourra être examiné et peut -être résolu par la Dix -Neuvième

«de s'efforcer de coordonner leurs activités et leurs programmes par un accord formel, en vue de parvenir

à un maximum d'efficacité et à l'utilisation la plus économique des ressources humaines et matérielles disponibles ».1 M. Buliro pense avoir avec de hauts fonctionnaires de l'OMS des échanges de vues qui devraient permettre de faire progresser la rédaction des articles d'un projet d'accord entre les deux organisations, lequel sera soumis pour décision aux organes

Assemblée mondiale de la Santé, soit en raison de l'importance même du problème, soit comme conséquence de la communication initiale qui a été faite au Directeur général par lettre du 16 novembre 1964, soit à l'occasion de l'examen d'une résolution adoptée

par le Sous -Comité A du Comité régional de la Méditerranée orientale en septembre 1965. Etant donné que l'appartenance des Etats africains à une Région unique faciliterait et accélérerait la coopération

compétents de l'OUA. Il espère que dans l'intervalle les deux organisations resteront en rapports étroits.

entre les deux organisations et favoriserait en outre l'exécution des programmes adoptés, M. Buliro espère

Le champ des activités qui s'ouvrent aux deux organisations et peuvent leur être mutuellement Traduction de l'OMS.

qu'une décision à ce sujet sera considérée comme urgente. Du fait de l'existence de l'OUA, organisation

africaine qui a pour mission « de coordonner et 1

d'intensifier la coopération et les efforts pour offrir

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: ONZIÈME SÉANCE

333

de meilleures conditions d'existence aux peuples

d'Afrique », le maintien de la situation ancienne ne se justifierait pas.

partage l'opinion des délégations algérienne et nigérienne et considère que le représentant de l'OUA doit avoir la possibilité de s'exprimer. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT a l'impression

M. Buliro note que certains points de l'ordre du jour de la Commission ont une grande importance pour l'Afrique. Il fait appel à tous les délégués pour qu'ils n'oublient pas que les pays en voie de dévelop-

pement ont un plus grand besoin d'assistance en

que l'on a mal interprété les intentions du Président; ce dernier n'entendait pas priver de la parole le repré-

matière sanitaire que les pays développés, et il espère que les programmes de l'OMS et l'orientation de son aide refléteront cette préoccupation.

sentant d'une organisation internationale qui, en application de l'article 70 de la Constitution, est en relations effectives avec l'Organisation et coopère étroitement avec elle et qui, en conséquence et confor-

La Région africaine a signalé à l'attention de l'Assemblée de la Santé une résolution concernant les territoires portugais d'Afrique. Cette résolution ne concerne pas uniquement les problèmes de santé des réfugiés auxquels elle se réfère. Il convient d'examiner si les habitants des territoires portugais d'Afrique ont accès aux meilleurs services sanitaires qu'offre leur gouvernement et la même question doit être posée au sujet des conditions dans lesquelles vivent les Africains en Afrique du Sud et en Rhodésie du Sud. Au mépris

mément à l'article 47 du Règlement intérieur de l'Assemblée, peut participer à ses délibérations. En réalité, le Président a voulu faire observer au représentant de l'OUA qu'il mettait la Commission dans une position embarrassante en discutant au sein de la Commission du Programme et du Budget le point 3.5 de l'ordre du jour, intitulé « Résolution AFR /RC15/ R2 adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 »; ce point a en effet été renvoyé à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, où il est précisément en cours de discussion, et il n'est pas de la

de toutes les valeurs humaines et morales admises et au mépris de la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies, les gouvernements de ces pays ne voient dans les Africains que des êtres sous -humains et leur imposent un traitement oppressif, dégradant et

compétence de la Commission du Programme et du Budget.

discriminatoire. Contrairement aux principes de la Constitution de l'OMS, les Africains de ces pays ne peuvent pas bénéficier des meilleurs services de santé dont dispose la population blanche. Se référant particulièrement au Portugal, M. Buliro demande si l'OMS - organisation à laquelle les Africains reconnaissent une si grande valeur - manifestera de l'indulgence pour une telle situation ou s'abstiendra d'entreprendre une action appropriée contre un Etat Membre qui viole sa Constitution. L'OMS peut -elle se permettre de s'exposer à l'accusation d'appliquer deux poids et deux mesures à ses Membres ?

Le PRÉSIDENT prie les délégués qui ont protesté de

vouloir bien l'excuser. Il n'avait pas l'intention d'interrompre un observateur et le Directeur général adjoint a parfaitement expliqué le sens de son intervention. Le Dr AHMETELI (Union des Républiques socialistes

soviétiques) indique que sa délégation a écouté attentivement les explications du Directeur général adjoint et a été heureuse d'entendre le Président donner l'assu-

rance qu'il n'avait pas eu l'intention d'interrompre le représentant de l'Organisation de l'Unité africaine. Néanmoins, il l'a interrompu en fait, et la délégation de l'Union soviétique estime que le représentant de l'OUA doit avoir la possibilité de terminer sa déclaration. Le Dr ADEMOLA (Nigéria) souscrit aux remarques formulées par le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Il est déplaisant qu'un orateur quelconque soit interrompu au milieu de sa déclaration. La procédure qu'il aurait fallu adopter était la suivante : après avoir remercié l'observateur de ce qu'il avait à dire, indiquer que la question était en cours de discussion au sein d'une autre commission et que, par conséquent, sa déclaration ne serait pas suivie d'un débat. Beaucoup de délégués estiment qu'il est de mauvais

Le PRÉSIDENT, regrettant de devoir interrompre l'orateur, explique que le problème évoqué par celui -ci

a déjà été discuté les années précédentes, et que la Commission y a déjà consacré beaucoup de temps. Il donnera la parole à l'orateur suivant. Le Dr EL -KAMAL (Algérie) s'élève contre cette procédure. L'Organisation de l'Unité africaine représente tous les Etats d'Afrique, et son représentant doit être autorisé à poursuivre sa déclaration.

Le Dr ADEMOLA (Nigéria) appuie cette objection. Il est choquant qu'une telle procédure soit appliquée pour empêcher la discussion d'un problème. La plus élémentaire correction exige que le représentant de l'OUA - qui a été invité à prendre la parole - puisse

goût d'interrompre de cette manière quiconque est en train de faire une déclaration importante. M. ZOUHIR (Tunisie) souscrit aux observations des des Républiques socialistes soviétiques et du Nigeria et demande instamment que délégués de l'Union

dire ce qu'il a à dire. Le Dr GALAIIOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que la délégation soviétique

l'on redonne la parole à l'observateur de l'OUA.

334

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

Le PRÉSIDENT prie le représentant de l'OUA de

Santé et de ses commissions principales. Le Secrétariat

poursuivre son intervention, à condition qu'il s'en tienne à l'ordre du jour de la Commission. M. BULIRO (Organisation de l'Unité africaine) indique qu'en sa qualité d'observateur il s'en est remis au Directeur général et n'a pas spécifié la Commission

avait cru comprendre que le représentant de l'Organisation de l'Unité africaine souhaitait évoquer des problèmes de coopération technique; c'est pourquoi la Commission du Programme et du Budget lui avait été indiquée. Le Directeur général adjoint demande que l'on excuse le Secrétariat s'il a commis une erreur.

devant laquelle il désirait parler. En tant qu'observateur, il n'estimait pas avoir le droit de demander à la Commission de discuter d'une question donnée et il a simplement fait allusion aux problèmes que l'Afrique doit affronter. Les problèmes qu'il avait évoqués avant qu'on ne

Naturellement, il est parfaitement loisible au représentant de l'OUA de prendre également la parole, s'il le désire, devant l'autre Commission. Le Dr AIIMETELI (Union des Républiques socialistes soviétiques) a écouté attentivement l'explication

l'interrompe peuvent paraître hors de propos à certains, mais pour ceux qui doivent y faire face quotidiennement et essayer de les résoudre, ils sont très importants. Il est donc parfaitement normal de demander des réponses aux questions posées et l'OMS ne s'acquitterait pas que d'une obligation morale en examinant les mesures que le Portugal applique aux Africains vivant sur ses territoires afin de déterminer si elles sont conformes à sa Constitution. L'OUA, pour sa part, estime qu'elles ne le sont pas.

donnée par le Directeur général adjoint. Pour sa part, toutefois, il avait interprété les déclarations du représentant de l'OUA comme se situant uniquement sur le plan technique. M. Buliro a évoqué un problème

d'ordre strictement technique, qui se rattache aux questions de santé publique; le délégué de l'Union soviétique ne voit donc pas pourquoi il n'aurait pas dû dire ce qu'il a dit. Le Professeur CORRADETTI (Italie) souligne la néces-

L'orateur exprime l'espoir que la résolution soumise à la Commission des Questions administratives, financières et juridiques recevra l'appui qu'elle mérite. La décision de l'Organisation aura pour l'Afrique des répercussions très profondes. Le représentant de l'OUA continuera de suivre avec beaucoup d'intérêt les discussions de la Commission et fera rapport à ce sujet au Secrétariat général, ainsi

sité d'accorder plus d'attention aux maladies parasitaires en Afrique. Il faut bien reconnaître qu'en dépit des efforts de l'OMS peu de progrès ont été accomplis dans la lutte contre ces maladies, en particulier parce que les divers gouvernements et l'Organisation ne se sont pas suffisamment préoccupés de

certains de leurs aspects. Par exemple, la relation étroite qui existe entre des conditions de vie défectueuses et un taux d'infestation parasitaire élevé dans une population, n'a pas reçu toute l'attention qu'elle mérite.

qu'aux organes compétents de l'OUA. Si les Etats africains retirent un avantage des décisions de l'Assemblée mondiale de la Santé, ils bénéficieront des fruits d'un processus entamé depuis de nombreuses années.

Un premier pas vers une juste appréciation du problème sera effectué lorsque se réunira la conférence

L'une des taches de l'OUA est de faire en sorte que les bienfaits que l'OMS peut apporter à ses Membres continuent de se matérialiser, que l'on découvre des voies nouvelles pour les répandre davantage et que les deux organisations se rapprochent encore plus afin de pouvoir toujours servir les Etats africains indépendants d'une manière objective et efficace dans les domaines qui les concernent. Pour terminer, M. Buliro souhaite à l'Organisation

un plein succès dans la tâche qui l'attend. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT regrette qu'un

qui doit étudier les répercussions du développement économique sur les maladies parasitaires et dont il est question à la page 248 des Actes officiels NO 146. La délégation italienne estime toutefois que l'on pourrait faire beaucoup plus à cet égard en vue d'une amélioration générale du milieu et d'une élévation des niveaux de vie. Il s'agit là essentiellement d'un domaine où les problèmes socio- économiques et les problèmes sanitaires doivent être étudiés conjointement afin d'arriver à une solution intégrée qui permette d'éviter des échecs et des dépenses inutiles. La délégation italienne verrait avec satisfaction une

malentendu se soit produit au sujet de la Commission de l'Assemblée de la Santé devant laquelle le représentant de l'OUA désirait prendre la parole. Comme il l'a déjà dit, les représentants des organisations intergouvernementales avec lesquelles l'Organisation a établi des relations effectives peuvent participer sans droit de vote aux délibérations de l'Assemblée de la

extension de la lutte contre les maladies parasitaires et souhaite qu'on lui attribue une plus haute priorité.

Les pays en voie de développement, comme les régions les moins favorisées des pays avancés en tireraient le plus grand profit. La séance est levée à 12 h. 40.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SÉANCE

335

DOUZIÈME SEANCE Lundi 16 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite)

ce que le Directeur régional se propose de les déve-

lopper. Ces projets sont essentiels au succès des campagnes sanitaires, en particulier de celles qui visent les maladies transmissibles et qui revêtent un si grand

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

caractère d'urgence dans les pays d'Afrique. Le Dr AMORIN (Togo) s'associe aux félicitations adressées par le délégué du Cameroun au Directeur régional pour le travail accompli au cours de l'année passée. Il est spécialement heureux des efforts que le Dr Quenum consacre à la formation du personnel sanitaire en Afrique et tient à lui exprimer la gratitude de son pays. Le Dr LEKIE (République démocratique du Congo) remercie le Directeur général et le Directeur régional de leur action en faveur de son pays. En ce qui concerne

Ordre du jour, 2.2.3 Afrique (suite)

Le Dr ELOM (Cameroun) félicite et remercie le représentant de l'Organisation de l'Unité africaine de la déclaration qu'il a faite à la séance précédente au sujet des problèmes de la Région africaine, déclaration que la délégation du Cameroun estime tout à fait justifiée et qu'elle appuie entièrement et de manière inconditionnelle.

Au nom de toutes les délégations africaines, le délégué du Cameroun félicite chaleureusement le Directeur régional pour l'ceuvre remarquable qu'il est parvenu à accomplir dans le peu de temps qui s'est écoulé depuis qu'il a assumé ses fonctions. Il espère que grâce à la collaboration de tous les pays Membres de la Région et de l'Organisation, le pro gramme connaîtra un plein succès. Les projets inclus dans le programme de 1967 pour le Cameroun, en particulier les projets Cameroun 2, Cameroun 10, Cameroun 19, satisfont le Dr Elom.

les projets en cours, il déplore que l'entomologiste pour lequel des crédits continuent d'être prévus au titre du projet de lutte antipaludique Congo (République démocratique du) 5 ait en fait été retiré de son poste et demande instamment son retour au Directeur général et au Directeur régional, car les services de ce spécialiste sont indispensables à l'achèvement des travaux préparatoires à la mise en route d'enquêtes entomologiques.

Il a déjà indiqué la nouvelle orientation indispensable au succès de Cameroun 2 (Paludisme: programme pré- éradication). En ce

qui

concerne

Cameroun 10 (Administration de la santé publique),

Le Dr HAQUE (Pakistan) veut assurer les délégués des pays africains, dont il a écouté les interventions avec la plus grande attention, qu'il apprécie pleinement leurs besoins et que tous les instituts de médecine

l'assistance prévue est nécessaire pour la mise en place des services de santé ruraux et communautaires

qui constituent le fer de lance du plan destiné à remédier à la pénurie de médecins; il demande instamment à l'OMS de la continuer jusqu'en 1970, et de l'augmenter le cas échéant. Cameroun 19 (Ecole de Médecine, Yaoundé) porte sur le problème vital et constant de la formation des médecins. Les études préparatoires entreprises en vue de la création d'une école de médecine sont presque terminées, et le seul grand problème à résoudre main-

du Pakistan sont ouverts à leurs ressortissants. Quelques étudiants africains y sont dès maintenant et il y a encore de la place. Le Dr ADEMOLA (Nigeria) félicite également le Directeur régional de ce qu'il a déjà accompli. Les pays de la Région sont reconnaissants à l'OMS d'avoir nommé quelqu'un qui appartient à cette Région et qui

tenant consiste à trouver les fonds nécessaires à la construction de l'école et de l'hôpital universitaire annexe; le Gouvernement du Cameroun espère qu'avec

connaît les problèmes de tous. En ce qui concerne l'ensemble du programme régional, le délégué du Nigeria suggère que l'OMS pourrait aider les pays africains à coopérer pour résoudre certains problèmes : il serait utile que des représentants des différents

l'assistance de pays développés amis et de l'OMS, cet établissement pourra ouvrir ses portes avant 1971. Le projet est évidemment lié à l'attribution des bourses d'études médicales, dont le nombre devrait être augmenté. Le Cameroun attache une grande importance aux projets inter -pays et son gouvernement se réjouit de

pays échangent des renseignements sur les progrès des programmes pré- éradication du paludisme, par exemple, ou même fixent leurs idées quant au sens de termes tels que « pré -éradication » et « infrastructure », sur lesquels tout le monde n'est pas au clair. Des échanges de vues entre pays qui combattent les mêmes maladies - onchocercose, bilharziose et

336

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

méningite cérébro -spinale, notamment - pourraient aussi être fructueux. Le Dr Ademola fait, d'autre part, observer que si le programme fournit certaines indications sur l'incidence de la maladie dans divers pays, il ne présente pas de tableau épidémiologique global. Il propose en conséquence que soit dressée une carte épidémiologique

pour les problèmes sanitaires du monde entier. Les pays africains doivent faire face à de nombreux problèmes, et les ressources limitées dont ils disposent les obligent à établir un ordre d'urgence. Si les gouver-

nements trouvaient le moyen d'accroître les fonds qu'ils mettent à la disposition de l'OMS, le Directeur général serait en mesure d'amplifier les programmes. Il remercie également les délégués du Pakistan et

pour la Région tout entière. Le Nigéria est reconnaissant du soutien dont il a bénéficié, tant de la part de l'OMS que de celle de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, pour son programme de formation professionnelle. Le Dr NAYAR (Inde) tient à s'associer à l'hommage

de l'Inde; il a pris note de leurs suggestions et ne manquera pas de mettre à profit les facilités offertes,

notamment en ce qui concerne la formation post universitaire. Les étudiants africains tireraient grand avantage de l'enseignement dispensé dans les instituts et écoles de ces pays, dont les problèmes sont très analogues à ceux de l'Afrique.

rendu à l'oeuvre de l'OMS et du Bureau régional. L'Inde a toujours été heureuse d'offrir les moyens dont elle disposait pour la formation en médecine et dans les disciplines paramédicales d'étudiants africains. Ces moyens sont maintenant élargis et il lui est possible d'accueillir, en particulier, des étudiants francophones. L'extension des moyens de formation universitaire et post- universitaire de l'Institut de Pondichéry se poursuit rapidement. Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, exprime ses sincères remerciements aux membres de la Commission pour leurs bienveillantes appréciations,

Le Directeur régional laisse au Secrétaire de la Commission le soin de répondre au délégué de la République démocratique du Congo, étant donné la situation particulière dans laquelle se trouve ce pays. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, explique que l'entomologiste

affecté au programme pré- éradication du paludisme

dans la République démocratique du Congo a été rappelé il y a quelques semaines parce qu'on a considéré que sa présence n'était plus nécessaire au stade

actuel des opérations, étant donné que toutes les données voulues ont été rassemblées. Toutefois, il peut

qu'il transmettra au personnel du Bureau régional. Il a pris note des observations du délégué du Cameroun au sujet du programme pré- éradication du

paludisme. Le problème est le même pour tous les programmes de ce genre dans la Région africaine, et il retient de plus en plus l'attention de l'Organisation. Les moyens de surmonter les difficultés et de combler

donner au Dr Lekie l'assurance que si le besoin s'en fait sentir, l'OMS affectera un nouvel entomologiste au programme. Il est inévitable que des modifications soient apportées dans les programmes de ce genre,

qui sont établis longtemps à l'avance conserver une souplesse suffisante. Les Amériques

et doivent

les lacunes qu'ils présentent sont déjà à l'étude et, comme on l'a précédemment signalé, le Comité d'experts du Paludisme s'occupera spécialement de la Région africaine lors de sa réunion de 1966. Le délégué du Cameroun a exprimé le voeu de voir

Le PRÉSIDENT invite le Directeur régional pour les

augmenter le nombre des bourses d'études. En sa qualité de Directeur régional, le Dr Quenum a toujours insisté sur l'importance des problèmes d'ensei-

Amériques à présenter le projet de programme et de budget pour la Région (Actes officiels No 146, pages 130 à 167 et 307 à 350). Le Dr HORwITZ, Directeur régional pour les Amériques, indique que le projet de programme et de budget pour la Région pour 1967 a été examiné à partir d'une

gnement et de formation professionnelle dans la Région africaine, et fréquemment invité les gouvernements à faire connaître leurs besoins particuliers à cet égard dans le cadre de leurs plans généraux de développement, de façon que le Bureau régional puisse faire de son mieux pour les satisfaire. Le Directeur régional remercie le délégué du Togo de ses aimables paroles. Il a relevé dans l'intervention du délégué du Nigéria des observations utiles et pertinentes, dont il a pris note, et il espère que des réunions comme celles que le Dr Ademola a suggérées pourront être organisées dans un avenir pas trop lointain: le récent séminaire sur l'enseignement de la médecine dans la Région africaine, qui a eu lieu à Yaoundé, constitue un pas dans cette direction. Le Directeur régional désire également remercier les délégués de pays non africains, et en particulier le délégué de l'Italie, qui ont manifesté un vif intérêt

évaluation des progrès accomplis par les gouvernements vers la réalisation des objectifs énoncés, pour la décennie commençant en 1961, dans la Charte de Punta del Este et approuvés par le Comité régional en 1961.

Le premier de ces objectifs consiste à réduire de moitié, par rapport à 1961, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, qui constitue l'un des principaux problèmes sanitaires de l'Amérique latine et de la zone des Caraïbes: en 1963, 41 % des décès enregistrés dans la Région intéressaient les enfants âgés de moins de 5 ans, le taux de mortalité variant entre 58 % et 13 % suivant les pays, alors qu'il est de

7 % en Amérique du Nord. L'amélioration a été manifeste entre 1955 et 1963: les décès par maladies infectieuses ont diminué de 41 %, et ceux qui étaient

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SEANCE

337

imputables tant aux maladies de l'appareil digestif qu'aux causes inconnues, de 35 %. Ce progrès, que l'on espère voir s'accentuer au cours des cinq prochaines années, a été notamment dû à une réduction de la fréquence des maladies transmissibles, à l'amélioration de l'hygiène du milieu et de la nutrition, à la lutte contre l'analphabétisme et à une expansion des services de santé, poursuivie dans une plus grande mesure en milieu urbain qu'en milieu rural. Il s'agit là d'éléments de l'action sanitaire menée dans le cadre du processus général de développement. Un examen de chaque facteur confirmera les progrès réalisés et justifiera la coopération de l'OMS. En ce qui concerne les maladies transmissibles, les gouvernements ont décidé d'entreprendre l'éradication du paludisme et de la variole dans la Région et d'intensifier la lutte contre d'autres maladies transmissibles, telles que les affections intestinales et la

étant plus élevée dans celui des enfants de moins de 5 ans. Si l'on y ajoute d'autres maladies transmissibles communes telles que la rougeole, la coqueluche et la

diphtérie, on comprendra pourquoi 25,7 % du

budget régional est affecté aux maladies transmissibles en 1967, y compris 6,6 % pour la lutte contre la fièvre aphteuse et certaines zoonoses qui nuisent gravement

à la production de protéines animales et à l'économie de la Région. L'amélioration du milieu est un élément essentiel de la lutte contre les maladies transmissibles et de leur éradication. En 1967, 1,8 % du budget a été affecté à l'éradication d'Aedes aegypti et à la vaccination contre la fièvre jaune de brousse. Le vecteur a fait sa réap-

parition en El Salvador et a provoqué une sérieuse épidémie de fièvre jaune le long du fleuve Parana, en

Argentine et au Brésil, pendant l'année 1966. Au Venezuela et à la Jamaïque, on va essayer un nouvel insecticide phosphaté: l'Abate; au Venezuela, le Baytex a donné de bons résultats sur des souches résistantes.

tuberculose. A la fin de 1965, la zone impaludée comptait 104 millions d'habitants. Par suite du programme entrepris en 1956, 54 millions sont désor-

mais protégés contre le risque paludéen, et ils ont amélioré leurs conditions de vie et contribué à accroître les ressources naturelles de la région. On espère pouvoir

Une conférence régionale sera convoquée en 1967, en vue de promouvoir l'éradication d'Aedes aegypti. L'action menée par les gouvernements et l'assistance

étendre les mêmes bienfaits aux autres 50 millions. Depuis 1961, les progrès ont été remarquables, et le nombre des personnes qui vivent dans des secteurs

fournie par les organisations financières internationales - en particulier la Banque interaméricaine de

Développement - ont eu pour effet d'accélérer l'exécution du programme d'approvisionnement public

arrivés à la phase de consolidation ou d'entretien atteint 30 millions. Le nombre des décès dans treize pays a été abaissé de 43 368 pour la période 1950 -1952

à 10 833 pour 1960 -1962, et il s'est établi à 2285 en 1964. L'affectation de 15 % des ressources du Bureau régional à la lutte antipaludique en 1967 est pleine-

en eau de l'Amérique latine. De 1961 à avril 1966, plus de $902 millions, soit $760 millions pour les districts urbains et $142 millions pour les secteurs ruraux, ont été investis au bénéfice de quarante -six millions

d'habitants. Neuf pays sont parvenus à

ment justifiée. Au cours des dix dernières années, 73 % des crédits affectés au programme d'éradication du paludisme dans la Région des Amériques ont été fournis par Ies gouvernements, et 27 % par des sources internationales, bilatérales et multilatérales. En 1964, 3047 cas de variole ont été déclarés dans huit pays, et les premiers rapports pour 1965 en signalent 1535, dans cinq pays. Une enquête est actuellement menée dans l'ensemble du continent en vue de déterminer le montant des fonds consacrés respecti-

assurer la distribution d'eau potable à 70 % de leur population urbaine, mais dans les campagnes on est encore très loin du but qui est de desservir 50 % des habitants d'ici la fin de la décennie 1961 -1971.

L'évacuation des eaux usées pose également un problème difficile dans les zones rurales. Près de $2 400 000, soit 12,4 % du budget prévu pour 1967, sont affectés à l'assainissement du milieu. Pour ce qui est des programmes sanitaires à pro-

prement parler, le Dr Horwitz attire en particulier l'attention sur l'amélioration de la nutrition à laquelle sont affectés $2 000 000, soit 10 % du budget prévu pour 1967. Le déséquilibre qui existe en Amérique latine entre la population et les ressources à sa disposition est particulièrement accentué dans le secteur alimentaire. En 1964, à cause de l'augmentation régulière de la population, la production alimentaire

vement par les pays et par les institutions internationales à l'éradication de la variole pendant une période de cinq ans. En attendant les résultats, une somme de $150 000 a été prélevée en 1966 sur le budget ordinaire de l'Organisation panaméricaine de la Santé, afin de procurer au Brésil des véhicules et des injecteurs sans aiguille. Le taux actuel des décès par tuberculose est d'environ

par habitant arrivait à peine à dépasser ce qu'elle était en 1954. En revanche, la consommation, mesurée par la ration protéique individuelle, s'est sensiblement accrue au cours de la dernière décennie dans dix des onze pays pour lesquels on a des renseignements et

25 pour 100 000 habitants en Amérique centrale et dans la zone des Caraïbes, et de 32 pour 100 000 en

Amérique du Sud, contre 4,2 et 3,5 pour 100 000 habitants aux Etats -Unis d'Amérique et au Canada. Le taux maximal enregistré a été de 73 pour 100 000 habitants. Dans seize des vingt pays d'Amérique latine pour lesquels on dispose de renseignements, les maladies diarrhéiques figurent parmi les cinq principales causes de décès et sont responsables de 11 % des décès enregistrés dans tous les groupes d'âge, la proportion

plus particulièrement au Brésil, au Mexique et au Venezuela. Les protéines animales ne représentent que 30 % de la ration protéique totale. En 1964, la ration alimentaire quotidienne était encore inférieure à 2500 calories par personne dans quatorze pays, et à 2000 calories dans trois autres. Parmi les mélanges de protéines végétales utilisés comme palliatifs, le

plus remarquable est l'Incaparina dont la mise au point a stimulé la recherche d'autres protéines indi-

338

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

est d'améliorer la nutrition des groupes les plus vulnérables.

gènes dans différents pays. Il faudrait envisager sérieusement l'importation de protéines animales. L'un des objectifs de la Charte de Punta del Este Pour les enfants d'âge préscolaire,

pays ; ils se trouvent principalement dans les secteurs

urbains; leur personnel est, quant à son effectif et sa formation, très variable et tend à augmenter en nom-

bre plus qu'en qualité. C'est pourquoi le Comité régional attache tant d'importance à la place des soins médicaux dans l'action sanitaire. Il a été constitué avec la Banque interaméricaine de Développement une commission mixte appelée à décider de la politique de finan-

notamment dans les zones rurales, le problème ne saurait être envisagé dans l'optique habituelle. Comme on l'a dit bien souvent, c'est le personnel qui constitue le véritable nerf de l'action sanitaire. D'après les statistiques officielles, il y a en Amérique latine 5,8 médecins pour 10 000 habitants et 111 écoles

cement des constructions d'établissements sanitaires. La priorité a été attribuée aux hôpitaux universitaires et aux services de santé rattachés aux programmes de

de médecine dont sortent chaque année environ 6800 diplômés. Le nombre des écoles a doublé au cours des vingt dernières années et celui des nouveaux

développement communautaire. Pour l'application de la politique qui sera fixée, le Bureau régional jouera le rôle de conseiller technique auprès des gouverneurs

médecins augmente régulièrement. Mais la qualité de l'enseignement laisse encore à désirer, ainsi que les

installations et les manuels mis à la disposition des étudiants. Il faudrait également éloigner les médecins des villes au profit des campagnes. En ce qui concerne les infirmières, la situation est plus grave car on en compte deux fois moins que de médecins; si l'on fait

de la Banque, comme dans le cas des programmes d'approvisionnement public en eau. Afin d'augmenter le rendement dans le secteur des soins médicaux, on donne aux gouvernements des avis sur la meilleure façon d'utiliser leurs ressources, par exemple en raccourcissant la durée moyenne des hospitalisations et en multipliant les consultations

la somme des diplômées et des auxiliaires, le total est à peine plus élevé que celui des médecins. En outre,

externes. Mais les taux généraux et spécifiques de mortalité montrent qu'il reste encore beaucoup à faire. La planification sanitaire est le seul moyen d'arriver

25 à 50 % seulement des infirmières auxiliaires des différents pays ont suivi des cours professionnels organisés.

Le nombre des dentistes n'est que 2,3 pour 10 000

habitants et reste, malgré une augmentation, très inférieur aux besoins. En 1961, la fluoruration de l'eau

à combler le fossé entre, d'une part, les besoins et, d'autre part, les ressources humaines et matérielles disponibles. Huit cours internationaux sur ces questions ont été organisés à l'intention d'environ 200 techniciens des cadres supérieurs; à cinq d'entre eux était associé l'Institut latino- américain de Planification économique et sociale, et les trois autres ont eu lieu à l'Ecole d'Hygiène de l'Université Johns Hopkins. Des

avait été introduite dans 60 villes de dix pays; en 1963, ce traitement était pratiqué dans 114 villes des

mêmes pays et touchait 24,3 % de la population urbaine desservie par les réseaux de distribution. La pénurie d'ingénieurs sanitaires, ainsi que celle de spécialistes de l'habitat et de l'hygiène industrielle, constitue un gros handicap, surtout si l'on considère l'importance des programmes d'hygiène du milieu entrepris par les gouvernements avec l'aide de capitaux

cours nationaux d'initiation aux méthodes de planification ont été également suivis par environ 500 personnes et des services de planification ont été constitués dans les ministères de la santé de quinze pays parvenus

étrangers: dans toute l'Amérique latine, il n'y a en effet que 2000 ingénieurs sanitaires. Il est donc essentiel que les efforts de planification comprennent notamment l'étude des ressources humaines à mettre au service de la santé. On espère qu'en 1967, les essais méthodologiques effectués en Colombie depuis trois

ans seront terminés. Le programme dont le Directeur régional a tracé les grandes lignes constitue la base même des activités de la Région en matière d'enseignement et de formation

professionnelle pour 1967, pour ce qui est à tout le moins de la coopération directe avec les universités et les établissements publics ou autres qui forment des techniciens. Un montant de $1 900 000, soit 9,8 du budget, est affecté à ces activités, mais si l'on tient

à des niveaux de développement différents. Six pays ont élaboré des plans sanitaires nationaux qui englobent toutes les activités relevant du ministère de la santé, et plusieurs autres ont commencé de rassembler des renseignements en vue de déterminer quels sont exactement leurs problèmes sanitaires et d'en fixer l'ordre d'urgence. On espère que l'expérience ainsi acquise permettra de faire entrer la planification sanitaire dans les institutions par le moyen d'un centre panaméricain auquel participerait l'Institut latinoaméricain de Planification économique et sociale. Le projet a été soumis au Programme des Nations Unies pour le Développement. Pour répondre à ce que l'on attend d'elle, la planification sanitaire exige de meilleures statistiques démographiques et sanitaires. A cet effet, on a affecté environ 3,1 % du budget prévu pour 1967, soit un peu plus de $600 000, à des services de consultants, à des activités de formation et à des recherches. Il y a lieu également

compte de tout ce qui se fait en faveur de l'enseignement dans le cadre du programme général, la proportion atteint 30 %. En 1964, les hôpitaux de la Région des Amériques disposaient de 760 000 lits, soit 3,2 lits pour 1000 habitants, ce qui est très inférieur aux besoins, estimés à 4,5 lits pour 1000 habitants. Quant aux autres établissements sanitaires, on en comptait la même année un pour 17 000 habitants, dans un ensemble de quinze

d'améliorer les méthodes et les pratiques administratives, comme le montrent les demandes de plus en plus nombreuses reçues des gouvernements. Les dépenses prévues à ce titre pour 1967 dépassent $170 000. Conformément à la résolution WHA18.49 relative aux aspects sanitaires de la situation démographique dans le monde, le Bureau régional a donné au Gouver-

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SÉANCE

339

nement du Pérou des avis sur l'organisation d'un centre d'études démographiques; un séminaire sur le

même sujet s'est tenu à la fin de 1965. L'Ecole de Santé publique du Chili et l'Université de Sáo Paulo préparent un cours multidisciplinaire sur les rapports entre la santé et la dynamique des populations, et l'on espère que l'on trouvera les fonds nécessaires pour organiser des cours analogues dans d'autres universités de la Région. Le Bureau régional possède maintenant un service de la dynamique des populations, dont l'une des fonctions est de rassembler et de diffuser des renseignements sur les programmes entrepris par les gouvernements et les institutions privées en mettant à profit la coopération internationale.

effectuées à l'échelon national, et suivies d'une analyse à l'échelon régional, chaque Région peut apporter un élément à l'évaluation par l'OMS de la santé mondiale, et en particulier des problèmes sociaux auxquels elle est liée. Le Dr CoMISSIoNG (Trinité et Tobago) déclare que

trois questions revêtent de l'importance pour son pays, au premier rang desquelles se place la planification sanitaire. Il exprime la gratitude de son pays

pour l'aide reçue de l'OMS dans ce domaine, par l'intermédiaire de son Bureau régional. Il va naturellement de soi qu'il ne saurait y avoir de planification efficace sans un appareil administratif adéquat, et c'est afin de mettre celui -ci en place qu'a été entreprise à la Trinité et Tobago une réorganisation complète des services de santé: cette tâche n'aurait pu être menée à bien sans les avis et l'assistance fournis par l'OMS et les consultants du Bureau régional; de cette aide, la Trinité et Tobago est profondément reconnaissante à l'Organisation. Le paludisme est la deuxième des trois questions. La Trinité et Tobago a récemment été inscrite au registre officiel des pays ayant réalisé l'éradication du paludisme. Peu de temps après, cependant, un brusque réveil du paludisme à malariae, qui s'est traduit par un nombre limité de cas dans une zone circonscrite

Au total, le programme comprend 434 projets, l'attribution de 951 bourses d'études et la participation de 384 personnes à des séminaires et autres réunions éducatives. L'augmentation budgétaire proposée pour 1967 est de 7,7 %, abstraction faite des contributions du FISE dont on ne connaît pas encore le total pour 1967.

Les gouvernements ont décidé que l'objectif d'en-

semble des programmes sanitaires de la décennie commençant en 1961 serait d'augmenter de cinq ans l'espérance de vie de tous les individus nés pendant cette période. Dans cinq pays où l'on a calculé une table de mortalité pour la période 1950 -1960, on a

constaté une augmentation de l'espérance de vie d'au moins cinq ans, et même de dix ans dans l'un d'entre eux. La diminution du taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans permet d'espérer que l'objectif visé sera atteint. Lorsque tous les pays auront mis en train des plans

de Tobago, est venu rappeler que la réalisation de l'éradication ne veut pas dire que le problème s'arrête là. Le fait qu'il s'agissait du parasite responsable de la fièvre quarte donne à penser qu'on se trouvait en

présence d'une recrudescence d'un cas latent due à l'infection du vecteur connu Anopheles aquasalis, qui était toujours présent dans cette zone. La possibilité de l'importation d'un cas qui aurait été à l'origine de la poussée en question n'a pas été écartée, car Tobago est un lieu de tourisme où se rendent de nombreuses

sanitaires nationaux, il sera possible de définir avec plus de précision les objectifs généraux de la Charte de Punta del Este, et d'en fixer d'autres dans le cas de certains pays. De ce fait, il faudra certainement apporter des modifications au programme de services consultatifs du Bureau régional. Le Dr OLGUfN (Argentine) est d'avis que l'exposé du Directeur régional dépeint clairement la situation sanitaire dans les Amériques et met en lumière l'oeuvre

personnes venant de toutes les parties du monde, y compris celles oh le paludisme existe encore. On ne saurait trop appuyer sur la nécessité de la vigilance: la satisfaction chronique de soi -même, l'inaptitude, faute d'expérience, à reconnaître cliniquement la maladie, ainsi que la sensibilité accrue des individus à l'infection, par suite de l'immunité réduite tenant au fait qu'ils ne sont plus exposés au risque, sont autant d'ennemis à combattre. La troisième question importante est celle de l'éradication d'Aedes aegypti. Il faut se réjouir de ce que le

accomplie par l'OMS; il permet de se rendre compte de l'état de choses actuel en ce qui concerne la santé, des progrès réalisés et de ce qui reste encore à faire. De plus, cet exposé permet d'apprécier la situation

au regard de la politique énoncée d'un commun accord par les pays des Amériques dans la Charte de Punta del Este, qui sert, en matière sanitaire, de ligne

Surgeon -General des Etats -Unis ait fait état de ce

de conduite commune aux gouvernements et au Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional de

problème dans ses observations sur le rapport du Directeur général; le Dr Comissiong a été frappé de l'entendre dire en séance plénière que, puisque le danger de réapparition de la maladie persiste aussi longtemps que persiste A. aegypti, il faut maintenant viser à l'éradication de ce moustique en entreprenant

l'OMS pour les Amériques. Des évaluations périodiques fournissent l'occasion de procéder à un examen

critique des programmes et de les adapter selon les objectifs fixés; et pour que ceux -ci soient atteints, il est essentiel que la planification sanitaire nationale vienne s'insérer dans les plans généraux. Un système d'indices, déterminés par des méthodes statistiques et permettant d'estimer la situation dans les Amériques, pourrait donner de celle -ci une idée exacte. Moyennant une planification et une évaluation

par exemple, un programme intéressant la partie méridionale des Etats -Unis d'Amérique, qui comprendrait également, à ce que le Dr Comissiong croit

comprendre, les dépendances américaines dans la zone des Caraïbes. Il serait probablement injuste à l'égard des Etats -Unis de suggérer que ce qui les a poussés à agir est la vague de dengue qui a déferlé il

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DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

y a deux ans sur cette région et qui a atteint leurs possessions, alors que la Trinité et Tobago, qui était exempte d'A. aegypti, a été épargnée. La presse américaine a alors réclamé l'interdiction des entrées aux Etats -Unis en provenance de la Jamaïque, en oubliant que la dengue sévissait aussi à Porto Rico. Que les Etats -Unis soient restés si longtemps sans prendre à l'endroit d'A. aegypti les mesures qui leur

pour les Amériques. Toutefois, il n'est pas san s quelque appréhension quant au programme prévu pour 1967, en particulier pour ce qui est de l'éradication du paludisme et de la variole. Il est regrettable qu'une offensive décisive ne puisse, faute de moyens financiers, être menée contre cette dernière maladie, dont l'éradication est presque complète puisqu'il ne

incombaient a toujours été un sujet d'étonnement pour les habitants de la Trinité et Tobago, ceux -ci pensant que le plus fort contributeur à l'OMS et au Bureau régional pour les Amériques se devait de prendre à tâche de ne pas laisser persister à l'intérieur

reste qu'un seul foyer central dans la Région. Le délégué de l'Equateur est heureux de constater que d'importants montants pourront être employés au titre du fonds bénévole pour la promotion de la santé à la poursuite de la grande tâche qui a été entreprise.

de ses frontières une situation faisant obstacle au progrès du plus grand programme d'éradication de l'Organisation. Le Dr Comissiong a entendu dire que des ceufs viables d'Aedes avaient été importés au Mexique en même temps que des pneus d'automobiles; le délégué du Mexique pourra probablement

Le programme relatif aux Amériques ne fait, cependant, pas une place suffisante à certaines questions au nombre desquelles figurent les maladies parasitaires et notamment la bilharziose et l'onchocercose. Le Dr Montalván tient à souligner, comme il l'a déjà fait en 1962 et en 1963, qu'on ne se soucie pas assez de la maladie de Chagas qui pose en Amérique

confirmer ou infirmer ces dires. La générosité dont le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique fait preuve à d'autres égards commande qu'on ne leur fasse pas grief d'avoir laissé proliférer A. aegypti. Aussi bien, il a déclaré qu'il allait mettre de l'ordre dans sa maison, et l'on peut espérer qu'une

du Sud, en Amérique centrale et dans quelques régions des Etats -Unis, un grave problème épidémio-

logique. De ce problème, il convient d'étudier non seulement les aspects épidémiologiques, mais aussi ceux qui concernent les insecticides et la distribution

géographique de la maladie. Le problème doit être considéré comme quelque chose qui intéresse non pas

action énergique sera menée pour éradiquer aussi rapidement que possible ce vecteur dans les régions des Amériques qui dépendent des Etats -Unis. Mais ne serait -ce pas trop que d'attendre d'autres

seulement un ou deux pays, mais bien le continent dans son ensemble. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) s'associe,

puissances - Royaume -Uni, France et Pays -Bas, qui ont également des dépendances dans la zone des Caraïbes - qu'elles prennent des mesures analogues ? Les territoires où rien n'est fait dans le domaine considéré sont ceux qui dépendent encore d'une métropole. Dans quelques territoires britanniques, Sainte -Lucie

par exemple, l'éradication d'A. aegypti a bien été réalisée, mais, faute d'activités d'entretien appropriées, l'île a été complètement réinfestée. La résistance aux insecticides sert souvent d'excuse à l'absence de toute action: c'est le cas, par exemple, de la Jamaïque, pays voisin de la Trinité et Tobago. A cette excuse, le Dr Comissiong opposera ce que le

au nom de sa délégation, aux louanges adressées au Directeur régional pour les Amériques au sujet des progrès accomplis dans cette région du monde par l'OMS et l'OPS: c'est en effet grâce aux efforts du Directeur régional et de son personnel que la santé occupe une si bonne place dans le programme interaméricain relatif à la Charte de Punta del Este. Le délégué des Etats -Unis tient à souligner l'importance particulière que revêt la nutrition, aussi bien sur le plan mondial que sur le plan régional. La malnutrition protéines /calories, surtout chez les enfants, est l'un des problèmes de santé les plus graves. Le montant des fonds consacrés par le BSP à l'action menée dans le domaine de la nutrition dépasse celui des ressources

Rapporteur de la Commission a déclaré à maintes reprises, à savoir que le Brésil avait éradiqué A. aegypti

à une époque où les insecticides n'existaient pas, en recourant aux méthodes appliquées à l'époque. Ce que le Brésil a fait hier, d'autres pays ne peuvent -ils le faire aujourd'hui ? Il est difficile pour un petit pays

que l'OMS y affecte elle -même: il ne s'agit pas là rythme de l'accroissement des fonds employés à ces activités est satisfaisant et le Dr Williams ne doute pas que cette tendance ne se maintienne.

d'une critique à l'égard de l'Organisation, car le

comme la Trinité et Tobago, qui, avec l'assistance de l'OMS certes, mais aussi en consentant de très gros sacrifices financiers, a réalisé l'éradication du dangereux moustique, de garder le silence devant le danger constant de réinfestation auquel l'expose la négligence

En réponse aux observations formulées par le délégué de la Trinité et Tobago au sujet de l'éradication d'Aedes aegypti, le Dr Williams précise qu'il ne serait pas exact de dire que les autorités des EtatsUnis ont été poussées à agir par une épidémie quelconque, attendu qu'elles se sont surtout préoccupées des plaintes des pays Membres de l'OPS au sujet de

d'autres pays qui possèdent les ressources voulues pour faire le nécessaire de leur côté. Il n'y a rien que l'Organisation puisse faire si les pays intéressés eux mêmes ne prennent aucune initiative et n'assument

pas le rôle qui leur incombe. Le Dr MONTALVAN (Equateur) s'associe à l'appré-

ciation portée par le délégué de l'Argentine sur l'exposé concernant les activités du Bureau régional

l'apparente importation d'A. aegypti en Amérique latine à partir des Etats -Unis. C'est pourquoi elles ont résolu d'éradiquer ce vecteur dans les territoires américains, entreprise qui se poursuit depuis 1963 et s'étend à la partie méridionale du pays, y compris Porto Rico et les îles Vierges. D'après certains rapports,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU DUDGET: DOUZIÉME SbNCÉ

141

malheureusement, il semble que le vecteur ait de nou-

veau fait son apparition dans la zone des Caraïbes exception faite de la Trinité et Tobago - ainsi que dans les régions septentrionales de l'Amérique du Sud. On voit donc qu'il est fait obstacle à des progrès satisfaisants, et le délégué des Etats -Unis espère que le Directeur régional prêtera l'attention voulue à ce problème de façon que l'éradication d'A. aegypti puisse être finalement réalisée.

choses, le délégué du Brésil croit que les Etats -Unis contribueraient utilement à l'éradication de ce vecteur

sur le plan mondial s'ils la réalisaient dans leurs propres territoires. Il n'a pas l'intention de présenter à cet égard une résolution particulière, mais il demandera au Directeur régional de faire procéder à une enquête complète sur la situation, tenant compte de l'existence ou de l'absence de plans destinés à cette fin.

Le Dr JURICIC (Chili) désire insister spécialement

sur certains points du programme prévu pour 1967 qui semblent devoir contribuer à améliorer les services

Le Dr AGUILAR (El Salvador) rappelle qu'Aedes aegypti, déclaré éliminé d'El Salvador en 1959, y a été réintroduit l'an passé par des voyageurs et infeste à nouveau le pays.

de santé nationaux. Il se félicite des efforts visant à mettre au point une méthodologie de la planification

sanitaire en tant qu'élément des plans de développement économique et social élaborés à l'échelon national. Cette activité est renforcée par des programmes de formation, qui favorisent eux aussi l'organisation de programmes nationaux: c'est ainsi que plusieurs pays sont en mesure d'établir, avec l'assis-

Il voit dans les progrès signalés par le rapport du Directeur régional un témoignage de la fructueuse coopération qui s'est établie entre l'OMS, l'OPS et l'Agency for International Development des EtatsUnis d'Amérique (AID). Comme l'expérience l'a montré en El Salvador, c'est l'action régionale concertée qui offre aux pays les meilleures chances de surmonter leurs difficultés. Divers exemples l'attestent, et notamment l'oeuvre accomplie par l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama. L'éradication du paludisme, elle aussi, se fait sur une base régionale, avec l'aide de l'AID. Enfin, le Marché commun de l'Amérique

tance de l'OMS, des plans d'action sanitaire à court terme comme à long terme. Pour assurer un meilleur fonctionnement des programmes, la modernisation des rouages administratifs s'impose, et une aide est nécessaire à cet égard. La question des soins médicaux

et de leur place dans le cadre de l'assurance sociale demande que l'OMS lui prête attention en priorité. Le projet de programme et de budget pour 1967 les

centrale est une autre réalisation constructive qui illustre bien la valeur de la coopération. Le Dr Aguilar tient à exprimer la gratitude de son pays pour l'aide qu'il a reçue du Bureau régional.

qui se rapporte à la Région des Amériques montre que activités s'y développent harmonieusement et régionaux.

tiennent dûment compte des besoins nationaux et Le Dr HORwITZ, Directeur régional pour les Amériques, se dit très sensible aux compliments

Le Professeur FERREIRA (Brésil) se déclare très satisfait de la coopération internationale réalisée par l'OMS et l'OPS et s'associe aux délégués qui ont loué l'oeuvre accomplie dans la Région.

Les progrès constatés dans

les

divers pays en

matière de santé publique sont en rapport direct avec l'amélioration des conditions dans l'ensemble du continent, et il y a lieu de se féliciter des réalisations obtenues par le Directeur régional et son personnel. S'agissant en particulier de la question de l'éradication d'Aedes aegypti, soulevée par le délégué de la

adressés au Bureau régional et donne aux Membres l'assurance que l'effort entrepris sera poursuivi. Revenant sur les diverses questions évoquées, il reconnaît qu'il y a intérêt à évaluer les services de santé et à essayer de mesurer les effets sociaux de l'action médico- sanitaire. Le Bureau régional, qui a aidé le Gouvernement . de la Trinité et Tobago à améliorer ses méthodes administratives, estime que la forme de planification sanitaire pratiquée dans ce pays peut être citée en exemple. A propos d'Aedes aegypti, il annonce que de nou-

Trinité et Tobago, le Professeur Ferreira, parlant uniquement en sa qualité de délégué du Brésil, et non

veaux insecticides seront mis à l'épreuve pour l'éradication de ce vecteur. Il se tiendra, en 1967, une importante conférence sur ce sujet, qui serait, semble t-il, une bonne occasion de présenter le rapport

en tant que membre du Conseil directeur de l'OPS, souligne l'immense importance de cette éradication dans les Amériques. Au vrai, cette entreprise difficile a pu être menée à bien dans nombre de pays, de sorte que l'on s'étonne que les Etats -Unis, qui ont fourni dans tant de domaines une aide extrêmement géné-

demandé par le délégué du Brésil sur l'état d'avancement de l'éradication d'A. aegypti. La réapparition de la fièvre quarte à Tobago montre bien la nécessité d'une vigilance constante. En réponse au délégué de l'Equateur, le Dr Horwitz fait observer que le compte spécial pour l'éradication de la variole possède une réserve de plus de $700 000,

reuse, n'y soient pas encore parvenus. Sans vouloir aucunement insinuer que la réapparition d'A. aegypti,

là où elle s'est produite, est imputable à cet état de

142

DIX- NEUVIhME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE tl

mais que, l'Assemblée venant d'approuver le financement du programme antivariolique sur le budget ordinaire, les opérations d'éradication commenceront vraisemblablement dès que le Directeur général aura décidé de l'affectation des fonds de ce budget. D'autre part, on est en droit d'espérer une amélioration dans

radiologiques de masse, qui sont très coûteux, des examens de laboratoire relativement simples.

Pour certains pays, le programme comprend des projets de lutte contre la lèpre dont certains, surtout

en Thaïlande, sont de très grande envergure. Là encore, le problème ne peut être résolu dans l'immédiat, car les méthodes actuelles ne permettent pas d'éliminer

la lutte contre la bilharziose et les autres maladies parasitaires, étant donné qu'un conseiller régional et des consultants à court terme ont été nommés et que des bourses ont été accordées.

totalement la maladie, encore qu'on ait pu la faire reculer considérablement.

La maladie de Chagas pose dans la Région un problème d'importance majeure dont un groupe d'étude et plusieurs comités consultatifs ont déjà analysé les divers aspects. A la suite de leurs recom-

La filariose, elle, semble poser un problème pratiquement insoluble. A mesure que les pays s'industrialisent, la population des zones d'endémie se déplace et la maladie gagne de nouveaux secteurs. La présence de Culex fatigans est signalée partout et il est difficile

mandations, deux laboratoires travaillent à la préparation d'antigènes pour le diagnostic, ce qui permettra de faire des enquêtes sur la fréquence globale et l'incidence de l'affection. Les travaux de Fejfar et Davies ont confirmé la spécificité des complications cardiaques consécutives à la maladie de

de remédier à l'insalubrité, étant donné les énormes investissements qui seraient nécessaires pour obtenir une véritable amélioration. Tous les pays de la Région sont déjà dotés d'une infrastructure sanitaire, mais il reste encore beaucoup

Chagas. Dans de nombreux pays, aucune action systématique n'a été entreprise, mais le Gouvernement du Brésil et celui de l'Argentine, avec la coopération

à faire pour couvrir la totalité de la population, surtout dans les campagnes. La pénurie de personnel

est grande dans toutes les catégories - médecins, infirmières et

de l'OMS, mènent des opérations de lutte assez étendues. Il faut se souvenir que le problème de la maladie de Chagas est, sans aucun doute, étroitement lié à celui du logement.

appelée à soutenir largement la formation professionnelle. Comme l'OMS n'a pas encore été en mesure d'engager sous contrat de longue durée des professeurs pour les écoles de médecine, elle leur envoie des consultants à court terme et a davantage recours à la formule des séminaires et des conférences- ateliers. Les pays développés, qui sont eux -mêmes à court de personnel, n'ont pas pu fournir le nombre de professeurs qu'aurait

auxiliaires - et l'Organisation

est

Asie du Sud -Est

Le PRÉSIDENT invite le Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est à présenter le projet de programme et de budget pour la Région (Actes officiels N° 146, pages 168 à 186 et 351 à 372).

exigé l'expansion rapide des établissements d'enseignement médical. Dans ces conditions, il est inévitable

que la formation médicale donnée dans les pays en voie de développement accuse une baisse de qualité. Pour le personnel infirmier, les perspectives sont

meilleures. L'OMS a pu envoyer les enseignants Le Dr MANI, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, fait observer que les prévisions pour 1967

nécessaires et s'emploie actuellement à développer dans tous les pays l'enseignement infirmier supérieur. Le programme comprend aussi un certain nombre de projets intéressant la formation de personnel auxiliaire et paramédical. Etant donné ce développement de l'enseignement

comportent une légère augmentation des activités concrètes financées sur le budget ordinaire. On s'efforce maintenant de réorganiser ces activités en les orientant davantage vers l'enseignement et la formation professionnelle et de réduire les affectations

et de la formation professionnelle, le nombre des bourses passera de 105 en 1966 à 190 en 1967. Sur les 38 projets nouveaux, 15 se rapportent exclusivement

à long terme du personnel de l'OMS, surtout dans le cadre des grands programmes de lutte contre les maladies transmissibles, où le personnel national est désormais capable d'assurer le gros du travail avec le soutien de consultants et d'un noyau de fonctionnaires de l'Organisation. Dans le budget régional, près de 37 % des crédits vont à la lutte contre les maladies transmissibles. Il

à l'enseignement et à la formation professionnelle. Le nombre total de projets de toutes catégories pour 1967 est de 125.

est inutile de revenir ici sur le paludisme et sur la variole qui faisaient l'objet de points distincts de l'ordre

Comme il faut maintenant intégrer les services antipaludiques dans le cadre général des services sanitaires de base, le Comité régional a souhaité que des recherches opérationnelles soient entreprises sur le

processus

d'intégration.

Le

Bureau

régional

du jour. Le deuxième en importance des grands programmes de la Région a trait à la tuberculose. Les efforts portent essentiellement sur le dépistage et sur la chimiothérapie

s'emploie donc à évaluer le volume de travail des infirmières /sages- femmes auxiliaires, ainsi que l'effectif

à domicile. Jusqu'ici, le plus difficile a été d'obtenir que les malades prennent les médicaments pendant une

période ininterrompue d'au moins douze mois. On s'emploie d'autre part à substituer aux examens

infirmier nécessaire aux consultations externes d'un grand hôpital. Il a été également demandé que soient faites des études permettant de déterminer quelles devraient être les dimensions, les fonctions et la dotation en personnel des centres de formation pratique pour étudiants en médecine. Il faudra aussi

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÉME S ANCE

343

évaluer le volume de travail de l'agent sanitaire de base en prêtant notamment attention à ses attributions,

d'enseignement assurent la protection médico -sanitaire des régions rurales environnantes. On ne peut que se féliciter des enquêtes sur le volume

à sa formation et à son secteur d'activité. Tous ces projets sont inscrits dans le projet de programme et de budget. Le Dr NAYAR (Inde) exprime ses sincères félicitations

de travail des agents sanitaires de base, mais il serait bon d'étudier plus à fond le problème de leur avan-

au Directeur régional pour l'excellent programme qui s'exécute dans la Région sous sa direction compétente. Certains programmes sont incontestablement d'une importance particulière, mais elle aurait néanmoins plusieurs suggestions à formuler. Elle estime notamment qu'il faudrait intensifier l'action de l'OMS contre la tuberculose et la lèpre, peut -être en lançant

conviendrait de faire le plus de place possible dans les programmes d'action à la lutte anticancéreuse et à la protection de la santé mentale.

cement. Enfin, il

des projets pilotes de lutte. Différents travaux de recherche sont déjà en cours en Inde, mais il serait souhaitable de les développer. Le problème de la filariose est évidemment assez déconcertant. Peut -être y aurait -il lieu de reprendre

Le Dr WAHID (Afghanistan) félicite le Directeur régional de son remarquable exposé. A propos d'un problème qui se pose dans son pays et probablement dans d'autres pays en voie de dévelop-

pement, il insiste sur l'intérêt qu'il y a à créer des services de santé préscolaire et scolaire dans le cadre des services généraux de santé publique. Après avoir rappelé les ravages que font le trachome, la rougeole, la coqueluche et la diphtérie, il remercie

une suggestion que la déléguée de l'Inde avait déjà formulée à propos de l'éradication du paludisme et d'organiser une action concertée pour l'extermination des moustiques - Culex et Anopheles - par l'irradiation et par d'autres moyens de lutte génétique. Même s'il subsistait un problème d'insalubrité, la disparition du vecteur ferait franchir une étape considérable sur la voie de la solution. Le Dr Nayar signale les difficultés que les services

indiens ont rencontrées avec les appareils de radiographie qui sont indispensables dans la grande majorité des cas de tuberculose puisque les examens de

crachats ne donnent la plupart du temps que des

indications insuffisantes. Les pannes fréquentes de ces

appareils ont entraîné des frais considérables et il serait sans doute fort utile d'organiser dans la Région des stages ou ateliers de formation pour les opérateurs. Afin de remédier à la pénurie de professeurs venant des pays développés pour enseigner dans les écoles de médecine de la Région, on pourrait envisager d'engager ces professeurs pour un certain nombre d'années au

l'Organisation de ses envois de vaccin triple associé et d'injecteurs sans aiguille. Il signale également l'importance des questions d'approvisionnement en eau, d'assainissement et de nutrition. La lutte contre les accidents (qui constituent une cause importante de décès chez les enfants), l'hygiène dentaire et les statistiques sanitaires posent aussi des problèmes importants dont la solution est grandement facilitée par l'aide de l'OMS. L'Afghanistan n'établit pas encore de statistique des maladies professionnelles, ni des accidents, mais à mesure que le pays s'industrialise, les risques professionnels augmentent rapidement. Il serait donc essentiel d'y faire une étude d'ensemble sur cette question, sans négliger l'organisation des examens médicaux

avant l'embauche et l'élaboration d'une législation appropriée.

moment où ils prennent leur retraite; il semble en effet qu'il y ait des enseignants que cette formule sur les méthodes d'examen paraissent souhaitables. Enfin, il y a le problème de l'émigration des médecins

intéresserait. Pour ce qui est des conférences- ateliers, elles sont certainement utiles. D'autre part, des études

Le Dr PItADHAN (Népal) exprime à l'OMS et au Bureau régional la gratitude de son pays pour l'aide qu'ils lui ont fournie. Il tient à féliciter en particulier le Directeur régional à qui revient le mérite d'inspirer l'action sanitaire de tous les pays de la Région.

des pays en voie de développement vers les pays développés, où leurs gains sont supérieurs. C'est là un problème délicat, mais l'OMS pourrait aider à le résoudre en veillant au moins à ce que ces médecins reçoivent dans les pays développés une formation appropriée et acceptent dans le plus grand nombre de cas possible de regagner leur pays d'origine. L'OMS pourrait, en outre, comme elle le fait déjà pour les soins infirmiers, fournir une assistance à long terme dans certains domaines particuliers de la médecine. Il faudrait que la méthodologie de la recherche soit enseignée aux futurs médecins, car la recherche opérationnelle joue un rôle extrêmement important dans l'intégration des services de santé. Il

Le Dr HAQUE (Pakistan) félicite à son tour le Directeur régional de son rapport et de l'action menée par le Bureau régional. L'amélioration de la situation sanitaire dans la région de l'Asie du Sud Est a naturellement des répercussions sur l'état général de santé au Pakistan. Le Dr Hague souhaiterait

donc recevoir les statistiques qui ont été établies sur certains problèmes car elles seraient extrêmement utiles aux autorités sanitaires de son pays. Le Dr EFFENDI RAMADLAN (Indonésie) remercie

faudrait aussi chercher à obtenir que les centres

le Directeur régional de l'excellent travail exécuté dans la Région. Il tient également à souligner l'importance de la recherche pour l'action sanitaire dans les secteurs

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bIX-NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ruraux, où les étudiants en médecine et les élèves de l'enseignement paramédical sont maintenant associés à la tâche quotidienne et oa les programmes de soins infirmiers et de formation ont été d'un grand profit. Pour lutter contre la tuberculose, l'Indonésie aurait

Bureau régional procède chaque année lui fournit l'occasion de se livrer à une analyse critique de ce qui a été fait, et d'être ainsi mieux à même de préparer l'avenir.

besoin de grandes quantités de fournitures et de matériel. Il faudrait également qu'elle puisse former du personnel national et serait très reconnaissante de bénéficier à cette fin de bourses d'études. Malgré les dommages résultant de diverses catastrophes naturelles, les services de santé nationaux fonctionnent de façon satisfaisante. Les principales difficultés tiennent à la pénurie de fournitures et de

Il ressort du programme de la Région pour

1967

que, comme par le passé, l'accent a été mis sur l'ensei-

gnement et la formation professionnelle. Le Bureau régional se propose, en premier lieu, de continuer à fournir une assistance pour la formation de boursiers, en s'attachant tout spécialement à choisir des candidats

qui, à leur retour dans leur pays, seront chargés d'enseigner les diverses disciplines médicales. A cet effet, un programme de bourses d'études a été établi dans chaque pays de la Région. Une évaluation du programme général a été présentée au Comité régional à sa session de septembre 1965, et le Comité a estimé que cette étude était assez importante pour devoir être poursuivie. En second lieu, le Bureau régional accordera une assistance visant à améliorer l'enseignement universitaire et post -universitaire, en particulier celui de la médecine préventive, et qui sera fournie sous les formes suivantes : visites de consultants et de conférenciers, attribution de bourses d'études au personnel enseignant et fourniture de petites quantités de matériel à certains établissements d'enseignement. En Algérie, au Maroc et en Turquie, on formera des infirmières, des sages- femmes, des techniciens de

matériel, ni le FISE ni l'UNESCO ne pouvant en livrer. Dans l'île de Timor, à la frontière du Timor portugais, la filariose pose un problème et il est à souhaiter que l'OMS puisse fournir ce qu'il faut pour le traitement de cette maladie. L'intégration dans les services de santé publique

des agents employés à l'éradication du paludisme s'est bien effectuée et ce personnel est maintenant polyvalent. Le Professeur FERREIRA (Brésil) estime que, dans le

monde entier, on ne saurait avoir que respect et admiration pour la compétence avec laquelle le Dr Mani s'acquitte de ses fonctions de Directeur régional et il est certain de se faire l'interprète de tous les pays de la Région à laquelle appartient le Brésil en exprimant ce sentiment.

Le Dr MANI, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, déclare avoir pris bonne note des suggestions de la déléguée de l'Inde, notamment en ce qui concerne

la recherche opérationnelle, et il compte développer

l'action du Bureau régional dans le sens qu'elle a préconisé. La recherche est certes indispensable dans des domaines de plus en plus nombreux et il fera tout son possible pour l'intensifier dans la Région.

l'assainissement et certaines catégories de personnel sanitaire. L'Ecole de Médecine de Rabat, au Maroc, bénéficiera des services de deux professeurs, et des bourses d'études seront attribuées à son personnel enseignant. En Algérie, un spécialiste de la pédagogie médicale aidera à la formation d'assistants médicaux. Dans trois pays plus avancés de la Région - Pays Bas, Pologne et Tchécoslovaquie - certains projets ayant trait à l'enseignement de la médecine seront mis en oeuvre.

Il donne au délégué du Pakistan l'assurance que toutes les statistiques et autres données réunies dans la Région sont à son entière disposition. Il n'ignore pas qu'en matière de fournitures et de matériel la situation de l'Indonésie est extrêmement

Le Bureau régional de l'Europe consacre une part importante de son budget à des activités de formation

professionnelle, qui apportent une aide utile non seulement aux pays de la Région européenne mais aussi à ceux d'autres Régions. La création de deux écoles internationales d'enseignement infirmier supé-

grave. L'OMS fera de son mieux pour y remédier. Des bourses seront certainement accordées pour renforcer les services de santé indonésiens. Enfin, il exprime sa gratitude au délégué du Brésil pour ses aimables paroles.

rieur, l'une à Edimbourg pour les élèves de langue anglaise, l'autre à Lyon pour celles de langue française, représente une étape importante dans le développement de l'enseignement infirmier. De plus, l'affectation

d'un épidémiologiste à l'Ecole de Santé publique de Rennes

contribuera

à améliorer les moyens de

Europe

Le PRÉSIDENT invite le Directeur régional pour

l'Europe à présenter le projet de programme et de budget pour la Région 187 à 203 (Actes officiels

NO 146,

pages

et

373

à

397).

Le Dr VAN DE CALSEYDE, Directeur régional pour

l'Europe, dit que l'examen des activités auquel le

formation mis à la disposition des étudiants francophones d'autres Régions. Une assistance limitée continuera en outre d'être procurée pour l'organisation de certains cours spéciaux que l'OMS a déjà patronnés dans le passé, sur des matières telles que l'administration des services médicaux et la santé publique. Un effort particulier sera entrepris pour assurer la formation d'ingénieurs sanitaires, et, comme les possibilités offertes dans ce domaine sont assez réduites, le Bureau régional

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SÉANCE

345

s'emploiera à soutenir les cours dispensés en français, en anglais et en russe, dont certains seront particuliè-

rement profitables aux étudiants d'autres Régions. En troisième lieu, le Bureau régional a commencé la publication d'un bulletin d'enseignement médical, qui vise à encourager les échanges d'informations scientifiques et à stimuler les progrès dans le domaine de l'enseignement de la médecine. L'accent mis sur les activités de formation professionnelles ne doit pas donner l'impression que le Bureau régional néglige pour autant les autres domaines d'action qui s'offrent à son initiative. La lutte contre les maladies transmissibles se poursuit sans relâche, et si le paludisme a été pratiquement éliminé des pays d'Europe continentale, la campagne se poursuit dans d'autres pays de la Région. Certaines autres maladies transmissibles, notamment la tuberculose, les maladies vénériennes et certaines infections oculaires, mettent sérieusement en danger la santé de la population de la Région européenne. Tandis que les maladies transmissibles sont combattues par les moyens traditionnels qui ont déjà fait leurs

reproduction des documents et six bureaux supplémentaires; il sera occupé en juin 1966. Les services professionnels disposeront ainsi de plus de place. Le Dr van de Calseyde adresse au Gouvernement danois l'expression de sa gratitude. Compte tenu des ajustements rendus nécessaires par les mutations de personnel et par les retards avec lesquels les postes nouveaux sont généralement pourvus, les prévisions de dépenses du Bureau régional

de l'Europe font apparaître une augmentation nette de $215 273, soit 8,18 % par rapport à 1966. Sur ce chiffre, $106 866, soit 4,06 %, représentent un accrois-

sement des dépenses afférentes à des postes déjà prévus en 1966, ce qui laisse un solde de $108 407, soit 4,12 %, pour accroître l'assistance procurée aux gouvernements de la Région. Le total des crédits prévus

au titre de bourses d'études pour des sujets divers s'élève à $404 270, soit une augmentation de $33 370

par rapport à 1966. Mis à part les 33 projets qui concernent l'attribution de bourses d'études, le nombre de projets s'élève à 69, contre 66 en 1966. On constatera, à la page 373 des Actes officiels No 146, que les dépenses du Bureau régional qui sont couvertes par les fonds extra -budgétaires s'élèveront à $1 143 000, contre $1 332 000 en 1966, et que celles qui sont couvertes par des fonds administrés par l'OMS s'élèveront à $4 270 637, ce qui représente une augmen-

preuves, des travaux de recherche sont poursuivis en vue d'améliorer les méthodes, et le Bureau régional

se tient au courant des progrès réalisés dans les domaines où l'action sanitaire est la plus avancée. Malgré le développement constant des activités du Bureau régional, il n'est prévu que deux postes

tation de $243 894, soit 6,5 % par rapport à 1966. A la page 377 des Actes officiels No 146, on trouve un

supplémentaires pour 1967, l'un et l'autre dans la catégorie des services généraux. Sur les 90 postes figurant dans les prévisions budgétaires, contre 88 en 1966, 29 seront occupés par des fonctionnaires de la catégorie professionnelle et 61 par des fonction-

résumé des activités dans les pays de la Région européenne. Il convient d'ajouter à ces activités les projets additionnels demandés par les gouvernements, et dont les exposés descriptifs figurent à l'annexe 4.

naires de la catégorie des services généraux, et des 41 postes prévus au total pour 1967 sous la rubrique « fonctionnaires sanitaires régionaux », 20 seront

Ils représentent une dépense de $547 950, mais ne seront bien entendu mis en oeuvre que si des crédits devenaient disponibles.

occupés par des fonctionnaires de la catégorie professionnelle et 21 par des fonctionnaires de la catégorie des services généraux. Le poste additionnel

Pour conclure, le Dr van de Calseyde tient à sou-

ligner que le Bureau régional maintient avec les différents organismes relevant des Nations Unies, en particulier le FISE, et les autres institutions spécialisées, des relations de travail harmonieuses et fruc-

proposé dans le budget de 1967 est destiné à un fonctionnaire de cette dernière catégorie. Avec l'accroissement de l'effectif du personnel du

Bureau régional, on avait prévu dès 1960 que les locaux deviendraient exigus, et le Gouvernement du Danemark avait alors accepté d'agrandir les locaux et de construire une salle de conférences. Diverses difficultés de nature juridique ont cependant surgi, restreignant les possibilités de construction dans la zone considérée, de sorte qu'aucune décision n'a pu être prise avant mai 1965, date à laquelle une loi a permis de surmonter les difficultés en question. Le

tueuses. Les Etats Membres continuent à le faire bénéficier de leurs observations constructives, lui

permettant ainsi de bien connaître leurs besoins et l'aidant à mieux formuler leurs programmes. Le Professeur SENAULT (France), constatant que

Gouvernement du Danemark a indiqué au Directeur régional que le nouveau bâtiment devrait être achevé à la fin de 1968. D'ici là, tout développement important des activités du Bureau régional sera impossible, étant donné que la place manque déjà et que la situation ne fera probablement que s'aggraver. Informé de cet état de choses, le Gouver-

la répartition des objectifs prioritaires en fonction des besoins manifestés et des différents niveaux de développement atteints par les pays de la Région a nécessairement imposé au Directeur régional un choix difficile, le félicite, ainsi que ses collaborateurs,

du programme réaliste et mûrement réfléchi qu'il a présenté. Le Dr BENYAKHLEF (Maroc) estime que le Directeur

nement danois a pris la décision d'ériger un baraquement provisoire où seront installés le service de

régional a mis à juste titre l'accent sur le problème

346

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la formation professionnelle. Son pays bénéficie amplement de l'aide de l'OMS dans ce domaine, et la récente visite au Maroc du Directeur général et du Directeur régional témoigne de l'importance donnée à ces questions dans la Région. La délégation marocaine note avec satisfaction que l'accent porte également sur les problèmes de l'éradication du paludisme

pour l'alimentation des enfants sevrés. Le Dr Benghezal

a pris note avec beaucoup d'intérêt de ce qui s'est fait

en Espagne où un excellent service de nutrition a notamment encouragé les gens à consommer davantage de poisson. Autre problème majeur, celui que pose la tuberculose. Malgré les sommes importantes qui ont été affectées à la lutte contre cette maladie, il semble qu'en réalité la situation se soit aggravée car le nombre des malades porteurs de bacilles pharmacorésistants a augmenté. Il est du devoir de l'OMS de reviser les

et de la lutte contre les maladies transmissibles dans la Région européenne. A cet égard encore, le Maroc reçoit de l'Organisation une assistance importante.

Bien que la situation sanitaire dans la Région européenne ait maintenant atteint un haut niveau, il reste encore à résoudre, en particulier dans les pays

principes sur lesquels se fonde le traitement de la tuberculose. Le délégué de l'Algérie estime que l'ère des sanatoriums est révolue et que, surtout dans les pays en voie de développement, le traitement ambula-

en voie de développement, un certain nombre de problèmes importants : lutte contre la tuberculose et approvisionnement en eau potable, par exemple. De l'avis du délégué du Maroc, le Bureau régional devrait accorder la priorité plutôt à ces questions qu'à celle de l'hygiène dentaire qui, pour être sans aucun doute importante, l'est cependant moins que les deux problèmes que le Dr Benyakhlef vient de mentionner. Le Professeur BABUDIERI (Italie) s'étonne de consta-

toire - expérimenté par le Dr Fox à Madras - est le traitement de choix. Il reste que l'OMS devrait patronner des recherches visant à découvrir des antibiotiques moins coûteux auxquels le bacille n'offrirait pas de résistance. Sur les avantages respectifs de la radiographie et de la bactérioscopie, le Dr Benghezal ne partage pas l'opinion de la déléguée

de l'Inde. Pour les pays en voie de développement, la bactérioscopie est infiniment préférable car elle revient moins cher; en Algérie, seuls sont radiographiés les enfants présentant une intradermo- réaction de plus de 8 mm.

ter que le programme ne prévoit rien de précis pour la lutte contre l'hépatite à virus, qui pose pourtant dans la Région un important problème de santé. Un comité d'experts a été réuni à Genève en décembre

examiner la question, mais le délégué de l'Italie

1963 et un symposium s'est tenu à Prague pour

Abordant le problème de l'enseignement et de la formation professionnelle, il indique qu'actuellement les différentes écoles de médecine d'Algérie comptent

souhaiterait que l'on fasse à l'avenir un plus gros effort dans ce domaine. L'agent de la maladie étant encore inconnu, il serait bon de stimuler les études et la recherche sur ce point. Des travaux sur l'isolement des virus ont déjà été effectués dans divers laboratoires et le Professeur Babudieri demande au Directeur régional s'il serait possible à l'OMS d'encourager des échanges de souches et de sérums, de manière

au total 1500 étudiants. Selon le plan décennal du Gouvernement, ce nombre atteindra 4000 à 4500 en 1976. Etant donné la nécessité de constituer les cadres

supérieurs de la nation, un concours d'agrégation, ouvert aux Algériens, aura lieu en novembre 1966. C'est le personnel enseignant qui manque le plus et l'Algérie l'a toujours souligné dans ses rapports avec la France. Mais la France a besoin, elle aussi, de ses professeurs, ce qui a obligé l'Algérie à recruter des enseignants dans d'autres pays, particulièrement

que l'on arrive à découvrir plus rapidement le véritable agent de la maladie. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) signale que, pour les quatre dernières années, 90 % de l'ensemble du budget

pour les disciplines qui se rattachent à la santé publique. L'Algérie voudrait donner un enseignement médical orienté vers la santé publique et former aussi

sanitaire de son pays a été affecté à la médecine curative. Toutefois, les experts de l'OMS ainsi que quelques médecins algériens ont réussi à convaincre les autorités de prendre à l'égard des petits hôpitaux certaines mesures qui entraîneront de très importantes économies: les ressources ainsi dégagées seront consacrées à la médecine préventive. Le délégué de l'Algérie tient à remercier l'OMS de ses conseils en la matière.

des assistants médicaux. Ce dernier aspect du pro-

blème, qui a été examiné en coopération avec la France et avec l'OMS, restera particulièrement important pendant un grand nombre d'années encore pour les pays en voie de développement qui s'efforcent d'élever le niveau de santé de leurs peuples. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) remercie le Direc-

teur régional et son personnel du travail qu'ils ont accompli dans la Région et se félicite des excellentes relations qu'ils ont entretenues avec les autorités danoises. Elle se réjouit que les difficultés juridiques concernant le nouveau bâtiment aient été surmontées,

Mise à part l'éradication du paludisme, tous les programmes élaborés avec l'aide de l'OMS sont en cours d'exécution. La nutrition pose un problème très grave en Algérie et le Gouvernement espère qu'en 1967 l'Organisation continuera de soutenir les

efforts nationaux dans ce domaine, d'autant plus qu'avec son concours il a été mis au point et sera bientôt fabriqué à l'échelle industrielle un produit

ce qui permettra au Bureau régional de disposer à l'avenir de locaux satisfaisants. Le monde médical est de plus en plus conscient de l'existence de l'OMS et de son action, et la déléguée du Danemark remercie

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SÉANCE

347

l'Organisation, en la personne du Directeur régional pour l'Europe, des efforts qu'elle déploie et des résultats qu'elle obtient. Le Dr LELIGDOWICZ (Pologne) estime qu'en raison

Le Dr VAN DE CALSEYDE, Directeur régional pour

de la recrudescence des maladies vénériennes dans la Région, une action inter -pays est indispensable. Sous réserve des possibilités financières, il serait utile d'organiser à ce sujet un symposium que. la Pologne serait heureuse d'accueillir. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) félicite le Directeur

l'Europe, remercie tous les délégués qui ont félicité le Bureau régional de son action. Répondant d'abord aux observations du délégué de l'Italie concernant l'hépatite à virus, il indique que cette maladie est mentionnée à la page 30 des Actes officiels No 146, parmi les activités du Siège,

dans la section 4.7.4 (Maladies à virus), sous la rubrique « Autres dépenses : a) Groupe scientifique des Entérovirus (y compris le virus de l'hépatite )».

Rien n'est actuellement prévu au programme du Bureau régional à cet égard, mais le Secrétariat a pris bonne note de la suggestion relative aux échanges de souches entre laboratoires. A l'intention du délégué des Pays -Bas, le Directeur régional signale qu'à la page 201 des Actes officiels

régional de son rapport et le remercie, avec tout son personnel, du travail qu'ils ont accompli. La délégation néerlandaise espère que le Bureau régional continuera d'accorder une attention de plus en plus dégénératives, notamment aux maladies cardio -vasculaires, ainsi

grande

aux

maladies

chroniques

N° 146, on peut constater à la section 9 (Maladies chroniques et dégénératives) que les voeux exprimés par le Comité régional à sa dernière session ont été pris en considération. L'Organisation poursuivra les

qu'aux problèmes de santé mentale qui prennent, dans la Région, de plus en plus d'importance. Il y a là une nécessité que le Comité régional avait déjà soulignée à Istanbul en 1965. Le Professeur CLAVERO DEL CAMPO (Espagne)

travaux en question, auxquels le Comité régional attache beaucoup d'importance. Après avoir remercié le délégué de la Pologne qui a proposé que son pays accueille éventuellement un symposium sur les maladies vénériennes, il reconnaît que le problème est incontestablement sérieux, mais doute que de nouvelles informations soient obtenues d'ici à 1967. Le Bureau régional sera toutefois heureux d'organiser le symposium envisagé en 1969, à moins serait Comité de le réunir en 1968. Pour terminer, le Dr van de Calseyde exprime sa

indique qu'indépendamment des projets énumérés sous la rubrique Espagne, à la page 196 des Actes officiels NO 146, d'autres programmes sont en cours

dans son pays, parmi lesquels un programme de nutrition qui bénéficie de l'assistance conjointe de l'OMS et de la FAO et que le délégué de l'Algérie a déjà évoqué. Des campagnes ont été également entreprises pour lutter, notamment contre la poliomyélite, le trachome et la tuberculose: ces campagnes

gratitude aux délégués de l'Algérie et du Maroc.

Etant donné que leurs pays appartiennent à la Région, posent seront abordés de façon réaliste. Il tient à remercier le délégué de l'Algérie d'avoir bien voulu dire combien sont fructueuses et amicales les relations

ne bénéficient pas de l'assistance directe de l'OMS, mais les avis de ses comités d'experts leur sont fort utiles.

on peut être certain que tous les problèmes qui s'y

L'Espagne comprend parfaitement qu'elle ne peut demander davantage d'aide matérielle à l'Organisation et que les ressources disponibles doivent être utilisées

entre le Bureau régional et les autorités sanitaires algériennes, ainsi que c'est d'ailleurs le cas avec les autorités marocaines.

avant tout en faveur des pays en voie de développement.

Le Dr TOLEDO (Malte) félicite le Directeur régional

Méditerranée orientale Le PRÉSIDENT invite le Directeur régional à présenter

pour l'Europe et ses collaborateurs du travail considérable qu'ils accomplissent et, en particulier, de l'aide qu'ils accordent aux services de santé de Malte dans des secteurs tels que l'approvisionnement en eau et l'évacuation des déchets, la santé mentale, le diabète et l'enseignement de la médecine. Malte possède depuis longtemps une excellente école de médecine; elle a également une école d'infirmières mais ne dispose encore d'aucun établissement de formation post -universitaire. Les bourses d'études octroyées par l'OMS ont contribué à combler cette lacune.

le projet de programme et de budget pour la Région (Actes officiels No 146, pages 204 à 225 et 398 à 426). Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée

orientale, fait observer que le programme régional pour 1967 comprend un très large éventail d'activités et qu'il a été établi sur la base des besoins prioritaires

des pays intéressés. Comme il a déjà eu l'occasion de le dire, tous les pays de la Région évoluent rapidement, encore que le stade de développement atteint varie beaucoup de l'un à l'autre. Avec l'aide de l'OMS dans la plupart des cas, un certain nombre de ces pays ont préparé des plans sanitaires à long terme qu'ils ont intégrés dans leurs plans généraux de développement économique et social. Toutefois, le développement

Pour gagner du temps et se conformer au viceu exprimé par le Président, le Dr Toledo renonce à donner un compte rendu détaillé du travail accompli

à Malte avec l'assistance de l'OMS et se borne à transmettre à l'Organisation les remerciements de son gouvernement.

348

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

normal de leurs services de santé est entravé par le manque de personnel qualifié. Présumant que l'ensemble du programme pour la Région, tel qu'il est présenté dans les Actes officiels NO 146, a été examiné en détail par les membres de la Commission, le Dr Taba n'en exposera pas à nouveau les divers aspects et fera porter ses commentaires

particulièrement

la

spécialisation

dans

diverses

branches de la médecine et de la santé publique. Les instituts de santé publique d'Alexandrie, de Téhéran et de Lahore reçoivent à ce titre une assistance

sur deux éléments seulement: l'enseignement et la formation professionnelle et la lutte contre le choléra. L'enseignement et la formation professionnelle

retiennent de plus en plus l'attention à cause de la pénurie générale de personnel professionnel et technique que connaît la Région. Environ 30 % des crédits du budget régional sont affectés à des projets concernant exclusivement la formation professionnelle et cette dernière occupe aussi une place importante dans un grand nombre d'autres projets. Des efforts toujours plus soutenus sont consacrés partout à l'enseignement de la médecine, ainsi qu'en témoigne l'existence de trente -cinq facultés de médecine, alors qu'on n'en comptait que huit il y a vingt -cinq ans. Deux nouvelles écoles de médecine se sont ouvertes en 1965 et quatre

importante. Dans le cadre des activités inter -pays, le programme comprend des projets de formation spécialisée soutenus par l'OMS. Des cours interrégionaux de cytopathologie ont été donnés et il est prévu d'en organiser d'autres pour la virologie, l'anesthésiologie et le génie sanitaire. Le nombre des bourses d'études, facteur essentiel de l'aide de l'OMS aux pays de la Région, s'est élevé à 274 en 1965. On compte en attribuer davantage encore à l'avenir en faisant une plus grande part aux disciplines très spécialisées. En 1965, plus de 20 de ces bourses sont allées à des femmes, contre 8 en 1961. Comme d'habitude, il a été octroyé un certain nombre de bourses d'études universitaires à des pays dépourvus d'écoles de médecine; on compte actuellement soixante -huit boursiers de l'OMS dans cette catégorie. Cinquante étudiants de la Région ont terminé

autres - en Syrie, en Arabie Saoudite, au Koweït et

en Libye - sont à l'état de projets plus ou moins avancés. Il est prévu qu'elles entreront toutes en service dans les quelques années qui viennent. L'assistance de l'OMS dans le domaine de la formation professionnelle prend des formes très diverses.

Des consultants ont été nommés pour de courtes périodes afin d'aider les gouvernements à organiser de nouvelles facultés; d'autres, détachés pour de longues périodes, sont chargés de donner des conseils concernant l'amélioration des moyens de formation existants ou d'enseigner diverses disciplines médicales, y compris les sciences fondamentales. En 1965, vingt

leurs études et occupent maintenant des postes de responsabilité dans leur propre pays. L'importance et l'étendue du programme de bourses de la Région exigent qu'il soit constamment réévalué, soit par le personnel du Bureau régional, soit à l'occasion de visites de consultants spécialisés. Dans l'ensemble, une amélioration sensible a été enregistrée au cours des dernières années.

A propos de l'enseignement et de la formation professionnelle, il faut parler aussi de la profession infirmière qui est de plus en plus acceptée et reconnue

dans la Région. L'OMS accorde son assistance à divers établissements de niveau universitaire, comme les écoles d'infirmières d'Alexandrie, de Téhéran et de Bagdad, ainsi qu'à d'autres écoles formant du pesonnel de niveau professionnel ou auxiliaire. On

bourses d'études ont été accordées à des professeurs

et des chargés de cours pour leur permettre de se spécialiser davantage dans leurs disciplines respectives. En outre, les facultés de médecine et leurs bibliothèques

ont reçu une grande quantité de matériel et de fournitures; à cet égard, la résolution de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, qui prévoit la création

attache surtout de l'importance à la formation de cadres, non seulement pour l'enseignement mais aussi pour les postes clés dans les ministères de la santé et les hôpitaux, afin que soit donnée aux soins infirmiers la place qu'ils méritent dans les services ou les programmes sanitaires des pays intéressés. Vers la fin de 1966, se tiendra à Téhéran un séminaire chargé d'examiner les possibilités d'amélioration des services infirmiers dans toute la Région. En 1967, le Comité régional prendra pour thème de ses dicussions

du fonds de roulement, aura certainement de très heureux effets. Il est à noter également qu'il existe au Bureau régional un poste de conseiller régional pour

l'enseignement de la médecine. L'OMS a soutenu aussi la formation de bibliothécaires médicaux, pour lesquels deux cours ont été organisés par le Bureau régional avec la coopération de l'Université américaine de Beyrouth. Des conférences sur l'enseignement médical ont été organisées, ainsi que des réunions de groupes de professeurs de médecine. On se propose de réunir en 1967 un nouveau groupe de professeurs et, en 1968, une autre conférence sur l'enseignement médical, avec la participation de toutes les écoles de médecine de la Région. L'OMS a également favorisé et encouragé des échanges d'enseignants entre les divers pays. En ce qui concerne l'enseignement post- universitaire, le programme, assez vaste aussi, intéresse plus

techniques l'enseignement infirmier et la formation professionnelle des infirmières et cherchera à définir des moyens de satisfaire les besoins de la Région.

D'autre part, il a été constitué un comité régional restreint, composé d'infirmières possédant la formation

et l'expérience nécessaires, qui pourra donner des avis sur les problèmes relatifs aux soins infirmiers et plus particulièrement sur l'organisation des services

infirmiers dans la Région. On espère qu'une fois élargi, ce comité s'affirmera en tant qu'organe consul-

tatif capable d'aider le Bureau régional dans les

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SÉANCE

349

efforts qu'il consacre à l'amélioration des services infirmiers de la Région. Abordant le second élément du programme régional

secteur de l'hygiène maternelle et infantile, est aussi importante, car la mortalité par choléra est dix fois plus forte chez les enfants que chez les adultes. Lorsque s'est déclarée l'épidémie de choléra de 1965, le Bureau régional a pris des mesures pour aider les

sur lequel il souhaitait s'étendre - la Iutte contre le choléra - le Dr Taba indique qu'au cours de l'année écoulée, cette maladie est devenue l'un des problèmes

les plus préoccupants auxquels ont à faire face les pays de la Région et l'Organisation. Le choléra, en particulier sous la forme El Tor, s'étend vers l'ouest depuis 1961 et, au cours de l'été de 1965, il a débordé les limites des foyers d'endémie pour envahir de nouveaux secteurs dans la Région. Le danger d'une diffusion plus large, voire mondiale, est réel. Les risques sont aggravés par un certain nombre de facteurs, tels

gouvernements à lutter contre le mal. Deux cours régionaux de formation ont été organisés pour des bactériologistes et des épidémiologistes, à Beyrouth et à Téhéran respectivement. Un séminaire itinérant a conduit des dirigeants des administrations de la santé

publique dans plusieurs pays oit le choléra était endémique depuis quelque temps. Une communication sur les dernières découvertes en matière d'épidémiologie, de prévention et de traitement du choléra a

que la rapidité des moyens de transport modernes, la densité des populations urbaines et rurales de certaines régions, et l'insuffisance de l'hygiène dans de

été présentée au Comité régional. A l'occasion d'un séminaire interrégional tenu à Alexandrie, les autorités

vastes zones à travers le monde tout entier. Les résultats des enquêtes et des recherches récentes de l'OMS confirment ce danger d'une plus grande diffusion du mal. La maladie causée par le vibrion El Tor est moins grave que le choléra classique mais ce vibrion

sanitaires ont pu examiner les divers aspects du problème. Pour 1966, on se propose d'organiser un cours de formation sur les aspects cliniques du choléra

Il y a quelques années, les porteurs de ce germe n'étaient pas tenus pour un facteur important dans la propagation de la maladie mais il n'en est plus ainsi. L'état de porteur peut durer chez un individu jusqu'à trois ans et peut -être même davantage. Le traitement des porteurs n'est pas toujours couronné de succès et la détection bactériologique n'est pas facile. L'examen des selles ne donne pas à coup sûr des résultats concluants et il arrive qu'on n'obtienne des cultures positives qu'après administration d'un purgatif. Il est probable que la vaccination n'est

résiste mieux aux influences défavorables du milieu.

à Dacca, où se trouve un institut de santé publique doté de laboratoires bien équipés et connu pour son activité dans le domaine de la recherche. Un autre séminaire interrégional, analogue au séminaire itinérant de 1965, se tiendra vraisemblablement vers la fin de l'année. Le Bureau régional est très reconnaissant

au Siège, en particulier à la Division des Maladies transmissibles, de l'aide qui lui est fournie pour l'organisation des cours et des séminaires. On sait aussi que le choléra se répand, et surtout se

efficace que dans 30 % des cas environ et, de toute manière, pour une période qui n'excède pas six mois. Bien que très utile, le Règlement sanitaire international a ses limitations, car il n'exige essentiellement que la

répandait dans le passé, à la faveur des pèlerinages. Or il existe dans la Région de nombreux lieux saints mais tous les intéressés sont parfaitement conscients du risque qu'ils représentent. Ainsi, il est réconfortant de noter que le dernier Pèlerinage de La Mecque, auquel ont participé environ un million et demi de personnes, a été déclaré indemne et qu'aucune maladie quarantenaire n'y a été signalée.

vaccination, qui ne garantit pas nécessairement une immunité durable. L'application, même très stricte, de ce règlement ne suffit pas toujours à écarter le danger. Une prompte déclaration des cas est naturellement de la plus haute importance, non seulement pour les services sanitaires du pays intéressé mais aussi pour les pays voisins et pour le reste du monde. Elle peut aussi éviter des soupçons injustifiés et des mesures excessives qui sont parfois prises sans nécessité; dans bien des cas, les restrictions aux exportations,

En ce qui concerne l'ensemble du programme, le Directeur régional indique que les demandes d'aide reçues des divers pays sont bien plus nombreuses que

les projets inclus dans le programme, même si l'on tient compte des « pages vertes » (annexe 4) des Actes officiels NO 146. La majorité de ces demandes

doivent être satisfaites à l'aide du budget ordinaire et les pays de la Région s'inquiètent de constater que les autres ressources, par exemple celles du Programme

même s'il s'agit de produits alimentaires, sont sans fondement scientifique.

des Nations Unies pour le Développement, n'ont pas augmenté, tout au moins en ce qui concerne la part affectée à l'action sanitaire. A ce propos, le Dr Taba attire l'attention de la Commission sur le fait

Les gouvernements peuvent faire beaucoup pour prévenir le choléra en améliorant leurs services de santé publique et en encourageant l'éducation sanitaire. L'importance de l'assainissement, en particulier de l'approvisionnement public en eau pure et de l'élimination des déchets, est évidente. De même, il est essentiel d'enseigner aux épidémiologistes les aspects les plus modernes de la surveillance épidémiologique

que le financement d'un certain nombre de projets entrepris en Libye et en Arabie Saoudite a été assuré par des fonds en dépôt. En conclusion, il remercie les pays de la Région de leur collaboration étroite et fructueuse avec l'Organisation.

du choléra, aux bactériologistes les nouvelles techniques de détection du vibrion et aux cliniciens les méthodes de traitement les plus récentes. L'amélioration des services sanitaires, notamment dans le

Le Dr HAQUE (Pakistan) note avec regret que, si le

budget de l'Organisation dans son ensemble accuse une augmentation d'environ 18 %, la part qui en est réservée à la Région de la Méditerranée orientale

350

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

est en réalité en diminution. Certains postes impor-

tants ont été supprimés, par exemple un poste de virologiste, en dépit de la nécessité urgente d'intensifier les travaux des laboratoires de virologie dans les pays

sanitaires, à améliorer ses programmes d'enseignement infirmier et à développer ses services de génie sanitaire.

L'OMS a également soutenu l'enseignement de la médecine en Tunisie en octroyant des bourses d'études

où la variole est endémique. Le Pakistan, dont les services sanitaires étaient très réduits il y a dix -huit ans, est un vaste pays dont la population atteindra bientôt 105 millions d'habitants. Il est donc difficile de

et en envoyant des professeurs pour l'enseignement des sciences fondamentales à la Faculté de Médecine de Tunis.

comprendre les raisons qui pourraient justifier une réduction du budget. Le délégué du Pakistan déplore également qu'il n'ait pas été établi de centre régional au Pakistan. Depuis trois ans, l'Organisation a promis son aide au Pakistan pour la lutte contre le cancer de la gorge,

La Tunisie a eu récemment l'honneur de recevoir le Directeur général et le Directeur régional, qui ont eu ainsi l'occasion de mesurer l'étendue de l'assistance fournie par l'Organisation et l'importance des efforts

déployés par la Tunisie pour la réalisation de son programme. M. ABRAR (Somalie) exprime à son tour sa profonde

mais jusqu'ici rien de nouveau n'est intervenu à ce sujet. Il est regrettable aussi que l'Organisation n'ait pas jugé utile d'encourager la recherche sur les maladies

gratitude au Directeur régional et à l'Organisation pour leur aide.

cardio -vasculaires dans les pays en voie de dévelop-

pement, qui offrent pourtant un vaste champ pour des travaux prometteurs. En ce qui concerne le choléra, le Directeur régional

En Somalie, pays qui manque de médecins, c'est aux études médicales universitaires qu'est attribuée la priorité dans le domaine de la formation professionnelle. L'Organisation se préoccupe déj à beaucoup

a souligné l'importance d'une prompte déclaration des cas. Au Pakistan, le nombre des cas de diarrhée qui ne sont pas imputés au choléra est quatre fois supé-

de cette importante question, mais le délégué de la

Somalie espère que son assistance en la matière pourra encore être accrue.

rieur au nombre des cas de choléra diagnostiqués; étant donné la difficulté du diagnostic, on se demande

comment la déclaration pourrait être effectuée plus rapidement. Quant au choléra El Tor, la différence qu'il présente avec le choléra classique semble être quantitative plutôt que qualitative, et il importe de faire de nouvelles recherches sur ce point. Un grand effort a été accompli au Pakistan en ce qui concerne la vaccination; la protection est assurée en moyenne à 75 %, généralement pour neuf mois environ. Le délégué du Pakistan ne pense pas qu'il y ait un danger

Le Dr JALLOUL (Liban) remercie également le Directeur régional et ses collaborateurs de tout ce qui a été fait dans la Région et plus particulièrement de l'aide apportée au Liban, surtout dans les domaines suivants: enseignement et formation professionnelle, éradication du paludisme, hygiène rurale, santé mentale, hygiène sociale et médecine du travail, lutte contre la bilharziose. En outre, l'assistance technique pour la lutte contre le choléra a permis au Liban, qui

de diffusion du choléra par les individus vaccinés, et il demande si l'OMS a eu connaissance de cas de ce genre. Les réalisations du Pakistan pendant ces dix -huit dernières années n'auraient pas été possibles sans l'aide de l'OMS et du FI SE. Il existe maintenant au Pakistan douze écoles de médecine, quatre instituts post universitaires d'études médicales et un institut d'études

s'est trouvé il y a quelques mois menacé par cette maladie, de ne pas être touché par l'épidémie. Il faut souhaiter que l'OMS continue d'aider le Liban à lutter contre le goitre, l'hépatite infectieuse, le trachome et la tuberculose, à développer ses services de médecine du travail et de nutrition et, enfin, à poursuivre la réorganisation de ses services de santé.

Comme le délégué du Pakistan, le Dr Jalloul se déclare inquiet de la diminution du budget régional. Le Dr AL- ADWANI (Koweït) remercie le Directeur

infirmières. Le Gouvernement du Pakistan est également reconnaissant aux Etats -Unis d'Amérique de leur assistance dans les domaines de l'enseignement de la médecine, de la lutte contre diverses maladies transmissibles et de la recherche - en particulier de

ce qu'ils ont fait pour la création d'un institut des sciences fondamentales et pour l'encouragement de la recherche sur le choléra. Enfin, il exprime à titre personnel sa reconnaissance au Directeur régional pour sa grande compréhension et son esprit de coopération. Le Dr BARRI (Tunisie) s'associe aux remerciements

régional et ses collaborateurs du soutien et de la coopération qu'ils ont constamment accordés à son pays, en particulier pour étudier la possibilité d'y créer une école de médecine.

A sa réunion d'Addis -Abéba, le Comité régional a entendu un exposé détaillé des motifs justifiant les mesures prises par le Koweït pour se prémunir contre

adressés au Directeur régional par le délégué du Pakistan.

l'importation du choléra. C'était là, de l'avis du Gouvernement du Koweït, le minimum nécessaire à la sauvegarde de son territoire et les faits qui l'ont incité à agir de la sorte ont été confirmés par le Siège. Le Dr Al- Adwani espère que l'on trouvera prochainement le moyen d'utiliser effectivement l'arabe comme langue de travail au Bureau régional, ce qui serait un progrès dont l'importance a été fréquemment soulignée depuis quelques années.

Il signale en particulier que l'OMS a aidé son pays à mettre en place une infrastructure sanitaire en vue

de lancer en 1968 un programme d'éradication du paludisme, à organiser un service de statistiques

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DOUZIÈME SEANCE

351

Le Dr G.IEBIN (Israël) exprime sa profonde reconnaissance au Directeur régional et à ses collaborateurs

pour l'assistance et les conseils qu'ils ont fournis à son pays. Il se félicite que l'Organisation envisage de nommer un deuxième conseiller régional pour les soins infir-

Le Dr Hamdi s'associe aux félicitations adressées par les autres délégués au Directeur régional. Le Dr EL -KADI (République Arabe Unie) remercie

miers et insiste à nouveau sur l'importance d'un certain nombre d'activités : recrutement et formation professionnelle des infirmières, refonte des programmes d'études et introduction des questions de santé publique dans l'enseignement infirmier. Le Dr RAMZI (Syrie) remercie le Directeur régional de son exposé et de sa collaboration.

le Directeur régional et l'Organisation de leur assistance, notamment en ce qui concerne le projet pilote de lutte contre la bilharziose, le centre antipoliomyélitique, l'enseignement infirmier, l'Institut supérieur de Santé publique d'Alexandrie, le centre de préparation à la lutte antipaludique et le centre de recherche virologique. Il adresse également ses remerciements aux autres organisations internationales, en particulier le FISE,

qui soutiennent la réalisation de différents projets sanitaires. Le développement de l'aide en matière de recherche

Dans son pays, les efforts portent surtout sur la médecine préventive. On vient d'y lancer une campagne

de vaccination de masse contre la poliomyélite et le Dr Ramzi remercie tous ceux qui ont aidé la Syrie à se procurer le vaccin nécessaire. Aucun cas de variole n'y a été signalé depuis vingt -cinq ans, et cela grâce à la vaccination obligatoire. Le Gouvernement syrien

et de formation professionnelle au niveau national et international est souhaitable car il faciliterait à coup sûr la solution des problèmes de santé publique actuels.

serait reconnaissant à l'OMS de lui fournir l'aide technique nécessaire pour fabriquer du vaccin lyophilisé.

Le Dr El -Kadi souscrit enfin aux observations formulées par les orateurs précédents au sujet de l'emploi de la langue arabe dans la Région. M. TARCICI (Yémen), parlant au nom du Dr El Wassy, Ministre de la Santé du Yémen, qui est malheureusement absent de Genève, adresse un témoignage de profonde gratitude au Directeur

Le Dr HAMDI (Irak) remercie l'Organisation d'avoir

aidé son pays dans divers domaines: éradication du paludisme, enseignement et formation professionnelle,

hygiène du milieu, épidémiologie, hygiène rurale et soins infirmiers. L'Irak a demandé que soit créé à Bagdad un centre

régional qui s'emploie avec tant de compétence et de compréhension à améliorer l'état général de santé dans la Région. A son tour, il tient à souligner combien il importe que l'arabe soit utilisé comme langue de travail dans la Région.

régional de contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques; il reviendra sur cette question au cours du débat sur le projet de résolution commun dont la délégation de l'Irak est cosignataire (voir le procès -verbal de la seizième séance, section 3). Pour ce qui est de l'emploi de l'arabe comme langue de travail, le Comité régional a déjà adopté diverses résolutions dans ce sens et c'est à l'Organisation qu'il appartient maintenant d'y donner suite par des mesures concrètes, ce qui faciliterait le travail dans la Région.

importants qui bénéficient en Iran d'un soutien

Le Dr NOZARI (Iran) remercie l'Organisation de son assistance et cite quelques nouveaux projets

La lutte contre le choléra El Tor ne peut être

totalement efficace pour diverses raisons: manque de vaccin actif, existence d'un grand nombre de porteurs et insalubrité du milieu dans la Région. A cela s'ajoute que les pèlerinages aux lieux saints constituent une menace pour la population de l'Irak. La situation se complique encore du fait que le système de déclaration des cas de choléra El Tor dans les pays d'endémicité ne fonctionne pas de façon satisfaisante. Il faudrait aussi développer la recherche, surtout dans les domaines

financier au titre de l'assistance technique: création d'un institut d'enseignement infirmier supérieur, d'un laboratoire de contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques et d'un institut de la nutrition. Les crédits d'assistance technique affectés à des projets sanitaires pour l'exercice 1967 -1968 ont été réduits de près de moitié par rapport à 1965 -1966. En outre, le budget ordinaire est également en diminution. Dans

ces conditions, l'exécution des projets ne peut être poursuivie selon les plans; le Dr Nozari demande donc pour son pays un soutien continu de l'OMS. Le Dr TREISH (Libye) félicite le Directeur régional de son excellent exposé et remercie l'Organisation de

de l'immunologie, de l'épidémiologie et de la chimio-

thérapie. L'Irak s'apprête à demander une révision du Règlement sanitaire international et compte que le Comité de la Quarantaine internationale pourra dire quels critères il faudrait adopter sur le plan international pour assurer convenablement le contrôle des voyageurs en provenance ou à destination de zones d'endémicité du choléra. Il est évident que le document

l'assistance qu'elle accorde à son pays, notamment dans les domaines des soins infirmiers, de l'éradication

actuellement exigé - à savoir un certificat international valable - ne donne pas de garanties suffisantes.

du paludisme et de la lutte contre la bilharziose. Une équipe de quatre experts envoyée par l'OMS est arrivée en Libye en février 1966 pour étudier les services médicaux existants, en faire une évaluation critique et participer à leur réorganisation. Les quatre mois pendant lesquels l'équipe doit rester en Libye paraissant trop courts pour qu'elle puisse achever ses

352

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

travaux, le Dr Treish demande que la durée de la mission soit prolongée. Il fait siennes les observations des orateurs précédents concernant l'importance de l'emploi de l'arabe comme langue de travail.

travail pour la Région; pareille décision de politique

générale relève du Conseil exécutif qui en a déj maintes fois discuté. L'importance de l'arabe pour la

Région ne fait évidemment pas de doute puisque c'est la langue maternelle et officielle dans la majorité

des pays qui composent la Région; le Dr Taba est reconnaissant au Directeur général de la compréhension dont il a fait preuve en la matière.

Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, en son nom propre et au nom de ses collaborateurs, remercie les délégués de leurs aimables paroles. Afin de faire gagner du temps à la Commission, il

Pacifique occidental

se propose de discuter personnellement avec

les

délégués les points qu'ils ont soulevés au sujet de leurs

Le PRÉSIDENT prie le Directeur régional pour le

pays respectifs. Il se bornera donc pour le moment à revenir sur les questions d'intérêt général concernant l'ensemble de la Région. Les délégués du Pakistan et du Liban ont opposé

Pacifique occidental de présenter le projet de programme et de budget pour la Région (Actes officiels No 146, pages 226 à 246 et 427 à 457). Le Dr FANG, Directeur régional pour le Pacifique occidental, indique que, compte tenu des ajustements

l'état du budget de la Région à l'augmentation du

budget total de l'Organisation. A ce propos,

le

Dr Taba souligne que l'augmentation globale d'environ

16 % pour le budget ordinaire de l'Organisation comprend le coût du programme d'éradication de la variole; si l'on ne tenait pas compte de ce programme, l'accroissement ne serait que de 12 %. En vertu de la résolution adoptée par la présente Assemblée, le programme d'éradication de la variole en Méditerranée orientale sera également imputé sur le budget ordinaire, ce qui représentera en fait des crédits supplémentaires assez importants. Sans compter le programme d'éra-

pour mouvements de personnel et retards à prévoir dans les affectations aux postes nouveaux, le montant

des dépenses proposées pour la Région en 1967 au titre du budget ordinaire accuse un accroissement net de $270 343 (7,63 %) par rapport à 1966. Sur ce total, $54 634 (1,54 %) représentent les augmentations liées au maintien des postes déjà existants, ce qui ramène à $215 709 (6,09 %) l'accroissement correspondant au développement des services à fournir aux Membres de la Région. Le montant total des crédits prévus pour l'octroi de bourses d'études dans divers domaines est de $892 950, soit $163 210 de plus qu'en 1966. Outre

dication de la variole, le budget régional accuse une augmentation d'un peu moins de 10 %, ce qui paraît raisonnable si l'on tient compte des besoins des autres Régions. Il ne faut pas oublier que les crédits inscrits au budget total de l'Organisation sont répartis entre les différentes Régions de manière aussi équitable que possible, en fonction de leurs besoins. De même, à l'intérieur d'une Région donnée, les crédits les plus importants sont attribués aux pays dont les besoins -

86 projets dont le coût total représente uniquement des bourses d'études, le programme comprend 75 autres projets, soit 3 de plus qu'en 1966.

Les activités intéressant l'ensemble de la Région sont résumées par grandes catégories à la page 430 des Actes officiels No 146. Il n'y a guère de changement

qui ne sont pas forcément proportionnels à leur superficie et à leur population - paraissent être les plus grands. Par exemple, l'Ethiopie, le Yémen et la Somalie figurent parmi les pays de la Méditerranée orientale qui bénéficient des projets les plus importants.

dans l'ordre de priorité fixé par les gouvernements pour le développement sanitaire général. Les programmes sont conçus de manière à assurer une action à long terme aussi efficace que possible étant donné les moyens disponibles et l'on a tenu dûment compte de la

En réponse au délégué du Pakistan, le Dr Taba confirme que le choléra peut se déclarer chez des personnes vaccinées, même lorsque le vaccin est particulièrement efficace. C'est ce que l'on a pu constater par exemple en Inde et aux Philippines alors

capacité des pays à utiliser complètement

l'assistance fournie par l'Organisation. L'administration de la santé publique continue de compter pour beaucoup dans les prévisions budgétaires car la nécessité de renforcer les administrations sanitaires nationales dans les pays en voie de dévelop-

que pas moins de douze types de vaccin différents avaient été mis à l'épreuve dans des essais pratiques. Le Dr Taba continue de penser que la déclaration des

cas de choléra est d'une importance capitale et il espère que les gouvernements ne manqueront pas de

pement persistera pendant plusieurs années encore. La planification sanitaire nationale reste aussi l'un des principaux objectifs à atteindre, de même que l'intégration des campagnes de masse dans l'activité des services généraux de santé, ce qui, pour différentes raisons, n'est pas facile à réaliser. Les administrateurs de la santé reconnaissent de plus en plus qu'intégration

déclarer tous les cas, y compris ceux qui peuvent paraître douteux. En ce qui concerne l'emploi de l'arabe au Bureau régional, les délégués savent bien qu'en fait cette langue est utilisée dans une large mesure, notamment lorsqu'il s'agit des relations avec les pays où il apparaît

que l'exécution du programme de l'Organisation peut y gagner beaucoup. Par contre, c'est une autre question que de faire de l'arabe une des langues officielles de

ne signifie pas seulement incorporation de services spéciaux dans la structure des services sanitaires généraux, mais aussi intégration de l'action de santé dans les plans nationaux de développement économique et social. Les mesures de lutte contre les maladies transmissibles ont été renforcées et les programmes de vaccination

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÈME SÉANCE

353

étendus. Toutefois, le seul pays de la Région où l'on a réussi à éliminer le paludisme est la Chine (Taiwan) et si les autres programmes d'éradication avancent en général de manière satisfaisante, des difficultés administratives et financières et des conditions d'insécurité entravent dans plusieurs cas leur déroulement normal.

envisagé en vue d'améliorer les services de quarantaine

dans la Région; une équipe se rendra dans différents pays pour organiser des séminaires, des cours et des démonstrations à l'intention du personnel intéressé. L'enseignement et la formation professionnelle

font toujours l'objet d'une attention particulière et aucun effort ne sera épargné pour trouver des occasions et des moyens de stimuler le développement des centres de formation régionaux. La Faculté royale de Médecine au Cambodge, l'Institut national de la Santé et l'Ecole

Une équipe indépendante d'évaluation continuera d'analyser les progrès réalisés dans l'éradication du paludisme et à étudier tous aspects particuliers du programme antipaludique dans la Région.

La lutte antituberculeuse n'a rien perdu de son urgence et l'on s'attend à de nouvelles demandes d'assistance à mesure que seront diffusés plus largement les renseignements sur les méthodes modernes et sur l'utilité des projets pilotes. L'équipe consultative

régionale pour la tuberculose, qui a déjà prêté son aide à huit pays, restera en fonction. Un programme plus énergique de lutte contre le choléra, dont les incidences n'apparaissent pas dans le document budgétaire soumis à la Commission, est en

de Santé publique en Corée, l'Université de Malaisie et l'Université de Singapour reçoivent tous une assistance de l'Organisation qui leur envoie des consultants et des chargés de cours et leur attribue des bourses d'études. Les stages de formation et les démonstrations occupent une place importante dans tous les projets soutenus par l'OMS. Une nouvelle forme d'action, dont c'est le premier exemple pour la Région et qui

sera poursuivie dans l'avenir, a été entreprise:

il

cours d'élaboration. En conformité d'une résolution adoptée par le Comité régional à sa seizième session, des démarches ont été entreprises en vue de réunir des données sur les moyens disponibles dans les différents

s'agit du projet inter -pays d'aide aux écoles de santé publique (page 246 des Actes officiels No 146). Son

objet est de permettre à des professeurs ou à des doyens d'établissements d'enseignement accueillant des boursiers de pays de la Région de se renseigner sur la formation générale reçue par les boursiers et sur les problèmes de santé publique qui se posent dans ces pays afin de pouvoir mieux adapter les cours aux besoins. Pour terminer, le Dr Fang déclare qu'à son avis le projet de programme et de budget est bien fait pour utiliser au mieux les ressources disponibles et répond

pays pour lutter contre des épidémies soudaines de choléra. On s'efforce également de recueillir des informations sur les producteurs et fournisseurs de vaccin, de façon que le Bureau régional soit en mesure d'indiquer aux pays où ils pourraient s'approvisionner

en cas d'urgence. Un séminaire régional doit être organisé et l'on se propose d'élargir le mandat de l'équipe consultative pour les maladies transmissibles afin qu'elle puisse également s'occuper de la question du choléra.

aux besoins prioritaires des gouvernements de la Région.

D'autre part, un nouveau projet inter -pays est

La séance est levée à 19 heures.

TREIZIÈME SEANCE Mardi 17 mai 1966, 9 heures Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite)

la Région et qu'ils devraient répondre aux besoins des pays Membres dans les domaines où l'assistance

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Ordre du jour, 2.2.3 Pacifique occidental (suite)

de l'OMS leur est nécessaire. Il faut remercier le Directeur régional d'avoir élaboré des propositions aussi bien conçues. La seule critique que la délégation

chinoise aurait à formuler concerne le crédit annuel

Le Dr Hsu (Chine) exprime la satisfaction de sa délégation au sujet des programmes proposés pour 1967. Après les avoir examinés, le Comité régional a conclu qu'ils tenaient compte de toutes les parties de

de $2000 pour les frais de voyage des conseillers régionaux, qui est nettement insuffisant. Avant la création du Bureau régional en 1950, le Pacifique occidental avait été dévasté par la guerre et la situation sanitaire y était désastreuse. Le paludisme causait à lui seul plus de décès que les faits de guerre, et le choléra, la variole et d'autres maladies

354

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

transmissibles y sévissaient. Il n'existait que peu d'établissements médicaux ou sanitaires et le personnel qualifié était rare. Les efforts que le Bureau régional déploie depuis

marquée de succès. Comme les deux orateurs précédents, il tient à remercier le Dr Fang des longues

années de patient labeur qu'il a consacrées à la direction des activités de la Région du Pacifique

seize ans pour aider les Etats Membres à entreprendre des campagnes contre les maladies transmissibles et à mettre en oeuvre des programmes intensifs d'éradication du paludisme et d'enseignement et de formation professionnelle du personnel national indispensable au renforcement des services de santé,

occidental, et à lui souhaiter, ainsi qu'à Mme Fang, une longue et heureuse retraite. Il est d'ailleurs peu probable qu'une personnalité aussi éminente, active et expérimentée que le Dr Fang puisse se permettre de prendre de longues vacances, car on ne peut douter que son talent sera encore maintes fois sollicité. La Malaisie, petit pays dont la population n'atteint

ont permis des progrès rapides dans tous les pays de la Région. A l'heure actuelle, on n'enregistre plus de cas de variole et l'éradication du paludisme est en vue. D'autre part, il existe maintenant tout un réseau d'organisations sanitaires, ainsi qu'un effectif considérable de personnel sanitaire qualifié. Le Dr Hsu tient donc à exprimer les remerciements de son gouvernement pour ce qu'a accompli le Bureau régional sous la direction du Dr Fang, qui vient du

que neuf millions d'habitants, a eu la chance de progresser rapidement, dans le domaine du développement économique, puisque dans la partie asiatique de la Région, elle arrive maintenant au second rang,

même pays que lui, et qui prendra sa retraite en juillet 1966 après avoir servi l'OMS pendant quinze ans avec efficacité et succès. La Chine est également très reconnaissante aux gouvernements des autres Etats Membres, ainsi qu'au Directeur général et au personnel de l'OMS travaillant au Siège, pour l'appui qu'ils ont donné au Directeur régional. La délégation chinoise souhaite une cordiale bienvenue au Dr F. Dy, qui doit succéder au Dr Fang dans ses fonctions de Directeur régional, et s'engage

tout de suite après le Japon. L'OMS a grandement contribué à ce développement. Le plan quinquennal malaisien met l'accent sur l'amélioration des zones rurales, domaine dans lequel l'Organisation prête une assistance considérable, tant pour l'exécution de projets de santé rurale que pour l'éradication du paludisme, la formation du personnel, la protection maternelle et infantile et autres projets.

Avant le début de la campagne d'éradication du paludisme lancée au Sarawak, le nombre des décès imputables chaque année à cette maladie atteignait 40 000. Malgré l'accroissement rapide de la population,

à l'appuyer dans ses travaux, non seulement parce que le Dr Dy a aidé à la mise en oeuvre du programme

d'éradication du paludisme et de nombreux autres programmes en Chine, mais aussi en raison de ses titres, de sa compétence exceptionnelle, de ses qualités

ce chiffre est maintenant tombé à 2000 et, si des circonstances indépendantes de la volonté du Gouvernement n'étaient intervenues, l'éradication aurait pu être achevée en 1968. Le Dr Chong Chun Hian tient à remercier les pays qui ont fourni à cet égard une aide bilatérale et notamment ceux qui appartiennent au Plan de Colombo : le Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, l'Australie, la Nouvelle -

de dirigeant, de sa longue connaissance de l'OMS (qui date de 1951) et enfin de l'attitude compréhensive qu'il montre à l'égard des pays Membres. Le Comité régional a fait preuve de sagesse et de réflexion en le choisissant comme Directeur régional.

Zélande et le Canada.

On a prétendu que les programmes de l'OMS relatifs à cette partie de la Région auraient pu produire des résultats meilleurs. Cette critique est assurément justifiée, mais il faut reconnaître que les responsables ont souvent été les pays eux -mêmes, qui ne pouvaient absorber l'aide qui leur était offerte ou qui ne possédaient pas de personnel capable de profiter de l'expérience des experts envoyés par l'OMS. La délégation de la Malaisie souhaite la bienvenue

Le Dr Hsu peut se porter garant que son gouvernement fournira, comme par le passé, tout son appui au Bureau régional et à son nouveau directeur. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) remercie le Dr Fang, non seulement de son excellent exposé mais surtout de la manière dont il a rempli ses fonctions de

Directeur régional. La délégation de la Nouvelle Zélande est particulièrement triste de voir partir le Dr Fang, qui a droit à toute sa reconnaissance: elle ne peut que lui souhaiter, ainsi qu'à Mme Fang, de longues années de retraite heureuse et bien méritée,

au Dr Dy, qui est associé depuis bien des années au destin de la Région et qui doit être félicité de son élection bien méritée. La Malaisie ne manquera pas de lui fournir sa collaboration et son appui. Le Dr SAYCOCIE (Laos) se déclare satisfait du pro-

après quinze ans de service consacrés à la santé publique.

Le Dr Kennedy tient également à s'associer aux voeux de bienvenue qui ont été formulés à l'adresse

du Dr Dy. Directeur régional du programme réaliste qu'il a Le Dr CHONG CHUN HIAN (Malaisie) félicite le

gramme présenté par le Directeur régional, en ce qui concerne les divers projets mis en oeuvre au Laos. Il est particulièrement heureux de constater que les sept projets en question ont été maintenus dans les prévisions budgétaires pour 1967. Les programmes entrepris jusqu'à présent ont donné toute satisfaction au Gouvernement du Laos, qui voudrait profiter de

élaboré pour 1967 et déclare que sa délégation s'apprête à aborder avec confiance une année qui sera sûrement

l'occasion pour remercier le Directeur régional de l'esprit de compréhension dont il a fait preuve. Le Dr Fang peut être fier de son oeuvre, car c'est grâce

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÈME SEANCE

355

à son appui et à ses efforts suivis que le Laos a pu mener à bien son action dans le domaine de la santé publique. A la veille de sa retraite, le Gouvernement laotien est heureux de lui offrir tous ses voeux de repos

Le Dr Pardo remercie à nouveau le Dr Fang, dont les directives sages et éclairées ont permis de mener à bien de nombreux programmes dans la Région.

bien mérité. Le Dr Saycocie souhaite la bienvenue à son successeur, le Dr Dy, qu'il faut féliciter de son élection et à qui il faut souhaiter tout le succès possible, en espérant que, sous sa direction, le Laos continuera de bénéficier

M. SAITO (Japon) déclare que depuis qu'il est devenu Membre de l'OMS en 1951, son pays a largement profité des services et des programmes de l'Organisation. Le Japon a saisi toutes les occasions

au maximum de l'assistance précieuse fournie par l'OMS. De son côté, le Gouvernement laotien continuera, comme par le passé, d'apporter tout son appui et toute sa collaboration. Le Dr PARDO (Philippines) s'associe avec les orateurs

qui lui étaient offertes, notamment pour ce qui est de la participation aux séminaires et aux cours de formation, l'obtention de bourses d'études et l'envoi de consultants. Il a désigné de nombreux boursiers, au titre de projets à court terme, qui ont pu étudier, dans les pays développés, certains aspects spéciaux de la santé publique et des soins médicaux; à leur retour, l'administration sanitaire japonaise s'est effor-

précédents pour exprimer au Dr Fang, au nom de la délégation philippine, tous ses voeux pour une retraite heureuse. Le Dr Fang s'est fait à Manille de nombreux amis qui ne l'oublieront pas. La présente Assemblée ne sera certes pas la seule occasion qu'auront les membres

cée de mettre en pratique ce qu'ils avaient appris à l'étranger.

Grâce à l'assistance de l'OMS, et aux efforts constants déployés par le pays lui -même, l'espérance de vie moyenne au Japon a atteint, en 1965, 68 ans pour les hommes et 73 ans pour les femmes. Ayant profité des avantages qu'offre l'OMS, le Gouvernement japonais souhaite à son tour collaborer à la mise en oeuvre progressive du programme de l'Organisation

de la Région de dire au revoir au Dr Fang, qui

reviendra certainement à Manille; le Dr Pardo se réserve d'exprimer alors tout ce qu'il ressent. La délégation des Philippines remercie vivement le Directeur régional de son excellent exposé. Elle a

lu avec attention le Rapport annuel du Directeur général. A cet égard, le Dr Pardo relève les critiques

et contribuer au relèvement du niveau de santé de tous les peuples du monde.

qui ont été formulées au sujet de l'éradication du paludisme dans les Philippines. Il faut rappeler que ce programme a été l'un des premiers à être appliqué après l'adoption par l'Assemblée de la Santé du programme mondial d'éradication. A cette époque, la lutte antipaludiqúe avait remporté aux Philippines des succès considérables. Une situation critique s'est toutefois développée par la suite et certains problèmes

La délégation japonaise tient elle aussi à rendre hommage à l'oeuvre accomplie par le Directeur régional et son personnel. Elle est très reconnaissante

n'ont pu être résolus. Le budget du programme d'éradication du paludisme dans la Région a été réduit d'environ 50 % par rapport

de la manière dont le Dr Fang s'est acquitté de sa tâche de directeur, au profit de tous les pays de la Région, et elle lui souhaite, ainsi qu'à Mme Fang, une heureuse retraite. M. Saito s'associe également aux félicitations adressées au Dr Dy, dont l'action recevra tout l'appui du Gouvernement du Japon. Le Professeur FERREIRA (Brésil) estime que l'occasion demande que l'on dépasse le cadre régional pour adopter un point de vue plus universel. Il y a longtemps que le Professeur Ferreira admire le Dr Fang, dont la

à l'année précédente. Le nouveau Gouvernement philippin, qui est entré en fonctions en janvier 1966, a l'intention de faire davantage d'efforts : un nouveau secrétaire d'Etat à la santé a été nommé pour s'occuper essentiellement de l'éradication du paludisme. A la

vie entièrement vouée à l'Organisation mérite les remerciements, non seulement des représentants de

lumière de cette situation nouvelle qui permet de prévoir un effort maximum de la part de son pays, le Dr Pardo espère que les prévisions budgétaires pour

sa Région, mais aussi des délégations de l'autre hémisphère, qui tiennent à lui exprimer leur reconnaissance pour les longues années et la somme considérable de travail qu'il a consacrées à l'amélioration de la santé. Le Dr FANG, Directeur régional pour le Pacifique occidental, revenant sur les observations faites par le

l'éradication du paludisme dans la Région seront suffisamment augmentées pour faire face à l'un des besoins les plus urgents: celui de la formation professionnelle. Il ressort de la page 237 des Actes officiels No 146 que les crédits prévus pour des bourses d'études

au titre du programme d'éradication du paludisme atteignent seulement $10 000, ce qui est insuffisant. Il faut espérer que les économies éventuellement réalisées dans d'autres chapitres du budget seront utilisées pour augmenter ce chiffre et que les moyens

délégué de la Chine au sujet des modestes crédits alloués aux voyages en mission des conseillers régionaux, souligne que cette question a toujours préoccupé

vivement le Bureau régional, étant donné la vaste superficie de la Région et les grands espaces maritimes

existant au centre de préparation à l'éradication du paludisme de Manille seront employés au maximum. En effet, la demande s'est accrue dans ce domaine, en raison de la nécessité d'améliorer et de renforcer le personnel d'encadrement travaillant au programme.

qui séparent les terres. Du Bureau de Manille à Sydney, par exemple, il y a 8000 km; de Sydney en Nouvelle -Zélande, il faut compter environ 3000 km

de plus et la Polynésie française est encore plus

éloignée. Un conseiller effectuant un seul voyage en

356

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Australie et en Polynésie française dépense la quasi totalité des crédits qui lui sont attribués pour l'année. De même, lorsque le Siège demande à un conseiller de venir à Genève pour une réunion, il doit y consacrer la totalité de ces crédits et ce sont alors les activités

cancérogènes et tératogènes possibles des nouveaux produits synthétiques, ainsi que de nombreuses hormones stéroïdes. Ce contrôle est une entreprise complexe pour laquelle il faut un personnel bien

régionales qui en souffrent. C'est donc pour des

raisons très valables que le Bureau régional a parfois dû avertir le Siège de l'Organisation qu'il ne pouvait envoyer de conseillers aux réunions de Genève. Etant donné le manque de crédits pour les voyages, la Région s'est efforcée d'économiser en constituant

formé capable de procéder à des essais durant de longues périodes et sur de très nombreux animaux d'espèces et de races différentes. Il est de règle en Italie que ces essais soient faits concurremment par le fabricant du produit et par un institut universitaire

spécialisé. Les résultats en sont communiqués au Comité consultatif des Médicaments auprès du

des équipes mobiles, dont l'une travaille dans le Pacifique sud et l'autre - qui s'occupe plus particulièrement de tuberculose - poursuit ses activités dans la plus grande partie de la Région. On espère ainsi éviter les déplacements trop nombreux des conseillers régionaux. Toutefois, il est indéniable que les crédits

Ministère de la Santé. Le nombre des produits à

contrôler augmente de jour en jour et l'étude de leurs

effets cancérogènes et tératogènes occupe à plein temps les instituts pharmaceutiques italiens, ce qui Ieur interdit toute autre activité scientifique. Il est cependant impossible de faire entièrement confiance aux seules épreuves de contrôle du fabricant. Aussi le contrôle effectué est -il souvent incomplet et il

prévus à cet égard sont insuffisants, et le Dr Fang

espère que son successeur parviendra à obtenir davantage. Il remercie les délégations qui ont rendu hommage

à son travail, ainsi que tous les gouvernements de la Région du Pacifique occidental de l'amabilité et de la courtoisie qu'ils n'ont jamais cessé de lui témoigner.

arrive fréquemment que le Comité consultatif des Médicaments ne soit pas en mesure de décider s'il doit autoriser ou interdire tel ou tel produit. Le matériel existant ne suffit pas à organiser un contrôle

Il est certain que son travail a été facilité par leur collaboration, leur appui et leur compréhension. Tout

direct de l'Etat et d'autre part les nouveaux médicaments n'appartiennent pas exclusivement au pays où ils sont lancés; une fois découverts et essayés, ils sont utilisés dans le monde entier et ils sont souvent

ce qui a été réalisé dans la Région est dû en grande partie aux directives et à l'appui qu'ont fournis le Directeur général et son personnel, ainsi qu'au dévouement et à la fidélité du personnel du Bureau régional. C'est un grand privilège que d'avoir appartenu à l'Organisation, et le Dr Fang est fier d'avoir vécu cette expérience. Le PRÉSIDENT est heureux d'avoir le privilège d'être

assujettis à d'autres contrôles - presque toujours incomplets et insuffisants - dans chacun des pays où

le dernier à prendre la parole pour louer l'excellent exposé présenté sur les activités de l'Organisation dans la Région du Pacifique occidental. Depuis la création du Bureau régional, le Directeur régional n'a cessé de recevoir des preuves constantes de la confiance et de l'estime amicale que lui témoignaient, non seulement les délégations des pays qu'il servait, mais aussi celles de tous les pays participant à l'Assemblée mondiale de la Santé. Le Président est heureux de

sont employés. Le besoin d'une collaboration internationale se fait donc sentir dans ce domaine. Il faudrait que ces contrôles soient faits selon des méthodes uniformes universellement admises et de préférence par un organisme international équipé du personnel nécessaire et financé par les gouvernements et par les fabricants. Il semble que l'OMS soit tout indiquée pour s'acquitter de cette tâche. Le temps n'est pas encore venu de déposer un projet de résolution à ce sujet, mais la délégation italienne ils

souhaite vivement que le problème retienne l'attention. Le Professeur CORRADETTI (Italie) fait observer

qu'il y aurait lieu d'encourager et de développer aussi largement que possible les recherches sur l'épidémiologie de la leishmaniose, et notamment

renouveler au Dr Fang ces marques d'admiration et de lui souhaiter une retraite heureuse et active. Au moment de lui dire au revoir, il forme le souhait

sur le rôle de réservoirs de l'infection joué par les animaux domestiques ou sauvages. Les formes cutanées et viscérales de la leishmaniose sont de plus

que leurs chemins se rencontrent à nouveau. Le Dr Fang a bien mérité de l'Organisation et peut s'enorgueillir d'avoir été l'un de ses serviteurs les plus efficaces et les plus brillants.

en plus fréquentes dans certaines régions, et l'on connaît insuffisamment leurs caractéristiques épidé-

La Commission rend hommage au Dr Fang en l'applaudissant.

miologiques. Toute initiative que l'OMS pourrait prendre dans ce domaine serait donc la bienvenue. Le Dr GONZÁLEZ (Venezuela) comprend fort bien la nécessité et la raison d'être des activités interrégionales et des autres activités techniques décrites dans les Actes officiels No 146, aux pages 247 à 265. Il tient pourtant à souligner que les crédits ouverts à ce titre, comme le montre le tableau de la page 458, tendent

Activités interrégionales et autres activités techniques Le Professeur BABUDIERI (Italie) tient à présenter

quelques observations sur le problème du contrôle des médicaments, qui n'a pas fait l'objet d'un point

distinct de l'ordre du jour de

à augmenter: en

1965, ils

étaient de l'ordre

de

la Dix -Neuvième

$4 400 000 et en 1967 ils atteindront environ $5 250 000.

Assemblée. Le Gouvernement italien souhaite vivement

que soit institué un contrôle satisfaisant des effets

Ne serait -il pas possible d'identifier plus précisément les objectifs de ces diverses activités de façon à pouvoir

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÉME 4ANCE

357

intégrer chacune d'entre elles au programme régional correspondant ? Le projet Interrégional 156 « Intégration des services de santé publique », par exemple, consiste à mettre à la disposition des gouvernements qui en font la demande un service consultatif de treize experts. Etant donné que cette aide consultative est de longue durée, serait -il impossible de la rattacher au programme de la Région où elle est effectivement fournie ?

dites, l'aide

à la recherche et aux autres services

techniques, et la collaboration avec les autres organisations. Ce délégué a également exprimé le voeu que la ou les Régions bénéficiant des programmes interrégionaux soient précisées. Le Secrétariat s'efforcera à l'avenir de tenir compte de cette demande dans toute la mesure du possible. Quant au projet Interrégional 156 dont a également parlé le délégué du Venezuela, il consiste à former un groupe d'experts de la santé publique que l'on recrute avant de connaître les besoins effectifs, afin d'éviter

intérêt le projet PHAl, décrit à la page 257 des

Le délégation du Venezuela a également noté avec

Actes officiels N° 146 et qui concerne l'emploi d'indi-

cateurs sanitaires pour l'évaluation des services de santé. Le Venezuela s'intéresse particulièrement à cette question et souhaiterait savoir à qui est confié ce travail, dont le début remonte à 1965, et quels sont les résultats attendus. Le Dr NAYAR (Inde) insiste sur l'importance de la coopération interrégionale. Les diverses Régions ont en commun bien des problèmes et bien des programmes. Il est certes fort utile de tenter de régler les questions

les longs délais qui se sont parfois écoulés tandis que l'on s'employait à pourvoir les postes créés. Le Dr BTESH, Directeur de la Division de la Planification et de la Coordination des Recherches, répondant à la dernière question du délégué du Venezuela,

indique qu'en 1955 l'Organisation a convoqué un groupe d'étude sur la mesure des niveaux de santé, qui a examiné les indicateurs sanitaires déjà en usage, en a proposé d'autres et a conclu que de nouveaux seraient

de santé publique à l'échelon régional, mais pour certaines d'entre elles le point de vue interrégional compte aussi, surtout en matière d'enseignement médical,

encore nécessaires.' Ce groupe a donc recommandé que l'OMS reprenne l'étude d'ensemble de l'emploi des indicateurs sanitaires et, en 1965, il a été décidé

d'entreprendre à cette fin un projet pilote. On a donc sélectionné une collectivité de 100 000 personnes

d'éducation sanitaire de la population,

d'administration de la santé publique, de protection maternelle et infantile et de pollution des eaux. La délégation de l'Inde souhaite que l'accent soit mis de la coopération interrégionale. Le Dr HAMDI (Irak) déclare que sa délégation se félicite de constater à la page 248 des Actes officiels

en Irlande du Nord. L'intention était de réunir des données sur les méthodes de travail. L'étude vient de s'achever et les données obtenues sont en cours

d'analyse. On espère que l'expérience ainsi acquise permettra à l'Organisation d'appliquer certaines méthodes dans les régions en voie de développement. Le Dr ALDEA (Roumanie) tient à présenter certaines

No 146 qu'un séminaire sur la leishmaniose sera convoqué et espère que la forme viscérale de cette affection y sera étudiée. En ce qui concerne la santé publique vétérinaire, le Gouvernement de l'Irak l'hydatidose, dont plusieurs cas ont été signalés dans

observations sur la section qui traite de la collaboration avec d'autres organisations et en particulier avec

l'AIEA et l'OIT. La collaboration de l'OMS avec ces organisations est en effet fort utile pour étudier les problèmes de santé que pose l'emploi à grande échelle des rayonnements ionisants. Le fait que les trois organisations ont en commun, depuis quelques années, étudié des problèmes de grande importance montre que leur collaboration prend de plus en plus d'ampleur et permet d'espérer qu'elles pourront procéder à l'étude de plus nombreux aspects du problème de la protection contre les rayonnements ionisants. Cette collaboration s'est également traduite concrètement, en 1965, par la définition de nouvelles normes applicables à la protection contre les rayonnements. Une telle coopération ne peut qu'être profitable à l'action sanitaire.

souhaiterait que l'OMS organise un séminaire sur

la Région de la Méditerranée orientale et en Irak même. Il faudrait procéder à des études épidémiologiques portant notamment sur les réservoirs d'infection.

Le Dr NOZARI (Iran) note qu'aucun crédit n'est prévu dans les programmes interrégionaux pour la protection maternelle et infantile, qui est l'un des secteurs les plus importants de la santé publique, surtout dans les pays en voie de développement. Il est indispensable qu'une partie des futurs programmes interrégionaux soit consacrée à ce sujet. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT assure qu'il a été

Il faudrait toutefois accorder plus d'attention à

certains problèmes dont l'OMS n'a pas encore envisagé

l'étude en collaboration avec l'AIEA ou qui ne concernent pas directement cette organisation. A l'heure actuelle, l'emploi thérapeutique des rayonnements constitue, du point de vue des risques de leucémie et des risques génétiques, la principale source d'irradiation artificielle. Le Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radia' Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1957, 137.

pris bonne note des observations et des voeux exprimés par les diverses délégations. Le délégué du Venezuela, citant le tableau de la page 458, a estimé que les crédits

ouverts pour les programmes interrégionaux étaient en augmentation. Il faut toutefois observer que le tableau en question porte sur les trois parties du programme que la Commission examine actuellement, à savoir les actualités interrégionales proprement

358

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tions ionisantes a entrepris un large rassemblement de données statistiques sur l'irradiation à des fins médicales. Les données réunies sont toutefois tirées d'études effectuées selon des méthodes très diverses et

par la suite divers types de collaboration locale, régionale et mondiale. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre), faisant état de la

Sur la base de ce programme, on pourrait organiser

sur des échantillons statistiques défectueux, et n'ont pas permis d'évaluer correctement l'importance réelle de cette irradiation. C'est donc à l'OMS qu'il appartient de prendre l'initiative de convoquer un comité d'experts qui formulera des directives méthodologiques

applicables à l'étude de l'irradiation des populations. Ces directives devront porter notamment sur les échan-

tillons statistiques nécessaires pour évaluer correctement l'importance des irradiations thérapeutiques, sur les méthodes de mesure des doses tolérées par les gonades et par la moelle osseuse, et enfin sur le traitement statistique des données. Il serait utile également d'entreprendre, sous la direction de l'OMS, certaines études

fréquence de l'hydatidose dans son pays, appuie la demande formulée par le délégué de l'Irak pour que l'OMS convoque un séminaire sur cette maladie. Il demande officiellement au Directeur général et au Directeur régional d'étudier comment l'Organisation pourrait aider son pays à se débarrasser de ce fléau. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT a pris note de

l'observation présentée par le délégué de Chypre. L'importante intervention du délégué de la Roumanie pose le problème de tout le programme de l'Organisation dans le domaine des radiations, qu'il s'agisse

pilotes visant à évaluer les effets possibles de l'irradiation thérapeutique sur les populations et des études comparatives sur l'augmentation de l'irradiation provoquée dans les divers pays par les examens radiologiques de dépistage. On pourrait aussi confier

de son action propre ou de celle qu'elle mène en collaboration avec l'Agence internationale de l'Energie

à un groupe d'experts de l'OMS le soin d'étudier quelles pourraient être les limitations applicables au diagnostic radiologique et au diagnostic par les isotopes radioactifs et de préciser les indications et les doses maximales de rayons X, de rayons gamma, etc. Peut -être pourrait -on tenter de standardiser

atomique. Le temps fait défaut pour répondre en détail à tous les problèmes soulevés. Le délégué de la

Roumanie peut être assuré que l'Organisation met tout en oeuvre pour réaliser une collaboration étroite et efficace avec l'AIEA. Ce n'est un secret pour personne qu'il existe un chevauchement entre les attri-

certaines méthodes de diagnostic et de traitement. Les conséquences pathologiques des modifications intervenant dans le niveau de radioactivité naturelle à la suite de transformations constantes du mode de vie et de travail, et notamment les répercussions à long terme ou celles qui pourraient toucher les générations à venir, revêtent une importance croissante. Pour procéder à une évaluation précise de l'irradiation naturelle des populations à partir de données obtenues par des méthodes uniformes, l'OMS devrait exécuter avec le concours des Etats Membres

butions de l'AIEA et celles de l'OMS en ce qui concerne les rapports entre la santé et l'énergie

atomique ou les radiations. Il a donc fallu instituer un système de coopération extrêmement étroit et les deux organisatioñs ont depuis quelque temps échangé des agents de liaison: un fonctionnaire technique de l'AIEA assure la liaison au Siège de l'OMS et l'OMS a nommé un fonctionnaire techniquement qualifié pour exercer la même fonction à Vienne. Les questions soulevées par le délégué de la Roumanie portent surtout sur l'effet des radiations d'origine médicale. C'est un sujet que l'OMS étudie depuis qu'elle s'occupe de radiations, car on n'a pas tardé à remarquer que les actes de radiologie médicale - par exemple pour les examens de masse - consti-

un vaste programme de recherches systématiques. Des renseignements sur l'irradiation naturelle contribueraient également à faire connaître les effets de cet élément ambiant sur la santé publique. Comme on utilise de plus en plus des substances fortement radioactives, les chercheurs qui travaillent dans

tuaient une des sources

les

plus importantes de

l'augmentation de la radioactivité ambiante. L'Orga-

certaines branches de l'industrie sont exposés à des risques de contamination radioactive et au mal des rayons, et il importe que les médecins soient préparés à diagnostiquer et à traiter les cas de ce genre. Un plan relatif à l'assistance que des organisations nationales pourraient prêter à l'échelon national ou international en cas d'accident est en préparation à l'AIEA. L'OMS a examiné le problème des irradiations accidentelles aiguës et elle a analysé les principaux cas qui s'étaient produits jusqu'en 1962. Un groupe d'experts a éga-

nisation a cherché à assurer une certaine standardisation des méthodes de mesure et de l'équipement radiologique. Elle a travaillé en collaboration très étroite avec la Commission internationale de Protection radiologique et avec la Commission internationale des Unités et Mesures radiologiques. Les Actes officiels No 146 (page 260, section 18) énumèrent une série d'études ayant trait à un certain nombre de points

soulevés par le délégué de la Roumanie. Une étude sur les effets des radiations naturelles, dont a parlé ce délégué, se poursuit avec l'aide de l'OMS dans le sud de l'Inde où l'on peut étudier les phénomènes génétiques

lement étudié la question du contrôle médical des personnes professionnellement exposées aux rayonnements. On pourrait en outre établir un programme de recherches sur le diagnostic précoce de l'irradiation et de la contamination interne, ainsi que sur divers problèmes de clinique, de traitement et de prophylaxie.

et somatiques au sein d'une population assez stable, exposée depuis des générations à un niveau d'iradiation anormalement élevé. Si le délégué de la Roumanie le désire, d'autres précisions pourront lui être fournies. En tout état de cause, ses observations ont été notées

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIEME SÉANCE

359

et le

Secrétariat les étudiera très

attentivement

lorsqu'il repensera son programme en matière de radiations et d'isotopes. Le Dr SHARIF (Office de Secours et de Travaux des

La lutte antituberculeuse est généralement menée parallèlement par l'Office et par le Gouvernement du pays d'accueil et l'on se propose d'organiser à bref délai la vaccination par le BCG de tous les nouveau -nés et de tous les enfants entrant à l'école. Il ressort d'une analyse récente que la fréquence du paludisme, de la tuberculose, de la fièvre typhoïde,

Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient), prenant la parole sur l'invitation du PRÉSIDENT, explique que plus de 1 250 000 réfugiés

de la diphtérie, de la coqueluche et du tétanos des nouveau -nés n'a cessé de diminuer. On a également

arabes résident dans une région qui comprend la Jordanie, le Liban, la Syrie, et la Bande de Gaza en République Arabe Unie. Parmi les services offerts par 1'UNRWA aux réfugiés figure un programme d'action sanitaire exécuté avec le concours et l'aide

enregistré un recul marqué du trachome

et des

ophtalmies transmissibles, ainsi que de la poliomyélite. Abstraction faite d'un cas récent de fièvre récurrente,

on n'a pas signalé un seul cas de maladie quarantenaire depuis plusieurs années. La diarrhée des adultes et la gastro- entérite infantile

de l'OMS. L'accord entre l'UNRWA et l'OMS a été approuvé initialement par la Troisième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA3.71.4

et, depuis lors, il a été prorogé à plusieurs reprises. Au cours des seize années durant lesquelles 1'UNRWA

demeurent de graves problèmes épidémiologiques et l'hépatite infectieuse a tendence à progresser. La rougeole, la varicelle et les oreillons ont continué à sévir avec les variations cycliques habituelles. L'Office

a déjà exercé son action en faveur des réfugiés, les services de santé se sont constamment développés sous le contrôle et la direction techniques de l'OMS jusqu'à faire l'objet d'un programme complet d'action sanitaire couvrant toutes les branches de la médecine curative et préventive. L'Office dispense des services cliniques généraux dans 122 postes à environ 1 200 000 réfugiés : soins ambulatoires, consultations médicales, administration de médicaments, injections, soins

sait gré à l'OMS de lui avoir fait don d'une quantité considérable de vaccin tué contre la rougeole, ce qui lui permettra de lancer une campagne contre cette maladie. Les services infirmiers de l'Office apportent toujours

chirurgicaux, traitements ophtalmologiques, et, dans consultations de spécialistes ainsi que des services de laboratoire

et d'hospitalisation ont pu être organisés grâce à l'appui d'institutions bénévoles, gouvernementales ou privées, qui, le plus souvent, offrent des subventions. Il importe de souligner que 40 % des réfugiés sont

une contribution précieuse au programme d'action sanitaire en faveur des réfugiés; 40 % de ceux -ci vivent dans des camps administrés par l'Office. Les services d'hygiène du milieu y sont pleinement assurés et tous les problèmes qui surgissent sont examinés avec le concours de la municipalité intéressée. Au cours de l'année précédente, les activités d'éducation sanitaire se sont intensifiées: on a organisé

chaque semaine une journée de la promotion de la santé et, chaque mois, un effort de propagande centré sur un aspect différent. Un service d'hygiène scolaire

âgés de moins de seize ans et 17 % de moins de six ans, l'augmentation de la population étant de près de 3 % par an. La protection maternelle et infantile est assurée dans quatre -vingts centres. Les accouchements ont généralement lieu à domicile, encore qu'un certain

a été mis sur pied et on fait une place croissante à l'éducation sanitaire dans l'enseignement scolaire. En 1965, l'éducation sanitaire a été incluse à titre de branche distincte dans le programme de l'une des écoles normales de l'Office. On espère qu'au cours de l'année scolaire à venir cette innovation pourra être étendue à toutes les écoles normales.

nombre d'accouchements normaux aient lieu dans les centres de maternité organisés par l'Office. En cas d'anomalie ou de complication, la parturiente est dirigée sur un hôpital. Les nourrissons et un nombre déterminé d'enfants de trois ans sont examinés dans des centres d'hygiène infantile pour des contrôles de routine.

Les rations quotidiennes de base accordées aux réfugiés fournissent à chacun 1500 calories en été et 1600 en hiver. Les protéines animales et les denrées fraîches ne sont pas comprises dans ces rations. Un programme de distribution de lait et d'alimentation d'appoint a été mis sur pied afin de protéger les groupes

Quinze centres de jour pour la réhydratation et la

nutrition ont été mis sur pied en quelques points stratégiques et ont contribué dans une large mesure à

vulnérables contre les carences nutritionnelles. Un mélange de lait entier et de lait écrémé a été distribué

sauver des vies d'enfants. Des menus spéciaux ont été mis au point dans ces centres ainsi que dans les services d'alimentation d'appoint de l'Office. Grâce à un programme de vaccination périodique des nourrissons et enfants et à des campagnes de masse régulièrement organisées, la population est protégée contre la variole, le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite et les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Ces campagnes sont coordonnées avec les activités correspondantes des pays d'accueil.

aux nourrissons âgés de six mois à un an et aux nourrissons de moins de six mois non nourris au sein,

les enfants âgés d'un à quinze ans recevant du lait sous forme liquide. Un programme de distribution de lait a également été institué au bénéfice des écoliers

pendant l'année scolaire. Un repas chaud bien équilibré du point de vue nutritionnel a été servi à midi aux enfants de moins de six ans et à d'autres enfants choisis pour des raisons médicales. Des rations supplé-

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mentaires ont été offertes aux femmes enceintes et aux mères allaitantes, ainsi

qu'aux

tuberculeux

soignés à domicile. On a donné des capsules de vitamines A et D aux personnes se présentant au centre d'alimentation d'appoint et aux enfants des écoles primaires de l'Office.

du rapport sur les services de santé de l'Office sont à la disposition des délégués. Fonds bénévole pour la promotion de la santé Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

Un système de cours et de bourses d'études a été organisé à l'intention des réfugiés se destinant aux carrières de médecin, dentiste, infirmière, vétérinaire, inspecteur de la santé publique, technicien de labo-

de la Commission, donne lecture du texte d'un projet de résolution que le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée d'adopter dans sa résolution EB37.R19:

ratoire, pharmacien et technicien de radiographie. En vue d'entretenir et de développer les connaissances et compétences professionnelles des médecins, infirmières et autres agents sanitaires au service de l'Office,

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

le Département de la Santé a mis sur pied des programmes de formation en cours d'emploi. On a tout fait pour maintenir les frais à un niveau aussi bas que possible; les dépenses afférentes aux services de santé ont représenté un peu plus d'un cent des Etats -Unis

Considérant que les programmes à financer sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé, tels qu'ils sont présentés à l'annexe 3 des Actes officiels No 146, sont satisfaisants; Notant que ces programmes sont complémentaires

par personne et par jour. L'accroissement naturel de la population et la conscience, la compréhension plus nette qu'ont les réfugiés des possibilités qui leur sont offertes, ont pour effet d'augmenter de plus en plus les demandes de prestations faites aux services de santé de l'Office. Le budget de LUNRWA a accusé ces derniers temps

de ceux qui sont inscrits au budget ordinaire de l'Organisation; et

Tenant compte de la résolution WHA19.16 relative au financement du programme d'éradication de la variole, 1. EXPRIME l'espoir que des contributions plus importantes seront versées au fonds bénévole pour la promotion de la santé; et

un déficit qui va en s'aggravant; on compte qu'il manquera en 1966 quelque $4 200 000. Des appels pressants lancés par l'Office ont toutefois suscité un certain espoir et on s'attend à une amélioration de la situation financière pendant l'exercice 1966. L'UNRWA espère qu'au cours des années à venir il disposera de fonds suffisants pour pouvoir maintenir les services de santé à un niveau satisfaisant.

INVITE le Directeur général à prendre toutes autres dispositions qui seraient de nature à contribuer à la réalisation effective des programmes à financer sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé. 2.

Le Dr Sharif remercie à l'avance l'Assemblée qui ne manquera certainement pas de reconduire l'accord conclu entre l'Office et l'OMS jusqu'au 30 juin 1969, de manière à en faire coïncider la date d'expiration avec celle du mandat que l'Assemblée générale des Nations Unies a prolongé à sa dernière session. Cela

Décision: Le projet de résolution est approuvé sans observations.'

permettra à l'Office de continuer à collaborer avec fruit avec l'OMS et à bénéficier de l'assistance et des conseils et avis compétents de l'Organisation. Le représentant de l'Office profite de l'occasion pour

Annexe 4. Projets additionnels demandés par les gouvernements et non inclus dans le projet de programme et de budget Aucune observation n'est formulée. Projet de résolution portant ouverture de crédits Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution portant ouverture de crédits

remercier sincèrement les gouvernements des pays d'accueil: Jordanie, Liban, Syrie et République Arabe Unie, de leur si chaleureuse coopération et de l'indéfectible soutien qu'ils accordent aux programmes

de l'UNWRA. Il remercie également les gouvernements, les institutions bénévoles, les sociétés philanthropiques et tous les particuliers qui ont continué à soutenir le programme sanitaire de l'Office.

qui lui a été recommandé par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques dans son deuxième rapport (voir page 510). Dans le texte recommandé, les montants correspondant aux sections 4, 5 et 6 n'ont pas été insérés, afin qu'ils le soient par la Commission du Programme et du Budget.

Le PRÉSIDENT, parlant en sa qualité de membre de la délégation jordanienne, félicite le Dr Sharif de la manière dont les services de santé de l'Office sont organisés. Il espère que la collaboration entre la Jordanie et lUNRWA pourra se maintenir. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, annonce que quelques exemplaires

Les chiffres à insérer sont $41 614 190, $4 903 633 et $262 000 respectivement. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.40.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÈME SÉANCE

361

Le projet de résolution ainsi complété a la teneur suivante: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1967, un crédit de US $54 717 890 se répartissant comme suit: I. Section

i) du montant de US $1 301 560 à recevoir du Programme

des Nations Unies pour le

Développement par

remboursement au titre de l'assistance technique

ii) du montant de US $

Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES

Montant

US $

23 640 représentant les contributions des nouveaux Membres pour les années précédentes

iii) du montant de US $ 100 000 disponible par virement 402 000 184 200 124 800 711 000

1.

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

du compte d'attente de l'Assemblée

Total US $1 425 200

Total de la partie I

Les contributions à recevoir des Etats Membres s'élèvent donc à US $53 292 690.

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

4. 5. 6.

Mise en ceuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts

41 614 190

Décision: Le projet de résolution portant ouverture de crédits est approuvé.' Mode de présentation du programme et du budget Ordre du jour, 2.2.4

4 903 633 262 000

2.

Total de la partie II 46 779 823

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 7.

Services administratifs

3

524 177 524 177

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé, plusieurs délégués ont souhaité que la

Total de la partie III

3

présentation du projet de programme et de budget facilite l'identification des sommes totales qu'il est prévu d'engager pour chaque domaine d'activité de l'Organisation. En conséquence, la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général et le Conseil

PARTIE IV: AUTRES AFFECTATIONS 8.

Fonds du bâtiment du Siège Total de la partie 1V

500 000 500 000 51 515

Total des parties I, II, III et IV

000

exécutif, par sa résolution WHA17.21, d'étudier la possibilité de présenter progressivement les futurs projets de programme et de budget sous une forme fonctionnelle et de manière à faire bien apparaître l'ensemble des activités envisagées dans un domaine particulier. Le Directeur général a soumis au Conseil exécutif, à sa trente -septième session, un rapport 2 où il examinait les mesures à prendre pour apporter des améliorations à cet égard. Le Directeur général

PARTIE V: RÉSERVE

9.

Réserve non répartie

3

202 890 202 890

Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

3

a également présenté au Conseil exécutif, à cette même session, des exemples d'exposés de programmes 3

54 717 890

II. Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe I de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux

décrivant dans les grandes lignes l'activité de l'OMS dans deux domaines et tenant compte des suggestions et recommandations formulées au cours des débats consacrés à cette question par le Comité permanent des Questions administratives et financières et le Conseil exécutif à sa trente -cinquième session.

obligations contractées pendant la période comprise entre le 1eT janvier et le 31 décembre 1967.

Après avoir étudié ces exemples et examiné le rapport du Directeur général, le Conseil a adopté la résolution EB37.R29, qui recommande à la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé un projet ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.41. 2 Actes of. Org. mond. Santé, 148, annexe 15. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 149, appendice 5.

Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1967 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir: parties I, II, III et IV. III. Les crédits votés au paragraphe I seront fournis par les contributions des Etats Membres, après déduction:

362

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

de résolution dont le dispositif (paragraphe 2) prie le Directeur général « de faire figurer dans les volumes

sur le budget ordinaire, mais sur les « autres fonds extra -budgétaires », qui ont diminué à environ un

des Actes officiels qui contiendront les projets de programmes et de budgets pour 1968 et les années suivantes un certain nombre d'exposés de programmes analogues à ceux qu'il a soumis au Conseil

exécutif à titre d'illustration dans le cas du projet de programme et de budget pour 1967 ». Le PRÉSIDENT invite le représentant du Fonds des

demi million de dollars. Etant donné que la majeure partie de ces fonds viennent du FISE, on voit que la diminution de l'assistance du FISE est très sensible pour la Région de la Méditerranée orientale. Le délégué de l'Irak n'a pas l'intention de discuter la politique du FISE, mais il a remarqué que l'aide accordée par cette institution semble avoir diminué en ce qui concerne les activités sanitaires, tandis qu'elle s'est accrue en faveur de l'éducation. Il demande instamment que le FISE continue d'apporter

Nations Unies pour l'Enfance à prendre la parole. Sir Herbert BROADLEY (Fonds des Nations Unies

pour l'Enfance) se déclare satisfait des mesures qui ont été prises pour faire ressortir dans le projet de programme et de budget de l'OMS les sommes qui doivent être allouées par le FISE en faveur des projets

son soutien aux activités sanitaires; la santé est la base du développement dans tous les pays et elle revêt une importance capitale dans toutes les activités qui concernent l'enfance. Le PRESIDENT déclare qu'il s'associe aux remarques

qui intéressent les Etats Membres de l'OMS. Le FISE s'est efforcé dans le passé de donner des prévisions concernant ses futurs engagements de crédits afin qu'elles puissent être incorporées aux prévisions de l'OMS, mais cette méthode a créé des difficultés pour le Conseil d'administration du FISE, lequel se réunit après la préparation du programme de l'OMS. A l'avenir, les informations relatives aux allocations du FISE qui figureront dans le projet de programme et de budget seront uniquement celles qui se rapportent aux allocations déjà approuvées par le Conseil d'admi-

du délégué de l'Irak. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socia-

nistration du FISE. Ce système pourrait conduire à des interprétations erronées des chiffres relatifs à la troisième année dans les prévisions de l'OMS, puisque le montant total des crédits à inscrire dans les colonnes qui correspondent à ce troisième exercice ne sera connu qu'après la session du Conseil d'administration

listes soviétiques) pense que la méthode qui a été appliquée pour présenter la partie du projet de programme et de budget pour 1967 qui concerne le fonds bénévole pour la promotion de la santé, à partir de la page 479 des Actes officiels No 146, et où les tableaux sont placés après la partie du texte à laquelle ils se réfèrent, devrait être appliquée aux autres parties de la publication, et particulièrement à l'annexe 2 (Activités régionales), page 107 et suivantes. Les tableaux résumant les activités régionales, qui autrement sembleraient en quelque sorte suspendus en l'air, pourraient peut -être être transférés parmi

les tableaux qui figurent aux pages numérotées en chiffres romains, ou avant le texte relatif à la Région africaine.

du FISE, qui a lieu normalement après l'Assemblée mondiale de la Santé.

Le représentant du FISE espère que, lorsque

paraîtront les prochaines prévisions budgétaires, elles ne donneront lieu à aucune fausse interprétation au sujet de l'importance de la coopération du FISE avec l'OMS. En 1965, les trois quarts des allocations du budget du FISE concernaient des projets relatifs à la santé et à la nutrition et il n'y a aucun doute que cette coopération se poursuivra au moins sur les mêmes bases.

Une présentation similaire devrait, de l'avis du délégué de l'URSS, être adoptée pour la partie du volume qui concerne le Siège, c'est -à -dire que le texte de la section 4 (Mise en oeuvre du programme) serait suivi des tableaux qui s'y rapportent, et le texte

et les tableaux relatifs aux services administratifs viendraient ensuite. Ces modifications simplifieraient non seulement la lecture, mais aussi la publication du volume. Le Dr NAYAR (Inde) fait observer que ce n'est pas

Sir Herbert Broadley remercie les membres de la Commission qui ont souligné l'utilité de la coopération

du FISE dans les domaines d'activité déjà explorés par la Commission. Leurs remarques seront transmises

seulement dans la partie du budget intéressant la Région de la Méditerranée orientale que l'on constate

au Directeur général du FISE et au Siège de cette institution à New York.

une diminution; une différence en moins d'environ $3 500 000 par rapport à 1966, due sans doute à une

diminution de l'aide du FISE, apparaît dans le

accomplie par le FISE est très appréciée dans de nombreux pays, et particulièrement dans le sien.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) indique que l'oeuvre

tableau qui concerne la Région de l'Asie du Sud -Est, à la page 351 des Actes officiels No 146. La déléguée

Toutefois, il désire faire une remarque qui, il l'espère, sera transmise au Siège du FISE. Au cours de la séance précédente, les délégués du Pakistan et du Liban ont

de l'Inde espère que des mesures sérieuses seront prises pour que la tendance révélée par ces chiffres ne persiste pas. Le DIRECTEUR GENERAL explique que si l'OMS présente des prévisions détaillées concernant la

fait remarquer que le budget prévu pour la Région de la Méditerranée orientale, tel qu'il apparaît dans les Actes officiels No 146, a diminué si on le compare

participation du FISE à certains projets approuvés par le Conseil d'administration de cette organisation, elle prévoit également l'assistance qu'elle peut

au budget ordinaire dans son ensemble. Le Dr AlWahbi fait observer que la diminution ne porte pas

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÈME SÉANCE

363

s'attendre à recevoir au cours de l'exercice financier.

Toutefois, le FISE, qui suit un cycle budgétaire différent, n'est pas en mesure de fournir à l'Organisation des prévisions détaillées au sujet de cette aide, en sorte que les chiffres concernant les projets

3.

Cinquième rapport de la Commission Le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, pré-

sente le projet de cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget.

qui bénéficient d'une assistance du FISE pour la troisième année mentionnée dans le projet de programme et de budget ne sont que provisoires. En vertu d'un arrangement qui vient d'être conclu entre les deux organisations, un chiffre global sera donné à

Décision: Le rapport est adopté à l'unanimité (voir page 508).

l'avenir pour l'année budgétaire et c'est pourquoi, dans les prévisions de 1968, les tableaux feront apparaître un chiffre total représentant l'assistance que le FISE compte apporter aux activités sanitaires. Il ne sera cependant possible d'établir des prévisions détaillées que lorsque le Conseil d'administration du FI SE aura spécifiquement approuvé les allocations pour les divers projets. Les diminutions relevées par les délégués de l'Irak

4.

Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale

Ordre du jour, 2.15 Le PRÉSIDENT invite le Directeur général à présenter

la question. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL appelle l'attention de la Commission sur les différentes sections de son rapport

et de l'Inde s'expliquent par le fait que l'on n'a pas incorporé aux prévisions pour l'année budgétaire tous les chiffres qui concernent l'aide du FISE. Etant donné la coopération qui existe de longue

sur la question.' Pour plus de facilité, la résolution WHA18.49 adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé y a été reproduite. La première

date entre le FISE et l'OMS dans le domaine de la santé, on peut prévoir que l'aide du FISE aux projets de l'Organisation restera approximativement au même niveau que précédemment.

partie du rapport est une introduction exposant, dans la section 1, les travaux entrepris par l'OMS sur les aspects sanitaires de la situation démographique mondiale depuis la Dix -Huitième Assemblée

La suggestion du délégué de l'Union soviétique sera examinée avec attention, mais ce qu'il demande

mondiale de la Santé et se référant, en particulier,

à l'examen qu'a fait le Comité consultatif de la Recherche médicale des rapports de plusieurs groupes scientifiques qui ont étudié des problèmes connexes.

a, en réalité, déjà été fait. La méthode actuelle de présentation a été adoptée en vue de réduire les délais de publication du document budgétaire. La question

sera examinée et les résultats de cet examen seront communiqués au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

Le Comité consultatif de la Recherche médicale a également examiné les rapports entre la dynamique des populations et la santé publique, notamment en ce qui concerne les facteurs biologiques et sociaux agissant sur la dynamique des populations et les rap-

suivant, recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R29:

ports entre les services de santé et l'accroissement démographique; il a formulé diverses suggestions quant aux recherches qu'il conviendrait d'entreprendre

La Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

et il a préconisé une coopération avec les gouvernements et les organisations nationales. La section 2 de l'introduction traite des activités de l'Organisation

Ayant étudié les rapports du Directeur général et du Conseil exécutif sur le mode de présentation du programme et du budget, 1.

APPROUVE les propositions du Directeur général

tendant à modifier la présentation des indications concernant les fournitures et le matériel procurés

des Nations Unies en ces domaines au cours de la même période et se réfère aux débats du Conseil économique et social puis à l'examen, par l'Assemblée générale, du rapport du Conseil économique et social et du rapport du Deuxième Congrès mondial

de la Population réuni à Belgrade en septembre

par le FISE ou attendus de lui pour les projets bénéficiant d'une assistance commune du FISE et de l'OMS; et 2. PRIE le Directeur général de faire figurer dans les volumes des Actes officiels qui contiendront les projets de programmes et de budgets pour 1968 et les années suivantes un certain nombre d'exposés de programmes analogues à ceux qu'il a soumis au Conseil exécutif à titre d'illustration dans le cas du projet de programme et de budget pour 1967. Décision: Le projet de résolution est approuvé.' ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.42.

1965. L'Assemblée générale a renvoyé à sa vingt et unième session l'adoption d'un projet de résolution. La section 2 du document décrit également les

activités du FISE et les relations du FISE avec l'OMS pour ce qui touche les aspects sanitaires de

la situation démographique. La section 1 de la partie II du rapport rend compte

des travaux des groupes scientifiques qui se sont réunis depuis la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Dans son rapport,' le groupe scientifique des recherches sur l'immunologie et la reproduction humaine exprime l'opinion que la recherche immuno2 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 13. ' Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1966, 334.

364

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

logique permettra sans doute de reconnaître, et peut -

recherches de laboratoire, en particulier l'emploi

être de prévoir, le moment de l'ovulation chez la femme et chez les primates supérieurs. Le rapport 1 du groupe scientifique des recherches sur la chimie et la physiologie des gamètes accorde une importance particulière aux nombreuses possibilités de recherche sur le développement des cellules germinales mâles et sur les sécrétions de l'appareil génital. Le groupe scientifique des aspects cliniques de l'utilisation des gestagènes oraux examine en détail, dans son rapport,2

éventuel de différentes espèces de carnivores chez lesquelles la fécondation et la nidation sont tardives, ainsi que des études sur les mécanismes immunopathologiques.

La section 3 est consacrée aux subventions individuelles à la recherche, la section 4 à la formation à la recherche et aux subventions pour l'échange de chercheurs; la section 5, relative aux services consultatifs aux gouvernements, indique que l'OMS a

toutes les indications valables que l'on possède sur l'emploi des stéroïdes actifs par voie buccale et analyse

fourni sur demande des renseignements sur divers problèmes de reproduction humaine; la section 6, enfin, énumère les réunions consacrées aux problèmes

leurs effets secondaires et leurs contre -indications. Le groupe scientifique pour l'étude des dispositifs intra- utérins (considérations physiologiques et cli-

qui se rattachent à la reproduction humaine et auxquelles l'OMS s'est fait représenter.

niques) a noté dans son rapporta qu'environ 29 des quelque deux millions de femmes observées jusqu'à présent sont empêchées, pour diverses raisons,

La partie III du rapport traite du programme

de recourir à la contraception intra- utérine. Les rapports de tous ces groupes scientifiques ont déjà été publiés dans la Série de Rapports techniques de l'Organisation et les délégués peuvent se les procurer. Trois autres groupes scientifiques doivent se réunir

futur de l'OMS. Il y a lieu d'espérer que le programme exposé à la partie II prendra une nouvelle extension sous tous ses aspects, notamment en ce qui concerne les services consultatifs rendus par l'OMS aux gouvernements. Il est fait mention du rapport 4 du Directeur général à la Dix -Huitième Assemblée

en 1966; le premier, qui aura pour thème le cycle ovulatoire, examinera sous tous ses aspects le cycle menstruel de la femme et notamment les variations de la température corporelle basale et les autres signes de l'ovulation; le deuxième, qui se consacrera

mondiale de la Santé, particulièrement de la partie de ce rapport consacrée aux services consultatifs compte de la politique clairement définie par l'Assem-

de l'OMS. L'OMS devra être prête à donner des avis aux gouvernements sur demande, en tenant blée lors de l'examen de la résolution WHA18.49, et à fournir des informations sur la reproduction humaine. Elle devrait entreprendre des activités se rapportant aux aspects médicaux de la stérilité et de la planification familiale dans le cadre des fonctions générales des services de santé locaux, notamment de protection maternelle et infantile, en accordant une attention particulière à la formation de personnel professionnel et auxiliaire.

à l'étude des aspects cliniques de l'utilisation des gestagènes oraux, se réunira chaque année pour mettre au point les nouvelles connaissances en cette matière;

enfin, le troisième, qui se réunira également chaque année, étudiera les aspects physiologiques et cliniques des dispositifs intra -utérins.

Comme les années précédentes, un groupe de conseillers temporaires se réunira pour envisager

dans quel ordre de priorité et par quels moyens on pourrait donner suite aux recommandations des groupes scientifiques. La section 2 de la partie II concerne les services à

Le Directeur général s'est efforcé de donner un résumé suffisamment explicite de l'évolution du programme depuis la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, et d'indiquer comment le Secrétariat envisage le développement futur de ce programme.

la recherche et, en premier lieu, la constitution de collections d'hypophyses

humaines,

à l'intention

desquelles la Pologne, l'Inde et la Yougoslavie ont déjà fourni des échantillons. Le Directeur général pense qu'il y a là, pour l'Organisation, une excellente occasion d'encourager les recherches et il espère que d'autres pays participeront à ce programme. La section 2 indique en outre que la Bibliothèque de l'OMS servira de centre de documentation sur les questions intéressant la reproduction humaine et il y est fait mention d'un répertoire des institutions et des chercheurs effectuant des travaux sur les problèmes de

Mme RETTIE (Fédération internationale pour le Planning familial) souligne les rapports qui existent entre la planification familiale et la protection maternelle et infantile, ainsi que la nécessité pour l'Organi-

sation mondiale de la Santé de jouer un rôle de

premier plan en coordonnant les activités dans ce domaine.

la reproduction humaine, d'une bibliographie

des variations ethniques et géographiques de la repro-

La Fédération se félicite que l'OMS ait décidé de réunir des groupes scientifiques chargés d'étudier les méthodes de contraception et considère comme extrêmement important le programme de recherche sur la reproduction humaine et la régulation de la fécondité.

duction humaine, terminée depuis la fin de 1965, ainsi que d'une analyse critique de cette bibliographie qui, espère -t -on, sera publiée au début de 1967. Sont également cités parmi les « Services à la recherche »

l'utilisation de nouvelles espèces animales pour les 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 333. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 326. 3 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1966, 332.

Nombreux sont les pays qui ont adopté, au sujet de la planification familiale, une position favorable justifiée par des données médicales, économiques et démographiques. Certains gouvernements se rendent désormais de mieux en mieux compte que le succès de la planification économique est étroitement subor4 Actes off. Org. mond. Santé, 143, annexe 18.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: TREIZIÈME SÉANCE

365

donné au rythme de l'accroissement démographique. On commence à reconnaître que le meilleur moyen d'encourager les attitudes positives consiste à informer, conseiller et aider pratiquement les parents dans le cadre des services généraux de santé, et que les résultats

décision de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la

Santé de donner, à la demande des gouvernements, des avis sur les aspects médicaux de la planification

familiale et sur la place que ces services doivent occuper dans la collectivité. La Fédération se réjoui-

seront sans doute d'autant plus satisfaisants que cette action sera mieux intégrée dans les programmes de protection maternelle et infantile. Les institutions spécialisées de la famille des Nations Unies et d'autres organismes, tels que les fondations et la Fédération internationale pour le Planning familial, se doivent donc de concerter leurs efforts afin d'aider les gou-

rait d'une extension des initiatives de l'OMS dans ce domaine et elle estime qu'il convient d'insister sur la nécessité de coordonner davantage l'activité des diverses institutions de la famille des Nations Unies et des autres organismes intéressés. Le Dr WEDDERBURN (Jamaïque) fait observer qu'il

vernements à améliorer les services de protection maternelle et infantile, qui devraient toujours être prêts à dispenser conseils et aide en matière de planification familiale. Dans ce domaine, l'OMS pourrait donner l'impulsion, comme elle l'a déjà fait pour la lutte contre les principales maladies ou pour

est généralement admis, dans les pays nouvellement indépendants, que le seul moyen d'assurer le développement économique est de mettre un frein à l'augmen-

leur éradication et pour le renforcement des ser-

tation continuelle de la population. Pour cela, les familles doivent être informées de la nécessité de limiter le nombre de leurs enfants. Dans beaucoup de pays en voie de développement, une croyance profondément enracinée parmi les masses les moins

vices de santé, assurant ainsi, dans bien des régions, une réduction considérable de la mortalité infantile

et une augmentation de l'espérance

de vie des

adultes. Si, de l'avis de la Fédération, il est toujours indispensable d'intensifier les campagnes de masse contre les maladies, il convient aussi de ne pas négliger

évoluées veut que la femme prouve sa féminité et l'homme sa virilité en ayant un certain nombre d'enfants, ce qui donne une idée de l'ampleur de la campagne d'éducation du public à entreprendre pour mener à bien un tel programme. La mise au point des dispositifs intra- utérins et des contraceptifs

l'amélioration des soins individuels, ce qui amènera chacun à parfaire son éducation sanitaire et à mieux comprendre ses responsabilités en matière de santé. A ce propos, il semble qu'il conviendrait de former davantage de cytologistes et de généraliser les examens

oraux permettra maintenant d'atteindre toutes les couches de la population. A la Jamaïque, il a été créé sur l'ensemble du territoire des dispensaires où toute femme qui le désire peut se faire poser gratuitement un stérilet. Le Ministère de la Santé a également mis

cytologiques dans le monde entier. Il incombe aussi

à l'OMS de fixer des normes destinées à élever le niveau des services de protection maternelle et infan-

gratuitement à la disposition des médecins privés des stérilets qu'ils peuvent utiliser pour leur clientèle.

tile dans les pays Membres et de veiller à ce que la planification familiale joue dans ces services un rôle correspondant à l'importance qu'elle présente pour le bien -être physique, mental et social de la mère et de l'enfant. Dans tous les pays qui ont adopté des programmes de planification familiale sévit une pénurie aiguë de personnel qualifié. L'OMS pourrait jouer un rôle très utile en aidant à organiser des moyens de formation appropriés pour les médecins et les infirmières /sages -femmes. La Fédération voudrait également appeler l'attention de l'Assemblée de la Santé sur le rapport de la mission consultative des Nations Unies pour la planification familiale en Inde, qui souligne

Tout ce qu'on leur demande est de tenir un fichier et de le communiquer au Ministère de la Santé; il est entendu en outre que leurs honoraires pour ce genre d'intervention doivent être modérés. Pour le moment, c'est surtout la méthode du stérilet que le Ministère a retenue, car on estime qu'elle permet d'obtenir plus sûrement et plus rapidement des résultats. Le Gouvernement se propose de mettre en temps utile à la disposition du public tous les moyens de contraception éprouvés.

De l'avis de la délégation jamaïquaine, le rôle de l'OMS est de diffuser des renseignements sur ce qui est déjà acquis, d'encourager la recherche de méthodes

qu'aucun étudiant ne devrait obtenir son diplôme de médecine sans avoir été initié aux méthodes modernes de contraception. Les Etats Membres de l'OMS doivent être incités à mettre en place les moyens de formation nécessaires et des mesures devraient être prises pour organiser des cours de planification familiale à l'intention des étudiants en médecine des pays en voie de développement qui font leurs études à l'étranger. Pour terminer, la Fédération souhaite attirer

de contraception simples et efficaces, d'envoyer des consultants dans les pays qui désirent entreprendre des programmes de limitation des naissances et de

fournir sur demande des fonds et du matériel aux pays Membres qui souhaitent étendre leur action dans ce domaine. Le Dr NAYAR (Inde) souligne que l'importance du

problème ne fait aucun doute, comme le montrent le rapport du Directeur général, les résolutions citées et la déclaration de la représentante de la Fédération internationale pour le Planning familial. A son niveau actuel, le taux d'accroissement démographique ne

l'attention de l'Assemblée de la Santé sur le fait que les organisations internationales - gouvernementales et non gouvernementales - qui se préoccupent des questions de planification familiale sont de plus en plus nombreuses. D'une manière générale, ces

laisse pas d'être inquiétant. Entre 1900 et 1920, la population mondiale a augmenté de quelque 212 millions d'individus. Dans la seule décennie qui a suivi, l'augmentation a été de 208 millions; de 1930 à 1940,

organisations ont accueilli favorablement la

366

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

elle a atteint 225 millions; et, de 1950 à 1960, elle est passée à 473 millions. D'après les estimations, cette progression se poursuivra et, entre 1970 et 1980, le monde arrivera à compter 700 millions d'habitants de plus, ce qui correspond à peu près à l'effectif total de la population mondiale vers 1750, puisqu'il n'était alors que de 750 millions. Dans les pays en voie de développement, le problème est particulièrement aigu. Jusqu'ici, l'OMS a fait beaucoup de bon travail en réduisant la mortalité. En Inde, on comptait chaque année 100 millions de cas de plaudisme, entraînant deux millions et demi de décès. L'année dernière, il n'a été enregistré

de convalescence donnent des conseils et assurent des services du même ordre. Toutes les méthodes de contraception possibles sont utilisées : procédés classiques, stérilisation et dispositifs intra -utérins. A ce propos, il est dit dans le paragraphe 1 d) de la partie II

du rapport du Directeur général qu'environ 29 des quelque deux millions de femmes observées jusqu'à présent sont empêchées par diverses raisons

qu'environ 5000 cas dans les régions frontières et

aucun décès dû au paludisme ne s'est produit depuis plusieurs années. La mortalité maternelle a été réduite au dixième de ce qu'elle était auparavant; la mortalité infantile a également diminué; la mortalité par variole a considérablement diminué et devrait bientôt être nulle. Si le taux de natalité se maintient à son niveau actuel, l'accroissement démographique qui en résultera causera donc des difficultés qu'il est facile d'imaginer.

de recourir à la contraception intra -utérine. Les observations faites en Inde ont donné des résultats assez différents et l'on peut craindre une certaine confusion dans l'interprétation de ces chiffres. En réalité, si environ 29 à 30 % de toutes les femmes qui se présentent dans les dispensaires ou services de consultations externes de l'Inde ne peuvent pas recourir à la contraception intra- utérine, c'est surtout parce qu'elles sont enceintes ou porteuses d'une infection locale, entre autres causes. Parmi les femmes

qui ont eu recours à ce procédé et dont le nombre atteint environ un million, le taux des expulsions spontanées ne dépasse pas 1,5 %; celui des retraits nécessités par des pertes sanguines ou des crampes est généralement inférieur à 3,5 % et celui des grossesses se situe approximativement à 0,5 %. Au total,

Le taux d'accroissement de la population du pays, qui était d'environ 1,1 il y a vingt ans, est passé à 2,1 d'après le dernier recensement de 1950 -1960, et il est estimé à 2,3 pour la période 1960 -1965. La population de l'Inde augmente ainsi d'environ 12 millions d'habitants chaque année. S'il appartient aux gouvernements de veiller à ce que la maladie provoque le moins de décès possible, ils doivent également s'employer à répondre aux

les échecs vrais ne représentent donc que 5 à 6 des cas et non 29 %. Même si l'efficacité moyenne ne

devait être que de 90 %, ce serait un résultat extrêmement intéressant et c'est pourquoi l'on préconise actuellement l'emploi des dispositifs intra- utérins.

Le Dr Nayar aimerait savoir si l'OMS a procédé à une enquête sur le nombre total des femmes qui ont commencé le régime des pilules et sur le nombre de celles qui l'ont continué sans interruption pendant toute une année. Il semble en effet qu'il soit très difficile

aspirations de tous les peuples en élevant les niveaux de vie. Afin d'assurer un développement économique et social qui permette à tous les parents de donner à

leurs enfants ce dont ils ont besoin pour grandir heureux et s'épanouir normalement, il est indispensable de ralentir l'accroissement démographique dans le monde, et notamment dans les pays en voie de développement.

pour une femme d'absorber régulièrement des pilules

pendant toute la durée du cycle de reproduction. Or il suffit de deux ou trois négligences par mois pour que l'effet du traitement disparaisse. Pour ce qui est de la stérilisation, les femmes ont

Des enquêtes ont montré qu'en Inde 70 % des

couples mariés, aussi bien dans les régions urbaines que dans les zones rurales, souhaitent qu'on les aide à avoir moins d'enfants. L'âge légal du mariage est encore assez bas - 16 ans - et, en moyenne, chaque femme indienne donne naissance à six ou sept enfants. Il ressort d'études effectuées dans différents pays que les femmes désirent n'avoir qu'un petit nombre d'enfants, la moyenne s'établissant à 2,8 au Japon,

été au début plus nombreuses que les hommes à s'adresser aux services compétents, mais, à mesure que le programme s'est développé, une tendance inverse s'est manifestée et, actuellement, la proportion

des hommes dépasse les trois quarts. Des camps d'orientation sont organisés dans chacun desquels 50 à 60 personnes sont réunies pour un week -end. Eclairées par des entretiens, des discussions, des projections de films et d'autres séances d'information faisant appel aux techniques habituellement employées dans les séminaires, celles qui désirent se faire stériliser peuvent s'adresser immédiatement à une équipe de médecins. En Inde, les services de planification familiale ont

3,2 à Ceylan, 3,8 en Thaïlande et 4 en Inde et en

Corée. Le Gouvernement indien fait de la propagande

en faveur d'une réduction de la famille et, d'une manière générale, il est conseillé aux parents de ne pas avoir plus de trois enfants. En Inde, la planification familiale s'est très fortement développée dans le cadre des programmes de protection maternelle et infantile. Ce mouvement est bien accueilli par les parents car, intéressé ou non au développement

été intégrés aux services sanitaires de base. Il faut espérer que l'OMS pourra donner dans ce domaine des directives précises, tant à l'intérieur de ses propres services qu'aux organismes qu'elle conseille, afin

économique du pays, chacun souhaite pour sa propre

que les pays qui désirent s'engager plus avant dans la planification familiale puissent recevoir toute l'aide possible pour intégrer dans leurs services

famille bonheur et santé. Il existe plus de 20 000 dispensaires où des services de planification familiale sont mis à la disposition des couples. Plus de 18 000 d'entre eux se trouvent en milieu rural; dans les zones

urbaines, tous les hôpitaux, maternités et maisons

sanitaires de base un programme approprié en tant qu'élément important de la protection maternelle et infantile. Les pays qui ne souhaitent pas recevoir

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÈME SÉANCE

367

d'aide pourront s'en tenir à leurs propres programmes

mais, dans le cas de l'Inde, l'assistance de l'OMS en matière de planification familiale sera un effort fondamental pour la santé et le bien -être des mères et des enfants du pays tout entier. On a mentionné d'autre part la nécessité d'encourager et d'intensifier les programmes d'examens cytologiques. La délégation indienne appuie sans réserve ce genre de programmes et estime qu'une campagne en faveur de la contraception intra -utérine pourrait être facilement associée à une campagne de dépistage du cancer et de lutte contre cette maladie par la création de dispensaires spécialisés en cytologie et l'examen des frottis recueillis dans ces établissements.

devraient soutenir vigoureusement le lancement de tels programmes. De son côté, l'OMS devrait procéder à une enquête sur la fréquence des avortements, les dommages qu'ils causent et les moyens d'y remédier. Bien que l'avortement soit illégal en Inde, il est néanmoins pratiqué, comme c'est le cas dans de nombreux autres pays où l'on n'a pas encore envisagé de mettre sur pied des programmes de planification familiale. Une mortalité et une morbidité importantes lui sont imputables. La libre utilisation des techniques de planification familiale pourrait donc réduire la menace d'une extension de l'avortement et de ses conséquences néfastes. La séance est levée à 12 h. 30.

Des institutions telles que le FISE, qui s'intéressent au premier chef à la santé des mères et des enfants,

QUATORZIÈME SÉANCE

Mardi 17 mai 1966, 14 h. 30 Président.' Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1967 (suite de la treizième séance, section 1)

Inde, Islande, Jamaïque, Malaisie, Norvège, Pakistan, Pays -Bas, République Arabe Unie, Singapour, Suède et Tunisie; ce projet est ainsi libellé:

Ordre du jour, 2.2 Examen détaillé du programme d'exécution (suite)

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ordre du jour, 2.2.3

Le Dr AL -AKTA (Syrie) est heureux, au nom de son gouvernement, d'exprimer sa

reconnaissance

l'UNRWA, pour le travail qu'il a accompli en vue d'améliorer la santé des 1 200 000 réfugiés palestiniens.

au Dr Sharif, Directeur du Service de Santé de Comme l'a dit le Dr Sharif dans l'intervention qu'il

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale; Tenant compte de l'article 2l) de la Constitution; Notant les discussions qui ont eu lieu au Deuxième

a prononcée à la séance précédente de la Commission,

Congrès mondial de la Population, en septembre

les crédits disponibles sont trop limités pour fournir aux réfugiés des services sanitaires suffisants. Il faut toutefois espérer qu'un jour viendra où le monde entier

1965, où l'on a attaché une grande importance au développement de la population et à ses répercussions sur l'individu et la société; Notant les activités de l'Organisation des Nations

prendra conscience du sort de ces réfugiés et qu'ils pourront ainsi, avant qu'il ne soit trop tard, retrouver leur patrie et bénéficier des progrès de l'humanité. 2.

Unies relatives à un programme à long terme sur les problèmes de population; Notant avec une grande satisfaction la possibilité

Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale (suite de la treizième séance, section 4) Ordre du jour, 2.15

que le FISE exerce une action dans ce domaine;

Notant avec satisfaction que l'OMS a décidé d'entrer en relations officielles avec la Fédération internationale pour le Planning familial;

saisie d'un projet de résolution proposé par les délégations des pays suivants: Ceylan, Chine, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, Ile Maurice,

Le PRÉSIDENT déclare que la Commission est

Notant que l'OMS et ses groupes scientifiques ont déjà joué un rôle en recueillant et en distribuant

des informations sur de nombreux aspects de la reproduction humaine;

368

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Reconnaissant que les connaissances scientifiques

relatives à la reproduction humaine sont encore insuffisantes; Notant que plusieurs gouvernements entreprennent des programmes nationaux de planification

nécessaire d'entreprendre de nouvelles études sur les aspects théoriques et pratiques de la question. De l'avis de la délégation italienne, le programme

des naissances; et

Consciente de l'importance qu'il y a à inclure des informations sur les aspects sanitaires des problèmes taire, APPROUVE le rapport du Directeur général sur les activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale; 1. 1

donné aux étudiants en médecine, infirmières, sages- femmes et autres membres de l'équipe sani-

de population

dans l'enseignement

proposé par le Directeur général dans son rapport dépasse le cadre tracé par la résolution WHA18.49. Il faut souhaiter que la Commission puisse prendre à la fin de ses délibérations une décision qui donne satisfaction à tous et qui tienne compte à la fois des termes de la résolution déjà adoptée et de l'objectif essentiel de l'Organisation. Le Professeur Vannugli n'a pas l'intention d'entrer dès maintenant dans les détails, mais il écoutera avec intérêt les observations que les autres délégations ont à formuler sur le projet de résolution dont la Commission est saisie.

Le Dr Sow (Mali) estime que le rapport présenté à la Commission traite en fait de la question de la planification des naissances. C'est avec intention

2.

PRIE le

Directeur général de poursuivre et

d'amplifier le programme déjà établi; 3. PRIE le Directeur général de donner au FISE et autres institutions des Nations Unies des avis sur les aspects sanitaires de la situation démographique, y compris l'assistance à apporter aux Etats Membres;

qu'il emploie cette expression, car il y a eu un changement net d'orientation. La résolution WHA18.49 ne contenait aucune référence précise à cette notion en tant que telle et le groupe de travail qui avait été désigné pour mettre au point cette résolution, sous la présidence du Dr Watt, s'était bien gardé d'employer

cette expression afin de ne pas modifier la portée des buts et des principes à faire cautionner par l'Organisation.

AUTORISE le Directeur général à étendre, sur demande, les services de l'OMS dans ce domaine 4.

aux pays Membres par des moyens tels que des avis d'experts sur la planification et l'exécution de programmes, la formation de personnel et l'évaluation de programmes; PRIE le Directeur général d'étudier les moyens possibles d'intégrer les services de planification des naissances dans la planification sanitaire 5.

Il faut féliciter le Directeur général de l'excellent rapport qu'il a présenté et de la manière dont il a su respecter les termes de la résolution WHA18.49. Cette résolution avait été élaborée à la lumière des considérations suivantes: le groupe de travail qui avait rédigé la résolution avait jugé que la planification

familiale était intimement liée à certains facteurs économiques, sociaux, culturels et psychologiques; il avait été reconnu que les problèmes de reproduction humaine intéressent à la fois la cellule familiale et la société dans son ensemble, et que la dimension de la

générale (en particulier au sein des services de protection maternelle et infantile) des pays qui en ressentent le besoin; et 6. PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur le

programme de l'OMS dans le domaine de la reproduction humaine.

famille relève du libre choix de chaque couple. Le groupe de travail avait estimé en outre qu'il appartenait aux administrations nationales de déterminer si, et dans quelle mesure, elles devaient soutenir la diffusion de renseignements et la prestation de services

Le Président invite les membres de la Commission à présenter leurs observations. Le Professeur VANNUGLI (Italie) félicite le Directeur

général du rapport qu'il a présenté,' et souligne que

la question des activités de l'OMS au sujet de la situation démographique mondiale est à la fois très importante et très complexe. La Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé l'a déjà étudiée en détail et a

les aspects de santé publique de la reproduction

à la population sur les aspects sanitaires de la reproduction humaine. D'autre part, il lui avait semblé qu'il n'entrait pas dans les responsabilités de l'OMS de soutenir ou de favoriser une politique démographique quelconque, son rôle étant plutôt de fournir des renseignements techniques en ce qui concerne humaine, sans entreprendre d'activités opérationnelles.

adopté la résolution WHA18.49. Conformément à cette résolution, l'OMS a déjà accompli un travail très utile: les aspects scientifiques de la question ont été étudiés par différents groupes dont les rapports, élaborés et distribués rapidement, présentent un intérêt considérable. Toutefois il faut encore résoudre un certain nombre de problèmes difficiles, et il sera 1 Actes

Il faut donc féliciter le Directeur général d'avoir limité son rapport aux aspects scientifiques de la question. Toutefois, la délégation du Mali éprouve maintenant une certaine inquiétude en constatant que la portée du projet de résolution présenté par plusieurs délégations est beaucoup plus vaste et traite

directement du contrôle des naissances. Ce projet prévoit même un soutien technique et financier de la

part du FISE et demande à l'OMS de fournir des avis techniques aux Membres qui souhaitent créer des services de planification familiale. Il est vrai que l'on ne met pas en cause le fait que la régulation des

off.

Org. mond. Santé, 151, annexe 13.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÉME SÉANCE

369

naissances relève du libre choix de la cellule familiale ou - dans les pays où une croissance démographique

exagérée aurait des répercussions économiques des autorités nationales intéressées. Le Dr Sow n'en aimerait pas moins posséder certains renseignements précis avant de s'engager à appuyer une proposition qui fasse figurer ce principe parmi ceux qui régissent la politique de l'Organisation. En effet, il n'est pas

Le Dr JuRICIC (Chili) déclare que le taux d'accroissement démographique en Amérique latine, qui atteint 3 % par an, est actuellement le plus élevé du

monde. Le Chili ne fait pas exception puisque sa population a augmenté de 1,75 % par an entre 1936 et 1950 et de 2,33 % par an entre 1951 et 1956. Ce phénomène est dû exclusivement au déclin du taux de mortalité, puisque le taux de natalité est resté le même. Le taux d'accroissement démographique annuel

possible d'adhérer à un tel principe dans un pays comme le Mali, qui possède une population d'à peine quatre millions d'habitants pour une superficie de 1 200 000 km2, et pour qui l'accroissement démographique est une nécessité s'il veut utiliser pleinement ses ressources. Il est indéniable que de nombreux

se maintiendra à 2,4 % après 1965. La population, qui a doublé entre 1885 et 1940, aura doublé à nouveau en 1975. Le problème se trouve aggravé par les migrations internes des zones rurales vers les grandes villes,

pays ont de bonnes raisons d'être en faveur du pays en voie de développement.

contrôle des naissances, mais on ne lui fera jamais admettre qu'il s'agit là d'une politique sage pour les

Rien ne prouve qu'une diminution du taux de natalité conduise automatiquement un pays au progrès économique. Il y a d'autres facteurs tout aussi impor-

tants qui entrent en jeu, tels que les facteurs économiques, sociaux, culturels, psychologiques et sanitaires

du problème dont il est question dans la résolution WHA18.49. D'autre part, de nombreux points d'interrogation subsistent encore en ce qui concerne les aspects techniques. Par exemple, quelles garanties possède -t -on au sujet des effets à long terme de la pilule aux oestrogènes ou des dispositifs intra- utérins ?

ce phénomène concernant surtout les groupes d'âge compris entre 15 et 45 ans. Tous ces facteurs doivent donc être pris en considération lorsqu'on examine les problèmes démographiques. Chaque région et chaque pays doit résoudre des problèmes particuliers et il serait dangereux de généraliser. Les questions de population ne doivent pas seulement être envisagées sous l'angle de la démographie et de l'économie; il faut également tenir compte de certains facteurs moraux et sociaux. A longue échéance, toute variation du rythme de l'évolution démographique entraîne des modifications

dans la composition par âge de la population: le nombre des enfants pourrait diminuer, mais le nombre

Les connaissances sont encore insuffisantes en ces matières, et c'est avec raison que le Directeur général poursuit les études.

des personnes âgées augmenterait, ce qui ne peut manquer d'avoir des répercussions graves sur la vie économique et sociale. Il est très difficile de parvenir à un juste équilibre entre ces éléments actifs et passifs de la population une fois que l'on a établi des habitudes régulières en matière de planification familiale. Une croissance démographique excessive entrave t -elle le développement économique ? C'est peut -être

Le problème ne peut être résolu qu'au niveau national. Les délégations qui ont présenté le projet

de résolution ont tenu compte de la situation qui existe dans leur propre pays. Elles doivent toutefois admettre que d'autres pays peuvent avoir à résoudre des problèmes différents et que les deux points de vue sont tout aussi valables. De l'avis de la délégation malienne, le projet de résolution présenté à la Commission n'apporte aucune amélioration par rapport à la résolution WHA18.49; il introduit en outre un élément qui n'est pas universellement valable et qui est contraire aux principes généraux de l'Organisation. Il faut tenir davantage compte de l'esprit de la Constitution: certes, il n'y a pas de raison que l'Organisation ne s'intéresse pas aux besoins de certains pays en matière de planification familiale, mais les activités qu'elle déploie à cet égard

vrai pour certains pays, mais on peut en douter en ce qui concerne le Chili et certains autres pays, surtout

si l'on suppose que la diminution du taux de natalité ne change pas la structure économique et sociale du pays. C'est pourquoi le Gouvernement chilien fait

preuve d'une extrême prudence dans toutes

ces

questions. Inversement, il se peut que la naissance d'un nouvel

enfant entraîne des difficultés considérables pour la famille. C'est ce qui arrive souvent au Chili, comme le prouve le fait que 130 000 avortements (soit un

ne doivent pas être considérées comme partie intégrante de sa doctrine. Lors de l'examen du projet de programme et de budget pour 1967, la Commission a pu constater le nombre de programmes inclus dans les pages vertes des Actes officiels No 146. Il vaudrait

avortement pour deux naissances vivantes) sont pratiqués chaque année, dans la plupart des cas par des mains inexpertes, avec les conséquences graves

qui peuvent en résulter pour la santé physique et mentale de la mère. On impute à l'avortement 40 des décès chez les femmes enceintes et la charge que représente pour les services de santé le traitement des suites d'avortement est très lourde. La question du contrôle des naissances a été soulevée pour la première fois au Chili en 1936, mais ce n'est

mieux que l'Organisation concentre ses efforts sur la lutte contre les principales maladies transmissibles, plutôt que de consacrer des crédits précieux à l'assis-

tance dans le domaine de la planification familiale. Pour les diverses raisons qu'il vient d'évoquer, le Dr Sow ne pourra pas voter en faveur du projet de résolution.

qu'en 1962 qu'une action organisée a été entreprise par l'Association chilienne pour la Protection de la

370

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Famille, organisation privée affiliée à la Fédération internationale pour le Planning familial. En 1965, le Ministère de la Santé et les services sanitaires

reproduction humaine et la mise au point de méthodes de contrôle des naissances.

nationaux ont désigné plusieurs comités chargés d'émettre des avis sur la politique à suivre en matière démographique, de coordonner les activités relatives au contrôle des naissances et d'entretenir des rapports avec d'autres organisations intéressées par ces

Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation a longuement étudié le rapport du Directeur général et se félicite de noter que le projet

de programme et de budget pour 1967, qui figure dans les Actes officiels No 146, mentionne plusieurs formes d'activités consacrées aux problèmes démographiques. Elle remarque également avec satisfaction que l'Organisation s'emploie à donner effet à la réso-

problèmes. En vertu des principes de la liberté et de la dignité individuelles, le Gouvernement chilien ne pouvait se permettre d'intervenir, ni directement ni indirectement, dans une question qui relève exclu-

sivement de la responsabilité du couple marié; ce principe est fortement enraciné au Chili, aussi bien dans la cellule familiale que dans la société en général,

pour des raisons d'ordre psychologique, religieux et politique. C'est à l'Etat qu'il appartient de mettre en oeuvre les moyens propres à améliorer la santé et le bien -être de la population. Il doit à cette fin favoriser la création de conditions meilleures pour l'individu et pour la famille dans des domaines tels que le travail, l'enseignement, la santé et la nutrition. Dans ce

lution WHA18.49 et participe, notamment, à un certain nombre de conférences sur des problèmes de population, en même temps qu'elle poursuit des travaux de recherche et publie divers documents sur ces questions. Désireuse d'aider concrètement à mettre en oeuvre toutes les recommandations

contexte, on pourrait également étudier le problème des dimensions de la famille et ses rapports exacts avec

contenues dans cette résolution, la délégation des Etats -Unis s'associe aux délégations qui voudraient que l'Assemblée précise ses intentions pour guider le Directeur général. Il faudrait que la régulation des naissances soit intégrée au programme d'action sanitaire. Il appartient à l'OMS, en tant que centre de l'action sanitaire mondiale, de prendre la direction des

un programme constructif de protection maternelle et infantile. Toute politique démographique doit être

opérations pour ce qui est de leur aspect médicosanitaire et de fournir aux Etats Membres qui en font la demande des services consultatifs techniques sur tous les problèmes médicaux de la reproduction humaine, et plus particulièrement sur la limitation des naissances, le traitement de la stérilité et la régulation de la fécondité. Il lui faudrait donc à la fois engager les recherches médicales et sanitaires nécessaires et fournir les moyens de formation et d'information particuliers que nécessitent ces problèmes de limitation des naissances et de régulation de la fécondité. Elle pourrait aussi faire faire des enquêtes sur l'efficacité,

établie de manière à tenir compte non seulement des aspects numériques du problème mais aussi des objectifs fixés au développement économique et social et du fait que la population est tout à la fois productrice et consommatrice. Le rôle de l'Etat en matière de contrôle des nais-

sances est de conseiller et d'éduquer les parents ainsi que les futurs parents - au sujet des différents aspects du problème, notamment sur le plan médical, moral et social, et des avantages et des inconvénients que présentent les diverses méthodes disponibles. Ce genre d'éducation doit être confié à des médecins ou à un personnel auxiliaire ayant reçu une formation appropriée, de manière que les parents prennent leurs décisions en pleine connaissance de cause. Les programmes de contrôle des naissances doivent

l'activité

et l'innocuité cliniques

des

diverses méthodes de régulation de la fécondité, en publier les résultats et centraliser toutes les données obtenues dans le monde au cours d'enquêtes analogues.

former partie intégrante du programme sanitaire général et doivent être inclus dans les activités courantes du service de santé, car la formulation de programmes distincts pourrait porter un grave préjudice à l'organisation sanitaire du pays. Au Chili, c'est dans cet esprit que le service national de santé a abordé et organisé des services de planification de la famille dans les consultations maternelles. Le fait que le service national de santé dessert environ 70

Enfin, elle devrait s'employer, selon les besoins, à assurer directement ou à faciliter la formation de toutes les catégories de personnel sanitaire et médical qui ont un rôle à jouer en ces matières. On se félicite

de lire dans le rapport du Directeur général qu'une action est déjà en cours sur la plupart de ces points. Le Dr Merrill se réfère ensuite au troisième paragraphe de la partie III du rapport du Directeur général

de la population, représentant les groupes à faible revenu qui accusent le taux de natalité le plus élevé, aura une influence décisive pour l'application de la politique gouvernementale en matière de contrôle des naissances.

En ce qui concerne le rôle que doit jouer l'Organisation, la délégation chilienne estime qu'elle devrait continuer comme par le passé à fournir des services

consultatifs aux gouvernements et à assurer la formation de personnel. Elle devrait en même temps

renforcer son travail de recherche concernant la

qui traite du programme futur: il est généralement admis que chaque pays est seul à décider quel rang prioritaire il entend accorder à la régulation des naissances dans son programme de santé publique. La nécessité d'un service de santé organisé ne fait pas de doute non plus. Il faut toutefois songer qu'un bon programme de régulation des naissances organisé de concert par l'OMS et par le gouvernement intéressé ne peut que stimuler et renforcer les autres services de santé, et notamment ceux de protection maternelle et infantile. On sait que tout au long de l'histoire de l'action de santé publique, les programmes spécialement conçus pour faire face à tel ou tel problème

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÈME SÉANCE

371

de santé nouveau ont pratiquement toujours permis d'atteindre des objectifs plus larges. Dans la résolution 1084 (XXXIX) du Conseil économique et social (dont le texte est joint en appen-

à d'autres procédés de contraception, les dispositifs intra- utérins pour les utiliser dans les programmes nationaux, c'est parce qu'ils sont efficaces, sans

dice au rapport du Directeur général), la délégation des Etats -Unis approuve en particulier le contenu de l'alinéa 5 b) du dispositif, aux termes duquel le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies est prié de bien vouloir fournir aux gouver-

danger, simples à employer, faciles à enlever et bien acceptés par la population. Le programme national de régulation des naissances par cette méthode sera

exécuté de 1966 à 1968 sous deux formes. On a d'abord établi un plan qui consiste à intégrer le planning familial dans les activités de santé publique grâce à la formation des diverses catégories de personnel médical et paramédical nécessaires. D'autre part, on mettra en oeuvre un programme de diffusion des contraceptifs intra -utérins par l'intermédiaire d'équipes mobiles dont chacune comprendra un gynécologue, une sage -femme, une aide -infirmière soignante et une assistante sociale, et sera affectée à une région déterminée Toutes les insertions feront

nements qui demandent de l'aide à cet égard des services consultatifs et une formation touchant les programmes d'action dans le domaine de la population. Il semble que le projet de résolution dont la Commission est actuellement saisie permettrait à l'Organisation de développer ce type de services. La délégation des Etats -Unis se félicite également

que d'autres organisations, et en particulier le FISE, cherchent à coopérer sans réserve avec l'OMS dans le domaine démographique. Il est certain que, grâce

à ses experts et à ses consultants, l'Organisation pourrait jouer un rôle fort utile.

l'objet d'une surveillance destinée à en contrôler l'efficacité et l'innocuité et l'on prévoit ensuite une évaluation du programme. Par ses publications, par l'orientation qu'elle donne aux recherches, par ses avis et enfin par sa participation

Depuis un an, de nouveaux pays ont décidé de

confier aux services nationaux de santé, soit dans le

cadre de leurs attributions courantes, soit à titre de la régulation des naissances. L'explosion démo-

d'activité prioritaire, l'action à mener dans le domaine graphique fait naître d'autant plus d'inquiétudes

même, l'OMS est en mesure d'aider les pays qui en font la demande à résoudre, dans le cadre de leurs efforts nationaux, les problèmes démographiques qui se posent à eux dans l'immédiat ou à long terme. Il importe de souligner, pour apaiser les inquiétudes exprimées par le délégué du Mali, qu'un programme de régulation des naissances n'est pas nécessairement irréversible. Une fois atteint un certain équilibre, on

qu'elle est plus marquée, et décide les autorités à prendre des mesures concrètes. Il faut s'attendre que l'OMS reçoive de plus en plus de demandes d'assistance à cette fin et il importe qu'elle soit prête à y faire face avec efficacité comme elle l'a fait dans tant d'autres domaines. Aux Etats -Unis comme dans beaucoup d'autres pays, une politique bien définie a été arrêtée par le Gouvernement depuis l'an dernier. Cette politique est particulièrement nette dans le programme national,

peut ou le ralentir ou l'interrompre totalement. En outre, il est certainement préférable de diriger officiellement la régulation des naissances que de tolérer la pratique des avortements clandestins avec tous les

risques qu'elle implique pour la santé. Ce qui est indispensable, c'est de ne recourir qu'à des méthodes sans danger dont l'emploi et le contrôle soient confiés à du personnel médical et auxiliaire qualifié.

pour lequel le Secrétaire à la Santé, à l'Education et à la Prévoyance sociale a élaboré des directives précises. A plusieurs reprises, le Président Johnson s'est inquiété aussi de la gravité mondiale du problème

et il a promis d'aider plus activement les pays qui ne peuvent seuls faire face à leur situation sanitaire. Dans le message qu'il a adressé au Congrès au sujet des programmes d'aide internationale, il a donné un rang prioritaire à la question démographique. La délégation des Etats -Unis appuiera le projet de résolution dont la Commission est saisie.

C'est pour toutes ces raisons que la délégation tunisienne est cosignataire du projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) estime que dans un

pays en voie de développement le programme de santé publique doit entrer dans le cadre du plan socio- économique général. En Europe et aux EtatsUnis d'Amérique, la régulation des naissances a été la conséquence spontanée de l'essor culturel et économique. Si l'on considère toutefois le projet de résolution dont la Commission est saisie, il faut se rappeler que, comme l'a dit le Secrétaire général de l'Organi-

Le Dr BARRI (Tunisie) rappelle que les aspects sanitaires de la situation démographique mondiale présentent un intérêt vital pour certains pays en voie de développement, dont le taux d'accroissement démographique dépasse l'indice de développement économique et social. En Tunisie, où l'on expérimente déjà depuis deux ans les dispositifs intra- utérins, avec près de 6000 insertions, toutes les données confirment les conclusions du groupe scientifique OMS pour l'étude des dispositifs intra -utérins.' Si l'on a choisi, de préférence I Org. moud. Santé Sir. Rapp. techn., 1966, 332.

sation des Nations Unies, le fossé s'élargit entre pays développés et pays sous -développés, ces derniers étant obligés de vendre leurs matières premières à des prix toujours plus bas et d'acheter toujours plus cher

les produits finis dont ils ont besoin. C'est là un problème avant tout économique et culturel. Comme

l'a dit le délégué du Mali, chaque pays en voie de développement a ses propres difficultés et doit les résoudre selon ses propres conceptions. En Algérie,

372

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

la politique à adopter à cet égard n'a pu être choisie qu'après de longues études. Divers produits ont été mis au point pour limiter les naissances. Or, il ne faut pas oublier que l'administration de gestagènes oraux, dont on ignore encore les

un programme qui peut tendre à développer

la

fécondité dans les pays où cela est nécessaire. Il est certain que l'OMS se doit d'intégrer ce programme dans le cadre des services de protection maternelle et infantile et d'éducation sanitaire en général.

effets à long terme, à la population féminine Le Dr TOTTIE (Suède), également coauteur du projet de résolution, rappelle qu'il a fréquemment souligné l'importance des problèmes démographiques

inculte des pays en voie de développement pose un problème moral grave. En conséquence, la délégation algérienne reste favorable à la teneur de la résolution WHA18.49, mais tient en même temps à mettre en garde les pays en voie de développement contre les dangers inhérents

à l'adoption d'une politique de limitation des naissances, car le temps est venu pour les pays en voie de

mondiaux dans la tâche qui incombe à l'OMS, en particulier en matière de protection maternelle et infantile. Il se félicite du programme envisagé, car il considère que la régulation des naissances entre normalement dans les attributions de tous les services

développement d'occuper la place qui leur revient dans le monde.

de santé nationaux. Il appartient certes à chaque individu de décider s'il demandera ou non des conseils sur les problèmes relatifs à la limitation des naissances

Le Dr HAQUE (Pakistan), prenant la parole en qualité de coauteur du projet de résolution, fait observer qu'on ne peut juger du problème qu'en le rapportant à une situation réelle: nombre de pays, dont le Pakistan, n'ont pas les moyens matériels de mener à bien le minimum de programmes essentiels d'éradication des maladies. Au Mali, la densité de la population est de 4 habitants au km2, mais le Pakistan, lui, a près de 100 millions d'habitants, soit une densité

ou à la régulation de la fécondité, mais la situation démographique actuelle et ses répercussions sur la santé et les conditions de vie en général imposent de mettre à la disposition des populations toutes les données et tous les moyens connus. A mesure que progresse l'étude scientifique de la régulation des naissances et du traitement de la stérilité, l'OMS doit centraliser, évaluer et diffuser à l'intention des Etats Membres toutes les connaissances existantes.

de 400 au km2. Les Pakistanais continuent à mourir du paludisme et de la variole parce que l'Etat manque d'éradication. Avec les moyens voulus, l'éradication du choléra serait l'affaire de quelques mois. La production agricole est considérablement inférieure aux besoins. Le taux de mortalité est élevé chez les nourrissons, chez les enfants entre 1 et 4 ans et chez les mères de familles nombreuses. Une enquête nationale a montré que la malnutrition est extrêmement répandue. Etant donné que la population pakistanaise comprend 44 % d'éléments non productifs, il faut mener une véritable lutte contre la montre: les adultes sans doute peuvent attendre, mais les enfants ne le

de fonds pour mener rapidement des campagnes

Le Dr HOWORKA (Pologne) déclare que du fait des changements sociaux survenus dans son pays à la fin de la guerre, le problème de la reproduction est considéré comme une question personnelle pour

chaque individu - surtout pour chaque femme en même temps qu'il revêt une importance sociale et nationale considérable. La complète égalité entre les sexes ne sera atteinte que si les femmes sont libres de prendre toutes les décisions relatives aux questions de reproduction, et si elles reçoivent des services de santé nationaux et d'organismes non gouvernementaux

peuvent pas: il faut les loger, les habiller et leur donner

une éducation. Il n'est pas vrai que le problème démographique ne doive être réglé que par les familles, car ce qui

l'aide dont elles ont besoin. Le service national de santé polonais a veillé à l'application pratique de ces principes en organisant un réseau d'hôpitaux et de centres de santé spécialisés dans les soins obstétricaux, ainsi que la formation de personnel médical et paramédical et la fabrication à grande échelle des contraceptifs, et en faisant dispenser des soins prénatals et obstétricaux dans le cadre des services de protection maternelle et infantile. Un système d'autorisation d'interrompre sous contrôle une grossesse récente a fourni à la campagne

affecte l'individu touche la famille tout entière et par conséquent la totalité de la nation. On a dit aussi que le problème démographique n'était pas universel, mais celui de la malnutrition des enfants l'est incon-

testablement. On a dit aussi que l'action de l'OMS devait se limiter à fournir des services consultatifs; mais aurait -on eu raison du paludisme et de la variole dans les pays qui en sont maintenant libérés si l'OMS

s'était bornée à donner des conseils ? Il est évident que l'OMS doit jouer un rôle actif dans le programme démographique. Il s'agit, non pas d'imposer des

contre l'avortement criminel une arme de valeur; les résultats obtenus ont été suffisamment encourageants pour que l'on continue à appliquer cette politique. Le taux de natalité qui était l'un des plus élevés d'Europe avant la guerre a baissé de presque 50 %. La mortalité maternelle a également régressé,

mesures, mais seulement d'offrir les moyens voulus à ceux qui les veulent. Le but est d'espacer les naissances de façon que la population ait une vie et une santé meilleures. Il est difficile de

et plus particulièrement la mortalité due à l'avortement. On a estimé que ces résultats militaient en faveur de la politique adoptée, en dépit des difficultés inévitables auxquelles on se heurte. Un problème comme celui du contrôle de la reproduction exige des travaux de recherche soigneusement organisés; ceux que posent les aspects éducatifs de la

comprendre

pourquoi certains délégués font opposition au programme envisagé. C'est un programme qui ne vise pas exclusivement à limiter les naissances: c'est aussi

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU DUDGET: QUATORZIhME SEANCE

question se trouveraient plus rapidement résolus

avec l'aide de l'OMS. Le Dr Howorka estime que, dans de nombreux pays, tout comme en Pologne, l'un des principaux obstacles à la régulation des processus démographiques naturels est l'absence,

au sein de la population, des connaissances les plus élémentaires en matière de reproduction. On pourrait surmonter cette difficulté en mettant en oeuvre des programmes de vulgarisation adaptés aux différents groupes d'âge et aux divers niveaux d'instruction. Il est important d'organiser des programmes destinés aux jeunes, de choisir et de former des éducateurs compétents. En Pologne, l'expérience dans ce domaine précis a montré que les films, si possible commentés, constituaient le moyen le plus efficace de diffuser les

de la reproduction humaine touchant à la santé publique, mais non d'entreprendre des activités opérationnelles qui doivent rester le domaine exclusif de chaque Etat. En raison de l'insuffisance des connaissances scientifiques en matière de reproduction humaine, la délégation de la Côte d'Ivoire appuie chaleureusement le programme de recherches recom-

gouvernements qui en font la demande sur les aspects

mandé par le Comité consultatif de la Recherche médicale.

connaissances en matière de sexualité et de reproduction. Etant donné le nombre de films éducatifs de ce type dont il faudrait disposer, et la difficulté du sujet, le délégué de la Pologne estime que le cinéma devrait figurer, dans les programmes de l'OMS, au nombre des moyens destinés à promouvoir la connaissance en cette matière. Depuis quelques années, l'Organisation a obtenu des résultats intéressants en coordonnant les travaux de recherche scientifique sur la reproduction humaine;

Le Dr EL -KADI (République Arabe Unie) fait remarquer que son pays compte environ 30 millions d'habitants et que la population, du fait de la stabilité du taux de natalité (environ 40 pour mille) et d'un net abaissement du taux de mortalité infantile, augmente d'environ 700 000 âmes par an. La diminution de la mortalité est due à la création et à l'extension des services de santé, et notamment des centres de protection maternelle et infantile: il en existe vingt -six pour l'ensemble des zones urbaines et rurales.

Un projet de planification familiale a été lancé sous la

direction d'un comité présidé par

le

Premier

les rapports publiés jusqu'à ce jour par les groupes scientifiques de l'OMS sont utiles non seulement par les solutions qu'ils apportent mais également par les nouveaux problèmes qu'ils exposent et les idées neuves qu'ils développent. Les instituts scientifiques et les établissements de soins médicaux polonais apprécient la valeur des activités de l'OMS dans le domaine des recherches sur la reproduction et sont prêts à lui accorder leur pleine coopération. Le Dr N'DIA (Côte d'Ivoire) déclare que le problème

Ministre, avec le Ministre de la Santé publique à la vice -présidence. Un programme intensif d'éducation sanitaire est en cours d'exécution afin d'assurer au projet la coopération de la population qui est indispensable à sa réussite. Le Gouvernement de la Répu-

blique Arabe Unie recevra avec gratitude toute assistance que l'OMS et le FISE pourront lui consentir

sous forme d'avis techniques et d'équipement. Le Professeur PESONEN (Finlande) félicite le Direc-

teur général de son excellent rapport et de la lucidité l'intérêt porté par l'OMS aux recherches sur la reproduction humaine; en effet, on a réalisé d'importants progrès dans le domaine des méthodes contraceptives, mais les connaissances en matière de reproduction restent très insuffisantes.

dont il témoigne. Il a constaté avec satisfaction

démographique suscite des préoccupations dans un certain nombre de pays en voie de développement, comme l'a montré l'enquête effectuée par le Conseil économique et social des Nations Unies, mais il n'en va pas de même partout. Certains pays de la Région africaine sont insuffisamment peuplés.

La Finlande étudie avant tout la question de la planification familiale dans ses rapports avec la santé,

La Côte

d'Ivoire, avec une superficie de 322 000 km2, soit les trois cinquièmes de celle de la France, n'a que quatre millions d'habitants, soit un peu moins du douzième de la population de ce pays. Or, tout le monde sait qu'une main -d'oeuvre nombreuse et qualifiée est essentielle au développement économique

car il est évident que les mères et les membres de familles trop nombreuses sont en mauvaise santé et en butte à d'autres difficultés. Si l'on se rapporte aux

termes du second et du septième paragraphe du préambule de la Constitution de l'OMS, tous les peuples doivent être admis au bénéfice des connaissances acquises par les sciences médicales, y compris donc celles qui touchent aux méthodes contraceptives. On doit considérer comme l'un des droits fondamen-

et social d'un pays. Ces faits expliquent la politique démographique du Gouvernement de la Côte d'Ivoire. Les problèmes de reproduction humaine intéressent à la fois la famille et la société, mais la dimension d'une famille ne concerne qu'elle -même. Les administrations sanitaires nationales de certains pays surpeuplés, Membres de l'OMS, qui ont décidé de diffuser des

taux de tout être humain d'être renseigné sur les découvertes de la médecine dans ce domaine et ce sont essentiellement les responsables de la santé publique qui doivent diffuser les renseignements relatifs à la planification familiale. Celle -ci devrait également faire partie des attributions normales des services de protection maternelle et infantile et des

renseignements

sur la planification

familiale et d'organiser les prestations de services nécessaires agissent dans le cadre de leurs droits souverains. La délégation de la Côte d'Ivoire estime

autres services de santé. En outre, les professeurs des écoles de médecine et en particulier ceux d'obsté-

qu'il n'appartient pas à l'OMS de soutenir ou de promouvoir une quelconque politique démographique;

trique et de gynécologie doivent être informés de l'importance de cette question, de manière à enseigner

son rôle doit être de fournir des avis techniques aux

aux étudiants en médecine le rôle primordial des

ái4

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANT, PARTIE Il

programmes de planification familiale. Tout dépend essentiellement de l'attitude des professeurs intéressés.

semblent croire que l'on disposera toujours d'un espace illimité et de ressources inépuisables en minerais,

Le projet de résolution, dont le délégué de la

Finlande est également coauteur, n'est guère ambitieux,

en pétrole, en or, etc., et que la population restera trop peu nombreuse. Il demande aux délégués de ces

mais il espère qu'en l'adoptant l'OMS se trouvera en mesure de faire progresser son action en matière de planification familiale.

pays d'accepter une conception plus rationnelle des

rapports qui existeront entre la productivité et la reproduction humaine, et de s'abstenir de voter plutôt que de s'opposer au projet de résolution. Le Dr BENGHEZAL (Algérie), soulevant une motion

M. WALTER (Ile Maurice) fait observer que l'on a entendu des opinions divergentes sur un sujet contro-

versé qui suscite des réactions passionnées. Il ne comprend pas comment l'OMS, dont l'un des prin-

d'ordre, demande à user du droit de réponse. Le PRÉSIDENT lui

cipaux objectifs est la promotion de la santé, pourrait refuser son aide sous quelque forme que ce soit aux pays qui la sollicitent. Le délégué du Mali et le délégué

fait remarquer qu'il aura la

possibilité d'intervenir ultérieurement dans le débat.

de l'Algérie sont intervenus avec véhémence; c'est la première fois que M. Walter entendait - par la bouche du délégué algérien - traiter la reproduction humaine comme un problème politique et les femmes

M. WALTER (Ile Maurice), soulevant également une motion d'ordre, déclare qu'il lui semble que tout délégué a le droit de répondre à des termes susceptibles

comme des machines à fabriquer des enfants, là où

règnent la famine, la pauvreté et la souffrance. Il faut dire la vérité aux femmes sans l'enrober d'euphémisme pour la rendre plus agréable, et sans la dissimuler derrière des discours sur le caractère sacré des liens du mariage. Si c'était aux hommes d'assurer la perpétuation de l'espèce humaine, le délégué de

d'être compris comme une attaque personnelle, mais qu'il ne connaît pas de règle s'appliquant aux critiques adressées à un Etat. M. WALLOT (République Centrafricaine) déclare que c'est avec un vif intérêt qu'il a appris que le pro-

l'Ile Maurice est persuadé qu'il n'y aurait pas de problème.

Les délégués qui ont fait valoir ce point de vue ne

doivent pas oublier que gouverner c'est prévoir et qu'ils doivent considérer le problème dans ce sens, comme une question non pas simplement nationale mais tout à fait internationale. Il faudra cinq ans pour que se fassent sentir les effets du contrôle démo-

gramme envisagé par l'OMS permettrait à l'Organisation de donner aux gouvernements des avis sur les aspects médicaux et le traitement de la stérilité, lorsqu'ils en feront la demande. En effet, son pays comporte une vaste région de plus de 100 000 km2 dont la densité de population varie entre 0,12 et 3 habitants par km2 et qui se dépeuple progressivement

à un rythme susceptible d'entraver gravement le développement économique du pays. Les enquêtes médicales et sociologiques ont montré que les avortements spontanés et la sérilité étaient essentiellement

graphique, c'est -à -dire qu'il y ait moins d'enfants qui nécessiteront moins d'écoles et de professeurs. Il faudra attendre dix ans pour que le bénéfice s'en étende à l'enseignement secondaire et dix -neuf ans pour qu'il se répercute sur le marché de la main d'ouvre. Voilà la réalité, qu'on veuille l'accepter ou non. Tout ce que le délégué de l'Ile Maurice demande est que l'OMS assume les responsabilités que le problème lui impose du point de vue de la santé. L'hyper-

causés par l'instabilité des unions conjugales et la pathologie génitale. Des études portant sur 600 couples

pendant la période 1958 -1960 et sur 220 couples pendant l'année 1966 ont confirmé que la stérilité des femmes et l'instabilité des unions conjugales se manifestaient très tôt, et que la stérilité était liée à la

fécondité engendre l'anémie et la débilité. Le programme n'oblige aucun Etat à faire ce qu'il ne veut pas : les mots clés du dispositif de la résolution sont « sur demande ». Mais les pays qui le refusent pour eux -mêmes ne doivent pas empêcher les autres d'en bénéficier. Il se pourrait que plus tard, lorsqu'ils se trouveront dans l'impossibilité de pourvoir aux besoins vitaux de leurs peuples, ils regrettent d'avoir refusé d'appliquer le programme. M. Walter se demande si ces pays savent qu'il existe des maternités qui reçoivent chaque jour vingt -deux femmes non pour des accouchements, mais pour le traitement de suites d'avortement. Se rendent -ils compte de la charge

pathologie génitale. On ne connaît pas encore les résultats complets de l'enquête de 1966 en ce qui concerne la pathologie génitale, mais on peut dire que tout en ayant été réduites par la campagne de masse des années 1960 -1963, les tréponématoses endémiques restent au stade évolutif; la blennorragie

est également en régression, mais il existe encore différentes formes d'urétrites; les lésions génitales et hormonales ne sont pas traitées et les avortements spontanés sont fréquents. Le Gouvernement de la République Centrafricaine désire porter remède à la situation aussi vite que possible, mais ne se trouve pas en mesure de financer un

programme de l'envergure requise. C'est pourquoi M. Wallot se félicite des projets envisagés par l'OMS

que cela représente pour les ressources nationales, les services de santé, les gynécologues qui gaspillent ainsi un temps précieux, ainsi que pour les banques du sang ?

en matière de reproduction humaine, et accueillera avec reconnaissance toute proposition d'assistance bilatérale ou multilatérale. Le Professeur FERREIRA (Brésil) présente le projet

Le projet de résolution dont le délégué de l'Ile

de résolution suivant, qui bénéficie du soutien de sa

Maurice est coauteur a pour objet de favoriser l'action pour la promotion de la santé. Ceux qui y sont opposés

délégation ainsi que de celles de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique, de la France et du Mexique:

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÉME SÉANCE

315

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport présenté par le Directeur général conformément à la résolution WHA18.49; Tenant compte de l'article 2 1) de la Constitution;

Prenant note de la résolution 1084 (XXXIX) du Conseil économique et social, des discussions du Deuxième Congrès mondial de la Population

effectuées au cours de l'année écoulée pour mettre en oeuvre la résolution qui avait été adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé sur la recommandation d'un groupe de travail composé des représentants de toutes les tendances d'opinion concernant le problème démographique, aussi bien ceux qui voulaient que l'OMS prenne position que ceux qui lui en contestaient le droit, et comprenant même un représentant du Saint -Siège. Le délégué du Brésil estime que l'Organisation ne peut adopter de meilleure position que celle définie par la résolution

et de la discussion ultérieure qui a eu lieu à la vingtième session de l'Assemblée générale des

Nations Unies; Notant que l'OMS et ses groupes scientifiques ont déjà joué un rôle dans la réunion et la diffusion de renseignements sur de nombreux aspects de la reproduction humaine; Reconnaissant que les connaissances scientifiques

WHA18.49 citée dans le projet de résolution qu'il présente. Le problème comporte de si nombreux aspects - moraux, médicaux, sociaux et économiques

- qu'il est préférable que l'OMS fasse preuve de prudence et ne s'engage à soutenir le point de vue particulier d'aucun Etat Membre ou de ses représentants. Comme l'a fait remarquer le délégué du Mali, le problème ne se pose pas aux pays sous -peuplés.

relatives à la reproduction humaine sont encore insuffisantes;

Mais on n'en connaît pas encore toutes les données;

il concerne le corps et l'esprit humains; il joue un rôle primordial dans les relations entre hommes et femmes, dans l'amour conjugal et la stabilité familiale, sans oublier le point de vue religieux. L'Organisation ne doit pas se départir de son attitude neutre entre les

Notant que plusieurs gouvernements entreprennent des programmes nationaux de planification familiale; et

Consciente de l'importance qu'il y a à inclure des informations sur les aspects sanitaires des problèmes de population dans l'enseignement donné aux étudiants en médecine, infirmières, sages- femmes

éléments qui souhaitent des mesures radicales et ceux qui y sont opposés. A l'heure actuelle, personne ne peut affirmer que les méthodes préconisées sont parfaitement inoffensives, ni que la stérilisation n'aggravera pas les problèmes mentaux et spirituels de l'humanité.

autres membres de l'équipe sanitaire, 1.

PREND NOTE

avec

satisfaction

du rapport

présenté par le Directeur général; 2.

C'est pourquoi le délégué du Brésil apporte son appui à une résolution prudente qui recommande que l'on ne prenne actuellement aucune décision susceptible d'engager l'Organisation dans une action qui n'est pas de la compétence d'un organisme international. Lorsqu'il se sera écoulé un laps de temps suffisant pour permettre des recherches approfondies, il deviendra possible d'agir sans risque. L'action préconisée est semblable à celle qu'ont envisagée la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, le groupe de travail et le Conseil exécutif. Le Dr AUJOULAT (France) s'associe, au nom de sa

RÉAFFIRME les déclarations de principe contenues

dans les considérants de la résolution WHA18.49; APPROUVE le programme esquissé dans la partie III du rapport du Directeur général;

3.

CONFIRME que le rôle de l'OMS est de conseiller les Membres qui en font la demande pour la mise en oeuvre d'activités relatives à la planification de

4.

la famille, dans le cadre d'un service de santé organisé, sans que les fonctions préventives et curatives normales de ce service s'en trouvent affectées; et CONFIRME en outre que ladite action de l'OMS, en matière de planification familiale, doit porter à la 5.

délégation, aux remarques qui ont été faites sur la qualité de l'excellent rapport présenté par le Directeur général. Celui -ci doit être félicité d'avoir si rapidement

et si largement mis en oeuvre les recommandations de la Dix- Huitième Assemblée mondiale de la Santé,

fois sur les aspects médicaux de la stérilité et de la régulation des naissances, dans le cadre des fonctions générales des services locaux de santé, et notamment

en tenant compte à la fois des principes et de leur application.

Il semble souhaitable au délégué de la France de rappeler les principes sur lesquels doit reposer l'action

des services de protection maternelle et infantile, et qu'une attention spéciale doit être accordée à la formation du 'personnel professionnel et non professionnel.

de l'OMS dans le domaine considéré. En premier lieu, il appartient à chaque famille de décider librement de ses dimensions. En deuxième lieu, la politique

Le Professeur Ferreira est conscient de la responsabilité qu'il assume en prenant part à la discussion d'un problème qui attendait depuis longtemps que l'OMS lui prête attention. Comme l'indique le rapport du Directeur général, de nombreuses études ont été

démographique ne peut relever que de la responsabilité des administrations nationales. Enfin, il ne

saurait entrer dans la mission de l'OMS de pro-

mouvoir une politique démographique quelconque. Sa vocation reste, comme la résolution de la Dix Huitième Assemblée mondiale de la Santé en porte

376

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTi, PARTIE Ii

témoignage, de favoriser l'acquisition de connaissances sur la reproduction humaine, sur les aspects médicaux

de la régulation de la fécondité et sur les incidences sanitaires de la situation démographique. Il paraît significatif que la résolution WHA18.49 ait prévu un

programme d'action en deux points: d'une part, services de référence et études, de l'autre, services consultatifs sous forme d'avis techniques donnés sur demande, à l'exclusion d'activités opérationnelles.

Pour toutes ces raisons, la délégation française ne peut accepter ce que propose le projet de résolution présenté par Ceylan, la Chine, le Danemark, la Finlande et d'autres pays. Ces propositions tendent à forcer la main de l'OMS et, à travers elle, de tous

les Etats Membres. Le Dr Aujoulat est opposé à toute extension des activités au -delà du programme envisagé l'année précédente, dont le Directeur général

En exécution de ce programme, toute une série de brochures techniques ont été rédigées par des experts

a, par son action, bien montré la valeur. Rien ne justifierait une précipitation comme celle qu'implique le projet de résolution à l'échelle d'une organisation mondiale qui groupe des peuples riches et des peuples pauvres, des pays surpeuplés et des pays sous -peuplés.

dont les études apportent une solide contribution aux connaissances actuelles. L'OM S a fait ceuvre très utile en publiant ces rapports. Les travaux prévus

pour l'avenir ne sont pas moins intéressants. Le Dr Aujoulat se déclare donc en accord complet avec

le Directeur général sur la façon dont celui -ci a interprété la demande que lui a adressée l'Assemblée

L'OMS doit s'en tenir à sa mission essentielle dans ce domaine, qui a été parfaitement définie l'année précédente et admirablement accomplie depuis lors. Le Dr CVAHTE (Yougoslavie) rappelle que le

de la Santé touchant les aspects sanitaires de la reproduction humaine. Il va de soi, toutefois, que les activités normales de l'OMS en matière de services de santé ne doivent en subir aucun préjudice. Freiner ou espacer la fécondité peut être, dans certaines conditions, considéré comme une nécessité par certains individus, certaines familles

Deuxième Congrès mondial de la Population s'est tenu à Belgrade en 1965. La planification familiale, en tant que mesure destinée à limiter l'expansion démographique dans les pays lorsque cela est nécessaire, ne peut réussir si on l'envisage indépendamment du développement économique et social. Prendre des mesures en vue de limiter les naissances sans rechercher

ou certains Etats. L'OMS, quant à elle, ne saurait oublier qu'elle a été créée pour promouvoir la santé, état de complet bien -être physique, mental et social. Il n'est pas pensable qu'elle puisse se laisser détourner de ses objectifs fondamentaux pour aller au -delà de

la position prise par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé et engager son crédit et ses moyens dans la fourniture d'une assistance opérationnelle. Bien plus, il semble contradictoire de suggérer que le F1SE, qui a été créé pour soulager la détresse des enfants, consacre une partie de ses ressources déjà

les causes du problème, c'est courir à l'échec. Il est indispensable d'éduquer la population et de lui à se servir des connaissances disponibles. La planification familiale ne peut pas remplacer le développement économique et social mais elle doit en faire partie intégrante. La délégation yougoslave appuie le programme plus

large qui

est

proposé.

insuffisantes à empêcher la vie. Le FISE a montré

qu'il a mieux à faire que de jouer ce rôle néomalthusien. C'est déjà une très grave responsabilité pour un Etat que d'adopter une politique antinataliste qui se ramène, en définitive, à empêcher des vies

Le Dr Hsu (Chine) précise que si sa délégation figure au nombre des auteurs du premier projet de résolution, c'est parce qu'elle estime que la décision prise par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a exercé un effet favorable et stimulant et qu'il est nécessaire maintenant d'apporter un nouveau

pour en préserver ou en épanouir d'autres. Cette responsabilité, un Etat peut être amené à l'assumer, mais il ne convient pas à des institutions du système

soutien au Directeur général en vue de l'action à mener.

des Nations Unies d'intervenir dans ce domaine. En fait, le recours à la régulation de la fécondité est souvent décidé sans qu'on soit pleinement au courant de ses conséquences possibles, proches ou lointaines, sur l'équilibre biologique, culturel, éthique, voire

Le problème démographique est grave pour nom-

bre de pays. Le Gouvernement du pays dont le Dr Hsu est le délégué sait combien il importe de freiner

la croissance rapide de la population, et il a donc entrepris à Taïwan un vaste programme de planification familiale qui occupe un rang élevé de priorité parmi les activités sanitaires du pays. Ce programme entrepris en 1965 est axé sur l'utilisation du stérilet. Il ressort des résultats enregistrés que 10 % des femmes

socio- économique d'un pays. Le planning familial ne peut être considéré comme un remède décisif au sous -développement; il soulève autant de problèmes qu'il en résout. C'est pourquoi il n'est pas possible

de formuler des avis catégoriques sur les aspects sanitaires de la situation démographique. L'OMS ne doit pas sous -estimer la responsabilité terrible qu'elle encourrait si elle adoptait des conclusions dogmatiques; la planification des naissances ne doit pas être regardée comme faisant partie intégrante de la planification sanitaire générale.

de 20 à 44 ans ont essayé la méthode et que proba-

blement un tiers de la population féminine a eu l'occasion de parler de planification familiale avec des agents sanitaires spécialisés. Plusieurs enquêtes par sondage effectuées en 1965 ont indiqué que 60 des femmes acceptant le stérilet le conservaient encore

au bout d'un an et 45 % au bout de dix -huit mois.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÈME SEANCE

377

Le plus urgent est de pousser l'éducation sanitaire de manière à obtenir des périodes plus longues. La majorité des femmes n'ont pas les moyens d'acheter des pilules anticonceptionnelles et le Gouvernement n'est pas en mesure d'en distribuer gratuitement. La délégation chinoise désire que l'OMS entreprenne des recherches sur la reproduction humaine dans l'espoir de trouver des méthodes de régulation de la fécondité qui soient plus efficaces et se prêtent à une utilisation massive. Le Dr Hsu souhaite vivement

premier enfant à un âge plus avancé; les normes de vie des familles se sont améliorées et la mortalité infantile a baissé. L'Etat a aidé les femmes à s'intégrer

à la vie économique en créant un réseau étendu d'établissements préscolaires et scolaires. Des conditions socio- économiques favorables ont permis aux

femmes de planifier leurs familles. L'Etat, de son côté, a pu encourager les femmes à avoir des enfants

tout en leur accordant le droit de ne pas en avoir ou d'interrompre une grossesse grâce à la 1:,galisation

que l'Organisation développe sa coopération avec les organisations non gouvernementales et les instituts de recherche. M. KENNAN (Irlande) remercie le Directeur général de son rapport. Ce document reflète une interprétation

de l'avortement et de l'emploi des contraceptifs. Ainsi, la situation sanitaire s'est améliorée, la mortalité

infantile et la mortalité générale ont diminué et le taux naturel d'accroissement démographique a été stabilisé.

D'après des spécialistes soviétiques, la population

complète et objective de la résolution adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé qui a cherché à trouver un compromis entre les différents points de vue exprimés. Vouloir aller au -delà de cette résolution serait rompre l'équilibre obtenu au sujet d'un problème délicat sur lequel les uns et les autres ont des opinions arrêtées et sincères. C'est pourquoi l'Irlande ne peut appuyer le projet de résolution présenté par Ceylan, la Chine, le Danemark, la Fin-

mondiale en l'an 2000 sera plus près de 4,5 ou 5 milliards de personnes que de 7 ou 10 milliards, chiffre avancé dans des documents publiés par des organismes nationaux ou internationaux. Cependant, si de ce fait la prétendue « explosion démographique » paraît moins menaçante qu'on ne pouvait le craindre, il reste des problèmes médicaux urgents à résoudre. La résolution de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a été très utile et le

lande et d'autres pays. M. Kennan rappelle aux délégués que l'Assemblée générale des Nations Unies

Directeur général doit être félicité pour le rapport qu'il a présenté en application de cette résolution. Ce rapport définit clairement le rôle qui incombe à l'OMS. Du point de vue médical, l'hygiène de la maternité

n'a pas pris position dans ce domaine. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) note qu'on s'occupe des problèmes

et de l'enfance présente une importance extrême et il est d'autres domaines relevant de la santé publique, par exemple l'éducation sanitaire ou la prophylaxie des maladies infectieuses, dans lesquels l'OMS peut prêter une assistance matérielle et fournir des conseils d'experts. De mauvaises conditions épidémiologiques,

démographiques de bien des côtés. Au cours des dix' dernières années, les aspects scientifiques ont fait

l'objet de nombreuses études et le rôle joué dans différents pays par les facteurs économiques, sociaux, culturels et psychologiques dans l'accroissement démographique a été souligné. On a notamment

l'ignorance de la population, etc., entraînent une mortalité infantile élevée si bien que, par une sorte de loi de compensation, les femmes ont davantage d'enfants, ce qui influe défavorablement sur leur

établi que pour qu'un pays se développe de façon satisfaisante, il faut une augmentation de 3 à 4 du revenu national pour toute augmentation de 1 de la population. Manifestement, les territoires en voie de développement sont ceux qui ont le plus de mal à remplir cette condition. En URSS, malgré vingt années passées à faire la guerre ou à réparer les conséquences de la guerre, le potentiel économique s'est considérablement accru. En cinquante ans, la population a augmenté de 41 %, les ressources économiques fondamentales ont décuplé,

santé et les prive de la possibilité de participer au développement de la société. Une amélioration des conditions générales de vie, une élévation des niveaux

de santé, fait apparaître une planification familiale consciente. L'avortement devient alors un mécanisme de régulation. Les avortements sont nombreux dans

tous les pays, tant avancés qu'en voie de développement. Toutefois, biologiquement et mentalement, ils représentent un traumatisme pour l'organisme

le revenu national s'est multiplié par 21 et le revenu par habitant par 19. Ainsi, la production a progressé plus vite que la population. La participation des femmes à la production nationale a été un facteur extrêmement important, en relation avec le niveau d'instruction et de culture et

féminin. Une étude des facteurs biologiques, psycho-

logiques et autres qui mènent à l'avortement ainsi qu'une étude de ses conséquences médicales faciliteraient la législation de cette pratique et, par voie de conséquence, l'amélioration des conditions dans

avec d'autres éléments influant directement sur la fécondité et la situation démographique. Les femmes

intéressées y recourent. En URSS, l'avortement a été légalisé dans l'intérêt de la santé lesquelles les

ont tendance à se marier plus tard et à avoir leur

féminine, en se fondant sur de solides données statistiques. Néanmoins, dans ce pays, la baisse du taux de natalité a été due principalement non à la légalisation

378

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de l'avortement, mais à l'amélioration des conditions socio- économiques. Si l'avortement n'influe pas direc-

tement sur la démographie, il constitue un moyen notable de régulation du nombre des naissances dans une famille. Il y a là un problème médical d'importance et l'OMS ferait oeuvre utile en stimulant les recherches sur les méthodes d'interruption de la grossesse. En ce qui concerne la prévention de la conception, la mise au point de contraceptifs efficaces et inoffensifs présente un grand intérêt pour tous les pays; en effet, les programmes de planification de la famille, tels que ceux que plusieurs gouvernements ont entrepris sur la recommandation d'économistes, nécessitent des

semble pas y avoir de différences de principe entre les deux projets; ceux -ci ne diffèrent que quant à la portée

des activités futures de l'OM S. De toute façon, il faudrait définir très clairement dans la résolution les tâches dont se chargera l'OM S; de l'avis du Dr Lisicyn,

ce devrait être celles que le Directeur général a indiquées dans son rapport. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

contraceptifs bon marché et relativement faciles à utiliser. Un centre international pourrait être créé par l'OMS ou sous ses auspices pour coordonner les efforts dans ce domaine et étudier les effets secondaires nocifs possibles. Dans un certain nombre de pays, on utilise de façon massive des produits ou des dispositifs anticonceptionnels dont l'innocuité et l'efficacité

Bretagne et d'Irlande du Nord) insiste sur le grave problème démographique auquel doivent faire face un certain nombre de pays; les réalités concrètes ne doivent pas être masquées par des considérations philosophiques. D'ici la fin du siècle, la population du Royaume -Uni aura vraisemblablement augmenté

d'environ un tiers mais, ce qui importe, ce sont les difficultés auxquelles se heurte chacune des familles qui constituent la nation. Comme l'a déclaré le délégué

de l'Inde, aucune femme ne devrait avoir à affronter

restent à démontrer. Un centre international pourrait

aussi s'occuper de la biologie de la reproduction humaine et de ses aspects immunologiques, biochimiques et physiologiques.

une grossesse qu'elle n'a pas souhaitée: c'est là un des fondements même de la liberté individuelle. Du reste, vouloir maintenir le taux de la reproduction humaine à un niveau trop élevé équivaudrait à favoriser non pas la vie, mais la mort. Il est essentiel que tout pays puisse, s'il le veut, obtenir que l'OMS l'aide à résoudre ses problèmes en matière de stérilité et de fécondité. Aucune ingérence dans les affaires nationales n'est souhaitable et on doit considérer que les objections invoquées

Autre question médicale: la nécessité d'une éducation du public sur certains points, comme l'âge le plus indiqué pour le mariage et pour la naissance du premier enfant, puis de ceux qui suivent, les dangers

qu'il y a à ne pas avoir d'enfants, etc. Pour résumer, si dans une large mesure le développement économique a pour conséquence naturelle la planification familiale, la solution des problèmes médicaux reste de la plus haute importance. Passant aux projets de résolution déposés, le délégué de l'URSS estime, lui aussi, que l'OMS doit se borner

par le délégué de la France ont été levées par le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, de la Chine, du Danemark, de la Finlande et

d'autres pays, puisque son dispositif contient au

quatrième paragraphe, les mots « sur demande » et au cinquième paragraphe les mots « qui en ressentent le besoin ». Dans ces conditions, l'OMS n'interviendrait pas dans les affaires d'un pays, mais répondrait seulement à une demande d'assistance. Actuellement,

à des recommandations sur des points purement médicaux et techniques. Les décisions de principe en

matière démographique relèvent de la compétence des Etats, et plus particulièrement de celle des familles.

De plus, l'OMS n'est pas en mesure de recommander une méthode quelconque de planification familiale qui soit médicalement valable puisque de nombreux problèmes, dont les procédés anticonceptionnels et

le monde entier a besoin d'aide pour tout ce qui

concerne la planification, la formation professionnelle

et la recherche. L'OMS devrait pouvoir fournir des directives pour la solution de ce problème urgent lorsqu'on le lui demande. En conséquence, Sir George

l'avortement, demandent à être étudiés plus avant. Elle peut toutefois, dans le cadre de l'assistance qu'elle prête pour le développement des services de santé, formuler des recommandations sur divers aspects. De toute manière, les activités sanitaires n'ont au mieux pour effet que d'accélérer la réalisation

Godber appuie le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, de la Chine, du Danemark,

de la Finlande et d'autres pays et souhaite que la délégation du Royaume -Uni soit ajoutée au nombre des coauteurs. Les délégués du Brésil et de la France ont proposé

d'un équilibre optimum entre la population et les ressources économiques. Or, les facteurs les plus importants sont d'ordre socio- économique; on peut citer en particulier l'élévation du niveau de production, surtout dans l'agriculture. Le Dr Lisicyn considère donc que chacun des deux

que l'OMS s'en tienne à la position qu'elle avait

adoptée lors de la précédente Assemblée mondiale de la Santé. Cette position ne semble pas justifiée, puisque le problème démographique mondial a évolué depuis lors.

projets de résolution dont la Commission est saisie devrait comprendre un paragraphe appelant l'attention sur l'importance des conditions économiques, sociales et culturelles, ainsi que sur celle des facteurs sanitaires et des services de santé pour la solution des problèmes démographiques nationaux. Il serait souhaitable que les auteurs des deux projets s'entendent sur un texte

Le Dr BA (Sénégal) trouve normal que les Etats Membres se préoccupent du problème des avortements

dès lors qu'il y a des pays où, comme l'a indiqué un

délégué, on enregistre un avortement pour deux naissances normales et un taux de mortalité de 40 chez les femmes qui se font avorter. Il ne s'agit tou-

unique acceptable par toutes les délégations. Il ne

tefois pas là, à proprement parler, d'un problème

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUATORZIÈME SÉANCE

379

de régulation des naissances, mais d'un problème de prophylaxie postnatale. La question est de savoir si, en persistant à refuser l'avortement légal, certains pays empêchent la diffusion de techniques correctes d'interruption de grossesse et de surveillance après l'avortement. Ces techniques sont insuffisamment connues; il serait intéressant de savoir combien de pays dans le monde ont légalisé l'avortement, évitant par là les dangers auxquels exposent les interventions de ce type et les infections consécutives. Mais l'avortement n'est pas, tant s'en faut, le seul aspect de la question et le Dr Bâ n'entend pas s'y attarder davantage.

et c'est pourquoi l'on y donne la priorité au développement économique plutôt qu'aux investissements sociaux.

Dans l'état actuel des connaissances scientifiques sur la planification sanitaire, l'OMS doit éviter de s'engager dans une direction qui n'est pas encore sûre.

serait préférable qu'elle s'attache à développer efficacement les connaissances afin qu'une position valable puisse être adoptée en définitive. Le Dr Bâ Il

se réserve de reprendre la parole sur le fond des projets de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr TATEBAYASHI (Japon) rappelle qu'après la

Lorsque les autorités du Sénégal ont établi les deux

premiers programmes de développement, elles se sont efforcées de tenir compte du rôle que jouent dans le progrès social la structure et la croissance démographiques. Elles ont constaté que le Sénégal a une population jeune, à croissance rapide et à espérance de vie très basse: la population infantile de moins de dix ans y représente à peu près 40 % de la totalité des habitants; le taux de mortalité infantile y est si élevé que les avantages découlant d'une croissance démographique de 2,5 % se trouveraient réduits à néant si le service de santé était insuffisant. Des études ont donc été faites, en collaboration avec le FISE, en vue d'instituer une politique de protection

Deuxième Guerre mondiale, le Japon s'est trouvé plongé dans un chaos social et une détresse économique extrêmes. Le brusque accroissement démographique dû au rapatriement de six millions de Japonais qui résidaient outre -mer et le taux élevé de natalité ont encore aggravé la situation. En 1948, le Japon a

adopté une législation autorisant l'interruption de grossesse sur indication médicale ou pour des motifs

d'ordre social. Ces avortements provoqués se sont évidemment révélés beaucoup moins dangereux que les interventions illégales de naguère. Dans les années

suivantes, leur nombre a toutefois augmenté à tel point que le Gouvernement a estimé devoir en freiner l'extension pour éviter aux femmes des épreuves inutiles: c'est ainsi qu'il a décidé, en 1952, de lancer et de soutenir un mouvement de régulation des naissances tendant à remplacer l'interruption de grossesse par la pratique de la contraception. Au début, ce sont des organismes bénévoles qui se sont chargés de faire connaître à la population les méthodes de régulation, mais par la suite, en 1955, le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale a mis sur pied un programme spécial tendant à promouvoir les techniques contraceptives parmi les familles pauvres. Dans le cadre de ce programme, les centres de santé préfectoraux et municipaux exercent

de l'enfance à tous les stades: avant la 'naissance, avant et après le sevrage, à l'âge préscolaire, puis à l'école et à l'université. Lorsque le Dr Bâ a entendu certains délégués faire état d'une politique de protection maternelle et infantile pour justifier la planification familiale, il s'est demandé s'il comprenait bien le

sens donné au terme de protection maternelle et

infantile. Au Sénégal, on entend par là suivre la femme

depuis la conception jusqu'à l'accouchement, puis suivre l'enfant durant toutes les étapes de son dévelop-

pement. Il ne s'agit pas là d'instituer une limitation, mais de fournir une aide. On doit toutefois s'efforcer d'être objectif: les problèmes ne sont pas les mêmes partout, et l'OMS doit s'intéresser à toutes les difficultés auxquelles doit faire face chacun de ses Etats Membres. Lorsqu'elle établit ses programmes, elle ne doit pas s'orienter exclusivement vers tel ou tel domaine; elle doit

la haute surveillance des services de planification familiale organisés dans chaque localité sous les auspices de l'Etat ou d'organismes bénévoles. Les centres de santé ont ouvert non seulement des consultations permanentes de planification familiale mais souvent aussi, à l'intention des mères, des cours d'initiation, groupes de discussion, etc. Des infirmières et sages- femmes spécialisées dans la propagande contraceptive donnent aussi des conseils individuels. Tous ces services - conseils individuels et fourniture de dispositifs et produits contraceptifs dans le cadre du programme spécial pour les familles indigentes

établir un ordre de priorité

et, en même temps, répondre à des demandes. Certains Etats Membres

considèrent sans doute que la régulation des naissances est un problème hautement prioritaire; mais il est possible aussi que certains le considèrent comme

mineur. On ne peut ignorer ces différences entre les besoins des divers pays. Il est extrêmement difficile d'apprécier dans quelle mesure l'explosion démographique compromet le développement économique d'un pays, surtout d'un pays en voie de développement. Le problème majeur est celui de la faim. Certains disent que le seul moyen de le résoudre est de diminuer le nombre des bouches

sont financés en partie sur les budgets locaux et en partie par l'Etat. Outre les services assurés au titre du programme gouvernemental, un certain

-

nombre de grandes

à nourrir, d'autres pensent qu'il faut augmenter la production des biens de consommation et mettre ces biens à la disposition de toutes les populations. Au Sénégal, c'est le second point de vue qui prévaut

entreprises - firmes commerciales et industrielles, sociétés minières et compagnies de transport - ont ajouté des consultations de planification familiale aux services sociaux qu'elles assuraient déjà à leurs employés. Depuis 1963, un programme spécial initie

les jeunes couples aux méthodes de régulation des

380

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

naissances par le moyen de manuels et de consultations itinérantes qui atteignent les zones rurales. Une enquête

Commission pourraient être conciliés si l'on adoptait un projet de résolution unique conçu dans le même sens que celui qu'avait adopté la Dix -Huitième

par sondage effectuée par voie de presse a montré que 52 % environ de la totalité des couples mariés utilisent des contraceptifs et qu'en 1964 le nombre des

interruptions de grossesse provoquées était tombé à 879 000. La planification familiale tient une place importante dans l'activité des services nationaux et locaux de santé publique dont elle fait maintenant partie depuis une vingtaine d'années. La délégation japonaise estime qu'il appartient à chaque Etat Membre de décider s'il entend ou non adopter une politique de régulation des naissances. En tant que Membre de l'OMS, le Japon voudrait que tout enfant puisse vivre en bonne santé, entouré des soins attentifs d'une mère également bien portante. Il lui paraît donc essentiel que les pays qui se disposent à appliquer une politique de régulation des naissances

Assemblée mondiale de la Santé. Un tel texte permettrait aux gouvernements d'obtenir des avis de l'OMS s'ils le désiraient. Le Dr OLGUIN (Argentine) souligne que le problème de l'accroissement démographique est indéniablement

universel, même s'il se présente sous des modalités différentes selon les régions et les pays. Il importe d'en considérer non seulement les aspects immédiats, mais aussi les perspectives à long terme. La résolution

adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé tenait compte de tous les aspects pour lesquels l'OMS pouvait assumer une responsabilité. Le texte en était bien équilibré, tout en constituant un

fassent en sorte que les méthodes qu'ils adopteront soient techniquement correctes. En conséquence, il estime que l'OMS doit poursuivre l'étude des techniques de planification familiale. Le Dr CHHAY HANCHENG (Cambodge) félicite le

compromis entre des points de vue divergents. Il importe de ne pas renverser cet équilibre.

Le rapport du Directeur général montre qu'il reste encore beaucoup à faire, non seulement avant que l'on puisse apporter une solution immédiate au problème de l'accroissement démographique, mais même avant que l'on puisse envisager une action à

Directeur général de son excellent rapport et fait observer que la question de la régulation des naissances, pour intéressante qu'elle soit, concerne essentiellement les pays développés et surpeuplés. Ce n'est pas actuellement le cas du Cambodge, qui est un pays jeune, encore insuffisamment peuplé et qui a plus que

long terme. L'OMS doit continuer à fournir aux gouvernements, sur leur demande, des conseils pour organiser la planification familiale dans le cadre de leurs services de santé, sans compromettre pour autant ses programmes normaux en matière de prévention et de traitement des maladies. Les activités de ce genre

le nécessaire pour nourrir sa population. Il a en fait chaque année un excédent exportable de denrées alimentaires et pourrait aisément entretenir une population beaucoup plus nombreuse. Sa législation sanctionne très sévèrement tout acte anticonceptionnel et un contrôle strict est exercé sur la vente des contraceptifs et des abortifs. Aussi la délégation du Cambodge s'oppose -t -elle

doivent être confiées aux services de santé locaux et être assurées en liaison étroite avec la protection maternelle et infantile. La délégation de l'Argentine estime que le projet de résolution dont elle est coauteur est correctement équilibré : tout en tenant compte des point de vue différents exprimés par les délégations,

à toute résolution relative à

la planification familiale, estimant que chaque pays

il permettra à l'OMS de poursuivre son action dans le domaine considéré. Le Dr ADEMOLA (Nigeria) indique que, du point de vue de sa délégation, toute action visant à préserver la santé et à étudier les aspects cliniques de l'emploi des contraceptifs oraux revêt une importance fonda-

a le droit souverain de décider seul des questions relatives à la reproduction humaine. Le Dr NCHINDA (Cameroun) s'associe à tous ceux

qui ont félicité le Directeur général de l'excellente qualité de son rapport et de la façon dont il a su se conformer aux termes de son mandat. Sans méconnaître les difficultés des pays qui doivent faire face évoquer les problèmes de ceux qui se trouvent dans la situation inverse. Au Cameroun, la question qui se pose n'est pas de limiter la population, mais d'améliorer la santé et de faire baisser le taux de mortalité.

mentale pour les pays en voie de développement, qu'ils soient surpeuplés ou non, et pour les pays développés. Il espère que la recherche donnera aux divers pays la possibilité d'augmenter leur population

à une explosion démographique, on peut aussi

dans la mesure et au moment où ils le veulent. Ce que cherchent la plupart des pays, c'est à obtenir que les femmes puissent mettre au monde des enfants

sans compromettre leur propre santé et que ces enfants puissent acquérir et conserver en grandissant

Si les interruptions de grossesse ne sont pas autorisées par la loi, le paludisme et d'autres maladies n'en sont

pas moins responsables chaque année d'un bon

un état de santé qui leur permette, à leur tour, de donner naissance à des générations saines afin de contribuer à l'essor de leur patrie. Mais le problème ne consiste pas uniquement à mettre au monde des enfants. Il faut encore les loger, les nourrir et leur donner du travail, c'est -à -dire qu'il faut aussi accroître le produit national brut. L'OMS doit

nombre d'avortements. La délégation camerounaise ne saurait donc accepter aucune suggestion tendant à recommander la limitation des naissances. C'est là une question qui relève de la compétence exclusive de chaque gouvernement. Il semble d'ailleurs que les

avis divergents exprimés par les membres de la

considérer que le bien -être de la famille n'est pas nécessairement limité à la famille elle -même. Elle

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUINZIÈME SÉANCE

381

pourrait sans doute avec profit, en collaboration avec

l'UNESCO et la FAO, étudier la relation entre le produit national brut et l'accroissement démographique.

Le Dr KEITA (Guinée) estime peu probable qu'un groupe de travail puisse concilier les points de vue extrêmement différents exprimés dans les deux projets de résolution. Il propose formellement que l'on ajourne le débat au lendemain.

Il faut féliciter l'OMS de ce qu'elle a déjà fait pour étudier les aspects sanitaires de la situation démographique mondiale. La délégation du Nigéria appuie le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, de la Chine, du Danemark et d'autres pays,

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission,

tout en constatant qu'il ne mentionne qu'une partie de la tâche à accomplir. Le PRÉSIDENT suggère, en raison de l'heure tardive,

donne lecture de l'article 60 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé concernant les motions d'ajournement du débat. Le PRÉSIDENT indique qu'un orateur peut prendre

de remettre la suite de la discussion au lendemain. Le Dr NAYAR (Inde) propose de confier la rédaction d'un projet de résolution unique à un groupe de travail qui tenterait de concilier les diverses suggestions et les divers points de vue formulés durant le débat. Les

la parole en faveur de la motion et un autre contre elle, après quoi il mettra immédiatement aux voix la motion tendant à ajourner le débat au lendemain. Le Dr CONOMBO (Haute -Volta) appuie la motion. Le Dr NAYAR (Inde), soulevant une motion d'ordre,

deux projets de résolution dont la Commission est saisie diffèrent peu quant au fond. Il serait sans doute possible de mettre au point un texte qui donne satis-

faction à tous.

indique que si l'un des membres de la Commission

Le Dr Sow (Mali)

fait observer que certains

membres de la Commission n'ont pas encore eu la possibilité d'intervenir sur la question examinée. Il lui semblerait prématuré d'essayer d'arriver à un compromis tant que ces membres n'auront pas été entendus. Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) et M. WALTER (Ile Maurice) soutiennent la proposition Le

estime que son avis risque de ne pas être pris en considération dans le projet de résolution, il peut participer à la réunion du groupe de travail. Le PRÉSIDENT met aux voix la motion d'ajournement

du débat au lendemain. Décision: La motion est adoptée par 53 voix, sans opposition, avec 7 abstentions. La séance est levée à 18 h. 30.

de la déléguée de l'Inde.

QUINZIÈME SEANCE Mercredi 18 mai 1966, 9 h. 15

Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale (suite) Ordre du jour, 2.15 Le PRÉSIDENT rappelle à la Commission qu'elle

Les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey,

du Mali et du Sénégal ont proposé d'apporter au second projet de résolution (celui des six délégations) un amendement comportant les quatre modifications suivantes: 1)

est saisie de deux projets de résolution; le premier (voir page 367) a pour auteurs les délégations des pays suivants: Ceylan, Chine, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, Inde, Ile Maurice, Islande, Jamaïque, Malaisie, Norvège, Pakistan, Pays -Bas, République Arabe Unie, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Suède et

transférer le sixième paragraphe du préambule

avant le quatrième; 2) ajouter à la fin du paragraphe 3 du dispositif les mots « en application du dispositif de la résolution WHA18.49 »; 3)

dans le paragraphe 4 du dispositif, remplacer

Tunisie; quant au second (voir page 374), il a été proposé par les délégations de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique, du Brésil, de la France et du Mexique.

les mots « de conseiller les Membres » par les mots

«de fournir des avis techniques aux Membres »; 4) remplacer le paragraphe 5 du dispositif par le paragraphe suivant:

382

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II 5. PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les activités de l'OMS dans le domaine de la

que dans le cadre des programmes de protection maternelle et infantile. Le principe selon lequel une femme ne doit jamais avoir un enfant qu'elle n'a pas souhaité se complique du fait que les désirs des classes pauvres et inéduquées sont conditionnés par la situation dans laquelle elles se trouvent. Il serait absurde d'enseigner aux femmes comment s'y prendre pour ne pas avoir d'enfants avant même de leur avoir appris comment élever décemment ceux qu'elles pourraient avoir. Le Dr Martínez félicite le Directeur général de son

reproduction humaine.

Un autre amendement a été proposé verbalement par la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Il sera présenté par écrit en cours de séance (voir page 385). La délégation de l'Inde a également proposé que l'on charge un groupe de travail d'établir un texte unique représentant un compromis entre les divers projets de résolution et amendements. Le Président a l'intention de demander à la Commission, au moment où le débat sur ce point à l'ordre du jour prendra fin,

de se prononcer sur la proposition de la délégation indienne; s'il est décidé de ne pas constituer de groupe de travail, il mettra aux voix les différents projets de résolution et propositions d'amendements.

rapport 1 qui suit très fidèlement les directives de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé en assignant à l'Organisation la tâche de renseigner les pays sur l'ensemble des problèmes démographiques et non pas seulement sur la régulation des naissances. Par les décisions qu'elle prend, l'Organisation peut exercer une grande influence sur les pays, et il ne faut pas oublier

Il invite la Commission à poursuivre le débat sur le point à l'ordre du jour. Le Dr MARTÍNEZ (Mexique) déclare que parmi les

revêtent un caractère national. A l'échelon international, il faut préconiser des mesures d'ordre général, susceptibles de s'appliquer aux circonstances particulières à chaque Etat. On ne parviendra jamais

que les problèmes démographiques

pays de l'Amérique latine, région du monde où l'explosion démographique est la plus impressionnante, le Mexique a l'un des taux d'accroissement démogra-

phique les plus élevés (3,2 % par an). Cependant, ce

pays offre un exemple de la façon dont on peut tant la production économique; le taux d'expansion alimentaire est plus que suffisante pour faire face à l'accroissement de la population. Compte tenu des conditions culturelles, économiques et sociales, l'édu-

à harmoniser les politiques démographiques en se contentant de diffuser des méthodes contraceptives qui risquent d'être utilisées abusivement comme un moyen de supprimer la menace biologique que les « dépourvus » font peser sur les classes privilégiées. Le Professeur SCORZELLI (Brésil) fait observer qu'un

surmonter les problèmes démographiques en augmen-

économique est de 6 % par an, et la production

contrôle des naissances bien dirigé offre une solution

aux problèmes économiques des pays en voie de développement; en effet, l'abaissement du taux de mortalité qui est la conséquence des progrès de la santé publique n'y est pas compensé par une réduction du taux de natalité, d'où une augmentation du nombre des jeunes éléments non productifs de la population. Cependant, on peut aussi avancer l'argument inverse: le problème démographique peut trouver sa solution dans un développement économique s'appuyant sur les progrès accélérés de la technologie et de la science. C'est à ce dernier point de vue que le Brésil se rallie. L'application de mesures de planification familiale s'avère cependant nécessaire dans certains pays, pour résoudre immédiatement des problèmes économiques, éducatifs et sanitaires urgents. Ces pays ont le droit

cation constitue le meilleur moyen de freiner cet accroissement, et il n'y a pas de meilleur programme

que la justice sociale pour établir l'équilibre entre l'expansion démographique et le

développement

économique et social. La délégation du Mexique

souhaite ardemment que l'OMS n'adopte aucune

décision dictée par la crainte; l'époque est révolue où les hommes devaient se constituer en bandes pour se protéger les uns des autres. L'Organisation doit être un instrument d'assistance réciproque. L'expansion démographique est une expression du progrès de la vie humaine. Le Dr Martínez reconnaît

que la situation n'est pas identique dans tous les pays et qu'elle peut même varier, comme cela se produit au Mexique, à l'intérieur d'un même pays. Par endroits, l'accroissement de la population est si

de recourir à de tels procédés, et on ne peut le leur dénier ni pour des raisons morales, ni pour des raisons

économiques. On ne peut qu'insister pour qu'ils utilisent les moyens les plus conformes à la dignité humaine et les moins nuisibles à la santé. Au Brésil, la densité de la population est de 9,5 habitants par kilomètre carré, aussi une politique de limitation des naissances ne s'impose -t -elle pas. Au

rapide que l'on ne parvient pas à s'occuper suffisamment des besoins des générations montantes. Ailleurs, on trouve des groupes culturels qui sont en voie d'extinction. Il faudrait que l'OMS se penche également sur cet aspect du problème. Jusqu'à présent, aucune civilisation n'a jamais utilisé la limitation des naissances pour favoriser le progrès culturel et lorsque de telles mesures ont été appliquées dans le passé, c'était toujours pour maintenir une situation culturelle existante.

rythme actuel de l'expansion démographique, on atteindra le chiffre de 22 habitants par kilomètre carré à la fin du siècle. Même si l'on tient compte des variations régionales, il n'y aura toujours pas de problème démographique au Brésil.

La régulation des naissances peut, au mieux, servir à compléter des mesures fondamentales. Les renseignements s'y rapportant ne doivent être diffusés

Le contrôle des naissances présente toutefois un aspect positif en ce qu'il devrait contribuer à réduire 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 13.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUINZIÈME SÉANCE

383

le nombre des avortements, mais c'est là un aspect qui ne paraît guère déterminant du point de vue d'une politique démographique. Les gouvernements doivent avoir recours à l'éducation pour permettre un choix en matière de régulation des naissances. Il faut pour-

avec l'amendement relatif au paragraphe 5 du dispositif qu'ont proposé quatre pays d'Afrique, car elle souhaite

voir se poursuivre les activités mises en route par le Directeur général au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL déclare qu'il estime de son

suivre les recherches en vue de perfectionner les méthodes, mais cela ne doit pas se faire au détriment

des programmes sanitaires. Les services de planification familiale doivent être intégrés horizontalement dans les services de protection maternelle et infantile et ne sauraient être conçus comme un service distinct, vertical, qui risquerait d'absorber une partie des fonds destinés aux activités de médecine préventive.

devoir, en qualité de Directeur général de l'Organisation, de préciser la situation telle qu'elle lui apparaît. Etant donné qu'il lui appartiendra de donner effet à la résolution, quelle qu'elle soit, qu'aura approuvée la Commission, il lui faut comprendre clairement ce qui distingue les différents projets de résolution et

A longue échéance, on risquerait même d'aboutir à une réduction de l'expansion démographique qui ne résulterait pas d'un abaissement du taux de natalité, mais d'une augmentation de la mortalité. Ceux qui souhaitent que l'on apporte une solution démograproblèmes économiques préféreront évidemment un service de planification familiale de type vertical. Ils demanderont en outre que l'OMS, au lieu de coopérer à l'élaboration de normes et de règlements, entreprenne des activités opérationnelles. La délégation brésilienne préfère voir l'Organisation se cantonner dans le rôle technique d'organisme consultatif chargé d'aider les gouvernements qui en font la demande.

les intentions qui inspirent chaque phrase de leur libellé. De nombreux délégués n'ont pas perçu de différence entre les deux projets de résolution. L'un autorise le Directeur général, sur la base du rapport qu'il a présenté sur cette question, à mettre en oeuvre des programmes de démonstration dans les pays, à soutenir les activités de formation de personnel, à aider les pays à organiser la planification familiale en l'intégrant dans les services de santé généraux. Les déclarations faites par divers délégués ont montré que de telles activités ont lieu dans de nombreux pays

phique aux

représentés au sein de la Commission et ce sont les

mêmes activités - sans plus - que l'on propose de confier à l'Organisation aux termes du projet de résolution que l'on a établi sur les données du rapport du Directeur général. Certains délégués ont demandé où résidaient les difficultés si les deux projets de résolution se ressemblaient tant. Le Directeur général a prêté une grande attention à tous les commentaires

Le Professeur GOOSSENS (Belgique) fait observer que les précédents orateurs ont insisté sur le fait que les problèmes démographiques revêtent un caractère

avant tout national et dépendent des conditions

sociales, économiques et éthiques de chaque pays. C'est ce qui explique les difficultés rencontrées pour la mise au point d'une résolution qui convienne à toutes les délégations. Il rappelle les longs débats que la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a consacrés à ce même sujet. La délégation de la Belgique

qui ont été faits, en particulier par les membres de quelques délégations cosignataires de l'un des projets de résolution: la Suède, le Royaume -Uni et les EtatsUnis d'Amérique. Le délégué des Etats -Unis a nettement déclaré que la planification familiale

eût souhaité en éviter la répétition. C'est pourquoi elle a présenté, de concert avec cinq autres délégations,

pourrait être le fer de lance du développement des services de santé. Pour sa part, le Directeur général doute fort que cette opinion repose sur des bases tech-

un texte qui s'appuie sur la résolution adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, laquelle a permis au Directeur général d'accomplir l'excellent travail dont il est rendu compte dans son rapport. Le projet de résolution présenté par six délégations invite le Directeur général à poursuivre dans une voie qui a déjà donné satisfaction. On ne peut en demander davantage; ce texte devrait être acceptable pour tous puisqu'il ne préjuge pas de l'avenir et ne va pas à l'encontre des voeux exprimés par les différents pays. La délégation de la Belgique est prête à accepter

niques solides et corresponde à la réalité. Il est vrai qu'aux Etats -Unis l'hygiène de la maternité et de l'enfance a joué ce rôle, mais il s'agit de deux choses bien différentes.

Que se passe -t -il dans le monde d'aujourd'hui ? Certains pays puisent dans les crédits destinés à la santé publique pour lancer des programmes de planification familiale. C'est pour répondre à des besoins qui leur sont propres qu'ils prennent de telles mesures,

mais les responsables de la santé publique doivent agir dans ce domaine avec la plus extrême prudence.

l'amendement proposé par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal. Si les autres coauteurs du projet de résolution des six délégations partagent son point de vue, il y aura un amendement de moins à discuter. Le Dr MoNTALVAN (Équateur) est d'accord avec les orateurs précédents pour estimer que la politique

Dans certains cas, les crédits affectés aux services sanitaires ont été amputés de près de 25%, et les services antipaludiques et antituberculeux en ont pâti. La Commission a entendu déclarer que certains pays ne pourraient pas poursuivre l'éradication du paludisme ou du choléra, car ils doivent donner le pas à la planification familiale. Le Directeur général se rend compte de la gravité du problème qui se pose

démographique doit varier suivant

les conditions

économiques de chaque pays. Sa délégation soutiendra le projet de résolution présenté par les six délégations,

dans ces pays, mais faut -il accorder à la politique qu'ils ont été contraints d'adopter une portée internationale, et cette politique doit -elle devenir celle d'une organisation internationale ? Selon lui, l'Orga-

384

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

nisation mondiale de la Santé doit continuer à lutter pour l'amélioration des services de santé et non pour le détournement des crédits disponibles vers d'autres types d'activité. Il reconnaît qu'un certain nombre de pays sont malheureusement obligés d'agir ainsi. Cependant, on voit des promoteurs de la planification familiale parcourir le monde et essayer dans toutes les régions de convaincre les gens qu'il faut donner la priorité au contrôle des naissances, quelles que soient

faire face à des problèmes très graves et ont dû prendre

des décisions extrêmement difficiles mais, en ce qui

concerne l'OMS, rien ne motive une intervention urgente. Ce que l'OMS peut faire, c'est éviter que d'autres pays se trouvent dans la même situation. Depuis un an, on assiste dans le monde à un ren-

versement de l'ordre des priorités. Jusqu'alors, le développement économique venait au premier plan,

les dimensions de la population. C'est ce qui s'est passé, à une grande échelle, en Amérique latine et en

mais, aujourd'hui, on dit qu'il est plus rentable de dépenser quelques dollars pour le contrôle des naissances que d'en consacrer des centaines au développement économique. C'est ce renversement qui crée

Afrique, sans que l'on se préoccupe de la situation réelle des pays. Dr Candau suggère que l'on commence, avant que cela ne soit trop tard dans la grande majorité des pays, à intégrer la planification familiale dans les services de santé publique. C'est ce que propose le projet de résolution qui a été établi d'après son rapport. Un délégué a déclaré qu'il n'y avait pas de temps à perdre, mais que peut réellement faire l'OMS ? Où sont les crédits qu'elle pourrait utiliser pour aider

En tant que Directeur général de l'OMS,

des pressions dans le monde entier. Le Directeur général pense que l'Organisation mondiale de la Santé a un long programme à mettre en oeuvre en matière de planification familiale. Elle ne peut apporter

le

qu'une contribution partielle à la solution des dramatiques problèmes du présent, mais elle peut faire beaucoup pour prévenir ceux de l'avenir. Il n'appartient pas à une organisation internationale qui oeuvre dans le domaine de la santé de décider d'encourager la planification familiale au détriment des services de santé. Dans la résolution présentée par les délégations de la Suède, des Etats -Unis d'Amérique, du Royaume Uni et d'autres pays, il est clairement déclaré que la planification familiale ne doit pas nécessairement être fonction du développement des services de santé: le délégué des Etats -Unis d'Amérique a encore

les pays qui en ont le plus besoin ? Personne n'a demandé au Directeur général de quelles ressources il disposait et ce que l'Organisation allait faire. On

voudrait que l'OMS apporte son soutien moral à n'importe quel type de programme. Le Directeur général ne voudrait pas que l'on interprète mal sa pensée: chaque pays a le droit de décider pour lui même, mais il ne faut pas oublier qu'une organisation internationale ne peut pas s'immiscer dans des décisions d'un caractère essentiellement politique. Si un pays décide que ce dont il a besoin, ce n'est pas simplement

confirmé cette interprétation. Le Directeur général estime que cette conception n'est techniquement pas satisfaisante et qu'une organisation internationale

telle que l'OMS doit définir sa position en toute connaissance de cause. Le Dr KEITA (Guinée) félicite le Directeur général

une planification familiale mais une réduction du chiffre de la population, que dans le moment présent

lui faut abaisser le taux d'accroissement démographique et qu'ensuite il devra rester stable, il est très difficile à une organisation internationale de il

d'avoir exposé courageusement sa position et il déclare partager ses vues. La Commission n'arrivera jamais à un avis unanime sur cette question. Les pays sont différents, les problèmes et les besoins sont différents : les pays très développés et très peuplés ont des gouvernements qui peuvent appliquer des programmes de planification familiale, les pays sous- peuplés ont

s'associer à une telle décision. Le Directeur général éprouve le plus grand respect pour les pays auxquels le problème se pose dans toute sa gravité; mais la Commission doit se rendre compte

que ce dont on est en train de discuter implique l'utilisation de procédés de limitation des naissances qui sont irréversibles dans les pays où les services de santé sont peu développés. Il ne veut pas seulement parler de la stérilisation qui, a -t -on dit, n'est pas irréversible. Elle n'est pas irréversible en effet, dans les

leurs problèmes et sont libres d'y appliquer leurs propres solutions. La seule politique possible pour l'Organisation est d'établir un programme étalé et de tenir compte de la résolution WHA18.49. Le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine

pays avancés où la fonction procréatrice peut être rétablie par une opération, mais elle le devient dans les pays en voie de développement qui ne disposent pas de services médicaux aussi perfectionnés. Dans ces derniers pays, même un dispositif intra- utérin peut avoir

et d'autres pays, avec les amendements proposés par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal, serait conforme à l'esprit de la résolution adoptée par la Dix -Huitième Assemblée

mondiale de la Santé. Le délégué de la Guinée ne pense pas qu'il soit possible d'aller plus loin. Le Dr IVERSEN (Norvège) rappelle !que les paragra-

une action irréversible s'il est mis en place par une équipe mobile et que, celle -ci partie, il n'y a personne

pour l'enlever en cas de nécessité ou si la femme le désire. Ainsi, la réversibilité de certaines méthodes de régulation des naissances dépend du degré de développement des services médicaux. Une organisation internationale ne peut assumer la

phes du dispositif de la résolution WHA18.49 ont été rédigés avec beaucoup de soin par un groupe de travail qui en a pesé chaque mot afin qu'aucune équivoque ne subsiste, particulièrement en ce qui concerne la phrase «ne devront pas comporter d'activités opérationnelles»

responsabilité de tels programmes et seuls les gouvernements peuvent le faire, chacun pour soi. La Commission sait que des gouvernements doivent

au paragraphe 2 b). On a demandé au Directeur général si cela signifiait que l'OMS, sur la demande des Etats Membres, pourrait par exemple fournir des

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUINZIÈME SÉANCE

385

avis d'experts sur un programme de planification et son exécution. La réponse a été affirmative, de même qu'elle a été affirmative lorsqu'on a demandé si l'OMS, également sur la demande d'un Etat Membre, pourrait

et qu'elle a été très heureuse d'entendre l'exposé du Directeur général. Le Dr CHATTY (Syrie) estime que l'exposé du Directeur général a clarifié la situation. Son pays n'envisage pas de mesures de planification familiale et il ne peut

donner des avis d'experts sur la formation du personnel. L'interprétation donnée à la résolution est donc que l'OMS, sur demande, pourrait accorder son aide pour l'évaluation de tels programmes et donner

des conseils sur d'autres aspects sanitaires de la reproduction humaine. La phrase «ne devront pas comporter d'activités opérationnelles » tend sim-

se défendre d'une certaine inquiétude en songeant à la décision que pourrait prendre l'Organisation. Les activités en faveur de la mère et de l'enfant ont une valeur morale indiscutable, mais quand on en arrive aux mesures contraceptives, qu'elles répondent ou

plement à empêcher l'OMS de créer, dans un pays Membre, un service de planification familiale ou une autre institution qui lui soient propres. Il a été entendu que la mise en 'oeuvre de tels programmes était uniquement du ressort du gouvernement et des services de santé publique du pays intéressé. La délégation norvégienne estime, en conséquence, qu'il n'y a rien de nouveau dans le projet de résolution dont elle est coauteur, et que ce projet ne va pas audelà de la décision prise par la Dix -Huitième Assem-

non à des impératifs économiques, leur caractère moral n'est pas indiscutable. Il ne faudrait donc pas demander à l'OMS d'intervenir dans ce domaine. Il est juste qu'elle fasse des recherches, mais ce serait aller trop loin que de la charger d'aider les pays qui le demandent à mettre en 'oeuvre des programmes de planification familiale.

blée mondiale de la Santé. Si un nouveau texte est proposé, c'est uniquement pour clarifier la situation et pour souligner l'importance des aspects sanitaires du problème. Il va sans dire que chaque pays est libre

Le Dr SCHINDL (Autriche), en tant que coauteur du projet de résolution des six délégations, accepte tous les amendements qu'il est proposé d'apporter à cette résolution. La délégation de la Belgique lui a demandé de signaler qu'elle accepte également tous ces amendements. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) signale que sa délégation a présenté par

de décider s'il sollicitera ou non l'aide de l'OMS. De plus, c'est en définitive à chaque femme et à sa famille qu'il appartient de déterminer le nombre d'enfants qu'elle devra avoir. La délégation norvégienne se réjouit des progrès rapides qui, avec l'aide de l'OMS, ont été effectués dans les recherches sur les divers aspects de la reproduction humaine Elle note également avec satisfaction la création d'un centre de documentation.

écrit une proposition d'amendement au projet de résolution qu'elle trouve le plus acceptable parce qu'il reflète le mieux le rôle de l'OMS et les préoccupations de la majorité de ses Membres. L'amendement vise à insérer entre le second et le troisième paragraphe

Le projet de résolution ne modifie pas le rôle de l'OMS, mais il a le grand avantage de mettre fin aux

du préambule du projet de résolution présenté par les six délégations le paragraphe suivant: Notant le rôle des conditions économiques, sociales et culturelles dans la solution des problèmes de population et soulignant l'importance des aspects

doutes et aux malentendus qui pourraient encore exister chez les Etats Membres. Le Dr AUJOULAT (France) indique que sa délégation

accepte les amendements proposés par les délégations

sanitaires de ce problème; La délégation de l'Union soviétique appuie également les amendements proposés par la Côte d'Ivoire,

de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal ainsi

que par l'Union des Républiques

socialistes soviétiques au projet de résolution dont elle est coauteur. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) met l'accent sur l'impor-

le Dahomey, le Mali et le Sénégal. Le texte amendé s'inspire de l'opinion que les aspects médicaux de la planification familiale doivent faire partie des fonctions

des services sanitaires, mais qu'ils ne doivent pas prendre le pas sur le développement de ces services; il veut aussi souligner que l'OMS ne doit pas inter-

tance des stocks de dispositifs anticonceptionnels et de pilules qu'il faudrait réunir pour un pays de cent millions d'habitants. Le Directeur général a bien mis en évidence cet aspect du problème. Si l'OMS devait se lancer dans cette voie, il faudrait qu'on lui en donne les moyens. Il se peut que certains pays tels que le Danemark, les Etats -Unis d'Amérique, la Finlande et la Suède soient en mesure de résoudre ce problème, mais tous les pays ne possèdent pas des services sanitaires très développés. La mise en 'oeuvre du genre de programme envisagé exigerait un personnel médical et paramédical considérable. La délégation de l'Algérie

venir dans la politique démographique d'un pays, qui est du ressort de l'Etat et de la famille, et qu'elle doit se borner à étudier les aspects médicaux du problème. Enfin, ce texte tient compte de la situation financière de l'Organisation, de la nécessité de ne pas réduire les ressources qui peuvent être consacrées à la solution d'autres problèmes importants, notamment à l'éradication de la variole et du paludisme. Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation reconnaît parfaitement que la mise en 'oeuvre d'une résolution quelconque dépend du Directeur général et de ses collaborateurs. Il est donc

appuie donc le projet de résolution présenté par les six délégations, avec les amendements suggérés. Le Professeur VANNUGLI (Italie) indique que sa délégation soutient également ce projet de résolution

important que les objectifs du projet de résolution dont la délégation des Etats -Unis est coauteur ne prêtent à aucune équivoque. Ainsi que le Dr Merrill

386

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

l'a déjà indiqué, sa délégation estime que les activités de planification familiale devraient faire partie intégrante du travail des services sanitaires. Il ne s'ensuit

nullement que ces activités doivent remplacer des services sanitaires existants, mais on ne doit pas oublier

que le travail en question peut servir à stimuler et à renforcer d'autres services sanitaires, et tout particulièrement ceux de protection maternelle et infantile. Le Dr MUDALIAR (Inde) se demande quelle tournure aurait pris la discussion si les membres de la Commission avaient été en majorité des mères et des épouses. La planification familiale présente deux aspects, dont

les délégations de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique, du Brésil, de la France et du Mexique. Sa délégation accepterait d'ajouter au préambule le passage proposé par la délégation de l'URSS et, au paragraphe 3 du dispositif, le membre de phrase proposé par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal. En ce qui concerne

le premier intéresse la famille et le second la nation tout entière. Du point de vue de la famille, le problème n'est pas nouveau. L'un des devoirs les plus importants

du médecin qui soigne les mères et les enfants est depuis longtemps, et sera encore à l'avenir, de donner des conseils sur la planification familiale lorsque la situation médicale le demande et qu'il y va de la santé

le nouveau libellé proposé pour le paragraphe 5 du dispositif, le délégué de l'Argentine préférerait qu'il fasse l'objet d'un nouveau paragraphe 6 et que l'on conserve le paragraphe 5 sous sa forme actuelle qui définit clairement la position de l'OMS à l'égard de ce problème. Bien qu'il ait toujours approuvé la formule de la création d'un groupe de travail pour la recherche de solutions acceptables, le Dr Olguín estime que dans le cas présent les divergences de vues sont trop profondes pour qu'un groupe de travail puisse trouver un terrain d'entente. En fait, la constitution d'un tel groupe ne servirait qu'à prolonger le débat. Le Dr DOLO (Mali) demande que l'on prononce la

de la mère et de la famille. En ce qui concerne l'aspect national de la planification familiale, il est exact que les mêmes problèmes

ne se posent pas à tous les pays. Toutefois, dans le projet de résolution dont la délégation de l'Inde est coauteur, il est seulement demandé au Directeur général d'aider les pays qui estiment en avoir besoin. Dans quelques pays où la santé publique est gravement menacée, le fait de détourner des crédits de certaines

clôture du débat afin de permettre aux membres de la Commission d'étudier les projets de résolution. Il fait sienne l'opinion du délégué de l'Argentine en ce qui concerne la constitution d'un groupe de travail. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, rappelle qu'aux termes de l'article 61 du Règlement intérieur, si la parole est demandée pour

branches des services sanitaires pour les canaliser vers des activités de planification familiale, loin d'accroître les souffrances de la population, les atténuera. Le problème de la tuberculose pourra -t -il jamais être résolu si l'on n'adopte pas la planification familiale ? Sera -t -il possible de juguler un certain

nombre de maladies et, par exemple, d'éradiquer la variole si l'accroissement intensif de la population se poursuit? Les Membres de l'OMS sont les membres

d'une grande famille, mais chacun tend néanmoins à accorder une plus grande attention à ses propres besoins. Les pays sous -peuplés s'inquiètent de leur pénurie de main- d'oeuvre. Les pays surpeuplés ont le souci d'une population excédentaire qui peut émigrer

s'opposer à une motion de clôture du débat, elle ne peut être accordée qu'à deux orateurs, après quoi la motion est mise aux voix immédiatement. Si la Commission se prononce en faveur de la clôture, la discussion sur ce point de l'ordre du jour sera close et la Commission devra se prononcer tout d'abord sur la proposition qui a été soumise par la délégation de l'Inde en vue de la constitution d'un groupe de travail. Si cette proposition n'est pas acceptée, la Commission aura à se prononcer, sans en débattre davantage, sur les projets de résolution et les amendements dont elle est saisie.

et susciter des difficultés pour d'autres pays. Le problème est d'ordre international et non national et il exige davantage de compréhension mutuelle. Le délégué de l'Inde se plaît à reconnaître l'utilité des expériences entreprises par l'OMS, mais ces expériences doivent tendre à un but précis, elles doivent pouvoir montrer aux pays qui le désirent comment mettre en pratique les résultats obtenus. Il respecte les sentiments de ceux qui estiment ne pas pouvoir

de la Santé n'a jamais épargné son temps ni ses efforts pour tenter de concilier des opinions contradictoires. Lorsque la même question avait été examinée

Le Dr AL -WAHBI (Irak) rappelle que l'Assemblée

appuyer le projet de résolution dont sa délégation est coauteur, mais si ce projet est rejeté, l'Inde se maintiendra dans la voie qu'elle juge bonne pour elle -même. Le Dr Mudaliar serait heureux que l'on crée un groupe de travail si, par ce moyen, on pouvait

pendant la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, la Commission avait constitué un groupe de travail qui, à l'issue d'une réunion qui s'était prolongée tard dans la nuit, avait réussi à élaborer un excellent projet de résolution, devenu par la suite la résolution WHA18.49. Le Dr Al -Wahbi estime qu'en l'occurrence un groupe de travail pourrait aussi faciliter une entente

et il appuie donc la proposition du délégué de l'Inde. Le Professeur VANNUGLI (Italie) croit avoir compris

arriver à un accord. Le Dr OLGUÍN (Argentine) souscrit entièrement aux vues du Directeur général qui, précisément, sont

traduites dans le projet de résolution présenté par

que l'on a proposé d'essayer de combiner en un seul texte les divers points de vue, de manière à éviter d'avoir à voter séparément sur chaque proposition; si la Commission accepte de clore le débat, il faudra procéder au vote immédiatement. Le Professeur

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUINZIÈME SÉANCE

387

Vannugli propose plutôt un bref ajournement du débat.

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL déclare que le Secrétariat

se trouve dans une position délicate car il vient de se

Le SECRÉTAIRE attire l'attention de la Commission

rendre compte qu'il avait commis une erreur. Si l'interprétation du Directeur général est correcte, il y a eu une proposition du délégué de l'Inde tendant à constituer un groupe de travail. Deux motions ont été présentées par la suite: l'une demandant l'ajour-

sur l'article 62 du Règlement intérieur, qui est ainsi conçu: A l'exception des motions d'ordre, les motions ci- dessous mentionnées auront le pas, dans l'ordre ci -après établi, sur toutes autres propositions ou motions présentées au cours d'une séance: a) b) c)

nement du débat, l'autre la clôture du débat. Avant que celle -ci ne soit votée, le Secrétariat aurait dû indiquer au Président qu'il fallait mettre aux voix la proposition tendant à constituer un groupe de travail. Pour régulariser la situation du point de vue juridique, le Directeur général ne voit qu'un moyen: suggérer à la Commission qu'elle accepte à la majorité des deux tiers de rouvrir le débat pour mettre aux voix la proposition de la délégation indienne. Le PRÉSIDENT met aux voix une proposition visant

celles tendant à la suspension de la séance; celles tendant à l'ajournement de la séance; celles tendant à l'ajournement du débat sur de l'ordre du jour en discussion; et l'ordre du jour en discussion.

le point

d)

celles tendant à la clôture du débat sur le point de

Si donc la Commission est saisie d'une motion d'ajournement de la séance ou du débat, celle -ci doit être mise aux voix avant la motion de clôture du débat. Le Dr AUJOULAT (France) demande quelle est la définition exacte des expressions « suspension de la séance », « ajournement de la séance », « ajournement du débat » et « clôture du débat ». M. VIGNES, Service juridique, renvoie à la définition

à rouvrir le débat. Le résultat du vote est le suivant : nombre de membres

présents et votants, 67; nombre de voix requis pour une majorité des deux tiers, 45; pour, 43; contre,24; abstentions, 23.

Décision: La proposition de rouvrir le débat est rejetée.

donnée dans l'article 59 du Règlement intérieur: l'expression « suspension de la séance » signifie la remise temporaire à plus tard du travail de ladite séance; l'expression « ajournement de la séance » signifie la cessation de tout travail jusqu'à ce qu'une nouvelle séance soit convoquée. Quant à l'expression « l'ajournement du débat », utilisée dans l'article 62,

Le SECRÉTAIRE rappelle les propositions sur lesquelles la Commission doit maintenant se prononcer;

il y a d'une part le projet de résolution présenté par les délégations des pays suivants: Ceylan, Chine, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, Ile Maurice, Inde, Islande, Jamaïque, Malaisie, Norvège, Pakistan, Pays -Bas, République Arabe Unie, Royaume

elle doit être interprétée comme signifiant que la discussion concernant un point particulier est renvoyée

Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Suède et Tunisie (voir page 367); d'autre des pays suivants : Argentine, Autriche, Belgique, Brésil,

à plus tard, la Commission étant autorisée à poursuivre les travaux sur les autres points de l'ordre du jour; l'expression « clôture du débat » veut dire que la discussion sur le point de l'ordre du jour est close et que les propositions dont la Commission est saisie

part, le projet de résolution présenté par les délégations

doivent être mises aux voix sans autre discussion. Le PRÉSIDENT demande au délégué de l'Italie de

France et Mexique (voir page 375); puis l'amendement à ce dernier projet proposé par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal (voir page 381); et, enfin, un autre amendement au même projet proposé par la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques (voir page 385).

préciser si son intention était de demander l'ajournement ou la clôture du débat. Le Professeur VANNUGLI (Italie) pensait que, pour

Le délégué de l'Argentine s'est déclaré prêt à accepter les trois premiers paragraphes de l'amendement proposé par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal, mais il a demandé que le texte proposé par ces délégations pour remplacer le paragraphe 5 du projet de résolution de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique, du Brésil, de la France et du Mexique constitue plutôt un nouveau paragraphe 6.

des raisons pratiques, il pouvait y avoir intérêt à avancer quelque peu la suspension du débat, mais ne voulant pas compliquer les choses, il retire sa proposition.

Il appartient au Président de décider dans quel ordre ces différentes propositions doivent être mises aux voix.

Le PRÉSIDENT met aux voix la motion de clôture du débat.

Décision: La motion est adoptée par 78 voix, sans opposition, avec 5 abstentions.

Le Dr KEITA (Guinée) se demande si, plutôt que de voter successivement sur les trois amendements, on ne gagnerait pas du temps en demandant au délégué

388

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de l'Argentine s'il accepte de supprimer le paragraphe 5

Le SECRÉTAIRE fait observer que, si les délégations

du projet de résolution dont il est coauteur; dans l'affirmative, on pourrait voter une seule fois sur tous les amendements à l'examen.

Le Dr OLGUIN (Argentine) se rallie à cette suggestion. Le SECRÉTAIRE indique qu'il reste à la Commission

de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique et de la France ont indiqué au cours du débat qu'elles acceptaient les amendements proposés par les quatre pays africains et l'URSS, les délégations du Brésil et du Mexique n'ont pas fait connaître leur opinion à cet égard. Le Professeur SCORZELLI (Brésil) et le Dr MARTiNEZ

à déterminer dans quel ordre elle mettra aux voix les projets de résolution et les amendements proposés. Il donne lecture de l'article 66 du Règlement intérieur. Chronologiquement, la première proposition présentée a été le projet de résolution soumis par les délégations

(Mexique) déclarent que leurs délégations acceptent les amendements proposés. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) demande si les délégués du Brésil et du Mexique peuvent valablement

de Ceylan et de dix -sept autres pays. De l'avis du Président, c'est le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine et de cinq autres pays qui doit être mis aux voix le premier, comme étant le plus éloigné de la proposition primitive. Il y a aussi deux amendements à ce dernier projet de résolution, l'un proposé par les délégations de quatre pays africains,

appuyer des amendements alors que la clôture du débat a été prononcée. Le Professeur FERREIRA (Brésil) indique que le Brésil était inscrit sur la liste des orateurs avant que

la motion de clôture du débat n'ait été soulevée, mais que celle -ci l'avait empêché de prendre la parole en faveur des amendements proposés. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL pense que le délégué des

l'autre par celle de l'URSS. Le Secrétaire donne lecture de l'article 65 du Règlement intérieur qui a trait à l'ordre dans lequel les amendements doivent être mis aux voix. De l'avis du Président, c'est l'amen-

dement proposé par les délégations des quatre pays africains qui est le plus éloigné quant au fond de la proposition originale; c'est donc lui qui doit être mis aux voix en premier. Ainsi, la Commission devrait voter dans l'ordre suivant: premièrement, sur l'amendement présenté par les délégations des quatre pays africains, deuxièmement sur l'amendement proposé par la délégation de l'URSS, troisièmement sur le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine et de cinq autres pays - compte tenu des

Pays -Bas a soulevé une question très importante. En effet,

l'un des amendements vise à supprimer un

paragraphe entier de la proposition originale, ce qui modifie totalement la situation. Il suggère donc que la

Commission vote d'abord sur chacun des amendements, puis sur les projets de résolution. Il en est ainsi décidé. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement présenté

décisions prises au sujet des amendements - et, enfin, sur le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan et de dix -sept autres pays. Le Dr MONTALVÁN (Équateur), soulevant une motion d'ordre, indique que les coauteurs du projet de résolution soumis par les délégations de l'Argentine

par les délégations de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Mali et du Sénégal (voir page 381). Décision: L'amendement est approuvé par 64 voix contre 11, avec 13 abstentions. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement proposé

et de cinq autres pays semblent accepter les amendements proposés par les délégations des quatre pays

par la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques (voir page 385). Décision: L'amendement est approuvé par 78 voix sans opposition, avec 12 abstentions. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine, de

africains et par celle de l'URSS; il lui semble donc qu'il convient d'appliquer la sixième phrase de l'article

65 du Règlement intérieur, qui se lit comme suit: Si un amendement à une proposition a été accepté par l'auteur de la proposition initiale, cet amendement est considéré comme faisant partie intégrante de ladite proposition initiale et ne fait pas l'objet d'un vote distinct.

l'Autriche, de la Belgique, du Brésil, de la France et du Mexique, tel qu'il vient d'être amendé, et dont le libellé est donc maintenant le suivant:

Le délégué de l'Equateur propose par conséquent de mettre aux voix le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine et de cinq autres pays, tel qu'il a été amendé par les propositions faites par les délégations des quatre pays africains et celle de l'URSS.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport présenté par le Directeur général conformément à la résolution WHA18.49;

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: QUINZIEME SÉANCE

X89

Tenant compte de l'article 2 1) de la Constitution;

activités de l'OMS dans le domaine de la reproduction humaine. Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique), invoquant

Notant le rôle des conditions économiques,

sociales et culturelles dans la solution des problèmes de population et soulignant l'importance des aspects sanitaires de ce problème; Prenant note de la résolution 1084 (XXXIX) du Conseil économique et social, des discussions du Deuxième Congrès mondial de la Population

l'article 72 du Règlement intérieur, demande qu'il soit procédé au vote par appel nominal. Il est procédé à un vote par appel nominal, les noms

et de la discussion ultérieure qui a eu lieu à la vingtième session de l'Assemblée générale des

des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique français. Le premier appelé est l'Afghanistan, la lettre A ayant été choisie par tirage au sort. Le résultat du vote est le suivant: Pour : Afghanistan, Albanie Algérie, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Cameroun, Canada, Chili, Colombie, Congo (Brazzaville), République démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Equateur, Espagne,

Nations Unies; Notant que plusieurs gouvernements entreprennent des programmes nationaux de planification familiale;

Notant que l'OMS et ses groupes scientifiques ont déjà joué un rôle dans la réunion et la diffusion de renseignements sur de nombreux aspects de la reproduction humaine; Reconnaissant que les connaissances scientifiques

Ethiopie, France, Gabon, Ghana, Guinée, Haute Volta, Honduras, Hongrie, Iran, Irlande, Israël, Italie, Liban, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Nigéria, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Centrafricaine, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela et Zambie. Contre : Ceylan, Chine, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, Inde, Islande, Jamaïque, Japon, Népal, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pakistan,

relatives à la reproduction humaine sont encore insuffisantes; et

Consciente de l'importance qu'il y a à inclure des informations sur les aspects sanitaires des population dans l'enseignement donné aux étudiants en médecine, infirmières, sages- femmes et autres membres de l'équipe sanitaire, problèmes de 1.

PREND NOTE

avec

satisfaction du rapport

présenté par le Directeur général; 2.

République Arabe Unie, République de Corée, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Suède et Tunisie. Abstentions: Cambodge, Grèce, Indonésie, Irak, Koweït, Laos, Malaisie, Pays -Bas, Suisse, Trinité et Tobago, Turquie, Viet -Nam et Yougoslavie. Absents: Arabie Saoudite, Birmanie, Bolivie, Burundi, Chypre, Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Jordanie, Libéria, Monaco, Nicaragua, Niger, Ouganda, Panama, République -Unie de Tanzanie, Rwanda, Togo, Uruguay et Yémen. Décision: Le projet de résolution est ainsi approuvé par 64 voix contre 19, avec 13 abstentions.1 La séance est levée à 12 h. 15. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.43.

RÉAFFIRME les déclarations de principe contenues

dans les considérants de la résolution WHA18.49; APPROUVE le programme esquissé dans la partie III du rapport du Directeur général en application du dispositif de la résolution WHA18.49; 3. 4.

CONFIRME que le rôle de l'OMS est de fournir

des avis techniques aux Membres qui en font la demande pour la mise en ceuvre d'activités relatives

à la planification de la famille, dans le cadre d'un service de santé organisé, sans que les fonctions préventives et curatives normales de ce service s'en trouvent affectées; et

PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les 5.

39O

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

SEIZIÈME SEANCE Mercredi 18 mai 1966, 14 h. 30 Président : Dr A. NABULSI (Jordanie)

puis: Professeur P. MACÚCH (Tchécoslovaquie)

1.

Rapport sur la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies

Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, du Pakistan et du Venezuela, un projet de résolution qui est conçu comme suit:

Ordre du jour, 2.13

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

En présentant la question, le Dr IzMEROv, Sous Directeur général, rappelle que la revision périodique de la Classification internationale des Maladies est l'une des fonctions qui incombent à l'OMS en vertu de l'article 2 s) de la Constitution. L'Organisation a procédé à une sixième revision en 1949, à une septième en 1955, et vient d'achever l'élaboration de la Huitième

Ayant examiné le rapport sur la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies; et Prenant note des recommandations de la Conférence au sujet de la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies, 1.

Revision. Les travaux préparatoires ont commencé en 1961; ils ont été effectués par le Comité d'experts des Statistiques sanitaires et le Sous -Comité de la Classification des Maladies. Le neuvième rapport du

Comité d'experts des Statistiques sanitaires et les recommandations qui y étaient jointes ont été distribués aux Etats Membres en tant que document de

chiffres et sous -rubriques facultatives

ADOPTE la liste détaillée des rubriques à trois à quatre

chiffres recommandée par la Conférence en tant que Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies, pour prendre effet le ler janvier 1968; 2.

base pour les discussions de la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies. Cette conférence s'est tenue à Genève en juillet 1965: y ont participé trente -six Etats Membres et un Membre associé de

RECOMMANDE que les Etats Membres utilisant

l'OMS, ainsi que plusieurs représentants d'organisations internationales et non gouvernementales. La Conférence a étudié les propositions de revision

et a suggéré plusieurs amendements. Elle a recommandé que la liste détaillée des rubriques et sous rubriques, telle qu'elle l'a remaniée, constitue la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies et que le Règlement de Nomenclature de l'OMS soit réexaminé à la lumière de la Huitième Revision et des observations formulées par la Conférence, en vue de l'adoption d'amendements par l'Assemblée de la Santé. A sa trente -septième session,

des sous -rubriques à quatre chiffres se conforment à la liste approuvée de sous -rubriques, sauf circonstances exceptionnelles et, le cas échéant, indiquent dans leurs publications nationales en quoi ils s'en sont écartés; et 3.

PRIE le Directeur général de publier une nouvelle

édition du Manuel de la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès.

le Conseil exécutif a examiné le rapport de la Conférence internationale et, dans sa résolution EB37.R21, a appelé l'attention de l'Assemblée sur la recommandation, formulée par la Conférence, de donner effet à la Huitième Revision à partir du ler janvier 1968, ainsi que sur les mesures à prendre à ce sujet. La Commission est saisie de deux documents. L'un contient le rapport de la Conférence internationale, l'autre un projet de règlement additionnel amendant le Règlement de Nomenclature de l'OMS. Le Dr LINDER (Etats -Unis d'Amérique) présente,

La coopération internationale en matière de classification des maladies remonte à plus d'un siècle. Bien qu'ils n'aient occasionné que des dépenses relativement faibles, les efforts déployés pour mettre au point une classification internationale ont eu des répercussions profondes sur le développement des services des santé dans le monde entier. Compte tenu des effets de la classification, notamment des possibilités accrues qui sont offertes aux gouvernements d'échanger des renseignements précis sur leurs problèmes sanitaires,

on peut dire qu'il aurait été justifié de consacrer à cette entreprise beaucoup plus d'énergies et de

au nom des délégations du Canada, de Ceylan, du

ressources qu'on n'a eu à le faire. Le Sous -Directeur général a mentionné les divers organes qui ont travaillé à la revision de la Classi-

COMMISSION DIJ PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIhME SÉANCE

391

fication internationale au cours des trois ou quatre dernières années. Ils ont dû concilier des tendances divergentes car les classifications varient d'un pays à l'autre, voire à l'intérieur d'un seul et même pays. Le Secrétariat a accompli un travail remarquable en trouvant un heureux compromis entre les préoccupations et fins très diverses auxquelles répond la classification. Aucune classification statistique n'est jamais parfaite, et, sans nul doute, chaque pays aurait préféré sur certains points d'autres solutions. Si, par exemple, la classification

PRIE le Directeur général de présenter un règlement revisé pour adoption à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé;

3.

4.

AUTORISE le Directeur général à préparer, pour

le soumettre à l'Assemblée qui l'approuverait en vertu de l'article 23 de la Constitution, un recueil de recommandations, définitions et normes concer-

nant les statistiques sanitaires qui puissent aider les Etats Membres dans l'établissement de leurs statistiques sanitaires et soient de nature à améliorer la comparabilité internationale de ces statistiques; et 5. PRIE le Directeur général de donner aux Etats Membres la possibilité d'examiner un avant -projet du Règlement revisé et du recueil de recommandations et de présenter leurs observations sur ces documents avant qu'ils ne soient soumis à l'Assem-

n'avait dû être utilisée

qu'aux Etats -Unis d'Amérique, le gouvernement de ce pays aurait suggéré quelques modifications. Mais le Comité d'experts des Statistiques sanitaires et la Conférence internationale ont souligné l'un et l'autre que l'essentiel était d'obtenir sur la classification un accord international ménageant une souplesse d'application, compte tenu des divers besoins nationaux. Les propositions dont la Commission est saisie

blée.

assurant cette souplesse, le Dr Linder espère que l'Assemblée adoptera la Huitième Revision, qui

prendra ainsi effet le ler janvier 1968. Un autre projet de résolution est présenté par les

délégations de l'Australie, du Canada, de Ceylan, du Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, de la Norvège, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne

Le Règlement de Nomenclature, établi en vertu des dispositions de l'article 21 de la Constitution, a pour principal objet l'application de la Classification internationale. Il n'a pas été revisé depuis longtemps et la délégation des Etats -Unis estime le moment venu

de le revoir et d'y apporter tout amendement qui pourrait s'imposer. Les travaux proposés - il convient

et d'Irlande du Nord et du Venezuela. Il concerne les dispositions à prendre une fois adoptée la Huitième Revision. Le texte en est le suivant:

de le souligner - ne gêneront ni ne retarderont en rien l'entrée en vigueur de la Classification revisée puisqu'il reste suffisamment de temps pour les mener à bien avant la date prévue. Le projet de résolution

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport et les recommandations

de la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies, tenue à Genève du 6 au 12 juillet 1965; et

prie également le Directeur général d'examiner s'il y a lieu ou non de faire une distinction entre a) les questions pour lesquelles des règles internationales conviennent, et b) les questions qu'il vaudrait peut être mieux traiter dans des recommandations internationales. Une telle distinction permettrait de réduire la longueur du Règlement et épargnerait à l'Assemblée des revisions trop fréquentes. En outre, il serait alors possible de grouper ce qui serait retiré du Règlement avec d'autres recommandations émanant des comités

Considérant qu'il est nécessaire de reviser le Règlement de Nomenclature de l'OMS en raison de l'adoption de la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies, Directeur général d'examiner le Règlement de Nomenclature en vue de sa revision; 1.

d'experts de l'OMS ou de l'Assemblée et de publier un recueil de recommandations, définitions et normes grâce auquel l'Organisation contribuerait beaucoup

PRIE

le

plus encore à l'amélioration de la qualité et de la comparabilité internationale des statistiques sanitaires. Il y a quelques jours seulement, l'Assemblée a

2.

RECOMMANDE que, dans cet examen, il soit fait

une distinction entre a) les questions pour lesquelles

examiné le rapport sur les discussions techniques consacrées aux statistiques sanitaires. Au cours de ces discussions, la nécessité de disposer de meilleurs données pour la planification et l'évaluation des services de santé a été soulignée. La planification d'ensemble devenant de plus en plus courante dans beaucoup de pays, les projets sanitaires se trouvent en concurrence avec des projets d'autre nature intéressant le développement économique et social. Aussi faut -il de plus en plus que les arguments avancés en

il y aurait lieu de continuer à formuler des règles internationales obligatoires, par exemple l'obligation

pour les Etats Membres d'utiliser la classification internationale des maladies aux fins de leurs statistiques officielles de mortalité et de morbidité, et b) les autres questions qu'il vaudrait mieux traiter dans des recommandations qui seraient faites en vertu de l'article 23 de la Constitution;

392

DISC- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

faveur de l'action sanitaire ne consistent pas uniquement en considérations humanitaires mais reposent sur des renseignements précis et détaillés concernant les problèmes de santé dans les divers pays. La prépa-

bactériennes, ce qui correspond à une classification étiologique, puis subdivisée en silico- tuberculose, tuberculose pulmonaire, etc., sous -rubriques cliniques de grande importance pratique qu'accepte la délégation italienne. Dans d'autre cas, toutefois, il y a mélange de critères étiologiques, cliniques et occasionnellement épidémiologiques. Par exemple, la méningite aseptique

ration d'un recueil de recommandations, définitions et normes imposerait peu de travail et peu de dépenses à l'OMS. Les éléments existent déjà, éparpillés dans plusieurs documents; il suffirait de les rassembler

en une publication unique. Comme nul ne l'ignore, les activités de l'OMS en matière de statistique vont bien au -delà de la mise au point de la classification

est présentée comme une maladie à virus alors qu'il

ne s'agit que d'un syndrome clinique dû parfois à des virus, mais parfois aussi à des agents différents

des maladies et de l'étude des problèmes qui s'y rattachent directement. La délégation des Etats -Unis estime qu'un recueil de recommandations, définitions et normes constituerait un guide extrêmement utile

tels que des leptospires. De même, les maladies vénériennes sont comprises dans ce chapitre pour des raisons d'ordre épidémiologique. Le Professeur Babudieri n'ignore pas que la liste proposée ne prétend

pour les pays désireux d'améliorer leurs propres services de statistiques sanitaires, ainsi qu'un puissant moyen pour l'OMS de contribuer à la comparabilité internationale des données.

pas à la rigueur scientifique et a été conçue à des fins pratiques, mais il estime que des critères uniformes devraient être employés pour obtenir un tableau moins déconcertant des maladies infectieuses. Peut -être n'a -t -il pas compris les raisons qui ont présidé au choix des différentes rubriques; il serait reconnaissant

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) voit dans la Huitième Revision de la Classification internationale

au Secrétariat de les lui préciser. Pour l'instant,

il

juge inacceptable une classification aussi hétérogène

des Maladies un des plus remarquables résultats de la collaboration entre l'OMS et les Etats Membres;

il croit bon de souligner qu'à partir de janvier 1968 la Classification sera employée dans le monde entier.

et regrette de ne pouvoir s'associer aux éloges qui ont été faits jusqu'ici. En second lieu, le Professeur Babudieri voudrait quelques points précis représentant seulement un échantillon de ceux qui lui paraissent contestables. Ainsi, l'ornithose - qui ne devrait pas être assimilée à la psittacose -, le trachome et la conjonctivite à inclusion sont énumérés parmi les maladies à virus, à côté de la rage, des oreillons et de l'hépatite infectieuse. Un tel classement se justifie mal puisque les agents de ces maladies ne sont plus tous considérés comme de véritables virus. Le mieux aurait été de les grouper sous une rubrique intitulée « Infections à bedsonia » et d'y ajouter la lymphogranulomatose vénérienne et la maladie des griffes du chat. Parmi les fièvres hémorragiques transmises par les arthropodes, il n'est pas fait mention de celles que transmettent les acariens; pourtant, le « mal de los rastrojos » qui sévit en Argentine et est transmis par un acarien, est bien connu et cause assez souvent L'expression « Q -fever », correctement employée dans le texte anglais, a été à tort rendue en des décès.

revenir sur

soulèvera sans aucun doute des problèmes et la nouvelle édition du Manuel, prévue pour 1967, sera d'une grande utilité. Il est indispensable de faire en sorte non seulement que la Classification soit appliquée, mais encore que les termes diagnostiques mentionnés sous les différentes rubriques soient

L'application pratique de

la

Huitième Revision

interprétés de façon uniforme. Bien entendu, la Huitième Revision représente un compromis et sur certains points il n'a pas encore été trouvé de solution définitive. Le Dr Doubek citera seulement le chapitre consacré aux maladies généralement reconnues comme transmissibles et le chapitre relatif aux troubles mentaux. Cette remarque ne tend nullement à déprécier la valeur du travail accompli. De grands progrès ont

été réalisés à bien des égards; en particulier, on a adapté la Classification aux récentes découvertes scientifiques et précisé les notions en cause. Le Directeur général mérite incontestablement des félicitations;

français par « fièvre du Queensland » puisque la lettre « Q » correspond non à « Queensland » mais à «query ». Enfin, la leptospirose ictéro -hémorragique est assimilée à la maladie de Weil, ce qui est inexact.

sans sa coopération, la tâche n'aurait pu être menée à bien. Le Professeur BABUDIERI (Italie) voudrait présenter

La maladie de Weil ne constitue qu'un syndrome des observations de deux catégories différentes sur la façon dont les maladies infectieuses sont classées clinique, caractérisé par un ictère et des hémorragies, qui a été décrit avant la découverte des leptospires. La maladie de Weil peut être due à divers sérotypes de leptospires; la leptospirose ictéro- hémorragique, en revanche, est une infection par le sérotype ictéro-

dans l'appendice 2 du rapport de la Conférence internationale. Les premières ont trait aux critères généraux qui ont été adoptés. Il semble qu'au moins pour les divisions principales, on se soit fondé sur l'étiologie. Des critères cliniques d'intérêt pratique n'ont été utilisés que pour quelques sous -rubriques. Ainsi, la tuberculose est rangée parmi les infections

hémorragique et ne se traduit pas forcément par le tableau clinique que Weil a décrit. Le délégué de l'Italie pourrait citer beaucoup d'autres inexactitudes de ce genre, mais il sait que le

rapport n'a pas été mis au point par l'OMS et qu'il

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÈME SEANCE

393

est impossible actuellement de revenir sur l'ensemble. Cependant, l'ordre de numérotation des maladies dans la liste devrait être remanié. Le Professeur Babudieri suggère de réexaminer les principaux critères de classification avant la prochaine revision et de rectifier les

erreurs et les inexactitudes. Il croit qu'une étroite collaboration entre statisticiens et spécialistes des maladies s'impose et il espère qu'on tiendra compte de cette nécessité pour les travaux à venir. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) estime que la récente

détaillée, avec ou sans les sous -rubriques à quatre chiffres », afin de bien insister sur le caractère facultatif du quatrième chiffre. La modification des subdivisions à quatre chiffres est une toute autre question; il est d'ailleurs précisé dans le rapport de la Conférence internationale qu'on ne devrait se permettre de les modifier que dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les quatrièmes chiffres recom-

revision a considérablement amélioré la structure de la Classification internationale des Maladies. L'unique

proposition qu'il ait à faire est d'ordre pratique. Il importe que le texte de l'édition revisée soit reçu le plus tôt possible; en particulier, il serait bon que les pays où l'on ne parle pas anglais, français, espagnol ou russe disposent de la version revisée au moment où. commencera l'impression du Manuel dans ces langues, c'est -à -dire à la fin de 1966. De cette façon, il serait possible d'établir sans retard les traductions dans les diverses autres langues et de les faire paraître

mandés pour l'usage international ne répondraient manifestement pas aux besoins nationaux et ne pourraient pas être complétés par d'autres rubriques à quatre chiffres. La délégation australienne partage cette façon de voir, puisque l'objectif de la Classification est d'assurer la comparabilité internationale des données. Il faut que les comités d'experts compétents des Etats Membres aient la possibilité d'étudier les changements ou variantes suggérés pour le Règlement et de communiquer au Secrétariat toutes observations qu'ils voudraient formuler.

Dès que la Huitième Revision sera achevée,

il

conviendrait d'établir et de distribuer aux Etats

à peu près en même temps que les éditions internationales. La Classification revisée pourrait ainsi entrer en vigueur dans les pays en question à partir du leT janvier 1968 comme on l'envisage.

Membres un document expliquant les modifications apportées à la Classification internationale des

maladies depuis la Sixième Revision. Ce serait là un «guide» utile non seulement pour les utilisateurs de la Classification, mais encore pour les membres des commissions nationales de statistiques démographiques, qui, dans un avenir assez proche, commenceront à songer à la Neuvième Revision.

Le Dr JOHNSON (Australie) félicite le Dr Logan, le Dr Cakrtova et leurs collègues de la façon dont ils ont dirigé le travail monumental maintenant presque achevé. Il voudrait savoir si l'on peut déjà indiquer à quelle date précise le Manuel revisé sera mis à la disposition des Etats Membres en 1967. Le Gouvernement australien aimerait que ses services de codage aient assez de temps avant le ler janvier 1968 pour se familiariser avec les changements apportés à la Classification, ce qui est de la plus haute importance car le Manuel est pratiquement la « bible » des codeurs.

La Conférence internationale pour la Huitième Revision a recommandé que l'OMS, tenant compte de la spécificité requise, prépare une adaptation de la Classification revisée qui soit plus largement

applicable à l'indexage des cas hospitalisés. Il n'existe pas de formule de codage parfaitement satisfaisante pour les archives hospitalières, mais un système fondé

sur la Classification internationale et permettant de s'y référer présenterait des avantages manifestes. L'importance des statistiques hospitalières pour l'administration, la planification sanitaire nationale et la recherche est généralement reconnue; ces données

La Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies, qui s'est tenue en juillet 1965, a appelé l'attention

sur l'article 11 du Règlement de Nomenclature qui semble vouloir imposer une obligation sur un point relevant exclusivement des compétences nationales. Cet article a trait au caractère confidentiel des renseignements d'ordre médical que contient le certificat de

constituent en effet des matériaux de grande valeur pour l'étude d'ensemble des niveaux de santé. Selon la délégation australienne, l'adaptation requise est assez urgente; il ne faudrait pas la retarder de plusieurs années car un plus grand nombre d'hôpitaux auraient

alors arrêté leurs propres systèmes. La délégation australienne considère que la Revision de la Classification est un processus continu: pendant

cause de décès. Sans doute est -il bon de souhaiter que tous les documents médicaux relatifs à la mortalité

et à la morbidité soient confidentiels, mais à une époque marquée par le développement des programmes

que la Huitième Revision se poursuit, il faut déjà penser à la Neuvième. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes

sanitaires nationaux et des certificats de maladie, il n'est pas possible d'y parvenir entièrement. Les autorités font de leur mieux. En ce qui concerne les articles 2 et 4 du Règlement de

soviétiques) s'associe aux félicitations que d'autres délégués, mesurant justement l'importance et l'utilité du travail accompli, ont adressées au Directeur général

Nomenclature, la délégation australienne estime que l'emploi du quatrième chiffre doit demeurer facultatif. Elle 14

et aux participants à la Conférence internationale pour la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies.

désirerait même que l'on donne à l'article a) du Règlement la forme suivante: «la Liste

394

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La Huitième Revision marque un grand progrès sur plus d'un point - elle donne à la Classification une ordonnance plus souple et plus commode et, beaucoup plus que les précédentes, facilitera la compa-

en russe, contribuerait très utilement à la tâche difficile que représente le perfectionnement de la Classification internationale des Maladies.

raison internationale des statistiques - mais, comme

l'ont déjà souligné d'autres orateurs ainsi que la Conférence elle -même, le résultat est encore loin d'être parfait. Il n'y a pas toujours uniformité, notamment pour le choix des rubriques et des groupes de maladies. Ainsi, le chapitre des « Maladies infec-

tieuses et parasitaires » comprend comme première section les « Maladies infectieuses intestinales », ce qui correspond à un classement des affections d'après leur siège, non d'après la nature de l'agent causal ou

d'après leur étiologie; or ce principe n'a pas été appliqué jusqu'au bout puisque la section mentionnée englobe uniquement les bactérioses et protozooses,

Le Dr IzMEROv, Sous -Directeur général, s'en tiendra aux problèmes généraux évoqués et laissera au Dr Cakrtova le soin de répondre aux questions techniques posées au cours du débat. Le Secrétariat est reconnaissant aux membres de la Commission de la compréhension qu'ils ont montrée au sujet des difficultés rencontrées dans l'élaboration de la Classification internationale. Ces difficultés ont été étudiées par des experts à la Conférence internationale - on sait, d'ailleurs, que différents critères de classification sont parfois employés dans un seul et même pays - et chacun reconnaîtra que la Commis-

les maladies à virus figurant ailleurs. La section « Autres maladies bactériennes » ne comporte pas non plus de classement selon l'agent causal; en outre,

sion n'est pas l'endroit où engager une nouvelle discussion.

Dans le projet de programme qu'il a établi pour 1967, le Directeur général a prévu la création à Moscou d'un centre qui s'occupera des problèmes soulevés par l'interprétation et l'application de la Classification

on y trouve des maladies telles que la diphtérie et la lèpre qui présentent des différences considérables de nature, d'importance épidémiologique, etc. Les subdivisions des maladies à virus manquent de pré-

cision. Dans la section consacrée aux maladies à entérovirus du système nerveux central, c'est le siège qui a été pris comme axe de classification, alors que pour les « Maladies à virus transmises par les arthropodes » c'est le mécanisme de transmission. Il existe

internationale des Maladies dans les pays utilisant le russe ou une autre langue slave. Le Dr Izmerov tient à remercier le délégué des Etats -Unis d'Amérique

de l'esprit de coopération dont il a fait preuve à cet égard à la Conférence internationale de 1965. Le Dr CAKRTOVA (Service de Développement des

d'autres exemples où l'on a appliqué des principes différents pour grouper les maladies. Le Dr Lisicyn n'entend pas par là minimiser la valeur du travail accompli pour préparer la Revision, mais il veut simplement montrer qu'il reste encore beaucoup à faire.

Le souci de comparabilité exigerait aussi que l'on cherche à se mettre d'accord sur des définitions uniformes pour tous les pays de la naissance vivante,

Services de Statistique sanitaire) ne répondra pas de façon détaillée aux observations techniques qui ont été faites. Elles ont trait pour la plupart au premier chapitre de la Classification qui concerne les maladies infectieuses. C'est celui pour lequel il s'est révélé le plus difficile de concilier des points de vue divergents.

de la mortinaissance, de la période périnatale, de l'avortement, etc. Des progrès ont été accomplis, mais certains problèmes ne sont pas définitivement réglés.

La délégation de l'Union soviétique appuie les

deux projets de résolutions soumis à la Commission

Certains pays voulaient que la Classification soit fondée sur l'étiologie, d'autres souhaitaient qu'elle le soit sur l'épidémiologie, d'autres encore préconisaient des axes de classification différents. La liste actuelle représente un compromis: on a décidé de continuer temporairement à employer divers axes et de voir si l'on pourrait trouver une meilleure solution pour la Neuvième Revision. Autre problème : celui de la date de parution du Manuel de la Classification statistique internationale. Plusieurs gouvernements ont déjà fait savoir au Secrétariat

parce qu'elle considère qu'ils visent à obtenir plus d'entente, plus d'uniformité et surtout plus de compa-

rabilité en matière de classification des maladies, notamment pour ce qui est des rubriques facultatives à quatre chiffres. Elle appuie également la proposition du délégué de la Bulgarie. A ce propos, le Dr Lisicyn croit savoir qu'un accord préliminaire a été conclu

que si le texte ne leur parvenait qu'en 1967, ce serait trop tard pour eux parce qu'ils doivent le faire traduire

à la Conférence internationale pour la Huitième Revision concernant la publication d'une version russe de la Liste revisée. Enfin, le Dr Lisicyn pense que l'OMS agirait

dans leur langue nationale. Le Secrétariat pourrait envoyer aux pays, chapitre par chapitre, une version provisoire des groupes de termes diagnostiques à inclure dans la Liste revisée afin de leur permettre de commencer la traduction. Il leur suffirait de comparer avec le texte définitif lorsqu'il sera distribué en 1967 pour apporter les derniers ajustements nécessaires. Différentes administrations ont déjà, de leur propre chef, établi des

judicieusement en créant pour les pays européens qui utilisent principalement la langue russe un centre

de classification des maladies analogue à ceux qui fonctionnent déjà à Londres et à Caracas. Un tel centre, qui travaillerait à améliorer la classification

listes de termes diagnostiques à

inclure dans chaque rubrique en se réservant de les

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÈME SÉANCE

395

vérifier officielle.

quand l'OMS publiera la Classification

C'est pourquoi la Dix -Huitième Assemblée mondiale

de la Santé, dans sa résolution WHA18.46, a autorisé

le Directeur général à entrer en consultation avec Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

sur la Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies proposé par les délégations du Canada, de Ceylan, du Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, du Pakistan et du Venezuela (voir page 390).

les organismes des Nations Unies chargés du contrôle des stupéfiants sur l'opportunité d'amender l'article 3

de la Convention unique à l'effet que les décisions relatives à la mise sous contrôle des drogues soient prises comme précédemment par l'OMS. Comme il l'a indiqué dans son rapport à la trente -septième session

Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

du Conseil exécutif, le Directeur général a consulté le

Comité central permanent des Stupéfiants et

l'Organe de Contrôle des Stupéfiants, qui ont déclaré

partager les préoccupations de l'OMS quant aux retards possibles.

sur la revision du Règlement de Nomenclature de l'OMS présenté par les délégations de l'Australie, du Canada, de Ceylan, du Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, de la Norvège, du Royaume -

La Commission des Stupéfiants, à sa vingtième session, en décembre 1965, a été saisie de la question par le représentant de l'OMS. Elle a jugé inopportun d'envisager un amendement à la Convention unique, qui venait seulement d'entrer en vigueur. Toutefois, pour donner satisfaction à l'OMS, elle a décidé que si l'Organisation recommandait la mise sous contrôle d'un stupéfiant nouveau à un moment où la Commission ne siégeait pas ou ne devait pas siéger dans les

Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, et du Venezuela (voir page 391).

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2

2.

Convention unique sur les stupéfiants de 1961

Ordre du jour, 2.8 Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, indique que le rapport du Directeur général à la trente -septième session du Conseil exécutif sur la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 est contenu dans l'annexe 8 des Actes officiels N° 148.

trois mois à venir, les membres de la Commission devraient communiquer leur décision par lettre ou par télégramme. Elle a estimé qu'en attendant que la Convention unique soit amendée, il serait ainsi possible d'éviter des retards préjudiciables; elle a précisé que le fonctionnement du système pourrait être revisé périodiquement. Après avoir étudié le rapport du Directeur général à sa trente -septième session, le Conseil exécutif, dans

Aux termes de la résolution WHA7.6, il avait été décidé que l'Assemblée de la Santé serait informée de tout changement dans les fonctions attribuées à l'Organisation en application du régime international de contrôle des stupéfiants. Ces fonctions ont été considérablement modifiées par les dispositions de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, qui est entrée en vigueur en décembre 1964. En conséquence, la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé avait été saisie de la question.

sa résolution EB37.R11, a recommandé à la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé d'inviter le Directeur général à signaler à une session future du Conseil et de l'Assemblée tous les faits qui pour-

raient appeler de nouvelles améliorations dans les dispositions relatives au contrôle international des stupéfiants, afin d'assurer rapidement la protection du public. Le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, donne

En vertu des traités internationaux antérieurs sur le contrôle des stupéfiants, l'OMS était et demeure habilitée à décider si tel ou tel produit doit être placé sous contrôle international. La Convention unique donne maintenant ce pouvoir de décision à la Commission des Stupéfiants du Conseil économique et social de l'Organisation des Nations Unies. De ce fait, certaines difficultés pratiques ont surgi car la Commission des Stupéfiants se réunit seulement une fois par

lecture du projet de résolution ci- après:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Rappelant la résolution WHA18.46; Notant la résolution EB37.R11;

an, ce qui peut provoquer des retards dans la mise sous contrôle international de nouveaux stupéfiants sur la recommandation du Comité OMS d'experts des Drogues engendrant la Dépendance. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.44. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.45.

Ayant examiné le rapport du Directeur général relatif à la Convention unique sur les stupéfiants de 1961; et

Notant les mesures prises par la Commission des Stupéfiants du Conseil économique et social, 1.

EXPRIME l'espoir que ces mesures éviteront des

retards injustifiés dans la mise sous contrôle des stupéfiants dangereux; et

396 2.

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

INVITE le Directeur général à signaler, s'il y a

lieu,

à une prochaine session du Conseil et de

l'Assemblée, tous les faits qui pourraient appeler de nouvelles améliorations dans les dispositions relatives au contrôle international des stupéfiants, afin d'assurer rapidement la protection du public.

c) de faire rapport au Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats obtenus.

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif,

déclare que, pour formuler ses recommandations concernant le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques, le Conseil exécutif s'est inspiré de la résolution WHA18.36 et du rapport du Directeur général sur la question. Etant donné l'intérêt que les Etats Membres

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 3.

Contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques

portent manifestement à ce problème, le Conseil exécutif a consacré à son examen plus de temps qu'à

Ordre du jour, 2.9 Le PRÉSIDENT signale à l'attention de la Commission

la plupart des autres points de son ordre du jour. Entre autres aspects importants, il a particulièrement étudié le problème fondamental des essais de mise au point de ce contrôle au cours des quinze dernières années. Il n'ignore pas que les difficultés se multiplient. On sait que, dans un certain nombre de pays, de nouveaux laboratoires se sont créés ou se créent

le projet de résolution ci- après, qui a été présenté par les délégations de la Belgique, des Etats -Unis d'Amé-

rique, de l'Inde, de l'Irak, du Luxembourg, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne et de la Suède: La Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

pour la fabrication de médicaments destinés, non pas au marché intérieur, mais à l'exportation. II faut aussi souligner les difficultés que rencontrent à

Rappelant la résolution WHA18.36, dans laquelle la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé

cet égard les pays en voie de développement, qui doivent importer la plus grande partie de leurs préparations pharmaceutiques. Comme l'ont fait remarquer plusieurs membres du Conseil, les exportateurs

soulignait la nécessité de créer un système propre à assurer un contrôle satisfaisant de la qualité des préparations pharmaceutiques et priait le Directeur général de poursuivre la formulation de principes et de normes internationalement acceptés pour le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques;

n'indiquent pas toujours si le produit a fait l'objet d'un contrôle de qualité dans le pays d'origine; or, pour des raisons d'ordre économique, beaucoup de pays en voie de développement ne seront pas en mesure de créer avant quelque temps leurs propres laboratoires de contrôle de la qualité des médicaments.

Ayant pris acte de la résolution EB37.R22 du Conseil exécutif;

Un délégué d'un pays économiquement avancé a d'ailleurs fait observer que, dans les circonstances présentes, certains pays développés avaient eux -mêmes

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques; et Notant les propositions qui y sont faites en vue d'assurer un contrôle adéquat avec l'aide continue de l'Organisation mondiale de la Santé, PRIE le Directeur général: a) de continuer d'aider les Etats Membres à améliorer le contrôle de la qualité des préparations

de la peine à instituer un contrôle satisfaisant. Dans un contexte plus large, on s'est demandé aussi

dans quelle mesure l'OMS pouvait imposer une réglementation de la qualité des produits pharmaceutiques dans les échanges internationaux et l'on s'est notamment référé aux dispositions des alinéas d) et e) de l'article 21 de la Constitution. Les délibérations du Conseil exécutif ont été également marquées par un intéressant échange de vues sur le terme « contrôle de qualité ». Dans le rapport du Directeur général, il est dit que le contrôle doit viser l'identité, la pureté, l'activité, la stérilité et

pharmaceutiques et à créer des laboratoires de contrôle de la qualité à des fins nationales ou régionales là où les services de cette nature sont insuffisants; b)

de développer les propositions faites dans

la stabilité des préparations pharmaceutiques. L'attention du Conseil a été attirée enfin sur le fait que, selon la législation en vigueur dans certains pays, l'emploi

le rapport du Directeur général, particulièrement en ce qui concerne la formulation de principes généraux visant la qualité des préparations pharmaceutiques et le contrôle de la qualité des

de tout produit doit faire l'objet d'une justification, car on veut s'assurer dans chaque cas qu'il ne s'agit pas d'un médicament dépassé ou que d'autres produits ne seraient pas plus indiqués.

produits faisant l'objet d'un commerce international; ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.46.

Tels sont les facteurs que le Conseil exécutif a examinés avant d'adopter sa résolution EB37.R22. De l'avis du Dr KAUL, Sous -Directeur général, le représentant du Conseil exécutif a fourni la plupart des éléments d'information indispensables. Il voudrait seulement ajouter quelques précisions sur les mesures

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÉME SÉANCE

397

qu'a prises le Directeur général depuis la Dix Huitième Assemblée mondiale de la Santé en ce qui

de se mettre d'accord sur les grands principes à observer et de définir exactement ce qu'il faut entendre

concerne le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques.

par qualité des préparations pharmaceutiques et par contrôle de cette qualité. Il n'y aurait aucun sens à mettre sur pied des laboratoires de référence de l'OMS

En septembre 1965, une lettre -circulaire a été adressée à tous les Etats Membres afin d'obtenir des renseignements sur les mesures qu'ils avaient prises

ou se disposaient à prendre pour le contrôle de la qualité des médicaments importés ou fabriqués sur place. Quelque trente -deux réponses ont été reçues donnant des indications sur la façon dont s'opère ce contrôle dans autant de pays. Le représentant du Conseil exécutif a mentionné l'article 21 d) de la Constitution; c'est précisément en vertu de cet article, ainsi que des articles 2 u) et 23, qu'a été instituée la Pharmacopée internationale. Une deuxième édition de cet ouvrage, décrivant plus de 500 préparations pharmaceutiques, paraîtra vraisemblablement vers la fin de 1966. En ce qui concerne le contrôle de la qualité, l'Organisation a proposé des

en l'absence de normes et de spécifications universellement acceptées auxquelles on puisse se référer.

De même, pour qu'il soit possible de délivrer un certificat OMS de qualité, il faudrait que l'Organisa-

tion commence par établir un code définissant et des méthodes de fabrication satisfaisantes et des principes généraux applicables à l'inspection des laboratoires producteurs. Bien sûr, il importe que l'Organisation poursuive ses activités: formation de personnel technique pour les laboratoires de contrôle, octroi de bourses d'études,

spécifications dans une série de documents qu'elle a envoyés aux laboratoires spécialisés et aux laboratoires nationaux. Lorsqu'elles auront été acceptées, elles seront incorporées à la Pharmacopée internationale. Il est question, dans le rapport du Directeur général, d'une suggestion officieuse tendant à mettre au point

élaboration de spécifications pour la Pharmacopée internationale, choix de dénominations communes internationales pour les préparations pharmaceutiques, etc. Les laboratoires de contrôle ayant un rôle de premier

plan à jouer dans toute vérification de la qualité, il est indispensable que l'Organisation aide à créer des laboratoires nationaux ou régionaux là où les services existants sont insuffisants. De plus, si la Commission

un système de certificats, organisé avec l'aide de l'OMS, qui permettrait d'obtenir des renseignements sur toutes les préparations destinées à l'exportation

estime que l'OMS doit faire encore davantage dans le domaine en question, il est essentiel de définir clairement l'orientation générale qu'elle devra suivre. Il serait erroné d'attribuer une intention critique à ces observations. Au contraire, la délégation néerlan-

et de s'assurer auprès du pays exportateur qu'un contrôle approprié de la qualité est exercé à l'usine et dans les laboratoires d'Etat. Selon ce projet, tous les fabricants dont les noms figureraient sur la liste des exportateurs s'engageraient à respecter les principes d'une fabrication de qualité. Dans la pratique, cela signifierait que chaque lot produit pour l'exportation aurait été vérifié et reconnu de qualité adéquate.

daise est disposée à appuyer les efforts du Directeur général. Le projet de résolution dont la Commission est saisie et qui compte les Pays -Bas parmi ses auteurs traite justement des points que le Dr Siderius vient de soulever. Le Dr HAQUE (Pakistan) félicite le Directeur général

Pour parvenir à ce résultat, l'OMS devrait exercer un contrôle permanent à l'aide d'une armée d'inspecteurs qui jouiraient du droit d'accès aux laboratoires

nationaux de contrôle et à toutes les entreprises exportatrices. Après avoir étudié de près cette suggestion, le Directeur général a conclu que ce

système ne paraissait pas réalisable, car l'ensemble des dispositions

législatives et administratives

à

mettre en place ne serait possible ni sur le plan national, ni à l'échelon international. Le Dr SIDERIUS (Pays -Bas) remercie le Directeur

de son rapport très complet et indique qu'il n'existait pratiquement aucune industrie pharmaceutique au Pakistan lorsque le pays a accédé à l'indépendance. A l'heure actuelle, les entreprises de ce secteur sont au nombre de 185. Les règlements établis pour assurer le contrôle ne sont pas compliqués: chaque producteur de préparations pharmaceutiques est tenu d'avoir un laboratoire capable de vérifier que tous les lots de médicaments fabriqués sont conformes aux spécifi-

général de son rapport. La délégation néerlandaise est pleinement consciente de la complexité du problème

cations de la Pharmacopée internationale. Aucun médicament n'est donc distribué dans les provinces sans avoir été contrôlé et, lorsqu'il y a contestation, l'affaire est soumise au laboratoire central. Ce dernier a également pour tâche de veiller à la qualité de toute substance thérapeutique importée ou exportée.

posé par le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques et des difficultés rencontrées dans la recherche du meilleur moyen d'intensifier l'activité de l'OMS en la matière. Les divers rapports présentés font bien le tour de la question. Avant d'arrêter les modalités d'une assistance supplémentaire de l'OMS dans ce domaine, il convient

Bien des améliorations sont toutefois possibles. Par exemple, les inspecteurs de l'industrie pharmaceutique ne'Sont pas encore assez nombreux, malgré les

efforts constamment déployés pour accroître leur effectif. On cherche en outre à améliorer les services de laboratoires provinciaux. Des laboratoires spéciaux

398

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ont été installés dans les ports de Chittagong (Pakistan

oriental) et de Karachi (Pakistan occidental) pour contrôler la qualité des préparations destinées à l'exportation. Un autre laboratoire en voie d'installation sera chargé de procéder à des épreuves et à des recherches délicates sur certains médicaments, en particulier sur les substances utilisées contre les

au contrôle de la qualité, de faire une place spéciale aux préparations à administrer par voie parentérale,

ainsi qu'à certaines solutions et pommades. Cette suggestion est inspirée par la brochure sur la contamination microbiologique des préparations phar-

maladies tropicales, ainsi que sur divers simples dont certains se révèlent très efficaces. C'est le laboratoire central qui contrôle l'activité des laboratoires provinciaux, lesquels surveillent à

maceutiques distribuée à l'Assemblée de la Santé au début de la session. Le Dr ADEMOLA (Nigéria) fait observer que plus on fait appel aux méthodes scientifiques pour traiter les maladies, plus la demande de médicaments s'accroît,

leur tour le travail des inspecteurs. Le Dr Hague a écrit

à l'OMS pour demander que soient testés

certains médicaments provenant du laboratoire cen-

tral, mais on s'est borné à lui indiquer le nom de

différents laboratoires indépendants. S'adresser à ces entreprises entraînerait toutefois des frais considérables, aussi le Pakistan serait -il extrêmement recon-

naissant à l'OMS de soumettre gratuitement aux épreuves nécessaires des échantillons de médicaments du laboratoire central, afin d'assurer le maintien des plus hautes normes de qualité. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) souligne que les

de sorte que le contrôle de leur qualité prend place parmi les problèmes de premier plan. Les pays aux ressources limitées sont tentés d'acheter le plus possible sur les marchés où les prix sont les plus bas et ils n'ont aucun moyen de s'assurer que les préparations qui leur sont vendues ne se sont pas détériorées par suite d'un stockage trop prolongé ou même qu'elles étaient bien, dès l'origine, d'une qualité

satisfaisante. Les pays en voie de développement auraient donc besoin d'une assistance considérable pour pouvoir expertiser les préparations pharmaceutiques. Dans bien des cas, faute de fonds ou de personnel technique, ils ne peuvent effectuer sur place les épreuves nécessaires; aussi, sauraient -ils gré à l'OMS de mettre au point un système leur permettant

recommandations faites au sujet du contrôle de la qualité des médicaments par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé et par le Comité d'experts des Spécifications relatives aux Préparations pharmaceutiques 1 sont en fait appliquées en Tchécoslovaquie

d'utiliser les services de pays plus développés pour

le contrôle de certains médicaments. Il y a là un problème urgent qui mérite un examen approfondi.

depuis une dizaine d'années. Forte de l'expérience ainsi acquise, la délégation tchécoslovaque conseille à tous les pays qui n'exercent pas encore un pareil contrôle de suivre les recommandations formulées dans le rapport du Directeur général. Le Comité d'experts a insisté sur l'importance de Pour le Dr DAELEN (République fédérale d'Allemagne), le rapport du Directeur général fait clairement

ressortir la complexité du problème, surtout dans le

cas des pays qui ne disposent pas de laboratoires convenables pour le contrôle des préparations pharmaceutiques. Comme l'a souligné le délégué des Pays -

la stabilité des préparations et sur celle des études concernant cet aspect de la qualité. En réalité, rares sont les médicaments assez stables pour pouvoir être conservés indéfiniment; pourtant, la plupart des

étiquettes accompagnant les préparations pharmaceutiques ne donnent aucune indication précise sur la date de production, pour ne rien dire de la date limite d'utilisation. Or, sans ces indications, il est difficile de contrôler la stabilité des produits et de garantir que les médicaments ne sont pas stockés

Bas, il convient que l'OMS continue de fournir son assistance aux Etats Membres, selon les principes énoncés dans le rapport du Directeur général, en vue d'assurer une amélioration de la qualité des produits en question. Outre l'action en faveur des pays insuffisamment équipés, il faudra s'employer à définir des

principes généraux applicables au contrôle de la qualité des médicaments. Telles sont les raisons pour lesquelles la délégation allemande a décidé de présenter,

trop longtemps. Les producteurs de préparations pharmaceutiques devraient donc faire figuer sur toutes

leurs étiquettes la date de production et, autant que possible, la date limite d'utilisation, comme cela se fait déjà pour certains médicaments.

de concert avec d'autres délégations, le projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Professeur Sc0RZELLI (Brésil) note que le rapport

Le Dr TOTTIE (Suède), parlant en sa qualité de coauteur du projet de résolution, exprime la satisfaction éprouvée par sa délégation à la lecture du rapport sur le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques. De l'avis de la délégation de la Suède, il conviendra, lorsqu'on définira les principes généraux applicables

du Directeur général met bien en évidence les diffi-

cultés du contrôle de la qualité des médicaments. Etant doné leur rôle important dans la protection et le rétablissement de la santé, il faut que ces substances soient contrôlées si l'on veut éviter qu'elles ne les

deviennent un facteur d'insécurité. Non seulement produits dangereux ou dépassés doivent être écartés, mais encore la qualité des substances acceptées

1 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1965, 307.

doit -elle être vérifiée tout au long du processus de fabrication. Comme le souligne l'excellent rapport

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÈME SEANCE

399

du Directeur général, le contrôle de la qualité pose un problème aussi vaste que complexe. Il est vrai que les pays en voie de développement éprouvent à cet égard plus de difficultés que les pays économiquement développés dont les ressources techniques et matérielles sont nettement supérieures, mais ceux -ci n'en rencontrent pas moins de sérieux problèmes. Ainsi, il faudrait que les techniques appliquées à l'examen des nombreux produits de syn-

thèse existants soient fondées sur des normes que l'on modifierait en fonction des progrès scientifiques et qui puissent assurer dans chaque cas .le respect des exigences essentielles dont dépend l'acceptation du médicament dans le monde entier. Cela n'empêcherait nullement d'adopter des techniques supplémentaires si on le jugeait souhaitable.

finale. Pour les petites entreprises, le contrôle de la qualité peut être effectué par un laboratoire commun spécialement institué à cet effet, ou par le laboratoire officiel: au Brésil, c'est la deuxième solution que l'on a adoptée. Les difficultés ne peuvent que s'aggraver avec le temps. L'OMS devrait donc coordonner les efforts entrepris dans les divers pays et la Division de la Biologie et de la Pharmacologie a certainement un rôle important à jouer à cet égard. Il conviendrait toutefois de la développer davantage et de lui conférer

une plus grande autorité, de manière à en faire un jour un centre international de référence. Cela ne signifie pas que l'OMS exercerait les fonctions d'un laboratoire de référence, car elle pourrait toujours avoir recours aux laboratoires existants. Ces laboratoires de référence seraient les pièces d'un mécanisme de coordination que coifferait le centre de référence de

La question des additifs intervenant dans le processus de fabrication doit être également examinée, car ces produits peuvent eux aussi présenter de graves inconvénients.

l'OMS. Celui -ci établirait des normes minimales et stimulerait la collaboration bilatérale et multilatérale entre pays. Il pourrait aussi s'intéresser aux techniques et au matériel d'expertise, ainsi qu'aux règles à observer

Cela dit, les difficultés auxquelles se heurtent les pays techniquement développés, quel que soit leur système politique et social, ne sauraient se comparer à celles que connaissent les pays en voie de développement. Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui

dans la formation du personnel et l'appréciation de la qualité des produits. Toute cette question pourrait être étudiée par le Directeur général, qui jugera peut -

n'ont accédé à l'indépendance qu'à notre époque de grand développement technique et qui doivent donc

étudier un éventail de médicaments beaucoup plus large que ce n'est le cas dans les pays développés. Eu égard à leurs problèmes, il convient de leur fournir une aide technique et matérielle, soit en vertu d'accords bilatéraux ou multilatéraux, soit par l'intermédiaire

être indispensable de demander des fonds supplémentaires à cet effet. Etant donné l'importance et l'urgence de la question, il conviendra d'examiner avec toute l'attention voulue les demandes qu'il pourrait présenter à cet égard. Le Dr ARIF (Irak) s'associe aux orateurs qui ont déjà remercié le Directeur général de son excellent

de l'OMS qui pourrait leur prêter son concours en formant des spécialistes, en mettant au point des techniques et en choisissant du matériel.

rapport. En sa qualité de coauteur du projet de résolution, il tient à souligner l'importance du contrôle

Au Brésil, dont la tradition est déjà longue en matière d'action sanitaire, les exigences techniques se situent à un niveau élevé car l'industrie pharmaceutique est bien développée. Il n'en reste pas moins que de nombreuses matières premières sont encore

des préparations pharmaceutiques, sujet qui, dans son pays, bénéficie d'un rang de priorité élevé. L'Irak

importées et doivent être soumises à un nouveau contrôle dans le pays. Les laboratoires des grands établissements industriels sont tout à fait capables d'appliquer les techniques nécessaires, ce qu'ils font d'ailleurs dans l'intérêt même de la qualité de leurs produits. Dans ce secteur, il faut éviter de multiplier inutilement les examens et il doit suffire de faire vérifier l'application des techniques requises par des inspecteurs venant des laboratoires officiels. C'est

a demandé au Directeur général de l'aider à mettre sur pied un laboratoire de contrôle et il a inscrit les crédits nécessaires dans son plan quinquennal. En 1965, deux consultants de l'OMS sont venus donner des conseils sur la manière de procéder. Se référant au paragraphe c) du dispositif de la résolution EB37.R22, le Dr Arif suggère au Directeur général de faire de ce laboratoire un centre de référence pour la Région.

cette formule que l'on encourage actuellement au Brésil, mais il existe aussi des établissements de moindre envergure qui doivent importer leurs matières

Le Dr G.IEBIN (Israël) rappelle que, comme l'a souligné le Directeur général dans son rapport, il est de la plus haute importance pour les pays en voie

de développement qu'aucun médicament ne soit exporté s'il n'a pas été soumis au même contrôle de qualité que ceux qui sont destinés à l'usage intérieur du pays producteur. C'est là un problème qui a été déjà examiné par le Conseil exécutif et il n'est plus nécessaire, après l'exposé du représentant du Conseil, de s'y arrêter plus longuement.

premières. Dans ces cas, l'idéal serait que le pays exportateur ait la responsabilité du contrôle et soit tenu de fournir toutes les données pertinentes. Malheureusement, ces formalités ne sont pas toujours

prévues et il arrive en outre qu'un produit soit réexporté plus d'une fois avant de parvenir à sa destination

400

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Il est exact, comme l'a indiqué le Directeur général dans son rapport, et comme l'a répété le Sous- Directeur général, que l'OMS n'est pas en mesure d'assurer en permanence le contrôle et la surveillance des médicaments destinés à l'exportation. Mais il faudrait obtenir des pays Membres qu'ils appliquent aux médicaments exportés la même réglementation qu'aux préparations destinées à la consommation intérieure; un appel de l'OMS dans ce sens aurait certainement un effet moral. En Israël, le principe de l'égalité de contrôle est observé depuis de longues années et, lors de la réunion des directeurs de laboratoires nationaux de contrôle qui s'est tenue à Leyde en 1964, le représentant d'Israël a proposé un système qui permettrait

Dans le rapport du Directeur général, un certain nombre de points appellent quelques observations. Tout d'abord, il semble qu'il y aurait avantage à joindre aux préparations pharmaceutiques des certificats de qualité délivrés par un institut d'Etat ou par le laboratoire d'un institut pharmaceutique ou médical. Les instituts de chimie ne seraient pas habilités

à délivrer ces certificats. Ensuite, il faut bien reconnaître que la Pharmacopée internationale est une réalisation considérable, mais il n'en reste pas moins qu'elle n'est pas encore acceptée

en tant que code international, vraisemblablement en raison de la qualité très variable des fabrications dans les divers pays et du manque d'homogénéité des spécifications nationales. Enfin, il semble qu'il serait utile que l'OMS assure une liaison entre les divers instituts nationaux chargés

de contrôler la qualité des nouveaux médicaments pour lesquels il n'existe pas encore de monographies ni dans les pharmacopées, ni dans les publications scientifiques à grande diffusion. Etant donné le laps de temps considérable qui s'écoule entre le lancement des produits sur le marché et la publication des monographies officielles, il faudrait que les instituts nationaux de contrôle des médicaments se concertent pour

créer un centre technique qui grouperait les monographies et les données relatives aux nouveaux médicaments. Ces données seraient envoyées à un laboratoire central qui les vérifierait, puis renvoyées au centre technique qui se chargerait de les communiquer aux laboratoires nationaux. Ce système rendrait

du contrôle des préparations pharmaceutiques. Il y aurait intérêt en particulier à fixer pour ces établissements des statuts uniformes. On pourrait aussi convoquer une conférence internationale qui serait chargée d'élaborer des méthodes permettant de déceler les effets tératogènes et blastomogènes de certains produits. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) remercie le Direc-

teur général de son rapport sur un problème difficile

particulièrement service aux petits pays qui ne sont pas en mesure de contrôler par leurs propres moyens la qualité des produits qu'ils emploient et seule l'OMS

qui présente une importance considérable pour le Danemark. Il existe depuis longtemps dans ce pays une législation applicable aux médicaments destinés au marché

est en mesure d'en assurer le fonctionnement. Le Dr CVAHTE (Yougoslavie), après avoir félicité

intérieur, mais le problème des produits pharmaceutiques exportés est nouveau et aucune disposition

le Directeur général de son excellent rapport, fait observer que certains problèmes importants ne peuvent être résolus que par une réglementation internationale.

Il faut d'abord pouvoir proposer aux fabricants des spécifications internationales qu'ils devront respecter et que les Etats Membres de l'OMS pourront codifier et adopter. En second lieu, il est indispensable que soient créés davantages de laboratoires nationaux ainsi qu'un laboratoire international pour le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques.

n'a encore été prise à cet égard. Il n'a donc pas été possible jusqu'à maintenant d'imposer le contrôle de l'Etat à tous les exportateurs de médicaments. Le Danemark est connu pour la qualité des produits pharmaceutiques en usage sur son territoire et le Gouvernement danois mettra volontiers ses services à la disposition des pays en voie de développement qui voudraient faire faire des contrôles.

Un certain nombre de délégués ont évoqué les difficultés dues aux différences qui existent entre les normes et spécifications des divers pays. Il serait donc utile que l'OMS poursuive et intensifie ses travaux concernant ces normes et spécifications selon les indications données dans le rapport du Directeur général, de façon à encourager les pays qui souhaitent instituer et exercer leur propre contrôle. Le Dr Ammundsen partage sur ce point l'avis du délégué d'Israël. La difficulté la plus grande réside dans le fait qu'il s'agit d'un nouveau domaine d'étude où, jusqu'ici, les échanges de connaissances et d'expériences ont été plutôt rares. Mais c'est justement un domaine de choix pour l'OMS qui est bien placée pour favoriser les contacts internationaux. A l'échelon régional déjà, des contacts comme ceux qui existent entre les pays scandinaves sont extrêmement utiles. En outre, le Danemark coopère étroitement avec l'Australie, au grand avantage des deux pays. En 1967 ou 1968, il

D'autre part, la coopération internationale aurait l'avantage de donner aux pays en voie de développement la possibilité d'utiliser, sous le contrôle de l'OMS, les laboratoires des pays développés. Le délégué de la Yougoslavie se déclare prêt à appuyer toute initiative tendant à étudier plus avant le problème très complexe dont la Commission est saisie. L'Organisation pourrait certainement jouer un rôle utile dans la mise au point d'une réglementation internationale et la délégation yougoslave soutiendra toutes les études que le Directeur général

pourra entreprendre à cette fin. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) signale que la Bulgarie

a crée un institut d'Etat spécialisé dans le contrôle de la qualité de tous les médicaments importés, de toutes les préparations biologiques et antibiotiques fabriquées sur place, de tous les lots de produits pharmaceutiques exportés et de tout le matériel stomatologique importé.

sera organisé au Danemark, en coopération avec

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIEME SEANCE

401

l'OMS, un cours où les représentants d'autres pays seront les bienvenus. Le Dr JOHNSON (Australie) rappelle qu'à la Dix -

Somalie s'adresse à des laboratoires réputés, mais elle doit alors payer des prix qu'elle peut difficilement se permettre. Le Dr MONTALVAN (Equateur) félicite le Directeur

Huitième Assemblée mondiale de la Santé la délégation australienne avait souligné que le seul moyen véritablement efficace de vérifier la qualité des médicaments importés était de contrôler des échantillons

général de son remarquable rapport. Il estime lui aussi que les laboratoires nationaux doivent exercer un contrôle sur tous les médicaments, qu'ils soient

représentatifs dans un laboratoire officiel du pays importateur: cette méthode permet en outre le contrôle

destinés au marché intérieur ou à l'exportation.

de certains facteurs - conditionnement, stockage et transport - qui peuvent compromettre la qualité d'une préparation pharmaceutique, surtout lorsque viennent s'y greffer des éléments comme la durée du transport, la distance parcourue et les conditions climatiques. Le Gouvernement australien réaffirme

L'Institut national d'Hygiène de l'Equateur comprend un service exclusivement chargé du contrôle chimique, biologique et pharmacologique des médicaments. Actuellement, ce service étudie aussi le problème de

l'étiquetage et de la description des produits; il se heurte en cela à de grandes difficultés à cause de la multiplicité des médicaments lancés sur le marché mondial, dont certains sont l'aboutissement de recherches véritablement scientifiques, mais dont d'autres sont simplement fabriqués à des fins commerciales.

sa volonté de soutenir toute action entreprise pour garantir un contrôle efficace de la qualité des préparations pharmaceutiques. Aux termes de la loi australienne sur les substances thérapeutiques, les médicaments destinés à la consommation intérieure, qu'ils soient importés ou fabriqués sur place, sont assujettis à un contrôle du laboratoire

Pour encourager le contrôle des produits pharmaceutiques, il serait sans doute utile d'exiger un certificat

national des étalons biologiques. Pour les produits exportés, les certificats de contrôle de la qualité sont établis conformément aux exigences du pays importateur.

d'origine, sur lequel le laboratoire commercial qui lance le produit serait tenu de certifier que sa vente est autorisée dans le pays de fabrication. On pourrait considérer qu'un certificat établi dans des pays qui sont bien équipés pour le contrôle et dont la régle-

Il y aurait lieu d'organiser, par l'intermédiaire de l'OMS, la notification de normes revisées pour les produits nouvellement lancés sur le marché. Le palmitate de chloramphénicol et la suspension de ce même produit pour administration per os serviront ici d'exemple. Le palmitate et le stéarate de chloramphénicol existent à l'état amorphe et à l'état cristallisé mais on sait maintenant que les formes cristallines de

mentation est stricte est une garantie suffisante de qualité. Par exemple, on pourrait accepter en toute sécurité des produits certifiés par les autorités compétentes des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr Montalván insiste donc pour que soit instituée une coopération internationale dans le cadre de laquelle

tous les pays producteurs de médicaments délivreraient des certificats de ce type. Il n'est pas indispensable que cette suggestion soit formulée dans le projet de résolution, mais il faudrait que l'OMS et les grands pays producteurs en tiennent compte. Le Dr CASTILLO (Venezuela) signale que, pour sa

ces deux esters n'ont pas de valeur thérapeutique. Il s'ensuit qu'il est intéressant de savoir quelle quantité

du composant inactif - à savoir de cristaux polymorphes - se trouve dans les préparations vendues en pharmacie. L'OMS devrait envisager de communiquer en temps utile à ses Membres tous les renseignements que supposent les contrôles de qualité dans chaque cas où, sur la base des dernières découvertes scientifiques, il y a lieu de modifier sensiblement les procédés.

Le Professeur SENAULT (France) propose deux amendements au texte français du projet de résolution: il

s'agit, au début de l'alinéa b) du dispositif, de

remplacer les mots « développer les » par les mots

part, le Venezuela exige un certificat d'origine pour les produits pharmaceutiques et ne reconnaît comme valables que les certificats émanant des autorités sanitaires compétentes du pays d'origine. Pour les produits qui en sont encore au stade de l'expérimentation, la loi vénézuélienne prévoit qu'ils doivent être accompagnés d'une notice donnant des renseignements certifiés exacts; dans certains cas, des renseignements complémentaires sont demandés sur les effets tératogènes possibles et si les données communi-

« donner suite aux »; d'autre part, les mots « le

rapport du Directeur général» pourraient sans doute être remplacés par « son rapport ». M. ABRAR (Somalie) souscrit sans réserve à l'avis du délégué du Nigéria. La Somalie importe des médicaments de vingt pays dont le niveau de développement est très variable. Faute des moyens nécessaires pour contrôler ces produits, il lui faut admettre aveuglément

quées paraissent insuffisantes, on sollicite l'avis de l'Organisation panaméricaine de la Santé, de la Food and Drug Administration des Etats -Unis d'Amérique ou de l'OMS. Le Dr Castillo tient à remercier ces

organisations de leur coopération et de leur aide jamais démenties.

qu'ils sont de la qualité requise. M. Abrar n'ignore pas que l'OMS fournit toute l'aide possible, mais il souhaiterait qu'elle accélère son action, car la situation

est quasi désespérée. Parfois, pour être absolument

sûre de la qualité des produits qu'elle achète,

Le Dr FELICAI (Hongrie), rappelant qu'il a longuement parlé du problème du contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques à la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, ne reviendra pas sur le détail de son exposé. Il croit toutefois utile de réaffirmer que tous les efforts de l'OMS et tous les

la

résultats tangibles qu'elle a obtenus - publication

402

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

de la Pharmacopée internationale, établissement de normes internationales, création de dénominations communes internationales - représentent certes un

progrès considérable, mais n'ont pas apporté de que ces pays créent des instituts nationaux de contrôle,

ont apporté à la Commission de nombreux éléments d'information complémentaires et le Directeur général se félicite des critiques constructives qu'ils ont présentées.

solution au problème du contrôle de la qualité dans les pays en voie de développement. Il serait logique

Diverses observations ont été faites sur l'orientation

du programme. Tous les points sur lesquels elles portaient - spécifications universellement acceptables, code des fabrications de qualité, directives d'inspection,

mais ils manquent pour cela des spécialistes et des moyens matériels nécessaires. C'est pourquoi le

étude des caractéristiques microbiologiques et de la contamination, vérification et délivrance de certificats

Dr Felkai désire revenir sur la proposition dont la délégation de la Hongrie avait saisi la Dix -Huitième

Assemblée mondiale de la Santé, en demandant notamment que l'OMS dresse un registre des labora-

pour les préparations entrant dans le commerce international - ont été soigneusement notés. La Commission peut avoir l'assurance que le Directeur

toires nationaux de contrôle remplissant toutes les conditions voulues et communique aux Etats Membres

qui n'ont pas d'instituts une liste de laboratoires auxquels ils peuvent s'adresser. On pourrait confier

général redoublera d'efforts pour aider les Etats Membres à mettre au point les directives, règles et normes envisagées.

à un comité d'experts de l'OMS le soin d'établir cette liste, qui serait d'une aide précieuse pour les pays en voie de développement. Les experts hongrois étudient actuellement avec beaucoup d'intérêt le texte provisoire de la deuxième édition de la Pharmacopée internationale et la Commission de la Pharmacopée hongroise a retenu

Le Directeur général s'emploie aussi à étudier la question des laboratoires nationaux, régionaux et

internationaux et il a déjà répondu à quelques demandes d'assistance qui lui ont été adressées pour la création de laboratoires nationaux. Il examine actuellement s'il serait possible de créer un certain nombre de laboratoires de référence régionaux; d'autre part, il se renseigne sur les possibilités de créer un centre

un grand nombre des propositions qui y figurent. La sixième édition de la Pharmacopée hongroise qui vient de paraître repose essentiellement sur la nomenclature de la Pharmacopée internationale; elle tient également compte des normes internationales. Il est

de référence international et il a eu avec les respon-

certain que les normes chimiques et biologiques jouent maintenant un rôle de plus en plus important et il semble qu'il y aurait avantage à développer le centre OMS de référence de Stockholm. Malheureusement, il n'a pas été possible de reprendre dans la Pharmacopée hongroise les normes

sables du Programme des Nations Unies pour le Développement des entretiens sur les sources de financement possibles. Pour résoudre certains des problèmes fort complexes qui se posent, il faudra encore un travail assidu et des mesures énergiques qui exigent la coopération des Etats Membres.

Certains délégués ont souligné l'importance de divers aspects particuliers de l'action à entreprendre, notamment la nécessité de convoquer une conférence pour la mise au point d'essais permettant de déterminer les effets tératogènes des médicaments. Le Directeur

de qualité de la Pharmacopée internationale; les pharmacopées

nationales proposent souvent des méthodes plus modernes et formulent des exigences plus limitées. La publication de pharmacopées régionales, comme la Pharmacopoea Nordica ou la Pharmacopée européenne, montre bien d'ailleurs que

général sait combien tous ces problèmes particuliers sont importants et, pour ce qui est des essais proposés, il envisage déjà de réunir un groupe scientifique en novembre 1966. Etant donné que les membres de la Commission

la Pharmacopée internationale n'atteint pas entièrement son objectif. Il est à souhaiter que les méthodes recommandées sur le plan international soient choisies

sont d'accord sur l'orientation à donner au pro-

dans les différentes pharmacopées existantes, sans être soumises à des évaluations expérimentales. A cette fin,

le Comité de la Pharmacopée internationale

devrait pouvoir utiliser les services d'un laboratoire national, en vue de moderniser les méthodes d'analyse

de la Pharmacopée internationale et de faire ainsi de cet ouvrage un véritable guide universel pour le contrôle des médicaments exportés et importés. Les autorités hongroises appliquent le Règlement de

Nomenclature - qui est fort utile dans l'action

gramme, il ne semble pas nécessaire de revenir en détail sur les problèmes qui ont été évoqués. Il a été pris bonne note de toutes les suggestions et observations et le Dr Kaul tient à exprimer la gratitude du Directeur général aux divers Etats Membres qui ont offert de prêter leur concours en mettant leurs laboratoires nationaux à la disposition de l'OMS pour des contrôles d'échantillons de médicaments. L'Organisation a déjà accepté de telles offres et elle y recourra plus largement encore à l'avenir; elle s'efforce actuellement d'étudier les modalités d'un arrangement permanent à cette fin. Elle espère également développer suffisamment le programme pour qu'il soit possible de former du personnel à l'intention des pays désireux de créer leurs propres laboratoires et elle envisage d'organiser des cours de formation sur le modèle de celui dont le délégué du Danemark

sanitaire mondiale - et elles présenteront des propo-

sitions concernant un certain nombre de produits nouveaux mis au point par l'industrie pharmaceutique hongroise.

Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, constate qu'une fois de plus le débat a fort bien mis en lumière l'importance du problème fondamental que pose le contrôle de la qualité des médicaments. Les délégués

a parlé. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

de la Commission, appelle l'attention des membres

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÈME SÉANCE

403

sur l'amendement que le délégué de la France propose

d'apporter à l'alinéa b) du projet de résolution dont la Commission est saisie (voir page 401). Décision: L'amendement est approuvé. Le SECRÉTAIRE donne lecture du projet de résolution,

blêmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition. A l'origine, cette étude avait été entreprise à la demande de la Onzième

tel qu'il a été amendé: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Assemblée mondiale de la Santé; un rapport établi sur la base des réponses à un questionnaire avait été envoyé à tous les Etats Membres et étudié successivement par le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer en 1961, par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session et par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil et l'Assemblée de la Santé ont adopté des résolutions priant le Direc-

Rappelant la résolution WHA1 8.36, dans laquelle la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé

teur général de poursuivre ses efforts pour aider les pays à améliorer la santé des gens de mer, en collaboration avec l'OIT et l'IMCO, d'entreprendre en 1965, conjointement avec l'OIT, une étude sur le développement des services sanitaires fournis aux gens de

soulignait la nécessité de créer un système propre à assurer un contrôle satisfaisant de la qualité des préparations pharmaceutiques et priait le Directeur général de poursuivre la formulation de principes et de normes internationalement acceptés pour le

contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques ;

mer dans l'ensemble du monde, et de faire rapport à ce sujet en 1966 au Conseil exécutif et à la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Un second questionnaire a donc été établi en collaboration avec l'OIT et envoyé à tous les Etats Membres en novembre 1964. Les réponses à ce questionnaire ont

Ayant pris acte de la résolution EB37.R22 du Conseil exécutif; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques; et Notant les propositions qui y sont faites en vue d'assurer un contrôle adéquat avec l'aide continue de l'Organisation mondiale de la Santé, PRIE le Directeur général: a)

été analysées dans une étude qui a été présentée au Conseil exécutif à sa trente -septième session et trans-

mise par le Conseil à la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Cette étude est jointe au rapport dont la Commission est saisie; en outre, un addendum rend compte des réponses reçues de cinq pays (Ceylan,

Norvège, Pakistan, Turquie et Yougoslavie) à une

date trop tardive pour figurer dans le document présenté au Conseil.

de continuer d'aider les Etats Membres à

Le rapport soumis à la Commission représente essentiellement un inventaire des services sanitaires

améliorer le contrôle de la qualité des préparations

pharmaceutiques et à créer des laboratoires de contrôle de la qualité à des fins nationales ou régionales là où les services de cette nature sont insuffisants;

actuellement fournis aux gens de mer, d'après les réponses des Etats Membres au questionnaire qui s'y trouve reproduit. L'introduction donne un bref historique des efforts déployés par l'OMS en vue d'améliorer les services sanitaires intéressant les gens

de donner suite aux propositions faites dans son rapport, particulièrement en ce qui concerne la formulation de principes généraux visant la qualité des préparations pharmaceutiques et le contrôle de la qualité des produits faisant l'objet d'un commerce international; c) de faire rapport au Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats obtenus. b)

de mer. Viennent ensuite une analyse détaillée des réponses des gouvernements au questionnaire, puis une étude comparative des renseignements donnés par les pays qui ont répondu aux deux questionnaires (celui de 1959 et celui de 1964). Enfin, on y trouve exposées les conclusions de l'étude.

D'une manière générale, bien qu'il n'y ait guère eu de progrès dans l'enregistrement des données sur

la morbidité et les accidents parmi les marins, les services sanitaires fournis aux gens de mer se sont sensiblement améliorés. Depuis 1959, onze pays ont adopté en totalité ou en partie les dispositions relatives aux soins médicaux à bord des navires. Comme le souligne le dernier paragraphe du rapport, on ne peut attendre d'aucune action internationale qu'elle s'accomplisse très rapidement. Certes, des progrès ont été réalisés, ce qui est encourageant, mais il reste nécessaire de mettre tout en ceuvre pour les consolider et les accélérer, et le moyen le plus sûr d'y parvenir

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 4.

Etude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition Ordre du jour, 2.11 Le Dr KAREFA -SMART,

Sous -Directeur général,

présente une étude sur la nature et l'étendue des proCe projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.47.

est d'établir une statistique exacte de la morbidité chez les gens de mer. Lorsqu'on disposera de données

valables à ce sujet, on pourra prendre de nouvelles mesures pour éliminer les risques auxquels est exposée

la santé des marins, but que tous ceux qui appar-

404

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

tiennent à la navigation maritime sont résolus à atteindre.

L'Organisation s'est aussi intéressée à la santé des gens de mer sous un autre aspect. Dans son troisième rapport, le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des

Gens de Mer 1 a recommandé que l'OIT, l'OMS et l'IMCO prennent des mesures urgentes pour élaborer

un plan international visant à fournir des conseils médicaux aux navires en mer, et qu'un rapport complet sur les résultats obtenus soit présenté à la prochaine réunion du Comité. En application de cette recommandation, un livret en trois parties, comprenant des instructions médicales, une liste de médicaments pour les pharmacies de bord, ainsi que la

section médicale

du Code international

des

Comité mixte OIT /OMS, qui en a recommandé la diffusion à tous les Etats Membres. L'édition anglaise de ce livret est actuellement en cours d'impression et sera publiée sous peu sous le titre International Medical Guide for Ships (Guide médical international

Signaux, a été élaboré et présenté en mars 1965 au

de 1924 (demandant que des services soient mis à la disposition des marins pour le traitement des maladies vénériennes) qui reste le principal instrument international adopté en vue d'organiser l'assistance médicale dans cette profession. L'OIT s'efforce d'améliorer les conditions de travail et de logement à bord des navires; elle a par exemple adopté des recommandations concernant la fourniture de pharmacies de bord et l'organisation de consultations médicales par radio aux navires en mer. En outre, il existe plusieurs conventions et recommandations de l'OIT qui traitent de questions sanitaires précises, telles que l'examen médical obligatoire des jeunes gens travaillant à bord de navires et la visite médicale des marins. Malheureusement, les conventions de l'OIT n'ont pas été ratifiées par tous les pays, si bien qu'aujourd'hui encore un nombre - inconnu

mais certainement considérable - de marins ne bénéficient pas des services recommandés. Tous les pays qui possèdent des ports internationaux

et une marine marchande devraient rechercher les moyens de résoudre au mieux les problèmes de santé importants qui se posent plus spécialement aux gens

pour les navires).2 Enfin, le Dr Karefa -Smart est heureux d'annoncer à la Commission qu'un séminaire interrégional mixte OIT /OMS sur les problèmes de santé intéressant les gens de mer se tiendra à Manille en décembre 1966.

de mer. Jusqu'ici, on a eu trop tendance à oublier que, de par sa profession, le marin se voit offrir une occasion unique de connaître d'autres pays et d'autres peuples et l'on a plus ou moins négligé la question de ses relations humaines à bord du navire ou dans les ports, au détriment du marin lui -même mais aussi des personnes qu'il rencontre à terre. Les problèmes de santé et de bien -être des gens de mer peuvent se ranger en trois grandes catégories: ceux qui se posent à bord des navires, ceux qui se posent dans les ports et ceux qui touchent aux familles et aux contacts. Ce sont des problèmes sur lesquels devraient également

La séance est suspendue à 17 h. 30 et reprise à 20 h. 45, sous la présidence du professeur Macúch (Tchécoslovaquie), Vice -Président.

Le Dr TJONN (Norvège) attire l'attention de la Commission sur certains faits qui illustrent la nature

particulière des problèmes de santé intéressant les gens de mer. L'importance exacte de la population maritime (c'est -à -dire les marins, leurs familles et leurs contacts) est inconnue, mais le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer, dans son troisième rapport, a évalué le tonnage des navires marchands existant dans le monde à environ 110120 millions de tonnes et le nombre des marins employés à bord des navires au long cours à près de 750 000. Ce rapport souligne à quel point il est néces-

se pencher les organisations gouvernementales et locales.

Les gens de mer font courir à de nombreuses personnes le risque de contracter certaines maladies, et ils sont eux -mêmes exposés à des risques pro-

saire de sauvegarder la santé des personnes qui travaillent dans une industrie d'une telle envergure et d'une nature si spécialisée, même si la grande mobilité de la profession masque l'ampleur réelle des problèmes. Chaque fois qu'un navire au long cours fait escale dans un port, c'est tout un nouveau groupe mal défini qui vient se mêler à la population locale.

fessionnels et à des agents pathogènes différents de ceux que rencontrent les autres groupes de la population. En tant que profession, ils se recrutent peut être, jusqu'à un certain point, dans des couches de la société différentes de celles qui fournissent les membres des autres professions. Toutes ces questions ont été étudiées de près dans un document présenté par le Dr Evang, Président du Conseil exécutif, à la conférence sur la santé et le bien -être des gens de mer qui avait été organisée en février 1959 à Marseille

La composition de la population maritime subit actuellement des modifications dues aux progrès de la technique et au fait que les pays neufs se constituent

une marine marchande au fur et à mesure qu'ils développent leur économie.

par le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe. Sur tous ces problèmes de santé, il faut réunir des statistiques valables. A cet égard, un document, publié en Suède par le Dr A. Otterland (Acta Medica Scandinavica, 1960)

contient des

renseignements

Il est certain que de nombreux groupes, comités et institutions gouvernementales ont fait beaucoup pour améliorer les prestations sanitaires assurées aux gens de mer, mais c'est l'Arrangement de Bruxelles 1 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1961, 224.

précieux, sous forme d'une analyse des causes de décès chez les marins suédois en activité pendant les années 1945 à 1954.

En décembre 1956, l'OMS avait réuni un groupe d'étude sur la revision de l'Arrangement de Bruxelles de 1924; ce groupe est parvenu à la conclusion que le mécanisme des règlements sanitaires internationaux

2 Edition française en préparation.

ne se prêtait pas à l'organisation de la lutte contre

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÉME SÉANCE

405

les maladies vénériennes sur le plan international et qu'il ne fallait pas abroger l'Arrangement de Bruxelles tant que des dispositions adéquates et analogues ne seraient pas incluses dans un arrangement international plus large tendant à promouvoir d'une façon générale la santé des marins. Pendant les dix années qui se sont

ESTIME que des efforts supplémentaires devraient aussi être faits maintenant pour améliorer les 2.

services sanitaires mis à la disposition des gens de mer dans les grands ports; 3. 1)

écoulées depuis, le développement des programmes nationaux ou internationaux intéressant la santé et le bien -être des gens de mer n'a pas été très encourageant.

PRIE le Directeur général: d'étudier la possibilité d'établir dans des

La recrudescence actuelle des maladies vénériennes

régions différentes et en collaboration avec les pays intéressés au moins deux centres de santé pilotes pour les gens de mer; et 2)

tendrait à prouver que les mesures de lutte ont été insuffisantes. Il faudrait également songer à protéger les pays qui ont mené à bien des programmes d'éradication du pian. La délégation norvégienne estime que l'OMS se doit d'étudier à fond les problèmes que pose la santé des gens de mer et d'intervenir sans plus tarder en vue d'améliorer les conditions de santé et de bien -être de cette profession. L'utilité des centres de santé et d'assistance sociale

de faire rapport à ce sujet à la trente -neuvième

session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

La délégation norvégienne croit savoir que les délégations de la France et de la Roumanie envisagent

de proposer des amendements à ce projet; elle sera heureuse de les accepter.

créés dans les grands ports par plusieurs pays à l'intention de leurs propres marins, a été pleinement démontrée. Etant donné que tous les pays possédant

Le Dr ALDEA (Roumanie) félicite l'OIT et l'OMS de leur étude conjointe sur les problèmes de santé et de

bien -être des gens de mer, qui attire l'attention des gouvernements sur les principaux aspects de la question. Les conditions de travail et le mode de vie des marins exigent un type particulier de services sanitaires.

une marine marchande ne peuvent établir de tels centres dans chaque port important, la coopération internationale apparaît comme la seule solution. Ces centres devraient pouvoir se suffire à eux -mêmes sur le plan financier et fonctionner sans avoir besoin de l'aide de l'OMS ou d'une autre institution nationale

En Roumanie, la protection sanitaire des gens de mer relève à la fois du service médical de l'Etat qui s'adresse à l'ensemble de la population et des services spéciaux mis en place pour les travailleurs. Une explication détaillée de la manière dont fonctionnent ces services a été donnée en réponse au questionnaire de l'OMS et se retrouve dans l'étude présentée à la Commission. A ce propos, le Dr Aldea tient à apporter une rectification à un passage de l'étude qui concerne l'examen avant engagement: en Roumanie, ce ne sont pas seulement les gens de mer, mais toutes les catégories de travailleurs qui, avant l'engagement, doivent

ou internationale, mais il faudra parfois trouver le capital initial de mise en route; cette question pourrait

être discutée avec les pays intéressés. Le personnel des centres devra comprendre des médecins qualifiés, des dentistes, des infirmières et des agents auxiliaires,

y compris des assistants sociaux représentant tous les pays participants. Les services fournis devront naturellement être adaptés aux caractères de la population bénéficiaire. Les centres pourraient collaborer avec les compagnies d'assurance et les armateurs pour déterminer si le coût des services sera couvert par l'assurance, par l'armateur ou par l'intéressé. Il est évident que de nombreuses recherches et de longs travaux préliminaires sont encore nécessaires avant que l'on puisse établir un réseau de centres de santé à grande échelle. C'est pourquoi la délégation norvégienne, associée aux délégations des Etats -Unis

se soumettre à l'épreuve de sérodiagnostic de la syphilis, dans le cadre des examens médicaux obligatoires.

Les services de santé dans les ports nationaux sont généralement satisfaisants. Il n'y a de difficultés qu'en

dehors des eaux territoriales (notamment pour les voyages au long cours) et dans le cas des navires qui n'ont pas de personnel sanitaire qualifié à bord. La délégation roumaine pense que l'OIT et l'OMS pourraient conjointement contribuer de deux manières

d'Amérique, de l'Inde et du Nigéria, soumet à la Commission le projet de résolution ci- après, qui vise à créer au moins deux centres de santé pilotes pour les gens de mer:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Tenant compte de la résolution WHA15.21 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé relative aux problèmes de santé des gens de mer, ainsi que de la résolution EB37.R25 du Conseil exécutif; et

à surmonter ces difficultés. En premier lieu, elles pourraient assurer le rassemblement et la publication des renseignements communiqués par les administrations sanitaires nationales sur les services médicaux mis à la disposition des gens de mer dans les ports du monde entier, y compris les adresses des centres de santé et autres services, et des précisions sur les moda-

lités de paiement pour les prestations reçues; ces renseignements devraient être périodiquement mis à jour par le moyen de bulletins qui pourraient aussi traiter de questions telles que les exigences en matière de vaccination. En second lieu, elles pourraient

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition, 1.

travailler à l'élaboration d'un accord international entre tous les pays possédant des services de consultations médicales par radio, en vue d'assurer à tous les navires en mer la liaison radio immédiate avec un

PREND ACTE du rapport du Directeur général;

406

DIX- NEUVIiME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PARTIE II

centre médical spécialisé, qui donnerait des conseils en matière de diagnostic, de traitement et d'utilisation des

sont pris en considération dès le début des travaux de construction des nouveaux navires. La délégation

médicaments. Au cas où un tel accord serait conclu, le bulletin concernant les services médicaux pourrait contenir aussi des renseignements sur les stations radio et sur les émissions.

de la Suède espère que l'OMS et l'OIT pourront s'inspirer des mêmes principes. Le fait que les gens de mer sont sujets à des maladies

La délégation roumaine est prête à accepter le projet de résolution soumis à la Commission, avec l'amendement suivant: ajouter au paragraphe 3 du dispositif, en modifiant la numérotation en conséquence, un nouvel alinéa 2) ainsi conçu: 2) d'intervenir auprès des Etats Membres pour que, dans chaque port, ils mettent à la disposition

particulières et qu'il leur est difficile d'obtenir des soins médicaux adéquats à bord justifie pleinement tous les efforts qui peuvent être déployés en vue de résoudre ces problèmes. C'est pourquoi la délégation de la Suède appuie elle aussi le projet de résolution soumis à la Commission. Le Dr VASUaEV (Union des Républiques socialistes

des gens de mer des services qui puissent leur assurer les soins médicaux spécialisés nécessaires; et Le Dr GJEBIN (Israël) pense qu'il faudrait établir un

soviétiques) déclare que sa délégation a étudié avec grand intérêt le rapport dont la Commission est saisie, et qu'elle est en faveur du projet conjoint de résolution présenté par les délégations de la Norvège et d'autres pays, ainsi que de l'amendement proposé par le délégué de la Roumanie.

programme international de formation des gens de mer en matière de premiers secours. L'OMS devrait user de son influence auprès des gouvernements pour obtenir que les intéressés suivent régulièrement des cours d'entretien durant un certain nombre de semaines. Il y a, certes, des difficultés: les marins ne

En Union soviétique, tous les marins étrangers peuvent obtenir gratuitement une assistance médicale qualifiée, y compris l'hospitalisation et les prestations

sont guère enclins à consacrer leurs permissions à l'étude et les compagnies de navigation répugnent à payer des salaires pour le temps passé à suivre des cours. Il serait souhaitable, en outre, que l'OMS donne des directives sur les connaissances spéciales (en chirurgie ou en obstétrique, par exemple) que l'on devrait exiger des médecins de bord.

des consultations externes. Ces services médicaux gratuits sont largement utilisés par des milliers de marins, dans les ports de Leningrad, d'Odessa et de Vladivostok notamment. Il existe en URSS des centres

spéciaux qui organisent et dirigent les travaux des institutions médicales qui s'occupent des gens de mer. Une surveillance médicale est également assurée par du personnel qualifié sur les navires de haute mer et

sur les bateaux de navigation intérieure; les navires

Le Dr Umm (Suède) déclare que sa délégation a suivi avec beaucoup d'intérêt les activités de l'OMS relatives à la santé des gens de mer. Les pays nordiques

transportant plus de mille passagers disposent de deux médecins et de deux feldchers et les navires marchands et bateaux de pêche dont l'équipage atteint ou dépasse quarante personnes doivent embarquer un médecin. L'Union soviétique sera heureuse de fournir toute la documentation ou assistance qui pourrait être utile

ont collaboré entre eux pour fixer certaines règles communes au sujet des normes sanitaires exigées pour

entrer dans la profession et continuer de l'exercer. Toutefois, dans la navigation maritime, les mouvements de personnel sont fréquents et importants, puisque environ 30 % de ceux qui s'engagent quittent chaque année la profession. Aux termes des règlements suédois, les médecins sont autorisés à signer les cer-

en vue de l'établissement des deux centres pilotes proposés. Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) rappelle que son pays, par tradition, s'est toujours intéressé aux gens de mer. La délégation du Royaume -Uni remercie le Directeur général et son personnel de l'attention qu'ils ne cessent de porter aux problèmes de santé particuliers à cette profession; elle tient notamment à rendre hommage

tificats de santé des gens de mer après avoir suivi un cours de spécialisation de brève durée, et ce sont généralement les mêmes médecins qui soignent les marins. En vue d'améliorer encore les services sanitaires

destinés aux gens de mer, le Ministère des Affaires étrangères suédois organise depuis dix ans des voyages

au Dr Evang, Président du Conseil exécutif, qui s'illustre par ses travaux dans ce domaine depuis de nombreuses années. On ne peut que se féliciter du rapport présenté à la Commission: il donne une bonne idée d'ensemble des services qui sont mis à la disposition des gens de mer dans les différents ports du monde et sur la base desquels une amélioration progressive s'accomplit. Toutefois, il est inévitable qu'un tableau aussi général pèche par manque de précision sur la nature des problèmes de morbidité chez les gens de mer. La délégation

d'étude à l'intention du personnel de la marine marchande, des armateurs et des médecins. Des visites ont été faites dans la plupart des grands ports du monde

et les résultats obtenus sont très encourageants. Ces voyages ont également servi à montrer que les services de santé ont besoin d'être améliorés dans de nombreux ports.

En vertu d'une nouvelle loi relative à la sécurité à bord des navires, les autorités compétentes en matière

de navigation, de protection du travail et de santé coopèrent à l'élaboration de règlements destinés à faire des navires un lieu de travail et d'habitation aussi sûr et plaisant que possible. Les aspects sanitaires de la question, qui présentent la plus haute importance,

du Royaume -Uni espère que le Directeur général et

son personnel continueront d'appeler de temps à autre l'attention sur ces problèmes; on pourrait par exemple envisager de réunir en une monographie de

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIhME SCANCE

401

l'OMS les renseignements fournis au cours de la présente discussion.

La situation des soins aux gens de mer est depuis quelque temps en pleine évolution grâce aux radiocommunications et aux hélicoptères qui permettent aujourd'hui d'intervenir à certains égards de manière plus satisfaisante que par le passé. Il est donc indispensable que toutes les autorités intéressées se tiennent au courant afin de mettre leurs méthodes régulièrement à jour. C'est ce qui se fait au Royaume -

des maladies vénériennes à l'intention des médecins et infirmières de la santé publique, des techniciens de laboratoire et des agents des services d'assistance médico- sociale. La question des soins aux gens de mer est suivie avec beaucoup d'intérêt aux Pays -Bas, où les autorités sont toujours prêtes à accueillir de nouvelles suggestions tendant à améliorer les services assurés dans ce domaine.

Uni, où il existe depuis bien des années un service radio qui diffuse, à partir de certains centres hospitaliers, des conseils d'experts à l'intention des marins en détresse et que l'on s'emploie actuellement à développer. Le guide médical à l'usage des capitaines de navire est en cours de revision et des plans sont à l'étude pour assurer aux cadres de la marine marchande une meilleure connaissance pratique des méthodes de premiers secours exposées dans ce guide. La délégation du Royaume -Uni appuie sans réserves le projet de résolution présenté à la Commission. A l'heure actuelle, il ne semble pas qu'il y ait besoin de créer au Royaume -Uni des centres de santé spéciaux pour les gens de mer puisque, ressortissants britanniques ou non, les marins ont librement et gratuitement accès aux omnipraticiens et aux hôpitaux, ainsi qu'à certains établissements spécialisés, grâce au service

Le rapport présenté à la Commission donne un aperçu de la morbidité et des causes de maladies et de traumatismes chez les gens de mer. Pour pouvoir aborder d'une manière réaliste et efficace les problèmes

de santé des marins, il faudrait recueillir des infor-

mations bien plus précises sur la morbidité et la mortalité dans ce groupe. Le délégué des Pays -Bas espère que les projets pilotes envisagés auront notamment cet objectif. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) indique que son pays a créé des formations médicales spéciales à l'intention

des gens de mer. Avant l'admission au service, un examen obligatoire permet de déterminer si l'intéressé répond aux normes médicales requises. Tous les gens de mer en activité sur des navires bulgares subissent aussi, obligatoirement, des examens médicaux périodiques. Des soins médicaux gratuits sont dispensés non seulement aux marins bulgares mais aussi à ceux qui

national de santé. La délégation du Royaume -Uni appuie également l'amendement proposé par la délégation de la Roumanie et celui que la délégation de la France va présenter. D'une façon plus générale, le Gouvernement du Royaume -Uni est décidé à soutenir tous les efforts déployés par l'Organisation pour se documenter et acquérir une meilleure expérience dans cet important secteur de l'action sanitaire. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) déclare que son pays,

appartiennent aux pays avec lesquels la Bulgarie a signé une convention. Les services médicaux à bord sont assurés par un médecin de bord. Il existe cinq types différents de pharmacie de bord, en rapport avec la durée des voyages.

La Bulgarie serait reconnaissante à l'OMS de lui fournir des renseignements sur les conventions en vigueur, sur l'organisation des consultations médicales aux navires en mer et sur les normes de sélection des médicaments et fournitures pour pharmacies de bord,

qui possède de vastes ports et dont de nombreux ressortissants sont des gens de mers, s'intéresse beau-

coup aux services sanitaires créés à l'intention de cette profession. Il souligne la nécessité d'accorder une attention spéciale aux maladies vénériennes, aux troubles d'origine alimentaire, à la tuberculose ainsi qu'aux problèmes de santé mentale. L'examen médical

ainsi que des spécimens de relevés statistiques, etc. Elle espère en outre que, grâce à l'OMS, les contacts se multiplieront entre les centres médicaux .et les institutions responsables de la santé des gens de mer. La délégation bulgare appuie l'amendement au

projet de résolution proposé par le délégué de la France.

avant admission au service ainsi que les examens médicaux périodiques sont extrêmement importants. La délégation néerlandaise attache également beaucoup de valeur aux soins qui peuvent être donnés en mer et pour lesquels une formation de secouriste est essentielle

Roumanie et celui que va proposer le délégué de la Le Dr BLOOD (Etats -Unis d'Amérique) souligne

que, de l'avis de sa délégation, une action positive devrait être entreprise sur les bases du projet de résolution dont sa délégation est l'un des coauteurs. C'est à l'OMS qu'il appartient de prendre des initiatives en vue de soutenir la création d'un réseau de centres de santé répondant aux besoins des gens de mer dans le monde entier. L'adoption d'une résolution demandant au Directeur général d'étudier la possibilité d'établir

services bien organisés de radio et d'hélicoptères fournis par les pays qui bordent les mers sont aussi

s'il n'y a pas de médecin à bord; des

d'une grande utilité. En ce qui concerne le projet de résolution soumis à la Commission, la délégation néerlandaise tient à souligner qu'une étroite coopération entre les pays qu'intéresse le réalisation des projets pilotes envisagés

au moins deux centres de santé pilotes serait un excellent début.

serait très précieuse. En vertu d'un accord conclu entre l'OMS et les autorités néerlandaises, un centre de démonstration pour la lutte contre les maladies vénériennes a été créé à Rotterdam en 1951. En 1953 et 1954, ce centre a constitué cinq groupes d'étude et organisé des cours sur la prévention et le traitement

Dans ses enquêtes à ce sujet, il importera que le Directeur général examine plusieurs aspects particuliers du problème. En premier lieu, il conviendrait de savoir dans quelle mesure une coopération entre les caisses d'assurance -maladie et les compagnies de navigation intéressées pourrait être obtenue et quelles autres

408

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

sources de financement pourraient être mises à contribution afin que les centres envisagés puissent devenir financièrement autonomes. Le Directeur général devra également rechercher les endroits qui conviendront le mieux pour l'installation des centres de santé

soins gratuits pour les maladies vénériennes et les tréponématoses.

Tout en souscrivant au projet de résolution, la délégation de la France désire proposer un amendement qui tendrait à insérer, à la fin de l'alinéa 1) du paragraphe 3, après les mots « les pays intéressés »,

pilotes et déterminer la nature des services que ces centres auront à assurer ainsi que les dimensions à leur assigner en fonction des caractéristiques et du volume du trafic portuaire. Il faudra aussi définir clairement les catégories de personnes qui bénéficieront

le membre de phrase: «en évaluant le montant des dépenses annuelles supplémentaires qu'entraînerait la mise en oeuvre de ces centres ». Le Dr LAYTON (Canada) déclare que les principales

de leurs services et examiner la possiblité d'établir une formule type de rapport de morbidité qui réponde aux besoins de ces centres et puisse éventuellement conduire à l'adoption d'une formule universelle. Enfin, le Directeur général devra étudier les relations des centres envisagés avec l'OMS, en ce qui concerne

caractéristiques des services sanitaires que le Canada

met à la disposition des gens de mer apparaissent dans l'étude soumise à la Commission et qu'il ne croit pas nécessaire de donner d'autres détails. A certains égards, cependant, la situation au Canada n'est peut être pas exactement ce qu'elle devrait être; par exemple, les services de consultations médicales par radio ainsi

l'évaluation de leurs activités, afin d'être à même de présenter en temps opportun des recommandations circonstanciées à l'Assemblée de la Santé. Le délégué des Etats -Unis tient pour acquis que le

que la tenue des relevés statistiques font l'objet de moins d'attention que dans d'autres pays. La raison en est peut -être que très peu de navires au long cours figurent sur les registres du Canada. En l'absence de tout service de consultations par radio, les navires en mer reçoivent des conseils médicaux donnés par les

Directeur général invitera l'OIT à lui faire part de ses vues sur les moyens d'intensifier davantage encore la coopération entre les deux organisations.

Le Dr JOHNSON (Australie) indique que, dans son pays, tous les candidats à la profession de marin sont tenus de subir un examen médical ainsi qu'un examen radiographique de la cage thoracique. Les gens de mer âgés de moins de dix -huit ans sont examinés tous les ans et ceux qui ont plus de dix -huit ans subissent un nouvel examen chaque fois qu'ils sont restés à terre pendant un an ou plus.

stations canadiennes de quarantaine et

il est

envisagé d'étendre et d'améliorer l'application de cette formule en liaison avec la création d'un service médical des garde- côtes. La délégation canadienne appuie le projet de résolution et les amendements proposés par les délégations

de la France et de la Roumanie. Le Dr CASTILLO (Venezuela) dit que sa délégation

L'Australie a signé l'Arrangement de Bruxelles et assure gratuitement le traitement des maladies vénériennes. Les soins médicaux aux gens de mer sont donnés par des médecins privés qui, généralement,

appuie la proposition tendant à créer des centres pilotes, mais considère que l'OMS devrait s'efforcer

d'obtenir un soutien financier des organisations internationales et privées ayant des intérêts dans la navigation maritime. Il aimerait avoir l'assurance que la proposition à l'étude ne risque pas d'entraîner des charges budgétaires trop lourdes pour l'Organisation.

reçoivent leurs honoraires des compagnies de navigation. Chaque compagnie a son propre médecin dispense ses soins sur demande.

conseil - praticien de médecine générale - qui Les médecins du Service de la Quarantaine du Département sanitaire fédéral coopèrent en toutes occasions avec les services de consultations par

radio et procèdent aux examens que les gens de mer doivent subir avant d'être engagés. Les navires immatriculés en Australie sont inspectés une fois par an. Il s'agit d'une inspection complète, portant sur l'infirmerie, l'équipement médical et les réserves pharmaceutiques.

tanie n'a qu'un seul port, les eaux extrêmement poissonneuses de ses côtes n'en attirent pas moins de nombreux bateaux de pêche. Son gouvernement souhaite donc recevoir des renseignements sur l'organisation des services sanitaires à l'intention des gens de mer. Le Dr AL -WAHBI (Irak) félicite le Directeur général de son excellent rapport. Il partage l'opinion du délégué

M. LAGHDAF (Mauritanie) signale que si la Mauri-

La délégation australienne partage l'opinion du Conseil exécutif et tient à informer la Commission que des efforts ont été entrepris dans son pays en vue d'organiser, à intervalles de deux ans, des examens

radiologiques de la cage thoracique pour tous les marins australiens.

du Venezuela concernant la nécessité d'examiner les incidences que la création des deux centres pilotes pourrait avoir sur le budget. Il espère que le Directeur

général donnera sur ce point des assurances satisfaisantes. Le Dr KAREFA- SMART, Sous -Directeur

Le Professeur SENAULT (France) déclare que sa délégation appuie sans réserve le projet de résolution proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, de l'Inde, du Nigéria et de la Norvège, ainsi que l'amendement de la délégation de la Roumanie. A ce propos,

général,

il souligne qu'aux termes de la législation française les gens de mer de toutes nationalités reçoivent des

déclare que la Commission peut avoir la certitude que toutes les questions soulevées au cours de la discussion seront prises en considération par le Directeur général si la proposition tendant à la création

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÉME SÉANCE

409

de centres pilotes est adoptée. Toutes les activités relatives aux problèmes de santé de gens de mer ont été et continueront d'être menées en coopération avec l'OIT; en fait, la plupart des problèmes qui ont été évoqués figurent déjà à l'ordre du jour du séminaire commun que les deux organisations doivent réunir dans les mois qui viennent.

3)

de faire rapport à ce sujet à la trente -neuvième

session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 5.

Le délégué du Venezuela peut avoir l'assurance que le Directeur général examinera avec la plus grande attention les incidences budgétaires du projet et qu'il

ne manquera pas de rechercher le soutien d'autres organismes, d'autant que toutes les contributions qui pourraient être ainsi obtenues faciliteraient grandement le travail du Secrétariat. Le PRÉSIDENT invite la Commission à se prononcer

Rapport sur le Centre international de Recherche sur le Cancer Ordre du jour, 2.5

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL, présentant le rapport 2 sur le Centre international de Recherche sur le Cancer, rappelle que le Centre a été créé en vertu de la résolution WHA18.44 de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. La première session du Conseil

sur l'amendement proposé par la délégation de la Roumanie (voir page 406).

de Direction du Centre s'est tenue à Lyon les 23 et 24 septembre 1965. A cette occasion, le Conseil de Direction a désigné les membres du Conseil scientifique, prié le Directeur général de se mettre en rapport avec diverses personnalités pouvant être nommées au

Décision: L'amendement est approuvé. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement proposé

poste de Directeur du Centre et pris les mesures par la délégation de la France (voir page 408). Décision : L'amendement est approuvé.

nécessaires pour assurer, pendant la période transitoire, le fonctionnement technique et administratif du Centre. En outre, le Conseil a décidé que le Centre aurait son siège à Lyon. Le 4 mars 1966, le Directeur

Le PRÉSIDENT soumet à l'approbation de la Commission le projet de résolution tel qu'il vient d'être amendé, et dont le texte est le suivant:

général a informé les Etats participants qu'il avait nommé Directeur du Centre le Professeur John Higginson, du Centre médical de l'Université du Kansas.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Tenant compte de la résolution WHA15.21 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé relative aux problèmes de santé des gens de mer, ainsi que de la résolution EB37.R25 du Conseil exécutif; et

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition, 1.

La première session du Conseil scientifique s'est tenue à Genève au début d'avril 1966. Le Conseil a examiné les propositions du Directeur relatives au programme des années 1966 et 1967 et procédé à une discussion générale sur l'orientation future des activités du Centre. Le Conseil de Direction s'est réuni pour sa seconde session vers la fin d'avril 1966, à Lyon. 1l a pris note des recommandations du Conseil scientifique et approuvé les propositions budgétaires du Directeur pour les exercices 1966 et 1967. Il a approuvé en outre le rapport du Directeur sur les opérations financières

du Centre pendant l'exercice 1965. Au cours de la première et de la seconde session du Conseil de Direc-

PREND ACTE du rapport du Directeur général; ESTIME que des efforts supplémentaires devraient

tion, l'Australie, Israël et l'Union des Républiques socialistes soviétiques sont devenus Etats participants, conformément au Statut du Centre. Celui -ci compte donc maintenant huit Etats participants. Le Directeur général explique à la Commission que

2.

être faits maintenant pour améliorer les services sanitaires mis à la disposition des gens de mer dans les grands ports; 3.

régions différentes et en collaboration avec les pays intéressés au moins deux centres de santé pilotes pour les gens de mer, en évaluant le montant des dépenses annuelles supplémentaires qu'entraînerait la mise en ceuvre de ces centres; 2) d'intervenir auprès des Etats Membres pour que, dans chaque port, ils mettent à la disposition

PRIE le Directeur général: 1) d'étudier la possibilité d'établir dans des

le rapport lui est communiqué uniquement pour information; il pense qu'elle souhaitera peut -être approuver une résolution prenant acte de ce rapport.

Le Dr BARTELS (Pays -Bas) signale que le budget

établi par son gouvernement pour 1966 comprend des dispositions qui permettront aux Pays -Bas de participer aux travaux du Centre. I1 tient toutefois 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 6 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.48. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 9, partie 1.

des gens de mer des services qui puissent leur assurer les soins médicaux spécialisés nécessaires; et

410

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

à souligner que, de l'avis du Gouvernement néerlandais,

d'experts dans le contexte dU développement de leur programme national de santé. Le Dr JOHNSON (Australie) juge extrêmement utiles les textes publiés dans la Série de Rapports techniques. En Australie, le Gouvernement les signale à l'attention

tous les Etats Membres de l'OMS devraient pouvoir être membres de tous les organismes fonctionnant sous l'égide cte l'OMS. D'autre part, il met en garde l'Organisation contre toute décentralisation inutile des activités de recherche de l'OMS. Le PRÉSIDENT invite la Commission à voter sur le projet de résolution suivant:

des groupes de spécialistes intéressés, afin que les autorités sanitaires soient tenues comme il se doit au courant de tout ce qui concerne leur domaine d'activité.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant étudié le rapport du Directeur général concernant le Centre international de Recherche sur le Cancer créé par la résolution WHA18.44 de la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, PREND ACTE du rapport.

Cependant, la délégation australienne ne saurait recommander que chaque pays crée un seul tableau national d'experts qui, pour comprendre des spécialistes de toutes les questions dont s'occupe l'OMS,

devrait grouper beaucoup trop de personnes. En Australie, le Conseil national des Recherches sanitaires

et médicales, que préside le Directeur général de la

quarante et un comités et sous -comités. Chaque comité compte de six à seize membres, tous reconnus comme faisant autorité dans leur spécialité. Chacun a son propre mandat, selon les questions qu'il étudie.

Santé, comprend

trois

grandes commissions

et

Décision: Le projet de résolution est approuvé.'

Ces questions englobent pratiquement tout ce qui 6.

Rapports des comités d'experts

Ordre du jour, 2.16

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif,

touche à la santé: recherche médicale, épidémiologie, additifs alimentaires, médecine du travail, antibiotiques, nutrition, rayonnements ionisants, accidents de la circulation et médecine tropicale. Beaucoup de

présente la question. L'OMS a mis au point une méthode qui lui permet de rassembler et de diffuser rapidement des avis d'experts et les résultats de recherches scientifiques. Jusqu'ici, environ 335 rapports

de comités et autres groupes d'experts (dont certains réunis en commun avec l'Organisation des Nations Unies ou d'autres institutions) ont été publiés dans la Série de Rapports techniques. Les sujets traités sont au nombre de plus de deux cents. Il importe au plus haut point que la plus large publicité soit faite aux opinions exprimées dans ces rapports. C'est pourquoi le Conseil a adopté la résolution EB37.R8 dans laquelle il a recommandé à l'Assemblée de la Santé de suggérer

comités ont constitué des sous -comités. Les textes paraissant dans la Série de Rapports techniques de l'OMS sont transmis, pour examen à l'échelon national, au comité australien compétent. Le Conseil national des Recherches sanitaires et médicales, qui examine deux fois par an les recommandations de ses comités, se compose de représentants du Département fédéral de la Santé, du Directeur

général de la Santé de chacun des Etats, de représentants de toutes les sociétés de médecins, chirurgiens, anatomo -pathologistes, pédiatres, radiologues et omnipraticiens, et de représentants des facultés de médecine, de l'Ecole supérieure d'Infirmières et de l'Association

aux Etats Membres qu'ils instituent, partout où cela sera possible, un tableau national d'experts chargés d'examiner les recommandations des comités d'experts

médicale australienne. Ce système est, celui qui s'accorde le

semble -t -il,

mieux aux conditions de

de l'OMS. Si la Commission souscrivait à cette proposition, elle pourrait recommander à l'Assemblée d'adopter la résolution ci -après :

l'Australie, et il paraît préférable à un tableau national unique. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) est en faveur de la pro-

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

position. L'Algérie a déjà créé des comités nationaux d'experts. Ainsi, un comité consultatif, constitué

Vu la résolution EB37.R8 adoptée par le Conseil exécutif à sa trente -septième session; et Considérant toute la valeur et toute l'importance des rapports des comités d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé,

uniquement de médecins algériens, étudie tous les aspects de la lutte antituberculeuse. Les conclusions auxquelles il aboutira seront communiquées à ''OMS. Des comités analogues ont été institués pour s'occuper d'autres maladies transmissibles.

SUGGÈRE que les Etats Membres instituent un tableau national d'experts chargés d'examiner

attentivement les recommandations des comités 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 7 du sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.49.

Le Dr HAQUE (Pakistan) admet qu'une plus large diffusion doit être donnée aux rapports des comités d'experts de l'OMS, mais pense, comme le délégué de l'Australie, qu'un seul tableau de spécialistes ne saurait traiter de toute la gamme des sujets en cause. Au Pakistan, des comités spéciaux sont chargés d'étudier ces rapports, qui sont ensuite transmis aux personnes les

plus

directement

intéressées.

Le

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: SEIZIÈME SÉANCE

411

Dr Hague ne voit pas comment un tableau unique pourrait assurer convenablement l'examen de toutes les recommandations des comités d'experts. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

leur pays et des experts ayant consacré leur temps à l'étude des diverses questions. Pour le Professeur VANNUGLI (Italie), la situation

Bretagne et d'Irlande du Nord) souligne la grande valeur des rapports établis par les comités d'experts de l'OMS. Il n'est pas certain qu'on n'ait rien négligé pour leur donner la plus large publicité possible au Royaume -Uni. Comme les délégués du Pakistan et de l'Australie, il doute lui aussi qu'un seul tableau national soit en mesure d'examiner convenablement les recommandations de tous les comités. Aussi propose -t -il d'amender comme suit le dispositif du projet de résolution: SUGGÈRE que les Etats Membres fassent en sorte que des dispositions appropriées soient prises pour étudier l'application des recommandations des

est parfaitement claire. On s'accorde en général à reconnaître que les rapports des comités d'experts constituent une contribution des plus valables à la connaissance de nombreux problèmes et méritent de recevoir la plus large attention sur le plan national. Apparemment, les pratiques suivies pour diffuser ces rapports varient d'un pays à l'autre. Par conséquent, l'amendement suggéré par le délégué du Royaume Uni est à préférer à la rédaction originale du projet de résolution et le Professeur Vannugli l'appuiera. Le Dr GALAHOY (Union des Républiques socialistes

comités d'experts dans le contexte du développement de leur programme national de santé. Le Dr AL -WAHBI (Irak) n'est pas persuadé que la création de tableaux nationaux d'experts soit indiquée. En général, il partage l'opinion des délégués de l'Australie, du Pakistan et du Royaume -Uni.

soviétiques) déclare que sa délégation apprécie beaucoup le travail accompli par les comités d'experts qui

contribuent tant à l'enrichissement de l'information médicale. L'institution de tableaux nationaux aiderait à diffuser plus largement les rapports et à promouvoir

la mise en oeuvre des recommandations qui y sont formulées. En outre, une plus large discussion des problèmes analysés par les comités ajouterait à l'utilité

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif, précise que l'intention du Conseil n'était nullement qu'on insiste pour que chaque Etat Membre crée un seul tableau national d'experts. Le projet de résolution tend seulement à suggérer une telle formule. Ce que le Conseil exécutif a souhaité, c'est qu'on encourage les autorités nationales à mettre en place des rouages permettant de discuter les recommandations des comités d'experts. Bien entendu, les modalités adoptées dépendront des conditions régnant dans chaque pays. Le Dr CASTILLO (Venezuela) appuie les observations

de leurs études. Le mandat des tableaux d'experts envisagés devrait, de préférence, être déterminé en fonction de l'expérience des dirigeants des services nationaux de santé. Le Dr OLGUIN (Argentine) insiste sur l'importance

des rapports des comités d'experts, qui sont d'une grande valeur scientifique et peuvent recevoir des applications directes dans les services nationaux de santé. A son avis, c'est aux ministères de la santé qu'il appartient de diffuser ces rapports de façon que tous les intéressés, y compris les institutions sanitaires et les universités, en tirent le plus grand profit possible. Des systèmes du type envisagé par le Conseil exécutif

du délégué de l'Irak. Peut -être ne tire -t -on pas le meilleur parti possible des efforts déployés par le Secrétariat pour choisir judicieusement des experts dans les divers domaines; dans de nombreux pays, en effet, les rapports des comités n'atteignent qu'un groupe restreint des spécialistes appartenant aux services de santé publique ou directement intéressés par les questions traitées. Beaucoup de ces remarquables rapports, où plus de deux cents sujets sont étudiés de façon approfondie par des experts de renommée mondiale, seraient très utiles aux omnipraticiens.

existent déjà dans quelques pays. Le Dr Olguín appuiera donc l'amendement préconisé par le délégué du Royaume -Uni.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) craint toujours, en dépit des explications données par le Président du Conseil exécutif, que la résolution recommandée ne soit de

nature à faire en quelque sorte « boule de neige » dans les pays. Il faut se rappeler que les rapports des comités d'experts sont présentés comme exprimant

les vues collectives de groupes internationaux de spécialistes et ne doivent pas être interprétés comme

De l'avis du Dr Castillo, les fondations médicales nationales seraient les organismes les plus qualifiés pour se charger de diffuser ces rapports dans le corps médical et dans les professions apparentées, parmi les ingénieurs sanitaires par exemple; elles serviraient ainsi les intérêts de l'Organisation elle -même, de

reflétant la politique de l'OMS. Si la Commission approuvait un projet de résolution comme celui qui lui est proposé, certains gouvernements pourraient en

déduire que les rapports correspondent en fait à la politique de l'OMS dans tel ou tel domaine.

412

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr MONTALVAN (Equateur) se demande quelle

Le Dr Sow (Mali) estime que les rapports des comités d'experts devraient être étudiés sur le plan national afin que l'ampleur des problèmes traités soit bien saisie dans chaque pays. Le délégué de l'Irak a fait à ce propos une remarque très pertinente en soulignant que ces rapports ne représentent pas la politique de l'OMS. Quelle que soit la valeur incontestable des recommandations formulées par les comités d'experts, les services nationaux de santé ne peuvent pas les appliquer aveuglément; ils doivent

portée aurait, dans certains pays, la résolution telle qu'elle est conçue. On a fait valoir qu'il serait difficile,

à un seul tableau d'experts, d'étudier les rapports de tous les comités, étant donné le très large éventail des sujets traités, et qu'il serait donc bon d'envisager la création de plusieurs tableaux. La Commission a entendu à ce sujet des délégués de pays très avancés. Mais le problème est un peu différent pour les pays moins développés; il s'agit pour eux de savoir s'il

convient d'instituer un tableau national d'experts, ou simplement de veiller à ce que chaque rapport soit communiqué aux personnes intéressées.

les repenser en fonction des conditions locales. Le Dr Sow appuie donc le projet de résolution dans sa forme initiale qui suggère l'institution de tableaux grou-

Tout le monde reconnaît la grande valeur des rapports des comités d'experts et on les étudie avec beaucoup d'attention. Les réunions des comités ont permis d'élaborer des normes et des recommandations très intéressantes. Néanmoins, comme le délégué de l'Irak l'a souligné, ces rapports représentent uniquement une contribution scientifique à la connaissance et ne doivent pas être considérés comme exprimant la

pant les experts nationaux, s'il en existe, qui seraient appelés à étudier les problèmes posés. Du point de vue constitutionnel, il est évident que chaque pays demeure entièrement libre de se conformer ou non,

selon qu'il le juge bon, aux recommandations des comités d'experts puisque celles -ci ne sont pas officiellement sanctionnées par l'OMS ou l'Assemblée

de la Santé et n'ont donc pas force obligatoire. Il est essentiel de distinguer nettement entre la simple étude des recommandations et leur application telle qu'elle est envisagée dans l'amendement du Royaume -

politique de l'OMS. Cela dit, les pays en tirent d'importants enseignements et leur utilité dans les divers secteurs de l'action de santé publique est bien établie.

Le Dr Montalván ne peut souscrire entièrement à l'amendement proposé par le délégué du Royaume -

Uni. Pour ces raisons, la délégation du Mali préfère s'en tenir à l'esprit et à la lettre du projet de résolution initial pour donner suite au viceu du Conseil exécutif. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) fait observer que, selon

Uni, car il mentionne l'application des recommandations des comités d'experts, application qui, pour diverses raisons, n'est pas toujours possible dans certains pays. Le délégué de l'Equateur serait donc partisan d'un texte soulignant simplement la nécessité d'exploiter au mieux les précieux renseignements

le projet de résolution proposé pour donner effet à la recommandation du Conseil exécutif, les tableaux nationaux d'experts seraient chargés « d'examiner attentivement les recommandations des comités d'experts ». Ce texte est tout à fait clair et il ne devrait soulever aucune inquiétude. La délégation algérienne

contenus dans les rapports. A cette fin, le dispositif de la résolution pourrait être rédigé comme suit: RECOMMANDE aux Etats Membres d'adopter les

votera donc en sa faveur. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) souligne que son amendement tend uniquement à ce que les autorités sanitaires nationales prennent les dispositions qu'elles jugeront le mieux appropriées pour assurer la plus large diffusion possible aux recommandations des comités d'experts. La création d'un tableau national d'experts

mesures appropriées pour donner le maximum de diffusion aux rapports des comités d'experts dans les milieux intéressés et tirer tout le parti possible des recommandations et des suggestions qui y sont contenues. Le Dr ALDEA (Roumanie) partage l'opinion générale

sur l'importance du travail accompli par les comités d'experts. Dans son pays, des groupes de spécialistes étudient les recommandations des experts, en discutent

n'est pas nécessairement le seul moyen d'y parvenir.

et, le cas échéant, les comparent avec les pratiques suivies dans le domaine en question; les rapports des comités ont en effet ceci d'intéressant qu'ils font le point des connaissances acquises dans chaque discipline. Des résumés et des traductions intégrales ou partielles en sont publiés dans les revues médicales roumaines. C'est pourquoi le Dr Aldea approuve l'amendement suggéré par le délégué du Royaume Uni qui correspond bien aux réalités. Il appartiendra naturellement à chaque administration sanitaire nationale de décider des mesures pratiques à prendre.

Puisque l'OMS attache assez de prix aux avis des comités d'experts pour financer leurs réunions, il vaut certainement la peine de chercher à obtenir que ces avis soient communiqués aux personnes intéressées.

Sir George Godber n'a pas eu l'intention d'insister pour que les recommandations des comités soient appliquées; il n'a parlé que d'en étudier l'application. Le Dr BADDOO (Ghana) craint qu'il ne soit difficile

aux pays en voie de développement de créer des tableaux nationaux d'experts. Dans son propre pays,

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -SEPTIÈME SÉANCE

413

il existe un petit comité permanent dont les membres peuvent coopter d'autres spécialistes. Le Dr Baddoo appuie l'amendement proposé par le délégué du Royaume -Uni.

Dr Sow s'en tiendra strictement à la ligne de conduite proposée par le Conseil. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle que la Commission

est saisie d'un projet de résolution qu'elle peut enviM. SAITO (Japon) dit que, dans son pays, les rapports

sager d'approuver si elle souscrit à la recommandation

des comités d'experts sont très appréciés et largement utilisés, bien qu'aucun système spécial n'ait été institué pour les faire étudier tous. On a constaté que les médecins s'y intéressent beaucoup. Le Japon est

reconnaissant à l'OMS de favoriser l'élaboration de tels documents. L'amendement proposé par le délégué du Royaume Uni est pertinent et M. Saito l'appuiera.

du Conseil exécutif, d'un amendement présenté par le délégué du Royaume -Uni et d'un amendement proposé par la délégation de l'Equateur. Les travaux seraient peut -être facilités si la Commission attendait que le texte des amendements soit distribué et renvoyait la discussion à la prochaine séance. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal de la dix -septième séance, section 2.) 7.

Le Dr Sow (Mali) a l'impression que la définition du « tableau national d'experts » varie selon les pays. Chaque gouvernement toutefois est libre d'instituer un tableau de spécialistes appelés à juger de l'opportunité d'appliquer les recommandations des comités

Sixième rapport de la Commission

d'experts, compte tenu des conditions nationales. Cela vaut aussi bien pour les pays avancés que pour les pays en voie de développement. Le Conseil exécutif

Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, donne lecture du projet du

sixième rapport de la Commission.

Décision : Le rapport est adopté (voir page 508). La séance est levée à 23 h. 5.

a fait un travail très utile en étudiant l'ensemble de la question des rapports des comités d'experts et le

DIX - SEPTIÈME SÉANCE Jeudi 19 mai 1966, 9 h. 30 Président : Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Programme d'approvisionnement public en eau : Rapport sur l'état d'avancement du programme Ordre du jour, 2.12

Le rapport comprend quatre parties, qui sont les suivantes: établissement du programme OMS d'approvisionnement public en eau, développement du programme, formes d'intervention désormais le plus nécessaires de la part de l'OMS, et ressources finan-

Le Dr IzMEROV, Sous -Directeur général, déclare en présentant la question que le problème des approvision-

nements publics en eau préoccupe au même titre les pays développés et les pays en voie de développement. Les pays développés, en effet, ont besoin de quantités

toujours croissantes d'eau et doivent faire face au problème de la pollution due aux effluents industriels; quant aux pays en voie de développement, ils doivent,

cières du programme ` hier, aujourd'hui et demain. Il paraît de plus en plus évident que, sans un bon approvisionnement public en eau, il ne peut être question de progrès économique et social dans les pays en voie de développement. Cette considération justifierait à elle seule l'accélération du programme, mais la santé publique l'exige aussi, comme l'a bien rappelé la récente épidémie de choléra, qui a gravement préoccupé l'OMS et les autorités sanitaires nationales.

eux, trouver les moyens de satisfaire les besoins de leurs populations en matière d'eau de boisson. Le Directeur général a établi, conformément à la résolution WHA17.40 de la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé, un rapport qui est le deuxième

On sait qu'il est indispensable de fournir aux popu-

lations une eau saine si l'on veut avoir raison de certaines maladies transmissibles qui provoquent,

depuis le lancement du programme prévu par la résolution WHAl2.48. Un certain nombre de points y sont à relever, en raison de leur importance particulière.

surtout dans les pays en voie de développement, une morbidité et une mortalité élevées. Mais les autres pays doivent aussi améliorer leurs services de distribution et contrôler la qualité de l'eau fournie. Aussi

414

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

les administrations sanitaires sont -elles appelées dans tous les pays à jouer un rôle essentiel dans la création et le fonctionnement des services chargés de distribuer aux populations une eau saine. Du point de vue des fonds investis, le programme

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'approvisionnement public en eau; Réaffirmant les principes approuvés dans la

d'approvisionnement public en eau se présente de façon satisfaisante. Les tableaux de l'annexe 8 jointe au rapport dont la Commission est saisie montre que

résolution WHA17.40 pour le lancement et développement de programmes nationaux;

le

les prêts consentis par les banques internationales ou dans le cadre des programmes d'assistance bilatérale s'élèvent au total, pour la période 1958 -1965, à $477 000 000. Par contre, on ne peut que déplorer

le nombre considérable d'individus - près de 90 de la population des pays en voie de développement qui ne disposent pas encore d'eau potable. La situation est grave, dans les campagnes comme dans les villes. L'amélioration sensible qui est intervenue dans la

Reconnaissant que la fourniture d'eau saine en quantités suffisantes est non seulement indispensable pour la protection et la promotion de la santé individuelle et de la santé publique, mais constitue aussi l'un des facteurs qui conditionnent le progrès économique et social, notamment le développement industriel et l'amélioration du logement;

Notant que, bien organisés et gérés de façon économique, les services d'approvisionnement en eau sont considérés de plus en plus par les institutions de crédit internationales, bilatérales et nationales comme un secteur où des investissements sont justifiés;

Région des Amériques est très instructive. Elle est due à divers facteurs: les opérations ont commencé relativement tôt, il existait déjà un corps d'ingénieurs sanitaires expérimentés, les gouvernements avaient

décidé d'accorder un rang élevé de priorité aux approvisionnements publics en eau et, enfin, la Banque interaméricaine de Développement, récemment créée,

a compris que les réseaux de distribution pouvaient être des entreprises rentables. Le rapport passe en revue les principales formes d'activité de l'OMS, à savoir notamment: encouragement et stimulation, création des institutions nécessaires, assistance technique, enquêtes préalables

Notant les résultats obtenus par l'OMS, avec un personnel et des ressources limités, dans ses efforts pour mobiliser des appuis techniques et financiers en faveur d'enquêtes pré- investissement et de programmes de construction; Reconnaissant que ces résultats, si appréciables qu'ils soient, ne suffisent pas à répondre aux besoins croissants de populations toujours plus nombreuses,

aux investissements, études de gestion, formation de personnel, publications et enfin coopération avec d'autres organisations. L'effort doit se poursuivre dans ces domaines et il doit en outre être orienté vers la planification et la mise en oeuvre de programmes nationaux à long terme, le financement des projets, la recherche, le rassemblement des données et l'établissement de normes. L'OMS a mobilisé, pour financer ce programme, toutes les ressources dont elle pouvait disposer au titre de son budget ordinaire, du compte spécial pour l'approvisionnement public en eau et du Programme des Nations Unies pour le Développement. Les crédits du budget ordinaire accusent une augmentation modeste, mais régulière; en revanche, le compte spécial pour l'approvisionnement public en eau, qui avait couvert une fraction importante des dépenses au cours des premières phases, n'a plus assez de fonds depuis quelques années pour que les objectifs soient atteints.

qui s'ajoutent à l'arriéré accumulé au cours des années passées; et Considérant la grande importance que présente le

développement de l'approvisionnement rural en eau pour l'amélioration de la santé publique et le développement économique, notamment agricole, ainsi que pour le progrès social, 1.

RECOMMANDE aux Etats Membres: i)

que soient définis, dans chaque pays, des buts

et des programmes réalistes en vue de combler les lacunes actuelles et de pouvoir répondre à l'avenir aux besoins de la collectivité au fur et à mesure de leur accroissement; ii) que soient créés, partout où la nécessité en apparaîtra, des organismes locaux, régionaux ou nationaux fonctionnant en étroite collaboration avec les administrations de la santé et responsables de la planification, de la construction et de l'exploi-

Une dernière remarque s'impose: si l'on veut que les réseaux de distribution construits permettent non seulement de suivre l'accroissement de la population des villes et des campagnes, mais aussi de rattraper progressivement les retards, il est indispensable que les Etats Membres consentent un plus grand effort en faveur du programme. Le Dr Izmerov signale à l'attention des membres de la Commission le projet de résolution suivant, que le Conseil exécutif, dans sa résolution EB37.R32, a recommandé à l'Assemblée de la Santé d'adopter:

tation des systèmes d'approvisionnement en eau, ces organismes devant être investis de tous les pouvoirs juridiques, fiscaux, financiers et administratifs nécessaires à leur bon fonctionnement;

que les ministères de la santé continuent d'encourager et d'appuyer les efforts des autres organismes nationaux qui sont responsables de la planification et de l'exécution des programmes d'approvisionnement public en eau; iii) iv)

que des communications directes soient

établies entre les autorités responsables de la planification et de l'approvisionnement public

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -SEPTIÈME SEANCE

415

en eau et les ministères de la santé, afin que les répercussions sanitaires des travaux soient dûment

et le Programme des Nations Unies pour le Développement. Pour utiliser ces fonds qui sont fournis à des fins diverses, il est essentiel de coordonner et de soutenir

prises en considération dans l'élaboration des projets d'approvisionnement public en eau; v) qu'il soit tiré tout le parti possible de l'assistance technique et des prêts offerts par les institutions internationales et autres pour l'aménagement de distributions d'eau;

que soit régulièrement tenu dans chaque pays un état des besoins et des mesures prises vi)

pour les satisfaire, aux fins de comparaison avec les buts et les programmes nationaux qui pourraient être ainsi périodiquement revus; vii) que les gouvernements montrent qu'ils appuient le programme d'approvisionnement public en eau de l'Organisation mondiale de la

Santé en versant des contributions au compte spécial créé à cet effet; et viii) qu'ils développent les approvisionnements ruraux en eau en utilisant des matériaux faciles à obtenir;

les efforts des institutions et il faut féliciter l'OMS du rôle directeur qu'elle joue. La délégation des Etats -Unis note également avec satisfaction que les pays sont de plus en plus nombreux à fournir une aide bilatérale et que le Directeur général s'efforce de rassembler les données sur les programmes bilatéraux qui concernent le développement des approvisionnements publics en eau. Il importe en effet d'avoir des éléments d'information de cet ordre si l'on veut évaluer correctement l'ensemble des difficultés à résoudre et les ressources de toutes provenances. Le Gouvernement des EtatsUnis a toujours été d'avis d'accorder au programme d'approvisionnement en eau une haute priorité dans les entreprises de l'OMS et de l'OPS et il a offert aux deux organisations des contributions volontaires pour les aider à mettre sur pied les programmes nécessaires. Comme l'a indiqué le chef de la délégation des EtatsUnis d'Amérique en séance plénière, la récente épi-

démie de choléra qui a éclaté dans des régions jusqu'alors indemnes montre bien la nécessité de fournir aux populations des quantités suffisantes d'eau potable. C'est la condition de toute action de santé publique. En outre, un bon programme d'appro-

INVITE les Etats Membres à créer, par voie d'accord international, une commission fluviale 2.

appropriée dans tous les cas où les eaux d'un fleuve international doivent être utilisées pour la consommation humaine; et 3.

visionnement en eau a généralement la faveur des populations et permet souvent de leur faire accepter d'autres mesures essentielles de santé publique et plus particulièrement d'assainissement du milieu. En octobre 1965, le Président Johnson a annoncé

PRIE le Directeur général:

de poursuivre sa coopération avec les Etats Membres et avec les institutions internationales et autres pour susciter et encourager la mise en train de programmes d'approvisionnement public en eau; ii) d'intensifier l'assistance aux Etats Membres pour les programmes d'approvisionnement rural en eau; et i)

l'inauguration du programme « Water for Peace » qui doit concrétiser l'effort international massif de coopération tenté pour résoudre les divers problèmes liés aux approvisionnements en eau. En février 1966, il a déclaré que l'Agency for International Develop-

iii)

de faire rapport à la Vingt et Unième

Assemblée mondiale de la Santé sur l'état d'avancement du programme.

ment des Etats -Unis d'Amérique allait mettre en oeuvre des programmes mondiaux de distribution d'eau en collaborant directement avec les pays en voie de développement et avec les organisations internationales pour tenter de faire régresser les maladies diarrhéiques. La délégation des Etats -Unis concertée et que le programme d'approvisionnement en eau conservera dans son activité une place prioritaire.

espère que l'OMS prendra la tête de cette action Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation se félicite de trouver dans le rapport

du Directeur général des renseignements concrets, ainsi qu'un examen objectif du déroulement du programme et des problèmes encore non résolus. Le rapport insiste sur la nécessité pour l'OMS de faire progresser le programme, notamment en aidant les Etats Membres à élaborer une politique à long terme d'exploitation des ressources hydrauliques, à mener de front la planification et l'analyse critique des projets particuliers d'approvisionnement en eau, à créer les installations nécessaires, à former du personnel, à organiser la recherche et les études techniques,

Il est à remarquer que si le budget ordinaire est

en augmentation sensible, les crédits prévus pour le programme d'approvisionnement public en eau sont restés pratiquement les mêmes. Il est certain que

l'établissement de l'ordre de priorité est pour le

Directeur général un problème extrêmement complexe, et il serait sans doute bon que l'Assemblée de la Santé donne elle -même des directives sur ce point. D'après

à rassembler et diffuser les données et à élaborer des normes. Il est particulièrement intéressant de noter le resserrement des relations de travail entretenues avec les institutions de la famille des Nations Unies,

son rapport même, il est évident que le Directeur général n'ignore pas la nécessité de donner au programme un rang prioritaire. Le Gouvernement des Etats -Unis, pour sa part, s'emploie sans relâche à obtenir que les objectifs de ce programme essentiel soient atteints. Il y aurait peut -être lieu de modifier le texte du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif en y insérant, entre les alinéas ii) et iii) du paragraphe 3, le nouvel alinéa suivant:

en particulier avec le FISE, la FAO, la Banque

internationale pour la Reconstruction et le Développement, le programme élargi d'assistance technique

416

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

d'accorder le degré voulu de priorité, dans les futurs programmes et budgets ordinaires, à la nécessité de prévoir un personnel et des ressources qui permettent à l'Organisation d'exercer son rôle directeur et de réaliser les activités inscrites à son programme, de manière à atteindre les buts recommandés par le Directeur général à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé; Le Dr DAELEN (République fédérale d'Allemagne) ne peut que se louer des efforts de l'Organisation dans le domaine des approvisionnements publics en eau. Il est évident que, dans le cadre du budget actuel, on

soit très faible puisqu'elle ne porte que sur onze projets - dont cinq dans la Région des Amériques, un en Europe, un en Asie du Sud -Est, deux en Afrique,

un dans la Région du Pacifique occidental et un dans

la Région de la Méditerranée orientale; le compte spécial pour l'approvisionnement public en

eau

n'aide guère à résoudre le problème, étant donné que les contributions qu'il a reçues ont été presque nulles en 1964 et 1965. Il faudrait sans doute trouver d'autres moyens de financement. Il serait indispensable d'intensifier les efforts dans les régions où les besoins sont les plus importants. Il est probable qu'en stimu-

ne peut répondre qu'à une faible partie des besoins. Aussi la délégation de la République fédérale d'Allemagne approuve -t -elle l'amendement que le délégué des Etats -Unis d'Amérique a proposé d'apporter au projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R32. Le PRÉSIDENT signale à l'attention de la Commission

lant l'activité des industries nationales intervenant dans la fabrication du matériel nécessaire à la construction des réseaux d'approvisionnement, on pourrait accélérer la mise en place de ces réseaux puisque les pays n'auraient pas à dépenser de devises étrangères.

Il faudrait aussi accroître l'assistance bilatérale et développer la formation professionnelle. La délégation de l'Iran appuie sans réserve le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif,

un amendement proposé par écrit par la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Cet amendement consiste à remplacer dans le nouvel alinéa iii) proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique les mots «le degré voulu de priorité» par les mots « l'attention voulue » et d'insérer dans le préambule du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, après le quatrième considérant, le texte suivant: Reconnaissant que le rôle de l'OMS doit se situer

compte tenu des amendements proposés par

les

délégations des Etats -Unis d'Amérique et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le Dr RAO (Inde) complimente le Directeur général de son excellent rapport et se félicite que M. Atkins,

Directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu, représente à la Commission le personnel du Siège.

principalement sur le plan des rapports entre les programmes d'approvisionnement public en eau et la santé publique; M. ASSAR (Iran) déclare que le rapport du Directeur

Le Gouvernement indien a fait, dans le cadre de ses premier, deuxième et troisième plans quinquennaux, un effort gigantesque pour l'approvisionnement en eau du pays. Le problème se présente sous deux aspects différents

selon qu'il s'agit des services urbains ou des réseaux d'adduction dans les campagnes. En ce qui concerne

ces derniers, il faut savoir que deux sur trois des 500 000 villages qui ont de l'eau ne peuvent l'utiliser

général a été étudié avec intérêt et satisfaction par le Gouvernement de l'Iran qui, dans ses plans de développement, accorde une haute priorité à la question

des approvisionnements publics en eau. Dans les dix dernières années, l'Iran a créé plus de deux cents services urbains de distribution d'eau, ce qui repré-

comme eau de boisson. Il faut donc prendre des mesures pour y construire des puits et des pompes. Quant aux autres villages, ils sont pour la plupart dans des régions reculées où l'eau est rare et doit être captée à plusieurs sources difficiles d'accès, ce qui implique de lourdes dépenses et des travaux extêmement longs. Le coût du programme est estimé à six milliards de roupies. Il existe dans l'Inde près de cinquante districts comprenant des zones de choléra endémique où la fourniture d'eau saine est de première urgence.

sente un investissement de plus de $100 000 000. Dès la fin de 1967, la charge imposée au budget de l'Etat par l'installation de ces réseaux urbains deviendra moins lourde et il sera alors possible de consacrer

plus de fonds aux réseaux ruraux prévus dans le quatrième plan de développement. La lecture du rapport du Directeur général montre que, dans l'ensemble du monde, les réseaux créés sont relativement insignifiants par comparaison avec la totalité des besoins; si l'on étudie les besoins en eau de soixante -quinze pays en voie de développement, on constate que ces besoins sont surtout importants en Asie et en Afrique; or, 60 % des prêts étrangers

En ce qui concerne les services urbains, l'industrialisation et l'urbanisation ont provoqué l'extension

des taudis dans des ceintures semi- urbaines, où l'eau

est rare et les dispositifs d'écoulement inexistants, ce qui se traduit par une fréquence élevée de la filariose. Les autorités sanitaires ont envoyé dans toutes

ont été consacrés à approvisionner la Région des Amériques, dont la population représente seulement 15 % du chiffre total de la population urbaine encore non desservie. Au regard de l'importance des appro-

les régions du pays des équipes d'enquête qui ont étudié le problème, de sorte que le Gouvernement est maintenant en mesure d'évaluer et de planifier les travaux nécessaires, avec l'aide et sous la direction

des institutions internationales, et en particulier de l'OMS.

visionnements en eau pour la santé des enfants, il semble que la participation du FISE au programme

Il est extrêmement important aussi de former du personnel de toutes catégories. L'entretien des réseaux

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- SEPTIÉME SÉANCE

417

de distribution d'eau sous canalisations qui ont été construits dans les campagnes nécessite des agents qualifiés suffisamment nombreux et le programme de développement communautaire fait une place importante à leur formation. En outre, sans la participation des populations intéressées, l'installation des canalisations et les autres innovations techniques se révèlent difficiles. La délégation indienne souhaite

A propos de l'alinéa iii) du paragraphe 1, le Professeur Ferreira fait observer que le problème du financement n'est pas trop grave dans les villages qui ont déjà atteint un certain niveau de développement

économique et qui peuvent, de ce fait, rembourser des prêts en instituant un impôt sur la consommation d'eau. Mais il y a aussi de petits villages qui n'ont pas les moyens de financer des approvisionnements publics en eau. En pareil cas, c'est au Ministère de la

que l'OMS continue d'aider à former des agents techniques de toutes catégories et d'accorder des bourses d'études. Le Gouvernement a organisé divers

Santé publique qu'il doit incomber de préparer et d'exécuter les programmes nécessaires. Dans certaines

cours post- universitaires de plus ou moins longue durée à l'intention des ingénieurs et du personnel subalterne et il espère qu'il lui sera possible de mettre

en oeuvre le programme du quatrième plan quinquennal avec les ressources humaines dont il dispose. Il existe un office central de lutte contre la pollution

régions du Brésil où la bilharziose et les maladies diarrhéiques sont endémiques, la distribution d'eau salubre est une nécessité absolue. Or, les travaux à exécuter pour cela ne peuvent bénéficier d'un financement national, bilatéral ou international parce que ces régions ne sont pas en mesure de rembourser des prêts. Le Professeur Ferreira propose donc d'apporter l'amendement suivant à l'alinéa iii):

des eaux dont la compétence s'étend à la fois aux cours d'eau intérieurs et aux eaux inter -Etats ou internationales et le Ministère de la Santé a élaboré un projet de loi sur la lutte contre la pollution des eaux.

L'Inde tient à exprimer sa gratitude pour l'aide qu'elle reçoit au titre du programme d'approvisionnement public en eau. La délégation indienne appuie la résolution recommandée par le Conseil exécutif, ainsi que l'amendement proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique.

Le Professeur FERREIRA (Brésil) souligne que le problème des approvisionnements publics en eau de boisson se pose de manière pressante partout où se forment des collectivités. Depuis la Conférence de Punta del Este, qui a amené la Banque interaméricaine de Développement à appuyer financièrement la mise en place de réseaux de distribution d'eau, la demande d'eau potable n'a cessé d'augmenter dans les Amériques. Sous l'effet de cette pression, il s'est créé au Brésil cinq organisations chargées des distributions d'eau potable, auxquelles le Gouvernement verse chaque année environ $50 000 000. D'autre part, on a pu obtenir des crédits de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, de la Banque interaméricaine de Développement et d'insti-

de la planification et de l'exécution de ces programmes incombe au ministère de la santé dans tous les cas où les considérations médicales et sanitaires sont primordiales et où il est douteux que les approvisionnements en eau puissent être financés de manière satisfaisante au moyen des ressources locales;

que les ministères de la santé continuent d'encourager et d'appuyer les efforts des autres organismes nationaux qui sont responsables de la planification et de l'exécution des programmes d'approvisionnement public en eau, mais que la responsabilité

Le Dr JALLOUL (Liban) rappelle que sans eau, il ne saurait y avoir de vie. Mais cette eau, si nécessaire,

peut être bienfaisante ou nocive et l'on trouve des eaux pures et des eaux polluées dans tous les pays, qu'ils soient développés ou en voie de développement.

Conscient de l'importance des approvisionnements publics en eau salubre, le Gouvernement libanais a été amené à constituer un ministère des ressources hydrauliques et électriques. Ce ministère travaillera en liaison étroite avec le Ministère de la Santé publique qui, lui, collabore avec l'OMS. Le Gouvernement espère ainsi parvenir au but qu'il s'est fixé : alimenter

tutions bilatérales. C'est donc une masse d'argent énorme qui est investie dans les programmes d'approvisionnement public en eau. Jugeant trop timorée la recommandation formulée à l'alinéa ii) du paragraphe 1 du projet de résolution soumis à la Commission, le Professeur Ferreira propose l'amendement suivant:

toute la population en eau saine. Le Dr HAQUE (Pakistan) explique que les pays en

voie de développement n'ont pas encore une idée très claire de celui des trois services - ministère de la santé, ministère des travaux publics, département du génie sanitaire - qui doit prendre la direction des programmes d'approvisionnement public en eau. Dans le Pakistan occidental, la responsabilité en la matière a été récemment transférée du Ministère de la Santé à un Département du Génie sanitaire créé depuis peu. Dans le Pakistan oriental, elle est passée

que, partout où la nécessité en apparaîtra,

les

autorités de la santé publique participent systématiquement à la création d'organismes locaux, régionaux ou nationaux responsables des approvisionnements en eau et que ces organismes soient investis de tous les pouvoirs juridiques, fiscaux, financiers et administratifs nécessaires à leur bon fonctionnement;

du Département du Génie sanitaire à un service nouveau chargé du développement des distributions

d'eau et des égouts. Trop souvent, la liaison entre

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DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ces services laisse à désirer. Il est donc essentiel que les programmes d'approvisionnement public en eau occuper.

relèvent de l'autorité la mieux placée pour s'en

De même, les autorités pakistanaises ont eu des difficultés à coordonner les opérations, tant au stade du choix des emplacements de puits que dans différentes autres phases d'exécution des programmes. En ce qui concerne le financement des ouvrages de distribution d'eau en milieu urbain, le Dr Haque souligne que les pays où le revenu par habitant est

Si George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que le principal mérite du rapport du Directeur général est son équilibre. En effet, il souligne très justement que, si l'Orga-

nisation doit se préoccuper tout spécialement des approvisonnements en eau, ce sont les gouvernements et autres institutions participant aux programmes

qui doivent apporter la majeure partie des ressources nécessaires.

faible ont souvent du mal à rembourser des prêts internationaux à taux d'intérêt élevé. Etant donné l'importance de ces ouvrages du point de vue de la santé publique, ne pourrait -on instituer pour leur financement un système de prêts à faible intérêt ? Pour ce qui est des secteurs ruraux, il a été foré, dans le Pakistan oriental, un grand nombre de puits instantanés, notamment au titre de l'action anticholérique. Or, on a constaté que l'eau de ces puits a, dans certains cas, une teneur en fer qui la rend imbu-

La délégation du Royaume -Uni appuie l'amendement proposé par la délégation de l'Union des Républiques socialistes soviétiques qui définit bien le rôle de l'OMS; par contre, il lui est plus difficile d'approuver l'amendement de la délégation des Etats -Unis qui ne lui paraît pas entièrement nécessaire.

vable, si bien que la population a repris l'habitude d'utiliser l'eau des puits ordinaires. Comme la mise en place de réseaux d'approvisionnement en eau représente une lourde charge

Sir George Godber propose à son tour de compléter l'alinéa iii) du paragraphe 3 du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif en ajoutant ce qui suit: iii) de faire rapport à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé sur l'état d'avancement du programme, en évaluant le montant des dépenses

annuelles supplémentaires qui seraient à prévoir. Le Dr OLGUfN (Argentine) souligne que la qualité des approvisionnements en eau revêt une importance primordiale puisqu'elle a des conséquences économiques et sociales et qu'elle influe sur l'état de santé. Le manque de crédits et de personnel constitue, dans

pour les pays en voie de développement et que, d'autre part, le fonctionnement des puits instantanés laisse souvent à désirer, il faudrait faire des recherches en vue de mettre au point un nouveau type de puits qui soit à la fois économique et sûr.

Dans certaines régions du Pakistan, les claculs urinaires sont fréquents parmi le personnel des forces armées, dont le régime alimentaire, surtout à base de

certains pays, un obstacle presque insurmontable. C'est pourquoi il est essentiel que les programmes d'approvisionnement public en eau bénéficient d'une assistance financière internationale, surtout dans les secteurs ruraux, où la grande majorité de la population n'a pas d'eau saine à sa disposition. Dans les Amériques, le développement des réseaux

viande fraîche et d'eau, est scientifiquement établi. Ce phénomène étant peut -être dû à l'eau, le Dr Haque

tient à la signaler à l'OMS. Pour le Dr GJEBIN (Israël), l'insuffisance des approvisionnements en eau saine est le danger numéro

un pour la santé publique dans les nouvelles agglomérations urbaines. Les gens qui, dans les secteurs ruraux où ils vivaient auparavant, avaient toujours

de distribution d'eau doit beaucoup à l'énoncé de principes contenu dans la Charte de Punta del Este et à l'intervention de l'OPS, qui a pu agir conformément

connu un certain équilibre avec leur milieu, sont profondément perturbés par le mode d'existence qu'ils trouvent dans les villes et le manque d'hygiène

aux décisions prises par les ministres de la santé publique en 1963, grâce au soutien d'institutions internationales de crédit comme la Banque interaméricaine de Développement. En Argentine, c'est le Ministre des Travaux publics

générale vient s'ajouter aux différents facteurs qui risquent de compromettre leur santé. L'OMS est donc entièrement fondée à redoubler d'efforts pour mettre en train des programmes d'approvisionnement public en eau. Les crédits du budget ordinaire consacrés à ces activités sont en légère augmentation, mais il faudrait les augmenter beaucoup plus pour donner aux programmes la stabilité et la continuité nécessaires. Le Dr Gjebin approuve également l'effort d'assistance que fait l'OMS en élaborant des normes internationales

qui est responsable des programmes, auxquels les autorités provinciales ou locales font des apports appréciables. Depuis qu'il a été décidé de s'attaquer au problème conformément aux dispositions de la Charte

pour l'eau de boisson et en travaillant à la mise au point de méthodes d'analyse normalisées. La délégation d'Israël appuie les amendements proposés par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

de Punta del Este, le Ministère de la Santé publique a entrepris une vaste action avec le concours de l'OPS et l'aide financière de la Banque interaméricaine de Développement. Cette action intéresse plus spécialement les villages de moins de trois mille habitants et vise à alimenter en eau deux millions de personnes en six ans, moyennant une dépense évaluée à $40 mil-

lions qui sera, pour une moitié, à la charge du Gouvernement, des provinces et des autorités locales et, pour l'autre, couverte par des prêts internationaux.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -SEPTIÈME SÉANCE

419

Elle suppose néanmoins une assistance dans trois domaines: formation de personnel, éducation du public et envoi de techniciens. C'est là un exemple qui montre bien à quel point il importe que les ministères de la santé participent aux programmes d'approvisionnement en eau.

les problèmes courants, mais ils seront reconnaissants les aider dans certains domaines, notamment pour la formation des agents de l'assainissement. Dans le cadre de son programme

à l'OMS de continuer à

d'approvisionnement public en eau, l'Algérie s'emploie

et juridiques interviennent souvent dans ce type de programmes, il est naturellement difficile d'établir

Etant donné que des considérations administratives

surtout à former des cadres supérieurs, notamment des ingénieurs de la santé publique. Avec l'aide de l'UNESCO, il a été possible de créer une école polytechnique d'où sortira en 1966 une promotion

des normes internationales applicables à l'approvisionnement en eau dans des pays différents. C'est donc à juste titre que le rapport du Directeur général et le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB37.R32 soulignent l'importance du rôle des autorités nationales. La délégation de l'Argentine appuie le projet de résolution et les amendements proposés. Elle souscrira

de trente à quarante ingénieurs qui entreront au service du Ministère des Travaux publics; sur ce total, on espère qu'au moins deux ingénieurs sanitaires

pourront bénéficier de bourses de l'OMS car c'est sur ces ingénieurs que l'on compte pour assurer la liaison essentielle entre le Ministère de la Santé et celui des Travaux publics. Le Dr BAHRI (Tunisie) estime que les responsables

également à toutes propositions visant à intensifier les activités dans ce domaine. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) déclare que le rapport

de l'approvisionnement en eau des secteurs ruraux doivent être mis en garde contre le danger d'introduire le paludisme et la bilharziose dans des régions jusque là indemnes; la surveillance des eaux doit donc être intégrée à l'action de santé publique en milieu rural. Comme son collègue du Brésil, il pense qu'il faut

du Directeur général fait écho aux préoccupations du Gouvernement algérien qui, en décembre 1965, a lui -même adressé à l'OMS un rapport complet sur la situation des approvisionnements en eau dans le pays.

Une grande partie des eaux de pluie tombant en Algérie

s'écoule vers

la mer, mais

les barrages

examiner de près la question du coût de l'eau et le maintenir à un niveau très bas, dans les campagnes comme dans les villes, de manière qu'il soit à la portée de tous les usagers. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle qu'au cours des précédentes

existants en retiennent déjà environ un milliard de mètres cubes par an, et le Gouvernement fait actuellement construire de nouveaux barrages. Naturellement, les besoins des ménages doivent être considérés

comme prioritaires, mais il ne faut pas pour autant négliger d'autres besoins. Cela pose toute la question de l'inventaire des ressources, de leur mobilisation et de leur distribution au mieux des intérêts généraux.

Assemblées de la Santé, la délégation de l'URSS a indiqué à maintes reprises comment elle envisageait la question; il se bornera donc à présenter quelques suggestions concrètes. A son avis, si l'on veut éviter la confusion évoquée

Des essais de dessalement ont été effectués en Algérie, mais les procédés étudiés ne sont pas encore applicables économiquement. La pollution des eaux

par le délégué du Pakistan à propos des services responsables des approvisionnements en eau, il est essentiel de délimiter nettement, d'une part, les problèmes de santé publique et, d'autre part, les problèmes techniques et économiques. Le délégué du Royaume -Uni a fait une remarque fort pertinente lorsqu'il a souligné qu'il fallait aborder

ne pose pas de problème sérieux dans les grandes villes qui sont suffisamment équipées pour la filtration

et la stérilisation. Malheureusement, il n'en va pas de même dans les villages et l'on a enregistré récemment

trois épidémies de typhoïde imputables à des eaux polluées.

la question des distributions d'eau en recherchant des solutions équilibrées; le Dr Galahov ira plus loin en déclarant que l'OMS se doit d'user de son autorité pour encourager les autres organisations à participer davantage aux projets dans ce domaine, en ne s'occupant elle -même que des aspects sanitaires, y compris

En 1964, il a été procédé dans 169 agglomérations

à une enquête dont les résultats ont été présentés au Comité de l'Eau, composé de représentants des Ministères de la Santé publique, des Travaux publics,

de l'Intérieur, de l'Agriculture, de l'Industrie et des Finances. Il est apparu que les besoins à satisfaire sont considérables, bien que la consommation ait été rationnée. D'autre part, on a fait une enquête prospective pour 1970 intéressant plus particulièrement les villes d'Alger et de Constantine. Le Gouvernement est disposé à dépenser 238 millions de dinars dans la région d'Alger et 225 millions dans la région d'Oran,

bien entendu, la formation du personnel et la préparation d'éducateurs sanitaires. C'est pour rappeler que l'OMS doit concentrer ses efforts sur ce type d'action que la délégation de l'URSS a proposé d'apporter au projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R32 du Conseil exécutif l'amendement dont le Président a donné lecture (voir page 416). Si la Commission approuve cet amendement, ainsi que l'autre amendement présenté par sa délégation (qui consiste à remplacer les mots « le degré voulu de priorité » par « l'attention voulue » dans le nouvel alinéa iii) du paragraphe 3 proposé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique

qui comptent ensemble un quart de la population totale et les principales concentrations d'entreprises industrielles du pays. Les services algériens pourront mobiliser les moyens scientifiques et techniques nécessaires pour résoudre

420

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

(voir page 416)), le Dr Galahov appuiera le projet de résolution et l'amendement de la délégation des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) félicite le Direc-

de pompage pour Bamako (durée: quinze mois; coût: $300 000); et étude de l'approvisionnement en eau de neuf autres villes (durée: deux ans; coût: $300 000).

Cette demande comprendra également

teur général de son rapport. Sa délégation note avec

satisfaction que les Etats Membres ont répondu à l'appel de l'OMS en faveur du programme d'approvisionnement public en eau. Les efforts de l'Organi-

quatre bourses d'études pour la formation d'un ingénieur, de deux chimistes et d'un technicien. La délégation du Mali est très favorable au projet de résolution et aux amendements proposés par la soviétiques.

sation dans ce domaine profitent également aux pays en voie de développement et aux pays développés.

délégation de l'Union des Républiques socialistes Le Dr ESPAILLAT (République Dominicaine) dit

nements en eau suffisants sont importants non seulement pour la santé, mais aussi pour la vie économique des pays. L'OMS devrait faire davantage pour la mise au point de normes d'équipement des réseaux de distribution d'eau pouvant être recommandées aux pays en voie de développement. Elle devrait également encourager des échanges réguliers d'information sur les règlements et la législation en la matière.

Le rapport montre bien à quel point des approvision-

que dans son pays 15 % des habitants seulement possèdent l'eau courante, le reste de la population devant utiliser des eaux de surface qui n'offrent pas de garanties suffisantes. Cette situation retentit sur le taux de mortalité et freine le développement économique; en outre, elle provoque la migration des populations rurales. Pour y remédier, le Gouvernement

a conclu plusieurs accords, avec la Banque interaméricaine de Développement notamment; il reçoit également l'assistance de 1'OPS. C'est ainsi qu'il a été possible de créer un institut national pour le développement des distributions d'eau potable qui bénéficie du soutien de la Banque interaméricaine de Développement. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) souligne que le projet

La délégation de la Tchécoslovaquie appuie

le

projet de résolution proposé dans la résolution

EB37.R32, avec les amendements présentés par les délégations de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Royaume -Uni.

Le Dr Sow (Mali) dit toute l'importance que le Mali attache aux programmes d'approvisionnement public en eau. Bamako, la capitale, est la seule ville du pays à posséder un réseau de distribution d'eau potable qui d'ailleurs ne dessert que certains quartiers en raison du développement rapide de l'agglomération. Le Fonds de Développement pour les pays et territoires

de résolution présenté dans la résolution EB37.R32 dit clairement que les problèmes d'approvisionnement en eau ne sont pas propres aux pays en voie de développement; dans les pays développés, ces problèmes tiennent au fait qu'il faudra, de plus en plus souvent,

recourir aux eaux de surface pour répondre aux

d'outre -mer de la Communauté économique européenne a accepté de participer à un projet d'extension et l'on espère que le financement sera assuré pour une moitié par cet organisme et pour l'autre par le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne. Dans quatre autres villes, une partie de la population est desservie par des canalisations distribuant de

besoins. Dans le cas des fleuves traversant plusieurs pays, toute solution doit être nécessairement fondée

sur des accords internationaux. Au paragraphe 2 du projet de résolution, il est question d'une « commis-

l'eau non traitée. Seulement 3 % environ de la population totale du Mali bénéficient de l'eau courante, contre 25 % dans l'ensemble de l'Afrique au sud du

Sahara; pour la population urbaine,

les chiffres

correspondants sont 25 et 50 % respectivement. La situation est encore aggravée par la migration des populations rurales vers les villes. On a dressé des plans de captage et prévu des essais de pompage dans onze villes. A ce propos, le Dr Sow remercie l'OMS qui a prêté à son pays les services d'un

sion fluviale », mais la délégation des Pays -Bas est d'avis qu'il est trop tôt pour décider comment et par qui ces accords devront être exécutés. La délégation des Pays -Bas appuie l'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni. Le Dr Kruisinga attire l'attention des délégués sur la déclaration du Président général des discussions techniques à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé citée dans le rapport du Directeur général, dans laquelle il soulignait que l'organisme qui, au sein de l'OMS, est chargé de la question des approvisionnements publics en eau ne dispose pas de moyens

ingénieur sanitaire pour l'aider à mettre en place un réseau d'approvisionnement public en eau. D'autre part, en février -mars 1966, une équipe OMS a étudié sur place l'approvisionnement en eau de l'ensemble

financiers suffisants. Il est évident que cela appelle des mesures. Le Dr EFFENDI RAMADLAN (Indonésie) déclare que

dans son pays les approvisionnements en eau de bonne qualité sont très insuffisants. Il évoque à ce propos deux nouveaux programmes de développement intéressant les villages, dont l'exécution exige

du territoire et le réseau d'égouts de la capitale. Cette équipe a conclu que les projets à l'étude étaient

insuffisants et devaient être mis à jour pour tenir compte des développements intervenus entre -temps.

Elle doit préparer une demande qui sera présentée au Fonds spécial des Nations Unies en vue du finan-

notamment qu'on mette en place des distributions d'eau saine. A cette fin, il faudrait créer des écoles de génie sanitaire dans les principales villes et dans les provinces. Pour le moment, l'enseignement des techniques d'assainissement est dispensé par l'Institut

cement d'un plan comportant deux parties: étude préliminaire d'un réseau d'égouts et d'une station

de Technologie de Bandung, par l'Académie des

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- SEPTIhME ShANCE

421

Inspecteurs sanitaires et par des écoles de techniciens de l'assainissement. Il faudrait également que le personnel de lutte antipaludique soit intégré dans les équipes de santé publique s'occupant de l'assainissement. La responsabilité des approvisionnements

est si bien parvenu à intéresser à la question la Banque

en eau est partagée entre le Ministère de la Santé, le Ministère des Travaux publics, et l'Institut de Technologie. Le Gouvernement indonésien serait très reconnaissant à l'OMS de l'aider à créer les écoles

interaméricaine de Développement que le premier prêt de la Banque a été consenti pour un programme d'approvisionnement en eau à Arequipa, Pérou. Le Dr Juricic souligne combien il est important d'aider au financement des programmes d'approvisionnement en eau des secteurs ruraux. Au Chili, un projet de grande envergure a été mis en train avec l'aide de la Banque interaméricaine de Développement, qui fournit 50 % des fonds. De leur côté, les administrations rurales apportent leur contribution sous forme de prêts et de main- d'oeuvre, mais l'effort devra se

dont le pays a besoin. Il est à noter que, grâce à l'attention accordée aux mesures d'hygiène générale et aux approvisionnements

en eau saine, on n'a enregistré aucune poussée de choléra ni de maladies diarrhéiques parmi le million d'habitants de Solo récemment victimes des inondations. Le Dr SAYCOCIE (Laos) annonce qu'avec l'aide du Gouvernement japonais, le réseau de distribution

poursuivre pendant de nombreuses années

si

l'on veut atteindre le but fixé. Le Dr Juricic remercie

l'OMS et le FISE de l'assistance qu'ils ont prêtée au Chili et espère que ces deux organisations continueront l'ceuvre qu'elles ont entreprise.

d'eau de Vientiane a été terminé en 1965. L'usine fonctionne bien et l'on s'emploie actuellement à développer les installations de manière à desservir tous les quartiers de la capitale. Dans le cadre des programmes d'approvisionnement en eau des secteurs

ruraux, on a construit à Thadeua, avec l'aide de l'OMS, des puits qui alimentent en eau potable quelque 10 000 villageois. D'autre part, l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique aide le Gouvernement à exécuter des programmes d'approvisionnement en eau dans les villages de neuf régions de développement rural et dans les camps de réfugiés.

Le Dr KEITA (Tchad) rappelle que les maladies intestinales d'origine hydrique constituent l'une des plus graves menaces à la santé publique auxquelles le Tchad doive faire face: le taux de morbidité s'élève en effet à 37 % et le taux de mortalité à 17 %. Aussi le problème de l'approvisionnement public en eau est -il

prioritaire au Tchad, pays aux trois quarts

désertique, qui a connu en 1965 une très grave épidémie

d'hépatite à virus. Grâce à l'aide de l'OMS et du FISE, un projet important est actuellement en cours d'exécution; l'OMS a prêté les services d'un ingénieur sanitaire tandis que le FISE a octroyé des bourses à douze étudiants suivant un cours de santé publique.

Malgré ces efforts, l'approvisionnement en eau de nombreuses villes des provinces laisse beaucoup à désirer; certaines agglomérations en sont totalement dépourvues. Enfin, plus de 10 000 villages n'ont ni adductions d'eau ni sources d'eau potable. Le problème des adductions d'eau est étroitement lié à celui de l'évacuation des eaux usées. A cet égard, le Gouvernement du Laos souhaite attirer l'attention

Les six villes principales du Tchad sont seules à posséder un réseau d'alimentation en eau. Pour le reste du territoire, il y a 78 puits, mais l'eau potable fait souvent défaut car on manque de personnel de laboratoire et de personnel d'entretien et les puits ne sont pas construits selon les normes. L'ingénieur sanitaire envoyé par l'OMS a ouvert un centre pilote dans un village de 300 habitants (Mandelia, à 50 km de Fort -Lamy), et au bout de quatre mois le taux d'infection intestinale était tombé de 75 % à 15 %. Devant ces résultats probants et même spectaculaires, le Gouvernement serait heureux de voir s'intensifier l'assistance de l'OMS et du FISE. La délégation du Tchad félicite le Directeur général du rapport qu'il a présenté et appuie pleinement le projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R32 ainsi que les amendements proposés.

de l'OMS sur la situation de Vientiane, où l'on a terminé l'étude d'un réseau d'égouts mais où l'on manque des moyens

financiers nécessaires pour

exécuter les travaux de construction. Ayant appris que l'OMS et l'Organisation des Nations Unies se sont entendues pour collaborer aux projets du Fonds spécial concernant l'habitat, l'assainissement, l'approvisionnement en eau et les égouts, le Dr Saycocie souligne que leur assistance serait très utile à Vientiane où l'accroissement de la population crée des problèmes

n'est pas dotée prochainement de bons approprié.

sanitaires qui deviendront insurmontables si la ville services

Le Dr ALAN (Turquie) déclare que la délégation turque attache beaucoup d'importance au programme

d'approvisionnement public en eau de l'OMS et remercie l'Organisation d'avoir soutenu les projets exécutés dans son pays, qui sont mentionnés dans l'annexe 1 du rapport du Directeur général. En ce qui concerne la responsabilité des approvisionnements publics en eau, certains délégués ont dit qu'elle devrait incomber au ministère de la santé, d'autres au ministère des travaux publics ou à quelque

d'approvisionnement en eau et d'un réseau d'égouts Le Dr JuRICIC (Chili) remercie le Directeur général

de son remarquable rapport qui, joint à une publication de l'OPS intitulée Facts, donne une idée précise de ce qui a été fait dans le domaine des approvisionnements publics en eau. Il faut tout spécialement féliciter le Bureau sanitaire

panaméricain d'avoir fixé des objectifs de dix ans dans la Charte de Punta del Este. En outre, le Bureau

organisme tiers. Etant donné que les constitutions et les administrations diffèrent d'un pays à l'autre, le Dr Alan estime que c'est à chaque gouvernement qu'il appartient de déterminer quelle sera l'autorité

422

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTé, PAR1`IE IT

chargée des approvisionnements en eau. Le Conseil

exécutif a donc fort bien fait de tenir compte des différentes solutions possibles et de recommander au

paragraphe 1 du projet de résolution proposé une série de mesures fort importantes, notamment celle qui fait l'objet de l'alinéa iv) préconisant « que des communications directes soient établies entre les autorités responsables de la planification et de l'approvisionnement public en eau et les ministères de la santé, afin que les répercussions sanitaires des travaux

des Nations Unies, l'Organisation doit élaborer des projets types et une documentation technique, élargir l'assistance fournie pour la recherche et l'évaluation des moyens et méthodes qui permettront la mise en valeur des ressources disponibles et l'établissement

de plans de développement, continuer à accorder l'aide nécessaire pour la formation de cadres techniques nationaux qui puissent ensuite s'occuper de ces problèmes dans leur propre pays, et préparer de nouvelles monographies sur les divers aspects de l'approvisionnement en eau potable et de l'élimination des matières usées.

soient dûment prises en considération dans l'élaboration des projets d'approvisionnement public en

eau ». En donnant suite à cette recommandation, chaque pays pourra résoudre lui -même ses problèmes.

Le Dr Alan félicite le Directeur général de son excellent rapport et appelle l'attention des délégués sur la déclaration du Président général des discussions techniques à la Dix- Septième Assemblée mondiale de

La délégation roumaine votera les amendements proposés par les délégations de l'Union soviétique, des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) estime que, dans le texte anglais, le mot « mainly » conviendrait

la Santé, qui est citée à la fin du rapport, et dont le délégué des Pays -Bas a déjà parlé. Le Directeur général a indiqué qu'il était désireux de faire davantage,

mieux que le mot « primarily » dans le nouveau paragraphe que la délégation de l'URSS propose d'insérer dans le préambule. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes

mais qu'il n'avait pas les moyens nécessaires pour répondre à toutes les demandes d'assistance. L'Assemblée se doit donc de prendre les mesures voulues pour

permettre au Directeur général de développer les activités de l'Organisation dans le domaine des approvisionnements publics en eau. C'est pourquoi le Dr Alan appuiera les amendements proposés par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni, ainsi que la proposition de la délégation

soviétiques) accepte cette suggestion.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) remercie le Directeur

général de son rapport et le Conseil exécutif de sa résolution. La délégation de l'Irak donne son appui à tous les amendements qui ont été proposés et en particulier à celui de la délégation du Royaume -Uni: il

de l'Union soviétique tendant à ajouter un nouvel alinéa au préambule. En revanche, il ne comprend pas très bien pourquoi la délégation de l'URSS propose de remplacer les mots « le degré voulu de priorité » par les mots « l'attention voulue » dans le nouvel alinéa iii) rédigé par la délégation des Etats-

est très important d'éclaircir la situation, et

le

Dr Al -Wahbi voudrait savoir comment les fonds seront répartis.

Unis. Il semblerait en effet plus opportun d'inviter

un personnel et des ressources qui permettent à

les Etats Membres à accorder à la nécessité de prévoir

Il a déjà été dit, dans la discussion du budget, que les projets d'assainissement et notamment les projets d'approvisionnement en eau se prêtent particulièrement bien à un financement par le Fonds spécial

l'Organisation d'atteindre les buts qu'elle s'est fixés non pas l'attention mais la priorité voulue. Le Dr ALDEA (Roumanie) accueille avec satisfaction

des Nations Unies. Le Dr Al -Wahbi se permet de rappeler au Directeur général combien les pays en voie de développement, au nombre desquels figure

l'Irak, ont besoin d'une assistance - par l'envoi de consultants ou de tout autre façon - pour l'éta-

les recommandations concernant l'approvisionnement public en eau qui figurent au paragraphe 1 du projet de résolution que le Conseil exécutif propose d'adopter. Le programme de la Roumanie tient déjà compte de presque toutes ces recommandations. Il existe entre le Comité d'Etat pour les Eaux et l'Inspection sanitaire de l'Etat une étroite liaison qui est consacrée dans les diverses lois, dispositions et normes relatives à

blissement des demandes à présenter au Fonds spécial et à la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, en vue d'obtenir une aide pour des programmes d'approvisionnement public en eau. Les fonds qu'exigent ces programmes sont si consi-

dérables qu'il faut faire appel à tous les moyens de financement possibles.

l'approvisionnement en eau potable. Les plans de développement, notamment le plan quinquennal qui s'achèvera en 1970 et prévoit l'installation de 30 000 kilomètres de conduites d'eau, tiennent

Le Dr Hsu (Chine) déclare que sa délégation est satisfaite des activités de l'OMS qui sont exposées dans le rapport du Directeur général. Elle apprécie vivement le fait que ce rapport cite le cas de la Répu-

compte aussi des recommandations et des études des autorités sanitaires. Le Comité d'Etat pour les Eaux a le contrôle des bassins naturels et de l'utilisation

blique de Chine (Taiwan) comme un bon exemple de l'assistance fournie par l'OMS pour des enquêtes pré- investissement et des activités de formation.

Le Gouvernement a accepté les recommandations de l'OMS et a entrepris en 1963 un plan quinquennal de développement de l'approvisionnement public en eau. L'objectif visé est de porter à 41,5 % la proportion de la population desservie en eau sous canalisations;

des eaux, tandis que les autorités sanitaires ont le contrôle de la qualité de l'eau dans les villes. La délégation roumaine estime que, pour permettre l'intensification des efforts de l'OMS et du Fonds spécial

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- SEPTIàME SEANCE

423

en 1964, la proportion atteinte était de 32,17 %. Il faudra pour cela $22 000 000. D'autre part, pour augmenter les ressources en eau, on a construit dans le nord de la province, il y a déjà deux ans, un grand barrage de retenue qui permet d'approvisionner un

tions qu'ils doivent observer à l'égard de l'eau.

Il est certes important de développer des services de laboratoire pour le contrôle de la qualité de l'eau de boisson, mais il serait vain d'envisager qu'on puisse

million de personnes; un autre barrage beaucoup plus important est en construction dans le sud.

dès maintenant installer partout des laboratoires dotés d'un personnel hautement qualifié et d'un matériel coûteux. L'OMS cherche à recommander aux gouvernements de créer des laboratoires simples

La mise en oeuvre d'un plan quinquennal pour l'amélioration de l'approvisionnement en eau dans les zones rurales a commencé en 1963 avec l'aide du

permettant des contrôles faciles, mais sûrs. Pour l'avenir, l'Organisation a l'intention d'étudier la

FISE. On doit construire cinq cents installations simples pour alimenter deux millions de personnes vivant dans des agglomérations rurales de moins de 2500 habitants. En 1965, on avait terminé la construction de soixante -six installations et l'achèvement de quatre -vingt seize autres est prévu pour 1966. Malgré ces efforts, on doit constater que les réalisations sont encore loin d'être satisfaisantes et qu'il faudra rechercher une aide extérieure. Le Directeur général a déclaré dans son rapport

situation en matière d'approvisionnement en eau dans tous les pays, de diffuser les renseignements recueillis à ce sujet et de stimuler l'établissement, à l'échelon national, de normes pour l'eau de boisson.

Le Dr Izmerov demande ensuite au Directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu de répondre aux questions d'ordre technique qui ont été posées. M. ATKINS, Directeur de la Division de l'Hygiène

qu'au rythme auquel s'exécutent actuellement les projets qui doivent fournir aux pays en voie de déve-

du Milieu, exprime sa satisfaction devant le déroulement de la discussion et les suggestions constructives

loppement de l'eau salubre en quantité suffisante, il est probable que l'objectif fixé par l'OMS - cependant modeste et conforme aux possibilités réelles -

ne sera atteint que si toutes les parties intéressées accentuent considérablement leurs efforts. Cette déclaration montre bien quelle est la situation mondiale

pour ce qui est de ce problème. C'est pourquoi la délégation de la Chine votera la résolution recommandée par le Conseil exécutif. Le Dr IzMEROv, Sous -Directeur général, déclare

qui ont été faites par les délégués et qui seront pleinement prises en considération pour guider l'OMS dans l'exécution de son programme. Le délégué de l'Iran a fait observer que l'annexe 1 du rapport du Directeur général n'indique que onze projets bénéficiant d'une aide du FISE. En fait, une trentaine d'autres projets intéressant l'approvisionnement en eau bénéficient également de l'aide du FI SE,

mais l'annexe considérée ne fait état que des projets dont l'élément principal est l'approvisionnement en eau. M. Atkins est heureux que ce point ait été signalé;

que le Secrétariat a suivi la discussion avec grand intérêt et avec une vive satisfaction. Les gouvernements

l'aide du FISE a été très utile pour l'exécution du programme d'approvisionnement public en eau et l'on espère qu'elle pourra encore s'accroître dans ce domaine.

consacrent de plus en plus d'attention au problème de l'approvisionnement public en eau et prennent conscience des conséquences désastreuses qu'entraînent

En ce qui concerne la nécessité d'intensifier la recherche et de développer les activités, qui a été mentionnée par le délégué du Pakistan, le Secrétariat pense qu'il faudrait améliorer et simplifier les projets de construction conçus pour les installations urbaines

les maladies d'origine hydrique pour la santé et la vie économique des nations. L'Organisation ne s'occupe pas de la construction proprement dite de systèmes d'approvisionnement en eau dans les pays. Sa tâche

est de fournir une assistance technique sous forme de services de consultants et de personnel qui aident les gouvernements à résoudre leurs problèmes dans ce domaine. Un comité d'experts établit des normes internationales concernant l'eau de boisson et recommande aux Etats Membres de les appliquer.

et rurales afin d'assurer la distribution d'une eau salubre tout en tirant le meilleur parti possible des matériaux d'origine locale. Il faut aussi, bien entendu, simplifier la gestion. Enfin, il faut encourager la

fabrication de certains types de matériel, comme les

canalisations en matière plastique. On s'occupera particulièrement de cette question à l'avenir. En ce qui concerne la question de l'organisme qui doit être chargé de l'approvisionnement en eau, les structures administratives varient d'un pays à l'autre et imposent des types différents d'organisation. Il semble toutefois qu'il y ait un principe fondamental:

Les observations faites par les membres de la Commission seront très utiles au Secrétariat pour l'organisation et l'orientation de ses travaux. Le plus important, comme il ressort de la discussion, c'est la formation du personnel d'encadrement, que l'on peut diviser en deux catégories; d'une part, les ingé-

nieurs qui trouveront et capteront l'eau, et dont le rôle est particulièrement important dans les zones rurales où il faut tirer le meilleur parti possible des ressources locales; d'autre part, le personnel chargé de surveiller la qualité de l'eau et qui doit, cela va de soi, bien connaître aussi les méthodes d'éducation sanitaire. Il faut en effet informer les gens des précau-

c'est la consommation humaine qui exige les plus grosses quantités d'eau et l'absence des mesures de protection qui conviennent entraîne des dangers. Si l'on considère l'énorme tribut que prélèvent les maladies d'origine hydrique sur la population du monde, il faut admettre que les institutions sanitaires ont un rôle capital à jouer dans le domaine de l'approvisionnement en eau. L'approvisionnement des villes est extrêmement complexe; il fait intervenir des

424

bIX- NEUVIàME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

intérêts et des organismes nombreux; mais si l'eau destinée à la consommation humaine vient au premier

rang dans l'ordre des priorités, l'institution sanitaire doit avoir véritablement un rôle directeur dans l'exploitation des ressources en eau comme dans la distribution et le contrôle de la qualité de l'eau; il importe d'assurer un approvisionnement suffisant, mais aussi d'éviter que l'eau ne véhicule des maladies. Le PRÉSIDENT déclare close la discussion générale. Les délégués peuvent maintenant présenter des obser-

compris l'approvisionnement en eau, pourrait être considérée comme une ingérence dans les affaires intérieures des Etats. L'Assemblée mondiale de la Santé émet souvent des recommandations mais elles n'obligent pas les gouvernements à changer leur constitution ou leur structure administrative. La seconde raison est qu'en l'occurrence le Professeur Ferreira parle

en qualité de représentant

d'un gouvernement qui lui a donné des recommandations spéciales à ce sujet et non pas simplement

en son nom personnel. Les organismes qui sont indépendants d'un ministère de la santé publique

vations sur les amendements qui ont été proposés par les délégations du Brésil, de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique.

chargés de l'approvisionnement en eau mais qui sont négligent les aspects liés à la santé publique, de sorte qu'il serait souhaitable que cette question passe sous la responsabilité des autorités sanitaires. Ce problème

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) exprime l'espoir que la délégation du Brésil retirera l'amendement qu'elle a proposé et qui semble vouloir dire aux gouvernements

de la responsabilité est particulièrement important dans le cas des petites collectivités isolées à l'égard

desquelles on observe un manque d'intérêt parce que la construction des installations n'est pas rentable.

comment ils doivent organiser leur propre administration. Il estime que ce n'est pas là le rôle de l'OMS Le Professeur GERfc (Yougoslavie) partage cette. opinion. Le Dr AL- ADWANI (Koweït) estime que l'amendement proposé par la délégation du Brésil est trop restrictif. En effet, l'approvisionnement public en eau ne concerne pas uniquement les autorités de la santé publique.

Le Dr HAQUE (Pakistan) appuie l'amendement proposé par le délégué du Brésil. A son avis, il faut

bien admettre que l'approvisionnement public en eau ne peut être organisé sans la participation active des autorités sanitaires. Cette participation pose néanmoins des problèmes administratifs dans certains pays. L'idée maîtresse de la proposition du délégué du Brésil est qu'il faut amener les autorités responsables

de l'approvisionnement en eau à prendre :conscience de la nécessité de la participation active des autorités

Le Dr Sow (Mali) déclare qu'il ne peut accepter l'amendement de la délégation du Brésil.

sanitaires. Le Dr Hague ne voit aucune raison de s'opposer à ce qu'on en fasse la suggestion aux gouvernements, qui seront libres de s'y conformer ou nom, comme bon leur semblera.

Le Dr ALAN (Turquie) répète qu'il appartient à chaque pays de décider quelle est l'autorité compétente. Il ne peut donc accepter l'amendement de la délégation du Brésil.

Le Dr KEITA (Guinée) approuve l'ammendement proposé par la délégation du Royaume -Uni. Dans son pays, le ministère qui s'occupe du problème de l'eau a des rapports harmonieux avec le Ministère

Le Dr MERRILL (Etats -Unis d'Amérique) accepte

de la Santé publique:

il

ne pourra donc voter

l'amendement proposé par la délégation de l'Union soviétique. D'autre part, si la procédure doit s'en trouver simplifiée, il est disposé à incorporer l'amendement présenté par le délégué du Royaume -Uni à l'amendement qu'il a lui -même proposé.

l'amendement proposé par la délégation du Brésil. Le PRÉSIDENT rappelle à la Commission les articles 65 et 66 du Règlement intérieur de l'Assemblée

mondiale de la Santé, qui stipulent que l'Assemblée

vote d'abord sur la proposition que le Président M. AssAR (Iran) déclare que sa délégation ne peut

accepter l'amendement de la délégation du Brésil car, en Iran, l'eau et l'énergie dépendent de deux ministères différents. A propos de l'amendement présenté par la délégation du Royaume -Uni, il se demande si le rapport sur l'état d'avancement du programme ne pourrait pas être présenté à la Vingtième

estime s'éloigner le plus, quant au fond, de la proposition primitive. Il met donc aux voix l'amendement présenté par la délégation du Brésil. Décision :

L'amendement est rejeté par 51 voix

contre 11, avec 17 abstentions. Le SECRÉTAIRE, prenant la parole sur l'invitation du PRÉSIDENT, indique que la proposition de la délé-

Assemblée mondiale de la Santé, au lieu de la Vingt et Unième Assemblée. Le Professeur FERREIRA (Brésil) regrette de ne pas

pouvoir retirer son amendement, pour deux raisons. La première est qu'il ne voit pas en quoi une résolution qui recommanderait de confier aux autorités sanitaires

dements. Le premier (voir page 416), qui tend à modifier l'amendement de la délégation des EtatsUnis d'Amérique, a déjà été accepté par cette délégation; la Commission n'a donc pas à voter sur ce point.

gation de l'Union soviétique comprend deux amen-

la responsabilité des questions d'assainissement, y

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : DIX- SEPTIÈME SÉANCE

425

Le deuxième amendement tend à l'insertion d'un nouvel alinéa après le quatrième considérant du projet de résolution contenu dans la résolution EB37.R32. Modifié suivant la proposition faite par la délégation

entre les programmes d'approvisionnement public en eau et la santé publique;

de la Nouvelle -Zélande, qui a été acceptée par la délégation de l'Union soviétique et qui ne porte que sur le texte anglais, le texte de ce nouveau paragraphe est le suivant:

Notant les résultats obtenus par l'OMS, avec un personnel et des ressources limités, dans ses efforts pour mobiliser des appuis techniques et financiers en faveur d'enquêtes pré- investissement et de programmes de construction; Reconnaissant que ces résultats, si appréciables qu'ils soient, ne suffisent pas à répondre aux

Reconnaissant que le rôle de l'OMS doit se situer principalement sur le plan des rapports entre

les programmes d'approvisionnement public en eau et la santé publique; Le PRÉSIDENT met cet amendement aux voix.

besoins croissants de populations toujours plus nombreuses, qui s'ajoutent à l'arriéré accumulé au cours des années passées; et Considérant la grande importance que présente le développement de l'approvisionnement rural

Décision: L'amendement est adopté par 75 voix, sans opposition, avec 2 abstentions. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement proposé

en eau pour l'amélioration de la santé publique et le développement économique, notamment agricole, ainsi que pour le progrès social, 1

par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, tel

RECOMMANDE aux Etats Membres : i)

qu'il a été modifié par la délégation de l'Union soviétique.

Décision: L'amendement est adopté par 76 voix, sans opposition et sans abstention. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement présenté par la délégation du Royaume -Uni de Grande -

que soient définis, dans chaque pays, des buts et des programmes réalistes en vue de combler les lacunes actuelles et de pouvoir répondre à l'avenir aux besoins de la collectivité au fur et à mesure de leur accroissement;

ii)

que soient créés, partout où la nécessité

en apparaîtra, des organismes locaux, régionaux

Bretagne et d'Irlande du Nord. Décision: L'amendement est adopté par 76 voix, sans opposition, avec 3 abstentions. Le PRÉSIDENT met aux voix l'ensemble du projet

ou nationaux fonctionnant en étroite collaboration avec les administrations de la santé et responsables de la planification, de la construction et de l'exploitation des systèmes d'approvi-

de résolution tel qu'il a été modifié. Ce projet de résolution est ainsi conçu: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

sionnement en eau, ces organismes devant être investis de tous les pouvoirs juridiques, fiscaux, financiers et administratifs nécessaires à leur bon fonctionnement; iii) que les ministères de la santé continuent d'encourager et d'appuyer les efforts des autres organismes nationaux qui sont responsables

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'approvisionnement public en eau; Réaffirmant les principes approuvés dans la

de la planification et de l'exécution des programmes d'approvisionnement public en eau; iv) que des communications directes soient

résolution WHA17.40 pour le lancement et

le

établies entre les autorités responsables de la planification et de l'approvisionnement public en eau et les ministères de la santé, afin que les répercussions sanitaires des travaux soient dûment

développement de programmes nationaux; Reconnaissant que la fourniture d'eau potable en quantités suffisantes est non seulement indis-

prises en considération dans l'élaboration des projets d'approvisionnement public en eau; v) qu'il soit tiré tout le parti possible de l'assistance technique et des prêts offerts par les institutions internationales et autres pour l'aménagement de distributions d'eau;

pensable pour la protection et la promotion de la santé individuelle et de la santé publique, mais constitue aussi l'un des facteurs qui conditionnent le progrès économique et social, notamment le développement industriel et l'amélioration du logement;

Notant que, bien organisés et gérés de façon économique, les services d'approvisionnement en eau sont considérés de plus en plus par les insti-

tutions de crédit internationales, bilatérales

que soit régulièrement tenu dans chaque pays un état des besoins et des mesures prises pour les satisfaire, aux fins de comparaison avec les buts et les programmes nationaux qui pourraient être ainsi périodiquement revus; vi)

et

nationales comme un secteur oíù des investissements sont justifiés;

que les gouvernements montrent qu'ils appuient le programme d'approvisionnement vii)

Reconnaissant que le rôle de l'OMS doit se situer principalement sur le plan des rapports

public en eau de l'Organisation mondiale de la Santé en versant des contributions au compte spécial créé à cet effet; et

426 viii)

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

qu'ils développent les approvisionnements ruraux en eau en utilisant des matériaux faciles à obtenir;

Le Dr Sow (Mali) estime que le texte dont la Commission est saisie traduit une meilleure compréhension du problème que celle qui s'était manifestée à la séance précédente, lorsque le délégué du Royaume Uni avait présenté son amendement.

INVITE les Etats Membres à créer, par voie d'accord international, une commission fluviale 2.

appropriée dans tous les cas où les eaux d'un fleuve international doivent être utilisées pour

la consommation humaine; et 3.

Il voudrait cependant savoir pourquoi l'idée des tableaux nationaux d'experts, recommandée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R8, a été omise.

PRIE le Directeur général:

de poursuivre sa coopération avec les Etats Membres et avec les institutions internationales et autres pour susciter et encourager la mise en train de programmes d'approvisionnement public en eau; ii) d'intensifier l'assistance aux Etats Membres pour les programmes d'approvisionnement rural en eau; iii) d'accorder l'attention voulue, dans les futurs programmes et budgets ordinaires, à la nécessité i)

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL précise que le projet de

résolution sur lequel porte l'amendement proposé est celui qui figure dans le document relatif aux rapports de comités d'experts qui a été présenté à la Commission par le Secrétariat. En fait, le Conseil exécutif n'a pas recommandé l'adoption d'une résolution. Le paragraphe sur lequel porte l'amendement est ainsi rédigé: SUGGÈRE que les Etats Membres instituent un tableau national d'experts chargés d'examiner attentivement les recommandations des comités

de prévoir un personnel et des ressources qui permettent à l'Organisation d'exercer son rôle directeur et de réaliser les activités inscrites à son programme, de manière à atteindre les buts recommandés par le Directeur général à la Dix Septième Assemblée mondiale de la Santé; et iv)

d'experts dans le contexte du développement de leur programme national de santé. Le Dr Sow (Mali) répète qu'il voudrait néanmoins

de faire rapport à la Vingt et Unième

Assemblée mondiale de la Santé sur l'état d'avanévaluant le montant du programme, des dépenses annuelles supplémentaires qui

demander aux auteurs de l'amendement pourquoi l'idée contenue dans la résolution EB37.R8 a été supprimée.

seraient à prévoir.

Décision: Ce projet de résolution est approuvé par 82 voix, sans opposition, avec 2 abstentions.1 2.

Le Dr EVANG, représentant du Conseil exécutif,

remercie le délégué du Mali de ses observations, mais déclare que le texte modifié dont la Commission est maintenant saisie sous forme d'amendement correspond parfaitement au but que le Conseil visait lorsqu'il a recommandé à l'Assemblée d'adopter une résolution. Le Dr KEITA (Guinée) n'est pas satisfait de l'expli-

Rapports des comités d'experts (suite de la seizième séance, section 6) Ordre du jour, 2.16

Le PRÉSIDENT indique que la Commission est

maintenant saisie d'une proposition des délégations de l'Australie, de l'Equateur, de l'Irak, du Pakistan, des Pays -Bas et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord, tendant à remplacer le dispositif

cation qui a été donnée de l'intention du Conseil exécutif par son représentant. Lorsque le Conseil exécutif a discuté le problème, il a introduit l'idée de tableau national d'experts. Les pays ne sont pas obligés de considérer comme sacro- saintes les recom-

du projet de résolution relatif aux rapports des comités d'experts (voir page 410) par le texte suivant: SUGGÈRE que les Etats Membres veillent à donner une large diffusion aux recommandations des comités d'experts et à assurer la meilleure application

possible de ces recommandations selon qu'il leur paraît approprié dans le contexte du développement de leur programme national de santé.

mandations des experts désignés par l'OMS et c'est pour cette raison qu'il avait été décidé de suggérer aux pays d'instituer des tableaux nationaux d'experts. Les gouvernements ne doivent pas se sentir liés par les recommandations, fondées sur des connaissances théoriques, de groupes d'experts de l'OMS, composés

Cet amendement remplace les amendements qui avaient été présentés lors des débats sur ce point à

parfois uniquement de représentants de pays qui ne connaissent ni l'onchocercose, ni le paludisme. Il a donc été suggéré d'instituer dans chaque pays un tableau national d'experts qui pourrait examiner les décisions des experts de l'OMS et faire des recom-

la séance précédente.

mandations au gouvernement. Le texte de l'amen1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.50.

dement ne suit donc pas la recommandation du Conseil exécutif dont la résolution EB37.R8 comporte un paragraphe 2 rédigé comme suit:

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -HUITIÈME SÉANCE

427

RECOMMANDE à l'Assemblée mondiale de la Santé

La délégation des Pays -Bas aurait préféré l'amen-

d'adopter une résolution suggérant aux Etats Membres d'instituer, partout oà cela sera possible,

dement présenté par la délégation de l'Equateur lors de la précédente séance, mais elle peut accepter

un tableau national d'experts chargés d'examiner les recommandations des comités d'experts. Le Dr JALLOUL (Liban) partage l'opinion exprimée par le délégué de la Guinée. Il est arrivé que des comités

l'amendement commun dont la Commission est maintenant saisie.

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

Bretagne et d'Irlande du Nord) partage l'opinion exprimée par le délégué des Pays -Bas. En soulevant la question des tableaux nationaux d'experts, il avait seulement voulu éviter qu'on ne dise aux pays

d'experts de l'OMS produisent des documents sans formuler à l'intention des ministères de la santé publique une recommandation concernant les mesures à

prendre. L'institution d'un tableau national d'experts serait utile au ministère de la santé et à tout le pays. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) estime que l'amendement en discussion ne concorde pas avec le para-

comment résoudre chez eux des problèmes qu'ils connaissent mieux que quiconque. Son intention était donc en fait l'inverse du paternalisme. Le projet

graphe 2 de la résolution EB37.R8, qui est clair, bref et précis. La délégation de l'Algérie votera contre cet amendement, qu'elle juge paternaliste. Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) souligne que la situation est très variable selon les pays. Les mots eux -mêmes ont des significations différentes et peuvent

de résolution primitivement porté à l'attention de la Commission vise uniquement l'institution d'un tableau national d'experts et Sir George Godber a pensé que les gouvernements ne voudraient pas tous avoir recours à ce système. Il aurait pu accepter un amendement qui aurait suggéré l'institution d'un tableau d'experts ou le recours à quelque autre mesure,

mais limiter la suggestion à conseiller l'institution d'un tableau d'experts est une solution trop restrictive. Le Dr MONTALVÁN (Equateur), parlant en qualité

être mal interprétés. Le tableau national d'experts dont il est question dans la résolution EB37.R8 pourrait, en fait, constituer une entrave dans certains pays. Le Dr Kruisinga ne pense pas que tous les pays

d'un des auteurs de l'amendement, déclare que la recommandation faite dans la résolution E1337.R8 et tendant à l'institution de tableaux nationaux d'experts est excellente. Toutefois, l'objectif principal

aient nécessairement besoin de l'appareil suggéré

par l'OMS pour porter les rapports des comités

d'experts à la connaissance des groupes intéressés : il faut laisser à chacun le soin de décider de la meilleure procédure à suivre. La délégation des Pays -Bas ne voudrait pas suggérer à l'administration sanitaire nationale d'instituer un tableau national d'experts, car une telle suggestion pourrait être mal interprétée. Ce qui importe, c'est de donner aux rapports la plus large diffusion et d'assurer aux recommandations la meilleure application possible.

de la recommandation est d'assurer la plus large diffusion et la meilleure application possible des rapports des comités d'experts, et les auteurs de

l'amendement ont estimé que la meilleure façon d'atteindre cet objectif serait de laisser chaque pays libre d'examiner lesdits rapports, de leur donner la plus large diffusion et de tirer des recommandations le meilleur parti possible. La séance est levée à 12 h. 45.

DIX -HUITIÈME SÉANCE Jeudi 19 mai 1966, 14 h. 30 Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Rapports des comités d'experts (suite)

RECOMMANDE aux Etats Membres d'adopter les

Ordre du jour, 2.16

mesures appropriées pour donner le maximum de diffusion aux rapports des comités d'experts dans les milieux intéressés et de tirer tout le parti possible des recommandations et des suggestions qui y sont contenues.

Le PRÉSIDENT rappelle que la Commission doit examiner un amendement, présenté par la délégation de l'Australie et cinq autres délégations (voir page 426),

au projet de résolution sur les rapports des comités d'experts. En outre un autre amendement a été soumis par la délégation de l'Equateur, dont le texte est ainsi libellé:

Le Dr BA (Sénégal) déclare qu'il ne voit pas de divergence fondamentale entre les diverses opinions exprimées par les délégués: tous semblent s'accorder

428

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

à reconnaître que les recommandations des comités d'experts de l'OMS doivent être largement diffusées et à souhaiter qu'elles soient appliquées le plus possible, compte tenu des besoins et des circonstances

demandé pourquoi l'amendement proposé par les six délégations ne faisait pas mention des tableaux nationaux d'experts.

propres à chaque pays. Ce sont là les deux points essentiels et toute résolution qui les réaffirmera lui donnera satisfaction. La différence principale entre les divers amendements proposés semble porter sur la question de l'institution de tableaux nationaux d'experts. Presque tous les amendements proposés recommandent aux Etats Membres d'adopter des mesures appropriées, parmi lesquels il semble qu'on puisse comprendre l'institution de ces tableaux nationaux. Il est probablement inutile de citer dans une résolution les mesures que les Etats pourraient prendre, du moment que l'on voit nettement l'interprétation à donner à l'expression « mesures appropriées ».

Le Dr HAPPI (Cameroun) précise que l'opinion qu'il avait exprimée en qualité de membre du Conseil exécutif se reflète exactement dans le projet de résolution primitif dont a été saisie la Commission. Comme l'a dit le délégué de la Guinée, les rapports

des comités d'experts de l'OMS ont assez souvent un caractère théorique et il faut adapter les recommandations qu'ils contiennent aux nécessités locales. C'est pourquoi il serait bon que des experts nationaux soient chargés de les étudier et d'en dégager ce qui

est utilisable dans tel ou tel contexte particulier. Le Dr Happi préfère donc que le projet de résolution ne soit pas modifié. Le Dr Sow (Mali) rappelle que la résolution EB37.R8 recommandait à l'Assemblée d'adopter une résolution suggérant aux Etats Membres d'instituer un tableau national d'experts « partout où cela sera possible »,

opposition entre les tableaux nationaux d'experts et les comités d'experts de l'OMS, puisque dans l'un conformément aux critères établis.

D'autre part, on voit mal qu'il puisse y avoir

et l'autre cas la désignation des experts se ferait Le Dr Bâ estime que le texte de l'amendement proposé à la séance précédente par six délégations (voir page 426) est un peu lourd; l'amendement proposé par la délégation de l'Equateur n'en diffère guère quant au fond, et la version française, du moins, en est plus claire et plus simple. Peut -être le Secrétariat

ce qui laissait aux Etats Membres la possibilité de décider s'ils jugeaient bon de le faire ou non.

Il semble donc qu'en insérant ces mêmes mots « partout où cela sera possible » dans le projet de résolution dont la Commission est saisie on résoudrait la difficulté. Peut -être le délégué du Royaume -Uni pourrait -il suggérer un texte approprié, puisqu'il envisageait déjà la possibilité d'un compromis entre le projet de résolution original et l'amendement des six délégations ?

pourrait -il retoucher le texte de l'amendement des six délégations ?

Le Dr HAQUE (Pakistan) dit que l'amendement des six délégations a été présenté parce que la majorité des délégués estiment qu'il ne serait pas pratique que

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) propose la rédaction suivante: SUGGÈRE que les Etats Membres veillent à donner une large diffusion aux recommandations des

chaque Etat Membre doive instituer un tableau national d'experts unique; il existe actuellement

deux cents comités d'experts qui sont spécialisés

dans deux cents disciplines différentes et qui établissent

deux cents rapports; on ne peut penser raisonnablement que la compétence d'un tableau national d'experts puisse s'étendre à un si grand nombre de domaines. Certains pays développés seraient peut être en mesure d'instituer un tableau suffisamment

comités d'experts en les référant à un tableau

national d'experts ou de toute autre manière, afin d'assurer la meilleure application possible de ces recommandations dans le contexte du déve-

loppement de leur programme national de santé. Le Dr KEITA (Guinée) et le Dr Sow (Mali) approuvent entièrement cet amendement. Le PRÉSIDENT met aux voix l'amendement des six

large. Pour sa part, le Pakistan a créé un conseil médical de vingt et un membres qui est chargé des problèmes de l'enseignement médical, mais il ne lui est guère possible, non plus d'ailleurs qu'à de nombreux autres pays, d'instituer un tableau national

voulues pour étudier les problèmes relatifs à deux cents domaines très complexes.

d'experts qui groupe à lui

seul les compétences

délégations dans la version revisée proposée par le délégué du Royaume -Uni.

Décision: La version revisée de l'amendement est adoptée par 78 voix, sans opposition. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution ainsi modifié. Décision: Le projet de résolution ainsi modifié est approuvé à l'unanimité.' 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.51.

Il semble qu'en adoptant la résoltution EB37.R8 le Conseil exécutif ait voulu éviter que les rapports des comités d'experts ne soient considérés par les ministères de la santé comme des documents à classer

et ne restent pratiquement lettre morte; les pays désireux d'instituer des tableaux nationaux d'experts

chargés d'examiner ces rapports peuvent le faire, mais ceux qui n'en ont pas les moyens n'en ont pas l'obligation. Cette explication s'adresse en particulier

au délégué du Mali qui, à la séance précédente, a

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -HUITIÈME SÉANCE

429

2.

Troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde

aux deux autres grands sujets sur lesquels portait le questionnaire : le chapitre 5 (Principales transformations sociales, culturelles et économiques intéressant la situation sanitaire, 1955 -1964) et le chapitre 6 (Planification sanitaire nationale). Les aperçus synoptiques de l'organisation sanitaire nationale de chaque pays ont été présentés tels quels, car la grande diversité des systèmes se prêtait mal à un résumé.

Ordre du jour, 2.14 Le Dr KAREFA- SMART,

Sous -Directeur général,

rappelle, en présentant la question, que le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, qui porte sur la période 1961 -1964, a été établi conformément à la demande faite par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHAI5.43. Il comprend deux parties. La partie I (Etude générale) se compose de neuf chapitres présentant une description analytique de la situation mondiale et la partie Il (Exposés par pays et territoires) contient 111 exposés. Certaines réponses étant parvenues tardivement,

Le chapitre 4 traite des principaux problèmes de santé publique non encore résolus qui présentent de

l'importance sur le plan national et parfois sur le plan international. Un nouveau chapitre (le chapitre 8)

a été consacré au budget des services de santé; de même que les renseignements contenus dans les exposés par pays, ce chapitre met en évidence l'existence de graves disparités entre les moyens financiers des divers pays, comme on l'a signalé fréquemment au cours des débats sur différents points de l'ordre du jour. Le dernier chapitre de la partie I (Résumé

un supplément contenant 24 exposés est présenté sous forme d'addendum à la partie II. Comme les précédents, le présent rapport sur la situation sanitaire dans le monde a été établi d'après les renseignements fournis par les Etats Membres et les Membres associés en réponse à un questionnaire qui leur a été adressé en décembre 1964. A la différence

et conclusions) a pour objet de donner une idée générale des tendances qui se dégagent des divers exposés

et

de

proposer

certaines

conclusions

des précédents, ce questionnaire n'invitait pas les gouvernements à fournir à nouveau des données statistiques qu'ils avaient déjà communiquées soit à l'Organisation des Nations Unies, soit à l'OMS pour la préparation de l'Annuaire de statistiques sanitaires mondiales. Par contre, divers renseignements

d'ensemble. Ces conclusions se résument à quatre constatations principales. En premier lieu, si l'état de santé du monde se situe d'une manière générale à un niveau assez élevé, il n'est pas satisfaisant partout

complémentaires leur étaient demandés: exposé de l'organisation des services nationaux de santé publique;

et on ne peut s'attendre à le voir se maintenir à son niveau présent sans que soient prises les précautions voulues et sans un effort soutenu. En deuxième lieu, on discerne les signes d'une recrudescence de certaines affections et d'une stabilisation des taux de morbidité

exposé des principaux facteurs sociaux, culturels et économiques et autres événements ayant affecté la situation sanitaire du pays pendant la période

et de mortalité. En troisième lieu,

il

y a pénurie

grave de personnel sanitaire et insuffisance marquée

décennale se terminant le 31 décembre 1964; enfin, description de tout plan sanitaire général établi par le gouvernement, avec indication des modalités de

des moyens qui permettraient de le former. Enfin, les moyens financiers dont les pays disposent sont très inégaux, de même que la part de ces moyens qui est affectée à la santé publique. territoires) les

préparation et de coordination avec les plans de évaluation.

développement économique et social, ainsi que des méthodes utilisées pour sa mise en oeuvre et son Dans leurs réponses au questionnaire, les gouvernements ont communiqué une somme considérable de renseignements détaillés et intéressants, et le Directeur général leur en sait le plus grand gré. Ils

La partie II du rapport (Exposés par pays et contient I11

exposés rédigés d'après

ne se sont pas contentés de montrer leur désir de coopération en répondant au questionnaire: ils sont souvent allés jusqu'à joindre à leurs réponses des rapports et des annexes sur des questions spéciales. Il est cependant à déplorer que certains pays se soient bornés à communiquer des renseignements statistiques sans y joindre les exposés qui leur avaient été demandés sur les trois nouveaux sujets indiqués plus haut. Le présent rapport est construit selon le même plan que les précédents. Dans la partie I, le chapitre 2 (Analyse statistique) et le chapitre 3 (Aperçu de la situation épidémiologique) présentent un bilan de la situation dans le monde pendant les dix dernières années. Ce sont encore des vues d'ensemble de la situation mondiale qui sont données dans le chapitre 7 (Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique) et dans les deux chapitres consacrés

renseignements fournis par les gouvernements et elle est complétée par un addendum contenant 24 exposés supplémentaires. Classés par Région, ces 135 exposés se répartissent comme suit: vingt quatre pour la Région africaine, trente -six pour la Région des Amériques, sept pour la Région de l'Asie du Sud -Est, vingt -huit pour la Région européenne, treize pour la Région de la Méditerranée orientale et vingt -sept pour la Région du Pacifique occidental. Des réponses au questionnaire parviennent encore à l'OMS

et les exposés qui seront rédigés sur la base de ces réponses et de toutes celles qui suivront figureront dans la version définitive imprimée du rapport.' Depuis l'établissement du rapport, des réponses ont

été reçues du Tchad, du Ghana, du Panama, de l'Italie et de Singapour, ce qui en porte le nombre total à 140. Les exposés correspondants sont en cours de rédaction et, de même que tous ceux qui auront pu être reçus en temps utile pour que les gouvernements les examinent et les approuvent avant le 31 juillet 1966, ils figureront également dans

le rapport.

' Actes of Org. mond. Santé, 155.

430

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

La longueur de l'exposé consacré à chacun des pays

n'est pas nécessairement proportionnelle à l'importance des problèmes de santé publique qui s'y posent: elle dépend surtout de la quantité de renseignements

PRIE les Etats Membres et les Membres associés de déposer avant le 31 juillet 1966 les renseignements complémentaires ou amendements qu'ils désireraient 2.

voir figurer dans le troisième rapport. II

fournis par le gouvernement. Dans chaque exposé, les renseignements sont, en règle générale, présentés dans l'ordre suivant (bien qu'on ne dispose pas toujours

de renseignements à fournir sous chaque rubrique) : population et autres données biostatistiques pour la période quadriennale considérée; nombre de décès et causes de décès pour les années 1963 ou 1964;

1. PRIE le Directeur général de préparer pour la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé un quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, c'est -à -dire pour la période 1965-

maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées

pour les années 1963 ou 1964; organisation des services de dispensaires

santé publique; hôpitaux, cliniques, et consultations externes; personnel

médical et apparenté; moyens de formation; lutte contre les maladies transmissibles ou non transmissibles; services de vaccination; protection maternelle et infantile, hygiène scolaire, santé mentale et autres services spécialisés; hygiène du milieu; principaux problèmes de santé publique; principales transformations sociales, culturelles et économiques pendant la période 1955 -1964; planification sanitaire nationale;

1968, et de rédiger un schéma du contenu de ce futur rapport qui puisse servir de guide aux Etats Membres dans la préparation de la documentation qu'ils soumettront; et 2. INVITE les Etats Membres et les Membres associés à continuer à s'acquitter des obligations résultant de l'article 61 de la Constitution en fournissant des renseignements pour la préparation de ce quatrième rapport. III

recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique; collaboration internationale; budget de la santé. L'établissement d'une étude aussi vaste, comprenant

PRIE le Directeur général de préparer, après un intervalle de deux ans, un supplément au troisième

rapport sur la situation sanitaire dans le monde, qui contiendra : a) des modifications et une amplification des renseignements précédemment publiés; b) un exposé de la situation sanitaire dans les nouveaux pays; et c) un exposé sur un sujet déterminé. Le Dr AGUILAR (El Salvador) estime que le rapport

un nombre considérable de chiffres et de données concrètes, ne pouvait se faire sans erreurs, surtout dans les exposés par pays et territoires. Le Directeur général espère qu'il ne lui sera pas tenu rigueur des erreurs vénielles. Il se féliciterait d'être saisi de suggestions sur la présentation et la matière des futurs

rapports sur la situation sanitaire dans le monde. Dans certains cas, les statistiques citées se rapportent

non pas à 1963 ou 1964 mais à 1962 ou 1961, ces deux dernières années étant les plus récentes pour lesquelles on ait trouvé des chiffres soit dans les réponses au troisième questionnaire, soit dans la documentation fournie par les gouvernements pour l'Annuaire de statistiques sanitaires mondiales. Le projet de résolution qui sera présenté à la Commission pour approbation et soumission à l'Assemblée plénière permettra aux gouvernements d'envoyer des

donne un aperçu véritablement encyclopédique de la situation sanitaire dans tous les pays du globe et constituera un précieux instrument de comparaison. Il appuie donc le projet de résolution mais voudrait savoir si la période couverte par les renseignements provenant des Etats Membres et des Membres associés

est de quatre ans.

rectifications et il faut espérer qu'ils en profiteront pour communiquer, si besoin est, des renseignements mis à jour. Le Professeur FERREIRA (Brésil), Rapporteur, pré-

Le Dr DIBA (Iran) félicite le Secrétariat de la qualité du rapport très détaillé qu'il a établi. Les renseignements concernant l'Iran n'étant pas tout à fait à jour, il veillera à envoyer, avant le 31 juillet

sente le projet de résolution suivant:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

1966, conformément au projet de résolution, des données qui pourront être insérées dans le rapport final pour compléter ou remplacer le texte actuel. Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) a trouvé dans

Vu l'article 61 de la Constitution, et Prenant acte du troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, préparé par le Directeur général conformément à la résolution WHA15.43, I 1.

rapport une documentation extrêmement intéressante à étudier. Le Directeur général a eu tout à fait raison de demander aux gouvernements de présenter d'une manière uniforme les statistiques le

REMERCIE les Etats Membres et les Membres

associés de l'aide qu'ils ont fournie en communiquant de la documentation pour ce rapport; et

relatives à leur pays. On a pu ainsi brosser un vaste tableau de la situation sanitaire mondiale qui donnera un nouvel élan à l'action menée pour améliorer la santé et permettra de resserrer la collaboration entre les peuples dans cette mission humanitaire.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- HUITIÉME SEANCE

431

Pour ce qui est de la teneur même du rapport, si la confrontation des renseignements sur la situation sanitaire des différents pays ne permet pas d'isoler les caractéristiques propres à chacun, en revanche elle met en lumière les différences dues à l'inégalité du développement social, économique et culturel, ainsi que la diversité des priorités observées dans l'action de santé publique. Naturellement, le Secrétariat n'a pu utiliser que les données fournies par les Etats Membres; à cet égard, il serait intéressant de savoir pourquoi plusieurs pays n'ont pas répondu à certaines parties du questionnaire. Le chapitre consacré à la Tchécoslovaquie ne présente pas l'évolution particulière et l'état actuel de la situation sanitaire du pays tels que les décrivait le texte original soumis à l'OMS. La Tchécoslovaquie se réserve donc d'adresser à l'Organisation un projet de texte plus exact. Le Dr ADEMOLA (Nigéria) félicite le Secrétariat

le paragraphe c) de la partie III lui paraît un peu vague; c'est pourquoi il propose de le remplacer par le texte suivant: c)

un exposé sur un sujet déterminé présentant

un intérêt général. Le Dr RAO (Inde) félicite le Directeur général et le

Secrétariat de la qualité du rapport. A son avis, il faudrait ajouter à la version finale une préface faisant

l'historique de ce qui a été accompli et donnant un aperçu de ce qui reste à faire dans le domaine sanitaire.

On mettrait ainsi en lumière les lacunes à combler, qui inciterait les gouvernements à redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs fixés par l'OMS. A la moitié de la décennie des Nations Unies pour le développement, il serait particulièrement utile de ce

posséder ce qui constituerait en quelque sorte un bilan de la situation.

du ramarquable travail que constitue le rapport. Il est persuadé que les pays qui n'ont pas encore envoyé de renseignements le feront d'ici la fin de juillet, comme l'occasion leur en est donnée. Le Dr ALAN (Turquie) félicite à son tour le Directeur général et ses collaborateurs de leur excellent rapport. Il ne manquera pas d'apporter, avant la fin de juillet, les modifications ou corrections voulues aux renseignements concernant la Turquie. En ce qui concerne la partie III du projet de résolution, il voudrait savoir exactement sur quelle période portera le supplément. Les rapports sur la situation sanitaire dans le monde

Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -

Bretagne et d'Irlande du Nord) félicite le Directeur général et ses collaborateurs du travail considérable qu'ils ont mené à bien. Le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde réunit une quantité étonnante de données sur l'état actuel des services de santé dans le monde tout entier. Il faut espérer qu'il recevra une large diffusion et que, notamment, il sera distribué aux écoles de médecine où il sera très utile dans l'enseignement de la santé publique. Ce rapport fera beaucoup pour élargir les horizons et corriger les optiques professionnelles qui sont souvent trop étroites, trop nationales et trop égoïstes. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes

sont, certes, extrêmement utiles, mais les administrations nationales de la santé - celle de son pays en particulier - reçoivent des organisations internationales des questionnaires si nombreux que les fonctionnaires chargés d'y répondre ne peuvent souvent le faire dans les délais prescrits; en essayant

soviétiques) pense que le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde - le seul document

du genre - sera d'une grande utilité pour le corps médical. Certaines inexactitudes s'y étant glissées

de respecter ces délais, ils commettent parfois des erreurs, comme celles dont il a été question. C'est pourquoi le délégué de la Turquie souhaiterait que les organisations s'abstiennent, autant que possible, d'envoyer des questionnaires. Le Dr OLGUiN (Argentine) juge le rapport extrêmement important et utile. Il réserve sa position sur le chapitre consacré à l'Argentine, mais tient à préciser

à propos de la situation en URSS, une liste de correc-

tions sera soumise au Secrétariat afin qu'il puisse en tenir compte dans la version définitive.

Comme son collègue de Tchécoslovaquie,

le

délégué de l'URSS estime qu'il serait bon de modifier la présentation du rapport. En effet, certaines questions sont traitées d'une manière beaucoup trop détaillée, tandis que pour d'autres - l'organisation des services de santé publique et la planification sanitaire natio-

que la planification générale des activités de santé publique est assurée dans son pays par le Ministère de la Santé, en coopération avec les deux organismes mentionnés dans le rapport. En liaison avec ce

nale, par exemple - les renseignements reçus n'ont pas été assez largement utilisés. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) félicite lui aussi le

Ministère, un comité a été constitué pour veiller à la planification sanitaire dans le cadre du plan de développement général. Le Professeur SENAULT (France) dit, lui aussi, tout le bien qu'il pense du rapport présenté par le Directeur

Directeur général de la qualité du rapport. Il voudrait seulement proposer qu'on simplifie les questionnaires envoyés aux gouvernements. Le Dr KAREFA- SMART,

Sous -Directeur

général,

général. En ce qui concerne le projet de résolution,

donne aux membres de la Commission l'assurance qu'il a été pris bonne note de toutes leurs remarques;

432

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

elles seront très utiles au Directeur général lorsqu'il

examinera sous quelle forme les rapports à venir devront être présentés.

3.

Aux questions précises qui ont été posées, le Dr Karefa -Smart répondra immédiatement. Pour donner

Etude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine

Ordre du jour supplémentaire, 3 Le PRÉSIDENT rappelle que ce point a été inscrit à

satisfaction au délégué d'El Salvador, il aurait dû indiquer plus tôt que le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde couvrait la période 1961 à 1964 inclusivement. A l'intention du délégué de la Turquie, il rappelle que, dans sa résolution WHA15.43, la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de préparer, tous les deux ans, des suppléments aux rapports quadriennaux, qui contiendront: a) des modifications et une amplification des renseignements précédememnt publiés; b) un exposé de la situation sanitaire dans les nouveaux pays et c) un exposé sur un sujet spécial. La proposition de la délégation de l'Inde concernant la rédaction d'une préface qui serait ajoutée à la version finale du rapport est intéressante, mais cela alourdirait encore une tâche déjà considérable. En tout cas, le Directeur général examinera attentivement la question. Le Dr Karefa -Smart s'excuse à nouveau des erreurs qui se sont glissées dans le rapport. Aucun effort ne sera épargné pour les corriger et pour mettre le texte à jour d'après les renseignements que les Membres communiqueront au Directeur général. Sir John CHARLES, service de l'Administration de

l'ordre du jour à la demande du Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socia-

listes soviétiques) présente le projet de résolution suivant soumis par sa délégation :

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Reconnaissant la grande importance que présen-

tent les recherches et les activités pratiques de l'OMS en matière d'enseignement médical et en particulier l'élaboration de recommandations relatives aux normes minimums admissibles sur le plan international pour la formation des médecins selon les

suggestions formulées dans le rapport d'un

groupe OMS d'étude (Série de Rapports techniques No 239); et, Désireuse de voir se poursuivre l'étude de ce problème dans l'intérêt du développement de la collaboration internationale pour la formation des médecins,

la Santé publique, n'a rien à ajouter à ce que vient de dire le Sous -Directeur général. Les membres de la Commission auront constaté que le rapport existe en anglais et en francais. Le texte original a été entiè-

rement rédigé en anglais puis traduit en français. Il tient à féliciter les traducteurs qui ont établi un texte français meilleur, à son avis, que le texte anglais. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL tient à faire observer que

PRIE le Directeur général 1) de prendre les mesures nécessaires pour l'étude des critères appliqués dans les différents pays

pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine; et 2)

de présenter un rapport sur cette question

la préparation de suppléments bisannuels au rapport représente un pas en avant vers l'application effective des dispositions de la Constitution. L'article 61 demande en effet aux Etats Membres de faire rapport annuellement à l'Organisation, mais l'Assemblée mondiale de la Santé, estimant que cela n'était pas encore possible, a décidé qu'il serait établi des rapports

à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

Bien que ce projet de résolution soit très simple, le Dr Venediktov croit utile d'expliquer les motifs de

couvrant une période de quatre ans et que, tous les deux ans, on préparerait un bref rapport intérimaire. Progressivement la pratique sera alignée sur les dispositions de la Constitution. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

la demande d'inscription à l'ordre du jour. La question n'est pas nouvelle pour l'OMS. En 1956, en effet, la délégation de l'Inde l'avait déjà soulevée sous une forme légèrement différente devant la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. D'autre

avec l'amendement au paragraphe III c) proposé par la délégation française au cours de la discussion.

part, la formation et les échanges de médecins, qui représentent maintenant l'une des activités les plus importantes de l'Organisation, ont fait à plusieurs reprises l'objet de discussions dans des comités d'experts ou dans d'autres réunions. Un groupe d'étude

Décision: Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé par le délégué de la France, est approuvé.1

a préparé un rapport 2 sur les normes minimums admissibles sur le plan international pour la formation des médecins et l'Organisation a publié un Répertoire mondial des écoles de médecine.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI9.52.

2

Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 239.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -HUITIÈME SÉANCE

433

L'importance de la question ne fait qu'augmenter à mesure que les pays échangent entre eux davantage de spécialistes de nombreuses disciplines. Chacun reconnaît la nécessité des études post- universitaires pour les médecins, mais l'organisation de l'enseignement à ce niveau varie beaucoup d'un pays à l'autre et il est

La délégation de l'URSS fait appel à toutes les délégations pour qu'elles appuient son projet de

ment l'organisme le mieux placé en l'occurrence pour obtenir le résultat souhaité.

résolution; elle est prête à donner tous les éclaircissements qui pourraient être demandés. Le Dr HAPPI (Cameroun) remercie la délégation de l'URSS d'avoir soulevé une question qui présente une grande importance pour son propre pays, dont

de la plus haute importance d'étudier les normes et critères à appliquer. En ce qui concerne l'enseignement

médical de base, le problème des équivalences est capital pour de nombreux pays de l'Afrique, de l'Asie du Sud -Est et d'autres Régions encore. Il s'agit évidemment d'un problème très complexe. Les médecins ne sont pas désignés partout de la même manière; il y a des docteurs en médecine, des bachelors of surgery, des bachelors of medicine et une multitude d'autres titres signifiant plus ou moins la même chose,

les médecins et les infirmières sont pour les trois quarts formés dans différents pays étrangers et doivent

être à leur retour convenablement intégrés. Cette intégration serait grandement facilitée s'il existait des normes généralement admises pour établir l'équivalence des diplômes. L'OMS est bien placée et possède l'autorité voulue pour effectuer ce travail, qui est très

mais on n'a pas encore essayé de débrouiller cette terminologie. Les méthodes d'enseignement et les titres conférés au terme de si longues études varient d'un pays à l'autre. Nul ne saurait dire actuellement quel est le meilleur système, encore que, tout naturel-

urgent surtout du point de vue des pays en voie de développement. Le Dr Happi espère donc que l'OMS dressera sans tarder un tableau comparatif des titres

lement, chacun ait tendance à préférer celui de son propre pays. A cela vient s'ajouter la question du droit d'exercer, qui est ouvert dans certains pays par la simple posses-

sion d'un diplôme de médecine, mais qui, ailleurs, suppose un examen supplémentaire. Depuis quelques années, il est devenu courant que des médecins aillent

et diplômes médicaux décernés dans les différents pays, qui pourrait être mis à jour de temps à autre. Ce tableau aiderait les pays à décider où ils doivent envoyer leurs étudiants et comment ils peuvent les employer au mieux à leur retour.

Le Dr Happi appuie le projet de résolution de l'URSS, mais propose qu'il soit élargi de manière à englober le personnel auxiliaire et paramédical. Pour cela, on pourrait ajouter au dispositif un nouveau paragraphe 2) ainsi conçu: de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des titres et diplômes médicaux et paramédicaux décernés dans les différents pays. L'actuel paragraphe 2) deviendrait le paragraphe 3). 2)

exercer en dehors de leur pays et que des étudiants en médecine reçoivent leur formation et obtiennent leur diplôme à l'étranger. Le plus souvent, ils occupent par la suite des postes importants dans les services sanitaires de leur pays et participent activement aux efforts déployés pour vaincre la maladie. Naturellement, il appartient à chaque pays de fixer librement ses propres normes et l'OMS ne saurait obliger aucun Etat à reconnaître un diplôme donné, ni même faire des recommandations trop pressantes.

Le Dr LELIGDOWICZ (Pologne) appuie le projet de

A certains égards, toutefois, on peut dire que la question est relativement simple. Malgré la diversité des appellations, chacun sait parfaitement ce qu'est un médecin et quelles sont ses attributions. D'autre part, les échanges internationaux de médecins ont pris un développement tel qu'il faut bien admettre qu'il existe déjà des mécanismes d'évaluation des équivalences. Il suffira donc de les analyser.

résolution soumis à la Commission pour les raisons exposées par le délégué de l'URSS. Le Professeur GERIC (Yougoslavie) remercie la délégation de l'URSS d'avoir soulevé une question très importante pour le développement de la collaboration internationale dans le domaine de la santé. Il existe un grand nombre de critères différents pour établir l'équivalence des diplômes médicaux et le même problème se retrouve à propos des diplômes post- universitaires. Bien entendu, c'est aux gouvernements qu'il appartient de décider des équivalences, mais le Professeur Gerié pense que l'intervention de

Dans ses propositions, la délégation de l'URSS a voulu rester prudente. Elle demande que l'OMS cherche à recueillir des renseignements sur les titres que portent los médecins dans les différents pays, sur les diplômes existants, sur les autorités qui les décer-

nent et sur la réglementation du droit d'exercer la médecine. Un document donnant ces renseignements serait extrêmement utile. Si, après sa publication, on jugeait opportun d'élaborer des critères internationaux pour établir des équivalences, il n'y aurait qu'à s'en féliciter. Toutefois, il n'est ni nécessaire, ni souhaitable d'aller trop vite. Il faut en cela de la circonspection, de la prudence et de la réserve, mais quand le moment sera venu, alors on pourra agir et l'OMS est certaine-

l'OMS serait utile et que le projet de résolution présenté par la délégation de l'URSS mérite d'être pris en considération. Personnellement, il lui donnera son appui.

Le Dr HAQUE (Pakistan) appuie sans réserves le projet de résolution, mais suggère de prévoir aussi, dans le paragraphe 1) du dispositif, l'étude de critères

434

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

applicables à l'enseignement prémédical. Les écoles de médecine de son pays, qui reçoivent des étudiants du monde entier, se heurtent à des difficultés consi-

titres et diplômes paramédicaux, car il serait extrêmement difficile de définir les différentes catégories de

dérables à cause de la diversité des études prémédicales. Il existe au Pakistan un comité universitaire chargé d'examiner les équivalences à ce niveau, mais il serait très utile que l'OMS étudie la question. Le Dr ADEMOLA (Nigéria) souscrit au projet de

personnel intéressées. Le Dr Al -Wahbi appuie projet de résolution.

le

Le Dr KRUISINGA (Pays -Bas) appuie, lui aussi, le

projet de résolution. Le problème est très complexe et la délégation des Pays -Bas est heureuse de noter

résolution. Il y a des étudiants nigériens un peu

partout dans le monde et le Gouvernement est constamment appelé à déterminer si la formation reçue dans tel pays doit être considérée comme équivalente à celle qui s'acquiert dans tel autre pays. Le même problème se pose à propos des études post- univer-

que l'on propose seulement d'étudier les critères d'équivalence de titres. Ces critères deviendront de plus en plus indispensables et il s'impose d'en faire une étude minutieuse, qui profitera d'ailleurs à tous les pays en les amenant à analyser leur enseignement de la médecine dans un esprit critique. M. ABRAR (Somalie) se déclare en faveur du projet

sitaires. Le Gouvernement du Nigéria serait donc très heureux de pouvoir obtenir des renseignements sur l'équivalence des études aux niveaux universitaire et post -universitaire.

de résolution. Dans une seule ville de Somalie, on compte actuellement des médecins de quinze nationalités

Le Dr RAO (Inde) félicite la délégation de l'URSS

différentes. D'autre part, les jeunes Somaliens font leurs études dans les pays les plus divers et pendant de longues années encore, le Gouvernement devra confier leur formation à des écoles et à des médecins étrangers. Il se féliciterait donc grandement de toute mesure prise par l'OMS pour faciliter le placement

de son projet de résolution. Les études proposées aideraient beaucoup à constituer un corps médical de caractère vraiment universel. Il est important de connaître les critères et les normes appliqués dans les différents pays. Si la compilation envisagée donne des

judicieux des étudiants. Le problème est d'ailleurs urgent pour tous les pays en voie de développement. Le Dr BAHRI (Tunisie) appuie à son tour le projet de résolution. La question à étudier est extrêmement complexe puisqu'elle porte aussi bien sur la fin du cycle secondaire que sur l'enseignement universitaire et la formation post -universitaire. Il est certainement souhaitable que des critères fondamentaux soient admis et reconnus par tous les pays. Le Dr COMISSIONG (Trinité et Tobago) ne comprend

résultats satisfaisants, on pourra alors examiner la possibilité d'établir des normes minimales internationalement valables. Le Répertoire mondial des écoles de médecine fournit, certes, des renseignements exacts,

mais il est toujours en retard de quatre ou cinq ans. Il faudrait donc le mettre à jour avant d'analyser la situation présente. Le Dr Rao propose que le rapport demandé au Directeur général soit soumis à la trente neuvième session du Conseil exécutif aussi bien qu'à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

Le Dr DOUBEK (Tchécoslovaquie) appuie chaleu-

reusement le projet de résolution de l'URSS, avec l'amendement proposé par le délégué du Cameroun. Sa délégation sait que la situation est extrêmement confuse et pense qu'il serait utile que l'OMS prenne l'initiative de l'étudier. Le Dr AL -WAJBI (Irak) remercie la délégation de l'URSS d'avoir soulevé la question des équivalences, qui est extrêmement importante. Il est grand temps que l'OMS étudie la possibilité d'établir des normes internationales applicables à l'enseignement de la médecine. Cela ne veut pas dire que ce travail doive être effectué immédiatement, mais il faudra certainement le faire un jour. Chacun sait que les conditions d'admission dans les écoles de médecine, la durée des études et la réglementation du droit d'exercer la médecine varient considérablement d'un

pas très bien le sens exact du projet de résolution. Le délégué du Pakistan a parlé des critères appliqués aux études et aux diplômes de médecine dans son pays. Mais ce n'est pas nécessairement la même chose que d'évaluer les titres exigés dans d'autres pays. La situation est plus complexe encore dans un pays comme la Trinité et Tobago où la formation proprement dite n'est pas le seul critère qui entre en ligne de compte pour la délivrance de l'autorisation d'exercer. Certaines considérations politiques interviennent et seuls sont acceptés les diplômes des pays qui sont prêts à reconnaître l'équivalence des titres

exigés à la Trinité et Tobago. Il convient donc de donner au Directeur général des indications précises.

Le Dr ALAN (Turquie) déclare que sa délégation est très en faveur du projet de résolution de l'URSS, mais qu'elle partage les inquiétudes du délégué de la Trinité et Tobago. Aux termes du projet de résolution, le

pays à l'autre. Autant que possible, il faudrait se borner à examiner les critères d'équivalence pour les études universitaires, les études post- universitaires et les conditions d'admission dans les écoles de médecine en laissant de côté, pour le moment, la question des

Directeur général est prié d'étudier les critères

dans différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine, ce qui n'est pas la même chose qu'évaluer la formation médicale. Il est préférable que l'Organisation se borne, pour le

appliqués

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- HUITIÉME SEANCE

435

moment, à étudier les critères appliqués dans les différents pays. En ce qui concerne les mesures que, selon le projet le Directeur général sera appelé à prendre pour mener à bien l'étude envisagée, le Dr Alan demande que, s'il faut envoyer aux Etats Membres un questionnaire, celui -ci soit aussi clair

entrepris progressivement et que le Conseil exécutif ou un groupe spécial désigné par le Directeur général fasse une étude préliminaire. Le Dr HAQUE (Pakistan), après avoir entendu les

de résolution,

et aussi simple que possible. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) souscrit au projet

de résolution présenté par la délégation de l'URSS, tel qu'il est amendé par la proposition du délégué du Cameroun. Depuis que l'Algérie a accédé à

l'indépendance, un grand nombre d'étudiants ont fait leurs études dans des pays autres que la France, si bien qu'il a fallu créer une commission nationale chargée d'établir un classement des différents diplômes,

remarques des délégués de la Trinité et Tobago et de la Turquie, tient à expliquer qu'au Pakistan on distingue deux opérations: d'une part, la délivrance d'un grade universitaire donnant au titulaire le droit d'être considéré comme médecin, et, d'autre part, l'immatriculation des médecins étrangers, effectuée sur la base de la réciprocité, et conférant le droit d'exercer la médecine. La question des équivalences est toutefois compliquée par le fait que chaque pays applique des normes particulières en ce qui concerne non seulement les diplômes et les grades médicaux,

afin de fixer en conséquence le barème des rémunérations. Etant donné l'importance que revêt la question de l'équivalence des diplômes, et comme ceux -ci sont décernés par les universités, lesquelles relèvent des ministères de l'éducation nationale, l'OMS devrait entreprendre le travail demandé en collaboration avec l'UNESCO, car cette organisation - le

mais aussi plusieurs autres facteurs intéressant la formation des étudiants. Le Dr AL -WAHBI (Irak) rappelle qu'il a proposé que

Dr Benghezal croit le savoir - s'est déjà intéressée à la question. Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -

le projet de résolution ne traite que de l'enseignement universitaire et post- universitaire, et il est partisan de la suppression des mots « et paramédicaux » dans le paragraphe 2) du dispositif, comme l'a suggéré le délégué du Royaume -Uni.

Bretagne et d'Irlande du Nord) dit que sa délégation comprend très bien les motifs qui inspirent le projet de résolution proposé par la délégation de l'URSS, mais que, vu la complexité de la question, on atteindrait mieux les véritables objectifs du projet et l'on faciliterait la tâche du Directeur général en supprimant les mots

Le Dr HAPPI (Cameroun) pense que le nouveau paragraphe 2) du dispositif ne devrait pas susciter d'inquiétudes chez ses collègues du Royaume -Uni et de l'Irak, puisque le Directeur général est simplement

prié de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des titres médicaux et paramédicaux. Il pourra donc se limiter aux catégories de personnel paramédical pour lesquelles il existe des éléments de comparaison. Comme l'ont souligné les délégués du Nigéria et de la

« et paramédicaux » dans

le

nouveau

paragraphe 2) du dispositif ou en définissant plus nettement le terme « paramédical ». En anglais, l'emploi de ce terme pourrait signifier que le Directeur général devra établir un tableau comparatif des nombreux diplômes qui normalement

Somalie, les pays en voie de développement ont

ne sont pas considérés comme étant de caractère médical.

Le Dr MARTINEZ (Mexique) est partisan du projet

de résolution proposé par la délégation de l'URSS mais fait certaines réserves quant aux modalités d'exécution de l'étude envisagée. Il est extrêmement délicat d'établir des équivalences entre les titres

grand besoin d'un tableau de ce genre pour pouvoir classer leur personnel. D'autre part, le nouveau paragraphe 2) du dispositif est rédigé dans des termes qui n'exigent pas une étude aussi poussée que celle prévue au paragraphe 1). Le Dr Happi demande aux membres de la Commission de bien vouloir tenir compte de l'utilité qu'un tableau comparatif des titres médicaux et paramédicaux présenterait pour les pays en voie de développement. Pour le Dr BÂ (Sénégal), la question des critères utilisés pour déterminer l'équivalence des diplômes médicaux est si importante et si complexe qu'elle mérite une étude approfondie; en conséquence, les personnes chargées de cette étude auront une tâche si difficile qu'il n'est peut -être pas souhaitable d'y ajouter un travail supplémentaire, plus compliqué encore.

médicaux décernés dans différents pays, surtout si l'on considère que les documents présentés à cette fin devront être identiques du point de vue juridique. D'autre part, si l'on doit publier les résultats détaillés

de l'étude, en distinguant chaque pays et chaque

institution, il est à craindre que soient communiqués dans certains cas des renseignements tendant à prouver que les diplômes sont d'un niveau équivalent

En ce qui concerne le personnel paramédical, le Dr Bâ se rappelle que, lors des discussions techniques de la session 1965 du Comité régional de l'Afrique, on a passé deux jours à examiner les définitions applicables à ce personnel et que finalement on a dû

à celui des titres décernés dans les pays les plus avancés. Cela ne manquerait pas de créer la confusion

et d'enlever beaucoup de sa valeur à l'étude. Le Dr Martínez recommande donc que le travail soit

436

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

prier le Directeur général de donner des explications plus détaillées. Tant qu'on ne possédera pas le complément d'information nécessaire, des discussions

de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des titres et diplômes médicaux, dont l'équivalence est acceptée par les différents pays. 2)

sur ce sujet à la Vingtième Assemblée mondiale de

la Santé ne pourront que traîner en longueur;

il

sera en effet extrêmement difficile d'établir des équivalences pour le personnel médical et paramédical d'autant plus que, surtout dans les pays francophones

Pour le Dr MONTALVÁN (Equateur), le projet de résolution, tel qu'il avait été présenté à l'origine par la délégation de l'URSS, était tout à fait acceptable,

et anglophones, les termes utilisés et les diplômes reconnus sont extrêmement différents. Néanmoins, il serait intéressant d'étudier les critères utilisés pour évaluer la formation des médecins, des pharmaciens, des dentistes et des ingénieurs sanitaires, travail qui serait d'une portée plus limitée. La délégation du Sénégal souscrit dans l'ensemble aux objectifs du projet de résolution. Selon la législation de son pays, les médecins autorisés à exercer doivent être titulaires d'un diplôme français ou sénégalais ou d'un diplôme équivalent; or ces dispositions ont suscité de nombreuses difficultés, que le Ministère de l'Education lui -même est souvent incapable de résoudre. C'est pourquoi le délégué du Sénégal appuie quant au fond le projet de résolution, mais demande qu'il soit tenu compte de sa remarque concernant la réserve à formuler au sujet du personnel paramédical. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) remercie les délégués qui ont

mais la discussion qui a suivi et les propositions

qu'elle a suscitées en ont modifié le caractère initial. La question essentielle est celle des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence

des diplômes de médecine. La proposition initiale de la délégation de l'URSS marquait un premier pas vers l'établissement de critères internationalement acceptables mais, par la suite, de nouveaux éléments

y ont été introduits, par exemple le problème du personnel paramédical, celui de l'enseignement et d'autres questions plus complexes encore bien que moins importantes. Il demande donc que le projet de résolution présenté par la délégation de l'URSS soit mis aux voix dans sa forme initiale. Le Dr WILLIAMS (Etats -Unis d'Amérique) déclare

que sa délégation est heureuse de pouvoir appuyer le projet de résolution de l'URSS, avec l'amendement proposé par la délégation du Cameroun. Cependant, comme l'ont fait remarquer les délégués de l'Irak et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, l'inclusion des diverses catégories de personnel paramédical dans le tableau comparatif

appuyé le projet de résolution et qui ont dit parfaitement comprendre l'esprit dans lequel il est présenté.

La délégation de l'URSS reconnaît que la question est très complexe et qu'aucune solution hâtive ne saurait être envisagée. Comme il l'a déjà déclaré, la prudence et la réserve sont de rigueur en l'occurrence,

rendrait très difficile la tâche du Directeur général. C'est pourquoi la délégation des Etats -Unis appuie également l'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni. Le Dr HAPPI (Cameroun) pense, comme le délégué

mais il faut quand même que le travail soit entrepris. La délégation de l'URSS fait siennes les suggestions

des délégués du Cameroun, de la Yougoslavie, du Pakistan et de l'Inde. Elle estime que l'on doit s'en remettre au Directeur général qui est la personne la mieux placée pour décider des meilleurs moyens de réaliser le projet.

de l'URSS, que l'on peut s'en remettre au Directeur général qui est parfaitement au courant de ces problèmes. Il appuie sans réserves l'amendement proposé

par la délégation du Royaume -Uni. Le Dr COMISSIONG (Trinité et Tobago) partage

Le Dr Venediktov comprend les inquiétudes du délégué de la Trinité et Tobago, mais il pense que l'étude sera très utile et qu'il sera possible d'avoir à la fin de l'année un rapport sur l'état d'avancement des travaux. Le Dr BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande-

l'avis du délégué de l'Equateur:

la Commission

devrait adopter le projet de résolution tel qu'il a été

présenté à l'origine par la délégation de l'URSS. Il propose cependant que, dans le paragraphe 1) du dispositif, les mots « diplômes de médecine » soient remplacés par « titres médicaux ». Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques

Bretagne et d'Irlande du Nord) craint qu'en anglais l'emploi du terme « paramedical » ne crée beaucoup de confusion. Ainsi, dans les services sanitaires du Royaume -Uni, il

n'y a pas moins de vingt -huit

catégories de personnel médical, sans compter les dentistes et les infirmières, qui pourraient être classés

sous cette rubrique. C'est pourquoi il propose de modifier comme suit le nouveau paragraphe 2) du dispositif:

socialistes soviétiques) déclare que, dans un esprit de compréhension et de coopération, la délégation de l'URSS accepte l'amendement du Royaume -Uni. En ce qui concerne la proposition du délégué de la Trinité et Tobago de remplacer les mots « diplômes de médecine » par « titres médicaux », il estime que

les deux expressions n'ont pas exactement le même

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX- HUITIÉME SÉANCE

437

sens et qu'il vaut donc mieux s'en tenir à la rédaction primitive.

de travail composé des délégués qui ont présenté des

Le Dr KIVITS (Belgique) préférerait que l'on s'en tienne au texte initial du projet de résolution, comme l'a proposé le délégué de l'Equateur.

amendements de s'entendre sur le texte d'un projet de résolution. Entre -temps, la Commission pourra passer au point suivant de son ordre du jour. Le Dr BADDOO (Ghana) retire son amendement. Le Dr MONTALVAN (Equateur) suggère qu'avant

Le Dr BADDOO (Ghana) approuve entièrement l'intention des auteurs du projet, mais, en raison des difficultés que suscite le nouveau paragraphe 2) du dispositif, il suggère de le modifier comme suit:

de constituer un groupe de travail, on mette aux voix la proposition qu'il a présentée, étant donné que son adoption exclurait automatiquement les autres amendements. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL précise que la Commission

de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des titres universitaires et post- universitaires de médecine décernés dans les divers pays. 2)

n'est plus en fait saisie que d'un seul amendement, celui du délégué de l'Equateur. Le PRÉSIDENT met aux voix la proposition du délégué

Le Dr KAREFA- SMART,

Sous -Directeur général,

déclare que la question soulevée par la délégation de l'URSS n'est pas nouvelle pour l'Organisation et que de nombreux rapports techniques lui ont été consacrés. Quelle que soit la forme de la résolution adoptée, la Division de l'Enseignement et de la Formation professionnelle se conformera à ses dispositions dans l'exécution de ses tâches présentes et futures. L'OMS collabore avec un certain nombre

de l'Equateur qui vise à supprimer le paragraphe 2) du dispositif du projet de résolution présenté par les délégations de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Cameroun. Décision : L'amendement proposé est rejeté par 60 voix contre 11, avec une abstention. Le PRÉSIDENT met ensuite aux voix le projet de

d'autres organismes dans ce domaine. La troisième conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine,

qui se réunira à New Delhi dans le courant de 1966, est organisée conjointement par l'OMS et par d'autres organisations; le Directeur général y assistera en compagnie d'autres représentants du Secrétariat.

résolution suivant présenté par les délégations de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Cameroun: La Dix -Neuvième Assemblée de la Santé,

Toute décision prise par l'Assemblée de la Santé facilitera les activités déjà entreprises dans ce domaine et permettra de leur donner une plus nette orientation. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL rappelle, afin de résumer

le débat, que le délégué de l'Equateur, appuyé par les délégués de la Trinité et Tobago et de la Belgique, a exprimé une préférence pour le texte initial du projet

de résolution présenté par la délégation de l'URSS. Ce projet a entre -temps été remplacé par un nouveau projet mixte présenté conjointement par les délégations

Reconnaissant la grande importance que présentent les recherches et les activités pratiques de l'OMS en matière d'enseignement médical et en particulier l'élaboration de recommandations relatives aux normes minimums admissibles sur le plan international pour la formation des médecins selon les suggestions formulées dans le rapport d'un groupe OMS d'étude; 1 et Désireuse de voir se poursuivre l'étude de ce problème dans l'intérêt du développement de la colla-

de l'URSS et du Cameroun, et contenant le nouveau paragraphe 2) du dispositif proposé par la délégation du Cameroun. S'il interprète correctement les inten-

boration internationale pour la formation des médecins,

tions du délégué de l'Equateur, la proposition de ce dernier vise à supprimer le paragraphe 2) du dispo-

PRIE le Directeur général 1) de prendre les mesures nécessaires pour l'étude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine;

sitif du projet dont la Commission est actuellement saisie. Deux amendements à ce paragraphe ont été présentés, le premier, par le Royaume -Uni, le second

par le Ghana; l'amendement du Royaume -Uni a été accepté par le délégué de l'URSS. Le délégué de l'Inde a également proposé que le

de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des titres et diplômes médicaux dont l'équivalence 2)

rapport demandé au Directeur général soit soumis à la trente -neuvième session du Conseil exécutif aussi bien qu'à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé, et le délégué de l'Union soviétique a accepté cette proposition. Le Directeur général suggère, afin de ne pas retarder les travaux de la Commission, de charger un groupe

est acceptée par les différents pays; et 3)

de présenter un rapport sur cette question

à la trente -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. 1 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1962, 239.

4O8

DIX- NEUVIBME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PAR`rt$ il

Décision : Le projet de résolution est approuvé par 73 voix, sans opposition, avec 3 abstentions.' 4.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS : Questions de programme

protection contre les rayonnements, et spécialement la recherche dans ce domaine. En Belgique, c'est au Ministère de la Santé publique qu'il incombe de veiller à la protection de la population contre les dangers inhérents aux rayonnements ionisants ; il collabore très étroitement avec le Ministère

de l'Emploi et du Travail pour tout ce qui concerne la protection des travailleurs. Le Professeur Goossens

Ordre du jour, 2.17 Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, Secrétaire

de la Commission, présente le rapport du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations

se demande si une coopération analogue ne devrait pas s'établir sur le plan international et suggère en conséquence de créer entre l'AIEA, l'OMS et l'OIT une liaison comparable à la liaison inter -organisations

Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS, rapport qui traite de toutes les activités de coordination dans lesquelles l'OMS s'est trouvée engagée durant l'année écoulée. Le Dr Bernard se bornera à signaler les principales

qui existe déjà en matière de nutrition. Il appartient

à l'OMS d'agir en tant qu'autorité

coordonnatrice dans l'action internationle de santé publique.

directrice et

Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) déclare que sa délé-

rubriques qui figurent dans la table des matières du rapport. La partie III - Principaux programmes exécutés de concert par l'Organisation des Nations concerne des programmes auxquels l'OMS a pris traite des activités pour lesquelles l'OMS a coordonné sa propre action avec celle d'autres institutions,

Unies et les institutions qui y sont rattachées -

gation attache une grande importance au rôle que doit jouer l'OMS dans le domaine de l'irradiation des aliments. Les renseignements donnés dans la section du rapport du Directeur général qui traite de la coordination avec l'AIEA risquent de donner l'impression que l'OMS ne s'intéresse qu'aux activités concernant les utilisations médicales des radio isotopes. Il aimerait par conséquent recevoir des renseignements complémentaires sur la coordination

une part active. La partie IV - Coordination mais n'a pas participé directement à une action concertée. Au sujet de la partie V - Activités bénégénéral a fait rapport sur ce point à la trente -cinquième session du Conseil exécutif.

ficiant d'une assistance commune du FISE et de l'OMS - le Dr Bernard rappelle que le Directeur Pour résumer les grandes tendances qui se sont fait jour en matière de coordination, le Dr Bernard signale que l'année qui vient de s'écouler a été marquée

établie dans ce domaine de la santé publique qui présente tant d'importance pour l'Organisation. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) souligne l'extrême importance

de la question en cours d'examen. Les liens étroits qui existent entre l'OMS, l'Organisation des Nations Unies et les autres institutions spécialisées sont sans cesse plus apparents dans une large gamme d'activités

par une participation de plus en plus étroite et de plus en plus active de l'OMS aux activités des Nations Unies, particulièrement à des programmes qui, comme

se rapportant au désarmement, à l'éducation, à la campagne contre la faim, au développement économique et social, etc. L'action de santé publique et les

le Programme des Nations Unies pour le Développement, impliquent une activité conjointe sur le terrain.

L'action de l'OMS a été dominée par le constant souci de préserver ses prérogatives constitutionnelles

en tant qu'autorité directrice dans le domaine de la puissent s'intégrer le plus possible aux activités de développement économique et social, lesquelles contri-

santé, mais tout en concevant la coopération de façon positive, en sorte que ses activités propres buent naturellement à relever le niveau général de santé des populations. Le Directeur général serait heureux que la Commission formule des observations susceptibles de le

tâches de l'Organisation ne pourront être menées à bonne fin que si l'on tient dûment compte de ces problèmes d'importance capitale. L'OMS est une organisation technique et autonome, et il est bon qu'elle le soit, mais elle n'est pas entièrement indépendante, et il est bon qu'elle ne le soit pas. Les délégués à l'Assemblée de la Santé sont des techniciens,

mais ils sont aussi les représentants de leurs gouvernements et ils ne peuvent pas se dissocier entièrement

de leurs pays respectifs et de l'Organisation des Nations Unies, de même que les ministres de la santé ñe sont jamais entièrement indépendants des autres membres du gouvernement. Il faut encourager le Directeur général à poursuivre

guider dans les mesures qu'il prendra à l'avenir en matière de coordination. Le Professeur GOOSSENS (Belgique) se félicite de

les efforts qu'il déploie déjà en vue d'améliorer la coopération avec d'autres organisations rattachées

la collaboration qui s'est instituée entre l'OMS et l'AIEA. La délégation de la Belgique souhaite que cette collaboration se renforce sans cesse et que l'OMS devienne élément moteur et coordonnateur en ce qui concerne tous les aspects sanitaires de la 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.53.

aux Nations Unies. Cette coopération doit devenir encore plus étroite à tous les échelons, tant sur le

plan technique que sur le plan financier. Le

Dr Venediktov pense que certaines possibilités existant à cet égard n'ont pas encore été pleinement explorées.

En ce qui concerne le désarmement, l'Organisation doit poursuivre les efforts qu'elle a entrepris et insister

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -HUITIÈME SÉANCE

439

sur la nécessité de procéder à un désarmement général afin que les fonds actuellement dépensés pour l'armement puissent être consacrés à des utilisations

pacifiques, et notamment médicales. De nombreux délégués sont intervenus en ce sens à l'Assemblée de la Santé et l'Union soviétique a clairement signifié qu'elle les appuyait entièrement. La position de l'URSS à l'égard des diverses réso-

l'OMS de participer à ce projet. L'AIEA est cependant toujours prête à envisager la possibilité d'entreprendre une action commune dans ce domaine. En ce qui concerne les observations formulées par

le délégué des Pays -Bas, en particulier au sujet de l'irradiation des aliments, l'AIEA serait heureuse que l'OMS participe aux activités qui, dans ce programme,

lutions sur l'Afrique du Sud, le Portugal et d'autres puissances coloniales est également bien connue. L'OMS doit s'employer activement à faire disparaître les conséquences du colonialisme dans le domaine de la santé. La délégation de l'URSS est en faveur de l'octroi d'une assistance aux victimes des catastrophes naturelles. Rappelant l'aide fournie à de nombreux pays par la Croix -Rouge soviétique, il souligne combien il importe que l'OMS collabore avec la Croix -Rouge internationale dans ce domaine. D'une manière générale, la délégation de l'Union soviétique estime que l'OMS se doit de collaborer à toutes les activités relatives au développement. Seul le développement économique peut, en effet, permettre de résoudre de nombreux problèmes sociaux et sanitaires. Les discussions sur la planification de la famille ont montré que la solution de ce problème résidait dans l'établissement de plans nationaux de développement.

intéressent les deux organisations. Un comité mixte AIEA /FAO /OMS d'experts s'est réuni pour étudier les bases techniques de la réglementation des aliments irradiés; son rapport a été publié dans la Série de Rapports techniques No 316. L'AIEA a officieusement pressenti l'OMS afin de savoir si elle serait disposée

à participer à un projet commun de l'AIEA et de l'Agence européenne pour l'Energie nucléaire sur l'irradiation des fruits et jus de fruits. Le Gouvernement autrichien a mis à la disposition des organisateurs de ce projet les facilités qu'offre le centre, de recherche

nucléaire du

Studien

Gesellschaft

de

Seibersdorf, près de Vienne. L'OMS a d'autre part été invitée à participer en 1966 aux travaux du groupe d'étude sur la conservation des fruits et légumes par irradiation, du symposium international AIEA /FAO

sur l'irradiation des aliments, du groupe d'étude AIEA /FAO sur les problèmes microbiologiques que pose la conservation des aliments par irradiation, et du groupe d'étude sur la conservation par irradiation des fruits et des légumes, en particulier sous les tropiques. Le Dr BENGHEZAL (Algérie) approuve la résolution

Le rapport dont la Commission est saisie fait également état de l'intensification des efforts déployés pour renforcer la coordination des activités des institutions spécialisées. L'OMS doit sans aucun doute appuyer activement ces efforts. Le Dr Venediktov souligne la valeur de l'ouvre qu'accomplit le FISE, valeur dont il a été à même de juger par expérience personnelle. Il est nécessaire de

EB37.R40, ainsi que la résolution EB37.R41 dans laquelle il est dit que les facteurs sanitaires et les autres facteurs du développement économique et social sont inséparables. Les délégués à l'Assemblée de la Santé ne sont pas seulement des médecins, mais aussi des citoyens; ils doivent donc s'occuper de tous les problèmes qui concernent le monde. Pour M. LuICER (Organisation des Nations Unies), on voit une nouvelle preuve de l'étroite collaboration qui existe entre l'Organisations des Nations Unies et l'OMS dans le fait que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a pris la parole à la présente session de l'Assemblée de la Santé. Il souscrit

renforcer encore la collaboration entre le FISE et l'OMS, en particulier à l'échelon régional. Il faut aussi que le Conseil exécutif accorde aux activités du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires toute l'attention qu'elles méritent. La délégation de l'URSS est d'avis que la Commission a tout lieu d'être satisfaite des efforts que déploie

le Directeur général dans le domaine de la coordination et elle appuiera tout projet de résolution qui sera présenté en ce sens. Le Dr GóMEz CRESPO (Agence internationale de l'Energie atomique) exprime sa gratitude aux délégués

aux déclarations qui ont été faites au sujet de la

coordination actuelle des activités et souligne que, en dehors du point de l'ordre du jour dont la Commission est actuellement saisie, de nombreuses autres

qui ont fait état des travaux de l'AIEA et qui ont préconisé l'établissement d'une coopération plus

questions font jouer les rapports existant entre les deux organisations.

étroite entre celle -ci et l'OMS. En réponse au délégué de la Belgique qui a évoqué le problème de la protection contre les radiations, et en particulier de la protection des travailleurs contre les effets nocifs de l'irradiation professionnelle, le Dr Gómez Crespo rappelle que l'AIEA a proposé il

Le SECRÉTAIRE a pris note avec satisfaction des remarques si intéressantes et si encourageantes qui viennent d'être faites.

y a quelque temps de créer un service consultatif commun AIEA /OIT /OMS afin d'aider à résoudre ce problème. La FAO est automatiquement intéressée

délégué de l'Union soviétique, il reconnaît que le caractère technique et autonome de l'OMS constitue la base même de son action. Il ne fait aucun doute que, dans la sphère sans cesse plus complexe dès relations internationales, il est nécessaire d'améliorer la coopération existante. Bien entendu, la coordination

En réponse aux observations formulées par le

par cette mesure depuis la création de la division mixte AIEA /FAO. Le Dr Gómez Crespo pense que ce sont des difficultés d'ordre pratique qui ont empêché

ne s'établit pas seulement au niveau de l'Assemblée de la Santé et des organes directeurs des organisations,

440

bIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mais aussi à celui des divers secrétariats, en particulier par l'intermédiaire du Comité administratif de Coordination des Nations Unies. La coopération avec

les activités de coordination. Ses observations ne visaient qu'à approuver cette action et à encourager le Secrétariat à aller de l'avant dans cette voie. Le

le FISE est quotidienne, tant au centre qu'à la périphérie. L'OMS s'efforce sans cesse de développer sa collaboration avec l'AIEA; elle a, par exemple, échangé des fonctionnaires de liaison avec l'Agence. Dans l'élaboration des plans, l'établissement de contacts précoces écarte les risques de double emploi

Professeur

FERREIRA

(Brésil),

soumet à l'examen de la Commission le projet de résolution ci- après:

Rapporteur,

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

et permet une coordination aussi harmonieuse que possible. La référence aux utilisations médicales des radio -isotopes qui figure au paragraphe 90 du rapport

dont la Commission est saisie ne porte que sur l'un des aspects des activités entreprises en commun par les deux organisations; c'est parce qu'il s'agit d'une activité récente qu'elle est mentionnée dans le

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS pour les questions de programme, 1.

rapport. Au sujet de la question du désarmement dont a fait état le délégué de l'URSS, le Secrétaire rappelle que cette question reste à l'étude en application des

PREND ACTE de ce rapport;

2.

EXPRIME sa satisfaction de l'assistance fournie

résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil économique et social des Nations Unies. L'OMS se

par le FISE pour le développement des services de santé; et 3.

préoccupe des aspects sanitaires des utilisations

PRIE le Directeur général de continuer: a)

pacifiques auxquelles pourraient être consacrés les fonds éventuellement libérés par le désarmement. L'OMS collabore naturellement aux mesures

à faire en sorte, avec la collaboration des

organes économiques et sociaux de l'Organisation

d'assistance prises en cas de catastrophe naturelle sous l'égide du Conseil économique et social des Nations Unies, lequel a pris des dispositions pour assurer une coordination à l'échelon international par l'intermédiaire de la Ligue des Sociétés de la Croix de la Croix- Rouge. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) tient à bien préciser que sa délégation

des Nations Unies, qu'une juste priorité soit accordée à la santé dans les programmes de développement économique et social entrepris en vue d'atteindre les buts de la décennie pour le développement; et à fournir des avis appropriés à l'Organisation des Nations Unies et aux institutions spécialisées b)

Rouge. A l'échelon national, on a encouragé la coopération entre les gouvernements et les sociétés

sur les aspects sanitaires des programmes qui comportent une action concertée dans le domaine économique et social.

ne doute aucunement que le Secrétariat fasse tout ce qui est en son pouvoir pour poursuivre et améliorer

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' La séance est levée à 18 h. 40.

DIX -NEUVIÈME SÉANCE Vendredi 20 mai 1966, 10 h. 45

Président: Dr A. NABULSI (Jordanie)

1.

Septième rapport de la Commission Le

Section 4: Etude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine Le Dr ALAN (Turquie), se référant au paragraphe 2)

Rapporteur, présente le projet de septième rapport de la Commission du Programme et du Budget, section par section. Professeur FERREIRA

(Brésil),

du dispositif du projet de résolution (voir page 437) 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.54.

Sections 1 -3

Aucune observation n'est formulée.

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET: DIX -NEUVIÈME SÉANCE

441

contenu dans la section 4 signale que le texte français

ne semble pas correspondre exactement au texte anglais. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT explique que la

Le PRÉSIDENT met aux voix l'ensemble du septième

rapport de la Commission.

Décision: Le rapport est adopté (voir page 508).

traduction du mot « qualifications » n'est pas sans difficulté; le seul équivalent approprié a paru être « titres et diplômes ». Le Dr ALAN (Turquie) précise que c'est l'omission du mot « other » figurant dans le texte anglais avant le mot « qualifications » qui lui paraît gênante car la formule utilisée en français, « un tableau comparatif des titres et diplômes médicaux », ne fait état que des connaissances médicales. Le Dr NCHINDA (Cameroun) souscrit aux observations du délégué de la Turquie. Le texte français a été 2.

Clôture des travaux

M. SA ITO (Japon) rend hommage au Président qui

a su mener la Commission à bon port malgré des séances parfois houleuses. Il remercie également le Vice -Président, le Rapporteur, les représentants du

Conseil exécutif - le Dr Evang, qui a hautement mérité le Prix de la Fondation Léon Bernard, et le Dr Watt -, ainsi que le Directeur général, ses collaborateurs et tous ceux qui ont contribué au succès de la session. Le Dr DIBA (Iran) félicite lui aussi le Président de la manière dont il a dirigé les débats, permettant ainsi

trop abrégé et ne tient pas compte des qualifications requises du personnel paramédical et autre sur lesquelles a porté la discussion de la séance précédente. Il pense qu'il faudrait ajouter après « titres et diplômes

médicaux » les mots « et autres qualifications ». Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT explique qu'à

à la Commission de terminer ses travaux dans le temps imparti. Les résultats obtenus seront profitables

à tous les pays. Le Dr Diba félicite également le Vice -Président et le Rapporteur et remercie les

proprement parler les « degrees » de l'anglais sont, en français, des « grades » et que le mot « diplôme » est utilisé pour désigner la sanction d'études d'un niveau moins élevé. L'adjonction de l'adjectif « autres » aiderait à résoudre la difficulté mais il faudrait trouver un autre terme que « diplômes ». Il y a dans la délégation française un professeur d'université qui pourra certainement éclairer la Commission sur cette question de terminologie universitaire.

représentants du Conseil exécutif ainsi que le Directeur général et son personnel du travail qu'ils ont accompli.

Le Dr HA QUE (Pakistan) se dit très satisfait des documents qui ont été présentés à la Commission. Il remercie les membres du bureau de la Commission,

en particulier le Président, ainsi que le Directeur général et les membres du Secrétariat. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socia-

Le Professeur SENAULT (France) confirme que l'explication donnée par le Directeur général adjoint est parfaitement correcte. En France, il existe un « grade » de docteur en médecine ou en pharmacie par exemple et l'on peut dire d'un docteur en médecine qu'il possède un « titre médical »; les « diplômes » sont des certificats complémentaires délivrés par

l'université. Ce qui gêne peut -être le délégué de la Turquie, c'est qu'au cours de la discussion on a demandé la suppression du mot « paramédicaux » tout en évoquant la possibilité d'étudier les équivalences de « titres » autres que les « titres médicaux ». Le Dr ALAN (Turquie) pense qu'on pourrait laisser

listes soviétiques) souscrit sans réserves aux remerciements adressés au Président, au Vice -Président et au Rapporteur de la Commission ainsi qu'aux représentants du Conseil exécutif et au Directeur général et à ses collaborateurs. Il tient à souligner tout particulièrement la conscience et le soin avec lesquels le

Secrétariat s'acquitte de sa lourde tâche: c'est la quatrième année que le Dr Venediktov a l'occasion de faire cette constatation et il espère que la qualité

des travaux sera maintenue à ce haut niveau. Il que le même esprit ne cesse jamais de régner.

au Secrétariat le soin de mettre au point un texte français qui reflète mieux les nuances anglais. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT suggère de libeller

remercie tous les délégués de l'esprit de coopération dont ils ont fait preuve au cours des débats et souhaite

ainsi le texte définitif: « de s'efforcer de dresser un tableau comparatif des grades universitaires médicaux et autres titres dont l'équivalence est acceptée... »

Pour le Dr OLGUIN (Argentine), la Commission est parvenue à des résultats très satisfaisants, comme en témoignent le nombre et l'importance des résolutions adoptées, grâce à un effort collectif dont il faut

II en est ainsi décidé. Section 5

féliciter à la fois le bureau de la Commission, les

délégations et les représentants du Secrétariat. C'est un grand honneur pour lui que d'avoir pu contribuer

à l'esprit de coopération qui s'est manifesté; c'est cet esprit qui permet à l'Organisation d'atteindre ses objectifs.

Aucune observation n'est formulée.

442

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

La tâche de mener à bien les travaux de la Commission dans le délai fixé incombait en grande partie

responsable seulement devant l'Assemblée mondiale de la Santé, des grandes décisions qu'il a su prendre

au Président: qu'il y ait réussi est la preuve de ses grandes qualités.

pour orienter la politique de l'OMS en matière de programme et de budget. La détermination dont le Directeur général fait preuve lorsqu'il s'agit de satisfaire les besoins sanitaires des peuples du monde

Le Dr ADEMOLA (Nigeria) se fait l'interprète des pays africains et exprime leur reconnaissance pour le travail accompli par le Président, le Vice -Président, le Rapporteur, les représentants du Conseil exécutif et les représentants du Secrétariat.

est digne d'admiration et peut être citée comme un remarquable exemple. Il faut espérer que cet exemple sera suivi par les chefs des services de santé dans tous les pays. Le Professeur BABUDIERI (Italie) remercie le Président, le Vice -Président et le Rapporteur de

On pourrait craindre que dans une organisation comme l'OMS, les grandes puissances et les pays qui

versent les plus fortes contributions au budget ne soient parfois tentés de parler plus haut que les autres. Or il n'en est rien et il est réconfortant de savoir que les points de vue des pays en voie de développement sont respectés et que ces pays ont des amis qui les écoutent avec sympathie exposer leurs besoins. Les nations africaines se félicitent de pouvoir

l'excellent travail qu'ils ont fait à la tête de la Commission. Il faut également féliciter le Directeur général et son personnel du soin avec lequel ils avaient préparé

les travaux de l'Assemblée et de la Commission. Le délégué de l'Italie adresse un hommage personnel au Président, dont il a fait la connaissance en Jordanie et avec qui il a été associé dans une mission de l'OMS.

participer aux réunions de l'Assemblée et sont très heureuses des occasions qu'elles y trouvent de se faire des amis. Il faut espérer que beaucoup de ceux qu'elles

ont gagnés cette année reviendront aux prochaines Assemblées.

Le Dr AL- ADWANI (Koweït) félicite le Président d'avoir si bien su diriger les travaux de la Commission.

L'année 1966 restera marquée par l'installation de l'Organisation dans son nouveau bâtiment, par l'adoption du plus important budget voté jusqu'ici et,

Le Dr BARCLAY (Liberia) tient à s'associer au délégué du Nigeria qui a si éloquemment parlé au nom des pays africains.

à son avis, par l'exemple de ses immenses qualités qu'a donné le Président de la Commission du Programme et du Budget. La délégation du Koweït adresse également ses remerciements au Vice -Président

Le Dr JALLOUL (Liban), qui n'avait pas eu la possibilité de féliciter les membres du Bureau de l'Assemblée et des bureaux de ses principales commissions lors des séances plénières d'ouverture, est

et au Rapporteur ainsi qu'au Directeur général et à son personnel.

heureux de profiter de la présente occasion pour s'associer aux remerciements qui viennent d'être exprimés, sans oublier ceux qui l'ont été à l'adresse des membres du Secrétariat. Il a été particulièrement

Pour le Dr AL -WAHBI (Irak), la Commission a accompli en 1966, sous bien des rapports, un travail exceptionnel. Elle s'est trouvée parfois confrontée

avec des divergences d'opinion aiguës, grâce aux qualités du Président, du Vice -Président, du Rappor-

sensible à l'esprit humanitaire et à l'objectivité qui ont présidé aux débats; ce qui est décidé à l'Assemblée

teur, du Directeur général et de son personnel, les difficultés ont été surmontées à la satisfaction générale.

mondiale de la Santé est ce que réclame la santé du

monde. Le Dr Jalloul a tiré de nombreux enseignements de tout ce qu'il a entendu au cours des discussions.

Le PRÉSIDENT remercie toutes les délégations de leurs aimables paroles et de l'excellent travail qu'elles

ont fait pendant les réunions de la Commission. Il Le Dr RAO (Inde) fait siennes, au nom de sa délégation, les félicitations adressées au Président, au Vice -Président, au Rapporteur, aux représentants du Conseil exécutif, au Directeur général et à son personnel. Il tient à remercier tout particulièrement le Directeur général, guidé par la seule Constitution et remercie également le Vice -Président, le Rapporteur,

les représentants du Conseil exécutif, le Directeur général et tout son personnel, qui ont fait beaucoup pour lui faciliter la tâche. La séance est levée à 11 h. 30.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES

PREMIÈRE SÉANCE Jeudi 5 mai 1966, 14 h. 30 Président: Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Observations liminaires du Président

Décision :

Le Dr Diba est élu rapporteur par

acclamation.

Le PRÉSIDENT se déclare pleinement conscient de

l'honneur que les délégations ont fait à son pays et à lui -même en le portant à la présidence de la Commission. Il fera de son mieux pour conserver à celle -ci le haut prestige qu'elle s'est acquis lors des Assemblées précédentes. Le mandat des commissions principales de l'Assemblée de la Santé est fixé dans la résolution WHA15.1, dont les paragraphes 2), 3) et 4) du dispositif concernent

3.

Organisation du travail Le PRÉSIDENT déclare que le Dr J. Watt représentera

le Conseil exécutif aux séances de la Commission, conformément aux articles 43 et 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Il propose que la Commission commence par

spécialement la Commission des Questions administratives, financières et juridiques. Conformément à

l'article 82 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la Commission s'inspirera autant que possible dans ses travaux des règles régissant la conduite des débats et le vote aux séances plénières. Les articles 49 à 81 intéressent tout particulièrement les travaux de la Commission. 2.

examiner les points de son ordre du jour qu'elle doit traiter avant que la Commission du Programme et du Budget puisse aborder les points 2.2.1 (Examen des caractéristiques principales du programme) et 2.2.2 (Recommandation concernant le niveau du budget).

Il en est ainsi décidé. 4.

Examen de la situation financière de l'Organisation

Election du vice- président et du rapporteur

Ordre du jour, 3.8 Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire de la Commission

Ordre du jour, 3.1

Le PRÉSIDENT donne lecture de l'article 36 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, qui concerne l'élection d'un vice -président et d'un rapporteur. La Commission des Désignations, dans son troisième rapport (voir page 507), a proposé comme vice -président le Dr I. Wone (Sénégal).

à présenter ce point. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, fait au nom du Directeur général un exposé sur la situation financière de l'Organisation. Le PRÉSIDENT pense que la Commission désirera,

Décision : Le Dr Wone est élu vice -président par acclamation.

conformément à l'usage, que l'exposé du Secrétaire

soit distribué sous forme de document et annexé au procès -verbal de la séance.

Le PRÉSIDENT déclare ensuite que la Commission

Il en est ainsi décidé (voir l'appendice ci- après). La séance est levée à 15 h. 10.

des Désignations a proposé comme rapporteur le Dr A. Diba (Iran).

- 443 -

444

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Appendice

EXPOSE DE M. M. P. SIEGEL, SOUS -DIRECTEUR GENERAL

Monsieur le Président, c'est toujours pour moi un plaisir autant qu'un privilège que de vous présenter, au nom du Directeur général, le rapport sur la situation financière de l'Organisation. L'examen de ce rapport

de $985 000 versée au budget ordinaire pour couvrir les dépenses d'administration et des services d'exécution afférentes à ce programme; comptes spéciaux

du fonds bénévole pour la promotion de la santé: environ $2 100 000; dépenses - qui seront remboursées

figure parmi les principales responsabilités de votre commission. En l'étudiant, vous avez l'occasion et nisation, et de vérifier si la gestion de l'OMS répond bien à ses besoins. Le Directeur général et son per-

le devoir de procéder à une analyse critique des pratiques administratives et financières de l'Orgasonnel se félicitent de cet examen annuel, car ils y trouvent des suggestions qui leur permettent de mieux s'acquitter de leur tâche future. Le Directeur général est heureux de pouvoir vous indiquer, comme il l'a fait presque chaque année jusqu'ici, que la situation financière de l'Organisation demeure saine. Les versements effectués au 31décembre 1965 représentaient 95,74 % de l'ensemble des contributions dues par les Membres actifs pour cet exercice.

par l'ONU - engagées au titre des activités sanitaires dans la République démocratique du Congo : environ $1 500 000; autres opérations sujettes à remboursement $1 647 000; projets financés sur le Fonds spécial des Nations Unies: $842 000; fonds de roulement des ventes: environ $68 000. Ainsi, au total, l'Organisation mondiale de la

Santé a financé en 1965, grâce aux diverses sources

de fonds qu'elle gère directement, des opérations d'un coût total d'environ $51 600 000, abstraction faite du fonds du bâtiment du Siège. Peut -être n'est -il

pas sans intérêt de signaler que les dépenses administratives se sont élevées au cours de cet exercice à $2 960 000, c'est -à -dire à 5,74 % de l'ensemble des

Les pourcentages correspondants étaient de 87,32 pour 1963 et 96,64 % pour 1964. Toutefois, le 30 avril 1966, vingt Membres devaient tout ou partie de leurs

contributions pour 1965 et six d'entre eux étaient toujours redevables d'arriérés dus pour un ou plusieurs exercices précédents. La solidité les

fonds gérés directement par l'Organisation. L'Organisation panaméricaine de la Santé - Organisation régionale de l'OMS pour les Amériques - a utilisé quelque $7 200 000 au titre de son budget ordinaire et $4 200 000 provenant d'autres fonds mis directement

des finances de

l'Organisation dépend de la promptitude avec laquelle

Etats versent les contributions qui servent à financer le budget ordinaire: aussi tous les Membres devraient -ils s'attacher à s'acquitter à temps de

leurs obligations afin de garantir la bonne marche financière de l'OMS.

à sa disposition. Les activités exercées par l'Organisation mondiale de la Santé et financées à l'aide des fonds qu'elle administre directement ou indirectement ont donc représenté un total de $63 000 000. Les membres de la Commission auront constaté que le Conseil exécutif et son Comité spécial, qui

Au cours de la période allant du ler janvier au 30 avril 1966, l'OMS a reçu un total de $911 162 au titre d'arriérés de contributions pour 1965 et les exercices précédents; autrement dit, le 30 avril actifs pour 1965 étaient parvenus au Siège. A la même date, les arriérés de contributions dus par des Membres actifs pour l'ensemble des exercices précé1966 97,32 % des contributions dues par les Membres

vient de se réunir, soumettent à l'approbation de l'Assemblée de la Santé des prévisions supplémentaires

pour 1966 s'élevant à $1 939 800. Les documents pertinents seront probablement distribués aux membres avant demain. La Commission sera sans doute

heureuse d'apprendre qu'il ne sera pas nécessaire de demander aux Etats Membres une contribution additionnelle pour cet exercice, les recettes occasionnelles suffisant à couvrir les montants suplémentaires demandés.

dents s'élevaient au total à $1 450 776. Le chiffre correspondant au 30 avril 1965 était de $1 179 480. En ce qui concerne le coût total des opérations menées par l'OM S en 1965, $38 346 067, soit 97,06 du budget effectif, ont été utilisés. Comme les contributions reçues au 31 décembre 1965 ne représentaient que 95,74 % du total, il y a eu un déficit de liquidités

de $361 355 à la fin de l'année. Les contributions pour 1965 reçues dans les quatre premiers mois de 1966 ont entièrement comblé ce déficit.

Passons, si vous le voulez bien, à d'autres aspects de la vie de l'Organisation. Le nombre des Membres a continué à croître. Les Iles Maldives et Singapour, admis à l'Organisation des Nations Unies l'an dernier, sont devenus Membres de l'OMS en déposant auprès du Secrétaire général les instruments officiels d'acceptation de la Constitution. L'Organisation compte aujourd'hui cent vingt -trois Membres et trois Membres

Les montants d'autres sources dont l'Organisation a pu disposer en 1965 étaient les suivants: environ

associés; nous continuons cependant à regretter que deux de nos Membres n'aient pas repris leur activité.

$6 800 000 en provenance du programme élargi d'asssistance technique, à l'exclusion de la subvention

L'achèvement du nouveau bâtiment du Siège que vous aurez l'occasion de visiter lors de l'inauguration le samedi 7 mai - marquera cette année

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: PREMIÈRE SÉANCE

445

une date dans l'histoire de l'Organisation. Vous verrez

dans l'effort qui étaient matériellement impossibles ces dernières années.

d'emblée qu'il reste un certain nombre de petits travaux à effectuer, mais la majeure partie du personnel

Vous verrez partout, dans le nouveau bâtiment, des témoignages de l'estime dans laquelle les Membres

est déjà installée dans ses nouveaux locaux. Vous jugerez vous -même du caractère esthétique du bâtiment.

Le caractère fonctionnel de la construction - qui, pour paraphraser un architecte célèbre, est bien une

tiennent l'Organisation. Dans une mesure vraiment très appréciable, la décoration et l'aspect de l'édifice sont, je le répète, le fruit de la générosité des Membres

« machine à travailler » - vous intéressera

sans

doute davantage encore. Le système d'encorbellement grâce auquel le périmètre de chaque étage est exempt

qui ont offert du marbre, du bois, de la pierre, des sommes d'argent, du mobilier ou des oeuvres d'art, dons qui ont tous été à la fois utiles et bien employés.

de colonnes et les parois mobiles permettent une grande souplesse dans l'utilisation de l'espace. Permettez -moi de signaler également à votre attention

Comme vous le verrez, ces contributions ajoutent beaucoup à la beauté intrinsèque du bâtiment, mais

surtout - ce qui est peut -être plus important elles sont un témoignage de l'intérêt sincère que tant de Membres portent à l'Organisation. Les Membres qui voudraient encore offrir une contribution auront toujours la possibilité de le faire à l'avenir. Si le nouveau bâtiment du Siège nous plaît et si, sans être pleinement satisfaits, nous ne sommes pas pessimistes quant à la situation financière, nous ne devons jamais perdre de vue l'importance qu'il y a à disposer d'un personnel dont l'expérience, l'adaptabilité et le dévouement à l'Organisation ne fassent

le système de communication qui a été réalisé, tant pour faciliter les contacts humains que la circulation des messages écrits. La surface maximale de chaque étage a été déterminée en fonction des ressources financières disponibles, mais elle a été conçue de manière à faciliter le plus possible les communications

horizontales. Le nombre d'ascenseurs et d'escaliers, et leur emplacement, ont été fixés eu égard à la nécessité d'assurer les communications verticales les plus

efficaces. Il sera particulièrement intéressant de voir fonctionner le système de monte -charge automatique qui permet d'acheminer le courrier, les ouvrages de

bibliothèque et les documents à tous les étages et en assure la livraison aux étages préalablement sélectionnés.

aucun doute. Notre personnel est notre principal atout. L'année dernière a été fructueuse en ce qui concerne le recrutement de nouveaux fonctionnaires. Nous avons eu la chance de nous assurer le concours

Vous remarquerez que

les

sessions du Conseil

de ressortissants d'un certain nombre de pays qui, jusqu'ici, n'étaient pas représentés parmi nous. L'an dernier, j'avais parlé de notre programme de

exécutif se tiendront dans une salle spéciale du nouveau

bâtiment mais que, pour des raisons financières, il a été impossible de prévoir un emplacement assez vaste pour l'Assemblée. Celle -ci continuera donc à siéger au Palais des Nations lors de ses sessions à Genève.

formation en cours d'emploi. Cette activité s'est développée en 1965 et nous nous sommes tout parti-

culièrement attachés à préparer notre personnel à utiliser l'ordinateur électronique qui sera installé

La situation en matière de financement du nouveau bâtiment du Siège est exposée dans un des documents

au début de l'été. Cette formation a été dispensée aussi bien aux fonctionnaires des échelons les plus élevés de l'Organisation qu'aux agents qui s'occuperont directement des aspects mécaniques du traitement des données.

dont vous êtes saisis. Je ne m'y arrêterai donc pas plus longuement ici, sauf pour dire - et je pense que

vous partagerez ce point de vue - que nous avons tiré un bon résultat des montants investis. Il faut reconnaître en toute justice que ce résultat n'aurait pas été possible sans les contributions généreuses que l'Organisation a déjà reçues de nombreux Etats Membres. Nous connaissons, bien entendu, l'article de la loi de Parkinson selon lequel la décadence d'une organi-

L'année écoulée a été marquée par le recrutement de l'important effectif nécessaire au nouveau bâtiment: personnel chargé de l'entretien et du fonctionnement

des locaux et installations ainsi que de notre propre service de production des documents. C'est un type de recrutement dont nous n'avions guère l'expérience. Peut -être vous intéressera -t -il d'apprendre que nous avons reçu à cette occasion plus de trois mille candi-

sation commence le jour où elle prend possession d'un bâtiment permanent et nous admettons que cette affirmation n'est pas une simple boutade. Mais nous nous efforcerons d'être particulièrement vigilants,

datures. Parmi tant de personnes séduites par les perspectives d'une carrière à l'OMS, nous avons pu sélectionner un personnel qui, selon nous, assurera les services du Siège avec une grande compétence. Le personnel s'occupant de la gestion administrative a reçu un nombre croissant de demandes d'assistance émanant de toute l'Organisation. Plusieurs études ont été menées à bien au Siège, dans les bureaux régionaux et dans certains bureaux de représentants de l'OMS.

dès à présent et au cours des années à venir, pour maintenir la vitalité et l'esprit d'initiative qui ont toujours caractérisé les activités au Siège de l'Organisation. Nous pensons que le regroupement du personnel, qui se trouve réuni sous un même toit pour la première fois depuis des années, donnera une

nouvelle impulsion à notre action. Ce changement devrait favoriser un esprit de corps et une homogénéité

Une assistance analogue a également été accordée pour des travaux en rapport avec le nouveau bâtiment.

446

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

En matière d'administration publique, ce personnel a été appelé à collaborer avec le personnel des Régions

budget, afin de déterminer si l'on ne pourrait pas améliorer la comparabilité entre les documents budgétaires des diverses organisations. En outre, nous avons participé ces deux dernières semaines aux travaux du Comité ad hoc d'experts établi par l'Assemblée générale des Nations Unies pour examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées.

pour prêter son assistance à divers gouvernements. Cette collaboration s'est faite non seulement au Siège, mais aussi dans les Régions oû le personnel de gestion a participé à des conférences avec des représentants des administrations sanitaires nationales.

J'ai mentionné, dans des déclarations récentes, notre programme de mécanisation et nos plans à long terme pour l'adoption à l'OMS des techniques

modernes de traitement de l'information. Certaines activités en plein développement inscrites à notre programme d'exécution bénéficient déjà du calcul électronique et nous pensons que d'autres travaux pourront en profiter à l'avenir. Comme je l'ai mentionné l'an dernier, l'Organisation a commandé un ordinateur électronique. Depuis de nombreux mois en fait, depuis que les négociations préliminaires avec

Tout en reconnaissant l'importance de la collaboration et de la coordination entre institutions de la famille des Nations Unies, nous considérons que, du moins à l'échelon des pays, la coordination entre activités bilatérales, plans nationaux de développement

et programmes d'assistance multilatérale représente un domaine oû des améliorations pourraient avoir une portée capitale. Une

les fournisseurs ont été menées à leur terme en novembre 1964 - nous nous sommes employés à assurer que la calculatrice serait dûment utilisée aussitôt installée; cette installation doit avoir lieu d'ici quelques semaines et la mise en service sera chose faite, espère -t -on, le 1eT juillet prochain. Au début, l'ordinateur servira surtout aux activités

gouvernements pour l'élaboration de plans nationaux d'action sanitaire dans le cadre des plans généraux de développement économique et social avec leurs propres

assistance prêtée aux

peut être extrêmement utile aux pays qui s'efforcent de coordonner l'assistance bilatérale et multilatérale

plans de développement. En

intéressant le programme de statistiques sanitaires et les services d'information pour la recherche. Nous sommes également bien préparés à l'utiliser pour des

travaux administratifs, tels que l'établissement des feuilles de traitement et des dossiers du personnel; d'autres applications techniques et administratives suivront dès que possible. L'installation complète de traitement des données qui fonctionnera au Siège sera mise à la disposition de tous les services de l'Organisation. Il ne fait pas de doute que les méthodes modernes

effet, fondamentalement, se sont les gouvernements qui doivent assurer eux -mêmes la coordination et l'on ne peut faire ce travail à leur place. L'an dernier, nous avions exprimé le ferme espoir de voir l'Assemblée générale des Nations Unies se remettre normalement à l'oeuvre et, comme vous le savez, cet espoir s'est réalisé. Nous sommes convaincus

que nous pourrons continuer à compter sur l'Assemblée générale pour absorber les frictions engendrées

par les divergences politiques, de sorte que notre organisation puisse consacrer toute son énergie à assurer un meilleur état de santé aux populations du monde entier. Dans l'exercice de nos responsabilités, nous devons veiller tout spécialement à établir des programmes

de calcul offrent de nombreuses possiblités pour nombre de travaux de l'Organisation. C'est de notre

propre capacité, de notre propre imagination que dépendra le degré d'exploitation de ces possibilités. En effet, l'aptitude des ordinateurs actuels à traiter les données est, sinon illimitée, du moins extrêmement vaste et toujours susceptible de nouvelles applications.

réalistes, en ne perdant pas de vue, en particulier, que le coût des projets exécutés avec l'aide de l'Organisation est supporté pour l'essentiel par le pays bénéficiaire, qui investit en général dix à douze dollars pour chaque dollar dépensé par l'Organisation. Nous devons donc, ne fût -ce que pour cette raison,

Je crois que, dans un avenir assez proche, les ordinateurs seront plus utiles encore à l'Organisation que nous ne pouvons le prévoir aujourd'hui. En fait, je suis persuadé que nous sommes au seuil de ce qui sera à certains égards une ère nouvelle pour l'Organisation, qu'il s'agisse des possibilités d'exploitation des données médicales et techniques ou, dans une plus faible mesure, de nos travaux administratifs internes. Nous avons poursuivi nos efforts en vue d'améliorer

accorder constamment toute l'attention voulue aux corrélations à établir entre la planification préalable, les cycles budgétaires des gouvernements et de l'OMS,

et l'exécution satisfaisante et harmonieuse des programmes adoptés. Il semble bien que l'aptitude des pays en voie de développement à tirer un parti utile de l'assistance qui leur est offerte ne cesse de s'accroître. M. George Woods, Président de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement a fait observer il y a près d'un an que « bien que les résultats obtenus par les divers pays diffèrent, la capacité des pays en voie de développement à utiliser judicieusement l'aide

la coordination entre organisations de la famille des

Nations Unies; je vous ai parlé l'an dernier de la coopération en matière d'activités administratives quotidiennes; cette collaboration continue. Nous estimons qu'au cours des années des relations excellentes se sont développées entre les diverses institutions soeurs.

qui leur est accordée a constamment augmenté au fur et à mesure que leurs institutions se raffermissaient,

L'an dernier, nous avons également participé, à la demande du Conseil économique et social, à une vaste étude inter -institutions sur la présentation du

que l'instruction et la formation technique se répandaient, que l'aptitude à l'administration et à la gestion s'améliorait et que la préparation des projets devenait efficace ».

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: DEUXIÈME SÉANCE

447

Pour faire face à l'évolution de la situation dans le

exemple, qu'elle n'a pas adopté d'emblée une structure

monde d'aujourd'hui et de demain, l'Organisation mondiale de la Santé doit continuer à progresser sur la voie qu'elle s'est tracée dès sa fondation. Le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé ont tous deux reconnu depuis des années la nécessité d'une croissance saine et harmonieuse et d'une adaptation aux conditions nouvelles. Le philosophe grec Héraclite

organique déterminée, mais qu'elle s'est sans cesse adaptée au cours des années aux problèmes toujours nouveaux qui la confrontaient. Le développement de l'Organisation doit viser à la rendre plus capable de répondre aux besoins des

populations du monde en matière de santé. C'est dire qu'il doit être prudent, mais ininterrompu. Il doit aussi être adapté à la capacité des gouvernements de tirer profit de son assistance. Que cette croissance doive se poursuivre est chose certaine. Les organisations, comme les plantes, doivent croître ou mourir.

faisait remarquer il y a 2500 ans que « rien n'est permanent, sauf le changement ». L'Organisation mondiale de la Santé, bien que jeune encore, a néanmoins fait l'expérience de cette vérité. C'est ainsi, par

DEUXIÈME SEANCE Lundi 9 mai, 9 h. 30 Président : Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen de la situation financière de l'Organisation (suite) Ordre du jour, 3.8

considère la position des Etats Membres vis -à -vis du budget, on peut discerner quatre catégories: la première est celle des pays assez heureux pour n'avoir

Le PRÉSIDENT invite les délégations à présenter leurs observations sur la situation financière telle qu'elle a été exposée à la première séance par M. Siegel,

aucune difficulté à voter le budget et à payer leur contribution; la deuxième est celle des Etats Membres qui, sans doute plus généreux que prévoyants, votent le

Secrétaire de la Commission (voir page 444). M. DE CONINCK (Belgique) a été heureux d'entendre

budget sans difficulté mais éprouvent parfois

quelque difficulté au moment de payer leur contribu-

le Secrétaire dire, dans son exposé remarquablement

tion; les pays de la troisième catégorie, à laquelle appartient la France, se font quelque souci et se posent des problèmes au moment de l'adoption du budget mais n'en ont pas, pour le moment, lorsqu'ils doivent s'acquitter de leur contribution. Ces pays ne manquent pas de générosité, mais ils sont prévoyants

clair, que la situation financière de l'Organisation demeurait saine. En 1965, le recouvrement des contributions a atteint un pourcentage très voisin du chiffre fort satisfaisant enregistré à la fin de l'année précédente et la situation serait parfaite si tous les Etats Membres faisaient l'effort demandé pour régulariser leurs comptes et s'acquitter de leurs obligations. La délégation belge a appris avec satisfaction qu'aucune contribution additionnelle ne serait demandée pour 1966, les recettes occasionnelles s'avérant suffisantes pour couvrir les prévisions supplémentaires.

et craignent que la plupart des Membres n'entrent dans une quatrième catégorie, celle des pays qui se font du souci à la fois au moment de voter le budget et au moment de payer leur contribution. Les pays

du troisième groupe n'ont de loin pas atteint le degré de confiance dont le Secrétaire général a fait preuve en disant que l'Organisation doit croître ou mourir. Une croissance désordonnée peut entraîner des tumeurs malignes, et même une croissance ordonnée, si elle devait mener au gigantisme, n'est certainement pas très souhaitable. Il faut donc espérer que

Le Secrétaire a fait une description limpide du nouveau bâtiment et rappelé à cette occasion la loi de Parkinson. Il faut espérer que cette loi ne se vérifiera jamais dans le cas du personnel du Siège; de fait, certaines rumeurs pessimistes ont déjà circulé, selon lesquelles les locaux pourraient être insuffisants pour l'avenir.

M. de Coninck comprend parfaitement la fierté avec laquelle le Secrétaire a annoncé la prochaine mise en service du nouvel ordinateur électronique. Le Dr CAYLA (France) se félicite de constater que

l'Assemblée de la Santé préviendra ces dangers en assurant à l'Organisation une croissance ordonnée et modérée. Elle devra se souvenir, lorsqu'elle se prononcera sur le budget, qu'en voulant trop faire on risque de ne rien accomplir du tout. M. BURKE (Jamaïque) exprime sa gratitude pour l'excellente présentation du budget et les précisions apportées dans la documentation annexe. Le Secré-

les finances de l'Organisation restent saines. Si l'on

448

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

taire a donné à la Commission, une fois de plus, une vue d'ensemble remarquablement claire de la situation financière de l'Organisation. Il ne fait pas de doute que les difficultés rencontrées dans l'élaboration du

La délégation du Koweït souhaite la bienvenue aux deux nouveaux Membres, les Iles Maldives et Singapour.

budget de l'OMS s'aggraveront à mesure que l'on progressera vers l'éradication des maladies transmissibles et que l'espérance de vie se prolongera dans

Les Etats Membres ont contracté une dette de gratitude envers le Comité permanent du Bâtiment du Siège, le Directeur général et tous ceux qui ont participé aux difficiles travaux occasionnés par le nouveau bâtiment. Comme le Directeur général l'a dit à la cérémonie d'inauguration, le bâtiment est un symbole de la volonté qu'a l'OMS de concentrer ses énergies, ses ressources et ses connaissances en vue d'aider les pays du monde à assurer un avenir sain, prospère et paisible aux générations futures. Il faut espérer que chaque Etat Membre tiendra à s'associer aux autres pour traduire cette volonté dans les faits. Ce bâtiment rationnellement conçu, en particulier la salle du Conseil exécutif, peut inspirer

le monde entier. A l'avenir, les priorités exigeront nombre de décisions délicates.

Le délégué de la Jamaïque souligne à ce propos l'importance des bourses d'études. Personne ne contestera les considérations formulées par le Directeur général à la troisième séance plénière: le seul moyen

véritable de remédier à la pénurie de personnel médical consiste à développer les moyens de formation dans les divers pays, et il appartient à la communauté des nations de collaborer en vue de permettre aux habitants de tous les pays de disposer des services de médecins et d'infirmières pleinement qualifiés auxquels ils ont droit. Les montants affectés aux bourses devraient prendre de plus en plus d'impor-

tance dans

le

budget. Les demandes de bourses

supplémentaires montrent clairement que les gouvernements ont fait le meilleur usage possible des utiles

conseils donnés antérieurement par les services du Siège et par les consultants envoyés dans les pays,

une fierté légitime. La délégation du Koweït espère que l'ordinateur électronique ne tardera pas à être mis en service et qu'il permettra de réaliser des économies de personnel. M. Al -Hijji souhaite que le Directeur général et le Conseil exécutif prêtent plus d'attention à la question de l'utilisation de l'arabe comme langue de travail dans la Région de la Méditerranée orientale et qu'ils

qu'ils sont aujourd'hui prêts et disposés à établir leurs propres programmes de formation, et que la capacité des pays en voie de développement à tirer pleinement profit d'une assistance extérieure ne cesse

veillent à augmenter le nombre de bourses et les activités d'assistance technique en faveur des pays en voie de développement. Le Professeur VANNUGLI (Italie) dit que, comme

de croître. C'est par des bourses d'études que ces pays peuvent normalement espérer se doter du personnel enseignant nécessaire au développement de leurs moyens de formation. Il existe une autre raison qui milite en faveur d'une augmentation des crédits affectés aux bourses d'étutotal des dépenses engagées pour former les médecins ou les auxiliaires intéressés. Pour chaque bourse accordée des: celles -ci ne

d'habitude, le Secrétaire a présenté un rapport très complet sur la situation financière de l'Organisation. S'il est vrai que 95 % seulement du total des contributions pour 1965 avaient été reçues à la fin de l'année, le recouvrement a atteint un chiffre record au 30 avril 1966; sans doute le retard s'explique -t -il

représentent pas le

simplement par le fait que le cycle budgétaire de certains pays ne correspond pas à celui de l'OMS. La délégation italienne est quelque peu préoccupée de voir que les prévisions supplémentaires pour 1966 accusent une augmentation considérable par rapport à 1965. Le Secrétariat ne pourrait -il pas présenter à

par l'OMS, le gouvernement offre une contrepartie en versant au titulaire un traitement à plein temps et, le cas échéant, des allocations familiales. C'est ainsi, par exemple, que le Gouvernement de la Jamaïque

consacre chaque année plus d'un demi -million de dollars aux activités de formation, lesquelles s'étendent

il est vrai à toute la gamme du personnel technique, administratif et professionnel. M. Burke espère que l'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif prêteront toute l'attention voulue, à l'avenir, aux bourses à accorder aux pays dans les domaines où ils en ont le plus besoin. M. AL -HIJJI (Koweït) a étudié avec un vif intérêt

la Commission un tableau donnant plus de détails sur ces prévisions ? Certains postes ne pourraient ils pas être rangés parmi les dépenses prévisibles, et ne pourrait -on pas trouver un moyen d'inclure les montants correspondants, à l'avenir, dans le projet

de budget initial ? Les Etats Membres pourraient ainsi se faire dès le début une idée plus exacte des dépenses à prévoir pour un exercice financier quelconque.

l'exposé présenté par le Secrétaire sur la situation financière de l'Organisation. Il est encourageant

La délégation italienne souhaite la bienvenue aux deux nouveaux Membres; grâce à l'accroissement constant du nombre de ses Membres, l'OMS est la plus universelle de toutes les institutions de la famille des Nations Unies.

d'apprendre que la solidité financière qui a toujours

caractérisé l'OMS ne s'est pas affaiblie et que les Etats Membres redevables d'arriérés s'efforcent de régler leurs dettes. Il faut espérer qu'à l'avenir ces arriérés se réduiront à zéro.

Le nouveau bâtiment est incontestablement bien adapté aux nécessités d'un travail efficace. La salle du Conseil exécutif, en particulier, est une belle

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: DEUXIÈME SÉANCE

449

réussite de l'architecture et de la décoration modernes; il faudra s'efforcer d'utiliser pleinement les commodités qu'elle offre.

La délégation soviétique a écouté avec beaucoup

d'intérêt les explications qui ont été données sur l'application possible des installations de calcul électronique aux activités administratives de l'OMS;

Dans son exposé, le Secrétaire a mentionné que 1965 avait été une année fructueuse pour le recrutement

du personnel. Il conviendrait de faire connaître d'avance aux Etats Membres certaines vacances de postes pour leur permettre de proposer des candidats compétents ayant des chances raisonnables d'être acceptés.

est indispensable, en effet, de rendre les rouages administratifs de l'Organisation plus souples, plus il

modernes et économiquement et financièrement plus efficaces. Peut -être la Commission pourrait -elle obtenir

des renseignements plus détaillés sur ce qui a déjà les

Il importe de faire un usage maximum de l'ordinateur électronique qui est en voie d'installation; peut -être pourra -t -on l'utiliser pour apprendre à des fonctionnaires nationaux les techniques modernes de calcul et le mettre à la disposition d'autres organisations internationales établies à Genève. Le délégué de l'Italie insiste sur la nécessité d'une collaboration plus étroite entre les Etats Membres,

été fait dans ce sens, et en particulier sur la façon dont méthodes de calcul électronique pourraient

contribuer à réduire les dépenses d'administration et de fonctionnement de l'Organisation. La délégation soviétique se félicite d'apprendre que les recettes occasionnelles suffisent à couvrir les dépenses supplémentaires de 1966 et qu'il n'y aura

donc pas lieu de demander des contributions addi-

le Siège et les bureaux régionaux. Maintenant que l'Organisation a atteint la maturité et possède un bâtiment à elle pour son siège central, il convient de poursuivre dans un esprit de modération et de réalisme,

tionnelles aux Etats Membres pour cet

exercice.

en évitant de tomber dans le travers bureaucratique, l'action menée pour résoudre les grands problèmes de santé qui se posent dans le monde. Le Dr DOLO (Mali) considère que le tableau encourageant brossé par le Secrétaire pour décrire la situa-

Elle n'est toutefois pas sans se préoccuper quelque peu des répercussions éventuelles de ces prévisions sur les futurs budgets et niveaux de contributions, puisqu'une partie des dépenses en cause est appelée à se renouveler. En deuxième lieu, le Dr Lisicyn aimerait savoir pourquoi 97,06 % seulement du budget effectif ont été utilisés en 1965 et pourquoi on n'a pu utiliser la totalité des crédits votés ou du moins, comme en 1964, plus de 98 % de ceux -ci.

tion administrative laisse bien augurer de la phase d'adolescence dans laquelle entre maintenant l'OMS. Le Directeur général et ses collègues ont largement contribué à guider l'Organisation à travers une enfance délicate. Maintenant qu'avec une juste fierté

Le Dr Lisicyn note en troisième lieu que, selon le rapport du Commissaire aux Comptes, les dépenses administratives se sont élevées en 1965 à 3,1 % du budget total, contre 2,7 % en 1964. II désirerait savoir pourquoi la réduction proportionnelle des dépenses des services administratifs qui se dégageait des rapports précédents ne s'est pas poursuivie.

l'OMS a inauguré son nouveau bâtiment, elle est à un moment propice pour méditer sur son passé, en vue d'adapter ses structures et de concevoir une politique d'action plus efficiente et plus conforme aux besoins sanitaires des pays qui viennent de lui insuffler un sang nouveau. Dans l'avenir, l'action du personnel de l'Organisation devra se porter davantage sur le terrain. En fait, il ne s'agit pas de recruter davantage de personnel, mais de mieux utiliser celui dont on dispose, de manière à faire des économies et à éviter des accroissements par trop sensibles du budget. La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Par ailleurs, il est entièrement d'accord avec le délégué de l'Italie pour estimer qu'il serait souhaitable

d'aviser d'avance les Etats Membres des vacances de postes prévues pour leur permettre d'organiser l'utilisation de leur personnel national d'une manière

qui concilierait les intérêts de l'OMS et ceux des services de santé nationaux. La délégation soviétique se

réjouit d'apprendre

que le nouveau bâtiment du Siège de l'OMS est terminé, ceci d'autant plus que la première pierre avait été posée par feu le Dr Kura "sov, Ministre de la Santé de l'Union soviétique. La mise en service de ce bâtiment, qui réunira sous le même toit tout le personnel du Siège, ne manquera pas de favoriser l'efficacité des_ services et l'on peut espérer qu'elle permettra aussi d'abaisser les dépenses administratives.

qui coïncide avec le début de la seconde moitié de la décennie des Nations Unies pour le développement, devrait inciter à plus d'audace révolutionnaire pour orienter les activités de l'Organisation vers des résultats plus pratiques, susceptibles d'élever effectivement le

niveau de santé des populations, surtout dans les pays en voie de développement. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes

En dernier lieu, l'idée directrice de l'exposé du Secrétaire portait sur la planification rationnelle des activités de l'Organisation, en particulier sur le plan financier. La planification doit comprendre des

soviétiques) a été heureux de prendre connaissance du rapport circonstancié présenté par le Secrétaire sur la situation financière de l'Organisation. On a plaisir à constater, d'après le taux élevé de recouvrement des contributions, que les Etats Membres particip nt activement au travail de l'OMS et que la situ tion financière de celle -ci est saine.

mesures propres à assurer un taux de croissance ordonné et pondéré du budget. Les grandes fluctuations qui ont marqué ce taux au cours des dernières années paraissent en contradiction avec le principe même de la planification et, de plus, elles interdisent aux pays d'établir des plans rationnels puisqu'il est impossible de prévoir à l'avance les sommes néces-

450

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

saires. Tant que ce problème n'aura pas été résolu, on ne pourra guère parler de planification, notion qui est pourtant au cceur même de l'efficacité de l'action

dollar affecté par l'Organisation aux projets qu'elle

soutient. Dans ces conditions, on ne saurait trop insister sur la nécessité de toujours tenir compte de la corrélation entre la planification anticipée, les cycles budgétaires des gouvernements et celui de l'OMS, et l'exécution méthodique et équilibrée des programmes projetés, notamment lorsqu'il s'agit de

de l'OMS. Il faut noter à cet égard que, dans chaque projet soutenu par l'OMS, les Etats Membres dépensent dix à douze fois plus que l'Organisation. L'OMS devrait développer ses activités d'une manière cohérente et méthodique en évitant tout essor trop rapide.

programmes massifs mettant en cause un grand nombre de pays. Il faudrait prendre le plus grand soin de s'assurer que la planification intervient suffisamment à l'avance afin d'éviter d'imposer une charge trop lourde aux gouvernements si ceux -ci doivent contribuer financièrement à une multiplicité de projets alors que leurs ressources sont limitées. Le Dr MAHFUZ ALI (Pakistan) dit qu'il a été très

Le Dr AL -WAHBI (Irak) estime qu'il faut féliciter le Directeur général et ses collaborateurs du maintien

de la situation financière satisfaisante de l'Organisation. Une part du mérite revient aussi à la confiance que les Etats Membres placent dans le Secrétariat et au concours qu'ils lui prêtent. Au cours des dix -neuf dernières années, le Directeur général, le Secrétariat et les Etats Membres ont, de concert, édifié un organisme administratif et

agréable d'entendre l'exposé du Secrétaire sur la situation financière de l'Organisation. Sans doute aurait -il préféré que les dépenses administratives aient avoisiné, en 1965, 4 % de l'ensemble des fonds gérés directement par l'OMS, mais il n'est pas entièrement mécontent du chiffre

technique qui, en 1965, a été en mesure de déployer des activités

représentant une dépense totale

de

63 millions de dollars des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr Al -Wahbi est convaincu que cet organisme peut

effectif de 5,74 %. A ce sujet, il serait heureux d'avoir

faire bien plus encore: par exemple, l'OMS devrait pouvoir faire davantage appel au Fonds spécial des Nations Unies, notamment pour les travaux d'assainissement. Avec le concours de l'Organisation, qui les aiderait à préparer des plans, les pays devraient essayer d'obtenir qu'une plus grande fraction des ressources du Fonds spécial soit affectée à la santé. Le nouveau bâtiment du Siège est à la fois beau

des précisions sur les principales rubriques entrant dans le total de US $2 960 000 engagé dans les services administratifs et, en particulier, sur les modifications qui seraient intervenues dans le cadre de telle ou telle

rubrique particulière. Il demande, d'autre part, si le chiffre cité englobe les dépenses administratives des bureaux régionaux. Le Gouvernement du Pakistan a noté avec intérêt les

et fonctionnel. Maintenant que tout le personnel sera logé sous le même toit, le travail du Secrétariat devrait être plus aisé et plus efficace. On peut espérer qu'il sera un jour possible de trouver les moyens de permettre à l'Assemblée et à ses commissions de se réunir dans les propres locaux de l'OMS plutôt qu'au Palais des Nations. En ce qui concerne l'installation de la calculatrice électronique, le Dr Al -Wahbi est de ceux qui pensent qu'un tel équipement est essentiel dans toute organisation d'une certaine importance. Une fois mise

mesures prises pour recruter du personnel pour le nouveau bâtiment du Siège. Il aimerait savoir s'il ne se trompe pas en supposant que les dépenses des services communs seront réduites du fait que l'Organisation n'aura plus rien à verser à ce titre à l'Organisation des Nations Unies.

Le Dr MuDALIAR (Inde) joint ses félicitations à celles qui ont été adressées au Secrétaire pour son exposé. Après avoir entendu le très instructif exposé annuel du Sous -Directeur général sur les espoirs et les difficultés de l'Organisation en ce qui concerne ses finances pendant une période de près de dix -neuf

en place, la calculatrice du Siège pourra servir à aider les services de santé des Etats Membres à traiter

leur propre matériel. Le Dr LAYTON (Canada) souscrit aux félicitations

qui ont été adressées au Secrétaire pour l'exposé lucide et, dans l'ensemble, encourageant, qu'il a présenté sur la situation financière de l'Organisation.

années, il se fera une joie de proposer, le premier, que l'on décerne une médaille à M. Siegel lorsque, dans un avenir qu'il espère ne pas être trop lointain, le recouvrement des contributions atteindra 100% du montant total fixé pour les Etats Membres. Il a été soulagé d'apprendre qu'il sera de nouveau possible de financer les prévisions budgétaires supplé-

Il a noté que le recouvrement des contributions en 1963, en 1964 et en 1965 a été, respectivement, de 87,32, de 96,64 et de 95,74 % du montant total des contributions fixées pour les Membres actifs. Il serait

heureux d'avoir des explications sur le pourcentage remarquablement faible de 1963. En ce qui concerne la déclaration du Secrétaire concernant la nécessité de procéder à la planification suffisamment à l'avance (page 446), il est encourageant

et en même temps assez surprenant d'apprendre que les pays qui reçoivent une aide de l'Organisation investissent jusqu'à dix ou douze dollars pour chaque

mentaires au moyen des ressources disponibles. Il est toujours difficile de réaliser un équilibre entre les besoins des pays en voie de développement et ceux des pays avancés: les premiers ont de grands besoins et veulent de plus en plus d'assistance, alors que les seconds ont de la peine à faire face aux répercussions financières des sollicitations dont ils sont ainsi saisis. Le Dr Mudaliar espère qu'on arrivera à trouver un compromis raisonnable grâce auquel les pays avancés et les pays en voie de développement se rendront concrètement compte que la santé mondiale est une et indivisible.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: DEUXIÈME SÉANCE

451

Le nouveau bâtiment du Siège répond entièrement aux voeux du Dr Mudaliar. Souvent, lorsqu'on donne à des administrations davantage de locaux, elles en réclament encore plus; aussi, le Dr Mudaliar espère -t -il

personnel adopté par le Conseil exécutif à sa trente -septième session est appliqué concurremment,

de sorte que le traitement net revisé du Directeur général adjoint sera de $23 300 par an; FIXE le traitement des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux à $30 000 avant impo3.

que le Directeur général veillera à ce qu'il soit fait un usage économique de l'espace offert par le nouveau bâtiment.

Il estime lui aussi que l'installation d'une calculatrice répond à un besoin essentiel. Pour fonctionner efficacement, ces calculatrices exigent un personnel

sition, étant entendu que le barème revisé des

qualifié et le Dr Mudaliar espère que le Directeur général prendra les dispositions voulues pour préparer le personnel à ces nouvelles tâches.

Se référant au dernier paragraphe de l'exposé du Secrétaire (page 447), le Dr Mudaliar insiste sur la nécessité d'un développement régulier. Si elle ne prend

contributions du personnel adopté par le Conseil exécutif à sa trente -septième session est appliqué concurremment, de sorte que le traitement net revisé sera de $21 000 pour ces postes; et 4. DÉCIDE que ces traitements prennent effet le leT janvier 1966, en liaison avec la revision du barème des contributions du personnel et la revision de toutes les classifications d'ajustements de poste à cette date, conformément aux recommandations

pas soin de fonctionner avec économie et efficacité, l'OMS risquera de perdre une partie de l'appui dont elle jouit actuellement. Les peuples du monde rechercheront l'aide de l'OMS aussi longtemps que celle -ci se montrera capable de leur fournir les services dont ils ont besoin.

du Comité consultatif de la Fonction publique internationale. Traitement et indemnités du Directeur général

(Voir la suite de la discussion dans la section 3 ci- après.) 2.

Ordre du jour, 3.10.2 Le Dr DIBA (Iran), Rapporteur, annonce qu'à la suite des discussions qu'elle a eues en séance privée, la Commission a décidé de recommander à l'Assemblée de la Santé l'adoption du projet de résolution suivant:

Traitements et indemnités

Ordre du jour, 3.10 La Commission siège en séance privée de 11 h. 10 à 11 h. 30, puis en séance publique. Le PRÉSIDENT invite le Rapporteur à rendre compte

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé 1. AUTORISE le Président de l'Assemblée mondiale

des débats qui ont eu lieu en séance privée. Traitements et indemnités des postes non classifiés

Ordre du jour, 3.10.1 Le Dr DIRA (Iran), Rapporteur, annonce qu'à la suite des discussions qui ont eu lieu en séance privée, la Commission a décidé de recommander à l'Assemblée de la Santé l'adoption du projet de résolution suivant:

de la Santé à signer un amendement au contrat du Directeur général, fixant le traitement du Directeur général à $43 000 avant imposition, étant entendu que le barème revisé des contributions du personnel adopté par le Conseil exécutif à sa trente -septième session est appliqué concurremment, de sorte que le traitement net revisé du Directeur général sera de $28 100 par an ; et 2. DÉCIDE que ce changement prendra effet le

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

ler janvier 1966, en liaison avec la revision du barème des contributions du personnel et la

Prenant note des recommandations du Conseil exécutif relatives à la rémunération du personnel occupant des postes non classifiés, recommandations qui, dans le cas des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux, sont fondées sur celles

revision de toutes les classifications d'ajustements de poste à cette date, conformément aux recommandations du Comité consultatif de la Fonction publique internationale.

du Comité consultatif de la Fonction publique internationale, 1.

Le PRÉSIDENT déclare que les deux projets de résolutions seront inclus dans le premier rapport de la Commission à l'Assemblée.1 3.

SOUSCRIT à l'opinion du Conseil selon laquelle

les ajustements proposés sont raisonnables si l'on tient compte du mouvement des traitements et des barèmes d'impôt sur le revenu en dehors des organisations internationales et qu'ils sont nécessaires pour maintenir au sein de l'Organisation un système uniforme de traitements et d'indemnités; en conséquence, 2.

Examen de la situation financière de l'Organisation (reprise de la discussion)

Ordre du jour,

3.8

M. CHEBELEU (Roumanie) a noté avec satisfaction

que la situation financière de l'OMS demeure saine. Bien que le pourcentage de recouvrement des contri1 Ces projets de résolutions ont été transmis à l'Assemblée de la Santé dans les sections 1 et 2 du premier rapport de la ComWHA19.4.

FIXE le traitement afférent au poste de Directeur

général adjoint à $34 000 avant imposition, étant entendu que le barème revisé des contributions du

mission et adoptés sous les numéros d'ordre WHA19.3 et

452

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

butions soit inférieur à celui de l'année précédente, il demeure satisfaisant. Les prévisions budgétaires supplémentaires sont

Le PRÉSIDENT, constatant qu'il n'y a pas d'autres observations sur la situation financière de l'Organi-

devenues un point permanent de l'ordre du jour de la Commission; encore qu'il ait toujours été possible d'y faire face à l'aide des recettes diverses, il faudra peut -être un jour demander des contributions

sation, demande au Secrétaire de répondre aux questions qui viennent d'être posées. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

supplémentaires aux Etats Membres. Le système tout entier doit être mis à l'étude. Bien que la question ait été soulevée l'année précédente, la Commission se

la Commission, tient à dire tout d'abord combien le Directeur général, le personnel dans son ensemble et lui -même ont été sensibles aux éloges qui leur ont été adressés. Il est très encourageant de constater que les

voit de nouveau obligée d'examiner des prévisions budgétaires supplémentaires, et pour une somme d'environ $2 000 000, ce qui constitue un record. La délégation roumaine admet que des dépenses imprévues puissent se révéler nécessaires en cours d'année, mais le Secrétariat devrait s'attacher à observer une discipline financière plus stricte, afin qu'il ne soit pas nécessaire d'ouvrir des crédits importants en sus du

Etats Membres manifestent un tel intérêt pour ce sujet, et les questions posées sont les bienvenues car elles aident le Secrétaire à accomplir sa tâche. Le Secrétaire croit devoir formuler d'abord quelques observations sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966, qui s'élèveront à environ $2 000 000 si l'Assemblée adopte la proposition de l'Inde concernant la création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. A son avis, il est très satisfaisant de constater que, grâce à une politique

budget approuvé par l'Assemblée mondiale de la Santé.

On ne peut que louer les efforts du Directeur général en vue d'améliorer dans toute la mesure du possible les conditions de travail du personnel, par exemple au moyen de la construction du nouveau bâtiment et l'installation d'une calculatrice électronique. Le but de toutes ces améliorations doit être d'obtenir une utilisation plus efficace des ressources disponibles, surtout lorsqu'il s'agit d'une somme

financière rationnelle, il a toujours été possible de couvrir les prévisions budgétaires additionnelles à l'aide des recettes diverses, sans avoir à imposer de contributions supplémentaires aux Etats Membres. Le Secrétariat n'ignore pas les difficultés auxquelles se heurteraient les Etats Membres si des contributions

aussi importante que $63 000 000. Le délégué de la

Roumanie est persuadé que le nouveau bâtiment constituera un bon investissement. Toutefois, il a lu avec une certaine inquiétude un article paru dans la Tribune de Genève du 6 avril, d'où il résultait que ce nouveau bâtiment était déjà trop exigu pour accueillir tout le personnel de l'OMS. Il demande au Secrétaire de fournir des explications sur ce point. M. TURBANSKI (Pologne) s'associe à tous les

supplémentaires leur étaient demandées pour faire face aux dépenses supplémentaires. D'autre part, la nécessité d'un budget supplémentaire est évidente: il comporte presque exclusivement des dépenses qui ne pouvaient pas être prévues lorsque les prévisions pour 1966 ont été établies, puis approuvées. Ces dépenses

sont presque exclusivement la conséquence d'une décision prise par l'Assemblée générale des Nations Unies concernant les traitements et indemnités du personnel recruté sur le plan international dans toutes organisations internationales. Le Secrétariat n'ignorait pas que des études avaient été effectuées sur ce point, mais il ne pouvait pas chiffrer exactement le supplément de dépenses à prévoir. D'autre part, il est devenu urgent de procurer des logements au personnel du Bureau régional de l'Afrique à Brazzaville. les

délégués qui ont félicité le Secrétaire de son exposé intéressant et complet.

Il tient à soulever une question qu'il a abordée l'année précédente et qui n'a pas été traitée dans l'exposé du Secrétaire, celle de la monnaie de paiement

des contributions. Il regrette que l'on ait fait si peu de chose au cours de l'année écoulée en vue d'améliorer la situation des pays tels que le sien, qui éprouvent des difficultés à se procurer des devises acceptables pour

Le Secrétariat avait bien prévu que la question se poserait, mais il ne s'attendait pas à ce que ce fût si tôt. Des

le paiement de leur contribution. Il a noté que le Conseil exécutif, à sa trente -septième session, a

renseignements complémentaires

seront

renvoyé la question à la session suivante, en attendant

un complément d'étude. La délégation polonaise s'intéresse vivement à cette étude et elle espère que le

fournis ultérieurement à la Commission sur ce sujet. La meilleure réponse aux nombreuses questions qui ont été posées à propos des dépenses administratives est probablement la définition des dépenses adminis-

problème pourra être résolu de manière à donner satisfaction à la fois au Secrétariat et aux Etats Membres intéressés. M. Turbanski s'associe pleinement aux remarques

tratives adoptée par le Conseil exécutif lors de sa seconde session, en 1948. Elle figure à la page 42 des Actes officiels N° 14, dont il ne reste probablement que très peu d'exemplaires disponibles. Ces indications pourraient être reproduites sous la forme d'un docu-

formulées par le délégué de l'Union soviétique au sujet de la planification, en particulier en matière de finances.

ment d'information si la Commission le désire. Les critères définis par le Conseil exécutif excluaient des

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES: TROISIèME SèANCE

453

dépenses administratives toutes les dépenses afférentes aux bureaux régionaux, qui devaient figurer dans une

section séparée de la partie de la résolution portant ouverture de d'exécution. crédits consacrée au

programme

légère augmentation de 1965 est due aux dépenses supplémentaires qu'a exigé l'équipement du nouveau bâtiment. Une partie des sommes consacrées à ces achats a été imputée proportionnellement sur le chapitre des dépenses administratives. Le Secrétaire se déclare convaincu que, sans cette circonstance, les dépenses afférentes aux services administratifs auraient été inférieures à celles des deux années précédentes.

Il semble que les chiffres cités par le délégué de l'Union soviétique pour les dépenses afférentes aux services administratifs soient erronés. En 1963, 1964 et 1965, les pourcentages que représentaient ces dépenses étaient respectivement de 7,6, 7,6 et 7.7. La

La séance est levée à 11 h. 55.

TROISIÈME SÉANCE Lundi 9 mai 1966, 14 h. 30 Président : Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Examen de la situation financière de l'Organisation (suite) Ordre du jour, 3.8

M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, poursuivant ses observations sur les points soulevés à la séance précédente, signale qu'il est facile de comparer le total des dépenses engagées

qu'elles le deviendraient dans les quelques mois précédant la fin de l'exercice. En ce qui concerne le versement des contributions, le pourcentage exceptionnellement faible des encais-

sements à la fin de 1963 a tenu à ce que, pour des raisons d'ordre législatif, un des plus forts contributeurs n'a pu effectuer ses versements au complet qu'un peu après la fin de l'exercice.

au titre du budget ordinaire avec celui du budget effectif approuvé, puisque les chiffres ont été établis

en réponse à un questionnaire du Comité ad hoc d'experts institué par l'Assemblée générale des Nations Unies et qui vient de se réunir à Genève pour examiner

En ce qui concerne la monnaie dans laquelle sont payées les contributions, le Conseil exécutif, ayant examiné le rapport du Directeur général à sa trente septième session, a décidé par sa résolution EB37.R39

les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées. En 1957, le solde inutilisé du budget était de 3,52 %, avec un excédent en espèces de $90 530; en 1958, il était de 2,43 % avec un déficit en espèces de $176420; en 1959, de 1,97 % avec un déficit en espèces de $254394; en 1960, de 1,74% avec un déficit en espèces de $301 775; en 1961, de 2,92

de renvoyer la suite de la discussion à sa trente huitième session. Il est peu probable que le Conseil juge que l'Organisation puisse s'acquitter efficacement

de ses tâches si elle ne continue pas à recevoir les contributions au budget ordinaire en dollars des Etats -Unis, en francs suisses et, dans une mesure restreinte, en livres sterling: il n'a jamais été possible de concevoir d'autres moyens qui lui permettraient de fonctionner de manière satisfaisante; les contributions au budget ordinaire ont toujours été versées

avec un déficit en espèces de $468 294; en 1962, de 2,81 % avec un déficit en espèces de $582 939; en 1963, de 2 % avec un déficit en espèces de $2 882 850;

en 1964, de 1,95 % avec un déficit en espèces de $350 569; et en 1965, de 2,94 % avec un déficit en espèces de $361 355.

dans ces trois monnaies, le seul cas dans lequel d'autres devises sont acceptées étant celui des con tributions volontaires. Etant donné que l'Organisation a maintenant pris

Le solde inutilisé du budget pour l'exercice 1965 est dû dans une certaine mesure au fait que le recrutement d'une partie du personnel d'entretien du

possession de son nouveau bâtiment, les remboursements à l'Organisation des

Nations Unies ne

nouveau bâtiment devait avoir lieu dans les trois

derniers mois de 1965 mais que, ce personnel n'ayant finalement pas été nécessaire, le crédit prévu n'a pas été complètement employé. Le Directeur général apporte toujours une grande prudence dans la gestion des finances de l'Organisation, et il s'est efforcé de ne pas aller au -delà des ressources

seront plus nécessaires, sauf exception, par exemple dans le cas de l'utilisation, pour l'Assemblée de la

Santé, du bâtiment de l'Assemblée du Palais des Nations qui est mis à la disposition de l'OMS moyen-

nant un montant convenu d'un commun accord entre elle et l'ONU. Le nouveau bâtiment n'offre pas à l'Organisation autant d'espace que celui dont elle disposait avant le déménagement, et il suffit seulement

disponibles ou de celles dont on pouvait penser

4M

DIX- NEUVIhME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

aux besoins actuels. Comme il n'y a pas de place de reste, il faudra, avant longtemps, se montrer fort

pour en assurer une utilisation efficace: plusieurs membres du personnel du Siège ont appris à s'en servir

parcimonieux dans l'utilisation de celle qui existe. Il est manifeste que de très importants agrandissements seront nécessaires si l'Assemblée de la Santé doit par la suite se réunir dans les nouveaux locaux;

et à écrire des programmes en langage machine; de plus, du personnel ayant l'expérience de ces appareils

a été recruté, de sorte que l'équipe qui utilisera bien les ordinateurs. En même temps, on s'est efforcé

cette possibilité, dont il a été question à la séance Il est certain que des locaux additionnels seraient

l'ordinateur comprendra des personnes connaissant bien les activités de l'OMS et d'autres connaissant

précédente, pourrait peut -être être envisagée à l'avenir.

de mettre un grand nombre de fonctionnaires au fait des caractéristiques et des possibilités de l'appareil;

nécessaires à Genève pour les conférences. C'est ainsi

qu'au Palais des Nations, les salles de comité sont trop exiguës et que l'Organisation des Nations Unies envisage de procéder à des agrandissements. Quelle

tiendra naturellement compte. En ce qui concerne le bâtiment du Conseil exécutif, seule une marge limitée a été prévue pour le cas où la composition du Conseil serait élargie; si elle l'était dans une grande mesure, la marge en question ne serait plus suffisante.

que soit la décision prise à cet égard, l'OMS en

des cours spéciaux de brève durée ont été suivis par quelque 175 membres du personnel, et en 1965 le Secrétaire a lui -même assisté à New York à un cours

sur les ordinateurs. On espère trouver par la suite les moyens de faire acquérir au personnel employé dans les Régions l'expérience des applications de l'ordinateur. Si la chose intéresse les gouvernements, on pourrait également organiser des cours de formation et des séminaires à l'intention des fonctionnaires des ministères de la santé. La mise à la disposition des gouvernements des services de cet appareil soulève certaines difficultés, mais cette éventualité ne sera

Il a été fait mention du chiffre relativement faible de $842 000 pour les projets financés en 1965 par le Fonds spécial des Nations Unies. En fait, les montants fournis par le Fonds spécial pour les projets sanitaires sont depuis plusieurs années un sujet de préoccupation

certainement pas exclue; tout dépendra de la nature des travaux à exécuter et du temps qu'ils demanderont. Il serait utile que le personnel de l'ordinateur puisse,

pour le Directeur général. C'est sans grand succès que le Secrétariat s'est efforcé jusqu'ici d'obtenir que le Fonds s'intéresse à plusieurs projets, mais on espère cependant qu'une aide plus importante sera

par la suite, aider à mettre au point un système de transcription des programmes en langage machine qui pourrait être adapté de façon à être utilisé sur le plan national. La question de la fourniture des services de l'ordinateur à d'autres organisations internationales a été examinée au niveau inter -institutions. Plusieurs

donnée pour

les

projets d'approvisionnement en

eau et d'assainissement, et que les gouvernements qui exécutent des programmes dans ces domaines pour-

ront bénéficier d'une assistance. Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à recevoir du Fonds spécial une aide importante dans le domaine de la santé, cela pour des raisons qui ont trait à un autre point de

institutions possèdent déjà des ordinateurs ou en ont commandé, tandis que d'autres ont utilisé ceux d'une autre organisation ou ont exprimé le désir de le faire. Une coordination continue à cet égard aurait l'avantage de permettre d'adapter la programmation faite par une organisation en vue de son utilisation

l'ordre du jour qu'examinera la Commission du Programme et du Budget. Le Secrétaire propose donc de suspendre la discussion de cette question jusqu'à ce que ladite commission en ait elle -même traité.

par une autre. Une difficulté qui se présente à cet égard est que les fabricants d'ordinateurs ne sont pas encore parvenus à adopter un langage de programmation unifié. Lorsqu'ils auront réussi à le faire, il sera plus facile d'adapter les programmes de façon à pouvoir les utiliser dans différents ordinateurs.

Au sujet du recrutement du personnel, il a été suggéré que l'OMS fournisse aux gouvernements de plus amples informations sur les vacances de postes. Des renseignements de ce genre ont été communiqués régulièrement aux gouvernements qui ne comptent pas encore parmi le personnel de l'Orga-

Le Dr Lislcmi (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande à nouveau quelles répercussions

nisation un nombre adéquat de ressortissants, en vue d'améliorer la répartition nationale et géographique.

aura sur

les

prévisions budgétaires des années à

venir le financement des prévisions supplémentaires

pour 1966 - qui s'élèvent à près de $2 000 000 à l'aide des recettes occasionnelles. Des difficultés pourraient bien se présenter en 1967. Le SECRÉTAIRE explique que les prévisions supplé-

Comme le Secrétaire l'a déjà dit dans son exposé liminaire (page 446), l'ordinateur électronique dont l'Organisation a passé commande devrait être livré d'ici quelques semaines. Dans l'immédiat, il servira surtout aux activités intéressant le programme de statistiques sanitaires et les services d'information

pour la recherche. Son emploi pour des travaux

mentaires pour 1966 résultent principalement du relèvement des traitements et indemnités qui a pris effet au ler janvier 1966, et qui aura naturellement des répercussions sur les années à venir. Le budget de 1967 a été établi compte tenu des changements devant être

administratifs se limitera au début à l'établissement des états de traitements et des dossiers du personnel. Avec une bonne organisation et un personnel bien

formé, un ordinateur peut rendre de très grands services, et rien n'a été négligé depuis dix -huit mois

apportés aux traitements en 1966. Si des prévisions supplémentaires se révélaient nécessaires en 1967 à

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, EINANCIÉRES ET JURIDIQUES: TROISIÉME SÉANCE

455

une autre fin, on ne peut dire à l'heure actuelle si les recettes occasionnelles permettraient ou non de les couvrir.

2.

Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1965, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif

Ordre du jour, 3.8.1 Le PRÉSIDENT annonce que M. Brunskog, Commissaire aux Comptes, malheureusement souffrant, lui a fait savoir qu'il n'avait aucune observation à présenter. Si donc la Commission n'y voit pas d'objection, elle pourrait entreprendre en son absence

désire insister sur la nécessité de faire en sorte que le versement des contributions soit effectué au cours de l'exercice pour lequel elles sont dues, si l'on veut que l'Organisation arrive à exécuter ses programmes sans recourir au fonds de roulement. M. Wachob aimerait avoir un éclaircissement au sujet du poste « Participation aux services communs », sous la rubrique « Mise en oeuvre du Programme », à la page 37 du Rapport financier, qui est d'environ 50 % plus élevé que le montant de 1964. Il aimerait aussi connaître les raisons de l'augmentation de quelque $100 000, par rapport à 1964 également, du poste « Impression ». Il

fait remarquer qu'à la page 33 du Rapport

l'examen du Rapport financier pour 1965 et du Rapport du Commissaire aux Comptes (Actes officiels

financier, une contribution de $6918 est inscrite au compte spécial du programme contre le pian, alors qu'aucune dépense n'a été engagée sur ces fonds pour l'exercice 1965, non plus que pendant l'exercice 1964. Les contributions destinées au programme contre le pian sont -elles tenues en réserve pour un projet spécial ?

N° 150), ainsi que des observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif.

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, présente le deuxième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif.' Le Comité spécial a hautement loué

le Rapport financier pour 1965 et le Rapport du Commissaire aux Comptes, qui font apparaître une situation financière excellente: en particulier, l'absence de problèmes sérieux mérite d'être signalée. De plus, le Commissaire aux Comptes a confirmé que le travail

Le SECRÉTAIRE explique que le montant plus élevé de la participation aux services communs pour l'exercice 1965 tient principalement au fait que

l'aménagement du nouveau bâtiment a entraîné, au titre des fournitures et du matériel, de grosses dépenses

en plus de celles qui sont normalement prévues, et qu'au surplus les loyers des bureaux occupés à Genève

comptable et administratif s'accomplit de manière satisfaisante dans les bureaux régionaux.

ont subi des augmentations. L'accroissement des dépenses au titre des frais d'impression s'explique essentiellement par la hausse des coûts des travaux et par l'augmentation du nombre de pages des publications techniques parues en 1965. En ce qui concerne le compte spécial du programme contre le pian, on avait pensé, antérieurement à 1965, qu'on laisserait les fonds s'accumuler jusqu'à ce qu'ils aient atteint un montant suffisant pour financer un ou deux bons projets. En fait, on en avait prévu un pour 1965, mais, pour des raisons techniques, le gouvernement intéressé n'a pas cru devoir l'entreprendre. Deux projets sont cependant prévus pour 1966: l'un d'eux

On trouve dans le Rapport du Commissaire aux Comptes un nouveau tableau qui concerne le Centre international de Recherche sur le Cancer et présente les comptes de cet organisme d'une manière conforme

au Règlement financier de l'Organisation mondiale de la Santé et du Centre lui -même. Les activités de ce dernier viennent d'être mises en train, et sa situation financière est bonne. Le Comité spécial a recommandé à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolu-

tion figurant au paragraphe 7 de son deuxième

rapport, par laquelle l'Assemblée accepterait le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice 1965. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) exprime la

est déjà en oeuvre et l'autre doit démarrer d'ici quelques semaines.

satisfaction de la délégation des Etats -Unis pour la

manière dont le Directeur général a présenté les comptes du Centre international de Recherche sur le Cancer. En ce qui concerne le versement des contributions, il note qu'à la fin de 1965 il restait à recouvrer auprès

Le Dr DIRA (Iran), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution proposé par le Comité spécial du Conseil exécutif au paragraphe 7 de son deuxième rapport, qui est ainsi conçu:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

des Membres actifs de l'Organisation un million et demi de dollars de contributions pour l'année en cours, ce qui représente un demi -million de plus qu'à la fin

Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ter janvier

et le 31 décembre 1965, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels N° 150; et

de l'année précédente. La délégation des Etats -Unis 1 Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 3.

Ayant pris connaissance du rapport 1 établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports,

456

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice 1965.

Depuis la rédaction de ce rapport, des versements ont été reçus de la République Dominicaine au titre de ses arriérés de 1964 et d'un paiement partiel pour

Décision : Le projet de résolution est approuvé.'

1965, de la Bolivie pour le solde de l'acompte dû pour 1965, et de la Yougoslavie au titre d'une partie du supplément d'avance au fonds de roulement.

3.

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

Le Dr LAYTON (Canada) fait observer que, si la situation des encaissements des contributions avait paru s'améliorer au cours de l'exercice 1964, où les contributions reçues au 30 avril représentaient 31,45 des sommes fixées pour les Membres actifs, ainsi que pendant l'exercice 1965, où la proportion correspondante a été de 38,22 %, elle semble maintenant se gâter. Il se demande quelle est la raison de cet état de choses, qui dénote un certain mépris des dispositions

Ordre du jour, 3.8.2 Le SECRÉTAIRE présente le rapport du Directeur général sur l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement,

auquel sont joints des tableaux indiquant la situation au 30 avril 1966. Les encaissements de contributions auprès des Membres actifs se sont élevés au total à $10 789 762, soit 26,38 % des sommes fixées pour les

du Règlement financier. Selon le paragraphe 5.4 de ce Règlement, les contributions et avances sont considérées « comme dues et exigibles en totalité dans les trente jours qui suivent la réception de la communication du Directeur général » les invitant à acquitter le montant de leurs contributions et de leurs avances

Membres actifs. Ce pourcentage est quelque peu inférieur à ceux des exercices 1964 et 1965, qui étaient respectivement de 31,45 et de 38,22. Depuis la

rédaction du rapport, cinq pays ont effectué des

versements totalisant $194 004. Le troisième tableau indiquant l'état des encaissements au 30 avril 1966

au fonds de roulement, « ou le premier jour de l'exercice financier auquel elles se rapportent ». Le SECRÉTAIRE indique que, si l'on tient compte des

montre que les suppléments d'avances à verser au fonds de roulement avant le 31 décembre 1967, aux termes de la résolution WHA18.14, ont été payés intégralement par quarante -cinq Membres. Le quatrième tableau, qui concerne les arriérés de

contributions, indique l'état des montants payables par acomptes, dus par certains Membres aux termes des résolutions WHA9.9 et WHA15.9 qui autorisent des arrangements spéciaux. A la date du ler janvier 1966, les arriérés de contri-

versements effectués avant le début de la première semaine de mai, les encaissements des contributions auprès des Membres actifs s'élèvent des sommes fixées. Si la situation au 30 avril 1966 n'était pas aussi favorable que les années précédentes, c'est parce que deux des plus forts contributeurs n'avaient pas fait, à cette date, des versements aussi importants que les années précédentes, et qu'un certain nombre de pays qui acquittaient précédemment leur contribution avant le 30 avril ne l'ont pas fait en 1966. Si les deux plus forts contributeurs avaient effectué leurs versements au même rythme et de la même manière

butions dus par les Membres actifs atteignaient la somme de $2 361 938. Les montants reçus depuis lors à ce titre s'élèvent à $911 162, ce qui abaisse le premier

montant à $1 450 776 à la date du 30 avril 1966, contre $1 179 480 au 30 avril 1965. Le Comité spécial

que les années précédentes, on serait arrivé à un atteints.

du Conseil exécutif a présenté à la Commission, conformément à la résolution EB37.R48, un rapport concernant les Membres visés par les dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13 et de l'article 7

niveau supérieur à 39 % des sommes fixées, chiffre qui

aurait dépassé tous ceux qui ont été antérieurement C'est très volontiers que le Secrétariat rappellera à tous les Membres, comme il l'a d'ailleurs fait périodiquement, la nécessité de faire en sorte que les contributions et les avances soient versées à la date prévue par le Règlement financier. Nul doute que ce rappel

de la Constitution; ce rapport sera examiné sous un point distinct de l'ordre du jour.2 Le Comité spécial a prié le Directeur général d'envoyer un télégramme aux Membres intéressés et de leur demander une réponse d'ici le 10 mai, de façon que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques

soit en mesure de s'occuper de la question lors d'une de ses prochaines séances. Le sixième tableau indique les contributions impayées de la Chine pour les exercices antérieurs à 1966, et le septième tableau les contributions impayées des Membres inactifs pour les exercices antérieurs à 1966.

aide les gouvernements et les ministères à prendre leurs dispositions pour que ces versements soient effectués.

Le Dr DIBA (Iran), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant:

La Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé 1.

' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI9.5. a Voir p. 480.

PREND ACTE avec satisfaction de l'état du

recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement au 30 avril 1966, tel qu'il ressort du rapport du Directeur général;

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: TROISIÈME SÉANCE

457

2.

APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres sur

Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

le fait qu'il est important qu'ils versent leur contri-

bution annuelle le plus tôt possible au cours de l'exercice financier de l'Organisation, afin que le programme approuvé pour l'année puisse être exécuté conformément aux plans;

sur un document dont elle est saisie et où figure le texte revisé de deux projets de résolutions présentés par la délégation de l'Inde. Le projet de résolution qui se rapporte directement au point de l'ordre du jour à l'examen est ainsi conçu: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

INVITE instamment les Etats Membres redevables d'arriérés de contributions à faire un effort spécial pour les liquider en 1966; et 3.

4. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Etats Membres redevables d'arriérés, en leur signalant que de nouveaux retards pourraient avoir des conséquences financières graves pour l'Organisation. Le Dr LAYTON (Canada) propose de supprimer les mots « avec satisfaction » au paragraphe 1, puisqu'ils ne traduisent pas l'opinion de la Commission. Décisions : 1) L'amendement proposé par le délégué du Canada est approuvé.

Reconnaissant que la formation de personnel qualifié est d'une importance fondamentale pour l'action sanitaire et constatant que la pénurie de matériel d'enseignement et de laboratoire dans les établissements d'enseignement médical et paramédical est un grand obstacle à cet enseignement, surtout dans les pays en voie de développement; Ayant examiné les recommandations du Conseil exécutif tendant à créer un fonds de roulement destiné à financer l'achat, contre remboursement, de matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical et paramédical; et Considérant que la création d'un tel fonds serait

très utile aux Etats Membres, 1.

2)

Le projet de résolution est approuvé tel qu'il a été amendé.' Création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical

DÉCIDE de créer un fonds de roulement destiné

à financer, sur la demande des gouvernements et sans prélèvement d'une commission pour frais de transaction, l'achat, contre remboursement, de

4.

matériel d'enseignement et de laboratoire pour l'enseignement médical et paramédical; 2.

Ordre du jour, 3.13 Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, dit que l'exposé des besoins des pays en voie de développement par ceux de ses membres qui les connaissent bien a fait impression sur le Conseil. Essentiellement,

AUTORISE le Directeur général à accepter en remboursement de ces achats la monnaie nationale de l'Etat Membre intéressé, sous réserve des dispositions suivantes: 1) un montant correspondant au coût estimatif total des articles demandés et des frais d'expédi-

il s'agit de mettre à la disposition des gouvernements qui ont de la peine à obtenir les devises convertibles nécessaires les fonds qui leur permettront de se procurer le matériel d'enseignement et de laboratoire qui leur est indispensable et qu'ils ne pourraient acquérir

tion sera déposé d'avance auprès de l'Organisation; et 2) la dépense totale engagée pour un Membre donné pour une demande quelconque ne dépassera pas 10 % du solde utilisable du fonds à la date de la réception de la demande;

autrement. Le Conseil exécutif est d'avis que la présente Assemblée de la Santé devrait examiner attentivement la proposition tendant à la création

d'un fonds de roulement dont la dotation serait

progressivement augmentée pendant une certaine période de temps, ce qui sous -entend en fait, pour les gouvernements, des incidences financières qui s'étendraient sur dix ans. La résolution EB37.R15 contient deux importantes dispositions destinées à faciliter le fonctionnement du fonds. La première prévoit qu'un

AUTORISE le Directeur général à échanger les devises diverses accumulées dans le fonds contre des monnaies convertibles disponibles au titre du budget ordinaire, à condition que l'Organisation puisse faire usage de ces devises diverses pour ses 3.

programmes; 4.

DÉCIDE d'inclure un montant de US $100 000

montant correspondant au coût estimatif total des articles demandés et des frais d'expédition sera déposé d'avance auprès de l'Organisation en monnaie locale,

dans les prévisions budgétaires supplémentaires

pour 1966, à titre de premier versement sur les dix qui doivent constituer la dotation du fonds;

et la seconde que la dépense totale engagée pour un Membre donné pour une demande quelconque ne dépassera pas 10 % du solde utilisable du fonds à la date de la réception de la demande. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHAI9.6.

PRIE le Directeur général d'inscrire, pour le fonds, des montants identiques dans le budget 5.

ordinaire des exercices 1968 à 1976; et 6. PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général de réexaminer les principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds au moins une fois tous les cinq ans, l'un et l'autre pouvant demander un

458

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

réexamen spécial chaque fois qu'il serait jugé nécessaire.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) considère que le matériel

Le Dr RAO (Inde) félicite le Directeur général de l'étude qu'il a consacrée à la création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. La délégation de l'Inde est particulièrement satisfaite de voir que le Directeur général a inscrit un crédit au budget à cette fin. Elle est également heureuse que le Conseil exécutif ait approuvé lors de sa trente -septième session les propositions du Directeur général, d'autant

dont on a le besoin le plus urgent est celui qui est nécessaire à l'enseignement de la physiologie, de la biochimie et des autres sciences médicales fondautilisé à cette fin qu'il s'est déclaré en faveur de la

mentales, et c'est en pensant que le fonds serait proposition lorsqu'elle a été soumise pour la première

fois à la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Il appuie sans réserve le projet de résolution présenté à la Commission par la délégation de l'Inde.

plus qu'elle a été la première à lancer l'idée du fonds. Elle estime que celui -ci, tel qu'il est proposé, serait

Le Dr MAHFUZ Au (Pakistan) indique que sa délégation est en faveur de la proposition de la délégation de l'Inde, en espérant toutefois qu'un nouveau versement pourra être fait au fonds en 1967 aussi bien qu'en 1968. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) approuve la propo-

en mesure d'apporter une aide fort utile à de nombreux pays en voie de développement, car la pénurie de matériel d'enseignement et de laboratoire dans leurs écoles médicales et paramédicales fait obstacle au progrès de l'enseignement de la médecine. Toutefois, si la délégation de l'Inde accueille avec la plus vive

sition présentée par la délégation de l'Inde, mais suggère que l'on supprime du paragraphe 3 les mots « à condition que l'Organisation puisse faire usage de ces devises diverses pour ses programmes ». Le SECRÉTAIRE rappelle que, par sa proposition de

satisfaction les dispositions pratiques prises par le Directeur général et le Conseil exécutif, et si elle approuve dans ses grandes lignes la résolution adoptée par le Conseil exécutif à sa trente -septième session, elle désire cependant proposer certains amendements

qui, à son avis, augmenterait encore l'efficacité du fonds. Tout d'abord, la délégation indienne est convaincue

créer un fonds de roulement (voir Actes officiels No 148, annexe 12), le Directeur général entendait constituer un fonds destiné à financer l'achat, contre remboursement, de matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical et paramédical. Ce matériel comprendrait les manuels, les périodiques et les moyens audio- visuels nécessaires à l'enseignement médical.

que l'aide attendue du fonds est d'une importance telle que la proposition devrait être immédiatement mise en ceuvre, et c'est pourquoi elle a étudié avec le plus grand soin le rapport sur les recettes occasionnelles

et l'état du compte d'attente de l'Assemblée. Cet examen lui a montré qu'une fois utilisées les recettes occasionnelles disponibles et les autres ressources destinées aux fins proposées par le Conseil exécutif, par son Comité spécial et par le Directeur général, il resterait un solde légèrement supérieur à $200 000.

En réponse au délégué des Pays -Bas, il explique que le Directeur général devra décider si les demandes

cadrent bien avec cette définition, et que le membre de phrase dont le Dr Hoogwater propose la suppression a été inclus dans le dispositif afin de conserver

au fonds, dans toute la mesure du possible, son caractère de fonds de roulement. Si l'Organisation acceptait des devises qu'elle ne pourrait utiliser, le fonctionnement du fonds se trouverait bloqué par l'accumulation de ces diverses monnaies nationales. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) constate que

Etant donné l'urgence que présente la création du fonds, la délégation de l'Inde propose d'y affecter au moins la moitié de ce montant. Si la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé approuvait cette proposition, le fonds pourrait commencer à fonctionner immédiatement, et c'est pourquoi la délégation de l'Inde a présenté le projet de résolution soumis à la

le projet de résolution présenté par la délégation de l'Inde propose que l'on réserve un montant de $100 000

Commission, dont une disposition prévoit que le second versement de $100 000 ne sera effectué qu'en

1968, ce qui aura pour effet de réduire d'autant les prévisions budgétaires pour 1967.

à titre de premier versement sur les dix qui doivent constituer la dotation du fonds, dont le montant total

sera finalement de $1 000 000. La délégation des Etats -Unis estime que l'on sera mieux à même de déterminer la dotation optimale du fonds après examen de la rapidité avec laquelle le premier montant

Le Professeur PESONEN (Finlande) estime qu'il

faudrait déterminer le type de matériel qui sera financé par le fonds; sinon, il pourrait être quelquefois difficile de décider si une demande est ou non recevable, notamment pour ce qui est du matériel hospitalier qui

de $100 000 aura été utilisé. La délégation des Etats -Unis d'Amérique propose donc de supprimer, au paragraphe 4 du projet de résolution, les mots «

sert à la fois à l'enseignement, aux soins et à la recherche, encore que le genre de matériel requis pour l'enseignement des sciences médicales fondamentales ne doive pas poser de problème.

titre de premier versement sur les dix qui doivent constituer la dotation du fonds », ce qui amènera à supprimer également le paragraphe 5. Le rythme d'utilisation du fonds devra être examiné aussitôt que

possible, de préférence lors de la trente -neuvième session du Conseil exécutif. La proposition de

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: TROISIÈME SÉANCE

459

M. Wachob implique la suppression de la dernière partie du paragraphe 6, à partir du mot «fonds », et son remplacement par les mots : « lors de la trente neuvième session du Conseil ». Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) déclare qu'après

après une période de six ou sept mois seulement. Lors de sa trente -neuvième session, les renseignements

dont disposera le Conseil exécutif ne seront pas suffisants pour lui permettre d'apprécier de manière adéquate les résultats obtenus. En conséquence, la délégation de l'Irak ne peut accepter l'amendement proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique et préfèrerait s'en tenir à la proposition de la délégation indienne. Le Professeur AUJALEU (France) désirerait avoir des précisions au sujet des dispositions du paragraphe 3 de la résolution soumise à l'examen de la Commission. Il est prévu de verser au fonds, pour une année donnée, une somme de $100 000. Chaque fois que l'on

avoir entendu l'explication du Secrétaire il retire sa proposition d'amendement. Le SECRÉTAIRE fait observer, à propos de l'amen-

dement présenté par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, que le Directeur général, dans la proposition initiale qu'il avait soumise au Conseil, prévoyait

que le fonds atteindrait $1 000 000 au bout de dix

ans. Lorsqu'il a pris la parole devant le Conseil exécutif, au cours de la trente -septième session, le représentant du Directeur général a fait remarquer que, même avec une dotation de $100 000 seulement,

le fonds serait utilisé un grand nombre de fois au cours de la première année s'il fonctionnait aussi bien qu'on l'espérait. Il a ajouté que la proposition mettrait l'Organisation en mesure d'assumer une nouvelle et importante fonction qui répondait à un besoin très réel. Elle permettrait de débuter modestement et ménagerait la possibilité d'une future expansion. Même en limitant la dotation à $100 000 pour

effectuera un achat, le fonds déboursera des dollars et recevra en échange des devises du pays intéressé. Le Directeur général devra alors remplacer les monnaies non convertibles en monnaies convertibles. Mais il se peut que dans certains cas cela soit très difficile, sinon impossible, et le fonctionnement du fonds se trouvera alors bloqué. Le SECRÉTAIRE fait remarquer que le paragraphe 3

la première année, il n'est pas exclu, si l'on peut

convertir les monnaies locales en devises fortes, que le volume du fonds dépasse $100 000 au bout d'un an et que l'objectif final soit non seulement atteint mais encore dépassé. Le Professeur VANNUGLI (Italie) indique que sa

autorise le Directeur général à échanger les diverses devises accumulées dans le fonds contre des monnaies convertibles disponibles au titre du budget ordinaire à la condition que l'Organisation puisse faire usage de ces devises diverses pour ses programmes. Il est possible que plus d'un an s'écoule avant que l'occasion d'utiliser les devises en question se présente. L'objet du paragraphe 3 est d'éviter que se créent des situations

qui empêcheraient le Directeur général d'utiliser ces monnaies.

délégation approuve l'amendement proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique, estimant essentiel que le fonctionnement du fonds fasse l'objet

d'un examen à une date assez rapprochée de son début.

Le Dr WoNE (Sénégal) appuie l'amendement proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique; il estime que le Conseil exécutif sera en mesure d'examiner avec profit la situation du fonds en janvier 1967, même si ce laps de temps paraît court. Il propose d'apporter au libellé de la résolution les modifications suivantes: insérer, dans le texte français du paragraphe 4, le mot « initiale » après « dotation »;

Le Dr LAYTON (Canada) exprime l'approbation sans réserve de sa délégation, qui estime qu'un fonds de roulement sera d'une grande utilité pour promouvoir l'enseignement médical dans les pays en voie de développement. Etant donné que l'Organisation manque encore d'expérience en la matière, l'amen-

supprimer les mots « et le Directeur général » au paragraphe 6, et ajouter dans celui -ci un membre de

dement proposé par la délégation des Etats -Unis d'Amérique lui paraît logique. Il se demande toutefois s'il ne sera pas difficile au Conseil exécutif d'étudier le fonctionnement du fonds lors de sa trente -neuvième session, en janvier 1967. Le SECRÉTAIRE signale que, si l'Assemblée se prononce en faveur de la création immédiate du fonds,

phrase priant le Directeur général de faire rapport sur la question à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) déclare que lorsqu'il

celui -ci aura fonctionné pendant environ sept mois lorsque le Conseil se réunira en janvier 1967 pour examiner les prévisions budgétaires pour 1968.

a proposé de supprimer la dernière phrase du paragraphe 3, il envisageait l'éventualité de situations comme celles qu'a indiquées le délégué de la France. L'Organisation peut évidemment assumer le risque qu'implique le paragraphe 3 si le texte intégral de celui -ci est maintenu. La seule autre possibilité serait

de faire dépendre l'application du paragraphe 3 de celle du paragraphe 2, les monnaies non convertibles n'étant acceptées que dans la certitude que l'Organisation pourra les utiliser.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) ne pense pas qu'il soit judicieux d'examiner le fonctionnement du fonds

460

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Professeur AUJALEU (France) appuie cette manière de voir.

Le SECRÉTAIRE reconnaît que le risque qui vient d'être signalé est tout à fait réel. Le danger de voir le niveau du fonds tomber au- dessous de celui de son capital existe et, théoriquement, si le Directeur général ne pouvait employer les devises acceptées, le fonds cesserait d'exister. Si la résolution est adoptée sans l'amendement proposé par la délégation des Etats -Unis

Le Dr ROUHANI (Iran) ne voit pas, pour sa part, ce qui peut donner à craindre que le paragraphe 3 du projet de résolution ait pour résultat une accumulation de monnaies qu'il ne serait pas facile d'utiliser, puisque le dernier membre de phrase de ce paragraphe indique

expressément que ces devises ne seront acceptées qu'à condition que l'Organisation puisse en faire usage pour ses programmes. De plus, étant donné que le Secrétaire a dit qu'il pourrait s'écouler plus d'un an avant que l'on ait l'occasion d'utiliser certaines

d'Amérique, un nouveau montant de $100 000 sera versé au fonds en 1968. Il est évident que le paragraphe 3 peut être maintenu tel quel, l'Assemblée reconnaissant l'existence d'un risque éventuel; ou bien on peut en faire une condition du paragraphe 2, qui devra être remplie avant que le Directeur général n'entreprenne d'acquérir le matériel demandé. C'est la raison pour laquelle il est prévu au paragraphe 6 de réexaminer les principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds au bout de cinq ans. Le Dr CASTILLO (Venezuela) considère qu'il est capital que le fonds soit actif et utilisé au bénéfice du plus grand nombre possible de pays en voie de développement. Il insiste sur la nécessité de fixer aux pays bénéficiaires une date limite pour le remboursement des montants qu'ils auront reçus; sinon, le fonds

de ces monnaies, le Dr Rouhani doute qu'il soit possible de procéder à une évaluation efficace du fonctionnement du fonds à la trente -neuvième session du Conseil exécutif.

Le SECRÉTAIRE précise que la priorité devra être donnée aux demandes émanant de pays où la monnaie

locale peut être utilisée, par exemple en contribuant à couvrir les traitements des fonctionnaires déjà affectés à l'exécution de projets dans ces pays, les devises convertibles rendues ainsi disponibles servant à réapprovisionner le fonds. En réponse à la question du délégué de la Nouvelle -Zélande, il indique que le paragraphe 3 habilite le Directeur général à échanger les devises diverses accumulées en devises convertibles. Il lui faudra partir de l'hypothèse que les devises versées au fonds ne sont pas soumises aux restrictions monétaires nationales.

pourrait ne pas suffire aux besoins qu'il est censé satisfaire. Le SECRÉTAIRE appelle l'attention de la Commission

Le Dr AL- ADWANI (Koweït), se référant au para-

graphe 2.2), propose que le montant des demandes de chaque Membre soit limité à 10 % du solde utilisable

sur le paragraphe 2.1), qui stipule que le coût estimatif

total des articles demandés et des frais d'expédition sera déposé d'avance auprès de l'Organisation. Il peut également se produire que les dépenses représentées par les demandes atteignent un total supérieur à la dotation initiale du fonds. Dans ce cas, le Directeur général donnera suite aux demandes selon l'ordre chronologique de leur réception jusqu'à épuisement des ressources disponibles et ensuite selon un ordre déterminé par les dates où les monnaies nationales auront pu être converties en devises fortes et la mesure

du fonds au cours d'une année quelconque. Le SECRÉTAIRE indique que le Conseil exécutif a envisagé cette possibilité, mais qu'il l'a repoussée afin de permettre un accroissement du rythme d'utili-

sation du fonds. Le PRÉSIDENT suggère que l'amendement proposé

par la délégation des Etats -Unis d'Amérique et les modifications de rédaction mentionnées par le délégué du Sénégal soient présentés par écrit et examinés lors de la prochaine séance.

dans laquelle elles l'auront été.

M. THORP (Nouvelle- Zélande) suppose que les devises d'un pays pourront être reconverties en monnaies fortes dans les cas où l'Organisation

Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal

exécuterait un projet dans ce pays. Il demande au Secrétaire d'expliquer comment le système fonctionnera dans la pratique.

de la quatrième séance, section 2.)

La séance est levée à 16 h. 45.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: QUATRIÈME SÉANCE

461

QUATRIÈME SÉANCE Mardi 10 mai 1966, 9 h. 45 Président : Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Organisation du travail Le PRÉSIDENT fait savoir qu'il a reçu de la délégation

des Etats -Unis d'Amérique une demande formelle tendant à ce que le point de l'ordre du jour supplémentaire

matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical est une mesure d'urgence qui peut être utile. Etant donné en outre que cette mesure est proposée à titre d'essai, la délégation française est disposée à accepter le projet de résolution présenté par la délégation de l'Inde, avec l'amendement proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal ainsi que l'amendement proposé par la délégation du Koweït. A la séance précédente, la délégation française a exprimé des doutes au sujet de l'efficacité

intitulé « Invitation

à tenir la Vingt -

Deuxième Assemblée mondiale de la Santé hors du Siège » soit examiné dans la journée. Il suppose que

la Commission sera disposée à faire droit à cette demande et il propose qu'elle examine ce point au cours d'une de ses séances de la journée. Il en est ainsi décidé. 2.

du projet, car il ferait jouer à l'OMS un rôle de banquier, rôle qui n'est pas le sien et qui entraînerait de nouvelles difficultés administratives. Comme le Conseil

Création d'un fonds de roulement pour le matérie d'enseignement et de laboratoire destiné à l'ensei-

gnement médical (suite de la troisième séance, section 4)

Ordre du jour, 3.13 Le PRÉSIDENT invite la Commission à continuer l'examen du point 3.13 de l'ordre du jour. Des amendements ont été proposés au projet de résolution présenté par la délégation de l'Inde (voir

exécutif serait prié de réexaminer la question à sa trente- neuvième session, le Dr Cayla estime qu'on pourrait lui demander d'examiner s'il ne conviendrait pas plutôt de créer un fonds de roulement de ce genre dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le Développement, qui serait, à son avis, un organisme plus compétent pour s'en occuper. M. QUINTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

page 457) et ont été distribués aux membres. La délégation des Etats -Unis d'Amérique et la délégation du Sénégal proposent de remplacer les paragraphes 4, 5 et 6 du projet de résolution par le texte suivant:

d'Irlande du Nord) dit que sa délégation appuie l'idée de la création d'un fonds de roulement et qu'elle aimerait le voir fonctionner le plus tôt possible.

Cependant, malgré la condition qui figure à la fin du paragraphe 3 du projet de résolution, on semble craindre que le fonds ne devienne encombré de monnaies inconvertibles, ce qui signifierait que ce fonds de roulement ne roulerait plus. Le risque que l'Organisation prendrait serait le risque de voir des devises diverses accumulées se déprécier au cours de la période probablement longue pendant laquelle elles demeu-

DÉCIDE d'inclure un montant de US $100 000 dans les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966 pour assurer le démarrage du fonds; et 4. PRIE le Conseil exécutif de réexaminer les principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds à sa trente -neuvième session, et d'en faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la

5.

reraient inconvertibles dans le fonds. C'est là un risque que l'Organisation doit être prête à assumer. Pour ce qui est de l'amendement présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal,

Santé.

D'autre part, la délégation du Koweït propose de remplacer, au paragraphe 2.2), les mots « une demande » par les mots « un exercice »; cet alinéa serait alors libellé comme suit: 2) la dépense totale engagée pour un Membre donné pour un exercice quelconque ne dépassera pas 10 % du solde utilisable du fonds à la date de la réception de la demande; Le Dr CAYLA (France) dit que sa délégation estime

M. Quinton estime qu'il est assez peu réaliste de proposer que le Conseil exécutif réexamine les principes

et conditions régissant le fonctionnement du fonds à sa trente -neuvième session ; en effet, le temps qui s'écoulera jusqu'à la trente- neuvième session du Conseil

sera trop bref pour permettre de procéder utilement à

un réexamen. Etant donné qu'on ne propose pas d'inscrire un crédit pour le fonds dans le budget de 1967, il vaudrait mieux que le Conseil exécutif réexamine la question plus tard, par exemple à sa quarante

que la création d'un fonds de roulement pour le

462

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

et unième session. Si cet avis n'était pas accepté, M. Quinton préférerait qu'on maintienne les termes employés au paragraphe 6 du projet de résolution primitif. Il ne peut pas accepter l'amendement proposé

deuxième demande. L'amendement de la délégation du Koweït irait souvent à l'encontre des buts pour lesquels le fonds serait créé. Le Dr GUNARATNE (Ceylan) dit que la discussion devient de plus en plus compliquée. Il importe de se souvenir que ceux qui bénéficieront de la création

par la délégation du Koweït, lequel limiterait sans nécessité les sommes pouvant être engagées et nuirait

à l'utilité du projet. Le Dr IVERSEN (Norvège) déclare partager l'opinion exposée par le délégué de l'Irak à la séance précédente;

d'un fonds de roulement sont les pays en voie de développement qui ne disposent pas d'assez de devises pour pouvoir acheter, suivant leurs besoins, le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. Le délégué de Ceylan ne voit pas de motif pour que la Commission n'approuve pas le projet de résolution tel qu'il a été présenté par la délégation de l'Inde, d'autant plus que le Directeur général et le Conseil exécutif ont déjà examiné attentivement l'ensemble de la question. De plus, pour ce qui est de l'amendement présenté en commun par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal au paragraphe 4 de la résolution, il faut se souvenir que rien n'empêchera le Directeur général d'attirer l'attention du Conseil exécutif sur les difficultés qui pourraient se produire. Il serait regrettable d'astreindre le Conseil exécutif à respecter une date déterminée. Le délégué de Ceylan déclare préférer le texte primitif du projet de résolution; le Conseil exécutif ou l'Assemblée

il faudrait qu'un projet du genre de celui qui est envisagé fonctionne depuis cinq ans au moins pour qu'un réexamen puisse être utile. Le Dr Iversen propose que cinq versements annuels, au lieu des dix versements

annuels que propose la délégation de l'Inde, soient faits au fonds; la fin du paragraphe 5 du projet de résolution se lirait alors comme suit: « des exercices

1968 à 1971;». Le Professeur VANNUGLI (Italie) déclare qu'il

accepte entièrement le principe de la création d'un fonds de roulement pour le but envisagé. Il y aura naturellement des difficultés administratives et finan-

cières, mais il serait bon d'entreprendre immédiatement l'exécution du projet à titre d'essai, car il est impossible de savoir comment le fonds fonctionnera tant qu'il n'aura pas été créé. La délégation italienne peut accepter les amendements proposés par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal ainsi que l'amendement proposé par la délégation du Koweït. La demande au Conseil exécutif de réexaminer

de la Santé pourront prendre à tout moment toute décision qui paraîtra nécessaire. Le Dr AL- WAIIBI (Irak) déclare pouvoir accepter l'amendement proposé par la délégation de la Norvège.

la question à sa trente -neuvième session ne soulève pas de grandes difficultés; si le Conseil ne dispose pas

à ce moment de renseignements suffisants pour procéder à ce réexamen, il le fera savoir. L'important est de faire en sorte que le fonds de roulement fonc-

tionne dès que possible; on pourra examiner les détails plus tard. Le Dr MAHFUZ ALI (Pakistan) constate que les observations qu'il a faites la veille semblent avoir donné l'impression qu'il voulait proposer un amendement au texte présenté par la délégation de l'Inde. Il tient à bien préciser qu'il ne propose pas d'amendement et qu'il appuie le projet de résolution tel qu'il a été présenté par la délégation de l'Inde. Il fait des réserves au sujet de l'amendement proposé par la délégation du Koweït. Si cet amendement était adopté, une situation paradoxale pourrait se produire. Par exemple, si un pays présentait une demande en juin 1967 et si le solde utilisable du fonds était à ce moment de $10 000, le pays recevrait une somme de $1000. Cependant, si la situation s'améliorait au cours

Cependant, il craint que l'amendement présenté par la délégation du Koweït n'ait un effet restrictif; si cet amendement était adopté, le fonctionnement du fonds n'aurait aucune souplesse, ce qui porterait atteinte aux principes qui ont inspiré la proposition tendant à créer un fonds de roulement. Il vaudrait bien mieux laisser au Directeur général et aux administrateurs du fonds le soin de décider si un pays doit pouvoir avoir recours au fonds deux fois au cours du même exercice

s'il en a vraiment besoin. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) tient tout

d'abord à écarter toute erreur d'interprétation au sujet des motifs qui ont incité sa délégation à proposer

un amendement à la résolution. Le fait que la délégation des Etats -Unis appuie la proposition tendant à inclure dans les prévisions un montant de $100 000 pour assurer le démarrage du fonds en 1966, plutôt que d'attendre jusqu'en 1967, prouve bien qu'elle est convaincue de l'utilité du fonds envisagé. L'amendement proposé ne dit rien d'autres sommes à prévoir pour le fonds après 1966, mais cela n'empêchera pas le Directeur général d'inscrire des prévisions à cet effet dans ses prévisions budgétaires annuelles. D'après l'interprétation que la délégation des Etats -Unis donne de l'article 55 de la Constitution, le Directeur général

des mois suivants et si le solde utilisable venait à atteindre $50 000, un deuxième pays qui ferait une demande en juillet ou en août 1967 serait avantagé si le premier pays n'était pas autorisé à présenter une

n'a pas besoin d'une autorisation expresse de la

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: QUATRIÈME SÉANCE

463

Commission ou de l'Assemblée de la Santé pour le faire.

Etant donné ce qui a été dit au sujet du réexamen des principes et conditions régissant le fonctionnement

du fonds - que le Conseil exécutif ne ferait que six mois seulement après le début de ce fonctionnement les

en voie de développement d'une manière qui sera très utile. La délégation mongole appuie le projet de résolution présenté par la délégation de l'Inde, mais non les amendements qui ont été proposés. Ces amendements aboutiraient en effet à limiter les possibilités de faire usage du fonds. M. BURILE (Jamaïque) reste persuadé que le texte original proposé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB37.R15 est le meilleur. Le Dr MUDALIAR (Inde) estime que la proposition en discussion est une des propositions les plus séduisantes que l'Assemblée de la Santé ait jamais examinées. Son adoption ne pourra entraîner aucun préju-

délégations des Etats -Unis d'Amérique et du

Sénégal qui ont présenté conjointement l'amendement

dont la Commission est saisie sont disposées à y remplacer, au paragraphe 5, les mots « à sa trente neuvième session » par les mots « à sa quarante et unième session ». M. Wachob espère que la Commission pourra accepter l'amendement commun ainsi modifié.

Le Dr STRALAU (République fédérale d'Allemagne)

appuie l'amendement présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal, ainsi modifié.

dice pour l'OMS. Dans la plupart des pays qui

reçoivent une assistance de l'OMS, l'Organisation doit utiliser une monnaie forte qui est convertie en monnaie de ces pays. Il s'agirait ici d'employer cette monnaie forte à une fin pour laquelle les pays en voie de développement ne peuvent se procurer la monnaie forte nécessaire. Pour promouvoir la santé, ce qui est

Le Dr HOOGWATER (Pays -Bas) dit que sa délégation

est prête à voter pour le projet de résolution tel qu'il a été présenté par la délégation de l'Inde, mais qu'elle

ne s'oppose pas à l'amendement proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal.

le but de l'OMS, il faut tout mettre en oeuvre pour faciliter la formation des médecins et du personnel paramédical. Les pays en voie de développement ont besoin de matériel d'enseignement, particulièrement pour l'enseignement des sciences médicales fondamentales, mais ils n'ont malheureusement pas les moyens de se procurer des sommes en monnaie forte pour l'achat de ce matériel. Des garanties satisfaisantes

La création du fonds de roulement est intéressante parce que les pays en voie de développement pourront

y avoir recours. L'Assemblée de la Santé accroîtra ainsi l'assistance accordée aux pays en voie de développement sur une base multilatérale. La délégation néerlandaise se prononce en faveur de cette mesure. Le Dr HAMZA (Soudan) estime que l'amendement commun, tel qu'il a été modifié, doit dissiper les craintes exprimées par de nombreux délégués, parce qu'il prévoit une durée suffisante de fonctionnement

sont prévues; toute demande faite par un gouvernement sera étudiée soigneusement par le Secrétariat,

peut -être aussi par le bureau régional intéressé, et elle ne sera acceptée que si le Secrétariat a toutes garanties. De plus, le gouvernement devra trouver les fonds nécessaires en monnaie nationale et devra déposer le montant auprès de l'OMS avant de recevoir le matériel qu'il veut acheter. L'Organisation ne court donc absolument aucun risque financier. Une assistance de ce genre est nécessaire. Si les pays en voie de développement ne peuvent se procurer du matériel d'enseignement, ils resteront toujours en retard dans le domaine sanitaire. Cette situation n'est pas dans l'intérêt de l'OMS, qui ne désire pas la voir se prolonger. La délégation indienne souhaite que les versements

avant que les principes régissant le fonctionnement du fonds ne soient soumis à réexamen. Le fonds de roulement ne sera utile aux pays en voie de développement que s'ils peuvent faire pleinement usage de leur monnaie nationale. Le Dr DOLGOR (Mongolie) déclare que sa délégation

estime que la proposition de la délégation de l'Inde est bonne et utile, et il rappelle que le Conseil exécutif l'a déjà approuvée. Il doit être possible d'éviter, grâce à une coopération suffisamment étroite entre l'OMS et les services nationaux de la santé, d'accumuler dans le fonds des monnaies non convertibles, étant donné

se poursuivent en 1967 et au -delà, mais il est très douteux qu'un réexamen comme celui que proposent les

délégations des Etats -Unis d'Amérique et du

qu'il y aura normalement des experts de l'OMS qui travailleront dans les pays ayant besoin de matériel

Sénégal soit nécessaire, étant donné que le Directeur général devra mentionner le fonds de roulement dans son rapport à l'Assemblée de la Santé, ce qui permettra

destiné à l'enseignement médical et qu'on pourra utiliser les sommes en monnaie de ces pays pour rémunérer les experts. La pratique montrera si la proposition faite donne de bons résultats, mais on pourra toujours réexaminer la situation et apporter ultérieurement des modifications aux dispositions prises. On n'a pas l'intention de faire de l'OMS un banquier, mais de la mettre en mesure d'aider les pays

à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé d'examiner la question. De plus, le Dr Mudaliar ne juge pas souhaitable de lier le Directeur général et le

Conseil exécutif par une disposition prévoyant le réexamen des principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds. Cette disposition aurait pour seul effet de jeter la suspicion sur le fonds de roulement. Il regrette donc de ne pas pouvoir accepter l'amendement commun. En revanche, il ne s'oppose

464

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

pas à l'amendement proposé par le délégué de la Norvège.

nement du fonds chaque fois qu'ils le jugent nécessaire, il paraît inutile de spécifier que ce réexamen doit être fait au moins une fois tous les cinq ans.

Le PRÉSIDENT fait observer que l'amendement pro-

posé par le délégué de la Norvège et accepté par le délégué de l'Inde entraînera par voie de conséquence un amendement au paragraphe 4 du projet de résolution, où les mots « sur les dix » devront être remplacés

Le Dr ADESUYI (Nigéria) dit que sa délégation appuie entièrement le projet de résolution de la délégation de l'Inde, modifié par l'amendement de la délégation de la Norvège. Les paragraphes 5 et 6 continennent des dispositions suffisantes pour assurer le fonctionnement du fonds de roulement proposé et permettre de

par les mots « sur les cinq ». M. DE CONINCK (Belgique) déclare que, malgré l'appel que le délégué de l'Inde vient de faire, sa délé-

réexaminer la situation chaque fois qu'il sera jugé nécessaire.

gation appuie l'amendement commun présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal, tel qu'il a été modifié. Il est donc disposé à accepter comme texte définitif le texte du projet de résolution de la délégation de l'Inde, modifié par l'amendement de la délégation de la Norvège et l'amendement modifié des délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal.

Le Dr DOLO (Mali) constate que toutes les délégations sont d'accord sur le principe de la création d'un fonds de roulement, innovation qui a sa place dans l'évolution dynamique de l'Organisation. Incontestablement, l'opération comporte certains risques, mais

toute entreprise en comporte et l'Assemblée de la Santé a affronté naguère des dangers plus graves que celui -ci.

Le Dr AL -AWADI (Koweït) dit qu'il est partisan du texte du projet de résolution présenté par la déléga-

La délégation du Mali appuie donc entièrement le projet de résolution, tel qu'il est proposé par la déléga-

tion de l'Inde, mais qu'il estime néanmoins que

l'amendement proposé par la délégation de son pays permettrait à un plus grand nombre de pays de bénéficier du fonds de roulement. La création du fonds ne se justifie guère s'il n'est pas appelé à beaucoup fonctionner.

tion de l'Inde. Le paragraphe 6 donne au Conseil exécutif ou au Directeur général toute latitude de réexaminer les principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds à tout moment; on peut en toute sécurité leur laisser le soin d'en juger. Le Dr TATEBAYASHI (Japon) déclare qu'après avoir attentivement suivi la discussion, sa délégation appuie l'amendement proposé par les délégations des EtatsUnis d'Amérique et du Sénégal au projet de résolution de l'Inde. M. BRA.rovIC (Yougoslavie) rappelle que le projet de

Si on limite le montant que les pays seront

autorisés à tirer sur le solde utilisable du fonds en un exercice quelconque, on évitera que ne s'accumulent dans le fonds des sommes libellées en une même devise.

M. HEGNER (Suisse) déclare que sa délégation est convaincue de la nécessité d'aider les pays à acheter du matériel d'enseignement et de laboratoire, mais elle estime qu'il aurait été préférable d'entreprendre

le plan envisagé dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le Développement. Elle est néan-

résolution de la délégation de l'Inde a été présenté à l'Assemblée de la Santé après avoir été examiné de très

moins prête à voter pour la proposition, ainsi que pour l'amendement commun présenté par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal, tel qu'il a été modifié.

près par le Conseil exécutif et le Directeur général.

Il ne faut donc prendre aucune mesure tendant à limiter les possibilités qu'offrira le fonds de roulement envisagé; au contraire, étant donné l'urgence des besoins, il faut faire en sorte que la proposition puisse prendre effet le plus vite possible. Le projet de résolution de la délégation de l'Inde, modifié par l'amende-

Le Dr PoPOVici (Roumanie) appuie le projet de résolution tel qu'il a été présenté par la délégation de l'Inde. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes

ment de la délégation de la Norvège, doit donc être maintenu tel qu'il est. Le Dr LAYTON (Canada) déclare que, pour sa délégation, la seule question importante qui se pose est la question de principe; or, comme il l'a déjà indiqué,

soviétiques) déclare que sa délégation est prête à appuyer la proposition de la délégation de l'Inde, laquelle est conforme à l'esprit et aux objectifs de l'OMS, telle qu'elle a été amendée par la délégation de la Norvège. Toutefois, il soulève une question de détail: il se demande s'il est nécessaire de maintenir. au paragraphe 6 du texte original, les mots « au moins une fois tous les cinq ans ». Si le Conseil exécutif et le Directeur général peuvent demander un réexamen spécial des principes et conditions régissant le fonction-

sa délégation appuie sans réserve le principe de la création du fonds de roulement. Toutefois, des difficultés se présentent au sujet de l'administration du fonds et, en raison de la diversité des avis et de la multi-

plicité des propositions faites sur ce point, il y aurait peut -être intérêt à constituer un groupe de travail qui serait chargé d'élaborer un texte accepté d'un commun accord.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: QUATRIÈME SÉANCE

465

Le PRÉSIDENT, sans s'opposer à la constitution d'un

Ayant examiné les recommandations du Conseil

groupe de travail, fait remarquer que cette procédure prendrait beaucoup de temps sans qu'on soit assuré du succès final. Il serait sans doute préférable de passer simplement au vote sur les diverses propositions dont la Commission est saisie. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit qu'après réflexion sa délégation s'est rendu compte que le point essentiel de l'amendement qu'elle avait envisagé est en fait couvert par le texte original du paragraphe 6 du projet de résolution de la délégation de l'Inde. Il retire donc cet amendement en faveur du texte original. Le Dr AL -AWADI (Koweït), inspiré par le désir de

exécutif tendant à créer un fonds de roulement destiné à financer l'achat, contre remboursement, de matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical et paramédical; et Considérant que la création d'un tel fonds serait d'une grande aide pour les Etats Membres, 1.

DÉCIDE de créer un fonds de roulement destiné à

financer, sur la demande des gouvernements et sans prélèvement d'une commission pour frais de transaction, l'achat, contre remboursement, de matériel

d'enseignement et de laboratoire pour l'enseignement médical et paramédical; 2. AUTORISE le Directeur général à accepter en remboursement de ces achats la monnaie nationale de l'Etat Membre intéressé, sous réserve des dispositions suivantes: 1) un montant correspondant au coût estimatif total des articles demandés et des frais d'expédition sera déposé d'avance auprès de l'Organisation; et 2)

faciliter la discussion, retire lui aussi l'amendement que sa délégation avait proposé. Le PRÉSIDENT constate qu'il ne reste que trois propo-

sitions en présence: le projet de résolution proposé par

le Conseil exécutif dans la résolution EB37.R15; le projet de résolution de remplacement présenté par la

délégation de l'Inde, tel qu'il a été amendé par la délégation de la Norvège et l'amendement à ce texte proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique

la dépense totale engagée pour un Membre

donné pour une demande quelconque ne dépassera pas 10 % du solde utilisable du fonds à la date de

et du Sénégal. Le Président mettra aux voix d'abord l'amendement proposé par les délégations des EtatsUnis d'Amérique et du Sénégal modifié avec l'accord des auteurs.

la réception de la demande; 3. AUTORISE le Directeur général à échanger les devises diverses accumulées dans le fonds contre des monnaies convertibles disponibles au titre du budget ordinaire, à condition que l'Organisation puisse faire usage de ces devises diverses pour ses

Décision : L'amendement proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique et du Sénégal, tel qu'il a été modifié, est rejeté par 45 voix contre 23, avec 3 abstentions. Le PRÉSIDENT, avant de mettre aux voix le projet de résolution proposé par la délégation de l'Inde, demande au représentant du Conseil exécutif s'il a une observation à faire.

programmes; 4.

DÉCIDE d'inclure un montant de US $100 000

dans les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966, à titre de premier versement sur les cinq

qui doivent constituer la dotation du fonds; 5. PRIE le Directeur général d'inscrire, pour le fonds, des montants identiques dans le budget

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, déclare que le projet de résolution de la délégation de l'Inde est parfaitement compatible avec le dessein du projet de résolution proposé par le Conseil et qu'il est donc sûr que le Conseil ne s'opposerait pas à son adoption. Le PRÉSIDENT met aux voix le projet de résolution

ordinaire des exercices 1968 à 1971; et PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général de réexaminer les principes et conditions régissant le fonctionnement du fonds au moins une fois tous les cinq ans, l'un et l'autre pouvant demander un réexamen spécial chaque fois qu'il serait jugé 6.

nécessaire.

proposé par la délégation de l'Inde, tel qu'il a été amendé par la délégation de la Norvège. Le libellé en est le suivant:

Décision : Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé, est approuvé par 65 voix, sans opposition, avec 5 abstentions.' 3.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966

Reconnaissant que la formation de personnel qualifié est d'une importance fondamentale pour l'action sanitaire et constatant que la pénurie de matériel d'enseignement et de laboratoire dans les établissements d'enseignement médical et paramédical est un grand obstacle à cet enseignement, surtout dans les pays en voie de développement;

Ordre du jour, 3.2 Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter ce point de l'ordre du jour. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.7.

466

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, déclare que le Comité spécial du Conseil, dont le premier rapport est actuellement soumis à la Commission,1 a examiné, en application de la résolution EB37.R6, la question du montant des recettes occasionnelles à utiliser pour contribuer au financement des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966, et a constaté que les recettes occasionnelles disponibles

lution WHA18.35) en majorant les crédits ouverts sous les sections 4, 5 et 8, en réduisant les crédits ouverts sous les sections 7 et 9, en incluant dans la partie IV (Autres affectations) deux nouvelles sections: « Section 11 - Bureau régional

de l'Afrique: Logement du personnel» et « Section 12 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire », et en renumérotant en conséquence, dans la partie V (Réserve), la section 11 qui devient « Section 13 Réserve non répartie », ainsi qu'il est indiqué ci- après: Section

à cet effet étaient suffisantes pour qu'il ne soit pas nécessaire de prélever une avance sur le fonds de roulement. Le Comité spécial a également examiné un rapport

Affectation des crédits

Montant US $

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

du Directeur général relatif à des faits nouveaux de caractère sérieux qui sont survenus en ce qui concerne

4. 5.

le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique ;3 un résumé de ces faits nouveaux est donné

7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Autres dépenses réglementaires de personnel

2 156 260

234 382 (794 350) 1

au paragraphe 4.1 du rapport du Comité spécial. Le Comité est persuadé que, quoi qu'il advienne au sujet des villas louées à l'Organisation par l'Energie électrique (voir paragraphe 4.2), il sera nécessaire de construire des logements supplémentaires et que la situation ne s'améliorera pas avec le temps. Considérant

Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

596 292

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

192 374 (98 866)

qu'on dispose d'un montant suffisant de recettes occasionnelles pour faire face aux dépenses de construction de douze nouveaux logements, comme le Directeur

Total de la partie III PARTIE IV: AUTRES AFFECTATIONS

93 508

général le propose, et que le coût de la construction augmente régulièrement, comme l'expérience le montre, le Comité spécial a décidé de transmettre à l'Assemblée

Il. Bureau régional de l'Afrique: Logement du 12.

de la Santé la proposition du Directeur général, pour décision à prendre sans délai. Le Comité spécial a dû suivre cette procédure parce que son mandat ne lui permet pas de recommander à l'Assemblée de la Santé d'inclure les chiffres correspondant à ces besoins dans les prévisions supplémentaires pour 1966. La délégation de l'Inde a proposé le projet de résolution ci- après, dont le dispositif prévoit la modification de la résolution portant ouverture de crédits pour 1966 afin de tenir compte de la recommandation du Conseil exécutif relative aux prévisions budgétaires supplémentaires, de la proposition tendant à inclure dans les prévisions un montant de $250 000 pour la construction de nouveaux logements pour le personnel du Bureau régional de l'Afrique, et de la décision que la Commission vient de prendre en ce qui concerne le fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire. La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et la recommandation du Conseil exécutif relatives aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966; 3 et

personnel Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire

250 000 100 000

Total de la partie IV

350 000

Total des parties II, III et IV 2 039 800 3. DÉCIDE en outre de modifier le paragraphe III de la résolution WHA18.35 en majorant la somme inscrite aux alinéas i) et iii) et en ajoutant un nouvel alinéa, iv), ces alinéas se présentant alors comme suit:

i) du montant de US $ 164 197 à recevoir du Programme des Nations Unies pour le Développement par rem-

boursement au titre de l'assistance technique

iii) du montant de US $ 982 134 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet

iv) du montant de US $ 893 469 disponible par virement

du solde en espèces du compte d'attente l'Assemblée Total US $2 039 800 de

Considérant qu'il est souhaitable d'éviter d'imposer des contributions supplémentaires aux Etats Membres pour l'exercice 1966, 1. APPROUVE les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966; 2. DÉcIDE de modifier le paragraphe I de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1966 (réso-

M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la

Commission, déclare qu'il a peu de chose à ajouter, si ce n'est pour donner à la Commission l'assurance que le montant des recettes occasionnelles disponibles suffit pour financer complètement les prévisions

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 2, partie 1. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 2, partie 2, section 2. 3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 2.

budgétaires supplémentaires pour 1966, comme le prévoit le dispositif du projet de résolution ci- dessus.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES: QUATRIÉME SÉANCE

467

Dans son rapport sur le besoin de logements pour le personnel du Bureau régional de l'Afrique, le Direc-

ments, on avait inscrit à la section 7 les dépenses afférentes à l'application d'un certain nombre d'ajus-

teur général a indiqué qu'il comptait étudier le problème de plus près, procéder à des consultations avec le Gouvernement du Congo (Brazzaville) à propos des contrats de location des villas actuellement louées à l'Organisation par l'Energie électrique, et faire rapport à une prochaine session du Conseil exécutif. Le Professeur VANNUGLI (Italie) fait observer que le

tements de poste. L'incorporation d'une partie de ces ajustements de poste dans le nouveau barème des traitements de base a permis de réduire d'autant les prévisions relatives à cette section. A sa trente -septième

session, le Conseil exécutif a d'ailleurs examiné un rapport expliquant les conséquences des modifications

apportées au barème des traitements à dater du leY janvier 1966.

problème posé par la présentation de prévisions supplémentaires revient année après

année devant

l'Assemblée de la Santé. En 1965, le Sous- Directeur général a donné des renseignements détaillés sur les prévisions budgétaires supplémentaires des dix années précédentes (Actes officiels No 144, page 394). Le mon-

En plus de la somme nécessaire à ce titre, l'Assemblée de la Santé est maintenant invitée à inscrire à la section 11 un montant de $250 000 pour le logement

du personnel du Bureau régional de l'Afrique, et à la section 12 un montant de $100 000 pour le fonds de

tant de ces prévisions a subi de grandes variations, mais jamais encore il n'a atteint, comme c'est le cas pour 1966, la proportion élevée de 4,5 à 5 % par rapport au montant du budget effectif. La ventilation des prévisions supplémentaires pour 1966 montre que c'est la section 4 - Mise en oeuvre du programme -

roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire; le montant total des prévisions supplémentaires soumises à l'examen de l'Assemblée s'élève ainsi à $2 039 800.

qui accuse l'augmentation la plus importante. Le Professeur Vannugli demande si le crédit dont il est question doit servir uniquement à couvrir une augmentation des dépenses de personnel due à un relèvement des traitements et, d'autre part, pourquoi cette somme

Le Dr AL -WAHBI (Irak), tout en précisant que sa délégation n'est pas opposée au projet de résolution soumis à la Commission, souligne que l'importance des prévisions budgétaires supplémentaires ne doit pas être sous -estimée. Le vote de ces prévisions est

tout aussi important, en fait, que celui du budget effectif et il ne peut donc être question pour l'Assemblée de la Santé de se contenter d'entériner purement et simplement les propositions qui lui sont soumises.

importante serait nécessaire alors que le montant de

la section 7 - Autres dépenses réglementaires de personnel - accuse une réduction. Le SECRÉTAIRE fait observer qu'il n'existe aucun point de comparaison entre les montants des prévisions budgétaires supplémentaires de chaque année. On emploie toujours, il est vrai, cette rubrique, mais les prévisions elles -mêmes concernent des postes de dépenses différents qui, tout en représentant d'une manière générale des dépenses imprévues, ne peuvent

D'autre part, comme le Dr Al -Wahbi l'a déjà expliqué clairement au Conseil exécutif lors de la trente -septième session, il est opposé en principe à ce

que l'Organisation se comporte comme une agence immobilière en achetant et en gérant des terrains et des immeubles. Tout en comprenant le caractère manifestement exceptionnel de la situation au Bureau régional de l'Afrique, il tient à insister à nouveau sur cette objection de principe. Le PRÉSIDENT constate qu'aucun autre délégué ne demande à présenter des observations. Il met aux voix

être comparés entre eux. Le détail des raisons pour lesquelles des prévisions budgétaires supplémentaires sont présentées pour 1966 est donné dans le rapport

du Conseil exécutif sur sa trente -septième session (Actes officiels No 148, annexe 6). En bref, la principale

de ces raisons réside dans les changements apportés au régime des traitements et indemnités du personnel engagé par voie de recrutement international, conformément à une décision de l'Assemblée générale des Nations Unies qui a pris effet le ler janvier 1966. Les prévisions budgétaires supplémentaires recommandées par le Conseil exécutif ont pour seul objet de faire face aux obligations qui résultent de ces changements.

le projet de résolution relatif aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966. Il rappelle à la Commission qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur sa décision doit être prise à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Décision: Le projet de résolution est approuvé par 66 voix, sans opposition, avec 5 abstentions.'

La séance est levée à 12 h. 5. ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 6 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.8.

L'augmentation du crédit inscrit à la section 4 est compensée en partie par la réduction du crédit inscrit à la section 7. Avant la revision du barème des traite-

468

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

CINQUIÈME SÉANCE Mardi 10 mai 1966, 14 h. 30 Président: Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Rapport sur les recettes occasionnelles : Position du compte d'attente de l'Assemblée

$993 907. Dans ce dernier cas, le délégué du Canada aimerait savoir en combien de temps ce solde a été accumulé.

Ordre du jour, 3.8.4, 3.8.5 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission, présente le rapport sur les recettes occasionnelles et sur la position du compte d'attente de l'Assemblée. Le paragraphe 1 rappelle que la Commission est appelée à faire une recommandation qui fera l'objet de son premier rapport à la Commission du Programme et du Budget. Le paragraphe 2

Le SECRÉTAIRE explique que la composition des recettes diverses est indiquée dans le Rapport financier

annuel du Directeur général et dans le Rapport du Commissaire aux Comptes. Les principaux éléments constitutifs sont les revenus des placements, soit environ $700 000, et les virements du fonds de roulement des ventes, soit environ $114 000. Le reste se compose de différentes rubriques telles que les différences de change, etc. Quant aux liquidités du compte d'attente de l'Assemblée, le solde représente les versements de

présente un résumé des montants disponibles au 30 avril 1966. Le paragraphe 3 fait état des recommandations du Conseil exécutif sur les moyens de contribuer au financement du budget de 1967 et des prévisions supplémentaires pour 1966. Le paragraphe 4 fait allusion aux problèmes du logement du personnel

du Bureau régional de l'Afrique. A l'époque où ce rapport a été préparé, le Secrétariat

contributions par des Membres qui étaient redevables d'arriérés au titre d'exercices précédents. Il a donc été accumulé en une année environ. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) rappelle que délégation préconise depuis plusieurs années l'utilisation maximale des recettes occasionnelles pour sa

ne pouvait pas savoir que la Commission déciderait d'utiliser dès 1966 une somme de $100 000 pour accélérer le démarrage du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire. Il faut donc modifier le paragraphe 5 en ajoutant $100 000 au chiffre figurant en regard de la rubrique « Prévisions supplémentaires pour 1966 », qui devient $2 039 800. Par voie de conséquence, le solde doit être ramené à $100 438. Le Directeur général suggère de recommander à la Commission du Programme et du Budget qu'une somme de $1 325 200, représentant les contributions non inscrites au budget ($23 640) et le remboursement du Programme des Nations Unies

réduire les contributions des Etats Membres. Elle n'a pas changé d'avis et c'est pourquoi elle propose que

le solde des recettes occasionnelles disponibles au 30 avril 1966 soit ajouté à la somme que le Conseil exécutif recommande d'affecter au financement du programme et du budget de 1967. Le Dr LAYTON (Canada) demande si les revenus sont susceptibles d'augmenter à

pour le Développement au titre de l'assistance technique pour 1967 ($1 301 560), soit affectée au financement du budget de 1967. Cette recommandation est contenue dans le paragraphe 6, et le Secrétaire espère qu'elle sera approuvée. S'il en est ainsi, le projet de rapport de la Commission sera rédigé en conséquence.

des placements

l'avenir ou si l'on peut compter qu'ils resteront au même niveau. Le SECRÉTAIRE, répondant au délégué du Canada,

précise qu'on peut s'attendre à une certaine stabilité en cette matière. Cependant, tout dépend des fluctuations du taux de l'intérêt et de la ponctualité avec laquelle les Etats Membres s'acquittent de leurs

Le Dr LAYTON (Canada) désirerait avoir des précisions sur deux des rubriques du paragraphe 2. Les

recettes diverses, qui s'élèvent

à $982 134,

contributions. Plus celles -ci sont reçues de bonne heure, plus le revenu des placements est élevé. En réponse au délégué des Etats -Unis d'Amérique, le Secrétaire précise que, si l'Assemblée le désire, le solde d'environ $100 000 qui reste sur les recettes occasionnelles peut fort bien être affecté au finance-

semblent bien importantes, et il serait intéressant de connaître les principaux éléments dont elles se composent. Il en va de même pour le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée, qui se monte à

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIERES ET JURIDIQUES: CINQUIÈME SÉANCE

469

ment du budget de 1967. Toutefois, comme il faut toujours s'attendre à des dépenses imprévues, il n'est peut -être pas souhaitable d'utiliser toutes les ressources disponibles alors que l'exercice financier est si peu avancé. D'autre part, il a été décidé que la dotation du fonds de roulement serait portée à 20 du budget et, comme ce résultat n'a pas encore été atteint, on pourrait utiliser à cette fin une partie du solde. Quoi qu'il en soit, le Directeur général ne s'opposerait pas à ce que les $100 000 restants soient affectés au budget de 1967. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) propose expressément que la somme de $100 000 soit ajoutée au montant de $1 325 200 mentionné au paragraphe 6 du rapport dont la Commission est saisie. 3.

DÉCIDE 1)

que les contributions de ces Membres sont Etat Membre 1965

fixées comme suit: 1966

Iles Maldives Singapour .

0,04 .

0,04 0,04

2)

paragraphe

conformément aux dispositions du de la résolution WHA17.10, le montant de la contribution des Iles Maldives pour 1965 est réduit de 50 %. que, 1

Décision: Le projet de résolution est approuvé.'

Barème des contributions pour 1967

Le PRÉSIDENT demande à la Commission si elle accepte de recommander à la Commission du Programme et du Budget qu'une somme de $1 425 200 soit prélevée sur les recettes occasionnelles pour être affectée au financement du programme et de budget de 1967. Il en est ainsi décidé.

Ordre du jour, 3.7 Le PRÉSIDENT invite le Secrétaire à présenter le rapport du Directeur général sur le barème des contributions pour 1967. Le SECRÉTAIRE n'a rien à ajouter à ce rapport, qui tient compte des résolutions antérieures de l'Assemblée

Contributions des nouveaux Membres pour 1965 et 1966

Ordre du jour, 3.6

Le SECRÉTAIRE explique que le rapport du Directeur

général dont la Commission est saisie a trait aux contributions pour 1965 et 1966 de deux nouveaux Membres, à savoir les Iles Maldives, qui sont devenues

Membre le 5 novembre 1965, et Singapour, qui est devenu Membre le 25 février 1966. Le rapport recom-

mande que l'Assemblé fixe la contribution de ces Membres à 0,04 %, qui est le taux minimal. En décidant de la contribution des Iles Maldives pour 1965, l'Assemblée voudra sans doute prendre en considération le paragraphe I. 1

de la Santé, notamment des résolutions WHA8.5 et WHAl2.7, par lesquelles l'Assemblée a décidé de suivre en principe le barème des Nations Unies, en y apportant les modifications rendues nécessaires par la différence de composition des deux organisations, et d'exprimer les contributions en pourcentage du montant total des contributions des Membres participant activement aux travaux de l'Organisation. Une annexe au rapport reproduit le barème des Nations Unies et une autre annexe donne le barème de l'OMS pour 1967. Le paragraphe 3 du rapport contient un projet de résolution qui est soumis à l'examen de la Commission.

de la résolution

M. ARIDY (Madagascar) exprime sa satisfaction de constater que l'Organisation étend son domaine d'activité. Cela ne va pas sans un surcroît de dépenses,

WHA17.10, qui est ainsi conçu:

et c'est pourquoi le budget de 1967 est considérablement plus élevé que les précédents. Les raisons qui expliquent cet accroissement sont parfaitement claires, mais les autorités sanitaires de certains pays n'en ont pas moins de difficulté à convaincre leur gouvernement d'augmenter sa contribution, si peu que ce soit, car les questions de santé cèdent souvent le pas aux impératifs économiques. En conséquence, la délégation de

POSE en principe que les contributions des Etats qui deviennent Membres de l'Organisation dans les six derniers mois d'une année donnée sont

calculées selon le taux normal, mais que, pour ladite année, le montant de leur contribution est réduit de 50 %; Le rapport contient le projet de résolution suivant,. qui est soumis à l'examen de la Commission :

Madagascar se féliciterait de toute réduction de dépenses qui permettrait de maintenir les contributions à leur niveau actuel. Le PRÉSIDENT soumet à la Commission le projet de

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Notant que les Iles Maldives et Singapour sont devenus Membres de l'Organisation en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS,

résolution contenu dans le paragraphe 3 du rapport Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.10. 1

470

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTT, PARTIE I1 Membres Barème (Pourcentage)

dont elle est saisie, complété par le barème figurant à

l'annexe 2; ce projet de résolution est ainsi conçu: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que le barème des contributions pour 1967

sera le suivant: Membres Barème (Pourcentage)

Afghanistan Afrique du Sud Albanie Algérie Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Bolivie Brésil Bulgarie

0,05 0,46

004 0,09 0,06 0,82 1,41

Burundi Cambodge Cameroun Canada Ceylan Chili Chine Chypre Colombie Congo (Brazzaville) Congo (République démocratique du) Costa Rica Côte -d'Ivoire Cuba Dahomey Danemark El Salvador Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haïti Haute -Volta Honduras Hongrie Ile Maurice Iles Maldives Inde Indonésie

0,47 1,02 0,05 0,04 0,85 0,15 0,04 0,04 0,04 2,83 0,07 0,24 3,79 0,04 0,21

Kenya Koweït Laos Liban Libéria Libye Luxembourg Madagascar Malaisie Malawi Mali Malte Maroc Mauritanie Mexique Monaco Mongolie Népal Nicaragua Niger Nigéria Norvège Nouvelle -Zélande Ouganda Pakistan Panama Paraguay Pays -Bas

0,04 0,05 0,04 0,04 0,18 0,04 0,55 0,04 0,05 0,65 31,20 0,04 0,38 5,43 0,04 0,07 0 22

Pérou Philippines Pologne Portugal Qatar République Arabe Unie République Centrafricaine République de Corée République Dominicaine République fédérale d'Allemagne République socialiste soviétique de Biélorussie . République socialiste soviétique d'Ukraine République -Unie de Tanzanie Rhodésie du Sud Roumanie Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

0,04 0,05 0,04 0,05 0,04 0,04 0,05 0,04 0,11 0,04 0,04 0,04 0,10 0,04 0,72 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,15 0,39 0,34 0,04 0,33 0,04 0,04 0,99 0,08 0,31 1,29 0,13

0,02 0,21

0,04 0,12 0,04 6,61

0,46 1,76

0,04 0,02 0,31

004 0,04 0,04

d'Irlande du Nord Rwanda Samoa -Occidental Sénégal Sierra Leone Singapour Somalie Soudan Suède Suisse Syrie Tchad Tchécoslovaquie Thaïlande Togo

004 0,04 0,50 0,02 0,04 1,65

Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Jamaïque Japon Jordanie

0,35 0,07 0,18 0,14 0,04 0,15 2,26 0,05 2,47 0,04

Trinité et Tobago Tunisie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Uruguay

.

6,43 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,05 1,12 0,78 0,05 0,04 0,99 0,12 0,04 0,04 0,05 0,31 13,30 0,09

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES: CINQUIÉME SÉANCE Membres Barème (Pourcentage)

471

l'opinion exprimée par le Directeur général à la section 3.3 de son rapport, selon laquelle il n'y a pas lieu de modifier sur ce point la pratique actuellement suivie.

Venezuela Viet -Nam Yémen Yougoslavie Zambie

0,45 0,07 0,04

0,32 0,04

En conclusion, le Comité spécial a recommandé que l'Assemblée adopte le projet de résolution suivant:

Total 100,00 Décision:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Le projet de résolution est approuvé.'

Ayant examiné les rapports du Directeur général

4.

Normes applicables aux voyages

et du Comité spécial du Conseil exécutif sur les normes applicables aux voyages; et Considérant que les normes de voyage du personnel seront étudiées en juillet 1966 par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale, 1. PREND NOTE de ces rapports; et

Ordre du jour supplémentaire, 2 Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter le rapport du Comité spécial sur les normes applicables aux voyages.

PRIE le Directeur général de faire rapport sur l'évolution de la question au Conseil exécutif à sa 2.

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, indique qu'il s'agit du cinquième rapport préparé par le Comité spécial du Conseil exécutif. Le Conseil avait

trente -neuvième session.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) pense qu'une révision des

examiné très attentivement la question des normes applicables aux voyages à sa trente -septième session

et la teneur de ses discussions est reproduite aux pages 81, 84 et 85 des Actes officiels Ne 149.

normes applicables aux voyages pourrait être une excellente occasion de réaliser des économies et de réduire le taux de l'augmentation budgétaire (qui a atteint 17%), surtout si l'on considère que les voyages

Il rappelle que l'OMS a adopté en matière de

en classe économique sont bien moins coûteux que les voyages en première classe et que les frais de voyage représentent chaque année près de $4 000 000.

voyages un régime beaucoup plus sévère que l'Organisation des Nations Unies, et ceci depuis bien des années déjà, tandis que l'ONU et les autres institutions spécialisées n'ont commencé à introduire des règles

analogues qu'à une date toute récente. Le Conseil exécutif a estimé que la question des normes à appli-

quer aux voyages et celle des économies qui pourraient être réalisées de cette façon méritaient d'être étudiées de plus près et il a transmis l'examen de ce problème à son Comité spécial. Les conclusions auxquelles est parvenu le Comité sont énoncées dans

Il est difficile de mettre en parallèle les normes applicables aux voyages des fonctionnaires internationaux et celles qui régissent les voyages des fonctionnaires nationaux parce que ces dernières varient grandement d'un pays à l'autre. Il convient cependant de chercher à réaliser une certaine uniformité dans le régime appliqué par toutes les organisations de la famille des Nations Unies.

son rapport,2 lequel est suivi de deux rapports du Directeur général. Au premier de ces rapports a est annexé un rapport du Comité consultatif pour les Questions administratives (CCQA) que le Comité administratif de Coordination (CAC) a approuvé et transmis au Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI) pour qu'il l'examine à sa session de juillet 1966. Les résultats des délibérations du CCFPI auront d'importantes répercussions pour l'avenir et l'on devrait attendre de les connaître

Le Dr CAYLA (France) se félicite que l'OMS ait donné à l'Organisation des Nations Unies l'exemple de l'économie. Il se déclare disposé à soutenir le projet

de résolution, mais il propose d'ajouter à la fin du paragraphe 2 le membre de phrase suivant: « afin qu'une recommandation puisse être adressée à ce sujet à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé ». Le SECRÉTAIRE fait remarquer que l'OMS a adopté le régime des voyages en classe économique pour tous les fonctionnaires au- dessous du grade de Directeur dès 1962, et que cette mesure a déjà permis de réaliser des économies considérables.

avant de prendre des décisions radicales en cette matière. Le second rapport 4 du Directeur général est un bref exposé préliminaire sur les effets des longs voyages aériens sur la santé des passagers.

Le Comité spécial s'est longuement arrêté sur la question des voyages aériens des membres des comités d'experts et des groupes scientifiques et il a fait sienne 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.11. Voir Actes off Org. mond. Santé, 151, annexe 6, partie 1. 3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 6, partie 2. 4 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 6, partie 3.

Il signale que les études relatives aux normes de voyage qui seront faites par le CCFPI ne porteront sans doute que sur les déplacements des membres du Secrétariat et ne s'étendront pas aux frais de voyage

des délégués ou des membres du Conseil exécutif. Aussi demande -t -il si la proposition du délégué de la

France ne vise que les voyages des membres du

Secrétariat ou si elle concerne également les frais de voyage d'autres catégories de personnes, par exemple des délégués, des membres du Conseil, etc. Il rappelle

en outre que le Directeur général n'estime pas qu'il

472

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

soit opportun de modifier les règles de voyage appli-

ouverts par la Décision législative susmentionnée, soit au moyen d'autres sources, par exemple de crédits

cables aux membres des comités d'experts et des groupes scientifiques. L'Organisation, on s'en souviendra, ne paie aucun traitement à ces membres, se contentant de leur verser une indemnité de subsistance et de rembourser leurs frais de voyage. Le Dr CAYLA (France) répond que l'amendement

ouverts par l'Etat du Massachusetts ou par la ville de Boston. L'acceptation de cette invitation devra être confirmée

par la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé et par le Conseil exécutif qui siégera ensuite, en vertu des articles 14 et 15 de la Constitution de l'OMS

qu'il propose s'applique à tous les cas et non pas seulement aux membres du Secrétariat. Il invoque à ce propos le rapport du Directeur général sur les effets des longs voyages aériens sur la santé des passagers, estimant qu'un rapport de caractère sanitaire est tout

qui disposent que l'Assemblée de la Santé, lors de chaque session annuelle, choisit le pays ou la Région dans lequel se tiendra sa prochaine session annuelle et que le Conseil en fixe ultérieurement le lieu et la

aussi valable pour les fonctionnaires que pour les délégués et les experts. M. TURBANSKI (Pologne) soutient l'amendement

date. Cependant, comme il est souhaitable qu'une décision de principe soit prise de bonne heure, il serait

utile que la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé exprime déjà son acceptation, si elle le désire, sous réserve qu'un accord approprié soit conclu avec le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique, conformément à la résolution EB31.R40, et que soient prises

proposé par le délégué de la France. Décision: Le projet de résolution est approuvé, avec l'amendement proposé par le délégué de la France..

les dispositions de détail nécessaires. Il paraît à peu près certain que ces démarches pourront être menées à bien, si l'on en juge par l'expérience acquise lorsque l'Organisation a tenu sa Onzième Assemblée mondiale

5.

Invitation à tenir la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé hors du Siège

de la Santé à Minneapolis. M. CALDERWOOD (Etats -Unis d'Amérique) indique

Ordre du jour supplémentaire, 1 Le SECRÉTAIRE présente le rapport par lequel le Directeur général soumet à l'examen de l'Assemblée de la Santé la communication qu'il a reçue du Gouver-

que le Secrétaire a bien expliqué les raisons pour lesquelles le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique

présente son invitation aussi longtemps à l'avance, qu'il connaisse parfaitement la teneur de l'article 14 de la Constitution de l'OMS. Convient -il que la Commission se prononce dès la présente séance ou faut -il attendre que l'invitation ait été bien

nement des Etats -Unis d'Amérique et dans laquelle celui -ci fait part de son intention d'inviter la Vingt Deuxième Assemblée mondiale de la Santé à se réunir

à Boston (Massachusetts) en

1969.2

Le texte de la

Décision législative 89 -357 adoptée par le 89e Congrès

est annexé à ce rapport. Elle autorise l'ouverture d'un

officiellement formulée à la séance plénière du 11 mai ?

crédit de US $500 000 pour couvrir

les dépenses relatives à l'organisation et à la réunion de l'Assemblée

Le PRÉSIDENT répond que c'est le Bureau qui a mis

aux Etats -Unis d'Amérique. Un représentant du Directeur général s'est rendu à Boston pour voir si les installations se prêtaient à la réalisation de ce projet et le Directeur général peut donner à la Commission l'assurance que Boston offre les moyens voulus pour la tenue de l'Assemblée et de la réunion ultérieure du Conseil exécutif, à condition cependant

cette question à l'ordre du jour de la. Commission.

On peut donc supposer que l'invitation

officielle

viendra ensuite, et la résolution peut être examinée dès la présente séance. M. CALDERWOOD (Etats -Unis d'Amérique) indique

que l'Assemblée ne soit pas convoquée avant le ler juillet. Tous les locaux disponibles ont en effet

que cette façon de procéder donne entière satisfaction à sa délégation. Le Dr LAYTON (Canada), en sa qualité de délégué d'une nation voisine et amie des Etats -Unis d'Amérique, déclare qu'il apprécie vivement cette invitation ainsi que l'offre généreuse de prendre en charge toutes

déjà été réservés pour les mois de mai et juin 1969. Il apparaît aussi, d'après les constatations faites sur place par le représentant du Directeur général, qu'il y aurait lieu de faire sans retard des réservations fermes pour le mois de juillet 1969 parce que les locaux de conférence sont extrêmement demandés à Boston. Une réservation a d'ailleurs été faite à titre provisoire. Le Directeur général estime que le Gouvernement hôte sera en mesure de financer toutes les dépenses supplémentaires qu'entraînerait la réunion de l'Assemblée hors du Siège, soit au moyen des crédits Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.12. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 7. 1

les dépenses supplémentaires qui découleront de la tenue de cette assemblée. Le Dr CHATTY (Syrie) exprime également son appréciation de la grande générosité dont fait preuve le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique en invitant pour la seconde fois l'Assemblée mondiale de la Santé. Il se demande néanmoins si le fait de tenir

l'Assemblée en juillet ne risque pas de créer des difficultés pour le travail dans les Régions et pour l'examen des programmes régionaux. Ne serait -il pas

possible de réunir l'Assemblée en avril, puisqu'elle s'est naguère tenue à Genève au mois de mars ?

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: CINQUIÈME SÉANCE

473

Le SECRÉTAIRE indique que la tenue de l'Assemblée

7.

de la Santé au mois de mars avait sérieusement perturbé le travail de l'Organisation. Les délégations se rappelleront que la plupart des documents étaient

Fonds de roulement : Avances prélevées pour livrai-

son de fournitures d'urgence aux Etats Membres en vertu de la résolution WHA18.14

arrivés en retard et sous forme polycopiée, et non imprimée. Le Directeur général ne voit pas d'objection à ce que l'Assemblée se réunisse en juillet, ni même en août, mais sa convocation en mars ou avril poserait de sérieux problèmes. Le Professeur VANNUGLI (Italie) et M. QUINTON

Ordre du jour, 3.9.2 Le SECRÉTAIRE présente le rapport du Directeur général sur les mesures prises en exécution de la résolution WHA18.14 autorisant le Directeur général à avancer sur le fonds de roulement toutes sommes qui pourraient être nécessaires pour la livraison de

fournitures d'urgence aux Etats Membres contre remboursement et le priant de faire rapport chaque année à l'Assemblée de la Santé sur ces prélèvements. Le Directeur général a autorisé en 1965 le prélèvement

(Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) accueillent avec plaisir l'invitation du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique. Le PRÉSIDENT appelle l'attention de la Commission

sur le projet de résolution ci- après, qui figure au paragraphe 4 du rapport du Directeur général, et qui est ainsi conçu: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

d'une avance pour la livraison urgente de vaccins à l'Iran. Le coût total de cette livraison s'est élevé à US $24 005 et a été remboursé au cours de l'année. La Commission souhaitera peut -être examiner le texte de la résolution figurant au paragraphe 3 du rapport du Directeur général. Le Dr DIBA (Iran), au nom de son gouvernement, remercie l'Organisation des mesures rapides qu'elle a prises pour fournir les vaccins nécessaires au moment de l'épidémie de choléra qui a frappé l'Iran. Le PRÉSIDENT signale à l'attention des membres de la Commission le projet de résolution ci- après:

Notant avec satisfaction que le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique a formulé une invitation à tenir la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé à Boston (Massachusetts) en 1969,1

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE du rapport du Directeur général sur

ACCEPTE cette invitation, sous réserve qu'un accord approprié soit conclu avec le Gouvernement 1.

des Etats -Unis d'Amérique, conformément à la résolution EB31.R40, que les arrangements pratiques

nécessaires soient pris et que, conformément aux articles 14 et 15 de la Constitution de l'OMS, la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif confirment le choix du pays,

la livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres dans les conditions fixées par la résolution WHA18.14.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' 8.

du lieu et de la date de la session; et PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport à la Vingt et Unième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi qu'au Conseil exécutif qui siégera ensuite, au sujet de la tenue de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé à Boston, Massa2.

Premier rapport de la Commission

Rapporteur, donne lecture du projet de premier

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

rapport de la Commission Décision: Le rapport est adopté (voir page 509). 9.

chusetts, Etats -Unis d'Amérique.

Deuxième rapport de la Commission

Décision: Le projet de résolution est approuvé.'

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième 6.

Premier rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget, lequel concerne les recettes occasionnelles disponibles.

rapport de la Commission, à l'exception des chiffres du barème des contributions pour 1967. Chacune des délégations est priée de bien vouloir vérifier si le montant de la contribution de son pays est correctement indiqué. Décision: Le rapport est adopté (voir page 509). 10.

Nomination du Commissaire aux Comptes

Décision: Le rapport est adopté (voir page 510). 1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 151, annexe 7. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 7 du premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.9.

Ordre du jour, 3.11 Le SECRÉTAIRE présente le rapport du Directeur général sur la nomination du Commissaire aux 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.17.

474

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Comptes, dans lequel est cité l'article applicable du Règlement financier. L'annexe I jointe au rapport contient une lettre que le Directeur général a reçue

serait nécessaire pour recommander les mesures qui

de M. Uno Brunskog, qui

aux Comptes de l'Organisation depuis l'origine.

a été Commissaire

s'imposent afin de rendre plus efficace l'action de l'Organisation et de tirer le meilleur parti possible des ressources dont elle dispose. Le SECRÉTAIRE fait observer qu'à sa connaissance

M. Brunskog déclare qu'il désire se retirer à l'expiration de son mandat. La période pour laquelle il avait été nommé s'étend jusqu'à la vérification des comptes de 1966.

l'Organisation des Nations Unies est la seule organi-

L'annexe II contient une lettre du Gouvernement norvégien au Directeur général, proposant la candidature de M. Lars Breie, Commissaire aux Comptes de l'Etat, au poste de Commissaire aux Comptes de l'Organisation pour la période du ler janvier 1967 au 31 décembre 1969. Le Directeur général a fait figurer dans son rapport le texte d'une résolution qu'il soumet à l'examen de la Commission. Cette résolution

sation internationale qui ait un Comité des Commissaires au Comptes, lequel se compose de trois membres. Chacune des institutions spécialisées a décidé de ne nommer qu'un Commissaire aux Comptes, essentiellement du reste pour éviter un supplément de dépenses. Tous se retrouvent périodiquement à la réunion du groupe des Commissaires aux Comptes des organisations internationales afin d'échanger des avis et de se consulter mutuellement sur les problèmes qui les intéressent. Le Dr OJALA (Finlande) soutient chaleureusement la candidature de M. Lars Breie au poste de Commissaire aux Comptes. M. WACHOB (Etats -Unis d'Amérique) déclare que

est identique à celle qu'avait adoptée la Seizième Assemblée mondiale de la Santé pour la nomination précédente, mais il appartiendra à la Commission d'y insérer le nom de la personne dont elle décidera de recommander la nomination. Le Règlement financier ne contient aucune disposition relative à la période pour laquelle la nomination est faite, mais la tradition veut que cette période soit de trois ans. Le Dr IVERSEN (Norvège) pense qu'il ne serait pas

sa délégation appuie également la candidature de M. Breie. Il tient en outre à exprimer à M. Brunskog la profonde gratitude de la délégation des Etats -Unis d'Amérique pour les services qu'il a rendus à l'Organisation depuis le création de cette dernière et à lui offrir ses voeux d'heureuse retraite. Il espère qu'il sera possible de lui faire savoir combien l'Organisation lui est reconnaissante de ses bons, loyaux et durables services.

inutile de rappeler rapidement le curriculum vitae du candidat proposé. M. Lars Breie, né en Norvège le 3 avril 1907, a obtenu le titre de docteur en droit de l'Université d'Oslo en 1933. Il a exercé les fonctions d'avocat de 1934 à 1945, date à laquelle il a été élu au Parlement

norvégien, où il a siégé jusqu'en 1950. Durant cette période, il a rempli les fonctions de Président de la Commission du Protocole, qui était principalement chargée des comptes de l'Etat. Le ler juillet 1950, le Parlement l'a nommé Commissaire aux Comptes de l'Etat. De 1955 à 1961, il a fait partie du Comité des Commissaires aux Comptes de l'Organisation des Nations Unies et il en a été le Président de 1955 à 1956,

M. BRA.mvic (Yougoslavie) et le Dr STRALAU (République fédérale d'Allemagne) s'associent à cette déclaration. Le SECRÉTAIRE pense que la Commission souhaitera peut -être insérer dans le projet de résolution un passage témoignant de sa gratitude à l'adresse de M. Brunskog.

puis à nouveau de 1958 à 1959. Depuis 1963, il est Président du Comité des Commissaires au Comptes de l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE). Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation accueille favorablement la candidature de M. Breie en raison de ses titres et de sa compétence. Toutefois, en vertu des dis-

Le Dr AL -WAHBI (Irak) approuve cette proposition.

Il estime préférable de nommer un seul Commissaire

aux Comptes, et non un comité, et il appuiera la candidature de M. Breie.

Le Dr WONE (Sénégal) propose que les remerciements adressés à M. Brunskog soient insérés dans le premier paragraphe du projet de résolution. M. DE CONINCK (Belgique) trouverait plus logique

positions de l'article XII du Règlement financier, il serait possible de nommer, comme l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions l'ont jugé

utile, un Comité de Commissaires aux Comptes.

de consacrer le premier paragraphe de la résolution

La Commission envisagera peut -être cette possibilité et estimera peut -être opportun, dès maintenant

à son objet principal (qui est la nomination d'un Commissaire aux Comptes) et le second aux remerciements à l'adresse de M. Brunskog. Le PRÉSIDENT estimerait préférable d'adopter deux

ou à une date ultérieure, de s'assurer les services d'un tel comité, dont le candidat proposé pourrait

être le Commissaire principal. Il ne s'agit pas là d'une proposition officielle, mais la délégation soviétique pense avec d'autres qu'un examen extrêmement détaillé du rapport financier annuel de l'Organisation

résolutions distinctes, l'une pour la nomination du Commissaire aux Comptes et l'autre pour exprimer la reconnaissance de l'Organisation à M. Brunskog.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: SIXIÈME SÉANCE

475

Le Rapporteur pourrait rédiger ce deuxième texte, dont la Commission serait saisie à sa prochaine séance.

DÉCIDE que M. Lars Breie est nommé Commis-

Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal de la sixième séance, section 3.) Le PRÉSIDENT propose d'insérer le nom de M. Lars Breie dans le projet de résolution dont la Commission est saisie, le texte final étant le suivant:

saire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour les trois exercices financiers de 1967 à 1969 inclusivement. Il devra effectuer ses vérifications de comptes conformément aux principes

qui sont énoncés à l'article XII du Règlement financier. S'il y a lieu, il pourra désigner un représentant chargé de le suppléer en son absence.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' La séance est levée à 17 h. 40.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé

SIXIÈME SÉANCE Jeudi 12 mai 1966, 15 h. 10 Président : Sir William REFSHAUGE (Australie)

puis: Dr I. WONE (Sénégal)

1.

Déclaration du délégué du Canada concernant la procédure d'examen du budget

des Questions administratives et financières, que les

Le Dr LAYTON (Canada) déclare que sa délégation estime, depuis un certain temps déjà, qu'il y a quelque

montants prévus pour la section 1 de la résolution portant ouverture de crédits - Assemblée mondiale de la Santé ($402 000), pour la section 2 - Conseil exécutif et ses comités ($184 200), et pour la section 3 Comités régionaux ($124 800) étaient satisfaisants.

chose d'illogique dans la façon dont est conçu le mandat de la Commission du Programme et du Budget pour ce qui concerne l'examen du document budgétaire: il se réfère surtout au paragraphe 1) de la résolution WHA15.1 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, où les alinéas c) et d) devraient, à son avis, être intervertis. La délégation canadienne estime en effet que l'examen détaillé du programme d'exécution doit précéder la présentation de recommandations sur le niveau du budget. Ce point de vue a d'ailleurs été partagé, dans l'ensemble, par le Président du Conseil exécutif et par le Directeur

Décision: Les prévisions relatives à la partie

(Réunions constitutionnelles), d'un montant de $711 000, sont approuvées. Services administratifs

I

Ordre du jour, 3.3.2 Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, signale que les prévisions relatives aux services

administratifs figurent aux pages 45 à 50 des Actes officiels NO 149. Le Conseil a conclu, comme le Comité

général à la trente -septième session du Conseil.

permanent, que les prévisions de la section correspondante de la résolution portant ouverture de crédits étaient satisfaisantes. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

Le PRÉSIDENT signale que cette question a été étudiée par le Bureau et que le Directeur général a accepté d'en saisir le Conseil exécutif lors de sa trente -neuvième session. 2.

Examen du projet de programme et de budget pour 1967

la Commission, appelle l'attention des membres de la Commission sur le projet de résolution portant ouverture de crédits, dont le texte a été remanié en vue de grouper dans la même section la totalité des dépenses

Réunions constitutionnelles

relatives

aux

services

Ordre du jour, 3.3.1 Le PRÉSIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter ce point de l'ordre du jour.

y compris les autres dépenses réglementaires de personnel.

administratifs,

Décision : Les prévisions relatives à la partie III (Services administratifs), d'un montant de

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, indique que les conclusions du Conseil sont énoncées au chapitre III des Actes officiels No 149 (pages 15 à 17). Le Conseil a estimé, comme le Comité permanent

$3 524 177, sont approuvées.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.19.

476

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II I.

Autres affectations

Ordre du jour, 3.3.3

Section

Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES

Montant

Us $

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, indique que le Conseil s'est déclaré satisfait des prévisions relatives à la partie IV (Autres affectations).

1.

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

402 000 184 200 124 800 711 000

Cependant, il a fallu déduire du total une somme de $100 000 pour tenir compte de la décision récente concernant la création du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire, ce qui ramène à $500 000 les prévisions pour le fonds du bâtiment du Siège.

Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

4. 5. 6.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts

Décision: Les prévisions relatives à la partie IV (Autres affectations), d'un montant de $500 000, sont approuvées. 7.

Total de la partie II 46 779 823 PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS

Services administratifs

3 524 177

Texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1967

Total de la partie III PARTIE IV: AUTRES AFFECTATIONS 8.

3 524 177

Ordre du jour, 3.3.4

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, fait observer que le libellé de la résolution portant

Fonds du bâtiment du Siège Total de la partie IV TOTAL DES PARTIES I, II, III ET IV PARTIE V: RÉSERVE

500 000 500 000

ouverture de crédits a été simplifié,

le Directeur

général, après six ans d'expérience, en étant venu à penser que les autres dépenses réglementaires de personnel relatives à la mise en oeuvre du programme, aux bureaux régionaux et aux services administratifs 9.

51 515 000

Réserve non répartie

3 202 890

devaient être incluses dans les sections auxquelles elles se rapportaient et non dans des sections distinctes. Le Conseil a donc décidé de recommander l'adoption Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

3 202 890 54 717 890

du texte qui figure à la page 90 des Actes officiels No 149.

Le SECRÉTAIRE confirme que le Secrétariat a tenu compte des recommandations du Conseil pour mettre au point le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1967 et que toutes les prévisions relatives aux services administratifs ont ainsi été groupées en une seule section. Il souligne qu'il n'est pas nécessaire de prévoir des crédits pour le fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire, puisqu'il a été décidé d'inclure le montant de $100 000 dans les prévisions supplémentaires pour 1966; toutefois, un montant identique sera inscrit au budget de 1968 et des exercices suivants. Il propose à la Commission de recommander

II. Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe I de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le let' janvier et le 31 décembre 1967.

Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1967 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir: parties I, II, III et IV. III. Les crédits votés au paragraphe I seront fournis par les contributions des Etats Membres, après déduction: i) du montant de US $1 301 560 à recevoir du Programme des Nations Unies pour le Développement par

remboursement au titre ii) du montant de US $ de l'assistance technique 23 640 représentant les contributions des nouveaux Membres pour les années précédentes

l'adoption du projet de résolution ci -après portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1967, en faisant observer qu'aucun chiffre n'a été indiqué pour la partie II (Programme d'exécution), qui ne relève pas du mandat de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques: La Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1967, un crédit de US $54 717 890 se répartissant comme suit:

iii) du montant de US $ 100 000 disponible par virement

du compte d'attente de l'Assemblée

Total US $1 425 200

Les contributions à recevoir des Etats Membres s'élèvent donc à US $53 292 690.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: SIXIÈME SÉANCE

477

Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), rappelant qu'il a été décidé en fait

4.

Création et fonctionnement de fondations pour la santé mondiale

d'inclure les autres dépenses réglementaires de personnel dans la partie II (Programme d'exécution) et la partie III (Services administratifs) de la résolution portant ouverture de crédits, aimerait savoir comment ces prévisions, qui portent sur des sommes considérables, seront présentées à l'avenir. A -t -on l'intention de les faire figurer dans le rapport du Conseil

Ordre du jour, 3.12 Le SECRÉTAIRE présente ce point de l'ordre du jour

exécutif sur le projet de programme et de budget comme dans les Actes officiels No 149, où les totaux

et indique, comme le rappelle le rapport établi à ce sujet par le Directeur général,' que l'Assemblée de la Santé a prié le Directeur général de lui faire rapport régulièrement sur les progrès touchant la création de fondations pour la santé mondiale. Des fondations de ce genre existent déjà aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

sont indiqués aux pages 111, 112, 113 et 126, ces montants étant ventilés par tête de chapitre ? Le SECRÉTAIRE confirme que même si la résolution portant ouverture de crédits revêt une forme différente,

du Nord. Celle des Etats -Unis d'Amérique, qui a été constituée en société le 1er septembre 1964, a déjà

les renseignements communiqués à l'avenir seront aussi détaillés que ceux qui ont été fournis jusqu'ici. Décision: Le texte de la résolution portant ouverture

de crédits est approuvé pour transmission à la Commission du Programme et du Budget.' Le Dr Wone (Sénégal) assume la présidence.

envoyé une première contribution importante, sous la forme de 250 000 doses de vaccin antirougeoleux inactivé, dont la valeur est estimée à $250 000. La Fondation pour la Santé mondiale du Royaume -Uni a été créée en automne 1965 et elle a déjà un conseil exécutif représentatif et actif. Lors de sa deuxième réunion, en novembre 1965, ce conseil a nommé un président, auquel il a donné pouvoir de signer en son nom l'Accord entre la Fondation et l'Organisation mondiale de la Santé. La Fondation du Royaume -Uni a reçu une première garantie de soutien financier sous

la forme d'un engagement par contrat valable pour sept ans. En Suisse, la constitution d'une fondation analogue est en bonne voie. Par ailleurs, des démarches préliminaires ont été entreprises dans plusieurs autres

3.

Nomination du Commissaire aux Comptes (suite de la cinquième séance, section 10)

pays, mais la procédure est généralement longue et les négociations avec les gouvernements sont souvent difficiles.

Ordre du jour, 3.11 A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIRA (Iran),

Le Directeur général, convaincu que les fondations pour la santé mondiale peuvent apporter une contri-

Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant, qui a été préparé conformément au viceu émis à la cinquième séance de la Commission: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

bution appréciable à la poursuite des objectifs de l'OMS, est décidé à poursuivre l'étude des possibilités de création de telles fondations dans le monde entier.

Il exprime sa gratitude aux gouvernements qui ont déjà prêté leur assistance et compte recevoir l'appui d'autres gouvernements dans ce domaine. Le Dr DIBA (Iran), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant:

Considérant que M. Uno Brunskog a fait savoir au Président de l'Assemblée mondiale de la Santé qu'il avait l'intention de se retirer à l'expiration de son actuel mandat de Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé, EXPRIME sa gratitude à M. Uno Brunskog pour les excellents et dévoués services qu'il a si longtemps

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

rendus à l'Organisation.

Ayant examiné le rapport du Directeur général' sur la création et le fonctionnement des fondations pour la santé mondiale, 1.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2 ' Le projet de résolution, complété par la Commission du Programme et du Budget à sa treizième séance (voir p. 360) par l'insertion des chiffres correspondant aux sections 4, 5 et 6 de la partie II, a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.41. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.18.

EXPRIME l'espoir que les fondations pour la santé

mondiale continueront de susciter un intérêt et des appuis croissants; et 2.

PRIE le Directeur général de poursuivre ses efforts dans ce sens et de faire figurer parmi les rapports qu'il présente régulièrement au Conseil exécutif sur le fonds bénévole pour la promotion de

3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 8.

478

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

la santé un rapport sur les fondations pour la santé mondiale.

Décision: Le projet de résolution est approuvé). 5.

services que le Dr Shousha a rendus dans la Région, mais également du fait qu'il a travaillé à l'amélioration de la santé publique et de la médecine sociale dans le monde entier; parmi les personnes qui assistent à la

Création d'une Fondation Dr A. T. Shousha

présente Assemblée de la Santé, nombreuses sont celles qui se rappellent le rôle qu'il a joué lors de la fondation de l'OMS. Les motifs qui ont amené à inclure le paragraphe 2 dans la résolution EB37.R37 ne ressortent pas clairement du procès- verbal de la dix -septième séance

Ordre du jour, 3.14

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, précise que le Conseil exécutif a pris connaissance, à sa trente -septième session, des délibérations que le

Comité régional de la Méditerranée orientale avait consacrées, à ses quatorzième et quinzième sessions,

de la trente -septième session du Conseil exécutif. Ceux qui ont assisté à la réunion se souviendront qu'il avait été proposé de créer la Fondation sur une

à la proposition visant à honorer la mémoire du Dr A. T. Shousha en créant une fondation portant son nom. Le Conseil, qui était saisi d'un rapport du Directeur général sur cette proposition, a adopté la résolution EB37.R37 recommandant à l'Assemblée mondiale de la Santé de créer une Fondation Dr A. T. Shousha dotée de Statuts (joints à la résolution) qui s'inspirent d'une manière générale de ceux des fondations existantes et notamment de la Fondation Léon Bernard, avec la différence que le montant du Prix en espèces n'est pas spécifié. L'article 3 des Statuts prévoit en effet que le montant initial du Prix en espèces sera

base analogue à celle des Fondations Darling et

Léon Bernard et que l'attribution du Prix ne pouvait faire l'objet d'aucune condition. Qui plus est, le

Comité régional avait prévu que les sommes accumulées en plus du montant nécessaire à l'attribution de la Médaille et du Prix devaient être consacrées à l'octroi d'une bourse. Pourquoi cette idée a -t -elle été abandonnée ? Il est dès à présent évident que des crédits supplémentaires seront disponibles et l'on ne

voit pas l'intérêt de relever le montant du Prix en espèces puisque c'est le principe qui compte, et non pas l'importance de la somme.

fixé par le Comité de la Fondation à sa première session, compte tenu du capital de la Fondation et des intérêts annuels prévus. Ce montant pourra être relevé de temps à autre par le Comité, en fonction des modifications du capital de la Fondation, des variations des taux d'intérêt, etc. Le Conseil exécutif a aussi

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, explique que le paragraphe 2 de la résolution EB37.R37

recommandé, au paragraphe 2 de sa résolution, que les organismes de la Fondation, lorsque celle -ci aura été constituée, tiennent compte des opinions exprimées lors de la trente -septième session du Conseil, lesquelles sont consignées dans le procès -verbal de la dix -septième

séance. Le Conseil exécutif recommande donc à l'Assemblée de la Santé d'adopter cette proposition. Le Dr ROUHANI (Iran) félicite le Comité régional de

ne vise en aucun cas à imposer des conditions ou des restrictions, mais tend uniquement à appeler l'attention des organes de la Fondation sur des opinions dignes d'être prises en considération. Les délibérations du Conseil traduisent toute la sympathie et l'intérêt ressentis pour cette proposition et l'on espère que la Fondation deviendra une commémoration aussi vivante que possible. Il a été suggéré, entre autres, que les lauréats du Prix donnent une conférence qui

la Méditerranée orientale d'avoir songé à perpétuer la mémoire d'un pionnier de l'action sanitaire, dont le renom international est largement associé à celui de l'OMS.

serait ensuite imprimée et assurée d'une très large distribution. Les Statuts prévoient que le Comité de la Fondation statuera sur les décisions à prendre, et l'on connaîtra sans doute à ce moment le montant des sommes disponibles. Le SECRÉTAIRE confirme que le paragraphe 2 de la

Le Dr BUKHARI (Soudan) est persuadé que la Commission ne manquera pas d'approuver la propo-

sition; il tient à rendre hommage au Dr Shousha, dont les services dévoués à la cause de la santé publique

n'ont pas seulement profité à son pays et à la Région de la Méditerranée orientale, mais bien à l'humanité tout entière. Le Dr AL -WAHBI (Irak) déclare que sa délégation

résolution EB37.R37 a pour but d'assurer une plus grande souplesse que celle que permettent les statuts des deux autres fondations, compte tenu de ce que le capital disponible sera plus élevé. Les contributions versées ou annoncées s'élèvent déjà à $9700. Les Statuts prévoient également la possibilité de tenir compte de la dévaluation de l'argent au cours des années.

partage pleinement les opinions qui viennent d'être exprimées. En présentant la proposition à l'étude, le Comité régional n'a pas simplement tenu compte des Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.20.

Le Dr AL -AWADI (Koweït) rappelle qu'il a été l'auteur de la suggestion avancée au Conseil exécutif pour demander que le lauréat donne une conférence,

en sorte que l'attribution du Prix donne lieu à une commémoration un peu plus solennelle qu'une cérémonie de quelques minutes célébrée au cours de l'Assemblée. Le Dr Shousha avait mis sa vie entière au service de l'Organisation et il est mort à son service, comme il le souhaitait.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: SIXIÈME SÉANCE

479

Le Dr AL -WAHBI (Irak) se déclare satisfait des explications données au sujet de l'inclusion du paragraphe 2 dans la résolution EB37.R37; ces explications seront consignées dans le procès -verbal de la séance

que ce problème avait cessé d'exister: en effet, l'éva-

luation du coût réel a permis d'affirmer qu'il ne dépasserait pas les 62 500 000 francs suisses prévus.

et dissiperont ainsi tout malentendu. Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Le rapport du Directeur général fait également mention des dons offerts par les gouvernements pour le nouveau bâtiment. Des remerciements sont exprimés dans le projet de résolution recommandé par le Comité spécial, qui figure au paragraphe 6 de son rapport. Le Dr LAYTON (Canada) demande si les listes de dons reçus ou promis qui sont mentionnées dans la résolution WHA18.30 et au paragraphe 4 du rapport du Directeur général peuvent être considérées comme closes.

Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné la résolution EB37.R37 adoptée par le Conseil exécutif à sa trente -septième session et recommandant la création d'une Fondation Dr A. T. Shousha, ADOPTE les Statuts de la Fondation Dr A. T. Shousha; et 1.

Le SECRÉTAIRE répond par la négative: de nouveaux

dons ont été reçus entre la Dix -Huitième et la Dix Neuvième Assemblée mondiale de la Santé et certains

2.

PRIE le Directeur général de transmettre le texte

ont été acceptés par le Conseil exécutif lors de sa trente -septième session; d'autres sont encore attendus. On espère publier à l'automne 1966 une brochure qui contiendra une liste complète de toutes les contribu-

de la présente résolution et de la résolution

EB37.R37 adoptée par le Conseil exécutif lors de sa trente -septième session à tous les Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, en suggérant que ceux -ci, selon la procédure en usage dans chaque pays, informent de la création de la Fondation et de

tions envoyées pour le nouveau bâtiment. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande des précisions quant à la manière

la souscription sollicitée les institutions et organismes nationaux compétents.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.1 6.

dont on entend résoudre le différend qui a opposé l'Organisation et les entrepreneurs français responsables du gros oeuvre. Par ailleurs, peut -on considérer le chiffre estimatif de 62 500 000 francs suisses comme définitif et est -on sûr qu'il n'y aura pas de nouveaux frais ?

Bâtiment du Siège

Rapport sur le financement

Ordre du jour, 3.15.1 Contributions volontaires des gouvernements

Le SECRÉTAIRE indique qu'une procédure d'arbi-

trage est en cours avec les entrepreneurs français et Ordre du jour, 3.15.2 Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, suggère d'examiner ensemble les points 3.15.1 et 3.15.2 de l'ordre du jour, étant donné qu'ils font tous deux l'objet du quatrième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur le bâtiment du Siège.' Présentant ce rapport, le Dr Watt rappelle qu'à sa trente septième session, le Conseil a institué un comité spécial et que, par sa résolution EB37.R34, il a prié le Directeur général de communiquer à ce comité les renseignements les plus récents dont il disposait au sujet du coût estimatif des travaux de construction du bâtiment du Siège. Cette question suscitait certaines

que la question a été portée devant le tribunal. Il n'est pas possible de prévoir quand ce tribunal fera connaître sa décision. Le chiffre estimatif de 62 500 000

francs suisses ne tient pas compte des résultats éventuels de la procédure d'arbitrage mais, sauf éléments imprévus, il y a tout lieu d'espérer que les dépenses resteront dans les limites de la somme actuellement autorisée.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) demande dans quelle mesure le coût total du bâtiment se trouverait modifié si l'arbitrage était favorable aux entrepreneurs.

craintes en janvier 1966, lors de la trente -septième session du Conseil exécutif, puisqu'il semblait alors que le coût dépasserait d'environ 500 000 francs suisses

Le SECRÉTAIRE préfère ne pas répondre à cette question, étant donné que la question est soumise à l'appréciation du tribunal qui, il faut l'espérer, donnera raison à l'Organisation. Dans le cas contraire, le

le montant autorisé. Le Comité a donc été heureux

d'apprendre par le rapport du Directeur général' 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.21. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 5, partie 1. 'Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 5, partie 2.

Directeur général devrait faire rapport sur la situation à la session du Conseil exécutif ou de l'Assemblée de la Santé qui suivra la décision du tribunal. M. DE CONINCK (Belgique) demande si la liste des

dons est bien complète et si la publication d'une

480

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

brochure énumérant les dons faits au bâtiment du Siège donnera la publicité officielle qui convient aux contributions offertes. Le SECRÉTAIRE affirme que le Directeur général a la ferme intention de souligner l'importance des dons

2.

REMERCIE

les

Gouvernements

d'Israël, du

Koweït et de l'Ile Maurice de leurs contributions au fonds du bâtiment du Siège; et PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport à la trente -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. 3.

reçus des gouvernements pour le bâtiment du Siège, car il y voit un symbole de l'estime dans laquelle ces gouvernements tiennent l'Organisation. Le PRÉSIDENT appelle l'attention des membres de la

Décision : Le projet de résolution est approuvé.

(Voir la réouverture du débat sur ce point dans le procès -verbal de la huitième séance, section 2.)

Commission sur le projet de résolution ci- après,

proposé au paragraphe 6 du rapport du Comité spécial: 7.

Deuxième rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Ayant examiné le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur la situation financière relative à la construction du bâtiment du Siège et sur les contributions additionnelles de gouvernements au fonds du bâtiment du Siège,1 1.

Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission à la Commission du Programme et du Budget.

Décision : Le rapport est adopté (voir page 510).

PREND ACTE du rapport;

La séance est levée à 17 h. 20.

SEPTIÈME SÉANCE Vendredi 13 mai 1966, 9 h. 45 Président: Sir William REESHAUGE (Australie)

1.

Troisième rapport de la Commission

Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution. Le Comité spécial a recommandé à l'Assemblée de suspendre le droit de vote de ces Membres au cas

Rapporteur, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission.

Décision: Le rapport est adopté (voir page 509). 2.

où ils n'auraient pas effectué de versements ou fait savoir qu'ils avaient pris des arrangements précis pour le paiement de leur contribution avant le 10 mai 1966, et il a prié le Directeur général de commu-

Membres redevables d'arriérés de contributions dans

niquer cette recommandation aux deux Membres intéressés. Depuis, le Directeur général a été avisé que

une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution Ordre du jour, 3.8.3 M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de

l'Uruguay prenait des dipositions pour régler

ses

arriérés de contribution.3 Du Gouvernement haïtien,

aucune réponse ni aucune somme n'a encore été reçue, mais le représentant de l'OMS à Haïti a signalé

la Commission, appelle l'attention sur le troisième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 2 où il

est précisé qu'au moment de la réunion de ce Membres

comité deux Etats

étaient

redevables

qu'un versement à valoir sur les arriérés avait été autorisé. D'autre part, on croit savoir qu'un mode de règlement de la totalité des arriérés haïtiens sera proposé. Il pourrait donc être indiqué de différer de quelques jours l'examen de la question, dans l'espoir

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 5. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 1.

3 Voir Actes off Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 3.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES: SEPTIÉME SÉANCE

481

qu'une communication officielle à cet effet sera reçue d'ici là. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal

représentant du Conseil exécutif à présenter la question.

de la huitième séance, section 3.) 3.

Centre international de Recherche sur le Cancer; Accord entre l'OMS et le Gouvernement français sur le statut juridique et les privilèges et immunités du Centre Ordre du jour, 3.16 A la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE présente

le rapport de situation établi à ce sujet par le Directeur général.' On espère que les négociations en cours avec

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à la trente -septième session du Conseil, le Directeur général avait fait rapport sur les décisions intéressant l'OMS qui avaient été prises en matière administrative, budgétaire et financière par les organisations de la famille des Nations Unies. Les rapports pour 1964 et 1965 du Comité consultatif de l'ONU pour les Questions administratives et budgétaires étaient joints en appendice au rapport du Directeur général (voir Actes officiels No 148, annexe 19). Le Conseil a pris note des décisions en question.

Le Directeur général avait aussi fait rapport au Conseil exécutif sur le problème de la coordination des

le Gouvernement français pour la conclusion d'un accord de siège aboutiront à bref délai et que le texte

activités budgétaires.

Son rapport constitue

de l'accord pourra être soumis sans tarder pour

approbation au Conseil de Direction du Centre et à l'Assemblée mondiale de la Santé. Aucune décision spéciale ne s'imposant, la Commission voudra peut être prendre note du rapport. Le PRÉSIDENT constate que personne ne demande

l'annexe 20 des Actes officiels No 148. Lorsqu'il a examiné ce problème, le Conseil a noté que le paragraphe 3 de l'article 17 de la Charte des Nations Unies habilite l'Assemblée générale à examiner et approuver

tous arrangements financiers et budgétaires passés avec les institutions spécialisées visées à l'article 57, ainsi qu'à examiner les budgets administratifs desdites

la parole. Il prie le Rapporteur de soumettre à la Commission un projet de résolution approprié. Le Dr DIBA (Iran), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution ci- après:

institutions en vue de leur adresser des recommandations. Le Conseil a, en outre, rappelé les termes du paragraphe 1 de l'article XV de l'Accord entre l'ONU et l'OMS et souligné que le mode de présentation du

budget de l'OMS a été conçu pour répondre aux besoins propres de l'Organisation, notamment à la nécessité d'un examen documenté et approfondi du projet annuel de programme et de budget du Directeur général.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé 1. NOTE le rapport du Directeur général sur les négociations en cours entre le Gouvernement de la France et l'Organisation mondiale de la Santé pour la conclusion d'un accord relatif au siège du Centre international de Recherche sur le Cancer;

Dans sa résolution EB37.R43, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de coopérer aux études que doivent effectuer le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations

et 2.

EXPRIME l'espoir qu'un accord satisfaisant sera

conclu dans un proche avenir.

Unies et des institutions spécialisées et le Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, ainsi qu'à toutes autres consultations entre institutions. Il a exprimé l'espoir que tous ceux qui collaboreront à ces études continueront de reconnaître comme il convient les problèmes tenant aux besoins individuels de chacune des institutions intéressées.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2 4.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS (questions administratives, budgétaires et financières)

La Commission se rappellera que le Directeur général a présenté des observations complémentaires touchant la coopération dans ce domaine et que le Comité ad hoc d'experts s'est réuni depuis la fin de la session du Conseil exécutif. Le Directeur général a déclaré qu'il continuerait de coopérer pleinement avec le Comité. Le SECRÉTAIRE expose les faits nouveaux intervenus depuis la trente -septième session du Conseil exécutif.8 $ Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 10.

Ordre du jour, 3.17 Le PRÉSIDENT, après avoir appelé l'attention de la

Commission sur les documents pertinents, invite le 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 9, partie 2.

2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.24.

482

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le 24 mars 1966, à New York (à la suite d'une session

du Bureau consultatif inter -organisations du Programme des Nations Unies pour le Développement), le Comité ad hoc d'experts a tenu une réunion préliminaire, à laquelle ont assisté les chefs des secrétariats des organisations internationales ayant leur siège en Europe, en vue principalement de discuter de l'organisation de ses travaux lorsqu'il viendrait à Genève examiner les finances des institutions spécialisées. Un

Le rapport du CAC à ce sujet 1 sera vraisemblablement étudié par le Conseil économique et social à ce moment -là. Le CAC sera sans doute appelé à entreprendre d'autres études en tenant compte des vues du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires et du Comité ad hoc d'experts

une fois qu'elles seront connues, ainsi que de toutes

observations que pourra formuler le Conseil à sa quarante et unième session. Il convient, d'autre part, de rappeler que le Comité consultatif de la Fonction publique internationale doit procéder en 1966 à une nouvelle étude des principes fondamentaux régissant les traitements versés par l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'AIEA. La Commission souhaitera peut -être approuver

plan provisoire a été établi, prévoyant que l'OMS aurait des entretiens avec le Comité les 20 et 21 avril 1966. L'OMS a présenté au Comité des réponses complètes

et détaillées à son questionnaire, ainsi qu'un aperçu

général des fonctions, pratiques et procédures de l'Organisation qui pouvaient intéresser le Comité. Au cours des entretiens des 20 et 21 avril, le Directeur

général et ses représentants ont, en réponse à des questions posées, fourni des renseignements complémentaires qui, autant que le Secrétaire le sache, ont été jugés satisfaisants par les membres du Comité. Le Comité administratif de Coordination (CAC) a tenu une série de réunions pour examiner les meilleurs moyens de se conformer au désir exprimé par le Conseil

une résolution notant la décision que le Conseil exécutif a prise en la matière ainsi que les renseignements supplémentaires qui viennent de lui être communiqués, et priant le Directeur général de continuer à coopérer aux études en question.

économique et social d'avoir un tableau d'ensemble des programmes et budgets des diverses organisations internationales. A ces réunions, il a été reconnu que, bien qu'un schéma différent puisse être utilisé pour la documentation destinée au Conseil économique et social, chaque institution devrait conserver son mode

Le Dr AL- WAIIBI (Irak) est heureux d'apprendre que l'OMS et le Comité ad hoc d'experts sont parvenus

normal de présentation à l'usage de ses organes délibérants.

à s'entendre. Il avait craint précédemment que les travaux du Comité ne s'orientent de telle manière qu'ils portent atteinte à l'autonomie de l'OMS et mettent obstacle à l'application suivie de méthodes éprouvées fondées sur l'expérience. Il faut espérer qu'en ce qui concerne les pratiques budgétaires, les études du Comité ad hoc seront profitables à l'Organi-

Les représentants de l'OMS ont signalé que le schéma approuvé par la majorité des membres du CAC ne donnait pas pleinement satisfaction à l'OMS parce que de nombreuses activités de l'Organisation pourraient être indifféremment rangées sous deux ou plusieurs des rubriques proposées et que, par conséquent, les renseignements présentés au Conseil économique et social ne seraient pas très significatifs et ne rempliraient pas complètement leur objet. Néanmoins, l'OMS a accepté de coopérer aux efforts envisagés et a envoyé à la session du Conseil économique et social qui s'est tenue en mars 1966 un représentant chargé d'expliquer sa position. Le Conseil a reconnu alors que la répartition suggérée par le CAC ne répondrait pas entièrement à ses voeux, mais il a décidé qu'à sa quarante et unième session toutes les organisations devraient, à titre d'essai, lui présenter leurs projets de

sation. Cependant, le délégué de l'Irak appelle une

fois de plus l'attention du Directeur général sur l'intérêt qu'il y aurait à ce que l'OMS elle -même examine et évalue de temps à autre l'utilité du pro -

gramme pour les Etats Membres et pour la santé mondiale. C'est là un point dont l'appréciation ne saurait être laissée à des organismes extérieurs.

Le Dr CAYLA (France) estime que la question à l'étude est particulièrement importante. Comme le délégué de l'Irak, il est d'avis qu'il ne saurait être question de laisser restreindre l'autonomie de l'OMS en matière de programme. D'autre part, les initiatives

tendant à l'adoption de méthodes administratives analogues au sein de la famille des Nations Unies doivent être encouragées. Par conséquent, la délégation française est en faveur de tout ce qui peut être fait pour unifier autant que possible les présentations budgétaires afin de permettre des comparaisons utiles et instructives. Etant donné l'importance de la question, il serait bon que le Secrétariat prépare un projet de résolution qui soit soumis par écrit à la Commission afin que tous les termes puissent en être pesés. 1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 151, appendice à l'annexe 10.

programme et de budget selon le schéma proposé. L'OMS a fourni des renseignements sous la forme préconisée en appelant l'attention sur le fait que plusieurs de ses activités auraient pu être rangées indifféremment sous deux ou plusieurs des rubriques. Il est probable que le rapport d'ensemble concernant toutes les institutions spécialisées et l'Agence inter-

nationale de l'Energie atomique sera soumis au Conseil économique et social lors de sa quarante et unième session en juillet 1966 et servira de base aux études à venir sur la question.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: SEPTIÈME SÉANCE

483

M. QUINTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord) a eu l'honneur d'assister à la récente réunion du Comité ad hoc d'experts à Genève,

satisfaction, en vue d'une expansion dynamique dans les années à venir. Le Dr PoPOVICI (Roumanie) rappelle qu'au cours de la discussion sur le niveau du budget, le Directeur général a mis en doute la constitutionnalité des rapports entre le Comité ad hoc et l'OMS. La délégation roumaine aimerait avoir des précisions supplémentaires à ce sujet. La Roumanie estime que l'Organisation doit poursuivre ses efforts en vue d'aboutir à une présen-

mais non, toutefois, en qualité d'expert. Il confirme que l'OMS a présenté des renseignements complets et détaillés d'une grande valeur; le Directeur général et le Sous -Directeur général ont parlé avec une franchise et une sincérité que le Comité a vivement appréciées et qui ne peuvent qu'avoir servi les intérêts de l'OMS. La délégation du Royaume -Uni ne saurait préjuger les conclusions du Comité ad hoc dont elle attend avec

impatience le rapport, mais elle est persuadée que l'Organisation continuera à se préoccuper des problèmes évoqués et en particulier de la possibilité de chiffrer le coût des programmes à moyen et à long terme de l'OMS, c'est -à -dire d'estimer approximatitivement les incidences financières des programmes

tation uniforme permettant de comparer entre eux les budgets des institutions spécialisées. Tous les renseignements fournis confirment le Dr Popovici dans l'idée que le Comité ad hoc s'occupe simplement de problèmes financiers, de comparabilité des budgets

et n'a pas l'intention d'exercer une censure sur les programmes de travail. Le Dr CASTILLO (Venezuela) partage entièrement

généraux de travail pour une période déterminée. Elle espère aussi que l'OMS appuiera toujours, dans toute la mesure possible, le principe de la coordination avec l'ONU et les institutions spécialisées, tant au Siège que dans les pays. Le Professeur VANNUGLI (Italie) a écouté avec beaucoup d'intérêt les explications qui ont été données par le représentant du Conseil exécutif et le Secrétaire

l'opinion du délégué de l'Irak. Il appuie aussi la suggestion tendant à ce que le Secrétariat établisse un projet de résolution sur le sujet en discussion. Dans ce projet, la Commission devrait notamment approuver la position définie par le Directeur général

au paragraphe 3.1 de son rapport. Qu'à titre d'essai les projets de programme et de budget soient présentés

de la Commission au sujet des travaux du Comité ad hoc, et cela d'autant plus qu'il avait été un peu surpris des réactions du Directeur général à une remarque faite par la délégation italienne lorsque la Commission du Programme et du Budget a examiné le niveau du budget.

au Conseil économique et social selon un modèle uniforme à sa quarante et unième session, cela ne doit pas constituer un précédent. Il conviendrait aussi de souligner que l'OMS est une organisation technique, et que son budget tend essentiellement à refléter sur le

Il est certain que les représentants de l'OMS ont coopéré sans restriction avec le Comité ad hoc et le Professeur Vannugli s'associe aux félicitations qu'a exprimées à ce propos le délégué du Royaume -Uni. Le but des activités du Comité, tel qu'il ressort de la disposition pertinente de la Charte des Nations Unies et du mandat assigné aux experts, est très clair. Les questions techniques sont expressément exclues de la compétence du Comité, si bien qu'il ne saurait porter

plan financier un programme dont les incidences techniques dépassent probablement la compétence d'autres organismes non spécialisés dans les questions sanitaires. En faisant ces remarques, le délégué du Venezuela

ne perd pas de vue l'Accord entre l'ONU et l'OMS qui stipule, au paragraphe 3 f) de son article XV, que l'Organisation mondiale de la Santé « convient de se conformer, dans la mesure du possible, aux pratiques et aux règles uniformes recommandées par l'Organisation des Nations Unies » en matière budgétaire et financière. De toute évidence, l'obligation pour l'OMS de se conformer à certaines directives n'a rien d'absolu puisqu'elle est assortie de la réserve exprimée par la formule « dans la mesure du possible ». Le SECRÉTAIRE pense qu'il n'est peut -être pas inutile de donner à la Commission quelques renseignements complémentaires. Si le Directeur général, dans son rapport au Conseil exécutif, a cité intégralement le texte du paragraphe 3 de l'article 17 de la Charte des Nations Unies, c'est que la Cinquième

atteinte à l'autonomie d'aucune des organisations internationales en cause. Ces organisations appartiennent toutes à une seule famille, quoique chacune ait ses caractéristiques individuelles, et il est tout à fait raisonnable que les problèmes intéressant l'ensemble de la famille soient examinés en commun Or, il s'agit simplement dans le cas présent d'étudier

la totalité des problèmes budgétaires de l'ONU et des organisations apparentées, et notamment les procédures administratives et budgétaires, afin de mettre au point un cadre uniforme pour la présentation des budgets et d'éviter des dépenses inutiles, surtout celles qui résulteraient de doubles emplois. Du reste,

Commission de l'Assemblée générale n'en avait donné,

l'étude n'aboutira qu'à l'adoption de recommandations. L'occasion d'examiner à fond les problèmes budgétaires de l'OMS doit donc être accueillie avec

dans son rapport à l'Assemblée générale, qu'une citation partielle qui pouvait prêter à malentendu. Les termes mêmes de ce paragraphe montrent bien

484

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

que les recommandations de l'Assemblée générale aux institutions spécialisées ne peuvent avoir trait qu'à leurs budgets administratifs et non aux aspects techniques de leurs programmes.

et mentionnera l'opportunité de la normalisation et de l'unification. Les études qui se font sur les pratiques financières et sur la présentation des budgets visent

Si le Secrétaire a bonne mémoire, le Directeur général a déclaré devant la Commission du Programme

à dégager des critères de comparaison, ainsi qu'à normaliser les méthodes et unifier les procédures financières des institutions spécialisées, et c'est préci-

et du Budget, à propos des études entreprises par le Comité ad hoc d'experts, qu'il se poserait peut -être un problème de constitutionnalité, mais qu'il avait été décidé que le mieux serait pour l'Organisation de fournir au Comité ad hoc tous les renseignements qu'il pourrait lui demander sur ses pratiques financières et administratives. Etant donné les termes du troisième considérant de la résolution 2049 (XX) adoptée par l'Assemblée générale, qui renvoie expres-

sément en cela qu'elle sont utiles. Les travaux du Comité ad hoc d'experts sont donc particulièrement intéressants et il est à souhaiter qu'ils continuent de porter des fruits. Il reste à souhaiter qu'à l'avenir le Secrétariat fournisse des renseignements détaillés,

non seulement sur le travail accompli par le Comité ad hoc d'experts et les autres organes analogues, mais aussi sur les relations de l'OMS avec le Comité ad hoc d'experts, de façon que l'Assemblée de la Santé puisse

sément au paragraphe 3 de l'article 17 de la Charte, le Directeur général considère que, selon l'Assemblée générale elle -même, la compétence du Comité ad hoc d'experts se limite aux aspects administratifs du budget.

adopter de meilleurs critères pour déterminer le plafond et le taux d'accroissement du budget de l'Organisation, car seule la coordination avec ces organes permettra de trouver une solution rationnelle. Mlle LUNSINGH MEIJER (Pays -Bas) déclare que sa

Le délégué du Venezuela a fort bien défini les obligations qu'impose à l'Organisation l'alinéa 3 f) de l'article XV de l'Accord entre l'Organisation des Nations Unies et l'OMS, mais il ne faut pas oublier qu'il existe un dispositif de coordination inter- institu-

délégation juge très utile le travail entrepris par le Comité ad hoc d'experts. Elle se félicite également de

tions très élaboré qui a, jusqu'ici, bien fonctionné. Les institutions spécialisées n'ont pas à attendre les suggestions de l'Organisation des Nations Unies; elles se consultent mutuellement sur les problèmes qui leur sont communs et sur les questions qui les intéressent toutes. L'OMS n'a jamais eu qu'à se féliciter d'avoir

l'attitude positive adoptée par le Directeur général. Le SECRÉTAIRE pense qu'il intéressera certainement

la Commission de savoir qu'à la suite des travaux du Comité ad hoc d'experts le Conseil économique et social disposera pour la première fois de renseignements concernant non seulement les budgets ordinaires des institutions spécialisées, mais aussi l'ensemble des ressources extra -budgétaires qu'elles administrent. Depuis des années, l'OMS a pour règle de faire figurer

toujours parlé ouvertement et franchement dans ses rencontres avec d'autres organes tels que le Comité ad hoc d'experts, le Conseil économique et social ou le Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, et elle conservera cette attitude qu'elle estime conforme aux voeux de ses Membres.

A cette occasion, le Secrétaire tient à remercier les membres de la Commission des compliments qu'ils ont formulés. Le Secrétariat fera de son mieux pour tenir compte des avis exprimés au cours du débat, lorsqu'il rédigera le projet de résolution dont la Commission sera saisie ultérieurement. Le Dr PLEVA (Tchécoslovaquie) indique que sa délégation approuve pleinement les études entreprises par le Comité ad hoc d'experts et qu'elle attend impatiemment

renseignements dans le document budgétaire annuel et dans le rapport au Conseil économique et social, mais il semble bien qu'elle soit la seule institution dans ce cas. C'est donc la première fois que le Conseil aura les données voulues pour établir des ces

comparaisons.

Le PRÉSIDENT annonce à la Commission que le Secrétariat préparera le projet de résolution demandé

en faisant de son mieux pour y résumer les avis exprimés au cours du débat. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal

de la huitième séance, section 4.) 5.

la présentation de son rapport, cet été, au Conseil économique et social. Ce rapport sera certainement utile à l'OMS et le Dr Pleva s'associe aux remarques formulées à ce propos par les délégués de la France, de l'Italie et du Venezuela. Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques)

Prorogation de l'Accord avec l'UNRWA

Ordre du jour, 3.18 Le SECRÉTAIRE

rappelle que la Dix -Huitième

est également d'avis qu'un projet de

résolution doit être établi. Il espère que ce projet rendra compte des vues générales de la Commission

Assemblée mondiale de la Santé, aux termes de sa résolution WHA18.24, a autorisé la prorogation jusqu'au 30 juin 1966 de l'accord conclu entre le Directeur général et le Directeur de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: SEPTIÈME SÉANCE

485

Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA). A sa vingtième session, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de prolonger le mandat de l'UNRWA jusqu'au 30 juin 1969 et le Directeur général a pensé que la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé envisagerait peut -être de proroger à nouveau l'accord conclu entre l'OMS et l'Office. La Commission souhaitera peut -être recommander à l'Assemblée le suivant:

prorogation de l'accord qui permet à l'OMS d'assister l'UNRWA dans son action humanitaire. Il croit pouvoir affirmer qu'il exprime le sentiment unanime des membres de la Commission.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.2 6.

d'adopter une résolution dont le texte pourrait être La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1964

Ordre du jour, 3.19.1 Le SECRÉTAIRE rappelle que l'article XXXV des Statuts de la Caisse commune des Pensions du Per-

Considérant qu'un accord a été conclu le 29 septembre 1950 entre le Directeur général de l'Organi-

sation mondiale de la Santé et le Directeur de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA) sur la base des principes

sonnel des Nations Unies dispose que le Comité mixte présente chaque année à l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies et aux organisations affiliées un rapport, complété d'un bilan, sur le fonctionnement de la Caisse et que le Secrétaire général informe chaque organisation affiliée de toute mesure prise par l'Assemblée générale à la suite de ce rapport. L'Assemblée générale des Nations Unies a reçu le rapport du Comité mixte pour 1964 et elle en a pris acte lors de sa vingtième session, en 1965. Ce rapport a été mis à la disposition des gouvernements, mais il était d'une longueur telle qu'il n'a pas été distribué aux membres de la Commission. Toute délégation qui souhaiterait l'examiner peut en obtenir un exemplaire. Brièvement résumé, ce rapport donne les indications suivantes: au 30 septembre 1964, le capital de la Caisse était de $191 572 332; le nombre des participants ordinaires était de 14 589 (dont 1870 de l'OMS) et celui des participants associés de 7387

établis par la Troisième Assemblée mondiale de la Santé; Considérant que la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA18.24, a prorogé la validité de cet accord jusqu'au 30 juin 1966; Considérant qu'ultérieurement l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de sa vingtième session,1

a prorogé

le

mandat de l'UNRWA jusqu'au

30 juin 1969; et, Considérant que l'Organisation mondiale de la

Santé doit continuer à diriger, du point de vue AUTORISE le Directeur général à proroger l'accord

technique, le programme sanitaire administré par l'UNRWA, avec l'UNRWA jusqu'au 30 juin 1969.

(dont 1254 de l'OMS); enfin, le nombre total des pensionnés (y compris les veuves et les enfants) était de 1685. La Commission souhaitera peut -être recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de

la Santé d'adopter une résolution rédigée dans les Le Dr TARCICI (Yémen) déclare approuver les termes du projet de résolution. Les populations dont il y est question ont perdu leurs foyers et leurs patries et, par suite d'une agression inhumaine, sont réduites à la condition de réfugiés. Cette tragédie a été pour mêmes termes que celle qu'avait adoptée, sur le même sujet, la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé.

eux une épreuve à la fois physique et morale et il n'est que justice que l'OMS continue de les aider jusqu'à ce qu'ils aient obtenu réparation. Mlle ABDEL -MASSIH (Liban) estime qu'il y a lieu

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Rapporteur, donne lecture du projet de résolution ci-après:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE de la situation de la Caisse commune

de féliciter l'UNRWA de son action en faveur des réfugiés de Palestine. La coopération entre le Gouvernement libanais et le Directeur de l'UNRWA a donné d'excellents résultats et il faut souhaiter que les réfugiés de Palestine continuent de recevoir les

des Pensions du Personnel des Nations Unies telle qu'elle ressort des données contenues dans le rapport annuel pour l'exercice 1964 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général.

services dont ils ont un si grand besoin. M. THORP (Nouvelle -Zélande) dit que sa délégation

Décision: Le projet de résolution est approuvé.8 8 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 2 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.25. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19. 26.

accueille avec plaisir et approuve sans réserves la 1 Résolution 2052 (XX)

de

l'Assemblée

générale

des

Nations Unies.

486 7.

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

Comité des Pensions du Personnel de l'OMS : Nomination de représentants pour remplacer les membres dont le mandat vient à expiration

membre du Comité des Pensions du Personnel de l'OMS, et que le membre du Conseil désigné par le Gouvernement du Dahomey est nommé membre

suppléant, ces nominations étant valables pour Ordre du jour, 3.19.2 Le SECRÉTAIRE rappelle que, traditionnellement,

trois ans.

le choix des représentants appelés à remplacer les membres du Comité dont le mandat vient à expiration se fait parmi les membres nouvellement désignés pour siéger au Conseil exécutif. Afin de faciliter ses travaux et pour éviter un supplément de dépenses, le Comité des Pensions du Personnel est habituellement convoqué durant les sessions du Conseil exécutif ou immédia8.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.' Choix du pays ou de la Région oí1 se tiendra la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé

Ordre du jour, 3.4 Le SECRÉTAIRE rappelle qu'aux termes de l'article 14

tement après. Les membres dont le mandat vient à expiration sont, d'une part, le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement du Mali et, d'autre part, le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande, le premier étant membre et le deuxième membre suppléant.

de la Constitution l'Assemblée de la Santé, lors de chaque session annuelle, choisit le pays ou la Région dans lequel se tiendra sa prochaine session annuelle, le Conseil en fixant ultérieurement le lieu. L'Assemblée

n'ayant été saisie d'aucune invitation à tenir

sa

vingtième session annuelle hors de Suisse, elle décidera

sans doute de la tenir au Siège. La Commission souhaitera peut -être recommander à l'Assemblée

Le PRÉSIDENT fait observer à la Commission que

les membres du Comité des Pensions du Personnel nommés par l'Assemblée de la Santé sont choisis dans des Régions différentes. Il signale aussi que le membre sortant venait d'un pays de la Région africaine

d'adopter le projet de résolution suivant: La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

(le Mali) et que le membre suppléant sortant venait d'un pays de la Région du Pacifique occidental (la Nouvelle -Zélande). Il serait donc préférable que les deux nouveaux représentants soient désignés par des gouvernements de ces Régions. Ces gouvernements pourraient être par exemple ceux des Philippines et du Dahomey, qui désigneraient respectivement le membre et le membre suppléant. Le Dr CAYLA (France) souscrit à cette proposition. 9.

Vu les dispositions de l'article 14 de la Constitution relatives au choix du pays ou de la Région od

se tiendra la prochaine Assemblée de la Santé, DÉCIDE que la Vingtième Assemblée mondiale

de la Santé aura lieu en Suisse.

Décision: Le projet de résolution est approuvé.'

Résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité

régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965

Le Dr ADESUYI (Nigéria) est également d'avis que

le membre désigné par le Gouvernement du Mali devrait être remplacé par le membre désigné par le Gouvernement du Dahomey.

Ordre du jour, 3.5 Le SECRÉTAIRE indique que, conformément à la demande formulée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, en 1965, le Directeur général

porte à l'attention de la Commission la résolution Le PRÉSIDENT propose qu'en l'absence d'autres observations la Commission soit saisie du projet de résolution ci- après:

AFR /RC15 /R2 dont le texte figure dans le document actuellement à l'étude.3 Le Dr KEITA (Guinée), en application de l'article 60

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que le membre du Conseil exécutif désigné

par le Gouvernement des Philippines est nommé 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.27.

du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, demande l'ajournement du débat au lundi suivant. Un certain nombre de documents doivent encore être communiqués au Secrétariat, qui devra f Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.28. 3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 11.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: HUITIÈME SÉANCE

487

les faire traduire et reproduire; il serait donc souhai-

table que le débat soit différé jusqu'à ce que ces documents soient prêts. A la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE donne

M. MAIGA (Mali) appuie la motion d'ajournement du débat.

Décision: La motion est approuvée. (Voir la suite de la discussion dans le procès- verbal

lecture de l'article 60 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé.

de la huitième séance, section 5.)

La séance est levée à 11 h. 40.

HUITIÈME SEANCE Lundi 16 mai 1966, 9 h. 40 Président: Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Quatrième rapport de la Commission

Le PRÉSIDENT invite la Commission à examiner, section par section, son projet de quatrième rapport.

été reçues ou promises depuis la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Il y a lieu de se conformer à l'article 68 du Règlement

Décision: Le rapport est adopté (voir page 509). Bâtiment du Siège (suite de la sixième séance, section 6)

intérieur (page 113 des Documents fondamentaux), qui est applicable aux travaux de la Commission. Les dispositions pertinentes de cet article sont les suivantes: Une proposition adoptée ou repoussée ne peut pas être réexaminée au cours de la même session, à moins que l'Assemblée de la Santé n'en décide ainsi à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. L'autorisation de prendre la parole sur une motion de réexamen ne sera accordée qu'à deux orateurs qui la combattent; après quoi la motion sera immédiatement mise aux voix.

2.

Rapport sur le financement Ordre du jour, 3.15.1 Contributions volontaires des gouvernements

Ordre du jour, 3.15.2

Le PRÉSIDENT rappelle que lorsque le troisième rapport de la Commission a été examiné en séance plénière, le vendredi 13 mai, il a demandé, en sa qualité

En conséquence, le Président propose à la Commission de voter une motion de réexamen du point 3.15 de son ordre du jour.

de Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, qu'aucune décision ne soit prise au sujet de la sixième résolution de ce rapport relative au bâtiment du Siège. S'il a agi ainsi, c'est qu'au moment ob. le Bureau a examiné le rapport pour le transmettre à l'Assemblée plénière, on s'est demandé si le texte de ce projet de résolution pouvait être considéré comme suffisant et complet. Certes, le Conseil exécutif a déjà exprimé à sa trente septième session des remerciements à l'adresse des

Décision: A l'unanimité, la Commission décide de réexaminer sa décision. M. SIEGEL, Sous -Directeur général, Secrétaire de la Commission fait observer que les documents dont la Commission est saisie concernent les point 3.15.1 (Rapport sur le financement) et 3.15.2 (Contributions volontaires des gouvernements) de l'ordre du jour. Le nouveau document qui a été distribué contient un projet de résolution qui reprend les termes de la résolution WHA18.30 adoptée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la santé et dont le texte est le suivant :

gouvernements pour leurs dons généreux, mais il serait souhaitable de donner à l'Assemblée de la Santé la possibilité d'exprimer sa gratitude pour les contributions reçues depuis sa dix- huitième session. Le Président a donc pris sur lui de faire en sorte que

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

la Commission puisse réexaminer la résolution; le Directeur général a présenté un document qui contient des renseignements complets sur toutes les contribu-

Ayant été informée des dons qui ont été faits par des Etats Membres depuis le 16 mai 1965 pour la construction et l'ameublement du bâtiment du Siège,

tions volontaires, en espèces ou en nature, qui ont

488

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

EXPRIME ses remerciements aux gouvernements dont le nom figure en annexe, qui ont si généreusement fourni des contributions volontaires pour le bâtiment du Siège.

débat de la Commission servira, en quelque sorte, de rappel discret et incitera les gouvernements à offrir d'autres contributions. Le PRÉSIDENT estime qu'étant donné la question posée par les délégués du Cambodge et du Rwanda,

L'annexe au document en question, qui sera sans doute jointe à la résolution, contient la liste complète des dons reçus ou annoncés depuis la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Une rectification est à apporter à la description du don de l'Union des Républiques socialistes soviétiques : la superficie des dalles de marbre données pour le hall supérieur d'entrée, le hall du Conseil et le hall du restaurant représente non pas « environ 1200 m2 », mais « environ 3000 m2 ». Comme le Directeur général, la Commission se félicitera du somptueux dallage dont sera ainsi doté

la Commission pourrait envisager d'annexer à la résolution qu'elle va transmettre à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé une liste complète oh. figureraient aussi tous les dons qui auraient été reçus ou offerts avant la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé. M. de CONINCK (Belgique) pense qu'il serait préférable de dresser une liste exhaustive qui serait mise à jour par chaque Assemblée de la Santé, ce qui écarterait tout risque de confusion. Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation est

le nouveau bâtiment. Le document considéré contient également un projet de résolution 1 concernant le rapport sur le finance-

ment; ce projet de résolution reprend les termes du texte précédemment approuvé par la Commission dans son troisième rapport, à cela près qu'il a été amputé du passage concernant les contributions volontaires des gouvernements, lesquelles feront l'objet d'une résolution distincte. Le Dr TATEBAYASHI (Japon) déclare que sa déléga-

partisane du projet de résolution et estime que la liste

des dons des Etats Membres devrait être complète et exhaustive. Le PRÉSIDENT propose de supprimer, dans le préam-

bule du projet de résolution, les mots « depuis le 16 mai 1965 » et d'annexer à la résolution une liste complète de tous les dons reçus ou annoncés y compris ceux qui ont été énumérés dans l'annexe à la résolution WHA18.30. Le Dr CAYLA (France) et M. de CONINCK (Belgique)

tion est satisfaite de voir terminé le nouveau bâtiment du Siège, où l'Organisation et le Secrétariat pourront certainement travailler plus facilement. Il se fait un plaisir d'annoncer que le Gouvernement du Japon a

décidé de faire don au nouveau Siège d'un jardin japonais.

soutiennent cette proposition.

M. BURKE (Jamaïque) indique que son gouvernement

se dispose à faire un don en faveur du nouveau bâtiment. Des pourparlers sont en cours avec le Secrétariat en vue de préciser la nature de ce don. Le PRÉSIDENT exprime à l'adresse des délégués du

Décision: La proposition du Président tendant à supprimer les mots « depuis le 16 mai 1965 » est approuvée. Le SECRÉTAIRE fait observer que la liste, lorsqu'elle

Japon et de la Jamaïque les remerciements de la Commission.

sera mise à jour, contiendra les tout derniers renseignements disponibles. Par exemple, certains des dons que la résolution WHA18.30 mentionnait seulement comme offerts sont maintenant reçus et certains autres sont différents de ce qui avait été prévu.

Le Dr KADEVA HAN (Cambodge) et M. BISETSA (Rwanda) font observer que les dons de leurs gouver-

nements ne sont pas mentionnés sur la liste annexée au document dont la Commission est saisie. Le SECRÉTAIRE explique que les dons du Cambodge

Le PRÉSIDENT propose d'ajourner l'adoption des projets de résolutions jusqu'à ce que le Secrétaire ait pu dresser une liste complète et parfaitement à jour. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite de la discussion dans le procès -verbal de la neuvième séance, section 2.) 3.

et du Rwanda ne figurent pas sur cette liste parce qu'ils avaient déjà été inclus dans la liste de dons arrêtée au 15 mai 1965, laquelle est jointe en annexe à la résolution WHA18.30. La liste qu'examine actuellement la Commission rend compte seulement des dons

qui ont été reçus ou annoncés après la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé.

Le Dr LAYTON (Canada) est heureux que cette question soit réexaminée. Il espère que le présent 1 Voir texte à la p. 503.

Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution (suite de la septième séance, section 2) Ordre du jour, 3.8.3 A la demande du PRÉSIDENT, le Dr WATT, représen-

tant du Conseil exécutif, présente le troisième rapport

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: HUITIÈME SÉANCE

489

du Comité spécial du Conseil exécutif.l Lorsqu'il s'est réuni, le 2 mai 1966, le Comité a été informé que les

arriérés de contributions d'Haïti et de l'Uruguay atteignaient un montant pouvant donner lieu, aux termes de la résolution WHA8.13, à l'application de

l'article 7 de la Constitution. Le Comité a rappelé les termes de la décision prise par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé et il a cité le paragraphe 2 de la résolution WHA8.13, ainsi libellé: 2.

US $7560, destiné à couvrir la contribution de 1961, a été remis au représentant du Bureau sanitaire panaméricain à Haïti le 10 mai 1966. Toutefois, la contribution au fonds de roulement n'ayant pas été versée, ce fonds devra être crédité en premier lieu de la somme voulue, en sorte qu'il subsistera un léger arriéré au titre de la contribution de 1961. Dans son télégram-

me, le Gouvernement d'Haïti s'engage en outre à verser le solde de ses contributions arriérées (1962 à

1966) par versements étalés sur vingt ans, tout en s'acquittant chaque année de sa contribution ordinaire.

DÉCIDE que si, au moment de la réunion de

l'une quelconque des sessions à venir de l'Assemblée

Au cas où la Commission désirerait accepter les propositions du Gouvernement d'Haïti et du Gouvernement de l'Uruguay, le Directeur général lui soumet le projet de résolution ci- après:

mondiale de la Santé, un Membre est redevable à l'Organisation de contributions arriérées d'un montant égal ou supérieur à celui des contributions dues par lui pour les deux années complètes qui précèdent, l'Assemblée examinera, conformément à l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu ou non de suspendre le droit de vote de ce Membre; Cette décision a dans le passé été très utile à l'Organisa-

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné les rapports du Conseil exécutif et de son Comité spécial ° au sujet des Membres redevables d'arriérés de contributions dans une

tion pour obtenir des paiements par les Membres redevables d'arriérés. Le Comité a recommandé à l'Assemblée, si aucun versement n'était fait avant le

mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution;

10 mai 1966 ou si à cette date elle n'avait pas eu communication d'arrangements précis pour le règlement des arriérés, d'adopter une résolution tendant à suspendre le droit de vote des Membres en cause à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Le Comité spécial a prié le Directeur général de communiquer cette recommandation aux Membres intéressés. Le Secrétaire est en mesure de donner à la Commission les renseignements nouveaux dont il dispose.

Notant que les arriérés de contributions d'Haïti et de l'Uruguay sont tels qu'il est nécessaire pour l'Assemblée d'examiner, conformément à l'article 7 de la Constitution et au paragraphe 2 de la résolution WHA8.13, s'il y a lieu ou non de suspendre le droit de vote de ces Membres à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé; Rappelant les dispositions WHA16.20 et WHA18.21; et des

résolutions

Ayant examiné les communications 6 reçues d'Haïti et de l'Uruguay à la suite du rapport du Comité spécial, 1. DÉCIDE de ne pas suspendre le droit de vote d'Haïti et de l'Uruguay à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, compte tenu des assurances données par le Gouvernement d'Haïti dans

Le SECRÉTAIRE indique que l'Organisation a reçu une lettre du Gouvernement de l'Uruguay,' en réponse à la communication que lui avait adressée le Directeur général à la demande du Comité spécial. La Commission notera que le Conseil national du Gouvernement de l'Uruguay a ordonné le 29 avril 1966 le paiement des contributions correspondant aux années 1960 à 1966 inclusivement, dues au Bureau sanitaire panaméricain

sa communication du 13 mai 1966 concernant le paiement de ses arriérés de contributions, y compris le paiement annoncé de US $7560, et par le Gouver-

et à l'Organisation mondiale de la Santé, qui représentent un montant total de US $462 200. Dans le dernier paragraphe de cette lettre, le Gouvernement de l'Uruguay donne au Directeur général l'assurance que, dans un délai qu'il ne désire pas préciser mais qui, dans le pire des cas, sera à peine de quelques semaines, la situation financière de l'Uruguay vis -à -vis de l'Orga-

nement de l'Uruguay dans sa communication du 6 mai 1966, à l'effet que ses contributions pour les années 1960 à 1966 inclusivement seraient versées le plus tôt possible; et, en outre, 2. SE. DÉCLARE disposée à accepter la proposition faite par Haïti de payer ses arriérés de contributions

nisation mondiale de la Santé sera complètement régularisée.

pour le solde de 1961 et les années 1962 à 1966 en vingt versements annuels de US $3367 qui vien-

Le Directeur général a d'autre part reçu un télégramme du Gouvernement d'Haïti.' Un chèque de 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 1. 9 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 3, section 1.

dront s'ajouter à ses contributions annuelles pour 1967 et les années suivantes, de sorte qu'il ne sera pas nécessaire aux futures Assemblées d'appliquer 4 Voir résolution EB37.R18. 6 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 1. 6 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 3.

8 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 4, partie 3, section 2.

490

bIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE n

les dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13; toutefois,

l'activité de l'OMS pour les questions administratives, budgétaires et financières;2

PRIE le Gouvernement d'Haïti d'examiner la possibilité de liquider en une période plus courte les arriérés de contributions accumulés; 4. DÉCIDE que, nonobstant le paragraphe 5.6 du 3.

Règlement financier, les versements de contributions

d'Haïti pour 1967 et les années suivantes seront inscrits à son crédit pour l'exercice correspondant; et

Ayant examiné en particulier les parties de ce rapport relatives à la création d'un comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées et le mode d'établissement et de présentation des budgets des institutions spécialisées;

Considérant qu'en vertu du paragraphe 3 de l'article 17 de la Charte des Nations Unies, « l'Assemblée générale examine et approuve tous arrangements financiers et budgétaires passés avec les institutions spécialisées visées à l'article 57 et examine les budgets administratifs desdites institutions en vue de leur adresser des recommandations » ;

PRIE le Directeur général de communiquer le texte de la présente résolution aux Membres inté5.

ressés.

Le Dr LAYTON (Canada) se félicite du début de solution apporté au difficile problème auquel se heurtait l'Assemblée de la Santé depuis quelque temps et il exprime sa gratitude au Directeur général et au Comité spécial pour les efforts qu'ils ont faits en ce sens. Il note, au paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution, que l'Assemblée demande au Gouverne-

Reconnaissant qu'aux termes de l'article XV, paragraphe 1, de l'Accord entre l'OMS et l'Organisation des Nations Unies, « l'Organisation mondiale de la Santé reconnaît qu'il serait souhaitable que d'étroites relations budgétaires et financières s'établissent avec l'Organisation des Nations Unies afin que les travaux administratifs des Nations Unies et des institutions spécialisées soient menés à bien de la manière la plus efficace et la plus économique

ment d'Haïti d'examiner la possibilité de liquider en une période plus courte les arriérés de contributions accumulés et il exprime l'espoir que ce gouvernement y parviendra.

possible, et que le maximum de coordination et d'uniformité dans ces travaux soit assuré »; Rappelant que le mode de présentation du projet annuel de programme et de budget de l'Organisation a été conçu et mis au point pour faciliter l'examen et l'analyse de ce projet par l'Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif; Tenant compte de l'intérêt que le Conseil écono-

M. de CONINCK (Belgique), confirmant l'opinion

qu'il a émise à ce sujet au cours des précédentes sessions de l'Assemblée de la Santé, s'associe à cette déclaration.

mique et social porte à l'élaboration d'un cadre Décision : Le projet de résolution est approuvé.'

uniforme pour la présentation des projets de programme et de budget de toutes les organisations; et

Considérant qu'aux termes de son mandat le 4.

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS (questions administratives, budgétaires et financières) (suite de la septième séance, section 4)

Comité ad hoc doit s'acquitter de ses fonctions « sans porter atteinte à l'autonomie des institutions spécialisées », 1. SOUSCRIT à la décision que le Conseil exécutif a prise à sa trente -septième session dans la résolution EB37.R43; 2. PREND NOTE du rapport du Directeur général;

Ordre du jour, 3.17

Le SECRÉTAIRE rappelle que lors d'un précédent débat sur la question, le délégué de la France, soutenu par un certain nombre d'autres délégations, a demandé

3.

PREND ACTE avec satisfaction de la collaboration

au Secrétariat de rédiger un projet de résolution. La Commission est maintenant saisie du texte suivant:

entière et efficace qui s'est établie entre l'Organisation et le Comité ad hoc d'experts lors des séances que le Comité a tenues en mars et avril 1966; PRIE le Directeur général de continuer à coopérer aux études entreprises sur un cadre uniforme pour la 4.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général

présentation des budgets de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées au Conseil économique et social; et 5. ESTIME que ces études, qui ont trait à des procédures administratives et budgétaires, ne mettent

sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique, qui intéressent ' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 1 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.29.

pas en jeu la compétence et les responsabilités techniques de l'Organisation. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 10.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: HUITIÈME SÉANCE

491

Le Dr CAYLA (France) remercie d'abord le Secré-

tariat d'avoir préparé un projet de résolution qui, dans l'ensemble, lui donne entièrement satisfaction. Il remarque toutefois qu'au paragraphe 1 l'Assemblée de la Santé est invitée à « souscrire » à la décision que le Conseil exécutif a prise à sa trente -septième session

bon de remplacer les mots « prend note » par les mots « prend acte ».

Le Dr CAYLA (France) explique qu'il souscrit en

principe à la décision du Conseil exécutif. S'il

a

dans la résolution EB37.R43. Or, cette décision ne correspond pas exactement à l'opinion générale qui s'est exprimée à la Commission. Le Conseil exécutif a certes insisté sur l'intérêt qu'il y a à resserrer la coordination entre les institutions spécialisées, mais il a mis l'accent sur les besoins individuels de chacune de ces institutions. Or, ce qui importe, c'est ce qui unit

proposé un amendement, ce n'est pas pour exprimer son désaccord, mais parce que le paragraphe 2 de la résolution EB37.R43, qui fait état des « besoins indi-

de chacune des institutions » intéressées, souligne ce qui sépare les institutions plutôt que ce qui viduels

les institutions plutôt que ce qui peut les séparer. Ainsi, en raison de ses besoins propres, l'OMS peut juger impossible d'aligner entièrement la présentation de son budget sur celle d'autres organisations, mais, comme l'a fait observer le Directeur général dans le rapport qu'il a établi sur cette question, les prévisions

les unit. Or, il ne paraît pas nécessaire d'insister sur ce point, puisque le dernier paragraphe du dispositif du projet de résolution dont la Commission est saisie indique expressément que la compétence et les respon-

sabilités techniques de l'OMS ne sont pas mises en jeu. En outre, les accords conclus entre l'OMS et l'Organisation des Nations Unies visent à instituer le maximum de coordination sans restreindre aucunement l'autonomie de l'OMS.

budgétaires pourraient être présentées au Conseil économique et social dans un cadre uniforme qui permettrait des comparaisons entre les organisations.

La comparabilité serait facilitée par l'adoption de définititions communes. Ainsi, il serait utile que les dépenses administratives soient définies de la même façon, de telle sorte que l'on puisse comparer leur montant dans les diverses organisations. A l'OMS, le calcul des dépenses administratives tient compte des dépenses du Siège, mais non de celles des bureaux régionaux, alors que d'autres organisations, elles couvrent peut -être les dépenses des services locaux aussi bien que celles des services du Siège, ce qui interdit toute comparaison. Il y aurait donc lieu de modifier les paragraphes 1 et 2 du dispositif, qui pourraient être fondus en un seul, dont le texte serait le suivant: 1.

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, remercie le délégué de la France de cette explication. Le SECRÉTAIRE fait observer que, de l'avis du Secré-

tariat, le fait de remplacer au paragraphe 1 du projet de résolution le mot « souscrit » par les mots « prend

note » ne change rien au sens, car en l'absence de toute mention expresse de désaccord, on peut supposer que ces mots sous -entendent une approbation.

Le Dr AL -WAHBI (Irak) conclut de la déclaration

du Secrétaire et du débat de la Commission qu'il y aurait peut -être lieu de faire figurer au début du paragraphe 1 les mots « prend note avec satisfaction », qui seraient de nature à dissiper toute inquiétude dans l'esprit des membres du Conseil.

PREND NOTE de la décision que le Conseil

exécutif a prise à sa trente -septième session dans la

résolution EB37.R43 et du rapport du Directeur général;

Le Dr CAYLA (France) accepte cette proposition. M. de CONINCK (Belgique) propose, afin d'éviter

Dans le texte français du projet de résolution, il serait préférable, dans le deuxième considérant, de remplacer le mot « établissement » par le mot « préparation », qui correspond exactement au terme anglais et à la terminologie utilisée dans le rapport du Directeur général.

la répétition qu'entraînerait l'amendement proposé dans le texte français, d'employer au paragraphe 1 les mots « prend acte », et au paragraphe 2 l'expression « constate avec satisfaction ». Le Professeur VANNUGLI (Italie) soutient le projet de résolution compte tenu des amendements proposés.

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, demande au délégué de la France de préciser le motif

de l'amendement qu'il a proposé. Faut -il voir là l'expression d'un désaccord avec les termes de la résolution du Conseil exécutif? Dans ce cas, il importerait que le Conseil en soit informé. M. de CONINCK (Belgique) soutient l'amendement proposé par le délégué de la France, mais étant donné les doutes que cet amendement semble avoir inspirés au représentant du Conseil exécutif, il serait peut -être

Le PRÉSIDENT rappelle que la proposition tend à fondre en un seul les deux premiers paragraphes du dispositif du projet de résolution, le texte de ce paragraphe unique devenant le suivant: 1. PREND NOTE avec satisfaction de la décision que le Conseil exécutif a prise à sa trente -septième session dans la résolution EB37.R43 et du rapport du Directeur général;

492

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Les paragraphes suivants seraient renumérotés en conséquence et deviendraient les paragraphes 2, 3 et 4. Décisions :

ferait complice du refus du Portugal de se plier aux décisions de l'Organisation des Nations Unies, 1.

SUSPEND le droit du Portugal de participer au

1) Les amendements sont approuvés. 2) Le projet de résolution ainsi modifié est approuvé.'

Comité régional de l'Afrique jusqu'à ce que le gouvernement de ce pays ait fourni la preuve de sa volonté de se conformer aux injonctions de l'Organisation des Nations Unies; 2.

5.

Résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité

SUSPEND, aux termes de l'article 7 de la Consti-

régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 (suite de la septième séance, section 9)

tution, l'assistance technique au Portugal en appli-

cation du point 9 du dispositif de la résolution 2107 (XX) de l'Assemblée générale; et

Ordre du jour, 3.5 Sur l'invitation du PRÉSIDENT, le Dr KEITA (Guinée)

PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les 3.

présente le projet de résolution soumis par sa délégation. Il s'agit, en fait, d'une proposition émanant des Etats Membres de l'Organisation de l'Unité africaine et le Dr Keita n'est que le rapporteur du groupe des pays africains. Le texte du projet est le suivant:

dispositions qui auront été prises en application des décisions de la présente résolution. Le point de l'ordre du jour qu'examine en ce moment

la Commission concerne l'un des problèmes les plus angoissants de la Région africaine. Le fait qu'un Etat foncièrement colonialiste, le Portugal, siège au Comité

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

régional et participe aux activités régionales aux lieu et place de représentants authentiques d'un certain

Vu les articles 7, 8 et 47 de la Constitution;

nombre de territoires importants, jette une épaisse obscurité sur les réalités d'une grande partie du continent africain. La présence du Portugal dans la Région africaine depuis des années est un affront à la dignité

Vu les dispositions établies par la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA2.103 concernant la représentation dans les comités régionaux des Etats Membres qui n'ont pas le siège de leur gouvernement dans la Région, et en

des Etats de cette Région et dessert les objectifs de l'OMS tels que les énonce la Constitution; elle a causé l'échec de la mission de l'Organisation dans les territoires sous domination portugaise. Les gouvernements africains estiment que le moment est venu de mettre

particulier l'article 2, paragraphes a) et b) de ces dispositions; Considérant la résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965;

fin à une situation intolérable. Après avoir maintes fois appelé sur ce point l'attention des Etats Membres et de l'opinion internationale, ils ont décidé de sou-

Considérant les différentes résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et par le Conseil de Sécurité au sujet des territoires africains sous administration portugaise, et en parti-

mettre le problème à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé afin de le régler définitivement dans l'esprit de la Constitution et de diverses résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de Sécurité, et conformément au désir

culier la position que le Conseil de Sécurité a prise dans sa résolution 180 (1963) du 31 juillet 1963

de tous les Etats de la Région. C'est pourquoi la Commission est saisie de la résolution AFR /RC15 /R2,2

en déclarant contraire aux principes de la Charte le système de gouvernement appliqué par le Portugal en Afrique, résolution rappelée dans la résolution 2107 (XX) du 21 décembre 1965 de l'Assemblée générale;

adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session. Cette résolution met l'accent sur une situation des plus anachroniques et des plus tristes dans l'histoire de l'humiliation de l'homme par son semblable. Rien n'a changé dans les territoires colonisés par le Portugal; les faits relevés en Angola par Nevinson au début du siècle correspondent aux constatations de Basil Davidson cinquante ans plus tard. Bien plus, rien ne changera dans la politique coloniale portugaise du point de vue économique,

Estimant que le Portugal ne remplit plus, aux termes des articles 2 et 47 de la Constitution et de la résolution WHA2.103, les conditions exigées pour

représenter au Comité régional les territoires qu'il administre en Afrique; Considérant en outre qu'en gardant une attitude

social ou sanitaire tant que des décisions fermes n'auront pas été prises et exécutées. La résolution du Comité régional engage précisément les Etats africains à une action déterminante pour la sauvegarde et la promotion du droit à la santé des populations en cause. s Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 11.

passive, l'Organisation mondiale de la Santé se 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé, dans la section 2 du cinquième rapport 'de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.30.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: HUITIÈME SÉANCE

493

L'objectif maximum est la libération de toutes ses colonies par le Portugal, comme l'ont demandé à plusieurs reprises l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de Sécurité; l'objectif minimum est l'éviction du Portugal de la Région, ce qui amorcerait certainement un processus au terme duquel le Portugal

ce qui se passe en réalité. Les exemples de ce genre sont

légion ; tout est parodie et mensonge à l'intention de l'étranger.

Des auteurs portugais ont abondamment parlé des immenses efforts déployés pour améliorer la santé

serait obligé d'abandonner les zones dans lesquelles il est installé et de rendre leur indépendance à des

physique et mentale des peuples des « provinces africaines ». D'après eux, l'infrastructure sanitaire et sociale serait l'une des plus développées de l'Afrique. Ils avancent à l'appui de leur thèse des chiffres éblouis-

territoires qui sont d'ores et déjà engagés dans de légitimes guerres de libération. Pour ceux qui ignorent tout de la politique du Portugal dans ses colonies, il convient de rappeler brièvement l'histoire de la domination coloniale portugaise, les méthodes de colonisation du Portugal et la publicité machiavélique que fait ce pays pour détourner l'attention du monde de ses crimes odieux. Le Dr Keita citera quelques exemples édifiants. Le Portugal prétend qu'il n'a pas de colonies et que ses territoires d'outre -mer ne sont que des provinces

sants, qui ne correspondent en rien aux faits. Basil Davidson, citant le rapport d'un ancien député au Parlement portugais, affirme que les services de santé destinés aux indigènes de l'Angola, du Mozambique et de la Guinée sont, à de rares exceptions près, inexistants. Il n'est pas étonnant que la mortalité

infantile atteigne 60 % et que le taux de mortalité soit souvent de 40% parmi les travailleurs. L'Angola, a conclu Davidson, va rapidement vers la catastrophe en raison de la chute brutale de la natalité, du nombre croissant de malades et d'infirmes et du taux général de la mortalité, qui dépend dans une large mesure des conditions de recrutement de la main- d'oeuvre et du travail lui -même. Un médecin portugais, dont David son a recueilli l'opinion, ne voyait aucune possibilité

d'un grand Etat unitaire. Pour tromper l'opinion mondiale, le Gouvernement portugais baptise ses colonies du nom de provinces, alors que nul n'ignore

que ce sont des territoires esclavagistes. Dans son livre Le réveil de l'Afrique, Basil Davidson explique que ses enquêtes lui ont apporté des preuves accablantes de l'existence de l'esclavage sous la forme du travail contractuel. Inutile de préciser qu'en Angola

personne n'admet le mot, mais il est hors de doute que la population vit dans des conditions d'esclavage.

d'améliorer la condition générale des Africains. Ils sont plus mal nourris dans l'ensemble que lorsqu'il y avait davantage de forêts et d'animaux sauvages. Les moustiques, les tiques et les mouches pullulent toujours autant. La tuberculose a probablement décuplé en vingt ans. Les mêmes problèmes se posent

On parle souvent aussi d'une bonne infrastructure sanitaire; or, il y a un abîme entre la théorie et la réalité. Davidson a précisé que des services médicaux

existent parfois sous forme de bâtiments dotés de personnel médical et non seulement sur le papier. Commentant les propos d'un haut fonctionnaire colonial portugais qui disait que l'Angola est un paradis, Davidson fait observer qu'il s'agit d'un type spécial de paradis où 379 000 travailleurs contractuels sont de

encore pour la variole et pour les autres endémies. Le délégué de la Guinée confirme les déclarations faites en séance plénière par le délégué du Sénégal touchant les épidémies qui se sont étendues de la Guinée portugaise au Sénégal et à la République de Guinée; le Département de la Santé de ce dernier pays a été obligé de renforcer certains services médicaux

dans les zones limitrophes de la Guinée portugaise. Le Dr Keita lui -même a fait dans ce secteur une tournée

véritables esclaves. C'est un coin de paradis qui a sans doute des chances d'être plus près de l'enfer que

beaucoup d'autres. Comme l'a souligné Davidson, la Constitution du Portugal est un texte magnifique à la lecture. Rien ne pourrait être plus libéral, ni plus

d'inspection de près d'un mois. Il peut affirmer que la situation est catastrophique et qu'elle se trouve aggravée par la guerre d'extermination que le Gouver-

nement portugais livre aux populations locales. Le délégué du Portugal niera qu'il en aille ainsi, mais rien

tolérant. Rien non plus ne pourrait être plus irréel. incorporé en bloc dans la « Carta Organica », stipule que toute ordonnance L'article 19 1930,

du décret de

de ce qu'il pourra dire ne convaincra plus les Etats africains. Ce qui est certain, c'est que la situation sanitaire des territoires administrés par le Portugal est lamentable, quel que soit le tableau fallacieux brossé par la propagande portugaise. En ce qui concerne la situation sociale, Basil David son a souligné que l'organisation de l'enseignement reflète l'utilisation massive du travail forcé. En 19511952, moins de 0,5 % de la population noire fréquentait les écoles primaires. Or, cette estimation s'appuyait sur des chiffres officiels, et donc optimistes. Cette année -là, soixante -sept Africains seulement ont fré-

permettant à l'Etat de fournir des travailleurs indigènes à quelque entreprise que ce soit travaillant pour son propre développement économique est interdite,

et que toute ordonnance permettant de forcer les indigènes dans n'importe quelle partie de l'Angola à fournir du travail pour de telles entreprises, sous quelque prétexte que ce soit, est également interdite. Ces interdictions, toutefois, ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites. Elles ne sont destinées qu'à la consommation extérieure. Elles ne reflètent nullement

494

DIX- NEUVIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

quenté une école secondaire et aucun d'entre eux n'a pu se présenter à l'examen donnant accès à l'enseignement supérieur. En 1965, rien n'avait changé. Le taux de scolarisation était encore inférieur à 1 %, alors que dans la plupart des pays indépendants d'Afrique il variait entre 30 et 85 %. Tout cela milite en faveur de l'octroi de l'indépendance aux colonies portugaises, puisque l'indépendance

gais et de son manque total de réceptivité aux tentatives de persuasion à l'amiable, ce qui déterminera peut -être l'Assemblée de la Santé à prendre des décisions draconiennes si l'emploi de la force est exclu. Sinon, les pays de la Région africaine pourraient se

voir obligés d'empêcher les délégués portugais de continuer à siéger dans les comités régionaux.

est la clef du développement économique et social. L'Organisation des Nations Unies a déployé des efforts louables pour amener le Portugal à donner l'indépen-

En d'autres occasions, on a demandé que l'OMS attende les décisions de l'Organisation des Nations Unies sur des points particuliers avant d'en discuter elle -même; dans le cas présent, l'ONU a recommandé aux Etats Membres et aux institutions spécialisées de ramener le Portugal à la raison par différents moyens.

dance aux territoires qu'il tient sous sa domination; de 1960 à 1965, l'Assemblée générale et le Conseil de Sécurité ont adopté d'innombrables résolutions qui,

Ceux qui auraient besoin d'être convaincus n'ont qu'à se reporter au paragraphe 11 du dispositif de la résolution 2105 (XX) et au paragraphe 9 du dispositif de la résolution 2107 (XX) de l'Assemblée générale qui, en substance, invitent à refuser toute assistance, quelle qu'elle soit, au Gouvernement portugais tant qu'il n'aura pas renoncé à sa politique de domination coloniale.

malheureusement, sont demeurées sans effet. Elles n'ont pas ébranlé l'impassibilité du Gouvernement Salazar qui exerce sa domination sur le Portugal et ses

provinces depuis plus de trente ans. Du reste, ces provinces, comme l'ont précisé les résolutions 163 et 180 du Conseil de Sécurité, sont des territoires non

autonomes au sens du chapitre XI de la Charte des

Nations Unies. Au paragraphe 2 du dispositif de sa résolution 180, le Conseil de Sécurité a même affir-

mé que la politique du Portugal qui prétend que les territoires qu'il administre sont des territoires « d'outre -mer » et font partie intégrante du Portugal métropolitain est contraire aux principes de la Charte et aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de Sécurité. Il faut déclarer sans ambages que les territoires sous domination portugaise ne sont pas des provinces intégrées, mais des territoires non autonomes qui, conformément aux articles 8 et 47 de la Constitution de l'OMS, sont habilités, à participer aux

Le Dr Keita en a assez dit pour mettre en lumière la mauvaise foi du Portugal et son indifférence devant des problèmes angoissants qui préoccupent l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation mondiale de la Santé. Il ne voit pas quels arguments le Gouverne-

ment Salazar pourrait invoquer pour justifier

sa

politique. Compte tenu de la situation humiliante et malheureuse de millions d'êtres humains dont le seul crime est de se trouver sous la domination portugaise, les Etats Membres de l'OMS doivent suivre l'exemple des autres Membres de l'ONU et du Conseil de Sécurité. Au cours de la discussion à venir, la délégation guinéenne aura encore l'occasion de situer les amitiés de l'Afrique et du tiers monde. Certains pays pourront, à cause de pressions économiques, prendre des posi-

travaux du Comité régional de l'Afrique et ont le droit d'y être représentés par des nationaux. En d'autres termes, le Portugal n'a pas le droit de représenter ces territoires dans la Région africaine. Dans sa résolution

tions divergentes, mais l'Organisation ne peut plus demeurer passive. C'est pour toutes ces raisons qu'au nom des Etats de l'Organisation de l'Unité africaine

218, le Conseil de Sécurité a noté le refus persistant du Portugal de prendre les mesures nécessaires en vue d'appliquer les résolutions antérieures du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale, et a déploré la carence du Gouvernement portugais qui ne se conforme

dont il est le rapporteur, le Dr Keita a présenté le projet de résolution soumis à la Commission. Un amendement s'impose au paragraphe 1 du dispositif, les mots « et aux activités régionales » devant être insérés après les l'Afrique ».

pas à ces résolutions et ne reconnaît pas le droit des peuples qu'il administre à l'autodétermination et à l'indépendance. Il n'existe qu'un seul moyen d'émouvoir le Gouvernement Salazar, ainsi que deux exemples

mots « au Comité régional de

le montrent. L'Union indienne, en dépit de sa politique de non -violence, a dû recourir à la force pour expulser les Portugais de Goa. Plus récemment, le Conseil de Sécurité avait invité tous les Etats à soutenir

La Guinée demande à toutes les délégations de discuter la question de façon objective, afin de lui donner la solution qui convient. Les Etats de la Région afri-

caine n'ont pas l'intention de paralyser les activités

du Comité régional et ne veulent pas qu'on les y contraigne. Ils ne veulent pas de solution de désespoir qui risque de bloquer tout l'engrenage de l'Organisa-

le Royaume -Uni dans son blocus économique de la Rhodésie du Sud. Le Portugal était l'un des pays qui laissaient se faire des livraisons de pétrole. La Commission sait ce qui s'est passé lorsque des bateaux de guerre anglais, après avoir arraisonné les pétroliers, ont patrouillé aux alentours de Beira. Ces deux faits témoignent de l'entêtement du Gouvernement portu-

tion. Néanmoins, les délégués doivent se rendre à l'évidence: le Gouvernement portugais ne peut plus représenter les territoires qu'il domine impunément. Le Dr Keita espère qu'ils s'inspireront de cette considération dans leur vote.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÉRES ET JURIDIQUES: HUITIÉME SÉANCE

495

Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) appuie sans réserve

la résolution adoptée par le Comité régional de l'Afrique et le projet de résolution présenté par le délégué de la Guinée. Il espère que tous les Etats manifesteront leur attachement à la Charte des Nations

la possibilité de se perfectionner dans des établissements spécialisés, tant nationaux qu'étrangers. Des services centraux ont été organisés dans toutes les provinces et les fonctions de chacun des services locaux

Unies et à la Déclaration universelle des Droits de

l'Homme et que les membres de la Commission voteront pour le projet de résolution.

destinés à répondre aux besoins des zones rurales ont été définies. Des établissements spéciaux ont été ou-

verts pour certains malades exigeant un traitement particulier. De même, on a mis sur pied des services de lutte contre le paludisme, la tuberculose, la maladie

Le Dr CHATTY (Syrie) déclare que sa délégation considère le projet de résolution comme raisonnable

du sommeil et d'autres endémies. On a équipé des centres de soins pour malades mentaux et de protection

et nécessaire. L'attitude du Portugal apparaît surprenante pour un Etat Membre de l'Organisation des Nations Unies; peut -être le délégué de ce pays pourrait -il expliquer la position de son gouvernement. Mrne KovACEVIe (Yougoslavie) précise que le projet de résolution a le plein agrément de sa délégation, qui s'alarme de voir l'aggravation de la situation dans les colonies portugaises, et plus particulièrement l'utilisation de la force armée contre leurs habitants. On se trouve au -delà du point critique. Il est du devoir

maternelle et infantile. Des missions itinérantes ont été chargées d'intervenir dans les zones où cela s'imposait, non seulement pour éliminer les foyers d'épidémie, mais encore pour mener de façon permanente des activités restreintes de soins et de prévention. Les résultats hautement significatifs obtenus grâce à ce plan ont été mentionnés par l'équipe de l'OMS qui s'est rendue en 1962 dans les provinces portugaises d'Afrique. On lit dans le rapport de l'équipe que, bien que certains services sanitaires et techniques appellent

de l'OMS de promouvoir la santé et toute décision positive qu'elle prendra aidera les peuples opprimés des territoires en cause dans leur lutte pour l'indépendance. M. DE ALCAMBAR PEREIRA (Portugal) déclare que

des améliorations, l'ensemble mérite d'être cité en exemple. La population semble avoir pleinement confiance dans les services de santé. Le réseau couvre

une vaste région et il est très actif. L'équipe a visité

un certain nombre d'hôpitaux et d'établissements sanitaires, qu'elle a trouvés bien équipés et bien gérés, et elle a constaté que beaucoup d'hôpitaux possédaient un personnel qualifié. L'équipe a assisté à un rassem-

le caractère d'universalité de l'OMS implique une coopération sans réserve de tous les Etats Membres en

vue d'atteindre l'objectif fondamental: amener tous les peuples du monde à un état de complet bien -être physique, mental et social. Toute déviation de cet

blement de dépistage, ce qui lui a fourni l'occasion de se rendre compte qu'il s'agissait d'une activité très bien organisée. Elle a constaté par ailleurs que les habitants étaient toujours prêts à consulter les services de santé, dans lesquels ils avaient confiance. Elle

objectif constitue une menace pour les principes humanitaires dont doivent s'inspirer toutes les activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Le délégué du Portugal ne prétend pas faire un historique détaillé de ce que son pays a réalisé en matière de santé en Afrique, mais il croit utile de donner à la Commission quelques indications sur

a observé que des services obstétricaux sont assurés pour la quasi -totalité des naissances et que, par conséquent, les maternités sont toujours remplies. L'équipe a été favorablement impressionnée par le déroulement de la campagne antipaludique au Mozambique et elle a noté que la campagne antilépreuse était bien organisée et semblait fonctionner d'une manière satisfaisante. Ces campagnes ont donné une impression

l'action médicale du Portugal dans ses provinces d'outre -mer au titre du troisième plan national, entrepris en 1945. Depuis la mise en couvre de ce plan, le réseau sanitaire portugais n'a cessé de s'étendre, dans des proportions dépassant ce que l'on avait escompté. Il existe deux cadres médicaux distincts, l'un formé

d'ordre et de compétence et il n'a pas été constaté d'insuffisance de matériel, de personnel ou de médicaments. L'équipe a fait état de résultats satisfaisants dans le domaine de la tuberculose, notamment pour ce qui est de la splendide organisation qui fonctionne en Guinée portugaise.

de médecins chargés des fonctions essentielles des services de santé dans toutes les provinces d'outremer, l'autre comprenant des spécialistes de toutes les branches de la médecine et de la technique qui desservent des provinces déterminées. C'est ainsi seulement qu'il a été possible de développer les services médicaux de manière à répondre à toutes les exigences. Le même principe a été appliqué pour le personnel infirmier. Au cours de la période d'exécution du troisième plan,

Quant à la campagne contre la trypanosomiase, l'équipe a visité plusieurs unités volantes en Guinée,

en Angola et au Mozambique et a été vivement impressionnée par le travail accompli. En ce qui concerne la campagne contre l'onchocercose en Guinée

portugaise, elle a constaté que les résultats obtenus par le personnel chargé du projet étaient extrêmement satisfaisants.

on a créé outre -mer des écoles de formation et de perfectionnement pour le personnel sanitaire de toutes catégories, offrant ainsi aux médecins et autres agents

Le rapport de l'équipe donne l'impression que les services de santé dans les provinces portugaises d'outre-

mer sont adéquats et qu'ils disposent de moyens et

496

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE Il

d'un personnel suffisants pour poursuivre leur action avec efficacité. Cependant, l'équipe ne s'est pas déclarée

satisfaite de tout ce qu'elle a vu et elle a formulé un certain nombre de recommandations et de suggestions auxquelles il a été donné la meilleure suite. Au moment de la visite de l'équipe de l'OMS, un qua-

offert à l'OMS de mettre à sa disposition un million de doses de vaccin lyophilisé chaque année. Dans le domaine de la trypanosomiase, les autorités maintiennent un contrôle constant. L'équipe de l'OMS a déclaré que le travail ainsi accompli a permis de faire pratiquement disparaître la maladie en Angola

trième plan pour les provinces africaines avait déjà atteint une stade avancé de préparation, et l'équipe de l'OMS s'y est référée abondamment en des termes très élogieux. L'exécution de ce plan a commencé en mars 1964, et les résultats déjà obtenus encouragent le Gouvernement à en pousser l'exécution jusque dans ses moindres détails. Le nombre d'hôpitaux s'accroît, surtout dans les régions rurales, et les cadres médicaux augmentent encore plus vite. Deux écoles de médecine

et dans la Guinée portugaise en l'espace de dix ans.

En ce qui concerne la bilharziose, les autorités déploient des efforts énergiques avec l'aide de l'Institut

de Médecine tropicale et des Instituts de Recherche médicale de l'Angola et du Mozambique. Ces instituts, indépendamment des recherches qu'ils effectuent en immunologie, orientent leur action sur les problèmes les plus sérieux des provinces portugaises d'outre -mer, parmi lesquels la bilharziose occupe une place impor-

commencent à fonctionner et les médecins qu'elles forment auront l'occasion d'embrasser des carrières spécialisées dans les provinces africaines. Le programme de développement des écoles d'infirmières, qui s'inspire des méthodes les plus modernes et des suggestions d'un expert de l'OMS envoyé spécialement

tante. L'équipe de l'OMS s'est déclarée satisfaite de constater que ces instituts étaient bien équipés tant pour les travaux de laboratoire que pour les activités sur le terrain. Une campagne contre l'onchocercose en Guinée portugaise donne de meilleurs résultats

sur place à la demande du Gouvernement portugais, se poursuit. Le personnel infirmier a la possibilité de suivre des cours de perfectionnement dans des écoles nationales et étrangères. D'autre part, des programmes de santé publique et d'éducation sanitaire sont projetés. Les premiers centres de traitement du cancer sont en cours d'établissement, cependant qu'on procède à la mise en place de centres de réadaptation et de convalescence dotés, les uns et les autres, de leur propre personnel. Les activités en matière de protection maternelle et infantile et de santé mentale se développent rapidement.

depuis qu'un expert de l'OMS s'y est rendu à la demande du Gouvernement portugais.

Un programme d'éradication du pian se déroule avec grand succès au Mozambique. Des travaux ont commencé en matière de médecine du travail et d'hygiène sociale et l'équipe de l'OMS a constaté que la législation applicable à ce domaine était rigoureusement suivie. Les travaux entrepris dans le secteur de la nutrition visent à produire des résultats immédiats. Au cours de l'année précédente, il n'y a pas eu un seul cas de fièvre jaune en Guinée portugaise ni de

choléra à Macao, mais la vaccination contre ces deux maladies reste obligatoire. On voit donc que le Gouvernement portugais s'emploie activement à assurer des services sanitaires à la

Une activité très poussée s'exerce dans le cadre de la campagne contre les maladies endémiques, et des progrès ont été réalisés en médecine préventive grâce à l'expérience acquise au cours de l'exécution de plans antérieurs. La situation n'est pas encore idéale, car les besoins s'accroissent aussi vite qu'on les satisfait. On manque encore de personnel et de fonds, malgré les ressources

population et à donner effet aux avis de l'OMS. En ce qui concerne le projet de résolution, la délégation portugaise s'abstiendra de discuter tout problème politique au sein de la Commission. Les citations faites à l'appui du projet de résolution ont été ingénieusement réunies, mais M. de Alcambar Pereira

considérables dont on dispose et la haute qualité (dont a pu se rendre compte l'équipe de l'OMS) du personnel sanitaire qui travaille dans les provinces d'outre -mer.

ne voit pas le lien entre des décisions politiques et l'appartenance du Portugal aux comités de l'OMS. En invitant l'Assemblée de la Santé à adopter une résolu-

Au Mozambique, une campagne d'éradication du paludisme entreprise avec l'aide de l'OMS doit entrer dans sa phase active au cours de cette année -ci. Avec

tion de caractère politique visant à suspendre ou à exclure un pays, les auteurs du projet de résolution semblent avoir oublié qu'ils essaient d'amener l'Assemblée à voter contre ses propres principes constitutionnels, puisque la Constitution souligne que le développement inégal des pays dans le domaine de la promotion de la santé et de la lutte contre les maladies est un danger pour tous. On a prétendu que le Portugal avait cessé de remplir

ses propres moyens, le Gouvernement a poursuivi une campagne d'éradication du paludisme à Macao et au Cap -Vert, bien que ce dernier territoire puisse être considéré comme non réceptif depuis 1958. Une campagne analogue s'organise à Sào Tomé et Principe; une campagne pour la Guinée portugaise est projetée. D'une façon générale, la variole a cessé de poser un

les conditions requises pour représenter au Comité régional les territoires qu'il administre en Afrique. A ce propos, l'orateur rappelle que la Constitution de la République du Portugal a été adoptée par tous les citoyens portugais, tant en Europe qu'outre -mer, et par leurs représentants dûment élus sur la base d'une

problème dans les provinces d'outre -mer, mais le Gouvernement continue à exercer une surveillance étroite. D'autre part, il donne son appui entier au programme mondial d'éradication de la variole et a

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: HUITIÈME SEANCE

497

stricte égalité, et ce bien avant la fondation de l'OMS. Les articles 2 et 47 de la Constitution de l'OMS n'ont subi aucune modification qui permettrait de les invo-

quer pour contester la légitimité de la participation du Portugal à l'OMS comme Membre de plein droit. En second lieu, on ne voit guère comment il est possible

de soutenir que le Portugal ne remplit plus les conditions requises pour pouvoir représenter ses territoires d'outre -mer. On n'est pas fondé à invoquer les circonstances exceptionnelles mentionnées à l'article 7 à propos d'un pays dont les lois fondamentales, les institutions, les garanties constitutionnelles, la philosophie politique et le système de gouvernement n'ont subi aucune modification depuis que l'OMS existe et depuis qu'il en fait partie. Le délégué du Portugal rappelle les membres de la Commission au sens de la responsabilité qui est en jeu dans leur décision. Le Dr TARCICI (Yémen) déclare que sa délégation souscrit d'autant plus volontiers au projet de résolu-

les races, en vue de favoriser la santé mentale et en application du droit fondamental de tout être humain à la santé et à des services de protection de la santé ». Etant donné l'importance du problème, la délégation soviétique espère que le Directeur général présentera un rapport sur la manière dont l'Organisation a donné effet à cette résolution qui, il vient de le souligner, a été adoptée en 1961 et est étroitement liée au point en discussion.

Le Dr Lisicyn rappelle à la Commission que l'As-

semblée générale des Nations Unies a adopté à sa vingtième session une autre résolution condamnant la politique raciale et coloniale du Gouvernement portugais. Cette résolution 2105 (XX) prie « tous les

Etats et les institutions internationales, y compris les institutions spécialisées des Nations Unies, de refuser toute assistance, quelle qu'elle soit, aux

tion soumis par la délégation de la Guinée que la partie sud de son pays est également occupée par une puissance coloniale. En appuyant le projet de résolu-

tion, il marque son désir de voir la disparition du colonialisme non seulement en Afrique, mais dans le monde entier. Le Dr CHHAY HANCHENG (Cambodge) déclare que

sa délégation appuie sans réserve le projet de résolution.

Le Dr LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation appuie entière-

ment le projet de résolution présenté par les Etats africains.

Elle estime que le Comité régional de

l'Afrique a eu tout à fait raison de décider de transmettre sa résolution à l'Assemblée mondiale de la Santé, puisqu'elle présente un intérêt qui déborde le cadre régional. La délégation soviétique estime également légitime que la résolution adoptée par le Comité régional rappelle la résolution WHA14.58 adoptée par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé en 1961 à propos de la nécessité de mettre fin au colonialisme, notamment dans le domaine de la santé et des activités de l'OMS. Cette résolution soulignait que l'Organisation mondiale de la Santé a un rôle important à jouer «pour aider les pays et les peuples coloniaux à exercer leur droit fondamental et inaliénable à la liberté et à l'indépendance, en contribuant à l'élévation de leur niveau de santé physique

Gouvernements portugais et sud -africain tant qu'ils n'auront pas renoncé à leur politique de colonialisme et de discrimination raciale ». A ce sujet, la délégation soviétique souligne que, bien que le Portugal appelle ses colonies provinces d'outre -mer, chacun sait qu'il s'agit d'un euphémisme destiné à camoufler le maintien de ses anciennes méthodes colonialistes. On ne sait presque rien de l'état sanitaire et social et de la santé publique et mentale des populations des colonies portugaises. Toutefois, des renseignements glanés à diverses sources, telles que les publications de l'OMS et de l'Organisation des Nations Unies et différents documents publiés en Afrique, montrent clairement que la santé, les conditions de travail et le niveau d'instruction des populations autochtones de l'Angola, du Mozambique, de la Guinée portugaise et d'autres territoires coloniaux portugais sont médiocres. Ces documents montrent que le revenu ou le salaire moyen des populations indigènes est cinq à dix fois plus faible que celui des Portugais faisant le même travail. Une récente publication de la FAO indique que la ration courante ne contient que 5 de protéines animales, ce qui est bien inférieur à toutes

les normes médicales. Le kwashiorkor, dû à une carence en protéines, est largement répandu chez les enfants. De plus, d'après des renseignements assez récents, le taux de mortalité infantile est de l'ordre de 90 % en Angola. Or ces renseignements, qui sont tirés de publications officielles, ne reflètent que partiellement la tragique situation sanitaire de la population

de ces territoires. Pour cette raison, la délégation soviétique ne peut considérer qu'il s'agit d'un problème exclusivement politique. La question est directement liée aux activités de l'Organisation et aux résolutions adoptées par l'OMS et par l'Organisation des Nations Unies dont il est fait mention dans le projet de résolution. En conséquence, la délégation soviétique appuie pleinement le projet de résolution.

et mentale » et faisait appel « aux Etats Membres pour qu'ils introduisent ou développent dans leur programme d'éducation sanitaire l'enseignement des principes de l'égalité et de la non -discrimination entre

498

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Le Dr CASTILLO (Venezuela) rappelle à la Commis-

l'OMS et que la décision proposée risquerait de com-

sion que son pays a soutenu tous les pays cherchant à se rendre indépendants depuis sa propre accession à l'indépendance. Cependant, il estime que la question

promettre l'aide future de l'Organisation à certains groupes de pays. En conséquence, la délégation du Venezuela devra voter contre le projet de résolution sous sa forme actuelle. La séance est levée à 12 h. 25.

qui fait l'objet du projet de résolution soumis par le délégué de la Guinée n'est pas de la compétence de

NEUVIÈME SÉANCE Lundi 16 mai 1966, 14 h. 30 Président: Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité

régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 (suite)

Ordre du jour, 3.5 Le Dr AL -WAHBI (Irak) considère qu'il manquerait à son devoir envers son gouvernement et à ce qu'il se doit à lui -même s'il n'intervenait pas dans une discussion sur un problème aussi important. Celui -ci a déjà

au cours des quelques années écoulées depuis leur constitution, ont réalisé des progrès prodigieux en fait de promotion et de protection de la santé. La délégation irakienne appuie donc sans réserve le projet de résolution présenté par la délégation de la Guinée.

été soulevé à plusieurs reprises à l'Assemblée de la Santé; il relève de sa compétence et rien ne doit être négligé pour lui donner une solution qui serve au mieux les intérêts techniques de l'Organisation et des Etats Membres. Le délégué de l'Union soviétique a mentionné à la précédente séance la résolution WHA14.58. Le Dr Al -Wahbi l'en remercie, non seulement parce que le fait que cette résolution a été adoptée à l'unanimité

Le Professeur SCORZELLI (Brésil) ne peut donner son appui au projet de résolution à l'étude, parce que

le Gouvernement brésilien estime que la question soulevée n'est pas du ressort de l'OMS, mais bien de la compétence exclusive des organes politiques des Nations Unies. Le Dr MUDALIAR (Inde) se préoccupe vivement de

en atteste l'importance, mais encore parce que tout ce qui y est dit ou suggéré à propos de l'exécrable système colonialiste a l'approbation du Gouvernement irakien, lequel a constamment appuyé toute tentative visant à éliminer les vestiges de la domination coloniale qui subsistent dans le monde d'aujourd'hui. On

voir que chaque année l'Assemblée de la Santé est appelée à examiner une résolution dont les termes sont analogues à ceux du texte dont la Commission est saisie. La question a fait l'objet d'une discussion approfondie à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et la délégation indienne avait espéré que les Etats Membres tiendraient compte des idées dont

reconnaît généralement qu'aucune administration ne saurait concevoir, préparer ou orienter correctement des plans, dans le domaine sanitaire ni dans les autres secteurs, si

la population n'est pas en mesure de

penser et d'agir librement. C'est pourquoi une organi-

sation technique telle que l'OMS doit se composer d'Etats pleinement indépendants, ayant la responsabilité de leurs propres affaires et en particulier de tout ce qui concerne la santé. Seuls ces Etats connaissent au mieux leurs besoins et savent comment travailler

s'inspirait la résolution adoptée alors. Abstraction faite de toute autre considération, il est juste et équitable que, dans quelque pays que ce soit, la population autochtone soit à même de réaliser pleinement ses potentialités. Or, malgré toutes les explications données par le délégué du Portugal, le Dr Mudaliar n'est pas convaincu qu'il en aille ainsi en Angola, au Mozambique et en Guinée portugaise.

La délégation indienne appuie donc le projet de résolution et espère que son adoption permettra de régler la question une fois pour toutes. M. BUDAI (Hongrie) estime, lui aussi, qu'il s'agit d'une question d'importance majeure. Plusieurs délégués, dont ceux de la Guinée et de l'Union soviétique, ont exposé à la Commission des faits et des chiffres

pour élever le niveau de santé de leurs peuples. En admettant même qu'on prenne au pied de la lettre tout ce que le délégué du Portugal a dit à la séance précédente, les efforts de ce pays en matière sanitaire dans ses prétendues « provinces africaines » apparaissent insignifiants au regard de ce qu'accomplissent

actuellement les Etats indépendants d'Afrique qui,

montrant la gravité de la situation, notamment en matière sanitaire, dans laquelle se trouvent les popu-

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: NEUVIÈME SÉANCE

499

lations encore soumises à la domination coloniale dans les prétendues « provinces » portugaises. Il faut

avis formulés par les organes de l'ONU et se conformer à leurs recommandations en tous temps et non unique-

manifestement ne rien négliger, où que ce soit - et

en particulier à l'OMS - pour aider à accélérer l'élimination complète du système colonial suranné partout où il subsiste. Conformément à la politique de son gouvernement,

et dans l'esprit de la Déclaration des Nations Unies sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, ainsi que des nombreuses résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies dont

ment lorsque ces recommandations lui conviennent. Au cours des discussions qui ont eu lieu l'année précédente à propos d'un amendement éventuel de la Constitution de l'OMS, quelques délégations ont allégué que le problème des territoires portugais n'avait pas été réglé par l'Organisation des Nations Unies et qu'étant donné le caractère politique de ce

problème l'OMS devait attendre une décision de l'ONU. Cet argument n'est plus valable et le moment est venu pour l'OMS de suivre les indications données par l'Organisation des Nations Unies. Le moins que puisse faire de l'Assemblée de la Santé, c'est d'adopter

les principes inspirent la résolution WHA14.58, la délégation hongroise

continue

à

condamner la

brutale oppression, conjuguée à la discrimination, qui maintient dans la servitude les peuples soumis au

Portugal ou à d'autres administrations coloniales. Comme il a été maintes fois prouvé devant diverses assemblées mondiales, le joug colonial ne subsiste encore que grâce à l'aide active, militaire ou autre,

le projet de résolution sous sa forme actuelle. La délégation polonaise ne voit pas en quoi les dispositions de ce projet dépasseraient la compétence de l'Assemblée de la Santé. C'est pourquoi, conformément

à l'attitude d'opposition au colonialisme sous toutes

de certains pays. La Hongrie a appuyé toutes les résolutions de l'Organisation des Nations Unies à ce sujet, y compris la résolution 1913 (XVIII) de l'Assemblée générale, qui a notamment invité le Portugal à reconnaître immédiatement le droit des

ses formes - en particulier celle que pratique le Portugal - qui a toujours été celle de la Pologne, M. Turbanski résolution.

appuie pleinement le projet de

peuples qu'il administre à l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi qu'à cesser immédiatement tout acte de répression et à retirer toutes les forces militaires et autres qu'il emploie actuellement à cette fin. La délégation hongroise, convaincue que les effets néfastes du colonialisme se font sentir dans le domaine de la santé publique comme ailleurs, estime que

Ce que le délégué de l'Union soviétique a dit à propos de la résolution WHA14.58 constitue un argument de plus en faveur de l'adoption du projet de résolution. Il a suggéré que, dans ses futurs rapports à l'Assemblée de la Santé sur la question, le Directeur

général traite aussi de la mise en oeuvre des dispositions de la résolution. M. Turbanski ne veut pas faire de proposition formelle, mais il pense que l'insertion d'une clause à cet effet serait utile. M. GARCfA PIÑEIRO (Argentine) partage l'opinion exprimée par les délégués du Brésil et du Venezuela. Sa délégation est convaincue que l'Assemblée de la

l'Assemblée de la Santé, tenant compte des paragraphes 9 et 10 de la résolution 2107 (XX) de l'Assempolitique

blée générale, doit s'élever expressément contre la coloniale du Gouvernement portugais. L'OMS a le droit et le devoir de se prononcer sur ce qui est l'un des plus graves problèmes de l'époque. Aussi la Hongrie appuiera -t -elle sans réserve le projet de résolution. M. TURBANSKI (Pologne) note que la Commission est saisie, d'une part, d'un projet de résolution présenté

Santé n'est pas qualifiée pour examiner de telles questions. Elle ne peut admettre que des peuples qu'on désire aider soient privés d'assistance technique

par une résolution appliquant des sanctions à un Etat Membre. Cette position s'inspire de considérations juridiques et le vote que l'Argentine émettra contre le projet de résolution ne devra pas être interprété comme trahissant des préférences pour tel ou tel peuple. La défense du droit et des normes juridiques constitue

au nom des Etats appartenant à l'Organisation de l'Unité africaine, auquel de nombreuses résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de Sécurité des

Nations Unies sont annexées, et de l'autre, d'une déclaration du délégué du Portugal cherchant à démontrer que ces résolutions reposent sur des prémisses inexactes et que seuls ses propos sont l'expression de la vérité. Par ailleurs, M. Turbanski

l'arme la plus puissante dont disposent les pays faibles; c'est précisément parce qu'elle veut assurer cette défense que la délégation argentine ne peut voter pour le projet de résolution à l'étude.

n'a pas entendu sans inquiétude soutenir que la question faisant l'objet du projet de résolution n'est pas de la compétence de l'Assemblée de la Santé. C'est là une opinion à laquelle la délégation polonaise

Le Dr DOLGOR (Mongolie) se rallie totalement à

ne saurait souscrire. En tant que Membre de la famille des Nations Unies, l'OMS doit respecter les

l'opinion des délégués qui appuient le projet de résolution. La délégation mongole votera pour ce projet.

500

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE H

Le Dr MARTÍNEZ (Mexique) s'associe au délégué du Yémen pour souligner la nécessité de débarrasser le monde de la maladie dangereuse qu'est le colonialisme. Mais les mesures à prendre doivent être pesées avec soin pour qu'elles n'aillent pas à l'encontre du but visé. La plus forte impression que le Dr Martínez a retirée de la première Assemblée mondiale de la

délégation tchécoslovaque appuiera donc le projet de résolution. Le Dr HAKIMI (Afghanistan) souligne que son pays est fermement opposé à toutes les formes de pression, de discrimination ou d'agression. Sa délégation votera

Santé à laquelle il a participé, celle de l'année précédente, est que beaucoup de pays désirent vive-

donc pour le projet de résolution. M. CHEBELEU (Roumanie) fait observer qu'en dépit

ment intégrer à l'Organisation des peuples qui en ont jusqu'alors été exclus sans cause légitime. Il faut

souhaiter que, dans le cas présent, l'Assemblée ne prenne pas de dispositions qui contribuent à semer la division entre les peuples et à priver quelques -uns

de nombreuses résolutions adoptées à l'issue de longues discussions à l'ONU et dans les institutions spécialisées, aucune amélioration n'a été apportée à la situation des peuples des colonies portugaises d'Afrique, comme l'ont si éloquemment démontré les représentants du continent africain à l'Assemblée. Le problème demeurera sans solution tant que tous

d'entre eux de leur droit à l'assistance de l'OMS. Etre privé des droits appartenant aux Membres de l'OMS est, selon le Dr Martínez, un état pire que la maladie: c'est le stade d'invalidité le plus avancé. Or, on ne peut se contenter d'essayer de guérir un malade

les gouvernements, et en premier lieu le Gouvernement portugais, n'observeront pas et n'appliqueront pas strictement les résolutions de l'Assemblée générale

lorsque le traitement doit aboutir à en faire un invalide. La délégation mexicaine tient donc à dire qu'à son avis, le mieux serait d'attendre les résultats de l'étude concernant l'amendement de l'article 7 de la Constitution

de l'OMS. Cela

ne signifie

nullement que le Mexique accepte le colonialisme, sous quelque forme qu'il se présente, ou soit disposé à le tolérer. Ce pays s'abstiendra lors du vote sur le projet de résolution; il espère que les conclusions relatives à la modification de l'article 7 de la Constitution amèneront finalement à décider qu'aucun Membre de l'Organisation ne pourra être exclu pour quelque cause que ce soit. Le Dr PLEVA (Tchécoslovaquie) rappelle que les représentants de son pays aux réunions de plusieurs organisations internationales ont à maintes reprises exprimé son point de vue au sujet du colonialisme portugais en Afrique. La Tchécoslovaquie souscrit sans réserve à la résolution 218 que le Conseil de laquelle il a réitéré l'invitation urgente

et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. L'appel lancé par les Etats africains pour que tout le possible soit fait en vue de sauvegarder et de promouvoir le droit à la santé des populations des colonies portugaises d'Afrique s'adresse aussi aux autres Etats Membres de l'Organisation. La délégation roumaine est en faveur de toute mesure qui permettrait à ces populations de manifester leur volonté de liberté

et d'indépendance et leur désir de se forger une vie meilleure. Elle votera donc pour le projet de résolution présenté par le délégué de la Guinée, réaffirmant ainsi la position du Gouvernement roumain qui est foncièrement hostile à la discrimination raciale et au colonialisme.

Le Dr BA (Sénégal) aurait souhaité être bref pour ne pas paraître douter de la bonne volonté des membres

Sécurité a adoptée le 23 novembre 1965 et dans faite au

Portugal de reconnaître immédiatement le droit des peuples qu'il administre à l'autodétermination et à l'indépendance, de cesser immédiatement tout acte de répression, de retirer toutes ses forces militaires et de prendre toutes les mesures voulues pour accorder le plus rapidement possible l'indépendance aux territoires considérés. La Tchécoslovaquie approuve aussi pleinement la résolution 2107 (XX) de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le peuple tchécoslovaque a vécu pendant plusieurs siècles sous le joug étranger et il s'en est fallu de peu qu'il cesse d'exister en tant que peuple. C'est pourquoi il comprend parfaitement le désir d'indépendance des Africains et leur lutte contre le colonialisme. La

de la Commission, dont la majorité a manifesté une attitude positive. Etant donné, toutefois, les doutes exprimés par quelques pays d'Amérique latine, qu'une solidarité naturelle unit à l'Afrique, le Dr BA se sent obligé d'apporter quelques éclaircissements pour dissiper leurs craintes et réaffirmer la position fondamentale des Etats africains. Ceux -ci ne veulent nulle-

ment infliger une sanction à un peuple ou à une nation; ils ne sont inspirés que par le souci de défendre

la justice, l'égalité et la liberté, conditions fondamentales pour que l'Organisation mondiale de la Santé puisse mener à bien son oeuvre humanitaire. Les arguments avancés contre le projet de résolution

sont surtout d'ordre constitutionnel. Cependant, la Constitution ne doit pas être examinée d'une façon partielle ou unilatérale. Il faut tenir dûment compte de son esprit aussi bien que de sa lettre, eu égard à l'objectif de l'OMS qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible.

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIhRES ET JURIDIQUES: NEUVIÉME SÉANCE

Soi

Le délégué du Portugal a fait devant la Commission un inventaire détaillé des réalisations sanitaires dans les colonies portugaises. En l'absence de renseignements directs, le Dr Bâ est disposé à lui accorder le

M. STAMBOLIEV (Bulgarie) souligne qu'en dépit des

nombreuses résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de Sécurité, le Gouvernement portugais continue à opprimer

bénéfice du doute, mais lorsqu'on se rappelle les statistiques citées par le délégué de l'Union soviétique, on se demande immédiatement si les magnifiques institutions sanitaires mentionnées sont en fait destinées aux populations autochtones, ou uniquement

brutalement la population africaine des territoires qu'il administre.

L'opinion

publique

mondiale

s'inquiète à juste titre de voir que le Portugal refuse toujours d'appliquer ces résolutions et intensifie sans mesures de répression et d'oppression destinées à empêcher ces populations africaines cesse les

à la minorité qui a intérêt à maintenir les territoires dans un état de sous -développement pour perpétuer sa domination. Il a été dit que ni l'article 7, ni l'article 47, de la Constitution ne permettent de contester le droit du Portugal de siéger au Comité régional de l'Afrique. Mais faut -il négliger l'esprit de ces articles ? Un pays qui s'est engagé à respecter la Constitution de l'OMS

d'obtenir leur indépendance. L'attitude du peuple bulgare envers le colonialisme est bien connue et M. Stamboliev n'a pas l'intention d'insister sur ce point

cette fois. Sa délégation appuie pleinement le projet de résolution présenté par le délégué de la Guinée. Le Dr IVERSEN (Norvège) parle au nom des délé-

et qui refuse délibérément d'appliquer les principes fondamentaux de cette Constitution doit -il continuer à représenter à l'Organisation les peuples qu'il opprime ? A cette question, le Dr Bâ répond catégori-

gations des pays nordiques. Tous sont hostiles au colonialisme et à l'oppression. Tous, cependant, sont opposés au projet de résolution parce qu'ils estiment

quement « non ». Du reste, les Etats africains, qui n'ont pas participé à la rédaction de la Constitution mais sont liés par elle, ne doivent pas être privés du droit de consultation que leur reconnaît ce même article 47. Personne ne peut croire que, si un référendum libre était organisé aujourd'hui dans les territoires portugais d'Afrique, les populations accep-

que le principe de l'universalité doit être préservé dans toutes les activités de l'ONU et des institutions spécialisées. Ils ne croient pas utile de suspendre le droit d'un Etat Membre de participer aux activités de l'OMS. Bien plus, ils pensent que toute décision de suspendre les droits d'un Etat Membre devrait être prise par l'Assemblée générale des Nations Unies et non par l'une des institutions spécialisées qui n'ont pas compétence pour décider de questions politiques. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -

teraient que le Portugal les représente au Comité régional de l'Afrique. C'est précisément en se référant

à l'article 47 qu'a été établi le projet de résolution présenté par le délégué de la Guinée. Les Etats africains comprennent parfaitement les difficultés morales qu'éprouvent l'Argentine, le Brésil et le Venezuela, mais ils sont sûrs que ces pays restent, eux aussi, fondamentalement opposés au colonialisme

Bretagne et d'Irlande du Nord) souscrit à l'opinion que le délégué de la Norvège vient d'exprimer au nom des pays nordiques. Le Professeur AUJALEU (France) fait observer que,

puisqu'ils ont souffert dans le passé sous un joug Peut -être, quand ils auront davantage examiné le problème, certains scrupules seront -ils levés, car la situation de fait ne change pas. Le programme de l'OMS pour 1967 dans les territoires por-

étranger.

la Commission décide de suspendre le droit de participer à un comité régional, elle prendra en fait si

une décision qui n'a pas été prévue par la Constitution.

tugais d'Afrique correspond aux demandes du Portugal; il consiste essentiellement en bourses d'études et l'on peut se demander combien de ces bourses seront accordées à des membres des populations autochtones. Il n'est donc nullement question de pénaliser ces populations, mais bien de tenir compte de l'entêtement

et du cynisme que met le Portugal à refuser de se conformer aux décisions de l'Organisation des Nations Unies.

Dans ces conditions, le Dr Bâ veut lancer un dernier appel aux hésitants pour qu'ils s'associent à la

lutte que les peuples de l'Angola, du Mozambique et de la Guinée portugaise mènent pour recouvrer leur

De brèche en brèche dans la Constitution, on risque d'aller trop loin. Ces considérations sont d'une grande valeur pour la délégation française, mais celle -ci se rend bien compte qu'elles n'éveillent pas toujours beaucoup d'écho chez certains Membres. La Constitution appelle peut -être des amendements, mais elle est la Constitution et il faut la respecter telle qu'elle est à quelque moment que ce soit. En dehors des divergences d'opinions sur le fond, tous admettent que la suspension du droit constitutionnel d'un pays de participer à un comité régional est une question importante. La délégation française estime qu'une décision sur un tel point ne peut être

indépendance, seul moyen pour eux de parvenir à l'amélioration du niveau de santé à laquelle vise l'OMS.

prise à la majorité simple. Le Professeur Aujaleu propose donc formellement, en application des articles 70 et 71 du Règlement intérieur de l'Assemblée

502

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

mondiale de la Santé, que le projet de résolution soit

A la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE donne

considéré comme entrant dans la catégorie des questions importantes à trancher à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Le Dr KEITA (Guinée) dit que la Constitution est claire, mais qu'il existe une tendance à en faire une sorte de girouette, à n'envisager que la facette qui convient à un moment donné sans tenir compte des

lecture des articles 70 et 71 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Il explique qu'en vertu de ces articles, c'est à la majorité simple que la Commission doit se prononcer sur le point de savoir si le projet de résolution sera considéré comme

une question à trancher à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Le PRÉSIDENT met aux voix la proposition du délégué de la France à l'effet que le projet de résolution soumis par le délégué de la Guinée soit considéré

autres. Quelques membres de la Commission ne veulent voir que certains aspects de la Constitution, alors qu'il faut la prendre dans sa totalité. La Constitution a été rédigée à une époque où tous les pays africains, en dehors du Libéria, étaient des colonies. Il a néanmoins été prévu qu'ils seraient représentés par des Africains. L'article 8 de la Constitution stipule expressément que les représentants des Membres associés doivent être choisis dans la population indigène. Par « population indigène », il faut entendre des Africains authentiques, c'est -à -dire dans le cas présent des Africains du Mozambique, de la Guinée dite

comme entrant dans la catégorie des questions qui appellent une décision à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants.

Décision: La proposition du délégué de la France est rejetée par 50 voix contre 30, avec 2 abstentions. Le PRÉSIDENT explique que, en conséquence du vote

portugaise, du Cap -Vert et de l'Angola. Le

Dr Keita regrette que, chaque fois que se présente un

problème qui pourrait être réglé à l'avantage des Africains, on laisse dans l'ombre certains aspects de la Constitution et que les délégations africaines doivent lutter pour la faire prendre en considération dans son intégralité. Il appartient aux délégations présentes, toutes désignées en pleine souveraineté par leurs gou-

qui vient d'intervenir, il sera statué à la majorité simple des Membres présents et votants sur le projet de résolution soumis par le délégué de la Guinée. Il

met aux voix le projet de résolution, qui est ainsi libellé:

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

vernements, de se prononcer quant au fond. En ce qui concerne la proposition du délégué de la France, le Dr Keita croit comprendre qu'il faudra décider à la majorité simple si le projet de résolution doit être considéré comme rentrant dans la catégorie des questions importantes pour lesquelles la majorité des deux tiers est requise. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie la proposition

Vu les articles 7, 8 et 47 de la Constitution;

Vu les dispositions établies par la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA2.103 concernant la représentation dans les comités régionaux des Etats Membres qui n'ont pas

le siège de leur gouvernement dans la Région, et en particulier l'article 2, paragraphes a) et b) de ces dispositions; Considérant la résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965; 1

du délégué de la France. Il faut traiter le projet de résolution comme une question importante à trancher à la majorité des deux tiers. Etant donné les opinions

exprimées au cours de la discussion, ce serait faire preuve d'inconséquence que de procéder autrement.

A la suite d'un échange de vues auquel prennent part le Dr Sow (Mali), le Professeur AUJALEU (France),

Considérant les différentes résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et par le Conseil de Sécurité au sujet des territoires africains sous administration portugaise, et en particulier la position que le Conseil de Sécurité a prise dans sa résolution 180 (1963) du 31 juillet 1963

le Dr KEITA (Guinée) et le Dr Bâ (Sénégal), le Dr AL -WAHBI (Irak) propose de clore le débat sur la

en déclarant contraire aux principes de la Charte le système de gouvernement appliqué par le Portugal

proposition du délégué de la France.

lecture de l'article 61 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé relatif aux motions de clôture des débats. à la motion. Il déclare clos le débat sur la proposition du délégué de la France.

A la demande du PRÉSIDENT, le SECRÉTAIRE donne

en Afrique, résolution rappelée dans la résolution 2107 (XX) du 21 décembre 1965 de l'Assemblée générale;

Estimant que le Portugal ne remplit plus, aux termes des articles 2 et 47 de la Constitution et de la résolution WHA2.103, les conditions exigées i Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe II.

Le PRÉSIDENT constate qu'aucun délégué ne s'oppose

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES: NEUVIÈME SÉANCE

503

pour représenter au Comité régional les territoires qu'il administre en Afrique; Considérant en outre qu'en gardant une attitude

Le PRÉSIDENT fait observer qu'aucun changement n'est apporté au fond du projet de résolution. Aucune

passive, l'Organisation mondiale de la Santé se ferait complice du refus du Portugal de se plier aux décisions de l'Organisation des Nations Unies, 1. SUSPEND le droit du Portugal de participer au Comité régional de l'Afrique et aux activités

observation n'ayant été formulée ni au sujet de la liste de dons à annexer au projet de résolution ni au sujet du texte revisé du projet de résolution, le Président suppose que la Commission approuve la première et le second. Décision: Le projet de résolution revisé et la liste de dons devant y être annexée sont approuvés.'

régionales jusqu'à ce que le gouvernement de ce

pays ait fourni la preuve de sa volonté de se 2.

conformer aux injonctions de l'Organisation des Nations Unies; SUSPEND, aux termes de l'article 7 de la Constitution, l'assistance technique au Portugal en application du point 9 du dispositif de la résolution 2107 (XX) de l'Assemblée générale; et

par la Commission et inclus dans son troisième rapport, mais amendé comme suite à l'approbation du projet de résolution ci- dessus. Ce texte est le suivant:

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIRA (Iran), Rapporteur, donne lecture d'un projet de résolution revisé analogue à celui qui avait déjà été approuvé

PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé sur les dispositions qui auront été prises en application des décisions de la présente résolution. 3.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Décision: Le projet de résolution est approuvé par 53 voix contre 23, avec 8 abstentions.1

Ayant examiné le rapport 8 du Comité spécial du Conseil exécutif sur la situation financière relative à la construction du bâtiment du Siège et sur les contributions additionnelles de gouvernements au fonds du bâtiment du Siège, 1.

M. NGOMA (Zambie) explique que son gouvernement lui a donné pour instructions de s'abstenir de voter sur le projet de résolution parce que trois représentants de la Zambie négocient actuellement avec les autorités portugaises de Beira (Mozambique).

PREND ACTE du rapport; et

Comme chacun le sait, la Zambie se trouve placée devant une situation très délicate. 2.

PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport à la trente -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. Décision: Le projet de résolution revisé est 2.

approuvé.'

Bâtiment du Siège (suite de la huitième séance, section 2)

3.

Ordre du jour, 3.15 Le SECRÉTAIRE rappelle que, lors de la discussion

Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine Ordre du jour supplémentaire, 4

de ce point au cours de la séance précédente,

le

Président avait suggéré qu'une liste de tous les dons reçus des gouvernements soit annexée au projet de résolution exprimant les remerciements de l'Assemblée

Le SECRÉTAIRE appelle l'attention de la Commission sur le texte d'une nouvelle communication du Ministère

des Affaires étrangères du Gouvernement éthiopien en date du 14 mai 1966 et ainsi libellée (traduction de l'anglais) :

mondiale de la Santé. Le Directeur général a donc dressé une liste de tous les dons qui avaient été remis ou annoncés à la date du 16 mai 1966, liste qui serait annexée au projet de résolution dont le texte revisé est ainsi conçu:

Référence No 7873 -1, 2, 3 du 6 avril 1966 relatif transfert de l'Ethiopie à la Région africaine. Prions

différer décision Assemblée en attendant action unie devant être adoptée par Etats Membres Organisation Unité africaine lors prochaine session Nutrition.

La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Commission de la Santé, de l'Hygiène et de la Il rappelle que la question a été inscrite à l'ordre du jour de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé à la demande du Gouvernement de l'Ethiopie, 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 5 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.33. 8 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 151, annexe 5.

Ayant été informée des dons qui ont été faits par des Etats Membres pour la construction et l'ameublement du bâtiment du Siège, EXPRIME ses remerciements aux gouvernements dont le nom figure en annexe, qui ont si généreusement fourni des contributions volontaires pour le bâtiment du Siège. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 3 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.31.

' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans la section 4 du cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA19.32.

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

qui exprime maintenant le désir qu'elle soit laissée en

d'ajourner sa décision de quitter la Région de la Méditerranée orientale. Son gouvernement attache une grande importance à la bonne marche des activités de l'Organisation dans la Région et la participation du Gouvernement de l'Ethiopie a été jusqu'ici très substantielle. Il est encourageant de constater que l'étroite collaboration de l'Ethiopie aux activités de la Région se poursuivra. Le PRÉSIDENT suppose que, en l'absence d'objections, la Commission convient d'inclure dans son

suspens. En conséquence, la Commission n'a pas à adopter de résolution formelle à ce sujet. Elle entendra néanmoins peut -être ajouter à son rapport à l'Assemblée un paragraphe dans le sens suivant:

La Commission a été informée que le Gouvernement de l'Ethiopie avait demandé que le point supplémentaire de l'ordre du jour intitulé « Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine » ne soit pas discuté à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. La Commission n'a donc pas de résolution à transmettre à la réunion plénière de l'Assemblée.

cinquième rapport un paragraphe conçu dans le sens indiqué par le Secrétaire.

Il en est ainsi décidé.

Le Dr ROUHANI (Iran) se déclare heureux d'ap-

prendre que le Gouvernement éthiopien a décidé

La séance est levée à 16 h. 45.

DIXIÈME SÉANCE Mardi 17 mai 1966, 9 h. 35 Président: Sir William REFSHAUGE (Australie)

1.

Cinquième rapport de la Commission

et au Dr Watt, représentant du Conseil exécutif, ainsi qu'au Vice -Président et au Rapporteur. M. DE CONINCK (Belgique), le Dr MUDALIAR (Inde), le Dr LAYTON (Canada), le Dr CHATTY (Syrie),

A la demande du PRÉSIDENT, le Dr DIBA (Iran),

Rapporteur, donne lecture du projet de cinquième rapport de la Commission qui contient les textes de résolutions que la Commission a approuvés lors des deux séances précédentes.

le Dr LISrcYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), le Dr CASTILLO (Venezuela), le Dr N'DIA

Décision: Le rapport est adopté (voir page 510). 2.

(Côte d'Ivoire), M. KANEDA (Japon), M. THORP (Nouvelle -Zélande) et le Dr AZURIN (Philippines) rendent hommage à la compétence du Président et félicitent le Secrétariat.

Clôture des travaux Le PRÉSIDENT remercie la Commission et le Secré-

Le Dr WATT, représentant du Conseil exécutif, présente à la Commission les remerciements du

tariat de l'avoir aidé à diriger les travaux de la Commission. Il exprime en particulier sa gratitude au Directeur général, à M. Siegel, Sous -Directeur général,

Conseil pour l'excellent travail qu'elle a accompli. La séance est levée à 10 h. 15.

RAPPORTS DES COMMISSIONS Les textes des résolutions recommandées qui ont été ultérieurement adoptées sans changement par l'Assemblée de la Santé ne sont pas reproduits dans les rapports des commissions, puisqu'ils figurent déjà dans la partie I (Actes officiels No 151, pages 1 à 26) ainsi que dans les procès -verbaux des séances de commissions correspondantes qui sont publiés dans le présent volume. Pour faciliter les références à la partie I, on a indiqué entre crochets, après le titre de chaque section des rapports, le numéro d'ordre de la résolution dont le texte n'a pas été reproduit ci- après.

COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS

PREMIER RAPPORT

[A19/5 - 3 mai 1966] La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 3 mai 1966.

Etaient présents les délégués des pays suivants: Bulgarie, Danemark, El Salvador, Libye, Malte, Maroc, Nouvelle -Zélande, République Centrafricaine, Soudan, Thaïlande, Venezuela et Zambie. La Commission a élu le Dr D. Castillo (Venezuela) président, M. F. Nielsen (Danemark) vice -président

Inde, Irak, Iran, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Koweït, Laos, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Norvège, Nouvelle- Zélande, Ouganda, Pakistan, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Unie, République Centrafricaine,

et le Dr A. Benyakhlef (Maroc) rapporteur. La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. 1.

République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yougoslavie, Zambie, ainsi que Ile Maurice et Qatar (Membres associés). 2.

République de Corée,

Les pouvoirs des délégués et représentants des

La Commission a examiné les notifications reçues

Membres et Membres associés énumérés ci -après ont

été trouvés en bonne et due forme. La Commission propose donc à l'Assemblée de la Santé de reconnaître la validité des pouvoirs des délégués et représentants

des Membres et Membres associés suivants: Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Congo (Brazzaville), Congo (République démocratique du),

des pays suivants: Burundi, Guatemala, Indonésie, Islande, Libéria, Mauritanie, Panama, Paraguay, Rwanda, Tchad et Uruguay, qui, bien que donnant la composition des délégations de ces pays, ne peuvent être considérées comme constituant des pouvoirs

de la Santé de reconnaître provisoirement à ces délégations le plein droit de participer à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels. 3. Le délégué de la Bulgarie a contesté la validité des pouvoirs déposés au nom de la République de Chine tels qu'ils avaient été présentés. Il a déclaré que seuls les pouvoirs émanant du Gouvernement de la République populaire de Chine donnaient le

officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande à l'Assemblée

Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guinée, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, 1

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa première séance

plénière.

droit de représenter la Chine à l'Assemblée mondiale de la Santé.

- 505 -

506

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

DEUXIÈME RAPPORT

TROISIÈME RAPPORT 3

[A19/9 - 4 mai 1966] La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est

[A19 /11 - 9 mai 1966] La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est

réunie le 4 mai 1966 sous la présidence du Dr D. Castillo (Venezuela).

réunie le 9 mai 1966 sous la présidence du Dr D. Castillo (Venezuela).

La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispo-

La Commission a examiné les pouvoirs commuDirecteur général conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. La Commission propose à l'Assemblée de la Santé de reconnaître la validité des pouvoirs des délégués des pays suivants: Colombie, 1.

sitions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. La Commission propose à l'Assemblée de la Santé de reconnaître la validité des pouvoirs des délégués des pays suivants: Burundi, Guatemala, Indonésie,

niqués au

Irlande,

Islande,

Panama, Paraguay, Togo, Trinité et Tobago et Uruguay, qui ont été trouvés en bonne et due forme. QUATRIÈME RAPPORT 4 [A19/22 - 17 mai 1966] La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 17 mai 1966 sous la présidence du Dr D. Castillo (Venezuela). La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispo-

Liban,

Libéria, Mauritanie, Nigéria et Tchad, qui ont été trouvés en bonne et due forme. 2.

La Commission a examiné les notifications reçues

de l'Ethiopie, de l'Irlande et du Togo qui, bien que donnant la composition des délégations de ces pays, ne peuvent être considérées comme constituant des pouvoirs officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande à

l'Assemblée de la Santé de reconnaître provisoirement à ces délégations le plein droit de participer

sitions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. La Commission propose à l'Assemblée de la Santé de reconnaître la validité des pouvoirs des délégués de l'Ethiopie et du Rwanda, qui ont été trouvés en bonne et due forme.

à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels.

COMMISSION DES DESIGNATIONS PREMIER RAPPORT 2 Conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la Commission a décidé de proposer à l'Assemblée de la Santé la désignation du

[A19/6 - 3 mai 1966] La Commission des Désignations, composée des délégués des pays suivants: Australie, Birmanie, Brésil, Cambodge, Côte d'Ivoire, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France,

Dr A. Sauter (Suisse) pour le poste de président de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. DEUXIÈME RAPPORT 2

Grèce, Guinée, Inde, Irak, Iran, Mali, Mexique, Paraguay, Pologne, République Dominicaine, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du

[A 19/7 - 3 mai 1966] Au cours de sa première séance tenue le 3 mai 1966, la Commission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les désignations suivantes:

Nord, Sierra Leone, Somalie, Suisse, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques, s'est réunie le 3 mai 1966.

Le Dr S. Dolo (Mali) a été élu président. 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa cinquième séance plénière. 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière.

Vice -Présidents de l'Assemblée: Dr K. B. N'Dia (Côte d'Ivoire), Dr A. Roldós Garcés (Equateur), Dr Sushila Nayar (Inde); 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa septième séance plénière.

4 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

507

Commission du Programme et du Budget : Président, Dr A. Nabulsi (Jordanie); Commission des Questions administratives, financières et juridiques: Président, Sir William Refshauge (Australie).

TROISIÈME RAPPORT

3

[A19/8 - 3 mai 1966] Au cours de sa première séance, tenue le 3 mai 1966, la Commission des Désignations a décidé de proposer à chacune des commissions principales, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les désignations suivantes pour les postes de vice -président et de rapporteur:

à pourvoir par voie d'élection conformément délégués

En ce qui concerne les postes de membres du Bureau à

l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée de

la Santé, la Commission a décidé de proposer les des quatorze pays suivants: Argentine, Congo (Brazzaville), Etats -Unis d'Amérique, France, Hongrie, Japon, Madagascar, Mexique, Pakistan,

République Arabe Unie, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

Commission du Programme et du Budget : Vice Président, Professeur P. Macúch (Tchécoslovaquie); Rapporteur, Professeur M. J. Ferreira (Brésil) Commission des Questions administratives, financières et juridiques: Vice -Président, Dr I. Wone (Sénégal); Rapporteur : Dr A. Diba (Iran).

du Nord, Sierra Leone et Union des Républiques socialistes soviétiques.

BUREAU DE L'ASSEMBLÉE

RAPPORT' [A19 /10 - 9 mai 1966] Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Kenya, Nigéria, Philippines, Pakistan, Somalie, tiques. Suède,

Suisse, Union des Républiques socialistes soviéLe Bureau de l'Assemblée a recommandé ensuite les noms des huit Membres suivants, dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif: Argentine, Birmanie, Dahomey, France, Philippines, Somalie, Nigéria, Union des Républiques socialistes soviétiques.

Au cours de sa séance du 9 mai 1966, le Bureau de

l'Assemblée a établi, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la liste suivante de douze Membres à l'intention de l'Assemblée de la Santé, en vue de l'élection annuelle de huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif:

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET PREMIER RAPPORT 2

[A 19/13 - 10 mai 1966] La Commission du Programme et du Budget a tenu ses première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième séances les 5, 9 et 10 mai 1966, sous la présidence du Dr A. Nabulsi (Jordanie). Sur la proposition de la Commission des Désignations, le Profes-

Au cours de ces séances, la Commission a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé l'adoption de la résolution suivante:

Programme d'éradication du paludisme [WHA19.13]

DEUXIÈME RAPPORT

4

seur P. Macúch (Tchécoslovaquie) a été élu vice président et le Professeur M. J. Ferreira (Brésil) rapporteur. 1

[A19/15 - 12 mai 1966] La Commission du Programme et du Budget a tenu ses sixième et septième séances les 11 et 12 mai 1966 3 4

Voir le compte rendu in extenso de la huitième séance

plénière, sections 5 et 7. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance 2

Voir p. 228 et p. 443. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance

plénière.

plénière.

508

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

et a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution suivante: Budget effectif et niveau du budget pour 1967 [WHA19.15]

SIXIÈME RAPPORT 2

[A19/23 - 18 mai 1966]

La Commission du Programme et du Budget a tenu ses quatorzième, quinzième et seizième séances

TROISIÈME RAPPORT 1

les 17 et 18 mai 1966 et a décidé, au cours de ces séances, de recommander à la Dix -Neuvième Assem-

[A19/17 - 13 mai 1966]

blée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

La Commission du Programme et du Budget a tenu sa huitième séance le 12 mai 1966 et a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale

de la Santé l'adoption de la résolution suivante: Programme d'éradication de la variole [WHA19.16 QUATRIÈME RAPPORT 2 2. 3.

Activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale [WHA19.43]

Huitième Revision de la Classification internationale des Maladies [WHA19.44]

Revision du Règlement de Nomenclature de l'OMS [WHA19.45]

[A19/19 - 16 mai 19E6] La Commission du Programme et du Budget a tenu ses neuvième et dixième séances les 13 et 14 mai 1966 et a décidé, au cours de ces séances, de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

4. 5.

Convention unique sur les stupéfiants de 1961 [WHA19.46]

Contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques [WHA19.47]

6.

Extension des activités de recherche de l'OMS [WHA19.34]

Etude sur la nature et l'étendue des problèmes de santé intéressant les gens de mer et sur les services sanitaires mis à leur disposition [WHA19.48]

2. 3.

Système international de détection des réactions fâcheuses aux médicaments [WHA19.35]

7.

Centre international de Recherche sur le Cancer [WHA19.49]

Prévention des accidents de la circulation [WHA19.36]

4. 5. 6.

Réadaptation [WHA19.37]

SEPTIÈME RAPPORT

Recherches sur les maladies cardio -vasculaires [WHA19.38]

[A19/24 - 20 mai 1966]

La Commission du Programme et du Budget a tenu ses dix -septième et dix -huitième séances le 19 mai

Effets des radiations atomiques [WHA19.39]

CINQUIÈME RAPPORT [A19/20 - 17 mai 1966]

1966 et a décidé, au cours de ces séances, de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la

Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

Programme d'approvisionnement public en eau [WHA19.50]

La Commission du Programme et du Budget a tenu ses onzième, douzième et treizième séances les 16 et 17 mai 1966 et a décidé, au cours de ces séances, de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

2. 3.

Rapports des comités d'experts [WHA19.51] Troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde [WHA19.52]

4.

Programme et budget pour 1967: Fonds bénévole pour la promotion de la santé [WHA19.40]

Etude des critères appliqués dans les différents pays pour déterminer l'équivalence des diplômes de médecine [WHA19.53] Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence inter-

2. 3.

Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1967 [WHA19.41]

5.

Mode de présentation du programme et du budget [WHA19.42] 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa onzième séance

nationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de programme [WHA19.54] 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière.

plénière.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

509

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES PREMIER RAPPORT 1 [A19/12 - 10 mai 1966]

TROISIÈME RAPPORT z [A19/16 - 12 mai 1966]

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième séances les 5, 9 et 10 mai 1966, sous la présidence de Sir William Refshauge (Australie). Sur la proposition de la Commission des Désignations, le Dr I. Wone (Sénégal) a été élu vice -président et le Dr A. Diba (Iran) rapporteur.

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses cinquième et sixième séances les 10 et 12 mai 1966. Elle a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

Fonds de roulement: Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats

Elle a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 2. 1.

Membres, en vertu de la résolution WHA18.14 [WHA19.17]

Nomination [WHA19.18]

du du

Commissaire Commissaire

aux aux

Comptes Comptes

Traitements et indemnités: Postes non classifiés [WHA19.3] 3.

Nomination [WHA19.19]

2. 3.

Traitement et indemnités: [WHA19.4]

Directeur

général 4. 5.

Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1965, Rapport du Commissaire aux

Création et fonctionnement des fondations pour la santé mondiale [WHA19.20]

Comptes et observations y relatives du Conseil exécutif [WHA19.5] 4. 5.

Création d'une Fondation Dr A. T. Shousha [WHA19.21]

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement [WHA19.6] Création d'un fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical [WHA19.7] Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1966 [WHA19.8]

6.

Bâtiment du Siège La Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur la situation financière relative à la construction du

bâtiment du Siège et sur les contributions additionnelles de gouvernements au fonds du bâtiment du Siège, 2.

6. 7.

PREND ACTE du rapport; REMERCIE les Gouvernements d'Israël, de Koweït et de l'Ile Maurice de leurs contributions au fonds du bâtiment du Siège; et 1.

Lieu de réunion de la Vingt- Deuxième Assemblée

mondiale de la Santé [WHA19.9]

3. PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport à la trente -neuvième session du Conseil exécutif et à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

DEUXIÈME RAPPORT [A19/14 - 10 mai 1966] Au cours de sa cinquième séance, tenue le 10 mai 1966, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

QUATRIÈME RAPPORT 3 [A19/18 - 16 mai 1966]

Au cours de sa septième séance, tenue le 13 mai 1966, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques a décidé de recommander à la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

Centre international de Recherche sur le Cancer:

Contributions des nouveaux Membres: 1965 et 1966 [WHA19.10]

2. 3.

Barème des contributions pour 1967 [WHA19.11]

Accord entre le Gouvernement de la France et l'OMS sur le statut juridique et les privilèges et immunités du Centre [WHA19.24] 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa onzième séance

Normes applicables aux voyages [WHA19.12] 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance

plénière, à l'exception du point 6 qui a été renvoyé devant la Commission (voir p. 487). 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière. plénière.

510 2. 3.

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Prorogation de l'accord avec l'UNRWA [WHA19.25]

2.

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1964 [WHA19.26]

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions administratives, budgétaires et financières [WHA19.30] Résolution AFR /RC15 /R2 adoptée par le Comité

4.

Comité des Pensions du Personnel de l'OMS: Nomination de représentants devant remplacer ceux dont le mandat vient à expiration [WHA19.27]

3.

régional de l'Afrique à sa quinzième session, le 9 septembre 1965 [WHA19.31 ] 4. 5.

5.

Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingtième Assemblée mondiale de la [WHA19.28] Santé

Bâtiment du Siège: Rapport sur le financement [WHA19.32]

CINQUIÈME RAPPORT 1 [A19/21 - 17 mai 1966] La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a tenu ses huitième et neuvième séances le 16 mai 1966. Elle a décidé de recommander à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions suivantes: 1.

Bâtiment du Siège: Contributions volontaires des gouvernements [WHA19.33] Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine. La Commission a été informée que le Gouvernement

6.

Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution [WHA19.29]

de l'Ethiopie avait demandé que le point supplémentaire de l'ordre du jour intitulé « Demande du Gouvernement de l'Ethiopie tendant au rattachement de ce pays à la Région africaine » ne soit pas discuté à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. La Commission n'a donc pas de résolution à transmettre à la réunion plénière de l'Assemblée.

RAPPORTS DE LA COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES A LA COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET PREMIER RAPPORT 2 [A19 /P &B/13 - 10 mai 1966]

tions administratives, financières et juridiques recommande à la Commission du Programme et du Budget recettes occasionnelles, soit utilisée pour aider au financement du budget de 1967. Cette somme se

qu'une somme de US $1 425 200, prélevée sur les

Recettes occasionnelles disponibles

La Commission des Questions administratives, financières et juridiques a examiné le montant au 30 avril 1966 des recettes occasionnelles disponibles, constituées par les contributions fixées pour les nouveaux Membres au titre d'exercices antérieurs, les recettes diverses, le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée et le remboursement pro-

décompose comme suit: contributions non inscrites au budget: US $23 640; remboursement provenant du Programme des Nations Unies pour le Développement au titre de l'assistance technique : US $1 301 560

et prélèvement sur le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée: US $100 000.

venant du Programme des Nations Unies pour le Développement au titre de l'assistance technique. La Commission a également pris en considération les renseignements contenus dans le rapport du Directeur général sur les recettes occasionnelles et la position

DEUXIÈME RAPPORT 4 [A19 /P &B /17 - 12 mai 1966]

du compte d'attente de l'Assemblée 3 et sa propre recommandation concernant le financement du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical. A la suite de cet examen, la Commission des Ques-

Aux termes du mandat qui lui a été donné par la résolution WHA15.1 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, la Commission des Questions administratives, financières et juridiques signale à la Commission du Programme et du Budget que les sommes indiquées ci- dessous sont à insérer dans les parties I, III et IV de la résolution portant ouverture de crédits: 4 Voir le procès- verbal de la treizième séance de la Commission

I Approuvé par l'Assemblée de la Santé ñ sa treizième séance plénière.

2 Voir les procès- verbaux des sixième et septième séances de la Commission du Programme et du Budget, section 1. 3 Voir p. 468.

du Programme et du Budget, section 1.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

511

I. Section

PARTIE IV: AUTRES AFFECTATIONS Affectation des crédits

Montant US $

8.

Fonds du bâtiment du Siège

500 000

PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1.

Total de la partie IV 402 000 184 200 124 800 711 000

500 000

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

En outre, la Commission des Questions administra-

Total de la partie I

et juridiques recommande à la Commission du Programme et du Budget le texte suivant de la résolution portant ouverture de crédits. tives, financières

Les chiffres acceptés par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques sont insérés à leur place: [Le texte qui suivait a été approuvé par la Commission du Programme et du Budget à sa treizième séance (voir pages 361 -362) et ultérieurement adopté par l'Assemblée de la Santé en tant que résolution WHA 19.41.]

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 7.

Services administratifs

3 3

524 177 534 177

Total de la partie III

INDEX

ABDEL -MASSIH, J. (Liban), 8, 485

AND2APARIDZE, O. G. (Union des Républiques socialistes sovié-

ABDULHADI, A. (Libye), 9, 175 ABRAHAM, S. (Ethiopie), 5 ABRAR, A. F. (Somalie), 13, 266, 282, 350, 401, 434 ABU -GOURA, A. (Jordanie), 8, 88 -89 Accidents, prévention, 315 -317 ACOSTA -BORRERO, R. (Colombie), 3

tiques), 16 ANNABI, S. (Tunisie), 15 ANNONI, A. (Organisation internationale du Travail), 18 Annuaire de Statistiques sanitaires mondiales, 429, 430 ANTOINE, T. (Union internationale contre le Cancer), 20 APONTE -VILLEGAS, J. L. (Venezuela), 16

ADEMOLA, G. A. (Nigeria), 10, 261, 265, 266, 324, 327, 333, 335 -336, 380 -381, 398, 431, 434, 442 ADESUYI, S. L. (Nigéria), 10, 281 -282, 464, 486 ADWANI, A. R. M. AL- (Koweit), 8, 350, 424, 442, 460 Aedes aegypti, 99, 139, 337, 339, 340, 341 Aéronefs, désinsectisation, 248, 253 AFFUL, A. K. (Ghana), 6 Afghanistan, 74, 343 Afrique, Bureau régional, logement du personnel, 452, 466, 467 Afrique, Comité régional, 78, 121, 142 -143, 202 -206, 486 -487, 492 -503

Arabe, emploi de la langue au Bureau régional de la Méditerranée orientale, 101, 142, 166, 350, 351, 352, 448 Arabie Saoudite, 199 -200, 349 Argentine, 158 -159, 238, 312, 327, 337, 342, 418, 431 ARIDY, C. (Madagascar), 9, 161 -162, 469 ARIF, A. (Irak), 7, 240, 399 ARNAUDOV, D. (Bulgarie), 2, 393, 400, 407 Arrangement de Bruxelles, 404-405, 408

Asie du Sud -Est, Comité régional, 86 Asie du Sud -Est, Région, 342 -344 Assainissement, 189, 349, 450 Voir aussi Hygiène du milieu AssAR, M. (Iran), 7, 416, 424 ASSCHER, J. (Haut -Commissariat pour les Réfugiés), 18

Afrique, Région, 331 -336

AGA KHAN, prince Sadruddin (Haut- Commissaire pour les Réfugiés), 18 Agence européenne pour l'Energie nucléaire, 439 Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), 69, 109, 321, 322, 357, 358 décisions intéressant l'OMS, questions de programme, 438 -440 Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (AID), assistance, 63, 72, 122, 199, 341 approvisionnement en eau, 100, 415, 421 maladies transmissibles, 114, 125, 164, 170, 177, 238, 239, 241, 245, 261, 292, 295 planification sanitaire nationale, 83, 115 AGUILAR RIVAS, A. (El Salvador), 4, 198 -199, 328, 341, 430 AHMETELI, M. A. (Union des Républiques socialistes soviétiques),

Assemblée mondiale de la Santé, Vingt- Deuxième, lieu de réunion, 130 -131, 472 -473

Vingtième, lieu de réunion, 486 sujet des discussions techniques, 44 Association internationale d'Epidélniologie, 47 ASTR6M, L. -A. (Suède), 14 ATxINS, C. H. (Division de l'Hygiène du Milieu), 324, 423 -424 AUDEOUD-NAVILLE, Anne (Association internationale des

Femmes Médecins; Fédération mondiale pour la Santé mentale), 18, 19 AUJALEU, E. (France), 5, 35, 204 -205, 220, 221, 271, 459, 460, 501, 502 AUJOULAT, L. -P.

15, 333, 334 Air, pollution, 55, 62, 68, 100, 323, 324 AKIMOTO, K. (Japon), 8 AKSOY, O. (Turquie), 15 AKTA, A. -R. AL- (Syrie), 14, 275, 328, 367 AKTA, M. (Syrie), 14 ALAN, T. (Turquie), 15, 192 -194, 243 -244, 256, 278, 294, 304-305, 314, 319 -320, 326, 421 -422, 424, 431, 434-435, 440- 441, 441

(France; aussi Union internationale pour

l'Education sanitaire), 5, 20, 247 -248, 253, 254, 258, 266, 267, 316, 319, 322, 375 -376, 385, 387 AUSSEIL, J. (France), 6 AUSTEN PETERS, A. O. (Nigeria), 10, 177 -180

Albanie, 80 -81, 251 ALBERTI, G. (Italie), 8 ALCAMBAR PEREIRA, F. DE (Portugal), 12, 204, 495 -497

Australie, 308, 401, 408, 410 Autriche, 128 -129, 318 AwADI, A. R. AL- (Koweit), 8, 104 -105, 280, 464, 465, 478 AYg, H. (Côte d'Ivoire), 4 AZURIN, J. C. (Philippines), 11, 314-315, 321, 504

ALDEA, M. (Roumanie), 13, 233 -234, 292, 302, 306, 312, 315, 323, 326, 357- 358, 405 -406, 412, 422 ALEAIN, A. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 16 Algérie, 185 -186, 236, 263 -264, 293, 326 -327, 344, 346, 371 -372, 410, 419, 435

BA, H. (Sénégal), 13, 209 -210, 257, 279, 286, 321, 378 -379, 427 -428, 435 -436, 500 -501, 502 BABUDIERI, B. (Italie), 8, 293, 305, 346, 356, 392 -393, 442 BADAROU, A. (Dahomey), 4, 187 -188 BADAROU, D. (Dahomey), 4 BADDOO, M. A. (Ghana), 6, 262, 325, 412 -413, 437 BADRI, A. L. AL- (Irak), 7, 101 -102 BAHAMAN BIN SAMSUDIN (Malaisie), 9, 105 -106

ALI Ntm, M. (Somalie), 13 Allemagne, République fédérale d', 75 -76, 309 Alliance pour le Progrès, 55, 163 Amériques, Région, 336 -342 AMMANN, F. (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité; Organisation internationale contre le Trachome), 18, 20 AMMARY, M. I. AL (Arabie Saoudite), 1 AMMUNDSEN, Esther (Danemark), 4, 301, 312, 346 -347, 400

BARRI, M. (Tunisie), 15, 235, 256, 289, 350, 371, 419, 434 BALENCIE, J. (France), 6 BALIMAKA, A. (République démocratique du Congo), 4 BANTA, T. (Niger), 10

AMOGHO, E. (Gabon), 6 AMORIN, J. (Togo), 15, 335

Banque interaméricaine de Développement, 52, 55, 158, 159, 337, 338, 414, 417, 418, 420, 421

- 515 -

516

DIX- NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, 284, 415, 417, 422, 446 BARAHONA LÓPEZ, F. (Honduras), 6, 279 BARCLAY, E. M. (Libéria), 8, 442 BARNETT, J. H. (Australie), 2 BARRYORTH, M. (Guinée), 6 BARTELS, A. J. H. (Pays -Bas), 11, 119 -120, 409 -410 BARZILAI, I. (Israël), 7, 61 -63 BASSEGHI, H. H. (Iran), 7

BUCOVE, B. (Etats -Unis d'Amérique), 5 BUDAI, G. (Hongrie), 7, 498 -499

Budget, 54, 71, 117, 126 pour 1966, prévisions supplémentaires, 4.44, 448, 449, 452, 454, 465 -467

Bâtiment du Siège, voir Siège de l'OMS, bâtiment BAUME, L. J. (Fédération dentaire internationale), 19 BAVLY, M. N. (Israël), 8 BAWAB, R. B. (Tunisie), 15

pour 1967, niveau, 46, 102, 112, 119, 195, 212, 267 -288 Voir aussi Programme et budget; Résolution portant ouverture de crédits BuESO, M. (Honduras), 6 BUKHARI, A. (Soudan), 14, 478. Bulgarie, 112, 315, 400, 407 BuLIRO, J. D. (Organisation de l'Unité africaine), 18, 332 -333, 334

BECK, F. S. (Conseil international des Infirmières), 19 BELCHIOR, M. B. (Brésil), 2 Belgique, 438 BELIOS, G. D. (Grèce), 6 BELLAL, M. (Algérie), 1 BENADOUDA, A. (Algérie), 1.

BENGHEZAL, A. (Algérie), 1, 185 -186, 203, 204, 236, 273, 293, 296, 346, 371 -372, 374, 385, 410, 412, 419, 427, 431, 435, 439 BENKIRANE, A. (Maroc), 9 BENTAMI, D. (Algérie), 1, 38

Bureau de l'Assemblée, composition, 21 constitution, 40 rapport, 507 Bureau sanitaire panaméricain / Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, 64, 99, 139, 140, 164, 173, 238, 248, 329, 339, 421, 489 BURGERS, A. (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), 18 BURKE, P. W. C. (Jamaïque), 8, 447 -448, 463, 488 CACHIA -ZAMMIT, A. (Malte), 9

BENYAKHLEF, A. (Maroc), Rapporteur de la Commission de

Vérification des Pouvoirs, 9, 21, 31, 73, 113, 197, 201, 213 -214, 345 -346, 505 BERG, C. VAN DEN (Pays -Bas), 11

BERNARD, L. (Sous- Directeur général), Secrétaire de la Commission du Programme et du Budget, 21, 228, 248 -249, 254, 257, 258, 265, 266, 297, 314, 315, 323, 330, 336, 360, 381, 386, 387, 388, 402 -403, 424 -425, 438, 439 -440 BERNHEIM, J. (Société internationale de Criminologie), 20 BESSLING, I. (Luxembourg), 9 Bibliothèques de médecine, 348 Bilharziose, 70, 79, 119, 141, 340, 342, 419 Biologie et pharmacologie, 307 -314, 399 Voir aussi Médicaments; Préparations pharmaceutiques BISETSA, J. -B. (Rwanda), 13, 488 Bississo, S. (Ligue des Etats arabes), 18 BLOOD, B. D. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 292, 407 -408 BOÉRI, E. (Monaco), 10 Bolivie, 456 BONHOFF, R. W. (Association du Transport aérien international), 18

Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, Comité mixte, rapport annuel pour 1964, 485 CAKRTOVA, Maria (Développement des Services de Statistique sanitaire), 394 -395 CALDERWOOD, H. B. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 472 CALPINI, P. (Saint -Siège), 17 CALSEYDE, P. J. J. VAN DE (Directeur régional pour l'Europe), 344 -345, 347

Cambodge, 123, 291, 353, 380 CAMEJO- ARGUDÍN, J. E. (Cuba), 4

Cameroun, 110 -111, 236, 335, 380, 433 Canada, 309, 408 CANAPERIA, G. A. (Conseil des Organisations internationales

des Sciences médicales; Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses), 19, 20 Cancer, 62, 69, 367 Voir aussi Centre international de Recherche sur le Cancer CANDAU, M. G., voir Directeur général CAPECE GALEOTA, F. (Italie), 8

BONICHE VÁSQUEZ, A. (Nicaragua), 10

BORTH, R. (Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique; Société de Biométrie), 19, 20 BOSCH, P. (Uruguay), 16

Bourses d'études, 60, 112, 124, 328, 344, 348, 448 BOUVIER, C. L. (Fédération dentaire internationale), 19 Bouzm, M. (Algérie), 1 BOYE- JOHNSON, D. E. (Sierra Leone), 13 BRAJOVIC, J. (Yougoslavie), 16, 38, 464, 474 BRANSCOMB, H. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 299 -300

CARVALHO SAMPAIO, A. A. DE (Portugal), 12 CASTILLO, D. (Venezuela), Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 16, 21, 204, 401, 408, 411, 460, 483, 498, 504, 505, 506 CASTILLO FRÍAS, J. (République Dominicaine), 12

Catastrophes naturelles, assistance, 439, 440 CAYLA, J. -S. (France), 6, 227, 447, 461, 471, 472, 482, 486, 488, 491

BRATT, T. (Organisation internationale du Travail), 18 BREIE, L., 474, 475

Brésil, 137, 245, 261 -262, 330, 337, 342, 382, 399, 417 BRITTO, R. DE (Brésil), 2

BROADLEY, Sir Herbert (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), 17, 362 BROTHERSTON, J. H. F. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

Centre de l'Habitation, de la Construction et de la Planification, ONU, 324 Centre international de Recherche sur le Cancer, 30, 59, 118, 409 -410, 455, 481 Centre mondial de recherche pour la santé, 301, 303 Centre panaméricain des Zoonoses, 159 Ceylan, 108 -110, 238 -239, 274, 312 Chagas, maladie de, 157, 164, 340, 342 CHANG, C. K. (Chine), 3, 33 -34 CHARLES, Sir John (Administration de la Santé publique), 432

d'Irlande du Nord), 13, 406 -407, 431, 435, 436 BROWN, E. A. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 34 Brucellose, 127 BRUNET, J. (France), 6 BRUNSKOG, U. (Commissaire aux Comptes), 474, 475 BRZEZINSKI, Z. (Pologne), 11

CHARLES -ROQUES, L. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 19 Charte de Punta del Este, 336, 338, 339, 340, 418, 421 CHATTY, Dia E. (Syrie), 14, 166 -167, 385, 472, 495, 504 CHEBELEU, T. (Roumanie), 13, 451 -452, 500

BTESH, S. (Division de la Planification et de la Coordination des Recherches), 357

CHELLI, Z. (Tunisie), 15 CHHAY HANCHENG (Cambodge), 2, 33, 123, 380, 497

INDEX

517

CHIBAMBO, M. Q. Y. (Malawi), 9, 52 -53 CHILEMBA, D. (Malawi), 9 Chili, 54 -56, 369 -370, 421 Chine, 242 -243, 376 -377, 422 -423, 456

représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 32 -38, 54, 80, 112, 121, 159, 169, 175, 192 Choléra et choléra El Tor, 50, 72 -73, 89 -90, 101, 141, 167, 168, 194, 199 -200, 314 -315, 349, 350, 351, 352, 353, 413, 415 CHONG CHUN HIAN (Malaisie), 9, 354 CHRAIBI, L. (Maroc), 9 Chypre, 37 -38, 68 -69, 237, 358 CIDCA, M. (Roumanie), 13, 145, 146 -148

Commission de Vérification des Pouvoirs, bureau, 21 constitution, 31 rapports, 31 -38, 73, 113, 201, 505 -506 Commission du Programme et du Budget, bureau, 21, 40, 228 ordre du jour, 23 -24, 132 rapports, 507 -508 adoption, 267, 288, 296, 323, 363, 413, 440 approbation, 132, 151, 152, 206 -209 Commission internationale de Protection radiologique, 358 Commission internationale des Unités et Mesures radiologiques, 358

Classification internationale des Maladies, huitième revision, 390 -395

CLAVERO DEL CAMPO, G. (Espagne), 4, 329 -330, 347 COLEIRO, C. (Malte), 9

Communauté économique européenne, 420 Compte d'attente de l'Assemblée, position, 458, 468 -469 Comptes spéciaux, approvisionnement public en eau, 414, 416 éradication de la variole, 45, 258, 341 programme contre le pian, 455 Congo (Brazzaville), 190 -192 Congo (République démocratique du), 137 -138, 264, 335, 336, 444 CONINCK, J. DE (Belgique), 2, 447, 464, 474, 479 -480, 488, 490,

Colombie, 274, 288 COMISSIONG, L. M. (Trinité et Tobago), 15, 339 -340, 434, 436 Comité administratif de Coordination (CAC), 46, 57, 440, 482 Comité central permanent des Stupéfiants, 395

Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI), 46, 276, 471, 482 Comité consultatif OMS de la Recherche médicale, 363, 373 Comité consultatif pour les Questions administratives et budgé-

491, 504 CONOMBO, J. (Haute -Volta), 6, 175 -177, 255 -256, 267, 294, 381

Conseil de l'Europe, 69, 317 Conseil économique et social, ONU, 102, 196, 326, 363, 371, 373, 440, 446, 482, 483, 484, 491

taires, ONU, 481, 482, 484 Comité de la Quarantaine internationale, 101, 142, 200, 351 Comité des Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants, 486 Comité mixte AIEA /FAO /OMS d'experts (bases techniques de la réglementation des aliments irradiés), 322, 439 Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, rapport annuel pour 1964, 485 Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition, 322 -323 Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, 439 Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer, 403, 404 Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, 207, 321, 357 -358 Comités d'experts, 256, 267, 303, 304 drogues engendrant la dépendance, 102, 309, 312, 395 hépatite, 346 insecticides, 229 normes internationales pour l'eau de boisson, 423 paludisme, 145, 150, 229, 230, 234, 235, 246, 252, 253, 254, 255, 266, 336 polluants atmosphériques, 324

Conseil exécutif, Comité spécial, 456, 471 élections, 113, 132 -135, 144, 220 -221

étude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets, 77 nombre de membres, 222, 225 répartition géographique, 133, 221, 222 trente -sixième et trente -septième sessions, rapports, 44-47, 51 -56, 58 -73, 73 -90, 98 -113, 113 -129, 135 -144, 156 -186, 187 -200

Contributions, barème pour 1967, 280, 469 -471 Membres redevables d'arriérés, 444, 456, 480 -481, 488 -490 monnaie de paiement, 452, 453

nouveaux Membres, 1965 et 1966, 469 recouvrement, 444, 447, 448, 449, 450, 453, 455, 456 -457 Convention unique sur les stupéfiants de 1961, 102, 395 -396

Coordination des programmes, inter -organisations, 158, 275, 323, 446 inter -pays, 111, 124, 139, 332, 335, 341 Coqueluche, 337 Corée, République de, 115 -116, 353 Corée, République populaire démocratique, 121, 159 CORRADETTI, A. (Italie), 8, 231 -232, 254, 334, 356 CORREA, C. (Chili), 3

117 -118

rapports entre la nutrition et l'infection, 68 spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques, 398 standardisation biologique, 296 statistiques sanitaires, 390, 391 sous -comité de la classification des maladies, 390 tuberculose, 68, 124 variole, 260, 293 -294, 295 -296 Comités d'experts, rapports, 44 -45, 410 -413, 426 -428 Commissaire aux Comptes, nomination, 473 -475, 477 rapport, 449, 455 -456, 468

Costa Rica, 180 -182 Côte d'Ivoire, 124 -126, 257, 373 CRAWFORD, J. N. (Canada), 3, 325 CROCCO, A. (Argentine), 1 Croix- Rouge, 66, 170, 259, 260, 439, 440 Cuba, 173 -174, 248, 328 CUMPLIDO, F. (Brésil), 2 CVAHTE, S. (Yougoslavie), 16, 291 -292, 376, 400

Commission des Désignations, bureau, 21 élection, 38 -39 rapports, 39 -40, 506-507

DAELEN, Maria F. (République fédérale d'Allemagne), 234 -235, 398, 416 Dahomey, 187 -188

12,

Commission des Questions administratives, financières et juridiques, bureau, 21, 40, 443 ordre du jour, 24 -26, 151 rapports, 509 -510 adoption, 473, 480, 487, 504 approbation, 129 -132, 152 -153, 201 -206

DALY, A. (Tunisie), 15 DALZELL -WARD, A. J. (Central Council for Health Education), 19

Danemark, 312, 400 DANNER, H. (République fédérale d'Allemagne), 12, 309 DAw YIN MYA (Birmanie), 2 DECAZES, comte E. (Ordre de Malte), 17

rapports à la Commission du Programme et du Budget, 510 -511

adoption, 473, 480 Commission des Stupéfiants, ONU, 45, 102, 395

Décennie des Nations Unies pour le développement, 122, 286, 330, 431, 449

518

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

Déchets, élimination, 69, 182, 337, 422 DEDEI, S. (Albanie), 1, 251, 321 DELAFRESNAYE, J. F. (Union internationale contre le Cancer), 20

DELALANDE, G. (Organisation des Nations Unies pour l'Alimen-

tation et l'Agriculture), 18 DELBARRE, F. (Ligue internationale contre le Rhumatisme), 19 DEMBEREL, B. (Mongolie), 10, 126 -128 Dengue, 339 -340

Asie du Sud -Est, 342 européenne, 344 Méditerranée orientale, 136, 348 Pacifique occidental, 353 Voir aussi Bourses d'études et les différentes professions Enseignement médical, 48, 60, 62 -63, 78, 87, 103, 110, 118, 126 -127, 183, 191, 329, 335, 336 équivalence des diplômes de médecine, 432 -438, 440 -441

fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire, 124, 271, 324, 452, 457- 460, 461 -465, 476 Régions, africaine, 137, 142 Amériques, 165, 338 Asie du Sud -Est, 73, 127 européenne, 345 Méditerranée orientale, 69, 117, 348, 350 troisième conférence mondiale, 87, 328, 437 Voir aussi Ecoles et facultés de médecine Epidémiologie et science de la communication, 42, 45, 71, 87, 105, 169, 270, 273, 297 -306, 307 Equateur, 161 -165, 242, 266, 288, 329, 401 Espagne, 346, 347 Espagnol, emploi comme langue de travail, 329 -330 ESPAILLAT, J. (République Dominicaine), 12, 111, 247, 277 -278, 420 ESQUIVEL, R. (Panama), 11

DENNIS, F. H. (Fédération internationale pour le Planning familial), 19 Denrées alimentaires, hygiène, 322 -323, 438, 439 Désarmement, 438 -439, 440 DIBA, A. (Iran), Rapporteur de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 7, 21, 129, 130, 131, 132, 152, 153, 287, 430, 441, 443, 451, 455, 456, 473, 477, 477 -478, 479, 480, 481, 485, 503, 504, 507, 509 DIBRA, H. (Albanie), 1, 32 -33, 80 -82, 202, 203, 207 -208 DIN BIN AHMAD, M. (Malaisie), 9 Diphtérie, 337 Directeur général, 21, 47 -50, 200, 221, 222, 224, 225, 227, 266, 267, 269 -270, 284 -286, 287, 297 -298, 298 -299, 305, 306, 317, 362 -363, 363 -364, 383 -384, 387, 388, 409, 413, 426, 432, 437

traitement et indemnités, 451 Directeur général adjoint, 90, 92, 134, 144, 153, 203, 220, 221, 249, 254 -255, 257, 330, 333, 334, 357, 358- 359, 441 Discussions techniques, à la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, 44, 88, 107, 318, 391 rapport du Président général, 153 -156 à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé, 44 DITTERT, J. (Comité central permanent des Stupéfiants et Organe

Etats récemment parvenus à l'indépendance et pays en voie de développement, aide aux, 106, 112, 120, 172 -173, 195 -196, 458

Etats -Unis d'Amérique, 100, 339 -340, 340, 371, 401, 472 -473, 477

de Contrôle des Stupéfiants), 17 DOLGOR, P. (Mongolie), 10, 34 -35, 463, 499 DoLo, S. (Mali), Président de la Commission des Désignations, 9, 21, 39, 120 -122, 386, 449, 464, 506 DONNADIEU, A. (Costa Rica), 4

DORMAN, G. D. (Etats -Unis d'Amérique; aussi Association médicale mondiale), 5, 19, 235 -236, 254, 265 DOROLLE, P. M., voir Directeur général adjoint DOUBEK, B. (Tchécoslovaquie), 14, 248, 263, 305, 309, 314, 319, 320, 398, 420, 430 -431, 434 Drogues engendrant la dépendance, 102, 139, 167, 309, 312, 313 Voir aussi Stupéfiants DUCHOSAL, P. W. (Société internationale de Cardiologie), 20 DuHR, E. (Luxembourg), 9 DUPONT -WILLEMIN, A. (Guatemala), 6

ETCHATS, R. P. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 17 Ethiopie, 248, 295, 503 -504 Europe, Bureau régional, locaux, 345, 346 Europe, Région, 344 -347 Evaluation des programmes, 167, 330, 339 EVANG, K. (représentant du Conseil exécutif), 17, 44-47; 92 -94, 94 -98, 231, 249, 258, 267 -269, 283 -284, 298, 307, 313, 361 -362, 396, 410, 411, 426

FANG, I. C. (Directeur régional pour le Pacifique occidental), 352 -353, 354, 355 -356

FAO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture FARAH, A. R. (Tunisie), 15 FARID ALI, M. (Qatar), 17

Fédération internationale pour le Planning familial, 47, 79, 364 -365, 370

DUPONr-WILLEMIN, A. L. H. (Guatemala), 6

DY, F., 354, 355 Eau, approvisionnement, 30, 46 -47, 57, 68, 75, 99 -100, 108, 182, 188, 324, 337, 346, 349, 413 -426 fluoruration, 338 pollution, 68, 324 Voir aussi Déchets, élimination ECOBESCO, N. (Roumanie), 13

FELDMANN, H. (Association internationale de Psychiatrie infan-

tile et des Professions affiliées), 18 FELKAI, D. (Hongrie), 7, 36, 274 -275, 311, 401 -402 FERNÁNDEZ GARCÍA, J. (Fédération mondiale des Associations

pour les Nations Unies), 19 FERNÁNDEZ SOTO, A. (Costa Rica), 4, 180 -182 FERREIRA, M. J. (Brésil), Rapporteur de la Commission du Pro-

Ecoles et facultés de médecine, 48, 69, 73, 142, 167, 179, 335, 342, 343, 348 Voir aussi Enseignement médical Edition et documentation, 329 -330 Education sanitaire, 43, 104 -105, 291 EFFENDI RAMADLAN, M. (Indonésie), 7, 250 -251, 326, 343 -344, 420 -421

gramme et du Budget, 2, 21, 132, 136 -137, 151, 152, 203, 204, 209, 228, 245, 254, 266, 267, 279 -280, 296, 301, 313, 323, 325, 330, 341, 344, 355, 363, 374 -375, 388, 395, 413, 417, 424, 430, 440, 507 FERREIRA DA SILVA, J. (Portugal), 11

ELoM, N. E. (Cameroun), 3, 110 -111, 236, 328, 335

El Salvador, 199, 328, 337, 341 ENGEL, A. (Suède), 14, 102 -103, 132 -133, 272, 308 -309, 316 Enseignement et formation professionnelle, 29, 49, 69, 75, 124, 167, 168, 324 -329

FERVEL, J. (Union internationale pour l'Education sanitaire), 20 Fièvre aphteuse, 337 Fièvre jaune, 99, 170, 337 Voir aussi Aedes aegypti Filariose, 108 -109, 342, 343 FILIPINETTI, G. -J. (Saint- Marin), 17

Finlande, 373 FISCHER, R. (Société internationale de Transfusion sanguine), 20

Régions, africaine, 171, 331, 335, 336 Amériques, 55, 338

FISE, voir Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FLEURY, C. (Suisse), 14, 278

INDEX

519

FOGARTY, J. E. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 130 -131

Fondation Darling, remise de la Médaille et du Prix, 144 -151 Fondation Dr A. T. Shousha, création, 187, 478 -479 Fondation Léon Bernard, attribution du Prix, 91 -98 Fondations pour la santé mondiale, 477 -478 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 329, 340, 360, 444 Fonds d'Aide et de Coopération, 171, 245, 295 Fonds de roulement, 456 -457, 469, 473

GODBER, Sir George (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 13, 167 -169, 221, 222, 224, 225, 266, 278, 281, 298, 311, 314, 378, 411, 412 ,418, 424, 427, 428, 501, 502 GODDARD, J. L. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 308 GOKANA, S. -P. (Congo, Brazzaville), 3, 37, 190 -192 GÓMEZ CRESPO, G. (Agence internationale de l'Energie atomique), 18, 321, 322, 439

Fonds de roulement des ventes, 444, 468 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, 124, 271, 324, 452, 457 -460, 461 -465, 476

GONIK, A. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 19 GONZÁLEZ, C. L. (Venezuela; aussi Président général des discussions techniques), 16, 44, 153 -156, 219, 223, 241 -242, 260, 273, 287, 298, 313, 314, 356 -357 GoossENS, J. F. (Belgique), 2, 257, 263, 280, 304, 320, 383, 438 GOUGH, B. C. (Etats -Unis d'Amérique), 5 GRACHT, E. VAN DER (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 19

Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), 63, 74, 85, 158, 162, 186, 196, 439, 440 assistance, 69, 70, 72, 84, 86, 111, 115, 117, 122, 126, 159, 165, 178, 183, 191, 199, 339, 350, 351, 362 -363 assainissement, 65, 188, 415, 416, 421, 423 enseignement et formation professionnelle, 55, 82, 117, 136, 171, 179, 188, 328, 329

Groupes scientifiques, détection internationale des réactions fâcheuses aux médicaments, 307, 313 méthodes de contrôle de la toxicité tératogène, 402 reproduction humaine, aspects divers, 363 -364, 371, 373, 376 résistance des parasites du paludisme aux médicaments, 230 Groupes scientifiques, publication des rapports, 168 GUADEY, H. (Ethiopie), 5, 248 GUIDEVAUX, Madeleine (France), 6 GUIDOTTI, E. (Italie), 8 Guinée, 424, 493 GUNARATNE, V. T. Herat (Ceylan), 3, 107 -110, 462 HACHICHA, T. (Tunisie), 15

maladies transmissibles autres que le paludisme, 55, 64, 68, 86, 108, 109, 141, 164, 170, 179, 184, 294, 295, 296 nutrition, 179 paludisme, 141, 164, 166, 233, 235, 237, 238, 244, 245, 247, 252

protection maternelle et infantile, 70, 72, 79, 109, 188, 198, 379

situation démographique, aspects sanitaires, 363, 367, 368, 371, 376

Fonds du bâtiment du Siège, 444, 476 Fonds européen de Développement, 122, 176 Fonds spécial des Nations Unies, 47, 108, 182, 420, 421, 422, 444, 450, 454 Fournitures et matériel, 330, 455, 473 France, 408 FRANCESCHETTI, A. (Organisation internationale contre le Trachome), 20 GAILLARD, N. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 20

HAFEZI, M. H. (Iran), 7 HAHN, G. (Hongrie), 7 Haïti, 480, 489, 490 HMI BASHIR IsMAIL (Somalie), 13, 116 -117, 133, 295

HAKIMI, A. R. (Afghanistan), 1, 74, 500 HAKIZIMANA, J. (Rwanda), 13, 197 -198 HA Koo YEON (République de Corée), 12, 35 -36 HAMDI, J. A. (Irak), 7, 264, 351, 357 HAMELIN, I. (Conseil international des Infirmières), 19

GALAHOV, E. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 16, 325 -326, 333, 362, 411, 419 -420, 422, 431 GARCÍA ORCOYEN, J. (Espagne), 4, 305 GARCÍA PIÑEm0, O. G. (Argentine), 1, 499 GARCÍA- TEJEDOR, E. -J. (Espagne), 4 GATTA, M. (Tchad), 14

HAMZA, M. (Soudan), 14, 276, 463 HANTCHEF, Z. S. (Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge), 19 HAPPI, J. -C. (Cameroun), 3, 428, 433, 435, 436 HAQUE, M. S. (Pakistan), 11, 133, 171 -172, 213, 220, 223, 224, 239 -240, 257, 265, 274, 283, 286, 294, 301 -302, 305 -306, 308, 317, 324, 325, 328, 335, 343, 349 -350, 372, 397 -398, 410 -411, 417 -418, 424, 428, 433 -434, 435, 441

GAY PRIETO, J. (Ligue internationale des Sociétés dermatologiques), 19 GEE HAHN (République de Corée), 12 GEFFEN, T. J. B. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

HARAN, E. F. (Israël), 7 HARRIS, F. F. (Canada), 3 HASSAN, K. (République -Unie de Tanzanie), 13 Haute -Volta, 176 -177, 294 HAVLASEK, R. (Autriche), 2

du Nord), 13 GEHART, F. (Autriche), 2 GEISENDORF, C. -E. (Union internationale des Architectes), 20 GELINAS, J. (Canada), 3 GEMPERLE, M. (Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes), 19 Génie sanitaire, 338, 344 -345

HEAD, M. (Etats -Unis d'Amérique), 5 HEDENGREN, S. -O. (Suède), 14 HEGNER, A. R. (Suisse), 14, 464

HEINRICI, S. -E. (Suède), 14 HENTSCH, Y. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 19

Hépatite à virus, 346, 347 HERNDL, K. (Autriche), 2 HEYMANS, M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 19 HIJAZI, I. (Jordanie), 8, 277 HUM, Y. J. AL- (Koweït), 8, 448

Gens de mer, problèmes de santé et services sanitaires, 46, 403 -409

GERIC, R. (Yougoslavie), 16, 243, 273, 286, 302, 424, 433 Gestion administrative, études sur, 445 -446 Ghana, 182 -183, 262, 325, 412 -413 GIAUDA, O. (Libye), 9

GILBERT, M. (Ordre de Malte), 17 GILLE, H. (Organisation des Nations Unies), 17 GINTON, S. (Israël), 8

HILL, B. C. (Australie), 1 HoLM, J. (Union internationale contre la Tuberculose), 20

Hongrie, 311, 402 HOOGWATER, A. H. W. (Pays -Bas), 11, 280, 458, 459, 463

GJEBIN, R. (Israël), 7, 234, 293, 310 -311, 325, 351, 399 -400, 406, 418 GLOKPOR, F. G. (Togo), 15

Hôpitaux, administration et planification, 109, 119, 338 HORWITZ, A. (Directeur régional pour les Amériques), 336 -339, 341 -342

520

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II JUNAKOV, M. F. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15

HOTCHKISS, J. M. A. N. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord), 13 HouNSOU, J. (Dahomey), 4 HOUZER, L. (Canada), 3 HOWORKA, E. (Pologne), 11, 300 -301, 372 -373 Hsu, T. C. (Chine), 3, 242 -243, 353 -354, 376 -377, 422 -423 HUIDOBRO, R. (Chili), 3 HUTTRER, C. P. (Etats -Unis d'Amérique), 5

JURICIC, B. (Chili), 3, 54 -56, 272 -273, 288 -289, 341, 369 -370, 421

KABA, J. (Niger), 10 KADAMA, I. S. (Ouganda), 10, 106 -107

Hydatidose, 68, 357, 358 Hygiène de la maternité et de l'enfance, 109, 183, 198, 349, 357, 365, 377 Hygiène dentaire, 323, 338, 346 Hygiène du milieu, 323 Voir aussi Assainissement; Déchets, élimination; Génie

KADEVA HAN (Cambodge), 2, 291, 488 KADI, H. M. EL- (République Arabe Unie), 12, 187, 223, 262 -263, 351, 373 KALFORS, B. (Suède), 14 KAMAL, M. EL- (Algérie), 1, 263 -264, 287, 305, 321, 323, 326 -327, 333

sanitaire; Pollution de l'air et de l'eau; Urbanisation et industrialisation IDIZ, D. (Turquie), 15, 37 IGNATOV, K. (Bulgarie), 2, 111 -113 IJEWERE, G. O. (Nigéria), 10 Ile Maurice, 79, 248

KANAGARATNAM, K. (Singapour), 13

KANDIJAS, M. (Yougoslavie), 16 KANEDA, S. (Japon), 8, 504 KARAGHOLI, W. AL- (Irak), 7 KAREFA -SMART, J. (Sous- Directeur général), 329, 403 -404, 408 -409, 429 -430, 431 -432, 437

KATZKI, K. (Conférence internationale de Service social), 19 KAUL, P. M. (Sous -Directeur général), 228 -230, 252 -253, 258 -260, 266, 267, 295, 296, 307 -308, 312 -313, 314, 395, 396- 397, 402

Iles Maldives, 469 Iles Vierges des Etats -Unis d'Amérique, 340 IMAM, I. Z. E. (République Arabe Unie), 12, 273 -274

IMCO, voir Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime INCAP, voir Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama Incaparina, 337 Inde, 85 -88, 147, 233, 291, 310, 324, 330, 343, 358, 366 -367, 416 -417

KEITA, A. B. (Tchad), 14, 170 -171, 245, 295, 325, 421 KEITA, O. (Guinée), 6, 91, 195 -197, 202, 381, 384, 387 -388, 424, 426, 428, 486 -487, 492 -494, 502 KELLER, R. (Suisse), 14, 118 -119, 132, 202 KELLER, R. VON (République fédérale d'Allemagne), 12 KENNAN, S. P. (Irlande), 7, 377 KENNEDY, D. P. (Nouvelle -Zélande), 10, 207, 310, 323 -324,

Indonésie, 250 -251, 326, 344, 420 -421

Industrialisation, voir Urbanisation et industrialisation Insecticides, recherches et essais, 229, 230, 251, 337, 341

354, 422 Kenya, 295 KIDZA, J. W. S. (Ouganda), 11 KIvITs, M. (Belgique), 2, 232, 437

Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama (INCAP), 182, 341 Institutions spécialisées, coordination des activités, 117 -118, 158,

KLEIN, D. (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité; Organisation internationale contre le Trachome), 18, 20 KLINE, O. L. (Etats -Unis d'Amérique), 5

275, 323, 330, 446 décisions intéressant l'OMS, 438 -440

KocH, A. (Ordre de Malte), 17 KOHLER, F. (Fédération internationale des Hôpitaux), 19 KOLLER, S. (République fédérale d'Allemagne), 12 KOLTZ, R. (Luxembourg), 9 KosovAC, D. (Yougoslavie), 16, 70 -71 KOUTANA, P. (Congo, Brazzaville), 3 KovACEVIe, A. (Yougoslavie), 16, 495 Koweït, 104 -105, 350 KRUISINGA, R. J. H. (Pays -Bas), 11, 293 -294, 303, 347, 388, 407,

questions de programme,

finances, examen par un Comité ad hoc d'experts, 118, 284, 446, 453, 481 -484, 490 -492

Institut latino- américain de Planification économique et sociale, 338

IoAN, S. (Roumanie), 13, 36 -37, 159 -161 Irak, 101 -102, 240, 264, 399, 422 Iran, 89 -90, 237, 274, 290, 351, 416, 424, 430, 473 Israël, 61 -62, 234, 400 IssA, I. (Niger), 10, 82 -83

420, 427, 434 KÜRSTEINER, P. (Suisse), 14 KUYP, E. VAN DER (Pays -Bas), 11, 244-245

Italie, 317 IVANOVA, Lilia (Bulgarie), 2 IVERSEN, T. (Norvège), 10, 273, 384 -385, 462, 474, 501 IzMERov, N. F. (Sous- Directeur général), 390, 394, 413 -415, 423

Laboratoires, 108, 138 Laboratoires et centres de référence, 99, 168, 170, 399, 402 LAGHDAF, B. O. M. (Mauritanie), 9, 113 -114, 408 LANDE, A. (Comité central permanent des Stupéfiants et Organe

de Contrôle des Stupéfiants), 17 JABALA GONZÁLEZ, M. (Espagne), 4 JABER AL- SABAH, N. M. A. AL- (Koweït), 8

Laos, 156 -157, 241, 290 -291, 354 -355, 421

JALLOUL, H. H. (Liban), 8, 241, 256, 272, 290, 304, 314, 325,

LARAQUI, A. (Maroc), 9 LAURENCE YOUNG, A. (Association du Transport aérien inter-

350, 417, 427, 442 Jamaïque, 365, 448 Japon, 355, 379 -380, 413 JAVITS, J. K. (Etats -Unis d'Amérique), 5 JOHNSON, A. (Australie), 1, 308, 393, 401, 408, 410

national), 18 LAYTON, B. D. B. (Canada), 3, 276 -277, 316, 408, 450, 456, 457,

JORDAN, C. H. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 19 Journée mondiale de la Santé (1966), 28, 57, 62, 67, 105, 128, 178 JOURNIAC, H. P. (France), 6 JunD, N. H. S. (Nouvelle -Zélande), 10

459, 464, 468, 472, 475, 479, 488, 490, 504 LEBAR, P. (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), 18 Leishmaniose, 356, 357 LEKIE, R. (République démocratique du Congo), 4, 335 LELIGDOWICZ, A. (Pologne), 11, 295, 347, 433 LE MEITOUR-KAPLUN, A. (Union internationale pour l'Educa-

tion sanitaire), 20

INDEX LENNUYEUx- COMNiiNE, M. (France), 6

521

Lèpre, 164, 178, 189 -190, 342, 343 LE VAN Loi (Viet -Nam), 16 Liban, 241, 290, 325, 350, 417 Libéria, 195 Lisov, A. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 19, 260 Libye, 175, 349, 351 Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge, 66, 259, 260, 440 LINDER, F. E. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 390 -392 LINDGREN, S. A. (Suède), 14 LIPPONEN, E. (Finlande), 5 LISICYN, Ju. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15, 37, 38, 377 -378, 385, 393 -394, 449 -450, 454, 464, 465,

MARTI, C. (Confédération mondiale de Physiothérapie), 19 MARTINEZ, E. J. (Malaisie), 9 MARTÍNEZ, P. D. (Mexique), 10, 221, 382, 388, 435, 500 MARTORANA, F. (Italie), 8

MASSENHOVE, G. VAN (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 19 MASUMBUKO, P. (Burundi), 2 MATA GOROSTIZAGA, E. DE LA (Espagne), 4

Matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseigne-

ment médical, fonds de roulement, 124, 271, 324, 452, 457 -460, 461 -465, 476 MATOKA, P. W. (Zambie), 16, 142 -144

Maurice, île, 79, 248 Mauritanie, 113 -114 MAVROULIDES, E. (Grèce), 6 MAYSTRE, J. (Association médicale mondiale), 19

474, 477, 479, 484, 497, 504 LISTON, J. M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 13 Liu, T. -C. (Chine), 3 Liu, Y. -H. (Chine), 3 LOBO DA COSTA, A. (Portugal), 12 LoFRUSCIO, D. F. (Paraguay), 11, 63 -65, 238

LOMBARD, C. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 19 LÓPEZ -CALLEJAS, M. (Honduras), 6

LÓPEZ -HERRARTE, E. (Banque internationale pour la Reconstruc-

tion et le Développement), 18 LÓPEZ ORTEGA, M. A. (Mexique), 10

LUKER, N. G. (Organisation des Nations Unies), 17, 439 LUKOSE, K. P. (Inde), 7 LuNsINGH MEUER, A. F. W. (Pays -Bas), 11, 484 MCCALLUM, M. G. (Canada), 3 MGNuLTY, J. (Canada), 3 MACÚCH, P. (Tchécoslovaquie), Vice -Président de la Commission du Programme et du Budget, 14, 21, 228, 306, 314, 317 -318, 319, 320, 404, 507 Madagascar, 161 -162, 248 MADANY, M. I. (Algérie), 1 MAGALÉ, A. D. (République Centrafricaine), 12, 188 -190, 243, 295, 327 MAGARIÑOS DE MELLO, M. J. (Uruguay), 16

Médecine du travail, 55, 112 Médecine préventive, 112, 327, 328, 329, 344 Médecine sociale, 327, 328 Médicaments, système international de détection des réactions fâcheuses, 42, 45, 76, 102, 270, 306 -314, 356 Voir aussi Préparations pharmaceutiques Méditerranée orientale, Bureau régional, emploi de la langue arabe, 101, 142, 166, 350, 351, 352, 448 Méditerranée orientale, Comité régional, 101 Méditerranée orientale, Région, 347 -352 MEILLON, J. (France), 6

Membres de l'OMS, 32, 54, 444 inactifs, 444, 456 Voir aussi Organisation mondiale de la Santé, universalité MERRILL, M. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 370 -371, 381, 385 -386, 389, 415 -416, 424 MESELLATI, K. EL (Libye), 9 MESSERLI, P. -A. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 19 MÉTALL, R. A. (Organisation internationale du Travail), 18 Mexique, 340, 382 MICHEL, R. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5 MIGUES BARÓN, C. (Uruguay), 16, 138 -140 MIYAR, J. M. (Cuba), 4, 35, 172 -175, 248, 328 -329 Mongolie, 127 MONTALVAN CORNEJO, J. A. (Equateur), 4, 153, 162 -165, 205206, 210 -213, 242, 254, 265 -266, 274, 329, 340, 383, 388, 401, 412, 427, 436, 437 MORET, P. (Société internationale de Cardiologie), 20 MoRF, R. (Union internationale de Chimie pure et appliquée), 20 MORK, T. (Norvège), 10, 304

MAHFUZ Au, S. (Pakistan), 11, 450, 458, 462 MAHNEKE, A. (Danemark), 4 MAIGA, H. (Mali), 9, 487 MAKAME, H. (République -Unie de Tanzanie), 13, 69 -70, 221 Maladies cardio -vasculaires, 59, 62, 69, 120, 305, 319 -320, 323,

347, 350 Maladies diarrhéiques, 100, 337, 415 Maladies intestinales, cours, Budapest, 54 Maladies mentales, voir Santé mentale Maladies parasitaires, 334 Maladies quarantenaires, 52 Maladies transmissibles, 127, 314 -315, 345, 369 Maladies vénériennes, 347, 405, 407 Malaisie, 105 -106, 353, 354 Malawi, 52 -53 Maldives, îles, 469 MALHAS, H. (Arabie Saoudite), 1, 199 -200 Mali, 292, 369, 420

Mortalité infantile, 336 -337 MOSBECH, J. (Danemark), 4 MOSER, A. E. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 20

MOUAKHAR, M. (Tunisie), 15

Moustiques, éradication, 233, 253 MTAWALI, C. V. (République -Unie de Tanzanie), 13, 250 MUDALIAR, A. L. (Inde), 7, 386, 450 -451, 463 -464, 498, 504

Malnutrition, voir Nutrition Malte, 347 MANI, C. (Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est), 342 -343, 344

MÜHLBOCK, O. (Union internationale contre le Cancer), 20 MUKIM, M. A. (Arabie Saoudite), 1 MULLER, E. (République Dominicaine), 12 MULLHAUPT, A. A. (Nicaragua), 10, 204 MUNGER, J. -C. (Saint- Marin), 17

MuÑoz, J. J. (Colombie), 3 MUSTAFA, S. M. (Soudan), 14

Manuel de la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès, 390, 392, 393, 394 -395 MARCHENA Y DUJARRIC, E. DE (République Dominicaine), 12 MARINI -BETTOLO, G. B. (Italie), 8

NABULSI, A. (Jordanie), Président de la Commission du Programme et du Budget, 8, 21, 40, 223, 226, 227, 228, 231, 253, 258, 266, 288, 323, 356, 381 -382, 416, 424, 426, 427, 442, 507

Maroc, 197, 344, 346 MARQUET, J. -C. (Monaco), 10

MARSHALL, P. H. R. (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et

d'Irlande du Nord), 13

NABULSI, N. (Ligue des Etats arabes), 18 NALUMANGO, M. M. (Zambie), 16

522

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II

NAYAR, Sushila (Inde), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 7, 21, 85 -88, 152, 153, 156, 224, 233, 254, 304, 317, 319, 322, 336, 343, 357, 362, 365 -367, 381, 506 NCHINDA, T. C. (Cameroun), 3, 380, 441 N'DIA, K. B. (Côte d'Ivoire), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 4, 21, 123 -126, 133, 187, 200, 221, 226, 257, 373, 504, 506 NDIKUMANA, P. (Burundi), 2 Népal, 72 -73

Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), 88, 282, 284, 326, 329, 381, 419, 435 Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (IMCO), 403, 404 Organisation internationale du Travail (OIT), 46, 321, 357, 403, 404, 405, 406, 408, 409, 438, 439 Organisation météorologique mondiale (OMM), 321, 324

Organisation mondiale de la Santé, universalité, 32, 35, 54, 97 -98, 112, 174 -175, 246, 444 Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), 64, 65, 99, 111, 137, 140, 158, 159, 163, 164, 165, 174, 199, 205, 244, 247, 248, 262, 337, 340, 341, 401, 415, 418, 420, 421, 444 Organisations non gouvernementales, relations avec, 47 Ouganda, 107 OULD BAH, A. (Mauritanie), 9

Néphropathie endémique, 315 NESSI, S. (Comité international de la Croix -Rouge), 19 NGOMA, J. C. C. P. (Zambie), 16, 503 NGOUBOU, B. (Gabon), 6 NGUYEN BA KHA (Viet -Nam), 16, 184 -185

NGUYEN VAN THIEU (Viet -Nam), 16

NIELSEN, F. (Danemark), Vice -Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 4, 21, 505 Niger, 82 -83 Nigeria, 177 -180, 261, 336, 434 NINDORERA, J. (Burundi), 2 NISIBORI, M. (Japon), 8, 34 Nomenclature, Règlement de l'OMS, 390, 391, 393, 402 NouEL- GÓMEZ, Consuelo (Venezuela), 16 Nouvelle -Zélande, 310 NOVGORODCEV, G. A. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15, 246 -247, 249, 253 -254, 258, 267, 280 -281, 286

Pacifique occidental, Comité régional, 115 Pacifique occidental, Directeur régional, 116, 354, 355, 356 Pacifique occidental, Région, 352 -356 PAHLSSON, I. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 19 PAILLARD, H. (Confédération internationale des Sages- Femmes), 19

NOZARI, A. (Iran), 7, 237, 351, 357 Nutrition, 79, 120, 174, 179, 322 -323, 337 -338, 340, 346, 347 O'CONNOR, B. (Etats -Unis d'Amérique), 5

Pakistan, 171 -172, 239 -240, 274, 283, 294, 308, 325, 350, 372, 397 -398, 410, 417 -418, 428, 434, 435 PALTHEY, G. (Organisation des Nations Unies), 17 Paludisme, 41, 50, 51 -52, 57, 62, 68, 77, 99, 124, 126, 137, 157, 160, 166 -167, 228 -248, 249 -258, 264 -267, 419

Office de la Recherche scientifique et technique outre -mer (ORSTOM), 190

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA), 359 -360, 367, 484 -485

attestation de l'éradication, 228, 230, 235, 242, 339 centres internationaux de préparation à l'éradication, 70, 189, 230, 243, 355 chimiothérapie, 229, 230, 232, 234 -235, 236 coordination des activités entre les pays, 236, 241, 245, 255 évaluation du programme d'éradication, 231, 239, 246 -247, 249 -250, 253 -255

OJALÁ, A. P. (Finlande), 5, 474 OLGÚIN, V. V. (Argentine), 1, 27 -31, 38 -39, 157 -159, 227, 237238, 255, 266, 276, 301, 312, 327 -328, 339, 380, 386, 388, 411, 418 -419, 431, 441 -442 Onchocercose, 110, 190, 340, 496 Ordinateur électronique, 445, 446, 448, 449, 450, 451, 454 Ordre du jour, 23 -26, 222 adoption, 43 -44 points supplémentaires, 44, 132, 151, 223, 224 répartition des points, 43 -44, 132, 151, 219

financement et coût des programmes, 231, 236, 252 insecticides, 229, 230, 251

intégration des services d'éradication dans les services de santé publique, 229, 234, 238, 242, 342 pré -éradication, 229, 236, 335 recherches, 230, 232, 240, 242, 243, 248, 252 -253 Régions, africaine, 69 -70, 114, 178, 195, 229, 231, 252, 331,

Organe de Contrôle des Stupéfiants, 395 Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), 170, 176 Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte

contre les Grandes Endémies dans les pays d'Afrique centrale (OCCGEAC), 111, 192 Organisation de l'Unité africaine (OUA), 122, 332 -334, 492, 494, 499, 503

Organisation des Etats américains, 205 Organisation des Nations Unies, 156, 158, 196, 275, 292, 323, 332, 410, 450, 453, 454, 471, 474, 494, 497, 499, 500, 501 allocution du Secrétaire général, 56 -58

335, 336, 496 Amériques, 231, 237 -238, 337 Asie du Sud -Est, 246 Méditerranée orientale, 166, 237, 350 Pacifique occidental, 123, 353, 354, 355 réintroduction, 230, 237, 245 zones difficiles, 229, 230, 233, 235, 239, 243, 247 Voir aussi Comité d'experts du Paludisme PAPOULIAS, G. (Grèce), 6 Paraguay, 63 -65, 238 PARAVISINI, J. (République Centrafricaine), 12 PARDO, A. G. (Philippines), 11, 355 PARK, R. (Malawi), 9 PASTORIZA NERET, F. (République Dominicaine), 12 PATRY, R. (Fédération internationale des Collèges de Chirurgie), 19

Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'ONU et des institutions spécialisées, 118, 284, 446, 453, 481 -484, 490 -492

Pays -Bas, 244, 344, 407

Peace Corps, 52, 53 PE KYIN, (Birmanie), 2 Pèlerinage de La Mecque, 141, 199, 349 PELLETIER, M. R. (Canada), 3 Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants au Comité, 486 PEREDA CHÁVEZ, R. (Cuba), 4

Congrès mondial de la Population, deuxième, 363, 376 décisions intéressant l'OMS, questions administratives, budgétaires et financières, 481 -484, 490 -492 questions de programme, 438 -440

Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 63, 68, 88, 126, 179, 259, 321, 322, 347, 381, 415, 439, 497

PERERA, P. A. D. (Ceylan), 3, 214,,238 -239, 274, 312 PÉREZ GALLARDO, F. (Espagne), 4

INDEX

523

Pérou, 51 -52, 274 PERRET, J. -P. (Suisse), 14, 311 -312

QUENUM, A. (Directeur régional pour l'Afrique), 331 -332, 336 QUINTEROS, J. (Bolivie), 2

Personnel auxiliaire, formation, 48 -49, 72, 117, 328, 342

Personnel de l'OMS, 119, 183 -184, 273, 342 répartition géographique, 445, 449, 454 traitements et indemnités, 451, 452, 454, 467 Personnel supérieur, formation, 330 PESONEN, N. (Finlande), 5, 315, 316, 318 -319, 326, 373 -374, 458 PETERSEN, I. (Confédération mondiale de Physiothérapie), 19

QUINTON, J. G. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 13, 461 -462, 473, 483 QUIRÓS, C. (Pérou), 11, 51 -52, 249 -250, 321

PETROVSKIJ, B. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15, 76 -78 PFEFFERMANN, H. (Conseil de l'Europe), 18 PFIRTER, A. (Comité international de la Croix- Rouge), 19

Radiations, protection contre, 88, 207 -208, 320 -322, 357 -358, 438, 439 Radiologie, centre régional de formation de techniciens, Bagdad, 101

RAE, S. F. (Canada), 3 Rage, 139 RAKOTOMAVO, P. (Madagascar), 9 RAMSAY, J. D. (Canada), 3

Pharmacopée internationale, 397, 400, 402 Philippines, 315, 355 PHILLIPS, N. H. (Ligue des Sociétés de la Croix- Rouge), 19 PHONG -AKSARA, S. (Thaïlande), 14 Pian, 84, 179, 291, 455 PIDDINGTON, K. W. (Nouvelle- Zélande), 10

RAMZI, M. N. (Syrie), 14, 351 RANDRIANARISON, C. V. (Madagascar), 9 RANTANEN, P. (Finlande), 5 RAO, K. N. (Inde), 7, 227, 264 -265, 275 -276, 291, 310, 324, 328,

Plan de Colombo, 354 Planification des activités de l'OMS, 157, 160, 446, 449, 450, 452 Planification familiale, 79 -80, 100, 115, 120, 168 -169, 439

330, 416 -417, 431, 434, 442, 458 Rapport annuel du Directeur général pour 1965, 29, 43, 47 -50, 51 -56, 58 -73, 73 -90, 98 -113, 113 -129, 135 -144, 156 -186, 187 -200

Voir aussi Situation démographique mondiale, aspects sanitaires Planification sanitaire nationale, 28, 48, 49, 51, 55, 77, 85, 104, 107, 121 -122, 324, 391 -392, 446

Régions, africaine, 82, 83, 188, 191 Amériques, 54, 338, 339, 341 Méditerranée orientale, 105, 175, 347 Pacifique occidental, 115, 352 PLEVA, A. (Tchécoslovaquie), 14, 271 -272, 484, 500 PLOJHAR, J. (Tchécoslovaquie), 14, 33, 59 -61, 215

Rapport financier, exercice 1965, 126, 455 -456, 468 RAIKOVÁ, Helena (Tchécoslovaquie), 14 Réadaptation, 317 -319 Recettes occasionnelles, 270, 444, 454 -455, 458, 466, 468 -469 Recherche médicale, 50, 59, 78, 87, 103, 118, 141, 285, 306, 343,

344, 446, 454 Voir aussi Centre international de Recherche sur le Cancer;

Comité consultatif OMS de la Recherche médicale; Epidémiologie et science de la communication REED, M. (Norvège), 10 REED, M. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 13 REFSHAUGE, Sir William (Australie), Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 1, 21,

Pollution de l'air et de l'eau, 55, 62, 68, 100, 323, 324 Pologne, 118, 344, 372 -373 PoPESCO, M. (Roumanie), 13 POPOVICI, C. (Roumanie), 13, 282 -283, 464, 483

Population, voir Situation démographique mondiale, aspects sanitaires

40, 152, 282, 443, 457, 460, 461, 464, 465, 467, 469, 472, 474, 475, 484, 486, 487, 488, 491 -492, 502 -503, 504, 507, 509

Porto Rico, 340 Portugal, 121, 169, 202 -206, 295, 333, 334, 486 -487, 492 -503 PRADHAN, B. B. (Népal), 10, 71 -73, 343

Préparations pharmaceutiques, contrôle de la qualité, 46, 140, 313, 351, 396 -403

dénominations communes internationales, 45 Voir aussi Médicaments

REGAMEY, R. H. (Association internationale des Sociétés de Microbiologie), 18 Règlement de Nomenclature de l'OMS, 390, 391, 393, 402 Règlement du Personnel, amendements, 45 -46 Règlement financier, 455, 456, 474 Règlement sanitaire international, 101, 142, 167, 194, 314, 315, 349, 351 REGOES, J. (Hongrie), 7 RENTRE -FINK, Barbara VON (République fédérale d'Allemagne), 12

Président de la Dix- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, 21 discours, 40-43 élection, 39 Voir aussi SAUTER, A. PRESTON, S. G. (Australie), 1

Répertoire mondial des écoles de médecine, 432, 434

Reproduction humaine, groupes scientifiques de recherches sur les divers aspects, 363 -364, 371, 373, 376 République Arabe Unie, 140 -142, 233, 262 -263, 351, 373 République Centrafricaine, 188 -190, 243, 295, 327, 374 République de Corée, 115 -116, 353 République démocratique allemande, 35, 118, 121, 159 République démocratique du Congo, 137 -138, 264, 335, 336, 444 République Dominicaine, 111, 247, 420, 456 République fédérale d'Allemagne, 75 -76, 309 République populaire de Chine, 32, 33, 121 République populaire démocratique de Corée, 121, 159 République -Unie de Tanzanie, 69 -70, 250

Programme alimentaire mondial, ONU /FAO, 259 Programme des Nations Unies pour le Développement, 30, 47, 55, 158, 159, 284, 338, 349, 402, 414, 415, 438, 461, 464, 468, 482

Programme élargi d'assistance technique, 47, 117, 165, 415, 444

Programme et budget, mode de présentation, 361 -363, 481 -484, 490 -492

pour 1967, examen et approbation, 46, 296 -323, 323 -361, 475 -477

procédure d'examen à l'Assemblée de la Santé, 475 Voir aussi Budget Protection et promotion de la santé, 315 -323 Protection maternelle et infantile, voir Hygiène de la maternité

Résolution portant ouverture de crédits, pour 1966, 466 pour 1967, 360 -361, 475, 476 -477 RETrIE, J. (Fédération internationale pour le Planning familial), 19, 364 -365

et de l'enfance PuDJOSUBROro, J. P. (Indonésie), 7

Réunion, 248 RIDEOUT, M. (Canada), 3, 309 RIEDMATTEN, H. -M. DE (Saint- Siège), 17

524

DIX -NEUVIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE II SIDI- MOUSSA, M. (Algérie), 1

RILLIET, B. M. (Fédération internationale du Diabète), 19

Rrou, N. (Mauritanie), 9 RIVET, J. R. (Organisation météorologique mondiale), 18 ROFFEY, H. N. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

Siège de l'OMS, bâtiment, 47, 444- 445, 448 -449, 450, 451, 452, 453 -454, 479 -480, 487 -488, 503

du Nord), 13 ROGERS WRIGHT, C. B. (Sierra Leone), 13, 83 -84 ROLDÓS GARCés, A. (Equateur), Vice -Président de l'Assemblée

de la Santé, 4, 21, 506 ROSE, W. A. (Trinité et Tobago), 15 Rougeole, 179, 183, 337 ROUHANI, M. (Iran), 7, 460, 478, 504 Roumanie, 147, 160, 234, 312, 315, 326, 405, 412, 422 Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, 168, 274, 311, 378, 407, 411, 477 RUFFIEUX, A. (Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève), 31 RWAKIHEMBO, U. K. (Ouganda), 11 Rwanda, 197 -198 RYAN, M. (Australie), 2 SAAKWA -MANTE, K. (Ghana), 6

inauguration, 56 SIEGEL, M. P. (Sous- Directeur général), Secrétaire de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 21, 270 -27], 287, 444 -447, 452 -454, 455, 456, 458, 459, 460, 466, 467, 468, 469, 471, 472, 473, 474, 475, 476, 477, 478, 479, 480, 481, 483, 484, 485, 486, 487, 488, 489, 490, 491, 502, 503 Sierra Leone, 83 -84 SIGURDSSON, S. (Islande), 7, 316, 319 Singapour, 66 -67, 353, 469 SIRMAN, M. (Turquie), 15 Situation démographique mondiale, aspects sanitaires, 57, 270, 338 -339, 363 -367, 367 -389

Voir aussi Planification familiale Situation financière de l'OMS, examen, 443 -451, 451 -455

Situation sanitaire dans le monde, troisième rapport, 47, 48, 49, 50, 71, 79, 110, 429 -432 SJdsTRtiM, A. (Suède), 14 Soins infirmiers, 82, 119, 142, 183, 189, 338, 342, 344, 348 -349, 350, 351, 496 Soins médicaux, 30, 338, 351 -352

SAEI, M. A. (Syrie), 14 Sainte -Lucie, 340 SAITO, Y. (Japon), 8, 214 -215, 221, 283, 355, 413, 441 SALDANHA DA GAMA VAN ZELLER, Maria Luisa DE (Portugal), 11

Santé du Monde, 67 Santé mentale, 318, 347 Santé publique, administration, 352 formation, 112, 126, 137, 194, 327 -328, 344, 348, 353, 431

SOLESBY, T. A. H. (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord), 13 Somalie, 117, 295, 350, 401, 434 Sow, C. (Mali), 9, 203, 292 -293, 321, 368 -369, 381, 412, 413, 420, 424, 426, 428, 502 SPAANDER, J. (Pays -Bas), 11, 319, 322 -323, 438

Voir aussi Services de santé publique Santé rurale, 101 -102, 178, 335 Santé scolaire, 69, 343 SANTIAGO LÓPEZ, E. DE (Mexique), 10 SANTOS GARCIA, L. A. DOS (Portugal), 12

SPICER, C. C. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

du Nord), 13 SPINELLI, P. P. (Organisation des Nations Unies), 17 STAMBOLIEV, D. (Bulgarie), 2, 501

SAUTER, A. (Suisse), Président de l'Assemblée de la Santé; Président du Bureau de l'Assemblée, 14, 21, 39, 40 -43, 56, 58, 92 -94, 134, 144 -146, 151, 151 -152, 201, 203, 204, 206207, 208, 209, 215 -217, 219, 220, 221, 227, 506 SAYCOCIE, K. (Laos), 8, 156 -157, 241, 290 -291, 354 -355, 421 SAVED, M. EL (Syrie), 14 SCHALU, J. (Pays -Bas), 11 SCHINDL, K. (Autriche), 2, 128 -129, 245 -246, 283, 308, 318, 385 SCHÓNFELD, P. (République fédérale d'Allemagne), 12

Statistiques démographiques et sanitaires, 49, 126, 338, 350, 392, 394, 429 -430, 446, 454 thème des discussions techniques, 88, 107, 153 -156, 391 Statistiques hospitalières, 393 STEPHENS, P. R. (Zambie), 16 STEWART, W. H. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 98 -101, 280 STILON DE PIRo, M. (Organisation internationale du Travail, 18 STRALAU, J. (République fédérale d'Allemagne), 12, 280, 463, 474

SCH6NHOLZER, G. (Fédération internationale de Médecine sportive), 19 Scuou, C. (Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes), 18 SCHRIEMISIER, H. (Pays -Bas), 11

Stupéfiants, Convention unique de 1961, 102, 395 -396 SUBHAMANI, B. (Thaïlande), 15 Suède, 102 -103, 274, 406

Suisse, 119, 477 Surinam, 244 -245 SUVARNASARA, B. (Thaïlande), 14

SCHWARZHAUPT, Elizabeth (République fédérale d'Allemagne), 12, 75 -76 SCORZELLI, A. (Brésil), 2, 261 -262, 382 -383, 388, 398 -399, 498 SEIGNORET, E. (Trinité et Tobago), 15 SELLAMI -MESLEM, C. (Algérie), 1

Syrie, 166 -167, 328, 351, 385 SZABLEWSKI, K. (Pologne), 11 SzABÓ, Z. (Hongrie), 7, 53 -54

SENAULT, R. (France), 6, 301, 327, 345, 401, 408, 431, 441 Sénégal, 169 -170, 279, 295, 379, 436, 493 SERGIEV, P. G. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15, 145 -146, 148 -151

SZAPPANYOS, G. (Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes), 19 SZMITKOWSKI, T. (Saint -Siège), 17

TABA, A. H. (Directeur régional pour la Méditerranée orientale), 347 -349, 352

Services administratifs, 449, 450, 452 -453, 475, 476 Services de santé publique, 72, 108, 112, 114, 142, 165, 178, 197

Voir aussi Planification sanitaire nationale; Santé publique, administration; Santé rurale SEWERING, H. J. (République fédérale d'Allemagne), 12 SHAHGHOLI, M. (Iran), 7, 89 -90, 290

Tableaux d'experts, 44 pharmacopée internationale et préparations pharmaceutiques, 45

Tanzanie, République -Unie de, 69 -70, 250 TARCICI, A. (Yémen), 16, 351, 485, 497 TATEBAYASHI, N. (Japon), 8, 379 -380, 464, 488

SHARIF, M. (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient), 17, 359 -360

SHOUKRY, M. A. (République Arabe Unie), 12, 140 -142, 233 SIDERIUS, P. (Pays -Bas), 11, 397

Tchad, 171, 245, 295, 325, 421 Tchécoslovaquie, 59 -61, 263, 309, 344, 398, 431 TEELOCK, B. (Ile Maurice), 17, 248 TESAURO, G. (Association internationale de la Fertilité), 18

INDEX

sis

Thaïlande, 342 THEIN AUNG (Birmanie), 2

Venezuela, 241 -242, 260, 401

THORP, W. G. (Nouvelle- Zélande), 10, 460, 485, 504 THORS, J. (Islande), 7 TITKOW, W. (Pologne), 11, 117 -118 TJONN, H. H. (Norvège), 10, 316, 319, 404 -405 TOLEDO, R. (Malte), 9, 347 TOTTIE, M. (Suède), 14, 372, 398, 406 Traitement de l'information, 445, 446, 448, 449, 450, 451, 454 Traitements et indemnités, 451, 452, 454, 467 TREISH, A. (Libye), 9, 351 -352

Vice -Présidents de la Dix -Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, 21 élection, 39 Vierges, îles, (Etats -Unis d'Amérique), 340 Viet -Nam, 32, 35, 54, 71, 76, 81 -82, 98 -99, 112, 118, 121, 128, 159, 175, 184 -185, 192 VIGNES, C. -H. (Service juridique), Secrétaire de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 21, 387 VISSEUR, P. A. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 19 VOLUTER DE LORIOL, Renée (Association internationale des Femmes Médecins), 18

Tréponématoses, 189 Trinité et Tobago, 339 -340, 341, 434 TSEGH>, Y. (Ethiopie), 5

VONCKEN, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 18 VOSSHENRICH, H. (République fédérale d'Allemagne), 12 VOUEL, R. (Luxembourg), 9 Voyages, normes applicables, 471 -472 VUKMANOVIá, Z`. (Yougoslavie), 16

TSHISHIMBI, M. (République démocratique du Congo), 4, 137 -138, 264, 265

Tuberculose, 59, 112, 126, 314, 346 Régions, africaine, 178, 190, 197 -198 Amériques, 55, 337 Asie du Sud -Est, 108, 127, 342, 343 Méditerranée orientale, 68, 104 Pacifique occidental, 115, 123, 353 Tunisie, 235, 289, 350, 371 TURBANSKI, S. (Pologne), 11, 37, 278 -279, 452, 472, 499 Turquie, 193 -194, 243 -244, 294, 326, 344, 421, 431

WACHOB, J. R. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 455, 458 -459,

UNESCO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture Union des Républiques socialistes soviétiques, 148 -150, 309, 377 -378, 406, 431

Union internationale contre le Cancer, 67 UNRWA, voir Office de Secours et de Travaux pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient Urbanisation et industrialisation, 62, 304, 324 Uruguay, 139 -140, 480, 489 U THANT (Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies), 56 -58

462 -463, 468, 469, 474 WAHBI, S. AL- (Irak), 7, 279, 286, 362, 386, 408, 411, 422, 434, 435, 442, 450, 458, 459, 462, 467, 471, 474, 478, 479, 482, 491, 498, 502 WAHID, G. A. (Afghanistan), 1, 326, 343 WAKIL, M. EL (Ligue des Etats arabes), 18 WALLOT, J. -M. (République Centrafricaine), 12, 374 WALTER, H. E. (Ile Maurice), 17, 78 -80, 374, 381 WANNOW, M. (République fédérale d'Allemagne), 12 WASSY, M. K. EL (Yémen), 16, 135 -136 WATT, J. (représentant du Conseil exécutif), 17, 443, 455, 457, 465, 466, 471, 475, 476, 478, 479, 481, 488 -489, 491, 504 WATTEVILLE, H. DE (Fédération internationale de Gynécologie

et d'Obstétrique), 19 WEDDERBURN, C. C. (Jamalque), 8, 265, 365

Vaccination et vaccins, choléra et choléra El Tor, 50 variole, 86, 128, 258, 259, 289, 293 VANNUGLI, R. (Italie), 8, 277, 316 -317, 368, 385, 386, 387, 411, 448 -449, 459, 462, 467, 473, 483, 491

WEISS, Vera (Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes), 19 WILLIAMS, C. L. (Etats -Unis d'Amérique), 5, 313, 314, 324, 340 -341, 436

Variole, programme d'éradication, 41, 55, 71, 77, 84, 99, 101, 116, 120, 124, 126, 137, 157, 258 -264, 288 -296, 496 financement, 45, 52, 105, 171 -172, 270, 272, 282, 285 Régions, africaine, 70, 124, 142, 179, 183, 259, 261, 292, 295 Amériques, 164, 337, 340, 342 européenne, 293 Méditerranée orientale, 136 Voir aussi Comité d'experts de la Variole; Compte spécial pour l'éradication de la variole; Vaccination et vaccins VASILJEV, L. JA. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 16, 309 -310, 313, 314, 406 VASSILOPOULOS, V.P. (Chypre), 3, 37 -38, 68 -69, 236 -237, 358, 495

WILLIAMS, H. A. (Etats -Unis d'Amérique), 5 WILLOT, A. (Belgique), 2 WINFUL, E. A. (Ghana), 6, 182 -184 WoNE, I. (Sénégal), Vice -Président de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, 13, 21, 133, 169 -170, 295, 443, 459, 474, 507, 509

YAmoo, M. E. (Libéria), 8, 194 -195 Yémen, 135 -136 YONG NYUK LIN (Singapour), 13, 65 -68

Yougoslavie, 243, 315, 456 YOUN KEUN CIIA (République de Corée), 12, 114 -116

Vecteurs, lutte contre, 233, 253 Voir aussi Aedes aegypti VEJJAJTVA, S. (Thaïlande), 15

VENEDIKTOV, D. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 15, 221, 222, 223, 227, 289 -290, 302 -303, 432433, 436, 438 -439, 440, 441

ZAKARIASSEN, O. R. (Norvège), 10 Zambie, 142 -144 ZEUTHEN, J. H. (Danemark), 4 ZIELINSKI, H. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 19 Zouxm, F. (Tunisie), 15, 103 -104, 333

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения