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Rapport Annuel du Directeur Regional a la Vingt et Unieme Session du Comite Regional, juillet 1970-30 juin 1971

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ORGANISATION MONDIALE DE IA SANTE

BUREAU REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE

RAPPORT ANNUEL

du

DIRECTEUR REGIONAL

a la

VINGT ET UNIEME SESSION DU COMITE REGIONAL

ler juillet 1970 - ;/J juin 1971

EM/RC21/2

TABLE DES MATIER.ES

DJTRODUCTICN • • • • • • • • • • • • • • • • . . . . . . . . . COMITE REnIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE V"rnGTIEME SESSI<N . . . . . . . . . . . . .

PREMIERE PARTIE - APERqtJ GENERAL

I SERVICES C<NSULTATIFS Er TECHNIQUES

1. ENSEIGNEMENT Er FORMATION PROFESSIONNELLE

Enseignement de la medecine Formation du personnel aux.iliaire programme de bourses d'etudes

2. ERADICATICN 00 PALUDISME

Etat d'avancement des campagnes antipaludiques - Evolution generalc ••••.. L'assistance internationale en 19,0 Les problemes •..••• Formation professionnelle Coordination Pronostic

3. MALADIES TRANSMISSIELES

EMjnC21/2 page i

15

19 22 24

27 29 30 33 34 35

Ma.ladies a virus (Eradication de la variole) • 38 Ma.ladies ba.ctericnnes (Cholera - Tuberculose - L9pre ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . • 50 Maladies parasitaires (Schistosomiase - Leishmaniose - Onchocercose) • • • • • , • • • • • • , • , • , • • 57

4. SERVICES DE SANTE PUBLIQUE

Administration de la sante pumlique Hygiene des collectivites et sante rurale Laboratoires de sante publique Soins infirmiers • •••• Education sanitaire ••••.••••• , Hygiene de la materni t e et de l'enfance ••• Sante de la familie • . . . . . • • • • • Pharmacie et f ournitures medical es •••• . StatisUques demographiques . e t sani ta.ires

61 63 66 69 70 72 75 77 79

EM,IRC21/2 page ii

5. PROI'ECTION ET PROMOTION DE LA SANTE

Lutte contre l e cancer Radiations et sante Nutrition •••.• Sante mentale Soins medico- sociaux et readaptation

6. HYGIENE DU r,ITLIEU ET APPROVISICX\J'NEMENT PUBLI C EN EAU •

Lutte contre les vecteurs

7. FCNDS SPECIAL - SERVICE DE COORDINATI ON

II JNF ORMA TION . • •

III ADMINI STRATICN ET FI NANCES

Generalites ..•. Personnel • • . • , . Budget et finances Fournitures et mat er iul medicau,~

DEUXIEME PARTIE - LIS'l'E DF.S PHOJETS

INTRODUCTION . • • •

Afghanistan . Chypre Ethiopie Iran Iraq

. . . . . . . .

Isra~l Jordanie KoHe! t

. . . . . . . . .

Liban ••• Libye •• Pakistan

. . . RDPY (Republique democratique populaire du Yemen) •• Qatar , ••••• Arabie Saoudite . Soma.lie ••.•• Soudan Rcpubliqu e Arabc Syr ienne . 'l\lni s i e • • • • • • • • • •

Republ ic;ue i\r abe Unie • • Republique Arabe du Yemen .

Projets inter- pays

81 83 86 89 91

93

99

100

105

109 110 111 112

114

115 125 127 137 145 152 156 161 163 167 182 197 201 202 207 213 22~

231 239 250

259

ANNEXE - Accords signes cntrc l e l er juillet 1970 et l e 30 juin 1971

I N T R O D U C T I O N

INTRCDUCTICN

En presentant mon dernic:r rapport, j'ai evoq_ue le progres

social et economiqne clans so:1 acception la plus liber21 e , et le Tole pre­

ponderant, de mieux en mieu.x compris par les Gouvernements de la

Region, que joue la s a ntc a cet egard. Cette orientation contribue a elargir les bases des a ctivites sanitaires et fait ressortir I 'importance

d'une bonne planification ct d'une saine ge stion pour le developpemcnt

des serviceo de sante.

Le developpement rapide que connaifrnent de vastes zones de

la Region, tant sur le plan generai qu'au n ·~veau e conomiqnc, modifie

profondement la physionomie du paysage rural. No::-,1bre de zones ru-

rales qui etctient restces longtcmps d_emunies . et coupecs d es sources de

la culture disposent aujourd'hui d'etablissements d' e ns e igne1nent et de scins,

de services sociau:-1: et agricoles, e t de l'eau potable. Maio, en depit de

ces louables ameliorations, la majo:rit6 de la population rurale de la

Region continue a connattre de graves difficultes, tandia que sa sante reste

exposee a des risques qui se retrouvent partout !es m~mes, lies qu'ils

sont, dans une gra:1.de mesure, aux conditions du milieu, aux insuffi-

sances de l'assainissemen'i:, au 1nanque d'hygiene personnclle . Avec

le developpemcnt de la v ie et de l' economie urbaines et ruraies, de nou­

veaux problemcs se posent e t l' on voit se faire jour un nouveau profil

epidemiologique de la maladie . Dans de nombreux pays, les progre s

de l'irrigation e t de la misc e n valeur des sols ont entratne une exten­

sion d e la schistosorniasc et ciu paludisme, ainsi que deo syndromes

d'adaptation, lies a la oedentarination. L'industrialisation et !'urbani­

sation rapides, responsables de nouveaux problemeo sanitaires, tels que

la pollution de l'air et d e l'eau, justifieront par ailleurr, un inter~t accru

pour les que stions de 1ncde cir.e du travail et de sante m entale. Pour

toutes ces raisons, il est neces s aire de mettre en oeuvre un plan et une

EM/RC21/2 page 4

strategie qui associent le plus largernent possible la sante au develop­

pement, l'objectif essentiel etant d'assurer au plus grand n ornbre des

soins medico- sociaux de qualite , et ce en tirant le meilleur partl de

ressources souvent limitecs.

*

Il ne fait guere de doute que !'assistance de l ' OMS n e trou­

vera sa pleine efficacite que si elle est dispensee dans le cadre d'un

plan national de sante corrcctement elabore. A ce sujet, il est en-

courageant de constater que non s eulemcnt les pays de la Region se

dotent en n c mbre croissant de plans de sante integres a leur plan de

developpement s o cio-economique, mais que ce s plans gagnent sans

c e sse en qualite, a mesurc que personnel e ntraine et informations

deviennent disponibl e s en plus grand nombre.

Je suis convaincu qu'un pas immense serait accompli dans

la v o ie d e l' amelioration d e s ae rvices de sante si t ous le s haut s fonction­

naires des rninisteres et d e s services provinciaw:c de la sante, e t si tous

les Directeurs d' et ablissernents sanitaire s, s e penetraient pleinement_ de

la necessite de c o nsacrer du temps e t des travaux d'expertise a l'ame­

lioration et a la modernisation d e leur administration.

J'espere par c onsequent que n c S C d e mentira pas le souci

qu' ont toujours eu le s g ouvernements d' encourag er le s candidats a des

b curses d' etudes a choisir d e s c ours superieurs d' administration d e la

sante publique et d e planification national e sanitaire .

*

La tendance, que j'ai signalee dans m on dernier rapport, et

s el on laquell e on vo it la planification et la c oordination de !'assistance

internationale pour l e developpement prendre une impo rtance de plus en

EM/RCZI/2 page 5

plus marquee, a continue a s'affirmer. Le "Programme des Nations

Unies pour te ·Developpement a mis au point au niveau des pays, des

method.es de programmation qui font appel a la collaboration de tous

les organes du systeme des Nations Unies . Les method es qui permet-

tront a l'OMS de contribuer au mieux de ses capacites a cette entre­

prise sent en cours d' elaboration, sans prejudice du r~le qu' elle doit

jouer aux termes de sa constitution pour aider les pays a developper

leurs services de sante et a coordonner toute I 'assistance mise a la

disposition du programme sanitaire, qu'il. s 1agisse d'apports d'origine

bllaterale ou internationale. Notre participation aux programmes du

Programme des Nations Unies pour le Developpement, du 1-'onds des

Nations Unies pour les Activites demographiques, de la Banque inter­

nationale pour la Reconstruction et le Developpement, et du Programme

Alimentaire Mondial, se developpe, et l' on prevoit que notre association

avec les Commissions economique s des Nations Unies, et en particul.ier

la Commission economique pour l'Afrique, la Commission economique

pour l'Asie et l'Extr~me-Orient, le Bureau des Affaires economiques

et sociales de l'ONU a Beyrouth se renforcera egalement, da.ns le contex­

te des nouvelles formes d 'organisation en vigueur au sein de la famllle

des Nations Unies pour la p rogrammation dans les pays. ll va de

soi que se poursuivra aussi la c ooperation qui nous lie depuis de nom­

breuses annees au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, a l'Crga­

nisation pour l'Alimentation et !'Agriculture, au Bureau international

du Travail, a !'Organisation des Nations Unies pour !'Education,

la Science et la Culture et a l'Agence internatioruile de l'Energie ato-

mique. Cependant, il est a peine besoin de fa.ire rema,rquer que

la sant~ n' obtiendra sa jm3te part des r~ssources supplementaires

qui seront degagees que dans la mesure OU les gouvernementi3

EM/RC21/2 page 6

et, plus particuliereme nt les auto rites sanitaire s, auront pu acc order

a 11 element sanitaire de ces programme s communs la prio:rite qui lui

revle nt.

Comme les annee s precede nte s, l 1C l\Af: c ontinue a attache r

une importance de plus e n plus grande a la. formation professionnelle

du personnel sanitaire, indispensable au developpement des service s d e

sante d e base dans la Region. Les C' ouv e.rneme ids ont clargi ici les

perspectives e t, parallel e m e nt a c elle d e s medecins, ils s'attache nt a developper la formati on du personnel paramedical e t auxiliaire . Une

nouvelle politique a ete adoptee p our faire face a la penurie d e prati­

ciens~ en effet, etant d onne que, dans un certain n ombre de pays de

la Region, . et pendant une generation au m a ins, il ne sera pas p o ssible

de forme r asse z d e mede cins p our a ssume r l e s t~ches qui s ont tradition­

n elleme nt cell e s du corps medical, il conv i ent de revoir ! ' attribution

m~me d e ces Uiche s. En effet, bie n de s travaux r e serves jusqu'ici aux

se'Ul.s medecins p eu vent f o rt bien ~tre c onfies a d e s auxiliaire s, p ourvu

qu'ils a ient r ec;::u une formation approprie e et qu' ils s o ie nt bien diriges.

La creaticn d e s Instituts d e la main-d' oeuv r e d' Ad e n, dans la Republi ­

que democratique p opulaire du Yemen, et de Sana'a, dans la Fepublique

A rabe du Y emen, va dans le oens d e l' introduction d e programmes

c omplets e t coherents qui p e rmettent d ' assure r la f ormation d e s diverse s

categ ories de personnel sanit_aire sans lesquelle s on ne saurait r ep ondre

a la demande croissante d e s e r vices de sante,

En ce qui c once rne 1' e n se ignement de la medecine, j e me

refererai brieveme nt a la Deuxie m e .C onfe rence qui s ' e st reunie a Teheran

en d e c e mbre 1970 p our debattre d·e ce proble me. Un c e rtain n ombre de

que stions t ouchant la formation professi onneile d e s m ede cins y c nt ete

abordee s e n prof ondeur. Les participants s'y sont livres a un examen

EM/RC21/2 page 7

de la situation da-ns la Re'gioh, en insistant plus particulierement sur

des sujets tels que 1' enseignement premedical, la formation des etudiartts ·

en medecine axee sur la collectivite, la place de la medecinc preventive

dans !es programmes de medccine, le s problerre s poses par la planifi­

cation et la creation d e ncuvelles facultes de medecine, l'amenagement

des bibliotheques et la formation des maitrea dans les facultes de medecine.

L'inter~t d'assioes telles que celles-ci reside dans le fait

qu'elles permettent aux enseignants en medecine de la Region de prendre

conscience en commun des problemes essentiels de l' enseignement m~di-.

cal. La c,ommunication entre les facultes de& differen~s pays se trouve

facilitee, le P.ureau regional s' etant efforce de son cote de la promcuvoir

d € diverses manieres, entre autres par la poursuite des programmes

d'echange de professeurs entre les facultes de medc cine de la Region.

*

Les r.cuvernements de la Region ont continue a recevoir une

assistance dano le d omaine de l' enseignement infirmier, en vue de la

formation des diverses categories d' infirmieres, aux niveaux profession-

nel et auxil ia ire. Cr§.ce aux progres de l'enseignement feminin, le

niveau des candidates s' amelio re lentement. On se rend compte un peu

partout de la necessite de reviser pericdiquement leo c onditions d'admis­

sion pour emp~cher que t cutes l e s jeune s filles de valeur ne se dirigent

vers d'autres professiona. En fait, la profession d'infirmiere etant

miewc accepte-e, on voit le nombre des candidateo augmenter regulie­

rement.

Devant la grave penurie d'infirmieres que connait la Regio n,

on s' efforce de faire prendre c onscience aux gouvernements de la neces:­

site de revo ir les perspectives d e Carriere offertes au personnel qualifie.

EM/RC21/2 page 8

D e la sorte, il devrait Mre possible d'invereer la temance qui

semble p ousser ce personnel a chercher des situations a l'etranger.

*

Dans le d c maine d e 1' era dication du paludisme, l e probleme

d e la resistance d es vecteurs aux insecticides c ontinue a rece voir t oute

l'attention qu'il merite , tant d e la part d e s g ouverne ments que de l' CJ,-1:S.

Encore que 'le DDT rcste d e tres l oin !'insecticide le plus employe dans

l e s campagne s a ntipaludiqucs, il e st a p c u pres certain que l' on verra

s'a ffirmcr c onsiderabl e m e nt, au c ours des a nne c s a vcnir, l e recours

a d e n rmveaux types d' insec t icides. Il faut s a is ir quand elle s e pre s e nte

!' occasion de planifie r sur d es base s rea1iste s l e s m e sure s antipaludique s

axee s sur la c olle ctivite, t out en t e nant c ompte d e s eleme nts d e factibilit c

technique, administrative et financier·e, e t je suis h eureux· d e faire obser-

ve r ace sujet qu' on constate une vol onte manifeste d 1amel.io rer lea m e sure s

administratives et operationnelles, mais aussi d e n e p a s r epete r l es erre urs

qui, dans quelque s cas d , 1' on a fait tra tne r en l ongueur l e s op e ration s

de pulverisation, ont prov oque la resistanc e aux ins ecticides. Il importe

d one au plus haut p o int d e s' e ffa rce r d e p a sse r rapidem e nt d e la phase

d 'attaque a la phase d e cons olidation, c e tt e d e rnie r e n' exigeant aucun

inse cticide d' a ucune sorte. Entre -te mps, il c on v ie ndra d' inten s ifie r

l' e mpl oi e t l'etude d e s rne s ures d' a ppoint telles que !'administration de

m edicame nts , l'applicatir.n de larv icides, l a r eduction d e s s ourc e s d'infe c-

tion et le c ontral e biol cgiq u c . Comme j e l'ai d e ja fait obs e r ve r dans

mes pre cede nts r a pports a u C omite , il ser a it urge nt d e m ettre e n place

d e s s e rvices d e sante infinime nt plus d e vel oppes qui, e n d e rnie r r e ssort,

p curraie nt integrc r l e prog ra:inme a ntipaludique et a ssure r la surve illanc e

d c stinee a prevenir la r e introduction du paludisme.

EM/RC21/2 page 9

On peut affirmer que le paludisme, a la fois menace pour

la sante publique et ob stacle au develcppement socio -economique, con­

tinue ~ retenir toute !'attention des responsables, qu'il s'agisse de la

lutte ou de l'eradicaticn. Si les problemes sonf la, la volonte de lee

surmonter est egalement prescnte . Ceci etant, nous continuerons· a apporte r aux gouvernements de la Region toute l'aide que pourrait re_:­

querir la conduitc d e leurs campagne s d'era.dication, pour que .soit pre­

servee la protection remarquable qui est deja assuree au plus grand

nombre.

*

Au cours de la periode envisagee, le chol~ra El Tor a fait

sa reapparition, debordant m~me l' a ire ordina ire de se s ravages pour

toucher l 'Afrique septentrionale, orientale et occidentale, situation qui

a gravement preoccupe l e s r e sponsables de la sante publique des pays

frappes OU menaces par la maladie . La premiere, et aussi' la moins

efficace, des m e sure s preventives auxquelles aie nt songe les autorites

sanitaire s fut la vaccination, et il e n e st haturellement resulte une tres

forte demande de vaccin.

Dano les pays d ot es d'une solide infrastructure de oervlces de

sante d e base et d'hygiene du milieu, et 011 l e s regles d e !'hygiene per­

s onnelle orit ete respe ctees, l e s taux de m orbiditc et, surtout, de morta­

lite sont defueures tres bas e t l'on y est facilerrient venu a bout de la

maladie.

L'experie nce a ~ontre que l' on p ouva it e sperer100·1~ d e

guerisons si lcs malade s etaient immediatement hospitalises et s'ils

recevaie nt le traitement approprie.

Comme les annees precedentes, l e Gouvernement de 1' Arabie

Saoudite et 1 'C1,1S ont attache une grande importa nce au pelerinage de

EH/RC?.1/2 page 10

la Mecquc. . D eux missions d e 1' c 1,1s c ompose e s d' epidemiologistes ,

de bacteriologistes, d e · clinicie ns et d'ingenieurs sanitaires ont ete

envoyees en Arabie Saoudite avant et p e ndant l e pelerinage. J' ai le

plaisir d'annoncer que le pelcrinage d e 1970 a ete declare exempt d e

maladies qua:rantenairc s.

*

Dans l e d omaine d e la nutrition, le rNe fondamental que

j oue une alimentatio n equilibrce p c ur I 'amelio ration d e la sante r ctie nt

de plus en plus 1' atte ntion, tandis que 1' on reconnatt t oujour s davantag e

la necessit e d'une action planifiee et c onc e rtee p our aboutir a une

m e ille ure alimentatio n des p opulations des differe nts pays d e la Region.

M~me si 1' ampleur que r evet la malnutritio n clans l e s differe nt -s pays de

la Region demand e rait a e tre definie plus preciseme nt, il n e fait pas

d e d oute que dans plusieurs pay s les sccteurs l es plus vulnerable s d e

la p opulation souffrc nt de mal adie s d e carence caracterisce s t clles que la

malnutrition protetno -calorique , l e s anemie c, l'av ita mino s e A, l e rachi-

ti s m e e t l e gcitre . r r, on sait bien, na turell em c nt, que ncmbre d e

ces affections p e u vent ~tre el.iminees ou prcvcnucs au m oyen de pro ­

gramme s appropries, gr~ce a l' integration des activites d e nutrition

dans l es service s d e sante d e base .

Commun a b on n ombre d e pays e n vc ie d e developpeme nt

e st le probleme d e l'alime ntation des enfant s e n bas age p e ndant l e

sevrag e . C e tte question est r est ce c onstamment presente a notre

esprit et, dans de n c mbreux pays d e la Region, a vec l'assistance d e

la FAC e t du FISE, l'on s'efforce d e mettre au p oint d e s aliments d e

sevrage riches e n proteines, l e stade d e la production ayant du r e ste

deja etc atte int e n Ethiopie, e n Iran, e n RAU e t e n Tunisie.

EM/RC21 /2 page 11

De n ombreux pays d e la Region ont pris c onsci~nce de . 1 'en­

trave qu~ representait pour leur devel oppcment economique un accrois­

sement demographique trop .el.eve, et ils ont pris des mes~res pour y

faire face. L'CMS , a qui son .rnandat interdit de prornouvoir au de

faire sienne telle au telle politique dernographique, ne manque pas

cependant, lorsqu'on le lui demande, d'apporter s on aide aux Etats

Membres qui veulent mettre en place d es activites d e planning familial

dans le cadre de leurs services de sante.

On accorde la priorite a la formation du personnel de sante

charge du planning familial et a 1' integration de ce dernier dans le s

services generaux d e sante, e t notamment dans les services d'hygiene

de la maternite e t d e 1' enfance. Le Fonds des Nations Unies pour les

activites demographiques a c onsenti un remarquable effort financier pour

apporter une assistance a l' Iran, a 1' Iraq, au Pakistan, a la Republique

Arabe Unie et a la Tunisie, dans le domaine de la formation du personnel,

des services consultatifo et de la recherche.

' Te rs la fin de 1970, un cyclone a exerce ses ravages au

Pakistan oriental, ou il a provoquc de grav.es inondations; des instal­

lations ont ete endomrnagees, · l e s communications ant ete coupees et

des habitations detruites . Il en est resulte d es chiffre s d e mo't'bidite

et de rnortalite catastrophiques, e t il a fallu deplcye r de vastes opera-

tions de secours, en partie avec les moye ns en hommes, en materiel

et en argent qui sont venus de t aus les coins du globe, mais aussi

avec l'aide des institutions specialisecs de l'ONU, y compris le FISE.

L'C}-AS a pris part aux secours, n on seulement e n faisant parvenir ra­

pidement de s fournitures de premiere necessite p our un montant de

US~ 100 000, mais en c oordonnant egalement l 1assistance medicale et

EM/RC21/2 page 12

sanitaire apportee par lea pays amis et par les institutions et organis-

mes benevoles et non gouvernementaux. Je suis o1lr que tous les

Membres partagent les sentiment a de sympathie que j' eprouve pour

tous ceux que cette catastrophe na.turelle a eprouves, et qu' il s se joignent

a moi pour leur souhaiter le prompt retablissement de leur Gante et

de leur prceperite.

Dans not re Region, c' est a deux reprises cette annee, en

Jordanie et au Pakistan, que des evenements ont oblige l 'C'M..S a inter-

rompre s on assistance. En Jordanie, le personnel inte rnational, y

compris les fonctionnaires de 1' OMS, a d1l ~tre provis oirement retire

a l'automne dernier en raison des troubles et, pendant un certain temps,

la livraison des fournitures destinees aux projeto et le recrutement du

personnel et des consultants ont d1l ~tre interrompus. Heureusement,

cette situation n'a pas dure et c'est un fonctionnaire de 1'0MS qui a

ete le premier a rejoindre son p a ste apres l e retour a la normale.

Des mesures assez semblables durent ~tre prises quelques mois plus

tard au Pakistan oriental. La situation etant pre sque normalisee, les

experts de l'OMS sont en train de regagner rapidement l eurs postes

et l'on espere que les fournitures dont l'acheminement a vait ete re­

tarde p-ourront parvenir promptement a destination.

*

Pour finir, je voudrais une fois encore faire part de mes

remerciements et de ma gratitude aux r ou vcrnements d e la P.egion, pour

le precieux et ind efcctible appui que nous a vons toujours trouve aupre s

d'eux pour la planification et la mise en oeu vre du programme d e l 'C Mf,

mns notre Region.

*

EM/RC21/2 page 13

Je concluerai en exprimant tout le plaisir que j'ai a ac­

cueillir le Couvernement d'Oman comme nouveau Membre de l'Orga_:-

nisation mondiale de la Sante et de notre Region. Je suis persuade

que la collaboration se revelera profitable pour les deux parties, et

je me felicite de la cooperation etroite qui_ ne manquera pas de s' ins­

taurer avec le C.ouvernement et lcs autorites sanitaires du Sultanat

d'Oman.

VIN GTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L'OMS

Un grc upe de representants au Sous-Cornice A de la \lingtieme Session du Comite regional de l'OMS, qui s'est tenu a Broummana, Li ban, du 21 au 24 sr:ptembre 1970.

2e CONFERENCE REGIONALE SUR L'ENSEIGNEMENT MEDICAL Problemes et perspectives de l'enseignement medical ont ete passes en revue par plus de 100 doyens des facultc s. de mcdecine, hauts fonctionnai res de la santc et ensei­ gnants de 17 pays, dans le cadre de la Deuxic ­ me Conference regionale sur l'Enseignement de la Medecine, convoquee ,i Teheran du 12 au 19 decembre.

( Ci-dessous) Une seance pkniere dans la Salle de Confe rences du Ministi:re du Travail. ( A droite) Un groupe de participants photograph ic devanc le mass if enneige de l'Elbourz.

Un colloque OMS sur la pla,e de la psy­ ch iatrie dans l'enscignement medica l s·est t e nu /1 Alexandrie du 8 au 15 juillet . ( Photo ) Les participants avec S. E. le Dr Abdou S1llam, Ministre de la Sante publique (RAU) , et S. E. le Dr A.W. El Bo ro llossy, Ministre de la Recherche scientifiquc (RAU) - ~lors Ministre de l'Enseignem =nt superieur,

COMI:TE-REGI,ONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE

VINGTIEME SESSION

EMJRC21/2 page 15

Le Sous-Comite A du Comite regional de la Mediterra.nee orientale

a tenu sa Vingtieme Session a Broumnana, pres Beyrouth, Liban, du 21 au

24 septembre 1970. Le Sous-Comite B ne s'est pas reuni.

Le Sous-Comite A reu:1issait les representa.nts de dix-huit

Eta.ts Membres et de deu..~ Membres associes.

Les Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour le Deve­

loppement, le Fonds ces Nations Unies pour l'Enfa.nce, l'Office de Secours

et de Travau::c des Nations Unies pour l es Refugies de Palestine et l'Orga­

nisation pour l'Alimentation et l'Agriculture etaient egalement represen­

tes, ainsi que quatorze Organisations internationales non gouvernementa­

les, et intergouvernementales.

Le Projet de Programme et de Budget de la Region r,our 1972 a

ete approuve en vue de sa transmission au Di recteur general. Un budget de

roulement d'un montant d'environ US$ 9 098 000 yest prevu, auquel il y

a lieu d'ajouter la contribution du Programme des Nations Unies pour le

Developpement et celle de certains gouvernements aux activites amener

au titre des fonds en dep8t.

Lars du debat auquel a donne lieu le Rapport annuel du Directeur

regional pour la periode allant du ler j ui llet 1969 au 30 juin 1970 , l'im­

portance de l'integrati on de la pla.nification sanitaire dans les plans de

developpement socio.,.economique a ete soulignee, tandis que l'on relevait l'im­

portance de l'evaluation des programmes. Apres avoir constate que la penurie

de personnel technique restait preoccupante, on a exprime l'espoir que ~a

multiplication des facultes de medecine et les possibilites de carriere plus

avantageuses offertes au personnel sani taire de l a Region permettraient

EM/RC21/2 page 16

de r esoudre le probleme de l'"exode des cer veaux11 • L'eradication du palu­

disme est restee pr ioritair e , les programmes demise en valour e t d'irri­

gation ayant aggrave la s i tuation . L' amelioration des laboratoires de

sarite publique, des services phar me.ceutiques , des mesures de protect i on

centre les rayonnements et de la legislation correspondant c a ete estimee

des plus importentes . Des projcts du Fonds special, d ' un montant de plus

de deux mj_llions de dollars pour l esquels l'OMS est l'institution chargee

de l 'cxecution , et comprenant des etudes de factibilite, des prograrrnnes de

formation pr ofessionnelle , des instituts de main-d ' oeuvre , des programmes

d 1hygiene du milieu, et notamment des grands travaux d'approvisionnement

en eau et d 'evacuation des eau.x usees, sont soit en cours soit en prepa ­

ration.

Parrr~ l es autres questi ons envisageos , il faut menti onner l e

cinquieme programme de travail pour une periodc determinee, les indicateurs

financiers a long t erme , lcs pr ogres recents de l a l utte antituberculeuse

dans leurs rapports avec les mesures de lutte appliquees dans l a Region de

la Medit erranee orient a l e , l'enscignement de la medecine, l a necessite de

former des professeurs et le cholera.

"Les principales zoonoses dans la Region de la Mediterranee

orientale11 , tel fut l e sujet des discussiori.s technj que:o. 11 L 'integration

des activi tes d 'hygi ene de l a maternite et de l'enfance et de planning

familial dans les services generaux de sante" et ;'Les services de mede­

cine du travail face aux besoins sanitair es des populations en voi e de

developpement 11 ant ete definitivement retenus comme themes des Discus­

sions t echniques pour 1971 et 1972 , respectivement.

Le Sous-Comite A a confirme sa dec i sion de tenir ses sessions

de 1CJ71 ct 1CJ72 en Tunisie ct en Jordanic, respectivement, et a accepte

l' i nvi tation du Gouvernement syrien a t enir la sessi on de 1973 a Damas.

P R E M I E R E P A R T I E

APERqu GENERAL

I SERVICES CONSULTATlFS ET TECHNIQ.UF.S

1. ENSEIGNEMENT ET FORM\TION PROFESSIONNELLE

EN'SEIGNEMENT DE LA MEDECJNE

EM/RC21(2 page 19

L'un des principaux obstacles a la promotion de la sante est la

penw-ie de personnel medical, infirmier et auxiliaire suffisamment forme.

C'est pourquoi l'assistance, directe et indirecte, aux etablissements

d'enseignement medical a continue a figurer au rang des priorites.

Treize professeurs de l'OMS ont ete affectes aux facultes de

medecine de l'Afghanistan, de l'Ethiopie, de l'Iran, du Pakistan, de la

Syrie et de la Tunisie, tandis que cinq consultants etaient envoyes en

Ethiopie, en Isra~l, en Syrie et au Soudan.

Comme on le lira plus bas, les bourses d'etudes ont represente

une part importante de l'assistance de l'OMS en ma.tiere d'enseignement

medical.

On a livre d'assez importantes quantites de fournitures et de

materiel pedagogique et scientifique, d'ouvrages specialises et de

revues scientifiques.

Dans le cadre du programme d'echange de professeurs des facultes

de medecine de la Region (EMRO 0121), huit professeurs d'Iran, de la

Republique Arabe Unie et du Soudan ont participe a l'enseignement et aux

activites scientifiques de facultes de medecine d'Iran, d'Iraq, de la

Republique Arabe Unie , du Soudan et de 'l\2I'lisie.

Le Seminaire sur la place de la psychiatrie dans l' enseignement

de la medecine, qui s'est tenu a Alexandrie en juillet l<J"(O s'est princi­

palement livre a un examen general de l'enseignement des sciences du com­

portement et de l a psychiatrie dans les facultes de medecine de la Region

EMJnC21/2 page 20

de la Mediterranee orientale. Dans ses conclusions, il a fait uncertain

nombre de recommandations concernant les methodes et le contenu de l'en­

seignement de la psychiatrie et sa place dans les programmes de medecine,

la formation en psychiatrie clinique, la planification du doma.ine de

l'enseignement, et la preparation du personnel enseignant. (n a particu­

lierement insiste sur le r8le de 1 1ornnipraticien pour la sante mentale,

y compris les aspects preventifs.

Le 12 decembre l<]TO, la Deuxieme Conference regionale de l'0m

sur l'Enseignement de la Medecine s'est ouverte a Teheran. Au cours de

la semaine qui a suivi, des representants de toutes les facultes de mede­

cine de la Region et de trois pays voisins, des Ministeres de la Sante,

ainsi que des conseillers speciaux de l'0MS venus de diverses parties du

monde et des observateurs des organisations internationales et de certains

pays, on debattu W1 certain nombre de questions fondamentales t ouchant a l'enseignement de la medecine.

Au cours du debat sur la question principale, qui etait celle

du role joue par les sciences fondamentales dans la formation de l'etu­

diant en medecine, on s'est particulierement attache au probleme du r e­

crutement et de la formation des professeurs de sciences fondamentales,

ainsi qu'a celui des eventuelles etapes de l'integration de l'enseignement.

L'importance de la collectivite commc terrain privilegie de la formation

de l'etudiant, a ete specialement abordee, en m@me temps que l'on discu­

tait de la place qui doit revenir a la medecine sociale et preventive et

a la pediatrie dans l es programmes de medecine de niveau universitaire.

La troisieme grande question inscrite a l'ordre du jour - qui etait celle

de l a creation planif iee des nouvelles facultes de medecine - a permis a la Conference de discuter sur un plan general l es objectifs et les methodes

de l'enseignement de la medecine ainsi que l es normes minimales auxquelles

EM,;nC21/2 page 21

doit obeir toute nouvelle faculte de medecine. Enfin, le dernier sujet

traite a permis d'exposer, et de demontrer par des applications pratiques,

les avantages que peut tirer l'enseignement de la medecine d'une utilisa­

tion judicieuse des techniques audio-visuelles.

En prevision de la Conference, vingt-huit communications ont ete

distribuees a taus les participants. Certaines avaient ete redigees a l'avance par les fonctionnaires de l'OMS et par les conseillers temporai­

res, tandis que d'autres etaient presentees par les representants de divers

pays. Ont ete distribuees en outre plusieurs publications de 1 10MS se rap­

portant aux sujets traites. Les travaux de la Conference, y compris le

rapport, les exposes de presentation et les recommandations, ont ete rassem­

bles et sont en voie d'impression.

Immediatement apres la cl8ture de la Conference, s'est tenue la

premiere Assemblee generale de l'Association des Facultes de Medecine du

Mayen-Orient, qui a passe en revue le programme de travail de l'Association.

Elle a procede en m@me temps a l'election de son bureau: President, Vice­

Presidents et Secretaire general.

Une mission au sein de laquelle etaient representes la Division

de l'Enseignement et de la Formation professionnelle du Siege de l'OMS,

ainsi que le Centre pedagogique de l'Universite de l'Ulinois, a visite la

Faculte de Medecine de l'Universite Pahlavi de Chiraz, et a fortement" recom­

mande qu'elle soit retenue pour ~tre le siege du premier centre pedagogique

regional destine a assurer la formation des professeurs. Aux termes des

recommandations de la mission, les premieres mesures ont ete prises pour la

creation de ce centre regional.

Le Bureau regional etait represente a la Sixieme Conference annuelle

de l'Association des Facultes de Medecine d'Afrique qui s'est reunie au

Caire du 26 au 30 avril 1971 pour discuter de la 11definition des t~ches du

EM/RC21/2 page 22

personnel de la sa.'l'"lte en Afrique". Dix-neuf f acultes de medecine etaient

representees a la Conference, y compris les dix facultes de medecine des

pays africains de la Region de la Mediter ranee oriental e.

Une reunion des Directeurs OU represent2..'1'1t S des ecol es de sante

publique des zones geographiques corr espondant aux regi ons de l' OMS

d 'Afrique, de la Medi terranee orient ale , -de 1 ' As ie du Sud-Est et du Paci­

fi que occidental s 'est tenue a la Nouvelle-Delhi en mars 1Sl71 . Les six

ecoles de sante publique de l a Region ont participe a cette reunion , a laquelle assistait le Directeur regional, ainsi qu'a l 'Assemblee generale

de l'Association , qui a suivi .

FQ~MATICT-J DU I'~-q~'@., SANITAIBE AUXIl,IAIRE

La formation de personnel sanitaire auxiliaire est r estee l'une

des activites importantes du Bureau regional, en r ai s on de l'accroissement

de la demande pour ce t ype de formation et des r equgtes soumises par de

nombreux pays de la Region.

On n'ins ist era j amais assez sur l 1 importance que rev6t la f orma­

tion du personnel sanitaire auxiliaire pour mener a bien des pro3r ammes

d'eradication et de lut t e contre l es ma l adies e t pour doter en per s onnel

des services de sante en pleine expansion qui , dans de nombreux pays de l a

Region, doivent faire f ace aux besoins de l a population toute entiere .

De nombreux projets de formation du personnel auxiliaire , assistes

par l'OM.'3 , sont en cours, et la plupart etendent l eurs activites . La for­

mation s'adresse a diverses categories de personnel auxiliaire sanitaire

et l e nombre des eleves augmente considerabl ement avec les annees.

L'expansion prodigieuse de ce t ype de formation ne se jugc pas

seulement au nombr e des candi dats qui ont acheve l eur for mation , ma.i s aussi

aux ameliorat ions constantes qui s ont apportees a la qualite m~mc de la

EIGNEMENT _A MEDECINE Dans un amphi­ theatre d'une faculte de mede­ cine du Moyer.­ Orient.

/

ENSEIGNEMENT DE LA MEDECI Quelques-uns des multiples aspec ts de I' seignement medical dans la Region de Mediterran6e orientale.

I. Formation clinique: L'i.'! tude passive la medecine cede le pas ~1 la pratique da mai ntes f"cu ltes. Celle de Bagdad , nota1 mcnc, dispense des soins medico-socia aux collectivitcs voisines.

2. Travaux de labo ratoire : lnt roductii a J'analy,e bacteriologique ec au diagnos· de laboratoire a la Facu lce de Medecine Tunis .

• '\ . l

,.

3. Pratique de la d issection : Ecape im­ portance dans la for mation des ecud1ancs qui frequencent la Facultc de Mcdecir,e de Tehe ­ ran.

4. Leson d'anacom ie a l' lnsti tut des Sciences medica'es de l' Un ive rs1 le d'Addis Abcba o u :es etud iants de premiere annce se livrent .:galem ent a des cravaux de dissection.

5. Methodes actives: Le manuel n'cst pas lettre morte pour cet etudiant de la Faculcc :le Medecine de Kha rtoum qui en ve rifie :fans la pratique le concenu.

S. Formation sur le tas : L'Universice :tu Caire depeche ses ecudiancs dans les :ampagnes o u ils acquierent urie connais­ ;ance de premiere main des problemes :!'hygiene rurale.

1

SOl~S INFIRMIERS (AFGHANISTAN: Soix;:1,:e-cinq infirmicres diplom~es sonent chaqu, anne <:: des trois ecoles de soins infi rmier s d, Kabc~ :. et une cinquantai ne d'auxiliaires des eco les p~ovi nc1ales.

(A gauche) Une infirmiere sage-femme en tourne( ( Ci-d essus) Conse ils a unP. future mere dans u centre rural de sante. (A droite , Une infirmier sage-femme fa it un expose sur l' hygicne materne le et infanti le a la Maternite de Zaishgah .

HNS INFIRMIERS ( IRAK) ·es quacre annees de formation, lcs infir­ res sortcnt du college de soins infirmiers d'obstctr ique de l'Universit~ de Bagdad nies d'un d1plome universit.. ire. II s'agit les doter d'un bagage de connaissances leur pe rmette d 'occupcr divers postes

·s dans !'administration des serv ices irifir­ :rs et l'ense ignemen c. Tre ize d'cntre elies

re,;u leur B.Sc . au terme de l'annee versitaire 1970, et trc nte nouve lles etudi­ es etaien t ad mises au college, portant ;i ses effectifs it u n total de q uatre-vi ngt­ ~e.

gauche) Des etudiantes de !.:re annce )rennent :'t faire des panse1n ents. (Photo

haut) Travaux pratiques d'obstecrique ur lcs etud iantes de 3e me annee, sous conduite d"une infirmic re mo nicrice de

IMS. ( A droitG) Soins a un nouveau -ne la Maternite de Karkh.

,, ,◄

'

SOINS INFIRMIERS (YEMEN)

Le Centre sanitaire de Tatz, ouvert en 1966, a eu ses six premieres aides-infir­ mie res dip lomees en 1969 et vingt autres en 1970.

Gestes simples, et pou rtant essentiels, au dispensaire HM! de Tai"z ou la distri­ bution de savon aux jeunes meres, la ve­ r ification du niveau d'hemoglobine des femmes enceintes et la pesee des nourris­ sons sont pratiques courantes. ( Ci-des­ sous ) Cours pour aides- infirmieres.

EM/RC21/2 page 23

formation, qu'il s'agisse de la revision des programmes des differents

cours OU de la selecti on plus severe qui est operee parmi les candidats.

C'est le r8le et la nature des responsabilites confiees au per­

sonnel sanitaire auxiliaire qui ont toujours determine le type de formation

a dormer a chaque categorie de personnel, et il devra toujours en @tre

ainsi . Cela etant recormu, on modifie constamment les types de formation

assures, ou bien l'on met sur pied de nouveaux. cours, essentiellement dans

le but de fournir du personnel au.~iliaire qualifie qui saura dispenser

efficacement a la population les services sanitaires dont elle a besoin.

Encore que les activites et les projets de formation profession­

nelle du personnel sanitaire auxiliaire aient accompli dans la Region des

progres appreciables et apprecies, 11 ya encore place pour une nouvelle

expansion. Des efforts considerables devront @tre deployes pour combler

le fcase qui separe le taux de tleveloppe□ent des services de sante de nom­

brewc pays de la Region et le rythrne auquel est forme le personnel qualifie.

Si l '.on envisage les conditions de vie de nombreux pays de la Regi on

- culture, facteurs socio-economiques , developpement de l'instruction -

il est clair que les moyens les plus propres a combler ce fosse sont l'ex­

pansion planifiee, le developpement et l e perfectionnement de la formation

professiormelle du personnel sanitaire auxi liaire. Tres importants et

toujours susceptibles d'amelioration sont la formation des mattres , le

recrutement et la selection de candidats appropries, la mise en place

d'installations pour l a formation theorique et pratique sur le terrain et

la revision periodique des programmes ,

Dans taus les projets assistes par l'OMS, la formation de moniteurs

nationaux au homologues est suivie de tres pres et fait part ie des priorites;

il est reconfortant de constater que bon nombre des homologues nationau;c et

de candidats eventuels qui se destinaient a faire fonction de moniteurs

EM/l'{C21/2 page 24

dans plusieurs projets de formation ont, OU bien deja ete formes OU sont

presentement en cours de formation avec des bourses de l'CMS.

PROORAMME DE BOORSES D'ETUDES

Le programme de bourses d'etudes de l'OMS est reste l'une des

activites les plus importantes de la Region. Taus les pays de la Region y

attachent une importance considerable, car ils y voient un rnoyen d'eduquer

et de former du personnel de sante national en vue de faire face aux besoins

grandissants des services de sante.

Le programme de bourses d'etudes continue a jouer un role substan­

tiel et efficace dans le developpement et la promotion des services de sa.nte.

Les demandes d'assist ance presentees a l' OMS par taus les pays de la Region

ont continue a s'accroitre regulierement , tandis que l'accueil fait aces

demandes continuait a repondre aux desiderata , aux besoins et aux plans

de developpement des pays.

Le programme a quadruple au cours des quinze dernieres annees;

514 bourses ont ete accordees en tout en l WO , pour un montant de

us$ 1 452 178 , soit 16,56% des depenses totales engagees dans la Region

pour l'ensemble des activites.

Si l'on prend pour indice le pourcentage du nombre total de

bourses d'etudes octroyees en 1969-lWO , on obtient, pour l'ensemble de la

Region, l 1ordre de priorite ci-apres parmi les diverses disciplines:

1) administration de la sante publique, 2) enseignement de la medecine,

3) techniques et statistiques de laboratoir e , 4) maladies transmissibles,

5) soins infirmiers , 6) assainissement, 7) etudes universitaires. Par

rapport aux chiffres corresponda.nts de l a periode 1964-1968, les pourcen­

tages de 1969-1970 revelent une progression de l'inter@t porte a l'enseigne­

ment .. ,de la1mecl~cine .. a, l ' ai.ssaini~sement, ,aux t echniques et aux ·statistiques

FIGURE 1

NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES ATTRIBUEES PAR L'OMS (EMRO}

19,9 -1970

( Prolongotions de bourses pour etudu universitoires non comprises)

Moyenne onnuell• Tot cl Pays

1949-1953 1954-1958 1959-1963 1964-1968 1969 1970 1949 -1970

0

Afghonistan ( 5} ( 9) ( 14 ) ( 21.) 56 37 ,2£,J) 93

Bohrein 2 b

3 7 12 . . Chy pre 1 - 1 0 1 3 115 12 1 5 2 £thiopi e 8 5 7 - 1 3 16 1, 1 95

I r a n , 7 26 26 41 I 35 44 6 3 1

I raq 8 10 1 7 30 30 36 3 91

Is rael 8 8 11 12 13 17 · 220 - - J ordonie 2 5 1 6 26 22 25 293 .

Koweit . . 2 ' 7 5 5 50

l. i bon 7 , 2 1"3 1 2 9 11 2 38

L i b ye 2 6 7 1 2 3 3 33 2 0 4

Pakistan 10 8 28 33 54 38 I. 9 0

RD PY - - 1 9 23 24 97 - Q o t o r . . . 4 3 3 25

A. Scoudit• 2 3 , 2 10 6 5 1 4 9 ------ Somali• - 4 1 7 16 15 17 21 7

Soudon 3 1 2 25 33 41 34 4 39

Syrie 7 1 2 13 27 34 45 3 7 6

Tuni sie ( 3 } 20}13 d 1 B 1 7 18 2'\ 56) 2 S 5

R AU 1 3 25 22 47 46 60 6 4 3

V•men - 4 15 24 38 25 275

Tot o l 90 146 259 385 518 • 51' f 5 4 49• f

• Pas encore membre de la Region

a Les chiffres entre parentheses representent les bourses ollau~es avant qua l e pays ne devienn• membre de La Region. lls ne sont compris dons le total

b Pour 1968 seulement, anne'e ou Bchrei"n est devenu membre de L' OMS

c Moyenne sur quotre annees. Membre de l ' OMS depuis 1960

d Moyenrie sur trois onnees . Rattache a l a Region depuis 1956

e V compris 2 bourses ollouees au T .F. A .I .

f V compris une bourse accordee a un ret ugie po l estinien

FIGURE 2

1949 _ 1958

1959 _ TS63

1964 _ 1968

1SS9 _ '196 3

1954 _ 1968

1969 _1970

1959 _ 1963

1961. _ 1968

1969 -· 1970

P-our centoge m

Cl IV W ~' l1' <lO> -4 a, 10 ~ ,__ _ _,__ ___ ..L_ __ ,._ __ --1. __ _,_ __ ..._ _ ______ __,_ _ _J 0

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FIGURE 3

EVOLUTION DE l' ATTRIBUTtON DES BOURSES O'ETUOES

PAR Dl SCIPLI NE S

r~NStlGNEMENT

DE LA MEDEC INI:

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ADMINISTRATION DE

LA SANTE PUBLIQUE

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194 9 _ 1970

SOINS JNFIRMIERS

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MALADIES TRANSMISSIBLES

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ENSEIGNEM£NT

UNIVERSITAIRE

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FIGURE 4

Pourc'!ntog~

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1949 _ 1958

1959 _ 1963

1964 _ 1968

1969 _ 1970

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1949 _ 1958

1959 _ 1963

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1969 _ 1970

Pourct> ntoge

1949 _ 1958

1959 _ 19&3

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1969 _ 1970

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EM/RC2l/2 page 25

de laboratoire, et am~ soins infirmiers. Les bourses d'etudes octroyees

pour les etudes universitaires et la formation professionnelle dans le

domaine des maladies transmissibles ont accuse uncertain declin, tandis

que celles des disciplines de l'administration de la sante publique ant

tout juste conserve leur position de tete. L'administration de la sante

publique et l'enseignement de la medecine representaient ensemble plus

de cinquante pour cent de toutes les bourses d'etudes pour la periode

1969-1970.

On trouvera a la figure 3 (Evolution de l'attribution des bour­

ses d'etudes par disciplines, 1949-1970) des dlagrammes qui analysent les

disciplines de toutes les bourses d'etudes octroyees de 19lf9 a l'annee

derniere.

En 1970, 103 boursiers poursuivaient des etudes universit aires

avec l'assistance de l'0~\S . Sur ce total, quatre-vingt-deux etudiaient la

medecine, treize les soins infirmiers, trois la pharmacie, deux le genie

sanitaire, deux l'art dentaire et un l'art veterinaire. Neuf de ces

boursiers venaient de Chypre, huit d'Ethiopie, un d'Isra~l, six de Libye,

trois d'Arabie Saoudite, vingt-cinq de Soma.lie, deux de Tunisie, dix-huit

de la Republique democrat ique populaire du Yemen et trente du Yemen.

Treize boursiers ont termine leurs etudes et obtenu leur dipl8me dans le

courant de 1970.

Dix-sept bourses seulement en 1969, et seize en 1970, ont ete

octroyees pour etudes de niveau universitaire, soit ";ff, du total.

Le nombre total des pays des differents continents qui ont re ~u

nos boursiers en 1970 s 1elevait a cinquante-quatre, ce qui n'empeche que

l'on a de plus en plus recours aux etablissements de la Region, que ce

soit au niveau postuniversitaire, universitaire ou auxiliaire .

EM/RC21/2 page 26

Cn attache de plus en plus d'importance a une utilisation pl us

efficace du programme de bourses de l'OMS grace a la planification, compte

tenu des besoins et des priorites des divers elements de la politique sani ­

tai re, ainsi que de l' imperieuse necessite d'une coordination du programme

de bourses d'etudes avec le developpement des services de sante . Il est

reconfortant de con:-;tater que l'on s'at tache a choisir des candidats appro­

pries et a util iser ::.u mieux les services des boursiers a leur r etour dans

leur pays .

Encore que le programme de bourse s d'etudes de l'OMS fasse regu­

lierement l'objet d'une evaluation quantitative et, dans une certn.ine

mesure , qualitative , i. l est prevu au cours des deux annees qui viennent

de proceder (.!_ une evaluation plus complete du programme .

La Reunion des Responsables nationaux pour les bourses d'etudes,

mentionnee dam; mon pr~c ~dcnt r apport, s' es t tenue au Bureau regional du

ler au 3 juillet 1970- Des participant s venus de quin.7,e pays ont assi ste

a la reunion. Celle- ci a donne l i eu a c.es entretiens fructueu,: sur tous

l es aspects des 001.,:rses d ' etudes tandi s q_ue 1 'echange des e :~periences sur

les ques tions techni ques ct non techniques du Programme de bourses d ' etudes

de l'OMS s'est r 1vele precieux pour coordonner les efforts et promouvoir

une cooperation plus etroite. Le Bureau regional se charge de donner aux

recomrnandations de la reunion la suite qu ' elles meritent .

2. ERADICATION DU PALUDISME

EM/RC21/2 page 27

~T D 'AVANCEMENT DES C~MPAGNES ANTIPALUDIQ,UES - EVOLUTION GENERALE

Au 30 juin 1971 1 sur une population totale estimee a 289,4

millions d'habitants, 245 millions d 'habitants des pays de la Region OM3

de la Mediterranee orientale vivaient dans des zones impaludees.

La priorite que lcs Gouvernements de la Region ant accordee a la lutte centre le paludisme et a son eradication en raison de la menace

grave qu'il represente pour la sante et les moyens d'existence de leurs

peuples ressort du fait que 94,5% des 245 millions de personnes vivant

dans les zones impaludees sont protegees par diverses mesures antipaludi­

ques, que 72% le sont par des programmes d'eradication actuellement en

cours, et 22,5% par diverses actions de lutte .

Tableau 1

Fonds affectes par les Gouvernement s aux prograrrnnes d'eradication du palu__~isme de la Region pendai:it l' exercice 1970 ou lW0-1971 (en US$)

------·--•--·------- - ---·-------------··--~------ Pays Exercice

Fonds effecti­ vement engages

% du budget de la sante

Estimation d'apres les

plans d'action ------------- --------------+"--------·--t----~- Afghanistan

Ethiopie

Iran

Iraq

Jordanie

Libye

Pakistan oriental

p aki s ta.'11 occidental

Syrie

1970

1970

lW0/71

1970

1970

1970

1970/71

1970/71

1970

262 500

3 816 000

392 000

56 000

546 512

11 492 000

2 442 000

11 26o 436

10 100 786

15,7

10,9

5 ,2

2,5

5 ,5

Tunisie 1970 1 081 000 3,7 Total l 5 073 012 36 376 222

5 073 pl2 ~~----------- -----~---- --------------·- ---~------------- --~ ---------- - ______ TOTAL GENER.AL _ _ _ _J__jl 41+9 234 L

EMJRC21/2 page 28

Neuf des pays de la Region menent des programmes d 'eradication

du paludi sme. Le ta~leau 1 donne les budget s annuels par pays pour l'an­

nee 1970 , ou pour l'e::er cice 1970/1971, soit qu' il s'agisse de depenses

effectivement engagees, soit qu'il s ' agisse d ' estimations des besoi ns ,

Dans les pays ci-dessus enumeres, quel que 176 millions de per­

sonnes ont re~ une protection centre le pal udisme, pour une depense

moyenne des Gouvernements de 23 ,5 cent s par tete.

En plus des programmes d'eradication du paludisme qui, meme

s'ils ant ete ralentis par uncertain nombre de problemes, representent

une oeuvre des plus utiles, on a assiste a une intensification des opera­

tions antipaludiques dans les pays de la Region qui n'ont pas encore rr~s

en route l'eradication du paludisme. Au cours des deux ou trois dernieres

annees, il est devenu de pl us en plus manifeste que la protection contre

le paludisme doit etre aussi etendue que possible, et qu'elle ne saurait

e t re l'apanage de ces heureu.x pays ou l es conditi ons per mettant la mise

en oeuvre d'un programme d'eradication se trouvent toutes reunies . Cette

idee s'est si bicn traduite dans les faits, que seuls quelque 13 ,5 mil­

lions d'habitants sur les 289 millions que compte en tout la Region r es­

tent sans protecti on aucm1e contre le paludisme.

L'un des objectifs des enquetes menees par l'Afghanistan ,

l'Ethiopie , l'Iraq , l e Pakistan et le Soudan sur les programmes antipalu­

diques etait precisement de savoir si l'eradicat i on etait possible et ,

dans la negative, d ' encourager l'institution de la l utte centre l e palu­

disme en tant qu' attribution des services de sante . Les quatre premiers

de ces pays ont deci de de poursuivre l'eradication, soit sur l'ensemble

soit sur une partie du t erritoire, t andis que le Soudan decidait de placer

toutes les actions antipaludiques sous la responsabilite du Ministere de

la Sante. En tout etat de cause, l'objectif dernier reste l' eradication

du pa.J.udisme .

L'assistance inte~ionale en 1970

EM/RC21/2 page 29

Au titre de son budget ordinaire, l'OJ\1'3 a fourni divers genres

diassistance a des programmes d'eradication et de lutte contre le palu­

disme dans quatorze pays de la Region, pour un montant total de US

$ 1 259 498 , Cette sonnne a paye l es services de dix-huit paludologues,

de six entomologues, d'ingenieurs sanitaires (trente hommes/mois de ser­

vices), de six fonctionnaires techniques, de techniciens de l'assainisse­

ment (186 horrmes/mois de services), en plus des consultants a court

terme, des fournitures et du materiel, des bourses d'etudes et des depen­

ses locales diverses.

Par l'intermediaire de l'element assistance technique du PNUD,

l'OMS a egalement assure les services de conseillers et fourni des four­

nitures et du materiel pour un montant de US$ 52 &:>o, y compris un palu­

dologue pour la Syrie et un entomologiste pour la Tunisie.

Le FISE a continue a fournir une assistance aux programmes

d'eradication d'Afghanistan, d'Iran et d'Iraq. Sa contribution s'est

elevee en 1970 a US$ 1 168 000.

L'US AID a poursuivi son assistance a1.Lx prograrrmes d'eradica­

tion d'Ethiopie et du Pakistan au moyen de prets, mais les difficultes

rencontrees par les Gouvernements pour degager les fonds de contrepartie

necessaires ant continue a provoquer des retards de remboursement. Une

somme totale de US$ 212 900 a ete demandee au titre du Compte special

pour l' eradication du paludisme, mais en raison du retard mis par les

Etats Membres a s'acquitter de leurs obligations financieres a l'egard

de ce fonds, aucune contribution n'a ete re<;1,1e,

L'ensemble des sormnes engagees en 1970 par les Gouvernements, .l'OMS

et le FISE pour les neuf programmes d'eradication du paludisme s'est eleve

EMfoC21/2 page 30

a US $ 43 527 000 1 soi t une augmentation de US :~ 7 627 000 (17 ,5%) par

rapport a 1969. Les diver.s Gouvernements ont fourni US$ 41 ~49 000

(95 ,3%) 1 1 '00 US ~!~ 910 000 (2<fa) et le FISE US :t 1 168 000 (2 17%) .

Au cours ce ces dernieres annees , on a vu se manifester de plus

en plus chez certains Gouvernements une preference pour une assistance de

l'OMS qui se traduirait davantage par l 'envoi de fournitures et de mate­

riel, l'octroi de bourses d ' etudes ou le paiement de depenses l ocal es ,

et beaucoup moi ns par l 'envoi de conseill ers . Lorsqu'il s'agit de pays

ou les agents nati onaux de la lutte antipaludique sont experimentes,

c 'est la naturellement un phenomene encourageant e t auss i bien a l'avan­

tage du Gouvernement que de l'OMS. Il est des cas cependant ou, bien

qu 'ayant encore besoin de conseils pour l ' organisation 1 la planifi cat i on

et la formation de l eur per sonnel , des pays ant ete amenes par la hausse

du cout des programmes sanitaires en general, l'introduction de nouveaux

proj ets sanitaires, et la perte de l'assistance f i nanci ere d'autres i nsti­

tutions, a se tourner vers l'OMS pour assurer l e f i nancement de certaines

de leurs installations. Dans ces cas particuli ers , on e stime que l'assis ­

tance consultative de l'OM.'3 a attei nt un seuil optimum , en de<;a duquel

l ' Ot-1'3 ne pourrait plus assister les programmes antipaludiques de fa ~on

aussi appropriee e t economique que possibl e . Cela est particulicrement

vrai des pays 01.1 de gr aves problemes techniques e t administratif s res t ent

a regler, et OU l e simpl e apport de fonds OU de fournitures ne pourraj_t

pas changer grand-chose.

Les_2-roblcmes

En 1970 , les ef f orts deployes pour combattre ou extirper le palu­

disme se s ont tradui ts par di verses r ealisat~ons. Chypre , Isra~l e t le

Liban (si l'on excepte une petite poussee epidemi que a l a frontiere S~Tienne)

se sont declares e:·_empts de paludisme , ::;auf l e s habi tuels cas import.es.

EM/RC21/2 page 31

L'Iran et la Tunisie ont reussi a continuer a progresser de ma.niere satis­

faisante dans le sens de l'eradication de la ma.ladie. En depit des com­

motions politiques et de la resistance de An.sacharovi au DDT, la Syrie

et la Jordanie sont parvenues a maintenir l'endemicite a un niveau assez

bas, ce qui est encourageant. La Libye a reussi elle aussi a contenir

la maladie dans des limites satisfa1.santes. En Iraq, malgre certaines

deconvenues initiales dues aux debordements de la riviere Shatt-el-Arab,

le malathion a donne des resultats encourageants. On a recueilli cepen­

dant des preuves de la progression vers le nord d'une souche d 'An.stephensi

resistante au DIJI'jl)LD, ce qui pourrait exiger l'extension des pulverisa­

tions de malathion. Plus encourageante est l'amelioration de la situation

dans le nord du pays sur le plan administratif. Tousles liwas septen­

trionaux ont ete soumis a des pulverisations de DDT, dont les resultats

devraient se faire sentir l'annee prochaine.

L'Afghanistan et le Pakistan ont ete victimes d'une grave recru­

descence du paludisme.

Dans le nord de l 1Afgh2.11istan, on a deplore des poussees de

paludisme, chaque fois un peu plus etendues; le vecteur An.h:yrcanus recem­

ment incrimine resiste au DDT tandis qu'An.pulcherrimus a fort tendance a eviter les surfaces pulverisec~ au DDT. A l'est, a la frontiere du Pakis­

tan occidental, on a assiste a une poussee de paludisme de "proportions

epidemiques11 • Bien qu'il ne faille pas ecarter, dans les deux cas, la

possibilite de defaillances operationnelles, la resistance au DDT

d'An.hyrcanus, An.stephensi, An.culicifacies et An.superpictus en presence

de populations nomades infectees a joue un r81e decisif.

Au Pakistan occidental, des evenements interieurs de grande

portee cornme la provincialisation et les elections gene~ales, ont annule

dens une certaine mesure les efforts deployes par le service antipaludique

EM/RC21/2 page 32

pour emp@cher l'extension de la maladie. A cela s'ajoute qu'il devient

clair que la resistance au DDT chez An.culicifacie1! et ~-~t ephensi a

tendance a s'etendre.

En Ethiopie, l'eradication doit se poursuivre dans la Zone A,

tandis que la protection par pul verisations doit gtre etendue a toutes

les regions du pays qui comportent des plans demise en valeur. Des pro­

blemes se posent a tousles plans : financier, operationnel et tecl'mique .

Les progres ont ete lents.

Outre l 'Iraq et le Souda.n , l es trois pays mentionnes plus haut

ont entrepris de passer en revue leurs progrannnes d'eradication du paludis­

me . Dans chaque cas, il ya eu une longue periode de revision des plans

et de reexamen des objectifs et des realisations esperees . Cette periode

de reor ientation a ralenti elle aussi la progression, mais on s'attend

a un r enouvellement des efforts une fois que l es plans de reorganisation

et de renforcement des divers services antipaludiques auront ete definiti­

vement mis au point.

Parmi les neuf pays qui ont des programmes d'eradication en

cours, s ix ont des vecteurs resist ants au DDT. Il existe aussi des vec­

t eurs resistants au DIYr cans l es pays ou l'on applique des mesures de

lutte , et notamment en Arabie Saoudite, en Republique Arabe Unie et au

Soudan .

Les enquetes entreprises sur les programmes d ' eradication du

paludisme ont mis en lumiere de nombreux problemes administratifs et ope­

ration.nel s. Comme on l'a deja dit, l es prix de r cvient ont considerable­

ment augmente , et l 'on souffre t oujours d 'une penurie de personnel entratne

et experimente, aussi bien pour !'eradication du paludisme que pour les

servi ces de sante en · general . Le r.3 services de sante ruraux , cela se

con~oit , ne se developpent que l entement et restent a la traine des

EM;tlC21/2 page 33

diverses etapes de l'eradication. Dans certains cas, l'evaluation som­

maire des effets des mesures antipaludiques a ete gravement compromise

par l'interruption du depistage actif au cours de la lutte contre l'epide­

rnie de cholera El Tor. En effet, les moyens de transport et le personnel

affectes normalement a l'eradication du paludisme ont ete distraits de

leurs ~ches habituelles .

Reste encore a regler la question du paludisme urbain co!Mle

source de recontaminati on des zones deja liberees, tout comme celle des

migrations nomades, des vacanciers et des travailleurs saisonniers.

~tion professionn!:l.~

Dans la Region, l'OMS assiste quatre centres de formation profes­

sionnelle pour l'eradication du paludisme. Trois de ces centres se trou­

vent dans les pays qui comportent des prograrrnnes d'eradication du paludisme

(Ethiopie, Pakistan oriental et occidental), et un dans un pays dote d'un

programme de pre-eradication (Soudan).

En 1970, ces centres ont forme 577 etudiants en tout .

Au Centre de Formation professionnelle de Nazareth (Ethiopie),

du fait de la revision du programme antipaludique et de la future politi-

que en matiere de formation professionnelle, le programme d'enseignement

a ete reduit a sa plus simple expression en 1970: cinq cours reunissant

135 stagiaires ont etc organises et/ou acheves, avec 132 re<;Us, Il s'agis­

sait de cours pour rnicroscopistes et pour techruciens de secteur (surveillan­

ce et operations), et de cours de recyclage du personnel des operations ,

tandis qu'un stage etait reserve a l'eradication de la variole.

Les douze stages organises en 1970 au Centre de Formation profes­

sionnelle pour l'eradication du paludisme, a Lahore, au Pakistan occi dental.

ant re<;U 387 stagi aires en tout . Ces stages etaient du type suivant:

EM/RC21/2 page 34

Cours superieurs pou:c le ~,ersonnel profess:i onnel

Cours elementaires pour le personnel subalt erne

Stage s de microscopistes

Cours de recyclage/promotionnels en cours d 'emploi pour chefs de s ecteurs

Cours d'education sanit a i r c

Cours de r ecyclage d'entomologi e en cours d 'cmploi pour ass istant s entomologist es

En lWO, t rois stages ont 0te organises au Centr e de Formation

a l'eradication du paludisme de Sennar , Soudan (22eme , 23eme et 24eme

stages). Destines aux survel llants sanitaires (secteur oper ationnel) ,

aux assi stants de laboratoircs (microsc opi stes) 1 et au pcrson.~el t echni ­

que , ils ont r euni cinquante-cinq st"'giaires , dont cinquante-quat r e ont

ete re ( US aux c;:amens de f i n de stage.

Quinze bourses d' etudes ont ete accordees en l WO par l 'OMS

dans le domaine de la formation profess:Lonnelle a l a lut te antipaludique .

Coordinati on

Pendant la periode consider6e 1 un certain nombre de reunions

importantes se s ont t enues:

Office de coordination indo-pakist anais , 24 octobre lWO, a Ganda Si ngh Wala

Q,uatorzi eme et Quinzi emc retmions de 1 'Of fice int2r - pays d 'eradication du palud:i_s me , avec des representants de 1 'Iraq, de l a Jordanie , du Liban , de la Syrie et de l a Turquie , a Dara'a , l e 11 j uil let 1970 , e t a Bagdad , du 8 au 10 deccmbre lWO

Reunion specialc entre la J ordanie , l e Liban , l a Syri e , a Beyrout h , du 2 au 3 jui n 1971

Pronostic

~C21/2 page 35

On ne repetera jamais assez que les progrannnes d'eradication et

de lutte mis en oeuvre dans la Region ont protege des millions d'etres

humains contre le paludisme , ce qui depasse de loin tout ce que les gou­

vernanents ont pu entreprendre jusqu'ici en fait de projets sanitaires.

Et meme s'il est encourageant de voir se manifester un interet de plus

en plus vif pour l e developpement de l' hygiene rurale, pour l 'eradication

de la varioleJ le planning familial, etc ., le paludisme doit rester la

toute premiere preoccupation des f onctionnaires de la sante . C'est en

effet une maladie dynamique, susceptible de brutales recrudescences.

Les principaux: facteurs dont dependront les perspectives futu­

res sont la r esistance des vecteurs du paludisme aux insecticides, les

campagnes d'evaluation des programmes d ' eradication du paludisme, et la

controverse sur l'emploi du DDT. Les deux premiers de ccs facteurs

dependent en principe des fonctionnair es sanitaires et lcs problemes

qu'ils soulevent seront regles au mieu.: : des interets des populations

protegees. En revanche, l'attitude des defenseurs de la conservation de

la nature a l'egard du DDT est une question plus grave .

A l a suite du veritable tolle souleve par le DDT, denonce

cornrne polluant du milieu par l es defenseurs de la nature , l e Gouvernement

des Etats-Unis, pays ou l'on fabri que la plus grande partie du DDT. a

decide d'en controler tres strictement l ' emploi; cette decision a ete

suivie de la fermeture de quatre des cinq usines americaines de production

du DDT et d'une hausse considerable du pri:~ de ce precieux auxiliaire de

la sante des nations en voie de developpement.

EM/RC21/2 page 36

Le Directcur general de l'OMS a prompt emcnt fait observer devant 1

le Conseil executif que tou~e limitation de l'emploi du DDT serait cata-

strophique pour la protection sanitairc, et que t out i ndiquait que le

DDT utilise dans les programmes cl 'er adication du pal udisme ne pr esentait

pas de danger r eel pour les operatcurs ou pour la populati on, la pr otect ion

de milli ons de per·soru·(c s --de.pendant en ou-tr o de son empl o:i.,, Ce qui p:0 ou,,e l e

mieux que le DDT employe pour l ' eradi cation du paludisme est virtuellement

inoffensif , c' cst l e fait que 11 l cs :::;culs cas d'acci dent s sont dus a une

i nfecti on massive , soit acciden t elle soit suicidaire11 , e t cela alors meme

que, en periode de pointe, l'on en utilise 6o 000 tonnes par an. Le

danger que le DDT utilise pour l' era<lication du paludisme fait courir a l a nature est egal ement minime , car on ne l' empl oie qu ' en pul verisations

residuelles dans l es ha bitations .

Cette controversc sur l' emploi du DDT ne peut qu'encourager

l'OMS et l es Gouvernements a accclerer l es operations de consolidation ,

mais entrc- temps, il fau t esperer que l'avertissement du Directeur

general sera entendu.

Co!l1I!le l' ont demontr6 les enquet es deja entreprises , il est evi ­

dent que les Gouvernements ,it 1 'OMS rcste:nt decides a all er de 1 'avant ,

en depit des mecomptes et des c~ifficultes dccrits plus haut . Et tant

que ne s e dementiront ni l ' i n t eret portc a la l uttc , ni la priorite qui

lui est reservee , l e pronostic des campagncs ant ipaludiques restera

r assurant.

1 EB47 jl·IP j14 - Examen du projet de prograrmne et de budget pour 1972 , Place du DDT dans les operations contr c le paludisme et autres maladies t ransmises par des vecteurs .

CJ

~

SITUA TfON DE L' ERADICATION DU PALUDISME DANS LA REGION

DE LA MEDITE'RRANEE ORIENTALE - FIN 1970

-~1;? -~~ ---

:_\\

Poludisme lnconnu depuis touj ours , eradication consideree comme ochevee, ou programme d ' eradication en phase d ' entreti,n

Programme d'erodication dons lo phase de consolidation ou d'attoque

- -

t,:)l ... _:;//

§

~ ~ I I .

Pokisto'l or ientol

-~'

3 Programme de pre-eradicat ion :;l OU de lutt e

~ Presence de poludism■ ,mci s pas de pr ogramme ont ipoludique specit ique

\

.,, i;'i C ~ m

Vl

100

90

8 0 .

70

.. 60

°' 0 .µ C.

5 0 -" u 3 0 a. 1. 0

30

I 2n J '-' I

10j o1

ii LL

REPARTITION OE LA POPULATION DE LA REGION I PAR ZONES

1961

(ZZZZJ [¥j:~

rrM

D' EXPOSITION AU PALUOISME

1961 _ 1970

1962 1963 196.(, 1965 1966 1967 1968 1969

Population vivont dons des zones non impoludees ou des zones o~ L',radication est declar:e achtv•e

Population protegJe des zones impaludees OU t•:rodicction n' est pas och•v•• .

Population non protagee vivont dons des zones impaludeu;

1970

ype de

r ogramme

aludisme limin8 OU

r1g1na1re - ent absent

radicat1on

re- radication

1ys non ,gages ms des ,ogrammes 'eradica- ,on

0 TA L

Tableau 2

EM/RC21/2 page 37

SITUATION ET DEVELOPPEMENT DES PROGRAMMES D'ERADICATION MENES DANS LES PAYS DE LA MEDITERRANEE ORIBNTALE - 1970

(POPULATION: EN MILLIERS D'HABITANTS)

Population E r a d i C a t i o n Populati on

exposec 2-U Populati :m

annee annee Pays t otale protegee 'ii risque du debut fin Type paludi sme attaque consolid.

Chypre 636 636 636 T.F,A.I, y 81 81 81 Bande de Gaza 356 356 356 Israel 2 935 2 935 2 935 Kowe!t 628 - - Liban 2 745 926 926

TOTAL 7 381 4 934 4 934

Afghanistan 17 040 8 629 8 629 1957 1980 A l'echelle du pays Eth1op1e 25 553 12 778 8 612 1966 §I Par etapes Iran 29 089 24 552 24 552 1957 1976 Par etapes Iraq 9 161 5 738 5 7"58 1957 1976 A l'echelle du pays J ordanie 2 265 l 200 1 200 Y 1958 §I A l'echelle du pays Libye l 974 93 93 1959 1974 A l'echelle du pays Pakistan 115 377 115 377 115 377 1961 1976 Par etapes Syrie 6 115 4 374 4 374 1956 1975 A l'echelle du pays Tunisie 5 194 5 194 5 194 1968 1975 A l'echelle du pays RAU y 33 730 33 7JO 33 730 En preparation

TOTAL 245 500 211 665 207 499

Arabie Saoudite 7 374 2 640 993 l/ Territo1re fran~ais des Afars Somalie 2 842 2 842 2 81+2 et des Issas Soudan 15 830 15 830 12 130 y Republlque Arabe Uni e

i/ Republique democratiquc TOTAL 26 046 21 312 15 965 pc,pulalre du Yemen

Bahre'.l'.n 217 217 217 Y 647 000 en phase d'entreti en

Sultanat d'Oman 565 565 en J ordanie - Qatar 116 116 11 2/ Mesurcs d 'eradication et de

RDPY V l 261 1 261 283 §/ l uttc comprises

Oman (s/ref·2e 135 135 - §/ Populat:tcn d'Aden e tra t ) 5 000 2 000 V Representant 94,5% de la po-Y men -

TOTAL 7 291+ 4 294 511 1./ pulat1on exposee au risque

§/ Ne peut encor e ~tre preoisee

G E N E R A L 286 221 242 205 228 909 --=----CZ:---------------~c--=----C--------- ---~----:--aca•--•=c- :;===============~•~--=::a~o-====acc~

EMjRC2lj2 page 38

3- MALADIES TRANSMISSIBLES

Outre les projets assistes par l'OMS, le Bureau regional a

etendu ses activites a des problemes d 1 inter~t regional dans le domaine

des maladies transmissibles.

MALADIES A VIBUS

ERADICATION DE LA VARIOLE

Generalites

Le programme d 'eradication de :l,~ variole a fait des progres consi ­

derables depuis sa mise en route i l ya quatre ans. Le programme de vacci­

nation de masse s'est poursuivi en s e developpant ; une nouvelle JX)litique

d 'eradication de la variole a ete mise en oeuvre avec un systeme consolide

de notification, de surveillance e t d ' endiguement ; de nouveaux ccntingents

de travailleurs qualifies , de conseillers et autres sont venus renforcer

les equipes, ce qui a contrH)Ue a ameliorer 1 ' encadrement et 1 'execution;

fournitures et equipement ont ate livres au dela des credits budgetaires ,

tandis que des fonds supplementaires ~taient mi~ a l a disposition des pays

dont les operations, encore a l eurs debuts , ont besoin d '6tr e consolidees.

L'attitude realiste, qui consiste a aborder le probleme en voyant

dans les oper ations de surveilla.Dce et d 'endiguement la clef de l'eradica­

tion, donne des resultats satisfaisants. On espere de plus en plus qu'en

Afghanist an et au Pakistan orient al, l 'er adicat ion pourra @tre realisee

dans un avenir prochain.

Epid{rniologie

Les 7451 cas de variole eriregistres dans la Region en 1970 reve­

lent une augmentat i on par rapport aux 5886 cas notifies en 1969; neanmoins,

EM/RC21/2 page 39

ils ne representent que la moitie environ de l'incidence de 1968, soit

12 000 cas.

L'augmentation enregistree durant cette periode est le resultat

de la mise en place, OU de l'amelioration et du developpement du systeme

de notification et de surveillance, particulierement en Afghanistan, en

Ethiopie et dans une partie du Pakistan occidental. Les equipes de sur­

veillance ant pu depister un nombre de cas bien superieur a celui des noti­

fications officielles, En outre, certaines poussees epidemiques locales,

dues aux variations periodiques de la variole, expliquent peut-~tre aussi

en partie cette incidence en augmentation.

L'Afghanistan compte pour lo44 cas en lo/70 1 centre 254 seulement

en 1969, Il ne fait pas de doute que ce chiffre en augmentation doit @tre

attribue au programme de notification et de surveillance mis en place sous

l'egide d'une equipe active et dynarnique de fonctionnaires sanitaires na­

tionaux et internationa1Lc. CepLndant, il est rassurant de constater que

la recrudescence saisonniere a laquelle on assiste generalement en saison

froide dans les climats temperes de l'hemisphere nord ne s'est pas mani­

festee cette annee. Gr~ce a un redoublement d'efforts, on devrait bien­

tat comme ncer a enregistrer une baisse reguliere de 1 1incidence.

Le programme d'eradication recemment mis en oeuvre en Ethiopie

a pu, gr~ce a une active politique de notification ct de surveillance,

conduire a la decouverte de cinquante-sept foyers d'infection restes ca­

ches jusque-la, tandis que le chiffre de l'incidence etait, en 1970, de

722 cas contre 179 seulement en 1969 , 3663 cas etant notifies durant le

premier trimestre de 1971.

En depit de la reorganisation du projet au Pakistan occidental,

du fait de la formation de quatre provinces administrativement autonomes,

EM/RC21/2 page 4o

et malgre le fait que les operations avaient a peu pres cesse dans trois

d'entre elles, l e nombre des cas n'a que legerement diminue , passant de

3501 en 1969 a 3136 en 1970,

C'est au Pakistan oriental que l'on a constate la diminution

la plus frappante, avec 2041 cas en 1969, l 473 cas en 1970 et des etats

"neant11 au cours des six derniers mois , et ceci en depit de la consoli ­

dation du reseau de notification et de surveillance . Apres enqu@te,

cinq poussees epidemiques signalees au cours de ces six mois se sont

revelees imputables a la varicellc , et non pas a la variole .

Neanmoins, c'est le Pakistan qui continue a avoir la plus forte

incidence de la Region, comptant a lui seul pour 60/o de tousles cas si­

gnales en 1970.

L'epidernie qui est latente au Soudan (1046 cas) est aussi par­

tiellement responsable de l ' augmentation c1u nombre des cas enregistree

cette annee. Malheureusement , l es poussees epidemiques se produisent

essentiellement dans l es trois prov j_nces meridionales au , du fai t des

mesures de securite, il n'es t pas possible de deployer un systeme d'endigue­

ment digne de ce nom.

L'Etat sous regime de traite de Dubai a notifi e egalement une

poussee epi demique de vingt et un cas , que l'on a pu faire remonter

jusqu'a un cas importe par une fami lle d'immigrants pakistanais . La pous ­

see a pu @tre endiguee dans les delais les plus rapides et, gr~ce a la

rapidite et a l'efficacite de l' action du Gouvernement , tout etait ter­

mine en j1:mvier 1971.

L 'Iran a signale une poussee de neuf cas, provenant d 'un cas

impor·te au sein d 'une famille venue de 1 'Afghanistan pour se rendre au

pelerinage annuel de Mechhed -

Ill ... ~

0 C 01

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II ... .D

E 0 z

2600

2400

2200

2000

1800

1600

1400

1200

1000

800

600

400

200

VARIOLE DANS LES PAYS D 'ENOEMICITE DE LA REGION

INCIDENCE MENSUELLE

1968 _ 1970

:,:".'

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01,, I, 1,,, 1 ~ , , I 1 1 1---;-, f ~. -,--i ONOJFMAMJ JASONDJ FMAMJJASONOJ FM A MJ JA SO N D

1967 ---- ---- 1968 ----- +------ 1969 1970

[:~;(::i;;J:~:J Represente l'ecart entre Les incidences maximales et minimoles signolee s pendant La periode 1960 - 1966

,, (;') C :0 rn -1

Cl)

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VARIOLE DANS LA REGION OE LA MEOITERRANEE ORIENTALE

TAUX O·'INCIOENCE ( PAR 100 000 HABITANTS)

1970

Pakistan oriental

~ + de S/100 000

~ de o,s 1 5/100 000

EM/RC21/2 page 41

Le tableau ci-apres donne l e nombre des cas signales dans l a

Region en 1970, et pour le premier trimestre de 1971, en comparaison des

annees precedentes:

Tableau 3

------ -· ~ ... -------- N o m b r e d e C a S

Pays 1967 1968 1969 1970 1971 * - --- ~-·-·

Afghanistan 202 739 254 1 044 128

Ethiopie 466 426 179 722 3 663

Pakistan oriental 6 377 9 229 2 041 1 473

Pakistan occidental 4 818 l 836 3 501 3 136 456

Soudan 10 106 130 1 046 48

Yemen 3 29

Etat s/regime de traite (0man) 10 2

Etat s/regime de traite(Dubai) 18 3

Kowert 41

Arabie Saoudite 12

Iran 9 --- ·~- .... --... ___ ---~- __ ..._

* jusqu 'a la fin de mars 1971 renseignements non communiques

Vaccination _~~ivariolique

Systematiquement integrees a l'eradication de la variole, les

activites de vaccination se sont poursuivies de fa~on satisfaisante dans

les pays de la Region.

EMfi.C21/2 page 42

En Afghanistan, le programme de vaccination a progresse dans

les zones de Kunduz et de Kaboul, pour se poursuivre dans la zone de

Kandahar, OU il s'est heurte a des regions difficiles, montagneuses et

mal desservies sous le rapport des communications. Les activites ant

donne des resultats tres satisfaisants. La couverture realisee a ete

aussi elevee que possible, et les 500 vaccinatenrs qui ant participe au

prograrrnne ant execute en 1970 plus de 3 600 000 vaccinations, soit

2 000 000 de plus que l'annee precedente .

En Ethiopie, le programme de vaccination depend essentiellement

des activites de surveillance et d'endiguement. En l(J'{O, environ

200 000 vaccinations ant ete pratiquees par l e s equipes de surveillance,

dans le c~dre des mesures d 'endiguement des poussees epi demi ques . Des

vaccins e t des outils de vaccination ant ete mis a l a di sposition de

I 'organi sation des services dQ sa.nte ::;t d2s equipes sani taj,res , pour les

act ivites ordinaires de vaccinati on.

Au Palcistan oriental, 1 500 vaccinateurs ont participe a des

vaccinations de masse, touchant quelque 11 millions et demi de personnes.

Cependant, des interruptions dues a des calamites naturelles ant reduit

l e rendement moyen, particulierement lors du dernier t r imestre de l(J'{O.

Au Pakista.D occidental, bien que le pays ait ete decentralise

pour former quatre provinces nouvelles , les activites de vaccination de

ma.sse se sont poursuivies conformement au programme envisage da..is le plan

d'operations. Dans la province du Pendjab, quelque 600 vaccinateurs ant

assure la protection de plus de 15 millions d'habitants. Les autres

provinces s'appr@tent a connattre des activites analogues dans un proche

avenir.

EMfoC21/2 page 43

En Arabi e Saoudite, les activites de vaccination se sont essen­

tiellement circonscrites aux regions de pelerinage . Trente-six vaccina­

teurs se consacrent au prograrrrne et , en 1970 , quelque 300 000 vacci nations

ont ete pratiquees. Toutes les r essou.rces e t toute la ma.in-d'oeuvre du

projet en ont et e distraites pendant quel ques mois pour parti ciper a la

lutte anti cholerique.

En Somalie , les vaccinations progressent conformement au pro­

grannne du plan d'operations. Les quelquc trcnte-dcux vaccinat eurs que

compte le programme ont pratique en 1970 environ 750 000 vaccinati ons, et

ceci malgre le f ait que la main-d'oeuvre a ttachee au programme ait ete

affectee pendant quelques mois a la campagne de vaccination anticholerique

entreprise dans l e pays.

Dans la Republique democratique populaire du Yemen , l e programme

d' er adicat ion de l a variole se poursuit dans les Gouvernorats I et II , en

combinaison avec l a vaccination par l e ECG , et avec l'a.ssistancc du FISE .

Au Soudan , la vaccination antivarioliquc est combinee a la vac ­

c ination par l e BCG, et l es activites sc poursuivent dans l cs provi nces

de Kordofan, de Darfur, du Nil Bl eu, Nord e t Sud, environ 4oo vaccinateurs

assurant la protection de quelque 2 millions de pcrsonncs . Pendant plus

de trois mois , les oper ations ont ete intcrrompucs et toutcs l e s r essour­

ces du pr ogramme , y compri s les cr edits budgetaires , ont etc affectees a la campagno de vaccination anticholeriquc. Les operati ons ont rcprin en

decembr0 1970.

Au Yemen, l es vaccinati ons se poursuivent conformernent au pro­

gramme prevu dans le pla.~ d 'operations. Les operati ons sont t ermi nees

dans l es Gouvornorats de Ta!z e t de Hodeida , c t l e s activi tes sc s ont

deplacees dans l e Gouvernora t d 'Ibb, zone montagneuse sous - equipee e t aux

Er-ijRC21/2 page &4

communications difficiles. Quelque trente-six vaccinateurs participent

aux activites et, en 1970, un million de personnes environ ont ete vaccinees.

Surveillance - Endiguement

Des progr es considerables ant ete realises dans la Region dans le

domaine de la surveilla.~ce et de l'endiguement. On s'est aperc;u en effet

que les seules vaccinations - m@me si elles touchaient un grand nombre de

personnes - ne garantissaient pas l'interruption complete de la transmis­

sion, mais qu'elles ne faisaient que la ralentir.

En Afghanistan, l e reseau de notifi cation , sensible et a l'im­

plantation tres dense, a connu de nouvelles et remarquables ameliorations,

Gr~ce aux efforts inlassables qui ont ete deployes pour instaurer une poli ­

tique active de surveillance et d'endiguement, l es progres se sont fai t s

plus rapides et l'on s'est rapproche de l'objectif de l'eradication totale.

Quatre-vingt-trois poussees epidemiques ont fait l'objet d'enqu@tes, tandis

que les equipes de surveillance decouvraient 758 cas.

En depit de conditions geographiques f ort difficiles, et au plus

fort d'un hiver rigoureux , d'intrepides equipes de surveillance, composees

de volontaires, ont reussi a atteindre, tant8t a cheval tant8t a pied ,

avec de la neige jusqu'aux genoux, trois villages ou s 'etaient declares

trente-deux cas, et a y prendre les mesures d'endiguement qui s'imposaient.

En Ethiopie, l' ensemble du programme repose, depuis sa creation,

sur l a surveillance et l'endigucment. Des equipes speciales ont ete

creees pour l es quatre provinces meridionales. Elles s'occupent active­

ment des cas notifies et des rr~sures d'endiguement consecutives. Elles

ant deja eu a connaftre de 3741 cas, dont 90% avaient ete decouverts par

elles-m@mes au cours de l eurs enqu@tes. Surles cinquante-sept poussees

EM,IRC21/2 page 45

epidemiques qui ont ete decouvertes, trente-deux ont fait l'objet de

mesures d'endiguement, et seize autres d'enquetes.

Au Pakistan oriental, une active politique de surveillance a

perrnis de realiser de rapides progres, aussi bien a l'echelon central

qu'au niveau des provinces. Tousles cas individuels et toutes les pous­

sees epidemiques ont donne lieu a des enquetes rigoureuses. Quatre-vingt

pour cent des cas ont ete decouverts par les equipes de surveillance. Sur

les trente-quatre poussees epidemiques qui ont fait l'objet d'enqugte,

onze etaient dues a la variole, tandis que les vingt-trois autres

etaient imputables tant6t a la varicelle tant8t a des rurneurs sans fonde­

ment.

Au Pakistan occidental, l'interruption des activites a retarde

la progression des mesures de surveillance et d'endiguement. Toutefois,

des equipes ont pu etre implantees dans chacune des nouvelles provinces,

des equipes distinctes etant mises en place dans les grandes villes:

Karachi, Lahore, Rawalpindi, etc. L'equipe de surveillance de la pro1ince

du Pendjab exerce ses activites depuis la fin de 1970, et gr~ce a sa vigi­

lance d'assez importantes poussees epidemiques ont pu etre detectees .et

endiguees a Gujranwalla, Lahore et Rawalpindi. Mais, n'ayant malheureuse­

ment pas ete signalees aux autorites responsables de la province, elles

ont provoque un grand nombre de cas.

En Arabie Saoudite, on n'a pas signale de cas apres mars 1970.

Une surveillance rigoureuse continue a etre exercee, particulierement

dans les regions de pelerinage. Un cas suspect a ete signale a Aden, a qord du Kualalumpur, navire parti de Malaisie pour conduire des pelerins

en Arabie Saoudite, au pelerinage de la Mecque. Des specimens ant ete

recueillis et analyses en un temps record, et un diagnostic de laboratoire

negatif a pu etre comnunique aux autorites sanitaires d'Arabie Saoudite.

~C21/2 pa.ge 46

AU Soudan , comme en 1969, quelque 9(Y/o des cas notlfies se sont

produits dans les t rois provinces meridionales et ont donne lieu , par la

suite , a plusieurs poussecs epidemiques dans l e nord du pays et dans l es

zones operationnelles. Pour des raisons de securite , l es provinces meri ­

dionales r estent a peu pres ferrnees a toutes activites de surveillance et

d'endiguement . Toutefois , l e projct a re~ recerranent u.ne nouvelle i mpul­

sion , des equipes de surveillance ont ete creees et , en 1970 et au debut

de 1971, plusie-....irs poussees epidemiques ont pu etr e enrayees , 95~ des cas

etant dep~stes par l es equipes de surveillance . Le s ysteme de notifica­

tion fonctionne desormais assez bien , et continue a s ' amelior er .

Dans la Republique democratique populaire du Yemen , en Somalie

et au Yemen , aucun cas de variol e n ' a ete notifie pendant la periode con­

sideree . Les equipes de surveillance mises en place sont pretes a faire

face a t oute eventualite . Au Yemen, un cas suspect a ~te hospitalise,

e t le malade est decede au bout de trois jours . L'analyse de laboratoire

des specimens aussitot recueillis a montre que la variole n' etai t pas en

cause.

Eval uation

Dans taus l es projcts de la Region , les operations d'evaluation

se sont poursuj_vies cornrne partie integrante du programme . Dans certaines

zones , la cooperation du public a permis d 'obtenir une excel l ente couver­

ture , puisquc cell e - ci a atteint de 9J a 98~. Dans d'aut res regions, en

pa.rtie en rai~on de la resis tance de la collect~vite a l a vaccination,

pour des motifs sociaux , culturcls ou r eligieux , la couverture , assez

mediocre , sc si tuai t entre 35 et 605i .

Apres avoir examine les cicatrices d 'enfants de moins de quatre

ans vaccines pour la premiere fo_is , on s 'est aper~ que les taux de prise

depassaie~t 95% , ce qui montre que le vaccin etait extremement act if et

qu ' i l se pretai t bien a 1 '•emploi pour les programmes d 'eradicat:i_on .

Fourniture du vaccin

EM/RC21/2 page 47

On continue, dans l'ensemble, a encourager l'emploi du vaccin

antivariolique lyophilise. L'Afghanistan re~oit le vaccin necessaire au

projet au titre d'un accord bilateral. Le Pakistan oriental utilise le

vaccin produit avec l'aide de l'OMS a l'Institut de Sante publique de

Dacca, L'Arabie Saoudite, Bahrein, l'Ethiopie, l'Etat sous regime de

traite de Dubai, le Pakistan occidental, la Republique democratique popu­

laire du Yemen, la Somalie, le Soudan et le Yemen ont re<;U du vaccin donne

par l'OMS. Celle-ci a donne en outre deux millions de doses de vaccin au

Liban, a l'occasion du programme de vaccination de masse mis en oeuvre

dans ce pays au debut de 1971.

Production de vaccin ----------- La qualite du vaccin produit par les laboratoires nationaux de

la Region a ete suivie de tres pres, tant sous le rapport de l'activite

que de la stabilite. A l'Institut de Sante publique de Dacca, le Pakistan

oriental produit desormais suffisamment de vaccin antivariolique lyophilise

de qualite pour satisfaire les besoins de la province toute entiere. De

substantielles quantites de fournitures et d'equipement sont regulierement

livrees a l'Institut pour contribuer a l a regularite et a la qualite de

la production. Au Pakis tan occi dental, des fournitures et du materiel

ont ete livres au Laboratoire de Murree. Toutefoi s ) il a ete decide re­

cemment de transferer l'unite de production de vaccin antivariolique lyo­

phili se du Laboratoire de Murree aux Laboratoires nationaux de sante pu­

blique d 'Is la~abad, a l' echelon central, de sorte que l a production puisse

~tre uti lisee par les quat r e provinces du Pakistan occidental. Le trans­

fert qui n'est pas encore effectif , devrait intervenir assez prochainement.

Les premiers lots de la producti on r est eront experimentaux jusqu'a ce

qu'on puisse produire du vaccin de qualite en quantite suffisante pour les

besoins des quatre pr ovinces .

E~C21/2 page 48

Les laboratoires nationaux d'Iran, d'Iraq, de Jordanie, de Repu­

blique Arabe Unie, de Syrie et de Tunisie ont aussi re<;U une aide. De la

semence de virus a ete foumie a certains d'entre eux , tandis que taus les

laboratoires se sont vu proposer le contrBle gratuit et regulier de leur

production dans les laboratoires de reference de l'Or.f3, en vue de verifier

l'activite et la stabilite du vaccin.

Formation professionnelle

Celle-ci semble essentielle, car le personnel est frequemment

mute, d'un service OU meme d'une province a l'autre, ma.is aussi parce que

l'on a besoin de donnees a jour sur les derniers progres des techniques

d 'eradj_cation de la variole.

En Ethiopie, un stage s pecial de deux semaines a ete organise

en janvier 1971 a Nazareth, avec la participation d'experts chev-ronnes, a l'intention des responsables de la surveillance, des techniciens de l'as­

sainissement et des volontaires du Peace Corps participant au programme.

Les buts et la methodologie de l'eradication de la variole, et

la fa~on nouvelle de l'aborder, par la notification, l a surveillance et

l'endiguement , ont ete correctement analyses et enseignes.

Au Pakistan oriental, en 1969, un cours de formation a ete orga­

nise a l' i ntention de cinquante-quat re medecins subdivisionnaires. Depuis,

il n'a pas ete necessaire de prevoir d'autr es stages.

Au Pakistan occidental, a l a sui te de la reorganisation du pro­

gramme d'eradication de la variole, on a eprouve le besoin de reprendre la

formation professionnelle . Le personnel deja forme a qui tte le projet

pour se consacrer a d'autres activites gouvernementales , ou pour retourner

dans les provinces. Un cours d'init iat ion a l a nouvell e methode par sur­

veillance et endiguement a ete organise a l'intention des fonctionnaires

EM/RC2lf2. page 49

medicaux charges de la surveillance. Au Pendjab, un programne de forma­

tion en cours d'emploi a ete organi se a l'intention du personnel nouvelle­

ment recrute.

Au Soudan, une formation en cours d'emploi est donnee aux fonc­

tionnaires charges de la surveillanc0. Un cours special sur la surveillance

a ete organise aussi pour les medecins et les fonctionnaires charges de la

surveillance.

En Afghanistan, en Arabie Saoudite, dans la Republique democra­

tique populaire du Yemen, en Sornalie et au Yemen, des stages ont ete orga­

nises en 1969. La formation en cours d'emploi des fonctionnaires charges

de la surveillance fait partie integrante des progrannnes, de fa~on a mettre

a leur disposition des informations a j our sur les methodes et les resul­

tats des activites de surveillance et d'endiguement.

Seminaires et reunions ------------- Le Seminaire interregional sur la surveillance et l'evaluation

des programmes d'eradication de la variole s'est tenu a la Nouvelle-Delhi,

du 30 novembre au 5 decembre 1970. L'Afghanistan et le Pakistan y etaient

representes, avec quatre et dix participants respectivement. Les fonction­

naires nationaux presents etai ent tous charges de responsabilites dans le

cadre des programmes d'eradication de l a variole qu'assiste l'OMS, qu 1il

s'agisse d'activites operationnelles, d'evaluation OU de surveillance.

La Reunion des conseillers regionaux, qui s'est tenue a la

Nouvelle-Delhi egalement, a la suite du seminaire, du 6 au 8 decembre l(JTO,

a passe en revue les problemes poses par !'eradication globale de lava­

riole, ainsi que la politique et l es motivations qui sous -tendront les

activites futures.

EM,f1lC21/2 page 50

Publications

Au Pakista11 oriental, le mensuel "Newsletter", publie par le

projet, a continue a parattre; le Bureau r egional l'a distribue aux au­

tres projets i mpl antes sur le terrain, au Siege de l'OMS, et aux autres

bureaux regionaux. On y trouve une analyse tres complete des activites

de surveillance au Pakistan oriental, ainsi que des mesures d'endiguement

prises par les responsables du projet .

En Ethiopie, une publication mensuelle sur la "Surveillance" a

ete lancee par le projet, en janvier 1971. Elle traite des activites du

projet, de questions d'epidemiologie , etc. La aussi, des exemplaires en

ont ete adresses aux autres projcts i mplantes sur le terrain.

Fourniture d'outi~our la vaccination, de materiel pedagogique et de materiel d 'education sanitaire

Tousles pays de la Region ou la maladie n'est pas endemique ont

re<;1-1 des echantillons d'aiguilles bifides, des bo1tes de diapositives sur

le diagnostic differentiel de l a variole et de la varicelle, ainsi que du

materiel d'education sanitaire: affiches et brochures sur la variole.

Cert ains pays se sont montres interesses et ont deja renouvele

les commandes. C'est ainsi que Bahrein, Dubai, l'Iran, l'Iraq et le Liban

ont re~u de nouvelles quantites d'aiguilles, de diapositives et de brochu­

res. Toutes ces fournitures ont et e envoyees gratuitement.

MALADIES BI\CTERIENNES

CHOLERA

En 1970, l'epidemie de cholera El Tor a provoque une nouvelle

fois l'angoisse des responsables de la sante publiquo de notre Region,

apres la longue periode de tranquillite qui a suivi la derniere poussee

de 1965-1966.

EM/RC21/2 page 51

La suite des evenements a montre que la Region avait ete frappee

par la Septieme Pandemie de cholera, partie en 1961 des Celebes.

La poussee de 1970 a ete signalee dam plusieurs pays de la Re­

gion qui avaient ete epargnes en 1965-1966 et, en outre, dansdes zones de

l'Afrique septentrionale, occidentale et orientale qui etaient restees

exemptes de cholera pendant des dizaines d'annees. On se trouve ainsi

devant le risque de voir la maladie devenir endemique dans la Region.

L'OM3 a repondu prornptement aux dema.ndes d'assistance des Gouver­

nements: des experts et des equipes d'experts ont ete envoyes dans la

quasi-totalite des pays de la Region, que ceu.x-ci f'ussent touches par le

cholera ou simplement en danger de l'@tre7 quelque 30 000 000 de millili­

tres de vaccin anticholerique ont ete fournis, la Republique Arabe Unie en

donnant 28 000 000 et l'Iran 2 000 000, Les serums pour le diagnostic,

les antigenes, les milieux de culture ont ete fournis en quantites suf'fi­

santes, ainsi que le liquide de rehydratation et le materiel pour l'ad.mi­

nistrer. Enfin, les livraisons d'antibiotiques ont ete genereuses.

L'experience a montre que dans les pays ou les services fonda­

mentaux, l'assainissement et l'education sanitaire ont atteint un niveau

honorable, les taux de morbidite et, surtout, de mortalite sont restes

faibles, et la poussee epidemique a pu etre promptement enrayee.

Afin d'augrnenter la production de vaccins et de liquide de trans­

fusion, et d 'ameliorer le diagnostic de laboratoire du cholera, l'OMS a

fait savoir aux pays qui disposaient d'installations qu'elle etait disposee

a lcs aider.

Enfin, on a decide l'envoi d'un consultant bacteriologiste dans

quelques pays de la Region en vue de discuter avec les fonctionnaires inte­

resses les methodes perrnettant l'amelioration du vaocin anticholerique,

tant en quantite qu'en qualite.

EM;RC21/2 page 52

En octobre lWO s'est tenu a Manille i.m Seminaire interregional

sur l'organisation des programmes de lutte anticholerique (reserve aux

adroinistrateurs de haut rang), avec la participation de c:inq personnalites

de la Region.

Un stage de bacteriologie cholerique, reunissant di;{-sept parti­

cipants, a ete organise a Beyrouth en fevrier lWl a l'intention des tech­

niciens de laboratoire.

En vue d'aider le Gouvernement a instituer des mesures preventi­

ves anticholeriques, deux missions de l'OMS composees d'epidemiologistes,

de bacteriologistes, de cliniciens et d'ingenieurs sanitaires se sont ren­

dues en Arabie Saoudite avant et pendant le pelerinage de la Mecque, qui a

eu lieu du 5 au 9 fevrier . La mission de l'OMS s'estvu accorder toutes

facilites et le libre acces a tousles lieux saints. Il convient de signa­

ler que les mesures prises par les pruvoirs publics d'Arabie Saoudite pour

la prevention du cholera sont dignes de taus eloges. Du reste, le peleri­

nage a pu gtre declare exempt de maladies quarantenaires.

Un nouvel ouvrage (Cahiers de sante publique de l'OMS, No 40),

"Principes et methodes de la lutte centre le cholera" a ete distribue a tousles Etats Membres de la Region ainsi que d'autres publications sur le

cholera.

TUBERCULOSE

Les progres recents de la lutte antituberculeuse, envisages a la lumiere des mesures prises dans la Region OMS de la Mediterranee orien­

tale, ont ete passes en revue lors de la Vingti.eme Session du Comite regio­

nal, qui s'est tenue en septembre 1gro. La resolution qui s'en est suivie

reflete les vues des gouvemements et de l'Organisation sur la strategie a long terme de la lutte antituberculeuse dans la Region.

EMJRC21/'2 page 53

On a beaucoup insiste sur l'importance de la promotion de la for­

mation professionnelle. On a enregistre une tendance marquee a solliciter

la participation d'autres etablissements d'enseignement, tels qu'ecoles de

soins infirmiers, instituts de formation sanitaire et autres, en vue d'in­

troduire des questions relatives a la tuberculose dans les programmes d'e­

tudes des differentes categories de personnel sanitaire. Destinees a assu­

rer l'orientation sur le terrain, de premieres tentatives de zones de de­

monstration rurales ant ete faites, les exemples les plus prometteurs

etant sans doute le centre de sante rural de Ba.lad, en Somalie, ainsi que

le centre de sante rural de Chevaki, en Afghanistan. Une nouvelle methode,

visant a decentraliser la formation jusqu'au niveau provincial, est en

cours d'experimentation en Ethiopia avec la constitution d'equipes ensei­

gnantes provinciales. En vue d'augmenter le nombre des fonctionnaires

qualifies de la lutte antituberculeuse, des bourses de l'OM:l ont ete oc­

troyees a des medecins pour leur permettre de suivre des cours internatio­

naux a Prague, a Rome, a Tokyo, a Oslo et a Copenhague.

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения